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Backstage №04

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"Backstage - французский журнал, который посвящен современной фотографии. Кроме представленных работ фотографов, в журнале есть интервью и рекомендации по фотосъемки от профессиональных фотографов, а так же небольшой обзор интересных фотоновинок и у
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stage
N°04
 / Mars 2012
MAG
INTERVIEW MODÈLE
SIMPLI6TY
LA SENSUALITÉ EN TOUTE SIMPLI6TY
LE COIN DE LA MODE
CAMILLE CHAMBELLAND
PARIS ET SES CRÉATEURS-STYLISTES DE MODE
SUR LE VIF
SYLVAIN HARRISON
LONDON STREET PHOTOGRAPHY
RENCONTRE AVEC  
MARTIAL LENOIR
CAROLE CARAMELLE
UNE BONNE PHOTOGRAPHIE, 
C’EST LE COURT MÉTRAGE ABSOLU...
ET TELLEMENT D’AUTRES..
.
BackstageMag2011
 Dans les coulisses du monde de la
 photo 
et de la 
vidéo
www.oliviermerzoug.com/backstagemag
AIDAN 
PHOTOGRAFFEUSE
 
INTERVIEW PHOTOGRAPHE
L’INSPIRATION, ELLE SE TROUVE DANS LA VIE...
Chers lecteurs,
C’est avec un véritable plaisir que toute l’équipe de Backstage vous retrouve pour son quatrième 
numéro et vous remercie de votre fidélité. Ce e-magazine s’adresse à tous les passionnés de la belle 
image que vous soyez amateur ou professionnel. Il a pour vocation le partage de cette passion au 
travers d’articles riches en conseils, en découvertes et de backstages sur les différents horizons de 
la photographie et de la vidéo.
Ce mois-ci, de nombreux invités de prestige nous font l’honneur de partager leur talent et leurs 
expériences photographiques :
 
Aidan Photograffeuse
,
 
Martial Lenoir
,
 
Sylvain Harrison
,
 
Simpli6ty 
Modèle
 
et bien d’autres encore. Nous accueillons également
 
Camille Chambelland
 
pour sa rubrique 
intitulée «Le Coin de la Mode» qui nous parlera tous les mois des créateurs-styliste de mode. 
Dès le mois prochain, de nouvelles rubriques vont apparaitre pour faire de ce magazine, un rendez-
vous immanquable : le
 
courrier des lecteurs
 
où vous pourrez passer gratuitement vos annonces, 
vos commentaires sur les sujets abordés, vos coups de gueule, vos découvertes. Le
 
Coin des 
Amateurs 
où vous pourrez envoyer tous les mois vos meilleurs clichés sur lesquelles les membres 
de l’équipe apporteront leur avis et suggestions. Et bien d’autres encore...
Au sommaire ce mois-ci :
 
Réaliser un shooting photo en intérieur dans des conditions de lumière 
naturelle, un voyage au pays du soleil levant «Le Japon» orchestré par Philip Conrad,  Emy et ses 
popotins croustillants, Eric-René vous livre un dossier complet sur les appareils photos 
indispensables pour vos vacances, des images surprenantes prises sur le vif dans les rues de 
Londres par Sylvain Harrison... Elose, une maquilleuse-modèle qui monte qui monte, Guillaume 
Cosson qui nous fait découvrir, en exclusivité, les coulisses de son tout nouveau vidéo-clip avec 
«Orléna Be». Sans oublier le glamour avec la magnifique Simpli6ty, Jennifer Paris ou encore 
l’interview d’une photographe de talent Aidan Photograffeuse  et une rencontre avec Martial Lenoir 
au travers de la rubrique « Quand le Nu devient un Art ». 
Vous souhaitez être publié dans BackStage Mag ? Nous vous invitons à vous manifester auprès de la 
rédaction (email :
 
info@oliviermerzoug.com
) ou sur la page facebook du Mag (
https://
www.facebook.com/backstagelemag
) pour participer à l'aventure. 
Assez discuté, place à l’image avec
 
BackStage Mag n°04, bonne lecture et à très vite...
Olivier Merzoug
Rédacteur en chef & Concepteur de BackStage Mag
Toute reproduction des textes, photos, graphismes publiés dans ce magazine est interdite. Les documents transmis impliquent l'accord de 
l'auteur pour publication. Nous ne sommes pas tenus responsables du contenu des informations publiées dans ce numéro.
Edito
Rédacteur en chef, direction artistique du 
magazine et responsable de la rubrique 
«Backstage» et interview des invités
Olivier Merzoug
www.oliviermerzoug.com
Responsable de la rubrique «Autour du 
Monde»
Philip Conrad
www.philipconrad.com
Responsable de la rubrique «Vidéo»
Guillaume Cosson
http://vimeo.com/gcosson/videos
Responsable de la rubrique «Sur le Vif»
Nani Neco
www.naniphotographer.com
Responsable de la rubrique 
«Les Popotins d’Emy»
Emy Bacha-doll
www.facebook.com/profile.php?
id=591690914
Responsable de la rubrique «Ca va 
sortir...»
Eric-René Penoy
www.facebook.com/profile.php?
id=1290732801
Responsable de la rubrique «Quand le Nu 
devient un Art..»
Carole Caramelle
http://nu-artistic.blogspot.com
Responsable de la rubrique 
«Le PhotoGraphiste»
Jabiro Edison
http://www.jabiroedison.com
Retrouvez toutes les informations sur  :
www.oliviermerzoug.com/backstagemag
L’Equipe
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stage
N°04
 / Mars 2012
MAG
 Dans les coulisses du monde de la
 photo 
et de la 
vidéo
  
Sommaire
Sympli6ty
La sensualité en toute 
simpli6ty...
Aidan Photographeuse
Interview
 Photographe
«L’inspiration, elle se trouve 
dans la vie...»
Le Coin de la Mode
Camille Chambelland
PARIS et ses créateurs-stylistes 
de mode
Rencontre avec Martial Lenoir
Carole Caramelle
«Une bonne photographie, c’est 
le court métrage absolu...»
04-05
Les Popotins d’Emy
Emy Bacha-Doll
06-15
Japon
Philip Conrad
16-25
Interview Modèle
Simpli6ty
26-29
Ca va sortir...
Eric-René Penoy
33-41
Backstage Shooting
Jennifer Paris
Olivier Merzoug
42-43
Concours Backstage
44-53
Interview Photographe
Aidan Photograffeuse
54-57
Le Coin de la Mode
Camille Chambelland
58-67
Making Of Orléna Be
Filmbook
Guillaume Cosson
68-75
London Street Photography
Sylvain Harrison
76-85
Rencontre avec  
Martial Lenoir
Carole Caramelle
86-93
Interview Mua
Elose
16
04
68
06
58
42
74
54
26
44
16
44
54
76
33
86
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
LES POPOTINS 
D’EMY
Toute l’actualité photo, les expositions, les évènements et les indiscrétions...
  
Bonjour à tous. Le mois de mars annonce le retour des beaux jours et quoi de mieux que quelques expositions pour nous faire sortir de 
nos chaumières... une petite sélection rien que pour vos yeux et quelques petites surprises à déguster sans modération. Bonne lecture...
......................................................
Découvrez William Ropp
Du17/01/2012 au 25/03/2012, il vous 
invite à la Maison Européenne de la 
Photographie pour vous faire 
partager une sélection d’environ 20 
photographies ponctuant 20 années 
de travail. 
De l’obscurité révélatrice du studio 
aux vastes étendues africaines, en 
passant par les villages du Mexique, 
ici, ailleurs, partout, il détaille les 
fils d’une obsession pour l’homme 
dépouillé de ses artifices, pour la 
chair sombre et difforme du désir, 
pour l’enfance inquiète, immobile 
dans l’embrasure de la porte... c'est 
à partir de là qu'il sculpte les 
ombres...
Le sculpteur d'ombres
......................................................
La Maison Européenne de la 
Photographie présente “Laetitia 
Casta” par Dominique Issermann.
Pendant trois jours Dominique 
Issermann a photographié Laetitia 
Casta, à Vals, dans les Thermes 
construits par l’architecte Peter 
Zumthor en Suisse. 
C’est un travail à deux, un pas de 
deux, une chorégraphie 
photographique à partager à trois... 
elles et vous... une invitation  à 
deshabiller Laetitia Casta...du 
regard.
Déshabillez-la
......................................................
Je vous présente Arnaud Manikéo, un 
véritable touche-à-tout de l'image: Il 
écrit les scénarii de ses propres 
films (HOT LINE). Il créé des 
concepts de lieux ou de sites Internet 
( FETARD.COM en 1997, lancement de 
VENTE-PRIVÉE.COM en 2000 en tant 
que concepteur). Et il prépare des 
projets de Cinéma, courts et longs 
métrages, Clip, Pub, TV... FILMS en 
créant la web TV BUENA FIESTA 
TV.COM consacrée à l’univers de la 
fiesta latina. Un bel exemple des 
différentes approches de l'image.
http://95.142.171.217/home.html
http://www.stade.fr/dieuxdustade/
 
L'image touche à tout
Les popotins
express...
L'Afrique du Sud se dévoile
Yanis Boufrioua vous accueille le 2 
mars à partir de 19h à La Guinguette 
du monde à Ivry sur Seine pour vous 
dévoiler les mystères de l'Afrique du 
Sud. Des images simples, 
authentiques et lumineuses à l'image 
des sujets qui vous invitent dans leur 
univers. Séance de rattrapage jusqu'au 
3 avril selon les horaires d'ouverture.
http://www.facebook.com/events/
165567040219995/
 
.........................................................
L'Esprit des lieux 
Du 17/09/2011 au 19/03/2012, le 
Palais de Chaillot vous propose une 
cinquantaine de photographies et 
des documents d’époque 
remarquables retraçant l’histoire 
des palais du Trocadéro (1878) et de 
Chaillot (1937) depuis les travaux de 
terrassement de la colline en 1866 
jusqu’à aujourd’hui. La mémoire des 
lieux se révèle dans sa plus grande 
diversité, à travers le temps et au 
gré des événements historiques qui 
s’y sont succédés. Des portraits 
d’anonymes et de personnalités 
saisis par l’objectif se superposent 
aux vues architecturales. Ces 
esprits des lieux sont les garants de 
la temporalité des images, 
photographies d’artistes renommés 
ou d’anonymes. Sur les clichés, les 
palais se dévoilent sous des angles 
de vue insolites, permettant de 
désceller leurs esprits...
......................................................
Que ce soit pour des shootings ou 
dans la vie de tous les jours, on a 
toutes besoin de savoir se maquiller 
sans ressembler à un pot de 
peinture. Lola Bouglinée et Nicolas 
Petiot, maquilleurs professionnels 
vous proposent d'apprendre cet art 
en passant un moment inoubliable 
avec vos amies. Organisez une Make-
Up Party 100% filles! Un concept 
simple et ludique: Ensemble, vous 
essayez vos produits préférés, vous 
profitez des astuces et des démos de 
votre maquilleur pour améliorer 
votre look et votre maquillage. Une 
bonne occasion de passer un bon 
moment entre copines à se faire 
belle pour éventuellement poursuivre 
la soiree... Les photographes sont 
bien entendu aussi invités à 
contacter ces deux artistes de talent 
car le backstage make up fait aussi 
le secret d'une séance réussie.
 
