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Backstage №12

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"Backstage - французский журнал, который посвящен современной фотографии. Кроме представленных работ фотографов, в журнале есть интервью и рекомендации по фотосъемки от профессиональных фотографов, а так же небольшой обзор интересных фотоновинок и у
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
N°12
/ Décembre 2012
BackstageMag2011
Dans les coulisses du monde de la
photo et de la vidéo
www.facebook.com/backstagelemag
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ALEXANDRA TOBOLSKI
INTERVIEW MODÈLE
CECE MAKE UP ART
INTERVIEW MAQUILLEUSE
NANA TISLEY
INTERVIEW STYLISTE
SYLVIO TESTA
UN PHOTOGRAPHE DE TALENT
EN TOUTE SIMPLICITÉ...
INTERVIEW PHOTOGRAPHE
MAG
RENCONTRE AVEC MICHEL
BONINI
PAR CAROLE CARAMELLE
SUR LE VIF
EN CONCERT
CHRISTOPHE PEAN
PROJET HAZARD
DOSSIER EXCLUSIF / BACKSTAGE
OLIVIER MERZOUG PHOTOGRAPHER / MANSER
Photographes, modèles, maquilleuses, stylistes, ...
Vous souhaitez être dans le prochain Backstage Mag ?
L’équipe de Backstage Mag ouvre ses rubriques à la découverte de nouveaux talents : interview modèle, photographe, mua ou styliste, retouche photos, photos de voyage, nu artistique ou sur le vif, backstage shooting photo ou vidéo, et...
N’hésitez pas à nous envoyer votre candidature sur notre e-mail :
info@oliviermerzoug.com
avec : Vos coordonnées
Lien de votre site ou book en ligne
Une présentation rapide de vous et votre travail
Une sélection de photos
Toutes les informations sur la page Facebook du mag
https://www.facebook.com/backstagelemag
Modèle : Clementina - Photo : Olivier Merzoug
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MAG
Dans les coulisses du monde de la
photo et de la vidéo
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stage
N°12
/ Décembre 2012
Concepteur, Rédacteur en chef, direction artistique du magazine et responsable de la rubrique «Backstage» et interview des invités
Olivier Merzoug
www.oliviermerzoug.com
Responsable de la rubrique «Quand le Nu devient un Art..»
Carole Caramelle
http://nu-artistic.blogspot.com
Responsable de la rubrique «Autour du Monde»
Philip Conrad
www.philipconrad.com
Responsable de la rubrique «Les Popotins d’Emy»
Emy Bacha-doll
www.facebook.com/profile.php?
id=591690914
Responsable de la rubrique «Le PhotoGraphiste»
Marc Richet
http://ogz.free.fr
Retrouvez toutes les informations sur :
https://www.facebook.com/
backstagelemag
Toute reproduction des textes, photos, graphismes publiés dans ce magazine est interdite. Les documents transmis impliquent l'accord de l'auteur pour publication. Nous ne sommes pas tenus responsables du contenu des informations publiées dans ce numéro.
MAG
Dans les coulisses du monde de la
photo et de la vidéo
Sommaire
04-05
Les Popotins d’Emy
Emy Bacha-Doll
06-15
I
nterview Photographe
Sylvio Testa
16-27
Tour du Monde
Philip Conrad 28-37 Interview Modèle
Alexandra Tobolski
38-47
Backstage Shooting
Projet Hazard
Olivier Merzoug / Manser
48-55
La retouche «Beauté»
Marc Richet
56-65
Interview Styliste
Nina Tisley
66-77
Rencontre avec M.Bonini
Carole Caramelle
78-85
Interview Maquilleuse
Cece Make Up Art
86-93
Sur le Vif En Concert
Christophe Pean
Le 1er Décembre 2011, Un nouveau magazine photo vit le jour sur la toile, son nom était comme une évidence à mes yeux «
Backstage Mag
». Sa vocation : vous faire découvrir les coulisses du monde de la photo et de la vidéo à travers des reportages, des interviews, un éventail de photos, des conseils, etc... Backstage
, c’est plus de 13 000 lecteurs
sur son premier numéro et des milliers chaque mois à le découvrir et à le partager. Je voudrais en profiter pour vous remercier de votre fidélité et pour tous vos messages. Un grand merci également à toutes les personnes qui participent ou qui ont participé à l’élaboration de ce magazine ainsi que tous les invités, qui chaque mois, nous offrent une parcelle de leur talent.
Pour ce numéro anniversaire, nous avons encore une fois choisi des artistes exceptionnels qui nous font rêver par la beauté de leurs images ou de leurs créations : Sylvio Testa, Michel Bonini, Christophe Pean, Philip Conrad, Cece Make Up Art, Nina Tisley, Alexandra Tobolski, Marc Richet, Carole Caramelle, Manser et bien d’autres encore...
Un joyeux anniversaire à Backstage Mag
et que l’aventure continue et se développe. La prochaine étape est sa sortie dans la presse ou la diffusion sous forme papier. Assez discuté, place à l’image avec
BackStage Mag n°12, bonne lecture et longue vie à Backstage Mag.
Olivier Merzoug
Concepteur & Rédacteur en chef de BackStage Mag
Photo Couv : Sylvio testa
Modèle : Alina
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
LES
POPOTINS
D’EMY
L'Institut Suédois présente Distances différentes, l'exposition collective d'une nouvelle génération de photographes de mode suédois travaillant aussi bien pour des magazines internationaux que pour des institutions et galeries d’art. Cinq photographes — qui explorent et déplacent les limites et maîtrisent la différence entre l’intime et le distant — s'expriment ici très librement autour de la photographie de mode. Du 7 novembre 2012 au 27 janvier 2013
Lieu : Institut suédois
Distances différentes
Coucou tout le monde... à l’approche des fêtes de fin d’année, je vous ai déniché
toutes les expos photos à découvrir et livres sympa à mettre sous le sapin de Noël. Bonne lecture...
Toute l’
actualité photo
, les expositions
, les évènements
et les indiscrétions
...
LE POINT EXPO En hommage à tous ces photographes talentueux, ces femmes et ces hommes qui mettent leur sensibilité et leur témérité au service des femmes pour rendre compte de leurs joies, leurs peines, leurs luttes et leurs victoires ici et ailleurs. Du Lundi 19 novembre 2012 au dimanche 2 décembre 2012
LIEU : Passage Du Desir (chez Betc) (Paris 75010) EXPOSITION DU PRIX INTERNATIONAL DE LA PHOTO Le Centre culturel Canadien présente Au milieu de nulle part, une exposition collective qui réunit trois photographes vivant à Montréal. Un lieu particulier, une situation géographique, une culture et une identité insulaire qui ont un impact sur l’imaginaire artistique (indépendamment de toute appartenance originelle au lieu), bien qu’il soit impossible de circonscrire les contours de cet impact ni de se réduire à le thématiser en tant que tel. La photographie montre, à travers ces clichés, son pouvoir de figurer des espaces-temps hors du monde quotidien, de son flux, de son bruit et de l’inattention.
Du 14 novembre 2012 au 22 mars 2013- Centre culturel canadien
Au milieu de nulle part
Les popotins
express...
Photographes A-Z
Hans Michael Koetzle
Les maîtres de la photographie et leurs plus beaux ouvrages Les plus grands photographes des 100 dernières années Un panorama global des photographes les plus importants du XXe siècle et de leurs plus belles monographies: cette encyclopédie... Women
Stefan May
Ses travaux, qu’il présente dans des archives en ligne exclusives, ont toujours pour thèmes essentiels les "people" et les célébrités, la beauté et le corps.
AGITATION CREATIVE, l'expo-vente de créateurs sociale revient le samedi 8 et le dimanche 9 décembre 2012 à la Cartonnerie, pour égayer vos fêtes de fin d’année !
Ce ne sont pas moins de 40 créateurs de mode qui vous présenteront leurs créations 100% faites main : bijoux, accessoires de mode, prêt-à-porter homme, femme et enfants, décoration… à tous les prix et pour tous ! Une sélection pointue et de qualité pour vous permettre de dénicher vos plus beaux cadeaux pour noël.
Découvrez les exposants sur http://
agitationcreative.blogspot.com
/ DATE : Du Samedi 8 décembre 2012 au dimanche 9 décembre 2012
LIEU : La Cartonnerie (Paris 75011) AGITATION CREATIVE, expo-vente sociale de créateurs
Thierry Cohen - Villes éteintes
"Villes éteintes" nous plonge dans la contemplation des paysages urbains de New York,
Sao Paulo, Shanghai ou Paris, sous un ciel étoilé impossible. Le photographe voyage
dans les déserts d’Asie, d’Amérique du Sud ou d’Afrique pour photographier les ciels
qui correspondent aux latitudes de ces villes. Il restitue dans ses photographies
l’aspect que pourraient avoir les mégapoles si celles ci ne généraient pas une pollution
lumineuse qui nous interdit de voir les étoiles.
DATE : Du Jeudi 8 novembre au samedi 22 décembre 2012
LIEU : Galerie Esther Woerdehoff (Paris 75015) Polaroid 665
Reporter pour Geo ou le Sunday Times, Gilles Rigoulet collabore avec Cartier Bresson pour le Monde. Son travail est également soutenu et remarqué par Robert Doisneau. S' éloignant de ses pères, il s 'intéresse très tôt au Polaroid 665 en transgressant le genre et se jouant des contraintes techniques, et des recommandations du fabriquant
DATE : Du Jeudi 15 novembre 2012 au jeudi 10 janvier 2013
LIEU : Galerie Photo Verdeau (Paris 75009) INTERVIEW PHOTOGRAPHE SYLVIO TESTA
Photographe
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Bonjour Sylvio, ravi de t’accueillir pour ce numéro anniversaire de BackStage Mag. Nous avons découvert ton magnifique travail sur Facebook. Nous sommes heureux de partager aux lecteurs du magazine, ton parcours, ta façon de travailler mais aussi la vision que tu as de ton métier qui est aussi une vraie passion… De quelle région es-tu ?
Je suis originaire de Lyon mais je suis venu m'installer sur la côte d'Azur depuis une quinzaine d'année maintenant, parce que les filles y sont très belles et qu'il y fait toujours beau, non je plaisante je ne suis pas venu ici pour ça, mais c'est peut-être pourquoi j'y reste ! :) lol Raconte-nous ton parcours, comment es-
tu venu à la photographie ?
