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Les Echos - 03 08 2018 - 04 08 2018

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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
nos séries
d’été
Canicule : la France
en état d’alerte
( Les pionnières )
La vague de chaleur, qui
devrait persister, n’est pas
sans risques pour l’économie.
Anna Bissell
// P. 9
( Les rebelles
de la science )
Franz Nopcsa
// P. 8
// P. 3
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 3,SAMEDI 4 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
Jim Young/AFP
1 000 000 000 000 $
l Apple a franchi jeudi à Wall Street la barre mythique des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
l Un nouveau record qui consacre une décennie de folle croissance et d’innovation technologique.
pple entre dans l’histoire. La firme à la pomme
est la première entreprise américaine à franchir le seuil des 1.000 milliards de capitalisation boursière. Depuis son introduction à Wall Street en
1980, l’action a bondi de plus de 35.000 %. Les cours ont
L’ESSENTIEL
CONFIANCE : LA COTE
DE MACRON REBONDIT
M a l g r é l ’a f f a i r e , l a c o t e d e
confiance du président gagne,
selon le baromètre Elabe, 2 points
à 36 %. Une amélioration après
sa forte chute de juin. // P. 2
LE TITRE ALTICE PERD
PLUS DE 16 % EN BOURSE
Le groupe de Patrick Drahi a été
sanctionné après la publication
des résultats du deuxième trimestre. Les promotions pour
acquérir des abonnés grèvent le
chiffre d’affaires et la rentabilité.
de cash qui servent de base à une politique massive de
rachat d’actions. L’avenir de la firme a souvent été remis
en question, mais sa capacité à se réinventer a toujours
eu raison des sceptiques. Preuve en est : l’immense succès remporté par l’iMac, l’iPod puis l’Iphone. Apple ne
devrait pas rester longtemps seul sur ces hauteurs
boursières. Les capitalisations d’Amazon, Alphabet et
Microsoft dépassent amplement les 800 milliards de
dollars. // PAGES 20-21 ET L’ÉDITORIAL
DE FRANÇOIS VIDAL PAGE 6
Les entreprises américaines, premières
victimes de la guerre commerciale
INDUSTRIE Ford, GM ou Coca-Cola sont pénalisés par la hausse des tarifs douaniers.
La saison des résultats trimestriels l’a
démontré : les industriels américains commencent à ressentir très concrètement
l’impact de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. L’automobile est
particulièrement touchée par la hausse des
tarifs douaniers sur l’acier. General Motors
envisage même de réduire sa présence aux
Etats-Unis. Harley-Davidson, Coca-Cola,
Whirlpool ou encore Caterpillar ont averti
leurs actionnaires des conséquences négatives des surtaxes américaines et des mesures de représailles prises dans d’autres
pays. Le pire serait à venir : l’entrée en
vigueur de tarifs à 10 % sur l’ensemble des
importations chinoises ferait baisser de
15 % les bénéfices des 500 plus grandes
entreprises des Etats-Unis, estime Goldman Sachs.
Brittany Greeson/NYT-Redux-RÉA
A
été multipliés par 45 depuis mars 2000. Le groupe
cumule des chiffres démesurés. Apple détient le record
du monde de profits pour une entreprise cotée, avec
20 milliards de dollars sur le seul dernier trimestre de
2017. Il est aussi assis sur plus de 250 milliards de dollars
// PAGES 12-13
Ne laissons pas
Amazon détruire
le commerce
traditionnel
Point de vue par
Bernard Darty
Amazon pratique la vente à perte, selon Bernard Darty. A terme, ce sont
les magasins qui disparaîtront en masse. Il est temps de réagir. // PAGE 6
// P. 18 ET « CRIBLE » P. 28
Le marché mondial de l’or a
connu son pire début d’année
depuis la crise. La désaffection
des investisseurs, en particulier
américains, se confirme. // P. 24
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22752
110e ANNÉE
28PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Brexit : Theresa May vient chercher
du soutien auprès d’Emmanuel Macron
Société Générale
accélère
son recentrage
ROYAUME-UNI La Première ministre bri-
BANQUE Après s’être séparé de Selftrade
tannique, Theresa May, rend visite vendredi
soir au chef de l’Etat pour discuter du dossier crucial du Brexit. Londres, qui commence à redouter une sortie de l’UE sans
accord en mars prochain, essaie de
contourner la Commission européenne,
qui a fermement rejeté ses propositions
détaillées début juillet. Les négociations,
qui doivent reprendre le 13 août, achoppent
notamment sur la complexe organisation
future des relations commerciales entre
Londres et les Vingt-Sept, compte tenu de
l’impératif absolu de ne pas instaurer une
frontière physique entre l’Eire et l’Irlande
du Nord. Michel Barnier, le négociateur
européen, reproche à Londres de vouloir
conserver un accès au marché unique « à la
carte » et a estimé jeudi que l’UE ne pouvait
« perdre le contrôle de ses frontières et de ses
lois ». Dans une interview aux « Echos », le
secrétaire britannique au Brexit, Dominic
Raab, rappelle que son pays est décidé à ne
pas rester engagé dans une union douanière avec l’UE, mais qu’il compte conserver
des relations privilégiées, notamment en
matière de sécurité.
// PAGE 4
Shutterstock
LA DEMANDE D’OR EST
AU PLUS BAS DEPUIS 2009
en Espagne et de sa banque privée en Belgique, Société Générale vient de céder
deux filiales en Albanie et en Bulgarie afin
de se donner de nouvelles marges financières pour se renforcer dans ses métiers
stratégiques. Malgré un résultat net en
hausse de 9,3 %, à 1,156 milliard d’euros au
deuxième trimestre, et des performances
honorables dans la banque de financement et d’investissement, les marchés
doutent de la capacité du groupe à atteindre ses ambitions dans ce métier.
// PAGE 22 ET « CRIBLE » PAGE 28
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02 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
FRANCE
Confiance : Macron enraye
sa chute malgré Benalla
SONDAGE
Dans notre baromètre
Elabe, la cote du chef
de l’Etat, en forte chute
en juin, remonte
à 36 % en juillet.
Pour ses soutiens,
c’est la poursuite des
réformes qui compte
avant toute chose.
Isabelle Ficek
@IsabelleFicek
L’évaluation se fera avec des indicateurs de valeur ajoutée
(Ival), qui existent déjà dans les lycées et seront étendus
aux collèges. Photo Jean-Philippe Ksiazek/AFP
Blanquer donne
le top départ de
l’évaluation des
collèges et lycées
ÉDUCATION
Une « instance »
d’évaluation va être
créée pour 2019.
Une expérimentation débutera au
premier semestre
l’an prochain.
Marie-Christine Corbier
@mccorbier
C’était au cœur du programme
d’Emmanuel Macron sur l’école,
durant la campagne présidentielle : évaluer les établissements
scolaires pour « transformer »
en profondeur le système éducatif. Le chef du gouvernement,
Edouard Philippe, et le ministre
de l’Education, Jean-Michel
Blanquer, ont annoncé jeudi la
création d’une « instance d’évaluation », par voie législative, au
premier trimestre 2019, « pour
assurer une évaluation régulière
et transparente des établissements scolaires […] au service de
la réussite des élèves et de la qualité de la vie scolaire ». L’annonce
intervient après un rapport de la
Cour des comptes qui avait jugé
l’Etat « inapte » à évaluer son
propre système éducatif.
Evaluation à 360 degrés
L’évaluation concernera collèges et lycées. Elle comprendra
un volet éducatif au sens strict,
avec des indicateurs de valeur
ajoutée (Ival), qui existent déjà
pour les lycées et qui seront
étendus aux collèges. Au-delà,
« l’idée est d’avoir une évaluation
à 360 degrés sur la vie de l’établissement, autour du climat sco-
5
MILLIONS D’EUROS
C’est, selon la Cour des
comptes, le (trop faible)
montant annuel que
l’Education nationale
consacre à l’évaluation, pour
un budget – le premier de la
nation – de 70 milliards
d’euros en 2018.
laire et du bien-être des élèves, en
essayant de mesurer le dynamisme des établissements en termes de projets conduits autour
de la culture, de la sensibilisation
à l’environnement, voire de ce qui
se fait en matière de santé scolaire dans l’établissement », précise-t-on au ministère. A l’issue
de l’évaluation, certains établissements pourraient être
« accompagnés » par des responsables académiques. Un
expert sera nommé en septembre pour faire des préconisations de mise en œuvre de la
future instance d’évaluation et
une expérimentation sera lancée au premier semestre 2019.
Cette annonce ultra-sensible,
glissée dans la dernière phrase
d’un communiqué de presse en
pleine pause estivale, a déjà
Elle avait subi le mois dernier sa
plus forte chute depuis le début du
quinquennat (– 6 points). Ce
mois-ci, dans le baromètre Elabe
pour « Les Echos » et Radio classique, la cote de confiance d’Emmanuel Macron « pour affronter efficacement les problèmes qui se posent
au pays » regagne 2 points, à 36 %,
malgré l’affaire Benalla. Ce résultat
n’en reste pas moins son deuxième
plus mauvais score depuis son
entrée à l’Elysée. Et la proportion de
Français assurant ne pas lui faire
« du tout confiance » continue
d’augmenter (+2 points ce mois-ci,
+9 en trois mois), signe d’un durcissement des oppositions.
Mais si l’affaire Benalla a choqué
une grande partie des Français
(80 %, selon un sondage Elabe réalisé les 23 et 24 juillet), elle ne semble
pas avoir abîmé la confiance accordée par les soutiens du chef de l’Etat
pour diriger le pays. « Dans la
deuxième semaine de l’affaire, souligne le président d’Elabe, Bernard
Sananès, la communication élyséenne a réussi à décorréler l’affaire
Benalla du quinquennat Macron et de
la poursuite des réformes. » Il est vrai
qu’après plusieurs jours de flottements, l’exécutif a insisté, dans sa
riposte, sur les réformes accomplies, un « gouvernement au travail »,
et assuré, comme l’a fait le Premier
ministre, Edouard Philippe, que le
rythme ne ralentirait pas. « Les soutiens d’Emmanuel Macron, soit son
électorat de premier tour et la moitié
de celui de François Fillon, se disent :
“Certes, l’affaire Benalla, ce n’est pas
bien, mais ce qui compte avant tout,
c’est qu’il continue de réformer”,
explique Bernard Sananès. Après un
début de communication erratique,
l’Elysée a réussi à enclencher une stratégie de “containment”, sous réserve
d’éléments nouveaux. »
L’effet Coupe du monde
Ainsi, auprès de ses électeurs de
premier tour, si sa cote de confiance
a perdu 10 points en trois mois, elle
atteint encore 77 %. Auprès des
cadres, elle demeure nettement
supérieure à la moyenne des Français avec 50 %, même si elle subit ce
mois-ci une forte chute (13 points),
comme chez les urbains de l’agglomération parisienne (– 12 points),
d i r e c t e m e n t l i é e à u n « e f fe t
Benalla », estime Bernard Sananès.
Et cette affaire n’a pas tout écrasé,
puisque le chef de l’Etat gagne
14 points chez les 18-24 ans, à 46 %,
et 9 points chez les 25-34 ans, à 40 %.
« C’est l’effet Coupe du monde, les jeunes avaient vraiment envie de vivre ou
revivre 1998 ! », avance le président
d’Elabe. Aussi, il regagne 10 points
auprès des classes moyennes, à
44 %, retrouvant le niveau d’il y a
deux mois. Et alors qu’il avait fortement chuté le mois dernier auprès
des habitants des zones rurales, en
raison du 80 km/h notamment, il
regagne 16 points, à 39 %. Signe que
la mesure s’installe dans les esprits.
Edouard Philippe, qui, le mois
dernier, avait pris de plein fouet
l’impact du 80 km/h, avec une chute
de 6 points, regagne du terrain, en
hausse de 4 points, à 35 %. Chez les
électeurs d’Emmanuel Macron, il
bénéficie d’une cote de confiance à
75 %. « Il ne s’est pas mal sorti de la
séquence, avec son style », relève Ber-
commencé à faire réagir les
syndicats. Frédéric Marchand,
secrétaire général de l’Unsaéducation, s’est dit « inquiet ».
« Une concurrence entre les établissements est à craindre », estime-t-il. Il s’interroge aussi sur la
place de l’actuel Conseil national d’évaluation du système
scolaire (Cnesco), créé sous la
majorité précédente. « Il a vocation à être la base de la future instance, mais il faut l’adapter à ce
que l’on entend faire et le faire
évoluer, et il ne gardera pas forcément le même nom », préciset-on au ministère.
Avec le passage annoncé de
26 à 13 académies pour 2020 ou
le développement des heures
supplémentaires pour répondre à la hausse du pouvoir
d’achat des enseignants, très
critiqués par les syndicats, la
rentrée scolaire promet d’être
socialement animée. n
nard Sananès. Le Premier ministre
s’est montré offensif à l’Assemblée
pour défendre le chef de l’Etat et
plus encore ses réformes.
En revanche, dans le baromètre
des personnalités, l’image du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et
celle du délégué général d’En marche, Christophe Castaner, se sont
dégradées auprès des Français.
Dans l’opposition, l’affaire ne semble pas avoir fait bouger les lignes.
Seul Jean-Luc Mélenchon, qui avait
perdu 3 points le mois dernier, en
regagne 4, à 27 % d’image positive. n
L’économie collaborative est rentrée
dans le quotidien des Français
25-34 ans ont loué une voiture sur
une plate-forme entre particuliers.
Globalement, les Français abordent ce virage de façon positive.
Mais ils font clairement la distinction entre l’impact pour les individus et pour l’emploi. Au total, 63 %
des personnes sondées considèrent
que le développement de l’économie collaborative est une bonne
chose pour les individus, mais seul es 4 5 % l e voi ent ai nsi p o u r
l’emploi. La perception pour l’économie française n’est pas catastrophiste (54 % d’opinions positives).
« On considère qu’il y a des réussites
françaises en la matière », explique
Bernard Sananès. Une sorte d’effet
BlaBlaCar ou Leboncoin, mais dont
l’ampleur varie en fonction de
l’appartenance politique.
CONSOMMATION
Avec le passage
annoncé de 26
à 13 académies ou
le développement
des heures
supplémentaires,
la rentrée scolaire
promet d’être
socialement
animée.
L’image du ministre
de l’Intérieur, Gérard
Collomb, et celle du
délégué général d’En
marche, Christophe
Castaner, se sont
dégradées en juillet.
Selon un sondage
Elabe, plus de 60 %
des Français ont déjà
eu recours à l’économie collaborative,
surtout les jeunes
et les cadres.
Ingrid Feuerstein
@In – Feuerstein
Louer la voiture de son voisin, acheter ses légumes auprès d’une Amap
(Association pour le maintien d’une
culture paysanne), faire du covoiturage, vendre des vêtements d’occasion sur Internet… Il y a dix ans, ces
pratiques étaient réservées à une
minorité de consommateurs avertis. Elles font désormais partie du
quotidien de nombreux Français,
en particulier les jeunes et les
cadres. Un sondage Elabe pour
« Les Echos », Radio classique et
l’Institut Montaigne a mesuré
l’ampleur de ce phénomène de
société. Il montre que plus de 60 %
des Français ont déjà eu recours à
l’économie collaborative.
57 % de jeunes ont pratiqué
le covoiturage
Les pratiques varient en fonction
des besoins locaux. En toute logique, les usages liés aux transports,
comme les VTC ou la location de
voitures entre particuliers, sont
plus fréquents dans les grandes
Différenciation politique
agglomérations, surtout en région
parisienne. De même pour les
Amap, appréciées des citadins en
quête d’une alimentation plus
saine : un Francilien sur quatre s’est
déjà approvisionné auprès d’une
association de producteurs locaux.
Les ventes d’objets d’occasion sont
en revanche pratiquées sur
l’ensemble du territoire : elles se
retrouvent même plus souvent
dans les zones rurales que dans les
grandes villes. « La perception de ce
nouveau mode de consommation
reste très corrélée à la catégorie socio-
professionnelle », note Bernard
Sananès, président d’Elabe. Parmi
les cadres et les professions intellectuelles supérieures, 48 % ont déjà
échangé ou loué un appartement à
un particulier, contre 26 % pour
l’ensemble des Français. Près de
32 % ont fait appel au financement
participatif, soit 19 points de plus
que la moyenne de la population.
Les jeunes générations ont, elles
aussi, embrassé ce changement
avec enthousiasme. Chez les
18-24 ans, ils sont 57 % à avoir fait du
covoiturage. Presque 20 % des
Les sympathisants LREM pensent à
69 % que l’effet sera favorable pour
l’économie française, contre 42 %
pour les électeurs du Front national. Pour Bernard Sananès, « cette
différenciation politique est sans
doute liée à la catégorie socioprofessionnelle ». Chez les ouvriers,
l’inquiétude pour l’emploi est particulièrement répandue (60 % contre
une moyenne nationale à 55 %). En
revanche, il y a un sujet qui dépasse
les clivages : c’est la taxation des
revenus de l’économie collaborative. 61 % des Français s’y opposent.
En moyenne, les cadres y sont légèrement plus favorables, sans doute
parce qu’ils reconnaissent la nécessité de réguler le marché. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
La canicule met l’économie sous tension
EDF contraint de limiter
la production
des centrales nucléaires
l Météo-France a placé jeudi 66 départements, soit les deux tiers
de l’Hexagone, en vigilance orange en raison des fortes chaleurs.
l Les entreprises de nombreux secteurs industriels sont en alerte.
ENVIRONNEMENT
L’électricien met des
réacteurs à l’arrêt temporairement pour limiter
le réchauffement des eaux
du Rhône.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
C’est reparti pour un nouveau
tour… de surchauffe. Après une
brève et relative accalmie, amorcée
le week-end dernier, le mercure
s’est remis à frôler les sommets sur
presque tout l’Hexagone. Poursuivant leur lancée de ces derniers
jours, les températures devraient
avoisiner les 35-39 degrés au sud de
la Loire jusqu’au Nord-Est et à la
Méditerranée, confirmant l’entrée
de la France dans une période de
canicule que l’on estime « intense et
durable » à Météo-France et comme
elle n’en a pas connu depuis 2006.
Les deux tiers des départements
(66 au total) ont été placés en vigilance orange, jeudi.
Ouvert au mois de juillet – le troisième le plus chaud depuis 1900 –,
l’épisode de forte chaleur auquel
échappe encore une mince bande
côtière le long de la Manche, n’est
pas fini. Après une très relative
pause, attendue lundi, le retour de
températures extrêmes, voir hors
normes (jusqu’à 40 degrés attendus
par endroits dans le Sud-Est) est
annoncé jusqu’à mercredi, au
moins.
Pertes de productivité
Le dispositif du Plan national canicule (PNC) créé en 2004, après la
terrible leçon de la canicule de
2003, va toucher 70 départements,
a annoncé jeudi la ministre de la
Santé, Agnès Buzyn. Les mesures
activées dans ce cadre par les préfets visent la protection des personnes les plus vulnérables – les plus
âgées et les enfants –, mais aussi les
plus exposées, comme le sont les
travailleurs de certaines branches
d’activité, notamment le BTP. Les
employeurs sont tenus de « prendre
en considération les “ambiances
thermiques” », dont « le risque de
fortes chaleurs », auquel il leur est
demandé de répondre par des
Vincent Collen
@VincentCollen
Les travailleurs de certaines branches d’activité, notamment le BTP, sont particulièrement exposés
aux fortes chaleurs. Photo Richard Damoret/REA
« mesures correctives ». Des consignes qui peuvent aussi les aider à
réduire les pertes de productivité
qu’une canicule génère immanquablement. Ces pics de chaleur font
planer d’autres risques importants
sur les entreprises de secteurs dits
« météo-sensibles ». Dans l’énergie,
EDF redoute d’avoir à prendre des
A la SNCF,
les problèmes
commencent à se
poser dès les 34 degrés
à l’ombre franchis.
arbitrages pénalisants pour ses
activités de trading. Actuellement,
la demande d’électricité que l’opérateur doit satisfaire coûte que
coûte est tirée à la hausse par la climatisation, et ce, alors même que
ses capacités sont amoindries par
les travaux de maintenance qu’il
effectue traditionnellement l’été.
Résultat : EDF pourrait, dans quel-
que temps, n’avoir plus aucun excédent d’électricité à vendre à l’extérieur de l’Hexagone.
Minute de pub renchérie
avant la météo
La situation risque également d’être
délicate pour RTE. Ses lignes électriques, sous l’effet de grosses chaleurs, peuvent se dilater et rompre,
entraînant des coupures. Un risque
que la météorologie peut lui épargner. « Nous lui fournissons des
avertissements qui lui permettent de
prendre des dispositions, comme
délester le trafic en passant par une
autre ligne », explique Alain Fleitz,
directeur des ventes à MétéoFrance. Ses prévisions laissent à ses
grands clients de l’industrie jusqu’à
42 jours pour se retourner et éviter
les ennuis.
Des problèmes qui commencent
à se poser à la SNCF dès les
34 degrés à l’ombre franchis. Audelà, les rails commencent à se dilater et les caténaires à se déformer,
pouvant entraîner des dégâts sur le
matériel roulant.
Dans le BTP, mieux vaut s’abstenir de couler du béton sous haute
température. Ce matériau sécherait
trop vite et présenterait des fissures.
Les enseignes de la grande distribution sont aussi sur les dents. La prévision précise d’une canicule leur
permet d’optimiser les ventes de
certains produits, d’autant que la
chaleur tend à précipiter les clients
dans leurs magasins climatisés. Les
médias, autres gros clients de
Météo-France, ne sont pas les
moins météo-sensibles. En période
de vigilance canicule, la minute de
pub qui précède la météo se vend
cher. n
Les fortes chaleurs obligent EDF à
mettre à l’arrêt certaines de ses centrales nucléaires. La canicule
entraîne en effet une hausse des
températures des fleuves dans lesquels l’électricien français puise les
eaux de refroidissement utilisées
dans le processus de production
d’électricité et qui sont ensuite rejetées en aval des centrales.
La réglementation fixe des températures maximales à ne pas
dépasser, afin de protéger la faune
et la flore aquatiques. En conséquence, EDF doit limiter ses rejets
pour ne pas réchauffer encore plus
les cours d’eau dont la température
est déjà élevée. Cela conduit à
réduire provisoirement la puissance de certains réacteurs, voire à
les arrêter complètement.
C’est le cas depuis quelques jours.
Jeudi, EDF a arrêté ou réduit la puissance de plusieurs réacteurs dans
les centrales de Saint-Alban (Isère) et
du Bugey (Ain), situées au bord du
Rhône. D’autres opérations de ce
type pourraient être mises en œuvre
lors des prochains jours. EDF assure
que cette baisse de production
n’aura pas d’impact sur les consommateurs, l’offre étant largement
supérieure à la demande (la France
est exportatrice nette d’électricité
actuellement). La production d’origine hydraulique, notamment, est
abondante, les barrages ayant fait le
plein avec les pluies du printemps.
La situation n’a d’ailleurs rien
d’exceptionnel : des arrêts de réacteurs sont effectués presque tous les
étés en cas de température élevée.
Ce mécanisme prévu pour limiter le réchauffement des fleuves
inquiète certains experts néanmoins. « Il ne pose pas de problème
aujourd’hui, mais il montre la
grande fragilité du système, car environ 70 % de la puissance installée est
située le long de cours d’eau. Si les
canicules deviennent plus longues et
plus accentuées à l’avenir, comme on
le prévoit, il risque d’atteindre ses
limites », observe Thierry Salomon,
du think tank négaWatt. n
La centrale de Saint-Alban
dans l’Isère située au bord du
Rhône. Photo Laurent Cerino/RÉA
Les hôpitaux en état d’alerte
Jusqu’ici, les services
d’urgence dans les hôpitaux
font face au pic de chaleur.
Mais si la canicule se
poursuit trop longtemps, ils
pourraient dérailler.
RÉSULTATS SEMESTRIELS 2018 :
BONNE PERFORMANCE DE L’ENSEMBLE DES ACTIVITÉS
ET DÉVELOPPEMENT DU GROUPE À L’INTERNATIONAL
TRAFIC GROUPE
Patrick Pelloux tire la sonnette
d’alarme. Les hôpitaux sont déjà en
« état d’alerte » et de « saturation »
face à la canicule, a prévenu sur
RMC-BFMT V le président de
l’Association des médecins urgentistes de France. « On est déjà à flux
tendu, 80 % des services d’urgence
ont des problèmes d’effectifs. Ce qui se
passe là, avec les afflux supplémentaires dus à la canicule, ça aggrave
une situation déjà compliquée de travail dans les hôpitaux. » Si la canicule dure, le système « ne fonctionnera plus », a-t-il averti.
« Situation maîtrisée »
Pour l’instant, « la situation est maîtrisée. Il y a peu d’hôpitaux en tension, sauf dans la région du Grand
Est », a toutefois voulu rassurer
jeudi Agnès Buzyn, ministre de la
Santé. Les Hôpitaux de Paris font
état d’une activité située dans « les
moyennes habituellement constatées à cette période de l’année », mais
rappellent que les effets d’un épisode caniculaire se font ressentir
dans un délai de trois à quatre jours.
Les personnels sont donc sur leurs
gardes.
Les hôpitaux sont aujourd’hui
bien mieux préparés qu’en 2003,
année de la dernière grande canicule qui avait fait 15.000 victimes.
en millions de passagers
DONT TRAFIC
PARIS AÉROPORT
en millions d’euros
130
50
815
(1)
+10,9%
+3,0%
CHIFFRE D’AFFAIRES
en millions d’euros
2099
Les effets d’un épisode caniculaire se font ressentir dans un délai
de trois à quatre jours. Photo Pascal Pochard-Casabianca/AFP
« A l’époque, le Samu était le dernier
et le seul rempart, il y avait un effet de
surprise, se souvient Pierre Carli,
patron du Samu de Paris.
Aujourd’hui, on a des dispositifs en
amont. »
Il fait référence, surtout, aux
campagnes de prévention lancées
sur les radios et les télévisions mercredi pour informer sur les dangers
de la canicule et sur l’attention particulière à porter aux personnes
seules, mais aussi aux places en réanimation réservées, en cas d’alerte,
aux personnes souffrant d’hyperthermie ou de coup de chaleur,
quand la température interne du
corps atteint 41,5 degrés.
« Nous avons tout intérêt à ce que
les gens n’atteignent pas des états qui
peuvent les conduire à l’hôpital, pour
éviter la surcharge de ceux-ci, poursuit-il. Mais même dans ce cas, le per-
sonnel soignant est prêt et fera le
maximum. Nous avons aujourd’hui
les moyens de répondre à une situation exceptionnelle de quatre ou
cinq jours. » Au-delà de cette
période, en revanche, la situation
sera délicate, de l’avis même des
professionnels.
Créé en 2014, le plan « Orsan
Clim » prévoit « la prise en charge de
nombreux patients suite à un phénomène climatique », tel que la canicule donc. « Les périodes chaudes se
multiplient et acclimatent nos organismes à ces vagues de chaleur »,
constate Pierre Carli. Mais leurs
effets sont démultipliés dans les
grands centres urbains, qui piègent
la chaleur, et frappent les plus
démunis en premier lieu. Les SDF
sont ainsi les plus touchés, selon les
Hôpitaux de Paris.
— C. N.
+43,9%
DONT
+3,0%
hors efet de l’intégration globale
de TAV Airports et AIG (Jordanie)
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE
+33,6%
DONT
+4,5%
hors efet de l’intégration
globale de TAV Airports
et AIG (Jordanie) et hors
élément non récurrent
PERSPECTIVES 2018
Maintien de l’hypothèse
de croissance du trafic
de Paris Aéroport (2)
en millions d’euros
+2,5% à +3,5%
205
Révision de la prévision
d’EBITDA consolidé 2018 (3) (4)
+26,9%
AGENDA
29.10.2018
Chifre d’afaires des 9 mois
+17% à +22%
CONTACT ACTIONNAIRES
N° : 0 800 101 800
(appel gratuit depuis un poste fixe)
Communiqué complet disponible sur
www.groupeadp.fr/groupe/finance
Les chifres de progression aichés s’entendent pour l’année 2018 en comparaison à l’année 2017. (1) Trafic pondéré par le
pourcentage de détention. (2) La prévision d’EBITDA consolidé 2018, hors intégration globale de TAV Airports et d’AIG reste
inchangée avec une hausse comprise entre + 2,5 % et + 3,5 %. (3) Cette prévision inclut les deux efets de l’intégration globale
de TAV Airports et de l’intégration globale d’AIG depuis avril 2018. (4) La prévision d’EBITDA de TAV Airports, sous-jacente
à la prévision d’EBITDA Groupe, repose sur l’hypothèse de continuité d’activité de l’aéroport d’Istanbul Atatürk sur toute
l’année 2018 et sur les hypothèses de taux de change suivantes : EUR/TRY = 5,21 et EUR/USD = 1,20.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ZONE EURO : HAUSSE
DES PRIX PRODUCTEURS
BRÉSIL : LA PRODUCTION
INDUSTRIELLE REBONDIT
Les prix à la production
ont augmenté plus que prévu
en juin, en raison surtout du
renchérissement du coût de
l’énergie (+1,1 % sur un mois
et +9,5 % sur un an) selon
Eurostat. Ces prix ont ainsi
augmenté de 0,4 % d’un mois
sur l’autre en juin et de 3,6 %
sur un an. Hors énergie,
les hausses respectives sont
de 0,2 % et de 1,6 % sur un an.
La production industrielle
du Brésil a rebondi de 13,1 %
en juin par rapport à mai
après s’être effondrée en mai
de 11 % à cause de la grève
des camionneurs qui avait
paralysé le pays, a annoncé
jeudi l’institut officiel
des statistiques, IBGE.
Il s’agit de la plus forte
hausse sur un mois
depuis 2002.
405
PPM, LE TAUX DE DIOXYDE
DE CARBONE SUR TERRE
Le taux de croissance
global du CO2 a presque été
multiplié par quatre depuis
le début des années 1960
selon ce rapport annuel
publié par l’Agence nationale
océanique et atmosphérique
(NOAA).
Brexit : May appelle Macron à l’aide
l La Première ministre britannique est reçue au fort de Brégançon.
l Face à la fermeté de la Commission, Theresa May en appelle aux chefs d’Etat pour éviter un « hard Brexit ».
EUROPE
La Banque
d’Angleterre
relève son taux
Derek Perrotte
@DerekPerrotte
— Bureau de Bruxelles
C’est une visite en forme d’appel au
secours. Ce vendredi, la Première
ministre britannique, Theresa May
sera reçue, à sa demande, par
Emmanuel Macron au fort de Brégançon, dans le Var, pour tenter de
débloquer les négociations sur le
Brexit. Son inquiétude est palpable.
En visite lundi à Paris, le nouveau
chef de la diplomatie britannique,
Jeremy Hunt, s’est dit « préoccupé »
par le « vrai risque d’un Brexit sans
accord ». Après le rejet, poli mais
ferme, par le négociateur de l’Union
européenne (UE), Michel Barnier,
des propositions britanniques du
« plan de Chequers » dévoilé début
juillet, Londres s’est lancé dans une
opération séduction des principaux
leaders européens, France et Allemagne en tête. Le Royaume-Uni y
voit le moyen de contourner une
Commission européenne qu’il juge
trop inflexible. Mardi, Jeremy Hunt
a sans détour appelé Paris et Berlin à
« envoyer un signal fort à la Commission », tant s’enfermer dans un
« hard brexit » constituerait « une
énorme erreur géostratégique ».
Le temps presse. L’Union européenne et le Royaume-Uni doivent
parvenir à un accord sur les conditions de sortie et sur les bases de la
future relation commerciale d’ici à
novembre, de quoi laisser ensuite le
temps à leurs parlements de valider
le tout avant le 29 mars, date à
laquelle le Brexit sera effectif. Or les
négociations, qui doivent reprendre le 13 août à un rythme hebdomadaire, semblent dans l’impasse.
Londres s’est lancé dans une opération séduction des principaux leaders européens, France et Allemagne en tête. Photo Shutterstock
Et en raison notamment des élections européennes de mai, il n’apparaît pas réaliste, à Londres comme à
Bruxelles, d’espérer repousser cette
date pour se donner de l’air.
Respecter les lignes rouges
Londres et Bruxelles butent en particulier sur la question clef de la
frontière irlandaise. Jeudi dernier,
après un nouvel entretien avec le
secrétaire d’Etat au Brexit, Dominic
Raab (lire ci-dessous), Michel Barnier a répété qu’il veut une solution
« légale et opérationnelle » dès fin
mars et a de nouveau rejeté la proposition anglaise.
Plutôt que de laisser la seule
Irlande du Nord dans une union
douanière et réglementaire, solution prônée par l’UE, Londres propose un « arrangement douanier
simplifié » qui s’appliquerait à tout
le Royaume-Uni. Mais Bruxelles
rejette le mécanisme proposé, au
motif que, en s’appliquant aux marchandises mais pas aux services, il
remettrait en cause l’indivisibilité
du marché unique et des quatre
libertés de circulation liées (biens,
services, personnes et capitaux),
une des lignes rouges définies par
les 27 Etats membres. « Ils veulent
un marché à la carte selon leurs
« Ils veulent un
marché à la carte
selon leurs besoins
et leurs intérêts.
