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Les Echos - 08 06 2018 - 09 06 2018

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Placements
7 pistes pour obtenir
un rendement
supérieur à 3 %
// PATRIMOINE PP. 38 À 43
L’ESSENTIEL
AIDES SOCIALES : VERS LE
VERSEMENT AUTOMATIQUE
La rationalisation des aides peut
produire des économies à court
terme. Mais la lutte contre le nonrecours, via l’automatisation, est
potentiellement coûteuse. // P. 2
LONDRES DANS L’UNION
DOUANIÈRE JUSQU’EN 2021
Pour résoudre la question de la frontière irlandaise, Theresa May est
prête à accepter de rester dans
l’Union douanière jusqu’en 2021.
// P. 7
SONDAGE : MACRON GLISSE
ENCORE SUR LA DROITE
Si sa cote reste stable dans le baromètre Elabe, le chef de l’Etat progresse chez les anciens électeurs
de François Fillon et recule à nouveau à gauche. // P. 3
ENTREPRISES
& MARCHÉS
LA MAISON MÈRE DE CASINO
VENDRAIT COURIR
L’enseigne de chaussures de sport
aurait, selon « Capital Finance », été
mise en vente par Rallye, qui doit se
désendetter. La mode des sneakers
lui donne de la valeur. // P. 16
LA LOI ANTI-« FAKE NEWS »
CONTESTÉE
Les députés ont commencé à examiner les textes pour lutter contre les fausses informations, en
particulier en période électorale.
Un dispositif qui fait débat.
// P. 23 ET L’ÉDITORIAL
DE NICOLAS BARRÉ P. 9
LES SUISSES VONT VOTER
SUR LA « MONNAIE PLEINE »
Dimanche, les Suisses décideront si
leur monnaie doit être créée uniquement par la banque centrale ou
si elle peut émaner des banques
privées. // P. 31
Bloomberg
CARNET // P. 37
Gestion Privée - Gestion de Fortune
carrieres.cyrusconseil.fr
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 8, SAMEDI 9 JUIN 2018 // LESECHOS.FR
TVA : les
taux réduits
dans le
collimateur
VOTRE MAGAZINE TOUS LES VENDREDIS
sensible pour la restauration et le bâtiment.
l Les députés de la majorité sont prêts
à étudier la question.
A
lors que Bercy étudie une baisse de
5 milliards des aides aux entreprises, le ministre de l’Economie et des
Finances, Bruno Le Maire, a indiqué jeudi
que les taux réduits de TVA faisaient partie
de cet examen. « Si on fait quelque chose de
significatif, il faudra revenir sur les taux de
TVA réduits », a-t-il annoncé, lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Le ministre a
appelé les parlementaires à se saisir du sujet
pour « confronter leur évaluation à celle du
gouvernement ». La majorité est prête à exa-
miner la question. « Cela fait partie des sujets
où l’on sait qu’on a du travail. Il faut que chaque euro de dépense fiscale puisse être justifié
politiquement », a réagi Amélie de Montchalin, la chef de file des députés LREM à la commission des Finances. Le sujet est hautement sensible, comme l’ont montré les vifs
débats sur la baisse de TVA dans la restauration, il y a dix ans. Aujourd’hui, les évaluations montrent que cette mesure n’a pas
tenu ses objectifs.
l BUSINESS STORY SUR LES TRACES DES BLEUS DE 1998
l CULTURE DIX MOYENS D’ÉCHAPPER AU MONDIAL
l STYLE JOUE-LA COMME PARIS
l ... ET MOI LA PELOUSE CÔTÉ JARDIN
// PAGE 4
Donald Trump face à un front
uni au sommet du G7
Iran : les sujets de désaccord
avec les Etats-Unis vont
empoisonner les débats.
Jim Watson/AFP
// PAGE 6, L’ÉDITORIAL DE JACQUES HUBERTRODIER PAGE 9 ET LA CHRONIQUE PAGE 10
Huile de palme : Total face
à la colère du monde agricole
110eANNÉE
48 PAGES
Antilles-Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 5,80 €. Espagne 4 €. Grande-Bretagne 6. Grèce 3,70 €. Italie 4 €
Luxembourg 6,10 €. Maroc 28 DH. Suisse
1 0,4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Yann Rousseau
Le sommet face à Donald Trump, prévu le 12 juin prochain, constitue une
formidable victoire symbolique pour
le leader nord-coréen. Il va pouvoir
consolider son autorité et engager une
ouverture très mesurée de son économie sans rien lâcher de sérieux dans
son programme de dénucléarisation ni
renoncer à sa gouvernance barbare,
estime Yann Rousseau. // PAGE 9
IWC PORTUGIESER.
L A LÉGENDE
PARMI LES ICÔNES.
BANQUE Deux ans après son
ÉNERGIE Le projet de bioraffinerie qui autorise l’importation d’huile
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
L’analyse de
Le géant chinois
des paiements
Alipay tisse sa
toile en Europe
Les Jeunes Agriculteurs et la FNSEA
ont décidé de bloquer 13 raffineries et
dépôts de carburant à partir du 10juin.
SUR
Corée : la
revanche de
Kim Jong-un
COOPÉRATION Commerce, climat,
Au sommet du G7 qui se tient vendredi et samedi au Canada,
le président américain sera des plus isolés sur les dossiers
commerciaux, du climat et de la politique étrangère. En visite
à Ottawa, où il a rencontré l’hôte du sommet, le Premier
ministre Justin Trudeau, le chef de l’Etat français, Emmanuel
Macron, n’acceptera pas un consensus a minima. Lors de son
tête-à-tête avec son homologue américain, il lui rappellera le
caractère illégal des taxes sur l’acier et l’aluminium.
Le grand entretien
avec la directrice
de Visa Europe // P. 13
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22712
Les Echos
WEEK-END
l Bruno Le Maire relance un débat
de palme agace les organisations agricoles. Celles-ci réclament plus
d’approvisionnement tricolore dans un contexte de grande inquiétude de la filière oléoprotéagineuse française et de révision des textes
européens sur les biocarburants traditionnels pour la période post2020. Les Jeunes Agriculteurs et la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles ont annoncé la blocage de treize raffineries et dépôts de carburant à partir du 10 juin. // PAGE 26
Ian Hanning/RÉA
Shutterstock
CYRUS RECRUTE !
lancement sur le Vieux Continent, l’application de paiement
chinoise, qui se définit davantage comme « le compagnon
d’un mode de vie », a convaincu
50.000 marchands dans dixhuit pays. C’est beaucoup au
regard des difficultés des portefeuilles digitaux européens à
percer, mais c’est peu en comparaison des 40 millions de
commerçants qui acceptent
Alipay en Chine. Li Wang, responsable de la plate-forme de
paiement en Europe, reconnaît
avoir dû s’adapter à la fragmentation du marché européen, qui
oblige à multiplier les partenaires techniques pour se déployer.
Mais elle compte sur la consolidation de ce dernier pour accélérer. // PAGE 30
Portugieser Chronographe. Réf. 3714
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02 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
FRANCE
François Hollande,
« dédicace therapy »
l Le « versement social unique » devrait être mis en place dès 2019.
l Des économies sont attendues à court terme, mais l’automaticité
des versements pourrait à l’inverse coûter cher.
Etre un ancien président met en lumière des qualités
que l’on ne voyait pas lorsqu’il était au pouvoir.
La démonstration par François Hollande.
SOCIAL
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
S
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
Le versement automatique
des minima sociaux en chantier
’il suffit qu’un
phénomène se répète
pour parler de
tendance, arrêtons-nous un
moment sur le mouvement
de sympathie que suscite
actuellement François
Hollande : il dit forcément
quelque chose de notre vie
politique. Comme Nicolas
Sarkozy avant lui, président
de la République quittant le
pouvoir relativement jeune et
le quittant sans gloire (pour la
première fois, un chef de l’Etat
a été dans l’incapacité de se
représenter) ; comme Nicolas
Sarkozy avant lui, trouvant
vite le réconfort dans le statut
d’« ex ». Transformant
l’inventaire en réparation,
connaissant les retirages
d’un livre à succès et la chaleur
des longues files dans
les librairies. Les anciens
présidents ont inventé la
« dédicace therapy ». L’alibi de
l’écriture pour libérer la parole,
la ferveur des fans en écho aux
meetings d’antan. On se presse
pour les voir, c’est donc qu’ils
sont vivants. Hollande revit.
Il quitte son masque
et retrouve sa marque :
le sourire et l’écoute. Il y a là
davantage une électricité
qu’un revirement. Sa cote de
popularité remonte (+4 points
en un mois dans le baromètre
Elabe pour « Les Echos »),
mais ne lui donne que... 21 %
d’opinions favorables.
Mais cette électricité revient
tellement vite qu’elle interroge
sur notre schizophrénie
française. Les électeurs
choisissent en général
un président dont les qualités
font oublier les défauts du
prédécesseur, puis se mettent à
vouloir compenser les défauts
de l’actuel par les qualités
qu’ils redécouvrent chez l’ex.
Comme s’il leur fallait le
couple, l’un au pouvoir, l’ex
dans le cœur, pour marcher
sur deux jambes. Dans ce
« moment Hollande », on
vient chercher du temps et de
la proximité qu’on ne trouve
pas chez Macron. L’ex surjoue
ses qualités (« Il faut présider
humainement », dit-il) pour
mieux souligner les failles de
son successeur. Il est, ce
faisant, un problème pour
Macron, même s’il a aussi
l’élégance d’en être un pour
le Parti socialiste, empêché
d’exister et donc de
se reconstruire. Mais la
principale consolation
se trouve pour Macron dans
la nature humaine. Si
la « dédicace therapy » de
Hollande fait renaître en lui
l’envie de (re)conquête, alors
l’électricité très vite pourra se
transformer en chimère. Une
écoute ne fait pas un président
en puissance, comme l’a
démontré Nicolas Sarkozy.
ccornudet@lesechos.fr
entre administrations. Aujourd’hui,
même la prime d’activité n’est pas
parvenue à ce degré de simplification, malgré la dématérialisation
totale des dossiers et l’absence de
production de justificatifs a priori. Il
faut encore remplir une déclaration
de ressources tous les trimestres. A
l’avenir, cela ne sera plus nécessaire.
L’administration fiscale, qui connaît
les revenus des contribuables au fil
Solveig Godeluck
@Solwii
Il n’y aura pas de chasse aux minima
sociaux. En dépit des propos ambigus du ministre des Comptes
publics, Gérald Darmanin – « il y a
trop d’aides sociales » –, le gouvernement n’a pas prévu à ce stade de
s’attaquer aux minima sociaux
(RSA, AAH, etc.). Si la prime d’activité reste dans le viseur et pourrait
être rabotée, l’exécutif espère surtout enregistrer des gains de productivité en rationalisant et en simplifiant l’accès à ces droits sociaux.
« Ce sont de très gros projets informatiques qui vont être menés autour du
prélèvement à la source et de la déclaration sociale nominative », confirme-t-on au sein de l’exécutif.
Cela passe par la mise en place par
étapes d’un « versement social unique », une promesse de campagne
d’Emmanuel Macron. Selon nos
informations, les mesures vont faire
partie du plan pauvreté, que le chef
de l’Etat devrait présenter début
juillet. Il s’agit de simplifier les procédures pour limiter le non-recours
aux droits, et en collant au plus près
à la situation réelle des personnes.
Révision du mode de calcul
La première étape aura lieu dès
2019 avec la révision du mode de
calcul de certaines prestations
dépendantes des ressources du
ménage, afin de rapprocher la
période où les revenus sont pris en
Environ un tiers
des personnes
éligibles au RSA
ne le demandent pas.
compte du versement effectif de
l’aide. C’est déjà prévu pour les allocations logement : à partir du
1 e r janvier 2019, seront pris en
compte les revenus de l’année en
cours et non ceux d’il y a deux ans.
Les pouvoirs publics en attendent
plus de 1 milliard d’euros d’économies, en éliminant les indus, c’est-àdire des prestations versées à tort et
difficiles ensuite à recouvrer.
La règle devra progressivement
être appliquée à toutes les prestations sociales, des minima aux allocations familiales. Avec des économies supplémentaires qui se
chiffrent « en centaines de millions
d’euros », explique-t-on au gouver-
nement. La Caisse nationale d’allocations familiales, qui gère aussi le
logement, la prime d’activité, le
revenu de solidarité active, avait
estimé à 2,8 milliards d’euros le montant des « anomalies qui ne seront
jamais détectées » en 2017 – des sommes versées en trop qui sont prescrites au bout de deux ans. Ce montant
augmente, et représente 4,2 % des
prestations, contre 3,4 % en 2016.
Echange automatisé
de données
La deuxième étape arrivera en
2020, avec l’automatisation du versement des minima sociaux, grâce à
l’échange automatisé de données
de l’eau, pourra les croiser avec les
aides fournies par les caisses d’allocations familiales, les indemnités
journalières maladie, les pensions…
Si des économies seront réalisées
sur les indus, en revanche, des
dépenses importantes s’ajouteront
si le non-recours diminue voire disparaît. On estime qu’environ un
tiers des personnes éligibles au RSA
ne le demandent pas.
Idéalement, l’exécutif aimerait
que toutes les prestations soient
versées le même jour, mais ce n’est
pas encore à l’ordre du jour. Il n’est
pas question à ce stade de mettre en
place une « allocation sociale unique », même si France Stratégies
réalise des travaux techniques sur
le sujet. « Une allocation unique
serait plus simple, plus juste et plus
équitable, mais si l’on touche aux
barèmes, cela fera des perdants »,
explique-t-on au gouvernement. n
Seuls 4 Français sur 10 jugent qu’il y a trop d’aides
en bref
LR : Calmels regrette le tract
« Pour que la France reste la France »
POLITIQUE La numéro deux de LR, Virginie Calmels, a regretté
jeudi sur France Inter que le tract du parti titré « Pour que la
France reste la France » n’ait pas été validé par les instances dirigeantes « créées par Laurent Wauquiez », y voyant « un dysfonctionnement ». Elle l’a par ailleurs jugé « un peu déséquilibré » et
« peut-être inutilement anxiogène », tout en soulignant que le
slogan a été « utilisé à maintes reprises par François Mitterrand,
Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, y compris même par Emmanuel
Macron ».
Le Foll brigue la mairie du Mans
POLITIQUE L’ancien ministre de l’Agriculture socialiste Stéphane Le Foll devrait devenir maire du Mans (Sarthe), où s’organise la succession de Jean-Claude Boulard, récemment décédé.
Le vote final aura lieu au conseil municipal le 14 juin. « J’ai été
désigné par le groupe (PS et apparentés). Il faut attendre jeudi et le
conseil municipal pour être investi », a expliqué ce proche de
François Hollande. Agé de cinquante-huit ans, le député de la
Sarthe – qui avait échoué en mars, face à Olivier Faure, à devenir
premier secrétaire du PS – quitterait alors l’Assemblée nationale pour la mairie de cette ville de quelque 143.000 habitants.
RETROUVEZ NICOLAS BARRÉ
LE DIRECTEUR DE LA RÉDACTION DES ECHOS
DANS LE JOURNAL DE 8H D’EUROPE MATIN
PRÉSENTÉ PAR PATRICK COHEN
#E1Matin
Selon un sondage Elabe,
quatre Français sur dix
jugent le niveau des aides
sociales trop élevé. Ce sujet
attise les clivages politiques
et suscite l’inquiétude
des classes moyennes.
Renaud Honoré
@r_honore
Depuis quelques jours, le sujet de la
baisse des aides sociales provoque
une certaine cacophonie gouvernementale. Les déclarations successives de Bruno Le Maire, ministre des
Finances, de Gérald Darmanin,
ministre des Comptes publics, ou
encore de Benjamin Griveaux, le
porte-parole du gouvernement, ne
donnent pas l’image d’une franche
unité sur cette question. Le sondage
r é a l i sé p a r E l a b e p o u r « L e s
Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne devrait inciter l’exécutif à redoubler de prudence sur ce
dossier qui est loin de susciter
l’adhésion des Français.
« C’est un sujet qui partage l’opinion et qui crée du clivage droite-gauche dans une proportion qu’on n’avait
pas vue depuis longtemps sur des
questions économiques », souligne
Bernard Sananès, président d’Elabe.
Dans l’ensemble, seulement quatre
Français sur dix estiment que le
niveau des aides sociales est trop
élevé. Ils sont revanche 32 % à juger
que ce niveau est juste, et même 28 %
pour dire qu’il n’est pas assez élevé.
La voie est d’autant plus étroite
pour le gouvernement que « de
nombreux volets de ces aides sont
sanctuarisés dans l’esprit des Français », selon Bernard Sananès, et pas
des moindres. Ainsi 81 % des Français ont le sentiment que « les aides
sociales ne sont pas assez élevées pour
les retraites et la vieillesse », selon le
sondage. « Cela montre l’angoisse
profonde autour des enjeux de dépendance », analyse le président
d’Elabe. La santé et la lutte contre la
pauvreté (avec 63 et 64 % de l’opinion jugeant les aides insuffisantes)
sont, elles aussi, un sujet sensible.
Seules les aides dans le domaine du
chômage (avec 36 % jugeant le
niveau idéal et 34 % trop élevé) semblent le plus susceptibles de susciter
une adhésion à une réforme.
Lignes de clivage
Plus intéressantes encore sont les
lignes de clivage créées par cette
question d’une baisse des aides
sociales. Au niveau politique, elles
sont très claires. Seulement 19 % à
gauche jugent les aides trop élevées,
alors qu’ils sont 61 % à droite. Au
sein des électeurs En marche, une
majorité relative (47 %) estime leur
niveau « juste ce qu’il faut ». « Au
moment où certains à LREM plaident pour un rééquilibrage à gauche,
ce dossier ne va pas faciliter les choses. D’autant que le gouvernement
devra aussi convaincre son propre
électorat », pointe Bernard Sananès.
Au niveau sociologique, il faut
noter que ce sont les classes moyennes qui semblent avoir le plus à
craindre de la réforme : 31 % des
professions intermédiaires estiment que le montant des aides est
trop élevé, le niveau le plus bas à
part celui obtenu auprès des chômeurs. « Il y a clairement chez ces
classes intermédiaires le sentiment
de payer beaucoup d’impôt sans forcément recevoir en retour », estime
Bernard Sananès. n
« De nombreux
volets de ces aides
sont sanctuarisés
dans l’esprit des
Français. »
BERNARD SANANÈS
Président d’Elabe
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
Emmanuel Macron décroche
à gauche et gagne à droite
l La cote de confiance du chef de l’Etat reste stable
dans le baromètre Elabe pour « Les Echos ».
l Mais les composantes bougent.
SONDAGE
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
Emmanuel Macron est de plus en
plus perçu comme un président
menant une politique de droite, faisant ressortir les anciens clivages de
la politique française. Le dernier
baromètre Elabe pour « Les Echos »
et Radio Classique fait certes ressortir une cote de confiance quasi stable
(–1 point), à 40 %, pour le président
de la République. Il se situe exactement au même niveau qu’il y a un an,
après sa petite chute (–5 points) de
l’été 2017. Le Premier ministre,
Edouard Philippe, suit la même tendance : avec 37 % d’opinions favorables en juin, il se positionne lui aussi
à son niveau d’août 2017.
Mais derrière cette stabilité de
façade se cachent des évolutions
plus significatives, et sans doute
plus inquiétantes pour le duo de
l’exécutif. D’abord, le chef de l’Etat
voit sa cote reculer chez les sympathisants de toutes les familles politiques – y compris son propre parti,
La République En marche – à
l’exception de la droite.
Risque de « coupure
définitive »
Il y est de plus en plus apprécié. Si
elle est stable chez les sympathisants de LR, à 42 %, sa cote de confiance parmi les électeurs de François Fillon au premier tour de la
présidentielle fait un bond de
4 points pour atteindre 55 %. En
parallèle, Emmanuel Macron perd
5 points en un mois chez les électeurs de gauche, et même 12 points
parmi les sympathisants socialistes
et radicaux de gauche.
Les mouvements
sociaux du printemps,
à la SNCF ou dans
les universités, ont
contribué à durcir
l’opposition au chef
de l’Etat.
Chez eux, le pourcentage de ceux
déclarant « ne pas faire confiance »
au président s’accroît fortement, de
50 % à 64 %. « Le risque pour
Emmanuel Macron est de se couper
définitivement de l’électorat de gauche », souligne Bernard Sananès, le
président d’Elabe. La chute de Nicolas Hulot, très identifié à gauche,
dans l’opinion des Français contribue à déséquilibrer à droite la perception du gouvernement.
Ensuite, le pourcentage de ceux
qui déclarent « ne pas faire confiance du tout » à Emmanuel
Macron progresse de 3 points pour
atteindre 27 %. S’ils n’ont pas été
massifs et n’ont pas été soutenus
par les Français, les mouvements
sociaux du printemps, à la SNCF ou
dans les universités, ont contribué à
durcir l’opposition au chef de l’Etat.
Nicolas Hulot se « démonétise »
dans l’opinion
Le ministre de la Transition
écologique et solidaire
a perdu 19 points en un an
dans le baromètre Elabe.
Il recule surtout dans
l’électorat de gauche.
Pierre-Alain Furbury
@paFurbury
Nicolas Hulot est encore la personnalité politique préférée des Français, mais son étoile n’en finit pas de
pâlir. Lorsqu’il est entré au gouvernement, le ministre de la Transition
écologique et solidaire caracolait en
tête du baromètre Elabe pour « Les
Echos » et Radio Classique, avec
60 % de bonnes opinions. Soit
19 points d’avance sur Alain Juppé.
Un an plus tard, il est tombé à 41 %,
quand le maire de Bordeaux, toujours deuxième, est à 39 %. « La star,
en matière de popularité, s’est démonétisée », résume Bernard Sananès,
le président de l’institut de sondage.
Ce mois-ci, l’écologiste a même
à nouveau cédé au chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian, la première place auprès des sympathisants La République En marche
et Modem (avec tout de même 75 %
d’avis favorables). Il a perdu
13 points (à 65 %) chez les électeurs
d’Emmanuel Macron au premier
tour de la présidentielle ; 20 points
parmi ceux du second (à 57 %).
Démontrer son « utilité »
Mais c’est à gauche que sa cote s’est
littéralement effondrée. Il y a chuté
de 5 points en un mois, de 12 points
en quatre mois. Et de 33 points en
un an, à 45 %. Nicolas Hulot a beau
défendre – comme il l’a fait mercredi pour démentir une démission prochaine – qu’il y a eu de
« grosses avancées » pour l’écologie
depuis les débuts du quinquennat,
il a pour l’instant déçu.
Nicolas Hulot quittant l’Elysée
après le Conseil des ministres,
mercredi. Photo Alain Jocard/AFP
« Il n’a pas démontré son utilité
aux yeux de l’électorat de gauche, qui
attendait de lui des actes, pas qu’il soit
un symbole médiatique. Il y est perçu
comme ayant renoncé », analyse
Bernard Sananès, notant que la
parole « la plus forte » de l’exécutif
sur l’environnement reste, aux yeux
des Français, le « Make our planet
great again » d’Emmanuel Macron
à Donald Trump, lorsqu’il avait
détourné, en juin 2017, le slogan de
campagne du président américain.
Pour le président d’Elabe, l’affaiblissement de Nicolas Hulot est loin
d’être anodin. Il pose à l’exécutif « un
problème politique » : « Il n’y a pas de
personnalité qui parle à la gauche. »
Un ténor du gouvernement minimise la baisse de popularité du
ministre de la Transition écologique
et solidaire, qu’il met sur le compte
de son passage de « star de la télévision à homme politique ». Tout en
confirmant l’écueil : « Il y a une
incarnation de droite évidente. Mais
quelle est la référence de gauche ? » n
De ce fait, la politique menée par
l’exécutif n’est pas perçue comme
équilibrée par les Français. Les
ministres, qui peinent toujours à
émerger malgré des réformes
enchaînées les unes après les
autres, ont beau défendre l’équilibre
général des mesures prises, leur discours ne passe pas le filtre de l’opinion. Plusieurs députés de la majorité s’en sont inquiétés au cours des
derniers jours, demandant en filigrane un retour aux sources du
macronisme. « Nous devons rappeler les fondamentaux, expliquer la
méthode. Beaucoup de Français ne se
sentent pas concernés par ce qu’on
fait », note un député LREM. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 // FRANCE
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
Restauration, logement, transport : les taux
réduits de TVA dans le viseur de Le Maire
Chambres de
commerce :
le chambouletout de Bercy
l Le ministre de l’Economie a invité jeudi les parlementaires à se pencher sur la question.
l Les évaluations sur la restauration montrent que cette mesure n’a pas rempli ses objectifs.
ENTREPRISES
FISCALITÉ
Ingrid Feuerstein
@In_Feuerstein
Le gouvernement met pour la première fois sur la table la question des
taux réduits de TVA dont bénéficient certains secteurs. Alors que
Bercy étudie une baisse de 5 milliards d’euros des aides aux entreprises, le ministre de l’Economie et des
Finances, Bruno Le Maire, a indiqué,
jeudi, que les taux réduits de TVA faisaient partie de cet examen. « Si on
fait quelque chose de significatif, il faudra revenir sur les taux de TVA
réduits », a-t-il annoncé lors d’une
audition à l’Assemblée nationale.
Bruno Le Maire a prévenu les
parlementaires qu’on ne trouverait
pas un « trésor caché d’aides »,
« données de manière illégitime aux
entreprises », dans les 140 milliards
d’euros d’aides en cours d’examen.
Les services de Bercy sont en train
de passer au peigne fin cette enveloppe pour financer certaines
mesures de la loi Pacte, dont la suppression du forfait social sur la participation dans les entreprises de
moins de 250 salariés.
La moitié de ces aides correspond
au crédit d’impôt pour compétitivité
et l’emploi et aux réductions de charges des entreprises, auxquelles il
n’est pas question de toucher. Sur les
70 milliards restants, « 80 % concernent les taux réduits de TVA », a souligné Bruno Le Maire. Les principaux bénéficiaires sont la restauration, la rénovation de logements, le transport de voyageurs
et certains loisirs culturels.
Le ministre a appelé les parlementaires à se saisir du sujet pour
« confronter leur évaluation à celle
du gouvernement ». La majorité est
prête à examiner la question. « Cela
fait partie des sujets où l’on sait qu’on
a du travail. Il faut que chaque euro
de dépense fiscale puisse être justifié
politiquement », a réagi Amélie de
Montchalin, chef de file des députés
LREM à la commission des Finances de l’Assemblée.
La méthode n’est pas encore arrêtée. « Soit nous demandons une mission parlementaire avec l’Inspection
générale des finances, soit nous
Le ministre de
l’Economie, Bruno
Le Maire, a proposé
jeudi d’en finir
avec la taxe pour
frais de chambre.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
mobilisons les économistes de l’office
budgétaire que nous appelons de nos
vœux pour le prochain projet de loi de
finances », explique la députée En
marche Olivia Grégoire.
Le risque d’une baisse
de pouvoir d’achat
Le sujet est hautement sensible sur
le plan politique, comme l’ont montré les vifs débats sur la baisse de
TVA dans la restauration, il y a dix
ans. Aujourd’hui, les évaluations de
cette mesure phare du quinquennat Sarkozy montrent qu’elle a en
priorité bénéficié aux propriétaires
de restaurant, plus qu’aux salariés
et aux consommateurs, alors
qu’elle avait pour objectif de soutenir l’emploi dans le secteur. A contrario, lorsque la TVA a été relevée
de 5,5 % à 7 %, en 2012, puis de 7 % à
10 %, en 2014, cette hausse a été en
grande partie répercutée sur les
consommateurs…
C’est sans doute un argument
auquel les parlementaires seront
sensibles. Si l’on relève les taux
réduits de TVA, le risque est que cela
se traduise par une baisse de pouvoir d’achat des consommateurs,
plus que par une réduction des aides
aux entreprises. En outre, cette
mesure ne permettrait pas d’avancer sur les engagements pris au
niveau européen de baisser le ratio
dépense publique-PIB. Ce serait en
effet une hausse d’impôt, pas une
baisse de dépense publique. Et le
gouvernement s’est engagé auprès
des Français, à plusieurs reprises, à
ne pas augmenter les impôts. Mais,
comme le souligne Bruno Le Maire,
les aides aux entreprises sont très
majoritairement des allégements
d’impôt ou de cotisations. n
Darmanin : « Pas de projet concernant
la restauration »
Hasard du calendrier, dans une interview à « L’Auvergnat
de Paris » daté du 5 juin, le ministre de l’Action et des Comptes
publics, Gérald Darmanin, indique qu’il « n’y a pas de projet
actuellement de hausse de TVA dans la restauration ». Il réagissait à la parution d’un rapport de l’Institut des politiques publiques soulignant les failles de la TVA réduite dans ce secteur.
Journée STARTS RESIDENCIES
Tout le programme de la journée
starts.eu/residencies
Table ronde
Collaborations Art/Science en Europe :
l’art comme catalyseur d’innovation
technologique
Vendredi 15 juin, 18h30
Centre Pompidou
Entrée libre
Les effets néfastes
du yo-yo sur la TVA
dans la restauration
Si les consommateurs n’ont
pas intégralement bénéficié
de la baisse de TVA dans
la restauration décidée
en 2009, sa remontée
en 2012, puis en 2014 leur
a bien été répercutée.
Les taux réduits de TVA sont-ils
efficaces pour soutenir un secteur ?
Alors que Bruno Le Maire vient de
pointer du doigt ces aides aux
entreprises, l’expérience de la restauration montre que c’est loin
d’être évident. Au terme d’un bras
de fer avec la Commission européenne, la France avait abaissé en
2009 le taux de TVA dans la restauration de 19,6 % à 5,5 %. Pour des
raisons budgétaires, ce taux avait
ensuite été relevé à deux reprises, à
7 % en janvier 2012, puis à 10 % deux
ans plus tard.
Le coût par emploi créé
dans la restauration
est estimé entre 175.000
et 262.000 euros, soit
de 5 à 6 fois plus que des
mesures plus ciblées,
comme les baisses
de charges.
Aujourd’hui, plusieurs évaluations montrent que ce mouvement
de yo-yo a eu des effets néfastes sur
les finances publiques, sans pour
autant apporter les résultats
escomptés sur l’emploi.
Le Conseil des prélèvements
obligatoires (CPO), instance rattachée à la Cour des comptes, avait
souligné en décembre 2015 que le
coût par emploi créé était particulièrement élevé, plus que les aides
sectorielles que ce taux réduit a
remplacées. Le CPO a relevé à l’époque que la réduction de TVA avait
permis de créer de 6.000 à
9.000 emplois supplémentaires
par an entre 2009 et 2012, par rapport à la tendance naturelle, pour
une niche qui coûte entre 2,5 et
3 milliards chaque année à l’Etat.
Résultat, le coût par emploi créé
est estimé entre 175.000 et
262.000 euros, soit de 5 à 6 fois plus
que des mesures plus ciblées,
comme les baisses de charges.
Plus récemment, l’Institut des
politiques publiques (IPP) s’est intéressé aux bénéficiaires de cette
mesure. Ses économistes ont
abouti à la conclusion que les propriétaires avaient empoché 56 % de
la baisse de la taxe, alors que cette
réduction de TVA devait être partagée à parts égales entre propriétaires, clients et employés. Leur étude
montre que cette baisse n’a pas réellement été répercutée sur les prix,
qui ont diminué de seulement 1,9 %.
Quant aux salaires et aux fournitures, leur coût a augmenté seulement de 4,1 % et 5 %.
Prix d’équilibre
Si les consommateurs n’ont pas
intégralement bénéficié de la baisse
de TVA, sa remontée en 2012, puis
en 2014 leur a bien été répercutée.
« Les prix ont augmenté entre quatre
et cinq fois plus qu’ils n’ont diminué
après la réduction de la TVA », selon
l’IPP. Si bien que ces mouvements
« peuvent faire augmenter les prix
d’équilibre » dans un secteur.
Inquiets d’une possible nouvelle
remontée de leur taux de TVA, les
restaurateurs, représentés par le
syndicat Umih, ont saisi le ministre
de l’Action et des Comptes publics,
Gérald Darmanin. Ce dernier leur a
accordé son soutien, ouvrant ainsi
une nouvelle ligne de faille avec son
homologue de l’Economie et des
Finances, Bruno Le Maire. « Il n’y a
pas de projet actuellement pour revenir sur ce sujet », a déclaré Gérald
Darmanin, dans un entretien
accordé à « L’Auvergnat de Paris »
avant les déclarations de Bruno
Le Maire. — I. F.
Les chiffres clefs
– 1,9 %
SUR LES PRIX
L’impact, pour les consommateurs, de la baisse
de la TVA dans la restauration décidée en 2009, selon
l’Institut des politiques
publiques. Les propriétaires
de restaurant auraient,
eux, empoché 56 %
de cette baisse.
9.000
CRÉATIONS D’EMPLOIS
C’était, chaque année
entre 2009 et 2012, l’impact
maximal qu’aurait eu la
baisse de TVA, alors que
cette niche coûtait entre 2,5
et 3 milliards d’euros à l’Etat.
Le gouvernement a décidé de
réformer le modèle économique des chambres de commerce et d’industrie (CCI). C’est
ce qu’a déclaré jeudi Bruno
Le Maire, le ministre de l’Economie, à la commission des Finances de l’Assemblée. « Nous avons
lancé un travail de réorganisation en profondeur des CCI et de
leur financement, qui ne se ferait
plus sur la base d’une taxe affectée mais via des prestations vendues aux entreprises », a-t-il indiqué aux parlementaires. « La
logique est très simple, a poursuivi le ministre. Soit ces prestations sont utiles aux entreprises,
et dans ce cas les CCI se financent
sur cette base. Soit elles ne le sont
pas, et il n’y a alors aucune raison
qu’il y ait une taxe affectée. »
C’est clair : la loi du marché
doit s’appliquer aux services
vendus par les CCI, ce qui serait
un bouleversement de leur
fonctionnement. Aujourd’hui,
les CCI sont en effet financées
en partie (à hauteur de 30 %)
par une taxe pour frais de
chambre (TFC) assise sur le
chiffre d’affaires des entreprises. Le produit de cette taxe
s’élève cette année à 750 millions d’euros. Après avoir culminé à près de 1,4 milliard
d’euros en 2012, il n’a cessé de
diminuer depuis. Concrètement, la TFC est répartie entre
les chambres en fonction de
leur poids économique.
La loi du marché
doit s’appliquer aux
services vendus
par les CCI.
Dans les milieux consulaires,
les déclarations de Bruno
Le Maire ont surpris. « Le gouvernement n’a pas encore pris de
décision. Il travaille sur trois
hypothèses », veut croire un bon
connaisseur du dossier. Outre
la solution prônée par Bruno
Le Maire, le gouvernement
pourrait poursuivre en 2019 (et
les années suivantes) l’attrition
du budget de fonctionnement
des chambres en abaissant le
plafond du produit de la TFC.
Autre hypothèse, le rapprochement des chambres avec les
régions. Ces dernières années,
le réseau s’est en effet structuré
autour de chambres régionales, dont dépendent les chambres locales historiques.
Président de CCI France,
l’organisation qui coiffe le
réseau des chambres de commerce, fort de 20.000 salariés,
Pierre Goguet ne décolère pas
et juge très prématurées les
déclarations de Bruno
Le Maire. « Il était prévu une
pause dans la baisse de la TFC
pour nous donner de la visibilité
et, parallèlement, de travailler
sur la mise en place progressive
de prestations payantes qui
pourraient s’y substituer progressivement, explique-t-il aux
“Echos”. Cela exige un texte législatif car, actuellement, nous n’en
avons pas le droit. Et cette transition ne peut être que très progressive, sinon les chambres rurales
n’auront pas assez de clients
pour maintenir un service de
proximité. » n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 05
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
Retraites : le « oui » sous
condition de la CFDT
SYNDICAT
La résolution fixant le
mandat de la direction
de la CFDT pour les
quatre prochaines
années a été votée jeudi.
Elle prévoit d’aller
« vers un système
de comptes notionnels
ou à points, tout en
préservant la solidarité ».
a donc pris soin de se border lors du
49 e congrès de la centrale, qui
s’achève ce vendredi à Rennes.
Le sujet est sensible dans la
confédération depuis la crise violente de 2003, lors de l’alignement de
la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle des salariés du privé.
François Chérèque avait payé cher le
fait d’avoir qualifié le résultat des
négociations avec le gouvernement
Raffarin, qui avait accepté un départ
anticipé des salariés ayant travaillé
jeunes, de « compromis acceptable ».
Mandat très précis
Leïla de Comarmond
@leiladeco
— Envoyée spéciale à Rennes
A peine un front s’est-il refermé,
celui des ordonnances sur le Code
du travail, qu’un autre va s’ouvrir,
celui de la réforme des retraites. Le
numéro un de la CFDT, Laurent
Berger, reconduit à son poste jeudi,
Si, lors du congrès de Rennes,
Emmanuel Macron a été sous le feu
des critiques, la centrale veut croire
que sa défiance vis-à-vis des syndicats en général et de la CFDT en particulier n’est pas irrémédiable. Elle
persiste et signe à vouloir discuter
les réformes, à commencer par
celle des retraites.
Elle s’est pour cela défini un man-
La revitalisation
des centres-villes
lancée à Lunéville
COLLECTIVITÉS
TERRITORIALES
Jacques Mézard a
engagé jeudi son
programme Cœur
de ville dans la ville
lorraine, qui espère
25 millions d’euros
d’investissements.
Au total,
222 communes
sont candidates.
Matthieu Quiret
@MQuiret
La reconquête des centres-villes français démarre à Lunéville, une petite ville lorraine de
20.000 habitants. Son maire
LR, Jacques Lamblin, a reçu
jeudi le ministre de la Cohésion
des territoires, Jacques
Mézard, pour signer le premier
contrat du plan Cœur de ville.
Ce dispositif promet 5 milliards d’euros sur le quinquennat pour rénover les centres
des villes moyennes en proie à
un fort taux de vacance commerciale et désertés par leurs
habitants. Il doit profiter à
222 communes candidates.
La ville et sa communauté de
communes (80.000 habitants)
ont préparé une quinzaine de
projets susceptibles d’accroître
l’attractivité du centre urbain.
« La bonne entente des deux collectivités est indispensable pour
postuler à ce plan », rappelle
Jacques Lamblin. En tout, ils
espèrent totaliser 25 millions
d’euros d’investissements
publics sur trois ans.
Des projets prêts
à être lancés
Ce sont tous des projets mûrs,
souvent prêts à être lancés,
comme la réhabilitation d’un
cinéma de quatre salles. Autre
projet prioritaire, le réaménagement du parvis de la gare est
déjà lancé, mais le plan permettra d’en compléter le financement. Un dispositif d’aide à la
rénovation énergétique des
logements privés ou des bornes
de recharge électrique sont
aussi programmés.
Jacques Lamblin admet ne
pas encore savoir quelle sera la
part des subventions ou des
Le ministre de la Cohésion
des territoires, Jacques
Mézard. Photo Villard/Sipa
facilités de prêt dans l’enveloppe de 25 millions d’euros
dévolue à Lunéville. D’autant
que les 5 milliards du plan global agglomèrent des lignes déjà
existantes, comme le fonds de
soutien à l’investissement local
ou la dotation d’équipement
rural. « Nous passerons certainement un peu sur le dessus de
ces piles, mais ce n’est pas tant les
moyens qui comptent pour moi.
La nouveauté dans cette démarche Cœur de ville, c’est la mobilisation de nombreux partenaires
comme la Caisse des Dépôts,
Action Logement, l’Anah, notre
établissement public foncier. »
D’autres villes moyennes signeront un plan similaire dans
les jours à venir, comme Beauvais, Arras, Angoulême ou Cognac. Caroline Cayeux, présidente LR de l’association de
villes moyennes Villes de France, revendique ce plan préparé
au rythme d’une réunion hebdomadaire avec Jacques Mézard depuis septembre. « Cela
fait quarante ans qu’un tel plan
n’a pas eu lieu. » Dans sa ville de
Beauvais, elle a prévu 20 millions d’euros de dépenses, « l’équivalent d’un budget annuel
d’investissement ». Pour la maire, l’attractivité du centre et la
lutte contre la vacance commerciale sont décisives pour le
développement économique
de ces territoires, en attirant des
entreprises et leurs cadres. n
dat très précis que le gouvernement
aura tout intérêt à lire avec attention car c’est écrit noir sur blanc : la
CFDT est prête à « aller vers un système de comptes notionnels ou à
points », que veut instaurer l’exécutif. Les délégués réunis à Rennes
n’ont pas plébiscité le projet, mais
ils l’ont voté largement : 63,73 %
pour, 36,27 % contre.
Mais cette ouverture, préparée
depuis le congrès de Tours de 2010,
est assortie de nombreuses conditions. La première est de rester dans
le cadre d’un système par répartition, ce qui est a priori acquis. Autre
condition fixée : le maintien des
bornes d’âge. Le haut-commissaire
à la réforme des retraites, Jean-Paul
Delevoye, a dit sur ce point qu’il ne
fallait pas toucher à l’âge minimal
de départ de 62 ans.
La centrale veut aussi « renforcer
le dispositif des carrières longues »,
« revoir les avantages non contributifs familiaux et conjugaux », « plus
La CFDT est prête à
« aller vers un système
de comptes notionnels
ou à points ».
d’équité pour les polypensionnés »,
« améliorer les basses pensions » et
leur indexation, « mettre en place
une véritable retraite à la carte » et
« définir un niveau de pension minimum ». n
Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, est reconduit à son
poste. Photo CrowdSpark/AFP
Laurent Berger plébiscité
Laurent Berger a été réélu jeudi à la tête
de la CFDT avec 94,42 % des voix.
Le leader de la centrale n’a que
peu pâti des critiques sur la façon dont
la direction confédérale a géré la réforme
du Code du travail : son score est juste
inférieur de 2,5 points à celui de 2014.
C’est Marylise Léon qui va remplacer
au poste de secrétaire général adjoint
Véronique Descacq, qui quitte la
commission exécutive comme Hervé
Garnier et Marie-Andrée Seguin, tandis
que Philippe Portier, Béatrice Lestic
et Catherine Pinchaut y entrent.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ALLEMAGNE : PLONGÉE
DES COMMANDES
INDUSTRIELLES
Les commandes passées à
l’industrie allemande ont
reculé de 2,5 % sur un mois
en avril, après s’être déjà
nettement contractées de 1,1 %
en mars, selon un chiffre
provisoire publié par Destatis.
C’est le quatrième recul
d’affilée, dans un climat
de guerre commerciale
avec les Etats-Unis.
0,4 %
PAYS-BAS : INFLATION
EN HAUSSE EN MAI
Les prix à la consommation
aux Pays-Bas ont augmenté
en mai de 1,7 % sur un an,
contre 1,1 % en avril, en
raison d’une hausse des prix
dans le tourisme pendant les
vacances scolaires. L’essence
a également contribué à tirer
à la hausse les prix à la
consommation : en mai,
elle était 9,7 % plus cher
en glissement annuel.
LA CROISSANCE
DE LA ZONE EURO
AU PREMIER TRIMESTRE
Une deuxième estimation
confirme la hausse du PIB
de la zone euro à +0,4 %
de janvier à mars 2018,
un peu plus faible que celle
des Etats-Unis (+0,5 %
sur la même période).
Donal Trump sur le banc des accusés
au sommet du G7
l Le sommet du G7 de Charlevoix, ce vendredi et ce samedi, risque de se résumer à une confrontation.
l Les positions américaines sur le commerce, le climat et la politique étrangère compliquent les travaux.
Paris souhaite aussi inclure un
agenda pour la réforme de l’Organisation mondiale du commerce
(OMC) qu’Emmanuel Macron a
proposée fin mai devant l’OCDE.
« Notre volonté commune est
d’essayer de trouver un texte signé
par les sept, mais cette volonté ne
doit pas être plus forte que nos exigences », a indiqué jeudi Emmanuel Macron.
Jugeant qu’il ne fallait pas avoir
peur d’un accord à six face aux
Etats-Unis, Emmanuel Macron a
affirmé que « nul d’entre nous
n’est éternel ».
EUROPE
Richard Hiault
@RHIAULT
Glacial, tendu, franc, difficile… Les
qualificatifs ne manquent pas à
l’orée de l’ouverture ce vendredi du
sommet du G7 de Charlevoix (Québec). Au sein du Manoir Richelieu, à
La Malbaie, les discussions des chefs
d’Etat et de gouvernement des sept
pays les plus industrialisés risquent
de tourner à l’aigre entre Donald
Trump, isolé, et six autres de ses
homologues. Les positions américaines sur le commerce, le climat et
la politique étrangère compliquent
les travaux.
Le climat est d’autant moins à
l’optimisme que Donald Trump n’est
guère enchanté à l’idée de se rendre
à ce sommet. Selon le Washington
Post, le président américain s’est
plaint auprès de ses conseillers de
passer deux jours au Canada, estimant ce voyage comme une distraction avant son prochain sommet de
Singapour, mardi, avec le dirigeant
nord-coréen Kim Jong-un. Il craint
que ce G7 ne soit une perte de temps
puisqu’il s’oppose à ses partenaires
sur de nombreuses questions clefs. Il
Faire le gros dos
Le climat est d’autant moins à l’optimisme que Donald Trump n’est guère enchanté à l’idée de se rendre à ce sommet. Photo Jim Watson/AFP
ne veut pas se faire sermonner par
eux. C’est pourtant ce qui risque de
se passer sur les questions de commerce, de climat, de politique étrangère vis-à-vis de l’Iran puisque
Donald Trump restera sur une ligne
dure. Seuls les dossiers de la Corée
du Nord et de la Syrie pourraient
faire l’objet d’un consensus.
Difficile, dans ces conditions,
d’élaborer le traditionnel commu-
niqué commun du sommet rassemblant tous les points d’accord
des participants. « Est-ce qu’il y
aura comme produit final une déclaration à sept ou non ? Je ne peux pas
le préjuger », a indiqué un conseiller à l’Elysée. Les divergences
sont telles qu’une réunion supplémentaire la nuit précédant le sommet pour essayer de trouver un
consensus est prévue. « Nous avons
En clair, mieux vaut faire le gros
dos jusqu’à ce que Donald Trump
ne soit plus aux commandes de la
première puissance mondiale.
En attendant, des scénarios alternatifs sont à l’étude. Une déclaration à six sur les sujets problématiques et un communiqué
commun à sept sur les autres
sujets est envisageable. Un minimum qui permettra au G7 de sauver la face.
un sérieux problème avec les accords
multilatéraux et c’est pourquoi nous
allons être confrontés à des controverses », notamment sur « le commerce international, la protection
du climat et les politiques de développement et étrangère », a confirmé
mercredi Angela Merkel, la chancelière allemande. A ses yeux, « il
ne peut y avoir de compromis simplement pour avoir un compro-
mis ». Le chef de l’Etat français,
Emmanuel Macron, rencontrera
Donald Trump en tête-à-tête vendredi matin. Mercredi, aux côtés
du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, le président français a
dit n’être « pas prêt à tout accepter ».
« Nous ne serons pas prêts à accepter
un communiqué collectif qui ne
mentionnerait pas l’Accord de
Paris », a expliqué l’Elysée.
nale pour justifier les taxes sur
l’acier. A ce stade, Justin Trudeau
prend donc le risque de clôturer un
sommet sans un communiqué
signé par l’ensemble des participants. Ce qui serait une première.
Outre que ce serait là un revers
diplomatique majeur pour lui, Justin Trudeau, du fait des liens économiques étroits entre les Etats-Unis
et le Canada, joue aussi son avenir
politique à la tête du Canada. Les
prochaines élections ont lieu l’an
prochain. A ce jour, Justin Trudeau
garde le cap d’un monde multilatéral. Il vient d’opposer une fin de
non-recevoir aux propositions de
Donald Trump de négocier un
traité bilatéral au lieu de refondre
l’accord de libre-échange nordaméricain liant les Etats-Unis, le
Justin Trudeau joue son avenir politique à la tête du Canada.
(
Lire l’éditorial de
Jacques Hubert-Rodier
Page 9
Hôte du sommet du G7, le
Premier ministre canadien
tentera surtout d’éviter un
échec à la fin des deux jours
de discussions. Un revers le
fragiliserait sur le plan
politique intérieur.
©CRÉDIT ALLILIMOURAD/SIPA
Ce devait être l’occasion, pour le
Premier ministre canadien, Justin
Trudeau, de pousser les feux sur la
lutte contre le changement climatique, les océans, l’énergie propre,
l’égalité des genres ou encore les
emplois du futur. En décidant de
se retirer de l’accord sur le climat,
de l’accord sur le nucléaire iranien
et de taxer les importations d’acier
et d’aluminium de ses alliés, le président américain, Donald Trump,
apparaît comme le fossoyeur du
monde multilatéral ancien. Tant et
si bien que le sommet du G7 de
Charlevoix prend l’allure d’un sommet du G6 + 1 où les Etats-Unis
seront seuls face à leurs interlocuteurs des pays riches. Durant ces
deux journées de discussion, Justin
Tr u d e a u a u r a p o u r m i s s i o n
d’empêcher son homologue américain de torpiller définitivement
cette enceinte de dialogue.
Créé en 1975 à Rambouillet, le G7,
qui en est à sa quarante-quatrième
réunion de chefs d’Etat et de gouvernement, affronte pour la première fois des désaccords majeurs
sur l’organisation du monde actuel.
En coulisses, bon nombre de participants déclarent ne pas vouloir
être à la place du Premier ministre
canadien. Un fonctionnaire euro-
péen du G7 évoquait même un
« moment terrible pour occuper la
présidence » du groupe.
Deux mondes opposés
Au « multilatéralisme fort », souhaité par Justin Trudeau et ses alliés
européens et japonais, s’oppose le
monde bilatéral de Donald Trump
où le plus fort sort gagnant. Pour
l’heure, l’hôte du sommet reste sur
une ligne dure.
Justin Trudeau l’a répété aux
côtés d’Emmanuel Macron, mercredi. Tous deux ne sont « pas prêts
à tout accepter pour avoir un communiqué commun » avec les EtatsUnis à l’issue de ces deux jours. Et
jeudi, le Premier ministre canadien
a jugé « risible » l’invocation par
Washington de la sécurité natio-
Lars Hagberg/AFP
Justin Trudeau en pompier du G7
Canada et le Mexique. Pour Patrick
Leblond, politologue à l’université
d’Ottawa, interrogé par l’AFP, l’économie canadienne risque d’être
pénalisée par les taxes américaines.
Un signe de mauvais augure
« pour un gouvernement sortant
aux élections ». « Pour le meilleur ou
pour le pire, il [Justin Trudeau]
DIMANCHEDE10H À11H
LEGRANDRENDEZ-VOUS
PRÉSENTÉPARDAVIDDOUKHAN,NICOLASBARRÉETLAURENCEFERRARI
JEAN-FRANÇOISCOPÉ
ENDIRECTSUREUROPE1,CNEWSETLESECHOS.FR
refond l’image qu’il a projetée aux
élections il y a un peu plus de deux
ans », écrivait la semaine dernière
Chantal Hébert, analyste politique
réputée du quotidien « Toronto
Star », évoquant des jours « déterminants » pour son gouvernement
libéral.
— R. H.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 07
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
Brexit : le gouvernement prêt à rester
dans l’union douanière jusqu’en 2021
l Face au risque de démission de son ministre du Brexit, David Davis, la Première ministre s’est résolue à lâcher du lest.
l Elle a accepté que le maintien du Royaume-Uni dans l’Union douanière avec l’UE soit limité dans le temps.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Ce ne sont que quelques pages d’un
document dressant seulement un
« plan B » censé ne s’appliquer que
si Londres et Bruxelles tardaient à
accoucher d’un accord pour encadrer les futures conditions du
Brexit. Mais il a provoqué, jeudi à
Londres, un tel accès de fièvre qu’il a
failli déclencher la démission du
ministre britannique du Brexit,
David Davis, avec à la clef le risque
de déstabiliser non seulement la
Première ministre Theresa May
mais aussi l’ensemble du processus
de négociation.
Au cœur des discussions de Theresa May avec ses ministres : le plan
du gouvernement pour éviter
qu’une frontière physique ne réapparaisse, à la faveur du Brexit, entre
l’Irlande du Nord, qui comme le
reste du Royaume-Uni va sortir de
l’UE, et la République d’Irlande, qui
va au contraire y rester. Le sujet est
crucial : ni Londres, ni Dublin ou
Bruxelles ne veulent remettre en
cause la fluidité des échanges entre
le Nord et le Sud, au risque de déséquilibrer le fragile processus de
paix. Mais la solution est loin d’être
évidente. Aucune proposition
viable n’avait pour l’instant été
formulée.
Solution de compromis
Dans l’impasse depuis plusieurs
semaines, et mise sous pression par
le Parlement, qui menaçait de lui
tordre le bras à l’occasion du vote
sur le « Repeal Bill » la semaine prochaine, Theresa May s’est résolue à
Chris J Ratcliffe/AFP
ROYAUME-UNI
David Davis peut se targuer d’avoir réussi son coup de force.
accepter une solution qui, au
départ, n’était pas la sienne : elle qui
a toujours préconisé de sortir
de l’Union douanière avec l’UE a
finalement proposé d’y maintenir
le Royaume-Uni après la période de
transition post-Brexit censée
s’achever fin 2020 (et non la seule
Irlande du Nord, comme l’avait suggéré Bruxelles).
Mais sans pour autant borner
dans le temps un tel dispositif. Ce
qui a provoqué la colère de ses
ministres Brexiters, au premier
rang desquels David Davis, qui
redoutaient que le Royaume-Uni ne
soit encore lié à l’UE pendant des
années.
Pour éviter que son ministre ne
claque la porte, la Première ministre a accepté de lâcher du lest en
précisant noir sur blanc qu’un tel
alignement sur les règles douanières de l’UE était destiné à s’achever
d’ici à fin 2021, soit un an après la fin
de la période de transition. Après
plusieurs heures de discussions et
autant de psychodrames, elle a
ainsi pu transmettre sa solution de
compromis à Bruxelles, pendant
que David Davis pouvait se targuer
d’avoir réussi son coup de force.
Reste à savoir si la proposition
britannique sera acceptée par
Bruxelles. Le négociateur en chef de
l’Union européenne pour le Brexit,
Michel Barnier, a « salué » sur Twitter sa publication, précisant qu’elle
devait être étudiée pour vérifier,
entre autres, qu’elle respecte
« l’intégrité » du marché unique et
de l’Union douanière.
Le Premier ministre irlandais,
Leo Varadkar, a déjà averti que son
pays ne pourrait accepter une solution limitée dans le temps. La question de la frontière irlandaise n’est
donc pas encore réglée. n
La France joue son va-tout sur la réforme de la zone euro
Il ne reste que quelques
séances de travail avec les
dirigeants allemands pour
leur arracher un accord
sur l’avenir de la zone euro.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
Paris s’apprête à jouer son va-tout
sur la réforme de la zone euro.
L’heure de vérité approche. Il reste
en tout et pour tout une longue
séance de travail entre les ministres
des Finances français et allemand
samedi à Paris, puis une rencontre
au sommet entre Angela Merkel et
Emmanuel Macron le 19 juin pour
accoucher au forceps d’une position commune.
Pour l’heure, ce dernier n’a reçu
de la chancelière, après huit mois
d’atermoiements, qu’un signal certes encourageant mais encore trop
timide à ses yeux. Dimanche dernier, dans une interview au quotidien allemand « FAZ », « elle
a accepté pour la première fois le
principe d’un budget d’investisse-
ment pour la zone euro, évoquant un
montant à deux chiffres, et reconnu
qu’il faut une politique d’intégration
plus poussée », note-t-on à Bercy. Il
faut aussi boucler dans ces très
courts délais le travail de convergence fiscale avec l’Allemagne, qui
vise une assiette commune pour
l’impôt sur les sociétés – le but
serait très proche – et la taxation
des géants du numérique, un sujet
plus sensible.
Une ultime pression
Le ministre français des Finances,
Bruno Le Maire va profiter d’un discours vendredi, à Berlin, devant des
entrepreneurs allemands, pour
dramatiser les enjeux et mettre une
ultime pression sur le voisin allemand. « C’est maintenant où jamais
si l’on veut renforcer la zone euro »,
expliquera-t-il. Car la disparition de
la zone euro est désormais une
vraie possibilité à ses yeux. Il partage avec le président de la République une lecture très économique
du résultat des élections italiennes.
C’est en partie le manque de solida-
rité financière dont ont fait preuve
les Européens durant toutes les
années de crise qui a contribué à
nourrir les mouvements populistes, estiment les deux hommes.
D’où la nécessité d’un budget
commun à la zone euro destiné à
réduire les divergences économiques dans la zone euro. Il ne s’agit
pas de mettre en place « une
union de transferts », bête noire
des Allemands, mais « une union
d e c o nve rge nc e » , so u l i gn e
l’entourage du ministre. Le budget servira à financer des investissements pour l’innovation, la
recherche et la compétitivité de
l’outil de production. « Malgré les
immenses progrès réalisés par
l’Espagne depuis la crise, l’écart de
compétitivité avec l’Allemagne
reste plus élevé qu’avant la crise »,
insiste-t-on. Parce qu’ils ont profité plus que d’autres de l’euro, les
Allemands ont, aux yeux de la
France, l’obligation de jouer plus
collectif.
Bruno Le Maire veut y croire. Il
met en avant sa méthode d’un tête-
Recherche et innovation :
Bruxelles appelle à un sursaut
Dans un contexte
de budget européen
resserré, la Commission
propose d’augmenter
les financements.
Gabriel Grésillon
@Ggresillon
— Bureau de Bruxelles
Il va y avoir des jaloux. Alors que la
plupart des bénéficiaires de financements européens vont devoir se serrer la ceinture lors du prochain budget pluriannuel (2021-2027), le
monde de la recherche et de l’innovation a droit à une dérogation : la
Commission européenne propose
de consacrer une enveloppe de
100 milliards d’euros sur 7 ans à ce
poste budgétaire.
« C’est LA priorité », a martelé
jeudi Carlos Moedas, le commissaire européen en charge du sujet.
Ce chiffre de 100 milliards est à comparer aux 77 milliards consacrés à la
même thématique pour la période
2014-2020. Une très nette augmentation donc, d’autant qu’elle intervient au moment où le RoyaumeU n i va q u i t t e r l ’ U n i o n . H o r s
contribution du Royaume-Uni,
l’enveloppe budgétaire actuelle se
situerait autour de 66 milliards
d’euros. Derrière ce volontarisme de
la Commission – qui va désormais
faire l’objet d’un débat au niveau
européen –, il y a surtout une inquiétude : le déclassement menace
l’Europe en matière d’innovation. Un rapport présenté par Pascal
Lamy, il y a un an, a dressé un état
des lieux inquiétant, constatant que
l’Union européenne ne consacre
qu’à peine plus de 2 % de son PIB à la
recherche et l’innovation, soit
moins que la plupart de ses concurrents – et à peine la moitié de ce que
fait la Corée du Sud. Au regard des
besoins, l’enveloppe de 100 milliards
présentée par Bruxelles reste donc
relativement modeste.
De grandes « missions »
Au-delà du volume, la Commission
espère améliorer le système. Non
pas tant pour ce qui concerne la
recherche fondamentale : selon
une étude, 79 % des projets financés
par le Conseil européen de la recherche ont apporté des résultats importants. Concernant les sujets appuyés
par l’Union européenne, Bruxelles
propose en revanche de structurer
les travaux autour de grandes « missions » aisément compréhensibles,
afin de rendre la science plus accessible aux yeux des contribuables.
« Si vous dîtes que vous allez travailler
à une cartographie du cerveau, cela
parle moins au grand public que si
vous proposez un programme visant
à soigner la maladie d’Alzheimer »,
résume Carlos Moedas.
Mais c’est surtout au sujet des
innovations de rupture que Bruxelles propose de nouvelles méthodes.
Carlos Moedas propose la création
d’un Conseil européen de l’innovation, qui aura pour mission de soutenir des projets potentiellement
disruptifs, en manque de financements. Ce soutien financier pourrait
concerner les premiers stades de la
recherche, comme la phase de développement d’une start-up.
La philosophie serait ici d’être à
l’écoute des idées des créateurs, plutôt que de leur fixer des cadres. « Si
vous dites aux gens où ils doivent innover, vous obtenez essentiellement des
progrès incrémentaux », justifie le
commissaire portugais. Une idée
qui ne devrait pas déplaire à Emmanuel Macron, qui plaide pour la
création d’une « Darpa européenne », en référence à l’agence
américaine chargée de soutenir les
grandes innovations de rupture. n
à-tête exclusif avec l’Allemagne. Et
un énorme travail technique des
services de Bercy. Sans cela, face à
des équipes allemandes sur la
défensive, la partie était perdue
d’avance. Le chef de l’Etat et son
ministre des Finances ont mis toute
leur énergie dans cette démarche
franco-allemande. Il en va de la crédibilité de la France. Le budget de la
zone euro constitue une priorité
absolue pour le président français.
S’ils échouent, ce que le ministre
n’exclut pas, ce sera non seulement
une déception, mais aussi un revers
politique majeur qui risque de
peser lourd à quelques mois des
élections européennes. n
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08 // MONDE
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
Le Venezuela, un pied en
dehors de l’Organisation
des Etats américains
AMÉRIQUE DU SUD
L’OEA a décidé
d’exclure le Venezuela
et accède de ce fait
à une demande
américaine.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
C’est un processus long que vient
d’enclencher l’Organisation des
Etats américains (OEA) à l’encontre
du Venezuela. Les trente-cinq
membres de cette institution, basée
à Washington, viennent d’adopter
une résolution qui enclenche formellement le processus d’exclusion
de Caracas de l’organisation, mais
qui ne devrait pas intervenir avant
2020. Sur le total, dix-neuf mem-
bres ont voté en faveur de la tenue
d’une assemblée extraordinaire
pour suspendre le Venezuela, quatre membres ont voté contre et onze
se sont abstenus.
La réélection de Nicolás Maduro
à la tête de l’Etat jusqu’en 2025 a,
d’une certaine manière, mis le feu
aux poudres. Les Etats-Unis et plusieurs pays sud-américains ne
reconnaissent pas cette réélection
et considèrent le scrutin comme
une imposture visant à favoriser
une dictature qui a dévasté une économie autrefois prospère. « Je suis
heureux que nous reconnaissions
que la démocratie compte. Nous ne
reconnaîtrons pas les gouvernements illégitimes », a déclaré à
l’assemblée après le vote le représentant américain auprès de l’OEA.
Sans surprise, le Venezuela a immédiatement rejeté la décision de
l’assemblée et réitéré sa volonté
d’empêcher les Etats-Unis de poursuivre leur « guerre économique »
contre le gouvernement socialiste
de Maduro, a déclaré le ministre des
Affaires étrangères, Jorge Arreaza.
« Ce que dit l’OEA n’a aucune importance pour nous, ça ne nous fait absolument rien. Nous sommes décidés à
être un pays libre », a dit Diosdado
Cabello, le numéro deux du pouvoir
à Caracas.
Isolement grandissant
Bien que toujours prompt à se lancer dans une rhétorique anti-américaine, le Venezuela ne peut
oublier qu’en avril 2017, il a luimême demandé son retrait de
l’OEA, qu’il considère comme un
« instrument de persécution des peuples ». Aussi, cette résolution tout
juste adoptée n’aurait d’autre but
que celui d’entériner une double
volonté, américaine ou vénézué-
La réélection de Nicolás Maduro à la tête de l’Etat jusqu’en 2025 a mis le feu aux poudres. Photo AFP
lienne, de sortir de l’OEA. Sur la
forme, et compte tenu du long délai
d’instruction, cette décision apparaît effectivement peu contraignante et sans grande conséquence
pour le pays concerné. Elle lance
pourtant un double signal. En prenant leurs distances vis-à-vis de
LYON
ÉTATS-UNIS
Gautier
CASSAGNAU
Eléonore
BLONDEAU
Marion
DEROUVROY
Grégory
CUILLERON
Une nouvelle loi
modifie les règles.
Laurent
FIARD
Clémence
DURIEUX
Véronique
GARNODIER
Odile
ALLARD
Christophe
GRUY
Certains crient
à la privatisation.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Jean-Dominique
SENARD
Elsa
HERMAL
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les témoignages de
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RIEUX
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MARCIANO
Paul
MORLET
Sébastien
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Guillaume
LACHENAL
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région et le reste du monde. La crise
qui affecte ce pays pétrolier depuis
plusieurs années provoque un
exode massif de population qui fuit
vers les pays frontaliers : Colombie,
Brésil mais aussi Chili. Ce qui ne va
pas sans susciter des inquiétudes
dans la région. n
Aux Etats-Unis, le cassetête de l’assurance-santé
des anciens combattants
13 & 14 juin 2018
Centre de Congrès
Caracas, les pays d’Amérique latine
se placent sur la même longueur
d’onde que les Etats-Unis. Cela peut
être perçu comme un geste de leur
part en direction de la MaisonBlanche. En même temps, cette
résolution marque l’isolement
grandissant du Venezuela dans la
#SDE2018
C’est l’un des sujets les plus risqués,
aux Etats-Unis, et le moins que l’on
puisse dire, c’est que Donald Trump
n’a pas convaincu, pour l’instant.
Serpent de mer de la vie politique
américaine, le problème de l’assurance-santé des anciens combattants a brusquement resurgi ces
dernières semaines.
Le président américain en avait
fait l’une de ses promesses de campagne : il voulait améliorer l’accès
aux soins des vétérans, qui doivent
souvent attendre plusieurs jours
pour obtenir un rendez-vous dans
les centres de santé publics qui leur
sont dédiés, ou se déplacer loin de
chez eux. Et certains doivent subir
de lourds traitements, psychologiques, de rééducation… Problème :
leur assurance-santé est en déficit
chronique et le Congrès doit régulièrement voter de nouveaux crédits pour lui venir en aide.
Une forte instabilité
Un projet de loi, signé par Donald
Trump cette semaine, prévoit donc
de réformer le système, en autorisant les anciens combattants à se
rendre dans des centres privés.
« C’est l’un des projets les plus radicaux que nous avons votés depuis que
je suis en poste », a souligné le représentant républicain du Tennessee,
Phil Roe, l’un des cerveaux de la
nouvelle loi.
Le projet a été plutôt bien
accueilli par les associations de
vétérans, mais certains crient à la
privatisation. Il devrait, en outre,
entraîner une forte hausse des
dépenses, alors même qu’il ne prévoit pas d’octroyer de crédits supplémentaires. Certains estiment
qu’il faudra couper dans d’autres
programmes, à hauteur de 10 milliards de dollars, pour le financer.
Sans oublier qu’il n’est pas toujours
plus aisé de trouver un rendez-vous
dans un centre privé – une étude
récente montrait même que la qualité des soins dans les centres pour
vétérans était meilleure que la
moyenne. La Maison-Blanche ellemême n’était pas favorable au projet. Donald Trump souhaitant avant
tout obtenir une rallonge budgétaire. Mais il a dû se résigner…
Pour ne rien arranger, la gigantesque administration des anciens
combattants, qui s’occupe de 9 millions de vétérans (sur un total de
19 millions dans le pays), passés
entre autres par le Vietnam, l’Irak
ou l’Afghanistan, au budget de près
de 200 milliards de dollars, est touchée par une forte instabilité depuis
l’arrivée au pouvoir de Donald
Trump. Son précédent secrétaire David Shulkin a dû partir,
accusé d’avoir utilisé de l’argent
public pour faire voyager sa femme.
Et son successeur désigné, le médecin de la Maison-Blanche, Ronny
Jackson, a renoncé au poste, un rapport parlementaire révélant qu’il
était plutôt négligent dans ses prescriptions et qu’il avait eu un accident en état d’ivresse… Depuis,
deux secrétaires par intérim se sont
succédé, et le nouveau candidat
préféré du président, Robert Wilkie, n’est toujours pas nommé.
Le temps presse, pourtant. Les
associations d’anciens combattants
exercent une forte influence dans la
vie politique américaine et leur
poids pourrait encore être important, dans les élections de mi-mandat qui se profilent en novembre.
D’autant que, juste avant, le sujet
sera de nouveau discuté : le budget
fédéral ne court que jusqu’au
30 septembre.
Les associations d’anciens
combattants exercent
une forte influence dans la vie
politique américaine.
Photo Planet Pix/Zuma-RÉA
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// 09
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
idées&débats
SOMMAIRE
Le meilleur
du Cercle des Echos
La Chronique
Le Point de vue
Focus
Les marques à l’heure de la grande lessive
Trump à la recherche d’un protectionnisme
introuvable
L’Union européenne ne doit pas
fustiger l’Italie, mais l’aider
Chine-Occident : grammaire du dialogue
LES ÉDITORIAUX
DES « ÉCHOS »
Six contre un !
Pinel pour « Les Echos »
Corée du Nord : la revanche
de Kim Jong-un
Yann Rousseau
— Correspondant à Tokyo
Dans la soirée du 23 octobre 2000,
quelques heures seulement après
son arrivée à Pyongyang, Madeleine Albright, la secrétaire d’Etat
de Bill Clinton, échangea, pour la
première fois, directement avec
Kim Jong-il, alors leader du régime.
Après quelques toasts virils,
comme elle le raconte dans ses
Mémoires, le dictateur lui parla un
peu de cinéma puis se vanta de posséder trois ordinateurs. Il demanda
même l’adresse Web du site du
département d’Etat américain.
Mais, surtout, le dictateur nord-coréen insista pour organiser rapidement un sommet historique avec le
président américain. Pour obtenir
cette rencontre, il était prêt à tout
promettre. L’arrêt de ses exportations de missiles balistiques ou la
fin de ses programmes nucléaires
militaires.
De retour à la Maison-Blanche,
l’hypothèse d’une rencontre fut
méticuleusement examinée. « Le
président Clinton lui-même était
plus que disposé à faire le voyage »,
confie Madeleine Albright. Les
alliés sud-coréens pressaient en
faveur d’un sommet. Mais les résistances restaient fortes à Washington, où des experts pointaient les
multiples promesses trahies par les
Kim et la formidable légitimation
qu’allait offrir une telle poignée de
main à la dictature nord-coréenne.
Puis la précipitation des événements au Moyen-Orient poussa
finalement Bill Clinton à renoncer à
une expédition à Pyongyang.
Dix-huit ans plus tard, Donald
Trump n’a pas eu les mêmes réserves et a accepté, sans consulter ses
conseillers, de retrouver, mardi
12 juin, à Singapour, Kim Jong-un,
qui est monté sur le trône de la
dynastie communiste à la mort de
son père en décembre 2001. Enfin.