J'ai toujours été fasciné par l'image, dans mon enfance je passais tout mon temps à dessiner et puis est venue la passion de la photographie vers l'âge de 17/18 ans et elle ne m'a plus quitté depuis, je me suis d'ailleurs payé mon 1er reflex avec mon tout premier salaire à 20 ans.
J'ai commencé par photographier un peu tout et n'importe quoi (macro, nature mortes, sport, animaux, enfants...) et je me suis assez vite spécialisé dans la photo de nature et paysage, ce qui m'a amené à sillonner la planète durant une quinzaine d'années en immortalisant sur diapositives quelques unes des plus belles régions du monde, réunissant ainsi mes 2 grandes passions, la photo et les voyages :)
La photo de charme et de mode m'attirait beaucoup également mais c'était très difficile de trouver des modèles à l'époque, je shootais parfois des amies quand les rares occasions se présentaient et puis il y a eu l'arrivée d'internet et du numérique qui a tout bouleversé.
En 2004 J'ai commencé à diffuser mes images sur le Net, au début sur des Forums (sans-prétention, itis, zyeuter...) mes quelques rares photos de "modèles" (disons plutôt copines) ont été très vite repérées, les contacts ont alors commencé et les candidatures ont ensuite fortement afflué lorsque j'ai créé mon 1er book en ligne en 2005, de là j'ai décidé de me lancer à fond dans la photo de modèles, réalisant tests et book, puis les premiers contrats et publications sont arrivés et mon rêve s'est réalisé, en 2007 je devenais "professionnel" (ce qui ne veut plus dire grand chose maintenant tellement ce métier a changé ces dernières années)
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Cite-moi quelques photographes qui t'inspirent ou qui t'on donné envie de faire ce métier ?
Il y en a beaucoup, pour en citer quelques uns: Marco Glaviano, Patrick Demarchelier, Herb Ritts, Marino Parisotto, Jean Daniel Lorieux, David Bellemere, Andreas Bitesnich Tu travailles essentiellement sur quels logiciels ?
Je travaille sur photoshop uniquement, j'ai mes petites habitudes, difficile d'en sortir, j'aimerais pourtant essayer de nouvelles techniques et traitements,
je prévois de me mettre prochainement à Lightroom que je ne connais pas du tout.
Tu as des petits secrets que tu aimerais partager avec nos lecteurs ?
Chuuuuut ! lol
Non je n'ai vraiment aucun secret, ma méthode de travail est la plus simple qui soit, tout comme mon matériel ( 1 boîtier, 2 zoom, 1 réflecteur et 1 flash ) Je suis un autodidacte complet, je n'ai jamais ouvert un manuel de photo ni suivi 1 seule heure de cours, la théorie, les chiffres, la technique m'ennuient profondément, j'ai horreur des choses compliquées, quand je vois certains photographes qui travaillent avec des dizaines de kilos de matériel, ça me fait flipper !
Je travaille surtout au feeling, je me fie à mon oeil et mon instinct ;) Pour la post-prod c'est exactement la même chose, j'utilise très peu d'outils, de façon très basique, aucun calque ni masque de fusion, aucune complication là non-plus ! ;)
T'es plutôt Nikon ou Canon ? Quel matériel utilises-tu ?
J'ai débuté chez Nikon en 84 et depuis 93 je suis en Canon, j'ai eu 5 boîtiers en tout. En résumé
Argentique: 1984 à 1993: Nikon F3, 1993 à 2003: Canon eos5
Numérique: 2003 à 2007: Canon 10D, 2007 à 2009: Canon 400D, 2009 à aujourd'hui: Canon 5D MK II
Un 24/105 et un 70/2000 série L. Un Flash Elinchrom Quadra BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
T'es plutôt Photographe de Studio ou autres ?
Je préfère de loin les shoot en extérieur qui offre des possibilités infinies, je cherche toujours une harmonie entre mon modèle, le stylisme et le décor quand c'est possible. j'aime aussi jouer avec les textures et les couleurs de mes arrières plans quand je travaille au télé. Je privilégie toujours la lumière naturelle lorsque celle-ci est exploitable, j'utilise le flash généralement quand je ne peux pas faire autrement. En studio j'ai très vite l'impression de tourner en rond si je n'ai qu'un simple fond, je me sens assez vite désemparé si je n'ai pas d'éléments de décors. J'aimerais pouvoir exploiter d'avantage des décors intérieurs (maison, loft, hôtel, château, ...) mais les occasions de shooter dans des beaux lieux sont malheureusement trop rares :(
La réalisation de vidéo ne t'as jamais attiré ?
Oui bien sûr, j'y pense depuis quelques temps déjà, j'ai fait mes premiers essais récemment, je pense m'y mettre plus sérieusement bientôt, ça ne devrait pas tarder mais je ne maîtrise pas du tout le montage et la post-
production, je souhaiterais faire sous traiter cette partie là qui ne m'attire pas du tout par contre.
Tu as un univers photographique très glamour, très coloré, où puises-tu ton inspiration ?
Je crois que mon inspiration vient inconsciemment des images qui illustraient les pages des magazines que je feuilletais dans ma jeunesse, Internet n'existait pas alors tous les mois j'achetais un tas de magazines et surtout le mag PHOTO qui reste encore pour moi LA référence.
Voici le puits de mon inspiration (principalement): http://www.photo.fr/
magazine-archives.html
Comment définirais-tu ton style de photos ?
Vous l'avez dit plus haut, glamour et coloré :)
Parle-moi d'une séance avec toi ?
Mes tests sont dans 90% des cas totalement improvisés, lorsque la modèle arrive et qu'elle déballe ses affaires, en fonction du stylisme dont elle dispose je décide alors du thème et du lieu. Je suis incapable de programmer quelque chose à l'avance, j'ai trop d'idées qui se bousculent, impossible de me fixer sur un thème précis, c'est vraiment très rare que mes shoot soient préparés.
Pour les commandes clients, c'est un peu différent, quoi que ... ! :)
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Et les modèles, tu les trouves où généralement ?
Ce sont elles qui me trouvent ! lol :)
C'est quoi ton modèle type ?
Je n'ai pas vraiment de modèle type, je pense avoir déjà shooté tous les styles de modèles qui puissent exister, évidemment les critères physiques
sont essentiels mais pas que...
Etre Jolie ne suffit pas, j'apprécie les filles qui sont cools, sympas, patientes, motivées, passionnées et qui s'impliquent réellement, qui ont aussi déjà une bonne expérience et qui prennent des initiatives, j'avoue ne plus avoir trop de patience avec les débutantes ou modèles qui restent figées devant l'objectif et qui attendent d'être guidées et dirigées.
Mais je voudrais ajouter que plus que tout, c'est le côté humain le plus important, au-delà du côté purement photographique, cette activité me procure un réel bonheur par les belles rencontres que l'on peut y faire, par la complicité et l'amitié qui s'instaure très souvent avec mes modèles, cela n'a pas de prix.
Raconte-moi une petite anecdote avec l'une d'entre elle...
Une anecdote, hum, je réfléchis ... en fait il y en a tellement, c'est impossible de vous en citer qu'une seule, chaque séance est une aventure, surtout que je shoote comme je vous disais les 3/4 du temps en improvisation et en extérieur alors ça réserve pas mal de surprises. A l'époque où je faisais beaucoup de nu, j'avais régulièrement des petits soucis avec les forces de l'ordre, police, gendarmes, vigiles, gardiens etc ... mais ça, CHUT, faut pas le dire !! En dehors de la photo de modèle, il y a d'autres types de photos que tu fais ou aimerais faire ?
Je n'ai plus rien fait d'autre que des modèles depuis 7 ans, mais oui j'aimerais refaire des photos de paysages de l'Ouest Américain, surtout que je n'ai jamais exploité le numérique dans ce domaine, toutes mes photos de voyages ont été réalisées en argentique.
Des projets d'expositions ou de parution magazine ?
On me parle souvent d'expo, un jour peut-être mais ce n'est pas prévu au programme pour le moment.
Pour les parutions, j'ai collaboré pendant 3 ans avec un groupe de presse masculine (Playboy, FHM, Maximal, Newlook...) je suis depuis quelques temps plus axé vers la mode et les shooting catalogues mais je pense revenir un peu à la photo de charme
et glamour qui offre beaucoup plus de liberté et de souplesse. La photo et la presse de mode me passionne tout autant mais c'est beaucoup plus strict, il y a trop de contraintes, de rigueur, de codes et de critères à respecter, pas de place pour l'improvisation et je n'aime pas trop les règles imposées ! Quels sont tes projets à venir ?
Des voyages, des photos, des voyages et des photos :)) ... et peut-être un livre , plus tard !
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Shooter des Star ou Top-Model Internationaux, réaliser le future calendrier Pirelli, faire la une de VOGUE ou NUMERO, une campagne de pub pour Chanel, Dior, YSL .... je n'sais pas une expo à NYC ... euuuuh quoi d'autre ... :))
On peut rêver non ? Merci et à bientôt
Merci beaucoup Sylvio… j’ai été ravi de te recevoir, plein de bonnes choses pour la suite et au plaisir de te retrouver dans un prochain BackStage Mag.
Retrouvez toutes les photos de Sylvio Testa sur : http://www.sylviotesta.book.fr
/
Modèles : Emilie
AUTOUR DU MONDE
PHILIP CONRAD
TOUR DU MONDE
Quel est votre fantasme ?
Oui je sais, cette question peut sembler un peu abrupte comme ça, alors qu’on se connaît à peine. Mais pour ce numéro spécial de Backstage qui ressemble à du rêve en barre, je me suis dit qu’il était temps de faire la part belle au fantasme. Et comme je suis bien élevé (si, si…), c’est moi qui commence à vous avouer le mien. Eh oui, car loin devant la chimère d’une soirée SM avec la Baronne de Rothschild ou l’illusion d’un compte en banque débordant de bons d’achat du trésor chinois, mon fantasme ultime est la téléportation. Vous en doutez ? Alors je vous embarque dès maintenant pour un petit tour du monde express. Neuf pays et cinq continents en quinze secondes ! Backstage Mag, l’agence de voyage la moins chère de la planète !
