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La Libre Belgique 75 2017

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Le choix
du remplaçant
du F-16
sera aussi
économique
Ecolo veut
réduire d’un
tiers le salaire
du président
de la Chambre
L’affaire
Karin Gérard
avive la guerre
des juges
à Bruxelles
Belgique pp.4-5
Belgique pp.6-7
Belgique pp.10-11
BRUXELLES/BRABANT - JEUDI 16 MARS 2017 - www.lalibre.be
JOHN THYS/AFP
Les Néerlandais
font barrage
à Wilders
Selon les premiers sondages à la sortie des urnes,
où se sont rendus quelque 80 % des électeurs, le parti libéral
du Premier ministre sortant, Mark Rutte, devance largement
le PVV du populiste Geert Wilders.
pp.22-23 & Edito p.64
Le Premier ministre sortant, Mark Rutte, à la rencontre de futurs électeurs dans les rues de La Haye.
Quotidien européen – Belgique 1,60 € – France 2,60 € – Luxembourg 1,60 €Tél.: 02/744.44.44
134e année – n° 75 HHHHHH
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
LA PERSONNALITÉ
n Planète pp.26-27
Qui veut adopter Ben,
le dinosaure?
Sara Netanyahou
Epouse du Premier ministre israélien
RICK RYCROFT/AP
Le Muséum des Sciences naturel­
les compte sur le financement
participatif pour réunir le budget
nécessaire à l’exposition d’un fos­
sile de platéosaure, quand ses 200
pièces seront assemblées.
n Economie pp.28-29
La Fed relève ses taux
Sara Netanyahou n’exerce
aucune fonction officielle
mais elle sait se faire
respecter et n’est pas du
genre à faire dans la
dentelle.
La Réserve fédérale américaine
(Fed) a annoncé hier un relève­
ment des taux aux Etats­Unis dans
un contexte de nervosité crois­
sante à Wall Street.
n Culture pp.46-47
Les racines
de Tom Lanoye
“La Langue de ma mère”, en salles
depuis mercredi, est inspiré du
roman de Tom Lanoye. Œuvre
personnelle et universelle, le film
plonge l’auteur flamand dans les
images de son passé. Rencontre.
Sara, née Ben­Artzi, épouse
Netanyahou est aussi célèbre que
son mari en Israël. Adolescente,
elle a collaboré à l’hebdomadaire
“Maariv LaNoar”, dédié aux
adolescents, tout en poursuivant
ses études qui lui ont permis de
décrocher un diplôme à l’univer­
sité de Tel Aviv et un master à
l’université hébraïque de Jérusa­
lem. Mais Sara Netanyahou n’a
jamais oublié ses premiers pas
dans les médias… qu’elle assigne
souvent en justice. Il faut dire
qu’à la fin des années 90, quand
son mari arrive à la tête du gou­
vernement, ces médias ne la
lâchent pas. Son premier procès
remonte à cette époque. Elle
gagne alors en diffamation con­
tre les éditions Schocken pour
calomnies. En 2002, c’est le
journal “Kol Haïr” qui est con­
damné. En 2008, Channel 10
affirme que deux ans plus tôt,
lors d’un voyage à Londres avec
son mari, elle a dépensé une
fortune en produits de luxe,
payée par un donateur britanni­
que. Retour à la case tribunal.
Mais ce voyage de Mme Netanya­
hou n’avait pas été approuvé par
le comité d’éthique de la Knes­
set. Et c’est son mari qui s’est fait
tancer par le comité d‘éthique.
En 2010 et 2014, la dame re­
vient devant les juges. La pre­
mière fois suite à une plainte de
son ex­gouvernante qui se plai­
gnait de ne pas être payée; la
seconde suite à une plainte pour
violence d’un ex­garde du corps
de la famille. Cette semaine,
énième retour à la barre face à
une journaliste qui avait écrit sur
Facebook que le cortège du
Premier ministre avait dû s’arrê­
ter après que madame avait
chassé son mari de la voiture. Le
Premier ministre est venu lui­
même à la barre pour démentir.
H. Le.
JOHANNA DE TESSIÈRES
| duBus |
n Ripostes pp. 50-51
La “marque” Belgique
a-t-elle encore du sens?
Dans l’actualité, une compagnie Air
Belgium et une campagne pour
redorer le blason belge. Miser sur le
label Belgique reste­t­il une idée
porteuse malgré le fossé Nord­Sud?
Contacts .................................................... p.63
Débats ................................................ pp.50-53
Jeux .................................................... pp.62-63
Marchés .............................................. pp.32-35
Météo/Loterie ............................................ p.63
Nécrologies ........................................ pp.60-61
Région ................................................ pp.16-18
Sports ................................................ pp.36-43
Télévision ........................................... pp.54-58
2
Roundup. La marque de l’herbicide produit par la compagnie Monsanto et son glyphosate font beaucoup
parler en Europe. Aux Etats-Unis aussi. Vince Chhabria, un juge fédéral de San Francisco, a décidé de publier
des documents plutôt stupéfiants relatifs au désherbant. Les documents de la cour dévoilent, tout d’abord,
des emails échangés en interne par des employés de Monsanto mais également des courriels échangés par
des employés de l’entreprise et ceux d’organismes fédéraux. Ces écrits montreraient que Monsanto aurait
pensé à commanditer des recherches sur la non-dangerosité du Roundup qui auraient été attribuées plus
tard à des universitaires. En outre, un haut fonctionnaire de l’Agence de protection de l’environnement
(EPA), Jess Rowland, aurait tout fait pour faire annuler une étude sur le glyphosate qui a été menée par le
département de la Santé et des Services sociaux des Etats-Unis. Tous les détails sont à lire sur LaLibre.be.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Défense
Le gouvernement met la dernière
main à l’appel d’offres pour
le remplacement des F-16 belges.
n La lutte entre les cinq candidats
sera très ouverte, le critère de la
capacité nucléaire étant négligeable.
n
3,4 milliards
d’euros pour 34 appareils
Le gouvernement s’est accordé l’année dernière sur le plan
stratégique 2015-2030 de l’armée. Il prévoit des
investissements pour un montant total de 9,2 milliards
d’euros sur la période, dont 3,4 milliards pour l’achat de 34
nouveaux chasseurs-bombardiers. Le coût global de ce
programme devrait cependant avoisiner les 15 milliards
d’euros sur 30 ans, entre 2028 et 2058.
La capacité nucléaire
ne pèsera (quasi) rien
dans la succession du F-16
La flotte de l’armée belge
L
e gouvernement est en passe de
lancer l’appel d’offres pour le
remplacement des avions de
chasse F­16. Ce RfGP (“Request
for Government Proposal”),
dans le langage technique, permettra
aux cinq candidats en lice (voir ci­
contre) de présenter l’appareil le plus
adapté aux besoins de l’armée belge.
Un accord au Conseil des ministres est
espéré pour ce vendredi ou, plus pro­
bablement, pour jeudi prochain.
Sur le fond, “La Libre” a appris que le
volet nucléaire est quasiment absent
de l’appel d’offres. Il comptera pour
nettement moins d’un pour cent dans
l’évaluation que le gouvernement fera
des offres reçues – il se servira pour
cela d’une sorte de grille d’évaluation.
A l’inverse, la valorisation économi­
que du programme pour une partie
de l’industrie belge pèsera, elle, 10%
de la note finale.
1
Pourquoi faut-il
remplacer les F-16?
Parce qu’ils arrivent
en fin de vie. Les chas­
seurs­bombardiers se­
ront retirés de la circu­
lation entre 2023
et 2028. La livraison
du successeur doit
donc commencer dans
six ans, or, des marchés
militaires de cette am­
pleur mettent beau­
coup de temps à se conclure. C’est
pour cela que le gouvernement doit si­
gner le contrat en 2018 au plus tard.
Dans ce dernier ensemble figurent
notamment les possibilités de déve­
loppement et de modernisation de
l’appareil, comme ce fut le cas pour le
F­16. On y trouve aussi le fait que les
premiers avions livrés devront avoir
les mêmes capacités que les derniers
arrivés, plusieurs années plus tard.
Devant les enjeux, le ministre de la
Défense, Steven Vandeput (N­VA), a
promis de rendre public le RfGP.
Deux éléments sont particulièrement
sensibles politiquement: la capacité
nucléaire et les retours économiques.
3
Qu’en est-il
de la capacité nucléaire?
C’est le secret d’Etat le moins bien
gardé en Belgique: des ogives nucléai­
res américaines de type B61 sont en­
treposées dans la base de Kleine­Bro­
gel (dans le Limbourg). A l’heure ac­
tuelle, les F­16 sont capables (ils ont
“la capacité”) de les transporter. La
difficulté, c’est que les Américains re­
fusent que leurs ogives soient trans­
portées par des appa­
reils qui ne sont pas de
fabrication américaine
(le F­16 est un produit
de Lockheed Martin,
une firme US).
L’opposition politi­
que a déjà pointé que,
si la capacité nucléaire
prend une part pré­
pondérante dans l’ap­
pel d’offres, cela exclut de facto les
trois candidats européens au profit du
Super Hornet et, plus encore, du F­35,
qui est le favori de l’état­major. In fine,
la capacité nucléaire pèsera nette­
ment moins d’1% dans l’évaluation fi­
nale. Pour être précis, le volet “poten­
tiel de croissance” de l’appareil, tel
que repris dans l’appel d’offres, ne
comptera que pour 0,8 point sur 100.
La valorisation
économique
pour
l’industrie
pèsera 10% de
la note finale.
2
Que contient l’appel
d’offres du gouvernement?
Le RfGP comporte trois grands en­
sembles: critères financiers, capaci­
taires, et capacitaires stratégiques.
4
La capacité nucléaire – qui, à ce jour,
n’existe sur aucun des cinq candidats
– ne vaut qu’une fraction de ce
0,8 point. Anecdotique. En outre, il
s’agira d’une “variable libre”, c’est­à­
dire non obligatoire. Le gouverne­
ment a donc ouvert le jeu.
4
Qu’en est-il des retours économiques?
Le temps des “retombées économi­
ques” bétonnées par un gouverne­
ment en faveur de son industrie est
révolu (lire ci­contre). L’Union euro­
péenne n’en veut plus. Il existe cepen­
dant une petite échappatoire. Elle
concerne les “intérêts essentiels de
sécurité” (IES) d’un pays. Un Etat peut
demander à ce que des applications
technologiques en lien direct avec ces
IES soient fabriquées par une firme
nationale. Le gouvernement Michel a
défini en octobre une liste d’IES. Les
cinq candidats en lice devront en te­
nir compte. Cela comptera pour 10%
de l’évaluation. Il s’agit de la seule
“valorisation économique” reprise
dans l’appel d’offres.
5
Pourquoi le dossier traînet-il au gouvernement?
L’appel d’offres aurait dû être lancé
l’année dernière. Le dossier a traîné à
cause, notamment, du poids accordé à
la capacité nucléaire. Mais ce n’est pas
tout. Le gouvernement a décidé en oc­
tobre dernier de rehausser l’âge du
départ à la pension des militaires. Se­
lon l’état­major, cette mesure pour­
rait coûter 3,1 milliards d’euros à la
Défense à l’horizon 2030 (les salaires
à assumer). Si cette charge devait être
imputée aux 9,2 milliards d’euros
d’investissements prévus, c’est tout le
plan stratégique qui s’effondre.
Antoine Clevers et Dominique Simonet
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
REPORTERS / BPRESSE
GIE Rafale F3R
France – 68,8 millions €
Les plus D’un coût horaire de 16500 dollars, le
Rafale de Dassault-Thales-Safran est largement
éprouvé dans tous les conflits contemporains,
où il confirme sa polyvalence (multirôle).
Importante capacité d’emport d’armement et
très grand rayon d’action pour un avion
connaissant enfin le succès à l’exportation.
Les moins Pas totalement furtif mais d’une
obervabilité très basse, le Rafale est, pour
l’instant, un projet très franco-français.
Saab Gripen JAS-39 E
Suède – 61,5 millions €
SAAB
Les plus Le Petit Poucet de la compétition (7,8
tonnes de masse à vide contre de 10 à 13,4
tonnes pour la concurrence), cet avion léger ne
coûte que 4700 dollars l’heure de vol. Saab
s’attache à le rendre de plus en plus performant.
Les moins Issu d’un pays neutre, hors-Otan, le
Gripen doit encore prouver son interopérabiltié
et n’est pas utilisé par des pays alliés. Le défaut
de ses qualités, peut-être un peu léger.
EUROFIGHTER
Eurofighter Typhoon
Royaume-Uni - Allemagne Italie - Espagne – 90 millions €
Les plus D’un coût horaire de 18000 dollars, le
Typhoon est un projet européen conçu alors que
la France décidait de faire cavalier seul avec son
Rafale. Bimoteur soutenu par Airbus, il a réussi
l’épreuve du feu.
Les moins Initialement conçu comme un
intercepteur (chasseur), il fait de son mieux
pour acquérir des capacités d’attaque et de
bombardement.
LOCKHEDD
Lockheed Martin F-35A
Etats-Unis – 102 millions €
Les plus D’un coût horaire compris entre 21000
et 32000 dollars, le F-35 est présenté comme un
avion de dernière (5e) génération car il est conçu
pour avoir une signature radar réduite (furtivité).
Programme commun à de nombreux pays de
l’Otan, il assure une interopérabilité importante.
Les moins Programme le plus controversé et le
plus cher de l’histoire, sa mise au point est
erratique. Sa furtivité diminue sa puissance de
feu. Non ravitaillable en vol par les futurs A400M
belges.
Boeing F/A-18E/F Super Hornet
Etats-Unis – 70 millions €
BOEING
Les plus D’un coût horaire de 19000 dollars, le F18 est un avion éprouvé, depuis longtemps en
service dans l’US Navy. Sa production devait
s’arrêter l’an prochain mais Donald Trump lui fait
remettre les gaz en envisageant d’en acquérir de
nouveaux pour la Navy à la place de F-35C.
Les moins Basé sur une cellule datant de 1983,
initialement conçue pour porte-avions, c’est un
biréacteur lourd non utilisé par les pays voisins,
partenaires opérationnels de la Belgique.
Le Rafale offrirait
de loin les meilleurs
retours économiques
D
ans l’attribution d’un marché de
3,4 milliards d’euros pour l’acquisi­
tion de 34 chasseurs bombardiers,
dont le coût total serait d’environ 15 mil­
liards sur la durée de vie des avions, la
question de la valorisation économique
est cruciale. Dans le cas du précédent con­
trat du siècle, il est commun de dire qu’un
franc payé pour le F­16 a rapporté trois
francs à l’industrie. Ce qui est sûr, c’est que
l’avion a sauvé toutes l’industrie aéronau­
tique wallonne, SABCA, Sonaca et Safran
Aero Boosters (ex­FN Moteurs, ex­Techs­
pace Aero).
Aujourd’hui, les retombées économi­
ques ne sont plus autorisées par l’Europe,
sauf lorsque les intérêts stratégiques d’un
pays sont en jeu. Dans le cadre de la procé­
dure d’acquisition d’un remplacement au
F­16, les cinq candidats potentiels se sont
présentés devant la commission Défense
de la Chambre.
L’un de ses membres, le député CDH
Georges Dallemagne, a compilé avec son
équipe toutes les données recueillies lors
de ces auditions. De la comparaison des
propositions, faites donc bien avant la pu­
blication de l’appel d’offres toujours at­
tendu, il ressort que l’avion présentant le
plus d’avantages industriels pour la Belgi­
que est le Rafale, du groupement d’intérêt
économique (GIE) Dassault Thales Safran.
Citer les trois partenaires du Rafale suffit
à comprendre : Thales est présent en Bel­
gique, tout comme Safran, maison mère
de Safran Aero Boosters. Quant à Dassault,
il est actionnaire à hauteur de 53 % de la
SABCA, et est donneur d’ordres à la So­
naca dans le cadre de ses avions d’affaires.
Selon le calcul de la note d’analyse du
CDH, sans préjuger de l’acquisition du Ra­
fale, le GIE représente d’ores et déjà 3000
emplois et 500 millions d’euros de chiffre
d’affaires annuel en Belgique.
L’envie de vendre
De cette note, il ressort que Dassault a
vraiment envie de vendre son avion, car il
promet l’intégration complète de la Belgi­
que dans le programme Rafale sur toute sa
durée de vie et 100 % de transferts de
technologies.
En regard, les autres sont loin. A l’autre
extrémité, Lockheed Martin ne propose
rien dans le cadre du F­35, mais tente
d’identifier des partenariats éventuels
avec quatre entreprises belges. Boeing et
ses partenaires General Electric, Ray­
theon, Northrop Grumman, envisage un
“partenariat industriel […] offrant d’impor­
tantes retombées économiques”, sans plus
de précisions.
Le consortium Eurofighter n’a pas
grand­chose de concret à proposer non
plus, et certains de ses membres tra­
vaillent déjà avec l’industrie belge via Air­
bus. Enfin, Saab fait des propositions
structurées : participation à la mainte­
nance des avions, investissements dans
l’innovation et dans d’autres activités que
l’aéronautique et le militaire. Il est temps
que l’appel d’offres soit publié, pour faire
sortir du bois les compétiteurs.
Dominique Simonet
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
5
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LA JOURNÉE
Suite à l’article publié dans notre édition du
15 mars “Qui a décidé d’abandonner le
siège de la Région chez Publifin ?”, évo­
quant deux versions, la Sogepa a réagi. La
première révèle que c’est la Sogepa, mé­
fiante à l’égard de l’intercommunale qui a
décidé de ne pas y siéger, craignant de plus
de ne pas peser sur les décisions au vu de sa
faible participation dans l’actionnariat.
La deuxième évoque une décision directe
du ministre Marcourt (PS) qui après avoir
annoncé que le gouvernement désignerait
un administrateur se serait ravisé. Pour
Renaud Witmeur (PS), président du comité
de direction de la Sogepa : “Il ressort de votre
article qu’il y aurait une divergence entre le
gouvernement et la Sogepa en lien avec ceci.
Ce n’est absolument pas le cas.” Et M. Wit­
meur de nous préciser avec force d’argu­
ments que c’est bien la deuxième version
qui est correcte.
Nous ne mettons évidemment pas en
doute la parole de M. Witmeur mais, pour
notre part, nous maintenons nos informa­
tions.
La FSMA va-t-elle virer Moreau ?
“Les emmerdes, ça vole en escadrilles”, disait
élégamment l’ancien président français,
Jacques Chirac. C’est ce que doit se dire
aussi le puissant patron de Nethys, Sté­
phane Moreau (PS). Nos confrères du “Vif”
révélaient mercredi matin que la FSMA
(l’autorité belge des marchés financiers)
venait d’ouvrir une enquête contre celui
qui est aussi le patron d’Ogeo Fund (le
cinquième fonds de pension en Belgique).
Il s’agit pour l’organisme de déterminer si
Stéphane Moreau est toujours jugé “compé­
tent et honorable” pour diriger le fonds. Si
l’enquête devait déterminer le contraire,
Stéphane Moreau pourrait être contraint de
quitter Ogeo Fund.
Le conclave budgétaire bouclé
pour le 22 mars ?
Le gouvernement fédéral enchaînera dans
les jours qui viennent les réunions en
comité restreint pour régler l’ajustement
du budget 2017. Le Premier ministre,
Charles Michel, entend imprimer un
rythme soutenu aux travaux. Dans le but
d’aboutir avant les commémorations du
22 mars, selon certains échos fédéraux. La
première question à résoudre est pour le
moment celle de l’utilisation du matelas de
sécurité constitué dans le budget initial.
… l’effort est raisonnable
Le comité de monitoring a évalué l’effort à
réaliser à 313 millions d’euros, soit un
montant raisonnable comparé à des exerci­
ces précédents. Les ministres devront
toutefois déterminer s’ils utilisent en tout
ou partie – et en ce cas dans quelle propor­
tion – la provision de sécurité de 739 mil­
lions d’euros. Il semble toutefois que l’on se
dirige vers l’utilisation de cette réserve afin
de boucler rapidement l’ajustement.
6
PHILIPPE FRANCOIS/BELGA
La Sogepa se range
à la version de Marcourt
Un tag sur un mur de Gand représente Siegfried Bracke entouré des symboles du dollar, de l’euro, du yen, de la livre… L’af
Ecolo veut raboter de 5400
le salaire net mensuel de Sie
n Ecolo et Groen proposent une série
de mesures pour moraliser la fonction
de président de la Chambre.
L
taire d’Etat pour le remplacer au niveau local en vue
du futur scrutin.
11501 euros nets par mois
Bref. Ecolo et Groen ne veulent plus d’un tel mélo­
drame à l’avenir impliquant le président de la Cham­
bre. Les députés Jean­Marc Nollet et Kristof Calvo ont
donc concocté une grande réforme destinée à serrer
la vis au niveau du perchoir de l’assemblée.
Si elle était acceptée, la première mesure ferait mal
au portefeuille de Siegfried Bracke : la réduction d’un
tiers de ses indemnités. “Clairement, nous voulons ra­
boter sa rémunération, explique Jean­Marc Nollet. Il a
actuellement 16900 euros nets par mois. C’est plus que
le Premier ministre, qui touche 11500
euros nets par mois. Nous proposons
donc de réduire son salaire à 11500
euros également. Avec éventuellement
1 euro en plus afin de symboliser la pri­
mauté du législatif sur l’exécutif.”
es verts veulent que le président de la Chambre
des représentants soit irréprochable. Ecolo et
Groen vont prochainement proposer une batte­
rie de mesures dans ce sens. Ces idées seront dépo­
sées prochainement au sein du groupe de travail “Re­
nouveau politique”, mis en place dans l’assemblée fé­
dérale après l’affaire Publifin. Evidemment, cette
réforme globale de la fonction est di­
rectement liée à une autre polémique
récente: les prestations de Siegfried
Bracke (N­VA) comme consultant
pour Telenet en plus de ses fonctions
de président de la Chambre.
Ces informations, une fois révélées,
Président… et rien d’autre
avaient fait scandale car le nationaliste
Jean-Marc Nollet
flamand gagne déjà, pour présider
Autre idée des verts: l’exclusivité de
Député fédéral Ecolo.
l’assemblée, la coquette somme de
la fonction de président de la Chambre.
plus de 16000 euros nets par mois. En
“Il s’agit du premier citoyen du pays. Il a
outre, offrir ses services à une société de télécommu­ une responsabilité forte en cas de crise politique. Même
nications telle que Telenet pouvait laisser penser que être simple conseiller communal en plus (comme c’est le
l’élu le plus important du pays n’était pas tout à fait cas de Siegfried Bracke, NdlR), ça ne va déjà pas. La neu­
neutre.
tralité du président doit être totale. Siegfried Bracke doit
Sous pression, Siegfried Bracke avait même dû re­ être président 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7”, affirme
noncer à faire campagne comme tête de liste à Gand encore Jean­Marc Nollet. Ecolo et Groen proposent
pour les prochaines communales. Elke Sleurs, N­VA donc que le président de la Chambre ne puisse plus as­
également, avait démissionné de son poste de secré­ sumer aucun autre mandat public ou privé.
“Siegfried Bracke
doit être président
24 heures sur 24
et 7 jours sur 7.”
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Le Circuit de Spa-Francorchamps
attaqué pour licenciement abusif
L
a requête sera déposée à la fin du mois auprès
du tribunal du travail de Liège, division de
Verviers, nous a confirmé le conseil de la plai­
gnante, Me Steve Gilson. L’objet de celle­ci : un li­
cenciement “manifestement déraisonnable et
abusif”. La plainte dirigée contre la société ano­
nyme de droit public “Le Circuit de Spa­Francor­
champs” émane de son ancienne directrice com­
merciale, Chantal Bantz, licenciée le 18 janvier
dernier après sept ans et demi de bons et loyaux
services. “Le seul motif qui m’a été donné était que je
ne convenais plus à la fonction pour le futur du Cir­
cuit”, regrette l’intéressée. Et d’ajouter: “Le jour de
l’annonce, on m’a laissé 30 minutes pour quitter les
lieux.” Un licenciement immédiat (moyennant le
paiement d’une indemnité compensatoire de
préavis) que conteste bec et ongles celle qui avait
jadis été engagée par l’ancien directeur général du
Circuit, Pierre­Alain Thibaut, lui­même poussé
vers la sortie en décembre 2015.
Depuis l’arrivée en juillet 2016 de Nathalie
Maillet à la direction générale de la société, les re­
lations entre cette dernière et la direction com­
merciale s’étaient fortement détériorées. Au
point que Chantal Bantz ait notifié au président
du Circuit, François Cornélis, subir une impor­
tante charge psycho­sociale au travail, allant jus­
qu’à envisager une demande d’intervention
auprès des services externes de prévention et de
protection. M. Cornélis n’a pas souhaité com­
menter la situation. “Le comité exécutif avait es­
timé que cette question était de la compétence du
management”, confie un administrateur de la so­
ciété. Et d’ajouter: “Mmes Maillet et Bantz avaient
des visions divergentes quant à la politique commer­
ciale du circuit, elles ne sont malheureusement pas
parvenues à trouver un terrain d’entente.”
La numérisation du circuit, l’origine du bras de fer
Ce différend s’inscrit dans le cadre du très am­
bitieux projet de Nathalie Maillet relatif à la nu­
mérisation du circuit que l’on sait cher au minis­
tre de tutelle, Jean­Claude Marcourt (PS). “Je ne
me suis jamais opposée à ce grand projet”, soutient
Chantal Bantz. En l’absence actuelle de notifica­
tion de la part du tribunal, le Circuit n’a pas sou­
haité commenter le présent litige, s’attelant à
confirmer que cette décision avait été prise “dans
le cadre de la mise en place de la nouvelle stratégie
du Circuit”. C’est l’avocat Olivier Langlet qui a été
désigné pour défendre les intérêts de la société.
Alice Dive
faire “Telenet” l’a tué politiquement au niveau local.
euros
gfried Bracke
Dans leur vision de la présidence de la Chambre,
Ecolo et Groen veulent également changer le mode
d’élection: “Il faut élire le président à la majorité des deux
tiers plutôt qu’à la majorité simple. Cela l’obligerait à agir
en tenant compte des parlementaires de l’opposition et
pas seulement de ceux de la majorité. Une assise plus large
pour la désignation renforcerait la fonction. Les candidats
devront également remettre une note sur leur vision du
poste qu’ils convoitent. Nous avons eu trop de problèmes
de cet ordre avec Bracke…”
Motion de méfiance
Au cas où un gros couac politique surgirait en cours
de législature, les verts veulent intégrer dans le règle­
ment de la Chambre la possibilité de déposer une mo­
tion de méfiance à l’égard du président. Cette initiative
devrait être soutenue par 50 députés au moins. Si cette
motion est approuvée par la majorité des membres, il
est alors mis fin à la présidence et un nouveau prési­
dent est désigné.
Enfin, dans les plans d’Ecolo et de Groen, le choix
définitif du locataire du perchoir doit rapidement
intervenir après l’installation de la Chambre, indé­
pendamment du déroulement des négociations gou­
vernementales : un délai maximum pour la désigna­
tion du président de la Chambre doit être fixé. “Ainsi,
la Chambre pourra commencer ses travaux rapidement
et le choix ne sera pas (uniquement) déterminé par les
négociations entre les (futurs) partis gouvernemen­
taux”, détaille la note des verts qui sera bientôt pré­
sentée au sein du groupe de travail “Renouveau poli­
tique”.
Frédéric Chardon
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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LAURIE DIEFFEMBACQ/BELGA
Ring, en néerlandais, c’est aussi l’alliance de mariage : Geert Bourgeois l’a rappelé en soulignant l’accord du monde politique flamand et anversois avec les mouvements citoyens.
Un plan général pour
désengorger Anvers
n L’exécutif flamand, la Ville
et les mouvements citoyens
ont signé un pacte d’avenir.
S
i la première pierre doit en prin­
cipe être posée avant la fin de
l’année, les Anversois devront
encore prendre leur mal en patience
pendant quelques années. N’empê­
che: après 21 ans de palabres stériles,
de luttes souvent picrocholines et d’af­
frontements juridico­judiciaires sans
fin, le bouclage du ring de la Métro­
pole se muera en positive réalité d’ici
l’anniversaire du bicentenaire de la
Belgique. Le gouvernement flamand et
les mouvements d’actions citoyens
ont, en effet, conclu, mercredi, un
compromis historique sur l’Ooste­
rweel, le chaînon manquant du péri­
phérique d’Anvers. Ils ont solennelle­
ment signé ce pacte d’avenir au siège
de la Vlaamse Regering à Bruxelles.
Un tracé portuaire radical
Si un accord, que les parties refusent
de nommer compromis ou conces­
sion, a pu être conclu, c’est que les uns
et les autres s’y retrouveront. La clé de
l’accord? La mise en place d’un “tracé
portuaire radical” face auquel les acti­
8
vistes citoyens ont décidé de retirer les
procédures engagées devant le Conseil
d’Etat. Leurs groupes Ademloos, stRa­
ten­generaal et Ringland avaient col­
lecté assez de signatures pour une
consultation populaire, mais ils y re­
noncent. En fait, alors que tout parais­
sait bloqué comme un ring matinal ou
vespéral bruxellois ou… anversois, le
dossier dit de l’Ooste­
rweel a été débloqué
pas à pas depuis 2014.
La désignation par le
gouvernement
fla­
mand d’un intendant
au­dessus de la mêlée,
Alexander D’Hooghe,
y a largement contri­
bué, tout comme une
série de nouvelles sug­
gestions, tels le pro­
longement du tunnel
sous le canal Albert ou
la préservation du Sint
Annabos.
Le ministre de la Mo­
bilité, Ben Weyts (N­VA), bien soutenu
par toute l’équipe de Geert Bourgeois,
CD&V et Open VLD inclus, s’est accro­
ché au projet et ces derniers jours, les
bases d’un vrai pacte ont pu être je­
tées. Le “tracé portuaire radical” fut
évoqué pour la première fois le mois
dernier. Plus question d’un méga­bou­
clage du ring, puisqu’on a finalement
penché pour une voie locale de liaison.
Voiture, bus, vélo… et bateau!
Concrètement, la circulation de
transit sera déviée au nord­ouest
d’Anvers via la A12 et le tunnel du Lie­
fkenshoek. A l’est de la ville, les véhi­
cules de transit seront déviés via une
nouvelle connexion
entre les E313 et E19.
Et, surtout, il a été con­
venu que la moitié du
trafic se reporterait sur
des moyens de trans­
port
alternatifs,
comme le vélo et les
transports
publics,
mais aussi les bateaux,
comme à Venise!
Commentant l’ac­
cord, les parties pre­
nantes n’ont pas fait
montre d’un triom­
phalisme béat. Il y aura
un budget de 1,25 mil­
liard d’euros, mais chacun veillera au
grain. A commencer par les groupes
citoyens qui vont se professionnaliser.
Une certitude: “Un nouvel échec n’est
plus une option”, ont clamé en choeur
les représentants politiques et ceux
des citoyens.
C.Le
La moitié
du trafic
sera reportée
sur des moyens
de transport
alternatifs,
comme le vélo
et les transports
publics, bateaux
inclus.
COMMENTAIRE
“La” réplique
au populisme
Par Christian Laporte
“Point besoin d’espérer pour
entreprendre ni de réussir
pour persévérer.” Les élus
et les porte­parole des
citoyens anversois ont cité
avec ferveur, au siège du
gouvernement flamand, la
devise de Guillaume le
Taciturne en ce jour de
scrutin néerlandais et de
conclusion du nouveau
pacte d’Anvers. On ne leur
jettera pas la pierre car en
ces temps de fortes bour­
rasques populistes, les
ministres flamands, l’exé­
cutif anversois, Bart De
Wever en tête, et les re­
présentants des habitants
ont voulu démontrer
qu’on pouvait encore faire
de la politique noblement
et sortir par le haut de
dossiers inextricables.
Certes, la Flandre n’a plus
le choix : si à la vesprée,
les rings bruxellois et
anversois accueillent plus
de la moitié de toutes les
files de Flandre, la Métro­
pole les a vues croître de
22% en un an. Reste qu’il
fallait le faire.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
A Bruxelles, l’inscription dans les écoles
néerlandophones se fera par tirage au sort
n Le système du “premier
arrivé premier servi” évoluera
dès septembre 2018.
C’
est un fameux changement
qui interviendra dès la ren­
trée 2018 dans
les écoles secondaires
néerlandophones
à
Bruxelles. Les inscrip­
tions se feront désor­
mais par tirage au sort
et non plus par ordre
chronologique, rap­
portait mercredi le site
web
d’informations
Bruzz.be.
du “premier arrivé, premier servi”
qui prévaut. Par conséquent, les éco­
les les plus réputées sont prises d’as­
saut et affichent rapidement com­
plet.
“Le système en vigueur, avec des écoles
saturées dès les premières secondes, a
tout d’une loterie aussi”, affirme, pour
défendre le projet, Petrus Van den
Cruyce, le président du
LOP Brussel, une plate­
forme de concertation
pour l’égalité des chan­
ces dans l’enseigne­
ment. Selon lui, le sys­
tème qui prévaut est
injuste dans la mesure
où il avantage les fa­
milles qui disposent
d’un réseau important
ou d’un ordinateur plus rapide.
A partir de l’année scolaire 2018­
2019 donc, l’ordre chronologique
Il n’existe
en Flandre
aucun
système
uniforme
d’inscription.
Une loterie pour une autre
A l’heure actuelle, c’est le principe
sera remplacé par un tirage au sort.
“Le système informatique génère un
numéro pour chaque élève. Tous les nu­
méros obtenus seront ensuite ordonnés
au hasard”, explique encore Petrus
Van den Cruyce.
Pour rappel, il n’existe en Flandre
aucun système uniforme d’inscrip­
tion pour les élèves quand les places
sont comptées – contrairement à la
Fédération Wallonie­Bruxelles et son
“décret inscriptions”.
Certaines écoles ont choisi le sys­
tème du “call center”, d’autres prati­
quent le principe du “premier ar­
rivé”, alors que certaines communes
ont mis en place un compromis, avec
un système de préinscription conju­
gué à un rappel des parents.
Le gouvernement flamand réfléchit
toutefois à l’élaboration d’un système
uniforme.
BdO (avec Belga)
Épinglé
Concilier mixité sociale
et proximité
Offrir aux Bruxellois une école à
proximité de leur domicile tout en
garantissant la mixité sociale est
possible, a affirmé mercredi
l’association Appel pour une école
démocratique (Aped). Avec le
mécanisme qu’elle avance, le pouvoir
public proposerait aux parents une
école. Les parents pourraient ou non
accepter l’offre, à leur charge, en cas
de refus, de trouver une autre école.
Aidé par le groupe d’étude de l’UCL, le
Girsef, l’Aped a mis en place un
logiciel qui prouve que ce mécanisme
renforcerait la mixité. La proposition
(en ligne sur le site skolo.org) doit être
affinée, mais se présente comme une
pièce indispensable au débat. BdO
Des directeurs
de l’officiel disent
“non” au Pacte
n Ils émettent des doutes quant à la
logique et à la possibilité de concrétiser
certaines mesures.
L
e climat n’est décidément pas très serein autour
du Pacte pour un enseignement d’excellence.
Alors que les syndicats consultent jusque lundi
leurs affiliés au sujet des dernières modifications de
l’avis numéro 3, c’est l’Adeo, l’Association des direc­
teurs de l’enseignement officiel, qui a exprimé ce mer­
credi par une lettre un “non de principe” à l’encontre de
la réforme. Leur avis ne sera pas déterminant, mais il
ne pourra être ignoré lors des prochaines négociations.
Leurs réserves à l’encontre du Pacte sont sévères. Les
directeurs de l’officiel déplorent avant tout “que les
travaux du Pacte aient tenu soigneusement à l’écart la
question des réseaux et de leur concurrence”. Ils disent
également ne pas pouvoir accepter la réforme du pilo­
tage du système scolaire qui leur semble largement
inspirée “par une vision managériale et technocratique
de l’école”.
Enfin et surtout, ils émettent de grands doutes quant
à la possibilité pratique de mettre en place un tronc
commun polytechnique jusque 15 ans. Si on veut qu’il
soit réellement polytechnique, il faudra par exemple
que tous les établissements disposent d’un équipe­
ment technique adéquat, ce qui est loin d’être le cas
rappellent­ils. Mais leurs doutes visent aussi la logique
même du tronc commun, notamment parce que “les
élèves, disposant de qualités différentes, ne peuvent pas
tous réussir des études de type conceptuel à 15 ans”.
BdO
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Le dossier de Karin Gérard tra
n La magistrate est suspectée
d’avoir inventé son agression et
d’avoir voulu frauder l’assurance.
N
ouvel épisode dans le dossier “Ka­
rin Gérard” avec l’annonce, par Su­
dpresse et les journaux du groupe
Mediahuis, que le parquet général de
Bruxelles avait transmis le dossier relatif
à l’agression “présumée” de la présidente
à la cour d’appel de Bruxelles au ministre
de la Justice afin que celui­ci le trans­
mette à son tour à la Cour de cassation.
Selon Sudpresse, le parquet général a
conclu que Karin Gérard a inventé
l’agression dont elle dit avoir été victime
le 5 janvier 2016, a proximité du palais
de justice de Bruxelles et serait suspectée
d’avoir fraudé sa compagnie d’assurance.
Dans un communiqué qu’il nous a trans­
mis, le parquet général a démenti cette
version. Il affirme s’être contenté de faire
savoir qu’il avait transmis le dossier à
M. Geens, afin que celui­ci l’adresse à la
Cour de cassation.
Le 5 janvier, dans sa plainte contre X
pour vol à l’aide de violence et menaces,
la magistrate avait décrit ses agresseurs
comme trois individus de type slave. Elle
souffrait de blessures diverses (nez frac­
turé, lèvre ouverte et commotion céré­
brale) et avait signalé le vol de bijoux de
valeur. On a parlé de 60000 euros, mais
ces chiffres sont contestés.
Le parquet de Bruxelles avait ouvert
une enquête à la suite de ses déclarations,
mais il a rapidement conclu qu’aucun
élément matériel ne confirmait les décla­
rations Mme Gérard. Il a ensuite transmis
une copie du dossier au parquet général,
qui a décidé d’ouvrir une enquête sur
Karin Gérard elle­même.
Le parquet général vient donc de ter­
miner son enquête. Il a transmis le dos­
sier au ministre de la Justice, afin que ce
dernier l’envoie à la Cour de cassation.