Après des décennies d’un cycle
immuable de provocations et de
mains tendues, le petit pays paria,
délabré, cryogénisé dans la guerre
froide, tient son sommet historique
avec la plus grande puissance de la
planète.
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
Le leader nord-coréen
tient une immense
victoire avec son
sommet face
à Donald Trump,
prévu le 12 juin
prochain. Il va
pouvoir consolider
son autorité et engager une ouverture
très mesurée de son
économie sans lâcher
ni ses bombes
atomiques ni sa
gouvernance barbare.
D
Les points à retenir
Le sommet prévu avec
•Donald
Trump, le 12 juin
prochain à Singapour, est une
formidable victoire
symbolique pour Kim Jong-un
Face à la stratégie confuse
du président américain, il se
contentera de présenter un
vague plan de
dénucléarisation
Pékin et Séoul ne
soutiendront plus la stratégie
américaine de l’étouffement et
vont progressivement
reprendre leurs partenariats
économiques
De là à imaginer une
normalisation du régime, il y a
un pas à ne pas franchir
•
•
•
A trente-quatre ans, le dictateur
obtient la formidable victoire symbolique que son grand-père, Kim Ilsung, puis son père, n’avaient
jamais pu approcher. Peu importe
désormais le résultat de la rencontre, les clichés fixant la poignée de
main et les sourires seront indélébiles. Insulté, il y a six mois encore,
par Donald Trump, menacé de
frappes américaines préventives ou
encore ridiculisé par nombre de
médias ou de sketchs en Occident,
le jeune leader tient une formidable
revanche qui va lui permettre de
consolider son aura et son pouvoir
sur sa scène intérieure. Sa propagande va se régaler en mettant en
scène ces échanges entre deux puissances nucléaires se parlant d’égal à
égal. Son plan se sera finalement
déroulé sans accroc. Si les menaces
de frappes américaines, agitées à
Washington par les partisans de la
stratégie du « bloody nose », ont
certainement inquiété Pyongyang
fin 2017, elles n’auront fait que précipiter l’enclenchement du scénario écrit depuis longtemps par Kim
Jong-un.
La survie de sa dynastie
Après une accélération des tests
nucléaires et balistiques, le régime
a annoncé en novembre, après le tir
de son missile balistique intercontinental Hwasong-15, susceptible
d’atteindre le sol américain, qu’il
détenait désormais la force de dissuasion nucléaire inscrite dans sa
Cconstitution en 2012. Le dirigeant
a maintenant en main ce qu’il a toujours perçu, à tort ou à raison,
comme l’assurance de la survie de
sa dynastie et il peut désormais se
consacrer à ses autres objectifs.
A Singapour, le jeune leader va
ainsi surtout tester le sérieux de
Donald Trump, dont la stratégie
reste confuse. Lorsqu’il a dit oui à
un sommet, le président américain
a promis la plus grande fermeté et
réclamé une dénucléarisation complète, immédiate, vérifiable et irréversible de l’arsenal de Pyongyang.
Depuis quelques jours, il semble
avoir considérablement revu à la
baisse ses objectifs. Kim Jong-un,
qui n’abandonnera jamais ses bom-
bes atomiques intégrées à l’ADN de
son régime, s’assurera alors que la
Maison-Blanche se contentera de
quelques annonces symboliques et
d’un vague plan de dénucléarisation étalé dans le temps et invérifiable en échange d’une lente normalisation des relations entre les deux
nations.
De retour à Pyongyang, il pourra
se consacrer au développement de
sa nation, malmenée par les sanctions internationales et par un système économique arriéré. Son
offensive de charme aux Jeux Olympiques, puis sa main tendue au président sud-coréen, Moon Jae-in, et
au leader chinois, Xi Jinping, ont
déjà brisé la dynamique de pression
qu’avaient réussi à mettre en place
les Etats-Unis l’an dernier. Pékin et
Séoul ne soutiendront plus cette
stratégie américaine de l’étouffement et vont progressivement
reprendre leurs partenariats économiques, au grand dam du Japon,
toujours partisan, lui, d’une politique de fermeté. Déjà, les analystes
notent une reprise des échanges sur
la frontière entre la Chine et la Corée
du Nord.
Si Kim Jong-un a promis à son
peuple d’enfin lui apporter de la
croissance, il ne va pas suivre,
comme semble l’espérer Donald
Trump, les voies express empruntées par d’autres dictatures communistes telles que la Chine ou le
Vietnam. La structure clanique de
son pouvoir, construit dans la terreur, au fil de purges, autour de sa
famille et d’un noyau de fidèles, ne
survivrait pas à une ouverture trop
rapide. Il ne peut soudain abandonner le narratif de la citadelle assiégée par les impérialistes mais protégée par le feu nucléaire, qui a
permis de cimenter la population
autour de sa lignée. Il y perdrait
toute légitimité face à une Corée du
Sud qui a déjà gagné, dans la péninsule, la bataille du développement
économique. Comment pourrait-il
encore justifier l’existence même de
sa dynastie, qu’il espère encore
maintenir pendant des décennies ?
Il sait qu’une normalisation débouchant obligatoirement sur une réunification lui serait fatale. n
« Six contre un ! » La réunion des sept
puissances les plus industrialisées,
vendredi et samedi, risque de tourner en
une confrontation entre Canadiens et
Européens d’un côté et Etats-Unis de l’autre
avec au milieu un Japon cherchant sa
place. Comme si le « tous pour un, un pour
tous », la formule qui permettait aux deux
Par Jacques
rives de l’Atlantique de faire preuve de
Hubertsolidarité en dépit parfois de profondes
Rodier
divergences, avait vécu. Depuis son arrivée
à la Maison-Blanche, Donald Trump a
L’Europe est certes fait preuve de grande imprévisibilité.
incapable de Mais il a maintenu de façon constante son
mort d’ordre : « L’Amérique en premier. »
prendre la
Ou, en d’autres termes : « L’Amérique avant
relève tant
le monde. »
ses divisions
En dix-huit mois, le nombre de sujets de
divergences, et pas des moindres, n’a fait
sont
que se multiplier. Il est peu probable qu’en
profondes.
deux jours les dirigeants du Groupe des
sept parviennent à une réelle
réconciliation. Bien sûr, le principal sujet porte sur le commerce
avec la volonté de Trump de surtaxer les importations d’acier et
d’aluminium en provenance du Canada et d’Europe. Et, sur ce
point, Justin Trudeau, Angela Merkel, Emmanuel Macron,
Theresa May devraient serrer les rangs. Mais il y a aussi sa
décision de déchirer l’accord limitant la capacité nucléaire de
l’Iran, sous le prétexte qu’il n’allait pas assez loin, ou encore sa
décision unilatérale de reconnaître Jérusalem comme capitale de
l’Etat d’Israël.
Et le G7, dont l’origine puise ses racines dans la réaction
occidentale au premier choc pétrolier de 1974 avant d’être
institutionnalisé en 1976 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing,
risque bien de s’achever sur un constat d’échec. Certes, il ne s’agit
pas du premier soubresaut de ce forum à géométrie variable, G5,
G6, G7, G8 à un moment avec la Russie. Un forum qui avait
comme objectif initial le redressement de l’économie mondiale.
Mais c’est la première fois que les Etats-Unis se retrouvent à ce
point isolés face aux autres. Reste que Donald Trump n’est pas le
seul responsable de cette évolution. L’Amérique n’est plus la
puissance qui, depuis 1945, pouvait imposer ses volontés au camp
occidental ni l’hyperpuissance. Et le G7, qui apparaissait, à tort,
aux yeux de certains comme un « club de riches », n’a pas le même
poids dans le monde actuel qu’à la fin du XXe siècle. L’Europe, qui
peut cette fois-ci afficher un front commun au Canada, est
incapable de prendre la relève tant ses divisions et ses
contradictions sont profondes. Le monde change. Demain, la
Chine sera la première puissance économique mondiale, du
moins par la taille de son PIB. Et la bascule du monde se fera
d’ouest en est.
(
Lire nos informations
Page 6
« Fake law »
Par Nicolas Barré
Bientôt en France, une loi de la République définira ce qu’est une
fausse information. Qu’y gagnera-t-on ? Une vérité officielle ?
Celle que la loi n’aura pas jugée fausse ? Les députés qui
s’apprêtent à voter ce texte sont sans doute animés des meilleures
intentions. Rédigeant cette loi, ils ont en tête ces images
déformées, ces tweets malveillants, ces rumeurs infondées. Ce
torrent de « fake news » qui submerge les consciences. Ainsi, avec
ces nouvelles armes, la loi et le juge pourront-ils faire le tri dans ce
qui doit être porté à la connaissance de chacun. Le juge ne
regardera que les faits, nous dit-on. Troublante attention, mais
non merci. N’en sommes-nous pas capables ? En vertu de ce texte
constitue une fausse information « toute allégation ou imputation
d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre
vraisemblable ». Voilà un bien large filet entre les mains du juge
des référés ! A moins de trois mois d’un scrutin, période visée par
la loi, il devra sur-le-champ démasquer le faux pour exercer sa
censure. Et quand, prudent, il s’abstiendra et renverra l’affaire à
plus tard, il fera malgré lui le jeu de l’auteur de la calomnie. Le
torrent des « fake news » ne sera pas stoppé, bien au contraire.
« La libre communication des pensées et des opinions est un des
droits les plus précieux de l’homme », proclame la Déclaration des
droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui ajoute : « Tout citoyen
peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de
l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Or ces cas
existent bien déjà, ils font l’objet d’une jurisprudence abondante. Il
est donc inutile d’en rallonger la liste la main légère. Barrage
illusoire contre les « fake news », cette « fake law » sera une loi
inapplicable. Il est vrai qu’il y en a d’autres.
(
Lire nos informations
Page 23
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10 // IDEES & DEBATS
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
opinions
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
1. Crédit Mutuel : la crise qui inquiète les mutualistes
2. Impôt à la source : le cactus de l’emploi à domicile
3. Justin Trudeau en pompier du G7
4. TVA : Bruno Le Maire prêt à remettre en cause les taux réduits
5. Impôt à la source : la crainte d’un nouvel « effet CSG » pour les retraités
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Les marques à l’heure
de la grande lessive
Pékin se dit prêt à réagir
à toute provocation
américaine
NOUVELLE IMAGE « Début 2018, Areva a
abandonné son nom pour lui préférer
Orano, afin de tourner la page des années
Lauvergeon et de l’affaire des mines
d’uranium. […] Aujourd’hui, le Front
national, devenu Rassemblement national
(RN), gomme sa référence au “front”. Ce
terme, qui positionnait le parti en force de
combat, était associé à des dérapages
mémorables et rappelait son échec à la
présidentielle 2017. Le RN affirme de
nouvelles ambitions : exercer le pouvoir, tout
en se débarrassant d’un casier médiatique
chargé. »
BON MOMENT « Parfois, un seul
changement ne suffit pas. Spanghero, secoué
début 2013 par le scandale de la viande de
cheval, a dû modifier son nom par deux fois.
La Lauragaise, qu’il a adopté un peu trop
rapidement, n’a pas suffi à effacer son casier
médiatique. Le nouveau repreneur a alors
décidé de rebaptiser la marque Occitane des
Plats Cuisinés (mi-2014), lui permettant de
retrouver une dynamique de succès. »
AUTRES PRATIQUES « Mais on peut
douter de son efficacité quand les dirigeants
ou les pratiques qui ont conduit au scandale
sont toujours à l’œuvre. […] En supprimant
le nom Monsanto, il n’est pas certain que le
groupe Bayer échappera aux bad buzz à
répétition dont sa future acquisition est
l’objet depuis de nombreuses années. Car le
Roundup, sujet de discorde historique,
figurera toujours au catalogue du chimiste. »
— Kévin Badeau
a
A lire en intégralité sur Le Cercle,
le site participatif des Echos
lesechos.fr/idees-debats/cercle
pas peur ! Le « China Daily »,
•quiMême
se fait l’écho de la ligne du Parti com-
muniste chinois, affirme que « Washington se trompe s’il considère la tolérance de
la Chine à ses provocations comme un
signe de faiblesse. Cela serait dangereux.
Washington doit savoir que la Chine ne
cédera jamais un pouce de son territoire ».
Le quotidien en langue anglaise rappelle
ainsi les propos de la porte-parole du
ministère des Affaires étrangères, Hua
Chunying, selon lesquels la République
populaire « ne sera pas intimidée » par le
nombre de navires de guerre, de bombardiers que les Etats-Unis peuvent
déployer en mer de Chine méridionale.
L’US Air Force vient en effet de confirmer
que deux bombardiers B52 avaient
mené des exercices près de l’archipel
contesté de Nansha (les îles Spratleys).
En outre, les Etats-Unis envisageraient
d’envoyer un groupe aéronaval près du
détroit de Taïwan. Pour la Chine, tout
cela est une provocation américaine qui
rappelle la « diplomatie de la canonnière ». Et le « China Daily » énumère une
série de mesures américaines comme
« la prétendue liberté de circulation près
des eaux territoriales chinoises voire à
l’intérieur, ses ventes d’armes à Taïwan »,
la loi autorisant de hauts responsables
américains à se rendre à Taïwan… Et le
journal de rappeler la ligne rouge de la
Chine communiste sur ce qu’elle considère comme « une île sécessionniste » :
toute tentative visant à encourager
« l’indépendance » de Taïwan « aurait des
conséquences ». Et l’avertissement
tombe : « personne ne doit sous-estimer la
volonté de la Chine de défendre son intégrité territoriale ». Difficile de prédire
l’éventualité d’un conflit entre les deux
grandes puissances rivales. Mais il est
certain que Pékin ne plaisante pas avec
ses lignes rouges. — J. H.-R.
LE LIVRE
DU JOUR
Regards croisés
sur la politique
de Trump en Asie
LE THÈME Le numéro trois de
« Asia Trends » ne pouvait mieux
tomber. En consacrant son dossier à
la politique de Trump dans la zone
Indo-Pacifique, la revue aborde
différents aspects de la relation avec
la Chine : « au vu du contenu
particulièrement belliqueux de la
nouvelle stratégie de sécurité
américaine publiée en janvier 2018,
nul ne peut nier que la stratégie de
l’Indo-Pacifique sous le prisme
trumpien est clairement dirigée contre
Pékin », note dans son éditorial
Camille Liffran, la rédactrice en chef.
Les articles, rédigés en anglais ou en
français selon les auteurs – des
chercheurs, des universitaires ou des
journalistes –, offrent autant de
regards croisés sur des thèmes
d’actualité : « le redéploiement
d’armes nucléaires tactiques en
Corée du Sud vu par Séoul et
Washington » ou encore « Xi, Trump
et l’Asie : une nouvelle ère aux
caractéristiques chinoises pour les
relations sino-américaines ? »
D’autres articles livrent un éclairage
sur des thèmes plus originaux,
comme les Etats-Unis et Taïwan ou
encore la « Bromance entre le
président américain et son
homologue philippin ». La deuxième
« Asia Trends : l’Asie
à la source – Key Insights
and Analysis »
L’offensive du président américain contre l’Europe ou ses partenaires
de l’Alena est sans issue. En prétendant redresser les usines américaines
par le protectionnisme, il ne parvient qu’à abîmer la compétitivité
de l’économie américaine.
CHRONIQUE
d’Eric
Le Boucher
L
e libre-échange, voilà le responsable en chef du malheur des peuples. Les souverainistes-nationalistes-populistes n’ont pas de politique
économique bien établie, mais ils ont
une certitude : il faut cesser d’être
« naïfs » et revenir sur l’ouverture « en
grand » des frontières commerciales. En
France, Marine Le Pen avait inventé le
« protectionnisme intelligent ». JeanLuc Mélenchon parlait du « protectionnisme solidaire ». Aucun des deux, ni
personne dans les partis en question,
n’avait élaboré une « doctrine » précise
de ce que ce pourrait être dans les faits.
L’idée qu’il fallait « rompre » était impérative mais vague.
Donald Trump, premier grand élu de
ces souverainistes, est soumis à l’exercice de la mise en application de ce protectionnisme qui se dit « intelligent ». Le
moins qu’on puisse dire est que le président américain erre beaucoup dans sa
recherche. On ne saurait dire si cette
errance est due à l’inconsistance de la
« doctrine » ou à l’incompétence de
l’impétrant, mais le fait est qu’il tweete
dans tous les sens.
Dernier virage sur l’aile : l’Alena (Nafta
en anglais), l’« accord de libre-échange »
qui lie les Etats-Unis à ses deux voisins
Canada et Mexique depuis 1994. Donald
Trump voulait abolir cet accord qu’il
qualifiait de « désastre ». Puis il a accepté
de le renégocier, mais à condition que ce
soit « rapide », en cédant la barre aux
élus républicains mais omettant de leur
fixer des lignes de conduite précises.
Trump n’avait que des ordres étranges : limiter à cinq ans la validité du nouveau texte (de quoi détruire le but même
de ces accords c’est-à-dire la prévisibilité
nécessaire aux investissements) ou
imposer aux produits entrants d’avoir
été construits avec des salaires égaux à
ceux des Etats-Unis, ce qui nie l’intérêt de
l’échange et que naturellement le Mexi-
que s’est empressé de refuser. Puis la
négociation s’est vite emmêlée dans les
agendas politiques, les élections de midterm aux Etats-Unis et la présidentielle
au Mexique. Finalement, énervé, le président américain est sur le point de décider qu’il veut maintenant négocier séparément avec chacun des deux pays et en
venir à deux accords bilatéraux. Les
mois passant, la recherche d’une solution est percutée par les nouveaux
tweets du président, comme sur les
automobiles, et le temps s’écoule vers
une ligne de fin, si les démocrates
gagnent les mid-terms, ils bloqueront le
nouveau texte. Bref, les négociateurs
républicains sont un peu découragés…
Normalement, il est
du rôle historique
du commerce de refroidir
les esprits et de mettre les
parties autour d’une table.
Les Européens ne le sont pas. Ils ont
décidé de répondre coup pour coup à la
hausse des droits de douane sur l’aluminium et l’acier imposée par le chef de la
Maison-Blanche. L’Union européenne
s’est un moment divisée sur l’opportunité d’entrer dans une « escalade » entre
les deux blocs, mais Angela Merkel s’est
ressaisie et l’unité s’est faite. Le choix des
produits que l’Europe va surtaxer a été
fait pour piquer et se voir : les Harley-Davidson ou le whisky. M.Trump, qui
désire avant tout montrer « qu’il fait quelque chose » pour les ouvriers américains,
devra constater qu’il fait perdre aussi
beaucoup à certains.
La même errance se retrouve avec la
Chine. Pékin n’a répondu que sur un ton
calme aux attaques de Donald Trump
pour éviter d’en arriver à une guerre
commerciale dévastatrice pour tout le
monde, mais surtout pour elle. Néanmoins, la trajectoire entre les deux empires est forcément conflictuelle sur beaucoup de plans, diplomatique, militaire,
technologique, culturel. Normalement,
il est du rôle historique du commerce de
refroidir les esprits et de mettre les parties autour d’une table. Cette fois-ci, tout
se passe comme si le nationalisme commercial allait au contraire mettre de
l’essence sur le feu.
Les ouvriers américains y gagnerontils ? Dans un article cinglant, Larry Summers, ancien ministre de Bill Clinton,
explique que le président américain
mène une politique commerciale en
dépit de tout bon sens (1). Taxer l’acier
par exemple va augmenter les prix des
produits faits avec de l’acier, c’est-à-dire
pénaliser des industries qui emploient
50 fois plus d’ouvriers que la sidérurgie
américaine. L’existence dans l’économie
moderne de « chaînes » de production
où les composants, faits par d’autres,
s’ajoutent, provoque une intrication des
économies qu’il est impossible de défaire
sans « se tirer une balle dans le pied ».
Autre inconséquence de Trump : dans
toute « guerre » mieux vaut ménager ses
alliés et diviser ses ennemis. M. Trump,
n’ayant jamais fixé ses priorités, fait le
contraire. Il s’en prend aux Européens
alors qu’il aurait besoin d’eux face à la
Chine sur les sujets réellement importants comme les droits de propriété.
Cette improvisation commerciale fait
surtout la démonstration de l’incompétence du président, conclut Larry Summers. En prétendant redresser les usines
américaines par le protectionnisme, il
ne parvient qu’à abîmer la compétitivité
de l’économie américaine tout entière.
Et l’économiste d’en arriver au fond :
les populistes ont tort, le commerce
international n’est pas la cause du malheur des peuples, lequel viennent de
l’interne et non pas de l’externe, du manque d’investissement, du manque de
main-d’œuvre qualifiée, des défauts de
l’infrastructure ou des services publics.
Qu’il faille réviser l’Organisation mondiale du commerce, comme le propose
Emmanuel Macron, est nécessaire pour
éviter de détruire les normes (par exemple alimentaires) protégeant les modes
de vie. Qu’il y ait des perdants et qu’il
faille renforcer le système international,
oui de façon urgente. Mais penser qu’il
faut refermer les frontières ne pénalisera, comme le démontre Trump, que
les plus faibles.
Eric Le Boucher est éditorialiste
aux « Echos ».
Dans toute « guerre »
mieux vaut ménager
ses alliés et diviser
ses ennemis. Donald
Trump fait le contraire.
Numéro 3, Spring 2018, 115 pages
Edité par Asia Centre, 15 euros
www.centreasia.eu
partie présente des analyses locales
(Pakistan, Cambodge, sud de la
Chine et Hong Kong).
LA REVUE « Asia Trends : l’Asie à la
source » est un bulletin semestriel
bilingue et interdisciplinaire. Il
fournit une analyse approfondie des
débats d’actualité et des tendances
stratégiques à partir des sources en
langues originales pour aider à une
meilleure compréhension des
dynamiques régionales et globales
d’Asie.
—Michel De Grandi
Christian Charisius/AP/Sipa
Tenter de laver la réputation d’une marque
en changeant son nom est une tendance à
la mode. Est-ce pour autant le bon
remède ? L’éclairage de Marie Muzard,
spécialiste de la communication de crise.
Trump à la recherche d’un
protectionnisme introuvable
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IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
focus
LIVRES
Par Benoît Georges
Une médecine malade
de ses économies
Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins
pronostique un effondrement de notre système de santé.
Son diagnostic : la course aux économies doit cesser.
C’est un signal d’alarme : pour Patrick Boutet,
médecin généraliste et président du Conseil
de l’Ordre, notre système de santé est au bord
de l’explosion. A l’origine de ses maux (déserts
médicaux, hôpitaux en surchauffe, etc.), on
trouve un impératif économique martelé
depuis quarante ans : équilibrer coûte que
coûte les comptes de l’Assurance-maladie.
Claude Meyer esquisse le portrait d’une Chine conquérante qui s’appuie essentiellement sur sa puissance
économique. Pour combler son déficit d’image, elle investit des milliards. Avec des succès divers. Photo Shutterstock
Face à une Chine en route pour devenir numéro un mondial, l’Occident n’est
pas dénué de ressources pour instaurer avec elle une relation d’égal à égal.
Chine-Occident :
grammaire du dialogue
LIVRES
ESSAI
L’Occident
face à la
renaissance
de la Chine
Par Michel De Grandi
@MdeGrandi
V
oilà un livre qui sort des sentiers battus : le lecteur pense
avoir en mains un manuel
d’économie, il découvre au fil des pages
un traité de philosophie comparée,
entre l’Orient et l’Occident. Il y a en fait
deux livres dans l’ouvrage que signe
Claude Meyer. Il s’y esquisse le portrait
d’une Chine conquérante qui s’appuie
essentiellement sur sa puissance économique. Sauf accident, l’empire du
Milieu redeviendra la première superpuissance mondiale autour de 2030,
son PIB dépassera alors celui des EtatsUnis. L’écart devrait ensuite continuer
à se creuser pour aboutir, vingt ans
plus tard, à un PIB qui sera une fois et
demie supérieur à celui de l’économie
américaine.
Aujourd’hui, sans être sur la première marche du podium, l’Empire du
Milieu occupe déjà des positions fortes.
Dans l’industrie par exemple où, avec
24 % de part mondiale, il est de loin leader du peloton. Peu importe si la qualité
de sa production reste aléatoire ou si
son impact sur l’environnement apparaît souvent calamiteux. Seule la performance est prise en compte. On doit à
l’auteur, titulaire d’un doctorat d’économie, d’avoir scanné avec minutie cette
Chine d’aujourd’hui. La progression
étant quasi-mécanique, toute la question est de savoir comment l’Occident
peut absorber et gérer cette montée en
puissance tout en évitant les phénomènes de rejet.
Rencontre de deux univers
Passionné de philosophie et d’histoire
des religions, l’auteur note qu’aux XVIIe
et XVIIIe siècles, les Jésuites partis évangéliser la Chine ont, au fil du temps,
modifié leur approche et créé une sorte
par Claude
Meyer,
éditions Odile
Jacob, 310 pages,
24,90 euros.
de grammaire du dialogue. « Cette expérience reste un modèle de dialogue interculturel. Durant deux siècles, leur
immersion […] a représenté une contribution exceptionnelle à la rencontre de
deux univers ». Les deux « mondes » ont
appris à se connaître, sur la base
d’échanges entre égaux. Les Jésuites
ont fait profiter les Chinois des évolutions techniques et scientifiques de
l’Europe pendant qu’eux-mêmes pénétraient davantage la culture chinoise et
les rouages de sa pensée. Cet âge d’or est
bien sûr révolu.
Menaces
A présent, la Chine est devenue synonyme de nombreuses menaces − commerciales, stratégiques, environnementales. Mais cette expérience jésuite
peut être ressortie des tiroirs : « Deux
modèles s’affrontent dans un dialogue de
sourds qui laisse peu de place à l’échange :
la Chine vante son modèle méritocratique face aux dérives de la démocratie
représentative, tandis que l’Occident
dénonce les graves travers du régime léniniste de Pékin ». L’Europe comme souvent manque d’homogénéité.
Lancée dans sa course en tête, la
Chine ne peut prétendre à la victoire si
elle fait face à un climat hostile. Sa cote
de popularité ne cesse de grimper dans
les pays en développement qui saluent
souvent sa stratégie économique ambitieuse mais elle baisse dans les pays
développés. Au total, « La Chine ne fait
pas rêver ». Trop d’images négatives lui
collent à la peau : l’homme défiant un
char non loin de la place Tiananmen en
1989 ; la chaise vide de Liu Xiaobo,
emprisonné à Pékin et donc incapable
de recevoir son prix Nobel de la Paix en
2010 ; les immolations des moines tibétains pour protester contre la montée
en puissance de la répression au Tibet à
partir de 2008. Sans parler des droits de
l’Homme. Consciente de ce déficit profond, la Chine d’aujourd’hui déploie des
efforts fantastiques pour étendre
son « soft power » − son influence − sans
effet réels : « Les moyens qu’elle déploie
pour magnifier son image aboutissent à
des résultats médiocres et même parfois à
l’opposé du but recherché », note Claude
Meyer. A juste titre : le soft power ne
s’achète pas, il est véhiculé par une
société civile qui, en Chine, est étouffée.
Lénine et Confucius
La société chinoise doit marcher sur ses
deux jambes, disait Mao. Le Grand
Timonier entendait par là que le développement du pays doit reposer à la fois
sur l’agriculture et sur l’industrie. Une
lecture plus actuelle de la citation met
en scène Lénine − la jambe gauche −
pour imposer le monopole politique du
Parti communiste et la droite, Confucius, « pour tenter d’inscrire son action
dans la continuité d’une histoire multimillénaire ».
Pour marquer cette continuité et renforcer la légitimité de son pouvoir, Xi
Jinping a remis le confucianisme à
l’honneur et laisse à présent les intellectuels se replonger dans cette école philosophique pour remettre à jour le logiciel
idéologique de la Chine, dangereusement appauvri par la société de consommation. Le patron de la Chine a également affiné sa stratégie vis-à-vis de ses
adversaires occidentaux. S’agissant de
l’Europe, il a parfaitement intégré qu’il
s’agissait plutôt d’une multitude d’interlocuteurs, plus ou moins difficiles à convaincre, que d’un seul bloc capable de
s’opposer à lui. n
OBLIGATION D’ÉCONOMIE. « 1974. Premier
choc pétrolier. Cet événement mondial relègue
brutalement au second plan l’engagement
solidaire de notre système de santé. D’aucuns
se mettent soudain à évoquer les notions
d’“équilibre économique”, de “productivité”.
Les médecins deviennent suspects, accusés de
multiplier les dépenses en délivrant trop de
prescriptions. […] Forts de cette logique du tout
économique, des décisions sont prises, souvent
contradictoires dans le temps, telles que celles
de former moins de médecins, d’augmenter le
nombre d’établissements et de lits en leur sein,
puis de les fermer. »
PESANTEUR HOSPITALIÈRE. « Le fonc-
tionnement de l’hôpital illustre jusqu’à la
caricature la pesanteur d’un système de santé
hyperadministré et hypercentralisé. […] Ceux
qui y travaillent sont devenus des acteurs de la
régulation économique malgré eux, sous la
férule d’un directeur omnipotent. Tandis que
le président de la CME (Commission médicale
d’établissement), un médecin élu par ses
pairs, essaie tant bien que mal de participer
aux décisions, que les élus locaux sont relégués au sein du conseil de surveillance et les
usagers cantonnés à leurs lits de malades. »
ESSAI
Santé :
explosion
programmée
par le Dr Patrick
Bouet, Editions de
l’Observatoire, 180
pages, 17 euros.
INJONCTION PARADOXALE. « Les réformes sont toutes présentées comme des impératifs absolus. La “loi” économique est la
plus forte, il faut s’y plier. A défaut, le système de santé n’y survivrait pas. La qualité
des soins s’en ressentirait. Injonction paradoxale s’il en est : pour subsister, le système
de santé ne doit pas coûter plus cher que ce
qu’il produit. Il faut donc le rationaliser, voir
le rationner… au risque de le faire mourir à
petit feu. »
PRIX À PAYER. « Il faut cesser de nous voiler
la face. Ne plus tergiverser, nous demander
quelle prise en charge nous voulons pour
notre nouveau système de santé. […] Nous
avons notre préférence […] : ne pas déroger au
principe de solidarité, parce que la santé est
une mission de service public. Ce choix a des
conséquences difficiles : il faudra que les
Français acceptent d’en payer le prix via des
cotisations proportionnelles aux revenus,
majorées pour les plus hauts revenus ou bien
pour les conduites à risques. » n
Livres en bref
Quand les scientifiques se racontent
manuels sco•l aLes
i r e s l ’o u b l i e n t
encore trop souvent :
la science ne se
fait pas « hors sol ».
Elle s’incarne. Dans
des trajectoires de
vie, souvent moins
linéaires qu’on pourrait le penser. C’est ce
qui a donné l’idée aux éditions Flammarion
de tendre un micro à douze hommes et femmes de science de grand renom à raconter
leur parcours, mais aussi leur rapport au
savoir, leur vision du monde, leurs lectures… Bref, tout ce qui fait que derrière des
découvertes ou des théories scientifiques se
Savoir,
penser, rêver.
Les leçons
de vie de
douze grands
scientifiques
cachent des hommes
et des femmes de
chair et de sang.
Le médecin-chercheur Jean-Claude
Ameisen, connu des
Flammarion,
auditeurs de France
281 pages,
Inter pour son émis19,90 euros.
sion « Sur les épaules
de Darwin », la virologue Françoise Barré-Sinoussi, colauréate du
prix Nobel 2008 pour la découverte du VIH, le
physicien et philosophe des sciences Etienne
Klein, l’astrophysicien Hubert Reeves se sont
notamment pliés à l’exercice. Le message
qu’ils transmettent va bien au-delà de leurs
disciplines respectives… —Yann Verdo
Le bonheur au travail
On le constate par•tout,
la mode est au
dénigrement du travail. Stress, burn-out,
désengagement des
cadres, précarisation,
spasmes de la génération Y : les pièces du
procès s’empilent,
finissant par forger
une image incroyablement négative de ce qui
structure nos sociétés depuis plus d’un siècle.
Pour couronner le tout, l’avenir même du travail suscite une littérature abondante, s’interrogeant sur sa fin annoncée, terrassé par l’hydre numérique. Ce livre
d’Evelyne Tschirhart ne prétend pas régler
toutes ces questions ni répondre à toutes ces
Vive le travail !
Des hommes
et des femmes
parlent
de leur métier
interrogations. Constitué d’une série de
témoignages d’hommes et de femmes
racontant leurs
par Evelyne Tschimétiers, il a le mérite
rhart, Les Editions
de corriger néande Paris Max Chaleil, moins l’image funeste
201 pages, 17 euros.
que notre époque renvoie désormais du travail. Oui, il existe beaucoup de gens heureux
dans leur job. Aucune naïveté dans ces propos des uns et des autres qui n’éludent pas le
carcan de contraintes dont ils se sentent de
plus en plus victimes. Mais l’amour du travail,
chez ces vignerons, fonctionnaires, représentants de commerce, coiffeurs ou autres entrepreneurs, reste le plus fort. —D. Fo.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 // IDEES & DEBATS
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
opinions
LE POINT
DE VUE
de George Soros
E
n Italie, le gouvernement de coalition entre Luigi Di Maio, dirigeant du parti Mouvement
5 étoiles, et Matteo Salvini, patron de la
Ligue (Lega), se prépare des jours difficiles. Les partenaires représentent des
groupes d’intérêt différents et des exigences contradictoires en matière de
budget. Il est tout à fait possible que
nous nous retrouvions face à de nouvelles élections plus tard dans l’année ou,
plus probablement, au début de l’année
prochaine.
Le résultat des prochaines élections
italiennes dépendra en grande partie de
la manière dont l’UE aura réagi à la
tourmente qui affecte l’Italie. Il y a une
forte propension en Europe à utiliser
cette situation pour donner des leçons
aux Italiens. J’ai bon espoir que la Commission révise ses premières impressions, formées à la hâte, lorsqu’elle en
réalisera les conséquences. Si l’UE
poursuit dans cette lignée, elle creusera
sa propre tombe en provoquant une
réaction négative de la part de l’électorat italien, qui élirait alors à nouveau le
Mouvement 5 étoiles et la Ligue du
Nord avec une majorité renforcée.
L’UE devrait plutôt se demander
quels sont les enseignements que
l’Europe peut tirer de la crise qui secoue
aujourd’hui l’Italie. Il serait vain de
punir le peuple italien pour les péchés
de son gouvernement. Ses revendications sont en effet légitimes quant à la
manière dont la zone euro est gérée. De
même le sont ses préoccupations économiques au sujet des politiques
LE POINT
DE VUE
de Alika Dangote, Piero Fassino, Talal Abu Ghazaleh,
Jean-Louis Guigou, Mehdi
Houas, Pascal Lamy, Ibrahim Mo, Miguel Angel Moratinos, Stéphane Richard
et d’un collectif de personnalités
D
ans un monde chaotique où il
est difficile d’avoir confiance
dans le long terme, nombreux
sont les chefs d’Etat qui pilotent à vue.
En Afrique, certains Etats se donnent
pourtant une perspective de long
terme : le Maroc a réintégré l’Union
africaine l’année dernière et développe
des projets d’envergure, tels que la
rocade atlantique d’Agadir à Dakar ;
l’Algérie, avec le projet de dorsale transsaharienne qui relierait Alger-Cherchell à Lagos au Nigeria ; l’Egypte,
avec la modernisation du canal de Suez.
Le président Macron a donné une
vision de l’ancrage de la France à
l’Europe, à l’Afrique et au monde, le
29 août 2017, devant les ambassadeurs
de France : « La stratégie que je veux mettre en œuvre consiste à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et
l’Europe… C’est en Afrique que se joue
largement l’avenir du monde. »
Nous adhérons avec une profonde
conviction à cette vision car elle est à la
fois ambitieuse et réaliste :
– L’Europe est déjà le premier investisseur en Afrique et son premier client.
Plus des trois quarts du commerce
international des pays de l’UE se réalise
en Europe, avec la Russie, avec les pays
sud-méditerranéens et l’Afrique –
même si les positions commerciales de
l’Europe en Afrique se dégradent face à
l’offensive chinoise.
– L’internationalisation des échanges
conduit à une globalisation, mais aussi
à une régionalisation de certaines activités. C’est ainsi que l’intégration des
pays de l’Asie orientale est passée en
LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
1. La Chine démarre le premier réacteur EPR de la planète
2. Bilderberg, la conférence la plus secrète du monde
3. Nouvelles révélations sur les dépenses de campagne de Macron
4. Universités : Paris Sciences & Lettres entre dans le Top 50 mondial
5. Droits du foot : Amazon s’offre 60 matchs de Premier League
L’Union européenne
ne doit pas fustiger
l’Italie, mais l’aider
migratoires imparfaites de l’Europe qui
ont imposé un fardeau injuste à l’Italie.
Le règlement Dublin III de l’Union stipule que les réfugiés sont de la responsabilité du premier pays où ils sont
entrés. Cela a un impact disproportionné sur l’Italie en raison de la norme
internationale qui exige que les navires
portant secours aux réfugiés en mer les
déposent au port de refuge le plus proche, ce qui en pratique signifie l’Italie.
La semaine dernière à Paris, j’ai présenté une analyse à la réunion annuelle
Le résultat
des prochaines élections
italiennes dépendra
en grande partie
de la manière dont l’UE
aura réagi à la tourmente
qui affecte l’Italie.
du Conseil européen des relations internationales (ECFR) suggérant que l’UE
devrait modifier le règlement actuel et
accepter de payer la part du lion pour
l’intégration et le soutien des migrants
bloqués d’une façon disproportionnée
en Italie.
Il découle du principe volontaire que
le problème du règlement Dublin III ne
peut pas être traité par une réimplantation forcée, mais uniquement par le
soutien financier de l’UE à l’Italie pour
les migrants qui arrivent sur son territoire. Les migrants n’imposent en effet
une charge financière au pays receveur
que jusqu’à ce qu’ils soient intégrés. A la
longue, la contribution qu’ils apportent
au pays receveur est beaucoup plus
grande que le coût de leur intégration.
La réforme du règlement Dublin III
sera un processus de longue haleine.
Afin d’influencer de manière constructive les prochaines élections italiennes,
lors de son sommet de juin, l’UE doit
s’engager fermement à indemniser
l’Italie avant même que le processus
soit terminé. Il faudra pour cela que le
président français, Emmanuel Macron,
et la chancelière allemande, Angela
Merkel, prennent l’initiative de convaincre les forces dissidentes au sein de
l’UE.
Dans ce contexte, il convient de citer
également un plan Marshall pour l’Afrique, dont des variantes ont été soutenues par l’Allemagne et la France. Un
plan Marshall constructif nécessiterait
au moins 30 milliards d’euros supplémentaires par an, pendant plusieurs
années. C’est bien au-delà de ce que les
Etats membres sont disposés ou en
mesure de payer. Mais il pourrait être
financé en exploitant la capacité
d’emprunt de l’UE, en grande partie inutilisée.
Il ne faut pas les laisser détruire l’UE.
Il est important d’identifier les problèmes afin de les résoudre. Ceux qui tentent de détruire l’UE ne réalisent pas ce
qu’ils perdraient s’ils réussissaient.
George Soros est président de Soros
Fund Management
L’Europe doit faire
le choix de l’Afrique
trente ans de 30 à presque 60 % de leurs
échanges commerciaux.
– Avec 500 millions d’habitants
vieillissants, l’Europe doit faire le choix
du développement accéléré de l’Afrique
qui comptera 2,5 milliards d’habitants
en 2050. Les marchés sont et seront de
plus en plus au Sud.
– Enfin, cette vision est réaliste au
regard des défis communs tels que le
terrorisme, l’immigration non contrôlée, le réchauffement climatique et
la défense des valeurs morales communes.
L’Europe est déjà le
premier investisseur en
Afrique et son premier
client.
La stratégie à mettre en place doit
puiser dans un certain nombre de
mécanismes et d’institutions. On y
trouve d’abord une fondation qui rassemble experts, intellectuels, représentants des sociétés civiles et chefs
d’Entreprise travaillant à l’accélération
des interconnexions, des réseaux techniques (eau, transport, électricité),
financiers et culturels (reconnaissance
des diplômes universitaires, échanges
d’étudiants…).
A ce jour, il n’existe entre l’Europe et
l’Afrique aucun organisme comparable à la Cepalc (700 chercheurs,
40 millions de dollars par an) pour les
Amériques ou à l’Eria (15 laboratoires
et 30 millions de dollars par an) pour
l’Asie orientale.
On y trouve ensuite une institution
d’instruments financiers pour le développement, dont disposent déjà les
Amériques (BID) et l’Asie orientale
(ADB et BAII) pour assurer la mobilité
des capitaux Nord-Sud dont la BAD et la
BEI pourraient être la plate-forme de
base. Le troisième mécanisme serait un
partenariat économique entre les pays
du Nord (EU) et les pays du Sud (AU).
Enfin, il faudrait un lieu de concertation
politique comparable à l’Organisation
des Etats américains (OEA) et aux Sommets de l’Asie orientale.
L’ensemble de ces quatre outils
devrait prendre la forme d’un nouveau
traité entre l’Europe et l’Afrique qui
prendrait la place des accords de Cotonou qui viennent à échéance fin 2020.
Ce « New Deal » donnerait du sens à
l’avenir de l’Europe et de l’Afrique.
Aliko Dangote est président groupe de
Dangote Industries Limited, Piero Fassino est ancien ministre, député de la
République italienne, Talal Abu Ghazaleh
est chairman de Talal Abu-Ghazaleh
Organization (TAG-Org), Jean-Louis
Guigou est président de l’Ipremed, Houas
Mehdi est ancien ministre en Tunisie,
Pascal Lamy est ancien directeur général
de l’Organisation mondiale du commerce,
Ibrahim Mo est président de Ibrahim Mo
Fondation, Miguel Angel Moratinos
est ancien ministre en Espagne, Stéphane Richard est président-directeur
général d’Orange
A quoi servent les vieux ?
L’ŒIL DU
PHILOSOPHE
Par Roger-Pol
Droit
R
éforme des retraites, crise des
Ehpad : deux dossiers distincts, fort
techniques l’un comme l’autre. La
refonte et l’harmonisation des régimes de
retraite engagent évidemment quantité de
discussions financières, juridiques, sociales
et administratives. Il en est de même pour la
réorganisation des établissements
accueillant des personnes dépendantes, en
ajoutant au tableau des volets médicaux et
sociétaux complexes.
Toutefois, l’arrière-plan commun de ces
chantiers en cours est d’une nature différente, qui n’a rien d’administratif ni de
comptable. Par-delà les budgets, les statuts,
les réglementations, ces réformes engagent
une représentation de la vieillesse. Pour
prendre sens pleinement, ces dossiers exigeraient une conception claire et nette du
rôle, et de la place, des personnes âgées dans
notre société. Or c’est ce qui manque cruellement. De plus, ce vide ne semble pas
inquiéter vraiment. Notre époque se révèle
pourtant très démunie en matière de
réflexion sur la vieillesse. Les vies humaines
s’allongent, la démographie des centenaires
va bientôt exploser, mais personne (ou presque) ne sait plus quoi penser des vieux. Ni
quelle place exacte leur accorder dans
l’imaginaire collectif. Les octo et nonagénaires sont donc, à la fois de plus en plus nombreux et, de plus en plus invisibles. Comme
s’ils étaient difficiles à concevoir, tellement
ils semblent dépourvus d’utilité. Voilà l’un
des grands paradoxes de notre temps.
D’autres époques et d’autres cultures
n’ont rien connu d’identique. Les sociétés
traditionnelles valorisaient régulièrement
l’expérience et la sagesse qu’elles attribuaient aux anciens. Les humains qui
avaient traversé une longue existence
étaient gratifiés d’un savoir, d’une autorité
dont les autres étaient privés. Ce trait a survécu sous diverses formes en Occident, bien
qu’y furent valorisées, de façon très singulière, la nouveauté, les ruptures, les révolutions. Platon, dans « Critias », fait dire à un
vieux prêtre égyptien : « Vous autres Grecs,
vous êtes toujours neufs » (ou « enfants »,
puisque le même mot, « neoi », signifie les
deux en grec ancien). Malgré la prime
qu’elle donne à la jeunesse et au neuf,
l’Europe a longtemps considéré le grand
âge avec respect.
Elle y a même vu le temps propice à une
liberté et à un courage spécifiques. Qu’on
relise, par exemple, l’extraordinaire dialo-
gue au sujet de la vieillesse composé par
Cicéron. Il fait parler Caton l’Ancien, quatrevingt-quatre ans, qui détaille, point par
point, la supériorité du grand âge sur tous
les registres : réflexion, force d’âme, plaisirs
intellectuels, mépris de la mort… Evidemment, Cicéron et son personnage exagèrent. Mais ils symbolisent clairement la
valorisation classique du vieillard, que nous
avons perdue. Peut-être pas entièrement :
Jacqueline de Romilly, Jean d’Ormesson,
Jean Rochefort, entre autres, en furent
récemment des survivances contemporaines. Mais ces rares arbres florissants ne
cachent pas une forêt de dévastations.
Car le lot du grand âge, aujourd’hui, est
Les octo et nonagénaires
sont à la fois de plus en plus
nombreux et de plus
en plus invisibles.
Le lot du grand âge,
aujourd’hui, est fait
communément
d’indifférence, d’abandon,
d’absurde, d’humiliation.
fait communément d’indifférence, d’abandon, d’absurde, d’humiliation. On y voit une
vie faite presque exclusivement de pertes
(d’autonomie, de mémoire, de dignité,
d’humanité…). Nous faisons, somme toute,
de la vieillesse une indignité. C’est ce qu’indiquait déjà, en 1968, l’essai du philosophe
autrichien Jean Améry (1912-1978), « Du
vieillissement. Révolte et résignation », traduit en français en 1991. Aux antipodes de
Cicéron et de son « De Senectute », Améry
décrit la vieillesse en termes noirs :
déchéance révoltante, décrépitude absurde,
« négation de la vie dans la vie », en décalage
accéléré par rapport aux nouvelles générations : « Devenus vieille ferraille de l’esprit,
nous sommes bons à mettre au rancart de
l’époque. »
Faut-il en conclure que notre époque ne
voit plus les vieux que comme un embarras,
une sorte de déchet encombrant ? Ou bien
comme un bas de laine, ou un réservoir électoral ? Les seniors passent pour économiquement fiables, politiquement conservateurs. Ils continuent à servir de lest financier
et social. Mais il semble vain de rêver à quelque retour des vieux sages. L’erreur, en fait,
consiste à penser en termes de fonctions et
d’usages. Mieux vaudrait se dire que les âges
de la vie ne « servent » à rien. Ils constituent,
de l’enfance au déclin, des existences ayant
chacune leur style, leur atmosphère, leur
respiration. Des vies, pas des fonctions.
Roger-Pol Droit est écrivain et
philosophe.
L’ACTUALITÉ
DES THINK TANKS
Expliquer les inégalités aux jeunes
IDÉE. Quotidiennement, de nouvelles données viennent alimenter les savoirs
et les controverses autour de la pauvreté et des inégalités. Le sujet est
inépuisable, les polémiques, permanentes. Il en va de convictions morales et
politiques profondes, comme d’instruments de mesure de plus en plus
sophistiqués, avec, en trame, des changements permanents dans la conduite
des politiques publiques. Comment s’y retrouver ? L’Observatoire des
inégalités – une association de réflexion et de mobilisation spécialisée – vient
d’éditer un petit ouvrage très accessible, en direction des jeunes. Ce court
livret, organisé autour de doubles pages thématiques, fait le tour didactique de
thèmes essentiels : hommes-femmes, faim dans le monde, toit pour tous, ou
encore salaires et culture.
INTÉRÊT. Les contributeurs de l’Observatoire ont l’art de présenter des
données et analyses de synthèse, en s’appuyant sur les travaux les plus sérieux
et les plus rigoureux, qui ne sont pas forcément les plus lisibles… Il y a là, à
destination des jeunes mais aussi de tout un chacun de 9 à 99 ans, de la
démonstration et, certes, de la dénonciation. Surtout, de la compilation
d’informations et de l’explication. Et le tout pour une somme très modique !
— Julien Damon
www.inegalites.fr
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Les Echos Vendredi 8 et samedi 9 juin 2018
Son parcours
le grand entretien
Issue d’une famille aristocratique britannique, Charlotte Hogg, quarante-sept
ans, débute sa carrière chez McKinsey,
avant de rejoindre Morgan Stanley puis
Santander, dont elle dirige la banque de
détail. En 2013, elle rejoint la Banque
d’Angleterre en tant que directrice des
opérations pour moderniser les processus de la banque centrale. En mars 2017,
elle devient vice-gouverneure chargée
de la supervision des marchés et des
banques en mars 2017. Suspectée de
conflits d’intérêts, son frère étant alors
directeur de la stratégie de Barclays,
elle démissionne un mois plus tard.
Elle dirige les activité de Visa en Europe
depuis septembre 2017.
Son actualité
Le réseau international de paiement a
subi il y a une semaine une défaillance
matérielle majeure à travers l’Europe,
entraînant de nombreux rejets de paiement à la caisse des magasins du Vieux
Continent. Cet événement a terni le
lancement lundi dernier par Charlotte
Hogg à Amsterdam, lors du salon Money
20/20, d’un programme de 100 millions
de dollars à destination des jeunes pousses de la finance basées sur le Vieux
Continent. Visa leur offrira, en outre, un
accès facilité et à moindre coût à son
réseau. Un signe fort de sa volonté d’être
le partenaire de tous les acteurs du
paiement, historiques comme nouveaux.
carte, c’est vrai. Mais ils utilisent des
« tokens » via l’émission de QR Code. Or
cette technologie revient à crypter des coordonnées bancaires. Ce qui n’est pas fondamentalement différent du fonctionnement
d’une carte bancaire. Quand vous pensez
carte, vous pensez à un rectangle de plastique. Mais ce rectangle n’est qu’un support.
L’important ce sont les 16 chiffres de la carte
bancaire que nous encryptons.
Visa Europe : « Tout va changer
dans l’univers des paiements »
Bloomberg
CHARLOTTE HOGG
Directrice générale
de Visa Europe
Ninon Renaud
nrenaud@lesechos.fr
et François Vidal
fvidal@lesechos.fr
La panne dont vous avez été victime
met en lumière la dépendance des
pays par rapport à vos services. Comment éviter que cela ne se reproduise ?
Le problème que nous avons rencontré vendredi dernier, et qui a empêché des consommateurs de payer avec Visa, était dû à une
défaillance matérielle dans l’un de nos systèmes européens. Il ne s’agissait ni d’un
accès non autorisé ni d’une cyberattaque.
Le problème a été résolu rapidement et le
réseau Visa fonctionne normalement
depuis. Notre objectif est de s’assurer que
tous les paiements Visa fonctionnent
24 heures sur 24, 365 jours par an.
Vous êtes arrivée à la tête de Visa
Europe il y a huit mois après avoir
secondé Mark Carney, le gouverneur
de la Banque d’Angleterre, pendant
quatre ans. Pourquoi avoir choisi ce
secteur ?
Le monde des paiements connaît actuellement une véritable révolution. Et l’Europe
est la région la plus intéressante pour y participer. Depuis mon arrivée, j’ai sillonné le
continent pour mieux comprendre les évolutions en cours. Je suis allée à la rencontre
des établissements financiers clients de
Visa et des entrepreneurs qui innovent,
mais aussi dans les magasins, afin d’observer la manière dont les consommateurs
font leurs courses d’un pays à l’autre. Et j’ai
découvert des pratiques très différentes. En
Allemagne par exemple, le cash reste dominant ; en France, les innovations sont très
nombreuses ; en Suède, de plus en plus de
commerces affichent « no cash accepted »,
ce qui pose la question de l’inclusion
sociale. Mais ce qui m’a le plus frappée, c’est
ce qui se passe en Grèce, où les paiements
sécurisés se développent à grande vitesse.
Vous parlez de révolution. Quels sont
les principaux changements en cours ?
Trois bouleversements majeurs se produisent en même temps. D’abord, celui des
modes de consommation, avec le développement accéléré du commerce électronique. Ensuite, les ruptures technologiques
qui s’enchaînent. Et enfin, un choc réglementaire, avec l’entrée en vigueur concomitante de deux nouvelles normes très importantes : la directive révisée sur les paiements
qui oblige depuis le début de l’année les établissements bancaires à ouvrir l’accès de
leurs données clients, tandis que le règlement général sur la protection des données
(RGPD) impose désormais aux acteurs qui
comptent utiliser ces données d’être transparents sur ce qu’ils veulent en faire.
Concrètement, qu’est-ce que cela
va changer à la façon dont les consommateurs paient leurs achats ?
Tout ! Les nouvelles technologies et le
mobile brouillent les frontières entre le
monde physique et le monde digital, au
point que l’acte de paiement lui-même
devient invisible. Quand vous payez grâce
au sans-contact notamment. Reprendre le
contrôle de ses finances en amont, en mettant des limites ou des conditions à ses
dépenses, devient décisif pour le consommateur et c’est ce sur quoi nous devons travailler. Le meilleur exemple pour moi est
celui de mes enfants : ils ont une carte prépayée à leur disposition, mais je peux suivre
à distance la manière dont ils l’utilisent et je
peux leur interdire certains achats !
Comment Visa se positionne-t-il
face à ces révolutions ?
Nous ne sommes pas un commerçant ou
une banque en interaction avec des consommateurs finaux. Nous sommes et voulons rester un réseau électronique ouvert et
sécurisé qui assure pour les établissements
bancaires l’acheminement de transactions
de paiement dans quelque 200 pays. Notre
mission consiste donc à faire le lien pour ces
établissements entre les commerçants et
les consommateurs du monde entier. Tout
l’enjeu pour nous est de remplir cette mission au mieux en adaptant nos offres et services aux attentes de nos clients. C’est ce que
nous avons fait par exemple en lançant au
Royaume-Uni Visa Direct, qui permet
d’effectuer des paiements instantanés. Mais
toutes ces innovations doivent se faire sans
jamais réduire la sécurité des transactions.
« Les nouvelles technologies et le mobile brouillent
les frontières entre
le monde physique et
le monde digital, au point
que l’acte de paiement luimême devient invisible. »
suffisamment résistants aux attaques. Or
concentrer en un seul endroit toutes les données me semble beaucoup plus risqué que
d’avoir plusieurs centres de stockage. Nous
en avons quatre dans le monde qui sont connectés et fonctionnent comme un seul. C’est
un modèle qui est infiniment plus sécurisé.
Constatez-vous une augmentation des
fraudes ou des tentatives de fraude ?
Ces dernières années, le poids de la fraude
par carte bancaire a reculé spectaculairement au regard des volumes de transactions. Et contrairement à ce qu’on entend
souvent, le paiement sans contact ne facilite
pas du tout la vie des fraudeurs ! Plus globalement, nous sommes très attentifs au risque de piratage de nos données.
Justement, les consommateurs sont de
plus en plus échaudés par les scandales
sur les pertes de données personnelles
ou leur détournement. Quelle est votre
réponse à leurs inquiétudes ?
Nous ne détenons aucune donnée personnelle. Les seules données que nous possédons sont celles associées aux 16 chiffres de
la carte bancaire qui rendent possible le
paiement. Et nous ne les utilisons que pour
simplifier et sécuriser le paiement. Il n’est
pas question que nous les vendions. Par
ailleurs, nous avons décidé d’appliquer globalement le règlement général sur la protection des données (RGPD), parce que de
notre point de vue, ce n’est pas qu’un sujet
européen mais bien mondial.
De nouvelles solutions de paiement
se développent, comme le virement
instantané. Ne craignez-vous pas qu’à
terme la carte soit menacée ?
Notre vrai concurrent, ce n’est pas l’innovation technologique, mais le cash et le chèque. Ces formes de paiement représentent
encore 17,5 milliards de dollars de transactions par an ! Les produits que nous développons sont pensés pour répondre mieux
que ces moyens de paiement scripturaux
aux besoins des clients. Le paiement par
carte sans contact est un bon exemple. Avec
cette technologie, pour la première fois
dans l’histoire, utiliser une carte est plus
simple que payer en cash ! Plus globalement, les consommateurs aiment avoir le
choix des moyens de paiement, mais ils
valorisent aussi la sécurité de ces outils de
paiement et leur universalité. C’est ce qui
fait la force de Visa.
Les données des clients européens
sont-elles conservées sur le Vieux
Continent ?
Je pense que c’est une erreur de se concentrer sur le lieu de stockage des données. La
vraie question est de savoir si ces centres sont
Certes, mais en Chine, notamment,
on voit se développer de nouveaux
acteurs dont les solutions ne sont pas
basées sur la carte. Ce modèle ne
pourrait-il pas s’exporter ?
WeChat ou Alipay ne recourent pas à la
En matière de services innovants, les
néobanques ont un temps d’avance sur
les acteurs traditionnels. Mais elles
travaillent davantage avec Mastercard,
qui s’est très tôt positionné sur ce
marché…
Nous avons en effet décidé de renforcer
notre relation avec ces acteurs. Ils ont vocation à rejoindre un réseau ouvert comme le
nôtre à tous les acteurs du paiement. Nous
venons d’organiser dans ce cadre un
« meet-up » à Paris pour rencontrer les
entrepreneurs, notamment des femmes, car
elles ont un rôle clef dans la gestion financière des ménages, et les start-up. Quand
j’étais à la Banque d’Angleterre, j’avais créé
une structure d’accueil pour les jeunes pousses technologiques de la finance afin d’inspirer la banque centrale. Ce sont des éclaireuses qui peuvent certes se tromper mais bien
plus souvent nous montrer la voie.
La logique de partenariat et de
« coopétition » s’impose à toute
l’industrie des paiements,
mais jusqu’où peut-elle être poussée ?
Nous ne nous adressons pas directement au
marché des particuliers mais à ceux qui servent ce marché, c’est la limite du périmètre
des alliances que nous pourrions nouer. Cela
étant, tout partenariat qui renforce notre
réseau mondial et son écosystème en permettant à davantage de clients de l’utiliser en
toute sécurité est légitime. C’est la logique
des partenariats que nous avons passée avec
Apple, Google ou encore Facebook.
Les tensions internationales et les
embargos économiques qui en découlent sont une menace pour un
tel réseau. Craignez-vous une plus
grande fragmentation du marché ?
Pour ce qui est des embargos, nous ne travaillons plus en direct depuis longtemps ni
avec l’Iran, ni avec Cuba ou la Corée du
Nord, ce n’est pas un sujet nouveau pour
nous. J’ai choisi de rejoindre Visa justement
parce que c’est une entreprise globale. La
croissance ne peut venir que des développements des échanges internationaux et c’est
la logique que nous poursuivons.
Serez-vous impactés par le Brexit ?
Nous avons toujours eu à nous adapter aux
spécificités réglementaires des différents
pays dans lesquels nous sommes implantés, y compris dans l’Union européenne, car
notre activité n’a jamais fait l’objet d’un passeport financier. Le Brexit ne devrait donc
pas avoir de conséquence majeure pour
nous et nous investissons déjà beaucoup
hors du Royaume-Uni : la moitié des équipes de Visa en Europe viennent d’autres
pays, car nous nous devons d’être sur le terrain pour bien comprendre les attentes spécifiques de chaque marché. n
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14 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.531,38 milliards d’euros (au 06-06-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 102,92 en avril 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 4e trimestre 2017 // Dette publique : 2.218,4 milliards d’euros au 4e trimestre 2017
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE
NOUVELLES RÉVÉLATIONS SUR
DES « RISTOURNES » À MACRON
JORDANIE RETRAIT
D’UNE RÉFORME CONTESTÉE
Le nouveau Premier ministre jordanien, Omar Al Razzaz, a décidé jeudi
de retirer le projet de loi sur l’impôt
sur le revenu qui avait fait chuter son
prédécesseur, lundi, et suscité des
contestations d’ampleur depuis dix
jours. La Jordanie, largement dépendante des aides étrangères, s’est engagée auprès du Fonds monétaire international à mener des réformes
structurelles et à réduire ses déficits
en échange d’un prêt de plusieurs
centaines de millions d’euros.
Franceinfo a évoqué jeudi des avantages dont aurait profité le candidat
Emmanuel Macron, notamment pour
la location de salles où il a tenu meeting. L’Elysée a aussitôt réagi en réaffirmant que « les comptes de campagne
avaient été validés » par la Commission
nationale des comptes de campagne et
des financements politiques. Le président de celle-ci a assuré jeudi qu’il n’y
avait pas d’« irrégularités ».
ÉCOLE LES SMARTPHONES
INTERDITS À LA RENTRÉE
Tennis : une paire française en finale à Roland-Garros
UKRAINE LIMOGEAGE
DU MINISTRE DES FINANCES
Shutterstock
Les députés ont voté, jeudi, une proposition de loi LREM visant à une
« interdiction effective » des téléphones portables et objets connectés
dans les écoles et collèges à la rentrée
prochaine, défendue par l’exécutif
comme « un signal à la société ». Les
oppositions ont dénoncé une disposition « inutile ». Le Code de l’éducation
interdit déjà, depuis 2010, les portables « dans les lieux prévus par le
règlement intérieur ».
LA PHOTO DU JOUR
Le Parlement ukrainien a limogé,
jeudi, le ministre des Finances réformateur, Oleksandr Danylyuk, l’un
des principaux négociateurs de
Kiev avec le Fonds monétaire international, victime d’un conflit avec le
chef du gouvernement, Volodymyr
Hroïsman. C’est la deuxième fois en
à peine plus de deux ans que change
le titulaire de ce poste clef pour un
pays dépendant de l’aide financière
occidentale et toujours en proie à un
conflit armé dans l’Est.
RUSSIE POUTINE SE DIT CONFIANT
Les Français Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut se sont hissés jeudi en finale du double messieurs des Internationaux de France. Le duo tricolore, qui a défait la paire Alexander Peya-Nikola Mektić (6-3, 6-4), affrontera samedi les vainqueurs de la rencontre opposant, ce vendredi, le double espagnol Lopez-Lopez (lauréat de l’édition 2016) à l’Autrichien
Marach associé au Croate Pavic.
Photo : Baptiste Fernandez/Icon sport
Mickaël Luhaka, l’un des frères de Théo
devenu un symbole de la lutte contre les
violences policières après son interpellation en 2017, a été mis en examen jeudi
dans une vaste affaire d’escroquerie aux
aides publiques et placé sous contrôle
judiciaire. Théo avait été interpellé en
même temps que lui, mardi, ainsi que
quatre autres personnes. Tous les cinq
ont été libérés mais le juge d’instruction
« appréciera ultérieurement les suites
à donner à leur garde à vue ».
MATCHS ARRANGÉS DES PEINES
DE PRISON REQUISES
Le Parquet national financier a
requis mercredi des peines allant de
cinq mois de prison avec sursis à
deux ans ferme à l’encontre de huit
hommes jugés à Paris dans l’affaire
des soupçons de matchs de football
arrangés en Ligue 2 en 2014. La peine
la plus importante, trois ans dont un
avec sursi, et 50.000 euros d’amende,
a été requise à l’encontre des anciens
propriétaires du club de Nîmes, JeanMarc Conrad et Serge Kasparian.
YONNE EXPLOSION DANS
UNE USINE CLASSÉE SEVESO
Une explosion, qui s’est produite
jeudi dans les locaux de la société
Soprema, un site classé « Seveso seuil
haut » fabriquant des produits d’isolation, à Saint-Julien-du-Sault dans
l’Yonne, a fait trois blessés, dont deux
graves. « La situation est redevenue
normale sur le site », a précisé la préfecture pour qui « il n’y a aucun risque
pour la population ».
AFP
AULNAY-SOUS-BOIS UN FRÈRE
DE THÉO MIS EN EXAMEN
Se voulant rassurant envers les Russes, conciliant mais ferme envers les
Occidentaux, Vladimir Poutine a
répondu jeudi aux préoccupations de
ses concitoyens lors de la séance
annuelle de questions-réponses à la
télévision. Il a dit que l’armée russe
resterait en Syrie tant que son pays y
« trouverait son intérêt » et a vanté
une Russie qui « avance dans la bonne
direction » au moment où elle
accueille le Mondial de football.
ÉGYPTE NOUVEAU
GOUVERNEMENT
Cinq jours après son investiture suite
à sa réélection, le président égyptien
Abdel Fattah Al Sissi, a chargé jeudi le
ministre du Logement, Mostafa Madbouli, de former un nouveau gouvernement. Le Premier ministre désigné
est âgé de 52 ans et dirigeait le ministère du Logement depuis 2014.
BURUNDI LE PRÉSIDENT PROMET
DE PARTIR EN 2020
Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a annoncé jeudi qu’il ne serait
pas candidat à sa succession en 2020,
juste après avoir promulgué une nouvelle Constitution qui lui ouvrait pourtant la possibilité de diriger le pays jusqu’en 2034. Le Burundi est plongé dans
une grave crise politique depuis
l’annonce de la candidature controversée de M. Nkurunziza à un troisième
mandat, en avril 2015.
ON EN PARLE À WASHINGTON
La mystérieuse maladie des diplomates américains
Selon Washington, des employés du consulat de Guangzhou (Canton)
et leurs familles ont été rapatriés à la suite « d’incidents de santé ».
A
près Cuba, la Chine. Le
mystère des diplomates américains souffrant de maux mystérieux
s’épaissit. Cette fois-ci, ce sont
des employés du consulat américain à Guangzhou (Canton) et
leurs familles qui ont dû être évacués, alors que de mystérieux
symptômes similaires à ceux
signalés par d’autres employés
l’an dernier à Cuba ont été détectés. Ils vont devoir subir des examens médicaux approfondis.
Selon la porte-parole du
département d’Etat, Heather
Nauert, une équipe médicale a
été dépêchée en Chine après
qu’un employé américain a été
victime, le mois dernier, d’un
traumatisme cérébral. Il aurait
ressenti des bruits « anormaux ». Ce cas a ravivé les crain-
tes qu’un rival des Etats-Unis ait
développé un type d’appareil
acoustique ou à micro-ondes
inconnu. Mardi dernier, le secrétaire d’Etat américain, Mike
Pompeo, avait annoncé la création d’un groupe de travail interministériel à Washington afin
de coordonner une réponse à
ces « incidents de santé ».
« La sécurité et la sûreté du personnel américain et de leurs
familles sont notre priorité absolue », a déclaré pour sa part mercredi Heather Nauert, précisant
que les médecins devraient
essayer de déterminer si les
symptômes rapportés présentent ou non des similitudes avec
ceux signalés précédemment.
L’année dernière, 24 diplomates américains et les membres
de leur famille à Cuba avaient été
victimes de mystérieuses « attaques » leur provoquant des blessures ressemblant à des traumatismes cérébraux.
Des attaques
« acoustiques »
Ces attaques ont parfois été qualifiées d’« acoustiques », même si
leur cause n’a pas été élucidée,
pas davantage que leurs éventuels auteurs. Dix diplomates
canadiens et leurs proches ont
également souffert d’une
étrange maladie.
Dans sa déclaration faite
mardi, le département d’Etat ne
fait néanmoins aucune référence à la possibilité d’une attaque délibérée en Chine.
Cependant, il a averti que les
diplomates américains devaient
alerter le personnel médical de
leur mission s’« ils constatent
l’apparition de nouveaux symptômes qui peuvent avoir commencé en association avec des
sensations auditives non identifiées ». « Les symptômes signalés
comprenaient des étourdissements, des maux de tête, des
acouphènes, de la fatigue, des problèmes cognitifs, des problèmes
visuels, des troubles de l’ouïe, et
des troubles du sommeil », a précisé le département d’Etat.
Fin mai, les autorités chinoises avaient assuré n’avoir découvert « aucun indice » qui permettrait d’expliquer le traumatisme
cérébral subi par le fonctionnaire américain en Chine. Reste
que ces annonces interviennent
dans un climat tendu entre
Pékin et Washington.
— J. H.-R. avec AFP
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Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
www.lesechos.fr
La marque
canadienne, reprise
en 2016 par le
chinois TCL, a dévoilé
jeudi à New York
un nouveau téléphone.
// P. 24
DEVISES EUR/GBP 0,8798 EUR/JPY 1,2981 EUR/CHF 1,1595 GBP/USD 1,3431 USD/JPY 1,0986 USD/CHF 0,9812 TAUX EONIA -0,36 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,321 OAT 10 ANS 0,8223 T-BONDS 10 ANS 2,9702
INDUSTRIE & SERVICES
INTERVIEW
DERNIÈRE HEURE
Michel Biero, gérant de Lidl France.
Amazon s’immisce sur le marché
des droits du football
// P. 16
LACTALIS
Le patron du groupe droit dans ses
bottes devant les députés. // P. 17
SPIRITUEUX
Rémy Cointreau se veut toujours
plus luxueux.
LafargeHolcim
évincé de
l’indice CAC 40
Pierrick Fay
@pierrickfay
// P. 17 ET « CRIBLE » P. 48
IMMOBILIER COMMERCIAL
le montant déboursé par la firme de Jeff
Bezos n’est pas connu, BT va pour sa part
débourser 90 millions de livres sterling supplémentaires, soit un total de 975 millions de
livres pour 52 matchs par saison.
Pour ses trente ans, l’indice CAC 40
vient de s’offrir un nouveau lifting et
perd au passage l’un de ses membres
historiques. LafargeHolcim va quitter
l’indice le 18 juin prochain. Il avait fait
partie des 40 premières sociétés à avoir
intégré l’indice vedette de la Bourse de
Paris. Il cédera sa place au groupe de
l u xe H e r m è s . C’e s t c e q u e v i e n t
d’annoncer le comité scientifique des
indices d’Euronext, qui effectue une
revue des indices chaque trimestre.
Depuis plusieurs mois, la place de
LafargeHolcim dans l’indice vacillait.
Sur un an, le titre a ainsi perdu 10 %
de sa valeur et a vu sa capitalisation
tomber à 27 milliards d’euros, ce qui en
fait tout de même la 21e capitalisation de
l’indice. Pas de quoi être évincé en tant
que tel, mais selon les calculs de la
Société Générale, sur la base des volumes d’échanges et du flottant, soit la
part du capital librement échangeable
sur le marché, LafargeHolcim tombait
au 44e rang. Selon la banque, Solvay et
Sodexo étaient aussi en danger. LafargeHolcim a pu aussi souffrir de son statut de valeur étrangère, surtout après
l’annonce de la prochaine fermeture de
son siège social parisien.