Grand Canyon, Etats-Unis
Ein Gedi, Israël
Miyagima, Japon
Death Valley, Californie, USA
Obidos, Portugal
Miami, Floride, USA
Assouan, Egypte
ierve el Agua, Oaxaca, Mexique
Jökulsarlon, Islande
Vienne, Autriche
Damnoen Saduak, Thaïlande
INTERVIEW MODÈLE ALEXANDRA TOBOLSKI Modèle Photo : Jimmy Rodriguez
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Photo : NQV Photography
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Coucou Alexandra, ravi de te retrouver pour ce numéro de BackStage, on a eu l'occasion de découvrir tes magnifiques photos sur Facebook…
Quel âge as-tu et de quelle région es-
tu ?
J'ai 19 ans et j’habite dans le 92 à Neuilly-sur-Seine. Je suis Française d'origine Polonaise.
Comment en es-tu venue à poser ?
Dès l’âge de 5 ans, un directeur de casting a proposé à mes parents que je pose pour leur marque. J'ai donc débuté très tôt devant l'objectif et je ne me suis pas arrêtée depuis ! Je faisais quelques tests photo et on me proposait parfois de shooter pour certains produits mais de façons occasionnelles jusqu’à ce que je me fasse repérer a 16 ans par l'agence Metropolitan Model. Je n'avais qu'une petite expérience derrière moi donc les débuts en tant que mannequin professionnelle parmi des filles de 20-25 ans très expérimentées, ont été compliqués. Je suis restée un an dans cette agence puis je suis passée chez Mademoiselle Agency. Là, j'ai vraiment amélioré ma façon de shooter, mes poses, et j’ai appris à défiler. Après un an au sein de cette agence, j'ai été recrutée par l’agence Marylin et aujourd’hui, cela fait 6 mois que je suis modèle dans l’agence WM. Pour moi le mannequinat, c’est un moyen de gagner ma vie mais avant tout une passion.
Quels types de photos aimes-tu faire?
Je suis très à l'aise avec les portraits et les photos type ‘’beauté’’. J'arrive à manipuler les expressions de mon visage en fonction des attentes des photographes et je prends beaucoup de plaisir à ça !
J'adore également poser en lingerie et faire des shootings en extérieur.
Vis-à-vis des proches?
Ma famille accepte mon métier et me supporte à 100% dans mon travail. Ils me poussent à m'impliquer toujours plus dans ce que je fais et sont un grand support moral.
Photo : Jimmy Rodriguez
Photo : Franck Gomez
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Passion ou métier ?
C’est avant tout une passion ! Depuis toute petite je me sens bien devant l’objectif et aujourd’hui encore c’est un plaisir d’aller travailler. C’est une chance de pouvoir vivre de sa passion et j’espère continuer des années encore. Photo : Franck Gomez
Comment choisis-tu les photographes avec qui tu poses ?
La plupart du temps c’est mon agence qui me met en relation avec eux donc je fais confiance à mes bookers mais il arrive parfois que des photographes me contactent hors agence, dans ce cas la je regarde leur book et les travaux qu’ils ont déjà réalisés avec d’autres filles.
Quels sont les photographes avec qui tu aimerais poser ?
Bien sûr il y a des noms qui font rêver en France comme ailleurs, Karl LAGERFELD, Nick KNIGHT, Andrea KLARIN, Richard WARREN, RAYA ou bien Paolo ROVERSI. Ce sont des gens tellement talentueux et influents que le seul fait de poser avec eux peut faire décoller ma carrière ! Mais je reste ouverte à tous les autres car il y a beaucoup de talents dans le milieu qui réalisent de magnifiques photos.
Photos studio ou extérieures ?
Les deux ! Mais j’ai une préférence pour l’extérieur car ça laisse beaucoup plus de libertés pour poser et le cadre plus naturel me rend plus spontanée et créative.
On voit de plus en plus de modèles tourner dans des clips, c’est quelque chose que tu aimerais faire ?
Tout dépend car je ne veux pas risquer de dégrader mon image dans le mannequinat si la vidéo ne cherche qu’à mettre en scène une jolie fille sexy.
Photo : Franck Gomez
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Secret Story ou les anges ?
Encore moins ! Ma priorité aujourd’hui c’est le mannequinat. Je construis ma carrière petit à petit et une émission de téléréalité ne peut pas vraiment faire du bien à mon image dans le milieu.
Une anecdote lors d’une séance photo ?
J’ai la chance qu’il ne me soit rien arrivée de particulier jusqu'à maintenant.
Comment te prépares-tu pour une séance photo ?
La veille d’un shooting je fais toujours attention à ce que je mange, je fais du sport et je prépare plusieurs tenues pour être au top !
Es-tu déjà tombe sur de demandes étranges ?
Un jour, je me suis inscrite sur site internet de casting et j’ai été contactée par un photographe qui m’a proposé de faire des photos en lingerie. En me rendant au shooting, il m’a montré mes tenues et il s’avérait que c’était une séance de photo érotique ! Je suis partie sur le champ !!
Photo : Franck Gomez
Photo : Franck Gomez
Si tu avais des conseils à donner aux futures modèles, tu leur dirais quoi ?
Le mannequinat est un milieu génial à condition de se donner à fond. Restez toujours au top physiquement et ayez une vie saine. Aussi il est important que vous parliez anglais pour pouvoir travailler à l’étranger. Quels sont tes projets à venir ?
Je vais partir à Londres en janvier pour perfectionner mon anglais et pour travailler dans une agence partenaire de WM. J’adore voyager et j’espère que ce sera une super expérience.
Que peut on te souhaiter pour la suite ?
De faire les couvertures des plus grands magazines de mode, de travailler pour les plus grands noms de la mode et de devenir un grand mannequin aussi connu que Kate MOSS lol !
Merci beaucoup pour ce petit moment passé avec toi, plein de bonnes choses pour la suite et au plaisir de te retrouver sur un prochain BackStage Mag…
Photo : NQV Photography
Retrouvez toutes les photos d’Alexandra Tobolski sur son facebook : https://www.facebook.com/alexandra.tobolski.bensoussan?ref=ts&fref=ts
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Photo : NQV Photography
SHOOTING MAKING OF OLIVIER MERZOUG
BACKSTAGE
SHOOTING
PROJET HAZARD
by Olivier Merzoug Photographer
& Manser (fluxser)
Artist / Calligrapher: Manser (
www.fluxser.net
) Photographer: Olivier Merzoug (
www.oliviermerzoug.com
) Video: Olivier Dupré / Un jour au pré Model: Freedo Demas Head collar: Jean-Denis Vauche
Sellerie Faras Horse: Hazard
Élevage Jacques Bonnier Chers lecteurs et lectrices de Backstage, c’est avec un grand plaisir que je vous retrouve sur ce nouveau numéro anniversaire de votre magazine. Ce mois-ci, je vous invite à découvrir les coulisses du shooting pas comme les autres : le projet «Hazard».
Origine du projet « Hazard»
«Hazard» est la deuxième étude préparatoire d’un ensemble de dix prévues pour préparer un projet d’exposition photographique sur la calligraphie et le pur-sang arabe. D'où vient ton inspiration et mode d'écriture ?
L’ensemble de mon travail artistique tient en une trace, une écriture que j’ai inventée et qui s’appelle «Spirabesk». C’est une écriture autonome et complètement aléatoire. Associée à la photographie, elle me permet d’engager une réflexion sur la thématique de «l’absence-présence».
Pourquoi avoir utilisé le cheval comme support de ton art ?
Le cheval représente un ensemble de valeurs auxquelles je suis très attaché. La liberté, le respect, la volonté, l’énergie, l’écoute, une certaine force dans laquelle je puise mon inspiration. Le cheval en tant que sujet associe à la fois, le dessin, la peinture et la sculpture, dans une seule et même création.
Comment se prépare une telle étude ?
En réunissant tout un ensemble de facteurs permettant d’aboutir au résultat final et de rendre visible une chose fatalement éphémère et limitée dans le temps.
Combien de temps pour mettre en place cette étude ?
Pour Hazard, le rendez-vous a été reporté deux fois, en raison des conditions climatiques, mais aussi techniques. La séance a nécessité environ 6 mois de préparation, le temps nécessaire pour trouver l’animal, le modèle, le photographe et les conditions adéquates pour engager le processus créatif. Combien de temps de travail sur le cheval et le modèle ?
Pour la création calligraphique, environ deux heures pour le cheval et une heure pour le modèle. Pour le photographe, la séance a duré 7 heures.
Quelle technique employée pour que l'écriture ne s'efface pas rapidement ?
Il n’y a pas de technique particulière, il s’agit surtout de bien gérer la transpiration de l’animal, la couleur étant par nature éphémère. Tout est dans une gestion intelligente de l’animal, dans les passages successifs que j’applique en tenant compte, bien entendu, de la morphologie du cheval. As-tu rencontré des difficultés techniques ou autres ?
Les principales difficultés que je rencontre sont essentiellement liées à la perfection du trait que je recherche, mais aussi aux bonnes conditions de travail inhérentes à la photographie. Comment es tu venu à collaborer avec Olivier Merzoug ?
C’est l’histoire avant tout d’une découverte et la rencontre d’un photographe, dont la sensibilité correspond à mes attentes et s’imbrique parfaitement à l’idée que je me fais d’une collaboration. Le choix d’Olivier Merzoug s’est fait en raison de son professionnalisme et de sa vision toute personnelle qu’il sait apporter à un travail extrêmement complexe à installer. Pourquoi choisir un photographe de "Mode" ?
La photographie de mode ouvre des champs de recherche esthétique sur lesquels je ne suis absolument pas fermé. Cela n’a pas été pour moi, un critère de sélection pour travailler avec le photographe. Je suis très réceptif aux univers qui me sont étrangers. Olivier Merzoug étant photographe de mode, je tiens compte de son histoire et de son parcours. Nous sommes dans un processus de collaboration où chacun apporte son expérience en vue de parvenir à un aboutissement. Comment s'est déroulée la journée ?
Concentrée, tout au long de la journée pour moi et le photographe, chacun remplissant la responsabilité qui est la sienne, sans interférer sur le travail de l’autre. Lancement de la séance calligraphique dès 8 heures pour moi, passage de relais au photographe 3 heures plus tard. Au final 10 heures de travail intensif. Matériel utilisé pour la réalisation des images ?
Principalement du matériel Canon, en l'occurrence le Canon EOS 5D Mark III avec un 70-200 2.8, un réflecteur pour les photos, et le 7D pour le film, monté sur Finalcut Pro. Aviez-vous la même vision du rendu final ?