Cela ne peut
pas marcher
comme cela. »
UNE SOURCE EUROPÉENNE
besoins et leurs intérêts. Cela ne peut
pas marcher comme cela », résume
une source européenne. C’est bien
le nœud du problème pour définir
la future relation commerciale,
l’autre sujet clef qui coince. « Ils proposent d’appliquer les règles douanières de l’UE sans faire partie de
l’ordre juridique de l’UE. Le Royaume-Uni souhaite donc reprendre la
souveraineté et le contrôle de sa propre législation, ce que nous respectons, mais il ne peut pas demander à
l’UE de perdre le contrôle de ses frontières et de ses lois », a de nouveau
insisté Michel Barnier, dans une tribune publiée jeudi dans plusieurs
La Banque d’Angleterre
a décidé, à l’unanimité et
sans surprise, de relever
son taux d’intérêt
de 0,25 point à 0,75 %,
comme cela était très largement attendu par le marché. C’est le deuxième tour
de vis depuis le début de la
crise financière internationale de 2008 après celui
effectué en novembre dernier. La BoE a également
décidé de maintenir à l’unanimité ses programmes de
rachats d’actifs. La réunion
en mai s’était conclue par
un maintien du taux et avait
valu des critiques au gouverneur de la BoE Mark
Carney, tandis qu’en juin,
elle n’avait pas bougé mais
davantage de membres
souhaitaient une hausse.
journaux européens. Le négociateur, qui a plusieurs fois rappelé ces
dernières semaines qu’il ne faisait
que défendre « la position unanimement définie par les 27 », ajoute qu’il
« reste convaincu que les négociations peuvent aboutir à un bon résultat »… « si le Royaume-Uni comprend » et respecte les lignes rouges
fixées par l’Union européenne.
Theresa May aura fort à faire pour
convaincre Emmanuel Macron.
Depuis le début des négociations,
l’unité des 27 est restée très solide,
contrastant avec les dissensions britanniques, et Paris a toujours
défendu jusqu’ici une ligne ferme. n
INTERVIEW // DOMINIC RAAB Secrétaire d’Etat britannique à la sortie de l’Union européenne
« Nous ne resterons pas membre d’une union douanière »
Propos recueillis par
Yves Bourdillon
e secrétaire britannique à la
so r ti e d e l ’U nion européenne est venu plaider à
Paris les propositions de Londres à
la veille de l’arrivée de Theresa May.
L
La réaction négative
de Bruxelles au Livre blanc
de Londres début juillet laisse
redouter une impasse,
comment en sortir lors
de la reprise des négociations
mi-août ?
Notre Livre blanc présentait de
manière détaillée et pragmatique
les relations mutuellement bénéfiques que nous espérons nouer avec
l’Union après le Brexit et notamment comment résoudre la question délicate de la frontière entre
l’Irlande du Nord et du Sud. Je suis
ici pour expliquer cela en détail aux
dirigeants français. J’ai déjà rencontré deux fois mon interlocuteur
principal pour la Commission
européenne, Michel Barnier,
depuis ma nomination, il y a un
mois, nous avons eu des échanges
vraiment constructifs et je vois bien
qu’il veut un accord, qu’il y met
b e a u c o u p d ’é n e rg i e . Je s u i s
persuadé qu’avec de la bonne
volonté de part et d’autre nous arriverons à un accord ambitieux d’ici
trois mois, donc dans les temps.
Pourriez-vous détailler
comment vous voyez
les relations économiques
entre l’UE et le Royaume-Uni
à partir de mars prochain,
avec des questions délicates
liées à l’absence de frontière
entre Irlande du Nord et du
Sud, à la collecte de la TVA
et des droits de douane, aux
divergences de régulation, aux
marchés de biens et services ?
Est prévue une période de mise en
œuvre jusqu’en décembre 2020, un
délai raisonnable pour éviter d’être
dans des limbes, un pied dedans un
pied dehors, et pour régler tranquillement la question de la frontière en
Irlande. Ensuite, nous avons dit
clairement que nous ne resterons
pas membre d’une union douanière ou d’un marché unique européen parce que nous quittons l’UE
tions de sécurité, cruciales pour
nous comme pour notre allié
français, d’éducation, de tourisme, etc. Même si, comme on dit,
« il n’y a d’accord sur rien tant qu’il
n’y a pas accord sur tout », un grand
nombre de dossiers ont été déjà à
peu près réglés, notamment sur
l’aspect financier et sur les droits
des citoyens.
« Je ne vois pas d’alternative à un accord que j’espère le meilleur
possible. » Photo John Thys/AFP
et nous sommes conscients que
notre relation avec l’UE sera différente. Nous proposons un accord
commercial ambitieux fondé sur
un arrangement douanier entre
nous et la poursuite de notre alignement réglementaire pour les biens
sur les normes de l’UE.
Nous proposons également une
coopération étroite sur les ques-
Est-ce que Londres mise
sur des marchandages
bilatéraux avec des pays
européens, comme la France,
où Theresa May arrive ce
vendredi soir, pour en quelque
sorte court-circuiter
la Commission européenne ?
Nous ne sommes pas des joueurs
mais des négociateurs. Il n’est pas
question de court-circuiter qui
que ce soit, mon interlocuteur est
Michel Barnier, mais, bien sûr, il
s erai t … ét rang e q u e no u s ne
parlions pas à nos principaux partenaires des implications de notre
Livre blanc, ou pour évaluer les
conséquences d’une éventuelle
absence d’accord, même si je reste
optimiste.
Si un bon accord n’est pas
possible, que préférez-vous :
un mauvais accord,
pas d’accord du tout,
un nouveau référendum ?
Il n’y aura simplement pas de nouveau référendum, j’en suis sûr.
Q u a n t à l ’é v e n t u a l i t é d ’u n e
absence d’accord (comme tout
gouvernement responsable nous
préparons des plans de secours
mais il n’est évidemment pas question de pénuries d’aliments ou de
médicaments évoquées dans les
scénarios à faire dresser les cheveux sur la tête évoqués par certains médias), cela serait un désastre pour nos partenaires tout
autant que pour nous, même si je
pense aussi que nous resterions
compétitifs. Les exportateurs français de produits laitiers pourraient
subir des droits de douane de 39 %,
ceux de voitures seraient aussi
durement touchés. Une absence
d’accord serait aussi un très mauvais signal en ces temps de montée
de sentiments protectionnistes.
C’est pourquoi je ne vois pas
d’alternative à un accord que
j’espère le meilleur possible. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 05
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
Les pays émergents face
au recul de leur productivité
INTERNATIONAL
Tous les grands
émergents connaissent
le même phénomène
d’une baisse globale
de leur productivité.
Des solutions
existent cependant
pour enrayer
ce mouvement.
Des étudiants indiens au « Japan-India Institute for Manufacturing » participent à un cours organisé par Maruti Suzuki India
Ltd., près d’Ahmedabad. Photo Sam Panthaky/AFP
Michel De Grandi
@MdeGrandi
Les BRICS réunis la semaine passée
en sommet à Johannesbourg ont
lourdement insisté sur leur rôle
politique mondial. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du
Sud entendent en effet contrebalancer le système mis en place au lendemain de la guerre par les grandes
puissances occidentales, en développant progressivement leurs propres structures et en s’organisant en
contre-pouvoir. A la différence des
années précédentes, les pays émergents, qui abritent la moitié de la
population de la planète, se sont
montrés plus discrets sur leur poids
économique.
Dans ses dernières prévisions, le
FMI estime la croissance en 2018 du
Brésil à +1,8 %, de la Russie à +1,7 %,
de l’Inde à +7,3 %, de la Chine à
+6,6 % et enfin de l’Afrique du Sud à
+1,5 %. Eux qui, voici quelques
années encore, étaient considérés
comme la locomotive mondiale en
termes de croissance subissent une
pression identique en termes de
productivité.
Tassement
Une étude, réalisée par les services
de Bercy, pointe ce phénomène sur
les BRICS et la Turquie. Avec un
constat sans appel : en comparant
deux périodes (2000-2007 et 20112016), la croissance moyenne des
grands émergents a marqué le pas.
De +6,6 % en moyenne, elle est tombée à +5 %. « Ce ralentissement, commun à l’ensemble des régions émergentes, est plus marqué en Amérique
latine et en Asie » note l’étude,
Le trafic d’êtres humains
explose dans le monde
INTERNATIONAL
Le Gafi révèle
dans une étude
que les profits liés
à la traite humaine
s’élèveraient à
150 milliards de dollars.
Richard Hiault
@RHIAULT
Le trafic d’êtres humains est l’une
des formes les plus dynamiques du
crime international. La forte croissance de cette activité criminelle
inquiète le Groupe d’action financière (Gafi) intergouvernemental.
Ce dernier publie, jeudi, une actualisation d’un précédent rapport
sur le sujet datant de 2011.
Le constat est sans appel. « En
plus du terrible coût humain, les
profits estimés générés par la traite
humaine ont été multipliés par six »
entre 2011 et 2016. Encore que les
chiffres mentionnés par le Gafi ne
tiennent pas compte du trafic des
migrants. Bien qu’il soit extrêmement difficile de tracer les flux finan-
ciers de la traite, le Gafi se base
notamment sur une étude réalisée
par l’Organisation internationale du
travail (OIT) et Walk Free Foundation en date de septembre 2017. Elle
indique qu’en 2016 près de 25 millions de personnes dans le monde
étaient victimes de travail forcé et/ou
d’exploitation à des fins sexuelles.
Sur ce total, 16 millions de personnes
étaient forcées de travailler pour des
entreprises privées et 4,8 millions
étaient exploitées sexuellement.
Des crimes odieux
Répertoriant également le trafic
d’organes, le Gafi se base sur une
enquête conduite par l’Organisation
mondiale de la santé en 2007 révélant que 5 à 10 % des transplantations d’organes dans le monde
étaient faites de manière illégale.
Sur le plan de la profitabilité de telles
activités criminelles, le Gafi cite
encore l’étude de l’OIT. Travail forcé
et exploitation sexuelle auraient
permis de dégager un revenu global
de 150,2 milliards de dollars (chiffre
2012 publié en 2014) contre 32 milliards en 2011. Sur ce total, près de
100 milliards ont été générés par
l’exploitation sexuelle.
Dans le détail, le Gafi avance que
le gain annuel s’étale de 21.800 dollars (prostitution) à 13.000 dollars
(travail forcé). Un travail domestique
forcé engendrerait 2.300 dollars de
profit. Tout compris, les bénéfices
globaux sont plus élevés en Asie
(51,8 milliards de dollars) et dans les
pays développés (46,9 milliards).
Dans certains cas, les revenus
servent à financer des activités terroristes, souligne le Gafi. Ainsi, Daech,
grâce au rapt de femmes de la
communauté yézidie en Syrie, les a
vendues entre 200 et 1.500 dollars.
L’organisation terroriste aurait reçu
850.000 dollars de rançon pour la
libération de 200 captifs de la communauté. Selon les estimations
citées par le Gafi, l’exploitation de
cette communauté par Daech lui
aurait rapporté en 2014 entre 35 et
45 millions de dollars. La communauté internationale ne s’est pas suffisamment concentrée sur la façon
d’utiliser l’information financière
pour détecter, perturber et démanteler les réseaux de traite des personnes, regrette le Gafi. Son rapport
fournit donc un guide des bonnes
pratiques dans cette quête pour
mettre fin à ces crimes odieux. n
En 2016, près de 25 millions de personnes dans le monde ont été victimes de travail forcé
et/ou d’exploitation à des fins sexuelles. Photo François Struzik/Reporters-RÉA
Durant ces mêmes périodes, les
auteurs notent que « la croissance
annuelle moyenne de la productivité
globale des facteurs a été divisée par
plus de trois, […] passant de +3,5 %
(2000-2007) à un peu plus de 1,0 %
(2011-2016) ».
Plusieurs facteurs expliquent ce
tassement. Tout d’abord, entre ces
deux périodes l’effet rattrapage
– économique, technologique, éducatif – s’est peu à peu estompé.
Ensuite, les économies émergentes
ont subi les contrecoups de la crise
de 2008. De 8,6 % en 2007, la croissance moyenne pour la seule année
2009 est tombée à +2,8 %.
De plus, les élans réformateurs,
p r o p r e s s u r to u t à l ’ I n d e e t à
la Chine, ont produit des effets de
plus en plus dilués dans le temps.
Enfin, un débat existe autour de
l’existence d’une « trappe à revenus
intermédiaires », qui empêcherait
certains pays, passé une période de
convergence, de combler leur
retard vis-à-vis des pays à revenus
élevés. En cause, notamment, les
hausses régulières des salaires qui
font perdre au pays concerné des
points de compétitivité-coût. Rares
sont pour l’instant les économies à
l’image de la Corée du Sud à avoir su
sortir de ce « piège » par le haut.
« Ce ralentissement,
commun
à l’ensemble
des régions
émergentes,
est plus marqué
en Amérique latine
et en Asie. »
UNE ÉTUDE
Réalisée par Bercy
« Une réaccélération devra passer
par la montée en gamme de ces économies », qui vont devoir s’orienter
vers des produits à plus forte valeur
ajoutée, note le rapport. A condition pour elles d’investir suffisamment dans l’éducation, la R&D et la
connaissance en général. n
SÉRIE D’ÉTÉ
LES PIONNIÈRES
PORTRAITS DE FEMMES
QUI ONT CHANGÉ LE MONDE
Chen Lihua, la femme la plus riche
de Chine
Rebecca Pennock Luckens, 1ère femme
à diriger une aciérie
Rashmi Sinha, présidente de Slideshare
Maria das Graças Foster, la « dame
de fer du pétrole »
Emma Walmsley, 1ère femme à diriger
un groupe pharmaceutique
À LIRE
LA SEMAINE PROCHAINE
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE ECHOSNOMIE
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Art et culture
Les rebelles
de la science
Le bien-être
nouvelle vague
Les pionnières
Industrie : les dynamiques profondes
derrière les mégafusions
Femmes de culture, femmes de combat :
Meriem Menant
Franz Nopcsa, baron et roi des dinosaures
Manger « sans » pour manger sain
Anna Bissell, la reine du balai mécanique
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
Sur le toit du monde
1.000.000.000.000 de dollars ! La somme
donne le vertige. Jamais dans l’histoire
du capitalisme, une entreprise n’avait valu
autant. Petrochina s’était bien aventuré sur
ces sommets en 2007, mais son incursion
sans lendemain n’a rien de comparable avec
l’événement historique que constitue
le
franchissement de ce seuil mythique
Par François
par l’entreprise star des deux dernières
Vidal
décennies dans le temple des marchés. D’un
point de vue économique, c’est vrai, cela ne
Amazon,
change pas grand-chose pour la firme à la
Microsoft,
pomme, dont les produits vendus à plus de
1 milliard d’exemplaires à travers le monde
Google
ont déjà changé notre quotidien. Mais
et même
en termes symboliques, l’impact de
Facebook se l’effacement de cette marque est immense.
bousculent D’abord, parce qu’il fait définitivement
entrer Apple dans le club très fermé des
pour
groupes qui ont marqué leur temps aux
conquérir
côtés de la Standard Oil du début du
XXe siècle, de la Ford Motor Company des
cet Everest
années 1920 ou de l’IBM des années 1960
boursier.
notamment. Une consécration pour une
entreprise née il y a à peine quarante-deux ans dans un garage du
nord de la Californie et qui s’est appliquée depuis à battre tous les
records. Ensuite, parce qu’il témoigne de l’hégémonie qu’exercent
aujourd’hui les géants de la tech sur notre économie. Dans le sillage
d’Apple, ce sont Amazon, Microsoft, Google et même Facebook qui
se bousculent pour conquérir à leur tour cet Everest boursier. Et ils
ne tarderont sans doute pas à y parvenir. Début juin, les analystes
de Goldman Sachs calculaient que la valeur en Bourse combinée
des trois premiers était supérieure au PIB annuel de l’Afrique !
Ces valorisations stratosphériques peuvent paraître exagérées.
Elles le sont à bien des égards d’ailleurs, dopées par des années
d’argent facile sur les marchés et par des programmes de rachat
d’actions XXL, pour Apple en tout cas. Mais elles sont avant tout le
reflet d’une rentabilité hors norme – la marge opérationnelle de
l’inventeur de l’iPhone frise les 40 % –, résultat d’un double savoirfaire : une capacité d’innovation sans équivalent qui leur permet de
faire la course en tête dans la révolution digitale et une organisation
sans faille pour tirer le meilleur parti de la mondialisation, y compris
sur le plan fiscal… Cette toute-puissance pose bien évidemment de
nombreuses questions. En termes de concurrence, de régulation ou
encore d’éthique et plus largement d’influence sur nos vies privées.
Autant de sujets auxquels commencent à s’intéresser les Etats et
leurs citoyens, l’Europe en tête. Et c’est une très bonne chose. Mais le
gigantisme boursier d’Apple pourrait bien aussi poser un problème
systémique pour les marchés dans un futur proche. Les fameux
Gafam pèsent aujourd’hui près de 15 % de la capitalisation boursière
américaine ! Près de trois fois le CAC 40 ! Ne sont-ils pas déjà
« too big to fail », comme l’étaient devenues les grandes banques
internationales à notre insu au milieu des années 2000 ?
Pour en avoir le cœur net, il faudra attendre le prochain krach.
(
Lire nos informations
Pages 20-21
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Les financements opaques
de la Chine au Pakistan
En matière de financement du
•développement,
la différence
d’approche entre la Chine et les
pays occidentaux est en train de
se matérialiser avec le Pakistan,
écrit le quotidien anglais le
« Financial Times ». Tout en
bénéficiant du nouveau corridor économique que lui construit la Chine, le Pakistan reste
dans une situation économique
instable, avec des exportations
en baisse et des importations qui
exp lo s e n t,
aidées par la
hausse des
p r i x d u
pétrole. C’est un coup dur pour le
futur Premier ministre, Imran
Khan, récemment élu. Il envisage désormais un accord avec
le FMI comme filet de sécurité.
Réticence américaine
Un plan de sauvetage que les
Etats-Unis – principal actionnaire du FMI – désapprouvent,
rejetant la faute sur l’irresponsabilité chinoise, qui serait à
l’origine de la crise. Sous le label
des nouvelles routes de la soie
de Xi Jinping, les Chinois ont
en effet investi des dizaines de
milliards de dollars dans des
« financements de projets opaques », estime le quotidien. Le
secrétaire d’Etat américain,
Mike Pompeo, a donc fait savoir
sa réticence à tout plan du FMI
visant à rembourser les investisseurs chinois dans les projets
pakistanais. Et il n’est pas le seul
à critiquer les agissements
chinois. Christine Lagarde,
la directrice générale du
F M I ,
a depuis longtemps tiré la
sonnette d’alarme, car ce manque de transparence est un problème pour le FMI, qui ne peut
évaluer la viabilité de la dette du
Pakistan envers la Chine.
Pourtant, le quotidien estime
que les Etats-Unis ont tort de se
mettre en travers d’un tel plan
de sauvetage. Ils risquent de
détériorer davantage leurs relations avec Islamabad et de favoriser un rapprochement sinopakistanais. — M. Rou.
L’activité de vente au détail d’Amazon
n’est pas ou peu rentable, et ce depuis
sa création. Photo Shutterstock
LE POINT
DE VUE
de Bernard
Darty
Ne laissons pas Amazon
détruire le commerce
traditionnel
COMMERCE // Amazon pratique la vente à perte. Il compense
la non-rentabilité de cette activité par la location – juteuse, elle –
d’espace sur le cloud. Ce faisant, on laisse ce géant concurrencer
de façon déloyale les enseignes classiques. A terme, ce sont
les magasins qui disparaîtront en masse. Il est temps de réagir.
lors que s’achève l’écriture d’un
livre sur l’histoire des magasins Darty qui sera publié au
mois de septembre 2018, il me semble
nécessaire de publier sans attendre un
extrait de sa postface.
Des challenges d’un nouveau genre se
présentent à l’ensemble des acteurs du
commerce, qu’ils soient petits ou
grands, organisés ou non, artisanaux ou
multinationaux. Je veux ici parler de la
menace que représentent Amazon ainsi
que l’arrivée du géant chinois Alibaba. Si
aucune mesure n’est prise, le commerce
classique que nous connaissons à travers ses installations physiques et ses
magasins, déjà gravement atteint, risque d’être complètement dévasté. Pour
tenir ces propos, je m’appuie sur les
points de vue et les études menées par de
nombreux économistes, professeurs en
stratégie et autres experts qui nous alertent sur l’irréversibilité des dommages
qui sont en train d’être causés. Au
moment où j’écris ces lignes, j’apprends
que le tiers des centres commerciaux
américains est sur le point de fermer.
En France, ils commencent à être
« mités », ce qui signifie que de nombreux locaux ne trouvent pas preneur.
Les performances du commerce classique sont pour la plupart en décroissance. Nous devons donc nous attendre
à ce que l’hécatombe qu’ont connue les
libraires aux Etats-Unis, puis en Europe,
devienne le sort commun de tous les
acteurs du commerce. A l’image de la
librairie, qui était l’activité initiale
d’Amazon, tous les autres secteurs sont
ou seront affectés par la pression concurrentielle sans précédent à laquelle il
se livre. Je tiens à tirer la sonnette
d’alarme, même s’il est peut-être déjà
trop tard… On peut comprendre les vertus de la « destruction créatrice » énoncées par Joseph Schumpeter, dans le
sens où celle-ci maintient des éléments
A
de concurrence saine. Rappelons que la
grande époque de l’ouverture des premiers hypermarchés n’a pas entraîné de
situation de monopole, mais qu’au contraire elle a exacerbé la concurrence.
Amazon est devenu un monstre tentaculaire qui s’approprie le chiffre d’affaires marginal des autres entreprises en
rongeant leur bénéfice, ce qui conduira
immanquablement à leur disparition.
La pieuvre Amazon va s’infiltrer dans
tous les secteurs, de l’alimentaire aux
produits technologiques en passant par
l’assurance et peut-être même les soins
de santé, avec des ruses de prédateur qui
visent à détruire toute concurrence.
Monstre tentaculaire
Le dernier exemple en date est celui de
la vidéo à la demande. Amazon est brutalement entré sur ce marché en offrant
gratuitement ce service à ses abonnés
Prime. Que reste-t-il à ses concurrents
pour se défendre face à la gratuité ? Cet
exemple est riche d’enseignements sur
la stratégie commerciale agressive
d’Amazon. Observez son logo : vous y
découvrirez une flèche en forme de sourire qui va de A jusqu’à Z, signifiant par
là qu’aucun domaine n’échappera à
l’emprise de ce géant.
Les mots de « dumping » et de
« concurrence déloyale » s’appliquentils à cette situation ? Si vous consultez
les comptes d’Amazon, vous constaterez que son activité de vente au détail
n’est pas ou peu rentable, et ce depuis sa
création. Un état de fait qui conduirait
normalement la société à changer de
modèle économique ou à disparaître. Et
nous arrivons ici au cœur du problème.
Il apparaît que l’activité de commerce de
détail d’Amazon est subventionnée par
une autre, beaucoup plus rentable, qui
génère même d’énormes profits : la
location d’espace sur le cloud par le biais
d’Amazon Web Services (AWS). Une
activité qui vient compenser les pertes
de la vente au détail, et qui détruira purement et simplement tous ses concurrents. Car qui peut résister face à un
commerçant qui travaille à perte ?
Vassaux du seigneur Amazon
La pieuvre
Amazon va
s’infiltrer dans
tous les secteurs,
de l’alimentaire
aux produits
technologiques
en passant
par l’assurance
et peut-être
même les soins
de santé.
Envisageons à présent l’avenir à moyen
terme : souhaitons-nous échanger très
provisoirement des baisses des prix
pour le consommateur qui les adore,
contre une modification définitive de
notre style de vie ? Nous pourrons dire
adieu à nos rues commerçantes et
n’aurons plus d’autre choix que d’aller
faire nos courses dans des ruelles virtuelles qui mèneront toutes à la « marketplace » d’Amazon. Il lui sera alors
facile d’imposer sa loi, ses loyers et ses
conditions, et tous les anciens ou nouveaux acteurs du commerce deviendront les vassaux du seigneur Amazon.
Quelles solutions peut-on envisager ?
Doit-on exiger qu’une séparation soit
imposée entre AWS, avec sa position
dominante, et l’activité commerce
d’Amazon, pour éviter que l’une puisse
subventionner l’autre au détriment
d’une concurrence saine et loyale ? Le
commerce saura-t-il trouver les ressources nécessaires pour résister à ce rouleau
compresseur ? Ou faudra-t-il attendre
l’intervention des législateurs et des gouvernements pour prendre des mesures
aussi bien réglementaires que fiscales ?
En m’appuyant sur mon long passé
de commerçant traditionnel déjà bien
lointain, je me contente du rôle de lanceur d’alerte. Il appartiendra aux jeunes
ou nouveaux commerçants de trouver
des réponses et des solutions. Existe-t-il
des hommes politiques suffisamment
courageux, les yeux ouverts sur le
futur ?… J’ai confiance !
Bernard Darty est cofondateur
de Darty.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
art&culture
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LE POINT
DE VUE
de Robin Rivaton
ans leur combat pour une prétendue industrie nationale, les
politiques et syndicalistes qui
prétendent faire rallumer les hautsfourneaux pourraient bien avoir découvert un allié inattendu dans la Commission européenne. Celle-ci vient d’ouvrir
une enquête approfondie sur la fusion
entre Alstom et Siemens. Entre démagogie électorale et idéologie de la concurrence, il serait temps de comprendre
trois dynamiques économiques profondes qui modèlent l’industrie manufacturière aujourd’hui. Depuis les années
1990, la production a été segmentée
entre les différents pays en fonction de
leurs spécificités et avantages avant une
étape finale d’assemblage. Il n’est plus
un industriel qui produit seul, mais il est
lié dans un ensemble de sous-traitants,
chacun spécialisé dans des éléments
particuliers comme les systèmes de freinage ou d’alimentation électrique. Alors
qu’en 2000 les fournisseurs représentaient la moitié de la valeur d’un nouveau train, aujourd’hui ils en représentent les deux tiers, ce chiffre étant
attendu en augmentation dans les prochaines années. Parce qu’ils sont spécialisés, ces fournisseurs disposent d’une
capacité à fixer leurs prix. Ils affichent
des marges de plus de 10 % d’excédent
brut d’exploitation là où les assembleurs
finaux atteignent difficilement 3 à 4 %.
En sous-traitant de plus en plus la
R&D auprès de ces fournisseurs, les
assembleurs renforcent cette domination de l’amont. Et à l’instar de l’industrie automobile, une tentative d’intégration verticale a peu de sens car elle se
traduirait par un boycott des concurrents et une perte de revenus.
D
LE POINT
DE VUE
de Christian Jonas
a lutte contre le réchauffement
climatique n’est plus seulement
une priorité, mais une urgence.
Les eaux montent, les coraux disparaissent, les grandes tempêtes se lèvent. On
applaudit les nations vertueuses,
comme le Portugal ou la Norvège, en
citant leurs performances dans les
énergies alternatives. On nous parle
aussi de réseaux intelligents, censés
gérer les intermittences des énergies
renouvelables et nous amener à un
monde post-fossile et post-nucléaire.
Pourquoi, alors, le Japon, hôte du protocole de Kyoto, et l’Allemagne, pionnière de la réflexion environnementale, se tournent-ils vers le charbon
comme substitut de l’énergie nucléaire ?
Pourquoi les Etats-Unis relancent-ils la
production de ce combustible ? Pourquoi la France repousse-t-elle son objectif de 50 % d’énergie électrique en renouvelable ? Nos dirigeants manquent-ils de
discernement ? La réponse est non. Ces
atermoiements sont le fruit d’un principe incontournable, auquel le gouvernement allemand lui-même a finalement dû se résigner : le principe de
réalité. Les énergies alternatives, telles
qu’investies en ce moment, ne permettent pas de se substituer aux énergies
fossiles et nucléaires : c’est mathématiquement impossible !
Comment expliquer, alors, que le
Portugal parvienne à produire plus
d’énergie verte qu’il n’en consomme ?
En réalité, ce record ne porte que sur sa
filière d’énergie électrique (soit à peine
13 % de sa consommation), dont la part
belle du renouvelable reste l’hydrauli-
L
Industrie : les dynamiques
profondes derrière
les mégafusions
Dans ce contexte, la production
industrielle recherche toujours plus
des rendements d’échelle sur leur partie
du métier, l’assemblage, pour faire baisser les prix. En 2010, douze fabricants
représentaient 53 % du marché,
aujourd’hui 10 font 71 % du marché. Les
marchés émergents, protégés de la concurrence internationale, ont vu naître
leurs propres champions locaux. La
fusion en 2015 des deux acteurs chinois
CNR et CSR pour former China Railway
Rolling Stock Corporation a donné
naissance au leader du marché, qui
En sous-traitant
de plus en plus la R&D
auprès des fournisseurs,
les assembleurs
renforcent leur
domination de l’amont.
pèse à lui seul plus lourd que ses trois
concurrents, Alstom, Siemens et Bombardier. Ces nouveaux acteurs sont
venus accélérer la déflation des prix
avec des produits 15 à 20 % moins chers
que ceux des constructeurs occidentaux, déjà en situation de surcapacité.
La différenciation s’opère de moins
en moins sur le bien lui-même qui se
standardise pour en faciliter la maintenance que sur les services incorporés
dans un contrat global de prestation.
Les autorités publiques veulent un
engagement sur le fonctionnement
dans la durée plutôt que du simple
matériel. Cela signifie que les fabricants
vont progressivement devoir s’impli-
quer dans l’entretien du matériel, leur
part de marché sur ce segment devant
croître de 10 à 30 % d’ici à 2025. Ils vont
également devoir investir dans la maintenance prédictive avec les capteurs et
les algorithmes associés. En amont, face
à la réduction de leurs capacités financières, les commanditaires publics
attendent que les contrats soient
accompagnés de solutions de financements afin de pouvoir les rembourser
sur la durée, ce qui implique des investissements financiers substantiels en
début de contrat pour les fabricants.
Ces trois mouvements se retrouvent
dans la quasi-totalité des filières de
l’industrie manufacturière. Ils sont
d’autant plus vrais dans des marchés
d’infrastructure, comme le matériel
roulant, où les contrats sont rares et le
gagnant unique. La prime à la concentration y est donc encore plus forte. Concernant la France, les groupes Renault et
PSA n’ont survécu qu’à travers une stratégie de rapprochements industriels
permettant d’atteindre une taille critique. Prétendre s’exonérer de ces règles
de fonctionnement mondiales, alors
même que la demande purement nationale est très réduite, n’est qu’une posture
politicienne qui pourrait s’avérer très
coûteuse en termes d’emplois.
Robin Rivaton, essayiste
et entrepreneur, est fondateur
de Real Estech.
Rectificatif : la tribune publiée le 1er août et
intitulée « L’intérêt général ne peut pas être
facultatif ! » a été attribuée par erreur à
Nicolas Leviaux, alors que l’auteur est Olivier Arthaud, président de la CRCC Lyon.
La transition énergétique
face au principe de réalité
que, en bénéficiant d’un facteur de
charge éolien maximal dans un pays
essentiellement côtier, et sans possibilité de stockage du surplus.
Et la Norvège et ses 50 % d’énergies
alternatives ? Elles proviennent essentiellement de l’hydroélectricité, dans un
pays de fjords, de lacs et de montagnes
dont la superficie est comparable à la
nôtre, mais avec une population douze
fois moindre.
Il faudrait planter
intégralement tout
le littoral métropolitain
d’éoliennes.
Ces deux exemples sont des fauxsemblants. Car si l’on applique les
calculs les plus simples pour la France,
on aboutit pour notre consommation
électrique actuelle (570 TWh) à la construction de 50.000 kilomètres carrés de
parc éolien, ou de 5.000 kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques. Le
double en prenant en compte la consommation énergétique totale en vue
de l’arrêt des énergies fossiles.
Autrement dit, il faudrait planter
intégralement tout le littoral métropolitain d’éoliennes sur une largeur de plusieurs dizaines de kilomètres, ainsi que
la totalité des sommets montagneux.
Ou alors recouvrir jusqu’au moindre
brin d’herbe plusieurs départements. A
titre de comparaison, la totalité du parc
nucléaire français occupe environ
60 kilomètres carrés seulement.
Tout cela semble absurde et c’est
bien la preuve que la transition énergétique, telle qu’elle est envisagée, est
impossible avec les techniques actuelles. Faut-il pour autant renoncer aux
énergies alternatives ? Certainement
pas ! Ce choix ne représente pas un
avenir durable.
La virginité relative des énergies douces, la vision trop lointaine de la saturation des sites, la spécialisation des
experts et la concurrence des acteurs
scientifiques et économiques conduisent à un manque total de synergie sur
les lieux même de production du
renouvelable à grande échelle.
Or, c’est justement sur la récolte
simultanée de ces énergies qu’il faut travailler. Ainsi les rendements augmentent, les intermittences sont lissées, les
coûts baissent ainsi que les emprises
nécessaires. Car l’énergie brute est bien
là et en abondance. Le rayonnement
solaire sur terre représente dix mille
fois les besoins énergétiques humains !
Il crée de la biomasse et de la chaleur. La
chaleur génère le vent, les nuages, la
pluie. L’énergie ne se perd pas, elle se
diversifie. Il faut donc apprendre à capter l’énergie naturelle. La transition
énergétique ne peut aboutir que par
une multidisciplinarité à longue
échéance. Cela implique une constante
volonté politique en ce sens. Il est urgent
de casser les silos, d’écouter les idées
transverses et de soutenir les approches
« synergétiques » !
