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Le nouvel Economiste 1863 2017

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Le nouvel
Economiste
40E ANNÉE - N°1863
JOURNAL D’ANALYSE & D’OPINION PARAISSANT LE VENDREDI
Industrie musicale
Sécurité
TRUMP
POWER
Le “flyover country”
p. 11
LA CHINE
S’EST ÉVEILLÉE
2500 ans de fête
des morts p. 12
A VOIX HAUTE
Daniel
Lebègue
‘Garb age’
Comment la musique
s’est réinventée
en ligne p. 8
Comment gérer
la cybermenace
p. 6
ÇA
C’EST L’AFRIQUE
Le problème peul
p. 12
ÉPHÉMÉRIDE
11 avril 1828:
les prémisses
de la RATP p. 13
VENDREDI 14 AVRIL 2017 - 5€
Être à la mode peut être
extrêmement mauvais
pour la planète p. 10
MÉCOMPTES
PUBLICS
Les chiffres en faveur de l’outremer parlent d’eux-mêmes p. 14
LA MAIN INVISIBLE
DU MARCHÉ
La leçon
de Warren Buffet p. 14
Le choix conjoint de Le Pen et Mélenchon
La tentation du Frexit
Échange gains illusoires contre débâcle inéluctable
PPrésident de Transparency France
“L’exigence
de transparence
n’a jamais été aussi
forte” p. 15
DÉJEUNER AVEC
Edouard
Louis
Écrivain français
Les nations Gafa
Techplomatie
“J’avais 16 ans quand
j’ai mangé ma première
tomate” p. 15
ANNONCES LEGALES
P. 6 du cahier Grand Paris
Tél. 01 75 444 117
www.lenouveleconomiste.fr
annonceslegales@nouveleconomiste.fr
Les effets de bord d’une diplomatie numérique
parallèle p. 4
DOSSIERS
Études et sondages
Enquêtes en ligne et biais digital
p. 20
e-Marketing
Les nouveaux formats du maketing vidéo
p. 24
Relation client
Agents conversationnels,
potentiel et limites p. 28
Crédit management
Assurance crédit vs cabinet
de recouvrement p. 32
Vins et spiritueux
Les traits du rhum haut de gamme
p. 38
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
1
A la une
Le choix conjoint de Le Pen et Mélenchon
La tentation du
Echange gains illusoires contre débâcle inéluctable
JEAN-MICHEL LAMY
Ainsi, l’électeur du second tour
n’aurait plus comme choix que
la version Le Pen ou la version
Mélenchon de sortie de l’Union
et de l’euro. Pure éventualité
certes, mais que n’écartent
plus les observateurs. Il est stupéfiant de constater d’ailleurs
qu’extrême droite et extrême
gauche se rejoignent dans l’ambition de mettre à terre la BCE,
banque centrale indépendante
garante de l’ordre monétaire et
économique actuel. La finance
bouc émissaire est un grand
classique, n’est-ce pas.
Il est remarquable aussi que
sur les neuf autres candidats
à la présidentielle, Fillon et
Macron exceptés, tous jouent
de la grosse caisse contre les
diktats de Bruxelles – avec
plus ou moins de nuance il est
vrai. C’est un bruit de fond qui
finit par imprégner les esprits.
Les historiens expliqueront le
pourquoi du décalage avec des
sondages qui donnent 60 % de
Français préférant rester dans
l’Union européenne.
Le désamour européen
Affaires publiques, Entreprises, Économie sociale
Le pouvoir des faits, l’influence des idées
Journal d’analyse et d’opinion
paraissant le vendredi
Nouvelle adresse
20, bd Montmartre - 75009 Paris
Henri J.Nijdam,
directeur de la publication et de la rédaction
henri.nijdam@nouveleconomiste.fr
GaëlTchakaloff,
directrice déléguée,éditorialiste
gael.tchakaloff@nouveleconomiste.fr
E-mail:prenom.nom@nouveleconomiste.fr
Abonnements:abonnements@nouveleconomiste.fr
Rédaction:
Rédaction en chef: Patrick Arnoux, Jean-Michel Lamy,
Édouard Laugier, Philippe Plassart, Pierre Louis Rozynès
Rédaction,chroniqueurs&éditorialistes:www.lenouveleconomiste.fr
Secrétariat de rédaction: Aurélie Percheron
Edition & diffusion Web& Print:ClémentGuéraud,0176214084LaurenceGuy,01 58 30 83 64,
Publicité: Directioncommerciale:Jonathan Grain 01 75 444 111
Équipecommerciale:www.lenouveleconomiste.fr
Formalités & Annonces légales, juridiques et judiciaires
Juripresse -AntoineWieczorek 01 75 444 116
Gestion: Isabel Martins 01 75 444 104
Le nouvel Economiste est édité par la Société Nouvelle du Nouvel Économiste S.A. au capitalde37000euros.Président:BrunoLedoux;directeurgénéral:AlexandreAlmajeanu.
PrintFranceOffset(Administratif)3,ruedel’Atlas,75019Paris-Rotatives:
79, route de Roissy, 93290 Tremblay-enFrance.Dépôtlégal:janvier 1993.Numéro
de commission paritaire : 0717 C 85258.
ISSN : 0395-6458. Principal actionnaire :
BLHM,MB Participations
En première observation, il faut
voir dans ce désamour européen l’influence inédite des
réseaux sociaux et des médias
télévisés. Ce sont des lieux où
il est très difficile d’agréger
l’émotionnel – qui les fait vivre
– au rationnel propre à l’Europe.
Un seul exemple. Vendredi
7 avril, journal de 20 heures de
France 2, Jean-Luc Mélenchon
est interviewé comme le serait
Charles Aznavour avant un
concert. On lui demande même
quel serait son état psychologique une fois à l’Élysée. Mais
pas un mot sur un programme
qui prévoit une ponction fiscale
sur les ménages équivalente à
celle des quinquennats réunis
Sarkozy-Hollande, ou qui envisage tranquillement le plan B
de l’abandon de l’euro.
Ensuite, il faut affronter la réalité des dysfonctionnements
européens. Il y a ceux qui
relèvent du marché unique et
de ses quatre libertés – c’està-dire la liberté de circulation
des marchandises, des services,
des capitaux et des personnes.
Incontestablement, ce dispositif conduit à des abus qui ont
comme nom dumping fiscal et
social entre États membres. Il y
a également ce qui relève spécifiquement de la zone euro.
Au sein de cet espace monétaire, des déséquilibres deviennent vertigineux. L’Allemagne
dégage un excédent commercial qui représente cinq fois le
déficit de la balance commerciale de la France. En valeur
absolue, le match se joue entre
plus 250 milliards d’euros outreRhin et moins 50 milliards
(48 milliards précisément en
2016) de ce côté-ci du Rhin.
Par ailleurs, le réglage budgétaire à la Maastricht est dans
le collimateur de nombre de
candidats. Chacun a ses solutions, jusqu’aux plus radicales. Certaines sont malgré
tout plus opérationnelles que
d’autres. La réparation vaut
mieux que la casse. Attention
aux gains immédiats et factices qui débouchent vite sur
des chocs en retour bien plus
dommageables. Un franc “souverain” en serait une parfaite
illustration.
Les retombées positives de la
sortie de l’Union selon le FN
Que dit l’analyse coûts/avantages ? La présidente du FN
s’arc-boute sur une vraie
logique : pour récupérer les
quatre souverainetés – monétaire, législative, territoriale,
économique – elle entend négocier un contrat de sortie de l’UE
Attention aux
gains immédiats
et factices qui
débouchent vite
sur des chocs en
retour bien plus
dommageables.
Un franc
“souverain” en
serait une parfaite
illustration.
qui sera soumis au peuple par
référendum. Ce qui inclut par
construction le largage de l’appartenance à l’euro, le Frexit –
l’un ne va pas sans l’autre.
Les retombées positives attendues par le FN sont de plusieurs ordres. Le contrôle direct
des frontières de la France
grâce à l’embauche de 6 000
douaniers
supplémentaires.
Fini Schengen et l’arrivée d’immigrants ! Fini l’application
des directives européennes,
en matière de concurrence
notamment. Ce qui permet
entre autres le patriotisme
économique intégral pour les
contrats publics, la suppression
de la directive détachement
des travailleurs, une taxe additionnelle sur l’embauche des
salariés étrangers, une taxe de
3 % sur les importations, une
taxe de 35 % sur les produits
provenant d’usines délocalisées, le refus des traités de
libre-échange. Plus de Cour de
© 2017 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale: www.economist.com.
2
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
u Frexit
19 milliards d’euros (chiffre 2016)
de la contribution française au budget de l’Union est une idée stérile.
L’argent reversé par les circuits
communautaires a des effets de
leviers plus importants que par les
canaux domestiques. Il facilite pour
les grands projets, comme Galileo,
des économies d’échelle. Il reste
qu’en solde net, selon les calculs,
la France finance ses partenaires
à hauteur seulement de 4 à 7 milliards d’euros. À ses gouvernants
de savoir en retirer un bénéfice
diplomatique !
Le contrecoup le plus déstabilisant
des préconisations Le Pen viendra
sans conteste des retours de flamme
des partenaires. Les articles exportés seront eux aussi taxés, tout
comme les 380 000 travailleurs
frontaliers ou détachés. Comme
le Made in France sera incapable
de combler les vides dans l’immédiat – et même dans le futur – pour
nombre de produits, la taxation aux
frontières sera un jeu perdant-perdant. L’échange des compétences a
toujours été un moteur de l’histoire
– pas le repli.
Bienvenue dans le monde
post-euro
justice de l’Union européenne non
plus pour coiffer le droit national,
et plus de règle non plus des 3 %
maximum de déficits publics complètent le changement de doctrine.
Le gros morceau est évidemment
le “rétablissement d’une monnaie
nationale”. Au motif que le modèle
euro a échoué et pénalise l’industrie
française par son taux de change
surévalué par rapport à l’industrie
allemande. D’où la plaidoirie incessante pour une dévaluation enfin
autorisée qui remettrait les compteurs à niveau. À quoi s’ajoute une
Banque de France ayant remisé aux
orties son indépendance.
Elle obéirait désormais à un nouveau pouvoir politique exigeant
l’open bar pour la distribution de
crédits au secteur privé et pour
l’achat des dettes publiques de
l’État. Ce serait Byzance chaque
jour ! De plus, dans l’esprit du FN,
il y a une dimension liberté politique. “On est chez nous pour décider de notre stratégie économique
sans courir le risque d’une BCE qui,
de Francfort, coupe les liquidités”,
précise un expert du FN. Tous ces
éléments confortent un prisme
de priorité nationale – notion
promise à une inscription dans
la Constitution – au service de la
redynamisation de l’économie…
nationale.
Les contreparties violentes
Mais tous ces éléments ont des
contreparties violentes qui annoncent plutôt un décrochage supplémentaire du pays. À quoi bon taxer
à l’importation des produits que la
France ne fabrique pas ? S’il s’agit
d’appliquer des tarifs différenciés,
bonjour la simplification pour un
programme qui prétend alléger la
“complexité administrative”. Près
de 60 % des exportations tricolores
se font dans l’UE, ce qui correspond
à 3,2 millions d’emplois. D’où l’intérêt d’être incorporé à un marché
intérieur de plus de 500 millions de
consommateurs qui favorise l’investissement des entreprises.
Par ailleurs, vouloir récupérer les
Dans cette perspective, la sortie de
l’euro est source des plus grandes
alarmes. La relance de la compétitivité assise sur un recul de la
parité de la nouvelle monnaie – le
franc – est largement illusoire, car
les entreprises auront à subir les
hausses de prix à l’importation des
matières premières et des composants extérieurs qui entrent dans
leurs chaînes de production. En
outre, l’explosion probable de l’ensemble de la zone euro conduirait
tout droit les États européens à une
guerre des changes, au mieux sans
vainqueur.
Ces désordres monétaires s’accompagneraient d’une hausse des taux
d’intérêt pour l’accès au financement extérieur, car il faudra bien
payer le déficit de la balance commerciale française ! Sauf à imposer
une austérité féroce bloquant les
importations au niveau assurant
l’équilibre commercial. De quoi
regretter la garantie qu’offrait la
BCE avec ses taux très bas…
Les remous autour de la dette
publique de 2 150 milliards d’euros feront chavirer bien des bas de
laine car elle est détenue à 60 %
par des non-résidents. Ces “étrangers” refuseront un remboursement en monnaie dévaluée et pourront réclamer devant les tribunaux
la saisie des avoirs extérieurs de
l’État.
Le plus critique à gérer sera la
période de transition, qui pourrait
commencer dans la précipitation
au matin du 24 avril, dans l’hypothèse d’un duel Le Pen-Mélenchon
pour le 7 mai. Le gouvernement
provisoire Hollande pourrait alors
appliquer le principe de précaution pour éviter une fuite massive
des capitaux. Cela signifierait l’instauration d’un contrôle des changes
couplé à un blocage des comptes et
des assurances-vie. Bienvenue dans
le monde post-euro. Bien sûr ce n’est
à ce stade que de la science-fiction !
Dévaluation où est ta gloire, demanderont de leur côté les ménages
avec amertume. Ceux-ci seront
doublement pénalisés dans leur
pouvoir d’achat par la valse des
étiquettes sur les articles importés
(iPhone par exemple) et la montée
inéluctable des taux d’emprunt.
Cette hausse des taux d’intérêt
à long terme fera apparaître des
pertes en capital significatives
sur les portefeuilles obligataires,
assurance-vie en tête. Le Cercle
de l’épargne, piloté par l’économiste Philippe Crevel, vient de
publier un ‘Petit guide de l’épargne
à l’intention à ceux qui croient
au Frexit’, éclairant sur tous ces
enchaînements.
de gouvernement”. L’un comme l’autre
sont convaincus que nos partenaires
vont accepter leurs conditions, portés
qu’ils seront par la légitimité de l’élection à l’Élysée et le poids stratégique
de la France – qui n’est pas la Grèce.
C’est une grave erreur. Au surplus,
ce serait faire prendre à la France un
chemin de traverse qui projetterait
pour longtemps son économie en
seconde division. Le contraire d’une
vraie souveraineté.
Tout cela au moment où l’Union européenne, consciente d’être au bord
de la noyade, commence à déployer
fébrilement des parades. Comme aux
frontières de Schengen. On attend
aussi une réforme efficace de la
zone euro. Elle ne se fera que dans
un climat de confiance avec tous les
partenaires.
Tirer un trait sur les règles
fondatrices de la BCE
Comment justifier face à tous ces
risques inéluctables l’entêtement
de Marine Le Pen et de Jean-Luc
Mélenchon? Car ces deux challengeurs sont à bien des égards sur la
même ligne, si l’on met entre parenthèses la question “migratoire et
priorité nationale” propre au FN.
Tous deux considèrent que le retour
à la croissance et à l’emploi n’est
plus possible dans le cadre des traités européens. Tous deux les dénoncent et surtout veulent remplacer la
BCE indépendante par une banque
centrale aux ordres du politique.
Seul bémol: pour Le Pen, elle sera
française, pour Mélenchon elle peut
rester européenne. À la clef il y a une
seule alternative: ou tout change, ou
on quitte.
Pour le leader des Insoumis, la priorité
est bien d’obtenir un aménagement
du fonctionnement d’une zone euro
rigide et de sa BCE – pas de partir.
Fort bien, mais comme les conditions
posées sont totalement inacceptables
par nos partenaires, on retombe vite
sur l’option abandon de l’euro – baptisé plan B par Mélenchon. Il est en
tout point comparable au plan A de
Le Pen. En résumé, la BCE doit accepter de se transformer en machine à
imprimer des billets pour relancer
l’économie.
Jacques Généreux, l’économiste de
la France insoumise, l’exprime dans
un langage policé: “notre réforme de
la BCE c’est le contrôle démocratique,
le rachat de la dette, les prêts directs aux
États, l’interdiction des blocus financiers, la fin de la priorité donnée à la
faible inflation…”. Autant dire que
l’on tire un trait sur les règles fondatrices de la BCE, et même sur le rôle
central dévolu aux banques centrales
de la zone OCDE depuis les années
80. C’est tout simplement inconcevable pour Berlin et nombre d’États
de la zone euro. Tout cela mettrait à
bas une régulation qui protège de l’inflation supérieure à 2 %, et de ce fait
protège les épargnants.
Péché d’orgueil
En réalité, Marine Le Pen et Jean-Luc
Mélenchon commettent le péché d’orgueil. Le leader des Insoumis est très
clair: “je crois au rapport de forces et à
la politique de la puissance. Je ne crois
pas que le consensus soit une méthode
En réalité,
Marine Le Pen
et Jean-Luc
Mélenchon
commettent le
péché d’orgueil.
L’un comme l’autre
sont convaincus
que nos partenaires
vont accepter
leurs conditions,
portés qu’ils seront
par la légitimité
de l’élection à
l’Élysée et le poids
stratégique de la
France, qui n’est pas
la Grèce. C’est une
grave erreur.
© 2017 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale: www.economist.com.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
3
Analyses
Les nations Gafa
Techplomatie
Les effets de bord d’une diplomatie numérique parallèle à l’instar des danois
EDOUARD LAUGIER
À nouvelle nation, nouveau diplomate. Voilà la logique qui a poussé
le Danemark à annoncer la création d’un “ambassadeur du numérique” auprès des géants du web.
Une première. Ce petit pays du
nord de l’Europe, pionnier sur
bien des sujets concernant l’innovation, entre de plain-pied dans
l’ère de la “techplomatie”. Cette
démarche peut tout à fait se justifier. Mais c’est aussi une rupture
dans les relations “traditionnelles”
entre États et entreprises. D’autres
nations, en premier lieu la France,
ont-elles intérêt à s’en inspirer ? Ou
au contraire s’en défier, malgré les
apparences.
Les Gafa, 7ème économie mondiale
D’abord, pourquoi entretenir
des relations bilatérales avec
Google & Co comme avec un classique État nation ? “Internet a bouleversé les équilibres mondiaux en
matière d’influence et de softpower.
Les États en général ont de facto perdu
un certain monopole en matière d’influence. Ils s’affrontent entre eux
sur l’Internet, mais aussi avec de
nouveaux acteurs du numérique”,
constate Gilles Babinet, “digital
champion” de la France auprès de
la Commission européenne. La raison première tient en effet à la place
et la puissance de ces multinationales dans la société et l’économie.
Les usages d’abord : Facebook est
par exemple utilisé quotidiennement par 1,2 milliard d’utilisateurs
dans le monde et par 24 millions
de personnes en France, soit près
d’un Français sur trois ! Les principaux services de Google – moteur
de recherche, navigateur Chrome,
plateforme de vidéo Youtube ou de
courrier Gmail – sont utilisés mensuellement par plus d’un milliard
4
de personnes chacun. Encore plus
spectaculaire : en février dernier,
Youtube a annoncé avoir dépassé le
cap du milliard d’heures de vidéos
vues chaque jour. Les Gafa (Google,
Apple, Facebook et Amazon) ne
sont pas les seuls champions du
digital : Netflix, Airbnb, Tesla, Uber
(NATU) ou encore Snapchat qui
vient de rentrer en bourse, complètent une liste – évidemment jamais
définitive.
Seconde explication en faveur
de la techplomatie : la force de
frappe financière des multinationales du digital, soit des dizaines
de milliards de dollars de chiffre
d’affaires – le record étant pour
Apple en 2016 à 215 milliards – et
des valorisations boursières à couper le souffle. Quelques chiffres et
éléments de comparaison : Apple
capitalise 755 milliards de dollars,
un record mondial, Alphabet, la
maison mère de Google, arrive en
deuxième position à 580 milliards
de dollars. Cumulées, les valorisations des seuls Gafa atteignent les
2 164 milliards de dollars. Un montant qui positionne les champions
du digital comme la 7e économie
mondiale, juste derrière la France
et ses 2 323 milliards de dollars de
PIB.
Diplomatie thématique 2.0
En se dotant d’un “techdiplomate”,
le gouvernement danois entend renforcer l’attractivité du pays. “Cette
démarche vise à attirer les investissements des Gafa, par exemple des data
centers et des infrastructures pour le
nord de l’Europe”, explique Bernard
Benhamou, le secrétaire général de
l’Institut de la souveraineté numérique et ancien conseiller numérique auprès de l’Ambassadeur de
France aux Nations Unis. Un enjeu
fort pour un “petit” pays qui peine
à attirer les entreprises étrangères.
Ces dernières sont responsables de
20 % des emplois du pays, mais ne
représentent que 1 % des sociétés installées. On en revient ainsi
la raison d’être de la diplomatie :
représenter son pays, protéger ses
intérêts, négocier mais aussi développer des relations. Avec des États
sur des territoires, mais pas seulement. Mondialisation oblige, le pouvoir ne s’arrête pas aux frontières
et aux souverainetés des États.
Depuis 1998, sous la présidence de
Jacques Chirac, la France explore
de nouvelles frontières de la politique étrangère. Nom officiel ? La
diplomatie par thème. Ainsi des
ambassadeurs dits “thématiques”
sont-ils désignés pour représenter
la France sur des sujets globaux
ou techniques. Exemple : les droits
de l’homme, l’action culturelle
extérieure de la France, la lutte
contre le VIH-sida, le changement
climatique ou encore les relations
sociales internationales. Ils sont
une trentaine. Mais pas d’ambassadeur sur la problématique numérique. Seulement un coordinateur,
en charge de la cyber-diplomatie et
l’économie numérique depuis 2015,
David Martinon.
Ambassadeur numérique vs
‘US Chief Technology Officer ‘
“Les schémas
classiques ne
fonctionnent
plus. L’idée est
d’avoir un dialogue
institutionnalisé,
permanent et régulier
est une initiative
intéressante. Les
Danois ont le mérite
de regarder cette
réalité en face, ils sont
pragmatiques”
L’idée même que les Gafa vont supplanter progressivement les actions
des États n’est pas utopique : santé,
éducation, administration, renseignement, ces entreprises multiplient les contrats avec les pouvoirs
publics. Il est évident qu’elles ont
parfois plus d’importance et de
rayonnement que certains pays. Les
champions du digital sont des entreprises singulières. En témoigne les
chroniques difficultés de régulation, la mise en place chaotique de
la “taxe Google” ou l’adaptation de
la fiscalité aux nouveaux modes de
consommation et de travail développés par des acteurs comme
Airbnb ou Uber.
Alors pourquoi pas une diplomatie
numérique, à l’instar de nos amis
danois ? Les avis divergent. Pour
Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne
et vice-président de la Commission
des affaires étrangères, “les schémas
classiques ne fonctionnent plus. L’idée
est d’avoir un dialogue institutionnalisé, permanent et régulier est une
initiative intéressante. Les Danois
ont le mérite de regarder cette réalité en face, ils sont pragmatiques. Je
n’y vois pour ma part aucun renoncement à une quelconque souveraineté, ni un mépris de la diplomatie
traditionnelle”. Une opinion que ne
partage pas Bernard Benhamou,
pour qui “être au-dessus des lois,
c’est exactement ce que cherchent les
Gafa. Dialoguer à un niveau ‘ambassadeur’ n’est pas un bon positionnement stratégique. Il y a trop d’effets
de bord, le premier d’entre eux étant
de donner un statut d’État à des multinationales”. Le secrétaire général de l’Institut de la souveraineté
numérique privilégie une approche
différente. À l’américaine. La
Maison-Blanche dispose d’un “U.S.
Chief Technology Officer”, lequel
maîtrise les enjeux numériques et
coordonne l’action de l’État, y compris dans les limitations à imposer
aux Gafa. “Voilà le profil dont nous
avons besoin. Le CTO est exactement
l’opposé de l’ambassadeur, qui cherchera surtout à amadouer les champions du digital.” Autre effet secondaire de cette diplomatie parallèle :
des interférences préjudiciables
avec la politique européenne de la
concurrence. Margrethe Vestager,
la commissaire européenne à la
concurrence, mène actuellement
plusieurs enquêtes sur des multinationales du digital comme Apple et
Google. “D’une manière générale, on
voit bien que l’émiettement de compétences face aux Gafa serait très préjudiciable à une politique concertée”,
conclut Gilles Babinet.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
5
Analyse
Au final, la sécurité
Comment gérer la cybermenace
La
question
de
la sécurité n’est
pas assez prise au
sérieux par toutes
les entreprises qui
recourent à des
logiciels
THE ECONOMIST
La sécurité informatique est une
contradiction en soi. Par exemple,
l’année dernière, des pirates ont
volé 81 millions de dollars à la
Banque centrale du Bangladesh.
Le rachat pour 4,8 milliards de
dollars de Yahoo par Verizon,
l’opérateur téléphonique américain, a presque déraillé à cause
de deux énormes fuites de données. Et des pirates russes ont
interféré dans l’élection présidentielle américaine.
Derrière ces gros titres, il existe
un marché noir de l’extorsion
informatisée, du piratage à la
demande et du vol de biens
numériques qui est en plein
essor. Le problème est sur le
point d’empirer. Les ordinateurs
traitent de plus en plus souvent
non seulement des données abstraites comme les informations
des cartes de crédit, mais aussi
avec des objets physiques et
des corps humains vulnérables
dans le monde réel. Une voiture
moderne est un ordinateur sur
roues, un avion est un ordinateur
avec des ailes. Avec “l’Internet
des objets”, les ordinateurs seront
mis à toutes les sauces, des panneaux routiers aux scanners IRM
en passant par les prothèses corporelles et les pompes à insuline.
Il n’est pas prouvé que ces appareils seront plus fiables que leurs
prédécesseurs non connectés. Les
pirates ont déjà démontré qu’ils
pouvaient prendre le contrôle à
distance des voitures connectées
et des stimulateurs cardiaques.
Il est tentant de croire que les
problèmes de sécurité peuvent
être résolus par plus de technologie et une vigilance accrue. Et il
est certain que beaucoup d’entreprises ne prennent toujours pas la
sécurité suffisamment au sérieux.
Cela nécessite une certaine
culture paranoïaque qui n’est
pas naturelle aux entreprises en
dehors du secteur de la technologie. Les entreprises de toutes
sortes devraient adopter des initiatives comme les programmes
“Bugs
contre
récompense”,
dans le cadre desquels les entreprises récompensent les hackers
“éthiques” (les “bons” pirates)
qui détectent les failles de sécurité afin de les réparer avant que
certains en profitent.
Mais il est impossible de sécuriser
complètement les ordinateurs.
Les logiciels sont extrêmement
complexes. Avec ses produits,
Google gère quelque 2 000 milliards de codes sources. Les
erreurs sont inévitables. Le programme informatique moyen
contient quatorze vulnérabilités
distinctes, chacune est un point
potentiel d’infraction illicite.
Ces faiblesses sont aggravées par
l’histoire du Web. La sécurité n’a
été qu’une réflexion a posteriori.
Laisser les fenêtres
ouvertes
Ce n’est pas un cri de désespoir.
Les risques liés à la fraude, aux
accidents de voiture et à la météo
ne seront jamais complètement
éliminés, mais les sociétés ont
développé des moyens de gérer
ces risques : en l’occurrence, des
réglementations gouvernementales qui renforcent la responsabilité juridique afin d’encourager
un comportement plus sécurisé.
D’abord la législation. La première priorité des gouvernements est de ne pas laisser s’aggraver la situation. Les attaques
terroristes,
comme
celles
récentes à Saint-Pétersbourg et
à Londres, suscitent souvent des
appels à moins de cryptage afin
que les services de sécurité surveillent mieux les individus. Mais
il est impossible d’alléger le cryptage au nom de la surveillance
des seuls terroristes. Le chiffrement qui protège les messageries
sur mobile comme WhatsApp
garantit également les transactions bancaires et les identités en
ligne. La sécurité informatique
est mieux servie par un fort cryptage pour tous.
La prochaine priorité consiste
à définir les règles de base des
produits. Un manque d’expertise
entravera toujours la capacité
des utilisateurs d’ordinateurs à
se protéger. Les gouvernements
devraient donc promouvoir la
“santé publique” informatique.
Ils pourraient imposer que les
mises à jour soient automatiquement installées sur les appareils
connectés lorsque des failles sont
détectées. Ils pourraient obliger
les utilisateurs à modifier les
noms d’utilisateur et les mots
de passe par défaut. Les lois de
certains États américains sur les
signalements d’intrusions obligent déjà les entreprises à faire
savoir lorsqu’elles sont piratées.
Cela les oblige à résoudre un problème au lieu de l’enterrer.
Aller un peu plus lentement et réparer les choses
Mais les normes minimales ne
vont pas assez loin. L’impuissance
des utilisateurs à se protéger
n’est qu’un exemple du problème
général de la sécurité informatique : les incitations à la prendre
au sérieux sont trop faibles.
Souvent, le dommage causé par
les pirates informatiques ne l’est
pas au propriétaire de l’appareil
compromis. Pensez aux “botnets”, aux réseaux d’ordinateurs,
aux ordinateurs de bureau, aux
routeurs, aux ampoules “intelligentes”, qui sont infectés par
des logiciels malveillants et attaquent d’autres cibles.
Plus important : l’industrie du
logiciel a pendant des décennies rejeté toute responsabilité
lorsque ses produits fonctionnaient mal. Approche qui comporte des avantages. Le fructueux
style d’innovation de la Silicon
Valley – “bouger vite et bouleverser les choses” – n’est possible que si les entreprises sont
relativement libres de mettre sur
le marché des produits perfectibles. Mais ce point sera bientôt
débattu. Plus les ordinateurs
deviennent des produits couverts
par des accords de responsabilité, comme les voitures ou les
biens de consommation, plus les
dénis de responsabilité buteront
contre les lois existantes.
Les entreprises devraient savoir
que si les tribunaux ne les harcèlent pas sur la question de la responsabilité, l’opinion publique
le fera. De nombreux experts en
sécurité informatique comparent
le secteur avec celui de l’automobile américaine des années
1960. Elle avait ignoré la sécurité pendant des décennies. En
1965 a été publié le best-seller
de Ralph Nader ‘Ces voitures qui
tuent’, dans lequel était exposée et épluchée la lâcheté de
l’industrie automobile. L’année
suivante, le gouvernement américain vota des lois sur les ceintures de sécurité, les appuie-tête,
etc. Imaginons maintenant les
appels pour légiférer lorsque le
premier enfant sera tué par une
voiture autonome.
Heureusement, les assurances
cybersécurité, qui sont en plein
essor, permettent de protéger
les consommateurs tout en préservant la capacité du secteur
informatique à innover. Une
entreprise dont les produits fonctionnent mal, ou qui est fréquemment piratée, verra ses primes
d’assurance augmenter, ce qui
l’incitera à résoudre le problème.
Une entreprise qui prend des
mesures raisonnables, mais qui
est néanmoins attaquée, aura
recours à une assurance qui l’empêchera de faire faillite. C’est ici
que certains écarts de responsabilité pourraient être négociés.
Encore une fois, il y a des précédents : lorsque des réclamations
excessives contre les fabricants
américains d’avions légers ont
menacé le secteur de banqueroute dans les années 1980, le
gouvernement a modifié la loi en
limitant leur responsabilité sur
les anciens produits.
Une des raisons pour lesquelles
la sécurité informatique est si
importante aujourd’hui, c’est
qu’elle n’a jamais été une
préoccupation
auparavant.
Lorsqu’Internet était nouveau,
c’était pardonnable ; maintenant que les conséquences
sont connues et que les risques
posés par les bugs et le piratage
sont importants et croissants, il
n’y a plus d’excuse pour répéter l’erreur. Mais l’évolution
des attitudes et des comportements nécessitera des outils
économiques, pas seulement
techniques.
Les pirates ont
déjà démontré
qu’ils pouvaient
prendre le contrôle
à distance des
voitures connectées
et des stimulateurs
cardiaques.
© 2017 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale: www.economist.com.
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Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Analyses
Industrie musicale
Comment la musique
s’est réinventée en ligne
Spotify et ses cinquante
millions
d’abonnés
payants sont la preuve
qu’il est possible de
rémunérer les créateurs.
Mais il aura fallu que les
pirates obligent les labels
à s’entendre.
le secteur de la diffusion en ligne
et de la vente au détail en lançant
des sites comme Pressplay, voulu
par Universal et Sony pour lutter
contre l’accélération du partage de
fichiers musicaux sur Napster. Ce fut
un échec, car il leur manquait tout à
la fois les compétences et une réelle
détermination pour révolutionner
leur business model.
JOHN GAPPER, FT
Quand l’album ‘When More Life’
du rapeur canadien Drake est
sorti le mois dernier, il a été écouté
385 millions de fois en streaming
audio durant la première semaine,
rien qu’aux États-Unis. Le chiffre
est extraordinaire, mais le support
ne l’est plus: le streaming audio a
dépassé les ventes de CD et les téléchargements, et même le marché des
copies piratées.
Les revenus du streaming audio aux
États-Unis ont grimpé à 3,9 milliards
de dollars l’an dernier, soit 51 % du
revenu sectoriel de la musique enregistrée, estimé à 7,7 milliards de dollars. Ce chiffre global ne représente
que la moitié des revenus du secteur
en 1999, avant l’explosion du piratage des fichiers audio numériques,
mais la croissance est revenue.
Universal Music, le plus gros label,
a signé un nouvel accord de licence
cette semaine avec Spotify, le site qui
propose des musiques en streaming,
ce qui va faciliter la future introduction en bourse de Spotify.
Les places fortes du piratage ont été
reconquises. Pirate Bay, le site de partage de fichiers peer-to-peer, a ouvert
en Suède en 2003. Son co-fondateur,
Gottfrid Svartholm, déclarait alors:
“la Suède est un pays du nord de l’Europe… La loi américaine ne s’applique
pas ici”. Depuis, il a été condamné
à une peine de prison, et la Suède
d’aujourd’hui est l’un des pays au
plus fort taux d’abonnement à des
services payants tels qu’Apple Music.
La musique a été l’un des premiers
secteurs “disruptés” par le digital.
Les labels ont été sévèrement frappés. Sa renaissance dans les marchés développés (le piratage restant
courant ailleurs) propose quelques
leçons utiles pour les autres.
D’abord, comme le conseillait dans
une de ses chansons Bob Dylan,
‘Don’t throw it all away’ (ne sacrifiez pas tout). Les labels ont fait des
erreurs: traîner en justice des individus pour avoir téléchargé des fichiers
illégalement, et apparaître du même
coup comme des brutes antipathiques, a été l’une des pires. Mais les
labels ont aussi gardé la foi, certains
que la musique enregistrée avait une
valeur intrinsèque, qu’elle méritait
d’être rémunérée – contrairement
aux éditeurs de presse imprudents
qui ont diffusé gratuitement les
informations en se reposant sur les
revenus de la publicité.
Cette ligne de conduite porte ses
fruits aujourd’hui. Les abonnements
payants aux sites de musique ont
bondi l’an dernier aux États-Unis, de
1,2 milliard à 2,5 milliards de dollars
de recettes. Ils deviennent la principale source de revenus du secteur
alors que les téléchargements en
ligne et les ventes de disques physiques déclinent (exception faite des
vinyles). Quelque 50 millions d’abonnés de Spotify payent pour avoir un
accès illimité sur mobile à ses trente
millions de morceaux et ne se contentent donc pas de son abonnement de
base gratuit, financé par la publicité.
Les labels ont aussi persévéré dans ce
en quoi ils étaient bons: la discipline
de la recherche de nouveaux artistes,
de leur suivi, et du marketing. Ils
dépensent toujours 27 % de leurs
revenus dans ces postes budgétaires,
selon l’organisme professionnel de
représentation du secteur, l’IFPI
(Fédération internationale de l’industrie phonographique). Ils ont
conservé globalement le même fonctionnement, tout en évoluant vers de
nouveaux canaux comme YouTube
pour découvrir de nouveaux talents.
Deuxièmement, selon les sages
paroles de la chanteuse Meghan
Trainer, “tout est dans la ligne de
basse”. La taille du label est utile, et
elle devient vitale dans les bouleversements entraînés par le digital,
depuis que le pouvoir est passé des
mains des propriétaires de contenus
à celles des distributeurs. Le même
schéma s’est répété dans la musique,
l’édition, la télévision et le cinéma.
Les labels, les maisons d’édition et
les studios de cinéma ont dû composer avec de puissants nouveaux
venus, comme Amazon et Netflix.
En réaction, les labels de musique
ont fusionné. Les “big six” sont
devenus les “big three”: Universal,
Warner Music et Sony Music. À eux
trois, ils détiennent environ 75 % du
marché. Ce qui a donné à chacun un
plus grand poids pour négocier avec
Spotify et d’autres diffuseurs. Les
éditeurs de livres ont eux aussi connu
le même mouvement de consolidation et sont devenus les “big five”
pour rivaliser avec Amazon.
La taille a un autre avantage dans
le monde digital: les services de
musique en streaming ont besoin
à la fois de hits et de catalogues.
Les abonnés qui payent 9,99 dollars
par mois veulent les albums ‘19’ et
‘21’ d’Adele, mais aussi ‘25’. Ce qui
augmente le pouvoir de négociation des labels et se révèle également bon pour les bénéfices. Leurs
marges, dans le digital, représentent
le double de celles des ventes physiques, selon Goldman Sachs.
Troisièmement, comme le chantaient
les Beatles, ils ont obtenu un peu
d’aide de leurs amis. Au début, les
labels ont tenté de s’installer dans
Ce n’était pas entièrement de leur
faute. Il est difficile, quand on est
concurrents dans une activité, de
brusquement coopérer dans une
autre, sans même parler des problèmes légaux entraînés par les lois
anti-trust. Et cela l’est d’autant plus
si la nouvelle activité doit négocier
avec ses propres propriétaires, car
les distributeurs de musique doivent
négocier avec les ayants droit. Un
nouvel entrant comme Spotify n’a
pas eu à assumer le même passif de
gestion des ayants droit et de litiges.
Ce qui lui a permis d’innover plus
facilement, et de libérer ce marché.
Les fournisseurs de musique en
streaming ne sont pas seulement
des bases de données de disques,
comme des morceaux piratés par
le public sur une clé USB: ils sont
plus fluides, flexibles et proposent
de nouvelles manières de découvrir
des artistes via les recommandations
des amis en ligne. Les labels étaient
incapables d’inventer ces produits.
Ils ne pouvaient émerger que de la
collaboration.
Spotify et YouTube sont des “frenemies” (des amis-ennemis’) plutôt que
des amis. Les labels se méfient des
sites de musique en streaming financés par la publicité car les royalties
sont moins élevées. Le nouvel accord
signé entre Spotify et Universal
garantit aux artistes l’embargo de
leurs nouveaux albums pendant
deux semaines pour les utilisateurs
de l’abonnement de base de Spotify.
Les relations sont particulièrement
tendues avec YouTube. Les labels
l’accusent, avec de bonnes raisons, de
profiter de lois laxistes sur le copyright pour proposer des royalties plus
faibles sur les vidéos en streaming.
Le streaming a aidé le secteur non
seulement à survivre, mais à croître.
En se consacrant à ses fondamentaux, en choisissant de grossir pour
mieux négocier, et en trouvant de
nouveaux partenaires, la musique a
retrouvé une nouvelle vie.
Les labels ont aussi
gardé la foi, certains
que la musique enregistrée avait une
valeur intrinsèque,
qu’elle méritait d’être
rémunérée – contrairement aux éditeurs de
presse imprudents qui
ont diffusé gratuitement les informations
en se reposant sur les
revenus de la publicité.
© 2017 Syndicated articles from The Financial Times Limited. All Rights Reserved. Not to be redistributed, copied or modified in anyway. Le nouvel Economiste is solely responsible for providing this translated content and the Financial Times Limited
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Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Analyse
‘Garb age’
Être à la mode peut être extrêmement
mauvais pour la planète
Laproduction mondiale
de vêtements a doublé
entre 2000 et 2014.
THE ECONOMIST
Le style, dit-on, est intemporel.
Mais la durée de vie des vêtements nécessaires à ce chic éternel est plus courte que jamais,
dans les rayons des magasins
comme chez les clients. La production de vêtements a doublé
entre 2000 et 2014. Depuis 2000,
les chaînes de production des
marques se sont modernisées,
les cycles de production se sont
accélérés, les clientes en ont plus
pour leur argent. Les marques de
la “fast mode”, comme Zara, qui
appartient au groupe espagnol
Inditex, sont passées de quelques
collections par an à 20 ou plus.
La chaîne suédoise H&M en produit seize. Le paraître a maintenant un coût environnemental,
et plus uniquement financier.
Des pesticides déversés sur les
champs de coton aux bains dans
lesquels la toile denim est traitée, produire un kilo de tissu
génère aujourd’hui 23 kg de gaz à
effets de serre, selon des estimations du cabinet de consultants
McKinsey. Parce que les consommateurs gardent à peu près tous
les types de vêtements moitié
moins longtemps qu’il y a quinze
ans, ces produits finissent rapidement en déchets. Le dernier
souci en date : les consommateurs
des pays en développement, qui
n’achètent pas encore autant de
vêtements que ceux des pays
riches, mais sont bien partis
pour les rattraper. La plupart des
marques savent que tôt ou tard,
les consommateurs vont prendre
conscience de ces problèmes.
Elles s’en inquiètent.
Depuis années 1990, différents
scandales ont éclaté sur les conditions de travail des ouvriers qui
produisent pour Nike, Walmart,
Primark, qui ont porté tort à
l’image des marques. La mode ne
peut plus se permettre de traîner
une sale image.
Pour les acteurs du prêt-à-porter,
une réponse simple aux inquiétudes sur l’environnement est
l’utilisation d’énergies renouvelables dans leurs unités de production. S’ils veulent aller plus
loin, ils peuvent réduire substantiellement leur consommation
d’eau et de produits chimiques.
Ils peuvent aussi élaborer de
nouveaux textiles et de nouveaux
procédés de fabrication, qui
réduisent les émissions. Sous cet
aspect, le bilan est pour l’instant
mitigé.
H&M a été le plus gros acheteur
au monde de “meilleur coton”
l’an dernier. Il s’agit de coton
produit sans les pesticides les
plus dangereux et sous contrôle
strict de la consommation d’eau.
Ce coton pousse dans 24 pays
et représente environ 12 % des
25 millions de tonnes de coton
produites chaque année dans
le monde. Kirsten Brodde, de
Greenpeace, note aussi que H&M
a éliminé les composés toxiques
et poly-fluorés (utilisés pour
rendre les vêtements étanches)
de ses collections. Chez Nike, la
méthode Flyknit pour tisser les
pièces, y compris les chaussures,
réduit les déchets de 60 % par
rapport à la méthode classique
coupe-couture. Les produits
Flyknit suscitent une grande
adhésion : les recettes de cette
ligne ont dépassé le milliard de
dollars durant la dernière année
fiscale.
Mais pour beaucoup de producteurs, la recherche et le développement dans de nouveaux textiles et de nouvelles méthodes
de production n’est pas une
priorité. Ils ne mesurent pas
leur impact environnemental.
Par ailleurs, lancer des lignes
“green” comporte un risque pour
les marques, selon Steven Swartz
Lancer des lignes
“green” comporte
un risque pour les
marques.
Il est possible qu’un
consommateur
commence par
porter un T-shirt
écologique, puis
se mette à voir
les produits
classiques comme
des pièges menant
à la destruction
de la planète
de McKinsey. Il est possible
qu’un consommateur commence
par porter un T-shirt écologique,
puis se mette à voir les produits
classiques comme des pièges
menant à la destruction de la planète. Une poignée de marques
encouragent les clients à recycler
leurs vêtements en les rapportant en magasin. Mais presque
tous les vêtements actuels sont
faits d’un mélange de fibres qui
souvent comporte du polyester.
Séparer le polyester est difficile,
et les méthodes mécaniques de
recyclage abîment les fibres. Les
méthodes chimiques sont trop
chères pour être viables.
L’expédition de vêtements de
seconde main vers l’Asie ou
l’Afrique est également très onéreuse. Quand les marchés intérieurs sont assez importants pour
les absorber, la mauvaise qualité
des vêtements en polyester et
fibres mélangées signifie qu’ils
ne survivront pas longtemps.
Avec des vêtements plus solides,
ce serait plus facile. Tom
Cridland, un styliste britannique,
dessine des lignes pour homme
conçues pour durer trois décennies, grâce à des coutures solides
et des traitements spéciaux
pour éviter qu’ils rétrécissent.
Il espère des revenus de l’ordre
d’un million de dollars cette
année, mais reconnaît que son
modèle est difficile à reproduire.
Patagonia, fabricant de vêtements pour l’alpinisme et la randonnée, envoie des camionnettes
sur les campus pour aider les étudiants à repriser et réparer leurs
vestes et pantalons. Il aide aussi
d’autres marques à être plus écologiques. Patagonia a découvert
un textile adapté aux combinaisons étanches qui, contrairement
au néoprène, ne nécessite pas
d’huile pour sa fabrication. Il a
partagé sa trouvaille avec des
marques de surfwear comme
Quicksilver. Ces innovations
deviennent nécessaires. Le style
est peut-être intemporel, mais le
modèle actuel de production des
vêtements ne l’est pas.
© 2017 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale: www.economist.com.
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Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Analyses
TRUMP POWER
Le “fly over country”
Du Midwest aux États du sud, l’économie reprend des couleurs
ANNE TOULOUSE
Il est fascinant, 5 mois après l’élection de Donald Trump, de voir à
quel point l’Amérique qui lui a
donné la victoire reste ignorée, ou
tout au moins caricaturée. Si l’on
regarde la carte électorale des
États-Unis, il y a deux parenthèses
bleues, représentant les États qui
ont voté démocrate, et entre les
deux, un grand espace rouge qui
représente les États qui ont voté
républicain. Certes, la population
n’est pas proportionnellement
répartie – 39 % des habitants
vivent dans les franges bleues, ce
qui veut dire tout de même que
61 % vivent dans le reste du pays.