Nous avions longuement discuté des objectifs et résultats à atteindre. Il s’agissait avant tout, historiquement, d’une rencontre entre un cheval et un cavalier. Nous étions convenus d’avance que chaque image correspondrait à un temps donné de la journée.
Parle moi également du licol qui a été fait sur mesure pour le cheval...
Nous avons collaboré aussi avec un artisan sellier, Jean Denis des Selleries Faras, qui a crée le licol aux dimensions exactes de l’animal. Le licol a été défini en tenant compte de la spécificité de la jument, sa robe, le choix de la couleur pour l’écriture et le rendu final des photographies. Comment as-tu trouvé le cheval et pourquoi avoir choisi Hazard ?
La première étude était basée sur deux couleurs, le noir pour la robe de l’animal et l’or pour l’écriture. Pour cette deuxième étude préparatoire, je souhaitais travailler avec les deux couleurs minimalistes que sont le noir et le blanc et développer cette dualité. Comme pour l’ensemble des choix que je fais, Hazard a été un coup de coeur.
Dis moi en plus sur le lieu de réalisation des images?
La séance s’est déroulée à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Les prises de vues photo et vidéo ont été réalisées sur le lieu de résidence du cheval, mais aussi à proximité d’un étang dans une propriété privée. Nous avions aussi repéré un grand champ de luzerne et un grand pré suffisamment dégagés pour des cadrages spécifiques. Quels sont, selon toi, les moments forts de la journée ?
Incontestablement, pour moi, les cinq dernières minutes de cette séance photo qui a duré sept heures non stop et s’est terminée à 18h30. La jument Hazard se trouvait dans un ruisseau et nous a exprimé clairement son souhait de mettre un terme à son implication, en tapotant des sabots dans l’eau. C’est elle qui a mis fin à cette séance, dans une gerbe d’eau ! Le photographe a su saisir «la photo» que nous attendions tous. Outre la photographie, tu as fait appel à un caméraman pour immortaliser quelques séquences vivantes, dis moi en plus.
Olivier Du Pré est le 3ème auteur a être intervenu durant cette journée. Il a su parfaitement retranscrire, à travers un montage subtil, l’idée de connexion entre l’animal et le cavalier. Là où la photographie fait office de mémoire, je pense que le film touche à la dimension temporelle. Finalement, les deux traitements, à savoir la photographie et le film, se combinent bien, la seule différence se situant pour l’un dans une approche à 24 images secondes, là ou l’autre se situe dans l’instant T, d’un moment décisif. Combien de personnes sur ce projet ?
Principalement trois auteurs, Olivier Merzoug pour la photographie, Olivier du Pré pour le film, et moi-même pour la calligraphie. Au-delà de nous trois, nous avions, de la part d’amies et amis, une assistance technique et amicale pour la gestion du cheval, la mise à disposition des lieux de création, la logistique. Toutes ces personnes ont fait de cette journée un pur bonheur d’échanges et de complicité, sans oublier notre partenaire la sellerie Faras, le cheval Hazard et le modèle Freedo qui se sont beaucoup impliqués dans ce travail. Parle moi de cette dualité Homme-
Cheval... de ce contraste noir & blanc
Sur le projet «Hazard», ce n’est pas vraiment une dualité, plutôt une connexion entre l’animal et l’homme. En revanche, pour les couleurs, il s’agissait de travailler plutôt sur des oppositions, des confrontations de valeurs pour dégager, d’un point de vue rétinien, une certaine vision. Le choix de la sélection finale des photos ?
La production des clichés a été très importante. Nous étions convenus, avec le photographe, d’une présélection des photos d’abord séparée, chacun de notre côté, puis de dégager celles qui nous réunissaient. Dans l’ensemble, nos choix étaient similaires, le photographe finalisant l’ensemble qui aujourd’hui se résume à 30 photographies, ni plus, ni moins.
Le fait de rendre toute la série en noir et blanc, tu en penses quoi ?
Je pense que le contraste noir et blanc était déterminant, dans la mesure où tout déjà était pensé sur cette base. Cheval blanc, écriture noire, modèle noir, écriture blanche, le tout renforcé par la noblesse du traitement NB en photographie, cela me paraissait évident pour ce projet. Y a t il un projet d'exposition ou de publication sur ce projet ?
C’est le but affiché pour le photographe et moi-même. L’exposition autant que la publication est une manière d’officialiser notre collaboration en tant qu’auteurs, mais aussi d’apporter du crédit à nos signatures respectives. Dans ce projet, la qualité est au rendez-
vous. Dans l’immédiat, rien ne presse puisqu’il faut préparer cela avec précision et faire les bons choix pour présenter ce travail. Mais c’est l’objectif final de ce projet «Hazard»
Quels sont tes projets avenirs ?
Je travaille actuellement sur la mise en place des conditions pour engager la 3ème étude préparatoire, en collaboration avec Olivier Merzoug. Celle-ci est prévue pour le milieu de l’année 2013. Le choix des couleurs est défini, à savoir le bleu et la couleur crème. Nous travaillerons sur une base de traitement chromatique pastel. L’étalon sera un cremello aux yeux bleus, il n’en existe que 200 de cette race en France. Le modèle sera une cavalière. Olivier Merzoug Photographer :
www.oliviermerzoug.com
& http://500px.com/OlivierMerzoug
Manser : www.fluxser.net
LE PHOTOGRAPHISTE
MARC RICHET
Le logiciel utilisé pour ce tuto est Photoshop CS5. La photo utilisée est prise en studio
Crédits :
Photographe/Retouches : Marc Richet
Modèle : Jessica
HairStyliste - MUA : Marc Richet
LA RETOUCHE
BEAUTY
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Dans ce tuto, nous allons aborder la retouche beauty à l'aide de courbes, qui donnent un résultat très naturel et très fin, ne dénature pas la peau et donne un rendu très propre à la photo:-)
Le close up : Une photo beauty ou encore close up, est une photo très serrée visant à mettre en valeur un maquillage, une coiffure, un bijoux … Contrairement à un portrait de rue ou à un test agence, la retouche se doit d'être « parfaite ». Même si ce n'est pas forcément réalisable, je vais tacher de la rendre la plus clean possible:-)
La photo utilisée pour ce tuto provient d'une série que j'ai effectuée pour un bijou. Celle-ci contenait deux types de photos, des close-up de la bague seule et des mises en scène avec un modèle. C'est sur ce portrait que je vais travailler aujourd'hui (Réf 1)
Réf 1 : Photo originale, sortie de boîtier et passée sous CameraRaw
Étape préliminaire, déterminer le travail à effectuer :
Dans un 1er temps, je regarde la photo originale pour voir ce qu'il va falloir que je fasse dessus. Les taches à effectuer prendront ensuite une place dans les différentes étapes de la retouche.
Dans un premier temps, il va falloir commencer par nettoyer ce que l'on appellera les « gros défauts » de la photo. On notera les cheveux devant le visage, les imperfections de la peau visibles, les trous dans le make up … Cette étape peut être faite entièrement à partir de la méthode de « split » des couches expliquée dans Backstage N°6 (pour ceux qui ne l'aurait pas encore vue)
Ensuite, un nettoyage de la peau à l'aide de courbes. C'est le sujet que je vais aborder plus en détail aujourd'hui. Je vais vous montrer comment faire apparaître les détails « invisibles » qui donne à la peau un aspect imparfait.
Puis je passerai sur le rééquilibrage des lumières et des teintes, que l'on utilise pour augmenter ou diminuer la luminosité de zones dont l'éclairage ne correspond pas au reste de la photo (ici la main par exemple)
Ensuite viendra le travail des ombres, reflets, relief.
Et enfin, les détails et le rendu final de la photo décrit dans Backstage N°10 (Réf 2)
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Réf 2 : Le résultat final
Le travail des courbes pour pour le détachage:
Comme précisé au cours de l'étape préliminaire, j'ai nettoyé le gros des défauts de ma photo, et je vais donc commencer à travailler plus en finesse sur la texture de la peau. J'ai déjà effectué un split et je prends la photo à partir du point ci dessous (Réf 3)
Réf 3 : On retrouve les étapes du split où l'on a séparé les textures et les couleurs ainsi que le calque both qui contient les retouches à faire sur les deux calques en dessous.
A ce moment, on a l'impression que le travail de nettoyage est terminé. Pourtant la peau n'as pas un aspect propre comme on peut le voir dans des magazines ou sur les pubs de cosmétiques. Pourquoi cela ? Car la peau contient des différences de couleur et de luminosité infimes, peu visibles à l'oeil nu, mais qui au final, nuit à l'aspect globale de celle-ci !
Afin de pouvoir corriger ces défaut, il va falloir les faire ressortir au maximum afin de pouvoir cibler la correction. Pour ce faire je vais ajouter à mon dossier split un calque « noir et blanc »
(Réf 4). Celui ci ne me fait pas ressortir particulièrement les défauts de la peau dans l'état actuel. Mais à l'aide des réglages du calque de réglage N&B, je vais pouvoir obtenir ce que je désire !
Réf 4 : Application du noir et blanc sur le résultat du split
Je vais donc modifier les curseurs « rouge » et « jaune », car ce sont eux qui correspondent à la couleur de la peau. Il est bien sûr possible dans certains cas particuliers, que la peau ne soit pas liée au rouge et au jaune, mais à d'autres couleurs ! (Réf 5)
Réf 5 : Mise en lumière des défauts jusqu'alors « cachés »
J'ai entouré tout une dizaine de taches, plus foncées ou plus claires, grosses ou petites afin de les visualiser. Mais en fait, la peau n'est presque que taches, et il y en a une multitude visibles à différents niveaux de zoom.
Nous allons donc corriger ces différences de luminosité à l'aide de deux courbes. L'une corrigera les taches claires, et l'autre les taches plus foncées.
Je vais donc créer une courbe appelée « sombre » qui va assombrir l'image de la manière suivante : je me place entre « BOTH » et « NB » et je clique sur un calque de réglage de type « courbe »
Puis je décale sur la diagonale le point central de la courbe, pour former un petit carré et enfin je vais marquer le tout en noircissant le masque complètement. (Réf 6)
Réf 6 : Création de la courbe « SOMBRE »
Et je vais créer une 2eme courbe sur le même principe que je vais appeler « clair », et qui aura pour différence de monter le point central cette fois-ci (Réf 7)
Réf 7 : Création de la courbe « CLAIR »
Il va maintenant falloir travailler ces 2 courbes pour obtenir la correction. Je vais donc prendre un pinceau, blanc, avec 10% d'opacité et je vais peindre respectivement les masques noirs de « CLAIR » et « SOMBRE » pour éclaircir ou assombrir des points de l'image.
