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Les Echos - 27 04 2018 - 28 04 2018

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Les Echos
ASSURANCES
DE PERSONNES
WEEK-END
www.henner.com
VOTRE MAGAZINE
TOUS LES VENDREDIS
Santé Prévoyance Retraite Services médicaux
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 27, SAMEDI 28 AVRIL 2018 // LESECHOS.FR
L’ESSENTIEL
ACTE II DE LA RÉFORME
DU MARCHÉ DU TRAVAIL
Muriel Pénicaud présente ce vendredi en Conseil des ministres le
projet de loi sur la formation professionnelle, l’apprentissage et
l’assurance-chômage. // P. 2
SNCFAir France :
la grève qui
n’en finit pas
Cahier spécial
IMPÔTS
IMPÔT SUR LE REVENU
IMPÔT SUR LA FORTUNE IMMOBILIÈRE
Tout ce qu’il faut
savoir pour votre
déclaration 2018
BORLOO DÉGAINE SON
AMBITIEUX PLAN BANLIEUE
L’ancien ministre réclame 10 milliards d’euros par an pour sortir
les quartiers défavorisés de la
crise via la relance de la construction ou les emplois réservés. // P. 4
FRANCE TÉLÉVISIONS VEUT
GARDER SES BELLES SÉRIES
Dans une interview aux « Echos »,
Takis Candilis, le numéro deux de
France Télévisions, refuse que les
belles séries du secteur public
finissent sur Netflix. // P. 22
UN TEST DE VOITURE
AUTONOME À ROUEN
Quatre ZOE commencent à tester
la circulation autonome sur un parcours à Rouen. Le public pourra les
utiliser à la demande avec une appli
en septembre. // P. 26
l L’exécutif reste sur une ligne ferme face aux
cheminots, les syndicats maintiennent la pression.
l Chez Air France, 4 nouveaux jours de grève d’ici
au 8 mai malgré la consultation des salariés.
a grève par intermittence se poursuit à la
SNCF, qui va connaître, à partir de samedi,
son sixième épisode. Et le conflit cherche
encore son épilogue. Tablant sur un délitement progressif de la mobilisation des cheminots, le gouvernement reste sur une ligne très ferme. Pour l’exécutif, il n’est pas question de caler sur un dossier si
emblématique et dont l’issue aura des conséquences sur la suite du quinquennat. Les syndicats, pour
leur part, sont loin d’abandonner la partie, et attendent le rendez-vous du 7 mai, qui leur a été fixé par le
Premier ministre. S’ils n’étaient pas entendus, ils
menacent d’une « journée sans cheminots » le 14.
L
Même jusqu’au-boutisme chez Air France, où le
lancement d’une consultation des salariés sur le
projet d’accord de la direction n’a pas dissuadé les
syndicats de déposer deux nouveaux préavis de
grève de deux jours, du 3 au 4 mai, échéance du
scrutin, et du 7 au 8 mai. La poursuite du conflit, qui
a déjà fait perdre plus de 300 millions d’euros à Air
France, compromet désormais la modernisation de
la flotte d’Air France. L’impact de la grève de la SNCF
se fait, lui, sentir sur l’économie.
// PAGES 16-17, L’ÉDITORIAL
DE DAVID BARROUX PAGE 9
ET LE POINT DE VUE PAGE 12
DEUTSCHE BANK SE
RECENTRE SUR L’EUROPE
La première banque allemande
abandonne ses ambitions anglosaxonnes et fait un retour stratégique sur le Vieux Continent.
// P. 31 ET « CRIBLE » P. 38
CARNET // P. 37
François Pérol quitte BPCE
pour la banque Rothschild
BANQUE Laurent Mignon, directeur général de Natixis, est
fortement pressenti pour lui succéder à la tête du groupe.
EPO
Brevets Benoît
Battistelli analyse
les enjeux d’une
bataille mondiale
Coup de tonnerre chez BPCE. François Pérol, qui
préside le directoire du groupe mutualiste depuis
sa création en 2009, va démissionner de ses fonctions. Il va quitter la banque mi-juin pour rejoindre
la banque Rothschild. Il deviendra managing partner de la banque d’affaires dont la direction sera
assurée par Alexandre de Rothschild, qui doit succéder à son père, David de Rothschild, dans les prochaines semaines. Annoncée en interne, la démission de François Pérol devait être officialisée jeudi
soir à l’occasion d’un conseil de surveillance du
groupe mutualiste. Pour François Pérol, c’est en
quelque sorte un retour aux sources : avant de
prendre le secrétariat général adjoint de l’Elysée
sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ce dernier a
été, en effet, associé gérant chez Rothschild. Laurent Mignon, qui dirige actuellement la banque
d’investissement du groupe mutualiste Natixis, est
perçu comme le grand favori pour lui succéder à la
tête de BPCE. Le conseil de surveillance du groupe
devait arbitrer sur la question jeudi soir.
l INNOVATIONS Tout ce qui change en 2018 l CALCULS Faut-il
rattacher ses enfants ? l PLACEMENTS Le millefeuille fiscal des
contrats d’assurance-vie l PRODUITS DE PLACEMENT Les
dividendes sont imposés en deux temps l PLUS-VALUES Taxe
forfaitaire sur les plus-values immobilières l IMPÔT SUR LA
FORTUNE Qui doit payer l’impôt sur la fortune immobilière ?
l STRATÉGIE Dons ou investissements, quelles réductions
d’impôts ? // SUPPLÉMENT DE 8 PAGES
Relancer
l’Europe
par les
entreprises
// PAGE 30
La chronique d’
Eric Le Boucher
L’accord annoncé cette semaine
entre la France et l’Allemagne
pour construire un avion de combat européen en est la preuve :
alors que l’intégration de l’Europe
patine sur le plan politique, le nationalisme industriel cède progressivement le pas à la nécessité de
coopérer. Il faut pousser dans ce
sens en réformant la politique de
concurrence de Bruxelles afin de
favoriser l’émergence de véritables
champions européens, écrit
Eric Le Boucher. // PAGE 10
// LE GRAND ENTRETIEN P. 13
Le bilan encore
maigre
du partenariat
entre PSA et le
chinois Dongfeng
SUR
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
AUTOMOBILE Entré au capital de PSA,
Donald Trump et Angela Merkel. Photo Saul Loeb/AFP
Merkel prête à négocier pour éviter
les taxes américaines sur l’acier
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22686
110eANNÉE
38 PAGES
Antilles-Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 5,80 €. Espagne 4 €. Grande-Bretagne 6. Grèce 3,70 €. Italie 4 €
Luxembourg 6,10 €. Maroc 28 DH. Suisse
1 0,4 0 F S . Tu n i s i e 4 ,5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
La chancelière rencontre Donald Trump ce vendredi.
La France refuse de négocier sous la menace.
COMMERCE Angela Merkel est attendue à Washington en pleine guerre des nerfs sur l’acier.
Si elle va chercher à convaincre le président américain d’exempter définitivement l’Europe, la
Maison-Blanche prévient qu’il faudra en échange des concessions européennes. La chancelière serait prête à négocier, mais la France campe sur une position plus ferme. // PAGE 6
il y a quatre ans, le chinois Dongfeng en
est aujourd’hui le premier actionnaire
en droits de vote (20 %). Mais au-delà du
cash apporté, « plus que bienvenu » à
l’époque, le bilan du partenariat est à ce
jour plutôt maigre : un pick-up et un
véhicule électrique produits ensemble.
Alors que le groupe chinois, fondé par
Mao Tsé-Toung, était censé aider le
Lion à se développer en Chine et en Asie
du Sud-Est, force est de constater qu’il
n’a pas vraiment aidé PSA à résoudre
ses déboires dans l’empire du Milieu, et
que le français s’est débrouillé seul pour
trouver des alliés au Vietnam et en
Malaisie. // PAGE 20
En 2014, Donfeng est venu au secours
de PSA, au bord de l’écroulement.
Photo Xinhua/Zuma/RÉA
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02 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
FRANCE
Borloo, l’impudent
de la macronie
Ignoré par le chef de l’Etat, Jean-Louis Borloo revient
par la fenêtre d’un rapport en faisant des banlieues
un sujet incontournable.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
n an après l’élection
présidentielle,
Emmanuel Macron
vient de trouver son premier
opposant, ou du moins son
premier impudent. Avec son
rapport sur les banlieues,
Jean-Louis Borloo entre par
« effraction » dans un système
qui avait choisi de l’ignorer.
Ses offres de services faites
à Macron dans la campagne
étaient restées lettre morte.
Trop ingérable, trop « ancien
monde », Bayrouincompatible, balayait-on
dans l’entourage du président.
Las, Borloo revient par la porte
de l’expertise, avec la malice
de celui qui sait prendre
les armes de l’adversaire.
Emmanuel Macron
a systématisé l’usage des
rapports, explosifs si possible,
pour ouvrir ses chantiers de
réformes ; Borloo lui en offre
un sur un plateau. Le chef de
l’Etat se targue d’aborder tous
les sujets délaissés par ses
prédécesseurs ; la banlieue
constitue un fâcheux angle
mort de la politique depuis
des décennies, démontre
l’ancien ministre. « Un quart
de la jeunesse est à l’arrêt »,
s’alarme-t-il, quand le
président veut remettre le pays
« en marche ». Macron pousse
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
U
ses ministres à l’audace
« transformatrice » ; Borloo
innove, transgresse,
« disrupte » dans ses
propositions. Il fait du
Macron. Et il le fait, mine
de rien, contre Macron.
Ce n’est pas le président qui l’a
missionné pour son rapport,
mais « les maires, ces héros
de première ligne, et les
associations qui sont venus
me voir », précise-t-il d’emblée
(dans « Le Monde »). Lorsqu’il
déplore « le drame de l’entresoi », il joue sciemment
de l’ambiguïté : parle-t-il des
banlieues ou de l’entourage
présidentiel ? Des deux, à n’en
pas douter. « Il y a une élite
technocratique avec une vision
consanguine », relève-t-il. Qui
ose parler comme cela dans
le paysage actuel ?
Pour la première fois en un an,
un rapport s’impose dans
le débat à l’insu de l’exécutif.
Lequel met autant de distance
qu’il est possible avec le nouvel
impudent. Un ministre de la
Ville ? « Ce n’est pas à Borloo de
décider », répond Benjamin
Griveaux sur LCP. Le rapport
« nourrira » le futur plan du
président, minimise de son
côté Edouard Philippe sur
Europe 1. CQFD, il ne
l’inspirera pas ni, a fortiori,
ne le dictera. Macron ne
s’exprimera d’ailleurs pas
avant la mi-mai. « Il faut laisser
Jean-Louis Borloo atterrir »,
soupire un conseiller, en
tablant sur sa propension à
disparaître du paysage aussi
vite qu’il a su réapparaître.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
Handicap : les PME ne seront pas
soumises à l’obligation d’emploi
SOCIAL L’obligation d’emploi de personnes handicapées à hauteur de 6 % du total des effectifs ne sera pas étendue aux entreprises de moins de 20 salariés, comme avait craint récemment
la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a
déclaré jeudi la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Depuis 1987, dans le secteur privé, et 2005, dans le secteur public, la loi impose aux entreprises de plus de 20 salariés
d’employer 6 % de personnes handicapées, sous peine de pénalités financières.
Edouard Philippe se délocalise
dans le Cher
Pénicaud présente l’Acte II de
la réforme du marché du travail
SOCIAL
Apprentissage, formation professionnelle et
assurance-chômage : le
projet de loi « pour la
liberté de choisir son
avenir professionnel »
passe ce vendredi en
Conseil des ministres.
Alain Ruello
@AlainRuello
Après le Code du travail fin septembre, Muriel Pénicaud présente son
deuxième grand projet de loi ce vendredi en Conseil des ministres. Baptisé « Pour la liberté de choisir son
parcours professionnel », il porte
principalement sur l’apprentissage,
la formation professionnelle et
l’assurance-chômage. Très mécontents de la façon dont le gouvernement a mené le chantier, partenaires sociaux et régions misent sur le
passage par la case parlementaire,
début juin, pour renverser quelques-uns des arbitrages les plus
controversés.
• APPRENTISSAGE
Muriel Pénicaud avait promis une
« révolution copernicienne ». Promesse tenue. La réforme s’attaque
aux différents freins (temps de travail des mineurs, calendriers scolaires…) à cette forme d’enseignement
loué pour ses taux d’insertion. Surtout, elle libéralise le fonctionnement des centres de formation
Toutes les mesures
relatives au droit
du travail entreront
en vigueur avec
la publication
de la loi, à la rentrée.
Le reste sera étalé d’ici
au 1er janvier 2020.
Concernant l’apprentissage, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait promis une « révolution
copernicienne ». Photo Ludovic Marin/AFP
d’apprentis, les CFA, mettant fin au
pouvoir administratif des régions
qui ont bataillé ferme pour conserver leur compétence. Fini le temps
des subventions, chaque CFA sera
financé au contrat signé, selon un
barème par formation.
Toutes les mesures relatives au
droit du travail entreront en
vigueur avec la publication de la loi,
à la rentrée. Le reste sera étalé d’ici
au 1er janvier 2020.
FORMATION
•PROFESSIONNELLE
Les changements obéissent à une
double logique, en amplifiant certains dispositifs issus des réformes
précédentes. Primo, une étatisation
qui ne dit pas son nom : cela passera
par le retrait de la collecte des fonds
mutualisés des Opca pour passer
aux Urssaf. Mais aussi par la création, fin 2018, de France Compétences, une agence nationale qui va
regrouper un certain nombre
d’organismes paritaires même si
syndicats, patronat et régions
auront voix au chapitre, assure
Muriel Pénicaud. Cette agence aura
autorité sur tout ce qui touche à la
qualité, la régulation des prix ou la
distribution des fonds mutualisés,
hors l’essentiel de ceux liés à l’alternance. Seconde logique : la libéralisation du marché de la formation
symbolisée par le passage du
compte personnel de formation en
euros. Le gouvernement promet
une application sur smartphone
permettant d’acheter une formation sans intermédiaire pour 2019.
• ASSURANCE-CHÔMAGE
Ce volet du projet de loi porte quelques-unes des promesses de campagne les plus emblématiques qui
entreront en vigueur le 1er janvier
prochain. Promesse tenue pour
l’indemnisation des démissionnai-
Blanquer détaille ses nouvelles
méthodes pour « lire, écrire, compter »
gogique ». Pour le principal d’entre
eux, le SNUipp-FSU, c’est « une
volonté de mettre au pas enseignantes
et enseignants ». Le SE-UNSA a
dénoncé « une conception plutôt
archaïque des apprentissages » et le
Sgen-CFDT, une « remise en cause du
professionnalisme » des enseignants. « La liberté pédagogique n’est
pas l’anarchisme », affirme Jean-Michel Blanquer. La liberté pédagogique est un moyen, mais la finalité est
la réussite de tous les élèves. »
ENSEIGNEMENT
Le ministre de l’Education a dévoilé jeudi
quatre circulaires
et un guide pour
« attaquer à la racine
la difficulté scolaire ».
La plupart des syndicats sont vent debout,
au nom de la liberté
pédagogique.
Le SE-UNSA dénonce
« une conception
plutôt archaïque
des apprentissages. »
PROVINCE Après le Lot en décembre, le Cher en mai. Le Premier ministre et ses services se « délocaliseront » dans le Cher du
mercredi 2 au vendredi 4 mai, sur le modèle de ce qui s’est fait en
décembre dans le Lot. Edouard Philippe sera entouré de
l’ensemble de ses conseillers. L’idée de « délocaliser » le Premier
ministre et son cabinet vise à « aller vers les Français », « pour
essayer de mieux comprendre leurs attentes », avait dit Edouard
Philippe lors de son déplacement de deux jours dans le Lot.
RETROUVEZ DANIEL FORTIN
RÉDACTEUR EN CHEF DE LA RÉDACTION DES ECHOS
DANS LE JOURNAL DE 8H D’EUROPE MATIN
PRÉSENTÉ PAR PATRICK COHEN
#E1Matin
res ou des indépendants, mais sous
strictes conditions compte tenu des
finances de l’Unédic. L’ambition liée
à l’instauration d’un bonus malus
pour limiter le recours aux contrats
très courts a aussi été revue et dépendra du résultat des négociations que
le patronat a accepté de mener dans
toutes les branches. La réforme revisite aussi le barème de sanction des
chômeurs dans un souci de cohérence plus que de durcissement. Il
fera l’objet d’un décret. L’Etat, enfin,
encadrera les futures négociations
des conventions Unédic.
On est loin de la nationalisation,
un temps envisagée, mais la pilule
passe mal auprès des partenaires
sociaux. La rancœur des syndicats
est d’autant plus vive qu’ils ont
découvert, dans la dernière ligne
droite, que le gouvernement se
donne la possibilité de toucher par
décret aux règles de cumul emploichômage. n
Marie-Christine Corbier
@mccorbier
Le ministre de l’Education n’a
jamais caché ses intentions en
matière de pédagogie à l’école primaire. Cette fois, c’est concret :
Jean-Michel Blanquer a dévoilé ses
recommandations pour « attaquer
à la racine la difficulté scolaire ». Au
programme : un guide de 130 pages
et quatre circulaires, révélées par
« Le café pédagogique » et commentés dans une interview au
« Parisien ».
Des enquêtes internationales ont
pointé les faiblesses des élèves français en lecture et en mathématiques.
Les recommandations du ministre
s’appuient sur le Conseil scientifique
qu’il a installé en janvier. Elles sont
précises et préconisent, par exemple, un quart d’heure de calcul men-
Jean-Michel Blanquer a dévoilé ses recommandations pour
« attaquer à la racine la difficulté scolaire ». Photo Richard Bouhet/AFP
tal chaque jour dans les classes, une
dictée quotidienne et deux séquences d’écriture « de dix à vingt minutes » par jour. Elles imposent aussi
les méthodes de lecture syllabique.
Jean-Michel Blanquer recommande même « un manuel explicite,
linéaire, clair » et « la fin progressive
des photocopies ». Il promet des
« évolutions » des programmes.
Les recommandations sont parfois détaillées à l’extrême. Comme,
pour l’écriture, le fait de demander
aux élèves « de pincer le crayon au
niveau de la pointe et de le faire basculer pour qu’il vienne épouser le
creux de la main, entre l’index et le
pouce ». Ou, pour les cahiers, le
recours aux « formats 17x22 cm » à
grands carreaux.
« Un orteil dans l’eau
froide »
Hormis le SNALC-FGAF et le SNEFGAF qui ont salué « un changement
de cap majeur », les autres syndicats
d’enseignants sont vent debout
contre « une atteinte à la liberté péda-
Les circulaires ne suffiront pas à
changer les pratiques. « Le ministre
n’a fait que 5 % du travail, commente un expert. Il a mis le gros
orteil dans l’eau froide, maintenant il
va falloir nager dans le lac. » Pour
faire appliquer les mesures, les inspecteurs auront « un rôle essentiel »,
assure-t-on au ministère, où l’on
promet des séminaires de formation pour l’ensemble des inspecteurs du premier degré dès septembre. « Au vu de la formation qu’ils
ont reçue depuis trente ans, c’est un
peu comme si on demandait à des
prêtres catholiques de devenir protestants, estime ce même expert.
Cela prendra des années. » n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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04 // FRANCE
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Banlieues : le plan Borloo sonne
la « mobilisation générale »
l L’ancien ministre réclame 10 milliards d’euros par an pour ramener le droit à l’égalité républicaine dans les quartiers.
l Les élus de banlieue saluent ce rapport, dont le gouvernement promet de s’inspirer.
entreprises, associations, etc.). Plus
question de citer de but en blanc le
chiffre de 48 milliards d’euros qu’il
avait appelé de ses vœux il y a un
mois à Dijon. Jean-Louis Borloo a
introduit dans son discours des
accents macroniens. « Les quartiers
populaires ne demandent pas l’assistance, ni des financements exceptionnels, mais simplement le droit à l’égalité républicaine afin de s’épanouir
en fonction des efforts et des talents. »
N’empêche, le financement de
son plan est évalué à 10 milliards
d’euros par an (dépenses de fonctionnement et d’investissements),
dont un peu plus de 3 milliards
viendraient directement de l’Etat.
Les autres contributeurs seraient
les collectivités, des agences publiques ou des fonds privés. La rénovation urbaine, à elle seule, capterait
COLLECTIVITÉS
LOCALES
Matthieu Quiret
@MQuiret
Redonner de l’espoir aux habitants
des quartiers sensibles et à leurs
élus sans braquer le gouvernement.
C’est le délicat équilibre qu’a cherché Jean-Louis Borloo en présentant jeudi son plan banlieue à Matignon. Ce rapport a été commandé
par Emmanuel Macron p our
répondre à l’appel de Grigny lancé
en octobre par le collectif Territoires gagnants, composé d’élus de
banlieue exaspérés par les mesures
d’austérité annoncées durant l’été. Il
appelle à une « réconciliation nationale ». Le document a été terminé
de justesse dans la nuit de mercredi
à jeudi, sous la pression du gouvernement qui souhaitait éviter une
nouvelle cabale des élus locaux réunis jeudi après-midi aux Etats généraux de la ville, au gymnase JeanJaurès à Paris, tout un symbole.
L’ancien ministre, auréolé du
lancement de la rénovation urbaine
à la fin des années 1980, réclame à
travers 60 pages et 19 programmes
une mobilisation générale avec une
mutation de l’intervention de l’Etat
et une montée en puissance des
acteurs de terrain (collectivités,
« Les quartiers
populaires ne
demandent pas
l’assistance [...] mais
simplement le droit
à l’égalité
républicaine. »
JEAN-LOUIS BORLOO
4 milliards par an. Jean-Louis Borloo s’est attiré jeudi des soutiens très
variés. « C’est un plan d’action sans
précédent », s’enthousiasme JeanPhilippe Acensi, le président de
l’association Bleu Blanc Zèbre, qui
participe au collectif. « Pour la première fois, il ne s’agit pas de saupoudrer de l’argent public pour combler
quelques déficits, mais de faire des
quartiers des territoires d’excellence. » Des « préconisations intelligentes, solides, efficaces » pour Philippe Rio, maire de Grigny dans
l’Essonne.
« Constat abrupt »
Bruno Arcadipane, le président
d’Action Logement et dirigeant du
Medef Grand Est, salue aussi un
« boulot hyperopérationnel, très concret. Je pense que son plan va être
financièrement suivi par le gouvernement, car c’est très complet. » Le
ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, juge le
« constat abrupt » tout en justifiant
que « de temps en temps, il faut des
ondes de choc ». Matignon assure
qu’Emmanuel Macron reprendra
la parole fin mai sur le sujet pour
annoncer un plan qui s’inspirera
des idées de Jean-Louis Borloo.
(
Jean-Louis Borloo a présenté jeudi son plan banlieue à Matignon. Il appelle à une « réconciliation
nationale ». Photo Jacques Witt/Sipa
L’éditorial
d’Etienne Lefebvre
Page 9
Action sociale, urbanisme, éducation, sécurité... 19 plans d’action
L’ancien ministre et père
de la politique de la ville
a remis jeudi au Premier
ministre son rapport
commandé par l’Elysée.
Emmanuel Macron présentera un plan banlieue fin mai.
Le rapport Borloo a regroupé en
19 plans d’action ses préconisations.
Action sociale, urbanisme, éducation, sécurité, emploi, tous les
domaines sont abordés, aboutissant à un catalogue de mesures parfois très précises, parfois limitées à
de vagues incantations. Jean-Louis
Borloo conditionne la réussite de sa
stratégie à la nomination d’un chef
d’orchestre, « un général Patton »
capable d’incarner l’offensive. Un
comité de suivi fixera des objectifs
et des indicateurs chiffrés.
UNE FONDATION
•POUR
GARANTIR
LA RÉNOVATION URBAINE
Jean-Louis Borloo accuse l’Anru
(Agence nationale pour la rénovation urbaine) de s’être totalement
enkystée : trois ans sont désormais
nécessaires pour lancer un projet
de construction. Pour « remettre des
grues dans les quartiers », il propose
de créer une fondation regroupant
les collectivités territoriales, les
financeurs, les partenaires sociaux
et les bailleurs. Un fonds à la Caisse
des Dépôts et Consignations serait
doté de 5 milliards d’euros prélevés
sur la moitié des recettes des privatisations. Ce statut plus léger lui permettrait aussi d’échapper aux critères de Maastricht.
d’une grande école, elle offrirait à
ses étudiants le statut de fonctionnaire stagiaire de l’ENA avec une
rémunération équivalente de
l’ordre de 1.700 euros brut par mois
durant la scolarité. Elle recruterait
500 jeunes de moins de trente ans
par an. La formation durerait trois
ans, dont six mois passés dans une
administration ou une entreprise et
six mois à l’étranger. A l’issue des
trois ans, les jeunes ainsi formés
auraient obligation de « servir »
dans une des trois fonctions publiques pour dix ans – sauf à rembourser leurs études.
CORPS
•DEUNHAUTS
• AU-DELÀ DE L’ÉCOLE,
FONCTIONNAIRES
LA « CITÉ ÉDUCATIVE »
DES QUARTIERS
Le rapport pointe la « consanguinité » des hauts fonctionnaires de
l’Etat, indifférents aux problèmes
des banlieues. Voilà pourquoi il
propose de créer une « académie des
leaders » pour former une élite
issue des quartiers. Sous la forme
Le rapport parle de « cité éducative » pour illustrer le regroupement, à partir du collège et des écoles, de tous les lieux et acteurs prêts à
soutenir l’éducation des enfants. Il
propose une série de mesures qui
vont du « triplement » de la préscolarisation à deux ans dans les zones
d’éducation prioritaire renforcées
(REP +) et de la relance des classes
passerelles à l’organisation de
« clubs petits déj » gratuits dans les
écoles et collèges REP et REP + le
matin ou la gratuité de la cantine le
midi. Il plaide aussi pour un fonds
de solidarité éducative de 300 millions d’euros pour aider les communes pauvres à financer le dédoublement des classes de CP et de CE1 et
les mesures de préscolarisation. Un
fonds d’investissement éducatif
devrait, lui, permettre de « rénover
ou reconstruire » dans les cinq ans
les 300 écoles et 100 collèges les plus
dégradés.
Le tout s’accompagne d’un plan
national « contre l’illettrisme et
l’illectronisme » pour « diviser par
deux le nombre de personnes en
situation d’illettrisme d’ici à 2025 ». Il
prendrait appui sur les réseaux
d’entreprise et les fondations, afin
de former 500.000 personnes sur
cinq ans, pour un coût estimé à
300 millions d’euros par an.
DIZAINES
•DEDES
MILLIERS D’EMPLOIS
RÉSERVÉS
soutien renforcé auprès des structures spécialisées comme « Nos
quartiers ont du talent », l’Afev ou
Mozaik RH.
Le rap p o rt p ro p o s e de créer
5.000 coachs sportifs, mais aussi
de solliciter l’armée pour qu’elle
réserve 5.000 de ses 21.500 recrutements annuels à des jeunes de quartiers prioritaires de la ville. De
même que le secteur public
via l’apprentissage (50.000), l’intérim, dans le cadre d’une expérimentation sur trois ans ouverte
à 40.000 personnes, ou encore le
secteur des services à la personne
(100.000) en mobilisant le grand
plan compétences. Sans attendre
les résultats de l’expérimentation
tout juste démarrée, Jean-Louis
Borloo propose de financer
150.000 emplois francs dès l’année
prochaine.
Plus globalement, le rapport
insiste sur l’importance de l’accompagnement via, notamment, le
déploiement de 720 conseillers supplémentaires à Pôle emploi et un
Des campus deviendraient la place
du village moderne, formant les
jeunes, offrant des services numériques aux habitants et aux entrepreneurs. Le budget de 400 millions
d’euros notamment à la charge des
collectivités.
— M. Q., A. R. et M-C. C.
période pendant laquelle une prestation est perçue indûment a baissé de
18 mois à 10-12 mois actuellement, en
grande partie grâce à l’utilisation du
datamining », explique Aude Cournée, responsable du contrôle et de
la lutte contre la fraude à la CAF. Le
datamining, qui permet de cibler
les contrôles en fonction d’un profil
type, établi à partir des données
concernant des fraudeurs déjà
identifiés, n’est utilisé qu’à titre
expérimental pour le moment dans
certaines CAF, notamment en
Gironde. Il doit être généralisé en
2019. n
« ARMÉE DE
•LAUNE
RÉPUBLIQUE SOLIDAIRE »
Jean-Louis Borloo juge aussi intolérable la paupérisation des
3 5 . 0 0 0 t r av a i l l e u r s s o c i a u x
œuvrant dans les quartiers prioritaires. Il propose de leur offrir le statut de fonctionnaire de catégorie A
de la fonction publique. Une prime
serait aussi attribuée aux professionnels agissant dans les quartiers
urbains.
• 200 CAMPUS NUMÉRIQUES
Près de 300 millions de fraude aux
allocations familiales détectés en 2017
SOCIAL
La Caisse d’allocations
familiales a recensé
45.100 cas de fraude en
2017, en hausse de 5 %
par rapport à 2016.
Le montant moyen
de la fraude est
de 6.455 euros.
Marie Bellan
@mbellan1
« C’est un principe d’égalité et
d’équité qui guide notre politique.
Donner tous leurs droits à ceux qui
en ont besoin, et récupérer les
indus », explique Vincent Mazauric, le directeur général de la Caisse
d’allocations familiales (CAF).
De fait, l’action de contrôle et de
lutte contre la fraude de la CAF ne
consiste pas seulement à détecter
les tricheurs, mais aussi à repérer
les personnes qui ne perçoivent pas
d’allocations alors qu’ils y auraient
droit.
En 2017, 1,12 milliard d’euros ont
été régularisés, dont 802 millions
d’indus qui doivent être remboursés par les allocataires et 316 millions de rappels qui correspondent
à des prestations que l’allocataire
n’avait pas demandées alors qu’il y
avait droit. Sur les 802 millions
d’euros d’indus, seuls 291 millions
sont considérés comme de la
fraude intentionnelle. Pour le reste,
il s’agit d’oubli ou d’erreur.
La fraude intentionnelle peut
recouvrir plusieurs cas de figure
qui vont des faux et usage de faux,
fausses déclarations et omissions
intentionnelles jusqu’aux fraudes à
l’isolement (le fait de déclarer un
seul revenu alors que plusieurs personnes contribuent en réalité aux
ressources du foyer). Les deux allocations qui donnent le plus fréquemment lieu à fraude sont le
revenu de solidarité active et la
prime d’activité.
Les cas de fraudes détectées sont
en augmentation nette depuis
2012 : elles ont été multipliées par
trois, passant de 18.000 cas à 45.100
en 2017. C’est que la politique de
contrôle, sous toutes ses formes,
s’est intensifiée. Entre les contrôles
automatisés (échange de données
avec Pôle emploi et la DGFIP), les
contrôles sur pièces et les contrôles
au domicile, plus d’un allocataire
sur deux (7,7 millions) a fait l’objet
d’une vérification en 2017.
Datamining
Si le volume global des fraudes
détectées augmente (+5 % par rapport à 2016), le montant moyen de la
fraude a, lui, tendance à diminuer.
Il était de 6.455 euros en 2017. Une
baisse qui s’explique par une
meilleure réactivité des services de
contrôle, selon la CAF : « On agit
plus vite et plus tôt. En moyenne, la
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FRANCE // 05
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Rénovation énergétique :
Hulot vise 500.000 logements
par an
FO : Pavageau
hérite de
troupes divisées
SYNDICAT
Jean-Claude Mailly
a fait ses adieux
jeudi aux militants
FO.
Il a souligné que
l’unité de l’organisation est « plus
difficile à construire
qu’à détruire ».
Leïla de Comarmond
@leiladeco
Un an avant, son départ aurait
suscité une standing-ovation.
Mais le conflit interne sur la
réforme du Code du travail est
passé par là. Si une majorité de
militants a applaudi à l’issue du
mal à l’avaler », « j’ai le dos large,
mais certains ont mordu le trait
de la fraternité et de la camaraderie », a déclaré le syndicaliste.
« Pensez-vous un seul instant
qu’à huit mois de la fin de mon
mandat de secrétaire j’aurais
volontairement violé nos résolutions ? », a-t-il interrogé. Il a rapp elé qu’« y compris sur la
période des ordonnances le
bureau confédéral a toujours
pris les décisions à l’unanimité »,
alors que Pascal Pavageau, seul
candidat à sa succession, a
déclaré à plusieurs reprises le
contraire dans les médias.
Revenant sur les divisions
mises au jour par le congrès,
Jean-Claude Mailly a averti : « Il
y en a un qui doit se friser les
moustaches, c’est Martinez [le
leader de la CGT], et un autre qui
doit se dire : « Tiens j’ai peut-être
un boulevard », il s’appelle Ber-
Le plan présenté par le ministre de la Transition écologique vise à simplifier et à rendre plus accessibles les aides à la rénovation,
et tout particulièrement en direction des foyers modestes. Photo AFP
l Le ministre de l’Ecologie a présenté jeudi son plan de rénovation
énergétique des bâtiments.
l Il espère faire mieux que le dispositif du précédent quinquennat.
CLIMAT
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Sus aux « passoires thermiques »,
ces 7 millions de logements au coût
de chauffage ruineux pour les quelque 4 millions de personnes en
situation de précarité qui occupent
une partie de ce parc. Nicolas Hulot,
le ministre de la Transition écologique, fait de leur élimination une des
principales cibles du plan de rénovation énergétique qu’il a présenté
jeudi matin à Angers. Un chantier en
faveur duquel 14 milliards d’euros
seront mobilisés sur cinq ans dans le
cadre du Grand Plan d’investissement annoncé en septembre.
L’a m b i t i o n e s t d e r é n o ve r
« 500.000 logements par an, dont la
moitié occupée par des ménages à
revenus modestes », a indiqué le
ministre de la Transition écologique. Le chantier « ne laisse personne
sur le bord du chemin », a renchéri
Jacques Mézard, le ministre de la
Cohésion des territoires qui
l’accompagnait.
L’objectif des 500.000 rénovations annuelles reprend celui affiché – et non réalisé – sous le quinquennat précédent. « Des plans, il y
en a eu beaucoup. Mais, pour les
résultats, on n’est pas à la hauteur »,
a convenu Nicolas Hulot.
Défi climatique
Pour toucher la cible des précaires
énergétiques, celle qu’il vise en priorité, le ministre joue sur trois registres. D’abord le dispositif d’aides de
l’Agence nationale de l’habitat
(Anah), renforcé dans le cadre du
Grand Plan d’investissement pour
engager la rénovation de
75.000 logements par an. Ensuite,
un Fonds de garantie spécifique,
dont l’intervention devrait bénéficier chaque année à 35.000 ménages modestes. Enfin, le système des
certificats d’économies d’énergie
« Des plans, il y en a
eu beaucoup.
Mais, pour les
résultats, on n’est
pas à la hauteur. »
prime à compter de l’an prochain.
Son montant ne sera plus établi en
pourcentage du coût des travaux,
mais en fonction de leur efficacité
énergétique. Les conditions d’attribution de l’éco-prêt à taux zéro (écoPTZ) vont être élargies.
NICOLAS HULOT
Collectivités à la rescousse
(CEE) dont une part leur sera spécifiquement réservée.
Le défi que ce plan doit relever est
aussi climatique. La France vise la
neutralité carbone en 2050. Cette
ambition impose un engagement
fort du bâtiment (25 % des émissions
de gaz à effet de serre). Pour créer
l’effet de masse qu’il recherche, le
gouvernement mise sur des aides à
la rénovation plus simples, plus
accessibles et mieux ciblées. Comme
le chef de l’Etat s’y est engagé, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite) se transforme en
Nicolas Hulot fait aussi de l’engagement de l’Etat et des collectivités
locales, en tant que propriétaires,
« un objectif qui conditionne tous les
autres ». La remise à niveau d’une
partie du patrimoine de l’Etat mobilisera 1,8 milliard d’euros pris sur le
Grand Plan d’investissement, dont
1 milliard réservé à la rénovation de
57 cités administratives. Dans ce
même grand plan, 2,5 milliards
d’euros, essentiellement distribués
sous la forme de prêts bonifiés de la
Caisse des Dépôts, sont réservés
aux collectivités locales. « L’accent
sera mis sur les bâtiments scolaires »,
indique-t-on au ministère de la
Transition écologique. n
Cinq mesures pour inciter à faire des travaux
Le gouvernement mise sur
un régime d’aides simplifié
et mieux ciblé pour pousser
les ménages à isoler
leur logement.
Le plan présenté par Nicolas Hulot
déroule un chapelet de douze
actions pour relancer la rénovation
énergétique dans le bâtiment. Les
cinq plus marquantes sont celles-ci,
destinées à faire passer les ménages
à l’acte.
• UNE « NOUVELLE » PRIME
Le crédit d’impôt pour la transition
énergétique (CITE) disparaît au
profit d’une prime à compter de
2019. Objectif : déclencher plus
rapidement la prise de décision de
lancer des travaux. Son montant
dépendra, pour l’essentiel, de
l’impact estimé des travaux en termes d’économies d’énergie. Cette
prime pourrait s’enrichir d’un dispositif de fidélisation des bénéficiaires pour les amener à s’engager,
ultérieurement, vers des travaux
plus importants. La question reste à
l’étude au ministère de l’Ecologie.
• UN ÉCO-PRÊT SIMPLIFIÉ
Jugée trop complexe et d’application trop restreinte (23.000 financements distribués en 2017, principalement à des ménages aisés), l’éco-
prêt à taux zéro (ECO PTZ) va être
remis à plat. Son versement ne
dépendra plus de la notion de
« bouquet de travaux » ou de « travaux induits », qui s’est avérée trop
difficile à appliquer. En lieu et place,
un plafond de prêt forfaitaire sera
instauré et déterminé, élément de
travaux par élément de travaux. La
durée de l’écoprêt sera uniformisée,
quel qu’en soit le type.
DES DIAGNOSTICS
•FIABILISÉS
Les diagnostics de performance
énergétique (DPE), qui pèsent de
plus en plus dans les choix immobiliers (location, vente, investissement), vont être rendus plus rigoureux au niveau des méthodes
employées par les professionnels.
Photo Sarah Alcalay/Sipa/1804231528
discours d’adieux de JeanClaude Mailly, qui passe la main
ce vendredi, où s’achève le
24 e Congrès de FO, environ
40 % de la salle est restée assise.
Certains pronostiquaient le
même résultat pour le vote du
rapport d’activité, qui dresse le
bilan des trois années écoulées
et dont le score ne sera connu
que ce vendredi matin.
Quoi qu’il en soit, même si
l’auditoire a écouté sans le
moindre sifflet jusqu’au dernier
mot celui qui aura tenu quatorze ans les rênes de la centrale, cela n’effacera pas les trois
jours d’invectives lors du débat
qui a vu se succéder au micro
252 personnes – 100 de plus
qu’au congrès de 2015.
Fraternité
Au moment de tirer sa révérence, Jean-Claude Mailly a mis
les points sur les « i » mais en
douceur. « Qu’on puisse penser
que je suis un menteur, ça, j’ai du
• UN FONDS DE GARANTIE
Ce dispositif, inscrit dans la loi de
transition énergétique, vise à aider
les ménages les plus modestes pour
couvrir le « reste à charge » de leurs
travaux de rénovation. Son montant s’élève à 57 millions d’euros
pour les trois prochaines années. Il
sera alimenté par un programme
de certificats d’économie d’énergie
(CEE) financé par EDF. Ce fonds de
garantie pour la rénovation énergétique (FGRE) doit aider 35.000
ménages par an.
Jean-Claude Mailly, au moment de passer la main à son
successeur, Pascal Pavageau, a mis les points sur les « i ».
ger ». Il a aussi souligné que
l’unité de l’organisation est
« plus difficile à construire qu’à
détruire ».
Carton quasi plein
Pascal Pavageau va devoir s’y
atteler et ce ne sera pas forcément tâche facile, bien qu’il
arrive à la tête de FO avec une
forte légitimité. Le prochain
secrétaire général de Force
ouvrière n’a été qu’à peine égratigné par de rares intervenants
et est assuré de faire un carton
quasi plein lors de son élection,
ce vendredi. Le premier vote
sous sa responsabilité, qui a eu
lieu à main levée jeudi en fin de
matinée, n’a recueilli que 5 voix
contre sur les 3.500 délégués
présents. Mais difficile d’y voir
le signe d’une réconciliation
éclair : il était sans enjeu puisqu’il s’agissait de renvoyer des
changements statutaires proposés par quelques syndicats à
une réforme plus globale. n
en bref
Présidence du Medef : trois des neuf
candidats se rassemblent
Le plan présenté par Nicolas Hulot déroule un chapelet de douze
actions pour relancer la rénovation énergétique dans le bâtiment.
Photo Franck Lodi/SIPA
L’objectif est de rassurer les acquéreurs et les bailleurs, et d’asseoir sur
une base fiable les aides auxquelles
les logements et les bâtiments peuvent être éligibles.
UN LABEL PLUS
•PROFESSIONNEL
La montée en compétences des professionnels de l’efficacité énergéti-
que sera renforcée. Le contrôle de la
qualité des travaux des 65.000
entreprises qui bénéficient du label
RGE (reconnu garant de l’environnement) va s’intensifier. Le « plan
Hulot » prévoit d’investir 30 millions d’euros pour améliorer la formation des artisans et 40 millions
pour développer l’innovation dans
leur savoir-faire. — J. C.
PATRONAT Trois des candidats à la présidence du Medef viennent d’annoncer leur rapprochement dans le cadre de la campagne qui doit désigner un successeur à Pierre Gattaz d’ici au
3 juillet. Il s’agit de Fabrice Le Saché, le plus jeune de tous les
candidats, président d’une TPE spécialisée dans la transition
climatique, Pierre Brajeux, président du Medef des Hauts-deSeine, et Patrick Martin, président du Medef Auvergne-RhôneAlpes. Les trois candidats ont convenu de faire porter leur candidature unique à Patrick Martin. Pierre Brajeux et Fabrice Le
Saché retireront donc leurs candidatures à compter du 4 mai
2018. Il reste encore deux mois de campagne et d’autres regroupements pourraient s’opérer car le nombre de candidats reste
élevé. Le trio Brajeux-Le Saché-Martin n’exclut pas d’être rejoint
par d’autres candidats.
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06 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ALLEMAGNE : LE BLUES
DES CONSOMMATEURS
ÉTATS-UNIS : BAISSE
DES BIENS D’ÉQUIPEMENT
Le moral
des consommateurs
allemands devrait, tout
en se maintenant à un haut
niveau, légèrement
s’atténuer en mai
à 10,8 points contre
10,9 points en avril en raison
d’un climat géopolitique
anxiogène, selon l’étude
mensuelle de l’institut GfK
publiée jeudi.
Les commandes nouvelles
de biens d’équipement ont
baissé (–0,1 %) contre toute
attente en mars après +0,9 %
en février. Cette baisse
des livraisons laisse penser
que l’investissement en biens
d’équipement a ralenti
au premier trimestre
aux Etats-Unis après une
croissance à deux chiffres
au second semestre 2017.
+1,1 %
LA HAUSSE DU PIB
SUD-CORÉEN
AU PREMIER TRIMESTRE
C’est un contraste avec le
précédent trimestre où la
croissance s’est contractée de
0,2 % selon la Bank of Korea
du fait d’une interruption de
l’activité pendant dix jours
pour des raisons de congés.
Merkel prête à des concessions pour éviter
les taxes américaines sur l’acier
COMMERCE
La chancelière qui
se rend ce vendredi
à Washington s’attend
à ce que l’Europe
soit frappée dès le
1er mai par les taxes sur
l’acier et l’aluminium.
La France refuse
de négocier
sous la menace.
Thibaut Madelin
— Correspondant à Berlin
La visite spectaculaire d’Emmanuel Macron à Donald Trump
n’aura peut-être pas eu les effets
escomptés. En tout cas du point de
vue allemand. « Au moment où je
vous parle, on doit probablement
partir du principe que les taxes viennent le 1 er mai », a indiqué jeudi
matin une source proche d’Angela
Merkel. La chancelière s’envole cet
après-midi à son tour pour
Washington.
Le signal envoyé le même jour
par un haut conseiller économique
de la Maison-Blanche, Larr y
Kudlow, laisse peu d’espoir. Il a
déclaré à la chaîne CNBC que les
gère qu’une décision a été prise par
les Etats-Unis. Les discussions ont
été très dures avec les Américains
lors du séjour d’Emmanuel
Macron mais les sensibilités étaient
différentes selon les interlocuteurs.
Bruno Le Maire a, à plusieurs reprises, souligné que le gouvernement
français n’est pas hostile à une éventuelle négociation commerciale
mais qu’elle ne saurait se faire sous
la menace de sanctions.
exemptions de droits de douane
accordées sur l’acier et l’aluminium
ne seront prolongées pour l’Union
européenne que s’il y a des concessions en retour. Il a évoqué en particulier le cas des automobiles. Si cela
se confirme, les exemptions accordées par les Etats-Unis à l’Union
européenne (UE) sur les taxes sur
les importations d'acier (25 %) et
d'aluminium (10 %) seront levées
mardi prochain. Après la Chine,
l’Europe serait à son tour frappée.
Tout en multipliant les efforts diplomatiques, l’UE s’est dite prête à
riposter.
Relations équilibrées
Berlin fait un geste
Face au danger d’une guerre commerciale, dont l’Allemagne serait la
première victime avec la Chine,
Angela Merkel veut proposer à
Donald Trump de renégocier tous
les droits de douane sur les biens
industriels entre les Etats-Unis et
l’UE. Une proposition qui risque de
fâcher la France, peu disposée à rouvrir le paquet négocié en 1994 entre
les deux continents, et qui prône la
fermeté, jugeant que l’Europe n’a
pas à se plier au diktat américain.
Emmanuel Macron a souligné
pendant sa visite qu’une guerre
commerciale n’avait pas lieu d’être
entre alliés. « On peut renégocier, le
monde a changé depuis 1994, a jugé
une source proche de la chance-
Après avoir soigné le président français, Donald Trump accueille ce vendredi la chancelière
allemande, Angela Merkel. Photo John MacDougall/AFP
lière. C’est la proposition qu’a fait la
chancelière. On devrait au moins parler de tous les biens industriels. Ce
serait une variante ». En excluant les
biens agricoles, Berlin fait sans
doute un geste vis-à-vis de Paris
mais s’attend à de vives discussions.
Le commerce se négocie au niveau
européen. « Je crois qu’il est important que nous ne nous laissions pas
diviser en Europe, juge-t-on à Berlin.
Ça vaut pour beaucoup de thèmes,
mais en particulier sur les questions
de tarifs douaniers et de commerce. »
Même si on exclut les biens agricoles, les intérêts sont très différents.
L’A l l e m a g n e e x p o r t e a i n s i
480.000 voitures par an vers les
Etats-Unis, incomparablement plus
que la France.
Des discussions ont manifestement déjà lieu entre les capitales
européennes. « Il y a aussi en France
un débat controversé sur l’offre
qu’on doit faire », avait reconnu,
mercredi, le ministre de l’Economie Peter Altmaier. « Nous espérons
que l’UE dans son ensemble peut
s’accorder ». A Paris, l’on affirme
n’avoir aucune indication qui sug-
Lors de sa visite, qui a été très suivie
outre-Rhin, Emmanuel Macron a
insisté sur l’équilibre des relations
commerciales entre la France et les
Etats-Unis. L’Allemagne, de son
côté, affiche un excédent commercial de plus de 50 milliards d’euros
vis-à-vis des Etats-Unis. Donald
Trump a dit à maintes reprises qu’il
trouvait cela « injuste ». Ce dernier a
jugé qu’il serait « plus facile » de parler des questions commerciales
directement avec la France et non
pas avec l’UE, comme c’est la règle.
Après avoir soigné le président
français, il accueille vendredi la
chancelière, avec laquelle il entretient une relation tendue, pour une
rencontre de travail de 2 heures et
demie. « Cela n’a pas de sens de comparer les visites sur leur durée et les
programmes », grince-t-on dans
l’entourage de la chancelière. n
Mario Draghi temporise face au ralentissement en zone euro
ZONE EURO
La BCE a noté l’actuel
essoufflement économique en zone euro.
Sans changer
d’un pouce
sa politique monétaire
ni sa communication.
Pauline Houédé
— A Francfort
©CRÉDIT JACQUESWITT/SIPA
Mario Draghi a livré un message très
calibré jeudi, à l’issue d’une réunion
des gouverneurs qui n’a ni modifié sa
politique monétaire ni dévié d’un
pouce sur sa communication.
L’objectif était d’en dire le moins possible pour gagner du temps avant la
prochaine réunion du Conseil. Le
dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) était attendu sur le
ralentissement économique observé
en zone euro en début d’année, qui
pourrait, s’il se confirme, repousser
la sortie de la politique accommodante de l’institution monétaire.
Modération
de la croissance
L’Italien a fait le constat d’une
« certaine modération de la croissance ou une certaine perte
d’élan » observée dans des degrés
différents dans tous les pays de la
zone euro. Le recul des entrées de
commandes dans le secteur
manufacturier pourrait suggérer
une baisse de la demande et
nécessite une surveillance de la
B C E , a - t- i l exp l i q u é , t o u t e n
s’inquiétant de la menace protectionniste accrue, alors que les
Etats-Unis menacent d’imposer à
partir du 1 er mai des taxes sur
l’aluminimum et l’acier.
Mais Mario Draghi s’est aussi
voulu rassurant, réaffirmant la
solidité générale de l’économie en
zone euro. En gros, ce coup de mou
en zone euro est à la fois attendu,
après une période de forte croissance, et lié à des facteurs temporaires, comme les basses températures ou les grèves, a-t-il par
ailleurs expliqué. Le président a
par rapport souligné sa confiance
dans la perspective d’atteindre à
moyen terme son objectif d’infla-
tion inférieur à, mais proche de
2 %, tout en rapp elant qu’un
« important degré de relance monétaire restait nécessaire » pour soutenir les prix. L’inflation en zone euro
atteint à 1,3 % en mars, contre 1 % si
l’on exclut notamment l’énergie.
Exercice délicat
L’exercice était délicat pour Mario
Draghi : « D’un côté, il ne voulait
pas d’une surdramatisation de la
récente perte de vitesse de la dynamique conjoncturelle. De l’autre, il
ne fallait pas aviver aujourd’hui des
anticipations de hausses des taux
imminentes », résume Jan Holthusen, chez DZ BANK.
Mario Draghi a par ailleurs balayé
très rapidement tout débat sur le
calendrier d’une fin du programme
« Il ne fallait pas
aviver aujourd’hui
des anticipations
de hausses
des taux
imminentes. »
JAN HOLTHUSEN
DZ BANK
DIMANCHEDE10H À11H
LEGRANDRENDEZ-VOUS
PRÉSENTÉPARAURÉLIEHERBEMONT,CÉCILECORNUDETETYOANNUSAÏ
LAURENTBERGER
SecrétairegénéraldelaCFDT
ENDIRECTSUREUROPE1,CNEWSETLESECHOS.FR
de rachats d’actifs (QE), expliquant
que les gouverneurs n’avaient pas
discuté de politique monétaire.
Les marchés devront donc attendre la réunion du mois de juin, organisée à Riga en Lettonie, ou celle de
juillet, pour espérer obtenir des
informations sur l’avenir de ces
injections massives de liquidités,
initiées il y a trois ans afin de relancer les prix et l’activité en zone euro.
Ramenés à 30 milliards d’euros par
mois, ces rachats d’actifs doivent
prendre fin en septembre 2018, « ou
au-delà si nécessaire ».
La réunion des gouverneurs était
la dernière du Portugais Vitor Constancio, vice-président de la Banque
centrale européenne depuis 2010. Il
sera remplacé en juin par l’Espagnol Luis de Guindos. n
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MONDE // 07
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Avant Trump, Kim Jong-un tend la main
au président sud-coréen
l Le leader nord-coréen se rend pour la première fois au Sud pour des négociations délicates sur l’avenir de la péninsule.
l Il n’est toutefois pas disposé à accepter toutes les concessions exigées par Washington.
CORÉE
Yann Rousseau
@Yann_san
— Envoyé spécial à Séoul
Jusqu’à la dernière minute, jeudi soir,
les sherpas du gouvernement sudcoréen ont répété chaque séquence
du sommet organisé ce vendredi,
entre le président Moon Jae-in et le
leader nord-coréen Kim Jong-un,
sur la frontière qui sépare les deux
nations depuis la fin de la guerre en
1953. Le positionnement des chaises.
La largeur de la table – 2.018 mm –
séparant les deux dirigeants. L’origine des ingrédients utilisés pour le
banquet. Rien ne doit gâcher le rendez-vous présenté comme historique par tous les médias de Séoul. Si
deux présidents sud-coréens se sont
déjà rendus, en 2000 et en 2007, à
Pyongyang pour rencontrer Kim
Jong-il, le précédent dictateur, c’est la
première fois qu’un leader du régime
stalinien passera la ligne de démarcation et pénétrera au Sud.
A partir de 9 h 30 et jusqu’au dîner,
Moon Jae-in et Kim Jong-un vont
discuter des modalités d’un apaisement des tensions dans la péninsule
après une année 2017 particulièrement périlleuse, qui avait vu Donald
Trump agiter la menace d’une intervention militaire contre le Nord
suite à l’accélération de ses essais
balistiques et nucléaires. Un coup de
sang américain qui aura inquiété
toutes les capitales de la région et
précipité la reprise du dialogue.
Dénucléarisation
de la péninsule
Si les rencontres entre représentants
des deux nations se sont depuis accélérées, notamment avec la trêve
olympique, c’est la première fois que
Kim Jong-un lèvera le voile sur ses
intentions, jusqu’ici restées assez
énigmatiques. A chacun de ses inter-
Les soldats nord et sud-coréens devant la ligne de démarcation du village de Panmunjom où a lieu le sommet. Photo Korea Summit press pool/AFP
locuteurs, le dirigeant a promis, ces
derniers jours, un gel de ses essais, la
fin des provocations militaires et
même la dénucléarisation à long
terme de la péninsule en échange de
vagues garanties sur la sécurité de
son régime. Mais aucun calendrier ni
aucune formalité détaillée n’ont été
avancés pour ces propositions, déjà
agitées dans le passé par Pyongyang.
A Séoul, personne ne semble
d’ailleurs croire à une soudaine
ouverture de Pyongyang. « Il est quasiment impossible de voir la Corée du
Nord promettre sérieusement une
dénucléarisation. Cela fait soixantedix ans qu’ils travaillent sur cette stratégie et ils sont convaincus qu’un
abandon de leur arsenal signifierait, à
terme, l’écroulement de leur régime »,
résumait, cette semaine, Andrei
Lankov, un professeur de la Kookmin University. « Il est toutefois
concevable que Kim Jong-un accepte
des limites à ses capacités nucléaires et
balistiques afin d’obtenir une levée de
certaines sanctions et une forme
d’assistance au moment où il semble
décidé à se concentrer sur une amélioration de l’économie », complète
Gary Samore, un analyste de la Harvard Kennedy School. Ce scénario
satisferait probablement Moon
Jae-in qui mise sur un rapprochement graduel avec le Nord permettant d’enfin définir un traité de paix
entre les deux nations qui sont techniquement toujours en guerre. La
réaction de Washington est toutefois plus imprévisible.
Petites concessions
Jusqu’ici, Donald Trump a martelé
qu’il n’accepterait qu’une dénucléarisation complète et immédiate de
la Corée du Nord. Mais son empressement et son envie irrépressible de
proclamer une victoire diplomatique sur un dossier si épineux pourraient l’inciter à abaisser ses exigences lors de sa rencontre, fin mai ou
début juin, avec Kim Jong-un. « Des
petites concessions rapides pourraient finalement lui suffire », assure
Andrei Lankov, qui suggère la destruction symbolique de quelques
missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) menaçant théoriquement le territoire américain.
« On nous avait promis que tout
ça ne se reproduirait plus. Et nous
revoilà à couper le salami dans tous
les sens alors que rien n’a fondamentalement changé », s’agace, par
avance, Hahm Chaibong, le directeur de l’Asian Institute for Policy
Studies, convaincu que cette nouvelle main tendue n’est qu’une
énième ruse de Pyongyang pour
prolonger la survie de son régime.
« La Corée du Nord n’a cessé de tous
nous trahir », s’emporte, de son côté,
Tanaka Hitoshi, un ancien diplomate aujourd’hui au Japan
Research Institute, qui avait négocié
directement, dans les années 2000,
avec les cadres de Pyongyang avant
de voir leurs promesses s’évaporer. n
Kim Jong-un, le jeune Machiavel de Pyongyang
A son arrivée au pouvoir,
fin 2011, les puissances
asiatiques ont espéré une
ouverture du régime
stalinien. Mais l’héritier
de la dynastie des Kim a fait
preuve d’une brutalité
digne de ces prédécesseurs.
En décembre 2011, les grandes capitales d’Asie ont, un instant, cru à la
fin de leur cauchemar nord-coréen.
Le fantasque Kim Jong-il, qui avait
régné sur le pays ermite pendant
17 ans, venait de mourir et son
fils Kim Jong-un, alors à peine âgé
de 28 ans, était proclamé « leader
suprême ».
Promu tardivement en héritier
officiel, le jeune leader était vu, hors
des frontières nord-coréennes,
comme un possible réformateur.
Les services de renseignement se
rappelaient soudain qu’il avait
beaucoup voyagé et même passé,
sous une fausse identité, plusieurs
années dans une école de la banlieue de Berne en Suisse, où les
cours étaient dispensés en allemand. Il aimait, racontaient ses
anciens camarades, les films de
Jean-Claude Van Damme et adulait
le basketteur Michael Jordan.
« Nous avions beaucoup d’espoir. Et
finalement, il s’est révélé presque pire
que son père et son grand-père »,
souffle aujourd’hui un diplomate
japonais. Au cours des six années
passées à la tête du régime stalinien,
Kim Jong-un a exprimé une brutalité et une détermination presque
plus fortes que celles exercées par
son père.
Pour solidifier son autorité sur
une élite politique qui aurait été tentée de contester la succession
dynastique, il a fait éliminer des
dizaines de cadres du Parti des
Travailleurs, dont son propre oncle
et mentor Jang Song Thaek. Accusé
de trahison et de complot, décrit par
la propagande comme « un déchet
humain pire qu’un chien », l’ancien
conseiller de Kim Jong-il a été exécuté en 2013 à l’arme lourde avec
plusieurs de ses adjoints.
Assassinat du demi-frère
En février 2017, c’est son demi-frère,
Kim Jong-nam, que le jeune dictateur faisait empoisonner en plein
aéroport à Kuala Lumpur. L’enfant
de Kim Jong-il, né d’une autre union
du dictateur, était soupçonné de
passer trop de temps près de Pékin
et représentait, dans l’imaginaire de
Pyongyang, une menace potentielle, en cas de troubles intérieurs,
du fait du caractère quasi-divin de
sa lignée.
Mimiquant son grand-père
Kim Il-sung, beaucoup plus adulé
que son père qui avait, lui, régné
pendant les années de crise économique et de famine, Kim Jong-un
a promis à sa population qu’elle
n’aurait plus jamais à souffrir de la
faim et a toléré, sans jamais
l’avouer, de plus en plus d’activité
privée, en marge d’un système
économique toujours étatisé et
centralisé.
« Epée chérie »
Il a toutefois continué de concentrer les maigres ressources publi-
Kim Jong-un. Photo AFP
« Nous avions
beaucoup d’espoir.
Et finalement,
il s’est révélé
presque pire que
son père et son
grand-père. »
UN DIPLOMATE JAPONAIS
ques vers ses programmes de
développement militaire et a fait
procéder à beaucoup plus de tirs
de missiles balistiques et d’essais
nucléaires que ses aînés, avant de
proclamer, en fin d’année dernière, que la Corée du Nord disposait enfin de son « épée chérie » :
une charge nucléaire miniaturisée montée sur un missile intercontinental balistique (ICBM)
capable d’atteindre le territoire
des Etats-Unis, son grand
ennemi.
Se sentant désormais suffisamment fort, du fait de cette arme de
dissuasion, il va pouvoir se confronter à Moon Jae-in et surtout à
Donald Trump, dont il a pris très
au sérieux les menaces de frappes militaires. Mais avant, il a
lancé, depuis février, une offensive de charme sur ses voisins
sud-coréen et chinois, en mettant
notamment en scène sa jeune
sœur, Kim Yo-jong, et son épouse,
Ri Sol-ju, avec laquelle il aurait eu
trois enfants.
« La Corée du Nord est conduite
par un homme machiavélique, intelligent et très pragmatique », résume
Andreï Lankov, un expert de la Kookmin University. « Rien n’a changé
au fond. L’objectif essentiel du
régime, c’est sa propre survie »,
constate Quansheng Zhao, un professeur de relations internationales
à l’American University. « S’il a pu
paniquer après les menaces de
Trump et le durcissement des sanctions, Kim Jong-un a su vite reprendre son jeu habile avec les grandes
puissances ». — Y. R. (à Séoul)
Moon Jae-in, le fils de
réfugiés, obsédé par la paix
Le président sud-coréen
est un militant acharné
d’un rapprochement
négocié avec Pyongyang,
mais il a appris à modérer
ses attentes.
La semaine dernière, Moon Jae-in a
réuni ses proches conseillers à la
Maison-Bleue, le palais présidentiel,
pour finaliser ses points de négociation avant de rencontrer pour la première fois, ce vendredi, Kim Jong-un,
le leader nord-coréen. « Cet échange,
n’est pas une lubie soudaine. C’est
l’aboutissement du projet de ma vie »,
a lâché, en préambule, le chef de
l’Etat sud-coréen. « C’est simple. Il
veut que l’Histoire se souvienne de lui
comme de l’homme qui a construit la
paix dans la péninsule coréenne »,
confiait, cette semaine lors d’un
forum à Séoul, Kim Joon-hyung, un
professeur de la Handong Global
University, qui participait au briefing.
Toute sa vie, même lors des
séquences les plus tendues entre les
deux nations, Moon Jae-in se sera
battu pour cette idée formée, dès
son plus jeune âge, au contact de la
nostalgie de ses parents. Originaires d’une province du nord de la
péninsule, ils avaient été évacués,
en 1950, avec 100.000 autres civils,
lors d’une opération navale montée
en urgence, en pleine guerre de
Corée, par les militaires américains
inquiets de la progression des troupes communistes.
Leur aîné, Jae-in, naîtra début
1953 dans l’île de Geoje, dans le
camp de réfugiés où ses parents
avaient été installés. « Ils ont fui
pour trouver la liberté et ont toujours
espéré pouvoir retourner chez eux
pour retrouver leur famille. Mais ils
n’ont jamais réalisé ce rêve », confiait, l’an dernier, le président sudcoréen. Ce vendredi, l’organisation
de nouvelles réunions des membres
des familles séparées des deux côtés
de la frontière depuis le conflit est
d’ailleurs l’un des points de discussions prioritaires de Moon Jae-in.
