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Les Echos - 23 05 2018

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Maison d’Épargne et de Valeur
Culture Sony
mise 2 millards
de plus sur
la musique // P. 22
L’ESSENTIEL
FAIBLE MOBILISATION
DES FONCTIONNAIRES
La mobilisation a marqué le pas,
ce mardi, contre les réformes du
gouvernement, alors que les neuf
fédérations de fonctionnaires
étaient réunies. // P. 3
PARCOURSUP : LA MOITIÉ
DES LYCÉENS EN ATTENTE
Les premiers résultats pour les candidats inscrits sur la plate-forme
sont tombés mardi soir. Seule la
moitié d’entre eux ont eu une
réponse positive. // P. 4
ENTREPRISES
& MARCHÉS
LA LOI ALIMENTATION
DEVANT LES DÉPUTÉS
Dans un entretien aux « Echos », le
ministre de l’Agriculture et la secrétaire d’Etat à l’Economie et aux
finances détaillent les enjeux de la
réforme. // P. 16-17
L’ÉTAT VISE 100.000 BORNES
DE RECHARGE EN 2022
La filière automobile a signé son
nouveau contrat stratégique à
Bercy. Celui-là fait la part belle à
l’électrification et aux tests de véhicules autonomes. // P. 19
TÉLÉCOMS : RECORD
D’INVESTISSEMENTS EN 2017
Les opérateurs français ont investi
9,6 milliards d’euros dans leurs
réseaux l’année dernière.
// P. 23 ET L’ÉDITORIAL
DE DAVID BARROUX P. 8
CRÉDIT AGRICOLE GAGNE
UNE BATAILLE FACE AU FISC
La justice a donné raison en appel
au Crédit Agricole sur le lourd contentieux l’opposant depuis 2012 au
fisc. Un dossier à plus de 800 millions d’euros. // P. 29
CARNET // P. 33
dnca-investments.com
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 23 MAI 2018 // LESECHOS.FR
Banlieues :
l’appel de
Macron aux
entreprises
l Le chef de l’Etat veut associer les grands
groupes tricolores à sa politique de la ville.
l Il refuse la logique des plans Marshall
préférant une méthode de rendez-vous réguliers.
E
mmanuel Macron veut associer beaucoup
d’acteurs à sa politique de la ville, à commencer par les grandes entreprises. Il a annoncé
mardi à l’Elysée que les groupes du SBF 120 signeraient en juillet des « chartes concrètes » pour
s’engager en faveur des habitants des quartiers difficiles, en commençant par l’emploi et l’aide à l’entrepreneuriat. « Vous allez m’aider et montrer à tous les
esprits chagrins que quand on aide les entrepreneurs
à réussir, ça peut être efficace et juste », leur a-t-il
lancé. Les entreprises concernées seront aussi testées en matière de discrimination. Loin des plans
Marshall qui ont émaillé la politique de la ville
depuis quatre décennies, le chef de l’Etat veut insuffler une nouvelle méthode. Il a pris ses distances
avec les propositions de Jean-Louis Borloo, rendues
fin avril au Premier ministre, tout en annonçant
une série de mesures. Il a promis qu’un point serait
fait tous les deux mois sur l’évolution de cette politique. Les réactions ont été mitigées. Les élus de banlieue ont fait part de leur déception et l’opposition
n’a pas ménagé ses critiques. Le président LR Laurent Wauquiez a dénoncé « la politique spectacle »
qui ne laisse rien derrière.
// PAGE 2 ET L’ÉDITORIAL DE DOMINIQUE
SEUX PAGE 8
Italie : la zone euro voit renaître
le spectre de la contagion
POLITIQUE Le chef de l’Etat, Sergio
Lucas Barioulet pour « Les Echos » – La Poste
Mattarella, cherche à reprendre la main.
Interview
Vivatech
Nathalie
Collin
DGA du Groupe
La Poste et Alain Toledano
cancérologue // P. 12
Mark Zuckerberg « désolé »
face aux députés européens
Mark Zuckerberg et le président du Parlement européen, Antonio Tajani – Photo Thierry Roge/Belga/AFP
Kanye West – Photo Oli Scarff/AFP
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Depuis une semaine, les marchés vivent au rythme de la politique italienne. Le rapprochement entre la Ligue, d’extrême
droite, et le parti populiste M5S,
a provoqué des tensions sur la
dette de l’Italie et sur celles de
l’Espagne et du Portugal. Les
plans du gouvernement inquiètent le secteur bancaire. Le président de la République ita-
lienne, Sergio Mattarella, a
rencontré hier les présidents du
Parlement. Il refuse de signer
« tel un notaire qu’il n’est pas » le
contrat de gouvernement et
pointe les risques sur les comptes publics et sur les relations
avec les partenaires européens.
// PAGE 6
ET NOS INFORMATIONS
PAGES 18, 28 ET 29
RÉSEAUX SOCIAUX Nouvelle audition, nouvelle épreuve pour Mark
Zuckerberg. Six semaines après avoir été auditionné par le Congrès américain, le patron du réseau social a été questionné mardi soir par le Parlement européen sur le détournement des données réalisé par le cabinet
Cambridge Analytica. Se sachant regardés par des milliers d’Européens,
les eurodéputés ont maintenu une très forte pression. Face à eux, le
numéro un de Facebook s’est dit « désolé » d’avoir commis « l’erreur » de ne
« pas avoir fait assez » au cours des toutes dernières années.// PAGE 15
L’euro, 30 ans
et toujours
en crise
Sergio Mattarella.
Photo Andreas Solaro/AFP
La chronique de
Jean-Marc Daniel
Le 2 juin 1988, à Evian, François
Mitterrand et Helmut Kohl fixaient
ensemble les modalités de création
de l’Union monétaire européenne.
L’objectif était d’assurer une réelle
autonomie monétaire et commerciale face au dollar. Trente ans plus
tard, nous en sommes loin. Si l’Europe s’est bien dotée d’une monnaie
partagée par 19 pays, ce sont les
Etats-Unis qui dictent leur loi sur
les marchés des changes,
écrit Jean-Marc Daniel. // PAGE 9
SUR
Gérer
un projet
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
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DU LUNDI AU VENDREDI
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22700
110e ANNÉE
38PAGES
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4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Les obligations déclaratives seront une nouvelle fois
simplifiées par le projet de loi Pacte. Photo Hamilton/RÉA
Le gouvernement simplifie
la création d’entreprise
Le projet de loi Pacte est en cours
d’examen par le Conseil d’Etat
PACTE Fin du stage préalable à l’installation, simplification des obli-
gations déclaratives : le projet de loi que « Les Echos » ont pu consulter prévoit de faciliter les démarches des entrepreneurs. Il relève
aussi les seuils à partir desquels les PME devront faire appel à un
commissaire aux comptes, comme Bercy l’avait annoncé. // PAGE 5
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02 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
FRANCE
Ordre-autorité,
les faux jumeaux
Si Emmanuel Macron affirme avec constance
son autorité, il avance sur les questions régaliennes
de manière prudente. Illustration par les banlieues.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
Q
u’Emmanuel Macron
fasse preuve
d’autorité, voilà
qui ne fait plus de doute.
Jean-Louis Borloo vient d’en
faire les frais sous le couvert
d’un humour acide. Un plan
banlieue, c’est « une stratégie
aussi âgée que moi », « deux
mâles blancs » qui font un
plan, « ça ne marche plus
comme ça ». Ces phrases
du chef de l’Etat ne peuvent
se traduire que d’une seule
façon : ce n’est pas Jean-Louis
Borloo qui décide de la
politique à mener dans
les quartiers. Point.
Autorité et ordre ne vont
pour autant pas forcément de
pair. Sur la banlieue comme
sur tous les sujets régaliens,
Emmanuel Macron avance…
« en marchant », pourrait-on
dire. Puisqu’il ne fait plus
sienne l’approche sociale de
la politique de la ville, il tente
d’inventer autre chose. Il met
sur la table la responsabilité
des entreprises, et il s’engage
dans le sujet sous l’angle
régalien. Lutte contre la
drogue et informations sur
les fichés radicalisés font
ainsi leur entrée dans son
discours, de manière encore
prudente. Pragmatique.
Il réalise que rester sans
réponse après les attentats a
des limites. Lors du dernier
Conseil de défense, il « a
secoué le cocotier », dit un
proche, et poussé ses troupes
à apporter des réponses. Les
premières arrivent donc.
Elles restent imprécises.
Le plan de lutte contre le trafic
de drogue ne sera finalisé qu’en
juillet. La coordination mairespolice sur les fichés radicalisés
n’est pas détaillée. Emmanuel
Macron a une « philosophie »
mais pas encore de doctrine.
Il faut « changer de méthode »
et mettre fin à une politique
qui, outre son coût, « assignait
à résidence » les habitants
des quartiers, dit-il, avant
de convoquer la « nation »
et la « République » pour
dessiner une ébauche de
nouveau dispositif. Une
ébauche seulement.
S’il a clarifié son credo en
matière d’immigration,
d’autres sujets restent ainsi
inaboutis : le service national
universel, la laïcité et l’islam.
Ce n’est d’ailleurs pas un
hasard si c’est sur ce sujet que
les ministres font entendre
des divergences. Gérard
Collomb, Jean-Michel
Blanquer, Marlène Schiappa
sont « choqués » de voir une
femme voilée diriger un
syndicat de l’Unef, pas
Frédérique Vidal ni le député
Aurélien Taché. Or quand
ils connaissent les positions
de Macron, aucun de
ses proches n’ose jamais
en émettre de contraires.
Question… d’autorité.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
Affaire Business France : Pénicaud
placée sous le statut de témoin assisté
JUSTICE La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a été placée
sous le statut de témoin assisté après plusieurs heures d’audition, mardi, chez les juges qui enquêtent sur le déplacement
controversé qu’elle a organisé en 2016 pour Emmanuel Macron
à Las Vegas. Elle évite donc à ce stade une mise en examen dans
cette enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme » visant
Business France, l’agence de promotion de l’économie française
à l’étranger dont elle était directrice générale à l’époque.
L’ex-patron des sénateurs PS Didier
Guillaume rejoint le groupe radical
POLITIQUE L’ex-patron des sénateurs PS, Didier Guillaume, a
rejoint mardi le groupe RDSE à majorité radicale au Sénat, a
annoncé le président de ce dernier, Jean-Claude Requier. « Il est
venu vers nous car il y a la liberté de vote », a-t-il expliqué. Didier
Guillaume avait annoncé mi-janvier qu’il quittait « la vie politique ». Mais le 9 mai, le sénateur, qui avait été fortement pressenti pour prendre la tête du comité d’organisation qui pilotera
la Coupe du monde 2023 de rugby en France, annonçait qu’il
renonçait à prendre cette fonction et restait à la chambre haute.
RETROUVEZ NICOLAS BARRÉ
LE DIRECTEUR DE LA RÉDACTION DES ECHOS
DANS LE JOURNAL DE 8H D’EUROPE MATIN
PRÉSENTÉ PAR PATRICK COHEN
#E1Matin
Banlieues : Macron veut
bousculer les entreprises
l Le chef de l’Etat a réuni mardi à l’Elysée plus de 600 acteurs des banlieues.
l Il a notamment demandé une plus forte implication des grandes entreprises
dans sa stratégie en faveur des quartiers populaires.
POLITIQUE
DE LA VILLE
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
La « mobilisation générale » pour
les banlieues passe aussi par les
grandes entreprises. Mardi, à l’Elysée, Emmanuel Macron leur a
demandé de prendre leur part dans
la stratégie qu’il entend mener en
faveur de ces quartiers prioritaires.
« Vous allez m’aider et montrer à
tous les esprits chagrins que, quand
on aide les entrepreneurs à réussir,
ça peut être efficace et juste », leur
a-t-il lancé. En juillet, à l’Elysée, des
chartes seront signées avec les 120
plus grandes entreprises du pays
pour les faire entrer plus concrètement dans la politique de la ville. A
raison de 40 par an pendant trois
ans, elles seront soumises à des testings pour lutter contre les discriminations à l’embauche. Le chef de
l’Etat veut que les entreprises prennent leur part, mais aussi les syndicats, le patronat, et, en premier lieu,
les élus et associations qui chaque
jour sont au contact des populations concernées.
A défaut d’un nouveau plan
Marshall à destination des quartiers défavorisés, comme le préconisait l’ancien ministre de la Ville
Jean-Louis Borloo, Emmanuel
Macron a défendu mardi une nouvelle méthode pour combler les inégalités touchant les banlieues difficiles. « Ce n’est plus possible
d’annoncer des plans banlieue en
pensant qu’ils s’appliqueront d’euxmêmes, ça a déjà été fait, ça a raté », a
indiqué le président au cours de la
première réunion du Conseil présidentiel des villes, qu’il a créé.
Plus tard, dans la salle des fêtes de
l’Elysée, devant un public de représentants d’associations, d’entrepreneurs et d’élus, il a enfoncé le clou.
« Je ne vais pas vous annoncer un
plan ville ou un plan banlieue car
cette stratégie est aussi âgée que moi
[quarante ans, NDLR]. On est au
bout de cette méthode », a-t-il lancé
en préambule de son intervention.
Il a donné rendez-vous tous les
Mardi, Emmanuel Macron a appelé à « changer de méthode » pour sortir de l’« assignation
à résidence » les habitants des quartiers défavorisés. Photo Ludovic Marin/AFP
deux mois aux acteurs de la politique de la ville pour faire le bilan des
actions menées, faisant au passage
le parallèle avec la politique qu’il
développe à destination du monde
rural. Au premier rang de l’assistance, Jean-Louis Borloo, qui avait
rendu fin avril au Premier ministre un rapport de 146 pages et de
19 chapitres qui avait tout d’un plan
Marshall pour les banlieues. L’intéressé s’est pourtant déclaré satisfait
de l’intervention présidentielle,
estimant que « tous les sujets du rapport [avaient] été cochés ».
S’il prône un changement de
méthode, Emmanuel Macron a
aussi profité de son intervention
pour faire quelques annonces concrètes, dans l’éducation notamment, comme l’ouverture de
30.000 stages de 3e dans les entreprises et les administrations aux
élèves issus des quartiers défavorisés. Il a aussi annoncé un nouveau
plan pour lutter contre le trafic de
« Ce n’est plus
possible d’annoncer
des plans banlieue
en pensant qu’ils
s’appliqueront
d’eux-mêmes,
ça a déjà été fait,
ça a raté. »
EMMANUEL MACRON
Président de la République
drogue, au lendemain d’un fait
divers spectaculaire dans une cité
des quartiers nord de Marseille.
Déception de certains élus
Les thèmes abordés par le chef de
l’Etat ont été larges, allant de la sécurité à la laïcité en passant par la culture, le sport ou l’apprentissage. Certains élus de terrain, qui militaient
pour une mise en œuvre de l’intégralité du plan Borloo, n’ont pas caché
leur déception. « Il y a un défaut de
concret », a estimé Patrice Bessac,
maire communiste de Montreuil
(Seine-Saint-Denis). Les réactions
politiques ont été encore plus virulentes, de la « très grande déception »
de Stéphane Troussel, le président
de Seine-Saint-Denis, au « vide sidéral » dénoncé par le vice-président
des Républicains Damien Abad.
(
Lire l’éditorial
de Dominique Seux
Page 8
Les promesses du chef de l’Etat
Au lieu d’un coûteux plan
banlieues, le président
a préféré faire appel à la
mobilisation des élus, des
habitants, des associations
et des entreprises.
Matthieu Quiret
@MQuiret
Emmanuel Macron a dévoilé mardi
une série de mesures pour les quartiers défavorisés, s’inspirant, en partie seulement, du rapport Borloo.
Tour d’horizon des principales
mesures annoncées, qui devraient
être précisées cet été..
TESTING
•ANTIDISCRIMINATION
Le chef de l’Etat va mobiliser en
juillet les 120 plus grandes entreprises françaises pour qu’elles s’engagent dans l’embauche de jeunes des
quartiers difficiles. Histoire de leur
mettre la pression, Emmanuel Macron a prévenu que des campagnes
de tests anonymes de discrimination à l’embauche seraient menées
dans 40 entreprises du SBF120 par
an ces trois prochaines années.
PLAN « CŒUR
•DEUNQUARTIER
»
Emmanuel Macron a pointé
la paralysie de l’Agence nationale
pour la rénovation urbaine (Anru),
mais il a promis de préserver cet
outil. Pour relancer la machine de
la rénovation urbaine, un programme « Cœur de quartier » sera
lancé cet été en ciblant les opérations prioritaires d’urbanisme dans
les quartiers difficiles. Elles profiteront de nouvelles procédures plus
rapides, le président promettant de
ramener à six mois la durée d’instruction des projets, contre trois
ans actuellement.
Il a également confirmé l’engagement dès le prochain projet de loi
de finances 2019 de 1 milliard
d’euros de l’Etat sur les 10 milliards
prévus pour l’Anru. Il a été plus flou
sur le projet de fondation de JeanLouis Borloo et sur le rôle de la
future Agence nationale de cohésion des territoires.
INSTANCE
•DEUNE
RECOURS SUR L’ÉQUITÉ
TERRITORIALE
Jean-Louis Borloo avait proposé
dans son rapport une Cour de
l’équité territoriale chargée de scruter les politiques de réduction des
inégalités d’accès aux services
publics. Emmanuel Macron a préféré l’idée d’une « instance de
recours pour les habitants comme
les élus », renforcée par une évaluation parlementaire. Le dispositif
sera précisé en juillet.
STAGES
•DE30.000
3 POUR LES QUARTIERS
E
« Les stages en entreprise sont une
obsession dans les quartiers, car on
n’arrive pas à y accéder », a insisté
Emmanuel Macron. Jugeant ce
sujet « dans l’angle mort des politiques publiques », le président a
demandé aux entreprises et aux
administrations de l’Etat d’offrir
respectivement 15.000 stages de 3e.
Une Bourse aux stages sera mise en
place d’ici à l’automne pour la prochaine saison hivernale.
•
LES PRÉPAS
À L’APPRENTISSAGE
GRANDES OUVERTES
« On a encore des places vides dans le
centre de formation pour apprentis de
Bobigny », s’est désolé le président.
Les prépas à l’apprentissage seront
ouvertes sans limite aux filières CFA
des quartiers dès septembre.
MOBILISÉS
•SURLESLAMAIRES
SÉCURITÉ
Emmanuel Macron a tendu la main
aux maires pour qu’ils l’aident dans
le rétablissement de la sécurité des
quartiers. Il promet d’aider les élus
prêts à mobiliser davantage leur
police municipale. En contrepartie,
les préfets avertiront systématiquement ces élus de la présence dans
leur commune des radicalisés
fichés S les plus sensibles (fichier
FSPRT). Près de 20.000 personnes y
sont recensées au total. Toujours
sur la sécurité, le président a
annoncé un plan de lutte contre les
trafics de drogue pour juillet.
DE POUCE
•AUXCOUPS
ASSOCIATIONS
« Mettre à l’échelle. » L’expression a
été utilisée une dizaine de fois, mardi, par le chef de l’Etat à propos des
initiatives de terrain qu’il souhaite
voir répliquées plus largement.
Une vingtaine de projets prioritaires seront ainsi dotés de moyens
importants, Emmanuel Macron
citant l’exemple de Voisin Malin,
l’association créée par Anne
Charpy, qui connecte les habitants
des quartiers populaires entre eux.
Le président a aussi promis aux
associations de quartier plus de
visibilité sur leur financement,
dans le sport, par exemple, à l’horizon du quinquennat. Le rapport
Borloo dénonçait la course aux
subventions qui épuise les associations, par ailleurs frappées par la
baisse des contrats aidés. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Les syndicats échouent à mobiliser
les fonctionnaires contre le gouvernement
Leïla de Comarmond
@leiladeco
Le taux de grévistes
mardi a chuté par
rapport au 22 mars.
La troisième journée de mobilisation, mardi, n’a pas été la bonne
pour les syndicats de fonctionnai-
ENVIRONNEMENT
La capitale française
n’est que septième
du classement
Greenpeace des villes
européennes
sur la qualité de l’air
et la mobilité.
*Laisse
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Paris à la
traîne pour
la qualité
de l’air
Tel
T
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Tel.
eell. 001.55.35.20.20
1.5
11.
..5
555.
5.3
..3
355.
5.2
..2
200.
0.2
..2
20
SOCIAL
res. L’affiche était pourtant rare : les
leaders des cinq confédérations ont
défilé côte à côte. Mais cela n’a pas
suffi à garantir une forte participation à la manifestation parisienne.
Selon le comptage réalisé par le
cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont « Les Echos », il
n’y avait que 16.400 personnes dans
la rue. C’est à peine plus que lors de
la mobilisation générale tentée par
la centrale de Philippe Martinez le
19 avril, et deux fois moins que la
précédente manifestation des fonctionnaires, le 22 mars, alors même
que celle-ci n’avait pas fait l’unanimité chez les syndicats, puisque,
sur les neuf, deux n’y avaient pas
appelé (CFDT et Unsa). La comparaison avec le 10 octobre, où, pour la
première fois depuis dix ans, tous
les syndicats avaient appelé les
agents à manifester, montre, elle
aussi, un net essoufflement.
On pourrait penser que la crainte
de se trouver pris dans des échauffourées a dissuadé les Franciliens.
D’ailleurs, le défilé parisien a été
écourté du fait de violents affrontements entre casseurs et police à la
Bastille, qui ont donné lieu à 17 interpellations. Mais ailleurs en
France aussi, la participation aux
défilés – plus de 130 recensés – a été
le plus souvent bien maigre. Est-ce
parce que certains militants se sont
réservés pour la « marée populaire » de samedi, à l’organisation
de laquelle participe la CGT, au
côté d’une cinquantaine d’organisations, dont La France insoumise
de Jean-Luc Mélenchon ? « Je préférerais que ce soit ça, au moins on
aurait une explication rationnelle »,
confie un cégétiste.
« Nous ne
remettons pas
en cause le statut.
Nous voulons
l’adapter,
le moderniser. »
Ses rues ne sont pas
encore assez sûres
pour les usagers
non motorisés,
notamment les
cyclistes, pointe l’ONG.
OLIVIER DUSSOPT
Secrétaire d’Etat
à la Fonction publique
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Avant-dernière après Moscou ! Sur
le front de la qualité de l’air, la situation calamiteuse de Paris se confirme dans le classement publié
mardi par Greenpeace. En revanche, la capitale française brille pour
la qualité de ses transports publics,
selon l’étude. Dans ce registre particulier, l’ONG la place en deuxième
position, juste après Zurich, parmi
une sélection de villes comprenant
12 des plus importantes capitales
d’Europe ainsi que la ville suisse.
Au classement général de ce
Top 13 de la mobilité et de la pollution de l’air, Paris se classe septième.
Un score médiocre qui tient au fait
qu’il reste « encore beaucoup
d’efforts à faire pour réduire la place
de la voiture, développer l’utilisation
du vélo au quotidien et devenir plus
respirable », selon Greenpeace.
Cette situation a d’autant plus
surpris les syndicalistes qu’il y avait
unanimité syndicale. « On sait bien
que ce n’est pas une science exacte,
mais quand même, ça ne correspond
pas aux remontées qu’on avait ces
derniers jours. On n’avait pas vu ça
venir », commente un des initiateurs du mouvement.
Ambiance morose
Autre mauvaise nouvelle pour les
syndicats, du côté du taux de grévistes aussi, la mobilisation a marqué
le pas, même si c’est dans des proportions moindres. Au total,
10,29 % des agents de l’Etat et 6,5 %
de ceux des collectivités territoriales ont cessé le travail mardi, soit
25 % de moins que le 22 mars. Ce qui
marque un recul important. Dans
l’hospitalière, la mobilisation a
aussi diminué (à 7,5 %).
Les organisations de fonctionnaires doivent se retrouver vendredi pour faire le bilan de la mobilisation de mardi. L’ambiance ne
sera pas à la fête. Ils abordent en
effet affaiblis les discussions qui
s’ouvrent sur la réforme du statut de
la fonction publique et le rendezvous budgétaire prévu à la mi-juin.
Mais du côté du gouvernement,
on s’est gardé de crier victoire, conscient sans doute que le climat social
n’est pas pour autant au beau fixe
dans la fonction publique. Ce qui
semble dominer au sein de celle-ci,
c’est un « pessimisme résigné »,
selon l’expression du politologue
Luc Rouban. n
« Paris est toujours
asphyxié par
la pollution de l’air,
car ses rues sont
encore trop
encombrées par
les voitures. »
SARAH FAYOLLE
Chargée de campagne pour
Greenpeace France
La capitale française ne brille pas
par la sécurité de ses rues pour les
usagers non motorisés. Concernant
cet indicateur, l’un des 21 sur lesquels l’Institut Wuppertal pour le
climat a travaillé, elle arrive en
9e position, devançant Bruxelles,
Berlin, Londres et Rome. Dans ces
villes, il ne fait pas toujours bon être
cycliste. Contrairement à Amsterdam ou Copenhague, à la première
place dans ce domaine, les infrastructures cyclables sécurisées, séparées et respectées sont encore insuffisantes. Un facteur essentiel au
développement de l’usage des deuxroues, qui reste peu répandu à Paris.
Seuls 3 % des déplacements y
sont effectués à vélo, contre respectivement 29 % et 32 % à Copenhague et à Amsterdam. Les capitales
du Danemark et des Pays-Bas, qui
figurent à la première et à la
deuxième place du classement
général de Greenpeace, ont placé
les « mobilités actives », c’est-à-dire
les déplacements non motorisés, au
cœur de la planification urbaine.
Ceci explique sans doute cela :
Copenhague se classe deuxième,
derrière Oslo, pour la qualité de l’air
qu’on y respire. A l’inverse, « Paris
est toujours asphyxié par la pollution de l’air, car ses rues sont encore
trop encombrées par les voitures »,
juge Sarah Fayolle, chargée de campagne pour Greenpeace France.
Une situation qui lui vaut, avec
11 autres grandes villes françaises,
d’avoir été renvoyée la semaine dernière devant la Cour de justice de
l’Union européenne pour non-respect des normes de qualité de l’air. n
Les chiffres clefs
16.400
MANIFESTANTS
ont défilé mardi dans les rues
de Paris, selon le comptage
du cabinet Occurrence.
10,29 %
DE GRÉVISTES
Le taux de mobilisation des
agents de l’Etat. Ils n’étaient
que 6,5 % dans les collectivités
territoriales et 7,5 % dans la
fonction publique hospitalière.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 // FRANCE
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
Parcoursup : la moitié des lycéens
dans l’attente d’une proposition
l Les premiers résultats pour les lycéens inscrits sur Parcoursup sont tombés ce mardi soir.
l Selon la ministre de l’Enseignement supérieur, « deux tiers » d’entre eux auront une réponse avant le bac.
tions iront vers les lycéens qui sont en
attente. » Un candidat qui reçoit
une proposition peut prendre jusqu’à sept jours de réflexion (jusqu’au 17 juin). Les deux principaux
syndicats étudiants, la Fage et
l’Unef, ont lancé leur traditionnel
dispositif d’accompagnement. Le
ministère estime que « deux tiers
des lycéens » auront une réponse
avant le bac. Après l’examen, ils
devraient être plus de 80 % dans ce
cas. La ministre s’est engagée à ce
que chaque lycéen qui veut poursuivre dans l’enseignement supérieur « ait une proposition avant la
rentrée ».
ÉDUCATION
Marie-Christine Corbier
@mccorbier
Après des semaines d’interrogations, de contestations et de blocages d’universités, le verdict tant
attendu est tombé ce mardi soir. La
moitié des 810.000 futurs bacheliers et étudiants en réorientation
inscrits sur le portail Parcoursup vont devoir patienter. Pas
moins de 400.000 candidats sont
« en attente » d’une proposition à
leurs demandes de vœux dans
l’enseignement supérieur. « Plus
d’un million de propositions seront
faites mardi soir, la moitié des lycéens
devraient avoir une ou plusieurs propositions, et un petit nombre qui
n’avaient demandé que des filières
sélectives auront des « non » à toutes
leurs demandes, a annoncé, ce
mardi matin, Frédérique Vidal, la
ministre de l’Enseignement supérieur, sur France Inter. Ils seront pris
en charge par les commissions rectorales dès demain. »
Frédérique Vidal, qui cherche à
rassurer, a expliqué que le processus était différent de celui des
années précédentes : « Les lycéens
qui auront des propositions en
accepteront certaines, en libéreront
d’autres, et donc libéreront des places, a-t-elle dit. On s’attend à ce que
plusieurs centaines de milliers de
places soient libérées. Chaque jour,
des dizaines de milliers de proposi-
« Jeu délétère »
Un candidat qui reçoit une proposition peut prendre jusqu’à sept jours de réflexion.
Photo Frédéric Maigrot/RÉA
Le ministère indique néanmoins
qu’il devra composer avec « les
70.000 candidats inactifs qui ne
répondent jamais à rien parce qu’ils
ont changé d’avis, de projet ou ont
privilégié une formation hors Parcoursup [15 % des formations,
NDLR] ». Or, au vu de l’explosion
démographique, cela pourrait
ralentir l’algorithme. A l’inverse,
pour fluidifier le système, les jeunes inscrits sur Parcoursup qui
avaient candidaté à des formations
extérieures à la plate -forme,
comme Sciences Po ou des écoles
d’infirmiers, doivent présenter une
attestation de désistement à la plate-forme pour confirmer leur inscription dans ces établissements,
et ne pas bloquer des places qu’ils
n’occuperont pas. Les universités
ont aussi fait du « surbooking »,
mais l’entourage de la ministre
assure que « tous les étudiants
monteront dans l’avion », à la différence des pratiques des compagnies aériennes. Des éléments qui,
mardi soir, ne suffisaient pas à rassurer le syndicat d’enseignants
SNESUP-FSU, hostile au nouveau
dispositif : « Lors de la procédure
normale d’APB, en 2017, 63 % des
bacs généraux, 51 % des bacs technologiques et 44 % des bacs professionnels avaient obtenu leur premier
vœu, a tweeté l’un de ses responsables, Pierre Chantelot. Parcoursup
fait pire en laissant 400.000 jeunes
sans aucune réponse positive ! »
Frédérique Vidal avait, elle, mardi
matin, dénoncé le « jeu délétère »
de « ceux qui ont des agendas différents des lycéens [et] qui ont participé au blocage des examens. » n
Les chiffres clefs
810.000
JEUNES
se sont inscrits sur le portail
Parcoursup.
400.000
CANDIDATS
sont « en attente » d’une
proposition à leurs
demandes de vœux dans
l’enseignement supérieur.
INTERVIEW // GILLES ROUSSEL Président de la Conférence des présidents d’université
« Les candidats sans réponse ne doivent pas paniquer »
L’ampleur du nombre de candidats placés « en attente »
dans Parcoursup – ils
sont 400.000 – vous a-t-elle
surpris ?
Je ne suis pas étonné qu’en début de
processus, on atteigne ce niveau-là.
C’est même plutôt mieux que ce que
j’imaginais ! Ce qui est important
maintenant, c’est que les candidats
qui ont plusieurs « oui » choisissent
et libèrent des places pour les
autres : il faut de la solidarité.
Frédérique Vidal a promis
22.000 nouvelles places :
19.000 ont été créées. Cela
sera-t-il suffisant ?
C’est ce qu’a considéré le gouvernement. C’est la vraie question pour
savoir si tout élève aura une place
dans l’enseignement supérieur. De
notre côté, nous avions estimé qu’il
fallait créer au moins 30.000 à
40.000 places. Par ailleurs, les places
qui ont été créées ont été financées
en deçà de ce qu’elles coûtent réellement – elles ont été calculées au coût
marginal, et non au coût complet. Si,
in fine, on a besoin de quelques milliers de places supplémentaires, on
pourra pousser les murs. Mais ce ne
sera pas faisable s’il en faut 50.000 de
plus.
Le « surbooking » qu’ont pratiqué certaines universités
peut-il les conduire à avoir
finalement plus de candidats
que de places ?
Globalement, le risque est mesuré.
Elles l’ont fait de plusieurs façons.
Soit elles ont pratiqué le « surbooking au premier appel, c’est-à-dire
sur les 200 ou 300 premiers candidats, en considérant que tous les
candidats n’accepteraient pas la formation demandée. Soit elles ont
prévu de revoir le « surbooking »
toutes les semaines. Soit elles ont
accepté tous les candidats sans faire
de classement et celles qui l’ont fait
QUI A MARQUÉ L’EUROPE
CETTE ANNÉE ?
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ENTREPRENEUR EUROPÉEN DE L’ANNÉE
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INNOVATEUR EUROPÉEN DE L’ANNÉE
PERSONNALITÉ EUROPÉENNE DE L’ANNÉE
ET UN PRIX SPÉCIAL, IN MEMORIAM
À DAPHNE CARUANA GALIZIA
europeanleadershipawards.eu
EN PARTENARIAT AVEC
n’ont pas pris de risque : ce sont des
filières qui ne sont pas en tension ou
des territoires où l’offre est supérieure à la demande. Cela explique
que les lycéens placés « en attente »
ne doivent pas paniquer. Les universités ont été prudentes et n’ont
pas appelé tous les candidats.
Plus d’un million de propositions ont été faites, mais seulement 135.000 propositions de
parcours personnalisés…
Mais c’est beaucoup ! Et c’est plutôt
une bonne chose, car la plupart des
universités vont mettre en place un
accompagnement post-admission :
c’est une aide supplémentaire à des
candidats qui auront reçu un
« oui » ferme. Alors qu’un « oui si »
explicite aurait conditionné l’accès
à une formation à l’acceptation
d’une remise à niveau.
Il faut que le
financement pour
chaque étudiant soit
ramené à la hauteur
des enjeux de
formation du pays.
Qu’attendez-vous des moyens
supplémentaires que l’exécutif a promis pour fin juin ?
Il faut que le financement pour chaque étudiant soit ramené à un
niveau convenable, à la hauteur des
enjeux de formation du pays. Si l’on
n’obtient pas cela, ce sera un jeu de
dupes. Il nous a manqué 1,6 milliard
d’euros depuis 2010, au regard du
niveau de financement par étudiant
de 2010 et de l’augmentation démographique que nous avons absorbée sans ces moyens. D’une certaine manière, les universités ont
fait un gain de productivité de
Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents
d’université. Photo Nicolas Tavernier/RÉA
1,6 milliard. Il nous faudrait,
comme nous l’avons déjà dit, au
moins 1 milliard d’euros par an.
Comprenez-vous ceux qui
parlent de loterie, les lycéens
ayant parfois été départagés
par des notes avec plusieurs
décimales après la virgule ?
Le tirage au sort était-il préférable ? Qu’y a-t-il de plus juste pour
classer les candidats que de prendre en compte ce qui l’a été, y compris des notes avec quatre décimales après la virgule ? Certes, le
système est imparfait et il faudra
l’améliorer. Nous demandons
d’ailleurs la mise en place d’un
comité de suivi de la réforme. Il
faudra probablement revoir des
choses et notamment alléger le travail d’équipes pédagogiques.
Craignez-vous des recours de
candidats qui demandent que
les outils locaux utilisés pour
les départager soient rendus
publics ?
Je ne crains pas les recours. Il n’y a
pas de raison qu’on ne donne pas les
informations aux étudiants. Mais
arrêtons avec le fantasme des algorithmes locaux : il y a 70 % des étudiants pour lesquels le dossier a été
traité sur des critères objectifs liés à
des notes et des éléments d’appréciation, mais 30 % des étudiants en
réorientation pour lesquels le traitement a été manuel. Nous pouvons expliquer pourquoi tel ou tel
candidat n’a pas été retenu. Mais
c’est infaisable de publier une note
expliquant comment on a classé
tous les candidats : elle ferait au
moins 300 pages !
Propos recueillis par
M.-C. C.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 05
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Création d’entreprise :
ce que la loi Pacte
va simplifier
l Le projet de loi Pacte comportera plusieurs mesures
qui visent à faciliter les démarches des entrepreneurs.
l Parmi les propositions, la création d’un guichet unique
pour la création d’entreprise.
RÉFORME
Marie Bellan
@mbellan1
Le projet de loi Pacte a depuis le
début été présenté comme un texte
visant à faire grandir les PME. Mais
il comporte aussi plusieurs mesures pour faciliter les créations
d’entreprise. Le texte, dont « Les
Echos » ont pu consulter l’exposé
des motifs avant sa présentation en
Conseil des ministres prévue en
juin, reprend notamment plusieurs recommandations qui
avaient été faites par la députée La
République En marche (LREM)
Olivia Grégoire en fin d’année dernière.
La cessation d’activité
fait aussi l’objet
de modifications.
Le premier article du projet de
loi prévoit un guichet unique pour
l a c r é a t i o n d ’e n t r e p r i s e .
Aujourd’hui, les centres de formalités des entreprises (CFE), auprès
de qui les créateurs doivent effectuer leurs démarches, sont éclatés
en différentes structures, dont les
unes dépendent des chambres de
commerce et d’industrie, les autres
des Urssaf, certaines des chambres
des métiers ou bien encore des
greffes des tribunaux de commerce. Passé la première difficulté
qui consiste à savoir de quel centre
l’entrepreneur relève, il doit aussi
faire face à des pratiques différentes suivant son lieu d’implantation
ou sa forme juridique. Le principal
obstacle pour mettre en place un
guichet unique, dont il est question
depuis plusieurs années déjà, tient
à la disparité des systèmes d’information. Le gouvernement est donc
prudent et ne prévoit pas d’entrée
en vigueur avant début 2021.
Laurence Boisseau
@boisseaul
Le 17 mai, des milliers de commissaires aux comptes ont manifesté dans plusieurs villes de
France. Ils protestaient contre une
disposition du projet de loi Pacte
prévoyant de supprimer les professionnels du chiffre dans les PME.
Leur colère n’a pas été entendue. Le
gouvernement est décidé à faire ce
qu’il avait laissé entendre depuis
plusieurs mois. Il entend bien relever les seuils déclenchant l’obligation de nommer un commissaire
aux comptes au niveau du seuil
européen, dans le but de s’aligner
sur la réglementation de
l’Union. La réforme européenne de
l’audit en 2016 a fixé à 8 millions
d’euros de chiffre d’affaires le seuil
d’audit légal obligatoire ; il est,
aujourd’hui, de 3,1 millions d’euros
en France.
Sur ce point donc, les commissaires aux comptes ne pourront feindre de ne pas avoir été prévenus. A
plusieurs reprises, le ministre de
l’Economie, Bruno Le Maire, a fait
part, publiquement, de sa détermination. En revanche, les professionnels du chiffre espéraient pouvoir
intervenir dans les groupes qui
auraient échappé à toute obligation
de certification des comptes du fait
de leur structuration en plusieurs
entités de petite taille.
Les obligations déclaratives des entreprises, qui avaient été en partie allégées par la loi Macron,
seront une nouvelle fois simplifiées par le projet de loi Pacte. Photo Hamilton/RÉA
professionnelle pour les microentrepreneurs réalisant un chiffre
d’affaires inférieur à 5.000 euros
annuels sera également supprimée. La cessation d’activité fait
aussi l’objet de modifications. Les
entrepreneurs radiés du régime de
Sécurité sociale pour absence de
chiffre d’affaires ou de recettes
pendant deux années consécutives
seront de plein droit radiés des
autres répertoires, tels que les
fichiers des services fiscaux, le
registre du commerce et des socié-
tés ou encore le répertoire des
métiers et le répertoire Sirene. La
nécessité de déposer une déclaration de cessation d’activité auprès
du centre de formalités des entreprises sera par conséquent supprimée. n
Un registre unique
Dans le même esprit, les obligations
déclaratives des entreprises, qui
avaient été en partie allégées par la
loi Macron, seront une nouvelle fois
simplifiées par le projet de loi Pacte.
L’ensemble des informations légales devrait être centralisé dans un
seul registre pour éviter les déclarations redondantes et les démarches
inutiles. A ce gain de temps devrait
s’ajouter un gain financier puisque
le gouvernement a prévu de baisser
les coûts de publication des annonces légales. Un sujet de friction avec
la presse, notamment locale, qui en
tire une partie de ses revenus.
Le texte revient également sur
une mesure qui avait été prise dans
la loi Pinel sous le précédent quinquennat : les microentrepreneurs
PME : le seuil d’obligation
de certification des
comptes sera bien relevé
Le projet de loi Pacte relève
les seuils déclenchant
l’obligation de nommer
un commissaire
aux comptes au niveau
des seuils européens.
qui exercent dans l’artisanat ne
seront plus obligés de faire un
stage préalable à l’installation
auprès des chambres des métiers.
D’une durée de trente heures, ce
stage est obligatoire pour pouvoir
s’immatriculer au répertoire des
métiers. Mais les sessions de formation étant souvent complètes
dans certaines régions, il n’est pas
rare que l’entrepreneur soit obligé
de décaler le début de son activité.
Par ailleurs, l’obligation d’un
compte bancaire dédié à l’activité
Présentation de MUFG Bank.
Miser sur notre héritage de
banque internationale.
Saluons le nouveau départ de The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Ltd. Désormais, nous porterons le
nom de MUFG Bank, Ltd., mettant à profit notre héritage de banque internationale, partenaire de
confiance, portant la même attention indéfectible aux relations durables. Ce changement de nom n’a
rien changé à notre engagement. Au sein de notre groupe, nous pouvons compter sur nos 150 000
collaborateurs répartis dans plus de 50 pays, qui unissent leurs efforts pour apporter de nouvelles
idées et des solutions innovantes à nos clients. C’est une nouvelle ère passionnante qui commence
avec ce nouveau nom.
Du fait de la complexité et de
l’opacité de certains groupes, ils faisaient valoir qu’ils pourraient
apporter une vraie valeur ajoutée.
Ils vont être déçus. Dans le projet de
loi tel que rédigé actuellement, le
gouvernement n’impose qu’aux
seules sociétés têtes de groupe
l’obligation de désigner un commissaire aux comptes et pas aux filiales.
Seul point de soulagement pour
les professionnels du chiffre,
l’entrée en vigueur de ces nouvelles
règles ne sera pas immédiate. Ces
dernières n’affectent pas les mandats en cours, qui vont donc se
poursuivre jusqu’à leur échéance.
Une perte
de 8.000 à 10.000 emplois
Les commissaires aux comptes
sont convaincus que le gouvernement les « assassine ». Selon eux, ce
sont 70 % des mandats qui pourraient disparaître avec, à la clef, une
perte de 8.000 à 10.000 emplois.
Tous les cabinets vont être impactés, mais 500 professionnels pourraient perdre entre 70 et 100 % de
leur chiffre d’affaires, affirment-ils.
Po u r é v i t e r t r o p d e p e r t e s
d’emplois, le gouvernement a lancé
une mission sur l’avenir de la profession. Cette dernière a été placée
sous la présidence de Patrick de
Cambourg, président depuis 2015
de l’Autorité des normes comptables (ANC). Elle doit rendre son rapport fin juin. Parmi les pistes évoquées, la certification obligatoire
des comptes dans les collectivités
territoriales. « Mais cela ne suffira
pas à remplacer les mandats perdus », estime un commissaire aux
comptes. n
MUFG Bank, Ltd. A member of MUFG, a global financial group www.mufgemea.com
MUFG Bank Ltd., succursale de Paris est situé au 18 rue du Quatre Septembre 75080
Paris Cedex 02 et est agréée et supervisée sous le numéro 41249 par l’Autorité de
Contrôle Prudentiel et de Résolution ACPR située au 61 rue Taitbout 75009 Paris.
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ROYAUME-UNI :
DÉFICIT PUBLIC EN REPLI
La Grande-Bretagne
a commencé sa nouvelle
année fiscale avec un déficit
budgétaire plus réduit que
prévu en avril, selon les
données publiées mardi
par l’institut national de la
statistique (ONS). Le déficit
public en avril est tombé
à 7,840 milliards de livres,
contre 8,953 milliards
de livres un an plus tôt.
+1,4 %
ALLEMAGNE :
LE PIB CONFIRMÉ
À +0,3 % FIN MARS
Le PIB allemand a augmenté
de 0,3 % sur les trois
premiers mois de l’année,
moitié moins que
la croissance de 0,6 % du
quatrième trimestre 2017.
Ce ralentissement est dû
à des facteurs temporaires
dont les grèves dans le
secteur industriel, ainsi qu’à
de nombreux jours fériés.
LA PRÉVISION DE
CROISSANCE DE L’ITALIE
EN 2018
L’économie italienne,
soutenue par les dépenses
des ménages, devrait bien
enregistrer une croissance
de 1,4 % cette année, selon
l’Istat. Le chômage devrait
refluer à 10,8 %, ajoute l’Istat.
Sergio Mattarella reprend la main
dans la crise politique italienne
l Le chef de l’Etat n’entend pas se faire dicter la marche à suivre par les forces antisystème.
l Il nourrit de sérieux doutes aussi bien sur le programme du futur gouvernement que sur le nom du président du Conseil.
ITALIE
Olivier Tosseri
@oliviertosseri
— Correspondant à Rome
Une pause de réflexion. C’est ce que
s’est accordé le chef de l’Etat qui a
reçu pour de nouvelles consultations les présidents du Parlement,
mardi. Les observateurs qui s’attendaient à une issue rapide de la crise
politique sont demeurés perplexes.
Elle va durer encore un peu. Pas
trop, la nervosité des marchés grandissant et la date du prochain Conseil européen se rapprochant.
Mais Sergio Mattarella n’entend
pas se faire dicter la marche à suivre
par les forces antisystème. Après
avoir traîné pendant 80 jours, voilà
que leurs leaders se précipitent
dans son bureau avec un contrat de
gouvernement, le nom d’un président du Conseil qui n’a pas participé
à sa rédaction et une liste de ministres. Luigi Di Maio en sortant a une
nouvelle fois invoqué la naissance
de la IIIe République. Sergio Mattarella est un homme de la Ière, où les
prérogatives du président de la
République étaient respectées et où
la pratique institutionnelle prévue
par la Constitution était suivie à la
lettre. Il pourrait paraphraser un
illustre homologue transalpin :
« La réforme oui, la chienlit non. »
hors des frontières de la péninsule.
L’absence totale d’expérience politique de Giuseppe Conte, devant se
contenter de mettre en œuvre des
mesures sans les discuter tout en se
référant constamment lors des rencontres internationales à Luigi Di
Maio et Matteo Salvini, le laisse
sceptique.
Un programme risqué
D’où son rappel avec insistance de
l’article 95 de la Constitution : « Le
président du Conseil dirige la politique du gouvernement et en est responsable. Il maintient l’unité d’orientation politique et administrative, en
favorisant et en coordonnant l’activité des ministres. » Trouver le profil
adéquat est tout l’enjeu de la
réflexion de Sergio Mattarella, qui
pourrait se prolonger plus longtemps que prévu. Le temps de faire
pression sur Luigi Di Maio et Matteo Salvini.
Faire pression
D’après ses critères, tout a été fait
dans le désordre pour sortir de
l’impasse politique. La Ligue et le
M5S ont terminé leur négociation
par le choix du président du Conseil
et veulent désormais lui forcer la
main en lui faisant signer « tel un
notaire qu’il n’est pas » leur contrat
de gouvernement. Sergio Mattarella veut la reprendre et n’a pas
même daigné étudier la liste des
ministres qui lui a été soumise. Il en
discutera avec le président du Conseil qu’il aura nommé pour former
le gouvernement comme le stipule
la Constitution. Mais l’attitude du
Trouver le profil adéquat est tout l’enjeu de la réflexion de Sergio Mattarella. Photo Andreas Solaro/AFP
chef de l’Etat n’est pas due à un attachement excessif aux formalités.
Elle répond à de véritables doutes
qu’il nourrit sur les risques qu’un tel
programme fait peser sur les comptes publics du pays ainsi que sur ses
rapports avec ses partenaires euro-
péens. A cela s’ajoutent les réserves
concernant le nom du juriste Giuseppe Conte pour l’appliquer. Son
curriculum vitae est de plus en plus
contesté par des universités où il
aurait étudié, comme New York
University. Si Cambridge n’a pas
commenté, la Sorbonne fait des
vérifications.
Sergio Matterella aurait préféré
une personnalité politique forte,
c’est-à-dire l’un des deux chefs de
parti de la coalition. Il aurait eu plus
de légitimité aussi bien dans que
(
Lire nos informations
Pages 18, 28 et 29
Grèce : des questions décisives
« Le programme italien sera impraticable, à résoudre avant la sortie du programme
car les taux vont remonter »
INTERVIEW // CHRISTOPHER DEMBIK
Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank
hausse des taux. Il y a toutefois une
tension sur les banques régionales,
moins capitalisées. Certaines ont
dû reporter des levées de capitaux
cette année parce que les conditions n’y étaient pas.
Propos recueillis par
Virginie Robert
@virginierg
L
Le programme du futur
gouvernement italien
est très dépensier et plutôt
iconoclaste. Quel est
votre jugement ?
C’est une expérimentation économique et politique, notamment
avec l’idée du revenu universel. Il
faut y voir une réaction aux mesures de Matteo Renzi, qui ont eu des
effets négatifs sur le marché du travail en fragilisant les plus faibles. Ce
programme est avant tout un pari
politique : les mesures ne seront
mises en place qu’après 2019, en
comptant sur une vague eurosceptique au Parlement européen. Mais
je pense qu’on va aller vers une
« normalisation » de ce programme. Soit à cause de la sanction
des marchés, soit d’une sanction
politique un peu plus tard. Le tempo
est très mauvais pour le nouveau
gouvernement. L’Italie est complètement dépendante du pare-feu de
la Banque centrale européenne. Or,
il va y avoir un ajustement des taux
d’intérêt. Pour l’Italie, comme pour
la Grèce, les programmes extrêmement dépensiers sont impraticables, et le gouvernement n’aura pas
de marge de manœuvre car la croissance va être de l’ordre de 1 % dans
les prochaines années. C’est de
l’expérimentation complètement
Saxo Banque
’économiste estime que les
conditions économiques et
financières ne donnent
aucune latitude au futur gouvernement italien.
« L’Italie est complètement
dépendante du pare-feu de la
Banque centrale européenne. »
déconnectée des réalités économiques et financières.
Au final, il y aura plus
de peur que de mal ?
Tout à fait, les implications seront
très limitées. Ils ne seront pas en
mesure de réaliser leur programme. Il y a certes une crainte
politique sur le populisme. Mais
c’est vraiment très prématuré de
s’inquiéter de la situation du secteur bancaire italien en cas de
La Grèce sort de
son programme d’aide.
Comment peut-elle réussir
son rétablissement ?
Les Grecs ont une fenêtre d’opportunité jusqu’à la fin de l’année. Le
gouvernement Tsípras doit donner
les gages très concrets qu’il a promis
à son électorat. Or de nouvelles
mesures d’austérité sont déjà prévues en janvier 2019. Le seul point
vraiment positif, c’est le secteur bancaire. Les engagements hors bilan
des banques grecques s’élevaient à
un pic de 400 milliards d’euros en
2012 et sont à moins de 150 milliards
d’euros aujourd’hui. La décrue date
de 2015. Ces banques sont plus solides et en meilleure santé.
Et la question du refinancement de la dette grecque ?
Les taux d’intérêt sur la dette grecque sont trop bas par rapport à la
réalité économique du pays, mais la
maturité des emprunts est longue.
Douze ans de maturité pour le secteur privé et il ne représente que
15 % de la dette. Les échéances sont
encore plus longues pour le secteur
public. Le risque est plus politique
que financier. Il faut que Tsípras
montre qu’il a obtenu des gains.
Mais son avantage, c’est que personne n’appelle à des élections anticipées, car personne d’autre ne veut
avoir la charge de la reconstruction
économique. n
Si l’optimisme règne à trois
mois de la sortie de la Grèce
du programme d’aide,
de nombreuses questions
cruciales ne sont toujours
pas résolues, celle de la
dette en particulier.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
Les nuages se dissipent peu à peu audessus de la Grèce. A trois mois de la
sortie prévue du pays de la tutelle
financière de l’Europe, le gouvernement et ses créanciers se sont mis
d’accord ce week-end sur le dernier
train de réformes à voter et à mettre
en œuvre dans les prochaines
semaines. Un paquet de 88 mesures,
qui visent notamment l’actualisation de l’impôt sur la propriété, le
paiement des arriérés de l’Etat et la
suppression des exemptions à la
TVA dont bénéficient encore certaines îles de la mer Egée, devra être
impérativement validé par le Parlement grec d’ici au 21 juin. En échange
de quoi, le pays recevra une ultime
tranche de l’aide de 86 milliards
d’euros acceptée en août 2015, une
dizaine de milliards qui viendront en
partie grossir le matelas financier
que le gouvernement grec accumule
depuis des mois pour faire face à
une éventuelle rechute des marchés
financiers, une fois la Grèce privée
de perfusion financière.
Bien décidé à convaincre les investisseurs que la Grèce est à la
fois rétablie et prometteuse après
dix années de sang et de larmes, le
Premier ministre, Aléxis Tsípras, a
présenté mardi au Parlement un
plan de relance économique du
pays. S’il y annonce de vagues priorités sectorielles – tourisme, transport
maritime, agroalimentaire, phar-
Le Premier ministre, Aléxis Tsípras, a présenté mardi au Parlement un plan de relance économique du pays. Photo Y. Kourtoglou/AFP
macie… –, il ancre l’essentiel de la
stratégie de reconquête sur l’assainissement du secteur financier. « La
priorité est maintenant de réduire les
prêts non performants dans les bilans
des banques, de réduire les contrôles
des capitaux encore existants et
d’améliorer la gouvernance d’entreprise dans le secteur bancaire », indique le projet. Le gouvernement mise
sur des banques coopératives régionales pour répondre aux demandes
des PME et sur une banque de développement pour soutenir l’économie à plus long terme.
Allégement de dette
Le résultat des tests de résistance des
banques grecques par la BCE début
mai, indiquant qu’il n’y avait pas
d’urgence à recapitaliser, a soulagé le
gouvernement et libéré 20 milliards
d’euros de fonds restants, qui pourront être utilisés à alléger la dette
grecque en rachetant des créances
détenues par la BCE et le FMI.
Les bonnes nouvelles s’arrêtent là.
Les Européens se sont donné jusqu’au 21 juin pour résoudre la question de l’allégement de la dette grecque et les modalités du suivi post-
programme. Le FMI voudrait que le
sujet de la dette soit abordé dès jeudi
à l’Eurogroupe car l’institution
financière a besoin d’un minimum
de temps si elle se décide, enfin, à participer au plan d’aide. Sont toujours
irrésolues à ce jour les questions de
l’ampleur de la réduction de la dette,
du type de créances qui pourront
faire l’objet d’un rééchelonnement,
de la nécessité ou non d’accorder une
« ligne de précaution » financière à
la Grèce au cas où sa sortie se passerait moins bien que prévu.
Le mécanisme français qui propose de lier automatiquement remboursement de la dette et croissance
économique n’est pas accepté en
l’état par les Allemands, qui souhaitent assortir ce principe de nombreuses conditions. Le FMI pourrait
finalement ne pas participer au plan
d’aide. Comme le notent les analystes grecs de la société Pantelakis,
« c’est moins une question d’argent,
car la Grèce n’a pas besoin de ces
fonds, qu’un mauvais signal envoyé
aux investisseurs », au moment où la
Grèce va avoir besoin de toute leur
confiance pour son retour sur les
marchés financiers. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 07
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Angela Merkel à Pékin pour faire
cause commune face à Donald Trump
ALLEMAGNE
La chancelière se rend
jeudi et vendredi pour
la onzième fois en
Chine depuis qu’elle
dirige l’Allemagne.
Thibaut Madelin
@ThibautMadelin
— Correspondant à Berlin
Si ses proches refusent de parler de
front face à Donald Trump, le
voyage d’Angela Merkel en Chine a
tout l’air d’une tentative de resserrer les rangs entre Berlin et Pékin
face au président américain. Il
s’agit de son onzième déplacement
en Chine depuis sa première élection comme chancelière en 2005.
Mais ce qui aurait dû être une visite
de routine intervient dans un contexte particulier.
En quelques mois, les Etats-Unis
ont secoué l’ordre mondial en se
retirant de l’accord sur le programme nucléaire iranien et en
brandissant des menaces de guerre
commerciale. La Chine, qui vient
de trouver un accord fragile avec
Washington, et l’Allemagne affichent toutes deux des excédents
commerciaux importants avec les
La chancelière allemande Angela Merkel devrait aborder l’accord sur le nucléaire iranien
avec le président chinois Xi Jinping. Photo John MacDougall/AFP
Etats-Unis, ce qui fait d’elles des
cibles de choix p our Donald
Trump. Ce dernier a d’ailleurs précisé mardi qu’il n’était pas satisfait
de l’accord signé avec Pékin et qu’il
s’agissait d’un « commencement ».
« L’Allemagne se trouve prise en
étau entre, d’une part, une Chine
pro-libérale qui à court et moyen
terme promet de la stabilité dans certaines questions centrales et, de
l’autre, une Amérique unilatérale
qui tire le tapis sous les pieds de la
politique étrangère et économique
allemande », explique Mikko
Huotari, chercheur chez Merics,
un centre de recherche berlinois
spécialisé sur la Chine.
Une partition plus délicate
La Chine est le premier partenaire
de l’Allemagne avec un volume
d’échange de 187 milliards d’euros
et les Etats-Unis sont son troisième
partenaire, avec un volume de
173 milliards. « L’Allemagne a de
bonnes relations avec les deux
pays », insiste un conseiller de la
chancelière, tout en soulignant que
la Chine est la deuxième plus
grande économie au monde.
Angela Merkel, qui sera jeudi à
Pékin et vendredi à Shenzhen, veut
d’abord s’assurer du soutien chinois pour l’accord sur le nucléaire
iranien. « Un pays de la puissance
économique de la Chine peut contribuer de manière significative à ce que
la coopération économique avec
l’Iran subsiste », souligne-t-on à
Berlin. La Chine est un gros acheteur de pétrole iranien.
La chancelière s’apprête à jouer
une partition plus délicate en
matière de commerce, sa deuxième
priorité. Certes, elle peut se réjouir
de la décision de Pékin de baisser les
taxes à l’importation de véhicules,
qui vise à apaiser les relations avec
Washington et devrait profiter aux
BMW et autres Volkswagen. Mais
pour rester crédible, elle devra montrer patte blanche.
L’Allemagne a durci en 2017
ses règles sur les investissements
étrangers, suite à l’acquisition du
fabricant de robots industriels Kuka
par un groupe chinois, se faisant
accuser de « protectionnisme » par
l’ambassadeur de Chine à Berlin.
« Notre pays est ouvert, martèle un
conseiller de la chancelière. Nous ne
sommes pas protectionnistes. Les
investissements chinois sont les bienvenus ».
Berlin va devoir en faire la preuve
prochainement, alors que le géant
chinois SGCC lorgne une participation de 20 % dans le gestionnaire de
réseau électrique allemand 50
Hertz. Après l’entrée de Geely au
capital de Daimler, le gouvernement
est nerveux, selon le quotidien
« Handelsblatt ». « C’est quelque
chose que nous allons examiner »,
reconnait-on prudemment à la
chancellerie, où on se dit ouvert,
mais pas naïf. n
Commerce : l’Union européenne
s’ouvre au Pacifique
INTERNATIONAL
La Commission
va ouvrir des négociations avec l’Australie
et la Nouvelle-Zélande
pour conclure un accord
de libre-échange.
Richard Hiault
@RHIAULT
L’Europe maintient le cap de l’ouverture commerciale. Mardi, à Bruxelles, les ministres du Commerce des
Vingt-Huit ont donné leur accord à
des négociations avec l’Australie et la
Nouvelle-Zélande pour conclure un
accord de libre-échange. La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, se rendra en juin prochain dans ces deux
pays pour lancer officiellement la
négociation. Une première réunion
devrait avoir lieu dans la capitale
belge dès le mois de juillet.
« Ces accords s’appuieront sur
ceux, plus récents, conclus avec succès
avec le Canada, le Japon, Singapour, le
Vietnam et le Mexique. Ils élargiront
ainsi l’alliance de pays partisans d’un
commerce global ouvert et régle-
menté », a commenté Jean-Claude
Juncker, président de la Commission européenne. « Ensemble, nous
allons maintenant négocier des
accords commerciaux gagnant-gagnant qui créent de nouvelles opportunités pour nos entreprises, tout en
garantissant des normes élevées dans
des domaines clefs tels que le développement durable », s’est réjouie Cecilia
Malmström, la commissaire au
commerce.
Acier : l’Europe
s’attend au rejet
de son offre
« Autres arrangements »
Sur la base de deux études d’impact
sur ce que rapporteraient ces
accords, publiées en septembre
dernier, la Commission européenne avance une hausse du PIB
de l’Union européenne de 0,02 %
(4,9 milliards d’euros). En ce qui
concerne l’Australie, le PIB réel
devrait progresser de 0,20 %
(4,2 milliards d’euros). Pour la Nouvelle-Zélande, l’accroissement est
évalué à 0,52 % (1,3 milliard
d’euros). Revers de la médaille : une
légère hausse des émissions de gaz
à effet de serre est à attendre. Elle
serait de 0,38 % en Australie, de
0,64 % en Nouvelle-Zélande et de
0,04 % dans l’Union européenne.
Jean-Claude Juncker souhaite
conclure rapidement. D’ici à deux
ans. Le calendrier s’annonce cependant difficile à tenir. Les négociations n’ont pas encore commencé et
porteront sur des produits agricoles sensibles comme le bœuf et les
produits laitiers. Le mandat de
négociation de la Commission prévoit des garde-fous. Pour ces produits « sensibles », la mise en place
de périodes de transition plus longues ou « d’autres arrangements »
tels que des quotas limités sont
envisagés. Une chose est sûre, les
parlements nationaux des Vingt-
Huit n’auront pas à ratifier l’accord
éventuel qui serait conclu.
Echaudés par l’accord conclu
dans la douleur avec le Canada
(Ceta) – le Parlement de la région
belge de Wallonie avait failli le faire
capoter à la dernière minute –, les
ministres européens du Commerce
ont validé mardi une nouvelle
approche. Elle permettra la conclusion des futurs accords commerciaux de l’Union sans passer, selon
les cas, par une ratification au
niveau des Vingt-huit. A l’avenir, la
La proposition européenne
d’ouvrir davantage son
marché aux produits américains, y compris au secteur
de l’automobile, n’a pas
convaincu Washington de
lever la menace de taxe sur
l’acier (25 %) et l’aluminium
(10 %), a déclaré mardi la
commissaire européenne au
Commerce, Cecilia Malmström. « Nous avons l’impression que, d’une manière ou
d’une autre, il [Washington]
veut limiter [les importations] d’acier aux Etats-Unis,
mais aussi d’aluminium »,
a-t-elle avoué.
Commission proposera donc de
scinder les accords commerciaux
en deux : d’un côté, les dispositions
purement commerciales qui ne
nécessiteront que l’approbation du
Parlement européen pour entrer en
vigueur ; de l’autre, un accord
d’investissement qui devra être ratifié par tous les Parlements. n
L’accord Mercosur-Union européenne près d’être signé
Le ministre brésilien
de l’Agriculture évoque
à Paris les quelques points
qui restent à négocier.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
A moins d’un revirement de dernière minute, le Brésil sera officiellement reconnu, ce jeudi, comme pays
indemne de la fièvre aphteuse avec
vaccinations. Le dernier cas recensé
remonte à 2006. Une victoire pour
Blairo Maggi, le ministre de l’Agriculture brésilien, qui est actuellement à Paris pour assister à l’assem-
blée générale de l’Organisation
mondiale de la santé animale (OIE),
qui doit entériner cette décision.
Celle-ci tombe à point nommé
pour le Brésil, qui négocie, avec les
autres pays membres du Mercosur
(Uruguay, Paraguay et Argentine)
les ultimes points de l’accord de
libre-échange avec l’Union européenne. A un moment où le Brésil
veut monter en gamme et vient par
exemple d’adopter le Code des
forêts pour lutter contre la déforestation, la dernière phase des négociations avec Bruxelles n’est pas la
plus facile. « Nous avons du mal à
accepter ces négociations, car les pro-
ducteurs brésiliens ne bénéficient pas
de subventions comme leurs homologues européens », explique João
Martins da Silva Júnior, le président
de la Confédération brésilienne de
l’agriculture et de l’élevage (CNA).
Politique de traçabilité
Pour les Brésiliens, vendre de la
viande de bœuf aux pays européens
constitue « un passeport qui permet
ensuite d’exporter vers le monde
entier ». Mais il ne faut pas, en
revanche, que les règles européennes « deviennent une entrave au
développement de l’agrobusiness du
Brésil ». En jeu, notamment, la
filière laitière : composée essentiellement de structures familiales, elle
doit être modernisée le plus tôt possible. « Nous voulons nous préparer
avant l’ouverture du marché », précise le président de la CNA.
Les vins et les indications géographiques protégées (IGP) font
encore l’objet de discussions avant
l’accord final, « qui est désormais
proche », selon le ministre de l’Agriculture. Prévu initialement pour
une conclusion en 2017, l’accord a
été retardé de plusieurs mois faute
d’entente sur plusieurs points.
Engagé dans une politique de traçabilité, le Brésil a aussi entrepris de
réviser sa législation, vieille de
trente ans, sur l’emploi des pesticides. Le texte est actuellement en
commission avant d’être examiné
par les deux Chambres du Parlement. Brasilia se défend d’être
parmi les plus gros utilisateurs de
pesticides : à 1,16 kilogramme par
hectare, il est loin derrière le Japon
(11,7), la France (3,4) ou encore
l’Allemagne (1,9), selon les données
de la FAO citées par le ministre
Maggi. Mais ce qu’il cherche avant
tout, ce sont de nouvelles molécules
qui permettent d’abaisser les coûts
de production sans obérer la
productivité. n
La pénurie de
main-d’œuvre
menace
l’économie
suisse
EUROPE
Le 1er juillet marque
l’entrée en vigueur
de mesures réduisant
la libre circulation
des travailleurs
européens.
Jean-Jacques Franck
— Correspondant à Berne
Bonne nouvelle pour la Suisse,
elle est en situation de quasiplein emploi. En avril, le taux de
chômage a reculé de 0,2 point
par rapport au mois précédent,
pour se fixer à 2,7 %. « Il faut
remonter à juillet 2012 pour
retrouver un taux aussi bas », se
réjouit le secrétariat d’Etat à
l’Economie (Seco). Toutes les
tranches d’âge bénéficient de la
bonne santé du marché de
l’emploi, tant les jeunes de 15 à
24 ans que les seniors. En
Suisse romande, à la frontière
avec la France, tous les cantons
bénéficient de l’embellie, tandis que trois cantons de Suisse
centrale affichent même un
taux de chômage inférieur à
1 %. « De telles baisses sont
rares », note Nadia Gharbi, économiste chez Pictet Wealth
Management.
Difficulté à recruter
Mauvaise nouvelle, la Suisse
est en situation de quasi-plein
emploi ! Car l’offre intérieure
n’est pas assez fournie pour
répondre à la demande des
employeurs. « Il y a en Suisse
une pénurie réelle de
main-d’œuvre qualifiée, répondant aux besoins de l’économie », relève Olivier Adler, économiste en chef à Credit Suisse,
qui a produit récemment une
étude au titre évocateur :
« Stratégies face à la pénurie de
main-d’œuvre qualifiée. »
Selon cette enquête, plus de la
moitié des entreprises qui cherchent à recruter éprouvent des
difficultés à trouver le bon candidat, « et environ un quart des
sociétés interrogées – soit
90.000 PME – font face à une
pénurie aiguë ».
Sont principalement concernés « les métiers d’ingénierie, du
droit, de l’informatique et de la
santé », note Olivier Adler, tandis que Jan Muller, responsable
du Swiss Job Market Monitor
de l’université de Zurich, ajoute
à cette liste « les sciences de la vie
et l’horlogerie ». Les statistiques
sont éloquentes : le taux de
chômage dans le secteur de la
machine-outil est de 1,9 %, de
0,9 % dans l’agriculture, de
2,1 % dans la santé, de 4,1 %
dans l’hôtellerie-restauration.
« On se prépare à une hausse des
coûts salariaux en 2018 car il
n’est pas aisé de trouver le personnel adéquat, notamment des
techniciens ou des monteurs »,
s’inquiète Attilio Tissi, directeur financier de l’entreprise
Bobst, active dans la fabrication de machines d’emballage.
Un cri d’alerte
Et la situation ne devrait pas
s’améliorer. Car le 1er juillet marque l’entrée en vigueur de
mesures visant à réduire la
l i b r e c i r c u l a t i o n d e s t r availleurs européens, conformément à la volonté du peuple, qui
avait voté le principe de la restriction en 2014, soit bien avant
que l’éclatante santé de l’économie suisse ne tende le marché
de l’emploi. Et le quotidien
« 24 Heures » de lancer un cri
d’alerte : « La pénurie globale de
main-d’œuvre représente une
menace pour la croissance économique helvétique. » n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le meilleur du Cercle Economie : d’où vient le mal français ?
des Echos
La Chronique
L’euro, un trentenaire toujours en crise
Le Point de vue
Pour en finir avec
les faux référendums d’entreprise
Chronique
Laissons vivre la parole publique
sur les réseaux sociaux
Cinéma
« Star Wars » : d’où viens-tu Solo ?
LES ÉDITORIAUX DES « ÉCHOS »
Banlieues : it’s the
economy, stupid ?
« Deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les
banlieues se remettent un rapport sur les
banlieues, ça ne marche plus comme ça » : c’est
cette phrase que la petite histoire retiendra de
l’intervention d’Emmanuel Macron ce
mardi. En quelques mots, le président évacue
les propositions de l’ex-ministre Jean-Louis
Borloo, les banalisant dans la longue liste des
Par Dominique
« plans » mis en œuvre sans succès depuis
Seux
une bonne quarantaine d’années. Hormis
quelques exceptions (le plan… Borloo,
L’annonce
justement, de 2003), sa méfiance est
de plans
fondée. L’annonce de plans plus ou moins
ambitieux et disruptifs, mais toujours lestés
plus ou
de milliards ou de dizaines de milliards
moins
d’euros, est une maladie française consistant
ambitieux
à croire qu’annoncer, c’est faire. A contrario,
l’idée d’un rendez-vous tous les deux mois
est une
pour évaluer l’avancée de mesures très
maladie
concrètes apporte davantage de garanties.
française.
L’exécutif considère, au fond, que
l’amélioration de la vie dans les quartiers
sensibles – expression préférable à celle de « banlieues » qui ne veut
rien dire tant elle recouvre de réalités – ne passe pas par des
politiques spécifiques (sauf pour l’éducation). C’est un mieux général
et durable pour la France entière qui produira ses effets sur l’emploi
et l’intégration culturelle. Ce raisonnement a des limites : il faut bien
trouver des moyens de faire venir des policiers, des enseignants et
des infirmières là où ils veulent peu aller aujourd’hui. Mais il est
pour l’essentiel juste, l’économie est une clef déterminante. « The
economy, stupid », avait lancé un conseiller de Bill Clinton pour
expliquer sa victoire. Sans faire des habitants de ces quartiers des
coupables (Sarkozy) ou des victimes (Hollande), Emmanuel Macron
parie que le succès global de sa politique leur profitera aussi in fine.
Cela peut sembler un peu court, mais le président sera pris au pied
de la lettre.
Beaucoup d’entreprises de toutes les tailles et de toutes les
localisations se diront qu’elles n’ont pas attendu l’appel présidentiel à
diversifier les embauches et à « prendre leur part sur l’emploi ». Sans
doute. Mais dans ce cas, elles n’auront rien à craindre des testings
antidiscrimination qui vont être menés au cours des trois ans à venir
auprès des sociétés du SBF 120. Un pas déterminant n’a en revanche
pas été franchi par le gouvernement : celui des statistiques d’origines
dans les entreprises (géographique, ethnique, de genre, etc.) au
même titre que l’on recense les diplômes, par exemple. Cela se fait
couramment aux Etats-Unis sans, semble-t-il, poser de difficultés
particulières, et c’est à la fois plus efficace et moins fumeux que
d’autres voies parfois explorées tels les CV anonymes. Il est
dommage que cette piste n’ait pas été au moins entrouverte.
(
Lire nos informations
Page 2
La France n’est pas si nulle
Par David Barroux
Ceux qui, par patriotisme mal placé, ne supportent pas que l’on
critique la France font fausse route : quand notre pays est nul, il ne
faut pas hésiter à le dire. Mais quand l’Hexagone n’est pas si mauvais
que cela, nous devons résister à la tentation de l’autoflagellation.
Dans les télécoms, l’heure semble pourtant être à un étrange
« french bashing » à la sauce tricolore. Citant une étude de la
Commission européenne mélangeant des choux et des carottes,
certains propagent l’idée que la France serait quasiment le plus
mauvais élève de toute l’Europe en matière de couverture mobile 4G
ou de réseaux à haut débit. L’image est en partie vraie, mais elle est
biaisée et trompeuse. Certes, dans le mobile, certains pays ont, en
moyenne, des taux de couverture de la population un peu plus élevés
que nous. Mais si la France est un peu à la traîne dans la 4G, c’est
aussi qu’elle a été l’un des derniers pays à accueillir un nouvel
opérateur (Free) qui est forcément un peu derrière en termes de
déploiement. Si l’on prend la performance des trois premiers
opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom) avec un très
respectable 97-98 % de taux de couverture, la France n’est dépassée
que par des pays de taille modeste ou aux zones d’habitation très
denses. Ne rougissons pas quand la Lituanie fait mieux que nous !
Dans le haut débit fixe, la France récolte encore un bonnet d’âne.
Certes, certains pays scandinaves sont en pointe dans le haut débit,
mais si l’Hexagone a du retard, c’est essentiellement parce que le
câble (qui est considéré comme du très haut débit dans certains pays
comme en Allemagne) n’a jamais percé chez nous. Nous sommes,
nous, en train de déployer un réseau en fibre optique jusque chez
l’abonné. Cela prend plus de temps. Coûte beaucoup plus cher. Mais,
au final, nous disposerons d’ici peu d’un réseau ultra-performant
bien supérieur à celui de tous nos voisins. Dans les télécoms, la
France est un marché hypercompétitif dans lequel l’investissement a
tout de même progressé de 37 % en trois ans pour atteindre un quart
du chiffre d’affaires des opérateurs. On ferait mieux d’applaudir ce
bilan plutôt que de le critiquer.
(
Lire nos informations
Page 23
Garnier pour « les Echos »
Quand la science
fait son autocritique
Yann Verdo
@verdoyann
—Journaliste Sciences aux « Echos »
Le mouvement « Balance ton peer »,
cela vous dit quelque chose ? Si vous
avez l’impression que s’est glissée
une coquille, c’est normal. Ne cherchez pas le hashtag correspondant
sur les réseaux sociaux, il n’existe
pas. Et Harvey Weinstein, cette fois,
n’y est pour rien. Mais il se trouve
pourtant bien un milieu professionnel dans lequel est à l’œuvre, sinon
tout à fait une campagne publique,
du moins une tendance de fond.