Afin de venir à bout du maximum de taches, je propose de fonctionner de la manière suivante : ⁃
je dézoome l'image à fond, pour qu'elle soit en plein écran.
⁃
je peins les taches visibles (donc les plus grosses) avec mon pinceau blanc et un gros diamètre (il doit rester inférieur à la taille de la tache). ⁃
si celle-ci est estompée, mais ne disparaît pas au 1er passage, je peux repasser dessus puisque je travaille à 10% d'opacité
⁃
une fois que toutes les taches ont disparu, je zoome sur mon image x4
⁃
là de nouvelles taches, qui étaient trop petites pour être vues convenablement lors du 1er passage apparaissent. ⁃
Avec un pinceau plus fin, je les peins de nouveau. Il se peut qu'il y ait des taches dans les taches précédentes. Grâce à cette méthode dichotomique, je m'assure de bien repasser partout. ⁃
Je refais ces étape de zoom et de correction jusqu'à ce que l'image soit zoomée à 200%
⁃
Une fois terminé, je dézoome complètement et regarde si globalement, il n'y a plus d'imperfections visibles. Parfois en voulant aller trop loin, on détruit des ombres utiles à la forme du visage. Dans ce cas là, pas de panique, il suffit de repeindre en noir le masque concerné même si l'erreur a été faite au tout début car la technique est « non destructrice ».
⁃
Pour finir je désactive mon calque « NB » et l'image apparaît clean !
Ci dessous l'image pendant le traitement (Réf 8)
Réf 8 : Nous somme à la fin, à 200% de zoom, j'ai un pinceau blanc à 10% et je peins « CLAIR » la où il y a des taches noires (ici surlignées en rouge)
Le travail apparaît dès que le calque « noir et blanc » est désactivé, les différences et taches restantes après cette étape devenant quasi invisibles à l'oeil nu (Réf 9)
Réf 9 : Image détachée, mais avec encore quelques transitions de couleurs et lumières à effectuer
Les courbes dans l'uniformisation des lumières :
L'étape suivante va consister à repositionner les lumières lorsque certaines zones sont trop ou pas assez éclairées. Sur cette photo c'est le cas de la main au 1er plan. Comme elle se trouve plus près de la source de lumière, elle s'avère être plus lumineuse que le visage. Certes cela ne saute pas directement aux yeux, mais nous allons tacher de mettre en avant ces différences afin de les corriger plus facilement :-)
Commençons par la lumière. Comme pour le chapitre précédent, lorsque l'on corrige les lumières, il n'est pas utile de s'embarrasser des couleurs. Elles nuisent à la lisibilité de l'ensemble.
Je vais donc commencer par un calque noir et blanc, pour lequel je ne modifierai pas le réglage cette fois ci .
Je vais ensuite ajouter une 1ere courbe, qui comme le calque noir et blanc ci-dessus, ne servira qu'à voir les points à corriger. Je vais déplacer les extrémités de la courbe afin de faire ressortir les points clairs de la photo. (Réf 10)
Réf 10 : On voit les zones les plus claires devenir blanches alors que tout le reste tombe dans le noir complet
La correction sera ensuite une question de choix. Le but n'est pas « d'aplatir » le relief de l'image en collant la même luminosité partout, mais bien de mettre en avant les zones importantes, de corriger les zones trop claires.
Sur l'exemple 2 choses me gênent : le front qui est vraiment plus lumineux que le reste du visage et la main au 1er plan qui attire trop l'attention Je vais donc utiliser 2 courbes, une pour corriger le front et l'autre pour la main. Le processus est simple : je crée comme tout à l'heure une courbe plus sombre que je nomme cette fois ci « main » et une autre « front ». Je masque le tout, et je peux supprimer mon calque « noir et blanc » ainsi que la 1ère courbe décrite dans Réf 10. Il ne me reste qu'à peindre en blanc les parties à assombrir. Le procédé ci-dessous (Réf 11)
Réf 11 : Les deux courbes avec leur masque respectif. ATTENTION : ne pas laisser les claque NB et la 1ere courbe lorsque l'on peint les masques => à cause du très fort contraste, il n'est pas possible de voir si la retouche déborde de la zone à traiter !
Dans le cas où ce serait des zones plus sombres à éclaircir, le procédé est le même, on inversera la courbe de visualisation en déplaçant l'extrémité droite vers la gauche, et on créera des courbes « clair » à la place des « sombre »
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Les courbes dans l'uniformisation des couleurs :
A cause d'une température un peu limite dans le studio (je parle ici du chauffage et pas de la température de la lumière ^_^), les mains du modèle ont eu tendance à changer de couleur et à devenir bleues/
violettes. C'est aussi possible de corriger ce genre de problème à l'aide d'une courbe (même si je préfère personnellement utiliser le calque « balance des couleurs »)
Néanmoins pour le tuto, je vais le faire à la courbe. Une fois encore nous allons essayer de rendre le problème plus visible qu'il ne l'est en réalité. Cela va permettre de le corriger de manière plus fine !
Cette fois ci, c'est la couleur qui pose problème. Impossible donc de passer le tout en noir et blanc sans risque de perdre toute l'information.
On va donc tenter la manip inverse, c'est à dire pousser la saturation à fond pour voir les couleurs le mieux possible. Je vais donc créer un calque temporaire « teinte/saturation » qui va me permettre de voir ce qui se passe au niveau de mon image (Réf 12)
Réf 12 : J'ai sélectionné la couleur au niveau du centre de la joue et j'ai obtenu le point « A ». J'ai pris la couleur au centre de la main et j'ai obtenu « B ». La différence entre les 2 est flagrante : a cette distance et avec le même éclairage, « A » et « B » devrait avoir quasiment la même couleur. Or « B » possède bien plus de bleu et bien moins de vert que « A » ; une petite courbe s'impose !
Je vais donc utiliser le calque de réglage courbe, en dissociant cette fois-ci les composantes RVB. Comme j'ai pu le voir lors de ma mesure, je manquais de vert et j'avais trop de bleu … je vais donc adapter ma courbe en augmentant le vert et en diminuant le bleu (Réf 13). Au final je masque la courbe et je peins en blanc la main à corriger.
Réf 13 : Ici je baisse le bleu :-)
Une fois là et les courbes de réglage de couleur appliquées, le résultat est nickel et il n'y a plus de différences de teintes sur la peau du modèle.
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Mise en relief :
Il ne reste plus qu'à travailler l'image pour améliorer les détails (les yeux, les ongles, le make up, les transitions ombre/lumière ...) et ajouter du style (couleur, contraste, un petit clarity pour la fumée ...). Parmi ceux-ci on trouvera bien sûr les étapes décrites dans Backstage 6 et 10 (à lire si ce n'est pas encore fait ;-)), mais aussi et surtout la partie qui nous intéresse, le dessin du relief.
Encore une fois, je vais utiliser des courbes. Une claire, une sombre. Il est toutefois possible d'effectuer la même tache avec un calque vide en mode de fusion lumière tamisée et un pinceau noir et blanc. Là quelques notions de morpho vont être nécessaires. Même si je ne peux pas tout expliquer ici, voilà des règles de base lancées pêle-mêle : ⁃
ce qui est plus sombre paraît plus loin
⁃
ce qui est clair paraît plus proche
⁃
ce qui est clair est mis en valeur, la partie sombre sera moins bien perçue par l'oeil
⁃
certains critères sont tacitement acceptés par la plupart des gens : en mode on aime bien les joues creusées, les pommettes saillantes, la zone T (front, menton, nez) plus visible que le contour du visage
⁃
les brillances dans les cheveux sont les bienvenues et certaines mèches peuvent être accentuées.
Ce ne sont là que quelques exemples. Non seulement il y a beaucoup d'autres choses à faire, mais en plus certaines personnes préféreront d'autres modifications à celles que j'ai citées ici.
Voici donc un petit montage, permettant de voir ce que je ferais grossièrement sur cette photo. La partie rouge est ce que j’éclaircirais avec la courbe « clair », le bleu que que j’assombrirai (Réf 14)
Réf 14 : En rouge la partie non masquée de la courbe « CLAIR » et en bleu celle de la courbe « SOMBRE »
Conclusion : J'espère que ce tuto de présentation des possibilités de retouches à la courbe vous sera utile, il ne s'agit bien sur là que d'une approche, les possibilités des courbes vont au-delà de ces quelques techniques, mais cela devrait permettre de se familiariser un peu avec ces méthode très utilisées par les retoucheurs et méconnues du grand public:-) Retrouvez toutes les réalisations de Marc Richet sur son site : http://ogz.free.fr
son flickr : http://www.flickr.com/photos/ogza
et 500px : http://500px.com/ogzA
INTERVIEW STYLISTE-CRÉATRICE NANA TISLEY
Styliste
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
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Bonjour Nina, ravi de te retrouver pour ce numéro de BackStage Mag, j’ai eu l'occasion de découvrir ton travail de styliste sur Facebook… De quelle région es-tu ?
Je suis une picarde délocalisée dans le Var !!! Après avoir vécu 15 ans à Saint Tropez, je me suis retirée un peu plus vers la Campagne dans le petit village de Cuers.
Raconte-moi comment tout à commencer ?
C’est une histoire peu banale, un peu comme dans les émissions sur M6 ! Adolescente déjà je customisais à la main tous mes vêtements, je transformais mes « baggy » en jupes et faisais des sacs à mains avec des chutes de tissus. Je m’amusais à me faire des « robes de princesse » avec le tissu que je trouvais dans les placards de ma mère, qui était une excellente couturière, mais plus spécialisée dans la décoration d’intérieur. En 5ème (donc à 12 ans), on nous avait donné une fiche à compléter avec les 3 métiers que nous aimerions faire quand on serait grand. J’ai répondu, que je voulais être : Styliste, Chanteuse, Vulcanologue ! A l’époque, il y avait peu d'écoles et elles étaient très chères, j’ai abandonné l’idée de devenir styliste et me suis redirigée vers des études de secrétariat/
compatibilité. Chose dans laquelle je me suis ennuyée pendant des années ! Car l’envie de créer était toujours là.