http://
soireemaquillage.blogspot.com
/ 
L'art du maquillage
 
La photo fait son cinéma
......................................................
Le photographe Yousef Nabil fait 
l’objet d’une expo à Paris. Ses 
clichés recolorisés sont une ode aux 
grandes heures du cinéma oriental. 
Formé auprès de David LaChapelle et 
de Mario Testino, Youssef Nabil 
restitue ce qu’il y a d’unique en 
chacun, qu’il s’agisse d’un groupe de 
pêcheurs yéménites anonymes, d’un 
autoportrait ou de personnalités 
connues Catherine Deneuve, Maria 
Abramovic ou Charlotte Rampling 
sont passées devant son objectif. Un 
court-métrage de huit minutes en 
forme de premier film qui raconte 
l’exil volontaire de l’artiste et laisse 
entrevoir le fondement biographique 
de cette œuvre aussi précieuse que 
lumineuse.
Rétrospective Youssef Nabil, Maison 
Européenne de la photographie, 5-7 
rue de Fourcy Paris (IVe)... et c'est 
jusqu'au 25 mars.
AUTOUR DU MONDE 
                 
PHILIP CONRAD
LE JAPON
CHANGEMENT RADICAL DE DÉCOR CE MOIS-CI ! EN EFFET, À PRÈS DE 10 000 KMS DE LA FRANCE ET 15H DE VOL DE PARIS, SE 
DRESSE FIÈREMENT UN DES PLUS VIEUX PAYS DU MONDE, AUX TRADITIONS MILLÉNAIRES ET À LA MODERNITÉ TOTALEMENT 
DÉROUTANTE : LE JAPON.
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Dans le dictionnaire français, à la lettre 
P, vous trouverez le mot « Paradoxe ». 
Ne cherchez pas plus loin. C’est 
certainement le terme qui définit le 
mieux ce pays et ce qu’il renferme. 
L’étendue de ce petit archipel (à peine 
plus de la moitié de la France) est 
inversement proportionnelle à tout ce 
qu’il y aurait à dire sur lui, et qui ne 
tiendrait pas dans 3 pavés de 2000 
pages ! Je prends donc ce mois-ci le 
parti de vous présenter le Japon 
traditionnel, celui des coutumes 
séculaires. Celui des ryokan, des 
geishas, de la poésie et du temps qui 
coule.
Dans le prochain numéro de Backstage, 
je vous emmènerai dans l’autre Japon 
pour la suite de ce reportage, dans le 
cœur grouillant de sa fourmilière ultra-
moderne et déjantée.
Au départ, j’ai cru comme tout le 
monde que l’esprit européen ou 
occidental était simplement 
incompatible avec le mode de pensée 
japonais et j’ai tenté de comprendre 
pourquoi. Las ! Deux erreurs dans cette 
seule phrase. La première est qu’il n’y 
a pas que les occidentaux qui ont du 
mal à cerner les mœurs nipponnes : 
tout le reste de la planète est 
inlassablement logé à la même 
enseigne ! 
La seconde est qu’après avoir passé 
quelques temps là-bas, vous vous 
rendrez compte qu’il n’est d’entreprise 
plus vaine que d’essayer de percer la 
psyché de l’homme japonais. D’abord 
parce que vous n’y arriverez 
probablement jamais, mais aussi parce 
que cette intrusion peut être 
relativement mal perçue par vos hôtes, 
peu enclins à se livrer ainsi aux 
« gaijin » (étrangers) que nous 
sommes. Et que donc nous resterons, 
tenons-nous le pour dit. 
Et le paradoxe commence ici. 
Effectivement, malgré cette distance 
qui s’impose à vous lorsque vous 
communiquez avec un japonais, vous 
ne pourrez être mieux considéré que 
dans ce pays aux mille visages.  Le 
devoir de courtoisie est ancré si 
profond dans leur culture que tout 
manquement aux préceptes en 
découlant est immédiatement 
considéré comme une faute grave de 
comportement sociétal. Ce que les 
japonais abhorrent par-dessus tout. Il y 
va de leur honneur… et on ne plaisante 
pas avec cette notion là-bas. Le 
pronom « Je » est peu employé au 
Japon. .
BACKSTAGE MAG - N.01 - DÉCEMBRE 2011 - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO

BACKSTAGE MAG - N.01 - DÉCEMBRE 2011 - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO

BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Il sera systématiquement remplacé par 
« Nous ». De sorte que si l’un d’entre eux 
faute ou se déshonore en public, il 
déshonore tout le peuple japonais qui 
comptait implicitement sur lui pour 
perpétrer ses valeurs. Dans le Japon 
traditionnel, l’individualisme est 
irrespectueux. L’égoïsme est vulgaire. Et 
je ne vous parle même pas de 
l’apitoiement sur son propre sort (bien 
connu des français par exemple) : là, on 
entre carrément dans le domaine de la 
honte et de l’infamie. Il n’est pas certain 
d’ailleurs que ravaler perpétuellement 
ses problèmes et sa rancœur soit  une 
solution (Freud n’aurait pas dit mieux !)… 
mais qu’importe : si vous souhaitez faire 
un premier pas vers eux, il vous faudra 
assimiler cela. 
C’est d’ailleurs un effort qu’ils 
remarquent tout de suite et qu’ils 
apprécient grandement venant d’un 
étranger. De même, ne vous fiez pas à 
quelqu’un qui hoche lentement la tête en 
souriant lorsque vous lui posez une 
question appelant simplement un oui ou 
un non en guise de réponse : le japonais 
ne vous dira jamais non (c’est impoli !). 
Le hochement de tête (qui ressemblerait 
donc plutôt à un « oui » chez nous) est 
seulement là pour temporiser… pour 
vous faire comprendre que peut-être, 
vous faites fausse route… et pour que 
vous ayez le temps de réaliser vous-
même que la réponse sera finalement 
non. Si le mouvement de tête n’est pas 
prompt et sec, le plus souvent 
accompagné d’un « Hai ! » très 
énergique… alors ce sera l’inverse de 
« oui ».
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Loin de l’effervescence épileptique des 
mégalopoles comme Tokyo (avec ses 
12,7 millions d’habitants !) ou des 
immenses carrefours urbains que sont 
Yokohama, Osaka ou même Kobe, 
s’alanguit un tout autre Japon, 
emprunt des plus anciennes traditions, 
nostalgique de l’ère pré-Meiji, 
amoureux d’une nature dont les 
saisons ont inspiré un réel mode de 
vie, et regardant avec un détachement 
quelque peu amusé les péripéties du 
monde moderne. 
Dans une ville comme Kyoto, ancienne 
capitale impériale du pays jusqu’à 
1868, vous croiserez sans peine les 
fameuses geishas raccompagnant 
toujours leurs clients jusqu’au taxi et 
les saluant avant de partir. Vous 
pourrez aussi arpenter le chemin de la 
philosophie de Kitaro Nishida en 
méditant devant les pierres 
symboliques du Yin et du Yang. Les 
traditions japonaises se retrouvent 
également dans les haïkus, ces petits 
poèmes dont la concision fait loi ou 
dans le kabuki, théâtre extrêmement 
codifié aux acteurs très maquillés. 
Tradition rime d’ailleurs souvent avec 
discipline au pays du soleil levant. 
Vous n’en trouverez meilleur exemple 
que dans les ryokan, ces auberges 
constituées de bois, de bambou et de 
portes coulissantes aux cloisons de 
papier. Ici, les us et coutumes sont 
quasi-militaires ; on laisse ses 
chaussures à l’entrée durant tout le 
séjour et on revêt le kimono de rigueur, 
on se récure à la brosse (et devant tout 
le monde !) avant de plonger dans le 
bain commun venant des sources d’eau 
chaude naturellement soufrées des 
collines avoisinantes (hommes et 
femmes séparés bien évidemment)… et 
on vous apporte le petit déjeuner à 8h 
tapantes dans votre chambre (pas de 
restaurant), où l’on vous dresse la 
table (très basse !) et l’on attend 
derrière vous que vous ayez terminé 
d’ingurgiter les sushis au thon et la 
salade de poulpe au soja. Sans oublier 
le saké, cela va de soi ! 
BACKSTAGE MAG - N.01 - DÉCEMBRE 2011 - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO

BACKSTAGE MAG - N.01 - DÉCEMBRE 2011 - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO

BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Si vous avez survécu à cette aberration 
culinaire de bon matin, partez flâner 
hors des sentiers battus et allez 
assister aux entraînements non moins 
militaires des sumotoris ou bien 
écoutez un ancêtre vous parler du 
bushido, la fameuse « voie du 
guerrier » des samouraïs. Demandez 
aussi à entrer dans une école de kendo, 
cet art du combat avec bâtons de 
bambous (sur rendez-vous 
uniquement). C’est tout bonnement 
impressionnant. Toutes ces facettes de 
la grande tradition japonaise vous font 
comprendre que la rigueur et la 
discipline sont source d’équilibre et de 
sagesse. Il ne peut en être autrement 
là-bas. En tant qu’occidental, il est 
assez ardu d’y adhérer… et encore plus 
d’y accéder. 
Mais curieusement, après quelques 
semaines baignés dans cet univers, 
vous ressentirez un étrange 
apaisement, un calme durable et une 
sorte de faculté nouvelle à prendre du 
recul sur les choses, à relativiser les 
problèmes qui deviennent de simples 
faits quantifiables et maîtrisables dans 
le temps. Vous vous surprenez à 
devenir intelligents. Toujours humble, 
le japonais vous dira que ça n’est pas 
de l’intelligence, mais de la 
clairvoyance. Celle qui apporte 
l’harmonie de l’esprit. Celle que les 
nippons viennent chercher 
traditionnellement à chaque printemps 
sous les fleurs de cerisiers colorant de 
rose pâle une partie du pays. Et là, 
vous comprenez soudain que le temps 
n’est plus un ennemi après lequel on 
court en vain à coup de Botox, d’I-
phone et de montres digitales qui 
affichent les secondes. Le temps est 
bel et bien un allié. Il remplacera les 
yaourts au bifidus, vous faisant 
paraître bien à l’extérieur… car tout va 
bien à l’intérieur.
Par manque de place, nous n’avons pas 
parlé de photo cette fois-ci mais je 
vous réserve cette partie pour la suite 
du reportage le mois prochain, dans le 
Japon urbain et moderne.
Car il y aura en effet beaucoup à dire 
sur le photographe étranger que nous 
sommes au pays même de la 
photographie ! Dans l’antre de Nikon, 
Canon, Fuji, Sony et les autres… 
Rendez-vous dans un mois ! 
INTERVIEW MODÈLE
           