Christian Jonas est architecte,
porteur du projet Nexus.
Meriem Menant, c’est aussi « Emma la clown », vingt-huit ans de carrière
au compteur. Photo Nicolas Gallon
Femmes de culture, femmes
de combat : Meriem Menant
Marianne Bliman
@Marianne_Bliman
« Je me dis souvent que, si j’avais été un
homme, cela aurait été beaucoup plus
facile. » Pas un soupçon de colère, d’amertume ou de tristesse dans la voix ni dans les
mots de Meriem Menant, posée quand elle
évoque sa vie professionnelle. Elle, c’est
aussi Emma la clown, son personnage de
scène, vingt-huit ans de carrière au compteur. Meriem aurait-elle donc subi des discriminations, qui auraient pu ralentir sa
trajectoire ou lui empêcher certaines choses ? Difficile de dire, de cerner précisément
ce qu’est une discrimination, estime-t-elle.
En tout cas, elle se souvient comme si
c’était hier d’une anecdote qui l’a beaucoup
marquée. C’était il y a longtemps, dans un
cabaret parisien aujourd’hui disparu. La
scène était de plain-pied avec la salle, les
spectateurs et elle étaient au même niveau.
« C’était une soirée particulière, pleine de supporters de rugby, raconte-t-elle. Je suis arrivée avec mon petit xylophone, petite Emma en
jupe. Il devait être onze heures du soir, les supporters étaient bourrés, il y avait deux ou trois
femmes et, sinon, que des hommes. J’ai commencé à jouer. Et soudain, un gars est venu et
m’a bousculée. Volontairement. Je pense que
si j’avais été un mec, il n’aurait pas osé. »
Le clown, « cette chose naïve
et enfantine »
Une agression, « juste » parce qu’elle était
une femme ? Pas que. « Je me dis que c’est
parce que j’étais à la fois fille et clown, cette
chose naïve et enfantine, qu’il s’est permis
ça », analyse-t-elle. Elle en est d’ailleurs convaincue : « Il y a toujours quelque chose qui
dérange dans le fait que la femme porte
l’humour en elle – ce qui est quand même un
petit pouvoir. Et il y a aussi le fait d’être clown.
C’est-à-dire de se grimer, de ne pas être un “bel
objet” et un “objet” sexuel possible – un fantasme que, selon certains, une femme véhicule quand elle est sur scène. »
Le clown, cet « inadapté au monde »,
selon les mots d’Ariane Mnouchkine, c’est
encore bien plus que cela. « C’est pour ça
qu’il est drôle : il se confronte à ce que tout le
monde a en lui et il le détourne, il en joue, il le
rend absurde, analyse Meriem Menant. C’est
un être qui n’a pas d’âge, qui est hors du
temps, qui est hors lieu. Qui est un peu animal, aussi… Et qui porte en lui l’enfance et une
grande sagesse. » Elle, en tout cas, « trouve la
solitude du clown très touchante. Cela nous
renvoie direct à notre propre tragédie
d’humain seul. Seul avec les autres. Seul face à
la mort ». Tout cela constituerait-il des raisons, pour certains, de supporter difficilement les clowns ? Donc de moins aller les
voir que des comédiens de théâtre ?
En tout cas, « pendant longtemps, je n’ai
pas été prise au sérieux par beaucoup de
monde », déplore Meriem Menant. Mais les
choses bougent. A plusieurs reprises, elle
avait joué dans le « Off » à Avignon. Notamment en 2016 avec « Emma mort, même pas
peur ». Cette année, on l’a retrouvée dans
« Emma la clown & Gérard Morel qui
l’accompagne ». Et, surtout, pour la première fois, elle a fait son entrée dans le
« In ». Dans le cadre des « Sujets à vif » – une
coproduction Festival d’Avignon/SACD, qui
Meriem Menant trouve « la solitude
du clown très touchante. Cela nous
renvoie direct à notre propre tragédie
d’humain seul ». Photo François Dufaux
accueille des formes courtes et constitue un
terrain d’expérimentations assez inépuisable pour les artistes –, elle a présenté « Toc
Toc en Toc », un duo inédit avec Sophie Bissantz, bruiteuse à Radio France – où elle travaille sur les fictions.
Longtemps seule en scène, Meriem
Menant aime aussi de plus en plus les spectacles avec d’autres. Comme ceux qu’elle a
montés avec Catherine Dolto, haptothérapeute. Elles se sont connues en 2005 grâce à
Nathalie Papin, auteure de théâtre et à l’époq u e p r o g r a m m a t r i c e d ’u n f e s t i v a l
d’humour dans les Côtes d’Armor, qui,
après avoir lu « Rire Guérir » de la psychanalyste Françoise Dolto (la mère de Catherine), les a fait se rencontrer. Résultat : « La
Conférence ». Elles ont, depuis, réitéré deux
fois l’exploit, avec « Grand Symposium :
tout sur l’amour » et « Z’Humains », sur les
humains et leur biotope. Dans les cartons
d’Emma la clown, on trouve aussi « Ze Big
Grande Musique ». Un spectacle avec trois
musiciens (le pianiste Guilhem Fabre), la
violoniste Rachel Givelet et la violoncelliste
Myrtille Hetzel, qui sera créé le 6 novembre
prochain au « Carré magique » à Lannion.
Avec la clown Arletti
Et puis, elle a un projet avec Catherine Germain – « la plus grande actrice du monde ! »,
assure-t-elle, les yeux brillants d’admiration
– et son clown Arletti. Leur idée : « Qu’elle
soit en Catherine et moi en Meriem, on discuterait de l’art, du clown et, en se maquillant,
moi je deviens Emma et elle, Arletti. » Pour ce
projet, il va falloir patienter : « On n’a pas
d’horizon, mais ça va se faire », lâche Meriem
Menant. Elle n’est pas inquiète : « C’est bien
de jouer, évidemment, mais ce qui compte,
c’est d’être dans la création, de réinventer poétiquement notre rapport au monde, et de le
montrer à d’autres semblables. Si je veux me
rendre malheureuse, parce que c’est toujours
difficile d’avoir les moyens de bien travailler, je
peux. Mais ça n’est pas très intéressant. Ça ne
fait pas avancer. » n
5 RETROUVEZ
LA SEMAINE PROCHAINE
Femmes de culture,
femmes de combat : Juliette
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // IDEES & DEBATS
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
série d'été 5/10
LES REBELLES DE LA SCIENCE
Durant la Belle Epoque, un aristocrate de la « Mitteleuropa » à la vie rocambolesque
et sulfureuse fait faire des pas de géant à la paléontologie. Sans être pris au sérieux.
Franz Nopcsa, baron et roi des dinosaures
Yann Verdo
@verdoyann
se plonger dans la vie du baron
Franz Nopcsa (prononcer « Nopcha »), on s’étonne que celle-ci n’ait
pas déjà fait l’objet d’un roman
d’aventures. Il est vrai qu’il faudrait
tout le talent d’un Alexandre Dumas ou d’un Jules
Verne pour raconter, sans que cela paraisse par
trop invraisemblable, tous les aléas qu’aura connus cet aristocrate hongrois avant de subir l’exil et
la ruine, puis de mettre fin à ses jours, à l’âge de
cinquante-cinq ans, en 1933 à Vienne. Homosexuel affiché à une époque où cela équivalait à se
mettre soi-même au ban de la bonne société,
Nopcsa, juste avant de se tirer une balle dans la
tête, avait empoisonné son compagnon, Bajazid
Doda. Un homme qui avait été son secrétaire particulier durant sa mission en Albanie comme
agent secret au service de l’empire des Habsbourg
et dont il était tombé éperdument amoureux, au
point de partager avec lui tout le reste de sa
rocambolesque existence. « Je n’ai pas voulu le
laisser derrière moi, malade, dans la misère et sans
un sou. Parce qu’il a déjà suffisamment souffert »,
expliquera-t-il dans une lettre adressée à la police
avant de passer à l’acte.
Après quelques lignes dans la rubrique des
« faits divers », ce fantasque et arrogant Magyar
serait toutefois et depuis longtemps tombé dans
l’oubli s’il n’avait pas été aussi, et surtout, sous ses
allures de dandy polyglotte, le pionnier d’une discipline scientifique aujourd’hui florissante : la
paléontologie. Lui, qui s’était rêvé en roi de cette
Albanie dans laquelle l’empereur François-Joseph l’avait dépêché comme espion, sera du
moins devenu le roi des dinosaures, dont il aura
été l’un des premiers à étudier systématiquement
les fossiles. Et surtout le seul à en tirer, quant au
mode de vie et à l’environnement de ces vertébrés
disparus il y a 65 millions d’années, des conclusions d’une justesse prémonitoire, qui ne seront
A
taille dont il avait exhumé et étudié les restes
avaient développé une forme de nanisme insulaire, lié à une diminution des ressources alimentaires elle-même probablement due à la modification de leur environnement. Comme si cette
faune s’était retrouvée piégée sur ce qui était
devenu, à la faveur de déplacements continentaux, une île. De fait, nous savons aujourd’hui que
l’Europe du Crétacé supérieur ressemblait à
Franz Nopcsa exhumera
quantité de fossiles
et signera une centaine
d’articles scientifiques.
Photo DR
Nopcsa avait raison quand il
affirmait, seul contre tous, que
les oiseaux étaient les lointains
descendants des dinosaures.
vérifiées par ses héritiers paléontologues que
plusieurs décennies après sa mort tragique.
Paléoécologie
Pour Nopcsa, tout commence lorsque sa jeune
sœur lui rapporte des os de dinosaures découverts dans le vaste domaine familial. Consulté, un
professeur à l’université de Vienne propose au
jeune étudiant, puisque ce sont ses terres et qu’il a
à sa disposition, pour les creuser, une armée de
paysans roumains, d’en conduire lui-même les
fouilles. Au total, Nopcsa exhumera ainsi des
quantités de fossiles et signera une centaine d’articles scientifiques. De ce travail considérable
émergent quelques idées phares qui, si elles sont
aujourd’hui acceptées par la majorité des spécialistes, paraissent à l’époque un peu trop avant-gardistes pour emporter l’adhésion. D’autant que
leur défenseur, avec sa canne à pommeau
d’argent, son mépris hautain des conventions
bourgeoises et sa vie sulfureuse, est plus volontiers perçu comme un farfelu que comme un
visionnaire.
Et pourtant… Nopcsa avait raison quand il affirmait, seul contre tous, que les oiseaux étaient les
lointains descendants des dinosaures. Ou encore
quand il comprend, à la veille de la Première
Guerre mondiale, que les dinosaures de petite
l’Indonésie d’aujourd’hui. Mais il fallait tout le
génie de Nopcsa pour forger dès cette époque
cette hypothèse, et donc donner raison à son contemporain allemand Alfred Wegener, autre
scientifique visionnaire, dont la théorie de la
dérive des continents, publiée en 1912, était alors
considérée avec le plus grand scepticisme…
Cette intuition géniale fera de Franz Nopcsa le
grand précurseur de ce que l’on nommera plus
tard, dans les années 1960, la paléoécologie,
c’est-à-dire la prise en compte de l’environnement de l’époque dans l’analyse des espèces disparues. Sillonnant à cheval l’Albanie pour tenter
d’en unir les habitants contre la menaçante Serbie, comme le lui avait demandé l’empereur
d’Autriche-Hongrie, le baron hongrois aura vu
son rêve de devenir le fondateur d’une nouvelle
lignée de monarques s’effondrer avec la guerre
de 1914-1918. Mais on pourrait presque dire que
son royaume n’était pas de ce monde : c’était
celui, si fascinant, du Crétacé. n
l
RETROUVEZ LUNDI
Alfred Wegener, météorologue à la dérive
TENDANCE MARKETING
Manger « sans » pour manger sain
Le pays de la gastronomie s’adapte aux nouvelles attentes
des consommateurs en quête de transparence.
Valérie Leboucq
@vleboucq
près avoir longtemps résisté,
la France se met à l’heure du
« clean label » (étiquette propre) : sans gluten, sans lactose, sans sucre ajouté, sans
protéines animales et de préférence sans
additifs ni pesticides. Yuka, l’application qui
scanne le code-barres des produits et révèle
tout ce qu’ils cachent (colorants, conservateurs…), fait peur aux marques et aux grandes enseignes. Le distributeur Système U
l’a bien compris, qui lance sa propre appli
Yaquoidedans. « La mode vient des pays
anglo-saxons. Elle ne va pas de soi dans un
pays où il est de tradition de manger équilibré,
un peu de tout et en cherchant avant tout à se
faire plaisir », constate Marie-Odile Fondeur, organisatrice du Sirha, le grand Salon
de la gastronomie, qui se tient tous les deux
ans à Lyon. Innovation 2018, la session spéciale « Green » 100 % bio, qui a attiré 3.000
exposants dès sa première édition.
Une mode ? Bien plus en fait, d’après le
consultant François Blouin de l’agence
Food Service Vision, spécialiste de la restauration hors domicile, qui étudie les attentes
des consommateurs. L’un de ses derniers
A
sondages d’octobre 2017 indique que 96 %
des Français adhérent maintenant à l’idée
que l’alimentation a un lien direct avec la
santé. Logique que nous soyons 30 % à
consommer des produits bio et que la part
de ces derniers dans les paniers de courses progressent au rythme de 15 à 20 % chaque année.
Selon une enquête
de Food Service
Vision, en 2016,
plus d’un Français
sur trois se disait
intéressé par le
« sans gluten ».
. Photo Sebastien
Ortola/RÉA
Un vrai tournant
Faire attention au contenu de l’assiette (re)
devient déterminant. Un vrai tournant pour
Gilles Fumey, professeur de géographie de
l’alimentation à Sorbonne Université.
« Pendant longtemps, seul le prix comptait et
beaucoup considéraient que dépenser plus
pour avoir de la bonne nourriture c’était de
l’argent perdu. »
Pour 96 % des Français
l’alimentation a un lien
direct avec la santé.
Plus étonnant, une précédente enquête
(2016) de Food Service Vision révélait que
plus d’un Français sur trois se disait intéressé par des produits sans gluten et quatre
sur dix par une offre végétarienne.
« Les consommateurs tous âges confondus
veulent des produits plus naturels. Cette exigence se double chez les plus jeunes par un
désir de transparence et d’authenticité qui les
porte vers le local et tout ce qui peut contribuer à faire du bien à la planète en réduisant
notamment la consommation de protéines
animales », analyse Jean-Marc Liduena,
associé chez Deloitte, chargé de la consommation. Il met en garde cependant sur
l’excès de cette « litanie des sans. Le no glu
(ten), c’est un peu comme le low fat des années
1990, dont on est ensuite revenu. » Attention
à ne pas construire « une tendance pour la
majorité à partir de la demande d’une petite
minorité », lance-t-il. On estime, en effet, à
seulement 1 % de la population, la proportion de gens atteints de maladies cœliaques
(qui ne digèrent pas du tout le gluten). Mais
le nombre de ceux qui se disent « intolé-
rants » progresse. « Le défi pour l’industrie
agroalimentaire va être de donner envie de
manger sain pour la santé sans nuire au plaisir », observe de son côté Pierre Bisseuil,
directeur de recherche chez Peclers Paris.
Réduire les quantités de sucre
Les grands groupes ont pris le virage. Exemple Danone, devenu leader des produits frais
bio grâce au rachat de la firme américaine
White Waves. D’ici à 2020, le français proposera une offre bio pour toutes ses marques
enfant. Il s’engage aussi à réduire la quantité
de sucre de l’ensemble de ses recettes. D’ores
et déjà, Yoothie, l’hybride yaourt/smoothie
pour les Millennials, met en avant sa teneur
réduite en sucre (moins de 6,5 %), son profil
« clean », sans arôme ajouté, ni additif ni
conservateur ou colorant. Après le jambon
sans antibiotiques, Fleury Michon a sorti
une gamme sans conservateur à base de
nitrites (Herta aussi).
Le fabricant de chocolat Marc Cluizel n’a
pas attendu le phénomène du « sans » pour
agir. Lui qui fournit en matière première la
quasi-totalité des grandes maisons, part du
principe que « tous les ingrédients doivent
être connus et compris des consommateurs ». Depuis dix-huit ans, ses chocolats
ont renoncé à la facilité des arômes ajoutés
et aux ingrédients OGM. Comme émulsifiant, il a remplacé la lécithine de soja (souvent OGM) par la lécithine de colza et n’a pas
hésité à augmenter les quantités de beurre
de cacao. n
l
RETROUVEZ LUNDI
Entretenir le culte du sommeil
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
SÉRIE
D’ÉTÉ
15/24
Anna Bissell,
la reine du balai mécanique
LES PIONNIÈRES // C’est son mari qui a inventé le célèbre balai mécanique,
toujours leader mondial sur son segment de marché. Mais Anna Bissell
fut la première femme au monde à devenir PDG d’une grande entreprise.
Tristan Gaston-Breton
tgb@historyandbusiness.fr
de Grand Rapids une usine de cinq étages pour la
production des balais. Entre les époux, les tâches
sont clairement réparties : tandis que Melville
s’occupe des fabrications – l’indispensable Hopkins se chargeant, lui, de la promotion et de la
comptabilité – Anna se consacre au développement commercial. Toujours sur les routes ou dans
les trains, elle sillonne le Midwest et les Etats de la
côte Est, plaçant les produits de la firme chez tous
les détaillants et dans les grands magasins qui ont
vu le jour dans les villes américaines depuis quelques années. Elle négocie elle-même directement
avec les services d’achat de ces établissements,
une exception alors pour l’époque. Elle y fait montre d’un sens de la négociation et d’une agressivité
commerciale qui surprennent ses interlocuteurs.
C’est grâce à elle que le célèbre Bissel sort de son
pré carré pour se diffuser dans une grande partie
du pays et même plus loin, au-delà des océans.
lle n’y arrivait plus… La sciure de bois
qui servait à protéger les lots de vaisselle dans leurs lourdes caisses expédiées depuis la lointaine Chine se
répandait partout dès que l’on
déballait les cargaisons. Il y en
avait dans tous les coins, sur le sol, sous le
comptoir et surtout sur le grand tapis,
au centre du magasin, où elle s’accrochait à la maille ! A tenter de la retirer, Anna Bissell passait un temps
fou, chaque soir après la fermeture, munie d’un simple balai.
Mais il en restait toujours ! Elle
avait bien demandé à Melville,
son mari, de lui acheter un
balai mécanique. Mais celui
qu’il avait acquis, une sorte
de balai articulé répondant
au nom prometteur de
« We l c o m e » , n’é t a i t
d’aucune utilité, laissant
au sol la poussière et les
fines particules de bois.
Anna n’avait dès lors
d’autre choix que de sortir
le tapis et de le battre
dehors, une tâche aussi
pénible que fastidieuse. De
guerre lasse, elle demanda
à Melville, qui bricolait
comme personne, de lui
fabriquer un modèle de balai
mécanique capable d’en finir
avec toute cette sciure. Ainsi
naquit, en 1876, le balai Bissell,
toujours fabriqué aujourd’hui, et
toujours par la famille Bissell. Il
allait révolutionner la vie d’Anna…
E
PDG jusqu’à 80 ans
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Institutrice
puis commerçante
Retour à River John, petit village de pêcheurs
situé en Nouvelle-Ecosse, dans l’est du Canada.
C’est là qu’Anna vient au monde en 1846. Elle est la
fille d’un patron pêcheur qui, sans être riche, connaît une certaine aisance. De son enfance, nous
ignorons presque tout. Nous savons seulement
que sa famille quitte le Canada alors qu’elle est
encore enfant pour s’installer aux Etats-Unis, à Du
Père, dans le Wisconsin, au bord du Lac Michigan,
où son père travaille sans doute dans le secteur de
la pêche. La jeune Anna y reçoit une solide éducation qui lui permet de devenir institutrice. Nous
sommes en 1862, et elle a tout juste 16 ans. Trois
ans plus tard, elle fait la connaissance de Melville
Reuben Bissell, un jeune garçon de trois ans son
aîné. Né à Hartwick, dans l’Etat de New York, en
1843, cet ancien apprenti boulanger a ouvert une
épicerie à Kalamazoo, dans le Michigan. Il y vend
toutes sortes d’articles, dont de la vaisselle. En
1865, les voilà mariés. Le couple aura quatre
enfants.
Dans la petite boutique de Kalamazoo, les deux
époux travaillent ensemble, elle tenant le comptoir, lui faisant la vente et s’occupant des assortiments. Dans ces Etats-Unis en pleine croissance
depuis la fin de la guerre de Sécession, les affaires
sont prospères si bien qu’en 1869, les Bissell déménagent à Grand Rapids, une importante ville spécialisée dans l’industrie du bois et la fabrication de
meubles, située à 80 kilomètres de Kalamazoo.
Implanté en centre ville et employant quelques
commis, leur magasin vend des articles de table et
de la vaisselle. Une vaisselle venue de Chine et qui
rencontre un franc succès auprès de la bourgeoisie
et des classes moyennes de Grand Rapids. Homme
d’affaires avisé, Melville réinvestit une partie de
l’argent gagné dans l’achat de lots de terres qu’il
revend au fur et à mesure de l’expansion de la ville,
empochant à chaque fois de confortables bénéfices. Tout irait donc pour le mieux pour les époux
Bissell, s’il n’y
avait cette sciure qui
agace tant Anna et qui
l’oblige à un surcroît de travail. Jusqu’à ce jour de 1876 où Melville trouve enfin la solution. Par rapport aux procédés existants – le premier balai mécanique a été inventé en 1811 par un
Anglais du nom de James Hume –, l’engin mis au
point par Melville est d’une grande simplicité et,
surtout, d’une redoutable efficacité : deux brosses
rotatives fixées sur des rouleaux de bois ramassent
et projettent les saletés à l’intérieur d’une boîte en
bois fermée par un capot qui peut être vidée très
facilement. Très occupé par son magasin et ses
transactions foncières, Melville Bissell, curieusement, ne songe guère à gagner de l’argent avec son
invention. Anna pense tout autrement. Pour en fréquenter beaucoup, elle sait en effet que les femmes
des commerçants de Grand Rapids sont toutes
confrontées au même problème, celui du nettoyage de leur magasin, et qu’il existe donc un véritable besoin pour un appareil comme celui créé
par son mari. C’est elle qui, dès 1876, convainc Melville de déposer des brevets pour protéger son balai
puis d’en développer la production.
Les choses, on s’en doute, commencent modestement. La fabrication des brosses est confiée à des
ouvrières rurales qui travaillent depuis chez elles,
dans les villages des environs ; chaque semaine,
Anna fait le tour des fermes pour récupérer leur
production et la ramener à Grand Rapids. Quant à
la réalisation des boîtes et au montage des balais,
ils sont réalisés par une poignée d’ouvriers, instal-
lés au second étage
du magasin sous la supervision de Melville. Le reste du temps, les deux époux
font du porte-à-porte, se partageant chacun le côté
d’une rue et visitant une à une les boutiques pour
vanter leur balai mécanique.
C’est un succès. Les premiers mois, le balai Bissell, vendu 1,50 dollar pièce, s’écoule à 30 exemplaires par jour. De nouveaux ouvriers doivent
être embauchés, rognant un peu plus sur les espaces du magasin. A la fin des années 1870, les Bissell
doivent même recruter un comptable. Heureuse
initiative : à ses employeurs, Claude Hopkins –
c’est son nom – suggère en effet de remplacer, dans
les brochures commerciales d’’Anna et Melville,
les schémas et les explications techniques par un
slogan mettant en avant la qualité des bois – érable, acajou, noyer – avec lesquels le balai est produit, gage d’une solidité et d’une esthétique à nulle
autre pareille. C’est également Kopkins qui a l’idée
de lancer une édition limitée réalisée en bois exotique « acheminé à dos d’éléphant depuis la jungle
indienne ». Grâce à ces initiatives pionnières, les
ventes s’envolent : au début des années 1880, près
de 200 balais mécaniques sortent chaque jour du
« magasin » de Grand Rapids, désormais entièrement dédié à cette activité.
Pour Anne et Melville, le moment est venu de
franchir une nouvelle étape. En 1883, ils créent la
société anonyme Bissell, dotée d’un capital de
150.000 dollars, et construisent dans les faubourgs
C’est alors que survient le drame. En 1889, Melville
meurt subitement, emporté par une pneumonie à
l’âge de 45 ans. Céder l’entreprise à un concurrent,
comme le lui conseille une partie de son entourage ? Impensable pour Anna, qui décide au contraire de prendre les rênes de la société et de poursuivre l’aventure. C’est ainsi qu’elle devient, cette
même année 1889, PDG de la Bissel Company, qui
emploie alors plusieurs centaines de salariés dans
son usine de Grand Rapids, produit plus de 1.000
balais par jour, dispose de bureaux de vente dans
de nombreuses villes américaines et dont les produits sont exportés au Canada, mais aussi en
France et en Grande-Bretagne. Elle est la première
femme de l’histoire à occuper une telle fonction.
Elle dirigera la société jusqu’au milieu des années
1920, attendant d’avoir près de 80 ans pour transmettre le flambeau à son fils Melville Bissell Jr !
« Elle étudie les affaires quand d’autres femmes se
contentent d’apprendre le français », dira d’elle un
journaliste avec admiration. Durant son « règne »
de trente-cinq ans, la Bissell Company change profondément. C’est alors que le nom de Bissell
devient une véritable marque internationale. A la
veille de la Première Guerre mondiale, l’entreprise
a ouvert des bureaux de vente dans 22 pays et édifié
de nouveaux sites de fabrication à Toronto, Londres et Paris. La dirigeante est sur tous les fronts,
améliorant sans cesse le produit inventé jadis par
son mari – les rouleaux en bois sont par exemple
remplacés par du cuivre – accordant une importance particulière à la qualité du produit, surveillant la fabrication, la promotion, les ventes et,
bien sûr, les aspects financiers. C’est elle qui
décide, à la fin des années 1910, d’introduire la
fabrication en série et la standardisation des pièces dans son usine de Grand Rapids, accélérant
par contrecoup les opérations et réduisant sensiblement les coûts de production. Une révolution
industrielle mise en œuvre peu avant 1914 par
Henry Ford dans son usine de Detroit, qui a sans
doute servi de modèle à Anna Bissel.
Pionnière de l’industrie moderne, celle-ci l’est
aussi sur le plan social : elle est ainsi l’un des premiers dirigeants d’entreprise américains à créer
un plan de retraite et une assurance-maladie pour
ses employés. Elle finance par ailleurs de nombreuses œuvres philanthropiques, comme la
Croix Rouge américaine, dont elle est membre du
comité exécutif, et l’Union Benevolent Association, qui finance la construction d’hôpitaux. A
Grand Rapids, elle institue également un programme de formation destiné aux femmes pauvres et aux immigrantes. Lorsqu’elle se retire, un
nouveau marché est en train de se développer, attisant la concurrence entre les fabricants : l’aspirateur électrique. Ce sera à Melville Jr de relever ce
défi. Anna, elle, meurt en 1943 à l’âge de 97 ans. n
5 RETROUVEZ LUNDI
Chen Lihua, la bâtisseuse
de la nouvelle Pekin
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
MONTAGNE TROIS ALPINISTES
FRANÇAIS MEURENT DANS
LE MASSIF DU MONT-BLANC
VATICAN LE PAPE RAYE LA PEINE
DE MORT DU CATÉCHISME
Le pape François a inscrit pour la première fois dans le catéchisme de
l’Eglise catholique une opposition
catégorique à la peine de mort et a
appelé l’Eglise à s’engager pour l’abolir « partout dans le monde ». La version de 1992 du catéchisme de l’Eglise
catholique tolérait encore la peine
capitale dans des cas extrêmes. Le
pape argentin, très sensible au sort
des détenus auxquels il rend régulièrement visite, s’est toujours opposé à
la peine de mort.
Trois alpinistes français d’une même
cordée sont morts jeudi sur le secteur
des Dômes de Miage, à environ
3.600 mètres d’altitude, dans le massif du Mont-Blanc. Ils n’étaient pas
encadrés par un guide de haute montagne et auraient chuté dans une
crevasse à la descente. Depuis juin,
18 personnes sont mortes en montagne en Haute-Savoie, dont 8 sur le
seul massif du Mont-Blanc.
RIXE ENTRE BOOBA ET KAARIS
ADP PORTE PLAINTE CONTRE
QUATORZE PERSONNES
Les touristes ont trouvé porte close au pied de la Tour Eiffel
CENTRAFRIQUE JOURNALISTES
RUSSES TUÉS
AFP
Le groupe Aéroports de Paris (ADP),
qui gère les aéroports parisiens, a
porté plainte jeudi contre 14 individus, dont les rappeurs Booba et Kaaris, après la rixe à laquelle ils ont participé avec leur entourage la veille à
l’aéroport d’Orly, a annoncé une porte-parole d’ADP. Les deux rappeurs
étaient d’ailleurs toujours en garde à
vue jeudi après-midi.
LA PHOTO DU JOUR
La justice centrafricaine, les autorités russes et la mission de l’ONU en
Centrafrique (Minusca) ont lancé
une enquête sur les circonstances des
meurtres des trois journalistes russes tués alors qu’ils enquêtaient sur
la présence en Centrafrique de mercenaires russes et notamment de la
société militaire privée Wagner. Un
journaliste aurait été tué sur-lechamp, deux autres seraient morts
des suites de leurs blessures, selon le
porte-parole centrafricain.
BIRMANIE FORTE MOUSSON
Les touristes se présentant jeudi matin au pied de la tour Eiffel ont dû déchanter. Le monument, l’un des plus visités à Paris,
est resté fermé toute la journée, après avoir dû renoncer la veille à 16 heures à accueillir le public, en raison d’un conflit social
lié aux conditions d’accueil des visiteurs. La question de l’ouverture de la Tour vendredi matin restait en suspens jeudi soir,
tandis que les négociations entre la direction et les grévistes se poursuivaient tard dans la soirée.
CRUE MORTELLE EN CORSE
LE GUIDE AVAIT ÉTÉ CONTRÔLÉ
LUNDI
CINÉMA ADJANI VA TOURNER
SON PREMIER FILM EN ALGÉRIE,
PAYS NATAL DE SON PÈRE
L’actrice Isabelle Adjani va tourner en
octobre son premier film en Algérie,
le pays natal de son père, sous la
direction de Yamina B enguigui,
a annoncé jeudi la réalisatrice
au « Parisien ». Le tourn age de
« Sœurs », qui doit débuter fin octobre pour onze semaines, aura lieu
entre Alger, Oran et Constantine, puis
à Paris et dans le nord de la France.
POMPIERS DE PARIS L’ENQUÊTE
POUR VIOL CONFIÉE
AU PARQUET DE PARIS
Le parquet de Créteil a indiqué jeudi
s’être dessaisi au profit de Paris de
l’enquête sur des accusations de viols
portées par une jeune femme de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris
(BSPP) contre l’un de ses supérieurs
dans le Val-de-Marne. Les faits dénoncés remontent à l’été 2016. Le parquet de
Paris est déjà saisi de deux enquêtes préliminaires après les plaintes en mars de
deux jeunes femmes dénonçant notamment des agressions sexuelles
à la caserne de Boulogne-Billancourt.
VACANCES HARO SUR LES
CARTES POSTALES SEXISTES
« Bisous de Provence », « Une pensée
pour ceux qui bossent » : une association féministe a dénoncé jeudi les cartes postales estivales «à caractère
sexiste et parfois pornographique», où
de jeunes femmes exhibent leurs fesses bronzées sur fond de champs de
lavande ou au bord d’une piscine. Ces
cartes « renforcent le stéréotype de la
femme objet, consommable et jetable,
sous prétexte de loisir », affirme
l’association Femmes solidaires qui
« exige » des éditeurs concernés
« l’arrêt de leur impression».
AFP
Le guide d’Alticanyon qui est mort
mercredi avec quatre clients dans le
canyon de Zoicu, en Corse du Sud,
avait été contrôlé lundi par les gendarmes, ont déclaré le procureur
d’Ajaccio et une vacancière qui a
assisté à ce contrôle et évoque un
guide « désorganisé ». « Il était en
règle », a précisé le procureur, soulignant que l’accident n’était a priori
pas lié à un problème d’équipement.
Photo : Gerard Julien /AFP
Près de 150.000 personnes ont dû fuir
leurs maisons à cause des inondations en Birmanie, après une mousson particulièrement abondante qui
menace de faire sauter des digues et
met en péril des milliers d’habitations dans le bassin du Mékong. Les
inondations commençaient à refluer
jeudi dans certaines zones du sud-est
de la Birmanie, mais la mousson n’a
pas encore atteint son apogée et des
pluies diluviennes sont encore à prévoir dans les prochaines semaines.
AFGHANISTAN TROIS
ÉTRANGERS RETROUVÉS MORTS
Trois ressortissants étrangers qui
travaillaient pour le groupe français
Sodexo à Kaboul, ont été enlevés puis
tués par leurs ravisseurs, ont
annoncé jeudi des responsables des
services de sécurité et un diplomate.
« Un Indien, un Malaisien et un Macédonien ont été enlevés puis tués. Nous
a vo n s d é c o u ve r t l e u rs c o r p s » a
déclaré le porte-parole du chef de
la police à Kaboul. L’entreprise, qui
s’est dite très attristée et choquée, a
confirmé les nationalités.
ZIMBABWE CALME PRÉCAIRE
La commission électorale du Zimbabwe (ZEC) a appelé, jeudi, la population à la « patience » dans l’attente de
la publication des résultats de la présidentielle, qui devaient être communiqués dans la journée ou vendredi.
