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Les Echos - 30 07 2018

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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Twitter plonge
AFP
La société a chuté de plus
de 20 % en Bourse, après
l’annonce d’une baisse du
nombre des utilisateurs. // P. 19
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // LUNDI 30 JUILLET 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
( Les pionnières )
Kiran Mazumdar-Shaw
// P. 9
( Les rebelles
de la science )
Nicolas Copernic
// P. 8
( Le bien-être
nouvelle vague )
Se soigner en hotel
de luxe
// P. 8
( Maires inclassables )
Dolus-d’Oléron :
le maire qui dit
non à McDo
// P. 20
Croissance,
budget : Bercy
prépare une
nouvelle copie
Pourquoi le prix du sucre est
au plus bas depuis trois ans
L’ESSENTIEL
PAKISTAN : IMRAN KHAN
FUTUR PREMIER MINISTRE
L’ancien champion de cricket
devra toutefois bâtir une coalition au Parlement. // P. 4
VINCI VEUT NÉGOCIER
SUR NANTES ATLANTIQUE
Le groupe attend que l’Etat ouvre
rapidement des discussions
après la décision de résilier sa
concession de l’aéroport de Nantes Atlantique. // P. 13
AIRBUS RÉCLAME UNE BAISSE
DE PRIX AUX FOURNISSEURS
Pour relancer l’A220, ex-CSeries
de Bombardier, l’avionneur européen veut renégocier les contrats
de ses sous-traitants et réduire les
coûts de 20 %. // P. 13
l Le PIB n’a progressé que de 0,2 % au printemps.
l L’objectif de croissance de 2 % du gouvernement
pour cette année est très compromis.
l Les économies devront être plus fortes en 2019.
l n’y a plus de doute désormais, le gouvernement
va revoir à la rentrée sa prévision de croissance
pour l’année. L’Insee a annoncé vendredi que le
PIB n’avait augmenté que de 0,2 % au deuxième trimestre, comme durant les trois premiers mois de
l’année. Une mauvaise performance imputable au
recul de la consommation, entraîné notamment par
la hausse des prix du carburant, la grève de la SNCF et
la hausse de la CSG pour les retraités. Le second
semestre s’annonce meilleur, en raison entre autres
des baisses à venir des cotisations sociales des salariés et de la taxe d’habitation pour 80 % des Français.
Mais il sera impossible d’atteindre l’objectif de 2 % de
I
croissance que s’était fixé Berçy au mois d’avril. Ce
coup de mou ne devrait pas avoir trop de conséquences budgétaires cette année, la loi de finances ayant
été bâtie sur une prévision de croissance de 1,7 %.
Mais il va contraindre le gouvernement à accroître
les efforts d’économies s’il veut respecter les engagements qu’il a pris auprès de la Commission européenne en matière de réduction du déficit public
pour 2019. Or, un grand flou règne toujours sur les
mesures que compte prendre Bercy pour freiner la
dépense publique. // PAGES 2-3,
L’ÉDITORIAL DE DOMINIQUE SEUX PAGE 6
ET LE POINT DE VUE PAGE 7
LES BANQUES ESPAGNOLES
PASSENT LE CAP DE LA CRISE
MATIÈRES PREMIÈRES Les cours du sucre brut ont plongé de plus de
27 % depuis le début de l’année. Ils ont atteint 10,88 cents la livre vendredi,
un plancher inconnu depuis près de trois ans. La planète croule sous le
sucre. L’Inde et la Thaïlande, deux grands pays producteurs, ont connu
des conditions météorologiques idéales pour que la plante pousse. Et
avec la fin des quotas, l’Union européenne devrait participer à la flambée
en produisant bien davantage. Par ailleurs, dans les pays occidentaux, y
compris les Etats-Unis, le sucre a moins la cote. // PAGE 21
Les grandes banques espagnoles
ont bien débuté l’année, tirant profit
de la cession d’actifs douteux et de
leur internationalisation. // P. 22
Panne à la SNCF : le fournisseur
d’électricité en ligne de mire
CARNET // P. 27
FERROVIAIRE Le trafic est toujours ralenti à Paris-Montpar-
Sipa
nasse. RTE prévoit de rétablir le courant au plus tard mardi.
Football M6 vend
les Girondins
de Bordeaux // P. 11
Le trafic était très perturbé ce week-end à la gare Montparnasse,
et continuera à l’être en ce début de semaine. Photo AFP
La SNCF se serait bien passée de se trouver à nouveau, au cœur de l’été, sous les feux des projecteurs.
L’incendie du poste électrique de RTE va encore perturber le trafic de la gare Montparnasse en ce début
de semaine. Le courant sera rétabli ce lundi soir ou
mardi soir au plus tard, a annoncé l’opérateur du
réseau de transport d’électricité. La SNCF compte
demander à RTE une indemnisation. Il faut dire que,
déjà, ses résultats semestriels ont été largement
plombés par la grève contre la réforme ferroviaire
avec, à la clef, un recul de 3,3 % de son chiffre d’affai-
Premier couac après la trêve
Trump-Juncker sur le commerce
SUR
Pour Washington, les produits agricoles font partie
de l’accord passé le 25 juillet. Ce que Bruxelles dénie.
TRANSATLANTIQUE Nouvelle partie de poker menteur ? « Nous venons juste de vous ouvrir
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22748
l’Europe ! » a soutenu le président américain aux agriculteurs de l’Iowa, après avoir rencontré
le président de la Commission européenne à Washington. « Nous ne négocions pas sur les produits agricoles, c’est hors du champ de discussions », a répondu Bruxelles. // PAGE 4
110e ANNÉE
28PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Donald Trump, le président américain. Photo AFP
res au lieu d’une croissance attendue d’environ 4 %.
Même si la réforme a, dès maintenant, des effets
positifs sur les résultats de SNCF Mobilités, avec la
révision à la hausse de la valeur du parc de rames. Il
faudra patienter quelques mois pour connaître le
nouveau projet stratégique du groupe public,
d’abord annoncé par le gouvernement comme finalisé d’ici à l’été. Le document de travail présenté aux
instances de direction doit être complété par des
consultations internes à l’automne, l’adoption du
texte étant renvoyée à janvier. // PAGE 14
Le secteur
automobile
craint un
retournement
de cycle
AUTOMOBILE Le secteur automobile a
peut-être mangé son pain blanc. Si
Renault et PSA ont réalisé un excellent
premier trimestre et confirmé leurs
objectifs, les avertissements se sont
multipliés chez les autres constructeurs. Ford, General Motors, Daimler,
Nissan, Fiat Chrysler, Hyundai… tous
ont annoncé de mauvaises nouvelles en
publiant leurs résultats. De nombreux
facteurs risquent de peser sur leurs
comptes : l’impact de la guerre commerciale, l’évolution des taux de
change, le prix de l’acier ou encore le
ralentissement de la croissance mondiale sont autant de risques pour les
prochains mois. // PAGE 12
Les avertissements se sont multipliés
la semaine dernière chez les constructeurs. Photo Pierre Gleizes/RÉA
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02 //
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
FRANCE
CONJONCTURE
Pourquoi Bercy va revoir son
objectif de croissance en 2018
l Le PIB n’a progressé que de 0,2 % au deuxième trimestre, selon l’Insee.
l La consommation devrait rebondir au deuxième semestre, mais pas assez
pour que l’objectif de 2 % de croissance sur l’année soit maintenu.
Alain Ruello
@AlainRuello
Le secrétaire d’Etat à la Fonction publique,
Olivier Dussopt à l’Assemblée. Photo Messyasz/Sipa
Collectivités
locales : l’ouverture
aux cadres du privé
sera limitée
FONCTION
PUBLIQUE
Les dispositions
pour faciliter les
allers-retours entre
secteurs public et
privé ont été réduites aux communes
d’au moins
40.000 habitants.
Leïla de Comarmond
@leiladeco
Le secrétariat d’Etat à la Fonction publique avait prévenu : les
dispositions facilitant les allersretours entre secteurs public et
privé introduites par amendement lors de la première lecture
à l’Assemblée du projet de loi
avenir professionnel et supprimées ensuite par les sénateurs
seraient rétablies dans la version finale du texte. C’est ce qui a
été fait la semaine dernière au
Palais-Bourbon, mais pas tout à
fait à l’identique. Le gouvernement a certes persisté dans sa
décision d’encourager les
départs vers le privé de hauts
fonctionnaires et d’élargir le
champ des postes de la haute
fonction publique ouverts aux
contractuels. Mais en réduisant
ses ambitions sur ce second
point dans les collectivités territoriales.
Deux jours avant, le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, n’en avait
dit mot dans une interview donnée à « La Gazette des communes », se contentant de rappeler
l’objectif de la mesure : « Permettre aux employeurs territoriaux une plus grande diversité de
choix dans les recrutements qui
seront les leurs ». Mais lors de la
« La disposition
votée vient
juste corriger
une erreur, car
l’amendement
du gouvernement
avait été rédigé
sur un coin
de table. »
JOHAN THEURET
Président de l’Association
des DRH des grandes
collectivités
discussion dans l’hémicycle, il a
soutenu un amendement de la
députée LREM, Emilie Chalas,
limitant l’ouverture des postes
de direction aux contractuels
aux seules collectivités d’au
moins 40.000 habitants, soit
environ 200 communes. Cela
représente une division par
deux du seuil actuel, qui est de
80.000 habitants. Quelque
7.000 postes étaient au départ
concernés ; on serait désormais
autour de 4.000.
Cela n’a cependant pas suffi à
calmer les nombreuses oppositions qui se sont exprimées à la
fois sur la méthode, alors qu’une
grande réforme de la fonction
publique est annoncée, et le
contenu. « La disposition votée
vient juste corriger une erreur
car l’amendement du gouvernement avait été rédigé sur un coin
de table », déplore Johan Theuret, le président de l’Association
des DRH des grandes collectivités. « Personne n’était demandeur [de l’ouverture au privé], ni
nous, ni les élus, ni les syndicats », rappelle Fabien Tastet,
président de l’Association des
administrateurs territoriaux de
France, ajoutant qu’il « faudrait
déjà commencer par développer
la mobilité entre les trois fonctions publiques » (Etat, hôpital,
collectivités).
Déontologie
Tous deux plaidaient pour l’instauration d’un plafond de
contractuels afin de garantir
une « mixité des profils » et
regrettent de ne pas avoir été
entendus. Ils s’interrogent sur
la future attractivité des
concours ou encore les niveaux
de rémunération, un des sujets
qui devraient être abordés dans
le futur décret d’application. Ils
s’inquiètent aussi de l’absence
de contrôle d’éventuels conflits
d’intérêts, rien n’étant prévu à
l’arrivée d’un contractuel, alors
qu’un fonctionnaire allant dans
le privé doit, lui, suivre l’avis de
la commission de déontologie.
Le Conseil d’Etat a, lui, alerté
le gouvernement sur le risque
que les dispositions concernant
les hauts fonctionnaires de la
loi avenir professionnel soient
considérées comme des « cavaliers législatifs ». Leur devenir
est donc encore suspendu aux
conclusions du Conseil constitutionnel, qui devrait être saisi
une fois la loi avenir professionnel définitivement votée, mercredi prochain. n
Cela va être dur. Souvent en désaccord, les économistes se retrouvent
sur au moins un point après la confirmation vendredi par l’Insee du
ralentissement de l’économie française : la prévision du gouvernement d’une croissance du PIB de
2 % en 2018 a vécu. « Plus personne
n’y croit », assène Patrick Artus,
membre du comité exécutif de
Natixis. « Cela va être très compliqué », abonde Isabelle Job-Bazille
pour Crédit Agricole. « Les derniers
espoirs d’y parvenir se sont évanouis », renchérit Julien Manceaux
pour ING.
Le PIB n’a augmenté que de 0,2 %
au deuxième trimestre, comme au
cours des trois premiers mois de
l’année, après un excellent millésime 2017 notamment sur sa fin. Un
coup de mou qui s’explique en
bonne partie par l’atonie de la consommation. Le pouvoir d’achat des
ménages a pâti de la hausse de la
CSG, de celle du prix du tabac ou
encore du pétrole en début d’année.
« Les salaires réels n’augmentent
plus », confirme Patrick Artus.
A cela s’est ajoutée la grève de la
SNCF au printemps. « Nous tablions
plutôt sur 0,3 %. C’est un peu décevant mais dans l’épaisseur du trait »,
analyse Isabelle Job-Bazille tout en
soulignant la bonne tenue de
l’investissement des entreprises. La
demande ne souffre pas, en tout cas
pas encore, des effets de la politique
américaine sur le commerce mondial. Même avis pour Barclays, qui
estime que cela a pu jouer, mais de
manière marginale. Plus noir dans
sa lecture des chiffres du deuxième
trimestre, Julien Manceaux estime
que « tout ce qui pouvait dérailler a
déraillé ».
La fin du « trou d’air »
Selon l’Insee, l’acquis de croissance
– c’est-à-dire du niveau que le PIB
atteindrait si l’activité devait stagner sur les deux derniers trimestres – est désormais de 1,3 %. Plusieurs éléments vont regonfler un
peu les voiles du pouvoir d’achat des
m é n a g e s e n f i n d ’a n n é e : l a
deuxième tranche de suppression
des cotisations salariés et la première partie de celle de la taxe
d’habitation pour 80 % des Français. La consommation et donc
l’économie devraient en profiter. Le
« trou d’air » observé en début
d’année sur le front de la croissance
est « derrière nous », a estimé, voilà
dix jours, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de
Galhau. A partir du mois de juin,
« l’activité a rebondi », selon lui, et
« les perspectives sont bien orien-
Le pouvoir d’achat
des ménages a pâti
de la hausse de la CSG,
de celle du prix
du tabac ou encore
du pétrole en début
d’année.
tées ». Mais pas suffisamment pour
atteindre les 2 % de croissance visés
en 2018 par le gouvernement dans
le programme de stabilité qu’il a
transmis à la Commission européenne en avril. Il faudrait pour cela
une hausse de 1 % du PIB au troisième et au quatrième trimestre. Le
consensus des économistes se situe
désormais entre 1,7 % et 1,8 % de
croissance sur l’année. C’est aussi ce
que prévoient l’Insee (1,7 %) et la
Banque de France (1,8 %).
Le gouvernement n’échappera
pas à une révision de ses prévisions.
L’exécution du budget 2018 n’est pas
en risque puisqu’elle avait été calée
sur une hausse du PIB de 1,7 %. Le
hic, c’est qu’en fixant la barre à
0,3 point de plus au printemps,
Bercy avait aussi revu à la baisse ses
prévisions de déficit public. Le programme de stabilité a fixé la barre à
2,3 % et 2,4 % du PIB en 2018 et 2019
respectivement (2,6 % en 2017). Le
doute que la France y parvienne est
d’autant plus fort que les promesses
d’économies n’ont pas convaincu,
tant s’en faut, comme l’a souligné
récemment la Cour des comptes.
A ce stade, Bercy en reste au statu
quo. Si révision il y a, ce sera à la rentrée lors de la présentation du projet de loi de finances, indique-t-on
dans l’entourage du ministre de
l’Economie, Bruno Le Maire.
(
L’éditorial
de Dominique Seux
Page 6
et le Point de vue
Page 7
L’exécutif va devoir sortir du bois sur les économies
Le ralentissement
de la croissance accroît
la pression sur Bercy
pour freiner la dépense
publique dans le prochain
budget.
Stéphane Dupont
@DupontEchos
Il n’y a pas encore péril en la
demeure. Mais, assurément, les
choses se compliquent un peu pour
le gouvernement sur le front budgétaire après l’annonce, vendredi, par
l’Insee, d’une hausse de seulement
0,2 % du PIB au deuxième trimestre. La perspective d’une croissance
de 1,7 % ou 1,8 % sur l’ensemble de
l’année 2018, et non de 2 % comme
l’attend toujours officiellement
Bercy, ne devrait pas avoir d’impact
très notable sur l’exécution budgétaire cette année.
La loi de finances pour 2018 avait
été bâtie à l’automne dernier sur
une prévision de croissance de
1,7 %. L’objectif de déficit public,
ramené à 2,3 % du PIB au printemps dans le programme de stabilité transmis à la Commission européenne, ne semble pas non plus
trop menacé. Cette cible « paraît
atteignable » malgré le coup de mou
de l’activité au premier semestre,
jugeait au début du mois la Cour des
comptes.
Flou sur les mesures
d’économies
Le problème se pose plus pour l’an
prochain. La prévision de croissance de 1,9 % qu’a retenue le gouvernement est « un peu élevée »
pour la même Cour des comptes et
pour nombre d’économistes. Contenir le déficit public à 2,4 % du PIB
en 2019, avec l’effet du basculement
du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de
charges pérenne pour les entreprises (1 point de PIB en plus), comme
s’y est engagé Bercy auprès de
Bruxelles, s’annonce périlleux. « La
cible de déficit public pour 2019 pourrait être relevée à 2,6 % du PIB en cas
de fléchissement de la croissance à
1,7 % en 2018 et 2019 », estimait au
début du mois le rapporteur général du budget à l’Assemblée, le
« La cible de déficit
public pour 2019
pourrait être relevée
à 2,6 % du PIB
en cas de
fléchissement
de la croissance
à 1,7 % en 2018
et 2019. »
JOËL GIRAUD
Député LREM, rapporteur
général du budget
à l’Assemblée
député En marche Joël Giraud. Une
chose est sûre, il va falloir accélérer
sérieusement sur les économies.
Pour le moment, un grand flou
règne toujours sur les mesures que
compte prendre l’exécutif afin de
ralentir la progression de la
dépense publique à 0,4 % en 2019
contre 0,7 % en 2018. Des coupes
ont déjà été annoncées pour les
chambres de commerce, l’audiovisuel public ou le fisc. Et les emplois
aidés, comme les aides au logement, baisseront encore l’an prochain. Mais on est loin du compte.
Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé jeudi la France
à poursuivre la réduction de son
déficit et à dévoiler rapidement
les mesures d’économies prévues
dans son budget pour l’année prochaine. « De profondes réformes de
la dépense publique sont nécessaires
à tous les niveaux du gouvernement », a insisté la cheffe de mission
du FMI pour la France, Delia
Velculescu. n
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FRANCE // 03
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
L’investissement des
entreprises fait preuve
d’une belle santé
Médicaments : les grossistes
veulent être payés au forfait
SANTÉ
Les pharmaciens ont
déjà obtenu des rémunérations déconnectées du prix de la boîte
de médicament.
Les grossistes-répartiteurs, mis à mal par la
baisse des marges, en
demandent autant.
L’investissement des
entreprises a augmenté
de 1,1 % au deuxième
trimestre, porté
par les commandes
des administrations
publiques. Les industriels ne s’inquiètent
pas encore des risques
de guerre commerciale.
Solveig Godeluck
@Solwii
C’est la bonne nouvelle du
deuxième trimestre sur le front
de la croissance. Alors que la
consommation des ménages
a reculé, l’investissement des
entreprises s’est montré, lui,
plus vigoureux que prévu. Il a
progressé de 1,1 %, après une
hausse de seulement 0,1 % au
premier trimestre, selon
l’Insee. « Nous nous attendions
seulement à une augmentation
de 0,4 % », indique Stéphane
Colliac, économiste senior chez
Euler Hermes. La raison de
cette surprise ? Le retour de
l’investissement dans les biens
matériels – machines, voitures,
constructions d’usines… Au
premier trimestre, il était
déprimé en raison d’un trou
d’air de la production manufact u r i è r e . L a d o n n e n’a p a s
fondamentalement changé de
ce côté, puisque la production
de biens manufacturés s’est
repliée de 0,2 % au deuxième
trimestre, après avoir chuté de
1 % au premier.
Néanmoins, souligne Stéphane Colliac, un autre moteur
de l’investissement s’est allumé
Les chiffres clefs
20 %
AU PREMIER
SEMESTRE
C’est l’augmentation
enregistrée dans la vente
de robots industriels
(30 %l’an dernier).
0,6 %
EN HAUSSE
Le secteur de
la construction au cours
des trois derniers mois.
0,2 %
EN BAISSE
La production de biens
manufacturés au
deuxième trimestre.
au cours des trois derniers mois
écoulés : la construction, dont
la production a crû de 0,6 %.
« Ce sont les administrations
publiques qui ont accru leurs
investissements de travaux
publics », précise l’économiste.
Sachant que les ménages ont
moins investi (–0,1 % sur le trimestre), il ne s’agit pas de construction de maisons individuelles, mais bien de bâtiments
professionnels.
La contribution des autres
industries à la croissance de
l’investissement a été un peu
moins évidente au deuxième
trimestre, mais demeure une
tendance de fond depuis deux
ou trois ans, souligne Bruno
Grandjean, président de la
Fédération des industries méca-
« Les industriels
ont bien compris
que l’avenir
passait par la
technologie, et ils
jouent le jeu. »
BRUNO GRANDJEAN
Président de la Fédération
des industries mécaniques
niques : « La création du suramortissement en 2015 et le lancement du programme industries
du futur ont créé une dynamique,
relayée par une conjoncture en
progrès. Les industriels ont bien
compris que l’avenir passait par
la technologie, et ils jouent le jeu »,
se félicite-t-il.
Rattrapage en cours
Une bonne nouvelle alors
qu’une partie de l’appareil productif est frappée d’obsolescence, après des années de
déclin de l’investissement. Le
rattrapage est en cours. Un
signe ne trompe pas : les ventes
de robots ont encore bondi de
20 % au premier semestre,
après 30 % l’an dernier, selon
l’industriel. « Si on continue
comme ça pendant cinq ans, nos
usines seront au même niveau
d’équipement que les Italiens et
les Allemands », ajoute-t-il.
En tout cas, l’imposition de
surtaxes sur l’acier et l’aluminium européens et les risques
de guerre commerciale liés à
l’activisme de Donald Trump
n’ont pas fait fléchir le moral
des industriels. Qu’en sera-t-il
pour les prochains mois ?
L’Europe semble avoir évité des
taxes sur l’automobile, au
moins passagèrement, ce qui
est une bonne nouvelle pour
l’Allemagne, et par rebond,
pour la France. n
« Nous sommes la pharmacie des
pharmacies. » C’est ainsi qu’Emmanuel Déchin, le délégué général de
la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP),
résume le métier des grossiste-répartiteur. Cette profession réglementée, méconnue, est chargée de
distribuer les médicaments aux
officines en respectant de sévères
contraintes de maillage territorial,
de rapidité de livraison, et d’exhaustivité de l’inventaire.
Ces grossistes sont à cran et espèrent des mesures en leur faveur
dans le prochain budget de la Sécurité sociale. Comme les pharmaciens, ils souffrent de la politique de
réduction des dépenses de médicaments qui grignote leurs marges
chaque année.
Mais le sort des officines a été
amélioré depuis 2015, avec la mise
en place de rémunérations déconnectées du prix de la boîte de médicament vendue (un forfait à la boîte,
à l’ordonnance complexe et plusieurs types d’honoraires). Rien de
tout cela chez les grossistes, qui
sont autorisés à prélever 6,68 % du
prix de la boîte distribuée, avec un
en bref
Profession réglementée méconnue, l’activité de grossiste-répartiteur consiste à distribuer les médicaments aux officines en respectant de sévères contraintes. Photo Meigneux/SIPA
plancher de 30 centimes et un plafond de 30 euros. Ils n’ont aucun
moyen de compenser les baisses
tarifaires. D’autant que les génériques sont de plus en plus diffusés,
avec de gros volumes et des prix
réduits.
Disparition des bénéfices
Résultat, les entreprises ne font
quasiment plus de bénéfices depuis
cinq ans. « En 2017, nous avons vraisemblablement été dans le rouge »,
alerte Emmanuel Déchin. La marge
réglementée a chuté de 239 millions d’euros entre 2008 et 2016,
mais en y ajoutant l’effet des augmentations de charges, le manque à
gagner frôle 300 millions sur la
même période, selon la chambre
syndicale.
Dans son rapport sur la Sécurité
sociale, en septembre dernier, la
Cour des comptes a estimé que les
grossistes avaient supporté deux
tiers de la baisse des marges réglementées entre 2007 et 2015. En 2015,
ils ont rétrocédé aux officines
223 millions de leur marge réglementée sur les médicaments génériques, pour les convaincre de ne
pas se fournir en direct auprès des
laboratoires. Certains pharmaciens
ont toutefois acheté leurs génériques chez le producteur et touché
90 millions de marge de gros à ce
titre. Autant de manque à gagner
pour les véritables grossistes.
ques clients qu’il convient de ménager. La CSRP a préféré demander au
gouvernement d’introduire un forfait à la boîte. Il coexisterait avec
une marge indexée sur les prix pour
les médicaments non génériques.
Pour les génériques, la chambre
souhaiterait au minimum 60 centimes par boîte.
Emmanuel Déchin n’avance pas
de montant mais demande « une
remise à niveau significative ». Par
ailleurs, le syndicat réclame un forfait de 50 centimes sur les médicaments thermosensibles et les stupéfiants, afin de compenser des coûts
de distribution spécifiques. L’addition atteindrait 35 millions. Enfin, il
plaide pour supprimer une taxe sur
les génériques qui coûte 40 millions
d’euros aux grossistes.
— S. G.
Un forfait à la boîte
Hors de question pour les spécialistes de la distribution de demander
un meilleur partage du gâteau aux
pharmaciens : ce sont leurs uni-
BUREAU VERITAS, UN LEADER MONDIAL DE L’INSPECTION, DE LA CERTIFICATION ET DES ESSAIS EN LABORATOIRE
Benalla a
« plutôt envie » de
s’expliquer devant
les commissions
d’enquête
POLITIQUE Alexandre
Benalla affirme avoir « plutôt
envie » d’aller donner des
« explications » aux commissions d’enquête parlementaires, dans des déclarations au
« Journal du dimanche », où
il récuse, entre autres, toute
intervention au Jardin des
Plantes le 1 e r mai, avant la
place de la Contrescarpe. « Je
dois me reposer, réfléchir. Mais
oui, j’ai plutôt envie d’y aller.
Ils veulent des explications, j’ai
de quoi leur en donner »,
affirme l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron
mis en examen notamment
pour « violences en réunion »
le 1er mai à Paris.
Hulot appelle à
« l’union sacrée »
sur le climat
ENVIRONNEMENT Nicolas
Hulot a appelé les partis politiques à mettre de côté leurs
divisions pour « une union
sacrée » en matière de lutte
contre le changement climatique, dans une interview au
« JDD », au moment où
l’hémisphère Nord est touché
par une importante vague de
chaleur. « Nous ne pouvons
plus entretenir des divisions,
réelles ou factices, alors que cet
enjeu appelle une réponse universelle. La confrontation politique est nécessaire, mais sur
ce point, faisons la paix »,
insiste-t-il.
VARIATIONS / S1 2017
Résultats semestriels 2018
Performance robuste au 1er semestre 2018
Accélération de la croissance organique au T2
Perspectives 2018 confirmées
Faits marquants du 1er semestre 2018
- Les Initiatives de Croissance ont généré une croissance organique de
6,6 % au S1 2018 avec une croissance de 7,0 % au T2
- 6 acquisitions au S1 2018 représentant environ 85 millions d’euros de
chiffres d’affaires annualisé (1)
- Partenariat stratégique avec Autodesk ain d’accélérer dans le domaine
du BIM (Building Information Modeling) collaboratif
2,34 Md€
+6,1 %
à change
constant
Chiffre d’affaires (2)
348,1 M€
+7,8 %
à change
constant
Résultat opérationnel ajusté
Marge ajustée de 14,9 % (2)
189,5 M€
+12,9 %
à change
constant
Résultat net ajusté
Perspectives 2018 confirmées
- Croissance organique 2018 en accélération par rapport à l’exercice 2017
- Marge opérationnelle ajustée de l’année 2018 attendue en légère
amélioration à taux de change constant par rapport à l’exercice 2017
- Génération annuelle de lux de trésorerie en amélioration à taux de change
constant par rapport à l’exercice 2017
165,9 M€
+24,4 %
Cash-low
opérationnel
à change
constant
« Nous sommes désormais à mi-chemin de l’exécution de notre Plan Stratégique à horizon 2020 et d’importants
progrès ont été enregistrés au cours du premier semestre 2018. La croissance organique du chiffre d’affaires du
Groupe a atteint 3,5 % avec une accélération au second trimestre à 4,4 %. Cela traduit la croissance soutenue des
5 Initiatives de Croissance ainsi qu’une amélioration des autres activités. Nous avons poursuivi nos efforts en matière
de croissance externe avec six acquisitions ciblées qui soutiennent toutes nos Initiatives de Croissance, et ajoutent
environ 85 millions d’euros de chiffre d’affaires annualisé.
Cinq de nos six activités affichent une croissance globale de 4,3 % en moyenne, à l’exception de la division Marine
& Offshore, qui est toujours affectée par le cycle baissier du transport maritime, pour laquelle nous attendons toutefois
une amélioration d’ici la fin de l’année. L’Industrie, notre seconde activité en chiffre d’affaires, a confirmé son retour à
la croissance organique, bénéficiant de la réussite de notre diversification. Au cours du dernier trimestre, nous avons
remporté auprès de Qatargas un contrat de 5 ans dans les Services Opex. Ce contrat d’une valeur de 64 millions
d’euros illustre ainsi le succès rencontré par notre Initiative de Croissance Opex.
La performance du premier semestre 2018 nous permet de confirmer nos perspectives 2018, à savoir : une accélération
de la croissance organique du chiffre d’affaires avec une marge opérationnelle ajustée légèrement en hausse à taux de
change constant, ainsi qu’une génération de flux de trésorerie supérieure à celle de 2017 à taux de change constant. »
Didier Michaud-Daniel, Directeur Général
(1) En prenant en compte Permulab, signée le 27 juin 2018 et clôturée le 4 juillet 2018.
(2) Effet de change négatif de 7,0 % sur le chiffre d’affaires et de 50 points de base sur la marge opérationnelle ajustée.
Retrouvez l’intégralité du communiqué sur https://group.bureauveritas.com
0 800 43 42 41
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04 //
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ÉTATS-UNIS : LE MORAL
DES MÉNAGES FLÉCHIT
ESPAGNE : FORT RECUL
DU CHÔMAGE
Le moral des ménages
américains s’est légèrement
érodé en juillet par rapport
en juin, reflétant leurs
inquiétudes, liées aux
tensions commerciales,
selon les résultats définitifs
de l’enquête mensuelle de
l’université du Michigan.
Après 98,2 points en juin,
l’indice de confiance a glissé
à 97,9 le mois suivant.
Le chômage en Espagne
a nettement reculé
au deuxième trimestre,
aidé par le tourisme,
grand pourvoyeur
de contrats saisonniers.
Entre avril et juin, le taux
de chômage a reculé à 15,3 %
contre 16,7 % au trimestre
précédent, selon les données
officielles publiées en fin
de semaine dernière.
405
MILLIARDS DE DOLLARS,
LES RÉSERVES INDIENNES
Evaluées le 20 juillet à
405 milliards de dollars, les
réserves indiennes en devises
pourraient pour la première
fois depuis novembre, passer
sous la barre des 400 milliards
de dollars. Mi-avril, elles
étaient de 426 milliards.
L’Espagne est devenue la première voie
d’entrée en Europe pour les migrants
Européens et
Américains se
contredisent
sur
l’agriculture
EUROPE
COMMERCE
Les arrivées massives
sont de plus en plus
nombreuses et
débordent les structures d’accueil prévues
dans le sud du pays.
Selon Washington,
le sujet fait bien
partie de l’accord
passé mercredi.
Pour Bruxelles,
ce n’est pas le cas.
Des désaccords de
nature à remettre
en cause la trêve
entre les deux
parties ?
Cécile Thibaud
@CecileThibaud
— Correspondante à Madrid
Après la fermeture de la voie italienne, les nouvelles routes de
l’immigration vers Europe passent
par l’Espagne. Les groupes de
migrants sont de plus en plus nombreux à arriver en traversant le
détroit de Gibraltar à bord d’embarcations de fortune, mais aussi par
voie de terre en entrant clandestinement par Ceuta ou Melilla, les deux
villes enclaves espagnoles situées
en Afrique du nord.
Samedi, le ministre espagnol de
l’Intérieur a appelé à offrir une
« solution européenne [au] problème
de l’immigation », alors que les gardes-côtes nationaux ont secouru en
deux jours plus de 1.200 migrants
en mer et que les médias diffusaient
les images frappantes de groupes
de migrants africains débarquant
directement sur des plages touristiques, sous le regard des estivants.
Dans la nuit du 26 juillet dernier,
ils avaient été plus de 600 à prendre
d’assaut la haute clôture barbelée
qui entoure Ceuta, jetant des excréments et de la chaux vive sur les
policiers espagnols débordés par
cette violence inhabituelle. Deux
jours plus tôt, encore, les services
de secours espagnols annonçaient
avoir secouru, en vingt-qua-
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
tre heures seulement, près de
500 migrants qui tentaient de
gagner l’Europe à bord d’une trentaine d’embarcations entre l’Espagne et le Maroc. Ces arrivées massives de plus en plus fréquentes
débordent les structures d’accueil
en Andalousie, où des gymnases
ont dû être transformés en centres
d’hébergement provisoires.
Vraie solidarité européenne
Selon les dernières données de
l’UNHCR (Agence des Nationsunies pour les réfugiés) au 26 juillet,
l’Espagne est devenue au premier
semestre la première voie d’entrée
pour les clandestins venus du Sud,
avec l’arrivée de 23.993 personnes,
soit trois fois plus que l’an dernier à
la même époque, devant l’Italie
(18.243) et la Grèce (15.563). « Ne
nous faisons pas d’illusions, si le passage par la Méditerranée centrale se
ferme, le flux migratoire ne se tarit pas
pour autant dans les pays d’origine.
En bloquant une route, on ne fait que
déplacer vers un autre point chaud »,
commentait il y a quelques jours le
ministre des Affaires étrangères
espagnol, Josep Borrell, en réclamant à l’Europe de ne pas laisser les
pays du Sud gérer seuls « la frontière
de tous » et d’avoir le courage d’une
solution collective « à vingt ou trente
ans » qui passera, selon lui, par des
aides au développement dans les
pays d’origine. L’Espagne devrait
avoir le soutien de la France pour
exiger une « vraie solidarité européenne ». Emmanuel Macron, de
passage à Madrid jeudi, a en effet
ratifié avec le chef du gouvernement
espagnol, Pedro Sánchez, une déclaration commune affirmant
l’urgence de « bâtir un modèle de
migration fondé sur la solidarité et le
respect des droits de l’homme », en
tablant sur le renforcement des
moyens de Frontex et sur une
approche organisée du secours en
mer et la création de « centres contrôlés » et de « plates-formes de
débarquement », ainsi que sur la
coopération avec les pays émetteurs. La France et l’Espagne se sont
aussi engagées à convoquer une réunion régionale entre des ministres
européens et des représentants de
pays du Sahel pour analyser les flux
migratoires et explorer de possibles
initiatives communes.
Jusqu’à présent la question de
l’immigration n’a jamais été
l’enjeu de polémiques majeures
entre les partis politiques en Espagne et n’a pas provoqué l’émergence de mouvements xénophobes. Mais le précédent italien
prouve aussi qu’il n’est pas utile
d’attendre que la situation soit
explosive pour agir. n
Imran Khan, futur Premier ministre du Pakistan
ASIE
Le parti de l’exchampion de cricket a
remporté haut la main
les élections législatives.
De nombreux défis,
notamment économiques, l’attendent.
Michel De Grandi
@Grandi
Le parti d’Imran Khan, le Pakistan
Tehreek-e-Insaf (PTI), est arrivé en
tête des élections législatives organisées mercredi au Pakistan, et l’exchampion de cricket a engagé dès
samedi des pourparlers avec une
petite formation politique et des
élus indépendants pour mettre sur
pied une coalition de gouvernement. Le PTI n’ayant obtenu que
116 sièges sur les 272 du Parlement
pakistanais, le futur Premier ministre, qui devrait prêter serment le
14 août, se voit contraint de rechercher des alliances pour obtenir une
majorité. Selon les derniers résultats publiés par la commission électorale, presque définitifs, le parti
d’Imran Khan, chantre de la lutte
anti-corruption, obtient 16,86 millions de suffrages, loin devant les
12,89 millions obtenus par la Ligue
musulmane du Pakistan-Nawaz. La
Ligue musulmane recueille 63 sièges et le Parti du peuple pakistanais
(PPP) de Bilawal Bhutto Zardari, fils
de Benazir Bhutto, 43. Le nouvel
homme fort du pays, qui a exclu de
négocier avec les deux autres
grands partis, qu’il accuse d’être
corrompus, devra donc se tourner
vers les députés religieux et indépendants pour trouver la vingtaine
de sièges qui lui manquent afin de
former son gouvernement.
tions massives, notamment en provenance de Chine. Pékin finance et
fournit l’ensemble des matériaux
nécessaires à l’aménagement du
corridor économique qui traverse
le Pakistan depuis la frontière du
Xinjiang, en Chine, jusqu’à l’océan
Indien, au port de Gwadar. Un projet évalué à 50 milliards de dollars.
Pénurie d’eau en 2025
Cancer de la corruption
Faisant fi des nombreuses accusations de fraude, Imran Khan, l’exchampion de cricket et leader du
PTI, n’a pas tardé pour prononcer
un long discours au ton conciliant,
ponctué de références religieuses.
« Nous avons réussi. On nous a donné
un mandat », a lancé l’ancien sportif
entré en politique en 1996. Il s’est
engagé, une fois à la tête du pays, à
lutter contre le « cancer » de la corruption et contre la pauvreté, tout
en renforçant les institutions.
Imran Khan, s’il veut voir émerger
un « nouveau Pakistan » doublé
d’un « Etat providence islamique »,
va devoir agir sur d’autres fronts,
Une affiche d’Imran Khan, arrivé en tête des élections législatives
pakistanaises. Photo Aamir Qureshi/AFP
tout aussi fondamentaux. La situation sécuritaire du pays, l’un des thèmes dominants de la campagne, a
beau s’être améliorée ces dernières
années, elle reste fortement dégradée et marquée par les récents
attentats. Pour les analystes, les
autorités doivent lutter avec plus de
détermination contre les racines de
l’extrémisme pour l’éradiquer.
Sur le plan économique, le prochain gouvernement devra faire
vite s’il veut enrayer le risque de
crise de la balance des paiements et
éviter ainsi de devoir solliciter un
nouveau prêt auprès du FMI. La
banque centrale a été contrainte,
ces derniers mois, de puiser dans
ses réserves de devises et de dévaluer à plusieurs reprises sa monnaie pour combler le déficit commercial en plein développement. Le
Pakistan est entré depuis quelque
temps dans une logique d’importa-
Le pays doit tout autant répondre à
un défi démographique. Car, avec
une moyenne de trois enfants par
femme, il affiche l’un des taux de
fertilité les plus élevés d’Asie, selon
des chiffres officiels. Une telle croissance pèse sur les ressources et
freine les progrès socio-économiques. La population a quintuplé
depuis 1960 pour s’élever à présent
à quelque 207 millions d’habitants.
Elle pourrait approcher les 310 millions en 2050, selon l’ONU.
Autre préoccupation, la question
des ressources en eau : le pays, très
affecté par le changement climatique, fera face à une « pénurie absolue » d’eau d’ici à 2025, avec moins
de 500 m 3 disponibles par personne, selon les prévisions. Le territoire ne compte que trois grands
bassins de retenue d’eau, contre
plus d’un millier pour le Canada ou
l’Afrique du Sud. n
Le jeu de poker menteur continue entre Américains et Européens. Sur l’agriculture, cette
fois. L’administration Trump
soutient que le sujet fait partie
de l’accord passé il y a quelques
jours entre les deux parties
dans le cadre des négociations
commerciales... Ce que
l’Europe dément fermement.
En déplacement dans l’Iowa,
jeudi soir, Donald Trump avait
lancé aux agriculteurs présents
dans la salle : « Nous venons
juste de vous ouvrir l’Europe ! » Il
avait aussi affirmé que les Européens s’étaient engagés à acheter, sans délai, davantage de
soja aux fermiers américains.