Un paysage sportif modifié
Le luxe renforcé
Unibail-Rodamco ajoute Westfield
à son patrimoine. // P. 18
INTÉRIM
La stratégie d’Adecco France
face aux mutations du marché
du travail. // P. 19
Shutterstock
ÉNERGIE SOLAIRE
Coup de froid sur
l’autoconsommation. // P. 20
FORD
Le constructeur auto américain
lance le compte à rebours
à Blanquefort. // P. 21
Le match Tottenham Hotspur-Leicester City au Wembley Stadium à Londres, le 13 mai 2018. Photo Ian Kington/AFP
Le géant du numérique
diffusera pour la première
fois des matchs entiers
du championnat anglais
à partir de 2019.
MODE
Gucci expose sa stratégie pour
maintenir sa croissance. // P. 22
HIGH-TECH & MÉDIAS
MÉDIAS
Une loi anti « fake news » déjà très
contestée. // P. 23
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
ET L’ÉDITORIAL
DE NICOLAS BARRÉ P. 9
C’est une première, qui sonne comme un
avertissement pour les diffuseurs européens. Amazon a remporté un des lots restants de la Premier League anglaise, le championnat de foot le plus prestigieux en
Europe.
Pendant chacune des trois saisons
entre 2019 et 2022, le géant américain pourra
diffuser 20 matchs, de milieu de semaine et
de jours fériés, en direct sur sa plate-forme,
pour les abonnés britanniques de son ser-
START-UP
CONCOURS
Deux pépites de la foodtech
réinventent l’accueil client. // P. 25
PME & RÉGIONS
PROVENCE-ALPESCÔTE D’AZUR
Les agriculteurs relancent la contestation contre la future bioraffinerie de Total. // P. 26
vice Prime Video (soit 60 matchs au total).
Alors que les détenteurs des droits du foot
européen comptaient sur les Gafa (Google,
Apple, Facebook, Amazon) pour faire monter les enchères, leurs espoirs avaient jusqu’ici été déçus. Si, en France, la Ligue 1 a malgré cela réussi son pari de dépasser le
milliard d’euros de droits grâce à l’irruption
de l’espagnol Mediapro – au grand dam de
Canal+ –, son homologue en Angleterre en
avait fait les frais mi-février.
Après une première vague d’enchères,
seuls BT et Sky – les diffuseurs traditionnels –
avaient alors remporté des lots. Et surtout,
l’addition avait baissé, BT et Sky payant pour
la période 2019-2022 4,46 milliards de livres
sterling, soit 13 % de moins que pour les trois
saisons précédentes. Sur les sept lots proposés par la Premier League, deux n’avaient pas
trouvé preneurs – soit 40 des 200 affiches par
saison. Ils ont finalement été acquis pour
moitié par Amazon et pour moitié par BT. Si
L’incursion, tardive, d’Amazon ne changera
donc pas radicalement la donne pour la Premier League, qui verra ses revenus diminuer
sensiblement. En revanche, elle installe le
géant du numérique dans le paysage sportif
britannique.
Après avoir acheté ces derniers mois des
droits sur le tennis (l’ATP pour quatre saisons au Royaume-Unis et l’US Open pour
cinq) ou, l’an dernier, sur le football américain ( 11 matchs de la NFL pour deux saisons
aux Etats-Unis), Amazon poursuit son offensive. De quoi donner de l’espoir aux détenteurs de droits, et des sueurs froides aux diffuseurs télé. n
A l’inverse, Hermès profite de la bonne
tenue du marché du luxe. L’action gagne
27 % depuis le début de l’année, ce qui lui
permet de peser en Bourse plus de
59 milliards d’euros, soit plus qu’AXA et
un peu moins que Kering. Au cours
actuel, Hermès figurerait comme la huitième plus grosse entreprise du CAC 40.
« Le principal atout d’Hermès reste la
régularité de la croissance », écrivait
récemment les analystes d’Invest Securities. Conséquence, le groupe du Faubourg Saint-Honoré renforce un secteur
déjà bien représenté sur le CAC 40 avec
Kering, LVMH et L’Oréal. n
Shutterstock
FINANCE & MARCHÉS
PAIEMENTS EN LIGNE
Comment le géant chinois des
paiements Alipay tisse sa toile en
Europe. // P. 30
SUPPLÉMENT
PATRIMOINE // PP. 38 À 43
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 37
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16 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES « Je ne crois pas au relèvement
INTERVIEW // MICHEL BIERO Gérant de Lidl France
du seuil de revente à perte »
l Le dirigeant de la filiale française de l’enseigne allemande explique
sa stratégie de ex-hard-discounter.
l Il cerne aussi les limites de la loi alimentation, qui est en train d’être votée.
à suivre
les 25 pays. A l’inverse, l’Italie
achète les pâtes.
Propos recueillis par
Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
Le bon hiver du tourisme français
TOURISME La saison touristique d’hiver 2017-2018 – période
courant de décembre à mars – a été favorable à la France métropolitaine, au vu du bilan publié jeudi par l’Insee. La fréquentation des hôtels, meublés et autres résidences vacances a crû de
7,8 % par rapport à son niveau de l’hiver 2016-2017, avec un total
de 85,19 millions de nuitées, après une hausse de 1,6 % un an
auparavant. La saison a été marquée, entre autres, par une croissance quasi générale et l’amplification du retour des étrangers.
Plus d’informations sur lesechos.fr/Industrie-Services
LafargeHolcim : la fin du siège français
conduit à la perte de 134 emplois
Vous élargissez votre offre ?
Pas du tout. Nous avons toujours
1.700 références soit, environ, un
produit pour chaque besoin des
consommateurs. Mais nous constatons que des linéaires plus vastes
donnent aux clients l’impression
d’un plus grand choix. Sans parler
d’espaces plus qualitatifs, comme la
sélection du caviste ou notre offre
de viandes maturées à 10 ou 21 jours.
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION En annonçant la fermeture
de son siège français situé rue des Belles Feuilles, à Paris, et le
rapatriement en Suisse de toutes les fonctions de siège du
groupe, LafargeHolcim avait annoncé supprimer 97 postes. Ce
total a été porté à 134 postes, soit 60 % des effectifs, selon le
décompte d’un communiqué syndical. L’écart consiste en des
cadres dirigeants français expatriés, LafargeHolcim souhaitant
également réduire son personnel en expatriation.
Shutterstock
mercredi un camion 100 % électrique de 36 tonnes, qu’il compte
produire en 2021. Il se positionne
ainsi en concurrent frontal du
« Semi » annoncé par Tesla en
novembre dernier, et prévu pour
2019. Le constructeur allemand,
qui a décidé d’investir 2,5 milliards d’euros dans la R&D de ses
camions d’ici à 2019, a aussi présenté un camion plus petit destiné aux livraisons urbaines, un
créneau sur lequel plusieurs
fabricants sont déjà positionnés.
TRANSPORT La jeune pousse de
San Francisco a choisi Berlin pour
lancer en Europe Jump, son offre de
vélos électriques en libre service,
qui sera déployée à la fin de l’été. En
sortant du strict créneau des VTC,
la société veut se poser en fournisseur de mobilités, afin de proposer
des trajets porte à porte. « Nous prévoyons également de lancer Jump
dans d’autres villes d’Europe dans les
mois à venir », a déclaré le patron
d’Uber, Dara Khosrowshahi.
Plus d’informations
sur lesechos.fr
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de journaux
Lidl gagne des parts de marché
après avoir évolué vers le « soft
discount », mais aussi grâce
à la publicité TV et radio.
Cette communication massive
dope-t-elle vos ventes ?
Michel Biero : « Je souhaiterais que nous soyons le champion des
accords tripartites entre distributeur, industriel et producteurs. »
La publicité TV et radio est un
accélérateur très puissant. Nous
s o m m e s d e ve n u s l e p r e m i er
a n n o n c e u r f r a n ç a i s , d e va n t
Renault. Auparavant, nous ne communiquions qu’avec des prospectus. Pour acheter 110 spots TV par
an, nous avons réduit ce budget,
mais nous continuons de distribuer
des prospectus papier, 52 par an.
L’expérience montre que, sans
prospectus, le chiffre d’affaires d’un
magasin baisse considérablement.
Lidl France est-il rentable
et autofinance-t-il cet investissement publicitaire estimé en
brut sur ces dernières années
à 1 milliard d’euros,
ou bien est-ce le groupe ?
Nous sommes très loin de ces montants. Après la crise du début des
années 2010, qui a fait évoluer notre
concept, nous avons de nouveau
gagné de l’argent. Nos employés
touchent de la participation et de
l’intéressement. Nous autofinançons toute notre communication.
Lidl International ne nous aide que
pour environ un tiers du coût de la
« Nous constatons que
des linéaires plus vastes
donnent aux clients
l’impression d’un plus
grand choix. »
rénovation de nos magasins. Nous
avons une centrale d’achats made
in France à Rungis, mais la centrale
internationale achète des références consommées dans toute
l’Europe, notamment les grandes
marques. Les filiales sont mises à
contribution. Nous achetons, par
exemple, les vins de Bordeaux pour
Comme vous vendez surtout
des marques propres, vous êtes
moins concernés que d’autres
distributeurs par l’évolution
des négociations commerciales.
Mais que pensez-vous globalement de la loi alimentation
en train d’être votée ?
No u s c o m p r e n o n s , m ê m e s i
nous n’y avons pas été invités, les
conclusions des Etats généraux de
l’alimentation : le calcul des prix
à partir des coûts de revient des producteurs, la limitation des promotions et le relèvement du seuil de
revente à perte. Nous partageons la
nécessité de soutenir les agriculteurs. Mais je ne crois pas que le
relèvement de 10 % du seuil de
revente à perte pour les produits alimentaires fera ruisseler la marge
supplémentaire des distributeurs
vers les producteurs. Je pense
qu’il aurait été plus efficace d’établir
des prix minimaux pour les filières
les plus fragiles comme le lait, le
porc ou le bœuf et d’interdire les
promotions pour ces produits, sauf
en cas de surproduction.
Quelles sont vos pratiques pour
vos produits à marque propre ?
Je souhaiterais que nous soyons le
champion des accords tripartites
entre le distributeur, l’industriel et
les producteurs. Dans le Nord, nous
avons lancé le Ch’ti Porc des Flandres. Nous payons 40 centimes de
plus au kilo que le cours. Nous
avons un accord de ce type dans le
Sud-Ouest. Dans l’Ouest, nous travaillons avec le groupement Opale
pour du porc Label rouge. J’aimerais des accords tripartites dans
toutes les régions. Le problème est
que les industriels ne veulent pas
des accords tripartites qui les relèguent, estiment-ils, au rang de prestataires de services. Pour le Ch’ti
Porc nous avons dû travailler avec
un abattoir belge. Beaucoup de
grands industriels, y compris dans
le lait, refusent catégoriquement
ce type d’accords. n
La maison mère de Casino
pourrait vendre Courir
DISTRIBUTION
Rallye, le holding du
groupe Casino, étudierait la cession de sa
chaîne de magasins de
chaussures de sport.
La mode des sneakers
lui donne de la valeur.
La vérité d’aujourd’hui n’est pas
celle d’hier. Rallye étudierait la
vente de la chaîne de magasins de
chaussures de sport Courir. En
2014, lors du retrait de la cote de
Groupe Go Sport, auquel elle
est rattachée, il n’en était pas question. Selon « Capital Finance » (une
publication du Groupe Les Echos),
un mandat de vente a été confié à
la banque d’affaires Rothschild &
Co. Selon nos informations, Go
Sport, l’autre pilier du groupe du
même nom, pourrait être inclus
dans l’opération.
Rallye est le holding de JeanCharles Naouri, le propriétaire du
groupe Casino. Courir lui appar-
tient depuis 1990. L’enseigne comptait, fin 2017, 188 magasins intégrés
et 50 franchisés ainsi que 23 hors de
l’Hexagone. Elle surfe sur la mode
des sneakers que les femmes ont
adoptée pour leurs tenues de ville.
« Capital Finance » rappelle que ce
marché croît de 5 % par an depuis
2013. Ce succès avait conduit Courir
à reprendre 18 magasins Bata en
2017. L’hebdomadaire spécialiste
du capital-investissement estime
que le réseau pourrait intéresser un
fonds d’investissement.
Stéphane Audras/RÉA
Les vélos
en libre-service
d’Uber arrivent
à Berlin
Allez-vous vous lancer
dans l’e-commerce ?
Nous avons démarré fin 2017 avec
le voyage. Nous poursuivons avec
le vin, grâce à un prestataire, dès
le 5 septembre. Nous réfléchissons
à d’autres gammes. Le drive ne nous
intéresse pas. Nous souhaitons préparer les commandes depuis nos
entrepôts, où nous avons fait le
choix avec nos partenaires sociaux
de ne pas automatiser.
AUTOMOBILE Daimler a dévoilé
Uber Jump
Daimler dévoile
un camion
électrique
de 36 tonnes
Lidl
Lidl gagne des parts de marché
en France depuis de nombreux
mois et a dépassé les 10 milliards
de chiffre d’affaires. Qu’est-ce
qui explique cette tendance ?
Nous avons une progression à deux
chiffres. Notre développement va se
poursuivre. Nous avons rénové 600
de nos points de vente et en réaménagerons encore 100 cette année.
Nous ne sommes pas encore aux
1.500 que compte notre parc. Après
ce cycle qui correspond à l’évolution
de notre concept, nous entendons
reprendre notre développement en
France. Nous pouvons monter jusqu’à 1.800 magasins. Nous agrandirons aussi ceux qui existent. Notre
surface moyenne est de 900 mètres
carrés. Notre concept s’exprime parfaitement sur 1.400 mètres carrés.
Des hauts et des bas
Go Sport a connu de son côté des
hauts et des bas. La chaîne est distancée par Decathlon et Intersport.
Les magasins les moins rentables
parmi les 210 ont été fermés. En
2016, Rallye a décidé de basculer
85 magasins indépendants Twinner affiliés à sa centrale d’achats
sous une nouvelle enseigne, Go
Sport Montagne. Go Sport a aussi
racheté Endurance Shop, la chaîne
des amoureux de la course à pied.
Courir dégagerait environ
40 millions d’euros d’excédent brut
d’exploitation (Ebitda), selon
Les femmes sont la nouvelle cible des magasins Courir.
« Capital Finance ». Les spécialistes
calculent que la société pourrait
être vendue aux alentours des
400 millions d’euros. Certaines
sources estiment que, de son côté,
Go Sport vaudrait 100 millions.
Dans une note datée du 5 juin sur
Casino et Rallye, les analystes de
Barclays indiquaient que Rallye
devait refinancer 675 millions
d’euros de dette arrivée à maturité
en octobre prochain. Ils estimaient
que le holding pourrait avoir des
difficultés à faire appel au marché
des obligations. La cession de Courir aiderait à passer cette échéance.
« Capital Finance » estime que
l’opération pourrait avoir lieu d’ici à
la fin de l’année.
— P. B.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
Le patron de Lactalis droit dans
ses bottes devant les députés
Auditionné à l’occasion
du scandale du lait
contaminé, Emmanuel
Besnier a reconnu que
son groupe avait « failli
à sa mission ».
Mais il affirme avoir
pris « les mesures
nécessaires »
pour gérer la crise.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
L’homme était prêt. Auditionné
pendant deux heures jeudi par la
commission d’enquête parlementaire créée à la suite du scandale du
lait en poudre contaminé, Emmanuel Besnier a d’entrée de jeu
reconnu que son groupe avait
« failli à [sa] mission de fabrication
de produits sains ». « Mais ce n’est
pas une fraude », a immédiatement
ajouté le président de Lactalis.
Emmanuel Besnier affirme
qu’avant le 1er décembre 2017, date
de découverte de la bactérie sur le
site Lactalis de Craon (Mayenne)
par le ministère de la Santé, le
groupe n’avait « pas connaissance de
la présence de salmonelles ». Sans
remettre clairement en cause le
laboratoire privé d’analyses – Eurofins – qui a réalisé les différents prélèvements effectués à Craon, le
patron de Lactalis avoue toutefois
« se poser des questions », puisque
« nous n’avions reçu aucune alerte
concernant les produits finis ».
Christian Hutin, le député MRC
et président de la commission
d’enquête, n’a pas hésité à interpeller Emmanuel Besnier, le soupçonnant de vouloir « torpiller la commission parlementaire » puisqu’il
avait initialement l’intention de ne
pas s’y rendre, afin de ne pas interférer avec l’enquête judiciaire en
cours. Pour autant, la plupart des
questions posées par les élus ont été
plutôt bienveillantes.
Si Richard Ramos, le député
Modem du Loiret, a été furieux de
constater que Lactalis n’avait pas
« reçu l’association des victimes », les
trois députés voisins du siège lavallois de Lactalis – Thierry Benoit
(UDI), Géraldine Bannier (Modem),
Laurence Maillart-Méhaignerie
(LREM) – ont plutôt évité de mettre
trop en défaut le patron du groupe.
Une communication
pointée du doigt
Resté droit dans ses bottes pendant
toute l’audition, Emmanuel Besnier
n’a pas vraiment révélé de nouvelles
informations sur cette crise sanitaire, se contentant de réponses
parfois très succinctes et imprécises. Il a estimé que le calendrier du
retrait total des produits, qui s’est
prolongé jusqu’au 12 janvier, a respecté à la lettre la réglementation
et qu’aucune négligence n’a été
commise.
Ce n’est pas vraiment l’avis des
distributeurs, comme Auchan ou
Carrefour, qui sont eux aussi passés
SPIRITUEUX
Le groupe bénéficie
du dynamisme
du marché chinois
du cognac.
Emmanuel Grasland
@EGrasland
François Guillot/AFP
AGROALIMENTAIRE
Rémy Cointreau
se veut toujours
plus luxueux
Lors de son audition, Emmanuel Besnier n’a pas vraiment révélé
de nouvelles informations sur la crise sanitaire.
devant la commission parlementaire il y a quelques jours. Régis
Degelcke, président du conseil
d’administration d’Auchan, a
pointé du doigt la communication
de Lactalis. « Si on nous avait immédiatement communiqué un problème de santé publique provenant
des lots fabriqués à l’usine Lactalis
de Craon, on aurait retiré nos
67.000 produits de nos rayons, et
jamais un collaborateur n’aurait
accepté un réapprovisionnement de
ces produits-là. »
Lactalis estime avoir tiré les
leçons de la crise qu’il qualifie
« d’accident ». Le groupe explique la
présence de salmonelles dans les
produits finis par une série de trav a u x d ’a m é n a g e m e n t q u i s e
seraient traduits par une prolifération de la bactérie. Le plan de maîtrise sanitaire a donc été revu. A
Craon, où vient d’être relancée à
titre expérimental la production de
lait en poudre, deux laboratoires
extérieurs se chargent désormais
des analyses. L’un est privé, l’autre
public. Quant aux 20 millions de
boîtes de lait infantile rappelées au
cours de la crise, elles sont toutes en
passe d’être détruites. n
La « cash machine » tourne à
plein régime chez Rémy Cointreau. Le groupe de spiritueux a
vu son résultat opérationnel
courant bondir de plus de 14 %,
lors de l’exercice 2017-2018 clos
fin mars, à 237 millions d’euros,
pour un chiffre d’affaires de
1,1 milliard, en hausse de 7,2 % à
taux de change et périmètre
constants. La marge a progressé de 1,3 point, à 21 %. Un
record.
A l’instar de ses concurrents
LVMH (Hennessy) et Pernod
Ricard (Martell), le propriétaire
de la marque Rémy Martin
bénéficie de la bonne santé du
marché américain et de la forte
reprise du marché du cognac
en Chine, après des années difficiles liées aux mesures anticorruption du président Xi Jinping.
Mais à l’inverse de Pernod
Ricard, qui a cherché à développer les catégories intermédiaires de cognac, en visant les
Millennials chinois et les classes moyennes supérieures,
Rémy Cointreau a choisi depuis
plusieurs années de jouer la
carte du haut de gamme. Une
s t rat ég i e q u i a p e rmi s au
groupe familial de doper le chiffre d’affaires de la maison Rémy
Martin de plus de 13 % lors de
l’exercice 2017-2018 pour des
volumes en hausse de 6 %.
A des sommets en Bourse
Aujourd’hui, les spiritueux vendus à plus de 50 dollars la bouteille génèrent 53 % des ventes.
Mais le groupe de 6 milliards de
capitalisation prévoit d’atteindre un ratio de 60 à 65 % d’ici à
trois ou cinq ans. « Depuis 2015,
nous avons déjà augmenté leur
part de 8 points », a souligné la
directrice générale, Valérie
Chapoulaud-Floquet.
Cette stratégie a poussé le
propriétaire du cognac
Louis XIII, du Cointreau et de la
liqueur grecque Metaxa vers les
sommets en Bourse. Après
avoir bondi de plus de 42 % en
2017, le titre se traite à un ratio
représentant 38,6 fois les bénéfices futurs, soit un niveau plus
proche du secteur du luxe que
de celui d’acteurs des spiritueux
comme Pernod Ricard ou Diageo. Pour autant, le dividende
proposé par le groupe (stable à
1,65 euro par action) a déçu les
investisseurs. Jeudi, le titre était
en recul de plus de 5 % en fin de
séance.
(
Lire « Crible »
Page 48
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18 // INDUSTRIE & SERVICES
Les cuisines
Schmidt, chantres
du made in France
MEUBLES
Le groupe alsacien
investit 70 millions
d’euros dans une
sixième usine très
robotisée.
Il veut pousser
plus loin la personnalisation de ses
cuisines.
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
Schmidt Groupe met le turbo
sur ses capacités de production
dans l’Hexagone. La société
familiale a lancé les travaux
d’une nouvelle unité de fabrication sur son site de Sélestat en
Alsace, dédié à la cuisine.
Le chantier représente un
investissement de 70 millions
d’euros, en raison d’un recours
important à la robotisation.
« Ce site pourra produire entre
250 et 300 cuisines par jour à la
commande, en plus des 600
actuelles », souligne Anne
Leitzgen, la présidente de la
société et petite-fille du fondateur. Deux cents salariés vont
être recrutés à terme, alors que
la production doit débuter en
2019. Cette nouvelle unité fait
suite à U3, un bâtiment inauguré l’an dernier avec une quarantaine de robots, qui est, lui,
spécialisé dans les meubles de
rangement, dressing-rooms et
placards. Un autre levier de
croissance pour le cinquième
fabricant européen (10 % des
ventes).
Avec ce nouveau chantier, le
propriétaire de la marque Cuisinella et Schmidt va porter à six
le nombre de ses usines (dont
une en Allemagne). Dans chacune d’entre elles, l’organisation
est pilotée au rythme des flux de
données. « L’automatisation
poussée des process industriels
est un facteur clef de la compétitivité », explique la société alsacienne. Dans cette optique, le
groupe familial de 1.600 salariés
a prévu un plan d’investissements de 150 millions sur cinq
ans (2015-2020) pour réduire les
délais de livraison et aller plus
loin en termes de personnalisation des produits. « Nous voulons faire bouger les lignes, et ne
plus avoir seulement une image
de cuisiniste, mais d’aménageur
du bien-être dans l’habitat »,
explique Anne Leitzgen.
La carte du numérique
Pour cela, le concurrent de
Mobalpa joue la carte du numérique en amont, avec ses clients.
« Nous ne pouvons pas avoir
200 modèles de cuisines en magasin. Nous allons donc via Internet
coconstruire le projet avec nos
clients. Plus impliqués, ils seront
plus tentés de passer à l’achat »,
résume Franck Ostertag, le responsable digital et marketing.
Quelque 24 points de vente pilotes testent ce nouveau dispositif, avant une extension à
l’ensemble du réseau en 2019.
Ces investissements interviennent alors que le marché
de la cuisine est en pleine forme
en France (+4 % en 2017). L’an
dernier, le chiffre d’affaires du
leader français a progressé de
7 %, à 507 millions d’euros.
Avec un parc de 735 points de
vente dans le monde, dont les
trois quarts dans l’Hexagone,
les cuisines Schmidt sont plutôt bien placées pour en profiter. Une quarantaine d’ouvertures sont programmées en
Europe en 2018. n
Unité de fabrication sur le site de Sélestat, en Alsace.
Photo Schmidt groupe
Jean-Bernard Levy
Président-directeur Général
EDF
Patrick PoUyanné
Président-directeur Général
TOTAL
Mercredi 27 juin 2018 à 19h00,
« Energies, quelles stratégies à dix ans ? »
Informations et inscriptions :
www.lesechos-prospective.fr
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
Unibail-Rodamco ajoute
Westfield à son patrimoine
l Le nouveau groupe est baptisé « Unibail-Rodamco-Westfield ».
l Son patrimoine passe de 43 à 62 milliards d’euros.
IMMOBILIER
COMMERCIAL
Catherine Sabbah
@csabbah
Westfield brillera bientôt en gros et
en rouge, sur les façades des centres
commerciaux. Plus visible que les
enseignes Parly 2, Vélizy 2, les Quatre Temps, Mall of Scandinavia…
Voilà la conséquence la plus notable du changement d’identité du
groupe Unibail, devenu UnibailRodamco en 2008, qui ajoute à son
nom un tiret et « Westfield ». Il sera
coté sous le nom de URW… Avant
d’adopter peut-être un nom plus
prononçable d’ici à quelques
années. « Nous unissons les deux
plus belles marques au monde, pourquoi inventer un nouveau nom ?
Nous avions déjà le label shopping
4 étoiles, Westfield sera encore plus
identifiable », détaille Christophe
Cuvillier, le président du directoire
et artisan du rapprochement entre
les deux foncières, l’européenne,
créée en 1968, et l’australienne, lancée quelques années plus tôt, en
1960, par Frank Lowy.
« Les ambitions sont
affichées, malgré la
santé médiocre du
commerce en France
et en Europe. »
Annoncé le 12 décembre dernier,
ce deal à 20,4 milliards d’euros (un
tiers en cash et deux tiers en
actions) a fait passer le patrimoine
d’Unibail-Rodamco de 43 à 62 milliards d’euros et lui ouvre les portes
des marchés américains et anglais
en rajoutant 35 centres commerciaux dans son portefeuille. Le
groupe européen avait déjà des projets de construction et d’extension
pour 8 milliards d’euros. Il récupère
un pipeline de 5 milliards de plus,
dont un complexe de plus de
300 boutiques à Milan.
Deux belles marques, certes, mais
dont l’une est plus connue que
l’autre. Unibail-Rodamco anime
depuis des années le paysage immobilier français et s’est imposé en
Europe. Le groupe est parfaitement
identifié par les collectivités et les
investisseurs. Le grand public, en
revanche, ignore presque tout de
cette entreprise dont les noms des
c e n t r e s , C N I T, A é r ov i l l e , L a
Christophe Cuvillier, le président du directoire d’Unibail-Rodamco. Photo Carla Gottgens/Bloomberg
Part-Dieu… font davantage référence
aux territoires sur lesquels ils sont
implantés qu’à leur propriétaire.
Stratégie payante
L’australien Westfield a suivi une
autre démarche et, depuis ses débuts
en 1960, a apposé son blason sur les
façades des malls de plus en plus
spectaculaires qu’il construisait.
L’un des derniers en date à New York
est signé par l’architecte Santiago
Calatrava et figure un grand oiseau
préhistorique à deux pas du mémorial de Ground Zero. Une stratégie
B to C payante aujourd’hui. « Plus
que des propriétaires, nous devons
être des animateurs de centre, organiser le parcours des clients, le renouvellement des enseignes, l’animation
grâce à des événements qui font venir
le public… La marque Westfield déjà
identifiée comme un label d’excellence
aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne
le deviendra bientôt ici », veut croire
Christophe Cuvillier. Au passage, ce
nom familier et reconnu outre-Manche et outre-Atlantique est aussi un
bon moyen d’attirer des enseignes
américaines ou britanniques déjà
présentes dans les centres Westfield,
de même que les clients en voyage.
De grands centres, avec une
croissance attendue de 7 à 8 % par
an… Les ambitions sont affichées,
malgré la santé médiocre du commerce en France et en Europe. Un
résultat obtenu grâce à un management affiné depuis 2011 sans état
d’âme, qui passe par la rotation
organisée des enseignes : 10 % des
baux sont renouvelés tous les ans
aux dépens des commerçants les
moins performants, remplacés par
des enseignes attractives, créatrices
de flux et parfois prêtes à surenchérir pour avoir accès aux plus grands
centres. n
Les Français veulent voir rebattre
le cœur de leurs villes
Un sondage mesure
l’inquiétude des habitants
des villes pour l’avenir des
commerces au cœur des
cités. Leur sauvetage doit
être un objectif à suivre
pour leurs élus.
Sans doute au profit des centres
commerciaux de périphérie, qui,
depuis des années, les remplacent
en proposant ce qu’ils n’offrent
plus : un accès facile (en tout cas en
voiture), des horaires d’ouverture
pratiques, une offre abondante…
A quels centres-villes rêvent les
Français ? Ils aimeraient des rues
piétonnes, des commerces de bouche, des transports en commun,
des espaces verts, des multiplexes,
des restaurants et des cafés avec des
terrasses… Le tableau n’a rien de
nouveau, il correspond aux cœurs
pimpants des villes moyennes animées par une consommation de
proximité. Dans ce classement
idéal, les services administratifs
n’arrivent qu’en 7e position sur 13 et
les professions libérales (médecins,
notaires…) en 10e. A l’heure des villes connectées, plus de 50 % des
habitants souhaitent aussi du wi-fi
gratuit dans les rues et l’accès à des
informations publiques via des
écrans digitaux…
Les Français ont-ils été sensibilisés par le plan gouvernemental qui
zoome depuis plusieurs mois sur
ces quartiers souvent oubliés et leur
promet quelque 5 milliards
d’euros ? Le troisième baromètre
Clear Channel - Centre-ville en
Mouvement - CSA révèle en tout
cas une inquiétude croissante des
habitants des villes grandes et petites, face au déclin de ces lieux auxquels toutes les générations sont
attachées. La plupart souhaitent les
voir soutenus par les commerçants
qui les animent et les pouvoirs
locaux qui les régulent. 42 % de
l’échantillon des 1.000 personnes
Retrouver des proches
Ils aimeraient des rues piétonnes, des commerces de bouche,
des cafés avec terrasse, des
espaces verts… Photo Shutterstock
interrogées au cours du mois de
mai considère que leur centre-ville
va mal. Ce taux monte à 56 % dans
les villes de 50.000 à 100.000 habitants, où le sentiment d’abandon a
augmenté de 20 points en un an. Là
où de nombreuses vitrines sont
vides, où les services publics ferment leurs portes, faute de clients
ou d’administrés, de 35 % à 43 % des
habitants affirment même ne plus
se déplacer vers les cœurs de villes.
Les Français établissent toutefois
une distinction nette entre les deux
types de lieu, car ils n’y font pas la
même chose. Alors que les développeurs de centres commerciaux
mettent justement en avant ces
fonctions, le centre-ville est toujours plébiscité comme le meilleur
endroit pour retrouver des proches,
(82 %, contre 16 % en périphérie),
flâner (79 %, contre 20 %), faire du
shopping (57 %, contre 42 %). Pour
leurs achats courants, en revanche,
66 % choisiraient la périphérie,
contre 33 %, le centre-ville. Des chiffres qu’il convient, toutefois, de
modérer au regard des foules qui se
précipitent dans les grands centres
commerciaux, pour faire leurs
courses alimentaires, mais aussi se
promener et croiser des amis…
Les habitants des agglomérations de plus de 100.000 habitants
résistent mieux à la fatalité : ils
croient encore à un retournement
possible : 95 % (soit 19 points en
plus en deux ans) considèrent que
la modernisation des centres-villes doit constituer l’un des objectifs de leurs maires (87 % ont le
sentiment que c’est déjà le cas).
Voilà un sondage qui devrait donner de l’espoir et du grain à moudre au gouvernement et aux
222 communes retenues dans son
plan Action cœur de Ville. — C. S.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
La stratégie d’Adecco France face
aux mutations du marché du travail
INTÉRIM
L’entreprise a formé
10.000 alternants,
créé 30 pôles de compétences partagées et
engagé 17.000 CDI
intérimaires en France.
Adecco traite également la population
des free-lances.
Martine Robert
@martiRD
Après Roland-Garros, Adecco
devient le recrut eur officie l
du Tour de France. Le premier
réseau d’intérim en France avec
900 agences, et donc fin connaisseur des bassins d’emploi, a signé
un contrat qui le lie à ASO, l’organisateur de la Grande Boucle, jusqu’à l’été 2020. Des caravaniers,
chargés de distribuer des cadeaux
publicitaires, aux motards assurant le transport des commissaires et des régulateurs, plus de 400
intérimaires seront sélectionnés
pour chaque étape de la compétition cycliste par les divers
bureaux Adecco. Et ce, du départ
en Vendée, le 7 juillet, à l’arrivée
sur les Champs-Elysées le
29 juillet.
« Pour le tournoi de Roland-Garros, il s’agit de recruter 1.600 personnes sur trois semaines. Là, le challenge est encore plus complexe :
recruter 40 fois 400 personnes. Mais
c’est une belle opportunité pour toutes nos agences, qu’elles soient situées
en ville comme en milieu plus rural »,
se félicite le président France
d’Adecco Group, Christophe Catoir.
Ce n’est pas l’unique motif de satisfaction du patron du plus gros marché de l’entreprise suisse. La stratégie mise en place afin de répondre
aux mutations du marché du travail en France porte ses fruits plus
vite que prévu. Ainsi, la Grande
Ecole de l’Alternance Adecco, créée
en janvier 2016, a déjà formé
10.000 alternants, objectif initialement fixé pour fin 2018. Elle est
destinée à accompagner la transformation des qualifications et
le déploiement de pôles de compétences partagées au sein de groupements de 5 à 10 employeurs. Trente
pôles de compétences ont ainsi pu
être ouverts depuis avril 2016, dans
les transports, la logistique, le BTP,
l’hôtellerie-restauration, les industries aéronautique, automobile,
agroalimentaire, etc.
Manque de candidats
« L’an dernier, 100.000 missions
n’ont pu être attribuées, faute de candidats adéquats, un chiffre à rapprocher des 700.000 personnes que nous
avons fait travailler. Notre école cherche à faire émerger les compétences
manquantes et nous comptons
industrialiser ce process dans les
17 filières métier où l’offre et la
demande ne se rencontrent pas, avec
l’aide de partenaires tels que Safran,
l’Afpa, les CFA, l’EM Lyon… », précise Christophe Catoir. C’est le cas
des préparateurs de commandes,
conducteurs de ligne, téléconseillers, magasiniers caristes…
Par ailleurs, pour faciliter la
flexibilité des entreprises, Adecco
s’intéresse à toutes les formes
d’emploi. Le groupe a déjà engagé
17.000 « CDI intérimaires » depuis
l’entrée en vigueur du dispositif
en mars 2014. « Ces collaborateurs
House of Fraser va fermer
un magasin sur deux
DISTRIBUTION
La chaîne britannique
pourrait supprimer
2.000 emplois directs
et 4.000 autres
chez ses partenaires
et concessions.
Alexandre Counis
— Correspondant à Londres
La spirale infernale s’accélère pour
les distributeurs britanniques.
Moins de deux semaines après
l’annonce par Marks & Spencer de la
fermeture d’un magasin sur 10 d’ici à
2022, l’emblématique House of Fraser, que les Galeries Lafayette
avaient hésité à acheter fin 2013-début 2014, a indiqué jeudi que la moitié de ses boutiques, soit 31 sur 59 au
Royaume-Uni, baisseraient le
rideau début 2019. Parmi elles, le
grand magasin d’Oxford Street à
Londres, qui faisait la fierté du
groupe créé en 1849 à Glasgow. Au
total, 6.000 emplois sont menacés,
dont 2.000 en interne (sur 5.000) et
4.000 autres chez les partenaires et
concessions (sur 12.500).
« Il n’y a simplement pas d’alternative », a expliqué le directeur général,
Alex Williamson, pour justifier la
restructuration. Le groupe a ouvert
devant les tribunaux une procédure
dite d’« arrangement volontaire
avec ses créanciers », qui prévoit un
gros effort des propriétaires des
murs pour réduire les loyers des
magasins (ceux qui fermeront ne
paieront en attendant plus que 30 %
des loyers, et dix autres seulement
75 %). Ce plan, qui fait déjà grincer
des dents, doit encore être validé par
75 % des créanciers le 22 juin. C’est là
une condition à l’entrée au capital du
chinois C. Banner, par ailleurs pro-
priétaire du magasin de jouets
Hamleys, qui a annoncé le mois dernier son intention de prendre une
part de 51 % et d’injecter 70 millions
de livres d’argent frais.
Beaucoup de cash dépensé
Alors que certains analystes doutent
de sa capacité à se redresser, l’enseigne de milieu de gamme consomme
beaucoup de cash. Son propriétaire,
le chinois Nanjing Cenbest du conglomérat Sanpower, a apporté
25 millions de livres sur les quatre
premiers mois de l’année, en a
investi 5 autres en mai et en a déjà
promis 5 supplémentaires. Comme
d’autres enseignes outre-Manche,
House of Fraser (1,2 milliard de livres
de chiffre d’affaires pour un bénéfice
d’exploitation annuel tombé de 31,8
à 19,8 millions de livres l’an dernier)
souffre des incertitudes liées au
Brexit, qui ont pesé sur la livre et renchéri le coût des approvisionnements, tout en rendant les consommateurs attentistes. Le tout alors
que les loyers s’alourdissent et que le
boom des ventes en ligne (déjà un
cinquième du commerce hors alimentaire outre-Manche) contraint
les chaînes à restructurer dans
l’urgence leurs parcs de magasins.
Après la faillite de la filiale britannique de Toys’R’Us, mais aussi de
Calvetron, Maplin et Warren Evans,
et les restructurations de New Look,
Carpetright et Mothercare, qui ont
déjà entraîné la destruction de milliers d’emplois ces derniers mois,
Poundworld (355 boutiques pour
5.300 emplois) a quinze jours pour
trouver un repreneur. Des difficultés qui tranchent avec l’insolente
santé d’Amazon : le géant de
l’e-commerce vient d’annoncer une
hausse de ses revenus de 19 % (à
11,4 milliards de dollars) l’an dernier
au Royaume-Uni, où il compte
créer cette année 2.500 emplois. n
perdent leur prime de précarité
mais gagnent en formation et qualification, donc en employabilité. Et
de notre côté, on peut investir sur
les compétences de ces salariés que
l’on fixe », explique le dirigeant.
La plate-forme Yoss
Il s’est aussi tourné vers le marché
des 800.000 free-lances exerçant
en France, avec sa plate-forme
Yoss, développée avec Microsoft :
cette solution digitale les rapproche des grandes sociétés, et les
accompagne par divers services
900
Christophe Catoir, président France d’Adecco Group. Photo Adecco
AGENCES
Le réseau du premier recruteur
officiel du Tour de France
et du tournoi de tennis
de Roland-Garros.
tels qu’assurance, conseil juridique, comptable… Ces free-lances
sont nombreux dans le digital,
mais les entreprises les connaissent mal, alors même qu’elles traversent une période de transformation numérique essentielle.
Pour Adecco, ce marché pourrait,
à terme, représenter trois fois celui
du travail temporaire.
Bref, toutes les lignes bougent.
« Aujourd’hui, nous avons beaucoup
de contacts avec le ministère du Travail, il y a une bonne écoute du terrain
et la volonté de favoriser l’innovation, le développement de compétences bien adaptées aux besoins »,
observe le patron d’Adecco France,
qui y voit un effet Macron. « Et du
côté des actifs, 40 % des personnes
en poste se disent prêtes à examiner
des contrats flexibles si le projet
proposé en vaut la peine. Les mentalités évoluent et notre expertise
doit donc se complexifier », conclut
Christophe Catoir. n
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20 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
Energie : la course
aux clients
qui déménagent
ÉNERGIE
A l’occasion
de la saison des
déménagements,
les fournisseurs
d’électricité
rivalisent d’offres
promotionnelles.
La fourniture d’énergie a aussi
s o n g r a n d m e r c a t o . Ave c
3 millions de déménagements
par an en France, dont 40 %
entre juin et septembre, les
fournisseurs de gaz et d’électricité se focalisent de plus en
plus sur cette période de
l’année pour attirer ou tenter
de conserver leurs clients.
Cette semaine, Engie et la
filiale française de l’italien Eni
ont chacun lancé une offre. La
semaine prochaine, EDF fera
de même.
« Deux tiers de nos acquisitions de nouveaux clients sont
liés à l’arrivée dans un nouveau
l o c a l », r ap p e l l e Mathieu
Rochard, directeur commercial « mass market » de Direct
Energie. « De 10 à 12 % de Français déménagent chaque année et
ce moment du déménagement
représente de 20 à 25 % de nos
acquisitions de clients sur
l’année », indique de son côté
Benoît Ignace, directeur marketing et développement d’Eni
Gas & Power France.
Si les fournisseurs proposent
souvent un coup de pouce
financier en remboursant les
frais de mise en service du gaz
et/ou de l’électricité (par exemple chez Engie ou Eni) pour le
nouveau logement, la compétition entre fournisseurs se fait
peu sur les prix. « Il faut surtout
inciter ceux qui ne changeraient
pas forcément. On privilégie
donc l’accompagnement », poursuit Benoît Ignace.
Solaire : coup de froid
sur l’autoconsommation
EDF vend aussi sa « qualité de
service, dans le moment stressant
qu’est le déménagement », explique Fabrice Gourdellier, directeur du marché des clients particuliers. Engie, de son côté,
propose des packs de cartons et
des réductions chez des entreprises de déménagement.
Scénarisation
Pour faire la différence, les fournisseurs jouent de la « scénarisation » du déménagement. Le
15 juin, EDF va annoncer une
opération « carton plein » proposant, pour toute souscription
d’un contrat dans les trois mois,
une réduction de 15 % dans les
magasins de bricolage Castorama. Chez Eni, ce sont deux
heures de ménage offertes,
« pour montrer qu’on s’occupe
bien de notre client » – le fournisseur s’est fait épingler par le
Médiateur de l’énergie pour ses
litiges commerciaux. L’an dernier, Direct Energie offrait un
dîner réalisé à domicile, en partenariat avec La Belle Assiette.
Les fournisseurs testent aussi
à cette occasion de nouveaux
canaux de distribution, comme
Direct Energie avec Bouygues
Telecom. « C’est une économie de
plate-forme et cela permet de porter la vente d’énergie via de nouveaux can aux », explique
Mathieu Rochard.
« Il n’y a pas encore de convergence “5P” [téléphonie fixe,
mobile, télé, box internet et
énergie, NDLR], notamment
parce que les marges sont faibles
dans l’énergie, mais le déménagement est un moment pour promouvoir cette convergence »,
poursuit-il.
Alors que les énergéticiens
cherchent à développer leur
chiffre d’affaires dans les services, Engie pousse de son côté ses
filiales spécialisées dans les
petits travaux à domicile et la
maintenance. — V. L. B.
A ce stade, les projets d’autoconsommation collective se comptent sur les doigts d’une main. Photo shutterstock
ÉNERGIE
La consommation
directe plutôt que
la revente d’électricité
photovoltaïque
fait débat.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Le développement de l’autoconsommation solaire sur les toitures
des centres commerciaux et les
ombrières de parking connaît un
trou d’air. Le gouvernement, qui
prévoyait d’octroyer 50 mégawatts
de projets favorisant la consommation directe plutôt que la revente
dans le cadre de son appel d’offres
lancé en janvier, n’en a finalement
attribué que… 2,2 MW.
Un résultat dont le ministère n’a
pas fait la publicité. « C’est un très
mauvais message envoyé au secteur », juge Damien Ricordeau, du
cabinet Finergreen. Alors que le
soutien public à ces projets avait
fortement baissé (avec une prime
moyenne de 7,90 euros par
mégawattheure au dernier appel
d’offres), « l’administration n’a pas
apprécié la hausse des tarifs d’achat
d’électricité », poursuit-il.
De fait, seuls 18 MW de projets
ont été déposés. « Des contraintes
ont aussi été intégrées en matière
d’obtention des autorisations d’urbanisme, notamment pour éviter qu’il y
ait plusieurs candidats sur le même
magasin », explique Richard Loyen,
délégué général d’Enerplan, qui
fédère les acteurs du secteur.
Après l’engouement des débuts
et alors que le gouvernement a
lancé l’an dernier un programme
de 450 MW de solaire à installer
en trois ans en autoconsommation de grande taille, ce nouvel
usage est confronté à ses premières difficultés. Le régulateur luimême tient les rênes courtes : en
février, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a recom-
COMMUNIQUÉ
mandé « de limiter l’exonération de
CSPE et taxes locales aux plus petites installations en autoconsommation individuelle ».
« Une pilule abortive »
Début mai, elle a décidé d’appliquer de nouveaux tarifs pour les
électrons transportés dans le
cadre de l’autoconsommation collective – le partage de production à
l’échelle d’un immeuble ou d’un
lotissement. Selon ce schéma
(toutefois optionnel), les usagers
concernés paieront moins cher
qu’aujourd’hui le coût de transport de l’électricité autoconsommée, mais ils paieront légèrement
plus chère celle qu’ils soutirent sur
le réseau pour leurs besoins complémentaires. « C’est une pilule
abortive pour l’autoconsommation
collective », critique Richard
Loyen. « Au final, cela pourrait conduire à payer plus », juge le Syndicat des énergies renouvelables.
La CRE comme Enedis ou RTE,
les gestionnaires des lignes élec-
triques, redoutent le moment où
le réseau devra rester performant, mais avec moins de budget,
car moins d’électrons à circuler. A
ce stade, les projets d’autoconsommation collective se comptent sur les doigts d’une main, à
Bordeaux, dans le Morbihan et
dans les Alpes de Haute-Provence. Enedis, qui était partenaire
d’une opération à Perpignan, voit
le projet se décaler. « On est avec
une collectivité locale, il y a des étapes
à passer », justifie Corinne Soors,
d’Enedis. « Mais on a des contacts
avec environ 70 porteurs de projets, à
des stades de maturité variée. » n
7,90
EUROS
La prime moyenne de rachat
par mégawattheure proposée
par l’administration lors
du dernier appel d’offres.
ANNLEGALECH
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RAG ALL FRANCE
Société Anonyme au capital de 457.347
Siège social : 35, rue Francine Fromont – ZA Est – 69120 VAULX EN VELIN
311 168 462 R.C.S. LYON
AVIS DE CONVOCATION
AVIS DE CONVOCATION
La SACD
Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
Société civile à capital variable
Siège social : 11bis, rue Ballu, 75442-Paris Cédex 09RCS Paris D 784 406 936 – APE 9003 B,
réunit le jeudi 28 juin 2018 à 14h30 à La Maison des Auteurs – (7, rue Ballu)-à Paris (9e)
son assemblée générale mixte, dont l’ordre du jour est le suivant :
1) Dans le cadre de L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE :
Approbation à la majorité absolue des voix des votants de la réforme statutaire portant
sur les 6 résolutions suivantes (le texte présentant cette réforme, ainsi que le texte et
l’exposé des motifs des résolutions proposées, sont à la disposition des associés au siège
de la SACD depuis le 27 avril 2018. Ils sont également accessibles sur l’espace Auteur du
site Internet de la SACD www.sacd.fr depuis le 27 avril 2018, et disponibles sur le site de
vote électronique depuis le 28 mai 2018) :
1. Finalisation de la mise en conformité des statuts avec la nouvelle réglementation
sur la gestion collective (décret d’application en date du 6 mai 2017)
2. Modalités d’envoi des convocations individuelles aux assemblées générales (art. 35
et 37 des statuts)
3. Assouplissement des conditions d’adhésion à la SACD (art. 1er du RG et art. 41 des
statuts)
4. Mesures prises par le Conseil d’administration afin d’optimiser la répartition des
droits en suspens (art. 21-13° des statuts)
5. Promotion annuelle des auteurs aux différents grades sociaux (art. 21-12° des statuts
et art. 3 du RG)
6. Commission de surveillance : augmentation du nombre de réunions annuelles,
versement d’indemnités forfaitaires de défraiement et diminution de 9 à 6 du
nombre de membres (art. 28, 29 et 33 des statuts)
2) Dans le cadre de l’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE :
A – Présentation du rapport moral et financier et du rapport de transparence annuel
afférents à l’exercice 2017, des rapports et attestation du commissaire aux
comptes, du rapport de la Commission de surveillance et information sur les
modalités de mise en œuvre des politiques générales arrêtées par les associés.
B – Communication sur le rapport de la Commission de contrôle des OGC. (Ce
rapport est à la disposition des associés au siège de la société et accessible sur le
site internet www.sacd.fr depuis le 16 mai 2018).
C – Approbation, à la majorité relative des voix des votants, des 19 résolutions
suivantes, à l’exception des résolutions n° 7 et 8, qui doivent être approuvées à la
majorité des deux tiers et des résolutions n° 13 et 14 qui doivent être approuvées
à la majorité absolue des voix des votants (les rapports et les textes explicatifs
des résolutions proposées sont à la disposition des associés au siège de la SACD
et accessibles sur l’espace auteur du site internet de la SACD www.sacd.fr depuis le
27 avril 2018. Ils sont également accessibles sur le site de vote électronique depuis le
28 mai 2018) :
1. Approbation du rapport moral et financier de l’exercice 2017.
2. Approbation des comptes de l’exercice 2017 et du rapport du Commissaire aux
Comptes les concernant.
3. Approbation du rapport de transparence de l’exercice 2017 et de l’attestation du
Commissaire aux comptes le concernant.
4. Approbation des conventions réglementées mises en œuvre dans le courant de
l’exercice 2017 et du rapport du Commissaire aux comptes les concernant.
5. Approbation de l’affectation de l’excédent de gestion pour 2017.
6. Approbation de l’affectation des produits financiers issus du placement des droits au
cours de l’exercice 2017.
7. Approbation de l’utilisation en 2017 des sommes non répartissables issues de la
gestion collective volontaire.
8. Approbation de l’utilisation des sommes irrépartissables issues de la gestion collective
obligatoire ayant alimenté le budget de l’action culturelle au titre de l’exercice 2017.
9. Approbation du budget de l’action culturelle pour 2018.
10. Approbation de la politique générale de répartition des droits.
11. Approbation de la politique générale de gestion des risques.
12. Approbation de la politique générale d’investissement des revenus provenant de
l’exploitation des droits.
13. Approbation de la radiation de certains associés en situation de non activité depuis
10 ans, en application de l’article 41-V des statuts.
14. Approbation de l’exclusion de Monsieur Daniel Antoine, en application de l’article
41-IV des statuts.
15. Approbation de la détermination des deux journaux d’annonces légales (Les Echos
et Libération), pour convoquer les associés aux assemblées générales de la SACD.
16. Approbation de la rémunération versée au Président et des indemnités pour frais de
représentation allouées aux administrateurs.
17. Approbation de l’indemnité forfaitaire de défraiements allouée aux membres de
la Commission de surveillance (article 29 des statuts modifiée par l’assemblée
générale extraordinaire du 28 juin 2018).
18. Approbation du renouvellement du mandat de la SCRL « Mazars réviseurs
d’entreprises » comme réviseur de la succursale belge de la SACD.
19. Approbation de la résolution conférant la qualité d’administrateur aux présidents
des Comités belge et canadien de la SACD (résolution votée uniquement en séance)
D – Elections aux instances statutaires : Le mandat des élus à chacune des instances
est de 1 à 3 ans
Conseil d’Administration :
13 sièges à pourvoir :
- 1 auteur mise en scène (pour 3 ans)
- 2 auteurs chorégraphes (1 pour 3 ans, et
1 pour 2 ans)
- 1 auteur de cirque (pour 3 ans)
- 2 auteurs cinéma (1 pour 3 ans, et 1 pour 1 an)
- 3 auteurs scénaristes télévision (1 pour 3 ans,
1 pour 2 ans, et 1 pour 1 an)
- 2 auteurs réalisateurs télévision (1 pour 3 ans
et 1 pour 1 an)
- 1 auteur animation (pour 3 ans)
- 1 auteur de création interactive (pour 3 ans)
Commission de Surveillance
7 sièges à pourvoir :
- 2 auteurs d’œuvres du spectacle
vivant (1 pour 3 ans, et 1 pour
1 an)
- 5 auteurs d’œuvres audiovisuelles
(2 pour 3 ans, 2 pour 2 ans, et
1 pour 1 an)
Les associés n’ayant pas voté par correspondance postale ou par voie électronique à
distance pourront le faire en séance. Le scrutin sera ouvert, jusqu’à 16h00 pour l’élection
des candidats aux instances statutaires de la société. Le vote des résolutions s’effectuera
en séance à l’issue des débats.
Mesdames et Messieurs les actionnaires sont convoqués en assemblée générale ordinaire
annuelle le :
jeudi 28 juin 2018 à 17 heures
au siège social de la SAS DECORAL (15, rue Jean Nicot – 77170 BRIE COMTE ROBERT)
à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :
- Rapport de gestion du conseil d’administration,
- Rapport du commissaire aux comptes sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre
2017,
- Rapport spécial du commissaire aux comptes sur les conventions visées à l’article
L. 225-38 du Code de Commerce, approbation de ces conventions,
- Approbation des comptes annuels de l’exercice clos le 31 décembre 2017 et quitus aux
administrateurs,
- Affectation du résultat,
- Renouvellement du mandat d’un administrateur,
- Questions diverses,
- Pouvoirs à donner.
A défaut d’assister personnellement à l’assemblée, les actionnaires peuvent :
- soit remettre une procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ;
- soit adresser à la société une procuration sans indication de mandataire ;
- soit utiliser et faire parvenir à la société un formulaire de vote par correspondance.
Le droit de participer à l’assemblée est subordonné à l’inscription par les actionnaires
titulaires d’actions nominatives de leurs actions dans les comptes de la société trois jours
ouvrés au moins avant la date de l’assemblée.
Nous vous rappelons qu’il ne sera tenu compte d’aucun transfert de propriété des titres
intervenant pendant ce délai de trois jours ouvrés.
Des formules de procuration sont à votre disposition au siège social, ainsi que sur
demande à l’adresse électronique suivante : rag.all.france@wanadoo.fr.
Un formulaire de vote par correspondance sera remis ou adressé, par courrier électronique,
le cas échéant, à tout actionnaire qui en fera la demande par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception ou par courrier électronique à la société au plus tard six jours
avant la date de l’assemblée.
Pour être pris en compte, le formulaire de vote par correspondance complété et signé doit
être parvenu au siège social trois jours au moins avant la date de l’assemblée.
Les actionnaires ont la faculté de poser des questions écrites adressées au conseil
d’administration et auxquelles il sera répondu lors de l’assemblée, dans les conditions
prévues par la loi et les statuts de la société, et qui pourront être envoyées à l’adresse
électronique suivante : rag.all.france@wanadoo.fr au plus tard le quatrième jour ouvré
précédant l’assemblée générale.
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
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INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
en bref
Ford lance le compte à rebours
à Blanquefort
SNCF: l’intersyndicale réaffirme son
unité et maintient ses appels à la grève
TRANSPORT L’intersyndicale de la SNCF (CGT, Unsa, Sud et
CFDT) a réaffirmé jeudi son unité, maintenu son calendrier de
grève contre la réforme ferroviaire et exigé du gouvernement
qu’il « prenne ses responsabilités ». Proposé par l’Unsa, le changement de calendrier pour faciliter les déplacements des candidats
au bac n’a pas été retenu. Les organisations réformistes restent
donc dans le mouvement et participeront à l’action du 12 juin (la
« Journée de la colère cheminote »). Ce jeudi, 27e jour de grève
depuis le lancement début avril du mouvement, le taux de grévistes s’élevait à 14,28 %, un chiffre très légèrement inférieur à
celui du 29 mai (14,41 %), précédent jour de grève en semaine.
AUTOMOBILE
En Gironde, l’usine
du constructeur auto
américain fermera
bien fin 2019 si aucun
repreneur n’est trouvé.
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Exxon et Statoil remportent des blocs
pétroliers en mer au Brésil
ÉNERGIE Les enchères de blocs de pétrole offshore ont permis
au gouvernement brésilien d’engranger 3,15 milliards de réais
(680 millions d’euros) jeudi, trois des quatre blocs proposés
ayant trouvé preneur. Le bloc le plus important, celui d’Uiapuru,
au large de São Paulo, a été adjugé à un consortium formé par
Exxon Mobil (28 %), Statoil (28 %) et Petrogal (14 %). Ils ont raflé
la mise en offrant un accord de partage sur les bénéfices de
75,49 %, plus de trois fois le minimum fixé par le gouvernement.
En 2013, Ford avait signé un accord avec les pouvoirs publics garantissant le maintien de l’emploi
jusqu’en mai 2018 en échange d’une subvention de 12,5 millions d’euros. Photo Georges Gobet/AFP
ses pour l’Europe seront faites aux
Etats-Unis), et qu’un repreneur
était désormais activement recherché. « Un cabinet est mandaté. Il y a
déjà des contacts », dit-on chez Ford.
Un potentiel candidat belge a visité
les lieux, précise une source syndicale. Il s’agirait de Punch Powerglide, qui gère l’ancienne usine de
transmissions de General Motors à
Strasbourg.
La colère de Bercy
C’est d’ailleurs pour cette raison que
Bercy « regrette vivement » la décision de Ford. « Le groupe aurait pu
attendre janvier pour lancer le plan
social. Cela aurait pu permettre de
négocier avec un repreneur dans un
climat apaisé », pointe-t-on au
ministère, où l’on précise que des
« Si un PSE est
ouvert, les salariés
les plus compétents
partiront et cela
n’aidera pas à
trouver un bon
repreneur. »
GILLES LAMBERSEN
Délégué CGT
discussions sont en cours. En 2013,
Ford avait signé un accord avec les
pouvoirs publics garantissant le
maintien de l’emploi jusqu’en
mai 2018 en échange d’une subvention de 12,5 millions d’euros.
« Si un PSE est ouvert, les salariés
les plus compétents partiront et cela
n’aidera pas à trouver un bon repreneur », s’alarme Gilles Lambersen,
qui est, comme Philippe Poutou,
délégué CGT. Selon les collectivités
locales, qui dénoncent une décision
« inacceptable » et « incompréhensible », la moyenne d’âge des salariés
s’élève à 51 ans.
A vrai dire, tout ceci a un sentiment de déjà-vu. Le site a déjà fait
l’objet d’une reprise il y a dix ans : le
constructeur avait revendu l’usine à
un industriel allemand, mais
celui-ci s’était révélé défaillant et
l’opération avait fait long feu, obligeant Ford à revenir au volant en
2011. De façon temporaire, donc. n
Le prix des logements anciens
en hausse de 3,5%
IMMOBILIEREntre janvier
et mars 2018, les prix des
logements anciens en
France ont augmenté de
3,5% par rapport à la même
p ério de un an plus tôt,
selon l’indice des notaires.
Comparé au 4è trimestre
2017, les prix ont gagné
1,5%. Le marché est tiré par
le prix des appartements
en hausse de 4,3%, celui des
maisons, plus stable n’a cru
que de 2,9%. A Paris, la
hausse ralentit mais atteint
encore 7%.
Shutterstock
La « deadline » est désormais gravée dans le marbre. Ford a annoncé
jeudi l’ouverture d’un plan de sauvegarde de l’emploi dans son usine
à Blanquefort, en Gironde. Une
première réunion avec les syndicats de ce site spécialisé dans la
fabrication de transmissions doit
se tenir le 26 juin.
« Lancer la procédure d’information-consultation permet de clarifier
la situation et de créer un agenda vers
une fermeture potentielle du site à la
fin 2019, même si nous voulons trouver une solution de reprise d’ici-là »,
explique-t-on à la direction hexagonale du constructeur américain.
Ce dernier assure par ailleurs qu’il
n’y aura pas de baisse de salaire ou
de licenciement contraint avant
septembre 2019.
Depuis quelques mois et l’arrivée
de Jim Hacket aux commandes,
Ford a initié une vaste réorganisation industrielle et commerciale au
niveau mondial, dont Blanquefort
fait les frais. Confirmant les craintes des quelque 900 salariés, Ford
avait annoncé fin février ne pas
vouloir affecter au site de nouvelles
pièces à usiner (les boîtes de vites-
AVIS FINANCIERS
RÉSULTATS ANNUELS CONSOLIDÉS 2017-18
(avril 2017– mars 2018)
Robeco Global Stars Equities Fund N.V.
Rolinco N.V.
EXCELLENTE PERFORMANCE ANNUELLE
(les « Sociétés » ; sociétés d’investissement à capital variable de droit néerlandais)
Modification du prospectus
Les directions des Sociétés font savoir par la présente que les prospectus des Sociétés seront
modifiés. Les principales modifications sont les suivantes :
– nomination de J.P. Morgan Bank Luxembourg S.A., Filiale d’Amsterdam, en tant que
dépositaire au sens de l’article 4:62 m de la Loi sur le contrôle financier, à compter du
9 juillet 2018 ;
– modification concernant les décisionnaires des directions ;
– désignation de J.P. Morgan Bank Luxembourg S.A. en tant qu’organisme de prêts pour
les Sociétés et les Fonds qui ont recours au prêt de titres ;
– mise à jour du texte relatif à la protection des données personnelles.
Par ailleurs, pour les fonds, la modification d’agent du fonds a été incluse (ING Bank N.V. au
lieu de Rabobank International).
Les prospectus modifiés seront disponibles à partir du 10 juillet 2017 via www.robeco.com/
riam. Le prospectus, le Document d’informations clés pour l’investisseur et les derniers
rapports périodiques peuvent être consultés par les actionnaires et autres personnes y étant
autorisées, et sont disponibles, entre autres, auprès du siège des Sociétés (Weena 850,
NL-3014 DA Rotterdam), via www.robeco.com/riam.
Rotterdam, le 8 juin 2018
résultat Opérationnel Courant en progression de +14,1%*
Nouvelle révision à la hausse des objectifs 2019-20
Au 31 mars 2018, Rémy Cointreau réalise un chiffre d’affaires de 1 127,0 M€, en croissance
publiée de 2,9%. En organique (à devises et périmètre constants), la croissance s’élève à 7,2%,
grâce à la performance remarquable des marques du groupe (+9,2%).
En organique, le Résultat Opérationnel Courant (ROC) progresse de 14,1% et la Rentabilité
Opérationnelle Courante du groupe atteint 22,0% (en hausse de 1,3 points). L’amélioration
notable de la profitabilité du groupe s’appuie sur une belle progression de la marge brute,
soutenue par l’excellente performance de nos spiritueux d’exception (> USD50), et une hausse
maitrisée des coûts de structure. Elle intègre également une augmentation significative de
nos investissements en communication (+9,1% pour les marques du groupe). Après intégration
d’effets devises et périmètres défavorables, le ROC progresse de 4,7%.
Hors éléments non récurrents, le résultat net s’établit à 151,3 M€, en croissance de 12,0%
(+22,0% en organique). Le résultat net consolidé part du groupe s’élève à 148,2 M€, en baisse
de -22,1% (il intégrait des éléments non-récurrents pour 65,0 M€ l’année dernière).
CHIFFRES CLÉS
millions d’euros (m€)
Pour tout renseignement, contactez :
BNP Paribas Securities Services, 9 rue du Débarcadère - 93500 Pantin
Tél.: 01 44 51 85 00 - Internet: www.banque-robeco.fr
AVIS DE CONVOCATION
en Assemblée générale mixte le jeudi 28 juin 2018
L’Assemblée générale mixte des actionnaires de la société ORPEA,
appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2017
et à se prononcer sur diverses résolutions, se tiendra le jeudi 28 juin 2018
à 9h30, à La Maison des Centraliens, 8 rue Jean Goujon, 75008 Paris.
Conformément aux dispositions légales et réglementaires, les documents
préparatoires à l’Assemblée générale sont disponibles sur simple
demande des actionnaires auprès d’ORPEA - Direction juridique, 12 rue
Jean Jaurès – CS 10032, 92813 Puteaux Cedex - ainsi que sur le site
Internet de la Société : www.orpea-corp.com, rubrique Actionnaires /
Assemblées Générales.
L’avis préalable a été publié au BALO du 18 mai 2018. L’avis de convocation
a été publié au BALO et dans le journal d’annonces légales LES PETITES
AFFICHES le 8 juin 2018. Ils sont téléchargeables sur le site Internet
d’ORPEA à l’adresse mentionnée au paragraphe précédent.
Pour participer à cette Assemblée, vous devez au préalable justifier de
votre qualité d’actionnaire.
ORPEA
Steve Grobet
Relations investisseurs
s.grobet@orpea.net
NewCap
Communication financière
Tél. : 01 44 71 94 94
orpea@newcap.fr
au 31 mars 2018 Au 31 mars 2017
Variation
Publié
Publié
Publiée Organique *
Chiffre d'affaires
Résultat opérationnel courant
Marge opérationnelle courante
résultat net part du groupe
Résultat net hors éléments non récurrents
Marge nette hors éléments non récurrents
BPa part du groupe
BPa hors éléments non récurrents
ratio dette nette /EBiTDa
1 127,0
236,8
21,0%
148,2
151,3
13,4%
2,98
3,04
1,48
1 094,9
226,1
20,7%
190,3
135,0
12,3%
3,87
2,75
1,78
2,9%
+4,7%
+0,3pt
-22,1%
+12,0%
+1,1pts
-23,1%
+10,6%
-0,30
+7,2%
+14,1%
+1,3pts
-15,0%
+22,0%
+1,7pts
-
(*) Les valeurs absolues et croissances organiques sont calculées à devises et périmètre constants
La Maison Rémy Martin – L’accélération de la croissance organique des ventes de la Maison
Rémy Martin (+13,2%*) en 2017-18 est principalement liée à la performance de la zone Asie
Pacifique, et en particulier de la Grande Chine, de Singapour, et du Japon. Les Etats-Unis, la
Russie et le Travel Retail participent également à la forte croissance de la Maison.
Cette belle performance est le fruit d’une stratégie de valeur qui s’est exprimée à travers
plusieurs initiatives de la part des marques de la Maison : Rémy Martin XO a bénéficié d’investissements significatifs tant en termes de media avec la poursuite de la campagne
« One Life / Live Them », que d’activités de communication ou d’animations dans le « ontrade » pour replacer XO au cœur de la « Celebration ». LOUIS XIII a poursuivi ses investissements
pour renforcer la notoriété de la marque et développer une vraie proximité avec ses clients.
Ainsi, le 2ème opus de la campagne « 100 YEARS » a rencontré un vif succès et l’année a vu
l’ouverture d’une seconde boutique (à Londres), permettant à LOUIS XIII d’offrir à ses clients
des expériences uniques et personnalisées, et de mettre en place un programme CRM innovant.
Le Résultat Opérationnel Courant s’élève à 204,4 M€, en croissance organique de 18,8% et
la marge opérationnelle s’établit à 26,9%, en progression organique de 1,3 points (+0,7 point
en publié). Les effets de mix et prix très favorables ont ainsi largement compensé une hausse
significative des investissements en communication et un renforcement des structures de
distribution dédiées aux qualités les plus haut de gamme de la Maison.
Liqueurs & Spiritueux – La division affiche un repli facial de 1,0%* sur l’année. Néanmoins,
retraitées pour la déconsolidation de Passoã (marque gérée par une joint-venture sous le
contrôle de Lucas Bols depuis décembre 2016), les ventes de Liqueurs & Spiritueux progressent
de +4% en organique, sur la période.
Le Résultat Opérationnel Courant s’élève à 42,8 M€, en repli organique de 16,4%. Cela
s’explique par l’accélération des investissements en communication (nouvelles campagnes
Cointreau et Metaxa notamment), mais aussi par la déconsolidation de Passoã sur l’exercice.
La marge opérationnelle courante s'établit ainsi à 16,1% à fin mars, en baisse organique de 3,2 points. En publié, la baisse est de -4,7 points, conséquence des effets devises et périmètres
défavorables (les distilleries Westland et Domaine des Hautes Glaces, acquises à un stade
précoce de leur développement, ont contribué négativement au ROC de la division, en ligne
avec les plans stratégiques).
Marques Partenaires – Le repli des ventes s’explique par l’évolution du portefeuille des
marques distribuées : les ventes de Passoã – marque désormais partiellement distribuée par
Rémy Cointreau pour le compte de la joint-venture – n’ont pas complètement compensé la
fin de certains contrats de distribution de marques tierces.
Le Résultat Opérationnel Courant s’élève à 5,3 M€.
RÉSULTATS CONSOLIDÉS
Le Résultat Opérationnel Courant s’élève à 236,8 M€, en croissance organique de 14,1%. En
publié (+4,7%), celui-ci intègre un effet devise négatif de 18,5 M€ (impact des couvertures
de change) et une perte de 2,6 M€, correspondant à l’effet périmètre des deux marques de
Single Malt whisky acquises en janvier 2017.
La marge opérationnelle courante progresse ainsi de 0,3 point à 21,0% (+1,3 points en organique).
Le résultat opérationnel s’établit à 223,1 M€, après prise en compte d’une charge nette nonrécurrente de 13,7 M€, qui se décompose entre une dépréciation de 11,8 M€ des incorporels
rattachés à la marque Mount Gay et une charge de 1,9 M€ principalement liée à des coûts
de réorganisation du réseau de distribution.
Le résultat financier est une charge de 22,0 M€, en baisse significative de 9,9 M€ sur l’année.
Cela s’explique essentiellement par une réduction du coût de l’endettement financier brut,
grâce au refinancement partiel de la dette du groupe dans des conditions très favorables en
septembre 2016. De plus, le résultat de change (valorisation du portefeuille d’instruments de
couverture selon les normes IFRS), de nature très volatile, est en variation positive de 2,5 M€.
La charge d’impôt s’élève à 53,5 M€, aidée par des produits non-récurrents de 10,5 M€ (effet
de la baisse annoncée des taux d’impôt en France et aux Etats-Unis sur les impôts différés,
remboursement de la contribution sur les dividendes payée au cours des 3 dernières années).
Ajusté de ces éléments, le taux effectif d’impôt s’élève à 29,7%, en baisse par rapport au
taux de mars 2017 (30,7%), grâce à un mix géographique plus favorable.
La quote-part du résultat des entreprises associées est un gain de 0,5 M€.
Le résultat net part du groupe s’élève ainsi à 148,2 M€, en baisse de 22,1%. Le résultat de
l’exercice précédent intégrait un gain de 65,0 M€, lié à l’opération d’apport réalisée lors de la
création de la joint-venture Passoã (en contrepartie d’un actif constaté au bilan du groupe).
Hors éléments non récurrents (+3,1 M€), le résultat net part du groupe ressort à 151,3 M€,
en hausse de 12,0% (+22,0% en organique) et la marge nette affiche une progression de
1,1 points à 13,4% (+1,7 points en organique). Le résultat net par action (hors éléments non
récurrents) s’établit à 3,04€ (+10,6%).