« Il n’arrive pas à ce sommet avec des
attentes surdimensionnées », explique son conseiller. « C’est un pragmatique, pas un idéologue, détaillet-il. Il espère des progrès par étapes. »
Dans le passé, Moon Jae-in a dû
digérer plusieurs déceptions avec le
pouvoir nord-coréen. Après des études de droit bouleversées par une
peine de prison liée à son activisme,
au début des années 1970 contre le
régime autoritaire de Park Chunghee, puis un service militaire dans
les forces spéciales, il est devenu un
brillan t avo cat des droits de
Moon Jae-in. Photo AFP
l’homme et un défenseur des étudiants qui, comme lui, avaient osé
s’élever contre la dictature. C’est
dans ce combat qu’il a connu Roh
Moo-hyun, qui sera élu président en
2003, et encouragera un rapprochement avec la Corée du Nord.
Les leçons
des déceptions passées
Devenu directeur de cabinet du chef
de l’Etat de centre gauche, il sera un
acteur clef du sommet intercoréen
organisé en octobre 2007, à Pyongyang, au cours duquel Kim Jong-il,
le père de Kim Jong-un, promettra à
Roh Moo-hyun d’obtenir la fin des
tensions militaires dans la péninsule et une « résolution » du problème des armes nucléaires.
« Sur les dix dernières années, tous
les efforts des différentes administrations n’ont pourtant débouché sur
rien », regrettait récemment Moon
Jae-in, qui n’a accepté d’entrer en
politique que tardivement, après le
suicide de son ami Roh, soupçonné
de corruption, afin de poursuivre sa
stratégie de main tendue vers le Nord.
Si cette approche ne fait pas l’unanimité dans le pays, où les plus âgés
qui ont connu la guerre et les plus
jeunes, qui n’ont connu que les
accrochages avec Pyongyang, se
méfient de Kim Jong-un, Moon
Jae-in conserve tout de même un
fort taux de popularité. « Ce qui est
crucial, c’est qu’il a déjà réussi à changer le rôle de la Corée du Sud dans ces
grandes manœuvres entre Pyongyang
et Washington. Le pays n’est plus un
simple intermédiaire, mais un guide
des prochaines échéances », souffle
son conseiller. — Y. R. (à Séoul)
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // MONDE
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Taxation des Gafa, Grèce : l’Eurogroupe à la
recherche de compromis sur les dossiers chauds
La Bulgarie veut entrer dans l’euro
EUROPE
A Sofia vendredi et
samedi, la taxation des
géants du numérique
et l’allégement
de la dette grecque
sont à l’ordre du jour.
La Bulgarie, qui assure jusqu’en juillet la présidence
tournante de l’Union européenne, espère entamer
d’ici à un an la procédure qui pourrait lui permettre
d’adhérer à terme à la zone euro, a indiqué jeudi
le gouvernement. « D’ici à un an, la Bulgarie peut réussir
à intégrer l’ERM II », dite « antichambre » de l’euro, a déclaré
le Premier ministre, Boïko Borissov, au cours
d’une conférence consacrée à ce sujet. Le vice-président
de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis,
a qualifié un tel délai de « raisonnable ». « C’est à la BCE
de décider. C’est à la Bulgarie de convaincre ses partenaires »,
a-t-il rappelé. La monnaie locale le lev, maintient
actuellement un cours fixe par rapport à l’euro.
Les ministres
européens des Finances tenteront
de rapprocher leurs
points de vue.
moitié du trou que provoquera le
Brexit dans le budget 2020-2027 de
l’Europe, en pleine élaboration. De
quoi espérer convaincre certains,
comme les Pays-Bas, soucieux de
limiter la hausse attendue des
contributions nationales des Vingtsept au futur budget européen.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
et Derek Perrotte
— A Bruxelles
Les sujets qui attendent ce weekend les ministres européens des
Finances sont nombreux, difficiles
et aucun d’entre eux ne fait encore
l’objet d’un accord. C’est pourquoi la
réunion informelle organisée vendredi et samedi dans la capitale bulgare ressemblera plutôt à une vaste
séance de « consensus building ».
Pour espérer faire aboutir le premier de ces chantiers d’ici la fin de
l’année, celui de la taxation des
géants du numérique, il faudrait
poser rapidement les premières
pierres d’un consensus. Bruxelles
comme Paris, qui a soufflé la proposition à la Commission, en font un
marqueur politique du volontarisme européen en matière fiscale.
Mais le chemin est encore long,
Division sur le rééchelonnement de la dette grecque
Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire (à gauche) aura une série d’entretiens bilatéraux
en marge de l’Eurogroupe avec ses homologues irlandais, maltais, chypriote, au sujet de la taxe
sur le numérique. Photo Emmanuel Dunand/AFP
l’unanimité étant requise dans
l’Union sur la fiscalité. Ce premier
débat au niveau des ministres donnera une idée précise des rapports
de force au sein du conseil.
Plusieurs Etats, comme l’Irlande,
le Luxembourg, Chypre et Malte se
montrent très réticents face à une
telle taxe. Ils jugent préférable
d’attendre qu’une solution internationale se dégage des travaux en
cours à l’OCDE. Le travail de conviction s’annonce d’autant plus ardu
pour le ministre français Bruno Le
Maire que Berlin, inquiet d’une possible réaction américaine à l’offensive européenne contre les GAFA
(Google, Amazon, Facebook, etc.),
ne soutient plus la proposition que
du bout des lèvres.
Le débat sera aussi lancé sur l’utilisation de la taxe après qu’Emmanuel Macron a proposé d’en faire
une ressource propre pour
l’Europe. Avec un rendement
attendu de 5 à 8 milliards d’euros
par an, elle comblerait une bonne
La sortie prochaine de la Grèce de
huit années de tutelle financière est
aussi l’objet de discussions ardues
entre créanciers, toujours aux prises avec les mêmes débats sur la
solidarité dont il faut faire preuve à
l’égard de ce pays. Les Européens
sont divisés sur l’ampleur du rééchelonnement de dette qu’ils sont
prêts à accorder à la Grèce à partir
de l’été lorsqu’elle fera son grand
retour sur les marchés financiers.
Le FMI exige l’accord le plus généreux possible, si l’on veut qu’il reste
dans la boucle.
Mais l’Allemagne a douché les
espoirs mercredi soir en annonçant
que les discussions sur la dette
pourraient prendre encore « quelques semaines ». Le nouveau ministre des Finances Olaf Sholz serait
aussi opposé que son prédécesseur
Wolfgang Schäuble à un allégement de dette sans strictes contreparties.
Du coup, la proposition française
consistant à moduler les remboursements futurs d’Athènes aux aléas
de la conjoncture est en suspens,
Berlin y voyant un risque qu’Athènes échappe à ses obligations financières. Jeudi, en visite à Athènes, le
président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a
appelé les pays de la zone euro à
« tenir leurs engagements » sur la
réduction de la dette grecque, alors
que le pays a renoué avec la croissance et qu’il a dégagé un excédent
budgétaire supérieur à ses obligations. n
Rajoy reporte la réforme des
retraites pour sauver son budget
ESPAGNE
Le gouvernement cède
aux nationalistes
basques une revalorisation des retraites
en échange de leur
soutien à la loi
de finances 2018.
Cécile Thibaud
@CecileThibaud
— Correspondante à Madrid
Mariano Rajoy sauve son budget en
acceptant de sacrifier la réforme
des retraites. C’est grâce à cette
manœuvre inattendue que le chef
du gouvernement espagnol a réussi
à obtenir les appuis suffisants dans
l’hémicycle, jeudi, pour que la loi de
finances 2018 puisse enfin entamer
son parcours parlementaire. Il
valide en retour une augmentation
de toutes les retraites en fonction de
l’inflation pour les années 2018
et 2019, soit au moins 3 % sur deux
ans, et reportera à 2023 le changement de mode de calcul qui devrait
introduire un nouveau paramètre
en fonction de l’espérance de vie de
la population.
C’est une reculade en règle pour
Mariano Rajoy, qui avait jusqu’ici
présenté cette réforme (votée en
2013) du système public des retraites désindexées de l’inflation
comme l’un des grands axes réformateurs, avec les mesures flexibilisant le travail. Mais du côté du gouvernement, on calcule que ce repli
t a c t i q u e va u t l a p e i n e , p u i s qu’il aplanit les obstacles avant le
vote du budget et dégage l’horizon
pour Rajoy, qui voit s’éloigner la
menace d’élections anticipées.
L’accord est le fruit d’une âpre
négociation avec les nationalistes
basques du PNV (droite), qui trouvent ainsi une raison socialement
acceptable de donner leur soutien à
Mariano Rajoy, après avoir publi-
Le repli tactique de Mariano Rajoy permet de dégager l’horizon
politique du gouvernement. Photo Javier Soriano/AFP
quement marqué leurs distances
depuis le début de la crise catalane.
Le nouvel accord sur les retraites
coûtera 1,4 milliard d’euros aux
caisses de l’Etat en 2018 et devrait
être financé grâce aux économies
faites sur les intérêts de la dette,
explique-t-on au ministère des
Finances. L’annonce a été accueillie
avec prudence par les associations
de retraités, qui, depuis des mois, se
mobilisent pour protester contre la
perte de leur pouvoir d’achat.
Habileté des nationalistes
basques
« Nous sommes un petit parti mais
nous savons faire de la politique », a
commenté pour sa part le porte-parole du PNV, Aitor Esteban, satisfait
de l’accord arraché au gouvernement. Sa formation est effectivement passée maîtresse dans l’art de
tirer habilement profit de son rôle
de force d’appoint pour constituer
les majorités parlementaires et,
cette année, les votes clefs de ses
cinq députés à Madrid rapporteront non seulement une revalorisa-
« Nous sommes
un petit parti mais
nous savons faire
de la politique »
AITOR ESTEBAN
Porte-parole du PNV
tion pour tous les retraités d’Espagne mais aussi une hausse de 32 %
des investissements publics au Pays
basque, assortie d’un pacte financier très favorable pour l’administration fiscale de la région.
Du côté du gouvernement central,
on se frotte les mains de ce nouveau
rapprochement avec le PNV qui sort
le projet de budget 2018 de l’ornière,
et, du même coup, aidera l’exécutif à
aller jusqu’au bout de la législature.
Mais le pacte met au grand jour
l’incapacité flagrante à mener à bien
tout grand accord de réforme, dans
un pays où la vie politique reste paralysée par la crise catalane. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 09
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
SOMMAIRE
idées&débats
Le meilleur du Cercle
des Echos
La Chronique
Livre
Le point de vue
Grands groupes, encouragez
l’intrapreneuriat !
Relancer l’Europe par les entreprises
La Chine de Xi Jinping, autoritaire, impériale
et… durable
Universités : ne cassons pas l’outil
de travail !
LES ÉDITORIAUX DES « ÉCHOS »
Suicide collectif
Hervé Pinel pour « Les Echos »
La véritable guerre
commerciale de Trump
Richard Hiault
@RHIAULT
Que cherche réellement Donald
Trump en prenant le risque de
déclencher une guerre commerciale mondiale comme il le fait
désormais depuis plusieurs semaines ? L’ampleur du déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis de la
Chine – prétexte au déclenchement
des hostilités – n’est en réalité que
l’écume de la vague. Que les EtatsUnis consomment trop par rapport
aux revenus du pays ou que l’industrie américaine souffre d’un problème de compétitivité sont des faits
avérés. Mais le combat de Donald
Trump vis-à-vis du déficit commercial américain sans cesse croissant
est ailleurs.
Ce que redoute avant tout le président, c’est le pillage de la propriété
intellectuelle américaine par la
Chine. « Ce sont 300 milliards de dollars [de déficit] supplémentaires » qui
s’ajoutent à un déficit commercial
américano -chinois, estimé à
375 milliards de dollars en 2017, a-t-il
rageusement tweeté récemment.
Les chiffres qu’il avance pourraient même être plus élevés. L’an
passé, la commission bipartisane du
Congrès sur le vol de propriété intellectuelle américaine avait estimé
que le coût annuel, pour l’économie
des Etats-Unis, pourrait excéder les
600 milliards de dollars. Que ce soit
par la vente de produits de contrefaçon, par le piratage informatique ou
le vol de secrets commerciaux.
Trop de start-up brillantes ont vu
la valeur de leur travail volée et n’ont
jamais eu la chance de prospérer,
trop de fabricants établis ont vu
leurs produits contrefaits et leurs
marchés inondés de copies à bas
prix, trop de multinationales ont été
contraintes de transférer leur technologie comme condition d’accès au
marché chinois, s’emportait en
substance la commission. D’où, en
mars dernier, sa recommandation.
« L’administration doit agir, et agir de
manière décisive, avec des initiatives
unilatérales et multilatérales. » C’est à
l’aune de ce « pillage » chinois que la
nouvelle administration américaine
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
Derrière l’ambition de Donald
Trump de réduire
le déficit commercial
des Etats-Unis
vis-à-vis de la Chine
se joue le leadership
économique mondial
entre les deux pays
et la protection
de la propriété
intellectuelle.
D
Les points à retenir
le Congrès, le vol
•deSelon
propriété intellectuelle
coûterait 600 milliards de
dollars par an à l’économie
américaine.
Les taxes de Donald Trump
ciblent des secteurs identifiés
comme prioritaires dans le
plan Made in China 2025
de Pékin, dont l’objectif est
de faire de la Chine le plus
grand pays manufacturier du
monde d’ici à 2049.
Si elle partage les craintes
américaines, l’Union
européenne ne veut pas d’une
guerre ouverte avec la Chine.
•
•
est passée à l’acte et a déclenché les
hostilités avec la Chine. Dans un premier temps, Donald Trump a évoqué le projet d’imposer des droits de
douane sur une liste des produits
chinois représentant 50 milliards de
dollars d’importations. Dans un
second temps, une nouvelle liste de
produits totalisant 100 milliards de
dollars d’importations a été élaborée. Ces listes se composent de produits des nouvelles technologies de
l’information, de machines-outils
automatisées, de robotique, d’équipement aérospatial et aéronautique,
d’équipement maritime et de navigation de haute technologie, de véhicules et d’équipements dans les
énergies nouvelles, d’équipements
de transport ferroviaire moderne,
d’équipements agricoles, de biopharmacie et de produits médicaux
avancés… Bref, tout ce qui fait la puissance économique d’une nation.
Surtout, les taxes qu’envisage
Donald Trump ciblent les produits
des secteurs identifiés comme prioritaires dans le plan Made in China
2025 de Pékin, dont l’objectif est
de faire de la Chine le plus grand
pays manufacturier du monde d’ici
à 2049, année du centenaire de la
fondation de la République populaire.
L’objectif est légitime. Les moyens
employés le sont moins aux yeux des
Etats-Unis. « Les progrès de la Chine
tiennent en grande partie à l’adoption
de techniques occidentales, et parfois
à la copie de certaines inventions.
Trump n’est pas le premier président
américain à s’en plaindre, et il a raison
de le faire », estimait, dans nos colonnes, Kenneth Rogoff, professeur à
l’université de Harvard. Les EtatsUnis ne sont d’ailleurs pas les seuls à
souffrir du vol de leur propriété
intellectuelle par la Chine. L’Union
européenne n’est pas en reste. En
février dernier, un document de travail de la Commission européenne
sur le sujet de la protection des droits
de propriété intellectuelle plaçait la
Chine au premier rang des préoccupations de la Commission.
En 2016, le rapport européen sur
le commerce des biens piratés et
contrefaits estimait qu’en 2013 les
échanges mondiaux de tels produits
représentaient 2,5 % du commerce
mondial, soit 461 milliards de dollars. Rien que pour l’Union européenne, ces produits constituaient
5 % des importations européennes,
soit 85 milliards d’euros. « Plus de
80 % des saisies en douanes de produits contrefaits et piratés proviennent de Chine ou de Hong Kong »,
indique ce document.
Préoccupations communes
Comme leurs homologues américaines, les entreprises européennes
se plaignent de devoir divulguer,
pour opérer sur le marché chinois,
des secrets commerciaux et d’être
contraintes d’opérer des transferts
de technologies. « Une autre préoccupation importante identifiée concerne l’objectif de la Chine de prendre
le contrôle de la technologie étrangère
et de la rendre chinoise, en particulier
dans les domaines technologiques
clefs définis par l’Etat », souligne la
Commission. Les milieux d’affaires
européens « signalent que de nombreuses procédures de passation de
marchés en Chine nécessitent des
transferts de technologies ou des
divulgations de savoir-faire » de la
part des entreprises étrangères.
Les préoccupations américaines
et européennes sont donc communes. A Washington, où les risques de
guerre commerciale ont été évoqués
au G20 et au FMI, Bruno Le Maire, le
ministre français des Finances, a
rappelé son opposition « à tout
pillage de nos technologies ». Mais les
réponses des deux puissances diffèrent. Donald Trump s’est engagé
dans un bras de fer commercial avec
la manière forte pour faire plier
Pékin et empêcher le pays de ravir la
place de première puissance économique mondiale. L’Union européenne, elle, ne veut pas d’une
guerre ouverte avec la Chine.
Elle privilégie la concertation multilatérale au sein d’institutions telles
que l’Organisation mondiale du
commerce. Mais, entre le pistolet
sur la tempe et le souci du dialogue,
l’objectif reste le même : contenir la
volonté de domination mondiale de
la Chine. n
C’est quand on se croit immortel que
l’on prend des risques insensés. Ayant trop
longtemps vécu à l’abri de la concurrence
et sous la protection explicite ou implicite
de l’Etat, une partie des salariés de la SNCF
comme d’Air France pensent visiblement
qu’ils peuvent donc continuer de se
Par David
comporter comme des enfants gâtés
Barroux
jusqu’au-boutistes sans que cela puisse avoir
de réelles conséquences négatives. Ils se
A Air France trompent lourdement, car le monde a
profondément changé. Non seulement les
comme
règles qui protégeaient les monopoles ont
à la SNCF,
disparu, les barrières à l’entrée économiques,
les syndicats réglementaires ou technologiques ont fondu,
mais la puissance publique, qui pouvait hier
refusent
combler régulièrement les trous financiers
d’admettre
creusés par des entreprises mal gérées, est
que le
désormais à court de liquidités. Dans le
transport comme dans tant d’autres secteurs,
monde a
la concurrence n’a jamais été aussi rude et
changé et
l’Etat n’est plus un architecte ou un pompier
qu’ils doivent tout-puissant. Certains peuvent le regretter,
pleurer la fin d’un monde qu’ils idéalisent,
accepter
mais le pragmatisme devrait plutôt les
une remise
inciter à admettre que s’ils continuent à
en cause.
se comporter aujourd’hui comme hier,
s’ils s’entêtent à vouloir prendre en otage
les usagers et à refuser de repenser en profondeur l’organisation du
travail au sein de leur entreprise, ils finiront tout simplement dans
le mur. Ces salariés, qui semblent en prime minoritaires à la SNCF
comme chez Air France, ne font pas que se tromper de méthode.
Ils se trompent aussi de diagnostic. Par peur, ils refusent de changer.
Défaitistes, ils n’envisagent qu’un monde de déclin de plus en plus
dur. Même s’ils devaient peut-être travailler plus demain, il s’agit
pourtant surtout de travailler autrement pour renouer avec une
croissance possible dont les fruits pourraient être redistribués une
fois récoltés. Dans le ferroviaire comme dans l’aérien, la demande
peut croître et ceux qui s’adapteront pourront capter une part de
cette croissance. S’ils sortent vite de cette logique de suicide collectif,
Air France et la SNCF sont loin d’être perdus d’avance. Dans ces
entreprises qui vont mal, accuser l’Etat-actionnaire ou les directions
passées et présentes n’est pas sans fondement, mais personne ne dit
que les salariés doivent être les seuls à se remettre en cause. Leurs
efforts sont indispensables mais pas suffisants. Dans la distribution,
les syndicats majoritaires chez Carrefour ont visiblement compris
que dans la France du XXIe siècle, qui n’a rien de l’Angleterre de
Charles Dickens, une réorganisation indispensable pouvait se faire
de façon constructive. On n’en attend pas moins des organisations
syndicales d’Air France et de la SNCF. Qu’elles cessent de
se comporter en garants archaïques de rentes condamnées !
(
Lire nos informations
Pages 16-17
Tirer les leçons du passé
Par Etienne Lefebvre
« Il ne faut pas se contenter de couler du béton. » Ce commentaire
d’Olivier Kelin, le maire PS de Clichy-sous-Bois et président de
l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), doit être
médité, alors que le gouvernement est appelé par Jean-Louis
Borloo à décréter la mobilisation générale pour les banlieues.
Le père de l’Anru et concepteur par le passé d’un grand plan de
cohésion sociale, s’il insiste sur la nécessité de remettre des grues
partout dans les quartiers, ne dit pas autre chose. Dans son rapport,
l’accent est largement mis sur l’éducation et l’emploi. Et cette
dimension peut rejoindre les orientations du gouvernement,
en concrétisant la promesse du candidat Macron de valoriser
les talents des banlieues. Car force est de constater qu’il ne suffit pas
de multiplier les chantiers à coups de milliards pour améliorer
durablement la situation des quartiers – l’Anru est du reste
actuellement en panne pour des questions de délais, pas de
manque de financements. Pour permettre la réussite individuelle,
il faut mettre davantage de moyens sur la petite enfance, l’école, la
formation des jeunes sans qualification, etc. L’exécutif a engagé une
série d’actions dans cette voie. Des nouvelles places en crèche vont
être fléchées vers ces quartiers, le dédoublement des classes de CP
va être étendu progressivement au CE1 pour les zones prioritaires,
l’expérimentation des emplois francs est lancée. Mais le calendrier
ou les moyens ne sont pas toujours assez ambitieux, et ces mesures
devront être complétées par d’autres actions afin de retisser le lien
de confiance, à l’évidence rompu, avec les élus de banlieue. L’autre
leçon à tirer des plans précédents réside dans la mise en œuvre
concrète de mesures dûment sélectionnées, et la mobilisation
dans la durée de l’appareil de l’Etat, au-delà de la publication de ces
grands catalogues de propositions. A cet effet, Jean-Louis Borloo
propose de créer une « Cour d’équité territoriale » pour
sanctionner les administrations coupables d’inertie.
Ce n’est certainement pas sa proposition la plus pertinente…
(
Lire nos informations
Page 4
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10 // IDEES & DEBATS
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
opinions
1. Le nombre de banquiers millionnaires va atteindre un nouveau pic
en France
2. Vélib’ : élus et cyclistes craignent une catastrophe industrielle
3. Les gains sur le bitcoin seront beaucoup moins imposés en France
4. Air France : quatre nouveaux jours de grève en mai
5. L’iPhone X est-il déjà mort ?
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Grands groupes, encouragez
l’intrapreneuriat !
Rencontre Trump-Kim
Jong-un : un risque
« intelligent » et « calculé »
Dans les grands groupes, il est impératif
d’aider les meilleurs talents, aspirants
créateurs de start-up, à développer leur
projet entrepreneurial au sein des murs.
Au risque de les voir partir… Les précisions
de Fabrice Marsella, directeur de Village
by CA Paris.
FUTURS STARTUPPEURS « Les grands
groupes courent-ils le risque d’être dépassés par
un mouvement qu’ils ont eux-mêmes initié ?
A force de nouer des relations avec les start-up,
de promouvoir en interne la culture de l’agilité
et d’encourager l’innovation ouverte, ils ont
semé les graines propices au développement
de l’intrapreneuriat. De plus en plus de salariés,
à tous les niveaux, expriment le souhait
de développer leurs propres projets […]. »
APPORTER UNE RÉPONSE « Si l’entreprise
n’a pas de réponse à apporter à ce désir
d’entreprendre, ces talents risquent bien
d’aller voir ailleurs. Mettre en place
l’environnement propice à l’intrapreneuriat
n’a rien de sorcier : les outils,
les méthodologies et les structures
d’accompagnement existent déjà. Ce sont
les mêmes que pour les start-up classiques. A
une différence près : alors qu’un entrepreneur
doit chercher des financements externes, pour
un intrapreneur, l’interlocuteur principal
à convaincre est sa hiérarchie. »
START-UP STUDIO « Les groupes les plus
matures vont jusqu’à créer des start-up
studios, il s’agit de structures dédiées
à la création de start-up internes. Pour
le collaborateur, la prise de risque est alors
différente, plus proche de celle des start-up
classiques : il quitte le giron du grand groupe
pour être employé par le start-up studio,
dans l’objectif de pouvoir voler de ses
propres ailes une fois le projet abouti. »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle,
la rubrique participative des « Echos »
lesechos. fr/idees-debats/cercle
Trump prend un risque intelligent
•et «calculé
en voulant s’entretenir avec
la Corée du Nord », estime « The Chicago Tribune » dans un éditorial. Le
président des Etats-Unis devrait
rencontrer en juin, dans un lieu à
définir, le dictateur Kim Jong-un. Ce
deuxième sommet se tiendra après
la rencontre historique, prévue ce
vendredi 27 avril, entre les deux
Corées. Donald Trump espère en
effet conclure un accord avec celui
qu’il qualifiait récemment sur Twitter de « Little Rocket Man » afin que
ce dernier renonce à son arsenal
d’armes nucléaires. Risque « intelligent » et « calculé », donc ? Le quotidien précise que Donald Trump n’a
pas de meilleure option que de rencontrer Kim Jong-un pour trouver un
accord sans action militaire. Aussi,
« The Chicago Tribune » souligne
que le président américain réduit de
manière astucieuse ses ambitions.
Récemment, il déclarait : « Si la
réunion, quand je suis là, n’est pas
fructueuse, je la quitterai respectueusement. » Donald Trump est-il, pour
autant, capable d’un coup de maître ?
« C’est sûr », avance « The Chicago
Tribune ». Certes, Trump, « “dealmaker”, fanfaron et habitué à changer
d’avis » n’est pas « un pro des relations
étrangères avisé comme Nixon ». Pour
mémoire, l’ancien président américain était parvenu, dans les années
1970, à entamer un processus diplomatique qui a finalement ouvert la
Chine au monde. Mais « The Chicago
Tribune » espère écrire, à la suite de
ce sommet, un article titré « Oui, ça
valait le coup », comme il le fit quand
Nixon a conclu sa visite en Chine.
Chiche !
— Kevin Badeau
LA REVUE
DU JOUR
Occidentalophobie
LE PROPOS Le postcolonialisme
est à la mode, en particulier
sur les rings médiatiques. Il s’agit,
concrètement, d’un courant
d’idées et d’études critiquant
frontalement l’Occident autant
pour son passé, totalement décrié,
que pour son actualité, supposée
toujours déguiser une volonté
de dominer au nom d’un
universalisme contesté. Il y a
souvent du sérieux et de la bonne
volonté dans ces travaux. Mais
on doit y déceler, au moins tout
aussi souvent, du propos peu
rigoureux et de l’idéologie.
En prétendant faire payer
l’Occident, les partisans
d’une telle orientation fustigent
rageusement ce qu’ils prétendent
défendre (comme la rationalité
ou les droits de l’homme).
LA PUBLICATION Se penchant,
d’un point de vue d’abord
philosophique, sur le réel
et sur le possible, « Cités »
s’articule autour d’un dossier
et de chroniques abordant
davantage l’actualité. Les thèmes
Relancer l’Europe
par les entreprises
L’accord annoncé cette semaine entre la France et l’Allemagne
pour construire un avion de combat européen en est la preuve : alors
que l’intégration de l’Europe patine sur le plan politique, le nationalisme
industriel cède progressivement le pas à la nécessité de coopérer.
LA
CHRONIQUE
d’Eric
Le Boucher
a macro ne passe pas, avancez
par la micro. Telle est la leçon
qu’il faut tirer de ces derniers
mois. La relance de l’Europe économique, rêvée à la Sorbonne et à
Athènes par Emmanuel Macron,
rencontre des oppositions de toutes
parts, fondées et infondées.
Mais, cette semaine, France et Allemagne ont scellé un accord majeur dans
l’industrie de défense. Dassault Aviation
et Airbus Defense & Space vont
construire en commun le futur avion
de combat qui remplacera les Rafale
et les Eurofighter à partir de 2035. Cet
appareil est fondamental pour la souveraineté européenne puisqu’il sera au
centre de tout le système de défense
aérienne et qu’il évitera de se faire imposer les normes, technologies et cookies
américains qu’impliquerait le choix du
F-35 de Lockheed Martin. Quand on se
souvient de l’échec d’une initiative commune lors de la génération précédente,
dans les années 1980, avec, déjà, des
oppositions fondées et infondées, on
mesure combien les esprits ont changé.
Et il n’y a pas que l’avion. Les industriels
et les gouvernements des deux pays se
sont entendus, ces derniers mois, sur les
programmes stratégiques du futur dans
les blindés, les hélicoptères, l’espace,
l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Un cap est passé : l’industrie
de la défense devient européenne.
L’union macroéconomique va moins
bien. La crise de 2010 avait montré combien l’intégration européenne restait
insatisfaisante et menaçait l’existence
de l’euro. La monnaie commune a survécu, mais la consolidation reste très
incomplète. Elle doit se poursuivre, c’est
l’objectif final, pour que les différentes
économies « convergent » à nouveau
dans une prospérité partagée. Emmanuel Macron a présenté des projets
concernant les banques et les budgets.
Mais il a fallu attendre des mois pour
L
que l’Allemagne se dote d’un gouvernement et, sitôt fait, les difficultés se sont
amoncelées. Le président français est
en réalité isolé avec, devant lui, toujours
l’éternel obstacle : les pays riches du
Nord ne veulent pas payer des « transferts » pour les laxistes du Sud. Un refus
de solidarité automatique qui plonge
ses racines dans l’histoire, dans la religion protestante, dans des critiques
légitimes du keynésianisme, mais
qui provient aussi d’un aveuglement de
ces pays devant les menaces du monde
et le besoin impérieux d’y répondre
par une « Europe puissance ».
Angela Merkel saura-t-elle trouver la
force pour surpasser les résistances au
sein de son propre pays et pour embarquer les capitales alliées ? La chancelière n’a pas fait preuve, dans ses mandats précédents, d’une grande capacité
de bousculer l’histoire. Dans la crise de
l’euro, elle a été hésitante, tardive, se
laissant conduire. Aujourd’hui, contre
son parti, contre la droite européenne
du PPE, contre son opinion, contre une
Commission de Bruxelles médiocre,
elle devra reprendre la main, repousser
certaines propositions françaises mal
bâties, mais inventer, pousser fortement l’intégration, passer un cap et
faire date. Le moment Merkel est arrivé.
Un plan B pour l’Europe
Le doute est permis. C’est pourquoi
Emmanuel Macron devrait, en parallèle, opter pour un plan B, microéconomique. Le secteur de la défense prouve
que le nationalisme industriel, jusqu’ici
dirimant, est devenu surmontable. Les
chefs d’entreprise européens se savent
saisis à la gorge par l’ambition chinoise,
d’une part, et par la disruption technologique, d’autre part. Leur politique
passée d’internationalisation hors
d’Europe est achevée mais elle n’est pas
toujours si profitable et, surtout, ils se
découvrent fragiles sur leur continent
d’origine. Des rapprochements européens sont une voie de survie. Le plan B
commencerait par imposer à Bruxelles
une politique de la concurrence moins
dogmatique. Cela a commencé. Il faudrait aller jusqu’à inverser la logique
pour encourager les « champions
européens ». Des milliers de normes et
plus encore d’habitudes sont restées
nationales, une politique industrielle
doit les harmoniser systématiquement.
Dans quel secteur ? C’est aux entreprises
de répondre mais, à l’évidence, tous les
services sont concernés, à commencer
par la banque, l’énergie ou les télécoms.
Tout ce qui a été qualifié hier « d’impossible » et qui avait motivé l’aventure au
grand large doit être reconsidéré.
Il restera deux chantiers à ouvrir.
D’abord, celui de l’innovation. L’Europe
bricole dans les nouvelles technologies,
elle est complètement dépassée par la
puissance de feu des Etats-Unis et de la
Chine. Tous les indices prouvent qu’il
faut décupler les efforts financiers pour
continuer à être dans la course. C’est
vrai des infrastructures, l’Union est en
train de déjà prendre du retard sur la
couverture 5G. C’est aussi vrai sur les
montants de R&D.
L’Europe bricole dans
les nouvelles technologies,
elle est dépassée par
la puissance de feu des
Etats-Unis et de la Chine.
L’autre chantier est le « capitalisme »
européen. La meilleure défense, la
seule en vérité, contre la Chine est la
vertu des valeurs européennes. Les
groupes doivent militer pour des règles
« rhénanes », celles par exemple
définies dans le rapport Notat-Senard,
susceptibles de mobiliser les salariés
et l’opinion publique. Mais cela ne
sera pas possible sans une gestion
européenne de l’épargne européenne.
L’excès d’argent est aujourd’hui capté
par des actifs monétaires et obligataires
faute de grands fonds de pension. Le
capital des entreprises est en conséquence investi par des fonds américains qui imposent leurs normes.
Mariages, innovation et capital :
l’Europe peut beaucoup avancer de
façon concrète, plus engageante et
plus transformante que par des projets
macroéconomiques abstraits, trop
lents et décevants.
Eric Le Boucher est éditorialiste
aux « Echos ».
Le postcolonialisme :
une stratégie intellectuelle
et politique
Cités, n° 72, 2017, 18 euros.
traités, en deux décennies,
en disent long sur le souci
de diversité : de Deleuze
à la chanson, en passant par le
Québec et le nouveau prolétariat.
LA CITATION « Le paradoxe tient
à ce que la quasi-totalité des voies
de contestation de la domination
occidentale tant politique
qu’intellectuelle repose sur des
théories ou des thèses élaborées par
des penseurs occidentaux » (Yves
Charles Zarka).
— Julien Damon
Malgré leur unité
de façade affichée
à Berlin, le 19 avril,
Angela Merkel
s’est montrée
réticente à l’égard
des propositions
d’Emmanuel Macron
sur les banques
et le budget européen.
Photo John MacDougall/AFP
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
focus
LIVRES
Par Guillaume de Calignon
La nouvelle fracture
culturelle
Des sociologues montrent le clivage existant
sur le plan des valeurs entre les jeunes musulmans
de France et le reste de la jeunesse. Inquiétant.
Cet ouvrage d’une équipe de sociologues
du CNRS est la photographie d’une jeunesse
de France qui a fait sécession, au moins sur
le plan des valeurs, avec le reste du pays.
Après les attentats de janvier 2015, Anne
Muxel et Olivier Galland, assistés d’autres
chercheurs, se sont intéressés à la radicalité
des jeunes Français en menant une enquête
au long cours auprès de 7.000 lycéens de
seconde sur leur rapport avec le libéralisme
culturel, la démocratie, la politique et la religion. Leur conclusion est inquiétante : les
valeurs défendues par une partie des jeunes
musulmans sont en porte-à-faux avec celles
du reste de la population.
Le 20 mars dernier, Xi Jinping a prononcé au Congrès un discours ultranationaliste. Photo Nicolas Asfouri/AFP
Le régime chinois a montré dans un passé récent sa capacité d’adaptation.
De quoi l’ancrer dans le long terme, selon la thèse de Jean-Pierre Cabestan.
La Chine de Xi Jinping,
autoritaire, impériale et… durable
LIVRES
Par Michel De Grandi
ix mois après le Congrès du
Parti communiste et quelques
semaines après que l’Assemblée populaire nationale a confirmé
l’extension des pouvoirs de Xi Jinping,
toute clarification sur l’état actuel du
régime politique chinois est forcément
la bienvenue. C’est précisément la tâche
à laquelle s’attelle le livre de Jean-Pierre
Cabestan en posant simplement la
question de l’avenir du système politique et donc du régime. Est-il proche de
l’implosion, miné par une corruption
souvent endémique, ou bien, au contraire, a-t-il su montrer ces dernières
années suffisamment de capacités
d’adaptation pour espérer durer
encore ? Dans ce débat ravivé par la
montée en puissance de Xi Jinping,
Jean-Pierre Cabestan plaide pour la
deuxième option, celle d’un monopole
autoritaire du Parti appelé à durer.
L’auteur, qui observe de longue date
la Chine depuis Hong Kong, le dit sans
détour. Le système tient en partie grâce
au large consensus des élites. Parmi
celles-ci, ce sont certainement les
grands patrons qui apportent le soutien le plus efficace. « De nombreux
entrepreneurs privés qui se sont jetés à la
mer [se sont lancés dans les affaires,
NDLR] dans les années 1990 ou après
sont d’anciens cadres du Parti qui ont
conservé des liens multiples avec
celui-ci », explique l’expert.
Entre le Parti et les milieux d’affaires,
c’est un système à flux doubles : d’un
côté, le PC les accueille, mais il limite
en même temps « leur marge de manœuvre, comme leur intérêt à contester
les fondements du système politique
actuel ». De fait, si elles veulent prospé-
S
ESSAI
Demain
la Chine :
démocratie
ou dictature ?
Par Jean-Pierre
Cabestan.
Ed. Gallimard,
265 pages,
22 euros.
rer, ces firmes doivent profiter de la
manne gouvernementale. Les patrons
savent aussi qu’ils disposent de leur
côté d’une réelle capacité à faire bouger
les lignes en interne. Le pouvoir politique ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a
toujours su mettre en avant ces nouveaux patrons. Ils sont intégrés dans
des sphères officielles, comme l’Assemblée populaire nationale, qui concentre
désormais en son sein les milliardaires
de la China Inc.
Ce lien quasi indéfectible entre le
pouvoir et l’argent n’est pas sans rappeler le modèle de Hong Kong où les
tycoons ont, de tout temps, développé
leurs affaires en préservant leurs relations avec le Parti et le pouvoir central.
« Le jeu s’est ouvert », explique JeanPierre Cabestan, même si « le Parti a
toujours le dernier mot ».
Mise sous tutelle de la société
Pour comprendre les enjeux, il faut
dépasser Xi Jinping et se projeter à dix
ou quinze ans et ne pas se limiter au
nombre accru de d’entreprises « non
publiques » dans lesquelles le Parti communiste aura, d’ici là, accru ses parts.
Deux phénomènes vont se conjuguer, celui de l’urbanisation, déjà bien
enclenché, combiné à l’enracinement
du système du crédit social. « A mesure
que le Parti-Etat se modernise, s’enrichit
et se dote de moyens techniques sophistiqués, il acquiert la capacité de mieux con-
trôler la société. » Cette approche à forte
dimension sécuritaire a pris un nouvel
élan avec la notation généralisée des
personnes physiques et morales. Inspiré de la grille des sociétés occidentales de crédit, le principe consiste à
distribuer bons et mauvais points à
chaque individu ou entreprise, en fonction de son comportement. Retard
d’impôts, infractions routières, mais
aussi orientation politique, attitude sur
les réseaux sociaux. Tout est pris en
compte. Ainsi, les individus qui ne rendent pas visite à leurs parents seront
fichés comme « asociaux », ceux qui
appartiennent à une Eglise souterraine
ou à une ONG de défense des droits de
l’homme glisseront dans la catégorie
« dissidents », voire « dangereux ». Et
se verront plus ou moins sanctionnés
dans leur vie de tous les jours.
C’est le prix à payer pour le « rêve chinois » de prospérité, de grandeur et de
puissance aussi, que promet le président Xi à une population qui, chauffée à
blanc par un nationalisme exacerbé,
acquiesce sans prendre de recul. Ce qui
convient à tous, puisque les citoyens
délèguent en quelque sorte aux autorités la tâche de défendre l’image et les
intérêts de la Chine urbi et orbi. Ce dont
le Parti ne se prive pas : « Il faut être
aveugle pour ne pas constater que le PC
chinois est en guerre contre nous, nos
valeurs et nos idéaux », note le sinologue. Et de prévenir : « Il est essentiel de
prendre toute la mesure de la viralité
idéologique et stratégique dans laquelle
nous sommes engagés avec la Chine. […]
Tout en continuant de coopérer et de dialoguer avec la Chine et surtout la société
chinoise, les démocraties devraient aussi
se montrer plus prudentes et plus sélectives dans leurs actions de coopération et
accroître leurs pressions politiques, économiques et militaires sur un régime
dont les ambitions idéologiques sont de
plus en plus évidentes. » n
Balayons d’emblée la critique selon
laquelle cette étude s’en prendrait volontairement à l’islam, bouc émissaire facile d’une
société à la dérive. Elle n’est pas valable. Les
questions ne montrent pas de biais vis-à-vis
d’une religion ou d’une communauté particulière et les chercheurs ont testé de nombreuses hypothèses pour savoir si la différence entre musulmans, chrétiens et sansreligion s’expliquait par leur situation
économique et sociale. Ce n’est pas le cas.
Evidemment, radicalité et justification de la
violence religieuse n’entraînent pas mécaniquement passage à l’acte. D’ailleurs, seuls
20 lycéens sur 7.000 déclarent approuver
l’assassinat des journalistes de « Charlie
Hebdo ». Mais c’est d’une vision du monde
qui n’est plus commune qu’il s’agit. Par
exemple, 80 % des musulmans donnent raison à la religion contre la science pour expliquer la création du monde.
ESSAI
La Tentation
radicale.
Enquête auprès
des lycéens
Sous la direction
d’Anne Muxel
et Olivier Galland.
PUF, 455 pages,
23 euros.
LIBÉRALISME CULTUREL « L’écart entre
musulmans et autres jeunes est très fort sur la
question relative à l’homosexualité, orientation sexuelle massivement condamnée par
les musulmans. Il est moins fort sur la question relative au rôle principal des femmes,
29 % des musulmans étant d’accord avec
l’assertion selon laquelle elles doivent s’occuper de la maison et des enfants. »
L’ABSENCE DE TOUT FACTEUR DISCRIMINATOIRE « Même si le fait de se sentir discriminé pour son origine ou sa religion accroît
nettement la probabilité de partager ces
idées absolutistes, ce n’est pas principalement parce qu’ils se sentent discriminés que
les jeunes musulmans y adhèrent plus que
les autres. »
TOLÉRANCE À LA VIOLENCE « Le terreau
de la radicalité religieuse n’est pas uniquement religieux [...]. Il est aussi manifestement
associé à des prédispositions à la violence ou à
la déviance détachées de motifs religieux. » n
Livres en bref
La Nationale 7 mondialisée
Mais qu’est-elle
•devenue,
la mythique route de nos
vacances, qui charriait vers le sud des
tombereaux de familles en caravane
ou aux voitures surchargées de bagages,
celle qui inspira à
Charles Trenet une chanson et aux cinéastes des images ineffaçables ? C’est ce qu’a
voulu savoir le journaliste Clément
Pétreault, qui nous offre à travers son livre
u n e f o r m e d ’u l t i m e voyag e s u r c e s
996 kilomètres de souvenirs encore si présents chez ceux qui eurent l’occasion
d’emprunter un jour l’interminable Natio-
Nationale 7.
Voyage dans
une France
oubliée
nale 7. Déclassée sur
plus de la moitié de
son parcours en
2005, elle a tout simPar Clément
plement rendu les
Pétreault.
a r m e s d e va n t l e s
Ed. Stock,
assauts de la moder218 pages,
nité. Autoroute,
18,50 euros.
avion, TGV ont eu
raison de cette artère
vitale où les villes autrefois centrales sont
devenues périphériques, où les villages
tant de fois traversés et aujourd’hui oubliés
n’ont gardé de cette glorieuse époque que
les murs noircis de pollution de leurs maisons. Un beau livre, émouvant et aussi un
témoignage saisissant de la transformation de notre pays. — D. Fo.
Un bel éloge de la différence
« Personne avec
•autisme
», comme il
aime à se définir, le
docteur en philosophie, hyperpolyglotte et auteur à succès Josef Schovanec
est de longue date
parti en croisade
contre le diktat de la
normalité. Son dernier essai en est la parfaite illustration. Vibrant plaidoyer contre
« la vision hiérarchique et prétendument
scientifique de l’intelligence » et le réductionnisme du QI, « Nos intelligences multiples » est un message d’espoir pour tous
ceux qui se trouvent
relégués aux marges
Nos intelligences de la société. S’il n’est
multiples
pas toujours facile de
Par Josef
suivre Schovanec
Schovanec. Ed.
dans les toujours
de L’Observatoire,
surprenants méan260 pages,
dres de sa pensée,
17 euros.
l’ouvrage se lit néanmoins avec autant
d’intérêt que de plaisir – la petite touche
d’humour dont l’auteur ne se départ jamais
bien longtemps formant un heureux contrepoint à l’étendue parfois étourdissante
de son érudition. Un livre « multiplement »
intelligent. —Y. V.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 // IDEES & DEBATS
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
opinions
LE POINT
DE VUE
de Julien Blanchet,
Christophe Borgel,
Mélanie Désiré,
Jean-Emile Gombert,
Jean Loup Salzmann
et Josette Travert
epuis le vote de la Loi ORE
(Orientation et réussite étudiante), des mouvements de
contestation et des débats agitent certaines universités. Pétitions, assemblées générales, refus de classer, voire
occupation sont le lot quotidien de
nombreuses d’entre elles. L’université
est un lieu d’expression libre et de débat.
Les libertés académiques et les franchises universitaires sont garantes de la
liberté d’expression dont jouissent les
étudiants et les enseignants. Elle est un
lieu ouvert de dialogue et de tolérance
dont doivent être exclues la violence
physique et les menaces.
L’instauration d’un nouveau mécanisme remplaçant APB par ParcourSup part d’un bon sentiment : en finir
avec le tirage au sort et mieux orienter
les étudiants. Pour 85 % des formations,
tous les étudiants seront acceptés, mais
ceux qui en ont besoin seront accompagnés. Les autres sont celles dans lesquelles il y avait un tirage au sort désormais remplacé par la prise en compte
des chances de succès des étudiants,
ceux qui ne seront pas pris, étant acceptés dans d’autres formations.
La racine du mécontentement qui
s’exprime tient surtout à une réalité
simple : une augmentation de
30.000 étudiants par an (ce qui est une
bonne chose) depuis cinq ans sans que
les moyens n’aient suivi.
Or ce mouvement de protestation
tend à se radicaliser dans quelques universités, et les blocages (voire les dégradations de l’outil de travail) mettent en
lumière la contradiction (dialectique ?)
D
LE POINT
DE VUE
d’Olivier Dulat
orsqu’on est pilote à Air France,
en escale à New York, Tokyo ou
Stockholm, on ne peut que constater que le monde de l’aérien se transforme, se développe et se consolide. La
concurrence est extraordinairement
agressive et dynamique. Air France se
bat pour continuer à compter durablement parmi les grandes compagnies
aériennes en Europe et dans le monde.
Pour défendre cette place, une seule
stratégie peut porter ses fruits, celle de
la reconquête et de la croissance. C’est
bien ce qu’a lancé Jean-Marc Janaillac,
président d’Air France, avec le plan stratégique Trust Together.
Nous en avons d’ailleurs récolté les
premiers résultats en 2017 tout en renforçant notre position avec de nouveaux actionnaires chinois et américains. Mais clairement, même si je suis
personnellement très fier des récentes
avancées pour Air France, nous ne sommes pas encore un leader assez profitable. Croître, développer notre flotte,
signer de nouvelles alliances, investir
dans de nouveaux produits, innover et
intégrer de nouvelles technologies, servir au plus haut niveau nos clients, doit
rester notre cap. Il faut bien comprendre que la majorité des pilotes en est
convaincue.
Pour les pilotes d’Air France, cela se
traduit en 2018 par une croissance
d’activité importante, un fort volume
d’embauches avec plus de 300 recrutements, plus de 1.000 nouvelles qualifications sur des avions ou encore de nouveaux projets comme la connectivité
des cockpits. Ce sont des attentes légitimes et ma mission est de les concrétiser.
Je ne peux pas accepter que l’immo-
L
1. L’iPhoneX est-il déjà mort ?
2. La fiscalité des salaires s'est encore alourdie en France
3. Les gains sur le bitcoin seront beaucoup moins imposés en France
4. Washington : Merkel arrive après la fête
5. Les 19 idées de Borloo pour sauver les banlieues
Universités : ne cassons
pas l’outil de travail !
De la twittocratie
L’ŒIL DU
PHILOSOPHE
entre le refus d’une sélection qui serait
engendrée par la loi et l’interdiction, de
fait, pour les étudiants de suivre leurs
enseignements. Qui en sont les premières victimes ? Les étudiants les plus fragiles, ceux qui ne peuvent se permettre
de perdre un semestre, les étudiants en
alternance qui ont besoin de valider
leur enseignement pour toucher leur
salaire ainsi que ceux qui sont en formation continue (qu’ils ont payée
– directement ou indirectement – de
leur poche !).
Halte à « l’université
bashing » que les
« bloqueurs » amplifient
aux yeux du grand public
qui par l’impôt finance
notre université.
Plusieurs assemblées générales étudiantes, mais aussi de personnels, ont
décrété quelle note devrait être attribuée, parfois un « 20/20 politique »,
d’autres fois un « 10/20 améliorable ».
N’est-ce pas là décrédibiliser les diplômes et humilier les universités ? A qui
cela profite-t-il ? Aux écoles privées, qui
cumulent, elles, toutes les sélections,
qu’elles soient sociales, culturelles et
bien sûr financières.
Ouvrir l’université à toutes et à tous,
faire des études supérieures un instrument d’émancipation s’opposant à la
ségrégation et au déterminisme social
est incompatible avec la destruction de
l’outil de travail et la dévalorisation des
études universitaires.
Les signataires de ce texte sont
d’anciens responsables étudiants ou
enseignants-chercheurs qui ont eu à
faire face (ou ont organisé) des mouvements de protestation. Mais toutes et
tous, nous avons une haute idée de l’université et de son rôle essentiel dans
l’ascension sociale des plus défavorisés.
Nous sommes persuadés que l’enseignement supérieur et la recherche sont
la pierre angulaire du rayonnement de
notre pays, de notre culture et de notre
économie.
C’est la raison pour laquelle nous lançons cet appel, cinquante ans après
Mai 68, pour une université émancipatrice et libre. Plus de moyens pour les
études supérieures et la recherche,
orientation et accompagnement des
plus vulnérables, formation tout au
long de la vie et halte à « l’université
bashing » que les « bloqueurs » amplifient aux yeux du grand public qui par
l’impôt finance notre université.
Julien Blanchet est ancien président
de la Fage, Christophe Borgel est
ancien président de l’Unef, Mélanie
Désiré est ancienne présidente de
L’Association Fédérative des
Etudiants de Poitiers, Jean-Emile
Gombert est ancien président de
l’université Rennes 2, Jean Loup
Salzmann est ancien président
de l’université Paris 13 et ancien
président de la CPU et Josette
Travert est ancienne présidente
de l’université de Caen.
Cessons le gâchis
à Air France !
bilisme en cours nous en éloigne. Les
grèves que nous subissons depuis le
mois de février ont des impacts très
lourds sur nos opérations, nos équipes,
et bien entendu pour nos clients. En
tant que pilote, notre métier est de
garantir la sécurité absolue de chacun
de nos vols. C’est l’objectif premier pour
tous les pilotes d’Air France.
L’accord pour lequel
Jean-Marc Janaillac
a décidé de lancer une
consultation auprès de
l’ensemble des salariés,
est un bon accord.
Notre mission est aussi d’assurer
l’acheminement de nos clients vers leur
destination. Ces dernières semaines
n’ont pas permis d’assurer 100 % de
cette mission. Cela est insupportable
pour nos clients, et pour la majorité des
pilotes. Je n’oublie pas que près de 75 %
d’entre eux sont mobilisés pour nos
passagers. Les pilotes aiment leur compagnie, et je veux saluer ici ce qu’ils font
au quotidien pour faire décoller nos avions, souligner leur professionnalisme
de jour comme de nuit, et les remercier
pour leur engagement. Parce que le
client est leur priorité, parce qu’ils se
battent eux aussi pour l’avenir d’Air
France. En tant que patron des pilotes
d’Air France, je réfute les amalgames,
les raccourcis qui entachent la corporation et je témoigne de l’énergie et de la
responsabilité dont nous, pilotes, faisons preuve au quotidien.
Pour mettre fin au conflit, un véritable « pacte de croissance » a été proposé
pour assurer cette reconquête. C’est une
proposition pour éviter le retour en
arrière, tout en s’engageant sur des
améliorations de rémunération sur le
long terme et créer les conditions d’une
croissance durable.
De nombreuses thématiques positives pour Air France et pour les pilotes
sont l’objet des négociations en cours
avec nos syndicats et doivent permettre
de créer les conditions du développement. En effet, nous avons besoin de
nos Boeing 787 et de nos A350, de la
croissance de Transavia France, du
renouvellement de la flotte moyencourrier, des avancées en matière de
maintenance prédictive pour accompagner la croissance.
Un dialogue constructif est le seul
moyen d’aboutir à des projets positifs
pour Air France. Je fais confiance à
l’ensemble de mes collègues pilotes
pour faire pencher la balance du bon
côté. L’accord pour lequel Jean-Marc
Janaillac a décidé de lancer une consultation auprès de l’ensemble des salariés,
est un bon accord. Il répond aux attentes salariales et s’engage pour l’avenir.
L’ignorer reviendrait à casser la dynamique que nous avons engagée et
gâcher ce que nous avons construit ces
dernières années. Du 26 avril au 4 mai,
les salariés d’Air France pourront faire
entendre leur voix pour l’avenir de leur
compagnie. J’ai voté OUI !
Olivier Dulat est directeur
général des opérations aériennes
d’Air France.
Par Roger-Pol
Droit
ur Twitter, Donald Trump répond à
Kim Jong-un, fustige les journalistes, éructe ou fanfaronne. C’est là
aussi qu’à 3 heures du matin Emmanuel
Macron, chef des armées, a récemment fait
part de l’intervention en Syrie à laquelle la
France participait. Sur ce réseau s’expriment présidents, ministres, députés, au
coude-à-coude avec des journalistes, chanteurs, écrivains ou acteurs, sans oublier
quelques dizaines de millions d’anonymes.
Il y a douze ans seulement, rien n’existait.
Ouvert en juillet 2006, Twitter totalise
actuellement plus de 300 millions de
comptes. 500 millions de tweets s’échangent chaque jour en 40 langues. Je n’ai pas
l’intention, on s’en doute, d’aborder ses
multiples fonctions. Mais seulement de
poser ces questions : qu’est-ce que Twitter
fait au pouvoir politique ? Qu’est-ce que
change son usage aux relations entre hommes d’Etat et citoyens ?
Une impression de relation immédiate et
directe s’instaure d’abord. Chacun a le président dans sa poche. Le Prince n’est plus
lointain, inaccessible et sacré. Il parle à tous,
souvent, quand ça lui chante, en termes
familiers et profanes. Le philosophe Hegel,
dont on oublie trop souvent qu’il fut un
temps directeur de « La Gazette de Bamberg », considérait la lecture du journal
comme « la prière de l’homme moderne ».
Cette activité quotidienne était donc encore
teintée de quelque dimension sacrée. Ce
n’est vraiment plus le cas. Avec Twitter,
n’importe qui peut se dire : « Qu’est-ce que
me dit, à cette heure-ci, ce chef d’Etat ?
Comme c’est stupide ! Et ce député ? Ah !
Pire encore ! » Dans l’accès de tous à une
parole étatique instantanée et banalisée,
toute charge de solennité se volatilise.
D’autant plus que les tweets des hommes
politiques – qu’ils soient au pouvoir ou dans
l’opposition – pataugent au milieu de ceux
des stars du showbiz, du cinéma et du Web.
Ils traînent parmi les gens du coin de la rue
ou de l’autre bout du monde. Les chiffres de
mars 2018 indiquent, dans les cinq comptes
les plus suivis au monde, que Barack
Obama arrive en 3e position (100,7 millions
de followers) entre… Justin Bieber et
Rihanna. Pareille promiscuité a l’air démocratique : la parole politique n’est plus séparée de la vie quotidienne. Elle se mêle aux
distractions, aux musiques, aux séries télévisées. Mais le prix à payer n’est-il pas, tout
bonnement, la perte totale de spécificité
des messages des dirigeants ?
S
Fluidité, évanescence, impact éphémère
ne sont pourtant pas des attributs habituels
de la parole politique, du moins en principe.
Celle-ci aspire généralement à s’inscrire
dans le temps long, à demeurer durablement visible et efficace. Ce n’est pas une
question de concision, mais bien de permanence. En Inde, au IIe siècle de notre ère,
Asoka – empereur philosophe qu’on pourrait comparer à Marc Aurèle, mutatis
mutandis – a inventé en quelque sorte le
proto-tweet. Il a rédigé de courts messages
de tolérance, des maximes juridiques et
morales à l’usage de tous. Les textes étaient
gravés en plusieurs langues sur des piliers,
répartis sur un territoire plus vaste que celui
de l’Union indienne actuelle. La différence
est que deux mille ans plus tard, ou presque,
nous possédons toujours ces textes. Deux
heures après un tweet, personne, normalement, ne se souvient plus de rien.
Les tweets des hommes
politiques – qu’ils soient
au pouvoir ou dans
l’opposition – pataugent
au milieu de ceux des stars
du showbiz, du cinéma
et du Web.
Ils traînent parmi les gens
du coin de la rue ou
de l’autre bout du monde.
Il n’y a aucune raison de se lamenter, au
nom de l’ancien monde, des inconvénients
supposés du nouveau. Mais il convient de
prendre conscience de la profondeur des
mutations en cours. En s’immergeant dans
les flux, la parole politique change radicalement de registre et de nature. Qu’elle le
veuille ou non, elle se place, de fait, sur le
même plan que les rumeurs, invectives et
provocations que charrient ce réseau et tous
les autres. En regardant de plus près, on
verra que ce sont les relations de la politique
au temps, à l’espace, à la vérité qui se trouvent
affectées. Les rapports du citoyen et de l’Etat
le sont également. L’idée même de « pouvoir », que symbolise le suffixe «-cratie », est
en voie de métamorphose. Kratô, en grec
ancien, signifie « dominer ». En démocratie,
règnent sur le peuple ceux qui le représentent. En twittocratie, personne ne domine.
Sauf les chiffres, et l’anonymat du réseau. Ce
n’est pas un pouvoir politique : il n’a ni structure institutionnelle ni légitimité juridique.
Pourtant, il possède des effets politiques
puissants. Voilà où nous en sommes, à peu
près. Il reste beaucoup à comprendre. Du
moins si nous voulons ne pas twitter idiot.
Roger-Pol Droit est écrivain
et philosophe.
L'ACTUALITÉ
DES THINK TANKS
Contrer l’offensive russe sur les réseaux sociaux
IDÉE. Le Kremlin développe une stratégie très affirmée en matière de médias
et réseaux sociaux. Des experts de la Rand Corporation en décryptent les
attendus et les contenus. A sa périphérie géographique, la Russie veut
soutenir les Russes et russophones, contre certaines nations et organisations
comme l’Otan. C’est le cas notamment dans les pays Baltes et en Ukraine. Plus
globalement, les services russes spécialisés, et leurs innombrables sites et
« trolls », cherchent à saper la confiance dans les démocraties libérales et à
soutenir les orientations de Vladimir Poutine. Le think tank californien s’élève
contre cette offensive à la fois de charme et de sape. Comme aux meilleures
heures de la guerre froide, mais sur fond de haute intensité technologique et
d’extension des « fake news », il s’agit de combattre la propagande.
INTÉRÊT. Techniquement, il s’agit de repérer, dénoncer, contre-argumenter.
Formation des journalistes et financement de médias alternatifs sont au
programme. La Russie est ici dans la ligne de mire. D’autres voudront contrer
l’influence américaine à partir des entreprises qui font vivre les médias et
réseaux sociaux, voire la présence et l’influence du président américain luimême dans ce domaine. Les réseaux sociaux nourrissent une guerre tiède.
— Julien Damon
www.rand.org
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Les Echos Vendredi 27 et samedi 28 avril 2018
Son parcours
le grand entretien
Diplômé de l’ENA en 1978, Benoît Battistelli a commencé sa carrière au ministère de l’Economie et des Finances, où il
a aiguisé ses qualités de négociateur
européen. A la fin de la décennie 1990,
la propriété industrielle devient son
cheval de bataille qui l’amènera à la
direction générale de l’Inpi en 2004. Elu
six ans plus tard président de l’Office
européen des brevets (OEB), à Munich,
ce ferveur défenseur du brevet unitaire
ne verra finalement pas son entrée en
vigueur sous son mandat, qui prend fin
le 30 juin. En revanche, Benoît Battistelli
aura réussi à mener à bien sa réforme en
profondeur de l’OEB, faisant face à une
forte résistance en interne.
« La Chine
dépose
aujourd’hui
50 % des
demandes
de brevets
dans le
monde »
Son actualité
Pour sa dernière cérémonie du Prix de
l’inventeur européen, le 7 juin 2018,
Benoît Battistelli a choisi pour écrin le
théâtre de Saint-Germain-en-Laye (78),
la ville dont il est maire-adjoint à la
culture depuis 2008. Le futur ex-président de l’Office européen des brevets
prendra, dès juillet, la présidence du
Centre d’études internationales de la
propriété intellectuelle (Ceipi) de l’université de Strasbourg, effectuant ainsi
un chassé-croisé remarqué avec son
successeur à l’OEB, le Portugais Antonio
Campinos. La passation de pouvoirs à
l’Office aura lieu le 27 juin, lors de l’inauguration de son nouveau bâtiment
conçu par Jean Nouvel à La Haye.
péenne. Il en résulte une forte baisse des
coûts, estimée à 70 % pour la même zone
géographique. Enfin, le contentieux du brevet unitaire relèvera obligatoirement de la
compétence de la Cour unifiée des brevets et
bénéficiera donc d’une plus grande sécurité
juridique, évitant des jurisprudences nationales éventuellement divergentes.
EPO
BENOÎT BATTISTELLI
Président de l’Office
européen des brevets
Propos recueillis par
Chantal Houzelle,
Arnaud Le Gal,
François Vidal
et Yves Vilaginés
deux mois de la fin de son mandat,
le président de l’Office européen des
brevets analyse les enjeux de la
bataille pour la compétitivité mondiale, qui
se joue sur le terrain de l’innovation et de la
propriété industrielle. Malgré le Brexit et
une plainte en Allemagne qui retardent
encore le processus de ratification, Benoît
Battistelli espère que le premier brevet unitaire sera délivré fin 2018 ou début 2019.
A
En matière d’innovation et de propriété industrielle, quel état
des lieux dressez-vous de la bataille
pour la compétitivité mondiale ?
Le nombre de dépôts de brevets est un indicateur assez pertinent de la capacité innovatrice d’un pays ou d’une économie.
Depuis 2010, les demandes de brevets
auprès de l’OEB ont progressé de 10 % pour
atteindre un total de 166.000 en 2017. Plus
de la moitié de ces demandes provient de
l’étranger, preuve que le marché européen
reste très attractif et que les grandes entreprises considèrent qu’elles doivent y être
présentes pour protéger leurs inventions et
y investir. Toutefois, au niveau mondial,
l’augmentation est bien supérieure, du fait
de l’explosion des demandes chinoises. Les
dépôts de brevets en Chine sont passés de
500.000 à 1,5 million sur la même période,
représentant 50 % des demandes déposées
dans le monde en 2017. Par ailleurs, les flux
entre régions témoignent de la qualité des
brevets européens qui s’exportent assez
aisément dans tous les pays du monde.