Ce milieu, c’est celui de la recherche académique, pas moins impitoyable que celui de Hollywood. Et le
malaise à l’origine de cette réaction
venue de la base est une défiance
grandissante dans la qualité – et la
validité – d’articles scientifiques
pourtant passés sous les fourches
Caudines de l’évaluation par les
pairs (« peer review ») et publiés en
bonne et due forme dans les revues,
y compris les plus prestigieuses. Une
crise qui s’observe surtout (mais pas
seulement) dans la recherche biomédicale. Et qu’expliquent pour une
large part la concurrence féroce et la
pression continuelle auxquelles
sont soumis les chercheurs – le
fameux « publish or perish ».
Puisqu’il faut à tout prix publier
beaucoup – et si possible dans les
meilleures revues – sous peine de
disparaître des écrans radar et passer à la trappe quand sont proposés
des postes ou distribués des fonds,
eh bien publions ! Quitte à s’arranger un peu avec le traitement statistique des données. Voire à traficoter
légèrement les images ou graphiques venant à l’appui de la démonstration. Le tout est d’accoucher —
même au forceps — d’une belle
« découverte ». Le mal n’est pas nouveau. En 2005, un professeur de
médecine de Stanford, John Ioannidis, avait lâché une véritable bombe
en livrant dans la revue « PLOS
Medicine » les conclusions d’une
étude intitulée « Pourquoi la plupart
des découvertes scientifiques sont
fausses ». Pour être considéré
comme solide, tout résultat obtenu
par une équipe doit pouvoir être
reproduit par une autre refaisant la
même expérience. Or Ioannidis
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
A la fois symptôme et
remède d’un certain
relâchement dans
la recherche, un site
Internet permet de
laisser des commentaires anonymes
sur des articles parus
dans des revues
scientifiques.
L’émergence d’un
nouveau modèle ?
D
les faits à retenir
chercheurs sont soumis
•à laLespression
de la publication.
Publier pour exister, quitte à
s’arranger un peu avec le
traitement statistique des
données.
Pour être considéré comme
solide, tout résultat obtenu par
une équipe scientifique doit
pouvoir être reproduit par une
autre refaisant la même
expérience.
Le neuroscientifique
américain Brandon Stell a
lancé PubPeer, un site Internet
qui offre la possibilité à
n’importe quel chercheur de
« commenter » le travail d’un
confrère. Une sorte de
“TripAdvisor” de la
recherche.
•
•
montrait que la majorité des recherches biomédicales échouait à passer
ce test crucial. Plus récemment, en
mai 2016, la revue « Nature » a livré
les résultats d’un sondage non
moins dévastateur : 50 % des près de
1.600 scientifiques interrogés déclaraient avoir échoué à reproduire un
de leurs propres résultats. Quelques
mois plus tard, en janvier 2017,
paraissait dans « Nature Human
Behaviour » un « Manifeste pour la
science reproductible »…
Mais il est d’autres moyens d’agir,
et sans doute plus efficaces, que de
signer des manifestes. Fin 2012, le
neuroscientifique américain Brandon Stell, installé en France, a lancé
le site PubPeer, vite rejoint dans sa
démarche par son homologue britannique Boris Barbour, vivant lui
aussi à Paris. Site à vocation mondiale, entièrement rédigé en anglais,
PubPeer repose sur une idée simple : la possibilité offerte à n’importe
quel chercheur de « commenter » le
travail d’un confrère. Cette possibilité n’est pas nouvelle. Les revues à
comité de lecture la proposaient
déjà. Mais ce n’était pas centralisé :
pour se faire une idée globale de la
production scientifique d’un chercheur x ou z, il fallait aller voir les
commentaires laissés sur tous les
sites des revues dans lesquelles x ou
z avait publié. Et surtout, ces revues
exigeaient que les commentateurs
signent leurs critiques.
Contre-modèle
C’est ce double verrou qu’a fait sauter
PubPeer. Avec succès : depuis la
création du site, quelque
70.000 commentaires, portant sur
15.000 articles, ont été déposés. Il
s’enrichit d’un millier de commentaires par mois. Permis et même
garanti, l’anonymat est la clef de
voûte du nouveau système. « Se faire
une place au soleil dans le monde académique est si difficile que les chercheurs sont forcément tentés de vouloir être copains avec tout le monde »,
explique Boris Barbour.
Mais la promesse de l’impunité
ne comporte-t-elle pas un risque de
dérives ? Les esprits chagrins le pensent, et les mauvaises langues le
disent. Pourtant, sur 70.000 commentaires, PubPeer n’a eu à connaître qu’un seul procès, intenté par un
chercheur particulièrement prolifique contre les collègues anonymes
qui l’avaient épinglé. Le mis en cause
exigeait que lui soient livrés leurs
noms, ce que les animateurs du site,
après victoire en appel, n’ont pas eu à
faire. Il est vrai qu’ils ont eu la prudence de domicilier leur site (et la
fondation qui lui est associée) aux
Etats-Unis, où la législation est très
favorable à la liberté d’expression.
S’il peut s’honorer de ce bilan sans
tache, c’est que PubPeer a mis en
place des garde-fous pour que la critique anonyme ne sombre pas dans
le règlement de comptes. Les commentaires doivent être eux-mêmes
susceptibles d’être invalidés – donc
factuels, argumentés et vérifiables.
Et les chercheurs incriminés, prévenus dans l’heure, ont la possibilité
d’y répondre, à la même place et
avec la même visibilité. « Nous sommes le “TripAdvisor” de la recherche.
En beaucoup plus fiable », résume
Boris Barbour.
Conçu comme une réponse à la
« crise de la reproductibilité » que
connaissent des pans entiers de la
recherche à l’heure où, comme le dit
sans ambages Brandon Stell, « ce
que vous publiez compte moins que là
où vous le publiez », PubPeer se veut
aussi une alternative au modèle traditionnel, incarné et perpétué par
les revues à comité de lecture.
La « peer review » a du plomb
dans l’aile – pressurisés, les chercheurs trouvent de moins en moins
de temps à consacrer aux comités de
lecture, au point que certaines
revues doivent refuser des articles,
non parce que ceux-ci ont été jugés
mauvais, mais faute d’avoir pu rassembler l’aréopage nécessaire pour
les examiner. Dans ce contexte, la
souplesse de fonctionnement
offerte par PubPeer ou d’autres sites
similaires pourrait constituer un
contre-modèle. D’autant qu’il se
conjugue à un autre phénomène :
la multiplication des prépublications, accessibles gratuitement sur
Internet au travers d’archives
comme arXiv ou bioRxiv. « On
trouve d’ailleurs, sur PubPeer, de plus
en plus de commentaires de prépublications », note Brandon Stell.
Publier d’abord, critiquer ensuite :
une nouvelle façon de – mieux – faire
de la science ? n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
opinions
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
1. SNCF : le plan de sortie de crise du gouvernement
2. Le programme qui effraie l’Europe plaît aux Italiens
3. Parcoursup : 400.000 lycéens « en attente »
4. La fortune de la famille royale britannique passée à la loupe
5. Sévère coup de vis contre les cryptomonnaies
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Economie :
d’où vient
le mal français ?
E-mails : attention,
danger !
Pour l’économiste Claude Sicard, l’état
de notre secteur industriel explique
la faiblesse relative de notre économie.
: même cryptés, vos e-mails
•neAttention
sont pas à l’abri d’être lus ou détour-
PIB PAR TÊTE « La France a reculé d’un
rang en 2018 dans le classement mondial des
puissances économiques, passant de la
cinquième à la sixième position. […] Aussi, le
PIB par tête des Français est-il inférieur à
celui de bon nombre de pays européens. Il se
situe à 38.253 dollars, alors que l’on en est à
52.311 dollars dans le cas de la Suède et à
81.314 dollars dans celui de la Suisse ! »
PRODUCTION INDUSTRIELLE « Un
éclairage intéressant a été fourni il y a
quelques années par la revue “Avenir suisse”
(numéro du 15 juin 2012). Cette revue nous
apprend que la Suisse est le pays qui a la
plus forte production industrielle par
habitant : 12.400 dollars. La Suède en est à
8.100 et la France à seulement 4.500. […] La
revue a fait ce calcul pour une quinzaine de
pays […]. En utilisant les chiffres fournis par
cette revue, on obtient une corrélation
excellente. On doit en conclure que,
statistiquement, plus un pays a une
production industrielle par tête importante,
plus son niveau de vie est élevé. »
REDRESSER LA BARRE « Ce qui explique
donc que l’économie française soit en état de
souffrance, c’est l’effondrement de son
secteur industriel, la France étant devenue
l’un des pays les plus désindustrialisés de
l’Union européenne. […] Tout le problème
est, maintenant, de savoir combien d’années
vont être nécessaires pour redresser la barre,
pour autant que les Français laissent à nos
gouvernants la liberté de procéder aux
réformes nécessaires. »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle :
lesechos.fr/idees-debats/cercle
nés. Le tweet d’un certain Matt Blaze,
informaticien à l’université de Pennsylvanie, résume bien l’ambiance générale.
« J’ai toujours pensé que les e-mails
HTML étaient l’œuvre du diable. Maintenant, nous en avons la preuve. Mais lequel
d’entre vous m’a écouté ? » Pourquoi ce
triomphalisme inquiétant ? La réponse
tient en un mot : Efail. C’est le nom que
des chercheurs de l’Electronic Frontier
Foundation ont donné à leur attaque,
qui a révélé de graves failles de sécurité
au sein de PGP et de S/Mime. Pour le
commun des internautes, PGP et S/
Mime n’évoquent pas grand-chose. Un
article passionnant de « The Atlantic »
leur apprendra que ce sont des protocoles développés dans les années 1990 et
ayant permis aux e-mails de prendre
toute leur place dans nos vies quotidiennes, en en assurant le chiffrement et
donc la confidentialité. Oui, mais voilà.
Ce ne sont jamais, explique l’article de
« The Atlantic », que des cautères sur
une jambe de bois. Inutile de vouloir
étayer les murs d’une maison dont les
fondations reposent sur du sable : elle
finira quand même par s’écrouler.
Quand le système des e-mails a été
inventé, dans les années 1970, ce fut à
l’intérieur d’un tout petit monde, aux
frontières des campus universitaires et
des agences de recherche liées à la
défense. Ces premiers messages électroniques étaient le fait de gens qui se connaissaient, avaient grosso modo le
même profil et les mêmes intérêts. Pour
une communauté aussi restreinte et
homogène, le système convenait. Il fait
aujourd’hui l’objet d’un usage mondial,
généralisé et intensif pour lequel il n’a
absolument pas été conçu. Et les nouvelles preuves de sa vulnérabilité, révélées
par Efail, viennent nous le rappeler.
— Yann Verdo
LE LIVRE
DU JOUR
Que faire des
« lionceaux de Daech » ?
LE SUJET Lena Durieux,
journaliste parisienne, est à l’étroit
dans une relation amoureuse et
une carrière qui ne décolle pas.
La jeune femme se lance dans une
enquête sur les « revenants », ces
djihadistes français de retour dans
l’Hexagone. De Paris à Raqqa, en
Syrie, et Gaziantep, en Turquie,
Lena se plonge dans le parcours
d’Amra, ex-djihadiste revenue en
France. Les deux femmes
s’engouffrent dans un corps-àcorps où chacune tente de
manipuler l’autre.
L’INTÉRÊT A travers ce roman,
Sonia Mabrouk, journaliste à
CNews et à Europe 1, s’interroge
sur cette « bombe à retardement »
que sont les revenants, un défi de
long terme encore peu anticipé par
les pays occidentaux. Peut-on les
« désendoctriner » ? Peuvent-ils se
réinsérer dans la société après
avoir purgé leur peine ? Que faire
des enfants, les « lionceaux de
Daech » ? Sans trancher, la
journaliste livre ses doutes, tout en
rappelant sa foi en « l’école de la
République ». Un questionnement
brûlant, d’actualité.
Dans son cœur sommeille
la vengeance
Par Sonia Mabrouk. Chez Plon,
270 pages, 18,90 euros.
LA CITATION «Un enfant tueur
peut-il, un jour, redevenir libre dans
sa tête ? Un lionceau de Daech a-t-il
la sauvagerie à jamais en lui ou est-il
envisageable de le dompter, de le
réhabiliter à une vie normale ?
Supportera-t-il d’entrer en France,
dans un autre camp, une prison
tout aussi redoutable, celle du doute,
des préjugés, du regard des autres,
de la méfiance, du soupçon
perpétuel ? […] Si on ne peut pas
sauver un enfant, la guerre
idéologique contre le terrorisme se
révèle perdue d’avance. »
— Amélie Petitdemange
François Mitterrand et Helmut Kohl à Latche (Landes) en janvier 1990. Deux ans auparavant, les deux chefs d’Etat
avaient posé les bases de la monnaie unique européenne lors d’une rencontre à Evian. Photo Vincent Amalvy/AFP
L’euro, un trentenaire
toujours en crise
Le 2 juin 1988, à Evian, François Mitterrand et Helmut Kohl fixaient
ensemble les modalités de création de l’union monétaire européenne.
L’objectif était d’assurer une réelle autonomie monétaire et commerciale
face au dollar. Trente ans plus tard, nous en sommes loin.
LA
CHRONIQUE
de Jean-Marc
Daniel
P
armi les bizarreries de l’euro, il y
a le fait que nul ne sait quelle est
sa date de naissance. Qu’il nous
soit permis d’en avancer une, à savoir le
2 juin 1988, et de la compléter par un
lieu, Evian. En janvier 1988, l’Allemagne
prend la présidence de l’Europe pour
six mois. C’est l’occasion pour HansDietrich Genscher, le ministre allemand des Affaires étrangères, de parler
devant le Parlement européen. Il y
ex p r i m e l a vo l o n t é d e s o n p ays
d’« œuvrer à la création d’une union
monétaire et d’une Banque centrale européenne ». Dans la foulée, les Allemands
remettent à leurs partenaires, le 15 mars
1988, un mémorandum qui explicite
leur vision du dossier. Pour eux, chaque
postulant doit appartenir au Système
monétaire européen, le SME, système
de changes fixes mais ajustables mis en
place en 1979, et avoir aboli le contrôle
des changes ; ensuite, sa banque centrale doit être indépendante ; enfin, il
doit assurer l’équilibre budgétaire sur la
durée du cycle, c’est-à-dire n’accepter de
déficit que conjoncturel.
Pour répondre, la France attend
l’élection présidentielle du mois de mai.
Réélu, François Mitterrand est loin des
embardées économiques de 1981. A
l’époque, il parlait de rupture avec le
capitalisme. En 1988, il écrit une « Lettre
à tous les Français » qui marque sa rupture avec le socialisme. Désormais, sa
priorité, c’est l’Europe. Résultat, le 2 juin
il reçoit à Evian Helmut Kohl afin de
définir les modalités de création de
l’union monétaire. En s’engageant dans
cette voie, leur but est non seulement de
conforter le projet européen, mais aussi
d’échapper au désordre monétaire
mondial installé par et pour les EtatsUnis. Leur détermination est renforcée
par la déconvenue qu’ils viennent
d’essuyer. Le 22 février 1987 avaient été
signés, à l’initiative d’Edouard Balladur,
ministre des Finances, les accords du
Louvre. Leur objectif était de revenir
progressivement à un système de chan-
ges fixes. Leurs signataires étaient les
membres du G7 moins l’Italie. Dans
l’immédiat, il s’agissait de maintenir
une parité du dollar à 1,9 Deutsche
Mark (soit l’équivalent aujourd’hui de
1,05 euro) et à 145 yens.
Ces accords sont restés lettre morte,
notamment parce que Alan Greenspan, nommé à la tête de la Réserve
fédérale américaine en août 1987,
n’avait pas l’intention de contraindre sa
politique monétaire par un objectif de
change. Cet échec frappe les esprits en
Europe ; si bien que dans sa « Lettre à
tous les Français », Mitterrand écrit :
« L’ECU [l’ancien nom de l’euro, NDLR],
pour peu que les Européens s’y décident,
constituera avec le dollar et le yen l’un des
trois pôles du nouvel ordre monétaire. »
L’euro est là, l’Europe
s’est dotée d’une
monnaie partagée
par 19 pays.
Mais le désordre
monétaire mondial
est loin d’avoir disparu,
profitant plus que jamais
aux Etats-Unis.
Où en sommes-nous trente ans
après ? L’euro est là, l’Europe s’est dotée
d’une monnaie partagée par 19 pays,
alors qu’elle ne comptait que 12 membres en 1988. Mais le désordre monétaire mondial est loin d’avoir disparu,
profitant plus que jamais aux EtatsUnis. Cette incapacité à faire de
l’Europe un pôle monétaire à même de
rivaliser avec les Etats-Unis fragilise
incontestablement l’euro en lui ôtant
une partie de sa raison d’être. D’où
d’incessants appels à revoir son fonctionnement. Dans ces appels, deux
positions s’affrontent. Il y a d’abord celle
de la France. Sa dernière expression a
été portée par Emmanuel Macron
quand il a dénoncé le « fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et
commerciaux » des Allemands. Ce type
de discours, réclamant l’acceptation
d’un certain laxisme budgétaire, n’est
pas nouveau. Il est grave parce qu’il
s’accompagne d’un comportement –
que les Allemands pourraient qualifier
de perpétuel… – qui consiste à signer
des traités que l’on ne respecte pas.
Ainsi, à peine le traité de Maastricht
avait-il été adopté par les Français par
référendum, en 1992, que la dérive des
comptes publics de 1993 avait conduit à
un déficit de 6 % du PIB – soit 3 points de
plus que la norme prévue par le traité.
On aurait pu espérer qu’Emmanuel
Macron rompe avec ce jeu ridicule et
dangereux du déni économique et
engage une politique de baisse rapide et
significative du déficit structurel de nos
finances publiques, conformément à ce
que prévoit explicitement le dernier
traité budgétaire européen. Or, jusqu’à
présent, il n’en a rien été.
Il y a ensuite celle des tenants du respect de la parole donnée, dont l’un des
porte-parole les plus remontés contre
la France est Mark Rutte, le Premier
ministre néerlandais. Le 1er mars dernier, à la veille d’une rencontre qui s’est
révélée infructueuse avec Emmanuel
Macron, il déclarait, lors d’une conférence à Berlin : « Sans un euro fort ni une
union monétaire stable, discuter de l’avenir de l’Europe n’est qu’un exercice théorique. Je plaide pour un retour à la promesse originelle de l’euro. A la promesse
qu’une monnaie commune nous apporterait à tous un surcroît de prospérité, et
non pas une redistribution de la prospérité existante. Car c’est, en fin de compte,
ce qui se passe lorsque nous continuons à
accepter que certains pays accumulent
déficits et dettes. »
Il est temps, de fait, de revenir à l’esprit
d’Evian de 1988, c’est-à-dire à cette idée
que l’euro doit s’affirmer en rival potentiel du dollar, qu’un de ses enjeux est
d’assurer à l’Europe une réelle autonomie monétaire et commerciale. Il est
temps d’écarter l’idée qu’il est un moyen
de ponctionner la richesse des pays du
Nord au profit de ceux du Sud, et un
moyen d’amortir les dérives dans
l’endettement de certains Etats. Bref,
Mark Rutte a raison : appliquer les traités qui prévoient que le budget structurel de chaque pays doit être équilibré est
indispensable, car c’est la condition sine
qua non pour échapper à la tutelle
monétaire américaine et rester, par là
même, fidèle au projet d’il y a trente ans.
Jean-Marc Daniel est professeur
d’économie à l’ESCP Europe.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 // IDEES & DEBATS
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
opinions
d’ Axel Dauchez
D
epuis des années, nombre
d’entreprises pratiquent, sous
des formes très variées, des
consultations internes souvent sans en
maîtriser ni la méthode ni les conséquences. Leur but affiché est de faire participer les salariés à l’évolution de l’entreprise. En réalité, ces référendums ne
mesurent rien d’autre que l’humeur
sociale du moment. Ils induisent surtout
une véritable manipulation du corps
social, à l’inverse de l’objectif initial de
participation du salarié.
Tout d’abord, ces consultations sont
libellées sous la forme de questions fermées, ce qui induit quatre biais rédhibitoires. D’une part, la formulation
même de la question est subjective ;
elles sont souvent de ce point de vue
manipulatoires. D’autre part, le débat
généré par le référendum s’attache inévitablement à donner au vote une signification différente de la question posée.
Par ailleurs, face à une question fermée,
l’agrégation des « non » se fait bien plus
facilement que la mobilisation autour
du « oui », ce qui surpondère significativement les mouvements contestataires. Enfin, elles traduisent bien souvent
la mobilisation des groupes d’intérêt
déjà constitués dans l’entreprise et non
l’opinion générale.
L’histoire française et européenne
est suffisamment riche d’exemples de
référendums perdus pour qu’on connaisse désormais parfaitement la
mécanique sous-jacente à ce genre de
consultations. Qu’y a-t-il de commun
au référendum perdu par le général de
LA CHRONIQUE
DU CERCLE
DES ÉCONOMISTES
de Christian de Boissieu
F
ace aux décisions unilatérales de
Donald Trump et à l’extraterritorialité des règles américaines, la
Chine s’organise, l’Europe gesticule et se
divise. Est-elle condamnée à l’impuissance ? Surtout pas. L’affaire iranienne
fait déborder un vase déjà bien rempli.
La riposte européenne doit être multiforme : juridique, monétaire et financière, politique, chacune de ces dimensions s’inscrivant dans un horizon
temporel distinct.
Au plan juridique, les voies à emprunter s’inscrivent dans la quête de la « réciprocité » dans les relations internationales. La semaine dernière, la Commission
européenne a menacé de réactiver la loi
de blocage (« blocking statute ») interdisant aux entreprises européennes de se
conformer aux sanctions américaines.
Réactiver, car ce dispositif a déjà été mis
en œuvre dans les années 1990. Une
riposte plus formelle que réelle ? Espérons que non. Mais force est de constater
notre grande faiblesse face aux sanctions américaines imposées depuis
quelques années à plusieurs grandes
banques européennes. Donc, l’UE ne
peut se contenter de bonnes intentions,
elle doit passer aux actes.
Une autre voie juridique consiste à
contester les décisions américaines
devant l’organe de règlement des
différends de l’OMC. Cela prendra
des années, avec à la clef une issue
incertaine.
Les Etats-Unis estiment leurs interventions légitimes dès que leurs intérêts
sont, directement ou non, concernés, en
particulier dès qu’il est fait usage du dollar, même à des dizaines de milliers de
Pour en finir avec
les faux référendums
d’entreprise
Gaulle en 1969, au référendum européen de 2005, au référendum constitutionnel italien de 2016, au Brexit anglais
de 2017, ou enfin au référendum d’Air
France ou de la SNCF ? Ce furent de formidables « catalyseurs de rejet », beaucoup plus qu’un moyen de construire
une décision populaire.
La collectivité qu’est
l’entreprise, les salariés
qui en constituent la
réalité humaine,
demandent à être
mobilisés de manière
positive et dynamique.
Pourtant, l’écueil principal est ailleurs.
Il est de croire que la participation
consiste à mesurer l’avis des collaborateurs, et doit amener à une décision. Nos
entreprises sont bloquées dans des guerres de tranchées internes qui empêchent
toute transformation. L’enjeu est de
réconcilier le corps social avec la stratégie de l’entreprise. Il est temps de passer
de la (fausse) mesure de l’humeur
interne à l’engagement des salariés dans
la transformation de leur entreprise.
Chez Make.org, nous avons pu expérimenter des dizaines de consultations
citoyennes massives et ainsi comprendre dans quelle mesure elles induisent
une transformation réelle de la société.
Lorsqu’on développe une méthode de
consultation pensée spécifiquement
pour l’interne des entreprises, avec
comme objectif clair de dégager des
marges de manœuvre de transformation, celle-ci doit impérativement respecter trois règles fondamentales.
Tout d’abord, ces consultations doivent se faire sur la base de questions
ouvertes impliquantes – par exemple
« Comment améliorer la satisfaction de
nos clients ? » La raison de la participation du salarié est la coconstruction de
l’entreprise, et non la mesure de l’opinion. Ensuite, l’analyse des résultats doit
se concentrer sur l’émergence d’axes de
transformation à la fois engageants et
consensuels. Enfin, la consultation n’est
que le début d’un process plus large de
transformation. Le management de
l’entreprise doit alors construire avec les
principaux participants des chantiers de
transformation cohérents avec les axes
issus de la consultation.
Cette nouvelle participation des salariés permet d’engager les organisations
dans leur propre transformation. Elle
n’est plus une option pour les entreprises, elle est la condition sine qua non de
leur survie. Il est temps de sortir des consultations qui mettent inutilement en
risque les groupes, qu’elles soient lancées à l’initiative des seuls employeurs
ou bien à la main des syndicats de salariés. La collectivité qu’est l’entreprise, les
salariés qui en constituent la réalité
humaine, demandent à être mobilisés
de manière positive et dynamique.
Axel Dauchez est président
de Make.org
Face à Trump,
le statu quo européen
n’est plus une option
kilomètres de Washington. « Le dollar,
notre monnaie, votre problème », disait
avec arrogance mais réalisme aux Européens le secrétaire américain au Trésor,
John Connally, en 1971. La formule
demeure valable aujourd’hui.
Le dollar représente environ 60 % des
réserves de change (à l’exclusion de l’or)
des banques centrales dans le monde,
l’euro, 20 % (deuxième monnaie mondiale). Un rapport de force presque comparable existe pour la facturation du
commerce international. Et ces proportions n’ont guère bougé depuis dix ans.
Trump s’engouffre avec
délice dans les défauts de
la cuirasse européenne.
L’Union européenne
ne peut se contenter
de bonnes intentions,
elle doit passer aux actes.
Le temps des transitions monétaires est
un temps long. Si nous avons créé l’euro,
c’est aussi pour rééquilibrer le Système
monétaire international, pour retourner
un jour le compliment en l’inversant aux
successeurs de Connally. Nous en sommes loin. Il ne faut pas, par ailleurs, sousestimer le potentiel du yuan chinois.
Pour accélérer un mouvement forcément lent, l’Europe doit achever l’union
bancaire, donner enfin de la chair au
projet d’Union des marchés de capitaux,
projet lancé avant le vote du Brexit et qu’il
faut redimensionner, la City sortant, par
hypothèse, de ce projet. Il serait aussi
indispensable que nos partenaires, y
compris l’Allemagne, accueillent avec
un peu plus de bienveillance les propositions françaises pour renforcer la gouvernance de la zone euro.
La réponse politique doit démarrer
très vite, tellement nombre d’entreprises
(pas seulement Total) et de banques
européennes sont en train de se désengager d’Iran et de quelques autres pays
ciblés, par crainte de poursuites. Un premier axe viserait, par un accord bilatéral
avec les Etats-Unis, à obtenir des exemptions pour nos firmes. Une entaille de
plus au multilatéralisme, du fait américain, mais l’exemple chinois confirme
l’intérêt de la stratégie du « chacun pour
soi » face aux défaillances de la gouvernance mondiale.
Une autre réponse, plus ambitieuse et
à portée moins immédiate, consiste à
s’adosser aux dangers pour nous de
l’extraterritorialité pour relancer l’intégration européenne. Trump s’engouffre
avec délice dans les défauts de la cuirasse
européenne. Qu’il s’agisse de lutte contre
le chômage, de défense et sécurité,
d’énergie et de changement climatique,
des ambitions de l’euro,… les pays membres qui le veulent et qui le peuvent doivent aller de l’avant vers plus, et surtout
mieux, d’Europe. Le statu quo n’est plus
une option. Enclencher ce mouvement
ne dépend pas de Trump, mais uniquement de nous, les Européens.
Christian de Boissieu
est professeur à l’Université Paris-1
et membre du Cercle
des économistes.
London News Pictures/Zuma-Réa
LE POINT
DE VUE
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Cette catharsis collective correspond à une véritable démocratisation
de la parole publique, par-delà toute censure et toute autocensure.
Laissons vivre
la parole publique
sur les réseaux sociaux
LA
CHRONIQUE
de
Gaspard Kœnig
T
out le monde plébiscite la liberté
d’expression quand il s’agit des pamphlets de Voltaire. En revanche, il n’y
a plus personne pour défendre les propos
délirants de @lapinou156 ou de #Enragés sur
les réseaux sociaux. Il est clair que, dans cette
nouvelle agora, les lois ne s’appliquent pas.
Pas les lois de l’Etat : 24 heures de tweets suffiraient à engorger les tribunaux français pour
dix ans, ne serait-ce qu’au titre de la diffamation (punie par la loi de 1881 sur la liberté de la
presse) ou de la provocation à la discrimination (punie par la loi Pleven de 1972). Ni les
lois de la civilité la plus élémentaire : n’est-il
pas fascinant de voir des gens courtois à la
ville se transformer derrière leurs écrans en
trolls vitupérants ?
D’où la multiplication des initiatives pour
mettre fin à cette logorrhée anarchique. Certaines passent par l’Etat : en Allemagne, la
récente loi sur le contrôle des réseaux
sociaux oblige les plates-formes à se transformer en tribunal en supprimant les messages
dont le contenu serait illégal. En France, la
proposition de loi LREM pour lutter
contre les fausses informations vise à renforcer le « devoir de coopération des intermédiaires techniques », sommés de répondre
aux signalements de leurs utilisateurs.
Ce qui correspond à une deuxième tendance, encore plus inquiétante : l’autorégulation des réseaux eux-mêmes, sur la seule
base de l’humeur de leurs membres. C’est
ainsi que le compte Facebook de Génération
identitaire a été récemment suspendu, sans
autre motif que l’émotion suscitée par leur
discours et leur action (ignobles, cela va sans
dire). Comment s’étonner alors que d’autres
signent une pétition pour suspendre le
compte des Black Blocs ? La nouvelle mode
sur Twitter est de poster les insultes que l’on
reçoit pour exiger leur retrait : drôles de trophées. Pour être équitable, la censure finit
toujours par devenir universelle.
Je suis le premier à déplorer le torrent de
boue que charrie l’Internet, et pas le dernier à
en être régulièrement recouvert. Mais cette
catharsis collective correspond à une véritable démocratisation de la parole publique,
par-delà toute censure et toute autocensure.
D’abord parce que chacun peut y prendre
part, et que les propos de café du commerce,
qui n’ont jamais brillé par leur subtilité, se
tiennent désormais au vu et au su de tous.
D’autre part, parce que les commentateurs
assermentés ne sont plus protégés par
l’épaisseur du papier journal ou de l’écran de
télévision, et doivent assumer l’écho de leurs
analyses dans une opinion de plus en plus
sensible mais aussi de mieux en mieux informée. Désormais, plus besoin de sondages
pour savoir ce que « les gens » pensent. On les
entend sans filtre. Ils nous forcent à argumenter, réfuter, ironiser, s’indigner – le lot du
débat politique depuis les sophistes d’Athènes. Aussi désagréables et irritants que ces
échanges soient parfois, ils revêtent une
incontestable vertu dialogique, précisément
lorsqu’ils vont à rebours de ce que l’on aimerait entendre.
Voilà pourquoi il faut cultiver ce Speakers’
Corner à la taille de la société et assumer qu’il
s’exempte des lois ordinaires, trop répressives en matière de liberté d’expression. Autrement, ceux qui font profession de prêcher la
morale vont vite se trouver pris à leur propre
Il faut cultiver ce Speakers’
Corner à la taille
de la société et assumer
qu’il s’exempte
des lois ordinaires.
piège. En Allemagne, le ministre de la Justice
à l’origine de la loi a découvert qu’un de ses
propres tweets, qualifiant un auteur antimusulman d’« idiot », avait été effacé. Aux EtatsUnis, les féministes du groupe Ultraviolet
prennent à la lettre la nouvelle politique de
Spotify contre les « contenus haineux » en
exigeant le retrait des chansons jugées sexistes des Red Hot Chili Peppers ou d’Eminem.
Demain, combien de politiques, toujours
prompts à récupérer le moindre fait divers,
ne se verront-ils pas fermer leur compte pour
diffusion de fausses informations ? La limite
entre l’offense et la critique, entre l’appel à la
haine et l’ironie, entre la désinformation et
l’interprétation, est trop subjective pour être
laissée entre les mains du juge.
On pourrait faire une exception pour les
attaques personnelles directes. Et encore : la
vertu trop peu soulignée des réseaux sociaux
est de pouvoir s’en abstraire d’un clic. Je suis
un gourmand utilisateur de la fonction
« mute » de Twitter, qui me permet de laisser
s’égosiller mes contradicteurs en toute insouciance. Vous vous sentez harcelé ? Déconnectez quelques jours. La mythologie scandinave est claire : il faut laisser vivre les trolls.
Gaspard Koenig est philosophe et
président du think tank GenerationLibre.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
art&culture
« Gräns » : Trollmi
et Trollmoi
LA
CHRONIQUE
de Thierry
Gandillot
L
« Star Wars » :
d’où viens-tu
Solo ?
Alden Ehrenreich, qui a
repris le rôle de Harrison
Ford, s’en sort avec ce qu’il
faut de gouaille, d’insolence
et d’énergie juvénile pour
s’imposer. Photo DR
CINÉMA // Longtemps interprété par Harrison Ford, Han Solo est le personnage le plus charismatique
et séduisant de la saga. « Solo : A Star Wars Story » benéficie de ce capital sympathie.
Thierry Gandillot
@thgandillot
D
émonstration de force de
Disney à Cannes pour « Solo : A
Star Wars Story ». Chewbacca,
copain de Solo et copilote du Millennium Falcon, a gravi les marches dans la
bousculade des photographes sous l’un
de ses dix costumes fabriqués en poils
de yak et fils de mohair tressés un à un.
Plus tard dans la nuit, un feu d’artifice
« galactissimo » illuminait la Croisette.
Cette exposition médiatique visait peutêtre à chasser les méchantes rumeurs à
quelques jours de la sortie mondiale
d’un épisode né dans la douleur. En
cours de tournage, les deux réalisateurs
aux commandes, Phil Lord et Chris
Miller, furent remplacés par le vétéran
Ron Howard (« Willow », « Apollo 13 »,
« Da Vinci Code »…)
C’était il y a très longtemps, en 1977,
dans le premier « Star Wars ». Un cowboy de l’espace débarquait dans la « cantina » de Mos Eisley. Tête brûlée, marginal, imprévisible, séduisant,
charismatique, fidèle et
FILM AMÉRICAIN
Corellia. Il la retrouvera
infidèle, Solo était tout
Solo : A Star Wars
plus tard, alors qu’elle
cela à la fois. On ne pouStory
est devenue la maîva i t s’e m p ê c h e r d e
de Ron Howard
tresse et le bras droit
l ’a i m e r. M a i s d ’o ù
Avec Alden Ehrenreich,
d’un gangster psychovenait-il ? Pourquoi ce
Woody Harrelson,
pathe, Dryden Vos.
nom qui claque comme
Emilia Clarke. 2 h 15.
Alden Ehrenreich
une profession de foi ?
( « Te t r o » , « Ave ,
Comment s’est-il procuré son MillenCesar ! »), qui a repris le rôle de Harrison
nium Falcon ? Et son « heavy blaster
Ford, s’en sort avec ce qu’il faut de
pistol » DL-44 ? Toutes ces questions et
gouaille, d’insolence et d’énergie juvéd’autres trouveront, ici, leur juste
nile pour s’imposer. De nombreux perréponse.
sonnages font leur apparition. Outre
Petit voleur sur la planète Corellia,
Qi’Ra et Dryden, on notera Beckett
Solo est enrôlé de force par le clan vam(Woody Harrelson, « Hunger Games »),
pirique des Vers Blancs, dirigé par la
dangereux mercenaire qui deviendra le
m o n s t r u e u s e M o t h e r P r ox i m a .
mentor de Solo ; L3-37, un robot fémiExploité, il est ce qu’on appelle un
niste, militant pour les droits des droï« souillard ». A la suite d’une incartade,
des ; et Rio Durant, créature bleue dotée
il est jeté dans une prison sordide, où il
de quatre bras et d’une agilité de singe
rencontre Chewbacca, à qui ses gardes
qui font de lui le meilleur pilote de la
le livrent en pâture, persuadés qu’il le
galaxie et un as du Teräs Käsi, art marréduira en pâtée. Au contraire, les deux
tial ancestral.
compagnons de misère s’enfuient
Les costumes flashy sont inspirés de
ensemble. Amoureux de Qi’ra (Emilia
l’imaginaire punk et rock (Clash, Jimi
Clarke, « Game of Thrones »), Solo en
Hendrix, Prince, Mar vin Gaye).
est séparé au moment de s’enfuir de
L’ambiance puise dans l’imaginaire du
western (« La Charge héroïque », « John
McCabe » ou les tableaux de Frederic
Remington, le peintre emblématique de
l’Amérique du XIXe siècle). Les parties
de sabacc, sorte de poker local à hauts
risques, doivent beaucoup aux clairsobscurs du Caravage (« Les Tricheurs »,
« Le Repas d’Emmaüs »). La planète
marécageuse de Mimban rappelle l’univers des tranchées de 1914-1918.
L’ADN de la franchise respecté
Certes, la cohérence du film pâtit un peu
du changement de cap décidé par
Disney en cours de route et le voyage se
révèle un peu long. Mais « Solo »
retrouve un allant qui manquait au dernier volet, « Les Derniers Jedi », sinistre
et crépusculaire. On peut y voir la marque de Lawrence Kasdan, scénariste de
plusieurs épisodes de la saga, et de son
fils Jon, qui a été biberonné au lait galactique depuis sa naissance. Ils étaient
bien les mieux placés pour respecter
l’ADN de la franchise conçu par George
Lucas, y compris avec sa part d’humour
et de naïveté. n
« Gueule d’ange » : une femme sous influence
Dans son premier film,
Vanessa Filho dresse le
portrait d’une fillette mal en
point et de sa mère destructrice, incarnée par Marion
Cotillard. Impressionnant,
mais complaisant…
Olivier De Bruyn
@DeBruynOlivier
Elle s’appelle Elli, est surnommée
« Gueule d’ange » par sa mère, mais sa
jeune existence, quelque part dans le
sud de la France, n’a rien de paradisiaque. La fillette de huit ans vit en vase
clos avec sa maman, Marlène, dans un
appartement où les cendriers sont toujours pleins et les bouteilles d’alcool
toujours vides. Marlène, la trentaine,
enchaîne les aventures dégradantes
avec des hommes de passage, boit
comme un trou sans
FILM FRANÇAIS
tion sans borne à John
fond, fume comme dix
Gueule d’ange
Cassavetes, l’immense
pompiers et, surtout,
de Vanessa Filho.
cinéaste américain
oublie que sa gamine
Avec Marion Cotillard,
(« Une femme sous
est la première spectaAlban Lenoir,
influence », « Love
trice du désastre. SpecAyline Aksoy-Etaix…
Streams ») qui a su
tatrice et actrice : livrée
1 h 48.
comme personne metà elle-même et en mantre en scène des héroïque de repères, « Gueule d’ange » finit
nes « borderline », en proie à l’autodesles verres de sa génitrice, se maquille
truction et en quête éperdue d’amour.
comme une « star » des émissions de
téléréalité et erre dans les rues, de jour
Une enfance saccagée
comme de nuit. Un soir parmi d’autres,
Dans son premier essai – récemment
après une virée en boîte, Marlène disprésenté à Cannes dans la section « Un
paraît, laissant sa fille seule avec sa
Certain Regard » –, la jeune cinéaste
détresse. Cette dernière rencontre
française a trouvé « sa » Gena
alors un homme énigmatique et soliRowlands en la personne de Marion
taire : Julio. Une bouée de sauvetage ?
Cotillard, qui interprète avec une trouUn père de substitution ? Il faut voir.
blante conviction son personnage de
Vanessa Filho, qui signe avec
femme naufragée. La prestation de
« Gueule d’ange » son premier film, ne
l’actrice impressionne, surtout au
s’en cache pas : elle voue une admiradébut du film, dans une séquence
mémorable de mariage. Elle impressionne, certes, mais s’abîme rapidement dans les surenchères et dans les
pièges de la performance…
Fascinée par l’incarnation de sa
comédienne, Vanessa Filho ne se lasse
pas de mettre en scène les états dépressifs de Marlène, au risque, nullement
évité, de la complaisance dans la noirceur. Une complaisance qui n’épargne
pas la seconde héroïne du film : Elli,
cette gamine de huit ans déjà condamnée au pire et que la cinéaste filme systématiquement dans des situations de
désarroi extrême. En alignant les
« grands » moments d’émotion,
« Gueule d’ange » cherche à tout prix à
susciter l’apitoiement du spectateur et
ce dernier, embarrassé par cette sollicitation si insistante, peut légitimement
rester de marbre. Noir, c’est en l’occurrence trop noir… n
es fées qui se sont penchées sur le berceau
de Tina n’étaient pas toutes gentilles. La
méchante lui a donné la laideur : visage
épais, difforme, dents gâtées – il y a quelque
chose d’animal en elle. D’ailleurs, elle hume l’air,
renifle les odeurs, décèle à l’aveugle, sans même
ouvrir les bagages, la présence d’alcool, de
drogue ou même de cassettes pornographiques.
Elle ne se trompe jamais.
Respectée dans son travail, à la frontière
suédoise, elle n’est guère heureuse dans sa vie
privée. Elle vit en compagnie d’un type qui élève
des chiens de concours féroces, picole et tente
d’abuser d’elle quand il est saoul. En dépit de ses
pressions, elle refuse le moindre acte sexuel. La
seule personne qui compte dans sa vie est son
père, hébergé dans un centre pour personnes
âgées. Il commence à perdre un peu la
mémoire, et Tina aura bien du mal à lui faire
avouer le secret qu’elle soupçonnera bientôt.
Car l’affaire prend un tour nouveau lorsqu’un
homme aussi disgracieux qu’elle, Vore, se
présente à la douane. Tina est comme tétanisée
quand il se plante en face d’elle : il lui ressemble
comme un frère. Ils se reniflent tels deux
animaux qui se découvrent pour la première
fois. Elle fouille ses bagages mais ne trouve rien
de répréhensible dans son sac. Pour justifier la
présence de vers de terre dans une boîte en ferblanc, Vore explique qu’il s’intéresse aux
insectes. Elle le laisse passer.
A son deuxième contrôle, elle demande une
fouille au corps. Son collègue chargé de
l’opération reviendra livide en lui expliquant
que l’homme est en réalité une femme. Et que
son dos porte une étrange cicatrice. Tina, elle
aussi, possède une cicatrice dans le dos. Plus
tard, elle propose à Vore de s’installer dans une
cabane forestière à côté de sa maison. C’est le
début d’incroyables révélations qui feront
comprendre à Tina qui elle est vraiment et d’où
lui viennent ses dons. On n’en dira pas plus. Car
Ali Abbasi nous entraîne dans un délire où le
folklore surnaturel ancestral de la Scandinavie
rencontre le réalisme social contemporain. Sa
parabole nous confronte aux thèmes très
actuels du communautarisme, du nationalisme,
du racisme et de la peur de l’autre. Bien barré,
« Grans » (dont le titre original est « Border »)
déroute autant qu’il séduit.
Grans de Ali Abbasi, avec Eva Melander, Eero
Milonoff, Jörgen Thorsson… 1 h 48. Date de sortie
inconnue.
Film en bref
FILM FRANÇAIS
Le Ciel étoilé au-dessus
de ma tête
de Ilan Klipper
Avec Laurent Poitrenaux,
Camille Chamoux,
Marilyne Canto …
1 h 17.
a connu son heure de gloire, il y a vingt ans,
•enBruno
publiant un premier roman acclamé par les criti-
ques : « Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête ». Depuis
cette (lointaine) date, l’écrivain cherche en vain
l’inspiration et ne sort plus de son appartement,
qu’il partage avec une jeune Femen extravertie. Si
Bruno, ce dépressif qui s’ignore, ne semble pas
s’inquiéter de son état quasi végétatif, ses proches,
eux, s’alarment et recrutent une psy pour interroger le héros sur ses désirs et sur ses angoisses…
On connaissait jusqu’alors Ilan Klipper pour ses
documentaires ancrés dans les réalités sociales de
notre époque : « Flics », « Commissariat ». Pour ses
débuts dans la fiction, le cinéaste change radicalement de registre et signe une comédie existentielle
qui se distingue du tout-venant grâce à sa fantaisie
inclassable. Avec ce portrait d’un romancier en
panne (Laurent Poitrenaux, convaincant) confronté aux diktats liberticides de ses parents et amis,
le cinéaste nous entraîne dans une histoire farfelue
et troublante qui, malgré ses répétitions, ne manque pas de charme. — O. D. B.
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12 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
le grand entretien
La Poste - Lucas Barioulet pour « Les Echos »
« Dans la
santé, nous
ne sommes
plus à l’heure
du sachant
tout-puissant »
NATHALIE COLLIN
DGA du Groupe La Poste
ALAIN TOLEDANO
Médecin cancérologue
radiothérapeute
A quelques jours de l’ouverture
de Vivatech, qui réunira cette
semaine à Paris grands groupes
et start-up, « Les Echos » donnent la
parole sous forme d’entretiens croisés
aux acteurs de la révolution digitale.
La DGA du Groupe La Poste
en charge du numérique et de
la communication, Nathalie Collin, et
le médecin spécialiste de l’oncologieradiothérapie Alain Toledano
reviennent sur le rôle des technologies
numériques dans la santé de demain.
Nicolas Barré @nicolasbarre_
et David Barroux @DavidBarroux
Pourquoi La Poste se préoccupe-t-elle
de notre santé ?
Nathalie Collin : La Poste est déjà, via sa
filiale Docapost, le premier hébergeur de
données de santé des Français avec 40 millions de dossiers pharmaciens hébergés
pour le compte de l’Ordre des pharmaciens.
Il s’agit d’un service dit B to B, c’est-à-dire
s’adressant aux professionnels, et nous
nous sommes dit que notre savoir-faire
pouvait aussi nous permettre de commencer à offrir des services en direction du
grand public. Il y a aujourd’hui des outils
numériques qui permettent aux patients de
devenir des acteurs de leur santé. Et
La Poste a vocation à proposer de tels outils.
Par exemple ?
N. C. : Nous avons créé une offre e-santé globale constituée de l’application grand public
La Poste eSanté, reliée à des objets de santé
connectés, d’un Espace numérique de santé,
accessible aux professionnels de santé, et de
Digiposte + Ma santé, un coffre-fort numérique pour stocker ses documents administratifs (ordonnances, relevés de mutuelle ou de
complémentaire santé)… Au total, le patient
dispose d’une sorte de carnet de santé digital
entièrement entre ses mains. C’est lui, et lui
seul, qui décide ce qu’il souhaite stocker et
c’est lui qui y accède directement et peut
décider qui peut avoir accès à ces données et
dans quelles conditions. On partage avec qui
on veut, quand on veut. Et surtout, il n’est pas
question pour nous d’exploiter ces données
car nous n’y avons pas accès.
A quoi cela peut-il servir ?
N. C. : Si l’on veut que l’e-santé soit acceptée
et comprise, il faut que les patients se sentent maîtres de leur vie digitale. Cela doit
être un outil sous leur contrôle. On peut
stocker des informations mais aussi les partager. On peut recevoir les résultats d’une
analyse médicale, renvoyer un scanner. On
peut faire circuler l’information.
En quoi La Poste peut-elle être
légitime sur ce marché ?
N. C. : Dans un monde digital complexe,
nous pouvons apporter de la simplicité et de
la neutralité. Ensuite, nous pouvons garantir
la sécurité, la confidentialité et nous pouvons
nous engager sur la durée. Nous ne sommes
pas une entreprise qui risque de mettre la
clef sous la porte. Et nous sommes un acteur
ouvert à tous, sans discrimination. Nous
pouvons donc aussi assurer la portabilité des
données stockées. Le rôle de La Poste, c’est
d’être un hébergeur, un médiateur. Un tiers
de confiance qui peut travailler avec tout le
monde. On peut travailler avec les médecins,
les pharmaciens, les hôpitaux, les mutuelles… et on peut ouvrir notre système à tous
les objets connectés. Nous sommes dans une
logique universelle. Pas propriétaire. Si nous
n’allons pas sur ce terrain de façon centralisée, seuls les géants du numérique qui peuvent investir massivement finiront par bâtir
des systèmes de collecte de données santé à
l’échelle du monde. On doit pouvoir offrir
une alternative aux Gafa qui rêvent de collecter vos données de santé et le font déjà, via les
objets connectés qui mesurent votre pouls
ou votre activité physique. Ces données,
pourquoi faudrait-il les leur transmettre ?
Nous sommes déjà des colonies digitales…
Ne devenons pas des colonies médicales.
« On doit pouvoir offrir une
alternative aux Gafa qui
collectent vos données de
santé via les objets connectés
qui mesurent votre pouls
ou votre activité physique. »
NATHALIE COLLIN
Cette médecine qui se digitalise,
est-ce une vraie révolution ?
Alain Toledano : Le monde de la médecine
ne cesse d’évoluer. On doit apprendre à penser la santé différemment. Avec le digital,
nous devons apprendre à travailler de plus
en plus en partenariat, entre la médecine de
ville et la médecine hospitalière, et avec les
acteurs de soins paramédicaux. L’information peut être partagée, elle peut circuler via
des tiers de confiance sécurisés. On peut
ainsi avoir une approche plus globale du
patient, on est sur la médecine du malade.
On ne fait pas que traiter la maladie. On peut
se préoccuper de santé, de prévention, de la
santé sociale, émotionnelle, psychologique
parce qu’avec cet outil qu’est l’Espace santé
numérique de La Poste, avec qui nous travaillons, on va interagir avec des sphères qui
sortent habituellement du champ de la consultation. On ne découpe plus le patient en
rondelles, c’est un sujet qui forme un tout,
pas une somme de maladies ou de symptômes traités par une addition de spécialistes.
On a une vision globale qui remet le patient
au centre grâce à des outils adaptés.
Que vous apporte l’e-santé en tant
que médecin ?
A. T. : Le digital, c’est aussi une révolution de
l’imagerie médicale qui permet, par exemple, de cibler les tumeurs de façon précise
pour mieux épargner certains organes, c’est
ce que nous faisons avec une start-up
comme Visible Patient dont les données sont
stockées par La Poste. C’est la réalité virtuelle
qui permet de plonger au cœur des organes.
Ce sont des imprimantes 3D qui permettent
de fabriquer des médicaments personnalisés à la demande… On peut, avec de nouveaux stylos électroniques, recréer du cartilage en déposant des cellules-souches sur
des os fracturés. On fera de plus en plus appel
à la robotique dans la chirurgie. Bref, on bascule progressivement vers une médecine
plus efficace. Le monde médical est en train
d’apprendre à maîtriser de nouveaux outils.
Cela peut-il avoir un vrai impact ?
A. T. : Une information qui circule mal, une
radio qui n’arrive pas à temps, un patient qui
se déplace sans les résultats de ses examens… C’est aujourd’hui bien souvent le
quotidien de la médecine et cela pèse sur la
performance du monde médical. Sans parler de révolution, faire simplement en sorte
que l’information circule et soit disponible
au bon moment, c’est l’assurance d’être
beaucoup plus efficace. A plus long terme,
la capacité que nous avons à collecter de
l’information, à la stocker et à l’analyser, c’est
aussi la promesse de pouvoir demain disposer d’une meilleure connaissance statistique qui permettra à la médecine de progresser. Il va falloir définir les conditions dans
lesquelles on peut, tout en respectant l’anonymat de chacun, patient comme médecin,
mener une évaluation des pratiques du
monde médical mais aussi de l’évolution du
traitement des maladies. Le numérique
nous offre de nouveaux outils de suivi, avec
un flux de données disponibles en temps
réel grâce à des objets connectés, par exemple. Ces outils nous permettent de mieux
anticiper l’évolution d’une maladie, de repérer plus tôt des messages d’alerte et, donc,
d’intervenir quand il est encore temps. Au
bout du compte, cela sauve des vies.
Le monde que vous évoquez, est-ce pour
un futur lointain ou déjà d’actualité ?
N. C. : Nous sommes encore dans une phase
de déploiement, mais les choses peuvent
aller vite. Il y a 40.000 personnes qui stockent de l’information sur Digiposte + Ma
santé. Mais il y a plus de 2,5 millions de personnes qui disposent d’un compte Digiposte
et qui vont s’y mettre progressivement.
L’application La Poste eSanté pour smartphone va monter en puissance. Surtout que
nous avons tous aussi sur nous ou chez nous
des objets connectés qui permettent de collecter des données utiles pour la compréhension de notre santé. Certains patients
vont s’y mettre d’eux-mêmes, d’autres le
feront à la demande du corps médical qui les
suit. Nous sommes par exemple en phase
de test avec les transplantés pulmonaires
pour réduire les temps d’hospitalisation.
A. T. : L’outil d’appropriation des données
existe et lorsqu’on l’utilise en pré-hospitalisation, ou post-hospitalisation, c’est le moyen
de faire de la télémédecine efficace. On peut
collecter des constantes – pouls, tension… –
et les transmettre. Notre centre de radiothérapie, l’Institut Hartmann à Paris, ainsi que
notre centre de médecine intégrative, l’Institut Rafaël, sont eux aussi en phase de test
avec des patients et 70 acteurs paramédicaux qui cohabitent pour des parcours de
réhabilitation. On s’occupe du malade et pas
seulement de la maladie.
« Le numérique nous offre
de nouveaux outils de suivi,
avec un flux de données
disponibles en temps réel.
Cela permet de repérer plus
tôt des messages d’alerte
et d’intervenir quand il est
encore temps. Au bout du
compte, cela sauve des vies. »
ALAIN TOLEDANO
Cette révolution de l’e-santé n’est-elle
pas mal perçue par le monde médical ?
A. T. : Nous ne sommes plus à l’ère du
sachant tout-puissant. Aujourd’hui, le
patient a accès à plus d’informations, plus
d’avis. La relation au savoir et, donc, au pouvoir a évolué. De plus en plus, le malade est
un patient qui s’entoure d’une équipe de
spécialistes. Et puis on le voit avec les
start-up, de nouvelles promesses émergent.
Nous sommes face à de nouveaux défis,
nous allons avoir besoin de nouveaux outils
et les start-up peuvent nous aider à digérer
cette révolution. On ne doit pas opposer un
ancien et un nouveau monde. Nous devons
apprendre à progresser tous ensemble.
Ce monde de l’e-santé ne va-t-il pas
nous coûter de plus en plus cher ?
A. T. : On peut ne regarder que l’argent que
l’on dépense, mais il faut aussi prendre en
compte tout l’argent que l’on peut économiser. Dans bien des maladies, détecter plus tôt
ou anticiper sur une rechute, c’est l’assurance d’économiser. Il faut basculer dans
une approche globale de la médecine, pas
juste soigner mais anticiper en misant sur
des données collectées, sur une approche
mathématique. Dans la médecine aussi
nous pouvons nous appuyer sur des algorithmes pour apprendre à surveiller et à agir
de façon plus précoce. Nous avons l’opportunité de générer des économies à grande
échelle en ayant une approche plus systématique. Il y a des médicaments qui coûtent
des centaines de milliers d’euros dont les
rendements sont plus faibles. On peut
dépenser moins et augmenter significativement les chances de survie. Dans le cancer,
par exemple, on peut dire qu’il y a chaque
année en France pour 15 milliards d’euros de
coûts de traitements directs. Mais il y a aussi
15 milliards de coûts indirects sur lesquels
on peut agir de façon majeure… Etre efficace, c’est le meilleur moyen d’être économe.
Mais on est sans cesse à la recherche
d’économies…
A. T. : Notre système de santé est magnifique
mais notre gaspillage collectif est gigantesque. Par manque d’efficacité, nous multiplions les dépenses inutiles et, si nous ne faisons rien, c’est collectivement que nous en
payerons le prix. Si nous voulons éviter le
rationnement de la médecine, nous devons
faire le pari de la rationalisation. Nous
devons prouver que l’on peut juste être beaucoup plus efficace en ne dépensant pas plus.
N. C. : Cela est vrai dans la santé mais pas
seulement. Dans tous les écosystèmes
numériques, le digital permet la personnalisation à grande échelle et c’est la personnalisation à grande échelle qui permet
d’allouer ses ressources de façon suffisamment fine pour limiter les surcoûts.
Un acteur comme La Poste ne
se met-il pas en concurrence avec
les autorités publiques de santé ?
N. C. : Notre but n’est pas de concurrencer la
Caisse nationale d’assurance-maladie et son
dossier médical personnel. Notre but est
plutôt de travailler avec la CNAM en construisant des passerelles digitales. Nous pouvons permettre le partage d’informations
entre praticiens, nous nous voyons comme
un complément. Pas un remplacement.
A. T. : Nous vivons dans un univers plein de
paperasse. La promesse du digital, c’est aussi
de contribuer à créer un parcours de soins
plus simple et plus efficace. Rien ne se fera si
les patients n’ont pas confiance. Il faut donc
que nous puissions nous appuyer sur des
acteurs qui auront une approche éthique. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Mercredi 23 mai 2018
Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 :2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale :3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire :9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris :1.547,84 milliards d’euros (au 10-01-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) :101,85 en décembre 2017 // Taux de chômage (BIT) :9,4 %
au 3etrimestre 2017 // Dette publique :2.226,1 milliards d’euros au 3etrimestre 2017
Les chiffres
de l'économie
À L’ÉTRANGER
NOTRE-DAME-DES-LANDES UN
HOMME GRIÈVEMENT BLESSÉ
EN RAMASSANT UNE GRENADE
CORÉE TRUMP ÉVOQUE UN
POSSIBLE REPORT DU SOMMET
AVEC LA CORÉE DU NORD
Un homme d’une vingtaine d’années a
été grièvement blessé à la main, mardi,
en ramassant une grenade lacrymogène sur la ZAD de Notre-Dame-desLandes, lors de heurts avec des gendarmes en marge des travaux de
déblaiement de squats. Son pronostic
vital ne serait pas engagé. Les gendarmes ont fait usage de grenades « pour
défendre leur intégrité physique », a
assuré le ministère de l’Intérieur.
A trois semaines du sommet entre
Donald Trump et Kim Jong-un, le président américain, qui recevait son homologue sud-coréen à Washington, a évoqué publiquement un report de la
rencontre du 12 juin à Singapour. « Il est
possible que ça ne marche pas pour le
12 juin », a estimé Donald Trump . Le
sommet « aura peut-être lieu plus tard »,
a-t-il poursuivi, évoquant « certaines
conditions » mais sans autre détail.
EXTRÊME DROITE MARION
MARÉCHAL-LE PEN LANCE SON
ÉCOLE DE SCIENCES POLITIQUES
CATALOGNE PUIGDEMONT
PAS INCARCÉRÉ EN ALLEMAGNE
Jim Watson/AFP
EN FRANCE
Retirée de la vie politique, Marion Maréchal-Le Pen a lancé, mardi, son projet
d’école de sciences politiques, à Lyon, qui
portera notamment parmi ses valeurs
« l’enracinement dans son identité culturelle ». L’établissement, qui ouvrira en
septembre, est baptisé « Issep » (Institut
de sciences sociales, économiques et
politiques). L’ancienne députée FN assurera la direction générale de l’école.
LA PHOTO DU JOUR
Contestation en Thaïlande
Un tribunal allemand a rejeté mardi une
nouvelle demande du parquet allemand
d’incarcérer le responsable indépendantiste catalan Carles Puigdemont,
dans l’attente d’une prochaine décision
sur son éventuelle remise à l’Espagne.
Madrid a émis un mandat d’arrêt européen contre lui et veut le juger pour
rébellion et détournement de fonds
pour avoir proclamé l’indépendance de
la Catalogne l’an dernier. La justice allemande a émis des doutes quant à la validité de ces chefs d’accusation au regard
du droit national.
BRÉSIL TEMER RENONCE À
BRIGUER UN NOUVEAU MANDAT
Des manifestants essaient de briser un cordon policier devant l’université Thammasat à l’occasion du quatrième anniversaire de l’arrivée au pouvoir de la junte militaire. L’un des actes de contestation les plus importants depuis l’arrivée au pouvoir des militaires.
INCIDENTS L’ISSUE DU MATCH
AJACCIO-LE HAVRE ENTÉRINÉE
JUSTICE TARIQ RAMADAN
RESTE EN DÉTENTION
La cour d’appel de Paris a confirmé ce
mardi le rejet de la demande de
remise en liberté de l’intellectuel
musulman Tariq Ramadan, accusé
de viol par quatre femmes et incarcéré depuis début février. Sa défense
a invoqué son état de santé (une sclérose en plaques). L’avocat général a
pour sa part insisté sur la nécessité de
garantir la présence de Tariq Ramadan en France et d’éviter d’éventuelles pressions sur les accusatrices.
Photo LillianSuwanrumha/AFP
AFP
La Ligue de football a entériné mardi
le résultat du match de barrage de
Ligue 2 Ajaccio-Le Havre, émaillé
d’incidents, mais a suspendu le terrain corse à titre conservatoire. Conséquence directe : ce mercredi soir,
Ajaccio reçoit Toulouse (Ligue 1) à
huis clos et à… Montpellier. Le Havre
dénonce des insultes adressées à ses
joueurs et affirme que son président a
été « agressé ». Ajaccio a porté plainte
pour dénonciation calomnieuse.
// 13
Le président brésilien, Michel Temer,
dont la cote de popularité se maintient
à 4 % des intentions de vote, renonce à
briguer sa réélection lors de la présidentielle des 7 et 28 octobre, selon un
proche. Il devrait en outre annoncer
que le ministre des Finances, Henrique Meirelles, serait le candidat du
MDB à ce scrutin, au cours duquel les
Brésiliens renouvelleront aussi le Parlement et les gouverneurs d’Etat.
BURKINA FASO TROIS
DJIHADISTES TUÉS
Un gendarme burkinabé et trois djihadistes présumés ont été tués au cours
d’un assaut de quatre heures des forces
de sécurité dans la nuit de lundi à mardi
contre une villa de Ouagadougou. Ces
djihadistes présumés seraient les
auteurs de l’attentat du 2 mars contre
l’état-major général des armées et contre
l’ambassade de France à Ouagadougou,
le 2 mars.
POLICE COLLOMB ANNONCE
DES RENFORTS À MARSEILLE
MALAISIE L’EX-PREMIER
MINISTRE INTERROGÉ
Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé mardi l’envoi de renforts policiers à Marseille, où un
commando armé a tiré lundi plusieurs rafales d’armes automatiques
dans la Busserine, une cité sensible
des quartiers nord de la ville. « Des
moyens policiers ont été déployés (...)
dans le quartier. Ils y seront maintenus
le temps nécessaire », a-t-il promis.
L’ex-Premier ministre malaisien Najib
Razak a été interrogé mardi sur un
scandale de détournement de fonds
publics. L’interrogatoire, qui a duré
cinq heures, devrait reprendre jeudi et
porte sur un scandale qui a contribué à
la défaite cinglante aux législatives du
9 mai de la coalition gouvernementale
dirigée pendant 61 ans par le parti de
M. Najib.
ON EN PARLE À RIYAD
L’étrange éclipse du prince héritier saoudien
Le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite n’a plus été vu en public depuis trois semaines.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
libanaises, alors qu’il appartenait à Mohammed ben Salmane,
dit « MBS », de « monter au créneau » pour défendre la position
de son pays. « Il est effectivement
troublant que MBS, qui est en première ligne contre l’Iran, n’ait pas
profité de l’occasion pour commenter les déclarations de Trump
ou, lundi soir, du secrétaire d’Etat,
Mike Pompeo », reconnaît Denis
Bauchard, spécialiste de la
région à l’Institut français des
relations internationales.
Dans un pays où abondent
les rumeurs, l’absence de MBS a
même poussé des médias iraniens, ou du Hezbollah, donc
hostiles à la monarchie saoudienne, à affirmer que MBS
aurait été blessé lors d’une
tentative de coup d’Etat le
Y
a-t-il un pilote dans
l’avion à Riyad ? La
question peut paraître
saugrenue, et dramatique vu
l’importance de l’Arabie saoudite dans les conflits du ProcheOrient et sur le marché mondial
d e s hyd r o c a r b u r e s . M a i s
Mohammed ben Salmane, le
prince héritier saoudien et dirigeant de facto du pays, semble
bel et bien invisible depuis trois
semaines. Une absence d’autant
plus troublante que l’actualité a
été sensible pour Riyad récemment, avec le retrait de l’administration Trump de l’accord sur le
nucléaire iranien et la victoire du
Hezbollah honni aux législatives
21 avril. Certes, ce soir-là, une
fusillade contre… un drone de
loisir, selon Riyad, s’est déroulée
près du palais royal. Mais MBS a
participé à l’inauguration de la
« cité du divertissement » une
semaine plus tard. Et pour faire
taire les rumeurs d’assassinat,
son secrétariat a pris la peine de
diffuser vendredi une photo
récente, quoique non datée, de
MBS avec le président égyptien,
Abdel Al Sissi.
Aucune photo
Et l’Agence de presse éthiopienne a annoncé mardi que le
Premier ministre éthiopien,
Abiy Ahmed, a rencontré MBS à
Riyad, vendredi. Un retour aux
affaires qui n’a toutefois donné
lieu à aucune photo… Le mystère
de cette éclipse à un moment clef
du dossier du nucléaire iranien
n’est pas élucidé pour autant.
MBS s’est fait beaucoup d’ennemis dans les milieux d’affaires,
l’establishment religieux ou la
famille royale (il a supplanté son
cousin, Mohammed ben Nayef).
A-t-il décidé de prendre du recul
pour éviter de prendre la resp onsabilité des revers du
moment, au Yémen, en Syrie, au
Qatar ou au Liban ? Ou sa fulgurante ascension a-t-elle connu
un coup d’arrêt ? Sept défenseurs des droits des femmes, un
dossier qui lui est cher, ont été
arrêtés samedi. Et Mohammed
ben Nayef, bien vu à Washington, s’est permis récemment des
tweets critiques envers MBS. Un
défi inhabituel. n
2
25
24
23
18
4
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24
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24
26
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14/21
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JEUDI
15/23
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255
1
JEUDI
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VENDRED
2
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20/27
SAMEDI
VENDREDI
14/23
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0
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Mercredi 23 mai 2018
www.lesechos.fr
Sia Partners
va présenter sur
son stand Viva
Technology
des « consulting
bots ».
// P. 24
DEVISES EUR/GBP 0,8764 EUR/JPY 1,3077 EUR/CHF 1,17 GBP/USD 1,344 USD/JPY 1,1096 USD/CHF 0,9926 TAUX EONIA -0,371 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,325 OAT 10 ANS 0,8304 T-BONDS 10 ANS 3,1012
INDUSTRIE & SERVICES
LOI ALIMENTATION
DERNIÈRE HEURE
Interview de Stéphane Travert,
ministre de l’Agriculture
et de Delphine Gény-Stephann,
secrétaire d’Etat à l’Economie
et aux Finances. // PP. 16-17
Le patron de Facebook affronte
des eurodéputés très offensifs
TRANSPORT
Le M5S menace de retirer l’Italie
du projet de liaison ferroviaire
Lyon-Turin. // P. 18
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
Mark Zuckerberg
était mardi soir face
au Parlement européen.
AUTOMOBILE
Voiture électrique : l’Etat promet
100.000 bornes en 2022. // P. 19
CMN
L’hôtel de la Marine conjuguera
patrimoine et innovations
numériques. // P. 20
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
et Gabriel Grésillon
@GGrésillon
— Bureau de Bruxelles
Investissements record pour
les opérateurs télécoms en 2017.
De la même manière qu’il avait présenté
des excuses au Congrès américain, Mark
Zuckerberg, le numéro un de Facebook, a
fait acte de contrition, mardi soir, devant
les députés européens. Face aux dérives
récentes constatées sur les réseaux
sociaux (« fake news », extrémisme, manipulation politique), il s’est dit « désolé »
d’avoir commis « l’erreur » de ne « pas faire
assez », au cours des toutes dernières
années. « Cela va prendre du temps de
résoudre » ces problèmes, a-t-il prévenu.
Mark Zuckerberg a surtout déroulé de
nombreuses promesses afin de rassurer
ses interlocuteurs, assumant leur coût
potentiel. « La sécurité des gens sera toujours plus importante que la maximisation
de notre profit », a-t-il assuré.
// P. 23 ET L’ÉDITORIAL
DE DAVID BARROUX P. 8
Démembrement du monopole
START-UP
Les néo fleuristes du Net rivalisent
d’idées. // P. 21
MARKS & SPENCER
Le distributeur va fermer
un magasin sur dix. // P. 21
HIGH-TECH & MÉDIAS
MUSIQUE
Sony s’offre le contrôle d’EMI
Music pour 2,3 milliards de dollars.
// P. 22 ET « CRIBLE » P. 38
TÉLÉCOMS
Sophie Robichon
PME & RÉGIONS
ÎLE-DE-FRANCE
Comment Paris prépare
ses entreprises d’insertion
aux Jeux Olympiques 2024.
// P. 25
FINANCE & MARCHÉS
ASSURANCE
Rien ne va plus chez Carven. La griffe
devrait être placée en redressement
judiciaire par le tribunal de commerce
de Paris, avec la volonté de trouver un
repreneur. Réuni mercredi, le comité
d’entreprise a été informé que son
propriétaire, le groupe Beranger, un
holding détenu par 8 actionnaires, a
demandé son placement sous procédure de sauvegarde.
Le chiffre d’affaires de l’ancienne
maison de couture n’a cessé de se dégrader depuis trois ans, pour tomber à une
vingtaine de millions d’euros. Elle est
aujourd’hui en cessation de paiement.
En fait, la maison ne s’est jamais remise
du départ en 2014 de son styliste phare
Guillaume Henry, qui l’avait relancée.
Passé chez Givenchy et Paule Ka, il avait
réussi pendant six ans à imposer un
style, en restant fidèle à un esprit
couture, mais avec des prix accessibles.
Ce qui avait permis à la marque de se
refaire un nom dans l’univers de la
mode.
Ses promesses n’ont pas
suffi à rassurer des députés
européens très remontés
contre son entreprise.
PATRIMOINE
Près de 30 % des clients sont prêts
à s’assurer via des géants de la tech.
Et de mettre en avant les améliorations
récentes apportées à la plate-forme ou que
le groupe s’apprête à mettre en œuvre. Celles-ci vont du meilleur contrôle des applications qui utilisent les données de Facebook
à la possibilité offerte aux utilisateurs de
retirer leur consentement au stockage de
leurs données personnelles, en passant par
un travail d’investigation et d’intelligence
artificielle visant à mieux identifier les
manipulations politiques durant les campagnes électorales. Mark Zuckerberg se targue, à ce sujet, d’avoir effectué des « progrès
significatifs » qui se sont vus, selon lui, avant
les élections française et allemande de 2017.
Face à lui, les eurodéputés ont maintenu
une très forte pression, se sachant regardés
par des milliers d’Européens. A l’image de
Mark Zuckerberg (à gauche) a fait acte de contrition devant les députés et Antonio
Tajani (à droite), le président du Parlement européen. Photo Thierry Roge/AFP
Manfred Weber, l’Allemand qui dirige le
groupe PPE au Parlement européen,
lâchant : « Il est temps de discuter du démembrement du monopole de Facebook, pouvezvous me convaincre de ne pas le faire ? » Le
Belge Guy Verhofstadt le rejoignait, estimant que la ligne de défense du Californien
sur ce sujet était comparable à celle d’un
constructeur automobile qui nierait être en
monopole et proposerait à ses clients, en
guise d’alternative, « le vélo ou l’avion ».
L’audition, à quelques jours de l’entrée en
vigueur du RGPD, le nouveau règlement
européen sur la protection des données
personnelles, était capitale pour Mark Zuckerberg. La firme Cambridge Analytica, un
cabinet de marketing politique à l’origine
du scandale et désormais en faillite, avait en
effet son siège à Londres. Entre 2014 et 2015,
elle a récupéré à leur insu les données d’au
moins 87 millions d’utilisateurs de Facebook, qu’elle a ensuite mises au service de
Donald Trump, pendant la campagne américaine présidentielle de 2016, pour mieux
cibler ses messages. Or, sur ces 87 millions
de personnes touchées, « au moins 2,7 millions » sont des citoyens de l’Union européenne, selon les chiffres obtenus par la
Commission européenne, dont 211.000 en
France.
A l’origine, cette audition devait avoir lieu
à huis clos. Ce n’est qu’après la pression
d’eurodéputés et de la société civile que le
patron de Facebook a finalement accepté
qu’elle soit diffusée en direct sur le site du
Parlement. n
// P. 27
MARCHÉS FINANCIERS
Taux italiens : l’Europe face
au spectre de la contagion.
// PP. 28-29
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 33
Logiciel de gestion d’entrepôt
SUPPLÉMENT SANTÉ-SOCIAL
ENJEUX
Entreprises et services publics face
au défi de la longévité.
// P. 34 À P.37
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
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DU LUNDI AU VENDREDI
Redressement
judiciaire en vue
pour Carven
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Les successeurs
du styliste Guillaume
Henry ne sont pas
parvenus à fidéliser
la clientèle de la maison
de couture.
« Nous avons vécu une aventure formidable en partant d’une page quasi
blanche », avait souligné lors de son
départ son ancien PDG, Henri Sebaoun.
Ce dernier, toujours actionnaire, avait
racheté la marque en difficulté en 2008,
avec Marc Sztykman, et l’aide du fonds
Turenne Capital. Avec l’idée d’en faire
une marque haut de gamme abordable.
Un pari qui a porté ses fruits jusqu’au
départ de Guillaume Henry. Ses différents successeurs ne parvenant plus à
fidéliser sa clientèle sur un marché de
l’habillement en recul, en France,
depuis plus de dix ans.
Plan d’économies
Lancé en 2016, un plan d’économies
avait entraîné une suspension de la
ligne de prêt-à-porter pour hommes et
la fermeture de la boutique de New
York. Mais cela n’a pas suffi. C’est un
accident industriel qui a précipité la
chute, selon un bon connaisseur du
dossier. A cause d’un défaut des fournisseurs, les collections Carven pour l’été
2018 n’ont pas pu être fabriquées. Ce qui
a plombé une trésorerie déjà sous tension. D’où la décision de placer le holding de la société sous sauvegarde pour
tenter de trouver des solutions de
reprise pour Carven. La griffe emploie
une centaine de salariés et compte
4 boutiques phares à Paris, Cannes et à
Londres. Elle est également revendue
dans près de 300 points de vente dans
38 pays. Ses parfums, qui connaissent
un succès international, sont la propriété du groupe familial Bogart depuis
2010 et ne sont donc pas concernés par
cette procédure.
Fondée en 1945 par Carmen de Tommaso, qui ne trouvait pas de tenues
adaptées à sa petite taille, la maison est
passée de main en main après sa vente
par sa fondatrice dans les années 1980.