La dette nette s’élève à 282,8 M€ au 31 mars 2018, en baisse de 107,3 M€ sur l’exercice, grâce
à la forte progression des flux de trésorerie opérationnels (+54%), qui ont largement compensé
le programme de rachat d’actions et la hausse des versements liés aux dividendes.
Ainsi, le ratio bancaire « dette nette/EBITDA » s’améliore significativement à 1,48 à fin mars
2018 contre 1,78 à fin mars 2017.
Le retour sur capitaux employés (ROCE) s’établit à 21,9% au 31 mars 2018, en progression
de 0,7 point sur l’exercice (+2,5 points en organique).
Un dividende de 1,65 euro par action (stable par rapport à l’année dernière) sera proposé
au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 24 juillet 2018, avec une option entre
le paiement du dividende en numéraire ou en actions pour la totalité mise en distribution.
PERSPECTIVES
Grâce à son modèle d’entreprise singulier et son portefeuille de spiritueux d’exception, le
groupe Rémy Cointreau poursuit sa stratégie de valorisation à long terme fondée sur l’excellence
des terroirs, la maîtrise des savoir-faire et l’exigence du temps.
Fort d’une évolution significative de sa profitabilité en 2017-18 (+1,3 points en organique), le
groupe relève son objectif de progression de marge opérationnelle courante sur la période
des 3 ans à fin mars 2020. Pour les exercices 2017-18, 2018-19 et 2019-20, il anticipe désormais
une progression cumulée de 2,4-3,0 points (contre un objectif de +0,8-1,8 points précédemment), à devises et périmètre constants.
Pour 2018-19, Rémy Cointreau anticipe une nouvelle année de croissance de son Résultat
Opérationnel Courant, à devises et périmètre constants.
www.remy-cointreau.com
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22 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
mécénat
Gucci expose sa stratégie
pour maintenir sa croissance
LUXE
Un écrin d’exception
pour la Fondation
Carmignac
La marque de luxe
veut passer la barre
des 10 milliards
d’euros de chiffre
d’affaires.
Lors d’une journée
investisseurs, Gucci
a détaillé les leviers
qui devraient lui
permettre d’atteindre
cet objectif.
ART
CONTEMPORAIN
Le financier Edouard
Carmignac vient d’ouvrir
sur l’île de Porquerolles un
musée ambitieux consacré
à l’art contemporain
et au photojournalisme.
Dominique Chapuis
— A Florence
Comment alimenter les moteurs de
la croissance de Gucci ? C’est le défi
que doit relever son PDG Marco Bizzari, et son directeur artistique Alesandro Michele, alors que la marque
connaît une croissance très soutenue, avec une hausse à deux chiffres
des ventes depuis 7 trimestres consécutifs. Sur les trois premiers mois
de 2018, les ventes ont bondi de
49 % ! En 2017, son chiffre d’affaires
a ainsi atteint 6,2 milliards, en
hausse de 45 % en comparable, pour
un profit opérationnel qui a plus que
doublé à 2,1 milliards. Un succès
porté par une clientèle constituée de
Millennials pour plus de la moitié. Gucci pèse désormais plus d’un
tiers du chiffre d’affaires total de
Kering, sa maison mère, qui compte
17 marques, et surtout plus de 70 %
de son bénéfice opérationnel.
Martine Robert
@martiRD
La collection croisière 2018 de Gucci. Photo Courtesy of Gucci by Dan & Corina Lecca
Le défi de l’équipe en place est de
garder le r ythme. Avec quels
leviers ? C’est ce qu’a expliqué ce
jeudi, Marco Bizzari, devant un parterre d’investisseurs réunis dans son
berceau de Florence. L’objectif est
d’atteindre 10 milliards d’euros de
revenus à terme, sans pour autant
qu’une date butoir ne soit donnée,
avec une marge opérationnelle de
40 % contre 34,2 % l’an dernier.
« Notre objectif en juin 2016 était
d’atteindre le cap des 6 milliards
d’euros à moyen terme, nous avons
fait plus vite que prévu », a souligné le
PDG. Une façon de répondre à ceux
qui s’interrogent aujourd’hui sur la
capacité du groupe à prolonger sa
trajectoire actuelle. Le cœur de la
stratégie, a-t-il répété « c’est la créativité. Alessandro a créé une nouvelle
demande pour un nouveau luxe ».
En termes opérationnels, Gucci
doit réussir à augmenter la produc-
tion afin de faire face au boom de la
demande. Un processus d’internalisation de la fabrication a débuté,
avec l’ouverture en janvier du Gucci
Art Lab. Un atelier géant dédié aux
prototypages des modèles et des
process, avant le lancement de la
production de masse. « Aujourd’hui,
25 % de la fabrication de nos articles
en cuir est réalisée en interne. Nous
voulons passer à 60 % », a indiqué le
dirigeant. Pour les chaussures, 65 %
sont déjà intégrés, un niveau qui restera stable. Gucci a déjà racheté une
dizaine de sous-traitants, et dix
autres vont suivre. L’objectif, avec
cette intégration verticale « est de
réduire de 50 % le temps de mise sur le
marché des produits », pour ne pas
rater de ventes. Mais aussi pour
« pousser l’innovation, et d’adopter
les meilleures pratiques ».
Dans le paysage, toujours plus
riche, des fondations d’art contemporain, voici une nouvelle
institution singulière : la Fondation Carmignac. Loin de Paris,
place forte du marché et des réalisations privées d’envergure telles celles de Cartier, Vuitton,
Lafayette et, bientôt, Pinault,
(mais aussi de la discrète Maison Rouge que son fondateur,
Antoine de Galbert, héritier Carrefour, fermera cet automne en
pleine gloire), le financier
Edouard Carmignac a choisi
l’écrin naturel ultra-protégé de
Porquerolles pour présenter sa
collection, riche de 300 œuvres :
Basquiat, Lichstenstein, Richter,
Warhol… Si, lors de l’inauguration le 1er juin dernier, nombre de
son budget de fonctionnement.
La découverte d’œuvres qui se
veulent accessibles de 7 à 77 ans,
se prolonge par un parcours
dans la forêt méditerranéenne,
jalonné de commandes artistiques. « Mon père est tombé sous
le charme du lieu il y a une vingtaine d’années, qu’il a finalement
eu l’opportunité d’acquérir.
L’endroit se mérite. Il faut larguer
les amarres, embarquer sur un
bateau, quitter son quotidien. Le
visiteur est incité à plonger dans
son île intérieure et convié à un
rituel : on lui offre une décoction
de plantes médicinales, on l’invite
à arpenter l’exposition pieds nus,
pour que les énergies circulent »
précise Charles Carmignac, luimême artiste puisque auteur et
musicien dans le groupe
Moriarty.
« Diversifier
l’offre touristique »
Longtemps, la collection Carmignac a fait le bonheur des collaborateurs de l’entreprise du
même nom, accrochée aux
murs des bureaux du siège parisien, place Vendôme. Elle sera
donc désormais beaucoup plus
largement partagée, d’autant
qu’elle va s’enrichir de clichés
liés au Prix Carmignac du pho-
Gucci doit réussir
à augmenter la
production afin
de faire face au boom
de la demande.
Un processus
d’internalisation
de la fabrication
a débuté, avec
l’ouverture en janvier
du Gucci Art Lab.
Le développement d’e-commerce
est une autre priorité pour Gucci qui
attire aujourd’hui 224 millions de
visiteurs annuels sur son site de
vente. L’ambition est de porter les
revenus liés à internet (270 millions
d’euros en 2017) à 10 % du chiffre
d’affaires Les licences, en particulier
celle liée au parfum, avec Coty,
seront également privilégiées. De
nouveaux lancements sont prévus.
Enfin côté distribution, la part des
ventes en gros va encore se réduire.
Comme ses rivaux du luxe, Gucci
veut mieux contrôler ses magasins.
« Nous voulons faire disparaître les
barrières entre les produits et les
clients dans nos boutiques », insiste
Marco Bizzari. n
« Aujourd’hui,
25 % de la
fabrication de nos
articles en cuir est
réalisée en interne.
Nous voulons
passer à 60 %. »
MARCO BIZZARI
PDG de Gucci
Ugo Rondinone, « Four Seasons », 2018.
Photo Marc Domage/Fondation Carmignac
patrons de musée, de galeristes,
de collectionneurs, d’artistes, de
personnalités politiques, ont
arpenté les pistes pierreuses de
l’île pour découvrir ce nouveau
lieu culturel d’exception, le parc
naturel régional va rapidement
retrouver sa quiétude. Avec son
fils Charles, directeur de la fondation, Edouard Carmignac ne
cherche pas une fréquentation
de masse : pour conserver un
rapport intime à l’œuvre, seuls
50 visiteurs par demie-heure
seront admis simultanément
dans ce sanctuaire de
2.000 mètres carrés, noyé dans
un jardin de 15 hectares.
« C’est un grand jour pour
nous. Les difficultés ont été nombreuses pour mener ce projet à
son terme : le gabarit du mas provençal présent sur le site a été respecté et les espaces d’exposition
ont été creusés dans le sol tout en
offrant des puits de lumière avec
notamment ce plafond d’eau qui
éclaire les salles comme le fond
des mers. On souhaite ouvrir les
regards et susciter des vocations », commente Edouard
Carmignac, moins disert en
revanche sur le coût du projet et
tojournalisme : celui-ci promeut des reportages dans des
zones reculées, difficiles, où les
droits de l’homme sont menacés.
« Nous espérons que la fondation va pouvoir s’inscrire dans la
constellation culturelle régionale », souligne encore Edouard
Carmignac. Et de citer le futur
musée des Cultures et du Paysage d’Hyères, la villa Noailles,
les fondations Maeght et Bernar
Venet, le château La Coste…
« Cela va diversifier l’offre touristique et peut-être, à terme, nous
permettre d’ouvrir encore plus
largement le site, au-delà de la
période de juin à novembre »,
poursuit-il. Pas évident alors que
Porquerolles compte 150 habitants l’hiver et 10.000 vacanciers
l’été… Mais les élus locaux veulent y croire.
Grâce à cette initiative privée,
la France se dote d’un lieu culturel insulaire ambitieux, à l’instar
des îles de Naoshima et de
Teshima, où l’homme d’affaires
japonais Soichiro Fukutake,
patron de la multinationale
Benesse, a lui aussi créé son
paradis arty. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 23
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
HIGH-TECH
&MEDIAS
Le département américain du
Commerce a confirmé jeudi
avoir obtenu des garanties de
ZTE, l’équipementier télécoms
chinois au cœur d’un bras de fer
entre les Etats-Unis et la Chine.
Pour pouvoir à nouveau importer des composants américains,
ZTE devra payer une amende de
1 milliard de dollars et changer
sa direction d’ici trente jours.
AFP
AP/Sipa
en
pixels
« Daily Mail » : le
rédacteur en chef
historique s’en va
ZTE et Washington
ont trouvé un accord
Le rédacteur en chef du « Daily
Mail », Paul Dacre (photo), a
annoncé jeudi son départ, après
vingt-six ans aux manettes du
puissant tabloïd britannique
marqués par des scoops mais
aussi de nombreuses polémiques. Il s’était fait une réputation
pour ses méthodes managériales
et éditoriales musclées.
14
LICENCIEMENTS
CHEZ BUZZFEED FRANCE
Le site de BuzzFeed en France
va fermer. Un cadre du « pure
player » Internet américain
emblématique mais en
difficulté a annoncé aux
14 salariés français que leurs
postes étaient supprimés,
a révélé « Le Monde » jeudi.
Une loi anti-« fake news »
déjà très contestée
Les kiosques
presse ajustent
leur modèle
l Les députés
ont commencé
à examiner jeudi
après-midi
les textes relatifs
aux fausses
informations.
l Un dispositif
qui fait débat.
PRESSE
La facture TVA
a grossi, mais les
« telcos » remodèlent leur interface
pour stimuler
ce nouvel usage.
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
MÉDIAS
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
C’est une loi controversée que les
députés ont commencé à examiner
à partir de ce jeudi après-midi. Le
dispositif législatif sur les « fake
news » – ou plus exactement les propositions de loi relatives à la lutte
contre la manipulation de l’information –, voulu par Emmanuel
Macron, vise à empêcher les campagnes de désinformation à grande
échelle sur Internet.
La disposition phare concerne les
fausses informations en période
électorale. Juste avant son passage
devant l’Hémicycle, ce texte prévoit
que trois mois avant des élections
(hors locales), lorsque de fausses
informations « de nature à altérer la
sincérité du scrutin » sont diffusées
« de mauvaise foi, de manière artificielle ou automatisée et massive par le
biais d’un service de communication
au public en ligne », le juge des référés peut en quarante-huit heures
faire cesser leur diffusion.
Une définition critiquée
Le texte vise en particulier les robots.
« Il englobe les plates-formes et les éditeurs, mais, dans la pratique, les
médias ne devraient pas être concernés », note Nathalie Mallet-Poujol,
directrice de recherche au CNRS.
La définition de « fausse information » a été pointée du doigt à plu-
La rapporteure de la Commission des lois, Naïma Moutchou. Photo Julien Jaulin
sieurs reprises. Celle-ci a ainsi été
modifiée dans un amendement
déposé cette semaine par la rapporteure de la commission des Lois,
Naïma Moutchou. Il s’agit d’une
« allégation ou interprétation d’un
fait inexacte ou trompeuse ». Naïma
Moutchou a rappelé les exemples de
« fake news » au moment de la campagne présidentielle américaine ou
plus récemment française. Mais le
dispositif suscite l’inquiétude de
nombreux observateurs, juristes,
médias et politiques. Près de
240 amendements ont été déposés.
Une des principales critiques
porte sur l’intérêt de ces textes. « Les
conditions – le caractère massif,
automatisé, etc. – sont tellement
restrictives qu’il n’y aura que peu de
cas concernés », souligne Nathalie
Mallet-Poujol. « La loi de 1881 sur
la presse prévoit déjà des procédures accélérées en période électorale,
que l’on aurait pu utiliser », ajoute
Basile Ader, vice-bâtonnier de Paris
et spécialiste du droit des médias.
Surtout, « le juge des référés risque de
ne pas pouvoir statuer en quelques
heures et de débouter le demandeur,
ce qui risquerait de crédibiliser une
information qui se révélerait fausse
après », reprend l’avocat.
L’autre grande critique porte sur
la coopération éventuelle des plates-formes, souvent étrangères.
Même si la rapporteure a introduit
un amendement obligeant les plates-formes à avoir un représentant
légal en France, « celles-ci risquent de
ne pas vouloir coopérer, invoquant le
Premier amendement aux EtatsUnis », poursuit Basile Ader.
Débat « d’intérêt général »
Les autres dispositions du texte
visant à davantage de transparence
sont moins contestées. Ainsi, les plates-formes devront donner l’identité et le montant des rémunérations perçues pour la promotion de
contenus d’information, liée à un
débat « d’intérêt général ». Enfin,
toute une partie du dispositif étend
les pouvoirs du Conseil supérieur de
l’audiovisuel, notamment envers les
chaînes étrangères, à l’image de RT
(venu de Russie) qui a suscité la polémique et qu’Emmanuel Macron
avait taxé d’« organe d’influence […]
de propagande mensongère ». Le CSA
aura davantage de possibilités de
refuser une convention d’une
chaîne étrangère ou même de pouvoir la résilier si elle est contraire
« aux intérêts fondamentaux de la
nation », en tenant compte d’un faisceau d’éléments. En période électorale, le gendarme de l’audiovisuel
pourra même ordonner la suspension d’une chaîne qui diffuserait de
fausses informations.
Le texte, qui, une fois adopté par
l’Assemblée, doit ensuite être examiné au Sénat, a vocation à être
effectif avant les élections européennes de l’an prochain.
(
Lire l’éditorial
de Nicolas Barré
Page 9
Facebook va financer des programmes
d’information sur sa plate-forme Watch
Accusé de favoriser la propagation de « fake news »,
Facebook veut promouvoir
l’« information de qualité ».
Basile Dekonink
@Bdekonink
Mois après mois, Facebook dévoile
les pans de sa stratégie destinée à
lutter contre la propagation de fausses informations sur sa plate-forme,
annoncée en début d’année par son
PDG-fondateur, Mark Zuckerberg.
A partir de cet été, le réseau social
va financer des programmes
d’information produits par différents médias américains et qui
seront diffusés exclusivement sur sa
plate-forme dédiée aux contenus
vidéos, Watch. « Avec cette initiative,
nous testons un espace réservé à
l’information précise et de qualité »,
annonce la responsable des partenariats journalistiques, Campbell
Brown, dans un post.
Des négociations houleuses,
selon les informations du « Wall
Street Journal », ont été entamées
en février avec différents médias
outre-Atlantique. Elles ont finalement abouti à sept partenariats,
conclus avec ABC News, CNN, Fox
News, Alabama Media Group,
ATTN:, Mic et Univision. D’autres
– on parle notamment de BuzzFeed – pourraient suivre.
« Totale liberté éditoriale »
De l’émission quotidienne en plateau au programme hebdomadaire
parcourant les Etats-Unis, les formats divergent, tout comme les
lignes éditoriales. « Ces premières
annonces comprennent des programmes produits par des médias
nationaux, locaux ou exclusivement
numériques. […] Ils auront une totale
liberté éditoriale sur leurs contenus »,
précise Campbell Brown. Facebook
financera les programmes à hauteur de 1 à 3 millions de dollars par
an, selon le « Wall Street Journal ».
Facebook financera les
programmes à hauteur
de 1 à 3 millions
de dollars par an.
« J’ai demandé à mes équipes de
s’assurer que nous favorisons les
informations fiables, informatives et
locales », écrivait en janvier Mark
Zuckerberg dans un post augurant
le changement de l’algorithme du fil
d’actualité. Celui-ci, qui privilégie
désormais les contenus diffusés par
les proches au détriment de ceux
des médias, est une réaction directe
aux charges dont Facebook a fait
l’objet durant la dernière campagne
présidentielle américaine. Accusée
d’avoir influencé le résultat de l’élection en laissant se propager des
informations mensongères, la
firme se détache peu à peu de sa posture de neutralité pour adopter celle
d’un éditeur responsable des contenus diffusés sur sa plate-forme.
Après avoir développé un outil de
« fact-checking » et sollicité ses utilisateurs pour noter les médias en
fonction de leur fiabilité, Facebook a
dévoilé la fonctionnalité « About
this article », censée apporter du
contexte aux articles qui défilent
sur les fils d’actualité. En finançant
des contenus produits par des
médias réputés fiables, il franchit
encore un cap. n
Les kiosques presse en ligne des
opérateurs de télécoms s’ajustent aux nouvelles restrictions
d’application de taux de TVA
qui leur sont imposées depuis
mars. Si cela se traduit à court
terme par une mise à disposition moins large du service aux
abonnés et des revenus moindres pour les éditeurs de presse,
les opérateurs améliorent les
services et pensent que l’usage
va se développer. C’est la vision
mise en avant par SFR, qui a
annoncé jeudi une refonte de
SFR Presse, le kiosque le plus
consulté avec 200.000 titres
téléchargés par jour.
Ainsi, Bouygues Telecom
réserve désormais l’accès à son
offre partenaire LeKiosk à ses
abonnés premium. Les autres
doivent s’acquitter d’un peu
moins de 10 euros par mois.
Chez Orange, les abonnés
avaient pu bénéficier sans surcoût depuis six mois du kiosque
ePresse. Désormais, c’est
10 euros. SFR a aujourd’hui
annoncé que SFR Presse serait
toujours gratuit pour ses abonnés actuels, mais passerait à
5 euros pour les futurs abonnés.
Ceux qui voudront y souscrire
sans être client de l’opérateur de
Patrick Drahi paieront 10 euros.
« Cet accès restreint se ressent sur
les audiences », dit un éditeur.
Baisses d’audience
En outre, pour sa nouvelle
version prévue en juillet, SFR
n’a pour l’instant trouvé des
accords qu’avec 50 des 80 titres
qu’il a actuellement, même s’il y
a « tous les blockbusters ». Ils
seront payés sur la base d’un forfait annuel et non plus sur le
nombre de téléchargements du
titre au format PDF. « Les éditeurs qui ont assez de poids ont
pu négocier une rémunération
comparable, mais pas les autres,
et SFR leur a fait comprendre
qu’il n’était pas gêné de les per-
dre », note un éditeur. Au final,
certains craignent que le manque à gagner fiscal des opérateurs ne soit aussi ressenti par
les titres qui commençaient à
apprécier ce surcroît de diffusion, qui ne semblait pas cannibaliser leurs ventes par les
canaux traditionnels.
Cela dit, les « telcos » n’avaient
pas vraiment le choix. « Sur
les kiosques, les opérateurs télécoms sont confrontés à un effet
de ciseaux, explique un acteur
du secteur. D’un côté, leurs abonnés paient un prix fixe et, de
l’autre, plus les lecteurs consultent de contenus, plus les opérateurs doivent rémunérer les
éditeurs : le modèle économique
n’est donc pas viable. »
Certains craignent
que le manque
à gagner fiscal
des opérateurs ne
soit aussi ressenti
par les titres.
N’empêche, certains opérateurs pensent que le sens de
l’histoire est le développement
d’une sorte de « Netflix de la
presse ». « Tous les titres vont
adopter cette forme de distribution », prédit Alain Weill, PDG
de SFR. L’opérateur s’attend à
des centa ines de millie rs
d’abonnements. Dans cette
optique, SFR a annoncé jeudi
qu’on visionnerait sur son nouveau kiosque les titres disponibles mais que le PDF du titre
serait « désossé » pour donner
un accès plus direct aux articles.
En outre, à côté de cette consultation « froide », le kiosque sera
alimenté en permanence de fils
d’informations « chaudes » et
« premium ». Enfin, on pourra
faire des recherches par thèmes
ou par mots-clefs, et la plateforme proposera des rebonds
au lecteur avec des articles sur le
même thème.
Cette absence de PDF
inquiète certains éditeurs,
car cette forme de consultation
leur permettait d’accroître leurs
chiffres de diffusion OJD à valoriser auprès des annonceurs
publicitaires. Cela dit, le kiosque
SFR pourra intégrer des publicités en format vidéo sur l’interface. Dans ce cas, il y aura partage des revenus. n
AVIS FINANCIERS
Assemblée Générale Mixte
du 21 juin 2018
Les actionnaires du groupe AUREA sont convoqués en assemblée générale
ordinaire et extraordinaire le jeudi 21 juin 2018 à 11h00 au siège social du groupe :
3 avenue Bertie Albrecht – 75008 Paris.
L’ordre du jour, les projets de résolutions et les conditions de participation à cette
assemblée ont été publiés au BALO du 16 mai 2018.
Euronext Paris Compartiment C - Code ISIN FR0000039232 - Mnémonique AURE
www.aurea-france.com
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24 // HIGH-TECH & MEDIAS
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
BlackBerry mise toujours
sur le clavier physique
Prysmian,
nouveau géant
du câble optique
fre d’affaires cumulé de 11 milliards d’euros.
« L’industrie du câble est très
fragmentée. […] La consolidation
va se poursuivre, explique Marc
Leblanc, directeur commercial
chez Pr ysmian chargé de
l’Europe du Sud. Nous allons
rééquilibrer notre présence géographique et grossir aux EtatsUnis, puisque General Cable
réalise là-bas 45 % de son chiffre
d’affaires. »
TÉLÉCOMS
Le câbleur européen
a avalé son concurrent américain
General Cable.
La machine est intraitable.
Un coup à droite, un coup à gauche, l’énorme bête assemble les
720 fibres – chacune aussi fine
qu’un cheveu – qui composent
ce gros câble optique. A Calais,
dans l’usine de l’italien Prysmian, le leader européen du
secteur, personne ne s’émeut de
ce traitement de choc, et pour
cause. Le site, tout près du port,
produit chaque année 5 millions de kilomètres de fibres
en câble. De quoi faire 125 fois
le tour de la Terre.
Avec 82 usines et une présence dans 50 pays, Prysmian
est déjà un mastodonte. Ses
câbles sont utilisés dans les
télécoms, l’énergie, l’aéronautique, et même par les fabricants d’ascenseurs. Le voilà qui
s’apprête à prendre encore plus
de poids : le 3 juin, Washington
a validé sa fusion avec l’américain General Cable.
TÉLÉPHONIE
La marque canadienne,
reprise en 2016 par
le chinois TCL, a
dévoilé jeudi
à New York
un nouveau
téléphone.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
et Etienne Combier
@etiennecombier
La fibre optique,
un marché qui explose
Prysmian, par comparaison,
ne réalisait que 14 % de ses ventes au pays de l’Oncle Sam. Or,
les Etats-Unis sont le deuxième
consommateur mondial de
câbles optiques après la Chine.
En 2018, 56 millions de kilomètres vont être déroulés à travers
l’Amérique du Nord (Etats-Unis,
Mexique et Canada). La France,
avec 14 millions de kilomètres,
est quant à elle à la quatrième
place, selon le CRU Group.
Cette fusion est une réponse
à l’explosion de la demande en
fibre. Ces fils de verre extra-pur,
transportant les données à la
vitesse de la lumière, sont en
train de remplacer les réseaux
de cuivre existants (ADSL). Partout, la demande est en forte
hausse. A tel point qu’une pénurie guette. « La Chine, les EtatsUnis et l’Europe sont des marchés qui croissent à un rythme
de 10 %, voire plus, explique
Eric Stoltz, directeur de l’activité fibre chez Prysmian. On est
donc en pleine augmentation de
nos capacités. » Rien qu’à Calais,
l’usine produit déjà deux fois
plus qu’avant. Elle fait les troishuit et travaille sept jours sur
sept. Même ainsi, elle ne représente toujours qu’un tiers des
besoins du marché français.
A l’échelle du groupe, Prysmian veut produire 60 millions
de kilomètres de fibres en câble
en 2022, contre 40 millions
aujourd’hui. La grande essoreuse qui assemble ces fils du
futur, pourtant nés il y a plus de
cinquante ans, n’est donc pas
près de s’arrêter de tourner.
— R. B. (à Calais)
L’avis du CFIUS
américain, qui vient
d’autoriser la fusion,
était le dernier feu
vert nécessaire.
Annoncée fin 2017, cette
acquisition à 3 milliards de
dollars avait déjà été acceptée
par Bruxelles. En février 2018,
elle avait aussi été approuvée par les actionnaires du
« câbleur » américain, un
groupe de 11.000 employés
basé dans le Kentucky.
Mais le CFIUS, l’organisme
compétent en matière d’investissements étrangers aux
Etats-Unis, n’avait pas encore
donné son aval. Cet ultime feu
vert donne maintenant naissance à un nouveau géant de
22.000 employés, avec un chif-
Faute d’avoir pris à temps le tournant des smartphones,
l’ancien numéro deux du mobile représente
aujourd’hui moins de 1 % du marché. Photo BlackBerry
« Le monde entier a
tourné la page du
clavier, mais BlackBerry veut rester
sur cette niche.
C’est un élément
différenciant, qui
permet d’exploiter
au maximum l’ADN
de la marque. »
ROBERTA COZZA
Analyste mobile chez Gartner
BlackBerry, la star déchue de
la téléphonie mobile, n’est
visiblement pas près d’enterrer
son célèbre clavier, pourtant de
plus en plus anachronique à l’ère
des smartphones, des émojis et
des GIF animés. Pendant que tous
les géants du secteur (Apple, Samsung et Huawei) élargissent au
maximum la taille de leurs écrans,
avec des téléphones « full screen » et
« full touch » ne laissant presque
aucune place aux boutons physiques, la marque canadienne, elle,
fait le chemin inverse.
Avec le Key2, son nouveau
modèle (649 euros) lancé jeudi à
New York, BlackBerry reste fidèle,
coûte que coûte, aux petites touches
noires qui ont fait sa renommée passée. Certes, ce nouveau modèle
combine bien un écran tactile et un
clavier physique. Mais la taille de ce
dernier, par rapport au modèle précédent a augmenté… de 20 % !
Un fondamental
intouchable
Pas question, donc, de toucher aux
fondamentaux. Le groupe continue
de s’adresser aux fans inconditionnels de la marque canadienne,
reprise en 2016 par le chinois TCL
après une longue dégringolade.
Faute d’avoir pris à temps le tournant des smartphones, l’ancien
numéro deux du mobile (derrière
Nokia, lui aussi très marginalisé)
représente aujourd’hui moins de
1 % du marché, selon Gartner.
« On n’a jamais été choisi pour
notre capteur photo, ou pour notre
batterie… », avoue, lucide, François
Mathieu, directeur des ventes internationales de BlackBerry. Cette fois,
la marque espère mieux faire sur ces
deux fronts. Pour la première fois,
un BlackBerry a deux capteurs
photo, même si Huawei en a déjà
mis trois sur son dernier modèle,
une première dans l’industrie. Le
haut niveau de sécurité des téléphones est quant à lui toujours mis en
avant. « Le monde entier a tourné la
page du clavier, mais BlackBerry veut
rester sur cette niche. C’est un élément
différenciant, qui permet d’exploiter
au maximum l’ADN de la marque. Si
BlackBerry abandonnait son clavier,
la concurrence serait plus rude »,
explique Roberta Cozza, analyste
mobile chez Gartner.
Au cours de sa longue existence,
BlackBerry s’est déjà risqué au tout
tactile. Avant le rachat de la licence
par TCL, l’entreprise avait déjà présenté le Z10. Mais ce modèle sans
clavier n’avait pas rencontré un
enthousiasme débordant. Puis, fin
2017, TCL avait dévoilé le Motion, un
autre téléphone tactile. Pour autant,
il n’a jamais été question de remplacer le vaisseau amiral et son
clavier par un autre terminal qui, lui,
en ferait l’économie. « Et pourtant,
l’abandon du clavier physique, c’est
une question qu’on s’est tous posée,
en interne. […] Sur le principe, on n’est
pas fermé aux téléphones 100 % tactiles », explique François Mathieu.
Le Key2 va-t-il faire ses preuves
sur un marché atone et archi-concurrentiel ? « On n’a jamais voulu
mettre un BlackBerry dans les mains
de 50 % de la population française.
On est humble et modeste, décrit
François Mathieu. Aujourd’hui, il y a
deux géants bien établis, Samsung et
Apple, et un challenger, Huawei, à la
troisième place. Mais, après eux, le
marché est extrêmement ouvert.
Dans cette dernière catégorie, on peut
entrer dans le Top 5. » La concurrence sur ce segment s’annonce toutefois rude. Ces derniers mois, les
constructeurs chinois se sont lancés
en Europe à un rythme effréné.
Après OnePlus et Xiaomi, c’est au
tour d’Oppo d’arriver en France, le
19 juin prochain. Autant de nouveaux acteurs qui se posent, comme
BlackBerry, en « alternatives ». n
Livre audio : Editis lance Lizzie
Positive
ÉDITION
Le numéro deux
français de l’édition
lance sa marque sur
un marché mondial en
pleine effervescence.
BUSINESS
#PositiveBusiness
Soirée
du
Jeudi 7 juin
2018
Retrouvez les temps forts sur
www.positivebusiness.fr
Les 4 leaders inspirants sélectionnés par le jury
à l’occasion de la soirée Positive Business
Jean-François
DUFRESNE
Directeur général,
ANDROS
E N PA R T E N A R I AT AV E C
Pierre-Etienne FRANC
Directeur de l’activité
hydrogène énergie,
AIR LIQUIDE
Thierry FRAYSSINET
Directeur général,
FRAYSSINET
Magali SARTRE
Directrice du développement
durable et des relations
Corporate, GROUPE BEL
E N A S S O C I AT I O N AV E C
UNE PRODUCTION
Véronique Richebois
@VRichebois
Il ne manquait plus que lui. C’est
désormais chose faite. Jeudi, Editis,
deuxième acteur français sur
le marché de l’édition derrière
Hachette Livre et devant Madrigall,
s’est lancé sur le marché du livre
audio, avec sa marque Lizzie. Un
nom qui ne doit rien au hasard. Contraction de « lis » et de « easy », Lizzie est aussi le diminutif d’Elizabeth,
le lecteur s’avérant souvent une lectrice. Mais, surtout, sa sonorité
anglo-saxonne lui prête un côté
branché, « jazzy », qui correspond
parfaitement à la stratégie éditoriale d’Editis très « marketée ».
« Nous souhaitons viser un public
très large, mixte, en attirant de
nouveaux lecteurs, plus jeunes, amateurs de séries, peut-être plus masculins et moins CSP + que ceux du
livre “papier”, et qui téléchargeront
Lizzie sur leur smartphone », indi-
que Marie-Christine Conchon,
présidente de la filiale Univers
Poche d’Editis (Pocket, Fleuve
éditions, 10/18…), chargée de la nouvelle marque.
La filiale du groupe espagnol
Planeta surgit bonne dernière sur le
marché français de l’audiobook,
dominé par Hachette Livre – présent depuis 2008 via Audiolib
(dont le chiffre d’affaires est passé
de 2,2 millions d’euros en 2014 à
3,9 millions en 2017) – et où Gallimard et Amazon (Audible) sont
bien implantés. Tandis que Google
Play Audio, lancé en février, tout
comme la FNAC, avec sa liseuse
Kobo partenaire d’Orange depuis
avril, commencent à sortir les dents.
Le podcast, au cœur
du dispositif Lizzie
Le challenger d’Hachette Livre
compte toutefois compenser le
temps perdu grâce à l’envolée du
podcast, au cœur de son dispositif
marketing et de son offre éditoriale…
et sur lequel n’ont pas pu s’appuyer
ses concurrents, contraints pendant
des années d’essuyer les plâtres d’un
marché balbutiant.
Entre 2014 et 2017, les volumes
globaux de ventes de livres audio ont
progressé de 50 % en France, grâce,
pour l’essentiel, aux téléchargements de livres, qui ont été multi-
pliés par 2,8, tandis que les ventes de
C D s e m a i n t e n a i e n t (s o u r c e
Hachette Livre). Dans ce contexte,
Editis table sur une stratégie valorisant son catalogue d’auteurs maison
grand public – Marc Lévy (Robert
Laffont), Michel Bussi (Presses de la
Cité), Jean Teulé (Fleuve éditions),
Franck Thilliez (Pocket)… – afin de
toucher, dès le début de l’été, de nouveaux publics. D’ores et déjà, ces
quatre auteurs sont intégrés à l’offre
globale de 23 titres que Lizzie propose dès son lancement, jeudi. Et
une centaine de titres seront proposés fin 2018. Enfin, alors que le
groupe Editis a investi 2 millions
d’euros pour lancer Lizzie, il table
sur un chiffre d’affaires de 2 millions
d’euros pour atteindre l’équilibre
financier en juin 2019.
Le « gâteau » de ce nouveau relais
de croissance pour les éditeurs a de
quoi faire rêver : « L’audiobook
ne détient en France que 1 % de part
de marché en valeur – là où il en
revendique 15 % en Suède –, et 80 %
des Français n’en ont jamais écouté »,
glisse Julie Cartier, directrice générale adjointe. Alors que le marché
mondial de l’audiobook est estimé
par l’Association des éditeurs
audio… à 2,1 milliards de dollars
(1,7 milliard d’euros), en hausse de
18,2 % par rapport à 2016. De quoi
mettre les bouchées double. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 25
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
START
UP
Z
U
L'APPLI
Besoin d’une confirmation en cuisine
ou hésitation entre deux recettes ?
Créée par des passionnés de gastronomie, des professionnels du numérique et des
chefs, l’application mobile « Oui Chef ! » a vu le
jour pour permettre au public de poser des questions à des chefs étoilés. Huit ont déjà rejoint la
plate-forme. L’application et la première question
sont gratuites. Les utilisateurs doivent ensuite
acheter des packs de crédits pour échanger de
nouveau.
REBOND
2,2
MILLIONS D’EUROS
C’est le montant réuni par Velocita
Energies sur la plate-forme de financement participatif Lendosphere.
1.297 prêteurs se sont mobilisés pour
donner vie aux premières étapes de
construction d’un parc de 16 éoliennes.
Frichti abandonne la livraison payante
e t l a n c e u n e o f f r e d ’a b o n n e m e n t ,
Frichti+. La start-up qui cuisine des
repas propose à ses clients, pour 5 euros par mois, de
se faire livrer en moins d’une heure pour aucun coût
supplémentaire. La livraison express, réalisée elle
en moins de 30 minutes, tombe à 1,50 euro au lieu de
2,90 euros pour les abonnés à ce nouveau service.
Avec cette proposition calquée sur le modèle Prime
d’Amazon, Frichti veut devenir un réflexe dans la vie
de ses clients, indique la jeune pousse, qui célèbre
son troisième anniversaire.
CONCOURS
CVC ou VC
il faut choisir !
TabHotel et I’m Ok
Restaurant ont remporté le concours
organisé par le Salon
Food Hotel Tech à
Paris le 5 juin dernier.
Encore toutes jeunes,
ces start-up espèrent
attirer l’attention
des investisseurs.
Guillaume Bregeras
@gbregeras
La restauration et l’hôtellerie classiques ne sont pas mortes. Si les
start-up de la foodtech et du tourisme tendent souvent à dématérialiser un maximum d’opérations, d’autres cherchent au
contraire à améliorer l’expérience
des clients qui se déplacent dans
ces lieux d’accueil. TabHotel et I’m
Ok Restaurant illustrent ce contrecourant et viennent toutes les deux
de remporter un prix durant le
salon Food Hotel Tech qui s’est
tenu à Paris les 4 et 5 juin dernier.
La première, créée fin 2013, veut
permettre aux réceptionnistes
hôteliers de se concentrer sur le
conseil en les débarrassant des
tâches administratives. « Nous
sommes positionnés sur l’environnement client et nous avons effectué
un pivot en 2015 pour nous concentrer sur un nouveau produit »,
explique son cofondateur Fabrice
Goussin. Ce nouveau produit est
un logiciel embarqué dans un support physique comme un smartphone ou une borne qui permet
d’effectuer les opérations de préchecking jusqu’au paiement d’une
Les cofondateurs de TabHotel (à gauche) et I’m Ok Restaurant (à droite), lauréats du concours
du Salon Food Hotel Tech. Photo FoodHotelTech
prestation hôtelière. Sa dernière
version, une tablette baptisée Eole,
qui est déjà en place chez M3 Hospitality et Elysée Val d’Europe,
commence aussi à intéresser les
clients du secteur du luxe, notamment pour rendre l’accueil des
clients plus exclusif en les isolant
dans un petit salon par exemple.
Tuer la file d’attente
Si TabHotel ne communique pas
encore sur son chiffre d’affaires,
elle s’appuie sur un réseau de
clients comme Radisson Blu, qui
utilise l’une de ses premières applications, un logiciel gestionnaire de
signalétique dynamique pour les
salles de réunion. Elle s’appuie sur
une équipe d’une dizaine de personnes (dont la moitié sont des
indépendants) et un total d’environ 500.000 euros levés auprès
d’un family office, de bpifrance
Normandie et de la région Nor-
mandie. La seconde start-up primée lors de ce concours cherche
également à réunir des fonds, mais
a démarré sur la base d’un contrat
avec AccorHotels fin 2016, se rappelle William Bonutto, cofondateur de I’m Ok Restaurant : « Nous
avons créé la société le 16 décembre
2016, soit le lendemain de la signature de notre premier contrat qui
validait notre modèle. » Son produit ? Une technologie d’analyse et
de prédiction des flux dans les
lieux de repas, que ce soit des établissements privés ou des restaurants d’entreprise. « Nous sommes
partis du constat que la donnée
importante n’était pas transmise
aux employés de terrain au bon
moment », détaille le cofondateur.
C’est le secteur de la restauration
qui finit par être le plus
demandeur et la jeune pousse s’y
spécialise. Que ce soit pour entrer
dans un lieu de restauration, com-
mander un plat ou régler la note, la
jeune pousse veut aider les gestionnaires de ces lieux à en finir
avec les files d’attente. Dans un premier temps, elle les aide donc à
comprendre leur flux en s’adaptant au matériel éventuellement
déjà en place, puis définit des scénarios pour anticiper les zones de
saturation, comme le détaille
William Bonutto : « Nous sommes
capables de prédire un embouteillage sur une caisse dix minutes
avant que cela ne se produise, par
exemple. Ce qui permet de déclencher une solution de paiement
mobile et de juguler le flux. »
Uniquement fondée sur fonds
propres, la start-up compte
45 clients et attire désormais
d’autres secteurs comme celui des
bâtiments. De quoi réfléchir à une
levée de fonds et se doter des
ressources nécessaires pour y
arriver. n
Quand le verger tient dans un smartphone
AGRITECH
Biorfarm, start-up
italienne, met directement en contact les
petits agriculteurs
biologiques et les
consommateurs, qui
suivent directement la
croissance des fruits.
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
« Adopte un arbre ». C’est l’invitation de Biorfarm, start-up fondée
par un Calabrais de trente et un
ans. En 2014, Osvaldo de Falco
décide de changer de vie et démissionne de son poste de consultant
financier d’une multinationale. Il
rentre dans sa région du sud de
l’Italie pour aider son père à relever l’entreprise agricole familiale.
La situation qu’il trouve le laisse
perplexe. Son père vend en gros
ses clémentines 20 centimes le kilo
qui se retrouvent à 3,50 euros sur
les étals des magasins milanais.
Malgré l’excellence de ses produits, l’entreprise était menacée
de fermer, comme cela arrive à
La start-up italienne permet à ses clients d’adopter un arbre
pour suivre sa production de fruits et les recevoir à maturité.
Photo Biorfarm
60 autres par jour d’après les chiffres de la Coldiretti, le principal
syndicat agricole italien.
1.500 clients
Le jeune homme est d’autant plus
étonné que la demande de fruits
et légumes, dans le sillage de celle
d’une alimentation plus saine, a
fortement augmenté ces dernières
années. Il s’associe donc à Giuseppe Cannavale, un producteur
de la Campanie voisine, pour « utiliser les nouvelles technologies et
offrir des fruits biologiques à un
prix équitable à un plus grand nombre de consommateurs ».
Biorfarm voit ainsi le jour et
passe rapidement de 8 producteurs à trente d’ici à la fin de
l’année. Cette plate-forme permet
de les mettre en contact en leur
fournissant une alternative aux
traditionnels réseaux de distribution. Les clients consultent leur
profil sur le site et ont la possibilité
d’adopter un arbre pour suivre
depuis leur ordinateur ou leur
smartphone la croissance des
fruits. Il en revient une trentaine
d’euros pour un oranger et une
centaine d’euros pour un olivier.
Une fois arrivés à maturité, les
fruits pourront être directement
recueillis par le client ou envoyés
chez lui sous 48 heures. Actuellement, cinq jours en moyenne
s’écoulent entre le moment où le
fruit quitte le champ et celui où il
arrive sur un étal de supermarché.
Ils sont déjà 1.500 clients dont
plus de 1.000 en Italie, mais
certains viennent de l’étranger,
en particulier des Pays-bas.
2.000 caisses, soit plus de 20 tonnes de citrons de Sicile, de clémentines de Calabre, d’oranges et
d’abricots de Campanie ou encore
de pommes du Trentin ont déjà
été envoyées. La prochaine étape
sera d’expédier des légumes tout
en poursuivant le rêve de devenir
une grande entreprise agricole
numérique où les personnes travaillant dans les champs, vergers
et potagers sont connectés à ceux
qui consomment leurs produits.
Le modèle séduit également en
B to B. Biorfarm vient de nouer un
partenariat avec une grande entreprise qui offre à ses salariés la possibilité de commander de grosses
quantités de fruits et de les recevoir
au bureau. n
Pour les start-up, c’est une bonne
nouvelle : chaque année, il se crée
de plus en plus de Corporate
Venture Capital (CVC) dans le
monde. Leur nombre a augmenté
de 70 % en quatre ans, passant de
678 à 1.153 en 2017. Mais, aux
Etats-Unis, ces entités soulèvent
un problème car elles ne parviennent pas à générer de la croissance pour leur maison mère, ce
qui pourtant est leur raison d'être.
Il y a bien quelques exemples
contraires, comme Qualcomm
Ventures ou Intel Capital. Ou
Xerox Technology, qui investissait
avec succès dans des sociétés
valorisant ses propres inventions
technologiques. Sur le papier, les
CVC sont créés pour investir dans
l’innovation externe (open innovation) afin de la combiner avec
l’innovation interne et accroître
l’offre de produits et de services.
Ils sont censés compenser un
déficit d’innovation et doivent
aussi préparer à des marchés
naissant ou connexes au-delà du
métier de la maison mère.
L’attirance des
meilleures start-up
pour le capital-risque
(VC) traditionnel
de la Silicon Valley
complexifie la donne
pour les CVC.
Mesurer l’apport
stratégique
Trois formes de CVC se dégagent
aujourd’hui. Ceux qui développent et commercialisent leurs
propres produits afin d’augmenter leur impact commercial. Les
résultats sont faciles à mesurer,
mais le retour financier direct
n'est pas la priorité ; Ceux qui
cherchent des innovations extérieures pour les distribuer et
enrichir leur offre. Le retour
financier direct n'est pas l’objectif
principal, mais l’on peut en mesurer l’impact incrémental sur le
chiffre d’affaires concerné ; Et
puis ceux qui veulent prendre des
positions en vue d’acquisitions
pour expansion ou diversification
dont on pourra mesurer l’apport
stratégique puis financier.
Les CVC moins attirants
que les VC
L’attirance des meilleures start-up
pour le capital-risque (VC) traditionnel de la Silicon Valley complexifie la donne pour les CVC.
Perçus comme une source de
financement plus facile, ils sont
moqués pour leur prétendue
lourdeur et stratégie instable. En
manque de résultats stratégiques
– plus difficiles à mesurer que le
spectre financier –, les CVC visent
la rentabilité financière pour
perdurer. Le problème que soulève cette stratégie est le manque
de visibilité à sept ou dix ans. La
Denis Allard/RÉA
Deux pépites de la foodtech
réinventent l’accueil client
TRIBUNE //
GEORGES
NAHON
PDG d’Orange
Silicon Valley
stratégie d’investissement se
détache alors de celle de l’entreprise et devient de moins en
moins comprise par les opérationnels qui s’en éloignent. Ce qui
pousse les CVC vers le modèle VC
n’est autre que la motivation
financière personnelle de leurs
équipes, qui veulent être traitées à
la hauteur de leurs confrères du
capital-risque classique, c’est-àdire être commissionnées au
succès des affaires qu’elles financent.
Préparer des acquisitions
La recherche d’innovations
externes ou de nouveaux modèles
économiques est essentielle pour
compléter la R&D de manière
efficace. Si les CVC deviennent de
simples VC, il leur faut alors
poursuivre par ailleurs un objectif stratégique en s’appuyant sur
les compétences clefs de son
entreprise (juridique, finance,
M&A…). Pour mieux identifier les
start-up, il faut aussi donner un
rôle prépondérant aux opérationnels tout en reconnaissant les
apporteurs d’affaires. Investir
pour apprendre est utile mais
non prioritaire. Cela reste difficile
à transformer en avantage différentiel mesurable et prend trop
de temps. Mais investir en vue
d'une acquisition est beaucoup
plus viable et compréhensible par
tous. C’est souvent la meilleure
façon d’entrer dans de nouvelles
activités. n
ANNLEGALECH
annonces légales
COMMUNE DE DRANCY. Etablissement
public administratif place de l’Hôtel de
Ville 93700 Drancy. Acte SSP du 4 juin
2018 : achat amiable 87 rue Roger
Salengro 93700 Drancy d’une licence
IV au prix de 12 500 €TTC et des biens
d’occasion matériels et mobiliers au prix
de 20 000 €TTC. Précédent propriétaire:
753 349 497 RCS Bobigny. WN2. Activité :
café restaurant siège social 26 rue des
Rigoles 75020 Paris.
Association GAPAVE
Association régie par les dispositions
de la loi du 1er juillet 1901,
Siège social : 191, rue de Vaugirard
75015 PARIS,
déclarée à la Préfecture de Police de
Paris sous le numéro : W751010166,
Numéro SIREN 784 854 879
CONVOCATION A L’ASSEMBLEE
GENERALE ORDINAIRE
Le : 29 juin 2018 A 15h00
Lieu : 191 rue de Vaugirard –
75015 PARIS
Ordre du jour
1/ Rapport du Conseil d’administration
sur les opérations et les comptes
de l’exercice clos le 31/12/2017
2/ Rapport du Commissaire aux
Comptes
3/ Affectation du résultat de l’exercice
2017
4/ Renouvellements et nomination
d’Administrateurs.
Le Président
La ligne de référence est de 40 signes
en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage
de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités
sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
en
direct
Explosion dans
l’usine Soprema
PACA Givaudan, le leader mon-
BOURGOGNE-FRANCHECOMTÉ Une explosion, qui s’est
dial du secteur des parfums et
arômes, dirigé par Gilles
Andrier, a finalisé l’acquisition
d’Expressions Parfumées, une
maison française de création de
parfums. La PME implantée à
Grasse (Var) est une pionnière
des compositions naturelles de
parfumerie avec une gamme
adaptée au secteur bio.
Givaudan
PME
&REGIONS
Givaudan reprend
une société
produite dans les locaux de la
société Soprema, un site classé
« Seveso seuil haut » fabriquant
des produits d’isolation, à SaintJulien-du-Sault (Yonne), a fait
trois blessés, dont deux graves
souffrant de brûlures. La situation est redevenue normale sur
le site, a précisé la préfecture,
ajoutant que le feu a été rapidement éteint par le personnel de
l’établissement, qui a été évacué.
L’accident se serait produit suite
à des travaux de maintenance
par une société extérieure, les
étincelles d’une disqueuse ayant
fait exploser un bidon de solvant. Une enquête a été ouverte
par la procureure de la République à Sens, Marie-José Delambily, en lien avec l’Inspection des
installations classées et l’Inspection du travail.
Les agriculteurs relancent la contestation
contre la future bioraffinerie de Total
l Le projet de bioraffinerie qui autorise l’importation d’huile de palme agace les organisations agricoles, qui ont décidé
de bloquer 13 raffineries et dépôts de carburants à partir du 10 juin.
l Elles réclament plus d’approvisionnement tricolore dans un contexte de grande inquiétude de la filière oléoprotéagineuse française et de révision des textes européens sur les biocarburants traditionnels pour la période post-2020.
275
PROVENCE-ALPESCÔTE D’AZUR
MILLIONS D’EUROS
C’est le montant de l’investissement réalisé par Total
sur la raffinerie permettant
le sauvetage de 450 emplois.
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
Après plusieurs mois de controverses, le projet de reconversion en bioraffinerie du site Total la Mède, près
de Marseille, a fini par cristalliser le
mécontentement de la filière agricole. Les Jeunes Agriculteurs et la
Fédération nationale des syndicats
d’exploitants agricoles protesteront
ce dimanche 10 juin et jusqu’au 13
contre l’autorisation donnée à
l’industriel d’importer une grande
part d’huile de palme. Ils ont
annoncé la blocage de treize raffineries et dépôts de carburant à Donges (Loire-Atlantique), Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime),
Dunkerque (Nord), Grandpuits (Seine-et-Marne), Vatry (Marne), Strasbourg, Cournon (Puy-de-Dôme),
Lyon et Feyzin (Rhône), la Mède
(Bouches-du-Rhône) et Toulouse.
En Ile-deFrance, Coignières (Yvelines) et Gennevilliers (Hauts-deSeine) sont concernés. Les agriculteurs protestent contre « un nonsens économique et écologique »
alors que le sol français fournit,
selon eux, « assez de colza et de tournesol pour alimenter une filière énergétique nationale ».
L’ONG Les Amis de la Terre qui
s’est jointe à ce mouvement de grogne, s’aprête, quant à elle, à contester l’arrêté préfectoral autorisant
l’exploitation de la bioraffinerie
devant le tribunal administratif de
Marseille, dénonçant « un forestocide », référence aux milliers d’hec-
Le site Total la Mède, première bioraffinerie de France, cristallise le mécontentement de la filière agricole, notamment des Jeunes Agriculteurs et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. Photo Ian Hanning/RÉA
tares de forêt primaire détruits
notamment en Indonésie pour y
installer des plantations de palmiers.
Cette action est ciblée avec attention. « L’autorisation accordée est
potentiellement caduque car elle ne
contient pas d’indication des sources
d’approvisionnement », explique le
secrétaire CGT du CE, Fabien Cross,
qui s’inquiète de la pérennité du site.
A l’arrêt depuis avril 2015 pour des
travaux de transformation qui ont
pris un an et demi de retard, Total La
La Marne entre colère
et incompréhension
Industriels et élus
du territoire dénoncent
une décision gouvernementale qui menacerait
une décennie de recherche
et d’investissements
dans le domaine
des biocarburants.
Guillaume Roussange
— Correspondant à Amiens
Dans la Marne, comme dans l’ex-Picardie, la perspective d’une explosion de la production de biocarburants à partir d’huile de palme
suscite colère et inquiétude. Depuis
dix ans et la création du pôle de
compétitivité Industrie et AgroRessources (IAR), le territoire s’est
érigé en fer de lance des biocarburants, de première, puis de seconde
génération. C’est-à-dire, fabriqués à
partir d’ingrédients non destinés à
l’alimentation humaine. Sur le site
de Pomacle-Bazancourt, 80 millions d’euros ont été injectés par
une dizaine de partenaires, dont
Total, pour la création d’un site
pilote, capable de produire
180.000 litres de carburant chaque
année à partir de paille ou d’écorces
de bouleau.
Côté Hauts-de-France, un second
projet, BioTfuel, a bénéficié d’un
budget public-privé de 178 millions
d’euros, destiné à construire deux
démonstrateurs industriels. Le premier a vu le jour à Venette, dans
l’Oise, sur le site compiégnois du
groupe Avril, le spécialiste des huiles. Là encore, Total figurait parmi
les principaux acteurs du projet.
Partenariat fissuré ?
Aujourd’hui, la belle entente semble fissurée. Chose rare dans le
monde traditionnellement huilé de
la recherche industrielle, Jean-Philippe Puig, le directeur général
du groupe Avril lui-même, a ouvert
le feu, fustigeant dans une tribune
publiée sur les réseaux sociaux un
choix « incompréhensible » du
Mède a vu ses effectifs fondre de 500
employés à 340. Ils ne seront plus
que 250 en 2023. L’autorisation
ministérielle accordée pour sauver
le site permet à Total d’utiliser
450.000 tonnes d’huiles végétales
brutes « de toutes natures », soit près
de deux tiers de ses capacités de traitement annuel. Le raffineur a investi
275 millions d’euros dans cette
reconversion et il a pris l’engagement de limiter son approvisionnement en huile de palme « à 50 % des
volumes de matières premières, soit
au plus 300.000 tonnes par an ». Le
projet se heurte cependant à une
directive européenne sur la suppression progressive de l’huile de
palme dans les biocarburants d’ici à
2021. Bien que non contraignant, ce
texte, voté en janvier, doit faire
l’objet d’une négociation avec le
Conseil européen et la Commission.
Ces atermoiements agacent le
président de Total, Patrick Pouyanné. La semaine dernière, il a rappelé avoir pris les devants en décidant d’alimenter sa raffinerie
controversée avec 50.000 tonnes de
colza français. « Franchement, ce ne
sont pas les plus rentables du mix de
végétaux qu’on va mettre dans cette
installation », a-t-il polémiqué.
Le groupe affirme avoir mis en
place une équipe dédiée qui s’assurera du respect des critères de durabilité de la chaîne logistique,
notamment sur l’approvisionnement auprès de producteurs certifiés Roundtable on Sustainable
Palm Oil, une ONG qui compte plus
de 3.000 membres – répondant à
des critères précis sur la normalisation écologique du secteur. Sur
3 millions de tonnes de biodiesel
actuellement consommées en
France, un quart, soit 900.000 tonnes, sont fabriquées à l’étranger. n
En Lorraine, le colza cherche
de nouveaux débouchés
gouvernement. « Cette décision
sacrifie le colza français et la production de carburants renouvelables
made in France. En amputant pour
partie ce débouché, c’est toute une
stratégie de filière agricole bâtie
depuis près de trente ans que l’on déstabilise », s’insurge le responsable.
Les élus locaux, aussi, sont montés au créneau. D’une même voix,
Catherine Vautrin, présidente (LR)
de l’agglomération rémoise, et
Arnaud Robinet, le maire (LR) de
Reims, ont appelé les « forces vives
du territoire » à se mobiliser contre
une décision « écologiquement
irresponsable », selon l’édile.
Visiblement, le message est
passé. Lors d’une récente visite à
Laon, la patronne de la FNSEA,
Christiane Lambert, a appelé dans
un entretien accordé au journal
« L’Union » les agriculteurs à se
mobiliser et à organiser des blocus
des raffineries et des sites de stockage, dont celui de Vatry dans la
Marne. n
A Verdun, Ineos se tourne
vers le marché de l’huile
alimentaire pour compenser le recul des biocarburants. Les agriculteurs
lorrains défendent le colza
tant comme culture
de rotation que pour
nourrir le bétail.
Pascale Braun
— Correspondante à Metz
Voilà dix ans, Ineos et la coopérative agricole EMC2 inauguraient
en plein champ un investissement
de 90 millions d’euros pour ancrer
à Baleycourt une usine dédiée à la
fois aux biocarburants et à la
nutrition animale. Depuis,
la France et l’Europe ont progressivement retiré leur soutien au
biodiesel. L’usine meusienne s’en
trouve affectée, mais son modèle
de filière courte perdure.
Champlor Ineos compte
140 salariés et traite annuellement
350.000 tonnes de colza, dont sont
extraites 150.000 tonnes d’huile et
200.000 tonnes de tourteau. Le
volume de colza traité a baissé
de 50.000 tonnes en deux ans et
l’usine a arrêté l’une de ses deux
lignes de biodiesel. Mais elle a
consacré 5 millions d’euros à
de nouveaux outils de raffinage
qui lui permettent aujourd’hui
d’écouler les deux tiers de son
huile sur le marché alimentaire.
Energie pénalisée,
protéines ignorées
« Il existe dès aujourd’hui des
débouchés dans l’huile alimentaire
et il y en aura demain dans la chimie
verte et les protéines. Mais la culture
du colza est menacée à court terme
par le manque de pragmatisme et
de coordination entre les politiques
tant françaises qu’européennes : le
plan énergie le pénalise et le plan
protéines l’ignore », estime Christophe Sussat, PDG de Champlor.
Pour l’heure, l’industriel entrevoit
dans des dispositifs fiscaux – qui
restent à inventer – la possibilité
de différencier l’origine des biocarburants pour avantager les
produits extraits du colza.
« Voilà dix ans, la filière agricole
a répondu au plan biocarburant,
mais elle y trouve aujourd’hui un
avantage encore plus important
en matière de nutrition animale.
La Meuse est le principal bassin de
production de l’AOC brie de Meaux
et les éleveurs sont aujourd’hui
demandeurs de tourteaux traçables
et de proximité », assure Philippe
Mangin, dirigeant d’EMC2 et
conseiller régional du Grand Est.
Certes, les qualités nutritionnelles du colza et du tourteau sont
différentes et leur cours fluctuant
ne favorise pas systématiquement
l’un ou l’autre des deux oléagineux. Confrontés à une menace
sur la culture de colza tout entière,
les agriculteurs pourraient renforcer leur engagement en faveur
des filières courtes. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PME & REGIONS // 27
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
40 %
sidente s’est engagée à s’opposer à la
construction de toute centrale
nucléaire sur le territoire francilien.
Le plan représente un investissement de 150 millions d’euros d’ici àla
fin de la mandature, soit une augmentation annuelle estimée à 60 %.
Shutterstock
DE LA CONSOMMATION FRANCILIENNE D’ÉNERGIE
en renouvelables contre 11 %
aujourd’hui, c’est l’objectif que s’est
fixé la présidente de la région Ile-deFrance, Valérie Pécresse, dans le
cadre de la stratégie énergie-climat.
La région est la dernière à se doter
d’une stratégie énergétique. La pré-
innovateurs
JO 2024 : vers une
piscine moins chère
ÎLE-DE-FRANCE Nouveau scénario pour la future piscine olympique de Saint-Denis. Selon
« Le Parisien », sa reconfiguration coûterait de 80 à 90 millions
d’euros et n’accueillerait plus
que le plongeon et le water-polo.
Pour la natation, des bassins
démontables seraient
réimplantés « ailleurs en SeineSaint-Denis ».
Deux Cinq Un rend les
panneaux d’information
du BTP communicants
annonce que Vitalis dotera le site de
Sud Horizon de moyens nécessaires
à son développement dans les deux
ou trois ans. Au total, le nouvel
ensemble représentera rapidement
30.000 tonnes, soit près de 10 % du
marché français.
HAUTS-DE-FRANCE
Le nouvel ensemble
baptisé Vitalis affiche
ses ambitions avec un
nouvel outil industriel
dans le Nord
et une perspective
d’ouverture du capital.
L’IDÉE
DEUX CINQ UN
Baisse du poids moyen
des sacs
Olivier Ducuing
— Correspondant à Lille
C’est en toute discrétion qu’un acteur
de poids sur le marché français de
l’oignon et de la pomme de terre a vu
le jour ces derniers mois. Le groupe
Vitalis, qui se positionne parmi les
cinq premiers conditionneurs et
négociants du secteur en France, est
né du rapprochement d’entreprises
familiales de négoce en pommes de
terre, oignons et condiments :
Billaut, Loridan, Négonor, Sermaplus et Terréa.
Ce projet a maturé plus de deux
ans, entre opérateurs qui se connaissaient déjà à travers un club d’entrepreneurs et une filiale commune à
l’export. Une durée pendant laquelle
une opportunité d’acquisition s’est
présentée et a été conclue en parallèle pour se renforcer dans le
DR
Oignon et pommes de terre : six
négociants familiaux fusionnent
Le groupe Vitalis se positionne parmi les cinq premiers conditionneurs et négociants du secteur en France. Photo Olivier Ducuing
domaine de l’oignon, à travers la
société Sud Horizon, à Mallemort
(Bouches-du-Rhône). Elle conditionne 11.000 tonnes d’oignons haut
de gamme avec une équipe de
15 personnes.
Cet outil vient conforter l’autre
unité de conditionnement en
oignons et condiments du groupe à
Merville (Nord). Au terme d’un
investissement de 6,2 millions
d’euros, cette usine neuve vient
d’être inaugurée, en substitution
d’un ancien site, à Bavinchove. Les
gains de productivité sont importants, pour cette unité trois fois plus
grande (6.000 m2).
La production, initialement spécialisée dans les grandes séries destinées à la grande distribution, va pouvoir se placer aussi sur les gammes
premium. Le site doit traiter
13.000 tonnes cette année. Francisco
Moya, directeur commercial,
Date de création : 2017
Président : Vincent Trelcat
Effectif : 2 personnes
Secteur : objets connectés
Riche également de huit sites de conditionnement de pommes de terre
en France, Vitalis se positionne
aujourd’hui comme le premier
réseau privé derrière les grandes
coopératives de type Agrial (Terres
de France), Pom’Alliance ou Parmentine. Il compte 200 salariés pour
un chiffre d’affaires de 120 millions
d’euros, dont 18 % à l’export. Sa nouvelle structure doit lui donner une
meilleure visibilité face à la distribution, mais aussi une souplesse pour
adapter l’offre sur un marché qui se
complexifie, avec un poids moyen
des sacs de pommes de terre qui ne
cesse de diminuer et un niveau
d’information et d’exigence toujours
plus grand chez les consommateurs. Une évolution qui conduit les
associés de Vitalis à prévoir déjà de
nouvelles étapes à terme, avec une
hypothèse d’ouverture du capital
dans les quatre ou cinq ans, à travers
de nouvelles structures. n
Guillaume Roussange
— Correspondant à Amiens
Née en juin 2017 grâce au concours Smart Grids Awards
organisé par Enedis, la start-up
Deux Cinq Un entend réinventer les panneaux d’information
sur les chantiers. Elle a choisi un
modèle standard, utilisé dans le
BTP depuis quinze ans, qu’elle a
doté d’un boîtier alliant des systèmes de communication wi-fi,
Bluetooth et GPS. Avec une précision d’une cinquantaine de
mètres, le panneau détecte les
téléphones portables passant à
proximité et y diffuse toutes les
informations relatives au chantier. En téléchargeant l’application gratuite, les riverains peuvent ainsi recevoir des alertes,
comme une interdiction de cir-
Olmix relance la production de dérivés
alimentaires à partir d’algues en Russie
La PME bretonne vient
de signer un accord
de prêt de 15 millions
d’euros avec la
Caisse des Dépôts
et Consignations et
le Fonds russe pour
les investissements.
Benjamin Quénelle
— Correspondant à Moscou
« Une première étape pour relancer
notre présence en Russie ! » Nicolas
Pasanau, le directeur de la filiale à
Moscou d’Olmix, ne cache pas son
enthousiasme après l’accord de
prêt de 15 millions d’euros pour
développer la vieille usine à SaintPétersbourg de la PME bretonne.
L’accord, passé avec la Caisse des
Dépôts et Consignations et le Fonds
russe pour les investissements
(RDIF), a été signé le 24 mai, à l’occasion du passage d’Emmanuel
Macron au Forum économique de
Saint-Pétersbourg. Pour la PME
spécialisée dans les dérivés alimentaires à partir d’algues, ce prêt
conjoint s’inscrit dans un projet de
développement évalué au total à
75 millions d’euros. Objectif : produire localement alors que les gammes d’Olmix vendues aujourd’hui
en Russie sont importées. Les travaux dans l’usine, dont la produc-
tion se limitait jusque-là à du sulfate de cuivre pour l’alimentation
du bétail, devraient durer un an
et finir à temps pour les ventes saisonnières du printemps 2019.
Algues importées
de Bretagne
Il s’agira de fabriquer des fertilisants
bio pour l’agriculture, mais aussi
des produits pour les animaux
(notamment des asséchants pour
litières). Les algues seront certes
toujours importées de Bretagne,
mais la plupart des autres éléments
viendront de Russie. « Nous menons
actuellement un gros travail pour
assurer cet approvisionnement
local », explique Nicolas Pasanau,
qui veut profiter du boom actuel
du secteur agroalimentaire en
Russie pour faire passer à terme
le chiffre d’affaires d’Olmix dans
ce pays de 1 million à près de 20 millions d’euros.
Le prêt de la CDC et du RDIF, dans
le cadre de leur fonds commun pour
investir dans des projets francorusses, permet à Olmix de bénéficier d’un soutien stable, politique et
financier. Avec des taux, de surcroît,
plus avantageux qu’auprès d’une
habituelle banque commerciale.
Les négociations se poursuivent
désormais pour la suite du projet.
Après la modernisation de l’usine
de Saint-Pétersbourg, l’objectif est
d’ouvrir des micro-usines dans plusieurs régions de Russie, notamment dans le Sud agricole du pays. n
LA PME À SUIVRE
AUVERGNERHÔNE-ALPES
Effectif : 6 salariés en France
Chiffre d’affaires : 0.9 million
Activité : logiciel
Léa Delpont
— Correspondante à Lyon
En vue de la rénovation du centre
commercial La Part-Dieu qui a
démarré à Lyon, Enedis a fait appel
à Futurmap, jeune société du cru,
pour un exercice délicat : la création
d’une maquette 3D de l’intégration
de ses réseaux électriques dans le
labyrinthe architectural. Spécialiste
du traitement de données géographiques, l’entreprise créée en 2014
par deux ingénieurs topographes
élabore des plans 2D ou des maquettes numériques 3D à partir d’acquisitions de données topographiques en
masse : des nuages de points fournis
par les nouvelles générations de
scanners, lidars, drones ou voitures
itinérantes de « mobile mapping ».
Elle emploie six personnes à Lyon
et… 80 à Madagascar, pour un chiffre d’affaires de 900.000 euros en
2017. Elle a modélisé l’année dernière environ 1.000 kilomètres de
voirie et 600.000 mètres carrés de
bâtiments, grâce à l’appui de sa
main-d’œuvre malgache qui réalise
l’essentiel de la saisie informatique.
En effet, explique Florent Michels,
président et cofondateur avec Luc
Straub, « l’enjeu n’est plus l’acquisition des données, automatisée, mais le
traitement de ces données, qui reste
essentiellement manuel. Il faut deux
mois pour enregistrer 500 kilomètres de rues, mais dix mois de production pour obtenir un plan complet ».
Cartes du sous-sol
Le savoir-faire innovant de Futurmap consiste à automatiser de
plus en plus l’interprétation des
« points » pour gagner du temps sur
ses concurrents. « Au démarrage, on
était à 20 %, aujourd’hui nos algorithmes nous permettent d’atteindre
40 %, ce qui est déjà une belle performance. Et on va continuer à progresser », affirme Florent Michels. Les
logiciels Futurmap permettent de
détecter dans l’imagerie de « mobile
L’INITIATIVE
AUX FRONTIÈRES
DU PIXEL
Pascale Braun
— Correspondante à Metz
Futurmap automatise la cartographie
mapping » 95 % des « affleurants
réseaux », autrement dits tampons,
regards, plaques d’égout et autres
éléments présents sur la voirie, et de
les repositionner sur le plan avec
une précision de 10 centimètres. Le
service R&D travaille sur un outil
non plus de surface mais de représentation en sous-sol, pour concevoir des plans de synthèse des
réseaux enterrés d’eau, de gaz, électriques, fibre… « Ces plans existent
séparément, et leur précision est peu
fiable », explique le dirigeant, qui
estime pouvoir superposer jusqu’à
une vingtaine de sources différentes. Ces informations intéressent les
bureaux d’études et de maîtrise
d’ouvrage de travaux publics, et les
grands opérateurs de réseaux, pour
le compte des collectivités locales. n
Un air d’innovation
La start-up a pu tester son système à l’occasion des gigantesques travaux en cours à
Amiens, avec la création d’un
nouveau campus universitaire
et la réalisation d’un bus à haut
niveau de service (BHNS). Ces
essais étant « concluants »,
selon le dirigeant, Deux Cinq Un
veut proposer son concept à
d’autres secteurs : le tourisme,
l’événementiel ou l’immobilier.
« Le principe sera identique : une
personne cherchant un bien sera
informée de la disponibilité d’un
appartement ou d’une maison
répondant à ses critères, lorsqu’il
passera à côté », détaille-t-il.
Pour ce projet, Deux Cinq Un
envisage une première levée de
fonds de 400.000 euros pour
développer de nouveaux prototypes et recruter 6 personnes
d’ici à 2019, dont des développeurs informatiques. n
Helios Gaming School,
la pionnière en e-sport
qui va faire école
DR
BRETAGNE
culation ou une coupure programmée des réseaux. Cet outil
est géré via une interface intuitive, spécialement conçue pour
être modifiée, en temps réel, par
les ouvriers eux-mêmes. « Nous
sommes partis du principe que ni
la communication ni le monde
des IoT n’étaient le métier de ces
salariés. Il fallait donc inventer
un outil simple qui soit utilisable
dans les conditions, souvent difficiles, d’un chantier », explique
Vincent Trelcat, fondateur de
Deux Cinq Un, un nom inspiré
de la cadence la plus utilisée
pour l’improvisation en jazz.