L’Europe « exporte » près de 100.000
demandes de brevets aux Etats-Unis, soit
plus du double des demandes américaines
reçues en Europe. Avec la Chine, la différence est encore plus flagrante : 36.000
demandes d’origine européenne arrivent
en Chine, contre 7.200 en sens inverse. Avec
la Corée du Sud, c’est le même ratio. Il n’y a
qu’avec le Japon que l’échange est équilibré.
A l’intérieur de ces flux, quels sont
les secteurs les plus forts ?
La présence de l’industrie européenne est
relativement homogène dans tous les secteurs innovants : technologies médicales,
biotechnologies, technologies vertes, transport, mobilité… à l’exception des NTIC. A
l’inverse, les entreprises chinoises restent
concentrées sur le seul secteur des nouvelles technologies de l’information et progressent à double chiffre chaque année.
L’Europe a-t-elle raté le coche
des NTIC, alors que les Chinois
ont été capables de faire émerger
des alternatives aux Gafa ?
Une étude de l’OEB sur la quatrième révolution industrielle et l’intelligence artificielle
montre que l’Europe figure en bonne position, en particulier la France. Les demandes
de brevets autour de l’IA ont progressé de
54 % en trois ans : systèmes 3D, interface utilisateur, etc. La France est le deuxième pays
européen derrière l’Allemagne ; l’Ile-deFrance est la première région en Europe,
devant la Bavière. La concentration de
start-up, en particulier dans l’IA, en Europe et
en France, nous place dans des positions permettant de fonder des espoirs pour l’avenir.
En quoi la protection industrielle
de l’intelligence artificielle est-elle
complexe ?
En Europe, on considère qu’un logiciel en
tant que tel ne peut pas être breveté, parce
qu’un algorithme n’est pas une invention.
En revanche, nous n’avons aucun problème
à breveter la dimension numérique de
l’invention, donc des logiciels intégrés dans
cette perspective technique. L’Europe possède vingt ans de pratique reconnue sur les
inventions mises en œuvre par ordinateur.
Avec l’IA se pose aussi le problème de savoir
qui est réellement l’inventeur. Jusqu’à pré-
sent, on a toujours considéré un individu ou
une équipe à l’origine d’une invention. Or,
les nouvelles technologies reposent sur des
systèmes assez puissants pour apprendre et
proposer de nouveaux développements.
Faudra-t-il adapter des règles dont les principes de base ont été définis essentiellement
au XIXe siècle ?
La propriété industrielle n’est-elle pas
l’apanage des grandes entreprises ?
Qu’en est-il des ETI, PME et start-up ?
Selon nos statistiques, sur toutes les demandes de brevets que nous avons reçues en 2017,
69 % proviennent des grandes entreprises,
24 % des PME et 7 % des universités et centres de recherche publique. Je pense que le
futur brevet unitaire aura un impact majeur,
car de nombreuses PME françaises ont bien
compris que leurs perspectives de dévelop-
« On peut espérer
la délivrance du premier
brevet européen unitaire
fin 2018 ou début 2019. »
pement se situaient davantage à l’échelon
européen, mais elles rechignent à se protéger en conséquence pour une question de
coût et de complexité. A mon avis, le pourcentage de PME déposantes de brevets européens va décoller grâce au brevet unitaire.
Vous évoquez le brevet unitaire européen. A quelques semaines de la fin
de votre mandat, il n’est toujours pas
entré en vigueur. C’était pourtant l’un
des grands objectifs de votre présidence. Quels sont désormais les scénarios possibles ?
Le processus est anormalement long. Le
traité entre les membres de l’Union européenne a été signé il y a maintenant cinq
ans. La France a joué un rôle moteur car elle
a été le deuxième pays à le ratifier dès 2014,
après l’Autriche. Mais pour pouvoir mettre
en œuvre le brevet unitaire, il faut obligatoirement attendre la ratification de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne qui sont avec
la France les trois principaux pays en termes de nombre de brevets européens.
Le Brexit a-t-il mis un coup de frein
au processus outre-Manche ?
Les Britanniques n’avaient pas terminé le
travail de ratification au moment où est
arrivé le Brexit. Je ne dirais pas qu’il a
retardé les choses, mais juste entraîné quelques mois de flottement post-Brexit. Très
rapidement, le gouvernement a considéré
qu’il était de son intérêt de mettre en œuvre
le brevet unitaire. S’agissant des négociations en cours sur le Brexit, deux situations
doivent être envisagées : soit le brevet unitaire existe et fait partie de la négociation
d’accès des Britanniques au marché unique, soit il n’existe pas et ils n’y auront évidemment jamais accès.
Et qu’est-ce qui bloque en Allemagne ?
Le Parlement allemand a ratifié le traité, il y a
près d’un an. La signature par le président de
la République est cependant suspendue en
raison d’un recours formé par un particulier
devant la Cour constitutionnelle, laquelle
pourrait prendre une décision avant cet été.
Selon vous, à quelle échéance
les entreprises européennes
et françaises pourront-elles donc
bénéficier du brevet unitaire ?
On peut espérer la délivrance du premier
brevet européen unitaire fin 2018 ou début
2019. Je pense que ces combats d’arrièregarde ne vont pas remettre en cause la mise
en œuvre de cette très importante réforme.
L’économie européenne et, en particulier, les
PME, ont besoin de cette amélioration. En
effet, la simplification du système est considérable puisque, au lieu de gérer plusieurs
procédures nationales différentes et de payer
autant de taxes nationales, vous n’aurez plus
qu’un seul interlocuteur : l’OEB pour un brevet valable dans 26 pays de l’Union euro-
Vous avez profondément transformé
l’Office européen des brevets au long
de votre mandat. Quelle a été votre
stratégie ?
Notre objectif essentiel fut de transformer
une administration qui a toujours eu une
préoccupation d’excellence technique, mais
longtemps sans considération de contrôle
des coûts, en une agence publique moderne,
efficace et qui s’autofinance. Notre stratégie
n’a pas été de réduire nos capacités, mais
d’améliorer la production et la productivité,
et donc la qualité de service aux entreprises.
De nombreux projets ont été mis en œuvre.
Les processus internes ont été totalement
revus sur la base d’investissements IT d’un
montant de 140 millions d’euros. L’automatisation de nombreuses tâches et la simplification des procédures nous ont permis de
libérer près de 500 postes des fonctions support, réaffectés vers des emplois à plus
haute valeur ajoutée dans le cœur de métier.
L’OEB a également mis en place un nouveau
système des carrières basé uniquement sur
la performance, qui a eu un effet majeur et
immédiat sur nos résultats. Nous avons
investi dans la formation et le recrutement
de 1.000 ingénieurs en sept ans. En trois ans,
le stock des dossiers en attente de traitement
à l’Office est passé de 27 à 19 mois d’activité.
Depuis 2010, le nombre de brevets délivrés a
augmenté de 82 %, sans baisse de la qualité,
bien au contraire.
Quels ont été les effets sur l’équilibre
financier de l’Office ?
Au niveau budgétaire, ces effets sont très
positifs. Ainsi, l’OEB a reversé l’an dernier
500 millions d’euros aux Etats membres de
l’Organisation, dont 180 millions à l’Allemagne et un peu moins de 60 millions à la
France. Des baisses du niveau des redevances ont également bénéficié pour la première fois aux utilisateurs, soit globalement
25 millions d’euros sur la seule année en
cours. Tout cela a été réalisé sans réduction
du « paquet social » des employés : les
rémunérations ont augmenté de 15 % en
moyenne sur la période et de nouvelles primes ont été créées. L’Office est capable de
couvrir la totalité de ses engagements
sociaux, en particulier de son système de
retraite. Notre fonds de réserve a dépassé
les 8 milliards d’euros en 2018.
Quelles leçons en tirez-vous
sur l’art de réformer ?
Il y a certainement plus d’une façon de
réformer une entité, mais à mon avis la
réussite dépend de la maîtrise, plus ou
moins grande, d’un ensemble de facteurs :
avoir une vision claire de la direction et une
volonté politique, faire preuve de capacité
d’écoute et de prise de décision, offrir des
perspectives, développer les partenariats
stratégiques, tenir ses engagements et communiquer de manière transparente. n
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14 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.547,84 milliards d’euros (au 10-01-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 101,85 en décembre 2017 // Taux de chômage (BIT) : 9,4 %
au 3e trimestre 2017 // Dette publique : 2.226,1 milliards d’euros au 3e trimestre 2017
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
MIGRANTS DEUX SUISSES
TRANSFÉRÉS ET JUGÉS
À MARSEILLE
ÉTATS-UNIS TRUMP À LONDRES
LE 13 JUILLET
Le président américain Donald
Trump effectuera une visite au Royaume-Uni le 13 juillet, où il aura des entretiens avec Theresa May, a annoncé
Londres jeudi. Une précédente visite
avait été repoussée par craintes de
manifestations. Par ailleurs, Donald
Trump a subi un revers personnel à
Washington, avec le retrait de Ronny
Jackson, le médecin militaire de la
Maison-Blanche, dont il avait proposé
la candidature au poste de ministre
des Anciens combattants.
Deux Suisses placés en détention
provisoire à Gap, dans l’attente d’être
jugés pour avoir participé à l’entrée
de migrants le week-end dernier, ont
été transférés à la prison de Marseille
« par sécurité ». L’administration
pénitentiaire a préféré les transférer
avant l’organisation d’une manifestation de soutien. Ils doivent comparaître le 31 mai, en compagnie d’une ressortissante italienne.
CÉLÉBRITÉ CATHERINE FROT
VA FAIRE SON ENTRÉE
AU MUSÉE GRÉVIN
Des soldats des forces spéciales françaises ont été envoyés en renfort en
Syrie ces deux dernières semaines, a
révélé jeudi le ministre américain de
la Défense, Jim Mattis, qui témoignait devant le Congrès. « Les Français nous ont renforcés. Vous allez assister à un nouvel effort dans la vallée de
l’Euphrate dans les jours qui viennent »,
a-t-il souligné. Les soldats français
sont déployés auprès de leurs homologues américains en soutien des
Kurdes dans le nord du pays face à
Daech et non loin des forces turques.
UNION EUROPÉENNE LE COUP
D’ÉCLAT DE L’AMBASSADEUR
AUDE PRÈS DE QUATRE TONNES
DE CANNABIS SAISIES
EN DEUX SEMAINES
Les agents des douanes de Narbonne
(Aude) ont annoncé jeudi avoir saisi
1.068 kg de cannabis dans un camion
supposé transporter des caisses en
bois vides depuis l’Espagne vers la
Grèce. Avec les 2,9 tonnes découvertes dans un poids lourd le 2 avril, cette
nouvelle prise effectuée le 14 avril
porte le total à 3.962 kg de cannabis
saisis en moins de quinze jours sur
l’autoroute A9, a souligné la même
source.
Superman, Batman ou Wonderwoman – enfin, leurs représentations en Lego – s’exposent au Parc de la Villette à Paris à
compter de dimanche. Nathan Sawaya, un ancien banquier d’affaires new-yorkais devenu plasticien, a collé 2 millions de
petites briques en plastique pour donner corps à 120 œuvres. La seule Batmobile a réclamé deux mois et 490.000 Lego.
Bertrand Langlois/AFP
SAVOIE LES CORPS DES
DEUX SKIEURS EMPORTÉS
PAR AVALANCHE RETROUVÉS
Les corps de deux skieurs emportés
par une avalanche le 4 mars à Arêches-Beaufort (Savoie) ont été retrouvés jeudi matin grâce à la fonte du
manteau neigeux. Évoluant en horspiste, les deux skieurs, âgés de 47 et
49 ans et originaires de Normandie,
avaient disparu après le déclenchement d’une avalanche sur le domaine
du Planay.
Des super-héros en Lego envahissent La Villette
SYRIE RENFORTS FRANÇAIS
Odd Andersen/AFP
La comédienne Catherine Frot,
récompensée deux fois aux César,
fera son entrée le 30 avril au célèbre
Musée Grévin. Installé aux côtés de
Charles Aznavour et de Cecilia Bartoli, son double de cire la représentera dans le personnage de Marguerite inspiré de celui de l’Américaine
Florence Foster Jenkins, soprano
excentrique qui chantait faux.
LA PHOTO DU JOUR
Philippe Léglise-Costa, l’ambassadeur de France auprès de l’Union
européenne a claqué la porte d’une
réunion à Bruxelles pour protester
contre l’absence d’interprétation prévue lors de futurs débats budgétaires,
qui conduit généralement à un usage
exclusif de l’anglais. L’incident a eu
lieu mercredi lors d’une réunion
entre ambassadeurs des 28 au sein du
Conseil de l’Union européenne.
SUD SOUDAN DIX TRAVAILLEURS
HUMANITAIRES DISPARUS
Dix travailleurs humanitaires, tous
sud-soudanais, sont portés disparus
au Soudan du Sud, selon le coordinateur des opérations humanitaires des
Nations unies dans ce pays. On est
sans nouvelles d’eux depuis mercredi
matin, alors qu’ils se dirigeaient en
convoi vers la ville de Tore, en provenance de Yei (Equatoria-Central).
PRISON ÉVASION D’UN DÉTENU
À ELBEUF EN SEINE-MARITIME
ROYAUME-UNI BOND
DES ATTAQUES AU COUTEAU
Un détenu d’une trentaine d’années
sous le coup d’une procédure criminelle s’est évadé jeudi de l’hôpital
d’Elbeuf (S eine -Maritime). Une
enquête a été ouverte et confiée au
SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Rouen. Il aurait été condamné pour viol et avait déjà tenté de
s’évader en avril. Il lui restait quatre
années de prison à purger.
L’Angleterre et le Pays de Galles sont
confrontés à une forte hausse (22 %)
des attaques à l’arme blanche, selon
des statistiques officielles publiées
jeudi, au nombre de 39.598 l’an dernier, dont la moitié à Londres. En
février-mars, les homicides dans la
capitale britannique étaient même
plus nombreux, pour la première
fois, qu’à New York.
Photo : Sipa
ON EN PARLE À ROME
Silvio Berlusconi compare le M5S aux nazis
Le « cavaliere », exclu des discussions pour former un gouvernement,
souhaite faire échouer un rapprochement des partis populistes.
Olivier Tosseri
@oliviertosseri
— Correspondant à Rome
chement, il a décidé de le faire
échouer. Il s’est livré ces dernières semaines à un crescendo
d’attaques à l’égard du M5S,
recourant aujourd’hui aux injures. Après l’avoir stigmatisé
comme « le parti des chômeurs et
de l’envie sociale », avoir dénoncé
« le danger pour la démocratie
qu’il représente », avoir annoncé
qu’il « engagerait ses membres
dans sa société seulement pour
nettoyer les toilettes », il a franchi
un nouveau stade ce mercredi.
En marge des célébrations du
73e anniversaire de la fin de la
Seconde Guerre mondiale en
Italie, il a affirmé que « certaines
personnes se sentent face au M5S
comme les juifs lorsqu’est
apparu Hitler. »
près moi le déluge ! » Silvio Berlusconi, le
monarque de la droite
italienne accepte mal de ne plus
régner en maître absolu sur la
coalition que son parti Forza
Italia forme avec la Ligue de
Matteo Salvini. Ce dernier privilégie une alliance avec le Mouvement 5 Etoiles arrivé en tête
des législatives. Seul obstacle
pour entériner une alliance, la
figure du cavaliere sur laquelle
le M5S met son veto.
Silvio Berlusconi ne se
contente pas de refuser de se
retirer pour favoriser le rappro-
A
Une série de déclarations que
ne supporte plus Matteo Salvini.
Il demande que cessent ces
insultes et ces idioties. « Je veux
construire une alliance pour un
gouvernement, ceux qui passent
leur temps à insulter attendent
qu’il soit nommé par Bruxelles ».
Divisions
sur la marche à suivre
L’option d’un gouvernement
technique, ou de grande coalition qui ne déplairait pas en effet
à Silvio Berlusconi qui s’est
réjoui de l’annonce par le M5S
d’avoir interrompu toute discussion avec la Ligue. Il traite en
effet avec le Parti Démocrate
dans le cadre d’une mission
exploratrice confiée par le prési-
dent de la République Sergio
Mattarella au président de
l’Assemblée nationale issu de
ses rangs. Des négociations difficiles alors que les militants des
deux partis sont rétifs à une
alliance après qu’ils se sont désignés comme principaux adversaires irréconciliables ces derniers mois. Quant aux dirigeants
du PD, ils sont profondément
divisés sur la marche à suivre.
Une prolongation des pourparlers sera octroyée pour essayer
de parvenir à un accord et sortir
l’Italie de sa paralysie politique.
Un luxe qu’elle ne pourra pas se
permettre bien longtemps. Sa
fragile reprise économique, a
déjà été revue à la baisse pour
l’année prochaine. n
1
17
17
15
15
14
SAMEDI
7/12
1
18
19
9
7/14
6/12
19
12
21
18
1
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2
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DIMANCH
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/
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LUNDI
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 27, samedi 28 avril
2018
www.lesechos.fr
Surfant sur le
développement
de l’e-commerce,
la société propose
des points de
retrait baptisés
« Drive ». // P. 27
DEVISES EUR/GBP 0,87 EUR/JPY 1,3235 EUR/CHF 1,1973 GBP/USD 1,3924 USD/JPY 1,0925 USD/CHF 0,9884 TAUX EONIA -0,367 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,328 OAT 10 ANS 0,8581 T-BONDS 10 ANS 3,0236
INDUSTRIE & SERVICES
SNCF
AFP
DERNIÈRE HEURE
AXA lance l’introduction en Bourse
de ses activités américaines
Le mouvement de grève
entre dans une phase décisive.
// PP. 16-17 ET L’ÉDITORIAL
DE DAVID BARROUX P. 9
AGROALIMENTAIRE
Guillaume Bregeras
@gbregeras
Candia va commercialiser
un lait plus rémunérateur
pour ses éleveurs. // P. 18
A quelques jours des résultats de son
premier trimestre 2018 (le 2 mai prochain), Criteo a annoncé le retour de
Jean-Baptiste Rudelle au poste de PDG
dans un communiqué : « Le Conseil
d’administration a demandé à JB, le fondateur de Criteo, de jouer un rôle plus
actif pour aider l’entreprise dans sa prochaine étape de croissance. Au regard de
ce choix, Eric Eichmann a décidé de quitter Criteo tout en proposant son aide
pour assurer la période de transition. »
Eric Eichmann, ancien directeur des
opérations, avait succédé à Jean-Baptiste Rudelle en 2015 pour aider Criteo à
entrer en Bourse, mais n’était pas parvenu à diversifier les revenus de la jeune
étoile de la Tech française.
ACCORHOTELS
Le groupe français s’apprête
à absorber les hôtels Mövenpick
// P. 19
PSA
Avec Dongfeng, le constructeur
français reste sur sa faim. // P. 20
DÉFENSE
Paris et Berlin promettent une
gestion rigoureuse de leur futur
avion de combat. // P. 21
HIGH-TECH & MÉDIAS
FRANCE TÉLÉVISIONS
Interview de Takis Candilis, directeur général délégué à l’antenne et
aux programmes. // P. 22
Le pépin Apple
START-UP
MOBILITÉ
LimeBike
Le groupe compte céder un peu moins de 30 % du capital de sa filiale, AXA Equitable. Photo Danny GYS/Reporters-RÉA
La guerre fait rage entre la ville
de San Francisco et les start-up
de trottinettes électriques. // P. 25
Attendue de longue date,
la cession d’une partie
de cette filiale doit permettre de financer le rachat
de XL Group.
PME & RÉGIONS
NORMANDIE
AXA Equitable est valorisé
jusqu’à 15 milliards
de dollars.
A Rouen, les ZOE électriques
commencent à rouler en mode
autonome. // P. 26
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
FINANCE & MARCHÉS
BPCE
François Pérol quitte BPCE pour
la Banque Rothschild. // P. 30
DEUTSCHE BANK
La banque allemande renonce à
ses ambitions à Wall Street. // P. 31
ET « CRIBLE » P. 38
Le coup d’envoi est désormais donné. AXA,
le géant français de l’assurance emmené
par Thomas Buberl, a officialisé jeudi le
lancement de l’introduction à la Bourse de
New York de sa filiale américaine d’assurance-vie et de gestion d’actifs. Les présentations aux investisseurs vont commencer
et l’opération annoncée l’année dernière
pourrait se concrétiser dans le courant du
mois de mai.
Pour le moment, le groupe compte céder
un peu moins de 30 % du capital de sa filiale,
AXA Equitable. Dans le détail, il a annoncé
la cession de près de 137,3 millions d’actions
pour un prix compris 24 et 27 dollars par
action. De quoi valoriser la société entre
13,5 et 15 milliards de dollars environ. Les
banques qui participent à l’opération
auront la possibilité d’acquérir quelque
20,6 millions d’actions supplémentaires
dans un délai d’un mois.
Une opération surveillée de près
L’introduction en Bourse est très attendue
dans la mesure où elle doit permettre à
l’assureur français de financer le rachat du
groupe d’assurance et de réassurance basé
aux Bermudes et coté à Wall Street, XL
Group. Annoncée en mars dernier, cette
opération à 15,3 milliards de dollars
(12,4 milliards d’euros) doit faire d’AXA un
leader mondial du marché de l’assurance
dommages des entreprises. En dépit des
ambitions affichées, l’annonce du rachat a
été fraîchement accueillie en Bourse et a
suscité des inquiétudes sur la capacité
d’AXA à la financer. Mercredi dernier, lors
de son assemblée générale, la direction de
l’assureur s’est d’ailleurs employée à tempérer les inquiétudes des investisseurs. Elle a
notamment indiqué que le rachat de XL
Group pourrait être financé même en cas
de retard de l’introduction en Bourse des
activités américaines initialement prévue
dans le courant du semestre.
La cession d’une partie du capital d’AXA
Equitable doit permettre à sa maison-mère
d’affecter autour de 3 milliards d’euros à
l’achat de XL Group. Pour financer le reste
de l’opération, le groupe compte sur sa trésorerie, sur les fruits d’une restructuration
financière d’AXA Equitable ainsi que sur
des émissions de dette subordonnée.
Signe qu’AXA a des chances de se désengager encore davantage de sa filiale américaine, le groupe a également annoncé jeudi
le lancement d’une émission d’environ
750 millions de dollars d’obligations échangeables en actions AXA Equitable. Celles-ci
ont une échéance à 2021. n
DETTE
Le Congo a entamé des négociations avec les traders pétroliers.
// P. 32
FISCALITÉ
Les gains sur le bitcoin seront
beaucoup moins imposés
en France. // P. 33
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET// P. 37
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 12H ET 17H35
DU LUNDI AU VENDREDI
Jean-Baptiste
Rudelle
revient aux
commandes
de Criteo
Danone veut associer ses salariés
à sa gouvernance
Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
Confrontées à une méfiance croissante et à
des changements très importants des
modes de consommation alimentaire, les
multinationales du secteur se remettent en
question. Jusqu’à revoir leur mode de gouvernance comme l’a annoncé Emmanuel
Faber, le PDG de Danone devant ses actionnaires réunis en assemblée générale à Paris
jeudi. « Notre intention est de donner aux
salariés le pouvoir de participer pleinement à
la construction de l’avenir du groupe », a-t-il
expliqué. En confiant aux équipes « la mission d’aller chercher le futur, de le créer et de se
l’approprier ».
Pour sceller le changement, chacun des
100.000 salariés du groupe recevra une
action au plus tard en 2019, assortie d’un
mécanisme d’intéressement. Une manière
symbolique d’enclencher le nouveau mode
de fonctionnement. « Une personne, une
voix, une action. » Tous participeront à
l’agenda stratégique, ainsi qu’à la construction de la feuille de route correspondant
aux objectifs de Danone à l’horizon 2030.
Feuille de route
D’ici la fin de l’année, la totalité des collaborateurs recevront une formation approfondie
aux enjeux du groupe, définis par la formule
itérative « Une planète, une santé ». Tous
pourront alors apporter leur voix et échanger sur les enjeux clefs liés à leur activité.
Comment mieux cerner l’évolution des habitudes alimentaires ? Compte tenu des habitudes alimentaires de chaque région, le programme de réduction du sucre du groupe
est-il suffisamment ambitieux ? Quelles
recettes de produits locaux faut-il en priorité
retravailler ? La liste des questions est conséquente. « Comment mettre en œuvre localement une économie circulaire des emballages ? s’est interrogé Emmanuel Faber.
Pourquoi cela prend-il autant de temps ? Avec
qui pourrions-nous nous associer pour aller
plus vite ? Comment intégrer la technologie
numérique dans les opérations de Danone ?
Comment pratiquer l’agriculture régénératrice dans l’écosystème naturel local ? ».
D’ici à la fin de l’année, les salariés pourront donner leur avis sur toutes « ces questions importantes », a martelé le patron du
groupe. Et dès le début de l’année 2019, « ces
voix seront réunies dans une feuille de route
des objectifs du groupe à horizon 2030 ».
« Une gouvernance participative », dont
Emmanuel Faber est persuadé qu’elle sera
« un avantage concurrentiel incroyable ». n
L’entreprise tricolore vit un moment
extrêmement difficile depuis qu’Apple
a restreint la présence de cookies sur
son navigateur Safari. Un outil indispensable à Criteo pour bien connaître la
manière dont surfent les internautes et
proposer à ses clients de cibler des
publicités de manière très précise.
Intervenue mi-décembre dernier, cette
L’entreprise tricolore vit
un moment extrêmement difficile depuis
qu’Apple a restreint la
présence de cookies sur
son navigateur Safari.
annonce avait entraîné une révision
drastique à la baisse des prévisions de
résultats par la pépite tricolore en 2018
(-22 %). Dans la foulée, les investisseurs
avaient sanctionné le titre qui perdait
plus d’un quart de sa valeur en seulement deux séances, passant sous la
barre de 1,5 milliard de dollars de capitalisation.
Entrée au Nasdaq en octobre 2013, la
start-up avait très bien démarré son histoire boursière, mais peine depuis le
début de l’année à retrouver des couleurs. Depuis l’annonce du retour de
Jean-Baptiste Rudelle, le titre a même
chuté de 10 % et s’échange aux alentours
de 25 dollars.
La start-up Less orpheline
Avec cet épisode « Apple », Criteo a
montré une trop grande vulnérabilité,
posant la question de son modèle économique. L’entreprise doit désormais
développer de nouveaux produits et
trouver de nouveaux débouchés pour
retrouver la confiance des marchés.
Une tâche pour laquelle Eric Eichmann
ne semblait plus être la bonne personne, d’où ce retour vers celui qui
incarne la folle ascension de Criteo.
Jean-Baptiste Rudelle semblait pourtant bien avoir tourné la page en lançant
en novembre dernier une nouvelle
start-up : Less avait pour ambition de
développer le covoiturage urbain et
avait levé 16 millions d’euros pour une
série d’amorçage record en France.
Reste à savoir qui prendra la tête de
cette toute jeune entreprise qui avait
reçu le soutien financier d’Index Ventures et Daphni, deux fonds qui faisaient
déjà partie de l’aventure Criteo. n
DR
Mondial Relay se lance dans
le Drive pour les gros colis
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES
à suivre
Patrick Kovarik/AFP
HIPPISME France Galop, l’association pilotant la filière des
courses de galop, inaugurera ce dimanche son nouvel hippodrome de Longchamp, dans l’Ouest parisien. L’équipement a
fait l’objet d’une rénovation lourde, d’un coût de 140 millions
d’euros. Il se distingue notamment par une tribune plus petite
(160 mètres de long au lieu quelque 300), offrant une vue panoramique et s’intégrant mieux dans le paysage. Rebaptisé « ParisLongchamp », le site, où se court, entre autres, le mythique Prix
de l’Arc de Triomphe, a vocation à devenir un lieu festif. Pour ce
faire, France Galop a signé un contrat (douze ans) avec un professionel de l’événementiel, Noctis.
Total profite de la hausse des cours
et d’une production record
ÉNERGIE Les résultats de Total ont profité de la hausse des cours
du pétrole au premier trimestre, malgré des marges en baisse
dans le raffinage. Le bénéfice net ajusté a progressé de 13 %, à
2,9 milliards de dollars. Le brent a atteint une moyenne de 67 dollars le baril sur le trimestre, contre près de 54 dollars un an plus
tôt. La production d’hydrocarbures a atteint un niveau record, à
2,7 millions de barils équivalent pétrole par jour. Total prévoit une
production en hausse de plus de 6 % sur l’ensemble de l’année.
DR
AUTOMOBILE Fiat Chrysler a
Pas encore de gagnant ni de perdant. La grève par intermittence lancée contre la réforme ferroviaire,
qui doit reprendre ce samedi, cherche son épilogue. Côté cheminots, le
taux de salariés grévistes est sur une
tendance baissière depuis le début
du conflit (17,87 % le 24 avril lors de
la dernière journée de grève, contre
33,9 % le premier jour, le 3 avril).
Même s’ils contestent ces chiffres
fournis par la direction de la SNCF,
les syndicats ne peuvent pas prétendre que leur mouvement prend de
l’ampleur.
L’opinion ne s’est pas non plus
retournée en faveur des grévistes.
Selon le dernier sondage Elabe, les
Français sont moins nombreux à
soutenir le mouvement (37 %, en
baisse de 3 points) et plus à le contester (48 %, +2 points). Néanmoins, la
mobilisation des « roulants » reste
suffisamment forte, notamment
chez les conducteurs, pour perturber significativement le trafic et
montrer que la fin du mouvement
n’est pas encore en vue. « L’évolution
de la mobilisation est comparable à
celle des précédents mouvements »,
estime cependant une source proche du gouvernement, qui parie sur
un délitement progressif.
Se gardant bien d’afficher tout
triomphalisme, l’exécutif néanmoins reste sur une ligne très ferme.
Le gouvernement est « déterminé » à
aller au bout de cette « réforme indispensable », a répété jeudi Edouard
Philippe sur Europe 1. Il a évoqué
une « main tendue » mais « toujours
ferme », en référence au rendezvous qu’il a concédé le 7 mai aux
organisations syndicales. Le locataire de Matignon a redit qu’il y avait
encore « beaucoup de choses à discuter », mais il a aussi répété ses lignes
rouges : l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, la fin du
statut des cheminots et la transformation de l’entreprise publique en
société anonyme, dont l’Etat sera
l’unique actionnaire.
L’intersyndicale
promet d’appeler
dès le 14 mai
à une « journée sans
cheminots » si la
réunion du 7 mai
n’est pas satisfaisante.
« Il ne s’agit évidemment pas de
revenir sur les principes qui ont été
votés à l’Assemblée nationale, a renchéri la ministre des Transports, Elisabeth Borne, dans un entretien à
l’AFP. Mais que les organisations syndicales se saisissent des sujets sur lesquels il y a des discussions qui doivent
se mener maintenant, sur la convention de branche et au sein de l’entreprise [la SNCF, NDLR] », a-t-elle
ajouté.
Le gouvernement met en avant la
légitimité de la loi votée à une écrasante majorité le 17 avril par les
députés, grâce au renfort des voix de
droite. « Le 7 mai, avec les organisations syndicales, je ne vais pas dire :
bon, il y a une loi qui a été votée par
454 députés, mais on va s’asseoir dessus », a indiqué Edouard Philippe.
Pour leur part, les syndicats font
cela signifierait qu’il est « responsable de la poursuite du conflit dans
le temps ».
valoir que le texte pourrait encore
être largement amendé au Sénat,
qui doit l’examiner fin mai. « Si le
gouvernement n’entend pas la mobilisation au bout de douze jours de
grève, alors il faudra élever le niveau
[de pression, NDLR] », a déclaré
mercredi le leader de la CGT-cheminots, Laurent Brun. Mais, a-t-il
ajouté, « nous n’imaginons pas que le
Premier ministre nous convoque le
7 mai pour ne rien nous annoncer et
pour que rien ne change ». Ou alors
Dossier emblématique
L’intersyndicale continue de mettre
la pression sur l’exécutif et promet
d’appeler dès le 14 mai (déjà dans le
calendrier des jours de grève) à une
« journée sans cheminots » si la réunion du 7 mai n’est pas satisfaisante.
Elle espère à cette occasion élargir la
mobilisation en ralliant au mouve-
L’économie nationale touchée
par la perturbation du fret
de réparation », pointe-t-on. Au
final, cette situation s’avère coûteuse. Aux négociants de payer les
frais d’immobilisation des trains et
des bateaux. Quant aux céréales
stockées, elles se dévaluent.
La grève affecte tous les
secteurs, selon l’Association
des utilisateurs de fret.
Les filières céréales
et granulats sont
particulièrement touchées.
LES TRIMESTRIELS
À GRANDE
VITESSE
Demain chez
chand
votre marc
de journaux
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
et Elsa Dicharry
@dicharry_e
• LES GRANULATS
Christophe Palierse
@cpalierse
avec Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
et AFP
La grève commence à frapper l’économie. « Tous les secteurs sont
impactés. Cela devient plus compliqué pour les chargeurs de s’organiser », constate le directeur des relations adhérents et institutionnels
de l’Association des utilisateurs de
transport de fret (AUTF), Christian
Rose, et d’expliquer : « Les deux premières semaines ont été anticipées,
les entreprises ont procédé à du surstockage, accru le recours au transport routier. Globalement, cela s’est
relativement bien passé. Ces moyens
atteignent désormais leur limite. Et il
y a des surcoûts. » Outre l’épuisement des stocks, la possibilité de
transferts du fret du rail vers la
route peut poser problème dans la
mesure, souligne Christian Rose,
où « l’offre de transport routier est
saturée ». Mais certains sont déjà
plus affectés que d’autres.
• LE FRET FERROVIAIRE
Le secteur est évidemment directement touché. Globalement, Fret
SNCF a pu faire passer la moitié
environ de ses trains. Mais, du fait
de grévistes chez les aiguilleurs, les
Wilfried Maisy/RÉA
réduit son endettement plus que
prévu au premier trimestre ce qui
met le constructeur en bonne
position pour renouer avec une
situation financière positive en
fin d’année. L’administrateurdélégué du groupe italo-américain, Sergio Merchionne, espère
ramener l’endettement à zéro
dans le courant de 2018, potentiellement dès la fin juin, et dégager environ 4 milliards d’euros de
trésorerie nette à l’horizon de la
fin de l’année.
Shutterstock
Fiat Chrysler
réduit son
endettement
AGROCHIMIE Le géant allemand
Bayer va vendre pour environ
1,7 milliard d’euros d’activités
agrochimiques à son compatriote
BASF. Cet accord, qui concerne
toutes les semences de légumes et
d’inscecticides de Bayer (soit un
chiffre d’affaires de 745 millions
d’euros, en 2017), devrait lui permettre de faciliter ses épousailles
avec Monsanto. Une transaction
similaire avait été annoncée en
octobre et portait sur près de
6 milliards de semences et plusieurs désherbants.
Le mouvement de grève
dans une phase décisive
l La grève par intermittence à la SNCF va connaître son sixième épisode à partir de
l La mobilisation recule, le gouvernement reste sur une ligne ferme, mais les syndicats
Inauguration du nouveau Longchamp
Bayer cède
de nouvelles
activités à BASF
RÉFORME FERROVIAIRE
Surstockage, difficulté à trouver des offres de transport alternatives,
surcoût : la situation commence à se compliquer pour les chargeurs.
autres transporteurs ferroviaires
sont également touchés. Euro
Cargo Rail, une filiale de la Deutsche Bahn, active en France, a ainsi
précisé faire circuler « un peu plus
de 60 % » de ses trains, sachant que
de nombreux clients ont préféré
annuler leurs convois, en particulier dans l’automobile.
• LES CÉRÉALES
De tous les secteurs, la filière céréales est la « plus sensible », résume
Christian Rose. La période est critique : ils doivent vider les silos à
grains avant les prochaines moissons, soit, pour les premières
d’entre elles, en juillet. « Nous
n’avons chargé que deux sur cinq des
trains prévus depuis le début de la
grève. C’est 45.000 tonnes de céréales
bloquées », constate le groupe Soufflet. « Si le mouvement se poursuit
jusqu’à la fin juin, les stocks de fin de
campagne doubleront. » La situation va empirer au cours des jours
qui viennent car « il y aura de plus en
plus de récoltes et de flux de céréales », dit-on encore chez Soufflet. Le
groupe, comme les coopératives
céréalières, se trouve pris au piège,
faute de mode de transport alternatif. « Impossible de trouver des chauffeurs routiers. » Impossible aussi de
faire appel au transport fluvial :
« Les écluses sont cassées ou en cours
La situation devient également tendue en matière de transport de granulats. Dès le 6 avril, l’UNPG,
l’Union nationale des producteurs
de granulats, avait prévenu en étudiant le calendrier des grèves : plus
de 1.200 trains supprimés, c’est près
de 2 millions de tonnes de granulats
non livrés sur les chantiers par le
train et, potentiellement,
150.000 trajets par camions en
plus… Trois semaines plus tard,
l’hypothèse de retards de chantiers
prend corps, notamment à propos
du Grand Paris.
• LE TOURISME
Le tourisme est affecté de son côté
par la perturbation du trafic des
trains de voyageurs. Même si AccorHotels et Pierre & Vacances - Center Parcs n’observent pas encore de
répercussions. Un constat que ne
partagent pas les organisations
patronales de l’hôtellerie-restauration Umih et GNI. Ces dernières
relèvent un décalage entre Paris, où
l’activité hôtelière reste soutenue, et
la province, où la fréquentation fléchit. Un constat validé par le cabinet
MKG, lequel s’est livré à un examen
des dix-sept premiers jours d’avril.
Pour le tourisme, l’impact se fera
particulièrement sentir ce début
mai, qui enchaîne les ponts. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
à la SNCF entre
Air France : la modernisation
de la flotte menacée
par la poursuite du conflit
AÉRIEN
samedi.
sont loin d’abandonner la partie.
D
Chronologie
de la crise
février 2018
•Le26Premier
ministre,
Edouard Philippe, dresse
les grands axes de la
réforme ferroviaire.
Au programme :
la transformation de
la SNCF en « société
nationale à capitaux
publics » et l’extinction
programmée du statut de
cheminot. L’Etat promet
aussi de « prendre sa part
» de la dette abyssale de la
SNCF, en échange
d’efforts de productivité
du côté de l’entreprise
publique.
mars
•La14ministre
des
ment des cheminots qui, pour des
raisons financières, ne peuvent se
permettre de faire grève durablement, ou encore des cadres. « On ne
baisse pas la garde ! » a résumé
Didier Aubert, le secrétaire général
de la CFDT-cheminots.
Mais à l’Elysée comme à Matignon, il n’est pas question de caler
maintenant, alors que les réformes
se sont enchaînées à un rythme
intense depuis un an. Il n’est pas non
plus question de reculer sur ce dos-
sier si emblématique et dont l’issue
aura des conséquences pour la suite
du quinquennat. Au travers de la
SNCF et du bras de fer qui est en
train de se dérouler, Emmanuel
Macron et son Premier ministre
mettent sur le tapis leur capacité à
mener à bien les prochaines réformes, comme celles des retraites ou
de la fonction publique.
(
Lire l’éditorial
de David Barroux page 9
L’enjeu du « statut »
L’abandon du recrutement
« au cadre permanent »
changera surtout, à terme,
les habitudes de travail
des cheminots.
Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
C’était la ligne rouge des syndicats. Elle a été franchie par Edouard
Philippe, qui a daté son arrêt de
mort, pour les nouveaux arrivants,
au 1er janvier 2020. Le « statut » est,
avec la transformation de la SNCF en
société anonyme et l’ouverture à la
concurrence, le premier motif de
mobilisation des cheminots. Pour
des raisons à la fois symboliques et
bien réelles. Le statut, qui offre un
emploi à vie, est d’abord un symbole
qui date de 1920. Il a une fonction
identitaire. Un vrai cheminot est au
statut. De fait, 90 % de ceux qui travaillent aujourd’hui à la SNCF ont
été recrutés « au cadre permanent »,
son autre nom. Il fédère notamment
les cheminots des premiers rangs,
puisqu’il faut avoir moins de 31 ans
au moment de son embauche pour
en bénéficier. La limite d’âge touche
surtout les cadres.
La défense du statut paraît
d’autant plus sensible à ceux qui le
chérissent que son quasi-monopole
s’érode déjà au fil des années. Les
cheminots sous statut étaient
160.000 en 2005. Ils sont aujourd’hui
130.000. Dans le même temps, les
contractuels, soumis au droit du travail commun, sont passés de 6.500 à
près de 15.000. La réforme du gouvernement déboule sur cette pente.
Au-delà du symbole, le débat ne
porte pas tant sur les avantages
sociaux que sur des considérations
financières et sur la flexibilité des
emplois. Statutaires et contractuels sont régis par les mêmes conditions de travail : la RH0077. Peu de
différences en pratique. Le gouvernement a aussi promis qu’en cas de
transfert chez un concurrent, les
détenteurs du statut conserveraient
leur « sac à dos social ». Enfin, la
réforme en cours ne porte pas sur la
retraite.
Polyvalence
L’extinction du statut des cheminots
permettra d’endiguer la hausse
mécanique de la masse salariale (2 %
par an) due au glissement vieillesse
technicité (GVT), c’est-à-dire à
l’ancienneté. Le Premier ministre se
donne ainsi en partie les moyens de
ne pas alourdir ou reconstituer la
dette considérable du ferroviaire
qu’il entend effacer. Pour les cheminots, la conservation du statut permettrait d’aborder en position de
force la négociation du nouveau
pacte social à la SNCF qui doit entrer
en vigueur début 2020, prélude à
l’ouverture à la concurrence. On est
plus fort quand on dispose d’un
emploi à vie. Le nouveau cadre
devra mettre fin aux particularismes locaux, à tel ou tel avantage
accordé çà et là au fil des mouvements sociaux. Surtout, à l’instar de
ce qui se pratique chez Transdev,
entreprise privée de transport, la
polyvalence sera à l’ordre du jour. A
la SNCF, chaque fonction est strictement définie et personne ne peut
sortir de son rôle, ce qui gonfle les
effectifs. Il sera aussi question de
souplesse horaire. Dans le sillage de
l’abandon du statut c’est aussi un
changement des habitudes de travail des cheminots qui se dessine. n
Transports, Elisabeth
Borne, présente en
Conseil des ministres
la loi d’habilitation
permettant au
gouvernement de
procéder par
ordonnances plutôt que
de passer par un débat
parlementaire classique,
au cas où les
concertations avec les
syndicats aboutiraient
à une impasse.
15 mars
•Guillaume
Pepy,
le président du directoire
de la SNCF, présente la
feuille de route pour le
nouveau plan stratégique
du groupe que le
gouvernement a souhaité
voir défini en parallèle
à la réforme du rail.
Une nouvelle convention
collective doit en outre
être négociée au niveau
de la branche.
avril
•Les3 syndicats
de la SNCF
La poursuite de la
grève à l’initiative
des pilotes compromet
la santé financière
d’Air France.
Mais aussi sa capacité
à renouveler sa flotte.
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
Quel que soit le résultat du vote des
46.711 salariés d’Air France, la grève
semble devoir se poursuivre chez
Air France. Alors que débutait jeudi
la consultation des salariés, les syndicats de pilotes, suivis par les
autres syndicats de personnels au
sol et navigants commerciaux, ont
déposé deux nouveaux préavis de
grève de deux jours, du 3 au 4 mai –
jour de clôture du scrutin – et du 7
au 8 mai. Une façon pour les dix
organisations membres de l’intersyndicale (FO, CGT, SNPNC, UnsaPNC, SNPL AF, SPAF, Alter, SUD,
CFTC, SNGAF) de s’affranchir par
avance du résultat du vote des salariés qu’ils sont pourtant censés
représenter.
Des grévistes
très minoritaires
Selon toute probabilité, une majorité de salariés devrait pourtant
approuver le projet d’accord de la
direction. En effet, la très grande
majorité des salariés d’Air France
n’a pas participé à la grève, y compris chez les pilotes, divisés sur la
stratégie de leurs syndicats, et le
taux de grévistes ne dépasse pas
35 %. Selon les calculs de la direction, le nombre effectif de grévistes
lors des deux dernières journées de
grève du 23 et 24 avril ne représentait que 7 % de l’effectif total.
Mais compte tenu de la jurisprudence de la Cour de cassation de
2017, qui a interdit à Air France de
réorganiser les plannings de vol sur
la base des déclarations individuelles de grève, il suffit qu’un pilote sur
deux soit gréviste pour qu’un vol ne
parte pas. Ce qui explique qu’avec
32 % de grévistes chez les pilotes le
23 et 24 avril on aboutisse à plus
La grève a déjà coûté plus de 300 millions d’euros à la compagnie.
Photo Stéphane de Sakutin/AFP
50 % de vols impactés (58 % le 24).
Les passagers d’Air France ne sont
toutefois pas les seuls à souhaiter
la fin de la grève, qui a déjà coûté
plus de 300 millions d’euros à la
compagnie. C’est également le cas
d’Airbus, Boeing, Embraer et Bombardier. Du bon vouloir des représentants des pilotes dépendent en
effet la poursuite de la modernisation de la flotte et les futures commandes d’avions. La première victime de ce conflit est le Boeing 787.
Faute d’un accord avec le SNPL AF
sur la prolongation du détachement de 20 commandants de bord
instructeurs du secteur 777, la compagnie va devoir clouer au sol, à partir du 1er mai, l’un de ses six 787 flambant neufs, qui desservait Canton,
avec des annulations de vols à la
clef. D’autres suivront si le conflit
perdure.
Un appel d’offres à l’été ?
A plus long terme, la direction d’Air
France devra également trouver un
accord avec le SNPL AF pour fixer
les conditions d’exploitation
des Airbus A350, qui arriveront
dans la flotte d’Air France à partir
d’août 2019. Mais la décision la plus
lourde de conséquences, qui nécessite également un accord avec les
pilotes, concerne l’évolution de la
flotte court et moyen-courrier. Le
groupe voudrait en effet pouvoir
lancer un gros appel d’offres à l’été
prochain auprès des quatre avionneurs, en vue de passer commande
début 2019, à la fois pour développer la flotte de sa filiale Transavia et
pour remplacer 40 Airbus A318 et
A319 d’Air France en fin de vie, qui
pourraient être avantageusement
remplacés par des Cseries du québécois Bombardier ou des E195 E2
du brésilien Embraer.
Or, l’extension de la flotte de
Transavia suppose l’accord du SNL
AF pour faire sauter le plafond de
40 appareils, qui sera atteint en
2020. Quant à la possibilité de commander des Cseries ou des
Embraer, elle pose la question de la
pertinence de la « scope clause »,
qui réserve les appareils de plus de
110 sièges aux seuls pilotes d’Air
France – ce qui est le cas des Cseries
et des E195 E2 – alors même que les
seuls pilotes du groupe déjà formés
au pilotage des Embraer et des
Bombardier (même s’il ne s’agit pas
de Cseries) se trouvent dans la filiale
régionale HOP!. Autant dire que
c’est bien l’avenir d’Air France à
court et moyen terme qui va se
jouer dans les prochains jours. n
lancent une grève à
épisodes, qui doit se
poursuivre jusqu’à fin
juin en cas d’échec du
dialogue avec l’exécutif.
Au premier jour de ce
mouvement, le taux de
gréviste atteint 33,9 %,
selon la direction de la
SNCF et jusqu’à 77 % chez
les conducteurs.
17 avril
•L’Assemblée
nationale
adopte le projet de loi
« pour un nouveau pacte
ferroviaire », qui valide
notamment la
transformation de la
SNCF, la fin du
recrutement au statut
de cheminot pour les
nouveaux embauchés
et précise le calendrier
de l’ouverture du marché
ferroviaire à la
concurrence. Le texte
doit ensuite être examiné
fin mai par les sénateurs.
avril
•Au24dixième
jour de grève,
Edouard Philippe accepte
de rencontrer en direct
les syndicats de la SNCF,
comme ils l’appelaient
de leurs vœux. Rendezvous est fixé le 7 mai.
Les syndicats sont
satisfaits mais attendent
des avancées concrètes
et promettent dans le cas
contraire une « journée
sans cheminots » le 14.
Informations actionnaires
0 800 814 045
L’intégralité du communiqué
est disponible sur
valeo.com
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18 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Candia va commercialiser un lait
plus rémunérateur pour ses éleveurs
AGROALIMENTAIRE
La coopérative Sodiaal
lance un nouveau lait
issu de vaches au pré,
nourries sans OGM
et mieux payé
aux producteurs.
Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
Exception faite du bio et de quelques
produits enrichis, les volumes de lait
commercialisés en France chutent
de 5 à 6 % par an. Les « prix sont très
insuffisants », martèle Yves Legros le
directeur général du groupe coopératif Sodiaal, les marges très faibles
et les producteurs souvent en crise.
Pour sortir de cette situation, la coopérative Sodiaal lance « Les Laitiers
responsables », une nouvelle mention portée par la marque Grandlait
de Candia qui a l’ambition de satisfaire un consommateur de plus en
plus sensible au bien-être animal. Ce
lait sera celui de vaches menées au
pâturage, pendant un minimum de
150 jours par an, dont l’alimentation
le reste du temps est garantie sans
OGM. Il sera aussi payé plus cher
aux producteurs.
Sodiaal espère commercialiser
200 millions de litres de lait dans ces
conditions d’ici à 2020, soit 5 % de sa
collecte annuelle, marques de distributeurs comprises. Le lait sera
vendu au prix conseillé de 1 euro le
litre. L’opération permettra de verser un supplément de 6 centimes
par litre aux 20.000 éleveurs de la
coopérative, engagés ou pas dans la
démarche, auquel s’ajoutera 1,5 centime pour les 600 éleveurs qui souscriront au modèle des « Laitiers responsables ». « Nous souhaitons ainsi
faire la démonstration après les Etats
généraux de l’alimentation qu’on
peut sortir les producteurs de la
guerre des prix et rémunérer leurs
e f f o r t s » , a exp l i q u é D a m i e n
Lacombe, le président de Sodiaal.
Les enseignes de la distribution ont
témoigné « un vif intérêt pour la
démarche », affirme Yves Legros,
qui table sur une large commercialisation des Marques de distributeurs
sous cette mention.
« Transformer le marché »
Sodiaal lance « Les Laitiers responsables », une nouvelle mention
portée par la marque Grandlait de Candia. Photo Candia
Avec cette offre,
Sodiaal crée une
catégorie de lait
intermédiaire entre le
lait standard et le bio.
estimé Yves Legros. Nicolas Chabanne avait vendu 33 millions de
briques de lait en douze mois à un
prix garantissant un revenu aux
producteurs. n
Françoise Nyssen
lance le Centre
national de la musique
LE DOCUMENT
MACRON
À L’ÉLYSÉE
LE CASSE
DU SIÈCLE
CULTURE
La ministre initie
une étude interministérielle sur la
concentration dans
la musique.
Et annonce une
circulaire sur les
critères du soutien
public aux festivals.
Martine Robert
@martiRD
ENQUÊTE EXCEPTIONNELLE
DeBonneville-Orlandini
© Photo : AFP
DIMANCHE 29 AVRIL
20H50
PREMIÈRE SUR L’INFO
Avec cette offre, Sodiaal crée une
catégorie de lait intermédiaire
entre le lait standard vendu 80 centimes et le bio proposé à 1,20 euro.
« Il n’est pas toujours possible de se
lancer dans le bio », a témoigné
Patrice Baralou, éleveur dans la
Loire. « Personnellement je n’ai pas
la surface suffisante ». « Le suivi des
troupeaux est aussi plus contraignant et il faut aménager leur parcours. » Sodiaal reconnait que sa
démarche ressemble à celles des
marques de lait équitable FaireFrance (800 éleveurs) et « C’est qui le
patron », lancée par Nicolas Chabanne. Ce dernier avait fait la
démonstration en pleine crise du
lait que le consommateur était prêt
à payer plus cher pour soutenir les
éleveurs sous la marque.
Aujourd’hui, Sodiaal veut dépasser
la niche et « transformer le marché ». « Nous croyons dans la réussite d’une démarche massive. Le
moment est tout à fait opportun », a
En butte à des critiques répétées
sur son présumé manque de
« professionnalisme », Françoise
Nyssen semble avoir voulu frapper fort pour rétablir son autorité. La ministre de la Culture est
arrivée au Printemps de Bourges
avec des annonces de nature à
satisfaire la filière musicale.
Au premier rang desquelles
figure la création d’un établissement public fédérant le spectacle vivant - représenté jusqu’ici
par le Centre National des Variétés - et la musique enregistrée : le
fameux CNM (Centre National
de la Musique) inspiré du CNC
pour le cinéma, véritable serpent
de mer depuis 2011. Avec cette
fois un timing précis : « la phase
de préfiguration opérationnelle
s’ouvrira dans les prochains jours,
pour une ouverture souhaitée
début 2019 » a déclaré la ministre,
suivant les préconisations du
rapport de Roch-Olivier Maistre.
Françoise Nyssen en a confié la
préparation aux députés Emilie
Cariou, spécialiste du numérique, et Pascal Bois, membre de la
commission des affaires culturelles et de l’éducation. Ceux-ci
devront notamment clarifier les
besoins de financements de ce
CNM chargé de soutenir l’émergence et les genres les plus fragiles, de faciliter le développement
à l’international, de créer un
observatoire de la filière (mutations liées au streaming…), et de
gérer les subventions comme les
crédits d’impôts octroyés.
Le secteur subventionné opéras, orchestres, ensembles
vocaux et instrumentaux,
grands festivals, scènes de musiques actuelles de type SMAC continuera à faire l’objet d’un
soutien direct du ministère, tandis que le Bureau Export de la
musique française conservera
son autonomie même si la subvention que l’Etat lui alloue transitera par le CNM. Françoise
Nyssen a d’ailleurs souligné
qu’après avoir doublé son aide au
Bureau Export cette année, elle
prolongerait l’effort en 2019, « la
musique française étant en pleine
effervescence à l’étranger ». Si la
gouvernance du CNM a été clarifiée -l’Etat y aura une place centrale - ses ressources restent
floues.
Pistes de financement
Un budget de 60 millions d’euros
pour cette maison commune de
la musique avait été évoqué mais
rien n’est arrêté et « toutes les pistes, fiscales, budgétaires, partenariales, devront être explorées » a
précisé la ministre à laquelle les
entreprises musicales semblent
cette fois faire confiance, saluant
sa « détermination » tout en soulignant la nécessité de moyens
suffisants pour « créer un véritable effet levier ».
Estimant que « la concentration dans le spectacle vivant
menace la diversité culturelle et
entraîne un dérapage des prix »,
Françoise Nyssen, lance également une mission d’expertise
interministérielle pour mieux
prévenir les risques de monopole. Et alors que les subventions
régionales octroyées à de gros
festivals comme Rock en Seine
ou Tomorrowland ont fait débat,
le ministère avance avec les collectivités dans la définition de
critères pour l’octroi d’un soutien public à ce type d’évènements : contribution à la diversité musicale, effort d’ouverture
à de nouveaux publics, dynamique territoriale, impact sur l’économie du secteur. Une circulaire
à ce sujet sortira d’ici l’été. n
« La phase de
préfiguration
opérationnelle
s’ouvrira dans les
prochains jours,
pour une
ouverture
souhaitée début
2019. »
FRANÇOISE NYSSEN
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INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
AccorHotels s’apprête à absorber
les hôtels Mövenpick
sixième –, prévoit d’ouvrir 38 autres
hôtels d’ici à 2021, dont 11 cette
année. Son développement porte
principalement sur l’Asie et le
Moyen-Orient. Avec l’absorption
de Mövenpick, AccorHotels conforterait sa percée dans l’hôtellerie
haut de gamme, son leadership
dans les zones concernées par cette
nouvelle acquisition ciblée, tout en
étoffant un peu plus son portefeuille de marques, le tout conformément à la stratégie de son PDG,
Sébastien Bazin.
Sans p our autant faire des
rachats « purs et durs », ce dernier
a ainsi également, et significativement, complété le parc du groupe
depuis la fin 2016 en nouant des
alliances avec les opérateurs singapourien Banyan Tree et turc Rixos.
« La reprise de Mövenpick n’est pas
indispensable », estime toutefois un
spécialiste de l’hôtellerie avant de
qualifier la chaîne suisse de « Sofitel
bis », faisant ainsi référence à
l’enseigne historique d’AccorHotels dans le haut de gamme.
HÔTELLERIE
Le champion français
de l’hôtellerie
est en négociations
très avancées en vue
d’acquérir le groupe
suisse.
Une acquisition
qui renforcerait
son offre
haut de gamme.
Christophe Palierse
@cpalierse
AccorHotels poursuit sans relâche
son expansion dans l’hôtellerie de
luxe. Le groupe français, devenu
l’un des leaders mondiaux de ce
segment de marché depuis l’acquisition, courant 2016, des chaînes
Fairmont, Raffles et Swissôtel (une
opération de 2,6 milliards d’euros
annoncée fin 2015), est en effet en
« négociations très avancées » en vue
de reprendre l’opérateur suisse
Mövenpick Hotels & Resorts, selon
une source proche du dossier, confirmant une information du
« Figaro ».
Un accord est susceptible d’être
signé dans les « toutes prochaines
semaines », ajoute cette même
source. Aucune des parties n’a fait
de commentaire à ce stade. Créé
en 1973, Mövenpick Hotels &
Nouveau positionnement
L’acquisition de Mövenpick Hotels Resorts, qui pourrait être conclue dans les toutes prochaines semaines, illustrerait, à son tour,
la stratégie d’acquisitions ciblées du PDG d’AccorHotels, Sébastien Bazin. Photo Ken Seet
Resorts est l’une des quatre entités
opérationnelles du groupe
Mövenpick, par ailleurs actif dans
la restauration, l’agroalimentaire et
la distribution de vins. Ce conglomérat est contrôlé par une grande
famille allemande, les von Finck,
sachant que le prince saoudien Al-
Walid, détenteur de 5,7 % du capital d’AccorHotels, possède 33,3 %
du pôle hôtelier de Mövenpick. En
substance, l’homme d’affaires
saoudien aurait un rôle clef dans
cette affaire. Mövenpick Hotels &
Resorts regroupe aujourd’hui
74 établissements, situés en
21.000
CHAMBRES
Mövenpick Hotels & Resorts
regroupe aujourd’hui
74 établissements, soit près
de 21.000 chambres au total.
Europe, en Afrique, au MoyenOrient, et en Asie, ainsi que 8
bateaux de croisières en Egypte,
soit près de 21.000 chambres au
total. Mövenpick Hotels & Resorts,
q u i f i g u r a i t l ’a n d e r n i e r à l a
52e place au classement mondial du
cabinet MKG – AccorHotels étant
Par ailleurs, en mettant la main sur
Mövenpick, le groupe français mettrait davantage encore en évidence
son nouveau positionnement de
voyagiste haut de gamme, après
avoir récemment annoncé un projet d’achat de 50 % du capital de la
société sud-africaine Mantis,
laquelle propose près d’une centaine de possibilités de séjours ou de
voyages de luxe et/ou d’exception. n
Les diamants synthétiques s’invitent place Vendôme
LUXE
La jeune griffe
de bijoux Courbet
veut bousculer
le monde de la joaillerie avec ses diamants
de laboratoire.
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
L’adresse ne tient pas du hasard.
C’est au 7, place Vendôme, la plus
célèbre place joaillière du monde,
que Courbet a choisi de s’implanter.
Un pari osé, aux allures de provocation. Car la particularité de cette
nouvelle marque de bijoux est de
n’utiliser que des diamants synthétiques. Des pierres fabriquées dans
des laboratoires en quatre semaines, au cœur de la Silicon Valley.
Elles possèdent la même composition que les diamants naturels.
Mais avec un prix inférieur de 30 %
à 40 %. Ce nouveau marché est en
pleine croissance aux Etats-Unis.
En France, Courbet est la deuxième
marque après Innocent Stone à se
positionner sur ce créneau, en se
définissant comme « un joaillier
éthique et écologique ». « Si on veut
bousculer le marché et faire évoluer
le monde de la joaillerie, il faut être en
son sein. » Le fondateur de Courbet,
Manuel Mallen, associé à MarieAnn Wachtmeister, la créatrice, sait
de quoi il parle. Il a passé vingt-cinq
Tout l’enjeu
pour Courbet va être
de se faire connaître.
La start-up va
mettre le paquet
sur la communication.
ans à la tête des maisons horlogères
Piaget, puis Baume et Mercier en
France. Avant de racheter Poiray
avec des partenaires, puis de revendre ses parts. Pour lui, les « dia-
mants de laboratoire, c’est le futur ».
Au-delà du discours environnemental sur l’impact des mines, le
dirigeant voit dans ces diamants
synthétiques « une alternative alors
que les naturels ont tendance à
s’épuiser ». Selon le cabinet Bain, le
volume de diamant brut des mines
va atteindre un pic en 2019, avant de
refluer de 1,5 % à 2 % par an.
C’est dans cette perspective que
Courbet (évocation du peintre
« disruptif ») veut présenter ses collections, dans les mêmes conditions que les grandes maisons de la
place Vendôme. Toutes regardent
d’ailleurs de près l’émergence de
cette tendance, qui secoue la filière.
Ses diamants supérieurs à 0,3 carat
sont ainsi certifiés comme les naturels. La start-up a 4 fournisseurs,
dont 2 grossistes, aux Etats-Unis et à
Anvers. Les pierres de laboratoire
sont ensuite taillées par des artisans
à Lyon, Paris et en Italie. Courbet va
plus loin, en utilisant aussi de l’or
recyclé. Au cœur des collections
figure la bague de fiançailles. La
créatrice suédoise a aussi imaginé
un concept malin, comme ces boucles d’oreilles, que l’on peut porter
aussi comme une bague.
Un showroom et un site
Les prix vont de 300 à 30.000 euros.
« Tous les industriels derrière ces
diamants de culture sont des fils de
diamantaires, indique Marie-Ann
Wachtmeister. Pour cette nouvelle
génération, c’est un concept novateur
et ils les traitent de la même façon que
les autres. » En matière de distribution, la jeune griffe a choisi de s’installer dans un élégant showroom.
La prise de rendez-vous se fait via
un site Internet, qui commercialisera les bijoux à partir de juin. Sa
cible, les Millennials « biberonnés à
l’écologie ». Mais aussi des femmes
plus engagées, (bio, yoga...) pour
lesquelles « cet achat a du sens ».
Tout l’enjeu pour Courbet va être de
se faire connaître. La start-up, dont
le capital se répartit entre les fondateurs, des business angels et des institutionnels, va mettre le paquet sur
la communication.