Mercredi, une manifestation de
l’opposition qui crie à la fraude avait
dégénéré à Harare. L’armée avait tiré
à balles réelles et trois personnes
avaient été tuées.
ON EN PARLE À ROME
L’« Aquarius » reprend la mer
Après un mois d’arrêt, le bateau humanitaire affrété par SOS Méditerranée
et Médecins sans frontières reprend ses opérations de sauvetage.
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
l’empêchera pas d’assurer « sa
triple mission : sauver, protéger,
témoigner ».
L’ONG entend continuer à
sauver les migrants des dangers de la traversée de la Méditerranée, l’une des routes les
plus dangereuses du monde,
avec plus de 1.100 décès recensés, depuis le début de l’année,
par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Près des deux tiers se sont produits depuis le début du mois de
juin lorsque l’activité des organisations humanitaires a été
entravée puis interrompue.
SOS Méditerranée annonce
qu’il ne renoncera pas à protéger les rescapés, comme l’exige
le droit de la mer, en les débarquant dans un port sûr. Ce que
’« Aquarius » a quitté
mercredi le port de Marseille, où il se trouvait
depuis un mois en escale technique, direction le canal de
Sicile. Et ce, malgré les critiques
de Matteo Salvini, qui accuse
son équipage de favoriser
l’immigration clandestine et
d’être de connivence avec les
p a s s e u r s . L’ « A q u a r i u s »
reprend la mer « avec le même
engagement » et « des convictions renforcées », explique
Francis Vallat, le président de
SOS Méditerranée France.
La fermeture des ports de la
péninsule décrétée par le
ministre italien de l’Intérieur ne
L
n’est pas la Libye, comme l’a
précisé le Haut-Commissariat
aux réfugiés des Nations unies.
Les violations des droits humanitaires les plus élémentaires
subies par les migrants dans
une Libye en plein chaos politique sont avérées. L’« Aquarius », qui assure avoir toujours
suivi les consignes des autorités
maritimes, refusera donc catégoriquement de ramener ou de
confier les migrants à un navire
qui les ramènerait en Libye.
Un journal de bord
L’équipage du navire est décidé à
continuer à témoigner de ce qui
se passe réellement en Méditerranée. Un journal de bord en
ligne va être mis en place et
actualisé en temps réel. Cet outil
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SAMEDI
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TOGO L’OPPOSITION DÉNONCE
LA POSITION DE LA CÉDEAO
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DIMANCH
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DIMANCHE
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SAMEDI
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34
L’opposition togolaise a exprimé
jeudi son insatisfaction face aux
recommandations formulées par les
chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de
l’Ouest (Cédéao) pour sortir d’une
grave crise politique, dénonçant
« plusieurs insuffisances majeures ».
Au terme d’une journée de Sommet,
les dirigeants ouest-africains ont
notamment plaidé pour la tenue
d’élections législatives d’ici à la fin de
l’année au Togo.
à la fois pédagogique et de transparence permettra une
meilleure explication des procédures suivies par l’« Aquarius ».
Matteo Salvini parle de défi
lancé au gouvernement italien.
SOS Méditerranée préfère ne
pas répondre aux polémiques,
mais à ce qu’il estime être « un
droit et un devoir », celui de sauver des vies en danger. Depuis
son premier départ du port de
Marseille en février 2016,
l’« Aquarius » a recueilli environ 30.000 hommes, femmes et
enfants dont près de
3.000 depuis le 1er janvier 2018.
Une action qu’il entend poursuivre p our éviter que ne
s’alourdisse le bilan de plus de
15.000 morts en Méditerranée,
ces quatre dernières années. n
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 3, samedi 4 août 2018
www.lesechos.fr
Les deux groupes
poursuivent
néanmoins leur
diversification
vers les centres
de données.
// P. 19
DEVISES EUR/GBP 0,8906 EUR/JPY 1,295 EUR/CHF 1,1542 GBP/USD 1,304 USD/JPY 1,1152 USD/CHF 0,9939 TAUX EONIA -0,358 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,715 T-BONDS 10 ANS 3,0257
INDUSTRIE & SERVICES
TARIFS DOUANIERS
DERNIÈRE HEURE
Les entreprises américaines victimes des tarifs douaniers.
Les grèves chez Ryanair menacent
son modèle low-cost
// PP. 12-13
INDUSTRIE
L’administration Trump veut
geler les normes antipollution
des véhicules. // P. 14
Feu vert à un
plan autoroutier
de 700 millions
d’euros
BOISSONS
Myriam Chauvot
Shutterstock
Le plan d’investissement autoroutier
annoncé par François Hollande en 2016 a
émergé fin juillet de son examen par le
Conseil d’Etat. Il est un peu rapetissé,
mais entériné, après avoir reçu le feu vert
du Conseil d’Etat pour 700 millions
d’euros de travaux, au lieu de 800 millions
escomptés. Car, sur les 57 chantiers projetés, certains ont été retoqués. Ce plan
visait à effectuer des travaux nécessaires
mais que les collectivités locales demandeuses ne pouvaient financer seules et
qu’elles cofinancent au final avec les sept
concessionnaires de réseaux autoroutiers. A la clef, il a été convenu d’une
hausse des péages autoroutiers de +0,1 %
à +0,4 % selon les réseaux.
Starbucks s’allie à Alibaba
dans un marché chinois du café
en pleine ébullition. // P. 15
LOISIRS
Les festivals de musique dopent
la fréquentation des stations
de montagne. // P. 16
PME & RÉGIONS
SÉRIE D’ÉTÉ :
LES MAIRES INCLASSABLES
Thomas Delsol
Il n’y aura pas
32 nouveaux échangeurs
autoroutiers.
Plusieurs syndicats appellent désormais à une journée de grève européenne le 10 août. Photo Shutterstock/Sipa
Les mouvements sociaux
à répétition pourraient
contraindre la compagnie
irlandaise à renoncer
à certains éléments
de son modèle à bas coûts.
Christophe Castaner, maire écolo
de Forcalquier. // P. 17
PROVENCE-ALPES-CÔTE
D’AZUR
Allopneus absorbe Popgom
pour se déployer à l’international.
// P. 17
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
HIGH-TECH & MÉDIAS
TÉLÉCOMS
Le dialogue social a du mal à prendre chez
Ryanair. Six mois après sa décision historique de reconnaître les syndicats, la compagnie low cost irlandaise, qui n’avait pas
connu de conflit social depuis trente ans,
enchaîne les grèves de pilotes et de personnels de cabine. Pas moins de quatorze jours
de grève depuis décembre en Irlande, mais
aussi en Italie, en Allemagne, au Portugal et
en Belgique, qui ont entraîné plusieurs centaines d’annulations. En y ajoutant les problèmes météo et de contrôles du trafic
aérien, Ryanair indique avoir dû annuler
« plus d’un millier de vols » sur le seul mois de
juillet – contre 23 en juillet 2017 – impactant
« près de 200.000 passagers ».
Cette situation n’est pas sans rappeler la
crise de septembre 2017, quand la compagnie avait dû annuler « à chaud » 2.100 vols,
faute d’avoir prévu assez de pilotes. Une
Malgré des gains d’abonnés,
Altice peine à convaincre.
// P. 18 ET « CRIBLE » P. 28
ROBOTIQUE
Parrot a creusé ses pertes
au deuxième trimestre, // P. 18
FINANCE & MARCHÉS
TÉLÉPHONIE
Apple, la firme qui valait
1.000 milliards de dollars.
Shutterstock
// PP. 20-21 ET L’ÉDITORIAL
DE FRANÇOIS VIDAL P. 6
BANQUE
Société Générale accélère
son recentrage stratégique.
// P. 22 ET « CRIBLE » P. 28
ASSURANCE
AXA récolte les premiers fruits
de sa transformation. // P. 22
GESTION D’ACTIFS
Amundi en avance sur sa feuille
de route. // P. 22
MATIÈRES PREMIÈRES
La demande d’or au plus bas
depuis 2009. // P. 24
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 27
les présidents des syndicats de pilotes à
l’origine des préavis, sont salariés d’easyJet
et de TUI.
La fin du contrat irlandais
pour tous
Quant à la règle d’or chez Ryanair, consistant
à appliquer le droit irlandais à tous les personnels travaillant dans des appareils immatriculés en Irlande, ses dirigeants y voient
non seulement un moyen de payer moins de
taxes et de charges sociales, mais aussi d’éviter des surcoûts administratifs, et de favoriser des transferts d’une base à l’autre. Ryanair opère en effet des bases dans 22 pays et
change couramment ses avions et leurs
équipages de bases en fonction des besoins.
Cependant, même si le taux de grévistes
reste faible – 94 sur 250 pilotes à Dublin – la
position de Ryanair paraît difficilement
tenable. En septembre 2017, un jugement de
la Cour européenne de justice a en effet
confirmé le droit des navigants de Ryanair à
s’adresser au tribunal le plus proche de leur
domicile , en cas de litige avec leur
employeur. Ce qui revient à leur appliquer
les réglementations nationales. Tôt ou tard,
Ryanair sera donc obligé de parvenir à des
accords avec les syndicats représentatifs
dans chacun des pays où elle a des avions
basés. Ce qui exclut pour l’instant la France,
mais probablement pas pour longtemps. n
Deezer valorisé 1 milliard d’euros
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
BANQUE
BPCE résiste à la baisse de régime
de sa banque de détail. // P. 22
erreur de planning qui s’était traduite par
plus de 20.000 annulations sur la saison
d’hiver (de novembre à fin avril), mais qui
avait aussi servi de déclencheur à une fronde
des navigants, obligeant le PDG, Michael
O’Leary, à concéder 20 % d’augmentation
générale à ses pilotes et à ouvrir la porte aux
organisations syndicales.
Loin de ramener le calme, cette décision a
donné des ailes aux syndicats de navigants
de l’Europe entière. Après plusieurs préavis
de grève nationaux, dont une quatrième
grève des pilotes en Irlande ce vendredi, plusieurs syndicats appellent désormais à une
journée de grève européenne chez Ryanair
le 10 août prochain. Avec pour objectif principal d’obliger la compagnie à octroyer à ses
navigants – pilotes et personnels de cabine –
des contrats de travail dans leur pays de rattachement, au lieu de l’habituel contrat de
droit irlandais. Mais aussi, d’accepter la présence à la table de négociations, des représentants syndicaux qui ne seraient pas salariés de la compagnie.
Des revendications toujours rejetées par
la direction, qui voit déjà dans les grèves
actuelles, la main de la concurrence. Dans
un courrier rendu public, elle a ainsi pointé
du doigt le rôle joué par un commandant de
bord d’Aer Lingus, filiale du groupe IAG,
dans l’organisation des grèves à Dublin.
Même chose en Italie et en Allemagne, où
Deezer fait entrer de nouveaux actionnaires, des Saoudiens, à son capital. La plateforme de musique en ligne a annoncé une
levée de fonds de 160 millions d’euros,
auprès notamment du fonds saoudien Kingdom Holding Company (dirigé par le milliardaire Al Walid, connu pour avoir investi
aussi bien dans Twitter que dans Disneyland Paris ou l’hôtel George V). Rotana, qui
se présente comme le groupe de médias le
plus important du Moyen-Orient (également détenu par le prince) ainsi que ses
actionnaires existants, notamment Orange,
font également partie du tour de table.
Cette transaction valorise Deezer à 1 milliard d’euros. Il s’agit de sa deuxième levée
de fonds depuis environ deux ans. Peu de
temps après l’annulation de l’introduction
en Bourse fin 2015 (sur la base d’une valorisation autour de 1 milliard d’euros, en
incluant la levée prévue), du fait notamment des conditions de marché, Deezer
avait déjà levé 100 millions d’euros auprès
de plusieurs investisseurs. La société n’a pas
précisé la répartition précise du capital,
mais la société d’investissement américaine Access Industries (entrée au capital
de Deezer en 2012) doit rester majoritaire.
Accord de distribution
du catalogue de Rotana
Parallèlement, Deezer a signé un accord
avec Rotana, afin de distribuer en exclusivité son catalogue musical et vidéo au
Moyen-Orient et Afrique du Nord.
Les capitaux levés permettront ainsi de
financer l’accélération du développement
de Deezer, qui a réalisé un chiffre d’affaires
de plus de 300 millions d’euros en 2017.
« Nous allons nous renforcer sur les marchés
sur lesquels nous sommes bien positionnés
comme la France ou l’Allemagne. Dans
l’Hexagone, la pénétration du streaming est
encore faible, autour de 7 %, et le potentiel de
croissance important, explique Laurent Cordonnier, directeur financier de Deezer. Nous
allons aussi nous développer sur des marchés
porteurs comme l’Asie, le Moyen-Orient ou
l’Amérique latine. »
Le groupe, qui revendique 14 millions
d’utilisateurs actifs, doit grossir encore
pour rattraper ses concurrents dans le
streaming, comme le leader le suédois
Spotify (83 millions d’abonnés payants),
qui s’est coté il y a quelques mois, et le
deuxième Apple Music (environ 50 millions d’abonnés). n
Le plan en comptera tout
de même 23, et environ
25 opérations de nature
environnementale
ou connexe.
Les chantiers abandonnés vont faire
des déçus dans certains territoires mais
au final, s’il n’y aura pas 32 nouveaux
échangeurs autoroutiers, le plan en
comptera tout de même 23, et environ
25 opérations de nature environnementale ou connexe (parkings, voies de
covoiturage, etc). Dans le détail, sur les
sept concessionnaires ayant soumis une
liste de travaux sur leurs réseaux, trois
ont vu leur liste intégralement approuvée : il s’agit de Sanef, de SAPN (filiale de
Sanef) et de Cofiroute. Ce dernier réseau
(groupe Vinci) accueillera certaines des
opérations les plus emblématiques,
comme le réaménagement du périphérique de Nantes et la création d’un
échangeur à Laval (Mayenne) ou encore
celui de Connerré (près du Mans).
Hausses de péages
Les avenants aux contrats de concession, afin de permettre ces travaux et les
hausses de péages afférentes, paraîtront en décrets en septembre, indique
le ministère des Transports. Restent
quatre autres réseaux pour lesquels la
liste des travaux devant être revue à la
baisse, suite à l’avis négatif du Conseil
d’Etat sur certains d’entre eux, la parution des décrets prendra un peu plus de
temps. Pour ASF et Escota (groupe
Vinci), comme pour APRR et Area
(groupe Eiffage), le ministère des Transports va à nouveau soumettre à la rentrée au Conseil d’Etat un projet d’avenant à leurs contrats de concessions
comportant une liste de chantiers
amendés pour que, au final, les décrets
puissent paraître d’ici à la fin de l’année.
Le ministère des Transports prend
garde de ne pas présenter les choses de
manière négative : quelle que soit la
date de parution des décrets, septembre
ou novembre, les sept concessionnaires
autoroutiers auront des chantiers mis
en œuvre à compter de l’an prochain, et
l’annonce que la voie se dégageait a
donc été faite dans les territoires ce
jeudi sous la forme d’un communiqué
d’Elisabeth Borne. Après deux ans
d’examen et de négociations, il fallait
bien cela pour sortir le plan de l’oubli
qui le menaçait. n
Shutterstock
Le regain du marché du PC
profite à Intel et AMD
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES
à suivre
GUERRE COMMERCIALE
Les entreprises américaines
victimes des tarifs douaniers
Thomas Samson/AFP
l La guerre commerciale imposée par Donald Trump a conduit à une hausse
du prix des matières premières, en particulier l’acier et l’aluminium.
l Plusieurs secteurs, comme l’automobile ou l’électroménager, sont pénalisés.
Retour à la normale du trafic à la gare
Paris-Montparnasse ce vendredi
TRANSPORT Une semaine après l’incendie qui a détruit un
poste d’alimentation de RTE, paralysant le trafic à la gare de
Paris-Montparnasse, la SNCF a communiqué jeudi sur un
retour du trafic à la normale ce vendredi. « Tous les TGV sont
désormais disponibles pour assurer un trafic normal à l’occasion
de ce nouveau week-end de départs en vacances et de retours », a
confirmé la compagnie ferroviaire, après avoir pu reprendre les
opérations de maintenance des rames depuis lundi soir suite au
rétablissement par RTE d’une alimentation haute tension des
installations.
Bruxelles autorise les États à soutenir
les agriculteurs face à la sécheresse
AGRICULTURE La Commission européenne a autorisé jeudi les
États membres à aider les agriculteurs touchés par la sécheresse
persistante en Europe et à leur accorder des fonds pour les dédommager des pertes de revenus. Les agriculteurs pourront recevoir
jusqu’à 70 % de leur paiement direct et 85 % des paiements au titre
du développement rural dès octobre 2018 au lieu d’attendre jusqu’en décembre pour améliorer leur trésorerie. Les Etats pourront aussi indemniser les dommages subis par les agriculteurs
sans avoir besoin de demander l’autorisation à la Commission.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
pour plus de moitié d’acier et d’aluminium, l’électroménager et
l’agroalimentaire sont les principaux concernés.
Ford, General Motors, Whirlpool,
Black & Decker, Coca-Cola… La saison des résultats trimestriels l’a
démontré : les entreprises américaines commencent à ressentir les
effets de la guerre commerciale
engagée par Donald Trump.
Ces effets sont, pour une large
majorité, négatifs, et le pire pourrait
être à venir. Dans une étude récente,
Goldman Sachs estimait que la mise
en œuvre de tarifs à 10 % sur
l’ensemble des importations chinoises ferait baisser de 15 % les bénéfices des entreprises du S & P 500, les
500 plus grosses entreprises américaines. Et c’était avant que Washington n’annonce son intention, cette
semaine, de porter ces tarifs à 25 %,
sur 200 milliards de biens importés
(soit environ 40 % des importations
chinoises)… Les tarifs supplémentaires déjà mis en œuvre sur les
importations d’acier et d’aluminium de Chine ont entraîné une
forte hausse du coût des matières
premières, pénalisant d’abord les
entreprises qui dépendent de ces
deux métaux. L’automobile, dont
les composants sont constitués
L’auto en première ligne
Ford estime ainsi que les tarifs
douaniers imposés par les EtatsUnis ont déjà fait bondir ses coûts de
145 millions de dollars au deuxième
trimestre et pourraient lui coûter
600 millions sur l’année. Son
concurrent General Motors a
abaissé ses prévisions pour 2018,
précisant que le coût des métaux
avait augmenté de 300 millions de
dollars en un an. « De nouveaux
tarifs pourraient conduire à un General Motors plus petit, une présence
réduite sur le marché domestique et
un risque de supprimer des emplois
aux Etats-Unis », a prévenu le constructeur dans un courrier à l’administration Trump.
Les tarifs appliqués par la Chine
en représailles, mis en œuvre ces
dernières semaines, devraient peser
encore plus sur les performances du
prochain trimestre, en particulier
pour Ford, très présent sur ce marché. Et les constructeurs américains
pourraient aussi être concernés par
les nouveaux tarifs sur les voitures
importées, dont Donald Trump
agite la menace. General Motors
produit notamment certains de ses
modèles en Chine et au Mexique.
Enfin, l’un des symboles de l’Amérique, Harley-Davidson, a d’ores et
déjà annoncé son intention de délocaliser une partie de sa production
en Europe, pour éviter le relèvement
des droits de douane européens,
décidé en représailles des tarifs
américains sur l’acier et l’aluminium. La marque a estimé son
impact à 100 millions de dollars. Le
secteur automobile n’est pas le seul à
Certaines sociétés
ont commencé
à répercuter la hausse
des coûts.
souffrir. Whirlpool, qui s’était félicité
des tout premiers tarifs décidés par
l’administration Trump sur les
machines à laver asiatiques, paye
désormais l’envolée du prix des
matières premières. Le géant de
l’électroménager a dû revoir à la
hausse ses coûts pour 2018, de 300 à
350 millions de dollars. Et le redressement de Caterpillar est menacé : le
fabricant de machines prévoit
200 millions de dollars de coûts sup-
plémentaires au second semestre.
Même les secteurs censés être protégés ont connu des difficultés ces derniers mois. Le producteur américain d’aluminium Alcoa a dû régler
15 millions de dollars supplémentaires sur des importations en provenance du Canada. « Même si l’industrie américaine fonctionnait à 100 %
de ses capacités, elle devrait importer
la vaste majorité de ses besoins en aluminium brut, dont 60 % proviennent
du Canada », a justifié son patron
Roy Harvey. Au final, le consommateur ne sera pas épargné. Plusieurs
sociétés ont commencé à répercuter la hausse des coûts. A commencer par Coca-Cola, qui a augmenté le
prix de ses sodas à cause de l’aluminium contenu dans ses canettes.
General Motors a prévenu qu’il
augmenterait aussi le prix de certains véhicules, sans donner plus de
détails. Morningstar estimait
récemment que le prix des voitures
pourrait augmenter de 1 %, soit environ 300 dollars de plus. Si certaines
entreprises sont tentées de mettre
leurs difficultés sur le compte de la
guerre commerciale, à terme, c’est
toutefois le rebond de la consommation des ménages, qui a porté la
croissance américaine ces derniers
mois, qui pourrait être menacé… n
Charterhouse entre au capital
de la maison mère de Roc’Eclerc
SERVICES Le groupe Funecap, cofondé et coprésidé par
Thierry Gisserot et Xavier Thoumieux, et propriétaire notamment de l’enseigne Roc’Eclerc, annonce ce vendredi l’entrée à
son capital de la société de capital-investissement britannique Charterhouse, sans préciser les modalités financières de
l’opération. Selon nos informations, celle-ci se traduit par une
gouvernance équilibrée entre Charterhouse et les dirigeants.
Funecap réalise plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires
sur un marché du funéraire estimé à 2,5 milliards.
Plus d’informations sur lesechos.fr/Industrie-services
DISTRIBUTION La société
d’investissement française Eurazeo a annoncé jeudi la cession de
sa participation de 10% dans Desigual, qui sera reprise par le fondateur et actionnaire de contrôle de
l’enseigne espagnole de prêt-àporter Thomas Meyer. Les produits de cession représenteront
141,9 millions d’euros pour Eurazeo et ses partenaires investisseurs, et 105,7 millions pour la
quote-part d’Eurazeo, soit un
multiple de 0,5 fois son investissement initial, réalisé en 2014, a
précisé la société.
Shutterstock
Eurazeo sort
de Desigual,
détenu à 100%
par son
fondateur
Comment la guerre commerciale pourrait
affecter la réforme fiscale de Trump
Propos recueillis par N. Ra.
elon la Tax Foundation, la
guerre commerciale engagée par Donald Trump
pourrait détruire au moins, à
terme, 365.000 emplois aux EtatsUnis.
S
Demain chez
d
votre marchan
de journaux
Quel impact la guerre
commerciale pourraitelle avoir sur l’économie
américaine ?
Nous avons fait un calcul sur le long
terme, car les répercussions sont
souvent lentes, notamment sur la
stratégie des entreprises. De
manière générale, les tarifs douaniers diminuent les échanges commerciaux, les revenus du pays,
réduisent les retours sur investissements…
Nos projections montrent que, si
l’on en restait là, avec les tarifs déjà
annoncés par les Etats-Unis et les
mesures de rétorsion prises par les
autres pays, en particulier la Chine,
l’économie américaine perdrait
3 QUESTIONS À
KYLE
POMERLEAU
1
0,5 point de PIB dans les vingt ans et
365.000 emplois.
L’impact sur les salaires serait
négatif de 0,3 %. Cela réduirait à
néant le bénéfice de la réforme fiscale passée en début d’année, car
celle-ci devrait, à terme, créer
339.000 emplois, pour un impact
sur la croissance limité, car beaucoup de baisses d’impôts expireront dans les prochaines années.
Toutefois, si l’on devait continuer
sur cette voie de la guerre commerciale, avec une nouvelle vague de
tarifs, les conséquences pourraient
Quand les consommateurs pourront-ils
ressentir les premiers effets
de cette guerre commerciale ?
Il est difficile de prédire ce moment
exactement. Les effets des tarifs
douaniers peuvent dépendre d’un
grand nombre de facteurs. Par
exemple, si le dollar se déprécie face
au yuan dans les prochains mois,
cela pourrait absorber une partie
des conséquences et les effets pourraient être moins importants du
point de vue du consommateur.
Mais s’il s’apprécie, cela pourrait
rendre les exportations plus difficiles et faire pression sur le marché
intérieur. Les entreprises finiront
sans doute par répercuter les effets
des tarifs douaniers sur les prix,
mais la question est de savoir
quand. n
3
Economiste
à la Tax Foundation
DR
BOURSE : 5 %
DE GAINS EN
MOYENNE PAR AN
sortir, tandis que l’automobile, les
transports, l’industrie en général et
tous les secteurs dépendant des
métaux pourraient particulièrement souffrir.
être bien plus importantes. Notre
recommandation est donc de ne
surtout pas aller plus loin : il y a de
bien meilleures manières de résorber le déficit commercial.
Quels sont les secteurs
les plus exposés ?
Si l’on regarde industrie par industrie, la guerre commerciale pourrait avoir des effets intéressants, qui
dépendront aussi de la manière
dont les autres pays réagissent. Les
secteurs protégés par les tarifs,
comme l’acier, devraient mieux s’en
2
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
Siemens se transforme
radicalement pour doper
sa rentabilité
Le secteur automobile est le premier touché par la guerre commerciale, notamment les constructeurs allemands, tels que Daimler (Mercedes), qui possèdent d’immenses usines outre-Atlantique.
Les deux constructeurs
allemands, qui possèdent
des usines aux Etats-Unis,
subissent les taxes à
l’entrée en Chine.
Anne Feitz
@afeitz
En Europe, la guerre commerciale
déclenchée par Donald Trump a
pour l’heure fait peu de dégâts. La
trêve décidée par le président américain et celui de la Commission
européenne, Jean-Claude Juncker,
le 26 juillet dernier, a levé pour l’instant la menace qui pesait sur les
industriels du Vieux Continent,
alors que Trump avait menacé,
notamment, d’imposer des taxes de
25 % sur les importations automobiles européennes. Les discussions
reprendront à la rentrée.
Pour le moment, seuls l’acier et
l’aluminium se sont vu imposer des
taxes aux Etats-Unis, de 25 % et 10 %.
Mais les sidérurgistes européens,
qui craignaient que l’acier taxé
outre-Atlantique ne se détourne sur
le Vieux Continent, inondant le
marché, ont obtenu que la Commission européenne impose des mesures de sauvegarde. Depuis le
19 juillet, Bruxelles a figé la part de
chaque pays importateur à son
niveau moyen de 2015-2017. Et ce,
pendant deux cents jours. « Nous
espérons que ces mesures seront prolongées », a insisté mercredi Aditya
Mittal, directeur financier d’ArcelorMittal, en présentant les résultats
semestriels du géant de l’acier. C’est
en réalité surtout l’escalade des barrières douanières entre les Etats-
Unis et la Chine qui a eu des conséquences et conduit certains groupes
à réviser leurs résultats. Premier
touché, le secteur automobile, et
notamment les allemands Daimler
(Mercedes) et BMW, qui possèdent
d’immenses usines outre-Atlantique : le premier à Tuscaloosa, dans
l’Alabama, et le second à Spartanburg, en Caroline du Sud.
Augmentation des prix
D’abord, ils ont subi, comme leurs
concurrents américains, la hausse
du prix de l’acier : 70 % de l’acier utilisé à Spartanburg vient des EtatsUnis, indique-t-on chez BMW. Mais
les deux groupes allemands sont
surtout touchés de plein fouet par
les mesures de rétorsion imposées
par la Chine (qui taxe à 40 % les voitures américaines depuis le
6 juillet), car ils exportent en Chine
depuis ces usines. C’est la raison
invoquée par Daimler lorsqu’il
a revu fin juin ses perspectives. Environ 62.000 SUV Mercedes GLE et
GLS produits à Tuscaloosa ont été
vendus en 2017 en Chine, selon Jefferies. BMW a, lui, confirmé ses objectifs sur l’année, après avoir toutefois
augmenté les prix chinois de ses
SUV X5 et X6, respectivement de
4 % et de 7 %.
Le groupe a importé 67.000 SUV
en Chine l’an dernier, selon la même
source. Daimler et BMW ont tous
deux indiqué qu’ils chercheraient à
limiter l’impact des taxes. Dieter
Zetsche, le patron de Daimler, n’a
pas écarté l’idée de délocaliser la
production. BMW possède une
usine en Thaïlande, d’où elle
exporte déjà le X5 vers la Chine.
« La situation des constructeurs
allemands peut paraître pire que la
moyenne, mais, avec leurs véhicules
premium, ils pourraient être plus à
même de répercuter les coûts sur les
consommateurs », estiment les analystes d’UBS. Considérant de son
côté la guerre commerciale comme
« la plus grande menace sur les résultats du secteur », Jefferies a évalué
l’impact sur Daimler et BMW de 4 à
5 % des bénéfices 2019. Et ce, sans
compter la menace qui pèse toujours sur les exportations d’automobiles européennes, si la trêve Juncker-Trump ne débouche pas sur un
accord. L’association des constructeurs auto allemands, la VDA, a
estimé que des droits de douane
envisagés par Trump coûteraient
83 milliards de dollars à l’industrie
et la perte de centaines de milliers
d’emplois. n
« La situation
des constructeurs
allemands
peut paraître pire
que la moyenne,
mais, avec leurs
véhicules premium,
ils pourraient être
plus à même de
répercuter les coûts
sur les
consommateurs. »
LES ANALYSTES D’UBS
La surenchère des surtaxes
En relevant les tarifs
douaniers sur l’acier
et l’aluminium, Trump
pouvait s’attendre
à des représailles. Plus d’un
millier de produits sont
désormais concernés.
Enrique Moreira
@EnriqueMoreira
La guerre commerciale à laquelle
se livrent principalement les EtatsUnis, la Chine et l’Union européenne se traduit tantôt par des
sanctions concrètes, comme l’augmentation des tarifs douaniers sur
l’aluminium, tantôt par des menaces de représailles.
Etat des lieux des principales
mesures prises par les différents
acteurs de ce conflit économique.
L’ACIER ET L’ALUMINIUM
•EUROPÉENS
Début mars, l’administration américaine avait annoncé son intention
de relever les tarifs douaniers pour
l’acier et l’aluminium en provenance d’Europe. Sa décision est
entrée en vigueur le 1er juin. Les surtaxes s’élèvent respectivement à
25 et 10 %, soit 6,4 milliards de dollars de marchandises.
•
JEANS, BOURBON
ET MOTOS AMÉRICAINES…
Dès l’annonce des mesures douanières américaines, l’Union européenne a pris des mesures de représailles concernant 3,2 milliards de
dollars de marchandises. Entrées
en vigueur le 22 juin, elles concernent une série de produits comme
le maïs du Middle West, le riz du
Texas, le beurre de cacahuètes de
Géorgie, les Harley-Davidson du
Wisconsin et de Pennsylvanie, sans
oublier les jeans ou le bourbon
américain.
sont également affectés par la surtaxe américaine. La hausse des
tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium canadiens porte sur un
montant de 12,6 milliards de
dollars.
LAVE-LINGE ET PANNEAUX
•SOLAIRES
CHINOIS
Furieux, le Canada a immédiatement annoncé son intention de
taxer à hauteur de 16,6 milliards de
dollars canadiens (11 milliards
d’euros). L’acier et l’aluminium
américains sont concernés en
retour. Mais aussi le whisky, le ketchup, le jus d’orange, les bateaux à
voile et à moteur ou encore les tondeuses à gazon.
En janvier, lorsque l’administration
Trump a décidé de taxer les machines à laver et les panneaux solaires
chinois. Puis les Etats-Unis ont
annoncé une taxe additionnelle
de 25 % sur 34 milliards de dollars
(29 milliards d’euros) d’importations chinoises. Cette mesure vise
818 produits. Portant l’ensemble
des surtaxes américaines à un montant de 50 milliards de dollars.
LE PORC ET LE SOJA
•AMÉRICAINS
Dans le même temps, Pékin a
décidé d’appliquer une taxe de 25 %
sur toute une gamme de produits,
ciblant particulièrement le secteur
agricole américain. Il vise ainsi le
porc ou encore le soja. Mais également l’aéronautique. L’ensemble
des sanctions chinoises est évalué à
34 milliards de dollars.
• L’ACIER ET L’ALUMINIUM
CANADIENS
Le Canada et le Mexique, avec qui
les Etats-Unis renégocient actuellement leur accord de libre-échange,
•
KETCHUP, JUS D’ORANGE
ET BATEAUX AMÉRICAINS…
LES FRUITS ET
•LESL’ACIER,
FROMAGES MEXICAINS
L’augmentation des tarifs douaniers
américains à l’encontre de son voisin mexicain porte sur 3 milliards de
dollars de marchandises. Sont concernés : l’acier, les fruits et les fromages. La hausse des droits de douane
est comprise entre 15 et 25 %.
POMMES DE TERRE,
•BOURBON
ET FROMAGES
AMÉRICAINS…
Le Mexique a pris des « mesures
équivalentes » aux taxes américaine. Il impose notamment des
droits de douane de 20 % sur les
cuisses et les épaules de porc, les
pommes et les pommes de terre. Et
de 20 % à 25 % sur le bourbon et certains fromages. n
INDUSTRIE
Le conglomérat
allemand refond
ses activités dans
trois grandes entités
autonomes.
L’enjeu : renforcer
les marges et s’adapter au bouleversement du numérique.