Cette dernière aura trois options: le non­
lieu, une demande d’un complément
d’instruction ou le renvoi devant un juge
de fond.
Dans ce dernier cas, Karin Gérard ris­
querait la radiation à vie et la perte de sa
pension.
Ses avocats, Mes Jean­Pierre Buyle et
Marc Uyttendaele, estiment que les
soupçons pesant sur leur cliente sont “in­
dignes et risibles” (voir ci­contre). Il y un
an, ils avaient déjà commenté l’ouverture
de l’enquête du parquet général. “Au mo­
ment où Karin Gérard saisit un juge d’ins­
truction pour qu’une enquête impartiale
soit effectuée, elle constate que le parquet
général entend se réapproprier le dossier
judiciaire. Cette initiative intervient cu­
rieusement le jour où Mme Gérard a saisi la
justice pour violation du secret de l’infor­
mation”, avaient­ils déclaré.
J.-C.M.
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BERNARD DEMOULIN
Les doutes du parquet de Bruxelles
Après son agression en janvier 2016, Karin Gérard avait très vite repris son travail de présidente de cour d’assises à Bruxelles.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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nsmis à la Cour de cassation
Les relations entre le parquet et les juges du siège ne sont pas bonnes
à la cour d’appel de Bruxelles
M
ercredi, Me Jean­Pierre Buyle, l’un de conseils, avec
Me Marc Uyttendaele, de Karin Gérard nous a fait sa­
voir qu’il jugeait “partiale” la position du parquet, “qui
n’est qu’une partie au procès” et qu’il estimait “indignes” et
“loufoques” les soupçons de mensonge qui pesaient sur sa
cliente. C’était avant que le parquet général fasse savoir qu’il
n’avait jamais prétendu que la magistrate à la cour d’appel
avait inventé son agression ou qu’elle avait cherché à frauder
sa compagnie d’assurances.
Un bras de fer entre défense et parquet général
En réalité, le bras de fer entre les conseils de Mme Gérard et le
parquet général de Bruxelles ne date pas d’hier. Quand, début
2016, le parquet s’est emparé du dossier à lui transmis par le
parquet de Bruxelles, Mes Buyle et Uyttendale lui avaient déjà
décoché des flèches, l’accusant d’avoir ouvert son enquête le
jour même où Mme Gérard se constituait partie civile. Selon
Me Buyle, lui et son confrère ont demandé à rencontrer Johan
Delmulle, le procureur général de Bruxelles. En vain, alors
que, dit­il, les avocats d’un quotidien que Mme Gérard a assi­
gnés ont été en contact direct avec le parquet général.
Dans un communiqué envoyé mercredi, les avocats de Ka­
rin Gérard reprochent au parquet général de “la prendre en
otage dans un conflit opposant, à la cour d’appel, la magistrature
assise à la magistrature debout”.
“Le parquet général
prend Mme Gérard
en otage dans
un conflit opposant,
à la cour d’appel,
la magistrature
assise
à la magistrature
debout.”
Mes Buyle et Uyttendaele
Conseils de Karin Gérard,
magistrate à la cour d’appel
de Bruxelles.
trat” courait sur la tête de Mme Gérard. L’hypothèse d’une
agression ne serait donc pas du tout saugrenue.
Quoi qu’il en soit, divers interlocuteurs nous ont confirmé
qu’à la cour d’appel de Bruxelles, des juges du siège et des
membres du parquet général entretenaient des relations dif­
ficiles voire tendues. La mise en cause de l’avocat général
Jean­François Godbille dans le dossier du Kazakhgate
n’aurait pas arrangé les choses, certains y voyant une
manœuvre de certains magistrats “assis”.
Pour M. Maes, ce serait toutefois plutôt l’interprétation que
font certains médias de l’action du parquet dans le dossier
Karin Gérard qui risque de déclencher une “guerre des juges”
à la cour d’appel.
Mercredi, certains nous rappelaient que le fait que Mme Gé­
rard ait présidé le Conseil supérieur de la Justice, qu’on l’ait
beaucoup vue sur les plateaux télé et qu’elle ait été faite ba­
ronne il y a quelques années avait pu susciter certaines jalou­
sies. Diantre, la justice, cela peut ressembler à “Dallas”.
J.-C.M.
Le premier président défend sa juge
Nous avons eu le premier président de la cour d’appel de
Bruxelles, Luc Maes, en ligne, mercredi. Il n’a pas voulu faire
de commentaires à propos de ces assertions.
Il nous a cependant dit qu’il gardait toute sa confiance en
Karin Gérard “qui doit, comme tout le monde, pouvoir bénéficier
de la présomption d’innocence”. “Quand j’ai lu dans la presse que
le parquet général était convaincu qu’elle avait inventé son
agression de janvier 2016, mon sang n’a fait qu’un tour.” Mais
M. Maes a retrouvé son calme après avoir contacté le procu­
reur général de Bruxelles.
Celui­ci lui a confirmé que le dossier avait été transmis au
ministre de la Justice, afin qu’il saisisse le procureur général
près la Cour de cassation, mais il lui a également annoncé
qu’il avait rédigé un communiqué (celui dont nous parlons
ci­contre) expliquant que les médias n’avaient pas décrit sa
démarche de manière idoine.
M. Maes nous a rappelé que la Cour de cassation peut déci­
der de ne pas poursuivre Mme Gérard, si elle devait considérer
que le dossier n’est pas suffisamment étayé; qu’elle peut de­
mander un complément d’instruction; qu’elle peut considé­
rer le dossier comme complet et le renvoyer devant un juge.
Dans les deux dernières hypothèses, le dossier serait confié à
des magistrats d’une autre cour d’appel que celle de Bruxel­
les, au sein de laquelle siège Karin Gérard.
Luc Maes nous a encore déclaré que des éléments objectifs
peuvent expliquer les éventuelles contradictions qui seraient
apparues dans les déclarations de Mme Gérard lorsqu’elle a
porté plainte avec constitution civile contre X pour vol avec
violence et menaces. Des examens psycho­médico­légaux
que la magistrate a subis, il ressort, explique M. Maes, que Ka­
rin Gérard a pu connaître une amnésie au moins partielle qui
expliquerait ces contradictions apparentes.
Guerre des juges?
Le premier président insiste aussi sur le fait que le contrat
d’assurance conclu par Mme Gérard couvrait non seulement le
vol de ses bijoux mais aussi leur perte ou leur destruction. De
quoi répondre aux suspicions de fausse déclaration à sa com­
pagnie d’assurances?
Enfin, M. Maes rappelle qu’au moment des faits, un “con­
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Des familles
n’osent plus
se chauffer
n Selon les derniers chiffres,
la précarité énergétique touche
un ménage sur cinq.
Trois indicateurs
Cet outil a été mis en place par la Plate­
forme de lutte contre la précarité éner­
gétique (gérée par la Fondation Roi Bau­
douin) pour radiographier cette problé­
matique complexe. Il est établi tous les
ans par des équipes de l’Université libre
de Bruxelles et de l’Université d’Anvers.
Les chercheurs ont ainsi pu mesurer
qu’en 2015, 14,5% des ménages étaient
confrontés à une facture énergétique
trop élevée par rapport aux revenus dis­
ponibles. Mais cette précarité mesurée
n’est qu’un indicateur. Le baromètre
montre aussi que 3,9 % des familles con­
sommaient trop peu d’énergie pour cou­
vrir leurs besoins de base – ce qu’on ap­
pelle la précarité cachée. On ne se
chauffe pas parce qu’on n’en a pas les
moyens. Selon un troisième paramètre
–la précarité subjective–, 5,1% des mé­
nages craignaient de ne pas pouvoir
chauffer suffisamment leur habitation.
Au total, 21% des ménages sont touchés
par une forme de précarité énergétique.
Trop complexes
La complexité des factures énergéti­
ques est un casse­tête supplémentaire.
En cas de retard de paiement, bonne
chance pour repérer quelles dettes doi­
vent encore être payées! Difficile aussi de
comprendre si le tarif social est applica­
ble ou pas. Pour les ménages en préca­
rité, il est en outre peu aisé de comparer
les prix des fournisseurs en vue de réali­
ser des économies.
La Plateforme encourage les fournis­
seurs à simplifier leurs factures énergéti­
ques. Elle a formulé trois modèles de fac­
tures qui sont actuellement testés sur le
terrain. Les résultats sont attendus pour
fin mars. Les recommandations seront
ensuite affinées pour juin 2017.
An.H.
12
BRUNO FAHY/BELGA
P
our ceux qui ont des fins de mois
difficiles, la facture énergétique qui
tombe dans la boîte aux lettres, c’est
une boule de plus dans le ventre. Une fa­
mille sur cinq se retrouve dans cette si­
tuation: le gaz ou l’électricité sont (beau­
coup) trop chers par rapport aux revenus
disponibles.
Voilà la conclusion principale de la der­
nière version du Baromètre de la préca­
rité énergétique, portant sur les chiffres
de 2015. Des statistiques qui restent sta­
bles. Aucune raison de s’en réjouir. Sans
surprise, ce sont d’abord les isolés et les
familles monoparentales –des mères
seules avec enfants, en toute grande ma­
jorité– qui ont le plus de mal à honorer
leurs factures.
Le directeur de la Grande Mosquée, Jamal Saleh Momenah (à droite), mercredi lors de son audition à la Chambre.
La Grande Mosquée
ne dit pas tout
n Près de 25 personnes sur la liste
des “foreign terrorist fighters” ont été
en contact avec elle. Neuf d’entre elles
y ont suivi une formation.
L’
La Ligue islamique mondiale, créée en 1962 et
basée à La Mecque, finance la grande mosquée du
Cinquantenaire, pour un montant annuel situé
entre 1 à 1,2 million d’euros. “Ce budget est utilisé
pour régler les dépenses du centre comme les factures,
les salaires, les taxes, les impôts. Ce sont des dépenses
opérationnelles”, a­t­il dit. Des dons sont effectués
dans la tradition du “zakat” à des individus, “des
pauvres, des malades, des nécessiteux”, a­t­il ajouté.
audition du directeur de la Grande Mosquée
de Bruxelles s’est déroulée dans une grande
tension, mercredi à la commission d’enquête L’islam du “juste milieu”
parlementaire de la Chambre sur les attentats de
En revanche, il n’a pas pu identifier un don de
mars 2016, les députés réclamant des réponses plus de 10000 euros avec la mention “Syrie” dans
plus précises du diplomate saoudien.
une note budgétaire fournie par le CICB lui­même
Pressé de questions, Jamal Saleh Momenah a aux députés, ce qui a provoqué la colère du prési­
donné des réponses vagues et a ré­
dent Patrick Dewael (Open VLD).
pété plusieurs fois que les portes du
Ce dernier avait été obligé de citer à
Centre islamique et culturel de Bel­
comparaître le diplomate, qui ne
gique (CICB) étaient “ouvertes à tous
voulait pas se présenter devant la
et à toutes, musulmans et non musul­
commission. “Vous ne respectez pas
mans, à votre meilleure convenance”.
les règles de la Belgique”, a renchéri
Les députés disposaient pourtant
Georges Dallemagne (CDH). “Pen­
de renseignements précis émanant
dant un demi­siècle, vous n’avez pas
des services belges indiquant que
remis vos comptes.”
vingt­sept personnes se trouvant
Le directeur explique aussi le tri­
sur la liste belge des “foreign terro­
plement du financement par la Li­
rist fighters” (FTF) ont été en con­
gue islamique mondiale par le fait
tact avec la mosquée et que neuf
que la mosquée doit subir d’impor­
Patrick Dewael
d’entre eux y ont suivi une forma­ Le président de la commission tants travaux de rénovation, de
regrette l’attitude du directeur chauffage et d’électricité. M.Mome­
tion, a appris “La Libre Belgique”.
de la Grande Mosquée.
Ces informations n’ont pas été
nah affirme que l’islam prêché au
rendues publiques lors de l’audi­
Cinquantenaire est celui du “juste
tion. Pourtant, le diplomate saoudien, qui dirige le milieu”, une référence à la voie médiane prônée
centre depuis octobre 2012, est resté évasif. “Je ne par plusieurs pays arabes modérés, mais aussi uti­
pense pas qu’il y ait quiconque qui soit parti de notre lisée par le prédicateur Yusuf al­Qaradawi, figure
centre. Le recrutement a été fait par les réseaux so­ centrale des Frères musulmans. Il défend aussi le
ciaux”, a dit le directeur, laissant entendre que la principe d’une complémentarité entre l’homme et
mosquée étant “un lieu public”, on ne peut y con­ la femme – “Elle le soutient, le complète dans tout” –
trôler ceux et celles qui la fréquentent. Il a indiqué tout en reconnaissant qu’ils sont “égaux en droits et
être allé une fois “fin 2014” dans un poste de la po­ devoirs”.
lice fédérale, place Rogier, où il avait été convoqué.
Christophe Lamfalussy
“C’était la négation
de ce que devait
dire un témoin.
Je considère cela
comme une gifle
pour notre
commission.”
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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La loi transaction pénale écrite dès 2009
n C’est ce texte, au cœur
du Kazakhgate, qui sera voté
mi-2011 au Parlement.
E
t tout à coup, la transaction pénale
réapparut… Entendue mercredi
par la commission Kazakhgate,
l’avocate générale au parquet d’An­
vers, Hildegarde Penne, a indiqué
avoir rédigé en juin 2009, en tant que
conseillère des ministres de la Justice
Vandeurzen puis De Clerck (CD&V), le
projet de loi sur la transaction pénale
élargie. Celui­ci était inspiré de textes
émanant, entre autres, du parquet gé­
néral d’Anvers et de l’avocat des dia­
mantaires, Raf Verstraeten.
La commission d’enquête parlemen­
taire sur le Kazakhgate a entamé mer­
credi ses travaux sur le volet “transac­
tion pénale”. Cette loi – en fait, un
amendement à une loi­programme –
fut adoptée dans la plus grande préci­
pitation au printemps 2011, de telle
sorte que Patokh Chodiev et ses com­
plices du “trio kazakh” ont pu en pro­
fiter immédiatement. Dans cette af­
faire de trafic d’influence, l’Elysée
aurait fait pression sur la Belgique, no­
tamment par l’intermédiaire de l’ex­
sénateur Armand De
Decker (MR), avocat de
Chodiev.
Le deal avorté
au Parlement, a expliqué Mme Penne.
Selon elle, le dossier est revenu sur la
table lors du conclave budgétaire
d’octobre 2009 lorsque le PS a exigé la
levée du secret bancaire comme mon­
naie d’échange. Ce deal a été refusé.
“C’était surtout le MR,
si je me souviens bien,
qui était contre la levée
du secret bancaire”, Di­
dier Reynders étant
alors ministre des Fi­
nances. Ce même deal
sera pourtant conclu
en février 2011 et sera
à la base du vote au
Parlement.
Hildegarde Penne
n’a
pas
apporté
d’autre commentaire
politique sur le dos­
sier. Son rôle se limi­
tait, selon elle, à gérer le contenu d’un
texte piloté par le secrétaire d’Etat à la
Lutte contre la fraude, Carl Devlies
(CD&V). Elle n’a ainsi pas eu connais­
sance, assure­t­elle, de la visite rendue
En 2009, le PS
a exigé
la levée du
secret bancaire
en échange de
la transaction
pénale élargie.
Ce deal a été
refusé.
Hildegarde Penne a
expliqué ne plus avoir
entendu parler du dos­
sier transaction pénale
entre avril 2010 et le
printemps 2011. En
tant que conseillère de
deux ministres, elle
avait participé à de
nombreuses réunions
intercabinets sur la
transaction, jusqu’à ce que le gouver­
nement Leterme chute en avril 2010
et doive gérer les affaires courantes.
A l’époque, au sein de l’exécutif, le PS
s’était opposé au projet, le renvoyant
au cabinet de son ministre, Stefaan De
Clerck, par les avocats du trio kazakh,
Armand De Decker et sa consœur pro­
che de l’Elysée, Catherine Degoul.
L’avocat des diamantaires
Entre­temps, le Conseil des minis­
tres avait délégué le dossier de la tran­
saction pénale au Parlement. Quel­
ques semaines plus tard, le texte était
voté. “A mon plus grand étonnement, ma
proposition était devenue amendement
et avait été adoptée.” Etait­ce lié au Ka­
zakhgate ? Elle n’en sait rien.
L’ex­procureur général Yves Liégeois,
également entendu par la commis­
sion, a, quant à lui, pointé le travail de
lobbying des diamantaires anversois
auprès du gouvernement. Dans ce
contexte, le nom de Raf Verstraeten a
été cité à de nombreuses reprises mer­
credi. Avocat des diamantaires, il est
l’auteur d’un texte sur la transaction
pénale. Plus tard, il deviendra aussi
l’avocat du… trio kazakh, comme l’a
rappelé le député Calvo (Groen).
A. C. (avec Belga)
Procès d’assises
reporté de huit
jours à Bruxelles
n C’est une suite de
l’arrestation de Me
Martins mardi soir.
L
e juge d’instruction
Michel Claise, accom­
pagné d’enquêteurs,
a fait irruption mercredi
matin à la cour d’assises
de Bruxelles pour signi­
fier à une collaboratrice
de Me Martins qu’elle se­
rait entendue comme té­
moin.
L’avocate n’a pas été em­
menée mais devait se pré­
senter devant le juge
d’instruction mercredi
soir à 18 h pour son audi­
tion. Le parquet a précisé
que l’avocate n’avait pas
été privée de sa liberté et
que ce n’était pas l’objec­
tif.
Me Olivier Martins a été
inculpé mardi comme
membre d’une organisa­
tion criminelle et placé
sous mandat d’arrêt. Il est
soupçonné d’avoir été im­
pliqué dans la tentative
d’évasion de la prison de
Saint­Gilles d’un de ses
clients, le trafiquant de
drogue Mohamed Benab­
delhak, le 13 avril 2014.
L’homme n’avait pas
réussi à s’évader.
Reprise le 22 mars
Autre conséquence de
l’arrestation
de
Me
Martins : la cour d’assises
de Bruxelles a décidé hier
dans l’après­midi de re­
porter d’une semaine le
procès de David Dupuis,
Stephan Picron et Mosa
Touili, afin de permettre
au second avocat de Ste­
phan Picron, Me Sven
Mary, d’étudier le dossier.
L’avocat a repris seul la dé­
fense de Stephan Picron à
la suite de l’arrestation de
son co­plaideur, Me Oli­
vier Martins, mardi soir.
David Dupuis est accusé
d’avoir engagé deux hom­
mes, Stephan Picron et
Mosa Touili, pour tuer son
père, Robert Dupuis. Ce
dernier avait été abattu le
10 juin 2011 à Etterbeek.
Le procès reprendra
le 22 mars prochain à
9h. (D’après Belga)
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Le Belge, mal armé pour évoluer sur le Net
n Google et Test-Achats
lancent une campagne
d’initiation à la cybersécurité.
P
our Thierry Geerts, le patron de
Google Belgique, la sécurité des
Belges en ligne est menacée. Et
par conséquent, l’énorme marché de
la consommation en ligne l’est aussi.
En réalité, a­t­il expliqué lors de la
présentation d’un site d’information
sur la cybersécurité, en collaboration
avec Test­Achats, “plus de la moitié des
internautes ne savent
pratiquement rien de
la manière d’utiliser
Internet en toute sécu­
rité”. Un constat
étayé par une étude
menée à la demande
de Test­Achats par le
bureau d’études de
marché GfK. Avant
d’entrer dans les
chiffres, l’étude révèle d’une part que
les Belges sont parfaitement cons­
cients des principaux risques de l’uti­
lisation de la Toile, pour eux et pour
leurs enfants, mais qu’ils ne s’en pré­
munissent qu’en utilisant les mesures
de sécurité les plus basiques, comme
l’installation d’un simple antivirus.
nelles (67%), l’absence de protection
de leurs données (65%), une forme
d’escroquerie en ligne (64%) et le
“phishing” (tentative de vol de don­
nées).
Face à cette situation, Test­Achats,
qui propose déjà des sites dédiés à la
consommation en ligne et un maga­
zine spécialisé, s’est allié à Google
pour tenter de sensibiliser le public
belge et lui fournir des réponses aux
questions de base sur les dangers
d’Internet. Julie Frère, porte­parole
de l’association de consommateurs,
explique que le site “ne propose que
des réponses simples et aisément com­
préhensibles
aux
questions que doivent
se poser les internau­
tes”.
Des questions sim­
ples? Selon l’étude
de GfK, c’est là qu’il
faut agir puisque
65% des sondés esti­
ment ne rien connaî­
tre ou presque de ce
qu’ils devraient savoir sur la cybersé­
curité.
Des réponses
simples
aux questions
que doivent
se poser
les internautes.
REPORTERS / SCIENCE AND PHOTO
La conscience d’un risque réel
Plus d’un tiers des internautes ont déjà connu “une expérience douloureuse” en ligne.
Cela suffit­il ? D’évidence, non,
puisque selon l’étude de GfK, 37% des
internautes belges ont déjà connu
une expérience douloureuse en ligne,
essentiellement liée à un virus. Et
c’est d’ailleurs là la menace qui les ef­
fraie le plus (75%), devant celle d’une
opération menée par des hackers
(74%), des vols éventuels d’identité
(68 %), la revente de données person­
Six axes pédagogiques
L’alliance Google/Test­Achats vise
donc l’essentiel en insistant sur six
points forts que sont la sécurisation
des comptes en ligne, la sécurité dans
les transactions e­commerce, la sécu­
risation des appareils connectés, celle
des enfants dont il est essentiel de
protéger la vie privée, les données et
les accès à de l’information ou à des
possibilités d’achat, le paramétrage
de la visibilité personnelle sur les mé­
dias sociaux, et enfin, la protection
des réseaux domestiques. Des infor­
mations simples, mais complètes et
indispensables.
P.V.C.
La RTBF refuse que sa régie publicitaire collabore avec TF1
n Le conseil d’administration de la chaîne
publique s’est opposé à ce que la RMB
commercialise les pubs belges de TF1.
C’
est non ! Au terme d’une réunion émaillée de
suspensions de séance, une majorité du con­
seil d’administration de la RTBF s’est oppo­
sée, hier soir, à ce que la RMB –la régie publicitaire
de la chaîne publique– prenne TF1 sous son aile en
vue de commercialiser les “décrochages publicitai­
res” que la chaîne française entend opérer en Belgi­
que francophone dans les tout prochains mois.
Sept administrateurs (4 PS, 1 MR, 2 CDH) ont voté
contre cette alliance; les six autres se sont abstenus.
C’est un revers cuisant pour le patron de la RTBF,
Jean­Paul Philippot. Vendredi dernier, lors d’un pré­
cédent conseil d’administration, M.Philippot avait
14
expliqué, chiffres à l’appui, qu’une commercialisa­ ble). “En acceptant que la RMB commercialise les pubs
tion des pubs belges de TF1 par la RMB était la moins belges de TF1, on aurait pu limiter la casse en termes de
mauvaise des solutions. Yves Gérard, patron de la manque à gagner publicitaire et d’impact négatif sur
RMB, était sur la même longueur
les tarifs. Avec ce refus, il y aura deux
d’ondes.
grands perdants : la RTBF et RTL !”, ful­
Celui qui, en revanche, se réjouira
minait, hier soir, une source proche
du choix du conseil d’administration
du dossier.
de la RTBF, c’est Philippe Delusinne. administrateurs opposés
Mais ce qui effraie surtout la RTBF,
Une majorité du conseil
Le patron de RTL Belgium n’a pas hé­
c’est le “coût de grille”. La RTBF en­
d’administration de la RTBF
sité, ces dernières semaines, à sensi­
tretient en effet des relations avec
s’est opposée à une alliance
biliser les présidents du PS, du CDH
TF1 (coproductions, accès privilégié
entre la RMB et TF1.
et du MR aux conséquences, selon lui
à la diffusion de programmes...). Dé­
catastrophiques, d’une entente entre
sormais, le risque est de voir TF1
TF1, le grand rival du groupe RTL, et la RMB.
couper les ponts avec Reyers… “C’est le scénario catas­
trophe. Les coûts de production vont enfler et l’emploi
Tout profit pour RTL et TF1?
trinquera. On va assister à un affaiblissement général
Du côté de la direction de la RTBF, on estime qu’il du service public”, prédit notre source. Tout bénéfice
était préférable de s’allier à TF1 plutôt que de voir la a priori pour RTL et TF1, deux chaînes qui drainent
chaîne française signer un contrat avec la régie fla­ plus de 50% de l’audience en Belgique francophone?
mande Transfer (ce qui est désormais le plus proba­
P.-F.L.
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EN BREF
Judiciaire
Le pourvoi du parquet rejeté
dans le dossier de Jean-Louis Denis
La cour de cassation a rejeté, mercredi, en fin d’après-midi, le pourvoi
en cassation du parquet fédéral contre l’arrêt de la cour d’appel de
Bruxelles qui a condamné Jean-Louis Denis comme membre et non
comme dirigeant d’une filière terroriste. Jean-Louis Denis avait vu sa
peine ramenée de 10 ans, en première instance, à 5 ans de prison.
La Cour a également rejeté le pourvoi en cassation du parquet fédéral
à l’encontre de l’épouse de Jean-Louis Denis, acquittée pour faits de
terrorisme en première instance comme en appel. (Belga)
Judiciaire
Dix-huit mois pour un ex-combattant en Syrie
Le tribunal correctionnel d’Anvers a condamné, mercredi, Michael
Delefortrie, ex-combattant en Syrie et membre de Sharia4Belgium, à
18 mois de prison pour traitement dégradant à l’égard de son épouse,
Samira B., 29 ans. Le 21 mars 2016, le couple s’était disputé et
Delefortrie avait craché sur son épouse, alors enceinte. Lorsque celleci avait voulu appeler la police, il avait détruit son GSM. Un mois plus
tard, Samira avait quitté le domicile. Delefortrie l’avait suivie,
attrapée à la nuque et frappée. “Le prévenu n’a aucun respect pour les
acquis démocratiques de la femme”, a souligné le juge. Précisons
qu’entre-temps, Samira B. a, quant à elle, été condamnée à 27 ans de
prison pour l’assassinat d’un ex-ami. (Belga)
Mosquées
Refus de visas à des imams validé
25647
Passeports perdus
ou volés en 2016
La police fédérale a signalé la
perte ou le vol de 25647
passeports belges à Interpol
l’année passée, soit une
septantaine par jour.
En 2015, on avait signalé le
vol ou la disparition de
23060 documents de voyage,
indiquait mercredi
le SPF Affaires étrangères
à l’agence Belga.
Il ne s’agit pas d’une
tendance à la hausse mais
plutôt de signalements plus
systématiques que par le
passé.
Le Conseil du contentieux des étrangers a donné raison au
secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (NVA), quant à son refus de délivrer un visa de longue durée à
plusieurs imams étrangers qui souhaitaient se rendre en
Belgique pour y prêcher dans des mosquées non reconnues
par l’Etat, annonçaient, mercredi, plusieurs journaux. Theo
Francken a refusé l’octroi de visas à douze imams, originaires
de Turquie, qui se trouvaient dans ce cas. Dix d’entre eux ont
contesté ce refus. Quatre viennent d’être déboutés. (Belga)
Logement
Il sera plus facile d’expulser un squatteur
Le cabinet du ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), et les
quatre partis de la majorité ont convenu, mercredi, d’accélérer
la procédure d’expulsion d’occupants illégaux d’un immeuble.
Une proposition de loi sera déposée à la Chambre. Le
propriétaire d’un immeuble squatté pourra s’adresser au juge
de paix afin que celui-ci ordonne l’expulsion de l’occupant. Il
pourra aussi introduire immédiatement une plainte au parquet
et demander que le procureur du Roi ordonne une expulsion.
Si le squatteur n’évacue pas les lieux, le plaignant pourra
revenir devant le juge de paix. Si celui-ci ordonne l’expulsion,
le refus de s’y conformer sera considéré comme une infraction
et le squatteur pourra être arrêté. (Belga)
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/
Ixelles La commune va
entamer des démarches afin de
renommer la galerie d’Ixelles.
D
égradations, problème de pro­
preté ou encore d’insécurité, les
commerçants de plusieurs es­
paces commerciaux du quartier Ma­
tonge, dont ceux de la galerie d’Ixel­
les, ont interpellé le collège des
bourgmestre et échevins au cours de
ces dernières semaines afin de soule­
ver les problèmes rencontrés quoti­
diennement.
Afin d’y remédier, la commune s’est
engagée à prendre une série de mesu­
res. Premier changement annoncé ce
mercredi : la galerie d’Ixelles sera
prochainement renommée galerie
Matonge et ce afin d’affirmer l’iden­
tité du quartier.
“Tous les quartiers emblématiques de
la commune ont une place ou une ar­
tère y faisant référence. En réalité dans
le quartier dit Matonge rien ne fait
mention à ce nom de manière officielle.
Quoi de mieux que la galerie d’Ixelles
pour porter cette appellation et mar­
quer officiellement la reconnaissance
de tout un quartier”, a déclaré la
bourgmestre Dominique Dufourny
(MR).
Afin que ce changement d’appella­
tion puisse avoir lieu, la Commission
royale de toponymie devra être con­
sultée et les riverains devront être
avertis au préalable. La décision fi­
nale reviendra ensuite au conseil
communal.
Des engaments pris par la commune
D’autre part, la commune mène
également un nouveau projet de ges­
tion de la galerie. Parmi les engage­
ments pris par la commune figurent
FRÉDÉRIC SABLON
Le quartier Matonge
finalement reconnu
Dans l’attente d’un service de gardiennage, l’ouverture et la fermeture des portes
seront effectuées par la police.
notamment le nettoyage des espaces
communs, le rétablissement de
l’éclairage et de la peinture dans la
galerie et la mise en place de portes
sécurisantes aux entrées.
“Dans l’attente de la mise en place
d’un service de gardiennage, l’ouver­
ture et la fermeture des portes seront ef­
fectuées par la police”, peut­on lire
dans la note du projet. De plus, la pré­
sence de deux policiers sera requise
afin “d’exclure les fauteurs de troubles”.
En contrepartie, les propriétaires
des commerces de la future galerie
Matonge devront, eux aussi, entre­
prendre certaines démarches comme
la mise en conformité des locaux
commerciaux, la mise en place d’un
service de gardiennage et l’installa­
tion de caméras dans la galerie.
“Nous espérons que tout cela pourra
être mis en place assez rapidement. Tout
est en train d’être étudié par nos servi­
ces pour avancer le plus vite possible.
Une subvention a également été de­
mandée à la Région afin de revaloriser
le quartier”, conclut la bourgmestre.
S.N.
Abbaye et pharmacie
en voie de classement
Région Des procédures
en cours aux rues de
Namur et de Louvain.
S
ans tambours ni trom­
pettes, le gouverne­
ment bruxellois classe
autant que possible son pa­
trimoine architectural. Et
cela tous azimuts. C’est ainsi
que plusieurs parties de l’an­
cienne abbaye Saint­Jacques
sur Coudenberg et l’an­
cienne pharmacie Kusnick,
sises respectivement rue de
Namur et rue de Louvain à
Bruxelles, font l’objet d’une
procédure de classement.
Pour le ministre­président
Rudi Vervoort (PS) aussi en
charge de la protection des
monuments et de sites, “les
différentes constructions de
l’abbaye de Coudenberg ap­
partiennent au patrimoine re­
marquable de l’Ancien Régime
et forment un ensemble de
qualité exceptionnelle”.
Les bâtiments primitifs,
conçus au XIIe siècle et situés
le long de la rue de Namur,
ont été remplacés en 1776
par l’actuelle maison abba­
tiale. Les plans de l’architecte
16
français Barnabé Guimard
visaient à harmoniser l’ab­
baye et à l’intégrer au nou­
veau Quartier royal (1775).
Un quartier néoclassique
d’une étonnante modernité
qui n’a rien à envier à ceux
de Paris, Londres ou Vienne.
Il est vrai que son implanta­
tion fut un événement ma­
jeur dans l’histoire architec­
turale de la Région.
Une officine bien conservée
La pharmacie Kusnick ins­
tallée près du Parlement a
conservé sa vitrine et un en­
semble rare de boiseries
sculptées. On y trouve un
imposant comptoir, des éta­
lages et de monumentales
étagères ornées d’un impor­
tant décor sculpté mêlant
des éléments d’inspiration
néo­Renaissance flamande
et néogothique. Bref, un mé­
lange des styles propre à
l’éclectisme. A noter qu’il
n’existe que deux autres
exemples à Bruxelles : les an­
ciennes pharmacies Delacre
et Bon Secours. L’ancienne
abbaye sera classée comme
ensemble alors que l’an­
cienne pharmacie le sera
comme monument.
Christian Laporte
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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Majorité et opposition s’écharpent
sur le cas van Cranem
bruts par mois auxquels s’ajoutent 1500 euros au Culture avait un président qui percevait des défraie­
centre culturel et 1200 euros de défraiements an­ ments jusque 2500 euros par an en plus d’un mon­
nuels à la médiathèque communale
tant fixe par mois de 170 euros. “Un
qu’il administre bénévolement. A
système peu transparent” pour le
cela s’ajoute une rémunération pour
bourgmestre Benoît Cerexhe et en
des remplacements au Conseil du
contradiction avec les statuts de
CPAS, selon Aurélien De Bauw qui
l’ASBL, “ce qu’avait relevé le réviseur
oup de théâtre la semaine dernière à Woluwe­ indique avoir obtenu ces montants
d’entreprise”, ajoute Mme Persoons.
Saint­Pierre. Les autorités communales ont an­ en scrutant les budgets. Dernier élé­
“Raison pour laquelle les statuts ont été
noncé la désignation d’un nouveau président ment de contexte, Philippe van Cra­
changés en décembre 2012.” L’éche­
de CPAS. Philippe van Cranem remplace la CDH An­ nem était échevin de la Culture sous
vine précise avoir accédé aux prési­
ne­Marie Claeys qui n’en demandait sans doute pas la précédente législature et était, à ce
dences culturelles au printemps
Caroline Persoons
tant. “C’est la politique”, glisse, désabusée, la CDH in­ titre déjà président des ASBL préci­
2013 et avoir communiqué aux con­
Echevine de la Culture
terrogée par “La Libre”. Libéral dissi­
tées. Mais à titre gra­
seils d’administration dès le mois de
dent issu d’une liste “Gestion muni­
tuit.
septembre de cette même année les
cipale” en 2012, M. van Cranem
rémunérations et le rôle qu’endosserait l’adminis­
Omerta ou pas omerta ?
vient d’attirer à lui deux conseillères
trateur­délégué van Cranem.
issues du groupe MR, dans l’opposi­
“Cela fait des années que je me bats
“Ce poste comprend la gestion quotidienne des ASBL
tion, et s’annonce candidat sur la liste
contre l’omerta autour de ces postes et surtout en matière financière, et la rédaction du rap­
du bourgmestre que doit emmener
rémunérations, témoigne Aurélien port annuel”, explique Philippe van Cranem. Ce der­
le CDH Benoît Cerexhe pour les pro­
De Bauw (MR), conseiller commu­ nier ne voit dans les assertions de M. De Bauw
chaines élections communales.
nal. La majorité communale est faite qu’une “interprétation politique malveillante”. “Je rap­
Il n’en fallait pas plus, en plein
de bric et de broc et a en réalité créé ces pelle que c’est sous la majorité précédente, donc sous le
Aurélien De Bauw
scandale Publifin, pour que les libé­
postes pour compen­
MR, qu’il a été décidé de rémunérer le
Conseiller MR
raux historiques de Woluwe remet­
ser la rémunération
poste d’administrateur­délégué de
tent sur la place publique leurs inter­
d’échevin dont jouis­
l’ASBL sportive communale”, ajoute M.
rogations, voire leurs accusations, au sujet de M. van sait M. van Cranem par le passé. Je de­
van Cranem qui précise avoir re­
Cranem. En décembre 2015, le MR déplorait déjà les mande une description de fonctions
noncé “depuis un certain temps” au
“concessions” de la majorité pour le groupe Gestion depuis des années mais jusqu’ici, on
défraiement à la médiathèque.
municipale. M. van Cranem “a obtenu qu’on lui crée s’est contenté de me dire oralement
L’échevine Caroline Persoons tient
des fonctions rémunérées via diverses ASBL com­ qu’il actait les comptes…”
également a rappeler qu’une impor­
munales et au CPAS alors que ces mandats étaient
Depuis un peu plus d’un mois, les
tante réforme du tissu associatif cul­
par le passé prestés à titre gratuit”, pouvait­on lire ASBL Art et Culture et celle de la mé­
turel sanpétrusien a été menée de­
Philippe van Cranem
dans une gazette libérale de l’époque. Depuis plu­ diathèque locale ont été fusionnées
puis le début de la législature. Et que
Futur président du CPAS
sieurs années, le conseilller communal MR Aurélien et Caroline Persoons (Défi), échevine
ce “beau travail” a permis la fusion de
De Bauw, en tant qu’administrateur de l’ASBL Art et de la Culture et présidente de fait
la médiathèque, qui rencontrait
Culture, tente (en vain, assure­t­il) d’obtenir un des­ des ASBL culturelles de la commune, réfute les allé­ d’importantes difficultés financières avec Art cultu­
criptif de fonction pour l’administrateur­délégué gations du groupe MR. “Tout cela s’est fait dans la plus rel, donnant naissance à un nouvel outil culturel lo­
qui n’est autre que Philippe van Cranem ainsi que grande transparence”, confie­t­elle. Elle rappelle cal.
ses rémunérations. Celles­ci sont de 1250 euros d’abord qu’avant le 20 décembre 2013, l’ASBL Art et
M.Co.
Woluwe-St-Pierre Le MR doute du travail
effectif de l’administrateur-délégué
des ASBL culturelles de la commune.
ALEXIS HAULOT
D.R.
ALEXIS HAULOT
C
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/
Chrétiens et musulmans
autour de Marie à LLN
Louvain-la-Neuve Après le collège St-Michel,
ils se retrouveront le 25 mars à l’Aula Magna.
L
e curé de la paroisse St
François, le P.Dominique
Janthial, côtoie les fidèles
et les textes des religions du
Livre à tous les étages avec un
grand bonheur (pour lui mais
aussi pour nous…).
Dans “Devenir enfin soi­
même à la suite des grands
hommes du Premier Testa­
ment”, paru récemment aux
éditions de l’Emmanuel, ce
théologien et anthropologue
nous fait voyager dans la Bi­
ble et donc au cœur de notre
humanité. Et se fondant sur
une exégèse aussi solide
qu’accessible des grands épi­
sodes de la vie des patriarches
et des prophètes, le prêtre est
aussi brillant que dans ses ho­
mélies.