La réponse européenne ne
s’était pas fait attendre. Vendredi, Jean-Claude Juncker
avait précisé : « L’agriculture est
en dehors de l’accord, sinon
celui-ci aurait presque échoué ».
Une porte-parole de la Commission européenne avait alors
ajouté : « M. Juncker a été très
clair : nous ne négocions pas sur
les produits agricoles, c’est hors
du champ de discussion ».
Enjeu électoral
Dimanche, sur Fox News, le
secrétaire américain au Trésor,
Steve Mnuchin, a insisté sur
l’existence de négociations, tout
en se montrant flou sur leur
cadre. « J’étais dans la pièce et
nous avons eu des conversations
spécifiques sur l’agriculture et
sur la nécessité d'abattre les barrières sur l’agriculture et de donner davantage d’opportunités à
nos agriculteurs, a-t-il expliqué.
Nous avons eu des discussions
spécifiques sur le soja, c’était
l'étape numéro un. Nous avons
discuté d’autres secteurs et, je le
répète, tout ceci fait partie de la
négociation. » Les discussions
des pro chaines semaines
s’annoncent tendues...
Des deux côtés de l’Atlantique, le sujet est extrêmement
sensible. Mise à mal dans les
sondages sur les élections de
mi-mandat, en novembre, la
majorité de Donald Trump,
tente de consolider la base de
son électorat, dans le Midwest.
Ces derniers mois, la grogne
montait chez les agriculteurs,
menacés par la guerre commerciale avec la Chine et par la
renégociation de l’Alena. La
perte de marchés met en effet
en difficulté de nombreuses
exploitations. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 05
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
Présidentielle
au Zimbabwe : le
pays veut « s’ouvrir
aux affaires »
AFRIQUE
Les Zimbabwéens
votent ce lundi pour
élire leur président,
les membres du
Parlement et leurs
représentants
locaux.
Liza Fabbian
— Correspondante
en Afrique australe
Aussitôt arrivés à l’aéroport
d’Harare, les visiteurs sont
accueillis par une bannière
r é c e m m e n t d é p l o yé e s u r
laquelle s’étalent ces quelques
mots : « Bienvenue à nos investisseurs, bienvenue à nos observateurs ». Un bon résumé du
nouvel état d’esprit affiché par
les autorités depuis quelques
mois.
Le cours de l’histoire a basculé mi-novembre au Zimbabwe, lorsque les militaires sont
apparus à la télévision nationale
pour annoncer « une opération »
visant à éliminer des « éléments
corrompus » dans l’entourage
du président Robert Mugabe.
Une semaine après, le « vieux
Bob » (94 ans), aux commandes
depuis trente-sept ans, était
forcé de présenter sa démission.
Réformes nécessaires
de l’économie
Les militaires ont depuis quitté
leurs habits de camouflage
pour une retraite au sommet de
l’État : le vice-président déchu
Emmerson Mnangagwa
(75 ans) a rapidement pris la
tête du pays, en remerciant au
passage les hauts gradés qui
avaient participé à son ascension, nommés à des postes clefs.
Aussitôt adoubés par leur parti
et par la communauté internationale, les nouveaux dirigeants
zimbabwéens ont annoncé
haut et fort leur intention
« d’ouvrir le pays aux affaires »,
en rupture totale avec l’héritage
du vieux chef Robert Mugabe.
Vingt ans de réformes hasardeuses et de politiques économiques controversées ont
m e n é l ’é c o n o m i e z i m b a bwéenne à la ruine. Une vaste
majorité de la population n’a
pas accès à l’emploi formel, le
secteur agricole, autrefois florissant, est moribond, et le déficit budgétaire de l’État atteint
chaque année des sommets vertigineux (près de 2 milliards de
dollars en 2017). « Nous avons
besoin de capitaux frais », admet
Sifelani Jabangwe, le président
de la Confédération des industries zimbabwéennes, avant
d’énumérer les nombreux défis
auxquels le pays devra faire face
à l’avenir : « Faire du commerce
ici reste coûteux puisque le dollar
américain est la monnaie de référence. Les infrastructures et le
matériel sont vieillissants, et la
lourdeur de la bureaucratie complique les affaires. »
En gage de bonne volonté, le
président Emmerson Mnangagwa a d’ores et déjà pris deux
engagements forts, en revenant
sur la loi « d’indigénisation »
voulue par Robert Mugabe, qui
forçait jusque-là les compagnies étrangères à céder 51 % de
leurs capitaux à des investisseurs locaux. Le chef de l’État a
également autorisé les fermiers
commerciaux blancs à postuler
pour obtenir des baux de quatre-vingt-dix-neuf ans sur les
terres agricoles, comme leurs
collègues noirs. Mais les élections du 30 juillet seront le véritable test pour sortir le Zimbabwe de l’impasse.
Pour la première fois depuis
quinze ans, les observateurs de
l’Union européenne ont été
invités à suivre le scrutin, et une
délégation du Commonwealth
– que le Zimbabwe espère réintégrer prochainement – a fait le
déplacement. Malgré les accusations de triche et de fraude,
l’opposition, emmenée par Nelson Chamisa (quarante ans), le
leader du Mouvement pour le
changement démocratique
(MDC), a été autorisée à faire
campagne relativement librement, fait inédit jusque-là.
Un sondage publié le 20 juillet
donnait un écart de 3 points
entre la Zanu PF de Mnangagwa
et le MDC dans les intentions de
vote, laissant entrevoir la possibilité d’un second tour. La population, elle, retient son souffle,
dans l’espoir du changement
tant attendu. n
La croissance américaine au
plus haut au deuxième trimestre
ÉTATS-UNIS
L’économie américaine
a progressé de 4,1 %,
profitant d’un boom
de la consommation.
Mais les conséquences
de la guerre commerciale sont encore
incertaines.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Les effets de la réforme fiscale continuent de porter l’économie américaine. Pour l’instant, en tout cas. La
croissance du PIB a atteint 4,1 % au
deuxième trimestre, soit la plus
forte hausse depuis 2014. Le département du Commerce a, en outre,
révisé à la hausse la croissance du
premier trimestre, à 2,2 % contre
2 % auparavant.
La croissance américaine a été
tirée par la consommation des
ménages, en hausse de 4 %, là
encore son meilleur chiffre depuis
2014. Les baisses d’impôts y ont for-
3 % », s’est-il félicité, en soulignant
que ses prédécesseurs avaient fait
moins bien. « Le rebond de la consommation a été plus fort que prévu.
[...] Les chiffres vont dans le sens d’une
croissance annuelle de 3 % », juge
Brian Coulton, économiste en chef
de Fitch Ratings, dans une note.
tement contribué. Les Américains
se sont notamment tournés vers les
biens de consommation durables
(+9,3 %), comme les voitures.
Ces chiffres sont en ligne avec les
prévisions des économistes. Certains, comme Morgan Stanley ou
Wells Fargo, anticipaient toutefois
davantage et allaient jusqu’à 4,7 % de
croissance. « Les facteurs décisifs
dans ces chiffres sont liés au commerce, et s’inverseront probablement
dans la deuxième moitié de l’année, en
partie au moins », écrivait ainsi Ellen
Zentner, la chef économiste de Morgan Stanley, en référence à la guerre
commerciale lancée par Donald
Trump, avec la Chine en particulier.
Des doutes à moyen terme
Peur de manquer
L’administration Trump avait en
effet mis en place des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium au
début du printemps. Avant que la
Chine ne réagisse, en imposant des
taxes sur le soja américain, les
acheteurs internationaux ont rempli leurs silos, ce qui a profité aux
exportations américaines. Celles-ci ont grimpé de 9,3 %, un
record depuis cinq ans. Et elles ont
contribué à la croissance à hauteur
de plus d’un point.
Le président américain s’est
empressé de reprendre ces chiffres
à son crédit. Au cours d’une conférence de presse, ce vendredi, il a
assuré que la croissance serait
« durable ». « Nous sommes sur la
bonne voie pour afficher 3 % de croissance annuelle du PIB et cela pourrait
même aller nettement au-delà des
Donald Trump, lui, prédit que la
croissance va encore accélérer dans
les mois à venir. Les experts n’en
sont toutefois pas si sûrs. Des doutes persistent à moyen terme,
notamment sur les conséquences
de la guerre commerciale. La
hausse du prix des matières premières commence à pénaliser certaines entreprises. Et une pénurie
de main-d’œuvre guette aussi dans
de nombreux secteurs, ce qui pourrait ralentir l’offre. Aux troisième et
quatrième trimestres, la croissance
devrait ainsi ralentir, autour de 3 %
selon les économistes, de plus en
plus nombreux à évoquer une
récession dans deux ans. Ce qui
explique la prudence de la Fed, qui
devrait encore augmenter ses taux
graduellement pour éviter la surchauffe, deux fois cette année, puis
trois l’an prochain. n
76
Les crédits
27
La conquête
Ma banque, le partenaire
de 15 000 nouveaux clients et
de 14 000 nouveaux sociétaires
depuis janvier 2018.
Ma banque m’accompagne
dans les projets qui me
tiennent à cœur.
1,3 milliard d’euros
de nouveaux crédits - Encours
de créances +9,9% sur un an.
NOTRE
CIRCUIT COURT
AU SERVICE
DU TERRITOIRE
La collecte
Mon épargne est réinvestie
sur le territoire haut-normand.
La collecte bilan a progressé
de 300 millions d’euros sur un an.
Les assurances
Mes assurances protègent
mes proches et mes biens.
300 000 contrats en
portefeuille : +3% sur un an.
Les jeunes
Mes enfants bénéficient d’une
offre bancaire attractive et
digitale les accompagnant dans
leurs recherches d’emplois.
13 700 jeunes bénéficient de
l’offre Goodstart sur le territoire.
Les élections présidentielle et législatives du 30 juillet
seront le véritable test pour sortir le Zimbabwe
de l’impasse économique. Photo Marco Longari/AFP
Un pays en pénurie de monnaie
Faute de pouvoir en retirer à la banque, les Zimbabwéens
se fournissent en cash dans la rue. En pleine crise budgétaire, le gouvernement avait commencé en 2013 à « aspirer » tous les dollars américains possibles afin de financer les importations, puis il a créé en 2016 des « billets
d’obligation » censés avoir la même valeur que le billet
vert. Le résultat en a été catastrophique : « Les gens ont
eu le temps de retirer tous leurs dollars des banques, entraînant rapidement une pénurie de liquidités », explique
l’analyste John Robertson. Aujourd’hui, les billets d’obligation commencent à leur tour à se faire rares, et les
magasins chinois d’Harare ne commercent plus qu’en
dollars US. Mais l’apparition de billets flambant neufs en
vue des élections prouve que la planche à billets fonctionne toujours.
RÉSULTATS FINANCIERS À FIN JUIN 2018*
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06 //
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Les conditions d’une reprise vertueuse
de notre croissance
Livres de l’été
« Les Croix de bois », élégie pour un poilu
Les rebelles
Nicolas Copernic, l’ « inventeur »
du Système solaire
de la science
Tendance marketing Se soigner en hotel de luxe
Les pionnières
Kiran Mazumdar-Shaw
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
L’équation se complique
Shutterstock
Les investissements réalisés
ont permis l’informatisation
des écoles, des universités
et des centres de formation.
LE POINT
DE VUE
de Nicolas Goldstein
En Afrique, la révolution
numérique est en marche
Education, investissements dans les infrastructures,
implication du secteur privé, implantations de groupes étrangers :
l’Afrique numérique bouillonne, au point d’espérer occuper
un jour une place de choix dans le monde digital.
ongtemps en retrait dans le
domaine du numérique par rapport aux autres continents,
l’Afrique et les pays qui la composent
sont aujourd’hui en plein développement dans ce secteur et comptent faire
des nouvelles technologies le fer de
lance de l’économie africaine. Beaucoup de dispositions ont été prises de la
part des gouvernements pour permettre l’essor du numérique. Différentes
spécialisations ont émergé du continent, chaque pays « choisissant » son
domaine d’activité. On distingue trois
grandes spécialisations du numérique :
celle des centres d’appels avec le Maroc,
la Tunisie, Madagascar et l’île Maurice,
celle des centres de recherche et d’innovation, tels que le Nigeria, le Kenya,
l’Afrique du Sud et récemment le
Ghana, et celle des hubs à start-up que
sont la Tunisie, le Rwanda ou encore la
Côte d’Ivoire.
Grâce à cet essor du numérique, des
pays africains avec un taux de croissance très faible et un taux de pauvreté
important ont pu commencer le développement de leurs économies. C’est le
cas de Madagascar qui compte devenir,
dans les prochaines années, un leader
francophone dans l’industrie du centre
d’appels au détriment du Maroc ou de la
Tunisie. Le Rwanda devient un hub
technologique important en Afrique,
considéré comme le deuxième pays le
plus « business friendly » d’Afrique
après Maurice. Ce pays a été le pays
d’honneur du dernier VivaTechnology
à Paris en présence des présidents de la
France et du Rwanda.
Afin de rendre ces mutations possibles, les pays ont lancé de véritables
plans gouvernementaux (Sénégal
L
numérique 2020, Tunisie 2020, Cameroun numérique 2020, etc.) visant à se
doter de vraies infrastructures, c’est-àdire d’un réseau Internet performant et
de la fibre optique pour certains.
Les investissements réalisés ont permis l’informatisation des écoles, des
universités et des centres de formation
pour permettre aux jeunes générations
d’être confrontées dès leur plus jeune
âge aux nouvelles technologies. Les formations dans le domaine du numérique ont littéralement explosé ces dernières années. Les grandes universités
occidentales et firmes transnationales
ont multiplié les partenariats et les
investissements avec les universités
ainsi que les grandes écoles à travers
tout le continent. Les meilleures universités se sont implantées récemment au
Rwanda (NYU, Har vard, London
School of Economics, FIT…). De véritables hubs éducatifs ont vu le jour en
Afrique, comme c’est le cas à Maurice
avec Uniciti, une « smart city » dédiée
uniquement à la formation et à l’éducation avec des écoles européennes qui s’y
sont installées (Panthéon-Assas,
Supinfo, Vatel, etc.).
Aujourd’hui, la presque totalité des
universités africaines sont dotées de
formations au numérique et certaines
totalement dédiées aux métiers du
code. Au Kenya, on a pu voir une société
se développer au sein même de l’université technologique de Nairobi sur le
même modèle que les incubateurs
d’écoles en Europe ou aux Etats-Unis.
L’objectif des plans gouvernementaux
africains a été de favoriser l’entrée
d’investissements directs étrangers en
assouplissant la réglementation, mais
aussi en construisant de véritables
Aujourd’hui,
la presque
totalité des
universités
africaines sont
dotées de
formations
au numérique
et certaines
totalement
dédiées aux
métiers du code.
infrastructures capables d’accueillir les
poids lourds mondiaux du secteur.
Exemple de ces nouvelles villes
dédiées à la technologie, la Cibercity
d’Ebene à Maurice a vu son développement et ses activités grimper d’année en
année devenant un véritable hub technologique, tout comme la ville de Kigali
au Rwanda, Nairobi au Kenya, Abidjan,
en Côte d’Ivoire, ou encore Cape Town,
en Afrique du Sud. Parmi ces poids
lourds, IBM a dernièrement installé son
centre de recherche sur les mégadonnées baptisé « African Research
Cloud ». Il sera le centre contenant le
plus d’informations en radioastronomie du monde. Google compte aussi
installer un centre de recherche sur
l’intelligence artificielle en Afrique, au
Ghana plus précisément.
Les start-up africaines sont les plus
belles vitrines de l’inventivité mais surtout des talents que possède l’Afrique.
L’avènement de la téléphonie sur le
continent a permis aux start-up
d’inventer des applications axées sur
les services révolutionnant la vie de la
population. M-Pesa, un système de
micropaiement, est considéré comme
le plus innovant du moment. En Côte
d’Ivoire, WeFly Agri permet aux agriculteurs en déplacement de pouvoir
garder un œil sur leurs terres. Le continent africain pourrait ainsi devenir
dans quelques années le leader technologique mondial grâce à des infrastructures scolaires et professionnelles performantes, mais surtout avec une
implication du secteur privé.
Nicolas Goldstein est directeur
chez Grind et fondateur
du Mauritius Startup Incubator.
Emmanuel Macron aurait sans doute aimé
qu’une pluie de bonnes nouvelles
économiques vienne éteindre le départ de
feu de l’affaire Benalla. Cela n’a pas été le cas
la semaine dernière. Mercredi, les chiffres
trimestriels du nombre de demandeurs
d’emploi inscrits à Pôle emploi sont repartis
légèrement
à la hausse, ce qui s’est révélé
Par Dominique
décevant – même si le taux de chômage est
Seux
l’indicateur le plus pertinent, que l’on
connaîtra le 14 août. Vendredi, l’Insee a
L’exécutif
annoncé une croissance modeste au
paie cash sa deuxième trimestre, de 0,2 % seulement,
bien loin des résultats de la fin 2017. Si les
stratégie
courbes sont par définition liées et si
quelque peu deux
des raisons objectives peuvent être
illisible sur apportées (la grève de la SNCF, le climat, etc.),
le calendrier ce ne sont pas les seules. La médiocrité de
l’évolution de la consommation des ménages
des mesures est
la conséquence directe de celle du
fiscales.
pouvoir d’achat. Il ne fait guère de doute que
la hausse de la CSG des retraités et celle des
taxes sur les carburants ont pesé. Le gouvernement paie ainsi cash
sa stratégie quelque peu illisible sur le calendrier des mesures
fiscales. L’opération de bascule des cotisations sociales ne
concernait pas tout le monde au début de l’année, et il faudra
attendre le dernier trimestre – avec la taxe d’habitation – pour que
les perdants du premier commencent à récupérer leur mise. Et
encore, une partie des retraités seront perdants, y compris sur
trois ans ! Une bonne partie des économistes s’attendent que
l’économie réaccélère à partir de cet été. Mais, avec ce trou d’air, le
gouvernement perd davantage que la possibilité de tenir la
promesse d’une croissance à 2 % en 2018. Il doit remettre l’ouvrage
sur le métier et réinvestir sur le créneau de l’efficacité de sa
politique. Il y a un an, en choisissant Emmanuel Macron, les
électeurs ont mis tout en haut de la pile le critère de l’efficacité et ont
accepté en contrepartie des mesures taboues depuis des dizaines
d’années, comme la demi-suppression de l’imposition de la
fortune. Un choix nécessaire, mais il est logique qu’ils attendent des
résultats au-delà du changement (réel) de l’image de la France et du
moral retrouvé des milieux économiques. Chacun pouvait deviner
que l’« infusion » des réformes mises en route jusqu’à maintenant
prendrait plus que quelques mois et que les péripéties italiennes,
les tensions commerciales et la hausse du prix du pétrole auraient
des effets négatifs. Mais l’avertissement sur la croissance contraint
aujourd’hui le chef de l’Etat à sortir de l’ambiguïté sur plusieurs
sujets. Le financement de ses mesures fiscales en est un. La façon
dont il compte respecter ses engagements de baisse des déficits
publics en est un autre. S’il comptait sur une « cagnotte » pour faire
entrer l’édredon dans la valise sans faire d’économies dans les
dépenses, c’est raté ! Le budget 2019 devra être celui de la
clarification.
(
Lire nos informations
Pages 2 et 3
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
L’Arabie saoudite stoppe l’exportation
de son pétrole par le Yémen
le quotidien panarabe
•« AlSelon
Hayat », publié à Londres,
Riyad a décidé de suspendre
toutes ses exportations de
pétrole via le Yémen. En cause :
les miliciens houthistes, qui ont
pris pour cible deux pétroliers
saoudiens alors qu’ils traversaient le détroit Bab El Mandeb,
qui sépare Djibouti du Yémen et
relie la mer Rouge au golfe
d’Aden, un passage stratégique
pour les
exportations
de brut et le
commerce
international qui longe le pays en guerre.
Quelque 4,8 millions de barils
par jour de brut et de produits
pétroliers raffinés ont transité
par ce détroit en 2016, soit 8 %
des livraisons mondiales. Le
royaume « suspendra toutes les
expéditions de pétrole brut qui
passent par le détroit de Bab El
Mandeb », a déclaré, jeudi, le
ministre de l’Energie et de
l’Industrie saoudienne, Khaled
Al Faleh, en soulignant que les
actions houthistes contre les
pétroliers affectaient la liberté
du commerce international et
menaçaient le commerce fluvial
dans la mer Rouge. La société
Saudi Aramco a affirmé qu’elle
évaluait la situation afin de prendre les mesures appropriées. Le
président de Kuwait Oil Tanker
Company, Bader Al Khashti, a
déclaré que son pays « pourrait
prendre la décision d’arrêter les
exportations de pétrole à travers
le détroit ». Le porte-parole du
secteur pétrolier koweïtien,
cheikh Talal
Al Khaled Al
Sabah, a soulig n é q u e
l’impact des
récents événements à Bab El
Mandeb sur le transfert du
pétrole koweïtien restait limité.
« Seulement 10 % des exportations de pétrole du Koweït traversent le détroit et environ 90 % vont
en Asie du Sud-Est sans le traverser », a-t-il dit. Le vice-président
yéménite, Ali Mohsen Saleh, en
a profité pour appeler la communauté internationale à « soutenir ses efforts militaires pour
nettoyer la côte ouest des houthistes et pousser leurs milices à se
retirer de la région de Hodeidah ».
—G. Ba.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
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2. Le scandale des enfants espions au Royaume-Uni
3. L’usage de pesticides repart à la hausse en France
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5. Croissance : pourquoi le gouvernement va revoir son objectif pour 2018
LE POINT
DE VUE
de Claude Chinardet
et Jean-Pierre Estival
otre économie va mal. La croissance de 2,2 % en 2017, due en
grande partie à l’embellie de la
conjoncture internationale, est inférieure à la moyenne de celle de nos partenaires de la zone euro. La croissance
de 2018 sera au mieux de 1,7 %, compte
tenu des performances du premier
semestre, et le taux de chômage
va atteindre 9,2 % (contre 8,5 % dans la
zone euro). Le poids de nos échanges
dans le commerce mondial d’une part, et
dans celui de la zone euro d’autre part,
décline, signe d’un déclassement.
Nos comptes extérieurs sont à la
dérive et, rien que pour la balance des
biens, le dernier déficit de 62,3 milliards
d’euros va se creuser, car notre pays
consomme plus qu’il ne produit. Cette
situation correspond à un transfert de
croissance vers le reste du monde. Il
s’ensuit de grands écarts de performances avec nos partenaires : alors qu’en
France le PIB per capita s’élevait à
34.100 euros en 2017, il était de
39.500 euros en Allemagne et de
42.800 euros aux Pays-Bas. La France
décline.
Pis, l’horizon s’assombrit. Le prix du
baril, un peu plus de 40 dollars en
juin 2017, frôle désormais les 80 dollars,
les prix de nombreuses matières premières augmentent, générant une inflation par les coûts de l’ordre de 2 %, fragilisant les marges des entreprises et donc
les capacités d’innovation, d’investissement et d’exportation. Le découplage
des taux d’intérêt à long terme entre les
États-Unis et la zone euro ne peut longuement subsister. Une remontée est
inévitable, mettant à mal la solvabilité de
N
LE POINT
DE VUE
d’ Albert d’Anthoüard
Les conditions
d’une reprise vertueuse
de notre croissance
notre dette (97 % du PIB) et complexifiant l’équation budgétaire. Enfin, une
guerre commerciale, induisant des
pertes de marché et une chute de la
croissance mondiale d’au moins 1 %, est
en route. Trop de temps a été perdu. Peu
a été fait en 2016 et 2017 pour s’attaquer
en France aux réformes structurelles. Le
CICE, qui a légèrement amélioré les marges, et la réforme du marché de travail,
qui a généré une flexibilité, ont été des
réformes nécessaires mais insuffisantes.
Quatre graves problèmes inhibent
encore notre croissance.
« La France n’a pas voulu
choisir entre modèle
social et modèle
de compétitivité. »
Il existe d’abord un problème de
formation, dont le paradigme doit être
inversé. Il est nécessaire de s’attaquer au
nœud gordien du taux de chômage
structurel de l’ordre de 7 à 8 % qui limite
notre taux de croissance potentiel à
1,7/1,9 %.
Il faut ensuite reconstituer les marges
de nos entreprises laminées non seulement par une insuffisante compétitivité
« coût » et « hors coût », mais aussi par
une pression insupportable en matière
de charges et de fiscalité. Ce constat renvoie au débat de la pertinence de nos
dépenses publiques, qui atteignent 56,4 % de note PIB, contre 43,6 %
en Allemagne. Dans ce maquis, nos
dépenses sociales représentent 31,5 % de
notre PIB (contre 10 % en 1947 et 13 % en
1960). La France n’a pas voulu choisir
entre modèle social et modèle de compétitivité. Un choix s’impose. Par ailleurs, il
faut régénérer notre tissu industriel, la
France étant un des rares pays de
l’ensemble des pays développés où le secteur industriel ne compte que pour 11 %
du PIB, soit deux fois moins qu’en Allemagne. Le moteur essentiel de la croissance est désormais paralysé.
Enfin, la politique keynésienne de la
BCE a créé une aisance monétaire telle
qu’elle a inhibé tout effort de productivité et de rationalisation de l’économie.
Sur le court terme, cette politique pouvait se justifier, mais pas à moyen terme.
A quoi bon faire des efforts quand la
monnaie « coule à flots » ?
Il est fort probable que les pays, dont la
France, à qui cette politique d’aisance
artificielle était destinée, se retrouvent
bientôt encore plus affaiblis, car vont
alors apparaître au grand jour leur
retard en matière de productivité et de
réformes structurelles. La France doit
reprendre vite le chemin salutaire de
l’effort et de la vertu, sous peine du déclin.
Claude Chinardet
est docteur d’Etat ès sciences
économiques, consultant,
administrateur de sociétés,
auteur du livre « Le Piège »
(octobre 2013, Maxima) ;
Jean-Pierre Estival est docteur
d’État ès sciences économiques,
consultant auprès d’organismes
internationaux, auteur de
« La Malédiction des comptes
extérieurs de la France »
(Harmattan, juin 2018).
La banque privée
va-t-elle disparaître ?
14-18
Esther Attias
@AttiasEsther
P
rentables, ceux-là diminuent la personnalisation de leurs conseils, pour se
concentrer sur des profils génériques
dans lesquels un nombre important de
clients sont gérés sur le même niveau de
risque.
L’entrée en vigueur de la directive
MIF 2 va également imposer à la gestion
privée d’envoyer en fin d’année à chacun de leurs clients un récapitulatif des
frais qui leur auront été prélevés au
cours des 12 mois écoulés. Attention au
choc ! La plupart des clients en gestion
privée n’ont en effet pas réellement
conscience du prix des prestations dont
ils s’acquittent. Dans ce contexte, l’augmentation des tarifs de la gestion privée, due à la fin des rétrocessions, ne
passera pas non plus inaperçue.
« Les fintech
et la directive MIF 2
mettent en danger
les banques
traditionnelles. »
Le danger pour ces établissements
e s t d o n c q u’u n e p a r t i e d e l e u r s
clients décident de se passer de leurs
services pour se tourner vers des alternatives moins onéreuses et plus
personnalisées.
En effet, la gestion privée de demain
existe déjà et porte un nom : il s’agit des
fintech. Ces solutions bénéficient
d’atouts majeurs face aux établissements traditionnels : simplicité d’utilisation, personnalisation maximale,
flexibilité et des faibles coûts.
Ces outils proposent des placements
ultra personnalisés qui prennent en
compte avec précision l’environnement
patrimonial et matrimonial ainsi que
les projets personnels des clients. Ces
investissements sont ainsi constamment en cohérence avec l’évolution de
leur vie financière et patrimoniale. Au
lieu de pousser leurs clients vers le
monde des OPCVM et des sicav aux
frais élevés et ne surperformant pas les
marchés pour la majorité, les fintech
guident leurs utilisateurs vers l’achat
d’ETF qui suivent les performances
des marchés financiers sur toutes les
classes d’actifs et toutes les zones géographiques, aux frais jusqu’à 10 fois plus
faibles.
Enfin, en ce qui concerne certaines
prestations de la gestion privée (conseils juridiques et fiscaux, immobilier,
accès au crédit), les fintech apportent
également une réponse personnalisée
grâce à l’aide d’un conseiller en faisant
éventuellement appel à des experts
externes, comme des avocats ou des
courtiers en crédit. Cela afin notamment de proposer une tarification juste
et appropriée pour chaque besoin, et
non une tarification globale pour finalement n’avoir accès qu’à certains services. Pour faire face à ces nouveaux
modèles tout-en-un, peu de choix
s’offrent à la gestion privée traditionnelle : faire évoluer son offre et ses tarifs
en profondeur, ou envisager de s’allier à
ces nouveaux acteurs.
Albert d’Anthoüard
est directeur de la clientèle
privée chez Nalo.
blessé, il commence « Les
Croix de bois » sur son lit
d’hôpital.
Les croix de bois, ce
sont ces petites tombes de
fortune rythmant le périple infernal des poilus.
« Sur le bord du fossé, leur
file s’allongeait, croix de
hasard, faites avec deux
planches ou deux bâtons
croisés. Autour des fermes,
au milieu des champs, on
en voyait partout : un régiment entier avait dû tomber là. Du haut du talus
encore vert, ils nous regardaient passer, et l’on eût dit
que leurs croix se penchaient, pour choisir dans
nos rangs ceux qui,
demain, le rejoindraient. »
Ils s’appellent Sulphart,
D e m a c h y, L a r c h e r,
Broucke, ou Bouffioux.
Poilus bourrus, rigolards,
amoureux ou vantards,
ils sont venus des quatre
coins du pays ser vir le
drapeau français contre
« les Boches ». L’un est fils
de bonne famille, l’autre
vendeur de chevaux ; un
autre encore est étudiant
à Paris, cuisinier dans le
Nord ou ouvrier de
Rouen. Logée à l’enseigne
de la boue et de la soupe
ROMAN FRANÇAIS
claire, cette joyeuse
Les
Croix de bois
bande de copains, mal
de Roland Dorgelès
équipée, endolorie mais
Le Livre de poche
pleine d’entrain, ignore
283 pages,
encore le pire. La PreInutile sacrifice
5, 90 euros.
mière Guerre mondiale
« Mes morts, mes pauvres
ne fait que commenmorts, c’est maintenant
cer. S’ouvrant sur une scène de liesse
que vous allez souffrir, sans croix pour
entre camarades, « Les Croix de bois » de
vous garder… On oubliera. Et tous les
Roland Dorgelès glisse progressivement
morts mourront pour la deuxième fois. »
dans l’horreur hébétée des combats inuRoman élégiaque, roman requiem, « Les
tiles, des blessés abandonnés dans les
Croix de bois » évoque avec amertume
tranchés et des longues agonies sur le
l’inutile sacrifice de millions d’âmes.
bord du talus.
L’élégante plume de Dorgelès, maniant
tant les langages crus des soldats que la
Tombes de fortune
poésie d’une narration imagée, connaît
L’auteur sait de quoi il parle. Journaliste
un vif succès auprès des lecteurs et des
satiriste, réformé deux fois pour des raipoilus. Lorsque l’ouvrage paraît en 1919,
sons de santé, il s’est engagé avec l’appui
enfin autorisé par la censure, il arrive
de son patron au journal « L’Homme
finaliste du prix Goncourt, pour perdre à
libre », qui n’est autre que Georges Cledeux voix près contre… « A l’ombre des
menceau, homme d’Etat et futur négojeunes filles en fleurs », de Marcel Proust.
ciateur de la conférence de Paix de Paris
La postérité ne s’en indignera pas. Il receà la fin de la guerre. Dorgelès est affecté à
vra le prix Femina quelques semaines
l’infanterie puis à l’aviation. Grièvement
plus tard. n
BD &
CINÉ
Guillaume Benoit
@gb_eco
endant longtemps, le monde de
la gestion privée, notamment
des banques privées, est resté
préser vé des révolutions. C’était
d’ailleurs sa force : associé à l’image
d’un coffre-fort résistant à tous les
assauts, le monde de la gestion privée
est resté immuable au fil des décennies.
Au point d’accumuler de sérieux
retards et d’importantes fragilités.
Face à une réglementation plus
stricte et à l’émergence de nouveaux
acteurs plus accessibles, plus personnalisés et moins chers, la gestion privée
va devoir se réinventer.
La première révolution à laquelle fait
face la gestion privée est d’ordre réglementaire avec l’entrée en vigueur de la
directive MIF 2 depuis quelques
mois. Cette réglementation met notamment un terme aux rétrocessions que
touchait la gestion privée (banques privées et CGP) en faisant investir leurs
clients dans des fonds d’autres sociétés
de gestion, appelés « fonds externes ».
Les conséquences sont doubles. D’une part, la gestion privée voit
désormais ses revenus diminuer et a
déjà réagi en augmentant ses tarifs.
D’autre part, pour améliorer leur rentabilité, ces établissements peuvent être
amenés à abandonner progressivement la distribution des fonds « externes » et investir leurs clients plutôt dans
leurs fonds « maison ». Or, en augmentant leurs tarifs et en limitant leur offre
en architecture ouverte, la gestion privée perd en attractivité auprès de ses
clients.
La chasse aux coûts a également
d’autres conséquences : pour rester
« Les Croix de bois »,
élégie pour un poilu
Adèle, la vie en bleu
férent. L’œuvre de Julie
Maroh est très intimiste,
l ’ h is t o i r e d ’a m o u r e s t
racontée au travers du
journal de Clémentine, lue
par Emma plusieurs
années après. Elle décrit
les états d’âme liés à la
découverte de son homosexualité, le rejet de ses
proches. La BD s’inscrit
sur un temps long, l’histoire de Clémentine et
Emma étant décrite sous
forme de flash-backs. Ces
derniers sont en noir et
blanc, la seule couleur
étant le bleu, symbole du
désir et de l’amour. L’émotion est encore poignante
une fois l’album refermé.
Cannes, le 6 mai 2013. Sur
la scène du palais des Festivals, Abdellatif Kechiche, entouré de ses actrices, Léa Seydoux et Adèle
Exarchopoulos, reçoit la
p a l m e d ’o r. « L a V i e
d’Adèle. Chapitres un et
deux », qui raconte l’éducation sentimentale
d’Adèle, une lycéenne qui
tombe amoureuse
d’Emma, belle étudiante
BD
aux cheveux bleus, a conLe bleu est une
quis le jur y. En partie
couleur chaude
pour sa dimension politide Julie Maroh
que : le film évoque sans
Glénat
détour l’homosexualité,
160 pages,
alors que les manifesta17,50 euros.
Une passion
tions contre le mariage
filmée de près
pour tous résonnent encore dans les
Abdellatif Kechiche, pour sa part filme
esprits. Mais surtout parce qu’il s’agit
Adèle de près et partout, dans le bus,
d’une formidable et émouvante histoire
dans sa chambre, au lycée, dans les bars.
d’amour.
Les visages, les dialogues sont en très
gros plans. On voit, dans la seule transUne émotion poignante
formation de son regard le personnage
Dans la salle, une jeune femme de vingtjoué par Adèle Exarchopoulos, allongée
huit ans partage, sans être nommée, ce
sur l’herbe d’un parc, tomber amoureuse
succès. Cette femme, c’est Julie Maroh. Elle
d’Emma. Souvent, il ne semble que rien
s’est fondée sur sa propre expérience pour
n’existe autour des héroïnes et de leur
écrire un roman graphique « Le bleu est
amour fou. Fidèle à son cinéma, Kechiune couleur chaude ». Sorti en 2010, il a
che y ajoute une dimension sociale. Ce
reçu le prix du public à Angoulême. C’est la
sont deux milieux opposés, deux ambipremière fois qu’un film inspiré d’une
tions pour l’avenir qui se rencontrent.
bande dessinée obtient la récompense
Pas de trahison, donc, mais deux versuprême à Cannes. Les scénarios ont des
sions, très personnelles, d’une même hisbases communes. Certains dialogues sont
toire dont aucune ne prend le pas sur
reproduit à l’identique – même si la Clél’autre. Le lecteur, comme le spectateur,
mentine de la BD est devenue Adèle au
en ressort bouleversé, emporté par cet
cinéma. Le traitement est en revanche difamour immense et tragique. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // IDEES & DEBATS
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
série d'été 1/10
LES REBELLES DE LA SCIENCE
1543 : au mépris des Saintes Ecritures, un chanoine polonais détrône l’homme et la Terre
du centre de l’Univers. Le séisme se fait encore sentir…
Nicolas Copernic, l’« inventeur » du Système solaire
uand Léonard de Vinci s’attaque au
portrait de sa Joconde, la Terre est
au cœur de toutes choses. La
Renaissance fête son bicentenaire, mais la tempête qu’elle
souffle sur les arts et les techniques n’a pas
encore balayé les représentations du cosmos. Depuis treize siècles, l’Eglise ne jure
que par le traité de Ptolémée, qui place
l’humanité au centre de l’Univers. Les
calculs du savant grec, censés prévoir
les mouvements célestes pour fixer la
date des fêtes religieuses, ont beau se
révéler souvent faux, le modèle du
monde qu’il propose plaît aux autorités ecclésiastiques, qui y voient une
juste interprétation des Saintes Ecritures. Après tout, les mystères de Dieu
– et celui-ci en est un de taille – ne sontils pas impénétrables ?
autour du Soleil, dont il est une des composantes
d’un système planétaire. Mine de rien, l’obsession de cet austère chanoine pour l’ordre et
l’harmonie vient de reconsidérer la place
de l’homme dans l’Univers et de poser
les bases d’une révolution dont les
effets vont renverser l’astronomie, la
physique, la philosophie et la religion.
De son vivant, Copernic ne
saura rien de la portée de ses nouveaux calculs. Discret et effacé, il
a tout fait pour taire ses idées à
une époque où la naissance de
l’imprimerie encourage la diffusion de l’information. Et c’est
étonnamment sous la pression
du pape Clément VII que son
manuscrit, De Revolutionibus
Orbium Coelestium (« Des révolutions des sphères célestes »), est
finalement publié en 1543, alors
qu’il agonise sur son lit de mort.
C’est un flop : tirée à mille exemplaires, cette première édition ne sera
jamais épuisée.
Q
L’intuition de Nicolas Copernic
Dans la lumière rougie par les briques
d’argile de l’archidiocèse polonais de Warmie, un chanoine au visage dur, menton
carré, pommettes saillantes et globes enfoncés, ne le voit pas de cet œil docile. Cet homme,
c’est Nicolas Copernic, docteur en droit canonique, mais aussi médecin et un brin astronome. Il
est le cadet d’une famille aisée, né d’un père qui a
su aussi bien négocier le cuivre pour s’enrichir
que l’alliance de la Pologne avec l’Union prussienne pour rendre service à son ami Casimir IV,
roi de Pologne.
Le jeune Nicolas n’est donc pas un révolutionnaire. Et s’il n’est pas non plus surdoué en mathématiques, il a une intuition : que le système ptoléméen manque bien trop de clarté pour être exact ;
et une théorie : que notre globe terrestre n’est pas
au centre du cosmos comme l’affirme l’Eglise
depuis plus d’un millénaire, mais qu’il tourne
Lunette astronomique
Discret et effacé, Copernic a tout fait pour
taire ses idées à une époque où la naissance
de l’imprimerie encourage la diffusion
de l’information. Photo CC By SA 4.0/J. Falck
TENDANCE MARKETING
Soixante-dix ans plus tard, alors que les théologiens réalisent enfin les conséquences de cet
écrit sur l’autorité spirituelle, l’ouvrage est censuré (il le sera jusqu’en 1835 !), et Galilée emprisonné pour avoir soutenu la même thèse au terme
d’un procès perdu d’avance. Pour défendre les
dires de Copernic, l’Italien s’est pourtant appuyé
sur de sérieux arguments visuels fournis par la
lunette astronomique qui vient de naître. Grâce à
elle, Galilée découvre que la Lune est tout aussi
rocheuse que la Terre, dont Ptolémée disait que,
comme elle est un corps lourd et stable, elle ne
peut qu’être placée au centre de l’Univers. Or per-
sonne ne conteste que la Lune se déplace. C’est
donc que la Terre aussi peut se mouvoir dans le
cosmos.