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Berlin
« Ce ne sont pas les plus grosses
entreprises qui survivront, mais les
plus adaptables. » C’est ainsi que
Joe Kaeser, le patron de Siemens,
résume en substance sa vaste
réorganisation, qui doit permettre
à l’entreprise industrielle allemande de 170 ans de prendre le
virage du numérique. Le conglomérat simplifie drastiquement sa
structure et refond ses cinq divisions existantes dans trois nouvelles entités, à savoir « gaz et énergie », « infrastructures
intelligentes » (qui recouvre
notamment l’automatisation des
bâtiments) et « industries numériques » (dont l’automatisation des
usines). Celles-ci doivent considérablement gagner en indépendance. « Un contrôle moins important du siège et plus de liberté dans
les opérations nous rendent plus
forts et plus flexibles », explique le
dirigeant de soixante et un ans. Le
siège munichois, où travaillent
actuellement 1.200 personnes,
verra en conséquence ses activités
nettement diminuer. Cette refonte
baptisée « Vision2020 + », dont la
mise en œuvre est prévue entre
octobre 2018 et mars 2019, vise à
relever de 2 points de pourcentage
le taux de croissance et les marges
du groupe « à moyen terme ». Elle
s’inscrit dans une stratégie de simplification lancée par Joe Kaeser
qui a déjà externalisé certaines
activités à coups de fusions ou
introductions en Bourse depuis
son arrivée en 2013 à la tête du
mastodonte de 377.000 salariés.
La fin des conglomérats ?
A côté de ces trois entités baptisées
« entreprises opérationnelles » et
que le groupe détient toujours à
100 %, Siemens distingue trois
« entreprises stratégiques » cotées
en Bourse et dont il possède une
participation majoritaire : SGRE,
né de la fusion de ses activités dans
l’éolien avec celles de l’espagnol
Gamesa, sa division d’ingénierie
médicale Healthineers mise en
Bourse en début d’année, et enfin
la future entreprise issue de
la fusion de ses activités ferroviaires avec celles du français Alstom.
Si cette nouvelle réorganisation de
Siemens ne prévoit pas de scissions et maintient en l’état le conglomérat, elle rapproche un peu
plus le groupe d’un holding. Le
syndicat IG Metall et le comité
d’entreprise ont rappelé leur
opposition à une telle structure et
leur attachement à la marque
« Siemens AG ».
L’Allemagne craint déjà le
démantèlement de ThyssenKrupp, autre conglomérat historique qui construit sous-marins,
ascenseurs ou encore pièces automobiles, en pleine crise existentielle. Des investisseurs activistes
réclament une plus grande indépendance de ces différentes activités pour dégager davantage de
valeur. Aux Etats-Unis, le conglomérat en difficulté General Electric a quant à lui d’ores et déjà
lancé un vaste plan de cessions.
Recul en Bourse
Le titre du groupe a reculé jeudi
d’environ 5 % à Francfort, alors
que Siemens a également publié
ses résultats trimestriels. Si ses
activités dans la numérisation des
usines (« digital factory ») explosent, avec un bénéfice en hausse
de 54 % sur un an entre avril et
juin, le groupe peine toujours dans
l’énergie (– 56 %). Siemens a déjà
annoncé la suppression de
6.900 emplois dans cette division
qui construit des turbines à gaz
pour centrales électriques et
qui souffre de l’essor des énergies
renouvelables. n
AVIS FINANCIERS
CHIFFRE D’AFFAIRES
DU 1ER SEMESTRE 2018
(Hors CPoR Devises) À 205,4 M€
Chifre d’afaires consolidé hors CPoR Devises (1er janvier – 30 juin)
En M€ - non audité
2018 hors CPoR
2017 hors CPoR
Var.
Chifre d’afaires T1
102,7
97,8
+5,0%
Chifre d’afaires T2
102,7
100,7
+2,0%
Cumul 1 semestre
205,4
198,5
+3,5%
er
Le 4 juin dernier, Tessi a annoncé avoir signé avec Loomis un accord en vue de lui céder CPoR Devises*,
détenue à ce jour à 80% par Tessi et à 20% par Crédit Agricole SA.
CPoR Devises étant désormais consolidée en actif destiné à être cédé, le chifre d’afaires 2017 de Tessi
est communiqué hors CPoR Devises pour une meilleure comparabilité.
Sur le 1er semestre 2018, Tessi réalise un chifre d’afaires de 205,4 M€ en croissance de 6,9 M€ comparé
au 1er semestre 2017.
• Tessi documents services progresse de +7,6 M€ à 192,0 M€ contre 184,4 M€ à la même période de l’an
dernier, soit une hausse de 4,1% dont 3,7% en organique. Dhimyotis, acquise en juillet 2017, réalise un
chifre d’afaires de 0,7 M€.
• Tessi customer marketing réalise un chifre d’afaires de 13,4 M€ contre 14,1 M€ au 30 juin 2017.
Dernière actualité
Le 20 juin 2018, Tessi a acquis 100% du capital de la société Owliance, premier groupe français en
délégation de gestion auprès du marché assuranciel en France. Owliance permet à Tessi d’étendre son
portefeuille sur le secteur de la Santé-Prévoyance en proposant dorénavant une chaîne complète de
traitement. Owliance cible un chifre d’afaires d’environ 36 M€ en 2018 avec une marge d’exploitation en
ligne avec les standards de Tessi.
*CPoR Devises étant un établissement de crédit, la cession est soumise à une décision de non-opposition de la Banque Centrale Européenne
sur proposition de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).
Prochain communiqué : Résultats semestriels 2018, le 11 septembre 2018 après bourse.
Prochaine réunion : Le 12 septembre 2018 à 10h00.
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En Europe, Daimler et BMW déjà pénalisés
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
L’administration Trump veut geler
les normes antipollution des véhicules
l Elle revient ainsi sur des dispositions prises par Barack Obama.
l Les constructeurs sont satisfaits, mais une longue bataille pourrait s’engager avec les Etats comme la Californie.
AUTOMOBILE
La date
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
2050
C’est une nouvelle mesure de Barack
Obama qui est en passe de tomber
aux Etats-Unis. L’administration
Trump vient de proposer de geler les
normes d’émissions de carbone
imposées aux constructeurs automobiles, à partir de 2020. La
mesure, dans l’air depuis plusieurs
semaines, va être soumise pour discussion aux acteurs du secteur. Mais
ceux-ci y sont largement favorables
et réclamaient depuis plusieurs
années un assouplissement de leurs
contraintes en matière d’environnement. Elle pourrait aboutir cet hiver,
mais elle devra être validée par le
Congrès (la majorité républicaine y
est favorable).
Les obligations qui pèsent sur les
constructeurs resteraient les
mêmes jusqu’en 2020, mais, ensuite,
elles seraient largement revues à la
baisse. L’administration Obama
avait fixé un objectif de consommation de 50 miles par gallon d’essence
(environ 21 kilomètres par litre) à
l’horizon 2025, pour tout nouveau
véhicule. Il serait abaissé à 37 miles
par gallon (près de 16 kilomètres par
litre). Le département des Transports et l’Agence pour la protection
de l’environnement (EPA) ont justifié leur décision par une volonté de
Le gel des normes d’émission
pourrait coûter jusqu’à 450 milliards de dollars à l’économie
américaine d’ici à 2050.
La mesure va être soumise pour discussion aux acteurs du secteur, et pourrait aboutir cet hiver, mais elle devra être validée
par le Congrès (la majorité républicaine y est favorable). Photo George Frey/Getty Images/AFP
préserver le pouvoir d’achat des
consommateurs. Selon eux, des
standards trop élevés auraient
nécessité de lourds investissements
de la part des constructeurs et la
mise en place de technologies permettant de moins consommer de
carburant.
Des coûts qui auraient été répercutés sur le prix final des voitures et
auraient menacé la bonne tenue du
marché. A l’inverse, les cours du
DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE
N. : CR – 2018 – 003147
TRIBUNAUX COMMERCIAUX ET IMMOBILIERS D’ANGLETERRE ET DU
PAYS DE GALLES
TRIBUNAL DES SOCIETES (CH.D)
CONCERNANT HCC INTERNATIONAL INSURANCE COMPANY PLC
CONCERNANT TOKIO MARINE KILN INSURANCE LIMITED
CONCERNANT TOKIO MARINE EUROPE SA
CONCERNANT LE FINANCIAL SERVICES AND MARKETS ACT
2000 (LOI DU ROYAUME UNI SUR LES SERVICES ET MARCHES
FINANCIERS)
AVIS EST DONNE PAR LA PRESENTE que le 13 juillet 2018, HCC International
Insurance Company Plc (« HCCI ») et Tokio Marine Kiln Insurance Limited (« TMKI ») se
sont présentées devant la Haute cour de justice aux motifs :
1. d’une Ordonnance rendue en vertu de la Partie VII du Financial Services and Markets
Act 2000 (loi du Royaume Uni sur les services et marchés inanciers) (la « Loi »)
sanctionnant un projet (le « Projet ») prévoyant le transfert à Tokio Marine Europe SA («
TME ») des activités des succursales de l’EEE de HCCI et des activités des succursales
de l’EEE de TMKI ; et
2. d’une Ordonnance prévoyant des dispositions annexes relatives à la mise en œuvre du
Projet en vertu de la Section 112 de la Loi.
Les activités à transférer comprennent les contrats d’assurance et de réassurance en
vertu desquelles HCCI est l’assureur ou le réassureur via ses succursales situées en
France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, en Norvège et en Espagne, et en vertu
desquelles TMKI est l’assureur ou le réassureur via ses succursales situées en Belgique,
en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne.
Le transfert proposé entraînera l’exécution par TME de toutes les activités d’assurance
et de réassurance exécutées par HCCI et TMKI, mentionnées ci-dessus. Le transfert
proposé assurera la continuité par TME ou vis-à-vis de cette dernière de toutes les
procédures légales engagées par ou contre HCCI ou TMKI et qui relèvent des droits
et obligations en vertu des activités transférées. Toutes les demandes traitées avant le
transfert pour le compte de HCCI ou de TMKI seront, à la suite du transfert, gérées pour
le compte de TME ; toutes les demandes postérieures au transfert seront traitées pour
le compte de TME.
La requête doit être adressée pour être entendue devant le Juge du Tribunal des sociétés,
Companies Court Judge, 7 Rolls Buildings, Royal Courts of Justice, Fetter Lane, London,
EC4A 1NL le 16 novembre 2018 et toute personne (y compris le personnel salarié chargé
de l’exécution des activités de HCCI, de TMKI ou de TME) invoquant pour elle-même des
conséquences défavorables résultant de la mise en œuvre du Projet est en droit de s’y
opposer (par l’envoi de ses représentations écrites à l’avocat nommé ci-après et/ou au
Tribunal, ou par des représentations orales transmises aux avocats nommés ci-après),
ou peut comparaître au moment de cette audience en personne ou par l’intermédiaire
d’un Conseil. Il est demandé (sans que cela ne constitue une obligation) à toute personne
ayant l’intention de s’opposer oralement ou par écrit ou de comparaître de notiier ses
objections et les raisons qui les motivent dans les plus brefs délais, de préférence avant
le 14 novembre 2018, à Hogan Lovells International LLP (les avocats agissant pour HCCI
et TMKI), Atlantic House, Holborn Viaduct, London, EC1A 2FG, en indiquant la référence
C4/NC/TJG.
Des exemplaires d’un rapport sur les termes du projet préparé en vertu de la Section
109 de la Loi (le « Rapport de l’expert indépendant ») ainsi qu’une déclaration
exposant les termes du Projet et contenant un résumé du Rapport de l’expert
indépendant sont disponibles sur :
http://www.tokiomarinekiln.com/about-us/brexit/
ou
https://www.tmhcc.com/en/about-us/brexit
et seront mises à dispositions gratuitement par les avocats nommés ci-après.
Hogan Lovells International LLP
Atlantic House, Holborn Viaduct, London EC1A 2FG
Téléphone : +44(0) 20 7296 2000 ; Fax : +44(0) 20 7296 2001
Réf : C4/NC/TJG
Les avocats de HCC International Insurance Company Plc et Tokio Marine Kiln
Insurance Limited
3 août 2018
pétrole, à la baisse ces dernières
années, ont permis l’essor de véhicules particulièrement gourmands en
essence : les SUV et pick-up constituent désormais 60 % des ventes
aux Etats-Unis.
Incertitude pour le secteur
La mesure vise également à imposer
aux Etats les mêmes standards que
ceux de l’Etat fédéral. Plusieurs
d’entre eux, comme la Californie,
ont en effet des normes plus sévères
qu’au niveau national. Sur ce point,
un long combat judiciaire pourrait
s’engager. En mai, 17 Etats se sont
joints à la Californie pour engager
des poursuites contre Washington
face à ce projet. Ils seraient déterminés à faire valoir leurs droits et certains observateurs imaginent déjà
un arbitrage de la Cour suprême…
L’enjeu est de taille pour le secteur
et la mesure ne fait pas que des heu-
reux, même chez les constructeurs,
qui réclament surtout plus de clarté.
Au vu de la taille du marché californien (environ 12 % des ventes de voitures l’an dernier aux Etats-Unis),
certains d’entre eux se sont en effet
alignés sur les normes de cet Etat. Et
douze autres Etats ont adopté, dans
la foulée de la Californie, des réglementations strictes, soit 36 % du
marché américain au total. « Ce qui
ressemble à une victoire pour les cons-
tructeurs va en fait apporter une
incertitude dont personne ne veut. La
production et la vente de voitures sont
un processus de long terme. Cela
nécessite de planifier longtemps à
l’avance et ça ne peut être modifié sans
des coûts très importants », affirme
Karl Brauer, analyste d’Autotrader.
Dans un communiqué commun,
deux organisations professionnelles, Auto Alliance et Global Automakers, sont allées dans le même sens,
réclamant à Washington et à la Californie de s’entendre.
Les associations environnementales sont, elles, révoltées par ce
changement de cap. Cette décision
est une « grande menace pour la planète et un pas en arrière pour les
Etats-Unis », selon Amy Davidsen,
directrice de The Climate Group en
Amérique du Nord. Selon une étude
d’Energy Innovation, le gel des normes d’émission pourrait coûter jusqu’à 450 milliards de dollars à l’économie américaine d’ici à 2050 et
provoquer un surcroît d’émissions
de CO2 de 11 % d’ici à 2035. n
Tesla creuse ses pertes mais rassure
en confirmant ses objectifs
« Au deuxième
semestre de 2018,
nous espérons, pour
la première fois
de notre histoire,
devenir
durablement
profitables
et générer
des liquidités. »
Le constructeur automobile
américain compte augmenter la production de la
Model 3 à 6.000 unités
par semaine d’ici à la fin du
mois. Il espère être rentable
et dégager des liquidités au second semestre.
Anne Feitz
@afeitz
Profil bas. Trois mois après avoir
maltraité les analystes financiers,
Elon Musk semble avoir compris
que les mauvaises manières ne
payaient pas. Adoptant un ton humble, le patron de Tesla a même présenté ses excuses personnelles à plus i e u r s d ’e n t r e e u x l o r s d e l a
conférence téléphonique organisée
pour ses résultats trimestriels. Les
marchés ont apprécié : le titre a
grimpé de 13 % dans la foulée, avant
de stabiliser sa hausse à + 9 % en
milieu de journée (heure française).
Les résultats annoncés étaient
aussi, il est vrai, plutôt meilleurs
qu’attendu. Ayant réussi in extremis
à atteindre son objectif de
production de 5.000 unités par
semaine fin juin, le constructeur
auto a pourtant encore fini le
trimestre dans le rouge, avec une
perte de 715 millions de dollars, deux
fois supérieure à celle de l’an dernier
(au total, le constructeur a perdu
2 milliards de dollars en 2017). Mais
il n’a brûlé « que » 739 millions de
dollars de cash sur la période : c’est
moins que ce que les analystes attendaient.
La trésorerie nette de Tesla est
tombée à 2,24 milliards de dollars fin
juin, mais son fantasque patron a, à
nouveau, assuré qu’il n’aurait pas
besoin de lever du capital. Alors que
les doutes ne sont pas tout à fait levés
sur sa capacité à gagner de l’argent
avec la Model 3, sa première voiture
ELON MUSK PDG de Tesla
de série, Tesla table sur de nouvelles
hausses des volumes d’ici à la fin de
l ’a n n é e : l e g r o u p e m i s e s u r
6.000 Model 3 par semaine d’ici à fin
août, et 10.000 « dès que possible ». Il
annonce de 50 à 55.000 Model 3
au troisième trimestre.
Baisse des investissements
Après avoir supprimé 9 % de ses
effectifs en juin, Tesla a aussi
annoncé une relative frugalité sur
les investissements, qui baisseront à
2,5 milliards de dollars en 2018 (3,4
en 2017). La montée en puissance de
la production sera obtenue essentiellement grâce à une meilleure utilisation des chaînes de montage
existantes, a-t-il précisé. « Au
deuxième semestre de 2018, nous
espérons, pour la première fois de
notre histoire, devenir durablement
profitables et générer des liquidités »,
explique Elon Musk, estimant le
seuil de rentabilité à 7.000 véhicules
produits chaque semaine (Model 3,
Model X et Model S confondus), soit
350.000 par an. Sur les six premiers
mois de 2018, la production a atteint
87.800 véhicules.
Ces réassurances n’ont toutefois
pas réussi à convaincre totalement
les analystes de Jefferies. « Même s’il
dégage du cash au second semestre,
nous nous attendons à ce que Tesla
lève du capital dans les trimestres à
venir, pour soutenir le développement
de ses produits et de ses capacités, et ne
pas risquer de freiner sa croissance »,
expliquent-ils.
Elon Musk a évoqué l’usine géante
qu’il prévoit de construire en Chine,
à Shanghai. Cette usine, qui coûtera
dans un premier temps 2 milliards
de dollars pour une capacité de
250.000 véhicules par an (doublée
ensuite à 500.000), commencera à
produire dans trois ans et sera financée par de la dette locale, a-t-il précisé. Sa construction, qui doit
démarrer dans les trimestres à venir,
ne représentera pas un investissement important avant l’année prochaine. Concernant l’usine européenne envisagée, il a indiqué
mercredi qu’il espérait annoncer sa
localisation d’ici à la fin de l’année.
Alors que la France était un temps
sur les rangs, l’Allemagne et les PaysBas semblent aujourd’hui tenir la
corde, selon la presse américaine. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
Starbucks s’allie à Alibaba dans un marché
chinois du café en pleine ébullition
que la chaîne y ouvre en moyenne
un magasin toutes les quinze heures. Pour redresser ses ventes,
l’enseigne devait réagir et faire évoluer son mode de distribution. Les
Chinois aiment se faire livrer l’alimentaire ?
A Pékin et à Shanghai, les cafés et
viennoiseries leur seront livrés à
partir de septembre prochain. Confirmant les rumeurs qui circulaient,
Starbucks a annoncé jeudi s’allier
au roi chinois du commerce en
ligne, Alibaba, pour développer un
service de livraison, avec l’aide,
pour la préparation physique des
commandes, de la chaîne de supermarchés Hema, détenue par Alibaba. La livraison sera ensuite
effectuée par les 3 millions de
livreurs dont dispose la plate-forme
de livraison alimentaire Ele.me
d’Alibaba, et ce programme de
livraison sera ensuite étendu à
30 villes et plus de 2.000 points de
vente d’ici à fin 2018.
BOISSONS
A Pékin et à Shanghai,
Alibaba, roi de l’e-commerce en Chine, va
livrer les cafés de
Starbucks, ont annoncé les deux géants.
Myriam Chauvot
mchauvot@lesechos.fr
La Chine produit du café dans la
région du Yunnan, au sud du pays,
mais les Chinois ne boivent encore,
en moyenne, que 4,5 tasses de café
par habitant et par an, contre
269 tasses pour les Américains (un
quart du café mondial)… Encore
est-ce, en Chine, du café instantané.
Ce dernier représente 72 % d’un
marché estimé à 13 milliards
d’euros, une goutte d’eau dans un
océan mondial de café estimé à
1.500 milliards.
Mais la donne change : les Chinois se mettent au café fraîchement
torréfié. Alors que les ventes de café
instantané ont à peine progressé en
2017 (et avaient stagné en 2016), celles de café frais ont connu l’an dernier la deuxième plus forte croissance parmi les boissons non
alcoolisées, juste derrière l’eau
gazeuse, selon Euromonitor Inter-
Starbucks a ouvert en décembre à Shanghai son plus grand point de vente du monde (2.700 m2),
sur son nouveau format de magasin de luxe baptisé « Reserve Roastery ». Photo Shutterstock
Triplement des ventes
national, et la Chine est déjà le
9e producteur mondial d’arabica,
avec une production de café qui a
quadruplé en dix ans.
Le café frais part de bas mais son
boom, dans un pays de plus de
1,3 milliard d’habitants, suscite les
convoitises. Chacun se positionne,
Les deux groupes co-investissent
(pour un montant non dévoilé)
dans ce partenariat, qui ne va pas
profiter qu’à Starbucks : Alibaba,
aussi, doit défendre ses positions
face à la concurrence dans la livraison alimentaire, où sa filiale Ele.me
est concurrencée par la plate-forme
de livraison alimentaire Meituan-
RECHERCHE CANDIDATS REPRENEURS
Entreprise en Conciliation
Activité : conception, réalisation d’aménagement extérieur et piscine
Département : 31
Salariés à l’efectif : 11
CA au (date dernier bilan) : 1 075 167 €
Date limite de dépôt des ofres : 30/09/2018 à 18 heures à l’étude
Un dossier complet sera adressé sur demande écrite à :
SELARL « Vincent MEQUINION Administrateur Judiciaire »
12 rue Saint Bernard 31000 TOULOUSE
Tél. : 05 62 30 22 00 – Fax : 05 62 30 22 01
Mail : stb@etude-mequinion.fr
RECHERCHE CANDIDATS REPRENEURS
Entreprise en Conciliation
Activité : Conception, fabrication et pose d’équipements portuaires pour
l’amarrage et l’accostage
Département : 33 - Salariés à l’effectif : 18
CA au 31/12/2017 : 3 M€
Date limite de dépôt des offres : 22/08/2018 à 18 heures à l’étude
Un dossier complet sera adressé sur demande écrite à :
SELARL « Vincent MEQUINION Administrateur Judiciaire »
6 rue d’Enghien 33000 BORDEAUX
Tél. : 05 56 56 91 93 – Fax : 05 56 56 91 92
Mail : stb@etude-mequinion.fr
APPEL A CANDIDATS REPRENEURS
SOCIETE DE TRANSPORTS SANITAIRES disposant de 2
véhicules sanitaires légers et d’une ambulance - En liquidation judiciaire
avec poursuite d’activité jusqu’au 24/09/2018 - A CESSON (77)
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Me Michel MARCHIER - Administrateur Judiciaire
53, rue Saint Merry - 77300 FONTAINEBLEAU
e-mail : corinnedurolet.emm@wanadoo.fr
Un dossier de présentation sera transmis à tout candidat intéressé sur demande écrite
par e-mail à l’adresse indiquée ci-dessus, après régularisation d’une attestation
d’indépendance et d’un engagement de confidentialité.
ou se repositionne dans le cas de
Starbucks, présent depuis 1999 avec
3.300 points de vente dans 141 villes
en Chine.
Car la chaîne américaine, bien
qu’elle ait ouvert en décembre à
Shanghai son plus grand magasin
du monde, souffre de la montée en
puissance des chaînes locales. Sur
le dernier trimestre, les ventes de
Starbucks en Chine ont reculé de
2 % sur un an, à nombre de magasins comparable, contre +7 % en
2017. Et si Starbucks affiche encore
une croissance à deux chiffres dans
le pays, cela doit beaucoup au fait
75, rue Paul Sabatier 13090 Aix en Provence
Tél : +33 (0) 442 66 56 60 / Fax : +33 (0) 442 65 20 96
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PROCÉDURE COLLECTIVE
Activité : Services de déménagement, garde-meubles et location de véhicules
Localisation : Bouches du Rhône
CA HT exercice 2016-2017 : 1.809 K€ (sur 12 mois)
CA HT du 01/10/2017 au 31/05/2018 : 813 K€ (sur 8 mois)
Nombre de salariés : 23 salairés
VNC des éléments corporels au 30.09.2018 : 284 K€
Date limite de remise des offres auprès de l’étude de la SELARL de SAINT-RAPT & BERTHOLET :
11 septembre 2018
Si vous souhaitez des informations complémentaires, merci de contacter :
SELARL de SAINT-RAPT & BERTHOLET Monsieur Antoine MANENT
RECHERCHE D’INVESTISSEURS OU DE
CANDIDATS REPRENEURS EN PLAN DE CESSION
Maison de prêt-à-porter française – activité de création
et vente de vêtements et accessoires féminins
En redressement judiciaire
86 salariés
Chiffre d’affaires au 31/03/2017 (12 mois) : 21,5 M€
Résultat d’exploitation au 31/03/2017 (12 mois) : -5,5 M€
Pour accéder au dossier de présentation, les candidats intéressés sont invités à contacter par écrit :
Maître Rousselet - Administrateur judiciaire
38, avenue Hoche – 75008 Paris – joanna.rousselet@fajr.eu
La date limite de remise des offres est fixée au 7 septembre 2018
RECHERCHE DE PARTENAIRES/CANDIDATS A
LA REPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Maître Christophe BIDAN
31 Boulevard Albert Einstein
Bâtiment E
44300 NANTES
CONTACT :
Gwénola FERRON
Tel: 02 40 12 12 37
Fax: 02 40 12 12 57
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www.ajadataroom.fr
Activité : cloisons sèches, peinture, placoplatre, isolation
Chiffre d’affaires estimé : 2 307 622 € ht
Effectif : 19
Localisation : NANTES – Loire-Atlantique
Clientèle : Promoteurs et constructeurs immobiliers- marchés privés.
Actifs à céder : carnet de commandes contrats clients et marchés en cours, bail
commercial, stocks.
Date Redressement Judiciaire : 25 avril 2018
La date limite de dépôt des offres est fixée au
MARDI 18 SEPTEMBRE 2018 A 17 HEURES.
Une data room électronique hébergée sur notre site www.ajadataroom.fr sera
accessible après acceptation d’un engagement de confidentialité.
Réf. à rappeler : 21002
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
Effectif : 29 chauffeurs dont 14 chauffeurs super lourd.
Chiffres d’affaires : Du 01/07/2016 au 30/06/2017 (12 mois) : 2 305,7 K€
Du 01/07/2015 au 30/06/2016 (12 mois) : 2 397,3 K€
Du 01/07/2014 au 30/06/2015 (12 mois) : 2 314,8 K€
Moyens : 13 tracteurs (dont 1 non roulant) - 20 porteurs (dont 4 non roulant) - 7 semi
Région : Sud-Ouest, principalement en Nouvelle-Aquitaine
Sébastien VIGREUX
Administrateur Judiciaire Associé
4, Rue Esprit des Lois
33000 BORDEAUX
vigreux@ajilink.fr
www.vigreux.eu
Date limite de dépôt des ofres : le Vendredi 10 Août 2018 à 12 heures
SARAH MEDARD : 01 87 39 74 94
Prendre contact avec l’étude de Maître BLERIOT – Pontoise
Téléphone : 01.30.75.97.11. – Fax : 01.30.75.97.13
E-Mail. : AJ95@bleriot.fr
Modalités :
Cession organisée en applications des articles L642-1 et suivants du Code de Commerce.
L’accès aux informations sera réalisé par dataroom électronique après un premier contact auprès de
l’étude : Vigreux@ajilink.fr.
Les identifiants de connexions seront communiqués après remise de l’engagement de confidentialité
et des pièces mentionnées.
Date limite de dépôt des offres : 05/09/2018 à 17h00
REDRESSEMENT
JUDICIAIRE
Administrateurs Judiciaires Associés
Recyclage, désamiantage et démolition
Activité : L'entreprise à vocation sociale (agrément insertion professionnelle)située dans le Nord Isère
exerce 3 activités complémentaires : désamiantage (certification Afnor), démolition intérieure et
recyclage Clientèle : marchés publics et privés
Localisation : Lyon
CA HT 2017 : 1,7 M€
Effectif : 31 salariés
Les offres tendant au maintien de tout ou partie de l’activité de l’entreprise devront être soumises
au plus tard le 10/09/2018 à 12h00.
Les offres tendant au maintien de tout ou partie de l’activité de l’entreprise devront être soumises, au plus tard le 10/09/2018 à 12h00. Un
dossier de présentation peut être obtenu sur demande écrite motivée justifiant d’une capacité financière, industrielle ou commerciale adaptée,
après signature d’un engagement de confidentialité.
Contact : Anissa NEHACHE
Tél : +33 (0)4 72 84 76 10
Fax : +33 (0)4 72 84 76 19
a.nehache@bcm-aj.com
Me Éric Bauland
40, rue de Bonnel
69484 Lyon Cedex 3
www.bcm-aj.com
Administrateurs Judiciaires Associés
Groupe de sociétés en procédure collective recherche cessionnaire
Activité : grossiste en téléphonie mobile et entrepôt logistique à Pantin (93)
Localisation : région parisienne
CA HT exercice 2018 (estimation) : 50 M€
Effectif : 50 salariés
Les offres tendant au maintien de tout ou partie de l’activité de l’entreprise devront être soumises
au plus tard le 03/09/2018 à 12h00.
Une data room virtuelle est mise en place. L’accès à cette data room peut être obtenu sur demande écrite motivée justifiant d’une
capacité financière, industrielle ou commerciale adaptée, et après signature d’un engagement de confidentialité à l’adresse suivante :
neuilly@bcm-aj.com
Me Charles-Henri Carboni
35-37, avenue Sainte-Foy - CS 90043
92522 Neuilly-sur-Seine Cedex
www.bcm-aj.com
Contact : Jean-Baptiste Albertini
Tél : +33 (0)1 47 24 40 13
Fax : +33 (0)1 47 21 35 05
neuilly@bcm-aj.com
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
SOCIÉTÉ DE TAXI, AMBULANCES ET
TRANSPORTS SANITAIRES
Efectif : 30 salariés
ANNONCE@LESECHOSMEDIAS.FR
vouloir le tripler d’ici à cinq ans, en
doublant au passage le nombre de
ses points de vente, pour atteindre
les 6.000 dans 230 villes. Sa croissance mondiale repose beaucoup
sur la Chine et le test qu’il va réaliser
à Pékin et à Shanghai à partir de septembre va donc être observé de
près. n
Activité : Transport de courriers et colis par camions poids lourds et super lourd.
Clientèle LA POSTE et grands transporteurs privés.
signalisation routière située dans le Val d’Oise
Chifre d’afaires 2017 : 3.983.204 €
La Chine est déjà
le 9e producteur
mondial d’arabica,
avec une production
de café qui a
quadruplé en dix ans.
RECHERCHE DE REPRENEUR
ENTREPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Transports de courriers et colis par camions poids lourds
APPEL D’OFFRES
Vente d’une entreprise d’exploitation destinée à la
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Dianping. Cette dernière est la quatrième start-up mondiale par sa
valorisation et prépare sa cotation à
Hong Kong pour accélérer sa montée en puissance, en visant au passage une valorisation de 60 milliards de dollars (52 milliards
d’euros) ! Il reste à prouver que la
livraison changera la donne pour
les deux partenaires, sur un marché
du café en ébullition. Mais c’est stratégique pour Starbucks. L’an dernier, l’Asie-Pacifique représentait
14 % de ses 22,4 milliards de dollars
de ventes. Le groupe américain ne
dévoile pas son chiffre d’affaires
réalisé en Chine, mais il a annoncé
(DÉPARTEMENT VENDEE)
Me François Mercier
3 bd du Maréchal Foch
49055 Angers Cedex 2
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• Actifs : 22 véhicules en pleine propriété et en locaion, licences de
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Corinne Bonraisin
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Les ofres tendant au mainien de tout ou parie de l’acivité de l’entreprise
devront être soumises, au plus tard le 21/09/2018 à 17h00.
Une data room virtuelle est mise en place. L’accès à cete data room peut
être obtenu sur demande écrite moivée jusiiant d’une capacité inancière,
industrielle ou commerciale adaptée, et après signature d’un engagement
de conidenialité à l’adresse suivante : angers@aj-2m.com
taxis, autorisaions de transports sanitaires (ambulance et VSL) et de
staionnement. Site d’exploitaion : locaion sous bail commercial.
• Chifre d’afaires au 31/12/2017 : 1 M€.
• Efectif : 19 salariés.
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16 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
Les festivals de musique dopent
la fréquentation des stations de montagne
LOISIRS
Ces événements,
gratuits ou payants,
et aux budgets variés,
s’intéressent
à toutes les musiques.
Les événements
musicaux fleurissent
sur les cimes.
Des rendez-vous
de nature à renouveler
et à rajeunir la clientèle pendant la période
estivale et les semaines
creuses de l’hiver.
L’impact économique
s’avère à la hauteur
des efforts consentis.
il faut renouveler la clientèle, en
offrant un tourisme d’expérience plus
que sportif. Une station doit aussi être
un lieu de vie à part entière », observe
le directeur général de la Sata (Alpe
d’Huez), Christophe Monier.
Martine Robert
@martiRD
Soutenir l’économie de la montagne,
attirer la clientèle l’été, remplir les
semaines creuses en hiver, faire
vivre des infrastructures sous-utilisées et des commerces désertés,
dynamiser l’image à l’international :
telles sont les missions des festivals
musicaux des stations de montagne.