Unis sur le chemin de la paix
Mais “l’homme de terrain”
qui connaît aussi bien les réa­
lités humaines proche­orien­
tales que celles de nos socié­
tés exposées aux tempêtes
populistes entend aussi rap­
procher les fidèles de toutes
convictions. Il le fera encore
le samedi 25 mars en ac­
cueillant à partir de 9h30 à
l’Aula Magna la 2e édition
d’“Ensemble avec Marie” de
l’association Efesia Belgium.
L’organiser à Louvain­la­
Neuve est très symbolique
puisque c’est “un carrefour
académique
d’orientation
chrétienne et multiculturel et
ouvert sur le monde”. Et “un
centre privilégié de formation
des esprits destinés à fertiliser
la société de demain”. Sans
oublier sa dimension interre­
ligieuse. Bref, un lieu de choix
pour converger autour de
Marie, reconnue comme la
mère de Jésus ou Aissa. “L’in­
termédiaire par excellence” sur
la route des musulmans et
chrétiens. L’initiative testée à
Paris et à Bruxelles est née au
Liban en 2007 ! Une manière
concrète d’avancer sur le che­
min de la paix…
Christian Laporte
U Rens. : www.ensembleavec­
marie.be
EN BREF
Bruxelles
SRIB : incompatibilités abrogées
sur mesure
Des incompatibilités de fonctions prévues pour éviter
certains cumuls dans le chef des administrateurs de la
Société régionale d’investissement (SRIB) ont été
éliminées en 2012 par un arrêté du gouvernement
bruxellois, juste à temps pour permettre la nomination
de Bernard Richelle, étiqueté Ecolo, à la présidence du
conseil d’administration de la SRIB. Trois ministres de
l’époque confirment que l’abrogation de la liste
d’incompatibilités découlant d’un arrêté de 2001 est
étroitement liée à la volonté d’Ecolo de placer Bernard
Richelle à la SRIB, rapporte “Le Soir”. (Belga)
500
Manifestation contre les violences policières
Environ 500 personnes, dont une majorité de jeunes, se
sont rassemblées mercredi après-midi à Bruxelles afin de
manifester contre la violence policière en Belgique, à
l’occasion de la Journée internationale de lutte contre ce
phénomène. Pour la sixième édition de cette manifestation,
les organisateurs, les Jeunes organisés et combatifs et la
Coordination des sans-papiers de Belgique, ont voulu
mettre l’accent sur la violence contre les sans-papiers. La
marche a débuté devant la gare de Bruxelles-Nord pour se
terminer sur la place du Luxembourg. (Belga)
Wavre
Faux agents des eaux
et policiers
Saint-Josse
Locataires
informés par SMS
Attention : de faux agents
des eaux et de faux policiers
sévissent au sein de la cité
du Maca. Concernant les
victimes, ce sont les seniors
qui sont ciblés. Pour éviter
d’en être victime, la police
donne quelques conseils : ne
pas laisser entrer le premier
venu chez soi et toujours
demander à voir les cartes de
légitimation. Pour rappel, les
policiers en tenue civile ou
en uniforme, ainsi que tout
autre agent qui se présente
chez vous, sont porteurs
d’une carte de légitimation.
Vous pouvez demander à voir
cette carte. En cas de doutes,
composez le 101. J.Br.
En cas de travaux, de
pannes d’ascenseur, de
remplacement de clés,
d’oubli dans le
paiement du loyer ou
encore d’opérations
d’enlèvement
d’encombrants, les 340
locataires communaux
sont désormais
informés par SMS par le
service des Propriétés
communales de SaintJosse. Pour ce qui est
des 700 candidats
locataires, ils recevront
un SMS pour leur
rappeler le
renouvellement annuel
de leur candidature.
Jodoigne
La commune cherche des bénévoles pour
nettoyer ses rues
La commune de Jodoigne cherche des bénévoles dans le
cadre de l’opération Be-Wapp, menée du 24 au 26 mars. Le
but est de nettoyer un sentier, une rue ou un quartier avec
du matériel fourni par la Ville. Une opération qui a
notamment pour objectif de sensibiliser les citoyens à
l’importance de garder leur commune propre. Les autorités
communales mettront ainsi la main à la pâte. Conseillers
communaux et de CPAS nettoieront la rue de Septembre,
le site de la gare des bus et une partie du Ravel.Ca.D.
U Infos et inscriptions auprès de Bénédicte Maréchal,
écoconseillère : 010/81.99.93.
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La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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Turquie
Le 16 avril, les Turcs se
prononceront sur un renforcement
des pouvoirs du Président.
n Les tensions entre certains pays
européens et Ankara servent
la cause du camp du “oui”.
n Pour l’opposant Süheyl Batum,
l’Europe a un rôle à jouer.
n
“[Les Pays­Bas] n’ont rien à voir avec
la civilisation, ni avec le monde moderne.
Ce sont eux qui ont massacré plus de 8000
Bosniens musulmans […] à Srebrenica.”
Recep Tayyip Erdogan
Le président turc s’est fendu d’une nouvelle attaque verbale contre les
Pays-Bas qui ont refusé que des ministres turcs fassent campagne sur
leur territoire pour le référendum du 16 avril. Le Premier ministre
néerlandais sortant, Mark Rutte, a dénoncé “une falsification
nauséabonde de l’Histoire”. Quelque 8000 hommes et garçons
musulmans avaient été tués à Srebrenica par les forces serbes en
juillet 1995, alors que l’enclave était sous la protection de casques
bleus néerlandais. Une enquête sur le massacre avait entraîné la
démission du gouvernement en 2002 et, en septembre 2013, le pays
avait été jugé responsable des actes de ses soldats sous mandat de
l’Onu par un tribunal néerlandais.
OZAN KOSE/AFP
Pour plus de pouvoir,
Erdogan joue le pyromane
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en meeting à Istanbul, le 11 mars dernier.
20
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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Erdogan n’entend pas les appels à la retenue
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a poursuivi sa violente campagne contre
l’Europe et les Pays-Bas mercredi, dénonçant “l’esprit du fascisme débridé dans les rues
des pays européens”. Les autorités turques tirent à boulets rouges sur le gouvernement
néerlandais depuis le refus de La Haye d’autoriser des ministres turcs à participer à des
rassemblements aux Pays-Bas en faveur du “oui” au référendum turc, le week-end
dernier. M. Erdogan fustige aussi l’Allemagne pour avoir interdit la tenue de
rassemblements similaires la semaine dernière, dénonçant un “double standard” de la
part de l’Europe, des “attitudes fascistes et nazies” et une “islamophobie, un racisme antiturc ambiant” à travers le continent. Le pouvoir turc a déjà mis en place des sanctions
contre les Pays-Bas : l’ambassadeur néerlandais à Ankara, absent de Turquie au moment
des faits, n’a pas été autorisé à rentrer au pays, et toutes les rencontres au plus haut
niveau entre les deux gouvernements ont été unilatéralement annulées par la partie
turque. Les avions transportant des officiels néerlandais sont interdits de survol du
territoire turc, tandis que le jumelage entre Rotterdam et Istanbul a été annulé par la
municipalité stambouliote.
Une crise européenne qui sert
les intérêts du pouvoir turc
Analyse Alexandre Billette
Correspondant à Ankara
L’
emballement de la crise diplo­
matique entre Ankara et les
capitales européennes pour­
rait bien servir le président
turc dans sa campagne réfé­
rendaire, alors que les électeurs du pays
iront aux urnes le 16 avril prochain,
dans un mois jour pour jour, afin de se
prononcer pour ou contre une modifi­
cation constitutionnelle qui attribue da­
vantage de pouvoirs à la présidence.
Ces réformes, voulues par le président
Recep Tayyip Erdogan, sont dénoncées
par une partie de l’opposition qui y voit
un pas supplémentaire vers la mise en
place d’un régime autoritaire au profit
du président turc.
La campagne référen­
daire, qui se déroule en
plein régime d’état d’ur­
gence mis en place après
le putsch raté du 15 juillet
dernier, est largement dé­
séquilibrée en faveur du
“oui”, qui dispose notam­
ment de l’appareil admi­
nistratif de l’Etat turc, tan­
dis que les tenants du
“non” ont été qualifiés à
plusieurs reprises par des
ministres et des responsa­
bles politiques de “suppor­
ters du terrorisme”.
Recep Tayyip Erdogan mais bien la Tur­
quie dans son ensemble.
Les Unes de deux quotidiens, l’un
suisse, l’autre allemand, appelant à vo­
ter “non”, sont également présentées
comme une “ingérence inacceptable dans
le jeu politique d’un pays souverain”.
La critique européenne comme argument
Même le leader de l’opposition du
Parti républicain du peuple (CHP, ké­
maliste), Kemal Kiliçdaroglu, pourtant
en campagne pour le “non”, a dénoncé
l’attitude des Pays­Bas : “C’est la tâche de
tous les partis politiques de défendre les in­
térêts de la nation. Ceci n’a rien à voir avec
le référendum; ceci concerne le pays. Nous
ne pouvons accepter que des ministres
soient refoulés des Pays­Bas ou interdits de
séjour en Allemagne. Le gouvernement a
notre soutien dans cette
affaire.”
La crise diplomatique,
transformée en crise na­
tionale, pourrait donner
des ailes au camp du
“oui” qui souffrait jus­
qu’ici “d’un vent qui souf­
fle en sens contraire”, re­
connaissait un éditoria­
liste proche du pouvoir.
Désormais vilipendé par
l’Europe, Recep Tayyip
Erdogan n’hésite jamais,
lors des meetings du
“oui”, à dénoncer le “ra­
cisme anti­turc” et “l’is­
lamophobie” de l’Europe.
Car c’est pour les rassemblements à
saveur référendaire que le président
turc réserve désormais ses plus fortes
attaques contre l’Europe, dans l’espoir
de séduire une frange de l’électorat na­
tionaliste qui n’est pas, du moins jus­
qu’à maintenant, totalement derrière le
camp du “oui”.
Le chef du CHP Kiliçdaroglu ne dit pas
autre chose : “L’Europe est en train de
faire gagner le ‘oui’. Quand leurs journaux
disent, ‘les Turcs doivent voter ‘non’, c’est
le ‘oui’ qui grimpe.”
La campagne
référendaire,
qui se déroule
en plein régime
d’état
d’urgence,
est largement
déséquilibrée
en faveur
du “oui”.
Verdict incertain
Mais malgré le déséquilibre des forces
entre les deux camps, les premiers son­
dages indiquent des résultats très incer­
tains pour l’issue du scrutin. La crise di­
plomatique actuelle pourrait cependant
contribuer à l’essor du camp du “oui”,
alimenté par une vaste campagne natio­
naliste née sur les germes du conflit avec
La Haye et Berlin. La presse pro­gouver­
nementale – qui constitue l’écrasante
majorité des titres – dénonce la campa­
gne “raciste et xénophobe qui souffle sur
l’Europe”, une campagne visant non pas
Des appuis officiels
de l’Europe pourraient
renverser la situation
Entretien Véronique Leblanc
Correspondante à Strasbourg
cratique, ce qui légitimera la victoire
du “oui” si elle advient.
uriste, professeur d’université
suspendu dans le cadre des pur­
ges lancées après la tentative de
coup d’Etat du 15 juillet dernier,
Süheyl Batum fait campagne pour
le “non” au référendum sur les mo­
difications de la constitution turque
voulues par le président Erdogan. Il
nous a accordé un entretien télé­
phonique, un mois jour pour jour
avant ce scrutin décisif.
Quel regard portez-vous sur les interdictions de meetings faites au président Erdogan et à ses ministres en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas?
Aucun doute: c’est un cadeau dans
leur stratégie de victimisation. Ils ont
beau jeu maintenant de dire: “ils ne
nous aiment pas”.
J
Lundi dernier, la Commission de Venise
du Conseil de l’Europe – instance constituée d’experts indépendants en droit
Dans quelles condiconstitutionnel – a
tions se déroule la
rendu un avis très alarcampagne que vous
miste sur les modificamenez sous l’égide
tions soumises à réfédu barreau turc?
rendum. Cette prise de
C’est la pire à la­
position a-t-elle des réquelle j’ai assisté.
percussions en TurLes obstacles sont
quie?
inimaginables. Les
Ce texte, d’une
universités annu­
grande
justesse,
lent nos réunions
pointe là à la fois les
tout en disant ne
dérives dans la procé­
pas pouvoir en don­
dure d’adoption des
ner les raisons. Les
articles en question
Süheyl Batum
affiches pour le
(modification
des
Juriste et professeur
“oui” sont partout
textes en dernière
d’université turc favorable
et les slogans sont
minute, plusieurs dé­
au “non” pour le référendum
tronqués :
“OUI
putés de l’opposition
du 16 avril en Turquie.
pour une Turquie
en prison lors du vote
forte” ou bien en­
au Parlement…), le
core “Vous êtes contre le terrorisme, déroulement de la campagne et les
bien sûr que OUI”. Les 21 chaînes graves dangers que ces changements
nationales retransmettent en totalité font peser sur la démocratie en Tur­
les discours du président ou du Pre­ quie. Le ministre de la Justice a dé­
mier ministre qui traitent de “traî­ claré cette semaine que cet avis ne
tres” ou de “terroristes” les tenants comptait pas mais je pense qu’il peut
du “non” qui, eux, n’ont droit qu’à avoir un impact sur l’opinion publi­
quelques minutes d’antenne. Mais je que. Les gens peuvent se dire que si
continue de parcourir la Turquie le Conseil de l’Europe déclare qu’à
avec l’espoir que le peuple ne votera terme le régime ne sera plus démo­
pas en faveur d’un régime qui tom­ cratique, cela isolera le pays.
berait entre les mains du seul prési­
dent de la République.
Et cet isolement potentiel inquiète les
citoyens turcs?
Les réseaux sociaux sont-ils un re- Oui. Ils réalisent qu’Erdogan est
cours?
moins fort qu’il ne l’a été, ils sont en
Je m’en suis servi pour publier les ar­ proie à des difficultés économiques
ticles soumis à référendum et mon­ et comprennent que la Turquie est
trer qu’ils conduiraient à un pouvoir isolée sur le plan géopolitique mal­
personnel. Mes proches ont aussi re­ gré les tentatives de rapprochement
layé le message mais le risque est avec Moscou. Erdogan mène des po­
grand en Turquie de se voir inculpé litiques qui nous éloignent de plus
pour “insulte au chef de l’Etat” et en plus de l’espace juridique euro­
cela bride notre liberté d’expression. péen, cette sensation de faire de
moins en moins partie d’une com­
Le “non” garde-t-il des chances, comme munauté internationale peut peser
les sondages semblent le prouver?
dans le scrutin du mois prochain.
Je pense que c’est le cas mais je suis
dubitatif sur les sondages. Mardi, le Qu’espérez-vous de l’Europe ?
quotidien “Vatan” annonçait 56% Des appuis officiels du Conseil de
pour le “non”. Mais je me suis aperçu l’Europe et de l’Union européenne.
que le sondeur était un adhérent de Dénoncer de manière collective le
l’AKP (parti du président de la Répu­ but de ce bouleversement politique
blique). Je crains – sans pouvoir en peut renverser la situation alors
être certain – que ces chiffres soient qu’interdire des réunions dans l’un
des manipulations afin de faire ou l’autre pays joue en faveur du
croire à une vraie campagne démo­ pouvoir.
“C’est la pire
campagne à
laquelle j’ai assisté.”
FACEBOOK
Épinglé
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Rutte défait Wilders, l
pavoisent, les socialis
LA JOURNÉE EUROPÉENNE
L’Union européenne est exaspérée
par les saillies verbales d’Erdogan…
Recep Tayyip Erdogan part complètement en vrille
contre les pays européens qui refusent que des
officiels turcs participent à des meetings sur leur sol
en vue du référendum du 16 avril sur la transfor­
mation de la Turquie en régime présidentiel fort.
Depuis quelques jours, le leader turc vise, et atteint,
systématiquement le point Godwin en qualifiant les
gouvernements européens “d’héritiers du nazisme”.
Ci­gisent la diplomatie et le sens de la mesure.
Trop is te veel, jugent les présidents des institutions
européennes. Ils l’ont fait savoir mercredi, à Stras­
bourg, en séance plénière du Parlement européen.
Son président, Antonio Tajani, a ouvert le feu.
Evoquant les Pays­Bas, particulièrement visés par
Ankara, l’Italien a déclaré que “personne ne peut
offenser un pays démocratique qui se prépare aux
élections, les citoyens européens et les valeurs dans
lesquelles nous nous reconnaissons”. Ah, mais !
“Les Pays­Bas, c’est l’Europe, et aujourd’hui, l’Europe,
c’est les Pays­Bas”, a enchaîné le président du Con­
seil européen Donald Tusk. Qui a sous­entendu que
M.Erdogan ne savait pas de quoi il parlait lorsqu’il a
qualifié les Pays­Bas de “vestiges fascistes”, après que
la police a dispersé une manifestation de ses parti­
sans devant le consulat turc à Rotterdam. “Rotter­
dam est la ville d’Erasme, détruite par les nazis, et dont
le maire actuel est né au Maroc. Si quiconque voit du
fascisme à Rotterdam, il est complètement détaché de
la réalité”, a déclaré le Polonais en anglais, puis en
néerlandais. Sans préciser s’il allait faire envoyer un
livre d’histoire de l’Europe au président turc.
BAS CZERWINSKI/AFP
… Donald Tusk lui conseille de revenir
sur terre (et d’apprendre l’histoire)…
Jesse Klaver, leader du parti Groenlinks, mercredi à Amsterdam. Les écologistes arrivent en cinquième position,
mais sont les grands vainqueurs du scrutin: ils passent de quatre à seize sièges à la Chambre basse.
… Juncker rappelle que l’adhésion n’est
pas pour demain (mais on le savait déjà)
Le président de la Commission, Jean­Claude Junc­
ker, était pour sa part remonté comme un coucou.
“J’ai été scandalisé par ce qui a été dit par la Turquie
sur les Pays­Bas, l’Allemagne et d’autres. Je n’accepterai
jamais cette comparaison entre les nazis et les gouver­
nements actuels”, a grondé le Luxembourgeois.
“Quiconque fait une telle comparaison, s’éloigne de
l’UE. Ce n’est pas l’Union qui veut adhérer à la Turquie,
mais bien la Turquie qui veut rejoindre l’UE”, a­t­il
ajouté. Applaudissements de l’hémicycle qui a voté
fin 2016 en faveur du gel des négociations d’adhé­
sion avec la Turquie – déjà congelées de facto.
Pendant ce temps­là, des hackers, dont on peut
soupçonner qu’ils sont pro­Erdogan, ont lancé une
vaste opération de piratage du réseau social Twitter.
Ont entre autres été visés les comptes du Parlement
européen, d’Amnesty International, du ministère
français de l’Economie, de la BBC Amérique du
Nord, du club de football du Borussia Dortmund et
d’Alain Juppé (?!). Le message de 140 caractères
était un modèle de subtilité: “#Allemagne nazie
#Pays­Bas nazis. Voici une petite claque ottomane pour
vous. #Rendez­vous le 16 avril. Vous voulez savoir ce
que j’ai écrit? Apprenez le turc.” En bonus : une vidéo
du président turc en campagne pour le référendum.
Ce n’est pas en Turquie que ce genre de piratage se
produirait: amoureux de la libre expression, mais
pas celle des autres, M. Erdogan y fait souvent taire
le réseau gazouillant.
22
JOHN THYS/AFP
Ils piratent Twitter, pour sauver
l’honneur de Captain Erdogan
Le ministre-président libéral sortant, Mark Rutte, a déposé son bulletin de vote dans la capitale politique
La Haye, dont il est originaire. Son parti VVD remporte les élections.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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es Verts
tes s’écrasent
Pays-Bas Le parti libéral du Premier ministre sortant
est crédité de 31 sièges contre 19 au PVV. Le taux
de participation a été particulièrement élevé.
M
ark Rutte 3 – Geert Wil­
ders 0. Le Premier mi­
nistre libéral sortant
avait comparé les élections
néerlandaises à un “quart de fi­
nale” contre le populisme, la
présidentielle française et les
élections allemandes étant res­
pectivement “la demi­finale” et
“la finale”. Pour la troisième fois
consécutive, après les élections
de 2010 et de 2012, les libé­
raux du VVD devancent le
Parti pour la liberté (PVV) du
leader populiste, xénophobe et
islamophobe et anti­européen.
Selon les sondages à la sortie
des urnes de la chaîne de télé­
vision publique NOS, le VVD
remporterait 31 sièges. C’est
dix de moins qu’en 2012. Mais
par rapport à 2012, où il n’avait
que trois sièges d’avances sur
les travaillistes du PvdA, l’écart
s’est creusé avec ses plus pro­
ches poursuivants. Le Chris­
ten­Democraten
Appel (CDA), les li­
béraux­progressis­
tes de D66 et le PVV,
sont chacun crédités
de 19 sièges.
landaise passe assez largement
à côté de l’objectif d’être le
parti ayant récolté le plus de
suffrages. Certes, le PVV est
donné en progrès de quatre
sièges par rapport à 2012, mais
il fait moins bien qu’aux élec­
tions de 2010, où il avait rem­
porté 24 sièges. De plus, si l’on
excepte le Socialistische Partij
(SP, gauche radicale), qui perd
un siège, le PVV est celui qui
progresse le moins, parmi les
principaux partis d’opposition:
le CdA, D66 et les écologistes
de Groenlinks ont respective­
ment gagné 6, 7 et 12 sièges.
Geert Wilders pourra tourner
le résultat dans tous les sens, il
a connu la défaite. Sans doute
rendue pour lui plus pénible
encore par les trois sièges rem­
portés par le parti Denk, formé
par des Néerlandais d’origine
étrangère.
“Rutte n’est
pas encore
débarrassé
de moi.”
Une coalition
à quatre, au moins
Mark Rutte de­
vrait donc rempiler
à la tête du gouver­
nement. Reste à sa­
voir avec qui les li­
Le soufflé Wilders est
béraux vont s’allier.
retombé
Geert Wilders
Certainement pas
Le leader du PVV a
Les Néerlandais se
avec le PvdA, la­
réagi mercredi soir
sont déplacés aux
miné, après cinq ans
aux premiers
urnes en masse : le
de coalition avec le
résultats sur son
taux de participa­
VVD: il passerait de
compte Twitter.
tion est de 82%, – le
38 à… 9 sièges,
plus élevé des trente
n’étant plus que la
dernières années – contre troisième formation de gauche
74,6% en 2012. A Amsterdam, derrière le SP et Groenlinks. Le
des bulletins de vote supplé­ parti du jeune (30 ans) Jesse
mentaires ont été imprimés, Klaver, le “Justin Trudeau du
pour prévenir toute pénurie. Plat pays” est la sensation, et le
Dans la capitale politique, véritable vainqueur du scrutin:
La Haye, ainsi qu’à Rotterdam, selon les sondages, il quadru­
les bureaux de vote sont restés plerait sa représentation à la
ouverts après 21 heures, der­ Chambre basse, passant de 4 à
nier délai pour déposer son 16 sièges.
bulletin dans l’urne. Les analy­
De quoi prétendre intégrer la
ses des jours prochains diront prochaine coalition. Car Mark
si ce taux élevé de participation Rutte aura besoin de l’appui
correspond à une volonté de d’au moins trois autres partis
barrer la route au PVV.
pour obtenir la majorité de
Quoi qu’il en soit, l’effet Wil­ 76 sièges sur 150 à la Chambre.
ders, encore redouté aux Pays­ Le PVV n’en sera pas : Mark
Bas et dans le reste de l’Europe Rutte avait averti Geert Wil­
il y a quelques semaines, est re­ ders qu’il y avait “0% de chance”
tombé comme un soufflé. Le qu’il s’allie avec lui.
trublion de la politique néer­
Olivier le Bussy
2F Conseil :
l’autre affaire Fillon
France Des soupçons de conflits
d’intérêts pèsent sur la société
du candidat de la droite.
Benjamin Masse
Correspondant à Paris
P
etit à petit, davantage de lumière se
fait sur 2F Conseil, la mystérieuse so­
ciété de François Fillon. Depuis plu­
sieurs mois, l’entreprise, créée en 2012 –
peu après que le Sarthois a quitté son poste
de Premier ministre – suscite des interro­
gations dans la presse française: M. Fillon
ne s’en serait­il pas servi pour monnayer
son précieux carnet d’adresses, et ce alors
qu’il était redevenu député? Les riches
clients de son entreprise n’ont­ils pas eu
une influence sur son activité de parle­
mentaire?
Ce mercredi, c’est Mediapart qui appor­
tait une nouvelle pièce à ce dossier, en révé­
lant l’identité d’un des clients de 2F Con­
seil: Fouad Makhzoumi, homme politique
et entrepreneur libanais, patron de la so­
ciété FPI, basée à Dubaï, qui figure parmi les
leaders mondiaux de la fourniture de pipe­
lines. Le businessman était notamment lié
à l’ancien ministre de la Défense britanni­
que, Jonathan Aitken, qui a été contraint de
démissionner en 1995, notamment pour
n’avoir pas déclaré ses connexions avec
Makhzoumi. Selon Mediapart, ce dernier
aurait servi de “poisson­pilote” à Fillon au
Moyen­Orient. Si les communicants du
Sarthois ont confirmé l’existence d’un con­
trat signé entre 2F Conseil et FPI début
2016, ils n’ont pas précisé la nature des ac­
tivités qui étaient requises.
Selon le site d’informations, 2F Conseil
n’aurait pas touché plus de 20000 euros
pour ce contrat, celui­ci étant soumis à une
grosse prime de résultat (“success fee”), en
cas de réalisation d’objectifs qui n’auraient
finalement pas été atteints. Mais un épais
brouillard demeure sur le contenu exact
de la demande de Fouad Makhzoumi.
Soupçons
Déjà, lors de sa conférence de presse du
6 février, M. Fillon avait dû se justifier sur
sa société de conseil, précisant notamment
avoir “exercé de 2012 à 2016 cette activité
en toute légalité. J’ai donné des conférences
dans de nombreux pays et j’ai conseillé des
entreprises”.
Au total, selon les éléments déposés au
tribunal de commerce, 2F Conseil a rap­
porté à Fillon plus de 750000 euros en sa­
laires et bénéfices, entre juin 2012 et dé­
cembre 2015. Parmi ses clients, figure no­
tamment Axa, qui a versé plus de
200 000 euros à la société de Fillon, entre
mi­2012 et mi­2014. Selon le patron du
groupe, Thomas Büberl, la mission recou­
vrait des conseils concernant des “investis­
sements de long terme”, dans le contexte de
l’après­crise financière.
Mais on voit mal quelle était exactement
l’expertise de François Fillon en la matière.
Des soupçons qui se renforcent d’autant
plus que Henri de Castries, patron d’Axa
au moment du contrat, est désormais l’un
des principaux conseillers du candidat des
Républicains, cité même comme éventuel
Premier ministre en cas de victoire. Les
mauvais esprits notent aussi que le pro­
gramme de M.Fillon, dans sa première
mouture, prévoyait de transférer une par­
tie de la couverture de la Sécurité sociale…
aux assurances et aux mutuelles.
Des députés s’interrogent
Parmi les autres clients de 2F Conseil, fi­
gure le cabinet d’expertise financière Ricol
et Lasteyrie, dont l’un des dirigeants est
René Ricol, qui fut, sous le gouvernement
Fillon, responsable du Commissariat géné­
ral à l’investissement, chargé de gérer les
35 milliards d’euros des Investissements
d’avenir – le fameux “Grand Emprunt”.
Enfin, la banque Oddo a également été un
client de 2F Conseil. Début février, “Libé­
ration” signalait à cet égard que Philippe
Oddo, le patron de la banque, avait recruté
en septembre 2015 un ancien membre du
cabinet de François Fillon, Arnaud Barthé­
lémy, ex­consul de France à Hong Kong.
En février dernier, des députés de gauche
se sont interrogés sur les liens de M. Fillon
avec Axa, et notamment sur une éven­
tuelle influence sur les positions du député
de Paris, dans le débat sur la transposition
en droit national de la directive euro­
péenne relative aux activités d’assurance.
Saisi, le déontologue de l’Assemblée na­
tionale avait précisé que le député de Paris
“n’était intervenu à aucun moment” dans ce
débat. Il avait également estimé que, “sur le
plan juridique, les activités de M. Fillon au sein
de la société 2F Conseil sont en conformité
avec […] le Code pénal”, dans la mesure où el­
les ont été entamées avant le début de son
mandat de député. Dix jours, très précisé­
ment, avant son élection dans la deuxième
circonscription de Paris. Or, le code électo­
ral “interdit à tout député de commencer à
exercer une fonction de conseil qui n’était pas
la sienne avant le début de son mandat”.
Gagner beaucoup d’argent
Nombreux sont ceux qui jugent que la
concomitance entre ces activités de conseil
et son mandat politique n’en pose pas
moins un problème déontologique. Fran­
çois Fillon lui­même le reconnaissait
d’une certaine manière, lors d’une inter­
view accordée au “Parisien”, en juin 2012 :
“Si Nicolas Sarkozy avait été réélu, ma vie
aurait été plus simple, expliquait­il. J’aurais
fait des conférences à travers le monde et ga­
gné beaucoup d’argent. Je suis toujours très
épaté de voir ce qu’ont réussi à faire [Tony]
Blair (NdlR: l’ancien Premier ministre bri­
tannique) et [Gerhard] Schröder (NdlR: l’an­
cien chancelier allemand). La manière dont
ils ont su gérer leur carrière après la politique
est pour moi un exemple.”
Seul hic: François Fillon a voulu gagner
beaucoup d’argent… tout en poursuivant
sa carrière politique. Une grande partie de
ses problèmes actuels naissent sans doute
de cette contradiction.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Donald Trump
a bien payé
des impôts
Etats-Unis Surgi de nulle part,
un extrait de sa déclaration
fiscale de 2005 l’atteste.
U
n tout petit coin du voile a enfin été
levé sur les revenus de Donald
Trump, dans des circonstances
pour le moins insolites: la chaîne de télé­
vision MSNBC a, en effet, publié mardi
soir les deux pages principales de la dé­
claration d’impôts du couple Trump en
2005. Ces documents ont été découverts
par le journaliste indépendant David
Cay Johnston, qui assure les avoir trou­
vés… dans sa boîte aux lettres.
Johnston, qui est l’auteur du livre “The
Making of Donal Trump” (2016), a tra­
vaillé notamment pour le “New York Ti­
mes”, et a remporté le prestigieux prix
Pulitzer en 2001 pour son enquête sur le
caractère injuste du code fiscal améri­
cain, a déclaré ne pas exclure que ce soit
le Président lui­même qui lui ait envoyé
les documents. “Donald [Trump] a souvent
fait fuiter des informations sur lui­même
lorsqu’il pensait que cela pouvait servir ses
intérêts”, a­t­il expliqué. “Est­ce que quel­
qu’un croit vraiment qu’un reporter, dont
personne n’a jamais entendu parler, est allé
chercher son courrier et a découvert mes
feuilles d’impôts? Fausses nouvelles!”, a ré­
pliqué l’intéressé sur Twitter mercredi.
Première prise de température
Proche-Orient Le conseiller
de Donald Trump a rencontré
MM. Netanyahou et Abbas.
Eclairage Claire Bastier
Correspondante à Jérusalem
P
rudence et diplomatie. Lui
qui arbore facilement sa kipa
noire en public, c’est tête dé­
couverte que Jason Greenblatt ef­
fectue cette semaine sa première
tournée en Israël et dans les Terri­
toires palestiniens occupés. De­
puis son arrivée, l’envoyé de l’ad­
ministration Trump en charge des
négociations
internationales
avance à pas prudents pour “écou­
ter et discuter des vues des diri­
geants de la région sur la situation
actuelle et voir comment avancer
pour la paix”, selon l’annonce du
département d’Etat à Washing­
ton.
Au cours d’un entretien de cinq
heures, lundi, avec le Premier mi­
nistre israélien Benjamin Neta­
nyahou, M. Greenblatt a “réaf­
firmé l’engagement du président
Trump en faveur de la sécurité d’Is­
raël et des efforts pour aider Israé­
liens et Palestiniens à atteindre une
paix durable par des négociations
directes”, résume le communiqué
du bureau de M. Netanyahou.
L’épineux débat sur les colonies
juives a également été abordé.
Après l’annonce de la construc­
tion de 5 000 nouveaux loge­
ments en janvier dernier, le prési­
dent américain Donald Trump
avait estimé que la poursuite de la
colonisation en Cisjordanie et à Jé­
rusalem­est ne représentait pas
“une bonne chose pour la paix” et
incité le gouvernement israélien à
calmer ses ardeurs. C’est pour
cette même raison que le vote du
projet de loi sur l’annexion du
bloc de Maale Adumim (40000
habitants) prévu ce mardi 14 à la
Knesset (le Parlement israélien) a
été repoussé à dimanche 19, après
le départ de M. Greenblatt. Même
si la droite nationaliste religieuse
israélienne compte toujours sur le
soutien américain dans ses velléi­
tés annexionnistes, rien n’est
moins sûr à l’heure actuelle.
Attachement aux deux Etats
Le lendemain, M.Greenblatt a
rencontré le président de l’Auto­
rité palestinienne, Mahmoud Ab­
bas, à Ramallah. Celui­ci a réitéré
son attachement à la solution à
deux Etats en attendant une dis­
cussion en direct avec le président
américain, qui l’a invité à la Mai­
son­Blanche dans les prochaines
semaines. Selon un communiqué
émis par le Consulat américain à
Jérusalem, Washington et Ram­
mallah auraient répété leur déter­
mination à combattre la terreur et
la violence, et évoqué les condi­
tions d’un développement de
l’économie palestinienne.
Si aucun plan pour la reprise des
négociations n’a été décidé à l’is­
sue de ces entrevues, la visite de
M.Greenblatt signale “l’engage­
ment de l’administration améri­
caine” dans la reprise du processus
de paix, fait remarquer Emma­
nuel Navon, professeur en rela­
tions internationales à l’université
de Tel Aviv: “Trump a donc décidé
de ne pas laisser tomber ce dossier.”
Le 16 février à Washington, le
président américain avait déclaré
que, concernant la résolution du
conflit israélo­palestinien, les
deux parties concernées devaient
convenir de la “solution qu’ils pré­
fèrent”. Son propos avait sonné, se­
lon certains, la fin d’une solution à
deux Etats, un pilier de la politi­
que américaine au Proche­Orient
depuis 2001.
Mais, “si Trump exige prochaine­
ment de Netanyahou un plan de né­
gociations, il le mettra ainsi face à
ses responsabilités”, notamment
par rapport à sa coalition, note
Emmanuel Navon. Avocat spécia­
liste en immobilier, M.Greenblatt
n’est certes pas un expert en di­
plomatie. Mais peut­être dégage­
ra­t­il une nouvelle approche
dans la résolution du conflit.
Taxé à 25%
La déclaration montre que Donald
Trump a payé en 2005 quelque 38 mil­
lions de dollars d’impôts sur un revenu
de 153 millions, soit un taux d’imposi­
tion d’environ 25%. Ce que les docu­
ments révèlent aussi, c’est que le magnat
de l’immobilier est parvenu à réduire
son revenu imposable, cette année­là, en
déduisant 100 millions de pertes. De
quoi confirmer l’habileté à exploiter tou­
tes les ficelles du code fiscal dont s’était
vanté à loisir le candidat à la Maison­
Blanche.
Ce n’est, toutefois, pas cela que retien­
nent les partisans du Président, mais
plutôt la preuve que l’homme d’affaires a
– au moins une fois – bel et bien payé des
impôts. Pour avoir obstinément refusé
de publier ses déclarations fiscales, con­
trairement à la tradition pour les candi­
dats à l’élection présidentielle, Donald
Trump avait alimenté les suspicions.
Hillary Clinton lui avait reproché d’avoir
systématiquement éludé l’impôt.
Il n’est donc pas surprenant que la
Maison­Blanche se soit empressée de
confirmer les chiffres présentés par Da­
vid Cay Johnston et MSNBC. Et la pré­
sentatrice de l’émission à l’origine des
révélations, Rachel Maddow, réputée
sympathisante démocrate, est devenue
du jour au lendemain la coqueluche des
Républicains.
Ph.P.
24
LA DIPLOMATIE POUR LES NULS
Etre femme et journaliste au Congo
Par Marie-France Cros
La Journée internationale de la Femme, le 8 mars,
a souvent été célébrée de manière très particu­
lière au Congo­Kinshasa. A plusieurs reprises, des
agents de police y ont vu une bonne occasion de
donner une leçon de dignité féminine aux gour­
gandines ayant adopté le pantalon ou la mini­
jupe au détriment du pagne (introduit par la
colonisation) – même si la crise économique a
mis ce dernier hors d’atteinte de nombreuses
Congolaises, qui doivent se rabattre sur la fripe­
rie. Ils les ont donc dénudées dans la rue en
déchirant les vêtements litigieux. L’exemple
policier a, à plusieurs reprises, été copié par des
enfants des rues, persuadés que le pagne est
“obligatoire” pour les femmes le 8 mars.
Cette Journée a, au Congo, été étirée pour donner
lieu à un “mois de la femme”, célébré par de nom­
breux discours cette année.
Nos consœurs journalistes de la très officielle
Agence congolaise de presse (ACP) ont ainsi eu
droit, mardi dernier, à une “causerie morale” du
directeur général ad interim de l’agence, dont
celle­ci a rendu compte en une dépêche intitulée
“Les femmes de l’ACP appelées à faire preuve de
grandeur d’âme”.
L’orateur a recommandé à son auditoire féminin
d’“exceller dans le travail bien fait en vue d’attein­
dre les Objectifs de développement durable, visant
notamment l’accès équitable aux postes de déci­
sion”, indique la dépêche. Ce qui n’a pas empê­
ché le directeur général d’ajouter : “La femme doit
se contenter de ce qu’elle a, elle ne doit pas envier et
ne pas jalouser mais plutôt savoir dire merci et
pardon.”
Au cas où nos consœurs n’auraient pas encore
compris où était leur place, l’orateur a, selon la
dépêche, comparé la femme “de jadis, qui était
respectueuse, tendre et éduquée”, à celle
d’aujourd’hui qui “ne fait que s’aliéner en copiant
la culture des Occidentaux”.