La force des faits
Ces observations sont des découvertes qui ont
pour elles la force des faits, soutient Galilée face à
ses détracteurs, et elles n’ont donc rien à voir avec
les Saintes Ecritures. Cette précaution sémanti-
De son vivant, Nicolas Copernic
ne saura rien de la portée
de ses nouveaux calculs.
que ne suffira pas à empêcher sa condamnation.
Il faudra attendre une session plénière de l’Académie pontificale des sciences le 31 octobre 1992
pour que l’Eglise se repente enfin de cette erreur.
La science s’est heureusement montrée moins
réactionnaire et, après que René Descartes s’est
emparé de la théorie de l’héliocentrisme dans son
« Discours de la méthode », c’est Isaac Newton,
cinquante ans plus tard, qui ralliera l’ensemble du
milieu scientifique en développant un modèle
mathématique expliquant le mouvement des planètes à partir de la force de la gravitation universelle. Cinq siècles après le séisme copernicien,
c’est le Soleil qui a, à son tour, perdu sa place centrale dans l’Univers, puisque nous savons
aujourd’hui qu’il n’est qu’un grain de sable dans la
galaxie, qui n’est elle-même qu’un tout petit
maillon de l’immense toile cosmique, percée de
trous noirs, pulsars, quasars et autres… La révolution copernicienne n’est pas terminée !
— Paul Molga
l
RETROUVEZ DEMAIN
Gregor Mendel, le moine aux petits pois
La clinique s’est agrandie
grâce à l’adjonction
de 11 résidences, villas avec
piscines particulières.
Photo Sha Wellness Clinic
Le bien-être nouvelle vague
Se soigner en hôtel de luxe
Les séjours de remise en forme médicalisée
en hôtel cinq étoiles sont promis à un bel
avenir. Exemple : la Sha Wellness Clinic.
Valérie Leboucq
@vleboucq
’architecture végétalisée
comme la déco minimaliste,
toute de marbre et métal, font
penser à un de ces « resorts »
pour milliardaires comme il en
existe tant du côté de Marbella. Sauf qu’ici,
à la Sha Wellness Clinic d’Altea, près d’Alicante, les clients ne viennent pas pour faire
la fête ou jouer au golf. Ils viennent pour
retrouver le sommeil, guérir allergies et
phobies, se refaire un beau sourire, retrouver la forme après un accouchement, mais
aussi gérer leur stress, se sevrer d’addictions diverses (tabac, alcool, écrans…) Tout
simplement reprendre en main leur existence après un « burn out » ou une chimiothérapie.
Fondée il y a dix ans par Alfredo Bataller
Parrieti, un riche Argentin sauvé du cancer
du colon par les vertus combinées de la
médecine moderne et l’adoption d’un strict
régime macrobiotique, la clinique de
90 chambres et trois suites offre ce qui se
fait de mieux en matière de médecine
L
esthétique, régénérative (cellules-souches,
plasma, ozone…) et prédictive (tests génétiques pour évaluer la prédisposition aux
maladies et cancers). Elle repose sur la
symbiose entre les méthodes occidentales
de remise en forme, balnéothérapie, exercices physiques et une vision orientale
holistique du bien-être mariant les massages (thaï, shiatsu…), les thérapeutiques traditionnelle chinoise (acupuncture), le yoga
et la méditation. Les curistes peuvent se
recueillir à la « Shapelle », contempler les
œuvres contemporaines exposées à la
galerie et se distraire le soir dans la
luxueuse salle de projection.
Régime Kushi
Le troisième pilier de la cure repose sur l’alimentation avec des menus respectant les
principes de la cuisine de l’institut Kushi au
Japon, qui bannit alcool, sucre, café, produits laitiers et ceux à base gluten. A la
place, beaucoup de légumes, graines et
céréales en tous genres, algues riches en
minéraux et calcium et poisson pêché localement. Le tout bio ou issu de l’agriculture
raisonnée et joliment présenté comme
Quatorze programmes
de soins de 7 à 28 jours.
37% des clients reviennent.
dans n’importe quel « gastro » étoilé. Aux
commandes, le chef exécutif, Javier Diaz, a
fait ses classes chez Michel Guérard (« La
Grande Cuisine minceur ») avant de s’intéresser à la cuisine pour les malades. « Notre
vision est avant tout thérapeutique, mais cela
doit rester coloré et joyeux dans l’assiette,
jamais ennuyeux », dit-il. Prochain projet :
la création d’un jardin ouvert aux patients
qui pourront aller eux-mêmes cueillir herbes aromatiques, légumes et fleurs.
Au total, 14 programmes de soins sont
proposés, allant de 1.250 euros pour une
simple découverte de quatre jours, à
3.350 euros pour perdre du poids en une
semaine, 12.500 euros pour la cure de rajeunissement intensif de quatorze jours et jusqu’à 18.900 euros pour le protocole de « réinitialisation » (« Life Reset ») en 28 jours…
« L’argent n’est pas un facteur pour nos
clients, dont 37 % d’entre eux reviennent »,
explique le directeur de l’établissement, Fernando Rojo, passé par l’hôtellerie de luxe.
Parmi les fréquents adeptes, « beaucoup
de financiers, hommes d’affaires venus se
ressourcer, mais aussi des personnalités du
spectacle et de la mode assurées que personne ne viendra troubler leur anonymat ».
John Galliano, l’ancien directeur artistique
de Dior aujourd’hui chez Maison Martin
Margiela fait partie des habitués avec
38 séjours au compteur. Les deux tiers de la
clientèle viennent de quatre pays et zones
géographiques émergentes : Russie, Grande-Bretagne, Emirats Arabes unis, Espa-
gne et Portugal. « Après les Allemands, on
commence à voir plus de Français », relève
le manager.
Onze villas particulières
Le concept de la Sha Wellness Clinic pourrait-il se dupliquer ? « Nous croulons sous
les demandes, mais c’est difficile à réaliser compte tenu de la qualité de nos spécialistes et consultants », estime Fernando
Rojo. Sans attendre d’identifier les projets
de son déploiement futur en Europe, la clinique s’est agrandie grâce à l’adjonction de
11 résidences, villas avec piscines particulières pour se soigner en famille ou inviter
des amis. Inaugurées en avril, elles font le
plein avec une longue liste d’attente. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Les boissons détox en plein boom.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
Kiran
MazumdarShaw,
à la pointe de
la biotech indienne
SÉRIE
D’ÉTÉ
11/24
LES PIONNIÈRES // Cette fille de brasseur voulait être
médecin, elle faillit faire carrière dans les spiritueux
avant de créer une société devenue la première société
indienne de biotechnologie.
Tristan Gaston-Breton
tgb@historyandbusiness.fr
Bangalore, on dit d’elle qu’elle est
l’Indienne la plus riche de tous les
temps ! Avec une fortune de
3,6 milliards de dollars, Kiran
Mazumdar-Shaw est l’une
des femmes les plus puissantes de la planète. L’entreprise qu’elle a
créée en 1978, Biocon, est aujourd’hui le
premier groupe biopharmaceutique
d’Asie. Fort de 9.000 salariés et d’un
chiffre d’affaires de plus de 610 millions de dollars, il est devenu un
redoutable concurrent pour les
« grands » du secteur en proposant des thérapies moins chères
pour des maladies chroniques
et auto-immunes. Kiran Mazumdar-Shaw voulait être médecin, elle faillit faire carrière
dans la bière et finit par créer
une société de biopharmacie.
Destin pas banal que celui de
cette fille de brasseur née à
Bangalore en 1953. Issu d’une
lignée de brahmanes, son
père, Rasendra Mazumdar,
est le maître brasseur du
groupe indien de spiritueux
United Breweries. A l’issue de
sa scolarité, la jeune fille entreprend des études de biologie et de
zoologie à l’université de Bangalore, dont elle sort diplômée en
1973.
Son rêve est de devenir médecin,
mais elle échoue au concours d’entrée
de l’Ecole de médecine. A défaut de soigner les corps, pourquoi ne serait-elle pas
brasseuse ? C’est ce que Rasendra Mazumdar suggère à sa fille. La jeune Kiran
s’embarque à vingt ans dans un nouveau cursus
où les femmes se comptent sur les doigts d’une
main. C’est en Australie, à l’université de Ballarat,
qu’elle apprend l’art du maltage et du brassage. Elle
est la seule femme de sa promotion. Diplômée 1975,
elle commence une carrière qui s’annonce
brillante. En Australie, où elle fait, comme jeune
brasseuse, la tournée des grandes entreprises de
spiritueux installées dans le pays – Carlton, United
Breweries et Barret Brothers & Burston – ; puis en
Inde, où elle revient en 1977 et est embauchée
comme directrice technique aux Brasseries Jupiter,
à Calcutta. Son souhait est de devenir maître brasseur comme son père. Ce qui ferait d’elle la première femme à exercer cette profession en Inde.
Mais ses employeurs à Calcutta, comme ses relations professionnelles à Bangalore et Delhi, ne lui
laissent que peu d’espoir. Maître brasseur est un
métier réservé aux hommes ! Kiran Mazumdar
décide de repartir à l’étranger pour y faire carrière.
Fin 1977, elle se voit offrir un poste dans une distillerie de whisky en Ecosse. Elle est sur le point de quitter l’Inde lorsqu’elle croise, à Bangalore, la route de
Leslie Auchincloss…
intellectuelle n’est pas respectée – elle ne le sera qu’à
partir de 2005. Le parcours de Kiran Mazumdar, la
réputation de sérieux de Biocon, le partenariat avec
Unilever et la qualité de ses process industriels lui
servent de sésame. L’entrepreneuse s’associe, lors
de la création de Syngene, à des scientifiques américains et européens. Pari gagné ! Au milieu des
années 1990, Syngene décroche un premier contrat
avec une société américaine. Celle-ci est rachetée
peu après par GlaxoSmithKline, le numéro un
mondial de la pharmacie.
A
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Première biotech indienne
Irlandais, celui-ci a fondé un peu plus tôt, à Cork, la
société Biocon Biochemicals, spécialisée dans la
production d’enzymes industrielles pour les spiritueux, l’agroalimentaire et l’industrie textile. Il est
venu en Inde pour chercher un partenaire local et
créer avec lui la filiale indienne de Biocon. Il cherche
un associé connaissant les techniques de brassage
et ayant déjà une solide expérience professionnelle.
C’est donc à Kiran Mazumdar que Leslie Auchincloss propose de monter la filiale indienne. C’est
chose faite dans les premiers mois de l’année 1978.
Biocon India Limited est alors la première entreprise biotech créée en Inde. Sa mission : fournir la
Société indépendante
maison
mère irlandaise en enzymes. Kiran Mazumdar bataille pour obtenir
un prêt bancaire. Les premiers établissements contactés ont tous refusé de s’engager
au motif qu’elle était une femme et qu’elle n’avait
jamais dirigé d’entreprise. Une banque finit par
accepter de débloquer l’équivalent de 9.000 euros,
mais à la condition de fournir une année complète
de bons de commande ! C’est dans le garage
de Kiran Mazumdar à Bangalore et un petit cabanon en bois adjacent où le « laboratoire » est installé
que Biocon India démarre. De la société, la jeune
femme détient 70 % du capital. Ainsi l’exige la loi
indienne, qui limite à 30 % la part des étrangers
dans les entreprises indiennes. Si elle est filiale de
Biocon Biochemicals, Biocon India est, surtout, le
« bébé » de Kiran Mazumdar. Pendant un peu plus
de dix ans, la société indienne travaille avec son
homologue irlandaise, extrayant à son intention
des enzymes de papaye – utilisées pour attendrir la
viande – ou d’ailerons de poissons exotiques – idéales pour éclaircir la bière –, étoffant ses moyens
humains et matériels et emménageant, à Bangalore, dans des locaux plus présentables. L’acquisition de Biocon Chemicals par Unilever, en 1989,
représente pour elle une véritable chance. A Kiran
Mazumdar et à ses équipes, le géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire apporte son aide pour
déployer un système de qualité répondant aux standards internationaux.
Plus qu’une simple filiale minoritaire, Biocon
India fait
désormais
figure, pour
Unilever, de véritable partenaire industriel. Fournisseuse attitrée de
la multinationale, la société livre en
enzymes industrielles d’autres groupes du
secteur agroalimentaire, notamment à l’export. Au
début des années 1990, Kiran Mazumdar fait mûrir
un nouveau projet. « Depuis 1978, notre métier consistait à extraire des enzymes. Nous avions des clients
et une organisation adaptée. Et puis, au début des
années 1990, j’ai levé la tête. J’ai senti qu’il fallait
s’orienter vers la recherche et le développement pour
la mise au point de nouveaux médicaments. C’était
une activité totalement négligée en Inde, alors que ce
pays avait tout à offrir », racontera-t-elle plus tard.
Au début des années 1990, l’Inde cumule les avantages, à commencer par beaucoup de scientifiques
qualifiés aux salaires élevés. L’entrepreneuse sait
aussi qu’en Occident les biotechnologies et la biopharmacie ont le vent en poupe. Beaucoup plus
près d’elle, à Bangalore, elle observe l’émergence de
l’infogérance, la sous-traitance informatique.
Mobiliser des compétences scientifiques de haut
niveau et créer un modèle de sous-traitance dans la
recherche pharmaceutique, le tout pour répondre
aux besoins des sociétés européennes de biotech,
tel est l’idée que Kiran Mazumdar entend mettre en
œuvre. Un projet qui modifie en profondeur le business model de Biocon.
En 1994, l’entrepreneuse fonde Syngene, société
spécialisée dans la sous-traitance de projets de
recherche de mise au point des nouveaux médicaments. Un vrai pari dans un pays où la propriété
Mais un autre dossier mobilise Kiran
Mazumdar : le contrôle du capital de la
société qu’elle a créée en 1978 et son indépendance. En 1997, Unilever annonce
son intention de vendre à Imperial Chemical Industries sa branche chimie de
spécialités qui comprend, entre autres,
la participation de 30 % dans Biocon.
Kiran Mazumdar obtient de pouvoir
la reprendre. Elle organise une levée
de fonds personnelle de 2 millions de
dollars. Un homme l’assiste dans cette
opération : John Shaw. Cet Ecossais
arrivé en Inde dans les années 1980 est
alors le directeur général de MNC
Madura Coats, la filiale indienne du premier producteur mondial de fil textile. Il
est le compagnon de Kiran Mazumdar
qui l’épousera peu après. Le couple mène
à bien, en 1998, l’acquisition des 30 %
qu’Unilever possède dans Biocon. Désormais indépendant, le groupe de biopharmacie peut se lancer dans de nouveaux développements. En 2000, c’est la création de Clinigene,
une filiale chargée de la sous-traitance des essais
cliniques. Les coûts indiens défient toute
concurrence et le pays offrant une diversité de profils génétiques susceptibles d’intéresser les grands
donneurs d’ordre. Quatre ans plus tard, en 2004,
c’est l’introduction à la Bourse de Bombay. Biocon,
qui réalise alors un chiffre d’affaires de 125 millions
de dollars et emploie près de 3.000 personnes, est la
première société biotechnologique à être cotée
dans le pays. L’offre est souscrite 33 fois et Biocon
devient la deuxième société indienne à franchir le
cap du milliard de dollars de capitalisation boursière. Détenant 60 % des parts avec sa famille, Kiran
Mazumdar-Shaw est propulsée au rang de femme
la plus riche d’Inde. En 2004, elle crée la Fondation
Biocon qui intervient dans les domaines de la santé
et de l’éducation dans les zones rurales reculées.
Depuis le milieu des années 2000, une troisième
étape s’est ouverte dans l’histoire de Biocon. Kiran
Mazumdar-Shaw entend désormais développer
des thérapies moins chères contre le cancer – un
anticancéreux du sein comparable à un produit
Roche mais proposé 25 % moins cher a ainsi été
lancé en 2014 –, le diabète, les scléroses ou le psoriasis. Des simples génériques ? Loin s’en faut.
Contrairement à de nombreuses sociétés asiatiques qui se contentent d’imiter les médicaments
existants, Biocon, dont le campus est situé à proximité d’Electronic City – la « Silicon Valley » de
Bangalore –, fait le pari de l’innovation et investit
une part importante de son chiffre d’affaires dans
la R&D. Des médicaments moins chers permettant au plus grand nombre de se soigner : c’est ce
nouveau défi que cherche aujourd’hui à relever
Kiran Mazumdar-Shaw. Un défi que cette pionnière des biotech en Asie pourrait bien gagner…
5 RETROUVEZ DEMAIN
Yoshiko Shinohara, celle qui a introduit
l’intérim au pays de l’emploi à vie
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Lundi 30 juillet 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
DEUX-SÈVRES DEUX MORTS
DANS UNE COLLISION
ENTRE AÉRONEFS
INDONÉSIE PUISSANT SÉISME
DANS L’ÎLE DE LOMBOK
Un tremblement de terre de magnitude 6,4 a secoué dimanche matin
l’île touristique de Lombok, dont les
plages de sable blanc font face au
mont Agung, le principal volcan de
l’île voisine de Bali, qui est entré en
éruption à la fin du mois de juin. Au
moins 14 personnes ont été tuées et
des milliers de maisons et de bâtiments endommagés par ce séisme de
faible profondeur (environ 7 km), ce
qui a probablement accentué ses
effets, selon les experts.
Les pilotes de deux aéronefs sont
décédés dimanche après que leurs
appareils sont entrés en collision
dans les Deux-Sèvres. Des témoins
ont vu les deux appareils de type
autogire – des aéronefs ressemblant à
des hélicoptères – entrer en collision.
Les deux appareils se sont alors écrasés avant de s’embraser. Les causes de
la collision restent pour l’heure indéterminées.
POLITIQUE JAMEL DEBBOUZE
AFFIRME AVOIR DÉCLINÉ
UN POSTE AU GOUVERNEMENT
Tour de France : premier sacre pour Geraint Thomas
CUBA LE DRIAN À LA HAVANE
AFP
Dans une inter view accordée au
« Journal du dimanche », l’humoriste Jamel Debbouze confie avoir
« récemment décliné un poste de secrétaire d’Etat ». Le comédien refuse de
détailler la nature du poste ou les circonstances de la proposition qui lui a
été faite : « Si je vous en dis plus, on ne
retiendra que ça. »
LA PHOTO DU JOUR
« Nous sommes dans une relation très
positive, dynamique, et ma visite vise à
approfondir cette dynamique et à la renforcer », a déclaré samedi le ministre
français des Affaires étrangères, JeanYves Le Drian, à son homologue
cubain, Bruno Rodriguez, alors qu’une
trentaine d’entreprises françaises sont
implantées à Cuba. Le chef de la diplomatie française est le premier des
ministres européens des Affaires
étrangères à se rendre à La Havane
depuis que Miguel Diaz-Canel a accédé
à la présidence cubaine en avril.
ÉTATS-UNIS LES INCENDIES
S’ÉTENDENT EN CALIFORNIE
Le Britannique Geraint Thomas s’est offert dimanche en fin d’après-midi un défilé triomphal sur les Champs-Elysées pour
célébrer sa première victoire sur le Tour de France, à l’occasion de la dernière étape entre Houilles et Paris. Premier Gallois
à remporter la Grande Boucle au terme d’un périple de 3.351 kilomètres, il s’est imposé avec un peu moins de deux minutes
d’avance sur le Néerlandais Tom Dumoulin.
POMPIERS DE PARIS
DES VIOLENCES SEXUELLES
« INACCEPTABLES »
NORMANDIE UN GENDARME
MEURT LORS D’UN CONTRÔLE
ROUTIER
Un gendarme est mort, dimanche
matin, lors d’un contrôle routier, en
tentant de rattraper un automobiliste à Saint-Martin-aux-Chartrains
(Calvados) sur la route de Deauville.
Le gendarme a perdu le contrôle de sa
moto dans un virage en voulant poursuivre l’automobiliste, les circonstances de l’accident restant à déterminer. Il était âgé de 33 ans et père
d’un enfant.
IMMIGRATION LES JEUNES DU
RASSEMBLEMENT NATIONAL ET
DE LA LIGUE ITALIENNE RÉUNIS
Les jeunes du Rassemblement national (ex-FN) et de la Ligue, le parti
d’extrême droite du ministre de
l’Intérieur italien, Matteo Salvini, se
sont retrouvés dimanche à Menton
(Alpes-Maritimes) pour protester
contre la « submersion migratoire ».
Génération Nation et Lega Giovanni
ont mobilisé une soixantaine de militants pour cette première journée de
convergence entre leurs mouvements à la frontière franco-italienne.
FOOTBALL L’ARSENAL
D’UNAI EMERY CORRIGE
LE PARIS SG 5-1 EN AMICAL
Photo : AFP
AFP
Après la publication d’un article dans
« Le Monde » évoquant des accusations de violences sexuelles chez les
pompiers de Paris, leur général
affirme qu’il ne fera « pas preuve de
corporatisme si les faits sont avérés »
et juge « inacceptables » les cas
de harcèlement et d’humiliation.
« On travaillait sur le sujet, mais les
dernières affaires nous montrent qu’il
y a encore du chemin à parcourir »,
constate-t-il.
Les incendies ont fait six morts et
gagnent rapidement du terrain en
Californie, où un état d’urgence partiel a été déclaré et où des milliers de
personnes ont dû être évacuées, tandis qu’un pyromane présumé a été
arrêté. Selon le service des urgences
du gouverneur de Californie, quelque
63.000 hectares ont brûlé dans les
14 incendies en cours dans l’ensemble
de la Californie, et 10.000 pompiers
sont mobilisés pour les combattre.
RUSSIE DES MILLIERS
DE MANIFESTANTS CONTRE
LA RÉFORME DES RETRAITES
Des dizaines de milliers de Russes
(100.000 personnes, selon les organisateurs, environ 10.000 selon des
journalistes) ont participé samedi à
des manifestations organisées à travers le pays par le Parti communiste
contre un projet de hausse de l’âge du
départ à la retraite. Cette opposition
inhabituelle à une mesure soutenue
par Poutine s’est aussi exprimée à travers une p étition en ligne qui a
recueilli 2,9 millions de signatures.
MIGRANTS LA TUNISIE
ACCUEILLERA 40 RESCAPÉS
Les autorités tunisiennes ont décidé,
« pour des raisons humanitaires »,
d’accueillir les 40 migrants secourus
par un navire commercial interdit
d’accoster depuis deux semaines et qui
« patiente » au large de Zarzis (sud du
pays). Les garde-côtes de France, d’Italie et de Malte ont « refusé d’accueillir
les rescapés, prétextant que les ports les
plus proches étaient situés en Tunisie »,
ont déploré des ONG tunisiennes.
ON EN PARLE À PYONGYANG
Les morts de la guerre de Corée rentrent au pays
La Corée du Nord a rendu, vendredi, de nouvelles dépouilles de soldats américains.
Richard Hiault
@RHIAULT
de l’UNC et des forces américaines en Corée du Sud.
Le moment choisi pour cette
remise aux autorités américaines – le 27 juillet – coïncide avec
la date anniversaire de la signature de l’armistice qui avait mis
un terme au conflit sans déboucher sur la conclusion d’un
traité de paix formel. « Après
tant d’années, ça va être un grand
moment pour tant de familles.
Merci à Kim Jong-un », a tweeté
le président américain, Donald
Trump. Le leader nord-coréen
« remplit aujourd’hui une part de
l’engagement qu’il a pris » auprès
du président américain lors
de leur sommet bilatéral du
12 juin, à Singapour, « de restituer nos soldats américains tombés », a commenté la Maison-
’avion-cargo de l’US Air
Force s’est posé dans la
nuit de jeudi à vendredi
sur la base aérienne d’Osan, en
Corée du Sud. A son bord : les
premières dépouilles de soldats
américains morts au combat
lors de la guerre de Corée (19501953), restées en Corée du
Nord. En provenance de Wonsan, une ville du nord-est de la
Corée du Nord, l’appareil transportait 55 lots de dépouilles,
selon les informations divulguées par le commandement de
l’ONU en Corée du Sud (UNC).
« C’était une mission réussie
résultant d’une coordination
poussée », s’est félicité le général
Vincent Brooks, commandant
L
Blanche. Peu après la tenue de
ce sommet, les Etats-Unis
s’attendaient à une restitution
imminente des premières
dépouilles. Les discussions se
sont révélées plus complexes
que prévu, et il a fallu, pour
débloquer la situation,
une visite du secrétaire d’Etat
américain, Mike Pompeo, à
Pyongyang début juillet, puis
des réunions de travail entre
délégations des deux pays à la
frontière entre les deux Corées.
Bouffée d’oxygène
Pour Washington, c’est une
« première étape significative
pour reprendre le rapatriement »
mais aussi « les opérations de terrain en Corée du Nord afin de
retrouver les quelque 5.300 Amé-
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MARDI
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GAZA ISRAËL INTERCEPTE
UN BATEAU ANTI-BLOCUS
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La marine israélienne a arraisonné,
dimanche, un bateau battant
pavillon norvégien au large de la
b a n d e d e G a z a ave c à s o n b o r d
22 militants dénonçant le blocus terrestre et maritime imposé par l’Etat
hébreu à cette enclave palestinienne
depuis plus d’une décennie. Un autre
bateau battant pavillon suédois doit
arriver d’ici à mardi, selon la Coalition de la flottille de la liberté, qui a
organisé l’opération.
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MARDI
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Arsenal, désormais entraîné par l’extechnicien basque du PSG, Unai
Emer y, a facilement battu (5-1)
samedi une jeune équipe du PSG, très
largement remaniée, lors d’un match
amical à Singapour. Fidèle au style
qu’on lui connaissait dans la capitale
française, Unai Emery a passé son
match à délivrer des consignes à ses
joueurs. Lui pouvait, contrairement à
son ancienne équipe, compter sur un
effectif presque au complet.
ricains qui ne sont jamais rentrés
à la maison ». Un premier accord
entre les deux pays avait abouti
au rapatriement de 229 lots de
dépouilles entre 1990 et 2005. La
dégradation des relations avait
interrompu le processus. Sa
reprise, même s’il s’agit d’un
point secondaire, est une bouffée d’oxygène pour l’administration Trump, qui peine à apporter
la preuve que le sommet de Singapour et le spectaculaire rapprochement entre les Etats-Unis
et la Corée du Nord portent leurs
fruits. « Nous nous préparons à
honorer nos morts avant qu’ils ne
poursuivent leur voyage de retour
à la maison », a indiqué le général Vincent Brooks. Une cérémonie formelle de rapatriement
aura lieu le 1er août. n
26/36
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Lundi 30 juillet 2018
www.lesechos.fr
Pour La Poste,
il s’agit de compenser
en partie la perte
de revenus… au risque
d’accroître
la désaffection
du public. // P. 17
DEVISES EUR/GBP 0,8889 EUR/JPY 1,2936 EUR/CHF 1,1589 GBP/USD 1,3116 USD/JPY 1,1095 USD/CHF 0,994 TAUX EONIA -0,365 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,32 OAT 10 ANS 0,6374 T-BONDS 10 ANS 2,9825
INDUSTRIE & SERVICES
AUTOMOBILE
DERNIÈRE HEURE
Les nuages s’accumulent dans le
ciel des constructeurs auto. // P. 12
L’usage de pesticides repart
à la hausse en France
VINCI
Le groupe demande à l’Etat
des négociations sur l’aéroport
de Nantes Atlantique. // P. 13
M6 cède
les Girondins
de Bordeaux à un
fonds américain
A220
AFP
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
et Christophe Palierse
@cpalierse
Airbus réclame 20 % de baisse
des prix aux fournisseurs. // P. 13
SNCF
Les perturbations se poursuivent,
la polémique enfle. // P. 14
BP
Le britannique change
de dimension dans le pétrole
de schiste aux Etats-Unis. // P. 15
TOTAL
Le français lance l’exploitation d’un
champ au large de l’Angola. // P. 15
DANONE
Le fabricant de yaourts affiche
de bons résultats malgré le Maroc.
// P. 16 ET « CRIBLE » P. 28
ZALANDO
L’allemand ouvre un magasin
de cosmétiques. // P. 17
AMAZON
Sur un nuage, l’américain vole
de record en record. // P. 17
Scène d’épandage de produits phytosanitaires dans la campagne française. Aucun des deux plans lancés depuis 2008
pour en réduire l’usage n’a tenu ses promesses. Photo AFP
HIGH-TECH & MÉDIAS
PUBLICITÉ
Malgré deux plans Ecophyto
depuis 2008, la consommation de produits phytosanitaires a augmenté
de 12 % entre 2014 et 2016
en France.
Les grands groupes mondiaux
de communication dans
la tourmente. // P. 18
TWITTER
La Société sanctionné en Bourse
malgré de nouveaux bénéfices.
// P. 19
Un nouveau plan
n’en sera pas moins lancé.
PME & RÉGIONS
NORMANDIE
DR
Joël Cossardeaux
@JomCossardeaux
La filière hydrolienne
dans l’incertitude après le retrait
de Naval Energies. // P. 20
FINANCE & MARCHÉS
SUCRE
Le sevrage des pesticides de l’agriculture
française est décidément laborieux. Malgré le plan Ecophyto, lancé en 2008 pour la
réduire, la consommation de ces substances reste orientée à la hausse. L’indicateur
Nodu (nombre de doses unités), qui sert à
en mesurer l’utilisation, « a augmenté de
plus de 12 % en valeur entre 2014 et 2016 »,
ont conjointement fait savoir vendredi les
ministères de l’Agriculture, de la Santé, de
la Recherche et de la Transition écologique.
Démarches volontaires
C’est davantage que la hausse (+9,4 %)
obser vée de 2013 à 2014, laquelle
avait motivé le remodelage de ce dispositif
en 2015, dans le cadre d’un plan Ecophyto II. Qu’à cela ne tienne. Les quatre
ministres ont annoncé la mise sur pied
d’un plan « Ecophyto II + ». Il intégrera le
« plan d’action sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins
dépendante aux pesticides » qu’ils ont présenté en avril. Il reprendra également les
prescriptions du « plan d’action de sortie
en trois ans du glyphosate », dévoilé au
tout début de cet été. Objectif : être opérationnel avant fin 2018 après une consultation publique prévue à l’automne.
Cette nouvelle formule enrichie d’Ecophyto sera financée à moyens quasi constants. En plus des 71 millions d’euros qui lui
sont budgétés chaque année, les ministres
espèrent « mobiliser les outils du grand plan
d’investissement pour accompagner [ses]
priorités ». Il est par ailleurs prévu d’allouer
2 millions d’euros supplémentaires pour
développer Dephy, un réseau de fermes
engagées dans des démarches de réduction du recours aux pesticides. Un coup de
pouce sur lequel mise Stéphane Travert, le
ministre de l’Agriculture, pour décupler le
nombre de ces exploitations modèles et
atteindre… les 30.000 d’ici à 2021.
Le défi lancé s’annonce difficile à tenir.
« L’outil Ecophyto est intéressant, mais la
sortie des pesticides ne se fera pas sans l’activation d’autres leviers économiques et réglementaires nécessaires pour obtenir une
mobilisation de l’ensemble de la profession », estime-t-on chez France Nature
Environnement (FNE). n
BANQUE
Autolib’ : le groupe Bolloré réclame
250 millions d’euros d’indemnisation
Les grandes banques espagnoles
se libèrent enfin du boulet
immobilier. // P. 22
Lamia Barbot
@LamiaBarbot
Le grand sinistré des matières
premières sur les marchés
mondiaux. // P. 21
ASSURANCE
La transparence, nouvel outil
de différenciation. // P. 23
CNP ASSURANCES
L’assureur se donne du temps
pour trouver son nouveau patron.
// P. 24
BOURSE
La Bourse indienne au plus haut
historique. // P. 24
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 27
Deux cent cinquante millions d’euros. C’est
le montant que le groupe Bolloré devrait
réclamer au syndicat mixte Autolib’ Vélib’
après la résiliation du contrat en juin dernier. « Il prendra en compte les pertes que
nous avons accumulées et les coûts de résiliation », a annoncé la directrice de la mobilité
du groupe Bolloré, Marie Bolloré, dans les
colonnes du « Journal du dimanche ».
« Fin 2017, ces pertes représentaient 210 millions d’euros. Nous allons prendre 60 millions à notre charge. Il nous restera donc à
recouvrer 150 millions d’euros, auxquels
vont s’additionner tous les contrats que l’on
arrête, les coûts de départ des collaborateurs,
les valeurs nettes comptables de biens,
comme les bornes de charge », poursuit-elle.
La facture devrait être envoyée en septembre au syndicat mixte Autolib’ Vélib’,
qui réunit une centaine de communes franciliennes, dont Paris. Depuis l’annonce de la
résiliation du contrat, le syndicat et l’entreprise se renvoient la responsabilité du déficit du service, évalué à près de 300 millions
d’euros par Bolloré.
Quid du reclassement
des salariés ?
Lancé en 2011 sous Bertrand Delanoë, le
service de voiture partagée devait dégager
un bénéfice d’au moins 50 millions d’euros
par an. « Les choses sont devenues très compliquées du fait de la volonté du syndicat
d’étendre le périmètre du service », justifie
Marie Bolloré, qui assure avoir « signalé à
plusieurs reprises que plus on s’éloignait de
Paris, plus la perspective de rentabilité s’éloignait ».
La question des 260 salariés employés
directement par la société Autolib’ reste en
suspens. « Dans toutes les annonces de lancement de nouveaux services émises par la
Ville de Paris, je n’entends pas parler du personnel… », s’inquiète Marie Bolloré.
En septembre, Renault lancera, en partenariat avec le loueur ADA, une centaine
de véhicules 100 % électriques dans les 11e
et 12e arrondissements de Paris, ainsi qu’à
Clichy. PSA devrait déployer ses premiers
véhicules dans le courant du dernier trimestre 2018. n
Après presque deux décennies avec M6,
les Girondins de Bordeaux vont changer
de mains. Le groupe de médias a
annoncé être entré « en négociation
exclusive » avec le fonds d’investissement américain General American
Capital Partners (GACP), en vue de lui
céder le club de football, qui a notamment obtenu un titre de champion de
France en 2009. « L’environnement sportif est devenu de plus en plus concurrentiel
avec l’arrivée de gros investisseurs étrangers à Paris, Marseille, Lyon, Monaco, etc.
Pour que les Girondins aillent plus haut, il
fallait leur donner des moyens supplémentaires, ce que nous ne pouvions faire
seuls », explique aux « Echos » Grégory
Le Fouler, directeur administratif et
financier adjoint de M6. GACP, contrôlé
par Joseph DaGrosa, a déjà des investissements dans le sport, notamment dans
le basket à Miami. Selon nos informations, l’opération devrait se faire autour
de 100 millions d’euros. Une coquette
somme par comparaison aux 45 à
50 millions qu’aurait déboursés
l’homme d’affaires américain Frank
McCourt pour s’offrir l’Olympique de
Marseille en 2016.
Dans le giron de M6 depuis 1999, le
club bordelais avait permis au groupe de
médias d’avoir un pied dans le sport. Et
Nicolas de Tavernost n’avait jamais
caché que le fait d’en être propriétaire lui
avait permis d’avoir une certaine légitimité lors des appels d’offres d’acquisition
de droits sportifs. Toutefois, les Girondins pesaient dans les comptes de M6
depuis plusieurs années. En 2017, Bordeaux, qui avait terminé la saison 20162017 à la 6e place du championnat de
France (il était 11e en 2015-2016), avait affiché des pertes – réduites – à 4,9 millions
d’euros sur l’année. « La vente du club
devrait être un catalyseur positif pour le
titre, en améliorant la rentabilité du
groupe », dit un analyste.
Intérêt croissant
pour les clubs français
La réalisation de l’opération reste suspendue à la finalisation des négociations
et à la consultation des instances sociales,
mais aussi à l’approbation du Conseil de
Bordeaux Métropole (sur les loyers dus à
l’occupation du stade). En attendant, elle
témoigne de l’intérêt toujours plus marqué des investisseurs étrangers pour les
clubs français, en particulier ceux appartenant à la Ligue 1. Lorsque l’on prend les
dix premiers du classement général de la
saison 2017-2018, quatre sont ainsi aux
mains d’investisseurs étrangers, ayant
débarqué, tour à tour, depuis 2011.
Si les clubs français peinent encore à
s’imposer sur la scène européenne, ils
n’en sont pas moins attractifs avec des
prix de rachat relativement bas. En outre,
la venue de nouveaux investisseurs
étrangers participe au renforcement du
foot tricolore, déjà reconnu pour la qualité de sa formation, mais aussi de sa régulation. Par ailleurs, la dernière augmentation des droits de retransmission de la L1,
valorisée à 1,15 milliard d’euros par saison
pour la période 2020-2024, ouvre de nouvelles perspectives de développement. La
L1 a les moyens de gagner en compétitivité par rapport aux autres grands championnats continentaux. De quoi attirer de
nouveaux investisseurs alors que la victoire des Bleus lors de la dernière Coupe
du monde est la plus belle des promotions pour le foot français. n
AFP
Le prix du timbre rouge
va franchir le seuil d’un euro
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Les nuages s’accumulent dans
le ciel des constructeurs auto
l Les avertissements sur résultats se sont succédé la semaine dernière.
l Guerre commerciale, taux de change, prix de l’acier, ralentissement de la
croissance, etc. : de nombreux facteurs risquent de peser sur leurs comptes.
Shutterstock
à suivre
Immobilier : les transactions en voie
de stabilisation
LOGEMENTS ANCIENS Si le volume annuel des transactions
reste à un niveau élevé, selon les chiffres de Notaires de France,
avec 953.000 réalisées à fin avril, soit une hausse de 7 %, la vente de
logements anciens a accusé une baisse au premier trimestre par
rapport à 2017 avant de connaître un regain depuis le début du
printemps. Les notaires se demandent dans leur note de conjoncture si l’on va vers une stabilisation. Côté prix, selon l’Insee, ils ont
augmenté de 1,2 % au premier trimestre.
EDF : la canicule affecte la production
de deux réacteurs nucléaires
La croissance des grands marchés automobiles mondiaux menace de marquer le pas. Et ce, au moment même où les constructeurs
doivent redoubler d’effort en R&D face aux contraintes sur les émissions polluantes. Photo Pierre Gleizes/RÉA
ÉNERGIE EDF a été contraint vendredi de cesser la production
d’électricité du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Bugey (Ain)
et de baisser celle du réacteur n°1 de celle de Saint-Alban (Isère) en
raison des fortes chaleurs. L’eau utilisée pour refroidir les réacteurs
est déversée dans les rivières et canaux. Ce volume d’eau est réglementé pour protéger la flore et la faune aquatiques, ce qui amène
EDF à baisser sa production lorsque la température de l’eau augmente pendant les périodes prolongées de fortes chaleurs.
AUTOMOBILE
Anne Feitz
@afeitz
Les constructeurs automobiles ontils mangé leur pain blanc ? Il est difficile de ne pas se poser la question,
alors que les avertissements se sont
succédé dans le secteur la semaine
dernière. General Motors, Ford,
Daimler, Nissan, Fiat Chrysler,
Hyundai, tous ont annoncé de mauvaises nouvelles à l’occasion de
leurs résultats semestriels : baisse
des objectifs pour 2018 chez GM,
chute des profits chez Daimler, Fiat
Chrysler et Nissan, et même lourde
restructuration annoncée chez
Ford. Dans ce contexte, les français
font figure d’exception : Renault
et PSA ont non seulement réalisé un
excellent semestre, mais ils ont
confirmé leurs objectifs sur l’année.
Cessions en vue chez LafargeHolcim
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION LafargeHolcim a enregistré un
chiffre d’affaires semestriel de 13,3 milliards de francs suisses (+2,7 %
en réel et +4,8 % en base comparable) pour un résultat net part du
groupe de 318 millions (–281 millions sur un an), grevé de 300 millions de coûts de réorganisation liés aux fermetures des sièges de
Paris et Zurich. « La croissance s’accélère », avec des ventes en hausse
de 6,2 % au deuxième trimestre, a noté son dirigeant Jan Jenisch. Le
groupe, qui a des cimenteries dans 54 pays, va en céder deux ou trois
pays, soit une cession d’environ 2 milliards de francs.