« Ecole de jeux vidéo » n’est pas
un oxymore : le programme de
l’école d’e-sport, Helios Gaming
School, est si chargé que certains étudiants n’ont même plus
le temps de jouer ! Le matin, les
24 internes de l’établissement
situé à Freyming-Merlebach, en
Moselle, suivent des cours de
droit, d’anglais ou de commerce.
L’après-midi est consacré à
l’entraînement, aux animations
et à la préparation d’un projet
professionnel. Il ne reste donc
que la soirée pour les compétitions. Venus de la France
entière, ces étudiants de la première promotion achèveront
leur formation fin juin. Certes,
ils n’en sortiront pas champions,
mais la plupart quitteront l’école
avec des pistes d’emploi, comme
community managers ou organisateurs d’événements. « En
France, l’e-sport n’est pas encore
assez mature pour assurer un
emploi à nos étudiants. Mais
nous leur donnons les moyens de
vivre leur passion tout en s’assurant un métier », explique Pierre-Eric Becker, directeur de
cette école pionnière. Le coût de
la scolarité, 7.900 euros par an,
inclut l’hébergement. Des
coachs de niveau national, des
intervenants professionnels et
des universitaires se relaient
pour assurer ce nouveau cursus, qui fait déjà le plein de candidatures : 373 étudiants ont
postulé aux 27 places proposées pour la rentrée 2018.
Explosion du jeu vidéo
A l’initiative de ce projet, qu’elle
a fondé avec l’école de commerce BPC-ESC, la société Aux
Frontières Du Pixel, parie sur
l’explosion et la professionnalisation des jeux vidéo. Actuellement basée à Metz, mais
s’apprêtant à s’installer dans le
complexe touristique d’Amnéville, l’ex-association s’est spécialisée dans l’événementiel et
l’e-sport. Ses 12 permanents
organisent notamment la compétition Helios Gaming, dont la
finale a rassemblé 16.000 participants à Metz, le dernier weekend de mai. L’entreprise peaufine son concept d’école de
gaming, qu’elle pourrait décliner sous forme de franchise. n
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28 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
RECHERCHE
DE PARTENAIRE
RECHERCHE DE PARTENAIRE
ENTREPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Activité : Fabrication et vente de fenêtres, portes, et volets,
en PVC et aluminium
Localisation : Bas-Rhin (67)
Chiffre d’affaires : 7 M€
Effectif : 51 salariés
SELAS C.M. WEIL & N. GUYOMARD
Administrateurs Judiciaires
Associés
28 rue de Lattre de Tassigny
67300 SCHILTIGHEIM
Tél : 03 88 83 03 16
Fax : 03 88 81 67 47
Mail : etude@weil-guyomard.fr
CA 30/06/2017 : 996 852 €
Un dossier de présentation sera remis sur la base d’une lettre de confort émanant
du candidat, justifiant de sa qualité et de sa capacité à présenter une éventuelle
offre et après signature d’un engagement de confidentialité.
Date limite de dépôt des offres : 25/06/2018 à 18h00
à 16h00, en 9 exemplaires
Toute personne intéressée par la reprise d’une
entreprise exploitant une officine de pharmacie,
Chiffres d’affaires (au 31/12/2017) : 406.399 €
Effectif : 2 salariés
APPEL D’OFFRES
est priée de se manifester dans les meilleurs délais auprès de
l’Administraterur Judiciaire : Me Frédéric AVAZERI
SCP DOUHAIRE-AVAZERI-BONETTO
23/29 rue Haxo - 13001 MARSEILLE
aux fins d’obtenir, contre signature d’une lettre de confidentialité à récupérer sur le
site www.ajilink.fr, les codes d’accès à la dataroom électronique.
Les offres de reprise devront être déposées en l’étude de
l’Administrateur Judiciaire au plus tard le :
vendredi 29 juin 2018 à 17h00
RECHERCHE DE PARTENAIRE OU DE REPRENEUR
ENTREPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
« SAS SCARNA CONSTRUCTION »
Région
Chiffres d’affaires
Activité
Effectif
: HAUTS DE FRANCE - NORD
: 19 645 305 € au 31/12/2017
: Construction d'autres bâtiments
: 178 salariés
Modalités :
Cession organisée en application des articles L642-1 et suivants du Code de Commerce.
L’accès aux informations sera réalisé par dataroom.
Maître Vincent LABIS
Administrateur Judiciaire Associé
SELARL AJILINK LABIS CABOOTER
59130 LAMBERSART
www.ajilink.fr
Les identifiants de connexion seront communiqués après remise de l’engagement
de confidentialité et des pièces mentionnées, téléchargeables sur le site :
www.ajilink.fr, rubrique RECHERCHE (réfs : 1681)
Date limite de dépôt des offres : 21/06/2018
APPEL D’OFFRES DE REPRISE DANS LE CADRE D’UNE
PROCEDURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Destination : tous commerces
Activité : garage - parking
Localisation : rue de Ponthieu 75008 PARIS
Surface : environ 1 400 m2
Date limite de dépôt des offres : 3 juillet 2018 à 12h00
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS
SELARL AJRS - Administrateurs Judiciaires
Maitre Francisque GAY
3 Avenue de Madrid - 92200 NEUILLY/SEINE
Mail : francisque.gay@aj-rs.com / thomas.pebarthe@aj-rs.com
L’accès à une data room électronique sera autorisé après la régularisation d’un engagement de confidentialité et
une présentation succincte du candidat à la reprise
APPEL D’OFFRES DE REPRISE DANS LE CADRE D’UNE
PROCEDURE COLLECTIVE
(Article L642-2 du code de commerce)
Activité : Restaurant traditionnel
Localisation : Boulogne Billancourt (Hauts de Seine)
Chiffre d’affaires : 2017 : 456 K€, 2016 : 471 K€
Effectif : 5 salariés + un gérant non salarié
Date limite de dépôt des offres : 29/06/2018 à 12h00
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS
SELARL AJRS - Administrateurs Judiciaires
Maitre Francisque GAY
3 Avenue de Madrid - 92200 NEUILLY/SEINE
Mail : francisque.gay@aj-rs.com / francoise.bro@aj-rs.com
L’accès à une data room électronique sera autorisé après la régularisation d’un engagement de confidentialité et
une présentation succincte du candidat à la reprise
RECHERCHE DE REPRENEURS EN PLAN DE CESSION
Activité : Groupe MAISONNEUVE composé d’une société holding de tête, une
société holding intermédiaire, une société d’exploitation diligentant une activité
de fabrication de citernes et unités de traitement et une société d’exploitation de
fabrication de fûts de bière.
Synthèse des activités du Groupe : fabrication de citernes, futs et
stations de traitement d’eau.
Le Groupe MAISONNEUVE
distribue ses produits en France (50 % des ventes)
et à l’international (USA, UK, Russie, Europe et Moyen-Orient).
Savoir-faire reconnu.
Nombre de salariés : 160
Implantation : CERENCES (50)
Chiffre d’affaires consolidé en 2017 : 25 M€
Détention en propre de l’actif immobilier
Les candidats seront mis en relation avec les actionnaires et la direction après avoir manifesté
leur intérêt (présentation du candidat et justification de la capacité financière) auprès de :
Dorian LEGOUT – Collaborateur- etude.rennes@ajire.eu
Réception des offres : A.J.I.R.E. - Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY
Bureau de Rennes : 6, cours Raphael Binet - 35065 RENNES CX
Contact :Dorian LEGOUT
- Fax: 02 99 30 50 10 - etude.rennes@ajire.eu
SELARL V&V
Maître Daniel VALDMAN
Maître Stéphane VERMUE
Administrateurs Judiciaires Associés
Localisation : 91
Les candidats intéressés sont priés de noter que les manifestations d’intérêt
doivent être déposées auprès de la SELAS C.M. WEIL & N. GUYOMARD
(Veuillez préciser la référence 2853).
Date limite de dépôt des offres : 29/06/2018
RECHERCHE PARTENAIRES/REPRENEURS
ENTREPRISE À CEDER
(Articles L 631-22 et L.642-1 et suivants
du Code du Commerce)
Activité : Restaurant sous franchise « bistrot du boucher »
Modalités :
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
Emmanuel DOUHAIRE
Frédéric AVAZERI
Alexandre BONETTO
Administrateur Judiciaire Associé
23/29 rue Haxo
13001 MARSEILLE
Tél : 04 91 54 06 87
Mail : douhaire-avazeri@ajilink.fr
www.ajilink.fr
Maître Florence TULIER POLGE
Administrateur Judiciaire
Rue René Cassin - 91000 EVRY
Tél : 01 60 87 36 36 - Fax : 01 60 87 36 37
etude@tulier-aj.com
Contact : Engareh ALIREZAI
Effectifs : 9 salarié
Références à rappeler : 2566
Un dossier de présentation peut être obtenu auprès de
Maître Florence TULIER POLGE sur demande écrite
Hélène Bourbouloux
Jean-François Blanc
Gaël Couturier
Cécile Dür
Nathalie Leboucher
Sylvain Hustaix
Benjamin Tamboise
Jean-Marc Livolsi
CONTACT :
Maître Stéphane VERMUE
35 Rue Victor Basch
02100 SAINT-QUENTIN
Tel : 03 23 05 64 44
e-mail : saint-quentin@reajir.fr
LES TRANSPORTS ROUTIERS DE MARCHANDISES
Implantation : Marne(51), GUEUX
CA HT au 31/12/2017 : 1 219 K€
Personnel : 25 salariés
COMMENTAIRES :
L’activité de cette société consiste en la livraison de colis en
sous-traitance pour le compte d’UPS et de FEDEX (livraisons dans les
régions HAUT-DE-FRANCE et GRAND-EST).
La société de dix-huit véhicules en location.
Date du Redressement Judiciaire : 20 mars 2018
La date limite de dépôt des offres de reprise / partenariat est fixée au :
VENDREDI 6 JUILLET 2018 À 11H00
Tout dossier de présentation sera remis sur la base d’une lettre de confort émanant du candidat,
justifiant de sa qualité et de sa capacité à présenter une éventuelle offre.
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
RECHERCHE DE REPRENEURS
ARELIS BROADCAST
Conception de systèmes de radiodiffusion et de télédiffusion à usage civil et militaire
- Développement de systèmes de diffusion TV terrestre (TNT) et de systèmes de radiodiffusion ;
- Secteur civil et militaire ;
- Contrats majeurs en France et à l’international (Afrique, Asie) ;
- Droit de licence de marque, R&D et savoir-faire à notoriété internationale ;
- CA 2017 : 12 249K€ dont 5 400K€ à l’export - Effectif : 67 salariés
- Site d’exploitation à Gennevilliers, siège social à Colombes
La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 2
juillet 2018 à 13H00
Les tiers sont invités à remettre leur offre (conforme à l’article L. 642-2 du code de commerce) en 6 exemplaires (dont 1 non relié) à
l’administrateur judiciaire. L’accès à une data room électronique sera autorisé après régularisation d’un engagement de confidentialité,
signature du règlement de data room, et d’une présentation succincte du candidat à la reprise.
Références à rappeler impérativement : 186310
Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou e-mail auprès de :
SELARL FHB – Maître Gaël COUTURIER, Administrateurs Judiciaires Associés
Tour CB21, 16 place de l'Iris - 92040 Paris La Défense - www.fhbx.eu
Fax : 01 40 97 02 33 / e-mail : charlotte.fort@fhbx.eu
RECHERCHE REPRENEUR
HÔTEL LE GALION
61100 FLERS centre ville
VENTE FONDS ET MURS
Construction 1986 et 1990 - 31 chambres sur 3 niveaux
Places de stationnement, sous-sol total, annexe non exploitée et,
logement de fonction de 100 M2
EFFECTIF : 2 salariés
Dossier de présentation auprès de Maître Gérard PIOLLET
44 rue du jeudi – 61000 ALENCON
Fax : 02 33 80 39 01 – Mail : alencon@cabinetpiollet.fr
dépôt des offres auprès de l’Administrateur Judiciaire
au plus tard le 17 septembre 2018 à 12 heures
AVIS D’APPEL D’OFFRE
D’UN ENSEMBLE IMMOBILIER
2 VILLAS + 2 TERRAINS À BÂTIR
GRIMAUD (PROCHE ST-TROPEZ)
DESCRIPTION :
• Une maison de style provençal avec garage, piscine et jacuzzi avec vue mer panoramique
sur le golfe de St-Tropez.
• Une maison de 6 chambres avec vue mer panoramique sur le golfe de St-Tropez,
• Deux terrains à bâtir de 7 969 m² et 4 002 m² avec vue mer panoramique sur le golfe de
St-Tropez.
Le délai de réception des offres de reprise est fixé au Lundi 16 juillet 2018 à 12h00 en l’Étude de la :
SCP MORAND-FONTAINE - Huissiers de Justice
62, avenue de Nice - 06800 CAGNES-SUR-MER
INFORMATIONS - CONTACT : fanny.angenoust@btsg.eu
Le cahier des charges sera transmis à tout candidat intéressé sur demande écrite et personnalisée par email à l’adresse indiquée ci-dessus.
RECHERCHE CANDIDATS REPRENEURS
Entreprise en Conciliation
Activité : Fabrication d’instrumentation scientifique et technique
Département : 51
Salariés à l’effectif : 11
CA au 31/12/2017 : 352 523€
Date limite de dépôt des offres : 29/06/2018 à 18 heures à l’étude
Un dossier complet sera adressé sur demande écrite à :
SELARL « Vincent MEQUINION Administrateur Judiciaire »
27 rue de Champagne - 93000 BOBIGNY
Tél. : 01 85 36 00 33 – Fax : 05 56 56 91 92
Mail : stt@etude-mequinion.fr
RECHERCHE INVESTISSEURS/PARTENAIRES/
CESSION SOCIÉTÉ/FONDS DE COMMERCE
suite redressement judiciaire
Lieu d’exploitation : Quai de l’Amiral Huguet / rue Rémoleux
62200 Boulogne-sur-Mer
Activité : Transformation et commercialisation de produits de la mer
CA H.T. 2016 (clôture au 31/12) : 5M €
14 salariés (dont 2 CDD)
Construction récente de l’Usine (financement CBI) - Ouverture
en septembre 2017 - Capacité de production annuelle : 1 000
tonnes de produits finis - Potentiel de développement important
Société mère, ayant une activité de négoce de produits de la mer
(CA exercice clos au 31/03/2017 : 21,7 M€) et objet d’une procédure
distincte, fait l’objet d’un deuxième appel d’offres (même calendrier
de remise des offres)
Les offres de reprise établies conformément aux dispositions des
articles L642-2 et suivants du code de commerce, et/ou les offres
d’investissement/partenariat devront être déposées au plus tard
le 6 juillet 2018 à 16 h à
ASCAGNE AJ
Administrateur Judiciaire
25 bis rue Jasmin 75016 PARIS
Me François Mercier
3 bd du Maréchal Foch
49055 Angers Cedex 2
www.aj-2m.com
Contact
Corinne Bonraisin
Tél. +33 (0)2 41 36 75 90
Fax. +33 (0))2 41 36 75 99
angers@aj-2m.com
MAINE-ET-LOIRE - SOCIÉTÉ SPÉCIALISÉE DANS
L’INTÉGRATION (INSTALLATION ET MAINTENANCE)
DE SYSTÈMES DE COMMUNICATIONS
• Activité : Cablage courant faible et fort, intégration et maintenance.
• Chiffre d’affaires 2017 : 2,3 M€.
• Clientèle : marchés professionnels tertiaires, industriels et publics ;
PME et grands comptes.
• Secteur : grand Ouest.
• Nombre de salariés : 23 CDI.
Les offres tendant au maintien de tout ou partie de l’activité de l’entreprise
devront être soumises, au plus tard le 27/07/2018 à 17h.
Une data room virtuelle est mise en place. L’accès à cette data room peut
être obtenu sur demande écrite motivée justifiant d’une capacité financière,
industrielle ou commerciale adaptée, et après signature d’un engagement
de confidentialité à l’adresse suivante : angers@aj-2m.com
ROBERT LOUIS MEYNET
Administrateur Judicaire
ENTREPRISE À CEDER
RECHERCHE DE REPRENEURS
Activité : Fabrication et restauration d’articles d’orfèvrerie.
Label « Entreprise du Patrimoine Vivant »
Typologie de la clientèle : Particuliers et professionnels (hôteliers, restaurateurs et
congrégations religieuses notamment).
Siège social : Région Lyonnaise
Bail Commercial : Loyer annuel de 7.635€ HT/HC pour une surface exploitée de 300m²
(plus sous-sol).
CAHT au 31.12.2017 : 223.741 €
Effectif : 3 salariés (dont 1 emploi-retraite)
Les offres de reprise doivent être déposées auprès de Maître Robert Louis MEYNET au plus tard le
Mardi 26 juin 2018 à 12h
Robert Louis Meynet
128, rue Pierre Corneille
69003 Lyon
www.etude-meynet.com
Contact : Charlotte MARIE
Tél : 04 78 14 57 67
Fax : 04 78 14 57 68
charlotte.marie@etude-meynet.fr
ROBERT LOUIS MEYNET
RECHERCHE DE REPRENEURS
Activité : Conception et fabrication d’ensembles et de sous-ensembles de tuyauterie et de chaudronnerie industrielle.
Typologie de la clientèle : Grands donneurs d’ordres (énergie).
Siège social : Rhône-Alpes
Baux commerciaux
: PACA : 1.200m² en intérieur et 19.000m² en extérieur- 51.296€ HT/HC
Rhône Alpes : 415 m²- 61.028 € HT/HC par an
Occitanie : 370m² -12.888€ HT par an
Convention d’occupation : fin le 31/12/2022 – 10.138€ /an
surface de 1.470m² en intérieur et 7.470m² en extérieur-région Rhône-Alpes.
Titres de participation
: 98 % des titres d’une société spécialisée dans la fabrication de pièces techniques
à base de matière plastiques.
Production de l’exercice clos au 31.12.2017 : 15 M€
Effectif : 77 salariés (dont 77 CDI)
Les offres de reprise doivent être déposées auprès de Maître Robert Louis MEYNET au plus tard le
Robert Louis Meynet
128, rue Pierre Corneille
69003 Lyon
www.etude-meynet.com
Mercredi 27 juin 2018 à 12h
Contact : Charlotte MARIE
Tél : 04 78 14 57 67
Fax : 04 78 14 57 68
charlotte.marie@etude-meynet.fr
Cession de fonds de commerce suite redressement judiciaire
Activité : Edition titres de presse et plateforme internet
titres Légipresse, Légicom, Localtis, Droit de l’environnement,
Droit de la Voirie, Journal des Communes Plateforme et site
LegiLocal
Chiffres d’affaires H.T. 2017 : 1,3 M€
8 salariés
Les offres de reprise, établies conformément aux dispositions des
articles L642-2 et suivants du Code de Commerce devront être
déposées au plus tard le 29 juin 2018 à 16 h
à ASCAGNE AJ
Administrateur Judiciaire 25 bis rue Jasmin 75016 PARIS
aurelien.morel@ascagne-aj.fr
RECHERCHE INVESTISSEURS/PARTENAIRES/
CESSION SOCIÉTÉ/FONDS DE COMMERCE
suite redressement judiciaire
5 Place de la République 75003 PARIS
Activité : Négoce de produits de la mer
(sourcing, transformation, commercialisation)
Clientèle constituée principalement des enseignes de la grande
distribution CA H.T. 2017 (clôture 31 mars) : 21 701 793 €
CA H.T. 2018 (clôture 31 mars) : 15M€ (compte de résultat non définitif)
4 salariés
Société fille, exploitant une usine de transformation de produits de
la mer à Boulogne-sur-Mer (CA 2016 : 5M€) et objet d’une procédure
distincte, fait l’objet d’un deuxième appel d’offres (même calendrier
de remise des offres)
Les offres de reprise établies conformément aux dispositions des
articles L642-2 et suivants du code de commerce, et/ou les offres
d’investissement/partenariat devront être déposées au plus tard
aurelien.morel@ascagne-aj.fr
le 6 juillet 2018 à 16 h
à ASCAGNE AJ
Administrateur Judiciaire
25 bis rue Jasmin 75016 PARIS
aurelien.morel@ascagne-aj.fr
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
EN LIQUIDATION
JUDICIAIRE
COMMUNIQUÉ
Comment parvenir à céder une entreprise endettée et
sous-performante dans les meilleures conditions ?
Bon nombre d’entreprises comportant des dettes trop importantes et peu
rentables sont difficilement cessibles à l’amiable. Elles finissent par se
trouver en état de cessation de paiements après de nombreux mois de
recherches infructueuses, avant d’être reprises dans de mauvaises
conditions à la barre du tribunal ou d’être liquidées.
En effet, certaines activités sont difficilement compatibles avec la procédure
de redressement judiciaire et les entreprises concernées peuvent ainsi
voir leur niveau d’activité et leur notoriété fortement impactés, réduisant
d’autant leurs chances de rachat. Les conséquences
sur le carnet de commandes peuvent être catastrophiques pour les entreprises dont l’activité
nécessite de soumissionner à des appels d’offres
sur marchés publics.
Une procédure autorise désormais la recherche de
repreneurs plusieurs mois avant l’ouverture d’un SÉBASTIEN VIGREUX
redressement judiciaire et de réduire ainsi sa Administrateurjudiciaire,
Membre Ajilink
durée à quelques semaines seulement.
Il s’agit du plan de cession « préparé » ou « prepack cession ». Ce dispositif est
adapté notamment pour les groupes de sociétés qui n’ont plus les moyens de
soutenir une de leurs filiales déficitaires, ou dans le cas d’entrepreneurs qui ne
parviennent pas à trouver un acquéreur pour les titres de leur société.
Le prepack cession permet de vendre l’entreprise à un prix forfaitaire,
indépendamment du niveau des dettes, dans le but de permettre le maintien
de l’activité et des emplois. Une grande partie des conséquences négatives
d’une procédure collective qui durerait plusieurs mois sont ainsi évitées, en
terme d’image vis-à-vis de la clientèle et des partenaires commerciaux,
d’obtention de marchés publics, de démobilisation des équipes, etc.
Le prepack cession consiste concrètement à confier la recherche des
repreneurs potentiels à un administrateur judiciaire, choisi par le chef
d’entreprise, dans le cadre d’une procédure confidentielle de mandat ad’hoc
ou de conciliation ordonnée par le président du tribunal de commerce.
Le tribunal ne sera saisi d’une demande de redressement judiciaire que
lorsque les offres de reprises auront été déposées entre les mains de
l’Administrateur judiciaire.
RECHERCHE DE REPRENEURS
DE BOUTIQUES DE PRÊT À PORTER
PARIS (emplacement N°1 bis)
433 m2 dont surface de vente de 195 m2
Effectif : 6 salariés
TOULOUSE (emplacement N°1 premium)
353 m2 dont surface de vente de 203 m2
Effectif : 6 salariés
LYON (emplacement N°1 bis)
175 m2 dont surface de vente de 120 m2
Effectif : 5 salariés
BORDEAUX (emplacement N°1 premium)
465 m2 dont surface de vente de 259 m2
Effectif : 5 salariés
MARSEILLE (emplacement N°1 bis)
148 m2 dont surface de vente 93 m2
Effectif : 4 salariés
GRENOBLE (emplacement N°1 bis)
352 m2 dont surface de vente de 236 m2
Effectif : 5 salariés
NANCY (emplacement N°1 premium)
544 m2 dont surface de vente de 210 m2
Effectif : 4 salariés
RENNES (emplacement N°1 premium)
243 m2 dont surface de vente de 162 m2
Effectif : 4 salariés
Un dossier de consultation vous sera adressé par mail après régularisation d’un
engagement de confidentialité.
Les offres devront être envoyées au plus tard le :
lundi 25 juin 2018 à 12 heures
4 avenue de Flandre – 59700 MARCQ EN BAROEUL
Tél : +33 3 20 983 336 / Fax : +33 3 20 982 982
Contact mail : dataroom@ajc.eu
COMMUNIQUÉ
Alstom S.A.
Société anonyme au capital de 1.555.534.771,00 euros
Siège social : 48, rue Albert Dhalenne, 93400 Saint-Ouen, France
389 058 447 R.C.S. Bobigny
(la « Société » ou « Alstom »)
AVIS DE CONVOCATION DES PORTEURS D’OBLIGATIONS ALSTOM
Le Conseil d’administration de la Société a l’honneur de convoquer les porteurs d’Obligations
Alstom énumérées ci-dessous en assemblées générales devant se tenir le 25 juin 2018, et,
si le quorum n’était pas atteint, le 12 juillet 2018, au siège social de la Société, 48, rue Albert
Dhalenne, 93400 Saint-Ouen, aux horaires indiqués ci-après, afin de délibérer sur l’ordre
du jour figurant au paragraphe 2 ci-après et se prononcer sur les résolutions figurant au
paragraphe 3 ci-après (les « Résolutions »).
Emprunt obligataire
Code ISIN
Heure de l’assemblée
(heure de Paris)
Obligations émises le 5 octobre 2010 pour
un montant de EUR 500.000.000 au taux de
3,625% avec échéance le 5 octobre 2018
(les « Obligations 2018 »)
FR0010948240
17h00
Obligations émises le 8 juillet 2013 pour
un montant de EUR 500.000.000 au taux
de 3,0% à échéance le 8 juillet 2019 (les
« Obligations 2019 »)
FR0011531631
16h15
Obligations émises le 18 mars 2010 et le
24 juin 2010 pour un montant respectif de
EUR 500.000.000 et EUR 250.000.000 au
taux de 4,5% à échéance le 18 mars 2020
(les « Obligations 2020 »)
FR0010870949
15h30
Les Obligations 2018, les Obligations 2019 et les Obligations 2020 sont ci-après désignées
ensemble les « Obligations ».
De plus amples informations concernant chacune des assemblées et les questions qui y sont
liées figurent dans les conditions générales des Obligations :
- les conditions générales en langue anglaise des Obligations 2018, intitulées « Terms and
Conditions of the 2018 Bonds » et contenues dans le prospectus en date du 29 septembre
2010 (les « Conditions 2018 ») ;
- les conditions générales en langue anglaise des Obligations 2019, intitulées « Terms and
Conditions of the Notes » et contenues dans le prospectus du programme EMTN en date
du 20 juin 2013 et dans les conditions finales (Final Terms) en date du 4 juillet 2013 (les
« Conditions 2019 ») ; et
- les conditions générales en langue anglaise des Obligations 2020, intitulées « Terms and
Conditions of the Bonds » et contenues dans le prospectus en date du 16 mars 2010 et le
prospectus en date du 22 juin 2010 (les « Conditions 2020 »).
1. Contexte
• La convocation de chacune de ces assemblées s’inscrit dans le cadre de l’opération de
rapprochement entre Siemens et Alstom annoncée le 26 septembre 2017, concernant
la combinaison des activités « mobilité » de Siemens, y compris son activité de traction
ferroviaire, et d’Alstom ;
• Cette opération serait réalisée via deux apports partiels d’actifs soumis au régime des
scissions par lesquels Siemens (au travers d’une filiale luxembourgeoise et d’une filiale
française) apporterait à Alstom l’intégralité des titres composant le capital de Siemens
Mobility SAS, Siemens Mobility Holding S.à r.l et Siemens Mobility Holding B.V. (les
« Apports Siemens ») ;
• Pour des raisons de réorganisation interne, il est envisagé que les Apports Siemens soient
immédiatement suivis par une opération de ré-apport des titres reçus par Alstom à sa filiale
intégralement détenue Alstom Holdings S.A., par un apport partiel d’actifs soumis au régime
des scissions (l’ « Apport Alstom ») ;
• Les Apports Siemens et l’Apport Alstom seront soumis à l’approbation des actionnaires
d’Alstom lors de l’assemblée générale qui se tiendra le 17 juillet 2018 ;
• L’approbation de l’Apport Alstom par les obligataires est l’objet de la première résolution
figurant au paragraphe 3 ci-après.
2. Ordre du jour
Les Résolutions soumises au vote de chacune des assemblées sont les suivantes :
- Approbation de l’apport partiel d’actif placé sous le régime juridique des scissions consenti
par la Société au profit de Alstom Holdings S.A. et de l’attribution à la Société d’actions de
Alstom Holdings S.A. émises en rémunération de l’apport partiel d’actif
- A défaut d’approbation de l’apport partiel d’actif placé sous le régime juridique des scissions
consenti par la Société au profit de Alstom Holdings S.A., pouvoir au représentant de la
masse de former opposition à l’opération dans les conditions et avec les effets prévus à
l’article L. 236-14 du Code de commerce
3. Résolutions proposées
Première Résolution – Approbation de l’apport partiel d’actif placé sous le régime
juridique des scissions consenti par la Société au profit de Alstom Holdings S.A. et
de l’attribution à la Société d’actions de Alstom Holdings S.A. émises en rémunération
de l’apport partiel d’actif
L’assemblée, statuant aux conditions de quorum et de majorité prévues pour les assemblées
générales d’obligataires, connaissance prise :
- du rapport du Conseil d’administration de la Société ;
- du traité d’apport partiel d’actif (y compris ses annexes) (en langue française) soumis au
régime juridique des scissions signé le 17 mai 2018, entre la Société et Alstom Holdings
S.A., société anonyme et filiale à 100% de la Société, dont le siège social est situé au 48 rue
Albert Dhalenne, 93400 Saint-Ouen, France, immatriculée au registre du commerce et des
sociétés de Nanterre sous le numéro 347 951 238 (le « Traité d’Apport Alstom »), aux
termes duquel il est convenu, sous réserve de la réalisation des conditions suspensives
énoncées à l’article 11 du Traité d’Apport Alstom que :
• la Société apporte à Alstom Holdings S.A. les actions de Siemens Mobility SAS, Siemens
Mobility Holding BV et Siemens Mobility GmbH (l’« Apport Alstom ») reçues de Siemens
France Holding S.A.S. et Siemens Mobility Holding S.à r.l. dans le cadre de l’apport partiel
d’actif de l’activité mobilité de Siemens, y compris son activité de traction ferroviaire (les
« Apports Siemens ») ;
• la valeur des actions à apporter dans le cadre de l’Apport Alstom sera basée sur leur valeur
comptable dans les comptes de la Société après la réalisation des Apports Siemens et que
cette valeur comptable correspondra à la valeur à laquelle les actions seront apportées
par Siemens France Holding S.A.S. et Siemens Mobility Holding S.à.r.l conformément aux
Apports Siemens ;
- de la traduction anglaise du Traité d’Apport Alstom, fournie à titre d’information seulement ;
prend note que l’Apport Alstom s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation interne du groupe
en vue d’assurer, comme c’est le cas à la date du Traité d’Apport Alstom, que toutes les filiales
sont détenues par Alstom Holdings S.A., et il est prévu qu’il intervienne immédiatement après
la réalisation des Apports Siemens,
décide conformément à l’article L. 228-65 du Code de commerce, d’approuver dans toutes
ses stipulations le Traité d’Apport Alstom et l’apport partiel d’actif placé sous le régime
juridique des scissions au profit de Alstom Holdings S.A. qui y est convenu en contrepartie
de 27.812.909 actions ordinaires nouvelles émises par Alstom Holdings S.A. et attribuées à
la Société.
Deuxième Résolution – A défaut d’approbation de l’apport partiel d’actif placé sous le
régime juridique des scissions consenti par la Société au profit de Alstom Holdings
S.A., pouvoir au représentant de la masse de former opposition à l’opération dans les
conditions et avec les effets prévus à l’article L. 236-14 du Code de commerce
L’assemblée, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées
générales d’obligataires, connaissance prise du rapport du Conseil d’Administration de la
Société, sous réserve :
- du défaut d’approbation de la première Résolution qui précède ; et
- de la décision du Conseil d’administration de la Société de passer outre le défaut
d’approbation de la Première Résolution dans les conditions légales et réglementaires ;
donne pouvoir au représentant de la masse de former opposition dans les conditions et avec
les effets prévus à l’article L. 236-14 du Code de commerce à l’apport partiel d’actif placé
sous le régime juridique des scissions consenti par la Société au profit de Alstom Holdings
S.A. en contrepartie de 27.812.909 actions ordinaires nouvelles émises par Alstom Holdings
S.A. et attribuées à la Société.
__________
Documents mis à disposition
Conformément aux articles L. 228-69 et R. 228-76 du Code de commerce, à la clause 8 des
Conditions 2018, à la clause 11 (b) (vi) des Conditions 2019 et à la clause 8 des Conditions
2020, chaque porteur d’Obligations a le droit pendant le délai de 15 jours qui précède la
réunion des assemblées, de prendre, par lui-même ou par mandataire, connaissance ou
copie du texte des Résolutions proposées et de tout rapport qui sera présenté à l’assemblée
des porteurs d’Obligations qu’il détient :
- au siège social de la Société (48, rue Albert Dhalenne, 93400 Saint-Ouen, France) ;
- sur le site de la Société (http://www.alstom.com/fr/) ;
- pour les porteurs d’Obligations 2019, dans les locaux de l’Agent Payeur (BNP Paribas
Securities Services, CTS – service Assemblées Générales Les Grands Moulins de Pantin,
9, rue du Débarcadère, 93761 PANTIN – FRANCE).
Les documents suivants sont mis à la disposition des porteurs d’Obligations :
• le présent avis de convocation ;
• le texte des projets de Résolutions ;
• le rapport du Conseil d’administration de la Société sur les projets de Résolutions ;
• la traduction anglaise du rapport du Conseil d’administration, fournie à titre d’information
seulement ;
• le Traité d’Apport-Alstom en langue française ;
• la traduction anglaise du Traité d’Apport-Alstom, fournie à titre d’information seulement ;
• le document E en langue française, établi conformément à l’article 212-34 du règlement
général de l’Autorité des marchés financiers et enregistré le 6 juin 2018 auprès de l’Autorité
des marchés financiers ; et
• la traduction anglaise du document E, fournie à titre d’information seulement.
Général
Les porteurs d’Obligations doivent prêter une attention toute particulière aux conditions de
quorum requises pour les assemblées des porteurs d’Obligations réunies sur première et,
le cas échéant, sur seconde convocation, telles que décrites ci-dessous. Au regard de ces
conditions, il est vivement conseillé aux porteurs d’Obligations de participer à l’assemblée
des porteurs d’Obligations qu’il détient en personne ou de prendre dans les meilleurs délais
les mesures décrites ci-dessous afin de pouvoir participer à l’assemblée des porteurs
d’Obligations qu’il détient par correspondance ou de s’y faire représenter par un mandataire.
Quorum et seconde convocation
En application de l’article L. 225-98, alinéa 2 du Code de commerce, sur renvoi de l’article L.
228-65, II du Code de commerce, chacune des assemblées ne pourra valablement délibérer
sur première convocation que si les porteurs d’Obligations présents ou représentés à ladite
assemblée possèdent au moins le cinquième des Obligations relatives à cette assemblée
ayant le droit de vote. Aucun quorum n’est requis sur seconde convocation. Chacune
des assemblées statue à la majorité des deux tiers des voix dont disposent les porteurs
d’Obligations présents ou représentés. Si le quorum requis sur première convocation
n’est pas atteint, l’assemblée sera à nouveau convoquée selon les mêmes modalités que
l’assemblée réunie sur première convocation.
Modalités de vote
Chaque obligataire, quel que soit le nombre d’Obligations qu’il possède, a le droit de participer
à l’assemblée générale des porteurs d’Obligations qu’il détient.
Tout obligataire a le droit de participer à l’assemblée des porteurs d’Obligations qu’il détient
en personne, par procuration ou par correspondance.
1. Un obligataire peut mandater par écrit une personne (un « Mandataire ») afin de le
représenter à l’assemblée des porteurs d’Obligations qu’il détient, sous réserve des
dispositions des articles L. 228-62 et L. 228-63 du Code de commerce qui interdisent
notamment aux administrateurs, aux commissaires aux comptes ou aux employés
de la Société de représenter les obligataires. Le mandat accompagné de l’attestation
d’inscription en compte doit être reçu le vendredi 22 juin 2018 au plus tard sur première
convocation et le lundi 9 juillet 2018 au plus tard sur seconde convocation. Le mandat
ainsi donné reste valable pour les assemblées successives convoquées avec le même
ordre du jour.
2. Si un obligataire souhaite voter sur les Résolutions et que ledit obligataire détient ses
Obligations via un intermédiaire financier, l’obligataire devra donner instruction audit
intermédiaire d’exercer le droit de vote attaché à ses obligations en son nom, conformément
aux procédures prévues par ledit intermédiaire.
3. Si un obligataire souhaite voter sur les Résolutions sans pour autant participer
personnellement à l’assemblée des porteurs d’Obligations qu’il détient ou désigner un
Mandataire pour le représenter conformément au (1) ci-dessus, il lui sera possible de voter
par correspondance. Les formulaires de vote par correspondance devront être reçus au
plus tard le vendredi 22 juin 2018 sur première convocation et, si le quorum n’était pas
atteint, au plus tard le lundi 9 juillet 2018 sur seconde convocation.
Des formulaires de demande d’information, de procuration et de vote par correspondance
sont disponibles sur demande auprès de BNP Paribas Securities Services (dont les
coordonnées sont indiquées ci-après).
Conditions de participation au vote
Conformément à l’article R. 228-71 du Code de commerce, il sera justifié par un obligataire de
son droit de participer à l’assemblée des porteurs d’Obligations qu’il détient par l’inscription
de ses Obligations sur un compte ouvert à son nom auprès d’un Teneur de Compte, au jour
de l’assemblée à zéro heure, heure de Paris en ce qui concerne les Obligations 2018 et les
Obligations 2020 (i.e. le 25 juin 2018 à 00h00, heure de Paris sur première convocation et le
12 juillet 2018 à 00h00, heure de Paris sur seconde convocation), et le deuxième jour ouvré
précédant l’assemblée, à zéro heure, heure de Paris en ce qui concerne les Obligations 2019
(i.e. le 21 juin 2018 à 00h00, heure de Paris sur première convocation et le 10 juillet 2018 à
00h00, heure de Paris sur seconde convocation).
Pour justifier de leur droit, les obligataires seront tenus de présenter une attestation
d’inscription en compte datée d’au plus tard cette date.
Conformément à la clause 1 des Conditions 2018, des Conditions 2019 et des Conditions 2020,
un « Teneur de Compte » désigne toute institution autorisée à tenir des comptes, directement
ou indirectement, auprès d’Euroclear France, ce qui inclut Euroclear Bank S.A./N.V. et la
banque dépositaire de Clearstream Banking, société anonyme.
Conformément à l’article R. 228-71 du Code de commerce, l’obligataire qui a déjà exprimé
son vote à distance ou envoyé un pouvoir pourra néanmoins céder tout ou partie de ses
Obligations. Il est toutefois précisé que si la cession intervient avant le jour de l’assemblée
à zéro heure, heure de Paris (pour ce qui concerne les Obligations 2018 et les Obligations
2020), et avant le deuxième jour ouvré précédant l’assemblée à zéro heure, heure de
Paris (pour ce qui concerne les Obligations 2019), la Société invalidera ou modifiera en
conséquence le vote exprimé à distance ou le pouvoir de cet obligataire.
Contact BNP Paribas Securities Services :
BNP Paribas Securities Services
CTS – service Assemblées Générales
Les Grands Moulins de Pantin
9, rue du Débarcadère
93761 PANTIN – FRANCE
Email : paris.bp2s.cts.general.meeting@bnpparibas.com
Fax : 01 40 14 58 90 ou 01 55 77 95 01
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
30 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
FINANCE
&MARCHES
LES COURS DU PÉTROLE
EN HAUSSE
Les cours du pétrole ont remonté
jeudi, compensant le recul enregistré mercredi après la hausse plus
marquée que prévu de la production américaine hebdomadaire.
Des informations ont suggéré un
retard croissant des exportations
du Venezuela. Par ailleurs, les
marchés attendent la prochaine
réunion de l’Organisation des Pays
Exportateurs de Pétrole, qui se
tiendra le 22 juin à Vienne.
les
indices
Comment le géant chinois des paiements
Alipay tisse sa toile en Europe
l Deux ans après son arrivée sur le Vieux Continent
l’application chinoise a convaincu 50.000 marchands.
l La consolidation du marché européen des paiements
devrait lui permettre d’accélérer le tempo.
PAIEMENTS
Ninon Renaud
@NinonRenaud
C h e ve u x c o u r t s e t p hy s i q u e
d’ancienne patineuse artistique, la
patronne d’Alipay en Europe, Li
Wang, mène tambour battant le
développement de la plate-forme
de paiement chinoise sur le Vieux
Continent. Deux ans après son arrivée, Alipay, la marque d’Ant Financial, filiale d’Alibaba, couvre 18 pays
européens et dispose d’un réseau
d’acceptation de 50.000 marchands.
Les plus importants bataillons se
trouvent en Grande-Bretagne, en
Allemagne, puis en France, où se
rendent plus de 2 millions de touristes chinois par an. Les boutiques de
luxe très appréciées de cette clientèle – ils représentent 26 % du chiffre d’affaires de ces acteurs en
Europe – ont constitué sa première
cible, mais la plate-forme veut
désormais équiper des enseignes
nationales grand public. Alipay a
notamment déjà convaincu Rossmann, la principale chaîne allemande de distribution de droguerie, ou encore Sephora en France, et
vise désormais des distributeurs
alimentaires.
Bouquet de services
« Les touristes chinois n’achètent pas
que des produits de luxe, nous voulons les accompagner tout au long de
leur voyage, souligne Li Wang. En
réalité nous ne sommes pas une
application de paiement mais le compagnon d’un mode de vie », assure-telle. Contrairement aux portefeuilles digitaux qui peinent à
percer en Europe, le succès d’Alipay
auprès des commerçants doit beaucoup à son expertise en matière de
marketing digital doublée d’une
connaissance fine de ses plus de
870 millions d’utilisateurs. Ces
deux caractéristiques lui permettent d’entourer le paiement d’un
bouquet de services à valeur ajoutée. « Le client peut certes payer, mais
le QR Code qu’il scanne avec son
mobile lui donne aussi des informations sur le lieu où il se trouve, comme
un guide de voyage, et il peut bénéficier de promotions personnalisées »,
précise Li Wang.
Les commerçants ont tout à
apprendre de cette expertise qu’ils
peuvent adapter à leur connaissance locale pour optimiser le
panier d’achats des touristes chinois. Un panier qui, selon une étude
Nielsen, atteint déjà 1.647 euros en
France, soit plus de 4 milliards
d’euros de revenus générés en 2017,
selon la Banque de France.
Li Wang ronge néanmoins son
frein. Au regard des 40 millions de
commerçants équipés en Chine,
son parc européen est encore très
réduit et elle veut le porter d’ici un
an à plusieurs dizaines de milliers
de commerçants par pays. Pour
cela, elle doit accroître le nombre de
ses partenaires faisant l’acquisition
des paiements des marchands en
Europe. En France, Alipay ne travaille notamment qu’avec BNP Paribas et la banque Edel, mais promet
d’autres alliances rapidement.
Li Wang reconnaît n’avoir pas
imaginé il y a deux ans les montagnes qu’il faudrait déplacer pour
déployer Alipay en Europe. « Tout
va plus lentement ici et le marché est
très fragmenté. Cela représente des
coûts d’intégration technologiques
« Tout va plus
lentement ici et le
marché est très
fragmenté. Cela
représente des
coûts d’intégration
technologiques
qui ne sont pas
bons pour les
consommateurs. »
LI WANG
Patronne d’Alipay en Europe
qui ne sont pas bons pour les consommateurs », souligne-t-elle, l’air
contrarié. Si la plate-forme de paiement compte désormais quelques
centaines de partenaires techniques lui permettant d’atteindre les
commerçants, elle regrette que le
mouvement de consolidation en
cours sur le marché européen du
paiement n’ait pas eu lieu avant.
« Nous serions allés plus vite ! »,
observe Li Wang. Cette consolidation, qu’elle accueille avec soulagement, pourrait-elle lui donner
l’envie de voir plus grand en diversifiant sa cible de clientèle ? La priorité est pour l’heure à l’élargissement de sa base de commerçants,
mais elle n’exclut rien dans un
second temps. « Nous prenons nos
décisions sur la base de deux critères
principaux : la base de consommateurs doit être suffisamment large ou
nous identifions une demande qui
n’est pas satisfaite », rappelle-t-elle
en souriant. n
Deux ans après son arrivée, Alipay, la marque d’Ant Financial, filiale d’Alibaba, couvre 18 pays
européens et dispose d’un réseau d’acceptation de 50.000 marchands. Photo Zhang Xuan/Chine Nouvelle/Sipa
La néobanque Revolut distance sa concurrente N26
La fintech britannique,
qui veut casser les prix
sur des services financiers
coûteux, étoffe son offre
et poursuit son expansion
à l’international.
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
La néobanque britannique Revolut
veut accélérer sa conquête de
clients en étoffant sa gamme de services financiers. Elle a annoncé
jeudi le prochain lancement d’une
plate-forme de trading sans commission. Celle-ci devrait permettre
d’investir dans des entreprises
cotées en Grande-Bretagne et aux
Etats-Unis, ainsi que dans des fonds
indiciels (ETF) et des options.
« Ce n’est pas un outil de monétisation, mais cela va augmenter notre
notoriété et notre capacité à attirer
des utilisateurs », explique Benja-
min Belais, responsable de la
France et de la Suisse pour la fintech. Trois ans après son lancement, celle-ci a passé le cap des
2 millions de clients. Elle revendique ainsi deux fois plus d’utilisateurs que N26, la fintech allemande
qui a aussi lancé ses services bancaires sur téléphone portable en
2015.
Des points communs
avec N26
Les deux néobanques ont de nombreux points communs. Appâtant
les clients avec des services de paiements gratuits ou à bas coût aisément disponibles sur portable, elles
sont engagées dans une expansion
rapide à l’international. De quoi
faire des économies d’échelle à partir d’une structure de coûts relativement réduite en comparaison de
celles des banques traditionnelles.
Présent en zone euro avec une
Revolut ambitionne de
se lancer en Amérique
du Nord, en Asie
et en Australie dans
les prochains mois.
licence bancaire, N26 compte
ainsi se lancer en Grande-Bretagne
et aux Etats-Unis cette année. Très
implanté au Royaume-Uni et en
France, Revolut voit encore plus
grand. Tout en renforçant ses bases
en zone euro avec une licence bancaire, il ambitionne de se lancer en
Amérique du Nord, en Asie et en
Australie dans les prochains mois.
Une valorisation
de 1,7 milliard de dollars
Il faut dire que la fintech est parvenue à lever 250 millions de dollars
en début d’année ce qui la valorise
1,7 milliard de dollars. En tout, elle a
levé 340 millions de dollars depuis
sa création. Soit plus d’argent
que N26, qui a tout de même levé
215 millions de dollars et séduit des
géants, comme Allianz et Tencent.
La force de frappe financière
n’est pas la seule différence entre
N26 et Revolut. Ce dernier met
l’accent sur des services de paiement et de transferts sans frais dans
de très nombreuses devises. Elle
propose également d’accéder à des
cryptomonnaies. « Nous ne cherchons pas à offrir les produits bancaires classiques mais les produits les
plus excitants », défend Benjamin
Belais. « Nous voulons vraiment
accompagner nos clients au quotidien avec des produits simples et pas
seulement miser sur les services liés
au voyage », explique, de son côté,
Jérémie Rosselli, représentant de
N26 en France. n
Sébastien Proto quitte Rothschild pour Société Générale
BANQUE
L’ancien directeur de
cabinet d’Eric Woerth,
puis de Valérie
Pécresse au ministère
du Budget, sous
la présidence Sarkozy,
prend la direction
de la stratégie
de Société Générale.
En 2016, Sébastien Proto avait
contribué à la campagne des
primaires de l’UMP.
Photo Witt/Sipa
Il sera directement
rattaché à Frédéric
Oudéa.
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
avec Anne Drif
Recrutement remarqué pour
Société Générale. Jeudi, la banque
de la Défense a annoncé que l’associé-gérant de Rothschild & Cie,
Sébastien Proto, allait rejoindre ses
rangs à la rentrée de septembre. Ce
dernier viendra compléter l’organigramme de la direction de la banque récemment remanié suite au
départ de Didier Valet, touché par
l’affaire de manipulation du taux
Libor.
Sébastien Proto remplacera en
effet William Kadouch-Chassaing,
récemment nommé directeur
financier de Société Générale, à la
direction de la stratégie du groupe.
Directement rattaché à Frédéric
Oudéa, le directeur général de
Société Générale, Sébastien Proto
« accompagnera la direction générale dans le pilotage stratégique de la
banque et notamment dans l’exécution de son plan “Transform to grow”
2017-2020 », a notamment précisé
la banque, dans un communiqué.
Des fonctions
plus opérationnelles
Ancien directeur de cabinet d’Eric
Woerth, puis de Valérie Pécresse au
ministère du Budget, sous la prési-
dence de Nicolas Sarkozy, Sébastien Proto a fait ses classes à l’ENA,
aux côtés d’Emmanuel Macron, lui
aussi passé par la banque Rothschild & Cie. Depuis janvier 2013,
Sébastien Proto y était chargé du
suivi d’opérations stratégiques
menées par des grands comptes
dans des secteurs aussi divers que
les médias, les services bancaires,
financiers, les technologies ou
encore des services aux entreprises.
Il a notamment conseillé le Crédit Agricole lors de la réorganisation de son capital en 2016, il a par
ailleurs suivi la cession de la fintech
KissKissBankBank à La Banque
Postale. Proche de Nicolas Sarkozy,
il a toujours gardé un pied en politique. En 2016, il avait activement
contribué à la campagne des primaires de l’UMP. En 2012, il était
aussi la cheville ouvrière de l’élaboration du programme économique
de Nicolas Sarkozy. Chez Société
Générale, il va se dédier à des fonctions plus opérationnelles telles
que le pilotage de la stratégie de la
banque ou de ses éventuelles opérations transformantes. Son
ami Pierre-Alain de Malleray, qui
préside aujourd’hui le groupe Santiane, y voit un retour aux sources
légitime : « Sébastien Proto a davantage le tempérament d’un général
d’armée que celui d’un conseiller. » n
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FINANCE & MARCHES // 31
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
Les Suisses vont aux urnes pour
décider qui doit créer leur monnaie
Pour son retour
sur les marchés,
la Grèce rêve de
copier le Portugal
DETTE
Alors que les
négociations
avec les créanciers
doivent aboutir
le 21 juin, Athènes
peaufine sa stratégie de marché.
En Suisse, seulement 15 % de la masse monétaire émane directement de la banque centrale (BNS). Photo Michele Limina/Bloomberg
DEVISES
La Suisse pourrait
refondre son système
monétaire pour que
la banque centrale
soit la seule à créer
de la monnaie.
Il s’agit d’une première
mondiale.
Jean-Jacques Franck
— A Berne
Ce dimanche, les Suisses devront se
prononcer sur un sujet insolite : la
« monnaie pleine ». Quand on les
interroge sur leur intention de vote,
rares sont les électeurs capables de
répondre clairement. L’initiative
Monnaie pleine, en référence à la
monnaie réelle, celle qui pèse dans
la poche, montre à quel point se rendre aux urnes peut parfois relever
du casse-tête.
De quoi s’agit-il ? « L’idée est que la
banque centrale helvétique devienne
l’unique créateur de monnaie et que
les banques commerciales ne puissent plus créer de monnaie électronique », explique S&P Global Ratings.
« Actuellement, dans le système bancaire mondial, les banques peuvent
créer de la monnaie électronique en
prêtant à leurs clients et en créditant
ainsi leurs comptes », poursuit
S&P. En Suisse, seulement 15 % de la
masse monétaire (M1*) émane
directement de la banque centrale
(BNS)… et donc 85 % vient des établissements de crédit.
Domination des banques
Cette domination des banques
explique la philosophie du texte,
déposé en décembre 2015. Son intitulé exact ? « Pour une monnaie à
l’abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque
nationale ! » Il trouve son origine
dans la crise de 2008, quand la
Confédération avait dû prêter dans
l’urgence 6 milliards de francs au
géant UBS, tandis que la Banque
nationale suisse reprenait à son
compte près de 40 milliards de
subprimes de cette banque aux
Etats-Unis. « Si l’initiative Monnaie
pleine passe, la Confédération ne
sera plus obligée de sauver une banque de la faillite, puisque les comptes
des déposants ne seront pas affectés
et que les transactions et paiements
pourront se poursuivre », écrit le
magazine économique « Bilan ».
en bref
Frédéric Oudéa rejette l’idée de fusions
transfrontalières en Europe
BANQUE Le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a
rejeté jeudi – lors d’une réunion d’investisseurs – l’idée de
fusions bancaires transfrontalières en Europe, estimant que les
synergies étaient actuellement insuffisantes entre les activités
de banque de détail dans la région. La banque française a fait
l’objet de rumeurs de rapprochement avec l’italien UniCredit, ce
que « SocGen » a démenti. Dans l’environnement actuel, une
consolidation dans la banque de détail au niveau national est
l’option la plus évidente, compte tenu des transformations et
des investissements à réaliser sur le long terme, a-t-il souligné.
Deutsche Bank pourrait réduire
ses effectifs en Asie
BANQUE L’Asie est aussi concernée par les restructurations
menées tambour battant au sein de la première banque allemande, Deutsche Bank. Selon l’agence Bloomberg, la banque
prévoit de réduire ses effectifs dans les métiers de vente de produits financiers à des grands clients locaux et de couverture de
grandes entreprises (« coverage ») dans la région Asie-Pacifique. Deutsche Bank veut se focaliser sur le suivi de ses clients
les plus importants dans la région et sur ses métiers de vente
électronique d’actions.
La banque VTB veut consolider
le marché russe
BANQUE La banque russe VTB a informé la banque centrale
qu’elle est intéressée par le rachat de Vozrojdenie, un établissement concurrent plus petit et coté en Bourse. La vente, lancée par les frères Dmitri et Alexeï Ananiev sur la demande de
la Banque de Russie, pourrait être finalisée au troisième trimestre, a indiqué Andreï Kostine, le directeur général de VTB.
« Dans le cadre de ses projets de développement, a également
souligné le dirigeant, VTB pourrait envisager de racheter une
ou deux banques régionales. »
Les auteurs de l’initiative affirment
qu’elle vise à rendre l’actuel système conforme à l’intention de la
Constitution fédérale, selon
laquelle la monnaie relève de la
compétence de la Confédération.
Donc de la BNS.
Une enquête récente
montre que 73 %
des Suisses ignorent
que l’argent de leur
compte en banque
a été créé par leur
banque privée
et non par la BNS.
« L’argent que nous avons sur nos
comptes sera constitué de vrais francs
et non plus de monnaie privée.
Aujourd’hui, l’argent que nous
possédons sur nos comptes n’est pas
réel. C’est une créance que le client a
contre sa banque. C’est un peu comme
les points que l’on accumule quand on
fait les courses au supermarché. Nous
voulons remettre la finance au service
de l’homme et non l’inverse », affirme
Jean-Marc Heim, responsable de la
campagne en Suisse romande. Les
grands partis au Parlement ne sont
pas de cet avis et jugent le « pari trop
risqué pour l’économie suisse ». Ils
rappellent que cette éventuelle
refonte du système monétaire serait
une première mondiale, et que, de
toute façon, l’argent des citoyens est
déjà suffisamment bien protégé,
suite à une réforme des normes
bancaires et à l’instauration légale
d’une garantie des dépôts de l’ordre
de 100.000 francs. S&P avertit aussi
s u r l e f a i t q u’à « l o n g t e r m e ,
l’introduction d’un nouveau régime
affaiblirait la profitabilité des
banques suisses ».
Une enquête récente montre que
73 % des Suisses ignorent que
l’argent de leur compte en banque a
été créé par leur banque privée et
non par la BNS. Selon le dernier
sondage, 54 % des votants glisseront
un bulletin négatif dans l’urne
dimanche.
*M1, c’est l’agrégat de masse monétaire le
plus restreint. En langage courant, on
dira qu’il recouvre ce qui touche aux
avoirs les plus liquides. Il comprend la
monnaie fiduciaire (les billets de banque), la monnaie divisionnaire (les pièces
de monnaie) et la monnaie scripturale,
c’est-à-dire l’ensemble des dépôts à vue
des agents à l’exclusion de ceux des banques et des établissements de crédit.
A deux mois du grand retour de
la Grèce sur les marchés,
l’agence de la dette a les yeux
rivés sur un indicateur, selon un
haut responsable grec : l’écart
de taux avec le Portugal. Alors
que le plan d’aide touche à sa fin,
Athènes veut convaincre les
marchés que la Grèce peut suivre le même chemin que le Portugal, qui s’est affranchi de sa
tutelle financière en mai 2014 et
emprunte maintenant à moins
de 2 % sur du 10 ans.
« L’écart avec le taux portugais
devrait fortement diminuer car il
ne reflète pas notre situation économique », confie une source
proche du ministère des Finances. Malgré de bons résultats
(surplus primaire, croissance),
les marchés prêtent à la Grèce à
un taux supérieur de 250 points
à celui du Portugal. Le fossé est
immense. Les représentants du
pays qui, selon nos informations,
devraient commencer à rencontrer les investisseurs étrangers
juste après l’Eurogroupe décisif
du 21 juin, chercheront à resserrer cet écart. Parmi leurs arguments : la maturité moyenne de
la dette (18 ans), plus longue que
celle du Portugal (8 ans en 2014),
et des besoins de financement
plus faibles. Il n’en reste pas
moins que la dette grecque pèse
181 % du PIB ou 340 milliards
d’euros, contre 204 milliards
pour l’Etat ibérique…
La Grèce, notée « hautement
spéculative » peut-elle redeve-
nir un emprunteur normal sur
les marchés ? « Tout comme
pour le Portugal, il faudra des
années avant d’intégrer la catégorie Investissement », reconnaît le même officiel. Le Portugal a attendu septembre 2017
son retour en grâce auprès de
S&P. Mais entre la fin du plan
d’aide (mai 2014) et cette date,
son taux à 10 ans s’était détendu
de 3,6 % à 2,8 %. Pour l’heure, à
4,5 %, le taux grec n’est pas au
niveau de celui du Portugal d’il y
a quatre ans.
Matelas de cash
Athènes a franchi une étape
quand sa note est passée audessus de CCC (quasi-faillite).
S&P a changé en janvier 2016,
Moody’s début 2018. « Cela a
permis à un certain nombre
d’investisseurs de revenir acheter
de la dette, notamment des fonds
émergents », assure un banquier. « S&P devrait relever sa
note en juillet », indique Jesus
Castillo, chez Natixis. « D’autres
relèvements sont probables d’ici
à la fin de l’année. » Et avec eux,
de nouveaux investisseurs
afflueront, calcule Athènes.
Une perspective qui n’empêche pas le gouverneur de la
banque centrale de plaider
pour une ligne de crédit de
précaution après août. Mais le
gouvernement reste sourd. Car,
outre la comparaison avec le
« miracle portugais », il compte
mettre en avant trois atouts : un
matelas de cash de 17 milliards
(plus de deux années de financement), le maintien d’une surve i l l a n c e e u r o p é e n n e e n
échange de 4 milliards issus des
profits réalisés par les banques
centrales sur les titres grecs et
un allégement de la dette. Athènes espère ainsi se mettre à
l’abri d’éventuelles turbulences
de marchés.
— I. Co.
AVIS FINANCIERS
COMMUNIQUÉ FINANCIER | 8 juin 2018
Deutsche Concept
Daniel AUGEREAU
société d’investissement à capital variable
2, Boulevard Konrad Adenauer, L-1115 Luxembourg
Registre du commerce de Luxembourg B 160.062
Président directeur général
Suite à la première Assemblée Générale Extraordinaire de Deutsche Concept (la
« Société »), convoquée le 7 juin 2018 à 12 h 00 (midi, heure de Paris) au siège
de la Société et au cours de laquelle le quorum des décisions requis par les
dispositions légales n’a pas été atteint, les actionnaires sont invités par la présente
à assister à une
SYNERGIE PREND UNE
PARTICIPATION MAJORITAIRE
DANS DCS EASYWARE
deuxième Assemblée Générale Extraordinaire
(l’« Assemblée »)
qui se tiendra le 25 juin 2018 à 12 h 00 (midi, heure de Paris) au siège de la Société
avec l’ordre du jour suivant :
Ordre du jour :
1. Changement de dénomination de la Société « Deutsche Concept » qui devient
« DWS Concept », avec effet à la date du 2 juillet 2018 et, en conséquence de
quoi, modification de l’article 1 des statuts de la Société (les « Statuts »).
2. Modification de l’article 19 des Statuts pour donner au Conseil d’administration
le pouvoir de décider chaque année, pour chaque compartiment, si un dividende
doit être distribué et du montant de celui-ci.
3. Suppression de références à des articles spécifiques de la loi du 10 août 1915
concernant les sociétés commerciales, dans la version en vigueur.
4. Divers.
Les actionnaires qui fournissent l’attestation de dépôt d’un établissement de crédit
au plus tard le 20 juin 2018, indiquant que les actions sont détenues et bloquées
jusqu’à la fin de l’Assemblée, sont autorisés à participer et à exercer leur droit de
vote à l’Assemblée. Les actionnaires peuvent se faire représenter par un mandataire,
autorisé par écrit à cette fin.
Les points à l’ordre du jour de l’Assemblée ne nécessitent pas de quorum. Les
résolutions sont prises à la majorité des deux tiers des actions présentes ou
représentées.
Les actionnaires peuvent demander à consulter les statuts provisoires mis à jour
auprès du siège social de la Société.
Luxembourg, juin 2018
Le Conseil d’administration
WWW.SYNERGIE.COM
1er
Groupe français
indépendant de
services RH
5e
Réseau
européen
16
Pays dans
le monde
665
Agences
3 050
Collaborateurs
permanents
SYNERGIE a pris une participation de 66% dans
l’entreprise de services numériques française DCS
EASYWARE.
Basée à Lyon, DCS EASYWARE est implantée en
France, en Belgique, en Espagne et au Royaume-Uni
et devrait réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre de
50 millions d’€uros en 2018. Elle emploie près de
600 salariés experts en management et support
d’infrastructures IT.
Par cette acquisition, SYNERGIE se positionne sur un
marché en plein essor et complète, comme ses grands
confrères, ses activités traditionnelles en se diversifiant
dans l’infogérance, le conseil et l’assistance technique.
DCS EASYWARE apportera ainsi au Groupe SYNERGIE
une complémentarité dans son offre de services et les
ressources nécessaires à la transition numérique et
digitale de sa clientèle.
PROCHAINS RENDEZ-VOUS
• Assemblée Générale Mixte le jeudi 14 juin 2018
• Publication du chiffre d’affaires du 2e trimestre 2018
le mercredi 25 juillet 2018, après Bourse
CAPITAL SOCIAL : 121 810 000 € - EURONEXT PARIS COMPARTIMENT A
ISIN FR0000032658 - MNÉMO : SDG - REUTERS : SDGI.PA - BLOOMBERG : SDG:FP
CONTACT : SYNERGIE Direction Financière - Yvon Drouet
Tél. +33(0)1 44 14 90 20 - yvon.drouet@synergie.fr
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32 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
Groupama conforte
son ancrage mutualiste
l Le groupe a transformé son organe central en une société d’assurance mutuelle.
l Cette opération doit lui apporter une flexibilité stratégique supplémentaire.
ASSURANCE
Retour aux sources pour Groupama. L’assureur mutualiste a
procédé jeudi à la remutualisation
de son organe central. Celui-ci, qui
était une société anonyme depuis
2003, devient une société d’assurance mutuelle. « C’est une opération plus symbolique et stratégique
que purement financière. Elle ne
change quasiment pas les grands
équilibres financiers du groupe. Mais
elle va permettre de redonner une
vraie cohérence mutua liste à
l’ensemble du groupe, de la caisse
locale jusqu’à l’échelon national, en
passant par les caisses régionales »,
explique aux « Echos » Thierry
Martel, le directeur général de
Groupama. Cette opération a été
rendue possible par la loi Sapin II de
2016.
« Nous revenons au modèle originel de Groupama, indique Thierry
Martel. Cela permet aussi de clarifier
la gouvernance. Cela va également
donner un sens plus clair à nos
actions et à nos valeurs pour nos
collaborateurs. »
Plus lisibles
L’assureur souligne que cette nouvelle organisation lui permet aussi
de disposer de moyens juridiques et
financiers mieux adaptés « pour
réaliser d’éventuelles opérations de
développement, soit de nature
mutualiste, soit de nature capitalistique ». « Vis-à-vis de l’extérieur, nous
devenons plus lisibles avec, d’une
part, un pôle mutualiste qui permet
d’envisager des relations avec
d’autres mutuelles et, d’autre part,
une société anonyme qui porte toutes
nos filiales comme Groupama Gan
Vie, Gan Assurances ou le pôle international », explicite Thierry Martel.
Le conseil d’administration du
nouvel organe central Groupama
Assurances Mutuelles l’a confirmé
jeudi dans ses fonctions, tout
comme Jean-Yves Dagès, le président du groupe.
— L. T.
Le courtier Siaci
change de mains
pour plus de
1 milliard d’euros
ASSURANCE
Ardian et Edmond
de Rothschild vont
céder le contrôle de
Siaci Saint Honoré
à son management,
avec le soutien du
fonds Charterhouse.
Le courtier
en assurance veut
s’imposer comme
un cabinet
indépendant
de taille mondiale.
INTERVIEW // THIERRY MARTEL Directeur général de Groupama
« La principale menace viendra des assureurs
qui se moderniseront plus vite que nous »
Propos recueillis par
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
Le secteur mutualiste est
en pleine consolidation,
avec plusieurs annonces
de rapprochements majeurs.
Allez-vous y participer ?
Nous voulons contribuer au renforcement du secteur mutualiste qui est
encore très éclaté. Compte tenu des
contraintes d’investissement dans le
digital ou des exigences réglementaires toujours plus lourdes, il est
clair que l’union doit faire la force.
Groupama présente un modèle foncièrement collaboratif. Nous sommes prêts à partager nos ressources
tout en respectant l’ADN et l’âme des
mutuelles qui voudraient se rapprocher de nous. Cela peut aller du simple partage de moyens à des liens de
solidarité financière. L’essentiel est
de faire en sorte que l’addition de nos
sociétaires forme un ensemble plus
puissant. Nous sommes en discussions avec un certain nombre
d’acteurs.
Quels concurrents redoutezvous le plus à l’avenir ?
La principale menace viendra des
assureurs traditionnels qui se
moderniseront plus vite que nous,
davantage que des Gafa. Je ne crois
pas que ceux-ci viendront nous concurrencer parce qu’il y a une vraie
barrière à l’entrée pour être assureur.
Cela demande de mobiliser beaucoup de capitaux ou d’avoir des
réseaux de prestataires pour servir
les clients, le tout pour une rentabilité
qui n’est pas très élevée. Mais, ces
acteurs p ourront chercher à
« encapsuler » l’assurance dans des
services. Nos concurrents les plus
sérieux sont les banques. D’autant
que nos sociétaires sont massivement bancarisés dans des établissements mutualistes qui sont ceux qui
progressent le plus vite en assurance.
que de la retraite. La retraite suppose
la perception d’un revenu jusqu’à la
fin de sa vie, donc une rente. Le projet
de loi laisse le choix entre une sortie
en capital ou en rente. Pour autant, il
introduit une défiscalisation à
l’entrée, ce qui permettra de créer un
réservoir d’épargne bloquée.
Certains assureurs automobiles redoutent un effondrement
de la masse assurable avec
les voitures autonomes…
Ce sera un processus très long, car
je ne vois pas de voitures totalement
autonomes circuler sur les routes
françaises avant 10 ans. Mais il faut
d’ores et déjà s’adapter aux nouvelles mobilités. C’est pour cela que
nos assurés ont avec leur contrat le
même niveau de garanties, quel que
soit le véhicule qu’ils empruntent.
Groupama veut « contribuer au renforcement du secteur mutualiste », déclare Thierry Martel, son directeur général. Photo Groupama
Quel est le nerf de la guerre ?
La vraie bataille à gagner est celle de
la relation client. C’est l’une de nos
priorités depuis trois, quatre ans,
d’autant plus que les coûts d’acquisition deviennent très chers. Cela passe
par davantage de proactivité et de
segmentation tarifaire. Notre taux de
résiliation à l’initiative de nos assurés
est de 6 %. Il est beaucoup plus élevé
chez la plupart des autres opérateurs. Malgré la loi Hamon facilitant
la résiliation des contrats auto ou
habitation, il n’a pas augmenté. Notre
objectif, quand nous gagnons un
sociétaire, est de le garder. C’est la
base de notre modèle affinitaire.
En quoi est-il affinitaire ?
Il l’est dans une double dimension.
D’abord, avec notre ancrage dans le
monde agricole, qui est le socle de
Groupama. L’autre dimension affinitaire est locale. Nous sommes
organisés autour de 3.000 caisses
locales, qui sont autant de commu-
nautés de proximité. Les sociétaires
ont la possibilité de décider
d’actions de prévention au niveau
de leur caisse locale.
D’où viendra votre croissance
dans les années à venir ?
Les assurances de personnes sont
un vrai relais de croissance pour le
groupe. L’assurance-emprunteur
est un marché porteur depuis la
récente loi Bourquin [qui permet de
changer l’assurance de son crédit
immobilier tous les ans, NDLR].
Nous croyons aussi beaucoup à
l’épargne retraite. Vu la baisse des
taux de remplacement, les Français
ne pourront plus compter sur le
régime par répartition pour avoir un
revenu suffisant pour leurs retraites.
Le marché est en train de frémir.
Comment accueillez-vous
le projet de réforme
de l’épargne retraite ?
C’est plus une réforme de l’épargne
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
Performance
1 an
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
1 allée Louis Lichou - 29480 Le Relecq-Kerhuon
Service Relations Clientèle : N° Cristal 09.69.32.88.32 (appel non surtaxé)
contact@federal-finance.fr
www.federal-finance.fr
Federal Indiciel US (FR0000988057)
Federal Indiciel Japon (FR0000987968)
Federal APAL (FR0000987950)
Federal Croissance P (FR0000987703)
275,59
208,68
363,61
66,46
289,60
216,81
370,74
65,62
29/05/2018
30/05/2018
29/05/2018
29/05/2018
5,08
3,90
1,96
-1,26
9,22
11,38
8,37
-2,12
25,89
17,29
9,50
-5,35
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
« Notre métier ira
de plus en plus vers
la prévention
des sinistres, voire
leur prévision. »
Comment envisagez-vous
l’assurance de demain ?