Bien des années plus tard, on m’a offert une machine à coudre, c’était en 2010. Bien sûr, je ne savais pas m’en servir, je ne savais même pas faire une couture droite ! J’ai essayé et réessayé sans succès… alors j’ai attendu le déclic !
Et un jour, ma mère est tombée malade et est partie, il y a tout juste un an d’un cancer. J’avais 27 ans et elle seulement 52 ! C’est là que j’ai compris que la vie ne tenait qu’à un fil et que je devais réaliser mon plus grand rêve.
J’ai donc ressorti ma machine à coudre...et me suis dis « FONCE » j’ai donc appris à faire une couture droite et à me servir de mon matériel. J’ai commencé par me faire des robes, un coup trop courte, une fois pas cintrée ou trop grande. Alors je me suis achetée des livres de couture, j’ai regardé des tutos sur internet ! Et j’ai persévéré. Je ne lâchais pas l’affaire tant que je n’avais pas réussi ce que je voulais. Une fois un peu plus d’expérience acquise, je me suis dis et si je créais une marque. C’était assez ambitieux de ma part j’avoue car j’avais très peu d’expérience. Photographe : Jérémy Turgon Photographe - Modèle : Emilie Corino - Styliste : Nana Tisley J’ai cherché le nom que je pouvais donner à mon travail pour créer une marque…MA Marque !
Donc pour rendre hommage à cette merveilleuse femme qui m’a accompagnée durant ces 27 années, j’ai décidé de mélanger son prénom, le mien et celui de ma petite sœur.
Nadège alias Nana de son surnom, Tina (moi-même) et Shirley (ma sœur), hop ! On met le tout dans une boite, on la secoue de la même façon que le jeu « boggle » et est ressorti NANA TISLEY. Marque que j’ai créée pour ma sœur et moi.
Mes 2 premières expériences photos ont été avec Christophe Serrano, plus connu sous le pseudo Cs Création. J’ai été invitée sur un de ses shooting par mon amie Fiona grosso (MUA) pour un relooking. J’ai apporté mes premières robes dont une qui n’était pas fermée à l’arrière car je ne savais pas le faire à cette époque là ! (photos en pj)
Puis une deuxième collaboration avec Cs Création, Corine Capelli, Julie Roblet et Thiphaine Skender, où là j’avais déjà un peu plus d’entrainement et ai donc confectionné une robe fermée !
De là j’ai créé mon profil Facebook et mon book.fr Nana Tisley avec ces 2 séances à mon actif. Puis par la suite des évènements, j’ai fait de merveilleuses rencontres qui m’ont amenée là où je suis.
Et en route pour l’aventure….
Tu as fait une école de stylisme ou spécifique ?
Comme je l’ai expliqué précédemment, je ne suis ni allée dans une école de stylisme, ni suivi de formations spécifiques. J’ai appris toutes les bases de la couture sur le tas en l’espace d’un an ! J’ai appris de mes erreurs (pas mal d’erreurs), j’ai commencé, Recommencé, monter, Démonter la plupart de mes créations, j’ai lu et Relu des livres sur la couture jusqu’ à ce que j’y arrive.
J’ai encore un long chemin à parcourir avant d’arriver au top du top !
Où puises-tu ton inspiration pour réaliser tes créations ?
Toutes les créations que j’ai pu faire, sont sorties tout droit de mes rêves. Je m’inspire de ce que je vois autour de moi, je mélange mes idées, les dessine et les découpe dans ma tête. C’est pour cela que je ne dors pas beaucoup ! Elles ne passent même pas sur papier. Au réveil mon rêve passe directement sur mon mannequin de couture. Bien sûr pour certaines créations, je m’inspire des patrons dans les magazines spéciaux tels que Burda, je les étudie et refais tout ça à « ma sauce » ! et parfois je fonctionne pareillement avec la couture. Pour certaines, c’est du « freestyle » ! Photographe : Christophe Serrano - Modèle : Guillaume Guillou - Mua & HairStylist : Roland Gwendoline - Styliste : Nana Tisley BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Photographe : Christophe Serrano - Modèle : Aurelie - Mua : Fiona Grosso - Styliste : Nana Tisley je prends un bout de tissus, je ferme les yeux et là je commence à la monter comme ça sur mannequin ! Comme la fameuse robe rouge et noire qui avait fait la couverture de ce magazine avec Michel Castellani.
Tu travailles seules ou en équipe ?
Pour la partie couture, je travaille seule, j’ai envahi une partie de mon salon pour y mettre mon atelier en attendant que celui qui est en travaux soit opérationnel. Pour la partie photo, j’organise lorsque j’ai du temps, des séances afin de mettre en scène mes créations. Je monte un projet, en parle à ceux qui seraient intéressés et réunis les personnes qu’il faut pour donner vie aux idées. Tout cela se fait dans l’échange artistique ce qui est fantastique car on apprend tous les uns des autres. On s’apporte beaucoup mutuellement et j’aime ça ! As-tu des conseils pour ceux et celles qui veulent devenir créateur ou styliste ?
Mon conseil serait qu’il ne faut jamais baisser les bras quant à ses rêve, donner le meilleur de soi même pour qu’un jour ils deviennent REALITE. Tout est possible à partir du moment où on y croit et qu’on est prêt à faire le maximum et ça toujours avec le sourire.
Aujourd'hui c'est ton métier à part entière ou tu fais autres choses également ?
Je suis en train d’en faire mon métier à part entière, je me construis lentement mais surement, je prends le temps de bien faire les choses pour optimiser au maximum et mettre toutes les chances de mon coté pour arriver au bout de mon rêve. Comme dit le proverbe : « petit à petit l’oiseau fait son nid » et je vais le faire comme il se doit pour Elle.
Y a-t-il des choses que tu aimerais expérimenter ?
J’aimerais un jour passer derrière l’objectif, je me suis achetée un boitier et comme on dit, je suis la marginale de la photo car j’ai opté pour le Pentax K5 ! (ne pas se moquer! lol). J’aime la mise en scène, faire vivre mes idées et les idées des autres. Je me sentirais très à l'aise dans ce rôle.
Tu collabores avec quelques photographes, comment les choisis-tu ?
En général, ce sont eux qui me choisissent, ils me contactent par mail et si leur projet me correspond, j’accepte. Je prête aussi mes créations à certains photographes qui me demandent, sans forcément participer physiquement au projet, je le fais pour faire plaisir. Photographe : Nicolas Gary - Modèle : A-A-Claire Cardeau
Mua & HairStylist : Julie B
Styliste : Nana Tisley
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
Photographe : Christophe Serrano - Modèle : Jeanne Morisset
Mua : Charlotte Coudert- HairStylist : Roland Gwendoline Styliste : Nana Tisley
Lorsque je prends moi même l’initiative d’organiser un projet, je contacte le photographe dont le travail et l’œil s’approche au mieux de ce que j’aimerais avoir comme tableau. Je fais en sorte de présenter mon idée avec un maximum d’enthousiasme, si ça l’intéresse, nous discutons ensemble de la façon nous pourrions passer à l’action, et mettons en commun nos idées pour un meilleur résultat. Quels sont les photographes avec qui tu aimerais travailler ?
Je n’ai pas de noms en particulier et d’ailleurs, je ne les connais pas tous ! Tous que je peux dire c’est que mes précédentes et futures collaborations sont déjà de très belles collaborations. C'est toi qui choisis tes modèles, maquilleuses et autres membres ?
Oui, maintenant, j’ai la chance de pouvoir travailler avec une superbe équipe de make up et hairstylist. Avec Roland Gwendoline (hairstylist) et Charlotte Coudert (MUA) on est comme qui dirait tombées « amoureuses » les unes des autres !!! lol Elles répondent « présentes » sur tous les projets que j’organise (shooting, défilés…) et vice versa, ce qui est formidable car grâce à notre association, on peut réaliser un super boulot dans une ambiance « de fou » ou le délire et le rire sont au rendez-vous !
Pour les modèles, si le projet émane de moi, je sélectionne parmi mes contacts facebook et les demandes lorsque je publie une annonce, si le projet vient du photographe, en général, il a déjà une équipe en place.
Tu as une anecdote à nous raconter sur un de tes projets ?
Oula ! il y a peut être la fois où je suis montée sur la scène du Crazy Club Papagayo avec mes modèles pour présenter mon défilé et qu’elles m’ont rattrapée de justesse parce que je ne sais pas danser avec des talons de 13 cm et que j’ai failli m’étaler comme une crêpe devant une centaine de personnes ! où sinon la veille d’un shooting, je termine ma création, et là c’est le DRAME, le fer à repasser me la brûle instantanément car je n’avais pas fais attention au programme où encore la fois ou on m’a contactée via mon book.fr pour savoir si je voulais collaborer sur un thème SM !
Tu préfères la photo en studio ou en extérieur pour ta collection ?
J’aime faire les deux. Il y a autant de potentiel à exploiter en studio qu’en extérieur, tout dépend de l’endroit choisi pour réaliser la séance. Le principal est que « où que nous soyons, du moment que l’on s’éclate à faire ce qu’on fait en même temps que l’on travaille c’est parfait »
Quels sont tes projets à venir ?
Je suis actuellement en train de mettre en place le projet de ma vie ! je travaille sur ma 1ère collection à commercialiser en 2013, avec l’ouverture d’un show room internet et à domicile, et la mise en place d’une boutique mobile sur Saint Tropez et Paris. Faire des ventes privées en quelque sorte. Une collection de robes de soirée et de cocktail ainsi qu’une gamme de sac à main et accessoires pour femme. Je suis aussi en association avec une créatrice de bijoux dont les pièces seront uniques et en ventes exclusivement chez Nana Tisley. Si cela fonctionne, je pourrai envisager à l’avenir d’ouvrir une boutique, mais pour le moment je ne me pose pas la question.
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Simplement de réussir à réaliser mon rêve et que Nana Tisley grandisse comme il faut ! Merci beaucoup, j'ai été ravi de te recevoir. Plein de bonnes choses pour la suite et au plaisir de te retrouver sur un prochain BackStage Mag.