Photo : FQV Photographe
SIMPLI6TY
Modèle
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Coucou Simpli6ty, ravi de te retrouver 
pour ce numéro de BackStage Mag, on 
a eu l'occasion de te découvrir via 
Facebook et ton book en ligne. 
Raconte-moi ton parcours, comment 
es-tu venue à poser ?
Il y a trois ans j'ai été contactée par un 
photographe amateur pour faire une 
séance photo en studio où j'ai posé 
pour des photos mode, lingerie et avec 
hésitation du nu en me disant que ce 
serait sans doute la première et 
dernière fois que j'aurais l'occasion de 
le faire.  J'ai toujours été attirée par 
les photos glamour, nu, et l'univers du 
Crazy Horse donc je voulais tenter.
Après cela j'ai été remarquée, via les 
photos qui avaient été publiées sur le 
net, par un photographe qui a souhaité 
me rencontrer pour faire une séance et 
par la suite, il m'a présentée à des 
photographes professionnels et tout 
s'est enchainé très vite.
Comment choisis-tu ton photographe ?
Comme on me propose souvent des 
séances pour faire du nu, j'analyse le 
travail du photographe, je regarde à ce 
que ses images ne soient pas trop 
vulgaires et que les modèles soient mis 
en valeur.
C'est devenu un métier ou ça reste une 
passion ?
C'est premièrement une passion, je ne 
souhaite pas que ça devienne un 
métier, j'ai besoin d'un emploi stable. 
Je travaille la semaine et je pose le 
week-end.
Quels types de photos aimes-tu faire ?
J'aime les photos sensuelles en 
lumière naturelle.
Comment te prépares-tu pour une 
séance?
La veille, je prépare mes affaires pour 
être plus cool le jour de la séance et je 
vais me coucher tôt. Le jour même, je 
prévois des vêtements pas trop serrés 
pour éviter les traces de vêtements qui 
prendront trop de temps à s'effacer.
Photo : Jan Scholz
Photo : Yannis Guerrand
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Photo : Steven Lemmens
Photo : Marc Hervouet
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
C'est quoi une séance idéale pour toi ?
Un partage, une séance avec un projet 
commun, un échange de créativité.
J'aime les séances où j'ai l'occasion de 
bouger, faire part de mon imagination. 
Je n'aime pas être trop dirigée, qu'on 
m'impose des styles ou des poses.
Raconte-moi une anecdote lors d'une 
séance photo ?
Il y en a tellement..., Une séance où j'ai 
fait 6 heures de train pour me rendre en 
Suisse, arrivée à 13 heures à Genève, 
j'ai posé tout l'après-midi en étant 
fatiguée par le voyage.
Je logeais à l'hôtel, le lendemain 
séance photo le matin et j’ai repris le 
train en début d'après midi avec des 
retards pour rentrer. Une séance 
épuisante mais je m'y suis vraiment 
amusée.
Une séance photo nue dans la neige, je 
n'avais plus de sensibilité au niveau 
des pieds tellement ils étaient gelés !!! 
Mais je peux dire que je l'ai fait :-)
Des séances photo avec des migraines 
ou enrhumée que je préférais ne pas 
annuler et en voyant le résultat je m'en 
suis très bien sortie, on a l’œil brillant 
lorsqu'on est enrhumée lol
Es-tu déjà tombée sur des demandes 
étranges ?
Comme tout modèle qui pose en nu, je 
pense ; des propositions pour de 
l'escort, fétichiste de pieds, film x, 
recrutement pour salon de massage... 
je m'en passerais bien...
Comment gères-tu la concurrence entre 
modèle ?
Je ne ressens pas de concurrence avec 
d'autres modèles. Je fais mes séances 
de mon côté, je ne suis pas vraiment en 
contact avec d'autres modèles. 
Quels sont les photographes avec qui tu 
as ou tu aimerais poser ?
Je me dis déjà que j'ai beaucoup de 
chance pour toute les collaborations 
que j'ai eu l'occasion de faire.
Tu aimes plus la photo Studio ou en 
extérieur ?
J'aime beaucoup les photos en lumière 
naturelle que ça soit en extérieur ou 
intérieur. Mais j'avoue un peu 
m’ennuyer en studio avec un fond vide.
On voit de plus en plus de modèles 
tourner dans des clips, c'est quelque 
chose que tu aimerais faire ?
Ca ne m'attire pas du tout, je préfère la 
photographie.
Backstage kathmai
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Photo : David Bellemere
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Photo : Walter Barthelemi
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Comment se passe ta vie de modèle vis-à-vis de tes 
proches ?
Je préfère garder cela pour moi, j'évite de mélanger vie 
privée et le milieu de la photo.
Quels sont tes projets à venir ? 
Tous mes w-e pour les deux mois à venir sont déjà 
bookés pour des séances photos, mais vivement les 
beaux jours pour recommencer les photos extérieures.
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Encore beaucoup de projet avec autant de passion :-)
Merci beaucoup pour ce petit moment 
passé avec toi, plein de bonnes choses 
pour la suite et au plaisir de te retrouver 
sur un prochain BackStage Mag
Backstage Mag
Retrouvez toutes les photos de Simpli6ty sur son book en 
ligne 
www.simpli6ty.book.fr
son blog : 
http://simpli6ty.over-blog.com
Photo : Matthieu Sonnet
Photo : Franck Burkhalter
Séance avec Franck Burkhalter / Photo Walter Barthelemi
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
 
Photo : Mike Steegmans avec Cedrino
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
APPAREILS PHOTOS, OBJECTIFS, ACCESSOIRES, LOGICIELS, ETC...
ÇA VA SORTIR...
 