Notre métier ira de plus en plus
vers la prévention des sinistres,
voire leur prévision. Nous venons
par exemple de signer un partenariat avec Orange autour des
objets connectés dans le foyer.
Dans tous les cas, nous voulons
garder notre esprit pionnier pour
aider les clients. Cela ne se sait
peut-être pas assez, mais Groupama a une histoire jalonnée
d’innovations qui sont devenues
des standards de marché. Nous
avons été le premier assureur à
inclure les garanties d’assistance
dans nos contrats ou à donner la
p ossibilité de résilier à tout
moment (chez Amaguiz).
Vous êtes présents dans
dix pays. Que cela vous
apporte-t-il ?
C’est un vrai plus, parce que l’on
apprend des choses d’autres
pays. Ainsi, en Italie, nous sommes beaucoup plus avancés qu’en
France sur la télématique automobile. Nous y avons créé notre
propre plate-forme de données
avec IBM. C’est important aussi
en termes d’attractivité pour
attirer des talents. C’est par
ailleurs un moyen d’exister dans
les discussions qui se jouent au
niveau européen. Notre stratégie
est d’être sur peu de marchés,
mais de peser sur chacun d’entre
eux. Nous sommes d’autant plus
confortés que notre pôle international dégage une rentabilité
satisfaisante. n
L. T.
et Anne Drif
Trois ans après être passé
sous le contrôle d’Ardian, l’un
des grands du courtage
d ’a s s u r a n c e s f r a n ç a i s va
changer de mains. Le fonds
d’investissement (actionnaire
à hauteur de 51 %) et le groupe
Edmond de Rothschild (19 %)
ont annoncé jeudi être entrés
en négociation exclusive pour
céder Siaci Saint Honoré à son
management et à ses équipes,
avec le soutien du britannique Charterhouse.
Le montant de la transaction,
qui doit être finalisée en septembre prochain, n’a pas été
divulgué. Selon nos informations, Siaci Saint Honoré se verrait valorisé un peu plus de
1 m i l l i a r d d ’e u r o s . E n
février 2015, au moment de son
rachat par Ardian, sa valeur
d’entreprise globale était estimée à quelque 520 millions
d’euros. Le management du
groupe, actionnaire à hauteur
de 30 %, prendra la majorité du
capital. Charterhouse en
deviendra l’actionnaire de référence à ses côtés. S’il vend une
part de sa participation, Ardian
devrait « continuer d’accompagner le groupe dans sa croissance » en position de minoritaire. « Rien n’est encore défini
350
MILLIONS D’EUROS
Le chiffre d’affaires
de Siaci Saint Honoré
en 2017 (+14,4 %).
quant aux niveaux de participation respectifs. Il n’est pas exclu
que nous fassions entrer, au côté
de Charterhouse, un co-investisseur dans une moindre proportion », précise également aux
« Echos » Pierre Donnersberg,
président du directoire de Siaci
Saint Honoré. Le dirigeant
entend faire du courtier français un véritable acteur de taille
mondiale. « Plusieurs de nos
concurrents ont voulu nous
racheter. Mais nous ne voulions
pas nous vendre à un industriel
de notre secteur. Nous avons préféré reprendre notre indépendance et cela s’est fait en bonne
intelligence avec Ardian », précise Pierre Donnersberg, qui
avait récemment confirmé à
« L’Argus de l’assurance » la tentative d’Aon de racheter Siaci
pour environ 1 milliard d’euros
l’an dernier.
Les industriels ont d’ailleurs
été sciemment écartés du
processus de vente. Selon nos
informations, ce sont près de
dix fonds qui ont remis une
offre vendredi dernier lors du
premier tour du processus
d ’e n c h è r e s o r g a n i s é p a r
Lazard. Cinq ont été retenus,
KKR, Warburg Pincus, Wendel,
la division « private equity » de
Goldman Sachs et Charterhouse, avant que ce dernier
ne devance ses concurrents
avec une offre ferme éclair.
Croissance externe
Cela fait plusieurs mois que des
fonds acquéreurs, attirés par la
croissance du courtier, tentent
de convaincre Ardian de sortir
du capital. En 2017, le chiffre
d’affaires de Siaci Saint Honoré a
progressé de 14,4 %, à 350 millions d’euros, et l’objectif affiché
est d’atteindre les 500 millions
d’euros d’ici à 2020. « Nous avons
l’ambition de réaliser 400 millions d’euros de chiffre d’affaires
cette année », glisse le dirigeant.
Le courtier va poursuivre sa
stratégie de croissance externe,
en ciblant l’Europe continentale, l’Asie, l’Afrique et le
Moyen-Orient. Alors qu’il réalise déjà plus de 25 % de son
chiffre d’affaires à l’international, Siaci Saint Honoré a signé
en début d’année un partenariat industriel et financier avec
le conglomérat chinois HNA
Group, qui prévoit notamment
la création d’une coentreprise
de courtage d’assurances. n
en bref
La France émet 9 milliards d’euros
à des taux en légère hausse
OBLIGATIONS L’Agence France Trésor (AFT) a procédé à l’émis-
sion de quatre souches obligataires jeudi, dont une nouvelle
référence à 10 ans. Dans un contexte de tensions sur les marchés
liées à la perspective d’un virage dans la politique monétaire
européenne, les coûts de financement de l’Etat ont légèrement
augmenté. Sur les titres à échéance 2028, le taux est ressorti à
0,9 %, contre un taux de 0,81 % lors de la dernière opération
comparable en mai. Sur ceux à échéance 2029, le taux s’est élevé
à 0,86 %, contre 0,6 %. L’Etat a émis 9 milliards d’euros.
UBS aurait supprimé 100 postes
dans ses activités de gestion d’actifs
GESTION En pleine restructuration, l’entité d’UBS dédiée à la
gestion d’actifs aurait déjà supprimé plus de 100 postes ces derniers mois (près d’un tiers auraient concerné les Etats-Unis).
Une façon de contrer la baisse des marges. Un recentrage a été
opéré sur la gestion indicielle et celle-ci représente désormais
environ 40 % des encours. Seul problème : cette activité dégage
des marges relativement faibles. Les bénéfices trimestriels de
l’activité gestion d’actifs ont déçu les analystes de marché et
l’entité a le ratio d’exploitation le plus élevé du groupe UBS.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
Hedge fund : le grand retour
de la star Alan Howard
l Son fonds a profité des secousses sur les émergents et sur la dette européenne.
l Il affiche une performance de 36,7 % en mai.
FONDS
Etienne Goetz
@etiennegoetz
La descente aux enfers du hedge
fund Brevan Howard est enrayée. Le
nouveau fonds « global macro » de
2,3 milliards de dollars et géré personnellement par le milliardaire britannique Alan Howard a enregistré
une performance de 36,7 % en mai,
selon les informations de Bloomberg. Il a profité d’un regain de volatilité sur les marchés émergents et sur
le marché de la dette européenne
dans le sillage de la crise politique en
Italie. Le fonds AH Master Fund de
Howard, lancé en 2017, progresse
ainsi de 44 % depuis le début de
l’année, indique l’agence financière.
Retour général aux profits
« Je suis heureux que la loyauté et la
confiance accordées par les investisseurs aient été récompensées par des
résultats très positifs », a commenté
Alan Howard. La hausse des taux
d’intérêt et les tensions géopolitiques, notamment la crise politique
en Italie, ont permis aux fonds
« macro », c’est-à-dire qui investissent sur tous les grands marchés, de
dégager à nouveau des profits. Cette
stratégie avait été mise à mal par
l’intervention massive des banques
centrales ces dernières années. Ce
nouvel environnement profite à
tous les hedge funds de la firme. Son
principal fonds, le Master Fund –
4,2 milliards de dollars – a gagné
7,6 % en mai, sa meilleure performance mensuelle depuis la crise de
2008. Depuis le début de l’année, le
Master Fund, géré par une équipe de
traders progresse de 8,9 %. Les performances de mai mettent ainsi fin à
une série de déconvenues qui avait
provoqué une hémorragie parmi les
investisseurs. Alors que, en 2013,
Brevan Howard gérait environ
40 milliards, les actifs sont tombés à
environ 8 milliards de dollars. Pour
endiguer la fuite des capitaux, le milliardaire avait décidé de faire cadeau
des frais de gestion de 1,7 %.
Le nouveau fonds lancé il y a un
peu plus d’un an faisait aussi partie
de la stratégie pour fidéliser les
clients. Le AH Master Fund est
ouvert, pour de faibles montants,
aux investisseurs ayant confié leur
argent à d’autres fonds de Brevan
Howard. Selon Bloomberg, les frais
de gestion du AH Master Fund sont
de 0,75 % et les commissions sur les
performances sont de 30 %, contre
20 % habituellement dans l’industrie. Brevan Howard a aussi dû
affronter une concurrence accrue
de hedge funds ayant la même stratégie « macro », notamment de
Chris Rokos. Cet élément clef de Brevan Howard avait généré 4 milliards
de dollars de profits pour la firme
entre 2004 et 2012, date à laquelle il a
quitté le fonds. n
« Je suis heureux que la loyauté et la confiance accordées par les
investisseurs aient été récompensées par des résultats très positifs. » Photo Prensa Internacional/ZU
Comment les fonds alternatifs mettent à profit les galas de charité
Ces conférences où ils
présentent leurs meilleures
idées d’investissement leur
permettent d’augmenter
leur rendement et de
collecter davantage de
capitaux.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
Etant très limités en termes de
publicité et de marketing, les fonds
alternatifs utilisent les galas de charité et autres conférences pour mettre en avant leur hedge fund et attirer les investisseurs. Il s’agit
degalas, comme ceux des fondations Sohn ou Robin des bois, ou de
conférences, telles que SALT, créée
par Anthony Scaramucci. Ils y expo-
sent leurs meilleurs investissements
ou à l’inverse les sociétés qu’ils estiment vulnérables et risquées, tout
en précisant qu’il ne s’agit pas de
recommandations d’achat ou de
vente. En réalité, les fonds n’espèrent
qu’une chose : que les investisseurs
leur emboîtent le pas et achètent ou
vendent les actions sur lesquelles le
fonds a une opinion positive ou
négative. De quoi augmenter leur
performance grâce à ces comportements moutonniers.
Coup de projecteur
Durant les deux jours où se tiennent
ces conférences, les valeurs qui y
sont recommandées par les hedge
funds font mieux que le marché
(écart de 1,1 %) et celles qui sont vilipendées perdent 2 %, dans des volu-
mes de transactions en forte hausse.
Cet excès de performance des
actions promues par les fonds s’établit à 7 % durant les neuf mois qui
suivent la conférence et diminue
ensuite de moitié dans les neuf mois
suivants, selon une étude (1) de
Patrick Luo de la Harvard Business
School. Contrairement à leurs déclarations, les hedge funds profitent de
la hausse des cours pour céder une
partie des actions dont ils avaient fait
la publicité. Au moment de la conférence, les titres dont les fonds vantent les mérites pèsent pour près de
8 % de leur portefeuille total. Près
d’un an plus tard, ce poids n’est plus
que de 5 %.
Les fonds mettent en avant des
sociétés qui sont sur une tendance
favorable, et qui gagnaient autour de
20 % dans les dix-huit mois précédant la conférence. Seulement,
avant même qu’un hedge fund ne
dévoile le nom de son action fétiche,
d’autres fonds alternatifs étaient
déjà passés à l’achat. Certains peuvent coordonner leur action afin de
créer un emballement spéculatif sur
un titre. Une fois le nom de l’action
dévoilé à la conférence, ce sont les
fonds de placement traditionnels
(« mutual funds ») et conseillers
financiers qui ont le comportement
moutonnier le plus marqué et achètent ce titre pendant des mois. A
l’inverse, les hedge funds prennent
très vite leurs bénéfices et vendent
cette action aux fonds traditionnels.
Les hedge funds qui participent à
ces conférences sont des fonds
influents et importants (Bill Ack-
ventes aux enchères publiques //
man, David Einhorn, Leon Cooperman, Larry Robbins, Dan Loeb,
James Chanos…) qui gèrent en
moyenne 15,7 milliards de dollars. Ils
sont donc très écoutés par les marchés, et leur présence assure une
forte audience auprès des investisseurs. Grâce à cette publicité, les
fonds lèvent davantage d’argent,
3,4 % d’actifs en plus, soit 533 millions de dollars de capitaux supplémentaires. Le coût de leur présence
à ces galas, à peine quelques milliers
de dollars de dons, est donc très largement rentabilisé grâce à cette collecte, source de commissions supplémentaires.
(1) « Talking Your Book: Evidence From
Stock Pitches at Investment Conferences ».
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de PARIS, à PARIS 17ème, le Jeudi 12 juillet 2018 à 14 H 00 - En UN LOT
à PARIS 18ème, 133 bis rue Belliard
La nue-propriété de 5 BOXES auto au sous-sol et de 2 BOXES auto
au 1er étage, de 10,19 m² chacun ▶ Six sont loués, un est occupé
RESULTATS (extrait)
Pour consulter le cahier des conditions de vente s’adresser
Au Greffe du Juge de l’Exécution du TGI de PARIS où il a été déposé sous la Référence Greffe
17/00272, à Maître Jean-Luc SABBAH, SELARL CABINET SABBAH & ASSOCIES, Avocat à
PARIS (75002), 14 rue Vivienne, Tél : 01 42 97 54 25
Visite sur place le Mardi 3 juillet 2018 de 09 H 30 à 11 H 00
Nouvelle incitation fiscale pour louer les biens
vacants
T. G. I. de CRETEIL (94)
MISE A PRIX : 30.000 Euros
l Audience du 17/05/2018 à 9 H 30
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ADJUGÉ : 313 000 € à Maître ORHON
Ref VLimmo 115188
APPARTEMENT DE 72.20 M² à VILLIERS S/MARNE (94350) - MISE À PRIX : 50 000 €
ADJUGÉ : 180 000 € à Maître TROUVE
VENTE aux enchères publiques sur surenchère au palais de justice
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(92), le jeudi 12 juillet 2018 à 14h.30 - EN UN SEUL LOT
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- au 2ème étage : palier, 2 chambres dont une avec dressing, SdB et w.-c.
ANCIENNE BOUTIQUE, indépendante sur rue. Une COURETTE, sur rue (avec accès
au sous-sol) - Un JARDIN à l’arrière de 86 M² environ.
Mise à Prix : 308.000 € - (Consignation : 30.800 €)
S’adresser : - A Maître Alain NICOLAS, avocat au Barreau des Hauts de Seine, 74 rue Sartoris (92)
LA GARENNE COLOMBES - TEL. 01 47 80 03 74 - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de
NANTERRE où le CCV est déposé
- IL N’Y AURA PAS DE VISITE
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 117119)
Ref VLimmo 115362
APPARTEMENT DE 45,13 M² à CRETEIL (94000) - MISE À PRIX : 30 000 € ADJUGÉ : 125 000 €
à Maître AULIBE-ISTIN, DEFALQUE & ASSOCIES
Ref VLimmo 115189
PAVILLON à VILLIERS SUR MARNE (94350) - MISE À PRIX : 250 000 € - VENTE NON
REQUISE
Ref VLimmo 115404
APPARTEMENT à LE PERREUX S/MARNE (94170) - MISE À PRIX : 50 000 € - ADJUGÉ : 262 000 €
à Maître RAIMON
Ref VLimmo 115122
MAISON D’HABITATION à BOISSY SAINT LEGER (94470) - MISE À PRIX : 60 000 €
ADJUGÉ : 201 000 € à Maître ISAL
Ref VLimmo 115578
APPARTEMENT à L HAY LES ROSES (94240) - MISE À PRIX : 20 000 € - ADJUGÉ : 133 000 €
à Maître ORHON
Ref VLimmo 115461
APPARTEMENT à FRESNES (94260) - MISE À PRIX : 60 000 € - ADJUGÉ : 93 000 €
enchères publiques au palais de justice de BOBIGNY (93),
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le mardi 3 juillet 2018 à 13h.30 - EN UN SEUL LOT
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LOCAL COMMERCIAL de 47,36 M² à VILLEPINTE (93)
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à Maître TROUVE
Ref VLimmo 115605
LOGEMENT à SAINT MANDE (94160) - MISE À PRIX : 30 000 € - ADJUGÉ : 91 000 €
à Maître FRICAUDET
Ref VLimmo 115455
Au RdC, comprenant placard en partie arrière, éclairé par une baie vitrée, fermé par
rideau métallique et muni d’une porte vitrée
LOGEMENT à VILLENEUVE LE ROI (94290) - MISE À PRIX : 45 000 € - ADJUGÉ : 62 000 €
S’adresser : - A Maître Jean-Claude GUIBERE, avocat, 34 rue de Bourgogne (93) BOBIGNY,
Tél. 01.48.969.969, dépositaire d’une copie du CCV - Au greffe du TGI de BOBIGNY où le CCV
est déposé - Sur les lieux où une visite sera organisée le mardi 12 juin 2018, de 16h.30 à 17h.
APPARTEMENT à VILLENEUVE SAINT GEORGES (94190) - MISE À PRIX : 48 800 €
Mise à Prix : 16.000 € - (Consignation : 3.000 €)
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 117134)
à Maître AULIBE-ISTIN, DEFALQUE & ASSOCIES
ADJUGÉ : 50 000 € à Maître TACNET
COMMUNIQUÉ
Ref VLimmo 115608
Ref VLimmo 115607
Le Ministère du Logement veut favoriser l’accès au logement
des publics les plus modestes. Un nouveau dispositif permet
une exonération d’impôts sur les revenus locatifs des
propriétaires qui mettent en location leur bien vacant à un
loyer abordable.
Ce dispositif prévoit une déduction de 15 % à 70 % des loyers
annuels perçus, à condition que le propriétaire ait signé à partir
de janvier 2017 une convention à loyer maîtrisé conclue avec
l’agence nationale de l’habitat (ANAH).
Le pourcentage de l’exonération est défini selon l’effort consenti
par le propriétaire pour proposer un loyer abordable aux foyers
modestes. La loi définit un barème en trois catégories pour
évaluer cet effort : loyer très social, social ou intermédiaire. Les
propriétaires doivent donc demander un loyer qui entre dans
l’une de ces catégories pour bénéficier du nouveau dispositif.
Ce nouvel avantage fiscal vise particulièrement les zones
tendues pour y accélérer la mise sur le marché locatif des
logements vides. C’est pourquoi l’exonération consentie tient
également compte du territoire sur lequel le bien est loué. Plus
la tension locative est forte, plus l’exonération sera importante :
pas moins de 30% dans les zones où le déséquilibre entre offre
et demande est le plus fort.
L’État espère ainsi aider 115 000 personnes aux revenus
modestes à se reloger en trois ans.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
34 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
L’AMF veut avancer vite
sur l’encadrement des ICO
BOURSE
Le régulateur réfléchit
désormais à un
cadre juridique pour
le marché secondaire
des jetons.
Laurence Boisseau
@boisseaul
Sur les ICO (« initial coin offering »),
le président du gendarme boursier,
Robert Ophèle, voudrait aller
vite. La loi Pacte va créer un cadre
flexible pour attirer en France ces
nouvelles levées de fonds, avec un
visa (label) optionnel qui pourrait
être délivré par l’AMF dès 2019 aux
émissions de jetons en cryptomonnaie remplissant certaines conditions. Le régulateur veut désormais
s’attaquer au second pilier de la
réglementation des jetons. Et réflé-
chir, rapidement, à un régime juridique adapté, cette fois-ci, à la partie
aval du marché, le marché secondaire des jetons.
ICO, de peur de ne pouvoir les
revendre en temps voulu.
La régulation de ces plates-formes d’échange pourrait passer par
un statut spécifique, qui présente-
La loi Pacte, un véhicule
législatif adéquat
Il manque un cadre
légal à la détention
des cryptoactifs.
Robert Ophèle espère que la loi
Pacte pourra englober ce nouveau
point. « Il reste possible de faire des
amendements à la loi », a-t-il précisé,
en marge du colloque du conseil
scientifique de l’AMF, jeudi.
Une fois que les jetons sont émis,
ces derniers peuvent s’échanger sur
des plates-formes. Ce marché
secondaire n’obéit aujourd’hui à
aucune règle. Il n’est ni organisé ni
efficace. Il n’apporte aucune garantie de liquidité, de transparence ou
de sécurité. Il est opaque et d’autant
plus propice aux abus de marché
que la volatilité y est élevée, y compris sur une journée. Ce peut être un
frein éventuel pour des investisseurs qui hésitent à participer à des
La blockchain n’étant
pas reconnue comme
pouvant générer un
registre attestant de
la propriété d’un bien.
rait des similitudes avec celui de
l’établissement de monnaie électronique (délivré par l’ACPR qui émet,
gère et met à disposition de la monnaie électronique sous conditions)
et avec celui de plate-forme de négo-
LA SÉANCE DU 7 JUIN 2018
ciation de titres régulée et supervisée type MTF, OTF, voire internalisateur systématique.
Ces plates-formes, plus ou moins
discrètes ou transparentes selon le
cas, s’inspireraient de celles issues
de la directive MiFID sur les marchés d’instruments financiers, qui a
permis l’émergence de places de
négociation alternatives, à côté des
entreprises de marché. Ce statut
apporterait de la sécurité financière
aux investisseurs.
Il conviendrait aussi de donner
un cadre légal à la détention et au
transfert de propriété des cryptoactifs ; la blockchain n’étant pas
reconnue aujourd’hui comme pouvant générer un registre attestant
de la propriété d’un bien. Cette
réglementation aurait ses limites
malgré tout. Elle ne pourrait s’appliquer qu’à des plates-formes souhaitant intervenir en France ; ce qui est
assurément restrictif au vu de la
globalisation des marchés. n
La Bourse
de Paris
cède un peu
de terrain
Les investisseurs ont opté
•finalement
pour la prudence à
la veille d’un G7 qui s’annonce
difficile au Canada en raison
des tensions commerciales
entre Washington et ses partenaires.
Après une ouverture et une
matinée dans le vert, l’indice
CAC 40 a cédé 0,17 %, pour clôturer à 5.448,36 points, dans un
volume d’échanges de 3,5 milliards d’euros. La veille, il avait
fini quasi stable, à 0,06 %. Les
valeurs exportatrices ont terminé dans le rouge comme la
veille, à l’image de Pernod
Ricard (–0,67 %) et de LVMH
(–3,30 %). A l’inverse, les
valeurs pétrolières, comme
Total (+1,25 %) ou TechnipFMC (+4,02 %), ont profité
d’une remontée des cours du
baril, qui étaient tombés mercredi à un plus bas d’un mois.
ArcelorMittal a été pénalisé (–2,49 %) par un abaissement de sa recommandation à
« vendre » contre « acheter »
auparavant par UBS.
En dehors du CAC 40, Rémy
Cointreau a accusé la plus
forte baisse du SRD, dévissant
de près de 5 %, après avoir
publié ses résultats annuels.
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
PRÉFET DE LA SEINE-SAINT-DENIS
AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE
Enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet d’aménagement du parc du Plateau d’Avron à Rosny-sous-Bois
Par un arrêté n°2018 – 1085 du 7 mai 2018 publié au BIA du 7 mai 2018, le préfet de la Seine-Saint-Denis a prescrit l’ouverture d’une enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet d’aménagement du parc
du Plateau d’Avron, qui se tiendra du jeudi 7 juin 2018 au lundi 9 juillet 2018 inclus, soit pour une durée de 33 jours consécutifs, sur le territoire des communes de Rosny-sous-Bois (commune d’implantation du projet), Neuilly-Plaisance et
Villemomble (communes dont le territoire jouxte ou est situé à proximité du lieu d’implantation du projet).
Pour ce projet soumis à évaluation environnementale et initié par la commune de Rosny-sous-Bois, une procédure de DUP est nécessaire afin d’assurer la maîtrise foncière des emprises nécessaires à la réalisation de l’opération.
Le projet de parc du plateau d’Avron à Rosny-sous-Bois, d’une superficie de 15 ha environ, vise à préserver et accroître les valeurs écologiques du site actuel, tout en l’ouvrant au public et en répondant à la demande de détente et de promenade
des habitants.
La personne responsable du projet, au bénéfice de laquelle la DUP a vocation à être prononcée, est l’établissement public territorial (EPT) Grand Paris Grand Est, substitué de plein droit à la commune à compter du 1er janvier 2018 du fait de
sa compétence en matière d’aménagement.
L’enquête, dont le siège est fixé en mairie de Rosny-sous-Bois, est conduite par Sylvie MARTIN, directrice de l’urbanisme à la mairie d’Aubervilliers, en qualité de commissaire enquêtrice. Elle s’ouvrira le jeudi 7 juin 2018 à 8h30 et se terminera le
lundi 9 juillet 2018 à 17h30.
Au titre de l’évaluation environnementale du projet, le dossier d’enquête se compose notamment :
• d’une étude d’impact ;
• de l’avis de l’Autorité environnementale (AE) ou, à défaut d’avis dans le délai de deux mois suivant la réception du dossier complet par l’AE, d’une note d’information relative à l’absence d’observation ;
• de l’avis des communes de Rosny-sous-Bois, de Neuilly-Plaisance, de Villemomble, ainsi que du Département de la Seine-Saint-Denis, ou, pour celles de ces collectivités qui n’auraient pas émis d’avis dans le délai de deux mois suivant la saisine,
d’une information relative à l’absence d’observation ;
• le cas échéant, d’une réponse écrite à l’avis de l’AE.
Pendant toute la durée de l’enquête, un exemplaire du support papier du dossier d’enquête ainsi qu’un registre d’enquête, préalablement coté et paraphé par la commissaire enquêtrice, sont déposés dans le lieu défini dans le tableau suivant afin
que chacun puisse, aux heures habituelles d’ouverture au public, en prendre connaissance et éventuellement consigner ses observations et propositions.
LIEU
Mairie de Rosny-sous-Bois
Annexe de l’Hôtel de Ville
Direction Urbanisme et Habitat
ADRESSE
22 rue Claude Pernès
93111 Rosny-sous-Bois cedex
Le dossier d’enquête peut également être consulté sur un poste informatique dans le lieu défini ci-dessus, aux heures habituelles d’ouvertures au public.
Chacun peut également adresser ses observations écrites à la commissaire enquêtrice au siège de l’enquête, par courrier libellé comme suit :
Madame la Commissaire enquêtrice de l’enquête publique unique portant sur l’opération d’aménagement du parc du Plateau d’Avron
Mairie de Rosny-sous-Bois – 20 rue Claude Pernes - 93110 Rosny-sous-Bois
Elles sont annexées sans délai au registre disponible au siège de l’enquête et seront consultables sur place pendant toute la durée de l’enquête.
Une version numérique du dossier est également consultable sur le site internet mentionné ci-après, où des observations et propositions pourront également être déposées par voie électronique sur un registre dématérialisé et sécurisé ouvert
du jeudi 7 juin 2018 à 8h30 au lundi 9 juillet 2018 à 17h30 : https://www.registredemat.fr/dup-plateaudavron
Les observations et propositions peuvent également être transmises à la commissaire enquêtrice en utilisant l’adresse électronique dup-plateaudavron@registredemat.fr . Seuls les courriels reçus entre le jeudi 7 juin 2018 à 8h30 et le lundi 9 juillet
2018 à 17h30 seront pris en compte.
Les observations et propositions émises par voie électronique (registre ou courriel) seront consultables par le public sur le site internet mentionné ci-dessus.
Des informations relatives au projet soumis à l’enquête peuvent être demandées auprès de : Madame Clémentine CIRIGNANO - Responsable Etudes et Opérations Urbaines
Direction Urbanisme et Habitat - Mairie de Rosny-sous-Bois - Annexe de l’Hôtel de Ville - 22 rue Claude Pernès – 93111 Rosny-sous-Bois - Tél : 01 49 35 38 35 - cirignano@mairie-rosny-sous-bois.fr
Toute personne peut, sur sa demande et à ses frais, obtenir communication du dossier d’enquête publique ainsi que des observations et propositions du public auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis (direction de la coordination des politiques
publiques et de l’appui territorial, bureau de l’utilité publique et des affaires foncières, 1, esplanade Jean Moulin, 93007 Bobigny Cedex).
La commissaire enquêtrice se tient à la disposition du public pour recevoir ses observations au lieu de permanence, dates et horaires suivants :
LIEU DE PERMANENCE
Mairie de Rosny-sous-Bois
Annexe de l’Hôtel de Ville
Direction Urbanisme et Habitat
22 rue Claude Pernès
93111 Rosny-sous-Bois
JOUR
mercredi 13 juin 2018
mardi 26 juin 2018
samedi 7 juillet 2018
HORAIRE
de 13h30 à 17h30
de 9h30 à 12h30
de 9h30 à 12h30
lundi 9 juillet 2018
de 13h30 à 17h30
Pendant la durée de l’enquête, la commissaire enquêtrice peut auditionner toute personne ou service qu’il lui paraît utile de consulter pour compléter son information sur le projet soumis à enquête publique.
Après clôture de l’enquête, la commissaire enquêtrice rencontre, dans la huitaine, le responsable du projet et lui communique les observations écrites et orales consignées dans un procès-verbal de synthèse. Le responsable du projet dispose d’un
délai de quinze jours pour produire ses observations éventuelles.
La commissaire enquêtrice établit un rapport unique, qui relate le déroulement de l’enquête et examine les observations recueillies. Le rapport comporte le rappel de l’objet du projet, la liste de l’ensemble des pièces figurant dans le dossier
d’enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l’enquête et, le cas échéant, les observations du porteur de projet en réponse aux observations du public. La commissaire enquêtrice consigne,
dans un document séparé, ses conclusions motivées sur l’opération envisagée, en précisant si les conclusions sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet.
La commissaire enquêtrice transmet le rapport et les conclusions motivées dans un délai de trente jours à compter de la date de clôture de l’enquête.
Après transmission par le préfet, le rapport et les conclusions seront tenus à la disposition du public dans chaque mairie des communes concernées pendant un an à compter de la date de clôture de l’enquête. Ces documents seront consultables
pendant un an sur le site internet de la préfecture de la Seine-Saint-Denis www.seine-saint-denis.gouv.fr (rubrique Politiques publiques / Aménagement du territoire et constructions / Enquêtes publiques), ainsi que sur le site internet mentionné
ci-dessus.
Les décisions susceptibles d’intervenir au terme de l’enquête publique sont :
• La déclaration de projet, adoptée par le conseil de territoire de l’EPT Grand Paris Grand Est. Conformément à l’article L. 122-1 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique, au terme de l’enquête publique et sur demande du préfet,
l’organe délibérant de l’établissement public territorial Grand Paris Grand Est se prononce par une déclaration de projet sur l’intérêt général de l’opération projetée dans les conditions prévues à l’article L. 126-1 du code de l’environnement. La
délibération intervient dans le délai fixé par le préfet, qui ne peut excéder six mois. La déclaration de projet mentionne l’objet de l’opération tel qu’il figure dans le dossier soumis à l’enquête et comporte les motifs et considérations qui justifient
son caractère d’intérêt général. Elle prend en considération l’étude d’impact, l’avis de l’autorité environnementale, les observations du public ainsi que celles issues des autres consultations, dont elle présente une synthèse. Elle indique, le cas
échéant, la nature et les motifs des principales modifications qui, sans en altérer l’économie générale, sont apportées au projet au vu des résultats de l’enquête publique. En outre, elle fait mention des mesures prises par le maître d’ouvrage
destinées à éviter, réduire ou compenser les effets négatifs notables du projet sur l’environnement, ainsi que les modalités de suivi de ces incidences.
• La déclaration d’utilité publique est prononcée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, au profit de l’EPT Grand Paris Grand Est. Après transmission de la déclaration de projet ou à l’expiration du délai fixé par le préfet, et au plus tard dans le délai
d’un an à compter de la clôture de l’enquête, ce dernier se prononce sur la déclaration d’utilité publique.
A titre indicatif, le projet est également susceptible de faire l’objet à brève échéance d’un dossier de déclaration au titre de la loi sur l’eau (compétence du préfet de département), d’une ou plusieurs dérogations au titre des espèces protégées
(compétence du préfet de département) et d’une demande de permis d’aménager (délivré par le maire). Ces procédures ne relèvent pas du champ de l’enquête publique objet du présent arrêté. Toutefois, l’évaluation environnementale du projet,
en ce compris la consultation du public que constitue l’enquête publique objet du présent arrêté, pourra éventuellement être prise en compte pour l’instruction des dossiers correspondants.
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot. Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
É É
É
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 35
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
euronext
séAncE du 07 - 06 - 2018
CaC 40 : 5448,36 (-0,17 %) neXt 20 : 11892,81 (-0,94 %)
CaC larGe 60 : 6037,18 (-0,25 %)
CaC all-tradaBle : 4289,66 (-0,29 %)
Date De ProroGation : 26 Juin
CAC 40
srD suite
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
17/05/18 0,09
a
31/05/18 1,7
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
30/05/18 3,02
a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
02/05/18 1,7
a
fr0000125338
carreFour (ca) R
04/06/18 1,7
a
fr0000120172
21/06/17 0,7
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
22/05/18 0,63
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
04/05/18 1,9
a
fr0010208488
22/05/18 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
KerinG (Ker) R
26/04/18 1,53
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
14/05/18 4
a
fr0000121014
17/04/18 3,4
laFarGeHolcim (lhn)
a
ch0012214059
leGranD (lr) R
11/05/18 2
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
01/06/18 1,26
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
22/05/18 3,55
ouv
vol.
nb titres
45,41
1241084
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110
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1002940
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307,9
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44,5
338889
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64,54
408338
266.805.751
205,4
556198
561.799.699
117,7
551361
179.521.119
clot
+ haut
+ bas
44
45,41
43,94
109,5
110,7
109,05
99,65
101,1
99,45
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29,685
28,62
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119,4
117,5
21,8
22,025
21,765
54,11
54,89
53,97
39,62
40,13
39,55
113,45
115,4
113,35
15,145
15,225
15,025
11,985
12,245
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64,23
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13,67
13,52
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118,55
117,4
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503
477,9
296,15
307,9
295,15
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45,15
44,43
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64,6
63,84
204,1
205,8
202,4
117,1
118,4
116,95
% Veil
% mois
% 52 s.
- 2,31
-7
+ 5,21
- 0,18
+ 0,92
+ 10,96
- 0,35
- 0,77
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- 2,49
- 2,04
+ 55,83
- 0,3
+ 6,12
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+ 0,79
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+ 0,78
-13,24
- 14,76
- 0,5
- 7,47
+ 4,91
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+ 22,03
- 0,2
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+ 0,63
-10,86
- 14,24
- 0,24
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- 5,24
+ 1,26
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- 0,04
+ 2,79
+ 0,13
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+ 7,74
+ 72,29
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+ 1,79
+ 29,86
+ 0,54
- 4,69
- 13,58
- 0,25
- 2,53
+ 6,1
+ 0,05
+3
+ 7,28
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 2,33
48,95
42,1
2,39
+ 4,24
113,3
97,12
2,42
+ 20,06
3,4
101,1
29,35
81,33
1,51
+ 6,03
30,765
24,335
- 2,88
130,55
103,65
1,44
- 11,87
27,69
20,935 5,78
- 13,08
68,66
52,74
5,58
- 8,52
45,98
39,18
4,29
+ 14,72
116,95
97,38
1,5
- 16,05
19,73
15,025 4,62
- 13,15
15,54
11,61
5,26
- 8,92
71,78
63,23
2,98
- 4,71
1,21
14,815 11,33
12,165 2,56
+ 2,48
120,25
105,35
1,3
+ 31,04
504,2
338,263 0,84
+ 20,68
313,7
232,5
1,15
- 5
4
51,1
43,3
4,48
- 0,36
67,44
60,42
1,97
+ 10,35
210,8
170,3
1,74
- 2,05
+ 0,43 130,85
+ 0,82 110,1
3,03
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
oranGe (ora) R
a
fr0000133308
05/06/18 0,4
PernoD-ricarD (ri) R
a
fr0000120693
PeuGeot (uG) R
20/11/17 1,08
a
fr0000121501
02/05/18 0,53
PuBlicis GrouPe (pub) R
a
fr0000130577
renault (rno) R
fr0000131906
saFran (saf) R
06/06/18 2
a
21/06/17 3,15
a
fr0000073272
29/05/18 1,6
saint-GoBain (sGo) R
a
fr0000125007
sanoFi (san) R
12/06/17 1,26
a
fr0000120578
11/05/18 3,03
scHneiDer electric (su) R a
fr0000121972
02/05/18 2,2
société Générale (Gle) R a
fr0000130809
soDeXo (sW) R
30/05/18 2,2
a
fr0000121220
solVaY (solb)
01/02/18 2,75
a
be0003470755
21/05/18 1,55
stmicroeletronics (stm) R a
nl0000226223
19/03/18 0,05
tecHniPFmc (fti) R
a
Gb00bDsfG982
total (fp) R
21/05/18 0,13
a
fr0000120271
19/03/18 0,62
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a
fr0013326246
Valeo (fr)
a
DiV 3 06/06/16
fr0013176526
04/06/18 1,25
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a
fr0000124141
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14/05/18 0,84
a
fr0000125486
ViVenDi (viv) R
24/04/18 1,76
a
fr0000127771
20/04/18 0,45
ouv
vol.
nb titres
14,75
4654961
2.660.056.599
142,35
444401
265.421.592
20,56
2504647
904.828.213
57,04
532880
230.874.486
84,4
936854
295.722.284
102,85
667656
443.680.643
44,3
1590864
553.557.091
65,64
2875148
1.248.988.931
74,34
1100537
574.955.979
37,5
4518730
807.917.739
84,4
376478
150.830.449
115,6
228228
105.876.416
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27,34
2213541
461.643.594
52,82
6403747
2.658.514.603
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447970
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534955
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19,335
1345488
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85,28
886634
596.304.829
21,93
2225353
1.300.044.709
srD
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
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% Veil
% mois
% 52 s.
+ 0,1
- 2,72
- 4,21
- 0,67
+ 1,74
+ 15,21
+ 0,83
+ 3,09
+ 16,54
- 0,07
- 8,13
- 13,05
+ 0,96
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- 0,05
+ 3,79
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+ 0,29
- 10,18
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- 23,25
+ 0,35
- 1,15
+ 8,89
+ 0,71
-11,36
- 20,45
- 2,29
- 0,48
- 32,23
- 1
+ 0,8
- 2,4
- 1,03
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+ 0,36
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+ 17,77
+ 0,78
- 0,18
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+ 0,1
- 7,46
- 0,39
- 0,4
- 0,56
+ 10,33
- 0,78
- 6,82
+ 6,23
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 1,35
15,235
13,315 2,05
+ 6,48
146,45
120,05
0,77
+ 22,15
21,02
16,455 2,56
+ 0,55
63,18
52,88
3,51
+ 0,7
100,8
81,53
3,73
+ 18,73
104,5
81,04
1,57
- 3,86
48,6
41,795 2,85
- 8,04
75,23
62,88
4,59
+ 4,71
78,56
68,18
2,97
- 12,96
47,505
36,57
5,87
- 26,73
113,05
76
3,35
- 1,73
7,98
120,65
14,27
108,25
+ 16,67
0,23
21,71 93,46
16,57
0,24
+ 9,01
29,17
22,9
+ 15,93
54,95
43,09
1,16
+ 0,65
195,5
189,95
- 12,41
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52
2,29
- 9,66
22,29
18,57
4,37
- 0,62
88,8
77,56
2,08
- 3,75
24,87
20,26
2,09
Valeurs françaIses
ouv
vol.
nb titres
B 4,29
141465
40.789.901
B 6,92
55292
fr0004040608
20/07/17 0,25 58.051.067
aBiVaX (abvX) g
B 6,99
5308
fr0012333284
9.898.829
acantHe DeV. (acan) g
c 0,654
8410
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
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c 8,03
2703
fr0000076655
27/09/17 0,15 20.099.941
aDocia (aDoc) g
B 18,9
12733
fr0011184241
6.916.753
aéroPorts De Paris (aDp) G
a 179,6
80627
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
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a 7,11
4683678
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 66,3
65508
fr0004180537
30/06/17 0,6 20.291.990
aKWel (aKW) g
B 26,75
14071
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
alD (alD)
a 15,1
112645
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 31,3
7903
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
alstom (alo) LR
a 41,25
609407
fr0010220475
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altamir (lta) g
B 16,64
30241
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altarea (alta) g
a 205,5
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22/05/18 12,5 16.051.842
alten (ate) G
a 89,6
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fr0000071946
28/06/17 1 33.828.497
altran tecHnoloGies (alt) G a 13,22
373601
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
amPlituDe surG. (ampli) g
3,45
2117
fr0012789667
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amunDi (amun) G
a 64,5
eX-Ds 15/03/17
97472
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.510.562
anF immoBilier (anf) g
B 21,7
oPa 16/11/17
936
fr0000063091
02/05/18 0,8 19.009.271
aPril GrouP (apr)
B 12,9
1369
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10/05/18 0,27 40.904.135
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c 0,876
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arKema (aKe) L
a 104,8
234729
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.480.911
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c 14,4
5777
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assYstem (asY) g
B 28,75
oPa 24/11/17
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fr0000074148
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atari (ata)
c 0,585
1781543
fr0010478248
255.105.360
auBaY (aub) g
c 39,25
5531
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21/05/18 0,24 13.136.796
aurea (aure)
c 8,64
3110
fr0000039232
27/06/17 0,1 11.850.669
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c 0,372
147370
fr0000066052
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B 20,45
6623
fr0011040500
13/06/17 0,4 21.210.546
Bénéteau (ben)
a 19,24
74581
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
Bic (bb) G
a 80,85
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fr0000120966
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BiGBen int. (biG) g
c 14,44
27357
fr0000074072
04/01/18 0,1 18.363.339
BiomérieuX (bim)
a 77
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fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
Boiron (boi) g
a 71,8
4137
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31/05/18 1,6 19.414.756
Bolloré (bol) G
a 4,26
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bpa
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ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
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% Veil % an
bpa
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a
/040618
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1,32
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a
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+ 23,86
8,18
- 0,33 - 0,72
- 4,76 192
+ 12,84 173,8
+ 0,18 + 29,83
+ 0,9 1718
+ 26,86 1267
- 0,49 + 36,36
+10,52 123,25
+ 44,72 87,52
- 0,98 - 12,73
- 4,39 47,38
- 37,95 32,88
- 4,61 - 42,11
-28,67
9,18
- 17,46
5,165
- 1,3 + 31,86
+ 7,28 106
+ 37,08 72,5
- 0,05 + 6,31
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- 15,5
28,3
+ 0,78 + 24,16
-14,73 10
+ 11,82
5,8
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- 6,19 29,41
+ 12,5
23,74
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- 4,73 12,56
+ 17,57
9,832
- 0,72 + 6,09
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+ 20,1
87
- 0,15 - 28,31
- 7,19
5,49
- 39,52
3,22
- 4,15 - 18,26
-14,09 19,71
- 45,04 12,52
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- 9,51 23,94
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- 4,99
5,92
+ 0,39
4,75
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- 38
15,27
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3,61
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+ 17,5
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+ 5,44 84,6
+ 6,21
+ 1,05 63,4
+ 0,87 54,4
- 4,89
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+ 2,3
161,9
+ 9,96 137,3
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+ 0,3
50,38
- 2,53 49,1
- 2,38 - 0,42
- 0,92 28,28
- 20,57 22
0,93
2,57
4,21
3,68
4,55
0,91
0,48
2,65
0,61
0,83
5,54
2,3
1,34
2,06
2,98
1,96
1,61
1,89
4,27
0,47
1,66
2,53
7,23
1,56
1,51
1,88
0,11
1,5
4,21
11,88
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
GensiGHt (siGht)
c 3,45
3,4
28622
3,45
fr0013183985
24.234.223
3,27
Genticel (Gtcl) g
1,664
1,662
16582
1,664
fr0011790542
77.850.006
1,642
Gl eVents (Glo) g
B 24,45
24,3
7237
24,85
fr0000066672
30/06/17 0,65 23.402.711
24,25
GrouPe crit (cen) g
B 89,6
89,5
3084
90
fr0000036675
28/06/17 0,4 11.250.000
89,4
GrouPe Flo (flo) g
c 0,265
0,264
eX D s 13/06/17
73920
0,265
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,258
GrouPe GorGé (Goe) g
B 14,06
14,26
4848
14,48
26/06/15 0,32 13.502.843
fr0000062671
14,02
GrouPe lDlc (lDl) g
c 15,88
15,9
nom.
610
15,9
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
15,66
GrouPe PartoucHe (parp)
25,5
25,5
reGr.
2740
25,5
fr0012612646
11/09/17 0,31 9.627.034
25,1
Gtt (Gtt) Gg
a 52,3
52,15
31253
52,4
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
51,9
Haulotte GrouP (piG)
B 16,1
15,98
13129
16,1
fr0000066755
05/07/17 0,22 31.371.274
15,92
Hermès international (rms) LRa 584,6
561
168268
585,8
fr0000052292
07/06/18 7,6 105.569.412
558,4
HiGH co (hco) g
c 4,83
4,9
40650
4,9
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
4,8
HuBWoo (hbW) g
c 0,184
0,183
23500
0,19
fr0004052561
136.345.527
0,183
icaDe (icaD) G
a 80,7
80,3
75305
80,8
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.111.186
80,1
iD loGistic (iDl) g
B 149,4
147
1537
149,4
fr0010929125
5.593.975
146
iliaD (ilD) LR
a 148,4
148
140544
148,4
fr0004035913
21/06/17 0,44 58.975.840
146,65
imerYs (nK) G
a 73,6
72,9
96274
73,95
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
72,9
inGenico GrouP (inG) LR
a 68,62
67,98
215935
68,94
fr0000125346
23/05/18 1,6 62.363.114
67,62
innate PHarma (iph) g
B 5,3
5,25
116987
5,41
fr0010331421
57.600.100
5,22
insiDe secure (insD)
c 2,415
2,395
31417
2,44
fr0010291245
44.119.162
2,37
inter ParFums (itp) g
B 41,35
41,35
12002
41,9
fr0004024222
09/05/18 0,67 39.059.662
41
iPsen (ipn) G
a 134,5
134,55
88292
136,85
fr0010259150
04/06/18 1 83.782.308
134,1
iPsos (ips) G
a 28,86
28,68
39752
29,12
fr0000073298
03/07/17 0,85 44.436.235
28,68
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 28
28,3
35270
28,85
fr0000033904
05/07/17 0,5 24.028.438
27,95
JcDecauX (Dec) G
a 27,12
26,62
138777
27,12
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.685.201
26,62
KauFman & BroaD (Kof)
B 41,9
42,2
29194
42,48
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.073.535
41,82
KlePierre (li) LR
a 33,66
33,18
547218
33,69
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
33,14
Korian (Kori)
a 28,88
28,72
64891
29,04
fr0010386334
28/06/17 0,6 80.983.563
28,64
laGarDère (mmb) G
a 23,71
23,76
627665
23,88
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
23,58
latecoere (lat) g
c 4,995
4,91
74702
5
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.394.902
4,91
le Bélier (beli) g
c 60,1
59,6
2600
60,2
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
57,5
lna santé (lna) g
B 55,5
54,4
4920
55,7
fr0004170017
06/07/17 0,24 9.705.937
54,4
lectra (lss)
B 21,65
21,85
5911
21,9
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
21,65
lineData sVices (lin) g
B 36,65
36,9
964
36,9
fr0004156297
05/07/17 1,5 7.293.356
36,6
lisi (fii) g
a 34,3
34,7
23882
34,85
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
34,1
lumiBirD (lbirD) g
c 12,38
12,48
18217
12,6
15.771.457
12,24
fr0000038242
m6-métroPole tV (mmt) G
a 18,48
18,27
61205
18,48
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
18,25
maisons Du monDe (mDm)
B 35,56
35,12
67067
35,6
fr0013153541
10/07/17 0,31 45.241.894
35,02
maisons France conF. (mfc) g B 44,9
44,4
2714
44,9
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
43,6
manitou (mtu) g
B 35,1
34,85
11671
35,3
fr0000038606
09/06/17 0,43 39.617.974
34,6
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 6,5
7,15
136665
7,2
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,48
mauna Kea (mKea)
c 2,935
2,93
38263
2,955
fr0010609263
23.147.338
2,905
mercialYs (merY) G
a 16,02
15,69
107891
16,02
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
15,68
mersen (mrn) g
B 36,15
35,7
54637
36,25
fr0000039620
04/07/17 0,5 20.635.491
35,45
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,15
2,2
98402
2,23
fr0004177046
23.261.500
2,15
nanoBiotiX (nano) g
B 9,655
10,01
689063
10,29
fr0011341205
19.633.373
9,56
natiXis (Kn) LR
a 6,3
6,34
4692535
6,426
fr0000120685
28/05/18 0,37 3.138.305.787
6,29
natureX (nrX) g
B 134,6
134,8
3775
135
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.548.741
134,6
netGem (ntG) g
c 2,5
2,5
12153
2,52
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
2,5
neXans (neX) G
a 38,2
37,69
206587
38,45
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.494.691
37,51
neXitY (nXi) G
a 49,26
48,88
100412
49,76
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
48,88
nicoX (coX)
B 8,425
8,35
34335
8,435
fr0013018124
22.869.669
8,35
nrJ GrouP (nrG) g
B8
8
2109
8,1
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.417.846
8
oeneo (sbt) g
B 10,54
10,34
17868
10,56
fr0000052680
31/07/17 0,14 63.180.843
10,34
onXeo (onXeo) g
B 1,277
1,298
587039
1,386
fr0010095596
50.695.653
1,277
orPéa (orp) G
a 114,7
113,55
61771
114,7
fr0000184798
07/07/17 1 64.586.323
113,25
Parrot (parro) g
B 5,02
4,915
68266
5,05
fr0004038263
30.174.671
4,82
PHarmaGest int. (pha)
59,5
59,5
3020
60,5
fr0012882389
29/06/17 0,65 15.174.125
59,4
Pierre & Vacances (vac) g
B 34
33,8
8315
34,05
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
33,8
PiXium Vision (piX) g
c 1,966
1,944
35069
1,966
fr0011950641
20.813.963
1,922
Plastic omnium (pom) G
a 41,34
40,99
171173
41,76
fr0000124570
02/05/18 0,67 150.976.720
40,97
PlastiValoire (pvl)
B 18,4
18,04
DiV 8 02/05/17
28523
18,64
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
17,9
PsB inDust. (psb)
c 50,2
50,4
1041
50,6
fr0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
50,2
rallYe (ral)
a 10,25
10,17
113472
10,31
fr0000060618
30/05/18 1 52.064.824
10,03
recYleX sa (rX)
c 9,45
9,265
35256
9,555
fr0000120388
04/07/90 0,61 25.741.482
9,25
rémY cointreau (rco) G
a 126,6
121,4
268198
127
fr0000130395
01/08/17 1,65 50.223.800
118,8
reXel (rXl) G
a 12,95
12,72
877143
13,095
fr0010451203
05/07/17 0,4 303.902.598
12,72
roBertet sa (cbe)
B
/060618
c.i.P.
fr0000045601
29/06/17 4,6 143.616
roBertet sa (cbr)
B
/121016
c.D.V. nom.
fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 29,05
29,3
19378
29,5
fr0000031684
22/05/18 0,68 77.447.512
29,05
ruBis (rui)
a 61,25
60,85
DiV 2 28/07/17
185224
61,95
fr0013269123
95.065.740
60,6
% Veil % an
bpa
% mois + haut an per
% 52 s. + bas an rDt
- 1,16 - 44,98
+13,71
7,68
- 49,25
2,56
- 0,48 + 0,12
+12,3
2,08
- 17,72
1,42
- 0,61 - 0,82
- 7,6
27,9
+ 2,75 22,6
2,68
- 0,33 + 22,97
- 0,22 95
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1,2
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3,45
+ 0,12 + 38,05
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0,36
- 0,17 - 18,98
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11
- 3,54
7,63
+ 2
+ 18,83
- 1,29 322
+ 56,12 244
Autres Valeurs de la Zone euro
Gemalto (Gto) L
nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
ses (sesG) LR
lu0088087324
a 50,06
319320
22/05/17 0,43 90.423.814
a 4,98
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23/04/18 0,68 351.105.589
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3,845
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- 3,95 + 14,83
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+15,55 15,93
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3,83
5,36
VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
11,52
12366
usD 23/02/18 0,08 8.685.338.000
8,273
13009
Gb0005405286
usD 17/05/18 0,1 20.061.406.231
laFarGeHolcim ltD (lhn)
a 44,5
338889
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
scHlumBerGer (slb)
a 58,2
1537
an8068571086
usD 05/06/18 0,5 1.434.212.164
stallerGenes Greer (staGr) a 28,2
37642
Gb00bZ21rf93
19.738.742
us3696041033
HsBc (hsb)
11,62
11,64
11,48
8,344
8,402
8,273
44,69
45,15
44,43
59
59
58,2
27
28,85
26,75
- 1,86
- 52,97
- 0,01
+ 3,19
+ 6,43
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- 20,9
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51,1
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+ 5,62
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51
- 29,89
41,7
22,6
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
36 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
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françaises
euronexT hors srd
isin
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valeur
ouv
+ht +bs
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c 4,3
4,3
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16
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c 34
34
34
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c 9,15
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41
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artea
c
artois
a
ateme
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au femining
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augros cp
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aures tech.
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49
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awoxg
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2,16
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baccarat
b
bains monaco
b
balyo
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barbara bui
c 7,75
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bleecker
c 85
85
85
blue solutionsg
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bourbonGg
a 5,34 5,4
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bourse direct
c 1,59
1,59
1,56
business et dec.g
c 7,92
7,92
7,9
cafom
c 9,5
9,5
9,35
capelli
45,8 46,6
45,6
carp.de partic.
c
castg
c 4,19
4,19
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catering inter.g
b 19,15 19,3
19,15
cbo territoriag
c 4,02 4,02
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cca intern.
c
cegedimg
b 36
36
35,7
cegerealg
b 38,4 38,4
38,4
cellnovog
c 2,81
2,855 2,81
cerenisg
b 1,916 1,934 1,916
cfi
c
chausseria sa
c
cibox inter.g
c 0,182 0,185
0,176
clayeuxg
c
cnimg
b 122,5 122,5
121
coherisg
c 2,5
2,5
2,49
constellium
courtois
c 139
139
139
cr alpes prov.
c
cr atl. vendée
c145,88 146
145
cr brie picard.
b 24,975 25
24,79
cr ille vilaine
c 91
91,5
91
cr languedoc
c 79
79
79
cr loire hte-loire c 89,6
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cr morbihan
c 77,81 79,2
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cr nord france
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c 131,18 131,88 131,06
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cr tour. poitou
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105
crosswood
c
cs-com. et syst.g
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daletg
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13,9
13,4
dane-elec memoryg c
deinove
3,41
3,41
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47,8
digigram
c
dms
c 1,42
1,42
1,42
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dom securityg
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60,4
ecag
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5,9
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essog
b 50
50
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eurasia fonc inv
c
euromedis groupeg c 6,85 6,85
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c 2,44 2,45
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exacompta clairef. c
expl. prod. chim.
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895
expl. prod. chim.
c
f.i.e.b.m.
c
f.i.e.b.m.
c
f.i.p.p.
c 0,274 0,274 0,271
fauvet-girel g
c
fermentalgg
3,65
3,67
3,47
fermière cannes
b
fiducial office
c 27,8
27,8
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fiducial re
b 194
194
194
fin. moncey
a
finatis
b 48
48
48
fleury michon
b 50
50,4
49,4
foncière 7 inv.
c 2,02 2,02
2,02
foncière atland
c 115
115
115
foncière euris
b 36,8 36,8
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c
foncière volta
c 3,94 3,94
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française energie c 18,85 18,85
18,7
frey
b 29,4 29,4
29,4
fsdv
c
galimmo
c 24,2 24,2
24,2
gaumont
b 144,5 147
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gea
c 101,5 101,5
101
generixg
c 3,3
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c 62
62
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c 48
48
48
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c 25,4 25,6
25,4
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c
groupe openg
c 32,75 33,1
32,6
groupe piZZorno
c 23
23
23
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c 3,3
3,3
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groupe vial
c
guerbetg
b 56,3
57,6
56
guillemot corp.g
c 5,46 5,54
5,4
guy degrenne
c 0,28 0,28
0,28
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b 51,6
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c 147,5 148
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immo. dassault
b 47,4
47,8
47,4
immo. hôtelière
c
ind. fin. ent.
c
infotelg
c 55
55,3
54,6
innelec mult.g
c 6,3
6,34
6,3
installux sa
c
intexa
c
inventiva
b 8,04 8,06
7,96
it linkg
c 10,25 10,25 10,05
itesoftg
c 4,04 4,04
4
its groupg
c 7,22
7,22
7,18
jacques bogart
c 8,98 8,98
8,9
keyrusg
c 7,44
7,5
7,44
la foncièreverte c
lacroix sa
c 32,1
32,2
31,5
lafuma
c 24
24
24
lanson-bcc
b 33,6
33,6
33
laurent-perrier
b 96,2 96,8
95,6
le tanneurg
c
lebon
c198
198
195
les hôtels de paris c
les nx constr.
b 48,7
49,2
48,5
lexibookg
c 0,96 0,97
0,88
locindus
b 22,1
22,3
22
malteries fr-b
c
manutan inter.g
b 89
89
85
maurel & promG
a 5,56 5,74
5,56
mcphy energyg
6,4
6,5
6,29
mecelec
c 1,88
1,965 1,88
medasysg
c 0,409 0,409 0,409
clôt écart
11,6 - 1,36
35,4 - 1,39
4
- 4,31
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16
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3,83 - 4,01
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34
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390
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1,442+ 0,84
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vol
13285
11500
7272
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1
5444
167
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1
78341
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18,74
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48,55
2,15
+ 1,08
- 1,82
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27129
2
4677
5168
+ 3,92
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2
5674
20
333
10108
653
650
434
966
222
51
49,4
4,14 - 0,48
19,3 + 0,78
3,99 - 0,25
5099
4332
451973
4,99
36
- 0,28
38,4
2,82 + 0,18
1,932+ 0,84
609
1
13766
36724
1,2
0,001
0,18 - 1,1
636972
0,31
121,5 - 0,82
2,49
83
2961
11
139
+ 1,46
+ 0,78
145
- 0,6
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79
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+ 0,95
26
110,02
284
6264
343
1
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384
6301
185
4698
1
392
344
3,7
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18345
716
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3459
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+ 0,7
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22
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102001
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+ 1,49
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501
2,32
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10,05
4
7,2
8,9
7,48
valeur
ouv
+ht +bs
clôt écart vol
média 6
c 13,8
14,15
13,75
13,8 - 1,08
1139
memscapg
c 2,09 2,09
2,03
2,03 - 3,33
3428
micropoleg
c 1,465 1,47
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3017
mndg
4,395 4,415
4,38
4,4 + 0,11
13209
moul. strasbourg c
650
mr bricolage sa
b 14,7
14,8
14,5
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1537
mrm
c 1,63
1,63
1,6
1,6 - 0,62
3120
musée grévin
c 75,5
75,5
75,5
75,5 + 0,67
3
nanobiotixg
b 9,655 10,29
9,56
10,01 + 4,98 689063
neopostG
a 23
23,46 22,98
23,08
122240
neuronesg
b 24,9 24,9
24,5
24,9
6070
nextstage
c102
102
102
102
10
officiis propertiesg c 1,76
1,76
1,76
1,76
1
ol groupeg
c 3,1
3,1
3,08
3,1 + 0,65
6322
orapig
c 8,8
8,8
8,8
8,8
641
orchestra-pre.
c 1,665 1,79
1,65
1,79 + 6,87
34154
orege
3,5
3,6
3,5
3,6 + 0,28
5
paragon id
c 27,2
27,2
26,05
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1748
parefg
c 82,5 82,5
82,5
82,5
100
paris. de chauf.
b
201
passat
c 4,56 4,63
4,56
4,61 + 1,32
5461
patrimoine & com
b 20,2 20,2
20,2
20,2 - 0,98
98
pcas g
c 17,36 17,36
17
17,28 - 0,23
416
poujoulat
c
37,8
poxelg
c 7,1
7,26
7,1
7,26 + 0,97
49271
precia g
c 212
212
206
206
+ 1,98
54
prismaflexg
c 18,3
18,3
17,6
17,6 - 3,83
989
prodways group
b 4,45 4,51
4,45
4,49 + 0,9
11782
prologueg
c 0,602 0,609 0,59
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83141
quotium tech.
c
20,6
ramsay gds
b 20,2 20,2
20,2
20,2
19
riberg
c 3,59 3,59
3,47
3,545- 1,25
17885
robertet sa
b550
552
538
542
+ 0,37
801
s.a.m.s.e.
b 175
175
175
175
59
sabeton
c 25
25
25
25
200
scbsmg
c 6,95
7,05
6,95
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3657
séché env.g
b 29,8 30,2
29,8
30
715
selectirente
c 73
73
73
73
1
sergeferrari group c 9,18
9,28
9,18
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signaux girod
c 24,1
24,8
24,1
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523
sii
c 27,6
27,8
27,5
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smcp
a 24,5 24,6
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77943
smtpcg
b 23
23
22,8
23
+ 0,88
261
soc. fr. casinos
c
2,3
sodifrance
c
18,8
soditech ing.
c
0,88
sofibus
c
172
14,4
14,3
14,4
211
soft computingg c 14,3
sogeclairg
c 46,4 46,5
46,4
46,5 + 0,22
21
spir com.
c
3,53
tayninh
c
1,36
tessig
b 182
186,5
182
185,5 + 1,92
533
isin
fr0004037182
fr0000066482
fr0000060949
fr0000064388
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fr0010127662
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fr0000054215
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fr0000062465
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fr0000066680
fr0000050049
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fr0000065765
fr0004183960
fr0011995588
fr0004034072
fr0011471291
valeur
thermocompactg
tipiak
tivoly
tonna elect.
toupargel groupe
tour eiffel
txcellg
u10g
unibel
union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
videlio (ex:iec)
viel et cieg
viktoria investg
visiodentg
voluntis
voltalia
xilam animationg
ymagisg
- 0,5
- 1,95
- 0,99
- 0,28
- 3,05
+ 0,54
4084
1421
2382
120
236
4833
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24
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- 1,79
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228
250
93
57
2,1
197,5
1655
2,14
48,5 - 1,82
0,898 - 5,47
22,3 + 0,45
502
50396
158
changes : cours au comptant
+bs
clôt
écart vol
35,5
91,5
90,5
34
33,6
0,41
0,41
4,06
4,04
53,8
53,4
0,996 0,95
3,59
3,57
91,5
34
+ 0,59
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4,06
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53
115
211
121
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78919
1507
29,1 + 0,35
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2,48+ 10,71
50,6
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5,5
+ 3,3
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1
110
1469
1
isin
fr0010641449
fr0010397760
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fr0013263878
fr0004155240
fr0004045847
4,74
2,4
12,09
10,12
66,2
6,1
11,9
9,96
65,4
5,96
12 + 0,84
10,1 - 0,2
65,7 + 1,23
6
- 1,64
1928
3014
6245
8248
auTres valeurs de la Zone euro
lu0569974404
it0001389631
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be0974290224
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beni stabili
celyad
cnova nv
dexia
euronext
fedon
mainstay medical
montea cva
nokiaR
rentabiliweb gpg
robeco nv
rolinco
a 41,48
0,76
c 25,34
a 4,12
c 5,18
a 57,55
c
14,5
45,7
a 4,98
c
38,03
40,25
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0,76
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4,2
5,2
57,7
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0,75
24
4,12
5,08
56,9
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0,75
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57
+ 1,13
- 2,41
2067
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+ 1,46
475
+ 1,18
37
- 0,52 109549
13,49
16,2
14,5
45,7
45,3
5,006 4,927
16,2 - 1,22
45,6
4,961- 0,42
38,03
40,25
38,03 - 0,29
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41
63,4
15,5
13,2
15,5
12,95
64
63
15,5 + 6,16
13,15 + 1,94
52
- 0,95
64 + 0,95
13
1112
298
59,13
19,91
c
a154,5
47,8
158
154
158
11,61
c
valeur
agrogeneration
auplata
biocorp
biophytis
carbio
carmat
esker
evolis
europlasma
gaussin
groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
leadmedia group
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
piscines desjoyaux
theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
+ 3,61
- 4,31
986
0,02
ouv
0,389
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8,88
2,825
7,3
20,95
59,7
41
0,159
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8,94
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0,456
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+ht
0,399
0,087
8,88
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21,05
59,7
41,4
0,16
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+bs
0,373
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8,88
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59,4
41
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clôt écart vol
0,399+ 1,01 279438
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8,88
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1956
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6304
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78
14,3
14,3
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14,3 + 0,35
235
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2810
14
14,3
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2399
0,55 0,984 0,55
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128
132
- 1,86
1890
cerTiFicaT
466566
8,98
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c 15,5
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euronexT groWTh (sélection)
910
29,2
28,9
0,696 0,696
2,48
2,46
51
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1,83
1,83
investir 10
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
i10gs - Fr0011630474
Fr0013284114
147.05
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0,65
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VaLeurs Zone internationale
us00287y1091
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cfoa
coca cola enter.
diageo
lilly and co
forestière eq.
geneurog
58
b 67,5
c
b
132
c
67,5
67,5
67,5
1
350
111
132,5
132
132,5
+ 1,92
24
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72
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3
45,57
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c
b 6,04
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1198
var.
veille
en %
var.
année
en %
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1,1817
livre sterliNg
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1,1595
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1,5493
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dollar hoNg-koNg
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WoN sud coreeN
1266,5988
Peso MexicaiN
24,2401
real
4,6561
dollar siNgaPour
1,5754
raNd sud-aFricaiN
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07-06-2018
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fr0004016699
fr0010209809
fr0000072563
fr0000078321
fr0000038804
fr0000075517
fr0000065864
fr0000131732
fr0000063307
fr0004529147
pays
860
actions
françaises
euronexT hors srd suite
Juil. 18
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
07/06
901,8
906,6
911,4
912,9
908,7
06/06
1300,6
1313
1329,4
1333
1352,9
settleMeNt
06/06
906,4
910,4
912,1
915,3
0
cathodes : 6303 a coMPter du 07/06/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
715,18 dePuis le 07/06
base laMiNé laitoN 1 titre 604,35 dePuis le 07/06
base laMiNé laitoN 70/30
614,42 dePuis le 07/06
base laMiNé laitoN 85/15
664,8 dePuis le 07/06
base laMiNé broNze 94/6
805,14 dePuis le 07/06
base laMiNé broNze 94/4
775,15 dePuis le 07/06
London MeTaL exchange
07/06
06/06
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1710-1720
1735-1745
12200
1715-1725
1720-1730
12020
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2317-2317,5
2322,5-2323
1186350
2314-2314,5
2315-2315,5
1192100
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
7146-7147
7152-7153
306750
6969-6971
6984-6985
309300
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
20800-20825
20700-20725
2550
20700-20725
20670-20675
2575
15630-15640
15690-15700
280116
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
07/06
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
15410-15415
15475-15500
281214
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2510-2510,5
2516-2517
133225
2502-2504
2512-2512,5
133975
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
3204,5-3205
3185,5-3186
251275
3173-3175
3156-3156,5
244675
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
JuiN 18
Juil. 18
aout 18
oct. 18
07/06
3,3
3,29
3,3
3,33
06/06
3,26
3,27
3,28
3,24
vol
100
157690
268
57
base Jul 18
base dec 18
PoiNte Jul 18
PoiNte Nov 18
07/06
53,47
60,4
57,84
66,22
KuaLa LuMpur
settleMeNt settleMeNt
Jou r
07/06
20930
06/06
20620
vol
clôture
06/06
40,69
46,28
clôture
06/06
53,47
60,4
57,84
66,22
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
Juil. 18
aout 18
sePt. 18
déc. 19
Mars 10
07/06
65,85
65,8
65,6
59,9
59,95
06/06
64,73
64,7
64,53
60,73
59,95
453,5
426
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
86,7
85,5
479,5
447,5
88
86,37
485
453
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
07/06
16,14
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
06/06
23,75
24,35
24,45
gaz naTureL
Juil. 18
aout 18
sePt. 18
07/06
2,93
2,94
2,93
vol
clôture
vol
06/06
2,9
2,91
2,9
clôture
06/06
21,91
vol
vol
10032
386
56
settleMeNt settleMeNt
07/06
Juil 2018 21,82
août 2018 21,77
sePt 2018 21,42
06/06
21,99
21,97
21,6
06/06
90,94
90,51
90,25
100715
77223
22769
5077
4830
clôture
clôture
07/06
06/06
Juil. 18
1615
1651
déc. 18
1713
1739
Mars 19 1724
1743
Mai 19
1726
1737
Juil. 19
1730
1742
new york (eN $ Par toNNe)
vol
11425
4490
5295
1599
332
sePt. 18
déc. 18
Mai 19
sePt. 19
sePt. 19
07/06
2325
2356
2369
2392
2392
06/06
2353
2385
2406
2412
2412
vol
40790
12019
686
804
804
settleMeNt settleMeNt
07/06
592,7
575,2
542
06/06
592,7
575,3
542
vol
settleMeNt settleMeNt
07/06
06/06
aout 18 168,5
168,5
Nov. 18
170
170,25
JaNv. 19 173,75
173,75
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
vol
07/06
06/06
Juil. 18
1739
1750
4773
sePt. 18
1729
1737
5120
Nov. 18
1734
1739
1563
JaNv. 19 1740
1740
374
Mars 19 1748
1750
147
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
18032
20155
3101
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
07/06
119,2
122,6
126,25
132,6
06/06
120,55
124
127,5
133,95
vol
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
07/06
06/06
Juil. 18
11,23
11,52
sePt. 18
10,89
11,22
Nov. 18
10,98
11,2
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
vol
16782
7249
2880
219
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
Jou r
07/06
06/06
112,45
115,7
785
183
11
settleMeNt settleMeNt
vol
372
56
118
settleMeNt settleMeNt
07/06
156
161
160,75
vol
06/06
157
161
0
14
242
veau vivaNt - bresil - brl :
141.45
le 06/06//18
betail vivaNt - cMe - usd :
1.083
le 06/06//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.4675
le 06/06//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.78175
le 06/06//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
indices
rJ crb
settleMeNt settleMeNt
276
324
192
BeTaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
23
10
07/06
06/06
Juil. 18
375,5
379
161769
sePt. 18
384,5
388,25
89548
déc. 18
396,5
400,25
91199
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
Juil. 18
Nov. 18
JaNv. 19
jus d’orange
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
07/06
06/06
sePt. 18
542
537,5
déc. 18
562,5
558,25
Mars 19 577,63
577
mais à paris (eN euros Par toNNe)
caFé
Bois
Juil. 18
sePt. 18
Nov. 18
06/06
12,23
12,48
13,25
13,35
13,42
vol
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 112.08
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
07/06
11,84
12,11
12,88
12,95
13,02
vol
settleMeNt settleMeNt
07/06
06/06
sePt. 18
182,25
182,75
12695
déc. 18
185,75
186,75
24259
Mars 19 187,75
188,25
1794
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
coTon
07/06
92,04
91,77
91,6
Juil. 18
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
07/06
06/06
Juil. 18
238,75
241,25
sePt. 18
244,25
244
déc. 18
245,75
245,5
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 97,5, le 07/06//18
Juil. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
clôture
vol
6983
3492
866
545
399
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 05/06/
Prix indicatif : 2319,97
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
07/06
23,75
24,35
24,45
clôture
cacao
uraniuM
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
07/06
06/06
aout 18 339,2
348
oct. 18
335,8
344,1
déc. 18
337,7
345,9
Mars 19 342,6
350,1
Mai 19
348
355,1
new york (eN ceNts Par lb)
vol
06/06
16,35
powernext gas futures
07/06
06/06
JuiN 18
668,25
654,75
34618
Juil. 18
666,25
652,75
98213
Nov. 18
666
653
5311
Fév. 19
663
650
1325
avr. 19
659,75
647
944
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
452,5
424,5
sPot
céréaLes
12,61 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
637
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
07/06
06/06
Jour
76,94
75,36
aout 18 76,94
75,36
232876
sePt. 18
76,6
74,96
145235
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
07/06
Nord da 21,67
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
631
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
etain (en dollars par tonne)
06/06
antimoine 99,65% (par tonne)
8100
8100
bismuth 99,99% (par lb)
5,2
5,2
cadmium 99,95% (par lb)
1,4
1,4
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
43,95
43,95
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
1070
1070
ferro molybdene (par kg)
30
30
germanium (par kg)
1760
1760
selenium 99,50% (par lb)
24,25
24,25
silicium (par tonne)
2275
2275
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
07/06
vol
07/06
06/06
204,28
203,68
reuters coM. 2388,53
2355,66
Moodys coM. 6261,64
6248,47
or iNdustriel 35567
112.45
lMex
3484,1
35681
3443,4
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHÉS // 37
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. 058 200 60 01
www.mirabaud.com
marketing@mirabaud-am.com
A la recherche d’une gestion active
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Pictet Asset Management
34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
code isin
classification
classification
sicav//fcp
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
336,62 07/06
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
613,43 07/06
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
543,38 07/06
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
253,76 07/06
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
361,32 07/06
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
108,15 06/06
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
LU0168449691 Pictet-greater china
657,33 07/06
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
192,51 06/06
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
103,43 06/06
LU0188501257 Pictet-health
261,57 07/06
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
471,61 06/06
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
105,2 06/06
546,61 07/06
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
134,41 06/06
LU0851564897 euroPean equity (eur)
171,08 06/06
LU0070964530 Pictet-indian eq.