Photo : Michel Castellani
Modèle : Camilla Modèle
Retrouvez toutes les réalisations de Nana Tisley Styliste sur : http://www.facebook.com/
nana.tisleystyliste
http://www.nana-tisley.book.fr
/
https://twitter.com/NanaTisley
http://www.mymajorcompany.com/
projects/creation-collection-2013-2014-
nana-tisley
QUAND LE NU DEVIENT UN ART
CAROLE CARAMELLE
RENCONTRE AVEC
MICHEL BONINI…
Modèle : Erin, maquillage et coiffure : Coline Roussel
Modèles : Tara @Sutherland Toronto, Shadi Godeau - (Editorial US)
Bonjour Michel, la découverte de ton travail photographique a été pour moi un vrai coup de cœur et je suis ravie de t'accueillir dans ce numéro de BackStage Mag...
De quelle région es-tu ?
Je sors d'un petit village de la montagne Corse, entre mer et montagne. Un petit coin de nature où le temps a pris ses distances avec celui de la ville. Un très bon endroit pour se ressourcer et reconnaître ce qui est important et ce qui nous bouffe la vie. Inutile d'essayer de le trouver, même le GPS n'y arrive pas encore.
Comment es-tu venu à la photographie... qu’est ce qui t’a donné envie de faire de la photo ?
Dans une première vie j'ai été dessinateur, puis peintre, la photographie a été la suite logique de la peinture avec modèle. J'ai toujours eu beaucoup d'imagination et même gamin j'avais d'autres univers en tête. Dessiner m'a permis de commencer à concrétiser ces univers, je suis venu à la peinture à l'huile à une période beaucoup plus mature. J'étais attiré par les oeuvres surréalistes, celles de Dali m'impressionnent toujours, mais je peignais également des tableaux plus classiques dans lesquels j'essayais de transcrire une ambiance palpable, d'y injecter une âme. C'est au moment ou j'ai commencé à peindre des modèles que j'ai commencé à photographier véritablement. Au début, je travaillais ma peinture d'après mes photos et pour finir, j'ai lâché mes pinceaux pour basculer du coté du boîtier.
Aujourd'hui tu vis de la photo ou ça reste une passion ?
En fait les deux et heureusement. Je suis professionnel mais je ne consacre qu'une partie de mon temps à la photographie, l'autre étant dédiée pour l'instant au secteur de la communication. J'ai la chance d'avoir une vie très bien remplie même si le prix à payer est un planning assez contraint. Je choisis donc mes projets.
Comment définirais-tu ton style de photos et qu'est-ce qui fait une « bonne image » selon toi ? Je crois que c'est plutôt au spectateur qu'il faudrait poser la question du style. Les retours que j'ai font souvent l'analogie avec la peinture, même si les commentateurs ignorent cette part de mon passé. On me parle de composition, de lumière et d'ambiance, trois mots que j'aime. Si j'avais quelque chose à en dire moi même, je dirais que ce que je souhaite rendre est souvent conditionné par des atmosphères, à la fois hors du temps et habitées par l'âme humaine. J'aime l'idée que mon travail puisse être une source d'évasion, qu'il questionne le spectateur également, à propos des situations, du contexte..
Modèle : Pauline @Madison, maquillage et coiffure : Stéphane Dussart
Pour ce qui fait la bonne photo, je mentirais si je te disais que j'ai une vraie réponse. J'ai vu des choses très bien faites qui m'ont laissé de marbre et d'autres, qui pourraient passer pour de sombres ratages au premier abord mais sur lesquelles on bloque. Disons qu'une des définitions que je pourrais donner d'une bonne image parlerait de la capacité de celle-ci à éveiller la sensibilité du public. Dans beaucoup de cas, l'analyse permet de retrouver des éléments techniques connus pour faire « fonctionner » un visuel, mais pas toujours. Comme le pensait Cartier Bresson, je crois aussi que le photographe doit capter un instant décisif vers lequel tous les paramètres convergent jusqu'à véhiculer plus que leur somme. C'est cette perception aiguisée et ensembliste de l'instant qui fait un bon photographe. Cette capacité à anticiper la seconde où il va déclencher. Certains font en une photo ce que d'autres passent des heures à trouver dans les « editing » de leurs prises de vues en rafale. Personnellement, j'aime la sobriété et l'élégance du geste.
Quel est ton matériel de prédilection, quels objectifs photos ou logiciels de retouches utilises- tu ?
Je travaille avec Canon depuis un bon bout de temps sans que la qualité d'image ne m'ait déçu. Pas de raison de changer donc. Pour la très haute résolution j'utilise un moyen format de chez Phase One que je trouve suffisamment versatile pour l'utiliser dans des contextes que l'on croirait réservés au reflex. Mais bon, il n'y a pas non plus de fixette sur le matériel, ce n'est qu'un moyen pas une fin. J'ai également fait des photos au sténopé comme à la chambre. Pour le développement j'utilise le duo Lightroom et Capture One et bien sûr Photoshop pour le fignolage. J'assure la phase de post-production moi-même car je supporte difficilement de ne pas maîtriser le rendu de mes images de bout en bout. J'aimerais parfois fonctionner à l'ancienne et pouvoir travailler au coté d'un retoucheur pour avoir exactement le rendu souhaité, mais pour l'instant je n'ai pas assez de temps. L'équipe de shoot ne s'en plaint pas, puisqu'en règle générale tout le monde a ses photos dans des délais très court par rapport à la norme.
Modèle : Yulia @UpModels
Modèle : Erin, maquillage et coiffure : Stéphane Dussart, stylisme : Mickaël Mica, assistante : Lilyana Lazarova
Modèle : Erin, maquillage et coiffure : Stéphane Dussart, Stylisme : Mickaël Mica, assistante : Lilyana Lazarova
Modèle : Ornella, maquillage : Stéphane Dussart, coiffure : L'atelier de Miguel
Comment se déroule une séance photo avec toi ?
C'est selon le type de prise de vue. Sur du commercial cela dépend largement de la façon dont le client veut conduire son shooting, de la pression éventuelle sur le résultat et les délais, de la qualité du « brief » initial ou de la vision de la direction artistique si il y en a une. Mais quel que soit le cas de figure, si l'équipe est suffisamment professionnelle, cela se passe bien. Le rôle du photographe, mon rôle dans ce cas, est d'être garant du résultat et de conduire l'équipe le plus sereinement possible. Si il s'agit d'un projet personnel, je sais pour ma part quel est mon objectif et les option artistiques retenues. Il m'arrive souvent de sortir mon crayon pour construire un synopsis qui sert de base à mes explications pour l'équipe. Dans ce cadre personnel, il est important pour moi que tout le monde prenne du plaisir à faire la séance et à unir ses compétences autour d'un projet et de belles images. Au-delà du shoot il y a également l'aspect convivial. Le repas et les moments de pauses permettent d'échanger et de donner du liant à notre travail commun. Où trouves-tu tes modèles généralement et comment les choisis-
tu ?
Elles sont en général en agence mais je travaille aussi avec des modèles free lance si leur profils sont en adéquation avec le projet. Je définis le profil recherché en fonction des critères qui serviront la prise de vue. Par rapport au stylisme qui sera porté, par exemple, ou à la structure du visage si il s'agit de beauté ou portrait. La personnalité qui se dégage du modèle est également prépondérante, sa manière de bouger, d'occuper l'espace, de véhiculer une émotion. Dans certain cas cela peut-être ce que dégage le modèle qui va m'inspirer une prise de vue. Etre modèle est un vrai métier, avec ses exigences et dans lequel on se met un peu en danger car travailler avec son image n'est jamais anodin. Un bon modèle joue la comédie, un très bon modèle ne joue rien mais se contente d'être elle même... authentiquement. Du point de vue humain, je n'ai eu que de bonnes expériences à ce jour et j'ai un grand respect pour ceux avec qui je travaille.
Raconte-moi une petite anecdote lors d’une séance photo avec l'une d'entre elle...
Un jour, j'ai eu l'occasion de travailler avec Adrianna Karembeu sur un shoot commercial, nous étions à l'hotel Crillion et je voulais faire une image dans un des ascenseurs. Adriana prend la pose dans la cabine pendant que Miguel, coiffeur et ami, arrange une dernière fois sa coiffure. Et là, à la stupeur générale, les portes se ferment et l'ascenseur se barre, appelé d'un autre étage : nous avions oublié de tirer le stop... à moins que Miguel n'ai trouvé un moyen commode de se tirer avec le modèle.
Modèle: Pauline @Madison, maquillage et coiffure : Stéphane Dussart
Modèle : Erin, maquillage et coiffure : Coline Roussel, Création sous- robe : Jeremy Bueno
Tu travailles beaucoup les décors et le stylisme dans tes photos... Quelles sont tes sources d’inspiration... tes photographes préférés ?
Ah l'inspiration ! en fait je me fais des cures d'isolement parfois. Je trouve qu'il y a tellement d'images autour de nous, tous les jours, que l'on en a du mal à conserver notre liberté de penser. J'aime réfléchir à une prise de vue, la faire mûrir un peu. Penser au décor, aux accessoires au stylisme mais aussi à l'ambiance, au ressenti et au contexte qui favorisera son émergence. On ne fait pas toujours ce que l'on veut mais je crois important d'imaginer ses images avant de les faire. Ce qui vient en plus n'est que meilleur. Sinon, je suis comme tout le monde, je pioche à droite à gauche des éléments qui me plaisent et aiguisent le processus : bouquins, clips, musique, lieux...
Pour les photographes, et bien il y en a beaucoup mais j'admire la sobriété de Peter Lindbergh et je trouve une résonance particulière dans les images de Camilla Akrans.
Tu fais appel à une équipe pour réaliser tes clichés : maquilleuses, stylistes ou autres ?
Bien sûr, tout au moins quand il s'agit de mode ou beauté. Leur savoir faire est indispensable. Je fonctionne avec un noyau d'équipe assez régulier, dont je suis proche et qui admet des remplacements ponctuels en fonction des engagements des uns et des autres. Hormis la partie maquillage et coiffure, je fais appel à des stylistes photos dans le cadre de la réalisation d'éditoriaux. Il m'arrive de me faire assister mais il faut que le projet le nécessite ou alors que je souhaite participer à la formation de quelqu'un, sinon j'aime encore avoir les mains dans le cambouis.
Tu as l’air de beaucoup aimer la photo en extérieur ou en lumière naturelle, la photo studio ça te tente ou pas du tout ?