PAR ERIC-RENÉ PENOY
 
Comme promis le mois dernier et pour vous souhaiter de 
bonnes vacances, que vous partiez au ski ou à la mer ; je 
vous ai concocté un comparatif et un dossier poussé à 
l’extrême sur les appareils photos étanches pour vous 
suivre dans vos aventures (Ou bien si vous êtes très gaffeur 
ou que vous en avez marre d’acheter un appareil photo à 
chaque fois qu’il vous arrive de le casser ; certains d’entre 
vous se reconnaitront).
Waterproof, shockproof, dustproof ou encore freezeproof… 
tels sont tous les noms barbares et pseudo techniques qui 
sont censés en mettre plein les yeux et plein le porte-monnaie 
des constructeurs. Toutefois résistant ne signifie pas 
indestructible. Etant dans mon jeune âge un salarié d’une 
grande chaine de magasins spécialisés dans la vente de 
produit multimédia, j’assistais impuissant à l’étonnement de 
mes clients qui s’apercevaient que leur appareil avait subi un 
choc ou un point de pression et que le coût de la réparation 
ainsi que la main d’œuvre coutaient plus chers encore que 
l’achat d’un nouveau matériel.
Deux normes de qualité ont émergé pour fixer un cadre de 
charte qualité, comme pour mieux légitimer la norme de 
solidité et de recevabilité desdits matériels. 
La première norme, notée IEC, définit l'étanchéité à l'eau et à 
la poussière. Les constructeurs précisent généralement la 
profondeur maximum exacte et ce sur l’emballage du produit… 
mais ils oublient plus souvent de nous communiquer la durée 
où le produit ne subira aucune avarie. On trouve l'information 
en petit dans la documentation mais considérez généralement 
que cela n’excède pas plus de 60 minutes.
La seconde norme, notée MIL, décrit la résistance aux chocs, 
causés par une chute. La méthode de test est simple, elle 
consiste à faire tomber le produit comme un crash test en clair 
alors il est bon de surestimer la véracité de ce qui est annoncé 
car malheureusement si vous faites tomber votre APN soit 
disant résistant à une chute de 2 m sur une dalle de béton, 
même à moindre hauteur il se peut fort qu'il ne vous serve 
plus qu’à caller un meuble !
Alors il est temps de passer à du concret, quasiment tous les 
constructeurs se mettent à développer leur produit étanche 
aussi bien Rollei que Canon ou Nikon, en passant par Sony ou 
Panasonic.Ici nous avons pris le parti de privilégier l’optique 
bien évidement. Maintenant pourquoi cette sélection limitée 
dans ce dossier ? Nous avons décidé de privilégier le grand 
angle (28 mm maximum). La principale raison étant qu'une 
courte focale permet de limiter l'impact de certaines 
contraintes du milieu subaquatique et notamment l'effet de 
réfraction qui altère la vision… de l'œil comme de l'objectif. 
Il faut aussi juger la colorimétrie qui prévaut à la fois pour les 
appareils photos étanches que non étanches. Par exemple, les 
couleurs chez Canon sont plus sucrées que ce que donne l’œil 
humain ; chez panasonic les couleurs sont plus acidulées.
Il faut tout analyser pour concevoir un produit qui sera efficace 
en toutes circonstances : la distorsion sur les plans rapprochés, 
la sable, particules en suspension, plancton ou encore bulles 
d'air vont en effet dégrader vos photos (perte de contraste, 
déformations, tâches blanches…), mais aussi la résistance au 
froid , à la neige, l’acquisition du mode moufle (plutôt pratique). 
Les appareils de fabricants comme Canon, Fujifilm, Samsung ou 
encore Casio en 35 voire 38 mm (soit 46 à 50 mm sous l'eau) 
n'ont donc pas été retenus.
Nous avons limité notre choix au Nikon, Panasonic, Sony, 
Pentax et Olympus.
Nikon Coolpix AW100 
Nikon a donc lancé cette année le Coolpix AW100, un petit 
compact conçu pour être le concurrent direct du Panasonic FT3 
et de l'Olympus TG-810. L'appareil est étanche à 10 mètres de 
profondeur et reçoit un objectif avec grand-angle à 28 mm. Il 
est caractérisé par un capteur BSI CMOS de 16 Mpx, ce qui est 
encore rare dans le catalogue des étanches. Il a un vrai look 
baroudeur surtout en finition militaire. Le AW100 possède la 
même électronique que le Nikon S100 clapet coulissant en 
moins. 
Par contre en forte sensibilité il montrera vite ses limites que 
ce soit en photo ou en vidéo. Mais cela est le lot de beaucoup 
d’appareils photos de cette gamme. Le Nikon AW100 filme en 
Full HD à 30 images par seconde. Côté son, la stéréo est bien 
présente mais le rendu sonore manque de restitution : les 
micros sont trop petits et sont sensibles aux échos et à la 
réverbération.
Sony TX10
Le TX10 apparaît comme un compact haut de gamme classique : 
capteur CMOS inversé 16 Mpx, stabilisation optique, zoom 4x 
25-100 mm, vidéo HDTV 1080 son stéréo, mode 3D, écran 
tactile, design épuré... Son "petit" secret, c'est sa fabrication 
étanche et résistante aux chocs. Difficile de distinguer d'un bref 
coup d'œil un TX étanche d'un modèle Sony T classique. 
L'utilisation d'un écran tactile permet de limiter l'éruption de 
boutons, dont le nombre est réduit ici au minimum (mise sous 
tension, déclencheur, vidéo, commande de zoom, lecture). Les 
lignes sont fluides, mais le TX10 n'est pas l'appareil le plus 
agréable à prendre en mains et glisse assez facilement surtout 
à notre ère du tout tactile. La commande de zoom est 
ridiculement petite, mais se manie finalement aisément. On 
peut regretter l'absence de double sécurité (verrouillage) sur 
les trappes (carte/batterie, connexions), d’où le problème de 
sécurisation du produit. Au niveau de l'interface graphique et 
tactile, il est d'un premier abord assez réussi comme les 
produits en général. Et ici, le mode tout automatique fonctionne 
à merveille. En mode rafale, le TX10 est capable d'enchaîner 10 
images en une seconde. Le compact étanche embarque en son 
sein un capteur CMOS BSI 16 Mpx. Une définition importante et 
exigeante en termes de résolution optique mais 
malheureusement la restitution n’est pas au rendez-vous. Le 
mode vidéo proposé par le TX10 est relativement complet : 
définition HDTV 1080 (entrelacé), son stéréo, zoom optique 
opérationnel pendant que l’on filme et autofocus continu assez 
efficace. La qualité est au rendez-vous et la sortie HDMI permet 
de profiter facilement des vidéos.
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Pentax WG1 
Le Pentax WG1 possède 14 Mpx et l'objectif est un 28-140 mm 
périscopique mais pâtit d’une réputation peu flatteuse et son 
manque criant de précision au télé est un gros voir énorme 
soucis. D’autant plus qu’il n'a pas non plus de stabilisation, ce 
qui est plutôt gênant pour un appareil lancé à 299 € (329 € 
pour la version avec GPS) lorsque certains à moins de 200 € en 
profitent. En contrepartie, outre un look original avec une 
taille de guêpe au milieu de l'appareil (le vrai héritier des 
montres G-Shock, c'est peut-être bien lui !). 
Le WG1 tient pour sa part jusqu'à 10 mètres de profondeur. Il 
résiste également à un écrasement de 100 kg : on peut donc 
marcher dessus accidentellement sans le briser. La présence 
d'un module GPS sur le modèle noir (les modèles violet, gris et 
bleu en sont dépourvus) occasionne un surcoût de 30 €. Selon 
votre utilité (et l'efficacité de la puce intégrée, à tester...), 
cela peut être superflu ou très raisonnable.
Panasonic FT3
Le FT2 était une copie quasiment conforme du FT1. Le FT3 
évolue un peu plus. Une petite poignée arrondie apparaît, sur 
laquelle le majeur vient naturellement se reposer ; la molette 
des modes disparaît, remplacée par un bouton, le déclencheur 
vidéo rejoint le déclencheur photo sur le dessus de l'appareil 
(suivant les nouveaux standards de l'ensemble des Lumix) et, 
plus gênant, la commande de zoom passe à l'arrière de 
l'appareil. Au lieu de zoomer de l'index, le majeur et le pouce 
agrippant fermement l'appareil, on doit donc appuyer avec le 
pouce : la préhension du boîtier en pâtit un peu. Mais 
l’esthétique générale rappelle vraiment la lignée posée par 
Panasonic
Au rayon mauvaise nouvelle : l'écran. On retrouve la dalle 6,7 
cm de 230 000 points du FT2. Certes, les angles de vision sont 
excellents, mais la qualité de restitution des couleurs 
notamment des blancs est juste une catastrophe à l'œil
L'arrivée du GPS n'est pas la nouveauté la plus bouleversante 
de l'histoire : celui-ci reste lent à se fixer et draine la batterie 
comme tous les produits Panasonic d’ailleurs.
Bonne nouvelle : le FT3 est rapide au démarrage et bénéficie 
d’une bonne cadence de rafale car le capteur CCD "haute 
vitesse" montre ici ses bienfaits. L'autofocus profite des 
progrès du reste de la gamme, avec une mise au point 
extrêmement rapide en bonne lumière, mais toujours 
nettement plus lente quand la lumière baisse.
L'objectif est identique aux modèles précédents et le capteur 
est un CCD 12 Mpx. La gestion de la sensibilité n'est donc pas 
bouleversante, avec un grain visible à 400 ISO, plus gênant à 
800 ISO (où le lissage devient également visible et où des 
traces violettes apparaissent dans les ombres). Le FT3 filme 
en Full HD. L'image est piquée, le zoom est possible et 
silencieux, l'autofocus continu fonctionne bien. Par contre la 
restitution du son ne se fait qu’en mono stéréo et c’est la que 
çà coince aussi car à ce prix autant s’acheter un caméscope et 
un petit appareil photo étanche moins onéreux. 
En mode vidéo, l’angle horizontal perd quatre degrés et, avec 
le passage aux proportions 16/9, la focale équivalente grimpe 
de 28 mm à 33 mm !
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Bref le marché des appareils photos pour vos vacances revêt 
énormément de références mais il est difficile d’y trouver le produit 
ultime. Pour ma part j’ai un petit faible sur la gamme Panasonic pour 
sa qualité visuelle mais le prix de cette gamme reste très élevé. Je 
miserais donc sur un FT2 d’ancienne génération mais très efficace au 
demeurant. Après pour les fashions addict il reste le Nikon ou le Sony 
qui feront fortes impressions alors amusez vous bien et au plaisir de 
voir vos clichés.
On se retrouve le mois prochain avec encore plus de nouveautés
Eric-René Penoy
Olympus Tough 810
L’Olympus Tough 810 est l’un des appareils étanches, anti-
chocs et résistants au froid, prévus pour accompagner les 
sportifs... et contrer la vague d'appareils étanches présentés 
simultanément par les autres constructeurs. Voici le µ Tough 
810, plus haut modèle de la gamme, qui doit faire face 
notamment à un Panasonic FT3 encore plus résistant et 
présenté ci-dessus. On retrouve la coque en aluminium et les 
finitions impeccables, avec tout de même au moins une 
nouveauté majeure dans ce domaine : il n'y a plus qu'une seule 
et unique trappe, recouvrant l'ensemble du flanc droit et 
masquant batterie, carte mémoire et connexions HDMI et USB. 
La trappe est en outre fermée en force par son loquet, qui est 
lui-même équipé d'un verrou : vous ne risquez pas de l'ouvrir 
accidentellement ! Côté blindage toujours, on note que l'objectif 
est protégé par un volet coulissant lorsque l'appareil est éteint. 
L’interface est sobre et assez bien agencée .
Les gros soucis, celui-ci ne retient pas quel paramètre était en 
cours de réglage. Vous cherchez la bonne sensibilité pour une 
scène délicate ? Vous devrez à chaque fois re-parcourir tout le 
menu rapide jusqu'à la rubrique ISO. De plus il est très long au 
démarrage et fonctionne un peu comme un diesel. Le démarrage 
prend près de cinq secondes L'attente entre deux photos est 
interminable : plus de quatre secondes ! Si vous espériez 
corriger ce problème en passant en mode rafale, oubliez cette 
prétention. Le zoom 5x n'est pas vraiment à la hauteur des 
exigences du CCD 14 Mpx et se fait détrôner par le Sony sur bien 
des points. La gestion du bruit est un peu délicate. De fait, le 
lissage arrive dès 100 ISO, et supprime les courbes de niveau 
passé 200 ISO. À 400 ISO, le bruit est visible et à 800 ISO, 
l'image est inutilisable.
 Le Tough-810 filme en HD 720p. Le son est monophonique et 
quand vous zoomerez on entendra l’activation. L'image est 
correcte, mais il existe mieux et au final, c'est assez standard 
par rapport à ce qui se fait aujourd'hui.
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 Dans les coulisses du monde de la
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Vos coordonnées

 
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Une présentation rapide de vous 
    et votre travail