Les conseils du directeur ad interim prennent
tout leur sel quand on sait que, selon une étude
de Save the Children (2013), le Congo­Kinshasa
est le pire pays au monde pour devenir mère (1
risque sur 30 de mourir en couches, contre 1 sur
12 200 en Finlande) ou qu’il détient le record du
monde (2012) des maternités précoces. Et que
“70 % des femmes (y) sont victimes d’exploitation
éhontée de la part des hommes et de leurs commu­
nautés”, selon une étude de M. Wani Ivon, chef de
travaux à l’Enseignement supérieur, cité par…
l’ACP en juillet 2003.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
EN BREF
Vatican
Licencier abusivement: un “grave péché”
VINCENZO PINTO/AP
“Ceux qui, pour des manœuvres économiques et dans le
but de conclure des accords qui ne sont pas totalement
transparents, ferment des usines, liquident des entreprises
et privent des personnes de leur travail, commettent un
très grave péché”, a déclaré le pape François mercredi,
place Saint-Pierre. Il s’exprimait lors de son audience
hebdomadaire. (Reuters)
Ethiopie
Rapt de 43 enfants par des Sud-Soudanais
Des hommes armés venus du Soudan du Sud ont tué 28
personnes et enlevé 43 enfants en Ethiopie, a annoncé
mercredi le porte-parole du gouvernement régional de
Gambela. Les raids se sont produits dimanche et lundi
dans les zones de Gog et Jar. “Des bandits murles (ethnie
commune aux deux pays, qu’un conflit oppose aux Nuers
au Sud-Soudan) ont mené cette attaque.” “L’armée
éthiopienne est à leur poursuite. Les assaillants n’ont pas
encore regagné le Soudan du Sud”, a-t-il ajouté. (Reuters)
1 million
Espagnols partis à l’étranger depuis 2009.
Près d’un million d’Espagnols se sont installés à l’étranger
depuis 2009, quand le pays était en pleine crise
économique, et plus de 100000 l’an dernier.
Espagne
Record d’audience pour la messe télévisée
Le parti de gauche radicale espagnol Podemos, qui a
déposé une proposition de loi visant à supprimer un
programme TV diffusant la messe, a provoqué un record
d’audience pour celle de dimanche dernier (21 % au lieu
de 7 % habituellement) et une pétition qui avait déjà
recueilli mercredi 82 000 signatures. Dans un pays qui a
vécu longtemps sous l’emprise de l’Eglise, près de 70 %
des Espagnols se déclarent encore catholiques mais à
peine 15 % disent aller à la messe toutes les semaines.
Grande-Bretagne
Il était stressé, donc pas de crime de guerre
Un soldat britannique condamné à perpétuité en 2013
pour avoir exécuté un taliban blessé en Afghanistan a vu
mercredi le motif de sa condamnation requalifié en
homicide involontaire par une cour d’appel militaire,
dans une affaire qui divise le Royaume-Uni. Les juges ont
estimé que l’accusé avait “souffert de facteurs de stress
tout à fait exceptionnels” en Afghanistan, qui ont eu pour
“conséquence qu’il a développé une haine des talibans et
un désir de vengeance”. (AFP)
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Sciences
Ce jeudi, le Muséum des
Sciences naturelles à Bruxelles
lance un appel au financement
participatif, ouvert jusqu’à fin mai.
n L’objet de cette campagne de
crowdfunding: couvrir les frais
d’exposition d’un platéosaure.
n
“Ben nous a été confié par la ville de Frick, en
Suisse. C’est un véritable dino­puzzle géant de
200 pièces. Nous sommes en train de l’extraire
de sa gangue de sédiments et de plâtre pour le
présenter en décembre.”
La Plateoteam
du Muséum des Sciences naturelles
Qui veut adopter Ben,
C
Pour autant que le public se montre
suffisamment généreux au point de
réunir la somme de 25000 euros né­
cessaire pour financer les coûts d’ex­
position, Ben (du nom de son décou­
vreur), le patriarche vieux de 210 mil­
lions d’années, devrait en effet
rejoindre d’ici la fin de l’année 2017,
T­Rex, Diplodocus et Maïasora dans la
fameuse Galerie des dinosaures de la
rue Vaute.
Débarqué en “pièces détachées” en
mai dernier à Bruxelles, en prove­
nance de la carrière de Frick en Suisse
sous forme de “prêt permanent”, ce
grand dinosaure herbivore est depuis
lors en train de se faire minutieuse­
ment et patiemment nettoyer par des
spécialistes au laboratoire de paléon­
tologie de l’Institut royal des sciences
naturelles de Belgique (cf. “La Libre”
du 20 juin 2016).
Répartis en plusieurs blocs, les osse­
ments fossiles étaient effectivement
encore protégés par les sédiments
dans lesquels ils gisent depuis des mil­
lions d’années et du plâtre, dont les
collaborateurs du Muséum devraient
venir à bout après une bonne année de
labeur.
A titre d’exemple, pour dégager et
préparer un seul pied, il faut compter
un mois de travail, ni plus ni moins!
MUSEUM DES SCIENCES NATURELLES
e n’est pas “Sauvez Willy l’or­
que”, mais “Aidez Ben le pla­
téosaure” à s’installer dans la
Galerie des dinosaures que
vous propose le Muséum des
Sciences naturelles, situé à Bruxelles.
Si l’opération de crowdfunding (finan­
cement participatif) aboutit, pour la
première fois depuis cent ans, un nou­
veau fossile original de dinosaure sera
exposé dans la capitale.
Ben mesure plus de 5 mètres de long et compte quelque 200 os à assembler.
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210
millions d’années
Mesurant plus de 5 mètres de long et
vivant il y a environ 210 millions
d’années, Plateosaurus est l’un des plus
grands dinosaures du Trias (ses
prédécesseurs ne dépassaient pas
1,5 m). C’est aussi et surtout l’un des tout
premiers “longs cous”. Ce dinosaure
herbivore appartenait en effet à la lignée
des prosauropodes, les précurseurs des
sauropodes comme Diplodocus.
30
squelettes déjà mis au jour
Ben le platéosaure vient de la carrière
de Frick, en Suisse. Ce spécimen ne se
retrouve d’ailleurs actuellement qu’en
Europe : jusqu’à présent, on en a retrouvé
en Allemagne, en Suisse et en France
uniquement. La carrière de Frick est
un gisement exceptionnel de dinosaures.
Ces 40 dernières années, plus de 30
squelettes plus ou moins complets de
Plateosaurus y ont été mis au jour.
le dino ?
La quasi­totalité des ossements – en­
viron 200 – ont pu être rassemblés;
des moulages seront réalisés pour les
os manquants. “Des quatre caisses arri­
vées en mai, nous avons déjà dégagé près
d’un tiers des ossements, explique Aldo
Impens, technicien. Certaines parties,
comme le pied droit, sont incroyable­
ment bien préservées mais il y a beau­
coup d’ossements en morceaux. Les côtes,
par exemple, ne sont qu’une grande col­
lection de fragments que nous devons
assembler : c’est comme de couper une
carotte en tranches puis de la reconsti­
tuer dans le bon ordre.”
Exposé en position probable de vie
Dès qu’il sera fin prêt et entièrement
reconstitué, Ben pourra être présenté
aux visiteurs du musée “en position
probable de vie”, ou naturelle.
“Notre platéosaure est un fossile
authentique et ses ossements sont peu
fragiles; il pourra donc être exposé au pu­
blic sans vitrine de protection, ont fait
savoir les responsables du musée. Pla­
teosaurus est particulièrement intéres­
sant pour notre Galerie des dinosaures,
parce qu’il s’agit d’un des premiers
grands dinosaures qui aient habité notre
planète. Il illustre parfaitement les change­
ments écologiques des faunes vertébrées
lors du passage du Trias au Jurassique et
s’intégrera parfaitement dans la salle con­
sacrée à l’évolution des dinosaures.”
A votre bon cœur: rejoignez la Plateoteam !
Mais pour qu’il puisse trôner parmi les
siens, et non retourner dans l’anonymat
de nos conservatoires, Ben a besoin du
soutien du public. Appel au financement
participatif (crowdfunding) est lancé dès
à présent pour couvrir les frais d’exposi­
tion: assemblage et mise en espace sur
une armature métallique faite sur me­
sure, construction d’un podium, déve­
loppement de matériel pédagogique…
Si l’idée de voir Ben mis sur pied vous
séduit, il suffit de rejoindre la Plateo­
team (1) et de verser 10 euros pour contri­
buer au projet (2). Si, par malheur peu pro­
bable, celui­ci devait ne pas aboutir, les
sommes seront intégralement reversées.
Laurence Dardenne
U (1) https ://www.growfunding.be/fr/bxl/
plateoteam
U (2) Découvrez le projet sur www.face­
book.com/plateoteam
Envie de participer à un “crowdfunding” visant
à comprendre le déclin rapide des anguilles ?
S
elon ce même principe de financement participatif ou crowdfunding,
c’est au projet Eeluminium visant à “percer le mystère de la disparition ful­
gurante de l’anguille de nos rivières” que vous invite Jean­François Rees,
professeur de biologie marine à l’UCL. Jadis très abondantes dans les rivières
d’Europe, les anguilles tendent à disparaître depuis les années 1980 au point
d’être aujourd’hui menacées d’extinction. “Ce projet vise à tester une nouvelle
hypothèse originale basée sur une découverte récente, et associant la disparition
des anguilles à l’acidification des rivières par les pluies acides”, explique ce spé­
cialiste des poissons des abysses. Après analyse, les scientifiques ont identifié
de grandes quantités d’aluminium dans tous les organes (foie, muscles…) des
anguilles, comme expliqué dans un article de “Daily Science”. “L’utilisation de
technologies de pointe permettra de révéler l’impact des pluies acides sur des
échantillons collectés il y a 100 ans.” Pour pouvoir les analyser en grand nom­
bre, un appel est lancé aux sponsors et au public, via une campagne de
crowdfunding (www.futsci.com/project/eel). “Si l’hypothèse est validée, nous
pourrons développer des stratégies pour accélérer la restauration de la population
de ces poissons abyssaux venus s’établir dans nos rivières”, espère le Pr Rees.
Retour à la case
départ pour
le glyphosate
UE L’Agence européenne des produits chimiques juge la
substance non cancérogène, alors qu’un procès en cours
aux Etats-Unis met en cause l’influence de Monsanto.
I
l n’y a pas qu’en Europe que
l’on s’interroge sur le carac­
tère cancérogène ou non du
glyphosate, la molécule phare
qui a fait le succès de l’herbicide
vedette “Round­up”, produit
par Monsanto.
Alors que cette substance fait
actuellement l’objet d’une réé­
valuation par les autorités amé­
ricaines, une série de docu­
ments rendus publics dans le ca­
dre d’une procédure judiciaire
ouverte devant la cour fédérale
de San Francisco viennent sé­
rieusement jeter le
trouble. Les avocats
de plusieurs dizai­
nes de personnes
qui poursuivent
Monsanto après
avoir développé un
cancer
qu’elles
lient à l’usage de ce
produit ont en effet
mis la main sur un
courrier daté de
2013, dans lequel
Marion
Copley,
une toxicologue
chevronnée employée par
l’Agence américaine de l’envi­
ronnement (EPA), affirme qu’il
est pratiquement certain que “le
glyphosate est cancérogène”. Au
passage, Mme Copley met en
cause l’un de ses supérieurs, Jess
Rowland, qui supervisait ce tra­
vail de réévaluation, l’accusant
de connivence avec les indus­
triels pour nier la toxicité du
glyphosate. Elle­même atteinte
d’un cancer, la scientifique est
décédée il y a trois ans, tandis
que M. Rowland est aujourd’hui
retraité.
L’affaire ne devrait pas en res­
ter là puisque, comme le révélait
l’agence Bloomberg ce mardi, le
nom de l’intéressé apparaît éga­
lement dans des échanges d’e­
mails d’employés de la firme
agrochimique, mettant en évi­
dence des relations qui posent
question. Ce que conteste Mon­
santo.
propre travail de réévaluation
du glyphosate. Un exercice qui
fait suite à l’incapacité des Etats
membres à s’accorder sur une
reconduction de l’autorisation
de commercialisation de l’her­
bicide en Europe.
Rejoignant l’avis déjà rendu
par l’Autorité européenne de sé­
curité des aliments (Efsa), l’Echa
estime qu’il n’existe actuelle­
ment pas de preuves suffisantes
pour conclure que la molécule
est cancérogène. Des conclu­
sions qui vont une nouvelle fois
à l’encontre de cel­
les rendues en
2015 par l’agence
de l’Organisation
mondiale de la
santé spécialisée
sur le cancer (le
Circ), qui a pour sa
part classé la molé­
cule dans les can­
cérogènes proba­
bles.
Certaines études
mettant en évi­
dence l’apparition
de tumeurs sur des animaux ne
sont pas statistiquement con­
cluantes, expliquent notam­
ment les experts de l’Echa.
Au passage, l’agence conteste
les accusations de conflits d’in­
térêts portées par plusieurs
ONG à l’encontre du président
et de membres de son comité
d’évaluation des risques. Elle af­
firme respecter strictement tou­
tes les règles en la matière et
rappelle qu’elle a consulté tou­
tes les parties prenantes – tant
de représentants de la société ci­
vile que des industriels.
En résumé, on en revient donc
à la case départ.
L’Echa devrait rendre ses con­
clusions finales à la Commission
européenne d’ici les vacances
d’été. L’exécutif européen re­
convoquera alors les experts des
Etats membres pour qu’ils sta­
tuent sur la reconduction de la
licence du glyphosate. La déci­
sion devrait tomber d’ici la fin
de cette année au plus tard, date
à laquelle la prolongation tem­
poraire de 18 mois décidée en
juillet dernier arrivera à
échéance.
G.T.
Des
conclusions
qui vont une
nouvelle fois
à l’encontre
de celles
rendues
en 2015
par l’OMS.
Le débat relancé en Europe
Alors que ce dossier n’en finit
pas de susciter la polémique,
l’Agence européenne des pro­
duits chimiques (Echa) a publié
ce mercredi les résultats de son
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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La hausse des taux US
fait monter d’un cran
la nervosité à Wall Street
T
ous les regards de la planète finance étaient vateurs craignant une forte correction boursière
tournés mercredi soir vers Janet Yellen, la (lire par ailleurs) à Wall Street dans les semaines et
présidente de la Réserve fédérale améri­ mois à venir.
caine (Fed). Sans grande surprise, celle qui
La remontée de l’inflation (à 1,9 %) et la bonne
est considérée comme l’une des femmes les santé du marché de l’emploi – en février 235000
plus puissantes du monde a annoncé une nouvelle jobs ont été créés – ont donc incité les dirigeants de
hausse des taux outre­Atlantique, la
la Fed à agir: ils ont dressé hier un ta­
troisième depuis le déclenchement
bleau positif de l’état de santé de
de la crise financière de 2008 mais
l’économie américaine. Même si la
surtout la première depuis l’entrée
Fed n’a pas tenu compte, à ce stade,
La croissance
en fonction de Donald Trump à la
des effets à venir de la politique bud­
attendue en 2018
Maison­Blanche.
gétaire expansionniste de la nouvelle
La Réserve fédérale américaine administration américaine. Trump,
se
montre
ainsi
plus
prudente
Confiance et… inquiétudes
que le président Donald Trump qui entretient des relations conflic­
Concrètement, la Fed a fait passer
tuelles avec Janet Yellen, appréciera...
qui table, lui, sur 3 %.
son taux interbancaire (NdlR : le
Mais si l’économie US tourne bien,
coût de l’argent que les banques se
certains économistes estiment ce­
prêtent entre elles) au jour le jour dans la fourchette pendant que la première économie mondiale n’est
de 0,75 % à 1 %. Une hausse modeste des taux qui té­ pas aujourd’hui en situation de “surchauffe” comme
moigne à la fois de la bonne santé de l’économie ce fut le cas par le passé. “Il ne faut pas se leurrer, une
américaine – avec un taux de chômage limité à grosse partie des emplois créés le sont dans des secteurs
4,7 %­ mais qui paradoxalement prend place dans fragiles : restauration, service à domicile, et le taux de
un contexte de nervosité croissante, certains obser­ chômage semble bas car de nombreux Américains ont
+2,1 %
28
renoncé à trouver du travail. Certaines estimations
parlent d’un vrai taux de chômage à 9 %, si l’on tient
compte des nombreuses personnes obligées de travailler
à mi­temps, faute d’avoir pu trouver un emploi à temps
plein. La situation est donc sans doute moins rose
qu’elle n’y parait à première vue”, soulignait ainsi BNP
Paribas Fortis dans une note d’analyse économique.
Stratégie des petits pas
Et la suite ? Car ce qu’attendaient surtout hier les
marchés, c’était d’y voir plus clair sur le rythme et
l’ampleur des prochaines hausses de taux à venir. En
clair, la Fed allait­elle mettre le petit ou le grand
braquet ? C’est la première option qui a été retenue :
la Fed dit ainsi prévoir deux autres hausses modes­
tes en 2017, de 0,25 % chacune, et deux supplémen­
taires encore en 2018. Des taux qui devraient alors
se situer aux alentours des 2,1 %. Une stratégie des
petits pas qui traduit une certaine prudence par
rapport aux orientations économiques du nouveau
président américain autant que de la volonté de ras­
surer les investisseurs.
V.S.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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Conjoncture
La Réserve fédérale
américaine a procédé
hier à une nouvelle
hausse des taux.
n La première sous
la présidence de Trump.
n Avant une correction
boursière?
n
“Le message est simple :
l’économie va bien.”
Janet Yellen
Mercredi soir, lors d’une conférence de presse, la patronne de la Fed a
résumé en ces termes optimistes le contexte économique qui a mené au
relèvement des taux de la banque centrale américaine.
“Nous avons confiance dans la robustesse de l’économie et dans sa résistance
aux chocs”, a poursuivi Mme Yellen. Elle a assuré que malgré ce
renchérissement du coût du crédit, la politique monétaire restait
“accommodante”. “Notre décision aujourd’hui se base simplement sur notre
évaluation du progrès de l’économie” et pas “sur une spéculation qui
anticiperait de possibles mesures économiques à l’avenir”, a souligné
Mme Yellen.
Krach en vue ? Certains
redoutent une chute de 30 %
des valeurs américaines
L
a Bourse de New York est­elle négatifs de son agenda politique
proche d’une solide correction protectionniste. On est entré dans
comme elle en connaît tous les la huitième année de hausse du
huit ou dix ans environ, avant marché américain des actions qui
d’entamer une longue remontée au est au plus haut de son histoire, et
cours de laquelle les investisseurs depuis l’élection de Donald Trump,
réadaptent les valeurs en fonction l’indice Dow Jones a pris plus de
des fondamentaux? Parmi les ob­ 11%. Bob Shiller, s’il n’imagine pas
servateurs qui estiment probable un choc brutal en Bourse à court
une telle correction, il en est qui terme, a déclaré que pour sa part, il
parlent par conviction d’une forme n’était plus acheteur. Sauf inter­
d’exubérance irrationnelle, terme vention d’un déclencheur externe.
qui fut repris par un
Taux longs
ancien patron de la
Réserve fédérale,
A cet égard, les
Alan Greenspan, à
taux d’intérêt long
Correction en vue
la fin des années 90,
terme ont déjà
Les analystes tablent sur une
au plus fort de la
grimpé aux Etats­
correction d’une dizaine de
bulle Internet, et
Unis, au­dessus de
pourcents en Bourse. D’autres
avant une forte
2,60%, sans atten­
craignent le pire.
chute des cours.
dre la Réserve fédé­
rale. Et ceci a eu
L’ère des licornes
pour effet de détourner les inves­
Est­on aujourd’hui dans un tel tisseurs des “dogs of the Dow”,
cas de figure avec les premières en­ c’est­à­dire les valeurs de rende­
trées en Bourse de New York des ment incluses dans le célèbre in­
fameuses “licornes” de l’économie dice boursier. De grosses valeurs
des réseaux comme Snapchat, une comme les pétrolières Exxon et
start­up en perte, valorisée près de Chevron, Caterpillar ou Boeing, af­
30 milliards de dollars pour sa pre­ fichent un piètre bilan boursier en
mière journée de cotation à Wall ce début d’année. Et ces perfor­
Street? Peut­être, même si ces valo­ mances pourraient bien entraîner
risations prennent en compte un un durcissement des stratégies
potentiel de croissance exception­ d’investissement. Est­on prêt à voir
nel. Et cette fois c’est un prix Nobel le Dow Jones chuter de 2 000
d’économie, Bob Shiller (Robert Ja­ points, soit une baisse de 10%, ce
mes), qui a édité en 2006 un qui est considéré comme un risque
ouvrage titré “Irrational Exube­ probable par beaucoup d’analystes
rance”, à propos de la bulle Inter­ et notamment ceux de Goldman
net, qui estime que le marché est à Sachs? Un des stratégistes de la So­
nouveau en phase de surévaluation ciété Générale, Albert Edwards,
chronique. Dans un entretien à imagine un scénario bien pire as­
Bloomberg, il assure que si l’on vit sorti d’une chute à long terme des
bien une période révolutionnaire obligations d’Etat américaines, soit
comme aux débuts de l’ère Inter­ un coup très dur pour les porte­
net, les investisseurs ne sont ac­ feuilles dans le monde entier. Et
tuellement focalisés que sur les Sandy Jadeja, stratégiste chez Mas­
avantages de cet environnement, ter Trading Strategies, y voit
plus dopé par les aspects positifs du l’amorce d’une chute de 30 % à
programme du président Trump, Wall Street.
que par les effets potentiellement
P.V.C.
BRYAN R. SMITH/AFP
10 %
Pour certains observateurs, la Bourse de New York est devenue fort chère.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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INNESCO
Les lignes du projet sont futuristes, mais avec un ancrage sénégalais, insiste l’architecte Hussein Bakri, qui pointe les formes longilignes et ondoyantes des deux tours.
L’Afrique est l’avenir
de l’immobilier international
n Le projet de nouvelle ville
à 30 km de Dakar attire
les foules au Mipim.
A
utant l’Asie, l’Amérique et, sur­
tout, le Moyen­Orient sont, géné­
ralement, sur­représentés au Mi­
pim, ce Marché des professionnels de
l’immobilier qui tient sa 28e édition à
Cannes (14­17 mars), autant l’Afrique
est sous­représentée, hormis l’Afrique
du Sud et certains pays d’Afrique du
Nord.
La présence d’un pays africain sur
stand est donc un événement, qui attire
les participants. En 2014, le Rwanda s’y
était déplacé avec un projet près de Ki­
gali, soutenu par des investisseurs israé­
liens. Cette année, c’est le Sénégal qui a
fait le déplacement, avec, dans ses baga­
ges, une énorme maquette futuriste
d’une nouvelle ville se partageant quel­
que 57 hectares autour d’un lac naturel.
Composée de trois pôles, elle proposera,
d’ici 2025, plus d’un million et demi de
mètres carrés. Au centre, le pôle finan­
cier (600000 m2) composé de deux
tours aux formes courbes de 80 et 50
étages encerclées de quatre immeubles
abritant des bureaux, mais également la
30
Bourse et deux ou trois hôtels d’affaires.
Sur un côté, le pôle résidentiel,
500000 m2 répartis en 6 complexes
d’appartements de 2 à 4 chambres. Sur
l’autre côté, le pôle divertissement pro­
posant un vaste centre commercial
(140000 m2), une allée couverte de la
mode pour les boutiques de luxe, la bi­
bliothèque nationale, un hôtel 5 étoiles
et 2 immeubles résidentiels haut de
gamme.
Son nom vient de celui du lac : Diam­
niado Lake City. Située à 30 km de Da­
kar, elle est proche du nouveau centre
des congrès, du futur siège de l’Onu en
Afrique, de la future université, de la fu­
ture gare du train express régional, de
l’aéroport international Leopold Sedar­
Senghor, des liaisons autoroutières vers
Ties et Touba…
Capitaux dubaïotes
“Les lignes sont futuristes, convient
Hussein Bakri, l’architecte principal du
bureau FSC (Abu Dhabi) qui a signé le
projet, mais sont une réinterprétation du
Sénégal d’hier et d’aujourd’hui, de sa topo­
graphie, de sa flore, de son habitat, de ses
habitants. Comme ces lanières cuivrées sur
les façades de bureaux imitant les lianes
tombant des baobabs. Ou comme la forme
très féminine des tours, longiligne et on­
doyante.”
Si le projet
est pleinement
sénégalais,
il a été initié
à Dubaï, par
la société de
développement
Semer
Investment.
Si le projet est pleinement sénégalais,
il a été initié à Dubaï, par la société de
développement Semer Investment. “Ce
quartier de ville participe à un projet plus
vaste – le “Plan Sénégal émergent” à hori­
zon 2035 – voulu par le Président afin de
préparer un futur pour la nouvelle généra­
tion, ajoute son CEO, Diene Marcel Dia­
gne. Un projet lié à la découverte de pétrole
et de gaz dont les exportations débuteront
en 2019. Un projet sur 1600 hectares à
l’est de Dakar qui, à terme, abritera plus de
350000 habitants.” Parmi lesquels une
large frange de revenus moyens.
“C’est l’émergence d’une classe moyenne
en Afrique qui va propulser ce continent
sur le marché international de l’immobi­
lier, confirme un consultant britannique.
Et l’on ne parle pas seulement de retail et
de centres commerciaux, mais également
de bureaux, car ces pays en manquent, le
Sénégal notamment, de résidentiel et d’une
offre hôtelière et touristique.” Les investis­
seurs de tous bords se pressaient
d’ailleurs sur le stand de Semer Invest­
ment. “Mais aussi des architectes, par cu­
riosité, et des project managers, proposant
déjà leurs services”, ajoute Diene Marcel
Diagne, qui reconnaît s’être bien pré­
paré à ce Mipim 2017, mais être néan­
moins surpris de l’engouement que sa
Diamniado Lake City a suscité.
Charlotte Mikolajczak, à Cannes
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Pourquoi la Belgique
attire les expatriés
de 3000 étudiants ou travailleurs âgés entre
18 et 28 ans expatriés et en grosse majorité
eux­mêmes issus d’un pays européen.
Et ce n’est pas l’argent qui attire ces jeunes,
puisque 10 % seulement d’entre eux pointent
ruxelles est l’une des villes les plus cos­ le salaire comme l’une des causes premières de
mopolites au monde: plus d’un tiers de leur envie de déménager en Belgique. “L’aspect
ses habitants n’a pas la nationalité belge. financier est la motivation la moins importante
Pour beaucoup le passage dans notre pays de ces jeunes expatriés”, explique Salvatore Or­
n’est que temporaire et motivé par des raisons lando, responsable du département Expatriés
professionnelles (travail au sein de la Commis­ chez BNP Paribas Fortis. Pour ces jeunes, le dé­
sion européenne ou auprès
veloppement personnel ou
des milliers d’entreprises in­
professionnel et la décou­
ternationales notamment). Si
verte d’une autre culture pas­
certains ne font qu’une
sent avant l’argent. Très peu
“pige” chez nous, d’autres y
regrettent leur départ. Du
restent définitivement.
côté des étudiants, 63 % esti­
Car la Belgique a particuliè­
ment avoir développé leur vie
rement la cote auprès des
sociale en Belgique et 59 %
Salvatore Orlando
jeunes expatriés. En fait seuls
apprécient la qualité de l’en­
Responsable du département
les Pays­Bas sont plus appré­ Expatriés chez BNP Paribas Fortis. seignement. Les jeunes pro­
ciés parmi sept pays (Belgi­
fessionnels considèrent à
que, France, Pologne, Pays­Bas, Royaume­Uni, 82% que leur déménagement leur a permis de
Italie et Allemagne) étudiés via une enquête progresser dans leur carrière.
du groupe de réflexion Think Young et présen­
Notons que les attentats de Bruxelles en
tée par la banque BNP Paribas Fortis ce mer­ mars de l’année dernière n’auraient pas freiné
credi. Pas moins de 96% des étudiants et jeu­ l’envie de ces jeunes expatriés. “Bruxelles ne fait
nes professionnels expatriés en Belgique sont pas exception: la plupart des grandes villes euro­
ainsi satisfaits de leur expérience dans le pays. péennes sont devenues des cibles des terroristes”,
Parmi ceux­ci, près de 60% sont même très, nous explique une jeune Bulgare installée de­
voire extrêmement satisfaits.
puis cinq ans en Belgique.
Pour cette étude, Think Young a sondé près
R.Meu.
n Notre pays est particulièrement
prisé par les jeunes étrangers.
B
“L’aspect financier
est la motivation la
moins importante de
ces jeunes expatriés.”
Bulle photovoltaïque: Elia ne remboursera
pas les entreprises avant l’été
n Elles devront attendre la mise en
place du mécanisme de temporisation.
O
n le sait, les gouvernements wallons
successifs ont octroyé trop de certificats
verts (cv) aux propriétaires de pan­
neaux photovoltaïques. Résultat, il y aura
pour 624 millions d’euros de cv excédentaires
sur le marché d’ici 2024.
Comme les particuliers ne peuvent revendre
ces cv excédentaires sur le marché, Elia est
chargé de les acheter. Actuellement, l’entre­
prise finance ce service via une surcharge
dans la facture d’électricité des consomma­
teurs (ménages et entreprises non exonérées).
Cette surcharge, qui coûte environ 60 euros
par an pour une consommation moyenne
d’électricité, est actuellement insuffisante
pour financer l’afflux de cv. Résultat, Elia ac­
cusait un trou de 50 millions d’euros fin 2016.
Fin de l’année dernière, Elia a tenté d’aug­
menter la surcharge photovoltaïque, mais
cette demande a été refusée par la Creg, le ré­
gulateur fédéral du secteur.
La Creg préfère laisser le temps à la Région
wallonne de mettre sur pied son mécanisme
de temporisation des cv. L’idée est qu’un orga­
nisme à déterminer rachète pour 676 millions
d’euros de cv et les remette sur le marché en­
tre 2023 et 2024. L’avantage de ce système est
que la facture d’électricité n’augmente pas.
L’inconvénient est que le problème est reporté
à plus tard. En gros, le consommateur devra
payer beaucoup plus longtemps la surcharge
photovoltaïque mais à un niveau réduit. Autre
inconvénient, le coût de la temporisation est
estimé à 8 millions d’euros par an.
La Creg pas d’accord avec la Cwape
La Cwape, le régulateur wallon de l’énergie,
avait d’ailleurs émis de sérieuses critiques à
propos de cette temporisation. “Le mécanisme
de temporisation, à lui seul, ne résout pas le pro­
blème, peut­on lire dans cet avis. Il tend à repor­
ter la dette à l’horizon 2026, mais ne donne
aucune solution, ni à court ni à long terme.” Qu’à
cela ne tienne, la Creg a validé ce mécanisme
contre l’avis de la Cwape. Mais si la Région
wallonne échoue à mettre sur pied la tempo­
risation au 1er octobre, Elia pourra augmenter
sa surcharge. L’entreprise n’est d’ailleurs pas
satisfaite par ce verdict et ne remboursera pas
les entreprises wallonnes exonérées de sur­
charge photovoltaïque avant que le méca­
nisme de temporisation soit opérationnel.
L.Lam.
EN BREF
Equipements sportifs
Decathlon va s’implanter à Marche
L’enseigne d’équipement sportif Decathlon s’implantera à
Marche cette année. Le magasin, d’une surface avoisinant
les 1600 m2, devrait ouvrir ses portes fin 2017. L’enseigne
s’installera au sein d’un complexe commercial de 8300 m2
en cours de construction route du Parc Industriel. Ce point
de vente sera le deuxième de la firme à ouvrir ses portes en
province du Luxembourg, le 28e en Belgique. (Belga)
Automobile
“Stratégies frauduleuses” chez Renault?
“Des stratégies frauduleuses” ont été mises en place depuis
plus de 25 ans au sein du groupe français Renault afin de
fausser les tests d’homologation de certains moteurs diesel
et essence, soupçonne la Répression des fraudes dans un
rapport. “L’ensemble de la chaîne de direction” de Renault,
jusqu’à son PDG Carlos Ghosn, est impliquée dans cette
fraude présumée, ajoute ce rapport qui retient “la
responsabilité” du patron de l’entreprise dans les faits de
tromperie présumée visant le constructeur. Renault a
apporté hier un “démenti formel” à ces informations. (AFP)
3039 euros
Prime pour les travailleurs d’Audi Brussels
Les travailleurs d’Audi Brussels vont toucher au titre de l’année
2016 un bonus de 3039 euros, alors qu’ils avaient perçu
3439 euros pour 2015, a annoncé le constructeur automobile
mercredi dans le cadre de la publication de ses résultats
annuels. “Nous sommes contents de pouvoir payer un bonus
aussi substantiel en ces temps de situation économique difficile,
a souligné un porte-parole de l’usine bruxelloise. Cela montre
qu’Audi est un employeur attractif en Belgique.” (Belga)
71
jours de travail
perdus
En moyenne annuelle,
les grèves ont fait
perdre en Belgique
71 jours de travail par
1000 travailleurs
entre 2006 et 2015,
selon l’institut
allemand WSI. La
Belgique occupe la
4e place des pays où
l’on arrête le plus le
travail. La France
occupe la première
place (123 jours
perdus), suivie par le
Danemark (122) et le
Canada (79). La Suisse
et l’Autriche sont deux
pays alpins où la grève
n’est pas dans la
culture des travailleurs.
Judiciaire
Peines réduites en appel pour les lanceurs
d’alerte du LuxLeaks
La justice luxembourgeoise a réduit en appel les peines
prononcées à l’encontre des deux lanceurs d’alerte à
l’origine du scandale LuxLeaks, Antoine Deltour étant
condamné à six mois de prison avec sursis et à
1500 euros d’amende, et Raphaël Halet à 1000 euros
d’amende. Le journaliste Edouard Perrin a été relaxé.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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AVIS DES
BROKERS
Changes
Bruxelles
Wall Street
Europe
Euro en hausse. La devise
Prudence. Wall Street
Solidité. Wall Street a
Renault souffre. Les
européenne gagnait un peu
de terrain face au dollar
mercredi, mais les cambistes
restaient prudents en
attendant une décision
monétaire de la Réserve
fédérale américaine et le
résultat d’élections jugées
risquées aux Pays-Bas. Vers
18h, l’euro valait 1,0638
dollar, contre 1,0603 dollar
mardi soir. La banque
centrale américaine est
réunie pour deux jours depuis
mardi et aucun cambiste ne
semble plus douter qu’elle va
relever ses taux pour la
première fois de l’année,
mais les interrogations
portent sur le rythme prévu
pour la suite de ce
resserrement de nature à
profiter au dollar. Comme une
hausse des taux est déjà
intégrée aux cours, ce sont
ces prévisions qui devraient
avoir un impact et pourraient
entraîner un regain de
volatilité sur le marché des
changes, ont relevé plusieurs
analystes. (AFP)
progressant légèrement à
l’ouverture mercredi, les
indices européens ont pu
rester eux-mêmes
prudemment positifs. L’indice
Bel 20 regagnait finalement
0,24 % à 3 759,81 points avec
13 de ses éléments dans le
vert. Galapagos (74,57)
emmenait ceux-ci en gagnant
1,14 % en compagnie d’UCB
(70,70) et Solvay (111,40) qui
progressaient de 1,04 et
0,77 %; Umicore (50,62)
terminant sur une hausse de
0,18 % et Nyrstar (6,30) sur
un écart ramené à rien. KBC
(63,43) et ING (14,40)
valaient 0,28 et 0,56 % de
plus que mardi, Ageas (36,96)
s’appréciant de 0,18 %. AB
InBev (100,95) reperdait par
contre 0,05 %, Ahold
Delhaize (20,24) et Colruyt
(45,06) étant négatives de
0,88 et 0,34 %. Proximus
(28,65) était repartie de
0,26 % à la baisse tandis que
Telenet (55,21) et Orange
Belgium (21,39) gagnaient
0,07 et 0,26 %. (Belga)
monté mercredi après la
décision de la Réserve
fédérale (Fed) de relever ses
taux, semblant surtout saluer
la prudence de la banque
centrale sur la suite de son
programme: le Dow Jones a
pris 0,54% et le Nasdaq
0,74%. Selon les résultats
définitifs, l’indice vedette
Dow Jones Industrial Average
a gagné 112,73 points à
20950,10 points et le
Nasdaq, à dominante
technologique, 43,23 points à
5900,05 points. L’indice
élargi S&P 500 a avancé de
19,81 points, soit 0,84%, à
2385,26 points. “Les
investisseurs se disent que la
Fed va rester très
accommodante le reste de
l’année”, a résumé Jack Ablin,
de BMO Private Bank. Les
investisseurs jugeaient déjà le
relèvement des taux de la Fed
comme acquis et se sont donc
concentrés sur ce que la
banque centrale laisse
entendre sur les prochains
mois. (AFP)
Bourses européennes ont
terminé en hausse mercredi,
soutenues entre autres par les
valeurs pétrolières et minières,
en dépit des incertitudes liées
à la politique monétaire
américaine d’une part et aux
élections néerlandaises d’autre
part. Paris a gagné 0,23 %,
Londres a pris 0,15 % et
Francfort 0,18 %. Le groupe
italien d’aéronautique et de
défense Leonardo s’est adjugé
7,75 %, le marché saluant la
reprise du paiement d’un
dividende. A Paris, la séance a
été marquée par la chute de
16,26 % de Zodiac. Le nouvel
avertissement de
l’équipementier aéronautique
sur ses résultats financiers a
ravivé les craintes d’une
révision des modalités de
l’offre d’achat de Safran. H&M
a cédé 5,07 % après une
baisse de ses ventes en février.
Renault a abandonné 3,67 %
en dépit du démenti du groupe
aux informations selon
lesquelles il a enfreint
certaines règles. (AFP)
TJP
GALAPAGOS +1.14%
UCB +1.04%
BPOST +0.81%
FLLP
ONTEX GROUP -1.61%
AHOLD DEL -0.88%
COLRUYT -0.34%
KBC (+0,3 % à
63,43 euros) a reçu un
premier avis “neutre” de la
part de MainFirst Bank,
avec un objectif fixé à
62 euros. Cette
recommandation a été
publiée dans le cadre d’une
étude consacrée aux
banques du Benelux. A
cette occasion, le courtier a
également signifié un
premier avis “surperformer”
sur ING (+0,6 % à
14,40 euros), avec un
objectif fixé à 16 euros. Le
groupe néerlandais a
également vu son objectif
de cours relevé de 13,5 vers
14,50 euros chez KBC
Securities (“conserver”),
notamment suite à la
hausse des valorisations
sectorielles.