Ce sera l’essentiel d’un investissement de départ de 5 millions
d’euros. « Nous vison 50 millions
d’euros de chiffre d’affaires dans cinq
à six ans, et l’équilibre dès 2020 »,
indique Manuel Mallen. Courbet
espère bien profiter de la prime aux
pionniers. n
Atribuion gratuite d’1 acion
nouvelle pour 20 anciennes
Le Directoire a décidé dans sa séance du 23 avril 2018 d’augmenter le capital social par incorporaion
de tout ou parie des bénéices, réserves ou primes d’émission, de fusion ou d’apport et la créaion de
3 715 756 acions nouvelles atribuées gratuitement aux acionnaires à raison d’une acion nouvelle
pour 20 anciennes.
Les opéraions d’atribuion débuteront le 4 mai 2018
- Toutes les acions acquises avant le 2 mai 2018 bénéicieront de cete atribuion ;
- Les acions nouvelles porteront jouissance courante ;
- Les acions nouvelles pourront revêir, au choix des acionnaires, la forme nominaive ou au porteur.
Les droits d’atribuion ne seront pas négociables
- Chaque acionnaire recevra automaiquement sans frais un nombre enier d’acions à raison d’une acion
nouvelle pour 20 acions anciennes détenues au 3 mai 2018 ;
- Les acions correspondant aux droits formant rompus seront cédées sur le marché.
Exemples
- Un acionnaire qui possède 23 acions recevra automaiquement 1 acion nouvelle (1 acion nouvelle
pour 20 anciennes) et sera indemnisé au itre de sa fracion d’acion nouvelle correspondant aux 3 acions
restantes formant rompus ;
- Un acionnaire qui possède 4 acions sera indemnisé au itre de sa fracion d’acion nouvelle
correspondant aux 4 acions formant rompus.
C’est place Vendôme, la plus célèbre place joaillière du monde, que Courbet a choisi
de s’implanter. Photo Jean-Sébastien Evrard/AFP
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20 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Avec Dongfeng, PSA reste sur sa faim
AUTOMOBILE
Le DG de Nissan
écarte une fusion
avec Renault
Les deux groupes
n’ont à ce jour produit
ensemble qu’un
pick-up et un véhicule
électrique.
Alors que des scénarios
de fusion Renault-Nissan
ont refait surface ces dernières semaines, Hiroto
Saikawa a expliqué au
quotidien « Nikkei » qu’il
n’en « voyait pas l’intérêt ».
« Je pense que cela aurait
des effets collatéraux »,
a-t-il ajouté. Chargé par
l’Etat français de rendre le
partenariat original entre
les deux groupes « irréversible », le PDG de Renault,
Carlos Ghosn, qui est aussi
président de Nissan,
explique régulièrement
que toutes les options sont
ouvertes, sans tabou.
Un maigre bilan pour
le partenariat scellé
voilà quatre ans entre
le français et le chinois.
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Ils ont été présentés aux actionnaires avec deux courtes vidéos en chinois sous-titrées en français. Liu
Weidong et An Tiecheng, les nouveaux représentants de Dongfeng
au conseil de surveillance de PSA,
se sont fait excuser mardi, à l’assemblée générale du constructeur.
Le clan Peugeot et bpifrance, les
autres actionnaires de référence,
étaient, eux, venus en force soutenir Carlos Tavares et Louis Gallois,
le tandem reconduit au volant du
groupe. A vrai dire, personne ne
semble s’en offusquer. « En ce
moment, on parle plus des allemands
d’Opel que des chinois de Dongfeng »,
s’amuse un syndicaliste.
Le bouillon chinois
Quatre ans après son arrivée au
capital, Dongfeng s’avère un associé
discret. Avec le jeu des droits de vote
double, c’est pourtant le groupe chinois – fondé il y a un demi-siècle par
Mao Zedong himself –, l’actionnaire
le plus influent : il possédait fin
décembre près de 20 % des droits de
vote, contre 17,5 % pour les Peugeot
et 10 % pour bpifrance. Les trois
associés détiennent le même pourcentage du capital, 12,23 %, et aucun
ne peut augmenter sa participation
sans l’accord des deux autres.
Réserve ne signifie pas absence
d’influence. « Ce n’est pas toujours
Les collaborations entre PSA et le chinois Dongfeng, l’un des trois grands actionnaires du groupe, restent très limitées (ici, le PDG
de PSA, Carlos Tavares, deuxième en partant de la droite, rencontrait Xu Ping, de Dongfeng, au milieu). Photo Bloomberg
la fête avec Dongfeng », confie un
familier des hautes sphères de
PSA, qui rappelle tout de même
que leur arrivée fut « plus que bienve n u e » à l ’é p o q u e . Ve n u a u
secours d’une maison Peugeot au
bord de l’écroulement en 2014,
Dongfeng (qui a depuis quasiment
triplé sa mise de 800 millions)
cherchait à faire un saut technologique. En échange, le dragon devait
aider le lion à rassurer les marchés
et à se développer en Chine et en
Asie du Sud-Est.
« Ce plan n’a pas abouti. Le jeu de
Dongfeng n’est pas facile à comprendre et on peut se poser la question de
leur apport au-delà du cash », cons-
tate un acteur du secteur. De fait, en
Asie du Sud-Est, PSA s’est trouvé,
seul, un allié au Vietnam (Thaco) et
en Malaisie (Nasa). Quant à la
Chine… En 2014, PSA y écoulait
plus de 700.000 véhicules. En 2017,
c’était deux fois moins. La filiale
chinoise DPCA, détenue pour moitié par Dongfeng, est même tombée dans le rouge l’an dernier, avec
30 millions d’euros de pertes opérationnelles.
Si le siège régional de PSA a été
déplacé de Shanghai à Wuhan,
l’antre de Dongfeng, ce dernier « n’a
pas mouillé la chemise pour relancer
les ventes », déplore une source
interne à PSA. « Les torts sont parta-
Ford délaisse les berlines
au profit des SUV
Serrer la vis
Un euphémisme. Depuis un an et
demi, le pays a connu trois patrons :
Grégoire Olivier, Denis Martin, puis
Carlos Gomes depuis quelques
semaines. Début mars, Carlos Tavares reconnaissait que le groupe
avait pris trop de temps pour expli-
La baisse du volume
de voitures sorties
des usines a doublé
au premier trimestre
par rapport à 2017.
Le constructeur
américain va stopper
quasiment tous ses
modèles de berline
aux Etats-Unis.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Une page se tourne.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Les modèles historiques, comme la Fusion, vont être arrêtés
en Amérique du Nord. Photo Keith Srakocic/AP/Sipa
lystes. Nous n’explorons pas seulement des partenariats, nous en avons
déjà passé. Nous ne parlons pas
d’idées, nous agissons. »
Une stratégie risquée
Sa stratégie suit les tendances du
marché, porté par les SUV. Fiat
Chrysler a également fléché ses
investissements sur ce segment,
stoppant le développement de la
Dodge Dart et du Chrysler 200. Sur
les berlines, les constructeurs américains pourraient abandonner le
marché à leurs concurrents asiatiques, comme Toyota et Honda.
En Europe, où la tendance est la
même, elles sont pour l’instant préservées, mais pour combien de
temps ? Cette stratégie n’est pas
sans risque. Les observateurs
s’inquiètent notamment de la
remontée des prix du pétrole, qui
pourrait peser sur le dynamisme du
marché des SUV, d’autant que les
taxes sur l’essence pourraient augmenter aux Etats-Unis.
Ces mesures pourraient en tout
cas permettre à Ford d’atteindre son
objectif de marge opérationnelle de
8 % dès 2020, soit deux ans avant ses
prévisions précédentes. Le constructeur a, par ailleurs, présenté des
résultats positifs pour le premier
trimestre de l’année, même si sa
part de marché a reculé en Amérique du Nord de 0,5 point. Ses ventes
et ses profits ont dépassé les attentes. Des résultats et un plan d’action
qui semblent séduire le marché : à
Wall Street, le titre gagnait 2 % à la
mi-journée jeudi. n
quer à son partenaire que « le marché chinois avait changé », et qu’il fallait serrer la vis.
En deux ans, les coûts fixes de
DPCA n’ont au final baissé que de
10 %… alors que ceux de Capsa,
l’autre « JV » chinoise, ont été
réduits de 23 %. Changan, le copropriétaire de Capsa, va même produire certaines de ses voitures dans
l’usine de Shenzen pour limiter la
casse. Chose qui n’a pas été faite par
Dongfeng chez DPCA. D’ailleurs, si
PSA envisageait de réduire la capacité de production de DPCA – environ un million de véhicules ! –, Dongfeng ne semblait pas l’entendre de
cette oreille, attentif aux consé-
La production automobile
décroche au Royaume-Uni
AUTOMOBILE
AUTOMOBILE
Ford n’a pas fait dans la demi-mesure. Le constructeur américain a
annoncé un nouveau plan de
réduction des coûts, d’un montant
de 11,5 milliards de dollars, qui
porte le total de ses économies à
25,5 milliards d’ici à 2022, après
de précédentes mesures annoncées en octobre dernier.
Ford va, pour cela, abandonner le
développement en Amérique du
Nord de la plupart de ses berlines.
Seules la gamme Mustang et la
future Focus Active seront épargnées. Exit, donc, les modèles historiques comme la Focus, la Fusion
ou encore la Taurus. La marque
préfère se concentrer sur les SUV,
plus rentables – elle a relancé
récemment deux marques, le Ranger et le Bronco.
Les SUV constitueront ainsi, avec
les pick-up et les poids lourds, 90 %
de son portefeuille. « Nous allons
nous concentrer sur la partie la plus
dynamique de nos activités et prendre des décisions sur celles qui détruisent de la valeur, a justifié le directeur général de Ford, Jim Hackett,
lors d’une conférence avec les ana-
gés », tempère-t-on à la direction du
groupe, où l’on assume ne pas avoir
su proposer les bons modèles.
Devant ses actionnaires, Carlos
Tavares affirmait mardi être « en
avance » sur son plan stratégique,
« sauf en Chine ». Là-bas, disait-il,
« il y a encore beaucoup à faire,
notamment dans l’organisation ».
quences sur l’emploi. Désormais,
PSA affirme vouloir maintenir cette
surcapacité latente.
Par contre, le partenariat sur la
voiture électrique fonctionne
mieux. La future plate-forme zéro
émissions du groupe est cofinancée
à hauteur de 50 millions d’euros par
Dongfeng, qui partagera la propriété intellectuelle. Le projet est
piloté depuis la Chine. « Mais il faut
se lever tôt pour implanter des composants non chinois, a fortiori japonais,
dans la chaîne de production électrique. Au début, c’était niet, même si le
rapport qualité-prix était meilleur »,
raconte un ingénieur français.
A Vélizy, le centre R & D de PSA,
on croise parfois des ingénieurs chinois. Un programme d’échange a
été initié il y a deux ans entre la
France et Wuhan. C’est peut-être lui
qui a permis la naissance du premier pick-up Peugeot sur base
Dongfeng. L’une des trop rares collaborations abouties entre PSA et
son actionnaire chinois. n
L’automobile britannique a le pied
sur le frein. L’activité des constructeurs, qui tournait déjà au ralenti
outre-Manche, a décroché en
mars, marquant un coup d’arrêt
sur tout le premier trimestre. Le
volume de voitures sorties des
chaînes installées au RoyaumeUni avait baissé de 3 % l’an dernier.
Or, selon les chiffres publiés par la
Society of Motor Manufacturers
and Traders (SMMT) jeudi, il a
reculé de 6,3 % sur les trois premiers mois de cette année (à
440.426 voitures). La production a
même chuté de 13,3 % en mars !
Les interrogations sur l’avenir
du diesel pèsent sur la demande
domestique, qui a dévissé de 17,7 %
en mars et de 14,1 % au premier trimestre. Mais alors que quatre voitures sur cinq assemblées outreManche sont vendues à l’étranger
– dont plus de la moitié dans
l’Union –, les exports faisaient jusque-là meilleure figure. Ils ont
aussi décroché en mars, essuyant
une baisse de 11,9 % (–4,4 % sur les
trois premiers mois de l’année).
Le mauvais temps est venu
s’ajouter en mars aux conditions
de marché défavorables. Le gel a
ainsi contraint Jaguar Land Rover,
le premier constructeur du pays, à
interrompre l’activité de ses usines
de Solihull and Castle Bromwich…
après l’explosion d’une conduite
d’eau ! Ces aléas mis à part, « une
baisse à deux chiffres de la production automobile […] est très préoccupante », a estimé jeudi Mike
Hawes, directeur général de la
SMMT, qui défend les intérêts des
constructeurs d’outre-Manche.
Union douanière
Face aux incertitudes liées au
Brexit, les constructeurs ont réduit
la voilure en termes d’investissements (tombés de 2,5 milliards de
livres par an ces dernières années à
1,6 milliard en 2016 et même 1 milliard l’an dernier). Avec la crise du
diesel, plusieurs ont aussi annoncé
des suppressions d’emplois.
Jaguar Land Rover a prévenu qu’il
comptait renoncer à 1.000 postes
d’intérimaires dans son usine de
Solihull. Nissan lui a emboîté le pas
en parlant d’un plan de départs
volontaires sur son site de Sunderland, qui pourrait concerner plusieurs centaines de postes.
Dans l’attente de plus de visibilité sur les relations post-Brexit
qu’entretiendront le RoyaumeUni et l’UE, la SMMT se félicite de
la conclusion d’un accord de principe pour une période de transition, même si elle reste encore à
confirmer. « Cela permet d’acheter
du temps », estime Mike Hawes.
Même si la Première ministre,
Theresa May, a exclu un tel scénario, la profession continue de faire
campagne pour rester dans
l’Union douanière avec l’UE, afin de
conserver avec l’Europe des échanges commerciaux « sans friction »,
et notamment sans tarifs douaniers. Elle milite aussi pour rester
au sein du marché unique européen pour éviter toute divergence
de régulation. Une solution aussi
rejetée par le gouvernement. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Paris et Berlin promettent une gestion
rigoureuse de leur futur avion de combat
Hier, les ministres de
la Défense française et
allemande ont posé les
bases du futur appareil
franco-allemand.
Thibaut Madelin
@ThibautMadelin
— Correspondant à Berlin
Les deux ministres de la Défense
ont atterri en Airbus A400M, ont
contemplé le Rafale et l’Eurofighter
avant d’ausculter la maquette du
futur drone européen Male d’Airbus et Dassault. Une chorégraphie
soigneusement préparée pour Florence Parly et Ursula von der Leyen,
qui ont dévoilé jeudi à Berlin un premier accord portant sur le futur
avion de combat franco-allemand.
« Cet accord sur le système de combat aérien du futur (SCAF), c’est une
nouvelle étape, une nouvelle accélération pour l’Europe de la défense »,
s’est félicitée la ministre française,
parlant d’un « pas historique ». « Les
liens entre nos deux nations sont plus
étroits que jamais », a ajouté son
homologue allemande, évoquant la
« responsabilité particulière » des
deux pays pour l’avenir de l’Europe.
Intervenant dix mois après une
décision de principe prise lors d’un
Conseil des ministres franco-allemand, la signature du document
sur les « principaux besoins opérationnels » du futur avion de combat
est en effet une première concréti-
en bref
Vinci tiré par
la reprise du BTP
BTP Vinci a fait état jeudi
d’une hausse de 4,9 % de son
chiffre d’affaires au premier
trimestre grâce à ses acquisitions dans les secteurs des
aérop orts et de l’énergie,
ainsi qu’à la reprise confirmée dans le BTP en France.
Le groupe de construction et
de concessions a réalisé sur
les trois premiers mois de
l’année un chiffre d’affaires
de 8,846 milliards d’euros.
Les concessions ont enregistré une croissance de 6,1 %
(+ 3,4% sur les autoroutes et
+11,7 % dans les aéroports),
tandis que le contracting
(construction et énergie) a
affiché une croissance de
4,9 %. En France, le chiffre
d’affaires du BTP a crû de
5,1 % tandis qu’il a baissé de
4,8 % dans le reste du monde.
GM affecté par
ses déboires
en Corée du Sud
AUTOMOBILE Le constructeur automobile américain
General Motors a annoncé
une baisse de 60 % de son
bénéfice net trimestriel, qu’il
a justifiée par une charge de
942 millions de dollars liée à
sa restructuration en Corée
du Sud et une baisse de sa production aux Etats-Unis.
Le groupe a dégagé un bénéfice net de seulement 1,1 milliard de dollars au premier
trimestre, contre 2,6 milliards à la même période en
2017. General Motors a
décidé de réduire la production en Corée et d’y fermer
l’une de ses quatre usines.
sation sur le plan politique. Mercredi, les industriels Airbus et Dassault avaient brûlé la politesse en
annonçant être prêts.
Concrètement, le document signé
par l’armée de l’air et la Luftwaffe
porte sur les spécificités de l’avion
qui doit remplacer d’ici à 2040
le Rafale français et l’Eurofighter
allemand. Parmi celles-ci, l’interopérabilité avec les moyens de l’Otan
ou un besoin accru de connectivité.
Prochaine étape : des études industrielles qui doivent être attribuées
d’ici à fin 2018, début 2019.
Les ministres se sont
fixé des règles :
une nation leader
par projet et une
conception commune.
Si Paris et Berlin veulent effectivement apporter une brique supplémentaire à l’Europ e de la
Défense qu’Emmanuel Macron et
Angela Merkel veulent faire avancer, le défi est sans précédent. Le
projet SACF se chiffre en dizaines de
milliards d’euros et intervient après
une série de revers dans l’armement. A commencer par l’avion de
transport militaire A400M, qui a
explosé budget et délais.
« Des erreurs ont été commises et
nous en avons tiré les enseignements », ont assuré les deux ministres, qui se sont fixé trois règles pour
les futurs programmes, incluant
également une patrouille maritime
aérienne : une nation leader par projet, une conception commune et une
« gestion des risques rigoureuse ».
Reste à savoir si cette méthode ira
plus loin que la bonne volonté…
Ouverts à des partenaires
« Pour l’Eurodrone, c’est l’Allemagne
qui assure le pilotage, a précisé en
français Ursula von der Leyen sur le
Salon aéronautique ILA. Pour le
SCAF, c’est la France. Nous avons
décidé pour le futur char de combat :
ce sera l’Allemagne qui va assumer
cette responsabilité. » Dans l’alliance
entre le français Nexter et l’allemand
KMW, ce dernier aura donc le leadership. La priorité est que le socle
franco-allemand soit solide avant de
commencer à s’ouvrir à d’autres partenaires, a indiqué Florence Parly.
De fait, des questions sensibles restent à clarifier, comme la capacité
nucléaire du système. Interrogée sur
la compatibilité avec le projet de
drone franco-britannique (FCAS),
elle a jugé que « ces projets doivent
pouvoir un jour se nourrir l’un
l’autre ». Par contre, dans le domaine
naval, la France et l’Allemagne sont à
couteaux tirés. Paris travaille plutôt
avec Rome dans ce domaine.
« Nous savons tous qu’il y a eu des
difficultés sur certains projets européens, a reconnu Dirk Hoke, le
patron d’Airbus Defence and Space,
à l’occasion de la cérémonie de présentation du futur Eurodrone Male,
que son groupe développe avec
Dassault et l’italien Leonardo. Ceci
est maintenant une chance de prouver que nous pouvons travailler différemment ensemble. » n
Un « pas historique » a été franchi hier pour les ministres de la Défense française et allemande,
Florence Parly (à g.) et Ursula von der Leyen (à dr.). Photo John MacDougall/AFP
AVIS FINANCIERS
Aurea (Code ISIN : FR0000039232, Code Mnémo : AURE), l’un des premiers acteurs
industriels européens dans la régénération des déchets, annonce ce jour la publication
de ses comptes pour l’exercice 2017, arrêtés lors d’un Conseil d’Administration qui s’est
tenu le 24 avril 2018 et audités par les commissaires aux comptes.
PREMIER TRIMESTRE 2018 : CHIFFRE
D’AFFAIRES ET RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
INFÉRIEURS AUX ATTENTES DE LA SOCIÉTÉ
(Sauf indication contraire, les variations sont à données comparables).
Impact négatif de la hausse de l’euro
La forte hausse de l’euro par rapport à la grande majorité
des devises a eu un impact mécanique négatif important
sur les résultats du premier trimestre. L’impact est d’autant
plus fort qu’en T1 2017, l’euro avait atteint son niveau le
plus bas depuis 2003 face au dollar ($1,04 / €1), comme
à de nombreuses autres devises.
Commandes de nouveaux systèmes plus
faibles qu’anticipé
Les commandes de nouveaux systèmes (28,2 M€) diminuent
de 7% par rapport au T1 2017. Cette baisse provient
exclusivement du marché de l’automobile (- 54%), en
raison du report par les clients de nombreuses commandes
attendues en T1, du fait du durcissement de l’environnement
macroéconomique sur fond de tensions entre les ÉtatsUnis et ses partenaires commerciaux.
Progression du chiffre d’affaires et du résultat
opérationnel, à données comparables
Le chiffre d’affaires augmente de 3% et le résultat opérationnel
de 5% ; ils diminuent de respectivement 3% et 23% à
données réelles.
La marge opérationnelle atteint 10,7% en hausse de
0,2 point à données comparables, mais en recul de 2,8 points
à données réelles.
67,2 M€
+ 3 %*
RESULTAT
OPERATIONNEL
7,2 M€
+ 5 %*
MARGE
OPERATIONNELLE
10,7 %
+ 0,2 point*
RESULTAT NET
5,4 M€
- 17 %
CASH-FLOW LIBRE
2,5 M€
Une entreprise sans dette, un bilan
particulièrement solide
TRESORERIE
NETTE
Les capitaux propres atteignent 156,7 M€. La trésorerie
disponible et la trésorerie nette s’établissent à 93,6 M€.
93,6 M€
Objectifs 2018 inchangés
RÉSULTATS
ANNUELS
2017
CHIFFRE
D’AFFAIRES
DIVIDENDE
proposé à l’AG
La société s’est fixé pour objectif en 2018 une croissance,
à données comparables, du chiffre d’affaires de 6% à 10%
par action
et du résultat opérationnel courant de 7% à 15%.
A ce stade, il n’y a pas lieu de revoir ces objectifs. Cependant,
*données comparables
la principale incertitude porte sur le niveau des commandes
et le chiffre d’affaires des nouveaux systèmes, dans un
environnement macroéconomique, géopolitique et monétaire qui demeure incertain,
et qui pourrait continuer de peser sur les décisions d’investissement des entreprises
du secteur automobile.
0,38 €
Le rapport du Conseil d’Administration et les états financiers du T1 2018, ainsi que le communiqué complet sont
disponibles sur lectra.com.
Les résultats financiers du T2 et de S1 2018 seront publiés le 25 juillet 2018.
Pour les entreprises qui insufflent la vie à nos dressings, intérieurs de voitures, meubles et plus, Lectra
façonne des technologies premium qui facilitent la transformation digitale de leur industrie. Son offre donne
aux marques et aux fabricants les moyens de leurs ambitions, du design à la production, mais aussi la
reconnaissance et la sérénité qu’ils méritent. Fondée en 1973, Lectra dispose de 31 filiales à l’international
et sert ses clients dans plus de 100 pays. Forte de près de 1 700 collaborateurs, Lectra a réalisé un chiffre
d’affaires de € 277 millions en 2017 et est cotée sur Euronext (LSS).
Pour plus d’informations sur Lectra : www.lectra.com – e-mail : relations.investisseurs@lectra.com
• Dynamique de croissance soutenue
• Forte progression des résultats
• Proposition de dividende : 0,15 € par action
• Perspectives 2018 favorables
Résultats consolidés, IFRS, en M€
2017
2016
VAR
Chiffre d’affaires consolidé
Résultat opérationnel courant
Résultat opérationnel
Résultat net part du groupe
203,5
5,1
4,7
4,2
160,3
0,6
1,1
0,6
+27 %
x 8,5
x 4,3
x7
Dynamique de croissance soutenue
Sur l’exercice, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 203,5 M€ en
hausse de +27% par rapport à 2016. L’année 2017 a été marquée par
une croissance régulière avec une progression à deux chiffres sur chacun des trimestres.
L’ensemble des activités du Groupe a contribué à cette croissance.
• Pôle Métaux et Alliages (CA + 23%)
Les investissements industriels réalisés depuis 3 ans dans les usines
d’aluminium et de cuivre ont permis de faire face à l’accroissement
de la demande, qui représente environ la moitié de la croissance du
chiffre d’affaires. Par ailleurs, les cours des métaux qu’AUREA régénère
se sont redressés au long de l’année. La diversification de la clientèle se
poursuit, en particulier à l’exportation, et le Groupe élargit son offre en
développant des alliages à forte valeur ajoutée.
• Pôle Produits Dérivés du Pétrole (CA + 65%)
Avec le redémarrage de la collecte d’huiles usagées fin 2016, l’usine
de régénération a pu monter en charge de manière progressive et satisfaisante durant l’année 2017. AUREA a concomitamment développé
au cours de l’exercice une activité de collecte d’huiles usagées en
développant sa propre flotte de camions et en acquérant fin 2017 un
distributeur de combustibles dont la couverture géographique permet
de soutenir le déploiement de la collecte. Les nouvelles activités de
traitement d’eau et d’hydrocarbures continuent leur développement.
Les marchés des plastiques complexes et du PVC se sont montrés peu
dynamiques en 2017.
mentation de l’activité conjuguée à un encadrement strict des charges
opérationnelles.
Après prise en compte d’éléments non courants pour un montant total
de -0,4 M€, le résultat opérationnel s’établit à 4,7 M€ contre 1,1 M€
en 2016.
Le résultat net part du Groupe s’établit à 4,2 M€ contre 0,6 M€ en
2016.
Situation financière solide
Au 31 décembre 2017, le Groupe affiche une structure financière solide
avec au bilan des capitaux propres de 77,5 M€, une dette financière à
plus d’un an de 26,2 M€ et une trésorerie de 32,6 M€, après paiement
du dividende en juillet 2017 au titre de l’exercice 2016 massivement
souscrit en actions.
Le groupe a mis en place au deuxième semestre 2017 de nouveaux
financements bancaires destinés au refinancement d’investissements
et d’opérations déjà réalisées sur fonds propres.
Proposition de dividende : 0,15 € par action
Le Conseil d’Administration proposera à l’Assemblée générale annuelle
qui se réunira le 21 juin 2018, la distribution d’un dividende de 0,15 €
par action au titre de l’exercice 2017. Comme les années précédentes,
les actionnaires pourront choisir entre un paiement du dividende en
numéraire ou en actions.
Perspectives 2018
• Pôle Caoutchouc et Développement (CA + 2%)
La fin de l’année 2017 a confirmé la reprise de l’activité industrielle en
Europe et les perspectives pour 2018 demeurent à ce stade satisfaisantes. Le Groupe AUREA reste vigilant quant au cours des matières
premières dans le contexte incertain de la politique économique US.
Dans cet environnement favorable, Aurea poursuivra son développement en focalisant ses efforts autour de trois axes stratégiques :
- Poursuite de la stratégie de valorisation des déchets régénérés ;
- Recherche permanente de nouvelles opportunités de régénération ;
- Sécurisation des sources d’approvisionnement des déchets.
L’activité du secteur des pneus est quant à elle restée dynamique
sur l’ensemble de l’exercice, le niveau de charge de l’usine ayant été
élevé toute l’année. La nouvelle usine de décontamination mercurielle a
débuté progressivement son exploitation opérationnelle au T3 2017, les
effets de sa contribution n’étant pas sensibles sur l’exercice 2017.
Le rapport financier annuel pour l’exercice 2017 a été mis à
disposition du public et déposé auprès de l’Autorité des Marchés
Financiers en date du 26 avril 2018. Il est consultable sur le site
internet de la société (http://www.aurea-france.com).
Forte progression des résultats
Sur l’exercice, le résultat opérationnel courant s’inscrit en forte progression à 5,1 M€ contre 0,6 M€ en 2016, bénéficiant de la forte aug-
Prochaine publication :
2 mai 2018, chiffre d’affaires du 1er trimestre 2018
A propos d’Aurea
Parmi les premiers acteurs industriels en Europe spécialistes de la régénération des déchets, Aurea s’inscrit au cœur de l’économie circulaire. Depuis près de 20 ans, le Groupe régénère
des déchets de tout type afin qu’ils soient réutilisés comme des matières premières renouvelées. N°1 français de la fabrication d’alliages d’aluminium, 3ème fabricant de chlorure de
zinc en Europe, n°1 européen pour la fabrication de roues à bandages à partir de pneus usagés, leader européen de la régénération des huiles noires moteur, Aurea se distingue par ses
positions de premier plan en France et en Europe. Le Groupe est coté sur le marché d’Euronext Paris compartiment C (FR0000039232, AURE). Pour toute information complémentaire :
www.aurea-france.com.
CONTACTS
DÉFENSE
AUREA
01 53 83 85 45
contact@aurea-france.com
ACTIFIN
Alexandre Commerot
01 56 88 11 11
acommerot@actifin.fr
Jennifer Jullia (relations presse)
01 56 88 11 19
jjullia@actifin.fr
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22 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Snapchat retente
les lunettes
Le fabricant californien
d’enceintes haut de gamme
a déposé des documents
à la Securities and Exchange
Commissionen vue de sa
prochaine IPO, rapportait jeudi
le « Wall Street Journal ».
Sonos serait valorisé entre 2,5
et 3 milliards de dollars.
L’entrée en Bourse pourrait
avoir lieu en juin ou en juillet.
La messagerie instantanée
Snapchat lance un nouveau
modèle de lunettes connectées,
les « Spectacles 2.0 », après
l’échec d’une première tentative
en 2016. Vendues 150 dollars,
ces lunettes de soleil permettent
de prendre des photos,
des vidéos, et d’enregistrer
du son, le tout transférable
ensuite sur la messagerie.
Snapchat
en
pixels
Sonos
HIGH-TECH
&MEDIAS
Sonos : une IPO
valant 3 milliards
10,1
MILLIARDS D’EUROS
Le chiffre d’affaires mondial
enregistré par Orange
au premier trimestre 2018,
en hausse de 2 %.
En France, son principal
marché, l’opérateur
a recruté 130.000 nouveaux
abonnés sur la fibre
et 78.000 sur le mobile.
INTERVIEW // TAKIS CANDILIS Directeur général délégué à l’antenne et aux programmes de France Télévisions
« Les belles séries du service public
ne doivent pas finir sur Netflix »
Propos recueillis par
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
France Télévisions veut développer la fiction, notamment
avec de plus gros budgets.
Comment allez-vous procéder ?
Nous venons déjà de créer une
direction transversale de la fiction
avec trois activités, la fiction française, le digital et les coproductions
internationales. Sur ce volet, nous
allons créer un regroupement avec
nos partenaires publics européens
comme la ZDF en Allemagne et la
RAI en Italie dans l’objectif de pouvoir monter des projets d’envergure,
capables de concurrencer les Gafa
et Netflix. L’objectif est que les droits
de ces séries restent à l’intérieur des
services publics européens. Nous
ne voulons pas que nos fictions phares se retrouvent dans des services
SVoD étrangers (vidéo à la demande
par abonnement) alors que nous
avons les moyens à plusieurs de
prendre en charge le coût total de la
« “La Casa de Papel”
était à l’origine un
programme produit
et diffusé par la chaîne
espagnole Antena 3. »
production. Regardez « La Casa de
Papel » : tout le monde pense que
c’est une série Netflix originale,
alors que c’est un programme à l’origine produit et diffusé par la chaîne
espagnole Antena 3. Cela nous
permettra d’avoir davantage de
droits sur les œuvres – notamment les droits SVoD, ce qui nécessite d’ailleurs de faire évoluer
nos accords – et de pouvoir y mettre
de plus gros budgets.
Quel budget visez-vous ?
On peut imaginer des séries à
2-3 millions d’euros l’épisode, ce qui
est comparable à un « Versailles »,
par exemple. Jusqu’à présent, dans
la plupart des grandes coproductions internationales, il y avait une
plate-forme de SVoD pour boucler
le budget. En associant plusieurs
groupes publics, on est capable
de faire des séries qui fonctionnent et qui s’exportent sans les Américains. Nous faisons tout pour
sanctuariser la création. D’ailleurs,
en 2017, le budget de la création de
France Télévisions (fiction, documentaires, etc.) est en augmentation
de 11 millions, à 421 millions.
Allez-vous créer d’autres
directions transverses ?
L’objectif est de rendre les processus
plus efficaces et plus cohérents, et
non de centraliser les décisions. Par
exemple, il y a des soirées continues
– un film et un débat – sur France 2 et
France 3 : il vaudrait mieux le réserver à une seule chaîne. On peut envisager de créer des directions transverses pour d’autres genres, par
exemple le documentaire, le magazine, comme on en a déjà pour le
sport, la jeunesse et bientôt l’information, une fois la fusion des rédactions France 2 et France 3 achevée.
Cela permet d’éviter des recouvrements et des doublons. Jusqu’à présent, chaque chaîne cherchait le
meilleur pour elle-même, mais pas
toujours en adéquation totale avec
son ADN. Or, c’est l’audience du
groupe qui est intéressante, plutôt
que l’audience de chacune. C’est
une vision différente, plus axée sur
le groupe. Et je veux accentuer les
complémentarités entre chacune,
ce que l’on verra dès la grille de
septembre.
autres. Si les tests fonctionnent, on
pourrait imaginer un changement
de grille début 2019.
« En associant plusieurs groupes publics,
on est capable de faire
des séries qui fonctionnent et qui s’exportent
sans les Américains. »
Quid du numérique ?
L’idée de faire une direction transverse de la fiction, c’est aussi d’avoir
des contenus que l’on puisse mettre
sur différents canaux de diffusion.
Notamment du « digital first ».
Par exemple, la série « Skam » a
été d’abord diffusée sur Internet
puis, dans un deuxième temps,
sur France 4.
Quel ADN voulez-vous donner
à chaque chaîne ?
France 2 reste la grande chaîne généraliste avec du divertissement, de la
culture, etc. France 3 sera davantage
régionalisée. Nous allons ainsi
accentuer la production en régions,
avec des décrochages locaux en
journée, notamment en partenariat
avec France Bleu. France 4 devient
résolument une chaîne jeunesse
avec des soirées et des access plus
familiaux. Il y avait des rediffusions
quelquefois moins adaptées, ce
qu’on ne veut plus. France 5 est axée
sur la connaissance et le savoir.
Quant à France Ô, nous voulons plus
de productions qui proviennent des
chaînes ultramarines. Là aussi il y
avait par exemple des rediffusions
en cinéma pas forcément conformes à ce qu’est la chaîne.
Sur France 3, quelles synergies
imaginez-vous avec
France Bleu ?
On lance en septembre une phase
d’expérimentation pour créer par
exemple une matinale commune,
avec des news et des services de
proximité mais aussi des émissions
sur des questions de vie quotidienne
et un nouveau rendez-vous d’information politique régional, entre
Qu’est-ce que France Télévisions
imagine pour la réforme
de l’audiovisuel public ?
On est en plein travail sur les synergies possibles avec les autres groupes publics. C’est Delphine Ernotte,
avec ses équipes, qui porte cela. La
régionalisation de France 3 en travaillant avec Radio France est un
bon exemple. Défendre cette régionalisation est une vraie mission
de service public. Un maillage unique de notre pays qu’aucun autre
groupe de diffusion ne peut égaler.
« Défendre la régionalisation est une mission
de service public. »
Où en est-on sur le projet
de « Hulu à la française » ?
On parle aujourd’hui d’une plateforme de rattrapage avec une partie
gratuite et une partie payante, et
non un SVoD commun, projet qui
n’avait pas abouti par le passé. Les
temps ont changé. Chacun a travaillé de son côté et constaté la
concurrence grandissante des plates-formes type Netflix. Pour être
plus fort, on a tous intérêt à s’asso-
Christophe Russeil/FTV
l Le nouveau numéro deux de France Télévisions détaille ses projets :
positionnement des chaînes, collaborations accentuées avec Radio France, etc.
l Le groupe s’associe avec ses partenaires publics européens pour lancer
des séries à plus gros budget.
Pour Takis Candilis, les chaînes ont toutes « intérêt à s’associer ».
cier. C’est une question de bon sens.
Le projet avance bien et on espère
qu’il sera mis en place cette année.
En septembre, le nouveau
feuilleton quotidien sera sur
France 2. Il s’agit d’une grosse
prise de risque pour le groupe…
C’est un projet majeur [qui n’a pas
encore de nom, NDLR], qui sollicite
toutes les forces de la maison et en
premier lieu MFP, notre filiale de
production interne. On croit beaucoup à cette nouvelle série, qui sera
en access sur France 2. Bien évidemment, on est conscient qu’il faudra
du temps pour qu’elle s’installe, mais
j’ai vu les premières images du tournage et je suis content du résultat.
Certains avancent que le choix
d’une production interne
n’est pas forcément le plus
judicieux et est souvent
plus cher…
Au contraire, cela fait partie de la
mission du service public d’avoir
son propre feuilleton. Cela va nous
permettre de développer un vrai
savoir-faire et de garder les droits
de la série. La France était une
exception avec pendant longtemps
un seul feuilleton quotidien, « Plus
belle la vie », qui est un réel succès.
Avec « Demain nous appartient »
sur TF1 et le nôtre, il y en aura trois,
un chiffre proche de celui de nos
voisins. Enfin, en termes de coût,
avec un budget de l’ordre de 25 à
30 millions d’euros par an, nous
sommes même un peu inférieurs
aux autres séries de ce genre, alors
que celle-ci aura beaucoup de tournages en extérieur. n
Canal+ lance une chaîne délinéarisée de musique classique
MUSIQUE
Il s’agit d’une collaboration avec le label
Deutsche Grammophon, propriété
d’Universal Music.
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
Canal+ lance une chaîne de musique classique en exclusivité pour
ses abonnés et en collaboration
avec Deutsche Grammophon, propriété de Universal Music, sa
société sœur au sein de Vivendi.
La chaîne Deutsche Grammophon + aura la particularité de ne
pas être un fil live, puisqu’elle sera
entièrement délinéarisée et propo-
sera, à la demande, des vidéos
(concerts, documentaires…) et des
contenus audio, même si ces derniers auront un habillage d’images.
« Nous nous posons la question de
lancer un jour une chaîne linéaire
consacrée à la musique classique, dit
Gérald Brice-Viret, directeur des
antennes du groupe Canal+. En tout
cas, nous avons plein d’idées pour de
nouveaux lancements de chaînes
délinéarisées, notamment une déclinaison de Ciné + sur les films de genre
(horreur). » La consommation
délinéarisée se développe, et plus
l’abonné a de points d’entrée pour
découvrir du contenu, moins il a de
chances de résilier son abonnement, parie le groupe.
L’idée de cette chaîne n’est pas
d’offrir l’accès à tout le catalogue du
label à l’étiquette jaune. La proposition est une sélection d’une partie de
ce répertoire avec une éditorialisation soignée pour inciter les spectateurs à la découverte. « Nous voulons toucher au-delà des fans assidus
de la musique classique », déclare
Clemens Trautmann, président du
label Deutsche Grammophon.
Conquérir des abonnés
La chaîne pourra être ouverte à d’autres labels classiques
d’Universal Music. Photo Shutterstock
Dans ce partenariat, Canal+ et
Deutsche Grammophon mettent en
commun des actifs. Deutsche
Grammophon apporte la musique
et Canal+ sa puissance de distribution et de mise en valeur. Canal
espère ainsi fidéliser ses abonnés ou
en conquérir de nouveaux. Une partie des revenus additionnels ainsi
générés seront partagés avec Universal. « Les artistes seront de leur
côté rémunérés en fonction du nombre d’écoutes ou de visionnages », précise Clemens Trautmann.
« Nous avons plein
d’idées pour des
lancements de chaînes délinéarisées. »
GÉRALD BRICE-VIRET
Directeur des antennes
du groupe Canal+
Le budget de la chaîne sera de
quelques centaines de milliers
d’euros, soit beaucoup moins que
Mezzo, la chaîne de Lagardère, qui
est internationale. Deutsche Grammophon + sera amené à se développer en intégrant à ses programmes
les catalogues d’autres labels de
musique classique appartenant au
groupe Universal. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 23
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Facebook imperméable
au scandale
« Fake news » :
Bruxelles joue
la collaboration
RÉSEAUX SOCIAUX
Le réseau social a
désormais 2,2 milliards d’utilisateurs.
La Commission européenne
a dévoilé jeudi son plan
de lutte contre les « fake
news ». A l’opposé des initiatives légales allemandes et
françaises, Bruxelles opte
pour la méthode douce et
veut élaborer d’ici juillet un
« code de bonnes pratiques »
avec les Gafa et réseaux
sociaux. Pas question de
leur imposer une définition
de la « fake news » pour,
par exemple, en imposer le
retrait, ce terrain étant jugé
trop glissant légalement,
politiquement et éthiquement. « Il n’y aura pas de
“ministère de la Censure” »,
insiste la Commission, qui
veut croire que les géants
du Net voudront regagner
la confiance du public.
Le rythme de croissance des revenus
est proche de 50 %.
Anaïs Moutot
@AnaisMoutot
— Correspondante à San Francisco
Rien ne semble pouvoir freiner
l’ascension de Facebook. L’affaire
Cambridge Analytica a, certes,
conduit Mark Zuckerberg à être
interrogé au Capitole et a fait fondre
la capitalisation de l’entreprise de
plus de 70 milliards de dollars en un
mois. Mais elle n’a pas empêché
l’entreprise de publier des résultats
record mercredi. « Malgré les défis
importants auxquels nous sommes
confrontés, notre communauté et nos
activités démarrent fort en 2018 », a
déclaré le patron de Facebook dans
un communiqué.
Porté par les recettes publicitaires, qui représentent la quasi-totalité de ses revenus, le chiffre d’affaires de l’entreprise californienne a
dépassé les prévisions de Wall
Street. Celui-ci a augmenté de 49 %
en un an, pour atteindre près de
12 milliards de dollars au premier
trimestre. Et l’entreprise a dégagé
un bénéfice de presque 5 milliards
de dollars, en hausse de 63 % par
rapport aux trois premiers mois de
l’année 2017.
Les révélations sur la fuite de
leurs données ne semblent pas avoir
fait fuir les utilisateurs. Le mouvement #deletefacebook, qui les enjoignait à supprimer leurs comptes, a
été un vœu pieux : le nombre de personnes se connectant au réseau
social chaque mois a augmenté de
13 % pour atteindre 2,2 milliards
Le « Guardian »
va renouer
avec les bénéfices
d’utilisateurs. Même aux EtatsUnis, où le nombre stagnait au précédent trimestre, la croissance est
repartie à la hausse. L’impact réel
reste difficile à estimer car l’affaire a
éclaté quinze jours seulement avant
la fin du premier trimestre, mais
Facebook a indiqué ne pas prévoir
d’effet sur le nombre d’utilisateurs.
L’affaire Cambridge
Analytica n’a pas
empêché Facebook de
publier des résultats
record mercredi.
Mercredi, Mark Zuckerberg a
répété que la plate-forme adoptait
désormais une « vision plus large
de sa responsabilité » et voulait
s’assurer que « ses outils étaient
utilisés pour faire le bien ». Mais il
a surtout réaffirmé qu’il ne comptait pas changer de business model,
en défendant fermement l’usage
de la publicité.
Hausse des dépenses
Le titre bondissait de 8 % jeudi
matin en Bourse. Mais l’entreprise
pourrait avoir du mal à maintenir le
même niveau de rentabilité. Le taux
de croissance des dépenses a été
revu à la hausse pour l’année 2018
pour atteindre une fourchette entre
50 et 60 %, contre 45 % auparavant.
« Nous dépensons plus rapidement que nous l’avions anticipé », a
expliqué David Wehner, le directeur
financier de l’entreprise, évoquant
notamment l’augmentation des
coûts liés aux « fake news », interférence étrangère dans les élections…
Autre nuage possible : une
« stagnation, voire un léger ralentissement » du nombre d’utilisateurs dans l’Union européenne au
deuxième trimestre, suite à l’entrée
en vigueur du nouveau règlement sur la protection des données
personnelles.
Dernière inconnue : l’évolution
du temps passé sur la plate-forme.
Celui-ci avait reculé de 5 % sur les
trois derniers mois de l’année 2017,
Un sondage effectué par Cowen
& Co semble confirmer que les
usagers ont moins besoin de se
connecter : au premier trimestre,
l’utilisation quotidienne des personnes interrogées était de 53 minutes, une baisse de 5 minutes par
rapport à l’année précédente.
(
PRESSE
Le quotidien britannique a réduit ses
coûts et peut compter sur ses donateurs.
Basile Dekonink
@Bdekonink
« Good news » pour le « Guardian » : le célèbre quotidien britannique est bien parti pour
réussir son pari de revenir à
l’équilibre, deux ans après avoir
lancé son plan de réduction des
coûts. « Nous sommes en train de
tenir notre stratégie à trois ans
pour rendre le “Guardian” rentable en 2019 », se sont félicités la
rédactrice en chef, Katharine
Viner, et le directeur général,
David Pemsel. Lancée en 2016
après un exercice où les pertes
s’étaient creusées à 69 millions
de livres (77,5 millions d’euros),
la cure d’austérité prévoyait de
réduire de 20 % les coûts de
fonctionnement du journal. Au
programme : un plan de départs
volontaires qui a concerné
260 collaborateurs, l’abandon
du format berlinois pour le
tabloïd, ou encore la soustraitance de l’impression.
De 38 millions de livres
(43,6 millions d’euros) en 20162017, les pertes ont été réduites
de moitié pour l’exercice 20172018 (le groupe publie ses résultats annuels en avril). Et les dirigeants prévoient donc d’être
rentables au printemps 2019.
Guardian News & Media
(GNM), le groupe de presse
auquel appartient le quotidien,
disposait certes d’un matelas
confortable depuis la vente
en 2014 du site d’annonces
automobiles Auto Trader pour
600 millions de livres. Mais
l’onéreuse politique d’expansion en Australie et aux EtatsUnis, pour laquelle 500 personnes ont été embauchées, a pesé.
Les efforts paient aujourd’hui.
« Notre modèle à l’international
est rentable et repose sur des
bases financières saines, ont
commenté les dirigeants. Et les
revenus issus des lecteurs ont
connu une très forte croissance. »
Un site Internet gratuit
Le « Guardian » pourrait donc
prouver qu’avoir un site Internet
gratuit et un modèle qui repose
sur les dons de ses lecteurs peut
marcher, à l’heure où l’abonnement semblait la seule voie de
salut. On peut devenir membre
et obtenir certains avantages en
échange d’une « contribution »
qui oscille entre 5 et 60 livres.
Les donateurs du « Guardian » sont aujourd’hui au
nombre de 800.000 et les revenus issus du lectorat (qui comprend les abonnements aux
versions Web et papier, les
dons, les ventes en kiosque et les
« contributions ») surpassent
désormais ceux de la publicité.
« Last but not least » : le chiffre d’affaires global, de 216 millions de livres, est en hausse
(de 1 %) pour la deuxième
année d’affilée. n
AVIS FINANCIERS
Lire « Crible »
Page 38
Un fonds activiste essaie d’entrer
dans la forteresse Lagardère
Le fonds Amber
espère faire nommer
deux personnes au
conseil de surveillance
la semaine prochaine.
Ce conseil a peu de
pouvoirs, mais l’idée
serait d’en changer
la dynamique.
Laurence Boisseau
@boisseaul
et Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
Le fonds activiste Amber Capital a
l’espoir d’ouvrir une brèche dans la
forteresse Lagardère, société en
commandite par actions réputée
imprenable. Selon nos informations, Amber fait en effet le tour des
investisseurs en leur expliquant que
les deux membres qu’il a proposés
au vote de l’assemblée générale (AG)
le 3 mai prochain pour le conseil de
surveillance permettraient de changer la dynamique de cette instance
conçue comme un contre-pouvoir à
la commandite. Et donc, in fine, les
décisions stratégiques du groupe.
Amber, qui a environ 4 % du capital
et avait déjà agité l’AG de l’an dernier, aurait bon espoir d’arriver à ses
fins même s’il ne va pas dire le contraire alors que les votes à distance
se ferment ce vendredi.
Lagardère a réussi ces dernières
années à servir un dividende à ses
Arnaud Lagardère n’a pas le droit de voter sur ces nominations
au conseil de surveillance. Photo Eric Piermont/AFP
actionnaires. Mais il a pu se le permettre récemment en vendant des
biens immobiliers, dont le siège
d’Europe 1, à Paris. Et cette source se
tarit. Même si, pour maximiser sa
capacité d’autofinancement, il a promis de se concentrer sur l’édition et
le « travel retail » et de céder une partie des médias et peut-être ses activités sport, les investisseurs ont tendance à penser que le temps presse.
Dans ce contexte, « tenter de modifier le conseil de surveillance est juridiquement pas très efficace mais politiquement intéressant, dit un expert.
Ce conseil n’a aucun pouvoir, à part
nommer les cogérants de la commandite, dont Arnaud Lagardère, une fois
tous les six ans. Sinon, il ne peut que
surveiller. Cela dit, s’il y a des points de
vue contradictoires au sein du conseil,
les séances seront en effet plus animées, on peut être dans un rapport de
force politique. » Le fonds Amber
voudrait en particulier remplacer
Xavier de Sarrau, président du conseil, qui perçoit, en plus, en contrepartie de « diligences spécifiques […]
dans le prolongement de son mandat » un montant de 240.000 euros
par an, une position prêtant le flanc
aux conflits d’intérêts. Guy WyserPratte s’était déjà attaqué – en vain – à
la commandite en 2010.
En attendant, il est difficile de
savoir de quel côté va pencher le
vote. « Les résolutions qui ne sont pas
soutenues par les conseils ont en géné-
Menace du dividende
Le Qatar, actionnaire avec 19 % des
droits de vote, jouera en tout cas un
rôle clef, sachant qu’Arnaud Lagardère (11 % des droits de vote) n’a pas
le droit de voter sur ces nominations
au conseil de surveillance. L’expert
cité plus haut note qu’il y aurait un
autre moyen d’influencer la direction : « En plus de nommer le conseil
et d’approuver les comptes, l’AG
approuve le dividende, or Arnaud
Lagardère en a besoin pour ses finances personnelles. » Cela signifie que
les minoritaires se privent aussi de
cette source de rendement. Pas très
mobilisateur… Contactée, la direction de Lagardère n’a pas souhaité
faire de commentaires. n
RÉSULTATS 2017
EN NETTE CROISSANCE
Comptes consolidés
(En milliers d’Euros)
2017
%
2016
%
504 398
100
468 288
100
Ebitda
85 153
16,9
76 197
15,2
11,7 %
Résultat Net
48 714
9,7
41 790
8,3
16,6 %
Chiffre d’affaires
Résultat net par action
(part du Groupe)
21,01
18,13
%
évolution
7,7 %
15,9 %
Les procédures d’audit sur les comptes consolidés ont été effectuées. Le rapport de
certification sera émis après la finalisation des procédures requises pour la publication du
rapport financier annuel.
Le Conseil d’Administration s’est tenu à Grasse le 24 avril
2018 sous la présidence de Monsieur Philippe Maubert et a
arrêté les comptes 2017 du Groupe Robertet.
L’année 2017 aura été une année de pleine réalisation des
objectifs de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires avec une
croissance supérieure des résultats.
Les performances auront été particulièrement bonnes pour les
sociétés françaises, Robertet SA et Charabot ainsi que pour
le Brésil, l’Inde et la Chine.
L’évolution de l’Ebitda, est représentative de la progression de
l’activité du Groupe en 2017, le Résultat net recélant quelques
éléments exceptionnels.
Il sera proposé à L’Assemblée Générale Ordinaire du 5 juin
2018 la distribution d’un dividende de 5,20 euros par titre
contre 4,60 euros pour le précédent exercice.
Le chiffre d’affaires du premier trimestre 2018 s’élève à 133,5
millions d’euros, stable par rapport à 2017 mais en
augmentation de 8 % à taux de change constant.
CICOMMUNICATION
MÉDIAS
ral peu de chances d’être approuvées
en AG », dit un investisseur. D’autant
que ISS (Institutional Shareholders
Services), l’agence de conseil en vote
américaine très influente, ne soutient pas ces recommandations,
souligne un autre. « Certains sont
sensibles aux arguments avancés par
Lagardère, à savoir que les compétences des deux personnes proposées ne
correspondent pas aux besoins du
conseil », explique un investisseur.
Les deux personnalités proposées
par Amber sont Helen Lee Bouygues, ex-associée du cabinet
McKinsey aujourd’hui spécialisée
en retournement d’entreprise, et
Arnaud Marion, du cabinet Marion
& Partners développant des activités de restructuration avec les
family offices basés à Londres.
Amber ferait valoir qu’ISS n’a pas du
tout étayé sa position.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 // HIGH-TECH & MEDIAS
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Nintendo revient aux sommets
grâce à la Switch
Xiaomi débarque
en France
TÉLÉPHONIE
Le constructeur
chinois arrivera
en France le 22 mai
avec plusieurs
de ses produits.
2010-2011. Le bénéfice net annuel,
pour sa part, grimpe de 36 %, à
1 milliard d’euros. Pour l’exercice
qui vient de commencer, la firme
attend encore de bonnes nouvelles,
avec un chiffre d’affaires prévisionnel en hausse de 13,7 %, à 9 milliards
d’euros, et un bénéfice net annuel
de 1,2 milliard (+18,2 %).
Certes, Nintendo n’a pas encore
retrouvé les sommets de 2008
et 2009, quand le groupe était porté
par l’immense succès de la Wii, une
console écoulée à plus de 100 millions d’exemplaires. En Bourse, la
capitalisation avait alors atteint son
zénith, à 84 milliards de dollars.
JEUX VIDÉO
La firme japonaise a
publié des résultats
annuels excellents
grâce à sa console
phare, la Switch.
Elle n’avait plus réalisé
de telles performances
depuis sept ans.
Basile Dekonink
@Bdekonink
et Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Le chinois Xiaomi arrive en
France. Après l’Espagne, où il
est présent depuis la fin 2017, le
quatrième fabricant mondial de
smartphones a confirmé, jeudi,
son arrivée prochaine dans
l’Hexagone. Plusieurs de ses
produits seront disponibles dès
le 22 mai sur le marché français.
Sa première boutique en France
sera inaugurée ce jour-là, à
Paris, ainsi qu’un site Internet
dédié, pour la vente en ligne.
La France est le deuxième
pays d’Europe occidentale dans
lequel Xiaomi pose ses valises.
Au total, le constructeur, né en
2010 à Pékin, est présent dans
70 pays. « La France a toujours
été dans notre viseur. Si nous
avons attendu avant de nous lancer ici, c’est simplement que nous
voulions être prêts », explique Liu
Linlin, l’une des responsables du
marketing monde chez Xiaomi.
La firme de Lei Jun, la 25e fortune de Chine selon « Forbes »,
détient actuellement 7,2 % du
marché des smartphones, selon
le cabinet IDC. Un chiffre qui
place Xiaomi au quatrième rang
mondial, derrière Apple (19,7 %),
Un nouveau PDG
Le pari de Nintendo est tenu au-delà
des espérances. Avec 17,8 millions
de Switch – sa console hybride, à la
fois portable et de salon – vendues à
travers le monde depuis son lancement en mars 2017, la firme japonaise a largement dépassé son
objectif initial de 10 millions d’unités écoulées. Nintendo prévoit sur
les douze prochains mois 20 millions de consoles supplémentaires.
« Aucune autre console n’a réalisé
un tel démarrage après douze mois
dans l’histoire récente, a commenté
Serkan Toto, qui dirige le cabinet
d’analyse spécialisé dans les jeux
vidéo Kantan Games, interrogé
par Bloomberg. Même si la Switch
a absolument besoin de nouveaux
titres forts en 2018. »
Le pionner japonais du jeu
vidéo s’est en outre appuyé sur
ses franchises phares pour vendre
63,5 millions de jeux associés à la
Switch, contre 53 millions attendus.
Super Mario Odyssey (10,4 millions
d’unités vendues), Mario Kart 8
Deluxe (9,22 millions) ou encore
The Legend of Zelda : Breath of
the Wild (8,48 millions) ont été
autant de succès.
Doublement du chiffre
d’affaires
Résultat, les compteurs financiers
s’affolent : le chiffre d’affaires a doublé en un an. Sur l’exercice clos fin
mars, il dépasse les 1.000 milliards
de yens (près de 8 milliards d’euros).
C’est la quatrième meilleure performance de Nintendo depuis sa
création, et du jamais-vu depuis
« Aucune autre
console n’a réalisé
un tel démarrage
après douze mois
dans l’histoire
récente. »
SERKAN TOTO
Dirigeant du cabinet d’analyse
Kantan Games
Mais après un passage à vide, pendant lequel Nintendo n’a pas pris le
virage du mobile et a échoué à
imposer sa console Wii U, la Switch
semble en mesure de faire tomber
le record de la Wii. En un an, la capitalisation du groupe a d’ailleurs
bondi de 28 milliards de dollars
à 58 milliards.
En marge de l’annonce de ses
résultats, Nintendo a par ailleurs
annoncé le remplacement de son
PDG actuel, Tatsumi Kimishima,
par le jeune Shuntaro Furukawa
(quarante-six ans), le directeur
marketing de la firme en poste
depuis 2012. Selon le quotidien
économique nippon « Nikkei »,
Tatsumi Kimishima (soixantehuit ans), nommé en 2015, aurait
estimé que le management de
Nintendo devait être rajeuni
pour correspondre aux attentes
de son public. n
Samsung et Huawei. Mais en
Inde, depuis l’année dernière, le
groupe pékinois est numéro un.
Une performance qui lui donne
des ailes, même si les marchés
matures d’Europe de l’Ouest
sont plus difficiles d’accès. En
France, les ventes de smartphones ont même reculé de 5 % en
2017, selon GfK. Et le créneau est
déjà bien occupé, puisque quatre acteurs (Samsung, Wiko,
Apple et Huawei) monopolisent déjà 82 % des ventes dans
l’Hexagone, selon Gartner.
Un atout de poids
« Nous avons déjà des fans répartis sur le territoire. Nous comptons sur eux pour le bouche-àoreille, c’est très efficace et très
économique ! » persiste Liu Linlin. « Xiaomi va toucher les trentenaires et les quadras, ainsi
qu’une communauté un peu
geeky qui aime essayer de nouveaux appareils pendant un ou
deux ans, estime de son côté
Bruno Lakehal, analyste mobile
chez Gartner. Xiaomi sait que ça
va être difficile, vu le temps qu’a
mis Huawei pour se faire une
place. […] Cela dit, dans deux ou
trois ans, ils peuvent entrer dans
le Top 5 français. Ça peut aller très
vite si on a la bonne stratégie. Les
premiers mois seront décisifs. »
Xiaomi a déjà un atout de
poids. La gamme de smartphones Mi MIX, lancée en 2016, a été
designée par Philippe Starck. Un
nom qui devrait aider Xiaomi,
« le petit riz » en mandarin, à
combler son déficit de notoriété
sur la scène tricolore. n
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
appels d’offres
CONCESSION
RÉGION
97
GUADELOUPE
RÉSEAU DE COMMUNICATION
ÉLECTRONIQUE THD
AVIS DE CONCESSION
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR/
ENTITE ADJUDICATRICE
I.1) NOM ET ADRESSES
Région Guadeloupe, Avenue paul Lacavé-petit paris, Point(s) de contact : Direction de la commande publique 97100 Basse
terre.f, 971, Basse-terre, GP, Téléphone :
(+33) 5 90 80 40 40, Courriel : dmp@cr-guadeloupe.fr, Fax : (+33) 59 00 40 59, Code
NUTS : FRY1
Adresse(s) internet :
Adresse principale : http://www.cr-guadeloupe.fr
Adresse du profil acheteur : http://www.
eguadeloupe.com
I.3) COMMUNICATION
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non
restreint et complet, à l’adresse : http://
www.eguadeloupe.com
Adresse à laquelle des informations complémentaires peuvent être obtenues :
le ou les point(s) de contact susmentionné(s)
Les candidatures ou, le cas échéant, les
offres doivent être envoyées :
par voie électronique via : http://www.
eguadeloupe.com
au(x) point(s) de contact susmentionné(s)
I.4) TYPE DE POUVOIR ADJUDICATEUR
Autorité régionale ou locale
I.5) ACTIVITÉ PRINCIPALE
Autre activité : communications électroniques
I.6) ACTIVITÉ PRINCIPALE
SECTION II : OBJET
II.1) ÉTENDUE DU MARCHÉ
II.1.1) Intitulé : Délégation de service public relative au financement, à la conception, à l’établissement et à l’exploitation
du réseau de communication électronique
THD de la région Guadeloupe
Numéro de référence :
II.1.2) Code CPV principal :
Descripteur principal : 32412100
Descripteur supplémentaire :
II.1.3) Type de marché
Travaux
II.1.4) Description succincte : Financement conception construction sous maîtrise d’ouvrage du délégataire d’un réseau
de communication électronique à très haut
débit ainsi que son exploitation technique
et commerciale sur l’ensemble du territoire
de la Guadeloupe; Le délégataire interviendra uniquement sur le marché de gros
de communications électroniques, en offrant ses services soit aux opérateurs, soit
aux utilisateurs de réseau indépendants,
constituant les usagers des réseaux d’initiative publique. La délégation comprend :
1 une tranche ferme dans un cadre concessif confiant pour 15 communes la conception, la construction, le financement et l’exploitation,à ses risques et péril d’un réseau
de communication électronique de desserte FttH dans les communes de la zone
blanche NGA; 2 une mission 2, tranche optionnelle de déploiement, et d’exploitation
du réseau FttH sur 13 autres communes
aux frais et risques du délégataire sur les
zones faisant apparaître une défaillance
de l’initiative privée sur le territoire; 3- une
mission 3 également optionnelle de reprise
en exploitation du réseau FttH de la commune de Sainte Anne dans des conditions
définies par le délégataire, dans le cadre
d’un contrat d’affermage.
II.1.5) Valeur totale estimée :
Valeur hors TVA : 74 000 000 euros
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : non
Mots descripteurs : Télécommunications
II.2) DESCRIPTION
II.2.1) Intitulé :
Lot nº :
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
Code CPV principal : 32412100
Descripteur supplémentaire :
Code CPV principal : 32523000
Descripteur supplémentaire :
Code CPV principal : 64200000
Descripteur supplémentaire :
II.2.3) Lieu d’exécution
Code NUTS : FRY10
Lieu principal d’exécution :
II.2.4) Description des prestations : Financement conception construction sous
maîtrise d’ouvrage du délégataire d’un
réseau de communication électronique à
très haut débit ainsi que son exploitation
technique et commerciale sur l’ensemble
du territoire de la Guadeloupe. Le délégataire interviendra uniquement sur le
marché de gros de communications électroniques, en offrant ses services soit aux
opérateurs, soit aux utilisateurs de réseau
indépendants, constituant les usagers
des réseaux d’initiative publique. La délégation comprend : 1 une tranche ferme
dans un cadre concessif confiant pour
15 communes la conception, la construction, le financement et l’exploitation,à ses
risques et péril d’un réseau de communication électronique de desserte FttH dans
les communes de la zone blanche NGA;
2 une mission 2, tranche optionnelle de
déploiement, et d’exploitation du réseau
FttH sur 13 autres communes aux frais et
risques di délégataire sur les zones faisant
apparaître une défaillance de l’initiative
privée sur le ces territoires ; 3 une mission
3 également optionnelle de reprise en exploitation du réseau FttH de la commune
de sainte anne dans des conditions définies par le délégataire,dans le cadre d’un
contrat d’affermage.