Ortec rachète
ISS Hygiène
et Prévention
DISTRIBUTION L’Autorité de la
concurrence a infligé vendredi à
Fnac Darty une amende de 20 millions d’euros pour non respect de
ses engagements dans le cadre du
rapprochement des deux enseignes. Elle lui reproche de ne pas
avoir cédé avant le délai imparti
trois des six magasins dont le
groupe devait se séparer. A la place
des deux Darty non vendus, elle
demande de céder les magasins de
Montmartre et Passy. Le groupe
juge, de son côté, le montant de
l’amende disproportionné.
Shutterstock
Foudres américaines
et taxes chinoises
SERVICES AUX ENTREPRISES
Chez Ortec, groupe de services à
l’industrie, l’été est propice aux
acquisitions. Après le spécialiste du
génie électrique Brunet il y a un an,
cela va être au tour d’ISS Hygiène et
Prévention de tomber dans son
escarcelle. Il est entré en négociation exclusive avec le géant danois
ISS pour acheter cette filiale hexagonale dont l’activité pèsera en 2018
plus de 120 millions d’euros. Avec
cet achat, Ortec réalisera un chiffre
d’affaires proforma de plus de
1,2 milliard d’euros.
C’est que le ciel se couvre pour la plupart des constructeurs. Après un
redressement spectaculaire depuis
la lourde crise de 2009-2012, les nuages s’accumulent à l’horizon, susceptibles de plomber leur renta-
d’autres éléments exogènes pèsent
sur les comptes de résultat : les effets
de change (–368 millions sur le
bénéfice semestriel de Renault, par
exemple), ou encore la hausse des
prix de l’acier – même sans droits de
douane.
Nouvelles normes
En Europe, les nouvelles normes
d’homologation des véhicules neufs
(dites WLTP), qui entreront en
vigueur le 1er septembre, causent
aussi quelques soucis aux constructeurs. En raison des embouteillages chez les homologateurs,
certains véhicules manqueront au
catalogue en septembre, ce qui
pèsera sur les ventes. Si PSA et
Renault affirment qu’ils ne seront
pas touchés, Daimler ou Volkswagen ont déjà évoqué fermetures
« On est clairement
en haut de cycle,
et c’est une
industrie cyclique. »
LAURENT PETIZON
Managing Director chez
AlixPartners
d’usines et retards. Et les équipementiers comme Valeo en subissent
les conséquences. « Nous avons dû
revoir nos objectifs sur l’année, mais il
s’agit d’un phénomène provisoire », a
souligné Jacques Aschenbroich,
PDG du groupe. La croissance des
grands marchés automobiles mondiaux menace aussi de marquer le
pas. « On est clairement en haut de
cycle, et c’est une industrie cyclique »,
estime Laurent Petizon, chez AlixPartners. Le marché américain a
déjà reculé de 1,8 % l’an dernier, et
pourrait encore baisser jusqu’en
2020, selon les prévisions du cabinet, qui voit aussi la croissance
ralentir en Chine et en Europe.
Et ce au moment même où les
constructeurs doivent redoubler
d’effort en R&D face aux contraintes
sur les émissions polluantes. « Le
coût est d’autant plus élevé qu’il y a
une grosse incertitude sur les motorisations qui vont émerger, entre l’électrique, l’hybride, l’hybride rechargeable… », poursuit l’expert. Dans sa
dernière étude sur le secteur, AlixPartners a calculé que la marge
d’exploitation moyenne des 25 premiers constructeurs, qui avait
rebondi de 4,3 % en 2012 à 6,3 % en
2016, était légèrement retombée à
6 % l’an dernier. n
Nouveau semestre record pour Renault
Le groupe automobile
français a affiché un chiffre
d’affaires et une marge
opérationnelle record. Il
voit toutefois son bénéfice
net reculer à cause de
Nissan, dont il détient 43 %.
AFP
Une amende
de 20 millions
pour Fnac Darty
ÉNERGIE Emmanuel Macron s’est
dit vendredi ouvert à la construction d’un gazoduc entre la France et
l’Espagne, à condition que le projet
s’accompagne d’un arrêt des centrales à charbon et qu’il fasse « sens économiquement ». « Nous avons mandaté nos régulateurs pour travailler
sur, selon les scénarios, la pertinence
des nouvelles interconnexions gazières, et en particulier l’interconnexion
gazière entre la France et l’Espagne »,
a-t-il dit après une rencontre avec
les Premiers ministres espagnol et
portugais.
Ortec
Macron ouvert
à un gazoduc
avec l’Espagne
bilité. « Les éléments ne manquent
pas pour se faire peur sur le secteur : le
Brexit, Trump, les nouvelles normes
d’homologation, les objectifs CO2, les
conséquences du “dieselgate”… », énumère Gaëtan Toulemonde, analyste
chez Deutsche Bank, expliquant la
forte décote du secteur en Bourse.
Certes, l’un de ces nuages pourrait s’éloigner si le président américain et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui
viennent de conclure une trêve,
signaient un accord commercial.
L’instauration de droits de douane
entre les deux zones s’annonçait
dévastatrice pour l’industrie automobile. Mais, pour éviter l’orage, il
faudra aussi que les Etats-Unis
s’accordent avec la Chine : Daimler
a clairement mis en cause les taxes
chinoises, susceptibles d’affecter les
ventes de ses SUV fabriqués en Alabama et exportés dans l’empire du
Milieu. Un risque qui pourrait aussi
toucher BMW et ses SUV fabriqués
en Caroline du Sud.
Les groupes présents aux EtatsUnis ont d’ores et déjà subi les foudres protectionnistes de Donald
Trump, qui a taxé les importations
d’acier et d’aluminium : Ford a chiffré l’addition à 1,6 milliard de dollars
sur l’année et GM à 1 milliard. Enfin,
L’automobile française se porte
bien. Quelques jours après
les résultats spectaculaires annoncés par son rival tricolore PSA,
Renault n’a pas à rougir de ses performances, loin de là. Avec ses cinq
marques (Renault, Dacia, Lada,
Samsung Motors et Alpine), et
après une année 2017 déjà exceptionnelle, le groupe au losange a
enregistré de nouveaux records sur
les six premiers mois de 2018 : chiffre d’affaires en hausse de 1,4 %, à
29,9 milliards d’euros, résultat opérationnel à 1,9 milliard (+5,2 %),
portant la marge à 6,4 %.
Son bénéfice net a toutefois été
pénalisé par les résultats de Nissan,
dont il détient 43,4 % : alors que sa
filiale a publié jeudi des profits en
recul, Renault a vu son résultat net
reculer de 16,3 % sur le semestre, à
2 milliards d’euros.
« Ces résultats récompensent
notre stratégie de diversification géographique, le succès de nos gammes,
et la mobilisation de tous nos collaborateurs », s’est félicité le PDG de
Renault, Carlos Ghosn, tout en soulignant le « contexte économique
volatil ». Renault a souffert d’effets
de change lourdement défavorables (368 millions d’impact sur le
résultat opérationnel), notamment
sur le peso argentin, ainsi que de
l a h a u s s e d e s p r i x d e l ’a c i e r
(192 millions). Des vents contraires
qu’il a réussi à compenser par les
volumes et des augmentations de
prix, mais aussi des réductions de
coûts (198 millions d’euros).
Rebond du marché russe
RCI Banque, la structure de financement du groupe, dont le résultat
opérationnel a grimpé de 13 %, et
Avtovaz, la filiale russe de Renault,
ont aussi largement contribué à ces
bons résultats. « Nous sommes très
satisfaits du retournement d’Avtovaz, intervenu plus tôt que prévu », a
La Kwid fait un carton
en Amérique latine
Après un démarrage difficile, la Kwid cartonne
aujourd’hui au Brésil et en Argentine : les ventes
de la petite voiture low cost ont atteint 83.000 unités
sur le semestre (+61 %), malgré une dégringolade
sur le marché indien, qui souffre d’un renouvellement
insuffisant des produits. « C’est un marché difficile, où la
concurrence est agressive et le réseau de concessionnaires
insuffisant », relève le chercheur Bernard Jullien.
Ce petit crossover à très bas coûts constitue un enjeu
fort pour Renault, qui développe une version électrique
pour attaquer le marché chinois en 2019.
souligné Thierry Bolloré, directeur
général adjoint de Renault. Avec sa
marque Lada et le succès de ses
nouveaux modèles Vesta et XRay,
Avtovaz a bénéficié à plein du
rebond du marché russe et dégagé
un profit de 105 millions sur la
période.
Renault peut enfin se féliciter
du résultat des lancements effectués cette année, en particulier
du nouveau Duster de Dacia en
Europe, et de la Kwid en Amérique latine. « Ces deux modèles ont
dépassé nos attentes », a insisté
Thierry Bolloré. Enfin, le dirigeant a confirmé que le groupe
tirait un trait, pour l’instant, sur
l’Iran. A l’inverse de PSA, la suspension de ces activités au pays
des mollahs n’occasionnera pas
de provisions, car les nouveaux
investissements prévus n’avaient
pas encore été engagés. Malgré
l’environnement incertain, le
groupe a confirmé tous ses objectifs sur l’année : hausse du chiffre
d’affaires, marge opérationnelle
supérieure à 6 % et free cash-flow
de la division automobile positif.
— A. F.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
Vinci demande à l’Etat
des négociations
sur l’aéroport
de Nantes Atlantique
AÉROPORTS
Malgré les centaines
de millions d’euros
de pénalités en jeu,
le groupe a indiqué
qu’aucune
discussion n’était
en cours sur
la résiliation
de sa concession.
Le Premier ministre avait
aussi affirmé le 5 juillet négocier
avec Vinci (qui là encore dément)
la réalisation dès 2019 d’investissements à Nantes Atlantique
pour « quelques dizaines de millions d’euros ». Le groupe de BTP
et de concessions s’en étonne
et dit attendre de savoir comment un tel montant, fixé unilatéralement et supérieur aux
investissements prévus par le
contrat actuel, sera financé.
Myriam Chauvot
mchauvot@lesechos.fr
Créer un « champion
mondial français »
Annoncée le 26 juin par le ministère des Transports et réitérée le
5 juillet par le Premier ministre,
Edouard Philippe, la décision de
résilier la concession de l’aéroport de Nantes Atlantique semblait s’inscrire dans les négociations que l’Etat menait depuis
janvier avec Vinci, le concessionnaire, suite à l’abandon du projet
à Notre-Dame-des-Landes. Les
pénalités de résiliation de ce
contrat (qui concède à la fois
Saint-Nazaire, Nantes et NotreDame-Des-Landes) étant estimées à plusieurs centaines de
Vinci se trouve ainsi dans une
situation étrange, alors que
s’approche la mise en vente des
50 % de l’Etat dans Aéroports de
Paris (ADP). « Nous sommes le
numéro quatre mondial des
concessions aéroportuaires, avec
un peu moins de 200 millions de
passagers par an, ADP est
numéro deux, ce serait une formidable opportunité de créer un
champion mondial français », a
fait miroiter Xavier Huillard.
Mais, là aussi, les incertitudes
sur les choix de l’Etat ne sont pas
encore levées. Vinci ne veut
qu’un bloc d’actions assurant un
A220 : Airbus réclame 20 % de
baisse des prix aux fournisseurs
que le nouveau PDG du programme
A220, Philippe Balducchi, se fait fort
de gommer, en liant l’augmentation
des volumes à la baisse des prix. « Je
ne veux pas entrer dans les détails
parce que cela va dépendre des fournisseurs, mais certainement, nous
allons leur demander des efforts »,
annonçait-il déjà en mai. « Il n’y a pas
de raison pour les fournisseurs d’être
inquiets, ajoutait-il. Pour réussir, il
faut améliorer la compétitivité, ce qui
permettra de générer plus de volume.
C’est la règle du jeu pour tous les programmes ».
AÉRIEN
Pour relancer
l’ex-Cseries de
Bombardier, Airbus
veut renégocier les
contrats de soustraitants et réduire
les coûts de 20 %.
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
Moins 20 % : telle est l’ampleur de la
baisse des prix demandée par Airbus aux fournisseurs de l’A220 –
l’ex-Cseries de Bombardier – passé
sous le contrôle de l’avionneur européen en juin. A peine arrivée aux
commandes, la nouvelle direction
mise en place par Airbus a adressé
un message sans ambiguïté à la centaine d’équipementiers aéronautiques présents sur les deux modèles,
A220-100 et A220-300, de 110 à
160 sièges. Le redécollage du programme, qui a creusé pendant dix
ans les pertes de Bombardier, passera par une augmentation des ventes, une montée en cadence de la
production, mais aussi par la rené-
Remplir le carnet
de commandes
Les objectifs de livraison
d’A220 en 2018 restent de
l’ordre de l’artisanat de luxe.
Photo Pascal Pavani/AFP
gociation des contrats de fournisseurs. Avec le choix entre une baisse
des prix de l’ordre de 20 % ou un
changement de sous-traitants.
Le principal handicap du programme Cseries a toujours été ses
coûts de production, restés supérieurs aux prévisions de Bombardier, malgré plusieurs coupes franches dans les effectifs. Un handicap
Reste à savoir dans quel ordre Airbus compte procéder. La baisse des
prix doit-elle précéder la hausse des
volumes ou l’accompagner ? Car,
pour l’heure, les objectifs de livraisons d’A220 en 2018 restent de
l’ordre de l’artisanat de luxe : pas
plus de 30 appareils, selon les dernières prévisions d’Airbus, contre 17
en 2017. Et aucun objectif précis de
montée en cadence n’a encore été
annoncé. D’après les confidences faites à certains analystes, Airbus voudrait monter à 150 appareils par an
au début de la prochaine décennie,
avec une seconde chaîne d’assemblage à Mobile, dans l’Alabama, en
complément de celle de Montréal.
Mais tout dépendra de l’évolution
du carnet de commandes de l’A220.
Les 120 commandes et engagements
d’achats – dont 60 fermes – engrangés la semaine dernière au Salon de
Farnborough, sont de bon augure.
Néanmoins, son principal concurrent, l’E2 du brésilien Embaer, en
passe d’être repris par Boeing, a raflé
plus de 300 commandes et engagements d’achats durant le même
Salon. Et pour l’heure, le carnet de
l’A220 reste autour de 400 commandes, dont une centaine incertaine. C’est moins que le nombre de
commandes d’A320 remportées par
Airbus depuis le début de l’année. Et
c’est probablement là que réside le
principal handicap commercial de
l’A220. La guerre des prix à laquelle
se livrent Airbus et Boeing sur le
marché des mono-couloirs moyencourriers, avec l’A320 neo et le B737
Max, a coupé l’herbe sous le pied du
Cseries de Bombardier, en permettant aux compagnies aériennes
d’acheter des avions plus gros pour
un prix équivalent. Et cette compétition ne donne aucun signe d’apaisement. n
RÉSULTATS DU 1ER SEMESTRE 2018
FORTE PERFORMANCE
DANS UN CONTEXTE VOLATIL
« Nous avions
proposé en janvier
de procéder par
avenant au contrat
de concession,
pour transférer les
investissements
[de] Notre-Damedes-Landes,
abandonné,
sur Nantes
Atlantique. »
XAVIER HUILLARD
PDG de VInci
contrôle clair d’ADP. Or « on ne
sait pas encore comment l’Etat
veut procéder, s’il cédera ses 50 %
en un bloc ou pas, s’il voudra garder une “golden share”, etc. », a
relevé le patron du groupe qui
reste prudent : « Nous serons
parmi les compétiteurs si les
conditions sont réunies, mais il y
aura une très forte compétition. »
Les 50 % de l’Etat sont estimés autour de 9,5 milliards
d’euros, mais l’aspect financier,
lui, n’est pas un obstacle. « Nous
avons les moyens d’y aller
seul. La décision de s’allier ou
non à un partenaire financier
n’est pas prise », a noté le PDG.
Mais avoir un allié a des avantages politiques s’il faut un jour
négocier avec l’Etat, comme à
Nantes Atlantique, où la chambre de commerce et d’industrie
locale est dans le consortium
concessionnaire.
Les concessions aéroportuaires représentent 3,8 % du chiffre
d’affaires de Vinci, contre 0,8 %
en 2013. Le groupe y a investi
5 milliards d’euros en cinq ans
et, quels que soient leurs aléas,
elles restent sa priorité stratégique, car l’aérien est en plein
boom. « En moyenne mondiale,
le trafic passagers des aéroports
progresse deux fois plus vite que le
PIB », a rappelé le responsable
de cette activité chez Vinci, Nicolas Notebaert. Voire plus : au
premier semestre, le trafic passagers a encore grimpé de 9,3 %
dans les 36 aéroports de Vinci et
la croissance, à Nantes, est à
deux chiffres. n
BNPA
COURANT
+ 13,4 %
(1)
CHIFFRE
D’AFFAIRES
+ 4,0 %
(2)
MARGE
OPÉRATIONNELLE
COURANTE
+ 51
PB (2)
FREE
CASH-FLOW
+ 20,0 %
à taux de change constant(1)
1,76 €
12,5 milliards €
« Au premier semestre, Danone
a de nouveau enregistré de très
bons résultats, alliant croissance
des ventes, forte amélioration
de la marge et progression
du free cash-flow. Cette forte
performance, réalisée malgré
un environnement volatil et des
événements défavorables
inattendus sur certains marchés,
traduit les fondamentaux solides
de notre activité et le maintien
de notre discipline financière.
Elle reflète un portefeuille
plus équilibré, reposant sur
des moteurs de croissance
plus nombreux, et les premières
réalisations de Protein, notre
CALENDRIER 2018/2019
17 octobre 2018
Chiffre d’affaires 3ème trimestre 2018
19 février 2019
Résultats annuels 2018
14,27 %
programme d’un milliard d’euros
d’économies.
En dehors de la situation
exceptionnelle au Maroc, tous les
pôles sont en croissance au
deuxième trimestre.
La demande en Nutrition
Spécialisée en Chine est restée
dynamique, les Eaux ont de
nouveau enregistré
une croissance diversifiée et
les Produits Laitiers et d’Origine
Végétale ont renoué avec
la croissance, tirant les bénéfices
de l’acquisition de WhiteWave
et profitant d’une amélioration
des produits laitiers frais dans
des régions clés.
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actionnaires :
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1,1 milliard €
Cela m’amène à confirmer notre
objectif pour l’année. À plus long
terme, nous avons démarré cet
été le travail sur les objectifs
Danone 2030 présentés lors de
notre dernière Assemblée
Générale. Ces objectifs confortent
l’importance de notre vision “One
Planet. One Health” qui s’affirme
chaque jour comme un moyen
unique de créer et de partager
de la valeur durable au bénéfice
de tous. »
Emmanuel Faber
Président-Directeur Général de Danone
(1) Hors Effet de la Transaction Yakult
(2) En données comparables New Danone
millions d’euros, la présentation
par Vinci vendredi de ses résultats semestriels – fort robustes –
semblait aussi l’occasion de
faire le point sur les négociations. Surprise : il n’y en a pas.
Interrogé à ce propos, le PDG
du groupe, Xavier Huillard, a
répondu : « Nous attendons que
l’Etat ouvre rapidement des
discussions », affirmant avoir
découvert une « résiliation
annoncée par voie de presse ». Et
d’ajouter : « Nous avions proposé
en janvier de procéder par avenant au contrat de concession,
pour transférer les investissements prévus pour Notre-Damedes-Landes, abandonné, sur
Nantes-Atlantique », afin
d’accroître ses capacités.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 // INDUSTRIE & SERVICES
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
SNCF : les perturbations se poursuivent,
la polémique enfle
l La SNCF demande une indemnisation à RTE, l’opérateur du réseau de transport d’électricité,
après la panne géante qui a paralysé la gare Montparnasse.
l RTE promet de rétablir le courant d’ici à mardi. Le gouvernement lance une mission d’enquête.
TRANSPORTS
Clotilde Briard
@ClotildeBriard
Vincent Collen
@VincentCollen
Le début de la semaine s’annonce
difficile à la fois pour les voyageurs
devant partir ou arriver à la gare
Montparnasse, pour la SNCF et pour
RTE, l’opérateur du réseau de transport d’électricité. La perturbation du
trafic liée à l’incendie intervenu vendredi dans un poste électrique de
RTE à Issy-les-Moulineaux (Hautsde-Seine) va en effet se poursuivre
au moins jusqu’à ce lundi soir ou
mardi, date à laquelle est désormais
prévu le rétablissement complet du
courant gare Montparnasse. RTE
tablait initialement sur jeudi mais a
réussi à accélérer la cadence. Après
un dimanche où seul un train sur
deux a pu circuler, les prévisions
pour ce lundi sont du même
ordre. Alors que le chassé-croisé
entre juillettistes et aoûtiens est à
son comble.
Un impact sur la
maintenance des TGV
Dès le début, la SNCF a mis la pression sur RTE face à un problème qui
menaçait de s’installer dans la
durée. Il s’agissait aussi de faire comprendre au grand public que, cette
fois-ci, le groupe ferroviaire n’était
pour rien dans les perturbations. Il
faut dire que le problème intervient
quasiment un an après une panne
de signalisation qui avait conduit à
l’arrêt du trafic à Montparnasse en
plein week-end. Et après que les
Le « document de travail »
présenté aux instances de
direction doit être complété
par des consultations
internes cet automne.
La SNCF met la pression sur RTE face à un problème qui s’installe dans la durée. Le trafic continuera à être perturbé au début de la
semaine. Photo Gérard Julien/AFP
Français ont connu pendant plusieurs mois les aléas dus à la grève.
De son côté, RTE assure qu’il fait
« tout son possible » pour rétablir le
courant. L’ampleur des dégâts provoqués par l’incendie rend le poste
électrique inutilisable et l’opérateur
est en train de mettre en place un
contournement. Les travaux seront
terminés ce lundi matin, a promis
dimanche soir François Brottes, le
président du directoire de RTE. Des
tests seront ensuite nécessaires. Le
courant sera rétabli « dès lundi soir »
s’ils sont concluants, a-t-il dit, et au
plus tard « mardi en fin de journée ».
RTE et ses sous-traitants travaillent
« 24 heures sur 24 » pour déployer
des câbles et d’autres équipements,
assure l’opérateur du réseau de
transport d’électricité.
En attendant, la polémique enfle.
Une mission d’enquête a été lancée
par Nicolas Hulot, ministre de la
Transition écologique, et Elisabeth
Borne, ministre des Transports, sur
cet incendie qui a montré « une fragilité manifeste dans l’alimentation de
substitution de la gare Montparnasse ». Pour la SNCF, le problème
ne porte pas seulement sur la gare. Si
moins de trains ont pu circuler
dimanche que samedi, c’est qu’une
partie d’entre eux n’ont pas pu être
remis en circulation. L’atelier de
maintenance des TGV près de
Montparnasse n’est en effet plus alimenté en électricité, lui non plus. « Il
y a des rames qu’on ne peut plus sortir
parce qu’elles ne sont pas en sécurité
pour nos voyageurs », a indiqué
Rachel Picard, directrice générale
de Voyages SNCF. Ce qui sous-entend que, une fois le courant intégralement rétabli, tous les trains ne
pourraient pas immédiatement partir pour autant.
Remboursement
La SNCF, qui conseille à ceux qui le
peuvent de reporter leurs déplacements, remboursera les voyageurs
au-delà de trois heures de retard et
aucuns frais ne seront prélevés
pour changer de billet. Mais elle va
demander un dédommagement à
RTE. « Nous allons nous retourner
vers notre fournisseur RTE pour lui
demander de nous indemniser », a
indiqué Guillaume Pepy, le PDG de
la SNCF, sur BMFTV, estimant alors
que les perturbations devraient
coûter quelques millions d’euros.
La SNCF assure que son contrat
avec RTE prévoit le raccordement
de Montparnasse à trois sous-stations, ce qui permet d’assurer l’alimentation même en cas de panne.
« Aucune des trois sous-stations
n’était opérationnelle après l’incendie. RTE n’a pas prévu de solution de
secours », a critiqué Claude Solard,
directeur des infrastructures de la
SNCF dans « Le Parisien ». RTE
n’était pas en mesure de répondre à
ces mises en cause dimanche soir. n
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
La SNCF a publié vendredi des
résultats semestriels plombés par
la grève contre la réforme ferroviaire, mais dont elle retire tout de
même quelques motifs de satisfaction. Le groupe avait déjà communiqué en fin de semaine dernière
sur le coût des 37 jours d’arrêts de
travail, qui a amputé son résultat
d’exploitation de 790 millions
d’euros. Au niveau du chiffre d’affaires, l’impact est de 890 millions,
avec à la clef un recul de 3,3 %, à
16,1 milliards d’euros. « Sans cette
grève, l’activité afficherait une croissance d’environ 4 % », indique la
SNCF dans un communiqué. Par
rapport au premier semestre 2017,
la marge opérationnelle décroche
de 2 à 1 milliard d’euros. Mais ce
décrochage a été compensé pour
partie par la poursuite des plans
d’économies, « qui permettent de
dégager plus de 330 millions de gains
de productivité ».
Au sein du groupe, SNCF Mobilités, la compagnie chargée de faire
circuler les trains, enregistre un
chiffre d’affaires en baisse de 0,7 % à
périmètre et taux de change constants, alors qu’il aurait augmenté de
5 % sans la grève, estime la direction.
Le poids de la décision
sur les péages TGV
Cette dernière se console avec la
forte croissance (+9,6 %) du nombre de passagers TGV au premier
trimestre, comme en 2018. Une tendance qu’elle espère voir resurgir
maintenant que la grève est achevée. Pour l’instant, c’est plutôt bien
parti : le trafic cet été affiche une
hausse de 3,5 % par rapport à la
même période en 2017.
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Mais les résultats de SNCF Mobilités sont d’ores et déjà favorablement
impactés par la réforme ferroviaire.
La décision du gouvernement de
limiter dans les années à venir la
hausse des péages TGV va améliorer
structurellement la rentabilité de
l’activité. Cela a conduit les commissaires aux comptes à réviser à la
hausse la valeur du parc de rames,
qui augmente de 3,2 milliards. Alors
que le résultat net récurrent plonge
dans le rouge (–90 millions), cet ajustement comptable aboutit à un
résultat paradoxal : SNCF Mobilités
affiche un résultat net record de
3,2 milliards… après avoir subi le plus
long conflit social de son histoire.
La dette de SNCF
Réseau, le gestionnaire
d’infrastructures, a
à nouveau progressé
de 2,5 milliards
en un an.
Pour SNCF Réseau, l’entité chargée de gérer les infrastructures, la
décision de l’exécutif a le résultat
inverse. La modération des péages
TGV viendra limiter sa principale
source de revenus. Les commissaires aux comptes ont donc décidé de
déprécier de 3,4 milliards la valeur
Il faudra patienter encore quelques
mois pour connaître le nouveau projet stratégique de la SNCF. Alors que
le gouvernement avait annoncé
après l’adoption de la réforme ferroviaire en juin que le document serait
« finalisé d’ici à l’été », les différents
organes de gouvernance du groupe
n’ont examiné jeudi et vendredi
qu’un « document de travail » qui fixe
les grandes orientations. Celles-ci
« seront enrichies et amendées au
regard des échanges qui se dérouleront cet automne avec les managers,
les salariés et leurs représentants », a
annoncé la direction dans un message aux salariés, vendredi. L’adoption du texte est donc renvoyée à jan-
Dans le même temps,
les discussions vont
se poursuivre pour
mettre au point
la structure et la
nouvelle gouvernance.
vier. D’ici là, place à « la concertation
et l’élaboration collective », avec un
temps fort les 3 et 4 octobre lors du
séminaire des cadres dirigeants.
Cinq engagements
Les résultats du groupe plombés par la grève,
mais soutenus par la réforme ferroviaire
La SNCF annonce une perte
de 762 millions d’euros
au premier semestre.
Dans le même temps,
SNCF Mobilités affiche
un profit record
grâce à la réforme.
L’adoption
du projet
stratégique
reporté
à janvier
du réseau ferroviaire, qui ne pèse
plus que 30 milliards, alors qu’il en
valait encore 43 milliards en 2014.
Conséquence, SNCF Réseau affiche
une perte de 3,9 milliards.
Dans le même temps, la dette du
gestionnaire d’infrastructures a à
nouveau progressé de 2,5 milliards
en un an et atteignait au 30 juin
48,6 milliards. Des chiffres qui
montrent que la reprise par l’Etat de
35 milliards de dette ferroviaire,
acté fin mai, était inéluctable.
Au final, le groupe dans son
ensemble affiche une perte de
762 millions sur les six premiers
mois de l’année, contre un bénéfice
de 119 millions en 2017. n
Baptisé « Une nouvelle ambition ferroviaire », le document servant de
base à ces travaux, que « Les Echos »
ont pu consulter, reprend la plupart
du temps des objectifs et des mesures déjà annoncés. La principale
nouveauté réside dans la définition
de cinq « engagements » que prendra le groupe public. Celui-ci entend
« augmenter la part modale du ferroviaire et le nombre de voyageurs
SNCF », ainsi que « la confiance dans
le service ferroviaire », en améliorant la ponctualité et la régularité.
Le taux de satisfaction des clients,
ainsi que celui des salariés, devra
également progresser. Enfin la
SNCF veut « garantir l’absence de
reconstitution d’une dette ferroviaire
non soutenable ». Pour que ces engagements soient « étayés et crédibles,
des indicateurs de suivi simples et
chiffrés seront arrêtés à l’automne
2018 », annonce le texte. Le document liste enfin les forces et les faiblesses du groupe public, et parmi
ces dernières, un réseau ferroviaire
miné par des décennies de sous-investissements, « avec un âge moyen
des voies et des aiguillages de 30 ans,
et plus d’un quart de voies ferrées qui
dépassent la durée de vie fixée » et,
pour y remédier, 1.600 chantiers par
an pendant dix ans.
Dans le même temps, les discussions vont se poursuivre entre la
direction et l’exécutif pour mettre au
point la structure et la nouvelle gouvernance du groupe, qui doivent
être définies dans des ordonnances
gouvernementales devant être prises dans les mois à venir. Le sujet
donne lieu à un certain nombre de
crispations en interne, entre les
tenants d’une organisation intégrée
et ceux qui souhaitent au contraire
de l’autonomie pour chaque activité. Le degré de liberté à accorder à
Gares et Connexions, le gestionnaire des gares, vis-à-vis de SNCF
Réseau, dont il doit devenir une
filiale, illustre ce débat.
— L. S.
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INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
BP change de dimension dans le pétrole
de schiste aux Etats-Unis
l Le pétrolier britannique reprend les actifs américains de BHP.
l Il signe sa plus grosse acquisition depuis la marée noire de Deepwater
Horizon, en 2010, qui lui avait coûté près de 70 milliards de dollars.
BHP va récompenser
ses actionnaires
ÉNERGIE
Le numéro un mondial
des mines tourne la page
du pétrole de schiste. La
cession pourrait contribuer
à apaiser ses actionnaires
mécontents.
Vincent Collen
@VincentCollen
BP frappe un grand coup pour renforcer sa position sur l’un des secteurs de l’énergie les plus en vue du
moment, le pétrole de schiste américain. Le pétrolier britannique va
acheter les actifs aux Etats-Unis de
BHP, le premier groupe minier
mondial. La transaction, d’un montant de 10,5 milliards de dollars
(9 milliards d’euros), a été annoncée
vendredi. Il s’agit de la plus grosse
acquisition réalisée par BP depuis la
marée noire de Deepwater Horizon,
en 2010, une catastrophe qui lui a
coûté près de 70 milliards de dollars.
BP acquiert des capacités de production de 190.000 barils par jour et
4,6 milliards de barils de réserves
situées en Louisiane et surtout au
Texas, en particulier dans le Bassin
permien, où dominent aujourd’hui
des compagnies américaines
comme Occidental, Pioneer, Chevron et ExxonMobil. Le Texas est
devenu l’une des premières régions
productrices de pétrole au monde
avec l’essor du schiste ces dernières
années, dépassant désormais l’Iran
et l’Irak. Et les perspectives de croissance sont encore élevées. « C’est une
étape majeure et un ajout d’envergure
mondiale au portefeuille de BP », a
déclaré Bob Dudley, le directeur
Muryel Jacque
@MuryelJacque
général du groupe. « C’est le signe que
BP tourne enfin la page de Deepwater
Horizon », estiment les analystes
d’UBS. « Cette opération va transformer l’activité de BP aux Etats-Unis »,
commente pour sa part Maxim
Petrov, analyste chez Wood Mackenzie. La major britannique était
jusqu’à présent « beaucoup moins
exposée que ses concurrents » au
pétrole de schiste américain, rappelle-t-il. L’acquisition va immédiatement augmenter la production de
BP outre-Atlantique de près de 20 %,
calcule le même expert. Elle devrait
atteindre un million de barils par
jour en 2020 et 1,4 million en 2025,
selon lui.
Après avoir commencé la journée de
vendredi en net recul, l’action a terminé la séance en légère hausse à
Londres (+ 0,50 %). n
Cessions d’actifs
BP prévoit des cessions d’actifs pour
5 à 6 milliards de dollars afin de
maintenir son endettement dans
une fourchette comprise entre 20 %
et 30 % de ses fonds propres après
cette opération. Pour soigner ses
actionnaires, la major britannique
va augmenter son dividende de
2,5 % au titre du deuxième trimestre,
pour la première fois depuis 2014.
10,5
MILLIARDS DE DOLLARS
Le montant du rachat par BP
des actifs américains du groupe
minier BHP.
Pour BHP, l’aventure douloureuse
du pétrole et du gaz de schiste américain s’achève. Le premier groupe
minier mondial vient de vendre la
grande majorité de ses actifs dans
le secteur au géant pétrolier britannique BP pour 10,5 milliards de dollars, et le reste à la société Merit
Energy pour 300 millions. A la
Bourse de Sydney comme sur celle
de Londres, les investisseurs ont
salué l’annonce. L’action de BHP a
nettement progressé. Car l’histoire
se termine mieux qu’elle n’avait
commencé pour le producteur
anglo-australien qui y aura
englouti beaucoup d’argent. Le
montant retiré de cette grosse cession décidée en août dernier est
plus élevé que les 8 à 10 milliards
attendus par les analystes.
BHP a donc choisi de récompenser ses actionnaires pour leur
patience. « Notre dette nette recule
actuellement vers le bas de notre fourchette de 10 à 15 milliards de dollars et,
dans le cadre de notre allocation de
capital, nous espérons restituer le
produit net des transactions aux
actionnaires », a indiqué le directeur
général Andrew Mackenzie. La
vente de ces actifs pourrait contribuer à apaiser des investisseurs
mécontents, parmi lesquels l’activiste Elliott Management. Au cours
des dix-huit derniers mois, le fonds
américain a fait pression à plusieurs reprises sur BHP pour qu’il
opère un changement radical, fustigeant des acquisitions « désastreuses » – pétrole de schiste en tête –, et
une « mauvaise allocation du capital » de la société.
Une sortie « propre »
C’est une sortie « propre », a réagi
Tyler Broda, analyste chez RBC
Capital Markets. « En outre, ce
retour de l’argent aux investisseurs
devrait non seulement améliorer le
rendement mais aussi le sentiment à
l’égard de BHP », estime l’expert.
L’an dernier, BHP avait expliqué
que ses actifs dans le schiste
n’étaient plus « alignés avec sa stratégie à long terme ». En 2014 encore,
le géant des matières premières
considérait le pétrole comme l’un
de ses quatre piliers avec le fer, le
charbon et le cuivre. Mais le groupe
s’est recentré davantage à partir de
2015, année où il a accusé une perte
historique, notamment en raison de dépréciations massives passées sur ses actifs dans le schiste.
Au final, il dit avoir cédé plus de
18 milliards de dollars d’actifs
depuis six ans. n
Transform to perform : Transformer pour valoriser.
Crédit photos : iStock / Y. Dube, Feellife, Scanrail, Xubingruo. Réalisation :
Total lance l’exploitation d’un
champ au large de l’Angola
ÉNERGIE
Le pétrolier français
commence l’exploitation du plus important
champ pétrolifère
en mer en Angola.
Total a lancé la production vendredi sur l’un de ses projets phares
de l’année, le champ pétrolier en
eaux profondes de Kaombo, au
large des côtes de l’Angola. Une première plate-forme flottante a été
mise en service. Elle produira quelque 115.000 barils de brut par jour.
Les volumes extraits de Kaombo
sont appelés à doubler l’an prochain avec le démarrage d’une
seconde plate-forme.
Ces 230.000 barils par jour représenteront pas moins de 15 % de la
production pétrolière de l’Angola.
Le projet a nécessité 16 milliards de
dollars d’investissements, pris en
charge par Total à hauteur de sa
participation de 30 %, aux côtés de
la compagnie nationale Sonangol,
du chinois Sinopec, de l’américain
ExxonMobil et du portugais Galp.
Etape majeure
Total est le premier opérateur étranger d’Angola, un pays hautement
stratégique pour le groupe. Il est le
cinquième pays contributeur à la
production de Total derrière la Russie, les Emirats arabes unis, le Nigeria et la Norvège. « Le démarrage de
Kaombo est une étape majeure pour
nous », confirme Guy Maurice, responsable des activités d’explorationproduction pour l’Afrique. C’est sur
c e t y p e d e p r o j e t s q u e To t a l
compte pour augmenter sa production de 7 % cette année, une prévision revue à la hausse il y a quel-
DES PERFORMANCES SOLIDES
POUR LE PREMIER SEMESTRE 2018
L’exploitation du champ pétrolifère représentera 15 %
de la production de brut angolais. Photo Total
ques jours. L’Angola se relève
difficilement de la chute des cours
du brut, entre 2014 et 2017, qui a profondément pénalisé l’économie. Le
pétrole représente en effet la quasitotalité des exportations du pays, les
trois quarts des recettes fiscales et un
tiers du PIB.
« La crise a forcé l’Angola à revenir
à la table des négociations avec les institutions financières internationales
après avoir ostensiblement ignoré
leurs recommandations pendant
quinze ans », explique Philippe
Copinschi, professeur à Sciences Po.
Elle a aussi favorisé un changement
de gouvernement, João Lourenço
succédant à José Eduardo dos Santos, qui était à la tête de l’Etat depuis
trente-huit ans. L’une des premières
décisions du nouveau président a
été de démettre de ses fonctions Isabel dos Santos, patronne de la
Sonangol, qui n’était autre que la fille
de son prédécesseur… et l’une des
premières fortunes du continent
africain. Les compagnies pétrolières
comme Total veulent croire que ce
coup de balai sera favorable à leurs
affaires, après des années de blocages et de corruption. Le président
Lourenço « s’attache à accélérer les
réformes pour favoriser le retour des
investissements dans le secteur pétrolier », relèvent les analystes de BMI
Research, en allégeant la fiscalité
notamment. Les compagnies pétrolières devraient investir quelque
20 milliards de dollars dans le secteur des hydrocarbures en Angola
d’ici à 2025, prévoit GlobalData,
beaucoup moins qu’au Nigeria
(47 milliards sur la même période)
ou au Mozambique (46 milliards).
« Il est encore trop tôt pour savoir si les
réformes seront bien suivies d’effet,
tempère Philippe Copinschi. Le risque, comme dans beaucoup de pays
africains, c’est qu’un clan soit remplacé par un autre sans que le système
soit réformé pour autant. »
— V. C.
Imerys valorise une gamme
unique de minéraux pour apporter
des fonctionnalités essentielles
aux produits et procédés de production
de ses clients dans les biens de consommation,
l’équipement industriel ou la construction.
+ 5,3 %
+ 4,7 %
CROISSANCE ORGANIQUE
DU CHIFFRE D’AFFAIRES
CROISSANCE ORGANIQUE DU
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT
OBJECTIF 2018 : hausse du résultat courant net de l’ordre de + 7 %
par rapport à 2017 sur une base pro forma, à environnement de marché
et de devises constants
PROCHAINS RENDEZ-VOUS :
30 octobre 2018, résultats du 3e trimestre 2018
ISIN : FR0000120859 – NK ; Reuters : IMTP.PA ;
Bloomberg : NK.FP. Une information complète
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est disponible sur le site Internet
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16 // INDUSTRIE & SERVICES
L’Allemagne
bloque l’entrée
d’un groupe chinois
dans l’énergie
ÉNERGIE
La banque publique
allemande KfW
rachète les 20 % de
50Hertz, convoités
par le chinois SGCC.