Mais cette majorité est médiatiquement silencieuse, surtout
pour le reste du monde. Les trois
grands pôles de la communication
sont New York, Washington et Los
Angeles. L’Amérique vue à travers le ‘New York Times’, les films
d’Hollywood et les universités de
l’Ivy League est pour une grande
partie des habitants de ce pays une
Amérique virtuelle. Dans l’autre
Amérique, qui va des Appalaches
aux Rocheuses et de la frontière
du Canada à celle du Mexique,
quelques régions sont particulièrement malmenées dans les analyses
sommaires, peut-être parce que les
visiteurs y mettent rarement les
pieds : on les appelle le “flyover
country”, l’espace que l’on survole
en allant d’une côte à l’autre.
Midwest dans la moyenne
nationale
En tête vient le Midwest, que l’on
aurait cru, au lendemain de l’élection, peuplé de fermiers attardés
psalmodiant des versets bibliques
sur leur tracteur et d’ouvriers
pleurant dans les décombres de
leurs usines. Certes, la région a
été mise à mal par la révolution
industrielle et elle a son lot de
conservatisme rural, mais si l’on
regarde les chiffes au lieu des clichés, on constate qu’elle se porte
globalement aussi bien que le
reste du pays. Il est difficile d’établir un palmarès économique
qui tienne compte de tous les
facteurs – PNB de l’État, revenu
per capita, niveau de l’emploi et
de l’immobilier–, mais le magazine ‘Business Insider’ a croisé
tous ces éléments et on constate
que sur les 50 États américains,
deux du Midwest, le Minnesota
et l’Iowa, se trouvent parmi les 16
plus prospères, le Michigan est au
milieu, 26e, et seulement deux, le
Kansas et le Missouri, se trouvent
dans les 10 derniers. Le nombre
d’habitants vivant en dessous du
seuil de pauvreté dans les 12 États
du Midwest est légèrement inférieur à la moyenne nationale. Le
9 novembre 2016, on pouvait lire ce
commentaire dans “REjournal”,
un site d’information économique
de Chicago : “De nombreux experts
disent que les électeurs des États clés
du Midwest comme le Wisconsin,
l’Ohio et le Michigan, sont inquiets
de la perte des emplois industriels.
Ils auraient voté Trump dans l’espoir
qu’il endiguerait ces pertes. Il est intéressant est de constater que dans ces
États, perdus par Hillary Clinton, le
marché de l’immobilier commercial
est ascendant. Le marché industriel
est en plein boom dans l’Indiana,
le Wisconsin et l’Ohio, le marché
de la distribution est solide, on voit
même une renaissance du côté de la
demande d’espace de bureaux”.
à Nashville et Oak Ridge, où ont
eu lieu les premiers travaux sur
la bombe atomique, est un hub
de l’énergie nucléaire. Dans le
classement universitaire national,
l’Université de Chicago, Notre
Dame dans l’Indiana, Duke en
Caroline du Nord et Vanderbilt à
Nashville, sont classées parmi les
15 premières.
Au sud, du soleil et des emplois
La relative indifférence du reste
du monde pour cette Amérique
est réciproque, la politique y
est mesurée avant tout à l’aune
de l’économie. C’est surtout
vrai pour les petites villes et les
petites entreprises qui les font
vivre. La Fédération nationale
des Entreprises Indépendantes
(National
Federation
of
Independent Business, NFIB) a
publié une enquête montrant
qu’au début de l’année 2017, les
petits commerces exprimaient
Le Sud, qui n’a pas non plus très
bonne presse, compte certes deux
des États le plus pauvres – l’Alabama et le Mississippi –, mais
aussi des États en plein boom
économique comme la Géorgie,
la Caroline du Nord et surtout le
Texas. Parmi les dix villes qui grandissent le plus rapidement actuellement aux États-Unis, quatre
se trouvent au Texas, un État où
700 000 personnes viennent s’installer chaque année, soit exactement le même nombre d’habitants
qui quittent l’État de New York.
Ce mouvement de population ne
suit pas seulement le soleil, mais
aussi les emplois. Michelin, la plus
grande entreprise française aux
États-Unis, a son siège en Caroline
du Sud ; le triangle de la recherche,
en Caroline du Nord, est l’un des
grands centres de convergence
entre les universités et l’industrie ; le Tennessee n’est pas seulement voué à la country music : il
accueille un grand centre médical
Retour d’optimisme
La relative indifférence du reste du
monde pour cette
Amérique est réciproque, la politique
y est mesurée avant
tout à l’aune de
l’économie
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
le plus haut niveau d’optimisme
enregistré depuis 12 ans. Cet optimisme est reflété par les chiffres :
dans son dernier rapport en date
du 6 avril, la NFIB montre que
16 % des entreprises de son secteur sont en train de créer de nouveaux emplois, ce qui est considérable dans un domaine qui jusqu’à
un passé récent était encore sous
le coup de la crise de 2008. Cela
reflète un sentiment général à
l’égard de l’économie. En mars
dernier, l’indice de confiance des
consommateurs a atteint son plus
haut niveau depuis l’année 2000.
Un sondage réalisé par l’Institut
Pew montre une rare convergence
entre démocrates et républicains :
60 % des uns et des autres sont
satisfaits de la situation économique. Cette satisfaction fait rarement les titres, mais comme le
disait James Carville, le conseiller
politique de Bill Clinton, “It’s the
economy stupid !”.
Bio express
* Anne Toulouse, journaliste franco-américaine, a
publié un essai remarqué" sur le candidat Trump "Dans
la tête de Trump" chez Stock (septembre 2016). Depuis
l'installation de ce dernier à la Maison Blanche le 20
janvier 2017, elle rédige tous les quinze jours pour le
nouvel Economiste une chronique américaine, intitulée
Trump Power, qu'elle partage sur un rythme hebdomadaire avec Vincent Michelot universitaire spécialiste de
l'histoire politique américaine.
11
Analyses
LA CHINE S’EST ÉVEILLÉE
ÇA, C’EST L’AFRIQUE
2500 ans de fête des morts
Le problème peul
Ne pas se conformer à l’affirmation du
respect des ancêtres, c’est manquer au
devoir familial, central dans la pensée À force de concentrer son attention sur le djihad, on oublie parfois les
confucianiste
causes de celui-ci, dont le malaise peul est un élément important
PHILIPPE BARRET
La fête des morts existe en
Chine, comme dans les pays
occidentaux. Chez nous, il s’agit
plutôt d’un “jour des morts”, le
2 novembre, au lendemain de la
fête des saints. Le 2 novembre,
on prie les saints pour qu’ils
accueillent les morts au royaume
de Dieu.
En Chine, la fête des morts est
un jour férié depuis 2009. Elle
est fixée le 5 février. Son origine
fait l’objet d’innombrables travaux historiques. Sous une forme
ou sous une autre, on estime que
son origine remonte à 2 500 ans.
Elle porte un nom qui n’a rien à
voir avec la religion : la fête du
balayage des tombes. C’est en
effet ce jour-là qu’on doit aller
nettoyer les tombes. C’est aussi
l’occasion d’y accomplir des
rituels. On s’incline sur la tombe
et l’on pleure. On peut d’ailleurs
recourir, moyennant rétribution,
à des pleureuses professionnelles, qui se courbent trois fois
sur la tombe des ancêtres, prononcent des éloges à leur endroit
et leur offrent des sacrifices et
des fleurs. La cérémonie doit
durer 20 à 30 minutes ; elle est filmée sur vidéo. Les sites Internet
se multiplient pour proposer ce
genre de service. Il en coûte environ 500 yuans (68 euros). Sur les
tombes, on offre de l’alcool – et
l’on en boit ; de la nourriture –
et l’on en mange ; on brûle de la
fausse monnaie en papier – ce qui
provoque parfois des incendies.
descendants. Chaque année,
on compte une recrudescence
des déplacements en train : 12 à
13 millions de passagers en plus
de l’ordinaire.
Mais cette tradition entre en
contradiction avec une préoccupation croissante parmi les
Chinois : la protection de l’environnement et le refus de gaspiller du terrain transformé en
cimetière. De plus en plus de
Chinois abandonnent l’enterrement des cadavres et choisissent la crémation. On conserve
les cendres dans une urne, ou
bien on les jette dans la mer. Et
surtout, beaucoup de personnes
âgées se disent plus sensibles à
l’aide matérielle que peuvent
leur accorder leurs enfants dans
les dernières années de leur
vie, qu’aux cérémonies funèbres
qu’ils pourraient célébrer sur
leur tombe.
À l’épreuve des évolutions sociétales
La motivation de ces démarches
est l’affirmation du respect des
ancêtres. Ne pas s’y conformer,
c’est manquer au devoir familial,
devoir central dans la pensée
confucianiste. Célébrer la fête
des morts, c’est donc aussi faire
connaître son attachement à une
tradition chinoise par excellence.
À Changsha, la capitale du
Hunan, on a créé un institut funéraire, dans lequel les étudiants
apprennent à rédiger une oraison
funèbre aussi bien qu’à embaumer un mort. À la sortie de l’institut, l’emploi est assuré.
Beaucoup de Chinois n’hésitent
pas à faire le voyage nécessaire,
quand la tombe d’un parent est
éloignée du lieu de séjour des
12
Cette tradition entre
en contradiction avec
une préoccupation
croissante parmi les
Chinois : la protection
de l’environnement et
le refus de gaspiller
du terrain transformé
en cimetière
PAR ODON VALLET,
président de la Fondation Vallet
Aussi important que le problème
du Djihad en Afrique, il y a celui
des Peuls. Il ne s’agit pas de terroristes, mais de semi-nomades dont
la présence sur les terres des agriculteurs peut générer des violences
avec de nombreux morts. Comme à
Moulinsart, avec les Romanichels
installés dans la propriété du capitaine Haddock, les Peuls suscitent des réactions contradictoires.
Comme Haddock, certains leur sont
hostiles, ou comme Tintin, d’autres
leur sont favorables. On retrouve
la vieille rivalité entre sédentaires
et nomades, c’est-à-dire d’après la
Bible entre Caïn et Abel. La Bible,
d’ailleurs, donne généralement le
beau rôle aux pasteurs qui se déplacent par rapport aux cultivateurs qui
restent sur leurs terres. Quelques
Peuls sont chrétiens, d’autres sont
bahaïs, un syncrétisme du zoroastrisme et des trois monothéismes,
mais la plupart sont musulmans
sunnites, parfois soufis. Au total, ils
seraient environ 40 millions, dont
près de la moitié au Nigeria dans
le nord du pays, et ce n’est pas un
hasard si Boko Haram s’est installé
dans cette zone. Il y a des Peuls dans
toute l’Afrique de l’Ouest et ils forment 40 % de la population de la
Guinée. Personne ne sait au juste
d’où ils viennent. Peut-être de la
vallée du Nil, mais leur société eut
une civilisation très brillante et difficile à concilier avec les coutumes
des habitants de chaque région. Les
Européens ont, comme souvent,
accru ces différences ethniques, tant
ils avaient du mal à comprendre les
Peuls. Mais surtout, la multiplication
par cinq de la population depuis les
indépendances a rendu l’accueil des
semi-nomades impossible sur des
terres déjà surpeuplées.
Éleveurs contre cultivateurs
Constamment, les heurts entre éleveurs et cultivateurs dégénèrent
dans un climat qui donne lieu à des
surenchères politiques. Par exemple,
les djihadistes du Mali ont profité du
mécontentement des Peuls qui ne
voulaient plus payer de taxes pour
être autorisés à séjourner sur des
pâturages. Ils ont donc promis que si
le Djihad l’emportait, les Peuls n’auraient rien à payer. C’est l’une des
causes de l’extension du djihadisme
au Mali. D’autre part, les tentatives
d’établissement d’un cadastre écrit
compliquent beaucoup la situation des Peuls. Traditionnellement
en Afrique, la propriété rurale est
coutumière et parfois communautaire. Dès lors que les sédentaires
sont amenés à avoir des propriétés
bornées, les querelles de bornage
se multiplient avec les voisins et
viennent se rajouter à l’hostilité
des Peuls qui n’admettent pas les
frontières, car les animaux ignorent
le droit administratif et les bovins
foulent le sol qui contient de la
bonne herbe quel qu’en soit le propriétaire. On retrouve ici les problèmes de cadastre bien décrits par
Marguerite Duras dans ‘Barrage sur
le Pacifique’. À force de délimiter
des rivières de qualités diverses, les
inégalités entre riziculteurs avaient
augmenté en Indochine De même,
en Afrique, les nouveaux cadastres,
par ailleurs nécessaires en raison de
l’augmentation vertigineuse de la
population, créent des mécontentements que la France a bien connus,
il y a trente à quarante ans, lors
des opérations de remembrement.
Lorsqu’en plus, les Peuls viennent
par leur présence mobile défaire
les tentatives de bornage, le climat
social devient parfois explosif.
Y a-t-il ou non des solutions à ce
problème ? Une fois de plus, la
démographie est en cause et on
espère seulement que la surpopulation n’aura pas les mêmes conséquences qu’au Rwanda où l’opposition Hutus/Tutsi avait beaucoup
à voir avec le rétrécissement des
propriétés. Les Peuls disposent
d’atouts sérieux. Mondialement,
il est prouvé que les populations
qui se déplacent ont des points
de comparaison et développent
une intelligence pratique remarquable. Certains Peuls sont ainsi
vétérinaires ou médecins. Leurs
contacts avec les animaux que les
sédentaires ignorent souvent les
ont dotés de qualités excellentes
dans divers domaines. Ce sont aussi
des fabricants de beurre et ils sont
parfois les seuls à savoir traire les
vaches. Toutefois, dès lors qu’ils se
déplacent, il est très difficile de
scolariser leurs enfants. L’avenir
des Peuls, comme probablement
des Roms en Europe, se situe donc
dans une sédentarisation prudente
et progressive que redoutent les
paysans africains, dont la propriété
ne dépasse guère parfois un voire
deux hectares. Une situation que
l’on avait connue dans certaines
communes bretonnes il y a un
demi-siècle.
Réformes redoutées
L’avenir n’est pas désespéré, mais
les Européens connaissent aussi mal
le problème peul aujourd’hui qu’il y
a cent ans. À force de concentrer son
attention sur le djihad, on oublie
parfois les causes de celui-ci, dont le
malaise peul est un élément important. La situation des ambassades,
généralement très éloignées des
régions rurales où migrent les Peuls,
rend la connaissance concrète de ces
problèmes presque impossible. Les
ministres, eux aussi résidant dans
la capitale, ont du mal à imaginer
l’intensité de conflits qui, bien souvent, ne franchissent pas les limites
d’une sous-préfecture sur le plan
médiatique. Ajoutons que l’afrooptimisme général masque, comme
le notait l’agronome René Dumont
dans son ouvrage ‘L’Afrique noire
est mal partie’, les difficultés susceptibles de freiner les investisseurs,
alors qu’une solution provisoire et
partielle des problèmes peuls est la
condition minimum d’un progrès de
l’agriculture dans des pays où la productivité est basse, le changement
climatique préoccupant et le savoirfaire des éleveurs peu répandu. On
peut dire que les Peuls, comme les
Roms, ne sont ni bons, ni mauvais,
mais qu’une meilleure connaissance de populations originales
est nécessaire pour entrevoir des
réformes dont chacun redoute les
conséquences politiques. Un détail
a frappé les gouvernants : bien souvent, les Peuls n’ont pas le droit de
vote, raison de plus pour les oublier.
C’est sans doute une erreur.
On retrouve la vieille
rivalité entre sédentaires et nomades,
c’est-à-dire d’après
la Bible entre Caïn
et Abel. La Bible,
d’ailleurs, donne généralement le beau rôle
aux pasteurs qui se
déplacent par rapport
aux cultivateurs qui
restent sur leurs terres.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Analyses
EPHÉMÉRIDE
VU D’EN BAS
11 avril 1828:
les prémisses de la RATP
Un homme heureux
dans son trou noir
Ce jour-là, Stanislas Baudry ouvre deux lignes de
transports en commun à Paris, ancêtres de la célèbre régie
Plus notre société est super-organisée et
super-administrée, plus il y a de trous noirs
JEAN-MARC DANIEL
Né en 1777 près de Nantes, Stanislas
Baudry est fils de Figaro. Physiquement,
car son père est chirurgien-barbier ; philosophiquement, car il adhère aux idées de
la Révolution. La Restauration le trouve
médecin militaire et en fait un “demisolde”. Il crée alors dans la banlieue nantaise une entreprise de production de chaleur. Avec cette chaleur, dont l’essentiel est
vendu aux artisans qui s’installent autour,
il alimente des bains inspirés de la Rome
antique. Pour faire venir ses clients, il met
au point en 1826 un système de transport.
Le terminus est son établissement de bains
et le départ le magasin d’un chapelier du
centre de Nantes du nom de “Omnès”, dont
la devanture porte l’inscription “Omnès
omnibus” (“Omnès pour tous” en latin).
Très vite, les Nantais se mettent à utiliser
les véhicules de Baudry même s’ils ne se
rendent pas dans son établissement, et à
les appeler des omnibus.
Dans la foulée, Baudry se lance à l’assaut
de la capitale où il crée en février 1828
l’EGO (Entreprise générale des omnibus). Le succès est immédiat. Avec comme
conséquence la multiplication des concurrents, puis l’enchaînement des faillites.
Parmi elles, celle de Baudry lui-même.
D’autant plus découragé qu’il découvre
que ses employés détournent une partie de
la recette, il se suicide en mars 1830.
Les Ponts et chaussées
Ébranlés par cet événement dramatique,
les fonctionnaires en charge des transports,
le prestigieux corps des Ponts et chaussées,
qui recrutent parmi les premiers du classement de l’École polytechnique, décident
de regarder de plus près le fonctionnement
des marchés concurrentiels. Une tradition
d’économistes de haut niveau issus de ce
corps se met en place, dont la plus récente
illustration est l’attribution du prix Nobel
à Jean Tirole.
Les X-Ponts du XIXe siècle concluent que
les transports dans une grande agglomération constituent ce que les économistes
appellent un monopole naturel. Ils proposent donc d’en confier la gestion à une
compagnie unique, celle-ci devant rester privée et être remise en concurrence
régulièrement sur la base d’un cahier
des charges précis. En 1855, Haussmann
les suit et donne naissance à la très privée “Compagnie générale des omnibus”,
ancêtre de la très publique RATP.
Il se trouve qu’en 1829, Baudry a créé à
Lyon et à Bordeaux des filiales de l’EGO.
Celles-ci ont connu le destin de plus en
plus public de la maison mère parisienne.
Jusqu’à ce que les responsables de ces
deux agglomérations reviennent à des
concessions privées sur le modèle de 1855.
Ce n’est clairement pas le cas de la RATP,
qui est encore un monopole public. Mais
que les usagers, qui sont de plus en plus
las d’être constamment “remerciés pour
leur compréhension” se rassurent : la commission de Bruxelles veille au grain et se
montre de plus en plus pressante…
Les X-Ponts du XIXe siècle
concluent que les
transports dans une grande
agglomération constituent
ce que les économistes
appellent un monopole
naturel. Ils proposent donc
d’en confier la gestion à
une compagnie unique
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Tom Hanks,
dans ‘Le Terminal’, 2004.
HUBERT LANDIER
Deux heures à attendre à Roissy l’avion
de Moscou qui est en retard. L’aérogare
est bondée. Je cherche un endroit où me
poser.
Sous un escalier, une table en bois et deux
chaises dépareillées. Assis sur l’une d’elle,
un homme d’une cinquantaine d’années, pas
très bien vêtu. Il lit le journal. Ce doit être très
intéressant car il se lève afin de montrer ce
qu’il vient de trouver à une hôtesse qui s’ennuie à son comptoir. Il revient et me prend à
mon tour à témoin: “c’est incroyable”. Puis il
engage la conversation.
- “Vous êtes là depuis longtemps ?
- Deux heures, et vous ?
- Deux mois et demi.
- ???”.
Et il m’explique. Pour des raisons administratives compliquées dont je n’ai pas
retenu le détail, il ne peut sortir de l’aéroport. Mais il n’en est pas expulsable. Et
comme il ne veut pas, pour des raisons
tout aussi compliquées, retourner dans
son pays d’origine, il s’est installé dans
l’aérogare.
Il y a ses aises et ses habitudes. Les restaurants lui fournissent de quoi manger.
Il dispose des toilettes et des douches.
Il a trouvé un coin pour dormir. Il tue
le temps en lisant et en discutant avec
le personnel des compagnies aériennes.
Tout le monde le connaît, y compris
la police, qui sait que l’on ne peut rien
attendre de mal de sa part, et à laquelle
il livre quelques menues informations
utiles. Ainsi passent les journées.
La situation ne correspond à rien de prévu
Je passe un moment très agréable avec
lui. Il ne sait pas combien de temps il restera encore à Roissy, mais cela ne semble
pas l’inquiéter. Et moi, il me fait réfléchir.
Notre société est super-organisée et
super-administrée, mais il y a des trous
dans la raquette. Des gens dont la situation ne correspond à rien de prévu. Des
zones de non-droit. Des espèces de trous
noirs desquels il est impossible de sortir
une fois qu’on y est tombé. Et plus notre
société est super-organisée et super-administrée, plus il y a de trous noirs. Ceci
aurait tendance à me mettre en colère.
Mais il y a une autre façon de réagir.
Puisque les choses sont ainsi, autant
s’installer dans le trou noir et l’aménager
au mieux. Peut-être même en allant plus
loin, et notamment en évitant de se faire
remarquer. Et attendre. C’est ce que font
les créateurs d’activités nouvelles qui
échappent à la problématique du droit
commercial et du droit du travail.
Puis vient le moment où les autorités
s’alarment, alertées par ceux que l’existence du trou noir n’arrange pas. Les taxis
manifestent contre Uber, les hôteliers
contre Airbnb. Retour dans le cadre légal
et réglementaire. Mais le cadre légal et
réglementaire, il aura fallu le modifier
pour accueillir ces nouveaux venus. Et
avant de se faire remarquer, ils se seront
installés. Ils auront donc gagné du temps,
et parfois de l’argent, beaucoup d’argent.
Même chose dans l’entreprise. Avez-vous
une idée de ce qui s’y passe ? Si vous le
croyez, c’est que vous vous trompez. Et
plus l’entreprise est super-organisée et
super-administrée, plus on y trouve de
trous noirs ; bien entendu, ceux qui s’y
sont installés se gardent bien d’en signaler l’existence.
Mon naufragé de Roissy et moi-même,
nous nous sommes quittés bons amis.
L’avion de Moscou était arrivé.
Des gens dont la situation
ne correspond à rien de
prévu. Des zones de nondroit. Des espèces de
trous noirs desquels il est
impossible de sortir une
fois qu’on y est tombé
13
Analyses
MÉCOMPTES PUBLICS
LA MAIN INVISIBLE DU MARCHÉ
Les chiffres en faveur de l’outremer parlent d’eux-mêmes
La leçon
de Warren Buffet
C’est en Guyane que les dépenses budgétaires de l’État sont
les plus élevées (7200 € par personne de moins de 65 ans) et
à Mayotte qu’elles sont les plus faibles (4100 €)
Investir pour le long terme
tout en restant flexible
Les derniers mouvements sociaux en
Guyane invitent à faire le point sur l’effort
budgétaire en faveur de l’outre-mer. Celui-ci
fait chaque année l’objet d’un rapport
annexé au projet de loi de finances.
(4 100 €) parmi les départements et les collectivités de plus de 50 000 habitants. Elles
sont proches de 6 700 € et supérieures à la
moyenne de l’outre-mer en Martinique et
Guadeloupe. Elles sont presque égales à la
moyenne à La Réunion (5 950 €). Elles sont
plus faibles que la moyenne en NouvelleCalédonie et en Polynésie.
Il en ressort que les dépenses budgétaires
de l’État en faveur de l’outre-mer se sont
élevées à 14,4 Mds€ en 2015. Pour en apprécier l’importance, il est préférable de les
rapporter à la population de moins de 65
ans, et non à la population totale. En effet,
elle représente une part plus importante
de la population outre-mer (90 %) qu’en
métropole (82 %), et les dépenses de l’État
concernent surtout cette tranche d’âge, à
cause notamment du poids de l’enseignement (au contraire des dépenses des administrations sociales qui concernent plus les
personnes de plus de 65 ans à cause des
retraites et de l’assurance maladie).
Il reste à déterminer si ces écarts sont justifiés ou non. Bien d’autres facteurs que
le nombre d’habitants de moins de 65 ans
peuvent expliquer le niveau des dépenses
publiques. À ce stade de l’analyse, on
peut seulement signaler qu’augmenter les
dépenses publiques dans des régions où
l’offre est insuffisante, comme c’est souvent
le cas de ces territoires, risque de faire surtout monter les prix. Cette hausse des prix
appelle de nouvelles compensations budgétaires de la cherté du coût de la vie et
entretient donc un enchaînement sans fin
de dépenses publiques supplémentaires et
de pertes de compétitivité.
PAR FRANÇOIS ECALLE
Les dépenses budgétaires de l’État en
faveur de l’outre-mer ont représenté 6 000 €
par personne de moins de 65 ans en 2015,
contre 5 560 € en faveur de la métropole.
À ces dépenses budgétaires, il faut ajouter
1 620 € de dépenses fiscales spécifiques à
l’outre-mer (taux de TVA inférieurs à ceux
de la métropole…), ce qui fait un écart total
d’environ 2 000 € par personne de moins de
65 ans par rapport aux dépenses publiques
en faveur de la métropole.
Les dépenses budgétaires qui sont plus
importantes outre-mer concernent notamment l’enseignement scolaire, les relations
avec les collectivités locales, la sécurité et la
justice. Celles qui sont plus faibles concernent notamment la défense, la recherche et
l’enseignement supérieur.
Le budget de 2017 prévoit une augmentation de 14 % des crédits en faveur de
l’outre-mer, contre 4 % pour les crédits en
faveur de la métropole.
C’est en Guyane que les dépenses budgétaires de l’État sont les plus élevées
(7 200 € par personne de moins de 65 ans),
et à Mayotte qu’elles sont les plus faibles
14
Augmenter les dépenses
publiques dans des régions
où l’offre est insuffisante,
comme c’est souvent le cas
de ces territoires, risque
de faire surtout monter les
prix. Cette hausse des prix
appelle de nouvelles compensations budgétaires
de la cherté du coût de la
vie et entretient donc un
enchaînement sans fin de
dépenses publiques supplémentaires et de pertes
de compétitivité.
PAR BERTRAND JACQUILLAT
Investir en bourse avec une vision à long
terme dans des sociétés sur la base de fondamentaux de qualité redevient à la mode.
Les performances exceptionnelles depuis
environ 50 ans de Berkshire Hathaway, la
société holding du légendaire investisseur
américain Warren Buffett et de son associé
Charlie Munger, ne sont sans doute pas
étrangères à ce retour en grâce d’un stock
picking assis sur une vision de long terme
dans le choix d’actions de qualité (high
quality stocks). Cette approche s’appuie
sur deux maximes, la première émise directement par Warren Buffett selon laquelle
la période optimale de détention d’une
action est l’éternité. Certes, d’aucuns rétorqueront qu’acheter les actions de sociétés
de qualité et les garder le plus longtemps
possible ne caractérise pas un style de gestion de portefeuille particulier, mais correspond de manière tout à fait banale au
bon sens. Qui voudrait en effet acheter des
actions de sociétés de qualité médiocre ?
La seconde maxime correspond à l’observation formulée par Charlie Munger
lors d’une conférence ‘The Art of Stock
Picking’, selon laquelle il est difficile pour
une action de dégager sur le long terme
une performance boursière qui soit supérieure à la rentabilité opérationnelle de la
société qu’elle représente. “Si une société
dégage une rentabilité opérationnelle sur ses
capitaux investis de 18 % sur 20 ou 30 ans,
même si vous l’avez achetée à un prix élevé,
la rentabilité que vous obtiendrez in fine sera
plus que convenable”.
soit son financement, et refléter le périmètre courant de la société en excluant les
éléments exceptionnels. Autrement dit, le
ratio de rentabilité est le ratio du résultat
opérationnel aux capitaux investis. Il est
lui-même le produit de la marge opérationnelle (résultat/chiffre d’affaires) par le taux
de rotation des capitaux investis (chiffre
d’affaires/capitaux investis). Les sociétés
dont le ratio de rentabilité est élevé bénéficient de fortes barrières à l’entrée dans
leurs activités, ce qui leur permet de dégager des marges élevées avec une moindre
intensité capitalistique. En 2016, Invest
Asset Management a publié les résultats
d’une de ses recherches selon laquelle pour
toute période de 5 ans comprise entre 1988
et 2014, le quartile supérieur des sociétés
classées par ROCE décroissant surperformait largement le marché. Songez aux
Essilor, Seb, Atos, Air Liquide, Valeo, etc. –
mais attention aux Zodiac… La conclusion
est claire : achetez les actions des sociétés
de grande qualité dans l’esprit de les garder longtemps, mais soyez vigilant et éventuellement flexible.
Le critère ROCE
En d’autres termes, l’investissement dans
des sociétés qui dégagent une rentabilité supérieure sur leurs capitaux investis
engendrera des performances significatives pour leurs actionnaires. Le critère de
rentabilité opérationnelle auquel Charlie
Munger fait allusion est le fameux ROCE
(Return On Capital Employed, ou rentabilité des capitaux employés). Pour mesurer
celui-ci, le résultat utilisé au numérateur
de ce ratio doit à la fois matérialiser la
rentabilité de l’actif économique, quel que
En d’autres termes,
l’investissement dans des
sociétés qui dégagent une
rentabilité supérieure
sur leurs capitaux
investis engendrera des
performances significatives
pour leurs actionnaires
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Entretiens
DÉJEUNER AVEC
A VOIX HAUTE
Daniel Lebègue
Edouard
Louis
Écrivain français
président de Transparency France
“J’avais 16 ans
quand j’ai mangé
ma première tomate”
Le FT déjeune avec
l’une des révélations
littéraires françaises de
ces dernières années, à
l’occasion de la sortie
de
son
best-seller
‘Pour en finir avec
Eddy Bellegueule’ en
traduction
anglaise.
Il raconte comment
il s’est radicalement
réinventé et a grandi
persuadé que seules
“les fiottes” mangeaient
des légumes.
“L’exigence de transparence
n’a jamais été aussi forte”
PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE PLASSART
JOHN SUNYER , FT
Edouard Louis s’avance dans le
restaurant. Il ressemble à un quelconque étudiant d’université, en
jeans et baskets défoncées. Il est
plus de midi mais le jeune écrivain
français de 24 ans vient de se
réveiller et dit qu’il n’a pas envie de
déjeuner.
“Un café , s’il vous plaît” demande-t-il
au serveur.
Je suis ravi et inquiet de rencontrer
Edouard Louis. Ravi, car même s’il
arrive après le phénomène littéraire
norvégien Ove Knausgaard et l’écrivaine-mystère Elena Ferrante, il est
difficile de trouver un écrivain qui a
passionné tant de lecteurs avec son
extraordinaire premier roman ‘En
finir avec Eddie Bellegueule’.
Nerveux, parce que la vie d’Edouard
a été horrible, surtout quand vous
(Suite page 20)
La corruption – et son pendant positif,
l’éthique – a surgi comme un thème
nouveau, sinon majeur, de cette
campagne présidentielle. “Les affaires
(qui sortent) sont les soubresauts douloureux d’un changement de culture qui est
engagé” analyse Daniel Lebègue, président de Transparency France. Avec ce
E
n matière de corruption, la France
occupe la 23e place sur 180 pays évalués
dans le monde par Transparency
International, un rang médiocre.Tous
les pays d’Europe du Nord nous devancent ainsi que
les Pays-Bas et l’Allemagne.Pour le pays des Droits de
l’homme et de Montesquieu, notre situation n’est pas
glorieuse. Les Français expriment un niveau de
défiance sans précédent depuis le début de la
Ve République.En octobre 2016,date de notre dernière
enquête Harris,les Français estiment à 53 % que ceux
qui détiennent un pouvoir dans la société sont peu ou
paradoxe que les progrès accomplis dans
la transparence peuvent laisser croire,au
moins dans un premier temps, que les
pratiques de corruption s’aggravent.
Même si la corruption n’a rien d’endémique, la crise de confiance entre les
citoyens et ceux qui ont en charge l’action
publique n’en est pas moins très profonde
dans notre pays. “L’oubli de l’intérêt général, le discrédit de la parole publique et l’absence de résultats nourrissent à juste titre
cette défiance”
défiance”, estime Daniel Lebègue.
Mais, motif d’espoir, l’amélioration est
désormais solidement lancée. La loi
Sapin sur la prévention de la corruption
est à cet égard “une vraie avancée”. Plus
fondamentalement, la pression de
l’opinion publique est devenue si forte
qu’elle rend le mouvement pour plus
de “redevabilité” irréversible. Un gage
de progrès pour notre démocratie.
prou corrompus. Et la proportion s’élève à 77 % pour
les parlementaires,députés et sénateurs.Des chiffres
terribles. Les journalistes, les scientifiques, les dirigeants de grandes entreprises sont tous mal notés, à
l’exception notable des patrons de PME et des ONG.
Le point bas de la confiance atteint les politiques avec
un indice inférieur à 10 %. Que disent les Français
lorsqu’ils accusent leurs élites d’être corrompues? Ils
ne visent pas l’enrichissement personnel. Et de fait,
les cas d’enrichissement de fonctionnaires ou d’élus à
l’occasion d’un mandat ou d’une charge publique sont
rares.Par ailleurs,les Français pensent très majoritai-
rement que les services publics – les hôpitaux, les
établissements scolaires,la police,la justice – fonctionnent de façon intègre et plutôt efficace. Il y a des pays
où on ne peut pas mettre son enfant à l’école ou se faire
soigner sans corrompre un fonctionnaire.Ce qui n’est
à l’évidence par le cas chez nous.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Une défiance à trois dimensions
Le message de défiance des Français à l’encontre de
leurs dirigeants est le suivant:“Mesdames,Messieurs,
on vous a élus ou on vous a confié une charge publique
15
Entretiens
et on attend de vous que vous agissiez à 100 % au
service de l’intérêt général.Or nous constatons que
vous ne le faites pas.Vous exercez votre mandat
pour votre intérêt personnel,celui de votre famille
politique,parfois pour celui d’un lobby,et pour des
intérêts locaux”. Cette dernière dimension est
particulièrement répandue chez les politiques.
Combien d’élus ne disent-ils pas à leurs administrés, que ce soit à l’échelon communal ou régional,
qu’ils peuvent compter sur eux qui pour une
desserte de transports, qui pour tel ou tel autre
avantage local. Il est significatif que le premier
voyage d’un nouveau président passe par sa région
d’origine pour rassurer la population sur les avantages qu’elle va pouvoir tirer de la nouvelle situation.Or,les élus qui disposent d’un mandat national
sont là pour défendre l’intérêt général,et sûrement
pas pour défendre des intérêts locaux.
Deuxièmement, nos concitoyens ont totalement
perdu confiance dans la parole publique.Beaucoup
de ceux qui exercent un mandat public ne font pas
ce qu’ils disent, selon le vieil adage “faites ce que
je dis, pas ce que je fais”. Le crédit de la parole
publique est tombé à un niveau abyssal.Enfin,pour
compléter le tableau, les Français constatent que
ceux qui sont en charge de l’action publique ne sont
guère efficaces. Résumons les griefs: 1) Oubli de
l’intérêt général; 2) Discrédit de la parole publique;
3) Absence de résultats. Sur ces trois points, il est
difficile de donner tort à nos concitoyens, même si
on n’a pas raison en revanche de proclamer que les
personnages publics sont “tous pourris”.
Une corruption non endémique
La corruption – entendue comme l’utilisation d’un
pouvoir reçu en délégation pour un bénéfice
personnel ou pour celui d’un tiers – n’est pas endémique en France, ni dans les services publics, ni
même parmi les responsables politiques. Rares
sont les cas d’enrichissement dans le périmètre
public. Tous les deux ans, Transparency
International publie le baromètre mondial de la
corruption. Dans ce baromètre, on demande aux
personnes si elles ont été confrontées au cours des
six derniers mois à des faits ou des actes de corruption.Le taux de réponses positives est en France de
2,5 %.Ce qui veut dire qu’un Français sur quarante
affirme avoir été confronté à la corruption à un
guichet public visant à rémunérer le service rendu.
Dans les pays où la corruption est qualifiée d’endémique,ce taux est dix fois plus élevé,entre 20 % et
30 %. Deuxième élément qui atteste du caractère
non endémique de la corruption dans notre pays:
le nombre de condamnations pour des atteintes à
la probité. Le chiffre est connu puisqu’il s’agit de
décisions publiques.Sur les trois dernières années,
il y a eu 700 condamnations, pour 350000 élus. Un
chiffre marginal…
Un indéniable bilan législatif
Les affaires qui sortent sont-elles un signe de bonne
santé,ou simplement la partie émergée d’un vaste
sous-continent bien plus vaste ? À nos yeux, ces
affaires sont les soubresauts douloureux d’un changement de culture politique qui est engagé. La
France est, en Europe, le pays qui a le plus légiféré
en renforçant ses institutions et ses procédures en
matière de lutte contre la corruption et d’autres
formes de délinquance financière (fraude
fiscale…). Le bilan législatif de ce qui a été fait ces
derniers temps est impressionnant: les grandes lois
de décembre 2013 sur la transparence de la vie
publique, sur les moyens d’agir et de prévenir la
corruption et la délinquance financière et le blanchiment; la loi Sapin 2 qui traite pour la première
fois en France de quatre sujets jusqu’ici restés en
l’état de feuille blanche : l’encadrement du
lobbying, la protection des lanceurs d’alerte, une
agence anti-corruption qui apporte des moyens
d’action nouveaux, et l’introduction dans notre
droit de la procédure dite de transaction pénale,
celle-ci étant la seule manière sérieuse de traiter
les grands dossiers de corruption à l’échelle internationale. Sur le plan des règles, des institutions,
des sanctions – celles-ci ont été durcies jusqu’à l’inéligibilité – les progrès sont indéniables. Et le cadre
ainsi mis en place fonctionne de manière efficace.
16
Un coup de chapeau doit ici être adressé à la Haute
autorité pour la transparence de la vie publique et
à M. Nadal, son président, pour la manière dont il
fait son travail. Le choc Cahuzac qui est passé par
là n’y a pas été pour rien. Même coup de chapeau
au parquet financier national. L’idée de créer un
pôle de magistrats spécialisés et de lui donner des
moyens spécifiques d’action, en particulier des
experts,des officiers de police judiciaire,pour traiter des dossiers complexes, notamment ceux de la
délinquance financière d’entreprises, a été une
excellente initiative.Et on commence aujourd’hui
à en voir les résultats.Le parquet national financier
a sorti de l’ornière des dossiers qui étaient embourbés depuis des années, voire des décennies –
Cahuzac, Dassault, Guéant, Balkany, HSBC, UBS,
Thevenoud. Et il y en a d’autres, qui arrivent de la
gauche comme de la droite. Merci et bravo au
parquet national financier qui fait un très bon
travail. Nous décernons ce satisfecit de façon totalement non partisane,une posture que nous imposent d’ailleurs nos statuts.
Une perception entre deux eaux
À partir de là,où en sommes-nous? Nous subissons
un effet retard,des“lags”comme disent les économistes. Premièrement entre le moment où l’on
modifie les règles,les procédures et les institutions,
et le moment où ces changements trouvent leur
traduction dans les pratiques et les comportements,il y a délai.Beaucoup de politiques – et je ne
citerai aucun nom – qui n’avaient pas compris que
les temps et les règles du jeu ont changé sont en
train de le découvrir.Et les comportements sont en
train de changer à vive allure, je peux le certifier.
La manière encore bien négligente avec laquelle
les parlementaires ont rempli en 2012-2013 leur
déclaration de patrimoine et la manière avec
laquelle ils vont la remplir à nouveau va changer
du tout out tout.Il est vrai qu’entre-temps,la Haute
autorité en a “alignés” une vingtaine et a même
saisi la justice dans une quinzaine de cas, avec à la
clé un jugement devant le tribunal correctionnel.
Message reçu cinq sur cinq. Il y a ensuite le délai à
prendre en compte entre le moment où les
pratiques commencent à changer et le moment où
les citoyens perçoivent le changement. Nous
sommes en ce moment entre ces deux eaux, d’où
parfois la perception d’un progrès qui peut laisser
croire que les pratiques s’aggravent.
Un degré de tolérance zéro
L’opinion publique est le “driver” principal de ce
changement de culture politique. L’exigence de
transparence n’a jamais été aussi forte.Trois explications à cela: la crise économique et les efforts
imposés à tous, la prise de conscience du retard de
la France par rapport à nos voisins européens,et la
mobilisation de la société civile.Ce que les Français
toléraient – souvenons-nous de leur rapport par
exemple à un homme comme Jacques Chirac et ses
pratiques un peu “ollé ollé” admises de façon
goguenarde,ils ne le tolèrent plus! La majorité des
Français exigent le respect de l’indépendance de
la justice, un des piliers de la démocratie selon
Montesquieu. Cette exigence, qui est maintenant
au premier plan,est sans aucun doute la résultante
des effets de la crise économique et de plus de dix
années d’efforts qui a mis près de 8 à 9 millions de
nos concitoyens “la tête sous l’eau”. Aujourd’hui,
les écarts de conduite ne sont plus tolérés.
Parallèlement, la justice est en train de faire la
preuve qu’elle peut agir de façon professionnelle
et indépendante. Deuxièmement, il y a le rôle des
journalistes et des médias.Ces derniers agissent-ils
de manière professionnelle et indépendante? La
mise en cause des journalistes est, il est vrai, devenue un sport national, mais la liberté de la presse
n’est-elle pas un autre pilier de la démocratie? Je
note aussi que l’opinion soutient la presse à 75 %
dans cette mission de régulation des affaires.
Indépendance de la justice, rôle des médias et de
la presse… s’y ajoute la liberté des citoyens de s’associer. Cette culture associative est très forte aux
États-Unis – le pays n’est-il pas né de la révolte des
contribuables qui ont imposé l’indépendance
contre l’Empire britannique ? En France, cette
organisation des citoyens n’est pas dans notre tradition.La loi sur les associations remonte à 1901,plus
d’un siècle plus tard après la révolution qui se
méfiait des corporations… Mais avec les organisations non gouvernementales, les associations, les
think tanks, la société civile monte à son tour en
puissance. Une nouvelle démocratie est en train
d’émerger,respectueuse des institutions et qui fait
davantage de place à l’engagement des citoyens
eux-mêmes. Justice, presse, société civile: la triple
dimension tocquevillienne de la démocratie prend
corps.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
qui est dans toutes les conversations des Français.
Pour dire qu’il n’avait aucun moyen d’enquête ni
possibilité de sanctionner, et pour invoquer son
devoir de réserve. Transparency plaide, comme
cela se pratique dans un grand nombre de pays
démocratiques (Allemagne, Italie, Canada,
Bruxelles au Parlement européen),pour inscrire le
fait qu’un parlementaire ne doit pas employer et
rémunérer un membre de sa famille sur fonds
publics. C’est peut-être un peu excessif, mais au
moins écarte-t-on ainsi le soupçon.Enfin,nous estimons que le statut des assistants parlementaires
au regard du droit du travail doit être précisé dans
le code de déontologie.Autant de points en suspens
à traiter pour les assemblées parlementaires. Il ne
reste que quelques jours au bureau de l’Assemblée
nationale pour s’en saisir, puisque le mandat de la
chambre touche à sa fin bientôt. Au Sénat en
revanche, le bureau peut être convoqué tous les
jours sans problème…
Recommandations à l’adresse
des candidats à la présidentielle
Parlement : la loi et la déontologie
Nous avons recensé en février 2017 le nombre de
députés et de sénateurs qui avaient comme assistant une personne ayant le même nom qu’eux.
Résultat: 14 %, soit 1 sur 6 parmi les 1000 parlementaires. Un chiffrage qui a l’époque n’avait pas
ému grand monde – il est vrai que la question de
savoir si ces individus ont, en échange de cette
rémunération sur fonds publics, fourni un travail
effectif n’était pas posée.Nous ne prenons pas position sur le cas Fillon et nous en remettons à la
justice. Réactivant des demandes anciennes,
Transparency a demandé à nouveau dans une
lettre ouverte adressée aux présidents des assemblées parlementaires de publier l’utilisation qui est
faite de toutes les indemnités parlementaires, en
particulier l’indemnité dite collaborateur et l’indemnité représentative de frais de mandats, des
indemnités actuellement totalement sans contrôle
– la Cour des comptes n’y a pas accès au nom de la
séparation des pouvoirs.Le bureau des assemblées
peut très bien inscrire dans le code de déontologie
des droits et devoir des parlementaires cette obligation de transparence,comme cela a été fait pour
la réserve parlementaire,pas besoin d’une loi pour
cela.Pour l’heure,nous n’avons eu aucun retour de
la part du Sénat,pas même un accusé de réception.