Ces événements, gratuits ou payants
et aux budgets variant de quelques
centaines de milliers d’euros à plusieurs millions, s’intéressent à toutes
les musiques : classique (Les Arcs, la
Meije, Prades), celtique (AlbiezMontrond), jazz (Puy-Saint-Vincent,
Montgenèvre), country (Crest-Voland), électro (La Clusaz), blues
(Megève), rock (Portes du Soleil)…
Et les organisateurs n’hésitent
plus à s’offrir des marques. Depuis
six ans, Garorock (Lot-et-Garonne)
se décline l’hiver en Garosnow aux
Angles (Pyrénées), et pour la première fois en avril dernier les Francofolies de La Rochelle sont montées jusqu’à Tignes. Quant au poprock Musilac, qui depuis plus de
quinze étés fait danser au bord du lac
Image « chic »
Verbier est l’une des stations, comme Les Arcs, qui a depuis longtemps misé sur la musique au sommet. Photo Nicolas Brodard
du Bourget, il s’est, lui, lancé cette
année un défi printanier à Chamonix, commune qui accueille déjà
l’électro Unlimited et le Cosmojazz
cher à André Manoukian et ses
35.000 fans.
Diversifier l’offre
Pourtant, produire un festival en
montagne engendre un surcoût
estimé de 30 % à 40 %. Verbier a, par
exemple, équipé d’un second toit en
résine microperforée la vaste tente
sous laquelle sont donnés les concerts symphoniques, afin d’épargner
aux mélomanes les aléas d’une
météo souvent capricieuse. La troisième soirée de Musilac à Chamonix
a ainsi dû être annulée en avril dernier.
Malgré leurs contraintes, ces événements font partie intégrante du
modèle économique des stations
qui les accueillent. « Sans le festival,
nous ne pourrions ouvrir l’été. Cela
nous permet de fidéliser notre personnel et de diversifier notre clientèle »,
observe Muriel Hertig, qui a grandi
dans une famille d’hôteliers de Courchevel avant de prendre la direction
d’un quatre-étoiles à Verbier, où elle
n’hésite pas à offrir 60 nuitées aux
artistes de ce festival de musique classique au cœur des Alpes
suisses. « Avec le réchauffement climatique, quelle saison de ski aurons-
Tomorrowland va prendre de la hauteur à l’Alpe d’Huez
La station accueillera
en mars prochain
une édition montagnarde
du festival belge aux 500 DJ
et 400.000 festivaliers. Elle
en attend une visibilité
internationale.
Fin juillet, 45 élus et professionnels
du tourisme de l’Alpe d’Huez sont
venus en délégation à Boom, commune proche d’Anvers, en Belgique,
découvrir Tomorrowland, l’événement qui attire 400.000 fans de
musique électro, et dont la station
française accueillera en mars prochain une édition montagnarde. Ils
n’ont pas été déçus ! Ce « Disneyland » pour DJ compte, sur 35 hectares, pas moins de 18 scènes dignes
des plus grands parcs d’attractions
avec jeux d’eau, puissants rayons
laser, feux d’artifice. Et la Dreamville
voisine propose, sur 45 hectares des
supermarchés, des restaurants, et 12
campings, du plus simple au plus
huppé, contenant 38.000 places au
total.
« Plus qu’un festival, c’est un événement lifestyle, que nous avions envie
de transposer en version hiver, car
nous adorons skier », explique l’un
des deux frères fondateurs, Michiel
Beers. Et justement, c’est ce que
l’Alpe d’Huez cherchait. « Nous voulions une manifestation de nature à
nous dans vingt ans ? Déjà la neige est
rare en décembre et fin avril tout
ferme. Il faut sauver ces villages en
créant des saisons d’été dynamiques », fait valoir Martin Engström,
fondateur du Verbier Festival. Et
l’hiver, les vacanciers ne passent
plus huit heures sur les pistes mais
quatre ou cinq, relève la commission
événements des Portes du Soleil.
« L’apprentissage du ski par des classes de neige ayant quasiment disparu,
Le Verbier Festival, un must
depuis vingt-cinq ans
Ce festival à la renommée
mondiale a contribué
au positionnement chic
de la station suisse. C’est
aussi une université d’été
pour les futures stars
du classique.
Tomorrowland, ici en Belgique, est un véritable « Disneyland » pour DJ, sur 35 hectares et 18 scènes
dignes des plus grands parcs d’attractions, avec jeux d’eau, puissants rayons laser et feux d’artifice.
Photo Julien Du Val
nous inscrire sur la carte mondiale
des villes de montagne », renchérit le
directeur général de la station,
Christophe Monier.
Un contrat de cinq ans
Ainsi 30.000 forfaits, à partir de
825 euros, seront commercialisés
dès septembre pour la semaine du 9
au 16 mars 2019, incluant l’accès au
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« Nous voulions une
manifestation de
nature à nous
inscrire sur la carte
mondiale des villes
de montagne. »
CHRISTOPHE MONIER
Directeur général de la station
Tomorrowland Winter, l’hébergement et les remontées. Comme en
Belgique, la clientèle visée est celle
des jeunes actifs aisés et fans de
musique électro. A Boom, pendant
une semaine, 500 DJ se relaient de
midi à 1 heure du matin, pour des
sets de 90 minutes payés jusqu’à
300.000 euros. A l’Alpe d’Huez,
deux scènes seront installées en
montagne et trois au village.
A Tomorrowland, rien n’est laissé
au hasard : du poste de contrôle où
officient une soixantaine de policiers, pompiers, secouristes, météorologistes, agents de sécurité, jusq u’à l a c o m m u n i c a t i o n t o u s
azimuts assurée sur les réseaux
sociaux par 230 free-lances chargés
de reportages multimédia. En Belgique, 12.000 personnes travaillent
pour le festival, sa version hivernale
à l’Alpe d’Huez devrait en mobiliser
de 2.000 à 3.000. « La gestion de flux
importants ne nous fait pas peur,
nous y sommes habitués, le vrai challenge sera plutôt technique, lié aux
conditions hivernales », souligne
Christophe Monier.
« L’enthousiasme partagé par les
gens de l’Alpe d’Huez nous a incités à
les retenir », reconnaît Michel Beers,
qui a signé un contrat de 5 ans. La
configuration du site, dont une partie facile à privatiser, et les efforts
consentis par les élus territoriaux
(la région Auvergne-Rhônes-Alpes
a apporté 400.000 euros) ont fait le
reste.
— M. R.
L’impact économique s’avère, pour
certaines stations, à la hauteur des
efforts consentis. Parmi les pionniers, la très réputée Académie-Festival des Arcs, créée en 1973, a incité
bien des mélomanes à y investir
dans un bien immobilier. Le Verbier
Festival, fondé il y a vingt-cinq ans, a
ainsi généré 26 millions d’euros en
2014, selon Mc Kinsey, et a contribué
à l’image « chic » de la station, faisant flamber les prix de l’immobilier
jusqu’à 6.000 euros le mètre carré.
Quant à Rock the Pistes, et
ses 600.000 euros de budget financés par les remontées mécaniques
des Portes du Soleil (pour 55 %), les
pass ski + concerts (20 %), les partenariats (15 %) et les subventions
(10 %), il génère la vente de
30.000 forfaits et assure des taux
d’occupation hôteliers exceptionnels, tandis que les retombées
médias sont évaluées à 4,5 millions
d’euros. n
Dans la station suisse de Verbier, où
chalets et hôtels étaient fermés l’été,
la belle endormie a été réveillée par
l’initiative, il y a vingt-cinq ans, de
Martin Engström. « J’ai transposé à
Verbier le modèle d’Aspen, créé en
1949 dans le Colorado, pour en faire le
festival majeur en montagne pour la
musique classique », raconte son
fondateur et toujours directeur. Dès
la première édition, son énorme carnet d’adresses d’ex-agent d’artistes
stars et d’ex-directeur de Deutsche
Grammophon en a assuré le succès.
Depuis, la manifestation est devenue une sorte d’université d’été de la
musique, avec la naissance en 2000
du Verbier Festival Orchestra,
accueillant 90 jeunes musiciens,
puis en 2006 du Verbier Chamber
Orchestra, composé de talents
reconnus passés par les formations
maison, et en 2013 du Verbier Junior
Orchestra, destiné aux 15-18 ans,
enfin de l’académie des solistes. Le
tout attire des centaines de postulants du monde entier.
« Ici, les vedettes acceptent des
cachets bien inférieurs à l’habitude,
car elles apprécient la convivialité du
festival, le charme du village, la beauté
des paysages. C’est pourquoi un maestro comme Valery Gergiev a accepté
d’être notre directeur musical, que des
musiciens du Metropolitan Opera de
New York ou de stars lyriques viennent coacher les artistes de demain »,
se félicite Martin Engström. D’où le
modèle économique singulier de ce
festival. « Nous ne faisons venir
aucun grand orchestre. Ce sont les
chefs célèbres qui viennent diriger le
nôtre ! Et nous organisons des tour-
« Ici les vedettes
acceptent des
cachets bien
inférieurs
à l’habitude
car ils apprécient
la convivialité. »
MARTIN ENGSTRÖM
Directeur fondateur
du Verbier Festival
nées qui nous font connaître du
monde entier », poursuit-il. Le millier d’amis mécènes que le festival
s’est constitué au fil du temps participe de ce succès. Outre un apport
estimé à 10 % du budget de près de
10 millions d’euros de la manifestation cette année, ces richissimes propriétaires ouvrent leurs chalets aux
artistes, les hébergent, organisent
des dîners après les concerts, et
apportent des bourses aux étudiants
en musique ou chant. « Et nous contribuons à l’image du festival en le
médiatisant le plus possible », précise
la présidente des amis, Catherine de
Martignac. Tout reste fragile, cependant. La jeune génération de mécènes a moins de temps à accorder au
bénévolat, et le sponsoring des
entreprises a diminué depuis la crise
de 2008. La commune, en revanche,
joue le jeu : pour ne pas avoir à renégocier tous les ans le montant de la
subvention accordée (environ
860.000 euros), celle-ci est fixée en
pourcentage du forfait fiscal que les
résidents de Verbier paient aux
divers échelons territoriaux. Une
façon de corréler l’aide apportée, à
l’impact du festival sur l’économie
locale et sur le positionnement haut
de gamme de la station.
— M. R.
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Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
en
direct
261 migrants
évacués à Nantes
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
PAYS DE LA LOIRE Quelque
La préfecture de Haute-Savoie
a prolongé jusqu’au 15 août
les restrictions d’accès au mont
Blanc par l’itinéraire classique
de l’Aiguille du Goûter, dans
les Alpes françaises, en raison
de sa surfréquentation. Seules
les personnes justifiant d’une
réservation au refuge du Goûter
peuvent accéder au sommet.
261 migrants, essentiellement
originaires du Soudan et
d’Erythrée, ont été évacués par
les forces de l’ordre jeudi à Nantes d’un ex-lycée qu’ils occupaient, après avoir été expulsés
fin juillet d’un square du centre
de Nantes, a-t-on appris auprès
de la mairie et de la préfecture.
Ils se sont ensuite regroupés au
Jean-Pierre Clatot/AJFP
PME
&REGIONS
L’accès au mont
Blanc restreint
série d’été 10/10
square d’où ils avaient été expulsés le 23 juillet et y ont rejoint une
centaine d’autres migrants,
revenus là dès le lendemain de
cette première évacuation.
La mairie de Nantes a précisé
avoir proposé un hébergement
pour les 147 personnes les plus
vulnérables. Propriété de la ville,
l’ancien lycée Leloup-Bouyer fait
actuellement l’objet de travaux
en vue de sa transformation en
école pour une ouverture à la
rentrée 2020.
LES MAIRES INCLASSABLES
Christophe Castaner, maire écolo de Forcalquier
Premier magistrat de Forcalquier
pendant seize ans, le délégué général d’En marche a été l’un des premiers à interdire l’affichage publicitaire, le Gaucho, le Regent et les
produit phytosanitaires.
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
orcalquier, 5.000 habitants retirés de l’agitation urbaine dans les
Alpes-de-Haute-Provence, à l’arrière du littoral méditerranéen. C’est dans
c e t t e c ommu n e b âti e vers le
VIIe siècle sur un piton rocheux que
Christophe Castaner, délégué général de La République En marche et
secrétaire d’Etat aux Relations avec
le Parlement, a exercé pendant
seize ans son mandat de maire. « De
loin l’expérience politique qui m’a le
plus marqué, car directement
connectée à l’action », explique ce
socialiste devenu l’un des plus fidèles lieutenants d’Emmanuel
Macron.
C’est dans cette ancienne capitale
moyenâgeuse du comté de Provence, dont il a raflé la mairie en 2001
(avant de décrocher la vice-présidence de la région Paca en 2004),
que ce touche-à-tout (diplômé en
droit international, il a été serveur,
maçon, magasinier, chauffeur
livreur et journaliste pigiste) a aussi
F
expérimenté de nouvelles façons de
vivre ensemble. « Etre maire, c’est
construire de l’unité », exprime celui
que beaucoup verraient à la tête de
Marseille à l’occasion des prochaines échéances.
Zones de publicité resteinte
Dans « sa » ville, il expérimente,
presque malgré lui. « J’étais poussé
par le contexte : défendre le patrimoine local, écouter la contestation,
construire un monde meilleur pour
les jeunes… » Un 8 mai, les panneaux d’affichage sont détournés
par des contestataires gauchistes
qui manifestent contre le consumérisme. C’est une révélation. « Marx
se trompait en affirmant qu’il fallait
des élites pour gouverner le peuple. Il
faut des acteurs qui portent la parole
et l’aspiration d’un territoire. » Marqué par cet événement, « Casta »,
décide alors d’emboîter le pas de ses
opposants et d’interdire l’affichage
publicitaire en ville.
C’est une première. Dans son
délibéré du 11 mai 2011, la municipalité produit les bases d’une révolution qui a depuis gagné Grenoble :
c r é e r d a n s l ’a g g l o m é r a t i o n
« Etre maire, c’est construire de l’unité », exprime celui que beaucoup verraient à la tête de Marseille
à l’occasion des prochaines échéances. Photo Thomas Delsol
des « zones de publicité restreinte »
réglementant l’affichage, les dispositifs scellés au sol, les abris voyageurs et même les enseignes murales. Incompréhension et colère des
commerçants. Puis, après les polémiques, la fierté d’être pionnier. « Le
rapport au temps, au terrain, et la
construction de l’acceptabilité sont
des données essentielles en politique,
exprime le nouveau chef de file de la
majorité. Il faut savoir avancer avec
le terrain et construire son raisonnement par rapport à l’acceptabilité. »
Pour expérimenter, Christophe
Castaner s’entoure d’une équipe
d’ingénieurs et de managers de territoire. Avec elle, il lève des fonds
européens et transforme la cité.
La vieille ville est rénovée, une
Maison des métiers du livre voit le
jour pour accueillir éditeurs, imprimeurs et graphistes, il décroche le
label de pôle d’excellence rurale,
crée une Université européenne des
senteurs et des saveurs dans un
ancien couvent qui accueille un
master et des visiteurs du monde
entier, et obtient même le label pôle
de compétitivité Parfums Arômes
Allopneus absorbe Popgom
pour se déployer à l’international
Senteurs Saveurs pour son territoire. « Patrimoine, senteur, écriture… Nos actions ont puisé dans
notre identité pour parler aux sens »,
résume l’ancien maire, qui est
encore conseiller municipal.
bio dans les crèches et les cantines
scolaires, installe un marché paysan et un Village vert, espace d’animation, de commerces et de bureau
qui promeut le modèle de consommation responsable à Forcalquier. « Cette démarche a permis
l’installation d’une trentaine de jeunes agriculteurs », revendique
Christophe Castaner.
Pour les fixer, la commune est
partenaire de Terre de liens, une
association qui œuvre pour la préservation du foncier agricole. La
convention signée avec la ville
inclut un engagement moral
« pour la protection de l’environnement en assurant la promotion de
l’agriculture biologique » et une
anticipation des besoins agricoles.
Le dernier plan local d’urbanisme,
voté en décembre, consacre ainsi
une part plus importante à l’agriculture et à la nature : 4.043 hectares en 2017 contre 3.920 dans le
PLU de 2007. Mais l’opposition cingle : elle dénonce le déclassement
de 2 hectares de terres agricoles
pour permettre l’extension d’un
supermarché, un serpent de mer
datant du premier mandat de
Christophe Castaner. En 2015,
l’Union des commerçants et artisans de Forcalquier était parvenue
à faire casser le PLU qui prévoyait
déjà cette requalification. n
Des contestations locales
Mais c’est surtout dans le domaine
de l’environnement qu’il veut marquer le terrain. Dès 2003, la commune interdit aux agriculteurs
d’utiliser le Gaucho et le Regent,
puis supprime l’utilisation des produits phytosanitaires, généralise le
5 RETROUVEZ LUNDI
Nouvelle série :
« Patrons : où étiez-vous
en Mai 68 ? »
La start-up GEEV
lève 3 millions d’euros
APPLICATION
PROVENCE-ALPESCÔTE D’AZUR
Le leader tricolore
de la vente en ligne
de pneus acquiert la
clientèle de son
concurrent Popgom
dans 14 pays.
Premières cibles : la
Belgique, les Pays-Bas
et l’Espagne.
Une seule marque suffit. Après dix
ans d’activité, le site de vente de
pneus en ligne Popgom, racheté par
Michelin en 2014, a fusionné ses
activités avec celles d’Allopneus,
dont le fabricant est le principal
actionnaire. L’opération permet de
donner naissance à un géant du secteur en Europe en offrant à la marque leader Allopneus, née à Aix-enProvence en 2004, une clientèle
présente dans 14 pays. Popgom est
un pure player créé par l’ancien
directeur des systèmes d’information de Michelin, avec le groupe
clermontois et MisterGoodDeal
comme actionnaires. Avec 4 mil-
lions d’euros, la start-up s’est
d’emblée installée en Espagne puis
a rapidement gagné la Suisse,
l’Autriche et les pays de l’Est. Avec
15.000 références, 1 million de
pneus en stock, un réseau d’un millier de centres de montage partenaires et une stratégie discount, la
marque a rapidement gagné du terrain jusqu’à dépasser 21 millions
d’euros de chiffre d’affaires en 2015.
Mais en France, c’est son rival
Allopneus qui s’est imposé avec un
modèle économique mieux huilé :
son maillage territorial est plus
exhaustif (plus de 6.000 garages partenaires), il dispose d’un plus grand
nombre de références (plus de
25.000, du pneu de brouette à la
sportive de luxe en passant par les
pneus agricoles ou de poids lourds)
et propose un service exclusif de
montage à domicile. Surtout, le
groupe fait une promesse audacieuse : livrer en moins de 24 heures
n’importe quel pneu parmi 70 marques. Avec cette organisation,
l’entreprise vend un pneu toutes les
9 secondes (3,5 millions en 2017),
cinq fois plus que son concurrent
allemand, et capte à elle seule plus de
la moitié des ventes de pneus sur
Internet, soit plus de 9 % du marché
Le groupe fait une promesse
audacieuse : livrer en moins de
24 heures n’importe quel pneu
parmi 70 marques. Photo DR
tricolore. Elle compte plus de 1,2 million de clients et a réalisé l’an passé
un chiffre d’affaires de 248 millions
d’euros.
Pics saisonniers
Pour accroître encore ses capacités
de livraison, son président et fondateur, Didier Blaize, a investi l’an passé
près de 40 millions d’euros pour
construire à Valence une nouvelle
plate-forme logistique de
42.000 mètres carrés où peuvent
être stockés 700.000 pneus. Il dispose du double de réserve foncière
pour porter à 2 millions au total ses
capacités de stockage en fonction de
l’évolution du parc automobile, de
plus en plus séduit par les SUV. Avec
ce nouvel entrepôt, il peut absorber
les pics saisonniers qui nécessitent
aujourd’hui des stockages périphériques peu performants : les pneus
neige et quatre-saisons représentent
le quart des ventes de l’entreprise
qu’il faut souvent livrer dans
l’urgence des conditions météo. De
cette base, l’entreprise est également
bien placée pour s’ouvrir aux importants bassins de consommation de
l’Italie du Nord et de la Catalogne.
Elle s’ajoute à celle, historique,
d’Oignies (Pas-de-Calais), qui peut
arroser les marchés du nord et de
l’est de l’Europe. Si en France le
cabinet Frost & Sullivan annonce
un doublement des ventes de pneus
en ligne d’ici à 2025 (l’e-commerce
couvrira alors 30 % du marché),
près de 400 millions de pneus de
remplacement sont vendus chaque
année en Europe. — P. M.
GEEV est une
application mobile
gratuite dédiée
au don et à la
« récup » d’objets.
« Donnez et adoptez gratuitement des objets. » Tel est le slogan de l’application collaborative GEEV. La start-up, fondée il y
a plus de deux ans par Florian
Blanc et Hakim Baka, vient de
lever 3 millions d’euros auprès
de Daphni, Omnes et BNP Développement. « Nous avons voulu
trouver une solution simple qui
permettrait de remédier aux ventes d’objets infructueuses, aux
encombrants qui traînent dans
les rues. L’idée est de digitaliser cet
usage à grande échelle pour en
faire un réflexe du quotidien »,
explique Florian Blanc.
Plusieurs business angels,
dont Emmanuel Guyot – cofondateur de Digitick –, ont également participé à l’opération.
Séverine Grégoire, fondatrice
de MesDocteurs et de Monshowroom, entre au conseil. Le
modèle économique développé
prévoit dans un premier temps
que l’application soit gratuite,
de manière à attirer du trafic.
Les fondateurs mettent en
avant plus de 1 million de téléchargements de l’application,
300.000 membres enregistrés
sur Facebook et le fait que
600.000 objets ont déjà trouvé
un nouveau foyer par leur intermédiaire. L’application est
aujourd’hui utilisable à Lyon,
Marseille, Lille, Bordeaux, Nantes, Toulouse via Facebook.
Version premium
Le lancement d’une version premium avec un modèle d’abonnement payant est prévu, de
même qu’une offre de transport
permettant de se faire livrer les
objets volumineux dans la journée. Celle-ci est en test à Bordeaux, le déploiement national
est prévu d’ici à septembre.
« Nous étudions des pistes permettant aux grands groupes de
bénéficier de la plate-forme ainsi
qu’un lancement, sur le moyen et
long terme, d’une version B to B »,
précise Hakim Baka. Et GEEV
Canada vient de voir le jour. Des
filiales à Toronto et New York
devraient être créées d’ici à
2020. — Ghizlaine Badri
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18 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
en
pixels
shutterstock
HIGH-TECH
&MEDIAS
Alex Stamos, le directeur
de la sécurité du réseau social,
a confirmé ce jeudi son départ,
pressenti depuis plusieurs mois.
En conflit avec la numéro 2
de Facebook, Sheryl Sandberg,
Alex Stamos était partisan d’une
approche plus proactive et plus
transparente en matière de
régulation. Il rejoint à la rentrée
l’université de Stanford.
Free dit avoir une
hausse du nombre
d’abonnés 4G
shutterstock
Nouveau départ
chez Facebook
Après des informations de
Bloomberg rapportant une fuite
historique des abonnés de Free
au profit d’Orange, l’opérateur
de Xavier Niel a reconnu une
baisse des abonnés aux forfaits
à 0 euros et 2 euros. Mais,
précise-t-il, « le nombre d’abonnés
au forfait Free 4G a, lui, continué
sa progression constante ».
Malgré des gains d’abonnés, Altice
peine à convaincre
l Le groupe de Patrick Drahi a poursuivi sa reconquête commerciale au deuxième trimestre.
l Mais sa stratégie offensive de promotions a pesé sur ses revenus et sa marge opérationnelle.
2,35
MILLIARDS DE DOLLARS
C’est la somme déboursée
par Cisco pour mettre
la main sur Duo Security,
un spécialiste américain
de l’authentification en ligne
et notamment de la double
authentification (par
exemple, ouvrir une session
sur PC via un smartphone).
Parrot
a creusé
ses pertes
au deuxième
trimestre
ROBOTIQUE
TÉLÉCOMS
Les produits grand
public hors drones
(les kits mains libres
automobiles),
en forte baisse,
vont être cédés
à Faurecia.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Mois après mois, Altice Europe
(SFR, Portugal Telecom…) continue
de gagner des abonnés, en France
comme au Portugal. Mais le retour
à la croissance pour le groupe de
Patrick Drahi n’est pas encore pour
tout de suite. La maison mère de
SFR, qui publiait jeudi matin ses
résultats pour le deuxième trimestre, a vu son chiffre d’affaires baisser de 2,3 % sur la période, après
une croissance nulle au cours des
trois premiers mois de l’année.
La multiplication des promotions pour reconquérir des clients
dans un marché français qui reste
très concurrentiel a pesé sur les
revenus et la marge opérationnelle.
Le meilleur encadrement du taux
réduit de TVA (2,1 %) réservé à la
presse, dont Altice bénéficiait au
titre de son kiosque numérique
(SFR Presse), mais que le groupe
appliquait à ses offres couplées
(mobile, fixe, télévision), a aussi eu
un impact sur les résultats. Selon JP
Morgan, SFR (propriétaire notamment de BFM TV, RMC, « Libération » et « L’Express ») parvenait à
économiser entre 216 et 360 millions d’euros de TVA en appliquant
ce taux préférentiel sur une assiette
bien plus large. Fin 2017, l’Assemblée nationale avait cependant mis
fin à la pratique, en modifiant le
Code des impôts. En intégrant cet
impact, effectif en mars 2018, le chiffre d’affaires de SFR est en recul de
3,8 %. L’Ebitda ajusté recule quant à
lui de 9,1 %. Bien qu’en baisse, les
marges restent élevées dans un secteur très compétitif.
Le groupe table désormais sur
une croissance positive fin 2018 ou
2019 et sur un cash-flow compris
entre 2,3 et 2,5 milliards d’euros
Les temps sont rudes pour
Parrot. Le fabricant de drones
français a annoncé jeudi que ses
pertes s’étaient creusées de 47 %
à 13,1 millions d’euros sur le
deuxième trimestre. Entre avril
et juin, le chiffre d’affaires du
groupe est en recul de 6,3 %, à
32,9 millions d’euros.
En cause, la forte baisse des
produits grand public de l’entreprise hors drones. Ce sont quasi
exclusivement les kits mains
libres automobiles, en chute de
73 %, à 2,2 millions d’euros. Parrot est en train de se séparer de
cette activité au profit de Faurecia, à qui il prévoit de céder sa
part de 80 % dans Parrot Automotive. L’opération, d’un montant de 108,5 millions, devrait
être finalisée à l’automne.
pour 2018. « Pour augmenter nos
ventes, nous devons reconquérir tous
les abonnés que nous avons perdus.
C’est la seule solution », a expliqué
Alain Weill, PDG d’Altice Europe,
lors d’une conférence téléphonique
avec plusieurs journalistes, jeudi
matin. Mais le groupe peine à convaincre. La réaction de la Bourse a
été cinglante : Altice perdait 16,3 %
jeudi à la clôture.
Victime en 2017 d’une hémorragie
d’abonnés, SFR a pourtant déjà
recruté un demi-million de nouveaux clients depuis le début de
l’année. Dans le fixe (+13.000 abonn é s) , c o m m e d a n s l e m o b i l e
(+211.000 clients), le deuxième opé-
rateur du pays derrière Orange a
continué à en gagner au cours du
deuxième trimestre, même si le
Le groupe table
désormais sur une
croissance positive
fin 2018 ou 2019.
rythme faiblit légèrement par rapport aux trois premiers mois de
l’année. SFR continue de miser sur le
déploiement de la fibre, avec
56.000 nouveaux clients sur la
période. « Avant la convergence
médias-télécoms, la priorité, c’est la
conquête de nouveaux abonnés »,
estime Alain Weill. Mi-juin, Altice
avait finalement renoncé à racheter
Media Capital, le plus gros groupe de
médias du Portugal, entraînant des
doutes sur la poursuite de cette stratégie. En France, le lancement de la
chaîne RMC Sport (ex-SFR Sport)
début juillet « porte déjà ses fruits et
va permettre à Altice de générer
davantage de croissance et de cashflow », ajoute le PDG d’Altice Europe.
Alors que tout le secteur des télécoms bruisse de rumeurs concernant une possible consolidation qui
verrait le marché « repasser » de
quatre à trois opérateurs, Altice a
laissé entretenir le suspense à ce
sujet. « La consolidation arrivera en
France, mais elle n’est pas une obligation », affirme Alain Weill. « Nous
ne savons pas si elle se fera dans trois,
cinq ans, ou davantage… SFR génère
du cash, ce qui n’est pas le cas de deux
de nos concurrents. Nous allons pouvoir investir de plus belle dans la
5G. »
Autre sujet scruté par les marchés : la dette. Après plusieurs cessions et opérations de refinancement, la dette d'Altice Europe
atteint 31,7 milliards d'euros au
deuxième trimestre.
(
Lire « Crible »
Page 28
Les télécoms, un secteur de plus en plus endetté
Selon une étude récente
de Moody’s, le secteur
a dépassé l’énergie pour
devenir en 2018 l’industrie
la plus endettée avec
une dette de 183 milliards
de dollars.
L’industrie des télécoms est de plus
en plus endettée. C’est le constat que
fait Moody’s, dans une étude
portant sur 590 entreprises européennes de divers secteurs, classées
dans la catégorie « speculative
grade » (risque élevé et coût de la
dette plus important).
En 2018, selon la célèbre agence
de notation, les télécoms ont
dépassé l’énergie pour devenir
l’industrie la plus endettée, avec
une dette s’élevant à 183 milliards de
dollars (157 milliards d’euros) à la
fin mars. Soit 16 % du total des
entreprises concernées par l’étude,
contre 11 % l’année dernière.
Parmi les opérateurs télécoms
les plus lourdement endettés on
retrouve Altice Europe (31,8 milliards d’euros de dette nette au
deuxième trimestre), Telecom Italia (25,1 milliards d’euros sur la
même période) et l’opérateur néerlandais Veon, très présent en Russie, avec 8,6 milliards de dollars.
Faible coût du crédit
« En moyenne, les sociétés couvertes
par notre étude détiennent 1,9 milliard
de dollars de dette. Mais dans les télécoms, la moyenne est beaucoup plus
élevée, à 6,8 milliards de dollars » écrivent les analystes de Moody’s. Après
les télécoms, l’automobile (avec une
dette moyenne par entreprise de
4 milliards) vient en deuxième position. Certes, dans les télécoms, la
dette fait partie du métier. Rien qu’en
Europe, Moody’s note chaque année
300 milliards d’euros de dettes dans
ce secteur. 10 % de la somme est refinancée annuellement. Le faible coût
du crédit favorise l’endettement.
« Les opérateurs télécoms investissent
massivement mais les revenus se
matérialisent bien plus tard. La dette
est inhérente à ce type d’activité », rappelle Alexandre Ménard, directeur
associé senior au sein du cabinet
McKinsey. En effet, les télécoms sont
une industrie très capitalistique : en
moyenne, 17 % de leurs revenus sont
réinvestis, selon Moody’s. Les opérateurs doivent sans cesse investir
dans leurs réseaux fixes (fibre optique…) et mobiles (4G, 5G…) pour
pouvoir transporter des flux de data
qui, partout, explosent.
En France, selon l’Arcep, le régu-
« Les opérateurs
télécoms
investissent
massivement mais
les revenus se
matérialisent bien
plus tard. La dette
est inhérente à ce
type d’activité. »
ALEXANDRE MÉNARD
Directeur associé senior au sein
du cabinet McKinsey
lateur du secteur, les opérateurs ont
investi collectivement en 2017
presque 10 milliards d’euros, un
record. Le tout dans un contexte
très concurrentiel, marqué par une
guerre des prix qui fait pression sur
le chiffre d’affaires et les bénéfices.
« La baisse continue des revenus et
des profits depuis 2011, cumulée à
une hausse des investissements
d’infrastructure, nécessite de trouver
de nouvelles sources de financement.
L’augmentation de la dette en fait
partie, mais ce n’est pas suffisant »,
note Alexandre Ménard.
Investissements colossaux
pour la 5G
A cela vient s’ajouter l’impact de la
5G. La prochaine génération de
téléphonie mobile va nécessiter des
investissements colossaux. Non
seulement les opérateurs vont
devoir casser la tirelire pour acheter de nouvelles fréquences, mais ils
vont également devoir installer de
nouveaux pylônes, et équipements
(a n t e n n e s 5 G p a r e xe m p l e) .
Aujourd’hui, la dette est surtout
logée chez les équipementiers télécoms comme Huawei, Ericsson et
Nokia, et moins chez les opérateurs.
« En Europe, nous constatons une
baisse des niveaux d’endettement
chez les opérateurs » explique Carlos
Winzer, vice-président Europe en
charge des télécoms chez Moody’s.
Par exemple, la dette de Telecom
Italia a baissé de presque 400 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2018. Celle de Veon,
elle, a reculé de 321 millions d’euros
sur la même période.
Selon Carlos Minzer, après de fortes turbulences souvent liées à l’arrivée d’un nouvel entrant –comme en
France en 2012 lorsque Free s’est
lancé sur le mobile – le marché européen est désormais en voie de stabilisation et retrouve peu à peu des couleurs. « Les télécoms sont certes une
industrie très endettée, mais qui a la
capacité de générer du cash flow. Cela
fait des années que ce secteur est
endetté, et malgré cela, nous n’avons
jamais vu un opérateur ou un équipementier faire défaut pour cette raison », conclut l’analyste. — R. B.