Pour Berlin,
l’opérateur de réseau
à haute tension est
une infrastructure
stratégique.
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Berlin
Berlin a coiffé au poteau le
groupe public chinois State
Grid Corporation of China
(SGCC), qui s’intéressait de trop
près à son goût à l’un des opérateurs de son réseau de transport
d’énergie. La banque publique
KfW, bras financier de l’Etat
allemand, a annoncé vendredi
le rachat d’une participation de
20 % dans 50Hertz, l’un des quatre opérateurs du réseau à
haute tension du pays.
Car 50Hertz, qui assure
l’approvisionnement en élec-
50Hertz assure
l’approvisionnement
d’environ
18 millions
de personnes.
tricité d’environ 18 millions de
personnes dans le nord et l’est
du pays, constitue pour Berlin
une « infrastructure d’énergie
critique » qu’il faut protéger.
« La population et les milieux
économiques attendent une
fourniture en énergie fiable »,
expliquent les ministères de
l’Economie et des Finances, qui
précisent qu’il s’agit d’une solution temporaire et que cette participation doit donc être revendue à terme. C’est la deuxième
fois que l’électricien chinois est
empêché d’entrer au capital de
l’entreprise. Le groupe belge
Elia, qui détenait alors 60 % de
50Hertz, avait racheté en avril
une première tranche de 20 %
mise en vente par l’autre actionnaire de l’opérateur, le fonds
australien IFM… alors que
SGCC était déjà sur les rangs.
Cette fois, c’est donc la banque
publique allemande qui rachète
pour un montant non communiqué la deuxième tranche de
20 % du capital de 50Hertz, dont
IFM voulait également se
défaire. Selon l’AFP, la transaction s’élève à « près de 1 milliard
d’euros ». La KfW rachète en
réalité cette participation à Elia,
qui l’acquiert en utilisant son
droit de préemption. Elia la
revendra « immédiatement et au
même prix » à la banque publique. La Fédération de l’industrie
allemande (BDI) a jugé l’opération « problématique », estimant
qu’elle risquait de « nuire au climat des investissements étrangers ».
Dispositif anti-OPA
L’intérêt chinois pour 50Hertz
avait suscité de vives inquiétudes en début d’année en Allemagne, déjà choquée en 2016 par
l’OPA du chinois Midea sur le
fabricant de robots à succès
Kuka. Berlin s’est doté en 2017
d’un dispositif lui permettant de
bloquer les OPA de groupes
étrangers sur des sociétés allemandes liées à des infrastructures critiques, comme les réseaux
électriques ou les centrales. Il
était impossible pourtant, dans
le cas présent, d’utiliser ce droit
de veto, car il est prévu uniquement pour des participations
supérieures à 25 %. D’où l’astuce
de la transaction au travers
d’Elia. La décision de Berlin
intervient alors que China Three
Gorge, un autre groupe public
chinois, a lancé une OPA sur
l’électricien portugais Energias
de Portugal. Une première suivie de près en Europe. n
1
MILLIARD D’EUROS
Le montant estimé, selon
l’AFP, de la transaction entre
la banque KfW et IFM, le
fonds australien qui détenait
les 20 % de 50Hertz.
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
Danone affiche de bons
résultats malgré le Maroc
AGROALIMENTAIRE
« [Les ventes] sont
tirées par
l’Amérique du Nord,
où le groupe
enregistre son
quatrième trimestre
consécutif
en amélioration. »
Le plus grand
fabricant de yaourts
du monde a vu ses
ventes progresser
au premier semestre.
Tirées notamment par
la bonne performance
de son pôle nutrition
spécialisée.
LES ANALYSTES
DE JEFFERIES
Enrique Moreira
@EnriqueMoreira
Danone peut garder le sourire.
Malgré le boycott marocain, lancé
anonymement sur les réseaux
sociaux à la fin du mois d’avril, les
résultats semestriels du groupe alimentaire français sont positifs.
Son résultat net a ainsi bondi de
23,5 %, à 1,2 milliard d’euros au premier semestre 2018, grâce notamment à la cession de la participation de Danone au sein du japonais
Yakult (spécialisé dans les boissons
fermentées). Le chiffre d’affaires
du groupe croît, quant à lui, de
+4 %, à taux de change et périmètre
constants, à 12,5 milliards.
La marge opérationnelle courante de Danone lors des six premiers mois de l’année s’établit à
14,3 %. Contre 14,1 % au premier
semestre 2017. Si le boycott marocain a ralenti les ventes, la croissance du chiffre d’affaires sur le
seul deuxième trimestre (+3,3 %)
reste toutefois supérieure aux
attentes des analystes (+3,1 %). Des
ventes « tirées par l’Amérique du
Nord, où le groupe enregistre son
quatrième trimestre consécutif en
amélioration », notent les analystes
de Jefferies.
Du côté d’UBS, les analystes
notent par ailleurs que la croissance des volumes au deuxième
trimestre ressort négativement à
–0,5 %, contre +0,2 % attendu. Toutefois, en excluant l’« effet Maroc »,
ceux-ci s’établissent à +1,3 %. C’est
la nutrition spécialisée qui réalise
la meilleure performance de
Danone. Elle affiche une croissance du chiffre d’affaires au premier semestre de +12,5 %, à 3,6 milliards d’euros.
75 millions d’euros
d’économies
Le pôle international des produits
laitiers et d’origine végétale (EDP)
voit quant à lui son chiffre d’affaires reculer de 0,8 %, à 4,1 milliards.
« Les ventes en Europe sont restées
en légère baisse, en ligne avec le premier trimestre, tandis que la situa-
tion en France et en Espagne reste
difficile », note Danone. En Amérique du Nord, le pôle EDP progresse
légèrement (+0,6 %) sur les six premiers mois de l’année, à 2,5 milliards d’euros, mais voit ses volumes croître de 2,3 %. Enfin, le pôle
eaux du groupe affiche un chiffre
d’affaires en progression de 4,5 %,
à 2,3 milliards d’euros.
Par ailleurs, le programme Protein a permis de réaliser des « économies de 75 millions d’euros sur les
coûts indirects lors du premier
semestre, et on vise 200 millions sur
l’année », assure la directrice financière, Cécile Cabanis. Enfin, le
groupe confirme son objectif de
croissance à deux chiffres du bénéfice net par action courant pour
l’année. Il progresse de 19,5 % lors
de ce premier semestre.
(
Lire « Crible »
Page 28
L’organisateur de concerts Live Nation
pourrait susciter des convoitises
MUSIQUE
La société américaine,
dont Liberty Media
détient 34 %, poursuit
une croissance
à vive allure.
Son leadership dans
le spectacle vivant
pourrait intéresser
des géants de
la musique ou du Net.
Martine Robert
@martiRD
APPEL D’OFFRES
CESSION D’UN BIEN IMMOBILIER
APPEL D’OFFRES
La SELARL GRAVE RANDOUX, Société d’exercice libéral de Mandataires
Judiciaires, sise 2 Place des Campions 02100 SAINT QUENTIN agissant es
qualités de liquidateur judiciaire de la société CARLIER PRODUCTION, inscrite
au RCS de SAINT QUENTIN (02) sous le numéro 410 234 769, offre, au visa des
dispositions de l’article L642-18 du Code de Commerce, la cession d’un site
industriel soumis à la législation sur les installations classées pour la protection
de l’environnement, cadastré section B 300 d’une contenance de 2 ha 24 a 68 ca
sis dans la commune de TREMBLAY EN France (92) Rue Croix Pigeot.
Localisation
Zone aéroportuaire de ROISSY CHARLES DE GAULLE.
Description
L’ensemble comprend une série de deux bâtiments à usage initial de poulaillers
d’une surface de 2500 m2 chacun (105,75 m x 23,60 m) et un local technique de
250 m2 à usage initial de pompage et atelier, le tout implanté sur un terrain de
22 468 m2.
Un dossier de présentation juridique de l’ensemble est à la disposition de
tout candidat à l’acquisition, lequel sera requis sur demande écrite en l’étude
du liquidateur judiciaire, la SELARL GRAVE RANDOUX, agissant es qualités
de liquidateur judiciaire de la société CARLIER PRODUCTION, 2 Place des
Campions 02100 SAINT-QUENTIN.
Délai de dépôt des offres
À peine d’irrecevabilité, les offres seront exclusivement adressées par pli
recommandé avec accusé de réception, le cachet de la poste faisant foi, ou
par acte d’huissier de justice à :
La SELARL « GRAVE RANDOUX » agissant es qualités de liquidateur judiciaire
de la société « CARLIER PRODUCTION »
2, place des CAMPIONS
02100 SAINT QUENTIN
Sous la même sanction, les offres devront parvenir à ladite adresse pour le
lundi 3 septembre 2018 à 12 h00, seule la date de sa réception commandera
la recevabilité de l’offre dans le temps, qu’elle soit adressée par la poste ou
par voie d’huissier.
Il ne saurait en aucun cas être accepté aucune autre modalité de remise
d’une offre.
L’action de Live Nation Entertainment, autour de 9 dollars en 2010, a
atteint 51,60 dollars jeudi dernier à
l’annonce des résultats semestriels.
La firme, basée à Los Angeles, organise un concert toutes les dix-huit
minutes dans le monde, et poursuit
son inexorable croissance : sur le
semestre, ses recettes de spectacles,
sponsoring et billetterie ont crû respectivement de 10 %, 14 % et 16 %. Le
chiffre d’affaires, à fin juin, a lui progressé de 11 %, à 4,35 milliards de
dollars, pour un bénéfice d’exploitation à 128,7 millions (+40 %).
Ces derniers jours, le titre a été
dopé par une note de l’analyste
Brandon Ross, de BTIG Research,
prédisant une fusion entre Live
Nation et SiriusXM, le groupe de
radios par satellite, dont l’actionnaire commun est Liberty Media :
la société de John C. Malone (qui a
racheté la Formule 1) détient déjà
34 % du premier et 71 % du second.
Cela donnerait naissance à un géant
de la musique intégré du spectacle
aux plates-formes de streaming et
de radio.
En mai, Greg Maffei, directeur
général de Liberty Media, déclarait
qu’il pourrait envisager des collaborations, puis en juin John C. Malone
soulignait qu’il existait des syner-
Concert de Beyoncé et Jay-Z à Glasgow, le 9 juin 2018. Photo PictureGroup/Shutterstock/Sipa
gies à explorer entre les entreprises
dont il possédait des parts. Et
Michael Rapino, le PDG de Live
Nation, siège au conseil d’administration de SiriusXM, tandis que
Greg Maffei officie chez la multinationale des concerts.
Le PDG de SiriusXM, Jim Meyer,
a réfuté ces spéculations, Michael
Rapino ne les a pas commentées, et
l’analyste fixe, lui, un délai d’un à
deux ans pour cette fusion. Il intègre dans la boucle iHeartMedia –
propriétaire de l’ancien Clear Channel Communication – en faillite, sur
lequel Liberty a fait une offre, rejetée, en juin.
90 millions
de fans accueillis
Live Nation est justement né en
2005 de la scission de Clear Channel, spécialisé dans l’affichage
urbain, l’audiovisuel, et la musique, pour échapper aux lois antitrust : Clear Channel Outdoor a
gardé la publicité, Clear Channel
Communication les radios et télés,
et Live Nation les spectacles.
Avec la crise du disque et la scène
devenue première ressource des
artistes, Live Nation est désormais
incontournable, surtout depuis sa
fusion en 2010 avec Ticketmaster, le
4,35
MILLIARDS DE DOLLARS
Le chiffre d’affaires, à fin juin,
de Live Nation. Il a progressé
de 11 % pour un bénéfice
d’exploitation de 128,7 millions
de dollars.
numéro un de la billetterie événementielle en ligne. Dans le Top 5 des
sites d’e-commerce mondiaux, Ticketmaster.com va vendre 550 millions de billets dans 40 pays cette
année tandis que Live Nation Concerts devrait produire 32.000 spectacles, avec plus de 4.000 artistes
différents, et accueillir 90 millions
de fans.
Multipliant les acquisitions de
spectacles, festivals, salles, le géant
aux 8.000 salariés dans 43 pays a
encore du mal à dégager des prof i t s , ave c u n r é s u l t a t n e t d e
7,77 millions de dollars l’an dernier
p our un chiffre d’affaires de
10,3 milliards (+24 %). Mais si Live
Na tion est à vendre demain,
Liberty Media ne sera pas seul sur
les rangs : Amazon, Sp otify,
Disney, Google ou Apple pourraient être intéressés. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
Sur un nuage, Amazon
vole de record en record
Zalando ouvre
un magasin
de cosmétiques
E-COMMERCE
COMMERCE
Au premier semestre,
l’américain a dégagé
de meilleurs résultats
dans ses activités
de Web services
que dans celles
de distribution.
Si le temps n’est pas radieux pour
les actionnaires de Facebook, c’est
l’exact inverse pour ceux d’Amazon. Le géant de l’e-commerce américain a prouvé une nouvelle fois sa
rentabilité. Il a dégagé 2,53 milliards de dollars de bénéfice net au
deuxième trimestre, un record. Un
chiffre nettement supérieur aux
estimations des analystes. Le chiffre d’affaires a, lui, augmenté de
39 %, à 52,89 milliards, inférieur
cependant au consensus qui était à
53,40 milliards.
De fait, sur les six premiers mois
de l’année, la croissance de l’activité
est supérieure à 41 % sur un an pour
103,9 milliards, soit 62,9 milliards
(+ 45 %) pour la distribution en
Amérique du Nord, 29,5 milliards
(+ 30,8 %) pour la distribution hors
Amérique du Nord et 11,5 milliards
pour sa filiale de services de stockage dématérialisé sur le cloud,
Amazon Web Services (AWS), en
forte hausse de 48,8 %.
Coûts élevés
des livraisons de colis
Au premier semestre, le commerce
en ligne représente désormais
moins de la moitié des bénéfices
d’Amazon (44,9 %), contre les deux
tiers il y a encore deux ans. Le cœur
de métier du groupe continue de
L’allemand, spécialisé dans la vente en
ligne de chaussures
et vêtements,
commercialise des
produits de beauté
en magasin.
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Berlin
croître, mais il a su créer autour
d’autres activités plus rentables
encore qui compensent les coûts
élevés des livraisons de colis. De fait,
AWS a dégagé un résultat opérationnel supérieur à celui de l’activité
d’e-commerce nord-américaine,
tandis que celle à l’international
affiche une perte de 1,1 milliard.
En outre, les dépenses opérationnelles d’Amazon ont augmenté de
façon spectaculaire, de 33,7 %, à
49,90 milliards. Le groupe a investi
lourdement dans son programme
de fidélité payant Prime, dans des
contenus vidéo originaux et dans
ses infrastructures d’entrepôts et de
livraison pour ses activités de vente
en ligne. Au troisième trimestre,
Amazon a dit prévoir un bénéfice
d’exploitation compris entre 1,4 et
2,4 milliards de dollars, contre
347 millions un an plus tôt, tandis
que l’estimation moyenne des analystes est de seulement 843 millions, d’après Thomson Reuters.
Le chiffre d’affaires, lui, devrait
être compris entre 54 et 57,5 milliards de dollars, contre 43,7 milliards l’an dernier, dopé, entre
autres, par l’événement commercial
Prime Day, mi-juillet, qui a engendré l’achat de plus de 100 millions de
produits. « Ces derniers trimestres
ont vu une forte croissance de nos activités les plus rentables et aussi de la
publicité », a commenté le directeur
financier, Brian Olsavsky, lors d’une
conférence téléphonique. Ces
annonces ont fait monter le titre de
3 % à l’ouverture de Wall Street, rassurant les investisseurs après le
Le prix du timbre rouge va
franchir le seuil d’un euro
Après avoir bâti son succès sur
les chaussures et les vêtements,
Zalando se lance dans les produits de beauté. Le géant allemand de l’e-commerce a ouvert
samedi à Berlin un magasin physique consacré aux crèmes, rouges à lèvres et autres produits de
maquillage. Zalando, qui n’a pas
prévu pour le moment d’ouvrir
d’autres magasins, présente
cette initiative comme un test lui
permettant de mieux connaître
les clients sur cette catégorie de
produit. Le groupe s’est lancé en
mars dans la vente en ligne de
cosmétiques outre-Rhin.
Pourquoi s’aventurer dans les
produits de beauté ? « La beauté
et la mode vont très bien ensemble
en matière de groupe cible. Les
influenceurs sur les médias
sociaux ne portent pas seulement
des vêtements de mode, mais
aussi du maquillage », répond
Lars Hofacker, expert en e-commerce à l’institut EHI de recherche sur la distribution de Cologne. « Une boutique pourrait
faciliter l’accès de Zalando à
plongeon de près de 19 % de Facebook, lequel a averti sur ses marges
futures. L’action Amazon a gagné
60 % depuis le début de l’année, et la
capitalisation boursière du groupe
de Jeff Bezos a brièvement atteint la
barre des 900 milliards de dollars le
18 juillet, avant de redescendre en
dessous. n
2,53
MILLIARDS DE DOLLARS
Le bénéfice net d’Amazon
au deuxième trimestre 2018.
Un chiffre record largement
supérieur aux estimations
des analystes.
davantage de marques », ajoute
le spécialiste, qui souligne que
les fabricants de cosmétiques
craignent la vente en ligne de
peur des prix cassés. Le magasin
de Zalando situé dans le centre
de Berlin propose 53 marques,
contre 150 sur son site. Dans les
rayons de sa boutique, Zalando
propose la marque premium
américaine Estée Lauder, ou
encore Clinique, MAC Cosmetics et Codage. En ligne, Zalando
propose également les produits
d’Estée Lauder, mais aussi ceux
de L’Oréal ou encore de la marque allemande bio Weleda.
« Millennials »
Pour les fabricants, Zalando
offre un accès vers une clientèle
plus jeune. « Les attentes des consommateurs sont en constante
évolution. Notre stratégie omnicanale cherche à répondre aux
besoins des Millennials et à leurs
comportements d’achat », commente Eric Daugan, chargé du
commerce numérique chez
Estée Lauder. Né il y a dix ans, le
groupe berlinois, qui a
généré plus de 4 milliards
d’euros de chiffre d’affaires en
2017, marche sur les plates-bandes de la chaîne allemande Douglas, numéro un du segment en
ligne et en boutique en Allemagne. Le succès de Zalando, qui
ne communique pas encore de
chiffres sur ses activités cosmétiques, dépendra de ses investissements dans le secteur, estime
Lars Hofacker. Présent dans 15
pays, Zalando ne vend pour le
moment des cosmétiques en
ligne qu’en Allemagne. n
RÉSULTATS SEMESTRIELS 2018
POSTE
Pour La Poste, il s’agit
de compenser en
partie la perte de
revenus… au risque
d’accroître la désaffection du public.
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
La hausse annuelle des tarifs de La
Poste n’interviendra qu’au 1er janvier 2019, mais l’entreprise publique et son autorité de régulation,
l’Arcep, ont choisi d’en publier le
détail vendredi, au creux de l’été.
Les « ajustements tarifaires »
annoncés vont néanmoins attirer
l’attention, car le prix du timbre
rouge, le produit le plus emblématique de La Poste (pour les lettres à
distribuer en 24 heures), va franchir un seuil symbolique : avec une
nouvelle hausse de 10 centimes
Le timbre vert
n’augmentera « que »
de 10 %, de 0,80
à 0,88 euro.
(identique à celle pratiquée en
2018), il va passer de 0,95 à
1,05 euro. Fin 2014, il valait encore
0,66 euro.
Le timbre vert (pour une distribution dans les deux jours) est un
peu mieux loti. Il n’augmentera
« que » de 10 %, de 0,80 à 0,88 euro.
Ces hausses ne contribueront sans
doute pas à stopper l’érosion accélérée des volumes de courrier, qui
reculent de 6 % par an en moyenne.
Gestion automatisée d’une chaîne de production automobile - ©Tulipes & cie
Croissance de l’activité et forte hausse
des résultats du Groupe
Chiffre d’affaires :
19,8 milliards € ( + 6,7 % )
Résultat opérationnel courant :
2,1 milliards € ( + 16,2 % )
Résultat net part du Groupe :
1,3 milliard € ( + 26,2 % )
Le timbre rouge valait encore 0,66 euro fin 2014.
Photo Philippe Huguen/AFP
Pour l’entreprise, il s’agit de compenser en partie la perte de revenus… au risque d’accroître la désaffection du public. Les lettres
envoyées par les particuliers ne
représentent plus il est vrai que 8 %
des échanges postaux. Et dans plus
de 60 % des cas, l’expéditeur choisit
le timbre vert.
Augmentation modérée
pour les colis
La Poste n’a pas eu la main aussi
lourde sur tous ses produits. Si les
tarifs du courrier augmenteront de
4,7 % en moyenne, les hausses
pour les entreprises seront plus faibles : +2,5 % pour le « courrier
industriel de gestion » (comme les
factures par exemple) et +1,5 %
pour le marketing direct, afin de ne
pas encourager la numérisation de
ces échanges. L’augmentation est
encore plus modérée pour les
envois de colis (+1,4 %, comme en
2018), avec notamment une stabilité du tarif grand public du Colissimo France de moins de
250 grammes. Comme elle le fait
désormais chaque année, La Poste
s’est efforcée de relativiser l’impact
de ces hausses. « Le budget des
ménages en produits postaux représente environ 0,1 % de leur budget
total, soit une dépense de l’ordre de
44 euros par an en moyenne, pointe-elle dans son communiqué. L’impact de la hausse sera donc
limité à moins de 3 euros par an et
par ménage. » n
Carnet de commandes
en fin de période :
32,7 milliards € ( + 7 % )
Acompte sur dividende :
0,75 € par action ( + 8,7 % )
Agenda
Contacts Actionnaires
23 octobre 2018 : 3e trimestre 2018
6 février 2019 : Résultats annuels
de l’exercice 2018
Le communiqué de presse
et la présentation sont disponibles
sur www.vinci.com
« Le premier semestre 2018 a été marqué par une solide croissance
de l’activité et une forte hausse des résultats du Groupe.
Chez VINCI Autoroutes, le rythme de croissance du trafic s’est maintenu
à un bon niveau dans la continuité des tendances de l’année précédente,
tiré notamment par le trafic poids lourds. VINCI Airports continue de
bénéficier d’une forte dynamique des trafics passagers sur la plupart
de ses plateformes. Après l’intégration, en janvier, de l’aéroport de
Salvador de Bahia (Brésil), et en avril de celui de Kobe (Japon), de
nouveaux développements ont été réalisés : en Serbie, où VINCI Airports
a signé le contrat de concession de l’aéroport de Belgrade, et avec
l’acquisition en cours de finalisation du portefeuille de huit aéroports
de Airports Worldwide. Dans le contracting, la croissance organique
est restée soutenue en France, confirmant la reprise engagée en 2017.
Le développement à l’international s’est poursuivi avec l’intégration des
acquisitions réalisées par VINCI Energies, notamment en Europe et aux
États-Unis, celle de Seymour Whyte en Australie par VINCI Construction
et les acquisitions récentes d’Eurovia en France et au Canada.
Fort de ces bons résultats et de la solidité de son modèle de
développement, VINCI aborde la deuxième partie de l’année avec
sérénité et confirme la perspective d’une hausse de son chiffre d’affaires
et de ses résultats pour 2018. »
Xavier Huillard,
Président-directeur général
@
Club des actionnaires
VINCI, 1, cours Ferdinand-de-Lesseps, Prochains rendez-vous 2018 :
11 septembre : visite fluviale à Paris
92851 Rueil-Malmaison Cedex
22 septembre : visite en bateau à Marseille
0 800 015 025
2 octobre : visite de Paris La Défense Arena
www.vinci.com
9 octobre : réunion d’actionnaires à Lyon
Acteur mondial des métiers des concessions et de la construction
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 //
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
DR
en pixels
Les jeunes s’informent
avant tout via
les réseaux sociaux
–8,55%
Les actionnaires de 21st Century
Fox et de Disney ont approuvé le
projet de fusion entre les deux
groupes de médias et de cinéma,
un mois après avoir reçu le feu vert
des autorités de la concurrence
américaines. Cette énorme fusion,
à plus de 71 milliards de dollars
doit donner naissance à un
mastodonte du secteur.
Les réseaux sociaux sont le premier
moyen d’information des 15-34 ans,
qui les utilisent quotidiennement
pour 71% d’entre eux, selon une
étude de Médiamétrie pour le
ministère de la Culture. Plus
globalement, tous les médias
traditionnels (notamment la
télévision) déclinent au profit des
smartphones.
LA CHUTE DE SOPRA
STERIA
Shutterstock
HIGH-TECH
&MEDIAS
Les actionnaires
de Fox approuvent
la vente à Disney
Sopra Steria a plongé de
presque 20% en séance à la
Bourse de Paris, des analystes
jugeant sévèrement les résultats semestriels, notamment
la marge opérationnelle en
recul de la société de conseil
et de services informatiques.
Les grands groupes mondiaux
de communication dans la tourmente
PUBLICITÉ
Omnicom et Publicis
ont publié des résultats semestriels décevants et ont décroché
en Bourse.
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Les temps sont durs pour les grands
groupes mondiaux de communication. Les marchés financiers ont
affiché leur défiance, ces dernières
semaines, après des publications de
résultats trimestriels décevants.
Les groupes de ce secteur, y compris WPP, Omnicom, Publicis
Groupe, les plus importants,
qui pèsent ensemble 47 milliards de
dollars de revenus et représentent
une capitalisation boursière cumulée autour de 50 milliards de dollars
(sur la base des taux de change
actuels), subissent de plus en plus la
concurrence des géants de l’internet (Google, Apple…) ou du conseil,
type Accenture. Depuis mi-juillet,
le numéro deux mondial du secteur
Omnicom et le français Publicis ont
plongé en Bourse, tous deux de
quelque 11 %, après leurs résultats.
Dans la foulée, le leader WPP, empêtré dans un scandale lié à son ancien
patron, sur fond d’accusations
d’abus de bien social et de « comportement personnel inapproprié », a
lâché 5 % et Interpublic 4 %.
Sur les trois derniers mois, le
français Publicis a affiché une
baisse de 2,1 % de ses revenus (à périmètre et changes constants), alors
que le marché espérait une hausse.
Omnicom a, lui, inquiété les investisseurs sur son chiffre d’affaires en
Amérique du Nord, notamment.
Interpublic est, pour l’heure, celui
qui résiste le mieux. L’américain a
enregistré un chiffre d’affaires en
progression de 6,2 % (avec une
croissance organique de 5,6 %) au
deuxième trimestre et une marge
opérationnelle en hausse.
Ce lundi, les résultats d’Havas
vont être scrutés à la loupe par les
investisseurs, qui espèrent y trouver
Les agences
traditionnelles sont
concurrencées par
les cabinets de conseil.
des indices sur l’évolution du secteur de la publicité et de la communication. Beaucoup s’interrogent en
effet aujourd’hui sur la pérennité
même du modèle économique de
ces acteurs. Car, au-delà de ces
« trous d’air » trimestriels, c’est tout
« le business model des agences qui
est en question », résume Jean-Baptiste Sergeant, analyste chez MainFirst.
D’un côté, sur leur activité
d’achats d’espaces, les agences
subissent une tendance à la désintermédiation des annonceurs
publicitaires. Les grandes entreprises ont de plus en plus développé
leurs propres plates-formes pour
acheter directement de la publicité
sur Facebook et Google, qui trustent
la publicité digitale. De l’autre côté,
les agences traditionnelles sont concurrencées par les cabinets de conseil comme Deloitte ou Accenture.
Ceux-ci ont racheté, ces dernières
années, des sociétés, qui, bien que
souvent petites et peu connues, leur
ont néanmoins permis de grossir
dans le marketing digital. « La position de ces cabinets est souvent surévaluée, nuance toutefois Thomas
Jamet, directeur d’IPG Mediabrands France. Et, en face, les agences
grimpent de plus en plus dans la
chaîne de valeur, notamment grâce à
l’utilisation de la data. »
La croissance d’avant
SÉRIE D’ÉTÉ
LES PIONNIÈRES
PORTRAITS DE FEMMES
QUI ONT CHANGÉ LE MONDE
Kiran Mazumdar-Shaw, fondatrice
de Biocon
Yoshiko Shinohara, 1ère femme milliardaire
du Japon
Whitney Wolfe, fondatrice de Tinder
et Bumble
Alice Guy, 1ère femme réalisatrice au monde
Anna Bissel, 1ère femme PDG aux USA
À LIRE CETTE SEMAINE
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE ECHOSNOMIE
Si les agences ont déjà pris des mesures pour se réinventer, ce n’est pas
encore suffisant. « Le marché
s’inquiète de la capacité des agences
de communication à retrouver leur
rythme de croisière d’antan. Avant
2017, les grandes agences comme
WPP affichaient des croissances
organiques de l’ordre de 3 % par an.
Or, l’an dernier a marqué un coup
d’arrêt », rappelle Jean-Baptiste Sergeant. « Sans compter les inquiétudes
liées à la transparence des agences ces
dernières années et les pressions à la
baisse des prix de la part des annonceurs… », ajoute un autre analyste.
Entre 2002 et 2017, la corrélation
était très forte entre la croissance du
PIB et la croissance moyenne des
agences, soulignait Natixis dans
une note fin 2017. Cette année-là,
« pour la première fois en dehors des
périodes de crise, la croissance des
agences a été inférieure à celle du
PIB », soulignait Jérôme Bodin.
Aujourd’hui, le paradoxe, c’est que
même si les investissements publicitaires, tous médias confondus, sont
appelés à croître en 2018, « les agences traditionnelles risquent de ne pas
en profiter », pointe Jean-Baptiste
Sergeant. Zenith attend, par exemple, une hausse de 4,5 % des investissements dans le monde, avec le
mobile comme moteur, dans un
marché mondial de la publicité
estimé à plus de 500 milliards de
dollars en 2017. n
en bref
La patron de CBS accusé
de harcèlement
Le cablo-opérateur Charter
chassé de l’Etat de New York
ENQUÊTE Le patron de CBS, Leslie Moonves, est
accusé de harcèlement sexuel par six femmes. Le
groupe de télévision américain a annoncé avoir ouvert
une enquête interne, ce qui a fait chuter l’action de plus
de 6% vendredi à New York. Selon le « New Yorker », qui
a publié des témoignages, les faits présumés se seraient
déroulés entre 1985 et 2006. Dans un courrier transmis
aux agences de presse, Leslie Moonves, tout en reconnaissant avoir fait des avances à des femmes par le
passé, répond : j’ai toujours « compris et respecté » le fait
que non veut dire non et je n’ai « jamais abusé de ma
position » pour entraver la carrière de quelqu’un.
RÉGULATION Le câblo-opérateur américain Charter
(connu sous la marque Spectrum) va devoir cesser ses
activités dans l’Etat de New York après une décision du
régulateur des services d’intérêt public de cet Etat, qui
lui reproche de ne pas avoir respecté ses engagements.
En approuvant le rachat de Time Warner Cable par
Charter Communications en 2016, le régulateur y avait
assorti comme condition d’améliorer la couverture de
l’Etat dans des zones non couvertes ou recevant un
Internet trop lent. Mais celui-ci a failli à ses obligations
et a trompé les consommateurs dans ses publicités. En
conséquence, l’approbation de ce rachat est annulée.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 19
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
Twitter sanctionné en Bourse
malgré de nouveaux bénéfices
RÉSEAUX SOCIAUX
La société pâtit
de la baisse du nombre
de ses utilisateurs,
due au ménage
qu’elle a effectué
dans les faux
comptes.
Etienne Combier
@etiennecombier
et Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Au lendemain de la chute vertigineuse de Facebook en Bourse, c’est
au tour de Twitter d’être sanctionné
par les marchés. Son titre a perdu
plus de 20 % vendredi à Wall Street.
Une conséquence directe de la
baisse de son nombre d’utilisateurs.
Alors que les analystes attendaient un gain d’un million d’usagers pour ce deuxième trimestre,
c’est une perte d’un million qu’a
subie Twitter, pour atteindre les
335 millions d’utilisateurs actifs.
Les suppressions
de comptes pèsent
Derrière cette baisse, on trouve
notamment la politique très agressive de l’oiseau bleu pour « pacifier » son réseau social, à l’heure
où les débats sur la désinformation
sont sur le devant de la scène.
Selon le « Washington Post »,
Twitter aurait ainsi suspendu plus
de 70 millions de comptes entre
mai et juin, une décision qui avait
été également sanctionnée en
Bourse. Dans le même temps, des
centaines de milliers de comptes déjà suspendus ont été supprimés. Dans son communiqué expliquant ses résultats, Twitter estime
que ces suspensions et suppressions sont l’une des raisons de la
baisse du nombre mensuel d’usagers actifs, notable surtout aux
Etats-Unis.
La société évoque aussi la perte
de contrats, sur certains marchés,
qui permettaient à des utilisateurs
de recevoir les tweets par SMS. La
nouvelle réglementation européenne sur la vie privée aurait aussi
joué. Ces trois facteurs combinés
ont fait perdre 3 millions d’utilisateurs actifs au réseau, qui en a donc
gagné 2 millions par ailleurs. La
perte nette d’utilisateurs devrait
continuer au troisième trimestre,
selon les prévisions publiées par la
société.
Pour autant, Twitter ne s’est
jamais aussi bien porté financièrement. Pour le deuxième trimestre
2018, le réseau social a publié un
bénéfice net de 100 millions de dol-
Côté publicitaire,
Twitter continue
d’engranger.
MESSAGERIE
L’américain, spécialiste de la messagerie collaborative,
doit grossir pour
mieux rivaliser avec
les géants Microsoft,
Cisco ou Facebook.
sion au Brésil. Depuis le dernier trimestre 2017, Twitter a sans cesse
dégagé des bénéfices.
Il a profité notamment
d’un regain d’activité
lié à la Coupe du
monde de football.
lars, le plus important qu’il ait
jamais publié en douze ans, bien
aidé il est vrai par un bénéfice fiscal
exceptionnel de 42 millions de dollars, tiré de la libération d’une provi-
Slack rachète
les utilisateurs
de son concurrent
australien Atlassian
Conserver un espace
de discussion accueillant
Côté publicitaire, Twitter continue
d’engranger. Il a profité notamment
d’un regain d’activité lié à la Coupe
du monde de football, dont les effets
devraient continuer à se faire sentir
au prochain trimestre. La société a
dégagé un chiffre d’affaires trimestriel de 711 millions de dollars, soit
24 % de plus en un an, largement au-
dessus des prévisions. La grande
majorité (601 millions) provient de
la publicité. Des chiffres qui ne suffisent donc pas à rassurer Wall Street.
Twitter pâtit de son tour de vis pour
faire la chasse aux discours de
haine, aux contenus douteux et aux
« fake news ». Mais c’est un mal
nécessaire pour Jack Dorsey, le PDG
de Twitter, qui souhaite conserver
un espace de discussion accueillant
pour tous. « La santé de notre plateforme est un facteur de croissance à
long terme », a-t-il assuré lors de la
présentation des résultats. n
8 millions d’utilisateurs actifs
quotidiens dans le monde, dont
3 millions de comptes payants.
Sa plate-forme permet aux professionnels de discuter, d’échanger des documents et de lancer
des programmes automatiques
au sein d’une discussion commune à une équipe de travail.
Elle rapporterait 200 millions
de dollars de chiffre d’affaires
récurrent, en rythme annualisé.
Florian Dèbes
@FL_Debes
Fermeture de Hipchat
Pour le premier anniversaire de
la messagerie collaborative
Slack, son concurrent Atlassian
et pionnier de ce type de logiciels de communication en
entreprise avait expédié un gros
gâteau aux bureaux de la
start-up américaine.
Plus de trois ans après ce
cadeau de bienvenue, Slack
rachète la propriété intellectuelle et la base d’utilisateurs
des services Hipchat et Stride de
l’Australien, pour un montant
non communiqué.
L’alliance est également
financée via une prise de participation d’Atlassian au capital de
Slack qui évoque « un petit, mais
symboliquement important,
investissement ». Prévision
d’un futur mariage ? L’avenir le
dira. Pour l’instant, l’Australien
suivra de près la migration des
utilisateurs et s’assurera que ses
services – notamment l’application de planning Trello – resteront bien compatibles avec la
messagerie. Avant cette opération, Slack revendiquait déjà
Stewart Butterfield, le PDG et
fondateur de Slack, se réjouit de
l’arrivée des adeptes de Stride et
Hipchat sur son service, alors
qu’Atlassian a décidé de fermer
ces messageries. Mais les deux
sociétés ne précisent pas le
nombre d’utilisateurs qu’apportera ce « partenariat stratégique » à la start-up californienne
valorisée 5,1 milliards de
dollars. Les salariés des deux
entreprises pourront déguster
des pâtisseries, mais devront
surtout chercher la recette qui
écœurera l’ogre Microsoft mais
aussi Cisco ou encore Facebook
Workplace. A leur tour, ces
géants flairent le bon filon.
D ’a p r è s G a r t n e r, S l a c k
domine encore ce marché naissant et encore difficilement
quantifiable en valeur. Mais la
pression concurrentielle
s’accroît. Avec Teams, Microsoft
revendique déjà d’être utilisé
dans 200.000 entreprises, alors
que Slack estime être présent
dans 500.000 organisations. En
octobre, elles n’étaient que
125.000 sur Teams… n
RÉSULTATS S1 2018
Stabilité du bénéice net
Électricité de Strasbourg S.A.
Résultats consolidés du groupe au 1er semestre 2018
Une bonne performance opérationnelle,
dans la continuité des exercices précédents après une année 2017 atypique
• Activité commerciale touchée par les évolutions iscales et le
retour de la volatilité
• Bonne résistance des actifs administrés et forte progression de
la collecte nette
• Cession de la participation minoritaire dans PREIM et conirmation
des grands chantiers de renforcement de l’activité « cœur »
Le Conseil d’administration d’Électricité de Strasbourg S.A. réuni le 27 juillet 2018 a arrêté les comptes consolidés du 1er semestre
2018, dont les éléments clefs s’établissent comme suit, en normes IFRS :
En M€
Chiffre d'affaires
Résultat opérationnel courant(2)
Résultat opérationnel
Résultat net part du Groupe
Résultat net courant(3)
30 juin 2017
publié
428,0
53,6
50,5
31,1
33,1
30 juin 2017
retraité(1)
380,9
53,6
50,5
31,1
33,1
30 juin 2018
372,5
47,3
42,9
25,9
28,7
Variation
Juin 2018/2017 retraité
- 2,2 %
- 11,7 %
- 15,0 %
- 16,7 %
- 13,2 %
S1 2016 S1 2017
(1) Les données publiées au titre de l’exercice 2017 ont été retraitées des impacts liés à deux changements de méthode : 1ère application de la norme IFRS 15 « Produits des activités ordinaires tirés
de contrats avec des clients » et de la norme IFRS 9 « Instruments financiers »
(2) Présenté conformément à la recommandation 2009-R-03 du Conseil National de Comptabilité (CNC)
(3) Correspond au résultat net part du groupe, retraité des éléments non récurrents du résultat opérationnel nets d’impôts
Le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 372,5 M€. L’application de la nouvelle norme IFRS 15 depuis le 1er janvier 2018 entraîne
une moindre comptabilisation de chiffre d’affaires, liée principalement à la présentation des opérations d’acheminement de gaz.
Cette nouvelle présentation n’a aucun impact sur le résultat opérationnel.
Le résultat opérationnel s’établit à 42,9 M€. Le retrait par rapport à 2017 résulte principalement de l’impact défavorable sur les
ventes des températures supérieures en 2018 et de moindres opportunités d’optimisation du sourcing.
Le résultat net part du groupe ressort à 25,9 M€.
Faits marquants du 1er semestre 2018 :
Fourniture d’électricité et de gaz naturel : dans un contexte de plus en plus concurrentiel, le fournisseur ÉS Énergies
Strasbourg a réussi à fidéliser et à gagner des clients importants, maintenant ainsi sa bonne position sur le marché.
Production d’énergies renouvelables : après une première année d’exploitation qui a fait l’objet de réglages, la centrale
biomasse mise en service en décembre 2016 a atteint un régime de fonctionnement régulier.