II.2.5) Critères d’attribution
La concession est attribuée sur la base
des critères énoncés dans les documents
du marché
II.2.6) Valeur estimée
Valeur hors TVA : 74 000 000 euros
II.2.7) Durée de la concession
Durée en mois : 300
II.2.13) Information sur les fonds de
l’Union européenne
Le contrat s’inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l’Union
européenne : oui
Identification du projet : feder programme
2014-2020
II.2.14) Informations complémentaires :
La région Guadeloupe est l’ autorité délégante compétente pour intervenir en
tant qu’opérateur d’opérateurs de réseau
de télé communications électronique en
applications de l’article L 1425-1 du code
général des collectivités territoriales. Le
délégataire sera tenu de prendre des engagements en matière d’insertion, professionnelle des publics éloignés de l’emploi,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité - Fraternité
PRÉFECTURE DE LA SEINE-SAINT-DENIS
DIRECTION DE LA COORDINATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DE
L’APPUI TERRITORIAL
en consacrant un minimum de 5% des salaires distribués dans le cadre de la délégation à des personnels relevant de cette
catégorie. Seront valorises dans les offres,
les engagements, au delà de l’exigence minimum de 5%évoquée, le nombre et la qualité des emplois, les dispositifs et contenu
de la formation le nombre d’heures, proposés ; la qualité du tutorat les qualifications
professionnelles délivrées; l’accompagnement social mis en place Le délégataire
retenu constituera une société ad hoc qui
sera substituée dans ses droits et obligations pour l’exécution du contra
Mots descripteurs : Télécommunications
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D’ORDRE JURIDIQUE, ECONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) CONDITIONS DE PARTICIPATION
III.1.1) Habilitation à exercer l’activité
professionnelle, y compris exigences relatives à l’inscription au registre du commerce ou de la profession
Liste et description succincte des conditions, indication des informations et documents requis : le dossier de candidature
devra comprendre une lettre de candidature présentant le candidat individuel ou
chaque membre du groupement candidat
suivant les modalités définies à l’article
3.2.1 du règlement de la consultation, ainsi
que l’ensemble des documents et renseignements exigés dans ce même article .
III.1.2) Capacité économique et financière
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation
Liste et description succincte des critères
de sélection, indication des informations et
documents requis :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.3) Capacité technique et professionnelle
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation
Liste et description succincte des critères
de sélection, indication des informations et
documents requis :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.5) Informations sur les concessions
réservées
III.2) Conditions liées à la concession
III.2.1) Information relative à la profession
Références des dispositions législatives,
réglementaires ou administratives applicables :
III.2.2) Conditions d’exécution de la
concession : Le délégataire sera responsable du fonctionnement général du
service qu’il exploitera à ses risques et
périls. Le réseau sera mis à disposition
des opérateurs et utilisateurs par voie
conventionnelle, dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires à des tarifs qui seront définis dans la
convention de concession, le programme
de la consultation et ses annexes. Le délégataire s’engagera à commercialiser
auprès des opérateurs et utilisateurs intéressés, les services rendus possibles par
le réseau qu’il aura conçu et réalisé, en vue
in fine de permettre l’accès du plus grand
nombre à des offres compétitives et complètes de télécommunication à très haut
débit.
III.2.3) Informations sur le personnel responsable de l’exécution de la concession
Obligation d’indiquer les noms et qualifications professionnelles des membres
du personnel affectés à l’exécution de la
concession
III.2.4) Concession éligible au MPS
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : NON
SECTION IV : PROCEDURE
IV.1) DESCRIPTION
IV.1.8) Information concernant l’accord
sur les marchés publics (AMP)
Le marché est couvert par l’accord sur les
marchés publics : oui
IV.2) RENSEIGNEMENTS D’ORDRE ADMINISTRATIF
IV.2.2) Date limite de remise des candidatures ou de réception des offres
14 juin 2018 - 12:00
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l’offre ou la demande de participation :
français
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
VI.1) RENOUVELLEMENT
Il ne s’agit pas d’un marché renouvelable
Calendrier prévisionnel de publication des
prochains avis :
VI.2)
INFORMATIONS
SUR
LES
ÉCHANGES ÉLECTRONIQUES
VI.3) INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Les candidats sont informés que la procédure de délégation de service public
lancée par la région Guadeloupe est une
procédure ouverte. Les candidats peuvent
télécharger le dossier de consultation qui
comprend : - un règlement de consultation,
qui dans ses articles 3.2.2, et 3.2.3 établit
la liste des documents renseignements et
justificatifs de candidature à fournir par
le candidat; et dans son article 3.3 les
conditions de présentation de l’offre - un
programme de consultation - les annexes
de ces deux documents définissant les
caractéristiques quantitatives et qualitatives des prestations à exécuter par
le futur délégataire dans les conditions
fixées à l’article 3.3 précité du règlement
de la consultation. L’accès aux annexes du
dossier est subordonné à la signature et
l’envoi d’engagements de confidentialité.
Les demandes de renseignement complémentaires se feront sous la forme dématérialisée dans les conditions fixées par
l’article 8 du règlement de la consultation.
La remise des réponses (candidatures et
offres se feront en version papier et version numérique dans les conditions fixées
à l’article 9 du règlement de la consultation
VI.4) PROCÉDURES DE RECOURS
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal administratif de Guadeloupe,
6 rue Victor Hugues 97100 BASSETERRE, 97100, Basse-terre, GP, Téléphone : (+33) 5 90 81 45 38, Courriel :
greffe.la-basse-terre@juradm.fr, Fax :
(+33) 5 90 81 96 70, Adresse internet :
http://www.guadeloupe.tribunal-administratif.fr
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation :
VI.4.3) Introduction de recours :
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l’introduction de recours :
Tribunal administratif de Guadeloupe, 6
rue Victor Hugues, 97100, Basse-terre,
GP, Téléphone : (+33) 5 90 81 45 38, Courriel : greffe.la-basse-terre@juradm.fr, Fax :
(+33) 5 90 81 96 70, Adresse internet :
http://www.guadeloupe.tribunal-administratif.fr
VI.5) DATE D’ENVOI DU PRÉSENT AVIS
24 avril 2018
APPLICATION DU CODE DE LA SANTÉ PUBLIQUE
AVIS D’AFFICHAGE
Le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) dont le siège social est situé
au 14, rue Saint-Benoît, à Paris (75006), est autorisé à exploiter par arrêté
préfectoral n°2018-0742 du 29 mars 2018, l’usine de production d’eau potable
destinée à la consommation humaine située à Pantin.
Le présent arrêté annulant et remplaçant l’arrêté notiié n°2018-0488 du
26 février 2018 déclare d’utilité publique les périmètres de protection immédiate
et rapprochée de l’usine de Pantin.
Copie de cet arrêté a été déposée en mairie de Pantin et aichée pour une
durée de deux mois, où toute personne intéressée pourra en prendre
connaissance. Une mise en ligne dudit arrêté est prévue au bulletin
d’informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis.
Cet arrêté sera annexé aux documents d’urbanisme de la mairie de Pantin,
conformément à l’article R.1321-13-2 du code de la santé publique.
EP18-182
enquête-publique@publilegal.fr
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
COMMUNIQUÉ
AVIS DATE ET HEURE AGO 2018
GROUPE IRD
S.A. au capital de 44 274 913,25 € 40, rue Eugène Jacquet 59700 MARCQ-EN-BAROEUL
RCS Lille Métropole 456 504 877 Euronext Paris – Compartiment C Code Isin FR 0000124232
Les actionnaires sont informés que l’Assemblée
Générale Ordinaire Annuelle se tiendra le mardi
26 juin 2018 à 14h30 à La Cité des Echanges,
40, rue Eugène Jacquet, 59700 MARCQ-ENBAROEUL.
LES ECHOS
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 25
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
START
UP
LE RDV
y
LE BUZZ
e
On pensait que ce serait en France,
mais c’est en Chine que le Y Combinator, célèbre accélérateur californien
où sont nés quelques licornes, va tenir
un événement pour attirer plus de start-up étrangères. Sam Altman, fondateur du programme,
ainsi que John Collison (Stripe) et Nate Blecharczyk (Airbnb) feront le déplacement. Sur les 1.400
jeunes pousses passées par le Y Combinator, seules dix étaient d’origine chinoise.
8,6
MILLIONS DE DOLLARS
C’est le tour de table réalisé par Africa’s Talking
auprès de IFC Venture Capital, Orange Digital
Ventures et S ocial Capital. Cette start-up
kenyane facilite le travail des développeurs pour
créer des solutions technologiques autour du
SMS, de la voix et du paiement notamment.
Dans la série des podcasts intéressants pour
les startuppeurs, « Gow » (pour Goal of the
Week) est à écouter chaque mois sur vos
plates-formes favorites. Lise Pressac (Radio France) et
Arnaud Chaigneau (Numa) y interrogent des personnalités de l’écosystème start-up durant un quart d’heure
pour approfondir un sujet épineux. Parmi les quatre
premiers épisodes, Boris Golden (Partech) explique par
exemple la manière dont il faut organiser sa levée de
fonds, ou Amélie Faure (Serena Capital) distiller ses
conseils pour créer son process de vente. On peut écouter le podcast ici : https://bit.ly/2DvocXQ
La guerre fait rage entre la ville de San Francisco
et les start-up de trottinettes électriques
MOBILITÉ
Au cours du mois
d’avril, trois services
de location de
trottinettes électriques
se sont lancés
à San Francisco.
Les élus de la ville
veulent rapidement
réglementer
leur usage.
Anaïs Moutot
@AnaisMoutot
— Correspondante à San Francisco
L’utilisateur repère
la trottinette sur une carte
et la déverrouille en scannant
un QR Code avec
son téléphone. Photo LimeBike
Après les voitures, les scooters,
les vélos puis les skates, c’est au tour
des trottinettes électriques d’envahir les rues de San Francisco. Trois
start-up – Bird, LimeBike et Spin –
ont ainsi déployé des centaines de
véhicules en libre-service dans le
centre de la ville. Comme la dernière génération de vélos, leurs
patinettes n’ont pas de station de
retrait et de dépôt mais compren-
nent des capteurs permettant de les
géolocaliser. L’utilisateur repère le
véhicule le plus proche sur une
carte et le déverrouille en scannant
un QR Code avec son téléphone. Il
peut alors rouler jusqu’à 25 kilomètres-heure pour 1 dollar, puis de 10 à
15 centimes la minute ou les
10 minutes, selon les services.
L’offre remporte un grand succès
pour les courts trajets en ville : Bird
a r é c e m m e n t a n n o n c é avo i r
dépassé un million de trajets depuis
son lancement il y a sept mois. Des
chiffres qui séduisent les fonds de
capital-risque : en un an, ils ont
investi 255 millions de dollars dans
les trois start-up, dont la majorité
dans Bird et LimeBike, qui ont toutes les deux levé plus de 100 millions
de dollars au cours des six derniers
mois. Bird a été lancé en septembre
dernier à Santa Monica par Travis
VanderZanden, un ancien haut
dirigeant des services de voitures de
transport avec chauffeur Lyft et
Uber. La société a ensuite implanté
ses trottinettes, fabriquées par le
chinois Xiaomi, à Los Angeles, San
Diego, San Francisco, San José et
Austin.
Spin et LimeBike, deux autres
start-up californiennes, proposaient déjà des vélos électriques en
libre-service et ont décidé de se
diversifier dans les trottinettes au
début de l’année.
Problèmes
de stationnement
Le développement de ce nouveau
mode de transport est cependant
freiné par les problèmes causés par
le « free floating ». Une fois arrivés à
destination, les usagers laissent les
véhicules sur le trottoir, bloquant
régulièrement les entrées
d’immeuble, les sorties de garage
ou créant des obstacles pour les piétons et les personnes en fauteuil
roulant. De moins en moins tolérants vis-à-vis des groupes hightech, les élus de la ville de San Francisco sont rapidement montés au
créneau. « Les “tech bros” devraient
demander une autorisation en
amont au lieu de réclamer le pardon
après », s’est énervé Aaron Peskin,
un des conseillers municipaux de la
ville. A la manière d’Uber à ses
débuts, les trois start-up ont voulu
profiter d’une zone grise dans la
régulation, celle-ci ne mentionnant
pas les trottinettes électriques. Elles
n’ont donc pas demandé de permis
pour déposer leurs véhicules sur les
trottoirs de la ville. En décembre
dernier, la ville de Santa Monica a
poursuivi Bird en justice pour cette
raison – un conflit qui s’est soldé par
un accord amiable, Bird acceptant
de verser 300.000 dollars à la ville
pour mettre un terme aux poursuites pénales. Du côté des autorités de
San Francisco, celles-ci ont d’abord
saisi une soixantaine de trottinettes
mi-avril. L’avocat général de la ville
a ensuite envoyé une mise en
demeure aux trois entreprises en
les accusant de « créer une nuisance
publique dans les rues et de mettre en
danger la santé et la sécurité publique ». La lettre liste une série de
chantiers sur lesquels les sociétés
doivent travailler – empêcher les
utilisateurs de garer n’importe
comment leurs véhicules, de les
conduire sur les trottoirs, de les utiliser sans casque ou sans permis de
conduire. Dans la foulée, le conseil
municipal a adopté une ordonnance leur imposant d’obtenir un
permis.
Depuis, les start-up tentent de
calmer le jeu en faisant amende
honorable et en promettant de
mieux informer les utilisateurs sur
les règles. Bird a annoncé un programme pilote où l’utilisateur prendra une photographie de la trottinette à la fin de son trajet, à la
manière des services de location de
voitures entre particuliers Getaround et Zipcar. « Cela aidera Bird à
s’assurer que les personnes violant
fréquemment nos règles de stationnement voient leurs comptes suspendus ou désactivés », a déclaré Kenneth Baer, un porte-parole de
l’entreprise. La menace ne semble
cependant pas faire peur à l’entreprise : elle a déjà annoncé son
expansion à une quarantaine
d’autres villes au cours des huit
prochains mois. n
COMMUNIQUÉ
INTERVIEW // LUC BOISNARD PDG d’Ouest Acro
« Etre entrepreneur, c’est la clef
de l’épanouissement et de la liberté »
l A quarante ans, Luc Boisnard a gravi l’Everest
pour en descendre une tonne de déchets.
l Celui qui avait fondé vingt ans plus tôt Ouest Acro
raconte cette expédition dans son livre « Altitudes ».
cément besoin d’écrire un business
plan, de mettre sur papier tout ce
qui est demandé aux start-up
aujourd’hui. Mais il y a plein de
modalités très favorisantes désormais pour se mettre à son compte,
comme l’autoentrepreneuriat, la
microentreprise. Le contexte législatif est beaucoup plus favorable,
même si les responsabilités, pénales, sociales, fiscales sont bien présentes.
Propos recueillis par
Anaëlle Grondin
@AnaelleGrondin
ans son ouvrage, « Altitudes » (Alisio, 255 pages),
Luc Boisnard fait le parallèle avec son aventure entrepreneuriale. Un manuel de management
original.
D
« Altitudes » est autant un livre
sur votre ascension de l’Everest que sur l’entrepreneuriat.
Pourquoi avoir choisi
cet angle ?
Ecrire et partir de l’expédition de
dépollution de l’Everest que j’ai
menée était un prétexte pour délivrer des messages managériaux
que j’ai découverts tout au long de
ma vie. J’ai arrêté mes études très
jeune, et je pense qu’il est possible
de construire de beaux projets sans
avoir toutes les cartes en main au
départ. Entreprendre, c’est un état
d’esprit, il n’existe pas de formation
pour ça. Ma façon de voir les choses
est atypique. Je voulais transmettre
le message suivant : avec de l’intuition, de l’écoute, de la persévérance
et du travail on peut accomplir de
beaux projets.
Vous souhaitez inciter
les lecteurs à entreprendre ?
Ce livre est transgénérationnel, je
m’adresse à la fois aux adolescents
et à leurs parents, à tous ceux qui
Luc Boisnard. Photo DR
« Avec de l’intuition,
de l’écoute,
de la persévérance
et du travail,
on peut accomplir
de beaux projets. »
ont envie de se lancer dans l’entrepreneuriat mais aussi aux dirigeants et managers en place. Pour
moi, être entrepreneur, c’est la clef
de l’épanouissement et de la liberté.
Bien sûr, c’est complexe. Il faut
s’accrocher, prendre des risques et
prendre des décisions audacieuses.
J’évoque peu l’échec dans mon livre,
car je préfère retenir les bonnes
leçons, même si les échecs font partie intégrante de la construction de
mon parcours. Je trouve que c’est à
la fois plus facile et plus difficile
d’entreprendre en 2018. Dans les
années 1990, nous n’avions pas for-
Qu’est-ce que cette expérience
vous a apporté en tant que chef
d’entreprise ?
L’expédition m’a appris à prendre
les choses par ordre d’importance
et à relativiser. Je dis : « Ne dépensez
pas d’énergie sur les choses ou les
événements sur lesquels vous
n’avez pas d’influence. » J’essaie de
cultiver ce côté zen du Népal. Avant
j’étais beaucoup plus tendu vis-à-vis
des objectifs de l’entreprise ou lorsque nous n’avions pas été bons commercialement. J’en faisais une
affaire d’Etat. Aujourd’hui je suis un
peu plus philosophe. n
Une Citadel pour
mieux communiquer
3 QUESTIONS À …
Laurent Duquesne,
Intrapreneur & CEO @Citadel – Thales
—Qu’est-ce que Citadel ?
Laurent Duquesne › Citadel
s’adresse aux entreprises et
administrations qui font face
au fléau du « Shadow IT » :
l’utilisation par les collaborateurs de services de communication grand public à des ins
professionnelles. C’est dangereux car l’entreprise perd tout
contrôle sur ses données : qui
y accède? Qui peut les exploiter ? Où sont-elles stockées ?
Thales propose avec Citadel
une application mobile collaborative de coniance qui sécurise
tous types d’échanges de façon
transparente pour l’utilisateur :
chat de groupe, messagerie instantanée, appel et visioconférence, partage de ichiers.
—Comment Citadel a-t-elle
été développée ?
LD › Citadel a été développée
au sein de la Digital Factory de
Thales. Elle constitue le centre
d’excellence des technologies
numériques du Groupe avec
pour objectif d’accélérer la transformation digitale de ses clients.
Parmi ses diférentes missions,
elle incube des startups internes
et externes. L’équipe Citadel est
une des startups internes, qui
met en œuvre une approche
centrée sur l’utilisateur et le
design.
—Qui peut utiliser Citadel ?
LD › L’application est accessible à
toute personne disposant d’une
adresse e-mail professionnelle.
Citadel vise spéciiquement les
organisations qui ont besoin de
sécurise
e leurs
er
l
d
données.
é
N
Nous
proposon
n un modèle freemium
ns
avec une version
v
accessible à
tout professionnel, disposant des
fonctions essentielles (chat, chat
de groupe, partage de fichier).
Les fonctionnalités avancées
(gestion de flotte, téléphonie)
sont disponibles sur abonnement. Nous ofrirons également
des services orientés métier, au
travers d’un magasin d’applications intégrées. Citadel est
utilisée par les collaborateurs de
Thales depuis plus de 18 mois :
un gage de coniance ! •
Plus d’informations : citadel.team
CITAD
En cours d
’’ANSSI, l’applica
propose une
tanée, une fon
nc
de téléphonie
cconférence)
capacités de pa
ts avec un
de sécurité élevé
v
données
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terne o
terne des entrepri
Le service est disp
sponible sur mobile
le
stores iOS et Androi
oid) mais égalementt
gateurs web ou des applications
a
PC et M .
The world’s rendezvous
for startups & leaders
to celebrate innovation
-
VIVATECHNOLOGY.COM
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
en
direct
Cryolog surveille
la chaîne du froid
DOM Une cartographie des sols
PAYS DE LA LOIRE L’entreprise
contaminés par le chlordécone,
un insecticide cancérogène
utilisé pour la culture de bananes, a été mise en ligne à Fortde-France. Plus de 11.000 échantillons de sol ont été analysés
sur 37 % de la surface agricole
utile de l’île . Le chlordécone
est aussi connu comme étant
un perturbateur endocrinien.
nantaise, qui conçoit des étiquettes intelligentes pour contrôler
la chaîne du froid et lutter contre
le gaspillage alimentaire, sort
une nouvelle pastille baptisée
« GoodNoGood ». L’innovation a
été présentée au Salon du snacking début avril. Si la chaîne du
froid n’est pas respectée, la
pastille passe du vert au rouge,
Shutterstock
PME
&REGIONS
La Martinique veille
sur le chlordécone
étape à laquelle le produit n’est
plus consommable. Une étiquette autocollante de scellage
sur le produit garantit aussi que
le produit n’a pas été ouvert.
L’objectif de Cryolog est d’éviter
le gâchis alimentaire des DLC
(date limite de consommation),
qui fait jeter des aliments en
réalité encore consommables.
Créée en 2002, la société a été
reprise en 2014 par Clock-T.
Son principal actionnaire est
CapAgro.
A Rouen, les ZOE électriques commencent
à rouler en mode autonome
l Rouen teste un service de mobilité à la demande
qui va s’insérer dans le réseau de transports en commun.
l L’ouverture au public est prévue pour septembre 2018.
NORMANDIE
Claire Garnier
— Correspondante à Rouen
A Rouen, le véhicule autonome
passe la seconde ! Les quatre ZOE
électriques de Renault testent,
depuis le 18 avril, des morceaux de
parcours en mode autonome au
milieu des automobilistes à SaintEtienne-du-Rouvray, au sud de
Rouen. « Nous avons reçu le 18 avril
l’autorisation du ministère de la Transition énergétique de commencer à
rouler en mode autonome. Jusque-là,
nous roulions à blanc, sans enclencher le mode autonome », confie
Arthur Nicolet, président de Transdev Rouen, l’opérateur du réseau de
transports en commun de Rouen.
Application mobile
Dans quelques semaines, les ZOE
(dont le niveau d’autonomie est
classé 4 car les voitures ont un
volant avec possibilité de reprise en
main) devraient rouler sur un parcours de dix kilomètres entre un
terminus de tramway et de nouvelles lignes de bus en site propre. Le
service desservira, en trois boucles,
le campus du Madrillet (université,
grandes écoles, laboratoires de
recherche), un centre commercial
Leclerc et le Zenith/Parc des Expositions de Rouen. Les usagers
appelleront la voiture via une application mobile et monteront à bord
– gratuitement – depuis l’un des
17 points d’arrêt du parcours.
Ce service, qui se greffe sur le
réseau de transports en commun
de Rouen, devrait ouvrir au grand
public courant septembre pour une
période de deux ans, la durée de
« l’expérimentation ».
« Ce que nous menons ici avec
Renault et Transdev est une expérimentation de véhicule autonome en
tant que transport en commun. C’est
une expérimentation réelle sur voie
ouverte dans un quartier de la métropole. L’innovation technologique entre
ici en interaction avec la ville et ses
habitants », souligne Frédéric Sanchez, président de la Métropole de
Rouen, fier de conduire une « première européenne ». Les ZOE – produites à Renault Flins, avec un
moteur électrique fabriqué à l’usine
Renault de Cléon, près de Rouen –
sont équipées de GPS, de lidars (qui
émettent un faisceau laser et reçoivent l’écho pour mesurer la distance)
et de caméras qui « perçoivent »
l’environnement proche et détectent
les obstacles jusqu’à 50 mètres.
Voirie intelligente
Elles sont aussi équipées de capteurs produisant des données traitées par un ordinateur situé dans le
coffre. C’est lui qui « conduit » la voiture, « décide » de tourner le volant
à droite ou à gauche, d’appuyer sur
l’accélérateur, le frein, etc. Cette voiture connectée peut aussi communiquer, car elle est équipée de sys-
tème de télécommunication radio,
notamment 4G.
La voirie est, elle aussi, équipée. « Nous avons doté les rondspoints, feux tricolores et zones de
vigilance de capteurs qui renseignent
la voiture autonome. Ils repèrent les
autres véhicules, les piétons, les
cyclistes. Ils augmentent la capacité
de vision du véhicule autonome et lui
permettent d’anticiper », explique
Arthur Nicolet. La sécurité ne
repose pas entièrement sur la voiture. On peut, en outre, depuis le
poste de commandement central
des transports en commun de
Rouen, superviser les trajets des
véhicules, leur donner des instructions techniques, réduire leur
vitesse, les stopper et surveiller le
niveau de charge des batteries.
Outre Renault, Transdev et la
Métropole de Rouen, l’expérimentation baptisée « Rouen Normandy
Autonomous Lab » (11 millions
d’euros d’investissement) associe la
région Normandie, le groupe Caisse
des Dépôts et la Matmut, dont le
siège social est à Rouen (2.200 salariés). « Nous allons nous servir de cette
expérimentation sur routes ouvertes
pour imaginer notre offre assurantielle de demain, confie le directeur
général, Nicolas Gomart. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la réglementation actuelle permet de traiter
la question de la responsabilité. Selon
la loi Badinter, c’est, quoi qu’il arrive, le
propriétaire du véhicule impliqué qui
est responsable en première ins-
Quatre ZOE électriques de Renault sont utilisées pour l’expérience sur la voiture autonome
de Rouen. Photo Rouen Normandy Autonomous Lab
tance. » A condition qu’une personne
puisse prendre le volant en cas de
danger, comme l’exige la réglementation. « La question qui se pose
ensuite est celle des recours exercés
par l’assureur. Recours auprès du
constructeur ? De l’éditeur du logiciel ? Des pouvoirs publics en charge
de la voirie ? » n
INTERVIEW // ANNE-MARIE IDRAC Haute-responsable pour la stratégie nationale
de développement des véhicules autonome, ancienne secrétaire d’Etat aux Transports
« Le véhicule autonome trouvera sa place
dans la société s’il est géré de façon collective »
Propos recueillis par
Claire Garnier
Vous avez qualifié l’expérimentation rouennaise de
« bluffante » lors de votre
visite à Rouen fin janvier.
Pourquoi ?
Cette expérimentation est tout sauf
artificielle. C’est un projet de transport à la demande qui vient s’inscrire dans une politique de mobilité
globale. Il traduit un niveau de
maturité dans la réflexion autour
de l’insertion du véhicule autonome dans le plan de transports en
commun de l’agglomération.
Quels sont les grands axes de
la stratégie française sur le
développement du véhicule
autonome que vous présentez
le 15 mai ?
Nous allons organiser l’action de
l’Etat pour rendre possible la circulation en vraie grandeur de véhicules partiellement autonomes en
2020-2022. Il va, par exemple, falloir travailler sur le permis de conduire pour tenir compte de la délé-
gation partielle de la conduite, et
sur les règles d’homologation technique de véhicules nouveaux. C’est
un travail national, européen et
même international.
Vous suivez la quarantaine
d’expérimentations en cours
en France. Comment les caractériser ?
Il existe des expérimentations dans
le monde entier. Leur point commun est la recherche de sécurité
dans les différents cas d’usage. Il est
facile de faire circuler un véhicule
sur une autoroute dégagée. C’est plus
compliqué quand il y a des embouteillages, des intempéries (neige,
pluie…) ou un véhicule arrêté sur le
bord de la route. L’un des enjeux
majeurs est la question de l’interaction entre la machine et l’homme,
entre le véhicule lui-même et la personne assise au volant. Comment ce
« safety driver » va-t-il réagir aux événements et au comportement des
passagers ? Dans la nouvelle génération d’expérimentations que nous
allons lancer (via un appel à manifestations d’intérêt), nous voulons
privilégier les projets qui portent la
capacité à faire progresser la collectivité, le bien commun. Ce qui nous
intéresse, ce sont les interactions
entre le véhicule et la société. Le véhicule ne sera jamais tout seul. Il y a de
multiples interactions avec l’environnement.
Quelles leçons faut-il tirer,
selon vous, de l’accident mortel impliquant un véhicule
d’Uber aux Etats-Unis ?
Il faut continuer à expérimenter en
se focalisant sur la sécurité et l’utilité. Le véhicule autonome suscite à
la fois de l’attente et de l’inquiétude.
Pour tracer le chemin entre les
deux, il faut se poser la question de
l’utilité de tel ou tel service pour les
clients ou les usagers.
« Il faut continuer à expérimenter en se focalisant
sur la sécurité et l’utilité »,
estime Anne-Marie Idrac.
Photo Rémy Gabalda/AFP
Va-t-on vers un usage individuel ou collectif du véhicule
autonome, selon vous ?
L’innovation de l’autonomie des
véhicules pourrait bien être, à
terme, une révolution de société. En
attendant, les usages partagés, les
véhicules semi-collectifs ainsi que
les navettes circulant sur des itinéraires balisés pourraient se développer plus vite que les usages individuels. Nous avons la conviction
que le véhicule autonome trouvera
sa place dans la société s’il est géré
de façon collective. n
Des capteurs fournis
par des pépites locales
Transdev a fait appel à
Sysnav, expert de la
géolocalisation, et à l’école
d’ingénieurs de Rouen
Esigelec sur la question
de la modification des
trajectoires en fonction
de l’environnement
extérieur.
Sysnav, expert mondial de la géolocalisation installé à Vernon
(Eure), fournit à Transdev un
module de localisation pour la
précision de trajectoire du véhicule autonome. Objectif : permettre de tenir le cap avec une
très grande précision pour être
positionné au milieu de la chaussée. La technique utilisée est dite
« magnéto-inertielle », issue de
la défense. « Elle permet de pallier les défaillances et les limitations du GPS, trop vulnérable,
trop peu disponible et trop cher
dans sa version de haute précision
de localisation », souligne David
Vissière, le dirigeant fondateur
de Sysnav.
L’entrepri se, qui compte
25 salariés, exploite les perturbations locales du champ magnétique pour donner des mesures
permettant de corriger les dérives
des capteurs de mouvement
(inertiels) à bas coût utilisés dans
les véhicules autonomes comparables à ceux des téléphones portables. « L’enjeu, résume David
Vissière, est de pouvoir en tirer les
mêmes fonctionnalités que des
capteurs très coûteux utilisés pour
des avions de chasse ! »
Si le véhicule autonome doit
enclencher une manœuvre
d’urgence à la suite de l’indisponibilité de ses capteurs, il lui sera
possible de se positionner avec
une précision de l’ordre de 30 centimètres après avoir parcouru
300 mètres. Et de se diriger par
exemple sur le bas-côté en sécurité à basse vitesse.
Contrat avec une école
d’ingénieurs
Le véhicule doit aussi pouvoir
modifier sa trajectoire en fonction de son environnement extérieur : autres véhicules, obstacles,
ronds-points. Pour cette fonctionnalité, Transdev a signé un contrat avec l’école d’ingénieurs de
Rouen Esigelec, située sur le campus du Madrillet, où est testé le
véhicule autonome.
« L’enjeu est que le véhicule se
place sur la route en fonction des
données fournies par les capteurs
d’environnement », résume
Xavier Savatier, enseignant-chercheur à l’Esigelec chargé d’une
d’unité de robotique au sein de
l’Institut de recherche en systèmes électroniques embarqués
(Irseem).
Le laboratoire développe des
logiciels qui exploitent les données et algorithmes fournis par
les capteurs, dont le capteur clef
qu’est le lidar. « Il envoie une image
de points 3D autour de la voiture. Il
faut donner du sens à cela ! »
L’Irseem disp ose de gros
moyens techniques, dont un GPS
très précis (RTK) et une centrale
inertielle haute performance permettant le positionnement au
centimètre près du véhicule.
— Cl. G.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PME & REGIONS // 27
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
61.800
NORMANDIE La Fromagerie du
Plessis a annoncé le rappel d’un
lot de camemberts de Normandie AOP. Un contrôle a révélé la
présence de la bactérie Escherichia coli sur le lot 260218DS0
entre le 20 mars et le 26 avril
2018. Aucun malade ou cas
d’intoxication alimentaire
en lien avec le lot concerné
n’a été identifié.
Mondial Relay se lance dans le Drive
pour les gros colis
dez-vous, ce qui n’est pas toujours
facile à honorer », ajoute Antoine
Pottiez. Le client va chercher son
gros colis dans ce point Drive à
l’heure qui l’arrange et trouve toujours quelqu’un sur place pour
l’aider au chargement. Et cela lui
revient moins cher qu’une livraison
à domicile.
HAUTS-DE-FRANCE
Surfant sur le développement de l’e-commerce, Mondial Relay
propose des points
de retrait baptisés
« Drive ».
E-commerce
en croissance
Objectif : permettre
au consommateur
de venir chercher
ses gros colis.
Nicole Buyse
— Correspondante à Lille
Qui n’a pas perdu sa matinée à attendre le livreur du canapé, du lavelinge ou du frigo qui ne rentre pas
dans la voiture… Mondial Relay,
spécialiste du retrait de petits colis
(jusqu’à 30 kilos) dans son réseau de
6.500 Points Relais en France
– 7.500 en fin d’année – chez des
petits commerçants de proximité,
propose maintenant des points de
retrait baptisés « Drive » pour les
colis volumineux, jusqu’à 150 kilos.
La société de messagerie, basée à
Hem, dans la métropole lilloise, et
détenue par le groupe allemand
Otto, via sa filiale Hermès logisti-
Mondial Relay propose maintenant des points de retrait baptisés
« Drive » pour les colis volumineux, jusqu’à 150 kilos. Photo DR
que, a cessé la livraison à domicile
des colis volumineux, dont se
charge maintenant une autre filiale
du groupe, Girard Agediss, tandis
que Mondial Relay se concentre
désormais sur la livraison en point
retrait. « La livraison du dernier kilomètre reste l’élément de différenciation de l’ensemble des réseaux »,
constate Antoine Pottiez, président
de Mondial Relay.
La société a ouvert depuis le
début de l’année 280 Drive destinés
à ces gros volumes, et vise les 600
d’ici la fin de l’année. Il s’agit de petites sociétés qui ont de la surface
inutilisée (100 à 150 m2, contre 2 à
4 m2 pour les Points Retrait). Il s’agit
de petits transporteurs, coopératives, des moyennes surfaces ou des
PME qui ont encore de la réserve à
quai et veulent l’optimiser. Ces gros
colis sont principalement du gros
électroménager, des canapés, de la
literie « des produits pour lesquels le
client est obligé de prendre un ren-
La société surfe sur le développement de l’e-commerce, un secteur
toujours en croissance en France,
où le nombre de sites marchands –
170.000 en 2017 – augmente de 10 %
par an. Et les ventes sur le Net –
81,7 milliards d’euros en 2017 en
France – ont, elles, progressé de
14,3 %, selon la Fédération e-commerce et vente à distance. Mondial
Relay, qui a enregistré en 2017 une
hausse de 11 % de son chiffre d’affaires à 212 millions d’euros (pour plus
de 62 millions de colis en 2017) vient
de lancer un programme de recrutement sur une centaine de postes :
agents et chefs de quais, ingénieurs
et chefs de projet, techniciens de
maintenance programmateurs sur
son siège et ses 24 agences. La
société totalisait un peu moins de
600 salariés fin 2017, un effectif qui
atteint 630 aujourd’hui. n
La conserverie Gendreau renfloue
le boulonnais Petit Pierre
PAYS DE LA LOIRE
La société vendéenne
Gendreau reprend
l’ex-Delpierre Mer et
Tradition, dont l’usine
ne tournait qu’au
quart de ses capacités.
Emmanuel Guimard
— Correspondant à Nantes
La conserverie vendéenne Gendreau trouve dans le Pas-de-Calais
un solide renfort en termes de capacités industrielles. La société, établie depuis quatre générations à
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, a acquis
66 % du capital de Petit Pierre, exDelpierre Mer et Tradition. Située à
Hesdin-l’Abbé, près de Boulognesur-Mer, cette société avait été
reprise en février 2017 à la barre du
tribunal de commerce par Pascal
Cochez, un entrepreneur local.
Un an plus tard, le dirigeant, qui
conserve le solde du tour de table,
s’est rapproché de Gendreau pour
accélérer le redressement de cette
PME de 90 salariés ayant réalisé
18 millions d’euros de chiffre
d’affaires en 2017. Son usine, qui
s’étend sur 14.000 mètres carrés, ne
tourne qu’au quart de sa capacité.
Près de 21 millions de boîtes de
conserve sont sorties de ses lignes
contre 50 millions en 2012. Parmi
ses produits phares figure le
pilchard, un poisson de la famille
des harengs.
Mutualisation
des achats
Ces capacités sont les bienvenues
pour Gendreau, qui se trouve à
l’étroit à Saint-Gilles-Croix-de-Vie,
où il a engagé 6 millions d’euros
d’investissements fin 2017. « Nous
sommes régulièrement en surchauffe, notamment pendant la
haute saison de la sardine », explique le PDG, Philippe Gendreau, qui
va renflouer le site en lui confiant
des productions et en jouant sur la
mutualisation des achats (conserves, condiments, poissons). Avec la
société VIF, dédiée aux salades
appertisées, le groupe Gendreau
emploie désormais 550 salariés
p our un chiffre d’affaires de
120 millions d’euros. Il détient également la conserverie Grand Léjon,
dans les Côtes-d’Armor, et un
réseau de 11 points de vente.
En Vendée, Philippe Gendreau
est de ceux qui mènent la fronde
contre le projet éolien offshore
« des deux îles », visant à placer
62 éoliennes près des îles d’Yeu et de
Noirmoutier, « en plein dans la zone
de pêche, un triangle magique, un
sanctuaire pour ce poisson très fragile qu’est la sardine », s’inquiète le
dirigeant, convaincu que « trois ans
de travaux colossaux » vont contribuer à faire fuir ce poisson qui
occupe localement la moitié de ses
effectifs. n
EBP ajoute du conseil à ses logiciels
LA PME À SUIVRE
ÎLE-DE-FRANCE
Effectifs : 550 salariés
Chiffre d’affaires : 46 millions
Activité : logiciel
Dominique Malécot
@Dmalecot
Né en 1984, l’éditeur de logiciels de
gestion EBP a vécu plus d’une révolution technique ou réglementaire.
Un atout dans son secteur en pleine
mutation. « Nous sommes sur un
marché qui se tend sous l’effet des
innovations techniques et des évolutions tant légales que réglementai-
res », constate Grégoire Leclercq,
directeur général adjoint de cette
entreprise de Rambouillet (Yvelines). Le marché est encore très
morcelé. Des groupes bien établis y
côtoient des start-up, mais « il n’y
aura pas forcément de la place pour
tout le monde, car les barrières à
l’entrée sont très hautes, poursuit le
dirigeant. Lancer un produit n’est
pas tout, il faut avoir la masse critique pour l’amortir ».
L’entreprise s’appuie sur trois
piliers. Le premier est son caractère
familial, qui lui permet de viser une
rentabilité à moyen terme. Le
second, est l’innovation et la R&D,
qui occupe 20 % de ses 550 salariés.
L’informatique en nuage, les solutions « full Web » sont une réalité
pour elle depuis 2006. Elle a aussi
commencé à exploiter tout ce qui a
un intérêt évident pour elle dans
l’intelligence artificielle. Le troisième pilier est sa capacité à proposer à ses clients TPE et PME des produits conformes à la législation,
certifiés comme c’est nécessaire
pour certaines professions.
Structurer l’entreprise
En la matière, son gros chantier est
actuellement celui du prélèvement à
la source. « Nous avons beaucoup
investi et continuons à le faire d’autant
plus que toutes les modalités ne sont
pas encore fixées. Cela aura nécessairement un coût », prévient le dirigeant. EBP va, par exemple, former
pendant deux mois et demi plu-
L’Insa crée un lanceur
de ballons de rugby
pour le Stade Toulousain
Laurent Marcaillou pour « Les Echos »
forte sur leurs budgets », affirme le
rapport, qui souligne que la majorité des places ouvertes l’ont été
dans des micro-crèches, majoritairement privées. 61 % des enfants de
moins de trois ans sont gardés par
leurs parents.
DR
PLACES DE CRÈCHE CRÉÉES ENTRE 2013 ET 2017
selon le rapport du Haut Conseil de
la famille soit 62 % de l’objectif fixé .
« Les interrogations portent sur les
difficultés croissantes des communes
à assumer la charge financière du
fonctionnement des crèches existantes, dans un contexte de pression
innovateurs
Des bactéries
sur un camembert
L’INVENTION
INSA TOULOUSE
Date de création : 1963
Directeur : Bertrand Raquet
Investissement :
6,5 millions d’euros en 2017
Secteur : formation
Laurent Marcaillou
— Correspondant à Toulouse
L’automatisation arrive aussi
dans le rugby. A la demande du
centre de formation du Stade
Toulousain, l’Insa de Toulouse
vient de mettre au point une
machine à lancer les ballons
ovales. Baptisée « DropKick
Rugby », elle permet d’entraîner
les avants à la réception du ballon en hauteur sur les coups
d’envoi, en s’exonérant du
buteur. La réception est un exercice difficile qu’il faut répéter,
mais, chez les jeunes joueurs, le
buteur a du mal à taper les renvois avec précision. L’appareil
peut aussi servir à l’entraînement des trois-quarts en tapant
des coups de pied à suivre.
Envoi à 30 mètres
La machine, manipulée par une
personne, envoie le ballon à 30
ou 40 mètres à la vitesse initiale
de 30 mètres par seconde. Le tir
en hauteur fait voler le ballon
plus de 3 secondes et un gyrophare sur la machine marque la
ligne de hors-jeu. Le DropKick
Rugby a été conçu pendant
deux ans à l’Insa en lien avec le
centre de formation du Stade
Toulousain, qui va l’utiliser. La
société d’accélération Toulouse
Tech Transfer a déposé un brevet et cherche un partenaire
industriel pour le fabriquer. n
Sefam coache
les dormeurs apnéiques
avec S.Box by Starck
mondiaux », assure Pierrick
Haan, président de Sefam.
Conquérir l’Amérique
Sefam
LA TECHNOLOGIE
SEFAM
Date de création : 1983
Président : Pierrick Haan
Effectif : 70 personnes
Secteur : santé
Pascale Braun
— Correspondante à Metz
sieurs dizaines de collaborateurs
recrutés uniquement pour répondre sur ce sujet aux questions de ses
clients. « Cela pour 40 jours de production ! En février 2019, nous n’en
aurons plus besoin », déplore Grégoire Leclercq. Ce dossier témoigne
de l’évolution du métier. « Il y a
30 ans, nous étions éditeurs de logiciels et nous livrions du code, il y a
15 ans nous sommes devenus des fournisseurs d’applications et aujourd’hui
nos clients nous appellent pour avoir
des conseils de gestion », remarque le
dirigeant. L’entreprise, qui a recruté
80 salariés en 2017, en portant son
chiffre d’affaires à 46 millions
d’euros, en hausse de 17 %, continue
à se structurer pour gérer tant cette
évolution que son développement. n
« Il fallait un outil simple et
robuste pour les rugbymen ! »,
explique l’ancien joueur international et toulousain Fabien
Pelous. C’est le cas : le DropKick
Rugby est composé d’un treuil
électrique de voiture qui tend le
ressort fabriqué sur mesure par
le Comptoir Général du Ressort
(CGR International). Un actionneur, assisté par deux capteurs,
tend et relâche le ressort avec un
seul mode de compression. Le
ballon est posé sur la machine
sur un tee de rugby et propulsé
par un bras articulé qui reproduit le coup de pied. « L’appareil
a deux positions pour le tir tendu
ou en hauteur et le ballon peut
être placé dans trois positions sur
le tee », précise Manuel Paredes,
directeur du département de
génie mécanique de l’Insa, qui a
mis au point le prototype avec
trois étudiants et un technicien
de l’école d’ingénieurs.
Depuis le début de l’année, les
personnes atteintes du syndrome de l’apnée du sommeil
peuvent inviter à leur chevet un
coach personnalisé. La S.Box
mise au point par Sefam leur
assure non seulement une aide à
la respiration nocturne, mais
aussi une interface avec d’autres
données de santé telles que le
poids, la tension ou le tracker
d’activité, ainsi qu’une connexion avec un prestataire de
santé. Designé par Philippe
Starck, l’élégant boîtier tactile
concentre, à lui seul, sept fonctions brevetées. « Pour la première fois, nous sommes en
mesure de proposer un mieux-disant indiscutable qui nous différencie de nos grands concurrents
La société, qui emploie 70 salariés, dont une quinzaine dans
son bureau d’études, ne divulgue pas son chiffre d’affaires
mais affiche de grandes ambitions, tant sur le marché
domestique qu’à l’international. Sefam mise sur sa S.Box by
Starck, qui a déjà rencontré un
bon accueil dans les salons et
colloques spécialisés français,
pour conquérir les Etats-Unis.
Fondée en 1983 à Villers-lèsNancy, la société Sefam fait son
retour sur un marché dont elle
fut pionnière. Quelques mois
après sa création par deux jeunes ingénieurs, elle avait développé pour l’Inserm de Nancy
un prototype d’appareil à pression positive insufflant, via un
masque, l’air qui fait défaut au
dormeur en apnée. Alors aussi
encombrant qu’une table de
nuit, l’appareil a néanmoins
séduit les patients cobayes, puis
convaincu les autorités de santé,
qui ont accepté son remboursement. Pierrick Haan a revendu
l’entreprise à un groupe américain en 1993, avant de la racheter, quinze ans plus tard, alors
qu’une succession de changements d’actionnaires l’avaient
fait péricliter. Fruit de trois ans
de travail acharné, la S.Box, qui a
nécessité un investissement de
3 millions, lui donne aujourd’hui un nouveau souffle. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
28 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
ANNLEGALWK
92 • HAUTS-DE-SEINE
DIVERS
12097344 – LE PUBLICATEUR LEGAL
Elis
Société anonyme à directoire
et conseil de surveillance
au capital de 219.370.207 €
Siège social :
5, boulevard Louis Loucheur
92210 SAINT-CLOUD
499 668 440 RCS NANTERRE
Avis de convocation
Mesdames, Messieurs, les actionnaires sont informés qu’ils sont convoqués
pour le vendredi 18 mai 2018 à 15 heures, au Centre de conférences Capital
8, 32, rue de Monceau, 75008 PARIS,
en Assemblée Générale Mixte à l’effet de
délibérer sur l’ordre du jour suivant :
Statuant en la forme ordinaire :
- Rapport de gestion du directoire sur
les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2017 ;
- Rapport du directoire sur le projet des
résolutions relevant de la compétence de
l’assemblée générale ordinaire ;
- Rapport du conseil de surveillance
sur le gouvernement d’entreprise prévu
par l’article L.225-68 du Code de
commerce, incluant notamment les observations du conseil de surveillance sur
le rapport du directoire et sur les comptes
de l’exercice ;
- Rapports des commissaires aux
comptes sur les comptes annuels et les
comptes consolidés de l’exercice clos le
31 décembre 2017 ;
- Rapport spécial des commissaires
aux comptes sur le rapport du conseil de
surveillance établi en application de l’article L.225-68 du Code de commerce ;
- Rapport spécial des commissaires
aux comptes sur les conventions et engagements réglementés visés aux articles L. 225-86 et suivants du Code de
commerce ;
- Approbation des comptes annuels de
l’exercice clos le 31 décembre 2017 (1re
résolution) ;
- Approbation des comptes consolidés
de l’exercice clos le 31 décembre 2017
e
(2 résolution) ;
- Affectation du résultat de l’exercice
clos le 31 décembre 2017 (3e résolution) ;
- Distribution exceptionnelle d’une
somme prélevée sur le compte " Primes
d’émission, de fusion, d’apport" (4e résolution) ;
- Approbation du rapport spécial des
commissaires aux comptes sur les
conventions et engagements réglementés visés aux articles L. 225-86 et suivants du Code de commerce (5e résolution) ;
- Approbation de la reconduction des
engagements réglementés visés à l’article L.225-90-1 du Code de commerce
pris par la Société au bénéfice de Xavier
Martiré (6e résolution) ;
- Approbation de la reconduction des
engagements réglementés visés à l’article L.225-90-1 du Code de commerce
pris par la Société au bénéfice de Louis
Guyot (7e résolution) ;
- Approbation de la reconduction des
engagements réglementés visés à l’article L.225-90-1 du Code de commerce
pris par la Société au bénéfice de Matthieu Lecharny (8e résolution) ;
- Renouvellement du mandat de membre du conseil de surveillance d’Agnès
Pannier-Runacher (9e résolution) ;
- Renouvellement du mandat de membre du conseil de surveillance de Maxime
de Bentzmann (10e résolution) ;
- Ratification de la cooptation de Joy
Verlé en qualité de membre du conseil
de surveillance (11e résolution) ;
- Approbation des principes et critères
de détermination, de répartition, d’attribution des éléments composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables au Président du conseil
de surveillance pour l’exercice qui sera
clos le 31 décembre 2018 (12e résolution) ;
- Approbation des principes et critères
de détermination, de répartition, d’attribution des éléments composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables aux membres du conseil
de surveillance pour l’exercice qui sera
clos le 31 décembre 2018 (13e résolution) ;
- Approbation des principes et critères
de détermination, de répartition, d’attribution des éléments composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables au Président du
directoire pour l’exercice qui sera clos le
31 décembre 2018 (14e résolution) ;
- Approbation des principes et critères
de détermination, de répartition, d’attribution des éléments composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables aux membres du
directoire pour l’exercice qui sera clos le
31 décembre 2018 (15e résolution) ;
- Approbation des éléments fixe, variable et exceptionnel composant la rémunération totale et les avantages de toute
nature versés ou attribués à Thierry Morin, Président du conseil de surveillance,
au titre de l’exercice clos le 31 décembre
2017 (16e résolution) ;
- Approbation des éléments fixe, variable et exceptionnel composant la rémunération totale et les avantages de toute
nature versés ou attribués à Xavier Martiré, Président du directoire, au titre de
l’exercice clos le 31 décembre 2017 (17e
résolution) ;
- Approbation des éléments fixe, variable et exceptionnel composant la rémunération totale et les avantages de toute
nature versés ou attribués à Louis Guyot,
membre du directoire, au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2017 (18e résolution) ;
- Approbation des éléments fixe, variable et exceptionnel composant la rémunération totale et les avantages de toute
nature versés ou attribués à Matthieu Lecharny, membre du directoire, au titre de
l’exercice clos le 31 décembre 2017 (19e
résolution) ;
- Revalorisation de l’enveloppe annuelle des jetons de présence (20e résolution) ;
- Autorisation à donner au directoire à
l’effet d’opérer sur les actions de la Société (21e résolution).
Statuant en la forme extraordinaire
- Rapport du directoire sur le projet des
résolutions relevant de la compétence de
l’assemblée générale extraordinaire ;
- Rapports des commissaires aux
comptes sur les délégations financières
en vue d’augmenter et de réduire le capital à donner au directoire aux termes
des 23e, 24e, 25e, 26e, 27e, 28e, 29e et 31e
résolutions ;
- Délégation de compétence à donner
au directoire à l’effet d’augmenter le capital social par incorporation de réserves,
primes, bénéfices ou toutes autres sommes dont la capitalisation est admise (22e
résolution) ;
- Délégation de compétence à donner
au directoire à l’effet d’émettre, avec
maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires, des actions ou
des valeurs mobilières donnant accès,
immédiatement ou à terme, au capital social de la Société (23e résolution) ;
- Délégation de compétence à donner
au directoire à l’effet de procéder, avec
suppression du droit préférentiel de
souscription des actionnaires et offre au
public, ou dans le cadre d’une offre publique comportant une composante
d’échange, à l’émission d’actions ou de
valeurs mobilières, donnant accès, immédiatement ou à terme, au capital social de la Société, avec faculté de souscription des actionnaires par priorité (24e
résolution) ;
- Délégation de compétence à donner
au directoire à l’effet d’émettre des actions et/ou des valeurs mobilières donnant accès, immédiatement ou à terme,
au capital social de la Société avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, dans le cadre
d’une offre visée au II de l’article L.411-2
du Code monétaire et financier (25e résolution) ;
- Autorisation à donner au directoire,
en cas d’émission d’actions et/ou de valeurs mobilières donnant accès immédiatement ou à terme au capital social de la
Société, sans droit préférentiel de souscription, à l’effet de fixer le prix d’émission dans la limite de 10 % du capital social (26e résolution) ;
- Autorisation à donner au directoire à
l’effet d’augmenter le nombre d’actions,
de titres ou de valeurs mobilières à émettre en cas d’augmentation de capital avec
ou sans droit préférentiel de souscription
des actionnaires (27e résolution) ;
- Autorisation à donner au directoire à
l’effet d’augmenter le capital social de la
Société par émission d’actions ou de valeurs mobilières visant à rémunérer des
apports en nature consentis à la Société
(hors cas d’une offre publique
d’échange) (28e résolution) ;
- Délégation de compétence à donner
au directoire d’augmenter le capital social de la Société avec suppression du
droit préférentiel de souscription des actionnaires au profit de salariés adhérents
d’un plan d’épargne entreprise ou de
groupe (29e résolution)
- limitations globales du montant des
émissions effectuées en vertu des 23e à
28e résolutions (30e résolution) ;
- Autorisation à donner au directoire en
vue de réduire le capital social par annulation des actions auto-détenues (31e résolution) ;
- Pouvoirs pour les formalités légales
(32e résolution).
L’avis de réunion comportant le texte
des résolutions a été publié au Bulletin
des Annonces Légales Obligatoires nº 44
du 11 avril 2018.
Le présent avis de convocation est
également publié au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires nº 51 du 27 avril
2018.
Formalités préalables à effectuer pour
participer à l’Assemblée Générale
Tout actionnaire, quel que soit le nombre d’actions qu’il possède, a le droit de
participer à l’Assemblée Générale.
Conformément à l’article R.225-85 du
Code de commerce, seuls seront admis
à participer à l’Assemblée Générale, les
actionnaires qui auront justifié de cette
qualité par l’inscription en compte des titres à leur nom ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour leur compte en application du 7e alinéa de l’article L.228-1 du
Code de commerce, au 2e jour ouvré précédant l’Assemblée Générale à zéro
heure, heure de Paris (soit le mercredi
16 mai 2018), soit dans les comptes de
titres nominatifs tenus pour la Société par
son mandataire BNP PARIBAS Securities Services, soit dans les comptes de
titres au porteur tenus par un intermédiaire mentionné conformément à l’article L.211-3 du Code monétaire et financier.
L’inscription en compte de titres au
porteur est constatée par une attestation
de participation délivrée par l’établissement teneur de compte, le cas échéant
par voie électronique, document à annexer au formulaire de vote par correspondance ou par procuration ou à la demande de carte d’admission établie au
nom de l’actionnaire ou pour le compte
de l’actionnaire représenté par l’intermédiaire inscrit.
Modalités de participation et de vote à
l’Assemblée Générale
Les actionnaires peuvent choisir entre
l’une des quatre modalités de participation suivantes :
- assister personnellement à l’Assemblée Générale ;
- voter par procuration en donnant
pouvoir au Président de l’Assemblée Générale ou à un autre actionnaire, à son
conjoint ou au partenaire avec lequel il a
conclu un pacte civil de solidarité
(PACS), ou encore à toute autre personne physique ou morale de son choix,
dans les conditions légales et réglementaires applicables, notamment celles prévues à l’article L.225-106-I du Code de
commerce ;
- voter par correspondance ;
- voter par Internet.
A - POUR LES ACTIONNAIRES
SOUHAITANT ASSISTER PERSONNELLEMENT A L’ASSEMBLEE GENERALE :
Les actionnaires désirant assister personnellement à cette Assemblée Générale devront :
1/ pour l’actionnaire dont les actions
sont inscrites au NOMINATIF
- se présenter le jour de l’Assemblée
Générale directement au guichet spécialement prévu à cet effet muni d’une pièce
d’identité ;
- demander une carte d’admission selon les modalités suivantes :
* soit, en retournant le formulaire unique de vote à distance par correspondance ou de procuration sur lequel figure
la demande de carte d’admission, directement auprès de BNP PARIBAS Securities Services - CTS Assemblées Générales - Les Grands Moulins de Pantin,
9, rue du Débarcadère, 93761 Pantin Cedex au plus tard, au 3ème jour précédant
l’Assemblée Générale, soit le mardi
15 mai 2018. Ils recevront alors une carte
d’admission.
* soit en faisant sa demande en ligne
sur la plateforme sécurisée VOTACCESS accessible via le site Planetshares
dont l’adresse est la suivante :
https ://planetshares.bnpparibas.com.
Le titulaire d’actions inscrites au nominatif pur devra se connecter au site Planetshares avec ses codes d’accès habituels.
Le titulaire d’actions inscrites au NOMINATIF ADMINISTRE devra se
connecter au site Planetshares en utilisant son numéro d’identifiant qui se
trouve en haut et à droite de son formulaire de vote papier. Dans le cas où l’actionnaire n’est plus en possession de son
identifiant et/ou son mot de passe, il peut
contacter le numéro 01-40-14-00-90 mis
à sa disposition.
Après s’être connecté, l’actionnaire
AU NOMINATIF devra suivre les indications données à l’écran afin d’accéder au
site VOTACCESS et demander une carte
d’admission.
2/ pour l’actionnaire dont les actions
sont inscrites au PORTEUR
- demander à l’intermédiaire habilité
qui assure la gestion de son compte titres, qu’une carte d’admission lui soit
adressée selon les modalités suivantes :
* soit, en retournant le formulaire unique de vote à distance par correspondance ou de procuration sur lequel figure
la demande de carte d’admission, auprès
de leur intermédiaire financier au plus
tard, au 3ème jour précédant l’Assemblée
Générale, soit le mardi 15 mai 2018.
L’établissement teneur de compte se
chargera de transmettre la demande à
BNP PARIBAS Securities Services. Les
actionnaires AU PORTEUR recevront
alors une carte d’admission.
* soit si l’intermédiaire habilité qui assure la gestion du compte titres de l’actionnaire AU PORTEUR est connecté au
site VOTACCESS, demander une carte
d’admission par voie électronique selon
les modalités suivantes :
Après s’être identifié sur le portail Internet de cet intermédiaire avec ses codes d’accès habituels, l’actionnaire AU
PORTEUR devra cliquer sur l’icône qui
apparaît sur la ligne correspondant à ses
actions Elis et suivre les indications données à l’écran afin d’accéder au site VOTACCESS et demander une carte d’admission
Si l’actionnaire n’a pas reçu sa carte
d’admission le mercredi 16 mai 2018 à
zéro heure (heure de Paris), il devra demander une attestation de participation
auprès de son établissement teneur de
compte pour les actionnaires AU PORTEUR ou pourra se présenter directement à l’assemblée générale pour les actionnaires AU NOMINATIF.
Le jour de l’assemblée générale, tout
actionnaire devra justifier de sa qualité et
de son identité lors des formalités d’enregistrement.
B - POUR LES ACTIONNAIRES NE
POUVANT PAS ASSISTER A L’ASSEMBLEE GENERALE :
1/ Pour l’actionnaire dont les actions
sont inscrites au NOMINATIF
* soit renvoyer le formulaire unique de
vote par correspondance ou par procuration papier, qui lui sera automatiquement adressé avec la convocation, à
l’adresse suivante : BNP Paribas Securities Services, Service Assemblées Générales - CTS Assemblées Générales Les Grands Moulins de Pantin 9, rue du
Débarcadère - 93761 Pantin Cedex.
Les désignations ou révocations de
mandataires exprimées par voie papier
devront être réceptionnées au plus tard
3 jours calendaires avant la date de l’assemblée générale, soit au plus tard le
mardi 15 mai 2018.
* soit transmettre ses instructions de
vote, et désigner ou révoquer un mandataire par Internet avant l’Assemblée Générale, sur le site VOTACCESS, dans les
conditions décrites ci-après :
- le titulaire d’actions au nominatif pur
ou administré qui souhaite voter par Internet accédera au site VOTACCESS via
le site Planetshares dont l’adresse est la
suivante : https ://planetshares.bnpparibas.com.
- le titulaire d’actions au nominatif pur
devra se connecter au site Planetshares
avec ses codes d’accès habituels.
- le titulaire d’actions au nominatif administré devra se connecter au site Planetshares en utilisant son numéro d’identifiant qui se trouve en haut et à droite de
son formulaire de vote papier. Dans le
cas où l’actionnaire n’est plus en possession de son identifiant et/ou son mot de
passe, il peut contacter le numéro 01 40
14 00 90 mis à sa disposition.
Après s’être connecté, l’actionnaire au
nominatif devra suivre les indications
données à l’écran afin d’accéder au site
VOTACCESS et voter, ou désigner ou révoquer un mandataire.
2/ Pour l’actionnaire dont les actions
sont inscrites au PORTEUR
* demander le formulaire unique de
vote par correspondance ou par procuration auprès de l’intermédiaire qui gère
ses titres à compter de la date de convocation de l’assemblée générale. Le formulaire unique de vote à distance par
correspondance ou par procuration devra être accompagné d’une attestation
de participation délivrée par l’intermédiaire financier et renvoyé à l’adresse suivante : BNP PARIBAS Securities Services - CTS Assemblées Générales - Les
Grands Moulins de Pantin 9, rue du Débarcadère - 93761 Pantin Cedex.
Pour être pris en compte, les formulaires de vote par correspondance ou par
procuration papier devront être reçus par
la Société ou le service Assemblées Générales de BNP PARIBAS Securities
Services, au plus tard trois jours avant la
tenue de l’assemblée, soit le mardi
15 mai 2018.
* Si l’intermédiaire habilité qui assure
la gestion du compte titres de l’actionnaire AU PORTEUR est connecté au site
VOTACCESS, l’actionnaire devra s’identifier sur le portail Internet de son établissement teneur de compte avec ses co-
des d’accès habituels. Il devra ensuite
cliquer sur l’icône qui apparait sur la ligne
correspondant à ses actions et suivre les
indications données à l’écran afin d’accéder au site VOTACCESS et voter ou
désigner ou révoquer un mandataire.
Il est rappelé que :
(i) les formulaires de vote par correspondance devront comporter :
- les nom, prénom(s) usuel(s) et domicile de l’actionnaire ;
- l’indication de la forme, nominative ou
au porteur, sous laquelle sont détenus
les titres et le nombre de titres détenus,
ainsi qu’une mention constatant l’inscription des titres soit dans les comptes de
titres nominatifs tenus par BNP PARIBAS Securities Services pour la Société,
soit dans les comptes de titres au porteur
tenus par un intermédiaire mentionné à
l’article L.211-3 du Code monétaire et financier. Le formulaire unique de vote par
correspondance ou par procuration devra être accompagné d’une attestation
de participation prévue à l’article
R.225-85 du Code de commerce pour les
actionnaires au porteur ;
- la signature, le cas échéant électronique, de l’actionnaire ou de son représentant légal ou judiciaire, dans les
conditions prévues par les statuts de la
Société ;
(ii) les procurations écrites et signées
doivent indiquer les nom, prénom(s) et
adresse de l’actionnaire ainsi que ceux
de son mandataire. La révocation du
mandat s’effectue dans les mêmes
conditions de forme que celles utilisées
pour sa constitution.