Elle a connu des hauts et des bas, avec
un placement en redressement judiciaire en 2005, renouant ensuite avec le
succès. Avant cette rechute. n
DR
Les API algorithmiques
au service du conseil
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16 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES
INTERVIEW // STÉPHANE TRAVERT Ministre de l’Agriculture
ET DELPHINE GÉNY-STEPHANN Secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances
« Il fallait cesser cette guerre des prix
destructrice de valeur dans l’alimenta
l Dans un entretien aux « Echos »,
le ministre
de l’Agriculture
et la secrétaire
d’Etat à l’Economie
estiment que la
réforme n’aura
qu’un impact
modeste sur les
prix des produits
alimentaires.
Shutterstock
à suivre
ALIMENTATION
Les compagnies aériennes dénoncent
les grèves répétées dans le ciel français
AÉRIEN La participation de deux syndicats minoritaires de contrôleurs aériens à la « journée d’action » pour la défense de la
Fonction publique s’est soldée par l’annulation de plus de
500 vols, mardi, selon l’association de compagnies européennes
A4E. Dans une lettre ouverte aux autorités françaises, le patron
de la compagnie espagnole Vueling pointe du doigt le centre de
contrôle de Marseille, qui totaliserait « huit jours de grève en un
mois et demi », ayant impacté « 242.906 clients de Vueling ».
GE Hydro : direction et syndicats
signent des accords de fin de conflit
Stéphane Travert. Photo Romain Beurrier/RÉA
Propos recueillis par
Emmanuel Grasland
@EGrasland
ÉNERGIE Syndicats et direction de GE Hydro France ont signé
mardi plusieurs accords, mettant un point final au conflit et
sauvant une centaine d’emplois sur le site grenoblois de turbines hydroélectriques. « Nous devions être 450 à rester selon le
plan initial de juillet dernier ; nous serons 550 l’an prochain », a
déclaré à l’AFP Nadine Boux, porte-parole de l’intersyndicale
(CFE-CGC, CFDT, CGT). Ce site centenaire, anciennement Alstom, employait jusqu’alors 800 salariés.
SNCF :
perturbations
en baisse
recyclage Derichebourg a vu ses
bénéfices progresser au premier
semestre de son exercice décalé
2017-2018 et se dit « confiant »
pour les six prochains mois, grâce
au dynamisme du secteur des ferrailles. Entre octobre 2017 et fin
mars 2018, le groupe a dégagé un
bénéfice net de 37,7 millions
d’euros, en hausse de 25,3 %, mais
légèrement inférieur aux attentes
du consensus d’analystes réalisé
par Bloomberg, pour un chiffre
d’affaires de 1,46 milliard d’euros.
DR
ENVIRONNEMENT Le groupe de
séquence de grève qui débute
mercredi à la SNCF sera marquée
par des perturbations en légère
baisse par rapport au dernier épisode de débrayage, notamment
sur les lignes longue distance. Un
Transilien sur deux circulera
mercredi, un TER sur deux, ainsi
que trois TGV sur cinq, deux
Intercités sur cinq et deux tiers
des trains internationaux. Vendredi, un TGV sur deux et quatre
TER sur dix ont circulé, pour un
taux global de grévistes en recul.
Quel est l’état d’esprit
de ce projet de loi ?
Delphine Gény-Stephann : Nous
cherchons à avoir une approche
systémique pour que tous les agriculteurs puissent vivre dignement
de leur travail. Il faut que l’ensemble
de la chaîne fonctionne de façon
plus harmonieuse, moins crispée.
Le relèvement du SRP devrait y contribuer. Il s’inscrit dans l’ensemble
des mesures des Etats généraux de
« Il s’agit de mettre en
place des rapports de
force plus équilibrés
qu’auparavant. »
TRANSPORT La onzième
Delphine Gény-Stephann
Shutterstock
Les ferrailles
poussent
Derichebourg
Examiné par les députés depuis
mardi, le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation impose une
hausse de 10 % du seuil de revente à
perte (SRP), un encadrement des
promotions et un renversement de
la logique de construction du prix
payé aux agriculteurs.
COMMUNIQUÉ
AVIS DE CESSION AUX ENCHERES PUBLIQUES
Actions provenant de droits formant rompus et une Action tombée en déshérence
SOCIETE CHAMPAGNE PERRIER JOUET
Il sera procédé à la mise en vente par adjudication, aux enchères publiques,
De 52 actions provenant de droits formant rompus à l’issue d’augmentations de capital
intervenues au cours de la vie sociale,
Et d’1 action actuellement et depuis dix années révolues en déshérence,
Soit indivisiblement de Cinquante-trois (53) actions de la société CHAMPAGNE PERRIER
JOUET, société anonyme, au capital de 4.811.968 euros divisé en 300.748 actions, dont
le siège est à Epernay, 28 avenue de Champagne, immatriculée au RCS de Reims sous
le n° 095.750.261,
Par le ministère de la société dénommée « Benjamin DAUCHEZ, Caroline DENEUVILLE
et René DALLEE, notaires, associés d’une société civile professionnelle titulaire d’un office
notarial » dont le siège est Paris (5ème) 37 Quai de la Tournelle,
Aux charges et conditions d’un cahier des charges reçu par ledit office notarial le
18 mai 2018,
A la mise à prix d’Huit Cent Quarante Huit euros (848,00€),
En l’office notarial,
Le 12 juin 2018.
Ce cahier des charges est consultable auprès de l’office notarial sur rendez-vous (tél.
01.44.41.37.57), le montant de la consignation préalable pour enchérir est de 2.497 euros.
Pour Avis le notaire.
l’Alimentation (EGA). Il s’agit de
mettre en place des rapports de
force plus équilibrés qu’auparavant.
Il s’agit aussi de mieux répartir la
valeur vers l’amont, via la promotion de produits de qualité. Ce n’est
pas un système mécanique avec des
évolutions de prix qui se répercutent dans la chaîne. Par ailleurs,
nous avons travaillé avec le rappor-
teur Jean-Baptiste Moreau à un
contrôle plus efficace de la puissance des centrales d’achat.
Stéphane Travert : Pendant les
Etats généraux, chacun a pris conscience qu’il fallait cesser la guerre
des prix qui est destructrice de
valeur. Les acteurs économiques
ont pris leurs responsabilités en
signant une charte de bonne conduite. Plus ou moins respectée,
je vous l’accorde, mais le cadre législatif n’était pas encore là. Il faut
désormais que cela soit suivi d’effet.
Faire en sorte d’améliorer les prix à
la production, c’est tirer les productions alimentaires vers le haut. Et
c’est aussi créer de l’emploi dans les
territoires.
Que répondez-vous à ceux qui
doutent comme Leclerc que la
hausse du SRP va réellement
bénéficier aux agriculteurs ?
S. T. : N’oubliez pas que la contractualisation est un des points forts du
texte. Partir des coûts de production
des agriculteurs pour construire le
prix. Pour cela, on a besoin que les
agriculteurs se regroupent sur des
bassins de production ou au sein
des filières. La prise en compte de
ces coûts sera répercutée à chaque
étape de l’amont vers l’aval. Le relèvement du seuil de revente à perte,
lui, donne la soupape nécessaire
pour que les distributeurs puissent
absorber cette prise en compte
des coûts de l’amont, sans répercussion forte grâce à un rééquilibrage
entre leurs marges sur différents
produits.
Avec ce projet de loi, s’agit-il
de redistribuer des marges
Delphine Gény-Stéphann. Photo Ha
captées par la distribution
ou bien va-t-on aussi faire payer
aux consommateurs
une hausse du revenu
des agriculteurs ?
D. G.-S. : Cette redistribution concernera aussi les consommateurs
mais dans une modeste mesure. Le
prix de la majorité des produits alimentaires ne sera pas concerné par
le SRP. Les études d’impact montrent un effet global sur les prix de
l’ordre de ou inférieur à 1 %. Ce dispositif de relèvement du SRP est ins-
« En France,
la difficulté c’est que
l’on a un calendrier
de négociation assez
long. »
Stéphane Travert
tallé pour deux ans. Ensuite, nous
en ferons une évaluation et verrons
si la valeur créée est bien remontée
aux agriculteurs.
Pourquoi les relations
entre agriculteurs, industriels
et distributeurs sont-elles
si compliquées en France ?
S. T. : Est-on vraiment sûr d’avoir un
modèle vertueux dans les autres
pays ? Je n’en suis pas si sûr quand je
discute avec mes collègues européens. En France, la difficulté c’est
que l’on a un calendrier de négociation assez long. A peine celles-ci
sont-elles terminées qu’elles recommencent...
Les filières peinent à se donner
un cap ; nous avons voulu changer
cet état de fait avec les plans de
filière.
Que pensez-vous de l’amendement de Jean-Baptiste Moreau,
qui proposait de sortir les produits alimentaires du cadre des
négociations commerciales
définies par la LME ?
D. G.-S : Nous étions tous les deux
présents en commission lorsque cet
amendement a été adopté. C’était
une idée intéressante, qui n’avait
pas été discutée lors des EGA. Parce
que nous sommes ouverts, nous
avons voulu recueillir les positions
des professionnels sur le sujet. La
plupart ont jugé qu’il fallait conserver le cadre actuel, considéré
comme plus protecteur pour la partie la plus faible dans des négociations contractuelles. Nous avons
donc choisi de revenir à ce cadre,
mais avec une formalisation plus
forte dans la façon dont s’effectuent
la proposition, la réponse, et ce que
l’on met dans le contrat.
Les questions de la
compétitivité de l’agriculture
et de l’industrie agroalimentaire
à l’international ont-elles
été suffisamment posées
lors des EGA ?
S. T. : Les industries agroalimentaires ont évoqué ces sujets pendant
les EGA. La mondialisation est là et
la France a la volonté de gagner des
marchés à l’international. C’est ce
que nous faisons avec le président
de la République quand nous rouvrons la route de la viande bovine en
Chine, des pommes de terre au Vietnam ou du foie gras au Japon. Mais
cette compétitivité, il faut aussi la
Tous les distributeurs derrière le texte, sauf Leclerc
La coopérative dirigée
par Michel-Edouard Leclerc
combat la hausse de 10 % du
seuil de revente à perte. Elle
pense que cela va augmenter
le prix de revente de certaines denrées alimentaires.
Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
Tous contre Leclerc. La position des
distributeurs sur la loi alimentation
varie : si toutes les enseignes partagent les objectifs du texte et souhaitent une rémunération plus juste
des agriculteurs, le relèvement de
10 % du seuil de revente à perte
divise. Les membres de la Fédération du commerce et de la distribu-
tion (Carrefour, Auchan, Casino,
etc.) soutiennent la mesure. MichelEdouard Leclerc et sa coopérative
sont, eux, vent debout contre la disposition.
Le groupement indépendant
n’abandonne pas l’argument commercial qui le distingue depuis des
décennies : le prix bas. Il entretient la
guerre des prix depuis cinq ans. Une
politique qui lui a permis de devenir
le premier épicier de France. Carrefour, son challenger, Casino et
Auchan, les groupes de distribution
intégrés, veulent, eux, regonfler
leurs marges. Fidèle à son combat,
Leclerc secoue la poutre maîtresse
de la loi alimentation. L’enseigne
réfute l’idée selon laquelle les consommateurs seraient prêts à payer
plus pour des produits de meilleure
qualité. « Quand c’est mieux, c’est pas
plus cher ? Bah oui ! Et les gens, ils ont
plus d’argent ? Bah non ! », affirme la
dernière publicité TV. Leclerc pose
ainsi la question du pouvoir d’achat.
La coopérative a même commandé une étude au cabinet d’origine américaine Analysis Group,
avec la caution scientifique de
Marie-Laure Allain, directrice de
recherche au CNRS et professeure à
l’Ecole polytechnique. La conclusion de cette étude est sans ambiguïté : « La loi EGA aura pour double
effet d’augmenter le prix de revente de
certaines denrées alimentaires, réduisant ainsi directement le pouvoir
d’achat des consommateurs, et de
baisser le prix d’achat de certains pro-
duits, réduisant ainsi directement la
marge des fournisseurs, et notamment des agriculteurs. »
Péréquation de marges
Deux mécanismes sont décrits.
D’abord, la hausse des prix abaissera
les volumes vendus. Ensuite, le relèvement du seuil de revente à perte
sera en partie compensé par une
nouvelle pression à la baisse des prix
d’achat (afin que les hausses répercutées aux consommateurs soient le
plus faibles possible). L’étude indique que la nouvelle loi provoquera
sur deux ans une inflation de
1,92 milliard d’euros et fera perdre
2,44 milliards de chiffre d’affaires à
la filière agricole.
Les concurrents de Leclerc s’ins-
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Les voitures de luxe, grandes gagnantes
de la baisse des tarifs douaniers en Chine
tion »
AUTOMOBILE
teurs (avec respectivement 207.000
et 178.000 véhicules importés en
2017), devant Toyota (144.000 véhicules). L’annonce de Pékin intervient d’ailleurs à la veille de la venue
de la chancelière allemande,
Angela Merkel, en Chine, ce jeudi.
La Chine réduira
ses droits de douane
de 25 % à 15 %
à compter du 1er juillet.
Elon Musk se frotte
les mains
Le président chinois, Xi Jinping,
avait annoncé début avril une
baisse « considérable » des taxes à
l’importation des voitures en Chine
cette année, mais sans donner de
chiffres ni fournir de calendrier.
C’est désormais chose faite. La
Chine abaissera ses droits de
douane de 25 % à 15 %, à compter du
1er juillet. Cette décision est officiellement prise « afin de poursuivre les
réformes et l’ouverture, de promouvoir la réforme de l’offre ainsi que la
transformation et la modernisation
du secteur, et de répondre à la
demande des consommateurs », a
expliqué mardi le gouvernement
chinois dans un communiqué.
Apaisement des tensions
amilton/RÉA
chercher sur le territoire national. Quand on voit que 70 % de
la viande consommée en restauration collective vient de
l’étranger, on se dit qu’il y a des
choses à faire.
Le projet de loi vise à atteindre 50 % de produits bio
ou sous label dans la restauration collective publique
en 2022, dont 20 % en bio.
Est-ce vraiment réaliste
compte tenu des prix du bio ?
S. T. : Pour atteindre ces objectifs, il faut structurer l’offre et
massifier la production. Le bio
ne représente que 6 % de la surface agricole utile aujourd’hui.
On veut atteindre 15 % en 2022.
C’est l’objectif du programme
Ambition Bio qui vient d’être
« Nous avons un
déficit commercial
de 1 milliard d’euros
par an en France
sur le bio. »
Stéphane Travert
présenté à la concertation. D’ici
à dix ans, de nombreux agriculteurs vont partir à la retraite, il
nous faut des formations adaptées à la transition écologique et
aussi à la dimension entrepreneuriale du métier d’agriculteur.
Nous avons un déficit commercial de 1 milliard d’euros par an
en France sur le bio. C’est un
non-sens auquel nous devons
mettre fin. n
crivent en faux contre ce calcul.
Ils pensent que la péréquation
des marges des milliers de produits en magasin lissera l’inflation que le relèvement du seuil
de revente à perte induira. Ils
promettent de faire ruisseler
leurs gains jusqu’aux agriculteurs.
Les trois piliers du projet de
loi alimentation leur conviennent : la fixation des prix d’achat
à partir des coûts de revient, la
limitation des promotions et la
hausse du seuil de revente à
perte. Ils ne le disent pas, mais ils
espèrent qu’en gommant l’avantage tarifaire de Leclerc, la loi alimentation les aidera à regagner
des parts de marché. n
Volontairement très élevée pour
inciter les constructeurs étrangers
à produire en Chine, cette taxe était
Ng Han Guan/AP/Sipa
Frédéric Schaeffer
@fr_schaeffer
— Correspondant à Pékin
BMW et Mercedes-Benz sont les deux plus gros importateurs dans l’empire du Milieu, devant Toyota.
dans le collimateur de Donald
Trump, qui l’avait citée à plusieurs
reprises pour mieux fustiger la politique commerciale « protectionniste » du régime communiste et
son manque de réciprocité (la taxe
douanière américaine est de 2,5 %).
L’annonce intervient en pleine
phase d’apaisement des tensions
commerciales entre les deux pays.
Attendue des constructeurs
étrangers, la décision de Pékin ne
devrait pas bousculer fondamentalement le marché automobile chinois. La Chine, premier marché au
monde, a importé 1,22 million de
véhicules l’an dernier, soit moins de
5 % des 28,9 millions de voitures
écoulées. C’est en revanche une
nouvelle importante pour les marques de luxe, qui constituent
l’essentiel des voitures importées.
BMW et Mercedes-B enz sont
ainsi les deux plus gros importa-
Bien qu’ardemment souhaitée par
Donald Trump, cette baisse de taxe
ne profitera pas majoritairement
aux constructeurs américains. Sur
les 51 milliards de dollars représentés par les véhicules importés l’an
dernier, environ 13,5 milliards provenaient d’Amérique du Nord,
parmi lesquels certains modèles
issus d’usines de constructeurs non
américains comme BMW, selon
l’agence Bloomberg.
Le patron de Tesla, Elon Musk,
peut en tout cas se frotter les mains
puisque ses 15.000 ventes annuelles
en Chine ne portent que sur des
modèles importés. Les choses
pourraient tout de même changer
dans les prochains mois puisque le
constructeur californien étudie
l’implantation d’une usine autour
de Shanghai, où il vient de créer une
filiale dotée d’un capital de 100 millions de yuans (13 millions d’euros)
et dont il est l’unique actionnaire. n
L’armée s’attaque à la maintenance des avions
DÉFENSE
La nouvelle patronne
de la Direction de la
maintenance aéronautique des armées veut
redresser en trois ans
le taux de disponibilité
des aéronefs.
Anne Bauer
@annebauerbrux
Florence Parly peut être satisfaite.
Voulue par la ministre des Armées,
la nouvelle organisation visant à
renforcer la disponibilité des appareils aéronautiques se met peu à
peu en place. Mardi, à l’occasion de
la présentation du Salon ADS Show,
qui aura lieu en septembre à Bordeaux-Mérignac, l’ingénieur de
l’armement Monique Legrand-Larroche, récemment désignée à la tête
de la toute nouvelle Direction de la
maintenance aéronautique
(DMAé), a annoncé qu’elle se donnait trois ans pour changer en profondeur le « maintien en condition
opérationnelle » aéronautique
(MCO).
Un casse-tête
Avec plus de 1.200 aéronefs de près
de 50 modèles différents, le maintien en condition opérationnelle de
la flotte de l’armée est en soi un véritable serpent de mer. Il coûte de plus
en plus cher alors que la disponibilité des aéronefs stagne depuis six
ans à un niveau jugé insuffisant de
44 %, tous appareils confondus ! En
décembre, Florence Parly avait protesté contre une organisation, qui
ne permet pas d’identifier les responsables et qui aboutit à « payer
plus pour voler moins ». Spécialiste
des hélicoptères, première femme
générale quatre étoiles de l’armée
française, Monique Legrand-Larroche est désormais l’unique responsable du MCO sous l’autorité directe
du chef d’état-major des armées et
non du directeur délégué à l’armement. Sa tâche ? Faire en sorte que
les bons appareils soient au bon
endroit, au bon moment…
Parmi les urgences, travailler sur
la disponibilité de l’appareil de
patrouille maritime Atlantique 2,
celle de l’avion de transport mili-
taire A400M, mais aussi des hélicoptères Cougar, Caracal ainsi que
des Dauphin de modèle Pedro et
Panther. Autant d’appareils dont le
taux de disponibilité ne dépasse
guère les 25 %…
Dans son rapport à Florence
Parly, l’ingénieur Christian Chabbert écrivait en novembre que « la
disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de
l’aviation de transport tactique ne
permettait pas d’honorer le contrat
opérationnel minimum de la loi de
programmation militaire ». Autrement dit, la France ne peut engager
ses forces sur un théâtre d’opérations sans aide extérieure…, au
moins logistique.
Responsabiliser
les industriels
Avec une hausse de 1 milliard
d’euros par an consacrés au MCO
dans la loi de programmation militaire à quelque 4 milliards d’euros
par an entre 2019 et 2023, Monique
Legrand-Larroche a de la marge
pour sortir d’une logique d’urgence.
« Pour l’instant, l’armée fonctionne
en réactif. Elle commande les pièces
après la panne et il n’existe toujours
aucun outil informatique commun
pour gérer les pièces de rechange »,
explique-t-elle.
Aussi souhaite-t-elle insuffler
davantage d’esprit d’anticipation
dans le système. Ce qui passera par
une responsabilisation des industriels, en négociant avec eux des
contrats de performances à moyen,
long terme. Comme dans l’aéronau-
tique civile. De nouveaux contrats
de cinq à dix ans seront donc mis en
place avec les industriels. En
échange de cette nouvelle visibilité,
ils devront s’engager sur des taux de
disponibilité. Des négociations se
poursuivent dans ce sens entre les
Etats clients de l’A400M et Airbus,
le but étant de parvenir à un accord
cette année. Reste à contrôler les
coûts, Monique Legrand-Larroche
promet de rester vigilante. Pas
question d’acheter la disponibilité
au prix fort ! n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
Le M5S menace de retirer l’Italie du projet
de liaison ferroviaire Lyon-Turin
TRANSPORT
Malgré les engagements pris et les réserves de son allié
Matteo Salvini, Luigi
Di Maio veut abandonner un chantier « qui
ne sert plus à rien ».
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
@OlivierTosseri
Le projet de tunnel Lyon-Turin
pourrait être la victime collatérale
de la vie politique italienne. Point
fixe du programme du Mouvement 5 étoiles, l’opposition à cette
liaison ferroviaire pourrait très
rapidement être un point de discorde avec son allié de circonstance, la Ligue. Matteo Salvini, de la
Ligue, est favorable aux grands
chantiers en général et à celui-ci en
particulier, dont le coût est estimé à
près de 10 milliards d’euros, financé
à hauteur de 25 % par la France, de
35 % pour l’Italie et de 40 % pour
l’Union européenne. L’ouvrage
devrait être livré en 2030. Une vaste
gabegie pour Luigi Di Maio, dirigeant du M5S, pour qui ce projet ne
« sert plus ». « Il pouvait servir il y a
trente ans, maintenant, c’est inutile.
Nous allons parler à la France,
reprendre notre argent et le mettre
dans le transport public local. »
L’Italie devra surtout le mettre
dans une pénalité en cas de retrait
unilatéral avec une amende d’environ 2,5 milliards d’euros. L’attitude
du prochain exécutif, qui n’est toujours pas constitué, n’est cependant
pas encore définitive. Luigi Di Maio
parle d’abandon du projet après
avoir évoqué une simple rediscussion. Son allié est resté sur cette…
ligne ! « Lisez notre contrat de gouvernement, affirme Matteo Salvini, il
n’est nulle part inscrit que les chantiers seront définitivement bloqués. »
Le texte s’engage en effet à « suspendre les travaux d’exécution » de la
ligne ferroviaire et à « rediscuter
intégralement le projet ».
Lobby du ciment
De nombreux militants de No TAV, l’association des opposants
à la liaison ferroviaire Lyon-Turin, sont membres du M5S.
Photo Elena Aquila/Pacific Press/Zuma/RÉA
Le projet est électoralement sensible pour le M5S. De nombreux militants sont membres du mouvement No TAV qui fédère depuis plus
de vingt ans les opposants à la ligne
Lyon-Turin dans la vallée de Suse
(Val d’Aoste). Le parti envisage
même de proposer l’un d’eux
comme ministre des Infrastructures. Pour le M5S, le projet est celui
du « lobby du ciment », tout en nuisant aux habitants de la vallée et à
leur écosystème.
L’exact opposé des arguments
des promoteurs français parmi les-
quels Stéphane Guggino, délégué
général du Comité pour la Transalpine. Tout en respectant les éventuelles décisions du futur gouvernement italien, il souligne ses
dissensions sur la question et l’incohérence de l’annonce d’un arrêt du
projet : « Ses membres ont été élus
pour arrêter le gaspillage d’argent
public, et sa première décision serait
d’en gaspiller plus de 2 milliards en
envisageant de stopper le Lyon-Turin.
Au niveau d’avancement du chantier,
il est difficile d’envisager une renégociation. Le principe des engagements
pris pour les grandes infrastructures
entre des pays est qu’ils survivent aux
alternances politiques. Le retrait de
l’Italie serait une mauvaise nouvelle
pour le développement économique,
l’écologie et l’unité européenne. » A
cela s’ajoute le dommage causé à la
crédibilité du pays, ce qui inquiète
en particulier le patronat italien
réuni au sein de la Confindustria. n
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
PRÉFECTURE DES HAUTS-DE-SEINE
DIRECTION DE LA COORDINATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DE L’APPUI TERRITORIAL
Bureau de l’Environnement, des Installations Classées et des Enquêtes Publiques
AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE
Avis d’ouverture d’enquête publique préalable à la délivrance, au profit de la SCCV Tour des Jardins de l’Arche, d’une autorisation de construire un Immeuble de Grande Hauteur
(IGH) dénommé « Tour des Jardins de l’Arche » situé rue des Sorins sur la commune de NANTERRE
Par arrêté préfectoral, il sera procédé du mardi 22 mai 2018 au vendredi 22 juin 2018 inclus, soit pendant 32 jours consécutifs, à une enquête publique au titre de l’article L.123-6 du code de l’environnement, préalable à la délivrance, au profit
de la SCCV Tour des Jardins de l’Arche, d’une autorisation de construire un Immeuble de Grande Hauteur (IGH) dénommé « Tour des Jardins de l’Arche » situé rue des Sorins sur la commune de NANTERRE.
Cet immeuble de grande hauteur constitué de 53 étages sur 8 niveaux de sous-sol, et développant au total 62 884 m² de surface de plancher, dont 17 548 m² de bureaux et 45 336 m² affectés à la création de 718 chambres d’hôtel, se situe dans le
périmètre d’opération d’intérêt national pour l’aménagement du quartier d’affaires de La Défense.
Trois communes du département des Hauts-de-Seine sont concernées par la présente enquête : Nanterre, commune d’implantation de l’IGH, Courbevoie et Puteaux.
Le siège de l’enquête publique est fixé à la Mairie de Nanterre - Direction de l’Aménagement et du Développement - 130 rue du 8 mai 1945 – Tour A – 12ème étage – 92000 NANTERRE, où les observations peuvent être adressées par écrit à
l’attention personnelle du commissaire enquêteur. Ces observations seront annexées au registre d’enquête.
Monsieur Adrian BOROS, directeur général des services techniques en retraite d’une commune, a été désigné en qualité de commissaire enquêteur.
Il se tiendra à la disposition du public avec le dossier d’enquête et le registre d’enquête permettant à chacun de consigner éventuellement ses observations, lors des six permanences qu’il assurera :
Lieux de permanences
À la Mairie de NANTERRE (92000) Direction de l’Aménagement et du Développement 130 rue du 8 mai 1945 – Tour A – 12ème étage
Dans le hall principal de la Mairie de COURBEVOIE (92400) - Accès 2 - Place de l’Hôtel de ville
Dans la bulle C du hall administratif de la Mairie de PUTEAUX (92800) - 131 rue de la République
Dates
Horaires
Le mardi 22 mai 2018
De 9h à 12h
Le jeudi 7 juin 2018
De 14h à 17h
Le vendredi 25 mai 2018
De 14h à 17h
Le samedi 16 juin 2018
De 9h à 11h45
Le lundi 28 mai 2018
De 9h30 à 12h
Le vendredi 22 juin 2018
De 14h à 17h
Pendant toute la durée de l’enquête publique, un exemplaire du dossier, ainsi qu’un registre d’enquête seront déposés dans les Mairies de NANTERRE, COURBEVOIE et PUTEAUX.
Chacun pourra prendre connaissance du dossier et consigner éventuellement ses observations sur l’un des trois registres ouverts à cet effet aux jours, lieu et horaires suivants :
Lieux
À la Mairie de NANTERRE (92000) Direction de l’Aménagement et du Développement 130 rue du 8 mai 1945 – Tour A – 12ème étage
À la Mairie de COURBEVOIE (92400) Service Permis de Construire et Commissions de Sécurité (1er étage) Place de l’Hôtel de ville
Dates
Horaires
Les lundis, mardis,
mercredis, vendredis
De 9h à 12h
Les jeudis
De 13h30 à 17h30
Les lundis, mercredis,
jeudis et vendredis
De 8h30 à 12h15
et de 13h à 17h30
Les mardis
De 13h à 17h30
Exceptionnellement
le samedi 16 juin 2018
De 9h à 11h45
Les lundis et mercredis
De 9h30 à 12h00
et de 13h30 à 17h30
Les vendredis
De 9h30 à 12h00
et de 13h30 à 17h00
À la Mairie de PUTEAUX (92800) – pôle aménagement urbain – bureau 1.08 -131 rue de la République
Durant l’enquête, le public pourra également adresser ses observations par voie postale à l’attention personnelle de M. Adrian BOROS, à l’adresse de la Direction de l’Aménagement et du Développement de la Mairie de Nanterre. Ces observations
seront annexées au registre d’enquête ouvert au siège de l’enquête.
Du mardi 22 mai 2018 – 8h30 au vendredi 22 juin – 17h30, le public pourra en outre adresser ses observations ou propositions par voie électronique à l’adresse mail : pref-enquetes-publiques-belp@hauts-de-seine.gouv.fr
Le public pourra également formuler ses observations sur le registre dématéralisé à l’adresse suivante : https://www.tja-nanterre-enquetepublique.fr
Au plus tard à compter de la date d’ouverture d’enquête publique, et pendant toute la durée de l’enquête, les pièces du dossier de l’enquête seront en outre consultables :
- sur le site dédié : https://www.tja-nanterre-enquetepublique.fr
- et à partir d’un poste informatique situé à la Mairie de Nanterre, Direction de l’Aménagement et du Développement - 130 rue du 8 mai 1945 – Tour A – 12ème étage, aux jours et heures habituels d’ouverture de la Mairie.
Le présent avis d’enquête publique sera par ailleurs publié sur le site internet de la préfecture des Hauts-de-Seine à l’adresse suivante : http://www.hauts-de-seine.gouv.fr/Publications/Annonces-avis/Enquetes-publiques/Enquetespubliques-2018/NANTERRE ainsi que sur le site dédié au projet : https://www.tja-nanterre-enquetepublique.fr
Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront tenus à disposition du public, à réception et pendant un an à compter de la clôture de l’enquête dans les Mairies de NANTERRE, COURBEVOIE et PUTEAUX, ou à la Préfecture des
Hauts-de-Seine, (DCPPAT – BEICEP – section Enquêtes Publiques et Actions Foncières) ou pourront être consultés sur internet aux adresses suivantes :
- sur le site dédié : https://www.tja-nanterre-enquetepublique.fr
- sur le site Internet de la Préfecture des Hauts-de-Seine : http://www.hauts-de-seine.gouv.fr/Publications/Annonces-avis/Enquetes-publiques/Enquetes-publiques-2018/NANTERRE
Le délai d’instruction du permis de construire est de deux mois à compter de la réception par le Maire de NANTERRE du rapport et des conclusions du commissaire enquêteur. A l’issue de l’instruction, le Maire de NANTERRE rendra sa décision,
au nom de l’État, sur la demande de permis de construire.
Toute information relative au dossier de permis de construire de l’Immeuble de Grande Hauteur (IGH) dénommé « Tour des Jardins de l’Arche » situé rue des Sorins sur la commune de NANTERRE peut être demandée au maître d’ouvrage :
SCCV « Tour des Jardins de l’Arche »
61 avenue Jules Quentin
92000 NANTERRE
01-41-91-41-02
Madame Marjolaine MASSERAN
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot. Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
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INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
en bref
Voiture électrique : l’Etat promet
100.000 bornes en 2022
Une auto-école
en ligne autorisée
TRANSPORT L’auto-école
100 % dématérialisée Lepermislibre vient de remporter
une première manche face
aux autorités, le tribunal
administratif de Lyon ayant
suspendu l’arrêté préfectoral
ordonnant sa fermeture pour
trois mois. La préfecture du
Rhône l’accusait d’une série
d’infractions, et notamment
d’avoir recours à des enseignants autoentrepreneurs.
Lep ermislibre contestait
point par point cette décision,
assurant notamment qu’il n’y
avait aucun lien de subordination entre la société et ses
professeurs de conduite
autoentrepreneurs.
l La filière automobile a ratifié un nouveau contrat stratégique avec le gouvernement pour la période 2018-2022.
l Au menu : la voiture électrique, l’emploi et la densification du tissu de PME.
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
La famille au complet. Les visages
de l’industrie automobile française
étaient tous là, mardi après-midi à
Bercy, pour la signature du nouveau contrat stratégique de la filière
automobile, ratifié par pas moins
de trois ministres – Bruno Le Maire,
Elisabeth Borne et Nicolas
Hulot. Chose rare, même Carlos
Ghosn et Carlos Tavares, les
patrons de PSA et Renault, étaient
tous deux présents pour la photo.
Il faut dire que le texte signé, qui
formule un certain nombre d’engagements précis, est le fruit de deux
mois de négociations entre les principaux acteurs du secteur et les pouvoirs publics. Le nouveau contrat
couvre la période 2018-2022 et vise à
mettre sur les rails un écosystème
qui a retrouvé des couleurs. Passage
en revue des principaux points.
Faire décoller la voiture
électrique
C’est le cœur du document. La
filière s’est engagée à quintupler les
ventes de véhicules électriques en
cinq ans, c’est-à-dire à passer de
31.000 en 2017 à 150.000 véhicules
vendus en 2022. Le tout pour faire
passer le parc de voitures lithiumion à 600.000 engins, auxquels doivent s’ajouter 400.000 plug-in
hybrides.
Alors que les industriels réclament depuis quelques mois une
accélération du déploiement du
réseau de recharge, l’Etat a promis
en échange 100.000 bornes accessibles au public dans l’Hexagone en
2022 – pour obtenir un ratio de dix
voitures par borne. Au 1er janvier, le
compteur était à peine au-dessus
des 22.000 bornes.
Ainsi, le « droit à la borne »
devrait évoluer dans les copropriétés d’ici à fin 2019, les frais de raccordement au réseau électrique
devraient être abaissés et les automobilistes devraient pouvoir
demander l’installation d’une
borne à un endroit précis s’ils sont
assez nombreux.
Enfin, Bercy a promis de maintenir un bonus à « un niveau significatif » pour les véhicules électriques
(6.000 euros actuellement) et à lui
donner de la « visibilité » jusqu’en
2022 d’ici à la fin de l’année.
Tester les véhicules autonomes à grande échelle
Soutenue par l’Etat, la filière veut
multiplier les essais de conduite
autonome, du « robotaxi » à la voiture particulière en passant par les
navettes. Un appel à projets de
40 millions d’euros piloté par
l’Ademe doit être lancé en juin et certaines données récoltées seront partagées. « Nous allons mettre un cran
plus loin la collaboration entre les
grands groupes, avec un consortium
impliquant PSA, Renault, Valeo, la
SNCF, Transdev, RATP, Keolis, Navya
ou encore EasyMile, souligne Luc
Chatel, le président de la PlateForme automobile. Au total, le pot
commun pour ces essais devrait représenter 200 millions d’euros environ. »
Améliorer le réseau
d’équipementiers
Pour faire grandir les « PME à potentiel » du secteur, bpifrance va créer
dès cette année un accélérateur, qui
accueillera 180 entreprises en trois
promotions. Le Fonds Avenir Automobile (FAA) sera par ailleurs prolongé, avec une enveloppe de
135 millions d’euros abondée à parts
égales par PSA, Renault et l’Etat. Les
deux constructeurs, qui voulaient
INTERVIEW // LUC CHATEL
Président de la Plate-Forme automobile (PFA)
« La filière auto jouera sa survie
ces prochaines années »
Propos recueillis par J. D.-C.
L
e nouveau contrat de filière
met l’accent sur l’électrification du parc automobile
français.
Pourquoi renouveler
ce contrat de filière ?
Les choses vont plutôt bien
en ce moment dans le secteur…
Rappelez-vous que, il y a dix ans,
l’automobile française a failli mourir. L’industrie s’est redressée grâce
à des efforts considérables d’adaptation à la mondialisation, à une
amélioration de la compétitivité, à
l’innovation et à la compétence des
salariés. Aujourd’hui, nous avons
deux grands constructeurs et quatre équipementiers mondiaux.
Mais la filière jouera sa survie ces
prochaines années sur sa capacité à
prendre le virage du véhicule électrifié, de la conduite autonome et
des nouveaux services de mobilité.
Ces révolutions vont complètement
changer la donne et la chaîne de
valeur. Cela oblige les acteurs à travailler en horizontal.
« La filière s’est engagée à mettre sur le marché cinq fois plus
de véhicules électriques d’ici à 2022. » Photo Thomas Samson/AFP
« Il y a beaucoup
de nouveaux métiers
et nous allons
travailler la formation
continue
et l’apprentissage
par bassin d’emploi. »
riés, dont 9.000 ingénieurs par an
dans les prochaines années. Les
besoins ont évolué, il y a beaucoup
de nouveaux métiers, et nous allons
travailler la formation continue et
l’apprentissage par bassin d’emploi.
Même avec l’Etat ?
Nous aboutissons aujourd’hui à des
engagements mutuels très forts. Ce
n’était pas gagné. L’écosystème doit
fonctionner avec une vision partagée de l’avenir, dans une relation de
confiance solide entre l’Etat et les
industriels. La France a été une
grande nation automobile au
XXe siècle, elle peut figurer parmi les
leaders de la mobilité du XXIe siècle.
promis de faire passer le nombre de
bornes de recharge accessibles au
public à 100.000 et à donner de la
visibilité au système de bonus-malus favorable aux véhicules électriques. C’est un vrai pacte avec
l’Etat. Nous allons faire de l’agenda
environnemental un levier de croissance pour l’industrie automobile.
Les PME du diesel souffrent
déjà…
Nous devons notamment aider les
entreprises à potentiel à franchir
une marche supplémentaire. L’accélérateur de bpifrance sera là pour les
aider à s’implanter à l’étranger, à
répondre à de gros appels d’offres ou
à améliorer leurs méthodes industrielles. Le contrat comporte un
important volet sur le renforcement
de la compétitivité des petites et
moyennes entreprises du secteur.
La question de la transition
énergétique attise les tensions
entre la filière et les pouvoirs
publics…
Il faut réussir à concilier l’agenda
environnemental et la pérennité de
la filière automobile. La filière s’est
engagée à mettre sur le marché cinq
fois plus de véhicules électriques
d’ici à 2022. En contrepartie, l’Etat a
Il faut aussi gérer l’impact
de la chute du diesel.
Comment faire ?
Notre mission est d’anticiper toutes
les mutations technologiques et
leurs effets sur l’évolution des
emplois et compétences. L’industrie
est en demande d’un travail collectif
sur le sujet. Le secteur, industrie et
services, doit recruter 65.000 sala-
Avec quels moyens ?
Le Fonds Avenir Automobile a été
réactivé. Le dispositif sera doté
d’une enveloppe de 145 millions
d’euros, abondée à parts égales par
Renault, PSA et l’Etat. La vocation
principale du fonds sera de prendre
des participations. On ne s’interdit
pas non plus de fournir des aides à
l’investissement. n
Hamilton/RÉA
AUTOMOBILE
Carlos Tavares et Carlos Ghosn, derrière Bruno Le Maire
(de gauche à droite), lors de la réunion à Bercy pour la signature
du nouveau contrat stratégique de la filière automobile.
récupérer les sommes non utilisées
du FAA, se sont finalement ravisés.
Gérer la question
de l’emploi
Avec la chute des ventes de diesels et
l’avènement de l’électronique et du
logiciel dans l’automobile, l’enjeu RH
devient considérable dans le secteur : d’un côté, les entreprises peinent à recruter les compétences
requises ; de l’autre, elles doivent
reconvertir à marche forcée de nombreux employés dont le métier
s’éteint. La filière entend donc augmenter de 50 % le recours à l’appren-
tissage et à l’alternance, et mettre en
place un système développé de formation continue au niveau local.
Prendre une option
sur les technologies
d’avenir
L’écosystème a enfin affirmé vouloir travailler de concert sur
l’hydrogène et sur une batterie
solide de quatrième génération.
Bercy affirme avoir injecté 650 millions d’euros d’argent public pour
soutenir la R&D dans l’automobile,
et prétend vouloir maintenir ce
rythme. Voire l’accélérer. n
Le fonds Elliott
s’attaque
à Hyundai
AUTOMOBILE Elliott s’invite
à la t abl e de Hyu ndai . Le
fonds activiste américain, qui
affirme détenir pour un milliard de dollars d’actions du
constructeur coréen, réclame
une vaste et rapide réforme de
l’organisation du chaebol
familial. Ceci afin « d’améliorer la gouvernance » et
« d’optimiser les retours aux
acitonnaires ». La pression
d’Elliott est une mauvaise
nouvelle pour Hyundai, qui
doit déjà faire face à de mauvaises ventes en Chine et aux
E t a t s - U n i s , a i n s i q u’à u n
changement de génération au
pouvoir.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
L’hôtel de la Marine conjuguera
patrimoine et innovations numériques
en bref
Airbus affirme
se conformer à la
décision de l’OMC
AÉRONAUTIQUE Airbus a
10 millions de subventions
•répartis
entre le ministère
annoncé mardi avoir procédé
aux « amendements » nécessaires pour se mettre en conformité avec les exigences de
l’Organisation mondiale du
commerce, concernant les
aides publiques à l’aéronautique. Un rapport de l’OMC
publié la semaine dernière faisait en effet état de certains
manquements persistants
dans la mise en œuvre par
l’Union européenne et Airbus
de ses précédentes décisions.
« Airbus attend de la part des
Etats-Unis et de Boeing une attitude et des mesures tout aussi
constructives », indique l’avionneur dans son communiqué.
millions du fonds
•du9,5
CMN
Tesco supprime
la mention « à
consommer avant »
l Le Centre des monuments nationaux dévoile ce mercredi les parcours de visite qu’il proposera en 2020.
l Ce nouveau lieu culturel bordant la place de la Concorde devrait accueillir 600.000 personnes
dès sa première année d’exploitation.
D
PATRIMOINE
Les chiffres clefs
du financement
Martine Robert
@martiRD
Le projet du Centre des monuments nationaux pour l’hôtel de la
Marine se précise. Au terme d’une
rénovation lancée en 2017, de la
restauration des façades à la
dépollution du site, en passant par
la suppression des aménagements modernes, l’ouverture au
public débutera en 2020. « Les parcours de visite permettront la
d é c o u ve r t e d e l ’ a rch i t e c t u re
d’Ange-Jacques Gabriel, des décors
et objets d’art des XVIIIe et XIXe siècles, mais aussi de l’art de vivre à la
française. Ce sera un site emblématique de l’attractivité touristique de
Paris et du rayonnement international de notre pays. La dimension
navale de l’hôtel ne sera bien sûr
pas négligée », dévoile aux
« Echos » Philippe Bélaval, président du CMN, qui s’est vu confier
par l’Etat-major de la Marine la
gestion du monument en 2015.
Innovations numériques ou
ludiques et dispositifs de médiation en huit langues retraceront
l’histoire du lieu et de la marine au
XVIII e siècle. Ainsi un « confident », outil personnalisable
selon le profil et le niveau de connaissance du visiteur, délivrera
un parcours sonore thématisé.
Dans le salon d’honneur et les
salons des Amiraux, des miroirs
pivotants diffuseront des films
sur les bals qui y furent donnés,
tandis que, dans le bureau du chef
d ’ E t a t - m a j o r, u n e t a b l e d e s
marins proposera un jeu de navigation autour des voyages
d’exploration et des découvertes
scientifiques…
Pas moins de 600.000 visiteurs
devraient arpenter en 2020 les
80 millions d’euros
•sous
forme d’emprunt
de la Défense (3 millions)
et le ministère des Affaires
Etrangères (7 millions)
• 8 millions du mécénat
Des leds magnifieront la cour d’honneur de l’hôtel rénové. Photo Moatti-Rivière/Centre des monuments nationaux
« La dimension
navale de l’hôtel
ne sera bien sûr
pas négligée. »
PHILIPPE BÉLAVAL
Président du CMN
appartements de l’intendant du de
l’ancien Garde-Meuble de la Couronne, les pièces d’apparat (galeries, salons, salle à manger et
bureau de l’aile Concorde), les
expositions organisées dans
l’ancienne galerie des tapisseries et
dans la salle du Centre opérationnel maritime. L’accueil du public
se fera sous une verrière couvrant
la cour de l’Intendant entre le
deuxième et troisième étage. Les
façades de l’hôtel seront mises en
lumière tandis qu’un jardin de leds
insérés dans le pavement magnifiera la cour d’Honneur. Outre une
librairie-boutique, le site comprendra des services de restauration pour lesquels un appel d’offres
est en cours.
Rentable dès la première
année
Les passants pourront traverser
librement de la place de la Concorde à la rue Royale et profiter
d’expositions photos, d’ateliers de
découverte, de démonstrations de
savoir-faire, de performances artistiques, ou de dégustations, en lien
avec la programmation événementielle du lieu.
La gageure pour le CMN est de
restaurer ces 12.700 mètres carrés et
de créer sur la moitié de la superficie
un lieu culturel ambitieux face à la
Concorde, en ne sollicitant que
10 millions d’euros de subventions (3
du ministère de la Défense, 7 des
Affaires Etrangères). L’essentiel des
dépenses sera couvert par un
emprunt de 80 millions, lequel sera
remboursé grâce aux recettes de
billetterie et produits dérivés, de
location d’espaces professionnels,
de concessions (restaurant-bar,
salon de thé). Le fonds du CMN mettra au pot 9,5 millions, les bâches
publicitaires et le mécénat en apporteront 8 autres. « Le projet sera autofinancé dès la première année d’exploitation », promet Philippe Bélaval.
Reste une inconnue : les moyens
humains. Si le président du CMN
n’obtient pas d’effectif supplémentaire de l’Etat pour gérer ce site
majeur, certaines fonctions comme
l’accueil seront externalisées (à
l’instar du Mucem ou du quai
Branly) à moins qu’une filiale spécifique ne soit créée, ce qui supposera
l’adhésion des syndicats. n
Le Centre des Monuments nationaux
ne cesse d’élargir son périmètre
De nouveaux opérateurs
font confiance à l’institution.
Il accueillera en juin
des jeunes pousses dans
son incubateur numérique.
Outre une centaine de monuments
appartenant à l’Etat, le Centre des
monuments nationaux (CMN) se
voit de plus en plus confier la gestion
de sites patrimoniaux par d’autres
opérateurs. L’académie de Mâcon l’a
choisi pour exploiter la chapelle des
moines de Berzé-la-Ville, l’Institut
de France pour la Villa Kerylos, le
Conservatoire du Littoral pour
l’ensemble d’Eileen Gray et de Le
Corbusier à Roquebrune-CapMartin, la ville de Cluny pour le
musée Ochier et, demain peut-être,
la municipalité de Saint-Ouen pour
son château, ainsi que le département de Meurthe-et-Moselle pour
celui de Lunéville. « Le recours à nos
savoir-faire constitue pour les propriétaires publics ou privés de monuments au fort intérêt culturel et touristique, une solution fiable », relève
Philippe Belaval, président du CMN,
qui voit ainsi sa stratégie de diversification confortée.
Emmanuel Macron a même
demandé à l’établissement public de
réaliser un projet autour de la francophonie dans l’ancienne résidence
royale de Villers-Cotterêts (Aisne), à
l’horizon 2022, après des travaux de
remise en état.
Car le CMN est aussi passé maître
dans l’art de restaurer les sites
d’exception, comme il l’a montré
dernièrement pour les châteaux de
Champs-sur-Marne, de Montal, de
Villeneuve-Lembron, d’Azay-le-Rideau, ou pour la Villa Cavrois.
L’année 2018 sera à son tour rythmée
par la réouverture le 1er juin du château de Ferney-Voltaire après 9 mil-
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Le CMN est passé
maître dans l’art
de restaurer les sites
d’exception,
comme le château
de Champs-sur-Marne,
ceux de Montal, de
Villeneuve-Lembron,
d’Azay-le-Rideau ou
pour la Villa Cavrois.
lions d’investissements, l’achèvement de la rénovation de la colonne
de Juillet à Paris, l’extension du parcours de visite du monastère royal
de Brou et de la cathédrale du Puyen-Velay, le lancement de grands
spectacles nocturnes au MontSaint-Michel, à Carcassonne, à Carnac. Et déjà se profile, en 2019, le
chantier de la réunification de la
Sainte-Chapelle et de la Conciergerie
sur l’île de la Cité.
Politique événementielle
Pour élargir son périmètre, le CMN a
dû développer sa capacité à mobiliser des partenaires publics et privés,
à trouver de nouvelles sources de
financement (il devrait d’ailleurs
bénéficier d’une fraction des recettes
du Loto du patrimoine), à enrichir la
visite de ses sites grâce aux technologies les plus variées. « D’utilisateur, le
CMN se transforme en acteur du
numérique en créant son Incubateur
DISTRIBUTION La principale
chaîne de supermarchés britannique Tesco a annoncé
avoir supprimé la mention
« best before » (« à consommer de préférence avant ») sur
des gammes de fruits et légumes pour éviter que ceux ci,
toujours comestibles, finissent
à la poubelle. Tesco va ôter
cette mention de près de
70 références de fruits et légumes, parmi lesquels des pommes, des tomates, des pommes
de terre ou encore des oignons,
dans une « initiative visant à
réduire le gaspillage alimentaire », a expliqué Tesco dans
un communiqué publié lundi.
Cette décision fait suite à une
récente campagne contre le
gaspillage.
Latécoère
inaugure
sa nouvelle usine
de Toulouse
AÉRONAUTIQUE L’équipe-
mentier aéronautique Latécoère a inauguré ce mercredi à
Toulouse, sa nouvelle usine de
production automatisée de
pièces élémentaires métalliques. Labélisée « usine du
futur », cette unité de production de 6.000 mètres carrés a
représenté un investissement
de 37 millions d’euros, auquel
devrait s’ajouter, courant 2019,
une extension, pour 10 millions d’euros supplémentaires.
Cette nouvelle usine, construite sur le site historique du
groupe, est la vitrine du plan de
transformation, qui vise à augmenter la productivité des
sites français, tout en délocalisant une partie de la production dans une nouvelle usine
en Bulgarie.
BP réduit
ses effectifs
dans l’exploration
Le CMN a su développer sa capacité à mobiliser des partenaires
publics et privés. Photo Gilles Rolle/RÉA
du patrimoine, afin de profiter au
maximum des innovations réalisées
par les cinq ou six start-up que nous
abriterons et dans lesquelles nous
n’excluons pas de prendre une participation », précise le président de
l’institution. Les jeunes pousses
sélectionnées le 19 juin prochain
pourront tester leurs propositions
dans le réseau du CMN.
Grâce enfin à sa politique événementielle riche (concerts, cinéma,
performances, expositions en collaboration avec des institutions
comme Versailles ou le Mobilier
national), le CMN a accueilli l’an
dernier 9,47 millions de visiteurs,
retrouvant son niveau de fréquentation de 2014. Et sur les quatre premiers mois de 2018, la fréquenta-
tion a progressé de 6 % par rapport à
la même période de l’an passé.
« Cela nous permet d’assurer toujours une meilleure péréquation des
recettes entre les monuments les plus
rentables comme l’Arc de Triomphe,
le Mont-Saint-Michel ou la SainteChapelle, et les autres », se félicite
Philippe Bélaval. — M. R.
9,47
MILLIONS
Le nombre de visiteurs
accueillis dans
les manifestations organisées
par le CMN en 2017.
ÉNERGIE BP a annoncé son
intention de supprimer 3 % de
ses effectifs dans ses activités
d’exploration et de production dans le cadre de la restructuration de ses activités
« amont ». Le pétrolier britannique supprimera environ
540 emplois d’ici à la fin de
l’année, sur les 18.000 que
compte le pôle « amont »
dans le monde. Le groupe n’a
fait aucun commentaire sur
les réductions de coûts associées à ces licenciements. BP a
évoqué la possibilité de relever son dividende pour la première fois depuis 2014, grâce
au rebond des cours du
pétrole et du gaz et à une augmentation de sa production.
Le titre a perdu 0,74% à la
Bourse de Londres mardi.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Marks & Spencer va fermer
un magasin sur dix
DISTRIBUTION
La chaîne ferme
un tiers des 300 points
de vente qui offraient
l’intégralité
de sa gamme.
Alexandre Counis
— Correspondant à Londres
Lendemains de fête difficiles chez
Marks & Spencer. Deux jours à
peine après avoir célébré le « Royal
wedding » à sa manière en rebaptisant l’espace d’un week-end certaines de ses boutiques « Markle and
Sparkle » (une allusion au surnom
de la marque, « Marks & Sparks »,
permettant d’accoler le nom de
jeune fille de Meghan au mot « scintillement »), le distributeur britannique a annoncé mardi la fermeture,
d’ici à 2022, de 100 magasins sur les
1.000 qu’il détient au Royaume-Uni.
A la veille de la publication ce mercredi de ses résultats annuels, Marks
& Spencer accélère ainsi la restructuration de son réseau de boutiques
pour tenir compte de la montée en
puissance de la vente en ligne. En
particulier dans l’habillement et les
produits pour la maison. L’objectif
de la marque est d’y porter la part de
ses ventes par Internet de 18 % à un
tiers d’ici à 2022. Selon le British
Retail Consortium, les Britanniques
réalisent aujourd’hui, hors alimentaire, 22 % de leurs achats en ligne.
Les 100 magasins appelés à fermer leurs portes dans les quatre
prochaines années sont tous généralistes : ils vendent à la fois de l’alimentation, des vêtements et des
articles pour la maison. Ils représentent à eux seuls un tiers des
300 boutiques de la marque offrant
l’intégralité de sa gamme (les
700 autres étant spécialisées dans
l’alimentaire).
Au total, 21 ont déjà baissé le
rideau et 14 autres devraient suivre
d’ici à la fin de l’exercice. Cette nouvelle vague de fermetures, dont la
liste a été dévoilée mardi, concerne
872 employés, dont 246 sont d’ores
et déjà assurés de retrouver un
poste dans le groupe. Pour les 626
autres, les négociations s’engagent
afin d’éviter un licenciement.
Moins d’ouvertures que
prévu dans l’alimentation
Marks & Spencer a aussi annoncé
mardi la révision à la baisse de ses
ambitions dans l’alimentation. Il
n’ouvrira qu’une trentaine de « simply food », là où il en visait 45, soit
un tiers de moins que prévu. Le
segment, qui avait jusque-là porté
l’enseigne même si ses ventes en
ligne y restent négligeables, a ces
derniers mois essuyé de « forts
vents contraires », avait reconnu en
novembre le directeur général
Steve Rowe.
Outre la montée en puissance du
Web, l’alourdissement du prix des
loyers et le ralentissement de la
L’alourdissement
du prix des loyers
et le ralentissement
de la consommation
liée aux incertitudes
sur le Brexit
compliquent l’équation
des distributeurs
britanniques.
consommation liée aux incertitudes sur le Brexit compliquent
l’équation des distributeurs britanniques. Ces nouvelles fermetures
s’ajoutent aux nombreuses faillites
(la filiale britannique de Toys’R’Us,
mais aussi Calvetron, Maplin, ou
encore Warren Evans) et restructurations (New Look, Carpetright,
Poundworld, Mothercare) qui ont
entraîné la destruction de milliers
d’emplois ces derniers mois dans le
secteur. n
marketing
Les néo fleuristes
du Net rivalisent d’idées
START-UP
Bergamotte, Bloomon, Pampa,
Florescence, Bloom & Wild…
Ces start-up revisitent l’offre
florale grâce aux formules
d’abonnements, à la collaboration avec des créateurs
et des présentations nouvelles.
Valérie Leboucq
@vleboucq
Recevoir chaque mois un bouquet de fleurs. Et pas seulement
pour la fête des Mères. C’est la
promesse des affiches de la
publicité Bergamotte.com visibles ces jours-ci dans le métro
parisien. Romain Raffard, a
lancé sa start-up en 2016 avec
des idées bien arrêtées sur la
manière de renouveler l’offre
végétale grâce au Net.
La vente en ligne ne représente encore que 10 % des achats
en France, regrette-t-il « Et ce
pourcentage stagne depuis cinq
ans », ajoute-t-il. La faute, selon
lui, à « l’effet déceptif. Trop souvent, le bouquet que vous offrez ne
correspond pas à celui que vous
avez vu sur écran ». Pas chez Bergamotte qui s’engage sur le diamètre et la composition du bouquet. La start-up a commencé
par proposer un abonnement
mensuel. Elle étend la formule
cluant de la Saint-Valentin « les
100 bouquets sont partis en une
semaine », dixit la cofondatrice
Noélie Balez, l’a incitée à renouveler l’opération pour la fête des
Mères. 500 pièces sont donc
proposées sur le site à 149 euros,
frais de livraison compris (dans
Paris et la petite couronne et
bientôt dans la France entière).
« Cela plaît aux jeunes, qui y
voient un objet de curiosité, plus
qu’aux seniors pour qui cela a un
goût de déjà vu », reconnaît la
jeune femme. Certaines dirigeantes de start-up ont adopté la
solution pour marquer l’installation dans de nouveaux locaux :
chacun a eu droit à son petit
bouquet de fleurs séchées posé
sur le bureau.
Séchées ou « stabilisées »
Pas de relent nostalgique avec
les fleurs « stabilisées » du site
Florescence. Venue du Japon,
cette technique récente, permet
de conser ver pendant des
années des fleurs naturelles.
« Plongées dans un bain d’alcool
qui les déshydrate, on leur injecte
ensuite de la glycérine auxquels
s’ajoute des colorants pour certaines fleurs ». Idéal pour les
roses (impossible pour les pivoines), le procédé sera bientôt
adapté à l’hortensia et aux
orchidées. Best seller : le format
de 4 ou 5 roses à 49 euros, livré
par coursier dans Paris par
Bloom & Wild
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Bloom & Wild livre ses fleurs en boutons pour plus de fraîcheur.
aux plantes vertes et promet aux
adhérents de dénicher des
« pépites végétales, pilea, portebonheur des chinois, sedum à suspendre, palmiers ou ficus rares.. ».
Rassurer les hommes
Bloomon, le site néerlandais
juste arrivé en France, propose,
lui aussi, un abonnement à un
rythme hebdomadaire, pour
un prix compris entre 25 et
36 euros selon la taille du bouquet. Pour encourager les hommes, trop rares à sauter le pas et
les rassurer dans leur choix,
Bergamotte a encore développé
des collections de bouquets différents renouvelés quatre, cinq
fois par an au gré des saisons. Le
site fait aussi appel à des personnalités d’autres univers. La
mode avec la créatrice de robe
de mariée Laure de Sagazan, la
fondatrice du site Sézane, Morgane Sézalory ou la décoratrice
Sarah Lavoine. Sans oublier, la
g a s t r o n o m i e ave c P i e r r e
Hermé et l’invitée de la fête des
Mères 2018, la cheffe 3 étoiles
Anne Sophie Pic.
Certains néo fleuristes redécouvrent le bouquet de fleurs
séchées joliment présenté sur
un socle assorti d’une cloche de
verre comme pour les mariées
d’antan. Le test plus que con-
Chronopost ou Colissimo
ailleurs. Tous les bouquets sont
présentés dans une élégante
boîte ronde noire ou blanche.
Le site Bloom & Wild récemment implanté en France,
innove en expédiant ses fleurs en
boutons, autre façon d’en garantir la fraîcheur. Avantage : elles
arrivent dans de jolies boîtes plates, façon packaging Ikea, pratiques pour les boîtes aux lettres et
plus faciles à customiser (photo).
D’une manière générale, la
Toile permet d’acheter à moindre coût en supprimant les
intermédiaires, comme le marché au cadran d’Aalsmeer aux
Pays-Bas par lequel transite la
quasi totalité du négoce mondial. « L’opacité des circuits traditionnels de la vente à distance et
chez les fleuristes de quartier, fait
qu’il s’éco ule souvent une
semaine entre la coupe et l’achat
du bouquet », relève ainsi
Romain Raffard. Grâce à son
partenariat avec un grossiste
néerlandais, Bergamotte accède
aux fermes horticoles de l’autre
pays du fromage pour 70 % de
son approvisionnement, contre
seulement 20 % achetés en
France en raison de la dispersion et de la faiblesse de la filière,
pénalisée de surcroît, dit il, « par
le prix de l’énergie ». n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
Etats généraux
du livre : les auteurs
inquiets
L’ancien directeur général de
MGM Holdings, Gary Barber,
évincé cette d’année, discute
avec des banques
d’investissement pour financer
une offre d’acquisition du studio
de cinéma américain, selon
Reuters. La MGM pourrait valoir
plus de 4,2 milliards d’euros,
dette comprise.
Mardi, à l’occasion des premiers
Etats généraux du livre, les
acteurs du secteur ont dénoncé
« les réformes sociales et fiscales »
du gouvernement. Ils
s’inquiètent de la réforme de
leur régime social et de la hausse
de 7,5 % à 9,2 % de la CSG depuis
le 1er janvier, qui a entraîné une
perte de leur pouvoir d’achat.
Shutterstock
en
pixels
Frazer harrison/AFP
HIGH-TECH
&MEDIAS
L’ex-DG de MGM
prépare une offre
sur le studio
1,68
MILLIARD DE DOLLARS
C’est le montant déboursé
par l’éditeur de logiciels
Adobe pour l’acquisition de
Magento et de ses services
pour e-commerçants. Le
père de Photoshop, désormais présent dans la relation
client, imite ses concurrents
Salesforce et SAP.
Sony s’offre le contrôle d’EMI Music
pour 2,3 milliards de dollars
l Le groupe japonais cherche à doper son offre de contenus.
l Il prend le contrôle de la société propriétaire des droits d’édition des tubes de Sia, Queen ou encore Kanye West.
lions de dollars pour mettre la main
sur une large partie des droits des
chansons de Bob Marley. Un mois
plus tôt, Kobalt avait payé 160 millions de dollars pour s’offrir le catalogue de Songs Music Publishing,
dont les titres « Can’t Feel My Face »
de The Weeknd et « Royals » de
Lorde.
MUSIQUE
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo
Soucieux de renforcer ses positions
sur le marché du contenu après
avoir perdu de son aura dans le
monde de l’électronique grand
public, Sony a annoncé, mardi, qu’il
allait dépenser 2,3 milliards de dollars (2 milliards d’euros) pour prendre le contrôle de la société EMI
Music Publishing et de son catalogue riche de plus de deux millions
de titres, dont les droits d’édition
(partitions et paroles) des tubes de
Sia, Alicia Keys, Queen ou encore
Kanye West.
Le groupe avait déjà investi dans
EMI en 2011 lorsque la société d’édition musicale, autrefois détenue
par Citigroup, avait été reprise
par un consortium emmené par
Mubadala Investment Company, le
fonds souverain contrôlé par le
gouvernement d’Abu Dhabi. En
additionnant les 60 % de Mubadala
aux 30 % qu’il détenait déjà, le
groupe japonais va devenir l’actionnaire de contrôle de l’éditeur. Les
10 % restants seraient détenus par
les héritiers de Michael Jackson.
Sony contrôlait déjà au quotidien
la gestion du catalogue EMI, par le
biais de son propre éditeur Sony/
ATV Music Publishing, mais il ne
touchait qu’une petite partie des
profits de la société, dont le chiffre
d’affaires a atteint 663 millions
de dollars sur la dernière année
fiscale. Si les analystes jugent que
Multiplication
des transactions
C’est probablement cette multiplication des transactions qui aura
encouragé Mubadala à exiger un
prix élevé pour EMI Music. En 2011,
la société n’avait été valorisée qu’à
2,2 milliards de dollars lorsqu’elle
était tombée dans le portefeuille du
fonds souverain. L’accord de mardi,
qui doit encore être validé par plusieurs autorités de la concurrence,
la valorise à 4,75 milliards de dollars, soit plus du double.
(
La société EMI Music Publishing possède un catalogue riche de plus de 2 millions de titres, dont les droits d’édition
(partitions et paroles) des tubes de Kanye West. Photo Oli Scarff/AFP
le prix de l’acquisition est plutôt
élevé par rapport à la profitabilité
d’EMI, ils rappellent que Sony se
devait de réagir à la mise en vente
des parts détenues par Mubadala.
Lorsque le fonds souverain avait
fait part, en mars, de son envie de
céder son actif, plusieurs concurrents de Sony, dont Warner Music,
avaient montré leur intérêt pour
ces catalogues. « Si EMI avait été
pris par Warner, Warner serait
devenu le plus grand éditeur de musique du monde avec une part de marché de 27 %, quand Sony aurait glissé
de la première à la troisième place
avec seulement 12 % du marché »,
rappelle David Dai, un analyste de
Bernstein Research.
Un tel chamboulement aurait été
difficile à digérer pour Sony, qui
cherche à consolider sa présence
sur le marché des contenus audio,
vidéo et les jeux vidéo. « Je suis ravi
que EMI Music Publishing rejoigne
notre famille et de maintenir ainsi
notre position de numéro un dans
l’industrie musicale », a expliqué,
dans un communiqué, le nouveau
PDG de Sony, Kenichiro Yoshida,
avant de pointer la poussée des services de streaming payants. Alors
que le marché de la musique sem-
blait condamné à s’effriter au début
de la décennie, la popularité croissante des plates-formes telles que
Spotify, Apple Music ou Deezer a
régénéré le secteur et convaincu les
éditeurs de musique d’enrichir
leurs catalogues. Ces derniers mois,
le marché a ainsi enregistré plusieurs grosses opérations de transfert de droits. En janvier, Primary
Wave Music avait dépensé 50 mil-
Lire « Crible »
Page 38
« Je suis ravi
que EMI Music
Publishing rejoigne
notre famille et de
maintenir ainsi notre
position de numéro
un dans l’industrie
musicale. »
KENICHIRO YOSHIDA
PDG de Sony
Le japonais conforte sa position dans l’activité la plus convoitée de la musique
L’inventeur du CD dans les
années 1980 a aujourd’hui
bien l’intention d’exploiter
le rebond du marché de la
musique.
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
Deux ans après avoir racheté les
parts dans Sony /ATV de l’organisme
gérant le patrimoine de Michael
Jackson et donc après avoir pris le
contrôle du catalogue des Beatles,
Sony se renforce dans ce qui reste
l’activité la plus convoitée de l’industrie de la musique en rachetant les
parts de Mubadala, le fonds d’Abu
Dhabi, dans EMI Music Publishing,
pour 2,3 milliards de dollars. Le
japonais, qui gérait déjà ce catalogue
dont il détenait 30 %, y consolide sa
position de leader au coude-à-coude
avec Universal Music Publishing, la
partie édition de la filiale de Vivendi,
devant Warner et BMG. Le secteur
de l’édition représente la gestion des
droits d’auteur sur des catalogues. Il
se rémunère donc sur les ventes de
disques ou sur les « streams » sur
une plate-forme comme Spotify,
mais aussi quand les titres sont joués
en concert, passent en radio ou sont
« synchronisés » dans des spots
publicitaires ou dans des films ou
séries télé. Il a donc bien mieux
résisté au piratage et à Napster que le
secteur de la musique enregistrée,
qui représente surtout la vente des
disques et les « streams ».
Certains avaient parié que la
musique enregistrée tenait sa revanche avec le rebond du streaming,
notamment aux Etats-Unis. Mais il
s’avère que l’édition, secteur moins
visible que les maisons de disques,
tient bon. Les droits dans le streaming ont même été revalorisés de
40 % en janvier. Sur la période 2018 à
2022, le bureau Enders prévoit une
croissance annuelle moyenne de
3,5 % des revenus de ce métier. « La
musique enregistrée reste un secteur
difficile parce que les ventes physiques
sont toujours en déclin, notamment
dans des pays comme l’Allemagne et
le Japon, explique Alice Enders.
D’ailleurs, on y constate beaucoup
moins d’opérations de fusions et
acquisitions que dans l’édition ». Des
centaines de millions de dollars ont
en effet changé de main dans ce secteur récemment. Selon cette analyste, c’est l’édition avec ses marges
de 25 % et des revenus récurrents
qui intéresse les investisseurs dans
Universal Music, lequel avait de son
côté racheté la musique enregistrée
d’EMI en 2012.
L’histoire repasse les plats
Présent également, avec Sony
Music, dans la musique enregistrée,
et ce depuis le rachat de la division
disques de CBS en 1987, le géant
japonais montre en tout cas qu’il a
bien l’intention de surfer sur la
vague de la renaissance de la musique grâce au streaming. Les revenus
récurrents tirés des contenus, en
particulier de la musique, sont
désormais une priorité du nouveau
patron de Sony, Kenichiro Yoshida.
Pour les connaisseurs du secteur,
comme Frédéric Rebet, qui dirige
aujourd’hui le cabinet de conseil des
industries culturelles et créatives Le
Chiffre et qui, après une longue
expérience dans l’industrie du disque, avait été nommé au board de
Sony en 2003, il y a une certaine ironie à cela. « En inventant le CD en
1984, Sony a été le premier à numériser la musique, explique-t-il. Or c’est
Apple, en s’emparant du format MP3,
qui a tiré le premier profit de la nais-
sance du marché de la musique dématérialisée avec son service iTunes.
Pourtant dès les années 1980, Akio
Morita, le légendaire cofondateur de
Sony, et son entourage avaient déjà eu
la vision qu’on pourrait un jour écouter la musique sur un téléphone. » n
« En inventant le CD
en 1984, Sony
a été le premier
à numériser
la musique. Or c’est
Apple,
en s’emparant du
format MP3,
qui a tiré le premier
profit de la
naissance
du marché de la
musique
dématérialisée.»
FRÉDÉRIC REBET
Directeur du cabinet de conseil
Le Chiffre
Le secteur de l’édition représente la gestion des droits d’auteur
sur des catalogues. Il se rémunère sur les ventes de disques
ou sur les « streams ». Photo Chris Ratcliffe/Bloomberg
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 23
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Investissements record pour
les opérateurs télécoms en 2017
TÉLÉCOMS
L’Arcep ne rejette plus
un retour du marché
de quatre opérateurs à
trois, comme avant
l’arrivée de Free.
L’autorité de régulation des télécoms
redoutait jusqu’ici que
cela ralentisse les
investissements.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Le marché des télécoms a visiblement repris des couleurs. Après des
années de turbulences dans le secteur suite à l’arrivée de Free dans le
mobile en 2012, la fibre optique a
fini par donner un sérieux coup de
fouet aux investissements des opérateurs télécoms, selon le rapport
annuel sur l’évolution du marché
publié mardi par l’Arcep, le régulateur des télécoms. L’année dernière,
les quatre grands opérateurs français (Orange, SFR, Bouygues et
Free) ont investi au total 9,6 milliards d’euros (hors achat de fréquences) dans leurs réseaux fixe et
mobile. Soit presque 8 % de plus par
rapport à 2016. Dans le détail, les
réseaux fixes (et notamment la
fibre) ont absorbé presque 70 % des
investissements, le reste allant sur
le mobile (4G). « Par rapport à 2015,
la hausse est de 37 %. C’est un effort
très significatif. L’appel aux investissements a été entendu », s’est félicité
Sébastien Soriano, le président de
l’Arcep. A eux trois, Orange, SFR et
Free signent 80 % de la facture.
Le chiffre est loin d’être anodin.
Pendant quatre années consécutives, de 2011 à 2014, les investissements ont stagné invariablement
autour de 7 milliards d’euros.
L’Arcep avait pourtant tenté de
remobiliser les opérateurs, mais
ces derniers étaient à l’époque
davantage préoccupés par des pro-
jets de consolidation que par l’état
de leurs réseaux.
En avril 2016, après l’échec de la
reprise de Bouygues Telecom par
Orange, le régulateur avait coupé
court à toute autre tentative de
rachat. Le carnet de chèques étant à
présent reparti, l’Arcep assouplit sa
position. Et l’autorité ne rejette
désormais plus, comme elle a pu le
faire autrefois, un retour du marché
de quatre opérateurs à trois,
comme avant l’arrivée de Free.
« On n’est pas pour la consolidation, mais par principe, on ne peut
pas non plus être contre, a ainsi lâché
Sébastien Soriano. Le chiffre quatre
ne doit pas être un chiffre magique. »
En cas de tentative de rachat d’un
opérateur par un autre, c’est l’Autorité de la concurrence qui serait
compétente pour donner un feu
vert. L’Arcep peut, elle, être éventuellement amenée à rendre un avis
consultatif sur le sujet. Quoi qu’il en
soit, les propos du gendarme des
télécoms ont été accueillis chaleureusement en Bourse par les opéra-
teurs, en nette hausse. Mardi matin,
l ’a c t i o n d ’ A l t i c e a b o n d i d e
53 %. Certains imaginent une vente
prochaine de SFR bien que l’opérateur ait toujours démenti une telle
hypothèse. Bouygues Telecom en
tout cas s’y préparerait discrètement, selon Bloomberg, et aurait eu
des discussions avec le fonds CVC à
ce sujet.
Le marché des télécoms
est quasi stable
Des échanges confidentiels se sont
en effet tenus ces dernières semaines entre ces deux acteurs, selon
nos informations. « Dans tous les
cas, il faut que le marché soit viable à
quatre, que tout le monde puisse
monter en puissance sur la fibre et
que dans le mobile, les opérateurs
puissent partager les réseaux de
façon raisonnable » a affirmé le président de l’Arcep hier matin.
Plus globalement, le marché des
télécoms est quasi stable (-0,4 %)
après plusieurs années de décroissance. Il pèse désormais 36,16 mil-
liards d’euros, selon l’Arcep.
L’embellie est due est à une légère
progression du marché mobile
(+0,2 %) qui compense partiellement la baisse du marché fixe. « Le
cycle de la baisse des revenus, qui
aura duré six ans, s’achève » estime
Sébastien Soriano.
Pour autant, les chantiers ne
manquent pas. En 2017, la France a
même reculé de deux places au
classement européen DESI (Digital
Economy and Society Index) de la
Commission européenne, qui la
classe désormais au 23e rang (sur
29) en matière de connectivité.
(
Lire l’éditorial
de David Barroux
Page 8
Les Etat-Unis et la Chine trouvent un terrain d’entente pour sauver ZTE
TÉLÉCOMS
L’administration
Trump serait prête
à lever l’interdiction
sur les exportations
de composants.
Contre un changement
important dans
la gouvernance de
l’équipementier et des
contreparties commerciales de Pékin.
Frédéric Schaeffer
@fr_schaeffer
— Correspondant à Pékin
Dans l’un de ses tweets matinaux,
Donald Trump affirmait, la semaine
dernière, travailler avec son homologue chinois Xi Jinping pour permettre à ZTE de « reprendre ses activités, vite ». La solution est
visiblement en passe d’être trouvée.