Le chantier de la troisième centrale de géothermie profonde qui produira de l’électricité et de la chaleur vertes à Illkirch
Graffenstaden se poursuit. Cette centrale alimentera un nouveau réseau de chaleur en projet.
Électricité de Strasbourg • S.A. au capital de 71 693 860 Euros • 26, boulevard du Président Wilson • F-67932 Strasbourg, Cedex 9
558 501 912 RCS STRASBOURG • www.es.fr
www•ACTUS•fr
ÉS Énergies Strasbourg prépare par ailleurs la fin des tarifs réglementés de gaz naturel par le développement de nouvelles offres
et services, notamment digitaux, pour accompagner ses clients dans la transition énergétique.
Services énergétiques : si les températures supérieures aux normales saisonnières du 1er semestre ont pénalisé l’activité,
l’activité commerciale est dynamique et l’optimisation des opérations se poursuit.
Acompte sur
dividende par
action
S1 2018
Collecte commerciale globale (M€)
719
854
776
Actifs administrés en in de période
(en Md€)
11,0
11,9
11,9
Produit Net Bancaire (en M€)
96,7
107,8
105,3
Résultat d’exploitation
14,2
15,9
14,2
Résultat net consolidé du Groupe (en M€)
11,0
13,0
12,8
« Une fois encore, l’UFF a su démontrer la solidité de son modèle en
dégageant un résultat net stable dans un contexte de marché pourtant
agité par les évolutions iscales et le retour de la volatilité.
Ce semestre a également été marqué par la décision stratégique de céder
notre participation minoritaire dans la société Primonial Real Estate
Investment Management (PREIM), ce qui nous apportera une plus-value
signiicative dans nos comptes du second semestre.
Plus que jamais, nous restons focalisés sur la mise en œuvre de nos
projets pour continuer à développer l’UFF dans les années à venir. »
déclare Julien Brami, Directeur Général de l’UFF.
Distribution d’électricité : le gestionnaire du réseau d’électricité Strasbourg Électricité Réseaux a maintenu au 1er semestre
sa bonne performance opérationnelle et son haut niveau de qualité d’alimentation. En particulier, les 30 000 clients affectés par
la tempête Éleanor du 3 janvier ont été réalimentés dans un délai moyen de 15 minutes.
Une décision du Conseil d’État du 9 mars 2018 devrait conduire à une augmentation de la contribution de Strasbourg Électricité
Réseaux à la péréquation nationale des charges de distribution d’électricité entre les gestionnaires de réseaux de distribution,
et ce depuis 2012. Ce risque, non chiffrable à ce jour, pourrait avoir un impact sur les résultats du groupe.
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Créée en 1968, l’Union Financière de France est une banque
spécialisée dans le conseil en gestion de patrimoine, qui offre
des produits et services adaptés aux clients particuliers et aux
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206 500 clients, dont 184 500 particuliers et 22 000 entreprises.
Union Financière de France Banque est cotée sur Euronext Paris
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20 //
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
en
direct
La maroquinerie
fabriquée surtout
en région lyonnaise
ÎLE-DE-FRANCE Le conseil d’Etat
a rejeté les recours des groupes
Axa et Allianz qui visaient le
permis de construire des Tours
Hermitage, un projet pharaonique –porté par le promoteur
russe Emin Iskenderov– de tours
jumelles culminant à 320 mètres
(soit 4 mètres de moins que la
tour Eiffel) à La Défense.
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Hermitage plaza
PME
&REGIONS
Le projet de tours
jumelles à la
Défense validé
série d’été 6/10
Selon une étude de l’Insee « le sac
à main, produit phare de la maroquinerie française », la région
Auvergne-Rhône-Alpes est la
première productrice d’articles
de maroquinerie-sellerie de
l’Hexagone. Avec 4.300 salariés,
elle emploie près de 30 % de
l’effectif total français, qui s’élève
à 15.700 salariés. Ceci s’explique
notamment par l’implantation
de plusieurs établissements de la
Société des ateliers Louis Vuitton. Viennent ensuite les Pays de
la Loire, avec 2.300 salariés, la
Bourgogne-Franche-Comté, avec
2.000 salariés, et le Centre-Val de
Loire, avec 1.700 salariés. Cette
activité est très peu implantée
sur la façade méditerranéenne.
A noter qu’on ne compte aucun
établissement en Corse et dans
les 5 régions d’outre-mer.
LES MAIRES INCLASSABLES
Dolus-d’Oléron : le maire qui dit non à McDo
Vent debout contre l’ouverture
d’un restaurant McDonald’s
à Dolus-d’Oléron, le maire va peutêtre devoir baisser pavillon.
Frank Niedercorn
@FNiedercorn
— Correspondant à Bordeaux
cDonald’s va-t-il
enfin réussir à
s’implanter à Oléron ? Le feuilleton
se joue depuis quatre ans entre la chaîne de restauration rapide et le maire écologiste de
Dolus-d’Oléron. L’enseigne exploite
déjà un restaurant sur le continent,
dans la commune de Marennes, et
rêve de s’implanter sur l’île, dont la
population dépasse les 250.000
habitants l’été. Le précédent projet
n’avait pas abouti, mais la multinationale pensait avoir trouvé un point
de chute sur la zone commerciale de
Dolus. C’était compter sans Grégory
Gendre, élu à la surprise générale à
la tête d’une liste écologiste en 2014,
qui avait fait du dossier un de ses
chevaux de bataille.
M
Embouteillages
Le quadra est un enfant du pays
arrivé bébé dans les bagages de ses
parents. D’abord journaliste, puis
responsable de la communication
de Greenpeace, il est revenu s’instal-
ler en 2007 à Dolus pour fonder une
entreprise qui recycle l’huile de friture : Roule ma Frite. L’ancien
joueur de rugby est entré en politique en 2013 en formant une liste
avec les parents d’élèves remontés
contre une majorité sortante constituée de notables.
Après l’élection, le dialogue
tourne vite court entre la nouvelle
équipe et l’industriel du fastfood. « Nous voudrions que vous fassiez travailler nos producteurs de
tomates », expliquent les élus. Les
patrons de la chaîne expliquent
qu’ils ne peuvent utiliser que « des
tomates calibrées ». Sans surprise,
Grégory Gendre refuse de signer le
permis de construire : « McDonald’s,
c’est une machine à faire du chiffre
d’affaires en vampirisant une clientèle qui ne fréquentera plus les restaurants locaux. La société optimise ses
profits grâce à du tax ruling au
Luxembourg. Nous sommes en
faveur d’une autre dynamique pour le
développement territorial. »
Lui fait la promotion des circuits
courts et des produits locaux, bio ou
de saison, passés de 17 % à 43 % dans
la restauration scolaire. Pour justifier son refus, il invoque des aménagements qui conduiraient à l’artifi-
Le quadra est un enfant du pays arrivé bébé dans les bagages de ses parents. Photo X.Leoty/AFP
cialisation des sols et surtout des
embouteillages. A l’image de ce qui
se passe dans le Puy-de-Dôme, où la
construction d’un Burger King,
autorisée par la préfecture, contre
l’avis du maire, génère les plaintes
des riverains et l’embarras du représentant de l’Etat.
Une ZAD version Oléron
Des arguments qui exaspèrent Philippe Villa, ancien conseiller municipal et propriétaire du terrain qui
devrait accueillir le fast-food : « Il n’y
aura aucun problème de circulation.
C’est une zone commerciale et le res-
taurant a été demandé par les commerçants. Il va créer 38 emplois permanents, sans compter 30 emplois
saisonniers. » Des partisans qui ont
constitué un groupe Facebook en
faveur de l’ouverture du McDo.
Grégory Gendre lui non plus n’a
pas oublié son passé de communicant. Conférence de presse parisienne à l’appui, il a annoncé la création d’une « zone d’alimentation
durable ». Cette ZAD, version Oléron, créée sur le site d’une ancienne
colonie de vacances, rachetée par la
mairie en 2008, se veut zone de
maraîchage pour le public, un incu-
La filière hydrolienne dans l’incertitude
après le retrait de Naval Energies
NORMANDIE
Une usine d’assemblage de turbines
hydroliennes avait
été inaugurée
à Cherbourg le 14 juin.
Philippe Legueltel
— Correspondant à Caen
Stoppée en plein envol. La filière
hydrolienne française vient de perdre un de ses plus importants
acteurs avec l’annonce de Naval
Energies, jeudi soir, de la fin de ses
investissements dans ce secteur des
énergies marines renouvelables
(EMR). Réunie lors d’un conseil
d’administration extraordinaire le
25 juillet, la filiale EMR de Naval
Group (ex-DCNS) a acté ce choix,
préférant se tourner désormais
vers l’éolien flottant et l’énergie
thermique des mers.
« C’est avec regret, mais responsabilité, que nous prenons cette décision qui s’impose à nous aujourd’hui.
La dégradation de la situation du
marché, en France et dans le monde
tout au long de ces derniers mois, s’est
traduite par une absence de perspectives commerciales qui ne nous permet pas de financer seuls plus long-
Naval Energies inaugurait le 14 juin 2018 la première usine au
monde d’assemblage d’hydroliennes à Cherbourg. Photo Naval Groupe
temps le développement des activités
hydroliennes », explique Laurent
Schneider-Maunoury, président de
Naval Energies.
Coûts élevés
Leader mondial des EMR, l’industriel français, dont l’hydrolien était
géré par OpenHydro, sa filiale irlandaise, jette donc l’éponge. L’analyse
de ses coûts structurels élevés et
l’absence de soutien public français, marquée par l’attente du lance-
ment d’un premier appel d’offres
commercial pour des fermes pilotes, ont eu raison de son engagement. Le choix de la Grande-Bretagne de ne pas subventionner
l’hydrolien, ajouté à la sensibilité du
Canada aux coûts de la technologie,
a renforcé son analyse d’un marché
non rentable. En France, selon
Naval Energies, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie (Ademe) ne prévoit que
100 à 150 MW installés d’ici à 2028,
soit 50 turbines de 2 MW dans dix
ans. Un chiffre insuffisant pour le
groupe.
La décision a surpris toute la
filière, lancée par François Hollande
en septembre 2013 à Cherbourg
(Manche). Après avoir investi plus
de 250 millions d’euros depuis 2008,
Naval Energies inaugurait le 14 juin
dernier la première usine au monde
d’assemblage d’hydroliennes
(9 salariés) de 10 millions d’euros sur
ce même port. L’usine devait être
l’infrastructure de référence de
l’hydrolien en France pour les futurs
marchés à l’export. « Les retards, les
hésitations puis le silence de l’Etat ont
eu raison de ce grand chantier », ont
aussitôt protesté les élus concernés
(région, Conseil départemental de la
Manche, Agglomération du Cotentin et ville de Cherbourg-en-Cotentin), qui auront investi au total
100 millions d’euros pour le réaménagement du port de Cherbourg en
faveur des EMR.
« La filière hydrolienne n’est pas
morte après cet abandon. Les autres
acteurs français doivent pouvoir
tirer leur épingle du jeu. Mais ces
industriels ont besoin de perspectives, de volumes et de tarifs de soutien
de la part de l’Etat », remarque Marc
Lafosse, président de la commission EMR au Syndicat des énergies
renouvelables (SER). n
bateur pour de jeunes maraîchers,
et un espace culturel. Ecologiste et
proche de la Confédération paysanne, quoique non encarté, Grégory Gendre s’élève contre le projet
de péage sur le pont, dont l’objectif
affiché est pourtant de financer
l’entretien du littoral : « Derrière
l’argumentation écologiste, il s’agit de
ségrégation par l’argent. C’est une
réponse ancienne à un problème nouveau. Il faut inciter les gens à se déplacer autrement. » Une position tranchée qui lui a valu un sérieux
différend avec le président de la
communauté de communes, qui lui
a retiré sa délégation au développement économique.
L’an dernier, le tribunal administratif de Poitiers a annulé son refus
de permis de construire et condamné la mairie à payer 300 euros
par jour de retard. Il a refusé de
payer malgré l’injonction du préfet,
mais constitué une cagnotte alimentée grâce à un appel sur les réseaux
sociaux et l’aide du site de crowdfunding HelloAsso. Et les noms d’oiseau
continuent de voler bas au milieu
des marais salants. « C’est un petit
maire qui s’affiche hors la loi, ruine la
commune et ne cherche qu’une chose :
la publicité des médias », dénonce
Philippe Villa. Grégory Gendre, lui, a
fait appel sur ce qu’il estime le fond
du dossier : « Ce projet de restaurant
McDonald’s va à l’encontre de ce que
nous demande l’Etat en matière de
protection de l’environnement, de
développement local et d’urbanisme. » La cour administrative
d’appel de Bordeaux doit se prononcer ces jours-ci. n
5 RETROUVEZ
DEMAIN
Robert Ménard, l’agitateur
permanent de Béziers
Elu en 2014 avec le soutien du
Front national, Robert Ménard
multiplie à dessein les provocations. Son style, volontairement
clivant, affaiblit l’attractivité
du territoire, selon le monde
économique.
Mdoloris lève
9 millions d’euros
HAUTSDE-FRANCE
La start-up lilloise,
spécialisée dans
la gestion de la
douleur, prévoit
de quadrupler
son activité
d’ici à trois ans.
Nicole Buyse
— Correspondante à Lille
Mdoloris Medical Systems a mis
au point des moniteurs évaluant
la douleur des patients dans
l’impossibilité de communiquer, notamment sous anesthésie générale, pour leur administrer la bonne dose d’antidouleur
et éviter les effets indésirables
des sur ou sous-dosages. Créée
en 2010 à Lille, la start-up, qui a
déjà produit 1.100 moniteurs
pour adultes, nourrissons mais
aussi pour les vétérinaires, vient
de lever 9 millions d’euros. Des
partenariats sont développés à
l’international, avec l’américain
Masimo et le chinois Mindray,
permettant à ces fournisseurs
de moniteurs classiques pour
bloc opératoire d’intégrer sa
technologie dans leurs appareils. Un autre accord est égale-
ment en négociation avec une
société japonaise concernant la
technologie néonatale. « Ces
accords permettent à leurs clients
des hôpitaux de diminuer le coût
des équipements par trois », souligne Fabien Pagniez, président
de Mdoloris.
Patients non endormis
Mdoloris, dont le chiffre d’affaires doit passer de 1,6 à 2,5 millions d’euros entre 2017 et 2018,
prévoit de quadrupler son activité d’ici à trois ans. Avec cette
levée de fonds, faite auprès de
son actionnaire historique Siparex ainsi que du fonds Seventure
Partners, la start-up va recruter
des spécialistes cliniques pour
prospecter sur dix territoires
cibles, dont les Etats-Unis, le
Mexique, le Canada et les principaux pays européens. De 26
aujourd’hui, l’effectif devrait passer à 40 personnes en fin d’année
et à 70 d’ici à deux ans. Depuis un
an, des médecins s’intéressent
également à la technologie de la
jeune pousse lilloise pour des
patients non pas endormis mais
dans l’incapacité de communiquer, polyhandicapés ou en fin
de vie. Mdoloris a équipé le centre national de prise en charge de
l’autisme. Depuis sa création il y
a huit ans, la société a levé un
total de 18 millions d’euros. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 21
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
LES PRIX DE L’URANIUM AU
PLUS HAUT DEPUIS SEPT MOIS
FINANCE
&MARCHES
Le producteur canadien
d’uranium Cameco a annoncé
qu’il prolongeait l’arrêt de la
production pour un temps indéterminé sur deux sites situés au
nord de la province de Saskatchewan. Ces sites contribuent à
9 % de la production mondiale.
Le marché de l’uranium est tellement mauvais que le groupe a
annoncé des centaines de licenciements.
les
indices
Le sucre, grand sinistré des matières
premières sur les marchés mondiaux
l Face à une surabondance record, les
cours du sucre brut ont plongé de plus
de 27 % depuis le début de l’année.
l Ils sont au plus bas depuis trois ans.
MATIÈRES
PREMIÈRES
Muryel Jacque
@MuryelJacque
Dans le sud et le sud-est de l’Asie, la
canne à sucre a poussé comme rarement cette saison. Aux dires des
observateurs, l’Inde et la Thaïlande,
deux grands pays producteurs, ont
connu des conditions météorologiques « idéales » pour que la plante
pousse. Les conséquences sur les
perspectives de récoltes sont là : la
planète croule sous le sucre. Et
avec la fin des quotas, l’Union européenne devrait participer à la flambée en produisant bien davantage.
Ces derniers mois, les prévisions
n’ont cessé d’être revues à la hausse.
Les estimations d’un surplus de la
production pour le marché mondial du sucre sont à leur plus haut
niveau depuis « plusieurs décennies », affirme le ministère américain de l’Agriculture, l’USDA, dans
un rapport paru fin juillet.
Les stocks entreposés à travers le
monde sont énormes, ils devraient
atteindre des records. Rien qu’en
Inde, ils devraient plus que doubler.
La production de l’an prochain (la
saison démarre en octobre) ne
devrait pas être aussi importante,
projette l’USDA, mais l’offre dépassera encore la demande, pour la
troisième année consécutive.
Résultat, la probabilité que les prix
du sucre – qui baissent depuis octobre 2016 – s’améliorent sur les marchés à terme mondiaux est « limitée », poursuit le ministère. Les
investisseurs s’y préparent.
Affaiblissement des devises
brésilienne et indienne
A New York, les cours du sucre brut,
la référence mondiale, ont chuté de
27 % depuis le début de l’année.
Aucune grande matière première
cotée sur les marchés ne connaît
pire performance. Entre avril et
juin, la livre de sucre s’est échangée
en moyenne à 11,91 cents, soit 21,5 %
plus bas qu’un an auparavant. Ce
vendredi, elle a glissé à 10,88 cents,
un plancher inconnu depuis près
de trois ans. Ce recul des cours est
aussi lié à l’affaiblissement des devises brésilienne et indienne. Le real
comme la roupie ont décroché face
au dollar, incitant à vendre à l’international la matière dont le prix est
fixé en dollars. L’impact est indéniable lorsque l’on sait que le Brésil, leader du sucre, assure seul 45 % des
exportations mondiales. « Cela fait
plus de dix ans que la livre de sucre ne
s’est pas négociée en dessous de
10 cents, mais il est tout à fait possible
Les stocks entreposés
à travers le monde
sont énormes,
ils devraient
atteindre des records.
que cela devienne une réalité cet
automne, avance-t-on chez Commerzbank. Il ne serait alors plus rentable de faire pousser de la canne et de
la betterave sucrière dans beaucoup
Un règne contesté aux Etats-Unis
Les législations anti-sodas
se multiplient, certains
changent leurs habitudes,
mais le pays reste de loin
le plus gros consommateur
de sucre au monde.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
La chasse au sucre est ouverte aux
Etats-Unis. Conscientes qu’il s’agit
là d’un sujet de santé de la plus
haute importance, les autorités
locales multiplient les initiatives
pour réduire son influence dans
l’alimentation des Américains. Les
restaurants de Baltimore n’ont plus
le droit d’inclure des sodas dans
leurs menus enfants, plusieurs villes (San Francisco, Boulder, Chicago, Philadelphie…) ont légiféré et
imposent désormais des taxes sur
les boissons trop sucrées… Et les
consommateurs commencent à
faire attention.
120 grammes par jour
Il faut dire que, depuis des années,
les Américains sont de loin les
champions de la consommation de
sucre. Ils en consomment plus de
120 grammes par jour, selon Euromonitor, plus de deux fois la norme
recommandée par l’Organisation
mondiale de la santé (OMS). Quasiment le double des quantités consommées en France et près de huit
fois plus qu’en Chine. L’impact sur
la santé serait conséquent : le taux
d’obésité est supérieur à 35 % dans
le pays et un Américain sur deux
aurait de forts risques de devenir,
un jour, diabétique. Les dépenses de
santé, elles, explosent…
Si la consommation globale, dans
le pays, croît toujours avec l’augmentation de la population, la consommation par habitant est, elle, en
repli depuis deux ans. « Le marché
américain est très fragmenté dans les
usages, notamment entre les grandes
villes et le reste du pays, mais la tendance est à une prise de conscience,
note Sara Petersson, analyste nutri-
La consommation
des sodas a été
dépassée l’an dernier,
pour la première fois,
par celle de l’eau
en bouteille.
tion senior chez Euromonitor International. C’est aussi vrai du point de
vue des entreprises, qui veulent être
associées à une alimentation saine. »
Principaux visés : les sodas. Leur
consommation a été dépassée l’an
dernier, pour la première fois, par
celle de l’eau en bouteille, selon la
Beverage Marketing Corp. Les revenus des grands groupes, dont CocaCola, s’étiolent et sont désormais
tirés par leur offre « healthy »,
comme l’eau ou les jus de fruits. Les
consommateurs se tournent aussi
davantage vers les sucres naturels
(fructose, lactose, etc.) et tendent à
délaisser les substituts tels que la
stevia. Ce qui pose d’autres problèmes : malgré l’engagement des
industriels à réduire de 20 % les
calories contenues dans leurs boissons d’ici à 2025, les calories réellement ingurgitées sont en hausse, du
fait du boom des boissons énergétiques et sportives.
Des taxes aux effets
variables
Aux Etats-Unis, les sodas représentent toutefois encore plus de 30 %
du total de sucres consommés. Une
proportion plus élevée qu’ailleurs,
qui a généré des régulations spécifiques. « L’efficacité de ces taxes varie,
juge Sara Petersson. Elles ont été très
efficaces en Californie, par exemple,
mais la population y faisait déjà très
attention à sa santé. A Chicago, en
revanche, cela n’a pas fonctionné. Les
effets sont souvent de court terme.
Après, les gens intègrent cela à leurs
habitudes, un peu comme les taxes
sur l’alcool. »
Reste que la vague anti-sucre ne
fait pas que des heureux. En Californie, l’industrie a obtenu l’interdiction de nouvelles taxes pour les
douze prochaines années et tente
d e p r e n d r e l e s d e va n t s d a n s
d’autres Etats. Des parlementaires
républicains se sont, eux, organisés,
pour éviter toute législation au
niveau national. n
d’endroits », estiment les analystes
de la banque.
Inquiète, l’Alliance mondiale du
sucre, qui regroupe de nombreux
grands pays exportateurs, vient de
demander à l’Inde au Pakistan et à
l’Union européenne d’éliminer les
subventions qui ont, selon elle,
entraîné cette surabondance et
causé l’effondrement des prix mondiaux. « Les membres de l’Alliance
exhortent nos gouvernements à prendre toutes les dispositions nécessaires
pour garantir que le Pakistan et l’Inde
se conforment aux règles de l’OMC »,
a indiqué à Reuters le responsable
d’Unica, le puissant organisme de
l’industrie du sucre brésilien. n
Le génome de la canne à sucre
décrypté
C’était la dernière grande plante cultivée qui n’avait
pas son génome séquencé, selon le Cirad. Le centre
de recherche français a coordonné une équipe internationale de chercheurs pour parvenir à décoder
la canne à sucre dont le génome est d’une complexité « redoutable », avec ses dix à douze copies de
chaque chromosome, quand les humains n’en ont
que deux. C’est une aubaine, sachant que près de 80 %
du sucre mondial provient de la canne, dit le Cirad.
Car la plante est aussi devenue une culture primordiale dans la production de biomasse. « Grâce à
ces nouvelles connaissances génétiques, des variétés pourront être créées pour une plus grande diversité
d’usages. »
AVIS FINANCIERS
1500 SALARIÉS ET 860 ADMINISTRATEURS
LOCAUX MOBILISÉS POUR
L’INDRE ET LOIRE ET LA VIENNE
10 900
nouveaux clients en six mois
122 200 ménages
et
17 700 professionnels
bénéficiant du programme de
reconnaissance de la fidélité
915 M€
de nouveaux financements
9,8 Mds€
d’encours de crédits
8,7 Mds€ (+ 5,7 %)
de collecte bilan entièrement
dédiée au financement
de l’économie en circuit court
229 750
contrats d’assurances
de biens et de personnes
Des résultats solides, qui intègrent 16,5 m€ de charges
pour réduire les coûts futurs de financement :
• Produit net bancaire : 144,8 m€
• Frais généraux et risques maîtrisés, un taux de défaut en baisse
continue à 2,69%
• Résultat net social : 38,5 m€ (+ 0,2%)
• Résultat net consolidé part du groupe : 49,5 m€ (+ 2,8%)
2,1 Mds€ de fonds propres consolidés
• Ratio de solvabilité supérieur à l’exigence règlementaire
à 16,6% au 31 mars 2018
Une proximité humaine renforcée :
• Ouverture d’une nouvelle agence à Tours portant à 140
le nombre de points de vente
• 64 Caisses locales regroupant 277800 clients sociétaires
Des solutions concrètes et innovantes au service
des clients :
• 3,8 millions de connexions par mois sur internet et l’application
Ma Banque pour effectuer en autonomie toutes ses opérations
courantes
• 261700 signatures électroniques de contrats en agence
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de ses projets
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22 // FINANCE & MARCHES
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
Les grandes banques espagnoles
se libèrent enfin du boulet immobilier
l Les grandes banques espagnoles ont présenté jeudi et vendredi des résultats de bonne tenue pour le premier semestre.
l Le secteur se mobilise contre le projet d’une nouvelle taxe sur les dépôts.
BANQUE
Cécile Thibaud
@CecileThibaud
— Correspondante à Madrid
Les banquiers espagnols vent
debout ! Les dirigeants des principaux établissements financiers
ibériques sont tous montés au créneau à l’occasion de leurs résultats
semestriels, pour rejeter l’idée agitée par le gouvernement de Pedro
Sánchez d’un nouvel impôt sur les
dépôts (actuellement taxés à
0,003 %), afin de contribuer à financer le déficit du système de retraites
publiques.
« Ce n’est pas le moment et ce n’est
pas non plus une bonne idée »,
estime Gonzalo Gortazar, le directeur général de CaixaBank. « Mettre
des impôts sectoriels pour résoudre
un problème structurel peut provoquer des distorsions dans le jeu de la
concurrence, surtout au niveau
international », plaide son homologue de Sabadell, alors que le
numéro deux de Santander estime
que l’établissement « pourrait
revoir sa structure légale » si un tel
projet voyait le jour.
Cette levée de boucliers intervient alors que les banques espagnoles ont à peine passé le cap de la
crise. « Elles bénéficient de leur internationalisation qui permet de diversifier les risques, indique Gonzalo
Lopez Eguiguren, analyste chez
Mirabaud Securities. Leurs efforts
considérables pour se libérer des
actifs douteux permettent de baisser
le volume des provisions. Elles se
sont débarrassées en bonne partie de
l’encombrant portefeuille immobilier hérité de la crise et on devrait en
voir clairement les effets d’ici l’an prochain, mais le point faible demeure
l’impact des intérêts négatifs. »
Deux jours après Banco Santander, BBVA a ainsi annoncé 2,6 milliards d’euros de bénéfice au premier semestre (+ 15 % sur un an),
malgré un produit net bancaire
(PNB) en recul de 1,8 % sur la
période, à 8,6 milliards d’euros.
C’est la bonne tenue de ses activités
AVIS FINANCIERS
Société anonyme au capital de 14 807 806 €
Siège social : 881, route des fontaines - 39400 BELLEFONTAINE
646 050 476 R.C.S. LONS-LE-SAUNIER - (ISIN : FR0000060790)
ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DU 4 SEPTEMBRE 2018
Modalités de mise à disposition des documents préparatoires
Les actionnaires de la société SIGNAUX GIROD sont convoqués en Assemblée Générale
Ordinaire le mardi 4 septembre 2018, à 10 heures 30, au siège social de la Société, situé
881, route des fontaines, à BELLEFONTAINE (39400).
La Société invite les actionnaires à consulter l’avis de réunion valant avis de convocation
qui sera publié à compter du 30 juillet 2018 :
- au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires : http://journal-officiel.gouv.fr/balo/
(bulletin n° 91 / avis n° 1804129),
- sur le site internet de la Société : www.girod-group.com (rubrique « Investisseurs » puis
« Assemblée Générale »).
Les documents et renseignements prévus par l’article R. 225-73-1 du Code de
commerce seront publiés sur le site internet de la Société au plus tard le mardi 14 août
2018.
Les documents et renseignements prévus par les articles L. 225-115, R. 225-81 et R.
225-83 du Code de commerce sont tenus à la disposition des actionnaires à compter
de la convocation de l’Assemblée.
Conformément aux dispositions réglementaires applicables :
- tout actionnaire nominatif peut, jusqu’au cinquième jour inclusivement avant
l’Assemblée, demander à la Société de lui envoyer ces documents. Pour les titulaires
d’actions au porteur, l’exercice de ce droit est subordonné à la fourniture d’une
attestation de participation dans les comptes de titres au porteur tenus par un
intermédiaire mentionné à l’article L. 211-3 du Code monétaire et financier ;
- tout actionnaire peut en prendre connaissance au siège de la Société pendant un délai
de 15 jours précédant la date de l’Assemblée.
Le Conseil d’administration
au Mexique qui a joué en sa faveur
(avec des bénéfices en hausse de
21 %). Le géant latino-américain
représente plus du tiers des activités du groupe et vient compenser
pour l’instant, un coup d’arrêt en
Turquie (– 0,2 %). Mais pour l’analyste Nuria Alvarez chez Renta 4,
« BBVA est dans une situation compliquée, du fait de l’incertitude politique qui plane sur ses deux grands
marchés internationaux, entre
l’attente de la renégociation du Nafta
au Mexique et le manque de visibilité
en Turquie ».
Plongeon de Sabadell
« Mettre des impôts
sectoriels
pour résoudre
un problème
structurel peut
provoquer
des distorsions
dans le jeu de
la concurrence,
surtout au niveau
international. »
JAIME GUARDIOLA
Directeur général de Sabadell
CaixaBank a également tiré son
épingle du jeu ce semestre. Après
avoir nettoyé ses comptes plus rapidement que prévu, le PNB s’affiche à
2,4 milliards d’euros (+ 3,5 % sur un
an) et le bénéfice à 1,3 milliard
d’euros (+ 54,6 % par rapport à la
même période l’an dernier), grâce à
la baisse considérable des provisions et à la progression de sa filiale
portugaise BPI.
L’incertitude Bankia
Sabadell fait moins bonne figure et a
annoncé 120 millions d’euros de
bénéfice pour le premier semestre
(plongeon de 67,2 % sur un an) avec
un PNB (à périmètres constants) de
2,1 milliards, en baisse de 7,6 %. Cette
contre-performance est due en
bonne partie aux dotations pour la
vente en cours de son portefeuille
immobilier et aux dépenses liées aux
problèmes d’intégration informatique de sa filière britannique TSB.
Pour sa part, Bankia a présenté
un bénéfice à peu près stable à
515 millions, et un PNB en hausse de
5,3 %. Elle a commencé au
deuxième trimestre à tirer avantage
de ses synergies avec Banco Mare
Nostrum (BMN). Mais l’incertitude
continue de planer sur l’avenir de
l’entité nationalisée en 2012 et dont
le fonds de restructuration bancaire détient toujours 61 %. « La
vente de Bankia devrait avoir lieu
d’ici à 2019, signale Nuria Alvarez
chez Renta 4. Mais le problème est
que la rentabilité demeure faible et
l’Etat devra attendre pour revendre
ses participations, s’il veut espérer
récupérer la meilleure partie de ce
qui a été investi dans le sauvetage de
la banque. » Reste à savoir combien
de temps il peut patienter. n
Nouvelles fusions en vue dans le secteur
Cinq grands acteurs
contrôleront 85 %
du marché espagnol
d’ici à 2020, contre 70 %
aujourd’hui, selon
un rapport de Citi.
Les mouvements de concentration
sont loin d’être terminés dans le secteur bancaire espagnol. C’est ce
qu’indique un rapport de Citi qui
estime que, d’ici à 2020, cinq grandes entités contrôleront à elles seules jusqu’à 85 % du secteur, contre
70 % aujourd’hui. Si la prédiction se
réalise, l’Espagne deviendrait le
pays avec la plus forte concentration d’Europe.
Cette nouvelle vague de fusionsacquisitions s’ajouterait à toutes celles qui ont déjà bouleversé le paysage espagnol. Dix ans après le début
de la crise financière qui a balayé le
secteur des caisses d’épargne régionales et débouché sur la chute d’un
géant comme Bankia, nationalisé en
urgence en 2012, le secteur est passé
d’un éparpillement entre 62 entités à
11 seulement aujourd’hui. Les
acteurs qui ont tenu le cap et survécu
au gros temps sont assainis et le
panorama est apaisé, mais pas
immobile pour autant.
Citi calcule que 20 % du secteur
pourrait être l’objet de fusions. Le
rapport de la banque d’investissement américaine signale dans le
viseur des éventuels acquéreurs, les
acteurs de taille moyenne, et ce sont
clairement des entités comme
Liberbank et Unicaja qui sont sur la
sellette, même si aucun nom n’est
directement mentionné.
Dix ans après
le début de la crise
financière, le secteur
bancaire espagnol
est passé
de 62 entités
à 11 seulement
aujourd’hui.
Les cinq grands, Santander,
BBVA, CaixaBank, Bankia et Sabadell, qui tenaient 40 % du marché
national en 2006, ont largement
profité des mouvements de restructuration des petites caisses
d’épargne en péril. Ils ont étendu
leur emprise sur 70 % du secteur
actuellement et devraient donc
continuer d’étendre leur influence,
en absorbant les entités de moindre importance.
Synergies et économies
de coûts
« En Espagne comme en Grèce, le
principal levier de la concentration
bancaire a été jusque-là dû à une
croissance inorganique pour chute
des entités », signale Citi. Mais la
nouvelle vague de concentration
aura cette fois des raisons stratégiques, répondant à des besoins de
synergies et d’économies de coûts
ou de complémentarité géographique, pour renforcer la présence
dans certaines régions ou sur certains segments.
Il en est ainsi de Banco Popular,
racheté en juin 2017 pour 1 euro
symbolique par Santander, qui
a permis à son acquéreur d’entrer
sur le marché des PME. Santander
contrôle actuellement 25 %
d’un secteur sur lequel il était
absent jusque-là.
— C. Th.
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FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
La transparence, nouvel outil de
différenciation dans l’assurance
ASSURANCE
JUSTICE
Aviva détaille le
nombre de sinistres
qu’il a remboursés
pour tenter de faire
changer le regard
sur l’assurance.
Le financier
franco-américain
a été condamné
à une sanction de
1,3 million d’euros
pour avoir commis
un délit d’initiés
en 2010.
Des assurtech veulent
aussi se démarquer
en donnant davantage
à voir.
Laurence Boisseau
@boisseaul
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
C’est à un exercice d’un genre inédit
que s’est livré Aviva. Le premier assureur britannique vient de publier un
rapport dans lequel il détaille la
manière dont il a géré les sinistres en
2017 au Royaume-Uni. Une manière,
selon lui, de tordre le cou à « l’idée
fausse que les assureurs ne remboursent pas ». Cette opinion est en tout
cas largement répandue, puisque,
selon un sondage diligenté par
Aviva, 55 % des personnes interrogées pensent que leur assureur cherchera à éviter de payer s’il le peut. Sa
filiale britannique veut apporter la
preuve du contraire, chiffres à
l’appui. Elle dit avoir accepté 96 %
des demandes d’indemnisation présentées par ses clients particuliers
ou entreprises en 2017, soit
962.000 dossiers. Dans ce document
très circonstancié, celle-ci explique
aussi pourquoi 4 % des sinistres ne
pouvaient pas faire l’objet d’un paiement, en mettant en avant les cas de
figure les plus courants.
Aviva UK invite le reste du secteur à faire preuve de la même
transparence. « Si les gens ont le sentiment que l’assurance ne va pas les
indemniser, alors ils ne vont pas se
préoccuper de l’acheter », justifie
Andy Briggs, son directeur général,
cité dans un communiqué.
Dans un style différent, d’autres
acteurs ont senti qu’ils pouvaient se
différencier en jouant la carte de la
transparence. Lemonade, l’une des
assurtech les plus en vue du monde,
en a même fait une marque de fabrique. Cette compagnie, qui veut
Guy Wyser-Pratte
perd en cassation
devant l’AMF
Une enquête diligentée par Aviva révèle que 55 % des personnes interrogées pensent que leur assureur cherchera à éviter de payer s’il le peut. Photo Shutterstock
s’imposer sur le marché de l’assurance-habitation aux Etats-Unis
avec la promesse de délivrer un
contrat en 90 secondes et d’indemniser une large part des sinistres
quasiment en temps réel grâce à
l’intelligence artificielle, publie
régulièrement sur son blog des
« chroniques de la transparence ».
La livraison du mois de juin –
sous le titre accrocheur « Parfois
nous craignons : les hauts et les bas
de Lemonade au premier semestre
2018 » – se veut un modèle du genre.
La jeune pousse y fait un point sur
ses performances commerciales
(marquées par une croissance
exponentielle du nombre d’assurés), ses résultats techniques (dans
le rouge et très loin du niveau voulu)
ou la satisfaction client (au zénith,
selon elle).
Aller au-delà
des obligations légales
Sans oublier, évidemment, d’aller
dans le sens du consommateur…
« Malgré le fait que nous ayons reçu
très peu de plaintes, nous aurions pu
faire un meilleur travail pour régler
« Si les gens ont
le sentiment que
l’assurance ne va
pas les indemniser,
alors ils ne vont pas
se préoccuper
de l’acheter. »
ANDY BRIGGS
Directeur général d’Aviva UK
les sinistres plus rapidement. Notre
délai médian pour gérer les sinistres
de manière manuelle était d’environ
11 jours. Cela peut sembler raisonnable, mais nous ne pouvons pas laisser
passer ça », écrit ainsi Shai Wininger, son cofondateur.
Cette initiative a visiblement
donné des idées à l’assurtech française Alan, spécialisée dans la santé-prévoyance, qui vient de mettre
en ligne sur son blog un premier
article dans la même veine. « On
aurait pu se contenter de vous don-
ner accès aux documents officiels » –
comme le rapport SFCR sur la solvabilité et la solidité financière que
les compagnies d’assurances doivent publier chaque année –, mais
« on a voulu aller plus loin et partager nos chiffres », écrit son cofondateur Charles Gorintin. « Notre ratio
sinistres sur primes était de 64 % en
2017. En clair, pour 100 euros collectés, on rembourse en moyenne
64 euros de frais de santé », y lit-on.
Alan fait apparaître aussi ses frais
de gestion des contrats (113 %), ses
dépenses annuelles (consacrées à
77 % à la masse salariale et à ses
bureaux) ou le nombre de départs
d’assurés (« Sur un an, 20 % de nos
utilisateurs nous quittent. Pour la plupart, ils changent d’entreprise », est-il
indiqué). « La transparence, c’est
aussi partager ce qu’on ne fait pas
bien : [parmi les utilisateurs ayant
fait une demande sur le tchat du site,
NDLR], les 10 % les moins chanceux
ont dû attendre plus de 1 heure et
8 minutes pour obtenir une réponse »,
ne manque pas d’ajouter Alan. La
jeune pousse promet de donner des
nouvelles tous les six mois. n
Après cinq ans de procédures
juridiques, le couperet est
tombé. Guy Wyser-Pratte vient
de perdre son pourvoi en cassation contre l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le
financier franco-américain,
connu pour son bras de fer avec
Arnaud Lagardère pour avoir
tenté, il y a huit ans, de se faire
élire au conseil de surveillance
de la société, avait été condamné en 2013 par la Commission des sanctions de l’AMF à
payer une amende de 1,3 million d’euros pour avoir commis
un délit d’initié. En 2015, la cour
d’appel avait rejeté son recours
et déjà confirmé la décision du
juge de l’AMF.
L’affaire remonte à 2010. A
cette époque Electricité et Eaux
de Madagascar (EEM, devenu
depuis Viktoria Invest) est un
holding qui compte une participation dans Gascogne, spécialiste du bois et du papier. Il
négocie alors la vente de ses
hôtels vietnamiens, qui devrait
lui rapp orter 45 millions
d’euros.
En même temps, Frédéric
Doulcet, directeur général,
associé historique de François
Gontier, président d’EEM,
recherche un investisseur qui
lui permette de financer le
rachat des parts de son associé.