Le site VOTACCESS sera ouvert à
compter du 30 avril 2018.
La possibilité de voter par Internet
avant l’Assemblée Générale prendra fin
le vendredi 17 mai 2018 à 15 heures,
heure de Paris.
Afin d’éviter tout engorgement éventuel du site VOTACCESS, il est recommandé aux actionnaires de ne pas attendre la veille de l’assemblée Générale
pour voter.
Il est précisé que pour toute procuration donnée par un actionnaire sans indication de mandataire, le Président de
l’assemblée Générale émettra un vote favorable à l’adoption des projets de résolutions présentés ou agréés par le conseil
de surveillance, et un vote défavorable à
l’adoption de tous les autres projets de
résolutions.
Conformément à la réglementation en
vigueur, la procuration donnée par un actionnaire pour se faire représenter à une
Assemblée est signée par celui-ci, le cas
échéant par un procédé de signature
électronique conformément aux statuts
de la Société et indique ses nom, prénom(s) usuel et domicile.
Si l’établissement teneur de compte de
l’actionnaire n’est pas connecté au site
VOTACCESS conformément, aux dispositions de l’article R.225-79 du Code de
commerce, la notification de la désignation et de la révocation d’un mandataire
peut également être effectuée par voie
électronique, selon les modalités suivantes :
* Pour les actionnaires au nominatif :
en envoyant un e-mail revêtu d’une signature électronique, obtenue par leurs
soins auprès d’un tiers certificateur habilité dans les conditions légales et règlementaires en vigueur, à l’adresse électronique suivante :
Paris.bp2s.france.cts.mandats@bnpparibas.com en précisant le nom de la Société concernée, la date de l’assemblée,
leur nom, prénom, adresse et leur identifiant pour les actionnaires au nominatif
pur ou leur identifiant auprès de leur intermédiaire financier pour les actionnaires au nominatif administré, ainsi que les
nom et prénom du mandataire désigné
ou révoqué ;
* Pour les actionnaires au porteur : en
envoyant un e-mail revêtu d’une signature électronique, obtenue par leurs
soins auprès d’un tiers certificateur habilité dans les conditions légales et règlementaires en vigueur, à l’adresse électronique suivante :
Paris.bp2s.france.cts.mandats@bnpparibas.com en précisant le nom de la Société concernée, la date de l’assemblée,
leur nom, prénom, adresse et références
bancaires complètes ainsi que les nom
et prénom du mandataire désigné ou révoqué, puis en demandant impérativement à leur intermédiaire financier qui assure la gestion de leur compte-titres
d’envoyer une confirmation écrite de leur
demande (par courrier ou par fax) à BNP
PARIBAS Securities Services - CTS Assemblées Générales - Les Grands Moulins de Pantin 9, rue du Débarcadère 93761 Pantin Cedex.
Seules les notifications de désignation
ou de révocation de mandats, adressées
par voie électronique dûment signées,
complétées et réceptionnées au plus tard
le vendredi 17 mai 2018 à 15 heures
(heure de Paris) pourront être prises en
compte conformément à l’article
R.225-80 du Code de commerce. Par ailleurs, seules les notifications de désignation ou de révocation de mandats pourront être adressées à l’adresse
électronique Paris.bp2s.france.cts.mandats@bnpparibas.com, toute autre demande ou notification portant sur un autre objet ne pourra être prise en compte
et/ou traitée.
Il est précisé que le formulaire de vote
par correspondance ou de procuration
adressé à BNP PARIBAS Securities Services - CTS Assemblées Générales - Les
Grands Moulins de Pantin 9, rue du Débarcadère - 93761 Pantin Cedex reste
valable pour les éventuelles assemblées
successives qui pourraient être convoquées avec le même ordre du jour.
Les formulaires de vote par correspondance et par procuration seront accessibles sur le site Internet de la Société
http ://www.corporate-elis.com/relationsinvestisseurs au plus tard le 21ème jour
précédant l’Assemblée Générale, soit à
compter du vendredi 27 avril 2018.
Les propriétaires de titres mentionnés
au 7eme alinéa de l’article L.228-1 du
Code de commerce peuvent se faire représenter dans les conditions prévues
audit article par un intermédiaire inscrit.
2/ Conformément à l’article R.225-85
du Code de commerce, il est précisé que
l’actionnaire qui a déjà demandé sa carte
d’admission à l’Assemblée Générale ou
exprimé son vote à distance par correspondance ou envoyé un pouvoir, accompagnés d’une attestation de participation,
ne peut plus choisir un autre mode de
participation. Toutefois, tout actionnaire
conserve le droit de céder tout ou partie
de ses actions, étant entendu que si la
cession intervient avant le 2ème jour ouvré
précédant l’Assemblée Générale à zéro
heure, heure de Paris, soit le mercredi
16 mai 2018 et, sous réserve de l’inscription en compte du cessionnaire des titres
objet de la cession avant le 2eme jour ouvré précédant l’assemblée générale, la
Société invalidera ou modifiera en conséquence, selon le cas, le vote exprimé à
distance, le pouvoir, la carte d’admission
ou l’attestation de participation. A cette
fin, l’intermédiaire mentionné à l’article
L.211-3 du Code monétaire et financier
notifie la cession à la Société ou à son
mandataire et lui transmet les informations nécessaires et une attestation de
participation modifiée.
Aucune cession, ni aucune autre opération réalisée après le 2eme jour ouvré
précédant l’Assemblée Générale à zéro
heure, heure de Paris, quel que soit le
moyen utilisé, ne sera notifiée par l’intermédiaire mentionné à l’article L.211-3 du
Code monétaire et financier ou prise en
considération par la Société, nonobstant
toute convention contraire.
Modalités d’exercice de la faculté de
poser des questions écrites
Conformément à l’article R. 225-84 du
Code de commerce, tout actionnaire a la
faculté de poser par écrit des questions
auxquelles le directoire répondra au
cours de l’Assemblée Générale. Ces
questions écrites sont envoyées, soit par
voie postale au siège social de la Société
à l’adresse suivante : Elis, Direction Générale, 5, boulevard Louis Loucheur,
92210 Saint-Cloud, France, soit par lettre
recommandée avec demande d’avis de
réception adressée au Président du directoire, soit par voie de télécommunication électronique (ag@elis.com) au plus
tard le 4eme jour ouvré précédant la date
de l’Assemblée Générale (soit, le lundi
14 mai 2018 à zéro heure, heure de Paris). Pour être prises en compte, ces
questions doivent impérativement être
accompagnées d’une attestation d’inscription, soit dans les comptes de titres
nominatifs tenus par BNP PARIBAS Securities Services - CTS Assemblées Générales - Les Grands Moulins de Pantin
9, rue du Débarcadère - 93761 Pantin
Cedex pour la société, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par un
intermédiaire mentionné à l’article
L.211-3 du Code monétaire et financier.
Conformément à la législation en vigueur, une réponse commune pourra
être apportée à ces questions dès lors
qu’elles présenteront le même contenu
ou porteront sur le même objet. La réponse à une question écrite sera réputée
avoir été donnée dès lors qu’elle figurera
sur le site Internet de la Société :
http ://www.corporate-elis.com/relationsinvestisseurs dans une rubrique consacrée aux questions-réponses.
Informations et documents mis à la
disposition des actionnaires
Conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables, tous
les documents qui doivent être communiqués aux actionnaires préalablement à
l’Assemblée Générale seront tenus dans
les délais légaux à la disposition des actionnaires au siège social de la société.
L’ensemble des informations et documents relatifs à l’Assemblée Générale et
mentionnés à l’article R.225-73-1 du
Code de commerce pourront également
être consultés, au plus tard le 21ème jour
précédant l’Assemblée Générale, soit le
vendredi 27 avril 2018, sur le site Internet de la Société à l’adresse suivante :
http ://www.corporate-elis.com/relationsinvestisseurs.
Le directoire
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 29
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
22, Rue du Cordier - CS 30107 - 01000 BOURG EN BRESSE
Tél : 04.74.45.92.00 - Fax : 04.74.45.92.11
E-mail : jerome.abadie@ajpartenaires.fr
RECHERCHE D’OFFRES DE CESSION TOTALE SAS DPI INTERNATIONAL (01480 CHALEINS)
Activité
: Développement produits, prototypage, conception et réalisation d’outillages
multi-empreintes dédiés à l’emballage, maintenance
Débouchés : Médical / Alimentaire / Cosmétique
Chiffre d’affaires au 31.08.2017 (12 mois) : 3 951 K€
Effectif Actuel : 16 salariés
Date limite de dépôt des offres : Lundi 14 mai 2018 à 8 heures
Une note de présentation sera adressée sur demande écrite précisant l’identité du candidat repreneur et justifiant de
sa capacité commerciale et financière à intervenir dans une telle affaire.
Tout candidat doit se manifester par écrit auprès de : SELARL AJ PARTENAIRES Maître Maurice PICARD
MAURICE PICARD
Administrateur Judiciaire
SELARL AJ PARTENAIRES
22 rue du Cordier
01000 BOURG EN BRESSE
ROBERT LOUIS MEYNET
Administrateur Judiciaire
39, Avenue du Parmelan
74000 Annecy
Vous informent que
DANS LE CADRE D’UNE PROCEDURE DE
REDRESSEMENT JUDICIAIRE
les actifs et l’activité d’une société de transport frigorifique
située dans le Rhône
SONT À CÉDER
PRIX DE CESSION À DÉBATTRE
Activité : Transporteur de marchandises ou location de véhicules
avec conducteur destinés au transport de marchandises
à l'aide de véhicules excédent 3.5 tonnes.
Chiffre d’affaires : 2014-2015 : 6 500 K €
(global)
2015-2016 : 9 200 K €
2016-2017 : 9 130 K€
2017-2018 (Projection) : 6 900 K€
Effectif : 39 salariés
Typologie de la clientèle : Professionnels (industriels de
l’agroalimentaire et de la grande distribution)
Seuls les actifs et les contrats en cours sont cédés
(à l’exclusion du passif, des créances sur clients et des disponibilités)
Situation locative :
La société est au bénéfice d’un contrat de sous-location conclu le 14 avril 2016 pour une
durée de 10 ans, d’une superficie d’environ 2 000 m2.
Montant du loyer : 13 000 € HT et HC mensuel pour des locaux situés dans le Rhône.
Activité : Fabrication et Pose de tout type de menuiserie Aluminium
Activité : serrurerie - Activité : Véranda
Effectifs : 46 salariés CA : 6398 K€
Projet R&D d’intégration de panneaux solaire dans l’enveloppe du Bâtiment
( projet en consortium avec CEA, INES, BPI, URBASOLAR…)
Localisation des chantiers sur la zone Grand ouest et Ile de France.
Surface des locaux 4000 M2
Date limite de dépôt des offres : Vendredi 15 Juin 2018 à 12 Heures
Accès donné à une data room électronique sur demande écrite et motivée justifiant d'une capacité
commerciale, industrielle ou financière adaptée, après signature d'un engagement de confidentialité et d'un
cahier des charges
Réception des offres: A.J.I.R.E.-Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY
6, cours Raphael Binet - 35065 RENNES CX
Tel: 02 99 67 84 90 - Fax: 02 99 30 50 10 - etude.rennes@ajire.eu
RECHERCHES INVESTISSEURS/PARTENAIRES
Société faisant l’objet d’une procédure de Redressement Judiciaire.
Activité : sièges (fabricant et éditeur)
Actionnariat familial recherche investisseurs pour une société spécialisé dans la fabrication de
sièges design haut de gamme pour prescription France et international aux fins de renforcer le haut de
bilan, développer des synergies et soumettre un projet de plan de continuation au Tribunal.
Savoir-faire et marque reconnus
Implantation : OUEST
- Chiffre d’affaires 2017 : 1,3 M€
- Nombre de salariés : 13
Les candidats seront mis en relation avec les actionnaires et la direction après avoir manifesté leur
intérêt (présentation du candidat et justification de la capacité financière) auprès de :
Dorian LEGOUT – Collaborateur- d.legout-collab@ajire.eu
Réception des offres: A.J.I.R.E.-Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY
Bureau de Rennes : 6, cours Raphael Binet - 35065 RENNES CX
Contact :Dorian LEGOUT
Tel: 02 99 67 84 90 - Fax: 02 99 30 50 10 - etude.rennes@ajire.eu
APPEL D'OFFRES DE REPRISE
- Effectifs : 21 salariés
Accès donné au dossier de présentation sur demande écrite et motivée justifiant d'une capacité commerciale,
industrielle et financière adaptée, après signature d'un engagement de confidentialité et un cahier de charges.
L'appel d'offre s'inscrit dans le cadre légal des dispositions de l'article L. 642-1 et suivants du Code de commerce.
Réception des offres: A.J.I.R.E.-Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY
6, cours Raphael Binet - 35065 RENNES CX
Tel: 02 99 67 84 90 - Fax: 02 99 30 50 10 - etude.rennes@ajire.eu
APPEL D’OFFRES VENTE IMMEUBLE
EN CREDIT-BAIL/MOBILIERS
ET MATERIELS D’EXPLOITATION LE GARNISSANT
Le Tribunal de Commerce de LILLE METROPOLE, par jugement du 19 Mars 2018, a
prononcé la liquidation judiciaire de la SAS Institut Français des Matériaux AgroSourcés
(IFMAS), Parc Scientifique de la Haute Borne – 60 Avenue Halley – 59650 VILLENEUVE
D’ASCQ.
APPEL D’OFFRES DE REPRISE D’ENTREPRISE
SAS DESCHAMPS ARTS GRAPHIQUES
Redressement Judiciaire du 24 avril 2017
Activité concernée : Imprimerie
CA HT au 30/09/2017 : 3.733 K€
Effectif : 31 salariés
Siège social : 59960 NEUVILLE EN FERRAIN
Un accès à la data-room est disponible auprès de la SELARL AJC, représentée par Maître Colins
METALLIER, après régularisation d’un engagement de confidentialité.
Les offres devront :
• être écrites et comporter les indications prévues par l’article L.642-2 du code de commerce
• être complétées d’une attestation telle que prévue par l’article R.642-1 du code de commerce
• être adressées à l’administrateur judiciaire avant le :
Samedi 5 mai 2018, en son cabinet
4 avenue de Flandre – 59700 MARCQ EN BAROEUL
Tél : +33 3 20 983 336 / Fax : +33 3 20 982 982
Contact mail : dataroom@ajc.eu
Data-room : http://dataroom.ajc.eu
Web : http://www.aspaj.fr et http://ventes-actifs.cnajmj.fr
Les offres pourraient être globales ou partielles (contrat et/ou mobiliers et matériels non immeuble
par destination) et devront être déposées sous pli cacheté auprès du Greffe du Tribunal de
Commerce de Lille Métropole 445 Boulevard Gambetta CS 60455 59338 TOURCOING CEDEX.
La date limite de dépôt des offres au Greffe du Tribunal de Commerce de Lille Métropole
est fixée au
VENDREDI 18 MAI 2018 au plus tard à 11H00,
avec toutes précisions quant à l’offreur, le prix proposé, les conditions de financement,
aucune condition suspensive n’étant recevable.
Une copie de l’offre remise au Greffe du Tribunal de Commerce de Lille Métropole doit
être déposée chez le mandataire dans le même délai.
Maître Emmanuel MALFAISAN
34 rue du Triez - 59290 WASQUEHAL
Tél : 03.20.68.81.00 - Fax : 03.20.68.81.10.
malfaisan.wasquehal@mandaction.fr
SELAS C.M. WEIL & N. GUYOMARD
Administrateur Judiciaire Associé
28 rue de Lattre de Tassigny
67300 SCHILTIGHEIM
Tél : 03 88 83 06 16
Fax : 03 88 81 67 47
Mail : weil-guyomard@ajilink.fr
APPEL D’OFFRES
Modalités :
En application de l’article L. 642-1 du Code de Commerce, les candidats intéressés par
la mise en oeuvre d’un plan de redressement par voie de continuation ou de cession sont
priés de noter que les manifestations d’intérêt doivent être déposées auprès de la SELAS
C.M. WEIL & N. GUYOMARD ( Veuillez préciser la référence 2799).
Un dossier de présentation sera remis sur la base d’une lettre de confort émanant du
candidat, justifiant de sa qualité et de sa capacité à présenter une éventuelle offre et
après signature d’un engagement de confidentialité.
Date limite de dépôt des offres : 18/05/2018
à 16h00, en 10 exemplaires
RECHERCHE DE REPRENEUR CESSION PARTIELLE
ACTIVITE TRANSPORT ROUTIER
Région : HAUTS-DE-FRANCE
Chiffres d’affaires : 1 350 000 € au 30 septembre 2017 (12 mois)
Activité : Transport Routier tractions Containers et distribution
Effectif : 11 salariés
Véhicules : 20 Chassis, 12 Tracteurs (8 Renault, 1 Mercedes,
1 IVECO, 2 MAN)
Modalités :
Maître Vincent LABIS
Administrateur Judiciaire Associé
SELARL AJILINK LABIS CABOOTER
59130 LAMBERSART
www.ajilink.fr
Cession organisée en application des articles L642-1 et suivants du Code de Commerce.
L’accès aux informations sera réalisé par dataroom.
Les identifiants de connexion seront communiqués après remise de l’engagement
de confidentialité et des pièces mentionnées, téléchargeables sur le site :
www.ajilink.fr, rubrique RECHERCHE (réfs : 1636)
Date limite de dépôt des offres : 14/05/2018
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
OU PARTENARIAT
EFFECTIFS : 4 PERSONNES
Date limite de dépôt des offres : 1ER JUIN 2018 À 12H00
Un dossier de présentation sera transmis sur demande écrite motivée auprès de l’Etude
après signature d’un engagement de confidentialité. [réf. Etude : n° 7606]
MERCI DE CONTACTER :
PH. CONTANT – B. CARDON – A. BORTOLUS - Administrateurs Judiciaires
7 rue Pithou - BP 20080 - 10002 TROYES Cedex
Tél. : 03 25 73 97 98 / Fax : 03 25 82 82 29 / Mail : contact@contant-cardon.fr
APPEL D’OFFRE DE REPRISE D’UNE ENTREPRISE
EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Conformément aux dispositions des articles L.642-1 et suivants du Code de Commerce
concernant la SARL BELISEINE et la SARL AKEO FENETRES ET PORTES
Activité : négoce, conseil et pose de menuiseries extérieures (QUALIBAT et RGE) - concession BELISOL
Clientèle : composée à 95% de particuliers (CSP+), travaux de rénovation, chantiers en neuf, extensions
Versailles (78000), 80m2 de showroom
C.A. 2017 (15 mois): 2 M€
Effectif : 2 salariés
Rueil Malmaison (78000), 80m2 de showroom
C.A. 2017 (15 mois): 1,9 M€
Effectif : 2 salariés
Date limite de remise des offres : 30 mai 2018 à 11h00
Offre ou demande de dossier (par écrit exclusivement) :
S.E.L.A.R.L. PATRICK PRIGENT - 2 rue de Marly-le-Roi (78150) LE CHESNAY
sous référence SLB/- dossier n°532/533
Fax : 01 39 66 03 73 - Mail : cession@ppaj.fr
Les dossiers ne seront communiqués qu’aux candidats identifiés qui devront transmettre avec leur demande un extrait k-bis, rapport annuel
et derniers comptes sociaux, ainsi qu’un engagement de confidentialité dont modèle à retirer auprès de l’administrateur judiciaire.
APPEL D’OFFRE A INVESTISSEURS
Soit dans le cadre d’un plan de redressement
Soit dans le cadre d’un plan de cession
Concernant un groupe de sociétés spécialisées dans
Destination de l’immeuble : à usage de bureaux et de laboratoire d’essais.
Le mandataire judiciaire invite les candidats intéressés par la reprise du contrat susvisé et
mobiliers et matériels le garnissant, à contacter par écrit l’Etude afin d’obtenir tous renseignements
nécessaires leur permettant de formuler leurs propositions en conformité de l’article L.642-19 du
Code de Commerce, un dossier de présentation pouvant leur être remis après régularisation d’un
engagement de confidentialité.
Activité : Espace de loisir de 650m2 pour enfants,
commercialisatino de jouets, et accueil périscolaire
Localisation : Bas-Rhin (67)
Chiffres d’affaires (au 31/07/2017) : 145 938 € (sur 16 mois) (estimé)
Actif immobilier d’exploitation : Location
Effectif : 5 salariés
CA 2017 : 642 279 €
Signe : « IFMAS»
Ainsi que tous mobiliers et matériels de laboratoire le garnissant selon inventaire dressé
par Maître WATTEBLED, Commissaire-Priseur, le 19 Mars 2018.
RECHERCHE DE REPRENEUR
ENTREPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
KÉDÉ’KIDZ
Implantée à Troyes, clientèle régionale et marchés publics
Activité : Sélectionner, héberger, élaborer, mener, réaliser, conduire, participer à,
accompagner des projets de recherche et de développement avec un fort potentiel
innovant dans les domaines des matériaux plastiques biosourcés, des peintures,
composites et revêtements biosourcés, participer à, mener le développement de
programmes de formation professionnelle ou continue en liaison avec les établissements
de recherche et d’enseignement supérieur, à différents niveaux ; assurer la protection, la
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30 //
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
L’EURO GLISSE EN DIRECTION
DE 1,21 DOLLAR
FINANCE
&MARCHES
La devise européenne poursuit
sa baisse et approche du seuil
de 1,21 dollar. La réunion de
la Banque centrale européenne
n’a pourtant réservé aucune
surprise. Mais l’écart entre
le taux allemand à 10 ans et
le taux américain est au plus
haut depuis la chute du mur
de Berlin. Le 10 ans américain
se tend en raison de l’inflation
et du déluge d’émissions de dette.
les
indices
François Pérol quitte le groupe BPCE
pour rejoindre Rothschild
L’artisan du redressement
de BPCE
l Le président du directoire de BPCE
quitte ses fonctions.
l Laurent Mignon, directeur
général de Natixis, est pressenti
pour lui succéder.
BANQUE
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
Coup de tonnerre chez BPCE.
François Pérol, qui préside le
directoire du groupe mutualiste
depuis 2009, va démissionner de
ses fonctions. Il prévoit de quitter
la banque mi-juin pour rejoindre
la banque Rothschild, au
moment où Alexandre de Rothschild va prendre les rênes de la
banque d’affaires, succédant à
son père David.
L’information, annoncée par le
site de « Challenges » en fin de journée, a été confirmée aux « Echos »
de plusieurs sources. Elle a été
annoncée en interne et devrait être
officialisée jeudi soir à l’occasion
d’un conseil de surveillance de
BPCE. Celui-ci pourrait lui désigner un successeur dans la foulée.
Le directeur général de Natixis,
Laurent Mignon, est pressenti
pour prendre la relève.
Avant tout un banquier
d’affaires
Au sein du groupe mutualiste ce
départ n’est pas totalement une
surprise. « François Pérol est
avant tout un banquier d’affaires,
il a moins de goût pour le métier de
banque commerciale que font les
caisses d’épargne et les banques
populaires. Il ne s’est jamais vraiment fondu dans le moule mutual i s t e d u g ro u p e » , ava n c e u n
proche de BPCE.
Nommé président du directoire
de BPCE dès sa création en 2009,
après son passage au secrétariat
général de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, François
Pérol avait déjà exercé comme associé gérant chez Rothschild entre
2005 et 2007. C’est donc en quelque
sorte un retour aux sources. Chez
BPCE, on s’accorde à dire que le
François Pérol avait pris
la tête du nouvel ensemble
Banque Populaire - Caisse
d’Epargne dans des
conditions controversées
en 2009. Il s’en va, près
de dix ans plus tard,
avec un bilan flatteur.
moment de son départ est opportun : « Il a remis le groupe BPCE sur
pieds et dessiné une nouvelle feuille
de route stratégique qui met le groupe
sur la voie de la digitalisation » », fait
valoir une source interne. A titre
personnel, François Pérol a aussi
été définitivement blanchi dans
l’affaire de prise illégale d’intérêts
en juin 2017. « Il n’aurait pas pu saisir d’autres opportunités professionnelles avant d’obtenir cette relaxe »,
estime un proche.
Guillaume Maujean
avec Edouard Lederer
Soucieux d’organiser
sa succession,
François Pérol n’a pas
hésité ces derniers
mois à accélérer son
calendrier personnel.
Soucieux d’organiser sa succession et de la confier à Laurent
Mignon qui dirige aujourd’hui
Na t i x i s , l a f i l i a l e d e b a n q u e
d’investissement, de gestion
d’actifs et d’assurances du groupe,
François Pérol n’a pas hésité ces
derniers mois à accélérer son
calendrier personnel. « Les
rumeurs de départ de Laurent
Mignon à la Société Générale l’ont
poussé à hâter sa succession », fait
valoir une autre source.
Le conseil de surveillance de
BPCE, présidé par Michel Grass,
pourrait désigner dès jeudi soir
le nouvel homme fort du groupe
mutualiste. « S’il y avait eu une
vraie campagne, certains patrons
de Caisses d’Epargne ou de Banques Populaires auraient pu prétendre à la présidence de BPCE,
m a i s a u j o u rd ’ h u i L a u re n t
Mignon est le seul qui ait une vraie
légitimité en interne. Il connaît la
banque par cœur et le redressement de Natixis joue en sa
faveur », estime un connaisseur
de la banque. n
François Pérol devrait quitter ses fonctions de président
du directoire de BPCE à la mi-juin. Photo
Quand il était encore à l’Elysée, sous
la présidence de Nicolas Sarkozy, et
qu’on lui demandait s’il était prêt à
prendre la direction du groupe Banque Populaire - Caisse d’Epargne
(BPCE), François Pérol répondait
par boutade qu’il se voyait mal
passer ses journées chez des
mutualistes en province… Au printemps 2009, c’est pourtant bien lui
qui est propulsé à la tête du nouvel
ensemble. Nous sommes en pleine
crise financière. Les deux banques
mutualistes ont toutes les peines du
monde à sceller leur alliance en
raison des querelles entre leurs dirigeants et des graves difficultés de
leur filiale commune, Natixis, alors
au bord du précipice. L’Elysée
décide de reprendre le dossier en
main, accélère le rapprochement et
recapitalise le groupe. François
Pérol en prend les commandes.
Il devra rapidement affronter
l’hostilité des organisations syndicales, qui contestent les conditions
de sa nomination et mèneront la
charge jusque sur le plan judiciaire.
Le nouveau patron devra aussi
longtemps comp oser avec la
méfiance des « barons », les puissants patrons des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne régionales. Mais l’ancien banquier de
Rothschild parvient à s’imposer
dans cet univers qui ne lui était pas
familier. Il s’en va, près de dix ans
plus tard, avec un bilan flatteur.
François Pérol a réussi à créer un
véritable groupe bancaire, propriétaire du deuxième réseau d’agences
en France derrière le Crédit Agricole. Il a su pacifier les relations qui
étaient très vives au départ entre les
« rouges » des Caisses d’Epargne et
les « bleus » des « Banques Populaires ». Il s’est attelé à structurer le
groupe BPCE et à simplifier son
organisation. Il a surtout réussi le
redressement de Natixis, avec l’aide
de Laurent Mignon, désormais
appelé à lui succéder.
Sous sa houlette, les deux réseaux
accélèrent les campagnes de fusions
entre caisses régionales – mouvement qui se poursuit toujours
aujourd’hui. BPCE simplifie le
schéma de détention de Natixis, contrôlé jusqu’en 2013 par les caisses
régionales (au travers de certificats
coopératifs d’investissements) et qui
devient alors une simple filiale cotée
de BPCE. Natixis devient « l’usine »
interne du groupe, fournissant aux
banques régionales des services de
paiement, des produits d’assurance
(en lieu et place de CNP Assurances
qui a longtemps assuré ce rôle). En
clair, un puissant levier de synergies,
permettant de mettre en œuvre une
logique de banque universelle à un
groupe mutualiste.
Epreuve judiciaire
Une épreuve judiciaire a pourtant
failli éclipser ce redressement réussi.
François Pérol est jugé en juin 2015
pour « prise illégale d’intérêt » pour
avoir pris la tête d’un groupe dont il
avait suivi de près le sauvetage et le
processus de fusion depuis l’Elysée,
en tant que secrétaire général
adjoint. Sa relaxe en première instance en septembre de la même
année est plus qu’un soulagement
personnel : elle le remet en selle
après des mois d’effervescence en
interne. S’il avait été condamné, il
aurait en effet dû démissionner, ce
qui a aiguisé les appétits de barons
régionaux. Dès le mois d’octobre,
François Pérol demande ainsi au
conseil de surveillance le renouvellement anticipé de son mandat pour
une période de quatre ans. Le groupe
se retrouve à nouveau tiraillé entre
les « pro-Pérol » et les tenants d’une
stabilisation. Le directeur général
obtient gain de cause un mois plus
tard. Avec son départ surprise, il
parvient une fois de plus à imposer
son calendrier. n
Rothschild renforce son état-major en pleine passation de pouvoirs
Ancien associé-gérant de la
banque d’affaires, François
Pérol revient avenue de
Messine onze ans après son
départ pour l’Elysée. Il
accompagnera Alexandre
de Rothschild, amené à
prendre la succession de
son père le 17 mai prochain.
Anne Drif
@Anndrif
François Pérol va revenir chez
Rothschild, onze ans après avoir
quitté la banque d’affaires pour
devenir secrétaire général adjoint de
l’Elysée de Nicolas Sarkozy. L’ancien
associé gérant de 2005 à 2007
retrouve ainsi l’emblématique mai-
son de la rue de Messine, au
moment où elle va vivre une passation de pouvoirs historique. Le
17 mai prochain, Alexandre de
Rothschild succédera en effet à son
père David à la présidence de la banque. François Pérol devrait devenir
managing partner, le titre qu’ont
déjà Nigel Higgins, Marc-Olivier
Laurent, Robert Leitao et Olivier
Pécoux. Il deviendrait aussi coprésident du comité exécutif du groupe,
aux côtés de l’autre coprésident
Nigel Higgins. Lorsqu’en 2009, François Pérol était parti prendre les
rênes de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de la Banque Fédérale des Banques Populaires pour
créer BPCE, David de Rothschild s’en
était ouvert : « c’est une personne que
j’aime beaucoup. Je lui voyais un rôle
significatif dans la maison, s’il avait
voulu. Nous serions prêts à l’accueillir
les bras ouverts, s’il voulait revenir »*.
Un amateur de situations
complexes
« Le conseil est un métier de relations
où les contacts sont importants et les
situations variées », expliquait en
2005 François Pérol, habile financier, amateur de situations complexes, quand il avait poussé la première fois la porte de la banque
d’affaires. Durant cette période, il a
conseillé notamment Philippe
Dupont, le PDG des Banques populaires dans la création de Natixis.
Depuis, les figures de la maison
Rothschild, comme François Hen-
rot, ont gardé un œil sur lui. « François Pérol a toutes les qualités
des grands seigneurs de l’establishment : intelligence rapide, puissance
de travail, connexions ; avec, en outre,
des qualités beaucoup plus rares dans
ce milieu, la modestie, l’humour et
une grande capacité d’écoute », déclarait ce dernier, à son arrivée en 2005.
Quand François Pérol a pris la tête
de BPCE en 2009, François Henrot
était devenu son conseiller, afin de
l’aider à redresser le groupe. L’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée
fait le chemin inverse pour retrouve r l e s a r c a n e s d e l a b a n q u e
d’affaires. n
*Martine Orange dans « Rothschild,
une banque au pouvoir ».
François Pérol avait quitté l’avenue de Messine pour devenir
secrétaire général adjoint de l’Elysée de Nicolas Sarkozy.
Photo Xavier Popy/RÉA
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 31
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Deutsche Bank renonce
à ses ambitions à Wall Street
l La banque allemande, en difficultés, annonce un retour stratégique
sur le Vieux Continent.
l Elle revoit ses ambitions à la baisse dans la banque d’investissement,
son ex-division phare.
BANQUE
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Berlin
C’est un vrai tournant qu’amorce
Deutsche Bank : en plein doute, la
première banque allemande, exc h a m p i o n n e d e Wa l l S t r e e t ,
abandonne en grande partie ses
ambitions anglo-saxonnes. Elle
décide d’opérer un retour stratégique sur le Vieux Continent pour
tenter de refermer pour de bon le
chapitre de la crise financière.
Moins de trois semaines après sa
nomination à la tête de l’établissement, Christian Sewing a annoncé
jeudi une réduction des activités
dans la banque d'investissement.
Une refonte attendue alors que
cette division, autrefois moteur des
recettes du groupe francfortois, est
devenue un coûteux casse-tête. Le
département a du mal à gagner de
l’argent et se fait distancer par ses
concurrentes anglo-saxonnes
Goldman Sachs ou JP Morgan.
Deutsche Bank veut remettre le cap
vers sa banque de détail et commerciale ainsi que la gestion d'actifs, des
secteurs jugés plus stables : l’ensemble doit représenter environ 50 % de
ses revenus d’ici à 2021.
Racines européennes
Dans la banque d’investissement, le
géant bancaire blessé veut se
concentrer sur les segments où il est
en position forte – comme la gestion
internationale des paiements ou le
négoce des devises – et réduire la voilure aux Etats-Unis et en Asie pour se
concentrer sur ses clients européens.
« Nos racines sont en Europe où nous
voulons offrir des solutions de financement globales aux entreprises et aux
clients institutionnels », a commenté
Christian Sewing, qui évoque des
suppressions d’emplois « dans les
domaines d’activités et les régions concernés » par ces coupes. Selon
l’agence Reuters, citant une source
anonyme, la banque a licencié 300
banquiers d’affaires aux Etats-Unis
dans la seule journée de mercredi, et
une centaine de postes supplémentaires seront encore supprimés cette
semaine. La banque réduit également ses activités dans les opérations
sur les taux aux Etats-Unis, dans le
négoce d’actions et ses services aux
« hedge funds ». Deutsche Bank avait
débarqué à Wall Street à la fin des
années 1980 en rachetant des acteurs
anglo-saxons. C’est à cette division
que le groupe doit ses nombreux
déboires judiciaires qui ont terni sa
réputation et plombé ses finances, à
l’image de l’amende de 7,2 milliards
de dollars versée aux Etats-Unis pour
mettre un terme aux poursuites dans
le dossier des « subprimes ». Parrallèlement, Christian Sewing a promis
jeudi une « culture de coûts intransigeante ». Le groupe, qui n’a pas réussi
à respecter son objectif en la matière
l’année dernière, réitère son engagement de ne pas dépasser en 2018 le
seuil des 23 milliards d’euros. Et il
entend y parvenir en simplifiant sa
gouvernance ou encore en réduisant
les dépenses allouées aux prestataires de services externes.
Du côté des résultats, le groupe
essuie un recul de son bénéfice net de
79 % au premier trimestre, à 120 millions d’euros, contre environ 300
millions d’euros prévus par les analystes. Un début d’année difficile dont
le directeur financier James von
Moltke avait déjà fait état en mars,
ruinant les espoirs des actionnaires
et investisseurs de voir le groupe se
redresser en début d’année après
trois années dans le rouge. La nouvelle avait contribué à précipiter le
départ du Britannique John Cryan
qui s’employait depuis l’été 2015 à
redresser la banque. Le titre, qui a
reculé de près de 30 % depuis le début
de l’année, restait stable à Francfort
jeudi, en fin de matinée.
(
Lire « Crible »
Page 38
Revolut lève
250 millions d’euros
pour passer
à l’échelle mondiale
Les autres néobanques accélèrent
aussi la cadence.
ans, c’est l’équivalent du nombre
de clients qu’Orange Bank vise à
10 ans, nous avons une croissance plus rapide que nos concurrents », justifie Benjamin
Belais.
Les autres néobanques accélèrent aussi la cadence. Comme
ces acteurs prélèvent moins de
frais à leurs clients que les banques traditionnelles, leur passage à l’échelle est indispensable pour pérenniser leur
modèle économique.
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
N26 lève 160 millions
de dollars
Le temps de l’accélération
pour les néobanques est venu.
Jeudi, le chef de file britannique de la banque sur smartphone Revolut a annoncé une
levée de fonds de 250 millions
de dollars (205 millions
d’euros) menée par le fonds
russe DST Global. C’est la troisième levée de fonds de la
start-up qui est aujourd’hui
valorisée 1,7 milliard de dollars. Créée il y a trois ans par
Nikolay Storonsky et Vlad
Yatsenko, celle-ci s’est donnée
pour mission de secouer la
banque traditionnelle.
Avec cette nouvelle levée de
fonds, Revolut veut véritablement passer à l’échelle globale,
et cela en un temps record.
« Nous voulons lancer prochainement nos services aux EtatsUnis, au Canada, à Singapour, à
Honk Kong et en Australie »,
indique Benjamin Belais, qui
dirige les opérations de Revolut
en France. D’ici à cinq ans, la
société ne vise pas moins de
100 millions d’utilisateurs ! A
titre de comparaison, BNP Paribas revendique 18 millions de
clients en France, en Belgique,
au Luxembourg et en Italie…
« Nous avons convaincu quasiment 2 millions de clients en trois
Fin mars, le pionnier allemand de la néobanque N26 a
levé 160 millions de dollars
auprès du chinois Tencent et
de l’assureur Allianz, également en série C. L’opération
visait aussi le soutien du développement international de
N26, qui vise les marchés britanniques et américains pour
atteindre 5 millions de clients
d’ici à fin 2020. Le britannique
Atom suit le même chemin :
début mars, la start-up a levé
149 millions de livres notamment auprès de la banque
espagnole BBVA, son premier
actionnaire depuis 2015.
Pour ces néobanques, il s’agit
de financer leurs ambitions de
croissance, mais aussi de se
conformer aux exigences des
régulateurs : pour pouvoir proposer du crédit, certaines
d’entre elles se sont lancées
dans la demande d’agrément
bancaire en bonne et due forme
et doivent donc accumuler du
capital. « Nous avons déjà des
fonds propres de côté pour obtenir un agrément en Europe, mais
pour grandir dans les autres géographies et nous conformer aux
demandes des régulateurs
locaux, nous devons les renforcer », confirme Benjamin Belais
chez Revolut. n
BANQUE
La néobanque
britannique Revolut
vise la conquête
de 100 millions
de clients d’ici
à cinq ans.
AVIS FINANCIERS
Actionnaires de JCDecaux SA
Votre Assemblée Générale Mixte se tiendra
le jeudi 17 mai 2018 à 14 heures
(les portes seront ouvertes à 13 heures et fermées à 14 heures 30)
à l’Étoile Business Center - 21-25, rue Balzac - 75008 Paris
Un retour aux origines délicat
pour la première banque allemande
Le nouveau patron de
Deutsche Bank veut revenir
aux origines en mettant
la banque au service
des clients industriels
allemands et européens.
Thibaut Madelin
@ThibautMadelin
— Correspondant à Berlin
Dans le secteur énergétique, c’est le
deal de l’année : un échange d’actifs
évalué à plus de 40 milliards d’euros
entre E.ON et RWE avec sa filiale
Innogy. Le genre d’opérations qu’une
banque d’investissement ne veut pas
rater. Pour des raisons de prestige,
certes, et aussi pour les commissions
généreuses à la clef.
Mais lorsque les deux groupes
annoncent leur accord, le 11 mars,
pas une banque allemande ne figure
dans les équipes. Le français BNP
Paribas et l’américain Perella Weinberg conseillent le géant E.ON. Les
américains Citigroup et Bank of
America Merrill Lynch conseillent
RWE, qui s’assure par ailleurs les
services de Rothschild pour les con-
ditions (« fairness opinion »). Deutsche Bank, l’ancien maître tout-puissant de la Deutschland AG, n’est pas
au rendez-vous. Manque de chance,
il conseillait l’italien Enel, qui tentait
lui aussi de mettre la main sur la
filiale de RWE…
Malchance ou pas, l’absence de
Deutsche Bank sur une opération
qu’il aurait en d’autres temps pilotée
est symptomatique de la perte de
crédibilité de la première banque
allemande auprès de ses clients traditionnels. Certes, Deutsche Bank a
accompagné l’introduction en
Bourse de Healthineers, la filiale
médicale de Siemens, mais le
groupe n’est plus incontournable en
Allemagne. Son nouveau patron,
Christian Sewing, est décidé à
renouer avec la tradition. « Nous
allons ranimer les compétences sur
lesquelles cette société a été fondée il y
a plus de 150 ans », a déclaré jeudi
celui qui a succédé il y a trois semaines au Britannique John Cryan. Sa
priorité, refaire de l’établissement
une « banque pour l’Allemagne » au
service des particuliers et un acteur
clef pour le financement d’indus-
triels allemands et européens. Bref,
revenir à la mission que s’était fixée
son fondateur en 1870. Est-il encore
temps ? Après avoir tout misé sur la
banque d’investissement aux EtatsUnis et au Royaume-Uni, quitte à
laisser sa chemise dans des paris
hasardeux et se ruiner pour payer
des bonus record, Deutsche Bank a
passablement abîmé sa marque.
Surtout, occupée ces dernières
années à purger ses litiges, elle n’a
pas ou peu profité de la croissance
incroyable que l’Allemagne, moteur
économique de l’Europe, connaît
depuis neuf ans de suite.
Message brouillé
En choisissant Christian Sewing,
qui a débuté sa carrière chez Deutsche Bank comme apprenti dans
une agence locale, le président du
conseil de sur veillance, Paul
Achleitner, a voulu adresser un
message à l’opinion publique, aux
politiciens et régulateurs allemands, avec lesquels Anshu Jain –
l’ex-patron venu de la banque
d’investissement – avait une relation complexe. Allemand issu de la
Relations Actionnaires : 01 30 79 79 93
www.jcdecaux.com
Les actionnaires pourront se procurer les documents préparatoires dans les délais légaux sur demande
adressée à BNP Paribas Securities Services, Les Grands Moulins de Pantin, CTS Emetteurs, Service Assemblées,
9 rue du Débarcadère - 93761 PANTIN CEDEX
banque de détail, l’identité même
du nouveau patron est une promesse. Mais l’Autrichien Paul
Achleitner, ancien membre chef de
Goldman Sachs Allemagne, a
brouillé le message en recomposant le conseil de surveillance à son
image. Les trois nouveaux membres, à commencer par l’ancien
patron de Merrill Lynch John
Thain, ont un profil financier anglosaxon. Ils remplacent le patron
d’E.ON Johannes Teyssen et l’ex-dirigeant de SAP Henning Kagermann. Désormais, plus un industriel allemand ne siège au conseil.
« La place financière allemande est
importante, déclarait mi-avril le nouveau ministre des Finances Olaf
Scholz lors d’une conférence de la
Fédération des banques privées
(BdB). J’aimerais bien que, étant
donné notre PIB et les possibilités de
notre économie, le système bancaire
allemand soit perçu à l’international
comme l’Allemagne l’est dans son
ensemble. » Avant d’ajouter : « C’est
votre travail. » Devant lui, tout sourire, Christian Sewing, à peine
nommé… n
Unibail-Rodamco SE
Société Européenne à Directoire et Conseil de Surveillance
au capital social de 499 526 660 €
Siège Social : 7, place du chancelier Adenauer, 75016 PARIS
682 024 096 RCS PARIS
Assemblée Générale Mixte
le jeudi 17 mai 2018
Les actionnaires de la société UNIBAIL-RODAMCO SE
sont avisés que l’Assemblée Générale Mixte se tiendra le
17 mai 2018 à 9 heures 30 à l’Hôtel Salomon de Rothschild Le Grand Salon - 11 rue Berryer - 75008 Paris.
Les documents relatifs à l’Assemblée Générale Mixte,
y compris les projets de résolutions proposées aux votes
des actionnaires, sont disponibles sur le site internet de la
société www.unibail-rodamco.com et au siège de la société
7, place du chancelier Adenauer, 75016 PARIS.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
32 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
Dette : le Congo a entamé des
négociations avec les traders pétroliers
BNP Paribas pousse
ses pions dans la banque
privée aux Etats-Unis
BANQUE
La banque vient
d’inaugurer un
centre de banque
privée à New York.
Jusqu’ici elle avait
développé cette
activité sur la côte
Ouest en misant sur
sa banque de détail
californienne Bank
of the West.
américains, européens ou asiatiques qu’elle ne pouvait pas servir de ce côté-ci des Etats-Unis
sans licence dédiée. A ce jour, les
Etats-Unis ne représentent
qu’une toute petite partie de
l’activité de la banque privée de
BNP Paribas qui gérait 364 milliards d’euros d’actifs à la fin de
l’année dernière. La banque souhaite cependant passer de
13,5 milliards de dollars
d’actifs sous gestion aujourd’hui
(11 milliards d’euros) à 21 milliards d’ici à 2020.
MATIÈRES
PREMIÈRES
Le FMI a conditionné
son aide à une restructuration de la dette,
qui atteint 110 %
du PIB.
Brazzaville doit s’entendre avec Glencore,
Trafigura et la Chine.
Un cas d’école.
Un marché très rentable
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
BNP Paribas déroule son
modèle de banque universelle
aux Etats-Unis. Sa filiale, Bank of
the West, a inauguré mercredi
un centre de banque privée à
New York. Depuis la 7e Avenue,
la banque de la rue d’Antin
pourra ainsi proposer des services de gestion de patrimoine
dans la Grosse Pomme mais
aussi dans les Etats proches, tels
que le Connecticut et le New Jersey. Et ce sous la bannière Bank
of the West Wealth Management. Cette inauguration marque la première incursion du
groupe français en matière de
banque privée sur la côte Est des
Etats-Unis. Depuis 2011, il s’était
employé à développer cette
activité sur la côte Ouest et
notamment en Californie en
s’appuyant sur Bank of the West
rachetée en 1979 et aujourd’hui
en phase d’intégration poussée
au groupe.
Des synergies avec la
banque d’investissement
Cette stratégie d’adossement à
une banque de détail, déjà déclinée en Europe, a permis à la banque de cibler d’abord une clientèle aisée, sans être très fortunée.
Depuis deux ans, elle développe
également une offre dédiée aux
clients lui confiant plusieurs
millions de dollars. Depuis son
nouveau camp de base à l’Est, la
banque compte notamment
capter des clients entrepreneurs
en misant sur les synergies avec
sa banque d’investissement
new-yorkaise. Son objectif est
aussi d’accompagner les clients
Isabelle Couet
@icouet
avec M. Jq.
La banque justifie son ambition
par la taille et la croissance du
marché américain. Par ailleurs,
« c’est un marché très rentable,
car le client américain paie pour
le service », assure Sofia Merlo,
codirectrice de BNP Paris
Wealth Management. Le marché américain n’est pourtant pas
facile à aborder. Plusieurs banques américaines figurent
dans les premières places du
classement des géants mondiaux de la gestion de fortune comme Bank of America,
Morgan Stanley et Wells Fargo.
Qui plus est, aux Etats-Unis, les
différents produits et services de
banque privée, tels que le crédit,
les investissements, les trusts
sont souvent proposés par des
entités différentes. A rebours de
cette approche, BNP Paribas
propose un point d’entrée unique pour avoir accès à la palette
complète de ses services. « C’est
un succès, nous avons apporté un
modèle qui nous différencie des
autres banques américaines »,
veut croire Sofia Merlo. Tout en
poussant les feux outre-Atlantique, la banque privée de BNP
Paribas continue de se renforcer
en Europe. En février, elle a
annoncé le rachat des activités
de banque privée au Luxembourg du groupe néerlandais
ABN Amro.
Plus récemment, BNP Paribas a mis la main sur l’essentiel
des activités bancaires en Pologne de la banque autrichienne
Raiffeisen. « Avec cette opération,
nous deviendrions la première
banque privée en nombre de
clients en Pologne dans un pays
qui a un potentiel important », se
félicite Sofia Merlo. n
Le business africain des géants du
négoce pétrolier est dans le viseur
du Fonds monétaire international
(FMI). En février, sous la pression,
Glencore a rééchelonné les prêts
qu’il avait accordés au Tchad en
échange de futurs barils d’or noir.
La bataille se joue désormais au
Congo, pays lui aussi écrasé par une
montagne de dettes. La semaine
passée, le FMI et Brazzaville sont
parvenus à un accord technique : le
Fonds apportera une aide sur trois
ans, à condition que la dette publique soit restructurée. Une partie
difficile est donc engagée. Le Congo
doit s’entendre avec plusieurs
créanciers, dont Glencore et Trafigura.
Le processus de négociation est
lancé. Deux réunions avec les groupes de trading suisses ont déjà eu
lieu, selon nos informations. La
dette contractée auprès de Glencore, Trafigura et une petite société
nommée Orion, qui ont fait affaire
avec la compagnie pétrolière congolaise SNPC, représente environ
30 % de la dette publique totale du
pays, selon une source bien informée. Mais, alors que les cours du
brut américain ont bondi de 50 %
depuis juin 2017, les sociétés de
négoce pourraient batailler ferme,
estimant que le Congo n’est plus
dans une situation aussi critique.
« Les discussions risquent de ne pas
avancer très vite », reconnaît un
MATIÈRES
PREMIÈRES
BNP Paribas Wealth Management, la banque privée de BNP
Paribas compte accélérer sur les investissements en capital-investissement et en immobilier. La banque souhaite
collecter cette année 1 milliard d’euros auprès de ses clients
pour investir sur des fonds dédiés. « Cela correspond à peu
près à doubler les levées de fonds pour ces fonds-là par rapport à l’an dernier », explique Claire Roborel de Climens,
responsable mondiale des investissements privés et alternatifs de la banque privée. L’établissement veut ainsi se
différencier de concurrents et surfer sur l’appétit pour ce
type d’investissements, renforcé par le contexte de taux
bas. Cette offre est conçue pour des clients confiant plusieurs millions d’euros de patrimoine, sachant que les
véhicules structurés par BNP Paribas Wealth Management
peuvent avoir un ticket d’entrée autour de 250.000 euros.
Le fonds Goldilocks
veut bloquer
la restructuration
du négociant
en grande difficulté.
Noble l’accuse
de « porter gravement
préjudice »
à l’entreprise.
Muryel Jacque
@MuryelJacque
la cote hebdomadaire des opcvm
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
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1 an
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
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Federal APAL (FR0000987950)
Federal Croissance P (FR0000987703)
275,59
208,68
363,61
66,46
connaisseur du dossier. Problème :
le conseil d’administration du FMI
ne donnera son feu vert à un plan
d’aide que lorsque les créanciers et
le Congo auront trouvé un compromis. Selon le même spécialiste, il ne
faut rien espérer avant juin, au
mieux. L’institution doit faire
preuve de fermeté, compte tenu du
lourd passif du pays. Le Fonds, qui
avait autrefois œuvré pour un effacement de la dette congolaise, a
découvert avec stupeur que Brazzaville avait continué de signer
des contrats de préfinancement
pétrolier avec des groupes de
négoce. Une pratique qui consiste à
gager sa future production d’or noir
et qui, en plus de plomber les finances publiques lorsque les cours
dévissent, donne lieu à des montages opaques et alimente la corruption. En 2017, le FMI a dû réviser son
estimation sur la dette, de 77 % à
110 % du PIB, pour intégrer ces contrats « cachés ».
Pour obtenir l’aide financière du
FMI, le pays, présidé d’une main de
Traîné en justice. Il ne manquait
plus que cela à Noble Group, exgéant du négoce asiatique de matières premières aujourd’hui en lutte
pour sa survie. Goldilocks Investment, un fonds d’Abu Dhabi qui
possède un peu plus de 8 % du capital du groupe – ce qui en fait l’un de
ses principaux actionnaires – a
porté plainte à deux reprises cette
semaine à Singapour, où Noble
Group est coté. Goldilocks veut
stopper la restructuration de la
dette du trader estimée à 3,4 milliards de dollars. Telle qu’elle a été
proposée, l’opération (qui consiste
notamment à convertir des créances en actions) verrait les actionnaires existants du négociant se
retrouver avec moins de 15 % du
capital. « Nous souhaitons que
l’entreprise se redresse et prospère.
Cela dit, en tant qu’actionnaire, nous
voulons aussi que la part et la distribution du gâteau soient justes et équitables pour l’ensemble des actionnaires et parties prenantes qui ont
défendu la société depuis longtemps », indiquait mardi Ajit Vijay
Joshi, l’un des gérants de Goldilocks
Investment, interrogé sur la chaîne
de télévision américaine CNBC.
Soutien de ses créanciers
268,10
207,02
358,45
65,87
fer par Denis Sassou-Nguesso,
devra aussi s’entendre avec un autre
très gros créancier : la Chine. Dans
le cadre d’un accord « infrastructures contre ressources minières »,
Pékin est très présent au Congo. Les
prêts, qui ont été essentiellement
octroyés par la banque de développement chinoise, représentent
40 % de la dette publique de l’Etat
africain, selon nos informations.
La Chine, un des grands
créanciers de la planète
Le comportement des autorités chinoises dans ce dossier sera scruté
par la communauté financière
internationale. Il fera date. Pékin,
qui est devenu l’un des grands
créanciers de la planète, en particulier envers les pays producteurs de
matières premières, a promis d’être
plus transparent et coopératif.
« Jusqu’ici, il s’agissait de déclarations de principe ; le Congo est le premier cas concret qui se présente »,
souligne un financier. La Chine s’est
rapprochée du Club de Paris, lié au
FMI, mais n’en est pas encore membre. Ce Club informel composé de
pays riches fixe, depuis soixante
ans, les règles du jeu en matière de
résolution des problèmes de dettes
entre Etats. Pékin est-il vraiment
prêt à en respecter les principes ?
« Pour que le conseil d’administration du FMI débloque l’aide, les Chinois doivent s’engager à faire le nécessaire pour rendre soutenable la dette
congolaise », explique la même
source. L’Etat africain n’est donc pas
encore tiré d’affaire.
Le pays traîne par ailleurs toujours un boulet : le contentieux qui
l’oppose à la société Commisimpex,
qui détient une créance de plus de
1 milliard de dollars, soit environ
16 % du PIB du Congo. Malgré
des décisions de justice de 2000
e t 2 0 1 3 e n f ave u r d u g r o u p e
appartenant à l’homme d’affaires
anglo-libanais Mohsen Hojeij,
autrefois proche de Denis SassouNguesso, cette dette n’est pas encore
pleinement prise en compte par
le FMI. n
Le négociant Noble Group attaqué
par l’un de ses grands actionnaires
La banque privée veut offrir plus
de capital-investissement
Nom du fonds
Le FMI, qui avait autrefois œuvré pour un effacement de la dette congolaise, a découvert
avec stupeur que Brazzaville avait continué de signer des contrats de préfinancement pétrolier
avec des groupes de négoce. Photo Pierre Gleizes/RÉA
24/04/2018
23/04/2018
20/04/2018
25/04/2018
-2,72
-0,70
-1,42
-0,89
0,03
6,20
5,19
-0,38
15,03
8,10
1,28
-6,11
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
Goldilocks Investment entend, en
outre, stopper l’assemblée générale
de Noble Group qui doit se tenir
lundi, et bloquer toute tentative de
transférer les principaux intérêts
du trader au Royaume-Uni. Noble a
obtenu l’appui de ses créanciers
Telle qu’elle a été proposée, l’opération verrait les actionnaires
existants du négociant se retrouver avec moins de 15 %
du capital. Photo Shutterstock
pour sa restructuration, mais il doit
également obtenir l’accord d’une
majorité de ses actionnaires lors
d’une AG extraordinaire, dont la
date n’a pas été annoncée, selon
Reuters.
En attendant, le négociant asiatique a promis de se défendre. D’ores
et déjà, son président, Paul Brough,
un spécialiste des restructurations
arrivé il y a un an dans l’entreprise
pour tenter son sauvetage, s’est
exprimé publiquement. Dans un
communiqué, il a accusé le fonds
d’Abu Dhabi de « porter gravement
préjudice » au groupe, et a prévenu
que la faillite était l’alternative à un
plan de restructuration.
Quelques heures plus tard, la
direction publiait une lettre de soutien de ses créanciers. Le temps est
compté, préviennent-ils. Selon eux,
le plan est la seule solution viable
pour sauver le trader. Ils affirment
que « la restructuration laissera la
société en bonne santé financière et
en mesure d’offrir de la valeur à ses
partenaires financiers ». n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Les gains sur le bitcoin seront
beaucoup moins imposés en France
11 avril dernier, le rapporteur public,
chargé d’exposer les faits et le droit
applicable, s’est montré favorable à
la thèse défendue par l’avocat. Les
conseillers d’Etat ont suivi ses conclusions.
FISCALITÉ
Le Conseil d’Etat a
considéré que les gains
réalisés sur les achats
et ventes de cryptodevises devaient être
considérés fiscalement
comme des plus-values.
Une situation à régulariser
Avec à la clef un régime
fiscal plus avantageux.
Guillaume Benoit
@gb_eco
La décision du Conseil d’Etat, rendue jeudi, était très attendue par les
particuliers qui achètent et vendent
des bitcoins. Les sages devaient se
prononcer sur le traitement fiscal
des gains réalisés sur les cryptomonnaies. Depuis 2014, ces derniers étaient considérés comme des
« bénéfices non commerciaux »,
comme, par exemple, les honoraires des professions libérales. Ils
entraient donc dans le calcul de
l’impôt sur le revenu et, à ce titre,
p o u va i e n t ê t r e i m p o s é s j u s qu’à 65 %, tous prélèvements
confondus.
Une analyse contestée par l’avocat Nicolas Canetti, associé chez
Bornhauser. A l’origine de l’affaire,
des clients qui avaient acheté des
bitcoins très tôt, avant que la cryptodevise ne connaisse sa popularité
actuelle. Quand ils ont cédé leurs
« pièces », ils ont été effarés de voir
leur niveau de taxation. Et ont lancé
la contestation. « La catégorie des
bénéfices non commerciaux est une
Plus de 200.000 Français réalisent des transactions en bitcoins.
Photo Shutterstock
catégorie “balai” qui concerne tous
les revenus qui ne rentrent pas dans
un autre régime, souligne l’avocat.
Or il existait un régime qui pouvait
parfaitement convenir : celui de la
plus-value sur cession de biens
meubles. »
Peu usité, celui-ci concerne théoriquement les ventes de meubles, si
elles sont réalisées à un prix supérieur à celui du prix d’achat. C’est
ainsi que peuvent être imposés les
gains lors de la vente d’un cheval de
course, par exemple. Mais les
œuvres d’art ou les valeurs mobiliè-
res (actions, obligations…) qui disposent d’une imposition spécifique,
sont exclues. A la clef de cette classification, une taxation bien plus
favorable, puisqu’elle s’élève à 19 %,
(36,2 % avec l’ensemble des prélèvements sociaux). Encore fallait-il
prouver que les devises électroniques pouvaient en bénéficier. « Le
Code civil est très clair : tout bien qui
n’est pas immeuble est un bien meuble, explique Nicolas Canetti. Et les
cryptomonnaies sont des biens meubles incorporels, comme les brevets,
par exemple. » Dès l’audience, le
Attention cependant. Pour en bénéf i c i e r, l e s c o n t r i b u a b l e s
devront régulariser leur situation
pour 2017. Pour obtenir le « bénéfice » de l’impôt forfaitaire à 19 %, il
faut le demander dès que la plus-value est réalisée. Puis l’impôt doit
être payé le mois suivant. Les contribuables qui souhaitent en profiter sont donc en retard. Mais on
peut espérer que l’administration
fiscale se montrera bienveillante.
Autre nuance, ce régime concerne
les plus-values occasionnelles.
« Les particuliers qui réalisent des
transactions régulières verront leur
gain toujours soumis à l’impôt sur le
revenu, mais au titre des bénéfices
industriels et commerciaux. »
Une bonne nouvelle tout
de même pour les plus de
200.000 Français qui réalisent des
transactions en bitcoins. Un nombre qui peut paraître peu significatif
au regard de 3,7 millions de particuliers qui possèdent des actions.
Mais celui-ci ne prend pas en
compte les possesseurs d’autres
cryptodevises comme l’Ethereum
ou le Ripple. Surtout il croît rapidement. Le nombre de détenteurs de
devises électroniques dans l’Hexagone a doublé en quelques mois. Et
selon un récent sondage publié par
« Les Echos », un Français sur 10 a
déjà envisagé d’acquérir de tels
actifs. n
LA SÉANCE DU 26/04/ 2018
La Bourse
de Paris
profite
des résultats
trimestriels
La Bourse de Paris a pro•gressé
de 0,74 %, en profitant
de bons résultats trimestriels et
après une réunion de la Banque
centrale européenne (BCE) qui
a laissé ses taux directeurs
inchangés et n’a donné aucun
nouvel indice sur la suite de sa
politique en matière d’achats
de titre (« QE »).
L’indice CAC 40 a gagné
40,28 points, à 5.453,58 points,
dans un volume d’échanges
étoffé de 3,8 milliards d’euros.
La veille, l’indice avait terminé
en baisse de 0,57 %. Les actions
françaises ont notamment profité du repli de 0,4 % de l’euro.
Ailleurs, la Bourse de Francfort a pris 0,63 % et celle de Londres 0,53 %. Wall Street évoluait dans le vert en début de
journée, profitant des bons
résultats de Boeing ou Facebook.
Du côté des valeurs françaises, le titre Safran a fini en tête
du palmarès de l’indice CAC 40,
grâce à une progression de
ventes aux enchères publiques //
4,66 %, à 94,74 euros. Le
groupe a profité de la confirmation de ses perspectives pour
2018 après une progression de
12 % de son chiffre d’affaires au
premier trimestre.
Total s’est adjugé un gain de
1,49 %, à 51,91 euros, et après
avoir annoncé un bénéfice net
ajusté en hausse de 13 % au premier trimestre, et alors que les
cours du pétrole étaient stables
à New York, à 68 dollars le baril.
Carrefour a gagné 2,99 %, à
17,06 euros, dynamisé par la
signature de « deux accords
majoritaires » avec les
syndicats.
Orange s’est apprécié de
1,73 %, à 15,03 euros après avoir
publié un chiffre d’affaires en
progression de 1 % sur le premier trimestre.
Ipsen a été soutenu (+3,90 %,
à 130,60 euros) par un chiffre
d’affaires en hausse de 16,5 %
au premier trimestre, à
510 millions d’euros.
Technicolor a plongé de
9,32 %, à 1,23 euro. La banque
Natixis a abaissé son objectif de
cours sur le titre.
Cap Gemini a progressé de
2,06 % à 106,75 euros. Après la
clôture du marché, le groupe a
annoncé une hausse de 1,2 % de
son chiffre d’affaires trimestriel
et a confirmé ses grands objectifs financiers pour l’année
2018.