Selon le « Wall Street Journal », et
l’agence Reuters, Washington et
Pékin se sont entendus sur les grandes lignes d’un accord visant à régler
la controverse concernant le géant
chinois des télécoms. L’administration Trump serait prête à lever
l’interdiction faite aux sociétés américaines de vendre des composants
et des logiciels à ZTE, en échange de
quoi l’équipementier chinois
serait contraint de procéder à des
changements importants dans son
équipe dirigeante et son conseil
d’administration, voire à s’acquitter
d’une lourde amende.
Mais Washington a également
fait du dossier ZTE un levier dans ses
âpres négociations commerciales
avec Pékin. La Chine pourrait aussi,
par cet accord, renoncer aux droits
de douane sur les importations de
produits agricoles américains
qu’elle a mis en place en réponse aux
taxes américaines sur l’acier et l’aluminium. Grand absent du compromis annoncé samedi par Washington et Pékin ayant permis d’éloigner
le spectre d’une guerre commerciale, le cas ZTE pourrait être finalisé
avant ou pendant la visite du secrétaire américain au Commerce, Wil-
bur Ross, à Pékin la semaine prochaine, indique Reuters. Pékin
exigerait que cette affaire soit réglée
avant d’aborder des négociations
commerciales plus larges.
Employant 75.000 salariés, ZTE joue
sa survie dans cette affaire.
Epic Games, l’éditeur
du jeu vidéo phénomène, a annoncé une
dotation de 100 millions de dollars pour
la saison prochaine.
Du jamais-vu dans les
compétitions d’e-sport.
Basile Dekonink
@Bdekonink
Avec son mode « Battle Royale »,
Fortnite est décidément un jeu
vidéo d’un nouveau calibre. Déjà en
tête des titres qui génèrent le plus de
revenus – 126 millions de dollars en
février puis 223 millions en mars,
selon SuperData –, le jeu de tir est
également l’un de ceux qui rassemblent le plus de joueurs, environ
45 millions sur mobiles, consoles et
PC. A l’occasion de son entrée dans
les compétitions d’e-sport, son éditeur, Epic Games, n’a pas dérogé à la
règle et a sorti l’artillerie lourde :
une dotation de 100 millions de dollars (85 millions d’euros) pour la saison à venir, record absolu en la
matière.
Les audiences
des tournois explosent
A titre de comparaison, l’éditeur de
Dota 2 – le titre le plus généreux de
l’e-sport jusqu’ici – a offert un peu
plus de 140 millions de dollars aux
joueurs professionnels sur l’ensemble des tournois qu’il a organisés
depuis 2013. Le concurrent direct
de Fortnite, PlayerUnknown’s Battlegrounds, ne promet, lui, que
2 millions de dollars au vainqueur
de son premier tournoi, qui aura
lieu fin juillet à Berlin.
Utilisant le modèle du « free to
play » (un accès gratuit mais des
bonus payants), Epic Games pourrait ainsi dégager de nouvelles sources de revenus via la revente des
droits de diffusion associés aux compétitions de Fortnite en ligne. « Nous
voulons inclure le plus possible de
monde, en nous centrant sur le plaisir de jouer et de regarder les autres
délégation américaine de haut
niveau menée par le secrétaire au
Trésor, Steven Mnuchin.
Cet accord, s’il se confirme, est un
nouveau signe de la très nette
inflexion de Donald Trump à l’égard
de la Chine. Outre les enjeux écono-
miques et financiers, le président
américain pourrait aussi trouver un
intérêt à ménager la Chine pour
compter sur son soutien avant sa
périlleuse rencontre avec le dictateur nord-coréen, Kim Jong-un, le
12 juin prochain à Singapour. n
Ménager la Chine
L’équipementier chinois s’est
retrouvé en cessation d’activité
après que Washington a imposé
l’arrêt, pendant sept ans, des exportations de composants américains
lui étant destinés. L’équipementier a
été accusé par le département américain du Commerce non seulement
d’avoir violé l’embargo américain
sur les exportations en Iran et en
Corée du Nord, mais, en outre,
d’avoir fait de fausses déclarations
sur les sanctions censées avoir été
ensuite adoptées par l’entreprise
contre ses dirigeants. Fer de lance du
développement des infrastructures
mobiles 5G en Chine, ZTE est très
dépendant de composants électroniques achetés aux Etats-Unis tandis
que ses smartphones utilisent le système d’exploitation mobile Android
Fortnite se lance dans l’e-sport
avec une dotation record
JEUX VIDÉO
de Google. ZTE est aussi emblématique de la bataille que se livrent les
deux puissances mondiales dans le
secteur technologique. Pékin avait
exprimé ses « protestations solennelles aux Etats-Unis » dans ce dossier,
lors de la récente visite à Pékin d’une
jouer », a d’ailleurs détaillé l’éditeur,
dans un communiqué. Les droits
d’entrée, dont s’affranchissent les
écuries pour participer aux compétitions – jusqu’à 20 millions de dollars pour les plus onéreuses –, pourraient aussi constituer des revenus
confortables à court terme.
« En développant l’aspect compétitif du jeu, Epic Games cherche surtout à pérenniser son succès »,
estime Nicolas Maurer, qui dirige le
plus important club professionnel
d’e-sport français, Team Vitality.
Car les audiences des tournois, qui
explosent depuis des années grâce
notamment à la plate-forme Twitch
(rachetée par Amazon en 2014 et qui
cumule des dizaines de millions de
spectateurs par mois), font également de l’e-sport un formidable
levier marketing. Reste à connaître
« les prochaines annonces, qui seront
décisives », selon Nicolas Maurer. A
savoir si le « prize money » promis
par Epic Games sera distribué au
cours d’une seule ou de plusieurs
compétitions, et si l’éditeur s’associera ou non avec un organisateur
de tournoi. n
Jeudi 24 mai,
franceinfo
en direct de VivaTech,
smart
speaker
le rendez-vous mondial de
l’innovation et des startups
Toute la journée
sur franceinfo
et franceinfo.fr
média
global
24-26 MAI 2018 / PARIS
deux points
ouvrez l’info
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
START
UP
U
REBOND
30 %
D’AUGMENTATION
En amont de la grève dans les crèches le 22 mai, la plate-forme de
garde d’enfants Yoopies a constaté
une augmentation du nombre de
réservations pour cette journée.
Pour muscler son assistant Cortana, Microsoft a
racheté la jeune pousse californienne Semantic
Machines. Le montant de l’opération n’a pas été révélé.
Créée en 2014, cette société est spécialisée dans le traitement
du langage naturel et s’appuie sur une équipe expérimentée en
intelligence artificielle, notamment le scientifique Larry Gillick,
ancien responsable du langage chez Apple, et des chercheurs
renommés comme Dan Klein, de l’université de Berkeley, et Percy
Liang, de l’université Stanford.
2,5
MILLIONS D’EUROS
Jusqu’ici autofinancé, 365Talents,
qui a conçu une plate-forme RH basée
sur l’intelligence artificielle, a levé
des fonds auprès de Ventech Capital,
Axeleo Capital, Alliance Entreprendre, Kreaxi et CA Création.
Les API algorithmiques
au service du conseil
CONSEIL
La société de conseil
Sia Partners va présenter sur son stand
des démonstrations de
« consulting bots ».
Les start-up qu’elle
accompagne au travers
de son fonds Studio
seront aussi invitées.
Antoine Boudet
@Aboudet
Une société de conseil en stratégie
et management exposant au Salon
VivaTech (organisé à Paris du 24 au
26 mai par « Les Echos » et Publicis), rendez-vous mondial de l’innova t i o n t e c h n o l o g i q u e e t d e s
start-up : l’initiative pourrait sembler anachronique. Car comment
attirer des visiteurs sur son stand
avec pour seule attraction des
consultants plutôt habitués à mettre en valeur leur matière grise dans
des rapports sur PowerPoint ?
Le cabinet indépendant Sia Partners, qui se pose en pionnier du
Consulting 4.0, relève le défi en présentant des démonstrations de
« consulting bots ». Il n’y aura pas là
de robots physiques qui tourneraient sur le stand en donnant des
conseils aux curieux. Non, il s’agit
de montrer comment des interfaces de programmation applicative
(API) algorithmiques peuvent concrètement permettre de faire du
« conseil augmenté ».
« Nous avons déjà une quinzaine
de bots qui tournent en prestation de
service pour un chiffre d’affaires de
7 millions d’euros », indique Matthieu Courtecuisse, fondateur et
PDG de Sia Partners. Par exemple,
dans le cadre d’une mission de stratégie tarifaire dans l’hôtellerie, les
« bots » sont allés récupérer sur la
SMARTPHONES
Toile tous les tarifs des concurrents
en direct, et les commentaires sur
les réseaux sociaux, à charge pour
les équipes de « consultants augmentés » d’affiner la grille tarifaire.
L’a u t o m a t i s a t i o n p e r m e t
d’accroître considérablement les
capacités de traitement des données et « constitue un énorme avantage », poursuit le patron de la
société de conseil. En témoigne
cette mission insolite décrochée
auprès des autorités néerlandaises : « On nous a demandé de développer un outil de détection des fermes sauvages de cannabis », raconte
Matthieu Courtecuisse.
Repérer des start-up
Un vrai sujet aux Pays-Bas, puisque,
outre l’aspect de santé publique, pas
COMMUNIQUÉ
Le Groupe TF1 accélère
sa transformation
au sein du MediaLab
Programme d’accélération au sein de Station F,
lancement du fonds d’investissement
« One Innovation »… Depuis plus de deux ans,
le Groupe TF1 multiplie les collaborations
avec l’écosystème startup pour accélérer
sa transformation digitale.
Rendez-vous à VivaTech pour en savoir plus !
P
our la 3e année consécutive, TF1
représentera le secteur des médias
à VivaTech avec un MediaLab aux
couleurs de l’événement sportif de
l’année : la Coupe du Monde de Football FIFA
2018™. Vous pourrez notamment y découvrir
l’appli exclusive MYTF1 VR Coupe du Monde
de la FIFA™.
L’APPLI EXCLUSIVE MYTF1 VR COUPE DU
MONDE FIFA 2018™
Diffuseur officiel de l’événement Coupe du
Monde FIFA™, TF1 propose depuis toujours
des innovations ambitieuses autour de la
compétition : diffusion des matchs en 4K sur
son antenne, contenus en réalité augmentée sur le digital... Cette année, c’est la première application en réalité virtuelle autour
de la Coupe du Monde, MYTF1 VR Coupe du
Monde de la FIFA™, qui sera proposée dès le
14 juin. Cette expérience immersive exclusive plonge les utilisateurs au cœur du stade
et leur permet d’assister aux meilleurs matchs
depuis une loge virtuelle VIP : vues à 180° sur
La sport-tech s’expose sur le MediaLab avec l’application MYTF1 VR Coupe du Monde de la FIFA™.
le terrain, statistiques en temps réel, accès
à des contenus exclusifs en 360°. Venez la
tester !
Le MediaLab accueillera également une
trentaine de jeunes pousses, dont certaines
directement issues du programme d’accélération à Station F. •
The world’s rendezvous
for startups & leaders
to celebrate innovation
Tempow veut
imposer sa
technologie
Bluetooth
VIVATECHNOLOGY.COM
La start-up
parisienne lève
3,3 millions d’euros
pour déployer
une solution
de connexion pour
les smartphones.
Big Moustache, une des trois start-up que Sia Partners
accompagne à travers son fonds d’investissement Studio,
recréera un « barber shop » sur le stand de la société de conseil.
Photo Maxime Boccaccio pour « Les Echos »
moins d’une vingtaine d’incendies
dans des maisons sont recensés
quotidiennement du fait des installations électriques destinées à la
culture d’herbe. L’outil développé
par Sia Partners permet de détecter
les fraudes grâce à l’analyse de la
consommation d’électricité à partir
des données collectées sur les
compteurs des particuliers.
Par ailleurs, la société de conseil
invitera sur son stand les fonda-
teurs des trois start-up accompagnées par son fonds d’investissement, Studio, à savoir Big
Moustache qui y recréera un « barber shop », Livsty, une place de
marché sur le viager dont la commercialisation sera lancée à VivaTech, et Cleep, réseau social de
shopping, dans lequel Studio a
investi 400.000 euros. L’objectif du
fonds est d’accompagner 10 jeunes
pousses d’ici à 2020. n
La RATP dépoussière son
image avec un taxi volant
TRANSPORT
Le groupe de transport
multiplie les collaborations avec les start-up
pour suivre l’émergence des nouvelles
mobilités et en fera
la démonstration
lors de VivaTech.
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
En hébergeant sur son stand EVA
(Electric Visionary Aircraft), une
jeune pousse toulousaine qui ambitionne de développer un service de
taxis volants, la RATP est assurée de
faire parler d’elle lors de l’édition
2018 du Salon Viva Technology
(coorganisée par « Les Echos » et
Publicis), qui se tiendra à Paris du
24 au 26 mai. D’autant qu’un prototype à taille réelle sera visible à
l’entrée du salon, même s’il faudra
attendre la fin de l’année pour le
voir en vol.
La RATP n’est pas actionnaire
d’EVA et n’entend pas le devenir, au
moins à court terme. Mais des coopérations et des partenariats sont
envisageables entre la start-up et le
grand groupe francilien. « Sur le
plan technologique, ils sont intéressés par nos compétences en matière
d’acoustique », explique MarieClaude Dupuis, directrice stratégie
et innovation de la RATP.
Et côté commercial, l’entreprise
pose des jalons pour l’avenir, lorsque ce nouveau mode de transport
sera suffisamment mature pour
être intégré dans les offres de services faites aux grandes villes, en Asie
du Sud-Est dans un premier temps.
D’ici là, c’est un beau coup de
com, qui permet à la RATP de bousculer son image, et de témoigner
d’une attention portée aux jeunes
pousses bien plus affirmée que par
le passé. Créée il y a un peu plus d’un
an, la filiale dédiée à l’investisse-
ment dans les start-up a vu son budget porté de 15 à 30 millions d’euros,
et a déjà réalisé 4 prises de participation.
En mettant un pied chez Communauto (autopartage), Klaxit
(covoiturage domicile-travail), ou
encore Cityscoot, dont les scooters
électriques en libre-service essaiment dans la région parisienne et
en France, la RATP se constitue peu
à peu un socle de solutions dans les
nouvelles mobilités, consciente
qu’elle ne peut pas se contenter de
se recroqueviller sur son cœur de
métier.
Ne pas se limiter à une offre
de transport
L’entreprise ne veut d’ailleurs plus se
limiter à proposer des offres de
transport. « Nous voulons être le partenaire privilégié des villes durables.
C’est une ambition qui dépasse la simple fourniture de services de mobilité », résume Marie-Claude Dupuis.
Avec la conversion de 80 % de son
parc de bus à une motorisation électrique d’ici à 2025, la RATP est par
exemple en train de se constituer
une expérience dans le déploiement
des infrastructures nécessaires à
l’alimentation des dépôts, qui
devrait intéresser d’autres agglomérations par la suite. Son savoir-faire
en matière d’économies d’énergie
(elle revendique d’avoir été en janvier « le premier transporteur multimodal au monde à être certifié
ISO 50001 ») est lui aussi un atout à
faire fructifier, auprès des villes,
mais aussi pour se rapprocher de
certaines jeunes pousses. n
« Nous voulons être
le partenaire
privilégié des villes
durables. »
MARIE-CLAUDE DUPUIS
Directrice stratégie et
innovation de la RATP.
Guillaume Bregeras
@gbregeras
L’heure a sonné pour Tempow.
Après avoir réussi à imposer sa
technologie Bluetooth au cœur
du nouveau smartphone de
Motorola en septembre dernier, la start-up parisienne veut
reproduire cette opération, qui
a validé son modèle. Pour y parvenir, elle vient de lever 3,3 millions d’euros auprès de Balderton Capital, notamment. Un
« petit » investissement pour ce
fonds britannique dirigé par le
Français Bernard Liautaud,
mais qui croit au modèle de
cette jeune pousse dirigée par
Vincent Nallatamby : « Il colle
tellement à celui qui a été développé par l’un des associés que la
question de travailler ensemble
ne s’est pas posée très longtemps. » Lars Fjeldsoe-Nielsen,
associé chez Balderton, est
l’homme qui avait mis au point
un logiciel pour lequel il avait
négocié une licence avec Nokia.
C’est cette capacité à négocier
avec les fabricants de smartphones qui a séduit le jeune startuppeur. « Il faut identifier les bons
interlocuteurs, mais, surtout,
convaincre plein de personnes
que votre technologie est la
meilleure du marché. Ensuite, il
faut aller sur place, en Asie, pour
leur démontrer votre volonté de
travailler avec eux et se tenir prêt
à subir des audits technologiques
très solides », raconte Vincent
Nallatamby.
Devenir un aiguillon
mondial
Tempow base son savoir-faire
sur le Bluetooth afin de connecter plusieurs appareils ensemble. Typiquement, Motorola l’a
embarqué pour que ses utilisateurs puissent lier jusqu’à
4 enceintes différentes à leur
dernier smartphone. Le business model est simple, il s’appuie
sur les ventes du produit. Il est
encore trop tôt pour mesurer
celles du Motorola en question,
mais, déjà, d’autres usages pourraient pousser la start-up parisienne à convaincre d’autres
clients, assure Vincent Nallatamby : « Le secteur du gaming
sur smartphone est en plein essor
et l’audio y prend une place primordiale. Pour certains jeux,
l’expérience peut être bien plus
forte en connectant des enceintes
autour de soi, et, là, nous apportons une réponse technologique. »
Encore naissant, Tempow reste
fragile et doit garder son avance
technologique. C’est pourquoi la
jeune pousse va recruter 7 personnes spécialisées dans le Bluetooth dans les tout prochains
mois, avec l’ambition de s’imposer comme un aiguillon mondial en cherchant à améliorer le
protocole. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 25
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
en
direct
Europacity :
l’opposition
se renforce
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Limagrain va racheter le néerlandais Unicorn Grain Specialties, une société néerlandaise
spécialisée dans les ingrédients
céréaliers et les légumineuses
pour l’alimentation humaine
et animale. La coopérative,
basée près de Clermont-Ferrand,
transforme chaque année
200.000 tonnes de céréales.
ÎLE-DE-FRANCE Trois grandes
Limagrain
PME
&REGIONS
Acquisition pour
le groupe Limagrain
fédérations de commerçants,
la Confédération des commerçants de France, la Fédération
nationale des centres-villes et la
Fédération nationale des marchés de France, ont rejoint la
liste des opposants aux projet
Europacity et le collectif Europas du tout, qui fédère 600 com-
merçants et 20 associations.
Immochan, filiale du groupe
Auchan, et le conglomérat chinois Wanda pilotent ce projet de
80 hectares, à 3,1 milliards
d’euros. Le projet a connu un
revers en mars avec l’annulation
par la justice de la création de la
zone d’aménagement. L’Etat doit
faire appel. L’annonce intervient
alors qu’un autre collectif
d’opposants, le Collectif pour le
triangle de Gonesse, appelle à se
rassembler dimanche sur place.
Comment Paris prépare ses entreprises
d’insertion aux Jeux Olympiques 2024
l Les organisateurs l’ont promis : les futurs JO feront la part belle à l’insertion.
l Mais pour les entreprises de l’économie sociale et solidaire, les exigences des marchés publics sont élevées.
La région Ile-de-France
signe une charte
« d’achats responsables »
ÎLE-DE-FRANCE
Laurence Albert
@L_Albert_
et Lamia Barbot
@LamaiaBarbot
Les futurs sites olympiques sont
(presque) tous localisés ; les instances officielles – Cojo et Solideo – ont
été portées sur les fonts baptismaux ; la loi a été votée. Toutes les
conditions sont réunies pour que
les préparatifs des Jeux Olympiques 2024 se mettent en place. Pour
l’emporter, les organisateurs ont
promis des jeux « inclusifs et solidaires ». Ce mercredi, le Cojo, la Solideo, les Canaux (regroupant les
acteurs de l’économie sociale et
solidaire) et le prix Nobel de la paix
Muhammad Yunus signeront une
première convention.
Baptisée « Impact 2024 », elle vise
à favoriser l’emploi des personnes
les plus fragiles et à accompagner les
acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans la conquête des
futurs marchés des Jeux. Entre les
équipements, la restauration, la
sécurité, l’accueil et la propreté, plus
d’un millier de marchés devraient
être passés chaque mois dès 2020.
« Il n’y a jamais eu dans les Jeux précédents d’engagement en matière d’ESS
parce que le secteur était embryonnaire. Nous avons l’ambition de faire
les premiers jeux “inclusifs”, mais il
faut préparer le terrain », reconnaît
Marie Barsacq, l’une des dirigeantes
du Cojo.
Préparer le terrain
La Solideo, qui assurera la supervision de 39 projets d’infrastructures et
la maîtrise d’ouvrage des deux villages, se fixe deux trajectoires, qui
devraient être validées par le conseil
d’administration (et le Cojo) cet été :
faire réaliser 10 % des heures par des
personnes en insertion et attribuer
25 % des marchés aux PME et aux
entreprises de l’ESS. « L’idée est de
contractualiser cet objectif de 10 %
La collectivité s’engage
à se montrer plus vertueuse
à l’égard de ses fournisseurs, dont une majorité
de PME locales. Le texte
prévoit aussi la promotion
de l’économie sociale
et solidaire.
Impact 2024 vise à favoriser l’emploi des personnes les plus fragiles. Photo Sophie Robichon/Mairie de Paris
pour qu’il soit réellement respecté »,
assure Céline Terrier-Laurens, une
des dirigeantes de Solideo, qui envisage même de signer avec les maîtres
d’ouvrage un accord pour effectuer
un suivi annuel. Pas certain, en effet,
que toutes les entreprises soient
aussi enthousiastes. 7 % des marchés publics nationaux et 9,6 % des
marchés franciliens sont « clausés »,
c’est-à-dire qu’ils ont intégré une
clause favorable à l’ESS. Soumise au
code des marchés publics, la Solideo
pourra aussi intégrer des clauses,
mais aucun critère géographique.
Pas plus qu’elle ne devrait réserver de
marchés « spécifiques » à l’ESS. Des
contraintes réglementaires qui ne
sont pas si pesantes, estime JeanFrançois Martins. Pour l’adjoint à la
maire de Paris chargé des sports,
l’enjeu se situe au niveau de l’organisation. « L’ESS a besoin de changer
d’échelle pour trouver son modèle économique et les Jeux sont une formida-
ble opportunité. Encore faut-il aider
les entreprises à s’y préparer. Cela veut
dire : planifier la publication des marchés publics assez tôt, les aider à monter en compétence, à se regrouper
entre elles ou avec des entreprises plus
traditionnelles », explique-t-il. Paris
recense 13.527 structures de l’ESS,
mais beaucoup n’ont pas l’envergure
pour postuler seules malgré l’allotissement. Sans compter que, si certains secteurs comme la restauration ont déjà enclenché le compte à
rebours (lire ci-dessous), d’autres
sont encore embryonnaires au
regard des attentes olympiques.
Plate-forme ambitieuse
La convention donne les moyens aux
Canaux de lancer l’accompagnement et la structuration de la filière.
Un budget de 400.000 euros devrait
y être dédié. « Le sourcing est indispensable. Nous allons les recenser, leur
proposer des formations et des ren-
contres », explique Elisa Yavchitz, la
directrice des Canaux. Cet été, les
Canaux lanceront une plate-forme
en ligne qui se veut plus ambitieuse
encore que celle de Londres en 2012 :
les entreprises pourront s’y informer
sur les procédures et chercher des
cotraitants. Y compris en créant des
joint-ventures avec des grands groupes. Une pratique peu répandue
– même si Accenture travaille avec le
groupe Ares – que les organisateurs
souhaitent encourager.
« Les gros marchés comme la restauration ont toutes les chances d’être
remportés par les majors comme
Sodexo ou Elior. Mais s’ils font travailler avec eux une entreprise de
l’ESS parce que notre marché les y
aura incités, ce sera positif, d’autant
que cela pourra créer des partenariats
durables », explique-t-on en interne.
Car là est l’enjeu : dans ce fameux
« héritage » que les JO parviendront
(ou non) à laisser à leur territoire. n
La commande publique est devenue un levier politique majeur pour
les collectivités locales. Jeudi
17 mai, la région Ile-de-France a
signé la charte Relations fournisseurs et achats responsables devenant ainsi la deuxième région de
France à souscrire à ces bonnes
pratiques préconisées par le Conseil national des achats et la Médiation des entreprises.
Avec 1 milliard d’euros d’achats
annuel, la collectivité est un
« gros acheteur », ce qui lui crée
quelques obligations. Elle est
aussi, depuis l’élection de Valérie
Pécresse en 2015, en quête de
rationalisation de ses pratiques.
Avec la charte, elle s’obligera à se
montrer plus vertueuse à l’égard
de ses fournisseurs. Entre autres
sujets, le raccourcissement des
délais de paiement (aujourd’hui
40 jours, soit dix jours de plus que
la moyenne nationale), l’équité
financière, ou encore l’implication dans la structuration des
filières économiques, alors que
54 % des fournisseurs sont des
TPE-PME locales. « Il faut davantage les accompagner », estime
Stéphane Salini, le vice-président
de la région chargé des finances.
Et l’élu de prendre pour exemple
la politique d’achat des 470 lycées
qui sera bientôt recentralisée.
« Pour mettre du bio dans les can-
tines, il faut une production locale,
donc une montée en charge et une
structuration de la filière. »
Autre engagement de la charte,
l a p r o m o t i o n d e l ’é c o n o m i e
sociale et solidaire. Pas vraiment
un point fort de la région, qui n’a
réservé qu’une dizaine de marchés (sur un millier) à ce secteur.
« Il y a des marges de progression »,
reconnait-elle. « Notre soutien à
l’économie sociale et solidaire doit
être plus important. En 2015, nous
avions effectué 120.000 heures
d’insertion dans nos chantiers, en
2017, 160.000 heures et nous nous
fixons comme objectif 200.000 en
2018 », précise Stéphane Salini.
Label national
Près de 1.800 acheteurs publics et,
surtout, privés ont déjà signé cette
charte dans l’Hexagone. Elle est la
porte d’entrée d’un très convoité
« label national » que la région
espère décrocher en 2019. Seuls
deux acheteurs publics, le ministère de la Défense et le département des Hauts-de-Seine, l’ont
obtenu.
De son côté, la Ville de Paris s’est
dotée d’un schéma d’achat public
responsable depuis deux ans. La loi
le rend obligatoire pour les collectivités dont le montant d’achats
dépasse les 100 millions d’euros
annuels. La capitale passe près de
3.000 marchés par an. Son schéma
prévoit d’introduire une clause
d’insertion dans 20 % des marchés
(contre 10 % aujourd’hui) et de porter à 1.000.000 le nombre d’heures
d’insertion réalisées dans le cadre
des marchés de la ville (400.000
aujourd’hui) d’ici à 2020.
— L. A.
Structure de l’économie sociale et solidaire cherche acheteur public
A six ans des Jeux Olympiques, les structures
de l’économie sociale
et solidaire du secteur
de la restauration sont déjà
sollicitées par les acheteurs
publics pour présenter
leurs projets.
« Il vous reste une minute ! » A la
manière d’un « speed dating »
amoureux, le groupement d’intérêt
public Maximilien, qui réunit les
collectivités franciliennes, organisait jeudi 17 mai des rencontres
entre des acheteurs publics et des
structures de l’économie sociale et
solidaire du secteur de la restauration. Les JO de Paris 2024 ce sont
des dizaines de marchés publics qui
s’offrent potentiellement aux
acteurs de l’ESS. Encore faut-il
savoir comment y postuler…
« Nous sommes là pour les aider à
répondre à nos marchés », résume un
acheteur public. Installés dans les
salles des Canaux, les acheteurs
a t t e n d e n t l ’a r r i v é e d e l e u r
« rencard », une des vingt et
une entreprises de l’ESS.
Dix minutes pour vendre
son projet
Elle a droit à dix minutes pour vendre
son projet et en savoir plus sur les
besoins de l’acheteur. « Je vous écoute
sur votre projet et ce que vous proposez
en matière d’insertion. » Pas très
« sexy » comme approche, mais, ici,
pas de temps à perdre. La plupart des
neuf acheteurs présents ce jour n’ont
pas de marché public en tête. Ils sont
là pour tisser des liens. Sauf dans la
salle 2, table 4. Le Conseil départemental de Seine-et-Marne prépare
un appel d’offres pour un marché de
traiteurs d’environ 45.000 euros par
an. « Nous cherchons un prestataire
qui sache tout faire, petits déjeuners,
cocktails, plateaux-repas, pour des
petits et des grands effectifs, avec des
produits de notre département »,
explique Bertrand Hyaumet, chef de
service achats du département, qui
considère que « plus il y a de candidats
à l’appel d’offres, mieux on se porte ».
Quand la cloche sonne
la fin du rendez-vous,
la déception se lit
sur les visages.
Son objectif à lui est simple et
consiste à motiver et aider des petites
structures pour qu’elles répondent à
l’appel d’offres qui sera lancé d’ici à
l’été prochain.
En face, huit structures se succèdent pour présenter leur démarche.
Mélanie Cataldo, de Planète
Sésame 92, une entreprise d’insertion conventionnée depuis 2008,
déroule son discours. « Nous sommes un traiteur solidaire, bio et engagé
dans la solidarité climatique avec une
capacité de 5.000 couverts », explique
la directrice. C’est ensuite au tour de
La Table de Cana, un réseau de traiteurs d’insertion dont l’objectif est de
remettre sur le chemin de l’emploi
des hommes et des femmes en
situation d’exclusion… Malgré le
dynamisme, quand la cloche sonne
la fin du rendez-vous, la déception se
lit sur les visages. La difficulté pour la
Seine-et-Marne est de trouver une
entreprise qui puisse venir jusqu’à
Melun sans que cette logistique
influe sur son modèle économique.
— L. Ba.
A la manière d’un « speed dating », des rencontres sont organisées
entre des acheteurs publics et des structures de l’économie
sociale et solidaire. Photo Shutterstock
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 // PME & REGIONS
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
21 %
HAUTS-DE-FRANCE Les
de-France est désormais plus faible
que dans toutes les régions de
l’Ouest et du Sud, hormis ProvenceAlpes-Côte d’Azur. La région
capitale est devancée par l’Occitanie, qui a gagné 30.000 emplois de
plus entre 2009 et 2014.
Shutterstock
DES EMPLOIS SONT CONCENTRÉS EN ÎLE-DE-FRANCE
selon l’Observatoire des territoires.
La région concentre également 18 %
de la population. Toutefois, l’écart
avec les autres régions se réduit peu
à peu. La croissance de l’emploi
(0,1 % par an entre 2009 et 2014) et de
la population (0,51 % par an) en Ile-
innovateurs
Le sidérurgiste
NLMK condamné
prud’hommes de Laon (Aisne)
ont condamné le sidérurgiste
russe NLMK à verser des dommages et intérêts à 132 salariés
licenciés en 2016 de l’usine
de Beautor (Aisne), jugeant leur
licenciement sans cause réelle
et sérieuse. Le site était spécialisé dans l’acier électrozingué
pour le secteur automobile.
Sensorion se refinance
pour soigner les troubles
de l’oreille interne
tard, c’est le rachat d’Armoa, une
PME francilienne qui réalise
18 millions d’euros de chiffre
d’affaires dans l’usinage de haute
précision de pièces en aluminium.
NOUVELLEAQUITAINE
Le sous-traitant
aéronautique réalise
sa troisième acquisition en deux ans.
LE FINANCEMENT
SENSORION
Pièces complexes
Frank Niedercorn
— Correspondant à Bordeaux
« Je suis content et fier de ce deal. »
Julien Dubecq, à la tête de l’entreprise familiale Mecadaq, vient
d’acquérir Hirschler Manufacturing, un sous-traitant aéronautique
américain. Une satisfaction qu’il
savoure à plusieurs titres. D’abord,
« le petit frenchy » était la seule
entreprise européenne présente
dans la course. Ensuite, malgré sa
taille modeste, 30 personnes, la PME
de Seattle est partenaire de Boeing
mais aussi de l’équipementier américain Spirit et du japonais Mitsubishi Heavy Industries.
Contrairement à l’Europe, où Airbus ne travaille plus qu’avec de
grands sous-traitants, Boeing continue à collaborer en direct avec des
PME et a d’ailleurs donné son aval
pour cette prise de contrôle. Enfin,
Mecadaq boucle sa troisième acqui-
Sensorion
Mecadaq achète un sous-traitant
américain et entre chez Boeing
Mecadaq emploie 300 personnes et produit des pièces
d’aérostructure. Photo Mecadaq
sition et atteint un périmètre qui a
triplé en deux ans, à 60 millions
d’euros et 300 personnes.
« Nous devenons le sous-traitant
français de pièces élémentaires
ayant le plus important niveau de
partenariat avec Boeing en direct.
Soit environ 6 millions de dollars »,
insiste Julien Dubecq. Cette stratégie a démarré en 2015. Julien
Dubecq fait alors le constat que,
avec un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, son entreprise de
mécanique, qui produit des pièces
d’aérostructure, n’a pas la taille suffisante. Il s’adosse alors à la société
d’investissement Activa Capital,
qui prend 48 % du capital. En
août 2016, Mecadaq acquiert Marignier, une entreprise de la vallée de
l’Arve (Haute-Savoie), spécialiste
du décolletage. Quelques mois plus
L’acquisition américaine fait franchir un nouveau palier à Mecadaq
q u i s ’o u v r e l a p o r t e d u p r o gramme 737. « Cela permet de rééquilibrer l’activité de Mecadaq en
augmentant la part de Boeing par
rapport à celle d’Airbus », analyse
Benjamin Moreau, associé d’Activa
Capital. Hirschler Manufacturing
se distingue par une politique de
l’excellence (aucun défaut ni retard)
assez rare dans le milieu aéronautique. Il est aussi spécialiste de l’usinage de métaux durs (titane, Inox et
Inconel) pour produire des pièces
complexes et critiques. Une compétence que Mecadaq n’avait pas.
« C’est une petite structure très
performante mais qui n’avait pas
voulu grossir. Une entreprise familiale dont l’actionnaire avait un souhait : que l’entreprise soit préservée.
Notre offre n’était pas la mieux-disante, mais elle émanait d’un industriel », explique Julien Dubecq.
Mecadaq, qui avait ouvert un site
près de Los Angeles en 2008, va
ainsi le transférer à Seattle. n
Date de création : 2009
Directrice générale :
Nawal Ouzren
Montant : 8,65 millions
Effectif : 20 personnes
Secteur : biotechnologies
Hubert Vialatte
— Correspondant à Montpellier
Spécialisé dans le traitement
des maladies de l’oreille interne,
Sensorion vient de boucler un
financement de 8,65 millions
d’euros auprès d’Innobio, géré
par bpifrance Investissement,
Novalis LifeSciences LLC, Alto
Invest et Nyenburgh. Depuis sa
création, en 2009, la société de
biotechnologies, cotée sur Euronext Growth depuis avril 2015,
cumule une levée de fonds de
45 millions.
L’apport de ces investisseurs à
long terme lui permet « de passer à une phase multiproduits, de
renforcer sa trésorerie et de diversifier sa base actionnariale »,
Un nouveau site industriel pour
Savimex, le spécialiste de l’optique
La PMI va construire
une usine sur le parc
d’entreprises ArômaGrasse. Un investissement de 10 millions
d’euros.
Christiane Navas
— Correspondante à Nice
Dans les cartons depuis plusieurs
années, le projet de nouveau site
industriel de la société Savimex à
Grasse se concrétise. La PMI,
spécialisée dans les composants
optiques de précision fabriqués à
partir de matériaux polymères va
quitter un bâtiment devenu trop
petit. Un nouveau bâtiment de
7.000 m2 dont 5.500 m2 réservés à la
production sera construit. Un investissement de 10 millions d’euros,
équipements compris. L’achat du
terrain a été bouclé en mars sur le
parc d’entreprises ArômaGrasse.
Les premiers coups de pioche
sont attendus dès juin pour une
livraison à l’été 2019. Une levée de
fonds de 1,5 million d’euros auprès
du fonds M Capital Partners et des
crédits bancaires vont permettre
de boucler l’opération. L’entreprise
réalise un chiffre d’affaires de
14,2 millions d’euros, dont 60 % à
l’international. Ses effectifs sont
passés de 120 à 140 personnes sur
un an et elle prévoit de passer à
16 millions en 2018.
La production de visières de
casque de protection (6.000 unités
par jour sortent des chaînes de
production) a enregistré un fort
développement . « Nous équipons
de nombreuses compagnies de
sapeurs-pompiers dans le monde,
même aux Etats-Unis », explique
le PDG Laurent Coyon. Au lieu de
proposer le traditionnel revêtement or métallique pour les casques et visières de protection, les
équipes de R&D ont mis au point
un traitement spécifique (multidiélectrique), non conducteur
d’électricité et garantissant une
meilleure protection. Cette innovation a convaincu des sociétés
spécialisées dans la fabrication
d’équipements de protection individuelle, comme MSA (Mine
Safety Appliances) aux Etats-Unis
ainsi qu’une société autrichienne,
fournisseurs de nombreuses compagnies de sapeurs-pompiers.
Projection d’images
Les équipements tête haute, permettant d’afficher des informations
dans le champ de vision de l’automobiliste sans perturber sa
conduite, représentent plus du tiers
du chiffre d’affaires. Un travail
mené avec les équipementiers auto.
La PMI planche également sur la
mise au point du hardware pour la
fabrication de lunettes permettant
d’avoir de la réalité augmentée. n
Plus que PRO fait noter les entreprises
LA PME À SUIVRE
GRAND EST
Effectif : 80 salariés
Chiffre d’affaires : confidentiel
Activité : négoce et publicité
Hélène David
— Correspondante à Strasbourg
« Neuf consommateurs sur dix consultent des avis avant d’acheter, et
deux entrepreneurs sur dix en ont
conscience », livre Grégory
Regouby. Il y a près de cinq ans, c’est
en partant de ce constat que ce
dernier a créé en Alsace, avec son
associé Sacha Goepp, le réseau Plus
que PRO. Ce portail recense les
meilleures entreprises des métiers
de l’habitat, du bâtiment ou de la
prestation de services en général
sur la base des expériences clients.
« C’est l’équivalent de TripAdvisor
dans toutes les professions dites
anxiogènes, pour lesquelles les achats
sont engageants », résume Grégory
Regouby. Différences de taille avec
le géant du tourisme : le recueil et le
contrôle des avis déposés par les
clients sont certifiés ISO et les entreprises sont sélectionnées par la plate-forme sur la base de prérequis
comprenant la solvabilité financière, une ancienneté de plus de
trois ans et un entretien physique.
« Nous refusons autant d’entreprises
que nous en acceptons », précise le
président du réseau, qui emploie
environ 80 personnes au siège de
Schiltigheim, près de Strasbourg.
Avec 15 millions de visiteurs
uniques en France, Plus que PRO
souhaite « remplacer les promesses
vendeur par le retour d’expérience
client ». Il revendique 500 millions
d’euros de chiffre d’affaires généré
pour les entreprises adhérentes.
5.500 adhérents
« Nous protégeons le consommateur
et permettons aux belles entreprises
de développer leur activité en leur
apportant de la visibilité », développe Grégory Regouby. Une ambition renforcée en février 2016 avec
l’acquisition de l’Indicateur de la
Franchise, spécialisé dans l’étude
des réseaux de franchise, grâce
Europe Technologies
mécanise les soudures
avec le robot Charman
auquel les avis collectés des franchisés viennent ainsi s’ajouter à ceux
des clients.
Plus que PRO a fondé son modèle
économique sur les abonnements
contractés par les entreprises pour
apparaître sur la plate-forme. Elle
compte 5.000 adhérents. Après un
lancement sur le territoire alsacien,
le réseau poursuit son déploiement
sur l’Hexagone à travers des franchises. Plus que PRO en compte une
dizaine et souhaite en ouvrir
d’autres. Dès juin, la plate-forme
ajoutera à la consultation d’avis la
possibilité de contracter avec AXA
une protection multirisque à usage
unique le temps d’un chantier programmé avec une entreprise sélectionnée sur la plate-forme. n
DR
PACA
résume Nawal Ouzren, directrice générale de Sensorion.
L’opération est aussi « une marque de confiance, surtout de la
part de Marijn Dekkers, fondateur de Novalis LifeSciences,
actuel président d’Unilever et
ancien directeur général de Bayer
AG ». Les fonds levés vont financer le développement de deux
candidats médicaments : le
Sens-401 pour le traitement de
la surdité brusque, dont les
résultats intermédiaires sont
attendus mi-2019, et le Sens-111,
dont les résultats cliniques pour
la névrite vestibulaire sont prévus fin 2018. Sensorion explore
aussi les acouphènes, une
pathologie « complexe qui
présente une grande diversité de
profils de patients, impliquant le
cerveau et l’oreille », explique
Nawal Ouzren.
La stratégie de l’entreprise,
qui met en place un conseil
scientifique indépendant, est de
tisser des partenariats avec des
acteurs académiques. « La
France est l’un des meilleurs pays
au niveau de la science de l’audition », estime-t-elle. Et avec des
leaders du secteur : Sensorion a
conclu fin 2017 un accord avec
l’australien Cochlear pour améliorer l’audition de patients
porteurs d’implants cochléaires.
Il va aussi l’aider à mieux
comprendre les besoins des
audioprothésistes, orthophonistes, ORL, neurologues… « Cette
compréhension nous permettra
de lancer au mieux nos nouvelles
thérapies », espère-t-elle. n
L’INVENTION
EUROPE
TECHNOLOGIES
Date de création : 1992
Président : Patrick Cheppe
Chiffre d’affaires : 70 millions
Effectif : 380 personnes
Secteur : robotique
Emmanuel Guimard
— Correspondant à Nantes
Charman a débuté, en conditions réelles, ses premiers tours
de chenilles sur la coque d’un
paquebot de la compagnie MSC,
au chantier naval STX France, à
Saint-Nazaire. Ce robot magnétique de soudage, développé
depuis 2013 et fabriqué par la
société nantaise Europe Technologies, remonte le long de la
coque pour effectuer en autonomie les soudures de bordés,
linéaires. Auparavant, il a été
éprouvé à l’essai sur des tronçons de tôle. « Nous sommes
partis d’une problématique
industrielle : on ne trouve plus de
soudeurs et pas qu’en France »,
explique Patrick Pirrat, chef de
projet R&D chez STX France,
qui souligne la dureté de ce travail réalisé « huit heures par jour
sur une nacelle ».
Ce robot ressemble à un petit
char d’assaut, les chenilles à
aimants lui permettant d’adhérer à la coque. L’engin combine
des technologies de roulement,
de soudure, de laser, d’électronique embarquée… Il a été lancé
par Servisoud, société reprise
par Europe Technologies, qui a
aussi associé le savoir-faire en
robotique de son autre filiale,
Gébé2. Selon Patrick Pirrat,
Charman soude un peu moins
vite que l’être humain, « mais il
n’a pas besoin de pause ». Le travail de l’opérateur se transforme : « Il pourra à terme piloter
quatre ou cinq robots », poursuit-il. Ce métier pourrait ainsi
s’ouvrir davantage aux femmes
et aux travailleurs handicapés.
L’enjeu est de baisser le prix
du robot pour être rentable.
Il varie de 600.000 à
800.000 euros. « Il s’agit de le
réduire de moitié », poursuit
Patrick Pirrat, estimant qu’une
dizaine d’engins seraient nécessaires. « Nous sommes prêts, il
faut que les technologies soient au
prix du marché », admet Patrick
Cheppe, PDG d’Europe Technologies. Charman a été développé
au sein de l’IRT Jules Verne, qui
partage la propriété intellectuelle de l’engin avec Europe
Technologies et STX France. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 27
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
FINANCE
&MARCHES
LA BOURSE DE LONDRES
PROCHE DE LA BARRE
DES 8.000 POINTS
Le Footsie 100 a terminé mardi
à 7.877,45 points, en hausse de
0,23 %, proche de la barre symbolique des 8.000 points. Il a
battu un nouveau record de
clôture, tiré par la bonne tenue
des valeurs des télécoms, des
banques et du transport aérien.
En séance, l’indice vedette a
atteint aussi un plus haut niveau
historique, à 7.903,50 points.
les
indices
Près de 30 % des clients sont prêts
à s’assurer via des géants de la tech
ASSURANCE
Les assureurs face au défi des données en temps réel
D’après une enquête
de Capgemini, les
consommateurs se
montrent de plus
en plus ouverts à la
perspective de prendre une assurance
auprès des Gafa.
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
Les Gafa et autres géants de la
tech ont indéniablement une
carte à jouer dans l’assurance. De
plus en plus de consommateurs
se disent en effet prêts à se tourner vers les Google, Amazon,
Facebook, Apple, Alibaba et consorts pour acheter des produits
d’assurance. D’après la nouvelle
édition du « World Insurance
Report », réalisée par Capgemini
en collaboration avec l’Efma,
dans 20 pays, 29,5 % des plus de
10.000 personnes interrogées
seraient enclines à le faire si de
telles offres étaient disponibles
auprès des big tech. Soit 12 points
de plus qu’en 2015.
L’appétence est particulièrement forte en Amérique latine,
avec près d’un consommateur sur
deux se montrant dans une telle
disposition d’esprit. C’est aussi le
cas dans la zone Asie-Pacifique
hors Japon (40,1 % en 2018 contre
25,1 % en 2015). La proportion de
clients disposés à franchir le pas a
également doublé en Amérique
du Nord (à 32,6 %) et nettement
augmenté en Europe (passant de
9,2 % il y a trois ans à 20,9 %
aujourd’hui).
De manière générale, les « technophiles » et la génération Y se
montrent les plus favorables. Ce qui
n’a rien de surprenant : un quart
« La plupart des assureurs viennent juste de commencer à investir dans des
outils digitaux pour capter des données en temps réel », notent les auteurs
du « World Insurance Report » réalisé par Capgemini en collaboration avec l’Efma.
Parmi ceux interrogés dans le cadre de cette étude, ils sont plus de 35 % à avoir
déjà déployé des solutions télématiques dans les véhicules pour enregistrer le
comportement des conducteurs au volant. Plus d’un tiers des dirigeants interrogés disent par ailleurs déjà exploiter les réseaux sociaux.
d’entre eux seulement disent avoir
une expérience positive avec leurs
assureurs, soit moins que la
moyenne (32,8 %).
Un rôle de
« partenaires prédictifs »
Ce sont aussi des consommateurs
plus désireux que les autres de
recevoir de manière proactive des
offres d’assurances personnalisées. Et, d’après ce rapport, ils se
montrent d’ailleurs plutôt disposés à partager leurs données avec
les géants de la tech pour obtenir
de telles propositions. « Les dirigeants de compagnies que nous
avons interrogés dans cette étude
ont bien perçu cette menace, mais
sans en avoir une peur bleue non
plus. Les Gafa sont, en tout cas, particulièrement bien placés pour
venir les concurrencer dans l’analyse des données, et ce au moment
où les assureurs cherchent de plus
e n p l u s à p a s s e r d ’ u n rô l e d e
payeurs de sinistres à celui de partenaires prédictifs de leurs clients »,
estime Pierre-Louis Seguin, directeur exécutif du secteur de l’assu-
« Il va être vital pour les assureurs de construire des capacités d’analyse prédictives et en temps réel pour répondre rapidement aux changements de marché et
aux nouveaux risques émergents », préviennent les auteurs du « World Insurance
Report ». Plus de la moitié des compagnies ayant répondu à cette étude indiquent
avoir déployé des solutions analytiques reposant sur le big data. Mis en exergue
dans ce rapport, Cigna Indonesia s’en sert pour déterminer des profils de clients
précis afin de pouvoir leur faire des offres au bon moment.
« Les dirigeants
de compagnies
d’assurances que nous
avons interrogés dans
cette étude ont bien
perçu cette menace,
mais sans en avoir une
peur bleue non plus. »
PIERRE-LOUIS SEGUIN
Directeur exécutif du secteur
de l’assurance chez Capgemini
rance en Europe chez Capgemini.
Pour l’heure, les big tech tournent
toutefois encore autour du secteur de l’assurance, sans s’y être
véritablement attaqués.
Apple et Amazon
en phase d’approche
Ces mastodontes sont en train de
« tâter le terrain et de construire des
capacités dans des champs connexes comme la santé ou l’Internet
des objets (maisons et voitures
connectées) », souligne le rapport
de Capgemini.
Apple a ainsi noué un partenariat avec l’assureur santé américain Aetna pour fournir à ses
clients des Apple Watch. Début
2018, Amazon s’est, lui, allié à la
banque JPMorgan Chase et à
Berkshire Hathaway pour faire
baisser les frais de santé de leurs
employés respectifs à travers une
entité dédiée. Le géant américain
du commerce électronique pourrait aussi avoir des projets en
Europe, après avoir déjà lancé une
assurance produits au RoyaumeUni et dans d’autres pays. n
ASSURANCE
Le courtier vise une
croissance de 20 %
par an d’ici à 2020.
Depuis son rachat par le fonds BlackFin Capital Partners il y a deux ans et
demi, Groupe Santiane s’était fait
relativement discret. Mais le premier
courtier d’assurances français en
ligne nourrit toujours de solides
ambitions. « Nous avons atteint une
rentabilité significative depuis plusieurs années », indique aux « Echos »
Pierre-Alain de Malleray, son président, qui fait état d’un excédent brut
d’exploitation (Ebitda) de 6,4 millions
d’euros pour 2017, contre 4,5 millions
d’euros pour 2016. « D’ici à 2020, nous
visons une croissance annuelle
moyenne du chiffre d’affaires de
20 % », ajoute-t-il. La barre est toutefois placée moins haut qu’en 2015,
mais « nous avons revu nos objectifs à
l’aune de notre nouveau business
model, qui nous a fait recalibrer toute
la dimension marketing, et notamment la manière dont nous traitons les
entrées en relations ».
En 2017, Santiane a vu son chiffre
d’affaires progresser de 30 %, à
45 millions d’euros, p our un
volume d’affaires – les primes
d’assurance souscrites par son
intermédiaire – de 150 millions
d’euros et 129.000 affaires nouvelles. « Le B to B est un gros vecteur de
croissance », indique Pierre-Alain
de Malleray, alors que le chiffre
d’affaires est apporté à parts égales
par l’activité directe de Santiane.fr
et par Néoliane Santé et Prévoyance, la branche de courtage
grossiste.
Des services d’e-santé
Pour se donner les moyens de ses
ambitions, Santiane va ouvrir d’ici
quelques jours une quatrième pla-
te-forme téléphonique à Lille, à côté
des trois déjà existantes à Nice,
Paris et Casablanca. « Le conseil est
très important en assurance-santé.
Av a n t d e r é a l i s e r u n e v e n t e ,
nos 150 conseillers passent en
moyenne une heure et quart au téléphone avec le client, afin de lui proposer l’offre la plus adaptée à ses
besoins », détaille Pierre-Alain de
Malleray.
Sur ce marché très disputé,
celui-ci compte aussi sur l’e-santé,
avec l’accès à un service de téléconsultations médicales (assuré par
MédecinDirect) et, pour les patients
atteints de pathologies sérieuses, la
possibilité d’avoir un second avis
médical en ligne (via deuxiemeavis.fr).
Encore très axé sur la santé individuelle (70 % de son chiffre d’affaires), Santiane accélère par ailleurs
sa diversification vers la prévoyance (30 %). « Néoliane réalise
désormais davantage d’affaires nou-
velles en prévoyance qu’en santé »,
illustre son dirigeant. Le courtier
mise aussi sur l’assurance obsèques
– qu’il distribue notamment pour le
compte d’un opérateur de pompes
funèbres.
Il se dit en revanche « plus
mitigé » sur le démarrage de l’assurance-emprunteur, un marché
dans lequel il s’est engouffré il y a
quelques mois pour tenter de profiter de la possibilité nouvelle qu’ont
les Français de changer tous les ans
l’assurance de leur prêt immobilier.
« Il y a un tel afflux d’opérateurs que
le coût d’acquisition du contact a
doublé », indique Pierre-Alain de
Malleray.
Interrogé sur son intérêt pour
d’éventuelles acquisitions, Santiane
répond être « une entreprise de
croissance » : « Pour l’instant, elle a
été essentiellement organique. Mais
elle peut très bien passer aussi par des
opérations de croissance externe . »
— L. T.
Jérôme Chatin/Expansion-RÉA
Le courtier en ligne français Santiane
porté par une forte dynamique
« Nous avons atteint une rentabilité significative depuis plusieurs
années », indique Pierre-Alain de Malleray, le président de
Groupe Santiane, qui fait état d’un Ebdita de 6,4 millions d’euros
pour 2017, contre 4,5 millions pour 2016.
Activa Capital et bpifrance font
leur entrée chez Active Assurances
La société de capital-investissement Activa Capital et bpifrance annoncent ce mercredi leur arrivée au capital
d’Active Assurances, un courtier français spécialisé dans
la vente en ligne d’assurance automobile. Le montant de la
transaction n’est pas divulgué. A l’issue de l’opération, les
fondateurs d’Active Assurances conservent la majorité du
capital. Avec 10,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en
2017, contre 8,4 millions en 2016, ce courtier indique être
devenu en moins de cinq ans l’un des leaders de son marché.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
28 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
MARCHÉS FINANCIERS
Taux italiens : l’Europe face
au spectre de la contagion
l La politique en Italie est venue
perturber les marchés.
l La dette italienne est chahutée et
entraîne dans son sillage le Portugal
et l’Espagne.
l Les craintes d’une extension à l’ensemble de la zone euro resurgissent.
Guillaume Benoit
@gb_eco
Le souvenir des turbulences de 2011
et de la redoutable mécanique de
contagion de la crise de la dette
refait surface. A l’origine de ces
craintes, la situation politique en
Italie où les deux grandes forces
populistes se sont rapprochées
pour former un gouvernement. Le
programme commun du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue
du Nord contient tous les ingrédients (euroscepticisme, relâchement budgétaire…) pour rendre les
marchés financiers nerveux. « Les
écarts de taux entre l’Italie et l’Allemagne ont gagné 60 points de base
depuis mardi dernier, ramenant
l’écart au niveau de l’été dernier,
témoigne Stéphane Déo chez
LBPAM. Un an de resserrement a
donc été effacé en une semaine. »
Plus inquiétant, le mouvement
de défiance a touché d’autres Etats
de la zone euro. L’écart de taux entre
l’Allemagne et le Portugal a pris
38 points de base sur la même
période, tandis que la « prime de
risque » de l’Espagne a grimpé de
26 points environ. « Le projet gouvernemental italien n’a pourtant
aucune raison d’influer sur l’économie espagnole ou portugaise, analyse Stéphane Déo. Et dans une
union monétaire “normale” les flux
sortant d’Italie auraient dû se réinvestir dans les autres pays périphériques, et donc faire baisser leur taux.
Là, il s’agit d’un mouvement global
d’aversion au risque. »
La Grèce pâtit également de la
situation, avec des taux qui se sont
violemment écartés. Mais c’est
moins la corrélation avec l’Italie qui
joue que la volatilité qui frappe les
marchés obligataires. Les investisseurs se montrent moins prêts à
miser sur la dette grecque si elle risque de perdre rapidement de la
valeur. « Cette nervosité tombe mal
alors qu’Athènes prépare sa sortie du
plan d’aide qui se traduira par un
recours plus important aux marchés
à compter de l’été prochain », remarque Stéphane Déo.
Un risque bancaire
encore limité
La hausse des taux italiens a immédiatement pesé sur les banques transalpines, et par ricochet sur la
Bourse de Milan. Les banques et les
sociétés de services aux collectivités
– dont les actions sont considérées
comme des quasi-obligations – y
sont en effet surpondérées. La dette
italienne étant très majoritairement
détenue par des investisseurs
domestiques, le mouvement a pour
l’instant, épargné les établissements
étrangers, ce qui est plutôt rassurant.
« Cette nervosité
tombe mal alors
qu’Athènes prépare
sa sortie du plan
d’aide qui se traduira
par un recours plus
important aux
marchés à compter
de l’été prochain. »
STÉPHANE DÉO
Chez LBPAM
Le plus important d’entre eux en
termes de détention, BNP Paribas,
arrive en 6e position avec une exposition quatre fois moindre que celle
d’UniCredit, selon les estimations
d’Eric Dor, directeur des études économiques à l’Ieseg. Plus surprenant, la Société de financement
local (SFIL) figure, elle aussi, parmi
les détenteurs de titres italiens. Il
s’agit en fait d’un héritage de Dexia,
dont elle a pris la suite.
Autre source de contagion possible, le poids de l’Italie dans les indices obligataires européens pourrait
tirer ces derniers vers le bas et donc
pénaliser les autres Etats membres.
La dette souveraine italienne est la
plus importante d’Europe, et ses
variations ont donc un impact
significatif. Mais, pour spectaculaire qu’elle soit, la remontée
récente des taux n’est pas encore
suffisante pour faire basculer les
indices. « Actuellement les taux italiens ont simplement retrouvé leur
niveau de l’été dernier », souligne
Stéphane Déo.
Menaces sur la notation
La situation pourrait aussi devenir
plus tendue si les agences de notation venaient à dégrader la note de
l’Italie, qui est déjà à deux crans de la
catégorie « spéculative ». Il faudrait
néanmoins un virage de politique
économique très violent pour que
les agences se prononcent avant la
date de leur revue, fixées, selon les
é t a b l i s s e m e n t s , à l ’é t é o u à
l’automne prochain. Une telle
dégradation déclencherait une
vente forcée des titres détenus par
des investisseurs institutionnels
tenus de n’investir que dans des
titres de la catégorie investissement.
Un critère sera également très
suivi par les marchés à moyen
terme : celui d’une éventuelle
dégradation de la valeur de la dette
italienne utilisée en garantie dans
les opérations de compensation.
Un sujet qui peut paraître technique, mais qui a eu un effet amplificateur lors de la crise de la zone
euro en 2011. Les banques avaient
moins intérêt à utiliser cette dette et
l’ont cédée, entraînant un cercle
vicieux, puisque ces ventes en faisaient encore baisser la valeur. La
dette française avait alors été prise
dans cette spirale. Les marchés suivront donc l’évolution de ce critère
avec beaucoup d’attention.
D’ores et déja, des voix se lèvent
pour demander l’intervention de la
Banque centrale européenne afin
de limiter la casse. Mais elle ne dispose pas d’une grande marge de
manœuvre. « La BCE ne peut en effet
détenir plus de 33 % des obligations
d’un pays, et avec les achats liés à son
QE, elle s’approche actuellement de
ce plafond, explique Stéphane Déo.
Et les mécanismes de sauvetage
comme le Mécanisme européen de
stabilité ou les Opérations monétaires sur titres (OMT) risqueraient
d’être bien insuffisants si la solvabilité de l’Italie était en jeu. »
Pour l’instant, le pire est loin
d’être sûr, d’autant que le programme économique exact du
futur gouvernement n’est pas
encore connu. Mais le risque italien
a créé une situation potentiellement explosive, qui pourrait très
vite dégénérer.
(
Lire nos informations
Pages 6 et 18
Les plans du gouvernement inquiètent
le secteur bancaire
Alors qu’elles sortaient
de la crise, les banques
italiennes redoutent les
menaces de bras de fer
avec l’Europe.
Olivier Tosseri
@oliviertosseri
— Correspondant à Rome
Une coalition M5S/Ligue était considérée comme le pire scénario par les
analystes avant les élections législatives italiennes du 4 mars dernier.
Sur le point de se réaliser, il fait planer de nouveau l’inquiétude sur un
secteur bancaire qui revoyait l’avenir avec confiance. Les principaux
instituts de crédit avaient pourtant
affiché des bénéfices record au premier trimestre, grâce notamment à
leurs efforts de restructuration.
Mais la publication du contrat de
gouvernement M5S/Ligue et quelques déclarations de certains de ses
membres ont fait dévisser les titres à
piazza Affari la semaine dernière. Le
mouvement est d’autant plus brutal
que les banques domestiques abritent d’importants montants d’obligations d’Etat italiennes dans leurs
portefeuilles. Elles sont ainsi très
sensibles à la hausse du spread,
l’écart de taux entre l’Italie et l’Allemagne, qui s’approche désormais de
la barre symbolique des 200 points.
Revue des principaux points du
projet du futur gouvernement pour
les banques qui inquiètent les investisseurs.
1 RÉVISION DES RÈGLES
EUROPÉENNES
La coalition entend revenir à l’époque pré-Maastricht en renégociant
les normes européennes qui ne lui
conviennent pas. La première
d’entre elles est celle du « bail-in »
ou recapitalisation interne, qui fait
peser sur les actionnaires, d’abord,
puis les créanciers, et en dernier
recours les déposants, la responsabilité de renflouer des banques en
difficulté. Ce principe est désigné
par les deux partis antisystème
comme principal obstacle à une
véritable protection des épargnants, qui sont de gros détenteurs
de dette bancaire en Italie.
INSCRIRE
LA NATIONALISATION
DE MPS DANS LE MARBRE
2
C’est la banque symbole de la crise
du secteur bancaire italien et de
l’application de ces nouvelles normes européennes tant critiquées
par la Ligue et le M5S pour leur
« intransigeance ». Ces règles
avaient pourtant été largement
adaptées aux spécificités italiennes,
avec une grande tolérance de la part
de Bruxelles et de Francfort afin que
Rome puisse renflouer Monte Dei
Paschi di Siena (MPS).
Las, la Ligue et le M5S veulent
désormais « redéfinir sa mission et
ses objectifs dans une optique de service ». En clair, un retrait de l’Etat
devenu principal actionnaire à hauteur de 68 % du capital dans le cadre
du sauvetage de MPS ne serait plus
d’actualité. Un membre de la Ligue a
même annoncé vouloir « changer la
gouvernance de la banque et maintenir ouvertes de nombreuses filiales
devant fermer pour effectuer une
mission de service auprès des citoyens
des entreprises ». Cette déclaration
faite alors que les marchés étaient
encore ouverts a fait plonger le titre
de près de 9 %. Une désinvolture critiquée par le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan, mettant en
garde « contre une attitude grave
menaçant de détruire la confiance,
l’épargne et les ressources publiques
investies dans MPS ».
3 ASSOUPLIR LA GESTION
DES CRÉANCES DOUTEUSES
La nouvelle coalition souhaite que
la période de recouvrement des crédits détériorés soit allongée. Dans le
programme, on peut ainsi lire
« qu’en matière de recouvrement
forcé des crédits de la part de banques
ou de sociétés financières, il sera
impossible désormais d’agir à
l’encontre des citoyens endettés sans
avoir au préalable reçu le feu vert
d’une autorité judiciaire ».
Une telle décision risquerait de
ralentir le mouvement de résorption en cours du stock des créances
douteuses abritées dans les bilans
des banques italiennes – elles
détiennent environ 30 % des prêts à
risques en Europe. La Ligue veut
croire que ses baisses massives
d’impôts suffiront à relancer les
investissements et, par ricochet,
une croissance de nature à absorber elle-même ces créances. Elle
estime en outre que, en introduisant une séparation stricte des missions de la banque commerciale et
de celles des banques d’investissement, elle obligera les acteurs à être
plus rigoureux dans leur politique
de prêts.
4 CRÉER UNE BANQUE
POUR LE DÉVELOPPEMENT
En prenant exemple sur ce que fait
la Cassa depositi e prestiti pour les
grandes entreprises, la coalition
veut soutenir les PME/PMI en travaillant en lien avec le ministère du
Développement économique, donc
sous l’égide du gouvernement. Une
contradiction avec le fait qu’une
banque opère d’abord selon les
règles du marché.
Ce jusqu’au-boutisme pourrait
avoir de graves conséquences économiques, mais la coalition a déjà
modifié à plusieurs reprises son
programme, notamment sa
demande à la BCE de supprimer
250 milliards d’euros de dette italienne. L’hypothèse d’engager un
bras de fer avec Francfort n’a pas été
envisagée. C’est sans doute ce qui
explique que, après un mouvement
de panique, les marchés aient
retrouvé un peu de sang-froid : si
MPS reculait toujours en Bourse
mardi, les cours des grandes banques UniCredit et Intesa Sanpaolo
ont clôturé dans le vert. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 29
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
La dette italienne
sous surveillance
des marchés
Le plus gros émetteur
de la zone euro a vu ses
taux d’emprunt bondir
en une semaine. Mais
la soutenabilité
de la dette italienne n’est
pas menacée.
Crédit Agricole SA
indique qu’une décision de justice favorable lui a été rendue
dans le contentieux
l’opposant au fisc sur
la cession de la banque
grecque Emporiki.
Avertissements
des agences de notation
Autre signe de défiance : le taux
des emprunts italiens régis par
le droit national creusait légèrement l’écart avec celui des titres
contenant des clauses d’action
collective. En d’autres termes,
les investisseurs jugent moins
risqué d’être exposés à la dette
qui, en cas de restructuration,
leur donnera un droit de vote,
plutôt qu’à la dette entièrement
soumise aux décisions du pouvoir italien. Les agences de notation n’ont pas tardé à faire part
de leurs inquiétudes. Pour Fitch,
qui a abaissé la note de l’Italie à
La banque pourrait
récupérer plus de
800 millions d’euros.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
BBB (qualité moyenne inférieure) en avril, l’accord entre les
deux partis n’est pas cohérent
avec l’objectif affiché de réduction de la dette publique.
L’agence rappelle que, à 131,8 %
du PIB, le ratio d’endettement de
l’Italie est un handicap majeur.
Scope Ratings, qui attribue une
note A– au pays, évoque également le risque de tensions avec
les institutions européennes et
d’un ralentissement du rythme
des réformes institutionnelles.
Point positif, l’Italie a déjà
achevé plus de la moitié de son
programme annuel de levée de
dette sur les marchés, selon les
données d’UniCredit. « Le coût
d’emprunt s’élève à seulement
0,68 % depuis début janvier, un
plus bas depuis des années »,
souligne Chiara Cremonesi,
chez UniCredit. « Même si les
taux à moyen et long terme se
tendaient fortement dans les
mois qui viennent – ce que nous
n’anticipons pas –, le coût de
financement serait encore suffisamment faible pour contribuer
au recul du coût de la dette. »
Le coût de la dette italienne
(taux d’intérêt moyen sur le
stock) est actuellement inférieur à 3 %, alors qu’il dépassait
4 % en 2012, relève l’analyste.
« C’est l’une des variables les plus
importantes pour l’Italie, car elle
est déterminante dans l’analyse
de soutenabilité de la dette. » Une
maturité moyenne assez longue (6,9 ans) représente un
autre atout. D’où la conclusion
de plusieurs spécialistes, selon
laquelle la dette italienne a les
moyens de résister à un choc. n
La tentation des mini-BOT
La coalition réfléchirait
à l’émission de reconnaissances de dette,
en plus de ses émissions
obligataires. Une
expérience qui avait été
tentée par la Grèce.
C’est l’étincelle qui a mis le feu
aux poudres. En proposant de
créer un nouvel instrument
financier, les mini-BOT, la coalition populiste est venue attiser
les craintes des investisseurs
sur la dette italienne.
De quoi s’agit-il ? Ces minibons du Trésor (« Buoni Ordinaro del Tresorio », en italien)
sont en quelque sorte des
reconnaissances de dette (IOU)
émises par l’Etat pour solder
ses arriérés auprès de ses créanciers et fournisseurs. Pour
beaucoup d’analystes, quoi
qu’en disent les deux partis
populistes, ils viendraient donc
alourdir l’endettement italien.
Leur valeur évoluerait entre
1 euro et 500 euros. Ils ne porteraient pas d’intérêts et
n’auraient pas d’échéances. Une
caractéristique qui les rappro-
cherait des monnaies, et fait
redouter aux marchés la création d’une devise parallèle. Ils
n’auraient pas de cours légal,
car seule la Banque centrale
européenne a le droit d’émettre
de la monnaie. Les Italiens
pourraient s’en servir pour
payer leurs impôts ou leurs
billets de train.
Les « pharma bonds »
Ce ne serait pas tout à fait une
première en Europe. La Grèce a
eu recours à des IOU en 2012,
dans un cadre assez particulier.
Dénommés « pharma bonds »,
ces titres à coupon zéro ont permis aux services de santé et
hôpitaux publics grecs de payer
leur dette à leurs fournisseurs.
Même s’ils n’étaient pas à proprement parler des obligations
grecques, ils en avaient plusieurs caractéristiques. Dont
celles d’être mobilisables par
les banques auprès de la BCE,
contre du cash. Une façon de
pousser l’Institution de Francfort à créer de la monnaie pour
payer les dettes des hôpitaux
grecs. — G. Be.
Le duel à plus de 800 millions
d’euros entre l’Etat et Crédit Agricole SA est en train de tourner à
l’avantage de la Banque verte.
L’entité cotée du groupe mutualiste a indiqué mardi que la cour
administrative d’appel de Versailles lui avait donné raison dans
le contentieux fiscal qui l’oppose à
Bercy depuis maintenant six ans.
« L’Etat restituera à la SA Crédit
Agricole », une partie de « l’impôt
sur les sociétés acquitté au titre de
l’année 2012 », écrit la cour administrative d’appel de Versailles
dans sa décision rendue le 17 mai,
consultée par l’AFP.
Les heures sombres
Ce contentieux remonte aux sombres heures d’Emporiki, l’ex-filiale
grecque de Crédit Agricole, revendue en 2012 pour 1 euro au groupe
athénien Alpha Bank dans la tourmente de la crise grecque. Avant de
céder cette participation, Crédit
Agricole avait dû recapitaliser sa
filiale à hauteur de 2,3 milliards
d’euros. Ces recapitalisations sont
alors considérées comme des pertes à l’occasion de la cession, donc
déductibles de l’impôt.
La plate-forme
d’échange de cryptomonnaies Coinbase et
une start-up de vérification des transactions
seraient en discussion
avec les régulateurs
pour obtenir une
licence bancaire.
On les savait déjà parties à la conquête des salles de marché, mais si
elles venaient aussi concurrencer les
banques ? Coinbase, l’une des platesformes leaders sur le marché des
cryptomonnaies, serait en pourparlers pour obtenir une licence bancaire, selon le « Wall Street Journal ». Alors que la régulation de ce
secteur se construit ad hoc, obtenir
une licence pourrait aligner celle de
cette plate-forme sur la réglementation bancaire fédérale. Ivy Koin, une
start-up qui vérifie les transactions
en ligne grâce à la blockchain, a confirmé pour sa part s’être assis à la
table de l’agence fédérale américaine
qui garantit les dépôts bancaires.
Coinbase et Ivy Koin pourraient
ainsi offrir directement à leurs
clients des comptes bancaires
assurés par le gouvernement fédéral et d’autres services, plutôt que
d’avoir à passer par ceux de banques existantes.
Fidelity
International
lance ses parts
à frais variables
GESTION Le modèle de frais de
Apicil a conforté
son assise en 2017
Encore prudent, Crédit Agricole SA précise qu’il « prendra en
compte les conséquences financières de cette décision une fois
épuisées toutes les voies de recours ». Photo Hamilton/RÉA
Problème, la loi de finances rectificatives publiée le 16 août 2012 met
fin à ce dispositif, le texte prenant
effet à compter du 19 juillet 2012. Or,
l’augmentation de capital d’Empor i k i s’a c h è ve j u s t e m e n t à c e
moment-là… Crédit Agricole, qui
pensait avoir obtenu l’assentiment
de Bercy pour déduire cette charge
de 2,3 milliards d’euros – une garantie orale, assure-t-elle alors –, voit au
contraire l’Etat contester le dispositif. La banque chiffre alors à 838 millions d’euros le montant d’impôt
qu’elle aurait économisé si la déduction avait bel et bien été accordée.
Elle doit à présent recalculer ce
montant, mais il devrait rester dans
ce même ordre de grandeur.
Le début du match avait pourtant
souri au fisc, la justice lui donnant
raison en 2015. Reste désormais à
savoir comment l’Etat va réagir.
« Nous prenons connaissance de la
décision de ce jour qui est défavorable
à l’administration fiscale. Nous
allons examiner dans le délai s’il convient de se pourvoir en cassation
devant le Conseil d’Etat », se contente d’indiquer Bercy.
« La décision est exécutoire dès à
présent, même si l’Etat devait se
pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat », estime pour sa part une
source proche de la banque. Dans
les faits, Crédit Agricole SA se montre encore prudent, précisant bien
dans un communiqué qu’il « prendra en compte les conséquences
financières de cette décision une fois
épuisées toutes les voies de recours ».
Salué sur les marchés, le titre a clôturé en hausse de 2,03 % mardi à la
Bourse de Paris. n
Les plates-formes
de cryptomonnaies
se rêvent en banque
BANQUE
en bref
gestion variables de Fidelity
International s’applique désormais à cinq fonds actions de la
SICAV luxembourgeoise du
gestionnaire d’actifs. Les investisseurs ont la possibilité
d’investir dans des parts sans
rétrocession de commissions
qui appliquent ces frais variable. Les frais de gestion annuels
sont ainsi réduits de 0,10 % – à
0,70 % –, leur partie variable
s’ajustant symétriquement à la
hausse ou à la baisse en fonction de la performance du
fonds rapportée à son indice de
marché. «Notre modèle aligne
clairement nos intérêts sur ceux
de nos clients », a déclaré Paras
Anand, directeur des investissements actions pour l’Europe.
BANQUE
Isabelle Couet
@icouet
L’alliance entre les deux partis
les plus eurosceptiques d’Italie
inquiète les marchés. Les investisseurs, qui ont largement
ignoré le risque politique italien
ces derniers mois, se sont
réveillés la semaine dernière,
alors que l’idée d’une sortie de
l’euro et celle d’une annulation
de la dette d’Etat détenue par la
Banque d’Italie (dans le cadre du
programme d’achat de titres
piloté par la BCE) ont fait surface.
Ces deux éléments explosifs
du programme commun au
Mouvement 5 étoiles et à la
Ligue ont finalement été retirés,
mais d’autres continuent d’alimenter les craintes : le projet de
« mini-BOT », ces bons du Trésor assimilés à des reconnaissances de dette qui feraient
office de monnaie parallèle, et
s u r t ou t l e p r o g r amme de
relance budgétaire estimé à pas
moins de 100 milliards d’euros.
Dans ce contexte, le coût de
financement de l’Italie, plus gros
emprunteur de la zone euro, a
grimpé : en une semaine, le taux
à 10 ans a bondi de plus de
50 points de base, à 2,39 %.
Mardi, il se détendait légèrement, mais le coût d’une assurance sur la dette italienne (le
CDS) continuait de progresser,
atteignant 140 points, soit une
probabilité de défaut à cinq ans
estimée à 12 %.
Crédit Agricole prend
l’avantage dans le duel qui
l’oppose au fisc depuis 2012
Des millions de clients ont déjà
utilisé des comptes Coinbase pour
acheter et vendre des bitcoins et les
échanger contre des dollars. Mais la
plate-forme doit se connecter au
système de paiement par l’intermédiaire d’établissements bancaires
traditionnels. Elle opère alors dans
le cadre des licences de transfert
d’argent pour chaque Etat, ce qui
signifie qu’elle traite avec une douzaine de régulateurs. Avec une
licence, Coinbase n’aurait plus à
traiter qu’avec un seul régulateur
fédéral. Outre des simplifications
en termes de procédure, cela permettrait à l’entreprise d’améliorer
ses gammes de produits.