 
Une sélection de photos
SHOOTING MAKING OF 
          
OLIVIER MERZOUG
BACKSTAGE «INTIMACY»
JENNIFER
PARIS
by Olivier Merzoug Photographer
Photo 01 : 1/125 s à f / 6,3, Iso 1000, 100 mn (EF24-70mm f/2.8L USM)
Photo 2 : 1/125 s à f / 2,8, Iso 2000, 100 mn (EF100mm f/2.8 Macro USM)
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Nous revoilà pour un tout nouveau 
Backstage Shooting. Le mois 
dernier, nous étions avec la belle 
Camille dans un hôtel parisien 
dans des conditions de shooting 
studio avec lumière flash, lightbox, 
etc... Cette fois-ci, je vais vous 
entrainer dans un domaine qui me 
tient particulièrement à coeur : une 
série «Intimacy» réalisée en 
intérieur, avec comme unique 
source d’éclairage la lumière du 
jour. 
Dans ce type de séance, la lumière 
pénètre par toutes les ouvertures de 
la pièce à savoir les fenêtres, les 
portes ouvertes, les baies vitrées, 
etc. Peu importe la superficie de 
l’appartement ou l’exposition de ce 
dernier, c’est le placement du 
photographe et du modèle qui 
influent sur le résultat que l’on 
souhaite obtenir. Les murs, le 
plafond et le plancher jouent 
également un rôle dans le découpage 
de la lumière entrante. Ces éléments 
deviennent de véritables réflecteurs 
et permettent d’obtenir différents 
contrastes et rendus à la photo. 
Avec cette toute nouvelle série de 
photographies réalisées avec 
Jennifer Paris, superbe modèle 
parisienne, je vais vous présenter 
diverses façons de jouer avec la 
lumière et le modèle. Ce qu’il est 
important à savoir sur ce type de 
séance, c’est qu’il faut avoir recours 
à des objectifs à grandes ouvertures. 
Pour ma part, j’utilise mon trio de 
choc à savoir le 50mn 1.4 en  
intérieur, le 100mn et le 70-200 mn 
en 2.8 quand j’ai assez de recul et un 
accès à une baie vitrée ou encore 
mieux une terrasse.
Devant une fenêtre à contre jour…
Sur les photos (3) (4) (6), l’image est 
prise à contre jour. La baie vitrée en 
face de moi diffuse la lumière 
blanche qui la traverse, les rideaux 
jouent le rôle de coupe-flux et 
permettent d’ajuster la surface de 
diffusion. 
Photo 3 : 1/200 s à f / 1,4, Iso 1000, 50mn (EF50mm f/1.4 USM)
Photo 5 : 1/200 s à f / 1,4, Iso 1000, 50mn (EF50mm f/1.4 USM)
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Les murs blancs renvoient 
également la lumière sur le 
modèle. Les draps beiges 
contribuent à donner à l’ensemble 
de l’image une touche légère et 
harmonieuse dans les teintes. 
Bien comprendre et savoir lire la 
lumière d’une scène revient à 
repérer ces différentes zones 
d’éclairage, à évaluer leur intensité 
et à mesurer leur contraste. Le 
choix de positionner le modèle près 
de la fenêtre est volontaire, il 
donne l’effet qu’il se retrouve 
englobé par la lumière, ses 
vêtements contrastent avec l'écrin 
blanc.
Sur de tels contre jours, il ne faut 
pas craindre de brûler certaines 
zones (comme des rideaux blancs 
par exemple) ou qu’une partie du 
visage se fonde également dans 
cette lumière aveuglante ou douce 
suivant son intensité. Cela fait 
partie de la composition de l’image 
et permet de garder de nombreux 
détails dans les zones sombres.
Autre utilisation de la lumière
Sur les photos (1) (2) (7) (10), je 
vais faire l’inverse en utilisant la 
baie vitrée comme boîte à lumière 
sur laquelle le modèle va faire 
face. Malgré un temps d’hiver 
difficile et une lumière uniforme et 
froide, je travail sur la position de 
mon modèle par rapport à la source 
et la répartition de l’éclairage sur 
le corps et le visage. 
L’orientation du visage, face à la 
vitre, est déterminante pour la 
réussite du cliché. La lumière va 
ainsi  s’étaler en dégradé sur le 
relief des joues, de la bouche et du 
reste du corps. Pas directement 
touché par la lumière, le buste et 
le bas du corps forme une zone 
d’éclairage uniforme et sombre qui 
contraste avec la clarté du visage.
La mise en valeur du sujet est 
parfaite dans cette configuration.
Photo 6 : 1/125 s à f / 2,8, Iso 800, 125 mn (EF70-200mm f/2.8L USM)
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Quand la lumière envahit la 
pièce...
Il arrive parfois, en pleine période 
d’hiver, des sursauts de lumière du 
jour qui éclaircissent toute la pièce 
et qui vous donnent le choix dans 
les réglages de votre appareil. Mais 
quand ce n’est pas le cas, vous avez 
la possibilité d’utiliser des 
réflecteurs pour mieux canaliser la 
lumière ou de bien connaitre votre 
boitier pour savoir quelles sont les 
limites à ne pas dépasser. 
Sur la photo (8), j’ai poussé 
l’appareil jusqu’à 2000 iso avec une 
vitesse de 1/125 s et une ouverture 
de 2.8, inutile de vous préciser que 
sur ce type de réglages et pour 
éviter les flous bougés, vous devez 
absolument utiliser un pied et caler 
parfaitement votre appareil avec 
votre main. La télécommande reste 
une option pour déclencher la prise 
de vue même si on finit par perdre 
en spontanéité.  L’idéal est 
d’utiliser des vêtements ou sous-
vêtements claires pour faciliter la 
mise au point de l'appareil.
L’heure de la prise de vue joue 
également beaucoup sur la densité 
de lumière. Je vous 
recommanderais en période d’hiver 
de commencer assez tôt le matin ou 
démarrer très tôt dans l'après-midi. 
La lumière baisse très vite jusqu’au 
moment où il devient impossible de 
canaliser la lumière dans le capteur 
de votre appareil photo.
Utilisation de la fenêtre…
Enfin, et pour en finir avec la 
lumière, un dernier cas de figure où 
je réalise la photo de l’autre côté de 
la vitre ou d’un voilage de rideaux 
pour canaliser la lumière entrante 
et donner un effet fumé à la photo. 
C’est le cas sur la photo (09) sur 
laquelle la vitre reflète le 
quadrillage de la rambarde du 
balcon mais son inclinaison me 
permet de voir à travers et de faire 
la mise au point sur le modèle. 
Photo 8 : 1/125 s à f / 2,8, Iso 2000, 100 mn (EF100mm f/2.8 Macro USM)
Photo 10 : 1/160 s à f / 2,8, Iso 1000, 85 mn (EF70-200mm f/2.8L USM)
Photo 11 : 1/125 s à f / 2,8, Iso 800, 70 mn (EF70-200mm f/2.8L USM)
Voilà, j'ai été ravi de vous livrer une séance «Intimacy» à travers l’exploitation que l’on peut faire de la lumière pour sublimer un 
modèle. Je  vous donne rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle aventure dans le backStage d'un shooting photo.
Retrouvez toutes les photos d’Olivier Merzoug Photographer sur son site 
en ligne : 
www.oliviermerzoug.com
www.facebook.com/oliviermerzoug
Photo 12 : 1/200 s à f / 1,4, Iso 1000, 50mn (EF50mm f/1.4 USM)
CONCOURS BACKSTAGE MAG
  
                   
k
PHOTO 
GAGNANTE
Modeles : Sandie artist et Klara
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GAGNANT DU CONCOURS
THIERRY PHOTO BOOK
Coucou Thierry et toutes nos 
félicitations pour le concours, tu es 
l'heureux gagnant du concours 
Backstage Mag n°04
Comment s'est passé le concours et où 
as-tu trouvé cette idée de photo ?
Le but était de mettre en valeur la 
marque « BackStage Magazine » en 
étant créatif. Apres avoir reçu les 
logos, je me suis dit que tout le monde 
allait partir dans un montage donc j’ai 
décidé de prendre le contre-pied … 
Avec ma femme (maquilleuse et 
modèle) nous avons eu l’idée de jouer 
sur un Make up fluo qui réagit à la 
lumière noire. Le seul problème c’est 
que nous n’avions encore jamais testé 
le rendu et que nous n’avions aucune 
idée du résultat final de la photo… 
Alors nous avons tenté, ma MUA a eu 
l’idée de déstructurer le logo pour en 
faire un « Graph » pour avoir le coté un 
peu décalé « street » avec deux 
modèles un peu dénudées.
Comment es-tu venu à la photographie, 
raconte-moi ton parcours ?
Je suis venu à la photographie il y a 
trois ans à peu près. Ma femme rêvait 
de poser pour un photographe 
professionnel puis en voyant le résultat 
elle a eu le coup de foudre de la 
photo… Cela étant très onéreux tout de 
même je lui ai suggéré de nous acheter 
un appareil photo et que je m’y 
mettrais pour lui faire de belles photos. 
De fil en aiguille, j’ai fait l’acquisition 
d’un meilleur appareil photo puis de 
meilleures optiques et de mon studio 
photo grâce à trois ans de cadeaux 
d’anniversaire et de Noël. Mon 
parcours se résume tout simplement à  
« notre » parcours car sans elle, je 
n’aurais pas commencé et sans son 
soutien je n’aurais pas continué…
Où puises-tu ton inspiration ? Cite moi 
quelques photographes qui 
t'inspirent ?
Ca peut paraître un peu « cliché » mais 
ma première source d’inspiration je la 
dois à ma muse, ma femme… Elle est 
modèle et maquilleuse, je n’avais donc 
besoin de personne pour faire mes 
armes, elle m’inspirait tout 
simplement. Je n’ai jamais ouvert un 
bouquin de photographe, je ne connais 
donc  Hamilton et Doisneau que de nom 
sans avoir parcouru toutes leurs 
œuvres… Les photographes qui m’ont 
inspiré c’est tout ceux dont j’ai fait la 
rencontre, pro ou amateurs, avec qui 
j’ai échangé sur la photo, sur leur 
façon de voir la photo et les choses et 
pour cela je les remercie, tout cela 
vaut bien plus que lire une biographie 
d’un photographe mort ou lire un 
bouquin « apprendre la photo pour les 
nuls ».
Comment définirais-tu ton style de 
photos ?
Je fais de la photo « beauté » du moins 
j’essaie de retranscrire ce que mon œil 
voit ou imagine à travers un modèle, 
j’essaie de faire ressortir l’âme du 
modèle à travers la photo…
Tu as des petits secrets que tu 
aimerais partager avec nos lecteurs ?
Si vous aimez la photographie, que 
vous soyez modèle ou même 
photographe, que vous soyez pro ou 
encore amateur, que vous soyez 
soutenu ou non par vos proches (je sais 
que très peu de modèles sont  
soutenues par leurs proches par 
méconnaissance du milieu), surtout ne 
lâchez pas, si c’est ce qui vous fait 
frissonner, si ca vous manque quand 
vous vous arrêtez, alors vivez votre 
passion jusqu’au bout.
Quels sont tes projets à venir ?
Pourvoir simplement continuer à faire 
ce que j’aime faire, photographier, 
rechercher la beauté dans chaque 
chose… Continuer de collaborer et 
d’échanger avec des modèles et 
photographes, peu importe leurs 
statuts.
Retrouvez les photos de Thierry Book 
Photo sur :
Site :
http://www.thierry-photobook.fr
Page facebook : 
http://www.facebook.com/
thierry.photobook
Sandie Artist : 
http://www.sandieartist.book.fr
INTERVIEW PHOTOGRAPHE  
AIDAN
PhotoGraffeuse
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Coucou "Aidan PhotoGraffeuse", ravi 
de te retrouver pour ce numéro de 
BackStage Mag, on a eu l'occasion de 
découvrir ton magnifique travail sur 
Facebook et se rencontrer 
dernièrement lors de mon expo 
parisienne
Raconte-moi ton parcours, comment 
es-tu venue à la photographie ?
Bonjour Olivier, j’aimerais avant de te 
répondre souligner qu’effectivement je 
te connais à travers tes images et ton 
humilité,  c’est avant tout ce qui me 
donne envie de te répondre et de 
partager mes travaux avec toi, je suis 
une personne qui fonctionne au cœur.
Parler de moi ce n’est pas ce que je 
fais de mieux, ce n’est pas le plus 
intéressant aussi, disons que j’ai une 
âme artistique depuis mon plus jeune 
âge, j’ai commencé par l’expression 
corporelle (danseuse Pro), livrer sa 
personne aux autres demande 
beaucoup de courage et de dévotion… 
je me suis essoufflée d’être sur le 
devant de la scène, j’ai donc quitté le 
domaine artistique pendant quelques 
années pensant que ma sensibilité 
aurait raison de moi si je continuais… 
Mais comment renier ce que l’on est ? 
La photo s’est imposée à moi, comme 
une évidence, une récompense. J’ai 
commencé par des autoportraits, une 
sorte de photothérapie, mais la vraie 
réponse fut de capturer l’image des 
autres…
Aujourd'hui tu vis de la photo ou ça 
reste une passion ?
Grande question (sourire) j’ai donc 
envie de te répondre que je pourrais en 
vivre, j’en prenais clairement la 
direction.  J’observe énormément, les 
gens, la vie, les choses et il y a 
certains chemins que je ne souhaite 
plus prendre, notamment celui de la 
facilité. Et oui que veux tu, une ex 
danseuse en MoonWalk permanent 
(rire). 
J’ai pris le parti de faire de la photo qui 
s’apparente à de la photo artistique, 
par choix, c’est celle qui me parle, pas 
forcément celle qui se vend.
Tu es une véritable spécialiste du 
portrait avec un traitement bien 
spécifique, dis-moi en plus…
Je suis une humaniste, quoi d’autre 
que le portrait ? J’aime aller fouiner au 
fond des gens, des yeux, des âmes. J’ai 
découvert sur les traitements que plus 
je contrastais mes images, plus je 
donnais du relief aux sujets. Je pense 
que l’objectif est de faire vivre mes 
photos.
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D'ailleurs, comment choisis-
tu tes modèles ?
Je n’ai pas ce poids (tant 
mieux) ils viennent souvent à 
moi, je me contente de faire la 
sélection selon mes besoins. 
J’en profite pour les 
remercier, encore et toujours. 
Sans eux, je ne suis rien.
Raconte-moi une petite 
anecdote avec l'une d'entre 
elle...
Je n’ai pas d’anecdote 
particulière, mais puisqu’il en 
faut une, je te livre celle-ci. 
Dans les images que tu 
possèdes de moi tu trouveras 
le corps nu d’une femme, 
chaque fois que je montre ses 
photos, la pensée commune 
est qu’elle a un corps parfait 
(et non refait, je précise) et 
bien sache que cette jeune 
femme se trouvait tous les 
défauts du monde ou presque.
Monsieur  St Exupéry vous 
aviez donc raison « la beauté 
est dans l’œil de celui qui 
regarde » et le miroir de cette 
jeune femme est un sacré 
menteur… Comme pour 
beaucoup d’autres…
Comment prépares-tu une 
séance ?
Sans mentir je ne prépare 
rien, je veux que cela reste un 
échange. Je ne suis maitre en 
rien, j’arrête juste un instant 
de ce qu’on me donne.
C'est toi qui définis les 
thèmes ?
Souvent j’ai des envies… Si 
l’on vient vers moi, j’appelle 
çà une commande, par 
conséquent je deviens 
prestataire. Pour mes travaux 
perso çà reste des sujets 
choisis par mes soins, 
toujours sur le principe de la 
collaboration.
Tu travailles essentiellement 
sur quels matériels ou 
logiciels ?
J’ai un D700 de chez Nikon, 
avec des objectifs de la même 
marque 24-70 mm (f2.8) et 
50mm (f1.8), mais je tends à 
n’avoir que des focales fixes, 
je préfère leur grain. J’avoue 
avoir flash, réflecteur, boite à 
lumière…. Que je n’utilise pas. 
90% de mes images sont 
faites en lumière naturelle. 
Pour les logiciels c’est 
Photoshop et lightroom.
T'es plutôt Photographe de 
Studio ou autres ?
Je suis plutôt une 
photographe qui cours après 
le soleil, alors dedans ou 
dehors pourvu que le soleil y 
soit (sourire)
Où puises-tu ton inspiration ?
J’ai une sensibilité exacerbée, 
un buvard, une empathie 
débordante, ce sont les 
raisons pour lesquelles je suis 
si sauvage, une façon pour 
moi de me préserver des 
autres. L’inspiration elle se 
trouve dans la vie.
Tu as des petits secrets que tu aimerais faire 
partager avec nos lecteurs ?
Non le secret on l’a en soit, j’invite chaque 
personne à trouver ce qui lui correspond 
vraiment. Pas ce qui plait ou ce qu’il est bien de 
faire… Juste ce qui nous ressemble.
Des projets d'expositions ou de parution 
magazine ? 
Oui j’aimerais vraiment pouvoir le faire dans les 
mois à venir,  une expo. Il va juste falloir que je 
me fasse violence. Aller à la rencontre de ceux 
qui voient tes travaux, me semble tellement 
difficile, devoir discuter de ma sensibilité,  peut-
être l’expliquer aussi, me parait insurmontable.
J’aimerais parfois trouver le prétexte que je suis 
muette (sourire). L’art devrait savoir se passer de 
commentaire, c’est pour ça qu’on l’utilise il me 
semble.
Quels sont tes projets à venir ?
Allez petit aveu, puisque tu le sais.  J’attends la 
plus belle chose au monde, une fabuleuse 
création, Un enfant, le premier. Il est une grande 
remise en question pour moi, peut être un 
changement de cap, un autre regard sur la vie… 
Photographiquement parlant aussi, je suis donc 
curieuse de voir les sujets que j’aurais envie 
d’aborder par la suite, les choses que j’aurais à 
dire. Des projets j’en ai pour plusieurs vies, je 
suis une espèce de ressort, je n’arrête pas de 
rebondir.
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Tu sais sur mon site je dis une phrase… « Chaque 
jour j’apprends à devenir ce que je suis… » Et ça 
me va bien.  Vous pourriez peut être me souhaiter 
que ça continue…
Merci beaucoup pour ce petit moment passé avec 
toi, plein de bonnes choses pour la suite et au 
plaisir de te retrouver sur un prochain BackStage 
Mag
Retrouvez toutes les photos de 
Aidan PhotoGraffeuse sur son site en ligne 
www.aidanphotograffeuse.com
, 
et son book 
www.aidan.book.fr
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
REPORTAGE
  