À l’Assemblée nationale, le bureau a annoncé la
constitution d’un groupe de travail sur les questions
soulevées. Nous avons demandé aussi que le rôle
et les moyens du déontologue soient renforcés, ou
à tout le moins précisés.Le bilan du travail du déontologue est actuellement accablant. Il n’a fait
qu’une seule déclaration en deux mois sur un sujet
Nous avons adressé un questionnaire à tous les
candidats à l’élection présidentielle avec nos onze
recommandations,parmi lesquelles la limitation à
trois mandats successifs maximum pour une même
fonction élective, une mesure nécessaire pour
oxygéner la démocratie dans notre pays; le droit de
pétition nationale, qui n’a rien à voir avec le 49.3
citoyen de Benoît Hamon.Une pétition recueillant
350000 signatures déboucherait sur l’inscription
du sujet à la discussion à l’ordre du jour des débats
à l’Assemblée nationale. C’est le système britannique, le parlement conservant évidemment l’intégralité de son pouvoir législatif. Enfin, l’ouverture systématique d’une consultation publique sur
tout projet de loi avant son dépôt sur le bureau du
Parlement. C’est la procédure du Livre vert suivie
à Bruxelles, qui dure en général entre un et deux
mois durant lesquels tout le monde peut faire part
de ses réactions. Cette consultation aurait comme
autre mérite de ralentir le rythme de production
des lois qui est chez nous extravagant et unique au
monde,puisqu’il est de deux lois par mois.Elle obligerait aussi à faire des études d’impacts en prenant
en compte les remarques des parties prenantes,et
plus généralement des citoyens.Le bilan des engagements pris par les candidats par rapport à ces
recommandations est encourageant mais
contrasté. Le dialogue initié par Transparency a
amené les candidats à aborder de nouveaux sujets
et à s’engager sur des questions peu ou pas
présentes dans les programmes.Nous restons vigilants, convaincus que le débat doit se positionner
sur le terrain des solutions pour sortir par le haut
de cette crise de confiance et réoxygéner la démocratie.
Loi Sapin 2 et le lobbying
En matière de lobbying,le registre Sapin 2 recense
les groupes d’intérêt entrant en relations avec les
décideurs publics. L’établissement de cette liste a
été pour le moins épique. Certaines corporations
et groupes d’influences, tels que des associations
religieuses et autres,sont montés au créneau pour
ne pas figurer sur cette liste au motif qu’elles expriment… l’intérêt général.L’Association des maires
de France (AMF) a ainsi récusé pour sa part l’obligation de signer le registre lorsqu’elle a des contacts
avec des parlementaires… Une vision contestable:
l’AMF porte certes la voix des maires, qui est
respectable,mais ses démarches pour modifier tel
ou tel texte de loi doivent être connues.La réaction
a été la même du côté des organisations professionnelles et syndicales,qui doivent désormais se plier
aux mêmes obligations d’inscription sur le registre
des démarches effectuées (nom du contact, sujets
abordés…). Une agence anti-corruption a été
créée. Celle-ci pourra émettre des recommandations – on est ici dans du droit souple – à destination
des entreprises pour établir leur programme de
compliance. La démarche de la loi Sapin est la
bonne.Elle privilégie la prévention des risques – de
corruption – sous forme de recommandations. On
peut vérifier ex post,lorsqu’une entreprise est mise
en cause par un juge, si le dispositif qui a été
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
annoncé dans son document de référence a bien
été mis en place. Enfin quatrièmement, on tient
compte de tout cela en cas de poursuite et de
menace de sanction.Ce dispositif,qui est bon,s’applique aux entreprises.Étendons-le aux collectivités publiques!
Les attentes de l’opinion
Plus encore que de transparence, l’opinion est en
attente de redevabilité.Les titulaires d’un mandat
public doivent rendre compte de la manière dont
ils l’exercent.Il y a deuxièmement une exigence de
probité. Il s’agit de respecter la loi mais aussi les
règles déontologiques, par exemple le code de
déontologie de l’Assemblée nationale ou celui du
Sénat. On attend des parlementaires qu’ils s’y
conforment.Enfin troisième élément – peut être le
plus important – nos concitoyens attendent de leurs
élus qu’ils se consacrent à 100 % à l’intérêt général.
Le cumul d’un mandat public avec un emploi privé
n’est vraiment pas souhaitable. Il ne faut pas être
dogmatique: qu’un agriculteur qui rentre chez lui
le week-end donne un coup de main à sa famille
passe, qu’un professeur d’université donne un
cours de quatre heures par mois passe encore… il
ne faut pas être extrémiste. Pour autant, il y a des
cumuls qui ne vont pas, au premier chef celui
concernant les avocats d’affaires. Comment peuton voter la loi de la main droite,et de la main gauche
conseiller des entreprises et des personnes sur la
manière plus ou moins accommodante d’appliquer
la loi? Une contradiction qui n’est pas tolérable.Les
attentes de nos concitoyens sont désormais celleslà. Pour autant, il y a bien sûr des limites à la transparence: chacun a droit – en tous les cas les citoyens
ordinaires – à la protection de sa vie privée: secret
médical, secret des correspondances, secret de la
cour d’assises… La Cour de justice européenne
s’est posé la question à propos des élus. Dans un
arrêt rendu il y a deux ans,elle affirme que le devoir
de redevabilité pour un élu l’emporte sur la protection de la vie privée. Cela mérite en tout cas d’en
débattre. Et le secret de l’instruction? Il est inscrit
dans la loi et le code de déontologie des magistrats,
mais il n’est à l’évidence pas respecté. La bonne
question à se poser est de savoir pourquoi on en est
arrivé là. Je ne cherche pas à excuser mais bien à
comprendre.Jusqu’à une période récente,la tentation de l’exécutif,en particulier par l’intermédiaire
du ministre de la Justice, d’exercer des pressions
sur la justice,et plus précisément sur les magistrats
du parquet qui ne bénéficient pas de protection
juridique,était forte.Et donc la réaction – je ne dis
pas que c’est bien, je cherche encore une fois à
comprendre – des magistrats dans ce contexte était
de vouloir prendre l’opinion publique à témoin…
Comment fait-on dans les autres démocraties? Il y
a tous les systèmes. Dans le système anglo-saxon,
la procédure est accusatoire et publique.Il suffit de
se souvenir de l’affaire DSK, les caméras étaient
dans le prétoire dès le premier jour.Peut-être fautil franchir cette étape dès lors que la règle du secret
n’est plus tenable… C’est un sujet difficile.
Deuxièmement, il y a dans la conduite de l’action
publique des sujets et des domaines qui justifient
que les secrets y soient respectés, par exemple la
Défense nationale, la sûreté publique, l’action
diplomatique… Ces sujets existent mais dans ces
domaines aussi,il appartient à la justice de vérifier
qu’on ne fait pas une utilisation abusive par
exemple du secret Défense. Et qui d’autre peut
faire la part de choses et sanctionner le cas échéant
les abus, sinon des juges? ÀTransparency, nous ne
sommes pas des ayatollahs de la transparence, le
point important étant l’exercice du contrôle par la
justice. Les gens n’acceptent plus de réduire la
démocratie au fait d’exercer un droit de vote une
fois tous les cinq ans. Nos concitoyens veulent être
acteurs.Pour notre part,nous agissons de même en
nous appuyant sur cette aspiration via l’organisation de deux pétitions, une pour appuyer notre
questionnaire aux candidats,l’autre pour appuyer
notre démarche auprès des bureaux du Parlement.
“
Comment
peut-on voter la
loi de la main
droite, et de la
main gauche
conseiller des
entreprises et
des personnes
sur la manière
plus ou moins
accommodante
d’appliquer la
loi ? Une
contradiction
qui n’est pas
tolérable”
Bio express
Le croisé de la transparence
Diplômé de l’Institut d’études politiques de Lyon
et ancien élève de l’ENA, Daniel Lebègue a au
cours de sa carrière successivement occupé les
fonctions de directeur du Trésor, d’administrateur-directeur général puis d’administrateur
vice-président de la BNP, et de directeur général
de la Caisse des dépôts et consignations.
Président de Transparency France depuis 2003,
Daniel Lebègue préside également l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) et l’association Épargne sans
frontières. Son mandat s’achève cette année.
17
Entretiens
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DÉJEUNER AVEC
Édouard Louis
Écrivain français
(Suite de la page 18)
apprenez que tout, dans le livre, est vrai.
Edouard Louis fait dans son livre le portrait
d’Hallencourt, le village de son enfance, 1 300
habitants dans une sinistre friche industrielle
du nord de la France. Violence domestique,
racisme, chômage, beuveries, comportements
nés de l’ignorance et de la peur. Plus de la
moitié des habitants y votent Front national.
Dire que cet environnement était hostile à
l’auteur, un jeune homosexuel accusé d’avoir
des “manières efféminées”, est un euphémisme. Durant les 192 pages du livre, Eddy est
régulièrement battu, on l’insulte, on lui crache
dessus, car pour son entourage, être “un pédé,
une tante, suceur, fiotte, salope, tarlouze, gonzesse
ou homosexuel” est pire qu’être “arabe”, “noir”
ou “juif”.
Ensuite, il y a sa vie de famille. La famille n’a
pas d’argent pour se nourrir et dépend parfois
de ce qu’on lui donne. La pluie coule dans la
maison par les trous des murs. Son père, qui
perd son emploi, est l’un des durs du village et
boit de grandes quantités de vin tiré de très
gros cubitainers. Sa mère est naïve.Tous deux
sont racistes.
Lors de sa publication en France en 2014, le
livre s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires
en un an, il a été sélectionné pour le Prix
Goncourt du premier roman et traduit en plus
de vingt langues (dont l’anglais, publié le mois
dernier). Son auteur, un inconnu de 21 ans, a
fait scandale lui aussi. Un débat a éclaté :
Edouard Louis affabulait-il sur son milieu
ouvrier ? Les médias français ont afflué dans
le village pour tenter de partager les faits de
la fiction, pour voir si la France semi-rurale
avait réellement un tréfonds aussi violent. Son
frère l’a recherché avec une batte de baseball
pour le corriger. Sa mère a fait une apparition
sur une chaîne nationale de télévision pour
contester sa version des faits. Edouard Louis
a répondu en publiant en ligne des photos du
logement de la famille.
“Quand j’ai envoyé le manuscrit aux éditeurs, ils
m’ont dit, ‘écoute, nous ne pouvons pas le prendre
parce que personne en France ne vit dans une
telle misère’ ” explique-t-il en buvant son café
à petites gorgées. Mais ces éditeurs ont grandi
dans les beaux quartiers de Paris, puis ils ont
fréquenté les bonnes universités.”
“Je ne dis pas que ces personnes ne veulent pas
parler de la pauvreté, c’est parce qu’elles ne sont
même pas conscientes que ça existe.”
***
Edouard Louis n’a pas faim. Il se limite à un
repas pour jour, me confie-t-il, “toujours la
nuit”. Consterné à l’idée d’un déjeuner avec
le FT sans nourriture, je le presse de regarder
le menu. Nous sommes assis dans l’orangerie
vitrée du Pavillon Montsouris, un lieu très
parisien, près de chez lui, dans le XIVe arrondissement de Paris. Nous avons vue sur une
belle pelouse méticuleusement entretenue.
“Je vais prendre quelque chose” consent-il sans
conviction. Il regarde à peine le menu et
commande une salade de légumes dans la liste
des entrées. Il est trop tôt pour du vin, dit-il,
“même si je bois du vin, c’est l’un de mes seuls
points communs avec mon père”.
Je commande quand même un verre de rouge
et le plus gros morceau de viande proposé par
18
le menu, suivi d’un éclair aux framboises. “Les
desserts ici sont très beaux” concède-t-il. Je le
persuade d’en commander un pour lui. “OK, je
prendrais la tarte Tatin.”
Dans son livre, le sordide est sans fin, mais il a
aussi été écrit comme une diatribe rageuse
contre la gauche française. Nous sommes dans
les dernières semaines de la campagne présidentielle, et les positions d’Edouard Louis
semblent plus prémonitoires que jamais.
“La gauche a arrêté de parler de la pauvreté,
comme si elle n’existait pas. Manuel Valls,
François Hollande et tous les autres à gauche
devraient représenter des gens comme ma mère
ou mon père, mais non, ils les ont abandonnés.”
Sans embarras ni rancune, Edouard me confie
que ses deux parents votent Front national.
“Mon père allait jusqu’à accompagner mes frères
et sœurs dans le bureau de vote, pour être bien sûr
qu’ils votent Marine Le Pen” dit-il. Sa mère, qui
fait peu cas de l’anatomie humaine, vote
Marine “parce qu’elle a des couilles”.
Je lui demande d’expliquer. “Marine Le Pen a
la physiologie d’une femme mais elle représente
toutes les valeurs masculines d’ordre, de force et
de répression. C’est une construction sociale.”
Nos plats arrivent. Edouard Louis enfonce une
tomate cerise dans sa bouche et se laisse aller
contre le dossier de sa chaise, les yeux fermés.
Peut-être se sent-il mal ?
“À la maison, je ne mangeais ni fruit ni légumes.
Mon père disait que c’étaient pour les ‘fiottes’.
J’avais 16 ans quand j’ai mangé ma première
tomate, vous le croyez ? Mais wow wow wow
wow, ça valait le coup d’attendre. Tellement délicieux.”
J’enfourne une bouchée de viande tandis qu’il
revient sur la marée montante d’extrême
droite en France. “Quand vous êtes bourgeois,
vous avez deux vies. Vous avez votre vie quotidienne, mais vous vous voyez aussi à la télé, dans
les livres, dans les médias, dans les arts. Mais les
gens comme ma mère, comme mon père, ils sont
congédiés, comme s’ils n’existaient pas.
Malheureusement, le Front national est le seul à
avoir compris ça. Seulement, ils font semblant de
parler d’elle.”
Il poursuit : “La droite me dégoûte, mais à part
ça, je n’attendrai jamais qu’elle fasse quoi que ce
soit pour les pauvres. Je dis à ma mère ‘Marine Le
Pen va contre tes intérêts,’ mais elle n’écoute pas.
Marine Le Pen est contre l’avortement, par
exemple. Mais ma mère s’est fait avorter trois fois
et ma sœur, deux. Je ne sais pas comment vous
voyez la question de l’avortement en GrandeBretagne mais dans la classe ouvrière en France,
au moins là, ce n’est pas forcément un traumatisme. Si vous ne pouvez pas vous permettre de
garder l’enfant, vous le faites, c’est tout.”
Je lui demande quel score fera selon lui
Marine Le Pen lors de cette élection. “Elle fait
plus de 50 % des voix dans le village où j’ai
grandi. Et je suis sûr que si les gens qui ne se
donnent pas la peine de voter le faisaient, elle
ferait 80 %.”
Même si Marine Le Pen est au coude à coude
dans les sondages du reste de la France avec
Emmanuel Macron, le candidat indépendant
de 39 ans, Edouard Louis pense qu’elle a peu
de chances de gagner. “Pas cette fois, impossible”.
C’est ce que les gens disaient à propos du
Brexit ou de Trump, je fais remarquer. “Mais
la France a une histoire politique très différente.
Même quand le gouvernement a été de droite, la
gauche a toujours été dominante dans la littérature, les médias, et partout ailleurs. C’est pour ça
que nous disons qu’une personne de droite en
France est de gauche en Amérique.”
Il pense que le “terrible” Macron va gagner.
“Dans quelques années, ça pourrait être au tour
de Marine Le Pen, parce que nous sommes dans
une mauvaise passe, où les choses changent beaucoup” prédit-il. “La gauche n’est plus si hégémonique. Il est temps de reconstruire.”
***
J’ai fait disparaître mon steak et la purée de
céleri, et je commande un autre verre de vin.
Edouard Louis, pendant ce temps, a mangé
deux bouchées de sa salade et laisse le serveur
retirer son assiette. Il s’excuse : “Très bon, mais
je n’ai pas faim”.
Il n’a jamais été un gros mangeur. “Tellement
maigre qu’une brise pourrait t’emporter” le
taquinait son père. “Souvent, ma famille
n’avait pas d’argent. Quand nous n’avions rien
– pas de viande, pas de pommes de terre ou de riz
– ma mère disait : ‘ce soir, on va manger du lait’.
Bien entendu, on ne mange pas le lait, on le boit.
Elle se battait contre la réalité.”
En dépit des souffrances physiques et psychologiques qu’il a endurées, Edouard Louis n’en
veut pas aux gens qui l’entouraient pour leur
violence et leur maltraitance : eux aussi sont
des victimes.
“Un grand mythe dominant dans la société veut
que si les gens souffrent, c’est de leur faute. S’ils
sont pauvres, ils sont les seuls à blâmer. Ma mère
croyait ça aussi” dit-il. “L’année qui a suivi la
publication du livre, elle est devenue dingue, elle
a donné des tas d’interviews et a tout nié. Que je
la traite de raciste ou d’homophobe ne la gênait
pas. Mais par-dessus tout, elle avait honte d’être
décrite comme pauvre. Elle n’arrêtait pas de me
dire ‘Tu as trahi notre famille. Pourquoi tu as
écrit ce livre ?’.”
Je lui rappelle que beaucoup d’autres
personnes ont posé la même question. “Quand
j’écris”, dit-il, “je pense à la manière dont les
femmes, les queers, les Noirs et les Arabes sont
agressés et dont on les fait souffrir tous les jours.”
La franchise ne lui fait pas peur, et il ajoute “de
toute façon, je n’écris pas pour maman et papa.
Je ne vais pas laisser l’idéologie conservatrice de
ma famille me barrer le chemin. On est où, au
XVIIIe siècle ?”
Je me demande à voix haute ce que sa famille
penserait de ce restaurant, des grandes tables
couvertes de nappes blanches où déjeunent
les élites parisiennes. Edouard Louis fait la
grimace. Il y a environ un an, raconte-t-il, il a
invité sa mère à déjeuner dans un “restaurant
chic”, au dernier étage de la Tour
Montparnasse.
“C’était idiot de ma part. Elle a eu honte dès
qu’elle est entrée dans ce restaurant bourgeois,
avec tous les hommes et les femmes bien habillés,
en costume cravate, en robe. Elle est allée vers
tous les gens dans le restaurant, jusqu’à leur
table, pour leur dire bonjour. Elle voulait être
polie. Elle voulait me montrer qu’elle était bien
éduquée. Et c’était tellement tragique.
Sociologiquement tragique. J’étais embarrassé.
Et maintenant, j’ai honte d’avoir été gêné.”
Comme pour illustrer son nouveau style de
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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quiète que la transformation soit trop rapide,
trop violente, qu’elle me place trop près de la
bourgeoisie. Mais quand je suis arrivé à Paris, il
a fallu que je crée ma propre vie. Maintenant, j’ai
un groupe de cinq personnes avec moi : ma
nouvelle famille. Ils sont tout pour moi. Quand
je suis malade, ils prennent soin de moi. Quand
ils sont malades, je prends soin d’eux. Nous
partons en vacances, nous fêtons Noël, nous
fêtons le Nouvel an. Les avoir eux et une famille
biologique, ce serait trop à gérer. Mais écrire me
garde relié à mon passé, je suppose.”
Dans sa “nouvelle famille” tout le monde est
écrivain. Par quel hasard ? “Pour la création
littéraire, c’est très important de créer des groupes
de solidarité, des groupes de création. J’ai aussi
des amis écrivains comme Zadie Smith. Je vois
ces personnes, je parle avec elles, et ça me rend
plus fort.”
Le succès de ‘Eddie Bellegueule’ continue : on
parle d’une adaptation pour le cinéma. Une
pièce de théâtre tirée du livre est jouée depuis
peu à Budapest et la suite du livre, ‘Une
histoire de la violence’ est sorti en France en
janvier 2016. Le livre dont l’action se déroule
dans l’arc de quelques heures culmine lorsque
le personnage principal (Edouard Louis) est
agressé sexuellement par un homme marocain. “Les deux livres font partie du même
projet.”
vie, un plateau de desserts sophistiqués arrive.
Le mien offre au moins trois types de mousses
légères à la framboise qui reposent sur deux
énormes éclairs, eux-mêmes remplis d’une
délicieuse crème pâtissière, mais il reste juste
assez de place sur l’assiette pour des copeaux
de chocolat blanc, de microscopiques herbes
et un sorbet à la groseille. Et ensuite, il y a sa
tarte Tatin, servie avec une sélection de délicats petits fours.
Édouard Louis gonfle ses joues. “Tellement,
tellement joli !”
Les relations avec sa famille sont difficiles.
“Mon frère est venu à Paris avec une batte de
base-ball, il voulait me tuer” dit-il à voix basse.
“Mon éditeur a dû me trouver un endroit pour
quelques jours.” La réaction de son village a été
tout aussi violente. “Je ne peux toujours pas y
aller.”
Surprise : son père a mieux réagi. Edouard
s’était échappé du village à 14 ans, grâce à une
bourse pour étudier dans un bon lycée, dans
la grande ville du secteur (au lieu de tenter
d’amadouer l’examinateur, il l’a supplié de
l’admettre). Puis, après des années de travail
réellement dur, il est entré dans une grande
école à Paris, l’École normale supérieure.
Durant ces années, il a à peine parlé à son
père. “Silence total, en fait, entre l’âge de 17 et
21 ans. Je ne lui manquais pas, il ne me manquait
pas. Quand le livre est sorti, il m’a téléphoné et il
m’a dit : ‘je suis tellement fier de toi’. Il m’a dit
qu’il avait acheté vingt exemplaires du livre et
qu’il l’avait donné à ses amis. C’est énorme, parce
qu’il n’y avait aucun livre à la maison quand j’ai
grandi. Je n’ai pas lu un seul livre avant l’âge de
17 ans. On les détestait. Ils nous faisaient honte.
C’est la première fois aussi qu’il m’a appelé
Edouard.”
Edouard Louis avait été surnommé ‘Eddy
Bellegueule’ – “un nom ouvrier, un nom de dur”
dit-il – mais il a changé son nom depuis, et cela
fait aussi partie de sa fuite loin de son passé.
“Dès que j’entendais ce nom, j’entendais ‘pédé’.”
Il a aussi subi des opérations de la mâchoire et
des dents, résultats d’années de négligence de
sa dentition. Il a laissé tomber ses survêtements et adopté des chemises et des jeans, il
a commencé à parler et marcher différemment et s’est exercé à rire devant un miroir
“jour après jour, jusqu’à ce que mon rire sonne
comme moi”.
“C’était ma façon de dire à la famille ‘je ne suis
plus comme vous’. Je voulais qu’Eddy
Bellegueule’ soit un manifeste pour le changement, contre la misère et la violence. Il y a de la
beauté dans la métamorphose, de ne pas être ce
que la société vous force à être.”
Est-ce que sa famille lui manque parfois ? “Pas
vraiment” dit-il, désinvolte. “Parfois, je m’in-
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Son projet, explique-t-il est beaucoup plus
“politique” que celui de l’écrivain
Knausgaard, auquel on le compare systématiquement. “Quelque chose d’important se passe
entre vérité et littérature en ce moment, et
Knausgaard en fait partie, mais je suis plus intéressé par la relation entre la littérature et la politique. Je pense que je suis plus proche d’écrivains
comme Ta-Nehisi Coates, Svetlana Alexievich et
l’une de mes héroïnes, Toni Morrison.”
Edouard Louis fait une pause et prend une
rare bouchée de dessert. Quelqu’un le montre
du doigt depuis une table proche, et je lui
demande comment il gère sa notoriété.
“Parfois, c’est un peu lourd, un peu dur. Mais je
ne suis pas Beyoncé ou Harry Potter, ce n’est pas
insupportable. Le changement dans ma vie est
entièrement positif.”
Une dernière question : s’il a un jour des
enfants, aimerait-il qu’ils soient aussi radicaux
que lui ? “Oui. Mais je ne peux pas avoir des livres
et des enfants. Écrire prend trop de temps. Je ne
sais pas si on peut être un bon parent quand on
est écrivain.”
Il faudrait faire trois repas par jour. “Et se
réveiller avant midi ! Je ne peux pas imaginer ça.
Je veux dire, je ne vais jamais me coucher avant
trois heures du matin.”
“
C’était ma façon
de dire à la famille
‘je ne suis plus
comme vous’. Je
voulais qu’Eddy
Bellegueule’ soit
un manifeste pour
le changement,
contre la misère et
la violence. Il y a
de la beauté dans
la métamorphose,
de ne pas être ce
que la société vous
force à être”
Pavillon Montsouris
20 rue Gazan, Paris
Assiette végétarienne €15
Filet de bœuf €41
Tarte Tatin €9
Framboise en éclair €14
Verre de Lacombe Médoc x 2 €15
Café x 2 €10
Total (taxe et service compris) €104
19
Dossier
Marketing - Études et sondages
Méthodes d’enquêtes en ligne
À bas
le biais digital
Moins chères et plus rapides,
à condition de respecter
certaines précautions
méthodologiques
Rapides et peu onéreuses, les études de marché en ligne peuvent être réalisées par des spécialistes, mais aussi par l’entreprise elle-même grâce à des logiciels spécifiques. Elles permettent de toucher un large panel et des zones géographiques
diversifiées ou, si nécessaire, être plus resserrées. Pour en tirer
tout le bénéfice, elles doivent néanmoins être menées d’une
façon différente que les études de marché traditionnelles.
LAURÈNE RIMONDI
P
Les études en ligne, trois
à dix fois moins chères,
sont aussi le moyen de
valider rapidement un
projet en gestation
20
our tester une idée
avant de se lancer,
obtenir un retour sur
un produit ou une campagne publicitaire, les études de
marché sont incontournables,
particulièrement dans un environnement hyperconcurrentiel.
Réalisées en ligne, ces enquêtes,
dites quantitatives, présentent
de nombreux avantages, en particulier celui d’être beaucoup plus
rapides, mais aussi bien moins
coûteuses que les études réalisées par téléphone ou en face à
face. Attentes des consommateurs, panier moyen, demande de
services additionnels… deux ou
trois jours suffisent à l’entrepreneur pour connaître l’avis ou les
intentions de sa cible commerciale. “Ce gain de temps est important. Une étude trop longue peut
introduire un nouveau biais : celui
de l’évolution de la concurrence”,
précise Jean-Michel Fabre, cofondateur d’Adocta. Trois à dix
fois moins chères, elles deviennent accessibles aux budgets
limités et sont aussi le moyen
de valider rapidement un projet
en gestation. Ou non : les avis
négatifs sont aussi importants
que les avis positifs, et peuvent
permettre à des porteurs de projet de changer de pied pour améliorer une idée. Attention toutefois, les études en ligne ne sont
pas adaptées à certains concepts
de niche. La cible d’un service
destiné à une boucherie dans un
quartier particulier, par exemple,
serait difficilement représentée par la population sondée en
ligne. “Dans certains cas, il vaut
mieux pratiquer une étude traditionnelle et appeler les gérants des
sociétés concernées, ou se rendre
directement sur place, sonder
directement le terrain”, précise
Michaël Saulnier, co-fondateur
de Creatests.
Un panel moins fiable
mais plus massif
Internet s’accompagne toujours
d’un soupçon tenace, celui de la
fiabilité : les panélistes sont en
effet recrutés sans contact direct
et ne sont donc pas choisis. Autre
effet pervers, celui de la représentativité : les répondants de
moins de 40 ans seront davantage
présents que leur part réelle
dans la population, tandis que les
plus de 65 ans seront sous-représentés. Seul un filtrage soigneux
permet de corriger ces biais.
Situation géographique, loisirs,
type de logement et de voiture…,
ces informations sont utilisées
par les prestataires pour la création de profils, qui seront utiles
pour cibler les questionnaires.
Autre avantage : les études en
ligne permettront de vérifier la
fiabilité des panélistes en les croisant avec des réponses futures.
Car même indemnisés, les panélistes pourraient aussi être tentés de ne pas s’appliquer. “Nous
considérons que le sondé travaille
pour nous. La rémunération est
évaluée en fonction du temps passé
sur le questionnaire, de quelques
centimes à quelques euros pour une
dizaine de minutes. En contrepartie, une grande précision est attendue”, précise Michaël Saulnier.
Pour s’en assurer, le temps passé
sur le questionnaire est scruté
à la loupe : s’il est inférieur aux
estimations jugées nécessaires,
le résultat ne sera pas validé.
Le sondé part avec une note de
10/10. Un capital confiance qui
varie en cas de réponses suspectes et peut mener à l’exclusion. “Le respect des règles Esomar
[European Society for Marketing
Research, ndlr], qui réclament
une taille et une grande qualité
du vivier d’étude, permet d’éviter
d’interroger les mêmes personnes.
Cela évite aussi une professionnalisation des sondés, qui biaiserait les résultats”, affirme Jamila
Yahia-Messaoud, directrice des
Internet s’accompagne
toujours d’un soupçon
tenace, celui de la
fiabilité : les panélistes
sont en effet recrutés
sans contact direct et ne
sont donc pas choisis
“Dès lors qu’on augmente le nombre
de personnes interrogées,
on augmente statistiquement
la fiabilité du résultat.”
Jean-Michel Fabre, Adocta.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
21
Dossier
Marketing - Études et sondages
départements télécoms, équipements, cinéma, comportements
médias et ad hoc de Médiamétrie.
Statistiquement, c’est finalement la masse de personnes
interrogées, bien supérieure aux
études qualitatives, et avec une
répartition géographique plus
étendue, qui permet de dépasser les biais. “Il y aura toujours
des enthousiastes, des pessimistes,
des menteurs. Mais dès lors qu’on
augmente le nombre de personnes
interrogées, on augmente statistiquement la fiabilité du résultat”,
assure Jean-Michel Fabre.
Les logiciels pour garder la main
“Le respect des règles Esomar évite
aussi une professionnalisation des
sondés, qui biaiserait les résultats.”
Jamila Yahia-Messaoud,
Médiamétrie.
Destinés aux plus aguerris, les
logiciels permettent de mettre
en place des sondages sur le
web, tout en gardant la maîtrise
sur le questionnaire mais aussi
sur les personnes interrogées,
constituées par la propre base
de données de l’entreprise. Il
reste néanmoins possible de
faire appel à un prestataire pour
bénéficier d’un réseau différent,
et ainsi s’assurer de davantage
d’objectivité. Erreur fréquente :
le sondeur doit alors veiller à
ne pas introduire une erreur de
méthode en transposant directement les pratiques de l’enquête
en direct. En ligne, la façon de
répondre est radicalement différente, selon Christophe Ralle,
fondateur de Ysthad : “les internautes ne lisent pas les questions.
Pour être efficace, il faut qu’elles
soient courtes, rapides, simples, et
surtout facilement lisibles depuis
tous les devices, car on ne sait pas
devancer le support sur lequel le
questionnaire sera lu”. Les logiciels ont aussi l’intérêt de permettre d’observer l’évolution des
données en temps réel, pour un
résultat plus rapide. Le coût est
également dérisoire, de quelques
dizaines d’euros par mois. “Nous
fournissons l’outil – pas le contenu
– pour que le client soit autonome”
selon Valérie Marusiak, responsable administrative et financière
d’Evalandgo, éditeur d’un logiciel
d’enquête en ligne. Les novices
risquent néanmoins de se retrouver démunis pour analyser une
grande masse de données. Même
si des outils de type graphiques
accompagnent les logiciels, une
interprétation complémentaire
peut s’avérer nécessaire.
Gérer son image
sur les réseaux sociaux
De façon complémentaire aux
études de marché, certains prestataires utilisent les réseaux
sociaux pour analyser la réputation et l’image de la marque.
L’objectif : collecter les messages
postés sur Facebook, Instagram,
Twitter ou les forums de discussion, pour décrypter leur tonalité, positive ou négative. Tout
est passé au crible : nature de
“Les internautes ne
lisent pas les questions.
Pour être efficace,
il faut qu’elles soient
courtes, rapides, simples,
et surtout facilement
lisibles depuis tous
les devices”
Stéphanie Perrin
Communiqué
l’émetteur, sujets les plus discutés, principaux concurrents cités,
etc. Une surveillance à partir des
avis, spontanés et non plus induits
par des instituts, mais qui s’avère
néanmoins insuffisante pour
témoigner d’une véritable étude
marketing. La veille des réseaux
sociaux permet en revanche
d’émettre des recommandations
rapides en vue de gérer les “bad
buzz”, qui pourraient nuire à la
marque. Les exemples récents
sont légion : la maison Yves SaintLaurent s’est par exemple attiré
les foudres des internautes après
la diffusion de ses affiches jugées
dégradantes pour l’image des
femmes, tandis que le groupe
de prêt-à-porter Zara est devenu
la risée du web avec une campagne publicitaire “Love Your
Curves”, censée promouvoir les
formes des femmes à l’aide de
mannequins… filiformes. Dans
les deux cas, la vague d’indignation est née du web. “La règle en
communication digitale est qu’il
faut répondre sur le canal d’où
est partie la critique. Dès lors que
la marque est présente en ligne,
une veille est nécessaire afin d’éviter une mauvaise réception des
messages”, affirme Christophe
Asselin, responsable marketing
chez Digimind. Conçues comme
une véritable relation virtuelle,
les études dites “communautaires” sont également de plus
en plus prisées. Avec une page
Facebook conçue comme un véritable hub dédié aux marques,
elles offrent une interaction
directe avec le public cible, à
l’aide de processus de gamification. “Les panélistes qui savent
qu’ils travaillent avec la marque
pour participer à l’émergence de
nouveaux produits qui les intéressent seront davantage impliqués”,
affirme Christophe Ralle. Un cap
supplémentaire dans la relation
avec les consommateurs. 
Chiffres clés
Le marché français des études affiche
une relative croissance en 2015
(+1 %). Avec 18 % de son activité à
l’international, ce marché est estimé à
2 Md€ de chiffre d’affaires.
Principal pourvoyeur d’études, la
grande consommation compte pour
près de 43 % de la demande totale et
maintient cette part relative par rapport aux années précédentes.
Les panels et études quantitatives ad
hoc se partagent 79 % du marché,
tandis que les études qualitatives
génèrent 8 % de l’offre. Les études
quantitatives gagnent +4 points.
Au sein des études quantitatives, le
recueil électronique/ digital progresse
de 2 points en 2015 au détriment des
études téléphoniques.
Source : Syntec Études
directrice d’Empresarial
et commissaire général du Printemps des études*
“
Les instituts français possèdent
un véritable savoir-faire en
matière d’études d’opinion
Pouvez-vous nous présenter
cette 6e édition ?
Il s’agit de rencontres professionnelles qui se donnent
pour objectif de présenter des
contenus de très grande qualité, qui sont aussi une aide à la décision en matière
de marketing et communication. Le concept de l’événement est fondé sur un
équilibre entre la partie dédiée à l’exposition et la partie consacrée aux contenus, à travers lesquelles 130 sociétés, actrices de la filière, seront présentes,
dont 60 % d’instituts d’études. Deux agoras seront spécialement dédiées aux
jeunes et petites structures ainsi qu’aux sociétés étrangères. Un espace “sensoriel” proposera des expériences innovantes.
,,
Quels seront les thèmes abordés ?
Il y aura des prises de parole autour de la consommation, et plus particulièrement de l’appréhension du consommateur et du pilotage de la marque. La
conférence inaugurale qui donne la parole à Peter Sherman, vice-président exécutif d’Ominicom, intitulée “Reclaiming the Consumer”, s’annonce comme un
moment fort. L’édition 2017 ne manquera pas non plus de mettre le digital et la
data au centre de ses réflexions. Le nouveau règlement européen RGDP, ainsi
que le nouveau code éthique élaboré par la Chambre de commerce internationale et Esomar feront partie des sujets abordés. En cette période électorale,
nous avons aussi souhaité mettre l’accent sur l’opinion. Les instituts français
possèdent un véritable savoir-faire en la matière. Une table ronde et des rendezvous centrés sur les méthodologies seront organisés.
Comment évolue le secteur ?
En France, nous avons la chance d’avoir un secteur très riche, avec une très
grande diversité d’acteurs, qui ont un positionnement novateur, parfois même
d’avant-garde. Leurs savoir-faire sont très étoffés : les études doivent conjuguer
aujourd’hui connaissance dans différents outils de recueil mais aussi intégrer
des datas de sources fort différentes (open data, weblistening, CRM d’entreprise, etc.). La filière est aussi force de proposition et porteuse de nombreuses
innovations pour être au plus près de ce que souhaite le consommateur, comme
avec la réalité virtuelle, intégrée par exemple à des salles de test.
Le Printemps des études
Rencontres professionnelles - Research/Data/Insights
20 et 21 avril 2017, Paris, Palais Brongniart
www.printemps-etudes.com
22
Bientôt, un nouveau code éthique pour la profession
Conjointement avec Esomar,
communauté de chercheurs et
d’utilisateurs de recherches issus
de plus de 130 pays, la Chambre
de commerce internationale a
développé un code étique, destiné à permettre l’observation
des participants aux études de
marché et sondages, tout en mettant l’accent sur la protection de
leur vie privée. Ce cadre général
d’auto-réglementation pour les
acteurs du marché propose “une
orientation éthique et professionnelle claire sur la façon de gérer ces
données de manière responsable”.
Le texte découle du nouveau
cadre réglementaire européen.
“Ce code est une opportunité car il
élargit le cadre légal des enquêtes
à la ‘social data’. Il ouvre donc
un nouveau champ aux méthodes
d’investigation, dès lors que les exigences de transparence sont respectées”, affirme Philippe Guilbert,
directeur général de Toluna. Trois
principes fondamentaux : lors de
la collecte de données personnelles, les chercheurs devront
être transparents quant au but
pour lequel les informations sont
recueillies, et s’assurer qu’elles
seront bien protégées et ne seront
pas divulguées sans le consentement de la personne concernée.
Enfin, les chercheurs seront également tenus de se comporter
de façon éthique et ne pas faire
quoi que ce soit qui puisse nuire
à une donnée. Ce nouveau code
éthique sera mis en place en mai
2017. 
“Ce code est une opportunité
car il élargit le cadre légal
des enquêtes
à la ‘social data’ ”
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
23
Dossier
Marketing – e-Marketing
Nouveaux formats du maketing vidéo
Image, image,
laquelle est
la plus belle ?
Live-streaming, 360, stories,
UGC, KOL… le marketing vidéo
vers toujours plus de formats, de
concepts, de créativité
Les internautes consomment de plus en plus de vidéo et les
marques l’ont bien compris. Les contenus s’émancipent du format classique de 2 minutes servant à présenter un produit ou
une entreprise. Les vidéos immersives ont le vent en poupe,
avec le live-streaming et le 360 degrés. Les films plus ludiques,
à base de réalité augmentée ou en micro-formats inspirés par
Snapchat, touchent une cible de niche beaucoup plus jeune,
mais constituent un vrai laboratoire d’idées. Le tout s’inscrit
dans une stratégie de long terme, qui vise à recruter des followers et rapprocher l’audience de la marque.
SOLANGE BROUSSE
L
Il existe une kyrielle de
formats plus ou moins
connus, éprouvés ou en
développement
24
a vidéo est au cœur des
stratégies marketing des
annonceurs.
Normal,
puisqu’elle s’est imposée avec succès dans les mœurs digitales : en janvier 2017, 34,7 millions
d’individus ont regardé au moins
une vidéo depuis leur écran d’ordinateur, soit 55,7 % des Français,
selon une étude Médiamétrie. La
tranche des 15-34 ans est particulièrement accroc avec 7 heures et
27 minutes de consommation mensuelle, soit 2 h 10 minutes de plus
que l’ensemble des vidéonautes.
Mais à quoi sert le marketing vidéo ?
Comment l’utiliser et que peut-on,
en tant que marque, en retirer ?
Aujourd’hui, les annonceurs se
lancent avec le présupposé qu’une
vidéo va faire appel à l’émotion des
consommateurs, l’éduquer… Si de
nombreux outils sont accessibles
et faciles d’utilisation, il existe
aussi une kyrielle de formats plus
ou moins connus, éprouvés ou en
développement, sur lesquels il est
intéressant de se pencher. Au bout
du processus, avec l’aide éventuelle
d’un conseil ou d’un fournisseur de
solutions vidéo, la marque doit clairement établir ce qu’elle a envie de
raconter, à quel(s) public(s), et piocher parmi les différents moyens
pour atteindre son objectif.
L’agence de community management Komunity Web propose ainsi
une expertise double, répartie
dans deux pôles de compétences,
stratégique et technique. “Le client
nous fait part de son histoire et de
ses valeurs, explique Philippe Aïn,
social media manager et fondateur
de l’agence. À nous de professionnaliser sa prise de parole.”
La réflexion implique de se poser
les bonnes questions : que révéler sur soi ? Quelles thématiques
aborder ? “Nous proposons différents
tons, réseaux, formats, en fonction
de l’objectif, des cibles, des valeurs de
marques, décrit Philippe Aïn. Il y
a une infinité de stratégies possibles
mais certains réseaux sont incontournables, comme Facebook et Twitter.”
La tendance à l’immersion
Le live-streaming et la vidéo 360
(qui donne une vue à 360 degrés)
sont des formats immersifs, qui
permettent de se rapprocher au
maximum de la marque ou de son
produit. “La vidéo 360 propose une
expérience utilisateur assez poussée,
confirme Philippe Aïn. Grâce au
dispositif technique, je peux filmer en
même temps les artistes et le public en
salle lors d’un spectacle.”
La condition est d’avoir une histoire
à raconter qui soit valorisée par ce
format et n’apparaisse pas comme
un gadget. Aujourd’hui, le 360 est
très utilisé pour les concerts, mais
pas seulement. “National Geographic
est l’un des premiers à s’en être servi
sur Facebook, en décembre 2016, rapporte Philippe Aïn. Ils filmaient une
équipe de chercheurs qui simulaient
la vie sur Mars, dans un centre de
recherche de l’Utah. La vidéo a fait
plus de 3 millions de vues.”
Autres atouts du format : il est pratique et mobile-friendly, ce qui est
indispensable lorsqu’on regarde
les évolutions d’usage. La France
compte compte 87,7 % d’internautes, soit 45,7 millions de personnes. Avec plus de 24 millions
de Français qui préfèrent surfer sur leur téléphone portable,
le mobile est devenu le premier
écran de connexion Internet, selon
Médiamétrie.
L’expérience 360 permet une interactivité qui la rapproche de la
réalité virtuelle : le spectateur peut
choisir de balayer les points de
vue. Le tour opérateur finlandais
Tjäreborg donnait ainsi l’opportunité à ses clients de se projeter
dans leur future croisière. Selon
la régie suédoise Widespace, cette
campagne a généré un taux d’engagement de 157 % supérieur à la
moyenne, avec un temps passé de
150 % au-dessus de la moyenne.
L’autre format immersif, de plus
en plus utilisé, est le live, avec des
vidéos souvent longues mais qui
favorisent l’aspect conversationnel :
les internautes réagissent, posent
Avec le 360, la condition
est d’avoir une histoire
à raconter qui soit
valorisée par ce format
et n’apparaisse pas
comme un gadget
“Le live-streaming intéresse
les marques qui sont de plus en plus
en recherche d’authenticité
et d’humanisation.” Philippe Aïn,
Komunity Web.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Dossier
Marketing – e-Marketing
Tout est possible, mais il
faut éviter un écueil : se
mettre en tête de vouloir
vendre à tout prix.
Ce média permet surtout
de trouver de nouveaux
moyens de recruter
et d’interagir avec
l’audience
“Même si on ne comprend pas tout,
ces médias sont un vrai besoin qu’expriment les jeunes générations.”
Mick Tsai, Live.me.
des questions, commentent. “En
marketing, c’est un prolongement de
l’expérience client, note Philippe Aïn. Il
intéresse les marques qui sont de plus en
plus en recherche d’authenticité et d’humanisation.” Les sujets propices au
live-streaming sont les making-of, les
coulisses d’une rencontre, une conférence très attendue… “Ce sont souvent
des événements auxquels nous n’avons
pas accès pour différentes raisons: places
limitées, éloignement, etc.”.
La Chine, désormais prescriptrice en
matière de tendances digitales, en
est friande. Le salon China Connect,
début mars 2017 à Paris, en avait fait
l’une de ses thématiques phares. On y
apprenait ainsi qu’en 2016, Elle China
avait créé le buzz en diffusant en
direct des images de la Fashion Week
à Paris. “Nous avons eu un énorme
impact en Chine avec ce reportage,
affirme Zheng Miaomiao, directrice
des contenus vidéo de Elle China. La
session de live-streaming au cours de
laquelle nous avons approché Fan Bing
Bing, l’une des plus grandes célébrités
de Chine, a généré un pic de 500000
connexions en même temps. Nous avons
recruté 250000 nouveaux followers
sur Meipei App, l’une des applications
vidéos les plus populaires.”
Le public touché est jeune, assez
féminin, fan de mode. Selon Zheng
Miaomiao, le secret est de l’emmener
“où il ne va jamais”: “Lorsque vos followers sont au show avec vous, au premier rang, à côté de Fan Bingbing, ils
sont bien plus engagés.”
Des combinaisons
pour multiplier son efficacité
à 80 % aux USA, également speaker lors du salon China Connect. Si
les annonceurs communiquent sur
Facebook ou Twitter, ils peuvent aussi le
faire par ce biais, en proposant un reportage corporate ou sur un événement
important lié à l’environnement.”
Tout est possible, mais il faut éviter
un écueil: se mettre en tête de vouloir vendre à tout prix. Ce média permet surtout de trouver de nouveaux
moyens de recruter et d’interagir avec
l’audience. “C’est une nouvelle forme
d’expérience dans une stratégie de long
terme, conclut Mick Tsai. Et il faut être
conscient que quand l’internaute s’exprime sur sa perception de la marque, ce
peut être en bien ou en mal…”
Les vidéos d’information ou les animations de quelques minutes ne sont
pas remisées pour autant. “Elles sont
toujours d’actualité, consent Philippe
Aïn. Et peuvent d’ailleurs être combinées avec ces formats innovants.” “Ces
vidéos sont différentes, souligne Zheng
Miaomiao. Il s’agit de diffuser l’information sur un temps plus long.” Bien installés dans le paysage de la communication, ces formats sont aujourd’hui
moins coûteux à produire et plus
faciles à visionner sur mobile grâce
au développement de la 4G.