Nouvelles sources
de revenus
L’obtention d’une licence s’accompagne toutefois de nouvelles règles
à respecter, notamment en ce qui
concerne les sources de financement et les activités. La conformité
avec ces règles peut signifier
l’embauche de plusieurs avocats ou
la réorganisation de systèmes
internes. Mais la licence fédérale
pourrait être pour Coinbase le prix
à payer pour atteindre son prochain objectif : acquérir des clients
à forte liquidité. En effet, la plateforme a annoncé dernièrement lancer un service premium
réservé aux investisseurs institutionnels comme les hedge funds.
Coinbase pourrait alors lui-même
ASSURANCE Apicil a
annoncé mardi un résultat
net en baisse de 8 % en 2017, à
41 millions d’euros. Un recul
qui s’explique, selon le quatrième groupe de protection
social français, par le coût de
provisionnement des majorations légales de rentes transféré par l’Etat à la charge des
assureurs au 1er janvier 2018,
ainsi que par la surtaxe
d’impôt sur les sociétés. A fin
décembre, le groupe lyonnais
affichait des fonds propres
économiques en hausse de
10 %, à 1,1 milliard d’euros,
pour un ratio de Solvabilité II
de 233 %, également en
hausse. En 2017, son chiffre
d’affaires a progressé de 3 %, à
2,4 milliards d’euros.
550.000 euros
de sanction
contre MND
et son patron
RÉGLEMENTATION La com-
o f f ri r d e s s e r v i c e s d e g a r d e ,
sans passer par les banques. Une
manière supplémentaire d’augmenter ses sources de revenus et
d’asseoir sa position de leader sur le
marché. — S. T.
mission des sanctions de
l’Autorité des marchés financiers (AMF) a condamné à une
amende de 400.000 euros la
société Montagne Neige et
Développement (MND) et à
150.000 euros son dirigeant
Xavier Gallot-Lavallée. Le
groupe spécialisé dans les
équipements pour stations de
sports d’hiver et son directeur
ont été épinglés p our des
défauts d’information du marché sur l’utilisation des fonds
levés lors de l’introduction en
Bourse en octobre 2013.
AVIS FINANCIERS
GROUPEMENT D’EPARGNE RETRAITE (G.E.R)
Association régie par la loi du 1er juillet 1901 et par le décret du 16 Août 1901
59, boulevard Haussmann - 75008 PARIS – 479 568 727/GP20
Le Président de l’Association GER a l'honneur de convier les membres de
l’Association à son Assemblée Générale qui se tiendra le 4 juillet 2018 à 10 heures,
dans les locaux de la société SOGECAP Tour D2 - 17 bis place des Reflets - 92919
Paris La Défense Cedex, 11ème étage, salle D11.093 à l’effet de délibérer sur l’ordre
du jour suivant :
1. Approbation des comptes annuels du Plan pour l’exercice 2017 sur le rapport
du Commissaire aux comptes de l’entreprise d’assurance, après avis motivé
du Conseil d’Administration agissant en qualité de Comité de Surveillance,
2. Approbation du budget du Plan établi par le Conseil d’Administration agissant
en qualité de Comité de Surveillance, et détermination des conditions et limites
dans lesquelles le Conseil d’Administration peut engager des dépenses audelà des montants prévus,
3. Approbation des comptes sociaux pour l'exercice clos le 31 décembre 2017,
du rapport d’activité du Conseil d’administration et quitus aux administrateurs,
4. Détermination du montant du droit d'entrée,
5. Ratification de la nomination de Madame Valérie DESEILLE en qualité
d’administrateur,
6. Approbation de l’utilisation du recommandé électronique dans le cadre du
contrat PERP ANTARIUS,
7. Approbation de la mise en place d’une gestion sous mandat au sein du contrat
PERP ANTARIUS,
8. Approbation de la modification de la liste des supports en unités de compte
du contrat PERP ANTARIUS,
9. Délégation de pouvoirs au Conseil d’Administration pour la signature
d’éventuels avenants visant à modifier les dispositions non essentielles du
contrat PERP ANTARIUS,
10. Adoption des règles de déontologie de l’Association GER,
11. Adoption d’une nouvelle version des statuts.
Le Président
Pour toute réponse ou question, merci de contacter : assemblees.associations@gmail.com
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
30 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
Le marché du titane confirme
son redressement
LA SÉANCE DU 22/05/2018
MATIÈRES
PREMIÈRES
En berne depuis
la crise de 2008,
l’utilisation de ce
métal « mineur » a fait
un bond depuis un an
dans l’industrie énergétique et chimique.
La Bourse
de Paris a
résisté malgré
les craintes
sur l’Italie
Muryel Jacque
@MuryelJacque
Il aura fallu près d’une décennie
pour que la demande de titane
métallique reparte dans l’industrie
énergétique et chimique. « Ce secteur
a fait un vrai bond en 2017, après avoir
été longtemps impacté par la crise »,
indique Pierre-François Louvigné, le
référent français du titane, en marge
des Journées technologiques de
l’Association Titane qui se tiennent
mercredi et jeudi à Nantes.
De par le monde, on a vu repartir
l’investissement dans les grands projets industriels d’équipements, que
ce soit dans la pétrochimie, les usines
de dessalement ou les installations
nucléaires, explique le spécialiste.
« Ce redémarrage est particulièrement sensible en Chine », précise-t-il.
Dans le pays asiatique, plus de 43 %
du titane métal consommé l’est par
son industrie chimique.
L’aéronautique
se porte très bien
Le titane métal (qui représente 5 % de la production minière, contre 95 % pour le dioxyde de titane)
reste un marché de niche complexe. Photo Shutterstock
l’industrie énergétique et chimique arrive quasiment « au même
niveau de consommation » que le
plus grand utilisateur de titane
métal : le secteur aéronautique.
Le marché du titane
voit arriver un
nouveau segment
avec les piles
à combustibles
à hydrogène.
La demande émanant de l’aéronautique commerciale (estimée
entre 59.000 et 63.000 tonnes en
2017, soit environ 60 % de la
demande mondiale) a grimpé de
30 % en quatre ans, rapporte
Pierre-François Louvigné. « La
cadence de production des avions
augmente, et les nouvelles générations sont plus gourmandes en
titane. Les fuselages en composite
et le titane se marient très bien en
termes de performance mécanique », signale l’expert, qui assure
que le « secteur aéronautique se
porte toujours très bien ».
La voiture à hydrogène,
nouveau consommateur
L’expert note par ailleurs l’émergence d’un autre segment de consommation, celui des piles à combustible à hydrogène. Pour l’heure,
ces batteries qui utilisent du titane
sont développées par le constructeur automobile Toyota pour son
modèle Mirai. Ce dernier croit en
son essor et projette que sa consommation de titane passe de 1.000 tonnes en 2018 à plus de 8.000 tonnes
d’ici à 2020.
Le marché du titane sous forme
de métal (qui représente 5 % de la
production minière, contre 95 %
pour le dioxyde de titane) reste un
marché de niche complexe. Les
informations publiques sont minces, et les statistiques rares. C’est
pourtant un matériau stratégique
pour des industries de pointe, jusqu’à la défense. En France, c’est
même le seul métal pour lequel il
existe une veille active, avec un budget consacré à son suivi. n
(+0,05 %), se maintenant à ses
sommets annuels, malgré les
doutes concernant la situation
politique italienne.L’indice
CAC 40 a clôturé à 5.640,10 points,
dans un volume d’échanges de
3,5 milliards d’euros. La veille, il
avait fini en hausse de 0,41 %, à
son niveau le plus haut depuis la
mi-décembre 2007.
Deux mois et demi après les
élections en Italie, la coalition
antieuropéenne en train de se
mettre en place à Rome n’a pas
caché ses intentions de pratiquer une politique de relance
en laissant déraper le déficit
public et la dette. La faiblesse de
l’euro face au dollar (la monnaie unique avait atteint la
ve i l l e u n p l u s b a s d e p u i s
novembre) ainsi que l’apaisement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la
Chine ont en revanche été des
facteurs de soutien.
* BIENVENUE À LA SOIRÉE DES INVESTISSEURS
Désormais, au niveau mondial,
La Bourse de Paris a terminé
•proche
de l’équilibre mardi
Les principales Bourses
européennes ont fini dans le
vert également. A Francfort, le
Dax a progressé de 0,71 %, porté
en partie par l’industriel ThyssenKrupp qui s’est envolé de
9,55 %, après des informations
de presse sur une montée au
capital du fonds activiste améticain Elliott. Le Footsie a gagné
0,23 %. Même Milan a gagné du
terrain en dépit des incertitudes
politiques, prenant 0,54 %
après un recul de près de 6 % en
dix séances.
Du côté des valeurs françaises, Orange et Bouygues se
sont installées en tête du
CAC 40, avec des hausses respectives de 4,54 % et 4,06 %
alors que, le président de
l’Arcep, l’autorité de régulation,
a dit ne pas être hostile à une
éventuelle fusion entre opérateurs. Iliad s’est hissé en tête du
SRD, avec un gain de 7,28 %.
Altice, propriétaire de SFR,
a affiché en clôture un bond de
19,21 % mais celui-ci s’explique
surtout par un ajustement de la
valeur du titre avec la scission
d’Altice USA.
Crédit Agricole SA était
également très entouré alors
que la justice a reconnu le
caractère déductible de la perte
liée à la cession de la filiale grecque Emporiki fin 2012. Le titre
s’est apprécié de 2,75 %.
ORGANISATEURS
PARTENAIRES PL ATINUM
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 31
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
euronext
séAncE du 22 - 05 - 2018
CaC 40 : 5640,1 (0,05 %) neXt 20 : 12159,32 (-0,01 %)
CaC larGe 60 : 6241,49 (0,04 %)
CaC all-tradaBle : 4424,19 (0,04 %)
Date De ProroGation : 28 mai
CAC 40
srD suite
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ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
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a
fr0000120404
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a
fr0000120073
15/05/17 2,6
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a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
17/05/18 0,09
a
26/05/17 1,6
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
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a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/17 2,7
a
fr0000120503
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a
fr0000125338
22/05/17 1,55
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a
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creDit aGricole (aca) R
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14,815 11,84
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1,73
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srD
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ost
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% mois
% 52 s.
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% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 2,76
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Valeurs françaIses
ouv
vol.
nb titres
B 4,85
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12,425
12,49
12,195
98,6
99,8
98,6
3,5
3,55
3,5
14,37
14,44
14,04
19,67
19,77
19,36
5,18
5,18
5,16
158,1
159,8
156,2
16,87
16,98
16,7
41,5
43,2
41
69,35
69,95
69,25
3,38
3,38
3,32
455,6
459,8
452
9,44
9,465
9,26
11,635
11,69
11,565
16,64
16,805
16,235
108
110,5
106
75,46
76,98
75,46
104,6
105,4
103
18,04
18,24
17,8
968
974
956
94,75
96,65
94,5
26,3
26,8
26,2
90,2
91,2
90,2
57,2
58
57,2
478
478
478
1,135
1,135
1,13
0,196
0,2
0,194
143,5
143,7
142,5
49,96
50,04
49,87
25
25,36
24,84
3,13
3,16
3,09
+ 3,7
- 1,96
- 3,45 7550
- 0,81 6550
4800
- 2,72 + 86,33
- 0,76
1,223
+ 95,09
0,491
+ 0,86 + 9,48
- 0,85 21,62
+ 11,45 19,02
3,99
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+ 3,3
10,76
+ 47,22
8,18
1,26
- 0,11 + 0,94
+ 1,33 192
+ 17,44 173,8
4,48
+ 0,18 + 31,06
+ 1,07 1717
+ 30,03 1267
0,71
+ 0,72 + 26,71
+ 3,6
113
+ 37,49 87,52
0,47
- 0,1
- 0,75
+ 7,05 47,38
- 33
32,88
+ 1,47 - 20,43
9,18
+ 39,75
6,61
1,93
+ 1,03 + 30,93
+11,36 105,2
+ 40
72,5
0,61
- 0,09 + 7,52
- 0,7
42,8
- 8,58 28,3
0,59
- 1,96 + 28
+ 1,01 10
+ 22,89
5,8
5,38
- 0,11 + 15,59
- 1,41 29,41
+ 22,13 23,74
2,22
+ 1,39 + 19,24
+ 8,37 12,545
+ 31,76
9,832
1,21
- 0,15 + 7,95
+ 1,54 101,7
+ 27,26 87
2,03
- 0,71 - 25,21
-14,22
5,49
- 37,02
3,46
+ 2,06 - 16,57
-14,97 19,71
- 41,05 12,52
2,92
+ 1,5 - 14,53
- 3,1
23,94
- 1,03 18,51
1,88
+ 0,19 + 8,37
- 2,08
5,92
+ 12,85
4,75
- 0,82 + 59,65
+ 7,11 167,2
+290,18 98,2
- 0,65 - 8,81
- 5,17
19,57
- 32,74 16,01
+ 2,22 - 10,75
+15,6
47
- 27,38 34,8
- 0,07 - 5,43
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+ 19,28 67,9
1,8
- 3,43
- 2,59
3,61
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3,14
4,44
+ 0,8 - 10,24
+ 4,64 545,5
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0,44
+ 1,94 - 7,9
+ 0,16
11,78
- 20,54
8,54
4,32
+ 0,61 + 8,54
+ 0,13
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+ 9,61 10,11
2,58
+ 2,18 - 13,76
- 7,53 19,845
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7,27
- 1,37 - 6,9
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1,46
- 0,58 + 15,86
+ 9,84 76,98
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+ 3,56 106,6
+ 23,79 94,5
1,91
+ 0,56 - 4,5
+13,03 19,5
- 10,87 15,76
- 0,21 - 1,82
- 4,16 1090
+ 7,56 884
0,1
- 1,61 - 5,91
+ 2,38 106,6
+ 50,97 81,05
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- 3,31 29,9
- 0,75 26
- 0,66 - 4,53
+ 1,63 97,3
+ 9,52 84,6
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+ 16,51 54,4
- 0,42 - 2,44
- 2,85 565
- 15,4 468
1,46
+ 0,44
+ 0,44
1,14
- 0,44
1,125
- 1,26 +117,78
+ 1,55
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- 44
0,09
+ 0,28 - 6,76
+ 2,57 161,9
+ 7,66 137,3
+ 0,16 + 0,93
4,21
- 0,04 50,14
11,86
- 9
49,1
- 1,03 + 4,52
+ 0,97 28,28
- 19,09 22
- 0,64 - 49,35
+ 2,96
7,68
- 52,21
2,56
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
Genticel (Gtcl) g
Valeurs françaIses
ouv
clot
vol.
+ haut
nb titres
+ bas
1,618
1,552
63499
1,618
fr0011790542
77.850.006
1,552
Gl eVents (Glo) g
B 25,4
25,25
2962
25,5
fr0000066672
30/06/17 0,65 23.402.711
25,1
GrouPe crit (cen) g
B 90,4
90,4
6224
90,4
fr0000036675
28/06/17 0,4 11.250.000
90,1
GrouPe Flo (flo) g
c 0,258
0,261
eX D s 13/06/17
6619
0,261
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,258
GrouPe GorGé (Goe) g
B 15
15
4799
15,12
fr0000062671
26/06/15 0,32 13.502.843
14,98
GrouPe lDlc (lDl) g
c 16,48
16,38
nom.
1100
16,5
06/10/16 0,5 6.322.106
16,32
fr0000075442
GrouPe PartoucHe (parp)
27,7
27,7
reGr.
297
27,7
fr0012612646
11/09/17 0,31 9.627.034
27,6
Gtt (Gtt) Gg
a 54,2
54,4
46935
54,85
fr0011726835
27/09/17 1,33 37.028.800
53,2
Haulotte GrouP (piG)
B 16,54
16,32
10671
16,68
fr0000066755
05/07/17 0,22 31.371.274
16,28
Hermès international (rms) LRa 603,8
605
76430
607,8
fr0000052292
20/02/18 1,5 105.569.412
602
HiGH co (hco) g
c 4,84
4,8
11179
4,84
fr0000054231
02/06/17 0,12 22.421.332
4,68
HuBwoo (hbW) g
c 0,181
0,181
600
0,181
fr0004052561
136.345.527
0,181
icaDe (icaD) G
a 80,15
80
59839
80,3
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.111.186
79,95
iD loGistic (iDl) g
B 152,2
153,8
1419
153,8
fr0010929125
5.593.975
152,2
iliaD (ilD) LR
a 135
141,55
651402
142,85
fr0004035913
21/06/17 0,44 58.975.840
134,7
imerYs (nK) G
a 74
75,15
102345
75,8
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
74
inGenico GrouP (inG) LR
a 69,78
70,16
252531
70,76
fr0000125346
17/05/17 1,5 62.363.114
69,54
innate PHarma (iph) g
B 6,24
6,32
161643
6,33
fr0010331421
57.600.100
6,215
insiDe secure (insD)
c 2,295
2,255
118326
2,3
fr0010291245
44.119.162
2,215
inter ParFums (itp) g
B 39,55
39,5
7355
39,65
fr0004024222
09/05/18 0,67 39.059.662
39,5
iPsen (ipn) G
a 134,05
133,55
76314
135,15
fr0010259150
09/06/17 0,85 83.782.308
132,95
iPsos (ips) G
a 29,48
29,42
54432
29,62
fr0000073298
03/07/17 0,85 44.436.235
29,32
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 29,7
29,3
27343
29,75
fr0000033904
05/07/17 0,5 24.028.438
29,2
JcDecauX (Dec) G
a 27,02
27,24
160858
27,46
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.676.701
27,02
KauFman & BroaD (Kof)
B 42,66
42,72
30117
43,18
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.073.535
42,66
KlePierre (li) LR
a 34,16
34
375713
34,24
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
33,99
Korian (Kori)
a 29,1
29,02
69060
29,36
fr0010386334
28/06/17 0,6 80.983.563
29
laGarDère (mmb) G
a 23,07
22,91
389870
23,24
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
22,89
latecoere (lat) g
c 5,31
5,3
139601
5,35
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.394.902
5,15
le Bélier (beli) g
c 58
60,7
4162
60,7
fr0000072399
06/06/17 1,1 6.582.120
57,1
lna santé (lna) g
B 51,9
52,6
4179
52,7
fr0004170017
06/07/17 0,24 9.705.937
51,9
lectra (lss)
B 22,05
22,55
12966
22,95
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22
lineData sVices (lin) g
B 35,3
35,25
953
35,45
fr0004156297
05/07/17 1,5 7.293.356
35,25
lisi (fii) g
a 32,65
32,6
13512
32,75
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
32,5
lumiBirD (lbirD) g
c 11,3
11,58
34709
11,76
fr0000038242
15.771.457
10,8
m6-métroPole tV (mmt) G
a 19,3
19,3
112166
19,5
16/05/18 0,95 126.414.248
19,28
fr0000053225
maisons Du monDe (mDm)
B 35,14
35,52
54929
35,58
fr0013153541
10/07/17 0,31 45.241.894
35,08
maisons France conF. (mfc) g B 50,8
50,2
6042
50,9
fr0004159473
06/06/17 1 6.937.593
50,2
manitou (mtu) g
B 36,65
37,35
10031
37,6
fr0000038606
09/06/17 0,43 39.617.974
36,65
marie BrizarD w & s (mbWs)
B 7,02
7
55108
7,17
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,97
mauna Kea (mKea)
c 2,865
2,82
31484
2,865
fr0010609263
23.147.338
2,8
mercialYs (merY) G
a 15,75
15,77
48703
15,87
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
15,73
mersen (mrn) g
B 38,4
37,7
50538
38,4
fr0000039620
04/07/17 0,5 20.635.491
37,3
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,045
2,035
13247
2,055
fr0004177046
23.261.500
2,025
mGi coutier (mGic) g
B 30,3
30,15
8877
30,45
fr0000053027
04/07/17 0,3 26.741.040
30,05
nanoBiotiX (nano) g
B 13,11
13,16
21502
13,2
fr0011341205
19.633.373
13,06
natiXis (Kn) LR
a 7,09
7,168
5893067
7,218
fr0000120685
26/05/17 0,35 3.138.305.787
7,088
natureX (nrX) g
B 134
134
2417
134,2
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.548.741
134
netGem (ntG) g
c 2,55
2,56
18217
2,57
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
2,53
neXans (neX) G
a 39,5
39,79
199715
40,1
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.494.691
39,26
neXitY (nXi) G
a 52,35
51,75
69538
52,55
fr0010112524
06/06/17 2,4 56.129.724
51,7
nicoX (coX)
B 8,82
8,925
50920
8,945
fr0013018124
22.869.669
8,79
nrJ GrouP (nrG) g
B 8,42
8,48
6451
8,48
fr0000121691
15/05/12 0,3 78.417.846
8,4
oeneo (sbt) g
B 9,98
10
8227
10,06
fr0000052680
31/07/17 0,14 63.180.843
9,98
onXeo (onXeo) g
B 1,28
1,27
74707
1,296
fr0010095596
50.695.653
1,27
orPéa (orp) G
a 107,7
108,25
62484
108,85
fr0000184798
07/07/17 1 64.586.323
107,3
Parrot (parro) g
B 4,88
4,89
39544
4,96
fr0004038263
30.174.671
4,765
PHarmaGest int. (pha)
62,3
61,8
6619
63
fr0012882389
29/06/17 0,65 15.174.125
60,5
Pierre & Vacances (vac) g
B 39,6
39,9
2600
39,9
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
39,35
PiXium Vision (piX) g
c 2,05
2,05
40588
2,075
fr0011950641
20.813.963
2,035
Plastic omnium (pom) G
a 41,8
41,8
189191
42,21
fr0000124570
02/05/18 0,67 150.976.720
41,5
PlastiValoire (pvl)
B 20,1
20
DiV 8 02/05/17
23729
20,15
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
19,8
PsB inDust. (psb)
c 50,4
50,4
940
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+ 0,46 - 19,79
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- 29,8
17,11
0,92
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- 6,76
0,205
- 23,33
0,138
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+ 28,01 92
2,22
+ 2,04 - 8,77
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- 37,28
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2,32
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Autres Valeurs de la Zone euro
Gemalto (Gto) L
nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
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lu0088087324
a 49,93
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3,845
13,18
- 1,16 + 1,31
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- 2,37 14,095
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0,3
17,86
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6,07
VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
13,22
13,18
+ 0,15 - 10,28
19620
13,22
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Gb0005405286
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laFarGeHolcim ltD (lhn)
a 45,39
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ch0012214059
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22,75
- 2,78 - 40,92
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Gb00bZ21rf93
19.738.742
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- 35
22,6
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HsBc (hsb)
a
La cote a changé.
Vous pouvez retrouver
les Bourses internationales
sur http://investir.lesechos.fr
1,29
52,19
4
3,45
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32 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
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c
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c
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c
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c
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c
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c
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c
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28,6
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195
195
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a
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38
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c 53
53
53
53
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c 24,6
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c
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c
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c
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7,64
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c
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c 14
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c 1,98
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c 1,49
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actions
françaises
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ouv
+ht
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mr bricolage sa
b 14,6
14,6
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c 1,7
1,7
musée grévin
c
b 13,11 13,2
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neuronesg
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nextstage
c103
103
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c 3,14
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c 9,5
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c 32,25 32,25
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b 201
201
passat
c 4,75
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b 19,5
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pcas g
c
poujoulat
c
poxelg
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212
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c
ramsay gds
b 19,5 20,4
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c 3,55
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b560 560
s.a.m.s.e.
b 177
178
sabeton
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c 7
7
séché env.g
b 29,8 29,9
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c 72,5
72,5
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c 27,2
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c 27,3
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c 18,4
18,4
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c 1
1
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c169
169
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c
tayninh
c
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b180
181,5
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tipiak
c 90,5
91
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c 33,8
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c
+bs
4,65
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14,6
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102
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201
201
101
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toupargel groupe
tour eiffel
txcellg
u10g
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union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
videlio (ex:iec)
viel et cieg
viktoria investg
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voltalia
xilam animationg
ymagisg
ouv
+ht
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a
b 30,9
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c
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c
c
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10,1
c 60,5
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diageo
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66
135
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1
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c
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cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
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22-05-2018
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achat
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18250
lingotin 250grs 9100
4,3
9100
lingotin 100grs 3640
4,3
3640
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
541,67
537,05
cuivre (girm):
Londres
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
27 169
26 706
Fix2
27 320
26 819
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
24 583
24 120
Fix2
24 727
24 168
London BuLLion MarKeT
22/05
21/05
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 654
1 639
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 288
1 288
palladium (eN dollars Par oNce troy)
972
981
platine (eN dollars Par oNce troy)
880
886
neW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
22/05
Mai 18
16,57
Juil. 18
16,6
sePt. 18
16,69
déc. 18
16,83
JaNv. 19
16,85
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
settleMeNt
21/05
16,6
16,47
16,54
16,7
16,72
settleMeNt
22/05
Mai 18
1291,7
aout 18
1297,8
déc. 18
1310,3
avr. 19
1323
déc. 19
1349,8
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
Mai 18
Juil. 18
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
22/05
904,2
909,6
914,6
918,5
919,6
21/05
1289,6
1297,6
1310,1
1322,2
1349
settleMeNt
21/05
922,4
886,8
890,6
896,7
902
cathodes : 6048 a coMPter du 22/05/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
687,88 dePuis le 22/05
base laMiNé laitoN 1 titre 580,76 dePuis le 22/05
base laMiNé laitoN 70/30
590,5 dePuis le 22/05
base laMiNé laitoN 85/15
639,18 dePuis le 22/05
base laMiNé broNze 94/6
777,02 dePuis le 22/05
base laMiNé broNze 94/4
747,3 dePuis le 22/05
London MeTaL exchange
22/05
21/05
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1885-1895
1890-1900
12220
1830-1840
1835-1845
12220
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2278-2278,5
2279,5-2280
1234575
2296,5-2297
2293-2293,5
1243850
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
6860-6861
6895-6896
302900
6783-6783,5
6816-6817
301475
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
20600-20650
20525-20530
2440
20650-20675
20575-20625
2430
14610-14615
14650-14665
303576
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
22/05
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
14740-14750
14800-14850
305748
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2359,5-2360
2365-2367
133275
2330-2330,5
2350-2350,5
133725
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
3097,5-3098
3101-3103
231100
3080-3080,5
3083,5-3084
231450
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
Mai 18
JuiN 18
Juil. 18
aout 18
22/05
3,12
3,12
3,13
3,15
21/05
3,05
3,05
3,06
3,07
vol
41
491
95198
81
base Jul 18
base dec 18
PoiNte JuN 18
PoiNte Jul 18
22/05
55,61
62,79
59,34
60,04
KuaLa LuMpur
settleMeNt settleMeNt
Jou r
22/05
20700
21/05
20700
vol
clôture
21/05
40,69
46,28
clôture
21/05
55,61
62,79
59,34
60,04
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
Juil. 18
aout 18
sePt. 18
déc. 19
Mars 10
22/05
72,8
72,55
72,15
64,55
63,23
21/05
72,35
72,08
71,55
64,38
63,23
468,5
441,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
92,45
90,25
493,5
461,5
92,45
90,25
492,5
460,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
22/05
15,88
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
21/05
22,9
23,35
23,45
gaz naTureL
JuiN 18
Juil. 18
aout 18
22/05
2,89
2,92
2,93
clôture
vol
21/05
2,84
2,87
2,88
clôture
21/05
21,93
vol
vol
8034
106
26
settleMeNt settleMeNt
22/05
JuiN 2018 22,73
Juil 2018 22,3
août 2018 22,41
21/05
22,63
22,7
22,62
21/05
86,58
82,32
82,08
77030
43217
16215
5049
2628
clôture
clôture
vol
22/05
21/05
Juil. 18
1858
1865
déc. 18
1892
1907
Mars 19 1879
1896
Mai 19
1877
1890
Juil. 19
1895
1888
new york (eN $ Par toNNe)
7609
4876
1782
299
65
sePt. 18
déc. 18
Mai 19
sePt. 19
sePt. 19
22/05
2630
2649
2639
2655
2655
21/05
2704
2717
2697
2694
2694
vol
14122
4195
606
130
130
settleMeNt settleMeNt
22/05
609
594,6
559,1
21/05
609
594,6
559,1
vol
settleMeNt settleMeNt
22/05
21/05
JuiN 18
168,5
167,5
aout 18 170,5
169,75
Nov. 18
172,25
171
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
BeTaiLs
clôture
vol
22/05
21/05
Mai 18
1745
1729
7
Juil. 18
1792
1798
4264
Nov. 18
1778
1779
622
JaNv. 19 1774
1784
326
Mars 19 1787
1792
80
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
16417
9838
1951
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mars 19
22/05
123,3
126,85
130,3
136,45
21/05
120,35
123,9
127,35
133,6
vol
7157
3059
1563
260
vol
settleMeNt settleMeNt
Jou r
22/05
21/05
112,45
115,7
vol
112.45
342
56
11
vol
356
32
86
settleMeNt settleMeNt
vol
21/05
150
152
152,5
183
veau vivaNt - bresil - brl :
141
le 21/05//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.04925
le 21/05//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.33925
le 21/05//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.74
le 21/05//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
indices
rJ crb
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
vol
settleMeNt settleMeNt
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
vol
96645
38540
55053
22/05
21/05
Juil. 18
12,21
12,35
sePt. 18
11,8
11,8
Nov. 18
11,9
11,97
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
22/05
155,05
148,75
154,35
9
9
1
1498
844
224
settleMeNt settleMeNt
22/05
21/05
Juil. 18
405,5
401,75
sePt. 18
414,25
410,25
déc. 18
424
419,5
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
Mai 18
Juil. 18
Nov. 18
jus d’orange
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
22/05
21/05
sePt. 18
542
524,5
déc. 18
565
546,75
Mars 19 578
565,5
mais à paris (eN euros Par toNNe)
caFé
Bois
Juil. 18
sePt. 18
Nov. 18
21/05
11,68
11,98
12,84
12,95
13
vol
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 113.83
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
22/05
12,25
12,6
13,38
13,43
13,45
vol
settleMeNt settleMeNt
22/05
21/05
sePt. 18
178,5
176,25
29973
déc. 18
182
179,25
36487
Mars 19 183,75
181,5
3364
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
coTon
22/05
86,88
83,3
82,98
Juil. 18
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
22/05
21/05
Juil. 18
247,5
241,75
sePt. 18
252
248
déc. 18
259,75
256
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 94,45, le 22/05//18
Juil. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
clôture
vol
8638
3670
846
438
254
cacao
uraniuM
22/05
22,9
23,35
23,45
clôture
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 20/05/
Prix indicatif : 2602
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
22/05
21/05
aout 18 345,4
339,2
oct. 18
340,9
335,2
déc. 18
344,5
339,6
Mars 19 347,6
342,4
Mai 19
349,8
344,2
new york (eN ceNts Par lb)
vol
21/05
15,05
powernext gas futures
vol
22/05
21/05
JuiN 18
702,5
692,75
45829
Juil. 18
699,75
689,75
34337
Nov. 18
695,5
684,75
4190
Fév. 19
689,25
679
2578
avr. 19
685,5
675,5
770
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
469,5
441,5
sPot
céréaLes
12,39 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
672,5
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
22/05
21/05
Jour
80,36
79,22
Juil. 18
80,36
79,22
177626
aout 18 80,4
79,26
160676
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
22/05
Nord da 22,21
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
675
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
etain (en dollars par tonne)
21/05
antimoine 99,65% (par tonne)
8200
8200
bismuth 99,99% (par lb)
5,2
5,2
cadmium 99,95% (par lb)
1,48
1,48
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
44,25
44,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
1075
1075
ferro molybdene (par kg)
30
30
germanium (par kg)
1750
1750
selenium 99,50% (par lb)
24,25
24,25
silicium (par tonne)
2275
2275
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
22/05
22/05
21/05
211,5
210,34
reuters coM. 2303,17
2281,68
Moodys coM. 6156,44
6156,44
or iNdustriel 35481
35347
lMex
3330,5
3343
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHÉS // 33
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. 058 200 60 01
www.mirabaud.com
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Pictet Asset Management
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Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
339,62 21/05
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
610,22 18/05
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
545,49 21/05
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
257,66 21/05
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
360,51 21/05
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
628,86 18/05
LU0188501257 Pictet-health
257,32 21/05
529,25 22/05
16297,27 22/05
114,7
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
191,06 18/05
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
104,83 18/05
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
475
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
105,59 18/05
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
134,33 18/05
LU0851564897 euroPean equity (eur)
174,03 18/05
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
122,86 18/05
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
102,02 18/05
LU0851564541 World equity (eur)
156,72 18/05
18/05
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
162,71 21/05
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
155,44 18/05
18/05
LU1279334210 Pictet-roBotics
140,62 21/05
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
306,7 18/05
LU0090689299 Pictet-Biotech
710
21/05
LU0338483075 Pictet-russian equities
58,21 21/05
94,51 21/05
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
150,35 18/05
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239,26 21/05
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142,86 18/05
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139,45 18/05
302,44 21/05
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1278,6
21/05
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
162,15 21/05
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296,81 21/05
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
285,1
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désignation
des valeurs
107,65 18/05
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
LU0340554913 Pictet-digital
code isin
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0168449691 Pictet-greater china
LU0070964530 Pictet-indian eq.
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
18/05
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
PORTRAIT
par Laurance N’Kaoua
@LauranceNKaoua
Eric Piermont/AFP
Emmanuel
Freund,
Blade runner
En ce mois de janvier, dans les locaux parisiens
de Blade, de vieux cartons ayant abrité des carcasses d’ordinateurs jonchent le sol. De jeunes
salariés en baskets s’affairent autour d’écrans.
Un panneau autorise le port de la moustache,
un aquarium renferme un dinosaure en plastique et, dans la salle de réunion, reste un verre
d’eau chaude, calcaire et sucrée, qu’Emmanuel
Freund savoure malicieusement.
A 40 ans, l’œil charbonneux, la mèche fougueuse et le verbe facile, le patron de Blade n’y va
pas par quatre chemins : « Nous comptons un
jour remplacer tous les ordinateurs, téléphones
portables, tablettes et autres objets connectés dans
le monde », avance celui qui est aussi l’un des
trois cofondateurs de l’entreprise. Une vision ?
Du bluff ? Blade, qui propose un ordinateur
dans le cloud baptisé « Shadow », a levé 51 millions d’euros en juin dernier. Et un total de
64 millions d’euros en trois tours de table. Créée
en 2015, la start-up compte parmi ses investisseurs historiques des figures, dont Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister) ou Michaël
Benabou (Vente-privee.com).
Aujourd’hui, s’enthousiasme Emmanuel
Freund, Blade embauche une personne par
jour, a des bureaux outre-Atlantique et compte
20.000 clients. L’idée ? Les affranchir de la
machine, bruyante, encombrante, essoufflée. Et
leur offrir accès à leur « ordinateur » – dossiers
ENTREPRISES
FIRST ABU DHABI BANK
Kim Tran
est le nouveau CEO France.
Kim Tran, 41 ans, ancien élève de
Centrale Supélec et de Centrale
L i l le , a d é b u t é e n 2 0 0 3 c h e z
JP Morgan en investment bank.
Entré chez HSBC en 2006, il est
devenu deputy head global ban-
et interface – depuis n’importe où, via le boîtier
de Blade ou sur un écran quelconque (téléphone
portable, tablette, télévision…) accueillant
l’application Shadow. Le tout moyennant un
abonnement de 29,95 euros mensuels. Bilan,
assure Emmanuel Freund, « le PC de nos clients
ne deviendra jamais obsolète ». Cerise sur le
gâteau : « C’est écologique !, assure-t-il. Inutile de
racheter des modèles récents : même un très vieil
ordinateur peut, en empruntant cette technologie,
devenir ultrapuissant. »
Seulement, voilà, dit-il, avec le cloud, il y a
encore une barrière psychologique à surmonter. Idem avec le mécanisme de l’abonnement,
longtemps galvaudé à ses yeux. « Il a un côté
visionnaire, un peu geek, un peu provoc, et beaucoup d’humour. Il me surprend tout le temps »,
confie Pierre Kosciusko-Morizet.
« Alice », de Woody Allen
Emmanuel Freund explique, convainc, fait des
puzzles, déclare « parler anglais comme un Français », se dit orageux… Il est parisien, fils d’une
mère médecin généraliste et d’un père chercheur en mathématiques qu’il a soif d’impressionner. Et programme depuis l’âge de 8 ans. « Je
me préparais à être chercheur », raconte cet
ancien d’Henri-IV, aîné de quatre frères, qui a le
goût des mathématiques et la physique en horreur. Une haine qui lui coûtera son concours de
king au Vietnam, vice-président
du marketing stratégique en 2008,
chef du corporate banking au
Liban en 2010 et directeur des ventes commerciales et management
client aux Emirats arabes unis en
2011. En 2013, il été nommé chef
des opérations commerciales
monde de la National Bank of Abu
Dhabi. Depuis 2016, il dirigeait les
opérations commerciales et conseil en Europe et en Amérique.
normalien : « J’ai refusé de passer l’épreuve »,
déclare cet amateur de belote, père de deux jeunes enfants et titulaire, en mathématiques, d’un
magistère de Jussieu et d’un DEA d’Orsay.
Est-ce un hasard ? L’instigateur de l’ordinateur sans carcan physique déteste l’enfermement. « Plus j’avançais dans mes études, plus
j’allais vers un destin de prof de maths. Je ne voulais pas être prof ! » confie Emmanuel Freund,
qui, jeune, a attrapé quelques déprimes au passage, la peur de l’échec au ventre. « A 17 ans, j’ai
vu le film “Alice” de Woody Allen. Dans une scène,
une vieille dame raconte à la jeune Mia Farrow
que, à chaque regard dans la glace, elle se dit, en
son for intérieur, qu’elle a réussi sa vie. Ça m’a
marqué : je me suis demandé ce qui justifierait
qu’à 60 ans je sois sûr d’avoir réussi la mienne »,
dit-il. Il opte alors pour un DEA d’informatique,
conçu par l’Ecole normale de la rue d’Ulm, jugée
prestigieuse par son père. Et développe, à ses
heures perdues, un logiciel de visite d’appartements sur plans pour Immo-by-tel. Mais gagner
trop d’argent n’est pas noble aux yeux d’Emmanuel Freund. « Je suis un rêveur », murmure cet
admirateur de Winston Churchill, qui a derrière
lui douze ans de piano et dix de violoncelle. Il
part alors faire une thèse informatique au Liafa.
Il ne la finira jamais et change de cap une fois
encore avant de trouver sa voie.
Ce n’est qu’en 2004 qu’il découvre sa fibre
d’entrepreneur. Lorsque sa grand-mère lui
demande de lui expliquer Internet, il songe à des
ordinateurs tactiles et autres logiciels ergonomiques voués aux personnes âgées. Sa première
entreprise, Isidore, voit le jour pour les commercialiser. Après un partenariat infructueux avec
Orange, alors en pleine révolution, Isidore est
racheté en 2013 par Doro, qui les recrute, son
cousin Asher Criou et lui, pour créer des smartphones pour seniors. C’est là que le duo a l’idée
de Shadow et de Blade. « Tout a commencé avec
une feuille volante », raconte le CEO. Son ami Stéphane Heliot les a rejoints. La semaine dernière,
Blade a signé un partenariat exclusif avec le distributeur LDLC. Emmanuel Freund, qui vient
de créer une équipe de développeurs de choc en
cas de pépin, ne regrette rien : « Je le fais avec passion, et ça sonne juste. » n
LASSALE INVESTMENT MANAGEMENT
Beverley Shadbolt
est nommée présidente
de LaSalle France.
B everley Shadbolt, 37 ans,
MRICS, est diplômée de l’université de Reading. Après avoir travaillé chez JLL, elle a rejoint, en
2006, LaSalle comme gérante de
fonds. Elle a travaillé dans plusieurs départements, de la ges-
tion d’actifs à la gestion de fonds,
en passant par l’acquisition.
LEGRAND
Bénédicte Bahier
sera directrice des ressources
humaines du groupe à compter
du 1er juin.
Bénédicte Bahier, 41 ans, diplômée de l’Essec, titulaire du Capa,
est la directrice juridique de
Legrand depuis 2012 et membre
du comité de direction depuis
2013. D’abord avocate d’affaires
au sein du cabinet Linklaters, elle
a rejoint Legrand en 2007,
comme juriste chargée des
aspects corporate et gouvernance. Elle a ensuite été nommée
responsable de la gestion des risques, puis responsable juridique.
GROUPAMA AM
Marie-Pierre Peillon
Aurélie de Barochez
sont nommées directrice
de la recherche et de la stratégie
environnement, social,
gouvernance (ESG)
et responsable de l’intégration
ESG.
Marie-Pierre Peillon, 57 ans, titulaire d’un doctorat en sciences
économiques de l’université de
Paris-1, est diplômée de la SFAF.
Elle a notamment travaillé chez
Concorde Finance, dans le
groupe Viel et chez GAN. En 2000,
elle s’est vue chargée de développer le pôle d’analyse crédit et
actions chez Groupama AM,
puis, à partir de 2003, d’intégrer
l’analyse extrafinancière à l’analyse financière. En 2012, elle est
devenue directrice de la recherche, de l’analyse économique,
financière et extrafinancière. Par
ailleurs, elle a été présidente de la
Société française des analystes
financiers (SFAF) entre 2011
et 2014.
Aurélie de Barochez, 34 ans,
titulaire d’un master en management d’Audencia Nantes et d’un
master en droit international de
l’université de Paris-II, diplômée
de la SFAF, a d’abord été analyste
ISR chez Generali en 2011, puis
chez Agicam. Entre 2012 et 2015,
elle était analyste, responsable de
la labellisation des fonds ISR au
sein de Novethic. C’est en 2015
qu’elle a rejoint Groupama AM
comme analyste financier et
extrafinancier, chargée du secteur de l’énergie et du pilier de
l’environnement.
VIVARTE
Alain Postic, 51 ans, diplômé de
l’Edhec et titulaire d’un DESCF
(diplôme d’études supérieures
comptables et financières), a
débuté en 1989 au sein du cabinet
Arthur Andersen à Paris. En
1996, il rejoint le groupe pharmaceutique Fournier, prenant la
direction du contrôle de gestion
de sa division pharmacie. En
2001, il a intégré Club Med,
comme contrôleur de gestion
avant d’être nommé en 2003
directeur financier pour la zone
Amériques. En 2007, il a pris la
direction financière du groupe
Dubai World Trade Centre, aux
Emirats arabes unis. En 2011, il
est passé directeur financier de
Thomas Cook, puis du groupe
Flo entre 2015 et 2017.
ILS SONT NÉS
UN 23 MAI
Myriam Boyer, actrice,
70 ans.
Rubens Barrichello, pilote
automobile, 46 ans.
Joan Collins, actrice,
84 ans.
Barbara Dalibard, chief
executive officier
de SITA, 60 ans.
Anatoli Karpov,
grand maître d’échecs,
67 ans.
Michel-Edouard Leclerc,
président de l’Association
des centres distributeurs
E.Leclerc, 66 ans.
Helen Lee Bouygues,
spécialiste du redressement
d’entreprises, ex-partner
chez McKinsey, 46 ans.
Laurent Naouri, artiste lyrique,
54 ans.
Francis Rocard,
astrophysicien, 61 ans.
Arthur Sadoun, président du
directoire de Publicis, 47 ans.
Vincent Quandalle, directeur
général France de B&B Hotels,
55 ans.
Christophe Victor, directeur
général délégué du groupe
Les Echos, 53 ans.
Alain Postic
est nommé secrétaire général
de Vivarte et membre du comité
exécutif.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MERCREDI 23 MAI 2018
SPÉCIAL
LESECHOS.FR/
SANTÉ-SOCIAL
ENJEUX // Les opportunités de croissance autour de la question de longévité sont bien réelles, mais complexes.
Le vieillissement de la population contraint les acteurs de la « silver économie », publics et privés, à repenser
le parcours de vie des plus âgés, mais aussi à trouver des solutions pour les aidants.
Entreprises et services publics
face au défi de la longévité
D
epuis 2000, le nombre de
personnes âgées de 80 ans et
plus a augmenté de 77 % à
travers le monde. Une tendance
lourde qui va se renforcer et à
l a q u e l l e l a Fr a n c e , b i e n s û r,
n’échappe pas. Le défi est clair : bâtir
une société de la longévité, ce qui
implique de repenser le monde du
travail, des villes et de l’habitat.
Sur ce dernier point, rappelons
qu’à l’heure actuelle, 600.000 Français vivent en établissement
d’hébergement pour personnes
âgées (Ehpad). La tension dans la
gestion de ces établissements est de
plus en plus forte, comme l’ont confirmé les récents mouvements
sociaux. Malgré un renfort de
moyens, le secteur reste en « souffrance » selon Monique Iborra,
députée LREM chargée d’une mission flash sur les Ehpad. La situation
de plus en plus critique de ces établissements pose la question du
maintien de nos aînés à domicile. En
effet, 90 % des seniors préfèrent rester chez eux plutôt qu’entrer en maison de retraite (sondage
OpinionWay).
Innovations technologiques
Un champ d’innovation et un vivier
de croissance considérables pour la
« silver économie », qu’il s’agisse des
acteurs traditionnels ou d’une nouvelle génération d’entreprises. Ainsi,
depuis deux ans, la start-up OuiHelp
accompagne plus de 150 personnes
âgées en Ile-de-France grâce à une
centaine d’auxiliaires de vie. L’objectif étant de « permettre aux person-
Préserver la mobilité
des seniors est aussi
un facteur clef pour
le maintien
de l’autonomie.
nes âgées de continuer à bien vivre
chez elles grâce à une meilleure qualité
de service, et de revaloriser le métier
d’auxiliaire de vie », explique PierreEmmanuel Bercegeay, président de
OuiHelp. L’entreprise intègre également des innovations technologiques comme un algorithme de matching qui permet d’identifier
l’auxiliaire de vie la plus adaptée au
senior. Autre piste pour le maintien
des personnes dépendantes à domicile, la revalorisation du statut
d’aidant déjà évoqué par la ministre
des Solidarités et de la Santé Agnès
Buzyn. Le pays compte 8,5 millions
d’aidants, plus de la moitié sont des
retraités.
De multiples autres enjeux sont
encore à prendre en compte. La gestion des seniors dans leur mobilité
quotidienne est aussi une priorité,
car elle est un facteur clef pour la
prévention de la perte d’autonomie.
Or, le Laboratoire de la mobilité
inclusive rapporte que 44 % des
plus de 75 ans déclarent être gênés
pour se déplacer en ville. Intégrant
cet enjeu dans son projet, la ville de
Limoges a récemment signé un partenariat avec Life Design Sonore,
une start-up spécialisée dans l’intégration du son. L’entreprise a mis au
point une technologie qui améliore
la restitution du son embarqué
dans les bus offrant ainsi un
meilleur confort d’écoute à destination des seniors.
La ville du futur va également
voir émerger de nouveaux services
de santé destinés aux plus fragiles.
Grâce à sa Consult Station, cabinet
médical connecté, la start-up H4D
met en relation patients et médecins pour une consultation médicale en visioconférence et quel que
soit leur environnement (mairie,
pharmacie…).
Qui paie la note ?
Avec une pension moyenne de
1.389 euros brut par mois, 83 % des
Français craignent de manquer de
ressource à la retraite (Ipsos). Qui
doit financer le grand âge ? En
France, les dépenses liées à la
dépendance sont chiffrées à près
de 24 milliards d’euros. Depuis
2011, les gouvernements successifs
ont évoqué la possibilité d’ajouter
une cinquième branche à la Sécurité sociale : « C’est la collectivité
nationale qui va devoir prendre le
financement de la dépendance à
charge », déclarait Emmanuel
Macron en avril dernier. Le président de la République a également
évoqué la mise en place d’une
seconde journée travaillée et non
payée. L’année dernière, la journée
d e s o l i d a r i t é ava i t r a p p o r t é
2,4 milliards d’euros, dont 1 milliard et demi était destiné aux personnes âgées (CNSA).
Les couvertures publiques restent
néanmoins insuffisantes compte
tenu des besoins. Les personnes
âgées pourraient exploiter davantage leur patrimoine immobilier
afin de compenser la diminution de
leurs moyens financiers. Un patrimoine vendu en viager, par exemple,
permet de se procurer un revenu
sûr, tout en restant chez soi. Le viager reste cependant un marché de
niche avec 5.000 transactions par
an… La crainte d’aliéner son patrimoine prend souvent le dessus !
Pour les seniors exclus des prestations attribuées sous condition de
ressource, souscrire une assurance
privée peut être une solution recommandable. D’autant plus que l’idée
d’une assurance privée obligatoire
revient sur le devant de la scène,
après avoir été évoquée puis abandonnée sous le quinquennat de
Nicolas Sarkozy.
Les besoins de dépendance peuvent également être assumés grâce
à l’épargne personnelle. Mais pour
l’investisseur aux cheveux blancs,
les limites d’âge en matière financière constituent un véritable frein :
la Fédération française de l’assurance recommande, par exemple,
une procédure d’examens systématiques à partir de 85 ans. La fiscalité
de l’assurance-vie successorale diffère en fonction de l’âge du souscripteur avant et après 70 ans. Cet âge n’a
pas été remis en question depuis
presque trente ans ! Reste que
l’allongement de l’espérance de vie,
source des problèmes du cinquième âge, porte aussi une partie
de la réponse. Les Français ont en
effet vocation à transmettre de plus
en plus tard, et donc à hériter de plus
en plus tard. n
Une société de la longévité, où 90% des seniors préfèrent rester chez eux plutôt qu’en maison de retraite, implique de repenser
le monde du travail, des villes et de l’habitat. Photo Denis Allard/RÉA
« Dépendance : le défi n’est pas seulement financier »
A
esio, deuxième groupe
mutualiste de France,
organise à Paris ce mercredi 23 mai un événement intitulé
« Réussir la société de la longévité », dont « Les Echos » sont partenaires. Son directeur général
nous explique les raisons qui poussent le groupe à monter ainsi en
puissance sur ces questions. Face
au prolongement de la vie, les
attentes des seniors en matière
d’accompagnement évoluent fortement. D’où une obligation d’innovation pour les divers acteurs de la
« silver économie ».
Après avoir abordé l’économie
collaborative et la santé au
travail dans les précédentes
éditions de vos « Rencontres »,
vous avez décidé d’aborder
la question de la société
de la longévité. Pourquoi
un tel choix ?
La problématique du vieillissement
de la population est centrale pour
nous, compte tenu de l’enjeu économique qu’elle représente. Notre
objectif est d’appréhender les voies
qui permettront aux mutuelles de
réussir à croître dans une société de
la longévité. Et j’en suis convaincu,
la question de la dépendance va
revenir sur le devant de la scène.
Eovi Mcd mutuelle – des moyens
financiers et humains pour
accompagner les seniors au quotidien et tout au long de la vie.
Nous multiplions d’ailleurs les
offres qui leur sont dédiées, à
l’image de l’assurance Edeo, une
garantie pensée pour profiter de
l’allongement de la durée de vie
proposée par Adrea Mutuelle.
INTERVIEW
EMMANUEL ROUX
Directeur général d’Aesio
Franck Beloncle
Adam Assia
Emmanuel Macron a d’ailleurs suggéré au cours d’une allocution télévisée de créer un « cinquième risque » assuré par la Sécurité sociale.
La prise en charge de la perte
d’autonomie des personnes âgées
pourrait donc se faire via le système
de protection sociale. Mais le défi
n’est pas que financier : ce n’est pas
en injectant des milliards d’euros
dans le système que le gouvernement va lutter contre la solitude ou
la sédentarité des plus fragiles. Prenons l’exemple du Japon. Ce pays,
où les plus de 75 ans sont déjà plus
nombreux que les moins de 15 ans,
a pris à bras-le-corps l’enjeu démographique. Le marqueur sanitaire
est excellent, car, au-delà de gérer le
vieillissement de sa population, le
gouvernement met en avant de
nouveaux équilibres sociétaux.
Dans quelle mesure la problématique du vieillissement
de la population transformet-elle votre métier ?
Aujourd’hui, le modèle mutualiste doit se faire une place autour
de l’économie du vieillissement.
Comme l’ensemble des secteurs,
notre métier en est profondément impacté : on passe d’un
modèle assurantiel classique à
une société de services. Les exigences croissantes de prise en
charge de la santé, conséquence
directe de l’allongement de l’espérance de vie, nous confortent
dans l’idée d’un accompagnement global et personnalisé à destination des plus âgés. Nous
mobilisons intelligemment, via
les mutuelles du groupe – Adrea
Mutuelle, Apréva Mutuelle et
Au sein de votre groupe,
quelles réalisations illustrent
le mieux cette nouvelle
approche ?
Depuis de nombreuses années, le
groupe déploie de nombreuses initiatives allant dans ce sens. Je pense
nettement à Jase Up, un projet
porté par Apréva Mutuelle. C’est un
réseau social exclusivement destiné aux personnes fragilisées. Je
pense également au label « Cité des
aînés » pensé dans l’esprit d’une
cité-village. Le projet vise à répondre à l’ensemble des besoins du
senior tant au niveau de l’architecture, de la prise en soins que de la
sécurité. Plus ludique encore, nous
avons lancé « Stim’Art », réalisation
d’Eovi Mcd mutuelle, une application qui permet de travailler sur la
mémoire !
Propos recueillis par A. A.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
SPÉCIAL SANTÉ-SOCIAL // 35
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
ÉTUDE // L’étude « Réussir la société de la longévité » réalisée à l’occasion
de la conférence-débat sur le même thème révèle que le vieillissement et
la retraite ne sont plus synonymes de déclin pour une majorité de Français.
Les Français confiants
face à l’avancée en âge
Julie Le Bolzer
@JulieLeBolzer
Autre enseignement, la retraite
n’est pas vécue par la majorité
comme un déclassement : 23 % y
voient un facteur d’inquiétude, alors
que 40 % l’appréhendent comme un
« soulagement » et 50 % comme
une « simulation ». Plus on monte
en âge, plus ces taux augmentent :
chez les 65 ans et plus, 46 % évoquent un soulagement et 67 % une
simulation. La conception positive
de la longévité a toutefois son revers,
à savoir un véritable déni des risques liés à l’âge. « De nombreuses
choses sont faites, néanmoins il subsiste un déficit d’information et un
éparpillement des sources de renseignements et d’aides », pointe Serge
Guérin, estimant qu’une démarche
de simplification s’impose.
Illustration de ce déni : 76 %
répondent que rester au domicile
représente la clef du bien-vieillir…
mais seuls 15 % ont aménagé leur
logement pour l’adapter aux
P
e u r d e v i e i l l i r, m o i ?
Jamais ! » Voilà qui pourrait
résumer l’étude « Réussir la
société de la longévité » réalisée par
Viavoice pour les rencontres
Aesio*. En effet, 74 % des sondés
éprouvent « le sentiment de bien
vieillir ». En outre, 56 % se disent
bien « intégrés dans la société » et
62 % estiment qu’il existe, en
France, « un lien entre les différentes générations ». « La ligne dominante vise à opposer les générations.
Or la population n’adhère pas à ce
discours, car la relation intergénérationnelle constitue une réalité vécue
par de nombreux Français qui se
réjouissent d’échanger avec leurs
aînés », observe le sociologue Serge
Guérin (lire l’interview ci-dessous),
qui a piloté l’étude avec Arnaud
Zegierman.
66 %
Pour les deux tiers des Français,
la priorité est d’éloigner le
risque de perte d’autonomie.
besoins liés à l’âge. Ce constat traduit la difficulté à glaner des informations : 51 % affirment que le fait
de ne pas savoir où se renseigner
constitue un frein pour préparer
l’avancée en âge (taux qui atteint
58 % pour les 65 ans et plus). Cela
fait écho à l’importance du lien
social pour le bien-vieillir : bien
entouré, on peut questionner ses
proches pour savoir où aller glaner
des renseignements.
« Le lien social constitue la pierre
angulaire d’une société qui se porte
bien et se révèle essentiel au bienvieillir. Il est primordial de conserver
« Il est temps de cesser d’opposer le chezsoi aux établissements d’hébergement »
Propos recueillis par
Julie Le Bolzer
Manque de soutien
Enfin, l’étude se penche sur la perception du soutien accordé aux
aidants : 78 % des répondants
observent que les aidants ne sont
pas soutenus par les pouvoirs
publics et par la société, la même
proportion jugeant insuffisant
l ’a c c o m p a g n e m e n t p a r l e s
employeurs. Un résultat qui tranche avec un regard globalement
positif sur l’avancée en âge, le lien
entre les générations et une société
qui est en train de s’adapter aux
seniors.
* Un échantillon de 1.001 personnes
représentatif de la population française
âgée de 18 ans et plus a été interrogé en
ligne du 29 mars au 4 avril 2018.
INTERVIEW
SERGE GUÉRIN
Sociologue
D. Benainous
L’enquête « Réussir la société
de la longévité » que vous avez
copilotée pointe le fait que les
Français, en majorité, ont le
sentiment de bien vieillir. D’où
vient cette sérénité ?
Alors que les résultats des enquêtes
sur le moral des Français se révèlent souvent peu reluisants, l’étude
« Réussir la société de la longévité »
montre à l’inverse une perception
positive de l’avancée en âge. Quelle
bonne nouvelle ! Cela apporte de
l’eau au moulin aux hypothèses que
je défends depuis des années. Ainsi,
concernant la retraite, les personnes interrogées voient plus la perspective de liberté que le risque de
déclassement social. On voit bien le
décalage persistant et croissant
entre le vécu des personnes et les
représentations négatives véhiculées par les décideurs.
des connexions avec les autres, cela
donne du sens et permet de se sentir
utile à la société », souligne Serge
Guérin. « Rester en connexion avec
la société » est effectivement préconisé par 42 % des personnes interrogées (58 % des 65 ans et plus)
pour améliorer le bien-être des
seniors. Avant cela, 66 % (et 77 %
des 65 ans et plus) estiment que la
priorité est d’éloigner le risque de la
perte d’autonomie aussi bien physique que neurologique.
drait lancer une démarche de simplification et s’interroger sur la
façon dont les différents acteurs de
proximité peuvent travailler
ensemble. Enfin, c’est là que le lien
social montre tout son intérêt : bien
entouré, on sait où aller chercher
l’information et se préparer à
l’avancée en âge.
Bien qu’ils disent ne pas avoir
peur de vieillir, les Français
peinent à préparer l’avancée
en âge. Pourquoi ?
Difficile de s’imaginer vieux. En
outre, la société de la longévité est
absente du discours politique et les
démarches de prévention, de formation, d’adaptation de l’habitat ne
sont pas à la hauteur. L’étude pointe
que les Français ne souhaitent pas
aller en maison de retraite mais
n’adaptent pas leur logement pour
autant. Il est temps de cesser
d’opposer le chez-soi aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Ces derniers ont vocation à évoluer
et à s’ouvrir. Du côté du domicile,
l’Etat doit s’emparer du sujet, via des
campagnes de sensibilisation, des
aides fiscales, un écosystème de
proximité…
Quelles sont les priorités
pour améliorer le bien-vieillir
en France ?
Cela nécessite d’élaborer, enfin, un
discours positif de la société de la
longévité. Il reposerait tout d’abord
sur un changement de regard sur
les aînés. Trop souvent, le discours
dominant rep ose plus sur le
mépris, le déni ou l’opposition avec
les seniors que sur l’inclusion. Cela
est mauvais pour la cohésion nationale et l’avenir du pays. En second
lieu, il est urgent de favoriser la prévention. Pour que la population
vieillisse mieux, il faut intervenir
au plus tôt à différents niveaux : les
modes de vie, la pratique d’activités
physiques, la sensibilisation à la
nutrition, l’adaptation de l’habitat,
l’aménagement du territoire,
l’amélioration de l’environnement, etc. Enfin, il faut valoriser et
écouter les seniors eux-mêmes et
les inviter à agir.
Qu’est-ce qui explique le déni
des risques liés à l’âge ?
De nombreuses choses sont faites,
par les départements ou encore par
des réseaux du type Villes Amies
des Aînés. Néanmoins, il subsiste
un déficit d’information, une inflation de normes et un éparpillement
des sources de renseignements et
d’aides. Sans compter, pour beaucoup de personnes, la difficulté
d’appréhender la complexité. A
l’heure où chaque administration
crée de nouvelles structures, il fau-
La problématique des aidants
est-elle suffisamment prise
en compte ?
Pas du tout. Les Français l’expriment fort bien : le sondage montre
que seuls 15 % estiment que les
aidants bénéficient d’un soutien
suffisant. Alors que les résultats de
l’étude se révèlent globalement très
positifs, cela n’est absolument pas le
cas sur le sujet des aidants. A l’heure
actuelle, on compte 8,5 millions
d’aidants en France. Ces personnes
consacrent bénévolement au
moins vingt heures par semaine à
un enfant, un parent, un proche…
Mais parfois, il s’agit de vingt heures
par jour ! Les pouvoirs publics n’ont
pas pris la mesure de cet aspect
majeur. Si les aidants n’étaient pas
là, le système de santé français
s’écroulerait.
Quelles sont les organisations
jugées les plus légitimes pour
accompagner le bien-vieillir ?
Nous observons encore une forte
demande vis-à-vis du collectif et des
institutions. Au vu des résultats de
l’enquête, les institutions arrivent
en tête, notamment la Sécurité
sociale, la ville, le département…
Les organismes de proximité,
comme le tissu associatif et les
mutuelles, sont également cités.
Ces différentes organisations doivent prendre conscience qu’elles
sont attendues sur le sujet. C’est
donc à elles de se mobiliser, tout en
s’appuyant sur les seniors eux-mêmes. Nous devrions prendre conscience de la nécessité de construire
une société de la longévité où chacun contribue, œuvre à créer un
écosystème bienveillant envers les
aînés et les plus fragiles. Confusément, les gens savent bien qu’ils
vont un jour être concernés.
* Professeur à l’Inseec, où il dirige le MSc
Directeur des établissements de santé,
Serge Guérin est l’auteur de « Silver
génération. 10 idées reçues à combattre à
propos des seniors » (Michalon), le coauteur, avec Pierre-Henri Tavoillot, de « La
guerre des générations aura-t-elle
lieu ? » (Calmann-Lévy) et, avec Dominique Boulbès, de « La Silver Economie »
(La Charte).
a
L’intégralité de l’interview sur
lesechos.fr/thema
CE QUI
NOUS
RAPPROCHE
Paris, 29-30 mai
www.oecd.org/fr/forum - #OECDFORUM
- Partenaire média
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36 // SPÉCIAL SANTÉ-SOCIAL
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
HABITAT
Silver Breizh, une union de
professionnels de l’habitat
pour le maintien à domicile
Une dizaine de professionnels de l’habitat se regroupent dans cette société qui
va ouvrir un showroom
près de Saint-Brieuc pour
présenter leurs innovations
dans l’aménagement des
logements des seniors.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Les aménagements de l’habitat devant permettre le maintien
de personnes âgées à leur domicile sont encore trop rarement
réalisés en préventif. Photo Shutterstock
« Le maintien à domicile des personnes âgées réclame des aménagements
de logements très précis et adaptés à
chacun d’entre eux », indique Patrick
Brigand, le responsable de Silver
Breizh. Créée il y a trois ans dans le
département des Côtes-d’Armor,
cette société rassemble une dizaine
de professionnels qui mettent en
commun leurs innovations. Cela va
du plombier à l’architecte d’intérieur en passant par l’électricien, le
cuisiniste, le paysagiste ou le peintre.
Les délais d’intervention de chacun
de ces prestataires sont au maximum réduits afin d’adapter au plus
vite les logements. Les modifications touchent toutes les parties de
l’habitat. Il est parfois nécessaire de
déplacer les arrivées d’eau, de revoir
les conditions d’accès de la personne
à la douche. Dans la cuisine, il est
souvent conseillé d’y installer un
plan de travail modulable. A l’extérieur du pavillon, il est généralement indispensable de réorganiser
les conditions d’accès au jardin,
voire à la rue. Le digital est également intégré aux modifications
pour faciliter, par exemple, la fermeture des volets, l’allumage des lumières ou, dans un tout autre domaine,
garantir une surveillance permanente à distance des occupants.
Silver Breizh franchit un nouveau
cap avec l’ouverture annoncée d’ici à
la fin de l’année d’un showroom
d’une surface de 80 mètres carrés
situé à Plérin, près de Saint-Brieuc,
afin de présenter les compétences et
les innovations des prestataires de
cette « maison de demain » où vont
être investis, dans un premier
temps, 130.000 euros afin de mettre
en exergue le nec plus ultra d’un
logement accessible aux personnes
dépendantes.
Chiffre d’affaires modeste
Le chiffre d’affaires de Silver Breizh,
de 500.000 euros par an, reste
modeste. L’implantation de ce
showroom devrait augmenter sa
visibilité et les chances de développement de l’entreprise, actuellement composée de 3 collaborateurs
dont 2 techniciens qui se chargent
de réaliser les projets et devis mais
aussi de suivre les chantiers. La fourchette de prix oscille entre 5.000 et
10.000 euros par contrat. « Dans le
secteur de la Silver économie, notre
créneau des aménagements intérieurs est souvent difficile à cerner. Les
conditions du maintien ou du retour à
domicile intéressent peu les visiteurs
des Salons spécialisés. Il s’agit d’un
marché forcé », précise Patrick Brigand. Autrement dit, les modifications de l’habitat sont très rarement
réalisées en préventif. Les personnes
y pensent à partir du moment où
elles sont confrontées au problème.
Pour vendre ses services, Silver
Breizh passe principalement par
l’intermédiaire des professionnels
de santé, les médecins, les kinésithérapeutes et les infirmiers.
L’entreprise s’adresse aussi aux services publics départementaux, qui
sont d’ailleurs amenés, sous certaines conditions, à financer une partie des travaux à engager. Il existe
peu d’initiatives en France identiques à celle de Silver Breizh. Ses
protagonistes n’excluent donc pas
une extension de leur concept sur
d’autres sites, à condition de pouvoir réunir des professionnels
locaux prêts à s’investir. n
TÉLÉMÉDECINE
TokTokDoc déploie la télémédecine dans les Ehpad
hospitalier de référence. » Les déplacements coûteux et anxiogènes des
patients sont évités. Et le médecin
peut, si besoin, être sollicité en
urgence sans avoir lui-même à se
déplacer. A terme, la start-up imagine une permanence de soins
grâce à l’implication des organisations territoriales d’urgence.
Fondée en septembre
dernier, la start-up strasbourgeoise TokTokDoc
veut optimiser la prise
en charge des résidents
d’Ehpad grâce à sa plateforme de télémédecine.
Le rôle clef de l’effecteur
Hélène David
— Correspondante à Strasbourg
Le suivi médical de résidents
d’Ehpad ne passe pas nécessairement par des déplacements en
ambulance, et encore moins par le
recours à l’urgence. C’est en tout cas
la conviction de Dan Grünstein et
du Dr Laurent Schmoll, fondateurs
de la plate-forme de télémédecine
TokTokDoc. Spécialement dédié
aux Ehpad, TokTokDoc propose
d’optimiser la prise en charge médicale grâce à un système maison de
visioconsultation : une consultation classique à ceci près que médecins et patients sont à distance, chacun derrière une tablette. La plateforme a d’ailleurs été conçue pour
Spécialement dédié aux Ehpad, la plate-forme TokTokDoc propose d’optimiser la prise en charge
médicale grâce à un système maison de visioconsultation. Photo Rea pour Toktokdoc
reprendre les incontournables
d’une consultation physique à travers une interface simple. Elle
inclut un système de rédaction
d’ordonnances et de comptes rendus, la génération automatique
d’une feuille de soins, la transmis-
sion en temps réel de photos ou
documents médicaux et même une
« salle d’attente virtuelle ».
Surtout, ces consultations sont
remboursées par la Sécurité sociale
et les patients peuvent avoir affaire
à leur médecin. « Nous n’avons pas
vocation à mettre en place un pool de
médecins, insiste Dan Grünstein. Lorsque les Ehpad s’abonnent à
notre solution, les établissements
prennent contact avec leur réseau de
médecins : les médecins traitants des
résidents et les médecins du centre
Sur la planète télémecine, TokTokDoc a la spécificité d’avoir conceptualisé sa solution autour du rôle
clef de l’« effecteur ». « C’est le bras
armé du médecin à distance »,
résume Dan Grünstein. Autrement
dit, l’infirmier(e) ou l’aide-soignant(e) qui installe le patient
devant sa tablette, active la visioconsultation et intervient si besoin à la
demande du médecin : pour prendre la température ou la tension du
résident, ou transmettre la photo
d’une plaie ou d’une lésion. La solution permet aux médecins d’écouter
le cœur de leurs patients grâce à un
stéthoscope connecté en Bluetooth.
Mais TokTokDoc n’a pas l’intention
de se livrer à la course aux objets
connectés. « Nous pensons que 80 %
des problématiques peuvent être résolues sans y avoir recours », indique le
Dr Schmoll, qui voit la télémédecine
comme « une voie complémentaire
aux consultations physiques ».
Créée il y a moins d’un an, la
start-up, qui emploie 15 personnes,
a commencé la commercialisation
de son produit, sous forme d’abonnements, et est actuellement en
négociation avec 150 Ehpad en
France. Elle espère lever 1,8 million
d’euros dans les mois qui viennent
et entend se déployer dans d’autres
configurations qui présentent un
potentiel effecteur : cures thermales, système carcéral, maisons de
santé ou hospitalisation à domicile.
Dans l’intervalle, les fondateurs
appellent de leurs vœux la mise en
place d’une grille de performance
identifiant l’impact de la télémédecine. Pour Dan Grünstein, « en
diminuant le recours à l’urgence et
l’hospitalisation, il y a des économies
potentielles considérables pour
l’Assurance-maladie qui pourraient
donner lieu à des rétrocessions pour
les établissements ». n
SÉCURITÉ
Sol-Secure tague les patients fugueurs
Le système anti-errance
de la start-up I3S-Solutions
propose des étiquettes
électroniques RFID pour
être alerté en cas de fugue.
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
Po u r e m p ê c h e r l e s p a t i e n t s
fugueurs de s’enfuir des établissements médicalisés, il faut des gardiens à chaque issue, ce que la situation financière des Ehpad ne
permet pas. D’où le succès de la
solution anti-errance proposée par
le groupe monégasque Uriel Conseil. Mise au point en 2011 par le fondateur de la start-up aixoise I3S-Solutions passée sous son contrôle il y
a un an et demi, elle consiste en des
étiquettes électroniques RFID
(« radio frequency identification »)
cousus dans les vêtements des résidents. Ainsi tagués, ils sont immédiatement repérés s’ils traversent le
champ radiofréquence des antennes placées aux sorties des établissements qui les accueillent et une
alarme s’active alors sur le bipeur
des aides soignantes. « La jurisprudence récente a statué sur la responsabilité des Ehpad en cas de fugue. Ce
sujet est devenu un souci majeur
pour leurs responsables », explique
Jacqueline Sfriso, qui gère cette
entreprise d’une vingtaine de personnes.
Des dispositifs anti-errance existent déjà pour garantir la sécurité
des malades atteints d’Alzheimer :
contention chimique pour abrutir
le résident, vidéosurveillance, bra-
celet de géolocalisation, boîtier de
surveillance, pendentifs… « L’autonomie de ces dispositifs est limitée, ils
déresponsabilisent le personnel
d’établissement et sont intrusifs car
ils pistent les résidents, ce qui préoccupe de nombreux groupes de
réflexion sur l’éthique et le bien
vieillir. Nous sécurisons sans pister »,
poursuit la cheffe d’entreprise.
Lavables en machine
Les étiquettes électroniques sont cousues dans les vêtements
des résidents de maisons médicalisées. Photo Sol Secure
Une trentaine d’établissements s’est
équipée de sa solution, baptisée
« Sol-Secure » : pour quelques milliers d’euros comprenant la licence
d’exploitation, ils se voient fournir
un kit comprenant une ou plusieurs antennes selon le nombre
d’issues à sécuriser, et quelques
centaines de tags conçus pour supporter des lavages réguliers en
machine. Les avantages sont indéniables. « Cette solution répond aux
problématiques de sécurité sans contredire la liberté de mouvement et
l’autonomie de nos résidents, et elle
débarrasse notre personnel médical
du stress », témoigne le directeur
d’un Ehpad de Saint-Cannat,
Michel Gauthier, qui a été un des
premiers à équiper son établissement de 58 places qui compte une
dizaine de résidents à risque.
Le business model d’I3S-Solutions repose sur le vieillissement de
la population. La France compte
près de 6 millions de personnes de
plus de 75 ans, dont 1,2 sont dépendantes et 800.000 sont malades
d’Alzheimer. Parmi elles, 230.000
entrent chaque année dans un des
8.000 établissements médicalisés
que compte le pays. n
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SPÉCIAL SANTÉ-SOCIAL // 37
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
SERVICES
Jase up, un « Social Network »
dédié aux seniors
43 %
Pour lutter contre l’isolment social des personnes
âgées, l’application Jase up,
initialement conçue pour
les familles de trisomiques,
met à la disposition des
utilisateurs un ensemble de
services pour lutter contre
la perte d’autonomie.
DES PLUS DE 65 ANS
sont inscrits sur au moins
un réseau social.
suffit d’inscrire sur la plate-forme
les coordonnées de la personne fragilisée. Autour de ce « favori » gravite une « tribu » constituée essentiellement de la famille, d’amis et de
professionnels de santé. Les proches du senior peuvent ainsi échanger et communiquer aisément via
deux applications : Jase Up Alerte,
qui permet à la personne âgée de
contacter directement une ou plusieurs personnes sans les chercher
dans la liste de son répertoire, et
Jase Up Réseau qui offre de partager
des informations avec le « favori ».
Adam Assia
LOGEMENT
Toit + Moi
+ Mamie Brigitte
Un partage des data
De nombreux réseaux sociaux sont spécialisés
sur le segment des seniors. La plate-forme Jase up
permet à une personne en perte d’autonomie de
communiquer facilement avec sa famille, ses amis ou des
personnels de santé. Photo Shutterstock
Jeune retraitée recherche
étudiant Erasmus pour
projet de cohabitation !
De nombreux d’objets connectés
peuvent également être reliés à
l’application : en cas de canicule par
exemple, le thermostat détecte la
température inhabituellement élevée de la pièce et la transmet directement au hub. Une alerte est alors
envoyée au favori ainsi qu’à sa tribu.
Pour un fonctionnement optimal
et un maximum d’efficacité, ce type
d’application nécessite du partage de
données. Et c’est là que le bât blesse :
les entreprises privées restent réticentes quant au partage de leurs data.