                   
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
ÊVéritable dénicheur des tendances à 
venir, le créateur-styliste de mode 
sublime les silhouettes par ses 
créations, vêtement, accessoire, 
lingerie... des plus sages aux plus 
glamours. Une invitation au rêve, un 
hymne à la beauté…
Dans le monde entier, quand on pense 
à Paris, on pense à la mode. Un nombre 
incalculable de magasins  propose tout 
ce qui se fait de mieux en matière de 
vêtements, chaussures, accessoires… 
A Paris, c’est tout le prêt-à-porter avec 
son univers de boutiques chaleureuses, 
de marques abordables. Femmes, 
hommes, enfants… chacun trouvera 
son style. Jeune, sport, branché, 
ethnique ou plus classique, Paris est 
l’endroit idéal pour peaufiner son look 
ou s’en créer un nouveau !
LuxeParis ne serait pas Paris sans la 
magie et le talent des maîtres de la 
haute couture et du luxe. Chaque 
année, leurs défilés créent l’événement 
et leurs créations illuminent l’avenue 
Montaigne ou la rue du Faubourg Saint-
Honoré.
Feutrées ou baroques, les vitrines de 
leurs superbes boutiques sont un 
hymne à la beauté des femmes, un rêve 
mêlant étoffes précieuses, parfums 
raffinés et bijoux flamboyants. Ici, le 
vêtement ou l’accessoire se font 
œuvres d’art, élégantes ou 
extravagantes, pour l’éclat de votre 
garde-robe, ou tout simplement pour le 
plaisir des yeux
Le métier du stylisme ou de la haute 
couture est un art.  Les stylistes 
s'émancipent et deviennent les 
couturiers de l'industrie. Ils prennent 
le nom de créateurs de mode et lancent 
depuis les années 80 des défilés de 
plus en plus spectaculaires.
Croquis, choix des couleurs, tissus, 
motifs et techniques, modélisation 
informatique, coordination d'équipe... : 
le créateur-styliste est un véritable 
chef d'orchestre de sa collection, de sa 
conception jusqu'à sa mise en 
production... en ne perdant pas de vue 
la démarche marketing indissociable à 
la mode.
PARIS ET SES CRÉATEURS-STYLISTES DE MODE
LE COIN DE LA MODE
Par Camille Chambelland
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Les Boutiques-Ateliers des Créateurs 
de modes.
Ils ont tous des parcours différents, 
certains débutent d'autres connaissent 
les défilés, les collections, ils ont 
travaillé pour les grands noms de la 
mode, crée des lignes pour les grandes 
marques et un jour ils ont décidé que 
c’était fini: “c’est dur de travailler pour 
les autres quand on est créateur, on 
peut y perdre son talent” c’est en 
résumé ce qu’ils ressentent. 
Mais comment tenir face à cette grosse 
affaire industrielle qu’est devenue la 
mode?  
En tournant résolument le dos au star 
system, à la pub, ces créateurs ont 
choisi des petites rues de Paris  pour y 
installer leurs boutiques-ateliers et 
l’idée fait son chemin, de nouveaux 
adeptes viennent les rejoindre chaque 
année pour le plus grand bonheur de 
leurs clients. Ces artisans d’art de la 
mode ont du style, de l’élégance, à 
nous de les rencontrer. 
Un fort tropisme Rive Droite les anime: 
Des noms tel que  Francis Miller et son 
complice Patrick Bertaux (17 rue 
Ferdinand Duval, Paris 75004)  Libertin 
Louison (1 rue Ferdinand Duval), jeune 
styliste né à Tel Aviv avec Chikako 
Kaku, Japonaise,  Irena Gregori (11 rue 
Ferdinand Duval).
MAKINF OF CLIP VIDÉO
   
GUILLAUME COSSON
  
 
ORLÉNA BE
FILMBOOK 2012
POUR CE MOIS DE MARS, C’EST ORLÉNA BE QUI EST À L’HONNEUR. 
ELLE EST ORIGINAIRE DE MARTINIQUE ET VIENT TOUT 
JUSTE DE S’INSTALLER À PARIS. 
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Histoire
L’histoire est simple. Une femme prend 
en photo avec un polaroïd une personne 
qui est hors champ et qu’on suppose 
être un homme. Le film est tourné de 
façon «très clippé» à la manière d’une 
pub. J’ai essayé de créer un petit 
univers avec les néons qui reviennent à 
la mode.
Le lieu
Nous avons eu la chance de tourner à 
l’Ideal Hotel Design, un bel hôtel qui se 
situe dans le 14ème arrondissement de 
Paris. Ils ont plusieurs chambres avec 
des décors différents, ça va du baroque 
design aux années 70 avec le fameux 
fauteuil boule et le papier peint orangé. 
J’ai pris une chambre avec un parquet 
noir, une gigantesque reproduction de 
photo de femme sur le mur et un 
mobilier baroque revisité. 
L’équipe
Sur ce tournage nous étions 3 dans la 
chambre ou plutôt 2 et demi ! Il y avait 
Orléna, moi au cadre et Loutfi aux 
béquilles ! … rupture des ligaments 
croisés, ça fait mal. Loutfi a quand 
même réussi à faire quelques photos 
de backstage pour immortaliser le 
tournage.
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Le tournage
Nous avions 5h pour tourner tous les 
plans et libérer la chambre. Orléna a 
été habillée avec une robe de Julien 
Bonnet, un créateur de talent avec qui 
je travaille régulièrement. Nous 
n’avons pas eu de maquilleuse à cause 
d’une épidémie de grippe qui a rendu 
indisponibles toutes les maquilleuses 
de Paris ! 
Orléna s’est débrouillée toute seule 
pour le make up. Pour certains plans, 
j’ai demandé à Orléna d’imaginer 
qu’elle était avec un super beau mec et 
qu’il fallait qu’elle le regarde avec 
passion. On a dû recommencer parce 
qu’elle me regardait ! (rires) Bref, elle 
a bien joué le jeu et elle passe très bien 
à l’image. Toute la beauté des îles dans 
un seul corps…
Le son
Après de longues recherches pour 
trouver la bonne musique, je suis 
tombé sur un titre de Jazzanova qui fait 
étrangement penser à du Barry White. 
Le morceau s’appelle «Rendez-vous» et 
j’ai trouvé qu’il collait parfaitement à 
l’ambiance un peu sensuelle et classe 
du film.
Techniquement
J’ai tourné avec un Canon 7D et mes 
objectifs Nikon ! Et oui c’est possible 
avec une bague d’adaptation très chère 
pour ce que c’est ! Bien évidement je 
perds l’autofocus. Mais quand on 
tourne la mise au point se fait toujours 
avec un Follow Focus, donc 
manuellement. La configuration 
lumière était assez simple avec 3 
sources + les néons de couleur. J’ai 
utilisé une boite à lumière en source 
principale, une fresnel en découpe et 
une fresnel dirigée sur un réflecteur au 
sol. Il y a eu sur ce film pas mal de 
travail de post-production. Un travail 
d’étalonnage pour avoir une belle 
tonalité des tons chairs. Je voulais une 
ambiance à la fois désaturée et en 
même temps avec des touches de 
couleur données par les néons. J’ai 
rajouté tous les effets de halos colorés 
qui donnent un peu plus de vie à 
l’image et qui sont cohérents par 
rapport au concept du néon.
J’ai recréé certains néons en lévitation 
et je les ai placés dans les plans 
tournés en gardant la profondeur de 
champ et le mouvement de caméra. 
J’ai modélisé ces néons dans un 
logiciel de 3D (Cinema 4D). 
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Modèle : Jade
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Vous pouvez regarder le portrait d’Orléna Be  sur ce lien : 
https://vimeo.com/37393400
Et découvrir «Portraits de Femmes» sur la page Facebook : 
https://www.facebook.com/pages/Portraits-de-Femmes/
164513966970143
Retrouvez toutes les réalisations de Guillaume Cosson sur son site 
en ligne : 
http://www.reactive-zone.com
http://vimeo.com/gcosson/videos
SUR LE VIF
                            