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
115,55 06/06
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
16006,67 07/06
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
122,52 01/06
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
98,77 06/06
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
166,16 07/06
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
155,83 01/06
LU0851564541 World equity (eur)
156,4 06/06
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296,8 07/06
LU1279334210 Pictet-roBotics
142,53 07/06
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
314,87 06/06
LU0090689299 Pictet-Biotech
720,53 07/06
LU0338483075 Pictet-russian equities
58,53 07/06
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
148,6 06/06
LU0280430660 Pictet-clean energy
95,68 07/06
LU0256846139 Pictet-security
246,19 07/06
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,83 06/06
LU0340554913 Pictet-digital
315,86 07/06
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1272,84 07/06
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
139,36 06/06
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
162,82 07/06
LU0104884860 Pictet-Water
295,02 07/06
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
PORTRAIT
par Laurance N’Kaoua
@LauranceNKaoua
DR
Eva Sadoun,
financière
citoyenne
Un immeuble des années 1970. Le brouhaha de
l’Est parisien. Un ascenseur fatigué. La porte de
LITA.co est grande ouverte. Et partout, des prospectus en vrac vantent les mérites d’entreprises
financées par cette start-up, qui permet aux
internautes d’investir, dès 100 euros, dans des
sociétés à vocation sociale ou environnementale. Des projets ? Il y en a 35. Pour près de 10 millions d’euros investis. En prime, LITA.co vient de
lever 2,2 millions d’euros auprès de business
angels, mais aussi de fonds, tels Aviva Impact
Investing, Phitrust Europe et Inco Investissement.
Pourtant, le bureau d’Eva Sadoun reste spartiate. Avec pour seul décor son ordinateur, un
trophée de la Ville de Paris, quatre sièges, une
table et une minuscule statuette dorée à l’effigie
de Bouddha échouée là… La cofondatrice de
LITA.co n’a guère eu le temps d’aménager les
lieux, dévorée, tout entière, par la mission qu’elle
s’est fixée avec son associé, Julien Benayoun :
changer le monde en changeant la finance. Et
offrir au secteur une alternative vertueuse en
incitant les citoyens à soutenir des projets durables. Déjà, la plate-forme collaborative LITA.co
est agréée par l’AMF et compte 25 salariés dans
trois pays : la Belgique, l’Italie et la France.
Un mug de café à la main, sa dirigeante parle
avec fougue. Le regard est pétillant, le timbre
clair, elle pense vite, à voix haute. « Le capitalisme
est un modèle très vertueux, mais il a été dévoyé »,
lance Eva Sadoun, dans l’élan de ses 28 ans. « Car
ce doit être un capitalisme pour tous », poursuit
cette matheuse, fille aînée de parents médecin et
dentiste, originaires du Maroc et de Tunisie.
« Ayant été privilégiée, j’ai toujours envie de rendre
à la société ce qu’elle m’a donné », dit cette brune,
énergique, comme éprise de justice.
Le goût de l’action
Son premier choc fut cette marée humaine en
mai 2002 et ces millions de pas raclant les pavés
pour barrer la route à Jean-Marie Le Pen, candidat de l’extrême droite, arrivé au second tour de
l’élection présidentielle. Elle avait douze ans. Le
second séisme a eu lieu six ans plus tard, lorsque,
en 2008, la banque Lehman Brothers a entraîné
dans sa chute la finance mondiale.
Eva Sadoun a le goût de l’action. « Elle veut
déplacer des montagnes et n’a peur de rien »,
déclare Julien Benayoun, qui a partagé ses idées
et sa prépa. En 2009, l’étudiante gagne le Togo et
enseigne, tout l’été, les mathématiques à des
enfants exilés dans des quartiers sans eau ni électricité, à la lisière de Lomé. Sociable, fonceuse,
dit-on. « Intransigeante », dit-elle.
Elle est idéaliste, s’oppose à la vision sociale de
son examinateur à l’oral de Cachan et se fait reca-
ler. Mais elle a un côté pragmatique. Au point de
renoncer – par exemple et pour l’heure – à une
carrière politique. « Ce sont souvent les décisions
politiques qui génèrent les changements. Mais,
dans l’immédiat, la politique n’était pas le plus efficace », assure-t-elle, souriante.
Les pieds sur terre, elle s’oriente vers l’EM
Lyon, qui l’enverra, six mois, à Shanghai. Et sera
recrutée en stage, fin 2011, au département RSE
de BNP Paribas. A l’époque, la banque veut se
concentrer sur les investissements éthiques : pas
d’armement, d’huile de palme, de nucléaire en
zones sismiques… Eva Sadoun trie les dossiers.
Mais elle se dit trop indépendante, trop entière.
Et se découvre la fibre entrepreneuriale.
Son stage achevé, elle repart. En Inde, cette
fois. Dans un hôpital délabré de Vârânasî, cette
cité sacrée bordée par le Gange, où les Indiens
viennent mourir. Elle ne restera pas : trop dur
d’être une femme, féroce pour l’étrangère… Via
l’ONG Ashoka, elle embarque pour Bangalore et
rejoint Rangde.org, une plate-forme de microcrédit, proposant aux plus aisés de combattre la
pauvreté en finançant des projets d’entrepreneurs. Elle mesure alors l’impact du digital, qui
« démocratise la finance et crée une cohésion
sociale ». Avec Julien Benayoun, elle songe à une
plate-forme en ligne pour aider les membres de
la diaspora africaine et du Moyen-Orient à investir dans leur pays d’origine, dopant, au passage,
l’économie solidaire locale. Mais la disparité des
législations vire au casse-tête. En 2014, ils créent
LITA.co sous le nom de 1001Pact. Pour réussir à
l’étranger, la start-up est rebaptisée « Live Impact
Trust Act Collaborative ».
En avril, LITA.co a décroché le label Finansol.
Ses fondateurs ont, eux, été nominés au Prix
de l’entrepreneur social 2017 du BCG. « Leur
fibre sociale n’est pas feinte, témoigne Quentin
Decouvelaere, partner au BCG et co-organisateur du prix. Et, déjà, les dossiers en portefeuille
ont une trajectoire intéressante. »
Ce n’est pas fini. En Italie, LITA.co a été
contacté par le Vatican. Et lancera, d’ici à quelques jours, en partenariat avec Rome, un projet
de financement d’entreprises dédiées à l’accompagnement des réfugiés. n
France. Par ailleurs, il préside la
société holding Financière Ramsès. Après quatorze ans passés à
la tête de filiales internationales
de Michelin, il est devenu associé
chez Progress. Il a ensuite assumé
la direction générale de Cunningh a m L i n d s e y, p u i s c e l l e d u
groupe Prunay.
BCG
Vinciane Beauchene
Johanna Benesty
Charles-Antoine Wallaert
deviennent directeurs associés
au Boston Consulting
Group à Paris.
Vinciane Beauchene, 35 ans, est
diplômée de HEC et de la London
School of Economics. Durant
trois ans, elle a travaillé chez
Mercer en tant que project manager. C’est en 2008 qu’elle a rejoint
le BCG où elle est spécialiste
des questions de leadership et de
gestion du changement.
Johanna Benesty, 34 ans, est
diplômée de l’ESCP Europe et de
l’université de Tel-Aviv. Elle est
entrée au BCG en 2007. Membre
actif des centres d’expertise santé
et social impact, elle a travaillé
sur des projets de transformation
d’envergure internationale pour
des entreprises du secteur pharmaceutique.
Charles-Antoine Wallaert,
41 ans, est diplômé de CentraleSupélec et de l’IEP. D’abord manager d’usine chez Rio Tinto, il fut
ensuite directeur d’investissement chez Gilde Buy Out Partners.
C’est en 2012 qu’il a intégré le BCG,
où il est spécialisé sur l’assurance
et les institutions financières.
CARGLASS
ENTREPRISES
BOUYGUES
Arnauld Van Eeckhout
devient secrétaire général
du groupe Bouygues.
Arnauld Van Eeckhout, 61 ans,
est titulaire de deux masters 2
en droit. En 1990, il est entré dans
le groupe en tant que responsable
juridique français du tunnel sous
la Manche. Après quatre ans en
Grande-Bretagne, il a intégré
la direction juridique du groupe.
En 1995, il est devenu directeur
juridique de Bouygues Telecom.
Il était, depuis 2017, secrétaire
général adjoint.
SHISEIDO
Isabelle Gex
sera présidente de l’entité Global
Fragrances à compter du 11 juin.
Elle sera également responsable
du centre d’excellence parfums.
Isabelle Gex, 54 ans, titulaire
d ’u n m a s t e r e n é c o n o m i e e t
management de l’Essec et d’un
master de biologie de l’université
de Paris-VI, a d’abord été directrice du marketing international,
parfums beauté chez Chanel
en 1996. En 2001, elle a été nommée directrice générale adjointe,
marketing international de
Givenchy Parfums (LVMH). Au
sein du groupe LVMH, elle est
devenue présidente monde, par-
fums luxe international en 2008,
conseillère senior, U&A en 2015.
Depuis un an, elle était PDG de
Stratlux, société qu’elle a fondée.
FEU VERT
Thierry Sinquin
est le nouveau président.
Thierry Sinquin, 57 ans, diplômé
de l’IEP, titulaire d’un master
en économie, conserve sa fonction de directeur général pour la
Simon Wilkie
devient directeur administratif
et financier. Il intègre
le comité de direction.
Simon Wilkie, 43 ans, diplômé de
la Royal Holloway (université de
Londres), a débuté comme auditeur senior en fiscalité au sein
de KPMG. En 2010, il a rejoint le
groupe Belron, devenant notamment di rect eu r fi nanci er de
Carglass Chine et directeur du
département corporate finance
du groupe Belron. De 2015 à 2017,
il a été directeur régional au sein
de la direction financière du
groupe, où il était chargé des relations avec le groupe D’Ieteren.
LCL
Véronique Goutelle
est nommée DRH,
membre du comité exécutif.
Véronique Goutelle, 56 ans, titulaire d’un DEA en droit social de
l’université de Lyon-III, a débuté
chez Danone. D’abord RRH pour
Blédina, elle a dirigé une usine
durant deux ans, avant de piloter le
projet SIRH international au siège
de Danone en 1999. Elle a été nommée DRH de LU Benelux en 2003
et de LU France en 2007. Depuis
2010, elle était DRH groupe de Crédit Agricole Consumer Finance.
ILS SONT NÉS
UN 8 JUIN
Tim Berners-Lee, physicien
et informaticien, inventeur
du World Wide Web, 63 ans.
Nicolas Beytout, fondateur
de « L’Opinion », 62 ans.
Peter Boyle,
épidémiologiste, 67 ans.
Lindsay Davenport,
championne de tennis, 42 ans.
Joël Delplanque,
président de la Fédération
française de handball, 72 ans.
Denis Hennequin, ancien PDG
d’Accor, président de Cojean
International, 60 ans.
François Toujas,
président de l’Etablissement
français du sang, 60 ans.
Bruno Lafont, ex-PDG de
Lafarge et ancien coprésident
de LafargeHolcim, 62 ans.
Nicky Oppenheimer,
ex-président de De Beers,
73 ans.
Nadia Petrova, championne
de tennis, 36 ans.
Louise Richardson,
politologue, vice-chancellor
d’Oxford, 60 ans.
François Tauriac, président
de Windmills Conseil, 57 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PATRIMOINE
Assurance-vie Découvrir les fonds en euros « nouvelle génération » // P. 39 | Innovation Piloter son patrimoine via les fintech // P. 39 | Long
terme La tontine, rentable et faiblement fiscalisée // P. 40 | Bourse Profiter de la dynamique des fonds patrimoniaux // P. 40 | Diversification
Les formules alléchantes des fonds « autocall » // P. 42 | Rendement Oser le « private equity » // P. 42 | Immobilier SCPI : faire les bons choix // P. 43 |
Placements : sept solutions
pour gagner plus de 3 %
DOSSIER // Dans le doute, abstiens-toi ! Les Français, ne sachant pas quoi faire de leur épargne, laissent trop souvent
leurs économies dormir sur leurs comptes courants. Nous avons répertorié les meilleures solutions du moment.
D
Bourse. Mais les turbulences de fin
mai, avec un passage en dessous des
5.400 points, ont pu les dissuader
de passer à l’acte. « Nous restons
convaincus du potentiel des valeurs
défensives européennes et des opportunités obligataires que ménage la
repentification de la courbe des
taux », indique Jeremy Aras, directeur financier associé de l’Institut
du Patrimoine, une société de
conseil et gestion indépendante.
Mais rien n’y fait. Selon un sondage Odoxa-« Les Echos »-LinXea,
publié début mai, 70 % des Français
es solutions d’investissement, susceptibles de jouer
sur le double tableau de la
protection et de la rentabilité du
capital, sont à la disposition des
épargnants. Pourtant, confrontés
depuis le début de l’année à un
contexte politico-financier tendu,
source de volatilité boursière et
d’incertitude sur les taux, les épargnants français, déjà peu enclins
à prendre des risques, privilégient
de nouveau la liquidité, donc la
sécurité, aux dépens de la performance.
Qui l’eût cru ? Deux cents ans
après sa création, le 22 mai 1818, le
Livret A se porte comme un
charme. Fort d’un encours record
de 280 milliards d’euros et d’une
collecte qui caracole à 8,16 milliards
d’euros sur les quatre premiers
mois de l’année (soit pratiquement
1 milliard d’euros de plus que l’an
passé sur la même période), le pla-
« La tâche de
nos politiques,
qui veulent à tous
crins changer les
comportements
d’épargne de nos
concitoyens »,
s’annonce difficile.
« Après avoir
fortement progressé
en 2017, l’indice de
confiance des
Français a perdu
7 points entre
juin 2017
et avril 2018.
Cette inquiétude
les pousse
à économiser. »
GAËL SLIMAN
Président d’Odoxa
PHILIPPE CREVEL
Directeur du Cercle de l’épargne
cement fétiche des Français joue
plus que jamais son rôle de valeur
refuge. Pourtant, même net de tous
frais, impôts et prélèvements
sociaux, son taux de rémunération,
bloqué à 0,75 %, est désormais
négatif si l’on tient compte de l’inflation (lire ci-dessous).
« Les ménages s’en accommodent,
car ce placement les rassure au
moment où leur moral flanche,
remarque Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Après
avoir fortement progressé au cours
de l’année 2017, l’indice de confiance
des Français a perdu 7 points entre
juin 2017 et avril 2018. Cette inquiétude les pousse à économiser dans un
objectif de précaution plutôt qu’à
consommer, comme en témoigne
leur taux d’épargne, toujours très
élevé, autour de 14,2 % du revenu disponible brut. »
Liquidités en crue
Résultat, non seulement les comptes sur livret se renflouent, mais les
dépôts à vue débordent : 426 milliards d’euros d’encours au premier
trimestre 2018, soit 187 milliards
d’euros de plus que dix ans aupara-
vant ! Quant à l’assurance-vie,
après avoir connu un trou d’air en
2017, elle renoue également avec de
meilleures collectes nettes : 7,5 milliards d’euros sur les quatre premiers mois de l’année, contre 1 milliard pour la période équivalente de
2017. « L’effet de la loi Sapin II, qui
autorise les pouvoirs publics à bloquer les contrats en cas de choc systémique, s’est estompé et la baisse du
rendement des fonds euros, moins
importante que prévu, est désormais
digérée par les épargnants, tout
comme le changement de fiscalité »,
observe Philippe Crevel.
Certes, les souscripteurs sont
aujourd’hui davantage tentés par
les unités de compte (UC). Ces supports plus risqués captaient fin avril
29 % de leurs versements (contre
14 % en pleine crise financière). Mais
« un retournement des marchés
Calculer
le taux réel
Sale temps pour les
épargnants ! Non seulement
les actifs sans risque rapportent de moins en moins,
mais l’inflation qui vient
insidieusement grignoter
le rendement de nos
placements retrouve
de la vigueur.
Selon l’estimation
provisoire de l’Insee de mai,
les prix à la consommation
augmentent de 2 %
en rythme annuel.
Dès lors, un placement
comme le Livret A, qui
rapporte 0,75 %, a en fait
un rendement réel négatif
de – 1,25 %.
financiers pourrait modifier la donne
et la barre des 30 % semble difficile à
franchir, les incertitudes économiques du moment tendant à conforter
les ménages dans leur attentisme »,
anticipe Philippe Crevel. Il est vrai
que le contexte politico-financier du
moment brouille la perspective.
« La reprise est là, suffisamment
solide pour absorber les chocs de volatilité qui se succèdent depuis le début
de l’année, mais les effets de rattrapage du rythme de croissance américain par les Européens tendent à
s’estomper », confirme l’économiste
Valérie Plagnol, membre du Haut
Conseil des finances publiques.
Pourtant, la remontée des taux
obligataires, associée à la bonne
tenue du CAC 40 repassé au-dessus
de la barre symbolique des
5.500 points, aurait pu inciter les
Français à retrouver le chemin de la
associent ainsi les placements
dynamiques au « risque de perdre
leurs économies », contre 29 % qui
les considèrent comme « une
opportunité de gagner de l’argent ».
De même, 55 % des sondés privilégient la sécurité pour leur choix
d’investissement, la performance
étant citée comme critère décisif
par seulement 15 % d’entre eux.
« Notre enquête souligne combien
s’annonce difficile la tâche de nos
politiques qui veulent à tous crins
changer les comportements d’épargne de nos concitoyens », commente
Gaël Sliman, président d’Odoxa.
Les gestionnaires de patrimoine,
qui n’ont eu de cesse de tenter de
convaincre leurs clients des bienfaits de la diversification pour la
rentabilisation pérenne de leurs
avoirs, en savent quelque chose.
« Le manque de connaissance financière constitue toujours un frein
important que seul un conseil récurrent, argumenté et compréhensible
peut progressivement le ver »,
observe Jeremy Aras. Car les solutions gagnantes existent et « Les
Echos » vous proposent un coup de
projecteur sur sept d’entre elles.
— Laurence Delain
70 %
DES FRANÇAIS
associent les placements
dynamiques au « risque
de perdre leurs économies »,
55 % des sondés privilégiant
la sécurité pour leur choix
d’investissement.
L’épargne
en 3 D
L’ÉDITORIAL
DE
Marie-Christine
Sonkin
L
a hausse des taux joue les
arlésiennes. Et pour les
épargnants, ce n’est pas
forcément une bonne nouvelle.
Certes, l’actif immobilier y trouve
son compte, car les montages à
crédit sont facilités. Mais la plupart des placements obligataires,
donc a priori les moins risqués,
sont en berne. Parallèlement,
même si l’inflation reste sous
contrôle, elle vient rogner les
maigres gains engrangés par les
produits classiques comme le
Livret A ou l’assurance-vie en
euros. Dans cette configuration,
comment obtenir un rendement
correct, que nous avons fixé à au
moins 3 %, sans prendre de
risques inconsidérés ? La réponse
est dans une épargne en 3 D :
diversification, durée, discipline.
Comme il est devenu incontournable d’assumer une certaine
dose de risque pour accéder à une
rémunération acceptable, la
première règle est de diversifier
ses placements pour limiter ses
pertes si le scénario envisagé vous
prend à contre-pied. Diversifier,
ça signifie ne pas tout placer ni sur
le même produit ni sur la même
classe d’actifs ni chez le même
intermédiaire. Deuxième impératif : miser sur la durée. La liquidité
est incompatible avec le rendement. A l’inverse, l’épargnant qui
consent à mobiliser son épargne
sur une durée longue – au moins
cinq ans, mais de préférence dix
ans voire davantage – va bénéficier de beaucoup plus d’opportunités. Plus la durée de détention
sera longue, plus il a de chances
de lisser les risques financiers.
Troisième recommandation,
rester discipliné. D’abord en
épargnant régulièrement. Pas
seulement parce qu’il est ainsi
plus facile de réaliser des économies, mais parce que, en investissant périodiquement sur les
marchés financiers, les investissements se font dans tous les
contextes. C’est ce qui permet
d’éviter à l’épargnant d’acheter au
plus haut et de vendre au plus bas.
Un réflexe dommageable bien
décrit par les spécialistes de la
finance comportementale.
Et même dans un environnement
assez peu hospitalier, il existe
des solutions d’épargne et des
placements malins qui devraient
permettre de franchir aisément
la barre des 3 % de rendement. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PATRIMOINE // 39
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
ASSURANCE-VIE // Les fonds en euros n’ont pas dit leur dernier mot. Les nouvelles générations tentent
de combattre la tendance générale de baisse des rendements.
Découvrir les fonds en euros
« nouvelle génération »
A
ujourd’hui deux voies
sécurisées s’ouvrent aux
épargnants qui, déçus par
le rendement des traditionnels
fonds en euros (1,8 % en moyenne
l’an passé avant frais d’entrée et prélèvements sociaux), cherchent
à dynamiser leur contrat d’assurance-vie sans pour autant s’exposer à
la perte de capital induite par un
investissement direct en unités de
compte (UC).
La première, encouragée par le
gouvernement qui entend profiter
du prochain projet de loi Pacte (dont
la présentation a été reportée à fin
juin) pour la remettre à l’honneur,
est celle des fonds eurocroissance.
En souscrivant ce support dont la
première commercialisation
ESPOIRS
•DELES
L’EUROCROISSANCE
Théoriquement, cet horizon
ménage davantage de marge de
manœuvre financière à l’assureur
pour s’exposer sur les marchés
actions et doper sa performance.
Mais depuis son lancement, l’eurocroissance fait chou blanc. Sa mécanique, complexe et coûteuse en
frais, n’a guère convaincu les clients
des quelques réseaux (Afer, AXA,
BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Generali, Predica-Crédit Agricole...) qui ont choisi de le promou-
voir. Pour être pleinement efficace
face aux fonds en euros classiques
garantis et récupérables à tout
moment, l’eurocroissance exigerait
des taux obligataires plus élevés
(au-dessus de 1,5 %) et des marchés
actions moins volatils. Et pour
l’heure, les performances qu’affichent les offres du marché (2,82 %
en 2017 pour l’Afer, 3,25 % chez
AXA, 3,69 % et 2,99 % chez BNP
Paribas Cardif, 4,59 % chez Generali) doivent être interprétées avec
prudence, car, globalisées sur des
durées d’engagement fort variables
(dix ans et plus), elles prêtent à
confusion.
TACTIQUE
•DESLAEURODYNAMIQUES
L’autre solution, mise en avant par
plusieurs réseaux patrimoniaux et
courtiers Internet est celle des fonds
eurodynamiques. « Nous les recommandons à la plupart de nos
clients », confirme Antoine Delon,
président de LinXea. Souvent
confondus à tort avec l’eurocroissance, ces supports sont, comme
n’importe quel fonds en euros,
garantis à tout moment et leur rendement annuel est définitivement
capté (effet cliquet). Simplement, au
lieu d’être placés majoritairement
en obligations, ils sont surexposés
en actifs immobiliers locatifs tertiaires (on parle alors de fonds
« europierre », comme Sécurité
Pierre Euro, Suravenir Opportunités, Euro Allocation Long Terme,
Euro Exclusif…) et/ou en valeurs
mobilières (fonds « euroactifs »).
« Les fonds en euros à dominante
immobilière ont rapporté 3,18 % sur
cinq ans, contre 2,19 % pour les fonds
en euros classiques », indique
Guillaume Djerekian, responsable
produits chez Mes-Placements.fr.
Mais attention, cet effet turbo a ses
limites. En 2017, par exemple, la
performance du fonds Netissima de
Generali a flanché à 2,1 % et celle
d’Europierre des ACMN Vie à 2,5 %.
Pour éviter que les portefeuilles
ne se diluent trop vite, sous le double effet de l’augmentation des collectes à placer et de la raréfaction
des belles affaires foncières, les promoteurs de ces offres érigent des
barrières à l’entrée (prime souvent
élevée) et imposent aux souscripteurs un quota minimal d’investissement en UC en parallèle (50 %
parfois) qu’il convient de prendre en
compte avant souscription.
Quant aux fonds euroactifs, également soumis à conditions et parfois moins protecteurs (garantie du
capital réduite, par exemple, à 98 %
dans le cas de la gamme EuroActifs#2 de Nortia gérée par Spirica),
ils sont tributaires de la volatilité
des marchés actions et de techniques de gestion fort différenciées,
génératrices d’importantes variations de performances d’une année
sur l’autre. « Actuellement, nous privilégions une offre comme Sécurité
Target Euro, dont le moteur de performance est basé sur une prise
d’option annuelle à laquelle le gérant
se tient », indique Jérémy Aras, de
l’Institut du Patrimoine.
— Laurence Delain
Piloter son
patrimoine
via les fintech
u’elles s’appellent Advize,
Yomoni, WeSave, Fundshop Grisbee, Marie Quantier, Mieuxplacer.com ou encore
Nalo, toutes ces start-up de la
finance convergent vers un même
objectif : offrir au plus grand nombre un service de gestion de patrimoine de qualité en optimisant les
stratégies de placements. « Nous
sommes partis du constat que bon
nombre de services d’investissement
étaient trop coûteux, manquaient de
transparence et surtout s’avéraient
peu adaptés aux objectifs patrimoniaux des particuliers, et nous avons
l’ambition de devenir la banque privée de demain en alliant la technologie à l’expertise d’une équipe dédiée »,
explique Guillaume Piard, président et fondateur de Nalo.
• AGRÉGATEURS DE COMPTES
Pour ce faire, la plupart des fintech
procèdent en plusieurs étapes. Tout
d’abord, elles visualisent la situation de leur client en centralisant
sur une seule interface l’ensemble
de ses avoirs financiers (dépôts,
livrets, assurance-vie, épargne
salariale, etc..) à l’aide d’agrégateurs
de comptes développés en interne
ou en partenariat avec des spécialistes du domaine, comme Linxo,
Bankin’, Fiduceo, etc.
Elles estiment ensuite son degré
d’aversion au risque en utilisant des
techniques de profiling pointues.
Puis elles lui préconisent, en se servant d’algorithmes et logiciels complexes – les fameux « robo-advisors » – une « recommandation sur
mesure sous la forme d’une allocation d’actifs personnalisée et évolutive, souvent proposée dans le cadre
de l’enveloppe fiscale de l’assurancevie », résume Sébastien d’Ornano,
président exécutif de Yomoni.
• MANDATS DE GESTION
Conçus en partenariat avec Suravenir (Crédit Mutuel Arkéa) ou Generali, deux assureurs spécialistes des
offres Internet, les contrats fintech
s’articulent en général autour d’un
fonds en euros garanti mieux rémunéré que la moyenne du marché et
d’une dizaine de profils d’investissement plus ou moins risqués, placés
pour l’essentiel en fonds indiciels
cotés, les ETF (Exchange-Traded
Funds). Chaque fintech ajoute
ensuite sa touche personnelle. Certaines élaborent et pilotent ellesmêmes les profils via des mandats
de gestion, tandis que d’autres délèguent l’élaboration et le suivi des
allocations types à un sélecteur de
fonds ou une société de gestion.
• FRAIS RÉDUITS
Peu chargées en commissions (pas
de frais sur versements et frais de
gestion majorés des coûts de pilotage des profils de risque de l’ordre
de 1,5 %), ces offres ont généré l’an
dernier des performances nettes de
2 % à plus de 10 % en moyenne.
Sous réserve d’être à l’aise avec
Internet, l’assurance-vie fintech
présente généralement un excellent rapport rendement-qualitécoût. Un constat qui vaut aussi pour
les offres développées de plus longue date sur le Web par des courtiers comme Altaprofits, Assurancevie.com, Mes-Placement.fr,
LinXea, etc.., et les banques en ligne
(Boursorama, ING Direct, Fortuneo, BforBank…). — L. D.
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40 // PATRIMOINE
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
LONG TERME // Ce placement atypique, dont l’origine italienne remonte au XVIIe siècle, est toujours un outil
efficace pour rentabiliser un patrimoine au long cours.
La tontine, rentable
et faiblement fiscalisée
A
Gare aux frais
sur les contrats
en unités
de compte
u Conservateur, nous sommes convaincus que le temps
et son corollaire, la diversification dans la durée, demeurent les
meilleurs alliés de la valorisation
patrimoniale », affirme Thibaut Cossenet, directeur du développement
de ce groupe mutualiste, qui depuis
plusieurs décennies propose en
mode quasi exclusif une offre tontinière. Conçue en 1653 par le banquier Lorenzo Tonti à la demande de
Mazarin, cette solution financière a
traversé les siècles avec succès et, en
cette année 2018, force est de constater qu’elle tient toujours la corde
parmi les placements patrimoniaux
rentables (plus de 3,5 % de rendement annuel moyen net d’inflation
sur 15 ans), avec une maîtrise du risque et faiblement fiscalisés.
S’engager sur la durée
La tontine, qui partage le
même régime d’imposition sur le
revenu que l’assurance-vie, repose
sur un fonctionnement bien spécifique, qui la singularise des autres
plans d’épargne. Chaque année,
une nouvelle association tontinière
est lancée pour une durée de 25 ans.
L’épargnant a alors le choix entre
s’engager pour cette durée ou adhérer à une association ouverte antérieurement, sous réserve d’y souscrire a minima 10 ans (15 ans en cas
de versements périodiques). Il peut
également répartir ses primes dans
différentes tontines à échéances en
cascade (12, 13,14,15… 20 ans), afin de
percevoir chaque année un complément de revenus. Tactique qui
permet aussi de bénéficier à plein
de l’abattement fiscal annuel sur les
intérêts (4.600 euros pour une personne seule et 9.200 euros pour un
couple).
Sécuriser progressivement
A l’adhésion, des frais forfaitaires de
18,5 % sur versements minorent
d’emblée l’investissement. Mais,
amortis sur la durée (il n’y a plus
d’autres frais de gestion ou d’arbitrage prélevés par la suite), ils se
révèlent très concurrentiels par rapport à un contrat d’assurance-vie en
unités de compte (lire ci-contre). Les
sommes étant bloquées (on ne peut
pas sortir avant terme), les gestionnaires de la tontine disposent d’une
belle marge de manœuvre boursière pour doper la performance de
leurs investissements avant de les
sécuriser au fur et à mesure que la
date de liquidation de la tontine
approche. Sur 15 ans, un adhérent
peut pratiquement doubler sa mise.
En cas de décès de l’assuré avant la
clôture de la tontine, les cotisations
sont acquises, donc, à la communauté des autres adhérents. Mais s’il
La date
1653
La tontine est créée par
le banquier Lorenzo Tonti.
est inquiet et prévoyant, l’assuré
aura, jusqu’à 69 ans, la possibilité de
protéger ses proches, en contractant
une temporaire décès. Cette assurance, reversée le cas échéant au(x)
bénéficiaire(s) désigné(s) sera très
peu fiscalisée (l’assiette de l’impôt
étant réduite à la prime d’assurance). « Nos calculs démontrent
qu’un capital de 400.000 euros, protégé par une temporaire décès qui a
coûté 30.000 euros, correspondra à
un montant net versé de
394.000 euros, contre 302.700 euros
s’il est issu d’une assurance-vie »,
détaille Thibaut Cossenet. Un atout
appréciable de cette solution financière importée d’Italie…
— Laurence Delain
Selon une étude réalisée
par Good Value for Money
(prescripteur de contrats
d’assurance-vie), les frais
annuels moyens sur
les contrats en unités
de compte sont
en moyenne de 3 % par an.
« Il faut donc que l’unité
de compte dans laquelle
l’épargnant investit
progresse d’au moins 3 %
par an pour que ce dernier
préserve son capital »,
souligne l’étude.
Une réalité qui explique
pourquoi une unité de
compte peut afficher un
rendement positif alors
que le capital constitué
diminue à cause du prélèvement des frais. Selon
Cyrille Chartier-Kastler,
fondateur de Good Value
for Money, si l’épargnant
a en général intégré l’existence de frais de gestion
annuels sur UC prélevés
par l’assureur-vie (0,9 %
par an en moyenne ),
il ignore souvent les frais
de gestion interne aux
unités de compte. Ils sont
prélevés par les gestionnaires d’actifs au sein
même du support et s’élèvent en moyenne à 2,10 %.
BOURSE // Appréciés pour leur mode de gestion flexible qui permet de tirer profit à moyen terme de la dynami-
que boursière tout en lissant la prise de risque, ces fonds offrent une parade contre la volatilité des marchés.
Profiter de la dynamique des fonds
patrimoniaux
E
lastiques par définition, les
gestions flexibles, qui recouvrent une multitude de stratégies d’investissement fondées sur
une palette d’actifs plus ou moins
efficaces selon les conjonctures
boursières, ont ces derniers temps
un peu de mal à dégager, en année
glissante, plus de 1 % de rendement.
Sur cinq ans en revanche, nombre
d’offres tiennent le cap des 5 % de
rentabilité moyenne annuelle.
« Nous préconisons toujours ce type
de supports, même si les performances sont moins régulières », indique
Antoine Delon, de LinXea.
S’adapter aux conditions
de marché
Un point de vue partagé par Stéphanie Allory, directrice de l’offre financière de l’UFF. « L’an dernier, notre
fonds UFF Valeur 0-100 a généré un
rendement de 6,1 % de rendement et
le principe d’investissement du fonds
flexible qui permet de réduire la volatilité nous semble en soi bien adapté à
l’environnement actuel. En revanche
cette gestion exige de la dextérité de la
part du gérant qui doit être en capacité d’adapter opportunément son
exposition aux conditions de
marché. »
En règle générale, on qualifie un
fonds de flexible dès lors que sa part
d’exposition aux actions varie d’au
moins 30 %. Et on parle de fonds
patrimoniaux « quand cette fraction
Amiral
Gestion croit
à la gestion
flexible
obligataire
Gagner, quelle que soit
la configuration
du marché, c’est
le pari des fonds à
performance absolue.
Leur stratégie peut
s’avérer gagnante
dans une conjoncture
imprévisible.
d’equity est limitée à 50 % de l’actif et
que l’indicateur du rapport rendement-risque se situe au niveau 3-4 »,
rappelle Jean-Paul Raymond. Pour
cet expert, cofondateur et directeur
de l’observatoire Quantalys, il n’est
donc guère étonnant que « dans le
contexte obligataire actuel les fonds
patrimoniaux ne fassent pas de
miracle ».
Les critères de choix
On le comprend, s’intéresser aux
fonds flexibles exige donc non seulement de bien identifier le contenu
de sa mise (la partie non-actions du
fonds peut être constituée d’obligations, mais aussi de matières premières, de monnaies, etc.), mais
également de s’assurer de la solidité
de l’équipe de gestion. « Il faut regarder les performances annualisées
sur cinq ans minimum, les volatilités
et pertes maximales associées, car
l’un des critères essentiels d’appréciation réside dans la surperformance
dans le long terme », conseille JeanPaul Raymond.
« Notre fonds Echiquier Arty a
dégagé 5,56 % de rendement en 2017,
contre 2,27 % sur trois ans, mais
8,25 % sur cinq ans », précise-t-on,
par exemple, chez Primonial. Il est
également recommandé de vérifier
que la taille du fonds demeure en
lien avec sa stratégie d’investisse-
ment, et, si possible, de panacher les
approches en optant pour un mix
de fonds flexibles.
Gagner, quelle que soit la configuration du marché, c’est le pari des
fonds à performance absolue. Et
pour Jean-Paul Raymond, cette
catégorie spécifique de fonds flexibles mérite particulièrement l’attention en ce moment, car leur principe
de gestion qui consiste à « utiliser
toutes sortes de stratégies risquées et/
ou défensives, pour se décorréler des
marchés et dégager des performances
positives plus stables dans le temps »
peut s’avérer gagnant dans une conjoncture mouvante et imprévisible.
« Nous recommandons ce type
d’offres dans les marchés volatils tels
qu’anticipés pour 2018 », confirme
Stéphanie Allory, à l’UFF.
Pour un particulier prudent, une
diversification mixant fonds patrimoniaux et fonds à performance
absolue peut s’avérer pertinente.
— L. D.
Lancé en mars 2017,
le fonds Sextant Bond
Picking, cogéré par
Jacques Sudre et
David Poulet, peut
se targuer d’une belle
performance (+2,24 %
à fin avril), pour
une offre flexible
purement… obligataire ouverte à tous
les segments du
marché (emprunts
internationaux
publics et privés sur
toutes les catégories
de notations).
« L’expérience nous
enseigne que l’éloignement entre les prix de
marché et les valorisations fondamentales
ne se poursuit jamais
indéfiniment et le cash
constituera tôt ou tard
autant de “munitions”
à déployer », anticipe,
confiant, David
Poulet.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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42 // PATRIMOINE
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
DIVERSIFICATION // Très en vogue dans les réseaux bancaires et patrimoniaux, ces fonds à formule qui affichent
des promesses de gains attractives tout en protégeant le capital méritent attention et… prudence.
Les formules alléchantes
des fonds « autocall »
C
omment résister à un placement qui propose 6 % de
rendement sans – trop de –
prise de risque ? « En lisant sa notice
d’information, répond malicieusement Jean-Paul Raymond, cofondateur et directeur de Quantalys,
une société dédiée à l’analyse des
fonds communs de placement. Ce
document vous renseignera immédiatement sur le caractère complexe,
pour ne pas dire obscur, de ces fonds
qui exigent vraiment d’être bien identifiés avant souscription. »
Généralement commercialisées
dans le cadre de l’enveloppe fiscale
de l’assurance-vie ou du PEA pendant une période limitée, les offres
de type « autocall » appartiennent à
la famille des fonds à formule, qui
ont pour objectif de restituer, à une
échéance préfixée, votre mise de
départ (nette des frais de souscription de l’ordre de 2 %) majorée d’une
performance conditionnée par
l’évolution d’un indice boursier ou
d’un panier de valeurs.
Placement risqué
« Tous les fonds à formule reposent
peu ou prou sur la même mécanique : il s’agit de solutions de placement structurées qui associent
l’achat de produits de taux et des prises d’option à terme pour tout à la
fois protéger le capital et proposer des
rémunérations attractives », rap-
tirer le meilleur parti de l’univers
d’investissement auquel il est corrélé. C’est le cas par exemple du S&P
Euro 50 Equal Weight Synthetic 5 %
Price, retenu dernièrement par
Hedios. Ou encore du Solactive TOT
2.48 AR, sur lequel s’appuie l’offre
Soltot Performance Juillet 2018 de
Conçus sur des durées
de 8-10 ans, les autocall
protègent le capital à
échéance sous réserve
que les marchés ne
baissent pas au-delà
d’un certain seuil.
pelle Frédéric Plessas, responsable
des placements chez Hedios.
Mais plus les taux sont bas, plus la
couverture du capital coûte cher en
termes de performance. D’où l’idée
de mettre au point ces offres autocall : conçues sur des durées de
8-10 ans, elles protègent le capital
investi à échéance sous réserve que
les marchés n’aient pas baissé audelà d’un certain seuil (–40 % en
général). Entre-temps, elles ménagent au souscripteur des fenêtres de
remboursement anticipé avec versement d’un coupon élevé (de 6 % à
10 %), si les marchés sont bien orientés. « L’autocall est séduisant, mais il
s’agit d’un placement alternatif ris-
qué, car susceptible de se solder par
une perte en capital en cours de vie ou
à terme et nous proposons ces offres
structurées à nos clients uniquement
quand les niveaux de valorisations
boursières et de volatilité le permettent », remarque Guillaume Djerekian, responsable produits chez
mes-Placements.fr.
Pour afficher un coupon rémunérateur, les concepteurs des « autocalls » jouent, en effet, soit sur la
durée de placement, soit sur les conditions de remboursement, soit sur
le niveau de protection du capital,
soit encore sur l’indice de référence
du montage. Celui-ci, dans certains
cas, peut être « travaillé » de façon à
Nortia, un indice qui « réplique la
performance de l’action Total ajustée
d’un dividende de 2,48 euros ».
« Nous ne sommes guère partisans de ces indices synthétiques composites qui ajoutent un cran de complexité à un produit qui l’est déjà par
nature, remarque Jérémy Aras de
l’Institut du Patrimoine. Pour nous,
plus la promesse de performance est
claire, assise sur un indice pur du
type CAC 40 ou Euro STOXX 50, ou
encore mieux sur une valeur boursière solide, plus elle a de chance
d’être tenue. »
— Laurence Delain
Oser le « private
equity »
Que signifie
Hedios ?
Vous ne savez pas ?
Nous non plus.
Document non contractuel
Retenez seulement que Hedios est le créateur des solutions de placement Gammes H qui visent
un objectif de 8 % par an de moyenne de rémunération nette de tous frais, sous conditions et en
contrepartie d’un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance.
Depuis la création des Gammes H en 2009, 41 supports ont déjà été remboursés au 30 avril 2018,
avec une moyenne de rémunération nette de tous frais de 8,26 % par an (avant prélèvements
sociaux et fiscalité de l’assurance-vie, source Hedios).
Les supports Gammes H non encore remboursés conservent un risque de perte en capital en
cours de vie et à leur échéance (valorisations quotidiennes sur hedios.com).
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Hedios Patrimoine - 7 rue de la Bourse - 75002 Paris - 01 53 45 98 00 - contact@hedios.com
www.hedios.com
Société Anonyme au capital de 1.011.724 € - Société de courtage en assurances
immatriculée au registre des intermédiaires en assurance N°07 005 142 (www.orias.fr).
P
our Martine Sessin-Caracci,
associé gérant responsable
des relations investisseurs
chez Omnes Capital, le « private
equity » constitue « une solution de
diversification patrimoniale au couple risque-rendement particulièrement intéressant pour qui souhaite
investir dans l’économie réelle et dispose pour ce faire d’un horizon de
placement suffisamment long. Nos
souscripteurs reçoivent des distributions progressives de revenus dès la
fin de la cinquième année sur des
fonds de durée de 10 à 12 ans qui
visent un rendement net annuel de
11 % à 14 % ».
Si ambitieux puisse-t-il paraître,
cet objectif n’a rien d’extravagant
lorsqu’on le rapporte aux statistiques du marché centralisées par
France Invest (ex-Afic), d’où il ressort que, sur trente ans, le non-coté
génère un TRI (taux de rendement
interne) moyen de l’ordre de 10 % et
que, sur dix ans, sa rentabilité
moyenne flirte avec les 9 %. Selon
une étude récente publiée par la
société eFront sur le rapport rentabilité-risque du private equity au
niveau international, la France disposerait même « d’un important
potentiel de rendement, car les fonds
des millésimes 2003-2007 n’ont été
cédés qu’à hauteur de 86 %, contre
91 % pour les fonds britanniques et
d’Europe de l’Ouest ».
Un maniement délicat
Aussi prometteur soit-il, le private
equity reste cependant d’un maniement délicat. L’investissement en
valeurs non cotées peut se faire en
direct ou via l’achat de parts de
FCPR (fonds commun de placement à risque), de FPCI (fonds professionnel de capital-investissement, accessible aux particuliers
dans le cadre de la gestion privée à
partir de 100.000 euros), de FCPI
(fonds commun de placement dans
l’innovation) ou encore de FIP
(fonds d’investissement de proximité). Il peut également transiter
par l’enveloppe fiscale de l’épargne
salariale (une voie encouragée par
le gouvernement), du PEA-PME ou
encore de l’assurance-vie depuis
que l’article 137 de la loi Macron du
6 août 2015 a fluidifié le maniement
du non-coté dans le cadre d’un multisupport.
Mais, quel que soit le canal qu’il
emprunte, le placement en private
equity concerne prioritairement
une clientèle avertie qui, dotée d’un
patrimoine financier solide, peut se
permettre d’en mobiliser une fraction dans une optique de diversification complémentaire. En assurance-vie, par exemple, l’investissement
en valeurs non cotées ne doit pas
dépasser 10 % du montant du
contrat.
La question de la liquidité
A cet égard, opter pour le capitalrisque dans le seul but de réduire
son impôt sur le revenu en souscrivant l’un des nombreux FCPI ou FIP
qui inondent le marché en fin
d’année peut s’avérer contre-productif. « Pour permettre aux particuliers de placer une partie de leur épargne dans le capital d’entreprises en
forte croissance, nous privilégions
l’enveloppe du PEA », observe JeanBaptiste David, directeur de
Widoowin. Cette société de gestion
de patrimoine indépendante promeut notamment une offre originale, assortie « d’un mécanisme
exclusif de rachats échelonnés des
titres par les PME financées, afin de
permettre de distribuer, régulièrement, à partir du 1er mars 2019, une
partie des éventuels produits de cession aux porteurs de parts ».
Favoriser la liquidité du private
equity, c’est également l’objet de la
nouvelle plate-forme Asset Market,
ouverte aux particuliers et aux institutionnels, qui « met en lien acheteurs et vendeurs d’actifs non cotés
afin d’en faciliter la transaction »,
résume le président de cette fintech,
Jean-François Descaves. Les investisseurs en non-coté doivent en tout
cas bien intégrer le fait qu’ils ne
pourront pas récupérer leurs fonds
avant plusieurs années. — L. D.
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PATRIMOINE // 43
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
IMMOBILIER // Sous réserve d’une rigoureuse sélection, les SCPI comme les OPCI méritent toujours
une place de choix dans les stratégies de diversification de long terme.
SCPI : faire
les bons choix
L
a mariée est-elle trop belle ?
Parées d’une rentabilité
moyenne de 4,43 % en 2017
(entre 4,30 % et 4,40 % attendus en
2018), les SCPI ont connu l’an passé
une nouvelle collecte record de
6 milliards d’euros, en hausse de
15 % par rapport au cru déjà exceptionnel de 2016. Et cet afflux
d’argent frais – la capitalisation des
SCPI a triplé en dix ans – inquiète
certains observateurs. Il faut en
tout cas savoir que ce placement,
ponctionné par d’importants frais
de souscription et de gestion, se
conçoit en général sur une durée
d’immobilisation d’au moins 10 ans
et ne doit pas représenter plus de
10 % d’un patrimoine financier.
L’ombre de l’IFI
Les SCPI et OPCI (lire ci-dessous)
sont à présent un p eu moins
demandés. Au cours du premier trimestre 2018, plus des deux tiers des
SCPI immobilier d’entreprise ont
quand même augmenté leur capital pour une collecte nette globale
de 1,141 milliard d’euros. Quant aux
14 OPCI « grand public », elles ont
engrangé 438 millions d’euros au
Il a dit
« Le marché français
devenant de plus
en plus sélectif, nous
recommandons
à nos clients
d’élargir leur choix
à d’autres places
européennes. »
ALEXIS POUGHON
Responsable développement
de Moniwan
Photo Moniwan
cours des trois premiers mois de
l’exercice 2018. Un niveau de collecte similaire à celui de 2016. Cette
petite baisse de tension serait-elle,
en partie, due à l’ombre de l’impôt
sur la fortune immobilière (IFI) ?
« La confusion entourant la première déclaration IFI a suscité de
l’appréhension de la part de l’ensemble des acteurs », estime Frédéric
Bôl, président de l’Association française des sociétés de placement
immobilier (Aspim), qui continue
de dénoncer le fondement de la
prise en compte des SCPI et OPCI
dans l’assiette de cet impôt.
Risque de bulle ?
« On ne doit jamais perdre de vue que
des bulles immobilières ont éclaté par
le passé et que ce type d’investissement soulève toujours intrinsèquement la question de sa liquidité »,
rappelle, prudent, le directeur de
Quantalys, Jean-Paul Raymond,
enclin comme d’autres professionnels à orienter les amateurs de
pierre papier vers les OPCI. Accessibles, comme nombre de SCPI
d’ailleurs, dans le cadre de l’assurance-vie, ces supports plus diversifiés
peuvent contenir jusqu’à 40 %
d’actifs mobiliers, dont 10 % de liquidités. Et leur rentabilité moyenne a
frôlé l’an passé les 4 % (3,98 %).
« Nous restons convaincus du
potentiel de la pierre papier, à condition toutefois d’avoir les bons repères
en tête, tempère pour sa part
Danielle François-Brazier, directrice générale de Foncia Pierre Gestion. Ce marché est exigeant, pour
générer un rendement durable de
l’ordre de 4 % la société de gestion doit
investir a minima à 5-5,5 %, actes en
mains, c’est-à-dire tous frais inclus.
Cela demande d’être capable de sélectionner des actifs de qualité générateurs de loyers réguliers et solides. »
Faire le tri parmi les multiples
offres du marché requiert systématiquement quelques précautions
d’usage et une plongée dans le rapport annuel de la société immobilière visée.
Miser sur le locatif tertiaire
SCPI ou OPCI
l La SCPI (société civile de placement immobilier) collecte
des capitaux auprès des épargnants (les « associés »). Elle les
investit dans des actifs immobiliers. En contrepartie de leur
placement, les épargnants en SCPI perçoivent des revenus
réguliers, fruit des loyers perçus par la société, en proportion
de la quote-part du capital de la société qu’ils détiennent.
Les parts peuvent être vendues selon différentes modalités
suivant qu’il s’agit d’une SCPI à capital fixe (sur le marché
secondaire) ou d’une SCPI à capital variable (parts annulées
ou créées en fonction des souscriptions et des retraits).
l L’OPCI (organisme de placement collectif immobilier) est
un fonds d’épargne non coté. Il peut se présenter sous forme
de SPPICAV, société de type sicav qui entre dans le champ
de l’impôt sur les sociétés (IS) ou sous forme de FPI,
une copropriété de type FCPI. Il distribue à ses porteurs des
revenus fonciers.
L’actif de l’OPCI doit respecter deux ratios minima. Il doit être
obligatoirement composé d’au moins 60 % d’actifs immobiliers
(immeubles et parts ou actions de sociétés immobilières
dans tous les secteurs d’investissement immobilier) et de 5 %
d’actifs liquides permettant d’assurer, le cas échéant, le rachat
des actions sur demande des épargnants. Pour les 35 %
restants, le gestionnaire est libre d’investir dans des actifs
immobiliers (ceux éligibles au ratio minimal de 60 %) ou
d’autres classes d’actifs financiers (obligations, actions,
liquidités).
`
•
SUR
LE WEB
Marché de l’art Christie’s vend le 8 juin des œuvres du
musée de Jérusalem, qui appartenaient à un grand marchand des
surréalistes. L’occasion de faire le point sur ce marché à deux
vitesses : d’un côté, les superstars qui réalisent des prix en
millions de dollars, de Max Ernst à Dali, en passant par Miro ou
Magritte… Et d’un autre, des noms moins connus. Retrouvez la
chronique de Judith Benhamou-Huet sur lesechos.fr/patrimoine
(bureaux, commerces, résidences
services, etc.) exige plus que jamais
de sélectionner des acteurs réputés,
à l’historique visible. Il faut vérifier
que les montants collectés sont bien
investis, les taux d’occupation élevés
(au moins 90 %) et les portefeuilles
suffisamment ventilés (notamment
dans les résidences services pour
étudiants, seniors, l’hôtelier et parahôtelier, ou encore la santé où les
rentabilités tendent encore vers 5 %,
comme en témoigne par exemple la
SCPI Pierval Santé).
Différentiel fiscal
« Le marché français devenant de
plus en plus sélectif, nous recommandons à nos clients d’élargir leur choix
à d’autres places européennes »,
indique Alexis Poughon, responsable développement de Moniwan.
Cette plate-forme de vente en ligne
de SCPI, lancée début mai par le
g r o u p e L a Fr a n ç a i s e a f i n d e
« démocratiser » l’accès à la pierre
papier (ticket d’entrée fixé à
252 euros) promeut notamment
l’offre LF Europimmo investie à
plus de 50 % dans l’immobilier
d’entreprise allemand (4,22 % de
rendement en 2017). « L’Allemagne
compte plusieurs villes parmi les
plus dynamiques d’Europe et ce pays
offre de belles opportunités locatives
qui ménagent un avantage fiscal non
négligeable, précise Alexis Poughon. Le contribuable français bénéficie en effet d’un crédit d’impôt au
titre du prélèvement à la source
acquitté sur place par la société de
gestion. » Les simulations effectuées par Moniwan montrent par
exemple que, pour un contribuable
imposé à 30 %, « une SCPI qui génère
5 % de rendement rapportera 2,6 %
nets de fiscalité si elle est franco-française, contre 4,04 % si elle est investie
outre-Rhin »… A méditer.
— Laurence Delain
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44 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
ANNLEGALWK
75 • PARIS
- soit donner procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ou leur partenaire pacsé ;
DIVERS
- soit adresser une procuration à la société sans indication de mandataire ;
- soit voter par correspondance.
12104348 – LE PUBLICATEUR LEGAL
LBPAM OBLI MONDE
Société d’investissement à capital
variable
Siège social :
34, rue de la Fédération - 75015 PARIS
394 615 686 RCS PARIS
Avis de convocation
Mesdames et Messieurs les actionnaires de la société susvisée sont convoqués en assemblée générale ordinaire
au siège social, 34, rue de la Fédération,
75015 Paris, le 25 juin 2018 à 11 h 30 à
l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :
Un formulaire unique de vote par correspondance ou par procuration peut
être adressé aux actionnaires à leur demande. Cette demande devra parvenir
au siège social de la société six jours au
moins avant la date prévue pour la réunion de l’assemblée sur justification par
le demandeur de sa qualité d’actionnaire.
Les votes par correspondance ne seront pris en compte que pour les formulaires, complétés et signés, parvenus au
siège social trois jours au moins avant la
date de l’assemblée.
Le Conseil d’administration
12104349 – LE PUBLICATEUR LEGAL
Société d’investissement à capital
variable
Siège social :
34, rue de la Fédération - 75015 PARIS
2. Examen et approbation du bilan et
des comptes de l’exercice clos le 29 mars
2018 - Affectation des sommes distribuables
4. Renouvellement du mandat de Madame Danielle NUSS-SCHILDKNECHT,
administrateur
5. Renouvellement du mandat de Monsieur Jean-Marc DUTU, administrateur
6. Renouvellement du mandat de La
Banque Postale, administrateur
7. Renouvellement du mandat de La
Banque Postale Asset Management, administrateur
8. Délégation de pouvoirs pour les formalités
Il est justifié du droit de participer à
l’assemblée générale par l’inscription en
compte des titres au nom de l’actionnaire
ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour
son compte, au deuxième jour ouvré au
moins précédant la date de l’assemblée,
à zéro heure, heure de Paris, soit dans
les comptes de titres nominatifs tenus
pour la société par son mandataire, CACEIS Corporate Trust, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité. L’inscription des titres dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité doit être constatée par une attestation de participation délivrée par ce dernier.
Dans l’hypothèse où ils ne pourraient
assister personnellement à cette assemblée, les actionnaires peuvent :
Dans l’hypothèse où ils ne pourraient
assister personnellement à cette assemblée, les actionnaires peuvent :
- soit donner procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ou leur partenaire pacsé ;
- soit adresser une procuration à la société sans indication de mandataire ;
- soit voter par correspondance.
Un formulaire unique de vote par correspondance ou par procuration peut
être adressé aux actionnaires à leur demande. Cette demande devra parvenir
au siège social de la société six jours au
moins avant la date prévue pour la réunion de l’assemblée sur justification par
le demandeur de sa qualité d’actionnaire.
Les votes par correspondance ne seront pris en compte que pour les formulaires, complétés et signés, parvenus au
siège social trois jours au moins avant la
date de l’assemblée.
Le Conseil d’administration
LBPAM ACTIONS AMERIQUE
1. Lecture du rapport du conseil d’administration et des rapports du commissaire aux comptes
3. Approbation des opérations et
conventions visées au rapport spécial
établi par le commissaire aux comptes,
en application de l’article L.225-38 du
Code de commerce
tion de participation délivrée par ce dernier.
410 930 994 RCS PARIS
Avis de convocation
Mesdames et Messieurs les actionnaires de la société susvisée sont convoqués en assemblée générale ordinaire
au siège social, 34, rue de la Fédération,
75015 Paris, le 25 juin 2018 à 9 heures
à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour
suivant :
1. Lecture du rapport du conseil d’administration et des rapports du commissaire aux comptes
2. Examen et approbation du bilan et
des comptes de l’exercice clos le 29 mars
2018 - Affectation des sommes distribuables
3. Approbation des opérations et
conventions visées au rapport spécial
établi par le commissaire aux comptes,
en application de l’article L.225-38 du
Code de commerce
4. Délégation de pouvoirs pour les formalités
Il est justifié du droit de participer à
l’assemblée générale par l’inscription en
compte des titres au nom de l’actionnaire
ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour
son compte, au deuxième jour ouvré au
moins précédant la date de l’assemblée,
à zéro heure, heure de Paris, soit dans
les comptes de titres nominatifs tenus
pour la société par son mandataire, CACEIS Corporate Trust, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité. L’inscription des titres dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité doit être constatée par une attesta-
12104350 – LE PUBLICATEUR LEGAL
LBPAM ACTIONS FRANCE
Société d’investissement à capital
variable
Siège social :
34, rue de la Fédération - 75015 PARIS
435.129.549 R C S PARIS
Avis de convocation
Mesdames et Messieurs les actionnaires de la société susvisée sont convoqués en assemblée générale ordinaire
au siège social, 34, rue de la Fédération,
75015 Paris, le 25 juin 2018 à 9 h 30 à
l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :
1. Lecture du rapport du conseil d’administration et des rapports du commissaire aux comptes
2. Examen et approbation du bilan et
des comptes de l’exercice clos le 29 mars
2018 - Affectation des sommes distribuables
3. Approbation des opérations et
conventions visées au rapport spécial
établi par le commissaire aux comptes,
en application de l’article L.225-38 du
Code de commerce
4. Délégation de pouvoirs pour les formalités
Il est justifié du droit de participer à
l’assemblée générale par l’inscription en
compte des titres au nom de l’actionnaire
ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour
son compte, au deuxième jour ouvré au
moins précédant la date de l’assemblée,
à zéro heure, heure de Paris, soit dans
les comptes de titres nominatifs tenus
pour la société par son mandataire, CACEIS Corporate Trust, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité. L’inscription des titres dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité doit être constatée par une attestation de participation délivrée par ce dernier.
Dans l’hypothèse où ils ne pourraient
assister personnellement à cette assemblée, les actionnaires peuvent :
- soit donner procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ou leur partenaire pacsé ;
- soit adresser une procuration à la société sans indication de mandataire ;
- soit voter par correspondance.
Un formulaire unique de vote par correspondance ou par procuration peut
être adressé aux actionnaires à leur demande. Cette demande devra parvenir
au siège social de la société six jours au
moins avant la date prévue pour la réunion de l’assemblée sur justification par
le demandeur de sa qualité d’actionnaire.
- soit adresser une procuration à la société sans indication de mandataire ;
- soit voter par correspondance.
Un formulaire unique de vote par correspondance ou par procuration peut
être adressé aux actionnaires à leur demande. Cette demande devra parvenir
au siège social de la société six jours au
moins avant la date prévue pour la réunion de l’assemblée sur justification par
le demandeur de sa qualité d’actionnaire.
Les votes par correspondance ne seront pris en compte que pour les formulaires, complétés et signés, parvenus au
siège social trois jours au moins avant la
date de l’assemblée.
Le Conseil d’administration
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FRANCE
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Siège social :
34, rue de la Fédération - 75015 PARIS
383 935 707 RCS PARIS
Les votes par correspondance ne seront pris en compte que pour les formulaires, complétés et signés, parvenus au
siège social trois jours au moins avant la
date de l’assemblée.
Le Conseil d’administration
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Siège social :
34, rue de la Fédération - 75015 PARIS
410 931 083 RCS PARIS
Avis de convocation
Mesdames et Messieurs les actionnaires de la société susvisée sont convoqués en assemblée générale ordinaire
au siège social, 34, rue de la Fédération,
75015 Paris, le 25 juin 2018 à 10 heures
à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour
suivant :
1. Lecture du rapport du conseil d’administration et des rapports du commissaire aux comptes
2. Examen et approbation du bilan et
des comptes de l’exercice clos le 29 mars
2018 - Affectation des sommes distribuables
3. Approbation des opérations et
conventions visées au rapport spécial
établi par le commissaire aux comptes,
en application de l’article L.225-38 du
Code de commerce
4. Délégation de pouvoirs pour les formalités.
Il est justifié du droit de participer à
l’assemblée générale par l’inscription en
compte des titres au nom de l’actionnaire
ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour
son compte, au deuxième jour ouvré au
moins précédant la date de l’assemblée,
à zéro heure, heure de Paris, soit dans
les comptes de titres nominatifs tenus
pour la société par son mandataire, CACEIS Corporate Trust, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité. L’inscription des titres dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité doit être constatée par une attestation de participation délivrée par ce dernier.
Dans l’hypothèse où ils ne pourraient
assister personnellement à cette assemblée, les actionnaires peuvent :
- soit donner procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ou leur partenaire pacsé ;
Avis de convocation
Mesdames et Messieurs les actionnaires de la société susvisée sont convoqués en assemblée générale ordinaire
au siège social, 34, rue de la Fédération,
75015 Paris, le 25 juin 2018 à 10 h 30 à
l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :
1. Lecture du rapport du conseil d’administration et des rapports du commissaire aux comptes
2. Examen et approbation du bilan et
des comptes de l’exercice clos le 29 mars
2018 - Affectation des sommes distribuables
3. Approbation des opérations et
conventions visées au rapport spécial
établi par le commissaire aux comptes,
en application de l’article L.225-38 du
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4. Délégation de pouvoirs pour les formalités
Il est justifié du droit de participer à
l’assemblée générale par l’inscription en
compte des titres au nom de l’actionnaire
ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour
son compte, au deuxième jour ouvré au
moins précédant la date de l’assemblée,
à zéro heure, heure de Paris, soit dans
les comptes de titres nominatifs tenus
pour la société par son mandataire, CACEIS Corporate Trust, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité. L’inscription des titres dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité doit être constatée par une attestation de participation délivrée par ce dernier.
Dans l’hypothèse où ils ne pourraient
assister personnellement à cette assemblée, les actionnaires peuvent :
- soit donner procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ou leur partenaire pacsé ;
- soit adresser une procuration à la société sans indication de mandataire ;
- soit voter par correspondance.
Un formulaire unique de vote par correspondance ou par procuration peut
être adressé aux actionnaires à leur demande. Cette demande devra parvenir
au siège social de la société six jours au
moins avant la date prévue pour la réunion de l’assemblée sur justification par
le demandeur de sa qualité d’actionnaire.
Les votes par correspondance ne seront pris en compte que pour les formulaires, complétés et signés, parvenus au
siège social trois jours au moins avant la
date de l’assemblée.
Le Conseil d’administration
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34, rue de la Fédération - 75015 PARIS
410 187 934 RCS PARIS
Avis de convocation
Mesdames et Messieurs les actionnaires de la société susvisée sont convoqués en assemblée générale ordinaire
au siège social, 34, rue de la Fédération,
75015 Paris, le 25 juin 2018 à 11 heures
à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour
suivant :
1. Lecture du rapport du conseil d’administration et des rapports du commissaire aux comptes
2. Examen et approbation du bilan et
des comptes de l’exercice clos le 29 mars
2018 - Affectation des sommes distribuables
3. Approbation des opérations et
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en application de l’article L.225-38 du
Code de commerce
4. Délégation de pouvoirs pour les formalités
Il est justifié du droit de participer à
l’assemblée générale par l’inscription en
compte des titres au nom de l’actionnaire
ou au nom de l’intermédiaire inscrit pour
son compte, au deuxième jour ouvré au
moins précédant la date de l’assemblée,
à zéro heure, heure de Paris, soit dans
les comptes de titres nominatifs tenus
pour la société par son mandataire, CACEIS Corporate Trust, soit dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité. L’inscription des titres dans les
comptes de titres au porteur tenus par
l’intermédiaire bancaire ou financier habilité doit être constatée par une attestation de participation délivrée par ce dernier.
Dans l’hypothèse où ils ne pourraient
assister personnellement à cette assemblée, les actionnaires peuvent :
- soit donner procuration à un autre actionnaire ou à leur conjoint ou leur partenaire pacsé ;
- soit adresser une procuration à la société sans indication de mandataire ;
- soit voter par correspondance.
Un formulaire unique de vote par correspondance ou par procuration peut
être adressé aux actionnaires à leur demande. Cette demande devra parvenir
au siège social de la société six jours au
moins avant la date prévue pour la réunion de l’assemblée sur justification par
le demandeur de sa qualité d’actionnaire.
Les votes par correspondance ne seront pris en compte que pour les formulaires, complétés et signés, parvenus au
siège social trois jours au moins avant la
date de l’assemblée.
Le Conseil d’administration
BILANS - COMPTES ANNUELS
12102512 – LE PUBLICATEUR LEGAL
Capital souscrit
Réserves
Pro. réglementées et subv. d’invest.