Non seulement cela me tente mais j'ai commencé par cela. A mes débuts je voulais maîtriser la sacro sainte technique et j'étais plutôt impressionné par tout cet attirail de flash, posemètre, et autre bols en tout genre. J'ai donc essentiellement photographié en studio jusqu'à être à l'aise dans un maximum de configurations. C'est seulement ensuite que je suis passé à de l'extérieur avec des éclairages naturels mais aussi en mixant lumière du jour et flashs car certaines images de mode ou à effet ne peuvent s'obtenir autrement. Une question de qualité de détail ou de rendu d'ensemble.
De toute façon, si tu ambitionnes d'être professionnel, il faut être prêt à répondre à toutes les demandes. Tu as donc intérêt à être un technicien acceptable à minima et à avoir de l'expérience de préférence. Si il arrive que la technique ne suffise pas, c'est l'expérience qui sauve.
Modèle : Cindy @Metropolitan, maquillage et coiffure : Stéphane Dussart, Stylisme : Mickaël Mica, assistante : Lilyana Lazarova - (Editorial US) En dehors de la photo de modèle, il y a d'autres types de photos que tu fais ou aimerais faire ?
J'ai fait en 2005 une belle série sur les bistrots de Paris qui m'a laissé avec l'envie de refaire ce type de sujet. Alors oui je recommencerais certainement. Illustrer le travail de professionnels me tenterait assez avec une approche à l'ancienne, très subjective qui fasse la part belle à la composition des lumières et la profondeur de champ. La photo de voyage également, mais centrée sur l'humain. J'ai passé des années dans l'océan indien et voyagé sur une partie non négligeable de l'Afrique et il y a là-bas des trésors en images. Dommage que je ne photographiais pas à l'époque, certains des territoires traversés ne sont plus accessible sans risque aujourd'hui.
Tu as des petits secrets que tu aimerais partager avec nos lecteurs ou quelques conseils pour ceux qui débutent dans le monde de la photo ?
Rien qui n'ait été déjà dit : photographier est la meilleure manière d'apprendre et la technique un moyen rapide de gagner du temps. Un secret ? Oui, savoir qu'il n'y a que la pluie qui tombe du ciel et agir en conséquence.
Quels sont tes projets à venir et que peut-on te souhaiter pour la suite ?
J'ai déjà exposé en tant que peintre, pas encore en tant que photographe. Il faut croire que j'étais trop occupé à … photographier. Je me suis donc engagé depuis août dans une étude à moyen terme qui devrait déboucher sur une exposition consacré au Nu photographique. Je vais prendre mon temps pour construire des images qui me correspondent selon une thématique assez large. Je mènerais bientôt ma quatrième séance sur ce sujet.
Pour finir, 2 mots qui te viennent à l’esprit qui définissent ta relation à la photographie ?
Je t'en donne trois : Lumière. Mouvement. Sensualité.
Un merci particulier à deux amis et designers de grand talent pour leur complicité : Jeremy Bueno et jean-Paul Benielli.
Merci beaucoup Michel pour cet agréable moment passé en ta compagnie et pour t'être ainsi livré aux lecteurs de notre Magazine… je compte sur toi pour nous tenir informés de ton actualité et de cette future exposition que je me ferai un plaisir de visiter le moment venu... Au plaisir de te retrouver dans un prochain BackStage Mag.
Modèles : Nathalie Demay, Amandine Springer @DMA, maquillage : Stéphane Dussart, coiffure : L'atelier de Miguel
Michel Bonini : http://www.michelbonini.com
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Carole Caramelle
«Quand le Nu devient un Art..» : http://nu-artistic.blogspot.com
Modèle : Adèle @UpModels, maquillage : Natasha Leduc, coiffure : L'atelier de Miguel
INTERVIEW MAKE-UP CECE MAKE UP ART
maquilleuse
Photo : nicolas nikou gerardin "cubriks - Modèle Morgane Walbrecq
Bonjour Celine, ravi de te retrouver pour ce numéro de BackStage Mag,
On a eu l'occasion de collaborer sur quelques projets ensemble et de découvrir ton travail sur Facebook et sur ton book également…
De quelle région es-tu ?
Je suis de la région parisienne.
Tu as fait une formation bien spécifique pour devenir maquilleuse ?
Oui, j'ai fait une école de maquillage professionnelle pendant 4 mois et à la suite j'ai pris 1 mois de cours particuliers spécialisés dans les shootings, clips et défilés.
Par contre je ne pratique ni body ni face painting.
C'est une passion ou un métier, voire les deux ?
Le maquillage est mon métier mais avant tout une passion. Je pense que si tu n'es pas passionné, tu ne peux pas évoluer, ni faire partager tes connaissances, ni apprendre des autres. J'ai vraiment fait de superbes rencontres, vécu de très bons moments, partagé des rigolades, de la bonne et de la mauvaise humeur aussi parfois, des pleurs, de la fatigue, des imprévus..... Mais c'est tout ce mélange qui fait que j'adore mon métier.
As-tu des conseils pour ceux et celles qui veulent le devenir ?
Le maquillage doit être en accord avec la modèle et les vêtements qu'elle porte et plaire aussi au photographe ou réalisateur. C'est un travail d'équipe où je pense que tout le monde doit être passionné et donner le meilleur de soi pour que les projets soient réussis.
En tant que maquilleuse indépendante, comment trouves-tu tes projets ou contrats ?
Pour ma part j'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Ensuite, facebook m'a beaucoup aidée et m'aide toujours à trouver des contrats. Et puis les modèles ou photographes avec qui je travaille, parlent de moi aux autres.
Photo : Nani Neco - Modèle : Jessica
Photo : Celine Andréa - Modèle : Hai Ly
Photo : nicolas nikou gerardin "cubriks agency
Photo : Thomas Boiullery - Modèle: Anne-Sophie Godet
Photo : Olivier Merzoug - Modèle : Hai Ly
Vous pouvez retrouver le travail de Celine Make Up Art sur son facebook :
https://www.facebook.com/cece.lg.3
Photo : nicolas nikou gerardin "cubriks - Modèle : Mélanie Debroise - Stylisme : Julien Bonnetagency
.Comment prépares-tu une séance ?
Tout d'abord je demande à la modèle ou au photographe de m'envoyer des photos de portrait, des vêtements portés de jour du shooting. Je demande si les photos seront prises en intérieur ou extérieur afin de préparer le matériel. J'apporte mes idées au photographe afin que l'on puisse décider d'un maquillage final. Et si je ne connais pas la modèle, je prends contact avec elle, afin de discuter de ses envies pour le shooting.
Y a t il des maquilleuses ou maquilleurs que tu admires particulièrement ? Il y a certains maquilleurs comme TYEN (maquilleur de chez Dior et photographe), Tom Pecheux et d'autre qui effectivement me font rêver. Ce sont des magiciens, des "maquilleurs stars".
Tu travailles essentiellement avec des photographes ou sur d’autres projets, comme le cinéma ou la télévision ?
Non je travaille aussi beaucoup sur des clips vidéos avec un excellent réalisateur "Dabo Premier Kadima".
Nous faisons énormément de clips ensemble.Je travaille aussi sur des défilés.
Tu préfères la photo en studio ou en extérieur ?
Je n'ai pas de préférence. J'aime les deux. C'est une ambiance différente, des résultats de photos et de maquillages différents.
Quels types de maquillage aimes-tu réaliser ?
J'aime beaucoup faire toutes sortes de charbonneux, noirs, bleus, verts.......Les maquillages "flashis" aussi. Mais tous les maquillages me plaisent.
Quels sont tes projets à venir ?
Actuellement je me concentre sur 2 projets. Je vais ouvrir (avec une amie styliste et modèle) un centre de relooking, personnal shopper, avec possibilité de book photo. Et le 2eme projet est secret pour le moment. Mais je continue bien sûr à travailler en tant que maquilleuse sur différents projets. Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Et bien de réussir tout ce que j'entreprends que ce soit dans le maquillage ou dans mes futurs projets.
Photo : Jonathan Fresh-Spirit
Modèle : Hai Ly
SUR LE VIF
CHRISTOPHE PEAN
BRIGITTE ......est-il nécessaire de les présenter ? En 2011, l'album Et vous ,tu m'aimes? est certifié disque de platine avec 150000 albums vendus
SUR LE VIF
EN CONCERT
Ce mois-ci BackStage Mag vous propose de partir en tournée avec un photographe du nom de Christophe Péan qui excelle dans l'un des genres photographiques les plus délicats : la photo de concert. Car au-delà des conditions de prise de vue qui demandent une capacité d'adaptation permanente... la photo de concert est aussi une photo réalisée dans l'instinct de l'instant capable de retranscrire l'intensité et l'émotion du partage entre un artiste et son public... un exercice parfois difficile... souvent intense... riche en rencontres...Retrouvez les photos de Christophe Pean sur son facebook : https://www.facebook.com/christopphe.pean87
OKIA TRAORE ....une voix qui emmène directement en Afrique , direction le Mali ....un très beau voyage assuré !
YVES JAMAIT ...La solitude, les bars, la culture ouvrière, les soirs de cuite, l'amour, la séparation, la mélancolie sont en effet des thèmes récurrents de cet artiste dont on dit qu'il "transforme les vicissitudes de la vie en hymne pour les humbles" ....un coup de coeur musical...
ASKEHOUG .....Une très belle découverte de la chanson française et un très bon moment passé avec lui à discuter ....un univers à la croisée des chemins entre ARTHUR H , SERGE GAINSBOURG , BASHUNG Catherine Ringer.....Francofolies de la Rochelle 2012 ...de nouveau sur la scène , la Diva comme j'aime à l'appeler tant elle en impose habillée dans sa robe signée Jean Paul Gautier m'a juste fait étinceler les yeux !
IZIA ....où comment renouer avec un rock énergique féminin ! fille d'HIGELIN donc soeur d'Arthur H , la relève est assurée...
SEFYU .....Le rap français....pour l'anecdote ....en principe on ne voit jamais vraiment son visage c'est parce que sa mère est contre le fait qu'il fasse de la musique , donc pour ne pas qu'elle le reconnaisse il porte une casquette , éclairages en conséquence et au photographe de respecter ça !
RON CARTER .......Le charisme à l'état pur ...comme sa musique , un moment priviligié
KELLS......Bienvenue dans un univers où paradoxalement les chanteuses peuvent apparaître comme des anges !
YAEL NAIM .....Une générosité sans fin doublée d'un sourire éclatant ....une vraie belle artiste dans tous les sens du terme
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Tyrion
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