En résumé, le live-streaming permet,
lors d’une première phase, de générer
de l’interaction; dans un deuxième
temps, le matériel peut être réutilisé
pour monter des vidéos d’information: démos produits, films d’entreprise, contenus pédagogiques… plus
que jamais d’actualité.
Formats courts et ludiques
Elle China a conçu une deuxième
opération de live-streaming lors du
festival de Cannes avec Gong Li, pour
promouvoir la campagne digitale
marketing de l’Oréal sur Tmall, une
grande boutique en ligne de cosmétiques chinoise. La caméra entrait
dans sa loge et le reporter demandait
quels étaient les outils de maquillage
de Gong Li, avec un renvoi vers le site
de Tmall.
“Le live-streaming, c’est possible pour
toutes les marques, même pour EDF!,
s’amuse Mick Tsai, directeur de produits de Live.me, une appli de livestreaming dont le marché se trouve
Les réseaux sociaux comme Snapchat
et Instragram apportent aussi leur
lot de nouveautés dans l’usage de
la vidéo. Si Snapchat génère moins
de demandes de campagnes, il reste
un moteur de l’innovation. “Avec ses
filtres, Snapchat propose des opérations
de réalité augmentée intéressantes”,
avoue Philippe Aïn. Le format le
plus en vogue, selon Komunity Web,
c’est le média éphémère court sur
Instagram: les “Instagram Stories”,
avec des photos ou des vidéos d’une
minute maximum, directement inspirées des “stories” de Snapchat.
Ces deux réseaux et leurs contraintes
Ghislaine de Chambine
Communiqué
directrice de pôle chez Weyou Group
et reponsable du salon E-Marketing*
“
une bague de la maison. Résultat:
10614 photos postées en une semaine
sur Nice. “Les marques ont compris
qu’éditorialement, elles n’ont pas à générer elles-mêmes chaque visuel, souligne
Éric Tian. Maintenant, elles donnent
aux internautes des outils pour créer de
bons contenus… à leur image.”
Le rôle des influenceurs
Souvent, les formats vidéos sont animés par un influenceur, censé stimuler l’engagement des internautes.
Les célébrités ont eu leur heure de
gloire, vantant ici un body de lingerie ou là une marque de jus détox…
mais la tendance actuelle est aux
micro-influenceurs: des spécialistes
de leur domaine, dont les interventions sont jugées plus spontanées. La
recherche de l’authenticité, encore
et toujours. Si ces KOL parlent des
marques et de leurs produits, sans
omettre les aspects décevants, leur
public, plus engagé et plus exigeant,
va les croire volontiers et exercer à
son tour une influence sur les autres
consommateurs.
Les KOL sont souvent un pur produit
du web. Untel peut avoir son émission de live-stream et devenir une
star pour des raisons obscures… Mick
Tsai montre sur l’appli Live.me une
jeune fille qui raconte sa vie en vidéo,
en direct. Il lui envoie un bouquet de
roses virtuelles, que voient aussi ses
milliers de followers au même instant. Elle se met à pousser des petits
cris de joie. Il est un peu perplexe,
un peu fasciné. “Si on avait fait une
opération avec Coca, on aurait pu lui
envoyer des bulles de Coca, commente
Mick Tsai. Même si on ne comprend
pas tout, ces médias sont un vrai
besoin qu’expriment les jeunes générations.” 
Chiffres clés
“Qu’ils vous aiment ou pas, que vous
le vouliez ou non, les internautes
créent du contenu.” Éric Tian, Nice.
Sylvain Peltanche
Les leaders d’opinion qui utilisent
ces formats vidéo doivent être
crédibles : on compte beaucoup de
blogueurs spécialisés
Pourquoi avoir choisi le
theme des start-up cette
année ?
Elles sont de plus en plus
nombreuses, très entourées, formées, financées.
Aujourd’hui, elles remplacent presque les départements R&D des entreprises. Ce
sont elles qui amènent les nouvelles idées. Nous leur avons préparé un espace
dédié, le Village Start-up, avec une quinzaine de start-up innovantes. Par exemple
Social Karma, qui analyse des datas à partir de médias sociaux, Pop Translation,
qui effectue de la traduction en ligne, ou encore NetRival, présent sur la veille
concurrentielle.
,,
Quelles sont les grandes tendances du marketing digital ?
Parmi les grandes tendances, on retrouve le “content marketing” centré sur la communication didactique et disruptive ; ou encore l’automation pour déclencher les
campagnes marketing. Le marketing multi-devices permet de mieux comprendre
le parcours d’achat des clients. Grâce aux achats en ligne, téléchargement d’applications ou réseaux sociaux, l’offre est sans cesse personnalisée : le marketing de
masse n’existe plus. Les objets connectés constituent aussi une source d’information. Enfin, on parle beaucoup des chatbots, qui existent néanmoins depuis plusieurs années.
Quelle est la place de la vidéo dans la stratégie marketing ?
Les tendances de fond sont la vidéo 360 en réalité virtuelle, avec 3 ou 4 caméras,
la vidéo interactive, le broadcast live, les plateformes vidéos pour créer des vidéos
éphémères… Les leaders d’opinion qui utilisent ces formats doivent être crédibles :
on compte beaucoup de blogueurs spécialisés. Ils créent des tendances, anticipent
les attentes, réagissent très vite et sur des thèmes variés dont les plus récurrents
sont les nouvelles technologies, la cosmétique ou encore les services.
E-marketing Paris - Le salon des professionnels du marketing digital
*18 au 20 avril, Paris, Porte de Versailles
www.emarketingparis.com
26
d’utilisation poussent les marques à
la créativité. Ils permettent aussi de
mettre en valeur l’UGC pour User
Generated Content. “Pourquoi s’intéresser à l’UGC?”, demande Éric Tian,
responsable marketing-ventes et
associé de Nice, “l’Instagram chinois”,
également speaker au salon China
Connect. “Sur les réseaux, la marque
a trois porte-voix: la sienne, qui se traduit par de la publicité. Les KOL (Key
Opinion Leaders, ou influenceurs) qui
diffusent de l’influence. Et enfin la
voix de tous les internautes: qu’ils vous
aiment ou pas, que vous le vouliez ou
non, ils créent du contenu.”
Sur le réseau Nice, les marques “repostent” (comme on re-tweete) l’UGC
qui va correspondre à leur identité
de marque. Ainsi, les chips Lays ont
lancé une campagne incitant les acheteurs à se prendre en selfies avec des
paquets amusants; les créations des
internautes sont taggées ou repostées,
et voilà la marque avec un volume
d’images ou films publicitaires gratuits. Bacardi aux USA a lancé sur
Instagram une campagne à base
d’UGC en fournissant du matériel son
et image et en demandant aux internautes de remixer le tout pour faire
des vidéos Instagram Stories, façon
DJ Set.
Les filtres et stickers, dans l’esprit de
la réalité augmentée, fonctionnent
aussi auprès des cibles les plus en
demande de nouveautés. En Chine,
Cartier a invité à se prendre en photo
avec un sticker “Love” dont le o est
Le phénomène Snapchat
158 millions d’utilisateurs actifs
chaque jour, dont 8 millions en
France. 2,5 milliards de snaps envoyés
chaque jour dans le monde. La majorité des utilisateurs ont entre 18 et
34 ans. Lors de son entrée en bourse
le 2 mars, “Snap” était valorisée à
quelque 24 Md$.
Source : Snapchat
Communiqué
chef de produit chez Livee,
solutions digitales live et interactives
“
La captation vidéo et le
live répondent à de vraies
problématiques pour les grandes
entreprises
Quels sont les outils vidéo
proposés par Livee ?
Livee propose des solutions
vidéos live et interactives pour les
secteurs de l’événementiel, du
marketing et de la communication. La réalisation en direct est notre cœur de métier
et nous proposons des outils pour faire réagir le public en temps réel. À partir de nos
captations, nous pouvons faire du différé et du montage. Nous proposons aussi des
réalisations en studio, autour d’une table, de type webinar. Celles-ci peuvent servir
de support à des formations, en plus ludique : la Nouvelle-Calédonie a par exemple
récemment fait une émission en studio pour promouvoir sa destination auprès des
tours-opérateurs.
,,
Comment a évolué votre activité ?
Nous accompagnons surtout des grandes entreprises, soit en direct, soit par l’intermédiaire d’une agence. La captation vidéo et le live répondent à de vraies problématiques. Souvent, l’ensemble des collaborateurs ne peut assister aux événements
pour des raisons géographiques ou budgétaires. Nous avons organisé un événement avec une grande compagnie d’assurances : au lieu de réunir toute l’entreprise,
le séminaire a rassemblé 100 personnes, mais il a été diffusé aux 700 managers à
distance.
Quel est l’enjeu interne pour ces grandes entreprises ?
Aujourd’hui, c’est de faire passer les messages. Sur le plan technique, nous les
accompagnons pour qu’elles puissent retransmettre les événements sur leurs
réseaux internes. Nous sommes les premiers à le faire, souvent les DSI freinent en
raison de protocoles de sécurité très pesants… Nous avons ainsi relayé les vœux
du comité exécutif d’un grand acteur de l’énergie sur leur intranet : cela crée une
proximité avec la direction, qui ne peut exister au quotidien. Le live réunit les publics
et ajoute aussi de l’interactivité. En toute quiétude, car que nous diffusions sur l’intranet ou Internet, nous proposons aussi de modérer les contenus.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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27
Dossier
Marketing - Relation client
Agents conversationnels, potentiel et limites
De l’IA
dans le CRM
Chatbots, un rôle intéressant
dans l’engagement client, mais
un outil pour l’instant complexe
à manier avec justesse
Les chatbots ont le vent en poupe. Si les call-centers font office
d’interface privilégiée entre la marque et le client pour gérer
remarques, mécontentements et retours d’expérience, la gestion des relations clients est de plus en plus assurée par l’usage
des réseaux sociaux, où les consommateurs passent une bonne
partie de leur temps. Mais le constat établi par les professionnels de la communication est que demain, les chatbots risquent
de prendre la place d’une certaine catégorie de conseillers clientèle. Les robots conversationnels dotés d’intelligence artificielle
(IA) constituent toutefois un pari risqué, et nombre de spécialistes estiment qu’ils ne pourront pas, même à terme, remplacer
l’interaction humaine.
NEJIBA BELKADI
L
Le chatbot peut
s’intégrer à une
messagerie instantanée,
il est capable de
comprendre une
demande client formulée
librement par écrit et d’y
associer une réponse
28
’intelligence artificielle
(IA) s’immiscera-t-elle
dans toutes les stratégies de communication des marques ? Les clients
seraient en tout cas prêts à s’y
adapter. Comme l’indique une
étude Ifop-Le Parisien de septembre 2016, “56 % des Français
estiment que les logiciels de conversation pourraient leur simplifier
la vie”. Car l’IA a précisément
été développée pour simplifier
la vie du client : agents conversationnels capables de dialoguer
avec des humains, les chatbots
permettent aux internautes de
disposer d’informations liées aux
produits et services offerts par
les marques utilisatrices de cette
nouvelle technique de communication. Voyages-sncf.com a été
l’une des premières marques en
France et en Europe à avoir développé son propre bot sur Facebook
Messenger dès avril 2016. Cette
première version permet de disposer des informations du voyage
sur son Facebook Messenger et
d’échanger en mode “tchat” avec
le service clients. Face au succès
de cette première version, l’entreprise ferroviaire en a lancé
une deuxième pour le mois de
septembre qui permet de rechercher son voyage et de poser une
option de réservation.
“Plus de 85 000 confirmations de
commande ont été envoyées sur
Messenger aux clients qui l’ont
souhaité depuis avril dernier, avec
une forte croissance ces dernières
semaines, indique Julien Nicolas,
directeur France de Voyages-sncf.
Par ailleurs, depuis septembre,
7 000 utilisateurs ont testé la pose
d’option sur un billet via notre
bot.”
Engager le client
Le chatbot s’intègre donc à une
messagerie instantanée et combine des évolutions technologiques dites d’IA. Il est capable
de comprendre une demande
client formulée librement par
écrit et d’y associer une réponse.
“Via le smartphone, le chatbot peut
également utiliser d’autres médias
comme les données de géolocalisation pour affiner le contexte de
l’utilisateur”, détaille de son côté
Thibault de Clisson, CEO de la
société Knowesia.
Les professionnels du secteur
rappellent qu’il s’agit surtout
d’un outil capable d’engager rapidement le client. Le profit que
peuvent en tirer les marques est
considérable, car la croissance
de l’utilisation des applications
de messagerie instantanée n’est
plus à démontrer. “Elle a depuis
2015 dépassé celle des réseaux
sociaux”, rappelle-t-il.
Des attributions encore limitées
Les espoirs placés dans les facultés de cet outil sont toutefois
encore relatifs. Lounis Goudjil,
fondateur et président de
Manifone, opérateur voix sur IP,
explique en effet que le chatbot,
qu’on espère voir répondre de
façon sensée et efficace aux questions posées en langage naturel
par un internaute, est encore
loin de répondre à cette fonction.
“Le problème principal réside dans
l’interprétation par le module d’IA
utilisé par le chatbot des questions
posées par l’internaute. La plupart
des chatbots sont, pour l’instant au
moins, encore trop limités en interprétation du langage”, indique-t-il.
Il convient donc d’appréhender
avec mesure l’impact qu’aurait
cet outil sur la systématisation
des relations clients. Matthieu
Tanguy affirme ainsi que pour
Direct
Énergie, fournisseur
d’énergie dont il est le directeur digital et marketing, comme
pour la plupart des marques,
l’essentiel des conversations
passe encore par le téléphone.
Les réseaux sociaux demeurent
selon lui un canal minoritaire en
Les marques doivent
prendre en compte une
série de facteurs pour
décider si oui ou non le
robot conversationnel
constituera une valeur
ajoutée pour elles et
pour leurs clients
“Utilisé via le smartphone, le chatbot peut également utiliser d’autres
médias comme les données de géolocalisation pour affiner le contexte
de l’utilisateur.” Thibault de Clisson,
Knowesia.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
29
Dossier
Marketing - Relation client
“Plus de 85 000 confirmations de
commande sont été envoyées sur
Messenger aux clients qui l’ont
souhaité depuis avril dernier, avec
une forte croissance ces dernières
semaines.” Julien Nicolas,
Voyages-sncf.com.
“Les conseillers clientèle
seront à l’avenir de plus
en plus spécialisés,
et ce sont les postes
de conseiller premier
niveau qui seront
les plus menacés”
termes de volume. “Les chatbots
peuvent soulager les conseillers
clientèle de deux façons : en leur
apportant de l’information pour
les aider à répondre – le chatbot
est dans ce cas à destination des
conseillers –, ou en traitant le
premier niveau de réponse, sans
grande valeur ajoutée humaine”,
explique-t-il.
À
ce
stade,
Matthieu Tanguy estime que le
remplacement des conseillers
clientèle par des robots relève
du fantasme. Complément à l’interaction humaine, les bots peuvent toutefois permettre d’améliorer l’expérience utilisateur et
de supprimer certaines frictions :
“par exemple en réduisant la frustration liée à l’attente, ou en gérant
un problème simple en dehors des
heures d’ouverture du service
client”, précise-t-il.
Parce qu’ils sont souvent placés
en front-line et font office de
filtre, avant d’éventuellement
passer la main à un conseiller si
le sujet le nécessite, les bots ne
risquent d’évincer qu’une catégorie précise de conseillers clientèle. “Pour l’instant, ils jouent souvent le rôle d’un SVI [serveur vocal
interactif, ndlr] multi-niveaux
permettant d’identifier la bonne
compétence humaine. Ainsi, à mon
avis, les conseillers clientèle seront
à l’avenir de plus en plus spécialisés, et ce sont les postes de conseiller
premier niveau qui seront les
plus menacés”, souligne Lounis
Goudjil.
Une technologie
difficile à mettre en place
Développer un bot suppose l’acquisition et la maîtrise d’une
innovation, ce qui représente
un investissement. “Forcément,
pour innover, il faut s’en donner
les moyens”, confirme Julien
Nicolas. Mais le résultat vaut le
Ghislain de Chambine
directrice du pôle marketing de Weyou Group,
organisatrice du salon Stratégie Clients*
“
Les entreprises ont désormais
les moyens de développer le
selfcare et garantir au client une
expérience fluide et efficace
Quels seront les principaux
sujets traités lors du salon
et quelle place y tiennent les
chatbots ?
Cette année, le salon fait la
part belle au consommateur
augmenté, à l’IA et à la réalité virtuelle. Les chatbots, nouvelle coqueluche des
relations clients, feront l’objet d’une conférence plénière le mardi 18 avril, en
parallèle avec le salon e-marketing. On les connaît sous la forme d’avatars et
d’agents virtuels intelligents, mais aussi sur nos téléphones ou nos ordinateurs
avec Siri d’Apple, Cortana de Microsoft… Voyages-SNCF.com, entreprise française pionnière dans le domaine, viendra en témoigner lors d’une conférence du
salon Stratégie Clients, avec d’autres entreprises innovantes.
,,
Pensez-vous que l’on a affaire à une technique marketing révolutionnaire ?
À proprement parler, les chatbots ne sont pas révolutionnaires. Ce qui est nouveau et intéressant, c’est leurs usages et leur présence accrue à diverses étapes
du parcours client. Les robots de conversation répondent à un besoin d’autonomie et de simplification du parcours des clients. L’IA est présente partout en
ligne tout au long du parcours du client et elle prend diverses formes : agents
virtuels avec avatar, assistants personnels type Siri, OK Google ou Cortana… Les
entreprises ont désormais les moyens de développer le selfcare et de garantir
au client une expérience fluide et efficace. Reste pour elles à bien combiner l’automatisation et la relation humaine, c’est ce que nous tenterons d’explorer sur
cette édition du salon Stratégie Clients.
Y aura-t-il une guerre entre les différents réseaux sociaux (Facebook, Twitter,
Snapchat, Whatsapp…) pour la maîtrise de l’hébergement des chatbots ?
La présence des chatbots sur les réseaux sociaux, au cœur des conversations,
change la donne. Facebook a une longueur d’avance par le nombre de ses inscrits et son écosystème, les autres réseaux sociaux s’intéressent naturellement
aux nouvelles technologies afin d’enrichir l’expérience de leurs utilisateurs. On
peut s’attendre à trouver très bientôt dans notre carnet d’adresses des robots
représentant des marques disponibles et prêts à nous assister en tant que
client. Le réseau gagnant sera celui qui offrira la meilleure expérience au client
et à l’entreprise !
Stratégie Clients - Le salon BtoB de la relation client
18 au 20 avril 2017, Paris, Porte de Versailles
http://www.strategieclients.com
30
coup. Innover sous la forme de
POC (Proof of concept) permet
de développer rapidement de
nouveaux projets, d’ajuster ces
innovations suivant les retours
des clients, et donc d’être agile.
“La mise en œuvre d’une telle technologie n’est pas triviale, explique
de son côté Benjamin de Moncan,
directeur du développement à
Knowesia. Derrière la simplicité
d’utilisation se cachent une technologie et une architecture informatique évoluée, qui demandent
un certain niveau de maîtrise algorithmique, un effort de paramétrage important et une organisation interne adaptée et mise à jour
via un système de maintenance.”
En ce qui concerne les coûts, les
spécialistes estiment qu’ils ne
représentent pas une véritable
contrainte étant donné les multiples solutions proposées dans
le cloud et qui sont facturées à
l’usage. “La contrainte principale
est le temps nécessaire pour analyser et alimenter le système avec les
informations qui seront utilisées”,
précise Lounis Goudjil.
sur la satisfaction de l’utilisateur,
“c’est-à-dire l’impact incrémental
du bot par rapport au parcours
nominal”, ajoute M. Tanguy. Afin
de savoir s’il faut investir dans
les bots, il faut par ailleurs avoir
une idée précise des questions et
sujets soulevés par les consommateurs de la marque. “Si le cadre
des discussions est relativement
fermé et le nombre de sujets limité,
alors il ne faut pas hésiter à investir dans du chatbot. Si les questions
et sujets sont très complexes, il
faut être beaucoup plus prudent”,
alerte Lounis Goudjil. Car dans
ce type de situation, le chatbot
peut rapidement devenir source
de frustration et d’insatisfaction
pour le consommateur. 
“La plupart des chatbots sont, pour
l’instant au moins, encore trop limités
en interprétation du langage.” Lounis
Goudjil, Manifone.
Un pari risqué ?
Certains spécialistes estiment
que l’IA ne pourra pas, même à
terme, remplacer l’interaction
humaine. Dès lors, il s’agit de
déterminer dans quelle mesure
les
robots
conversationnels
constituent un pari risqué, et
d’identifier les facteurs devant
être pris en compte par les
marques pour décider si celles-ci
sont à même de générer de la
valeur ajoutée. “Il faut s’assurer
de l’existence d’une valeur ajoutée vue de l’utilisateur, explique
Matthieu Tanguy. Ensuite, il faut
être modeste et s’assurer que le
sujet n’est pas trop complexe pour
démarrer.” A posteriori, pour supputer cette valeur ajoutée, il est
important de mesurer l’impact
Chiffres clés
54 % des Français n’ont jamais
entendu parler des chatbots, et seuls
19 % affirment en connaître l’utilité.
Ils sont 51 % à attendre de ce genre
de solutions un service de support au
client (suivi de commande, problèmes
techniques, etc.), contre seulement
19 % à l’appréhender comme un possible canal de vente.
Source : Eptica, études 2016
Un chatbot psychothérapeute…
Les chatbots n’intéressent pas uniquement les marques de commerce.
De plus en plus de start-up cherchent à les développer de manière
dédiée dans des domaines comme
la psychothérapie ou le coaching.
“Pourquoi pas ? lance Matthieu
Tanguy, directeur digital et marketing de Direct Énergie. La dynamique progressive au cœur du conversationnel permet d’affiner sa recherche
au fil de l’échange. Cela me semble pertinent dans le domaine du coaching,
puisque le format conversationnel permet de s’adapter progressivement au
profil de l’utilisateur.”
Et le pari a été relevé par Danny
Freed, fondateur de Joy, chatbot
hébergé par Facebook Messenger
qui recueille des données sur la
santé mentale de l’utilisateur
dans l’objectif de lui venir en aide.
Comme pour le cas des robots
conversationnels mis en place par
les marques commerciales, ceux à
vocation psychothérapeutique ne
pourront en aucun cas se substituer à
l’interaction humaine, les médecins
ayant une expertise appuyée par
des années de formation. Comment,
en effet, une machine peut-elle analyser avec discernement, comme
le ferait un humain, l’état de santé
mentale d’un individu ? Dans la
vidéo de présentation du chatbot
disponible sur Youtube, Danny
Freed explique qu’en fonction des
mots employés par l’utilisateur, Joy
peut formuler des hypothèses sur
son état affectif. L’hypothèse est
ensuite soumise sous forme de question à l’utilisateur, qui confirmera ou
“Si le cadre des
discussions est
relativement fermé et
le nombre de sujets
limité, alors il ne faut pas
hésiter à investir dans du
chatbot. Si les questions
et sujets sont très
complexes, il faut être
beaucoup plus prudent”
non que son ressenti a bien été compris. L’équipe fondatrice du bot est
toutefois consciente de la difficulté
de la démarche sur le long terme.
Raison pour laquelle elle compte
recruter un nombre important de
psychologues afin de perfectionner le système. De futures mises à
jour du bot rendront ainsi possible
l’établissement d’une connexion
avec un thérapeute professionnel
si les réponses apportées par le système conversationnel ne satisfont
pas l’utilisateur. “Mon espoir est que
les personnes en difficulté réussissent
grâce à ce type d’applications à surmonter leur difficulté à s’épancher
devant des individus, explique Freed.
Notre tâche consiste à rendre le soutien
psychologique accessible à tous.” 
En fonction des mots
employés par l’utilisateur,
Joy peut formuler des
hypothèses sur son état
affectif
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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31
Dossier
Gestion - Crédit management
Assurance crédit vs cabinet de recouvrement
Le prix de
la tranquillité
Contre les impayés, faut-il choisir
le coût fixe d’une assurance
crédit ou les frais variables d’un
cabinet de recouvrement ?
SIPA
En France, 25 % des dépôts de bilans sont attribués à la
défaillance d’un client. Un chiffre d’autant plus impressionnant
qu’il concerne toutes les entreprises. Même en bonne santé, une
très petite ou moyenne entreprise (TPE-PME) n’est pas à l’abri
de l’effet domino caractérisé par des faillites en cascades. Face
aux risques d’impayés, les sociétés peuvent faire appel aux cabinets de recouvrement ou souscrire une assurance-crédit. Cette
dernière option revêt plusieurs avantages : se prémunir contre
les impayés bien sûr, mais aussi optimiser le poste client et faciliter l’export. Surtout, l’assurance-crédit offre un service très
apprécié des chefs d’entreprise : la tranquillité. Toutefois, cette
option a un coût pour des services limités aux yeux de certains.
À chaque entreprise donc d’arbitrer entre coûts et bénéfices.
PIERRE-JEAN LECA
Ç
Face au risque d’impayé,
les entreprises ont trois
grandes options : utiliser
le renseignement et les
bases de données, faire
appel à un cabinet de
recouvrement,
ou souscrire une
assurance-crédit
32
a ne plaisante plus à
Bercy ! En novembre
dernier, le ministère
de l’Économie avait
annoncé le renforcement des sanctions à l’encontre des
entreprises pour faire respecter la
loi sur les délais de paiement. Il est
passé de la parole aux actes. Depuis
plusieurs mois, le ministère inflige
des amendes aux mauvais payeurs :
170 000 euros pour l’équipementier
automobile Valeo, 375 000 euros
pour L’Oréal, 140 000 euros pour le
spécialiste du bio Naturalia en septembre, 332 000 euros pour le chausseur San Marina en août, ou encore
110 000 euros pour le groupe agroalimentaire Les Salaisons de l’Arrée
en juillet. En neuf mois, une vingtaine d’entreprises, allant de Moët
Hennessy Diageo à Atos en passant
par Alstom, ont été mises à l’amende
par la Direction de la répression des
fraudes (DGCCRF). Et ce pour un
montant de 3,315 millions d’euros,
contre 1,4 million d’euros en 2015.
Bercy met ainsi en pratique la politique de “name and shame”, initiée
par Emmanuel Macron lorsqu’il
était encore ministre de l’Économie.
Son objectif : faire respecter la loi.
Depuis 2009, les textes plafonnent
strictement les délais de paiement
contractuels interentreprises. Ces
délais ne doivent pas dépasser 60
jours à compter de la date de la facture, ou 45 jours fin de mois (article
L. 441-6 du Code de commerce),
des délais spécifiques étant prévus
pour certains produits ou services
(article L. 443-1 du Code de commerce). Pourtant, les retards de
paiement restent nombreux. Or, ils
sont gravement préjudiciables à la
rentabilité des entreprises créancières en leur imposant d’obtenir
des financements de court terme
auprès de leur banque. Ces délais
ont un impact négatif sur leur
trésorerie, sur leur compétitivité,
voire, pour les plus fragiles d’entre
elles, sur leur existence. En France,
ils sont responsables d’un quart
des faillites chaque année. Cette
stratégie commence timidement
à porter ses fruits. Selon le baromètre du cabinet Altares publié en
septembre, les retards de paiement
sont tombés à 12,2 jours au deuxième trimestre 2016, contre 13,6
jours un an plus tôt. En attendant
que la loi soit respectée par tous, les
entreprises, inquiètes de l’impact
des retards de paiement et bien sûr
des impayés sur leur trésorerie, ne
sont heureusement pas complètement démunies.
L’entreprise face aux risques
d’impayés
Face au risque d’impayé, les entreprises ont trois grandes options. En
premier lieu, elles peuvent utiliser
le renseignement. “Avant d’accepter
un nouveau client, une entreprise a
en effet tout intérêt à savoir si ce dernier est sérieux et solvable car en cas
d’impayé, ce sont sa marge et sa rentabilité qui seront directement impactées”, indique Yves Poinsot, directeur général d’Atradius France,
N° 3 français de l’assurance-crédit.
Dans cette perspective, l’entreprise
consulte des bases de données
payantes plus ou moins précises
qui lui donneront une information
sur la solvabilité de son futur client.
Elle peut également faire appel à
un cabinet de recouvrement, mais
cette option risque de s’avérer onéreuse à terme. “Surtout, cette action
se révèle inefficace si le client est en
situation de faillite. Dans ce cas, malgré les efforts du cabinet de recouvrement, la créance ne sera jamais
réglée”, souligne Yves Poinsot.
Troisième option, l’entreprise sollicite un assureur-crédit. L’assurancecrédit garantit le souscripteur
contre les risques d’impayés de ses
acheteurs, généralement liés à une
insolvabilité ou des événements
extérieurs (catastrophe naturelle,
accident industriel…). Le fonctionnement de l’assurance-crédit est
simple. Les assureurs procèdent
à une notation des clients de l’assuré pour calculer le montant de la
couverture. Ensuite, ils surveillent
l’évolution de leur situation financière, et éventuellement, réduisent les encours garantis fournis
à l’assuré si la note de ses clients
est dégradée. “Si l’assureur accepte
le dossier, il délivre une couverture.
S’il se trompe, en cas d’impayés, il
compense le montant des factures.
L’assurance-crédit intègre également
le recouvrement. L’assureur-crédit
engagera donc les actions nécessaires
pour recouvrer les créances, mais si
le client fait faillite, c’est une perte
pour l’assureur. Nous avons une obligation de résultat !”, souligne Yves
Poinsot. En se couvrant contre le
risque d’impayé, les entreprises
échappent à l’effet domino. Les
statistiques démontrent en effet
que le non-paiement d’une facture
entraîne d’autres impayés, et in
fine des faillites. Une dizaine d’acteurs se partage le marché. Trois
groupes, la Coface, Euler Hermès
et Atradius, détiennent plus de
90 % du marché mondial.
Le jeu en vaut-il la chandelle ?
L’assurance-crédit n’est pas obligatoire. Parfois elle paraît inutile,
notamment en cas de clientèle
constituée de particuliers ou d’organismes publics, puisqu’elle ne
concerne que les relations commerciales BtoB. Par ailleurs, elle n’est
pas opportune si l’entreprise dispose d’un service de crédit managers, dédié à la surveillance des
clients et prospects, capable de fixer
et faire respecter un plafond d’encours et de recouvrir les créances.
Mais il s’agit de compétentes qu’une
PME n’a que rarement en interne.
“Avant d’envisager de souscrire une
assurance, l’entreprise doit s’interroger. Quel est son taux de marge, quelle
est sa trésorerie ? Dans une situation
financière confortable, elle hésitera
“Le recours à un cabinet
de recouvrement se
révèle inefficace si le
client est en situation
de faillite. Dans ce cas,
malgré les efforts du
cabinet de recouvrement,
la créance ne sera jamais
réglée”
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Dossier
Gestion - Crédit management
“L’assurance-crédit aide les entreprises dans leur développement à
l’export. Et notamment les petites qui
n’ont pas les moyens d’étudier les
prospects étrangers, d’appréhender
leur situation financière, d’anticiper le
risque commercial.”
Audrey Giraudon, Euler Hermès.
34
davantage à s’assurer car elle estimera
que le coût de l’impayé sera compensé
par la marge qu’elle dégagera sur du
chiffre d’affaires supplémentaire. Or,
lorsque l’on calcule ce ratio, compte
tenu des marges des sociétés, il est
souvent très élevé”
élevé”, souligne Antoine
Dubois, courtier chez Globalia.
Pour certains, le recours à une
assurance-crédit n’est pas toujours
indispensable, eu égard aux services rendus. En effet, révèle Denis
Le Bossé, président du cabinet Arc,
“les assureurs-crédit ont multiplié les
offres ces dernières années pour couvrir les TPE-PME, mais ils rechignent
à couvrir les portefeuilles présentant
un risque réel lié aux difficultés financières. De ce fait, les entreprises peuvent perdre des parts importantes de
marché si elles ne souhaitent travailler
qu’avec des clients acceptés par l’assureur-crédit”. Une analyse partagée
par Christophe Duperray, directeur
chez Agir Recouvrement : “toutes les
entreprises n’ont pas d’assurance-crédit. En effet, les assureurs traitent les
clients à faible risque et sur la totalité
de leur chiffre d’affaires”. Dès lors, il
est peut-être plus judicieux pour
une petite structure de se passer
de l’assurance-crédit et de s’offrir,
au cas par cas, les services d’un
cabinet de recouvrement. Toutefois,
l’assurance-crédit semble parfois
nécessaire. Pour Denis Le Bossé,
par exemple, “il est impératif qu’une
entreprise réalisant une part importante de son chiffre d’affaires avec un
seul client fasse garantir ce dernier
par un assureur-crédit pour assurer la
pérennité de son entreprise en cas de
défaillance”. Christophe Duperray
renchérit : “cette solution se justifie
surtout vis-à-vis de clients importants,
des grands comptes qui font peser des
risques trop élevés sur l’entreprise”.
Le choix de la raison
Combien coûte une assurance-crédit ? Le prix représente un pourcentage du chiffre d’affaires à assurer. Il
varie entre 0,1 % et 1 % de ce dernier, en fonction d’éléments comme
le montant global des affaires, le
nombre et la nature des clients,
la zone géographique des clients
internationaux… Un investissement rentable pour Antoine Dubois
de Globalia. “Certes, une entreprise
peut faire avec les moyens du bord et
“Les entreprises peuvent perdre des
parts importantes de marché si elles
ne souhaitent travailler qu’avec des
clients acceptés par l’assureur-crédit.” Denis Le Bossé, cabinet Arc.
solliciter un cabinet de recouvrement
en cas de retard de paiement. Le succès
n’est malheureusement pas garanti.
Si le client est en faillite, le cabinet de
recouvrement reste en effet impuissant. In fine, l’assurance-crédit n’est
donc pas très chère. Elle offre confort,
souplesse et tranquillité d’esprit”
d’esprit”, souligne le courtier. “Lorsque nous dialoguons avec nos clients, ils reconnaissent
que le coût de l’assurance est moindre
comparé à la tranquillité qu’elle procure”, assure-t-il.
cure”
Euler Hermès, leader du secteur,
rappelle par ailleurs que cette assurance peut être fondamentale. “Elle
aide les entreprises dans leur développement à l’export. Et notamment
les petites qui n’ont pas les moyens
d’étudier les prospects étrangers,
Les huissiers de justice en renfort pour les petites créances
Dans la lutte engagée contre le
retard des délais de paiement et les
impayés, les huissiers aussi montent au front. Leur cible : les petites
créances. “Le problème essentiel reste
la complexité et le temps à consacrer
pour le recouvrement d’une créance
inférieure à 4 000 euros. Il existe des
solutions pour les grands comptes ou
pour les sommes importantes, mais
rien de simple pour les montants
plus modestes… Le montant total des
créances impayées, passées en perte,
s’élève en France à 56 milliards d’euros”, explique la Chambre nationale
des huissiers de justice (CNHJ).
La loi Macron du 6 août 2015 et ses
décrets permettent la simplification et la facilitation du recouvrement des petites créances sur un
tarif cohérent : moins de 10 euros
pour une procédure qui échoue,
moins de 40 euros pour une procédure qui réussit. La procédure se
déroule en moins de 30 jours. Tout
peut se faire en ligne sur le site
www.petitescreances.fr. Il est tout
de même possible d’aller voir son
huissier de justice pour finaliser la
procédure. Celui-ci invitera le débiteur à participer à une négociation portant sur le paiement de la
créance en lui adressant une lettre
recommandée. Un accord avec le
débiteur est possible dans un délai
d’un mois. À l’issue de la procédure,
en cas d’entente sur le montant et
les modalités de paiement, l’huissier de justice délivrera aux parties
un titre exécutoire. En cas de refus,
le créancier pourra toujours avoir
recours aux tribunaux. Le président
de la Chambre nationale des huissiers de justice, Patrick Sannino,
souligne par ailleurs que “la procédure est facultative et totalement
gratuite pour le débiteur”. Selon lui,
“la plate-forme Petites créances est
une chance unique pour diminuer le
nombre d’impayés en France”. 
Tout peut se faire en ligne
sur le site
www.petitescreances.fr
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Dossier
Gestion - Crédit management
“On reproche parfois aux assureurs
leur frilosité. C’est une vision erronée
de la profession, car nous ne cessons
d’innover pour proposer des solutions qui répondent parfaitement aux
besoins et aux contraintes des TPE.”,
Sandrine Muradian, Euler Hermès.
d’appréhender leur situation financière, d’anticiper le risque commercial,
ou de comprendre les mécanismes de
recouvrement propres à chaque pays”
pays”,
indique Audrey Giraudon, chargée
d’affaires assurance-crédit chez
Euler Hermès. Pour Yves Poinsot
aussi, l’assurance-crédit est déterminante à l’export. “Chaque pays a ses
propres lois et les entreprises françaises
ont logiquement les pires difficultés à
récupérer leurs créances. L’essentiel de
nos clients se développe avec l’export”
l’export”,
souligne le directeur général. De
plus, ajoute Audrey Giraudon,
“souscrire une assurance-crédit, et
36
par conséquent se prémunir du risque
d’impayés, constitue un gage de
sérieux auprès des banques. Enfin, le
produit offre aux TPE un réel gain de
temps dans la gestion du poste client.
Une petite entreprise n’a ni les moyens,
ni le temps de le gérer de manière
optimale”.
Pourtant, certains critiquent
encore les assureurs-crédit, estimant que leur frilosité à prendre
des risques oblige les entreprises
à refuser une partie des clients.
Pour Yves Poinsot, cette critique
est infondée. “Notre taux d’acceptation des risques est de 80 %, ce qui
signifie que nous couvrons 80 % des
montants que les entreprises nous
demandent. Par ailleurs, si les assureurs-crédits étaient trop restrictifs,
ils verraient leurs revenus baisser”,
souligne-t-il. Chez Euler Hermès
aussi, on combat l’image figée que
reflète la profession. “On reproche
parfois aux assureurs leur timidité.
Chiffres clés
La situation des entreprises
s’améliore au deuxième trimestre
2016
-2,7 % : la baisse du nombre d’ouvertures de procédures collectives, avec
14 026 jugements prononcés.
-2,4 % : le repli du nombre d’ouvertures de procédures de sauvegarde,
à 328.
-2,7 % : la baisse des cessations de
paiement, à 13 698.
Source : Altares
C’est une vision erronée du métier,
car nous ne cessons d’innover pour
proposer des solutions qui répondent parfaitement aux besoins et
aux contraintes des TPE. C’est le cas
avec EH Simplicity, qui délivre aux
TPE une couverture automatique
et immédiate à hauteur de 60 %
sur la totalité de leurs clients”,
détaille Sandrine Muradian,
digital product manager chez
Euler Hermès. Alors, cabinet de
recouvrement ou assurance-crédit ? De plus en plus d’entreprises
jouent sur les deux tableaux en
faisant cohabiter de l’assurancecrédit pour certains clients stratégiques et les services d’un cabinet
pour le reste du recouvrement.
“En fait, il convient d’arbitrer entre
le coût fixe de l’assurance-crédit et
les frais variables sur les sommes
encaissées dans le cadre du recouvrement”, conclut Christophe
Duperray. 
Les cabinets de recouvrement à la manœuvre
Les retards des délais de paiement
en France font les affaires d’une corporation : les cabinets de recouvrement. Ces derniers peuvent intervenir avant la date de déclaration à
l’assurance-crédit, ou si la créance
n’est pas assurée. Les avantages
pour l’entreprise : une récupération
anticipée de la trésorerie, l’absence
de déclaration du sinistre, de la
dégradation de la notation et de l’encours des clients. On distingue deux
phases dans le recouvrement de
créances : une première dès la prise
de commande, avec des documents
de type devis/bons de commande/
bons de livraison cachetés et signés
qui garantissent de pouvoir s’occuper de la créance. “Dès que la date de
l’échéance est passée, une relance téléphonique est souvent nécessaire pour
faire rentrer la trésorerie. Pour cette
mission, les entreprises ne sont pas toujours formées et organisées. Nous pouvons donc le faire pour eux, en notre
nom ou en marque blanche. Les résultats en matière de trésorerie sont souvent spectaculaires, d’autant que nous
privilégions la qualité de la relation
avec les clients contactés”
contactés”, indique
Christophe Duperray, directeur chez
Agir Recouvrement. En cas d’insuccès, ces entreprises peuvent alors
passer à la seconde phase : solliciter
un cabinet de recouvrement. “Chez
Agir, nous sommes toujours dans la
perspective de maintenir une relation
constructive et commerciale avec les
débiteurs. Nous mêlons donc relance
par voie de conciliation et procédure
judiciaire. Environ 80 % des dossiers
se traitent à l’amiable et nous trouvons des solutions pour régler ces situations”, assure Christophe Duperray.
tions”
Ces deux formes de sollicitations
sont très importantes pour les entreprises. Une trésorerie saine et une
relance efficace sont des gages de
survie économique. “Selon moi, le
meilleur conseil à donner à une entreprise est de gérer son poste client en
amont. Il ne faut pas hésiter à effectuer des demandes préventives pour
obtenir le paiement de la facture à
échéance, ou rappeler son client dès le
lendemain”, précise Denis Le Bossé,
lendemain”
président du Cabinet Arc. L’enjeu
est de taille. En France, environ un
quart des faillites est dû au non-respect des délais de paiement. 
“Environ 80 % des dossiers se traitent à l’amiable et nous trouvons des
solutions pour régler ces situations.”
Christophe Duperray,
Agir Recouvrement.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Dossier
Art de vivre - Vins et spiritueux
Les traits du rhum haut de gamme
Rhum deluxe
Idées reçues et vrais principes
d’une eau-de-vie devenue
produit de dégustation
SIPA
Le rhum est bien l’alcool de la décennie 2010. Sa consommation
ne cesse d’augmenter de par le monde. Et s’il y a une catégorie qui surperforme, c’est bien celle du rhum haut de gamme.
Mais comment définir un rhum premium ? S’agit-il d’un rhum
cher ? D’un rhum agricole ? Issu de la mélasse ? Jeune ou vieux ?
En AOC, en IGP, sans appellation ? Clair ou foncé ? Tout ça à la
fois ? En fait, en remettant en cause les idées reçues, on se rend
compte que le haut de gamme se niche dans à peu près toutes
les catégories de rhums. Voici comment s’y retrouver.
FABIEN HUMBERT
D
“L’an prochain en métropole,
La Mauny commercialisera un rhum
mono-variétal qui s’appellera Rouge
car issu de la canne de couleur rosée
zikak.” Nathalie Guiller-Tual,
groupe BBS.
38
epuis une quinzaine
d’années, le succès du
rhum ne se dément
pas. Au contraire il
s’accélère. Selon le magazine
‘Rumporter’, la consommation
mondiale de rhum représente
17 litres par seconde, autrement
dit 536 000 tonnes de rhum sont
bues chaque année sur la planète ! Si le rhum reste encore loin
derrière la vodka et le whisky
(respectivement 4,5 milliards et
2,5 milliards de cols), il est bien
installé à la troisième place des
spiritueux les plus bus dans le
monde avec 1,5 milliard de bouteilles vendues. Mais l’immense
majorité reste du rhum sans âge,
du rhum blanc que l’on utilise
pour les cocktails de type mojito.
“Le rhum haut de gamme représente à peu près 8 % de la production, alors que dans le whisky premium représente 27 %”, explique
Nathalie Guillier-Tual, présidente du groupe BBS qui détient
des marques comme Maison La
Mauny ou Trois Rivières. Mais
depuis une dizaine d’années,
la demande en rhum haut de
gamme ne cesse d’augmenter,
poussant les groupes rhumiers
à proposer des produits de plus
en plus élaborés et de plus en
chers. Mais au fait, un rhum haut
de gamme, qu’est-ce que c’est ?
Voici de quoi battre en brèche
quelques idées reçues.
Un rhum haut de gamme
est-il forcément cher ?
Il s’agit bien d’un lieu commun,
mais a priori il est vérifié, même
s’il est relatif. “Selon les standards
internationaux, on parle de haut
de gamme ou de premium dans
le rhum lorsqu’on dépasse les 25
ou 30 euros la bouteille, soit le
prix d’un single malt d’entrée de
gamme”, explique l’expert en
spiritueux Alexandre Vingtier.
Oui, mais cela n’est pas suffisant, car certains rhums présentés comme haut de gamme et
“En France, si un rhum
est issu d’un assemblage
de rhums de 10 ans
et de rhums de 5 ans,
il sera marqué 5 ans
sur la bouteille.
Ailleurs, il pourra
aussi bien être
estampillé 10 ans”
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Dossier
Art de vivre - Vins et spiritueux
“Ce rhum s’adresse à des
collectionneurs très fortunés,
mais vu la demande, nous aurions
pu le vendre plus cher car c’est un
produit d’une extrême rareté.”
Danièle Le Normand, Isautier.
entrant dans ces niveaux de prix,
sont en fait des breuvages industriels, artificiellement colorés,
bourrés d’arômes et savamment
packagés.