UCB (+1 % à 70,70 euros)
a été maintenu à “acheter”
chez HSBC, l’objectif étant
descendu de 87 vers
82 euros. L’analyste
souligne que la direction
n’a pas surpris le marché,
tant au niveau du résultat
2016 qu’au niveau de ses
objectifs pour 2017. A plus
long terme, il se montre
toutefois plus prudent
quant aux perspectives
commerciales du Cimzia en
raison d’une concurrence
accrue sur le segment
thérapeutique dans lequel
ce traitement est
commercialisé.
Ontex (-1,6 % à
30,60 euros) a vu son
objectif propulsé de 23,5
vers 29 euros chez JP
Morgan Cazenove, l’avis
étant maintenu à “souspondérer”. “Suite à
l’annonce des résultats 2016
et la finalisation de
l’acquisition d’Hypermarcas,
nous avons relevé nos
attentes bénéficiaires pour
2017 d’environ 12 %. Nous
restons toutefois prudents en
raison de facteurs moins
favorables, notamment au
niveau des prix pour les
matières premières. Nous
voyons peu de catalyseurs
favorables à court terme.”
G.Se.
32
Fonds - Sicav - Branche 23
NOM
DU FONDS
Candriam Bds Em Dbt Loc Cur C
Candriam Bds Em Dbt Loc Cur D
Candriam Bds Emerging Mkts C
Candriam Bds Emerging Mkts D
Candriam Bds Euro C
Candriam Bds Euro D
Candriam Bds Euro Gov Inv. Gr C
Candriam Bds Euro Gov Inv. Gr D
Candriam Bds Euro High Yield C
Candriam Bds Euro High Yield D
Candriam Bds Euro Long Term C
Candriam Bds Euro Long Term D
Candriam Bds Euro Short Term C
Candriam Bds Euro Short Term D
Candriam Bds Europe Gov. Pl C
Candriam Bds Europe Gov. Pl D
Candriam Bds World Gov Plus C
Candriam Bds World Gov Plus D
Candriam Bonds Euro Converg C
Candriam Bonds Euro Converg D
Candriam Bonds Euro Govern C
Candriam Bonds Euro Govern D
Candriam Bonds International C
Candriam Bonds International D
Candriam Bonds USD C
Candriam Bonds USD D
Candriam Bonds USD Govern C
Candriam Bonds USD Govern D
Candriam Business Eq. Europe
Candriam Eq B Belgium C
Candriam Eq B Belgium D
Candriam Eq B Belgium L
Candriam Eq B BRIC C
Candriam Eq B BRIC D
Candriam Eq B BRIC L
Candriam Eq B China C
Candriam Eq B China D
Candriam Eq B China L
Candriam Eq B Emerg Europe C
JUR. DEV. DATE VALEUR
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13/03
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13/03
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13/03
13/03
13/03
13/03
13/03
84.35
80.22
2 393.35
1 019.65
1 141.11
275.90
982.81
309.48
1 080.27
190.25
7 969.94
4 570.98
2 090.93
1 409.79
919.54
264.20
140.57
39.32
3 445.29
1 557.16
2 255.12
1 152.59
993.68
237.01
934.55
279.33
3 302.44
1 515.85
91.18
809.53
272.93
803.45
29.49
23.04
29.29
1 220.81
921.83
1 213.42
594.81
Candriam Eq B Emerg Europe D
Candriam Eq B Emerg Europe L
Candriam Eq B Eur Sm&Mid Cap C
Candriam Eq B Eur Sm&Mid Cap D
Candriam Eq B Eur.Conv.C
Candriam Eq B Eur.Conv.C
Candriam Eq B Eur.Conv.L
Candriam Eq B Gb Health Care C
Candriam Eq B Gb Health Care D
Candriam Eq B Gb Health Care L
Candriam Eq B Gb Industrials C
Candriam Eq B Gb Industrials D
Candriam Eq B Gb Industrials L
Candriam Eq B Gb Property C
Candriam Eq B Gb Property D
Candriam Eq B Gb Property L
Candriam Eq B Global Energy C
Candriam Eq B Global Energy D
Candriam Eq B Global Energy L
Candriam Eq B Global Finance C
Candriam Eq B Global Finance D
Candriam Eq B Global Finance L
Candriam Eq B Global Telecom C
Candriam Eq B Global Telecom D
Candriam Eq B Global Telecom L
Candriam Eq B Leading Brands L
Candriam Eq B Leading Brands-C
Candriam Eq B Leading Brands-D
Candriam Eq B Rob&Innov Tech C
Candriam Eq B Rob&Innov Tech D
Candriam Eq B Rob&Innov Tech L
Candriam Eq L Asia C
Candriam Eq L Asia D
Candriam Eq L Australia C
Candriam Eq L Australia D
Candriam Eq L Biotechnology C
Candriam Eq L Biotechnology D
Candriam Eq L Emerging Mkts C
Candriam Eq L Emerging Mkts D
Candriam Eq L Euro 50 C
Candriam Eq L Euro 50 D
Candriam Eq L Europe C
Candriam Eq L Europe D
Candriam Eq L Europe Innov. C
Candriam Eq L Europe Innov. D
Candriam Eq L Germany C
Candriam Eq L Germany D
Candriam Eq L Japan C
Candriam Eq L Japan D
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EA USD
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EA AUD
EA AUD
EA USD
EA USD
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EA EUR
EA EUR
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EA JPY
EA JPY
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13/03
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EUR
EUR
EUR
EUR
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106.05
175.78
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
DPAM Bds L EUR Selection A
DPAM Cap.B Bonds Euro Med.T
DPAM Cap.B Eq. Belgium B
DPAM Cap.B Eq. EMU Behav.Val B
DPAM Cap.B Eq. EMU Index B
DPAM Cap.B Eq. Europe Index B
DPAM Cap.B Eq. Japan Index B
DPAM Cap.B Eq. US Behav.Val B
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DPAM Eq L Europe Behavioral Val B
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DPAM Glb Strategy L High B
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DPAM Glb Strategy L Lw A
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DPAM Glb Strategy L Medium B
DPAM GSt L Conservative Bal Sust B
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DPAM Inv.B Eq. Agrivalue B
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DPAM L Bds EUR Corp HY B
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DPAM L Bds EUR Hgh Yld ST B
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DPAM L Bds Gov Sust B
DPAM L Bds Higher Yield B
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Select Eq Japan Multi Manag
Select Global TPF Flexible
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TABLEAU EXPLICATIF
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EUR
EUR
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EUR
EUR
EUR
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EUR
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EUR
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BE EUR
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EA
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EA
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EA
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EUR
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C+F Balanced Dynamic C Dis
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C+F Euro Equities D Dis
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13/03
13/03
13/03
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147.40
287.52
American Equities - C
Asian Equities at Work C
Cash + at Work - C
Cash Govies at Work C EUR
Contrarian Equities - C
Corp.Bonds at Work - C
Equities at Work - C
European Equities - C
Fixed Income at Work - C
High Yield at Work - C
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Patrimonium at Work C EUR
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EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
EA EUR
14/03
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14/03
14/03
14/03
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Norden
Objectif Alpha Euro A
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Objectif Alpha Europe A
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Objectif Small Caps Euro Action R
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EA
EA
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EUR
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EUR
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EUR
EUR
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EUR
EUR
EUR
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EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
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13/03
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13/03
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EUR
EUR
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FR
FR
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EUR
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14/03
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14/03
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EA
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EA
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10.91
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TreeTop Conv.Internat.B
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EA EUR
EA EUR
EA USD
EA GBP
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EA USD
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15/03
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15/03
15/03
15/03
15/03
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220.86
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159.31
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BE
BE
BE
BE
BE
BE
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BE
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EUR
EUR
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EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
13/03
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Belfius Life Eq Europe Indx-C
Belfius Life Eq Fin&Util Idx-C
Belfius Life Eq Future Indx-C
Belfius Life Eq USA Index-C
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DVV Horizon 3-C
DVV Horizon 5-C
DVV Horizon 7-C
DVV Horizon 9-C
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
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EUR
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EUR
13/03
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13/03
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19.89
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13.01
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KBC Life Defensive
KBC Life Dynamic
KBC Life European Bonds
KBC Life European Equities
KBC Life Neutral
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KBC Life World Equities
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EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
10/03
10/03
10/03
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10/03
10/03
10/03
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389.96
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258.39
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251.47
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jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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BE
BE
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C
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DF
C
DF
DF
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C
C
C
C
DF
PRÉC.
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12-10-16
17-05-16
18-05-16
TITRE
PAYS MARCHÉ CLÔTURE
EURO
ST.GUDULE-PL. CERT
SUCRAF A & B
SV PATRIMONIA
TELENET GROUP
TER BEKE
TESSENDERLO
TEXAF (D)
THINK-MEDIA
THROMBOGENICS
TIGENIX (D)
TINC
TOTAL
TUBIZE (ATTR)
TUBIZE-FIN
U&I LEARNING (D)
UCB
UMICORE (D)
UNITRONICS
VAN DE VELDE
VASTNED RETAIL BEL
VGP
VIOHALCO
VISION IT (D)
VRANKEN-POMMERY
WAREHOUSES-SICAFI
WDP-SICAFI
WERELDHAV B SIR
WOL. EXTENS. CERT
WOL. SHOPPING CERT
ZENITEL
ZENOBE GRAMME CERT
ZETES INDUSTRIES
BE
BE
BE
BE
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BE
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BE
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20-08-13
16-12-16
16-01-17
24-06-15
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OUVERT
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MIN.
VOLUME
MAX.
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25-03-15
19-12-16
PRÉC.
COURS
12 MOIS
INFO SUR DIVIDENDE
DIV.
DEV.
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COURONNE NORVEGIENNE
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LIVRE STERLING
YEN
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13-05-08
18-01-16
24-11-14
22-07-15
11-08-09
22-06-07
Indice
Cours du jour
367809512.363
367360584.8130
448927.5500
Billets de banques
23-05-12
27-05-16
06-07-16
EN %
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
Cours de change
13-05-08
14-09-15
07-01-10
11-06-14
02-06-11
18-01-16
20-04-15
24-11-14
07-12-16
19-05-16
23-03-16
22-07-15
21-12-15
29-05-14
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
EUR
Marché Libre
14-12-16
01-06-15
19-06-07
09-08-13
17-07-14
01-06-16
INFO SUR DIVIDENDE
DIV. DEV.
DATE
MIN.
145.00 8.0800
1.65
0.55 0.3000
38.15 7.9000
100.00 2.5000
27.71 1.3300
29.52 0.5750
0.05
2.50
0.64
11.04 0.2100
38.06 0.6100
0.40
49.10 0.5000
0.96
54.84 1.0600
41.15 0.6000
2.29
53.10 1.3500
50.51 2.7200
34.00 0.4100
0.98
- 0.1200
21.01 0.8000
60.02 3.0000
76.81 4.0000
98.51 4.9000
605.06 36.0300
1 745.00 73.9200
0.95 0.0000
122.02 1.7300
36.00 0.8000
DIFF.
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
BE
CATALA
CO.BR.HA
EMAKINA GROUP
EUROPUBLIDIS
EVADIX
KKO INT WARRANT A
KKO INTERNATIONAL
PAIRI DAIZA
SETTLEMENTS
SOFTIMAT
Capitaux échangés
15-06-15
12 MOIS
MAX.
185.00
2.30
0.85
55.75
173.15
36.39
35.40
0.05
3.88
1.20
12.96
49.50
0.46
64.78
1.38
75.28
58.89
5.12
68.60
59.84
96.66
1.92
25.49
65.70
92.64
122.60
660.00
2 119.99
1.82
160.47
54.75
MIN.
Alternext
29-06-15
25-10-11
25-10-16
04-06-15
20-05-16
COURS
MAX.
COURS
MARCHÉ
05-05-15
29-02-16
13-05-16
09-02-15
19-05-16
19-05-16
21-03-14
29-03-16
COURS
OUVERT
VOLUME
EN %
CLÔTURE
PAYS
15-07-16
20-05-16
25-06-12
17-04-14
07-05-12
01-12-16
13-05-16
DIFF.
+0.00 180.00 180.00 180.00
6
+7.50
2.15
2.15
2.00
250
-26.67
0.55
0.55
0.55
500
+0.07
55.20
55.68
55.20 162078
-3.44 169.00 169.00 157.20
1894
+0.43
36.10
36.16
35.81
43891
-0.04
34.99
34.99
34.76
619
+0.00
0.05
0.05
0.05
19500
+2.52
3.10
3.18
3.10
29324
-0.67
0.75
0.76
0.74 201021
+0.60
12.58
12.58
12.51
2581
+1.47
46.59
46.98
46.47 5322576
-6.98
0.40
0.43
0.40
50
+1.53
64.00
64.50
63.23
6028
-0.72
1.37
1.37
1.37
1500
+1.04
70.16
70.96
69.70 313195
+0.18
50.33
50.81
50.33 337478
-7.03
4.92
4.92
4.76
5894
-0.39
55.90
55.90
55.50
6692
-1.01
51.65
51.65
50.03
761
-0.61
73.50
74.25
73.10
325
-1.12
1.77
1.77
1.76
1000
+5.26
2.48
2.60
2.48
1961
-0.18
22.28
22.30
22.00
2124
+0.19
62.25
62.25
62.17
274
+0.46
86.00
86.00
85.10
16047
-0.29 103.50 103.90 102.95
600
+0.32 635.00 635.00 635.00
100
+0.00 1 990.00 1 990.00 1 990.00
46
+1.22
1.68
1.68
1.66
12235
+1.63 155.00 155.00 155.00
16
+0.02
54.05
54.30
54.05
1239
PRÉC.
Euronext Cours du 15.03.17
EMD MUSIC
FLEXOS
FNG GROUP
ICE CONCEPT
IMMOPOOL
NEWTREE
OTC
PHARCO
PNS
REALCO
REIBEL
SV PATRIMONIA
TEAM KALORIK
U&I LEARNING
22-11-16
07-09-16
14-05-15
COURS
SF 180.00 180.00
DF
2.15
2.00
SF
0.55
0.75
C
55.21
55.17
C 164.10 169.95
C
36.02
35.87
DF
34.97
34.98
DF
0.05
0.05
C
3.18
3.10
C
0.74
0.75
C
12.57
12.50
C
46.98
46.30
C
0.40
0.43
C
64.50
63.53
SF
1.37
1.38
C
70.70
69.97
C
50.62
50.53
C
4.76
5.12
C
55.68
55.90
C
50.03
50.54
C
73.10
73.55
C
1.76
1.78
SF
2.60
2.47
C
22.24
22.28
DF
62.17
62.05
C
85.81
85.42
C 103.20 103.50
SF 635.00 633.00
SF 1 990.00 1 990.00
DF
1.66
1.64
SF 155.00 152.51
C
54.21
54.20
Cours Précéd. Diff. en %
359391147.703
2.34
359145223.6430
2.29
245924.0600
82.55
(000) EUR
Cours du jour
Cours Précéd. Diff. en %
BEL 20 ouverture
3752.87
3767.13
-0.38
BEL 20 cloture
3759.81
3750.83
0.24
Matières premières
ISO
DKK
NOK
SEK
CAD
USD
CHF
GBP
JPY
Achat
7.1534
8.6590
8.9562
1.3887
1.0340
1.0428
0.8458
118.6360
15.03.2017
Vente
7.7444
9.4274
9.9646
1.4676
1.0811
1.0929
0.8833
123.8600
Prix moy.
615.00
220.00
1225.00
212.00
318.00
565.63
144.50
280.00
1200.00
36770.00
1180.00
1198.80
268.00
278.00
214.00
Préc.
613.00
220.00
1210.00
218.00
315.00
566.75
145.00
283.00
1205.00
36500.00
1178.00
1204.60
270.00
278.00
214.00
Aluminium Londres (USD/t)
Argent N.Y. ($/ounce)
Brent Londres (USD/lb)
Cuivre Bruxelles (EUR/t)
Cuivre Londres (USD/t)
Etain Londres (USD/t)
Nickel Londres (USD/t)
Plomb Londres (USD/t)
Zinc Londres (USD/t)
15-03-17
1850.00
16.93
51.64
6023.03
5746.00
19650.00
10085.00
2210.00
2696.50
14-03-17
1881.00
16.93
50.43
6023.03
5793.00
19300.00
10140.00
2284.00
2744.50
Var/H%
-1.65
0.00
2.40
0.00
-0.81
1.81
-0.54
-3.24
-1.75
Or
Devise (en EUR)
10 $ US
10 Florins
20 $ US
20 Francs Tunisie
5 $ US
50 Ecus
Demi Souverain
Elisabeth II
Krugerrand
Lingot 1 Kg
Lingotin Once CPoR
Once (en $)
Reichmark
Souverain
Union latine
Indices des prix à la consommation
2013
Période
I.S.
I.d.P.
Févr. 2017
105.06
104.67
Janv. 2017
104.65
104.28
Déc. 2016
104.05
103.54
Nov. 2016
103.97
103.41
Oct. 2016
103.86
103.34
Sept. 2016
103.68
103.04
Août 2016
103.97
103.26
Juil. 2016
103.93
103.31
Juin 2016
103.74
103.19
Mai 2016
103.77
103.08
Avr. 2016
103.53
102.75
Mars 2016
103.47
102.57
Févr. 2016
102.53
101.65
Janv. 2016
102.42
101.59
I.S. = Indice Santé - I.d.P. = Indice des Prix
2004
I.S.
126.88
126.39
125.66
125.56
125.43
125.21
125.56
125.52
125.29
125.32
125.03
124.96
123.83
123.69
1996
I.d.P.
128.12
127.64
126.73
126.57
126.49
126.12
126.39
126.45
126.30
126.17
125.77
125.55
124.42
124.35
I.S.
144.35
143.79
142.96
142.85
142.70
142.46
142.85
142.80
142.54
142.58
142.25
142.17
140.88
140.73
I.d.P.
147.24
146.69
145.65
145.47
145.37
144.95
145.26
145.33
145.16
145.00
144.54
144.29
142.99
142.91
1988
I.S.
174.04
173.36
172.37
172.24
172.05
171.76
172.24
172.17
171.86
171.91
171.51
171.41
169.85
169.67
1988
I.d.P.
180.71
180.04
178.76
178.54
178.42
177.90
178.28
178.36
178.16
177.97
177.40
177.09
175.50
175.40
1981
244.47
243.56
241.83
241.52
241.36
240.66
241.17
241.29
241.01
240.75
239.98
239.56
237.41
237.27
Pour convertir
(1)
(2)
1981
1988
1988
1966
1988
1971
1996
1988
1996
1981
2004
2013
2004
2013
(1) Passez de la base... (2) à la base... (3) en multipliant par...
(3)
0,73920
3,39350
2,85430
1,2273
1,6603
0,8170
0,8280
(1)
I.d.P. 1988
I.S. 1996
I.d.P. 1996
I.S. 2004
I.d.P. 2004
I.d.P. 2013
I.S.2013
(2)
I.d.P. 1996
I.S. 1988
I.d.P. 1988
I.S. 1996
I.d.P. 1996
I.d.P. 2004
I.S. 2004
(3)
0,81480
1,20570
1,22730
1,1377
1,1493
1,2240
1,2077
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Obligations publiques
Paris Cours du 15.03.17
Dette directe de l'Etat
97-2028 Linéaure
09-2017 Linéaire
04-2035 Linéaire
05-2015 Linéaire
06-2016 Linéaire
06-2022 Linéaire
07-2017 Linéaire
08-2018 Linéaire
09-2019 Linéaire
09-2020 Linéaire
03-2016 Linéaire
03-2041 Linéaire
09-2021 Linéaire
02-2016 Linéaire
06-2027 Linéaire
03-2026 Linéaire
09-2022 Linéaire
06-2023 Linéaire
Bons Etat 08-16
Bons Etat 08-16
Bons Etat 08-16
Bons Etat 08-13
Bons Etat 08-16
Bons Etat 03-17
Bons Etat 06-17
Bons Etat 09-17
Bons Etat 12-17
Bons Etat 03-15
Bons Etat 03-18
Bons Etat 06-18
Bons Etat 09-18
Bons Etat 12-18
Bons Etat 03-16
Bons Etat 03-19
Bons Etat 06-16
Bons Etat 06-19
Bons Etat 09-16
Bons Etat 09-19
Bons Etat 12-16
Bons Etat 12-19
Bons Etat 03-17
Bons Etat 03-20
Bons Etat 06-17
Bons Etat 06-20
Bons Etat 09-20
Bons Etat 12-17
Bons Etat 12-20
Bons Etat 03-18
Bons Etat 03-21
Bons Etat 06-18
Bons Etat 06-21
Bons Etat 09-18
Bons Etat 09-21
Bons Etat 12-18
Bons Etat 12-21
Bons Etat 03-19
Bons Etat 03-22
Bons Etat 06-19
Bons Etat 06-22
B291
B300
B304
B306
B307
B308
B309
B312
B315
B318
B319
B320
B321
B322
B323
B324
B325
B328
B996
B999
B209
B211
B212
B215
B218
B220
B222
B223
B224
B226
B228
B230
B232
B233
B235
B236
B238
B239
B241
B242
B243
B244
B245
B246
B247
B248
B249
B250
B251
B252
B253
B254
B255
B256
B257
B258
B259
B260
B261
154.82
106.04
170.13
100.20
100.02
121.88
100.16
107.49
109.57
116.90
101.18
155.47
122.20
100.20
101.16
137.72
126.86
114.84
100.39
103.00
101.42
100.00
100.47
99.96
100.72
101.55
102.36
100.10
103.09
103.61
104.00
105.11
100.26
107.33
100.08
108.27
99.98
108.60
100.05
111.38
100.34
109.17
100.89
109.60
107.23
100.87
107.00
101.11
107.29
101.01
106.57
102.03
109.56
101.87
109.29
101.90
108.99
101.40
107.53
154.82
106.12
161.16
100.53
100.22
122.84
100.99
107.47
109.56
117.72
101.34
155.47
122.06
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101.42
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109.46
102.50
109.54
101.80
107.75
Rendements
Fonds d'Etat de référence à 10 ans
Allemagne
Belgique
Japon
Royaume-Uni
0.4100
0.9300
0.0800
1.2100
0.4500
0.9300
0.0800
1.2300
ACCOR
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AIRBUS
ALCATEL-LUCENT
ARCELORMITTAL
AXA
BNP PARIBAS ACT.A
BOUYGUES
CAP GEMINI
CARREFOUR
CREDIT AGRICOLE
DANONE
EIFFAGE
ENGIE
ESSILOR INTL.
KERING
KLEPIERRE
L'OREAL
LAFARGEHOLCIM LTD
LEGRAND
LVMH
MICHELIN
NOKIA
ORANGE
PERNOD RICARD
PEUGEOT
PUBLICIS GROUPE SA
RENAULT
SAFRAN
SAINT GOBAIN
SANOFI
SCHNEIDER ELECTRIC
SOCIETE GENERALE
SODEXO
SOLVAY
TECHNIPFMC
TF1
TOTAL
UNIBAIL-RODAMCO
VALEO
VEOLIA ENVIRON.
VINCI
VIVENDI
Bourses étrangères Cours du 15.03.17
EURO
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104.00
70.43
3.50
8.33
23.83
60.09
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-0.32
Indices
Amsterdam: AEX
Euronext: Euronext 100
Euronext: Next 150
Francfort: DAX Extra
Lisbonne: PSI 20
Madrid: IBEX 35
FTSE MIB
New-York: DJ Industrial
New-York: Nasdaq 100
Paris: CAC 40
Zurich: SMI
Francfort
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ALLIANZ SE VNA O.N.
BASF SE O.N.
BAY.MOTOREN WERKE AG ST
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Londres
Amsterdam Cours du 15.03.17
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EURO
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International Consolidated Airlines Group
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Intertek Group PLC
Itv PLC
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Meggitt PLC
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Rio Tinto
Rolls-Royce Holdings PLC
Royal Dutch Shell PLC
Royal Dutch Shell PLC
Rsa Insurance Group PLC
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Sse PLC
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(EUR)
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112.89
45.83
85.23
42.19
145.23
28.75
44.06
1.45
2.56
16.94
102.50
43.04
68.85
45.77
26.20
62.83
42.37
2.07
82.99
80.16
1 767.74
58.49
81.23
83.26
60.91
48.67
67.52
80.12
76.18
47.05
8.76
139.76
5.31
41.30
130.99
8.77
54.51
30.72
2.44
255.66
34.34
36.87
70.77
90.45
42.70
30.30
14.90
11.00
107.72
86.92
94.52
76.70
20.17
177.36
104.71
60.29
46.28
2.85
+0.76
+1.45
+0.80
+1.25
+2.68
+6.40
-0.31
+1.25
-2.10
+1.03
+1.76
-0.12
+1.55
+0.83
+0.68
+0.50
+0.80
-0.56
+1.71
+0.70
-0.78
+2.27
+0.36
+1.42
-0.45
+0.96
+3.57
+1.19
-0.03
+0.74
+0.61
+2.18
+1.31
+4.74
+0.83
+0.62
-2.36
+0.05
+2.10
-0.07
+0.46
+1.50
+0.84
+0.59
+1.06
+0.36
-0.58
-0.52
+0.75
-0.45
-0.04
-1.67
-1.78
+1.00
+1.15
+0.46
+0.23
+0.00
-0.93
+2.02
+1.26
+0.08
+1.48
+1.04
+1.29
+3.47
-0.09
+0.82
+0.91
+1.91
+1.32
+0.37
-0.80
+0.00
+0.95
-0.17
+1.97
Valeurs de croissance Cours du 15.03.17
Nasdaq
ACCENTURE CL A
ACTIVISION BLIZZARD
ADOBE SYSTEMS INCORPORATED
AKAMAI TECHNOLOGIES
ALCOA INC
ALPHABET A
ALTERA CORPORATION
AMAZON.COM
AMGEN INC
AON PLC
APACHE CORP
APOLLO GROUP
APPLE INC
APPLIED MATERIALS
AUTODESK
BAIDU
BED BATH & BEYOND INC
BEST BUY CO INC
BIOGEN IDEC INC
BLACKBERRY LIMITED
BOSTON SCIENTIFIC CORP
BROADCOM CORPORATION
C.H. ROBINSON WORLDWIDE
CA INC
CADENCE DESIGN SYSTEMS
CELGENE CORPORATION
CHECK POINT SOFTWARE TECHNOLOG
CHINA LIFE INSURANCE CO LTD AD
CHINA MOBILE ADS
CHIPOTLE MEXICAN GRILL
CINTAS CORPORATION
CISCO SYSTEMS
CITRIX SYSTEMS
COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS
COMCAST CORPORATION
COSTCO WHOLESALE CORPORATION
DELL INC
DELTA AIR LINES
DENTSPLY INTERNATIONAL INC
DISCOVERY COMMUNICATIONS
DISH NETWORK CORPORATION
DREAMWORKS ANIMATION SKG
DUN & BRADSTREET CORP
EASTMAN CHEMICAL CO
EATON CORP PLC
EBAY INC
EDISON INTERNATIONAL
ELECTRONIC ARTS INC
ELI LILLY & CO
ERICSSON
ESTEE LAUDER COS. INC
EXPEDIA
EXPEDITORS INTERNATIONAL OF WA
EXPRESS SCRIPTS HOLDING COMPAN
FACEBOOK
FASTENAL COMPANY
FISERV
FLEXTRONICS INTERNATIONAL LTD
FOSSIL GROUP
GARMIN LTD
GILEAD SCIENCES
GROUPON
H.J. HEINZ COMPANY
HARLEY-DAVIDSON INC
HARMAN INTERNATIONAL INDUSTRIE
HASBRO
IAC/INTERACTIVECORP
INFOSYS LIMITED ADS
INTEL CORPORATION
INTUIT INC
INTUITIVE SURGICAL
INVESCO LIMITED
JUNIPER NETWORKS INC
KELLOGG CO
KIMBERLY-CLARK CORP
(USD)
124.71
49.21
122.09
64.37
35.11
846.73
53.96
853.23
182.52
118.98
51.07
9.99
140.43
38.92
88.39
171.78
39.49
44.40
292.53
7.14
24.65
54.67
78.52
32.67
31.54
126.86
100.67
15.52
54.58
400.26
119.41
34.23
82.46
59.24
37.74
166.41
13.86
47.18
63.50
27.98
63.12
40.97
108.25
78.61
73.94
32.88
79.77
91.47
85.85
6.54
85.33
129.44
56.43
66.03
140.10
51.59
117.62
16.88
16.55
51.84
68.46
4.00
72.49
62.84
111.50
99.48
50.66
15.41
35.10
124.65
746.49
32.49
28.30
74.74
134.89
+0.65
+0.24
+0.54
+1.16
+2.66
+0.14
+0.06
+0.13
+1.36
+0.46
+1.47
-0.05
+1.04
+1.70
+2.90
-0.60
+0.03
+0.07
+0.06
+1.28
+0.90
+0.33
-0.05
+1.02
-0.19
+1.75
+1.14
+1.40
+1.07
-0.73
+0.82
+0.35
+0.52
+0.14
+0.91
+0.71
+0.22
+1.99
-0.24
+1.93
+1.04
+0.01
+1.03
+1.69
+2.97
+0.06
+1.73
+0.63
+1.71
+0.00
+0.65
+1.41
+0.30
-1.20
+0.56
+1.76
+0.21
+0.51
+0.24
+0.84
+1.03
+1.91
+0.06
+4.54
-0.01
+1.32
-2.86
-0.96
-0.20
+0.28
+0.88
+2.90
+0.60
+0.70
+1.02
KLA-TENCOR CORPORATION
LAM RESEARCH CORPORATION
LAMAR ADVERTISING COMPANY
LEVEL 3 COMMUNICATIONS INC
LIBERTY GLOBAL PLC
LIBERTY INTERACTIVE CORPORATIO
LINEAR TECHNOLOGY CORPORATION
LOGITECH INTERNATIONAL S.A.
MACYS
MANPOWERGROUP
MARRIOTT INTERNATIONAL INC CL
MARVELL TECHNOLOGY GROUP LTD
MATTEL
MAXIM INTEGRATED PRODUCTS
MICROCHIP TECHNOLOGY INCORPORA
MICROSOFT CORPORATION
MOLSON COORS BREWING CO CL B
MONSANTO CO
MONSTER BEVERAGE CORPORATION
MOODYS CORP
MORGAN STANLEY
MOTOROLA SOLUTIONS
NETAPP
NETFLIX
NEWS CORPORATION
NIELSEN HOLDINGS PLC
NII HOLDINGS
NOVATEL WIRELESS
NUANCE COMMUNICATIONS
NVIDIA CORPORATION
ORACLE CORP
PACCAR INC
PATTERSON COMPANIES
PATTERSON-UTI ENERGY
PAYCHEX
PAYPAL HOLDINGS
PEABODY ENERGY CORP
PETSMART
PHILLIPS 66
PRICELINE.COM INCORPORATED
QUALCOMM INCORPORATED
RALPH LAUREN CORP
RED HAT INC
REYNOLDS AMERICAN INC
ROBERT HALF INTERNATIONAL INC
ROSS STORES
RYANAIR HOLDINGS PLC
SANDISK CORPORATION
SEAGATE TECHNOLOGY.
SEARS HOLDINGS CORPORATION
SIGMA-ALDRICH CORPORATION
SIRIUS XM RADIO INC
SOHU.COM INC
STANLEY BLACK & DECKER
STAPLES
STARBUCKS CORPORATION
SYMANTEC CORPORATION
TELLABS
TESLA MOTORS
TEVA PHARMACEUTICAL INDUSTRIES
THE GOODYEAR TIRE & RUBBER COM
THE NASDAQ OMX GROUP
TIFFANY & CO
TRIPADVISOR
TWENTY-FIRST CENTURY FOX
UNISYS CORP
UNITED ONLINE
UNITED PARCEL SERVICE INC CL B
VERISIGN
VERTEX PHARMACEUTICALS INCORPO
WESTERN DIGITAL CORPORATION
WESTERN UNION
WHIRLPOOL CORP
WYNN RESORTS
XILINX
YAHOO! INC
ZYNGA INC
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
35
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Football
EUROPA LEAGUE
Le programme des huitièmes de finale
Jeudi
Genk – La Gantoise
Besiktas – Olympiacos
AS Rome – Lyon
Mönchengladbach – Schalke
Krasnodar – Celta Vigo
Anderlecht – Apoel Nicosie
Ajax Amsterdam – Copenhague
Manchester United – Rostov
(5-2) 19h00
(1-1) 19h00
(2-4) 19h00
(1-1) 19h00
(1-2) 19h00
(1-0) 21h05
(1-2) 21h05
(1-1) 21h05
EUROPA LEAGUE (ALLER : 0-1)
16/03/17 À 21H05 – C. VANDEN STOCK
Ce soir à 21h05, Anderlecht
tentera de confirmer sa victoire
à Chypre.
n Weiler a réussi à convaincre
les dirigeants de jouer sur les deux
tableaux: C2 et playoffs.
n Genk, aussi, rêve de gloire.
n
ANDERLECHT
Entr. René Weiler
30
Ruben
4
Kara
14
Nuytinck
7
37
Najar
Obradovic
31
94
32
Tielemans
Hanni
Dendoncker
11
18
Chipciu
Acheampong
91
Teodorczyk
20
17
Sotiriou
Barral
77
46
Aloneftis
Vander
6
80
Ebecilio
Cañas
44
21
Ioannou
Milanov
30
90
Merkis
Yambéré
99
Waterman
ARBITRE
M. Kulbakov
(BLR)
APOEL NICOSIE
Entr. Thomas Christiansen
Nouvelle soirée
historique en vue
pour les Belges
Apoel Nicosie – Anderlecht Jeudi 21h05
Les dix points de la révolution Weiler pour recréer un
C2 Dans sa riche histoire, le RSC Anderlecht a connu plusieurs entraîneurs atypiques. Hans Croon (19751976) en était un; Tomislav Ivic (19811983), un autre. Et Herbert Neumann
(1995) était si bizarre qu’il n’a tenu le
coup que le mois de juillet. René Weiler, lui aussi, a changé toutes les habitudes à Neerpede. Et, après dix mois
de travail, dont les premiers étaient
très délicats, il est sur la bonne voie
pour récolter des succès. Il a déjà un
énorme mérite : celui d’avoir recréé
un vrai groupe.
Nous avons recherché sa formule
magique et avons identifié dix points.
1
Entraînement
le jour du match
Au centre de Neerpede, on n’avait
jamais vu ça. Le jour du match, les
18 joueurs sélectionnés pour la rencontre de l’après-midi ou du soir montent sur le terrain le matin, avant de
partir à l’hôtel. Avec ballons. Le but :
un réveil musculaire. Bien sûr, il ne
s’agit pas d’une séance poussée. Un
petit jeu du “toro” suffit. Ou un petit
jogging, comme avant un match européen en déplacement. Afin que les
36
joueurs se sentent déjà concernés par
le match.
2
Arrivée tardive
au match
Le règlement oblige les équipes à
arriver au stade une heure et demie
avant le début du match. Si cela dépendait de Weiler, il préférerait arriver une heure avant le match.
3
Pas de jeu
de cartes
Les joueurs ne savent même pas que
la règle existe. Mais Weiler n’aime pas
que quatre joueurs se séparent du
reste pour jouer aux cartes. “Il veut
qu’on parle, mange, respire et vive
foot”, témoigne un joueur.
4
Le GSM est souvent
interdit
Impossible de bannir définitivement le plus grand jouet de chaque
adulte. Mais, à certains moments,
Weiler interdit l’utilisation du téléphone portable. A partir de trois heures avant le match, à table ou dans la
salle du physio : pas question de surfer sur son smartphone. La communication entre joueurs est beaucoup
plus importante.
5
Peu de mises
au vert
d’un coach en 20 ans. Weiler estime
que toutes les facilités sont disponibles à Neerpede. Et que les joueurs
sont plus heureux au côté de leur famille. A l’hôtel, raisonne-t-il, les
joueurs perdent quand même leur
temps devant leur tablette. Il déteste
cela.
“Il veut qu’on
parle, mange,
respire et vive
foot.”
Besnik Hasi partait
en mise au vert avec
Des congés
ses troupes avant des
imprévus
matchs contre Malines et Lokeren. WeiAprès un bon résuller ne part à l’hôtel
tat, Weiler est capable
les veilles de match
de donner un ou deux
que quand les ren- Un joueur anderlechtois jours de congé. Ce qui
Au sujet de la méthode
contres se jouent tôt,
permet aux joueurs
René Weiler.
comme à Bruges
étrangers de faire un
(14h30). Ou quand le
aller et retour vers
vol est tôt, comme avant le départ leur pays. Les joueurs adorent ce syspour Nicosie. Pour le reste, il respon- tème. En échange, ils se donnent à
sabilise ses joueurs qui iront dormir à fond aux entraînements. Parce que,
temps et qui mangeront sainement.
là, ce n’est pas la rigolade. Il faut bosser.
6
Peu
de stages
Si cela dépendait de Weiler, Anderlecht ne serait pas parti en stage d’hiver à La Manga. A Anderlecht, on
n’avait jamais entendu cela de la part
8
7
Petit-déjeuner
pas obligatoire
Une autre règle de Weiler : les
joueurs ne sont pas toujours obligés
de prendre leur petit-déjeuner au
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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BELGA/VIRGINIE LEFOUR
René Weiler a instauré un nouveau système dans les coulisses de Neerpede, qui porte déjà ses fruits sur le terrain.
Nostalgie
vrai groupe
club. S’ils préfèrent, ils peuvent manger
chez eux avant de s’entraîner. Le lunch
(après l’entraînement) est souvent obligatoire. Mais l’heure à laquelle les joueurs
passent à table a peu d’importance. Si un
joueur est encore chez le physio, il passera plus tard au buffet.
9
Entraînement
parfois à 11 heures
A Anderlecht, les entraînements du matin ont toujours débuté à 10 heures ou, au
plus tard, à 10h30. Sous Weiler, les séances commencent parfois à 11 heures. Son
explication : le sommeil est primordial
pour des joueurs de haut niveau. Il préfère voir arriver des joueurs bien reposés
que des gars qui ont eu du mal à se réveiller.
10
Pas de conférence
de presse
Très disponible pour les médias en début de saison, Weiler ne donne même plus
de conférence de presse les veilles de
match. Pourtant, c’est une obligation de la
Ligue pro, mais Anderlecht paie l’amende
avec le sourire.