L’entreprise perd de
l’argent depuis 2016.
Elle a entamé
une stratégie
de recentrage
sur les drones civils
grand public
et professionnels.
L’entreprise, qui perd de
l’argent depuis 2016, a entamé
une stratégie de recentrage sur
les drones civils grand public et
professionnels. Il y a deux ans,
sa perte nette s’est établie à
137,9 millions d’euros, avant de
se réduire à – 38,2 millions en
2017. Au premier semestre de
cette année, elle se monte à –
18,9 millions.
Sur le segment des drones,
Parrot doit affronter la concurrence de DJI, le leader mondial
chinois, qui détient 70 % du
marché mondial. Le français
voit néanmoins cette activité
progresser, les drones ayant
généré 30,6 millions d’euros de
chiffre d’affaires au deuxième
trimestre, soit une hausse de
14 % par rapport à la même
période l’an passé. Les drones
grand public (57 % de l’activité)
progressent, eux, de 27 % en un
an, grâce notamment à une
« accélération des ventes des
anciennes générations de drones » et à l’arrivée des nouveaux
modèles Anafi sur le marché,
sur lesquels l’entreprise compte
beaucoup. Cela permet au
groupe de confirmer ses objectifs pour 2018 : accroissement
du chiffre d’affaires, amélioration des marges et ralentissement des pertes. En 2019, Parrot
prévoit « une nouvelle phase
d’accélération maîtrisée. »
— E. Co. (avec AFP)
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 19
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
Le marché du PC profite
aux fabricants de processeurs
l Les processeurs pour PC retrouvent un gain de forme qui bénéficie à Intel et AMD.
l Les deux groupes poursuivent cependant leur stratégie de diversification.
ÉLECTRONIQUE
ÉLECTRONIQUE
L’action du fabricant
d’enceintes
a augmenté
de plus de 20 %
pour le premier
jour de cotation.
Florian Dèbes
@FL_Debes
C’est la surprise de l’été des fabricants de semi-conducteurs. Alors
qu’Intel et AMD se tournent depuis
quelques années vers l’eldorado
des puces électroniques pour les
serveurs des centres de données
toujours plus nombreux, leur vieux
marché des processeurs pour PC
retrouve des couleurs.
« Les conditions de marché s’améliorent et nous attendons une croissance modeste du marché adressable PC, pour la première fois depuis
2011 », notait Bob Swan, le directeur financier et PDG par intérim
d’Intel, lors de la présentation des
résultats du deuxième trimestre
du fondeur de Santa Clara, la
semaine dernière. Toujours en
recherche d’un patron après le
départ surprise de Brian Krzanich
– qui a reconnu une relation avec
une employée –, Intel est, de très
loin, le numéro un du processeur
PC, avec près de 80 % de part de
marché.
Eternel challenger, son voisin
AMD se réjouit lui aussi, ce trimestre, de la stabilité retrouvée du marché des ordinateurs personnels :
« Dans sa globalité, le marché du PC a
fait mieux que ce que beaucoup espéraient », appréciait quelques jours
plus tôt sa PDG, Lisa Su.
Ce regain de forme de l’industrie
du PC, qui impacte directement les
résultats d’AMD, est une aubaine
pour le fabricant américain de
semi-conducteurs, en pleine reconquête commerciale et technologique depuis deux ans. Ses ventes de
processeurs et cartes graphiques
pour PC ont progressé de 64 % par
rapport à l’an dernier, à 1,1 milliard
de dollars. Cette performance lui
Etienne Combier
@etiennecombier
Et Fl. D.
D’après les cabinets d’analystes technologiques, les livraisons de PC ont augmenté de 1,4 % (Gartner),
voire de 2,7 % (IDC) au deuxième trimestre 2018. Photo Shutterstock
permet de grappiller des parts de
marché à son concurrent hégémonique, même si celui-ci peut garder
la tête froide. Le gâteau commun
grossit aussi alors qu’Intel a également fait progresser ses ventes de
processeurs pour PC de 6,3 %, à
8,73 milliards de dollars, défiant
les estimations.
livraisons de PC ont augmenté de
1,4 % (Gartner), voire 2,7 % (IDC) au
deuxième trimestre 2018, en raison
des programmes de renouvellement lancés par les entreprises en
vue de leur migration vers le système d’exploitation Windows 10 de
Microsoft. Pour ces nouvelles
machines, Intel et AMD ont augmenté les prix de leurs composants.
L’embellie prendra fin
dès que les entreprises
en auront fini
avec la migration
Windows 10.
Succès du cloud computing
Les fabricants de puces profitent
de phénomènes latents depuis le
début de l’année. D’après les cabinets d’analystes technologiques, les
Alors que la rentrée des classes
approche et que la période de Noël
se prépare, Lisa Su s’estime en bonne
position pour la fin de l’année. Mais
ni elle, ni l’équipe intérimaire d’Intel,
ni même la direction de Qualcomm
n’ont, pour autant, l’intention de
faire marche arrière en reniant leur
diversification vers les centres de
données. Ce, alors même que Qualcomm a fait de son positionnement
dans l’univers des PC l’un de ses axes
stratégiques, après l’échec de la
fusion avec NXP.
Lors de la présentation de leurs
résultats, Intel comme AMD ont
d’ailleurs commencé par insister
sur la croissance des revenus issus
de leurs data centers, portée par
celle de l’informatique dématérialisée, le cloud computing. Intel se
vante d’une augmentation de 27 %
des recettes issues de cette activité,
sur un an, à 5,5 milliards de dollars.
AMD se congratule d’une progression de 50 % des ventes de ses puces
Epyc destinées aux serveurs, par
rapport au premier trimestre 2018.
Mais Gartner prévient : l’embellie
du PC pourrait ne pas durer et prendre fin dès que les entreprises en
auront fini avec la migration Windows 10. Visiblement, le message
est passé. n
Intel prend du retard dans la course aux 10 nanomètres
Les investisseurs ont
sanctionné l’américain
pour avoir perdu
sa position de numéro
un de la technologie de
conception de puces
électroniques gravées
toujours plus finement.
Dans l’industrie des semi-conducteurs, l’infiniment petit peut créer de
gros problèmes. La Bourse n’a ainsi
pas du tout apprécié le nouveau
report annoncé par Intel dans la production en volume de puces électroniques de nouvelle génération. Elle
attend ce moment depuis 2015. Vendredi dernier, le cours du fondeur a
chuté de 8,59 % en une séance, après
qu’il a reconnu que la fabrication de
processeurs gravés en 10 nanomètres (nm) ne commencerait pas
avant la fin d’année 2019.
Les investisseurs ont surtout
sanctionné Intel pour avoir perdu
sa position de numéro un dans ces
technologies très onéreuses de la
conception de puces électroniques.
Toujours maître de plus de 80 % des
parts du marché des processeurs
destinés au PC, il laisse néanmoins
la place à son concurrent AMD qui
n’en demandait pas tant.
Pour des PC plus économes
en énergie
Déjà de retour en grâce depuis
deux ans avec ses composants en
14 nm et 12 nm, AMD prévoit pour
2019 de commercialiser ses processeurs Zen 2 en 7nm, fabriqués par
GlobalFoundries – sa fonderie qu’il
a revendue en 2009 – et TSMC. Sur
un processeur PC, plus la gravure
est fine, plus l’ordinateur économi-
Sonos bien
accueilli
à la Bourse
de NewYork
sera de l’énergie et pourra lancer de
fonctionnalités gourmandes en
puissance (par exemple la 4K, c’està-dire l’ultra-haute définition).
« Nous travaillons sur des puces où
l’écart maximal entre deux transistors est de 10 nm, quand nos compétiteurs n’assurent qu’un écart minimal », relativise-t-on chez Intel, qui
considère assurer le même niveau
de performance aux fabricants de
PC. L’entreprise explique son retard
par son exigence en termes d’efficacité de ces futures puces.
Sauf qu’AMD enfonce le clou et
clame tester chez des clients des
processeurs 7 nm pour serveurs
La mauvaise nouvelle
sur le plan de la
production n’a pas
empêché la société
de réviser à la hausse
son objectif de chiffre
d’affaires record.
informatiques, un domaine considéré comme stratégique par les
deux sociétés, mais qu’Intel n’a pas
encore officiellement exploré avec
cette finesse. « Nous avons beaucoup
parié sur le 7nm […]. Nous sommes
très contents de là où nous en sommes
et de là où est positionnée la concurrence », se moquait même la patronne d’AMD, Lisa Su, en présentant ses derniers résultats financiers. Son partenaire taïwanais
TSMC revendique même de travailler sur des gravures en 5 nm.
La mauvaise nouvelle d’Intel
sur le plan de la production ne l’a
De retour en grâce depuis deux ans avec ses composants en 14
et 12 nanomètres (nm), AMD prévoit pour 2019 de commercialiser
ses processeurs Zen 2 en 7nm. Photo wccftech
néanmoins pas empêché de réviser à la hausse son objectif d’une
deuxième année consécutive de
chiffre d’affaires record, à 69,5 milliards de dollars sur douze mois,
contre 67 milliards de dollars visés
jusqu’ici. A mi-année, l’entreprise a
déjà engrangé 33,1 milliards de dollars. Au deuxième trimestre, elle a
élevé ses profits de 78 % par rapport à la même période un an plus
tôt, pour 5 milliards de dollars de
résultat net.
Ces résultats rassurent certains
analystes. « Intel a trouvé l’équilibre
entre le timing et la profitabilité […]
par rapport à la compétition. Ses
résultats le prouvent », écrit Morning Star. Il reste à le préserver,
désormais.
— Fl. D.
Plutôt GoPro ou Roku ? Au vu
du succès de son introduction
en Bourse, à New York jeudi,
Sonos semble plutôt emprunter
le chemin du fabricant de boîtiers pour télévisions connectées Roku, dont le cours a gagné
221 % depuis son arrivée sur les
marchés. Celui du spécialiste
des caméras d’action GoPro a
chuté de 75 % en quatre ans. A
l’ouverture, l’action de Sonos,
fabricant améri-
cain d’enceintes audio haut de
gamme grimpait ainsi de 23 %.
A la croisée des chemins
entre streaming, assistants
vocaux et enceintes connectées,
Sonos s’engage sur un chemin
ardu pour les fabricants d’appareils électroniques grand public.
« Un grand produit ne fait pas
toujours un grand business »,
rappelait Toni Sacconaghi, un
analyste de Sanford C. Bernstein
& Co., dans une note publiée
cette semaine.
Sonos a d’ailleurs joué la prudence. Selon l’agence Bloomb erg, la so ciété avait levé
208 millions de dollars auprès
d’investisseurs sélectionnés
avant même le début de la cotation publique. Et 13,9 millions
d’actions ont été vendues à un
cours de 15 dollars, un prix inférieur à la fourchette de 17 à
19 dollars que prévoyait l’entreprise. « Notre entrée en Bourse
arrive après deux semaines
rudes dans la tech », relativise
Matthew Siegel, directeur commercial de Sonos, en référence
aux déboires de Facebook
et Twitter.
De fait, le fabricant californien de hi-fi ne se facilite pas la
tâche en choisissant de s’introduire en Bourse au moment où il
a rencontré ses compétiteurs les
plus dangereux. Créé en 2002, le
fabricant d’audio commercialise des enceintes sans fil permettant d’écouter la même
musique dans plusieurs pièces
d’une maison (multiroom),
depuis un ordinateur, une
tablette ou un smartphone.
Face aux acteurs
traditionnels du son
Il a rapidement tenu la dragée
haute aux acteurs traditionnels
du son, de Bose à Bang & Olufsen et, plus récemment, JBL.
Mais, dorénavant, ses nouveaux
adversaires frisent le milliard
de dollars de capitalisation.
D’Amazon à Apple en passant
par Google, ils commercialisent
chacun une enceinte équipée
d’un assistant vocal capable de
reconnaître les commandes à
voix haute de l’utilisateur.
Selon les documents transmis au gendarme financier
américain, S onos a perdu
14,2 millions de dollars (12,2 millions d’euros) entre janvier et
septembre 2017 pour 992,5 millions de dollars (854,3 millions
Sonos s’est spécialisé
dans les enceintes sans fil
en wi-fi. Photo DR
d’euros) de chiffre d’affaires.
« Sur les six premiers mois de
l’année, le chiffre d’affaires de
Sonos a grimpé de 18 % », se félicite Matthew Siegel, qui affirme
avoir vendu 19 millions de Sonos
pour 7 millions de foyers depuis
2005. Mais Amazon a vendu
« des dizaines de millions »
d’enceintes Echo en quatre ans.
Fidèle à la stratégie de partenariats qui lui avait permis au
début des années 2010 de profiter de l’engouement pour le
streaming, Sonos a décidé
d’accueillir les assistants vocaux
de ses adversaires dans ses
appareils. La société parie que la
qualité de son système, toujours
multiroom, justifiera la différence de prix face à ses concurrents-partenaires.
Déterminé à ne pas se laisser
enfermer dans l’écosystème des
géants, il entend convaincre les
gros consommateurs de streaming abonnés à plusieurs plates-formes ou qui utilisent différents assistants vocaux. Ses
compétiteurs ont en effet plutôt
tendance à privilégier leurs propres offres. Autre avantage,
Sonos est déjà dans la maison
quand les géants du numérique
ne font que taper à la porte. n
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
Performance
1 an
300,36
215,63
358,21
66,07
24/07/2018
25/07/2018
24/07/2018
24/07/2018
8,99
3,33
-1,49
-0,59
15,08
13,57
2,85
0,08
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
1 allée Louis Lichou - 29480 Le Relecq-Kerhuon
Service Relations Clientèle : N° Cristal 09.69.32.88.32 (appel non surtaxé)
contact@federal-finance.fr
www.federal-finance.fr
Federal Indiciel US (FR0000988057)
Federal Indiciel Japon (FR0000987968)
Federal APAL (FR0000987950)
Federal Croissance P (FR0000987703)
275,59
208,68
363,61
66,46
32,21
17,25
15,38
-3,98
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 //
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
FINANCE
&MARCHES
LA LIVRE TURQUE AU PLUS BAS
La devise turque a chuté de 2 %, à
5,07 livres par dollar. Elle a enregistré un plus bas historique en
cours de journée à 5,0944 livres
turques par dollar. Les marchés
sont inquiets des répercussions
des sanctions imposées par le
département américain du Trésor
contre les ministres turcs de la
Justice, Abdulhamit Gül et de
l’Intérieur Süleyman Soylu. Ces
tensions ont provoqué une baisse
de 2,5 % de la Bourse d’Istanbul.
les
indices
BOURSE
Apple, la firme qui
vaut 1.000 milliards
de dollars
l La capitalisation du groupe Apple a franchi la barre
mythique des 1.000 milliards de dollars en Bourse.
l Un record presque logique pour une entreprise
qui a su transformer la technologie en rente.
Mille milliards de dollars… Ce n’est
pas une référence au film d’Henri
Verneuil en 1982 (six ans après la
naissance d’Apple), mais la capitalisation boursière de la marque à la
pomme. L’action Apple a atteint les
207,05 dollars jeudi à 17 heures et
49 minutes, heure de Paris, propulsant la valeur boursière du groupe
américain à un niveau stratosphérique. A elle seule, Apple pèse autant
que les 10 plus grosses valeurs de
l’indice CAC 40 (LVMH, Total,
L’Oréal, Sanofi, Airbus, BNP Paribas,
Kering, AXA, Vinci et Air Liquide) et
autant que le PIB du Mexique.
C’est la concrétisation d’un parcours boursier exceptionnel depuis
son entrée en Bourse dès 1980.
L’action a bondi de plus de 35.000 %
depuis son IPO. Les cours ont été
multipliés par 45 depuis
mars 2000… La valeur n’avait pas été
épargnée par la bulle Internet (–71 %
en 2000) mais, depuis, elle n’a connu
que trois années de baisse (2002,
2008 et 2015) pour treize de hausse.
Son âge d’or date d’ailleurs de 2009
(+146 % en un an, seulement la quatrième meilleure année de son histoire), quand le groupe a commencé
à profiter du succès de l’iPhone 3G.
Depu is son p oint bas de janvier 2009, l’action s’est envolée de
1.745 % quand le Nasdaq n’a gagné
« que » 430 %.
A 1.000 milliards de dollars, Apple
demeure la plus grosse entreprise
cotée du monde – place qu’elle
occupe quasiment sans discontinuer depuis qu’ elle a ravi, en
août 2011, cette place symbolique au
géant pétrolier Exxon. Ce n’est finalement pas une surprise qu’elle soit
la première de l’ère moderne à
atteindre ce chiffre symbolique.
Apple a su fabriquer, au fil des ans,
des produits qui ont atteint le rang
d’icône pour les consommateurs, lui
permettant de vendre ses téléphones, tablettes ou ordinateurs en
dégageant une marge très élevée.
Apple détient aussi le record du
monde des profits pour une entreprise cotée, avec 20 milliards de dollars sur le seul dernier trimestre de
2017. A de rares exceptions près, ces
dernières années, la croissance de la
marque à la pomme n’a jamais faibli.
Son chiffre d’affaires a été multiplié
par trois et demi entre 2010 et 2017,
passant de 65 milliards à 229 milliards de dollars, et il pourrait atteindre 261 milliards cette année. En dix
ans, sur le marché des smartphones,
le groupe n’a enregistré qu’une seule
année de décroissance de ses ventes.
Un tour de force, alors que « le marché des smartphones arrive à saturation et que les innovations se font plus
rares », reconnaît Tangi Le Liboux,
chez Aurel BGC. En fait, le secret
d’Apple est d’être « devenu un groupe
rentier qui s’appuie, avec de fortes
m a rge s , s u r l e s s e r v i c e s d o n t
l’immense majorité est développée
par des tiers », poursuit-il.
Une machine à cash
L’autre secret du groupe, c’est d’être
devenu une extraordinaire machine
à cash. La société est assise sur plus
de 250 milliards de dollars de cash,
qui servent de base à une politique
massive de rachat d’actions. Depuis
2012, Apple a déjà rendu 275 milliards de dollars à ses actionnaires,
dont 200 milliards en rachat
d’actions et il vient de lancer un nouveau plan de 100 milliards. Un
Apple a su fabriquer, au fil des ans, des produits qui ont atteint le rang d’icône, lui permettant
de dégager une marge très élevée. Photo Shutterstock
record alors qu’Apple a réalisé cinq
des dix plus grosses opérations de
rachat d’actions de l’histoire américaine. Cette politique lui permet de
diminuer le nombre d’actions en circulation et donc d’augmenter mécaniquement le bénéfice par action, ce
qui constitue un soutien de poids à la
hausse de l’action. Si Apple a gagné
la première étape de la course contre
les autres stars américaines et chinoises de la tech, il n’est pas au bout
de ses peines. A l’avenir, il lui faudra
prouver sa capacité à résister à la
concurrence, notamment chinoise
et coréenne sur les smartphones.
Brian Colello chez Morningstar se
montre confiant : « Les produits et
services comme Apple Watch, iCloud,
HomePod, Airpods, Apple Pay ne sont
pas juste des moteurs pour créer de la
croissance et des profits supplémentaires pour l’entreprise, ils ont aussi
amélioré l’écosystème qui permettra à
Apple de continuer à vendre ses
iPhone à des prix plus élevés à une
clientèle fidèle. » n
Ces mastodontes qui ont dominé la Bourse
IBM, AT&T ou PetroChina
ont aussi pesé lourd par
le passé. Apple ne devrait
pas rester seul non plus
sur ces hauteurs.
Apple est le premier des Gafam
(Google, Amazon, Facebook, Apple
et Microsoft) à atteindre le seuil symbolique des 1.000 milliards de dollars de capitalisation. Mais il ne sera
sans doute pas le dernier. Amazon
est aussi bien parti pour franchir ce
cap. Le géant de l’e-commerce disp ose de nombreux moteurs :
196 millions de visiteurs uniques
chaque mois sur ses sites, un système d’abonnement très rentable
(Amazon Premium), une activité
cloud qui plaît aux marchés et un
site de streaming en plein essor
( Tw i t c h ) . A m a z o n va u t d é j à
883,5 milliards en Bourse. La marche ne semble donc pas très haute
pour la société qui ne valait « que »
567 milliards le 1er janvier de cette
année. Alphabet (maison mère de
Google) part d’un peu plus loin avec
une capitalisation de 852,7 milliards
de dollars. Mais il dispose aussi de
nombreux atouts. Il domine toujours autant la publicité digitale et
ses ambitions dans la voiture
connectée, l’intelligence artificielle
ou les objets connectés ont aussi de
quoi faire fantasmer les investisseurs. Avec 821,3 milliards de capitalisation, Microsoft n’a pas dit non
plus son dernier mot, d’autant plus
que le groupe affiche une forte résilience dans le palmarès des plus
grosses sociétés américaines (il
valait déjà 600 milliards de dollars
début 2000). Pour Facebook,
l’attente risque en revanche de durer
plus longtemps avec une capitalisation de 502,4 milliards.
Une ère technologique
Si ce chiffre de 1.000 milliards de
capitalisation peut sembler extravagant, il n’étonne pas les analystes.
Après tout, en dix ans, les actions
américaines ont vu leur capitalisation passer de 11.000 à 31.000 milliards de dollars. Que les Gafam, qui
affichent une forte croissance de
leur chiffre d’affaires et de leur
marge, en aient capté assez pour
atteindre ces valorisations boursières s’explique facilement. De fait,
Apple, plus grosse capitalisation du
monde, ne pèse qu’un peu plus de
4 % de l’indice S&P 500 (avec un pic à
5 %). Un niveau qui n’a rien d’exceptionnel, puisque depuis 1980 « plusieurs sociétés ont déjà pesé au moins
aussi lourd qu’Apple en pourcentage
du S&P 500 », rapporte Goldman
Sachs dans une étude. Selon les données de S&P, IBM a pesé jusqu’à 7 %
de l’indice en 1978, AT&T près de 6 %
en 1981 ou encore Exxon plus de 5 %
en 2008. Ce fut aussi le cas de Microsoft à la fin des années 1990. « Ajusté
à l’évolution de la capitalisation totale
du marché, une entreprise aussi
dominante pèserait aujourd’hui
1.500 milliards ! » calcule un analyste. Les valeurs pétrolières ont
aussi exercé une forte domination
sur la Bourse au début du siècle, à
l’image d’ExxonMobil, plus grosse
capitalisation des Etats-Unis entre
2007 et 2011, avant d’être dépossédé
du trophée en 2012. PetroChina avait
même d’ailleurs été le premier à
atteindre les 1.000 milliards de capitalisation, en séance, au lendemain
de son IPO en novembre 2007. Mais
la première compagnie pétrolière
chinoise avait plongé de 61 % dans
les cinq mois qui ont suivi.
Le pétrole, dépassé par la vague
technologique en Bourse depuis le
contre-choc pétrolier de 2014, pourrait bien prendre sa revanche dans
les prochains mois à la faveur de
l’introduction en Bourse de Saudi
Aramco. La compagnie pétrolière
saoudienne, dont l’IPO ne cesse
d’être repoussée, pourrait être valorisée entre 1.500 milliards et
2.000 milliards de dollars. Une
domination sectorielle peut durer
très longtemps. Ainsi, la finance et
l’immobilier ont dominé Wall Street
entre 1800 et 1850, les transports (et
notamment les chemins de fer)
entre 1850 et 1910, avant de laisser
place au secteur de l’énergie entre
1920 et 1975. L’ère des technologies
de l’information et de la communication a commencé depuis les
années 1980 et ne semble pas encore
près de se terminer. — P. Fay
« L’entreprise a fait émerger
deux modèles de capitalisme »
3 QUESTIONS À
MIHIR DESAI
Professeur de finance
à la Harvard Business
School
les de capitalisme pour le XXIe siècle : dans le premier, incarné par
Google, les actionnaires sont tenus
à distance et le management est
dominant. Dans l’autre, incarné par
Apple, ce sont les actionnaires et
investisseurs qui ont la main.
Quelle est la meilleure
des deux stratégies ?
Cela dépend de ce que vous jugez le
plus handicapant : des actionnaires
ayant une vision de court terme,
mettant sous pression les managers
au risque de leur faire rater des
occasions, ou bien des dirigeants
qui suivent leur propre agenda sans
se soucier des actionnaires. Le
modèle de capitalisme façon Apple
commence à s’imposer. Ce modèle
n’est pas mauvais pour l’entreprise.
Apple a distribué près de 200 milliards à ses actionnaires sur cinq
ans, et se porte plutôt bien. La question se posera en revanche pour les
entreprises qui ne génèrent pas
autant de cash et qui risqueraient de
ne pas pouvoir investir lorsque c’est
nécessaire.
2
DR
Pierrick Fay
@pierrickfay
Propos recueillis par
Elsa Conesa
@ElsaConesa
— Correspondante à New York
Apple a redistribué
à ses actionnaires 72 %
de son cash-flow entre 2013
et 2017, contre 6 % pour Google.
Cela explique-t-il sa
performance boursière ?
Apple a choisi une politique de distribution très singulière par rapport
aux autres entreprises de tech sur
les cinq dernières années. En 2012,
le groupe a fait face à une fronde de
ses actionnaires à cause de sa trésorerie qui approchait alors les
100 milliards de dollars. Des fonds
ont commencé à faire pression
pour que cet argent soit redistribué aux actionnaires. Tim Cook,
comme Steve Jobs avant lui, était
réticent, mais Apple a dû renoncer
et a procédé au plus important
rachat d’actions jamais annoncé. La
pression des actionnaires n’a plus
cessé ensuite. En face, Google a
choisi de créer des droits de vote
multiple en faveur de ses trois principaux dirigeants, pour les mettre à
l’abri de toute forme de pression. Cela a fait émerger deux modè-
1
Quel peut être l’impact
de la réforme fiscale
américaine, qui incite les
entreprises à rapatrier leur
trésorerie stockée à l’étranger,
sur ces deux modèles ?
La réforme fiscale va amplifier la
pression sur les entreprises et leurs
dirigeants en faveur de vraies stratégies d’allocation de capital et de
distribution du cash. Jusqu’alors,
les chefs d’entreprise se retranchaient derrière la fiscalité pour ne
pas rapatrier et redistribuer leur
trésorerie stockée à l’étranger, mais
l’argument ne tient plus. Beaucoup
de gens pensent que le modèle de
Google, qui donne la main aux dirigeants, est meilleur. Mais je suis
sceptique, je pense que la discipline
imposée par les investisseurs peut
être très productive. n
3
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 21
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
Une entreprise en renouvellement perpétuel
L’avenir de la firme
a souvent été remis en
question, mais sa capacité
à se réinventer a toujours
eu raison des sceptiques.
Romain Gueugneau
@romainguegneau
C’était il y a vingt-et-un ans, une éternité dans le monde de la tech. A Boston, lors de la conférence Macworld,
Steve Jobs vient de faire une
annonce fracassante. Apple va
s’allier avec Microsoft, le rival honni.
La firme à la pomme, qui s’est construite pendant vingt ans en opposition à l’inventeur de Windows, va
embarquer dans ses ordinateurs le
navigateur Internet Explorer. Les
fans d’Apple sont médusés. Mais
pour le patron d’Apple, il faut laisser
de côté les querelles et tout faire
pour garantir « la santé et la prospérité » de la société.
L’alliance avec Microsoft se traduit par un investissement de
150 millions de dollars dans la firme
de Cupertino. Une bouffée d’oxygène pour l’inventeur du Mac, alors
au bord de la faillite. Année après
année, Apple a accumulé les pertes
financières. Mais 1997 marquera la
renaissance d’Apple, avec le coup de
pouce financier de Microsoft et surtout le retour aux manettes du gourou Steve Jobs, évincé douze ans
plus tôt. La sortie de l’iMac, l’année
suivante, est le premier symbole du
renouveau. Cet ordinateur intégré,
au design innovant, rencontrera un
succès immédiat. Donnée pour
morte quelques mois plus tôt, la
société renoue avec les profits dès
1998. « Cette capacité à se réinventer a
toujours été propre à Steve Jobs et à
Apple, considère Leslie Griffe de
Malval, gérant chez Finaltis, qui suit
la valeur depuis des années. C’est ce
qui leur a permis à chaque moment
clef de l’histoire de l’entreprise de sortir des best-sellers. » « Avoir été viré
d’Apple est la meilleure chose qui me
soit arrivée », a avoué un jour Steve
Jobs devant les étudi ants de
Stanford.
Faculté à se diversifier
Sa renaissance perpétuelle, Apple la
doit aussi à sa faculté à se diversifier.
Ce fut le cas quand le groupe s’est
lancé dans les baladeurs musicaux
avec l’iPod et dans la téléphonie
mobile avec l’iPhone. A chaque fois,
le scepticisme, chez les experts du
secteur et les concurrents, accompagnait ces sorties de produits. A
chaque fois, le succès fut au-delà de
toutes les espérances. Sorti en 2001,
l’iPod s’est rapidement imposé
comme le baladeur numérique de
référence, laissant sur place des
concurrents aussi sérieux que Sony.
Le lancement d’iTunes contribuera
largement à ce succès, qui a façonné
l’industrie de la musique telle qu’on
la connaît aujourd’hui.
La révolution de l’iPhone était
encore moins prévisible. Lors du
lancement du premier modèle en
2007, experts des télécoms et gourous de la tech n’y croient pas. « C’est
pas un fabricant d’ordinateurs qui va
nous apprendre à faire des téléphones », lâche à l’époque le patron de
Palm. Quinze ans plus tard, il s’est
écoulé plus de 1,1 milliard d’iPhone
dans le monde. La force du groupe
ne réside pas dans sa capacité à
innover – les smartphones existaient avant l’iPhone –, mais dans sa
propension à sortir le bon produit
au bon moment. Avec l’iPhone et
l’AppStore, l’ère de l’Internet mobile
est née et, avec elle, l’avènement
d’une nouvelle société numérique.
« Apple a su démocratiser l’usage de
la technologie, au moment où la
transformation digitale débutait »,
analyse Leslie Griffe de Malval. Encore faut-il réussir à tenir sur
la longueur.
Cook, l’antithèse de Jobs
A la mort de Steve Jobs, en 2011, la
question de l’avenir d’Apple se pose
à nouveau. Dauphin désigné de longue date, Tim Cook est l’antithèse de
son charismatique prédécesseur,
plus gestionnaire que visionnaire.
Comment continuer à innover et
croître sans le mythique Steve
Jobs ? Le doute n’aura pas le temps
de s’installer. La firme à la pomme
n’a jamais autant vendu d’appareils
ni gagné autant d’argent que lors des
sept dernières années. « Le produit
dont Steve Jobs était le plus fier, c’était
Apple et le talent des gens qu’il a su y
attirer », remarquait en 2011
Carl Howe, un analyste du Yankee
Group, fin connaisseur de
l’entreprise.
Si le Mac, l’iPod et l’iPhone ont
déjà porté, en à peine vingt ans,
Apple sur le toit du monde, les aficionados de la marque comme les
investisseurs se prennent à rêver
d’un nouveau produit « waouh », à
même d’enclencher un nouveau
cycle de croissance. Le lancement
de l’Apple Watch en 2015 n’a pas
comblé les espoirs placés dans ce
premier « nouveau » produit de l’ère
Cook. Sans innovation, point de
salut ? Pour l’instant, la firme de
Cupertino vit très bien sur ses
acquis. Les ventes d’iPhone, qui contribuent à plus de la moitié du chiffre d’affaires et des bénéfices, continuent d’alimenter la croissance des
résultats (à un rythme moindre toutefois) et de faire grimper le cours de
Bourse. « Le groupe a toujours pris
un soin particulier aux marges, cela
fait aussi partie de leur succès », considère Leslie Griffe de Malval.
Et le prochain relais de croissance est déjà identifié : les services.
La division, qui comprend les appli-
cations, les services de stockage
iCloud, ou encore Apple Music, pèse
15 % du chiffre d’affaires, en hausse
de 31 % au dernier trimestre. Sa valorisation approcherait les 380 milliards de dollars, selon l’analyste
Gene Munster. Avec une base installée de plus de 1,3 milliard d’appareils
fonctionnant sous iOS, « d’incroyables opportunités se présentent à
nous », veut croire Tim Cook. Pour
Morgan Stanley, les services sont
désormais « la locomotive principale
de la croissance ». Le mythe a encore
de beaux jours devant lui. n
L’iPhone, un concentré de mondialisation à lui seul
La firme assemble
la plupart de ses produits
en Chine. Mais la Chine
ne joue qu’un rôle mineur
dans la chaîne de valeur
d’un iPhone, loin derrière
les produits japonais,
coréens, taïwanais.
Frédéric Schaeffer
— Correspondant à Pékin
En voulant défendre les entreprises
américaines, Donald Trump ne risque-t-il pas d’en fragiliser certaines ?
Invité à la Maison-Blanche fin avril,
Tim Cook, le patron d’Apple, a fait
savoir au président américain tout le
mal qu’il pensait de ses menaces de
guerre commerciale proférées à
l’encontre de la Chine. Tim Cook, qui
avait déjà appelé les deux parties
« au sang-froid » lors d’un forum à
Pékin, défend ici les intérêts de son
entreprise. La Chine, avec quelque
750 millions d’internautes et des
centaines de millions d’utilisateurs
de smartphones, est un marché crucial pour la firme à la pomme. Même
s’il souffre de la concurrence locale,
l’iPhone y est très populaire, avec
plus de 300 millions de terminaux
actifs dans le pays. Mais si la bataille
commerciale entre Washington et
Pékin a braqué les projecteurs sur
des marques comme Apple, c’est
avant tout parce que cette dernière
assemble la majorité de ses produits
(Mac, iPhone, iPad…) dans les usines
chinoises du géant taïwanais Foxconn, avant de les réexporter vers
d’autres pays, y compris les EtatsUnis. Avec le succès de ses produits
aux quatre coins de la planète, Apple
contribue à creuser le déficit commercial américain !