Des rhums issus des territoires
d’outre-mer français comme
la Guyane, la Guadeloupe, la
Réunion ou la Martinique, seront
forcément plus chers que leurs
concurrents des îles environnantes ou d’Amérique latine. Ne
serait-ce que parce que la maind’œuvre est plus onéreuse sur
ces territoires français. De plus,
les îles françaises doivent souvent importer par bateau, à prix
d’or, une bonne partie de leur
matériel : cartons, bouteilles, étiquettes, capsules…
Reste que le rhum a bien compris
qu’il pouvait désormais jouer
dans la cour du luxe. Fin 2016,
pour ses 170 ans d’existence, la
maison Isautier a lancé sur le marché 82 bouteilles de 50 cl de rhum
de 33 ans d’âge, enserré dans une
carafe soufflée par le maître verrier Mikaël Hingant. Son prix ?
8 000 euros. “Ce rhum s’adresse à
des collectionneurs très fortunés,
mais vu la demande, nous aurions
pu le vendre plus cher car c’est
un produit d’une extrême rareté”,
explique Danièle Le Normand,
dga du groupe réunionnais. Et
que dire de cette bouteille de
millésime 1966 embouteillé en
1991, serti d’un flacon Baccarat
et d’un bouchon sculpté par la
maison Tournaire commercialisé
100 000 euros par la maison martiniquaise Clément ? Enfin, signe
que le rhum commence à être
admis dans le cénacle du luxe,
Nathalie Guillier-Tual a remporté
le trophée des Talents et de la
Création 2017 dans la catégorie
Talent du Management, devant
des marques comme Kenzo ou
Kurkdjian.
Est-il forcément coloré,
et donc vieux ?
Dans le rhum – de même que dans
le cognac et le whisky d’ailleurs
–, la couleur s’obtient en faisant
vieillir le spiritueux dans des tonneaux de chêne. Le contact avec
les tanins du bois et l’évaporation
Certains rhums
présentés comme haut
de gamme et entrant
dans ces niveaux de
prix, sont en fait des
breuvages industriels,
artificiellement colorés,
bourrés d’arômes
et savamment packagés
entraîneront aussi l’apparition
d’arômes particuliers qui changeront selon les tonneaux utilisés.
“Auparavant, nous utilisions traditionnellement des fûts de bourbon pour faire vieillir nos rhums,
explique Dimitri Pérez, qui représente notamment en France les
rhums panaméens Abuelo. Mais
nous avons commercialisé depuis
2016 la gamme Finish collection,
qui sont des rhums de 15 ans,
vieillis 14 ans en fûts de bourbon,
plus une année dans des fûts importés ayant précédemment accueilli
des cognacs, des xérès et des portos
tawny”, chaque type de tonneaux
apportant sa spécificité au rhum
qu’il protège.
La couleur du rhum n’est cependant pas un marqueur suffisant
pour caractériser un rhum haut
de gamme. “Par exemple, le Neo,
de la gamme Facundo de Bacardi,
est un rhum vieilli huit ans, puis
décoloré”, précise Alexandre
Cyrille Hugon
Communiqué
créateur du Rhum Fest*
“
Quelles sont les nouveautés
du Rhum Fest 2017 ?
Cette année, nous tenons à
affirmer avec force la maturité du rhum dans sa quête de
qualité. Quand on voit le chemin parcouru en 15 ans, en France, on est étonné. Il y a 4 ou 5 ans, les amateurs
de rhum en étaient encore à en apprendre l’ABC. Depuis, le niveau a grimpé, et
la dialectique entre amateurs et producteurs rend la catégorie fascinante. Nous
allons donc essayer de donner un écrin plus qualitatif pour faire du Rhum Fest,
certes toujours une célébration du caractère festif de notre eau-de-vie préférée, mais aussi un lieu propice à la dégustation pure. Il y aura moins de monde,
plus de confort, des animations toujours plus pointues. Notre marché est le plus
couru des producteurs et des amateurs du monde entier.
Au niveau des rhums, en dehors des salves de nouveautés des “usual suspects” agricoles et autres (HSE, Saint James, Longueteau, Karukéra, Bologne,
La Mauny qui va se révolutionner), nous attendons en avant-première mondiale
Laodi, le premier rhum du Laos, la sortie en France du Bayou Rum Spiced venu
de Louisiane, du Pixan, un rhum mexicain, et la première sortie internationale du
clairin Nasyonal de notre ami Michael di Moscoso.
Le rhum est trop riche pour se
faire piéger dans le cliché de la
belle bouteille à 500 euros sur une
table de boîte de nuit !
,,
Comment expliquez-vous le succès du rhum ?
Le rhum, comme toutes les eaux-de-vie, connaît des cycles. Tout était en place
pour que son extraordinaire diversité apparaisse au grand jour. Désormais, la
plus petite distillerie de Martinique retransmet en live sur Facebook les images
du redémarrage de ces machines à vapeur. C’est un cercle vertueux, les distilleries qui peinaient à survivre dans la trappe aux bas prix ont pu commencer à
vendre avec des marges leurs meilleurs rhums, et investir dans leur outil de production et marketing.
Quel avenir pour les rhums haut de gamme ?
Il est rose ! Certains ont cru pour le rhum à une premiumisation similaire à celle
de la vodka. Ils se sont tous trompés. Le rhum est trop riche pour se faire piéger
dans le cliché de la belle bouteille à 500 euros sur une table de boîte de nuit !
Rhum Fest Paris
*22, 23 et 24 avril, Paris, Parc Floral
http://www.rhumfestparis.com/
Le style à part du rhum de Paris
Incroyable mais vrai, du rhum est
produit à Paris, dans une arrièrecour de la rue du Faubourg SaintDenis. L’homme qui est à l’origine de ce pari n’est autre que
Nicolas Julhès, épicier, caviste
et bien d’autres choses encore.
“Ça a été compliqué de démarrer
car il est normalement interdit
de distiller à Paris, explique-t-il.
Nous bénéficions d’une dérogation
que nous avons mis quatre ans à
obtenir.” Finalement, la première
distillation a eu lieu en 2015 et
depuis, Nicolas Julhès commercialise deux rhums. L’un, baptisé Ambre, est issu de mélasses.
“Pour nous, l’idée c’était de revendiquer une mélasse qui rappelle
la réglisse, avec des notes ciselées
et précises”, explique-t-il. L’autre,
baptisé Galabé, est fait à partir
de… galabé, soit un jus de canne
concentré de la Réunion. “Ça a
donné ce rhum qui sent la tomate
verte, la sauce soja et qui donne à la
dégustation des arômes de poivre,
de fruits secs, de l’abricot en milieu
de bouche, analyse Nicolas Julhès.
C’est génial en accompagnement de
pâtisserie, ou dans des cocktails de
type ti punch.”
Ce choix de travailler la mélasse
et le jus de canne concentré est
assez logique, car à Paris, il n’y
a pas de champ de cannes ! Ces
40
rhums en tout cas ne ressemblent à aucun autre, et ont définitivement leur style. “Il n’y a
pas d’historique du rhum à Paris,
nous avions donc toute liberté pour
inventer quelque chose de nouveau,
qui nous ressemblait, raconte-t-il.
J’ai une passion sans borne pour les
produits du terroir et les gens qui
les font, mais nous ne voulions pas
copier ce qui se faisait déjà”. Et du
gin, de la vodka, de l’agave, de
l’alcool de riz, du malt en vieillissement pour faire du whisky, et
même l’érable fermenté, sont
déjà ou en passe d’être commercialisés par la distillerie de
Paname. Mais attention, les alambics étant assez petits, les quantités sont limitées ! 
Finalement, la première
distillation a eu lieu en 2015
et depuis, Nicolas Julhès
commercialise actuellement
deux rhums
Le nouvel Economiste - n°1863 - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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41
Dossier
Art de vivre - Vins et spiritueux
“Les groupes qui le peuvent investissent dans des chais de vieillissement
modernes et stock du rhum afin de le
faire vieillir, alors que d’autres achètent leurs concurrents pour faire main
basse sur leur stock et leurs champs
de canne à sucre.”
Dimitri Pérez, Rhum Abuelo.
Vingtier. Et qu’en est-il de l’âge ?
Là aussi il faut se méfier, car la
mention d’âge ne recouvre absolument pas la même réalité selon
que la bouteille est française
ou issue d’un pays d’Amérique
latine. “En France, on prend l’âge
du rhum le plus jeune pour donner
l’âge du rhum, alors qu’ailleurs,
on peut prendre la moyenne ou
une proportion du plus vieux”,
explique Marc Sassier, qui dirige
la marque martiniquaise SaintJames. En France, si un rhum est
issu d’un assemblage de rhums
de 10 ans et de rhums de 5 ans,
il sera marqué 5 ans sur la bouteille. Ailleurs, il pourra aussi
bien être estampillé 10 ans.
On trouve cependant d’excellents rhums jeunes. “La marque
Longueteau, en Guadeloupe, a sorti
une gamme de rhums agricoles
mono-variétales et parcellaires,
qui n’ont pas vieilli en fût, révèle
Alexandre Vingtier. Et pourtant
ce sont bien des rhums haut de
gamme.” Reste que les amateurs
sont de plus en plus friands de
rhums millésimés, c’est-à-dire
issus d’une seule et même année.
Chaque millésime a en effet ses
particularités aromatiques.
Il est forcément agricole ?
Derrière cette assertion, se cache
le fabuleux succès du rhum agricole des territoires d’outre-mer
français. Un rhum agricole est
fait à partir de jus de canne frais
qu’on fait fermenter puis qu’on
distille. Il s’agit donc du rhum
le plus proche de son produit de
base, la canne. Mais ce n’est pas la
Vieillir du rhum coûte
cher. Il faut des chais de
vieillissement, des fûts
de qualité, et la part des
anges prélève chaque
année son écot.
42
seule façon de faire du bon rhum.
“Il faut se garder de l’analogie avec
le vin : on peut faire des choses
extraordinaires avec de la mélasse,
des sirops, ou des assemblages de
ces trois produits de base… affirme
Alexandre Vingtier. Ce n’est pas
parce qu’on utilise la matière première la plus complexe, le jus de
la canne frais, qu’on va faire le
meilleur produit : une matière
vivante est forcément compliquée
à maîtriser aromatiquement.” Par
exemple, la marque réunionnaise
Rivière du Mât a reçu plusieurs
distinctions au concours agricole
de Paris en 2017 pour ses rhums
issus de mélasse. “Notre but n’est
pas de mettre en valeur un terroir
ou une année en particulier, mais
sur le modèle du cognac, de retrouver en bouteille une qualité reconnue et constante”, explique Teddy
Boyer, directeur de la distillerie.
L’un des rhums de la marque
porte d’ailleurs le nom de XO,
comme un cognac.
Scandinavie ou la Chine, se mettent aux rhums vieux et colorés.
De plus, faire vieillir du rhum
coûte cher. Il faut des chais de
vieillissement, des fûts de qualité, et la part des anges prélève
chaque année son écot. C’est
pourquoi une véritable course
à l’armement semble avoir
démarré. “Les groupes qui le peuvent investissent dans des chais de
vieillissement modernes et stockent
du rhum afin de le faire vieillir,
alors que d’autres achètent leurs
concurrents pour faire main basse
sur leur stock et leurs champs de
canne à sucre”, explique Dimitri
Pérez, qui regarde ce mouvement
assez sereinement. Et pour cause,
la maison Varela, qui produit les
rhums Abuelo, possède un véritable trésor de guerre de 120 000
fûts remplis de rhum… De quoi
voir venir. 
Chiffres clés
En France, dans les DOM, la filière
canne à sucre occupe près de
40 800 ha et donne du travail à l’équivalent de 7 100 personnes.
La filière reçoit aujourd’hui 90 M
M€
d’aides de la part de l’État.
Ces aides prendront fin en 2017
mais seront remplacées et portées à
128 M€.
Source : ministère des Outre-Mer
Il n’y a pas de terroir dans le rhum,
vraiment ?
Rien n’est moins vrai, en particulier s’il s’agit d’un rhum agricole.
Sur une île comme la Martinique,
dont le rhum bénéficie d’une
Appellation d’origine contrôlée
(AOC) par exemple, les cannes
plantées au nord, très pluvieux,
produiront des arômes différents
de ceux issus de cannes plantées
au sud, beaucoup plus sec. La
proximité de la mer, la nature du
sol où elles grandissent peuvent
aussi donner aux cannes, et donc
au rhum, des arômes particuliers.
Ce qui pousse certains producteurs à commercialiser des rhums
parcellaires, c’est-à-dire issus de
cannes cultivées sur une seule
et même parcelle. Et même, des
rhums mono-variétaux. “L’an
prochain en métropole, La Mauny
commercialisera un rhum monovariétal, issu de la canne de couleur rosée zikak plantée sur les sols
rouges proches de la distillerie”,
révèle Nathalie Guiller-Tual.
Y aura-t-il bientôt une pénurie
de rhum vieux ?
Faisons un peu de prospective :
l’intérêt pour le rhum vieux
est récent, donc la plupart des
acteurs du marché n’ont pas eu le
temps de faire vieillir beaucoup
de rhum. Pourtant la demande
est en forte augmentation car des
pays autrefois consommateurs de
rhums blancs et jeunes, comme la
“Selon les standards internationaux,
on parle de haut de gamme ou de
premium dans le rhum lorsqu’on dépasse les 25 ou 30 euros la bouteille,
soit le prix d’un single malt d’entrée
de gamme.” Alexandre Vingtier,
expert en spiritueux.
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Le nouvel
75 Paris
77 Seine-et-Marne
78 Yvelines
91 Essonne
92 Hauts-de-Seine
93 Seine-Saint-Denis
94 Val-de-Marne
95 Val-d’Oise
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Grand Paris
CAHIER 2
40E ANNÉE - VENDREDI 14 AVRIL N°1863
VU D’EN HAUT
Patrick Ollier
député-maire de Rueil-Malmaison, président de la Métropole du Grand Paris
“Nous ne sommes pas dans la gestion douce,
je nous vois davantage comme un commando”
Patrick Ollier, son président. Après une
année passée à essayer de démontrer
toute l’utilité et l’efficacité de cette interDisparaîtra,disparaîtra pas,la métropole? communalité géante, il estime la mission
La question n’a plus lieu d’être pour accomplie. Demeurent cependant des
PROPOS RECUEILLIS PAR LUCAS HOFFET
P
our comprendre le bien-fondé de
la Métropole du Grand Paris
(MGP), il faut se référer à l’histoire et à l’évolution de la zone de
la capitale, de son bassin de population. En
310 après J.-C., quand Lutèce devient Paris,
cette zone dense s’étale sur moins de
40 hectares. Dès lors, elle ne cesse de s’agrandir jusqu’en 1841, avec les travaux de fortifications menés par Adolphe Thiers. Par la suite,
les villages de Passy, Auteuil, Montmartre et
tous les autres sont annexés par volonté
ANNONCES LEGALES
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royale. À cette époque, nous avons une zone
qui représente un peu plus de 7 000 hectares.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, cette
dynamique d’élargissement s’arrête, les villes
des banlieues limitrophes ne souhaitent plus
être rattachées à Paris, mais conserver leur
indépendance. Ce changement d’orientation
marque un frein dans l’expansionnisme parisien. Pourtant, même si les maires conservent
l’autorité sur leur commune, la zone dense,
elle, continue de grandir.
Aujourd’hui, sa superficie a atteint 90 000
hectares, soit peu ou prou celle de la Métropole
du Grand Paris.
En suivant ce schéma, on comprend très vite
que cette métropole est une étape logique de
l’évolution historique de la zone d’habitation
incohérences.Qu’il s’agisse du périmètre
qui se prive de Roissy et donc d’une ouverture internationale majeure, ou d’un
budget dérisoire pour la gestion d’une
zone de 7 millions d’habitants.
parisienne. Cette démonstration faite, on
comprend bien que la région ne peut pas être
la métropole.
La métropole, c’est la gestion de la zone dense
dans le cadre d’une intercommunalité, c’està-dire d’une assemblée de maires qui a le
pouvoir opérationnel sur le territoire. Plutôt
que d’avoir un seul maire qui dirige tout cet
ensemble, il y a une discussion collégiale de
131 maires au sein d’un conseil métropolitain,
pour faire vivre le débat. Ce qui constitue un
réel progrès. Plutôt que d’avoir une seule
personne à sa tête, il y existe désormais une
instance qui régit cette zone dense où les 131
maires peuvent discuter ensemble. Voilà le
cadre métropolitain.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
La simplification de l’action locale
Cela va dans le bon sens. Je le répète, la villemonde Paris ne peut pas se priver de métropole. C’est la règle partout à travers le monde.
Lors de mes déplacements à Londres ou Tokyo,
j’ai toujours rencontré un maire, un gouverneur qui gère une surface importante. Pareil
à Séoul ou Mexico. Le principe est le même,
les élus locaux sont décisionnaires sur leur
territoire, on ne peut pas confondre la métropole avec une autre institution, avec la région.
Les objectifs sont différents, les modalités
d’élections aussi, et surtout dans la métropole,
les maires ont le pouvoir. Ce n’est pas le cas
pour la région.
Le gouvernement a fait voter un texte – la loi
de modernisation de l’action publique
1
Entretien
territoriale et d’affirmation des métropoles
– contre lequel je me suis opposé. Je considérais que ce texte n’était pas achevé, et ce sur
plusieurs aspects : le périmètre, le budget et
les différentes strates qui composent désormais l’organisation territoriale. Je souhaite
d’ailleurs voir le retour du conseiller territorial pour mettre fin aux querelles du millefeuille territorial. La suppression des départements en petite couronne doit aussi faire
partie des options posées sur la table. Je pense
que le conseiller territorial permettrait de lier
les départements à la région, en assurant une
meilleure coordination des assemblées départementales et régionales. Mais je le répète, la
métropole doit être un élément de simplification de l’action locale, et non un élément de
complexification. Tout le monde comprend
bien que sur les actions qui sont les nôtres, il
vaut mieux s’adresser à un président ou un
bureau plutôt que d’avoir 131 interlocuteurs
différents.
Gouvernance partagée
Cette métropole, ce nouveau cadre, existe
véritablement depuis à peine plus d’un an.
Durant ces premiers mois d’action, nous avons
créé en premier lieu la gouvernance partagée.
Et alors que la droite et le centre sont majoritaires au conseil métropolitain, j’ai tenu à ce
que les jeux d’appareils soient le plus effacés
possible avec pour cap l’intérêt métropolitain.
Cette demande a été très largement acceptée,
car tout le monde est bien conscient que nous
construisons quelque chose d’historique. Il
faut avoir en tête que Paris est l’unique villemonde française, et donc en concurrence avec
nombre de métropoles mondiales. Il n’était
donc pas concevable que cette construction
historique ne passe que par la droite, sans
dialogue avec les élus d’autres bords, quels
qu’ils soient. Ils ont tous accepté.
Dans les faits, cela se traduit par un bureau de
30 personnes, composé de six vice-présidents
socialistes, trois du Front de gauche, trois
centristes, un écologiste, le reste étant républicains. Ce bureau se réunit tous les mois,
vote le budget et définit l’action qui sera celle
de la métropole concernant les cinq champs
de compétences qui sont les nôtres : l’aménagement de l’espace métropolitain, la politique
locale de l’habitat, la politique de la ville, le
développement et l’aménagement économique, social et culturel, et la protection et la
mise en valeur de l’environnement, la politique du cadre de vie.
L’action métropolitaine
Notre choix a été d’exercer ces compétences
d’une manière rapide et concrète. La métropole a par exemple mis en place un système
d’aide aux personnes qui souhaitent changer
de véhicules, si celui-ci date d’avant 1993, d’un
montant de 5 000 euros.
Autre exemple, nous avons mis en place un
observatoire financier qui nous permet, avec
des indices de synthèse calculés par nos financiers, de verser des subventions aux communes
en fonction de leur taille, moyens financiers et
richesse. Cet observatoire, dirigé par le viceprésident financier de la métropole Gilles
Carrez, assure un traitement équitable dans
les subventions que nous distribuons, car nous
voulons qu’elles soient des leviers destinés à
l’investissement local, et non pas des solutions
pour boucler les budgets. Depuis les quelques
mois d’activité de la métropole, nous avons
déjà versé 35 millions d’euros.
Dans le cadre de notre fonds d’investissement
métropolitain, nous avons octroyé plus de
3 millions d’euros sur les dossiers environnementaux. Nous soutenons par exemple le
développement des pistes cyclables et une
meilleure connexion entre elles sur le territoire métropolitain. Cela rentre dans le cadre
l’élargissement de la couvertureVélib dans la
métropole. Nous apportons en outre
10 000 euros de subventions pour chaque création de nouvelle station. Le but est d’aider les
2
communes à payer le fonctionnement duVélib
pour pouvoir offrir ce service aux citoyens. J’ai
d’ailleurs exigé que la MGP rentre au conseil
d’administration de Vélib et que je participe
à la commission d’appel d’offres, ce qui a été
fait.
Cette aide de 10 000 euros par station va
permettre de considérablement baisser le
coût d’investissement du réseauVélib pour les
mairies, et donc accélérer son déploiement
dans toute la métropole.
L’un des points forts de l’action métropolitaine
a été le concours d’architecture “Inventons la
Métropole du Grand Paris”. J’en retire une
certaine fierté. À travers cet appel à projets,
la métropole est à l’initiative du plus grand
concours d’architecture d’Europe. Cela
concerne 57 sites. Ces projets seront largement payés par les financiers et les investisseurs. L’État, à travers la Caisse des dépôts et
du Commissariat général à l’innovation, met
200 millions d’euros dans ce concours pour
aider en fonds propres ou en investissement.
Sur ces 57 sites, nous avons reçu 420 dossiers.
C’est assez exceptionnel, nous avons senti un
réel engouement. C’est de ces projets que naît
le sentiment métropolitain. Sur les 420
dossiers, nous en avons sélectionné 164, trois
par communes, après plus de cent heures de
délibération. Il faut comprendre que
“Inventons la Métropole du Grand Paris”
représente dans sa globalité 6,4 milliards d’investissements, pour 2 millions de mètres
carrés à refaçonner. Je pense d’ailleurs que ça
fait de cet appel à projets le plus grand
concours d’architecture du monde. Il y a aussi
dans notre action plusieurs projets de moindre
envergure, mais tout aussi importants. Après
les concours du miel de la métropole, on va
lancer celui des bières et des vins. Ça prête à
sourire, mais je veux aussi qu’on sache que la
métropole n’est pas seulement une
collectivité qui travaille dans l’intérêt public
des 7 millions d’habitants, mais que c’est
également une collectivité qui se pose la question des équilibres fondamentaux sur cette
aire métropolitaine. Notamment l’équilibre
entre la densité, l’urbanisation et la nature.
Finalement, il y a au compteur un nombre
important de projets qui ont été conduits en
l’espace de 12 mois seulement. Ceux qui nous
font un procès en inactivité se trompent
complètement, c’est tout l’inverse. La métropole est une usine où nous n’arrêtons pas
d’avancer sur tous nos dossiers. Nous avons
une “administration de mission”, composée
de quarante personnes tout au plus. Lorsque
j’entends ou que je lis que nous sommes une
structure qui coûte de l’argent, c’est faux.
Nous ne sommes pas dans la gestion douce. Je
nous vois davantage comme un commando
parachutiste, ça n’a rien à voir.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
profiter des acquis et de l’expérience de ce qui
existe déjà plutôt que de faire table rase.
Le budget de la MGP
La MGP dispose aujourd’hui d’environ
3,4 milliards d’euros de budget, dont l’immense majorité est immédiatement restituée
aux communes. Nous conserverons une
dizaine de millions d’euros pour notre fonctionnement. À côté de cela, la MGP dispose de
son fonds d’investissement d’une cinquantaine de millions d’euros, avec cette année un
reliquat de l’année précédente du fait de la
distribution de tardive des subventions. Il
devrait donc se monter à 80 millions d’euros
pour l’année 2017, entièrement dédiés à l’investissement au profit des communes. Mais je
suis bien conscient que ces montants sont très
loin d’être suffisants. D’ailleurs, cette situation prouve bien que la métropole n’est pas un
échelon supplémentaire puisque nous ne décidons pas de la fiscalité.
Pour pouvoir augmenter ce budget, somme
toute très faible, il n’existe que peu de pistes.
Premièrement, la dotation de l’État, pour l’instant largement insuffisante. L’État accorde
17 millions d’euros dans le cadre du soutien à
l’investissement. Donc ces aides de l’État
doivent augmenter et être apportées directement à la métropole, comme elles le sont pour
toutes autres collectivités. Et ce même si nous
sommes dans une période de réduction de ces
dotations. Pour l’instant, la MGP ne dispose
pas assez de crédit de transfert de l’État, ce qui
constitue un frein à son développement et à
l’investissement.
Il y a également l’option de l’impôt, pour
augmenter le budget. Si un jour la métropole
souhaite lever l’impôt, il faut d’abord supprimer un niveau intermédiaire où il est levé. Il
est inconcevable de créer un nouveau prélèvement. Mais ce n’est pas ce que la loi prévoit
pour l’instant.
Les territoires exclus de la MGP
Toujours dans une optique d’efficacité, la
métropole a également signé un protocole
stratégique de programmation et de coopération avec les grands syndicats de services
urbains de la région parisienne.
Concrètement, ça veut dire que la loi permet
à la métropole, si elle le souhaite, de proposer
au gouvernement de prendre en charge l’activité de ces syndicats – de l’eau, de l’électricité,
des ordures ménagères etc. Le but est de
mieux coordonner l’action de ces syndicats
dans l’intérêt métropolitain. J’ai pensé qu’il
n’était dénué de sens d’agir de la sorte. Il est
selon moi plus important de profiter du savoir
de ces syndicats et de leur expérience, avec en
plus un souci de bonne gestion, plutôt que
d’opter pour le choix de la création de
nouvelles structures qui feraient doublon.
Tout cela profite aux citoyens à la fin.
C’est la façon de fonctionner de la MGP. Le
mot d’ordre sur de nombreux sujets est de
Il y a des communes de Seine-et-Marne, par
exemple, qui veulent nous rejoindre. J’avais
d’ailleurs proposé un amendement pour que
les Établissements publics de coopérations
intercommunale (EPCI) limitrophes de la
métropole puissent nous rejoindre s’ils en
faisaient la demande. Cette proposition a été
rejetée par le gouvernement, on se demande
pourquoi. C’était une décision stupide et
absurde de la part du gouvernement.
Participer à une intercommunalité de cette
importance doit aussi être un acte
volontaire.
Pour compenser cette décision difficilement
compréhensible, j’ai créé un système de
conventions, de protocoles et de partenariats,
regroupant les EPCI limitrophes de la métropole. Dans le cadre de nos cinq compétences,
il s’agit de leur faire profiter des projets que
nous avons, pour faire disparaître un effet de
seuil. Une frontière invisible entre d’un côté,
une commune appartenant à la métropole, et
de l’autre une qui en est exclue.
L’incompréhension prévaut également pour
d’autres centralités à forte valeur, telles que
Roissy ou le plateau de Saclay. Personne ne
comprend vraiment pourquoi ces territoires
ne font pas partie de la métropole.
L’avenir de la MGP
Je ne suis pas inquiet quant à l’avenir de la
métropole et l’hypothétique d’une suppression de cette dernière.
Je connais bien François Fillon, c’est un ami et
je n’ai aucun doute sur le fait qu’il ne procédera pas à son effacement s’il parvient au
pouvoir. Qui voulez-vous qui supprime ce qui
fait de Paris une ville monde, capable de faire
face à la concurrence des autres métropoles
internationales ? La ville de Paris, avec ces
2 millions d’habitants, n’a pas le potentiel
pour rivaliser.
Partant de ce constat, j’ai cherché dès la
naissance de la métropole à aller plus vite que
la musique, compte tenu des propos que
certains tiennent dans ma famille politique,
dont la présidente de la région. Le but est de
démontrer que la métropole peut exister, être
lisible et crédible, et ce sans perdre de temps.
Je pense qu’avec ce que nous avons accompli
en l’espace d’un an, nous avons acquis nos
lettres de noblesses, ou en tout cas notre acte
de naissance. J’imagine mal désormais que
quelqu’un souhaite la supprimer.
Pour autant, la faire évoluer est une autre
question. Nous avons posé la première pierre,
il y en aura d’autres, jusqu’au moment où
toute la zone dense, donc la petite couronne et
même plus loin, s’appellera Paris. Dans un
siècle, dans cinquante ans, qui sait. Mais le
jour où cela arrivera – et cela arrivera – la
mission de la métropole aura atteint son but.
D’ici là, il faut que ce soit aux maires de dicter
les grandes orientations stratégiques à
prendre pour l’action métropolitaine. Ce sont
les maires qui sont légitimes du fait de leur
élection au suffrage universel. Ils ont le
pouvoir sur l’action locale et ça, personne ne
pourra leur enlever.
Dire qu’il y a trop de feuilles au millefeuille,
je veux bien, même si ce n’est pas le cas dans
les faits. Mais alors, il y a une chose à faire :
remettre le texte au Parlement, faire en sorte
que la métropole renforce son budget, repenser son périmètre en l’élargissant, en incluant
les points d’intérêts, le plateau de Saclay,
Roissy. Ensuite, il faut introduire le conseiller
territorial qui rapproche département et
région, ou supprimer purement et simplement
les départements, ce qui a été fait à Lyon.
Voila les orientations les plus sensées, qui vont
dans l’intérêt général et de la concurrence
internationale des territoires. Je vois bien que
la métropole suscite une petite levée de
boucliers, qu’il faut modérer. C’est le cas de
cette fusion prétendue entre le département
des Hauts-de-Seine et celui desYvelines. Déjà,
il m’est d’avis que cela n’a que d’infimes
chances d’aboutir. Ensuite, il y a dans cette
annonce plus une position de principe, de
communication, qu’autre chose. Je pense qu’il
y a erreur dans la stratégie. À l’instar des positions régionales. La métropole est un partenaire loyal de la région Ile-de-France. C’est la
région qui a la compétence économique
majeure et il n’est pas question que cela
change. La région possède son schéma de
développement, dans lequel la métropole doit
s’inscrire à titre de partenaire. Ça me paraît
assez limpide. Nous faisons notre travail de
manière complémentaire et je ne vois en
aucun cas comment cela pourrait entraver le
travail mené par Valérie Pécresse.
“
Nous avons posé la
première pierre, il y
en aura d’autres,
jusqu’au moment où
toute la zone dense,
donc la petite
couronne et même
plus loin, s’appellera
Paris. Dans un siècle,
dans cinquante ans,
qui sait. Mais le jour
où cela arrivera
– et cela arrivera –
la mission de la
métropole aura
atteint son but”
Bio express
Conciliateur
Élu sans trop de peine – 192 voix sur 204 – à la tête
de la métropole, et après une primaire qui l’a
opposé à Gilles Carrez, Patrick Ollier s’est emparé
de sa mission métropolitaine sans tarder. Faisant
face aux départs de feux de contestations, il s’est
entouré d’élus convaincus de tous bords. En désignantAnne Hidalgo première vice-présidente,il a
réussi à s’attacher la bienveillance de cette
dernière dans le jeu à trois opposant Paris,la région
et la métropole. Patrick Ollier a pu également
compter sur le soutien de l’ancien préfet de Paris
et d’Ile-de-France Jean-François Carenco, inlassable avocat de la Métropole du Grand Paris et
“ami et compagnon de route de longue date”.
Connaisseur averti de la topographie politique
parisienne,Patrick Ollier est élu député des Hautsde-Seine en 2002,et maire de Rueil-Malmaison en
2004. En 2010, il est nommé ministre auprès du
Premier ministre, chargé des relations avec le
Parlement.
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3
Analyses
Gouvernance environnementale
Beaucoup de bruit pour rien
La Métropole reprend à son compte la lutte contre une partie des nuisances sonores
PAR JACQUES SECONDI
La Métropole est désormais responsable du confort sonore de ses administrés. À partir du 1 er janvier
prochain, le Grand Paris verra ses
compétences opérationnelles en
matière environnementale étendues
à la pollution de l’air, à la maîtrise de
la demande énergétique et aux
nuisances sonores. C’est un progrès.
Le recentrage de la décision dans un
domaine qui, comme la qualité de
l’air, demande une vision d’ensemble
prospective, semble de bon sens. Le
fait de planifier et de mettre en
œuvre la lutte contre les nuisances
sonores était jusque-là du ressort des
communes, individuellement ou
groupées en communautés. Isolées,
et donc moins bien armées face à un
phénomène global, celles-ci sont au
mieux en mesure de faire de la
compensation – de l’aide à l’isolation
sonore des logements aux murs antibruit – mais beaucoup plus difficilement d’orienter préventivement les
grands projets d’infrastructure générateurs de nuisances sonores.
L’évolution en cours soulève en
même temps les contradictions dont
va continuer à souffrir le dispositif.
“C’est un début, mais il va falloir
mettre de l’ordre dans tout cela”
résume Didier Gonzales, maire de
Villeneuve-le-Roi, député duVal-deMarne et président de Bruitparif,
l’observatoire du bruit chargé de
faciliter le travail des collectivités
pour se mettre en conformité avec les
exigences européennes. D’abord, il y
a le calendrier : la métropolisation
intervient alors que les communes
assujetties à l’obligation d’élaborer
un PPBE (plan de prévention du
bruit dans l’environnement) sont au
milieu du gué. Une petite moitié
d’entre elles (46 %) en Ile-de-France
ont élaboré leur plan, une obligation
née d’une directive européenne de
2002 que l’on reproche à la France
d’être longue à appliquer. Il va donc
falloir absorber ce travail et coordonner celui qui reste encore à faire dans
les autres agglomérations.
Superposition imparfaite
des compétences
Mais ce n’est pas le plus problématique. Le transfert en cours fait
surtout apparaître l’émiettement des
compétences qui régnait jusque-là
dans le domaine du pilotage des
nuisances environnementales, et qui
va perdurer d’une autre manière.
Pour le bruit, les sources de nuisance
sont clairement identifiées : il s’agit
des transports – aérien, routier, ferroviaire. Dans l’ancien système, les
pouvoirs étaient éparpillés, dans le
nouveau ils risquent d’être décalés.
“On peut s’étonner que le bruit
revienne à la Métropole alors que deux
des dossiers transport générateurs de
4
nuisances sonores sur trois, les routes et
les voies ferrées, sont largement financés par la région” poursuit Didier
Gonzales. On en revient au défaut de
fabrication imputé par certains au
Grand Paris, à savoir que son territoire aurait dû épouser les contours
de la région, voire au-delà. En
pratique, c’est le Stif (Syndicat des
transports d’Ile-de-France), où sont
réunis la région, les départements et
la ville de Paris, qui organise le
service public des transports.
La superposition imparfaite entre
compétences et territoires concernés
est encore plus prononcée dans le cas
de l’aérien. D’abord parce que la
moitié de Roissy, avec ses 55 millions
de passagers annuels, est située en
dehors des limites de la métropole.
Surtout parce que la problématique
aéroportuaire échappe très largement au contrôle des collectivités
locales. “La métropole n’aura en
réalité à traiter que des bruits
terrestres” rappelle Jean-Pierre Blazy,
député du Val-d’Oise et maire de
Gonesse. L’aérien reste du ressort de
la DGAC (Direction générale de
l’aviation civile) et de l’État. Et là, les
élus s’interrogent. “Il n’y a plus de
politique nationale en la matière,
malgré les 4,5 % de croissance du trafic
par an, la faible marge de Roissy et l’asphyxie déjà effective d’Orly” estime
Didier Gonzales. “Depuis quinze ans,
on a passé en revue huit sites, tous en
dehors des zones d’habitation, mais
rien n’a été retenu, rappelle-t-il. Il n’y
a plus rien aujourd’hui dans les cartons
alors qu’il faut une vingtaine d’années
pour mener à terme un projet
d’aéroport.”
“L’État garant du long terme est
absent, et l’on paye ce fauteuil vide par
une moindre acceptabilité sociale,
comme le montre l’exemple de NotreDame-des-Landes”, poursuit JeanPierre Blazy.
C’est une conséquence du “mille
feuilles administratif” pour le maire
de Villeneuve-le-Roi, “personne ne
s’est montré capable de porter le
message et d’impulser l’initiative qui
donnerait naissance à une politique
globale de gestion des nuisances
environnementales”.
Enjeux sanitaires et sociaux
C’est d’autant plus regrettable que
l’enjeu sanitaire est considérable :
2,5 millions de personnes sont affectées en région parisienne par des
niveaux de bruit supérieurs aux
normes fixées par l’OMS. Les
nuisances aéroportuaires seules
affectent 400 000 personnes. Les
travaux de l’agence Santé publique
France ont montré que la mauvaise
qualité de l’air est responsable de
48 000 décès prématurés par an en
France. Les effets du bruit ont été
chiffrés, eux, en pertes d’années de
vie en bonne santé : 75 000 sur l’ensemble de l’agglomération parisienne, selon l’étude réalisée par
l’ORS (Observatoire régional de
santé) d’Ile-de-France. Le bruit
génère du stress, détériore la qualité
du sommeil, atteint l’immunité,
créant un terrain favorable à toute
une série d’affections et d’effets
pervers comme la fatigue, les maladies cardio-vasculaires, la dépression, la diminution de la vigilance, de
l’efficacité au travail ou de l’apprentissage durant l’enfance.
Il y a aussi un enjeu socio-économique qui s’entrelace avec celui de
la santé et crée un effet d’autoalimentation. L’IAU (Institut d’aménagement et d’urbanisme) Ile-deFrance tente de le démontrer dans
une étude de mars 2016 sur les inégalités environnementales en région
parisienne, et ce à partir d’un
maillage du territoire francilien en
près de 50 000 carrés de 500 mètres
de côté où les principales nuisances,
au premier rang desquelles le bruit
et la mauvaise qualité de l’air, ont été
répertoriées. “Il en ressort que 345
‘mailles’ sur les 864 exposées à au
moins trois nuisances, qui affectent
13 % de la population francilienne,
sont des territoires pauvres, caractérisés
par une surreprésentation des ménages
à bas revenus” commente Sandrine
Gueymard, auteur de l’étude. En
ajoutant aux effets sanitaires les
impacts économiques, des pertes de
productivité à l’effet sur les prix de
l’immobilier, Bruitparif chiffre le
coût annuel correspondant à
16,2 milliards d’euros pour l’agglomération parisienne.
On peut débattre ensuite de ce qui
enclenche le cercle vicieux. Né à
Gonesse en 1949, Jean-Pierre Blazy
a vu le phénomène se développer
sous ses yeux. Le maire de la ville
située dans l’axe des pistes de Roissy,
dont elle n’est séparée que par la
petite commune de Roissy-enFrance, se souvient qu’enfant, il
observait les caravelles décoller du
Bourget, à l’horizon. C’était beau et,
sous cet angle transversal, le bruit
des jets n’était pas gênant. Les
dizaines d’avions qui chaque jour
passent directement au-dessus de la
commune produisent un effet bien
différent. “Au fil des années, j’ai vu les
gens partir, ceux qui en avaient les
moyens bien entendu, en invoquant
dans leurs motifs la situation vis-à-vis
du bruit ; et aujourd’hui, cela se
retrouve en termes de diminution de
notre mixité sociale” témoigne le
maire. Derrière ce constat, il y a le
sentiment d’impuissance face à un
domaine hors d’échelle pour une
commune. Voilà pourquoi, plus que
d’une action de la métropole, les élus
attendent une reprise en main du
dossier par l’État stratège dans la
politique des transports.
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Dans les médias
Ile-de-France
Foncier
La redécouverte du Paris extra-muros
Ile-de-France
Mobilités
Un appel à projet pour des solutions innovantes
Paris aussi a son rocher de Gibraltar. La ville est propriétaire de 8 000 parcelles au-delà
de ses murs. L’ensemble représente 500 hectares, soit un carré d’un peu plus de 2
kilomètres de côté, divisés en bouts de terrain de toutes tailles, du cimetière de Pantin
à des morceaux de boulevard à Vanves ou à Saint-Mandé.
Ces territoires ont longtemps été négligés, souvent délaissés et encombrés de dépôts
sauvages. Ce qui a occasionné des tensions avec les communes concernées. Depuis
une dizaine d’années, la ville cherche au contraire à valoriser et développer ces
parcelles. Mais la relation bilatérale reste compliquée. Une convention a été signée par
exemple entre Paris et Saint-Mandé pour organiser le nettoiement du boulevard de la
Guyane, situé en limite du XIIe au-delà du périphérique. Avec Vanves, les relations sont
souvent conflictuelles sur l’enlèvement des encombrants et des détritus. D’autres
négociations délicates concernent les cimetières. À Thiais (Val-de-Marne), à une
vingtaine de kilomètres de la capitale, le cimetière est propriété de la ville de Paris. La
commune tente en vain depuis des années d’obtenir le droit de faire passer une ligne
de bus au milieu de ses 103 hectares.
La Société du Grand Paris lance, en partenariat avec le Stif (Syndicat des transports
d’Ile-de-France) et en lien avec les collectivités locales, un appel à projets pour imaginer
et tester les solutions innovantes autour des futurs pôles du Grand Paris Express
destinés à favoriser les “nouvelles mobilités actives, électriques et numériques”.
Incongruité de ce Paris extra-muros ? La ville invoque la complexité du détricotage pour
justifier le statu quo. Derrière, il y a aussi l’enjeu financier assez considérable que
représentent ces parcelles, véritables mines d’or en termes de droits à construire. Le
programme “Réinventons Paris”, dont certains des 23 sites étaient en limite
communale, devrait par exemple lui rapporter quelque 800 millions d’euros.
L’objectif de cet appel à projets est de trouver des réponses concrètes aux
problématiques des pôles du Grand Paris Express tout en répondant aux enjeux de
mobilité. Plusieurs thèmes sont à l’étude, avec en tête celui de l’intermodalité,
connexion efficace du nouveau métro avec les différents réseaux existants. Il s’agit
aussi de trouver des moyens alternatifs et intelligents de déplacement dans les zones
couvertes par les pôles, en réduisant ainsi le transport en voiture. Pour cela, il faut
imaginer et tester de nouveaux usages de mobilité répondant notamment à une
recherche d’impact en matière de développement durable.
Pour cet appel à projets, la Société du Grand Paris recherche en priorité des solutions
finalisées à tester ou qui ont déjà été testées. Toutes les structures juridiques peuvent
répondre à l’appel à projets, les projets doivent cependant tous pouvoir être
expérimentés dans les 6 mois (de septembre 2017 à mars 2018), avec un budget limité.
Jusqu’à 5 projets seront sélectionnés et soutenus par l’ensemble des partenaires de
l’appel à projets pour une expérimentation terrain (accompagnement
méthodologique, financier, hébergement, accès à des données internes, etc.).
Les Échos 09/04
Le lancement aura lieu le 24 avril pour une période de dépôt des dossiers d’un mois,
avant une sélection rendue publique à la fin du mois de juin.
Ile-de-France
Transport fluvial
L’activité des ports franciliens sauvée par les déblais
LNE - 11/04
Parmi les indices précurseurs de reprise économique, on cite traditionnellement
l’emballage, mais il y a aussi les déblais. Ceux des futures lignes du Grand Paris Express
ont déjà commencé à s’accumuler et viennent alimenter de manière très sensible
l’activité des ports de la région parisienne, affectés en 2016 par la crue du mois de juin,
qui s’est traduite par trois semaines d’arrêt des transports. Ports de Paris signale une
activité record sur la filière déblais de chantier qui a sauvé l’exercice, conséquence du
lancement des premières extractions du chantier de l’extension de la ligne 14 nord.
Sur les 43 millions de tonnes de déchets que devraient générer les travaux, les voies
d’eau comptent en capter au moins 6 millions, soit 14 %, avec des avantages en termes
de nuisances. Chaque barge de 2 500 tonnes glissant au fil de l’eau représente une
alternative douce au ballet bruyant et polluant de 125 camions. Deux sites en bordure
d’eau, à Bonneuil-sur-Marne et à Bruyères-sur-Oise, se destinent au tri des déblais, et
cinq autres ports au transbordement.
Grand Paris
Aménagement
La métropole au secours des centres-villes
Le bureau de la Métropole du Grand Paris, présidé par Patrick Ollier, a validé le 10 avril le
financement de 26 projets par le fonds d’investissement métropolitain (FIM), à hauteur
de 3 M€. Cette délibération du bureau intervient suite à la dernière réunion du comité
d’examen des projets au titre du FIM du 3 avril dernier, qui est co-présidé par le
président de la métropole et le vice-président aux Finances, Gilles Carrez. Le but est
d’aider les communes à poursuivre l’investissement dans le cadre de la revitalisation
des centres-villes, parallèlement à l’opération “centres-villes vivants” qui donne la
possibilité à la MGP d’utiliser son droit de préemption des baux commerciaux, à l’image
de ce que la mairie de Paris a déjà mis en place.
LNE 12/04
La métropole s’engage ainsi dans la définition de l’intérêt métropolitain en matière
d’aménagement. De manière concrète, le bureau donne mandat au président et au
vice-président compétent pour recenser au niveau de chaque commune et territoire les
zones d’aménagement susceptibles de devenir des ZAC d’intérêt métropolitain.
Seine-Saint-Denis
Urbanisme
Le 93 mise sur l’effet JO
À ce jour, depuis la mise en place du FIM et avec l’enveloppe du Pacte État-Métropole, la
Métropole du Grand Paris a mobilisé un total de 33,66 M€ d’investissements en faveur
des projets portés par ses communes membres et les EPT.