Yves Taildeman
Vingt ans plus tard
Ce samedi 18 mars,
Anderlecht fêtera les 20 ans de
son dernier quart de finale en
Coupe d’Europe. Ce soir-là, en
1997, le Sporting avait été battu
de justesse par l’Inter Milan (2-1),
après le 1-1 de l’aller. Youri
Tielemans est né au mois de mai
de cette année-là, Leander
Dendoncker avait deux ans,
Olivier Deschacht signait sa
première carte d’affiliation à
Anderlecht. Ce soir, Anderlecht
peut atteindre le même stade de
cette même Coupe, bien qu’elle
ne s’appelle plus la Coupe UEFA,
mais Europa League. Il suffit de
consolider le 0-1 du match aller à
Nicosie. La semaine dernière, à
Chypre, le doute régnait. Pas au
sein du groupe des joueurs mais
au sein de la direction. Est-ce que
l’équipe pourrait gérer deux
compétitions, en sachant que le
titre et les millions de la Ligue
des champions sont prioritaires ?
Le prestige était secondaire,
comparé au financier.
Aujourd’hui, le ton a changé. “Vu
notre palmarès et notre statut, on
se doit de jouer les deux
compétitions à fond”, dit Herman
Van Holsbeeck. Y.T.
L’entraîneur mauve ne cache plus
son ambition d’aller jusqu’en finale
L
es supporters ont marqué le coup dès la veille du match. La
Mauves Army a disposé une banderole sur le terrain d’entraî­
nement du centre de Neerpede. On pouvait y lire en bien
grand : “90 minutes pour écrire l’histoire. Rendez­nous fiers.”
Le message est passé. Anderlecht n’a plus atteint les quarts de fi­
nale d’une coupe d’Europe depuis tout juste 20 ans et les suppor­
ters comptent bien pousser leur équipe dans ses derniers retran­
chements. “On sait qu’on ne joue pas que pour nous, explique So­
fiane Hanni. Nous sommes là pour les fans et le club qui n’a pas connu
un tel stade depuis longtemps.”
René Weiler l’avance, il mettra “la meilleure équipe possible”.
Preuve qu’il compte jouer sur les deux tableaux sans différence.
“Pas de souci pour nous”, a­t­il même répété quand on lui parlait de
la fatigue que pourrait causer la compétition européenne.
L’entraîneur suisse n’a pas voulu cacher ses ambitions. “Si nous
passons en quarts, tout devient possible, tout est ouvert”, lance­t­il en
laissant clairement comprendre qu’il pense son équipe capable
d’aller jusqu’au bout et de soulever le trophée.
Le discours a bien changé. A Waasland­Beveren, il y a trois bons
mois, René Weiler réclamait du temps et balançait son fameux
“l’histoire ne marque pas de buts”. Depuis, il a quitté sa zone de repli
pour passer à l’attaque et viser le titre et une belle campagne euro­
péenne. “Je suis très ambitieux, a­t­il lâché avec un sourire. Le but est
de tout gagner. Je dois poursuivre mes méthodes. Je n’irai pas jusqu’à
dire que nous sommes à l’avance sur l’évolution prévue mais le groupe
a progressé depuis le début de la saison.”
Les déclarations du Suisse sont véridiques mais ont également
pour but de galvaniser un groupe tout en maintenant ses hommes
alertes. “Ne pensez pas qu’on se croit déjà en quarts de finale, le résul­
tat actuel nous est favorable mais c’est également un grand danger
car l’Apoel va beaucoup attaquer. Il faudra bien défendre.”
Romain Van der Pluym
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Genk – La Gantoise Jeudi 19h
Gand et… Genk veulent s’inspirer de Barc
Messi ni de Neymar dans mon
équipe. Et en plus, Barcelone jouait
à domicile lors du match retour.
Nous, nous allons devoir aller forcer un résultat énorme en déplacement. Soyons honnêtes: seul un miracle peut nous qualifier.”
Un discours qui cache des prétentions bien plus élevées, selon
Albert Stuivenberg. “Dire qu’ils
n’ont aucune chance est certainement une stratégie”, a expliqué
mercredi l’entraîneur des Limbourgeois. “Ils n’ont rien à perdre
donc ils pourront prendre plus de
risques que d’habitude. Je suis certain qu’ils croient encore en leur
chance. Imaginez qu’ils marquent
deux buts rapidement.”
Genk, aussi, s’inspirera du Barça
Alors que du côté de Gand, on
utilise le scénario du Barça pour
galvaniser les troupes, du côté de
Genk, c’est l’inverse. “Ce retournement de situation de Barcelone
nous aidera à garder les pieds sur
terre. Tous les joueurs ont vu les
images de ce match. On a reçu
beaucoup d’éloges après notre premier match mais désormais, nous
devons jouer le match retour. Et rien
n’est terminé. Croyez-moi, personne
ne s’attend à vivre un scénario
comme celui du PSG.”
Qui est encore dans toutes les têtes…
Maxime Jacques
BELGA/JASPER JACOBS
C2 Il y a un peu plus d’une semaine, personne n’aurait pu imaginer que La Gantoise se qualifie
avec un score de 2-5 à l’aller, ce
qui lui confère, selon les statistiques, 0% de chances de rejoindre
les quarts de finale.
Mais ça, c’était avant la folle “remontada” de Barcelone face au
PSG (4-0 à l’aller, 6-1 au retour).
Depuis cet exploit exceptionnel,
qui n’a échappé à personne, le
monde du football joue la carte de
la prudence. Et l’Europa League
n’échappe pas à cette tendance.
“On a vu lors de ce match du
Barça que tout était possible en
football donc non, la qualification
n’est pas encore dans la poche”, indiquait Timothy Castagne après la
victoire limbourgeoise à la Ghelamco Arena, jeudi dernier.
Les Gantois, eux, semblaient
s’inspirer des Catalans. “Nous
n’abandonnons pas”, confiait Stafan Mitrovic en zone mixte il y a
huit jours. “L’exemple de Barcelone
prouve qu’un score n’est jamais acquis avant la dernière minute du
match retour. Même si bien sûr, cela
sera compliqué.”
Chez les Buffalos, seul un
homme ne semblait pas croire à
une remontée fantastique: Hein
Vanhaezebrouck. “Il y a déjà eu assez de miracles cette saison…” soupirait le T1 gantois. “Nous ne sommes pas le Barça. Je n’ai pas de
Le Genkois Mbwana Ally Samatta avait été à la fête lors de la manche aller à Gand.
Monaco – Manchester City 3-1
La puissance offensive de Monaco a encore frappé
MONACO: Subasic; Sidibé, Raggi (70e
A. Touré), Jemerson, Mendy; B. Silva,
Fabinho, Bakayoko, Lemar; Germain
(90e Dirar), Mbappé (80e Moutinho).
MANCHESTER CITY: Caballero; Sagna,
Stones, Kolarov, Clichy (83e Iheanacho); Fernandinho; Sterling, D. Silva,
De Bruyne, Sané; Agüero.
Arbitre : M. Rocchi (Ita).
Avertissements : Sagna, De Bruyne, Bakayoko, Sterling, Germain, Lemar.
AFP/PASCAL GUYOT
Les buts : 8e Mbappé (1-0), 29e Fabinho
(2-0), 70e Sané (2-1), 76e Bakayoko
(3-1).
Monaco a vécu une première demi-heure de folie.
38
C1 Le coup d’arrêt est rude et il faudra que Pep Guardiola soit particulièrement inventif pour parvenir à
combattre l’idée d’une régression
qui s’abat sur Manchester City.
L’échec est personnel pour le Catalan qui, lors de ses 7 campagnes
précédentes en Ligue des Champions, ne s’était jamais arrêté avant
les demi-finales. Il est aussi collectif pour City qui avait atteint le dernier carré l’an passé. Il vient surtout s’ajouter aux 10 points de retard sur Chelsea à 11 journées de la
fin en championnat tout en donnant une importance capitale à
cette demi-finale de Cup fin avril
contre Arsenal et rappelle aussi
toute la porosité défensive des Citizens où Kompany n’était pas dans
le groupe, un sentiment encore
plus criant face à la meilleure attaque d’Europe.
Une attaque pourtant orpheline
de son leader, Falcao, forfait de
dernière minute, mais qui peut
compter depuis quelques semaines
sur l’éclosion de Mbappé. Kevin De
Bruyne ne connaissait pas le Français avant le match aller ?
Il n’est pas près d’oublier le nom
du phénomène qui, à 18 ans, a marqué pour la 11e fois en 11 matches.
A la réception d’un centre tendu de
Silva, l’attaquant a écrit les premières lignes d’un scénario parfait
avec une ouverture du score précoce (8e) avant que Fabinho, sur un
nouveau ballon venu de la gauche
mais des pieds de Mendy cette fois,
ne double la mise (29e) avant un
long temps plus faible.
Le repositionnement de KDB plus
bas, à côté de Fernandinho, pour
laisser David Silva plus haut a été
productif à un moment où Monaco
a aussi payé sa débauche d’énergie
de la première mi-temps.
Le Diable a initié un premier mouvement gâché par Agüero (59e) puis
un second conclu par Sané après
une frappe repoussée de Sterling
(70e). Entre ces deux opportunités,
Agüero a fait preuve d’une maladresse hallucinante pour lui (62e et
65e), qui au final pèse très lourd
puisque Bakayoko, à la réception
d’un coup-franc, a surgi (76e).
Jonathan Lange
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
elone
Greg Van Avermaet n’a
jamais été aussi heureux
Cyclisme Le champion olympique
nous a accordé une interview exclusive
à l’aube de Milan-Sanremo.
Entretien Quentin Finné
Envoyé spécial à Terni (Italie)
D
ans le lobby d’un hôtel sans âge à la gare de
Terni, au cœur de l’Ombrie, Greg Van
Avermaet s’annonce par la mélodie d’un
sifflotement. Serein, épanoui et détendu, le
double vainqueur du Circuit Het Nieuwsblad a
peaufiné sur Tirreno­Adriatico (36e du général
final après avoir porté durant une journée le
maillot bleu de leader) une condition qui le gon­
fle de confiance. Rencontre.
Est-ce une surprise pour vous d’être en aussi bonne
condition après le coup d’arrêt consécutif à votre
chute de novembre?
Un petit peu, oui. Je m’attendais à accuser un re­
tard plus important, mais je pense désormais être
de retour à un niveau équivalent à l’année der­
nière à la même période. Je suis
logiquement très content d’une
forme qui m’a permis de rempor­
ter la course la plus importante
que comptait mon calendrier jus­
qu’ici: le Nieuwsblad. Je suis par­
faitement dans les clous pour les
prochaines échéances et prêt
pour accomplir une belle année.
reur, je trouve cela bien plus plaisant et amusant
que de concentrer ses objectifs sur une période
de quelques semaines seulement. Je préférerai
toujours batailler en course pour être bien placé
aux moments clés que traîner mon ennui en
queue de peloton (rires). Cet état d’esprit permet
de conserver une motivation intacte. Je crois
aussi que c’est dû au fait que l’éventail des cour­
ses qui peuvent me convenir est assez large. A
côté des classiques pavées, je suis capable de ga­
gner un jour l’Amstel et, lorsque je suis au som­
met de ma condition, mon terrain de chasse peut
même s’étendre à San Sebastian ou Liège­Basto­
gne­Liège.
Est-ce, dès lors, pour vous difficile de définir vos objectifs principaux. Car choisir, c’est souvent renoncer…
Je ne devrai peut­être pas choisir (sourire). Si j’en
ai la possibilité, je voudrais tenter de rouler un
maximum de courses sur lesquelles je pense
pouvoir m’illustrer. Mon premier objectif est tou­
tefois de remporter une grande classique. Le Tour
des Flandres si possible (rires). Je pourrais alors,
ensuite, peut­être m’entraîner de manière plus
spécifique pour la Doyenne en tentant aussi de
perdre un peu de poids dans cette
perspective. Mais il ne faut pas
chercher à se projeter trop loin.
BELGA/YUZURU SUNADA
C’est en tout cas une idée si vous veniez à remporter le Ronde dans
quelques semaines
Oui, en effet. Je crois vraiment
que je peux espérer faire quelque
chose de bien sur Liège un jour.
Avez-vous travaillé encore plus dur
J’ai gagné les Jeux sur un parcours
Greg Van Avermaet
cet hiver pour rattraper vos quatre
encore plus exigeant et brillé à
semaines sans vélo?
plusieurs occasions sur la Classica
J’ai beaucoup roulé en janvier mais c’est, de toute San Sebastian, dont le parcours se rapproche du
façon, chaque année l’un des mois clés dans ma tracé ardennais.
préparation. J’ai passé beaucoup de temps en Es­
pagne pour bénéficier de conditions optimales. Je Philippe Gilbert a toujours affirmé rêver s’imposer
me connais désormais bien et sais qu’un gros sur chacune des grandes classiques. Avez-vous la
boulot est nécessaire à cette période pour cons­ même ambition?
truire la condition. Lors de ma reprise, sur le Tour Oui, comme tous les spécialistes des courses d’un
de Valence, j’avais senti que je n’étais pas trop jour sans doute. Et comme j’ai déjà enregistré un
mal mais que je ne m’appuyais pas encore sur la Top 10 sur chacun de ces rendez­vous… Mais
forme que je possède actuellement.
comme je l’ai déjà dit, il me faut d’abord tenter de
gagner la première (rires).
Notre consultant Rik Verbrugghe, qui est aussi votre
beau-frère, nous a confié que vous n’aviez pas be- Vous dégagez un énorme sentiment de sérénité desoin de beaucoup de courses ou d’entraînement pour puis plusieurs mois. On vous sent zen !
arriver en condition. Partagez-vous son analyse ?
Vous avez raison. Ma médaille d’or au Jeux olym­
Oui, je crois que je peux m’appuyer sur un niveau piques a vraiment changé beaucoup de choses.
correct tout au long de l’année. L’une de mes plus Durant toute ma carrière j’ai dû me battre pour
grandes forces est sans doute ma régularité. Ma jouir d’un peu de reconnaissance. Quand vous sa­
forme oscille entre le bon et le très bon (rires). vez avoir les armes pour remporter une grande
Après ce sont les parcours qui me permettent de victoire, que le public et les médias l’attendent,
tirer profit, ou non, de celle­ci. Sur un tracé tout mais qu’elle tarde à tomber, la situation n’est pas
plat, même si je suis à mon top, il me sera tou­ toujours confortable. Depuis Rio, j’ai le senti­
jours plus difficile de faire la différence.
ment de m’être libéré de la pression dont je
m’étais moi­même lesté. Elle était bien plus im­
Vous êtes protagoniste des courses sur lesquelles portante que celle émanant du monde extérieur.
vous vous alignez de février à octobre. Une omnipré- Ma faim de succès est intacte, mais j’ai désormais
sence qui se fait de plus en plus rare dans le cyclisme le sentiment que ma carrière serait réussie même
moderne. Cela traduit-il votre vision du vélo ?
si elle venait à s’arrêter aujourd’hui.
Cela fait partie intégrante de ma mentalité de­
puis que je suis passé pro. Il n’est pas facile de Votre paternité joue-t-elle également un rôle dans ce
prester du début à la fin de la saison, mais cela nouvel état d’esprit?
constitue une de mes forces. Chez les jeunes, je Oui, c’est certain. Pour un coureur, il est impor­
fonctionnais déjà de cette manière. Pour un cou­ tant de se sentir bien quand il rentre à la maison.
A. Madrid – Leverkusen 0-0
L’Atletico dans un fauteuil
On s’attendait à une révolte du Bayer
Leverkusen. Elle n’a pas eu lieu. Ou
seulement par intermittence, au début de
chaque période puis à l’une ou l’autre
reprise après la pause. Mais quand on
doit remonter un tel écart (4-2 à l’aller),
c’est trop peu. Et ça fait les affaires de
l’Atlético. Dans un fauteuil durant la
majorité de la rencontre, les Colchoneros
n’ont jamais tremblé. Moins inspirés
offensivement qu’à l’aller, les hommes de
Diego Simeone se sont tout de même
distingués par quelques fulgurances,
souvent amorcées par Yannick Carrasco.
Le Belge, qui a alterné le bon et le moins
bon, avait par exemple alerté Correa au
quart d’heure de jeu, mais ce dernier ne
parvenait pas à cadrer sa frappe. Sans
jamais atteindre un niveau exceptionnel,
la rencontre a surtout mis en évidence
les deux gardiens : Oblak et Leno. Chacun
à leur tour, ils ont sorti plusieurs parades
de grande classe, privant le Vincente
Calderon de l’un ou l’autre but, qui
n’aurait sans doute pas été décisif. M.J.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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PHILIPPE DEMARET
Alexis Leclef, navetteur 3 ans
pour la tradition familiale
L’Herakles dans le Top 4? C’est surtout dû à la bonne tenue de la défense lierroise. Avec entre autres l’éclosion définitive d’Alexis Leclef, défenseur et tireur de pc.
Hockey Comme son père et
son grand-père, il porte haut
les couleurs du club lierrois,
candidat inattendu au Top 4.
Entretien Jean-François Jourdain
S
on grand­père Jean­Claude, qui
fut président fédéral pendant
11 ans, était un attaquant dans
l’équipe fanion de l’Herakles. Son
père Christophe, mieux connu sous
le surnom de Buck, était un libero
dans le même club. Alexis Leclef a
été les deux, mais depuis trois ans et
demi, il a opté pour le poste de dé­
fenseur. Et ça ne se passe pas trop
mal. “Techniquement, je ne suis pas
parmi les plus doués, s’amuse­t­il de
lui­même. Mais j’ai un bon physique
et je me sens à l’aise derrière. Je ne
compte plus changer.”
Nanti d’une telle tradition fami­
liale, Alexis Leclef (qu’on écrit par­
fois en deux mots suite à une erreur
de transcription de l’administration)
se devait de jouer à l’Herakles. Mais
c’est plus vite dit que fait quand vo­
tre père est pilote de ligne basé à Ma­
40
laga et que vous vous retrouvez habi­
tant de Gembloux… “Entre 15 et 18
ans, je me suis tapé des navettes en
train entre Gembloux et Lierre. Le train
jusqu’à Bruxelles­Nord, changer, pren­
dre l’omnibus pour Duffel et le reste
avec la voiture de mon grand­père ou
d’un ami… L’enfer. C’est peu dire si mon
permis de conduire a été une déli­
vrance.”
Ereinté, Alexis avait même arrêté
le hockey… pendant deux mois. “Je
me suis mis au football. Mais il ne m’a
fallu que deux semaines pour me ren­
dre compte que ce n’était pas ma voie”,
se rappelle celui qui fut également
B+2/6 au tennis. “Maintenant, je crois
que je suis encore C15, mais je ne re­
garde plus mon classement”, rigole­
t­il. Ce sympathique garçon a un
sens de l’autodérision assez déve­
loppé!
La différence s’appelle Reck
Au début de la saison, personne
n’aurait imaginé l’Herakles dans le
Top 4. “Surtout pas nous, avoue
Alexis. On ne va pas se mentir, on n’est
pas le Dragons. Mais Darran (Bisley,
son coach, NdlR) fait vraiment le
maximum avec l’effectif dont il dispose.
Et puis, l’arrivée de Reck a fait une dif­
33
buts encaissés
L’Herakles possède la
3e meilleure défense de DH.
Seuls le Dragons et le
Watducks font mieux. Une
différence considérable avec
la saison dernière où les
Lierrois étaient les cancres
de la classe, avec… 77 buts
encaissés en fin de saison.
férence formidable. Il fait énormément
pour l’équipe. Quand il sort deux minu­
tes, on voit tout de suite la différence.
J’ai beaucoup appris en six mois avec
lui et je ne suis pas le seul. Défensive­
ment, il est très fort. Toutes les balles
vont dans son stick.”
Ajoutons à cela la très bonne saison
du gardien Amaury Timmermans,
parfois critiqué ces dernières sai­
sons, et n’oublions tout de même pas
l’éclosion de notre interviewé du
jour, deux fois buteur sur pc diman­
che dernier et qui n’a loupé qu’un
match cette saison pour blessure.
“L’an dernier j’étais la solution de rem­
placement sur pc quand Jeremy
Schuermans était sur le banc. Cette an­
née, je me partage avec Nico De Kerpel
et Jacob Smith, on est plus ou moins au
même niveau. Si je veux jouer le cham­
pionnat d’Europe de Valence avec les
U21, j’ai intérêt à ce que ça roule, ana­
lyse­t­il. Lors de la Coupe du monde en
Inde, je n’ai pas obtenu ma sélection. Il
est vrai que la concurrence était très
forte avec des gens comme Arthur De
Sloover, Nicolas Poncelet, Robbert Ru­
bens et Marco Donck. Mais ce dernier
va passer la limite d’âge et Robbert va
davantage jouer dans l’entrejeu, donc
j’aurai ma chance. A moi de la saisir.”
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Wegnez: “Commens et McLeod
approuvent mon choix”
donner toutes les chances de réussir cette nouvelle
aventure, il vivra dans un appartement près de
Brasschaat. “Mais je reviendrai 3 jours par semaine à
Bruxelles pour voir ma famille. Le Dragons m’a con­
tacté en février. Jean Willems (entraîneur) aime mon
style de jeu. Il a loué ma hargne, ma combativité, ma
capacité à effacer mon adversaire.”
21 ans, Victor Wegnez a signé un contrat qui
Le Dragons, véritable laboratoire de l’équipe na­
le liera dès la saison prochaine au Dragons. Le tionale, cherchait un médian solide. “Oui, j’ai vite
médian du Daring, qui avait été excellent lors compris que je pouvais être la pièce manquante du
de la Coupe du monde U21 à Lucknow en décem­ puzzle. Je dois aussi penser à moi. Je vais jouer avec Ar­
bre dernier, ressentait le besoin de sortir de sa zone thur (Van Doren), Felix (Denayer), Florent (van
de confort.
Aubel), Thomas (Briels) ou encore Loïc (Van Doren).
Après avoir passé 16 ans à Molen­
Je ne pouvais pas rêver mieux. Je sais
beek, le Red Lion a annoncé sa déci­
qu’Adam Commens et Shane McLeod
sion lundi soir à ses coéquipiers.
approuvent mon choix.”
“Je suis triste de quitter le Daring.
Il avait été approché par le Wa­
Depuis que j’ai 5 ans, je considérais ce
tducks qui s’était rétracté car le club
club comme ma deuxième maison. Je
brabançon avait trouvé un autre mé­
n’aurais jamais imaginé jouer dans
dian d’envergure (Simon Gougnard,
un autre club.”
même si les clubs attendent pour of­
Pourtant, il vient de se lier au club
ficialiser le transfert), le Racing qui
le plus compétitif du moment en
“avait un beau projet” ou encore Den
Belgique. “J’avais besoin de sortir de
Bosch, “mais c’était loin et en plus
mon confort. Sur un plan sportif, je de­
Dockier revenait en Belgique”.
vais franchir un pas.”
S’il vient de signer le contrat le
La mauvaise passe du Daring n’est
plus important de sa carrière spor­
pas étrangère à ce choix. L’an passé,
tive, Victor Wegnez ne compte pas
Victor Wegnez
les Rayés avaient déjà été privés de
bâcler sa copie avec le Daring. Le
Futur médian du Dragons.
play­off. Cette année, les chances de
play­off n’est pas encore enterré
voir le Daring rejoindre le Top 4
même si…. “Nous sommes capables de
sont minimes. “Oui, c’est clair. Nos mauvais résultats signer un 18 sur 18. Il y a deux ans, le Dragons avait
ont influencé ma décision. Sur papier, nous avons la vécu une situation comparable. J’ai expliqué à mes coé­
meilleure équipe, mais, dès que nous prenons un but, quipiers que je jouerai chaque match à fond. Je veux
nous nous écroulons. Je n’oublie pas tout ce que le Dar toujours gagner.” Aujourd’hui avec le Daring et de­
m’a donné.”
main avec le Dragons.
Exit le Daring, bienvenue au Dragons. Pour se
Thibaut Vinel
n Le Daring pleure le médian de 21 ans
qui a signé un contrat au Dragons afin de
sortir de sa zone de confort.
A
DEMARET
“Je n’aurais jamais
imaginé jouer dans
un autre club.”
| RÉSULTATS |
BASKET-BALL
Division 1: 24e journée
Limburg United – Antwerp Giants
Liège – Willebroek
Brussels – Louvain
Ok. Alost – Belfius Mons-Hainaut
1. Ostende
23 19 4
2. Anvers
24 17 7
3. Brussels
24 14 10
4. Ok. Alost
24 13 11
5. Willebroek
24 13 11
6. Limburg United 24 12 12
7. Spirou Basket
23 11 12
8. Mons-Hainaut
24 9 15
9. Louvain
24 6 18
10. Liège
24 5 19
1869
2005
1882
2058
1979
1962
1834
1790
1875
1815
76-78
86-105
83-69
92-89
1627 42
1890 41
1854 38
1991 37
1955 37
1944 36
1843 34
1833 33
2100 30
2031 29
Fiba Europe Cup
Quarts de finale retour
Nanterre 92 - Muratbey Usak
(82-85)
Ironi Nahariya - Telekom Baskets (68-89) 90-80
Telenet Ostende - BC Enisey
(72-84) 84-72
Elan Chalon - Cibona
(85-87) le 21/03
FOOTBALL
Ligue des champions
Huitièmes de finale
Mardi
JUVENTUS (Ita) – FC Porto (Por)
(2-0) 1-0
LEICESTER (Ang) – Séville (Esp)
(1-2) 2-0
Mercredi
(20h45)
ATLETICO (Esp) – Leverkusen (All)
(4-2) 0-0
MONACO (Fra) – Manchester City (Ang) (3-5) 3-1
e
e
e
e
8 Lottin, 29 Fabinho, 77 Bakayoko/71 Sane
Déjà joués
Arsenal (Ang) – BAYERN (All)
(1-5) 1-5
Naples (Ita) – REAL MADRID (Esp)
(1-3) 1-3
FC BARCELONE (Esp) – PSG (Fra)
(0-4) 6-1
DORTMUND (All) – Benfica (Por)
(0-1) 4-0
TENNIS
Indian Wells - ATP – 6993450 $
Dorian Thiéry a remis les dames
du Léo sur la carte du stick
Hockey dames Le Red Lion, avec Raphaël
Mis, a réinstauré la discipline.
Q
ue le Léopold soit un grand club ne fait pas
l’ombre d’un doute. Pourtant, une tache
noircissait le tableau. Les dames étaient re­
descendues cette saison en Division 1. Sous
les ordres du duo Raphaël Mis et Dorian Thiéry, el­
les ont retrouvé le droit chemin. A 5 journées de la
fin, le Léo jouit d’une avance de 12 points sur le 3e,
le Racing. Le Red Lion Dorian Thiéry, qui fait le
bonheur de la ligne médiane du Léo, a accepté de
reprendre l’équipe l’an passé. “J’avais réussi à sauver
in extremis les juniores avec une équipe très moyenne”,
confie Dodge. Mis et Thiéry n’ont pas ménagé leurs
efforts pour instaurer une discipline et une envie
de bosser au sein du groupe. “Il fallait surtout bosser
sur la confiance. L’aspect physique a été revu. Elles ne
tenaient pas 70 minutes. Leur attitude n’était pas tou­
jours optimale. Nous avons aussi imposé une structure
tactique en respectant chacune.”
De son propre aveu, le niveau de la D1 dames
n’est pas exceptionnel. A vrai dire, le White Star et
le Léo sortaient nettement du lot.
“Nous avons dû nous fixer des objectifs plus élevés
comme garder le clean sheet”, poursuit le T2 dont
l’équipe n’a encaissé que 14 buts en 17 matches. Le
White Star a fait preuve d’une plus grande efficacité
offensive avec 104 buts inscrits. Le Léo n’en est
“qu’à 67 roses”.
Pourtant, le week­end passé, les Rayés rouge et
blanc ont battu à Evere les Etoilées 0­3.
“J’ai conscience que le fossé entre la D1 et la DH est
gigantesque. Nous devrons encore trimer pour attein­
dre le ventre mou de l’élite. On vient de loin. Il y a 2 ans,
nous étions encore victimes d’un grand absentéisme.
Grâce à Isabelle Logé, Raphaël Mis et moi, un projet a
vu le jour. Cette image exécrable du Léo s’efface petit à
petit. Je veux montrer qu’il n’y a pas que l’équipe mes­
sieurs au sein du club.”
Ce week­end, le Léo peut assurer mathématique­
ment sa remontée en DH face au Wellington 2. Il l’a
promis. L’an prochain, Dorian Thiéry acceptera les
responsabilités de T1 de ces dames. Faut­il y voir le
signe qu’il restera comme joueur au Léo ?
Th. V.
Seizièmes de finale : M. Jaziri (Tun) bat T. Fritz
(USA) 6-4, 3-6, 6-3; J. Sock (USA/n°17) bat G.
Dimitrov (Bul/n°12) 3-6, 6-3, 7-6 (7); D. Young
(USA) bat L. Pouille (Fra/n°14) 6-4, 1-6, 6-3; K.
Nishikori (Jap/n°4) bat G. Muller (Lux/n°25) 6-2,
6-2; R. Nadal (Esp/n°5) bat F. Verdasco (Esp/n°26)
6-3, 7-5; R. Federer (Sui/n°9) bat S. Johnson
(USA/n°24) 7-6 (3), 7-6 (4); N. Kyrgios (Aus/n°15)
bat A. Zverev (All/n°18) 6-3, 6-4; N. Djokovic (Ser)
bat J. M. Del Potro (Arg) 7-5, 4-6, 6-1.
Indian Wells - WTA - 6993450 $
Huitièmes de finale : K. Pliskova (Tch/n°3) bat T.
Bacsinszky (Sui/n°15) 5-1, ab.; G. Muguruza
(Esp/n°7) bat E. Svitolina (Ukr/n°10) 7-6 (5), 1-6,
6-0; A. Pavlyuchenkova (Rus/n°19) bat D. Cibulkova (Svq/n°5) 6-4, 3-6, 6-2; S. Kuznetsova
(Rus/n°8) bat C. Garcia (Fra/n°21) 6-1, 6-4; C.
Wozniacki (Dan/n°13) bat M. Keys (USA/n°9) 6-4,
6-4; K. Mladenovic (Fra/n°28) bat L. Davis (USA)
6-3, 6-3; V. Williams (USA/n°12) bat P. Shuai
(Chn) 3-6, 6-1, 6-3; E. Vesnina (Rus/n°14) bat A.
kerber (All/n°2) 6-3, 6-3.
SKI ALPIN
Coupe du monde messieurs:
descente à Aspen
La descente: 1. D. Paris (Ita) 1:33.07; 2. P. Fill
(Ita) 1:33.15; 3. C. Janka (Sui) 1:33.25; Classement final: 1. P. FILL (Ita) 454 pts; 2. K. Jansrud
(Nor) 431; 3. D. Paris (Ita) 371;... Classement
général de la Coupe du monde (34/37): 1. M.
HIRSCHER (Aut) 1.425 pts; 2. K. Jansrud (Nor)
895; 3. H. Kristoffersen (Nor) 867; ...
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BELGA/BENOÎT DOPPAGNE
Simon Goffin, le frère de David, s’est fait un prénom sur le circuit.
Simon Goffin :
“Etre jugé sur ce que je fais”
Entretien Carole Bouchard
Envoyée spéciale à Indian Wells
TENNIS Il a fait sa place dans le monde du coaching et se trouve désormais aux côtés d’un des
plus grands potentiels du tennis féminin, Anastasia Pavlyuchenkova. Simon Goffin trace sa route,
avec son habituelle bonne humeur et pas mal de
recul.
Pourquoi avoir arrêté votre collaboration avec
Andrea Petkovic?
Avec Andrea Petkovic, on a décidé en fin de saison d’un commun accord de se séparer. On avait
tous les deux besoin d’un nouveau challenge. J’ai
trouvé que c’était un très beau
projet avec Nastia que je connaissais déjà un petit peu. On a
commencé début novembre et
tout se passe bien. Mais je n’ai
pas changé d’académie : je suis
en indépendant avec elle. On a
seulement négocié un accord
avec l’académie Mouratoglou
pour pouvoir s’y entraîner et
profiter des facilités.
Que pensez-vous du parcours de votre frère?
Pour moi ça ne change absolument rien qu’il soit
11, 10 ou 9. Je trouve que le ranking n’est pas tellement important, j’ai été plus impressionné
quand il a fait son premier quart en Grand Chelem, ça c’est un vrai cap. Là il recommence en
Australie et fait finale à Rotterdam en battant Dimitrov. Ce qui m’impressionne c’est vraiment sa
régularité. Il joue beaucoup et a rarement de
trous. Parfois quand on discute je lui dis ‘Tu vas
jouer beaucoup quand même !’ Mais lui a besoin
de beaucoup de matches pour se sentir bien et
être en forme. Et physiquement, il progresse en
jouant des matches. Donc je trouve que parfois
c’est trop, mais ça marche, donc…
Pourriez-vous le coacher?
Je lui donne des conseils quand
il me demande. Je ne veux pas
m’imposer, mais parfois on discute. Et ça va dans les deux sens.
C’est rare. Surtout que je n’ai pas
vraiment le temps d’analyser ses
matches pour donner un jugement. Je ne force rien, je fais
mon truc de mon côté. Je suis
parti un peu de la Belgique aussi
pour ça, car j’avais envie de me
décoller de cette image-là. Après, s’il me le demande un jour, ce sera avec plaisir, j’essaierai de
l’aider. Mais pour le moment il gère bien, s’entoure bien. Et puis parfois il y a des familles qui
s’imposent… Donc non, pour l’instant ce n’est pas
au programme.
Simon Goffin
trace sa route,
avec son
habituelle
bonne humeur
et pas mal
de recul.
Quel est votre objectif ?
Je n’ai pas tenu compte de préjugés un peu négatifs qu’on avait sur elle car elle se baladait entre
la 30e et la 50e place depuis sept ou huit ans alors
qu’on dit qu’elle a le potentiel pour être dans le
Top 10. On s’est mis d’accord sur les mêmes ambitions. Je ne veux pas qu’elle joue toutes les semaines, je veux juste qu’elle soit là dans les
grands rendez-vous.
Aimez-vous votre vie sur le circuit WTA?
C’est mon truc, je me sens à l’aise. J’aime bien me
réveiller le matin en ayant un peu la pression.
C’est difficile parfois, je le faisais en Belgique,
d’avoir ses cours et le train-train quotidien. On
sait ce qu’il va se passer… J’adore et je retournerai certainement dans la formation des jeunes.
42
Le nom Goffin est-il facile à porter?
Parfois c’est dur d’avoir le même nom que lui en
Belgique. C’est quand même le meilleur joueur
belge de tous les temps. Pour certaines choses ça
m’a ouvert des portes, il ne faut pas non plus cracher dans la soupe. Pour d’autres ça m’en a
fermé. Mais moi j’aime bien faire mon truc par
moi-même et être jugé sur ce que je fais, sur moimême.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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COMMENTAIRE
EN BREF
La mentalité du vainqueur
Ski alpin
Ilka Stuhec, sans rivale, maintient le suspense
Par Miguel Tasso
La Slovène Ilka Stuhec a remporté hier la Coupe du monde de
descente grâce à sa victoire à Aspen. Stuhec, qui peut s’offrir
jeudi le globe du super-G, maintient théoriquement le suspense
pour la victoire finale au classement général de la Coupe du
monde. Elle a réduit son retard sur Mikaela Shiffrin à 278
points, mais elle doit réaliser un sans-faute lors des trois
dernières courses de l’hiver, et espérer d’incroyables
déconvenues de l’Américaine. L.M.
Peut­on imaginer que Thomas Pieters suive les traces d’Eddy Merckx,
Jean­Michel Saive, Justine Henin ou Kim Clijsters et se hisse, un jour,
à la première place de sa discipline ? C’est loin d’être impossible. Le
golfeur anversois, âgé de 25 ans, brûle les étapes au soleil de son ta­
lent et ne cesse de progresser dans la hiérarchie. Davantage encore
que par son talent technique ou sa puissance athlétique, c’est par son
mental de fer et son état d’esprit conquérant qu’il impressionne les
spécialistes. Rien ne semble pouvoir le dérouter de son plan de car­
rière. A chaque tournoi, il semble investi d’une mission. Il lui en faut
toujours plus. Les sportifs belges manquent parfois d’ambition et se
satisfont volontiers de leur sort. Ce n’est assurément pas le cas le cas
de Thomas Pieters qui, pour bien fonctionner, a besoin de placer la
barre toujours plus haut. C’est sûrement l’héritage de ses années
passées à la Faculté de l’Illinois, où il combinait les études et le golf de
haut niveau. C’est là, dans ce championnat universitaire qui fabrique
tant de champions, qu’il a été imbibé de cette mentalité de “winner”
qui lui colle à la peau et au swing. Aux Etats­Unis, où le golf est un
vrai sport national, le T.P. belge défraye régulièrement les chroniques.
Peut­être même plus qu’en Belgique où la discipline a parfois mau­
vaise presse. C’est un signe qui ne trompe pas sur son destin, pro­
grammé.
Tennis
David Goffin battu par Pablo Cuevas
David Goffin, 12e joueur du monde, 26 ans, est tombé face à
l’Uruguayen Pablo Cuevas (ATP 30), 31 ans, en trois sets – 6-3,
3-6 et 6-3 – en 1 heure 38 minutes de jeu. Le Liégeois avait
atteint l’an dernier les demi-finales au Indian Wells Tennis
Garden. Le numéro un belge avait une belle opportunité
d’atteindre le dernier carré pour la deuxième année de suite. Sa
partie de tableau s’était en effet dégagée, avec les éliminations
précoces de Jo-Wilfried Tsonga et du numéro 1 mondial, Andy
Murray. Cuevas en a décidé autrement. C’est lui qui jouera en
quarts de finale contre l’Espagnol Pablo Carreno Busta, 23e
mondial. (Belga)
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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AKAM SHEX HADI
Francis Alÿs,
un artiste dans l’enfer
de Mossoul
Octobre-novembre 2016: Francis Alÿs, sur le front de la guerre à Mossoul face à Daech avec les troupes peshmergas.
Entretien Guy Duplat
C
hacun se souvient de la formidable ex­
position de Francis Alÿs au Wiels, fin
2010, après la Tate et avant le Moma.