SYLVAIN HARRISON
Traders à l’heure d’une rare pause cigarette,  
chacun des protagonistes assouvit le manque et 
évacue un peu le stress de la salle des marchés.  
Au-delà de la perspective intéressante crée par 
l’architecture c’est bien sûr la jeune femme qui 
a attiré mon attention.  Presque boudeuse, elle 
tourne le dos aux hommes comme pour 
échapper à un environnement professionnel trop 
masculin. La photo fut faite avant qu’elle ne 
remarque ma présence.
SYLVAIN HARRISON
La sensibilité et la soif de vie m’ont donné en 2007 l’audace de 
quitter ma carrière tracée de cadre international ainsi que mon 
confort matériel mais cette décision salvatrice m’a permis de 
me révéler, de devenir moi-même, de trouver passion de faiseur 
d’images, la photographie s’est imposée à moi comme une 
évidence sur mon chemin de vie,  je suis devenu photographe !
A mes yeux l’acte photographique va bien au-delà de la seule 
image… je photographie dans l’instinct de l’instant, le plu 
souvent fugacement  et vis avec intensité ce que je vous offre à 
voir. Au-delà d’être un moyen d’expression la photo est pour 
moi un formidable moyen de communication, riche en 
rencontres et expériences nouvelles.
L’image devient alors l’empreinte, le témoignage d’un moment 
de vie vécu et ressenti. La diversité de mon travail interpelle 
parfois, elle est le reflet de mon grande ouverture d’esprit. A 
mon sens il n’y a pas de hiérarchie dans les genres 
photographiques, chacun d’eux fait vibrer des cordes 
différentes en moi et nourrit ma passion de l’image.
Aujourd’hui mon travail est résolument tourné vers l’humain. 
Qu’il s’agisse de suivre les sapeurs-pompiers en intervention, 
de magnifier la liberté au féminin, de suivre un mariage sous un 
angle photo-journalistique ou bien encore de poser mon regard 
sur la diversité humaine de la ville de Londres.
Basé dans le Sud-Ouest, Sylvain Harrison se déplace partout en 
France pour des commandes de reportages, de portraits, de 
mariages artistiques et de books modèles/mannequins. Ses 
clients : entreprises, institutionnels et particuliers. 
Infos Exposition de Bordeaux
« Escape to London » (15 tirages grands formats). Exposition 
organisée par le Conseil Régional de l’Aquitaine. Hôtel de la 
Région Aquitaine - Bordeaux. Dates : 5 juin au 31 juillet 2012
London 
Street Photography
Liverpool Street Station, les flux et 
reflux des trains de banlieue y 
déversent chaque matin une marée 
humaine qui s’empresse de gagner son 
poste de travail dans la City. Comme 
chacun le sait les gares sont aussi les 
points névralgiques des départs et 
séparations. Ce couple protégé dans 
sa bulle sentimentale et charnelle 
était totalement hermétique à 
l’agitation qui l’entourait et aux 
regards posés sur eux, avec envie 
peut-être.  La longueur des baisers de 
ces amoureux me laissa, pour une 
fois, tout le temps de faire l’image.
C’est bien de Londres qu’il s’agit mais j’aurais pu faire la même photo à Harlem. Henri Cartier-Bresson a dit : « si votre photo est mauvaise 
c’est que vous n’étiez pas assez près », à méditer…  pour ma part tant que cela est possible j’aime m’immerger près du sujet et travailler 
au 24 mm avec des lumières rasantes.  Le regard peu chaleureux de la femme située à droite de l’image ne vous échappera sans doute 
pas… De toute évidence cette photo traduit la diversité humaine que l’on rencontre à Londres. 
Attiré par les reflets de la ville dans 
le pare-brise de ce bus, j’ai 
rebroussé chemin sur le passage 
piéton que je traversais, le temps de 
faire une photo fugacement avant 
que le bus ne redémarre. 
Ce n’est qu’après que j’ai découvert 
l’expression lasse, blasée ou 
rêveuse  du chauffeur. De toute 
évidence cet homme n’est pas à sa 
place dans ce bus tant il semble 
s’évader… vers le pays de son 
enfance ? La maison de ses rêves ? 
Cette passagère si belle ? Ou tout 
autre chose…
Au cœur de la City, ces traders ne se séparent jamais de leur Blackberry qui crache les indices boursiers et leur permet de passer des 
ordres même le temps de fumer une cigarette, leur stress est palpable à travers ma photo je trouve.  Dans image j’aime la répartition 
des personnages qui permet des contrastes forts, très absorbés ils n’ont pas remarqué ma présence, j’ai shooté au ras du sol.
Cette photo illustre bien la relation de 
proximité qu’ont les anglais avec leur 
police. Le Bobby n’est pas en train de 
dresser un P.V  mais en train de 
prendre des notes,  l’histoire est donc 
laissée à l’imagination…
7h00 du matin, première cigarette sur la terrasse de l’appartement de mon fils. Vue imprenable sur Southampton Row, servie par la 
lumière matinale l’atmosphère me rappelle certaines peintures d’Edward Hopper. Les trottoirs sont déserts en ce samedi matin, j’attends 
la « bonne personne »… Une silhouette vaporeuse apparait alors au loin, serait-ce elle ? Oui nul doute, j’attends bien entendu que cette 
gracieuse passante se trouve dans la lumière pour appuyer, il n’y aura qu’un cliché : le bon. Le taxi imprévisible est venu parfaire l’image.
SYLVAIN HARRISON
Site :
 
www.sylvainharrison.fr
E-mail :
 