Les seniors, eux, sont 50 % à craindre
une violation de leurs données personnelles. La prochaine entrée en
vigueur du règlement général sur la
protection des données (RGPD)
devrait apporter davantage de transparence aux particuliers souhaitant
utiliser ce type d’application. n
« Toit + Moi », initiative de la
Caisse nationale d’assurancevieillesse, est un projet singulier
visant à favoriser les échanges
intergénérationnels. L’idée est
simple : un senior disposant
d’une chambre vacante dans sa
résidence principale propose à
un étudiant étranger d’occuper la
pièce libre, et cela sans aucun
engagement monétaire ou obligation de présence, uniquement
une participation aux charges
courantes. L’assurance-retraite a
d’ailleurs lancé en janvier dernier
une plate-forme en ligne qui permet de mettre en relation étudiants et retraités. Ce système de
cohabitation intergénérationnelle a le vent en poupe dans les
grandes villes où les loyers sont
souvent hors de prix et où la
pénurie de logements est une
réalité.
PRÉVENTION
Des capteurs
pour aider à bien
vieillir chez soi
Christine Berkovicius
— Correspondante à Orléans
Aider les personnes âgées à bien
vieillir chez elles, sans les infantiliser : voilà le défi que s’est lancé la
start-up orléanaise Janasense. Cette
jeune pousse développe des capteurs destinés à favoriser le maintien
à domicile et l’autonomie des
seniors. Son idée ? Enregistrer des
« signaux faibles » qui permettront
de détecter si l’occupant du logement présente un comportement
anormal par rapport à sa routine
quotidienne – toilette, prise de repas,
sieste ou sommeil nocturne, etc.
Placé à l’intérieur du frigo, un capteur enregistre par exemple à quelle
fréquence la porte s’ouvre. Si le
rythme se ralentit, cela peut être le
signe que le senior a tendance à
moins se nourrir. Un autre capteur
mesure le taux d’humidité de la salle
de bains, ce qui permet de savoir si la
personne âgée a bien pris une douche. D’autres vont enregistrer le
niveau de bruit, la qualité de l’air…
Ces données, stockées sur les serveurs de Janasense, sont analysées
et synthétisées sous forme d’une
frise chronologique qui permet
d’identifier les écarts par rapport
aux habitudes. Ces résultats sont
transmis à l’occupant du logement,
et ses proches peuvent eux aussi en
prendre connaissance via une
application sur leur smartphone.
Services en ligne
« A la différence d’un capteur de
chute par exemple, qui alerte quand
l’accident arrive, à un moment où la
fragilité s’est déjà installée, notre
solution permet d’agir en amont, de
prévenir la perte d’autonomie, et
d’apporter plus de sérénité à la
famille », explique Michaël Alves,
qui a eu l’idée de cette start-up en
étant lui-même confronté au
vieillissement de sa mère.
Outre la technologie des capteurs, l’entreprise, qui emploie
9 salariés, travaille sur une offre de
services en ligne pour éviter que le
quotidien se dégrade davantage, et
envisage de proposer, par exemple,
des conseils d’hygiène de vie, des
exercices physiques, des recettes de
cuisine… « Il faut être inventif pour
trouver de nouvelles façons de préve-
« Je ne loue pas
ma chambre,
je la mets
à disposition. »
BRIGITTE GARETTE
Retraitée
Rompre la solitude
D.Chauveau – Département du Loiret
La start-up Janasense
connecte le logement
des personnes âgées
pour anticiper, grâce
à la détection de signaux
faibles, l’apparition de
difficultés, et retarder ou
éviter l’entrée en Ehpad.
plate-forme, ce qui m’a permis
d’échanger directement avec des
jeunes Erasmus. » En examinant
les différents profils, Brigitte
« matche » avec Juan, un jeune
étudiant colombien venu étudier
à Science Po Bordeaux. Après de
nombreux échanges via Skype et
autres visites virtuelles de la maison, l’étudiant s’est installé chez la
retraitée. « Je l’ai tout de suite mis à
l’aise et lui ai proposé de nous
tutoyer. Je ne loue pas ma chambre,
je la mets à disposition. Juan participe aux charges à hauteur de
150 euros par mois. Il sort, fait sa
vie, invite des copains. Il n’y a pas de
règles formelles, c’est comme une
famille. Chacun d’entre nous doit
fournir des efforts pour s’adapter
au mode de vie de l’autre. »
Disposés en plusieurs points du logement, les capteurs permettent
d’identifier tout comportement anormal d’une personne âgée par
rapport à sa routine quotidienne.
nir la perte d’autonomie. Si l’on agit
trop tard, il n’y a plus d’autre solution
que l’Ehpad », insiste Pascale
Réthoré, directrice adjointe de la
Caisse d’assurance-retraite et de la
santé au travail du Centre-Val de
Loire, qui a soutenu le projet à ses
débuts, à hauteur de 100.000 euros.
Dépôt de brevet
Le produit, qui a fait l’objet d’un
dépôt de brevet fin 2017, a depuis
peu intéressé l’office HLM du Loiret, LogemLoiret, et le Conseil
départemental, qui a débloqué une
somme de 110.000 euros pour favoriser son déploiement à titre expé-
rimental pour une durée d’un an.
« C’est la première fois que nous soutenons ainsi une start-up. L’intérêt
est de voir comment on peut se saisir
des nouvelles technologies pour
accompagner le maintien à domicile », relève Alexandrine Leclerc,
vice-présidente du Conseil départemental. 300 logements du département vont être équipés de capteurs et les locataires, en retour,
partageront leur expérience.
Objectif : permettre à Janasense
d’améliorer sa solution, et optimiser sa commercialisation, prévue
d’ici à la fin de l’année, sous forme
d’abonnement. n
Pour le retraité, la collocation
avec un « djeun » permet de rompre avec la solitude. En France,
300.000 personnes de plus de
60 ans sont en situation de mort
sociale : ils ne rencontrent quasiment jamais d’autres personnes,
tous réseaux confondus (Petits
Frères des pauvres). Parfois, la
présence d’un étudiant à la maison se révèle plus que rassurante
pour la famille du senior, souvent
confronté à un risque d’isolement
au passage à la retraite.
Brigitte Garette a 65 ans. Jeune
retraitée du secteur bancaire, elle
se présente comme une ambassadrice du projet Toit + Moi. La
sexagénaire a déjà accueilli deux
étudiants dans sa maison bordelaise « Pour le moment, je n’ai reçu
que des Colombiens, on pourrait
croire que c’est un cartel ! »
s’amuse la retraitée. « La mise en
relation a été simple. Une fois inscrite sur la plate-forme, une association bordelaise spécialisée dans
les échanges intergénérationnels
est entrée en contact avec moi. Des
représentants sont venus à la maison pour échanger et pour déterminer si mon logement était adapté à
l’accueil d’un étudiant. Après la
visite, mon profil a été validé sur la
`
Pour Brigitte Garrette, l’expérience Toit + Moi est résolument
positive : « Un projet comme
celui-là casse le cliché de guerre
générationnelle. Je reprends un
nouvel étudiant en juillet prochain.
J’ai d’ailleurs embarqué une
copine avec moi qui va se lancer
prochainement sur la plateforme. » Ouverture d’esprit et
sens du partage sont deux critères
essentiels au bon fonctionnement de cette colocation nouvelle
génération. Pour Juan, cohabiter
avec la sexagénaire lui a permis
de découvrir « la vie à la française ». Il souligne néanmoins le
caractère sérieux de son engagement vis-à-vis de Brigitte Garrette : « Il faut être sérieux. Il y a des
droits et des devoirs à respecter de
part et d’autre pour que ça se passe
bien. Si tu veux faire la bringue tous
les soirs, ça ne sert à rien d’opter
pour ce type de collocation. »
D’après une récente étude Harris
Interactive, 74 % des Français
sont favorables à la cohabitation
intergénérationnelle.
Aussi concluante soit-elle,
l’expérience Toit + Moi n’est toujours pas accessible aux étudiants
français. — A. A.
SUR
LE WEB
robot émotionnel Paro
•à laLeconquête
des seniors français
sur lesechos.fr/thema
Denis Meynard
Facebook, Snapchat, Instagram ou
Twitter, les seniors sont friands de
réseaux sociaux ! Oubliez donc le
cliché du papy terrorisé par l’Internet, voire incapable de faire fonctionner un ordinateur. 43 % des
plus de 65 ans sont inscrits sur au
moins un réseau social, selon Les
Senioriales. La perte d’autonomie à
laquelle sont confrontées bon nombre de personnes âgées implique
souvent un isolement social. Communiquer sans sortir de chez soi
s’avère donc très efficace.
De nombreux réseaux se sont
d’ailleurs exclusivement spécialisés
sur le segment des personnes fragilisées et en perte d’autonomie.
L’application Jase Up se présente
davantage comme un « Solidarity
Network ». La plate-forme a été
développée par la société Norsys, à
l’initiative de l’association Down
Up, avec le soutien notamment
d’Apréva Mutuelle. Initialement
conçue pour des familles de trisomiques, elle s’est avérée tout aussi
adaptée à des personnes âgées ou
fragiles, puisqu’il s’agit de mettre à
disposition des utilisateurs un
ensemble de services destinés à
prévenir la perte d’autonomie.
L’application est bâtie autour du
bénéficiaire du réseau, « le favori » :
pour être identifié en tant que tel, il
« Un projet comme celui-là casse le cliché de guerre générationnelle », témoigne Brigitte, une retraitée qui a accueilli
Juan, un étudiant colombien, pendant un an. Photo DR
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Mercredi 23 mai 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
« Les Echos »
+
Le son de Kenichiro
Sony reprend EMI Music Publishing
sans faire rêver Tokyo.
L'INVITÉ
DES ECHOS
Jacques Richier
PDG d’Allianz France
LOI PACTE La loi Pacte (plan d’action pour la croissance
et la transformation des entreprises) est actuellement
en préparation. « Nous sentons qu’il y a une bonne volonté,
c’est-à-dire de relancer l’épargne et essayer d’allonger la durée
de cette épargne », déclare Jacques Richier. « Enfin, concernant
la partie retraite – le plan d’épargne retraite –, les choses sont
de nature différente : cela va davantage dans le sens de donner
plus de transparence et de flexibilité de changer de compagnie
d’assurance, de partenaires ou de porter son contrat. »
DONNÉES « Une des révolutions importantes est celle
des données », explique Jacques Richier. Dans ce contexte,
plusieurs questions se posent : « Comment, demain, allonsnous intégrer ces données dans nos modèles de tarifications ?
Comment intégrons-nous des modèles de machine learning,
d’intelligence artificielle ? Comment on tarifie de plus en plus
sur le comportement de l’individu, plus que sur qui est
l’individu ? C’est vers là que nous allons demain. »
AUTOMOBILE « Le véhicule est un objet qui peut envoyer de la
donnée et permet une tarification (de l’assurance automobile)
qui est en temps réel. [...] Par exemple, pourquoi prendre
un abonnement d’assurance, et pourquoi pas une assurance
à la demande ? Or, cette assurance à la demande exigera
une capacité, pour les assureurs, à tarifer juste sur l’instant. »
Interview réalisée par Guillaume Maujean
a L'intégralité de l'émission sur lesechos.fr/invitedesechos
« Si tu es pressé, fais un détour ». Le nouveau patron de Sony, Kenichiro
Yoshida, semble murmurer ce proverbe japonais bien connu hors des frontières à l’oreille de ses actionnaires, dont un grand nombre est domicilié
hors de l’Empire du Soleil Levant. Il les a fort bien informés sur l’ambition
de son plan triennal – se construire des sources de cash flow régulières –,
peut-être parce qu’il a officié comme directeur financier avant de prendre
les manettes. Il les a en revanche beaucoup moins bien renseignés sur sa
trajectoire de rentabilité, en se gardant bien de leur dévoiler les objectifs de
marge d’exploitation à terme des grands métiers. Tokyo a donc préféré
infliger une leçon à sa « blue chip » (–2 %) au lieu de la féliciter de la reprise
d’EMI Music Publishing, qui s’inscrit dans la mue du fabricant d’appareils
électroniques en un acteur des contenus numériques. Comme les effets
dynamisants de cette dernière ne sautent pas aux yeux dans les objectifs 2021,
l’emplette ressemble à un acte défensif face au désengagement annoncé
du consortium du fonds Mubadala d’Abou Dhabi. Avec de tels vendeurs
et l’engouement pour la musique en ligne, le prix n’est pas donné (19 fois
l’Ebitda ajusté). Même si Sony va pouvoir enregistrer un gain comptable
de 100 milliards de yen sur sa participation existante (15 % du bénéfice
d’exploitation 2018/2019), il lui faudra de la croissance pour justifier
cette prise de son.
Emporiki 29
Epic Games 23
Europe Technologies
26
EVA (Electric Visionary
Aircraft) 24
Facebook 15
Facebook 27
Free 23
Google 27
Groupe Santiane 27
H4D 34
Hirschler
Manufacturing 26
Iliad 30
Ivy Koin 29
Leclerc 16
Les Senioriales 37
Life Design Sonore 34
Train de vie
General Electric ne résout pas ses problèmes
de cash en sortant du ferroviaire.
Ryanair et easyJet ne sont pas près
de quitter les radars des portefeuilles.
Un train peut en cacher un autre. Les actionnaires de General Electric
en sont avertis par le nouveau conducteur de leur convoi, John Flannery,
qui les a mis sur la voie de délestage de 90 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis son arrivée il y a dix mois. Les faux-semblants de la
décennie et demie de l’ère Immelt tombent, faisant sortir de dessous le tapis
la poussière des contrats de services mal ficelés, des prévisions échevelées
et des polices d’assurances-santé insuffisamment provisionnées.
En sortant du métier très lucratif des locomotives de fret (18 % de rentabilité
opérationnelle), le nettoyeur des écuries d’Augias prête toutefois également
le flanc à la critique du trompe l’œil. A 11,1 milliards de dollars, la valorisation
ne fait entrer dans l’immédiat que 2,9 milliards de cash dans les caisses,
un décalage déjà observé lors de la vente des solutions industrielles à ABB.
C’est certes toute l’intelligence de la transaction conclue avec l’équipementier ferroviaire Wabtec : GE et ses actionnaires resteront exposés au rebond
attendu de 28 % des profits de leur ancienne filiale d’ici à 2019, et pourront
céder plus tard leur participation. Il fallait au moins cela pour signer avec le
descendant de l’ennemi héréditaire de GE, Westinghouse ! Mais en attendant,
les désengagements annoncés jusqu’ici représentent moins de la moitié
des 20 milliards prévus d’ici à 2019. Renflouer les fonds de pension
dépassera le cash-flow libre disponible cette année, et la rumeur craint
une nouvelle coupe dans le dividende. Ceux qui l’aiment se demandent
s’il faut prendre ce train-là.
Livsty 24
Marks & Spencer 21
Mecadaq 26
Orange 23, 30
OuiHelp 34
Plus que PRO 26
Renault 19
Sensorion 26
SFR 23
Sia Partners 24
Silver Breizh 36
Sony 22
Spotify 22
Tempow 24
Toyota 30
ZTE 23
AVIS FINANCIER
GER 29
EN VUE
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tirage Du 22 mai 2018 : 85.767 exemplaires
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ce numéro comporte un 3e cahier de 12 pages « les echos entreprises et collectivités »
Il y a des pessimistes qui réussissent à mettre presque autant de baume
au cœur que les optimistes. Il en est ainsi de Ryanair et d’easyJet. L’« annus
horribilis » du premier ne s’est pas si mal terminée aux yeux de la City, avec
ses chiffres annuels un peu meilleurs que prévus pour son exercice clos fin
mars dernier. Ses ailes irlandaises, fortement alourdies par les effets secondaires de leur mémorable conflit avec leurs pilotes dans toute l’Europe,
annoncent un repli sensible du bénéfice net pour l’exercice en cours. Mais
la City qui sait compter, s’y attendait depuis longtemps. Et elle connaît la tendance conservatrice habituelle qui sous-tend cet exercice de projection de
trajectoire financière. Le tableau de bord d’easyJet, qui espère bien augmenter son bénéfice imposable de près d’un tiers lors de l’exercice clos fin septembre, s’avère beaucoup moins nuageux à entendre ses dirigeants. Les experts
du Credit Suisse le prévoient il est vrai, l’inflation de ses coûts va rester plus
modérée dans les prochains mois que celle de Ryanair – comme l’année
dernière – de quoi continuer à donner au challenger une poussée boursière
supérieure à celle du leader. Ces deux fleurons du low cost ne sont pas près
de quitter les radars des portefeuilles. La City boit comme du petit-lait toutes
les déclarations du premier sur les scénarios de consolidation continentaux
et tous les points d’étape du second sur les transferts de clientèles, en provenance des maillons faibles du transport aérien. Elle essaye d’y voir clair
à travers les yeux de ces rapaces des parts de marchés. Ryanair conserve son
« track record » de fiabilité supérieure au rayon des résultats publiés,
mais easyJet n’a pas dit son dernier mot pour s’améliorer sur ce point.
Œil de rapace
LES ENTREPRISES CITÉES
Aesio 34
Alibaba 27
Altice 23, 30
Amazon 27
Apple 22, 27
Auchan 16
Beranger 15
Blade 33
Boeing 26
Bouygues 23, 30
Carrefour 16
Carven 15
Casino 16
Cleep 24
Coinbase 29
Crédit Agricole 30
Deezer 22
EMI Music Publishing
22
crible
L
Giuseppe Conte
e nom du président du Conseil
proposé par les deux aussi nouveaux qu’improbables leaders
italiens a plongé l’Europe dans la stupéfaction, – « Who is that man ? » – et mis
les services de documentation en mode
panique – « Chi e quello ? ». Ce Conte
est-il bon ? En tous cas, ce plus petit
dénominateur commun, sur lequel se
sont mis d’accord les excités d’extrêmedroite, la Ligue, et ceux d’extrême-gauche repeints en « anti système » du Mouvement 5 étoiles, n’a sans doute pas une
petite opinion de lui-même. Le curriculum vitae établi par les propres soins de
ce professeur de droit ne fait pas moins
de 18 pages. Une liste longue comme un
bras tendu de fonctions académiques et
d’universités, 3 mois à Yale, Vienne, Cambridge, Rome, Florence… Ce fait, relevé
par « Le Point », laisserait, selon notre
confrère, percer un léger péché d’orgueil.
Cela dit, selon le « New York Times » et le
« Guardian », certaines université nommées n’ont pas retrouvé trace de son passage. Le Conte ne serait pas bon.
Ce n’est sans doute pas pour rien que
ses nouveaux maîtres n’ont pas respecté
leur promesse de nommer un homme
politique élu. Un novice sera plus facile à
manœuvrer. Autrement dit, l’homonyme du chanteur Paolo, et du sélectionneur Antonio a été, à 54 ans, choisi
par défaut. Vu par l’AFP comme un
« ancien homme de gauche, resté jusque à
présent loin de la politique », lui-même
dit : « Mon cœur bat à gauche ». Espérons
que son foie, lui, se porte bien. Parce que,
si son nom est accepté par le président
de la République, le programme qu’il
devra appliquer, c’est champagne pour
tout le monde sauf pour les immigrés !
Attention aux lendemains de cuite.
(
Lire nos informations
Page 6
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MERCREDI 23 MAI 2018// SUPPLÉMENT GRATUIT AU NUMÉRO 22700 | ISSN 0.153.4831 | NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT
MARCHESPUBLICS.LESECHOS.FR
Le nouveau siège d’Altice
voit le jour à Balard
v
Nombre de marchés
publics en cours
Inférieur à 700
Total Ile-de-France
6.817
489
Yvelines
675
Lamia Barbot
@Lamia Barbot
Inquiétude sur les transports
D’ici à la fin de l’année, le gros des troupes
de SFR quittera le siège historique de SaintDenis pour investir les bâtiments ouest et
nord. A terme, l’Altice Campus accueillera
plus de 6.000 personnes. Chaque bâtiment
est équipé d’un restaurant d’entreprise, une
bonne chose dans un quartier pauvre en offre
de restauration. D’ailleurs, pour combler ce
manque, l’ancien chef cuisinier de l’Elysée,
Eric Duquenne, a ouvert son restaurant
Aux 3 Présidents au rez-de-chaussée du
bâtiment « Médias » du campus.
De 701 à 1.000
2.107 (Paris)
Val-d’Oise
Les quatre immeubles du projet Qu4drans situés en face du ministère des Armées sont
terminés. D’ici à la fin de l’année, plus de 6.000 salariés du groupe Altice s’y installeront.
Quatre bâtiments pour 86.000 mètres
carrés de bureaux. Bienvenue à l’Altice
Campus, dans le 15e arrondissement de
Paris. A quelques mètres du ministère
des Armées à Balard, c’est ici que le groupe
Altice a installé ses équipes.
Lancés en août 2013, les travaux se sont
terminés en février avec la pose de la
dernière pierre du quatrième bâtiment.
Les immeubles présentent la forme
de monolithes métallisés et vitrés, pliés
et taillés, tel un gigantesque origami.
Trois bâtiments sont réservés à SFR et le
quatrième aux activités médias du groupe.
Dans ce dernier immeuble de sept étages,
seules les équipes du quotidien
« Libération » et du magazine « L’Express »
sont pour le moment installées. Elles seront
rejointes par les journalistes télé et radio
du groupe, dont BFM et RMC, d’ici à la fin
de l’année.
« C’est compliqué de déménager une chaîne de
télé et de radio qui fonctionnent 7 jours/7 et
24 heures/24, il faut trouver le bon moment »,
explique-t-on en interne. D’autant que
l’aménagement intérieur n’est pas encore
terminé et la construction des sept studios,
« dernier cri », toujours en cours.
LE BAROMÈTRE
DE L’ÎLE-DE-FRANCE
3.009
Seineet-Marne
Essonne
560
665
Créations d’emplois et levées
de fonds
Par des start-up franciliennes,
cumul depuis le 1er janvier
2017
2018
3.043
579,1
475,7
1.442
Créations
en nombre
Levées de fonds
en millions d’euros
« LES ÉCHOS » /
SOURCES : E-MARCHESPUBLICS.COM, TRENDEO
REGROUPEMENT. Trois bâtiments du complexe sont réservés à SFR et le quatrième aux activités médias du groupe,
qui incluent le journal « Libération », le magazine « L’Express », et les radions BFM et RMC. Photo Nicolas Fussler
Côté transports, l’inquiétude persiste,
même si le quartier est desservi par la
ligne 8, le RER C et le tramway T3. « L’offre
disponible n’est pas faite pour autant de
monde », objectent certains salariés alors
que l’arrivée du reste des troupes est prévue
d’ici à la fin de l’année et que le nombre de
places de parking a été jugé insuffisant.
« L’opération a été projetée à la manière d’un
campus tertiaire urbain évoluant au milieu
d’un parc paysager. Des circulations
piétonnes, dessinées sous forme de mosaïques,
composent le parc largement végétalisé pour
offrir aux utilisateurs du site et aux riverains
des lieux de détente », explique le cabinet
d’architectes Wilmotte & associés. Les
jardins extérieurs s’étendent sur plus d’un
Le chiffre
7
STUDIOS
de télévision et de radio
« dernier cri » sont
encore en construction.
hectare avec 160 arbres et 47.000 plantes.
Les quatre bâtiments sont la propriété
personnelle de Patrick Drahi, PDG d’Altice,
qui les loue aux filiales de son groupe.
« C’était son rêve de rassembler toutes les
entités du groupe au même endroit et, surtout,
d’être propriétaire des murs », explique-t-on
chez SFR. C’est désormais un rêve devenu
réalité et aussi la concrétisation d’un quartier
des médias dans le sud de Paris. France
Télévisions, Canal+, TF1, Radio France,
« Le Point », « Les Echos », « Le Parisien »,
et bientôt Europe 1… La quasi-majorité des
radios, télés et journaux nationaux sont
aujourd’hui situés dans le 15e arrondissement
ou dans les villes limitrophes du
département des Hauts-de-Seine. n
DU 17 AU 23 MAI 2018
Chaque semaine, « Les Echos »
présente le baromètre des marchés
publics, en partenariat avec la
plate-forme e-marches-publics.com.
Il s’agit des marchés en cours
de publication.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Indice des prix des appartements
anciens – Ile-de-France
Base 100 au T1 2010, CVS
T4 2017
130
126,2
125
120
Clamart veut attirer
les médecins
Devenue zone d’intervention prioritaire, la ville soutient la création
de deux centres de santé.
SANTÉ. Depuis mars, la ville figure dans la
nouvelle « zone d’intervention prioritaire »
définie par l’Agence régionale de santé
d’Ile-de-France. Photo Mairie de Clamart
Laurence Albert
@L_Albert_
place de rester, nous serons dans un désert
médical », martèle-t-il.
Avec une trentaine de médecins
généralistes pour 53.000 habitants, un
centre de santé municipal et deux
hôpitaux à son actif (Antoine-Béclère et
Percy), Clamart n’a, a priori, rien du
désert médical comme on se le figure
parfois en France. Mais son horizon
pourrait bien s’assombrir. Comme ses
voisines Malakoff et Le Plessis-Robinson,
elle figure depuis mars dans la nouvelle
« zone d’intervention prioritaire » définie
par l’Agence régionale de santé d’Ile-deFrance (ARS). Une zone de 4,4 millions
d’habitants dans laquelle, le nombre de
professionnels de santé risquant
de s’amenuiser, les dispositifs d’incitation
à l’installation sont renforcés.
Clamart n’a pas attendu l’ARS pour
tenter d’appâter les médecins. Depuis
quelques mois, le maire Jean-Didier
Berger réunit les professionnels de santé
locaux. « Un tiers des généralistes va
partir en retraite. Si dans cinq ou dix ans,
nous n’avons rien fait pour attirer de
jeunes médecins et convaincre ceux en
Acquisition de locaux
La municipalité va soutenir la création,
souhaitée par les professionnels, de deux
centres de santé privé au sud et au nord
de la ville. Une façon d’unir leurs
forces et de faire des économies de
fonctionnement (secrétariat, salles pour
les urgences, accès handicapés…).
La ville va acheter des locaux qu’elle
louera ou revendra aux praticiens.
Des pistes sont identifiées, dont un centre
commercial dont elle négocie l’achat.
« L’immobilier reste le point noir des
professionnels. Leur problème n’est pas
tant le montant du loyer – même si ce
dernier restera raisonnable – que la
difficulté à trouver de grandes surfaces »,
explique Jean-Didier Berger.
Le projet, qui prendra corps dans trois
ou quatre ans, coûtera plusieurs
centaines de milliers d’euros. Un gros
investissement pour la ville, qui espère
des soutiens. Depuis 2017, la région a
lancé un programme d’aide à la lutte
contre les déserts médicaux (3, 5 millions
d’euros) dont peuvent bénéficier
praticiens et communes.
Côté professionnel, le classement de
Clamart en « zone prioritaire » les rend
en outre éligibles aux aides à l’installation
de l’Etat et à celles de l’assurance maladie.
L’ARS a également créé une zone, dite
« complémentaire », qui couvre un tiers
de la région et où les aides sont
moins nombreuses. Sa réforme a étendu
la carte des territoires éligibles aux aides,
qui couvre 76 % de la population.
De fait, l’Ile-de-France n’a rien d’un
Eldorado pour les jeunes médecins, entre
les loyers élevés, les embouteillages
et parfois l’insécurité. Elle figure dans
le peloton de tête des déserts médicaux
français et le nombre de médecins y
a diminué de 6 % depuis 2010.
Une commune sur deux n’a aucun
généraliste installé.
4
À NOTER
Une maison de santé vient d’ouvrir à
Cesson (77) avec un soutien financier
de 300.000 euros de la région.
115
110
105
100
2010
SOURCE : INSEE
T4 2017
+5,9 %
L’évolution sur un an des prix
des appartements anciens
en Ile-de-France au T4-2017.
+23,4 %
L’évolution des prix des appartements
anciens en Ile-de-France depuis 10 ans
(T1-2008).
+183,6 %
L’évolution des prix des appartements
anciens en Ile-de-France depuis début
2000 (T1-2000).
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
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02 // GRAND PARIS
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
Plate-forme pour l’emploi à Antony
Plateau Urbain, chantre de l’immobilier temporaire,
va rentabiliser les anciens locaux d’Universal Music
en y créant un site dédié au réemploi.
Laurence Albert
@L_Albert_
Des chaises, des bureaux, des jouets en
quête d’une seconde vie, en lieu et place
de cartons de CD de stars de la pop
music. A Antony, Universal Music a plié
bagage, laissant vacant pour six ans un
espace logistique de 18.000 mètres carrés.
Porté par l’etablissement public foncier
d’Ile-de-France (EPF), le site devrait
connaître une nouvelle jeunesse avec
l’arrivée de la gare du Grand Paris Express
(ligne 18). Dans l’intervalle, l’un des
chantres de l’urbanisme temporaire, la
coopérative Plateau Urbain, vient s’y établir
avec un projet thématique autour du
réemploi. « Nous lançons un appel à projets
pour que les associations du réemploi viennent y stocker leur matériel. Il leur arrive
de rater une opportunité d’achat faute de
locaux. Ce bâtiment peut les aider à se
professionnaliser », fait valoir Simon
Laisney, le fondateur de Plateau Urbain.
La coopérative, connue notamment pour
sa participation aux « Grands Voisins »,
à Paris, s’est spécialisée dans cette
programmation immobilière de très court
terme. Elle a signé une convention avec
l’EPF, lequel trouve ici une opportunité de
rentabiliser des bâtiments que leur taille
rend difficile à exploiter.
Soutenir une filière économique
FONCIER. La coopérative Plateau Urbain a réalisé 100.000 euros de travaux pour aménager l’espace
vacant de 18.000 mètres carrés. Photo DR
Pour prendre possession des locaux, Plateau
Urbain a dû effectuer plus de 100.000 euros
de travaux, financés à 50 % par la région.
Charge à elle désormais d’inventer un modèle
d’accompagnement qui concilie vocation
sociale et équilibre économique.
Les loyers seront modérés, du moins les deux
premières années : 60 euros par an et par
mètre carré, soit de 30 à 40 % en dessous du
prix du marché. Pour rentrer dans ses frais
(redevance, ressources humaines…), la
coopérative se fixe comme objectif de louer
8.700 des 11.000 mètres carrés du bâtiment.
« C’est un projet à 500.000 euros par an, qui
n’est pas dénué de risque pour nous, mais
jusqu’à présent, nous avons toujours réussi
à trouver des occupants. Et nous avons ici
l’occasion de montrer que l’urbanisme
transitoire peut servir à d’autres activités, et
notamment à soutenir une filière économique »,
fait valoir Simon Laisney.
La première année sera dédiée au stockage.
Ensuite, le projet devrait monter en puissance :
mutualisation de matériel, création d’une filière
d’apprentissage, transformation semi-industrielle de mobilier. Pour lui donner toutes ses
chances, Plateau Urbain va réunir les acteurs
du réemploi comme Corecyclage ou Bellastock.
Elle mise aussi sur les collectivités locales. « Il y
a du potentiel dans les Hauts-de-Seine, notamment [lié à] la vacance de petites surfaces proches
de la Défense qui, si elle était bien exploitée, pourrait permettre de soutenir la création sur le
territoire », assure Simon Laisney.
A Antony, la coopérative sera doublement
présente puisqu’elle travaille aussi aux
côtés des lauréats du concours « Inventons
la Métropole du Grand Paris ».
4
À NOTER
Antonypole, projet phare du concours
« Inventons la Métropole », vise à créer un
quartier de 60 hectares autour de la future
gare de la ligne 18 du Grand Paris Express.
L’ancien tribunal de Provins reconverti
Ce lieu emblématique, fermé depuis la refonte de la carte
judiciaire de 2009, sera réhabilité par Remix en espace
de co-working, hôtellerie et résidences d’artistes.
Marion Kindermans
@MaKindermans
C’est en répondant par hasard à un mail d’offre
de location du tribunal de Provins – qu’il a
d’abord pris pour une plaisanterie –
qu’Anthony Gutman, fondateur de la société
de co-working Remix, a déniché sa nouvelle
perle rare. Friand des lieux insolites, il a eu le
coup de cœur pour cet ancien tribunal
d’instance niché aux confins de la Seine-etMarne, au cœur de la cité médiévale. Le lieu,
construit dans les années 1900, a été fermé en
2009 après la refonte de la carte judiciaire.
Depuis, ces 1.300 mètres carrés vides ont été
achetés par un marchand de biens, puis
revendus à une société d’investissement qui a
décidé d’en faire un espace de co-working et de
LIBERTÉ, ÉGALITÉÉ,
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ENTREPRENEURIAT. D’ici à la fin de l’été, les espaces du tribunal seront métamorphosés.
Est appelée à y travailler une « communauté » composée de PME, start-up, indépendants
et créatifs : graphistes, webdesigners, développeurs, photographes... Photo Hervé Photo
résidence d’artistes. Un site majestueux avec sa
vaste salle d’audience, la salle des pas-perdus,
les 27 bureaux, les 240 mètres carrés de cave…
Jusqu’à 1 million d’euros
d’investissement
D’ici à la fin de l’été, ces espaces seront
métamorphosés grâce à un investissement
de « 500.000 à 1 million d’euros ».
On y trouvera non seulement un espace
de co-working, mais aussi un hôtel de
huit chambres, des espaces de vie partagés
avec une grande cuisine collective et une
salle à manger, des salons, des résidences
d’artistes, et même un bar-restaurant.
Est appelée à y travailler une « communauté »
composée de ceux que Remix appelle des
« entrepreneurs » (PME, start-up,
indépendants) et des « créatifs » (graphistes,
webdesigners, développeurs, photographes…).
Les membres y seront sélectionnés comme
sur les autres sites. « Nous retenons 40 % des
clients qui postulent car notre critère principal
est de faire travailler les gens entre eux »,
indique le fondateur. A ce jour, Remix
revendique 350 co-workers actifs. Un réseau
qui s’étend à 700-800 personnes en comptant
les partenaires.
Ce sera le sixième espace pour Remix, créé
en 2013, et le premier en dehors de Paris.
L’entreprise, qui a réalisé 1,7 million de
chiffre d’affaires et annonce être rentable
depuis l’an dernier, est adepte des
reconversions les plus atypiques : ancien
squat d’artistes, ex-maison close, ancienne
imprimerie… D’ici à la fin de l’année,
Remix ouvrira deux autres espaces dans
la capitale, dont un dans l’ex-centre
informatiques du RSI, dans le
XVe arrondissement. Et pour la première
fois, deux en régions, à Lille et à Bordeaux.
Les 77 kilomètres de distance qui séparent
Provins de Paris, avec à la clef 1 h 15 de train
depuis la gare de l’Est, n’ont pas effrayé
les fondateurs. Une manière d’éviter la
saturation des espaces de co-working
qui risque de se créer sur Paris ? « Non,
car le marché n’est pas arrivé à maturation,
les marges de progression, y compris sur
la capitale, sont encore là », estime Anthony
Gutman.
L’idée est plutôt de développer une offre
dans la grande couronne, comme le fait
la SNCF dans ses gares ou encore Regus, un
autre acteur du secteur. D’après une note de
l’Institut d’aménagement et d’urbanisme
(IAU) d’Ile-de-France sur les espaces
partagés, parue mi-mars, ces lieux sont au
nombre de 477 à ce jour, dont 204 espaces
de co-working, 204 bureaux mutualisés et
69 espaces de micro-working aménagés
dans les gares. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INITIATIVES LOCALES // 03
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Zéro-phyto : Versailles montre la voie
Pionnière pour l’utilisation de méthodes alternatives aux
pesticides et engrais chimiques, la ville de Versailles est en
partie à l’origine de la loi Labbé qui interdit l’utilisation des
produits phytosanitaires dans les parcs et jardins publics.
Alain Piffaretti
130.000 litres. C’était la quantité annuelle de
produits chimiques auparavant déversés
dans la nappe phréatique par la ville de
Versailles pour l’entretien de ses espaces
verts. Une pratique révolue. Initié par Cathy
Biass-Morin, directrice des espaces verts de
la commune, le recours à des méthodes
alternatives est effectif depuis 2005. « J’ai été
soutenue, dès l’origine, par toute ma hiérarchie : directrice de l’environnement, directeur
général des services et le maire de l’époque,
Etienne Pinte », se souvient aujourd’hui Cathy
Biass-Morin.
Cette dernière a été sensibilisée aux risques des produits phytosanitaires pour la
santé publique par son mari, médecin en
milieu rural. Treize ans plus tard, plus
aucun intrant de l’industrie chimique
n’est utilisé pour l’ensemble des 86,5 hectares verts de la ville. La prolifération et
les effets des herbes et insectes indésirables sont limités via différentes méthodes
alternatives (paillage au pied des plantes,
utilisation d’insectes auxiliaires, débroussaillage, choix de variétés résistantes et
diversifiées, etc.).
L’utilisation des méthodes, notamment
pour le désherbage, dépendent du terrain ; dans certains endroits il faut réengazonner, dans d’autres débroussailler…
Les instruments de tonte et de débroussaillages sont manuels (binette ou
débroussailleuse), mécaniques (balayeuses à brosse, balayeuse mécanique) ou
thermique (projection de vapeur d’eau
pour ébouillanter les herbes).
Les 25.000 euros économisés sur l’achat de
produits phytosanitaires sont réinvestis
dans l’emploi de personnels en insertion,
tandis que les déchets verts (élagage, tonte)
sont directement épandus dans les massifs
d’arbres et fleurs. La ville se paye même le
luxe de multiplier par quatre ses massifs
fleuris… sans surcoût.
Lobbying auprès des élus
INNOVATION. En arrêtant l’usage des produits phytosanitaires, la municipalité a économisé 25.000 euros,
réinvestis dans l’emploi de personnels en insertion. Photo Pascal Sittler/RÉA
décideurs locaux
fr
ADMINISTRATION
INGÉNIERIE
EPAMARNE/EPAFRANCE
SIEMENS FRANCE
nommé directeur général des établissements
publics d’aménagement
nommée directrice exécutive de la division building
technologies
Laurent Girometti
Doris Birkhofer
Polytechnicien et diplômé de l’école des Ponts, il
était, depuis 2014, directeur de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages au ministère du Logement. Il a
également été directeur du logement et de l’habitat
de la ville de Paris entre 2012 et 2014.
Titulaire d’un diplôme de management de l’ESB Business School de Reutlingen et de la Neoma à Reims, elle
a assuré la présidence d’Arconic France. Elle avait
rejoint, en 2014, le groupe Alcoa pour piloter des projets d’acquisition et de croissance en Europe.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Forte de son expérience, Versailles développe un intense lobbying. La ville accueille
de nombreux colloques et journées techniques au cours desquels elle détaille comment mener une politique zéro-phyto sans
augmenter les coûts. « On a pu recevoir près
de cinq cents villes en quelques années », se
félicite Cathy Biass-Morin. Cette dernière a
aussi tout de suite bénéficié du soutien de
François de Mazières, l’actuel maire de
Versailles. La responsable des espaces verts
anime par ailleurs un groupe de travail sur
le sujet, dans le cadre de l’association des
ingénieurs des villes de France (AIVF).
L’association de fonctionnaires territoriaux dispose de nombreux relais sur tout
le territoire. Lorsque le sénateur Joël
Labbé démarre la rédaction de sa proposition de loi, il pense ainsi rapidement à
Versailles. François de Mazières et Cathy
Biass-Morin sont auditionnés à l’Assemblée nationale et invités à témoigner au
Sénat et dans la presse. Adoptée en
février 2014, la loi impose l’abandon, en
janvier 2017, des produits phytosanitaires
pour l’entretien des espaces verts, voiries,
forêts et promenades ouverts au public.
J’ai été soutenue, dès
l’origine, par toute ma
hiérarchie, jusqu’au
maire de l’époque,
Etienne Pinte »
CATHY BIASS-MORIN
Directrice des espaces verts
de Versailles
Parallèlement, la Ville de Versailles poursuit la sensibilisation du grand public aux
problématiques environnementales. Chaque année, trois écojardiniers de la ville
initient, dans 23 potagers, près de deux
mille d’enfants aux gestes écocitoyens.
Dernière initiative : transformer les cimetières, très minéraux, en cimetières paysagers. Le cimetière des Gonards est ainsi
devenu le premier éco-labellisé de France
(EcoJardin) à la suite notamment d’opérations de ré-engazonnement des trottoirs et
allées, de fleurissement avec des plantes
vivaces peu gourmandes en eau, et d’un
désherbage thermique ou manuel. Un
travail également salué par l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en
Ile-de-France (Natureparif) qui a remis à la
ville le prix régional Ile-de-France en 2007.
Petite anecdote : le passage au zéro-phyto a
permis l’installation de ruches dans le
cimetière des Gonards. Les infatigables
travailleuses fournissent l’équivalent de
80 kg annuels de miel offert en cadeau
d’accueil aux nouveaux Versaillais ! n
Accord autour de la commune
nouvelle de Saint-Germain
Les élus des quatre villes de Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux, Mareil-Marly et L’Etang-laVille se sont réunis pour acter la poursuite du processus de fusion entamé voici quelques
mois. Ces derniers doivent maintenant rédiger deux documents : la charte de gouvernance
et la charte des services à la population. Dans la deuxième quinzaine de novembre, les quatre
conseils municipaux devront voter une délibération permettant la création de la commune
nouvelle pour le premier janvier 2019. D’ici là, une vaste concertation doit s’engager mais,
pour l’instant, les élus ne semblent pas favorables à l’idée d’un référendum. Les opposants
restent mobilisés dans plusieurs des communes. — A. P.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Indice des prix des appartements anciens – Yvelines
Base 100 au T1 2010, CVS
120
T4 2017
110,4
115
Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux, Mareil-Marly et L’Etang-la-Ville ont acté
la poursuite du processus de fusion entamé voici quelques mois.
110
105
100
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
+2,5 % +4,8 % +118,6 %
L’évolution sur un an des prix
L’évolution des prix des
des appartements anciens dans appartements anciens dans les L’évolution des prix des appartements
les Yvelines au T4-2017.
Yvelines depuis 10 ans (T1-2008). anciens dans les Yvelines depuis
début 2000 (T1-2000).
Une maison de santé inaugurée
aux Mureaux
Pour lutter contre la désertification médicale, une maison de santé vient d’être inaugurée
aux Mureaux. Cette maison, nommée « Philippe Marze », est installée en plein cœur de ville et
regroupe une vingtaine de professionnels de santé, dont neuf médecins généralistes,
cinq infirmières, trois psychomotriciennes, deux psychologues. Tous pratiquent les tarifs
du secteur 1. Les patients trouveront également, sur le même site, une pharmacie, un cabinet
de radiologie et des spécialistes en second recours. Le projet, porté par le groupe médical
Finève, a été soutenu par la mairie des Mureaux, le conseil régional et l’agence régionale de
santé (ARS). La société Espage prend en charge la gestion de la maison de santé. — A. P.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 // INITIATIVES LOCALES
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
La préfecture de l’Essonne a décidé d’interdire à la commune de détenir des armes
pour sa police municipale. Photo Sipa
ÉCONOMIE CIRCULAIRE. En 2016, le Siom a mis au point un dispositif permettant la collecte, au sein
du même bac jaune, de tous les emballages plastique, afin de faciliter le tri. Photo Siom
La vallée de
Chevreuse mise
sur le recyclage
Le syndicat intercommunal d’ordures ménagères fait
figure de pionnier pour la valorisation des déchets,
notamment sur le traitement des plastiques.
Alain Piffaretti
Le syndicat intercommunal d’ordures ménagères
(Siom) de la Vallée de Chevreuse a devancé
de plusieurs années la feuille de route du
gouvernement pour une économie 100 %
circulaire. Adopté en avril, ce plan du
gouvernement entend réduire de moitié la mise
en décharge et tendre vers 100 % de plastique
recyclé en 2025. Il faut dire que la France a pris
du retard sur nombre de ses voisins européens,
avec 22 % de recyclage des déchets plastique,
contre 31 % en moyenne en Europe.
Le Siom de la Vallée de Chevreuse, qui regroupe
21 communes (19 en Essonne et 2 dans les Yvelines), atteint déjà le taux de 80 % de recyclage des
déchets d’emballages plastique qu’il collecte.
« Lorsque j’ai vu la feuille de route du gouvernement concernant l’économie circulaire, je l’ai
trouvée ambitieuse et allant dans le bon sens, mais
je me suis immédiatement dit qu’au Siom, on
mène déjà de nombreuses actions en ce sens »,
remarque Jean-François Vigier, le président
du syndicat et maire (UDI) de Bures-sur-Yvette.
L’une des recettes du Siom : faciliter la tâche des
quelque 200.000 habitants de son territoire.
En octobre 2016, le syndicat met au point, dans le
cadre d’un appel à projet Eco-Emballages/Citéo,
un nouveau dispositif permettant la collecte, au
sein du même bac jaune, de tous les emballages
plastique, y compris pots de yaourt, barquettes
de beurre, film plastique, etc. Le Siom estime
qu’ainsi, il accroît la motivation des particuliers
et réduit les erreurs de tri, principales sources
d’échec du processus de recyclage. Le syndicat
fournit par ailleurs gratuitement aux familles les
sacs-poubelle jaunes pour les emballages.
« Le tri et le recyclage des déchets plastique ont été
dopés avec cette méthode qui s’est accompagnée
d’une nouvelle campagne de communication »,
ajoute Emilie Lacroix, directrice de l’agence
Paprec Trivalo au Blanc-Mesnil, la société qui
gère le centre de tri pour le compte du Siom.
Entre octobre 2016 et décembre 2017, le taux
de recyclage des plastiques aurait grimpé de plus
de 25 % sur le territoire. Même les enfants sont
sensibilisés, avec la création d’« écoles durables »
en partenariat avec l’Education nationale,
montrant notamment les gestes essentiels du tri.
Baisse de 22% de la taxe d’enlèvement
des ordures
En dix ans, à périmètre constant, la taxe
d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
aurait baissé de 22 %, sans perte de qualité de
service. Des résultats obtenus aussi grâce aux
efforts du syndicat en termes de revalorisation
énergétique. A côté du recyclage, le Siom a mis
en place un dispositif de récupération de l’énergie
dégagée par l’usine d’incinération. Cette usine,
gérée par Veolia, produit du chauffage urbain et
de l’électricité. « La performance énergétique de
l’usine atteint 95 % de valorisation », souligne
Arnaud Caillol, le directeur recyclage et
valorisation des déchets pour l’usine de Veolia.
Un record qui place le Siom de la vallée de
Chevreuse parmi les usines d’incinération les plus
performantes. Ce dernier projette déjà une
nouvelle action emblématique en 2019 :
l’ouverture d’une déchetterie/ressourcerie
ultramoderne sur le plateau de Saclay.
4
La préfecture de l’Essonne a décidé, par arrêté préfectoral, d’interdire à la commune de Wissous de détenir des armes pour sa police municipale. La décision fait suite à l’altercation entre
le maire de la commune, Richard Trinquier, et des membres de la communauté des gens du
voyage qui souhaitaient installer des caravanes sur le parking d’une crèche privé. Accompagné de policiers municipaux, le maire, dont l’alcoolémie s’est révélée positive, était armé d’un
sabre japonais et d’une arme de poing. Le syndicat de défense des policiers municipaux
(SDPM) proteste contre cette décision. — A. P.
L’institut médico-pédagogique dela ville disposera d’un terrain dont le sol
a été construit avec 600.000 balles usagées. Photo DR
Draveil : un terrain en balles
recyclées pour les enfants handicapés
Le tout nouvel institut médico-pédagogique de Draveil disposera bientôt d’un terrain de sport
de 1.130 m2. Originalité le sol sera entièrement construit avec des balles de tennis usagées.
L’établissement accueillera des enfants atteints de polyhandicap lourd, d’autisme ou de TED
(troubles envahissants du développement). La réalisation du terrain sportif, le plus grand
construit en France avec cette technique, aura nécessité 600.000 balles usagées. Les balles
sont recueillies par les ligues régionales de tennis avant d’être recyclées, dans le cadre des
« opérations balles jaunes ». — A. P.
L’événement réunit, ce mercredi, des acteurs de l’innovation, de la recherche,
de la science et du développement économique de la région. Photo Shutterstock
À NOTER
Le territoire du Siom est composé à la fois
de communes semi-rurales, principalement
pavillonnaires, et de communes urbaines
denses (Palaiseau, Longjumeau),
avec près de 51 % d’habitats collectifs.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Wissous : la police municipale
désarmée
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Lancement du spring Paris-Saclay
Le cluster innovant de Paris-Saclay organise une grande manifestation de présentations et de
rencontres, le Spring Paris-Saclay, le 23 mai 2018. Organisé en partenariat avec Vivatech 2018
(dont « Les Echos » est co-organisateur), l’événement réunit de nombreux acteurs de l’innovation, de la recherche, de la science et du développement économique d’Ile-de-France.
Au menu : des conférences autour de la thématique de l’innovation ; des rendez-vous d’affaires, des démonstration technologiques de start-up du cluster de Paris-Saclay, notamment
dans les domaines de l’environnement, de la santé, de la mobilité, etc. — A. P.
Indice des prix des appartements anciens – Essonne
Base 100 au T1 2010, CVS
120
115
fr
110
T4 2017
101,0
105
100
2010
SOURCE : INSEE
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
+0,6 % –5,2 % +116,7 %
L’évolution sur un an des prix des L’évolution des prix des
L’évolution des prix des
appartements anciens en
appartements anciens en
appartements anciens en Essonne
Essonne au T4-2017.
Essonne depuis 10 ans (T1-2008). depuis début 2000 (T1-2000).
décideurs locaux
FINANCE
LOGISTIQUE
CAFPI
UPS FRANCE
est nommé directeur de la stratégie
et de l’innovation
devient directeur général
Fabrice Pesin
Ancien élève de Polytechnique, il est
diplômé de l’Ecole nationale de la statistique
et de l’administration économique (Ensae).
Depuis 2015, il était médiateur national du
crédit aux entreprises. En 2010, il était secrétaire général adjoint de l’Autorité de contrôle
prudentiel et de résolution (ACPR).
Rob Burrows
A 51 ans, ce titulaire d’un master en leadership and solution focused thinking Anglia
Ruskin délivré par l’université de Cambridge
fut vice -président du travail pour UPS
Europe. Entré chez UPS en 1990, il a assumé
les fonctions de directeur général pour UPS
Irlande, directeur des opérations pour UPS
Europe de l’Est.
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INITIATIVES LOCALES // 05
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
La crèche Raymonde-Le-Texier
à Villiers-le-Bel inaugurée
L’ancienne maire (PS) de Villiers-le-Bel, Raymonde Le Texier, a inauguré la nouvelle crèche
à son nom dans le quartier de la Cerisaie. Le bâtiment peut accueillir jusqu’à 185 enfants avec
45 berceaux, en fonction des horaires. « C’est un équipement emblématique dans un quartier
emblématique. Beaucoup de choses ont été faites pour la petite enfance, mais cela faisait
longtemps que l’on n’avait pas réalisé un équipement de cette ampleur », a déclaré Jean-Louis
Marsac, l’actuel maire (PS) de la ville. L’investissement de 3 millions d’euros a été partagé
entre la ville, l’Anru, l’Etat, le conseil régional, le conseil départemental et la CAF.
Cinq nouvelles places seront créées dans le quartier une fois les travaux de la crèche
des Marmousets terminés. — L. Ba.
AMÉNAGEMENT. Pour les opposants à EuropaCity, le projet va détruire 8.000 emplois dans un périmètre
de 20 km et faire perdre 75 % du chiffre d’affaires aux commerces de centre-ville Photo Chabanne architecte
EuropaCity :
un projet
toujours d’actualité
L’Etat et Grand Paris Aménagement ont fait appel
du jugement du tribunal administratif qui annulait
la création de la zone d’aménagement concerté.
Lamia Barbot
@lamiaBarbot
« Un incident de parcours. » C’est ainsi que Benoît
Chang, directeur général d’EuropaCity, qualifie
le jugement du tribunal administratif de CergyPontoise. En mars, le tribunal a annulé l’arrêté
préfectoral du 21 septembre 2016 créant la zone
d’aménagement concerté (ZAC) du triangle de
Gonesse, qui permettra la réalisation du projet
EuropaCity. Ce dernier prévoit la création de
bureaux et d’un mégacomplexe réunissant commerces, salles de spectacle et attractions, le tout
desservi par une gare du Grand Paris Express.
L’Etat a annoncé début mai avoir fait appel de la
décision du tribunal administratif. Idem du côté
de Grand Paris Aménagement. « Depuis l’origine
du projet, nous sommes sereins quant à sa réalisation car l’aménagement du triangle de Gonesse
est un projet de longue date et l’Etat a une véritable
volonté de désenclaver cette zone », assure Benoît
Chang. Pour le directeur général d’EuropaCity,
la confirmation en début d’année de la réalisation
de la ligne 17 (bien que reportée de trois ans, à
2027) conforte la réalisation du projet. « A partir
du moment où une gare est créée, il y a nécessairement un quartier qui se développe », résume -t-il.
Bataille d’études
En attendant la décision de la cour d’appel
l’année prochaine, les opposants au projet continuent de se mobiliser. Le collectif « EuropaDuTout », qui se décrit comme le « représentant
des commerçants, des salariés et de la société civile
contre le méga centre commercial », dénonce le
« double jeu » de l’Etat en faisant appel du jugement du tribunal. « Nous sommes étonnés par
cette décision en contradiction avec le plan Action
cœur de ville du ministère de la Cohésion des territoires », indique-t-il sur Twitter.
Chacun fourbit ses armes et met en avant des
études. Le collectif EuropaDuTout s’appuie sur
la dernière publication du Centre d’observation
du commerce, de l’industrie et des services
d’Ile-de-France (Crocis) au sujet du paysage
commercial du Grand Paris. « L’étude démontre
la très grande fragilité du commerce dans le département de la Seine-Saint-Denis. Mais surtout, elle
accrédite la dangerosité d’EuropaCity qui prévoit
de doubler la superficie commerciale du territoire
avec la création de 500 nouvelles boutiques sur
230.000 mètres carrés », estime le collectif. Pour
Alain Boulanger, président du comité aulnaysien de participation démocratique (Capade),
le risque est de « transformer les villes alentour
en villes-dortoirs à cause d’un transfert
de consommation et d’emplois ». Les opposants
estiment l’impact du projet de manière
détaillée. Pour eux, il va détruire 8.000 emplois
dans un périmètre de 20 kilomètres et faire
perdre 75 % du chiffre d’affaires aux commerces
de centre-ville en captant 340 millions d’euros
de leurs chiffres d’affaires. Sans oublier l’augmentation de 14 % du trafic sur l’A1 et l’A3,
deux autoroutes déjà bien chargées. L’étude
a été présentée par l’établissement public territorial Paris Terres d’Envol.
En face, EuropaCity avance son enquête d’opinion réalisée par Odoxa selon laquelle 80 % des
habitants sont favorables au projet. « Les oppositions ne sont pas nouvelles et viennent le plus
souvent de Seine-Saint-Denis, avec une vision
territoriale de la situation », estime Benoît Chang
qui devrait annoncer d’ici à la fin de l’année la
signature d’accords avec des « opérateurs majeurs
et emblématiques de notre ambition pour cette
nouvelle destination touristique majeure ».
4
L’ancienne maire, Raymonde Le Texier, au centre, a inauguré la nouvelle crèche
à son nom dans le quartier de la Cerisaie. Photo Ville de Villiers-le-Bel
Argenteuil : affaissement d’un
pilier du viaduc de Gennevilliers
Une déviation a été mise en place le 15 mai sur l’autoroute après l’affaissement d’un des piliers
du viaduc de Gennevilliers sur l’A15, à hauteur d’Argenteuil. Selon la Direction des routes d’Ilede-France (Dirif), une partie d’un mur de soutènement qui maintient la chaussée s’est effondrée. Des experts en géothermie ont été mandatés par la Compagnie républicaine de sécurité
autoroutière du Nord Ile-de-France (Canif) pour évaluer les dégats. La circulation a été coupée,
dans la direction de Paris, entraînant d’importants embouteillages sur l’A15 et les routes voisines, notamment la D 311. Le viaduc de Gennevilliers, mis en service en 1978, s’étend sur 960
mètres et permet de franchir la Seine pour relier les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise. — L. Ba.
Après l’affaissement d’un des piliers du viaduc de Gennevilliers, sur l’A15, la circulation a été coupée, dans la direction de Paris. Photo Rémy Jouan/CC BY-SA 3.0
Un centre de santé privé ouvre
ses portes à Osny
C’est un bâtiment moderne de 2.000 mètres carrés répartis sur trois étages qui a ouvert
ses portes début mai à Osny. A l’origine créé pour n’accueillir que des dentistes, le centre
de santé privé héberge finalement 26 professionnels médicaux et paramédicaux, dont,
notamment, deux médecins généralistes, une diététicienne, un orthophoniste et cinq
chirurgiens-dentistes. De l’autre coté de l’Oise, à Eragny, une maison de santé a ouvert ses
portes début avril, dans le quartier de la gare. Comptant trois généralistes, un ostéopathe
et deux infirmières, elle vient pallier le départ de la moitié des médecins généralistes
de la commune depuis 2012. — L. Ba.
À NOTER
La gare du Triangle de Gonesse, sur la ligne
17 du Grand Paris Express, sera la seule
station du futur métro dans le Val-d’Oise.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Indice des prix des appartements anciens – Val-d’Oise
Base 100 au T1 2010, CVS
Le centre hébergera 26 professionnels médicaux et paramédicaux. Photo osny.fr
120
115
110
T4 2017
102,5
105
100
2010
SOURCE : INSEE
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
+0,5 % –3,3 % +135,1 %
L’évolution sur un an des prix
L’évolution des prix des
des appartements anciens dans appartements anciens dans le
L’évolution des prix des appartements
le Val-d’Oise au T4-2017.
Val-d’Oise depuis 10 ans (T1-2008). anciens dans le Val-d’Oise depuis
début 2000 (T1-2000).
fr
décideurs locaux
TRANSPORT
AUTOMOBILE
LUFTHANSA GROUP
OPEL FRANCE
devient general manager sales France
et Luxembourg
prend la direction communication
Thadée Nawrocki
A 48 ans, ce titulaire d’un bachelor degree
in hospitality and tourism management
and marketing était directeur France de
Brussels Airlines. Auparavant, il a été
directeur des ventes de Brussels Airlines.
Grégoire Vitry
A 44 ans, ce diplômé de Centrale de Lyon a
intégré Opel en 2009 et est devenu responsable communication produits et marque
2013. Il a aussi été à la direction sud-europe
de General Motors et à l’après-vente pour
les marques Opel et Saab.
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06 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
ANNLEGALWK
75 • PARIS
SOCIETES
162663B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
16/04/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
ALAN
Objet social : Restaurant, Pizzeria, traiteur avec dégustation sur place et à emporter
Siège social : 197 RUE DE GRENELLE,
75007 PARIS Nom commercial :
L’ATELIER Capital : 2000 € Président :
M. CIRO POLGE demeurant : 11 RUE
D’ARTOIS, 75008 PARIS élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
162738B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
02/05/2018 il a été constitué une SARL
Unipersonnelle nommée :
TISS’AME
Objet social : La fabrication/l’achat/la
vente (à des particuliers et des entreprises) d’accessoires, sacs, vêtements, bijoux, textiles et divers. L’organisation
événementielle : expositions, défilés,
vente créateurs, autres. Activité de galerie d’art : photos, sculptures, objets d’art,
autres
Siège social : 19 rue de l’Ermitage,
75020 Paris Capital : 1000 € Gérant :
Alice LEFORT, 19 rue de l’Ermitage,
75020 Paris Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris
Siège social : 10 RUE DE PENTHIEVRE, 75008 PARIS Capital : 1000 €
Président : M. Ishan DOGAN demeurant : 7 RUE DU DOCTEUR SCHWEITZER, 60180 NOGENT SUR OISE élu
pour une durée indéterminée DG : M.
Hugo AKDOGAN demeurant : 100 T rue
Roland Vachette, 60180 NOGENT SUR
OISE Admission aux assemblées et
exercice du droit de vote : Chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : Les actions sont
librement cessibles entre actionnaires
uniquement avec accord du Président de
la société. Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Paris
162865B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
22/05/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
GROUPE RVJ
Objet social : Fourniture, Vente, Installation et Maintenance de systèmes de sécurité électronique
Siège social : 31 avenue de Segur,
75007 Paris Capital : 15000 € Président : M. Jonathan Del Pin demeurant :
5, rue Charles Pathe, 94510 La Queueen-Brie élu pour une durée indéterminée
DG : M. Rudy Poard demeurant : 80, rue
de la Liberté, 78800 Houilles DG : M. Victor Castedo demeurant : 377 rue des
Huttes, 77000 Vaux-Le-Pénil Admission
aux assemblées et exercice du droit
de vote : Chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées. Chaque action
donne droit à une voix. Clauses d’agrément : Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec
accord du Président de la société. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Paris
162909B – LES ECHOS
162745B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
09/05/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
ABMF
Objet social : FABRICATION ET
COMMERCIALISATION DE MOBILIERS DE BUREAUX VENTE FOURNITURES DE BUREAU ET INFORMATIQUE
Siège social : 38 RUE DUNOIS, 75013
PARIS Capital : 5000 € Gérance : M.
Karim AIT ALLA, 129 RUE EDOUARD
BRANLY, 93100 MONTREUIL Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Paris
162781B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/05/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
FRENCH DESIGN CONSULTING
Objet social : Prestations de services en
matière de décoration et ameublement
d’intérieur, rénovation, conseils en matière immobilière
Siège social : 22bis rue Laugier, 75017
PARIS Capital : 500 € Président : M.
Laurent BARKAT demeurant : 22bis rue
Laugier, 75017 PARIS élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
162782B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/05/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
DATAKILI
Objet social : La création de logiciels,
l’exploitation et la mise en valeur des
données sous toutes formes, leur diffusion et leur routage, ainsi que les services associés
Siège social : 20/22 Villa Deshayes 15Bis/17 rue Ledion, 75014 Paris Capital : 1 € Président : M. Arnaud CONTIVAL demeurant : 10 avenue Carnot,
78600 Maisons Laffitte élu pour une durée indéterminée CAC : - Titulaire :
KPMG S.A., au capital de 5497100 €, immatriculée au RCS de NANTERRE sous
le numéro 775 726 417, domiciliée 2 avenue Gambetta - Tour Eqho - 92600 Paris
Le Défense Cedex représentée par M.
Vincent de Becquevort Admission aux
assemblées et exercice du droit de
vote : Chaque actionnaire est convoqué
aux Assemblées. Chaque action donne
droit à une voix. Clauses d’agrément :
Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord
du Président de la société. Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Paris
162843B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
12/04/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
IHDC
Objet social : Travaux de démolition et
de préparation de sites, de démolition
d’immeubles et d’autres constructions,
de démolition d’ouvrages de génie civil y
compris les chaussées
Aux termes d’un acte SSP en date du
21/05/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
157196A – LES ECHOS
Par acte SSP du 06/04/2018 constitution
de la SAS Jonelis Agency. Capital : 500
euros. Siège social : 103 Boulevard Macdonald, 75019 Paris. Objet : Gestion
d’une agence de communication, conseil
et création graphique. Président : Elie Lecaplain, 17 rue du roi arthur 35830 betton. Directeur général : Etienne Jegouic,
1 rue jean guy 35000 rennes. Durée : 99
ans à compter de l’immatriculation au
RCS de Paris
157314A – LES ECHOS
Par ASSP du 13/04/18, il a été constitué
une SARL dénommée LA RÉSERVE.Siège social : 56 rue cler 75007
Paris.Capital : 50 €.Objet : Achat/Vente
en ligne de textiles ou d’accessoires de
mode, d’accessoires spécialisés ou produits électroniques divers.Gérance : M.
Carl Cillard, 4 rue huguette schwartz
75014 Paris ; M. Raphael maarek, 56 rue
cler 75007 Paris.Durée : 99ans.Immatriculation au RCS de PARIS.
157316A – LES ECHOS
Par ASSP du 20/04/18, il a été constitué
une SAS dénommée LE DÉCLIC. Siège
social : 127 rue amelot 75011 Paris. Capital : 500 000 €. Objet : La production, la
réalisation, la distribution, l’exploitation,
l’importation et l’exportation d’œuvres
audiovisuelles, films cinématographiques, télévisuels, de court et/ou long métrage, d’œuvres et industries audiovisuelles, œuvre numériques. Président : M.
Ryad BOULANOUAR, 21 zavelstraat
1650 Beersel (belgique). Durée : 99 ans.
Immatriculation au RCS de PARIS.
157339A – LES ECHOS
Constitution de la sas : Liita, 96 rue
d’amsterdam 75009 Paris. Cap. :
10000 €. Objet : fabrication de vêtements. Pdt : Alexandre Mulliez, 96 rue
d’amsterdam 75009 Paris. DG : Marine
Mulliez, 96 rue d’amsterdam 75009 Paris. Durée : 99 ans au rcs de paris.
SUMMUM 3D
Objet social : Recherche et développement expérimental en captation et traitement des signaux et images. Production
et exploitation de contenus numériques,
visuels et 3D
Siège social : 47 rue Meslay, 75003 Paris Capital : 1000 € Président : M. Bougnères François demeurant : 20 rue
Pierre Semard, 75009 Paris élu pour une
durée de 2 années DG : M. Benoit Touchard demeurant : 52 rue Notre-Dame de
Nazareth, 75003 Paris Admission aux
assemblées et exercice du droit de vote :
Chaque actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Clauses d’agrément : Les actions se transmettent librement, à titre
gratuit ou onéreux entre associés et ne
peuvent être transmises à des tiers étrangers à la Société qu’avec le consentement de l’ensemble des associés. Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Paris
162940B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
16/04/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
BE-A-ENGLISH
Objet social : Objet : Développer en
France et à l’étranger le conseil et la
prestation de service bilingue anglaisfrançais,
Siège social : 12 rue Jean Jacques
Rousseau, 75001 Paris Capital : 5000 €
Président : Mme Madrid DELBOSC demeurant : 10 route de Franconville,
95120 ERMONT élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Paris
157349A – LES ECHOS
Par ASSP le 10/04/2018, il a été constitué la SARL :
PARIS FRANCE 24
Capital : 9000 €. Objet : le négoce et la
vente en gros, demie-gros, de tous articles textiles, de maroquinerie, de Sérigraphie, broderie et souvenir de Paris.
Siège : 102 Av. des Champs-Élysées,
75008 PARIS. Gérance : VO NGOC
HUE, 20 Résidence de la Gare, 95370
Montigny-lès-Cormeilles ; Durée : 99
ans. Au RCS de PARIS
157430A – LES ECHOS
Par ASSP du 20/04/18, il a été constitué
une SAS dénommée CRYPTIO.Siège
social : 13 bd de la tour maubourg 75007
Paris.Cap : 1500 €.Objet : édition et la
commercialisation de logiciels en ligne.Prés : M.Antoine Scalia, 13 bd de la
tour maubourg 75007 Paris.DG :
M.Alexandre Bourgeus, 53 rue rodolphe
salis 86100 Chatellerault.Durée : 99
ans.Immatriculation au RCS de PARIS.
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/05/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
VSMB CONCEPTS
Objet social : travaux de revêtements
des sols et des murs
Siège social : 10 RUE PENTHIEVRE,
75008 Paris Capital : 1000 € Gérance :
M. victor BRZEZINSKI, 137, AV. DE LA
DHUYS, 93170 BAGNOLET Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Paris
162961B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
20/11/2017 il a été constitué une SASU
nommée :
M.N. ALIMENTATION
Objet social : ALIMENTATION GENERALE - VENTE D’HERBES AROMATIQUES FRUITS ET LEGUMES EN AMBULANT - ACTIVITE SEDENTAIRE
Siège social : 57 RUE DE LA FONTAINE AU ROI, 75011 PARIS Capital :
2000 € Président : Mme HANAN BICHE
demeurant : 57 RUE DE LA FONTAINE
AU ROI, 75011 PARIS élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
162702A – LES ECHOS
Par acte SSP du 15/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
Par acte SSP du 17/05/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : ROSE
PROPRIETES Siège social : 1 boulevard
henri iv c/o aube 75004 PARIS Capital :
1.000 € Objet : Acquisition, l’administration et la gestion de biens immobiliers.
opérations financières se rattachant à cet
objet. Gérant : M. AUBE Nicolas 1 Bd
Henri IV 75004 PARIS Co-Gérant : Mme
DOFING Frédérique 1 Bd Henri IV 75004
PARIS Cession des parts sociales : AGE
des associés. Libres entre associés et
pour conjoint, ascendants ou descendants. Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
KOOCHEELA
Siège social : 59 boulevard Exelmans
75016 PARIS. Capital : 1.000 €. Objet :
Formation et conseil auprès de toute entreprise, organisation, collectivité, particulier, en marketing, techniques
commerciales, gestion et stratégie d’entreprise. Président : Mme SAGE Mélanie, 21 rue de Civry 75016 PARIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
PARIS.
162736A – LES ECHOS
162025A – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
ACHTO CONSEIL
Siège social : 47 RUE DE MONTMORENCY 75003 PARIS. Capital : 1.500 €.
Objet : Conseil aux entreprises. Président : Mme BOUGEARD Marion, 47
RUE DE MONTMORENCY 75003 PARIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de PARIS.
162052A – LES ECHOS
Par acte SSP du 09/10/2017 il a été
constitué une EURL dénommée : LM PARIS CONSULTING. Siège social : 10
rue de Penthièvre 75008 PARIS. Capital : 1.000 €. Objet : Conseils en management. Gérant : M LAOUCHET Mouloud, 6 avenue Halphen 92410 VILLE D
AVRAY. Durée : 99 ans. Immatriculation
au RCS de PARIS.
162059A – LES ECHOS
Par acte SSP du 16/05/2018 il a été
constitué une SAS dénommée : BONAPART. Siège social : 75 rue du Château
des Rentiers 75013 PARIS. Capital :
1.000 €. Objet : Intermédiation en assurance. Président : M LE PARC Fabrice,
41 rue Anatole France 92300 LEVALLOIS PERRET. Directeur Général : M
ELALAMY Jaafar, 75 rue du Château
75013 PARIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de PARIS.
162132A – LES ECHOS
FRUITASTIC
Siège social : 128 Boulevard Brume Angle 3 Avenue de la Porte de Montrouge
75014 PARIS. Capital : 5.000 €. Objet :
Bar a Jus Bio, Smoothie et Confection de
Tous Types de Boissons non Alcoolisées. Président : M DOSSO NAMORI,
68 RUE DES RIGOLES 75020 PARIS.
Directeur Général : M DOSSO MAMADOU, 68 RUE DES RIGOLES 75020 PARIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de PARIS.
Par acte SSP du 15/05/2018 il a été
constitué une SARL dénommée :
Par acte SSP 23/04/2018 constitution de
la SASU BEVEL. Capital : 100 euros.
Siège social : 21 rue Beaunier 75014 Paris. Objet : Coiffure, développement de
concepts, agencement et vente de produits liés. Directeur général : Luu Thu
Huyen, 12 rue thiboumery 75015 paris. Président : Mathieu Baudouin, 12 rue
thiboumery 75015 paris. Durée : 99 ans
à compter de l’immatriculation au RCS
de Paris
LES SENS DE CHINE
Siège social : 18 RUE DES QUATRE
FILS 75003 PARIS. Capital : 10.000 €.
Objet : LE NÉGOCE EN GROS, DEMIGROS, DÉTAIL ET L’IMPORT-EXPORT
DE TOUS TYPES DE PRODUITS ALCOOLISES (VIN, ALCOOLS ET SPIRITUEUX). Gérant : M ANGUELOV BORISLAV PETROV, CHEMIN DE LA
BROSSE LANDREAU 79700 ST
PIERRE DES ECHAUBROGNES. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
PARIS.
162660A – LES ECHOS
Par acte SSP du 18/05/2018 il a été
constitué une SARL dénommée : LOLIVA 2 Siège social : 76 boulevard ménilmontant 75020 PARIS Capital :
5.000 € Objet : L’exploitation d’un fonds
de commerce de restauration et brasserie Gérant : Mme BONVINI Deborah 30
Rue GEORGES HUCHON 94300 VINCENNES Co-Gérant : M. ARVEDI Nicola
30 Rue GEORGES HUCHON 94300
VINCENNES Durée : 99 ans à compter
de l’immatriculation au RCS de PARIS
162698A – LES ECHOS
160328A – LES ECHOS
Par acte SSP du 03/05/2018 il a été
constitué une EURL dénommée : JAGLI
& CO. Siège social : Chez DEHRAN Jagli, 13 rue Notre Dame de Lorette 75009
PARIS. Capital : 3.000 €. Objet : Vente
de pièces détachées de rechange. Gérant : M DEHRAN Jagli, 13 rue Notre
Dame de Lorette 75009 PARIS. Durée :
99 ans. Immatriculation au RCS de PARIS.
Par acte SSP en date du 11 mai 2018, il a
été constitué une SARL dénommée :
Valé Etanche
Capital : 5.000 €
Siège Social : 19 avenue d’Italie
75 013 PARIS
Objet social : Tous travaux de couverture, zinguerie en tout matériaux, d’étanchéité, de fumisterie.
Gérance : M. Jebrane HAMMOUTI demeurant 17 rue des Bordeaux Bâtiment
D - 94 220 CHARENTON LE PONT
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Paris.
162841B – LES ECHOS
NI LIRE NI ECRIRE
SARL au capital de 5000,00 €
5 Rue de la Fontaine au Roi, 75011
PARIS
801750761 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
20/11/2017 il a été pris acte de la nomination de M. ALI MESBAHI, demeurant
11 RUE DES CLOS SAINT MARCEL
92330 SCEAUX en qualité de nouveau
Gérant, à compter du 20/11/2017 pour
une durée illimitée, en remplacement de
M. FRANCOIS SCHMIT, Gérant démissionnaire. Mention en sera faite au RCS
de Paris
162848B – LES ECHOS
FST THERAPEUTES
SAS au capital de 7990,00 €
55 Avenue marceau, 75116 Paris
802511360 RCS Paris
Par décision du Président en date du
10/05/2018 il a été décidé de modifier le
capital de la société en le portant de
7990,00 € à 8325 €. Mention en sera
faite au RCS de Paris
162849B – LES ECHOS
Par acte SSP du 15/05/2018, il a été
constitué une SAS à capital variable dénommée PLASTUN. Objet : Conception,
production, achat et vente de pièces
techniques. Capital : minimum 1 €, initial
100 €. Cessions soumises à agrément.