Dans un appel en faveur de la candidature parisienne que publie le JDD.fr, les élus du 93
cherchent à mettre en avant la “belle unanimité autour de la candidature” qui, selon
eux, rapproche leurs territoires et accélère la mise en œuvre de leurs politiques
publiques.
La Seine-Saint-Denis envisage la candidature parisienne comme l’impulsion au bond
en avant économique et social décisif que recherche ce département. Afin de produire
un “héritage durable et utile pour nos villes et nos habitants”, l’atout principal de la
candidature, selon les élus signataires de cette tribune, serait de partir des projets
existants. Cela écarterait le risque des “éléphants blancs”, ces grands équipements
coûteux et inutiles, comme ceux que l’on a vu surgir à Rio, après Athènes.
LNE - 12/04
Ile-de-France
Immobilier d’entreprise
Les investissements progressent
L’exemple à suivre est celui de Londres, où bon nombre d’installations ont été conçues
avec succès pour une deuxième vie. La Seine-Saint-Denis accueillera le village des
athlètes et le centre aquatique, à proximité du Stade de France, un cluster olympique
avec trois pavillons sportifs et un pôle médias comprenant le centre principal et le
village des médias, sur le site de Dugny-Le Bourget, la piscine de water-polo rénovée au
parc des sports de Marville, à La Courneuve, ainsi que de nombreux sites
d’entraînement. Le parc Georges Valbon, poumon vert à vocation métropolitaine, sera
mis en valeur et étendu. “Ces équipements sportifs nouveaux ou rénovés viendront
ainsi résorber le déficit dont souffre actuellement notre département, pourtant l’un des
plus jeunes de France” estiment les élus, qui comptent sur les jeux pour “réduire les
fractures urbaines et créer des liens nouveaux entre leurs villes”.
Les JO peuvent avoir aussi un effet accélérateur. L’engagement de Paris 2024 pour que
100 % des sites soient accessibles en transports collectifs sécurisera les délais de
livraison des lignes de transports du Grand Paris.
La décision sera connue en septembre prochain
En 2016, le marché francilien de l’immobilier d’entreprise avait été marqué par une forte
demande annuelle, en hausse de 7 %, selon le Groupement d’intérêt économique (GIE)
ImmoStat.
Un indicateur positif qui peinait néanmoins à cacher d’autres réalités moins glorieuses :
offre immédiate en baisse (- 10 %), chute des investissements (19,6 Md€ sur l’année,
- 4 %), diminution de la demande d’entrepôts (- 24 %), etc.
Mais que les professionnels se rassurent ! “La demande placée de bureaux en Ile-deFrance enregistre un très bon démarrage en ce début d’année 2017”, selon BNP Paribas
Real Estate, à l’origine de la création d’ImmoStat.
En effet, le GIE indique que le premier trimestre a enregistré une demande de 663900 m2
(volume des transactions locatives et ventes), soit 27 % de plus que sur la même période en
2017. En revanche, l’offre immédiate est en baisse (- 7 %), pour un total de 3565000 m2.
Le loyer facial des bureaux, quant à lui, se stabilise pour les biens de seconde main
(349 € HT HC/m2/an). Il est même en augmentation pour les bureaux neufs ou
restructurés (+4 %), atteignant les 374 € HT HC/m2/an.
Le bilan est tout aussi positif du côté des investissements, dont le montant global
s’élève à 2,3 Md€ au premier trimestre 2017, soit 18 % de plus que l’année précédente.
Le prix moyen des bureaux achetés est également en hausse, s’élevant à 5 980 € par
m2 (tous types confondus). Cette valeur est ainsi en augmentation de 4 % sur l’année.
JDD - 07/04
Batiweb - 10/04
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
5
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
Le nouvel Economiste a été habilité pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2017 publicateur officiel de toutes annonces judiciaires et légales en
matière de procédure civile et de commerce, ainsi que les actes de société,
pour les départements de Paris (Arrêté préfectoral 75-2016-12-28-001 du
28/12/2016), de l’Essonne (Arrêté préfectoral 2016-PREF/DCSIPC/BAGP n°1181
du 12/12/2016), des Hauts-de-Seine (Arrêté préfectoral CAB/SDCI N°2016809 du 15/12/2016), de Seine-Saint-Denis (Arrêté préfectoral N°2016-4365 du
22/12/2016), du Val-de-Marne (Arrêté préfectoral N°2016/3895 du 21/12/2016)
Tarifs des annonces légales : 75 - Paris : 5,50 € H.T. la ligne, 91 - Essonne :
5,25 € H.T. la ligne, 92 - Hauts-de-Seine : 5,50 € H.T. la ligne, 93 - SeineSaint-Denis : 5,50 € H.T. la ligne , 94 - Val-de-Marne : 5,50 € H.T. la ligne. la
ligne. Ligne de 40 caractères. Les surfaces consacrées aux titres, sous-titres,
filets, paragraphes, alinéas sont définies par arrêtés d’habilitation.
Paris
Rectificatif
Rectificatif à l’annonce parue le
24/02/2017, concernant la société
DATA AND CO, il y avait lieu de lire :
LIENART au lieu de LIENARD
AL0417-54445
Rectificatif à l’annonce parue le
24/03/2017, concernant la société
SARL ANJJELS / SOCIETE DE
VALEURS, il fallait lire : Oppositions:
à
l’adresse
du
fonds
vendu.
Correspondance : chez Maitre UZAN,
9 bis rue de Passy - 75016 PARIS
AL0417-57214
Rectificatif à l’annonce parue le
10/02/2017, concernant la société MY
HABITAT, il y avait lieu de lire : M.
SIPASVILI Nadar, en lieu et place de
M. CHEVLIER Alexandre
AL0417-57388
Constitution
Par acte SSP du 26/10/2016, il a été
constitué une SAS dénommée :
ULYSSE & DEMETRIOS
ICONOMOU
ARCHITECTURE
Siège social : 13 rue Paul Fort - 75014
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : La société a pour objet l’exercice de la profession d’architecte et
d’urbaniste, en particulier la fonction de
maître d’oeuvre et toutes missions se
rapportant à l’acte de bâtir et à l’aménagement de l’espace.
Président : M. Ulysse ICONOMOU, 13
rue Paul Fort - 75014 PARIS
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-55652
Par acte SSP du 05/04/2017 il a été
constitué une SARL dénommée :
PROPAG
Siège social : 28 Cours Albert 1er
75008 PARIS
Capital : 5.000 €
Objet : Commerce d’emballages
Gérant : M. ATTALLAH Djamal Eddine,
1 rue Robert Doisneau - 94400 VITRY
SUR SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57082
Par acte SSP du 04/04/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
ROBEAUTE
Siège social : 16 rue de Picardie
75003 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Création de technologie pour le
domaine biomédicale
Président : M. Bertrand DUPLAT, 16
rue de Picardie - 75003 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux Assemblées.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Par acte SSP du 04/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
COUDERCY BRAND
LIVING EXPERTISE
Siège social : 37 rue Fondary - 75015
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil aux entreprises
Présidente : Mme Hélène COUDERCY,
37 rue Fondary - 75015 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57090
Par acte SSP du 01/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
INFO PRO S.A.S.U
Sigle : I.P.
Siège social : 22 rue de Saint
Petersbourg - 75008 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Ingénierie et études techniques
- Portage salarial. Conseil en informatique, formation, assistance aux entreprises et aux particuliers, maintenance,
entretien et installations informatiques.
Président : Mme Léticia ALLAF, 22 rue
de Saint Petersbourg - 75008 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57093
Par acte SSP du 08/03/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
MAISON F.
Siège social : 138 rue d’Aboukir
75002 PARIS
Capital : 5.000 €
Objet : Achat, vente en gros et demi
gros, import et export d’articles textiles,
cuir et accessoires
Gérante : Mme ZHANG TING, 25
Résidence du Parc - 91300 MASSY
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57098
Par acte SSP du 24/03/2017 il a été
constitué une SASU à capital variable
dénommée:
KA3B
Siège social : 71 bis rue Championnet
75018 PARIS
Capital Initial: 2.000 €
Capital Minimum: 1.000 €
Objet : Restauration rapide, Crêperie,
Sandwicherie, Pizzeria, Vente de
Boisson
Président : Mme NADIR Kurdistan, 24
rue de la Procession - 75015 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Par acte SSP du 05/04/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
Par acte SSP du 06/04/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
Siège social : 7 boulevard Voltaire
75011 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Production et vente d’applications mobiles
Président : M. Valentin GOMMEZ, 7
boulevard Voltaire - 75011 PARIS
Directeur Général : M. Andrea
CACHET-FOURNIER, 51 rue du
Rocher - 75008 PARIS
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux Assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Siège social : 10 rue de Penthièvre
75008 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Prestations administratives.
Présidente : Mme DJEFEL Lylia, 6
rue Gustave Rouanet, Chez Mme
BOUBEKEUR - 75018 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
HOPPY
AL0417-57135
Par acte SSP du 20/03/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
VEGAN DIFFUSION
Siège social : 9 rue Frédéric Bastiat
75008 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Vente en gros et au détail et en
ligne de tous types de produits, alimentaire, habillement et services
Présidente : Mme LAETITIA COLIN,
9 rue Frédéric Bastiat - 75008 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux Assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57136
Par acte SSP du 06/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée:
BEBEZEN
Siège social : 4 rue Auguste
Chabrières - 75015 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Spa pour bébés
Présidente : Mme ROYER Pauline,
11 rue Gabrielle d’Estrées - 92170
VANVES
Directeur Général : Mme DIERT
Andrea, 8 rue de Capri - 75012 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57137
Par acte SSP du 05/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
GAUS IMMOBILIER
Siège social : 113 boulevard Soult
75012 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : L’activité de transactions sur
immeuble et fonds de commerce, gestion immobilière, marchand de bien
Président : M. Ulysse BOLOPION, 113
boulevard Soult - 75012 PARIS.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57148
Office Notarial du Vésinet (Yvelines)
Membre du groupe Althémis
75 rue Henri Cloppet
78110 LE VESINET
Siège social : 12 rue Mandar - 75002
PARIS
Capital : 2.000 €
Objet : Création désign prêt à porter
Présidente : Mme JALABERT Julie, 12
rue Mandar - 75002 PARIS
Directeur Général : Mme HAMART
Mathilde, 19 rue du Capitaine Dreyfus
93100 MONTREUIL
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57087
AL0417-57133
AL0417-57158
Par acte SSP du 05/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée :
TANTE ARIE
6
MATYZ
Par acte SSP du 01/04/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
LE MAITRE CARRE
Siège social : 51 rue de Maubeuge
75009 PARIS
Capital : 600 €
Objet : Travaux de rénovation d’intérieur tous corps de métiers
Président : M. GASHI Afrim, 45 rue
Henri Barbusse - 94800 VILLEJUIF
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57163
Par acte SSP du 10/03/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
TEEMEW
Siège social : 108 rue Saint Honoré
75001 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Le développement d’applications de réalité virtuelle et de réalité
augmentée destinées aux entreprises ;
la création, la production, la réalisation,
la distribution et la vente de contenus
interactifs destinés aux entreprises et
au grand public
Président : MANZA VENTURE, SAS
au capital de 1.000 €, sise 108 rue
Saint Honoré - 75001 PARIS, 823 246
459 RCS PARIS
Commissaire aux comptes titulaire : DEXTER , SARL au capital de
7.500 €, sise 21 rue du Midi - 92200
NEUILLY-SUR-SEINE, 480 376 375
RCS NANTERRE
Admission aux assemblées et droits
de vote : Tout associé a le droit de participer aux assemblées, quel que soit le
nombre d’actions qu’il détient, chaque
action octroyant droit à une voix.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57166
Par acte SSP du 06/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
WONEST
Siège social : 17 rue de la Huchette
75005 PARIS
Capital : 10.000 €
Objet : Le développement et la commercialisation des produits électroniques et informatiques
Président : M. HANG CHEN, 17 rue de
la Huchette - 75005 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57180
Siège social : 4 bis rue Michel Chasles
75012 PARIS
Capital : 10.000 €
Objet : Restauration rapide et salon de
thé, achat vente de plats cuisinés et
boissons à consommer sur place ou à
emporter.
Présidente : Mme Thi Kim Cuc
NGUYEN, 12 avenue de la Gare
77515 POMMEUSE.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57182
Par acte SSP du 04/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée:
EMS CAP
Siège social : 4 rue Galvani - 75017
PARIS
Capital : 10.000 €
Objet : La prise de participation dans
toutes sociétés. Services dans le domaine de la gestion et la stratégie
d’entreprise.
Président : M. SABBAH Eric, 13 boulevard Suchet - 75016 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57184
Par acte SSP en date du 06/01/2017, il
a été constitué une SAS à capital variable dénommée:
DREAM DRIVERS
Siège social : 98 rue de la Convention
75015 PARIS
Capital Minimum: 9.000 €
Capital Initial: 9.000 €
Capital Maximum : 140.000 €
Objet : Transport public routier de personnes avec des véhicules n’excédant
pas 9 places y compris le conducteur.
La location de véhicules sans chauffeur
Président : M. SIDIBE Amadou, 35 rue
Ampère - 94400 VITRY-SUR-SEINE
Directeur Général : M. OPOMBO
Hervé, 98 rue de la Convention - 75015
PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57190
Suivant acte SSP du 24 février 2017, il
a été constitué une SAS dénommée :
CREA BY FARAH
Siège social : 25 rue de Ponthieu
75008 PARIS
Capital social: 1.000 €
Objet : Bureau de style, achat, vente,
import-export, commercialisation de
vêtements professionnels et autres.
Président : Mme Farah BENALLAL
demeurant 1 rue du Dôme - 75116
PARIS
Directeur Général : Mme Samia
BOUCHENAFA demeurant 5 boulevard Georges Clémenceau - 92400
COURBEVOIE
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS.
FR1863/0417/2837
OSCAR SAJE
Siège social : 24 rue d’Aumale - 75009
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil en vin et en développement de restaurant / bar
Président : M. MATTHIEU YZAMBART,
24 rue d’Aumale - 75009 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux Assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57084
Par acte SSP du 28/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
AL0417-57160
LA CANTINE
VIET-THAI
Par acte SSP en date du 02/04/2017,
il a été constitué une Société Civile
dénommée :
Siège social : 45 Quai des Grands
Augustins - 75006 PARIS
Capital : 2.400 € divisé en 2.400 parts
de 1 € chacune.
Apports : Apports en numéraire de
2.400 €.
Objet : L’acquisition, la détention, la
construction, la propriété, l’administration et la gestion, par tous moyens
directs ou indirects, de tous droits et
biens immobiliers et mobiliers, en ce
compris la mise à disposition gratuite
des immeubles sociaux au profit des
associés
Gérant : M. Anthony THORP et son
épouse Mme Janette DEACON, demeurant ensemble 7 Cliff Street,
Watsons Bay - SYDNEY (AUSTRALIE)
Agrément : Cession libre entre associés et descendants, agrément du gérant dans les autres cas
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57116
DL SERVICES
Par acte SSP du 05/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
Par acte SSP du 02/04/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
Par acte SSP du 31/03/2017 il a été
constitué une SASU dénommée:
Sigle : MMB
Siège social : 150 rue Legendre
75017 PARIS
Capital : 10.000 €
Objet : Développement et Exploitation
du Site internet « www.meetmybooker.
com », réseau social, média, magazine
de mode, diffusion de contenu , production audiovisuel , agence de communication et artistique, agence web.
Agent d’artiste
Président : M. Stephane CLERC, 148
Route de la croix - 74160 BOSSEY.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : cession d’actions soumise au respect du droit de
préemption des associés
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Siège social : 57 rue Montcalm
75018 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Restauration
Présidente : Mme CASTELLI Valérie
18 rue Latérale - 94000 CRETEIL
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
MEET MY BOOKER
AL0417-57204
Par acte SSP du 05/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée :
CONCORDE ASSOCIES
Siège social : 47 rue de Liège - 75008
PARIS
Capital : 10.000 €
Objet : Conseil en ressources
humaines
Président : M. LALIGANT Wilhelm, 12
rue de Moscou - 75008 PARIS
Directeur Général : Mme MIRAS
Magali, 7 rue Kleber - 92300
LEVALLOIS PERRET
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57210
Par acte SSP du 15/03/2017 il a été
constitué une SARL dénommée:
SUR-LES-CHAMPS
Siège social : 17 rue de Mont-Louis
75011 PARIS
Capital : 6.000 €
Objet : Commerce en ligne de produits
bio.
Gérante : Mme AMIRAULT Clotilde, 17
rue de Mont-Louis - 75011 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57212
Par acte SSP du 19/09/2016 il a été
constitué une SASU dénommée :
AG SERVICES
Siège social : 10 rue Penthièvre
75008 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Aide à la personne (Travaux
ménagers, préparation de repas à domicile), garde enfants de plus de 3 ans
Présidente : Mme AMROUN Ghenima,
11 rue de l’Esperance - 94380
BONNEUIL SUR MARNE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57222
Par acte SSP du 31/03/2017 il a été
constitué une SAS dénommée :
BUSINESS HASHTAG
MEDIAS
Siège social : 6 rue de Musset - 75016
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Prestation d’assistance en stratégie commerciale aux entreprises
Président : M. ABITBOL Samuel, 1 rue
du Général Balfourier - 75016 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57223
Par acte SSP du 07/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
FRANCE FUNERAIRE
Siège social : 21 B rue Joseph de
Maistre - 75018 PARIS
Capital : 100 €
Objet : Vente objets divers
Président : M. Julien ROSSI, 21 B rue
Joseph de Maistre - 75018 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57359
CASTELLI & CO
AL0417-57305
Par acte SSP du 23/03/2017 il a été
constitué une SAS dénommée:
PARLEASE
Nom commercial : TAXICALLER
Siège social : 112 avenue Kléber
75116 PARIS
Capital : 350.000 €
Objet : Location de véhicules automobiles de courte et longue durée avec ou
sans chauffeurs, leasing et location bail
Président : la société PEGASE, SARL
au capital de 20.000 €, sise 17 rue
Saint Didier - 75116 PARIS, 822 866
455 RCS PARIS
Commissaire aux Comptes Titulaire:
SARL BEWIZ AUDIT, 20 rue la
Condamine - 75017 PARIS, immatriculée au Greffe de PARIS 353 228 760
Commissaire
aux
Comptes
Suppléant: SARL BEWIZ AUDIT, 20
rue la Condamine - 75017 PARIS, immatriculée au Greffe de PARIS 353 228
760
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57307
Par acte SSP du 07/04/2017, il a été
constitué une EURL dénommée :
EROS CAPITAL
Siège social : 111-113 rue Saint
Charles, Appartement C 6 1 - 75015
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Exécution de prestations dans
les domaines informatiques
Gérant : M. Jimmy PINTO, 163 avenue de Brigode - 59650 VILLENEUVE
D’ASCQ
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57320
Par acte SSP du 07/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée:
Par acte SSP du 15/03/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
INGATLAN CH
ASSOCIES
Siège social : 187 rue de Courcelles
75017 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Prise de participation ou
d’intérêt et prestation de services à
entreprises
Président : M. Ludovic CHEVAL, 187
rue de Courcelles - 75017 PARIS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Chaque actionnaire
est convoqué, chaque action donne
une voix.
Clauses d’agréments : Cession libre
entre associés uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57360
Par acte SSP du 02/03/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
AHN DECO
Siège social : 84 Quai de la Loire
75019 PARIS
Capital : 4.000 €
Objet : Travaux de finition, peinture,
revêtement de sol, plâtrerie
Gérant : M. ELASHRY Hany, 6 avenue
Alfred Lesieur, RDC Gauche - 93500
PANTIN
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57368
Par acte SSP du 06/04/2017 il a été
constitué une SARL dénommée :
CK ORGANISATION
Siège social : 142 rue de Rivoli
75001 PARIS
Capital : 20.000 €
Objet : Promotion de produits touristiques et de communications
Gérant : M. KOLO Clément, 1 rue
Charles Lorilleux - 92800 PUTEAUX
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57371
Par acte SSP du 10/04/2017 il a été
constitué une SCI dénommée:
SCI BREAKEVEN
Siège social : 49 rue de la Tour - 75116
PARIS
Capital : 40.000 €
Objet : Conseil aux entreprises
Président : M. ESTRADE Pierre, 49
rue de la Tour 75116 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Nom
commercial
:
CAMILLE
SOUFFLET
Siège social : 12 rue Chaligny - 75012
PARIS
Capital : 100 €
Objet : Propriété, gestion et exploitation de biens immobiliers
Gérante : Mme CHATELLE Florence,
12 rue Chaligny - 75012 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57329
AL0417-57376
Par acte SSP du 07/04/2017 il a été
constitué une SARL à associé unique
dénommée:
Par acte SSP du 07/04/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
ALBERT & CO
NY CONSEILS
Siège social : 10 rue de Penthièvre
75008 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Informatique
Gérant : M. KEBAILI Youcef, 3 rue de
Nancy - 93800 EPINAY SUR SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57330
Par acte SSP du 08/04/2017 il a été
constitué une SARL à associé unique
dénommée :
PERFECT ENGINEERING
Siège social : 21 bis rue du Simplon
75018 PARIS
Capital : 2.000 €
Objet : Sécurité électronique
Gérant : M. NADIFI Belaid, 11 rue
Suez, Chez OULKA LAHBIB - 75018
PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
EROS CAPITAL
Siège social : 111-113 rue Saint
Charles - 75015 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Exécution de prestations dans
les domaines informatiques
Président : M. Jimmy PINTO, 163 avenue de Brigode - 59650 VILLENEUVE
D ASCQ.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57385
Par acte SSP du 07/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée:
PRESCIENT
Siège social : 10 rue de Penthièvre
75008 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Service à la personne
Président : M. AKLI Malek, 12 Quai
du Halage - 95310 SAINT OUEN
L’AUMONE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Siège social : 79 avenue Raymond
Poincaré - 75116 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion; Conseil en
éducation et formation continue ainsi
que toutes autres activités d’enseignement, et plus généralement toutes
opérations se rapportant directement
ou indirectement ou être utiles à l’objet
social ou susceptibles d’en faciliter la
réalisation ou contribuer à son extension ou développement.
Président : M. DATTEE Brice, 12 rue de
Ballainvilliers - 91160 LONGJUMEAU
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57397
AL0417-57438
AL0417-57342
Par acte SSP du 08/04/2017 il a été
constitué une SASU dénommée:
ML SERVICES
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Par acte SSP du 03/04/2017 il a été
constitué une SCI dénommée:
Par acte SSP du 31/03/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
Siège social : 11 rue du Plâtre - 75004
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : L’acquisition, l’administration et
la location d’immeubles et de terrains
Gérance : M. BOUCHARD Vincent, 11
rue du Plâtre - 75004 PARIS et Mme
PERRIER Barbara, 11 rue du Plâtre
75004 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
Siège social : 4 rue Victor Considérant
75014 PARIS
Capital : 5.000 €
Objet : Peinture, ravalement, maçonnerie, éléctricité, plomberie, isolation.
Gérant : M. TRABELSSI Oussama, 4
rue Victor Considérant - 75014 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57398
Par acte SSP du 07/04/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
SCI 4 YEUX BLEUS
Par acte SSP du 07/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée:
LOGARYTHM
Siège social : 79 avenue Raymond
Poincaré - 75116 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Programmation, conseil et
autres activités informatiques; accompagnement technique, conception, formation dans la gestion et supervision
de travaux d’intégration digitale, d’installation de réseaux ou plus largement
assistance à la maitrise d’ouvrage; production de films cinématographiques,
de vidéo et programme télévision;
enregistrement sonore et édition musicale et toutes opérations se rapportant
directement ou indirectement ou être
utiles à l’objet social ou susceptibles
d’en faciliter la réalisation ou contribuer
à son extension ou développement.
Président : M. DATTEE Clément,
30 ter rue de Ballainvilliers - 91160
LONGJUMEAU
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57440
AL0417-57426
HOWI LE FRANCAIS
Siège social : 366 Ter rue de Vaugirard
75015 PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Enseignement de la langue
française
Présidente : Mme AUGUSTIN Cynthia,
112 rue Brancion - 75015 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57436
Modification
ELEX
SARL au capital social de 5.000 €
Siège social : 32 rue de Paradis
75010 PARIS
825 014 467 RCS PARIS
En date du 13/02/2017, l’AGE a décidé
d’augmenter le capital d’une somme de
2.000 € par apport de numéraire pour
le porter à 7.000 €. Mention au RCS de
PARIS.
AL0417-56485
Par acte SSP du 07/03/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
STARVISION WORLD
Siège social : 12 rue Vivienne - 75002
PARIS
Capital : 1.000 €
Objet : Production et distribution de
film et de l’audio - visuel
Présidente : Mme Yaêl REBRASSIER,
3 ruelle de Chaalis - 60950
MONTAGNY-SAINTE-FÉLICITÉ
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57408
Suivant acte SSP du 10 avril 2017, il
a été constitué une SAS dénommée :
MLAVIE
Siège social : 1 boulevard Henri IV
75004 PARIS
Capital social : 1.500 €
Objet : Conseils dans l’univers des
médias, production de projets dans le
secteur des médias.
Président : M. Vincent MESLET, demeurant 1 boulevard Henri IV - 75004
PARIS
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS.
FR1863/0417/2838
Par acte SSP du 31/03/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
SILLAGE
Siège social : 9 rue Ernest Psichari
75007 PARIS
Capital : 200 €
Objet : Conseil dans tous domaines,
informatique, comptabilité, gestion.
Président : M. MARIN Rémy, 2 avenue
Joffre - 92420 VAUCRESSON
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57417
Par acte SSP du 07/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
T.T.J
Siège social : 36 rue Sambre et Meuse
75010 PARIS
Capital : 5.000 €
Objet : Transports de marchandises,
déménagement ou location de véhicules avec conducteurs destinés au
transport de marchandises à l’aide de
véhicules n’excédant pas 3.5 tonnes.
Gérant : M. TORKHANI ZIED, 27 rue
Rebeval - 75019 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57424
TDO RENOVATION
PRINT TEAM
MANAGEMENT
COMMUNICATION
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 9/11 rue Alphonse de
Neuville - 75017 PARIS
482 277 142 RCS PARIS
Suivant délibérations en date du
31/03/2017, l’associé unique a décidé de transférer le siège social au
40/42 rue de Fortuny - 75017 PARIS.
Modification au RCS de PARIS
AL0417-56968
L’ETOILE D’ORIENT
EURL au capital de 5.000 €
Siège social : 38 rue de Saussure
75017 PARIS
814 884 524 RCS PARIS
En date du 30/03/2017, l’AGE a décidé
de nommer en qualité de Gérant Mme
Chaïma MEZIANE, 8 rue du Colonel
Oudot - 75012 PARIS, en remplacement de Mme Sabrina Yasmina Anissa
SPOSITO. Mention au RCS de PARIS.
AL0417-57052
YELLOW VOLT ENERGY
YVE
SARL au capital de 70.000 €
Siège social : 23/25 rue Jean Jacques
Rousseau - 75001 PARIS
521 914 432 RCS PARIS
En date du 09/03/2017, l’AGE a décidé
de nommer en qualité de Gérant M.
Celestino MARTINS DOS SANTOS,
45 rue de la Haye - 78130 LES
MUREAUX, en remplacement de M.
Alain AL JEBBAOUI. Mention au RCS
de PARIS.
AL0417-57053
BATISOLAR SERVICES
FRANCE
BSF
SARL au capital de 200.000 €
Siège social : 128 rue de la Boétie
75008 PARIS
502 708 878 RCS PARIS
En date du 09/03/2017, l’AGE a décidé
de nommer en qualité de Gérant M.
Celestino MARTINS DOS SANTOS,
45 rue de la Haye - 78130 LES
MUREAUX, en remplacement de M.
Alain AL JEBBAOUI. Mention au RCS
de PARIS.
AL0417-57054
7
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
LES DEMEURES SAINTAQUILIN DE PACY
SCCV au capital de 142.800 €
Siège social : 111 avenue Victor Hugo
75116 PARIS
502 700 958 RCS PARIS
En date du 03/03/2017, l’AGE a décidé
de nommer en qualité de Gérant M.
Celestino MARTINS DOS SANTOS, 45
rue de la Haye - 78130 LES MUREAUX,
et Gérant M. Alain AL JEBBAOUI, 3,
rue du Général de Larminat - 94000
CRÉTEIL. Mention au RCS de PARIS.
AL0417-57061
LE MONARQUE
SAS au capital de 35.725 €
Siège social : 120 rue Raymond
Losserand - 75014 PARIS
824 254 387 RCS PARIS
Le 28/02/2017, l’AGE a décidé de
modifier le capital social de 35.725 €
afin de porter ce dernier à 47.635 €.
Mention au RCS de PARIS
AL0417-57065
ART LITHOGRAPHIE
SARL au capital de 100 €
Siège social : 3 rue Troyon
75017 PARIS
790 906 259 RCS PARIS
Suivant délibérations en date du
04/04/2017, l’associé unique a décidé
de transférer le siège social au 5 avenue des Chasseurs - 75017 PARIS.
Modification au RCS de PARIS
AL0417-57066
DZ-TRADING
SAS au capital de 1.000 €
Siège social : 34 avenue des Champs
Elysées - 75008 PARIS
798 742 706 RCS PARIS
Le 03/03/2017, le Président a décidé
de transférer le siège social au 61 rue
de Passy - 75016 PARIS. Modification
au RCS de PARIS
AL0417-57068
ORCHIDEE JAUNE
SARL au capital de 2.000 €
Siège social : 30 rue Vergniaud
75013 PARIS
814 127 239 RCS PARIS
Le 31/03/2017, l’AGE a décidé de nommer Gérante Mme LIYING HUARD, 65
rue Saint Fargeau - 75020 PARIS, en
remplacement de Mme LING VALLET.
Mention au RCS de PARIS
AL0417-57079
INTERNETO
SA au capital de 41.250 €
Siège social : 99 rue du Faubourg
Saint-Martin - 75010 PARIS
419 090 261 RCS PARIS
En date du 01/01/2017, le CA a décidé,
de changer la dénomination sociale qui
devient :
SUCCESSIVE
Modification au RCS de PARIS.
AL0417-57086
ALCOF SECURITE
SARL au capital de 1.000.000 €
Siège social : 11 rue Mesnil
75116 PARIS
402 988 331 RCS PARIS
Aux termes d’une délibération de l’assemblée générale extraordinaire en
date du 09 février 2017 et du procèsverbal des décisions du Gérant en
date du 29 mars 2017, le capital social d’un montant de 1.000.000 euros
a été réduit d’une somme de 100.000
euros pour être ramené à la somme
de 900.000 euros par voie de rachat et
annulation de 100 parts sociales détenues par Madame Rosemary DUBOIS.
Mention faite au RCS de PARIS
AL0417-57089
O’BIRD
EURL au capital de 5.000 €
Siège social : 76 Bis rue de Rennes
75006 PARIS
812 255 255 RCS PARIS
OBJECTIF CROISSANCE
SARL au capital de 500 €
Siège social : 10 rue Léon Moreau
28410 BROUE
498 865 401 RCS CHARTRES
BLEU COMME GRIS
SAS au capital de 131.565 €
Siège social : 60 rue Pergolese
75116 PARIS
505 386 540 RCS PARIS
VOTRE ACTIF CLIENTS
Par décision de l’AGE du 15/12/2014, il
a été décidé de transférer le siège social au 17 rue de la Sablière - 75014
PARIS, et nommer Gérant : M. JOLY
Xavier, 17 rue de la Sablière - 75014
PARIS, en remplacement de M.
BRUNA Jean-Luc. Radiation au RCS
de CHARTRES et immatriculation au
RCS de PARIS.
En date du 21/03/2017, l’AGO a pris
acte de la démission en qualité de
membre du comité exécutif de la
SAS TEPACAP 2010 à compter du
08/02/2017 ; et de Mme Françoise
PROUST, née COURGEON à compter
du 14/02/2017. Modification au RCS de
PARIS
L’ AGE, le 04/04/2017, a décidé
de nommer Président M. Bruno
ARNAUDO, 99C rue Edouard Vaillant
91200 ATHIS-MONS, en remplacement de Mme Annick AVIDI ABAH.
Modification au RCS de PARIS
AL0417-57100
AL0417-57131
SYNERGIE
EXPERTISE
IMMOBILIERE
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 40 rue du Professeur
Gosset - 75018 PARIS
794 620 187 RCS PARIS
Le 21/03/2017, l’AGE a décidé de
modifier le capital social de 10.000 €
afin de porter ce dernier à 40.000 €.
Mention au RCS de PARIS
AL0417-57103
THELOS
TLS
SAS à capital variable
au capital de 1.000 €
Siège social : 101 rue Duhesme
75018 PARIS
789 713 310 RCS PARIS
Par décision de L’AGE en date du
24/03/2017, il a été pris acte en date
d’effet d’aujourd’hui la nomination de
M. Tarek TURKI, demeurant 7 avenue
Roger Chambonnet - 91220 BRÉTIGNY
SUR ORGE, en qualité de nouveau
Président en remplacement de M.
Amar KOOB démissionnaire; la nomination de M. Amar KOOB, demeurant
1 allée des Tulipes - 93220 GAGNY en
qualité de nouveau Directeur Général
Adjoint en remplacement de M. Tarek
TURKI démissionnaire; le transfére
du siège social à l’adresse suivante
10 Rue de Penthièvre - 75008 PARIS.
Mention au RCS de PARIS.
AL0417-57106
HANA BATIMENT
SARL au capital de 25.000 €
Siège social : 82 rue Championnet
75018 PARIS
750 415 119 RCS PARIS
SIMT
En date du 03/04/2017, l’AGE a décidé
d’étendre l’objet social de la société à :
travaux de finition et recherche de fuite.
Modification au RCS de PARIS.
AL0417-57174
FR1863/0417/2836
MJR-CO
S.A.S. « ACT ARUS »
SARL au capital de 5.000 €
Siège social : 2 Passage Flourens
75017 PARIS
827 869 934 RCS PARIS
SAS au capital de 100 €
Siège social : 3 avenue Hoche
75008 PARIS
823 974 209 RCS PARIS
Radiation au RCS de PARIS et ré-immatriculation au rcs de BOBIGNY
L’AGE du 03/04/2017 a décidé
d’étendre l’objet social aux activités
de: Import et export textile. Mention au
RCS de PARIS
AL0417-57149
AL0417-57175
Le 3 avril 2017, l’AGE a étendu l’objet
social à : « L’activité de transactions
immobilières sur immeubles et fonds
de commerce ; locations immobilières
et acquisitions immobilières. ». Mention
au RCS de PARIS
SIMTP
SAB SILVER BAT
FR1863/0417/2834
SAS au capital de 850 €
Siège social : 69 bis rue Philippe de
Girard - 75018 PARIS
824 303 408 RCS PARIS
Le 03/04/2017, l’AGE a décidé de
nommer Gérant M. Bruno KRIEG, 37
avenue Paul Vaillant Couturier - 78190
TRAPPES, en remplacement de M.
Walid HAJAJI. Mention au RCS de
PARIS
Le 20/02/2017 le CA a décidé de
nommer
Directeur
Général
M.
LOUIS-LUCAS Arnaud,
19
rue
Henri VII - L-1725 LUXEMBOURG
(LUXEMBOURG)
L’AGE le 22/03/2017, a décidé de modifier le capital social de 850 € afin de
porter ce dernier à 1.062,20 €
Modification au RCS de PARIS
Par décision de l’associé unique du
06/04/2017, il a été décidé de changer
la dénomination sociale qui devient :
AL0417-57176
Mention au RCS de PARIS
AL0417-57150
GOLDWIN SOCIETE
D’AVOCATS
SELARL au capital de 1.000 €
Siège social : 8 rue Chateaubriand
75008 PARIS
823 367 834 RCS PARIS
SCI LES BULLES
SCI au capital de 2.350 €
Siège social : 3 rue Quentin Bauchart
75008 PARIS
508 115 185 RCS PARIS
L’AGO du 01/03/2017 a décidé de
transférer le siège social au 10 rue de
Penthièvre - 75008 PARIS. Mention au
RCS de PARIS
AL0417-57191
ENIX
SAS au capital de 8.100 €
Siège social : 275 rue Saint Denis
75002 PARIS
481 912 970 RCS PARIS
En date du 29/03/2017, l’AGE a pris
acte de la démission des fonctions de
Directeur général de Mme Amandine
FRIEDMANN. Mention au RCS de
PARIS.
En date du 30/03/2017, l’AGE a décidé
de modifier le capital social de 8.100 €
afin de le porter à 100.000 €. Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention au RCS de PARIS.
AL0417-57161
EAC HOLDING
SASU au capital de 20.000 €
Siège social : 4 rue Léon Frapié
75020 PARIS
827 832 841 RCS PARIS
Le 31/03/2017, l’AGO a décidé de transférer le siège social au 123 rue Jules
Guesde - 92300 LEVALLOIS-PERRET.
Président : M. David BENARROUS, 16
allée de Clichy - 93340 LE RAINCY.
Radiation au RCS de PARIS et immatriculation au RCS de NANTERRE
Suivant délibérations en date du
05/04/2017, l’associé unique a décidé de transférer le siège social au 9
rue Parrot, CS 72809 - 75590 PARIS
Cedex 12. Modification au RCS de
PARIS
AL0417-57122
AL0417-57165
GERARD HENON
L’AGE du 31/03/2017, a décidé de
transférer le siège social au 138 boulevard Jean Jaurès - 92110 CLICHY.
Gérant : M. Hamza FECHTALI, 138
boulevard Jean Jaurès - 92110 CLICHY.
Radiation au RCS de PARIS et immatriculation au RCS de NANTERRE
SAS au capital de 131.565 €
Siège social : 60 rue Pergolese
75116 PARIS
505 386 540 RCS PARIS
SARL au capital de 50.000 €
Siège social : 45 rue de Turbigo
75003 PARIS
442 206 678 RCS PARIS
En date du 21/03/2017, l’AGE a décidé
de transférer le siège social au 4 RUE
SCRIBE - 75009 PARIS. Mention au
RCS de PARIS.
AL0417-57094
AL0417-57124
8
DREAMZ SAS
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 8 rue Lemercier
75017 PARIS
815 049 440 RCS PARIS
SAS au capital de 25.000 €
Siège social : 49 rue de Ponthieu
75008 PARIS
812 272 706 RCS PARIS
BLEU COMME GRIS
PARISQUINZE
SCI au capital de 1.000 €
Siège social : 18 rue de Prony
75017 PARIS
531 159 622 RCS PARIS
L’AGE du 02/01/2017 a décidé de nommer gérant M. Ragab IBRAHIM, 193
avenue Jean Lolive - 93500 PANTIN,
en remplacement de Mme Sonia
DAOUDI, démissionnaire, de changer
l’activité de la société en : peinture,
ravalement, maçonnerie, achat vente
location de matériel de bâtiment, nettoyage industriel, isolation thermique
façade, bardage, revêtement de sols et
murs, plomberie, électricité, démolition,
de transférer le siège social au 193
avenue Jean Lolive - 93500 PANTIN;
et de changer la dénomination pour :
AL0417-57154
VOYAGES UNIS
AL0417-57217
Le 13 décembre 2016, l’AGO a nommé
Gérant M. Alexandre BENAIS demeurant 46 rue Blomet - 75015 PARIS en
remplacement de M. François BENAIS,
démissionnaire. Mention au RCS de
PARIS
AL0417-57107
SAS au capital de 10.000 €
Siège social : 9 rue du Quatre
Septembre - 75002 PARIS
810 541 185 RCS PARIS
CABINET HAZAN
EXPERTISES
En date du 02/02/2017, l’unanimité des
associés a décidé de nommer Gérante
Mme. Sone CHAN, 58 passage Brady
75010 PARIS, en remplacement de
Mme Nirumon PRADITSIN. Mention
au RCS de PARIS
SASU au capital de 1.000 €
Siège social : 41 rue Poussin
75016 PARIS
827 873 654 RCS PARIS
Suivant délibérations en date du
05/04/2017, l’associé unique a décidé
de transférer le siège social au 14 rue
le Sueur - 75116 PARIS. Modification
au RCS de PARIS
AL0417-57120
AL0417-57171
PANITA
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 8 rue de Saussure
75017 PARIS
751 762 055 RCS PARIS
SARL au capital de 50.000 €
Siège social : 3 rue Jean François
Lépine - 75018 PARIS
820 584 738 RCS PARIS
Le 20/03/2017, l’AGE a décidé de
transférer le siège social au 21 rue
Ernest Renan - 93200 SAINT-DENIS.
Gérant : M. Shoukry MANNAA, 21 rue
Ernest Renan - 93200 SAINT-DENIS.
Radiation au RCS de PARIS et immatriculation au RCS de BOBIGNY
PHARMAPOCKET
SCOP SAS au capital variable
de 5.000€
Siège social : 19 avenue d’Italie
75013 PARIS
811 324 185 RCS PARIS
K&G TRANSPORT
SAS au capital de 7.000 €
Siège social : 41-43 rue de Cronstadt
75015 PARIS
822 287 744 RCS PARIS
Le 30/03/2017, l’AGE a décidé de modifier le capital social de 7.000 € afin de
porter ce dernier à 11.900 €. Mention
au RCS de PARIS
AL0417-57201
AL MUJADDED
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 58 rue Marx Dormoy
75018 PARIS
818 874 968 RCS PARIS
Le 03/02/2017, l’AGE a décidé de nommer Gérant M. ASHEQ AHMED, 123
avenue du Président Wilson - 93200
SAINT-DENIS, en remplacement de
M. HASEN MIA. Mention au RCS de
PARIS
AL0417-57203
HS FRANCE SAS
SAS au capital de 5.000 €
Siège social : 96 rue de Levis
75017 PARIS
821 232 139 RCS PARIS
SCIENCE BUSINESS
CONSULTING
SASU au capital variable de 10.000 €
Siège social : 10 rue de Penthièvre
75008 PARIS
812 018 109 RCS PARIS
SCIENCE BUSINESS
NETWORK
& CONSULTING
AL0417-57313
Office Notarial de Paris (17ème)
Membre du groupe Althémis
79 rue Jouffroy d’Abbans
75017 PARIS
BERISANNE
Société Civile
au capital de 440.0577,66 €
Siège social : 33 rue du Commandant
René Mouchotte - 75014 PARIS
402 881 759 RCS PARIS
Suivant AGE en date du 09/092003,
il a été décidé de nommer en qualité de nouveau Gérant à compter du
09/09/2003, pour une durée illimitée
Mme MARTEL Géneviève, BP 135
LIBREVILLE (GABON), en remplacement de M. MARTEL Jean-François
décédé à MARSEILLE 9ème arrondissement, le 10/09/2001. Mention modificative sera faite auprès du RCS de
PARIS.
AL0417-57324
ROJIN
SARL au capital de 8.000 €
Siège social : 17 rue du Chemin de
Fer - 93500 PANTIN
RCS 812 133 676 BOBIGNY
L’AGE du 07/04/2017 a décidé de
transférer le siège social au 13 rue
de Belzunce - 75010 PARIS. Gérant:
M. ALTIN YUNUS, 10 rue Père de
Foucauld - 58000 NEVERS. Radiation
du RCS de BOBIGNY et immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57326
SPOT PUBLISHING
SARL au capital de 500 €
Siège social : 90 Avenue des Champs
Elysées - 75008 PARIS
539 052 290 RCS PARIS
Le 31/03/2017, l’AGO a décidé de
nommer Co-Gérant M. Wansheng CHI,
113 rue du Temple - 75003 PARIS.
Mention au RCS de PARIS
Par décision de l’AGE du 20/03/2017,
il a été décidé de nommer Directeur
Général Mme HAN Kyungsuk, 46
Hagui-Ro, Dongan-Gu, ANYANG-SI,
GYEONGGI-DO (COREE DU SUD).
Mention au RCS de PARIS.
En date du 09/03/2017, l’AGE a décidé
de transférer le siège social au 10 rue
de Penthièvre - 75008 PARIS. Mention
au RCS de PARIS.
AL0417-57167
AL0417-57216
AL0417-57372
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
DIA CONSULTING
SASU a capital variable
au capital de 300 €
Siège social : 28 rue de l’Amiral
Hamelin - 75116 PARIS
817 731 565 RCS PARIS
Par décision de l’associé unique du
23/02/2017, il a été décidé de:
- d’étendre l’objet social à: Formation,
conseil en cybersécurité, développement d’applications
- changer la dénomination sociale qui
devient
SEALAND CORP
HOLDING
Mention au RCS de PARIS
AL0417-57327
LOIRA GIACOMONI
ARCHITECTE
EURL au capital de 4.000 €
Siège social : 69 rue du Chemin Vert
75011 PARIS
532 949 708 RCS PARIS
Le 04/04/2017, l’AGE a décidé de
transférer le siège social au 9 rue
Brantôme - 75003 PARIS. Modification
au RCS de PARIS
AL0417-57332
FRANCE PAC
ENVIRONNEMENT
SASU au capital de 50.000 €
Siège social : 37 rue Jules Louis
Breton - 18100 MÉRY-SUR-CHER
508 800 018 RCS BOURGES
En date du 15/03/2017, l’Associé
Unique a décidé de transférer le siège
social de la société au 14 rue de l’Atlas
75019 PARIS, et de modifier le capital social pour le porter à 150.000 €.
Gérant : M. Michael GUEZ, Itinéraire 7
rue John Fitzgerald Kennedy - 94270
LE KREMLIN-BICÊTRE. Radiation au
RCS de BOURGES et ré-immatriculation au RCS de PARIS.