Né à Anvers en 1959, architecte de for­
mation, Francis Alÿs vit à Mexico de­
puis le début des années 1980. Sa
pratique artistique est basée sur
des explorations personnelles des
villes (Mexico, Jérusalem) ou de la
nature (une dune de Lima, les tor­
nades) pour donner des films, des
dessins, des peintures mêlant
souvent le poétique et le politi­
que. Il est considéré comme l’un
des artistes les plus importants de
sa génération.
Il avait déjà réalisé un impor­
tant travail en Afghanistan où il a
suivi la guerre (comme “embedded”, artiste
“embarqué” sur le front) avec les troupes anglai­
ses à Helmand en 2013.
La fondation Ruya, organisation non gouver­
nementale basée à Bagdad, qui a déjà monté les
pavillons irakiens à Venise en 2013 et 2015 avec
le directeur du Smak de Gand pour commis­
saire, a demandé à Francis Alÿs de travailler
pour le pavillon irakien de la Biennale de Venise
qui s’ouvre le 13 mai.
A côté d’artistes irakiens, le Belge y présentera
des œuvres réalisées lors d’un séjour dans un
camp de réfugiés yézidis et lors d’une expé­
rience vécue entre le 28 octobre et le 6 novem­
bre dernier, d’artiste “embedded” sur le front
dans les troupes peshmergas tentant de repren­
dre Mossoul à Daech.
Francis Alÿs a aussi une actualité belge immé­
diate. La galerie bruxelloise Jan Mot, au Petit Sa­
blon, présente des œuvres de l’artiste du
17 mars au 22 avril. Et la Cinematek propose
une soirée spéciale Francis Alÿs,
le 23 mars à partir de 19h, avec 8
courts et moyens métrages
d’Alÿs, suivis d’un film­portrait
par son collaborateur Julien De­
vaux. Une soirée qui sera pré­
sentée par Dirk Snauwaert, di­
recteur du Wiels.
“Quand la terreur
entre en scène, la
cohésion narrative
se désintègre,
la réalité
quotidienne devient
irrationnelle.”
44
Vous aviez déjà travaillé avec des
artistes en Afghanistan, comment
s’est passé ce séjour en Irak avec la
fondation Ruya?
Ma relation avec l’Afghanistan fut dès le premier
jour marquée par une rencontre : le matin de
mon arrivée à Kaboul j’ai par hasard croisé dans
un hall d’hôtel la personne qui sera mon ami,
mon guide et co­conspirateur au cours de mes 7
visites ultérieures. C’est à travers la vision et la
passion d’Ajmal pour son pays que j’ai développé
mes projets en Afghanistan. En Irak, même si je
partageais 24h sur 24 la vie de centaines de mili­
ciens peshmergas, l’“embed” fut une expérience
fondamentalement solitaire, à commencer par la
barrière du langage. L’avantage toutefois d’opérer
au cœur d’un événement hautement médiatisé
est que l’affluence de journalistes permet de dis­
paraître dans la masse médiatique et le chaos du
moment, ce qui m’a permis d’adopter une posi­
tion d’observateur discrète et privilégiée.
Y aura-t-il des suites à voir au pavillon irakien à Venise?
L’“embed” fut “une expérience fermée” : tout le
matériel qui en dérive a été recueilli directement
sur le terrain, principalement en notes et dessins
dans mon carnet – aidé parfois d’une photo prise
à la hâte avec mon iPhone quand l’action ou la si­
tuation se déroulaient trop rapidement, en sorte
que je puisse compléter la scène quelques heures
plus tard. Mon attitude était de totale absorption:
peu ou pas d’initiative, un état primitif de curio­
sité alerte à tout ce qui m’entourait, depuis l’ex­
traordinaire d’une explosion de missile à une
centaine de mètres jusqu’aux trésors d’ingénio­
sité déployés par les miliciens pour avoir, en tou­
tes circonstances, du thé bouillant à portée de
main. Il y a un autre projet en cours en collabora­
tion avec les enfants du camp de réfugiés yézidis
près de Dohuk que j’ai visité en février 2016.
Comment peut-on être artiste aujourd’hui en Irak?
Dans le marché de Bagdad, dont une grande par­
tie avait été complètement détruite quelques
jours auparavant par un attentat suicide, j’ai ren­
contré un artiste qui jouait sur son violoncelle
une sonate de Bach. Karim Wasfi, l’artiste irakien
en question, voulait “opposer la beauté au nihi­
lisme de la terreur”. La question de la beauté –
son besoin impératif – a été également abordée
lors de la présentation que je fis le lendemain à la
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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Art
L’artiste belge Francis Alÿs sera à la
Biennale de Venise au pavillon irakien.
n Il présentera un travail
réalisé sur le front de Mossoul.
n Nous l’avons interrogé sur le rôle
de l’artiste dans la guerre.
À savoir
‣ Exposition: “Without an Ending There is no
Beginning” de Francis Alÿs, du 17 mars au 22 avril.
Galerie Jean Mot, 10 Petit Sablon, 1000 Bruxelles.
Du mercredi au vendredi de 14h à 18h30, samedi de
12h à 18h30. http://janmot.com
‣ Cinéma: Soirée de projection des films
de Francis Alÿs à Cinematek, à Bruxelles, le 23 mars
à 19h. http://www.cinematek.be/
FRANCIS ALŸS
n
Deux pages du carnet de notes réalisé par Francis Alÿs sur le front de la guerre à Mossoul en novembre 2016.
Fondation Ruya. Plusieurs personnes de l’assis­
tance m’ont demandé, si je faisais un jour un film
en Irak, de ne pas omettre de donner aussi une
image “belle” de Bagdad, de leur pays. Ce désir ne
naît pas d’un banal orgueil national; il manifeste en
toute candeur un désir de s’abstraire de l’horreur
du quotidien, d’opposer des va­
leurs éternelles à la précarité de la
vie.
et de filmer, pour, je dirais instinctivement, concen­
trer toute mon attention sur les images qui défi­
laient sur mon petit moniteur, et en quelque
sorte fictionnaliser le moment, le vivre comme si je
regardais un film “ailleurs”.
“L’art peut ouvrir
un espace d’espoir
au milieu
du désespoir.”
Vous réintroduisez un espace “poétique” dans l’impasse politique?
Je ne pense pas que cela soit mon
rôle de juger si la composante poéti­
que dans mon travail résiste à la
cruauté des scènes que j’ai vues et
que j’ai tenté de traduire dans un
langage artistique – par opposition,
disons, à un langage journalistique.
C’est une question que je me pose
bien sûr, chaque jour, mais à laquelle
je n’aurai jamais de réponse. En Irak,
j’ai voulu explorer comment le fait
d’être exposé à un danger immédiat
pouvait altérer l’espace de création
artistique.
FACEBOOK
Vous avez été quinze jours “embarqué” dans un bataillon peshmerga sur
la ligne de front. Vous avez connu la
peur?
Plutôt la surprise. Pendant des heu­
res il ne se passe rien, et puis tout se
déclenche dans l’espace de quel­
ques minutes. Le quatrième jour de
l’“embed” il y a eu une fantasti­
que tempête de sable jaune. La pe­
tite camionnette blindée dans la­
quelle les deux jeunes miliciens et
moi­même nous nous déplacions
Francis Alÿs
s’est égarée et nous nous sommes
Vous comparez l’opération dans les saL’artiste a vécu quinze jours
retrouvés du “mauvais” côté de la
bles à “une massive œuvre de Land
dans un bataillon peshmerga,
ligne, dans un village en ruines en­
Art” qui remodèle sans cesse le payune aventure “embarquée”
core occupé par Daech quoique
sage. Il y a paradoxalement de la
particulièrement solitaire.
resté en arrière­ligne. Les deux Pes­
beauté dans l’horreur?
hmergas n’ont pas ouvert la bouche
Une beauté dérangeante, oui.
– de toute façon je ne les aurais pas compris – mais
la tension sur leurs visages en disait long. Pendant Que veut dire faire de l’art alors que Palmyre est déles quatre, cinq minutes qu’a duré notre tentative truit?
de repasser en territoire peshmerga, ma réaction Il serait vain de penser que cela changerait quelque
immédiate fut de tendre mon iPhone à bout de bras chose. Mais je crois qu’au point où j’en suis dans
mon travail, faire de l’art dans des circonstances
telles que l’offensive de Mossoul est ce que je peux
faire de mieux. Si la logique de Daech est de dé­
truire pour exister, cela signifie­t­il que nous de­
vons créer pour survivre ? Quand la structure d’une
société s’effondre, quand les politiques et les mé­
dias ont perdu leur crédit et que la terreur a envahi
la vie quotidienne, la société se tourne alors vers la
culture pour chercher des réponses. Mais l’artiste
est­il capable d’assumer ces rôles ? Les artistes ont
aussi leur agenda et leur subjectivité. Notre travail
est­il alors juste d’ouvrir une autre perspective et
plutôt que de changer le monde, de le “challen­
ger” ? L’art peut ouvrir un espace d’espoir au milieu
du désespoir. La guerre est ironique : en septem­
bre 2015, Daech fit exploser le temple de Bêl à Pal­
myre. Et puis, il y a 3 jours j’ai lu qu’en creusant leur
réseau de tunnels sous Mossoul, les mêmes djiha­
distes ont découvert une série de bas­reliefs datant
de l’époque assyrienne, bas­reliefs qu’ils n’ont pu
détruire à cause des risques d’éboulement de leurs
tunnels ! Allez comprendre la morale de tout cela !
L’art, est-ce une manière de survivre à la catastrophe?
Pour ceux qui la vivent, pour les enfants qui la su­
bissent en particulier, le trauma de la catastrophe
est une tache indélébile. On peut tenter de la subli­
mer mais on ne peut pas l’oublier. Quand la terreur
entre en scène, la cohésion narrative se désintègre,
la réalité quotidienne devient irrationnelle.
Raconter le trauma peut-il être une manière de lui survivre?
Parfois, mais pas toujours si on pense à Primo Levi.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Tom Lanoye, back to Saint
Cinéma Quand le film “La Langue de
ma mère” précipite l’auteur flamand
dans les images de son passé.
Entretien Fernand Denis
Q
uelle semaine! A peine revenu du Cap
où il passe l’hiver depuis 25 ans, l’écri­
vain et dramaturge flamand Tom La­
noye a été précipité dans son passé.
Le film “La Langue de ma mère” (en salles
depuis mercredi) met en scène les deux der­
nières années de sa mère victime d’un AVC,
tout en ressuscitant des moments de son en­
fance dans la boucherie familiale. Ils étaient
2000 spectateurs à Saint­Nicolas, des voisins,
d’anciens clients, des partenaires de théâtre
de sa mère, pour assister à la première du film
de l’enfant du pays. Depuis une semaine, le
plus célèbre écrivain flamand est embarqué
sur des montagnes russes émotionnelles et
s’accroche comme il peut à son chapeau.
Le théâtre de ma mère
“Ce sont des émotions très mixtes”, précise
Tom Lanoye dans une brasserie bruxelloise en
parlant de cette expérience de voir revivre ses
souvenirs par la magie – on peut le dire – du
cinéma. “Ce n’est pas seulement moi qui regarde
un film sur ma mère. C’est aussi un écrivain qui
regarde cette femme qui m’a donné le goût du
théâtre, ma raison d’être, mon instrument de
travail : ma langue maternelle. Il y a aussi
l’auteur qui regarde l’adaptation et le travail for­
midable des acteurs. On a manqué d’argent mais
cela a obligé la réalisatrice Hilde Van Mieghem à
travailler plus longtemps sur le script, 21 ver­
sions au total. Sa richesse n’est pas dans ses effets
spéciaux, ni dans la reconstitution historique
mais dans le fait que le cœur du livre est atteint,
une sorte de carré composé du fils et de la mère,
de l’écrivain et de l’actrice. Et puis, il y a l’amour
et la langue.”
L’amour de sa mère et celui de sa langue
semblent d’ailleurs indissociables chez Tom
Lanoye, à l’origine même de sa vocation.
“Quand j’avais huit, dix ans, ma mère m’obli­
geait à vérifier que ses répliques étaient exactes,
mot pour mot et à lui donner la réplique pour
tous les autres rôles. C’était une double éduca­
tion, un exercice pour apprendre à mieux lire et
une introduction au théâtre. Voir ma mère sur
scène, c’était magique. Pour moi, c’est plus nor­
mal d’aller au théâtre qu’au foot. Et si j’écris pour
le théâtre, c’est à cause de ma mère. J’ai écrit
beaucoup de rôles de femme car elle se plaignait
qu’il n’y en ait pas pour des femmes d’un certain
âge. J’ai appris tant de choses de ce volcan d’éner­
gie. Quand elle a perdu sa langue, ce fut un tel
46
JOHANNA DE TESSIÈRES
“Ce n’est pas seulement
moi qui regarde un film
sur ma mère. C’est aussi
un écrivain qui regarde
cette femme qui m’a donné
le goût du théâtre.”
Tom Lanoye: “Je suis né pour écrire ce livre.”
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
-Nicolas
choc, pour elle, mais aussi pour tout le monde
autour d’elle, et pour moi comme écrivain.”
Si “La Langue de ma mère” est une œuvre
très personnelle, elle est tout aussi universelle
car le parcours de fin de vie de ses parents,
tout le monde le connaît ou le connaîtra. “Le
cœur du film est la danse macabre du fils avec sa
mère. Elle est devenue un petit bébé qui ne peut
même plus baragouiner, plus réagir. C’est le fils
qui doit changer ses langes dans une danse si
belle et si macabre. Comme on n’est pas à Hol­
lywood, il n’y a pas de violons mais la musique de
Jef Neve, dense et discrète.”
Chez les Lanoye, la mère prenait toute la
place mais le père n’était pas absent pour
autant. Le film offre de lui un portrait en creux
très touchant. “Le premier chapitre du livre est
consacré à mon père. Il parle de l’amour de cet
homme qui sait que sa femme est un peu trop
grande pour lui. Trop talentueuse, trop expres­
“C’est formidable d’avoir
un boucher comme père
quand on est écrivain.
Car la viande,
c’est la gourmandise et c’est
la normalité de la mort.”
Tom Lanoye
Écrivain et dramaturge.
sive, trop excentrique. Elle est trop, trop, trop… Et
lui, il a gagné au Lotto car il est resté amoureux
toute sa vie. Quand j’ai décidé d’écrire ce livre sur
ma mère, il me demandait sans arrêt comment
cela avançait. Il était impatient. Au début c’était
rigolo et puis c’est devenu une pression. Il s’en
voulait et il ne pouvait pas s’en empêcher. Je m’en
suis rendu compte après mais je ne pouvais pas
écrire ce livre tant qu’il était encore vivant. Ce
n’était pas de la cruauté, pour le priver du plaisir
de ce petit monument en papier, mais parce que
sa vie, son amour, la boucherie faisaient partie de
l’histoire de ma mère. Et cette histoire devait être
terminée. Grâce au cinéma, j’ai pu lui faire ce ca­
deau que je n’ai pas réussi à lui faire dans la vie.
Dans le film, il est encore vivant, il écoute un ac­
teur lire le livre.”
Ce livre “Sprakeloos” est une charnière dans
l’œuvre de Tom Lanoye. Son succès triomphal
en Flandre a ouvert les portes, notamment
celle de la traduction de ses œuvres en fran­
çais. “Tous mes thèmes s’y trouvent. Moi aussi.
Ma mère à qui je dois d’écrire. Et mon père. C’est
formidable d’avoir un boucher comme père
quand on est écrivain. Car la viande, c’est la
gourmandise et c’est la normalité de la mort. Je
suis né pour écrire ce livre. Un livre sur la femme
qui m’a donné la vie et à laquelle, avec ma fa­
mille, j’ai donné la mort. Une femme qui m’a
donné le goût du théâtre et qui a perdu sa langue.
Je suis si fier de ce livre, si fier de ce film, si recon­
naissant à l’égard de ceux qui l’ont fabriqué.
Mais j’aurais tellement préféré qu’elle ne souffre
pas pendant ces deux années. Alors, je sais, je
n’aurais jamais pu écrire ce livre mais j’aurais
préféré qu’elle termine sa vie sans douleur, sans
rien perdre, qu’elle s’endorme un soir sans se ré­
veiller le matin.”
D.R
Le cadeau à mon père
Speranza Scapucci mène jusqu’ici une carrière de cheffe invitée.
Une cheffe pour mener la croisade
Opéra Speranza Scapucci fait
ses débuts en Belgique et dirige
“Jérusalem”, un Verdi oublié en français.
D
créer la substance avec le phrasé, avec la verve in­
terprétative. Je ne suis pas opposée par principe à
l’idée des coupures dans une œuvre : je pense qu’il
faut, à chaque fois, apprécier le sens théâtral du
passage concerné. Parfois, on peut se passer de la
deuxième cabalette d’un chanteur par exemple !
Mais on a trop souvent massacré Verdi alors que,
dans le même temps, on refusait de couper la
moindre mesure dans Wagner.”
Habituée à diriger autant en Europe qu’aux
Etats­Unis, la cheffe d’orchestre fait preuve
d’un grand pragmatisme: “Je pense qu’un musi­
cien doit être ouvert à la nouveauté, mais je pense
aussi que les metteurs en scène doivent respecter la
musique. Tout est une question
d’intelligence et de dialogue.”
ouble rareté dès demain à l’Opéra de
Liège. Sur scène, ce sera “Jérusalem”, com­
posé par Verdi en 1847 pour l’Opéra de
Paris – et donc avec un livret en français, vingt
ans avant son “Don Carlos”. Et dans la fosse, il y
aura Speranza Scapucci, une des rares cheffes
d’orchestre du circuit international. Sans sur­
prise, c’est la première fois
qu’elle dirige l’œuvre. Mais l’Ita­
lienne ne semble pas stressée
“Carmen”
pour autant : “Les premiers opé­
ras de Verdi sont assez semblables:
Née dans une famille ouverte à
si vous avez par exemple dirigé
l’art où tous les enfants ont fait
‘Nabucco’, vous vous trouverez à
de la musique, Scapucci a com­
l’aise dans ‘Jérusalem’. Evidem­
mencé le piano à quatre ans. Elle
ment, j’ai préparé cette production
se souvient évidemment de son
depuis six mois, en repartant de la
premier opéra au théâtre (une
partition chant et piano.”
“Sonnambula” avec June Ander­
A­t­elle jugé nécessaire de se
son à Rome), mais plus encore de
Speranza Scapucci
plonger en parallèle dans “I
l’impression qu’avait faite sur
Cheffe d’orchestre.
Lombardi alla prima crociata”,
elle le film “Carmen” de Fran­
cet autre opéra des années de ga­
cesco Rosi – “Je l’ai vu au moins
lère dont Verdi a repris plusieurs pages pour les cinq fois!” Quand on lui demande si elle n’a ja­
recycler dans “Jérusalem” ? “Non, ‘Jérusalem’ mais souffert de sexisme ou de machisme dans
doit vraiment être envisagé comme une œuvre un métier où les femmes sont si rares, sincère
autonome. Parce qu’il contient une majorité de ou non, elle semble presque trouver la question
musique nouvelle, mais aussi parce que la langue incongrue : “Jamais ! Je sais que je ne peux pas
française est fondamentalement différente : c’est plaire à tout le monde, mais je n’ai jamais ressenti
une langue plus liée, dont l’accentuation rythmi­ de discrimination.”
que diffère de celle de l’italien et avec une phonéti­
Si elle mène jusqu’ici une carrière de cheffe
que plus difficile, notamment avec les diphton­ invitée, elle n’exclut nullement d’accepter un
gues.”
poste de directeur musical si l’occasion s’en
Ecrit pour l’Opéra de Paris, “Jérusalem” sacri­ présente. Nul doute que, si elle réussit son “Jé­
fie à l’usage du ballet. Pas question pour Sca­ rusalem” et que tout se passe bien avec l’orches­
pucci de couper ces ballets, ni même d’en dé­ tre, l’Opéra royal de Wallonie aura un joli coup à
précier la musique: “On trouve dans ‘Jérusalem’ jouer en lui proposant la succession de Paolo
un des premiers ballets composés par Verdi. Il n’est Arrivabeni, vacante dès septembre.
peut­être pas aussi abouti que ceux de ‘Macbeth’ ou
Nicolas Blanmont
de ‘Vespri siciliani’, mais c’est de la musique de
qualité. Tout dépend bien sûr de ce qu’on en fait : U Liège, Opéra royal de Wallonie, du 17 au
sur papier, cela peut sembler simple, mais il faut 25 mars; www.operaliege.be
“On a trop souvent
massacré Verdi
alors que, dans le
même temps, on
refusait de couper
la moindre mesure
dans Wagner.”
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BERND WEISSBROD/DPA/REPORTERS
Au plus
près
des
Etoiles
Alicia Amatriain est danseuse étoile du Ballet de Stuttgart. On la voit ici dans “Salomé” du chorégraphe Demis Volpi en juin 2016. Elle sera à Liège ce week-end.
R
éunir sur une même scène en Belgique
des danseurs étoiles issus de compagnies
les plus prestigieuses au monde. Voilà le
pari fou que s’est lancé Marie Doutrepont, an­
cienne danseuse classique belge profession­
nelle, et qu’elle relève ces 18 et 19 mars, à
Liège, pour la 5e année consécutivement.
“Pour moi, il manquait en Belgique un événe­
ment présentant de la vraie belle grande danse,
explique­t­elle. Notre pays est plutôt axé sur la
danse contemporaine, parfois un peu trop expé­
rimentaliste à mon goût. Je veux montrer aux
gens ce qu’est un danseur classique complet
aujourd’hui, car on a tendance à s’imaginer
qu’à partir du moment où un danseur danse ‘Le
Lac des Cygnes’, il est un danseur accompli. Or,
ce n’est pas du tout le cas : aujourd’hui, pour être
reconnu, un danseur doit être polyvalent; il doit
pouvoir danser du classique, du contemporain,
du moderne,…” Une dizaine d’Etoiles (Ballet de
Stuttgart, Ballet de l’Opéra de Vienne, Ballet
de la Scala, Ballet de l’Opéra de Lyon, Ameri­
can Ballet Theater,…) présenteront ainsi au
public deux chorégraphies, l’une classique et
l’autre contemporaine.
“Un danseur n’est jamais parfait”
Particularité de ce gala, dimanche après­
midi, les spectateurs pourront assister à une
leçon de danse donnée par Piotr Nardelli, an­
cien danseur du Ballet du XXe siècle de Mau­
rice Béjart à Bruxelles et ancien professeur à
48
l’école Mudra. “Parfois, on ne se rend pas
compte du travail qu’il y a derrière la prestation
d’un danseur, reprend Marie Doutrepont. La
scène est la finalité, mais il y a tous les jours un
façonnage du corps. C’est un éternel recommen­
cement; un danseur n’est jamais parfait.”
Et ce, même s’il est une Etoile ! “Dans notre
métier, confirme Piotr Nardelli,
on apprend toujours quelque
chose; il n’y a pas un moment où
l’on n’est pas poussé vers la per­
fection. Je travaille souvent avec
de grandes stars de la danse et
ces danseurs se comportent
comme des élèves. Il y a toujours
une relation maître­disciples.”
Qu’en est­il dès lors de la formation des
danseurs ? La danse classique demeure­t­elle
la base, comme le solfège pour la musique ?
“Oui !, affirme Piotr Nardelli, mais j’ai vu des
techniques de danse contemporaine où des dan­
seurs de formation classique étaient bloqués en
raison de leur base classique. Tout dépend donc
du côté où l’on danse…”
En revanche, il regrette
amèrement
l’absence
à
Bruxelles, capitale de l’Eu­
rope, d’“un théâtre pour la
danse, d’une scène pour faire ve­
nir une grande compagnie”.
Depuis le départ du danseur
et chorégraphe Maurice Bé­
jart, “le parfum de la danse a
La danse classique, dépassée?
disparu à Bruxelles”. Du temps
Faire de la danse, et en parti­
de Béjart, la danse rayonnait :
culier de la danse classique, sa
“Beaucoup de jeunes rêvaient
passion, son métier, c’est être
d’entrer à Mudra puis au Ballet
sans cesse en quête d’une exi­
du
XXe
siècle”,
mais
gence toujours plus forte de
aujourd’hui, “les jeunes ne sen­
soi­même et de son corps. C’est
tent plus tellement cette exalta­
aussi, avant tout, honorer, res­
tion” de progresser pour deve­
pecter un cadre, une techni­
nir de “grands talents”, même
Piotr Nardelli
Ancien danseur du Ballet du
que, qui, parfois, peut sembler
s’il existe de très bonnes éco­
XXe siècle
vieillissante. “Les gens ont ten­
les comme l’école d’Anvers et
dance à vouloir classer la danse
le Ballet royal de Flandres.
classique comme quelque chose de dépassé, ob­ Néanmoins, relativise­t­il, “les horizons ne sont
serve Piotr Nardelli, mais je pense qu’il va y pas si lointains : nous devons penser l’Europe
avoir un retour à la danse classique car elle évo­ comme un grand pays”.
lue depuis toujours. Voyez le vocabulaire utilisé,
St.Bo.
qui exprime une progression : un battement
tendu deviendra un jeté, qui deviendra un grand U Les Hivernales de la danse, le 18/3 à 20h30 et
battement, puis un grand jeté, puis un grand jeté le 19/3 à 15h au Manège de la Caserne Fonck à
en tournant,… On ne peut surtout pas devenir or­ Liège. Infos et rés. à info@leshivernales.be ou au
thodoxe et sclérosé. La technique de la danse 070.660.601 ou sur ticketmaster.be. Possibilité
classique évolue. C’est une bonne chose.”
de réserver sur place.
“Depuis le départ
de Béjart,
le parfum de
la danse a disparu
à Bruxelles.”
FACEBOOK
Danse Des Etoiles de renom seront ce
week-end à Liège pour la 5e édition
des Hivernales de la danse.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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Jacobs
metteur
en scène
Opéra Au Bozar, un “Retour
d’Ulysse” en concert
des plus théâtraux.
“Flaque”, du cirque
qui jongle et qui claque
Scènes Coup de cœur pour
les jongleries dansées de
la Cie Defracto. Aux Halles.
Critique Laurence Bertels
U Encore à Bozar ce jeudi à 19h.
C
eux­là, pour sûr, ont un bel
avenir devant eux, du punch
à revendre, une énergie hyper
contagieuse. De quoi sortir de l’hi­
ver en sursaut! Sautillant, dansé,
rythmé, voilà un spectacle qui
laisse filer les balles de jonglage à
toute allure, sans savoir où donner
de la tête, avec cependant des ins­
tants de répit intelligents et bien­
venus.
Musique électro
Avant d’entamer
son tour de piste –
une scène frontale,
en réalité, comme si
souvent exploitée
au cirque contem­
porain –, l’artiste,
Eric
Longequel,
jongleur
autodi­
dacte amateur de
butô plutôt bourru,
mange calmement
sa banane. S’ensui­
vront, sous le re­
gard extérieur de Jay Gilligan, une
série de pirouettes, pas dansés fa­
çon hip­hop sur fond de musique
électro hypnotisante, échanges
jonglés et dialogues corporels avec
l’insaisissable Guillaume Martinet,
autodidacte passé ensuite au Lido,
cette grande école de cirque de
Toulouse.
Elastiques, distendus, texave­
riens et simiesques à souhait, les
jongleurs s’en donnent à cœur joie,
jouant des balles comme des situa­
tions, rapports de force et compli­
Sautillant,
dansé, rythmé,
voilà
un spectacle
qui laisse filer
les balles
de jonglage
à toute allure.
Du cirque chanté
Avec ses étonnan­
tes “Princesses”, le
Cheptel Aleikoum
fait lui aussi le
voyage de Tournai à
Bruxelles pour en­
chanter Hors Pistes
ces 16 et 17 mars.
Comment vieillir
en échappant au re­
gret à la frustra­
tion ? Qu’emporter
dans ce voyage, que laisser derrière
soi? Restons­nous des princesses?
Spectacle, nous dit­on, sur l’intime
et notre fragilité, “Les Princesses”
donne à voir, au cœur d’un écrin, le
temps qui passe et nos corps qui
évoluent. Sur fond de paillettes, de
chansonnettes, d’amour et d’hon­
neur, Entre proximité et voltiges
aériennes.
U Hors Pistes, à Bruxelles, Halles de
Schaerbeek, jusqu’au 23 mars. Infos:
www.halles.be
Musique/Concours
Du F… dans le texte
Le Conseil de la musique
s’emploie à dénicher
aujourd’hui les talents de la
scène francophone de demain.
Pour ce faire, l’institution
organise le concours “Du F…
dans le texte” (ex-“Musique à
la française”) depuis plus
d’une décennie, ouvert aux
artistes de la Fédération
Wallonie-Bruxelles et faisant
chanter les mots dans la
langue de Victor Hugo. Tous
les genres étaient en lice
(rock, pop, reggae, rap,
chanson, électro) et restent
quatre candidats en piste: la
conteuse Bini, le combo
Goodbye Moscow, le emcee
JakBrol et la tornade Mathilde
Fernandez. Rendez-vous
samedi 18 mars au Bota pour
découvrir qui succédera à
Insecte, Veence Hanao, Jali…
Cinéma
Netflix termine la
tâche d’Orson Welles
La plateforme de diffusion
vidéo en ligne Netflix a
acquis les droits du dernier
film d’Orson Welles, et
entend l’achever. “The Other
Side Of The Wind” a été
tourné entre 1970 et 1976,
mais jamais terminé en
raison d’un différend entre
le financeur du projet et le
réalisateur américain
oscarisé pour “Citizen
Kane”. Netflix a confié
l’achèvement du film à Frank
Marshall, l’un des
producteurs du projet à
l’époque, depuis impliqué
dans les succès de “Retour
vers le futur”, “Indiana
Jones”, “La mémoire dans la
peau” ou “Sully”. Les
bandes seront restaurées et
le montage achevé selon le
scénario original. Bientôt
l’épilogue après 40 ans.
Erratum
A César…
PIERRE MOREL
O
n le sait : avec René Jacobs,
les versions de concert
sont souvent plus théâtra­
les que certaines productions
mises en scène. Nouvelle preuve
avec son “Ritorno d’Ulisse in pa­
tria” de Monteverdi, donné
mardi dans la grande salle Henry
le Bœuf de Bozar en partenariat
entre la Monnaie et le KlaraFes­
tival, qui a pour thème cette an­
née l’exil. Les solistes, loin de se
tenir en piquets alignés à la
rampe, entrent et sortent cons­
tamment, bougent, chantent
autant du balcon ou de la salle
que sur scène. Pénélope ne tisse
pas mais écrit de sa plus belle
plume à une petite table, Mi­
nerve change sans cesse de tenue
(costumes récupérés d’autres
spectacles ? on frôle parfois le
kitsch) et les prétendants de
l’épouse d’Ulysse font rire en ar­
borant des t­shirts “Make Ithaka
great again”.
L’orchestre – cette fois, B’Rock
– occupe le centre de la scène, ce
qui ne va parfois pas sans poser
des problèmes d’équilibre de
masses sonores, d’autant que
l’effectif est fourni, vents com­
pris. Le son est foisonnant, par­
fois au prix de quelques scories.
Est­ce l’effet de cette disposi­
tion ? une question de diapason ?
Toujours est­il que certains
chanteurs semblent peiner par­
fois à se faire entendre. On a no­
tamment l’impression d’avoir
déjà entendu Katarina Bradic
(Pénélope) plus brillante. Et le
choix d’un baryton (Stéphane
Degout, excellent par ailleurs)
pour le rôle­titre (Jacobs a voulu
varier les couleurs vocales) ne
convainc pas toujours pleine­
ment, par exemple quand l’ex­
cellent Eumée de Thomas Wal­
ker le couvre presque dans leurs
scènes communes. Le tout ne
manque toutefois pas de tenue
vocale, même si l’intonation de
Marie­Claude Chappuis (Mi­
nerve) est plus d’une fois prise
en défaut. On est, notamment,
gâté côté ténors, avec Anicio
Zorzi Giustiniani (Télémaque et
Jupiter), Jörg Schneider (désopi­
lant Iro) ou le jeune Belge Pierre
Derhet (Eurimaco attachant).
N.B.
cités sans oublier d’y glisser quel­
ques peaux de banane et zeste de
jalousie. Le message sous­jacent, à
peine dissimulé, n’est autre qu’un
encouragement à la transgression
dans un univers construit par
nous.
Dégingandés, décalés et infatiga­
bles, les jongleurs de la compagnie
française Defracto interagissent
aussi avec leur régisseur et vérita­
ble DJ David Maillard, dont on sa­
lue la partition musicale.
Le sourire est sans cesse de la par­
tie tout comme l’absurde et la non­
chalance bienvenue malgré une
extrême précision du geste.
Un dansé jonglé soufflant qui a
séduit Tournai lors de la Piste aux
espoirs le 11 mars dernier et qui
sera aux Halles de Schaerbeek ces
18 et 19 mars.
EN BREF
Rendons à l’auteur les propos
qui lui reviennent. Dans
notre bilan de la Foire du
livre (LLB du 14 mars), c’est
Hervé Gérard, président de la
Foire du livre de Bruxelles,
qui s’exprimait et non le
coordinateur général Gregory
Laurent. Toutes nos excuses.
Le bilan, lui, reste
identiquement positif. Ouf…
En ligne: bit.ly/BilanFIL17
De gauche à droite, Eric Longequel et Guillaume Martinet dans “Flaque”.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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/
La “marque” Belgique a-t-elle
BELGE UNE FOIS
Oui
Natacha Filipiak
Cofondatrice de la marque
“Belge une fois” et du concept store
du même nom.
Une vaste campagne de communication va être lancée
le mois prochain pour redorer l’image du pays. Nécessaire, selon vous ?
C’est amusant que vous me posiez la question.
Mon conjoint et moi avons justement été contac­
tés en vue de cette campagne, en tant que com­
merçants et créateurs, qui déclinons la belgitude
sur différents supports tels que la papeterie, les ac­
cessoires, la décoration, les bijoux et les textiles.
Cette campagne, c’est une bonne chose. Mais, à
mon avis, le nom “Belgique” est toujours resté
vendeur. Vous savez, par un malheureux hasard,
nous avons ouvert notre concept store le 13 no­
vembre 2015, le jour des attentats de Paris, ce qui
marquait aussi le début du “Brussels Lockdown”.
Puis, le 22 mars 2016, il y a eu les attentats de
Bruxelles. Cependant, depuis le début de notre
aventure, nous voyons tout de même beaucoup de
gens qui viennent jusque chez nous, dans le quar­
tier des Marolles, via un article de presse ou les ré­
seaux sociaux. Ils découvrent nos produits, ainsi
que ceux d’autres créateurs belges. Il y a aussi
beaucoup de touristes qui continuent d’affluer,
surtout des jeunes couples en vacances pour le
week­end.
Pour vous, que signifie la “marque” Belgique ?
C’est beaucoup d’énergie qui se dégage d’un tout
petit pays. Les universités, les écoles d’arts, d’ar­
chitecture, etc., forment des jeunes motivés, avec
plein d’idées. J’ai parfois l’occasion d’organiser des
événements, des concerts, et je rencontre beau­
coup de jeunes comme moi, de mon âge, voire
moins. Ils débarquent, on dirait des ovnis –ils sont
hyperdoués dans de multiples domaines. En ma­
tière de culture, la Belgique est incroyable. C’est ça
qui m’intéresse, c’est ça aussi qu’on doit mettre en
avant. En fait, je suis hypercontente d’être belge, et
je pense que oui, c’est intéressant de le souligner
dans son travail ou dans la vie de tous les jours. On
peut par exemple soutenir les indépendants et les
petites initiatives locales, aller manger dans les éta­
blissements qui promeuvent la gastronomie
belge… N’y a­t­il d’ailleurs pas un nombre incroya­
ble d’établissements étoilés répartis sur notre ter­
ritoire de seulement 35000 kilomètres carrés ?
50
n Je suis hypercontente
d’être belge, et je pense
que oui, c’est intéressant
de le souligner dans son
travail ou dans la vie de
tous les jours. Beaucoup de
gens affluent pour découvrir nos produits qui déclinent la belgitude.
Tout le monde ne partage pas votre enthousiasme.
D’après vous, comment cela se fait-il que certains pensent au contraire que la Belgique est périmée ?
Ces gens­là, ce sont sans doute des râleurs de base.
Il faut aussi voir la différence entre ce qu’ils disent
et ce qu’ils pensent. Il y a tout de même un confort
de vie qui est indéniable en Belgique. On est vrai­
ment pas mal loti. Impossible de ne pas le recon­
naître, à moins d’être aveugle. La Belgique est un
pays qui bouge énormément, avec beaucoup de
bonne volonté. Ce débat sur la Belgique, cela me
rappelle le débat sur le piétonnier de Bruxelles. Il y
aura toujours ces “haters”, ces “rageux”, qui vont
critiquer la moindre initiative. Ce sont les mêmes
qui vivent dans une certaine nostalgie du passé, ré­
pétant “ah ! c’était mieux avant”. Sauf qu’avant, il y
avait déjà un avant… Je pense qu’au contraire, il
faut savoir se projeter et faire avec le changement,
surtout dans une société qui évolue très vite,
comme la nôtre. Enfin, il revient à chacun de se
bouger. Je suis sûre que les râleurs, ce sont ceux qui
restent dans leur fauteuil. Alors que si tout le
monde mettait sa pierre à l’édifice, on pourrait
d’autant mieux restaurer notre beau pays.
Problèmes communautaires, scandales politiques…
N’y a-t-il aucune raison de s’inquiéter pour l’avenir de
la nation ?
J’ai déjà eu peur. Dans ces cas­là, j’essaie de relativi­
ser. Surtout que j’ai souvent l’impression que les
problèmes sont montés en épingle par les politi­
ques et les médias. Sur le terrain, les gens vivent
plutôt bien ensemble. Je le vois ici, à Bruxelles. En
tant que commerçante et créatrice, hormis les tou­
ristes, j’ai une moitié de clients francophones et
une moitié de clients néerlandophones. Je switche
d’une langue à l’autre sans problème. Pour moi
c’est ça la Belgique. On a d’ailleurs fait un pull qui
résume cet état d’esprit. Alors qu’on connaissait
des énièmes remous au niveau politique, et que la
presse exagérait également, on a fait un pull avec le
message suivant : “Bref je suis belge.” C’est aussi ce
que dit Stromae dans l’une de ses chansons, Fla­
mand ou Wallon, en fait, on s’en fout, on est juste
belge.