Il donne mandat à son ami
Marc Bognon, qui lui propose
de rencontrer Guy WyserPratte. Le rendez-vous se tient
à New York, le 27 mai 2010,
dans les bureaux de l’homme
d’affaires, puis le lendemain
dans sa résidence de vacances
à Bedford. Le 28 mai, Guy
Wyser-Pratte achètera ses premières actions EEM. Il ira
même jusqu’à franchir le seuil
des 10 % en août. La vente des
hôtels sera annoncée fin août
et réalisée en février 2011. Peu
après, EEM se retrouvera au
cœur d’un invraisemblable
conflit entre actuel et anciens
dirigeants.
Une économie de l’ordre
de 430.000 euros
Selon l’AMF, l’utilisation de
l’information privilégiée aurait
permis à Guy Wyser-Pratte de
réaliser, à l’époque, une économie de l’ordre de 430.000 euros.
L’activiste a toujours défendu
avoir pris seul sa décision
d’investissement en se fondant
sur des informations publiques. Il n’avait, en outre, pas
revendu ses titres et n’avait
donc pas tiré de profit de cette
opération.
Frédéric Doulcet a également été condamné à payer
350.000 euros, Marc Bognon,
50.000 euros, et François Gontier, la même somme. n
Guy WyserPratte.
Photo J. Chatin/
Expansion-RÉA
AVIS FINANCIERS
en bref
Le bras financier
de Renault en
bonne forme au
premier semestre
BANQUE RCI Bank and Services, la banque « captive » et
op é r a t eu r d e se r vi ce s du
groupe Renault a vu son résultat avant impôts atteindre les
617 millions d’euros au premier semestre 2018 (+14,3 %
sur un an), porté par une activité dynamique. « Le montant
des nouveaux financements
augmente de 6,8 % par rapport
au premier semestre 2017, pour
un montant de 11,1 milliards
d’euros », a indiqué vendredi
la banque du constructeur
automobile. Sur la période, le
bras financier de Renault a
monté 947.146 nouveaux dossiers de financement, soit une
hausse de 7,3 % par rapport au
1 e r semestre 2017. Mesure
phare pour les captives automobiles, le taux d’intervention global sur les ventes des
différentes marques de
l’Alliance (hors Russie, Turquie et Inde) – soit la part
d’immatriculations du
groupe pour lesquelles RCI
est inter venu – s’établit à
41,8 %, en progression de
1,1 point.
Résultats au 30 juin 2018 du
Crédit Agricole Nord de France
Activité commerciale dynamique et résultats financiers résilients
Le Conseil d’Administration a arrêté, lors de sa séance du 27 juillet 2018, les comptes sociaux et consolidés du Crédit Agricole Nord
de France au 30 juin 2018
• Activité commerciale
Le premier semestre 2018 est marqué par une très belle
activité commerciale, avec 31 500 nouveaux clients et
2,2 Mrds€ de crédits accordés à la clientèle, dont
1,3 Mrds€ de crédits habitat. L’encours de crédits
s’établit à 22,7 Mrds€, en progression de 5,8% sur un
an, dont 14,1 Mrds€ sur l’habitat (+9,2%).
L’épargne clientèle, avec un encours de 28,4 Mrds€,
est également en progression (+3,2% sur un an), en
particulier sur les dépôts (+8,2%) et les livrets (+7,8%).
En parallèle, le développement des services se poursuit,
avec notamment une progression de l’assurance des
biens (+5,3% sur un an) et de l’assurance des personnes
(+3,7% sur un an).
Avec 418 000 clients sociétaires à fin juin, soit plus de
1 client sur 3, le Crédit Agricole Nord de France continue
de renforcer son modèle coopératif et mutualiste.
• Résultat social
Le Produit Net Bancaire de la Caisse régionale s’établit
à 299,6 M€, en baisse de 2,7% sur un an. Hors éléments
non récurrents (dont une reprise de 5,9 M€ de provisions
Epargne Logement au premier semestre 2017), le Produit
Net Bancaire est résilient (+0,1%, soit +0,2 M€) malgré
un contexte de taux défavorable.
La marge d’intermédiation, à 121,6 M€, est en baisse de
7,1% (-0,6% hors effets exceptionnels précités), en lien
principalement avec les facturations de 2017 liées aux
rachats de crédits.
www.ca-norddefrance.fr
Le PNB des services bancaires et d’assurance est stable
sur un an (-0,3%, soit -0,4 M€), impacté par une légère
hausse de la sinistralité en ADE.
Les revenus des placements de fonds propres
s’établissent à 52,2 M€, en hausse de 3,8% sur un an,
avec la progression des dividendes des participations
dont la SAS La Boétie.
Les charges de fonctionnement, à 176 M€, sont quasistables et traduisent une réelle maîtrise malgré un effort
soutenu en investissements dans la transformation de
nos agences et dans les systèmes d’information.
Le coût du risque reste contenu, à 4,2 M€, contre 7,6 M€
un an auparavant.
Le résultat net sur actifs immobilisés s’élève à 1,2 M€.
Après impôts sur les sociétés (20,2 M€), le résultat net
social s’établit à 100,4 M€, en baisse de 2,1% sur un
an (+3,8% hors effet provision Epargne Logement), et
100,1 M€ pour la Caisse régionale seule, hors intégration
des véhicules de titrisation de crédits habitat.
• Résultat consolidé
Le résultat net consolidé du Groupe Crédit Agricole Nord
de France s’élève à 82,4 M€, contre 90,6 M€ en juin
2017. La contribution du pôle Bancassurance France est
en baisse de 11,7 M€ sur un an, en lien avec l’impact des
rachats de crédits en 2017. La contribution des autres
pôles métiers progresse de 3,5 M€.
Crédit agricole nord de France
Crédits photos : CA NdF Communication - Fotolia.com - Irisoptic - 440 676 559 RCS LILLE MÉTROPOLE - ND : 11830B24
ca_ndf
La contribution des pôles métiers au résultat net
consolidé s’établit comme suit :
- Pôle Bancassurance France : 76,7 M€ contre
88,4 M€ au 30 juin 2017,
- Pôle Capital Investissement : 2 M€ contre 1,1 M€
au 30 juin 2017,
- Pôle Presse : 1,9 M€ contre 0,2 M€ au 30 juin 2017,
- Pôle Foncière : 1,4 M€ contre 1,1 M€ au 30 juin 2017,
- Pôle Immobilier : 0,4 M€ contre -0,2 M€ au 30 juin
2017.
• CCI Nord de France
Le certificat coopératif d’investissement a clôturé à 20,8
euros au 29 juin 2018, en baisse de 4,7% depuis le 29
décembre 2017.
• Perspectives
Après l’ouverture en 2017 de l’agence Cœur de Lille, le
Crédit Agricole Nord de France a lancé son programme
de nouvelles « Agences collaboratives » dont onze ont
été déployées depuis le 1er janvier. Ce programme de
modernisation et de digitalisation des parcours clients
et conseillers se poursuivra tout au long de l’année 2018.
Banque du territoire et de l’innovation, le Crédit
Agricole Nord de France verra, fin 2018, son incubateur
« Village by CA Nord de France » emménager dans un
nouveau bâtiment de 4200 m² qui pourra accueillir une
Activité
Encours de collecte globale
Encours de crédits
Résultats sociaux*
Produit Net Bancaire
Résultat Brut d’Exploitation
Résultat Net
Résultats consolidés IFRS
Produit Net Bancaire
Résultat Brut d’Exploitation
Résultat Net Part du Groupe
Structure financière
Ratio CET1 Bâle 3 non phasé**
Ratio crédit collecte
Juin
2018
Juin
2017
Variation
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22 669 M€
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122 M€
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-1,9 %
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20,8 %
131,3 %
17,9 %
127,7 %
+2,9 pts
+3,6 pts
soixantaine de startups avec des espaces dédiés au
coworking et à l’évènementiel.
Dans un contexte de création et de transformation
des services bancaires, et de taux favorables à
l’investissement, l’activité commerciale devrait rester
dynamique, pour accompagner le développement de
notre territoire régional.
* Résultat social intégrant le résultat des titrisations de crédits
habitat
** Ratio CET1 au 31 mars 2018
Retrouvez l’ensemble des informations inancières sur http://communication.ca-norddefrance.fr, rubrique publications
Contacts : vincent.schiltz@ca-norddefrance.fr - catherine.ilonczuk@ca-norddefrance.fr
Le CCI Nord de France est coté au compartiment B d’Euronext Code Isin FR0000185514 - Code Mnémo CNF
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24 // FINANCE & MARCHES
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
CNP Assurances se donne du temps
pour trouver son nouveau patron
BANCASSURANCE
L’assureur a mandaté
un cabinet de recrutement pour « accompagner le choix »
du futur patron.
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
Quinze jours après l’annonce de la
démission surprise de son directeur général, et en amont de la présentation de ses résultats semestriels ce lundi, CNP Assurances a
décidé de se donner du temps pour
se trouver un nouveau patron. Le
premier assureur de personnes en
France a annoncé vendredi soir la
nomination d’Antoine Lissowski,
actuellement directeur général
adjoint, comme directeur général
par intérim à compter du 1er sep-
tembre prochain après le départ de
Frédéric Lavenir.
Celui qui est aussi le directeur
financier du groupe exercera ce
rôle « jusqu’à la nomination » d’un
nouveau directeur général, précise
CNP Assurances, sans donner
d’indication de calendrier. Pilier de
la maison, Antoine Lissowski,
soixante-deux ans, avait déjà assuré
l’intérim en 2012 quand il s’agissait
de trouver un successeur à Gilles
Benoist. CNP Assurances indique
aussi avoir mandaté un cabinet de
recrutement pour « accompagner le
choix » du futur patron.
« La Caisse des
Dépôts est attachée
à la poursuite
du développement
de CNP Assurances
en tant qu’entreprise
de bancassurance,
cotée,
multipartenariale. »
ÉRIC LOMBARD
Directeur général de la CDC
Une équation compliquée
Alors que Frédéric Lavenir, officiellement partant pour « raisons personnelles », va quitter son poste fin
août, le conseil d’administration de
CNP Assurances, ainsi qu’Eric
Lombard, le directeur général de la
Caisse des Dépôts (CDC), premier
actionnaire de l’assureur, ont tous
deux salué son bilan à la tête du
groupe depuis septembre 2012.
« Malgré un contexte persistant de
taux bas en Europe, CNP Assurances
a publié en 2017 le résultat net le plus
élevé depuis son introduction en
Bourse. Cela traduit la pertinence de
la stratégie d’évolution du mix produit et de développement du modèle
d’affaires multipartenarial »,
déclare ainsi Eric Lombard, cité
dans un communiqué.
La recherche d’un nouveau dirigeant se fait sur fond de discussions
entre La Poste et la CDC en vue
d’un rapprochement entre CNP
Assurances et La Banque Postale.
Le successeur de Frédéric Lavenir
devra donc avant tout convenir
aussi bien aux dirigeants de la CDC
que de l’établissement postal, ce qui
rend l’équation plus complexe.
Le projet à l’étude reviendrait à
faire de CNP Assurances une captive
de La Banque Postale, qui est l’un de
ses deux grands réseaux de distribution en France et son actionnaire à
hauteur de 18 %. « La Caisse des
Dépôts est attachée à la poursuite du
développement de CNP Assurances en
tant qu’entreprise de bancassurance,
cotée, multipartenariale », souligne
néanmoins Eric Lombard. n
Antoine Lissowski exercera l’intérim comme directeur général
à compter du 1er septembre après le départ de Frédéric Lavenir.
Photo Sipa
La Bourse indienne
au plus haut historique
BOURSE
Les grands groupes
nationaux tirent
les indices boursiers
indiens.
Ces performances
s’expliquent en partie
par les tensions
que connaît le marché
de la dette.
La Bourse indienne est au plus
haut. L’indice Sensex a dépassé les
37.300 points vendredi, un record
depuis sa création. En hausse de
plus de 9,6% depuis le début de
l’année, l’indice reflète les performances boursières des grands
groupes nationaux. A l’inverse, les
indices Midcap Nifty 50 et Nifty
Smallcap 100, qui regroupent des
moyennes et petites valeurs, ont
respectivement perdu 10% et 18,6%
sur la même période. Plus qu’un
mouvement d’ensemble ou propre
à certains secteurs, c’est donc bien
la vigueur de certaines grandes
entreprises qui stimule les marchés
d’actions indiens.
Dans les services informatiques,
Tata Consultancy Services a gagné
43,9 % depuis le début de l’année,
pour une capitalisation de presque
110 milliards de dollars.
De même pour Infosys, en hausse
de plus de 32,8 % pour une capitalisation de 43,7 milliards de dollars.
Autre secteur dynamique, la
finance représente 28 % de la
capitalisation des entreprises
prises en compte par l’indice
Sensex. Le secteur est tiré vers le
haut par des poids lourds comme
HDFC Bank et Kotak Mahindra
Bank. Ces deux valeurs ont progressé respectivement de 17,6%
et de 29,7% depuis le début de
l’année, pour des capitalisations
de 83 et 36,3 milliards de dollars.
Des annonces stimulantes
Mais ce sont surtout les secteurs des
biens de consommation et des
biens intermédiaires qui ont tiré la
Bourse indienne ces derniers jours,
et ce pour tous les niveaux de capitalisation. Et pour cause, les investisseurs ont été rassurés par la victoire
du Premier ministre, Narendra
Modi, contre un vote de défiance et
par l’annonce d’une baisse de taxe
sur cinquante biens de consommation durable. Ces biens, parmi lesquels figurent notamment les téléviseurs, réfrigérateurs, chaussures
ou encore pots de peinture, ne
seront plus taxés qu’à 18 %, contre
28 % auparavant. Le dynamisme
des marchés d’actions est aussi
nourri par les conséquences négatives qu’aura cette baisse de taxes sur
le marché obligataire. Celle-ci
devrait représenter une perte pour
le budget de l’Etat de 150 milliards
de roupies par an, soit 2,2 milliards
de dollars ; ce qui met un peu plus
pression sur l’objectif de déficit
public de New Delhi, déjà relevé de
3 à 3,3 % pour cette année.
Or, les marchés obligataires ont
déjà commencé à sanctionner ces
écarts budgétaires. L’an dernier, les
taux à 10 ans avaient déjà augmenté
de 80 points de base. Ils se sont
accrus de 40 points de base depuis
janvier. Rien n’indique que la situation s’améliorera à court terme :
avant les élections générales de
2019, le Premier ministre, Modi,
devrait accroître les dépenses de
sécurité sociale, de santé et de soutien à l’agriculture. Pour éviter une
dépréciation de leurs titres par la
hausse attendue des taux, les investisseurs obligataires se reportent
donc sur le marché des actions et
participent à ses performances
record. — R. Po.
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LES ECHOS
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FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
séAncE du 27 - 07 - 2018
CaC 40 : 5511,76 (0,57 %) neXt 20 : 12161,86 (0,57 %)
CaC larGe 60 : 6114,64 (0,57 %)
CaC all-tradaBle : 4329,48 (0,58 %)
Date De ProroGation : 28 août
euronext
srD suite
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ost
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206
206
200,8
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bpa
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ost
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srD
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+ haut
+ bas
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20,6
% Veil
% mois
% 52 s.
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+ 2,23
- 2,09
+ 4,7
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 1,07
15,235
13,315 2,05
+ 4,32
147,75
120,05
0,73
+ 41,67
24,39
16,455 2,21
- 4,5
63,18
51,78
3,7
- 11,12
100,8
71,4
4,76
+ 24,96
108,65
81,04
1,49
- 17,93
48,6
36,635 3,45
+ 3,79
75,23
62,88
4,06
- 2,23
78,56
67,08
3,18
- 13,5
47,505
35,05
5,91
- 15,73
113,05
76
2,91
- 2,8
7,98
120,65
14,12
105,15
+ 5,33
0,23
22,97 84,38
16,57
0,27
+ 9,9
29,17
22,9
+ 19,45
55
43,09
1,13
- 2,44
195,5
184,25
- 30,22
66,48
41,73
2,88
- 7,9
22,29
18,035 4,29
+ 2,6
88,8
77,56
2,02
- 6,11
24,87
20,26
2,14
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
B 4,45
4,506
47552
4,598
40.789.901
4,45
B 7,18
7,25
20365
7,25
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
7,17
aBiVaX (abvX) g
B 6,65
6,74
4399
6,74
fr0012333284
9.904.229
6,58
acantHe DeV. (acan) g
c 0,64
0,64
23772
0,64
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,624
actia GrouP (ati) g
c 7,7
7,72
9621
7,8
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
7,7
aDocia (aDoc) g
B 17,8
18
6583
18,18
fr0011184241
6.916.753
17,8
aéroPorts De Paris (aDp) !
a 194,3
194,5
49156
196,1
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
193,7
air France-Klm (af) !
a 7,286
7,456
3560820
7,466
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
7,268
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 66,6
66,1
32175
66,8
fr0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
65,6
aKWel (aKW) g
B 22,6
22,25
64334
23,15
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
21,8
alD (alD)
a 15,22
15,26
82761
15,37
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
15,19
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 29,7
29,6
1683
29,7
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
29,5
alstom (alo) LR
a 38,36
38,31
491184
38,52
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
38,31
altarea (alta) g
a 192,2
192,2
5067
193
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
191,6
alten (ate) !
a 85,7
88,8
63296
88,95
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
85,7
altran tecHnoloGies (alt) ! a 8,3
8,225
1343751
8,44
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
8,22
amPlituDe surG. (ampli) g
3,3
3,31
14831
3,34
fr0012789667
46.929.852
3,26
amunDi (amun) !
a 59,5
59,42
eX-Ds 15/03/17
103302
59,88
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.510.562
59,16
aPril GrouP (apr)
B 13,3
13,6
1733
13,6
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
13,3
arcHos (JXr) g
c 0,799
0,792
329566
0,81
fr0000182479
42.561.334
0,786
arKema (aKe) L
a 105,1
106,55
152998
106,7
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
105,1
artPrice.com (prc) g
c 14,02
14,2
4781
14,2
fr0000074783
6.651.515
14
assYstem (asY) g
B 27,4
27,8
oPa 24/11/17
1518
27,8
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
27,1
atari (ata)
c 0,457
0,463
1195081
0,466
fr0010478248
255.105.360
0,454
auBaY (aub) g
c 40
39,75
7261
40,25
fr0000063737
21/05/18 0,24 13.136.796
39,6
aurea (aure)
c 7,74
7,76
4868
7,82
fr0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
7,66
aVenir telecom (avt) g
c 0,244
0,23
174511
0,244
fr0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,23
aXWaY soFtWare (aXW) g
B 19,54
19,5
3898
19,58
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
19,3
Bénéteau (ben)
a 14,22
13,7
239727
14,32
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
13,6
Bic (bb) !
a 81,45
81,65
72144
81,95
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
81,35
BiGBen int. (biG) g
c 11,36
11,38
34391
11,62
fr0000074072
04/01/18 0,1 19.060.784
11,3
BiomérieuX (bim)
a 71,8
71,6
113299
72,5
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
71,5
Boiron (boi) g
a 68,7
68,6
2340
69
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
68,5
Bolloré (bol) !
a 3,92
3,944
969318
3,974
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
3,912
BonDuelle (bon) g
B 32,05
32,55
6723
32,65
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
31,65
Bureau Veritas (bvi) L
a 22,64
22,36
638145
22,69
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
22,31
Burelle sa (bur)
a 1320
1320
80
1330
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1320
carmila (carm)
c 23,3
23,35
35452
23,35
fr0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
23,1
casino (co) LR
a 33
33,78
1507136
33,94
fr0000125585
18/05/18 1,56 110.247.493
32,41
catana GrouP (catG) g
c 2,88
2,85
101298
2,93
fr0010193052
30.514.178
2,85
cGG (cGG) !
c 2,292
2,384
6496231
2,42
fr0013181864
698.828.907
2,282
cHarGeurs (cri) g
c 25,1
25,1
12980
25,46
fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
25
cHristian Dior (cDi)
a 371,1
365,2
eX D oP 08/06/17
17433
371,1
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
363,2
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/260718
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 1,26
+ 6,02
- 54,94
+ 1,12
+ 1,97
+ 16,37
+ 1,51
- 3,16
- 42,69
+ 0,31
- 45,97
11,15
4,05
+ 15,45
7,48
6,27
- 21,9
9,87
6,48
- 25,58
0,87
- 12,33
0,562
- 0,39 + 10,6
+ 1,58
9,08
- 16
6,83
+ 0,33 + 25,44
- 3,85 21,3
- 4,1
13,28
+ 0,1 + 22,71
+ 2,48 202,6
+ 38,83 156
+ 3,04 - 45,1
+ 6,06 14,51
- 38,35
6,646
- 0,45 + 42,76
+ 7,31 68,8
+ 44,7
46,2
- 0,89 - 34
-14,42 36,8
- 37,39 21,8
- 0,39 + 18,16
+ 4,88 15,64
+ 1,73 12,54
+ 0,17 - 9,42
-1
36,1
+ 7,71
27,3
+ 0,26 + 10,71
- 2,69 41,52
+ 25,01 32,79
- 0,31 - 7,64
- 5,09 218,5
- 1,91 184,2
+ 4,04 + 27,57
+ 1,31 92,8
+ 17,18 69,5
- 0,66 - 34,21
-38,16
13,681
- 40,08
8,21
- 0,9 - 6,5
+ 3,44
4,4
- 32,17
2,9
- 0,13 - 15,9
- 0,83 77,66
- 9,94 57,74
+ 2,26 - 7,48
+ 9,24 16,4
- 1,81
12,3
+ 1,15 + 21,85
-16,72
1,576
+ 8,49
0,65
+ 1,24 + 4,92
+ 5,76 112,9
+ 9,39 94,82
+ 0,57 - 15,73
17,88
- 13,47 13,16
+ 2,02 - 7,09
- 6,08 33,05
- 16,92 25,1
+ 0,65 + 28,61
-15,36
0,948
+ 18,72
0,367
- 0,75 + 14,88
+6
43,3
+ 28,14 33,55
+ 1,31 - 9,87
- 0,51
9,3
- 0,39
7,06
+ 9,52
-19,3
0,477
+ 9,52
0,21
- 14,47
23,1
- 23,23 17,82
- 2,98 - 31,31
-21,17
23,2
- 6,16
12,38
+ 0,18 - 10,92
+ 3,42 99,05
- 18,05 76,05
+ 1,07 - 17,48
-14,95 16,2
+ 17,56 10,56
- 0,28 - 4,14
- 6,89 82,2
+ 11,86 59
- 0,15 - 8,35
- 4,19 78,5
- 14,25 66,1
+ 0,56 - 12,9
- 1,84
4,798
- 0,55
3,8
+ 2,52 - 26,15
+ 4,83 47,8
- 0,25 29,85
- 0,49 - 1,89
- 3,62 24,28
+ 10,58 20,39
- 0,38 + 3,94
+ 0,38 1420
+ 13,79 1255
+ 0,58
- 2,3
25,35
- 4,3
22,4
+ 4,87 - 33,19
+ 1,2
53,48
- 34,74 31,73
- 5,94
- 9,52
3,611
+190,4
2,697
+ 4,01 + 56,04
+11,3
4,1
+ 50,49
1,295
- 0,4 - 0,83
+11,06 28,64
+ 2,53 22,1
- 1,62 + 19,91
+ 1,81 383,8
+ 50,72 291,6
- 7,56
- 1,49 7550
- 7,95 6550
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
claranoVa (cla) g
c 0,834
0,846
1098593
0,862
393.613.788
0,83
a 19,57
19,65
259778
19,8
fr0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
19,57
coFace (cofa) g
a 7,67
7,8
949267
8
fr0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
7,5
colas (re)
a 173
173,6
281
173,6
fr0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
172,4
Dassault aV. (am) !
a 1636
1622
4881
1638
fr0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
1622
Dassault sYstèmes (DsY) LR a 129,4
129,65
329899
130,35
fr0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
128,65
DBV tecHnoloGies (Dbv) !
B 29,4
30,88
116554
31
fr0010417345
30.006.352
28,9
DericHeBourG (DbG) g
B 5,085
5,14
299877
5,215
fr0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
5,085
DeVoteam (Dvt) g
c 105
108
4662
108,6
fr0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
104,2
Dir. enerGie (Dir)
42
42
11176
42,08
fr0004191674
01/06/18 0,35 44.832.479
42
DnXcorP (DnX) g
c 6,96
6,98
775
6,98
fr0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
6,92
eDenreD (eDen) !
a 34,01
33,42
846083
34,41
fr0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
33,39
eDF (eDf) LR
a 12,25
12,315
eX-Ds 7/03/17
1307531
12,375
fr0010242511
25/05/18 0,31 3.010.267.676
12,25
eiFFaGe (fGr) LR
a 96
96,76
225428
97,02
fr0000130452
22/05/18 2 98.000.000
95,66
eKinoPs (eKi) g
3,52
3,4
63382
3,52
fr0011466069
21.529.161
3,35
elior (elior) !
a 13,95
14,06
360792
14,07
fr0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
13,7
elis (elis) !
a 20,24
19,7
587447
20,28
fr0012435121
29/05/18 0,37 219.370.207
19,43
eos imaGinG (eosi)
c 4,4
4,35
8898
4,4
fr0011191766
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4,34
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c
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- 36,49 13,9
13,44
+ 1,82 + 13,28
+ 2,65 53
- 8,36 44,2
2,48
+ 1,03 - 33,92
+ 1,4
16,32
- 45,68
9,42
10,2
- 2,86 - 36,07
+ 4,39 15,35
- 11,57
7,69
+ 0,67 + 4,59
+ 5,69 131,3
+ 22,13 99,05
1,37
+ 1,3 - 17,76
- 0,88 15,58
- 9,33
11,82
3,38
+ 33,33
-16,14 477
+ 33,6 330
1,15
136.345.527
a 83,5
83,25
73543
83,6
02/05/18 4,3 74.531.428
82,7
B 142
141
1489
142
fr0010929125
5.628.475
140,4
iliaD (ilD) !
a 143,55
146,75
120424
147,45
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
143,55
imerYs (nK) !
a 68,65
68,8
85133
69,65
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
67,85
inGenico GrouP (inG) LR
a 70,62
71,86
747099
72,8
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
69,42
innate PHarma (iph) g
B 4,57
4,622
84292
4,66
fr0010331421
57.600.100
4,528
insiDe secure (insD)
c 3,02
2,99
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3,075
fr0010291245
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inter ParFums (itp) g
B 37,8
38,3
22747
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09/05/18 0,67 42.965.628
37,6
iPsen (ipn) !
a 141,5
141,9
87173
144,15
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
141,35
iPsos (ips) !
a 27,7
27,98
118037
28,04
fr0000073298
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JacQuet metal serVice (JcQ) g B 24,8
25,25
12661
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fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,8
JcDecauX (Dec) !
a 29,98
28,62
171224
29,98
fr0000077919
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KauFman & BroaD (Kof)
B 44,46
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40652
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fr0004007813
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KlePierre (li) LR
a 31,67
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a 30,2
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a 43,37
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292573
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ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
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a 24,05
24,9
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latecoere (lat) g
c 4,105
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118625
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fr0000032278
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le Bélier (beli) g
c 50,5
50,6
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lna santé (lna) g
B 55,2
53,6
6318
55,2
fr0004170017
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lectra (lss)
21,8
B 21,5
35568
21,95
fr0000065484
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21
lineData sVices (lin) g
B 35,9
35,2
3740
35,9
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lisi (fii) g
a 30,3
29,6
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fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
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lumiBirD (lbirD) g
c 14,16
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27300
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fr0000038242
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14,16
m6-métroPole tV (mmt) !
a 17,64
17,53
107248
17,72
fr0000053225
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maisons Du monDe (mDm)
B 27,88
28,44
151906
28,88
27,34
fr0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
maisons France conF. (mfc) g B 42
41,7
848
42,5
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
41,7
manitou (mtu) g
B 30,2
29,85
22415
30,5
fr0000038606
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marie BrizarD W & s (mbWs)
B 7,68
7,65
12456
7,77
fr0000060873
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mauna Kea (mKea)
c 2,705
3,06
414114
3,1
fr0010609263
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2,705
mercialYs (merY) g
a 15,29
14,95
89215
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fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
14,93
mersen (mrn) g
B 34,7
35,1
28735
35,5
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
34,7
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 1,96
1,994
74502
1,994
fr0004177046
23.261.500
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nanoBiotiX (nano) g
B 15,89
15,25
293361
16,6
fr0011341205
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natiXis (Kn) LR
a 5,99
6,034
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B 134,6
134,6
1513
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fr0000054694
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134,6
netGem (ntG) g
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2,37
fr0004154060
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neXans (neX) !
a 29,12
27,1
590231
29,59
fr0000044448
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neXitY (nXi) !
a 53,4
53
57141
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fr0010112524
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7,99
27519
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fr0013018124
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nrJ GrouP (nrG) g
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8,6
33534
8,7
fr0000121691
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8,4
oeneo (sbt) g
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10,26
10358
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fr0000052680
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B 1,26
1,259
524230
1,34
fr0010095596
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orPéa (orp) !
a 118
120
128043
120,35
fr0000184798
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116,95
Parrot (parro) g
B 4,3
4,33
36217
4,39
fr0004038263
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PHarmaGest int. (pha)
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58,9
3536
58,9
fr0012882389
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57
Pierre & Vacances (vac) g
B 27
27
3566
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fr0000073041
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27
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c 1,73
1,71
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1,76
fr0011950641
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B 14,24
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DiV 8 02/05/17
38076
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PsB inDust. (psb)
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50,4
2102
50,4
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50
rallYe (ral)
a 9,85
9,8
90097
9,965
fr0000060618
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9,75
recYleX sa (rX)
c 8,65
8,33
102902
8,75
fr0000120388
04/07/90 0,61 25.741.482
8,005
rémY cointreau (rco) !
a 120,1
120,8
117025
121,5
fr0000130395
01/08/17 1,65 50.223.800
120
reXel (rXl) !
a 12,3
12,435
851682
12,62
fr0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
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roBertet sa (cbe)
B
/200718
c.i.P.
fr0000045601
28/06/18 5,2 143.582
roBertet sa (cbr)
B
/121016
c.D.V. nom.
fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 30,35
30
- 0,99 - 1,75
20163
30,35
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fr0000031684
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ruBis (rui)
a 48,4
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DiV 2 28/07/17
253302
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sartorius steD. Bio. (Dim)
a 102,2
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- 0,39 + 69,02
DiV 6 10/05/16
125951
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fr0013154002
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+ 70,57 59,75
saVencia (bh)
B 73,8
74,4
+ 1,09 - 7,83
270
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fr0000120107
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73,6
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iD loGistic (iDl) g
2,27
3,06
0,41
2,15
srD suite
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
ost
vol.
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
scor (scr) LR
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442641
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30/04/18 1,65 191.807.715
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a 161,9
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ses-imaGotaG (sesl) g
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sHoWroomPriVé (srp) g
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soitec (soi) !
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somFY (so)
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terreis (ter)
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ValneVa (vla) g
B 4,13
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Vicat (vct) !
a 55,9
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Vilmorin & cie (rin) !
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VirBac (virp) g
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VranKen-PommerY m. (vrap)
B 24
1148
fr0000062796
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WaVestone (Wave)
B 167
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VALeurs Zone InternatIonale
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26 // FINANCE & MARCHES
Lundi 30 juillet 2018 Les Echos
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cerenisg
b 1,996 2,07
1,984
2,04 + 2,2
109369
cfi
c
2,04
chausseria sa
c
0,001
cibox inter.g
c 0,216 0,225 0,215
0,218+ 0,46 521277
clayeuxg
c
0,26
cnimg
b 109,5 109,5
107
108
+ 1,41
534
cogelec
c 11,7
11,7
11,68
11,68
274
coherisg
c 2,19
2,25
2,18
2,25 + 2,74
4801
constellium
11
courtois
c144
144
144
144
1
cr alpes prov.
c 112
112
112
112
50
cr atl. vendée
c 128
128
125,5
126,38 - 1,27
467
cr brie picard.
b 24,945 25
24,715 24,715 - 1,12
1588
cr ille vilaine
c 99,75 100
99
100
+ 0,25
603
cr languedoc
c 73,21 73,24 73,2
73,2
297
cr loire hte-loire c 89,2 89,4
89
89
- 0,21
109
cr morbihan
c 79
79
77,35
78,99 - 0,11
67
cr nord france
b 21,2
21,3
21,1
21,25 + 0,24
1508
cr norm. seine
c 127,48 127,5
127,48 127,5 + 0,02
59
cr paris idf
b 92,45 92,5
92,45
92,5 + 0,05
325
cr rhône-alpes
c196,98 197,4 196,98 197 + 0,01
121
cr toulouse
c 112,4 112,4
111,02
112
- 0,18
195
cr tour. poitou
c104,2 107,48 103,6
103,6 - 3,09
782
crosswood
c
4,06
cs-com. et syst.g
c 6,24 6,3
6,2
6,22 - 0,32
1560
daletg
c 14,6
14,6
14,5
14,5
27
dane-elec memoryg c
0,56
deinove
2,715 2,715
2,655
2,7 - 0,74
18078
delta plus group b 49,8 50
47
50
845
digigram
c
0,8
dms
c 1,14
1,14
1,14
1,14 + 0,44
2590
docks pétroles a c
540
dom securityg
c 65
65
65
65
- 2,11
50
ecag
c 17,55 17,65
17,55
17,55
191
egideg
c 2,21
2,22
2,17
2,17 - 3,13
4005
elect. strasbourg b 116
116
113,5
113,5 - 1,3
236
electro powerg
c 11,05 11,3
10,9
11,1 + 0,91
5603
encres dubuitg
c 5,3
5,34
5,3
5,34 + 0,76
1502
essog
b 46,3
47
46,25
46,25 - 0,22
1167
eurasia fonc inv
c 0,27 0,27
0,27
0,27
100
euromedis groupeg c 6,85 6,85
6,85
6,85
111
europacorpg
c 1,7
1,7
1,67
1,67
44840
exacompta clairef. c
124
expl. prod. chim.
c860 860
860
860
18
expl. prod. chim.
c
850
f.i.e.b.m.
c
5,75
f.i.e.b.m.
c
128
f.i.p.p.
c 0,267 0,28
0,267
0,28 + 1,45
54465
fauvet-girel g
c
24
fermentalgg
3,12
3,12
3,11
3,11
3416
fermière cannes
b
1630
fiducial office
c 28
28
28
28
1
fiducial re
b 196
196
196
196
+ 0,51
1
fin. moncey
a6050 6050 6050
6050
- 3,97
1
finatis
b 48,2 48,2
48,2
48,2
5
fleury michon
b 50
50,2
50
50,2 + 0,4
2193
foncière 7 inv.
c 2
2
2
2
+ 5,82
145
foncière atland
c 114
114
114
114
26
foncière euris
b 32,4 32,4
32,4
32,4
1020
foncière inea
b 39,9 40
39,9
40 + 0,25
94
foncière paris nord c 0,044 0,046 0,044
0,046+ 0,44 188587
foncière r-paris
c
34,97
foncière volta
c
4,16
française energie c 16,45 16,7
16,45
16,55 + 0,61
207
frey
b 28,6
28,6
28,6
28,6
13
fsdv
c
49
galimmo
c 24,4 24,4
24,4
24,4
1
gaumont
b 142,5 147,5
142,5
143,5 - 1,71
199
gea
c 99,2 99,2
99,2
99,2 - 0,6
46
generixg
c 3,65
3,66
3,65
3,66 + 0,27
1775
genomic visiong
0,965 0,965 0,932
0,96 - 0,42 63634
gérard perrier
c 59,4 59,6
59,4
59,6 + 0,34
46
gfi informatiqueg b 8,08 8,1
8,02
8,08
5485
graines voltZ
c 40
40
40
40
- 0,5
310
groupe ird
c 26
26
26
26
1
groupe jaj
c
1,92
groupe openg
c 30,05 30,1
29,7
29,75 - 0,83
4027
groupe piZZorno
c 19,7
20,1
19,7
20,1 + 2,29
21
groupe sfpig
c 3,2
3,21
3,2
3,21 + 0,63
2734
guerbetg
b 60,3
61,1
60
60,1 - 0,83
4050
guillemot corp.g
c 5,6
5,6
5,3
5,56 - 4,14
52606
guy degrenne
c 0,17
0,17
0,17
0,17
1
herigeg
c 37,4
37,4
37,1
37,1
- 0,8
17
hf companyg
c 7,12
7,14
6,98
7,1 - 0,56
1985
hipay group
c 15
15,4
14,8
14,8 - 1,66
5726
hopscotch groupeg c 7,94
7,94
7,86
7,86 - 1,01
780
idi
b 45,1
45,6
45
45
- 1,32
2412
ige + xaog
c 142
142
142
142
- 0,35
18
immo. dassault
b 51,2 53
51,2
53
+ 3,52
1311
immo. hôtelière
c
1,04
ind. fin. ent.
c
67,5
infotelg
c 52,8 53,8
52,6
52,6 - 0,19
1288
innelec mult.g
c 6,1
6,1
5,9
5,94 - 2,62
9417
installux sa
c
372
intexa
c
2,32
inventiva
b 8,2
8,2
8,08
8,1 - 1,22
1481
it linkg
c 8,56 9
8,56
8,6 + 0,7
5027
itesoftg
c 3,76
3,76
3,76
3,76 - 1,05
651
its groupg
c 7,5
7,5
7,42
7,48 - 0,27
848
jacques bogart
c 7,16
7,16
6,46
6,8 - 5,03
11286
c 6,3
6,6
6,22
6,42 - 4,18
24158
keyrusg
la foncièreverte c
57
lacroix sa
c 27,6
28,8
27,2
27,2 - 0,37
3743
lafuma
c
23
lanson-bcc
b 31,6
31,6
31,6
31,6
1450
laurent-perrier
b 102,5 108
102,5
107 + 4,39
967
le tanneurg
c
2
lebon
c 152
152,5
152
152
268
les hôtels de paris c 2,5
2,5
2,5
2,5
605
les nx constr.
b 45,3 45,3
44
45
- 0,88
844
lexibookg
c 0,956 0,956 0,956
0,956
565
locindus
b 25
25
25
25
- 0,4
32
malteries fr-b
c530 530
530
530
3
manutan inter.g
b 79,8 80
79,6
80 + 0,25
155
maurel & prom!
a 6,4
6,47
6,38
6,38 - 0,31 132452
actions
françaises
EuronExT hors srd suite
isin
fr0011742329
fr0000061244
fr0000052623
fr0000064404
fr0010298620
fr0000077570
fr0011584549
fr0000064180
fr0004034320
fr0000060196
fr0000037970
fr0011341205
fr0000120560
fr0004050250
fr0012789386
fr0010298901
fr0010428771
fr0000075392
fr0013190410
fr0010609206
fr0013318813
fr0010263202
fr0000038465
fr0011027135
fr0000053514
fr0000066441
fr0012432516
fr0000060832
fr0004044600
fr0012613610
fr0010380626
fr0010211615
fr0000044471
fr0000075954
fr0000039091
fr0013344173
fr0000060071
fr0000060121
fr0006239109
fr0000039109
fr0004175842
fr0011950682
fr0000060790
fr0000074122
fr0013214145
fr0004016699
fr0010209809
fr0000072563
fr0000078321
fr0000038804
fr0000075517
fr0000065864
valeur
ouv
+ht
mcphy energyg
6,68 6,76
mecelec
c 1,7
1,74
medasysg
c 0,385 0,389
média 6
c 13,3
13,3
memscapg
c 2,04 2,05
micropoleg
c 1,35
1,365
mndg
2,78
2,815
moul. strasbourg c
mr bricolage sa
b 12,7
13
mrm
c 1,46
1,46
musée grévin
c
nanobiotixg
b 15,89 16,6
neopost!
a 22,18 22,24
neuronesg
b 22,7
22,7
nextstage
c 101
101
officiis propertiesg c 1,67
1,67
ol groupeg
c 2,99 2,99
orapig
c 8,26 8,26
orchestra-pre.