Report à nouveau
Résultat en instance d’affectation
Résultat de l’exercice
TOTAL PASSIF
SOCAMA RIVES DE PARIS
Société coopérative de caution mutuelle à capital variable
Siège social : 76-78, avenue de France – 75013 PARIS
413 305 681 RCS PARIS – APE 6492 Z
Exercice social du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017
Comptes annuels approuvés par l’A.G.O. du 25 avril 2018
ACTIF
Créances sur établissements de crédit
Opérations avec la clientèle
Obligations et autres titres à revenu fixe
Actions et autres titres à revenu variable
Participations et autres titres détenus à long terme
Autres actifs
Comptes de régularisation
TOTAL ACTIF
31/12/2017
19.092.075,01
4.951.427,08
0,00
0,00
764,00
0,00
475.458,54
24.519.724,63
31/12/2016
17.799.181,45
4.567.026,46
179.660,24
0,00
764,00
33.935,90
440.459,06
23.021.027,11
PASSIF
Dettes sur les établissements de crédit
Autres passifs
Comptes de régularisation
Provisions pour Risques et Charges
Dettes subordonnées
Capitaux propres hors FRBG
31/12/2017
15.976.467,52
202.779,00
975.174,07
0,00
2.016.536,83
5.348.767,21
31/12/2016
15.540.652,36
742,00
943.953,84
0,00
1.929.959,21
4.605.719,70
Engagements de garantie donnés
Contre-garantie FEI
HORS BILAN
COMPTE DE RESULTAT
Intérêts et produits assimilés
Intérêts et charges assimilées
Commissions (produits)
Gains ou pertes sur opérations de portefeuilles de placement et assimilés
Produit Net Bancaire
Charges générales d’exploitation
Résultat Brut d’exploitation
Coût du risque
Résultat d’exploitation
Résultat courant avant impôt
Impôt sur les bénéfices
RESULTAT NET
845.152,25
3.779.871,45
0,00
0,00
0,00
723.743,51
24.519.724,63
825.848,25
3.533.107,70
0,00
0,00
0,00
246.763,75
23.021.027,11
31/12/2017
191.546.139,59
47.271.571,02
31/12/2016
176.755.370,84
48.605.003,52
31/12/2017
4.528,50
31/12/2016
6.362,18
-15,20
1.833.347,76
2.828,20
1.842.522,94
-168.241,64
1.674.281,30
-1.301.997,95
372.283,35
372.283,35
-125.519,60
246.763,75
1.906.828,73
182,87
1.911.540,10
-129.221,23
1.782.318,87
-733.152,36
1.049.166,51
1.049.166,51
-325.423,00
723.743,51
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 45
Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
ETAT DES ENGAGEMENTS AU
31 DECEMBRE 2017
No de compte
Engagements reçus contre-garantie FEI
91200000
Engagements donnés à BP
95193000
Engagements donnés de garantie d’ordre de la
clientèle
91314100
Dont nouveaux dossiers cautionnés
Dont engagements sur crédits échus
Total engagements
Dont engagements reçus
Dont engagements donnés
Engagements
de :
2017
2016
31/12/17
31/12/16
Variation
47.271.571,02
34.301,03
48.605.003,52
34.301,03
-1.333.432,50
0,00
191.511.838,56
176.721.069,81
238.817.710,61
47.271.571,02
191.546.139,59
225.360.374,36
48.605.003,52
176.755.370,84
14.790.768,75
86.816.481,66
72.025.712,91
13.457.336,25
-1.333.432,50
14.790.768,75
2015
2014
2013
Nbre
Nbre
Nbre
Nbre
Nbre
Janvier
219 7.080.548,92
142 4.396.009,91
131 4.124.271,38
155 5.201.980,99
185 5.864.861,33
Février
191 5.319.091,87
184 6.523.947,82
134 4.134.603,35
154 4.568.462,73
188 6.068.030,45
Mars
250 7.622.833,85
203 6.454.397,35
135 4.406.491,38
160 5.283.773,98
175 7.180.284,85
Avril
196 5.977.551,57
194 5.960.556,27
127 3.736.362,23
174 5.129.108,06
210 7.441.555,36
Mai
202 6.038.322,09
167 5.201.895,53
111 3.447.070,98
143 5.326.831,85
146 4.755.493,76
Juin
262 9.731.022,17
197 5.580.541,40
177 5.123.418,06
167 4.916.546,33
171 5.182.413,09
Juillet
278 9.765.360,44
229 6.823.500,49
200 7.373.353,72
231 7.816.782,40
218 7.889.073,77
Août
153 6.326.255,19
122 4.497.897,68
103 4.020.267,37
88 2.630.361,40
120 3.758.408,04
Septembre
203 7.280.430,66
176 6.096.068,63
155 5.562.078,46
148 4.563.483,87
165 6.229.092,06
Octobre
245 7.191.348,64
189 6.169.115,20
183 5.891.153,34
184 5.574.046,75
211 6.377.617,59
Novembre
214 7.509.185,65
205 6.237.456,92
162 6.013.331,01
133 3.303.552,76
154 5.089.667,82
Décembre
227 6.924.480,61
214 6.681.483,15
169 5.526.757,83
157 5.052.937,42
181 5.762.815,67
Total
2.640 86.816.481,66 2.222 70.622.870,35 1.787 59.359.178,93 1.894 59.369.668,55 2.124 71.599.313,79
Nombre de
dossiers
2.640
2.222
1.787
1.894
2.124
Encours moyen
par dossier
32.885,03
31.783,47
33.217,22
31.346,18
33.709,66
ANNEXE. Nature : SOCAMA RIVES DE PARIS est une Société coopérative de caution mutuelle à capital variable, régie par les articles
L. 515-4 et suivants du Code Monétaire et Financier et les textes subséquents. Le capital d’un montant de 845.152,25 euros est constitué de
73.497 parts de catégorie A à 8 euros et 33.706 parts de catégorie B à 7,63 euros. Elle n’a pas d’effectif salarié au 31 décembre 2017. La
BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS détient 10,44 % du capital. Objet : La Société SOCAMA RIVES DE PARIS a pour objet de
cautionner les concours consentis à ses sociétaires par la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS et de leur apporter, conjointement avec
celle-ci, l’ensemble des concours bancaires qui leur sont nécessaires. Elle a notamment pour vocation de rechercher et mettre en œuvre
tous les moyens permettant de répondre aux besoins spécifiques de ses sociétaires. Elle peut également effectuer toutes opérations connexes
à cette activité avec l’autorisation de BPCE. REGLES ET METHODES COMPTABLES. Liquidité et solvabilité de la SOCAMA RIVES DE
PARIS : Dans le cadre d’une convention d’agrément collectif, chaque Banque Populaire garantit la liquidité et la solvabilité des sociétés de
caution mutuelle qui lui accordent l’exclusivité de leur cautionnement. Référentiel comptable : Les conventions générales comptables ont
été appliquées, dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base : – continuité de l’exploitation, – permanence
des méthodes comptables d’un exercice à l’autre, – indépendance des exercices, et dans le respect des principes comptables généralement
admis en France. PROVISIONS POUR CREANCES DOUTEUSES (ACTUALISATION) : Les créances clientèle provisionnées sur base
individuelle sont comptabilisées en tenant compte de la valeur actualisée attendue du recouvrement du capital restant dû et des intérêts.
Jusqu’à présent, la fraction de la provision correspondant à la valeur temps était considérée comme non déductible fiscalement au motif que
ce calcul prenait en compte la renonciation partielle aux intérêts futurs. La décision du Conseil d’Etat (CE 10/05/2017, no 385218 CRCAM du
Centre-Ouest) renverse l’approche fiscale retenue jusqu’à présent en considérant que la fraction de la provision correspondant à la valeur
temps n’appréhendait pas le manque à gagner représenté par l’intérêt futur non perçu mais plutôt la prise en compte de ce taux d’intérêt
futur dans l’appréciation de la créance à recouvrer. Ainsi, le Conseil d’Etat considère que la fraction correspondante de la dotation de la
provision est déductible fiscalement. Il est important de souligner que la Haute Assemblée se réfère expressément à l’article 13 du règlement
comptable no 2002-03 du 12 décembre 2002 modifié du 14 décembre 2007 relatif au traitement comptable du risque de crédit pour admettre
la déduction fiscale. COMPLEMENTS D’INFORMATIONS RELATIFS AU BILAN ET AU COMPTE DE RESULTAT. 1 BILAN – ACTIF.
1.1. Créances sur les établissements de crédit : Créances sur les établissements de crédit (* Composées de sept comptes de banque
ouverts à la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS : Banque Gestion pour 72,35 %, Banque Fonds de Garantie pour 10,45 %, Banque
Capital pour 4,71 %, Banque Commissions pour 3,38 %, Banques Titres pour 7,80 %, Banque Titres FRG pour 1,31 %, Banque Compte Courant FRG pour 0,001 %.) (31/12/2017) 19.092.075,01 ; (31/12/2016) 17.799.181,45. Créances rattachées :(31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016)
0,00. Total (31/12/2017) 19.092.075,01 ; (31/12/2016) 17.799.181,45. Une convention a été signée en date du 2 mai 2002 entre la région
Ile-de-France et les trois SOCAMA d’Ile-de-France dont le but est de faciliter l’octroi des ressources financières aux artisans et très petites
entreprises afin de favoriser la création et la reprise d’entreprises. Une convention dite « de mandat » confie aux trois SOCAMA d’Ile-de-France,
à titre gratuit, la poursuite de la gestion de fonds régional de garantie SOCAMA IDF, sur les bases de la reprise de la gestion du fonds pré
existant sans nouvelle affectation, compte tenu du disponible. Cette convention reprend donc l’ensemble des éléments de la précédente
convention signée le 2 mai 2002 et entrée en application le 13 mai 2002. La SOCAMA RIVES DE PARIS assure, pour l’ensemble des trois
SOCAMA, la gestion du fonds SOCAMA IDF. La présente convention s’inscrit dans le régime cadre exempté de notification No X65/2008
relatif aux aides à l’investissement et à l’emploi en faveur des PME. 1.2 Opérations avec la clientèle : Valeurs brutes (31/12/2017)
15.976.467,52 ; (31/12/2016) 15.540.652,36. Provisions (31/12/2017) -11.025.040,44 ; (31/12/2016) -10.973.625,90. Valeurs nettes
(31/12/2017) 4.951.427,08 ; (31/12/2016) 4.567.026,46. Taux de couverture (31/12/2017) 69,01 % ; (31/12/2016) 70,61 %. L’identification et
la comptabilisation des créances douteuses sont effectuées conformément aux dispositions du règlement CRC 2002-03 du Comité de la
Réglementation Comptable, modifié par le règlement CRC 2005-03. Des créances sont constatées par la SCM en contrepartie des appels
en garantie, ces dernières donnent lieu à la constitution de dépréciation, en déduction de l’actif, destinées à couvrir le risque de pertes dès
lors que le recouvrement est devenu incertain. Les dépréciations sont calculées par dossier, sur la base de l’analyse du risque et des
garanties disponibles. Les dépréciations sont calculées de manière actuarielle sur la base des flux futurs attendus sur chacun des contrats
actualisés au taux d’intérêts effectif d’origine, ce dernier correspondant au taux contractuel. Les dotations et les reprises de dépréciation
constatées pour risque de non recouvrement sont enregistrées en « coût du risque ». Les créances passées en perte sur l’exercice, ainsi
que les récupérations sur créances amorties, sont inscrites en ligne « coût du risque » au compte de résultat. La méthode d’actualisation
n’est plus appliquée conformément à la décision du Conseil d’Etat (CE 10/05/2017, no 385218 CRCAM du Centre-Ouest). 1.3 OPERATIONS
SUR TITRES : Obligations et Assimilés : Valeurs brutes (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 151.050,00. Dépréciations (31/12/2017) 0,00 ;
(31/12/2016) -1.335,00. Valeurs nettes (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 149.715,00. Créances rattachées (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016)
1,87. Obligations et assimilés – FRG. Valeurs brutes (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 30.210,00. Dépréciations : (31/12/2017) 0,00 ;
(31/12/2016) -267,00. Valeurs nettes (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 29.943,00. Créances rattachées (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016)
0,37. Total (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 179.660,24. Le portefeuille de titres de placements suit les règles d’évaluation du règlement
2014-07 du comité de la réglementation bancaire et financière. Les moins-values latentes font l’objet d’une dépréciation, estimée à partir du
cours de Bourse le plus récent pour les titres côtés ou de leur valeur probable de négociation pour les titres non côtés. Ces dépréciations
sont évaluées de manière individuelle. Les dotations et reprises de dépréciation et les plus ou moins values de cessions de titres de placement
sont portées au poste de compte de résultat « gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement ». 1.3.1 Obligations et autres
titres à revenu fixe : Les obligations sont arrivées à échéances en mars 2017. 1.4. Parts dans les entreprises liées : Parts sociales
Banque : (31/12/2017) 764,00 ; (31/12/2016) 764,00. La SOCAMA RIVES DE PARIS détient 16 parts sociales de la BANQUE POPULAIRE
RIVES DE PARIS. 1.5 Comptes de régularisation : Comptes de régularisation et actifs divers : Produits à recevoir : (31/12/2017)
475.458,54 ; (31/12/2016) 440.459,06. Total : (31/12/2017) 475.458,54 ; (31/12/2016) 440.459,06. Dont 475.458,54 euros représentant le 4e
trimestre 2017 des commissions sur encours dues par la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS. 2. BILAN – PASSIF. 2.1 Dettes envers
les établissements de crédit : Banque compte contentieux (* Le compte est ouvert dans les livres de la BANQUE POPULAIRE RIVES DE
PARIS et correspond aux encours contentieux de la SOCAMA RIVES DE PARIS.) (31/12/2017) 15.976.467,52 ; (31/12/2016) 15.540.652,36.
Dettes rattachées (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00. Total (31/12/2017) 15.976.467,52 ; (31/12/2016) 15.540.652,36. 2.2 Comptes de
régularisation : Comptes de régularisation et passifs divers : Charges à payer (31/12/2017) 81.542,90 ; (31/12/2016) 81.392,33.
Etalement commissions de caution* (31/12/2017) 188.226,40 ; (31/12/2016) 172.440,72. Participation frais de gestion à répartir* (31/12/2017)
0,00 ; (31/12/2016) 27,96. Capital SOMERA à rembourser** (31/12/2017) 296.766,54 ; (31/12/2016) 296.766,54. Capital à rembourser
(31/12/2017) 53.518,54 ; (31/12/2016) 50.094,54. Soc FDG en remboursement (31/12/2017) 349.186,54 ; (31/12/2016) 337.208,60. FDG à
régulariser (31/12/2017) 4.502,68 ; (31/12/2016) 4.502,68. Capital à régulariser (31/12/2017) 1.520,47 ; (31/12/2016) 1.520,47. Total
(31/12/2017) 975.174,07 ; (31/12/2016) 943.953,84. (* Suite à la décision du Conseil d’Etat en date du 8 mars 2002, les Sociétés de caution
mutuelle doivent procéder à un étalement comptable et fiscal des commissions de caution sur l’ensemble de la période couverte par la
garantie. Ce stock de commissions sera apuré au fil du temps.) (** La SOCAMA RIVES DE PARIS a été tenue de rembourser les parts
de capital détenues par les Sociétaires de la SOMERA. 2.436.255,95 € de capital ont été ainsi remboursés de 2006 à 2011 aux Sociétaires SOMERA. Un reliquat de 296.766,54 euros de capital n’a pas pu être affecté.) 2.3 Dettes subordonnées : Fonds de Garantie
(31/12/2016) 1.808.000,00 ; (Augmentation) 347.263,58 ; (Diminution) 260.685,96 ; (31/12/2017) 1.894.577,62. Fonds de Solidarité
(31/12/2016) 121.959,21 ; (31/12/2017) 121.959,21. Total des dettes subordonnées (31/12/2016) 1.929.959,21 ; (Augmentation)
347.263,58 ; (Diminution) 260.685,96 ; (31/12/2017) 2.016.536,83. 2.4 Fonds propres : Total au 31/12/2016 (Capital) 825.848,25 ;
(Réserves) 3.533.107,70 ; (Résultat) 246.793,75 ; (Total capitaux propres) 4.605.719,70. Affectation du résultat (Réserves) 246.763,75 ;
(Résultat) -246.793,75 ; (Total capitaux propres) 0,00. Variation capital (Capital) 19.304,00 ; (Total capitaux propres) 19.304,00. Résultat
de la période (Résultat) 723.543,51 ; (Total capitaux propres) 723.743,51. Total au 31/12/2017 (Capital) 845.152,25 ; (Réserves)
3.779.871,45 ; (Résultat) 723.743,23 ; (Total capitaux propres) 5.348.767,21. 3. HORS BILAN. Engagements de garantie donnée :
(31/12/2017) 191.546.139,59 ; (31/12/2016) 176.755.370,84. D’ordre d’Etablissement de crédit : (31/12/2017) 191.511.838,56 ; (31/12/2016)
176.721.069,81. D’ordre de la clientèle : (31/12/2017) 34.301,03 ; (31/12/2016) 34.301,03. Engagement de garantie reçue : D’ordre
d’Etablissement de crédit – FEI : (31/12/2017) -47.271.571,02 ; (31/12/2016) -48.605.003,52. – Les engagements donnés mentionnés en
Hors Bilan correspondent à des prêts accordés par la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS cautionnés par la SOCAMA RIVES DE
PARIS. Conformément aux usages, ces cautions données au titre de prêts sont évaluées au Hors Bilan pour leur montant en capital restant
dû, à l’exclusion des intérêts échus ou à échoir. – Le Groupe BANQUE POPULAIRE et le FEI (Fonds Européen d’Investissement) ont ratifié
un accord de contre-garantie en faveur des SOCAMA. Il permet à celle-ci d’obtenir une contre-garantie à hauteur de 50 % de la créance
restant due, en cas de défaillance des emprunteurs. Cet accord est appliqué depuis le 1er janvier 2005 avec une période d’interruption de
juillet 2007 à juin 2008. Convention renouvelée en avril 2015 avec échéance 2020. Au 31 décembre 2017 cette contre-garantie, enregistrée
dans le hors bilan est comptabilisée à hauteur de 47.271.571,02 euros. Les récupérations de créances douteuses avec la contre-garantie du
FEI sont de 332.536,77 euros tandis que les reversements effectués au FEI s’élèvent quant à eux à 230.613,91 euros, soit un montant de
récupération nette de 101.922,86 euros sur un total de 2.034.198,81 euros, soit une proportion de 5,01 %. – Pour l’application de la garantie
de liquidité et de solvabilité stipulée dans la convention d’agrément collectif signée entre la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS et la
SOCAMA RIVES DE PARIS le 12 juin 1997, il est convenu que, sauf en cas de dissolution anticipée de la SOCAMA RIVES DE PARIS, la
BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS s’engage à mettre en œuvre toutes mesures à sa convenance (octroi de délais de paiement,
avances rémunérées ou pas, abandons de créances, subventions) de telle sorte que le capital social de la SOCAMA RIVES DE PARIS ne
soit pas entamé (c’est-à-dire que l’actif excède en permanence le passif d’un montant au moins égal au capital). – En cas de dissolution
anticipée de la SOCAMA RIVES DE PARIS, la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS s’engage à prendre toutes mesures nécessaires
pour équilibrer l’actif ou le passif du bilan de clôture de liquidation. 4. COMPTE DE RESULTAT. 4.1 Intérêts et assimilés, commissions :
Les intérêts et les commissions assimilables par nature à des intérêts sont enregistrés en compte de résultat prorata temporis. Les autres
commissions non assimilées à des intérêts sont enregistrées selon la nature de la prestation : – commissions rémunérant une prestation
instantanée : enregistrement lors de l’achèvement des prestations, – commissions rémunérant une prestation continue ou discontinue avec
plusieurs échéances successives échelonnées : enregistrement au fur et à mesure de l’exécution de la prestation. 4.1.1 Intérêts et assimilés :
Produits : (31/12/2017) 4.528,50 ; (31/12/2016) 6.362,18. Intérêts créditeurs des comptes bancaire (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00.
Intérêts sur les créances douteuses (31/12/2017) 4.514,90 ; (31/12/2016) 6.346,88. Intérêts sur parts sociales BPRI (31/12/2017) 13,60 ;
(31/12/2016) 15,30. Charges : (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) -15,20. Intérêts débiteurs des comptes bancaires (31/12/2017) 0,00 ;
(31/12/2016) 0,00. Frais divers sur opérations de banque (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) -15,20. Total (31/12/2017) 4.528,50 ; (31/12/2016)
6.346,98. 4.1.2 Commissions : Participations banque frais de gestion : (31/12/2017) 1.835.800,74 ; (31/12/2016) 1.762.486,33. Participation
sociétaires frais gestion (31/12/2017) 71.027,99 ; (31/12/2016) 70.861,43. Total (31/12/2017) 1.906.828,73 ; (31/12/2016) 1.833.347,76. La
participation de la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS aux frais de gestion s’élève à 1 % sur l’encours moyen des engagements. La
participation des sociétaires aux frais de gestion s’élève à 0,10 % du montant de la garantie. 4.2 Gains ou pertes sur opérations de
portefeuille de placements et assimilés : Dépréciations (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00. Reprises de dépréciations (31/12/2017)
1.602,00 ; (31/12/2016) 3.078,00. Moins-values de cession (31/12/2017) -1.260,00 ; (31/12/2016) 0,00. Plus values de cession (31/12/2017)
0,00 ; (31/12/2016) 0,00 Coupons acquis de l’exercice (31/12/2017) 56,45 ; (31/12/2016) 177,14. Autres frais de tenue de compte (31/12/2017)
-215,58 ; (31/12/2016) -426,94. Total (31/12/2017) 182,87 ; (31/12/2016) 2.828,20. Les dividendes sont comptabilisés dès que leur paiement
a fait l’objet d’une résolution d’Assemblée Générale. Ils sont enregistrés en « Revenus des titres à revenus variables ». Les revenus
d’obligations ou des titres de créances négociables sont comptabilisés pour la partie courue de l’exercice. 4.3 Charges Générales
d’Exploitation : Charges Générales d’Exploitation : Cotisation Foncière des Entreprises (31/12/2017) 76,00 ; (31/12/2016) 75,00.
Contribution sociale de solidarité (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00. Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (31/12/2017)
-8.750,00 ; (31/12/2016) 17.087,00. Voyages et déplacts (31/12/2017) 1.271,39 (31/12/2016) 260,00 Frais de transport (31/12/2017) 0,00 ;
(31/12/2016) 223,90. Maintenance (31/12/2017) 6.396,84 ; (31/12/2016) 7.025,32. Prestations BPRI* (31/12/2017) 57.543,55 ; (31/12/2016)
53.016,32. Honoraires CAC (31/12/2017) 18.822,68 ; (31/12/2016) 18.976,00. Indemnités Conseil Administration (31/12/2017) 5.300,00 ;
(31/12/2016) 6.700,00. Indemnités Comité Engagements (31/12/2017) 1.000,00 ; (31/12/2016) 6.300,00. Publications/Insertions (31/12/2017)
24.272,47 ; (31/12/2016) 21.628,75. Réceptions (31/12/2017) 6.556,30 ; (31/12/2016) 2.980,35. Cotisations (31/12/2017) 15.002,00 ;
(31/12/2016) 13.969,00. Fournitures administratives (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00. Frais de l’Assemblée Générale SOCAMA
(31/12/2017) 1.820,00 ; (31/12/2016) 0,00. Frais Prix Stars et Métiers (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 20.000,00. Petites dépenses diverses
(31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00. Total (31/12/2017) 129.221,23 ; (31/12/2016) 168.241,64. (* Les prestations réglées à la BANQUE
POPULAIRE RIVES DE PARIS correspondent à une commission sur apport de 0,03 % calculée sur l’encours cautionné au 31 décembre. En
2017 elle s’élève à 57.453,55 euros contre 53.016,32 euros en 2016). 4.4. COUT DU RISQUE. Charges : Dotation aux provisions pour créances douteuses (31/12/2017) -11.723.208,31 ; (31/12/2016) -2.439.920,51. Créances irrec. Couverte par provision (31/12/2017) -698.167,87 ;
(31/12/2016) -1.563.437,76. Créances irréc. Non-couvertes par provision (31/12/2017) -87.267,51 ; (31/12/2016) -90.800,91. Créances
couvertes par provision éts de crédit (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016) 0,00. Sous-total (1) (31/12/2017) -12.508.643,69 ; (31/12/2016)
-4.094.159,15. Produits : Reprise de provision pour créances douteuses disponibles (31/12/2017) 10.973.625,69 ; (31/12/2016) 1.148.712,43.
Reprise de provision pour créances douteuses utilisées (31/12/2017) 698.167,87 ; (31/12/2016) 1.563.437,73. Récupération sur créances
amorties (31/12/2017) 103.697,56 ; (31/12/2016) 80.011,04. Reprise provision établissements de crédit (31/12/2017) 0,00 ; (31/12/2016)
0,00. Sous-total (2) (31/12/2017) 11.775.491,33 ; (31/12/2016) 2.792.161,20. Total (31/12/2017) -733.152,36 ; (31/12/2016) -1.301.997,95.
La méthode d’actualisation n’est plus appliquée conformément à la décision du Conseil d’Etat (CE 10/05/2017, no 385218 CRCAM du
Centre-Ouest). 4.5. Résultat exceptionnel : 0,00. Les produits et charges exceptionnels sont déterminés en fonction du caractère significatif
de leur montant, de leur degré d’anormalité par rapport à l’activité courante et de la faible probabilité de récurrence des évènements concernés.
4.6. SITUATION FISCALE. Le résultat fiscal est de 976.268 €. La Société a donné son accord pour être membre du Groupe d’Intégration
fiscal dont BPCE est la Société Mère à compter de l’exercice 2010. L’impôt comptabilisé de 325.423,00 euros correspond à celui qui aurait
été dû en l’absence d’intégration. Le résultat net comptable est positif de 723.743,51 euros. Note 1 : Informations complémentaires :
Annexe 1 : Ventilation par durée restant à courir
Créances et
Créances et dettes à terme
Total
dettes à vue
3 mois < D <
D <= 3 mois
1 an < D < 5 ans
D > 5 ans
1 an
Emplois
– Créances sur les établissements de
crédit
19.092.075,01
19.092.075,01
– Opérations avec la clientèle
15.976.467,52
15.976.467,52
– Opérations sur titres à revenus fixe et
variable
0,00
0,00
– Opérations sur titres à revenus fixe et
variable – FRG
0,00
0,00
Total
35.068.542,53
0,00 35.068.542,53
Ressources :
– Dettes envers les établissements de
crédit
15.976.467,52
15.976.467,52
– Charges à payer
62.630,22
18.822,68
81.452,90
– Autres passifs
202.779,00
202.779,00
– FDG à rembourser
353.689,22
353.689,22
– Capital à rembourser
351.805,55
351.805,55
– Fonds de Garantie
319.192,22 413.692,41
919.755,68
241.937,50
1.894.577,62
Total
16.681.962,29 381.822,44 635.293,82
919.755,68
241.937,50 18.860.771,81
Total hors bilan clientèle
525.486,72 5.880.927,66 130.315.070,02 54.824.655,02 191.546.139,59
Notes 2 : Transactions avec les parties liées : Opérations avec l’entreprise liée : en euros : BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS :
Créances sur les établissements de crédits : (31/12/17) 19.092.075,01 ; (31/12/16) 17.799.181,45. Compte de régularisation et actifs
divers : (31/12/17) 475.458,54 ; (31/12/16) 440.459,06. Dettes : (31/12/17) 16.155.880,28 ; (31/12/16) 15.715.627,89. Engagements donnés : (31/12/17) 191.546.139,59 ; (31/12/16) 176.755.370,84. D’ordre d’Etablissement de crédit : (31/12/17) 191.511.838,56 ; (31/12/16)
176.721.069,81. D’ordre de la clientèle : (31/12/17) 34.301,03 ; (31/12/16) 34.301,03. Notes 3 : Identité de la Société consolidante : Les
comptes de SOCAMA RIVES DE PARIS sont intégrés dans les comptes consolidés de la BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS.
AFFECTATION DU RESULTAT : L’Assemblée Générale constate que l’exercice 2017 présente un résultat bénéficiaire de 723.743,51 euros
décide de l’affecter comme suit, conformément aux propositions du Conseil d’Administration. Résultat de l’exercice : 723.743,51 euros. Report
à nouveau : 0,00 €. Report à répartir : 723.743,51 €. Réserve légale : 0,00. Réserves statutaires : 723.743,51 €. Report à nouveau : 0,00 €.
Du fait de cette affectation, les réserves statutaires passent de 3.688.549,40 euros à 4.412.292,91 euros. Les réserves légales demeurent à
91.322,05 €.
Cette résolution mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.
ATTESTATION DU COMMISSAIRE AUX COMPTES : Opinion : En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée
Générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la Société SOCAMA RIVES DE PARIS relatifs à l’exercice clos le 31 décembre
2017, tels qu’ils sont joints au présent rapport. Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables
français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière
et du patrimoine de la Société à la fin de cet exercice. Fondement de l’opinion : Référentiel d’audit : Nous avons effectué notre audit
selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants
et appropriés pour fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie
« Responsabilités du Commissaire aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport. Indépendance : Nous avons
réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2017 à la
date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par le code de déontologie de la profession de
Commissaire aux comptes. Justification des appréciations : En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de
commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre
jugement professionnel, ont été les plus importantes pour l’audit des comptes annuels de l’exercice. Dépréciation des créances : La Société
constitue des dépréciations des créances clients pour couvrir les risques de pertes selon les modalités décrites dans la note 1.2 de l’annexe.
Dans le cadre de notre appréciation de ces estimations retenues pour l’arrêté des comptes, nous avons examiné le dispositif de contrôle
relatif au suivi des risques de pertes, à l’appréciation des risques de non-recouvrement et à leur couverture à l’actif par des dépréciations
déterminées sur base individuelle. Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur
ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels
pris isolément. Vérification du rapport de gestion et des autres documents adressés à l’Assemblée Générale : Nous avons également
procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par la loi. Nous
n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport
de gestion du Conseil d’Administration et dans les autres documents adressés à l’Assemblée Générale sur la situation financière et les
comptes annuels. Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes
annuels : Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes
comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne
comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs. Lors de l’établissement des comptes
annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la Société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas
échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation,
sauf s’il est prévu de liquider la Société ou de cesser son activité. Les comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d’Administration.
Responsabilités du Commissaire aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels : Il nous appartient d’établir un rapport sur les
comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas
d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé
conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent
provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles
puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant
sur ceux-ci. Comme précisé par l’article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à
garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre Société. Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice
professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
• il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou
résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants et
appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que celui
d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les
fausses déclarations ou le contoumement du contrôle interne ; • il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir
des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ; • il
apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la
direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ; • il apprécie le caractère approprié de l’application
par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude
significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la Société à poursuivre son
exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des
circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude
significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude
ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ; • il
apprécie la présentation d’ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements
sous-jacents de manière à en donner une image fidèle. Paris-La-Défense, le 26 mars 2018, KPMG S.A., Xavier De CONINCK, Associé.
Le rapport de gestion est tenu à la disposition du public au siège social de la Société.
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46 //
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018 Les Echos
BILANS - COMPTES ANNUELS
12102153 – LE PUBLICATEUR LEGAL
* OPCVM Français
BTF Crédit Opportunités ISR
LCL Amundi 12 Mois – I
Contrat Capitalisation no 20200316
Contrat Capitalisation no 10003604
SOCAMETT (SOCIETE DE CAUTION MUTUELLE
DES ENTREPRISES DE TRAVAIL TEMPORAIRE)
Société de Caution Mutuelle à capital variable
Siège social : 2, rue de Penthièvre – 75008 PARIS
309 001 683 R.C.S. Paris – A.P.E. : 6492Z
Exercice social du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017
Comptes annuels approuvés par l’A.G.O. du 26 avril 2018
BILAN en € – ACTIF
Caisse, établissements de crédit et institutions financières
Opérations avec les Sociétaires
Opérations et autres titres à revenu fixe
Actions et autres titres à revenu variable
Parts dans les entreprises liées
Actif immobilisé
Autres actifs
Total de l’Actif
31/12/2017
10.447.215
401.628
6.937.071
16.987.852
76.209
683.937
35.643.603
BILAN en € – PASSIF
Opérations avec les Sociétaires
Autres passifs
Provisions
Dépôt de garantie à caractère mutuel
Réserves
Capital
Résultat de l’exercice
Total du Passif
31/12/2017
4.048.073
326.815
1.668.676
2.953.168
17.921.365
8.168.592
556.915
35.643.603
HORS BILAN en €
Engagements donnés
Engagements de garantie
Engagements reçus
Engagements de financement
Engagements de garantie (CPP & CPM)
31/12/2017
COMPTE DE RESULTAT SOCAMETT en €
Intérêts et produits assimilés
Intérêts et charges assimilées
Revenus des titres à revenu variable
Commissions (charges)
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés
Autres produits d’exploitation bancaire
Autres charges d’exploitation bancaire
Produit net bancaire
Charges générales d’exploitation
Dotations aux amortissements sur immobilisations incorporelles et
corporelles
Résultat brut d’exploitation
Coût du risque
Résultat d’exploitation
Résultat courant avant impôts
Résultat exceptionnel
Impôts sur les sociétés
Résultat net
IMMOBILISATIONS – RUBRIQUES
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Autres immobilisations incorporelles
TOTAL immobilisations incorporelles :
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
Autres participations
Autres titres immobilisés
Prêts et autres immobilisations financières
TOTAL immobilisations financières :
TOTAL GENERAL
Amortissements :
31/12/2016
7.205.619
330.476
11.175.563
14.892.107
76.209
800
1.305.288
34.986.061
31/12/2016
4.432.901
163.656
1.734.572
2.657.104
17.422.607
8.076.464
498.758
34.986.061
31/12/2016
300.659.059
272.513.363
2.550.000
8.302.000
2.470.000
11.336.400
31/12/2017
599.339
-29.385
403.220
-25.376
52.907
133.782
-5.135
1.129.352
-516.866
31/12/2016
824.506
-16.072
404.233
-8.218
-304.558
88.960
-4.509
984.342
-592.263
-800
611.686
21.974
633.660
633.660
5.000
-81.745
556.915
-2.400
389.679
161.849
551.528
551.528
946
-53.716
498.758
Valeur brute début
exercice
Acquisitions
apports, création
virements
21.544
21.544
76.209
20.596
96.805
118.349
Valeur brute fin
d’exercice
21.544
21.544
6.809.933
132.073
6.942.007
6.942.007
76.209
6.809.933
152.669
7.038.812
7.060.356
SITUATIONS ET MOUVEMENTS DE L’EXERCICE
IMMOBILISATIONS AMORTISSABLES
Montant début exercice Augmentations dotations
Montant fin exercice
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Autres immobilisations incorporelles
20.744
800
21.544
TOTAL immobilisations incorporelles
20.744
800
21.544
TOTAL GENERAL
20.744
800
21.544
VENTILATIONS DES DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS DE L’EXERCICE : Néant.
Montant début
Augmentations
Diminutions
Montant fin
Provisions Inscrites au Bilan
exercice
dotations
reprises
exercice
Prov. pour garant. données aux clients
1.709.934
206.500
272.396
1.644.038
Autres prov. pour risques et charges
24.638
24.638
PROV. POUR RISQUES ET CHARGES
1.734.572
206.500
272.396
1.668.676
Provisions sur comptes clients
548.003
66.848
22.926
591.925
PROVISIONS POUR DEPRECIATION
548.003
66.848
22.926
591.925
TOTAL GENERAL
2.282.575
273.348
295.322
2.260.601
Etat des Echéances des Créances et Dettes.
ETAT DES CREANCES
Montant brut
A 1 an au plus
A plus d’1 an
DE L’ACTIF IMMOBILISE
Autres immobilisations financières
152.669
131.138
21.532
TOTAL de l’actif immobilisé
152.669
131.138
21.532
DE L’ACTIF CIRCULANT
Clients douteux ou litigieux
824.866
824.866
Autres créances clients168.688
168.688
168.688
Etat – Autres impôts, taxes et versements assimilés
207
207
Groupe et Associés
767.407
767.407
Débiteurs divers
482
482
TOTAL de l’actif circulant
1.761.649
1.761.649
TOTAL GENERAL
1.914.318
1.892.786
21.532
ETAT DES DETTES
Montant brut
A 1 an au plus
Fournisseurs et comptes rattachés
9.222
9.222
Personnel et comptes rattachés
31.291
31.291
Sécurité sociale et autres organismes
27.424
27.424
Impôts sur les bénéfices
137.720
137.720
Autres impôts, taxes et assimilés
2.111
2.111
Groupe et Associés
2.953.168
2.953.168
Autres dettes
4.167.120
4.167.120
TOTAL GENERAL
7.328.055
7.328.055
Charges à Payer : MONTANT DES CHARGES A PAYER INCLUS DANS LES POSTES SUIVANTS DU BILAN. Dettes fournisseurs et
comptes rattachés : 120. Dettes fiscales et sociales : 44.038. TOTAL : 44.158. MONTANT DES PRODUITS A RECEVOIR INCLUS DANS
LES POSTES SUIVANTS DU BILAN. Autres immobilisations financières : 127.138. Créances : Autres créances : 482. Valeurs Mobilières
de Placement : 92.777. TOTAL : 220.396.
ETATS DES PLUS VALUES LATENTES & DES MOINS
Valeur
Plus Values
Moins Values
VALUES LATENTES FAISANT L’OBJET D’UNE
Valeur 31/12/2017
d’acquisition
Latentes
Latentes
PROVISION AU BILAN
Obligations & autres Titres à Revenus Fixes
* Autres émetteurs
6.809.935
7.296.242
486.307
RBS
500.000
642.550
142.550
CA Radian
2.528.488
2.654.054
125.566
Nexans
100.203
103.517
3.314
Buzzi Unicem
102.197
106.281
4.084
Intesa San Paolo
103.021
112.178
9.157
Raiffeisen Bank
107.171
123.955
16.784
ABN AMRO Bank
169.580
197.285
27.705
Unicredit
106.825
124.404
17.579
Standard Chartered
150.539
168.971
18.432
Italy Gov’t
106.567
124.810
18.243
New Areva
109.325
112.572
3.247
Alstom
201.252
212.152
10.900
Galeries Lafayette
206.679
210.000
3.321
Engie SA
209.321
219.020
9.699
MC Donald’s
105.333
111.170
5.837
Tereos
201.944
208.740
6.796
Air France
101.282
106.210
4.928
Arcelormital
99.772
109.070
9.298
Air France
100.436
106.210
5.774
CIC EMTN Axa
600.000
600.450
450
LCL EMTN
500.000
510.500
10.500
CIC EMTN Stork
400.000
432.143
32.143
Actions & autres Titres à Revenu Variable
* Actions Françaises
499.976
499.980
4
16.487.876
18.247.251
1.759.470
-95
1.065.922
1.065.925
3
751.487
751.392
-95
4.104.217
4.767.890
663.672
10.566.250
11.662.044
1.095.794
23.797.787
26.043.473
2.245.781
-95
ELEMENTS RELEVANT DE PLUSIEURS POSTES DE BILAN : POSTE DU BILAN : Participations : Montant concernant les entreprises
liées : 76.209 ; Avec lesquelles la Société à un lien de participation : 76.209. Autres Créances : Montant concernant les entreprises
liées : 767.407 ; Avec lesquelles la Société à un lien de participation : 767.407.
Réserves Valeurs comptables
Prêts et
Résultats Dividendes
Chiffre
et report à des titres détenus (7) avances
d’affaires (bénéfice encaissés
nouveau
(8)
consentis
par la
hors taxes ou perte
TABLEAU DES FILIALES
avant
par la
du dernier du dernier Société au
Capital (6)
ET DES PARTICIPATIONS
affectation
Société et
exercice
exercice
cours
des
non encore
Brute
Nette
écoulé (7) clos) (7)
de
résultats
rembour(10)
(10)
l’exercice
(5) (10)
sés (7) (9)
A. Renseignements détaillés
concernant les filiales et les
participations ci-dessus (2) (3).
1. Filiales SOCAGESTION 2, rue de
Penthièvre, 75008 PARIS (+ de 50 %
du capital détenu par la Société).
100.000
858.600
76.209*
76.209
657.716 2.253.284
695.212
399.920
* Titres non cotés.
ANNEXE
PRINCIPES COMPTABLES ET METHODES D’EVALUATION. 1.1 Forme : Les comptes annuels, arrêtés par le Conseil d’Administration
du 21 mars 2018, sont établis selon les principes comptables généraux applicables en France conformément aux dispositions du règlement
ANC 2014-07 relatif aux comptes des établissements du secteur bancaire. Les principes comptables fondamentaux de continuité d’exploitation, de séparation des exercices et de prudence sont respectés et assurent une image fidèle et sincère de l’activité de la Société au
31 décembre 2017. 1.2 Généralités : Créances et dettes : Les créances douteuses et douteuses compromises sont comptabilisées
conformément aux articles 2221-1 à 2221-9 du règlement 2014-07 de l’ANC. Sont classées en créances douteuses les créances de toute
nature, même assorties de garanties, présentant un risque probable ou certain de non-recouvrement total ou partiel. Les comptes de la
clientèle enregistrent principalement, à l’actif du bilan, les sommes versées dans le cadre de sinistres, au titre des appels en garantie, et au
passif du bilan les excédents de participations financières reçus des adhérents et affectés ou en attente de remboursement. Les comptes
sont valorisés à leur coût historique. La provision enregistrée en diminution des actifs correspond aux montants décaissés. Le poste « dépôt
de garantie à caractère mutuel », présenté en compte créditeur à la clientèle, correspond aux fonds de garantie versés par les sociétaires à
hauteur de 1 % du montant de la caution accordée à chaque sociétaire. Ces fonds assimilés à des fonds propres sont valorisés à leur coût
historique. 1.3 Portefeuille titres : « Les opérations sur titre sont enregistrées conformément aux principes comptables définis aux articles
2311-1 à 2391-1 du règlement no 2014-07 de l’ANC. La répartition des titres entre les 6 catégories de portefeuille (transaction, placement,
investissement, titres de l’activité de portefeuille, autres titres détenus à long terme, titres de participation et parts dans les entreprises liées)
est faite en fonction de l’intention initiale d’utilisation des titres, intention identifiée dans le système d’information comptable dès leur acquisition.
Les titres sont enregistrés au bilan en date de règlement. Titres de placement : Les titres de placement sont les titres qui ne sont inscrits ni
parmi les titres de transaction, ni parmi les titres d’investissement, ni parmi les titres visés aux articles 2351-1, 2351-2 et 2351-3 du règlement
no 2014-07 de l’ANC acquis dans une optique de rendement et pouvant faire l’objet d’une revente à plus ou moins brève échéance. A la date
d’acquisition, ils sont enregistrés au bilan à leur prix de revient (hors coupon couru à l’achat pour les titres à revenu fixe). A la clôture de la
période, les titres de placement sont évalués individuellement au plus bas du prix de revient ou du prix de marché. Le prix de marché des
titres à revenu variable est représenté par le cours du 31 décembre pour les titres cotés et par la valeur probable de négociation pour les
titres non cotés. Le prix de marché des titres à revenu fixe est le cours du dernier jour ouvré de la période. Les moins-values latentes donnent
lieu à la constitution d’une dépréciation. Les résultats réalisés ou latents sur instruments de couverture sont pris en compte par ligne de titres
pour le calcul d’éventuelles dépréciations. Le résultat des cessions ainsi que les dotations et reprises de dépréciations figurent dans la
rubrique « Gains ou pertes des portefeuilles de placement et assimilés ». Titres d’investissement : Sont considérés comme des titres
d’investissement les titres à revenu fixe qui ont été acquis avec l’intention de les détenir de façon durable, en principe jusqu’à l’échéance.
Les titres d’investissement sont enregistrés à la date de leur acquisition au prix d’acquisition. Les titres d’investissement sont maintenus à
leur coût historique. Lorsque le prix d’acquisition des titres à revenus fixes est supérieur à leur prix de remboursement, la différence est
amortie sur la durée de vie résiduelle des titres. Lorsque le prix d’acquisition des titres à revenu fixe est inférieur à leur prix de remboursement,
la différence est portée en produits sur la durée de vie résiduelle des titres. En cas de risque de contrepartie, les titres font l’objet d’une
dépréciation. Le résultat des cessions éventuelles et les dotations et reprises de dépréciation sont inscrits en « Gains ou pertes sur actifs
immobilisés ». Durant la période, il n’y a pas eu de transfert entre les titres de placement et les titres d’investissement. Titres de participation
et parts dans les entreprises liées : La SOCAMETT détient des titres de participation de sa filiale SOCAGESTION, classés comme tels car
répondant à une volonté de participation durable à l’activité. Ces titres sont enregistrés pour leur coût d’acquisition. Cette valeur est revue à
la baisse par le biais d’une dépréciation, le cas échéant, afin de tenir compte d’éléments significatifs tels qu’une dégradation de la situation
nette et des perspectives concernant les sociétés détenues. Les plus et moins-values de cessions sur titres de participation et parts dans les
entreprises liées sont enregistrés pour le montant net de l’opération de cession en « Gains ou pertes sur actifs immobilisés ». 1.4 Immobilisations incorporelles : Les immobilisations sont comptabilisées à leur coût d’acquisition et font l’objet d’un amortissement économique
selon la méthode linéaire. Concernant les logiciels, la durée d’amortissement retenue a été déterminée en fonction de la durée d’utilité.
Logiciel : 2 ans linéaire. 1.5 Comptes de régularisation et divers : Les comptes de régularisation et divers sont valorisés au coût historique.
1.6 Provisions : Conformément au règlement ANC 2014-07, les provisions sont constatées lorsqu’il est probable qu’une sortie de ressources,
sans contrepartie au moins équivalente attendue du bénéficiaire (qu’il soit connu ou pas), sera nécessaire pour éteindre une obligation
juridique ou implicite du fait d’événements passés et lorsque le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable. Dotations aux
comptes de provisions pour sinistres à payer : Au passif, la provision pour sinistres à payer enregistrée correspond au montant du risque
estimé pour chaque dossier sinistré. Les dotations aux provisions d’exploitation ne concernent que celles nées au titre de l’exercice 2017.
Les dotations aux comptes de provisions pour créances douteuses et sinistres à payer sont constituées lors de la première mise en demeure,
ou, à défaut, lors de l’ouverture de la procédure collective ou pour le montant du règlement d’un sinistre en cours d’exercice. Le règlement
d’un sinistre antérieurement déclaré en « sinistre à payer » génère son transfert en « dotations aux comptes de provisions pour créances
douteuses » avec une contrepartie à « reprises de provisions pour sinistre à payer ». Dotations aux comptes de provisions exceptionnelles :
Une provision à caractère exceptionnel a été constituée à la fin de l’exercice 1999, conséquence de la faillite d’une compagnie d’assurances,
laquelle était co-assureur de la SOCAMETT jusqu’en 1994. Cette dotation a pour objet de couvrir les règlements que la SOCAMETT devrait
assurer dans le cadre des procédures collectives ouvertes entre 1990 et 1994. Cette provision est inscrite au passif à fin 2017 pour un
montant de 24.638 €. Dotations et reprises aux comptes de provisions pour risques et charges financières : Suite à la décision du Conseil
d’Administration de décembre 2016, 100 % des obligations ERAMET et RALLYE ainsi que 50 % des obligations RBS ont été vendues pour
un total de 953.467 €avec la constatation d’une plus-value définitive d’un montant de 43.637 €. Dotations et reprises aux comptes de
provisions pour risques d’exploitation : Une provision, destinée à couvrir des risques d’appel en garantie sur six dossiers, est inscrite au
passif à hauteur de 828.220 €. Une provision pour risques et charges constituée fin 2016 à hauteur de 135.000 €sur un dossier a été repris
fin décembre 2017. INFORMATIONS SUR LE HORS BILAN : Les engagements douteux hors bilan enregistrent le montant des garanties
financières mises en œuvre au titre des sinistres déclarés, ainsi que celui des garanties délivrées à des entreprises faisant l’objet d’une
procédure judiciaire. Conformément à une recommandation de l’ACPR, les garanties en force à la clôture de l’exercice sur des dossiers
fortement dégradés et présentant un risque de défaillance à court terme, ont également fait l’objet d’une évaluation pour être inscrites en
engagements douteux hors bilan. Le montant global des engagements douteux s’élève à 3.067.059 €, dont 1.353.639 €au titre des sinistres
déclarés et 828.220 €au titre de sinistres potentiels ayant fait l’objet d’une provision pour risque. Engagement de retraite : La Société est
tenue de verser des indemnités de fin de carrière en application du Code du Travail. Le montant des indemnités à verser est calculé en
tenant compte de la probabilité que les salariés soient présents dans l’entreprise lorsqu’ils auront atteint l’âge de la retraite et en actualisant
le montant des engagements. La Société ne comptabilise pas ces engagements au passif du bilan. Au 31 décembre 2017, le montant des
engagements de retraite s’élève à 13.650 €.
AFFECTATION DU RESULTAT : L’Assemblée Générale décide d’affecter le résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2017 de 556.914,70 €à
la réserve statutaire.
ATTESTATION DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS : Opinion : En exécution de la mission qui nous
a été confiée par votre Assemblée Générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la Société SOCAMETT relatifs à l’exercice
clos le 31 décembre 2017, tels qu’ils sont joints au présent rapport. Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et
principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de
la situation financière et du patrimoine de la Société à la fin de cet exercice. L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de
notre rapport au comité des risques. Fondement de l’opinion : Référentiel d’audit : Nous avons effectué notre audit selon les normes
d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour
fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des
Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport. Indépendance : Nous avons réalisé notre mission
d’audit dans le respect des règles d’indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2017 à la date d’émission de notre
rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes.
Justification des appréciations : En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce relatives à la
justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre jugement professionnel,
ont été les plus importantes pour l’audit des comptes annuels de l’exercice. Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de
l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion
sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément. • Les paragraphes « dotations aux comptes de provisions pour sinistres à payer »,
« dotations aux comptes de provisions exceptionnelles » et « dotations et reprises aux comptes de provisions pour risques d’exploitation »
de la note relative aux règles et méthodes comptables de l’annexe présentent les provisions constituées par la Société au titre des cautions
accordées à ses Adhérents défaillants. Les provisions constituées par la Société pour couvrir ces risques sont d’un montant de 1.668.676 €au
31 décembre 2017. Dans le cadre de notre appréciation des estimations significatives retenues pour l’arrêté des comptes annuels, nous
avons été conduits à analyser et évaluer, pour chacun des dossiers en sinistre, l’ensemble des engagements pour lesquels la Société risque
d’être appelée en règlement. Nos travaux n’ont pas révélé d’élément de nature à remettre en cause l’évaluation de cette provision. Vérification
du rapport de gestion et des autres documents adressés aux adhérents : Nous avons également procédé, conformément aux normes
d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par la loi. Nous n’avons pas d’observation à formuler
sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du Conseil d’Administration
et dans les autres documents adressés aux adhérents sur la situation financière et les comptes annuels. Responsabilités de la direction
et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes annuels : Il appartient à la direction d’établir des
comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le
contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci
proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs. Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de
la Société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité
d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son
activité. Il incombe au comité des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes
de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à
l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière. Les comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d’Administration du
21 mars 2018. Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels : Il nous appartient d’établir
un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne
comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un
audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les
anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement
s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes
prennent en se fondant sur ceux-ci. Comme précisé par l’article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes
ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre Société. Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes
d’exercice professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre : • Il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de
fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en ŭvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants
et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que
celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les
fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ; • Il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir
des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ; • Il
apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la
direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ; • Il apprécie le caractère approprié de l’application
par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude
significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la Société à poursuivre son
exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des
circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude
significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude
ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier. Il
apprécie la présentation d’ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements
sous-jacents de manière à en donner une image fidèle. Rapport au Comité des risques : Nous remettons un rapport au Comité des risques
qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en ŭvre, ainsi que les conclusions découlant de nos
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Les Echos Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées
pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière. Parmi les éléments
communiqués dans le rapport au Comité des risques, figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus
importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit. Ces points sont décrits dans
le présent rapport. Nous fournissons également au Comité des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) no 537-2014
confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L. 822-10 à
L. 822-14 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous
entretenons avec le Comité des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées. Paris, le 10 avril 2018,
Franck ELBASE, Commissaire aux comptes ; BDO FRANCE – LÉGER & ASSOCIÉS, représenté par Arnaud NAUDAN, Commissaire
aux comptes.
LES COMPTES CONSOLIDES
BILAN CONSOLIDE en € – ACTIF
31/12/2017
31/12/2016
Caisse, établissements de crédit et institutions financières
11.107.959
7.836.185
Opérations avec les Sociétaires
441.492
377.570
Opérations et autres titres à revenu fixe
6.937.071
11.175.563
Actions et autres titres à revenu variable
16.987.852
14.892.107
Actif immobilisé
2.426.019
2.512.988
Autres actifs
106.570
220.130
Comptes de régularisation
12.377
11.278
Total de l’actif
38.019.339
37.025.821
BILAN CONSOLIDE en € – PASSIF
Opérations avec les Sociétaires
Autres passifs
Provisions
Dépôt de garantie à caractère mutuel
Réserves
Capital
Résultat de l’exercice
Total du passif
31/12/2017
4.502.240
670.781
1.668.676
2.953.168
19.203.676
8.168.592
852.206
38.019.339
31/12/2016
4.893.901
460.024
1.734.572
2.657.104
18.651.967
8.076.464
551.789
37.025.821
HORS BILAN CONSOLIDE en €
Engagements donnés
Engagements de garantie
Engagements reçus
Engagements de financement
Engagements de garantie (CCP & CPM)
31/12/2017
31/12/2016
300.659.059
272.513.363
2.550.000
8.302.000
2.470.000
11.336.400
COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE en €
31/12/2017
31/12/2016
Intérêts et produits assimilés
611.692
834.145
Intérêts et charges assimilés
-29.385
-63.311
Revenus des titres à revenu variable
3.300
4.313
Commissions (Charges)
-31.721
-17.663
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés
52.907
-304.558
Autres produits d’exploitation bancaire
133.782
88.960
Autres charges d’exploitation bancaire
-5.135
-4.509
Produits nets des autres activités
2.232.208
2.032.298
Produits net bancaire
2.967.648
2.569.675
Charges générales d’exploitation
-1.610.210
-1.785.142
Dotations aux amortissements sur immobilisations incorporelles et corporelles
-120.517
-123.103
Résultat brut d’exploitation
1.236.921
661.430
Coût du risque
24.285
162.534
Résultat d’exploitation
1.261.206
823.964
Résultat courant avant impôts
1.261.206
823.964
Résultat exceptionnel
6.742
1.507
Impôts sur les sociétés
-415.742
-273.682
Résultat net
852.206
551.789
ANNEXE AU BILAN CONSOLIDE AU 31/12/2017 : VARIATION DES FONDS PROPRES FONDS PROPRES : FONDS PROPRES
CONSOLIDES 2016 : 29.937.324. Augmentation du capital : 92.128. Augmentation du dépôt de garantie mutuel : 296.064. Résultat consolidé
2017 : 852.206. Distribution 2016 : 80. FONDS PROPRES CONSOLIDES 2017 : 31.177.642. LES VARIATIONS DE FLUX DE TRESORERIE
EN CONSOLIDE : VARIATIONS DE FLUX DE TRESORERIE en € : Résultat net comptable : 2017 : 852.206 ; 2016 : 551.789. + Dotations
nettes des reprises (sauf actif circulant) : 2017 : 54.621 ; 2016 : 57.086. Marge brute d’autofinancement : 2017 : 906.827 ; 2016 : 608.875.
Variation du besoin en fonds de roulement lié à l’activité (valeur nette) : 2017 : 163.700 ; 2016 : -4.908.677. + Variation des créances
d’exploitation : 2017 : -48.540 ; 2016 : -78.221. – Variation des dettes liées à l’activité : 2017 : 115.160 ; 2016 : -4.986.898. Flux de trésorerie
généré par l’activité (A) : 2017 : 1.070.527 ; 2016 : -4.299.802. - Acquisition d’immobilisations : 2017 : -33.547 ; 2016 : -2.390. Flux net de
trésorerie lié aux opérations d’investissement (B) : 2017 : -33.547 ; 2016 : -2.390. -Intérêts versés : 2017 : -80 ; 2016 : -80. + Variation
de capital : 2017 : 92.128 ; 2016 : 494.896. - Remboursements d’emprunts : 2017 : 0 ; 2016 : -1.604.732. Flux net de trésorerie lié aux
opérations de financement (C) : 2017 : 92.048 ; -1.109.916. Variation de Trésorerie (A + B + C) : 1.129.028 ; 2016 : -5.412.108. Trésorerie
d’ouverture (D) : 2017 : 33.903.854 ; 2016 : 39.315.962. Trésorerie de clôture (A + B + C + D) : 2017 : 35.032.882 ; 2016 : 33.903.854.
ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDES : La SOCIETE DE CAUTION MUTUELLE DES ENTREPRISES DE TRAVAIL TEMPORAIRE,
SOCAMETT, créée le 14 mai 1976 et régie par le code monétaire et financier et par la loi du 10 septembre 1947, est agréée en qualité de
Société de financement par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution en application de l’article 34 de l’ordonnance no 2013-544 du
27 juin 2013. La présente annexe est établie conformément aux dispositions du règlement ANC 2014-07 du 26 novembre 2014 relatif aux
comptes des établissements du secteur bancaire. Elle fait partie intégrante des états financiers. Elle comporte des éléments d’informations
complémentaires au bilan, compte de résultat, et d’engagements hors bilan, de façon à ce que l’ensemble donne une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise.
ATTESTATION DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDES : Opinion : En exécution de la mission qui
nous a été confiée par votre Assemblé Générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la Société SOCAMETT relatifs à
l’exercice clos le 31 décembre 2017, tels qu’ils sont joints au présent rapport. Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard
des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé
ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la Société à la fin de cet exercice. L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le
contenu de notre rapport au comité des risques. Fondement de l’opinion : Référentiel d’audit : Nous avons effectué notre audit selon les
normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et
appropriés pour fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie
« Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport. Indépendance : Nous
avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2017
à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par le code de déontologie de la profession
de Commissaire aux comptes. Justification des appréciations : En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code
de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre
jugement professionnel, ont été les plus importantes pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice. Les appréciations ainsi portées
s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant.
Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément. • Les paragraphes « dotations aux comptes de
provisions », « dotations aux comptes de provisions exceptionnelles » et « dotations et reprises aux comptes de provisions pour risques
d’exploitation » de la note relative aux règles et méthodes comptables de l’annexe présentent les provisions constituées par la Société au
titre des cautions accordées à ses Adhérents défaillants. Les provisions constituées par la Société pour couvrir ces risques sont d’un montant
de 1.668.676 €au 31 décembre 2017. Dans le cadre de notre appréciation des estimations significatives retenues pour l’arrêté des comptes
annuels, nous avons été conduits à analyser et évaluer, pour chacun des dossiers en sinistre, l’ensemble des engagements pour lesquels la
Société risque d’être appelée en règlement. Nos travaux n’ont pas révélé d’élément de nature à remettre en cause l’évaluation de cette
provision. Sur la base des éléments ayant conduit à la détermination des provisions, nous avons vérifié le caractère approprié des approches
retenues par la Société. Vérification des informations relatives au groupe données dans le rapport de gestion : Nous avons également
procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, à la vérification spécifique prévue par la loi des
informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du Conseil d’Administration. Nous n’avons pas d’observation à formuler
sur leur sincérité et la concordance avec les comptes consolidés. Responsabilités de la direction et des personnes constituant le
gouvernement d’entreprise relatives aux comptes consolidés : Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant
une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime
nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou
résultent d’erreurs. Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la Société à poursuivre
son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et
d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la Société ou de cesser son activité. Il incombe
au comité des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne
et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au
traitement de l’information comptable et financière. Les comptes consolidés ont été arrêtés par le Conseil d’Administration du 21 mars 2018.
Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés : Il nous appartient d’établir un rapport
sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne
comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un
audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les
anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement
s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes
prennent en se fondant sur ceux-ci. Comme précisé par l’article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes
ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre Société. Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes
d’exercice professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre : • Il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent
de fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime
suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus
élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions
volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ; • Il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour
l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du
contrôle interne ; • Il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations
comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés ; • Il apprécie le caractère
approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence
ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la Société
à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé
que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une
incertitude significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de
cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus
de certifier ; • Il apprécie la présentation d’ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et
événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ; • Concernant l’information financière des personnes ou entités comprises
dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes
consolidés. Il est responsable de la direction, de supervision et de la réalisation de l’audit des comptes consolidés ainsi que de l’opinion
exprimée sur ces comptes.
RAPPORT SPECIAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
SUR LES CONVENTIONS REGLEMENTEES
Aux Adhérents, En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions
réglementées. Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques et les
modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous
aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence
d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 225·31 du code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la
conclusion de ces conventions en vue de leur approbation. Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les
informations prévues à l’article R. 225-31 du code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà
approuvées par l’assemblée générale. Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimées nécessaires au regard de la
doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à
vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues. CONVENTIONS
SOUMISES A L’APPROBATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE : Conventions autorisées au cours de l’exercice écoulé : Nous vous
informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée au cours de l’exercice écoulé à soumettre à l’approbation de
l’assemblée générale en application des dispositions de l’article L. 225-38 du code de commerce. CONVENTIONS DEJA APPROUVEES
PAR L’APPROBATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE : Conventions approuvées au cours d’exercices antérieurs : En applicatlon de
l’article R. 225-30 du code de commerce, nous avons été infonnés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée
générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé. 1. Convention de gestion avec SOCAGESTION :
• Nature, objet et modalités : Convention signée le 30 septembre 2008, la société SOCAMETT a confié à sa filiale SOCAGESTION des
missions de gestion et de contrôle auprès de ses Adhérents. Au titre de cette convention, la société SOCAGESTION prend en charge :
• Toutes les opérations de recrutement et de gestion du personnel pour le compte de la SOCAMETT ; • Tous les frais afférents au marketing,
à la communication, à l’organisation de réunions, et opérations publicitaires ; • Toutes les opérations d’impressions de documents internes et
externes de la SOCAMETT ; • Tous les frais d’analyse du dispositif de réassurance auprès des compagnies d’assurances ; • Tous les
honoraires juridiques relatifs à la défense et au renouvellement de la protection juridique de la marque « SOCAMETT » ainsi que toutes
interventfons diverses. • Personnes concernées : SOCAGESTION, filiale de la SOCAMETT détenue à hauteur de 99,98 %, • Impact financier
sur l’exercice 2017 : Au titre de cette convention, une charge de 22.719 euros a été comptabflfsée dans les comptes de la SOCAMETT au
31 décembre 2017. 2. Convention d’avance sur comptes courants : • Nature, objet et modalités : Convention signée le 23 novembre
2016, votre société a accepté de financer la société SOCAGESTION sous la forme d’avances de trésorerie jusqu’à concurrence de
1.500.000 €. • Personnes concernées : SOCAGESTION, filiale de la SOCAMETT détenue à hauteur de 99,98 %, • Impact financier sur
l’exercice 2017 :Un remboursement de compte courant a été effectué sur l’exercice pour 500.000 €. Le solde du compte courant de votre
société ouvert dans vos comptes s’élève donc à 657.716 € au 31 décembre 2017. les produits d’intérêts ont été comptabilisés pour 1.216 €
au titre de l’exercice. Paris, le 10 avril 2018, Les Commissaires aux Comptes, Franck ELBASE, Commissaire aux comptes. BDO France Léger & Associés Représenté par Arnaud NAUDAN, Commissaire aux comptes. Le rapport de gestion est tenu à la disposition du public
15 jours avant l’Assemblée Générale au siège social.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 8, samedi 9 juin 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Rémy Cointreau envoie un message
de modération avec son dividende.
L’INVITÉ
DES « ÉCHOS »
« Les Echos »
+
L’exception et la règle
Olivier Luquet Directeur
général d’ING Direct France
TAUX D’INTÉRÊT « Les taux bas impactent aujourd’hui
la rentabilité de toutes les banques de détail. La question
est donc de savoir quelles sont les banques les mieux armées
pour y résister. Naturellement, ING Direct, en tant que
banque digitale, a une structure de coûts qui est beaucoup
plus résiliente parce qu’il n’y a pas de réseau d’agences.
Par certains aspects même, les taux bas sont une opportunité
puisqu’ils nous permettent de développer nos encours
de crédits immobiliers en allant capter des clients chez nos
concurrents. Pour preuve, nous avons doublé nos encours
de crédits immobiliers en 2017. »
CLIENTS ING Direct a « 1 million de clients en France.
Et notre stratégie [consiste] à devenir la banque
de préférence, c’est-à-dire à devenir le banquier principal
de ces clients. […] Nous considérons qu’il y a environ
250.000 clients en banque principale chez ING Direct. »
MARCHÉ Plusieurs acteurs se lancent ou se renforcent
sur le marché français des banques en ligne (Orange Bank,
La Poste, qui prépare une banque mobile…). « Nous
sommes pionniers du secteur depuis plus de quinze ans. Nous
accueillons tous ces nouveaux arrivants avec bienveillance.
[…] Les acteurs issus des “telcos” vont-ils disrupter le marché
de la banque numérique, de la même manière que Free
a disrupté le marché des télécoms ? Notre réponse est clairement non, car la situation est complètement différente. »
Interview réalisée par Olivier Harmant
a L’intégralité de l’émission sur lesechos.fr/invitedesechos
En se présentant comme le « leader des spiritueux d’exception », Rémy
Cointreau distille un message facile à déguster pour des investisseurs
internationaux ravis de fêter à la fois le come-back attendu des consommateurs chinois et la fidélité confirmée de leurs homologues américains.
Son histoire et sa taille se prêtent bien à cette vocation revendiquée pour
le très haut de gamme, même si la prépondérance des cognacs Rémy Martin
en sort renforcée. Et cette fidélité à toute épreuve aux racines charentaises
ne l’empêche pas de figurer dans le club des alcooliers « pure play » les plus
toniques depuis le début de l’année (+5,3 %). Elle ne peut en revanche
affranchir le groupe familial de la règle commune des portefeuilles boursiers,
celle qui fait passer en cellule de dégrisement tout émetteur décevant
peu ou prou les pronostics chiffrés des oracles financiers. La stabilité
annoncée du dividende au lieu de la progression espérée par eux a dilué
les ardeurs juste après la publication annuelle (–4,8 % jeudi) là où la révision
à la hausse de l’objectif de marge opérationnelle à moyen terme aurait pu
tout aussi bien les renforcer, si la cote de valorisation n’était pas déjà l’une
des plus corsées du secteur (plus de 36 fois le bénéfice prévisionnel). Loin
d’être forcé, au vu de la structure financière, ce choix s’inscrit dans une vision
de valorisation de long terme. Il peut donc être reçu comme un message
de modération bien venu dans la volatilité ambiante.
Ford 21
Fox News 23
Futurmap 27
General Cable 24
Groupama 32
Hachette Livre 24
Huawei 24
Lactalis 17
LVMH 34
Mic 23
Olmix 27
OnePlus 24
Oppo 24
Orange 23
Pernod Ricard 34
Prysmian 24
Rallye 16
Rémy Cointreau 17, 34
RTE 20
Sisyphe heureux
Buffett et Dimon se lancent dans une croisade
contre les vices boursiers avec des vœux pieux.
Le plan stratégique de Thales a conforté
les attentes de la Bourse.
« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. »
On n’aurait pas instinctivement perçu Warren Buffet, troisième fortune
mondiale, et Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, comme des héros
camusiens. Mais force est de constater que les deux patrons parmi les plus
respectés de « Corporate America » semblent apprécier leur rôle de Sisyphe
heureux à pousser le rocher des vices de la gouvernance. Deux ans après
avoir édicté, avec une douzaine de leurs pairs, 77 « principes de bon sens »
devant présider à la direction d’une entreprise – qu’ils ne respectent pas euxmêmes, puisqu’ils cumulent les sièges de président et de directeur général
contrairement à leurs propres commandements –, les voilà qui relancent
leur croisade en levant les oriflammes d’une tribune dans le « Wall Street
Journal » où ils fustigent les sociétés qui délivrent des objectifs de résultat
pour le trimestre suivant. Leur point de vue, pourtant soutenu par les 200 patrons participant au Business Roundtable, ignore que cette pratique est
de moins en moins en vogue au sein des 500 premières sociétés cotées à New
York. Sincère – notamment de la part de Buffett qui tire dessus à boulets
rouges lors des fameuses assemblées générales de Berkshire Hathaway –,
la critique est bien sûr justifiée. Mais la désigner comme un rouage majeur
du court-termisme des marchés financiers est risible. L’approche de l’entreprise comme une somme de valeurs instantanées par les normes comptables
y a bien plus œuvré. Tout comme les bonus variables annuels pour
les mandataires sociaux. Dans une prochaine tribune, peut-être ?
Samsung 24
Schmidt Groupe 18
SFR 23
Siaci Saint Honoré 32
TCL 24
TechnipFMC 34
Total la Mède 26
Univision 23
Visa 13
Vitalis 27
Xiaomi 24
AVIS FINANCIERS
Aurea 23
Deutsche Concept 31
Orpea 21
Rémy Contreau 21
Robeco 21
Synergie 31
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« Le temps met tout en lumière. » Thales vient de doubler l’hommage qu’il
rendait au célèbre mathématicien grec en portant son nom par l’emprunt
de ses maximes pour préparer la deuxième phase de son plan stratégique
Ambition 10. Les objectifs à l’horizon 2021 du groupe dirigé par Patrice
Caine sont d’autant plus faits pour être fixés que pour être tenus qu’ils
n’intègrent pas l’acquisition pour 4,8 milliards d’euros de Gemalto, dont
la finalisation est espérée d’ici à la fin de l’année. L’exercice, s’il est donc
totalement théorique, relève toutefois moins de l’esprit de géométrie que
de l’esprit de finesse : s’il a conforté les analystes dans la ligne d’arrivée entre
11 et 11,5 % de marge opérationnelle dans trois ans, soit un niveau record de
rentabilité, le chemin de cette accélération par rapport à la période 20142017 peut paraître un peu moins balisé. Dans la première phase, la réduction du poids des frais généraux, facilitée par le retour de la croissance
organique, avait contribué pour plus de la moitié au gain de 1,8 point
de pourcentage de profitabilité (à 9,8 % en 2017). Dans la fourchette haute
de l’amélioration visée d’ici à 2021 (de 2 à 2,4 points), ce « levier opérationnel » en apportera moins de 40 %. L’essentiel viendra de l’offre, qui devra
surpasser la croissance des marchés sous-jacents tout en étant plus lucrative malgré l’alourdissement de la R&D autofinancée (qui sera portée de 5 %
du chiffre d’affaires à 5,5 %, voire 6 %). Outre la croissance et la marge, les
investisseurs n’oublient pas le troisième côté de ce triangle, la rentabilité
des capitaux investis passée en quatre ans de 16 à 25 %, un étiage inégalé
parmi ses concurrents. Le théorème est vérifié.
Esprit de finesse
LES ENTREPRISES CITÉES
ABC News 23
Adecco 19
Amazon 15
Apple 24
ArcelorMittal 34
Ardian 32
BlackBerry 24
Bouygues Telecom 23
Brevan Howard 33
BuzzFeed 23
Champlor Ineos 26
Charterhouse 32
CNN 23
Courir 16
Deux Cinq Un 27
EDF 20
Editis 24
Engie 20
Eni 20
crible
F
John McEnroe
allait pas rêver ! Ceux qui
avaient réservé leur place dans
les tribunes de Roland-Garros
pour y admirer un joueur français,
pourront se consoler en s’enfermant
dans la salle de cinéma de la porte
d’Auteuil pour y voir un film sur un
joueur américain. Un long-métrage
sur John McEnroe a fait en effet l’objet
d’une projection exceptionnelle sur les
lieux mêmes des combats. Terre battue. Au début du mois de juillet, il sortira en salle. « L’Empire de la perfect i o n » e s t c o n s t i t u é d ’a r c h i ve s
récupérées des pellicules tournées
entre 1966 et 1985 par Gil de Kermadec,
ancien directeur technique national.
On ne saurait trop conseiller aux Tricolores d’aller le visionner. Est-ce une
question de rage ? Est-ce une question
de style ? Outre un gros budget raquettes brisées, John McEnroe avait les
deux. Il peut donc être un inspirateur.
Pas pour gagner Roland-Garros, il y a
toujours échoué, y compris lors de la
fameuse finale de 1984 contre Lendl.
Big Mac avait pourtant commencé par
mener deux sets à zéro. Quand ça veut
pas, ça veut pas. Cela ne l’a pas empêché, lui et son bandeau en éponge,
d’être trois fois vainqueur à Wimbledon, quatre à l’US Open, cinq en Coupe
Davis. S’il a posé beaucoup de problèmes aux joueurs, l’ex-époux de Tatum
O’Neal en a aussi posé aux joueuses.
Serena Williams a détesté qu’il déclare
que, avec son niveau de jeu, elle serait
classée environ 700e chez les hommes :
« John s’il te plaît, laisse-moi tranquille ! » Martina Navratilova n’a pas
du tout apprécié que, pour commenter
le tournoi de Wimbledon l’an dernier,
la BBC l’ait rémunéré dix fois mieux
qu’elle (150.000 livres contre 15.000). Il
y a toujours des problèmes avec John.
Mais toujours du spectacle.
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