Siège social : 17 rue Gazan 75014 PARIS. Président : Mehmet UNLUDAG, 19
RUE DE CHATAIGNIERS 68260 KINGERSHEIM. Durée : 99 ans. Immatriculation : RCS de PARIS
SAS au capital de 5000,00 €
91 rue du Fbg Saint-Honoré, 75008 Paris
814667507 RCS Paris
Par décision en date du 15/05/2018 il a
été pris acte de la nomination de BPARTNERS SAS, au capital de 1000 €,
immatriculée au RCS de Versailles sous
le numéro 824 658 751, domiciliée 15 rue
E. Bourdillon, 78540 Vernouillet représentée par M. Stéphane Blard en qualité
de nouveau Président, et ICAS PARTNERS SARL, au capital de 2000 €, immatriculée au RCS de Versailles sous le
numéro 833 545 882, domiciliée 29 allée
de Chaponval, 78590 Noisy-le-Roi représentée par M. Stéphane Leroy en qualité
de nouveau DG, à compter du
01/06/2018 pour une durée illimitée, en
remplacement de M. Stéphane BLARD,
Président démissionnaire. Mention en
sera faite au RCS de Paris
162791A – LES ECHOS
Par acte SSP du 18/05/2018 il a été
constitué une SAS dénommée : JMC
CONCEPT. Siège social : 40, rue Damrémont 75018 PARIS. Capital :
1.000 €. Objet : Rénovation, création,
décoration, installation, conseil d’aménagement d’espace. Président : M MORONCZYK Jerzy, 6, rue Eugène Sue
75018 PARIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de PARIS.
162749B – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/04/2018 constitution
de la SARL MC&B PARIS. Capital : 5000
euros. Siège social : 366 ter rue de vaugirard 75015 paris. Objet : conception et
vente de meubles. Gérance : Monsieur
Arnaud Catabelle, 24 rue alain chartier
75015 paris. Durée : 99 ans à compter
de l’immatriculation au RCS de Paris
157552A – LES ECHOS
162787A – LES ECHOS
Par acte SSP du 12/03/2018 il a été
constitué une SAS dénommée :
162206A – LES ECHOS
Par ASSP du 23/04/18, il a été constitué
une SAS dénommée PANACEA.Siège
social : 66, av des champs elysées
75008 Paris. Capital : 100 €. Objet : Plateforme d’intermédiation pour la
réservation de restaurants. Président : M. Raphaël Méniolle d’Hauthuille, 53, cours gambetta 13100 Aix en
provence. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de Paris.
Aux termes d’un acte SSP en date du
30.04.2018, il a été constitué une SAS :
Dénomination sociale : LR GUERRIER,
Siège social : 7, rue Marie et Louise,
75010 PARIS
Objet social : Conseil en création, en
conception de prêt à porter, d’accessoire,
parfums, meubles, packagings, cosmétiques, et plus généralement de tous produits liés à la mode. Conseil et suivi à
tous stades de conception/production de
créations textiles. Achat, vente par tous
moyens de vêtements en prêt à porter,
d’accessoires, de chaussures, de parfums, de tous produits textiles et de tous
produits non réglementés. Organisation
d’événements/manifestations à l’exception de toute activité réglementée.
Durée de la Société : 99 ans, Capital social : 500 euros,
Président : Robin GUERRIER demeurant 7, rue Marie et Louise, 75010 PARIS.
Immatriculation de la Société au RCS de
Paris.
Par décision en date du 07/05/2018 il a
été pris acte de la nomination de M. Eren
SIHYUREK, demeurant 13, rue de la Folie Méricourt 75011 PARIS en qualité de
nouveau Président, à compter du
01/04/2018 pour une durée illimitée, en
remplacement de Mme Cennet SIHYUREK, Président démissionnaire. Mention
en sera faite au RCS de Paris
VALUEQUEST
157472A – LES ECHOS
157489A – LES ECHOS
162955B – LES ECHOS
161761A – LES ECHOS
PEPPER CONSEIL
SAS au capital de 3000,00 €
38 rue de Berri, 75008 Paris
820983930 RCS Paris
Par décision du Président en date du
17/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 33 avenue
de la République, 78230 Le Pecq à
compter du 01/06/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Versailles et
sera radiée du RCS de Paris
162784B – LES ECHOS
CYRIAL IMMOBILIER
SAS à capital variable de 8000,00 €
10 rue de Penthievre, 75008 Paris
449657196 RCS Paris
Par décision de L’AGO en date du
01/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 17 rue
Pache, 75011 Paris à compter du
01/05/2018. Mention en sera faite au
RCS de Paris
162836B – LES ECHOS
GTR
SAS au capital de 50000,00 €
157-159 rue du Faubourg Saint-Antoine,
75008 PARIS
838809119 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
18/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 15, rue
Pierre Curie, 93200 SAINT-DENIS à
compter du 18/05/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Bobigny et sera
radiée du RCS de Paris
162840B – LES ECHOS
EV
SAS au capital de 10000,00 €
54, boulevard Saint Marcel, 75005
PARIS
831093356 RCS Paris
162850B – LES ECHOS
MTM CONSTRUCTION
SARL au capital de 50000,00 €
6 RUE LACEPEDE, 75005 PARIS
794058701 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
21/05/2018 il a été pris acte de la nomination de M. TONBUL MUSTAFA, demeurant 13 Bis rue Denis Papin 77680
Roissy en Brie en qualité de nouveau Gérant, à compter du 21/05/2018 pour une
durée illimitée, en remplacement de M.
MOHAMED TAHAR AISSAOUI, Gérant
démissionnaire. Mention en sera faite au
RCS de Paris
162862B – LES ECHOS
HELIOTARN
SAS au capital de 10000,00 €
75 boulevard Haussmann, 75008 PARIS
512726795 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 03/04/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
770 rue Alfred Nobel, 34000 MONTPELLIER à compter du 03/04/2018. La société sera immatriculée au RCS de Montpellier et sera radiée du RCS de Paris
162866B – LES ECHOS
HELIOVALENCE
SAS au capital de 10000,00 €
75 boulevard Haussmann, 75008 PARIS
512726829 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 03/04/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
770 rue Alfred Nobel, 34000 MONTPELLIER à compter du 03/04/2018. La société sera immatriculée au RCS de Montpellier et sera radiée du RCS de Paris
162870B – LES ECHOS
HELIOCAP
SAS au capital de 10000,00 €
75 boulevard Haussmann, 75008 PARIS
520808510 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 03/04/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
770 rue Alfred Nobel, 34000 MONTPELLIER à compter du 03/04/2018. La société sera immatriculée au RCS de Montpellier et sera radiée du RCS de Paris
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 07
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
162907B – LES ECHOS
157429A – LES ECHOS
162634A – LES ECHOS
162851A – LES ECHOS
BHOM LAB
Cette annonce paraît dans les départements 75 et 91
SR CONSULTING. SASU au capital de
100 euros. Siège social : 10 rue Pierre et
Marie Curie 91550 Paray-Vieille-Poste.
837 947 506 RCS Evry. Le
09/03/2018, l’associé unique a décidé de
transférer le siège social au 13 rue de
Dantzig 75015 Paris. Dirigeant : Stéphanie Rouyer demeurant 13 rue de Dantzig
75015 Paris. En conséquence elle sera
immatriculée au RCS de Paris et elle
sera radiée au RCS de Evry.
KBS
S.C.I. G.M.C. STEPHEN PICHON
Société civile
Au capital de 60 979,61 Euros
Siège social : 11 bis rue Margueritte 75017 PARIS
RCS PARIS 424 481 075
L’AGO du 19/04/18 a nommé Cogérants :
-Madame Mylène CHICHEPORTICHE
épouse GOZLAN
4 avenue de Villiers – 75017 PARIS
-Monsieur Jean-Yves CHICHEPORTICHE
6, Boulevard Jean Mermoz – 92200
NEUILLY-SUR-SEINE
RCS : PARIS
SARL au capital de 5000,00 €
2 rue de Châtillon, 75014 Paris
838411957 RCS Paris
Par décision en date du 14/05/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 23 rue du départ, 75014
Paris à compter du 14/05/2018.
Autres modifications :
- il a été pris acte de la démission du Gérant Mme Corinne LOUIS, à compter du
14/05/2018. M. Chang Sub LEE, Gérant,
demeure seul dirigeant à compter de
cette même date. Mention en sera faite
au RCS de Paris
162932B – LES ECHOS
SALETYS
SARL Unipersonnelle à capital variable
de 2000,00 €
1 chemin Vert,
78910 BEHOUST
520190927 RCS Versailles
Par décision du Gérant en date du
22/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 33 rue
Campagne Première, 75014 PARIS à
compter du 22/05/2018.
Gérance : M. ARNAUD DE FREMOND
DE LA MERVEILLERE, demeurant 1
chemin Vert, 78910 BEHOUST
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Versailles
162942B – LES ECHOS
ULLINK GLOBAL SAS
SAS au capital de 111549066,00 €
23-25 Rue de Provence, 75009 Paris
800449712 RCS Paris
Par décision en date du 30/04/2018 il a
été pris acte de la nomination de M. Torben MUNCH, demeurant 048 Vagtelvej,
2000 Frederiksberg Danemark en qualité
de nouveau Président, et M. Tony
FALCK, demeurant Hammarby Allé 132,
lgh 1601 120 66 Stockholm Suède en
qualité de nouveau DG, à compter du
30/04/2018 pour une durée illimitée, en
remplacement de M. Bertrand SCIARD,
Président démissionnaire, et M. Graham
HOWELL, DG démissionnaire. Mention
en sera faite au RCS de Paris
162943B – LES ECHOS
ULLINK HOLDINGS
SAS au capital de 111549066,00 €
23-25 Rue de Provence, 75009 Paris
800413072 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 30/04/2018 il a été pris acte de
la nomination de M. Torben MUNCH, demeurant 048 Vagtelvej 2000 Frederiksberg Danemark en qualité de nouveau
Président, et M. Tony FALCK, demeurant Hammarby Allé 132, lgh 1601 120
66 Stockholm Suède en qualité de nouveau DG, à compter du 30/04/2018 pour
une durée illimitée, en remplacement de
M. Bertrand SCIARD, Président démissionnaire, et M. Graham HOWELL, DG
démissionnaire. Mention en sera faite au
RCS de Paris
162944B – LES ECHOS
157488A – LES ECHOS
MEDIALIONS, SASU au capital de
10000 € Siège social : 7, rue brunel
75017 Paris 827931080 RCS Paris. Le
18/04/2018, l’associé unique a décidé de
modifier la dénomination sociale de la société qui devient AFRICADESK à
compter du 20/04/2018. Mention au RCS
de Paris
157491A – LES ECHOS
Le 13.10.2017, l’associé unique de l’eurl
Nla investment, 22 r la condamine 75017
Paris, capital 1313 €, rcs paris
530899996, transfère le siège au domicile du gérant Nicolas Lacour sis 9 bd malesherbes 75008 Paris. Rcs Paris.
162945B – LES ECHOS
ULLINK INTERNATIONAL
SAS au capital de 111549066,00 €
23-25 Rue de provence, 75009 Paris
800449589 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 30/04/2018 il a été pris acte de
la nomination de M. Torben MUNCH, demeurant 048 Vagtelvej 2000 Frederiksberg Danemark en qualité de nouveau
Président, et M. Tony FALCK, demeurant Hammarby Allé 132, lgh 1601 120
66 Stockholm Suède en qualité de nouveau DG, à compter du 30/04/2018 pour
une durée illimitée, en remplacement de
M. Bertrand SCIARD, Président démissionnaire, et M. Graham HOWELL, DG
démissionnaire. Mention en sera faite au
RCS de Paris
157511A – LES ECHOS
Fair play media, SAS au capital de
3000 € Siège social : 65 rue Saint-Honoré 75001 Paris 822041562 RCS Paris. Le 20/04/2018, les associés ont : décidé d’étendre l’objet social. Nouvelles
activités : Création et diffusion de publicité sur tous types de supports, plus spécialement digitaux. Achat média sur tous
types de supports, plus spécialement digitaux. Conseil en publicité. Vente de
produits manufacturés sur internet. Création, production et vente de compléments
alimentaires. Conseil en management.
Coaching. Accompagnement d’entrepreneurs. Traduction. Conception rédaction
d’oeuvres artistiques. Production et réalisation de produits audiovisuels. Mention
au RCS de Paris
157553A – LES ECHOS
CLICK-IN. SAS au capital de
12.400 €. Siège social : 21 place de la
République, 75003 Paris. 822 012 829
RCS Paris. Le 22/12/2017, l’AGE a
nommé Président M. Romain Suarez demeurant 100 rue des Anémones 34170
Castelnau-le-lez en remplacement de M.
Néo Bazin démissionnaire. Romain Suarez quitte donc son poste de Directeur
Général délégué. Modification au RCS
de Paris.
157390A – LES ECHOS
SKYLADS, SAS, au capital de 5 001 euros
Siège social : 76 rue de la Pompe
75116 PARIS
RCS PARIS 813520863
Le 02/04/2018, l’Associée unique a
nommé CAC titulaire, M. Benoît COURTIEU, 41, rue Saint-Ferdinand 75017 PARIS, et CAC suppléant,
la société KEDROS AUDIT & CONSEIL,
Les Passerelles 104 Avenue Albert
1er 92500 RUEIL-MALMAISON.
RCS PARIS
161759A – LES ECHOS
ZOOMCUT. SAS au capital de 50 €.
Siège social : 31 rue Gauthey 75017
PARIS. RCS 828 288 365 PARIS. L’AGE
du 14/05/2018 a décidé de modifier le capital social pour le porter à 6.050 €. Mention au RCS de PARIS.
162401A – LES ECHOS
PARISINVEST
SASU au capital de 100 €. Siège social :
11 rue Bausset 75015 PARIS. RCS
814 540 068 PARIS
Le Président, en date du 24/01/2018, a
décidé de transférer le siège social au 3
rue des Pyramides 75001 PARIS, à
compter du 24/01/2018. Mention au RCS
de PARIS.
162442A – LES ECHOS
TIME FOR GROWTH SAS au capital de
131.738 € Siège : 18 RUE BAYARD
75008 PARIS 509544300 RCS de PARIS Par décision des associés du
02/05/2018, il a été décidé de : - transférer le siège social au 23 rue de la Boétie
75008 PARIS. - nommer Directeur général M. CYROT Jean-luc 28b rue terre
neuve 92190 MEUDON Mention au RCS
de PARIS
162759A – LES ECHOS
VALUEGO
Société à responsabilité limitée
Au capital de 8.000 €
Siège social : 14 avenue d’Eylau
75116 PARIS
443 078 670 RCS PARIS
Aux termes d’une délibération en date du
30/03/ 2018, l’AGE des associés de la
SARL VALUEGO a décidé de transférer
le siège social du 14 avenue d’Eylau,
75116 PARIS au 14 rue de Passy, 75116
PARIS à compter du 01/04/2018, et de
modifier en conséquence l’article 4 des
statut
162769A – LES ECHOS
HOLDING VICTOR HUGO Société par
Actions Simplifiée à Associé Unique Capital social : 4 959.491 € Siège social : 3,
Avenue Marceau – 75016 Paris
412 465 106 RCS Paris
Par décisions du 30 janvier 2018, l’associé unique a décidé qu’à compter du
même jour, la société sera désormais dirigée par un organe collégial dénommé
Directoire qui agira sous le contrôle d’un
comité de surveillance et a procédé aux
modifications statutaires corrélatives. L’associé unique a en conséquence : - Constaté la fin du mandat de
Président de Monsieur Maurice GOZLAN
et des mandats de Directeurs Généraux
de Messieurs Lucas GOZLAN et Frédéric GOZLAN. - Nommé en qualité de
membres du Directoire et ce pour une durée non limitée : - Monsieur Lucas GOZLAN, de nationalité française, demeurant et domicilié 23, rue du Docteur
Calmette à 06400 Cannes, - Monsieur
Frédéric GOZLAN, de nationalité française, demeurant et domicilié 23, rue du
Docteur Calmette à 06400 Cannes. Nommé en qualité de membres du
Conseil de Surveillance et ce pour une
durée non limitée : - Madame Maureen
GOZLAN, de nationalité française, demeurant et domiciliée 5 Rue de la boucherie 1247 Luxembourg - Madame
Constance GOZLAN, de nationalité française, demeurant et domiciliée 5 Rue de
la boucherie 1247 Luxembourg - Madame Hannah GOZLAN, de nationalité
française, demeurant et domiciliée 5 Rue
de la boucherie 1247 LUXEMBOURG.
Par Procès-verbal du 30 janvier 2018, le
Directoire a désigné et ce pour une durée
non limitée : - Monsieur Lucas GOZLAN,
en qualité de Président, - Monsieur Frédéric GOZLAN en qualité de Directeur
Général. Suivant procès-verbal du 12 Février 2018, le Conseil de surveillance a
désigné et ce pour une durée non limitée
Madame Maureen GOZLAN, en qualité
de Président, Mention sera faite au RCS
de Paris
162802A – LES ECHOS
Aux termes de décisions constatées
dans un procès-verbal du 16.04.2018,
l’associé unique de la société STHO,
SARL au capital de 2500 € ayant son
siège social ? :63, rue la Boetie 75008
PARIS, RCS PARIS 487808255 a décidé
de transférer le siège social du 63, rue la
Boetie, 75008 PARIS au 41, avenue de
l’Etoile 06590 THEOULE SUR MER à
compter du 16.04.2018, et de modifier en
conséquence l’article 4 des statuts.
162785B – LES ECHOS
LBBL
SAS au capital de 5000,00 €
1 avenue niel, 75017 Paris
834145153 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
25/04/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation am ia ble à c ompt er du
25/04/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme Caroline Briant, 5 rue cail,
75010 Paris et fixé le siège de liquidation
et l’adresse de correspondance chez le
liquidateur Mme Caroline Briant. Mention
en sera faite au RCS de Paris
159286A – LES ECHOS
Unidraft, SAS au capital de
3000 €. Siège social : 5 avenue des
chasseurs 75017 Paris. 829947175 RCS
Paris. Le 15/03/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur M. Pierre-Vincent
Taisne, 3 rue Paul-Valery 75016 Paris, et
fixé le siège de liquidation au siège social. Modification au RCS de Paris.
WITH UP COM
SAS au capital de 100 000 €
9/11 rue Alphonse de Neuville
75017 PARIS
RCS Paris 530 592 781
Le 5 avril 2018, les associés ont pris décidé de nommer en qualité de Directeur
Général Adjoint, M. Jean François HOLLENDER, demeurant 94 av. du Génral
de Gaulle – 94160 ST MANDE. Mention
sera faite au RCS de Paris.
162010A – LES ECHOS
CIRCUS
SARL au capital de 8.000 €. Siège social : 75 rue de dunkerque 75009 PARIS.
RCS 441 429 552 PARIS.
Le Gérant, en date du 15/05/2018, a décidé la dissolution de la société et sa
mise en liquidation amiable à compter du
16/05/2018, nommé liquidateur M BELATECHE jean pierre, 76 rue de dunkerque
75009 PARIS et fixé le siège de la liquidation au siège social. La correspondance sera adressée au 1 rue emile blemont, hall 13 75018 PARIS.
Le Gérant, en date du 10/05/2018, a approuvé les comptes de liquidation, donné
quitus au liquidateur, l’a déchargé de son
mandat et prononcé la clôture de liquidation, à compter du 10/05/2018. Radiation
au RCS de PARIS.
162064A – LES ECHOS
NIUSCHOOL EDUCATION
SERVICES
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
24 Rue Vineuse 75116 PARIS. RCS
833 168 834 PARIS
L’associé unique, en date du 15/05/2018,
a décidé la dissolution de la société et sa
mise en liquidation amiable à compter du
15/05/2018, nommé liquidateur Mme
SERRE Marie-Amélie, 24 Rue Vineuse
75116 PARIS et fixé le siège de la liquidation au siège social. Mention au RCS
de PARIS.
162878A – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos Sociétés le 22 Mai 2018, concernant la société D.FI Il a lieu de lire : Il a
été mis fin ce jour aux fonctions de gérant
de Jean Pierre DELMAS et Gérard DELMAS demeurant 289 rue du Faubourg
Saint Antoine 75011 PARIS a été nommé
gérant.
VENTE DE FONDS GERANCE
162898B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte sous-seing privé en
date du 07/05/2018 enregistré le
09/05/2018 au Service des Impôts des
Entreprises de PARIS, bordereau numéro 20243, case numéro 07647,
la société SARL LE TASSILI, au capital
de 8000 €, immatriculée au RCS de PARIS sous le numéro 503165532, domiciliée 197 RUE DE GRENELLE 75007 PARIS représentée par ABEDIAN
MASOUMEH,
a donné en location gérance à
la société SASU ALAN, au capital de
2000 €, immatriculée au RCS de PARIS
sous le numéro EN COURS, domiciliée
197 RUE DE GRENELLE 75007 PARIS
représentée par POLGE CIRO,
un fonds de commerce de
restaurant traiteur sur place et à emporter situé 197 RUE DE GRENELLE,
75007 PARIS, à compter du 01/06/2018
jusqu’au 31/05/2021
Le contrat est renouvelable par tacite reconduction d’une période de 36 mois
Pour unique insertion
78 • YVELINES
SOCIETES
162677A – LES ECHOS
159326A – LES ECHOS
161742A – LES ECHOS
AL BASILICO. SAS au capital de
5.000 €. Siège social : 10 rue Ebelmen
75012 PARIS. RCS 825 325 715 PARIS.
L’AGE du 30/04/2018 a décidé de nommer gérant : M AMDOUNNI Farouk, 5
rue Normandie Niemen 93440 DUGNY
en remplacement de M RHANNAM Mhamed, d’annuler le nom commercial et
l’enseigne PRETTY et de modifier la dénom ina tion soci ale qu i devien t :
L’ORIENTAL. Mention au RCS de PARIS.
162627A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 75 et 94
Le 20.02.18, l’associé unique de la sasu
el medical, capital 2000 €, 2 r jean gabin
94410 st maurice, rcs Créteil 827752973,
transfère le siège au 21 pl de la république 75013 paris. Président : Linda Elmkies sise 2 r jean gabin villa 4 94410 st
maurice. Rad créteil immat paris.
162661A – LES ECHOS
LES FILS A MAMAN Société À Responsabilité Limitée au capital de 5 000.00 €
Siège social : 7 bis rue Geoffroy Marie 75009 PARIS 509 390 639 RCS PARIS
Suivant décisions de l’associée unique
du 18 mai 2018 : A la suite de la démission de Monsieur Pierre MALFAIT, gérant, il n’a pas été procédé à son remplacement. Dépôt légal au Greffe du
Tribunal de commerce de PARIS.
Pour avis, la gérance
162733A – LES ECHOS
ULLINK
SAS au capital de 3659585655,00 €
23-25 Rue de Provence, 75009 Paris
434924296 RCS Paris
Par décision en date du 30/04/2018 il a
été pris acte de la nomination de M. Torben MUNCH, demeurant 048 Vagtelvej
2000 Frederiksberg Danemark en qualité
de nouveau Président, et M. Tony
FALCK, demeurant Hammarby Allé 132,
lgh 1601 120 66 Stockholm Suède en
qualité de nouveau DG, à compter du
30/04/2018 pour une durée illimitée, en
remplacement de M. Bertrand SCIARD,
Président démissionnaire, et M. Graham
HOWELL, DG démissionnaire. Mention
en sera faite au RCS de Paris
SARL au capital de 8.000 €
Siège : 113 AVENUE PASTEUR 93260
LES LILAS
488206988 RCS de BOBIGNY
Par décision de l’AGO du 07/05/2018, il
a été décidé de transférer le siège social
au 38 RUE DE LA GLACIERE 75019 PARIS.
Gérant : M. BOULILA MOHAMED NACEUR 58 RUE CAUCHOIX 95170
DEUIL LA BARRE
Radiation au RCS de BOBIGNY et réimmatriculation au RCS de PARIS.
Le Président, en date du 30/04/2018, a
approuvé les comptes de liquidation,
donné quitus au liquidateur, l’a déchargé
de son mandat et prononcé la clôture de
liquidation, à compter du 30/04/2018. Radiation au RCS de PARIS.
PROSO SERVICES, SAS au capital de
1500 €. Siège social : 63 rue vercingetorix 75014 Paris. 795278977 RCS PARIS.
Le 02/04/18, les associés ont décidé la
dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur M. jonathan NEMCSEK, 169 AVENUE DE VERDUN 92190
MEUDON, et fixé le siège de liquidation
au siège social. Modification au RCS de
PARIS.
SASU BOUCHERIE DES GOURMETS
Société par actions simplifiée au capital
de 100 € Siège : 37 rue des Archives
75004 PARIS 837749662 RCS de PARIS Par décision de l’AGE du
04/05/2018, il a été décidé d’approuver
les comptes de liquidation, donné au liquidateur M. BILLYM Michel 131,
Grande Rue - Bte 05 92310 SEVRES,
quitus de sa gestion et décharge de son
mandat et constaté la clôture de liquidation au 04/04/2018. Radiation au RCS de
PARIS.
159424A – LES ECHOS
SCI Point du Jour 2015, SCI au capital
de 2400 € €. Siège social : 180 rue de
vaugirard 75015 Paris. 811671312 RCS
Paris. Le 24/03/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur Mme Viviane BUHLER, 117 Ter rue du Point du Jour
92100 Boulogne Billancourt, et fixé le
siège de liquidation au siège social. Modification au RCS de Paris.
159805A – LES ECHOS
Open Your Iris, EURL au capital de
100 €. Siège social : 5 rue réaumur
75003 Paris. 811935568 RCS Paris. Le
27/03/18, l’associé unique a décidé la
dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur Mme florence bouloc,
chez mr et mme Bouloc, 152 Vigné de
Lapeyre 81290 Labruguière, et fixé le
siège de liquidation au siège social. Modification au RCS de Paris.
159807A – LES ECHOS
Tikito, SAS au capital de 1000 €. Siège
social : 2 avenue paul deroulede 75015
Paris. 820475713 RCS Paris. Le
13/03/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société, nommé
liquidateur M. Clément Dutartre, 2 avenue Paul Deroulede 75015 Paris, et fixé
le siège de liquidation au siège social.
Modification au RCS de Paris.
161762A – LES ECHOS
CARACAL COMMUNICATION
SASU au capital de 1.000 €. Siège social : 111 avenue Victor Hugo 75016 PARIS. RCS 810 214 361 PARIS.
Le Président, en date du 30/04/2018, a
décidé la dissolution de la société et sa
mise en liquidation amiable à compter du
30/04/2018, nommé liquidateur Mme
DJELLAB Soumia, 61 chemin de Bas
27930 SACQUENVILLE et fixé le siège
de la liquidation chez le liquidateur.
162679A – LES ECHOS
LES ORFEVRES
Société À Responsabilité Limitée en liquidation au capital de 9 000.00 €
Siège social : 74 quai des Orfèvres 75001 PARIS
Siège de liquidation : 4 rue Victor Schoelcher – 74014 PARIS
499 557 643 RCS PARIS
L’associée unique par décisions du
23/04/2018, a approuvé les comptes de
clôture de liquidation, donné quitus au liquidateur Monsieur Louis Harold HEBERT, 4 rue Victor Schoelcher – 74014
PARIS de sa gestion, déchargé ce dernier de son mandat, et constaté la clôture
définitive de la société, à compter du
même jour. Les comptes de liquidation
seront déposés au RCS de PARIS.
Pour avis,
le liquidateur
162715A – LES ECHOS
PROSMELA
SARL à associé unique au capital de
1.000 €
Siège : 26 RUE DES RIGOLES 75020
PARIS
807974191 RCS de PARIS
Par décision de l’associé unique du
21/05/2018, il a été décidé la dissolution
anticipée de la société à compter du
21/05/2018, nommé liquidateur M. BENNABI Hacene 16 rue du progres 93400
ST OUEN, et fixé le siège de liquidation
au siège social où seront également notifiés actes et documents.
Par décision de l’associé unique du
21/05/2018, il a été décidé d’approuver
les comptes de liquidation, donné quitus
de sa gestion au liquidateur, et prononcé
la clôture des opérations de liquidation à
compter du 19/04/2018. Radiation au
RCS de PARIS.
162765B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
15/04/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
EURO INJECTION
Objet social : ACHAT VENTE D’INJECTEURS EN FRANCE ET A L’ETRANGER
Siège social : 13 RUE LAENNEC,
78310 COIGNIERES Capital : 7500 €
Président : M. RACHID ESSAKKAKI demeurant : 3 ALLEE FLORA TRISTAN,
78280 GUYANCOURT élu pour une durée indéterminée Admission aux assemblées et exercice du droit de vote :
Chaque actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Clauses d’agrément : Les
actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord du
Président de la société. Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Versailles
162925B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte authentique en
date du 18/05/2018 il a été constitué une
SCI nommée :
SUGUTA
Objet social : L’aquisition, la location et
la vente de tous biens et droits immobiliers.
Siège social : 20 rue de la Plaine, 78810
FEUCHEROLLES Capital : 1000 € Gérant : M. Philippe Michel Angel BILLIERES, 20 rue de la Plaine, 78810 FEUCHEROLLES Cogérant : Mlle Caroline
Samantha IKENE, 50 rue de Paris,
77220 TOURNAN-EN-BRIE Cessions
de parts sociales : les parts sociales
sont librement cessibles au profit d’un
Associé. Toute cession à un tiers de la
société est soumise au préalable à agrément de la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Versailles
157225A – LES ECHOS
Par ASSP le 17/04/2018, il a été constitué la SASU :
PLATEFORME
Capital : 100 €.Objet : Accompagnement et production de spectacle vivant.
Siège : 61 Rue des Prés aux Bois, 78000
VERSAILLES.Président : MAGNIER
Anthony demeurant 4 square Arthur Rimbaud, 78760 Jouars Pontchartrain. Durée : 99 ans. Au RCS de VERSAILLES
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
157490A – LES ECHOS
162883A – LES ECHOS
162667A – LES ECHOS
Par ASSP du 23/04/18, il a été constitué
une SAS dénommée Openkumo.Siège
social : 4b rue du général leclerc 78570
Andresy. Capital : 500 €. Objet : conseil
et assistance opérationnelle en systèmes
informatiques. Président : M. Olivier
Buisson, 4b rue du général leclerc 78570
Andresy. Durée : 99 ans. Immatriculation
au RCS de Versailles.
Cette annonce paraît dans les départements 78 et 75
5àSec LATAM
S.A.S au capital de 302.548 Euros
Ancien siège social : 94, Rue de la Victoire 75009 PARIS
R.C.S Paris 523 880 474
L’associé unique a le 17 Mai 2018 décidé
de transférer le siège social du 94, Rue
de la Victoire, 75009 PARIS, au 60,
Route de Sartrouville, Parc des Grillons
Bât 6, 78230 Le Pecq, à compter du
même jour et a modifié en conséquence
l’article 3 des statuts.
Président M. Nicolas BOUCAULT, demeurant 5B, Allée Charles Peguy, 74940
Annecy.
Nouveau RCS Versailles
Suivant acte SSP du 18/05/2018 constitution de la SAS :
162193A – LES ECHOS
Par acte SSP du 09/05/2018 il a été
constitué une SAS dénommée :
GREEN GLASS
Siège social : 34 Rue Montaigne 78190
TRAPPES. Capital : 3.000 €. Objet :
Collecte et recyclage de déchets non
dangereux. Président : M AZIRAR Karim, 34 Rue Montaigne 78190 TRAPPES. Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de VERSAILLES.
162813A – LES ECHOS
Par acte SSP du 11/05/2018 il a été
constitué une SCI à capital variable dénommée : NICOTHO. Siège social : 2
rue de la pointe 78350 LES LOGES EN
JOSAS. Capital minimum : 4.000 €. Capital initial : 40.000 €. Capital maximum :
500.000 €. Objet : Acquisition, participation, construction, gestion, administration, location de tous biens immobiliers.
Gérant : M DEINEGO Francois, 2 rue de
la pointe 78350 LES LOGES EN JOSAS.
Cession de parts : Cession libre entre associés et au profit des ascendants, descendants. Soumise à l’agrément de
l’AGE dans les autres cas. Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de VERSAILLES.
162742B – LES ECHOS
O.R EQUIPEMENT
O.R EQUIPEMENT, SARL au capital de
10000 euros, 14 Rue Saint Pré 78730
Sainte Mesme. RCS Versailles
512694431. A compter A.G.E du
06-04-2018 : La société est transformée
en SASU. Droit de vote et admission aux
assemblées permis à chaque actionnaire. Nomination président : Melle ROSSIGNOL Odile 14 Rue Saint Pré 78730
Sainte Mesme. Statuts mis à jour. Formalités au RCS de Versailles.
SASU au capital de 250,00 €
7 rue de l’Eglise 78980 LE TERTRE
SAINT-DENIS
828290122 RCS Versailles
Par décision en date du 07/05/2018 il a
été décidé de modifier le capital de la société en le portant de 250,00 € à 7500 €
Autres modifications : - le siège social,
à compter du 15/05/2018 est transféré à
l’adresse suivante : 1401 AVENUE DE
LA GRANDE HALLE, Immeuble Inneos
78200 BUCHELAY. En conséquence, les
articles article 3 et 8 des statuts ont été
modifiés. Mention en sera faite au RCS
de Versailles
162936B – LES ECHOS
SALETYS
SARL Unipersonnelle à capital variable
de 2000,00 €
1 chemin Vert, 78910 BEHOUST
520190927 RCS Versailles
Par décision du Gérant en date du
22/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 33 rue
Campagne Première, 75014 PARIS à
compter du 22/05/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Paris et sera radiée du RCS de Versailles
162676A – LES ECHOS
SOCIETE DE MANAGEMENT ET DE
GESTION PATRIMONIALE
(SMGP), SARL au capital de 2 000 euros
Siège social : 25 rue Lavoisier 78150 LE
CHESNAY
RCS VERSAILLES 523 912 863
Le 1er/01/2018, l’Associé unique a
nommé Gérant, Mme Maylis LE
GRELLE, 5 avenue de Bellevue 78150
Le Chesnay, en remplacement de Mr Jérôme LE GRELLE démissionnaire. RCS
VERSAILLES
162860A – LES ECHOS
MAHEMA PRODUCTIONS
SARL au capital de 15.000 €
Siège : 1 CHEMIN DES BOURBIERS
78380 BOUGIVAL
519641104 RCS de VERSAILLES
Par décision de l’AGE du 30/12/2017, il
a été décidé de réduire le capital social
de 3.000 €, le portant ainsi à 12.000 €.
Mention au RCS de VERSAILLES
162696A – LES ECHOS
Par acte SSP du 05/05/2018, il a été
constitué une SAS à capital variable dénommée LINA. Objet : Conception,
commerce de solutions électroniques &
logicielles, autres prestations. Capital :
minimum 3000 €, initial 12000 €. Cessions soumises à agrément. Siège social : 86 Rue de Paris 91400 ORSAY.
Président : Théo Christian LAZUECH,
6C Rue de Libernon 91400 ORSAY. Durée : 99 ans. Immatriculation : RCS de
EVRY
160042A – LES ECHOS
162777A – LES ECHOS
HORME, SCI au capital de 100 €. Siège
social : 9 avenue de la tranquillité 78000
Versailles. 812829653 RCS versailles.
Le 20/03/18, les associés ont décidé la
dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur Mme Emilie Verhelpen, 13A ruelle d’Aigrefoin 78470 Saint
Rémy les Cherveuse, et fixé le siège de
liquidation au siège social. Modification
au RCS de versailles.
Par acte SSP du 21/05/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : DU MOIS
D’AOÛT Siège social : 17 rue grand rue
91590 ORVEAU Capital : 15.000 € Objet : Construction, acquisition, administration et gestion par bail, location de tous
immeubles et biens immobiliers Gérant :
M. DOURIEZ Bruno 17 Rue Grand Rue
91590 ORVEAU Co-Gérant : Mme BABAULT Bénédicte 17 Rue Grand Rue
91590 ORVEAU Cession des parts sociales : Parts librement cessibles entre
associés, toute autre cession nécessite
l’agrément du cessionnaire par les associés Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de EVRY
161955A – LES ECHOS
TORIC
SASU au capital de 1.000 €. Siège social : 2 rue alfred de Musset 78112
FOURQUEUX. RCS 803 376 250 VERSAILLES.
L’AGE du 15/05/2018 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 15/05/2018,
nommé liquidateur M VAN DEN BUSSCHE Tom, 2 rue alfred de Musset 78112
FOURQUEUX et fixé le siège de la liquidation chez le liquidateur. Mention au
RCS de VERSAILLES.
157329A – LES ECHOS
162654A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 91 et 94
CRW. SASU au capital de 1000 euros.
Siège social : 23 rue julien chailloux
94260 fresnes. 832 126 445 RCS créteil.
Le 19/04/2018, l’associé unique a décidé
de transférer le siège social à rue du 8
mai 1945 91310 leuville sur orge. Dirigeant : Grégory casset demeurant 23 rue
julien chailloux 94260 fresnes. En conséquence elle sera immatriculée au RCS
d’evry et elle sera radiée au RCS de créteil.
SASU LARINAE
162800A – LES ECHOS
162902B – LES ECHOS
LEARNING CONSEIL
Capital fixe : 1.000 €
Siège social : 8 av de la grande brosse,
91390 Morsang/Orge
Objet social : activité de graphisme
Président : Mme Ewa ROUX demeurant
8 av de la grande brosse, 91390 Morsang/Orge élue pour une durée illimitée
Admissions aux assemblées et exercice du droit de vote : chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées.,
une action donnant droit à une voix.
Clauses d’agrément : les cessions
d’actions sont soumises à agrément
des associés.
Durée de la société : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS d’Evry.
SOCIETES
162747B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
19/05/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
RESTOPOP
en liquidation
Capital : 5000 €
Siège : 29 route de Versailles
Résidence Marly Soleil, Bat.7B
78560 LE PORT MARLY
804 763 118 RCS VERSAILLES
Suivant PV du 31/3/2018, l’associée unique a approuvé les comptes définitifs de
liquidation, constaté la clôture et donné
quitus au liquidateur Mme Dominique
VALOIS (domiciliée 77250 MORET SUR
LOING, 22 rue des folies) à compter du
jour même. Mention sera faite au RCS.
162928A – LES ECHOS
ADDITIF A L’ANNONCE PARUE LE
6/03/2018
Dans l’annonce ayant fait état de la cession d’éléments de fonds de commerce
intervenue à Montesson le 20/02/2018,
entre La Société BOUCHERIE GAUTIER et la Société BOUCHERIE YANN,
il fallait lire cession des éléments de
fonds de commerce, hormis le bail sis 13
rue des Ecoles 78600 LE MESNIL LE
ROI, de BOUCHERIE TRIPERIE CHARCUTERIE...
91 • ESSONNE
SOCIETES
162897B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/05/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
SHINE APPAREL
Objet social : - Ventes à distance et en
magasin de vêtements et de tous type
d’accessoires de mode en gros, demigros et en détail, conseil, accompagnement et réalisation dans la conception,
fabrication et livraison des produits vendus.
Siège social : 27 PLACE VICTOR
SCHOELCHER, 91300 MASSY Sigle :
SHINE APPAREL Nom commercial :
SHINE APPAREL Capital : 100 € Président : M. KEITA NOUHOUN demeurant :
53 RUE DU PARC D’Athis, 91200 ATHIS
MONS élu pour une durée indéterminée
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Evry
A & T PROMOTION
Société par actions simplifiée en
liquidation
Au capital de 500 euros
Siège social/ siège de liquidation : 6,
RUE DES AVOCETTES, 91160
BALLAINVILLIERS
800 721 870 RCS EVRY
L’Assemblée Générale Ordinaire réunie
le 15 mai 2018 a approuvé le compte définitif de liquidation, déchargé Stéphane
GUILLOUX de son mandat de liquidateur, donné à ce dernier quitus de sa gestion et constaté la clôture de la liquidation
à compter du jour de ladite assemblée.
Les comptes de liquidation sont déposés
au greffe du Tribunal de commerce de
EVRY, en annexe au Registre du
commerce et des sociétés et la Société
sera radiée dudit registre.
POUR AVIS
Siège social : 92, Avenue Pablo Picasso, 92000 Nanterre Capital : 500 €
Président : M. Assane MBENGUE demeurant : 92 Avenue Pablo Picasso,
92000 Nanterre élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Nanterre
162774B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
11/05/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
SOW & UNIVERSE
Objet social : La société a pour objet la
réalisation de prestations de conseil et
d’assistance en comptabilité, gestion administrative, juridique, système d’information et organisation.
Siège social : 2 rue Guillaume Farel,
92400 COURBEVOIE Capital : 150 €
Gérance : M. ABDOUL SOW, 2 rue Guillaume Farel, 92400 COURBEVOIE Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Nanterre
162875B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
21/04/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
OLYMPE SANTE SPORT
Objet social : -l’exploitation d’un centre
de remise en forme, de salles de sport,
de soins corporels, de bien-être et relaxation. -La distribution et la commercialisation sous quelque forme que ce soit de
tous produits et services se rapportant à
son activité -L’exploitation des marques
et autres droits de propriété industrielle
lui appartenant ou dont elle obtiendrait le
droit d’exploitation sous quelque forme
que ce soit. -L’achat et la prise à bail de
tous immeubles, locaux ou bureaux. -La
sous location et l’activité de Facility Management - La participation de la société,
par tous moyens, à toutes entreprises ou
sociétés créées ou à créer -Et plus généralement toutes opérations industrielles, commerciales et financières, mobilières ou immobilières pouvant se
rapporter directement ou indirectement
audit objet
Siège social : 28 rue velpeau, 92160
ANTONY Capital : 45000 € Président :
M. Frédéric GROSSI demeurant : 29 rue
G. CLEMENCEAU, 91400 ORSAY élu
pour une durée indéterminée CAC : - Titulaire : M. Mickael PIROT demeurant :
cabinet Ad Value 9 rue A. FRANCE
75017 PARIS - Suppléant : M. Yossi
BOHBOT demeurant : 73 rue Saint
Blaise 75020 PARIS Admission aux assemblées et droit de vote : chaque associé est convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : Tout Transfert de
Titres est interdit pendant 3 ans, à
compter de l’immatriculation de la Société, puis soumis à un droit de préemption de la société. Les cessions d’actions
entre associés sont libres. En revanche,
les cessions d’actions à des tiers à la Société sont soumises à l’agrément préalable de la collectivité des Associés représentant à la majorité simple des voix des
associés, sachant que les actions du Cédant ne sont prises en compte pour le
calcul de cette majorité. Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Nanterre
162924A – LES ECHOS
EMAX SARL en liquidation au capital de
3.000 € Siège social : 10 rue SaintPierre 91810 VERT-LEGRAND 498 353 028 RCS EVRY
AVIS DE PUBLICITE LEGALE L’associé
unique a décidé aux termes d’une délibération en date du 30 avril 2018 la dissolution anticipée de la société à compter
du 30 avril 2018 suivie de sa mise en liquidation amiable en application des dispositions statutaires. A été nommé
comme liquidateur :
M. Emmanuel LAURE, demeurant à
VERT-LE-GRAND (91810) 10 rue SaintPierre, a qui ont étés conférés les pouvoirs les plus étendus pour terminer les
opérations sociales en cours, réaliser
l’actif et apurer le passif.
- Le siège de la liquidation est fixé au
siège social à VERT-LE-GRAND (91810)
10 rue Saint-Pierre. C’est à cette adresse
que la correspondance devra être envoyée et que les actes et documents
concernant la liquidation devront être notifiés. Le dépôt des actes et pièces relatifs à la liquidation sera effectué au greffe
du tribunal de commerce de EVRY. Pour
avis, le liquidateur
162762B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 15/05/2018, concernant la société LE GALLOIS, lire SSP en date du
18/05/2018 en lieu et place de
08/05/2018
162208A – LES ECHOS
162670A – LES ECHOS
Par acte SSP du 17/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
AXA SELECTIV’IMMO
EUROCARS
SPPICAV sous forme de SA
au capital variable
minimum de 78 533.910 €
6 place de la Pyramide –
Tour Majunga La Défense 9
92800 Puteaux
RCS NANTERRE 324 571 124
Aux termes du pv d’AGM en date du
26/04/2018, l’assemblée générale a :
- ratifié la nomination de Monsieur Jérôme DELAUNAY demeurant 10 rue Lecerf 94210 La Varenne Saint-Hilaire en
qualité d’administrateur, coopté par le CA
le 12/03/2018 en remplacement de Monsieur Laurent JACQUEMIN démissionnaire.
- décidé de transformer la SPPICAV sous
forme de société anonyme en SPPICAV
sous forme de SAS à compter du
27/04/2018, sans création d’un être moral nouveau et a adopté le texte corrélativement modifié des statuts qui régiront
désormais la société. La durée, le capital, le siège, la dénomination sociale et
l’objet de la société restent inchangés.
Les nouveaux organes de gestion se
substituent aux anciens dont les fonctions prennent fin.
En conséquence de ce qui précède, l’assemblée générale a nommé :
- en qualité de Président la société AXA
REAL INVESTMENT MANAGERS SGP
sa sise 6 place de la Pyramide – Tour
Majunga La Défense 9 RCS Nanterre
324 571 124
- en qualité de Membres du Conseil
de Surveillance :
Madame Anne-Emmanuelle CORTEEL,
Madame Carole BOUCHER, Monsieur
Laurent LAVERGNE, Monsieur Jérôme
DELAUNAY, Monsieur Guillaume DEFRANCE et AXA FRANCE VIE.
Pour avis.
Siège social : 30 Rue Edith Cavell
92400 COURBEVOIE. Capital : 150 €.
Objet : Achat et vente de véhicules automobiles et motocycles neufs et occasions. Président : M BENCHEHIDA
Yassine, 60 av stalingrad 93200 ST DENIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de NANTERRE.
Objet social : Traiteur chef à domicile.
162901A – LES ECHOS
PEPPER CONSEIL
SAS au capital de 3000,00 €
38 rue de Berri,
75008 Paris
820983930 RCS Paris
Par décision du Président en date du
17/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 33 avenue
de la République, 78230 Le Pecq à
compter du 01/06/2018.
Présidence : Mlle Louise Healy, demeurant 33 avenue de la République, 78230
Le Pecq
La société sera immatriculée au RCS de
Versailles et sera radiée du RCS de Paris
SASU BIEJAT
92 • HAUTS-DE-SEINE
162935B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
17/05/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
JML CONCEPTION ET
REALISATION
Objet social : Toutes opérations de
conception et réalisation d’ouvrages de
tous types de bâtiments neufs et rénovations, à l’exception d’ouvrage d’art public
Siège social : Challenge 92 - 83 avenue
François Arago, 92000 Nanterre Capital : 50000 € Président : M. José Manuel DE OLIVEIRA demeurant : 83 rue
Carnot, 95360 MONTMAGNY élu pour
une durée indéterminée DG : M. JeanLoup SALAÜN demeurant : 43 rue du
Bois, 92000 Nanterre Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Nanterre
162061A – LES ECHOS
Par acte SSP du 17/05/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : EVIMAX.
Siège social : 11 rue Barbès 92130
ISSY LES MOULINEAUX. Capital :
1.000 €. Objet : achat, vente, gestion, location de tous biens immobiliers. Gérant : Mme MAUGARD Eglantine, 11 rue
Barbès 92130 ISSY LES MOULINEAUX.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de NANTERRE.
162324A – LES ECHOS
Par acte SSP du 17/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
TROIS BULLES CONSEIL
Siège social : 8 rue du commandant
Louis Bouchet 92500 RUEIL MALMAISON
Sigle : TBC
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil en systèmes et logiciels
informatiques
Président : M BONHOMME Thierry, 8
rue du commandant Louis Bouchet
92500 RUEIL MALMAISON.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de NANTERRE
162682A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 16/05/2018 constitution d’une SASU : FONCIERE A.
BLANVHE Capital social : 100 € ; Siège
social : 35 rue Auguste Blanche 92800
PUTEAUX Objet : Participation par
achat souscription apport fusion et par
tout autre moyen et la gestion de toutes
valeurs mobilières et l’acquisition de tous
biens mobiliers et immobiliers ; Président : Mme Stéphanie POUCHOY demeurant au 35 rue Auguste Blanche
92800 PUTEAUX, élue pour une durée
illimitée ; Admission aux assemblées et
exercice du droit de vote : chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : Les actions sont
librement cessibles entre actionnaires
uniquement avec accord du Président de
la société. Durée de la société : 99 ans à
compté de son immatriculation au RCS
de NANTERRE.
162877A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 08/05/2018, il
a été constitué une SCI dénommée :
MARBRE INVEST
Capital : 1.000 €. Siège social : 86 rue
Pierre Poli 92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
Objet social : l’acquisition d’un biens immobilier sis à ISSY-LES-MOULINEAUX
(92), 22 rue d’Estienne d’Orves, l’administration et l’exploitation par bail, location ou autrement dudit immeubles et de
tous autres immeubles
Gérance : M. Stéphane MARQUETTY, demeurant 86 rue Pierre Poli
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
Cessions de parts sociales : Pas
d’agrément pour les cessions à des associés ou au conjoint de l’un d’eux ou à
des ascendants ou descendants du cédant. Agrément préalable des associés
pour les autres cessions.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de NANTERRE.
161865A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 92 et 75
SELARL UNIPERSONNELLE
TORDJMAN
SELARL au capital de 7.650 €
Siège social : 50 rue Pierre Charron –
75008 Paris
479 258 063 RCS PARIS
Décisions de l’Associé unique du
30/04/2018 : I/ Transfert du siège social
au « 1 bis, rue Frédéric Fournier-92240
Malakoff » ; II/ Modification de l’objet social pour exercer l’activité de « Gestion
d’actifs mobiliers et immobiliers » ; Par
conséquent suppression de l’activité libérale et Adoption de la forme « Société à
Responsabilité Limitée » n’entraînant
pas la création d’une personne morale
nouvelle ; III/ Modification de la Dénomination sociale en « SARL TORDJMAN » ; IV/ Modification des articles
1,2,3 et 4 des statuts en conséquence.
Pour avis.
162019A – LES ECHOS
S.C.I. DU VAL
Société Civile au capital de 15.244,90 €.
Siège social : 2 Claos Neptune 92190
MEUDON. RCS 350 704 417 NANTERRE.
L’AGO du 08/04/2018 a nommé gérant :
M CAFFIN Charles-Aymeric, 43 Avenue
de la Division Leclerc 92160 ANTONY en
remplacement de M CAFFIN JeanClaude. Mention au RCS de NANTERRE.
162755A – LES ECHOS
PRO GREEN COLIS & CIE
SASU au capital de 7.500 €
Siège : 64 RUE ANATOLE FRANCE
92300 LEVALLOIS PERRET
823562426 RCS de NANTERRE
Par décision de l’AGE du 02/05/2018, il
a été décidé de augmenter le capital social de 22.500 € par apport en numéraire,
le portant ainsi à 30.000 €. Mention au
RCS de NANTERRE
162789A – LES ECHOS
KEYSOFT CONSULTING. EURL au capital de 1.000 €. Siège social : 11 rue
Pierre de Ronsard, 95170 DEUIL LA
BARRE. RCS 802 802 389 PONTOISE.
Le Gérant, en date du 21/05/2018, a décidé de transférer le siège social au 142
B Avenue Henri Ginoux, 92120 MONTROUGE. Gérant : M KHELIFI YOUSSEF, 142 B Avenue Henri Ginoux 92120
MONTROUGE. Radiation du RCS de
PONTOISE et immatriculation au RCS
de NANTERRE.
162820A – LES ECHOS
KAPIX SARL au capital de 20.000 €
Siège : 2 RUE CESARIA EVORA 92700
COLOMBES 833221807 RCS de NANTERRE Par décision de l’AGE du
15/05/2018, il a été décidé de : - nommer
Gérant M. BA Alioune, jules-daniel 10 allée des marolles 78400 CHATOU en
remplacement de M. DUPRE Jean démissionnaire Mention au RCS de NANTERRE
162939A – LES ECHOS
IN EXTENSO CONSEIL EN
TOURISME, CULTURE ET
HOTELLERIE
SAS au capital de 338 000 euros
Siège social : 63ter Avenue Edouard
Vaillant - 92100 Boulogne Billancourt
532 679 420 RCS Nanterre
Le 30/11/2017, l’Assemblé Générale
prend acte de l’arrivée à échéance des
mandats des Commissaires aux
Comptes titulaire et suppléant et décide :
- de renommer la Société COMPAGNIE
FRANCAISE DE CONTROLE ET D’EXPERTISE - CFCE, 112 rue Cardinet
75017 Paris représentée par M Albert
ABEHSSERA pour une durée de 6 exercices ;
- de ne pas procéder au renouvellement
de la Société COMPAGNIE EUROPEENNE DE CONSEIL ET D’AUDIT CECA, 112 rue Cardinet 75017 Paris
Modification au RCS de Nanterre.
162879B – LES ECHOS
NADIA MESSAÏ’S RAQS
SHARQI
SARL au capital de 7700,00 €
13, allée Fernand LEGER, 92000
Nanterre
440765329 RCS Nanterre
Par décision du Gérant en date du
30/04/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liqui dat ion am iable à c omp ter du
30/04/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme Nadia MESSAÏ, 13, allée
Fernand LEGER, 92000 Nanterre et fixé
le siège de liquidation et l’adresse de correspondance au siège de la société.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 09
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
Mention en sera faite au RCS de Nanterre
162903B – LES ECHOS
SCI CABANA
SCI au capital de 1200 €
22 RUE VICTOR NOIR, 92200 NEUILLY
SUR SEINE
508088390 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
25/10/2017 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Mme NATOLI GENEVIEVE 22 RUE VICTOR
NOIR, 92200 NEUILLY SUR SEINE,
pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Nanterre
EURO TRANSPORT
162780A – LES ECHOS
REVELE
Sarl au capital de 2000 euros
Siège social : 12 rue du Mont Valerien
92210 Saint-Cloud
820 619 591 RCS Nanterre
Le 20/05/2018, l’associé unique a approuvé les comptes de liquidation, a
donné quitus au liquidateur et a constaté
la clôture des opérations de liquidation,
à compter du 20/05/2018 Radiation au
RCS de Nanterre
157215A – LES ECHOS
Par assp en date du 18.04.2018, a été
constitué la sasu smr tissus, capital
8000 €, siège 38 av de la division leclerc
93350 Le bourget, est nommé président
Boubou Coulibaly sis 38 av de la division
leclerc 93350 Le Bourget, objet : achat/
vente de tissus, chaussures, bijoux et accessoires, durée : 99 ans. Rcs Bobigny.
157286A – LES ECHOS
Par ASSP du 21/04/18, il a été constitué
une SAS dénommée APPERO.Siège social : 11 rue palouzié 93400 St ouen. Capital : 100 €. Objet : édition de logiciels
généraux utilisés à des fins professionnelles et domestiques, distribués sur
support physique ou en téléchargement. Président : M. Barthélemy Fabry, 11 rue palouzié 93400 St ouen. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
BOBIGNY.
157502A – LES ECHOS
Par ASSP du 21/04/18, il a été constitué
la SCI dénommée RB IMMOBILIER.
Siège social : 40 rue émile beaufils
93100 Montreuil. Capital : 3000 €. Objet : acquisition et gestion de biens mobiliers et immobiliers. Gérance : M. Rudy
et M. Bryan Attia, 40 rue émile beaufils
93100 Montreuil. Cessions soumises à
agrément. Durée : 99ans. Immatriculation au RCS de BOBIGNY.
157554A – LES ECHOS
Par acte SSP du 19/04/2018 constitution
de la SASU HOUMOUS JO. Capital : 2000 euros. Siège social : 219 rue
etienne marcel 93100 montreuil. Objet :
préparation d’aliments. Président : Monsieur Jonathan Myara, 219 rue etienne
marcel 93100 montreuil. Durée : 99 ans
à compter de l’immatriculation au RCS
de Bobigny.
161888A – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
SPI
Siège social : 4 Rue des Groseilliers
93100 MONTREUIL. Capital : 1.000 €.
Objet : Achat, vente de pièce détachée
neuf et d’occasion, d’accessoire et pneumatique automobile, de véhicule et moto
neuf et occasion, entretien et réparation
et vente de tout ce qui touche l’automobile directement ou indirectement et import export. Président : M TOPAL Sttettin, 16 Rue du Progrès 93230
ROMAINVILLE. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de BOBIGNY.
162622A – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 15/05/2018, concernant la société EURL REELMA, lire Capital :
4000 € en lieu et place de capital : 1000 €
Par acte sous seing privé du 02/05/2018,
iI a été formé une SASU dénommée BSS
KIDS SAINT-DENIS, au capital de 1000
euros, sise au 99 RUE GABRIEL PERI
93200 SAINT-DENIS, dont l’objet social
est : prêt-à-porter au détail et d’une durée de 99 ans. Le Président nommé est :
M. NAJI HICHAM, résidant au 63 RUE
DU PROFESSEUR DASTRE 95120 ERMONT. Admission aux assemblées et
droits de vote : tout actionnaire peut participer aux assemblées. Chaque action
donne droit à une voix. Clause d’agrément : la cession des actions de l’actionnaire unique est libre. La société sera immatriculée au RCS de BOBIGNY.
162764B – LES ECHOS
162703A – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 15/05/2018, concernant la société EURL ARMELE, lire Capital :
4000 € en lieu et place de Capital :
1000 €
Par acte SSP du 18/05/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : NABELOU89 Siège social : 29 rue albert david
93410 VAUJOURS Capital : 300 € Objet : L’acquisition et la location de biens
immobiliers. la propriété, la gestion et
l’administration de biens dont elle pourra
devenir propriétaire par voie d’acquisition, échange, apport ou autre, tous placements capitaux sous toutes formes,
actions, obligations, parts sociales Gérant : Mme COLIN Annabelle 29 Rue albert david 93410 VAUJOURS Cession
des parts sociales : Librement entre ascendants, descendants, conjoint et associés avec agrément des associées se
prononçant à l’unanimité pour toutes autres cessions Durée : 99 ans à compter
de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
162763B – LES ECHOS
93 • SEINE-SAINT-DENIS
SOCIETES
162741B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
22/03/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
FINANCIAL CONSILIUM
Objet social : Conseil en gestion et organisation.
Siège social : 39 avenue Outrebon,
93250 VILLEMOMBLE Capital : 1 € Président : M. Mikael FRECHIN demeurant : 39 AVENUE OUTREBON, 93250
VILLEMOMBLE élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Bobigny
Nom commercial : O’DELI’S
SARL au capital de 1 000 €. Siège social : 116 rue d’Aulnay 93270 SEVRAN
Durée : 50 ans. Objet : restauration plats
à emporter, livraison à domicile sandwicherie, import, exporte, achat, vente, négoce, de tous produits non réglementée.
Gérant : Monsieur MOOTOO Visen demeurant : 5 place de Haldenbour 67,
STRASBOURG. Immatriculation au RCS
de Bobigny
AJ-CAB TRANSPORT. SAS au capital
de 27.500 euros. Siège social : 33 rue
des Chardonnerets, ZAC Paris Nord 2,
93290 Tremblay-en-France. RCS Bobigny 818 812 398. Le 12/04/2018, l’AGE a
décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 12/04/2018. Mr Ayoub
Jbari demeurant 3 rue André Messager
60800 Crépy en Valois a été nommé liquidateur. Le siège de liquidation a été
fixé au siège social. Modification au RCS
de Bobigny.
SOCIETES
162885A – LES ECHOS
162735A – LES ECHOS
GLINTLE. SAS au capital de 2963 euros.
Siège social : 69 rue de Sèvres 92100
Boulogne-Billancourt. RCS Nanterre 812
664 217. Le 30/04/2018, l’AGE a approuvé les comptes de liquidation, a
donné quitus au liquidateur et a constaté
la clôture des opérations de liquidation,
à compter du 30/04/2018. Radiation au
RCS de Nanterre.
MT FOOD
157469A – LES ECHOS
M.A.D CLEAN
Objet social : NETTOYAGE ENTRETIENT DE TOUS TRAVAUX
Siège social : 139 rue de paris, 93800
EPINAY SUR SEINE Capital : 1000 €
Gérance : M. dahabat DIOUARA, 2 RUE
TAOS AMROUCHE, 93380 PIERREFITTE-SUR-SEINE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Bobigny
160658A – LES ECHOS
SASU au capital de 3.000 €. Siège social : 6 Rue Gabriele d’Annunzio 92360
MEUDON LA FORET. RCS 813 937 927
NANTERRE
L’AGE du 31/12/2017 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 31/12/2017,
nommé liquidateur M ABDELOUAHABI
Abdelkader, 6 Rue Gabriele d’Annunzio
92360 MEUDON LA FORET et fixé le
siège de la liquidation au siège social. La
correspondance sera adressée au 6 Rue
Gabriele d’Annunzio 92360 MEUDON LA
FORET.
L’AGE du 31/12/2017 a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus au
liquidateur, l’a déchargé de son mandat
et prononcé la clôture de liquidation, à
compter du 31/12/2017. Radiation au
RCS de NANTERRE.
Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de commerce de Bobigny en annexe
au Registre du commerce et des sociétés.
Aux termes d’un acte SSP en date du
20/04/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
158613A – LES ECHOS
Le 30.11.2017, l’associé unique de l’eurl
Icb financement, 5 r du pont neuf 92350
le plessis robinson, capital 500 €, rcs
Nanterre 810788190, décide de la dissolution anticipée de la société à compter
du 30.11.2017, nomme liquidateur Delphine Gottri sise 5 r du pont neuf 92350
le plessis robinson et fixe le siège de la
liquidation à cette même adresse. Rcs
Nanterre.
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. PICART Didier 93 RUE COLMET LEPINAY, 93100 MONTREUIL, pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Bobigny
Président : M. MPITA BAKANA Guilain
6 rue nadia guendouz 93400 ST OUEN
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
162904B – LES ECHOS
162790A – LES ECHOS
Suivante s acte SSP en date du
01/05/2018, il a été constitué la société
dénommée :
162838B – LES ECHOS
GTR
SAS au capital de 50000,00 €
157-159 rue du Faubourg Saint-Antoine,
75008 PARIS
838809119 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
18/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 15, rue
Pierre Curie, 93200 SAINT-DENIS à
compter du 18/05/2018.
Présidence : M. Abdallah BALKI, demeurant 19, rue Pierre Curie, 93200
SAINT-DENIS FRANCE
La société sera immatriculée au RCS de
Bobigny et sera radiée du RCS de Paris
162847B – LES ECHOS
AUTO CONTROLE SECURITE
SAS au capital de 60000,00 €
85 BOULEVARD JEAN MERMOZ,
93380 PIERREFITTE SUR SEINE
834866873 RCS Bobigny
Par décision de L’AGE en date du
21/05/2018 il a été pris acte de la nomination de M. BALAL KHALID, demeurant
15 RUE DE LA CHAPELLE SAINT NICOLAS 95350 SAINT BRICE SOUS FORET en qualité de nouveau Président, à
compter du 21/05/2018 pour une durée
illimitée, en remplacement de M. MIRAJ
KHALID, Président démissionnaire. Mention en sera faite au RCS de Bobigny
Siège social : 33 quai de seine 93450 L
ILE ST DENIS
Capital : 20.000 €
Objet : COMMERCE, RÉPARATION,
ENTRETIEN, CONSEIL EN TÉLÉPHONIE INFORMATIQUE ET ELECTRONIQUE
159289A – LES ECHOS
LAUPRAD CONSEIL, SASU au capital
de 1000 €. Siège social : 13 rue pierre
brossolette 93160 Noisy le grand.
804840205 RCS BOBIGNY. Le
19/04/18, l’associé unique a décidé la
dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur M. Laurent PRADALIE, 2 RUE VAUBAN 93160 NOISY LE
GRAND, et fixé le siège de liquidation au
siège social. Modification au RCS de BOBIGNY.
159540A – LES ECHOS
162625A – LES ECHOS
AGAIN DRIVE, SASU au capital de
2000 €. Siège social : 15 boulevard robert schuman 93190 Livry-gargan.
819574872 RCS Bobigny. Le 19/04/18,
l’associé unique a décidé la dissolution
anticipée de la société, nommé liquidateur M. Christian Delmonte, 15 boulevard
Robert Schuman 93190 Livry-Gargan, et
fixé le siège de liquidation au siège social. Modification au RCS de Bobigny.
KBS
162514A – LES ECHOS
SARL au capital de 8.000 €
Siège : 113 AVENUE PASTEUR 93260
LES LILAS
488206988 RCS de BOBIGNY
Par décision de l’AGO du 07/05/2018, il
a été décidé de transférer le siège social
au 38 RUE DE LA GLACIERE 75013 PARIS. Radiation au RCS de BOBIGNY et
ré-immatriculation au RCS de PARIS
162704A – LES ECHOS
BDA HOLDING Société par actions simplifiée au capital de 5.000 € Siège : 104
Boulevard Louis Armand 93330
NEUILLY SUR MARNE 804449221 RCS
de BOBIGNY Par décision de l’AGE du
12/03/2018, il a été décidé de transférer
le siège social au 1 Rue DU CENTRE
93160 NOISY LE GRAND. Mention au
RCS de BOBIGNY.
162705A – LES ECHOS
BDA HOLDING Société par actions simplifiée au capital de 5.000 € Siège : 104
Boulevard Louis Armand 93330
NEUILLY SUR MARNE 804449221 RCS
de BOBIGNY Par décision de l’AGE du
12/03/2018, il a été décidé de : - nommer
Commissaire aux comptes titulaire la société CABINET FRANCOIS CLAVELIN,
SARL au capital de 250.000 €, sise le pre
chevalier 1 allée des pervenches 38240
MEYLAN Nº518347539 RCS de GRENOBLE représentée par CLAVELIN
Francois.- nommer Commissaire aux
comptes suppléant la société CABINET
JEAN PAUL PEPIN, SARL au capital de
96.300 €, sise 23 avenue doyen louis
weil 38000 GRENOBLE Nº452359979
RCS de GRENOBLE représentée par
PEPIN Jean paul.Mention au RCS de
BOBIGNY
162746A – LES ECHOS
LA BOUCHERIE DES JUMEAUX
SARL au capital de 2.000 €
Siège : 3 AVENUE DES PRIMEVERES
93270 SEVRAN
838705564 RCS de BOBIGNY
Par décision de l’AGE du 04/05/2018, il
a été décidé de :
- nommer Gérant M. LARIBI Lasaad parc
de la noue 93420 VILLEPINTE en remplacement de M. MARSIT Miloud démissionnaire.
Mention au RCS de BOBIGNY
Par acte SSP du 10/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
INTER GSM
159254A – LES ECHOS
API MONIRI GROUPE, SARL au capital
de 100 €. Siège social : 4 rue raspail
93400 Saint ouen. 801213646 RCS BOBIGNY. Le 09/01/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société,
nommé liquidateur M. YASSIN MONIRI, 4 RUE RASPAIL 93400 SAINT
OUEN, et fixé le siège de liquidation au
siège social. Modification au RCS de BOBIGNY.
162863B – LES ECHOS
FINANCIERE PICART
SARL au capital de 50000 €
93 RUE COLMET LEPINAY, 93100
MONTREUIL
383219631 RCS Bobigny
Par décision de L’AGE en date du
15/11/2012 les Associés ont :
SARL GENERAL TOYTURE. SARL au
capital de 1.000 €. Siège social : 12
RUE DUMAS 93800 EPINAY SUR
SEINE. RCS 838 220 465 BOBIGNY.
L’AGE du 30/03/2018 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 30/03/2018,
nommé liquidateur M GABOR RUPI,
12RUE DUMAS 93800 EPINAY SUR
SEINE et fixé le siège de la liquidation au
siège social.
L’AGE du 30/03/2018 a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus au
liquidateur, l’a déchargé de son mandat
et prononcé la clôture de liquidation, à
compter du 30/03/2018. Radiation au
RCS de BOBIGNY.
162792A – LES ECHOS
KLAPT. SASU au capital de 10.000 €.
Siège social : 235 rue de Rosny 93100
MONTREUIL. RCS 832 792 212 BOBIGNY.
L’AGE du 20/03/2018 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 20/03/2018,
nommé liquidateur M NYOURI Tarik, 235
rue de Rosny 93100 MONTREUIL et fixé
le siège de la liquidation au siège social.
L’AGE du 20/03/2018 a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus au
liquidateur, l’a déchargé de son mandat
et prononcé la clôture de liquidation, à
compter du 20/03/2018. Radiation au
RCS de BOBIGNY.
162832A – LES ECHOS
94 • VAL-DE-MARNE
162737B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
27/04/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
FK PRESTIGE
Objet social : Transport par véhicule de
tourisme avec chauffeur VTC
Siège social : 6 rue 11/11/1918, Étage
1 Appartement 4, 94110 Arcueil Capital :
500 € Président : M. Fathi Khalifa demeurant : 6 rue 11/11/1918, Étage 1 Appartement 4, 94110 Arcueil élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Créteil
162833B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
01/03/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
ENTREPRISE COMMERCIALE
DE CONSTRUCTION DU
BATIMENT
Objet social : COMMERCIALISATION
ET CONSTRUCTION DE BATIMENT
Siège social : 8 Rue D’ESTIENNE
D’ORVES, 94000 CRETEIL Sigle :
ECCB Capital : 15 000.00 € Gérance :
M. SIDI NIBBA, RESIDENCE 23 HAUTS
MARCOUVILLE, 95300 PONTOISE Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Créteil
161834A – LES ECHOS
Par acte SSP du 16/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
RA TRANSPORT
Siège social : 93 avenue stalingrad
94800 VILLEJUIF. Capital : 1.000 €. Objet : TRANSPORT PUBLIC DE PERSONNES ACHAT ET VENTE DE VÉHICULE LOCATION DE VÉHICULE AVEC
OU SANS CHAUFFEUR. Président : M
BORGES MANCEBO RODRIGO, 93
avenue stalingrad 94800 VILLEJUIF. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
CRETEIL.
161835A – LES ECHOS
Par acte SSP du 20/03/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
KEYZIMO
Siège social : 23 AVENUE DE LA REPUBLIQUE 94500 CHAMPIGNY SUR
MARNE. Sigle : KIMO. Capital : 300 €.
Objet : Keyzimo réalise des transactions
sur immeubles, terrains ou constructions.
Président : M BINAM PATRICK, 23
AVENUE DE LA REPUBLIQUE 94500
CHAMPIGNY SUR MARNE. Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de CRETEIL.
162339A – LES ECHOS
Par acte SSP du 03/04/2018 il a été
constitué une SAS dénommée :
SPM MULTISERVICES
Siège social : 70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE 94022 CRETEIL CEDEX. Capital : 8.000 €. Objet : ETANCHEITE-MACONNERIE-CARRELAGEPEINTURE-ELECTRICITE. Président :
M DAL MUSTAFA, 2 B RUE DU 11 NOVEMBRE 1918 93190 LIVRY GARGAN.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de CRETEIL.
SWEETSPOT
Société à Responsabilité Limitée en
liquidation
Au capital de 7 500 euros
Siège/Siège de liquidation : 13, avenue
Faidherbe, 93100 MONTREUIL
791 417 470 RCS BOBIGNY
L’AGE réunie le 18 mai a décidé la dissolution anticipée de la Société à
compter de ce jour et sa mise en liquidation amiable sous le régime conventionnel dans les conditions prévues par les
statuts et les délibérations de ladite assemblée.
Elle a nommé comme liquidateur Martin
FOUILLEUL, demeurant 13, avenue
Faidherbe, 93100 MONTREUI, pour
toute la durée de la liquidation, avec les
pouvoirs les plus étendus tels que déterminés par la loi et les statuts pour procéder aux opérations de liquidation, réaliser
l’actif, acquitter le passif, et l’a autorisé à
continuer les affaires en cours et à en
engager de nouvelles pour les besoins
de la liquidation.
Le siège de la liquidation est fixé 13, avenue Faidherbe, 93100 MONTREUIL.
C’est à cette adresse que la correspondance devra être envoyée et que les actes et documents concernant la liquidation devront être notifiés.
162814A – LES ECHOS
Par acte SSP du 17/04/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : GSM Sigle : GSM Siège social : 10 rue grandville
94160 ST MANDE Capital : 1.000 € Objet : Acquisition, vente et location de tous
biens et droits immobiliers Gérant : M.
BENHAMOU Gerard 10 Rue grandville
94160 ST MANDE Cession des parts sociales : Les parts sociales sont librement
cessibles entre associés ainsi qu’au profit du conjoint, ascendant ou descendant
du cédant Elles ne peuvent cédées à
d’autres tiers qu’avec le consentement
de tous les associés (la totalité du capital) Le projet de cession est notifié avec
demande d’agrément à la société et à
chacun des associés Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
CRETEIL
162748B – LES ECHOS
STUANDCO
SASU à capital variable de 1000 €
75 avenue du Général de Gaulle, 94160
Saint-Mandé
817925035 RCS Créteil
Par décision en date du 15/05/2018, il a
été décidé de transformer la société en
SARL à capital variable sans la création
d’un être moral nouveau, à compter du
15/05/2018.
Capital mini : 100 €
Capital initial : 1000 €
Capital maxi : 1000000 €
La dénomination de la société, son siège,
sa durée, son objet et la date de clôture
de son exercice social demeurent inchangés.
Gérance : UNG STéPHANE, 75 avenue
du Général de Gaulle 94160 SaintMandé
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention en sera faite au RCS de Créteil
162750B – LES ECHOS
JUST ANANAS
SAS au capital de 1000,00 €
41 RUE LEON BOCQUET, 94100
SAINT-MAUR DES FOSSES
833493364 RCS Créteil
Par décision de L’AGE en date du
18/05/2018 il a été pris acte de la démission du DG M. JOEL BRUNET, à
compter du 22/05/2018. Mme AMANDINE DORIN, Gérant, demeure seul dirigeant à compter de cette même date.
Mention en sera faite au RCS de Créteil
162797B – LES ECHOS
PREMIUM CARS
SARL Unipersonnelle au capital de
40000,00 €
44 AVENUE PAUL VAILLANT
COUTURIER, 94400 VITRY SUR SEINE
790676167 RCS Créteil
Par décision en date du 14/05/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 6 RUE ALPHONSE
BRAULT, 94600 CHOISY LE ROI à
compter du 14/05/2018.
Autres modifications :
- il a été pris acte de la nomination de
Mme NAWEL OUCHEN éP. BOUGTAB,
demeurant 2 rue rene robin 94200 IVRY
SUR SEINE en qualité de nouveau Gérant, à compter du 14/05/2018 pour une
durée illimitée, en remplacement de M.
AUREL VASILE, Gérant démissionnaire.
- il a été pris acte de modifier l’objet social
Nouvelle mention : COMMERCE DE
VOITURES D’OCCASSIONS ET DE VEHICULES AUTOMOBILES LEGERS,
LOCATION DE VOITURES D’OCCASIONS, MECANIQUE AUTOMOBILE,
PIECE DETACHEE, ACHAT ET VENTE
DE TOUT PRODUITS NON REGLEMENTES, IMPORT ET EXPORT. Mention en sera faite au RCS de Créteil
161745A – LES ECHOS
AIDE ASSISTANCE AUDIT FIDUCIAIRE. SAS au capital de 50.000 €.