EN
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01 42 96 96 72
Rectificatif à l’annonce parue dans LES ECHOS du 13/04/2018
en page 33 sous le n° VLimmo 115357 :
Vente aux enchères publiques sur Liquidation Judiciaire au TGI d’EVRY (91)
le mercredi 23 mai 2018 à 10h30.
Il fallait lire que la vente concerne les DROITS REELS IMMOBILIERS,
SUR BAIL EMPHYTEOTIQUE d’une durée de 69 années établis en date
du 15/11/2007 et suivant avenant modificatif du 26/01/2010, au profit de la
société EMMAXIMMO Sis à SAINT GERMAIN LES ARPAJON (91) et non les
biens immobiliers comme indiqué par erreur car ils appartiennent à la Mairie.
Sur une mise à prix de 350.000 € avec faculté de baisse de ¼ puis de ½ à défaut d’enchère.
La visite aura lieu, le mercredi 16 mai 2018 à 9h. Le reste sans changement
91
93
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr
92
93
enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93)
93 VENTE auxle mardi
19 juin 2018 à 13 h 30 - EN UN SEUL LOT
93
APPARTEMENT de 98,14 M² à NOISY LE GRAND (93)
Bât. J2, type B à droite, au 6ème étage : entrée, double séjour, cuisine, 3 chambres,
SdB, WC - PARKING n°802 au sous-sol (2ème niveau, Bât. A2) Immeuble allée de la
Butte aux Cailles
Mise à Prix : 40.000 € - Loué - (Consignation : 4.000 €)
S’adresser : - A Maître Nathalie GARLIN, avocat, SCPA ROULETTE GARLIN BOUST
MAHI, 9 rue Roger Salengro (93) DRANCY, Tél. 01.48.30.31.31, dépositaire d’une
copie du cahier des conditions de vente - Au grefe du juge de l’exécution du TGI
de BOBIGNY où le cahier des conditions de vente est déposé - Sur les lieux où une
visite sera organisée le mercredi 13 juin 2018, de 14h30 à 15h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 115748)
Vente aux enchères publiques, le Jeudi 7 juin 2018 à 14 H 30
au TGI de NANTERRE, Extension du TGI, 6 rue Pablo-Neruda
UN APPARTEMENT à NEUILLY-SUR-SEINE (92)
9 bis rue Casimir Pinel
de 140,26 m². Escalier F, au 5ème étage, porte face droite,
comprenant : hall d’entrée, salon, cabinet médical, 2 bureaux, chambre,
ofice, cuisine, salle de bain, w.-c. - UNE CHAMBRE au 7ème étage
et UNE CAVE au sous-sol – LOUÉS selon bail professionnel
MISE A PRIX : 450.000 Euros (outre les charges)
Pour consulter le cahier des conditions de vente, s’adresser :
Au Grefe du Juge de l’Exécution du TGI de NANTERRE, de 9 H 30 à 11 H 30,
où il a été déposé sous la Référence Grefe 16/00172, à Maître Céline RANJARDNORMAND, Avocat à BOIS-COLOMBES (92), 5 rue des Bourguignons,
Tél. : 01 47 80 75 18 (de 14 H 00 à 16 H 00)
VISITE sur place le Mardi 29 mai 2018 de 11 H 00 à 12 H 00
publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93),
93 VENTE auxle enchères
mardi 29 mai 2018 à 13h.30 - EN UN SEUL LOT
93
APPARTEMENT de 52,85 M² à CLICHY S/BOIS (93)
12 allée Louis Grampa (Bât. A2)
Au 1er étage, Escalier 12, porte à droite, comprenant : séjour, 2 chambres, cuisine,
salle d’eau, WC - CAVE
Mise à Prix : 7.000 € - Loué - (Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée Michelet (93) LES
PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une copie du CCV - Au grefe du juge
de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé - Sur les lieux pour visiter, le mercredi
23 mai 2018 de 15h30 à 16h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 115745)
93
93
VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93),
le mardi 29 mai 2018 à 13h.30 - EN UN SEUL LOT
3 STUDIOS à AUBERVILLIERS (93)
3 rue Gaston Carré
LES MEILLEURES OPPORTUNITÉS AUX ENCHÈRES
Retrouvez le calendrier des prochaines ventes
aux enchères et consultez gratuitement les résultats
ainsi que notre newsletter
sur le site
VLimmo.fr
COMMUNIQUÉ
2 allée de la Butte aux Cailles
- Au Rdc, 2ème porte gauche sur galerie, comprenant : séjour, SdE – CAVE - LIBRE
- Au 2ème étage, 2ème porte sur galerie, de 16,31 M², comprenant : séjour, cuisine, SdE - LIBRE
- Au 2ème étage, 3ème porte droite sur galerie : séjour, cuisine, SdE – CAVE - LOUÉ
Mise à Prix : 25.000 € - (Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée Michelet
(93) LES PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une copie du
CCV - Au grefe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé
- Sur les lieux pour visiter, le mardi 22 mai 2018 de 8h30 à 9h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 115804)
Comment bénéficier d’un emprunt immobilier sans
apport ?
Actuellement, les banques octroient plus facilement des prêts
à 110% sans apport qui couvrent l’achat immobilier et les frais
annexes. Leur motivation : attirer un maximum de clients et
atteindre des objectifs commerciaux ambitieux pour 2017.
Parmi les profils privilégiés par les banques figurent les primoaccédants, surtout si ce sont des jeunes récemment arrivés sur le
marché du travail. En efet, les banques tiennent à les capter et à
les fidéliser avec une ofre de crédit immobilier attrayante. Même
constat pour les particuliers ayant constitué une belle épargne
et pour les investisseurs. Grâce à un prêt à 110%, les premiers
évitent de toucher à leurs placements lors d’un achat immobilier,
les seconds optimisent leur fiscalité en déduisant de leurs revenus
locatifs les intérêts d’un crédit plus important.
Bien sûr, la situation financière de l’acquéreur pèse dans l’octroi
d’un prêt sans apport. Les banques attendent une situation
financière solide et des revenus réguliers. Les salariés en CDI ayant
terminé leur période d’essai sont en bonne position, suivis par les
indépendants ou intérimaires faisant preuve de revenus réguliers
sur les trois dernières années. Les banques scrutent également
la tenue des comptes des clients - ceux qui enregistrent trop de
découverts ou d’incidents de paiement ne seront pas retenus.
Au final, l’arbitrage pour octroyer un prêt à 100% passe souvent par
une étude de faisabilité et la validation d’un projet de financement.
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Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
ANNLEGALWK
92 • HAUTS-DE-SEINE
DIVERS
12099602 – LE PUBLICATEUR LEGAL
NEXANS Société anonyme au capital de
43.494.691 € Siège social :
4, allée de l’Arche - 92400 Courbevoie
393 525 852 RCS NANTERRE
Avis préalagle à l’assemblée générale
mixte
Les actionnaires de la société Nexans
sont informés qu’ils sont convoqués en
Assemblée Générale mixte (ordinaire et
extraordinaire) le jeudi 17 mai 2018, à
14 heures 30, au Centre de Conférences
Coeur Défense, Amphithéâtre Hermès,
110 Esplanade du Général de Gaulle,
92400 Courbevoie, à l’effet de délibérer
sur l’ordre du jour suivant :
Ordre du jour
A titre Ordinaire
1. Approbation des comptes sociaux et
des opérations de l’exercice clos le
31 décembre 2017 - Rapport de gestion
2. Approbation des comptes consolidés
et des opérations de l’exercice clos le
31 décembre 2017
3. Affectation du résultat de l’exercice
clos le 31 décembre 2017 et fixation du
dividende
4. Renouvellement de Véronique GuillotPelpel en qualité d’administrateur
5. Renouvellement de Fanny Letier en
qualité d’administrateur
6. Nomination d’Anne Lebel en qualité
d’administrateur
7. Renouvellement d’un commissaire aux
comptes titulaire et nomination d’un
commissaire aux comptes suppléant
8. Approbation d’un engagement réglementé visé à l’article L.225-38 du Code
de commerce relatif au régime de retraite
supplémentaire pris au bénéfice d’Arnaud Poupart-Lafarge en tant que Directeur général
9. Approbation d’une convention réglementée conclue entre la Société et Bpifrance Investissement " Le Hub "
10. Approbation d’une convention réglementée conclue entre la Société et HSBC
France
11. Vote sur les éléments de la rémunération versés ou attribués au titre de
l’exercice clos le 31 décembre 2017 à
Georges Chodron de Courcel, Président
du Conseil d’administration
12. Vote sur les éléments de la rémunération versés ou attribués au titre de
l’exercice clos le 31 décembre 2017 à Arnaud Poupart-Lafarge, Directeur général
13. Approbation des principes et critères
de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et
exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables au Président du Conseil
d’administration
14. Approbation des principes et critères
de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et
exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables au Directeur général
15. Approbation d’un engagement réglementé visé à l’article L.225-42-1 du Code
de commerce relatif au versement d’une
prime exceptionnelle de transition à Arnaud Poupart-Lafarge, Directeur général
16. Approbation d’un engagement réglementé visé à l’article L.225-42-1 du Code
de commerce relatif aux conditions du
plan d’actions de performance du 12 mai
2016 (LTI 2016) applicables à Arnaud
Poupart-Lafarge, Directeur général
17. Approbation d’un engagement réglementé visé à l’article L.225-42-1 du Code
de commerce relatif aux conditions du
plan d’actions de performance du
14 mars 2017 (LTI 2017) applicables à
Arnaud Poupart-Lafarge, Directeur général
18. Autorisation à donner au Conseil
d’administration à l’effet d’opérer sur les
actions de la Société
A titre Extraordinaire 19. Autorisation
à donner au Conseil d’administration à
l’effet de réduire le capital social par annulation des actions propres
20. Autorisation à donner au Conseil
d’administration à l’effet de procéder en
2019 à des attributions gratuites d’actions existantes ou à émettre au profit
des membres du personnel salarié et des
mandataires sociaux du Groupe ou de
certains d’entre eux, emportant renonciation des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription, dans la limite d’un
montant nominal de 300.000 euros, soumises à des conditions de performance
à fixer par le Conseil, pour une durée de
12 mois à compter du 1er janvier 2019
21. Autorisation à donner au Conseil
d’administration à l’effet de procéder en
2019 à des attributions gratuites d’actions existantes ou à émettre au profit
des membres du personnel salarié ou de
certains d’entre eux, emportant renonciation des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription, dans la limite d’un
montant nominal de 50.000 euros, pour
une durée de 12 mois à compter du
1er janvier 2019
22. Autorisation à donner au Conseil
d’administration à l’effet de procéder à
des attributions gratuites d’actions, existantes ou à émettre, à titre de compensation au profit des membres du Management Board qui ne bénéficieront plus
du régime de retraite à prestations définies, emportant renonciation des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription, dans la limite d’un montant
nominal de 40.000 euros, pour une durée
de 12 mois à compter de la présente Assemblée Générale
A titre Ordinaire 23. Pouvoirs pour
formalités
L’avis préalable comprenant le texte
des résolutions soumises par le Conseil
d’administration à l’approbation de l’assemblée Générale est paru au Bulletin
des Annonces Légales Obligatoires du
4 avril 2018, bulletin nº41.
1. Conditions pour participer à l’Assemblée
Tout actionnaire, quel que soit le nombre
d’actions qu’il détient, a le droit de participer à l’Assemblée, s’y faire représenter
ou voter par correspondance dès lors
qu’il justifie de cette qualité. Toutefois,
pour être admis à assister à l’Assemblée,
les actionnaires devront justifier de leur
qualité par l’enregistrement comptable
des titres à leur nom (ou au nom de l’intermédiaire inscrit régulièrement pour
leur compte) au deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée, c’est-à-dire le mardi
15 mai 2018 à zéro heure, heure de Paris
(ci-après " J-2 ") :
Les actionnaires au nominatif doivent
donc être inscrits dans les comptes de
titres nominatifs tenus pour la Société par
son mandataire, la Société Générale, à
J-2.
Les actionnaires au porteur souhaitant
participer à l’Assemblée doivent en informer leur intermédiaire financier qui tient
les comptes de titres au porteur. Ce dernier fera suivre la demande de carte d’admission à la Société Générale en l’accompagnant d’une attestation de
participation établie sur la base du
compte titres sur lequel sont inscrites les
actions Nexans détenues. Si un actionnaire au porteur souhaite participer physiquement à l’Assemblée et n’a pas reçu
sa carte d’admission le mardi 15 mai
2018, il devra demander à son intermédiaire financier de lui délivrer une attestation de participation qui lui permettra de
justifier de sa qualité d’actionnaire à J-2
pour être admis à l’Assemblée.
2. Modes de participation à l’Assemblée
Les actionnaires peuvent exprimer leur
vote à l’Assemblée en assistant en personne, en votant par correspondance ou
à distance, en donnant pouvoir au Président de l’assemblée ou à un tiers selon
les modalités décrites ci-après.
Nexans offre pour la première fois à ses
actionnaires la possibilité, préalablement
à l’Assemblée générale, de demander
une carte d’admission, de transmettre
leurs instructions de vote, ou de désigner
ou révoquer un mandataire par Internet,
sur la plateforme de vote sécurisée Votaccess. Celle-ci sera ouverte à partir du
vendredi 27 avril 2018 à 9 heures, heure
de Paris. La possibilité de demander une
carte d’admission, voter, donner pouvoir
ou révoquer un mandataire par Internet
avant l’Assemblée générale, prendra fin
le mercredi 16 mai 2018 à 15 heures,
heure de Paris.
Il est recommandé aux actionnaires de
ne pas attendre les derniers jours précédant l’Assemblée générale pour demander une carte d’admission ou saisir leurs
instructions. L’actionnaire qui aura exprimé son vote à distance, envoyé un
pouvoir ou demandé une carte d’admission ou une attestation de participation
dans les conditions visées ci-dessous ne
pourra plus choisir un autre mode de participation à l’Assemblée, mais pourra céder tout ou partie de ses actions.
a) Assister en personne à l’Assemblée :
Les actionnaires ont la possibilité d’assister personnellement à l’Assemblée
Générale en effectuant une demande de
carte d’admission soit par voie postale,
soit par Internet :
Par voie postale :
L’actionnaire au nominatif reçoit le formulaire joint à l’avis de convocation qu’il doit
compléter en précisant qu’il souhaite participer à l’Assemblée et obtenir une carte
d’admission, et le renvoyer signé à l’aide
de l’enveloppe T.
L’actionnaire au porteur doit demander à l’intermédiaire habilité qui assure la
gestion de son compte titres qu’une carte
d’admission lui soit adressée au vu de
l’attestation de participation qui lui aura
été transmise ; l’actionnaire au porteur
qui n’aurait pas reçu sa carte d’admission le mardi 15 mai 2018, à zéro heure,
heure de Paris, devra demander à son
intermédiaire financier de lui délivrer directement une attestation de participation qui lui permettra de justifier de sa
qualité d’actionnaire à J-2 pour être admis à l’Assemblée. Le formulaire est à la
disposition de tout actionnaire qui en fait
la demande par écrit à la Société Générale - Service Assemblées Générales
(CS 30812, 32, rue du Champ de Tir,
44308 Nantes Cedex 3) ou auprès de l’intermédiaire habilité teneur de compte titres, au plus tard 6 jours avant la date de
la présente Assemblée.
Par Internet :
L’actionnaire au nominatif fait sa demande en ligne sur la plateforme sécurisée Votaccess accessible via le site
www.sharinbox.societegenerale.com en
utilisant ses codes d’accès Sharinbox habituels. Il doit ensuite suivre la procédure
indiquée à l’écran ;
L’actionnaire au porteur se connecte
au portail Internet de son intermédiaire
financier avec ses codes d’accès habituels. Il doit ensuite cliquer sur l’icône qui
apparaît sur la ligne correspondant à ses
actions Nexans pour accéder au site Votaccess et suivre la procédure indiquée
à l’écran. L’actionnaire au porteur ne peut
faire sa demande de carte d’admission
par Internet seulement si son intermédiaire financier a adhéré au site Votaccess.
b) Voter par correspondance ou par
procuration par voie postale :
A défaut d’assister personnellement à
l’Assemblée, tout actionnaire peut voter
par correspondance ou se faire représenter en donnant pouvoir au Président
de l’assemblée ou à toute personne de
son choix dans les conditions de l’article
L.225-106 du Code de commerce, en utilisant le formulaire de vote.
L’actionnaire nominatif doit renvoyer le
formulaire de vote rempli et signé, joint à
l’avis de convocation, en utilisant l’enveloppe T.
L’actionnaire au porteur doit renvoyer
le formulaire de vote rempli et signé à l’intermédiaire habilité qui assure la gestion
de son compte titres, qui se chargera de
le renvoyer, accompagné de l’attestation
de participation, à Société Générale.
Dans tous les cas, les formulaires de vote
dûment remplis et signés - et accompagnés pour les actionnaires au porteur de
l’attestation de participation - devront être
reçus par Société Générale au plus tard
le mercredi 16 mai 2018 à 15 heures,
heure de Paris. Le formulaire de vote est
à la disposition de tout actionnaire qui en
fait la demande par écrit à la Société Générale - Service Assemblées Générales
(CS 30812, 32, rue du Champ de Tir,
44308 Nantes Cedex 3) ou auprès de l’intermédiaire habilité teneur de compte titres, au plus tard 6 jours avant la date de
la présente Assemblée.
c) Voter par correspondance ou par
procuration par Internet :
A défaut d’assister personnellement à
l’Assemblée, tout actionnaire peut également voter par correspondance ou se
faire représenter en donnant pouvoir au
Président de l’assemblée ou à toute personne de son choix dans les conditions
de l’article L.225-106 du Code de
commerce par Internet. Le site Votaccess, sécurisé et dédié au vote préalable
à l’Assemblée Générale, sera ouvert à
partir du vendredi 27 avril 2018 à 9 heures, heure de Paris jusqu’au mercredi
16 mai 2018 à 15 heures, heure de Paris.
L’actionnaire nominatif doit se connecter
sur la plateforme sécurisée Votaccess
accessible via le site www.sharinbox.societegenerale.com en utilisant ses codes
d’accès Sharinbox habituels. Il doit ensuite suivre la procédure indiquée à
l’écran ;
L’actionnaire au porteur, doit se connecter au portail Internet de son intermédiaire financier avec ses codes d’accès
habituels. Il doit ensuite cliquer sur l’icône
qui apparaît sur la ligne correspondant à
ses actions Nexans pour accéder au site
Votaccess et suivre la procédure indiquée à l’écran. Il peut faire sa demande
de carte d’admission par Internet seulement si son intermédiaire financier a adhéré au site Votaccess.
Si l’intermédiaire financier de l’actionnaire au porteur n’est pas connecté à Votaccess, la notification de la désignation
et de la révocation d’un mandataire peut
toutefois être effectuée par voie électronique conformément aux dispositions de
l’article R. 225-79 du Code de commerce
en envoyant un e-mail revêtu d’une signature électronique (obtenue auprès
d’un tiers certificateur habilité dans les
conditions légales et réglementaires en
vigueur) à l’adresse mandataireAG@nexans.com, comportant les informations suivantes : Assemblée
Nexans du 17 mai 2018, nom, prénom et
adresse complète, références bancaires
complètes ainsi que les nom, prénom et
adresse du mandataire désigné ou révoqué ; l’actionnaire doit également demander à son intermédiaire financier
d’envoyer une confirmation écrite à la Société Générale - Service Assemblées
Générales (CS 30812, 32, rue du Champ
de Tir, 44308 Nantes Cedex 3).
Seules les désignations ou révocations
de mandat exprimées par voie électronique dûment signées, complétées et réceptionnées au plus tard le mercredi
16 mai 2018 à 15 heures, heure de Paris,
pourront être prises en compte. Par ailleurs, l’adresse électronique mandataireAG@nexans.com ne pourra servir
qu’aux seules notifications de désignation ou de révocation d’un mandataire, à
l’exclusion de toute autre utilisation.
L’actionnaire, lorsqu’il a déjà voté par
correspondance ou à distance, envoyé
un pouvoir ou demandé une carte d’admission ne peut plus choisir un autre
mode de participation mais peut céder
tout ou partie de ses actions, étant entendu que toute cession intervenue avant
J-2 priverait d’effet le vote par correspondance.
3. Questions écrites
Conformément à l’article R. 225-84 du
Code de commerce, tout actionnaire peut
poser des questions écrites jusqu’au
quatrième jour ouvré précédant la date
de l’assemblée Générale, soit le vendredi
11 mai 2018. Les questions doivent être
adressées soit par voie électronique à
l’adresse investor.relation@nexans.com,
soit à Nexans, Président du Conseil d’administration, " Question écrite pour l’Assemblée Générale ", 4, allée de l’Arche,
92400 Courbevoie. Pour être prises en
compte, ces questions doivent impérativement être accompagnées d’une attestation d’inscription en compte d’actionnaire.
Une réponse commune peut être apportée à ces questions dès lors qu’elles
présentent le même contenu. La réponse
à une question écrite est réputée avoir
été donnée dès lors qu’elle figure sur le
site Internet www.nexans.com.
4. Informations et documents mis à
la disposition des actionnaires
Tous les documents qui doivent être
communiqués dans le cadre de cette Assemblée seront tenus dans les délais légaux à la disposition des actionnaires au
siège social de Nexans, 4, allée de l’Arche, 92400 Courbevoie.
Les documents destinés à être présentés à l’Assemblée ainsi que les autres informations et documents prévus à l’article R. 225-73-1 du Code de commerce
sont disponibles sur le site Internet de la
Société www.nexans.com (rubrique Espace Actionnaires / Assemblée Générale
/ Assemblée Générale 2018). Le Conseil
d’administration
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FINANCE & MARCHES // 35
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
séAncE du 26 - 04 - 2018
CaC 40 : 5453,58 (0,74 %) neXt 20 : 11709,63 (0,71 %)
CaC larGe 60 : 6032,54 (0,74 %)
CaC all-tradaBle : 4281,29 (0,78 %)
Date De ProroGation : 25 aVril
euronext
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
12/05/17 1,05
a
fr0000120073
15/05/17 2,6
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
a
26/05/17 1,6
a
fr0000120628
05/05/17 1,16
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/17 2,7
a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
03/05/17 1,6
a
fr0000125338
22/05/17 1,55
carreFour (ca) R
a
fr0000120172
21/06/17 0,7
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
29/05/17 0,6
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
05/05/17 1,7
a
fr0010208488
11/10/17 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
KerinG (Ker) R
26/04/18 1,53
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
15/01/18 2
a
fr0000121014
17/04/18 3,4
laFarGeHolcim (lhn)
a
ch0012214059
leGranD (lr) R
08/05/17 2
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
02/06/17 1,19
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
24/05/17 3,25
ouv
vol.
nb titres
45,42
564338
289.335.970
105
914452
428.545.149
95,27
1789280
774.556.062
27,77
4191305
1.021.903.623
112,7
394316
105.469.200
23,4
6474271
2.425.235.751
63,37
3108985
1.248.859.386
41,79
1050764
364.967.441
104,6
540334
168.817.033
16,54
5471136
774.677.811
13,62
3774331
2.846.104.526
66
1573061
670.710.400
14,165
6699283
2.435.285.011
111,8
716660
219.125.439
459,1
222228
126.279.322
280,8
603601
505.089.741
45,43
236668
606.909.080
63,94
532625
266.774.937
190,25
752587
561.799.699
115,7
665124
179.521.065
clot
+ haut
+ bas
45,75
45,78
45,1
105,85
105,85
104,8
95,5
95,91
94,49
27,82
28,045
27,415
110,2
112,7
110,1
23,455
23,555
23,36
63,24
63,89
63,13
42,18
42,89
41,65
106,75
106,8
104,1
17,055
17,22
16,53
13,625
13,685
13,52
66,87
67,2
65,96
14,33
14,4
14,115
113
113
110,95
463
463,6
453,7
281,1
281,9
278,65
45,71
45,86
45,27
63,96
64,32
63,6
192,55
192,55
188,95
115,45
117,4
115,4
% Veil
% mois
% 52 s.
+ 0,84
+ 3,77
+ 10,49
+ 0,81
+ 7,68
+ 3,77
+ 0,56
+ 2,82
+ 28,9
+ 0,02
+11,7
+ 25,91
- 0,94
+ 1,71
- 7,39
+ 0,17
+10,95
- 5,19
- 0,41
+ 7,4
- 3,89
+ 1,08
+ 7,19
+ 8,52
+ 2,06
+ 4,81
+ 15,09
+ 2,99
+ 3,11
- 20,62
+ 0,04
+ 3,69
- 0,98
+ 1
+ 4,55
+ 5,21
+ 1,06
+ 8,07
+ 9,43
+ 1,01
+ 6,7
- 4,92
+ 1
+21,14
+ 62,8
+ 0,16
+15,3
+ 25,02
+ 1,13
+ 4,94
- 13,49
+ 0,19
+ 2,66
+ 7,21
+ 1,18
+10,22
+ 3,88
- 0,09
- 2,24
- 2,82
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 6,4
48,38
42,1
2,3
+ 0,76
110
97,12
2,46
+ 15,06
3,4
99,97
28,13
81,33
1,57
+ 2,6
30,76
24,335
- 9,19
130,55
103,65
1,45
- 5,17
27,69
20,935 4,95
+ 1,59
68,66
58,33
4,27
- 2,61
45,98
39,18
3,79
+ 7,95
108,85
97,38
1,45
- 5,46
19,73
15,51
4,1
- 1,27
15,54
12,92
4,4
- 4,4
71,78
63,23
2,54
- 0,03
1,21
14,79
11,88
12,165 2,44
- 1,7
115,65
105,35
1,35
+ 17,81
470,8
363,9
0,43
+ 14,55
285,85
232,5
1,21
- 2,83
4
51,1
43,3
4,05
- 0,36
67,44
60,42
1,86
+ 4,11
193,95
170,3
1,84
- 3,43
130,85
113,95
2,82
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
oranGe (ora) R
a
fr0000133308
05/12/17 0,25
PernoD-ricarD (ri) R
a
fr0000120693
PeuGeot (uG) R
20/11/17 1,08
a
fr0000121501
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52
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2,54
62683
2,55
fr0010291245
43.200.393
2,48
inter ParFums (itp) g
B 37,2
37,7
18350
38,5
fr0004024222
05/05/17 0,55 39.059.662
37,2
iPsen (ipn) !
a 127,5
130,6
147970
131,15
fr0010259150
09/06/17 0,85 83.782.308
127,5
iPsos (ips) !
a 30,86
30,86
26448
31,06
fr0000073298
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30,56
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 31
31,45
9157
31,45
fr0000033904
05/07/17 0,5 24.028.438
30,9
JcDecauX (Dec) !
a 28,9
29,36
134936
29,48
fr0000077919
16/05/17 0,56 212.676.701
28,78
KauFman & BroaD (Kof)
B 43,36
43,6
16150
43,96
fr0004007813
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43,34
KlePierre (li) LR
a 32,89
33,07
1072990
33,15
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32,7
Korian (Kori)
a 26,7
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153861
28,44
fr0010386334
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laGarDère (mmb) !
a 23,36
23,76
529678
23,84
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23,23
latecoere (lat) g
c 5,17
5,27
152375
5,29
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le Bélier (beli) g
c 58
58,5
4069
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lna santé (lna) g
B 54,2
54
5322
55
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53,6
lectra (lss)
B 23,75
24
10873
24
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B 33,55
33,5
631
33,65
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33,5
lisi (fii) g
a 31,35
30,4
241163
31,95
fr0000050353
05/05/17 0,45 54.023.875
30,25
m6-métroPole tV (mmt) !
a 20,22
20,2
99159
20,38
fr0000053225
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20,1
maisons Du monDe (mDm)
B 33,06
33,08
66889
33,46
fr0013153541
10/07/17 0,31 45.241.894
32,86
maisons France conF. (mfc) g B 51,8
52
1836
52,1
fr0004159473
06/06/17 1 6.937.593
51,2
manitou (mtu) g
B 32,9
33
7868
33,25
fr0000038606
09/06/17 0,43 39.617.974
32,8
marie BrizarD w & s (mbWs)
B 7,69
7,86
21098
7,87
fr0000060873
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7,67
mauna Kea (mKea)
c 2,8
2,8
357650
2,87
fr0010609263
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mercialYs (merY) !
a 16,08
16,36
129298
16,43
fr0010241638
19/10/17 0,41 92.049.169
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mersen (mrn) g
B 39
39,2
65087
40,15
fr0000039620
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1,984
30404
2,005
fr0004177046
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1,95
mGi coutier (mGic) g
B 28,2
28,15
14774
28,55
fr0000053027
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nanoBiotiX (nano) g
B 12,74
13,42
85343
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12,74
natiXis (Kn) LR
a 6,654
6,72
4473615
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fr0000120685
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6,636
natureX (nrX) g
B 134
134,2
6433
134,4
fr0000054694
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134
netGem (ntG) g
c 2,45
2,45
3216
2,46
fr0004154060
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2,44
neXans (neX) !
a 42,5
43,09
164901
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fr0000044448
16/05/17 0,5 43.494.691
42,33
neXitY (nXi) !
a 51
51,8
237041
51,9
fr0010112524
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49,5
nicoX (coX)
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9,19
106633
9,195
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nrJ GrouP (nrG) g
B 8,6
8,6
1888
8,66
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8,58
oeneo (sbt) g
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9,7
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9,89
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189616
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orPéa (orp) !
a 102,8
104,45
79140
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Parrot (parro) g
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5,5
40924
5,56
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PHarmaGest int. (pha)
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56,6
2097
56,9
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Pierre & Vacances (vac) g
B 39,6
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4624
40,3
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a 38,82
39,22
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46
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Quantel (Qua) g
c 12,4
12,14
35208
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rallYe (ral)
a 12,46
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65081
12,85
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recYleX sa (rX)
c 11,03
11,12
31564
11,35
fr0000120388
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11,03
rémY cointreau (rco) !
a 111,8
113,8
42425
114,1
fr0000130395
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111,7
reXel (rXl) !
a 13,72
13,74
700653
13,865
fr0010451203
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roBertet sa (cbe)
B
c.i.P.
fr0000045601
29/06/17 4,6 143.616
roBertet sa (cbr)
B
/121016
c.D.V. nom.
fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 31,6
31,55
16990
31,8
fr0000031684
02/10/17 0,68 77.407.512
31,45
ruBis (rui)
a 61,4
62,6
DiV 2 28/07/17
168642
62,9
fr0013269123
94.815.740
61,1
% Veil % an
bpa
% mois + haut an per
% 52 s. + bas an rDt
- 1,3 - 8,67
- 4,65
2,08
- 23,82
1,45
+ 1,55 + 6,73
+ 4,6
27,9
+ 18,86 22,6
2,49
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+20,27 95
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0,45
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- 24,5
13,44
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1,13
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2,55
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+ 21,1
417,9
0,29
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- 2,55
5,43
- 27,62
4,3
2,52
+ 21,25
+ 4,3
0,204
+ 29,33
0,172
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+20,16 151,8
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+ 0,95 - 17,7
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0,27
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2,34
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- 17,6
62,52
2,08
+ 3,53 + 32,84
+10,7
6,995
- 44,55
4,714
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3,12
- 15,61
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+ 1,89 + 9,12
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1,46
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0,65
+ 0,2 + 0,52
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29,48
2,75
+ 1,13 + 14,36
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1,59
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1,91
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1,46
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4,21
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310
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La cote a changé.
Vous pouvez retrouver
les Bourses internationales
sur http://investir.lesechos.fr
1,29
52,19
4
3,45
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36 // FINANCE & MARCHES
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LA BOURSE
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EuronExT hors srd suite
taux pret marginal 0.25 %
Taux repo (refi)
0.00 %
Taux DepoT
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
Taux De base
0.50 %
usa
taux jour le jour
1.74 %
fonDs feDeraux
1.75 %
2 ans
2.51 %
10 ans
3.02 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
Taux Jour le Jour
-0.25 %
Taux repo (refi)
-0.10 %
10 ans
0.04 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,57
-0,58
-0,56
-0,59
-0,56
-0,49
0,09
0,86
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
fév. 16
mars 16
avr. 16
mai 16
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,2404
-0,293
-0,3376
-0,3378
-0,3326
-0,3279
-0,3398
-0,343
-0,3462
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,247
-0,31
-0,341
-0,348
-0,356
-0,369
-0,37
-0,371
-0,371
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,185
-0,23
-0,249
-0,257
-0,268
-0,294
-0,298
-0,302
-0,309
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
tme
0,65
0,56
0,50
0,55
0,45
0,23
0,21
0,25
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
0,77
0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,85
0,76
0,70
0,75
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
20-03
21-03
22-03
23-03
26-03
27-03
28-03
29-03
30-03
03-04
04-04
05-04
06-04
09-04
10-04
11-04
12-04
13-04
16-04
17-04
18-04
19-04
20-04
23-04
24-04
25-04
26-04
0,86
0,86
0,86
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,76
0,76
0,77
0,77
0,77
0,77
0,77
0,76
0,76
0,76
0,76
0,76
0,82
0,82
0,82
0,82
0,82
0,85
0,76
0,70
0,75
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
-0,366
-0,368
-0,368
-0,367
-0,366
-0,366
-0,367
-0,368
-0,365
-0,348
-0,348
-0,362
-0,363
-0,368
-0,368
-0,366
-0,366
-0,365
-0,364
-0,364
-0,367
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,367
-0,37
-0,37
-0,37
-0,371
-0,37
-0,37
-0,371
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,371
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,371
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,328
-0,328
-0,328
-0,328
-0,328
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,329
-0,328
-0,328
-0,328
-0,328
-0,328
-0,328
-0,328
0,79
0,80
0,75
0,72
0,73
0,72
0,69
0,71
0,71
0,71
0,69
0,72
0,72
0,71
0,71
0,72
0,71
0,73
0,75
0,73
0,69
0,77
0,79
0,83
0,82
0,85
0,83
thor.
pub.
priv.
1,06
1,06
1,06
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,96
0,96
0,97
0,97
0,97
0,97
0,97
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
1,02
1,02
1,02
1,02
1,02
1,06
1,06
1,06
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,96
0,96
0,97
0,97
0,97
0,97
0,97
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
1,02
1,02
1,02
1,02
1,02
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
26/04
25/04
COURS PriMe Prec.
lingot
34510
0
34600
10 florins
212
1,54
208,5
5 dollars*
299
15,21
299
10 dollars
588
13,29
588
20 dollars
1149
10,65
1145
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1307
0,99 1306,5
latine
204
1,81
200
napoleon
203,1
1,36
212,7
1/2 napoleon* 111,9
11,7
111,9
souverain eli i* 270
6,88
270
souverain
257,9
2,09
257,9
1/2 souverain* 135
6,88
135
suisse
204,9
2,26
201,1
tunisienne*
202
0,82
200
mark*
260
5,22
260
krugerrand
1139,5
6,16
1139,5
lingotin 500grs 18100
4,9
18100
lingotin 250grs 9040
4,78
9030
lingotin 100grs 3620
4,9
3620
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
525,09
534,34
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 588
26 943
Fix2
25 715
25 768
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
24 004
24 189
Fix2
24 054
24 165
London BuLLion MarKET
26/04
25/04
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 642
1 649
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 322
1 329
palladium (eN dollars Par oNce troy)
972
965
platine (eN dollars Par oNce troy)
923
919
settleMeNt
26/04
Mai 18
16,43
Juil. 18
16,5
sePt. 18
16,58
déc. 18
16,72
JaNv. 19
16,77
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
25/04
16,53
16,6
16,71
16,83
16,85
settleMeNt
26/04
908
908,8
913
921
912,5
25/04
1321,3
1330,5
1343,3
1354,6
1383,4
settleMeNt
25/04
911,3
912,7
918,5
922,5
0
664,2 dePuis le 26/04
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 563,31 dePuis le 26/04
base laMiNé laitoN 70/30 572,49 dePuis le 26/04
base laMiNé laitoN 85/15
618,34 dePuis le 26/04
base laMiNé broNze 94/6
755,08 dePuis le 26/04
base laMiNé broNze 94/4
724,79 dePuis le 26/04
London METaL ExchangE
26/04
25/04
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1930-1940
1940-1950
11920
1930-1940
1940-1950
11920
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2221-2222
2221-2223
1378350
2247-2248
2238-2239
1372500
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
cash
3 Mois
vol.
6986-6987
7029-7030
348725
6960-6960,5
6998-7000
346300
21450-21500
21150-21175
2180
antimoine 99,65% (par tonne)
8450
8450
bismuth 99,99% (par lb)
5,15
5,15
cadmium 99,95% (par lb)
1,45
1,45
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
44
44
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
1125
1125
ferro molybdene (par kg)
29,75
29,75
germanium (par kg)
1750
1750
selenium 99,50% (par lb)
23,5
23,5
silicium (par tonne)
2250
2250
21225-21250
20975-20980
2180
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
26/04
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
14110-14120
14140-14150
310920
14245-14250
14290-14295
312324
plomb (en $ par tonne)
2324,5-2325
2328-2330
130850
2348-2348,5
2354-2355
131150
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
3160-3162
3174-3175
209475
3240-3240,5
3261-3262
181325
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
Mai 18
JuiN 18
Juil. 18
aout 18
26/04
3,12
3,13
3,14
3,16
25/04
3,13
3,14
3,15
3,17
vol
53223
1319
61044
61
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
26/04
21200
25/04
21050
25/04
éLEcTriciTé
etain (en $ par tonne)
settleMeNt
26/04
Mai 18
1314,6
aout 18
1323,5
déc. 18
1335,6
avr. 19
1349
déc. 19
1378,8
platine (eN dollars Par oNce)
Mai 18
Juil. 18
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
autres demi produits cuivreux :
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
cathodes : 5833 a coMPter du 26/04/
26/04
vol
base Jul 18
base dec 18
PoiNte May 18
PoiNte Jul 18
clôture
25/04
40,69
46,28
clôture
clôture
26/04
50,55
56,21
53,42
54,35
25/04
50,55
56,21
53,42
54,35
vol
364004
192492
vol
produiTs péTroLiErs
sucrE
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
625,5
london daily price:
413,5
386,5
406
379,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
84,35
84,51
448,5
416,5
85,85
85,17
442,5
410,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
JuiN 18
Juil. 18
sePt. 18
déc. 19
Mars 10
clôture
clôture
26/04
67,85
67,73
67,55
58,75
57,9
25/04
68,05
67,93
66,98
59,1
57,9
clôture
26/04
2,83
2,86
2,87
25/04
2,81
2,85
2,86
vol
clôture
vol
10710
252
3
26/04
10,84
11,12
11,23
11,56
12,72
25/04
10,9
0
11,15
11,47
12,58
Mai 18
JuiN 18
Juil. 18
oct. 18
Mars 19
26/04
Mai 2018 20,68
JuiN 2018 20,59
Juil 2018 20,47
clôture
26/04
25/04
Mai 18
1830
1810
Juil. 18
1874
1860
sePt. 18
1914
1894
déc. 18
1904
1892
Mars 19 1870
1872
new york (eN $ Par toNNe)
vol
3544
18873
15381
13381
5777
25/04
84,52
83,83
78,8
26/04
2811
2798
2764
2684
2684
25/04
2875
2869
2847
2790
2790
vol
2
17504
17547
2376
2376
vol
26/04
25/04
Mai 18
1736
1722
3326
Juil. 18
1769
1765
7332
Nov. 18
1757
1740
1961
JaNv. 19 1759
1750
918
Mars 19 1761
1760
64
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
1
12322
3174
Mai 18
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
26/04
117,6
121,5
125
128,5
25/04
116
121,1
124,6
128,15
vol
47
2786
1577
664
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
26/04
556,2
545,4
530
25/04
556,1
545,6
530
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
26/04
25/04
Mai 18
12,99
13,1
Juil. 18
13,2
13,22
sePt. 18
12,25
12,3
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
vol
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
26/04
25/04
112,45
115,7
vol
112.45
735
979
108
settleMeNt settleMeNt
vol
223
408
1
settleMeNt settleMeNt
26/04
141,05
144
147
vol
25/04
142,5
144,75
148,5
174
veau vivaNt - bresil - brl :
141.55
le 25/04//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.21925
le 25/04//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.3985
le 25/04//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.6855
le 25/04//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
indicEs
rJ crb
jus d’orangE
Bois
543
258
106
48194
96693
15075
BETaiLs
clôture
vol
settleMeNt settleMeNt
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
57
4
14
26/04
25/04
Mai 18
386
385,5
Juil. 18
395,5
395
sePt. 18
402,5
402
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
vol
25/04
20,53
20,47
20,27
settleMeNt settleMeNt
Mai 18
sePt. 18
déc. 18
Mai 19
Mai 19
settleMeNt settleMeNt
Mai 18
Juil. 18
Nov. 18
new york (cont. n°2 - cents par lb)
Mai 18
Juil. 18
sePt. 18
clôture
vol
26/04
25/04
JuiN 18
162,5
163
aout 18 168,75
168,5
Nov. 18
168,5
168,75
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
caFé
coTon
26/04
85
83,94
78,92
68816
16936
7355
settleMeNt settleMeNt
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 112.54
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
iNdice cotlook a : 90,7, le 26/04//18
Mai 18
Juil. 18
Déc. 18
34989
vol
26/04
25/04
Mai 18
479,5
486,25
sePt. 18
507,63
515,25
déc. 18
542
538,25
mais à paris (eN euros Par toNNe)
vol
25/04
19,41
settleMeNt settleMeNt
vol
vol
settleMeNt settleMeNt
26/04
25/04
Mai 18
166
165,5
22777
sePt. 18
169,75
169,25
19185
déc. 18
172,75
172,5
9571
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
26/04
25/04
Mai 18
222
222
Juil. 18
230,5
228,5
sePt. 18
231
231
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
powernext gas futures
26/04
25/04
Mai 18
654,5
648
57823
JuiN 18
649,25
643,5
113983
Juil. 18
645,25
640,5
69661
Nov. 18
637,5
633,5
6384
Fév. 19
628,75
625,75
1752
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
clôture
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
26/04
Nord da 19,62
26/04
25/04
Jour
74,37
74
Juil. 18
73,54
73,23
211212
aout 18 72,99
72,72
81317
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
vol
25/04
21,3
21,75
21,85
gaz naTurEL
JuiN 18
Juil. 18
aout 18
vol
5321
2519
1037
531
233
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 24/04/
Prix indicatif : 2745,07
londres (eN £ Par toNNe)
settleMeNt settleMeNt
26/04
21,3
21,75
21,85
clôture
cacao
uranium nymex (en $ par lb)
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
26/04
25/04
aout 18 316,6
313
oct. 18
315,7
311,8
déc. 18
322,8
318,6
Mars 19 330,7
326,9
Mai 19
336,4
334,1
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uraniuM
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
clôture
25/04
12,73
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
clôture
26/04
13,39
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
londres (eN dollars Par toNNe)
621
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
sPot
céréaLEs
11,51 cts/lb
26/04
25/04
204,78
204,95
reuters coM. 2280,99
2291,75
Moodys coM. 6137,44
6137,44
or iNdustriel 35179
35164
lMex
3351,8
3352,3
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 37
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
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code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
338,8 26/04
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606,5 26/04
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549,18 26/04
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
246,65 26/04
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
367,56 26/04
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
LU0168449691 Pictet-greater china
588,7
LU0188501257 Pictet-health
248,63 26/04
559,58 26/04
LU0070964530 Pictet-indian eq.
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
107,32 25/04
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110,53 25/04
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
189,94 25/04
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100,79 25/04
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454,88 25/04
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101,76 25/04
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
132,43 25/04
LU0851564897 euroPean equity (eur)
169,31 25/04
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15939,79 26/04
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
122,47 20/04
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
99,64 25/04
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154,25 26/04
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
154,18 20/04
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150,09 25/04
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129,65 26/04
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301,42 25/04
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677,67 26/04
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54,75 26/04
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
147,86 25/04
90,24 26/04
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230,99 26/04
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282,29 26/04
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1227,96 26/04
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139,87 25/04
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
171,42 26/04
LU0104884860 Pictet-Water
282,92 26/04
LU0280430660 Pictet-clean energy
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
26/04
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
code isin
classification
classification
sicav//fcp
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
VIVENDI
Michèle Reiser
est nommée membre du conseil
de surveillance pour une durée
de quatre années.
2002, il travaille, entre 2005
et 2009, chez Elior en tant que chef
des ventes grands comptes, puis
directeur des ventes. De 2012 à 2015,
il est directeur commercial chez
Facilicom, puis Samsic Groupe.
VOLKSWAGEN
Michèle Reiser, 68 ans, philosophe
de formation, est réalisatrice, productrice et auteure de films de télévision. A partir de 1988, elle a dirigé
les Films du Pharaon, qu’elle a
fondé. En 2005, elle devient membre du CSA, fonction exercée durant
un mandat de six ans. En 2013, elle
crée la société de conseil MRC.
HERTZ
Bruno Diss
prend la direction commerciale
de Hertz France.
Bruno Diss, 40 ans, est titulaire
d’une maîtrise science et technique
de gestion de l’EM Strasbourg Business School et d’un DESS stratégie
de gestion des entreprises de l’IAE
de Strasbourg. Responsable du
développement chez Eurest en
Julien Bessière
devient directeur des ventes de
Volkswagen Véhicules Utilitaires.
Julien Bessière, 43 ans, diplômé de
l’Institut supérieur du commerce
automobile, débute chez Volkswagen Group France en 1999. D’abord
au sein de la marque Seat, il est
nommé chef du service ventes aux
entreprises, véhicules d’occasion,
distribution et approvisionnement
pour Skoda en 2006, puis responsable régions au siège de Seat à Barcelone en 2008. En 2009, il retrouve
Volkswagen Group France comme
chef du service prévisions et études,
avant de devenir, en 2012, directeur
régional Audi France. Depuis 2016, il
était chef du département commerce
véhicules d’occasion pour l’ensemble
des marques du groupe en France.
CITEO
Séverine Lèbre-Badré
sera directrice de la
communication de Citeo,
dès le mois de mai.
Séverine Lèbre-Badré, 49 ans,
diplômée de l’IEP de Paris et de
l’EHESS, a commencé sa carrière
chez Euro RSCG. Durant son parcours, elle a notamment assumé
les fonctions de directrice de la
communication commerciale
d’EDF, puis de vice-présidente
communication, affaires publiques et développement durable
d’Alcatel-Lucent. Depuis 2016,
elle était directrice de la communication du groupe SFR.
SIACI SAINT HONORÉ
Edouard Marron
est nommé directeur adjoint
de la direction construction
et énergie.
Edouard Marron, 48 ans,
diplômé de l’ESTB, débute sa carrière à la Société Générale de
Courtage d’Assurance. En 2000, il
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
rejoint Verspieren pour créer une
équipe construction internationale avant d’intégrer, en 2003,
Willis Towers Watson (à Londres) pour exercer des fonctions
de développement et de coordination au sein de global construction services. Il poursuit sa carrière, à Londres, en tant que
directeur de la construction
auprès des courtiers EdBroking
et Bishopsgate.
FÉDÉRATIONS
FÉDÉRATION DES ASCENSEURS
Guillaume Fournier Favre
est élu président.
G u i l l a u m e Fo u r n i e r F a v r e ,
46 ans, diplômé de l’ENPC et de
l’Insead, est directeur général de
Koné France. Débutant chez PricewaterhouseCoopers, il réalise
une partie de sa carrière dans le
secteur énergétique à des postes
de direction générale chez Johnson Controls et Carrier. C’est en
2013 qu’il rejoint Koné France en
tant que directeur des opérations
province avant de prendre la
direction des opérations Ile-deFrance et de l’activité équipements neufs.
FIEEC
Benoît Lavigne
devient délégué général
de la Fédération des industries
électriques, électroniques
et de communication (Fieec).
Benoît Lavigne, 41 ans, est titulaire d’un troisième cycle en communication politique à la Sorbonne. Il a travaillé durant plus
de dix ans dans le secteur du
numérique et des nouvelles technologies. En 2008, il rejoint le
Medef pour prendre en charge les
sujets liés au développement de
l’économie numérique puis les
industries du génie numérique,
énergétique et sécuritaire (Ignes)
dont il prend les rênes dès 2013.
, Envoyez vos nominations à
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
Téléchargez sur :
carnetlesechos@nomination.fr
ILS SONT NÉS
UN 27 AVRIL
Anouk Aimée, actrice, 86 ans.
Daniel Cathiard, ex-champion
de ski, gérant du domaine
Château Smith Haut Lafitte,
74 ans.
Didier Daeninckx, écrivain,
69 ans.
Michel Delebarre, ex-ministre,
sénateur du Nord, 72 ans.
Xavier Durand, directeur
général de Coface, 54 ans.
Lou de Laâge, comédienne,
28 ans.
Vladimir Fédorovski, écrivain,
68 ans.
David Guiraud, président
du conseil de surveillance
de « Ouest France », 63 ans.
Noëlle Lenoir, avocate,
ancienne ministre, 70 ans.
Ari Vatanen, ancien pilote
de rallye, ex-député européen,
66 ans.
Guy Verrecchia, président
de l’Union Générale
Cinématographique, 77 ans.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
crible
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
« Les Echos »
+ L’INVITÉ
DES « ÉCHOS »
Yan Hascoet
PDG de Chauffeur-Privé
CHAUFFEURS VTC Avec l’entrée en application, au 1er janvier 2018, de la loi Grandguillaume, des milliers de chauffeurs VTC avec le statut LOTI ont dû, afin de poursuivre
leur activité, passer un concours pour obtenir le statut VTC.
« Les chiffres sont parus cette semaine : en 2017, il y a
12.000 chauffeurs qui ont fait la procédure – c’est-à-dire (qu’ils
ont passé) un examen théorique – qui est ubuesque, absurde,
incompréhensible, opaque , et ensuite (en cas de réussite) un
examen pratique. Savez-vous combien de chauffeurs ont obtenu leur carte de VTC après cette procédure ? Environ 14 %,
soit moins de 2.000 chauffeurs. C’est-à-dire que sur les
12.000 chauffeurs, 10.000 chauffeurs se sont retrouvés sans
emploi », dénonce Yan Hascoet.
LOI GRANDGUILLAUME « Nous ne comprenons pas pourquoi cette loi absurde est venue mettre un coup de pied dans
cette industrie qui fonctionnait extrêmement bien, qui répondait à un besoin, et qui crée des emplois. »
PÉNURIE Questionné sur la crainte de pénurie de chauffeurs, Yan Hascoet répond : « Absolument, c’est manifeste.
Historiquement, nous servions plus de 99 % de la demande.
[…] Depuis la nouvelle loi, nous sommes passés à des taux de
satisfaction de la demande de 90 % à 95 %. C’est extrêmement
élevé, mais nous avons quasiment décuplé le pourcentage de
cas où nous n’arrivons pas à satisfaire la demande. »
Interview réalisée par Olivier Harmant
Cool malgré lui
Facebook retrouve les faveurs de Wall Street,
qui en avait bien besoin.
L’obole du fils prodigue
« Mon but n’a jamais été de rendre Facebook cool. Je ne suis pas une personne cool ». Certains ex- utilisateurs se sont peut-être laissés convaincre
par l’aveu de Mark Zuckerberg, mais Wall Street pense le contraire après
la publication d’un résultat meilleur que prévu au premier trimestre. Il
procure la diversion qu’Alphabet n’avait pas pu lui fournir, en lui servant
des comptes tellement robustes que la perspective d’un alourdissement
du fardeau des investissements n’arrive même pas à gâcher la fête. Le rebond de l’action mardi en séance (presque +10 %) a effacé la claque prise à
la mi-mars (presque - 7 %), après le rebondissement de l’affaire Cambridge Analytica. Berkshire Hathaway a dû céder sa cinquième place des capitalisations boursières, mais le Sage de Omaha Warren Buffett aurait
mauvaise grâce de se plaindre de voir le « Big Board » retrouver des couleurs. Certains analystes se sont mis en tête que les gros investissements à
venir ne feraient que conforter la résistance de la plate-forme sur la sellette au Congrès, régulation ou pas. La valorisation plus élevée que la
moyenne (environ 23 fois le bénéfice prévisionnel) ne l’est plus une fois
corrigée de la croissance espérée et des barrières à l’entrée. Les cassandres se permettront toutefois de remarquer que la dépendance de la
bourse américaine à la tech ne s’en trouvera pas diminuée, pas plus que
l’incitation du « social network » à améliorer sa gouvernance ne s’en trouvera pas augmentée.
Deutsche Bank redécouvre l’Europe,
qui n’a rien d’un eldorado bancaire.
« Il était perdu et le voilà retrouvé. » Tel le fils prodigue de la parabole, Deutsche Bank revient vers son continent d’origine en faisant amende honorable.
A force de chercher à accompagner ses grands clients aux quatre coins du
monde, le premier groupe bancaire allemand avait fini par les perdre de
vue, trop occupé à rivaliser avec les « cadors » américains de la banque d’investissement. L’ex-pilier historique du capitalisme rhénan était assez riche
pour passer la crise bancaire de 2007-2008 mais pas assez efficace pour
compenser le fardeau des nouvelles réglementations et des litiges qui se
sont accumulés par la suite. Plus que Barclays, ce sont les banques universelles de la zone euro qui lui serviront de benchmark, à commencer par BNP
Paribas. Le nouveau patron, Christian Sewing, se garde toutefois de promettre monts et merveilles chiffrés. Il espère surtout diminuer son profil de risque et abaisser le coût du capital. Le reste de la tribu bancaire européenne
aurait de quoi faire la grimace à la vue de cette reconversion forcée, car les
marges sont bien plus faibles de ce côté-ci de l’Atlantique, et surtout en Allemagne. Elle devra surtout se réjouir de voir un géant trop dépensier essayer
de se passer de l’obole régulière de ses actionnaires. Ses derniers montraient
des signes de lassitude, ce qui aurait pu finir par nuire à toute la famille.
a L’intégralité de l’émission sur lesechos. fr/invitedesechos
EN VUE
LES ENTREPRISES CITÉES
AccorHotels 19
Airbus Defence and
Space 21
AXA 15
BNP Paribas 31, 32
BPCE 30
Canal+ 22
Candia 18
Cap Gemini 33
Carrefour 33
Courbet 19
Criteo 15
Danone 15
Dassault 21
Deutsche Bank 31
Deutsche Grammophon 22
Dongfeng 20
EBP 27
Euro Cargo Rail 16
Facebook 23
Ford 20
France Télévisions 22
Fret SNCF 16
Gendreau 27
Glencore 32
Goldilocks Investment 32
Guardian News & Media 23
Insa Toulouse 27
Ipsen 33
Jaguar Land Rover 20
KMW 21
Lagardère 23
Leonardo 21
Mondial Relay 27
Mövenpick 19
Nexter 21
Nintendo 24
Nissan 20
Noble Group 32
Orange 33
PSA 20
RAI 22
Revolut 31
RWE 31
Safran 33
Sefam 27
SNCF 16
Sodiaal 18
Technicolor 33
Total 33
Trafigura 32
Universal Music 22
Vivendi 22
Xiaomi 24
ZDF 22
AVIS FINANCIERS
Aurea 25
Eurazeo 19
JC Decaux 31
Lectra 25
Robertet 23
Unibail 31
Valeo 17
Les Echos est une publication du
PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH)
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Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
10, boulevard de Grenelle, CS10817, 75738 Paris Cedex 15 Tél. : 01 87 39 70 00.
www.lessechos.fr
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Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori,
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David Barroux (Entreprises)
Sylvie Ramadier (Le Crible)
Laura Berny (Enquêtes)
LES ECHOS EXECUTIVES
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Laurent Guez
et opérations spéciales)
RÉDACTRICE EN CHEF Muriel Jasor
Etienne Lefebvre (France et International)
LES ECHOS WEEK-END
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Guillaume Maujean (Finance-Marchés)
RÉDACTEURS EN CHEF Gilles Denis,
Pascal Pogam (Information
Karl de Meyer et Lucie Robequain
et transformation digitale)
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SÉRIE LIMITÉE
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RÉDACTRICE EN CHEF Frédérique Dedet
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Tél. : 01 70 37 61 36. Fax : 01 55 56 70 38 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 26 AVRIL 2018 : 90.613 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
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est interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
Ce numéro comporte un 3e cahier de 8 pages « Les Echos Patrimoine »
Gérard Miller
e Gérard Miller, c’est lui-même
qui parle le mieux : « J’ai longtemps préféré les clowns aux
pontes. Je suis proche du cirque », avouet-il à « L’Opinion ». Miller est en effet très
proche du pitre. Si l’on reparle ces
temps-ci de ce psy cathodique, soixante-neuf ans, c’est parce qu’il s’est illustré
dans un des plus beaux naufrages
médiatiques du moment. L’ex-abonné
des émissions de Drucker et Ruquier est
un des créateurs du Média, l’organe
mélenchoniste dont les plus fervents
soutiens furent obligés de convenir que
celui-ci était à l’information ce que
François Hollande est à la littérature.
« Je préfère être aux côtés de ceux qui sont
dans la rue », dit Miller à « Libé ». Quand
il n’est pas sur les pistes, bien sûr. C’est en
effet d’un palace de Val d’Isère que
« l’insoumis » tenta de calmer les
remous déclenchés par le licenciement
D
de la rédactrice en chef du Média. Sa
brutalité sembla inspirée de « l’horreur
capitaliste » telle que la décrivent ces
messieurs à longueur de tracts. « Le
Point » l’affubla aussitôt d’un surnom :
« Le sniper de Val d’Isère ». Le skieur a
définitivement dérapé sur « l’affaire »
du « comateux » à l’occasion de l’évacuation de Tolbiac inventé par de faux
témoins. Ils furent naturellement
relayés par le Média bien plus rapidement que les exactions du Vénézuélien
Maduro. Miller s’excuse ? Pas du
tout. Le docteur « J’abuse » persiste
dans l’arrogance : « J’ai déjà eu l’occasion d’écouter des victimes de brutalités
policières. Quand l’émotion les submerge,
ils peuvent traduire le traumatisme subi
de façon inexacte. » Si comme Miller
l’explique à « Libé » « la pensée dominante des journalistes est profondément
conne », alors, elle a trouvé son maître. n
CHAQUE MOIS,
CONNAISSANCE
DES ARTS
FAIT DE VOUS
UN EXPERT
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
VENDREDI 27 ET SAMEDI 28 AVRIL 2018 // SUPPLÉMENT GRATUIT AU NUMÉRO 22686 | ISSN 0.153.4831 | NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENTPATRIMOINE.LESECHOS.FR/
PATRIMOINE
SPÉCIAL IMPÔT
Innovations Tout ce qui change en 2018 // P. 2 | Calculs Faut-il rattacher ses enfants ? // P. 3 | Placements Le millefeuille fiscal des contrats d’assurance-vie // P. 4 | Produits de placement Les dividendes sont imposés en deux
temps // P. 5 | Plus-values Taxe forfaitaire sur les plus-values immobilières // P. 6 | Impôt sur la fortune Qui doit payer
l’impôt sur la fortune immobilière ? // P. 7 | Stratégie Dons ou investissements, quelles réductions d’impôt ? // P. 8 |
IMPÔT SUR LE REVENU
IMPÔT SUR LA FORTUNE IMMOBILIÈRE
Shutterstock
Tout ce qu’il faut
savoir pour votre
déclaration 2018
avec
Avant le
grand saut
L’ÉDITORIAL
DE
Marie-Christine
Sonkin
ontrairement à ce
qu’espèrent nombre
de contribuables, la
déclaration 2018 ne sera pas
la dernière. Le prélèvement à la
source, reporté à janvier 2019,
est une réforme du mode de
recouvrement de l’impôt. Il ne
nous permettra pas de brûler
l’étape « déclaration ». Sur
le fond, rien n’a changé. D’où
la difficulté d’adapter un mode
de prélèvement a priori simple
à une fiscalité complexe. Illustration des délices de l’impôt à
la française : l’augmentation
de la CSG concerne certains
revenus perçus en 2017 alors
que d’autres ne seront frappés
qu’à partir de 2018. Une logique
contestable.
Ce sont aussi les revenus
de 2018 qui bénéficieront
de la réforme de la « flat tax »,
dans le détail un prélèvement
de 12,8 % au titre de l’impôt
sur le revenu, auquel s’ajoutent
17,2 % de prélèvements sociaux.
Cette innovation va plutôt dans
le sens de la simplification.
Mais l’effet est très relatif,
puisque l’ancien système
d’imposition au barème
progressif de l’impôt restera
applicable dans la plupart des
cas… Le contribuable étant
censé effectuer lui-même
le choix le plus intéressant.
La grande nouveauté de la
déclaration 2018, c’est l’impôt
sur la fortune immobilière
qui se substitue à l’ISF. Les
contribuables concernés
constateront dans leur très
grande majorité un allégement
d’impôt substantiel. En revanche, le principe consistant à
aller chercher les actifs immobiliers, même détenus indirectement dans des sociétés ou
encore dans les produits de
placement, ne va pas faciliter
la tâche des redevables.
La télédéclaration, adoptée
par la plupart des contribuables, donne à notre impôt
un emballage conforme à la
modernité. La structure de
l’impôt reste quant à elle enkystée dans la tradition : un impôt
brut très élevé, corrigé par
de nombreuses niches fiscales
aussi indispensables pour
le contribuable que pour l’Etat.
Pour le premier, c’est le ballon
d’oxygène qui lui permet
de supporter la facture, pour le
second, c’est le moyen d’orienter l’épargne vers les secteurs
qu’il estime devoir soutenir
sans en avoir les moyens.
Notre dossier spécial
déclaration 2018 donne l’éclairage nécessaire pour résoudre
les principales difficultés de la
fiscalité des revenus et du patrimoine. Et pour encore plus de
détails et d’explications, rendezvous sur le site lesechos. fr/
patrimoine. n
C
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
02 // PATRIMOINE
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
INNOVATIONS // Beaucoup de réformes fiscales ont été annoncées et ont fait l’objet
de commentaires. Mais quelles sont celles applicables aux revenus de 2017 ? Revue de détail.
Tout ce qui change en 2018
Marie-Christine Sonkin
@mcsonkin
rélèvement forfaitaire unique, augmentation de la
C S G , p r é l è ve m e n t à l a
source, impôt sur la fortune immobilière… La loi de finances pour
2018 et la loi de finances rectificative
pour 2017 ont instauré de nombreuses nouveautés. « Attention, toutes
ces mesures ne s’appliquent pas aux
revenus perçus en 2017, souligne
Anne-Sophie Sarrazin, juriste au
cabinet Fidal. Par exemple, le
prélèvement forfaitaire unique (PFU
ou flat tax) de 30 % est applicable aux
impositions dont le fait générateur
intervient à compter du 1er janvier
2018. La flat tax ne s’appliquera donc
pas aux cessions de valeurs mobilières réalisées en 2017 ou aux dividendes et intérêts perçus en 2017 », explique-t-elle. Ainsi, la date d’entrée en
vigueur de la hausse de la CSG de
1,7 % portant les prélèvements
sociaux à 17,2 % varie selon le type
de revenu perçu. Cette hausse des
prélèvements sociaux s’appliquera,
pour les dividendes, intérêts et plusvalues immobilières, sur les revenus constatés à partir du 1er janvier
2018. L’imposition des revenus 2017
connaîtra moins de nouveautés.