Entretien : Baptiste Erpicum
La campagne de promotion
Charles Michel avait annoncé, le 19 mai
dernier, la réalisation d’une vaste campagne de
communication pour redorer le blason de la
Belgique. Nom de code: Positive Belgium.
Budget: 4 millions d’euros.
Les agences bruxelloises Ogilvy & Social Lab
peaufinent le plan de bataille, révèle “Trends”.
On découvrira le résultat le mois prochain.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
encore du sens?
L’actualité
La compagnie Air Belgium nous reliera bientôt à la Chine. Et c’est
le mois prochain que doit démarrer la campagne promise après le
lockdown pour redorer le blason belge. Face au fossé qui sépare Nord
et Sud, miser sur le “label” Belgique reste donc une idée porteuse?
n La Belgique (la marque
et le pays) est un mythe. Le
sentiment national n’existe
pas. Et un sentiment identitaire ne vit qu’en Flandre.
On va vers le démantèlement. Et ni les artistes, ni
les sportifs, ni les scientifiques ne changeront cela.
JIMMY KETS/REPORTERS
La fête
à Bruxelles,
un 21 juillet.
“Il n’y a jamais eu de nation
belge à proprement parler. La
Belgique est un Etat artificiel.”
Hervé Hasquin
En juillet 2001 dans “L’Express”, l’alors ministrePrésident de la Communauté française réagissait
au renforcement de l’autonomie des Régions.
BRUNO FAHY
Non
Jules Gheude
Essayiste politique et engagé
dans le Gewif (Groupe d’études pour
la Wallonie intégrée à la France).
C’est à l’auteur du “Petit guide pour l’après-Belgique”
que je m’adresse: selon vous, l’utilisation de la “marque” Belgique est-elle porteuse?
Quelle Belgique? La Belgique est un mythe. Par­
tons de ce que constate Bart De Wever et que je
partage: nous sommes confrontés à deux démo­
craties et à deux populations qui vivent sur des
planètes complètement différentes. Quand on
parle d’image de marque pour la Belgique, on se
place en premier lieu du point de vue économique.
Et là, il faut reconnaître que les paramètres nous
montrent qu’entre Wallonie et Flandre le fossé est
de plus en plus grand. Voici trois exemples.
Il y a quelques jours à peine a été publiée une étude
européenne sur l’attractivité des 263 communes
européennes. Elle montre que Bruxelles (uni au
Brabant flamand et au Brabant wallon) occupe la
19e place sur 263: compréhensible en termes de
prospérité. Prenons maintenant les provinces fla­
mandes: elles se retrouvent dans une fourchette de
21 à 58. Et les wallonnes, elles, entre 121 et 142.
L’écart me semble très clair.
Deuxième exemple, à propos des exportations. Et
je me fie aux seules données qui pour moi tiennent
la route, c’est­à­dire les chiffres de la Banque natio­
nale. Que montrent­ils ? Qu’en 2015, la Flandre re­
présentait 79% des exportations belges. Vous par­
lez de marque belge? Mais non. Sur ce point, je re­
joins Hendrik Vuye quand il dit qu’il faut arrêter
de parler d’exportations belges et dire exporta­
tions flamandes.
Troisièmement, le baromètre européen Eurostat
mesure le PIB par habitant. Où l’on voit que, depuis
des années, le rapport entre les régions belges reste
le même. Pour une moyenne de 100, Bruxelles af­
fiche 207. La Flandre est à 120, au­dessus de la
moyenne de 100. Quant à la Wallonie, elle est à 86.
Et, contrairement à ce qu’affirment certains repré­
sentants wallons, cela ne s’améliore pas.
Mais pourquoi est-il impensable que, malgré des différences, les Régions soient réunies au sein d’une même
coupole “Belgique”?
Mais parce que les Flamands n’en veulent pas! Re­
prenons l’histoire. A la fin des années 50 et au dé­
but des années 60, quand l’Etat belge était encore
unitaire, ses aides ont servi, en Wallonie, à accom­
pagner le déclin, tandis qu’en Flandre, elles ont
immédiatement permis de favoriser des activités
dynamiques d’avenir. A partir de 1980, avec l’in­
troduction officielle de la régionalisation, les Ré­
gions ont pu disposer d’outils propres pour assurer
leur redressement économique. Au fil des réfor­
mes de l’Etat qui ont suivi, ces outils n’ont cessé de
se multiplier jusqu’à aujourd’hui et la Wallonie n’a
toujours pas décollé (même si l’on remarque de­
puis quelque temps une légère baisse du chô­
mage). Il me semble quand même qu’il ne faut pas
37 ans à un pays pour se redresser, si ? Sauf de re­
connaître que la politique menée est inefficace… A
cause de cette mauvaise politique, les Flamands
ont commencé à remettre en question le principe
de solidarité. En 1981 avec la crise de Cockerill­
Sambre, elle dit: stop, plus un sou flamand pour
l’acier wallon. Inexorablement, on va vers le dé­
mantèlement de la Belgique. Depuis que je suis né,
j’entends parler de problèmes communautaires.
Est­ce très valorisant de continuer à vivre ainsi ?
L’esprit belge, cela ne signifie donc rien pour vous ?
Si un sentiment national belge a existé, c’était à
l’époque d’Albert Ier. C’est fini depuis longtemps.
Le sentiment identitaire flamand est une réalité. Il
n’y a rien de tel à l’échelon du pays, ni en Wallonie
ni à Bruxelles.
Mais les scientifiques, les artistes et les sportifs belges à succès ne sont-ils pas fiers de dire à l’étranger
qu’ils sont de Belgique?
Ne me faites pas rire… Nos artistes francophones,
où vont­ils? J’en connais quantité qui sont partis
en France parce qu’ils n’étaient pas soutenus, re­
connus ici. Rien qu’à Namur, ma ville: Rops et Mi­
chaux sont les deux gloires culturelles. Tous les
deux sont partis. Comme tant d’autres : Grétry, Cé­
sar Franck, Simenon, Brel. Tous sont partis en
France. Nous, francophones, notre identité cultu­
relle et linguistique est française, depuis toujours.
Quant aux sportifs, si un Etat ne tient plus que par
une équipe de football, c’est peu, non?
Entretien: Monique Baus
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Opinion
Jean Stevens
Fillon, un
“saint” jalousé
à mort ?
Cardiologue d’origine belge
établi en France.
n Affaire Fillon: délit juridiquement
répréhensible ou simple erreur stratégique et psychologique d’un homme
profondément “juste”? La justice doit
accélérer pour que la vérité soit dite
car la présomption d’innocence est
trop souvent bafouée.
B
elge résidant en France
depuis 15 ans, j’assiste
avec consternation au dé­
rapage rocambolesque de
la campagne présiden­
tielle. Après la déroute de toute la
gauche, c’est aujourd’hui l’aile
droite qui est menacée d’implo­
sion. Les chances de succès de
l’extrême droite populiste pas­
sent ainsi du domaine de l’impro­
bable à celui du possible.
Ce qui frappe le spectateur poli­
tiquement neutre, c’est la vio­
lence et le caractère passionnel du
retournement récent de l’opinion
publique à propos du nouveau
candidat de la droite.
Au sortir du second tour des pri­
maires, on a vu fleurir dans les
médias une foule de témoignages
de première ligne qui, de façon
relativement unanime, recon­
naissaient la droiture morale et le
sens du service public du candi­
dat Fillon. Le candidat inattendu
semblait donc incarner cette qua­
lité gaullienne qui symbolise la
valeur perdue du monde politi­
que français.
En quelques jours, les révéla­
tions du “Canard enchaîné” ont
déclenché un véritable séisme po­
litique. Ce que ces “révélations”
ont détruit, c’est cette figure du
“juste” dans un monde perçu par
beaucoup comme gangrené par
une forme larvée de corruption et
une culture du mensonge.
Le public n’a pas d’opinion
La passion n’a certainement ja­
mais été bonne conseillère, ni en
politique ni en matière privée.
Nous devons donc essayer de bien
comprendre la mécanique qui y
préside. Ce qui ici explique ce dé­
chaînement passionné de “l’opi­
nion publique”, c’est un glisse­
ment subtil mais particulière­
ment pervers du discours
véhiculé par les médias, mais pro­
bablement plus encore par les ré­
seaux sociaux.
Le public n’a pas d’opinion. Il
n’y a que des opinions individuel­
les. Le public est une hydre à mille
têtes. Mais par contre, il y a mille
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La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
© S.A. IPM 2017. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
façons de manipuler insidieuse­
ment et collectivement les opi­
nions personnelles. Il suffit de
jouer sur les informations que
l’on distribue. Les médias, et
plus encore les réseaux sociaux
qui ne sont assujettis à aucune
règle déontologique, ont donc
joué ici un rôle clé. En synergie
avec l’opinion publique, ces
deux autres hydres à mille têtes
génèrent une sorte de météoro­
logie émotionnelle de la vie poli­
tique qui me rappelle furieuse­
ment une des histoires de Lucky
Luke où toute la population d’un
village du Far West descend dans
la rue pour dénoncer ouverte­
ment “l’iniquité”. Le terme est
brandi avec d’autant plus de vio­
lence que la plupart des manifes­
tants ne connaissaient pas l’exis­
tence de ce mot avant les mani­
festations.
Ce qui est réellement pervers
dans la situation actuelle, c’est
que les médias – la seule source
d’information dont dispose le
“public” pour se forger une opi­
nion individuelle – ont laissé
s’installer une confusion entre le
terme de “révélations” (celles du
“Canard enchaîné”) et l’idée du
“constat de flagrant délit”. La ré­
vélation dévoile une vérité ca­
chée qui peut être indifférem­
ment flatteuse ou diffamante
pour l’individu concerné alors
que le mot flagrant délit attribue
un caractère définitivement illé­
gal ou immoral à ladite révéla­
tion. L’image du “juste” surpris
“la main dans le pot de confi­
ture” est aujourd’hui reprise
avec délectation par de nom­
breux opposants au candidat
s’exprimant publiquement.
Et la présomption d’innocence ?
Malgré de timides rappels de la
présomption d’innocence, tout
se passe comme si la culpabilité
de l’accusé était avérée, comme
si le flagrant délit était acté et le
procès terminé. Cette
situation m’inter­
pelle personnelle­
ment à deux ti­
tres, d’une part en
tant qu’ex­employeur de mon
épouse et d’autre part en tant
qu’ex­témoin (et victime) des ef­
fets pervers d’un facteur psycho­
logique totalement ignoré dans
le débat.
Ayant exercé la médecine géné­
rale durant huit ans, j’ai eu l’oc­
casion de comparer les avantages
et les inconvénients respectifs
d’une secrétaire et d’une épouse
aidante. Je comprends donc par­
faitement le choix qu’un homme
politique puisse faire de préférer
confier le travail d’assistant par­
lementaire à son épouse plutôt
qu’à un quidam dont la disponi­
bilité sera nécessairement plus
aléatoire. Le fait d’utiliser les
services de son épouse n’étant
pas interdit par la loi, le seul vrai
problème est donc de savoir si
cet emploi était ou non fictif,
c’est­à­dire si les “révélations”
méritent le qualificatif infâmant
de “flagrant délit”. Or, jusqu’ici,
rien de vraiment solide ne nous
permet, à nous public mais aussi
aux hommes politiques et aux
journalistes qui nous informent,
de faire le pas. Les seules person­
nes qui disposeront des informa­
tions suffisantes pour se faire
une opinion pertinente, ce sont
les juges. Tout le reste n’est
qu’hypothèses et suppositions,
c’est­à­dire un terrain propice
aux manipulations de tout ordre.
La seconde raison de mon indi­
gnation est liée à une expérience
judiciaire personnelle. J’ai eu
alors l’occasion de prendre cons­
cience que le simple fait d’être
“droit dans ses bottes” et de tenir
un discours “vrai”, peut déclen­
cher chez des pairs – en l’espèce
des juristes renommés – une
sorte de rage meurtrière. La
droiture et la vertu sont aisé­
ment acceptées quand il s’agit de
personnes qui dévouent leur vie
aux pauvres de Calcutta ou aux
sans­abri de Paris mais ces mê­
mes qualités sont perçues
comme intolérables par des
pairs. La vertu proclamée du
candidat est reçue comme une
sorte d’injure personnelle par
tous les politiciens qui sont arri­
vés là où ils sont à force de com­
promissions et de demi­men­
songes. Le “juste” suscite en fait
chez ses pairs une jalousie pro­
fonde et meurtrière. Je crois
qu’elle a été un ressort puissant
dans la genèse de ce lynchage
d’un homme dont, il y a quel­
ques mois à peine, on chantait
unanimement les vertus mora­
les.
Le seul souhait qu’on puisse
donc formuler aujourd’hui, c’est
que la justice mette encore plus
le pied sur l’accélérateur de fa­
çon à ce que le public sache au
plus vite où se trouve la vérité :
délit juridiquement répréhensi­
ble ou simple erreur stratégique
et psychologique d’un homme
profondément “juste” ?
CHRONIQUE
Capitaines au long
cours de Bourse
n Pour aller loin, le capitaine regarde au loin. En entreprise
aussi, il faut privilégier le long cours. McKinsey montre que
cela profite au cours de Bourse.
Etienne de Callataÿ
Chroniqueur.
Côté éco
E
st-ce pour séduire les étudiants
de l’ULB qui ont vu dans son projet d’implantation immobilière
sur le campus de la Plaine une tentative de perversion des esprits ? Toujours est-il que McKinsey vient de publier une étude, avec une synthèse
dans la “Harvard Business Review”,
qui dénonce un défaut important du
système capitaliste, à savoir l’inclination au court-termisme.
La critique n’est pourtant pas révolutionnaire. Tout comme convaincre de
privilégier l’investissement responsable peut se faire en mettant en avant
que la performance de gestion n’en
souffrira pas, l’étude ne cherche pas à
se placer sous l’angle de l’éthique intergénérationnelle, même si ce qu’elle
recommande la servirait, mais à montrer qu’il est dans l’intérêt des actionnaires de ne pas être obnubilés par les
résultats à court terme. Elle offre
même un incitant fort : ne pas penser
“court-terme” rapporte à relativement… court-terme !
McKinsey a choisi de se concentrer
sur les plus grandes entreprises américaines non financières cotées en
Bourse, soit 615 sociétés, et puis les a
classées en deux groupes, les “courttermistes” et les “long-termistes”, sur
la base d’un jeu de cinq indicateurs
quantitatifs purement financiers.
Ainsi, celles qui pensent à court terme
investissent peu, ont des marges bénéficiaires inflatées, pratiquent le rachat
d’actions propres ou veillent à afficher
des résultats trimestriels qui ne décevront pas. Ensuite, les performances
des deux groupes ont été comparées et
il en est ressorti que, sur une période
d’à peine une quinzaine d’années, les
“long-termistes” ont vu leur chiffre
d’affaires augmenter de 47 points de
pourcentage de plus que celui des
“court-termistes” et leurs bénéfices de
36 points de pourcentage de plus.
Pour Larry Summers (Harvard), la
méthodologie de l’étude n’est pas as-
sez robuste pour tirer une conclusion
ferme. Que les “long-termistes” performent mieux pourrait être attribuable à
une autre cause que cet horizon différent. En même temps, que le court-termisme ait des coûts multiples n’est pas
contre-intuitif. Il incite à chercher à
embellir la réalité. Il génère de l’instabilité et du stress. Il nuit à l’investissement et donc à la croissance. Il pousse
à privilégier les réductions de coût, au
détriment de l’emploi, de la recherche,
de l’innovation et de l’audace. Le
court-termisme ne serait donc pas
qu’une anomalie des marchés financiers mais aussi un souci éthique, social et macroéconomique.
Dans un sondage réalisé par l’association FCLT, qui regroupe notamment
des gestionnaires de fonds, il apparaît
que deux tiers des patrons se plaignent d’une augmentation de la pression court-termiste et que la moitié renoncerait à un investissement rentable
simplement pour éviter de décevoir
sur le plan des résultats trimestriels à
venir ! Si le court-termisme rôde malgré ses effets contre-productifs, c’est
parce que la bêtise n’est pas rare, ni
dans les incitations données par les
conseils d’administration, ni dans les
recommandations des gourous du management, à commencer par cette
exaltation de la chasse à la “zone de
confort”. Remédier au court-termisme
passe par d’autres incitations données
aux dirigeants, d’autres mesures de la
performance, d’autres accents dans la
communication des entreprises. Cela
passe d’abord par des managers qui
réfléchissent au sens de leurs actions
et agissent en âme et conscience.
En fait, une telle étude explique
peut-être le problème que certains ont
avec McKinsey, à l’ULB ou dans l’accompagnement du Pacte pour un enseignement d’excellence, comme avec
d’autres experts qui se montrent à la
fois critiques et réformateurs envers
l’économie de marché : ne pas correspondre à leur vue manichéenne du
monde.
jeudi 16 mars 2017 - La Libre Belgique
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Sherlock garde le meilleur pour la fin
autant de rebondissements un
peu trop mécaniques auxquels
la série imaginée par Steven
Moffat et Mark Gatiss ne nous
avait pas habitués jusqu’ici.
Série La saison 4 affiche
une belle montée en
puissance. France 4, 20h55.
BBC affronte ses propres démons
L
a mort nous attend tous à Sa­
mara mais Samara peut­elle
être évitée?”
Cette phrase hante l’épisode de
reprise qui ouvre la saison 4 de
SherlockHHH proposée ce jeudi
soir sur France 4. Une aubaine
pour les fans alors que sa diffu­
sion originelle remonte au
1er jour de l’an sur la BBC. Trois
longues années de patience
auront été nécessaires pour que
l’on retrouve Sherlock comme
on l’avait laissé, ou presque.
Ce premier épisode affiche
tout de même une légère baisse
de régime, comme si l’idylle en­
tre le Dr Watson et Mary nuisait à
l’alchimie établie entre Sherlock
et son fidèle second. La mise en
garde liminaire n’en fait pas
mystère : cette félicité affichée
sera de courte durée.
Suit, heureusement, la nette­
ment plus percutante affaire
Culverton Smith du nom de ce
philanthrope et entrepreneur
qui, un jour, a décidé de confier
son vilain petit secret – un projet
de meurtre imminent et irré­
pressible – à quelques amis et à
sa fille, en veillant toutefois à ce
qu’ils ne puissent jamais s’en
souvenir…
Sur cette histoire plane le fan­
tôme de Jimmy Savile, ex­anima­
teur star de la BBC, dont la révé­
lation des turpitudes et des mul­
tiples agressions sexuelles sur
mineurs avait défrayé la chroni­
que en Grande­Bretagne.
Dans “The Lying Detective”, le
meurtrier que pourchasse Sher­
lock possède un profil qui rap­
pelle forcément celui du présen­
tateur de la célèbre émission
“Top of the Pops”. Comme lui, le
fameux “bienfaiteur” Smith je­
tait régulièrement son dévolu
sur les patients de l’hôpital que
son association caritative soute­
nait par ailleurs. Un comporte­
ment aussi pervers qu’abject…
Dans ce rôle délicat, on recon­
naît le formidable acteur Toby
Smith qui donne toute sa force et
sa justesse à cette cinglante mise
en abyme des tourments de
l’époque. Et souligne une fois
encore l’audace de la BBC.
Grâce à cette heureuse montée
en puissance et à un épisode 3
tout entier tourné autour des
mystères sherlockiens, la saison
semblera à nouveau bien trop
courte à tous les fans du génial
détective. D’autant que cet épi­
logue accrédite à nouveau la
thèse selon laquelle cette saison
pourrait bien être la dernière...
Karin Tshidimba
Cette nouvelle aventure se joue
du goût du célèbre détective
pour les disparitions et réappari­
tions mystérieuses ou spectacu­
laires. Elle renoue ensuite avec
un ton plus tragique qui va met­
tre à mal le fragile équilibre éta­
bli par le trio formé par Sherlock,
John et Mary. En repensant au
mariage de Watson et à l’épisode
de “L’abominable mariée” – qui
proposait un divertissant voyage
dans le temps –, certains en
avaient presque oublié la formi­
dable capacité de Sherlock à
s’ennuyer de tout et à ruminer
de sombres pensées.
Si “The six Thatchers” laisse
par moments circonspect, c’est
en raison de sa propension à user
et abuser de subterfuges dignes
des films d’espionnage : bagar­
res, explosions, disparitions,
HARTSWOOD FILMS 2016
Un retour un peu trop bondissant
Une fin de saison 4 entièrement tournée autour des mystères sherlockiens.
Cette nouvelle aventure se joue du goût
du célèbre détective pour les
disparitions mystérieuses. Elle renoue
ensuite avec un ton plus tragique qui va
mettre à mal l’équilibre établi par le trio
formé par Sherlock, John et Mary.
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Mardi, au terme de
4 jours de forma­
tion accélérée,
Mélanie Ségard,
atteinte de trisomie
21, a présenté son
1er bulletin météo­
rologique sur
France 2. Au final, ce ne sont pas
moins de 5,3 millions de personnes
qui ont suivi les prévisions météo de
la jeune femme de 21 ans, soit
20,7 % de part d’audience. Il s’agit
du record d’audience de la chaîne
depuis la rentrée.
REPORTERS
Il a fait rire dans
ses caméras ca­
chées et dans
“Dikkenek” et a
ému dans “La
famille Bélier”.
François Damiens
fait partie de ces
comédiens aux talents multiples.
RTL­TVI lui consacre toute une
soirée ce jeudi soir, dès 19h45 en
commençant par ses confidences à
Jean­Michel Zecca. François Da­
miens se livre et d’autres acteurs
témoignent à son sujet.
CHRISTOPHE RUSSEIL / FTV
Excellente nou­
velle. Après l’an­
nonce du choix de
Damon Lindelof,
cocréateur de
“Lost” et de “The
Leftovers” comme
président du jury
international, le Festival “Séries
Mania” a annoncé la venue à Paris
d’une autre invitée de prestige : la
comédienne Julianna Margulies,
qui démarra sa carrière dans “Ur­
gences” et a triomphé ensuite dans
“The Good Wife” pour CBS.
REPORTERS
REPORTERS / BPRESSE
| GENSINFO |
Ce jeudi, dans “La
Grande Librairie”
(France 5, 20h50),
cinq écrivains se
rencontrent. Parmi
eux, Laurent
Gaudé qui publie
son premier re­
cueil de poèmes “De sang et de
lumière”. Le romancier et drama­
turge français, prix Goncourt 2004,
y évoque le sort réservé aux exclus
et aux opprimés. Ses poèmes enga­
gés sont essentiellement inspirés de
ses voyages.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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| LE ZOOM DU JOUR |
** REVENIR À FUKUSHIMA
Documentaire
France 5, 15h35
Six ans après qu’un tsunami a ravagé la partie nord-ouest
de l’île d’Honsh, au Japon, détruisant la centrale nucléaire de Fukushima, la réalisatrice Marie Linton s’est intéressée à la fin de l’évacuation de la zone contaminée
par les radiations. Correspondante de France 24, au Japon, elle a suivi la catastrophe deux semaines après l’accident nucléaire : “Ça a été le choc de ma vie de rentrer
dans cette zone lunaire avec des gens en combinaison radiologique qui couraient sans savoir où, des animaux
morts, des chevaux morts parce qu’ils avaient été laissés là
pendant deux semaines. J’ai été frappée par la volonté du
gouvernement de recouvrir si vite la zone. Je n’ai pas cru
une seconde, au début, à leur agenda extrêmement serré de
réouverture des villes. Et pourtant, ils l’ont fait.
Aujourd’hui, plus de la moitié de la zone interdite de
Fukushima a rouvert.”
Le gouvernement japonais encourage les résidents évacués à réintégrer la zone. Mais les opérations de décontamination n’ont pas réussi à éliminer totalement la radioactivité. Elles ont simplement réussi à réduire la dose
KAMI PRODUCTIONS
“Aujourd’hui, en ce 12 juillet 2016 à minuit, l’ordre d’évacuation qui pesait sur la ville de Minamisoma sera levé, à
l’exception de la zone où le retour est difficile. Ce furent
cinq ans et quatre mois remplis de souffrance, de colère et
d’angoisse pour vous tous. Unissions-nous et mettons tous
notre cœur dans ce nouveau départ”, déclare Katsunobu
Sakurai, maire de la petite ville de la préfecture de
Fukushima.
La réalisatrice Marie Linton a suivi la catastrophe deux semaines après l’accident nucléaire de Fukushima.
à un niveau tel qu’on pouvait songer à faire revenir les habitants. La menace de la radioactivité reste invisible et
sujette à débat, selon la réalisatrice. Les habitants de la
région de Fukushima sont exposés à ce que l’on appelle
de “faibles doses de radioactivité”, celles inférieures à
100 millisieverts par an, dont les effets divisent les scientifiques. “Certains experts assurent qu’elles n’ont pas d’effet sur la santé. D’autres chercheurs pensent au contraire
qu’elles provoquent des cancers, mais qui peuvent être difficiles à distinguer des maladies qui ne sont pas liées à la
radioactivité. D’où la bataille de chiffres sur le bilan sanitaire de Tchernobyl. Et celles qui se profilent déjà à
Fukushima.” Dans ce contexte encore flou, certaines familles acceptent de prendre ce risque, d’autres refusent
absolument. La réalisatrice a suivi trois d’entre elles, à
l’heure du choix. V.Rou.
IMAGE De nouveaux défis pour le Télévie 2017
GUERDIN/RTL
Depuis sa création il y a 29 ans, le Télévie a permis de récolter
162 millions d’euros en faveur de la recherche et a rendu le
sourire à ceux qui sont touchés de près ou de loin par la
maladie. Pour cette nouvelle édition, lancée officiellement hier
(photo), le Télévie peut encore compter sur des milliers de
bénévoles et des personnalités médiatiques dévouées. Le
Télévie 2017 se caractérise également par de nouvelles
initiatives comme la soirée du grand rallye le dimanche 16 avril
à Ronquières avec Mister Cover et Alex Germys. Le grand rallye
se tiendra le lendemain avec là aussi la présence de nombreux
artistes comme Suarez, Saule et Noa Moon. Cette fois, c’est à
Louvexpo, à La Louvière, que le Centre de promesses prendra
ses quartiers jusqu’au 22 avril, jour de la grande journée et de
la soirée de clôture du Télévie. Lors de cette soirée, Caroline
Fontenoy et Jean-Louis Lahaye relèveront le défi de danser
10 heures durant pour récolter un maximum de dons. Le
Télévie sera présent en télé et en radio avec des témoignages,
des reportages, la mise aux enchères de disques d’or et des
défis lancés par les animateurs. Cette année, c’est Virginie Efira
qui endosse le rôle de marraine. Pour faire un don et tout
savoir sur le Télévie 2017, rendez-vous sur www.televie.be.
MARS DISTRIBUTION
EUROPACORP DISTRIBUTION
AD VITAM
SONY PICTURES HOME ENTERTAINMENT
| LIBRE PARCOURS |
**** Obligatoire *** Recommandé ** Conseillé * Facultatif ° Déconseillé
** LA FAMILLE BÉLIER
** A L’ORIGINE
d’Eric Lartigau (France, 2014).
Avec Karin Viard, François Damiens.
de Xavier Giannoli (France,
2009). Avec François Cluzet,
Emmanuelle Devos.
RTL-TVI, 20 h 20
Arte, 13 h 30
1. Comédie. Les Bélier, c’est la
petite ferme dans la prairie, si
ce n’est que la fille parle mais
que sa mère, son père et le petit
frère sont muets. Avec Karin
Viard et François Damiens, Eric
Lartigau aborde la surdité avec
humour, donnant ainsi une
réelle singularité à une bluette.
2. Drame. Parti comme un film
d’arnaque, un peu minable,
presque glauque, ce film inspiré
d’un fait divers authentique se
met à vibrer d’un étonnant souffle lyrique. Très inspiré, Xavier
Giannoli signe un film social à
la fois très puissant et très actuel.
** GOOD LUCK ALGERIA
de Farid Bentoumi (France/Belgique, 2015). Avec Sami Bouajila, Franck Gastambide.
Be Cine, 20 h 30
3. Comédie. Pour sauver son entreprise de ski 100 % français,
Samir n’a qu’une solution : participer aux JO. Quand une piste
de ski de fond conduit jusqu’en
Algérie et interroge avec humour la bi-nationalité. Farid
Bentoumi signe un feel good
movie très personnel à la française.
* THE END OF THE TOUR
de James Ponsoldt (Etats-Unis,
2015). Avec Jesse Eisenberg.
Be 1, 23 h 35
4. Drame. Le récit de la rencontre qui scella l’amitié entre le
journaliste David Lipsky et
l’écrivain David Foster Wallace.
Autour de cette étoile filante et
hors norme de la littérature moderne américaine, James Ponsoldt signe un film convenu et
sans éclat. Avec Jesse Eisenberg, pro, et Jason Segel, pataud.
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RUE DES ARCHIVES / REPORTERS
RADIO L’histoire de la BD belge (1920-1960)
58
L’Histoire est vivante et elle se
raconte aujourd’hui, dès 13h
sur La Première. Laurent
Dehossay, à la barre de
l’émission “Un jour dans
l’histoire”, évoquera non
seulement l’histoire de la BD
belge (des années 20 aux
années 60) mais aussi son
impact social. Le journaliste se
plongera enfin, dès 14h, dans
les coulisses du traité de Rome
(1957), considéré comme
l’acte de naissance de l’Union
européenne.
La Libre Belgique - jeudi 16 mars 2017
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21-116289601-01
21-116288601-01
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LOTERIE NATIONALE
Tirage du mercredi 15 mars
Tirage du mardi 14 mars
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Kenophone : 0900/223.80
1 gagnant ................................................80 571 199,00 €
5 exacts et J
4 gagnants ...................................................244 777,00 €
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4 exacts et J
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3 exacts et JJ
1 947 gagnants .....................................................85,20 €
4 exacts
1 443 gagnants .....................................................65,20 €
2 exacts et JJ
29 265 gagnants ...................................................14,80 €
3 exacts et J
34 032 gagnants ...................................................13,40 €
3 exacts
66 907 gagnants ..................................................12,90 €
1 exact et JJ
150 788 gagnants ...................................................8,10 €
2 exacts et J
506 197 gagnants ...................................................7,20 €
2 exacts
1 004 145 gagnants ................................................4,50 €
03 - 04 - 08 - 09 - 13 - 16 - 18 - 24 - 26 - 29 3 – 5 – 21 – 36 – 44/3 – 6
30 - 33 - 36 - 37 - 46 - 54 - 65 - 66 - 67 - 69 5 exacts et JJ
Pick 3 | 8 - 3 - 5
Tirage du mercredi 15 mars
Lotto |
3 - 6 - 8 - 18 - 28 - 29/ 13
6 exacts
5 exacts + Bonus
5 exacts
4 exacts + Bonus
4 exacts
3 exacts + Bonus
3 exacts
2 exacts + Bonus
Joker+ | 15/3
6 chiffres
5 chiffres
4 chiffres
3 chiffres
2 chiffres
1 chiffre
Scorpion
1
5
100
702
4553
6379
61902
46396
1000000
17086,50
810,30
57,70
16,40
6,20
5
3
2-7-1-8-9-1
0
3
29
255
2646
25614
11807
20000
2000
200
20
5
2
1,50
€
€
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ÉDITO
n Belgique
Défense | Le gouvernement met la
dernière main à l’appel d’offres pour
le remplaçant du F-16. Il en ressort
que la capacité nucléaire – sujet ô
combien sensible politiquement –
n’entrera pratiquement pas en ligne
de compte. Upp.4-5
GYS/REPORTERS
Politique | Ecolo et Groen veulent
revoir à la baisse le salaire de Siegfried Bracke (N-VA), le président de la
Chambre. Si l’idée des verts était
appliquée, il perdrait tout de même
5 400 euros net par mois. Upp.6-7
Judiciaire | L’ancienne directrice
commerciale du Circuit de Spa-Francorchamps va porter plainte pour
licenciement abusif contre la société
anonyme droit public. La nouvelle
direction générale, pilotée par Nathalie Maillet, est pointée du
doigt. Up.7.
Anvers | Un accord historique a été
conclu entre le gouvernement flamand, la Ville d’Anvers et les associations de défense de l’environnement
pour boucler le ring d’Anvers. Up.8
Enseignement | L’inscription dans les
écoles secondaires néerlandophones
bruxelloises se fera désormais par
tirage au sort, et non plus selon la
logique du “premier arrivé, premier
servi”. Up.9
Terrorisme | Le directeur de la
Grande Mosquée de Bruxelles a été
entendu mercredi par la commission
d’enquête sur les attentats de
mars 2016. Près de 25 personnes sur
| MÉTÉO |
Brabant wallon/
Bruxelles
Aujourd'hui
la liste des “foreign fighters” ont été
en contact avec la mosquée, a appris
“La Libre”. Up.12
Audiovisuel | Le conseil d’administration de la RTBF a finalement décidé,
hier soir, que sa régie publicitaire
(RMB) ne collaborerait pas avec TF1
en Belgique. Up.14
n International
Turquie | Le président Recep Tayyip
Erdogan a poursuivi sa violente
campagne contre l’Europe et les
Pays-Bas mercredi. Les dirigeants des
institutions européennes sont exaspérés. Upp.20-22
Pays-Bas | Selon les premiers sondages à la sortie des urnes, le parti
libéral du Premier ministre Mark
Rutte arrive largement en tête des
élections. Il est crédité de 31 sièges,
contre 19 au PVV du populiste et
xénophobe Geert Wilders. Les Verts
sont les grands vainqueurs: ils
quadrupleraient leur représentation à
la Chambre, passant de 4 à 16 sièges. Upp.22-23
France | Les soupçons de conflits
d’intérêts qui pèsent sur 2F Conseil, la
société de François Fillon, se voient
renouvelés par des révélations
publiées mercredi par Mediapart. Up.23
Etats-Unis | Les partisans de Donald
Trump se félicitent de la divulgation
d’une déclaration fiscale de 2005
prouvant que l’homme d’affaires a bel
et bien payé des impôts – au moins
une fois dans sa vie. Up.24
n Planète
Union européenne | L’Agence européenne des produits chimiques juge
non cancérogène le glyphosate,
molécule qui a fait le succès de
l’herbicide “Round-Up”, produit par
Monsanto. Up.27
n Économie
Conjoncture | La banque centrale
américaine (Fed) a relevé mercredi
son taux directeur d’un quart de point
de pourcentage et est restée prudente
pour l’avenir, se disant attentive à
l’inflation. Upp.28-29
Photovoltaïque | La Creg autorise la
Région wallonne à mettre en place
son mécanisme de temporisation des
certificats verts destiné à éviter que la
facture d’électricité n’augmente
immédiatement. Up.31
Expatriés | D’après une enquête du
groupe de réflexion ThinkYoung, la
Belgique est l’un des pays les plus
prisés par les jeunes expatriés.
Up.31
n Sports
Football | En huitièmes de finale
retour de la Ligue des champions, un
nul (0-0) a suffi à l’Atletico Madrid
pour éliminer le Bayer Leverkusen. De
son côté, Monaco a sorti Manchester
City grâce à une victoire 3-1. Up.38
Hockey | Le Red Lion Victor Wegnez
a lié son avenir au club du Dragons.
Up.41
Ski alpin | La Slovène Ilka Stuhec a
remporté hier la Coupe du monde de
descente grâce à sa victoire à Aspen.
Up.43
n Culture
Arts | La nouvelle exposition de
l’artiste belge majeur Francis Alÿs,
qui sera présent à la Biennale de
Venise, s’ouvre ce 16 mars à Bruxelles. Upp.44-45
Cinéma | La plateforme de diffusion
vidéo en ligne Netflix a acquis les
droits du dernier film d’Orson Welles,
“The Other Side Of The Wind”, et
entend l’achever.
Par Hubert Leclercq
Un grand merci
pour cette leçon
quasi printanière
Mark Rutte, le Premier ministre néerlan­
dais, devrait prolonger son bail à la tête du
gouvernement batave. Le libéral est par­
venu – avec le soutien massif de ses citoyens
– à évincer la menace populiste et xéno­
phobe de Geert Wilders.
Mark Rutte avait prévenu, il voulait que son
pays soit le premier à envoyer un message
fort à l’Europe, le premier à mettre un
terme à la montée du “mauvais popu­
lisme”. C’est que ce scrutin avait le goût du
rendez­vous à ne pas manquer, pour les
Pays­Bas, évidemment, mais aussi pour
l’Europe et même au­delà. Après la gifle du
Brexit, après l’installation de Donald
Trump à la Maison­Blanche, il fallait arrêter
l’hémorragie et éviter de donner le senti­
ment d’une inéluctable descente aux enfers
dans la perspective de la présidentielle
française et des législatives allemandes.
Pour atteindre son objectif, le Premier
ministre néerlandais, paradoxalement, a
peut­être pu compter sur les éructations du
président turc Recep Tayyip Erdogan.
En campagne pour un référendum qui
pourrait lui conférer les pouvoirs d’un
monarque absolu, ce chantre du populisme
décomplexé s’en est pris avec toutes les
outrances ordurières au gouvernement
néerlandais qui avait osé interdire le mee­
ting d’un de ses ministres aux Pays­Bas.
Erdogan a donné un avant­goût de ce que
peut représenter un pouvoir populiste,
arrogant et replié sur lui­même. Nos voisins
on dit non à ces excès, non à la haine, non
aux réponses simplistes, aux lendemains
sans perspectives. Ils se sont mobilisés pour
faire entendre leurs voix. Une leçon de
démocratie qui fait chaud au cœur. Grâce à
cette vague “oranje”, l’Europe s’est qualifiée
sans trembler pour les demi­finales. Ren­
dez­vous en France pour le prochain match.
La victoire du jour n’est pas synonyme d’un
succès en avril, mais qu’est­ce qu’elle fait du
bien. Mesdames, messieurs nos voisins,
merci pour cette leçon quasi printanière.
Ce jeudi sera une bien belle journée.
| INDICES |
J BEL 20 J Dow Jones J CAC 40 J EuroStoxx50 L Euro/Dollar
3759,81
20950,10
4985,48
3409,32
1,06
+ 0,24
+ 0,54
+ 0,23
+ 0,29
-0,08
Min 5°C - Max 17°C
Météo complète P. 63
64
La Libre Belgique - Bruxelles – Belgique 1,60 € – France 2,60 € – Luxembourg 1,60 € – Tél.: 02/744.44.44 – jeudi 16 mars 2017 – 134e année – n° 75 – HHHHHH
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