AL0417-57337
RESET-STUDIO
SARL au capital de 3.000 €
Siège social : 70 boulevard Voltaire
75012 PARIS
799 913 785 RCS PARIS
Le 16/03/2017, l’AGE a décidé de
transférer le siège social au 30 allée
Vivaldi - 75012 PARIS, à compter du
01/04/2017. Modification au RCS de
PARIS
AL0417-57348
EFRONT HOLDING
SAS
SAS au capital de 137.656.486 €
Siège social : 2-4 rue Louis David
75116 PARIS
808 376 479 RCS PARIS
Le 01/02/2017, le Conseil d’Administration a pris acte de la fin du mandat
d’Administrateur de Mme Morgane
BOUHENIC, et a désigné en qualité d’Administrateur Mme Nadia CID,
68 bis avenue des Gobelins - 75013
PARIS. Mention au RCS de PARIS.
AL0417-57352
GEAD SARL
SARL au capital de 35.000 €
Siège social : 132 rue du Faubourg
Saint Denis - 75010 PARIS
751 290 859 RCS PARIS
Par décision de l’AGE du 08/04/2017,
il a été décidé de nommer Gérant M.
INFANTINO Tony, 166 bis rue de la
Roquette - 75011 PARIS, en remplacement de M. DWORACZEK Victor
démissionnaire. Mention au RCS de
PARIS.
AL0417-57365
DE RAFFIN
SAS au capital de 500.000 €
ramené à 300.000 €
Siège social : 7 avenue Bosquet
75007 PARIS
788 858 157 RCS PARIS
APPEL IMMO FRANCE
CBCARE FRANCE
ARCHI A3
SAS au capital de 1.000 €
Siège social : 231 rue Saint-Honoré 75001 PARIS
824 379 879 RCS PARIS
SASU au capital de 6.000 €
Siège social : 55 avenue Marceau
75116 PARIS
788 414 928 RCS PARIS
SARL au capital de 15.000 €
Siège social : 113 rue de Montreuil
75011 PARIS
514 845 098 RCS PARIS
Le 06/01/2017, le Président a décidé
de nommer Président, M. Laurent
Frarin, 12 rue des Rosiers - 39240
CERNON, en remplacement de Mme
Marion CRASSAT. Mention au RCS de
PARIS
Par décision du président du
11/04/2017, il a été décidé de transférer le siège social au 3 rue des Lions
Saint Paul - 75004 PARIS. Mention au
RCS de PARIS.
Le 08/03/2017, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur M. Tahar BELKHODJA,
113 rue de Montreuil - 75011 PARIS,
et fixé le siège de liquidation au siège
social. Modification au RCS de PARIS
AL0417-57379
UMAI
SASU au capital de 6.000 €
Siège social : 75 rue Doudeauville
75019 PARIS
819 679 465 RCS PARIS
Le 10/04/2017, l’AGE a décidé de transférer le siège social au 25 rue Arthur
Rozier - 75019 PARIS. Modification au
RCS de PARIS
AL0417-57382
COLOMBUS PARTNERS
SAS au capital de 5.000 €
Siège social : 52 rue La Boétie
75008 PARIS
810 429 043 RCS PARIS
Le 09/02/2017, l’AGE a pris acte du
départ du Directeur Général, M. GAD
AIACH. Mention au RCS de PARIS
AL0417-57412
PLOMBERIE
CHAUFFAGE
ET DECORATION
SARL au capital de 8.000 €
Siège social : 36 rue Sambre et Meuse
75010 PARIS
798 293 676 RCS PARIS
Le 20/12/2016, l’AGE a décidé de nommer Gérant M. HASSAN EL MEHRM,
139 rue André Karman - 93300
AUBERVILLIERS, en remplacement
de M. OUAJDI CHERIF. Mention au
RCS de PARIS
AL0417-57422
DOKIT
SAS au capital de 8.000 €
Siège social : 85 rue Sedaine
75011 PARIS
828 047 886 RCS PARIS.
L’AGO du 11/04/2017 a décidé de nommer Directeurs Généraux M. Clément
FLIPO, 47 rue Bichat - 75010 PARIS
et M. Pierre BOUTET, 14 rue Lahire
75013 PARIS. Mention au RCS de
PARIS
AL0417-57423
SMILE PARADISE
SARL au capital de 15.000 €
Siège social : 99 rue des Dessous des
Berges - 75013 PARIS
535 149 793 RCS PARIS
Le 01/04/2017, l’AGE a décidé de transférer le siège social au 34 rue Saint
Placide - 75006 PARIS. Modification
au RCS de PARIS
AL0417-57427
SCI CAMILLE
SCI au capital de 100 €
Siège social : 82 rue de la Pompe
75116 PARIS
803 551 787 RCS PARIS
Le 01/02/2016, l’AGO a décidé de
transférer le siège social au 49 bis, avenue du Général Michel Bizot - 75012
PARIS, à compter du 01/03/2016.
Modification au RCS de PARIS
AL0417-57428
ATELIER PHYSIO SPORT
SCM au capital de 120 €
Siège social : 25 rue du Grand Prieuré
75011 PARIS
808 826 903 RCS PARIS
Il résulte des décisions de l’associé unique en date du 09/02/2017 et
du 14/03/2017 que le capital social
a été réduit de 200.000 € par voie
de remboursement d’une somme de
0,40 € sur chaque action. Les articles
6 et 7 des statuts ont été modifié en
conséquence.
Pour avis, Le Président
Par décision de l’AGO du 01/10/2016,
il a été décidé de nommer Gérant M.
GONZALES MENDOZA Francois,
28 bis rue des Bois - 75019 PARIS.
Mention au RCS de PARIS.
AL0417-57378
AL0417-57430
AL0417-57433
AMT TRANSFERT
SAS au capital de 1.252.500 €
Siège social : 7 rue de Saint-Helène
75013 PARIS
390 230 878 RCS PARIS
Le 30/06/2015, l’AGOA a décidé de
nommer en qualité de Commissaire aux
Comptes Titulaire, LUCIEN ZOUARY
& ASSOCIES, SARL au capital de
280.000 €, sise 23 Bis rue Pasteur
95880 ENGHIEN-LES-BAINS, 390 230
878 RCS PONTOISE, en lieu et place
de M. Lucien ZOUARY et en qualité de
Commissaire aux Comptes Suppléant
M. Vincent ROUHIER, 4 rue du Parc
de Noailles - 78100 SAINT GERMAIN
EN LAYE, en lieu et place du CABINET
DAUGE ET ASSOCIES. Mention au
RCS de PARIS
AL0417-57416
LE BUREAU
SASU au capital de 5.000 €
Siège social : 9 boulevard de Port
Royal - 75013 PARIS
797 898 244 RCS PARIS
Par décision du président du
25/03/2017, il a été décidé de transférer le siège social au 1 rue Clovis
75005 PARIS, et d’étendre l’objet social
à : Education, formation, coaching, accompagnement d’entreprises. Mention
au RCS de PARIS
AL0417-57448
Dissolution
COMPAGNIE FINANCIERE
DE CHARBONS ET FUELS
SAS au capital de 500.000 €
Siège social : 51/53 rue du Docteur
Blanche - 75016 PARIS
534 042 494 RCS PARIS
Le 24/11/2016, les associés ont décidé de transférer le siège social au 86
avenue Niel - 75017 PARIS, de mettre
fin au mandats des Commissaires
aux comptes Titulaire M. Jean-Michel
THEAU-LAURENT et Suppléant M.
Thierry CICILE, et la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur M. Blaise GUY, 86 avenue Niel
75017 PARIS, et fixé le siège de liquidation au siège social. Mention au RCS
de PARIS.
AL0417-57058
ESMIANA
SASU au capital de 1.500 €
Siège social : 6 Place de la Madeleine
75008 PARIS
813 820 644 RCS PARIS
Par décision de l’associé unique du
04/04/2017, il a été décidé la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur Mme CHEBAB Fatma Zohra,
1 rue Jacques Daguerre - 95370
MONTIGNY LES CORMEILLES, et
fixé le siège de liquidation à l’adresse
du liquidateur. Mention au RCS de
PARIS
AL0417-57151
FRITERME
SARL au capital de 7.500 €
Siège social : 101 rue de Sèvres
75006 PARIS
532 861 150 RCS PARIS
Par décision de l’AGE du 31/12/2015,
il a été décidé la dissolution anticipée
de la société, nommé liquidateur M.
YILMAZ Ismail, 16 rue Pascal - 78300
POISSY, et fixé le siège de liquidation
au siège social. Mention au RCS de
PARIS
AL0417-57333
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
AL0417-57367
Liquidation
SCI 56 TROUSSEAU
Société Civile au capital de 900 €
Siège social : 57/59 Quai de Grenelle
75015 PARIS
490 155 439 RCS PARIS
Le 31/12/2016, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31/12/2016, nommé liquidateur
M. Grégory NEVEU, 57/59 Quai de
Grenelle - 75015 PARIS, et fixé le siège
de liquidation au siège social.
Le 31/12/2016, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 31/12/2016.
Radiation au RCS de PARIS.
AL0417-57083
DIGITIZE IT
LEARN SCHOOL
SARL à associé unique
au capital de 1.000 €
Siège social : Chez KOAH, 10 rue de
Penthièvre - 75008 PARIS
821 175 817 RCS PARIS
Par décision de l’AGE du 06/04/2017, il
a été décidé d’approuver les comptes de
liquidation, donné quitus au Liquidateur
et déchargé ce dernier de son mandat
et prononcé la clôture des opérations
de liquidation au 06/04/2017. Radiation
au RCS de PARIS.
AL0417-57196
SUPER
SARL au capital de 3.000 €
Siège social : 88 avenue de Choisy
75013 PARIS
802 132 498 RCS PARIS
Le 10/03/2017, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté
la clôture des opérations de liquidation
à compter du 10/03/2017. Radiation au
RCS de PARIS
AL0417-57321
Vente de Fonds
Par acte SSP du 07/04/2017, enregistré au SIE de PARIS, le 10/04/2017,
bordereau N° 2017/190, case N° 2, la
société :
FALAFEL 17
SASU au capital de 1.000 €
Siège social : 35 rue Jean de la
Fontaine - 75016 PARIS
809 255 771 RCS PARIS
SARL à associé unique au capital
de 1.000 €, sise 42 rue des Acacias
75017 PARIS, 807 616 586 RCS
PARIS, a vendu à la société:
Le 15/12/2016, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 15/12/2016, nommé liquidateur
M. MEHDI BARBAR, 35 rue Jean de
la Fontaine - 75016 PARIS et fixé le
siège de liquidation au siège social.
Le 31/12/2016, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 31/12/2016.
Radiation au RCS de PARIS.
SAS au capital de 2.000 €, sise 14 rue
Charles V - 75004 PARIS, 828 034
280 RCS PARIS, un fonds de commerce de préparation sans cuisson et
vente de plats cuisinés a emporter ou
à consommer sur place, vente de produits régionaux, sis 42 rue des Acacias
75017 PARIS, moyennant le prix de
60.000 €. L’entrée de jouissance a été
fixée au 07/04/2017. Les oppositions
éventuelles seront reçues dans les dix
jours de la dernière en date des publications légales au Maître Yannick
NORMAND, Avocat au Barreau de
Paris, Avocat associé de la SELARL CJ
ALAIN BOT - YANNICK NORMAND ET
ASSOCIÉS, 74 rue de Rome - 75008
PARIS
AL0417-57331
MACERIA
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 9 rue Pache
75011 PARIS
510 387 038 RCS PARIS
En date du 31/03/2017, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur Mme Sorana
LAZAR, 9 rue Pache - 75011 PARIS,
et fixé le siège de liquidation au siège
social.
En date du 31/03/2017, l’AGO a approuvé les comptes de liquidation, donné quitus de sa gestion au liquidateur,
et prononcé la clôture des opérations
de liquidation. Radiation au RCS de
PARIS.
AL0417-57335
Clôture de Liquidation
KM CONSULTING
SAS au capital de 1.000 €
Siège social : 4 Cité Joly
75011 PARIS
799 360 334 RCS PARIS
Le 31/03/2017, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté
la clôture des opérations de liquidation
à compter du 31/03/2017. Radiation au
RCS de PARIS
AL0417-57108
ALTSTONE INVEST
GROUP
SARL au capital de 45.000 €
Siège social : 34 avenue des Champs
Elysées - 75008 PARIS
790 523 500 RCS PARIS
Le 20/03/2017, l’AGO a approuvé les
comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté
la clôture des opérations de liquidation
à compter du 20/03/2017. Radiation au
RCS de PARIS
LES MAMMAS
AL0417-57364
Essonne
Constitution
Avis est donné de la constitution d’une
SASU dénommée :
DISTRIBUTION PIECE
AUTO
Sigle : DPA
Siège social : 24 rue de Bretigny
91310 LONGPONT SUR ORGE
Capital : 10.000 €
Objet : Vente de pieces auto
Président : M. BENSALEM Zine, 9
Place Marcel Carne - 91240 SAINT
MICHEL SUR ORGE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
AL0417-56834
Par acte SSP du 30/03/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
BON PLAN LOCS
Siège social : 7 rue Alphonse André
91260 JUVISY SUR ORGE
Capital : 3.000 €
Objet : Location de véhicules avec ou
sans chauffeur. Achat et vente de véhicules toutes marques
Président : M. Bryan IDRES, 7 rue
Alphonse André - 91260 JUVISY SUR
ORGE.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
AL0417-57071
AL0417-57113
9
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
Avis est donné de la constitution d’une
SAS dénommée:
PLURITECH
COUVERTURE
Siège social : 8/10 rue Salvador
Allende - 91120 PALAISEAU
Capital : 20.000 €
Objet : La réalisation de tous travaux
de couverture et de petite maçonnerie,
l’entreprise générale de tous travaux de
ravalement, maçonnerie, béton armé,
peinture intérieure et extérieure, agencement, isolation, vitrerie, ravalement,
terrassement et tout ce qui concerne la
décoration
Président : HOLDITECH, SARL au
capital de 700.600 €, sise 3 Chemin
sur le Bief 91370 VERRIERES-LEBUISSON, 799 706 254 RCS EVRY, représentée par son représentant permanent M. Jean-Christophe LEGENDRE
Directeur Général : HOLDASCENSION
SASU au capital de 333.000 €, sise
10 c rue Jean Compte - 91540
ECHARCON, 813 528 239 RCS EVRY,
représentée par son représentant permanent M. Serge PILLET
Droit de vote : Tout associé a le droit
de participer aux Assemblées, quel que
soit le nombre d’actions qu’il possède,
sur simple justification de son identité,
dès lors que ses titres sont inscrits à un
compte ouvert à son nom 3 jours ouvrés avant la date de réunion de l’Assemblée. Chaque action donne droit à
une voix.
Agrément : Les cessions d’actions
sont soumises à l’agrément de la collectivité des associés
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de d’EVRY
Avis est donné de la constitution d’une
SASU dénommée:
IGYL
Siège social : 18 allée des 4 Vents
91210 DRAVEIL
Capital : 10.000 €
Objet : Le transport de personnes par
véhicule de tourisme avec chauffeur,
la location de véhicules et apporteur
d’affaires, ainsi que toutes activités de
conciergerie privée, d’entreprises, de
services aux salariés et d’organisation
d’évènements
Présidente : Mme PEREIRA DE
OLIVEIRA Natalia, 18 allée des 4 Vents
91210 DRAVEIL
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
AL0417-57387
Par acte SSP en date du 07/03/2017,
il a été constitué une SAS dénommée:
BONHEUR 2
Siège social : 17 Place du Marché
91310 MONTLHERY
Capital : 6.000 €
Objet : Restauration rapide et plats à
emporter
Présidente : Mme. Xiaohui YU épouse
HUANG, 49 rue Belgrand - 75020
PARIS
Cession d’actions: soumise à
agrément
Admission aux assemblées d’actionnaires et d’exercice du droit de
vote : le droit de vote attaché aux actions est proportionnel à la quotité du
capital qu’elles représentent, chaque
action donne droit à une voix
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
AL0417-57419
AL0417-57072
Par acte SSP du 31/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
Modification
Siège social : 14 rue Jean Baptiste
Charcot - 91300 MASSY
Capital : 1.000 €
Objet : Exploitation de véhicule de
transport avec chauffeur (VTC)
Président : M. JOHNSON TSAGUE,
14 rue Jean Baptiste Charcot - 91300
MASSY.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
SARL au capital de 1.600 €
Siège social : 46 rue de Lagny
93100 MONTREUIL
493 135 966 RCS BOBIGNY
DRIVX
AL0417-57091
Par acte SSP du 28/02/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
AMDS
Siège social : 14 Place des Terrasses
de l’Agora - 91034 EVRY Cedex
Capital : 5.000 €
Objet : Montage, démontage et location d’échafaudages, travaux de rénovation, nettoyage, entretien d’espaces
verts
Gérant : M. KONATE Siriman, 16
Chemin du Haut Saint Denis - 93300
AUBERVILLIERS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
AL0417-57104
Par acte SSP en date du 23/03/2017,
il a été constitué une SCI dénommée:
S.C.I. BRICHETEAU
Siège social : 49 boulevard de
Bellevue - 91260 JUVISY SUR ORGE
Capital : 1.500 €
Objet : Toutes acquisitions locations
d’immeubles à usage d’habitation,
de bureaux, de commerce, la gestion
de ces immeubles, toutes opérations
immobilières
Gérant : M. Sébastien BRICHETEAU,
49 boulevard de Bellevue - 91260
JUVISY SUR ORGE, Mme Christelle
BRICHETEAU, 2 rue du Bac - 94480
ABLON SUR SIENE, M. Didier
BRICHETEAU, 49 boulevard de
Bellevue - 91260 JUVISY SUR ORGE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de EVRY
PRAGMA +
Le 22 février 2017, l’AGM de la société
ayant pour gérant Mme LEONARDUZZI
Patricia, 41 rue Claude Jean Romain
94170 LE PERREUX SUR MARNE, a
décidé de : 1°) nommer en qualité de
gérant M. Max PEUVRIER, 2 Avenue
Victor Hugo - 91450 SOISY SUR
SEINE, en remplacement de Mme
LEONARDUZZI Patricia, démissionnaire. 2°) transférer le siège social au
10 allée des Champs Elysées - 91042
EVRY. Radiation au RCS de BOBIGNY
et immatriculation au RCS d’EVRY
FR1863/0417/2828
LAPAT WD MASSY
SARL au capital de 8.000 €
Siège social : 281 avenue du Maréchal
Leclerc “Le Moulin de Massy II” Centre
Commercial Moulin de Massy - Le
Noyer Lambert - 91300 MASSY
798 259 693 RCS EVRY
En date du 06/04/2017, l’AGE a pris
acte de la démission des fonctions de
Co-gérant de M. Willy BELHANDOUZ.
Mention au RCS d’EVRY.
AL0417-57185
FENIX RENOV
SARL au capital de 300 €
Siège social : 30 rue Denis Papin
91240 SAINT-MICHEL-SUR-ORGE
818 205 817 RCS EVRY
En date du 01/10/2016, l’AGE a décidé
de transformer la société en SAS, sans
création d’un être moral nouveau. Est
nommé Président M. Hugo FRANCA
DA SILVA, 30 rue Denis Papin
91240 SAINT-MICHEL-SUR-ORGE.
Modification au RCS d’EVRY.
CFC ENTREPRISE
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 5 avenue
Jean Marsaudon
91600 SAVIGNY SUR ORGE
823 274 519 RCS EVRY
L’AGE du 03/04/2017, a décidé d’augmenter le capital social pour le porter à
100.000 €, de transférer le siège social
au 33 avenue du Maine - 75015 PARIS.
Gérant : M. Eddy ROMIL, 5 avenue
Jean - 91600 SAVIGNY SUR ORGE.
Radiation au RCS d’EVRY et immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57316
NEMEUR GROUPE
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 5 allée de l’Arpajonnais
91380 CHILLY MAZARIN
821 157 138 RCS EVRY
Par décision de l’AGE du 07/04/2017, il
a été décidé à compter du 10/04/2017,
de nommer Co-Gérant M. NEMEUR
Amar, 5 allée de l’Arpajonnais - 91380
CHILLY MAZARIN. Mention au RCS
d’EVRY.
AL0417-57328
CADUCEA
SCI au capital de 1.000 €
Siège social : 87 avenue de Gravigny
91380 CHILLY-MAZARIN
510 898 463 RCS EVRY
Le 20/03/2017, l’AGE a décidé de nommer Co-Gérant M. Nicolas JOUVRAY, 7
Route de Choisel, Bâtiment B - 78460
CHEVREUSE, en remplacement de
Mme Marie BROUSSAUD. Mention au
RCS d’EVRY
AL0417-57353
SHAMIATE
SASU au capital de 1.500 €
Siège social : 7 Chemin Vaubesnard
ZA Vaubesnard - 91410 DOURDAN
820 185 452 RCS EVRY
Le 04/04/2017, le Gérant a décidé
de modifier l’objet social comme
suit : Conseil auprès des entreprises.
Courtage et maitrise d’œuvre en travaux de services. Import-export, achat,
distribution et vente : biens, marchandises, produits alimentaires, charbon,
produits d’entretien, boissons alcoolisées et non alcoolisées et tout autre
produit oriental. Modification au RCS
d’EVRY
AL0417-57355
Liquidation
LMY RECYCLING
Hauts-de-Seine
Rectificatif
Rectificatif à l’annonce parue le
31/03/2017, concernant la société
THOMAS WINERY, il y avait lieu de
lire : Objet : Le négoce, l’achat et la
vente, l’importation et l’exportation, la
commercialisation en gros net en détails de tous types de boissons notamment alcoolisées.
AL0417-57095
Rectificatif à l’annonce parue le
07/04/2017, concernant la société
ROOM 19, il y avait lieu de lire : Le
22/03/2017 l’AGE a décidé de transférer le siège social au 5 rue des Suisses
75014 PARIS.
AL0417-57369
Additif
Additif à l’annonce parue le 31/03/2017,
concernant la société OGA SBK, il y
avait également lieu de lire : Directeur
Général : Mme Rosalie OPOUDJI
APO, 15 allée Saint Exupery - 92390
VILLENEUVE LA GARENNE
AL0417-57403
Constitution
Par acte SSP en date du 17/03/2017, il
a été constitué une SARL dénommée :
CREDITFOX
Siège social : 15 Bis rue Roque Fillot
92800 PUTEAUX
Capital : 8.000 €
Objet : Courtage en opérations de
banque et en services de paiement
Gérant : M. LINZA Christophe, 15 Bis
rue Roque Fillot - 92800 PUTEAUX
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-56694
Par acte SSP du 06/03/2017, il a été
constitué une SCI dénommée :
AD KSR
Siège social : 66 rue Paul Bert
92150 SURESNES
Capital : 10.000 €
Objet : L’acquisition, l’administration et
la gestion par location ou autrement de
tous immeubles et biens immobiliers.
Gérance : M. Kaci RAHEM, 66 rue
Paul Bert - 92150 SURESNES et Mme
Sandra DOMINGO épouse RAHEM,
66 rue Paul Bert - 92150 SURESNES
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57096
Par acte SSP du 07/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
10
SCI DAYAN BAGATELLE
Siège social : 18 rue Angélique Vérien
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
Capital : 500.000 € divisé en 500.000
parts de 1 € chacune.
Apports : Apports en numéraire de
500.000 €..
Objet : L’acquisition, la construction,
la détention, la propriété, l’administration et la gestion, par tous moyens
directs ou indirects, de tous droits et
biens immobiliers et mobiliers ainsi que
leur mise à disposition gracieuse aux
associés.
Gérance : M. Jean-Marc DAYAN et
Mme Anna DAYAN, demeurant ensemble au 18 rue Angélique Vérien
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
Agrément : Cession libre entre associés et descendants, agrément du gérant dans les autres cas.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57199
Par acte SSP du 04/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée :
SAS E-BASVIE
Par acte SSP du 03/04/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
Par acte SSP du 01/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
Mme Tiphaine BERBERIAN, 14 rue
du Docteur Collé, Résidence de l’Ile,
Studio 2109 - 91440 BURES-SURYVETTE, née le 07/02/1995 à ROYAN
dépose une requête auprès du garde
des sceaux à l’effet de substituer
à son nom patronymique celui de :
DELSALLE.
Siège social : 3 bis rue des Villarmains
92210 SAINT-CLOUD
Capital : 10.000 €
Objet : Conseil aux entreprises en management, formation, communication,
gestion des risques.
Président : M. Marc FOURRIER,
3 bis rue des Villarmains - 92210
SAINT-CLOUD.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57374
DALY CORP
AL0417-57181
SASU au capital de 3.000 €
Siège social : 8 rue du Long Foin
91700 STE GENEVIEVE DES BOIS
752 730 598 RCS EVRY
Par acte SSP en date du 06/04/2017,
il a été constitué une Société Civile
dénommée :
Changement de Nom
Patronymique
AL0417-57215
TRANSPORT AJ
Office Notarial du Vésinet (Yvelines)
Membre du groupe Althémis
75 rue Henri Cloppet
78110 LE VESINET
AL0417-57205
AL0417-57145
AL0417-57373
AEGIS SECURITE PRIVEE
AL0417-57198
AL0417-57102
Le 31/12/2016, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31/12/2016, nommé liquidateur
M. Fabrice BROSSARD, 6 Square
Gustave Maroteau - 91000 EVRY, et
fixé le siège de liquidation au siège
social.
Le 31/12/2016, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 31/12/2016.
Radiation au RCS d’EVRY.
DIGITAL SECURITY
Par décision de l’AGO du 07/04/2017,
il a été décidé de transférer le siège
social au 2 rue de l’Octroi - 78410
AUBERGENVILLE. Radiation au RCS
d’EVRY et immatriculation au RCS de
VERSAILLES
Par acte SSP du 14/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
CLEMANTILLE
Siège social : 68 rue Fernand Pelloutier
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
Capital : 750.000 € divisé en 750.000
parts de 1 € chacune
Apports : Apports en numéraire de
750.000 €.
Objet : L’acquisition, la détention, la
construction, la propriété, l’administration et la gestion, par tous moyens
directs ou indirects, de tous droits et
biens immobiliers et mobiliers, en ce
compris la souscription et la gestion de
contrats de capitalisation ou autres.
Gérance : M. Guy VACHER, 12 rue
Margueritte - 75017 PARIS et Mme
Laure VACHER, 68 rue Fernand
Pelloutier - 92100 BOULOGNE
BILLANCOURT
Agrément : Cession libre entre associés et descendants, agrément du gérant dans les autres cas
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
Siège social : 4 allée Anatole France
92220 BAGNEUX
Capital : 3.000 €
Objet : La création de site web et application pour smartphone et tablette pour
le dépôt de fond en ligne
Président : M. Tomasz SOBCZAK, 4 allée Anatole France - 92220 BAGNEUX.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
SARL au capital de 3.000 €
Siège social : 6 Square Gustave
Maroteau - 91000 EVRY
801 015 322 RCS EVRY
Siège social : 29 rue des Hauts
Fresnais - 91160 BALLAINVILLIERS
Capital : 70.000 €
Objet : Transports de marchandises
Présidente : Mme Jessica BACHA,
29 rue des Hauts Fresnais - 91160
BALLAINVILLIERS.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS d’EVRY
AL0417-57194
Par acte SSP en date du 01/04/2017,
il a été constitué une Société Civile
dénommée :
Siège social : 32 rue Georges
Boisseau - 92110 CLICHY
Capital : 120.000 €
Objet : Nettoyage de locaux, entretien
des bâtiments, vente de produits de
nettoyage
Président : M. EKRA Kouadio Moïse,
32 rue Georges Boisseau - 92110
CLICHY.
Admission aux assemblées et droits
de vote : la propriété d’une action comporte de plein droit adhésion aux statuts et aux décisions des assemblées
générales pas de vote double prévu.
Clauses d’agrément : les actions
sont librement transmissibles, sauf
disposition législative et réglementaire
contraire.
Durée : 99 ans ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
Siège social : 18 rue Voltaire - 92320
CHÂTILLON
Capital : 1.000 €
Objet : en France et dans tout pays,
la création, l’acquisition, l’exploitation
directe, la prise ou la mise en gérance
libre de tout fonds de commerce et/ou
de clientèle, inhérents à : L’ingénierie
et les études techniques : les activités
ingénieries et études portant sur un
programme complet ou partiel, assorties de la maîtrise d’œuvre dans les domaines du génie industriels et du génie
logistique.
Président : M. Yonni DERY, 18 rue
Voltaire - 92320 CHÂTILLON
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57325
Office Notarial du Vésinet (Yvelines)
Membre du groupe Althémis
75 rue Henri Cloppet
78110 LE VESINET
AL0417-57097
ALTSHIFT CONSEIL
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
Par acte SSP du 25/03/2017 il a été
constitué une SASU dénommée:
SUPPLY CHAIN TRAINING
AND SERVICES
Siège social : 2 avenue Jean Monnet
92160 ANTONY
Capital : 1.000 €
Objet : Formation et conseil aux entreprises en matière de gestion de la
supply chain.
Président : M. DE SOUSA MENDES
Gerald, 2 avenue Jean Monnet - 92160
ANTONY
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57389
Par acte SSP du 31/03/2017, il a été
constitué une EURL dénommée :
SENSUM CONSULTING
Siège social : 37 boulevard d’Argenson
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil en management
Gérant: M. BRASIER DE THUY Michel
Emmanuel, 37 boulevard d’Argenson
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57224
Par acte SSP du 25/02/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
AU FIL DE L’ART
Siège social : 372 avenue d’Argenteuil
92600 ASNIERES SUR SEINE
Capital : 2.000 €
Objet : Retouche, confection, création,
accessoire, maroquinerie.
Gérante : Mme WANG MENGCHAO,
146 rue Emile Zola - 92600 ASNIERES
SUR SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57318
Par acte SSP du 07/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
SASU CENTRALE DU
BATIMENT
Siège social : 35 rue de l’Aigle - 92250
LA GARENNE-COLOMBES
Capital : 10.000 €
Objet : Maçonnerie générale, ravalement, peintures de sols et de murs,
électricité, plomberie et menuiserie
Président : M. Mohamed Hassen
GRASSA, 35 rue de l’Aigle - 92250 LA
GARENNE-COLOMBES
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57334
Par acte SSP du 07/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
FLEZ IMMOBILIER
Siège social : 18 rue Marius Aufan
92300 LEVALLOIS-PERRET
Capital : 1.000 €
Objet : Gestion et transactions immobilières et commerciales
Président : M. Yoann Flez, 18 rue Marius
Aufan - 92300 LEVALLOIS-PERRET.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57361
Par acte SSP du 05/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
ERG BTP
Siège social : 117 rue d’Estienne
d’Orves - 92500 RUEIL-MALMAISON
Capital : 1.000 €
Objet : Travaux de maçonnerie générale et gros oeuvre de bâtiment, travaux de démolition et rénovation.
Gérante : Mme KARAKAYA Sumerya,
117 rue d’Estienne d’Orves - 92500
RUEIL-MALMAISON
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57377
Par acte SSP du 09/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
DIGITAL ENGY
Siège social : 1 rue d’Athènes
92700 COLOMBES
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil et vente de matériel,
systèmes et logiciels informatiques.
Président : M. N’GONE GOR DIOP, 1
rue d’Athènes - 92700 COLOMBES.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57404
Par acte SSP en date du 14/02/2017, il
a été constitué une SAS dénommée :
SAOMA ARCHITECTES
Siège social : 94 avenue Jean Jaurès
92120 MONTROUGE
Capital : 3.000 €
Objet : Architecture et urbanisme
Présidente : Mme Flavia CAVALLARI
DE CASTRO DREYER, 94 avenue
Jean Jaurès - 92120 MONTROUGE
Directeur Général : Mme VALENTINGAMAZO Belen, 134 rue de Ville
d’Avray - 92310 SEVRES
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57421
Par acte SSP en date du 15/03/2017, il
a été constitué une SASU dénommée:
DOLCE VISTA
Siège social : 8bis rue de Malakoff
92320 CHATILLON
Capital : 100 €
Objet : Activité des agences de
publicité
Président : M. ARAYA YANEZ
Nicolas, 8 bis rue de Malakoff - 92320
CHATILLON
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
AL0417-57452
Modification
LALLA L’AROUSSA
SARL au capital de 8.000 €
Siège Social : 96 boulevard du
Maréchal de Lattre de Tassigny
92150 SURESNES
791 124 472 RCS NANTERRE
L’AGE du 18/07/2016 a décidé le transfert du siège social au 37 boulevard
Jean Allemane 95100 ARGENTEUIL.
Radiation du RCS de NANTERRE et
immatriculation au RCS de PONTOISE.
AL0417-57012
DAMOU-SABRY
SARL au capital de 5.000 €
Siège social : 35 rue de Lutèce
92160 ANTONY
790 500 565 RCS NANTERRE
En date du 31/07/2016, l’AGE a décidé
qu’il n’y avait pas lieu à dissolution de
la société malgré un actif net inférieur à
la moitié du capital social. Mention au
RCS de NANTERRE.
AL0417-57025
LUNE BEAUTE
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 34 rue Edouard Vaillant
92300 LEVALLOIS-PERRET
820 129 286 RCS NANTERRE
Le 31/03/2017, l’AGE a décidé de
nommer Gérante Mme HUA TIAN, 1
rue du Parc - 95310 SAINT OUEN
L’AUMONE, en remplacement de
Mme RONG PAN. Mention au RCS de
NANTERRE
AL0417-57081
TUTELLE
AU QUOTIDIEN
GET LOCAL
GLV NET
BHL SERVICES
SASU au capital de 2.500 €
Siège social : 6 rue Baudin
92300 LEVALLOIS-PERRET
805 109 840 RCS NANTERRE.
SARL au capital de 40.650 €
Siège social : 149 rue Louis Rouquier
92300 LEVALLOIS-PERRET
444 359 244 RCS NANTERRE
SASU au capital de 1.500 €
Siège social : 72 avenue de Verdun
92390 VILLENEUVE LA GARENNE
819 836 933 RCS NANTERRE
Le 01/04/2017, le Président a décidé de:
- transférer le siège social au 10 rue de
Penthievre - 75008 PARIS. Président:
M. MENS Nicolas, 6 rue Baudin
92300 LEVALLOIS-PERRET
- changer la dénomination sociale qui
devient :
Le 01/02/2017, l’AGE a décidé
d’étendre l’objet social comme suit :
Import de produits et services; Conseil
en organisation et financier; commercialisation d’espaces de réception
et exposition; Location de chambre
d’hôtes; Gestion de sites et monuments historiques. Modification au
RCS de NANTERRE
Le 28/03/2017, le Président a décidé
la dissolution anticipée de la société à
compter du 31/03/2017, nommé liquidateur M. Habib BAYECHE, 72 avenue
de Verdun - 92390 VILLENEUVE LA
GARENNE, et fixé le siège de liquidation au siège social. Modification au
RCS de NANTERRE
SLASH GROUP
- modifier l’objet social comme suit :
Activités des sièges sociaux
Radiation au RCS de NANTERRE et
immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57110
SCI ANDROS
Société Civile Immobilière
au capital de 100 €
Siège social : 30 rue de l’Industrie
92563 RUEIL MALMAISON Cedex
789 551 306 RCS NANTERRE
Par AGE du 05/04/2017, il a été décidé
à l’unanimité le retrait du cogérant,
OCEANE FINANCES SARL, siégeant
au 30 rue de l’Industrie - 92563 RUEIL
MALMAISON Cedex. L’inscription
modificative sera portée au RCS de
NANTERRE. Pour avis, le Gérant
AL0417-57138
SCI JASMIN
Société Civile Immobilière
au capital de 100 €
Siège social : 30 rue de l’Industrie
92563 RUEIL MALMAISON Cedex
752 737 668 RCS NANTERRE
Par AGE du 05/04/2017, il a été décidé
à l’unanimité le retrait du cogérant,
OCEANE FINANCES SARL, siégeant
au 30 rue de l’Industrie - 92563 RUEIL
MALMAISON Cedex. L’inscription
modificative sera portée au RCS de
NANTERRE. Pour avis, le Gérant
AL0417-57139
Office Notarial de Paris (17ème)
Membre du groupe Althémis
79 rue Jouffroy d’Abbans
75017 PARIS
LE MAS DE TSOLINE
Société Civile au capital de 260.000 €
Siège Social : 6 rue de la Ferme
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
752 370 759 RCS NANTERRE
Aux termes d’une AGE en date du
12/12/2016, il a été décidé, à compter
du même jour, d’augmenter le capital
social, par incorporation d’une fraction
d’un compte-courant d’associé pour un
montant de 250.000 €. Pour le porter de
10.000 € à 260.000 €, par création de
250.000 parts, numérotées de 10.001
à 260.000. Les articles 6 et 7 des statuts sont modifiés en conséquence.
Mention au RCS de NANTERRE.
AL0417-57405
SCI GLAIEUL
Société Civile Immobilière
au capital de 100 €
Siège social : 30 rue de l’Industrie
92563 RUEIL MALMAISON Cedex
752 758 862 RCS NANTERRE
Par AGE du 05/04/2017, il a été décidé
à l’unanimité le retrait du cogérant,
OCEANE FINANCES SARL, siégeant
au 30 rue de l’Industrie - 92563 RUEIL
MALMAISON Cedex. L’inscription
modificative sera portée au RCS de
NANTERRE. Pour avis, le Gérant
AL0417-57140
SCI ORPHY
Société Civile Immobilière
au capital de 100 €
Siège social : 30 rue de l’Industrie
92563 RUEIL MALMAISON Cedex
538 500 356 RCS NANTERRE
AL0417-57146
IBARLUCEA & CO
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 14 rue du Général de
Gaulle - 92290 CHATENAY MALABRY
819 404 419 RCS NANTERRE
AL0417-57070
CINEPROD IDF
SAS au capital variable de 100 €
Siège social : 1 Place Paul Verlaine
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
821 145 117 RCS NANTERRE
Par décision de l’AGE du 05/04/2017, il
a été décidé de transférer le siège social
au 44 rue Coquillière - 75001 PARIS.
Radiation au RCS de NANTERRE et
immatriculation au RCS de PARIS
Le 20/03/2017, l’AGE a décidé la
dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur M. GONOT-TIVER
Alexandre, MIN des Fleurs de Nice,
Boîte N°26 - 06200 NICE, et fixé le
siège de liquidation chez le liquidateur.
Modification au RCS de NANTERRE
AL0417-57156
AL0417-57153
EXCELLIUM LINE
JEKTIS CONSULTING
SARL au capital de 15.000 €
Siège social : 103 avenue Felix Faure
92000 NANTERRE
819 925 199 RCS NANTERRE
SAS au capital de 1.000 €
Siège social : 110 rue de Colombes
92400 COURBEVOIE
818 247 785 RCS NANTERRE
L’AGE du 05/04/2017 a décidé de transférer le siège social au 7 allée Camille
Saint Saëns - 92150 SURESNES.
Mention au RCS de NANTERRE
Par décision de l’AGE du 06/04/2017,
il a été décidé la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur
Mme BEN NASR Emna, 110 rue de
Colombes - 92400 COURBEVOIE, et
fixé le siège de liquidation au siège social. Mention au RCS de NANTERRE
AL0417-57183
ART DECO
SASU au capital de 3.000 €
Siège social : 14 bis rue Jean Jacques
Rousseau - 92700 COLOMBES
822 822 045 RCS NANTERRE
Le 10/04/2017, l’associé unique a décidé d’étendre l’objet social comme suit :
Plomberie. Modification au RCS de
NANTERRE
AL0417-57402
GO PORTAGE
SAS au capital de 10.000 €
Siège social : 176 avenue
Charles de Gaulle
92522 NEUILLY SUR SEINE Cedex
823 798 533 RCS NANTERRE
Par décision de l’AGO du 27/02/2017,
il a été décidé de nommer Président
M.
SENGSOURIVANH
Phokam,
3 rue Henri Barbusse - 93300
AUBERVILLIERS, en remplacement
de M. TALEB Amine démissionnaire.
Mention au RCS de NANTERRE.
AL0417-57418
Dissolution
M.E.D. CONCEPTION
SAS au capital de 3.000 €
Siège social : 73 rue de la République
92800 PUTEAUX
751 869 876 RCS NANTERRE
Par décision de l’AGE du 28/02/2017,
il a été décidé la dissolution anticipée
de la société, nommé liquidateur Mme
POUR KABIRI Mansoureh, 37 rue de
la République - 92800 PUTEAUX, et
fixé le siège de liquidation à l’adresse
du liquidateur. Mention au RCS de
NANTERRE
AL0417-56745
ITF RAMI
SAS à associé unique
au capital de 1.000 €
Siège social : 57 rue de la République
92500 RUEIL MALMAISON
803678135 RCS NANTERRE
AL0417-57340
DAVID GEORGE
AUTOS
EURL au capital de 2.000 €
Siège social : 25 rue Traversière
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
789 027 349 RCS NANTERRE
Le 28/02/2017, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur M. Gheorghe David, 25
rue Traversière - 92100 BOULOGNE
BILLANCOURT, et fixé le siège de liquidation au siège social. Modification
au RCS de NANTERRE
AL0417-57366
Clôture de Liquidation
ITF RAMI
SAS à associé unique en liquidation
au capital de 1.000 €
Siège social : 57 avenue
de la République
92500 RUEIL MALMAISON
803 678 135 RCS NANTERRE
En date du 31/12/2016, l’Associé
Unique a approuvé les comptes de liquidation, donné quitus de sa gestion
au liquidateur, et prononcé la clôture
des opérations de liquidation. Radiation
au RCS de NANTERRE.
AL0417-57062
SERVISS IMMO PLUS
SARL au capital de 7.622,45 €
Siège social : 4 Place du Général de
Gaulle - 92330 SCEAUX
422 531 830 RCS NANTERRE
L’AGE du 31/03/2017, a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de NANTERRE
AL0417-57409
Divers Autres
LIREN ET ASSOCIES
Le 15/03/2017, le Président a décidé
de transférer le siège social au 42
Terrasse de l’Iris, La Défense 2 - 92400
COURBEVOIE. Modification au RCS
de NANTERRE
Par AGE du 24/02/2017, il a été décidé
à l’unanimité de modifier l’article 7 des
statuts; de nommer une cogérance
M. Martial DE HARO et Mme Josette
NICOD épouse JACQUET, demeurant tous deux route des Bambous
Quartier Montravail 97228 SAINTELUCE. L’inscription modificative sera
portée au RCS de NANTERRE. Pour
avis, le Gérant
En date du 31/12/2016, l’AGE a décidé
de la dissolution anticipée de la société
et sa mise en liquidation amiable, nommé en qualité de liquidateur M. Mourad
RAMI, 57 Avenue de la Republique
92500 RUEIL MALMAISON, et fixé
le siège de liquidation au siège social. Adresse de correspondance : 57
Rue de la République - 92500 RUEIL
MALMAISON. Mention au RCS de
NANTERRE.
En date du 05/04/2017, l’AGE a décidé
qu’il n’y avait pas lieu à dissolution de
la société malgré un actif net inférieur à
la moitié du capital social. Mention au
RCS de NANTERRE.
AL0417-57109
AL0417-57141
AL0417-57060
AL0417-57075
SAS au capital de 140.000 €
Siège social : 32 avenue de l’Arche
92400 COURBEVOIE
507 541 084 RCS NANTERRE
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
SARL au capital de 22.867 €
Siège social : 235 Grande Rue
92380 GARCHES
411 223 001 RCS NANTERRE
11
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
DECISION
SARL au capital de 7.622 €
Siège social : 151 avenue Charles de
Gaulle - 92200 NEUILLY-SUR-SEINE
348 356 932 RCS NANTERRE
Le 30/06/2016, l’AGO a décidé de la
continuation de la société malgré un actif inférieur à la moitié du capital social.
Modification au RCS de NANTERRE.
AL0417-57314
Vente de Fonds
Aux termes d’un acte SSP en date
à PARIS du 04/04/2017, enregistré à POLE ENREGISTREMENT de
NANTERRE, le 05/04/2017, bordereau
n°2017/282, Case n°26, la société :
ROYAL BUFFET
SARL au capital de 8.000 €, sise
90 boulevard National - 92250 LA
GARENNE COLOMBES, 791 886 633
RCS NANTERRE, a cédé à la société:
MEI WEI
SAS au capital de 8.000 €, sise
90 boulevard National - 92250 LA
GARENNE COLOMBES, 825 104
219 RCS NANTERRE, son fonds
de commerce de restauration, sis et
exploité au 90 boulevard National 92250 LA GARENNE COLOMBES,
connu sous l’enseigne LA MAISON DU
BONHEUR, moyennant le prix principal de 288.000€. Entrée en jouissance:
04/04/2017. Les oppositions, s’il y a
lieu, seront reçues dans les dix jours
de la dernière en date des publications
légales pour la validité à l’adresse du
fonds cédé et pour la correspondance
au Cabinet de Maître Fabienne COTE,
16 rue d’Oran - 75018 PARIS.