c 1,23
1,32
orege
3,5
3,5
paragon id
c 31,8
31,8
c 80,5 80,5
parefg
passat
c 4,47 4,47
patrimoine & com
b 19
19
pcas g
c 16,7
16,7
poujoulat
c
poxelg
c 7,14
7,15
precia g
c
prismaflexg
c 19,05 19,5
prodways group
b 4,55 4,58
prologueg
c 0,594 0,609
quotium tech.
c
ramsay gds
b 19,7
19,7
riberg
c 3,8
3,8
robertet sa
b500 504
roche bobois
b 23,2
23,8
s.a.m.s.e.
b 158
158
sabeton
c 24,6 24,6
c 7,1
7,1
scbsmg
séché env.g
b 28,5
28,5
selectirente
c 71,5
71,5
sergeferrari group c 9,08 9,1
signaux girod
c 28
28,4
sii
c 25
25,1
smcp
a 24,3
24,37
smtpcg
b 21,2
21,2
soc. fr. casinos
c
sodifrance
c
soditech ing.
c
sofibus
c
15
soft computingg c 14,9
sogeclairg
c 34,1
37,5
+bs
6,1
1,645
0,38
13,3
2
1,315
2,515
clôt écart vol
6,36 - 5,78
110318
1,645 - 5,46
1170
0,389+ 1,04
542
13,3
1
2,03 - 0,49
3108
1,365+ 0,37
63221
2,71 - 2,69 122009
645
11,9
1,46
12,4 - 1,98
1,46
2319
16139
76
15,1
21,98
22,3
101
1,66
2,96
8,12
1,23
3,46
31,75
80
4,42
19
16,7
15,25 + 2,28
22,02
22,4 + 0,45
101
1,66
2,99 + 1,01
8,12 - 1,7
1,3 + 6,56
3,47 - 0,86
31,75 + 0,79
80
- 0,62
4,42 - 1,34
19
- 0,52
16,7
293361
51335
343
9
1701
4321
565
13357
510
47
7
996
501
79
40,6
7,08
13901
7,15
+ 0,97
206
19
4,28
0,582
2215
78701
61157
19
4,285 - 3,38
0,598- 0,33
21
19,7
3,65
495
22,2
158
24,6
7,1
28,2
71,5
8,8
27,5
24,9
24,1
20,3
19,7 + 0,51
3,72 - 2,62
504 + 0,8
22,6 - 0,88
158
24,6
7,1 + 2,16
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71,5 + 0,7
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28,3 + 5,99
24,9 - 0,8
24,27 + 0,35
21
- 0,94
1
44771
95
2383
15
70
406
489
15
1548
4164
620
47078
2093
2,42
19,1
0,9
189
14,8
34,1
+ 0,67
+ 8,19
15
37
586
2127
isin
fr0000131732
fr0000063307
fr0004529147
fr0004037182
fr0000066482
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fr0011995588
fr0004034072
fr0011471291
valeur
spir com.
tayninh
tessig
thermocompactg
tipiak
tivoly
tonna elect.
toupargel groupe
tour eiffel
txcellg
u10g
unibel
union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
videlio (ex:iec)
viel et cieg
viktoria investg
visiodentg
voluntis
voltalia
xilam animationg
ymagisg
ouv
+ht
c 2,93 2,99
c
b 177
183,5
c
c 90
90
c 36,8 36,8
c
c 3,74
3,74
b 51,2
51,2
2,4
2,41
c 3,28 3,28
a
b 27,4
27,5
c 0,698 0,71
c
b 52,4 53,8
c 1,72
1,72
c 5,14
5,3
c
c
c 12,752 13,032
b 9,5
9,52
c 44,9 45,35
5,74
5,78
+bs
2,92
us4282911084
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bmg9887p1068
actions
françaises
EuronExT hors srd suite
clôt écart vol
2,92 - 0,34
1904
1,36
177
+ 3,7
182
615
35,5
87
35,8
87
- 3,33
35,8 - 2,72
1588
1032
3,74
49,6
2,39
3,25
1
3,74 + 0,54
49,6 - 2,75
8475
2,405+ 0,21 300976
3,28 + 0,31
818
aperam
beni stabili
celyad
cnova nv
dexia
euronext
mainstay medical
montea cva
nokiaR
rentabiliweb gpg
robeco nv
rolinco
54
c
15,2
12,8
54
69
13,05
56
69
12,8
53,5
68,4
13,05 + 0,39
54
- 1,82
68,6 - 0,58
1326
433
2078
59,13
19,91
c 47
a 136
47
138,5
47
135
- 5,62
- 0,37
47
136
150
1481
11,8
c
0,02
0,41
EuronExT groWTh (sélection)
isin
fr0010641449
fr0010397760
fr0012788065
fr0012816825
fr0011053636
fr0011648716
fr0010907956
fr0000035818
fr0004166197
fr0000044810
fr0010342329
fr0012819381
fr0013204070
fr0000077562
fr0004153930
fr0010458729
fr0004155687
fr0004032746
fr0004171346
fr0000064529
fr0000061608
fr0004197747
fr0013263878
fr0004155240
fr0004045847
930
27,2
0,682
27,2 - 0,37
0,682 - 2,29
1868
4563
2,38
52,2
1,71
5,14
53,4 + 1,91
1,71 - 0,58
5,3 + 2,71
720
61
10977
4,74
2,08
12,6
9,45
43,5
5,7
12,6 - 1,18
9,45 + 0,53
44,35 - 0,78
5,7
391
2501
20381
496
auTrEs valeurs de la Zone euro
lu0569974404
it0001389631
be0974260896
nl0010949392
be0974290224
nl0006294274
ie00bjys1g50
be0003853703
fi0009000681
be0946620946
nl0000289783
nl0000289817
hexcel
infosys
maroc telecom
merck and co inc
procter & gamble
rorento cdh
rusal plc
televerbier
total gabon
vale sa
Zci limited
a 39,12 40,11
0,74 0,751
c 26,44 26,7
a 4,26 4,26
c 4,61
4,66
a 54,2 54,25
39,12
0,74
26,26
4,26
4,6
53,65
47,1
a 4,76
c
38,72
41,19
47,7
4,778
47
4,679
40,1 + 2,69
0,751+ 2,04
26,56 + 0,99
4,26
4,64 + 1,98
53,9 - 0,55
15,7
- 0,62
47,4 + 0,64
4,686 - 2,58
38,72
41,19
38,72
41,19
38,72 - 0,16
41,19 + 0,32
4725
27346
48
635
66804
valeur
agrogeneration
auplata
biocorp
biophytis
blockchain group
carbio
carmat
esker
evolis
europlasma
gaussin
groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
piscines desjoyaux
theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
ouv
0,375
0,058
9,1
2,325
0,26
6,72
20,65
59,9
34,8
0,118
0,257
29,35
8,24
4,96
0,456
0,264
0,291
0,339
1,02
+ht
0,378
0,06
9,1
2,405
0,31
6,72
20,65
60,5
35,9
0,131
0,264
29,45
8,26
5
0,458
0,278
0,311
0,34
1,02
+bs
0,367
0,056
9,1
2,32
0,211
6,61
20,4
59,8
34,8
0,114
0,251
29,2
8,02
4,96
0,449
0,264
0,291
0,327
0,94
clôt écart vol
0,378+ 0,8
63677
0,058+ 0,87 6397899
9,1 + 2,94
240
2,37 + 1,5
33029
0,26
965685
6,62 - 1,34
4741
20,45 - 0,97
2035
60,2 + 0,84
3974
35,2 - 0,28
444
0,114 + 1,97 7629313
0,255+ 0,39 437172
29,2 - 0,51
4193
8,18 - 0,97
1389
5 + 0,81
1002
0,457+ 0,44
17938
0,278+ 3,73 117426
0,305- 4,69
33271
0,336+ 0,15 461258
0,96 - 6,8
62932
88
14,15 14,15
14,15
14,15 + 0,36
1,37
1,37
1,335
1,335 - 1,48
12,7
12,7
12,6
12,6
0,42 0,435 0,408
0,426+ 2,9
140
141
137
141
cErTiFicaT/Fonds
676110
8,98
investir 10
i10gs - Fr0011630474
Fr0013284114
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
1
8771
1048
65241
492
0,01
0,18
141.27
100.98
VaLEurs Zone internationale
ch0008853209
sn0008626971
cm0000035113
us1491231015
sn0000033192
gb0002374006
us5324571083
ci0000053161
ch0308403085
agta record
bras. ouest afr.
brass. cameroun
caterpillar inc.
cfoa
diageo
lilly and co
forestière eq.
geneurog
b 65,5
c
b108
65,5
65,5
65,5 + 0,77
1
350
108
108
60
108
+ 2,59
111
c
3
32,04 32,04
74
81,5
c
b 6,02
32,04
74
32,04 - 0,44
81 + 6,58
10
22
750
6,02
5,96
5,98 - 0,66
1175
Taux ET changEs
changEs : cours au comptant
cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
dollar us
1,1659
livre sterliNg
0,8889
FraNc suisse
1,1589
couroNNe daNoise
7,4495
couroNNe Norv.
9,5368
kuNa croate
7,4013
couroNNe suedoise
10,3026
dollar caNadieN
1,5226
yeN JaPoNais
129,359
dollar australieN
1,5738
rouble russe
73,0953
rouPie iNdieNNe
79,985
dollar Neo-zelaNdais 1,7151
couroNNe tcheQue
25,622
ForiNt hoNgrois
321,945
zloty PoloNais
4,2803
lev bulgare
1,9557
dollar hoNg-koNg
9,1503
WoN sud coreeN
1301,9
Peso MexicaiN
21,6302
real
4,328
dollar siNgaPour
1,587
raNd sud-aFricaiN
15,3672
livre turQue
5,6548
reNMibi yuaN
7,9438
ruPiah
16810,6682
Peso PhiliPPiN
62,031
riNggit Malais
4,7349
bath thalaNdais
38,9044
0,15
0,08
0,13
-0,02
0,03
-0,02
0,40
0,02
-0,11
-0,24
-0,26
-0,03
-0,06
-0,03
-0,56
-0,17
-0,01
0,16
-0,54
-0,36
-0,76
-0,06
-0,32
-0,25
0,45
-0,14
-0,18
0,07
0,10
-2,88
0,19
-0,93
0,03
-3,19
-0,42
4,90
0,87
-4,46
2,35
5,69
4,34
1,41
0,32
3,60
2,50
-0,02
-2,46
1,64
-8,36
8,86
-1,17
3,41
24,16
1,78
3,37
3,35
-2,99
-0,48
27-07-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
eur
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
usd
1
1,1659
0,8889
1,1589
10,3026
7,4495
1,2936
1,5226
gbp
0,8577
1,1249
1
1,3116
0,7624
1
0,994
1,3035
8,8361
11,5893
6,3893
8,3801
1,1095 145,5194
1,3059
1,7128
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
27-07-2018
chf
sek
dkk
0,8629
1,006
0,7672
1
8,8911
6,4291
111,62
1,314
0,0971
0,1132
0,0863
0,1125
1
0,7231
12,5564
0,1478
0,1342
0,1565
0,1193
0,1555
1,3829
1
0,1736
20,4384
jpy (100)
cad
0,773
0,9013
0,6872
0,8959
0,0796
5,7587
1
1,1776
0,6568
0,7658
0,5839
0,761
6,7665
4,8928
0,8492
1
27-07-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,34/-0,64-0,25/-0,55 -0,18/-0,48 -0,17/-0,47 -0,10/-0,40
ecarts de taux avec l’allemagne
27-07-2018
6 mois
allemagne 100,20
portugal
-0,20
france
0,00
espagne
-0,01
italie
-0,21
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,61
0,48
0,09
0,26
1,44
-0,22
0,76
0,10
0,38
1,85
0,03
1,18
0,17
0,71
2,26
0,33
1,40
0,30
0,96
2,48
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
253,20
170,88
235,11
285,35
335,61
345,66
233,87
var %
-0.02
-0.02
-0.10
-0.07
-0.09
-0.07
-0.10
31/12 var %
248,89 1.76
171,84 1.72
236,20 -0.36
284,90 0.31
327,74 2.50
332,52 4.02
234,24 -0.06
cours a TErME de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1659
1,1660
0,8889
0,8890
1,1589
1,1590
10,3017
10,3030
7,4491
7,4498
129,3550
129,3630
1,5220
1,5230
-0,0019
-0,0021
-0,0005
-0,0008
0,0002
-0,0002
0,0138
0,0123
0,0016
0,0011
-0,0551
-0,0803
-0,0024
-0,0019
-0,0074
-0,0075
-0,0002
-0,0026
0,0010
0,0005
0,0145
0,0136
0,0037
0,0025
-0,0970
-0,1271
-0,0079
-0,0074
-0,0165
-0,0167
-0,0052
-0,0056
0,0023
0,0017
0,0164
0,0137
0,0078
0,0050
-0,1166
-0,1555
-0,0172
-0,0168
-0,0356
-0,0359
-0,0113
-0,0122
0,0045
0,0035
0,0104
0,0051
0,0120
0,0095
-0,2020
-0,2498
-0,0375
-0,0375
27-07-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base
0.50 %
usa
taux jour le jour
1.84 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.67 %
10 ans
2.98 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.30 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.05 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,56
-0,56
-0,55
-0,60
-0,55
-0,43
0,05
0,69
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
mai 16
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,3378
-0,3326
-0,3279
-0,3398
-0,343
-0,3462
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,348
-0,356
-0,369
-0,37
-0,371
-0,371
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,257
-0,268
-0,294
-0,298
-0,302
-0,309
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
tme
0,55
0,45
0,23
0,21
0,25
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
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0,77
0,77
0,65
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0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,75
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
22-06
25-06
26-06
27-06
28-06
29-06
02-07
03-07
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10-07
10-07
11-07
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18-07
19-07
20-07
23-07
24-07
25-07
26-07
27-07
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
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0,69
0,69
0,69
0,69
0,69
0,66
0,66
0,66
0,66
0,66
0,65
0,65
0,65
0,65
0,65
0,73
0,75
0,65
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0,41
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0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
-0,364
-0,364
-0,364
-0,363
-0,364
-0,368
-0,358
-0,358
-0,361
-0,364
-0,363
-0,362
-0,362
-0,362
-0,361
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,364
-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,37
-0,37
-0,371
-0,37
-0,37
-0,371
-0,37
-0,369
-0,372
-0,372
-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,323
-0,323
-0,324
-0,323
-0,324
-0,324
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
0,65
0,65
0,68
0,66
0,65
0,65
0,63
0,63
0,60
0,64
0,61
0,61
0,62
0,62
0,60
0,61
0,58
0,60
0,61
0,59
0,60
0,59
0,67
0,68
0,65
0,68
0,67
thor.
pub.
priv.
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,86
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,86
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
27/07
26/07
COURS PriMe Prec.
lingot
33970
0
33970
10 florins
209
1,69
209
5 dollars*
295
15,48
295
10 dollars
575
12,54
575
20 dollars
1153
12,8
1153
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1276,75 0,23
1282
latine
199
0,9
199
napoleon
204
3,43
199,9
1/2 napoleon* 112,9
14,49
112,9
souverain eli i* 262,1
5,4
262,1
souverain
248,8
0,06
250,9
1/2 souverain* 130
4,56
130
suisse
199,7
1,25
200,3
tunisienne*
198
0,39
198
mark*
256
5,25
256
krugerrand
1119
5,91
1119
lingotin 500grs 17450
2,74
17450
lingotin 250grs 8730
2,8
8550
lingotin 100grs 3500
3,03
3475
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
509,27
511,97
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 638
25 731
Fix2
25 687
25 605
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
22 678
22 988
Fix2
22 898
22 965
London BuLLion MarKET
27/07
26/07
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 544
1 544
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 224
1 228
palladium (eN dollars Par oNce troy)
930
931
platine (eN dollars Par oNce troy)
829
835
settleMeNt
27/07
sePt. 18
15,49
déc. 18
15,59
JaNv. 19
15,63
Mars 19
15,7
Mai 19
15,78
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
26/07
15,4
15,49
15,61
15,69
15,7
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
27/07
831,7
836
841,4
846,5
851,8
26/07
1222,1
1231,6
1243,1
1255,4
1277,3
settleMeNt
26/07
827,2
832,2
846,4
845
0
635,74 dePuis le 27/07
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 534,36 dePuis le 27/07
543,57 dePuis le 27/07
base laMiNé laitoN 70/30
base laMiNé laitoN 85/15
589,65 dePuis le 27/07
base laMiNé broNze 94/6
725,44 dePuis le 27/07
base laMiNé broNze 94/4
695,54 dePuis le 27/07
London METaL ExchangE
27/07
26/07
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1780-1790
1785-1795
12520
1780-1790
1785-1795
12520
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2053,5-2054
2064,5-2065,5
1207600
2056-2056,5
2073-2074
1209225
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
cash
3 Mois
vol.
6251-6252
6280-6285
252400
6254-6255
6285-6290
251950
19785-19900
19775-19800
3030
antimoine 99,65% (par tonne)
8150
8150
bismuth 99,99% (par lb)
4,75
4,75
cadmium 99,95% (par lb)
1,27
1,27
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
39,85
39,85
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
1175
1175
ferro molybdene (par kg)
27,2
27,2
germanium (par kg)
1760
1760
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2210
2210
19900-19950
19825-19830
3045
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
27/07
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
13570-13575
13680-13685
259332
13530-13535
13625-13650
260400
plomb (en $ par tonne)
2140,5-2141
2156-2158
127375
2132-2132,5
2152-2154
127600
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2625-2626
2582-2582,5
245725
2653-2655
2606-2608
247450
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
27/07
2,79
2,81
2,82
2,82
26/07
2,8
2,82
2,82
2,83
vol
2081
134
167
11419
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
27/07
19840
26/07
19840
26/07
éLEcTriciTé
etain (en $ par tonne)
settleMeNt
27/07
aout 18
1223
déc. 18
1232,7
avr. 19
1244
JuiN 19
1250,1
déc. 19
1269,3
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
autres demi produits cuivreux :
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
cathodes : 5557 a coMPter du 27/07/
27/07
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte aug 18
PoiNte Nov 18
clôture
26/07
40,69
46,28
clôture
clôture
27/07
62,07
63,31
61,12
69,55
26/07
62,29
63,46
61,42
69,75
vol
364004
192492
vol
produiTs péTroLiErs
sucrE
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
638
london daily price:
467
442
462
437
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
86,17
85,43
507,5
475,5
86
84,36
502,5
470,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
sePt. 18
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
clôture
27/07
68,69
65,72
65,45
65,19
64,88
26/07
69,6
66,35
66,08
65,8
65,5
vol
26/07
25,65
26,15
26,25
clôture
27/07
2,78
2,8
2,85
26/07
2,76
2,78
2,82
vol
vol
11817
22
vol
27/07
10,88
11,78
12,02
12,19
12,43
26/07
11,05
11,92
12,14
12,3
12,53
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
27/07
août 2018 22,8
sePt 2018 22,85
oct 2018 23,19
clôture
clôture
27/07
26/07
sePt. 18
1648
1688
déc. 18
1677
1720
Mars 19 1683
1720
Mai 19
1688
1722
Juil. 19
1692
1724
new york (eN $ Par toNNe)
vol
11165
8618
4866
2580
1447
26/07
2310
2338
2352
2368
2387
vol
24929
15144
4637
646
96
clôture
vol
27/07
26/07
sePt. 18
1653
1649
5933
Nov. 18
1645
1642
2453
JaNv. 19 1648
1645
1822
Mars 19 1660
1653
438
Mai 19
1673
1666
205
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
9008
1728
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
27/07
110,45
113,6
117,15
124,3
26/07
109,5
112,7
116,25
123,55
vol
21092
13319
5073
263
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
26/07
478,3
442,8
422,5
settleMeNt settleMeNt
vol
settleMeNt settleMeNt
Jou r
27/07
26/07
112,45
115,7
vol
27/07
26/07
sePt. 18
362
360,5
114884
déc. 18
376,25
374,5
136467
Mars 19 386,75
385,25
21869
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
27/07
26/07
sePt. 18
12,01
12,04
Nov. 18
11,89
11,89
JaNv. 19 12,02
11,74
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
261
130
settleMeNt settleMeNt
vol
102
169
settleMeNt settleMeNt
27/07
183,3
185,35
188,3
vol
26/07
184,3
0
0
361
veau vivaNt - bresil - brl :
143.55
le 26/07//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.08625
le 26/07//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.523
le 26/07//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.6365
le 26/07//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
27/07
rJ crb
jus d’orangE
27/07
463,3
427,8
407,5
vol
1289
978
154
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
Bois
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
vol
27/07
26/07
aout 18 179,25
181,25
Nov. 18
184,75
185,5
JaNv. 19 186,5
186,75
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
new york (cont. n°2 - cents par lb)
26/07
89,17
88,15
88
27/07
2233
2272
2289
2304
2326
settleMeNt settleMeNt
caFé
26/07
22,89
22,95
23,32
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
vol
27/07
26/07
sePt. 18
530,5
536,5
490
déc. 18
550
556,5
48
Mars 19 566
572
mais à paris (eN euros Par toNNe)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 106.92
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
coTon
27/07
89,06
88,34
88,14
clôture
settleMeNt settleMeNt
27/07
26/07
sePt. 18
198,25
198,5
16801
déc. 18
199,75
200,75
31611
Mars 19 200,5
201,75
9133
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
iNdice cotlook a : 97,95, le 27/07//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
54777
23188
8324
3761
1562
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
27/07
26/07
sePt. 18
232
233,25
déc. 18
239,25
239,75
Mars 19 243,75
244
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
26/07
22,11
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
powernext gas futures
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
vol
5626
2928
746
107
32
cacao
gaz naTurEL
clôture
27/07
26/07
Nov. 18
667,25
665
15020
Fév. 19
664
662,5
1915
Mars 19 663,25
661,5
1808
avr. 19
662
660,25
640
Mai 19
661,5
659,75
378
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
27/07
25,65
26,15
26,25
clôture
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 25/07/
Prix indicatif : 2299,1
londres (eN £ Par toNNe)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
27/07
26/07
oct. 18
324,1
324,8
déc. 18
322,7
323,5
Mars 19 328,1
328,5
Mai 19
332,6
334,1
aout 19 337,3
338,6
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uraniuM
27/07
Nord da 21,92
27/07
26/07
Jour
74,29
74,54
sePt. 18
74,29
74,54
114421
Nov. 18
74,98
75,38
66493
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
clôture
26/07
16,99
uranium nymex (en $ par lb)
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
clôture
27/07
16,91
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
londres (eN dollars Par toNNe)
601,5
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
sPot
céréaLEs
11,44 cts/lb
vol
112.45
199,26
26/07
200,1
reuters coM. 2338,45
2312,38
Moodys coM. 5925,36
5860,57
or iNdustriel 33956
33989
lMex
3022,7
3027,3
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHÉS // 27
Les Echos Lundi 30 juillet 2018
dernier
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en euros**
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Mirabaud Asset Management
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34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
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des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
329,04 27/07
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
577,5
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
549,84 27/07
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
256,48 27/07
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
désignation
des valeurs
code isin
code isin
désignation
des valeurs
27/07
367,76 27/07
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
606,25 27/07
LU0188501257 Pictet-health
276,36 27/07
545,87 27/07
15914,92 27/07
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
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dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
LU0168449691 Pictet-greater china
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
LU0070964530 Pictet-indian eq.
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
103,4 26/07
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
115,51 26/07
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
182,58 26/07
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
107,78 26/07
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
469,3 26/07
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
101,33 26/07
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
133,55 26/07
LU0851564897 euroPean equity (eur)
168,24 26/07
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
121,23 20/07
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
100,12 26/07
LU0851564541 World equity (eur)
158,23 26/07
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
163,03 27/07
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154,66 20/07
142,55 27/07
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
314,79 26/07
59,32 27/07
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
270,85 27/07
LU1279334210 Pictet-roBotics
LU0090689299 Pictet-Biotech
761,38 27/07
LU0338483075 Pictet-russian equities
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
146,93 26/07
LU0280430660 Pictet-clean energy
92,02 27/07
LU0256846139 Pictet-security
248,62 27/07
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,3 26/07
LU0340554913 Pictet-digital
321,59 27/07
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1239,87 27/07
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
138,74 26/07
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
161,25 27/07
LU0104884860 Pictet-Water
298,74 27/07
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
HAVAS GROUP
Kaoutar Benazzi
est nommée head of Mobext
et Affiperf France.
Kaoutar Benazzi, 37 ans, études
d e d r o i t d e l ’u n i ve r s i t é d e
Paris-I, a d’abord été directrice
de clientèle. Elle a assumé cette
fonction chez VNU Publications
France, Best Of Media, Ozalyd
Publicité, Skyrégie Online et
Dailymotion. En 2012, elle est
nommée directrice de pôle commercial de Webedia, avant de
devenir, en 2014, directrice commerciale de la régie publicitaire
du groupe Cerise. C’est l’année
d e r n i è r e q u’el l e a i n t égré l e
groupe à la direction Mobext
France.
SPVIE ASSURANCES
Mayeul de Roquemaurel
accède au poste de directeur
des marchés et de la stratégie
assurances de personnes.
Mayeul de Roquemaurel, 37 ans,
ancien élève de l’ESCG Paris, a
d’abord travaillé dans le groupe
AG2R la Mondiale, puis Saltiel à
des postes de développement
commercial. En 2009, il a rejoint
Gras Savoye pour piloter la stratégie et le développement du
portefeuille de clients grands
comptes en tant que coordinateur commercial. C’est en 2016
qu’il a rejoint SPVIE pour prendre en charge le département
assurances de personnes grands
comptes.
tion du GIE Europ Assistance
Group. A partir de 2007, elle a
accédé à des fonctions commerciales au sein d’Europ Assistance
France. Directrice ventes directes
et réseaux en 2011, elle est promue
directrice générale d’Europ
Assistance La Téléassistance en
2014.
est nommée directrice générale
de RMA (Ressources Mutuelles
Assistance).
Catherine Adam, 52 ans,
ancienne élève de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, a
d’abord officié chez IBM Global
Services. Entrée dans le groupe
Europ Assistance en 2001, elle est
nommée directrice de l’organisa-
Jean-Michel Baticle
devient président des opérations
de CGI pour l’ouest et le sud de
l’Europe. Cette nouvelle entité
couvre l’Europe (France,
Luxembourg, Belgique, Espagne
Portugal, Roumanie), le Maghreb
(Maroc) et l’Amérique latine
(Brésil).
LA MUTUELLE GÉNÉRALE
Pierre Mas
est le nouveau directeur
des systèmes d’information
et membre du comité exécutif
de La Mutuelle Générale.
Groupe VYV
Catherine Adam
CGI
Pierre Mas, 49 ans, diplômé de
l’Ecole centrale d’électronique de
Paris, a réalisé l’essentiel de sa
carrière au sein du groupe AXA.
Durant vingt ans, il y a assumé les
fonctions de chef architecte,
directeur de programme, manager IT, directeur du département
IT finance, puis directeur des systèmes d’information. Depuis
2015, il était DSI chez Europ
Assistance.
Jean-Michel Baticle, 55 ans, titulaire d’un DESS mécanique de
l’université de Metz, a rejoint CGI
en 1989. Il a eu la responsabilité du
développement commercial des
secteurs de la distribution, du
transport, du tourisme et des loisirs. Pendant deux ans, il fut viceprésident en charge des opérations de CGI en France et au
Luxembourg. Depuis 2013, il assumait la fonction de président des
opérations de CGI pour la France,
le Luxembourg et le Maroc.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
CHAQUE MOIS,
CONNAISSANCE DES ARTS
FAIT DE VOUS
UN EXPERT
EN KIOSQUE DÈS AUJOURD’HUI
ORGANISME
DASTRI
Yannick Jégou
est élu à la présidence de Dastri,
éco-organisme en charge
de la collecte et du traitement
des déchets de soins perforants
des patients en autotraitement
et des utilisateurs d’autotests
de diagnostic de maladies
infectieuses transmissibles.
Son mandat a une durée de trois
ans renouvelables.
Yannick Jégou, 39 ans, pharmacien, diplômé de l’université de
Nantes, est directeur de la qualité
au sein du laboratoire Teva Santé.
Il a consacré sa carrière à l’industrie pharmaceutique. Dès 1997, il
a travaillé sur un site de production chez Boehringer Ingelheim à
des fonctions de management de
la qualité. Dix ans plus tard, il a
assumé des tâches similaires au
siège du laboratoire Lilly à Paris.
Depuis 2012, il est administrateur
de Dastri.
ILS SONT NÉS
UN 30 JUILLET
Paul Anka,
auteur-interprète, 77 ans.
Françoise Barré-Sinoussi,
prix Nobel de médecine,
71 ans.
Calogero, chanteur
et musicien, 47 ans.
Daniel Hechter, couturier,
styliste, 80 ans.
Benoît Maes,
ex-directeur financier
de Groupama SA, 61 ans.
Patrick Modiano,
écrivain, 73 ans.
Christopher Nolan,
réalisateur, 48 ans.
Olivier Poivre d’Arvor,
écrivain et ex-directeur de
France Culture, 60 ans.
Jean Reno, acteur, 70 ans.
Benjamin de Rothschild,
président de la Compagnie,
55 ans.
Laury Thilleman,
Miss France 2011, 27 ans.
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crible
Lundi 30 juillet 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
LA SÉANCE DU 27 JUILLET 2018
La Bourse de
Paris repasse
au-dessus des
5.500 points
Bourse de Paris a connu
•uneLaséance
en légère progression vendredi, entre statistiques macroéconomiques et
résultats d’entreprises. La journée a été marquée par la publication des chiffres de la croissance en France et aux EtatsUnis. Le PIB français a
progressé de 0,2% en juin, pénalisé notamment par les grèves.
Aux Etats-Unis, l’économie a
crû de 4,1% en juin, légèrement
en dessous des prévisions. La
croissance américaine a largement reposé sur la consommation des ménages, ainsi que sur
les exportations. Ces dernières
ont été stimulées par la constitution de stocks à l’étranger,
dans la crainte de l’application
de tarifs douaniers.
Dans un contexte d’apaisement des tensions commercia-
les, le CAC 40 a gagné 0,57% à
5.511,76 points. Le volume
d’échanges s’est étoffé à 4,5 milliards d’euros.
Carrefour a gagné 12,01%,
signant la meilleure performance du SBF 120. Le distributeur a enregistré des pertes au
premier semestre, mais les
investisseurs ont salué ses
efforts de réduction de coûts.
TechnipFMC a pris 6,09%.
Fearnley Securities a émis une
recommandation d’ « achat »
sur la valeur.
Renault a gagné 1,87%. Le
groupe a publié un bénéfice net
en recul au premier semestre,
lié à une moindre contribution
de son partenaire Nissan, tout
en affichant une rentabilité
record de ses opérations.
Danone a pris 2,97%. Le
groupe a profité du marché chinois, où ses ventes de lait maternisé ont augmenté de 30%.
Kering a perdu 7,72%, soit la
pire performance du CAC40.
Malgré des résultats en nette
hausse, la croissance de Gucci a
été jugée décevante par les
investisseurs, qui craignent un
ralentissement à court terme.
La force de l’équilibre
Danone montre une meilleure résistance
qu’auparavant aux vents contraires.
Fenêtre sur cour
« Et toute la poussière du sol se changea en moustiques. » Cette plaie-là a été
épargnée à Danone, mais pas celles, depuis le début de l’année, du boycott
de ses produits au Maroc, de la hausse de 20 % du prix du PET d’emballage,
de l’envolée d’autant des frais des transporteurs américains, de la grève de
ceux du Brésil et, « last but not least », des débrayages de la SNCF, véhicule
préféré d’Evian. Il y a quelques années, autant de fléaux auraient fait virer à
l’aigre la rentabilité du champion mondial du yaourt. Rien de cela aujourd’hui, bien que l’effondrement de 40 % du chiffre d’affaires trimestriel de sa
filiale marocaine et les arrêts de travail aient prélevé leur livre de chair
(2,5 % du résultat d’exploitation semestriel). Pour le 0,5 point de pourcentage de marge opérationnelle courante gagnée (à change constant) sur six
mois, il faut certes toujours remercier l’insatiable appétit des bébés chinois
(+ 30 %). Mais leurs estomacs vont se rassasier. C’est bien le retour à la croissance des yaourts et des produits laitiers végétaux, en Amérique du Nord et
à l’international (hors Maroc), qui permet au groupe de confirmer l’amélioration de la profitabilité prévue cette année. Les trois quarts de l’ex-WhiteWave, en progression de plus de 5 %, tirent vers le haut l’activité. L’exercice 2018 devrait connaître la troisième progression d’affilée à deux chiffres
du bénéfice net par action courant (hors devises et Yakult). Trente-cinq ans
plus tard, son PDG, Emmanuel Faber, va pouvoir refaire la démonstration
de la force de l’équilibre.
L’accélération de la rotation des actifs
de Saint-Gobain est saluée par la Bourse.
Lorsqu’on lui demandait sa profession, Alfred Hitchcock se présentait
comme un producteur de chair de poule. Cette sensation, les investisseurs
dans Saint-Gobain, coincés avec la deuxième plus mauvaise performance
boursière de l’indice CAC 40 depuis un an (–20,4 %), ne l’ont pas ressentie
au moins depuis le raid manqué de Wendel sur l’ancienne manufacture
royale. Mais le verrier vient de leur donner de quoi observer et méditer en
ouvrant la fenêtre à une accélération de la rotation de son capital et à une
réorganisation interne. La promesse de céder 3 milliards d’euros de chiffre
d’affaires à plus faible rentabilité, soit 7 % des ventes en 2017, n’est aux yeux
des analystes pas très éloignée de celle, déjà faite, de vendre pour l’équivalent de 1 milliard en valeur. Mais l’horizon en était fixé à 2020, alors qu’il est
question cette fois-ci de la fin de l’année prochaine. L’effet attendu étant de
seulement 0,4 point de marge opérationnelle supplémentaire, les investisseurs imaginent cette cour se remplir des pans les plus difficiles de l’activité
de distribution, tel Lapeyre. La hausse du titre vendredi (+1,55 %) saluait
tout autant la réorganisation prochaine du groupe. En privilégiant l’échelon régional, elle doit produire des réductions de coûts. Là, il ne faudrait pas
que ce soit seulement un film.
EN VUE
LES ENTREPRISES CITÉES
50Hertz 16
Accenture 18
Airbus 13
Alan 23
Amazon 16, 17
Atlassian 19
Aviva 23
Bankia 22
BBVA 22
BHP 15
Bolloré 11
CaixaBank 22
Carrefour 28
Chrysler 12
CGI 27
Cisco 19
Daimler 12
Danone 28
Exxon Mobil 15
GM 12
Groupe VYV 27
Havas 18, 27
Interpublic 18
Kering 28
La mutuelle générale 27
La Poste 17
Lemonade 23
Live Nation
Entertainment 16
Mdoloris Medical
Systems 20
Merit Energy 15
Microsoft 19
Naval Energies 20
Nissan 12
Occidental 15
Omnicom 18
Pioneer 15
PSA 12
Publicis Groupe 18
Renault 12, 28
Sabadell 22
TechnipFMC 28
Total
Twitter 19
Vinci 13
WPP 18
AVIS FINANCIERS
Bureau Veritas 3
Crédit agricole Nord de
France 23
Crédit agricole
Normandie Seine 5
Crédit agricole
Touraine Poitou 21
Danone 13
Electricité de
Strasbourg 19
Imerys 15
Signaux Girod 22
UFF 19
Vinci 17
les echos est une publication du
principal associé ufipar (lVmH)
présiDent-Directeur général Pierre Louette
Directrice générale pôle les ecHos Bérénice Lajouanie
Directeur Délégué Bernard Villeneuve
Imran Khan
mran Khan a créé deux fois la surprise. En 1992, en ramenant au
Pakistan la Coupe du monde de
cricket, un trophée que le pays n’a
jamais regagné depuis mais qui a valu à
son auteur la reconnaissance éternelle
de toute une nation. Puis cette année,
en menant son parti à la victoire aux
élections législatives qui lui ouvrent–
enfin – les portes du pouvoir suprême.
Sauf accident, il est programmé pour
devenir le prochain Premier ministre.
Il y a du Trump dans ce « playboy-fierté
nationale » de 65 ans, qui avait célébré
son premier mariage à Paris en 1995
avec la fille de sir James Goldsmith, de
plus de vingt ans sa cadette, et a longtemps eu une vie de jet-setteur dans les
lieux les plus branchés de Londres : il
est un rien populiste, tendance narcissique, et il est, comme le président américain, accro aux réseaux sociaux. Il y a
aussi de l’inconstance chez lui et une
I
totale absence d’expérience politique.
Qu’importe, cela ne l’a pas empêché de
mettre au tapis Nawaz Sharif, son
adversaire politique, fragilisé par les
« Panama Papers » qui ont révélé
l’acquisition, avec sa famille, de cinq
appartements à Londres. Son penchant pour le conservatisme religieux
lui attire de nombreuses critiques et lui
vaut un surnom « Taliban Khan » lorsqu’il milite pour la fin des opérations
militaires contre les djihadistes.
Aujourd’hui, l’ex-étudiant d’Oxford a
choisi de ratisser large : il promet d’éradiquer la corruption qui consume les
entreprises publiques, de professionnaliser le système éducatif et la police.
Vaste programme qu’il aura l’occasion
d’appliquer à partir du 14 août, date de
sa prestation de serment.
(
Lire nos informations
Page 4
Directeur De la puBlication & présiDent De la sas les ecHos Pierre Louette
edité par les echos, sas au capital de 794.240 euros rcs 582 071 437
10, boulevard de Grenelle, CS10817, 75738 Paris Cedex 15 Tél. : 01 87 39 70 00.
www.lessechos.fr
éDitrice Déléguée Capucine Marraud des Grottes
Directeur Des DéVeloppements éDitoriaux Du pôle les ecHos Henri Gibier
Directeur De la réDaction Nicolas Barré
Directeurs Délégués De la réDaction
Dominique Seux et François Vidal
réDacteurs en cHef
David Barroux (entreprises)
Laura Berny (enquêtes)
Daniel Fortin (magazine, opinions, innovation)
Arnaud Le Gal (les echos entrepreneurs
et opérations spéciales)
Etienne Lefebvre (france et international)
Clémence Lemaistre (information digitale)
Guillaume Maujean (finance-marchés)
Pascal Pogam (information
et transformation digitale)
réDacteur en cHef tecHnique Didier Boileau
Directeur De création Fabien Laborde
Directrice artistique aDJointe
Marion Brisson
eDitorialistes
Cécile Cornudet,
Jacques Hubert-Rodier, Eric Le Boucher,
Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori,
Sabine Delanglade, Laurent Flallo,
Sylvie Ramadier (le crible)
LES ECHOS EXECUTIVES
réDactrice en cHef Muriel Jasor
LES ECHOS WEEK-END
Directeur De la réDaction Henri Gibier
réDacteurs en cHef Gilles Denis,
Karl de Meyer et Lucie Robequain
Directrice artistique Cécile Texeraud
SÉRIE LIMITÉE
réDactrice en cHef Frédérique Dedet
Directrice artistique
Clarice Fensterseifer
Directeur De la Diffusion et Du marKeting clients Etienne Porteaux
Directeur stratégie et communication Fabrice Février
PUBLICITÉ Les Echos Team Media tél. : 01 87 39 78 00.
présiDente Corinne Mrejen
Directrice générale Cécile Colomb
Directrice puBlicité financiÈre Céline Vandromme
Directrice puBlicité commerciale Emmanuelle Denis
Directrice puBlicité lifestYle Anne-Valérie Oesterlé
SERVICE ABONNEMENTS les ecHos 4, rue de mouchy 60438 noailles cedex
tél. : 01 70 37 61 36. fax : 01 55 56 70 38 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
IMPRESSION l’imprimerie (tremblay-en-france), midi libre (montpellier).
tirage Du 27 Juillet 2018 : 101.190 exemplaires
origine du papier : Belgique. taux de fibres recyclées : 100%.
ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’ecolabel européen
sous le numéro fi/37/002. eutrophisation : ptot 0.013kg/tonne de papier
membre de oJD-Difusion contrôle cppap : 0421 c 83015. toute reproduction, même partielle,
est interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
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