Siège social : 106 Rue de Montreuil
94300 VINCENNES. RCS 392 327 110
CRETEIL. L’AGO du 30/03/2018 a
nommé président : M ZNATY Jonathan,
15 Avenue du Petit Parc 94300 VINCENNES en remplacement de M TARANTO
Maurice. Mention au RCS de CRETEIL.
162067A – LES ECHOS
162719A – LES ECHOS
Par acte SSP du 07/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
STELLAR CORTEX
Siège social : 2 place Louis Aragon
94450 LIMEIL BREVANNES. Capital :
10 €. Objet : Ingénierie de Matériel Informatique. Président : M DEBASQUE Patrick, 2 place Louis Aragon 94450 LIMEIL
BREVANNES. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de CRETEIL.
ETHIQUE ETANCHEITE. SAS au capital
de 4.000 €. Siège social : 5 AVENUE
CARNOT 94190 VILLENEUVE ST
GEORGES. RCS 828 245 662 CRETEIL.
L’AGE du 10/05/2018 a nommé président : M KAYA Garip, 13 RUE ARMAND
GOURET 94800 VILLEJUIF en remplacement de M DURAN PIERRE, à
compter du 10/05/2018. Mention au RCS
de CRETEIL.
162658A – LES ECHOS
IAK DEMANDER
162724A – LES ECHOS
Par acte SSP du 20/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : PROCUSCOPE Nom commercial : PROCUSCOPE Siège social : 6 rue auguste blanqui 94250 GENTILLY Capital : 5.000 €
Objet : Edition de logiciel et conseil en
système informatique Président : M.
FLAJOLLET Julien 6 rue auguste blanqui
94250 GENTILLY Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
CRETEIL
SASU au capital de 1000 €
Siège social : 2 Villa Maison Blanche
94170 Le Perreux-Sur-Marne
RCS CRETEIL 823 821 939
Par AGE en date du 17/05/2018, il a été
décidé de transférer le siège social au
Nouveau siège au 3B avenue Maréchal
Joffre 94130 Nogent-sur-Marne
Gérant : HAMIZI Khaled, 3B avenue Maréchal Joffre 94130 Nogent-sur-Marne
Notification au RCS de CRETEIL.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
162744B – LES ECHOS
AGENCE 2S
SARL au capital de 12000,00 €
14, RUE DURMERSHEIM, 94430
Chennevières Sur Marne
798018495 RCS Créteil
Par décision de L’AGE en date du
25/04/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation am ia ble à c ompt er du
25/04/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme ZIA FATHY Farzaneh, 33,
BD. Poniatowski, 75012 Paris et fixé le
siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur Mme
ZIA FATHY Farzaneh. Mention en sera
faite au RCS de Créteil
162941B – LES ECHOS
SLOT VALLEES
SARL Unipersonnelle au capital de
8000,00 €
153 rue Marcel Hartmann, 94200 IVRY
SUR SEINE
485241335 RCS Créteil
Par décision de L’Associé Unique en
date du 31/12/2014 il a été décidé de la
dissolution anticipée de la société et sa
mise en liquidation amiable à compter du
31/12/2014, nommé en qualité de liquidateur M. Frederic de Carpentier, 153 rue
Marcel Hartmann, 94200 IVRY SUR
SEINE et fixé le siège de liquidation et
l’adresse de correspondance au siège de
la société. Mention en sera faite au RCS
de Créteil
162751B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 20/03/2018, concernant la société ALTERIDEES SAS, lire Dénomination Sociale : ALTERIDEES en lieu et
place de ALTERIDEES SAS. DG : Mme
LONGIN Anne-Marie : 22 rue Leroyer
94300 Vincennes
162912B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 29/03/2018, concernant la société GOLDEN MONKEY 92, lire Il n’y a
pas lieu de lire Cogérant : M. Minh Hoang
LAM, 3 avenue Maximilien Robespierre,
94400 Vitry sur Seine.
95 • VAL-D'OISE
SOCIETES
162672B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
15/05/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
SCI LES PEUPLIERS
Objet social : la location et l’acquisition
de tous biens mobiliers et immobiliers
construits, à construire ou en cours de
construction, en pleine propriété, nuepropriété ou usufruit ; la mise en valeur,
la transformation, l’aménagement, la
gestion par location ou autrement desdits
biens acquis
Siège social : 17 IMPASSE GUILLAUME APOLLINAIRE, 95370 MONTIGNY LES CORMEILLES Capital :
1000 € Gérant : M. YEKTA GULER, 17
IMPASSE GUILLAUME APOLLINAIRE,
95370 MONTIGNY LES CORMEILLES
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Pontoise
162739B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
16/04/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
SATISF’AUTO
Objet social : Commerce de voitures et
de véhicules automobiles légers
Siège social : 29/31 bld de la Muette,
95140 Garges Les Gonesse Capital :
6000 € Président : M. Sidi-Mohamed
MENEBHI demeurant : 16 allée Paul
Langevin, 93240 STAINS élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Pontoise
162793B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/05/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
SAS KÜCHEN VERTEILUNG
FRANCE SAINT BRICE
Objet social : - Vente de cuisines, salle
de bains, rangements mobiliers et toutes
activités s’y rapportant ainsi que la vente
d’articles et objets de décoration, mobilier et électroménager ; - la création, l’acquisition, la location, la prise en locationgérance de tous fonds de commerce, la
prise à bail, l’installation, l’exploitation de
tous établissements, fonds de
commerce, usines, ateliers, se rapportant à l’une ou l’autre des activités spécifiées ; - la prise, l’acquisition, l’exploitation ou la cession de tous procédés et
brevets concernant ces activités ; - la
participation directe ou indirecte de la société dans toutes opérations financières,
immobilières ou mobilières et dans toutes entreprises commerciales ou industrielles pouvant se rattacher à l’objet social ou à tout objet similaire ou connexe,
de nature à favoriser son extension ou
son développement.
Siège social : 2 boulevard de la gare,
BAT B, 95350 Saint brice sous forêt Nom
commercial : SAS K.V.F. Saint Brice
Capital : 20000 € Président : M. Cyril
rouvelin demeurant : 2 boulevard de la
gare, BAT B, 95350 Saint Brice sous forêt élu pour une durée indéterminée Admission aux assemblées et exercice
du droit de vote : Chaque actionnaire
est convoqué aux Assemblées. Chaque
action donne droit à une voix. Clauses
d’agrément : Les actions sont librement
cessibles entre actionnaires uniquement
avec accord du Président de la société.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Pontoise
162839B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
16/05/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
BOULANGERIE DE TASSIGNY
Objet social : L’exploitation, sous quelque forme que ce soit, de fonds de
commerce de boulangerie pâtisserie.
L’achat et la vente sous toutes ses formes de produits alimentaires, et en général de tous comestibles, en vente sur
place ou à emporter.
Siège social : 14 Avenue du Maréchal
de Tassigny, 95300 Pontoise Capital :
41900 € Président : M. LAHCENE AZZOUG demeurant : 10 Avenue du Château, 95310 Saint Ouen l’Aumône élu
pour une durée indéterminée Admission
aux assemblées et exercice du droit
de vote : Chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées. Chaque action
donne droit à une voix. Clauses d’agrément : Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec
accord du Président de la société. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Pontoise
162845B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
01/05/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
BREMAT
Objet social : La propriété, l’acquisition,
la gestion, la location et l’exploitation par
bail ou autrement de tous biens immobiliers
Siège social : 1 rue des Marais, 95210
SAINT-GRATIEN Capital : 1500 € Gérant : M. Brahim AKAOU, 1 rue des Marais, 95210 SAINT-GRATIEN Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Pontoise
162908B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/05/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
VITTOCONSEIL
Objet social : Conseil en entreprise, assistance, accompagnement dans tout domaine, consulting et audit. Toutes opérations industrielles et commerciales.
Etudes de marchés, conseils et relations
publiques. Tous achats et reventes de
marchandises.
Siège social : 7 Place Alfred Sisley,
95430 AUVERS SUR OISE Capital :
5000 € Président : M. José Da Costa demeurant : 7 Place Alfred Sisley, 95430
AUVERS SUR OISE élu pour une durée
indéterminée Admission aux assemblées et exercice du droit de vote :
Chaque actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Clauses d’agrément : Les
actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord du
Président de la société. Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Pontoise
157140A – LES ECHOS
162828A – LES ECHOS
157461A – LES ECHOS
162859A – LES ECHOS
Constitution de la sasu : Lewe4, 55 rue
emile zola 95870 Bezons. Cap. : 100 €.
Objet : événementiel. Pdt : Jules Mefre, 55 rue emile zola 95870 Bezons. Durée : 99 ans au rcs de Pontoise.
Par acte SSP du 01/03/2018, il a été
constitué une SCI ayant les caractéristiques suivantes :
Dénomination :
SARL ROBY AFFICHAGE
160217A – LES ECHOS
Objet social : acquisition de tous biens
et droits immobiliers bâtis ou non,
construction, rénovation, réhabilitation
de tous immeubles bâtis ou non, détention, administration et gestion de tous
biens et droits immobiliers
Siège social : 25 avenue de la Constellation 95800 Cergy Pontoise
Capital : 200 €
Durée : 99 ans
Gérance : Mme BOQUET née TUET
Emmanuelle, demeurant 3 rue de la
Gare, 95420 Nucourt et Mme NICLET
Christelle, demeurant 61 rue des Gords,
95430 Auvers-sur-Oise
Clause d’agrément : cession libre entre
associés et soumise à agrément préalable des associés à la majorité des d̂es
parts dans les autres cas.
Immatriculation au RCS de Pontoise
ZAH. SARL au capital de 1000 euros.
Siège social : 9 Avenue des Charmettes
95400 VILLIERS LE BEL. RCS Nº :
803621630 de PONTOISE. L’AGE du 11
avril 2018 a décidé de nommer gérant Mr
Fayyaz AHMED sis 6 Rue des Arcades
77176 SAVIGNY LE TEMPLE à compter
du 11 avril 2018, en remplacement de Mr
Zahid RIAZ démissionnaire. Mention
sera faite au RCS de PONTOISE
CHRISEMMA
Suivant acte ssp du 02/05/2018, il a été
constitué une SASU
Dénomination : NATURE EPI PEYI
Siège social : 125 avenue du Général
Leclerc 95480 PIERRELAYE
Capital : 3000 €
Objet : Vente de compléments alimentaires et produits bio et naturel
Durée : 99 ans
Président : M. EXILIE Joselito 29 rue
Heurtault 93300 AUBERVILLIERS
Immatriculation au RCS de Cergy Pontoise
161880A – LES ECHOS
Par acte SSP du 12/05/2018 il a été
constitué une SARL dénommée :
BATI35
Siège social : 12 Allée Aristide Maillol
95440 ECOUEN. Capital : 8.000 €. Objet : Nettoyage, Peinture & Décoration intérieur. Electricité Achat et vente de Matériel. Gérant : M PERMALL Clifford, 12
Allée Aristide Maillol 95440 ECOUEN.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de PONTOISE.
162185A – LES ECHOS
Aux termes d’un acte sous signature privée en date à Soisy sous Montmorency
du 7 Mai 2018, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :
Forme sociale : Société civile immobilière
Dénomination sociale :
MONECOM INVEST
Siège social : 16 allée de l’Archipel,
95230 SOISY SOUS MONTMORENCY
Objet social : L’acquisition d’un immeuble sis à 3-5 rue Carnot 95230 Soisy
Sous Montmorency, l’administration et
l’exploitation par bail, location de tous immeubles
Durée de la Société : 99 ans à compter
de la date de l’immatriculation de la Société au R.C.S
Capital social : 3.000 €, constitué uniquement d’apports en numéraire
Gérance : Monsieur Christophe CAVALIER, demeurant 3 allée des Longues
Raies, 94490 ORMESSON SUR
MARNE, et Monsieur Licinio SIMOES DA
SILVA, demeurant 16 allée de l’Archipel,
95230 SOISY SOUS MONTMORENCY,
Clauses relatives aux cessions de
parts : Agrément requis dans tous les
cas
Immatriculation de la Société au R.C.S
de Pontoise.
Pour avis, la Gérance
Aux termes d’un acte SSP en date du
02/05/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
STUDIO HERON
Objet social : Activité d’art plastique,
Plasticien, Photographie, Direction artistique, Graphisme. Exploitation d’œuvres
originales
Siège social : 3 RUE TRAVERSIERE,
95320 SAINT LEU LA FORET Capital :
5000 € Président : M. Nicolas HERON
demeurant : 3 rue Traversiere, 95320
SAINT LEU LA FORET élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Pontoise
162959B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/05/2018 il a été constitué une Société
Civile nommée :
CELJULUTOR
Objet social : organiser la transmission
au sein de la famille, l’acquisition, la propriété, l’échange ainsi que la location,
l’administration et la gérance de tous les
biens immobiliers, mobiliers, créances et
placements tels que les valeurs mobilières, les titres et autres produits financiers.
Siège social : 21 rue Roger Mangiameli,
95230 SOISY SOUS MONTMORENCY
Capital : 1000 € Gérant : M. Luc TRAMSON, 21 rue Roger Mangiameli, 95230
SOISY SOUS MONTMORENCY Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Pontoise
SCI CAMPELLO
SCI au capital de 3048,00 €
7 RUE DES ACACIAS, 95660
CHAMPAGNE SUR OISE
435022413 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
19/12/2017 il a été pris acte de proroger
la durée de la société de 2 années, ce
qui aura pour conséquence de porter
cette durée jusqu’au 31/12/2018, sauf
nouvelle prorogation ou dissolution anticipée. Mention en sera faite au RCS de
Pontoise
162842B – LES ECHOS
CPS HOLDING
SARL au capital de 2000,00 €
10 rue des Fanouillets, 95110 SANNOIS
838549632 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
18/05/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 27 rue
Café, 97480 SAINT JOSEPH à compter
du 18/05/2018. La société sera immatriculée au RCS de Saint Pierre et sera radiée du RCS de Pontoise
162855B – LES ECHOS
NACI TRANSPORT
SAS au capital de 4500,00 €
15 square de montlouis, 95380
LOUVRES
833370455 RCS Pontoise
Par décision en date du 22/04/2018 il a
été décidé de modifier le capital de la société en le portant de 4500,00 € à
12000 €. Mention en sera faite au RCS
de Pontoise
162721A – LES ECHOS
Par acte SSP du 15/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée. WEBTECHNOCONSULTING. Siège social :
46 AVENUE ROGER GUICHARD 95610
ERAGNY SUR OISE. Capital : 1.000 €.
Objet : SOCIÉTÉ DE SERVICE INFORMATIQUE. Président : M CHBIHI ELMEHDI, 46 AVENUE ROGER GUICHARD 95610 ERAGNY SUR OISE.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de PONTOISE.
162725A – LES ECHOS
162949B – LES ECHOS
162743B – LES ECHOS
Par acte SSP du 20/05/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : WALTER CAB. Siège social : 11 rue de
rouen 95300 PONTOISE. Capital :
1.500 €. Objet : chauffeur vtc. Président : M BENTALEB mohamed, 11 rue
de rouen 95300 PONTOISE. Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de PONTOISE.
162895B – LES ECHOS
LA COURS CARRÉE
SCI au capital de 152 €
3 rue d’Eaubonne, 95230 Soisy sous
Montmorency
423154871 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
05/05/2018, il a été décidé de transformer la société en SARL sans la création
d’un être moral nouveau, à compter du
01/01/2018.
La dénomination de la société, son capital, son siège, sa durée, son objet et la
date de clôture de son exercice social demeurent inchangés.
Gérance : David TOUCHAIS, 3 allée du
chat botté 95580 Andilly
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention en sera faite au RCS de Pontoise
162812A – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/05/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : CAMPEA
Siège social : 18 rue des patis 95300
PONTOISE Capital : 100 € Objet : Acquisition, administration, gestion par location ou autrement de tous immeubles et
biens immobiliers. Toutes opérations financières, mobilières ou immobilières se
rattachant directement ou indirectement
à cet objet et susceptibles d’en favoriser
la réalisation Gérant : M. DINIS PEREIRA Vitor 18 Rue DES PATIS 95300
PONTOISE Cession des parts sociales :
Les parts sociales sont librement cessibles entre associés, des ascendants ou
descendants du cédant. Elles ne peuvent
être cédées à d’autres personnes
qu’avec l’autorisation préalable de rassemblée générale extraordinaire des associés Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PONTOISE
157097A – LES ECHOS
LE SOUVENIR FRANCAIS. SASU au
capital de 10.000 €. Siège social : 3
Place du Souvenir Français 95200 SARCELLES. RCS Nº : 800918948 de PONTOISE. L’AGE du 2 janvier 2018 a décidé de remplacer la raison sociale par
« LSF » à compter du 2 janvier 2018. Il a
été également décidé de : remplacer l’objet social par « Négoce de tous produits
non réglementés », de nommer président
Mr Marin Metodiev MILCHEV sis 139
Rue André Karman 93300 AUBERVILLIERS à compter du 2 janvier 2018, en
remplacement de Mr Mikaël YABAS démissionnaire. Le tout à compter du 2 janvier 2018. Mention sera faite au RCS de
PONTOISE
SARL au capital de 12.000 €
Siège social : 238 Route d’Enghien
95100 ARGENTEUIL
525 219 085 RCS PONTOISE
L’AGE du 05/04/2018 a décidé de transférer le siège social au 23 rue de la Tournade - 95220 HERBLAY. Mention au
RCS de PONTOISE
157473A – LES ECHOS
SCI NALENE. SCI au capital de 1000 euros. Siège social : 6 Rue de l’Hermitage
95410 GROSLAY. RCS Nº : 791489297
de PONTOISE. L’AGE du 4 décembre
2015 a décidé de nommer gérant Mr Din
TAJ sis 8 Impasse de la Concorde 95400
VILLIERS LE BEL à compter du 4 décembre 2015, en remplacement de Mr
Manan TAJ démissionnaire. Mention
sera faite au RCS de PONTOISE
157475A – LES ECHOS
ST BRICE FLEURS. SARL au capital de
1000 euros. Siège social : 85 Rue de Paris 95350 ST BRICE SOUS FORET. RCS
Nº : 800065385 de PONTOISE. L’AGE
du 11 avril 2018 a décidé de nommer gérant Mr François YALCIN sis 16 Avenue
du Bel Air 95200 SARCELLES à compter
du 11 avril 2018, en remplacement de
Mme Hélène YALCIN démissionnaire.
Mention sera faite au RCS de PONTOISE
162740B – LES ECHOS
OPUS CONSTRUCTION BOIS
SARL au capital de 20000 €
22 AVENUE DES BOSQUETS, 95560
BAILLET EN FRANCE
800746380 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
01/12/2015 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. CREPIN GAETAN 15 RUE DES 2 COMMUNES, 93110 ROSNY SOUS BOIS, pour
sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Pontoise
162906B – LES ECHOS
SCI LES GLYCINES
AIRE THERMIE. SARL au capital de
7.500 €. Siège social : 70 rue des Carrières, 93800 EPINAY SUR SEINE. RCS
749 953 188 BOBIGNY. L’AGE du
30/03/2018 a décidé de transférer le
siège social au 3 Bis rue Ledru Rollin,
95260 BEAUMONT SUR OISE et de
nommer gérant : M ANCIOT Alain, 3 Bis
rue Ledru Rollin 95260 BEAUMONT
SUR OISE en remplacement de M
AKARKACH Jamil. Radiation du RCS de
BOBIGNY et immatriculation au RCS de
PONTOISE.
SCI au capital de 1524.49 €
1 PLACE DE VERDUN, 95880
ENGHIEN-LES-BAINS
322273780 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
17/05/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. GERVALLE GERARD 1 PLACE DE VERDUN, 95880 ENGHIEN-LES-BAINS,
pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Pontoise
162695A – LES ECHOS
162911B – LES ECHOS
MEG INVESTISSEMENTS
CALL OF PAINTBALL
161758A – LES ECHOS
SARL au capital de 390.930 €
Siège : 5 RUE DE LA RENARDIERE
95410 GROSLAY
433102399 RCS de PONTOISE
Par décision de l’AGE du 22/01/2017, il
a été décidé de remplacer l’objet social
par : La vente de tous produits alimentaires et non alimentaires la vente de tous
les produits et les objets décoratifs accompagnant ces articles. Mention au
RCS de PONTOISE
162712A – LES ECHOS
L’AUTOMOBILE
SAS au capital de 10000 €
Siège social :
6 Chemin des boeufs, ZA Les Bosquets
95540 Méry-sur-Oise
818 705 634 RCS de Pontoise
L’AGO du 01/01/2018 a décidé de transférer le siège social de la société 35 Chemin des boeufs, ZA Les Bosquets, 95540
Méry-sur-Oise, à compter du 01/01/2018.
Mention au RCS de Pontoise
SARL au capital de 7560 €
14 allée de Normandie, 95120 ERMONT
540045994 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
28/02/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. Dominique LE 14 allée de Normandie, 95120
ERMONT, pour sa gestion et décharge
de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Pontoise
157275A – LES ECHOS
BNF SERVICES ASCENSEURS, SAS
au capital de 1000 €. Siège social : 9001
route de pierrelaye zone d’activité économique 95550 Bessancourt.
834859977 RCS Pontoise. Le 03/04/18,
les associés ont approuvé les comptes
de liquidation, déchargé le liquidateur de
son mandat et constaté la clôture des
opérations de liquidation. Radiation au
RCS de Pontoise.
157944A – LES ECHOS
162734A – LES ECHOS
Sci 2 ERCKMAN CHATRIAN
S.C.I. au capital de 152.45 €
116, rue de Charenton 75012 PARIS
415 366 020 Rcs Paris
Suivant procès-verbal de l’assemblée en
date du 16 mai 2018, ladite assemblée a
décidé de transférer le siège social au 7
rue de l’arrivée 95880 Enghien Les
Bains. L’article 4 été modifié en conséquence.
Objet : Acquisition, propriété, administration, construction, aménagement et
exploitation par bail ou location de tous
immeubles.
Durée : 20/01/2058.
Gérance : MME DUONG NGOC ANH
nom d’usage JENESTE demeurant Toudoumiane 84220 Gordes.
Mention en sera faite au rcs de Paris et
Pontoise.
162760A – LES ECHOS
PROCESS IMPRESSIONS CONSEILS
Société par actions simplifiée à associé
unique au capital de 3.000 € Siège : 7 Allée des marronniers 95390 ST PRIX
822107538 RCS de PONTOISE Par décision de l’associé unique du 18/05/2018,
il a été décidé de : - nommer Directeur
général Mme RICHARD Brigitte 7 allée
des maronniers 95390 ST PRIX.Mention
au RCS de PONTOISE
157458A – LES ECHOS
162788A – LES ECHOS
LILI PRESTIGE. SASU au capital de
7000 euros. Siège social : 45 Avenue
Henri Barbusse 95400 ARNOUVILLE.
RCS Nº : 817848450 de PONTOISE.
L’AGE du 2 avril 2018 a décidé d’augmenter le capital d’une somme de 7990
euros par apport en nature et d’une
somme de 10 euros par incorporation de
réserves pour le porter à 15.000 €. Mention sera faite au RCS de PONTOISE
KEYSOFT CONSULTING. EURL au capital de 1.000 €. Siège social : 11 rue
Pierre de Ronsard, 95170 DEUIL LA
BARRE. RCS 802 802 389 PONTOISE.
Le Gérant, en date du 21/05/2018, a décidé de transférer le siège social au 142
B Avenue Henri Ginoux, 92120 MONTROUGE. Radiation du RCS de PONTOISE et immatriculation au RCS de
NANTERRE.
COMPUTING UNIT - SAS en liquidation
au capital de 2000 €. Siège : 4 place de
la Pergola CS 70116 CERGY
95 021 CERGY PONTOISE CEDEX.
818 272 551 R.C.S. PONTOISE. L’AGO
du 15.03.2018, après avoir entendu le
rapport de Michaël MISERIA, liquidateur,
a approuvé les comptes de liquidation,
donné quitus au liquidateur et décharge
de son mandat, et constaté la clôture des
opérations de liquidation au 31.12.2017.
Les comptes de liquidation seront déposés au RCS PONTOISE. Pour avis, le liquidateur
160005A – LES ECHOS
MUGENAK CONSULTING, EURL au capital de 1000 €. Siège social : 1 bis rue
de paris 95380 Louvres. 810539940
RCS Pontoise. Le 28/02/2018, l’associé
unique a décidé la dissolution anticipée
de la société, nommé liquidateur Mme
Akilla NEMDALI, 1 BIS RUE DE PARIS
95380 LOUVRES, et fixé le siège de liquidation au siège social. Modification au
RCS de Pontoise.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 11
Les Echos Mercredi 23 mai 2018
appels d’offres
FOURNITURES
93 VILLE DE PANTIN
ACQUISITION DE TROUSSES
SCOLAIRES
ET DE DICTIONNAIRES
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Ville de Pantin, M. Bertrand
KERN, MAIRE, 84-88 avenue du Général
Leclerc, 93500 Pantin, adresse internet du
profil acheteur : https://www.achatpublic.
com/sdm/ent/gen/index.jsp
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compte d’autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : ACQUISITION DE
TROUSSES
SCOLAIRES
SERIGRAPHIEES ET GARNIES POUR LES ELEVES
DE CP ET DES DICTIONNAIRES POUR
LES ELEVES DE CE2 DE LA VILLE DE
PANTIN
Type de marché de fournitures : Achat
Caractéristiques principales : Variantes
refusées
Prestations divisées en lots : oui. Possibilité de présenter une offre pour un ou
plusieurs lots
Durée du marché ou délai d’exécution :
48 mois à compter de la notification du
marché
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement par
le candidat, à l’appui de sa candidature :
• Déclaration sur l’honneur du candidat
justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas
d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu’il n’entre dans aucun
des cas d’interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45, 46 et
48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015.
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
• Déclaration appropriée de banques ou
preuve d’une assurance pour les risques
professionnels.
• Présentation d’une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l’opérateur économique
• Echantillons, descriptions et/ou photographies des fournitures
• Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par ses
co-traitants. (disponible à l’adresse suivante : http://www.economie.gouv.fr/daj/
formulaires-declaration-candidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
• Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj /formulaires
-declaration-candidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d’opérateurs durant la négociation ou le dialogue (procédure négociée, dialogue compétitif) :
Recours à une procédure se déroulant en
phases successives afin de réduire progressivement le nombre des solutions à
discuter ou des offres à négocier : NON
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d’invitation ou document descriptif)
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
31 mai 2018 à 17 h 00
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : Les
plis devront parvenir à destination avant
la date et l’heure limites de réception des
offres indiquées sur la page de garde du
présent document. Transmission sous
support papier. Les candidats transmettent leur offre sous pli cacheté portant
les mentions :Offre pour :ACQUISITION DE
TROUSSES SCOLAIRES SERIGRAPHIEES
ET GARNIES POUR LES ELEVES DE CP ET
DES DICTIONNAIRES POUR LES ELEVES
DE CE2 DE LA VILLE DE PANTINNE PAS
OUVRIR. Ce pli doit contenir les pièces de
la candidature et les pièces de l’offre définies au présent règlement de la consultation. Il devra être remis contre récépissé
ou envoyé par pli recommandé avec avis
de réception, à l’adresse suivante :CAISSE
DES ECOLES Pôle Commande Publique84
Avenue Du Général Leclerc93507 PANTIN Les plis qui seraient remis ou dont
l’avis de réception serait délivré après la
date et l’heure limites précitées ainsi que
remis sous enveloppe non cachetée, ne
seront pas retenus. Transmission électronique. La transmission des documents
par voie électronique est effectuée sur le
profil d’acheteur du pouvoir adjudicateur,
à l’adresse URL suivante : https://www.
achatpublic.com/. Le choix du mode de
transmission est global et irréversible.
Les candidats doivent appliquer le même
mode de transmission à l’ensemble des
documents transmis au pouvoir adjudicateur. Le pli doit contenir deux dossiers
distincts comportant respectivement les
pièces de la candidature et les pièces de
l’offre définies au présent règlement de
la consultation. Chaque transmission fera
l’objet d’une date certaine de réception
et d’un accusé de réception électronique.
A ce titre, le fuseau horaire de référence
est celui de (GMT+01:00) Paris, Bruxelles,
Copenhague, Madrid. Le pli sera considéré « hors délai » si le téléchargement
se termine après la date et l’heure limites
de réception des offres. Si une nouvelle
offre est envoyée par voie électronique
par le même candidat, celle-ci annule et
remplace l’offre précédente. Le pli peut
être doublé d’une copie de sauvegarde
transmise dans les délais impartis, sur
support physique électronique ou sur
support papier. Cette copie est transmise
sous pli scellé et comporte obligatoirement la mention « copie de sauvegarde »,
ainsi que le nom du candidat et l’identification de la procédure concernée. Aucun
format électronique n’est préconisé pour
la transmission des documents. Cependant, les fichiers devront être transmis
dans des formats largement disponibles.
Chaque pièce pour laquelle une signature
est exigée doit faire l’objet d’une signature
électronique individuelle et conforme au
format XAdES, CAdES ou PAdES. La seule
signature électronique du pli n’emporte
pas valeur d’engagement du candidat. Le
niveau de sécurité requis pour le certificat
de signature électronique est le niveau (**)
du RGS. Les certificats RGS (Référentiel
Général de Sécurité) sont référencés dans
une liste de confiance française (http://
www.lsti-certification.fr/) ou dans une liste
de confiance d’un autre Etat-membre de
l’Union européenne. Toutefois, le candidat
est libre d’utiliser le certificat de son choix
si celui-ci est conforme aux obligations
minimales résultant du RGS. Dans ce cas,
il doit transmettre tous les éléments nécessaires à la vérification de cette conformité. Les documents devront être préalablement traités par les candidats par un
anti-virus régulièrement mis à jour. Tout
document contenant un virus informatique
fera l’objet d’un archivage de sécurité et
sera réputé n’avoir jamais été reçu. Le candidat concerné en sera informé. Après attribution, les candidats sont informés que
l’offre électronique retenue sera transformée en offre papier, pour donner lieu à la
signature manuscrite de l’accord-cadre
par les parties. Les frais d’accès au réseau
et de recours à la signature électronique
sont à la charge des candidats.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 17 mai 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : https://
www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_
detail.do?PCSLID = CSL_2018_RXlawaEQvI
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal Administratif de Montreuil,
7 Rue Catherine Puig, 93558 Montreuil
cedex, tél. : 01 49 20 20 00, télécopieur :
01 49 20 20 99, courriel : greffe.ta-montreuil@juradm.fr, adresse internet : http://
montreuil.tribunal-administratif.fr/
Organe chargé des procédures de médiation : Tribunal Administratif de Montreuil,
7 Rue Catherine Puig, 93558 Montreuil
cedex, tél. : 01 49 20 20 00, télécopieur :
01 49 20 20 99, courriel : greffe.ta-montreuil@juradm.fr, adresse internet : http://
montreuil.tribunal-administratif.fr/
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal
Administratif de Montreuil, 7 Rue Catherine Puig, 93558 Montreuil cedex, tél. :
01 49 20 20 00, télécopieur : 01 49 20 20 99,
courriel : greffe.ta-montreuil@juradm.fr,
adresse internet : http://montreuil.tribunal-administratif.fr/
Nature et désignation des lots :
Lot(s) 1 Trousses scolaires sérigraphiées
et garnies pour les élèves de CP Trousses
pour élèves de CP Coût estimé (HT) :
10000 euros (Euros) Durée du lot ou délai
d’exécution : 48 mois à compter de la notification du marché
Lot(s) 2 Dictionnaires pour les élèves de
CE2Dictionnaires pour élèves de CE2 Coût
estimé (HT) : 16250 euros (Euros) Durée du
lot ou délai d’exécution : 48 mois à compter de la notification du marché
SERVICES
91 CCAS YERRES
PRESTATIONS
DE RESTAURATION
POUR LES NOËLS 2018, 2019
ET 2020 DES RETRAITÉS
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : C.C.A.S. Yerres, CLODONG
Olivier, 2 bis rue du Stade 91330 YERRES
tél. : 01-69-48-84-75 télécopieur : 01-6948-18-01 Courriel : sthillotlanglois@yerres.
fr, Adresse internet du profil d’acheteur :
http://yerres.e-marchespublics.com.
Objet du marché : PRESTATIONS DE
RESTAURATION POUR LES NOELS 2018,
2019 et 2020 DES RETRAITES YERROIS.
Lieu d’exécution et de livraison : Centre
Educatif et Culturel (CEC) - 2 rue Marc
Sangnier 91330 YERRES 91330 Yerres
Caractéristiques principales :
Procédure adaptée ouverte soumise aux
dispositions de l’article 27 du Décret
n°2016-360 du 25 mars 2016. La présente
consultation concerne : les prestations
de restauration pour le noël des retraités
Yerrois. Pour l’année 2018, la prestation
sera exécutée sur 4 journées, soit les jeudi 6, vendredi 7, samedi 8 et dimanche
9 décembre 2018 (les midis). Les dates
d’exécution des années suivantes (2019 et
2020), qui seront également de 4 journées,
seront communiquées au plus tard trois
mois avant la réalisation des prestations.
A titre indicatif, les prestations se dérouleront au cours de la première quinzaine de
décembre de chaque année. La prestation
de restauration assise comptera environ
500 personnes maximum par jour.
Les prestations de restauration seront
réalisées « clé en main « impliquant des
propositions et services proposés par le
titulaire, comprenant notamment :
- Le repas et son service à table. Le prestataire doit être en capacité de fournir un
repas traditionnel festif ;
- La mise à disposition des chaises capitonnées de couleur, des tables rondes
pour 10 personnes et de la vaisselle ;
- La mise à disposition des moyens humains adaptés (et donc en nombre suffisant) permettant d’atteindre les obligations de résultat prescrites par le présent
cahier des charges (fourniture des repas et
services associés) ;
- L’aménagement des espaces de dégustation (nappage et décoration des tables
et chaises) pour information, les couleurs
des 3 dernières années étaient blanc/
doré (2017), bordeaux/rouge (2016), bleu
(2015) ;
- L’installation des équipements de restauration (fours, étuves,...) nécessaires à
la réalisation des prestations de restauration.
Quantités : Pour chaque année, l’estimation par an du nombre de participants sera
environ de : 1 650 participants (donnée
non contractuelle)
Refus des variantes.
Durée du marché ou délai d’exécution :
12 mois à compter de la notification du
marché.
Date prévisionnelle de début des prestations : 06 décembre 2018
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Alimenté par la fiscalité locale et dotations de l’Etat.
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d’opérateurs économiques
attributaire du marché : Groupement solidaire d’entreprises
Les candidatures et les offres seront entièrement rédigées en langue française
ainsi que les documents de présentation
associés.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement. (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail.
-Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2).
-Si l’attributaire est établi dans un Etat
autre que la France, un certificat établi par
les administrations et organismes du pays
d’origine. Lorsqu’un tel certificat n’est pas
délivré par le pays concerné, il peut être
remplacé par une déclaration sous serment, ou dans les Etats où un tel serment
n’existe pas, par une déclaration solennelle faite par l’intéressé devant l’autorité
judiciaire ou administrative compétente,
un notaire ou un organisme professionnel
qualifié du pays.
-Si les documents fournis par le candidat
ne sont pas établis en langue française, ils
doivent être accompagnés d’une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté.
Marché public simplifié : non
Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés ci-dessous avec leur pondération.
- Qualité et originalité des menus proposés
qui seront appréciées au vu du mémoire
technique et des dégustations réalisées :
50%;
- Prix des prestations : 30%;
- Qualité d’aménagement et de décoration
de l’espace de dégustation au vu du mémoire technique : 10%;
- Moyens humains et matériels dédiés à
l’exécution du présent marché au vu du
mémoire technique : 10%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
14 juin 2018 à 16:00
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires :
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Versailles 56 avenue de Saint-Cloud 78000
VERSAILLES , tél. : 0139205400 , télécopieur : 0139205487, courriel : greffe.ta-versailles@juradm.fr, adresse internet : http://
www.ta-versailles.juradm.fr.
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal
administratif de Versailles 56 avenue de
Saint-Cloud 78000 VERSAILLES , tél. :
0139205400, télécopieur : 0139205487,
courriel : greffe.ta-versailles@juradm.
fr, adresse internet : http://www.ta-versailles.juradm.fr.
Le CCAS négociera avec l’ensemble des
candidats dont l’offre a été classée.
Conditions et mode de paiement pour
obtenir les documents contractuels et
additionnels :
Le dossier de consultation peut être retiré
gratuitement auprès du service juridique,
du lundi au vendredi de 8h30 à 17h. Il pourra également être envoyé à réception de la
demande écrite accompagnée d’une enveloppe timbrée à 3,40 euros. Le dossier peut
aussi être téléchargé du site e-marchespublic.com à l’adresse suivante : http://
yerres.e-marchespublics.com.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Les plis sont soit adressés par lettre recommandée avec demande d’avis de réception à m. Le président du c.c.a.s ou
par tout autre moyen permettant leur suivi
et leur bon acheminement, soit remis par
voie électronique par le biais de la plateforme de dématérialisation soit contre
récépissé exclusivement au c.c.a.s. 2 bis,
rue du stade - 91330 Yerres aux jours et
horaires suivants : lundi de 8h30 à 11h45 et
de 13h30 à 18h45, mardi au jeudi de 8h30
à 11h45 et de 13h30 à 17h15 vendredi de
8h30 à 11h45 et de 13h30 à 16h45. L’enveloppe extérieure portera obligatoirement
l’objet du marché, ainsi que la mention «ne
pas ouvrir avant la séance» et l’adresse du
destinataire.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 18 mai 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif peuvent
être obtenus : Mairie d’Yerres, service
juridique 22 rue du Mont Griffon 91330
Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur :
0169497739, courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr, adresse internet : http://www.
yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre technique peuvent être obtenus : CCAS, Vincent Rochault Pôle social
geneviève anthonioz - de gaulle - 2 bis rue
du stade 91330 Yerres, tél. : 0169498470,
courriel : vrochault@yerres.fr, adresse internet : http://www.yerres.fr/index.php/
March%C3%A9s-publics?idpage =170etafficheMenuContextuel=true
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : service
juridique 22 rue du Mont-Griffon 91330
Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur :
0169497739, courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr, adresse internet : http://www.
yerres.fr/.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/demandes de participation doivent
être envoyées : CCAS, Vincent Rochault
Pôle social geneviève anthonioz de gaulle
- 2 bis rue du stade 91330 YERRES, tél. :
0169498470, courriel : vrochault@yerres.fr.
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus :
service juridique 22 rue du Mont-Griffon
91330 Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur : 0169497739, courriel : sthillotlanglois@yerres.fr.
91
VILLE
DE SERMAISE
FABRICATION ET LIVRAISON
DE REPAS EN LIAISON
FROIDE POUR LES ÉCOLES
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Commune de Sermaise, JAVOURET Pascal, 280 avenue Paul Blot
91530 Sermaise. tél. : 0164598227, télécopieur : 0160810708, Courriel : secretariat@
mairie-sermaise.com, Adresse internet :
http://www.mairie-sermaise.com.
Objet du marché : fabrication et livraison
de repas en liaison froide pour les écoles
maternelle et élémentaire de la commune
de sermaise (repas du midi).
Lieu d’exécution : REFECTOIRES GROUPE SCOLAIRE GEORGES DEBONO
- RUE DE LA GROSSE HAIE, 91530 SERMAISE.
Caractéristiques principales :
Quantités : Environ 18 000 repas par an.
Nombre de reconductions éventuelles : 3.
Calendrier des marchés ultérieurs en cas
de marchés reconductibles : 01/09/2019,
01/09/2020, 01/09/2021.
Refus des variantes.
Le présent avis correspond à un avis périodique indicatif constituant une mise en
concurrence.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d’exécution : à
compter du 01 septembre 2018 et jusqu’au
31 août 2019
Date prévisionnelle de début des prestations : 01 septembre 2018
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l’appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après)
-Déclaration sur l’honneur du candidat
justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas
d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu’il n’entre dans aucun
des cas d’interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.)
-Déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il est en règle, au cours de l’année précédant celle au cours de laquelle
a lieu le lancement de la consultation, au
regard des articles L. 5212-1, L. 5212-2,
L. 5212 5 et L. 5212-9 du code du travail,
concernant l’emploi des travailleurs handicapés (si cette déclaration n’est pas déjà
demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi en France, une
déclaration sur l’honneur du candidat justifiant que le travail est effectué par des
salariés employés régulièrement au regard
des articles L. 1221-10, L. 3243-2 et R.
3243-1 du code du travail (dans le cas où
le candidat emploie des salariés, conformément à l’article D. 8222-5-3° du code du
travail) (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi ou domicilié à
l’étranger, une déclaration sur l’honneur
du candidat attestant qu’il fournit à ses salariés des bulletins de paie comportant les
mentions prévues à l’article R. 3243-1 du
code du travail, ou des documents équivalents (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après)
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles (renseignements à inscrire dans le formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l’acheteur
public)
-Déclaration appropriée de banques ou
preuve d’une assurance pour les risques
professionnels (déclaration à produire en
annexe du formulaire DC2, si celui-ci est
demandé par l’acheteur public)
-Déclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pour
chacune des trois dernières années (déclaration à produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandé par
l’acheteur public)
-Présentation d’une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l’opérateur économique (documents à fournir
en annexe du formulaire DC2, si celui-ci
est demandé par l’acheteur public)
-Présentation d’une liste des travaux exécutés au cours des cinq dernières années,
appuyée d’attestations de bonne exécution pour les travaux les plus importants.
Ces attestations indiquent le montant,
l’époque et le lieu d’exécution des travaux
et précisent s’ils ont été effectués selon
les règles de l’art et menés régulièrement
à bonne fin (documents à fournir en annexe
du formulaire DC2, si celui-ci est demandé
par l’acheteur public)
-Déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le
candidat dispose pour la réalisation de
marchés de même nature (déclaration à
produire en annexe du formulaire DC2, si
celui-ci est demandé par l’acheteur public)
-En matière de fournitures et services, une
description de l’équipement technique,
des mesures employées par l’opérateur
économique pour s’assurer de la qualité
et des moyens d’étude et de recherche
de son entreprise (document à fournir en
annexe du formulaire DC2, si celui-ci est
demandé par l’acheteur public)
-Certificats de qualifications professionnelles (documents à fournir en annexe du
formulaire DC2, si celui-ci est demandé
par l’acheteur public). La preuve de la
capacité du candidat peut être apportée
par tout moyen, notamment par des certificats d’identité professionnelle ou des
références de travaux attestant de la compétence de l’opérateur économique à réaliser la prestation pour laquelle il se porte
candidat
-Certificats établis par des services chargés du contrôle de la qualité et habilités à
attester la conformité des fournitures par
des références à certaines spécifications
techniques (documents à fournir en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandé par l’acheteur public). Il est accepté
d’autres preuves de mesures équivalentes
de garantie de la qualité produites par le
candidat, si celui-ci n’a pas accès à ces
certificats ou n’a aucune possibilité de les
obtenir dans les délais fixés
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement.(disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire ATTRI1, Acte d’engagement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
w w w.e c o n o m i e .g o u v.f r / d a j / f o r m u laires-attribution-marches-2016)
-Formulaire
DC4,
Déclaration
de
sous-traitance.(disponible à l’adresse
suivante : http://www.economie.gouv.
fr /daj /for mula ir es- de cla r ation - ca ndidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
-S’il s’appuie, pour présenter sa candidature, sur les capacités professionnelles,
techniques et financières d’autres opérateurs économiques, le candidat produit les
mêmes documents concernant cet opérateur économique que ceux qui lui sont exigés par l’acheteur public. Le candidat doit
également apporter la preuve que chacun
de ces opérateurs économiques mettra
à sa disposition les moyens nécessaires,
pendant toute la durée d’exécution du
marché public ou de l’accord-cadre (documents à produire en annexe du formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l’acheteur
public)
-Si les documents fournis par le candidat
ne sont pas établis en langue française, ils
doivent être accompagnés d’une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si
l’attributaire est établi dans un Etat autre
que la France, un certificat établi par les
administrations et organismes du pays
d’origine. Lorsqu’un tel certificat n’est pas
délivré par le pays concerné, il peut être
remplacé par une déclaration sous serment, ou dans les Etats où un tel serment
n’existe pas, par une déclaration solennelle faite par l’intéressé devant l’autorité
judiciaire ou administrative compétente,
un notaire ou un organisme professionnel
qualifié du pays -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas établis en
langue française, ils doivent être accompagnés d’une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur
assermenté
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d’invitation
ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
18 juin 2018 à 16:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 18 mai 2018.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation doivent être envoyés : MAIRIE DE
SERMAISE, M. le Maire 280 AVENUE PAUL
BLOT 91530 SERMAISE, tél. : 0164598227,
télécopieur : 0160810708, courriel : secretariat@mairie-sermaise.com.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre technique peuvent être
obtenus : MAIRIE DE SERMAISE, M. RINGUEDE, tél. : 0612801860, courriel : jl.ringuede@orange.fr.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif peuvent
être obtenus : MAIRIE DE SERMAISE,
Mme CHARTIER 280 AVENUE PAUL BLOT
91530 SERMAISE, tél. : 0164598227, télécopieur : 0160810708, courriel : secretariat@mairie-sermaise.com, adresse internet : http://www.mairie-sermaise.com.
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : MAIRIE DE SERMAISE, Mme CHARTIER 280 AVENUE PAUL
BLOT 91530 SERMAISE, tél. : 0164598227,
télécopieur : 0160810708, courriel : secretariat@mairie-sermaise.com.
93 CNDSSTI
MAÎTRISE D’ŒUVRE
REMPLACEMENT
DES ÉTANCHÉITÉS
DES TERRASSES
VÉGÉTALISÉES
À VALBONNE (06)
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Caisse Nationale Déléguée pour
la Sécurité Sociale des Travailleurs Indépendants, M. Philippe RENARD, 264 avenue du président wilson, 93457 La plaine
saint denis, télécopieur : 01 77 93 03 53,
courriel : marchespublics@secu-independants.fr, adresse internet : https://www.
secu-independants.fr/, adresse internet
du profil acheteur : https://achatpublic.
com/sdm/ent/gen/index.jsp
Objet du marché : Maîtrise d’oeuvre relative à des travaux de remplacement des
étanchéités des terrasses végétalisées
de l’établissement de Valbonne
Lieu d’exécution et de livraison : 480
route des Dolines, 06914 Sophia antipolis
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Maîtrise d’oeuvre relative à des travaux
de remplacement des étanchéités des terrasses végétalisées de l’établissement de
Valbonne
• Quantités (fournitures et services), nature et étendue (travaux) : Le montant de la
part de l’enveloppe financière affectée aux
travaux est de 650.000 euro(s) H.T.
La mission de maitrise d’oeuvre comporte
les éléments suivants:
- études de diagnostic (DIAG)
- études d’avant-projet (AVP) décomposées en études d’avant-projet sommaire
(APS) et études d’avant-projet définitif
(APD)
- études de projet (PRO)
- assistance à la passation des marchés de
travaux (ACT)
- examen et visa de la conformité au projet
des études d’exécution et de synthèse du/
des entrepreneurs (VISA)
- direction de l’exécution des marchés de
travaux (DET)
- ordonnancement, le pilotage et la coordination (OPC)
- assistance lors des opérations de réception (AOR)
Le marché de maîtrise d’oeuvre n’est pas
alloti. Il s’agit d’un marché global qui ne
permet pas de déterminer des prestations
distinctes. L’article 7 de la loi MOP du
12 juillet 1985 impose une mission de base
faisant l’objet d’un contrat unique pour des
ouvrages de bâtiment.
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d’exécution :
24 mois à compter de la notification du
marché
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Modalités de financement : ressources propres.
Modalités de paiement: paiement des
acomptes et du solde dans un délai de
30 jours maximum par virement bancaire
dans les conditions définies au ccp. prix
forfaitaire. prix ferme actualisable. avance
plafonnée à 5%.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : Groupement conjoint
avec solidarité du mandataire
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Situation juridique - références requises :
Lettre de candidature (imprimé dc1 ou
forme libre) ;
- déclaration du candidat (imprimé dc2 ou
forme libre) ;
- le justificatif du pouvoir de la personne
habilitée à engager la société candidate
- la copie du ou des jugements prononcés,
si le candidat est en redressement judiciaire.
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d’affaires global du candidat et, le cas échéant, le chiffre d’affaires
du domaine d’activité faisant l’objet du
marché public, portant au maximum sur
les trois derniers exercices disponibles en
fonction de la date de création de l’entreprise ou du début d’activité de l’opérateur
économique, dans la mesure où les informations sur ces chiffres d’affaires sont
disponibles ;
-déclaration appropriée de banque (pour
les sociétés de création récente uniquement)
-preuve d’une assurance des risques professionnels ;
Si, pour une raison justifiée, le candidat
n’est pas en mesure de produire les renseignements et documents demandés, il
est autorisé à prouver sa capacité économique et financière par tout autre moyen
considéré comme approprié par l’acheteur.
Niveau(x) spécifique(s) minimal(aux) exigé(s) : La somme des chiffres d’affaires
pondérés des trois derniers exercices
disponibles (ou tout autre moyen pour les
sociétés nouvellement créées) concernant
les services objet du marché doit être
égale ou supérieure (en euros HT) à :
130 000 euros H.T.
Les chiffres d’affaires seront pondérés par
année de la manière suivante : Année n-1 :
50%, Année n-2 : 30%, Année n-3 : 20%
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Déclaration indiquant les effectifs globaux
annuels du candidat et l’importance du
personnel d’encadrement pour chacune
des trois dernières années (il s’agit ici des
moyens humains globaux de la société et
non des moyens humains qui seront spécifiquement affectés à la réalisation du
marché) ;
- présentation d’une liste des principaux
services effectués au cours des trois dernières années indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou privé. Les prestations de services sont prouvées par des
attestations du destinataire ou, à défaut,
par une déclaration de l’opérateur économique (ainsi que les noms et coordonnées
d’une personne à contacter) ;
- si le candidat en dispose, les certificats
de qualification professionnelle énoncés
au 11.1.2 du règlement de consultation
établis par des organismes indépendants.
La preuve de la capacité du candidat peut
être apportée par tout moyen de preuve
équivalent, notamment par des certificats
d’identité professionnelle, le CV des intervenants ou des références attestant de la
compétence du candidat à réaliser la prestation ;
-indication des titres d’études et professionnels du candidat
Niveau(x) spécifique(s) minimal(aux) exigé(s) : Niveau minimum de capacité professionnelle :
Le candidat doit prouver sa capacité professionnelle dans les domaines suivants :
- toiture terrasse - étanchéité bitumineuse
et synthétique - terrasse végétalisée
La preuve de la capacité du candidat peut
être apportée par tout moyen de preuve
équivalent, notamment par des certificats
d’identité professionnelle ou de références
de services similaires à l’objet du marché
attestant de la compétence de l’opérateur
économique à réaliser la prestation pour
laquelle il se porte candidat.
Niveau minimum de capacité technique :
La somme des effectifs globaux pondérés
du candidat doit être supérieure ou égale
à 3 personnes.
Les effectifs seront pondérés par année
de la manière suivante : Année n-1 : 50%,
Année n-2 : 30%, Année n-3 : 20%
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
• Les pièces prévues aux articles D. 82225 ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du
travail
• Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d’invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
12 juin 2018 à 12 h 00
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Mercredi 23 mai 2018 Les Echos
appels d’offres
Délai minimum de validité des offres :
4 mois à compter de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires : Le
dossier de consultation des entreprises
est remis gratuitement à tout candidat
qui en fait la demande par télécopie :
01 77 93 03 53 (à l’attention du service
marchés publics), ou par mail à l’adresse
suivante: marchespublics@secu-independants.fr en rappelant la référence : 201812.
Il peut être également retiré sur le portail
de dématérialisation à l’adresse suivante:
https://www.achatpublic.com
La visite du site est obligatoire. Les modalités de prise de rendez vous sont précisées dans le règlement de la consultation.
Les candidats ont jusqu’au mardi 5 juin
2018 12 heures dernier délai pour faire
parvenir leurs éventuelles questions sur le
dossier de consultation des entreprises.
Les réponses aux questions posées par
l’ensemble des candidats leur seront communiquées, par écrit exclusivement, au
plus tard le jeudi 7 juin 2018. Il ne sera pas
fait mention du nom des candidats ayant
posé les questions. Aucune réponse ne sera communiquée par téléphone.
Une négociation pourra être engagée avec
les 3 candidats les mieux placés au vu de
la première analyse des offres (à condition
que leurs offres ne soient pas anormalement basses). Les modalités de la négociation sont précisées dans le règlement
de la consultation. La CNDSSTI se réserve
la possibilité d’attribuer le marché sur la
base des offres initiales sans négociation.
Le marché est passé pour une durée de
24 mois à compter de sa date de notification jusqu’à l’expiration de la garantie de
parfait achèvement.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 16 mai 2018
Informations complémentaires :
• La prestation n’est pas réservée à une
profession particulière
• Les personnes morales ne sont pas tenues d’indiquer les noms, et qualifications
professionnelles des membres du personnel chargé de la prestation
Conditions et mode de paiement pour
obtenir les documents contractuels et
additionnels :
L’offre du candidat peut être :
- soit déposée à la caisse nationale du rsi
à l’adresse suivante contre récépissé entre
9 heures et 12 heures et entre 14 heures
et 17 heures (12 heures le dernier jour) du
lundi au vendredi :
CNDSSTI, secrétariat du service marchés
publics- 1er étage (bureau 101), 264 avenue du président Wilson, 93457 la plaineSaint-Denis cedex
- soit adressée par lettre recommandée
avec avis de réception ou tout autre forme
d’envoi papier permettant de déterminer la
date et l’heure de réception avec certitude
et de garantir la confidentialité.
Dans ces deux cas, les indications suivantes devront obligatoirement être portées de manière apparente sur les enveloppes contenant les candidatures :
« Marché n°2018-12 Prestation de maîtrise
d’oeuvre relative à des travaux de remplacement des étanchéités des terrasses végétalisées de l’établissement de Valbonne
à ne pas ouvrir par le service courrier
à remettre au service marches publics
Les candidats transmettent donc leur offre
sous pli cacheté. Les plis qui parviendront
après le délai fixé, ainsi que ceux transmis
sous enveloppe non cachetée ne seront
pas examinés et seront retournés au candidat sans avoir été ouverts.
- soit déposée sur le portail de dématérialisation à l’adresse suivante : www.achatpublic.com
En aucun cas, les candidats ne peuvent répondre à la fois par la voie papier et par la
voie dématérialisée
En cas de remise de leur offre sous forme
dématérialisée, les candidats ont la faculté
de remettre, dans les délais impartis pour
la remise des candidatures une copie de
sauvegarde sur support physique électronique ou sur support papier selon les
modalités définies dans le règlement de la
consultation.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal de Grande Instance de
Paris, 29-45 avenue de la Porte de Clichy,
75017 Paris, tél. : 01 44 32 51 55, adresse
internet : http://www.ca-paris.justice.fr
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Greffe du tribunal de grande instance de paris, 29-45
avenue de la Porte de Clichy, 75017 Paris,
tél. : 01 44 32 65 25
TRAVAUX
91
VILLE
DE LONGJUMEAU
RÉFECTION
DES COUVERTURES
DE TROIS BÂTIMENTS
COMMUNAUX
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Ville de Longjumeau, Madame
le Maire, 6 bis rue Léontine Sohier 91160
Longjumeau. tél. : 0164541948, Courriel :
achatpublic@longjumeau.fr, Adresse internet : http://longjumeau.fr, Adresse internet du profil d’acheteur : http://longjumeau.e-marchespublics.com.
Objet du marché : travaux de réfection
des couvertures de trois bâtiments communaux.
Lieu d’exécution : Centre de loisirs Balizy
sis 7 chemin des Ajoncs / conservatoire
Mozart sis 15 rue de la Peupleraie / crèche
Estivale sise 1 rue Daniel Meyer, 91160
Longjumeau.
Caractéristiques principales : La présente consultation porte sur le marché à
procédure adaptée de travaux de réfection
des couvertures de trois bâtiments communaux, implantés sur la ville de Longjumeau ; ce conformément à la réglementation en vigueur.
Nature et étendue : description par lot.
Options : descriptions concernant les
achats complémentaires : La ville de Longjumeau se réserve la possibilité de recourir aux dispositions des articles 30.I.7 du
décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 pour
la conclusion de marchés complémen-
taires pour des prestations non prévues
initialement mais devenues nécessaires à
l’exécution du service ou à la réalisation de
l’ouvrage objet du marché, ou pour la réalisation de prestations similaires à celles du
marché initial.
Des variantes seront-elles prises en
compte: oui.
Prestations divisées en lots : oui.
Possibilité de présenter une offre pour un
seul lot, un ou plusieurs lots, tous les lots.
Durée du marché ou délai d’exécution :
84 jours à compter de la notification du
marché.
Date prévisionnelle de commencement
des travaux : 09 juillet 2018
Cautionnement et garanties exigés : la
garantie à première demande doit être
constituée au plus tard avec la demande
de paiement correspondant au premier
acompte. A défaut une garantie de 5%
sera appliquée. Garantie de parfait achèvement : 1 an suivant la date de réception
des travaux
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : les travaux, objet
du présent marché, seront réglées par
mandat administratif dans un délai de 30
jours à compter de la réception de la ou
des factures ou acomptes correctement
établis. ils sont financés sur fonds propres
par la section d’investissement du budget
communal et subventionnée par un fond
de soutien de la communauté paris-saclay.
les modalités de règlement sont établies
conformément aux dispositions du décret
n° 2013-269 du 29 mars 2013 relatif à « à la
lutte contre les retards de paiement dans
les contrats de la commande publique ».
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d’opérateurs économiques
attributaire du marché : sous réserve du
respect des règles relatives à la liberté des
prix et à la concurrence et des exigences
de l’article 45 du décret n° 2016-360 du
25 mars 2016, les opérateurs économiques
ont la possibilité de se présenter soit en
groupement conjoint ou en groupement
solidaire, le mandataire devant être désigné dans la lettre de candidature et l’acte
d’engagement. chaque entreprise constituant le groupement doit, dès le stade de
la candidature, produire l’intégralité des
documents exigés. tout dossier incomplet
ou non signé pourra entraîner le rejet de
la candidature ou du groupement institué
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Critères de sélection des candidatures :
capacités économiques et financières
capacités techniques et professionnelles
ne seront pas retenus les candidats qui
ne sont pas en mesure de soumissionner
au regard des articles 45 et 48 de l’ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015, ceux
qui n’ont pas fourni les pièces mentionnées à l’article 48 du décret n° 2016-360,
précisées à l’article 15, ou enfin ceux qui
ne présentent pas les garanties professionnelles, techniques, économiques ou
financières suffisantes, appréciées au regard de l’objet du marché public ou à ses
conditions d’exécution.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l’appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après)
-Déclaration sur l’honneur du candidat
justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas
d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu’il n’entre dans aucun
des cas d’interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.)
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles (renseignements à inscrire dans le formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l’acheteur
public)
-Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l’importance du
personnel d’encadrement pour chacune
des trois dernières années (déclaration à
produire en annexe du formulaire DC2, si
celui-ci est demandé par l’acheteur public)
-Présentation d’une liste des travaux exécutés au cours des cinq dernières années,
appuyée d’attestations de bonne exécution pour les travaux les plus importants.
Ces attestations indiquent le montant,
l’époque et le lieu d’exécution des travaux
et précisent s’ils ont été effectués selon
les règles de l’art et menés régulièrement
à bonne fin (documents à fournir en annexe
du formulaire DC2, si celui-ci est demandé
par l’acheteur public)
-Déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le
candidat dispose pour la réalisation de
marchés de même nature (déclaration à
produire en annexe du formulaire DC2, si
celui-ci est demandé par l’acheteur public)
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement.(disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-S’il s’appuie, pour présenter sa candidature, sur les capacités professionnelles,
techniques et financières d’autres opérateurs économiques, le candidat produit les
mêmes documents concernant cet opérateur économique que ceux qui lui sont exigés par l’acheteur public. Le candidat doit
également apporter la preuve que chacun
de ces opérateurs économiques mettra
à sa disposition les moyens nécessaires,
pendant toute la durée d’exécution du
marché public ou de l’accord-cadre (documents à produire en annexe du formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l’acheteur
public)
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d’invitation ou document
descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
08 juin 2018 à 12:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : - La
visite des sites est obligatoire afin de per-
mettre aux candidats de prendre connaissance des contraintes liées à l’exécution
des travaux définies dans le présent marché. rendez-vous à prendre auprès de Madame Maillotte (coordonnées ci-dessous).
Un billet de visite attestant de la visite des
lieux par l’opérateur économique est à
remplir et à remettre dans le pli de remise
des offres, sous peine de rejet de l’offre.
- les variantes libres ne sont pas autorisées dans le cadre de la présente consultation pour les lots 1 et 2. les variantes
libres sont autorisées dans la limite et selon la forme de présentation définies par
l’acheteur pour le lot 3.
- Durée du marché précision : 12 semaines,
y compris période de préparation, à compter de la date mentionnée dans l’ordre
de service qui prescrira au titulaire le
commencement du délai global d’exécution. date prévisionnelle de délivrance de
l’ordre de service prescrivant la date de
commencement du délai global d’exécution des travaux (compris période de préparation) : 9 juillet 2018
Conditions et mode de paiement pour
obtenir les documents contractuels et
additionnels :
Le DCE est gratuitement et intégralement
téléchargeable sur www.e-marchespublics.com
Conditions de remise des offres ou des
candidatures : Les offres peuvent être
transmises sur support papier ou par voie
électronique à l’adresse suivante: http://
www.e-marchespublics.com. Les modalités relatives aux conditions d’envoi et de
remise des plis sont précisées dans le RC.
Les plis devront parvenir à la Mairie avant
la date limite figurant dans le présent document. Les dossiers qui parviendront
après la date et l’heure fixées ci-dessus ou
ne respectant pas la forme de présentation
indiquée dans le RC ne seront pas retenus.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 16 mai 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre technique peuvent
être obtenus : Mairie de Longjumeau,
Service Technique - Mme Maillotte 3 bis
rue des Ecoles 91160 Longjumeau, tél. :
0164541923, courriel : smaillotte@longjumeau.fr, adresse internet : http://longjumeau.e-marchespublics.com.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif peuvent
être obtenus : Mairie de Longjumeau,
Direction Achat Public 6 bis rue Léontine Sohier 91160 Longjumeau, tél. :
0164541948, courriel : achatpublic@longjumeau.fr, adresse internet : http://longjumeau.e-marchespublics.com.
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Versailles
56 avenue de Saint Cloud 78000 Versailles,
tél. : 0139205400, courriel : greffe.ta-versailles@juradm.fr.
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Versailles 56 avenue de Saint
Cloud 78000 Versailles, tél. : 0139205400,
courriel : greffe.ta-versailles@juradm.fr.
Renseignements relatifs aux lots :
Lot n°1: Réfection de la couverture en
étanchéité du Centre de loisirs Balizy.
Lot n°2: Réfection de la couverture en
étanchéité du Conservatoire de musique
Mozart.
Lot n°3: Réfection de la couverture en
étanchéité et de la verrière opaque de la
Crèche Yvonne Estivale.
VILLE
92 DE FONTENAYAUX-ROSES
EXTENSION DE L’ESPACE
CINÉRAIRE D’UN CIMETIÈRE
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Fontenay-aux-Roses,
Service Commande Publique, 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay-aux-Roses. tél. :
0141132068, Courriel : priscilla.virton@
fontenay-aux-roses.fr,
Adresse
internet du profil d’acheteur : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com.
Objet du marché : 18a14 extension de
l’espace cinéraire du cimetière de Fontenay-aux-Roses.
Lieu d’exécution : Cimetière, 18 rue des
Pierrelais, 92260 Fontenay aux Roses.
Caractéristiques principales : Les prestations font l’objet de 2 tranches définies
comme suit :
Tranche ferme - Fourniture et pose de
100 cases de columbarium, traitement des
sols et traitement paysager et mobilier divers
Tranche optionnelle 1 - Fourniture de columbarium de 150 cases
Nature et étendue : Se reporter aux
clauses techniques à l’article 6.8 du CCP.
Options : descriptions concernant les
achats complémentaires : Variante autorisée : sur les propositions d’aménagement du site.
Variante exigée : fourniture et pose d’une
fontaine en granit.
Des variantes seront-elles prises en
compte : oui.
Le présent avis correspond à un avis périodique indicatif constituant une mise
en concurrence.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d’exécution :
48 mois à compter de la notification du
marché.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : le règlement des
dépenses se fera par mandat administratif.
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d’opérateurs économiques
attributaire du marché : aucune forme de
groupement n’est imposée par le pouvoir
adjudicateur.
le pouvoir adjudicateur interdit aux candidats de présenter leurs offres en agissant
à la fois en qualité de candidats individuels
et de membres d’un ou plusieurs groupements, conformément à l’article 45-v-1 du
décret n° 2016-360 du 25 mars 2016.
le pouvoir adjudicateur interdit aux candidats de présenter leurs offres en agissant à la fois en qualité de membres de
plusieurs groupements, conformément à
l’article 45-v-2 du décret n° 2016-360 du
25 mars 2016.
en cas d’attribution du marché à un groupement conjoint, le mandataire du groupement sera solidaire, pour l’exécution
du marché, de chacun des membres du
groupement pour ses obligations contractuelles en application de l’article 45-iii du
décret n° 2016-360 du 25 mars 2016.
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Critères de sélection des candidatures :
1. capacités professionnelles
2. capacités financières
3. références
Situation juridique - références requises :
se reporter au règlement de la consultation
Capacité économique et financière - références requises : capacités financières
(chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les fournitures, services
ou travaux objet du marché, réalisés au
cours des trois derniers exercices disponibles).
Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : capacités professionnelles (déclaration indiquant
l’outillage, le matériel et l’équipement
technique dont le candidat dispose pour
la réalisation de marchés de même nature,
les effectifs moyens annuels du candidat
et l’importance du personnel d’encadrement) ;
références sur prestations similaires
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l’appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après)
-Déclaration sur l’honneur du candidat
justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas
d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu’il n’entre dans aucun
des cas d’interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.)
-Déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il est en règle, au cours de l’année précédant celle au cours de laquelle
a lieu le lancement de la consultation, au
regard des articles L. 5212-1, L. 5212-2,
L. 5212 5 et L. 5212-9 du code du travail,
concernant l’emploi des travailleurs handicapés (si cette déclaration n’est pas déjà
demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi en France, une
déclaration sur l’honneur du candidat justifiant que le travail est effectué par des
salariés employés régulièrement au regard
des articles L. 1221-10, L. 3243-2 et R.
3243-1 du code du travail (dans le cas où
le candidat emploie des salariés, conformément à l’article D. 8222-5-3° du code du
travail) (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après)
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement. (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l’attributaire est établi en France,
les attestations et certificats délivrés par
les administrations et organismes compétents prouvant qu’il a satisfait à ses obligations fiscales et sociales ou un état annuel
des certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si
les documents fournis par le candidat ne
sont pas établis en langue française, ils
doivent être accompagnés d’une traduction en français, certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés ci-dessous avec leur pondération.
- Valeur technique : 60%;
- Prix : 40%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
08 juin 2018 à 15:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : Une
visite sur site est obligatoire. Se reporter
à l’article 4.4 du règlement de la consultation.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Remise en main propre à l’accueil administratif de la mairie contre un récépissé de
dépôt :
Mairie de Fontenay aux Roses, 75 rue Boucicaut, 92260 Fontenay au Roses
Remise des plis envoyés par la poste
par recommandé avec avis de réception
postal, à l’adresse ci-dessous : Mairie de
Fontenay aux Roses, Direction de la commande publique, 75 rue Boucicaut, 92260
Fontenay au Roses
Les dossiers qui parviendraient après la
date et l’heure limites fixées au présent règlement de la consultation ainsi que ceux
parvenus sous enveloppe non cachetée
ne seront pas retenus et seront renvoyés
à leur auteur.
Remise des plis par voie électronique :
Conformément aux dispositions de l’article 40 du décret n° 2016-360 du 25 mars
2016, le pouvoir adjudicateur autorise
la transmission des candidatures et des
offres des entreprises par voie électronique à l’adresse suivante : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com
Date d’envoi du présent avis à la publication : 15 mai 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif et technique peuvent être obtenus : Mairie de
Fontenay aux Roses, Service Commande
Publique 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay
aux Roses, tél. : 0141132068, télécopieur :
0141132111, courriel : priscilla.virton@
fontenay-aux-roses.fr, adresse internet :
http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy Pontoise 2-4 boulevard de l’Hautil BP
30322 95027 Cergy Pontoise Cedex, tél. :
0130173400, télécopieur : 0130173459,
courriel : greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr.
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus : mairie de Fontenay-aux-Roses,
Service Commande Publique 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay aux Roses , tél. :
0141132068, télécopieur : 0141132111,
courriel : priscilla.virton@fontenay-auxroses.fr, adresse internet : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com.
94 VILLE DE RUNGIS
RÉAMÉNAGEMENT COMPLET
DU HALL D’ENTRÉE
D’UN THÉÂTRE
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Raymond
Charresson, Maire, 5 rue Sainte Genevieve
BP 10, 94151 Rungis cedex, adresse internet du profil acheteur : https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/index.jsp
Objet du marché : Réaménagement complet du hall d’entrée du théâtre de Rungis
Lieu d’exécution et de livraison : Place du
Général de Gaulle, 94150 Rungis
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées,
• Marché passé selon une procédure
adaptée en application de l’article 27 du
Décret n°2016-360 du 25 mars 2016 relatif
aux marchés publics.
• Nature et étendue : Marché à prix forfaitaires.
• Descriptions concernant les achats
complémentaires : Des prestations supplémentaires éventuelles pourront être notifiées à la signature du marché. Ces prestations sont décrites sous la dénomination
« d’options » dans les pièces techniques
et dans la décomposition du prix global et
forfaitaire.
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d’exécution
: à compter du 01 juillet 2018 et jusqu’au
15 octobre 2018
Date prévisionnelle de commencement
des travaux : 20 juillet 2018
Modalités essentielles de financement
et de paiement et/ou références aux
textes qui les réglementent : Règlement
par mandat administratif selon un délai
de 30 jours. En application de l’article 183
du Décret n° 2016-360 relatif aux marchés
publics, le dépassement du délai de paiement ouvre droit et sans autre formalité,
pour le titulaire du marché, au bénéfice
d’intérêts moratoires, à compter du jour
suivant l’expiration du délai.
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d’opérateurs économiques
attributaire du marché : Forme libre.
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés :
1 - Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des
dispositions de l’article 45 et 48 de l’ordonnance du 23 juillet 2015.
2 - Les candidatures qui ne sont pas accompagnées des pièces administratives
de candidatures demandées dans le présent règlement.
3 - Les candidatures qui ne justifient pas
de capacités professionnelles, techniques
et financières suffisantes au regard de
l’objet du marché.
4 - Les candidats qui ne justifient pas d’un
chiffre d’affaires au moins équivalent à
deux (2) fois le montant maximum marché.
• Situation juridique - références requises :
1 - Copie du ou des jugements prononcés,
si le candidat est en redressement judiciaire ;
2 - Déclaration sur l’honneur pour justifier
que le candidat n’entre dans aucun des
cas mentionnés à l’article 45 et 48 de l’ordonnance du 23 juillet 2015;
3 - Renseignements sur le respect de
l’obligation d’emploi mentionnée à l’article
L. 5212-1 à 4 du Code du travail ;
- Conformément à l’article 49 du décret
n° 2016-360 du 25 mars 2016, l’acheteur accepte que le candidat présente
sa candidature sous la forme d’un document unique de marché public européen
(DUME) établi conformément au modèle
fixé par le règlement de la commission européenne et dont le cadre de réponse est
donné dans le dossier de la consultation.
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre
d’affaires concernant les services objet du
contrat, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles ;
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : 1 - Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l’importance du
personnel d’encadrement pour chacune
des trois dernières années ;
2 - Liste des principaux travaux effectués
au cours des cinq dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire
public ou privé.
Les prestations sont prouvées par des
attestations du destinataire ou, à défaut,
par une déclaration de l’opérateur économique ;
3 - Déclaration indiquant l’outillage, le
matériel et l’équipement technique dont
le candidat dispose pour la réalisation de
travaux de même nature ;
4 - Le nombre de personnes qui seront
assignées à l’exécution au marché et leur
Curriculum Vitae ;
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Commentaire sur les justifications : Pour
justifier des capacités professionnelles,
techniques et financières d’autres opérateurs économiques sur lesquels il s’appuie
pour présenter sa candidature, le candidat
produit les mêmes documents concernant
cet opérateur économique que ceux qui lui
sont exigés par le pouvoir adjudicateur. En
outre, pour justifier qu’il dispose des capacités de cet opérateur économique pour
l’exécution des prestations, le candidat
produit un engagement écrit et signé de
l’opérateur économique.
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération :
• La valeur technique de l’offre (60 %)
• Le prix des prestations (40 %)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres : 08
juin 2018 à 12 h 00
Date d’envoi du présent avis à la publication : 16 mai 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus :
h t t p s : / / w w w. a c h a t p u b l i c . c o m / s d m /
ent /gen /ent _ det a il.do? PCSLID = CSL _
2018_7ynnxsrzt
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle, 77008 Melun
cedex, tél. : 01 60 56 66 30, télécopieur :
01 60 56 66 10
AVIS
D’ATTRIBUTION
VILLE
DE COLOMBES
92
ENTRETIEN ET DÉPANNAGE
DES PORTES ET BARRIÈRES
AUTOMATIQUES
AVIS D’ATTRIBUTION
MAIRIE DE COLOMBES
Mme Le Maire, Place de la République,
92700 Colombes
Tél : 01 47 60 80 00, mèl : marche-publics@
mairie-colombes.fr, web : http://marchespublics.colombes.fr
Objet : Entretien et dépannage des
portes et barrières automatiques installées dans divers bâtiments communaux
Procédure adaptée
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, 2-4 bd de l’Hautil, BP 30322
- 95027 Cergy-Pontoise – Cedex, Tél :
0130173400 - Fax : 0130173459, greffe.
ta-cergy-pontoise@juradm.fr
Attribution du marché
Nombre d’offres reçues : 9
Date d’attribution : 16/05/18
Marché n° : M182034
PRECIS POSE, 9 rue Charles Tellier, 78520
LIMAY
Montant indéfini
Renseignements complémentaires
s’agissant d’un accord-cadre à bons de
commande, les montants sont les suivants
minimum annuel : 15 000 € HT
maximum annuel : 70 000 € HT
Envoi le 22/05/18 à la publication
Pour retrouver cet avis intégral, allez sur
http://marchespublics.colombes.fr
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◗ Guillaume Deshoulières (01 55 80 73 21)
◗ Jean-Francis Vinolo (07 86 15 41 80)
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◗ Editeur : Capucine Marraud des Grottes
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◗ Directeur de Production & Logistique : Jérôme Mancellon
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