AL0417-57393
Bailleurs Sociaux
IMMOBILIERE 3F
vend à
PUTEAUX (92)
10 rue des Pavillons
2 Pièces 47m² au 14ème étage
193.280 € - Réf. R718L-0079 (1)
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Visites & renseignements :
CREDIT FONCIER IMMOBILIER
01.42.600.100
3f.creditfoncierimmobilier.fr
Offre réservée exclusivement aux locataires de 3F du département des
Hauts-de-Seine pendant un délai de 2
mois à compter du présent avis conformément aux dispositions de l’article
L443-111 du C.C.H relatif aux ventes
de logements sociaux, sous réserve de
libération effective des lieux
AL0417-57080
Seine-Saint-Denis
Constitution
Par acte SSP du 08/03/2017 il a été
constitué une SARL dénommée:
NOISY OPTIC
Nom commercial : NOISY OPTIC
Siège social : 102 boule!vard Jean
Jaurès - 93130 NOISY LE SEC
Capital : 1.000 €
Objet : Achat Vente, direct ou indirect de, de tout objets ou accessoires
concernant l’Optique ou l’Audition ainsi
que le prêt ou la location de tout produits et services concernant l’optique
l’audition et leurs accessoires
Gérant : M. CHEMAMA David, 4 rue
Robert Schuman - 95880 ENGHIEN
LES BAINS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57069
Par acte SSP du 15/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
E.G.A CONSEILS
Siège social : 5 rue de Rome - 93110
ROSNY-SOUS-BOIS
Capital : 1.000 €
Objet : Aide à la création, conseils et
gestion des organisations de PME/PMI.
Gestion administrative et une activité
annexe : Organisme de formation.
Présidente : Mme Marie Noelle KLEIN,
323 boulevard de la Boissière - 93110
ROSNY-SOUS-BOIS.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57077
Par acte SSP du 30/03/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
SP 9
Siège social : 55 rue Michelet - 93100
MONTREUIL
Capital : 10.000 €
Objet : Fibre optique ainsi que toutes
activités s’y rattachant (bureau d’étude,
conseil, bâtiment)
Gérant : M. MERIMI Jamel, 76 rue
Paul et Camille Thomoux - 93330
NEUILLY-SUR-MARNE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57085
Par acte SSP du 23/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
S.M DECORATION
Siège social : 2 rue Charron
93300 AUBERVILLIERS
Capital : 1.500 €
Objet : Rénovation intérieur, travaux de
finition , peinture intérieure extérieure
Président : M. Mohamed SALEM, 2
rue Charron - 93300 AUBERVILLIERS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57092
Par acte SSP en date du 03/04/2017, il
a été constitué une SARL dénommée:
CARO BAT
Par acte SSP du 01/03/2017, il a été
constitué une EURL dénommée:
ETABLISSEMENT
BESNARD
Siège social : 95 avenue du President
Wilson - 93108 MONTREUIL CEDEX
Capital : 1.000 €
Objet : Le conseil et la coordination
de chantier et de tous projets se rapportant a l’installation l amenagement
et la decoration de l’habitat, prestation
de service en tous genres notamment
plomberie electricite chauffage et tous
travaux de batiment donne en sous
traitance ainsi que l’achat vente de tous
produits et materiaux non reglementes
Gérance : M. SAWANE nom d’usage
SAWANE N’DIAYE Idrissa, 84 rue
Rebeval - 75019 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57152
Par acte SSP du 06/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
SYA COSMETICS
Siège social : 2 allée Glenn - 93700
DRANCY
Capital : 3.000 €
Objet : Vente de produits cosmétiques,
bar à sourire
Présidente : Mme Celia MADANI, 2
allée Glenn - 93700 DRANCY.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
Par acte SSP du 06/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
MULANKA
Siège social : 73/79 avenue Victor
Hugo - 93300 AUBERVILLIERS
Capital : 10.000 €
Objet : L’import-export, la vente en
gros, demi-gros d’articles de prêt à porter féminin, maroquinerie, bijoux fantaisie, vente de chaussures accessoires
de mode.
Gérant : M. Changli LIN, 110 rue Petit
75019 PARIS
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de BOBIGNY
Par acte SSP du 05/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
JAD
Siège social : 169 avenue Victor Hugo
93300 AUBERVILLIERS
Capital : 20.000 €
Objet : Bar - restaurant - salon de thé
Gérante : Mme BEN SALAH Nadia, 40
rue de la Noise - 92140 CLAMART
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57197
Par acte SSP du 07/12/2016 il a été
constitué une SARL dénommée :
RFB
AL0417-57119
AL0417-57206
Par acte SSP du 29/03/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
Avis est donné de la constitution d’une
SAS dénommée:
Siège social : 54 avenue du Maréchal
Foch - 93360 NEUILLY PLAISANCE
Capital : 2.500 €
Objet : Toilettage pour animaux et
ventes d’accessoires
Gérante : Mme PARDESSUS Isabelle,
110 avenue Delambre - 77500
CHELLES
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
Siège social : 4 Mail du Docteur
Georges Pascarel - 93600 AULNAY
SOUS BOIS
Capital : 1.000 €
Objet : Programmation informatique,
conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion, import-export de
tous types de marchandises et services non réglementées, société de
service en ingénierie informatique
Président : M. KONTE Salle, 4 Mail
du Docteur Georges Pascarel - 93600
AULNAY SOUS BOIS.
Durée : 99 ans ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
Siège social : 31 rue Méhul - 93500
PANTIN
Capital : 500 €
Objet : apporteur d’affaires dans le domaine des énergies renouvelables.
Président : Mme Victoria AGHION,
86 avenue Carpeaux - 95400
ARNOUVILLE LES GONESSE
Clause d’agrément : Les actions sont
librement cessibles entre actionnaires.
Toute cession à un tiers, non actionnaire, doit être soumise à l’agrément
préalable.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57067
AL0417-57127
AL0417-57211
Siège social : 9 rue Etienne Marcel
93500 PANTIN
Capital : 1.000 €
Objet : Médecin
Gérant : M. SIMONY Jacob, 130
avenue du Colonel Fabien - 93230
ROMAINVILLE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-56362
Par acte SSP du 15/03/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
SARL BULLES DOGS
12
500 SERVICES
AL0417-57207
Par acte SSP du 20/03/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
ENZO FACADE-S
Siège social : 9 rue Samson - 93200
SAINT-DENIS
Capital : 10.000 €
Objet : Bardage, couverture, étanchéité
Gérant : M. FREITAS Samuel,
76 avenue Jules Ferry - 95190
GOUSSAINVILLE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57208
Par acte SSP du 03/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
YANKADI
Siège social : 19 rue de la Courneuve
93300 AUBERVILLIERS
Capital : 10.000 €
Objet : Restauration, restauration rapide, commerce dans la restauration et
restauration rapide.
Gérante : Mme CISSE Mariam, 2 allée
Paul Eloi - 93300 AUBERVILLIERS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
Par acte SSP du 17/03/2017, il a été
constitué une SCI dénommée :
KAMELOFT
Siège social : 95 avenue du Président
Wilson - 93108 MONTREUIL Cedex
Capital : 1.000 €
Objet : la propriété, gestion, exploitation pour bail ou autrement de tous immeubles, fraction ou droits démembrés
d’immeuble
Gérant : M. Moïse MENARD, 109 rue
de Charenton - 75012 PARIS
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de BOBIGNY.
AL0417-57300
Par acte SSP du 06/01/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
AL0417-57170
Siège social : 50 rue Ardouin - 93400
SAINT OUEN
Capital : 2.000 €
Objet : Maconnerie peinture et
decoration
Gérant : M. Hocine IDIR, 3 bis rue
Edouard le Corbusier - 95140 GARGES
LES GONESSE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
SELARL DE MEDECINS
SIMONY
DESIGN BUILDING
Siège social : 4 rue du Quatre
Septembre - 93200 SAINT-DENIS
Capital : 8.000 €
Objet : Agencement des bâtiments
Gérant : M. Benyamina ZITOUNE,
4 rue du Quatre-Septembre - 93200
SAINT-DENIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57209
AL0417-57157
Siège social : 9-11 avenue Michelet
93400 SAINT OUEN
Capital : 1.000 €
Objet : Travaux de menuiserie métallique et serrurerie, peinture, plâtrerie,
cloison sèche, maçonnerie, vitrerie
Gérant : M. BHALLIL Abdessalem, 57
avenue Gallieni - 93800 EPINAY SUR
SEINE.
Durée : 99 ans ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
Par acte SSP en date du 15/03/2017,
il a été constitué une SELARL
dénommée:
Par acte SSP du 08/04/2015, il a été
constitué une SARL dénommée :
VICKY
NETIMMO
Siège social : 40 rue Jean Jaurès
93170 BAGNOLET
Capital : 1.000 €
Objet : Tous travaux d’entretien, nettoyage, lavage de tous locaux d’habitation, industriels, commerciaux et
administratifs, travaux de peinture, de
menuiserie, de maçonnerie, d’électricité, de plomberie et de jardinage.
Président : M. Francis SIVAKUMAR,
1 Impasse de la Motte - 93300
AUBERVILLIERS.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57347
Par acte SSP du 01/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
NPIP
Siège social : 17 avenue Jean Moulin
93100 MONTREUIL
Capital : 1.000 €
Objet : Négoce, import - export de tous
produits non réglementés
Gérant : M. MOGDAD Nadir, 20 rue
Santerre - 75012 PARIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57356
Par acte SSP du 09/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
F.K.R.
Siège social : 128 avenue de la
Division Leclerc - 93350 LE BOURGET
Capital : 3.000 €
Objet : Isolation thermique
Président : M. AMIR HASSAN, 128
avenue de la Division Leclerc - 93350
LE BOURGET.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57429
Par acte SSP du 28/03/2017, il a été
constitué une SCI dénommée :
ORACLE
INVESTISSEMENT
Siège social : 124 C avenue de la
Marne - 93800 EPINAY-SUR-SEINE
Capital : 1.000 €
Objet : La société a pour objet, l’acquisition, la gestion, la location de tous
biens immobiliers.
Gérance : M. Oben AYYILDIZ,
124 C avenue de la Marne - 93800
EPINAY-SUR-SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57303
Par acte SSP du 20/03/2017 il a été
constitué une SARL dénommée:
AEEA
Siège social : 13 avenue de la Gare
93420 VILLEPINTE
Capital : 1.000 €
Objet : Restauration rapide, restaurant, sandwicherie, ventes à emporter
Gérant : M. KURTAL Ali 25, avenue de
l’Europe - 92310 SEVRES
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57319
Avis est donné de la constitution d’une
SASU dénommée :
TMS ALIMENTATION
Siège social : 31 rue d’Anjou - 93000
BOBIGNY
Capital : 1.000 €
Objet : Alimentation générale sans
vente d’alcool
Président : M. THANGARAJAH
THIRUSANTHAN, Chez A, 18 avenue de la Division Leclerc - 93350 LE
BOURGET
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57380
Par acte SSP du 13/03/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
GATE TRANSPORT
Siège social : 31 rue d’Alsace Lorraine
93700 DRANCY
Capital : 20.000 €
Objet : Transport public routier de personnes au moyen de véhicules n’excédant pas 9 places conducteur compris;
Président : M. Sheikh Mohammud
Jhamsheed MUNGUR, 31 rue d’Alsace
Lorraine - 93700 DRANCY.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57420
Par acte SSP en date du 12/04/2017,
il a été constitué une SASU à capital
variable dénommée:
A.M.N TRANSPORT
PARIS
Siège social : 6 allée Rude - 93800
EPINAY-SUR-SEINE
Capital Minimum : 1.000 €
Capital Initial : 1.000 €
Capital Maximum : 140.000 €
Objet : Voiture de transport avec chauffeur VTC. La location de véhicules de
tourisme sans chauffeur. L’achat et
vente de biens et services liés au transport de personnes
Président : M. MAHJOUB ALI
Khalid, 6 allée Rude - 93800
EPINAY-SUR-SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57449
Modification
BEN TRANSPORT
SASU au capital de 4.500 €
Siège social : 145 rue Leopold
Rechossiére - 93300 AUBERVILLIERS
814 624 854 RCS BOBIGNY
L’AGE du 01/03/2017, a décidé de :
- transférer le siège social au 57B
rue Louis Blanc - 93310 PRE SAINT
GERVAIS
- changer la dénomination sociale qui
devient :
CAR 4 YOU
- nommer Président M. Rafik BELKADI,
42 Quatriéme Avenue 93290
TREMBLAY EN FRANCE, en remplacement de Mme Inés BEN YEDDER.
Mention au RCS de BOBIGNY
AL0417-57076
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
SARL MKM
DELICES SUCRE-SALE
ALB AUTOS
SARL au capital de 4.000 €
Siège social : 1 Square Maurice Ravel
60000 BEAUVAIS
793 823 329 RCS BEAUVAIS
SASU au capital de 1.000 €
Siège social : 10 Place Marcel Pointet
93240 STAINS
817 641 335 RCS BOBIGNY
SARL au capital de 9.000 €
Siège social : 3 cours Aristide Briand
84100 ORANGE
515 214 799 RCS AVIGNON
L’AGE du 02/01/2017 a décidé de
transférer le siège social, au 11 avenue de la Saussaye - 93700 DRANCY.
Gérant: M. NGOUNE MBONWO Serge
Mathurin, au 11 avenue de la Saussaye
93700 DRANCY. Radiation au RCS de
BEAUVAIS et immatriculation au RCS
de BOBIGNY
L’AGE du 12/03/2017 a nommé
Président M. ERRAHALI Stéphane,
1 avenue de l’Europe - 93420
VILLEPINTE, en remplacement de
Mme BOUAZIZ Sadia. Mention au
RCS de BOBIGNY
En date du 06/04/2017, l’AGE a décidé
de transferer le siège social au 12 rue
Anselme - 93400 SAINT-OUEN, de
nommer gérant M. Ciprian Léonard
Spiridon, domicilié au Str. Traian Vuia
nr 40 - 907015 AGIGEA - ROUMANIE,
en remplacement de M. Lionel Lanctuit.
Modifications à compter 06/04/2017.
Radiation au RCS d’AVIGNON et réimmatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57055
VADENAY
SASU au capital de 1.000 €
Siège social : 48/50 avenue d’Enghien
93800 EPINAY SUR SEINE
814 775 490 RCS BOBIGNY
Le 24/03/2017, l’AGE a décidé de nommer Président M. MECAT DUMAN,
6 Square de la Garenne - 95500
GONESSE, en remplacement de M.
SEZGIN HARBELIOGLU. Mention au
RCS de BOBIGNY
AL0417-57074
RS INFORMATIQUE
SARL au capital de 6.000 €
Siège social : 20 rue du Pré Saint
Gervais - 93500 PANTIN
824 329 767 RCS BOBIGNY.
L’AGE du 03/04/2017, a décidé de :
- modifier l’objet social comme suit :
Alimentation, achats ventes réparation accesoires/mobiles/informatiques,
recharges prépayées, service fax/téléphonies et photocopies, global money
transfert, commerce de tout produit
non réglementé.
- nommer Gérant M. Hasan MD ABU,
4 rue du Pré Saint Gervais - 93500
PANTIN, en remplacement de Mme
Xxxx MOUSUMI RAHMAN.
Mention au RCS de BOBIGNY
AL0417-57200
NORME FRANCAISE
DE L’HABITAT
SARL au capital de 7.500 €
Siège social : 56 avenue Carnot
93140 BONDY
809 931 967 RCS BOBIGNY
Le 07/03/2017, l’AGE a décidé de transférer le siège social au 420 Clos de la
Courtine - 93160 NOISY-LE-GRAND.
Modification au RCS de BOBIGNY
AL0417-57099
LA FONCIERE GT
SARL au capital de 45.000 €
Siège social : 102 rue Saint Denis
93400 SAINT-OUEN
804 170 496 RCS BOBIGNY
Le 29 mars 2017, l’associée unique a
décidé d’augmenter le capital social
de 80.000 Euros, pour le porter à la
somme de 125.000 Euros. Mention
faite au RCS de BOBIGNY
FR1863/0417/2826
SCI CRAMM
SCI au capital de 152,45 €
Siège social : 21 Chemin de l’Échange
93330 NEUILLY-SUR-MARNE
409 686 789 RCS BOBIGNY
En date du 26/12/2016, l’AGE a décidé de nommer en qualité de Gérant
M. Edmond AMAR, 20 rue d’Estienne
d’Orves - 94170 LE PERREUX-SURMARNE, en remplacement de M.
Jérémy BENHAMOU. Mention au RCS
de BOBIGNY.
AL0417-57169
A.N.KAR
SARL au capital de 6.000 €
Siège social : 90 rue Victor Renelle
93240 STAINS
811 656 545 RCS BOBIGNY
AL0417-57173
EFFORT CONSULTING
SAS au capital de 500 €
Siège social : 82/86 rue de l’Etoile
93000 BOBIGNY
819 920 562 RCS BOBIGNY
L’AGE du 31/03/2017 a décidé à compter du 01/04/2017 de :
- nommer président : Mme KACAR
OZTURK FATMA, 119 avenue Aristide
Briand - 93320 LES PAVILLONS
SOUS BOIS en remplacement de Mme
GOGUS Yvette
- modifier l’objet social comme suit :
Formalité Juridiques, Gestion Sociales
et Fiscales, Conseils, Secrétariat
- Comptabilité,
Mention au RCS de BOBIGNY
AL0417-57306
AL0417-57336
CREPES FACTORY
SAS au capital de 12.000 €
Siège social : Les Hauts de Galy
93600 AULNAY-SOUS-BOIS
798 204 210 RCS BOBIGNY
En date du 21/02/1017, l’AGO a décidé
de nommer en qualité de Président M.
Yassir TOUIL, 1, rue des Elfes - 95000
CERGY, en remplacement de M.
Frédéric FAVRE. Mention au RCS de
BOBIGNY.
AL0417-57346
LA PATISSERIE
MOZART
EUROPE TRANSPORT
VTC
SARL au capital de 4.000 €
Siège social : 37 rue Pierre Semard
ZAC Pierre Semard
93150 LE BLANC-MESNIL
529 516 775 RCS BOBIGNY.
Le 06/03/2016, l’AGE a décidé de modifier le capital social de 20.000 € afin
de porter ce dernier à 1.000 €. Mention
au RCS de BOBIGNY
L’AGE du 01/10/2016, a décidé de :
- transférer le siège social au 17
Place du Général de Gaulle - 93100
MONTREUIL
- nommer Gérant M. ROBUSTELLI
ORAZIO CRETELLA, 36 rue Sadi
Carnot - 93300 AUBERVILLIERS,
en remplacement de M. FAICAL
KRIDANE.
Mention au RCS de BOBIGNY
SASU au capital de 20.000 €
Siège social : 3 rue Marcelin Berthelot
93100 MONTREUIL
824 262 562 RCS BOBIGNY
AL0417-57186
CREDIT 48 HEURES ET +
SAS au capital de 100 €
Siège social : 2 avenue Henri
Barbusse - 93000 BOBIGNY
818 704 660 RCS BOBIGNY
Par décision de l’AGE du 01/04/2017,
il a été décidé de nommer Présidente
Mme VANGOUT Oceane, 3-5 allée de la Croix Blanche - 93320 LES
PAVILLONS SOUS BOIS, en remplacement de M. VANGOUT Anthon
démissionnaire. Mention au RCS de
BOBIGNY.
AL0417-57213
JBG FRANCE
SAS au capital de 100.000 €
Siège social : 46 rue Voltaire
93100 MONTREUIL
818 968 372 RCS BOBIGNY
AL0417-57351
CLEAN SERVICE
SASU au capital de 2.000 €
Siège social : 37 bis rue du Progrès
93200 SAINT-DENIS
821 119 120 RCS BOBIGNY
L’AGE du 03/04/2017 a décidé de :
- transférer le siège social au 201
rue Carnot - le Perigares A - 94120
FONTENAY-SOUS-BOIS
- étendre l’objet social comme suit :
L’aménagement pour les personnes à
mobilité réduite. Le dépannage d’urgence, tels que plomberie, électricité,
vitrerie, dégorgement, serrurerie, débarras, ainsi que prestations d’agencement et décoration
Radiation au RCS de BOBIGNY et immatriculation au RCS de CRETEIL
Le 29 mars 2017, l’Associé Unique
a nommé Président, Mme Dorota
NJEUKAM EKWALLA demeurant 8
avenue Lech Walesa - 93110 ROSNY
SOUS BOIS en remplacement de M.
Hughes JONNEAU, révoqué. Mention
au RCS de BOBIGNY
AL0417-57363
FR1863/0417/2835
L’AGE du 16/08/2016, a décidé de
transférer le siège social au 248 rue de
Noisy le Sec - 93170 BAGNOLET, et
nommer Gérant M. KEMBO UBA, 56
rue Riquet - 75019 PARIS, en remplacement de M.ZAYANA FRANCISCO
DIOGO démissionnaire. Mention au
RCS de BOBIGNY
PIZZA MED
SASU au capital de 1.000 €
Siège social : 249 bis boulevard de la
Boissiere 93110 ROSNY-SOUS-BOIS
824 080 162 RCS BOBIGNY.
L’AGE du 07/03/2017, a décidé de nommer Président M. HICHEM BAAROUN,
1 Square Paul Aulgis - 77360 VAIRESSUR-MARNE, en remplacement de
Mme ASMA MAALOUL. Mention au
RCS de BOBIGNY
AL0417-57301
BOURGOGNE FACADES
SARL au capital de 4.000 €
Siège social : 301 rue du Grand Clos
71000 SAINT JEAN LE PRICHE
811 764 000 RCS MACON
RDC SERVICES
SARL au capital de 5.000 €
Siège social : 19 rue Girard
93100 MONTREUIL
808 536 890 RCS BOBIGNY
AL0417-57384
Dissolution
LOCATION
ENVIRONNEMENTAL
ET CONSULTING
SARL au capital de 6.000 €
Siège social : 15 bis allée de Coubron
93390 CLICHY-SOUS-BOIS
813 990 892 RCS BOBIGNY
L’AGE du 06/04/2017, a décidé de:
- transférer le siège social au 4 avenue
Cassiopée - 91100 VILLABE
- nommer Gérant M. Fernando Jorge
GOMES PAULO, 4 avenue Cassiopée
91100 VILLABE, en remplacement de
Mme Hana Chiraz MECHENENE.
Radiation au RCS de BOBIGNY et immatriculation au RCS d’EVRY
L’AGE du 30/03/2017, a décidé de
transférer le siège social au 296 avenue Aristide Briand - 93320 LES
PAVILLONS-SOUS-BOIS et nommer
Gérant M. DE VALSA Dorio, 25 rue de
l’Internationale - 93000 BOBIGNY, en
remplacement de M. BOLAT Ramazan
démissionnaire. Radiation au RCS de
MACON et immatriculation au RCS de
BOBIGNY
Le 06/04/2017, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 06/04/2017, nommé liquidateur
M. Volkan KARAKAS, 8 Résidence des
Aigles - 93350 LE BOURGET et fixé le
siège de liquidation au siège social.
Le 06/04/2017, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 06/04/2017.
Radiation au RCS de BOBIGNY.
AL0417-57221
AL0417-57323
AL0417-57202
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Liquidation
SM CONSULTING RH
SARL à associé unique
au capital de 1.500 €
Siège social : 32 rue Simon Guitlevitch
93250 VILLEMONBLE
819 439 852 RCS BOBIGNY
Par décision du 31/10/2016, l’associé
unique a décidé la dissolution anticipée
de la société, nommé liquidateur Mme
Samira BENARBIA, 32 rue Simon
Guitlevich - 93250 VILLEMONBLE,
et fixé le siège de liquidation au siège
social.
Par décision du 31/10/2016, a approuvé les comptes de liquidation, donné
quitus de sa gestion au liquidateur,
et prononcé la clôture des opérations
de liquidation. Radiation au RCS de
BOBIGNY
AL0417-56222
FK TRANSPORT
SARL au capital de 2.000 €
Siège social : 17 rue des Mésanges
93330 NEUILLY-SUR-MARNE
520 855 123 RCS BOBIGNY
Le 31/03/2017, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31/03/2017, nommé liquidateur
M. Tarek BEN HADID, 17 rue Jean
Moulin - 93220 GAGNY, et fixé le siège
de liquidation au siège social.
Le 31/03/2017, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 31/03/2017.
Radiation au RCS de BOBIGNY.
Par acte SSP du 04/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée :
TALYS CONSULTING
Siège social : 7 avenue de Stalingrad
94800 VILLEJUIF
Capital : 10.000 €
Objet : Conseil en systèmes d’informations et logiciels informatiques
Président : M. M’SADAA Hatem, 32
avenue Victor Hugo - 91800 BRUNOY
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57073
Par acte SSP du 24/02/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
OSTRA
Siège social : 3 allée Henri Barbusse
94120 FONTENAY SOUS BOIS
Capital : 4.000 €
Objet : Toutes activités de communication, de conseil et marketing, d’agence
de publicité.
Gérant : M. DONDON Kevin, 3 allée
Henri Barbusse - 94120 FONTENAY
SOUS BOIS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57078
Par acte SSP du 13/03/2017 il a été
constitué une SARL dénommée:
LE BONHEUR
Siège social : 2 avenue Paul Vaillant
Couturier - 94110 ARCUEIL
Capital : 1.000 €
Objet : Sandwicherie
Gérant : M. AMRANI Mohamed,
9 Impasse des Peupliers - 94110
ARCUEIL
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57105
AL0417-57172
Location Gérance
Par acte SSP du 23/03/2017, la société :
BADE
SARL au capital de 10.000 €, sise
13 avenue de la Gare - 93420
VILLEPINTE, 808 528 293 RCS
BOBIGNY, a confié en location-gérance à la société :
AEEA
SARL au capital de 1.000 €, sise
13 avenue de la Gare - 93420
VILLEPINTE, en cours d’immatriculation au RCS de BOBIGNY, son fond
de commerce de vente de sandwichs,
crêpes, pizza, glaces et toutes activités
connexes, sis et exploité au 13 avenue
de la Gare - 93420 VILLEPINTE. La
présente location-gérance est consentie et acceptée pour une durée de 1 an
à compter du 01/04/2017 renouvelable
par tacite reconduction.
AL0417-57317
Val-de-Marne
Rectificatif
Rectificatif à l’annonce parue le
31/03/2017, concernant la société
EDS, il y avait lieu de lire : 17 rue Paul
Vaillant Couturier - 94700 MAISONSALFORT, et non 17 avenue Paul
Vaillant Couturier - 94700 MAISONSALFORT, comme mentionné par erreur
à l’adresse du siège social et du domicile du gérant.
AL0417-56862
Constitution
Par acte SSP du 07/04/2017 il a été
constitué une SARL à associé unique
dénommée :
LIBRAIRIE IMAGO
Sigle : LI
Nom commercial : LIBRAIRIE IMAGO
Siège social : 8 rue René Hamon
94800 VILLEJUIF
Capital : 500 €
Objet : Vente et édition de livres, vente
de services liés à la vente de produits
culturels (livres, disques, dessins, tableaux ...) à d’autres libraires
Gérant : M. GALLOIS Olivier, 8 rue
René Hamon - 94800 VILLEJUIF
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57195
Par acte SSP du 01/04/2017, il a été
constitué une SARL dénommée :
ORION IT SERVICES
Siège social : 31 rue Marcel Bourdarias
94140 ALFORTVILLE
Capital : 20.000 €
Objet : Etude, conseil, formation et
réalisation de systèmes d’information.
Développement de logiciels spécifiques. Intégration de systèmes incorporant des matériels, des moyens
de communication, des logiciels
spécifiques.
Gérant : M. Boukué, Patrick DAGRI,
31 rue Marcel Bourdarias - 94140
ALFORTVILLE
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57112
Par acte SSP du 28/03/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
SL CONSULTANT
Siège social : 192 avenue de la
République - 94700 MAISONS ALFORT
Capital : 100 €
Objet : Conseil en qualité, audit,
management
Présidente : Mme LANGLIN Sandrine,
192 avenue de la République - 94700
MAISONS ALFORT
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57147
Par acte SSP du 06/04/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
SHLG SAS
Siège social : 29 rue André Visage
94400 VITRY-SUR-SEINE
Capital : 999 €
Objet : Sérigraphie artisanale
Président : M. Virgile MARQUIS, 32
avenue Victor Hugo - 92340 BOURG
LA REINE.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57164
13
Annonces légales & judiciaires
Vie des sociétés, ventes judiciaires, avis judiciaires, appel d’offres, arrêtés préfectoraux, enquêtes publiques
Par acte SSP du 03/04/2017 il a été
constitué une SASU dénommée :
Avis est donné de la constitution d’une
SARL dénommée:
Siège social : 23 avenue du Président
Wilson - 94340 JOINVILLE LE PONT
Capital : 1.500 €
Objet : Conseil, gestion, organisation
dans le domaine de la finance
Président : M. CHELLI David, 23
avenue du Président Wilson - 94340
JOINVILLE LE PONT
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
Siège social : 184 Grande Rue
Charles de Gaulle - 94130 NOGENT
SUR MARNE
Capital : 5.000 €
Objet : Restauration rapide sur place
et à emporter, pizzeria, traiteur, épicerie, vente et négoce de tous produits
alimentaires et d’alcool
Gérant : M. Domenico PACIULLO,
19 rue Estienne D’Orves - 94170 LE
PERREUX SUR MARNE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
ELYORA
AL0417-57310
Par acte SSP du 21/03/2017 il a été
constitué une SARL à associé unique
dénommée:
PARC IMMO
Siège social : 66 allée Georges
Clemenceau - 94170 LE PERREUX
SUR MARNE
Capital : 5.000 €
Objet : Transactions immobilières sur
immeubles et fonds de commerce
Gérant : M. LIWER Jeremy, 66 avenue Georges Clemenceau - 94170 LE
PERREUX SUR MARNE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57350
Par acte SSP du 08/04/2017, il a été
constitué une SASU dénommée :
H2S INFORMATIQUE
Siège social : 20 ter avenue d’Alsace
Lorraine - 94450 LIMEIL-BREVANNES
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil en systèmes et logiciels informatiques
Président : M. Hamid ES SAADI, 20
ter avenue d’Alsace Lorraine - 94450
LIMEIL-BREVANNES.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57357
Par acte SSP du 19/03/2017 il a été
constitué une SARL dénommée :
HELIOSPHERE
Siège social : 18 rue Raymond
Josserand - 94130 NOGENT SUR
MARNE
Capital : 1.500 €
Objet : Vente et prospection a domicile
Gérant : M. AFFENE Nael, 18 rue
Raymond Josserand - 94130 NOGENT
SUR MARNE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57358
Par acte SSP du 26/03/2017, il a été
constitué une SAS dénommée :
OWLY SIX
Siège social : 1 rue Nationale - 94500
CHAMPIGNY-SUR-MARNE
Capital : 100 €
Objet : La gestion, le sponsoring et la
médiatisation d’équipes d’e-sportifs.
Président : M. KLONJKOWSKI
Yonathan, 1 rue Nationale - 94500
CHAMPIGNY-SUR-MARNE.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux assemblées. Seuls les
actionnaires détenant plus de 5% du
capital ont un droit de vote.
Clauses d’agréments : Les actions
sont librement cessibles uniquement
entre actionnaires.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57362
Par acte SSP du 11/04/2017, il a été
constitué une SAS à capital variable
dénommée :
KAB’S WAY VTC
Sigle : K.W
Siège social : 46 rue de la Fraternité
94400 VITRY-SUR-SEINE
Capital minimum : 250 €
Capital initial : 1.000 €
Capital maximum : 10.000 €
Objet : Transport de voiture avec
chauffeur.
Président : M. MARCEL KABANGU
NTANDA, 46 rue de la Fraternité
94400 VITRY-SUR-SEINE.
Admissions aux assemblées et
droits de vote : Tout Actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque
action donne droit à une voix.
Clauses d’agréments : Actions librement cessibles entre associés
uniquement.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57370
14
LA SALUMERIA ITALIANA
AL0417-57383
Par acte SSP du 11/04/2017 il a été
constitué une SAS dénommée :
SJTC DELIVERY
Siège social : 18 Square Diderot
94510 LA QUEUE EN BRIE
Capital : 2.700 €
Objet : Transports de marchandises location de véhicules avec conducteurs
destinés au transport de marchandises
à l’aide de véhicules n’excédant pas
3.5 tonnes.
Président : M. SIMPARA Mamadou,
18 Square Diderot - 94510 LA QUEUE
EN BRIE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57450
Par acte SSP en date du 26/01/2017, il
a été constitué une SAS à capital variable dénommée :
ARC-CAR
Siège social : 42 rue Audigeois
94400 VITRY-SUR-SEINE
Capital Minimum: 10.000 €
Capital Initial: 10.000 €
Objet : Transport public routier de personnes avec des véhicules n’excédant
pas 9 places y compris le conducteur.
Transport public routier de marchandises ou location de véhicules industriels pour le transport routier de marchandises avec conducteurs, assurés
exclusivement à l’aide de véhicules
n’excédant pas 3.5 tonnes de poids
maximum autorisé. La location de véhicules sans chauffeur
Président : M. MAOUCHE Mohamed,
Lamine, 26 rue de la Fontaine - 93130
NOISY-LE-SEC
Directeur Général : M. LABED
Mourad, 42 rue Audigeois - 94400
VITRY-SUR-SEINE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
AL0417-57455
Modification
SOCIETE CIVILE
IMMOBILIERE BBM
SCI au capital de 75 000 Euros
Siège social : 8, rue d’Estienne
d’Orves - 94000 CRETEIL
431 610 733 RCS CRETEIL
Par AGE du 16/02/2017, il a été décidé:
- de transférer le siège social de la société au 2 allée Baden Powell - 91330
YERRES
- ajouter à l’objet social : L’acquisition,
la gestion et la location de fonds de
commerce ou droit au bail qu’elle se
propose d’acquérir ou de louer.
- nommer en qualité de gérant M.
OUSSEDDIK Smaine, 2 allée Baden
Powell - 91330 YERRES, en remplacement de M. MOHAMMAD Naseem.
Les statuts ont été modifiés en conséquence. La société sera radiée du RCS
de CRETEIL et sera désormais immatriculée au RCS d’EVRY.
AL0417-55985
EB CONSEIL CREDIT
SASU au capital de 1.000 €
Siège social : 84 avenue Louis Blanc
94100 SAINT-MAUR-DES-FOSSES
827 836 784 RCS CRETEIL
ML COIFFURE
EURL au capital de 1 €
Siège social : 110 avenue Parmentier
94120 FONTENAY SOUS BOIS
822 005 104 RCS CRETEIL
L’AGE du 03/04/2017, a décidé de :
- changer la dénomination sociale qui
devient :
Le 20/03/2017, l’AGO a décidé de nommer Directeur Général Mme Clothilde
RENAUD, Chemin des Portats,
Résidence la Pommeraie - 94350
VILLIERS-SUR-MARNE. Mention au
RCS de CRETEIL
Par décision de l’associé unique du
01/12/2016, il a été décidé la dissolution anticipée de la société à compter
du 01/12/2016, nommé liquidateur
M. ZEROUALI Fayçal, 110 avenue
Parmentier - 94120 FONTENAY SOUS
BOIS, et fixé le siège de liquidation au
siège social où seront également notifiés actes et documents.
Par décision de l’associé unique du
01/12/2016, il a été décidé d’approuver les comptes de liquidation, donné
quitus de sa gestion au liquidateur, et
prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 01/12/2016.
Radiation au RCS de CRETEIL.
BM COIFFURE
- nommer Gérant M. MEBAREK
BOUGUEZEL, 23 rue Paul Eluard,
Bâtiment A1 - 93000 BOBIGNY,
en remplacement de M. LAHCEN
ARFAOUI.
Mention au RCS de CRETEIL
AL0417-57126
LUCIAN TRANSPORT
SASU au capital de 6.000 €
Siège social : 23 boulevard de la Gare
94470 BOISSY-SAINT-LEGER
824 290 043 RCS CRETEIL.
L’AGE du 30/03/2017, a décidé de :
- transférer le siège social au 3 avenue
de la Défense du Bourget - 93150 LE
BLANC-MESNIL
- étendre l’objet social comme suit :
Transport routier de marchandises (véhicules légers)
- nommer Président M. Salah
BELHARCHAOUI, 3 avenue de la
Défense du Bourget - 93150 LE
BLANC-MESNIL, en remplacement de
M. LUCIAN GHEORGHE ROMAN.
Radiation au RCS de CRETEIL et immatriculation au RCS de BOBIGNY
AL0417-57155
F.R.D
SAS au capital de 7.000 €
Siège social : 4 Quai Jules Guesde
94400 VITRY SUR SEINE
537 937 278 RCS CRETEIL
Par décision de l’AGO du 03/04/2017,
il a été décidé de nommer Président
M. BELFEROUM Hosni, 19 avenue de
la Résistance - 91600 SAVIGNY SUR
ORGE, en remplacement de M. HADJKACI Rachid démissionnaire. Mention
au RCS de CRETEIL.
AL0417-57159
IBERIA SERVICE
SASU au capital de 500 €
Siège social : 86 avenue Paul Vaillant
Couturier - 94400 VITRY SUR SEINE
818 746 778 RCS CRETEIL
Le 08/03/2017, l’AGE a décidé de
transférer le siège social au 7 bis rue
Decrès - 75014 PARIS, puis d’étendre
l’objet social comme suit : Achat et
vente de tous produits alimentaires non
réglementés. Président : M. Ramaz
KALADZE, 28 rue des Prés - 67380
LINGOLSHEIM. Radiation au RCS de
CRETEIL et immatriculation au RCS
de PARIS
AL0417-57178
L’AGENT IMMOBILIER
SARL au capital de 5.000 €
Siège social : 4 rue du
Bois des Moines - 94210
SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS
798 798 385 RCS CRETEIL
En date du 16/02/2017, l’AGE a décidé
de transférer le siège social de la société au 153 route de Coudoux - 13122
VENTABREN. Radiation au RCS de
CRETEIL et ré-immatriculation au RCS
de SALON-DE-PROVENCE.
AL0417-57189
UNION PROTECTION
SECURITE PRIVEE
SARL au capital de 5.000 €
Siège social : 34 avenue Président
Wilson - 94340 JOINVILLE-LE-PONT
789 117 868 RCS CRETEIL
Le 21/03/2017, l’AGE a décidé de nommer Gérant, Mme Rihana BENSEDDIK,
3 rue Docteur Bauer - 93400 SAINTOUEN, à compter du 07/04/2017, en
remplacement de M. Brahim ZIRRAR.
Mention au RCS de CRETEIL
AL0417-57312
AL0417-57304
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 107 avenue
du Général de Gaulle
94500 CHAMPIGNY-SUR-MARNE
822 105 805 RCS de CRETEIL
EURL VBER
SAS au capital de 50.000 €
Siège social : 1 Place Uranie
94340 JOINVILLE-LE-PONT
530 168 038 RCS CRETEIL
Le 07/04/2017, le Président a décidé de
transférer le siège social au 81 avenue
de la Republique - 94500 CHAMPIGNY
SUR MARNE. Modification au RCS de
CRETEIL
MOTA PIECES AUTO
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SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 12 avenue Maréchal
Mortier - 94510 LA QUEUE-EN-BRIE
812 472 074 RCS CRETEIL.
D’ARPA FRERES
SARL au capital de 1.000 €
Siège social : 2 rue Favier
94360 BRY SUR MARNE
822 029 179 RCS CRETEIL
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ET SECURITE PRIVEE
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 38 rue du Bois Galon
94120 FONTENAY-SOUS-BOIS
828 072 066 RCS CRETEIL
Le 01/02/2017, l’AGE a décidé de
modifier l’objet social comme suit:
Surveillance humaine ou surveillance
par des systèmes électronique de
sécurité ou gardiennage de biens
meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans
ces immeubles.. Modification au RCS
de CRETEIL
AL0417-57410
STRATEGIES
ET VALEURS
PATRIMONIALES
SASU au capital de 3.000 €
Siège social : 25 avenue Albert
Perrault - 94370 SUCY EN BRIE
518 346 952 RCS CRETEIL
Par décision de l’AGE du 01/04/2017,
il a été décidé d’étendre l’objet social
à transaction sur immeuble et fonds
de commerce. Conseiller en investissement financier. Mention au RCS de
CRETEIL
AL0417-57425
MAKE IT AGENCY
SARL au capital de 4.000 €
Siège social : 13 rue des Bretons
94700 MAISONS ALFORT
810 517 649 RCS CRETEIL
Par décision de l’AGE du 07/04/2017, il
a été décidé de :
- transférer le siège social au 32 rue
des Martyrs - 75009 PARIS.
- d’étendre l’objet social à : Agence
commercial et de conseil spécialisée
dans les textiles
- nommer Gérante Mme GAGNEPAIN
Berenice, 32 rue des Martyrs
75009 PARIS, en remplacement de
M.
ROUGAGNOU
Jean-Hugues
démissionnaire
Radiation au RCS de CRETEIL et immatriculation au RCS de PARIS
AL0417-57344
Liquidation
SCI QUAI
DE LA PIE
SCI au capital de 95.000 €
Siège social : 97 Quai du Port au
Fouarre
94100 SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS
527 757 678 RCS CRETEIL
Le 31/03/2017, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31/03/2017, nommé liquidateur
M. André ANNASSAMY, 97 Quai du
Port au Fouarre - 94100 SAINT-MAURDES-FOSSÉS et fixé le siège de liquidation au siège social.
Le 31/03/2017, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 31/03/2017.
Radiation au RCS de CRETEIL.
AL0417-57302
MIJIKE
SAS au capital de 27.200 €
Siège social : 92 avenue du Général
de Gaulle - 94160 SAINT MANDE
809 430 341 RCS CRETEIL
Dissolution
Le 31/12/2016, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31/12/2016, nommé liquidateur
M. Mickael IZRAELEWICZ, 92 avenue
du Général de Gaulle - 94160 SAINT
MANDE et fixé le siège de liquidation
au siège social.
Le 31/12/2016, l’AGO a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du 31/12/2016.
Radiation au RCS de CRETEIL.
TECHNI BAT
AL0417-57322
AL0417-57435
SARL au capital de 20.000 €
Siège social : 4 avenue Paul Vaillant
Couturier - 94400 VITRY-SUR-SEINE
813 700 382 RCS CRETEIL
Le 30/11/2016, l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société, nommé liquidateur M. Mourad ARROUM,
1 Square Hector Berlioz - 60200
COMPIEGNE, et fixé le siège de liquidation au siège social. Modification au
RCS de CRETEIL
AL0417-57114
EMMAVISION
SARL au capital de 7.622 €
Siège social : 1 rue Bauyn
de Perreuse
94130 NOGENT-SUR-MARNE
439 317 306 RCS de CRETEIL
Le 15/12/2016, l’AGE a décidé la
dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur M. Emmanuel
SCHMITT, 1 rue Bauyn de Perreuse
94130 NOGENT-SUR-MARNE, et fixé
le siège de liquidation au siège social.
Modification au RCS de CRETEIL
AL0417-57134
MINIPLUME
SARL au capital de 5.000 €
Siège social : 2 rue Gounod
94300 VINCENNES
797 583 945 RCS CRETEIL
Le 14/03/2017, l’AGE a décidé
d’étendre l’objet social comme suit :
réparation motocycles. Modification au
RCS de CRETEIL
Par décision de l’AGE du 15/03/2017, il
a été décidé, à compter du 13/03/2017,
de prendre acte du départ du Gérant
M. D’ARPA Benoit démissionnaire.
Mention au RCS de CRETEIL.
Par décision de l’AGE du 10/04/2017,
il a été décidé la dissolution anticipée
de la société, nommé liquidateur Mme
PRIOR Natalia, 2 rue Gounod - 94300
VINCENNES, et fixé le siège de liquidation au siège social. Mention au RCS
de CRETEIL
AL0417-57123
AL0417-57341
AL0417-57343
Clôture de Liquidation
TECHNI BAT
SARL au capital de 20.000 €
Siège social : 4 avenue Paul Vaillant
Couturier - 94400 VITRY-SUR-SEINE
813 700 382 RCS CRETEIL
Le 15/12/2016, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté
la clôture des opérations de liquidation
à compter du 15/12/2016. Radiation au
RCS de CRETEIL
AL0417-57121
EMMAVISION
SARL au capital de 7.622 €
Siège social : 1 rue
Bauyn de Perreuse
94130 NOGENT-SUR-MARNE
439 317 306 RCS CRETEIL
Le 30/12/2016, l’AGO a approuvé les
comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté
la clôture des opérations de liquidation
à compter du 30/12/2016. Radiation au
RCS de CRETEIL
AL0417-57143
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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Pavillon de 5 pièces 125 m²
DPE : E
Prix de vente : 175
000 €
Conformément aux dispositions de l’article L 443-11 du C.C.H
relatif aux ventes de logements sociaux, les locataires du
Logis Familial demeurant dans le département des Alpes-MariAlpes-Mari
times seront prioritaires, pendant un délai de 2 mois à compter
de la parution du présent avis pour acquérir ce bien.
Contact :
Mme Aurélie NAGEL : 04 93 13 10 62
Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
68 Allée des Courtils
F4 de 78m2 au RDC.
Charges annuelles
prévisionnelles (ASL) : 795 €.
Pas de procédure en cours.
Réf.: 2273L-0020
DPE : en cours
Prix : 157 250 €*
Jean-Charles HOCINE 01 55 33 94 35 - 06 83 54 46 80
jean-charles.hocine@transactif-immobilier.fr
www.transactif-immobilier.fr
*Offre et prix réservés excusivement aux locataires d’Immobilière 3F du département pendant un délai de deux
mois à compter de la réalisation du dernier avis de publicité réglementaire conformément aux dispositions de l’article
L443-11 du CCH, relatifs aux ventes de logements sociaux.
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Le nouvel Economiste - n°1863 - Cahier Grand Paris - Du 14 au 20 avril 2017 - Journal d’analyse & d’opinion paraissant le vendredi
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