contact@sylvainharrison.fr
Tél : 06.72.08.70.15
QUAND LE NU DEVIENT UN ART
   
CAROLE CARAMELLE
RENCONTRE
 
AVEC 
MARTIAL 
LENOIR
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Bonjour Martial, ravie de t’accueillir 
pour ce 4ème numéro de BackStage. 
Nous nous sommes rencontrés à 
Bordeaux il y a quelques mois autour 
d’un délicieux repas pris en terrasse. 
J’ai pu apprécier l’homme que tu es 
avant de découvrir ton talent de 
photographe et aujourd’hui je suis 
très heureuse de pouvoir mettre en 
lumière ton travail au travers de ma 
rubrique… Tu es prêt à passer sur le 
grill de l’interview ^^  … alors c’est 
parti !!!
Comment es-tu venu à la 
photographie… et qu’est ce qui t’a 
donné envie de faire de la photo ?
Aie, ça commence par une question 
complexe. Disons que je m’y suis mis 
tard. Jusqu’à l’âge de 30 ans, je n’avais 
jamais touché un appareil photo de ma 
vie, même pas un compact, c’était un 
média qui ne m’avait jamais intéressé. 
Puis j’ai trouvé un vieil appareil de mon 
père dans le garage, et ça a été comme 
un coup de foudre. C’est devenu une 
drogue et ça fait un peu plus de 10 ans 
que j’y suis accro.
Quelles sont tes sources 
d’inspirations et tes photographes 
favoris ?
Je suis plus amoureux de peinture que 
de photo. J’aime les grands classiques 
Rembrant, Le Caravage, Veronese, et 
tous les grands classiques Hollandais 
du 16ème au 19ème. Après dans les 
contemporains il y a Egon Schiele, 
Modigliani, Hopper (pour la lumière), et 
j’en oublie bien sûr. Du coté de la 
photo, j’aime ceux qui font des images 
qui ne ressemblent qu’à eux, et qui 
sont beaucoup plus dans la destruction 
de l’image, que dans photoshop. Entre 
autre Paul Von Borax qui est un fou 
génial, et puis les classiques, Jan 
Saudeck, Sarah Moon, Peter Vidckins
Pour toi la photo c’est une passion ou 
un métier, voire les deux ?
Au début comme je l’ai dit c’était jute 
une passion. Aujourd’hui j’en vis. Mais 
j’essaie le plus possible de garder 
l’aspect ludique, et je fais le moins 
possible de commande.
Comment définirais-tu ton style de 
photos et qu'est-ce qui fait une 
« bonne image » selon toi ?
Une bonne photographie, je dirais que 
c’est le court métrage absolu. Une 
histoire sur une image, sans sous titre, 
sans explication, sans bruit. C’est en 
tous cas ce que j’essaie de faire avec 
mes images.
« Pompe Pompe Girl »
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Tu es plutôt Photographe de studio ou 
autres ?
Au début je ne faisais pratiquement que 
du studio, aujourd’hui je travaille 
presque exclusivement en lumière 
naturelle, je suis assez fainéant, et il y 
a donc moins de matériel à utiliser, et 
surtout à ranger.
Quel est ton matériel de prédilection, 
quels objectifs photos ou logiciels de 
retouches utilises-tu ?
J’ai longtemps travaillé (et encore 
aujourd’hui), en argentique et en noir et 
blanc, donc la retouche ce n’est pas 
mon truc. Et j’ai horreur d’emmener du 
travail à la maison. Donc presque tout 
est fait à la prise de vue. Je suis 
toujours en focal fixe. Et je n’ai que 2 
objectifs sur mon RZ 67 (un 90 et un 
14O macro), et sur le 5D j’ai un 35 mm, 
un 50, et Un 85.
Tu as des petits secrets que tu 
aimerais partager avec nos 
lecteurs ou quelques conseils pour 
ceux qui débutent dans le monde de 
la photo ?
Comme je le disais tout à l’heure, 
surtout se simplifier le plus la vie 
possible, et passer le moins de temps 
possible sur l’ordinateur. Mon premier 
professeur me disait toujours « si tu 
dois passer plus de 20 minutes à 
retoucher ton image, c’est que tu as 
raté ta prise de vue. » J’essaie au 
maximum de m’y tenir. 
Après le vrai secret, c’est faire des 
images, faire des images, faire des 
images…
Comment se déroule une séance 
photo avec toi ?
Avant chaque séance, quel qu’en soit le 
thème, et encore plus avec la loge, je 
passe beaucoup de temps à discuter 
avec le modèle. Je suis au départ 
portraitiste, et ce qui m’intéresse c’est-
ce que va pouvoir donner le modèle 
dans son expression, et la personnalité 
qu’elle peut apporter à mon univers. Et 
c’est quand le mélange des deux 
fonctionne que l’image se crée. 
Alors généralement je leur laisse 
beaucoup d’espace au départ pour 
s’exprimer, pour que la confiance 
s’installe, puis petit à petit, l’énergie 
se canalise dans des choses de plus en 
plus petite. Et c’est souvent quand le 
modèle a l’impression de ne plus rien 
faire, que la personnalité s’exprime et 
que le sentiment dégagé par la photo 
devient fort.
Et les modèles, tu les trouves où 
généralement ?
Au début, je travaillais avec des 
connaissances, mais on a vite fait le 
tour, après j’ai fait le tour des agences 
de mannequins et j’ai commencé à faire 
des tests. Maintenant ce sont surtout 
des rencontres soit au quotidien, soit 
par des conseils d’amis photographes.
C'est quoi ton modèle type ?
L’avantage avec les séries que je 
fais c’est qu’l n’y a pas de 
modèle type. Je peux travailler 
avec tous les types de physiques 
(particulièrement pour la loge). 
En fait j’aime surtout les 
personnages, les gens atypiques.
Raconte-moi une petite 
anecdote avec l'une d'entre 
elle…
Je n’ai pas en tête d’anecdote 
très précise. Ce qui m’a souvent 
surpris, c’est quand je prends 
des modèles qui n’ont jamais 
posé nues, et qui, pudiquement, 
au début de séance se cachent 
pur se déshabiller ou se changer. 
Puis en fin de séance ne 
s’aperçoivent même plus 
qu’elles se baladent nues dans 
tout le studio, ou qu’elles 
oublient de se rhabiller quand on 
fume une cigarette en discutant. 
Et je me garde généralement bien 
de leur signaler.
Tu fais appel à des 
maquilleuses, styliste ou 
autres dans tes clichés ?
Au début quand je faisais de la 
mode je travaillais avec une 
équipe type maquilleur, coiffeur, 
styliste. Aujourd’hui je suis de 
plus en plus solitaire, et j’aime 
travailler dans l’intime. D’autant 
plus que je suis motard, alors 
une fois que le modèle monte 
avec moi il ne reste plus 
beaucoup de place pour le reste 
de l’équipe.
En dehors de la photo de 
modèle, il y a d'autres types de 
photos que tu fais ou aimerais 
faire ?
Cela va peut être paraître bizarre, 
mais depuis 2 ans je travaille sur 
une série de photos de vaches 
que j’ai appelée: Portrait bovins 
». Tout en noir et blanc 
argentique. Et je compte bien 
continuer cet été.
Tu as déjà exposé ou aimerais 
le faire ?
J’expose régulièrement en 
galerie et divers festivals. Cela 
fait entre autre 3 ans que je 
participe au festival de nu à 
Arles. Maintenant ce que 
j’aimerais c’est m’exporter un 
peu plus. En ce moment je louche 
beaucoup du coté de Berlin.
Quels sont tes projets à venir et  
que peut-on te souhaiter pour 
la suite ?
En ce moment je suis surtout 
concentré sur la sortie du livre 
de « la loge des rats », Et puis je 
dois préparer 2 festivals à venir, 
alors pas trop d’espace pour la 
création.
Pour finir, 2 mots qui te 
viennent à l’esprit qui 
définissent ta relation à la 
photographie ?
Regretteur d’hier… « Qui voudrait 
changer le sens des rivières… » 
Merci pour cette jolie rencontre 
artistique Martial et pour t’être 
ainsi livré aux lecteurs de 
BackStage…  Je te souhaite 
beaucoup de réussite dans tes 
projets à venir, expos et travaux 
photographiques et surtout 
n’hésite pas à nous tenir 
informés de ton actualité que 
nous nous ferons un plaisir de 
relayer… 
Vous pouvez retrouver Martial et découvrir d’autres magnifiques images en suivant le lien ci-joint :
www.martiallenoir.book.fr
INTERVIEW MAKE-UP 
          
Photographe : ANDREA SHARNEMO / Styliste :  YOKAI 
ELOSE
 
maquilleuse
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Bonjour Elose, ravi de te retrouver pour 
ce numéro de BackStage Mag,
J'ai eu l'occasion de découvrir ton 
travail sur Facebook et à travers 
quelques modèles.
De quelle région es-tu ?
Bonjour Olivier, je suis d'Ile de France, 
de l’Essonne plus précisément, proche 
de notre belle capitale
Tu es maquilleuse professionnelle, 
raconte-moi un peu ton parcours ?
J'ai fait des études tout d'abord de 
communication  pour me diriger 
ensuite vers une formation supérieure 
d'esthétique, donc j'ai enchainé 
plusieurs formations dans le milieu de 
la beauté pour ensuite me spécialiser 
dans le secteur du maquillage. 
C'est plus rare de voir des garçons 
dans cette activité, dis moi en plus…
Plus rare un tout petit peu mais il y en 
a de plus en plus, après t'en dire plus, 
je pense que c'est parce que le métier 
de maquilleur a été beaucoup féminisé 
pendant des années ! Maintenant c'est 
bien de voir des garçons dans cette 
activité ça change !
C'est une passion ou un métier, voire 
les deux ?
C'est avant tout une passion depuis 
bien des années, même toute petite je 
maquillais mes poupées, mais 
aujourd'hui c'est aussi mon métier.
Quels types de maquillage aimes-tu 
réaliser ?
Je suis plutôt fan des teints « nude », 
et plutôt accentués par de belles 
couleurs pour faire ressortir le regard 
et une bouche bien dessinée, j'apprécie 
de mettre le mannequin en valeur, faire 
ressortir ses traits et non la cacher par 
plusieurs couches. J'adore aussi me 
mettre de nouveaux challenges pour 
toujours aller plus loin dans ma 
créativité.
Photographe : Fred do Brasil
Modèlé :  Salomé et Jennifer
Backstage Fred do Brasil
Photographe : ANDREA SHARNEMO / Styliste :  YOKAI 
BACKSTAGE MAG - DANS LES COULISSES DE LA PHOTO ET DE LA VIDEO
  
Y a-t-il des choses que tu aimerais 
expérimenter ?
Je suis toujours curieuse d'apprendre 
donc de suivre les nouvelles 
tendances, j'aimerais avoir bientôt 
l'occasion de m'offrir un aérographe 
pour réaliser de nouveaux maquillages 
avec des effets de motifs et reliefs. 
J'aimerais aussi prévoir des shootings 
nail art pour avoir un support 
supplémentaire à mes compétences. 
J'aime me lancer de nouveaux 
challenges.
Comment prépares-tu une séance ?
Je me fais toujours une planche make-
up qui me sert d'inspiration, je prépare 
ma grosse  valise avec tous ce qu'il 
faut même si je ramène toujours plus 
que prévu mais je préfère (plus de 
choix). Niveau organisation on me dit 
souvent que je suis un peu trop 
organisée, tout est noté, je me balade 
avec ma petite tablette partout, ma 
fiche type de ma journée, nom de 
photographe, modèle, photos de leur 
site, le type de make up, l'itinéraire. 
Mais j'arrive toujours à avoir peur 
d'oublier quelque chose ^^
Tu travailles essentiellement avec des 
photographes, as-tu déjà travaillé sur 
d’autres projets ?
Je travaille beaucoup avec des 
photographes mais j'ai eu aussi 
plusieurs occasions de travailler sur 
des tournages ou défilés, des 
évènements tels que des animations 
pour des marques, mariages et souvent 
des kermesses avec les enfants et je 
commence à avoir quelques relooking 
beauté.
Photographe : Fred do Brasil
Modèlé : Jenny
Tu préfères la photo en studio ou en 
extérieur ?
Je n'ai pas spécialement de préférence 
car tous les deux sont différents, pour 
les maquillages beauty je préfère le 
studio car on peut jouer davantage sur 
les lumières alors que pour la mode je 
préfère en extérieur car 
l'environnement apporte énormément 
au décor avec une belle lumière 
naturelle.
Photographe : Fred do Brasil / Modèle : Salomé
Photographe : Fabien Keli  / Modèle :  Diane 
Photographe : Fred do Brasil / Modèle : Salomé & Jennifer
Voir tous ces mannequins poser ne t'as 
jamais donné envie de poser à ton tour ?
Oui bien sûr, je me suis prêtée au jeu, et 
finalement j'ai été séduite car ça m’a 
permis de vaincre ma timidité et "me 
lâcher". Donc aujourd'hui je pense que je 
maquille autant que je pose. Et je 
commence à avoir pas mal de contrats 
dans les deux domaines donc je 
savoure ...
Quels sont tes projets à venir ?
La liste est longue, je me mets à mon 
compte donc je croise les doigts pour 
continuer sur cette lancée... Avoir plein 
de beaux contrats dans le milieu du 
maquillage. Je reprends également mes 
études supérieures de management de 
luxe et beauté avec une grande marque 
prestigieuse de cosmétique donc je serais 
aux anges de concilier les cours et ma 
carrière et en même temps continuer 
d'évoluer dans le milieu pour ensuite 
faire mes essais aux USA.
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Avoir une santé de fer, la niaque et la 
détermination d'aller au bout de mes 
rêves et continuer de rencontrer des 
personnes passionnées.
Merci beaucoup, j'ai été ravi de te 
recevoir. Plein de bonnes choses pour la 
suite et au plaisir de te retrouver sur un 
prochain BackStage Mag.
Retrouvez toutes les réalisations de  Elose sur son book ligne : 
www.elodiesevaux.com
, 
www.elose.book.com
Photographe : Fred do Brasil / Modèle : Salomé & Jennifer
Toute l’équipe vous donne rendez-vous
le mois prochain pour le nouveau numéro de 
Backstage Mag
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backstage_n_02/1
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Tyrion
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Дизайн и искусство
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фото, backstage, photo shooting, съемки, постобработка, creative, magazine, photo, Франция, 2012
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