Quels sont les principaux changements ?
P
•DEAUGMENTATION
LA CSG
L’augmentation de la CSG de 1,7 %
portant les prélèvements sociaux à
17,2 % s’appliquera sur les revenus
perçus à compter du 1er janvier 2017
sur les revenus fonciers, les plus-values mobilières et les gains d’acquisition d’actions gratuites. Corrélativement, la fraction déductible de la
CSG de l’assiette de l’impôt sur le
revenu est portée à 6,8 %.
•
L’AIDE LIÉE AUX SERVICES
À LA PERSONNE DEVIENT
UN CRÉDIT D’IMPÔT
A compter du 1er janvier 2017, l’aide
fiscale octroyée aux contribuables
qui supportent des dépenses pour
les services à la personne prend la
forme d’un crédit d’impôt, même
pour les retraités. Le crédit d’impôt
s’élève à 50 % des dépenses supportées au cours de l’année 2017, dans
la limite de certains plafonds. Si le
montant du crédit d’impôt est supérieur au montant de l’impôt brut,
l’excédent sera restitué au contribuable.
Jusqu’en 2016, le crédit d’impôt
était réservé aux personnes exerçant une activité professionnelle ou
inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi. Les autres personnes, notamment les retraités, bénéficiaient d’une réduction d’impôt
qui ne pouvait faire l’objet d’aucun
remboursement en cas d’excédent.
REVENUS DE LA LOCA•TIONLESMEUBLÉE
OCCASIONNELLE RELÈVENT DES BIC
Auparavant, les revenus retirés de
la location meublée exercée à titre
occasionnel étaient imposables
dans la catégorie des revenus fonciers tandis que ceux retirés de la
location exercée à titre habituel
étaient imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.
A compter des revenus perçus en
2017, la qualification des revenus
tirés de la location meublée ne diffère plus selon le caractère habituel
ou occasionnel de la location. Toute
personne qui loue des locaux
d’habitation meublés exerce une
activité relevant des bénéfices
industriels et commerciaux.
Seuls les revenus tirés de la location nue demeurent imposables
dans la catégorie des revenus fonciers. A noter : la distinction entre
les loueurs professionnels et non
professionnels subsiste.
DU COMPTE
•PMECRÉATION
INNOVATION (CPI)
Le compte PME innovation (CPI)
vise à inciter les dirigeants et business angels à réinvestir leur plusvalue de cession des titres de leur
société dans les jeunes et nouvelles
entreprises innovantes. Il est
réservé aux contribuables fiscalement domiciliés en France, dans la
limite d’un compte par titulaire.
Le CPI pouvait être ouvert dès le
1er janvier 2017. Les entrepreneurs
voulant céder leur entreprise ont pu
dès cette date se faire ouvrir un tel
compte et déposer les titres qu’ils
envisagent de céder sur le compte
titres. Un report d’imposition (au
lieu d’une imposition immédiate)
Avec votre don IFI
Soutenez la Fondation FSJU
Grâce à votre don IFI, la Fondation
FSJU sous l’égide de la Fondation du
Judaïsme Français, reconnue d’utilité
publique, soutient des actions sociales
et éducatives.
Les grandes missions pour 2018
• Lutter contre la précarité et soutenir les
familles, les enfants, les personnes âgées ou en
situation d’isolement, de façon pérenne.
• Favoriser l’éducation et la transmission
en finançant des programmes pour l’enfance
défavorisée et la jeunesse.
• Faire rayonner une culture juive, ouverte
sur la Cité, en valorisant son caractère
universel.
Votre don à la Fondation FSJU est
déductible à 75% de l’Impôt sur la
Fortune Immobilière.
Pour une information
en toute confidentialité
Fondation FSJU – Esther Fargeon
01 42 17 11 38 ou e.fargeon@aujf.org
sous l’égide de la Fondation du Judaïsme Français
est institué en matière d’impôt sur
le revenu : les plus-values ou moinsvalues réalisées dans le compte font
l’objet d’une imposition globale au
moment de la sortie des actifs du
CPI. Le réinvestissement doit être
réalisé dans les deux années suivant la cession. Les prélèvements
sociaux sont dus, en revanche, au
titre de l’année des plus-values.
DES RÉDUCTIONS
•D’IMPÔT
PROROGÉES
– Le dispositif Pinel est prorogé jusqu’au 31 décembre 2021. Toutefois,
le dispositif est recentré sur certaines zones où les tensions entre
l’offre et la demande de logements
sont les plus fortes et les zones de
reconstruction de sites de défense.
– Le dispositif « Censi-Bouvard » ou LMNP est prorogé jusqu’au 31 décembre 2018. Cette
réduction d’impôt profite aux personnes physiques qui acquièrent
un logement en vue de sa location
meublée dans des résidences
accueillant des personnes âgées,
dépendantes ou handicapées, ainsi
que dans des résidences pour étudiants avec services.
– Le c r é d i t d ’ i m p ô t sur le
revenu afférent aux dépenses en
faveur de la transition énergétique
(Cite) réalisées dans l’habitation
principale est prorogé jusqu’au
31 décembre 2018.
A noter : le Cite est, depuis les
offres de prêt émises à compter du
1er mars 2016, cumulable avec l’écoprêt à taux zéro (éco-PTZ), sans
condition de ressources.
Par ailleurs, certaines dépenses
réalisées après le 1er janvier 2018 ne
seront plus éligibles, comme l’installation de volets isolants, les changements de fenêtres ou de portes
d’entrée donnant vers l’extérieur.
UNE NOUVELLE
•RÉDUCTION
D’IMPÔT
Un nouveau dispositif est mis en
place pour la réhabilitation des résidences de tourisme. Cette mesure
s’applique sur les travaux votés en
assemblée des copropriétaires
e n t r e l e 1 e r j a nv i e r 2 0 1 7 e t l e
31 décembre 2019. n
CSG déductible
L’augmentation de la CSG
déductible s’appliquera à
compter de l’imposition des
revenus 2018 pour ceux qui
auront subi la hausse de la
CSG dès 2017.
Attention, 2018 est l’année
de transition avant la mise
en place du prélèvement à
la source. Afin d’éviter une
double imposition, il est
prévu une annulation totale
ou partielle de l’impôt 2018
par un crédit d’impôt modernisation du recouvrement
(CIMR). Mais les charges
déductibles du revenu global
dont fait partie la CSG n’ont
aucun impact sur la détermination du CIMR. Dès lors, la
CSG acquittée en 2018 sur les
revenus 2017 sera sans effet
si le contribuable ne réalise
pas de revenus exceptionnels
en 2018 (plus-values immobilières, dividendes, intérêts).
Quel taux choisir
pour le prélèvement à la source
Le prélèvement à la source
ne s’appliquera qu’en janvier
2019. Mais dans votre
déclaration 2018, vous
pouvez déjà vous prononcer
sur le taux qui vous sera
appliqué. Comment choisir ?
Vous êtes en train de remplir
votre déclaration en ligne ? A la fin
de cet exercice, vous connaîtrez ce
que l’administration appelle votre
taux « personnalisé » pour 2019.
C’est le pourcentage qui sera retenu
sur votre salaire net à compter de
janvier 2019 au titre de l’impôt sur le
revenu. Pour les revenus des indépendants, les revenus fonciers, les
pensions alimentaires, les rentes
viagères imposables, c’est ce même
taux qui sera appliqué.
La différence est qu’ici, il s’agira
d’un acompte contemporain prélevé par l’administration fiscale sur
votre compte bancaire alors que, s’il
s’agit d’un salaire, c’est le « tiers collecteur » (l’entreprise, la caisse de
retraite ou la caisse d’allocation) qui
versera l’argent à l’Etat.
Plusieurs options s’offrent au
contribuable. Vous pouvez indiquer
vos préférences après avoir signé
votre déclaration en ligne. Vous
pouvez aussi le faire plus tard (jusqu’au 15 septembre 2018) en utilisant
le service « Gérer mon prélèvement » dans votre espace particulier. Trois options s’offrent au contri-
buable. Elles présentent chacune
des avantages et des inconvénients.
Le taux « personnalisé »
C’est le taux qui vous est communiqué par le fisc à la fin de votre déclaration. Si vous décidez de conserver
ce taux, vous n’avez aucune démarche à accomplir. Son application
peut parfois présenter des inconvénients pour un foyer fiscal quand,
par exemple, les salaires des
conjoints offrent de grandes disparités. Imaginons un couple dont le
revenu mensuel est de 10.000 euros
et dont l’un gagne 8.000 euros alors
que l’autre gagne 2.000 euros. Si le
même taux est appliqué aux deux,
celui dont le salaire est le plus faible
verra ses revenus nets considérablement réduits.
Le taux « individualisé »
Pour éviter cet écueil, vous pouvez
avoir intérêt à opter pour ce que
l’administration appelle l’« individualisation » du taux. Les taux individualisés permettront de prélever
le même montant. Il s’agit d’une
simple répartition différente du
paiement de l’impôt entre les
conjoints. Elle n’aura pas d’incidence sur le montant total d’impôt
qui est dû par le couple.
Le taux « neutre »
Pour des raisons qui vous sont propres, vous pouvez aussi souhaiter
que votre employeur n’ait pas
connaissance de votre taux d’imposition personnalisé. Dans ce cas,
vous pourrez opter pour l’application d’un taux « neutre ». Il sera calculé sur la base du montant de la
rémunération versée par
l’employeur. Ce taux neutre sera
également appliqué si l’administration fiscale n’est pas en mesure de
communiquer un taux au collecteur, par exemple, en cas de début
d’activité ainsi qu’aux personnes
encore à la charge de leurs parents,
afin qu’elles ne subissent pas un
prélèvement excessif. Ce taux, proche du barème d’un célibataire sans
enfant et ne percevant pas d’autre
revenu, peut dans certains cas
conduire à des prélèvements plus
importants qu’en choisissant le
taux personnalisé.
En revanche, si l’application du
taux neutre conduit à un prélèvement moins important, par exemple du fait de la présence de revenus
du patrimoine, le contribuable
devra régler directement la différence au Trésor public. — M.-C. S.
4
À NOTER
A la fin de votre déclaration,
vous pourrez aussi opter pour
des acomptes trimestriels et
non mensuels pour vos revenus
fonciers BIC, BNC et BA.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PATRIMOINE // 03
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
CALCULS // Devez-vous cette année prendre la décision de détacher un enfant de votre foyer fiscal ?
Ce qu’il faut savoir pour prendre la bonne décision.
Faut-il rattacher ses enfants ?
otre enfant est majeur ? Ses
revenus de 2017 doivent
en principe être imposés séparément et il doit personnellement déclarer ses revenus.
Mais vous pouvez le compter à
charge, sous certaines conditions.
Par exemple, s’il est célibataire et
a, au 1er janvier 2017, moins de 21 ans
(ou 25 ans s’il poursuit des études).
La décision de rattacher ou non son
enfant à son foyer fiscal doit être
prise au cas par cas. Il faut effectuer
des simulations pour trouver la
situation la plus avantageuse.
V
Les avantages
Lorsque l’enfant (sans revenu ou
disposant de revenus modestes)
procure une demi-part de quotient
aux parents et qu’il permet d’améliorer certaines réductions ou crédits d’impôt liés au nombre de
personnes à charge (frais de scolarité, par exemple), la solution du
rattachement peut s’avérer plus
intéressante.
Elle a dit
« Attention, le détachement peut avoir
des conséquences
négatives en
matière de taxe
d’habitation. »
JOHANNA FLAMENT
Avocate chez Fidal
Photo Philippe Besnard/Fidal
Les inconvénients
Lorsqu’un enfant majeur tire un
revenu de son propre travail ou
d’une fortune indépendante, il peut
être alors intéressant de demander
une imposition distincte de celle de
ses parents. Ce choix peut permettre de limiter l’imposition des
parents, surtout si les revenus
sont faiblement imposables du côté
de l’enfant, alors qu’ils supporteraient une tranche marginale
d’imposition élevée s’ils viennent
s’a jouter a u revenu du foye r
familial.
De plus, si les parents versent à
leur enfant majeur une pension alimentaire, ils peuvent déduire cette
dernière dans la limite de
5.795 euros, ou sans justificatifs, de
3.445 euros (voir tableau ci-contre).
Des sommes qui deviennent alors
imposables du côté du bénéficiaire.
« Attention, si l’imposition distincte
des parents peut être favorable en
matière d’impôt sur le revenu, elle
peut avoir des conséquences négatives
pour la détermination de la base
imposable en matière notamment de
taxe d’habitation », met en garde
Johanna Flament, avocate chez
Fidal. n
Si les 18 ans sont atteints en cours d’année
Si votre enfant atteint 18 ans au cours
de l’année d’imposition, vous pouvez :
– soit continuer à compter votre enfant
à charge, en bénéficiant de la majoration
du quotient familial pour l’année entière :
vous incluez alors dans votre déclaration
les revenus perçus par votre enfant du
1er janvier à la date de sa majorité. Votre
enfant doit souscrire une déclaration sur
laquelle il indique les revenus perçus dela
date de sa majorité au 31 décembre ;
– soit renoncer à prendre en compte votre
enfant dans votre quotient familial en
indiquant sur votre déclaration que votre
enfant n’est plus à votre charge. Vous pouvez alors déduire de votre revenu imposable le montant des dépenses correspondant à une pension alimentaire (pour les
dépenses intervenues après la majorité de
l’enfant). Vous perdez alors le bénéfice de
la majoration du quotient familial pour
l’année entière.
Tout ce que vous pouvez déduire
Pour réduire la facture
fiscale, l’un des moyens les
plus efficaces est de réduire
la base imposable. Autrement dit, d’utiliser toutes
les possibilités de déduction
de votre revenu global.
Si certaines dépenses sont spécifiquement déductibles des revenus
catégoriels (revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers...),
d’autres sont directement déduites
du revenu global. Il s’agit de frais
supportés par le contribuable ou
encore de dépenses d’investissements ou de placements, mais aussi
de certaines contributions sociales.
Ce levier de défiscalisation sera
d’autant plus important que votre
tranche marginale d’imposition est
élevée. Récapitulatif de tout ce que
vous pouvez enlever de votre revenu
pour faire baisser la facture fiscale.
1 PENSIONS
ALIMENTAIRES
Concernant les pensions alimentaires versées à des ascendants ou
descendants : pour être déductibles
elles doivent être versées en application d’une obligation alimentaire
civile, lorsque le bénéficiaire est en
« état de besoin ».
– Pour les ascendants recueillis,
sans ressources, ou âgés de plus de
75 ans sous condition de ressources : montant réel justifié ou montant forfaitaire de 3.445 euros (pour
2017).
– Pour les enfants mineurs :
déduction des pensions versées à
des enfants non rattachés fiscalement au foyer du débiteur.
– Pour les enfants majeurs non
rattachés : soit pour un montant
réel et justifié dans la limite de
5.795 euros par enfant, soit pour un
montant forfaitaire de 3.445 euros.
Si votre enfant majeur est célibataire, chargé de famille ou marié ou
pacsé et que vous subvenez seul aux
besoins de sa famille, la déduction,
pour un montant réel et justifié, est
plafonnée à 11.590 euros.
Concernant les pensions alimentaires versées à la suite du divorce
ou de la séparation des époux : les
versements réalisés pour l’entretien
des enfants sont déductibles si leur
montant n’est pas excessif ou dans
les limites fixées par la décision de
justice.
Les autres versements réalisés
(ex. : pensions alimentaires, prestations compensatoires) sont déductibles lorsqu’ils sont réalisés en
application d’une décision de justice (dans les mêmes limites qu’en
cas d’absence de séparation pour
les enfants majeurs). Le montant
déductible est majoré de 25 % pour
les sommes versées en application
d’une décision de justice antérieure
au 1er janvier 2006.
2 COTISATIONS VERSÉES
SUR UN PERP
Les primes et versements individuels sur un PERP sont déductibles
du revenu net global assujetti à
l’impôt sur le revenu dans la limite,
pour les versements effectués en
2017, du montant le plus élevé
entre :
– 10 % des revenus professionnels de l’année 2016, dans la limite
de 30.893 euros de primes maximum ;
– 3.862 euros.
3 DÉFICITS
CATÉGORIELS
Concernant les revenus fonciers : si
un propriétaire loue un bien et que
les charges afférentes à ce bien se
révèlent supérieures aux revenus
qu’il procure, alors le propriétaire
constatera un déficit foncier. Le
déficit résultant des dépenses
autres que les intérêts d’emprunt
est déductible du revenu global à
hauteur de 10.700 euros.
L’e x c é d e n t e t l e s i n t é r ê t s
d’emprunt restent imputables uniquement sur les revenus fonciers
des 10 années suivantes. « Si le
revenu global est insuffisant pour
absorber le déficit foncier (dans la
limite de 10.700 euros), l’excédent du
déficit est imputable sur le revenu
global des 6 années suivantes », précise Arnaud Jamin, avocat associé
au cabinet Fidal
Concernant les revenus tirés de la
location d’un bien meublé : ces
revenus sont imposables dans la
catégorie des bénéfices industriels
et commerciaux (BIC). Si le loueur
est qualifié de loueur professionnel,
les déficits tirés de la location sont
imputables sans limitation sur son
revenu global. « Attention, si le
contribuable n’exerce pas cette activité à titre professionnel, les déficits
ne sont imputables que sur les BIC
réalisés au cours de la même année
ou des 10 années suivantes », explique Arnaud Jamin.
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4 CHARGES FONCIÈRES
DES IMMEUBLES
HISTORIQUES
Les propriétaires d’immeubles
classés monuments historiques,
peuvent, à condition qu’ils s’engagent à conserver l’immeuble pendant 15 ans, déduire, sans limitation, les charges foncières
afférentes aux monuments historiques de leur revenu global.
À NOTER
A la suite de la mise en place,
pour l’année 2019, du prélèvement à la source, la déductibilité des dépenses effectuées en
2018 et en 2019 sera aménagée.
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d’en<é e (2)
sous conditions(3)
5 CSG AFFÉRENTE
La CSG est déductible des revenus de
2017 à hauteur de 5,1 % sur le revenu
global du foyer fiscal de l’année du
paiement de cette CSG. « Pour certains revenus, par exemple les dividendes, il y a une coïncidence entre
l’année de perception et l’année de
déduction de la CSG puisqu’elle doit
être acquittée dans le mois qui suit le
paiement du revenu. Pour d’autres,
par exemple les revenus fonciers, il y a
un décalage entre l’année de réalisation du revenu et l’année de déduction
de la CSG puisque celle-ci est acquittée
par voie de rôle l’année suivant celle
du revenu », explique Arnaud Jamin.
Les rendements passés ne préjugent pas des
rendements futurs. Chaque versement doit
être investi à 40 % minimum en unités de
compte, non garanties en capital.
(1)
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Hors frais spécifiques aux supports immobiliers et trackers/ETF. Pour les autres frais, consulter les conditions
contractuelles et le document d’informations clés du contrat accessibles sur www.assurancevie.com.
(3)
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d’assurance vie Puissance Avenir en mode gestion libre, d’un montant minimum de 3 500 € pour la prime de
200 €. Ce versement initial doit être investi à hauteur de 40 % minimum sur un ou plusieurs supports en unités de
compte non garantis en capital.
(2)
Puissance Avenir est un contrat d’assurance vie individuel de type multisupport commercialisé par Assurancevie.
com et géré par Suravenir - Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital entièrement libéré
de 440 000 000 €. Société mixte régie par le Code des assurances. Siren 330 033 127 RCS Brest - 232 rue Général
Paulet, BP 103, 29802 Brest cedex 9.
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de courtage en assurance de personnes. Société par Actions Simplifiée au capital de 2 200 000 €, dont le siège
social est situé 13 rue d’Uzès, 75002 Paris. Elle est immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris
sous le n° 478 594 351 ainsi qu’à l’ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance, www.orias.
fr) sous le n° 07 004 394. Conseiller en Investissements Financiers (CIF) n° E008169, membre de l’ANACOFI-CIF.
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04 // PATRIMOINE
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
PLACEMENTS // La fiscalité de l’assurance-vie a encore changé et le nouveau régime concerne les primes versées
à compter du 26 septembre 2017. La superposition des législations aboutit à une complexité accrue.
Le millefeuille fiscal des contrats
d’assurance-vie
Elle a dit
a fiscalité des produits de
l ’a s s u r a n c e - v i e e t d e s
contrats de capitalisation se
complique encore. Désormais, deux
régimes coexistent et s’appliquent
en fonction de la date de versement
des primes auxquelles ils se rattachent. « Les produits attachés à des
primes versées jusqu’au 26 septembre 2017 sont imposés selon l’ancien
régime, alors que ceux attachés à des
primes versées à compter du 27 septembre 2017 sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % au
même titre que les autres revenus
mobiliers », explique Anne-Sophie
Sarrazin, juriste au cabinet Fidal.
Si aucun retrait n’est effectué, les
gains réalisés au sein du contrat ne
sont ni taxés ni distribués. « En cas
de rachat ou de dénouement, seule la
fraction du rachat représentative des
gains réalisés sera soumise à l’imposition, le capital investi n’est pas
imposé », souligne Anne-Sophie
Sarrazin.
L
« Les produits attachés à des primes
versées à compter
du 27 septembre 2017
sont soumis au prélèvement forfaitaire
unique de 30 %. »
ANNE-SOPHIE SARRAZIN
Juriste au cabinet Fidal
Photo Bruno Levy
produits des contrats à primes
périodiques sont exonérés.
Pour les contrats souscrits avant
le 1er janvier 1983, les produits retirés sont exonérés d’impôt sur le
revenu. Ainsi, par exemple, les versements effectués en 2015 sur des
contrats souscrits en 1982 sont exonérés.
Barème progressif
ou prélèvement libératoire
Pour les contrats souscrits depuis le
26 septembre 1997, les profits réalisés sont imposables soit au barème
progressif, soit sur option au prélèvement libératoire. Dans cette
hypothèse, le taux d’imposition
varie selon la durée effective du
contrat (voir tableau). Pour les
contrats détenus depuis au moins
8 ans, les produits acquis ne sont
soumis au barème progressif de l’IR
qu’après application d’un abattement annuel de 4.600 euros (personne seule) ou 9.200 euros (couple
soumis à une imposition commune). L’option pour le barème
progressif de l’impôt sur le revenu
peut être avantageuse pour le
contribuable lorsque sa tranche
marginale d’imposition est inférieure au taux du prélèvement forfaitaire libératoire. « A partir de
l’imposition des revenus 2017, en cas
d’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire, les produits imposables sont soumis audit prélèvement
pour leur montant brut. Pour les personnes optant pour le prélèvement
forfaitaire libératoire, l’abattement
de 4.600 euros ou 9.200 euros prend
la forme d’un crédit d’impôt. Ce crédit d’impôt est imputable sur l’impôt
sur le revenu dû l’année suivante et
restituable en cas d’excédent », précise Anne-Sophie Sarrazin.
Les produits des contrats souscrits entre le 1 er janvier 1983 et
le 26 septembre 1997se répartissent
en trois groupes :
– les produits versés avant le
26 septembre 1997 sont exonérés ;
– les produits attachés aux versements effectués du 26 septembre
1997 au 31 décembre 1997 sont exonérés sous conditions ;
– les produits des versements
effectués à partir du 1er janvier 1998
sont soumis au même régime que
les produits des contrats souscrits
depuis le 26 septembre 1997 (voir
ci-dessus). Par exception, certains
4
À NOTER
Quelles que soient la date et la
durée du contrat, les produits
d’assurance-vie sont exonérés
d’impôt sur le revenu lorsque
la fin du contrat résulte d’un
licenciement, d’une liquidation
judiciaire, d’une invalidité (2e
ou 3e catégorie) ou d’une mise
à la retraite anticipée pour
l’assuré ou son conjoint.
Revenus locatifs : faites le bon choix
Les revenus locatifs ne sont
pas tous soumis au même
régime fiscal. Location nue
ou meublée, microfoncier
ou micro-BIC… Les clefs
pour bien choisir.
Les modalités d’imposition diffèrent selon que la location est
consentie nue ou meublée.
La location nue
News = Informations / Talks = Echanges
Les revenus tirés de la location nue
des propriétés bâties ou non bâties
sont imposables, au titre de l’impôt
sur le revenu, dans la catégorie des
revenus fonciers. Si – après déduction des dépenses engagées – la
location fait apparaître un revenu
foncier, il sera ajouté aux autres
revenus et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et
aux prélèvements sociaux au taux
de 17,2 %. Le relèvement de la CSG
est dans ce cas rétroactif et s’applique aux revenus perçus en 2017.
l Déduction des déficits
Lorsque la location se traduit, au
contraire, par un déficit, il s’impute
sur le revenu global dans la limite
annuelle de 10.700 euros. Attention,
les intérêts d’emprunt sont déductibles des seuls revenus fonciers.
Si le revenu global est insuffisant
pour absorber le déficit (moins de
10.700 euros), l’excédent peut être
imputé sur le revenu global des six
années suivantes. En revanche, la
fraction du déficit supérieure à la
limite de 10.700 euros, ainsi que
celle correspondant aux intérêts
d’emprunt, est imputable exclusivement sur les revenus fonciers des
dix années suivantes.
l Le microfoncier
Pour les contribuables qui retirent de leur(s) location(s) des recettes inférieures à 15.000 euros par an,
un régime d’imposition simplifié dit
du « microfoncier » est applicable
de plein droit. Il permet de bénéficier
Elle a dit
« Le microfoncier n’est
intéressant que si
les charges sont
d’un montant inférieur
à l’abattement forfaitaire de 30 %. »
ISABELLE EMIN
Avocate associée chez Fidal.
Photo Fidal
d’un abattement forfaitaire pour
frais de 30 %. Le contribuable porte
directement sur sa déclaration des
revenus le total de ses recettes et ces
dernières ne sont mécaniquement
imposées que sur 70 % de leur montant. « Attention, ce régime n’est intéressant que si les charges déductibles
réelles, y compris les charges
d’emprunt, sont d’un montant inférieur à l’abattement forfaitaire de
30 %. Dans le cas contraire, il est possible d’opter pour le régime réel d’imposition des revenus fonciers. Une fois
exercée, l’option est globale et est
applicable obligatoirement pendant
trois ans », met en garde Isabelle
Emin, avocate associée chez Fidal.
La location meublée
Les revenus perçus au titre de la
location de logements meublés
sont imposables à l’impôt sur les
revenus dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux
(BIC) et aux prélèvements sociaux
de 17,2 %. Ici aussi, le relèvement du
taux de CSG s’applique aux revenus
perçus en 2017. Ce régime s’applique désormais, que la location soit
habituelle ou non.
Le micro-BIC
Si les recettes annuelles n’excèdent pas 32.900 euros, le bailleur
relève du régime dit « micro-BIC »
et ses recettes imposables sont alors
diminuées d’un abattement forfaitaire pour frais de 50 % avec un
minimum de 305 euros.
l Le réel
Au-delà de 32.900 euros de recettes annuelles ou sur option du
bailleur, ce dernier relève du régime
réel BIC. Il lui permet de déduire de
ses recettes l’ensemble de ses charges (y compris les intérêts
d’emprunt) ainsi que l’amortissement du bien et des meubles dans
une certaine limite.
En matière de location meublée,
les régimes des déficits et des plusvalues diffèrent selon que le loueur
est professionnel (LMP) ou nonprofessionnel (LMNP).
l Location de meublés
de tourisme classés
et de chambres d’hôtes
Lorsque l’activité ne dégage pas
plus de 82.200 euros par an de
recettes, elle relève du régime
micro et bénéficie d’un abattement
de 71 %. Au-delà, l’activité relève du
régime réel. Les recettes tirées de la
location meublée perçues par les
personnes qui louent ou souslouent une partie de leur habitation
principale ne sont pas imposables
sous certaines conditions.
l
4
À NOTER
Une surtaxe vise les loyers
supérieurs au loyer de référence pour les logements de
moins de 9 mètres carrés dans
les zones tendues.
a
Plus de détails sur
lesechos.fr/patrimoine
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PATRIMOINE // 05
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
PRODUITS DE PLACEMENT // Les dividendes d’actions perçus en 2017 sont toujours imposés au barème
progressif. Comme celle des livrets bancaires et des obligations, la taxation est à double détente.
Les dividendes imposés
en deux temps
es dividendes et distributions assimilées perçus par les personnes physiques en 2017 sont soumis à l’impôt
sur le revenu au barème progressif après
application d’un abattement de 40 %.
Cet abattement est applicable aux revenus
distribués par les sociétés françaises ou
étrangères ayant leur siège dans un Etat de
l’Union européenne ou dans un Etat ou territoire ayant conclu avec la France une convention d’assistance en vue de lutter contre la
fraude et l’évasion fiscales. La société distributrice doit, par ailleurs, être soumise à
l’impôt sur les sociétés (ou à un impôt équivalent). « Réservé aux personnes physiques domiciliées en France, le montant de l’abattement de
40 % n’est pas plafonné. Les dividendes ont également été soumis (sans abattement) aux prélèvements sociaux, dont le taux global en 2017
était de 15,5 %, mais les cotisations sociales
pourront s’appliquer dans certains cas »,
relève Johanna Flament, avocate chez Fidal.
L
Prélèvement
à la source de 21 %
Avant d’être imposés au barème progressif,
ces revenus ont fait l’objet en 2017, sauf
exception, d’un prélèvement à la source au
taux de 21 % applicable sur le dividende brut
(donc sans prise en compte de l’abattement
de 40 %). Ce prélèvement à la source a été
opéré par la société ou l’établissement
payeur des dividendes. Il s’agit d’un prélèvement forfaitaire obligatoire qui constitue un
acompte sur l’impôt dû.
Les contribuables appartenant à un foyer
fiscal dont le revenu fiscal de référence de
l’avant-dernière année (2015 pour un dividende payé en 20 1 7) est inférieur à
50.000 euros (contribuables célibataires,
divorcés ou veufs) ou 75.000 euros (contribuables soumis à imposition commune) peuvent
demander à être dispensés de ce prélèvement.
« La demande de dispense doit être formulée,
sous la responsabilité du contribuable, au plus
tard le 30 novembre de l’année précédant celle
du versement », précise Johanna Flament.
A partir de 2018
Pour les dividendes perçus à compter du
1er janvier 2018, le prélèvement à la source a
été réduit à 12,8 % et les prélèvements
sociaux sont passés à 17,2 %, soit 30 % au
global. Au moment de leur déclaration
des revenus 2018, les contribuables auront
un choix à faire : soit conserver la taxation à
12,8 %, soit opter pour le barème progressif
de l’impôt après l’application d’un abattement de 40 %. Attention, en cas d’option
pour le barème progressif, elle s’appliquera
à l’ensemble des dividendes,mais également obligatoirement aux intérêts et plusvalues de la même année.
Y
LA VIDÉO
La nouvelle taxation des dividendes
et des intérêts expliquée
par Valérie Harnois Mussard,
avocate associée au cabinet Fidal
sur lesechos.fr/patrimoine.
Exemple
Mme Martin reçoit, en mars 2017, un dividende
brut de 30.000 euros.
Une retenue à la source des prélèvements
sociaux (15,5 %, soit 4.650 euros) et un acompte
forfaitaire obligatoire à valoir sur son impôt
sur les revenus (21 %, soit 6.300 euros) sont
opérés le 15 avril suivant au plus tard par l’établissement payeur.
Elle perçoit donc effectivement un dividende net
de 19.050 euros.
l En 2018, sur sa déclaration des revenus 2017,
Mme Martin devra déclarer le dividende brut
de 30.000 euros pour :
1. Le calcul de l’impôt définitif sur le dividende :
le barème progressif de l’impôt sera appliqué
sur le dividende réduit d’un abattement de 40 %.
Mme Martin étant imposée dans la tranche à 30 %,
l’impôt sur le revenu sera donc de 5.400 euros
((30.000 – 40 %) × 30 %).
L’acompte forfaitaire obligatoire de 6.300 euros
viendra s’imputer sur les 5.400 euros d’impôt dû.
Le surplus d’acompte forfaitaire obligatoire
(6.300 – 5.400 euros) est restituable à Mme Martin.
2. Le calcul des prélèvements sociaux au taux
global de 15,5 % qui ont déjà été réglés par l’établissement payeur au moment du paiement du
dividende à Mme Martin en 2017. 5,1 % de la CSG
seront déduits des revenus 2017 de Mme Martin.
l Sur 30.000 euros de dividendes brut,
Mme Martin se sera donc acquittée d’une taxe
globale de 10.050 euros (soit 34 % de taux
d’imposition hors impact de la CSG déductible).
Source : Fidal
l
Lourdes taxes sur les livrets
bancaires et les obligations
Le prélèvement forfaitaire
libératoire n’est pas
encore en vigueur pour
les intérêts perçus en
2017. Ils sont taxés en
deux temps au barème
progressif de l’impôt sur
le revenu.
La fiscalité des livrets bancaires et
produits obligataires, classés
dans la catégorie placements à
revenus fixes, est assez lourde.
Prélèvement
à la source de 24 %
Pour les revenus perçus en 2017,
l’imposition au barème progressif
des revenus obligataires s’effectue
en principe en deux étapes. Première étape, les revenus subissent
un prélèvement obligatoire à la
source, non libératoire, au taux de
24 %. Il est calculé sur le montant
brut des intérêts versés, sans
aucune déduction des frais et
charges qui peuvent grever ce
revenu. Ce prélèvement est effectué directement par la banque.
Le prélèvement forfaitaire
constitue un acompte. Il est imputable sur l’impôt sur le revenu dû
au titre de l’année au cours de
laquelle il a été opéré et, en cas
d’excédent, restituable. Ainsi, le
prélèvement acquitté en 2017 est
imputable sur l’impôt sur le
revenu dû en 2018 à raison des
revenus perçus en 2017.
Les personnes physiques
appartenant à un foyer fiscal dont
le revenu fiscal de référence de
l’avant-dernière année est inférieur à un certain montant
(25.000 euros pour les contribuables célibataires, divorcés ou
veufs ou 50.000 euros pour ceux
soumis à imposition commune)
peuvent demander à être dispensés du prélèvement. La demande
de dispense doit être formulée,
sous la responsabilité du contribuable, au plus tard le 30 novembre de l’année précédant celle du
versement.
Barème de l’IR
A l’exception de quelques cas
d’exonération, les revenus obligataires sont imposables, dans un
second temps, au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Ces revenus sont également soumis aux prélèvements sociaux au
taux global de 15,5 % en 2017.
Un prélèvement forfaitaire
libératoire peut s’appliquer, sur
option ou obligatoirement, aux
produits de certains placements : bons ou contrats d’assurance-vie et de capitalisation, produits d’épargne solidaire, bons
anonymes.
4
À NOTER
Si le montant des produits
de placement à revenu fixe
de votre foyer fiscal
n’excède pas 2.000 euros
dans l’année, vous pouvez
opter pour un taux proportionnel de 24 %.
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06 // PATRIMOINE
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
PLUS-VALUES // Les plus-values immobilières sont taxées au taux forfaitaire de 19 % auquel s’ajoutent
les prélèvements sociaux de 15,5 % en 2017. Mais des abattements sont prévus selon la durée de détention.
Taxe forfaitaire sur
les plus-values immobilières
auf exceptions, par exemple
la résidence principale, les
plus-values réalisées lors de
la cession de biens immobiliers
sont imposées à l’impôt sur le
revenu au taux de 19 %. Mais cette
fiscalité est adoucie par un abattement fonction de la durée de détention (voir tableau) A ce taux s’ajoutent les prélèvements sociaux au
taux de 15,5 % en 2017 (ils passeront
à 17,2 % pour les cessions réalisées
en 2018). Là aussi, des abattements
en fonction de la durée de détention
sont prévus.
Attention, les abattements diffèrent selon qu’il s’agit de l’impôt sur
le revenu ou des prélèvements
sociaux. L’exonération d’impôt
S
Elle a dit
« En cas de succession, les frais
doivent être pris
en compte pour
leur montant réel. »
VICTOIRE BESSE
DE LAROMIGUIÈRE
Avocate au cabinet Fidal
Photo Bruno Levy
intervient au bout de 22 ans de
détention alors qu’il faut attendre
30 ans pour bénéficier d’une exonération totale des prélèvements
sociaux. Le cas échéant, il faut
encore ajouter une « taxe sur les
plus-values immobilières excédant
50.000 euros ». Elle représente
entre 2 % et 6 % de la plus-value
nette imposable calculée après
l’abattement pour durée de détention applicable en matière d’impôt
sur le revenu .
Calculer la plus-value
La plus-value est égale à la différence entre le prix de cession (diminué des frais de cession) et le prix
d’acquisition. Le prix d’acquisition
est augmenté : des frais d’acquisition pris pour leur montant réel ou
pour un montant forfaitaire égal à
7,5 % du prix d’acquisition, et des
dépenses de travaux prises pour
leur montant réel ou pour un montant forfaitaire égal à 15 % du prix
d’acquisition lorsque le bien est
détenu depuis plus de 5 ans.
En cas d’acquisition du bien par
succession ou donation, le prix
d’acquisition correspond à la valeur
retenue pour la liquidation des
droits de succession ou de donation. « Dans cette hypothèse, les frais
d’acquisition doivent obligatoirement être pris en compte pour leur
montant réel (honoraires du notaire,
droits de succession ou de dona-
tion) », précise Victoire de Laromiguière, avocate au cabinet Fidal.
C’est sur la plus-value nette que
s’appliquent les abattements.
Terrains à bâtir
Les plus-values réalisées sur la cession de terrains à bâtir bénéficient
des mêmes abattements pour
durée de détention que les autres
biens immobiliers. Après abattement pour durée de détention et
abattement exceptionnel, les plusvalues sont imposées à l’impôt sur
le revenu au taux de 19 % et aux prélèvements sociaux au taux de
17,2 %. La surtaxe due sur les plusvalues immobilières excédant
50.000 euros n’est pas applicable. n
8 cas
d’exonération
1. Résidence principale.
2. Biens de moins
de 15.000 euros.
l 3. Première cession
d’un logement (sous
conditions de remploi
notamment).
l 4. Première cession
immobilière réalisée
par un non-résident fiscal.
l 5. Cessions par
les personnes âgées
non redevables de l’IFI
hébergées en maisons
de retraite.
l 6. Cessions réalisées
par les titulaires
d’une pension ou d’une
carte d’invalidité
(sous conditions
de ressources).
l 7. Cessions en vue
d’une expropriation.
l 8. Cessions en faveur
d’un organisme en charge
du logement social.
l
l
Les actions au barème
progressif
Les plus-values sur valeurs
mobilières réalisées en 2017
restent soumises au barème
progressif de l’impôt sur le
revenu.
Les plus-values sur cession de titres
réalisées par les particuliers au
cours de l’année 2017 restent soumises à l’impôt sur le revenu au
barème progressif. Mais des abattements pour durée de détention sont
applicables. L’impôt sur le revenu
est majoré des prélèvements
sociaux au taux de 17,2 %, l’augmentation de la CSG étant dans ce cas
rétroactive. La flat tax s’appliquera
uniquement aux plus-values réalisées à compter du 1er janvier 2018.
Abattements
pour durée de détention
Le contribuable détenant des titres
depuis plus de deux ans peut bénéficier, sur le montant net de ses plusvalues, d’abattements pour durée
de détention au taux de :
– 50 % en cas de cession de titres
détenus depuis plus de 2 ans et
Ce qui va changer
en 2018
Les plus-values de cession de
valeurs mobilières réalisées
à compter du 1er janvier 2018
seront soumis à la flat tax au
taux unique de 30 %, mais
sans abattement pour durée
de détention. Le contribuable
pourra néanmoins continuer
à bénéficier des abattements
pour durée de détention
pour les titres acquis avant
le 1er janvier 2018 s’il opte
pour le barème progressif.
Il faudra donc faire ses
calculs même si la flat tax
s’avère, dans la plupart
des cas, plus favorable.
moins de 8 ans ;
– 65 % en cas de cession de titres
détenus depuis plus de 8 ans.
Dans certains cas, un abattement
majoré est applicable.
Les abattements ne sont pas
applicables pour le calcul des prélèvements sociaux qui sont dus au
taux de 17,2 % dès cette année.
En contrepartie de la hausse de la
CSG, cette dernière sera déductible
au taux de 6,8 % sur les revenus
taxables perçus en 2018 et déclarés
en 2019. Le montant de la CSG
déductible est en principe prérenseigné sur les déclarations.
Le montant net
de la plus-value
L’impôt est assis sur le montant net
des plus-values, c’est-à-dire après
déduction des moins-values subies.
Les moins-values réalisées au cours
d’une année doivent ainsi être
imputées sur les plus-values de
même nature réalisées la même
année. Le contribuable peut procéder à l’imputation des moins-values
sur les plus-values de son choix réalisées la même année. L’intérêt fiscal consiste à imputer les moins-values sur les plus-values bénéficiant
de l’abattement pour durée de
détention le plus réduit.
En cas de solde positif, les moinsvalues résiduelles des dix dernières
années sont déductibles des plusvalues nettes de l’année. En cas de
solde négatif, l’excédent sera imputable sur les plus-values des dix
années suivantes. Une fois le montant net de la plus-value déterminé,
celui-ci pourra bénéficier d’un abattement.
a
Qui peut bénéficier d’un abattement majoré ? Comment sont
taxées les plus-values du chef
d’entreprise partant à la retraite ?
A lire sur lesechos.fr/patrimoine
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PATRIMOINE // 07
Les Echos Vendredi 27, samedi 28 avril 2018
Spécial investisseurs
IMPÔT SUR LA FORTUNE // Le législateur a remplacé l’ISF
10 niches
fiscales
La liste des investissements ouvrant droit
à des réductions
d’impôt…
Les niches fiscales, décriées et
rognées année après année,
subsistent et permettent au
contribuable de réduire la facture… dans certaines limites.
INVESTISSEMENT
EN DIRECT AU CAPITAL DE PME (« MADELIN »)
1
Les souscriptions au capital initial de certaines PME non
cotées ouvrent droit à une
réduction d’impôt de 18 % des
versements effectués en 2017,
retenus dans la limite annuelle
de 50.000 euros pour les contribuables célibataires, veufs ou
divorcés, ou de 100.000 euros
pour un couple.
2
SOUSCRIPTION
DE FCPI ET DE FIP
Les contribuables qui souscrivent des parts de fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) ou dans des fonds
d’investissement de proximité
(FIP) ouvrent droit à une réduction d’impôt de 18 % du montant
des versements , retenus dans la
limite annuelle de 12.000 euros
pour les contribuables célibataires ou veufs ou 24.000 euros
pour un couple.
INVESTISSEMENT
DANS L’IMMOBILIER
LOCATIF « PINEL »
3
L’investissement dans un
logement locatif neuf ouvre
droit à une réduction
d’impôt de 12 % du montant de
l’investissement (si l’engagement initial de location est de
6 ans) ou 18 % (si l’engagement
initial de location est de 9 ans).
Des taux complémentaires de
6 ou 3 % sont prévus en cas de
prorogation de location.
4
SOUSCRIPTION AU
CAPITAL DE SOFICA
Les souscriptions en numéraire au capital de sociétés pour
le financement d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles (Sofica) ouvrent droit à
une réduction d’impôt sur le
revenu de 30 % du montant de
la souscription (soit une réduction maximale de 5.400 euros).
Par exception, le taux est porté
à 36 % ou 48 % pour certains
investissements,
l Bon à savoir Les investissements Sofica sont soumis
à un plafond de 18.000 euros
(et non au plafond global de
10.000 euros).
RESTAURATION
D’UN IMMEUBLE
BÂTI (« MALRAUX »)
5
La loi Malraux permet aux
contribuables de bénéficier
d’une réduction d’impôt à raison
des dépenses qu’ils supportent
en vue de la restauration d’un
immeuble, situé dans un site
patrimonial remarquable. La
réduction est calculée sur le
montant des travaux de restauration, plafonnés à 100.000 euros
annuels pendant 4 ans. A compter du 1er janvier 2017, l’investisseur peut répartir à sa guise
`
•
l’enveloppe des travaux dans un
délai de 4 ans, pour une enveloppe totale de 400.000 euros. Le
taux de la réduction d’impôts
varie de 22 % à 30 %.
l Bon à savoir Cette réduction d’impôt est hors plafonnement des niches fiscales.
INVESTISSEMENTS
DANS LA
LOCATION MEUBLÉE
(« CENSI-BOUVARD »)
6
Les personnes qui acquièrent,
au sein de certaines structures
(Ehpad, résidences services
pour étudiants…), un logement
neuf ou réhabilité en vue de sa
location meublée (dispositif
Censi-Bouvard) peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt
calculée sur le prix du logement
dans la limite de 300.000 euros.
Son taux est fixé à 25 % pour les
acquisitions réalisées en 2009
et 2010 ; 18 % pour celles réalisées en 2011 ; 11 % pour celles
réalisées à compter de 2012.
7
INVESTISSEMENTS
FORESTIERS
Les acquisitions de terrains en
nature de bois et forêts ou de terrains nus à boiser ouvrent droit
à une réduction d’impôt de 18 %
du prix d’acquisition. Le montant des dépenses est retenu
dans un plafond annuel de
5.700 euros pour une personne
célibataire, veuve ou divorcée, et
de 11.400 euros pour un couple.
par un impôt visant uniquement l’immobilier. L’assiette de l’IFI
est assise sur la valeur nette des actifs taxables.
Qui doit payer l’impôt sur
la fortune immobilière ?
’IFI est un impôt complexe.
Seules les personnes dont le
patrimoine immobilier net
taxable au 1er janvier de l’année est
supérieur à 1.300.000 euros sont
assujetties à l’IFI. Le patrimoine
n e t t a x a b l e n’e x c é d a n t p a s
800.000 euros ne sera pas taxé.
Comme pour l’ISF, le barème ne
commence à s’appliquer qu’à
compter de la fraction de patrimoine net supérieure à
800.000 euros. L’impôt sur la fortune immobilière se calcule selon
un barème en 6 tranches (voir
tableau) à partir du patrimoine
immobilier net du foyer fiscal.
L
EFFETS
•DELES
LA DÉCOTE
Pour éviter un trop fort effet de seuil
pour les contribuables qui se
situent juste au-dessus du seuil
d’imposition, les patrimoines dont
la valeur est comprise entre
1.300.000 et 1.400.000 euros bénéficient d’une décote. Ainsi, pour un
patrimoine net taxable représentant 1.350.000 euros au 1er janvier
2018, cette décote représentera
625 euros, réduisant l’impôt à
2.225 euros. Pour calculer cette
décote, il faut appliquer la formule
suivante :
Décote =
17.500 euros – ([patrimoine
net taxable] × 1,25 %)
SOUSCRIPTION AU
CAPITAL D’ENTREPRISES DE PRESSE
DÉFINITION
•DULAFOYER
FISCAL
Une réduction d’impôt est
accordée aux personnes qui
effectuent entre le 19 avril 2015
et le 31 décembre 2018 des versements en faveur d’entreprises
de presse. La réduction d’impôt
est égale à 30 % des sommes
versées dans la limite annuelle
de 5.000 euros pour les célibataires, veufs, divorcés ou de
10.000 euros pour les couples.
L’assujettissement à l’IFI s’apprécie
au 1er janvier de l’année par « foyer
fiscal ». Il se compose des père et
mère (personnes mariées, sous
réserve de certains cas particuliers,
liées par un PACS ou vivant en
concubinage notoire, sauf si elles
sont mariées par ailleurs, auquel
cas elles sont imposées avec leur
conjoint légal) et des enfants
mineurs, sauf s’ils sont émancipés.
Les biens des enfants majeurs,
même rattachés au foyer fiscal, ne
sont pas pris en compte dans
l’assiette de l’IFI.
Le concubinage notoire peut être
défini comme « une union de fait,
caractérisée par une vie commune
présentant un caractère de stabilité,
entre deux personnes de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en
couple ». La déclaration des concubins doit alors inclure les enfants
mineurs dont l’un ou l’autre a
l’administration légale des biens.
8
9
INVESTISSEMENTS
OUTRE-MER
Il existe plusieurs possibilités
de bénéficier d’une réduction
d’impôt au titre d’un investissement réalisé en outre-mer (loi
Girardin) : pour un investissement productif (réduction
d’impôt de 38,25 % à 53,55 %
du montant de l’investissement
HT) ou pour un investissement
dans un logement locatif social.
P o u r l ’ i m m o b i l i e r, la
réduction d’impôt est égale à
50 % du prix de revient des
immeubles, plafonné à
2.449 euros du mètre carré.
l Bon à savoir La réduction d’impôt effectivement retenue pour l’année N, entre dans
le plafond de 18.000 euros.
RÉHABILITATION
D’UNE RÉSIDENCE
DE TOURISME
Les contribuables qui réalisent,
entre le 1 er janvier 2017 et le
31 décembre 2019, des travaux
de réhabilitation de logements
de plus de 15 ans situés dans des
résidences de tourisme, peuvent bénéficier d’une réduction
d’impôt sur le revenu de 20 %
des dépenses dans la limite de
22 000 euros par logement. n
SUR
LE WEB
Marché de l’art Artcurial vend, le 4 juin, à Paris,
des œuvres de jeunesse de grands artistes modernes. Au
sommaire d’un générique prestigieux, une huile sur toile de
Van Gogh, estimée à 3 millions d’euros. Retrouvez la chronique
de Judith Benamou-Huet sur lesechos.fr/patrimoine
LIMITES
•ETDATES
PAIEMENT
Les dates de dépôt de votre déclaration d’IFI 2018 sont identiques aux
dates de dépôt de votre déclaration
de revenus. Sauf exceptions, les avis
seront envoyés en août 2018. Vous
devrez payer cet impôt au plus tard
le 15 septembre 2018.
L’IFI fera l’objet d’un avis d’imposition distinct de celui de l’impôt sur
le revenu 2017. Sur option du contribuable, l’impôt pourra faire l’objet
de prélèvements mensuels.
Vous pourrez payer votre IFI en
ligne sur le site impots.gouv.fr, par
smartphone ou selon les modes de
paiement traditionnels (chèque ou
titre interbancaire de paiement
TIP), libellé à l’ordre du Trésor
public ou par virement direct à la
Banque de France.
a
Comment valoriser
les participations dans
les sociétés détenant de
l’immobilier taxable ?
Le contribuable doit l’évaluer
en appliquant à leur valeur
réelle, un « coefficient
immobilier ».
Le calcul et les exemples
sur les echos.fr/patrimoine
SPÉCIAL DÉFISCALISATION
VOUS PRÉFÉREZ :

Être taxé sur votre
patrimoine immobilier ?

Aider des personnes âgées
à vieillir dignement ?
• LE CHAMP DE L’IMPÔT
Sous réserve de certaines exclusions
ou exonérations, il faut prendre en
compte, à la date du 1er janvier, tous
les biens et droits immobiliers détenus par le contribuable entrant dans
le champ de l’IFI. Les parts ou
actions de sociétés appartenant au
contribuable sont également visées
par l’impôt . Elles sont imposables à
hauteur de la fraction de la valeur
représentative des immeubles détenus, directement ou indirectement,
par la société.
CE QUI PEUT
•ÊTRE
DÉDUIT
Les dettes existantes au 1er janvier
de l’année d’imposition sont déductibles de l’actif imposable sous certaines conditions.
Elles doivent être supportées par
le redevable ou un membre de son
foyer fiscal et relatives à des actifs à
proportion de la fraction de la
valeur imposable. Il s’agit notamment des dettes contractées pour
l’acquisition des immeubles imposables ou pour le financement
de travaux et de certains impôts dus
à raison des propriétés (taxes foncières, taxe sur les logements
vacants).
Vous êtes soumis à l’Impôt sur la Fortune
Immobilière ? Réduisez-le tout en réduisant
l’isolement de nos aînés !
Votre don est déductible de l’IFI
à hauteur de 75 % de son montant,
dans la limite de 50 000 €.
Face à la tragique situation des personnes âgées
aujourd’hui en France, soutenez la Fondation des
petits frères des Pauvres.
Vous permettrez ainsi à chacun de nos aînés
souffrant d’isolement et de solitude de vieillir avec
sérénité, en préservant son autonomie et sa dignité.
Faites un don en ligne sur :
ii.petitsfreresdespauvres.fr
ou par chèque en l’adressant à
la Fondation des petits frères
des Pauvres, 64 avenue Parmentier
75011 Paris.
Pour plus d’information, contactez
Delphine Binard, directrice de la Fondation,
au 01 49 23 14 15 ou par courriel :
dbinard@petitsfreresdespauvres.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // PATRIMOINE
Vendredi 27, samedi 28 avril 2018 Les Echos
STRATÉGIE // Les dons et investissements dans les PME permettaient de faire baisser la facture de l’ISF.
Avec l’IFI, la donne va changer, mais des aménagements sont consentis pour 2018.
Dons ou investissements,
quelles réductions d’impôt ?
a suppression de l’ISF amène
légitimement à se poser la
question de la pérennité des
réductions, souscriptions et engagements collectifs de conservation
pris avant l’entrée en vigueur de
l’IFI. Concernant, la réduction d’ISF
au titre des dons à certains organismes, elle est reconduite pour l’IFI.
Le redevable peut ainsi imputer
sur l’IFI 75 % du montant des dons
en numéraire et dons en pleine propriété de titres de société admis aux
négociations sur un marché réglementé français ou étranger effectués au profit de certains organismes. Ces dons sont pris en compte
dans la limite de 50.000 euros
(limite éventuellement abaissée à
45.000 euros pour les personnes
sollicitant également la réduction
ISF PME).
« Les dons pris en compte sont
ceux effectués entre la date limite de
dépôt de la déclaration de l’année précédant celle de l’imposition et la date
de dépôt de la déclaration de l’année
d’imposition », précise Alexandre
Baux, avocat associé chez Fidal.
Ainsi, pour cette année, les dons
pris en compte seront ceux effectués entre la déclaration ISF 2017 et
la déclaration d’IFI 2018. Le redevable doit être en mesure de présenter, à la demande de l’administration fiscale, des pièces justificatives
attestant le total du montant et la
date des versements ainsi que
l’identité des bénéficiaires.
L
A qui peut-on donner ?
La réduction d’impôt est accordée
pour les dons effectués aux organismes suivants :
– établissements de recherche,
d’enseignement supérieur ou
d’enseignement artistique publics
ou privés, d’intérêt général, à but
non lucratif et établissements
d’enseignement supérieur consulaire ;
– fondations reconnues d’utilité
publique (mais non aux associations reconnues d’utilité publique) ;
– entreprises d’insertion et
entreprises de travail temporaire
d’insertion ;
– associations intermédiaires ;
– ateliers et chantiers d’insertion ;
– entreprises adaptées ;
– groupements d’employeurs
qui bénéficient du label GEIQ,
délivré par le Comité national de
coordination et d’évaluation
des groupements d’employeurs
pour l’insertion et la qualification,
et qui organisent des parcours
d’insertion et de qualification ;
– Agence nationale de la recherche ;
– fondations universitaires et
fondations partenariales ;
– associations reconnues d’utilité publique de financement et
d’accompagnement de la création
et de la reprise d’entreprise dont la
liste est fixée par arrêté conjoint des
ministres chargés de l’Economie et
du Budget (cette liste était précédemment fixée par décret).
Ouvrent également droit à la
Attention aux biens démembrés
L’IFI reprend de l’ISF le principe général
d’imposition chez l’usufruitier. Mais dans
de nombreux cas, les biens sont compris,
respectivement, dans les patrimoines de
l’usufruitier et du nu-propriétaire suivant
le barème fixé à l’article 669 du CGI
(en fonction de l’âge de l’usufruitier),
à condition que l’usufruit ne soit ni vendu
ni cédé à titre gratuit par son titulaire.
Il s’agit par exemple de :
– certains usufruits légaux résultant de
démembrements de propriété dans les cas
de succession avec présence d’un conjoint
survivant (mais pas du cas où le conjoint
survivant reçoit l’usufruit en vertu d’une
disposition testamentaire ou d’une donation au dernier vivant) ;
– l’usufruit légal réservé aux ascendants
survivants après donation entre époux
de la partie de la part réservataire en nue-
propriété, en l’absence de descendant.
Idem lorsque :
– la constitution de l’usufruit résulte de
l’article 1098 du Code civil (usufruit forcé
du second conjoint en présence d’enfants
du premier lit) ;
– le démembrement résulte de la vente à
un tiers (l’acquéreur n’est pas un héritier,
légataire du vendeur) d’un bien avec
réserve d’usufruit ou du droit d’usage
et d’habitation ;
– l’usufruit ou droit d’usage ou d’habitation
a été réservé par le donateur d’un bien
ayant fait l’objet d’un don ou d’un legs à
l’Etat, à un département, à une commune
ou à un syndicat de communes ou à leurs
établissements publics, à un établissement
public national à caractère administratif
ou à une association reconnue d’utilité
publique.
Dossier réalisé en partenariat avec le cabinet d’avocats d’affaires Fidal
et son équipe d’experts en fiscalité patrimoniale Photo Bruno Levy pour « Les Echos »
Rangée du bas,
en partant de la droite :
Julien Kozlowski (avocat,
directeur associé),
Valérie Harnois-Mussard
(avocate, directrice
associée),
Clémence Carrière
(avocate), Patricia Jolicard
(avocate associée).
Rangée du haut,
en partant de la droite :
Alexandre Baux (avocat
associé),
Ariane Thirion (avocate),
Victoire Besse de Laromiguière (avocate),
Arnaud Jamin (avocat,
directeur associé),
Anne-Sophie Sarrazin
(juriste),
Johanna Flament
(avocate).
Absente le jour de la
photo : Isabelle Emin
(avocate associée).
Fidal est le plus grand cabinet d’avocats d’affaires français indépendant, avec 1.450 avocats et juristes. Partenaires
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stratégique et commercial.
Pour plus d’informations : http ://www.fidal.com et http ://www.fidal-avocats-leblog.com
réduction d’impôt les dons et versements effectués au profit d’organismes similaires agréés, dans les
conditions prévues à l’article 1649
nonies du CGI, dont le siège est situé
dans un Etat de l’Espace économique européen.
La réduction ISF PME
en sursis
Les investissements éligibles à
la réduction ISF PME réalisés entre
la date limite de la déclaration de
l’ISF 2017 et le 31 décembre 2017
sont imputables, sous les conditions et limites prévues par l’ancien
dispositif, sur l’IFI dû au titre de
2018. L’acquisition de parts de FIP
ou FCPI avant le 31 décembre 2017
ouvre droit à une réduction d’IFI
égale à 50 % des sommes versées,
dans la limite de 36.000 euros. Soit
une réduction d’impôt d’au maximum 18.000 euros.
Attention, le taux réel de réduction dépend en outre de la part
allouée par le fonds aux PME « éligibles » (entre 70 % et 100 % du fonds).
Il est de 50 % des sommes versées
pour un fonds investi à 100 % au
capital de PME éligibles. Pour un
fonds qui n’investit qu’à 90 %, ce
taux est ramené à 45 %. A compter
du 1er janvier 2018, ce dispositif est
supprimé.
Engagement Dutreil
Enfin, les contribuables ayant conclu un pacte Dutreil ISF et, à ce titre,
souscrit un engagement collectif de
conservation restent liés par cet
engagement dans le délai de reprise
de l’ISF, sous peine de s’exposer à
une remise en cause de leur exonération de 75 % d’ISF. « Même si l’ISF
est supprimé, l’exigence de conservation minimale de six ans s’impose
toujours, souligne Alexandre
Baux. Pour les engagements collectifs déjà pris depuis plus de six ans au
1er janvier 2018, le redevable a consolidé les exonérations pour toutes les
années passées et, pour l’avenir, le
dispositif ne pourra plus s’appliquer », explique-t-il. n
Il a dit
« Les dons pris
en compte sont ceux
effectués entre la date
limite de dépôt
de la déclaration
de l’année précédant
celle de l’imposition
et la date de dépôt
de la déclaration de
l’année d’imposition. »
ALEXANDRE BAUX
Avocat associé chez Fidal
Bruno Levy pour « Les Echos »
SCPI, fonds :
ce qui est
taxable
Tout l’immobilier non
professionnel entre
en principe dans le cadre
de l’IFI, mais il existe des
exceptions.
Avec la mise en place de l’IFI, le
contribuable doit déclarer l’ensemble de ses biens et droits immobiliers . Il doit inclure dans sa déclaration ses investissements « pierre
papier » (SCPI, OPCI, SCI), qu’ils
soient directs ou au travers de fonds
ou de contrats d’assurance-vie.
Les actifs exonérés
– Les participations dans des sociétés opérationnelles dont il détient
moins de 10 % du capital ou des
droits de vote sont exonérées. Sont
toutefois soumis à l’IFI les biens
immobiliers inscrits à l’actif de la
société que le contribuable contrôle
ou dont il se réserve la jouissance
avec son foyer.
– Les participations dans une SIIC
(société d’investissement immobilier cotée) non opérationnelle si elle
représente moins de 5 % du capital
et des droits de vote sont également
exonérées. « En l’état actuel de
l’enchevêtrement des textes, cette exonération n’est pas explicitement
reprise lorsque la participation dans
la SIIC est détenue au travers d’un
contrat d’assurance-vie ; en effet,
l’article 972 du CGI relatif à ce dernier
ne renvoie pas aux dispositions du
972 ter qui vise les SIIC de moins de
5 %. Mais il s’agit là très probablement d’un oubli et l’ambiguïté devrait
être levée par les précisions administratives à venir », signale Isabelle
Emin, avocate associée chez Fidal.
– Une exonération similaire est
prévue pour les fonds d’investissement ou organismes de placement
collectif dont le contribuable
détiendrait moins de 10 % à la condition que l’actif de l’organisme en
question soit composé, pour moins
de 20 %, de biens et droits immobiliers imposables à l’IFI.
Les actifs taxables
Tous les autres placements immobiliers sont imposables. Le contribuable devra en particulier retenir,
parmi ses placements « pierre
papier », les parts de SCPI et OCPI et
tous les fonds dont l’actif, affecté à
des biens et droits immobiliers,
excéderait les 20 %. « Dans ce
contexte, assureurs et gérants resteront en pratique conduits, malgré la
mise en place de l’IFI, à fournir une
information précise aux contribuables, incapables, bien souvent, d’évaluer la composante immobilière de
leur portefeuille, les règles d’évaluation étant particulièrement complexes », conclut Isabelle Emin.
4
À NOTER
Les bois, forêts et parts de
groupements forestiers restent
exonérés d’IFI à hauteur des
trois quarts de leur valeur.
Idem pour les parts de groupements fonciers agricoles (GFA)
ou viticoles (GFV) : ils sont
exonérés à 75 % jusqu’à
101.897 euros, puis à 50 % audelà de ce seuil.
27 AVRIL - À 7H15
L’INVITÉ ÉCO
DE DIMITRI PAVLENKO
SPÉCIAL IMPÔTS
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