Beaucoup d’entreprises
profitent du succès d’Apple
Mais la Chine en profite finalement
assez peu. L’iPhone est un concentré
de mondialisation à lui tout seul où
la Chine ne joue qu’un rôle mineur
dans la chaîne de valeur. A l’intérieur du dernier modèle, l’iPhone X,
l’écran Oled fourni par le sud-coréen Samsung coûte déjà
110 dollars, soit près d’un tiers
du coût de production total
de l’appareil, selon IHS
Markit. A cela, il faut
rajouter les mémoires
NAND ach etées
auprès du japonais
Toshiba, les mémoires DRAM conçues
par le sud-coréen Hynix, ou encore
certains éléments de la caméra à
reconnaissance faciale qui sont
fournis par ST Microeletronics et
Texas Instruments.
Dans une étude de 2010 décomposant le coût d’un iPhone, deux chercheurs avaient évalué la « création
de valeur » de la Chine dans un
iPhone à seulement de 3,6 %, loin
derrière les 34 % de produits japonais, 17 % de produits allemands,
13 % de produits coréens et… 6 % de
produits américains ! « Du point de
vue de la valeur ajoutée, lorsqu’un
iPhone est expédié de Chine vers les
États-Unis, ce sont la Corée, Taiwan, le
Japon, la Chine et les États-Unis euxmêmes qui exportent vers les ÉtatsUnis », ont souligné récemment les
économistes de Deutsche Bank. Si
Apple réalise des marges importantes sur les
ventes
d’iPad et
d’iPhone
et capte
ainsi une large majorité de la valeur
ajoutée, d’autres entreprises internationales sont ravies de profiter du
succès des produits de la firme. Bien
que concurrent dans les smartphones, Samsung a finalement de bonnes raisons de se féliciter du succès
d’Apple. n
Et si vous aviez acheté des actions Apple
au lieu d’acheter des iMac, iPhone, iPod ?
Avec des « si » on est tous milliardaires, mais la question est irrésistible. Si au
lieu d’acheter tous les nouveaux produits Apple, vous aviez utilisé cet argent
pour acheter des actions de la firme à la date de commercialisation, vous auriez
réalisé une plus value nette de 283.195 euros selon nos calculs. Pas de quoi devenir rentier, mais suffisamment pour être à l’abri du besoin pendant quelques
années. Un placement d’autant plus juteux que l’investissement total dépasse à
peine les 6.000 dollars : un iMac, un iPod, quelques films sur iTunes, une Apple
TV, un iPhone, un MaBook Air, un iPad et une Apple Watch. Le produit qu’il ne
fallait surtout pas acheter, c’est l’iMac, commercialisé le 15 août 1998 pour
1.299 dollars. Vous auriez pu acquérir à la place 871 actions qui valaient 1,49 dollar. En les revendant à 207,04 dollars, le gain s’élève à… 179.033,84 dollars.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
Société Générale accélère
son recentrage stratégique
BANQUE
La banque a cédé
deux de ses filiales
bancaires en Bulgarie
et en Albanie.
D’autres cessions vont
suivre pour améliorer
sa solidité
et sa rentabilité.
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
A l’occasion de la publication des
résultats de Société Générale jeudi,
Frédéric Oudéa – son directeur
général – a rappelé son cap : « Nous
avons décidé d’achever le recentrage
du groupe. » Il a dans la foulée
annoncé la cession de deux filiales
du groupe bancaire en Albanie et en
Bulgarie. Ce qui porte à quatre le
nombre de cessions réalisées par la
banque au deuxième trimestre.
Amundi
en avance
sur sa feuille
de route
Société Générale s’est aussi séparée
du courtier Selftrade en Espagne et
de sa banque privée en Belgique.
D’autres opérations doivent suivre. Annoncé dans sa feuille de
route stratégique à horizon 2020, ce
recentrage, qui porte sur 5 % des
actifs pondérés des risques de
Société Générale, doit lui permettre
de dégager « 50 à 60 points de base
de capitaux propres supplémentaires », a précisé Frédéric Oudéa. De
quoi renforcer la rentabilité de ses
métiers et lui permettre de saisir
des opportunités de croissance. En
banque de financement et d’investissement, métier dans lequel la
banque vient de se renforcer en
intégrant une partie des activités
de Commerzbank, Frédéric Oudéa
estime que d’autres opportunités
peuvent émerger.
GESTION
D’ACTIFS
Le gestionnaire
d’actifs a dégagé un
bénéfice net ajusté
de près de 500 millions d’euros au
premier semestre.
Sophie Rolland
@Sorolland
Les métiers spécialisés,
moteur du groupe
Ces fonds propres à venir seront
bienvenus puisque notamment
sous le coup de la contribution au
Litige Ofac : « un accord envisageable
dans les prochaines semaines »
Toujours en prise avec ses litiges, Société Générale a indiqué
que son dossier avec l’Ofac américain (Office of Foreign
Assets Control) était sur le point d’aboutir. « Il y a toujours
une incertitude sur l’impact financier et le calendrier mais il
est envisageable qu’un accord soit conclu dans les prochaines
semaines », a indiqué Frédéric Oudéa. Ce trimestre, la banque a renforcé sa provision collective pour litiges de 200 millions d’euros pour la porter à 1,4 milliard d’euros.
fonds de résolution européen,
Société Générale a vu son ratio de
solvabilité CET1 tomber à 11,1 % au
deuxième trimestre, contre 11,2 % à
fin mars. Sur le front des revenus en
revanche, la banque de la Défense
profite d’une base de comparaison
favorable, puisque l’année passée
elle accusait le coup d’une charge
exceptionnelle de 963 millions dont
elle s’était acquittée dans le cadre de
son affaire libyenne. Son produit
net bancaire a globalement progressé de 24,1 %, à 6,45 milliards
d’euros, et son résultat net a progressé de 9,3 %, à 1,156 milliard
d’euros, au deuxième trimestre.
La banque s’est néanmoins distinguée dans ses activités à l’international et dans ses métiers de
financement et d’investissement,
qui ont résisté en Europe malgré la
faible volatilité. Ces deux pôles affichent respectivement des revenus
en hausse de 5,4 % et de 0,5 %.
« Nos métiers spécialisés affichent
une très bonne croissance et une rentabilité élevée, c’est un vrai atout pour
Société Générale », a souligné Frédéric Oudéa. Ce trimestre, ce pôle
reste le premier contributeur aux
résultats du groupe bancaire.
Société Générale compense ainsi
ses moins bonnes performances
dans son pôle de banque de détail en
France, dont les résultats reculent
de 1,4 % ce trimestre. Invoquant un
« contexte économique moins bon
que prévu », la banque indique que
ses revenus dans ce métier historique devraient baisser de 1 %, à 2 %.
La grande satisfaction du groupe en
banque de particuliers réside dans
le succès de Boursorama. « Cette
banque prévoit d’atteindre son objectif de 2 millions de clients non pas
comme prévu en 2020, mais en
2019 », s’est félicité Frédéric Oudéa.
(
Lire « Crible »
Page 28
BPCE résiste au recul de sa banque de détail
BANQUE
Le groupe bancaire
mutualiste affiche
un résultat net en
progression de 6,1 %, à
1,04 milliard d’euros,
au deuxième trimestre.
Se prêtant pour la première fois à
l’exercice de la présentation des
comptes en duo, Laurent Mignon,
qui a pris la présidence du directoire du groupe BPCE, et François
Riahi, qui a pris la direction générale de Natixis début juin, avaient de
bonnes nouvelles à annoncer.
En dépit du contexte de taux
défavorable aux banques de détail,
le groupe mutualiste affiche un
résultat net en croissance de 6,1 %, à
1,04 milliard d’euros au deuxième
trimestre, pour des revenus en
légère hausse de 1,8 %, à 6,221 milliards d’euros. « Ces résultats illustrent la force de notre modèle de revenus résilients et diversifiés », a fait
valoir Laurent Mignon.
La gestion d’actifs dope les
performances de Natixis
Ce trimestre, Natixis s’est particulièrement distingué avec un bond de
son bénéfice net de 19 %, à 580 millions d’euros. « Notre activité de gestion d’actifs est en forte croissance
avec une collecte nette de 10 milliards
d’euros, dont 7 milliards d’euros en
Europe et 3 milliards aux Etats-
Unis », s’est notamment félicité
François Riahi. De fait, ce pôle affiche un résultat net en croissance de
20,3 %, à 268 millions d’euros.
Dans l’assurance, où BPCE est
plus novice, la croissance est aussi
au rendez-vous : sur le deuxième trimestre ses revenus progressent de
7,9 %, à 193 millions d’euros.
Comme bon nombre de ses concurrents, Natixis accuse toutefois le
coup du manque de volatilité sur les
marchés en Europe : le pôle de banque de grande clientèle de BPCE affiche une chute de ses revenus trimestriels de 5,3 %, à 965 millions d’euros.
Sur le front de la banque de détail,
le premier métier du groupe, Laurent Mignon a confirmé les prévisions de contraction de l’activité for-
Les chiffres clefs
6,221
MILLIARDS D’EUROS
de produit net bancaire de
BPCE au deuxième trimestre
(+1,8 %).
580
MILLIONS D’EUROS
Résultat net de Natixis
au deuxième trimestre
(+19 %).
mulées par François Pérol avant lui.
« Nous avions anticipé une baisse des
revenus de notre pôle de banque de
proximité de 3 % à 4 % pour 2018,
nous devrions rester dans cette fourchette, voire faire un peu mieux », a
indiqué Laurent Mignon.
Il s’est néanmoins félicité de la
progression des revenus issus de
commissions dans les Caisses
d’Epargne et les Banques Populaires. Au premier semestre, si l’on
exclut les commissions prélevées
lors de remboursements de crédits
par anticipation, celles-ci progressent de 4,5 %. Au deuxième trimestre, le pôle de banque de proximité
du groupe est ainsi parvenu à faire
croître légèrement ses revenus de
0,8 %. — S. W.
AXA récolte les premiers
fruits de sa transformation
ASSURANCE
Au premier semestre,
l’assureur a dégagé un
résultat opérationnel
supérieur aux attentes.
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
En pleine transformation, AXA a
donné à voir jeudi des chiffres qui le
confortent dans la direction prise il y
a deux ans. Le géant français de
l’assurance a certes publié un résultat net en baisse de 14 % au premier
semestre, à 2,8 milliards d’euros.
Mais cette diminution, met-il en
avant, s’explique notamment par
l’impact exceptionnel de la transformation de son portefeuille d’assurance-vie collective en Suisse, ainsi que
par une charge exceptionnelle liée à
l’introduction en Bourse de ses activités d’assurance-vie américaines.
Sur le plan opérationnel, les indicateurs sont mieux orientés. Le
résultat opérationnel a progressé
de 4 %, à 3,3 milliards d’euros (+9 %
à change constant), au-delà des
attentes du consensus Inquiry
Financial réalisé pour Reuters. Le
chiffre d’affaires a baissé de 1 %,
mais corrigé des effets de change, il
ressort en hausse de 3 %, à 53,6 milliards d’euros. Il s’agit du premier
semestre « le plus dynamique depuis
cinq ans » et « cette croissance est
rentable », a souligné Thomas
Buberl, le directeur général d’AXA.
Le rendement des fonds propres
(RoE) courant s’est élevé à 15,6 %
(+1 point), pour un ratio de solvabilité II en hausse de 28 points, à 233 %.
« Nous sommes dans la fourchette
haute des objectifs de notre plan
Ambition 2020 », fait remarquer
Thomas Buberl. A la suite de ces
annonces, le titre AXA a terminé en
hausse de 1,04% à la Bourse de Paris,
dans un marché en baisse de 0,68%.
Selon Thomas Buberl, la simplification de l’organisation autour de
cinq grandes zones géographiques,
présentée à l’automne dernier
« porte ses fruits ». La croissance a
été au rendez-vous dans tous ses
marchés prioritaires. C’est le cas en
santé (+ 7 %), en assurance dommages des entreprises (+2 %), ou en prévoyance (avec un volume d’affaires
nouvelles en hausse de 10 %).
En France, son premier marché,
le chiffre d’affaires a augmenté de
8 %, à 13 milliards d’euros. Le résultat
opérationnel y a progressé de 9 %, à
816 millions d’euros, malgré un coût
des événements naturels de 160 millions d’euros, plus lourd qu’au premier semestre 2017. AXA fait état
aussi d’une « dynamique positive »
dans ses marchés cibles en Europe.
« Cela montre qu’il y a du potentiel de
croissance même dans les pays matures, à condition de savoir où concentrer ses efforts », estime Thomas
Buberl. « Dans la compétition globale,
nous sommes convaincus que la différence se fera dans la faculté des entreprises à mettre en œuvre leurs décisions stratégiques », ajoute-t-il.
Trois grandes priorités
L’assureur a par ailleurs fait de la
réduction de son ratio d’endettement (29 % à la fin juin) l’une de ses
trois grandes priorités, avec la mise
en Bourse des activités d’AXA Equitable Holdings aux Etats-Unis, réalisée en mai dernier, et l’intégration
de XL Group, dont l’acquisition doit
être finalisée d’ici à la fin de l’année.
Il espère le ramener dans une fourchette comprise entre 25 et 28 %
« d’ici à 2020 au plus tard ». Comme
l’affirme Thomas Buberl, AXA a
confirmé en 2018 sa flexibilité
financière, entre la réorganisation
de ses opérations d’assurance-vie
en Suisse, qui lui permet de libérer
2 milliards d’euros de trésorerie
supplémentaire, ou la cession à
venir – annoncée mercredi – d’AXA
Life Europe pour 1,2 milliard
d’euros. n
Amundi vient d’annoncer des
résultats qui dépassent les
objectifs de son plan stratégique
2020. Le bénéfice net ajusté de la
filiale du Crédit Agricole – à périmètre constant et en consolidant les chiffres de Pioneer sur
six mois – ressort à 492 millions
d’euros, en hausse de 13,6 %,
pour le premier semestre. Avec
une collecte nette de 42,4 milliards d’euros sur la période, les
encours du champion français
de la gestion d’actifs s’élèvent
désormais à 1.466 milliards
d’euros. A la Bourse de Paris, le
titre gagnait 5,44 % jeudi.
« Nous sommes en avance sur
notre feuille de route. Nous nous
étions fixé des objectifs de progression du résultat net de 7 % et
nous visons un rythme moyen de
progression des encours de
50 milliards d’euros par an »,
rappelle Yves Perrier, directeur
général d’Amundi. Prudent, il ne
prévoit toutefois pas de relever
ces objectifs. « Nous avons eu un
premier trimestre exceptionnellement bon, en termes d’activité,
mais l’environnement a changé.
La volatilité accrue des marchés
financiers explique notamment
le ralentissement de la collecte sur
le “retail” [la clientèle des particuliers, NDLR] en Europe. »
Entre avril et juin, la collecte
a atteint 2,6 milliards d’euros,
un niveau très inférieur à celui
du début d’année, mais que le
groupe explique par des facteurs saisonniers habituels,
rappelant que l’an dernier il
avait enregistré une décollecte
de 2,9 milliards au deuxième
trimestre. « A cette période, les
entreprises effectuent d’importants retraits de leurs fonds
monétaires. Cela correspond à la
période de paiement des dividendes », explique Nicolas Calcoen,
directeur de la stratégie
d’Amundi.
Plus de 30 milliards
collectés en Asie
La collecte reste tirée par l’international. Outre l’Italie, où
6,7 milliards d’euros ont été
récoltés grâce au partenariat
avec UniCredit, 30,1 milliards
(soit plus de 70 %) proviennent
d’Asie. Les trois coentreprises
avec les banques Agricultural
Bank of China (la quatrième
banque chinoise), State Bank of
India et NH Bank (en Corée)
expliquent à elles seules plus de
la moitié de la collecte du géant
e u r o p é e n ( 2 3 , 5 m i l li a r d s
d’euros). La progression est
spectaculaire. « Nous avons
désormais plus de 200 milliards
d’euros d’encours en Asie, contre
70 milliards en 2014 », commente Yves Perrier. « Nous
bénéficions de l’émergence d’une
classe moyenne dans ces pays et
la puissance de distribution des
réseaux des banques auxquelles
nous nous sommes alliés. »
Le groupe se félicite également du bon avancement de
l’intégration de Pioneer. « En
matière de rapprochement,
l’exécution est clef et nous pouvons dire que celle-ci est une
réussite. » 70 % des réductions
d’effectifs annoncées ont été
réalisées et la migration informatique est « bien avancée »,
indique Amundi. n
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24 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 3, samedi 4 août 2018 Les Echos
La demande d’or au plus bas depuis 2009
l Les investisseurs, Américains en tête, ont délaissé les fonds de placement adossés au métal.
l Depuis janvier, la demande de bijoux stagne, tout comme celle de lingots et de pièces d’or.
MATIÈRES
PREMIÈRES
INTERVIEW // ALAIN CORBANI Gérant du fonds Global Gold
and Precious chez Finance SA
Muryel Jacque
@MuryelJacque
« Les cours devraient
s’apprécier »
Le marché de l’or a connu son pire
début d’année depuis la crise financière. Fait rare, pour le deuxième
trimestre consécutif, la demande
mondiale de métal a été inférieure à
1.000 tonnes. Elle a chuté à 964 tonnes entre avril et juin, selon le
Conseil mondial de l’or (CMO) et
totalise pour l’ensemble du semestre 1.959 tonnes – un plancher
depuis 2009. Un an plus tôt, la
demande atteignait 2.086 tonnes.
L’organisation qui représente
l’industrie aurifère confirme, dans
un rapport publié jeudi, la désaffection des investisseurs professionnels constatée depuis plusieurs
mois. « La faiblesse de la demande
pour les fonds indiciels cotés adossés
à l’or est le plus gros facteur de
baisse », retient John Mulligan, le
responsable des relations avec le
marché au sein du CMO. Les ETP
(« Exchange Traded Products »)
ont enregistré quasiment deux fois
moins d’entrées de capitaux au
deuxième trimestre qu’à la même
période l’an dernier.
En cause, les Américains se sont
radicalement détournés de ces produits financiers, alors que les cours
de l’or ont chuté au plus bas depuis
un an. Ils sont totalement focalisés
sur l’économie américaine et sur les
actifs de leur pays, en particulier le
dollar et les marchés d’actions,
constate John Mulligan. Les Européens, eux, résistent et continuent
d’alimenter les fonds indiciels. Les
Propos recueillis par
M. Jq.
1.215 dollars, l’once est
au plus bas depuis juillet
2017. Mais plusieurs facteurs plaident pour un rebond, dit
le responsable du pôle matières
premières de la société de gestion
Finance SA.
A
fonds européens ont ainsi absorbé
83 % des entrées de capitaux.
Achats freinés, sauf en Iran
Même les fidèles soutiens à la
demande ces dernières années ont
lâché du lest. Les banques centrales
ont réduit leurs achats d’or de 7 %
au cours des trois derniers mois.
« Ce n’est pas une surprise, tempère
le spécialiste. Il s’agit des mêmes
banques centrales qui s’écartent du
dollar. » Quant aux Indiens – les
plus gros acheteurs d’or avec les
Chinois –, ils ont boudé les bijoux,
car la chute de la roupie contre le
dollar les a rendus plus chers. Mais
le CMO s’attend à ce que la demande
indienne s’améliore en seconde
partie d’année.
Globalement, il ne s’est pas vendu
plus de lingots et de pièces d’or qu’il
y a un an. D’abord, parce que les
amateurs traditionnels comme les
Turcs ont freiné leurs achats, là
encore, en raison de la chute de leur
devise face au billet vert. L’Iran est
toutefois une exception de taille : les
achats y ont triplé par rapport au
deuxième trimestre 2017, au plus
haut depuis quatre ans. Et la tendance ne devrait pas changer dans
les mois à venir, avec l’embargo que
les Etats-Unis veulent de nouveau
imposer sur l’énergie et le secteur
financier du pays. n
Les investisseurs n’ont pas été
aussi pessimistes depuis
des années. Ont-ils raison ?
La normalisation, caractérisée par
la hausse des taux aux Etats-Unis et
la volonté de réduire la taille du
bilan de la Réserve fédérale, est à
l’origine de ce pessimisme. Cette
vision très court-termiste ne tient
pas compte des prévisions macroéconomiques qui anticipent un
ralentissement de la croissance
américaine, une poursuite de la
baisse du chômage et un maintien
des pressions inflationnistes. Les
positions spéculatives sur l’or ont
contribué à la baisse du métal, mais
elles sont désormais à des niveaux
qui ont provoqué par le passé une
hausse du prix.
Pourquoi l’or ne joue-t-il plus
son rôle de valeur refuge ?
ventes aux enchères publiques //
Le dollar est le grand gagnant…
La devise américaine est contrecyclique et elle a parfaitement joué
son rôle face aux récentes tensions
géopolitiques, en l’occurrence en
s’appréciant. Le dernier mouvement
de baisse du prix de l’or s’est opéré
dans ce contexte de hausse du dollar
et de tentative de remontée des taux.
Cela ne va pas durer.
Qu’est-ce qui peut inverser
la tendance ?
Les cours devraient s’apprécier d’ici
à la fin de l’année. Cette inversion de
tendance est déjà en train de se produire… Comment expliquer que les
ETF investis dans les mines d’or ont
collecté à un rythme de 30 % depuis
janvier, alors que l’or physique a
perdu 6 % ? Par ailleurs, l’histoire
nous apprend que, dans un environnement économique caractérisé par un creusement des déficits
jumeaux, une inflation persistante
et un niveau d’endettement élevé,
les taux réels restent bas et le dollar
se déprécie. Nous sommes exactement dans cette configuration. En
outre, ce serait une erreur de ne pas
intégrer dans le scénario les propos
de Donald Trump sur la politique
monétaire de la Fed, qu’il juge trop
agressive. Enfin, rappelons qu’une
Pour Alain Corbani, « l’or et
les mines d’or sont cycliques ».
Photo DR
bataille commerciale ne se gagne
pas avec une devise forte.
Les facteurs à long terme plaident-ils toujours pour l’or ?
L’or et les mines d’or sont cycliques.
Ce cycle de hausse est dans sa troisième année. Un cycle moyen de
hausse dure six ans. A supposer que
l’or ait connu son plus haut niveau à
l’été 2016 à plus de 1.360 dollars
l’once, comme certains le pensent,
cela sous-entendrait que nous
aurions assisté au cycle le plus court
de toute l’histoire de l’or post-1971,
qu’une économie endettée à hauteur
de 100 % de son PIB peut prospérer
avec des taux réels élevés alors que
ses déficits se creusent et que sa monnaie continue de s’apprécier. Un tel
scénario tient de la science-fiction ! n
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FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
séAncE du 02 - 08 - 2018
CaC 40 : 5460,98 (-0,68 %) neXt 20 : 12154,72 (-0,08 %)
CaC larGe 60 : 6064,14 (-0,61 %)
CaC all-tradaBle : 4291,47 (-0,56 %)
Date De ProroGation : 28 août
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25/04/18 3,55
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22/05/18 3,55
ouv
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43,52
670686
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109,25
913510
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4630867
1.249.798.561
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365.793.396
106,95
837881
168.817.033
15,085
2646348
789.252.839
11,96
6877084
2.852.634.570
67,31
2064031
685.055.200
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451,6
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- 13,4
- 1,43
+ 3,17
- 17,94
- 0,56
+ 0,57
+ 0,9
+ 1,63
- 4,38
+ 18,82
- 0,07
+10,3
- 25,34
- 0,25
+ 5,01
- 19,26
+ 1,28
+ 7,05
+ 7,39
- 0,74
+ 2,21
- 1,5
- 0,24
+ 5,85
+ 18,36
+ 0,11
+ 5,27
+ 25,63
- 0,7
- 3,62
+ 64,18
- 1,42
+ 4,53
+ 36,81
+ 0,19
+ 1,84
+ 6,92
+ 0,05
+ 0,48
+ 20,09
+ 0,51
+ 5,85
- 4,49
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 0,93
48,95
41,3
2,42
+ 3,76
113,3
97,12
2,43
+ 28,29
3,4
111,16
31,36
81,33
1,41
+ 0,52
30,765
24,05
- 7,5
130,55
103,65
1,51
- 11,42
27,69
20,495 5,75
- 12,26
68,66
51,22
5,53
- 14,5
45,98
36,08
4,59
+ 10,27
119,8
97,38
1,56
- 15,99
19,73
12,955 4,62
- 13,41
15,54
11,105
5,27
- 2,59
71,78
62,24
2,79
- 6,24
1,21
14,815
11,15
12,165
2,6
+ 9,35
127,6
105,35
1,22
+ 21,86
614,6
417,9
1,4
+ 24,66
522,4
338,263 0,88
+ 19,89
313,7
232,5
1,16
- 1,54
67,44
60,42
1,99
+ 13,6
214,4
170,3
1,69
- 8,36
130,85
101,25
3,24
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
oranGe (ora) R
a
fr0000133308
05/06/18 0,4
PernoD-ricarD (ri) R
a
fr0000120693
PeuGeot (uG) R
04/07/18 1,01
a
fr0000121501
02/05/18 0,53
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a
fr0000130577
renault (rno) R
fr0000131906
saFran (saf) R
06/06/18 2
a
21/06/18 3,55
a
fr0000073272
29/05/18 1,6
saint-GoBain (sGo) R
a
fr0000125007
sanoFi (san) R
11/06/18 1,3
a
fr0000120578
11/05/18 3,03
scHneiDer electric (su) R a
fr0000121972
02/05/18 2,2
société Générale (Gle) R a
fr0000130809
soDeXo (sW) R
30/05/18 2,2
a
fr0000121220
solVaY (solb)
01/02/18 2,75
a
be0003470755
16/01/18 1,55
stmicroeletronics (stm) R a
nl0000226223
18/06/18 0,05
tecHniPFmc (fti) R
a
Gb00bDsfG982
total (fp) R
21/05/18 0,13
a
fr0000120271
11/06/18 0,62
uniBail-r/WFD (urW)
a
fr0013326246
Valeo (fr)
a
DiV 3 06/06/16
fr0013176526
04/06/18 1,25
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a
fr0000124141
Vinci (DG) R
14/05/18 0,84
a
fr0000125486
ViVenDi (viv) R
24/04/18 1,76
a
fr0000127771
20/04/18 0,45
ouv
vol.
nb titres
14,57
6227105
2.660.056.599
138,15
570371
265.421.592
24,74
4317267
904.828.213
54,1
732873
235.197.966
73,4
1204427
295.722.284
105,9
1123907
443.680.643
37,435
2270861
552.595.547
75,48
3076525
1.249.058.037
68,26
2120763
578.956.262
37,85
5565478
807.917.739
92,8
580209
150.830.449
115,95
319478
105.876.416
18,51
2430970
911.141.920
27,42
1514833
454.657.315
55,01
5284889
2.664.312.938
187,05
433236
138.282.967
40,32
1296365
240.253.100
18,885
2132828
563.364.823
84,24
1378897
596.831.558
22,02
5357719
1.305.230.587
srD
clot
+ haut
+ bas
14,485
14,58
14,465
140,45
141,1
138
24,06
24,77
23,95
53,66
54,2
53,3
72,4
73,42
72,28
105
106,2
105
37,015
37,435
36,955
74,5
75,48
74,28
67,36
68,26
67,02
37,115
38,08
36,93
91,68
93,16
90,84
114,1
116,05
113,85
18,765
18,82
18,35
27,07
27,62
26,83
54,95
55,39
54,68
188,75
188,75
186,65
40,44
40,54
39,55
18,84
18,945
18,805
83,52
84,6
83,24
22,04
22,14
21,81
% Veil
% mois
% 52 s.
- 0,69
+ 1,68
+ 1,76
+ 1,34
+ 0,93
+ 19,89
- 2,28
+23,32
+ 32,96
- 1,29
- 7,71
- 14,91
- 1,82
+ 0,17
- 4,6
- 0,94
+ 2,64
+ 32,39
- 1,49
- 2,1
- 21,79
- 1,46
+ 8,28
- 6,9
- 1,66
- 3,96
- 0,04
- 2,25
+ 2,97
- 22,92
- 2,78
+7
- 7,21
- 2,19
+ 5,89
- 6,7
+ 0,78
+ 0,16
+ 29,37
- 1,78
+ 2,42
+ 14,97
- 0,96
+ 5,25
+ 25,92
+ 1,1
+ 1,75
- 0,12
-12,37
- 30,07
- 0,29
+ 2,98
- 0,92
- 1,21
+ 2,58
+ 11,84
- 0,5
+ 6,89
+ 10,12
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 0,07
15,235
13,315
2,07
+ 6,44
147,75
120,05
0,72
+ 41,91
25,2
16,455
2,2
- 5,28
63,18
51,78
3,73
- 13,72
100,8
71,4
4,9
+ 22,22
108,65
81,04
1,52
- 19,5
48,6
36,635
3,51
+ 3,69
76,17
62,88
4,07
- 4,94
78,56
67,02
3,27
- 13,79
47,505
35,05
5,93
- 18,18
113,05
76
3
- 1,55
7,98
120,65 14,30
105,15
+ 3,08
0,23
22,97 82,57
16,57
0,28
+ 4,72
29,17
22,9
+ 19,34
56,08
43,09
1,13
- 1,92
195,5
184,25
- 35,06
66,48
3,09
39,55
- 11,45
22,29
18,035 4,46
- 1,91
88,8
77,56
2,11
- 1,69
24,87
20,26
2,04
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
B 4,54
4,508
34933
4,54
40.789.901
4,43
B 7,06
7,1
15758
7,1
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
7,06
aBiVaX (abvX) g
B 6,64
6,6
6294
6,75
fr0012333284
9.904.229
6,55
acantHe DeV. (acan) g
c 0,648
0,648
3490
0,648
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,646
actia GrouP (ati) g
c8
8,02
9883
8,03
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
7,94
aDocia (aDoc) g
B 17,26
16,84
20666
17,26
fr0011184241
6.916.753
16,52
aéroPorts De Paris (aDp) !
a 192
192
75781
192,8
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
189,7
air France-Klm (af) !
a 8,14
8,34
8529456
8,4
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,068
64,1
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 64,1
30097
64,3
fr0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
63,4
aKWel (aKW) g
B 21,85
21,8
28498
22
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
21,7
alD (alD)
a 15,24
15,3
103304
15,3
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
15,04
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 29,15
29,1
3293
29,25
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
29,05
alstom (alo) LR
a 38,25
38,2
600325
38,36
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
37,99
altarea (alta) g
a 186,2
185,8
3882
187
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
185,4
alten (ate) !
a 85,05
85,6
38949
85,8
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
84,9
altran tecHnoloGies (alt) ! a 8,185
8,26
1184163
8,345
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
8,16
amPlituDe surG. (ampli) g
3,46
3,4
20316
3,46
fr0012789667
46.929.852
3,4
amunDi (amun) !
a 60,18
61,62
eX-Ds 15/03/17
565832
63,9
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.510.562
60,1
aPril GrouP (apr)
B 13,4
12,95
1824
13,4
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
12,85
arcHos (JXr) g
c 0,877
0,85
464997
0,877
fr0000182479
42.561.334
0,847
arKema (aKe) L
a 108,7
108,25
289969
109,6
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
107,9
artPrice.com (prc) g
c 14,14
14,12
16064
14,26
fr0000074783
6.651.515
13,92
assYstem (asY) g
B 28
28
oPa 24/11/17
1269
28
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
27,65
atari (ata)
c 0,451
0,471
3438634
0,496
fr0010478248
255.105.360
0,451
auBaY (aub) g
c 38,45
39
4176
39,25
fr0000063737
21/05/18 0,24 13.136.796
38,45
aurea (aure)
c 7,74
7,7
580
7,76
fr0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
7,7
aVenir telecom (avt) g
c 0,235
0,241
575174
0,258
fr0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,235
aXWaY soFtWare (aXW) g
B 19,12
19,08
206
19,28
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
19,06
Bénéteau (ben)
a 13,56
13,32
168441
13,56
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
13,22
Bic (bb) !
a 73,6
74,5
209756
76,85
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
73,05
BiGBen int. (biG) g
c 10,76
10,5
28902
10,76
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.060.784
10,3
BiomérieuX (bim)
a 71,3
70,7
105980
71,5
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
70,5
Boiron (boi) g
a 67,1
66,9
2792
67,4
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
66,6
Bolloré (bol) !
a 3,906
3,892
920516
3,92
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
3,88
BonDuelle (bon) g
B 31,7
31,8
3947
32
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
31,65
Bureau Veritas (bvi) L
a 21,88
21,8
459289
21,94
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
21,71
Burelle sa (bur)
a 1305
1305
5
1305
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1305
carmila (carm)
c 23,2
23,25
11183
23,25
fr0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
23,2
casino (co) LR
a 33,39
33,48
616537
33,54
fr0000125585
18/05/18 1,56 110.247.493
32,82
catana GrouP (catG) g
c 2,82
2,79
92152
2,835
fr0010193052
30.514.178
2,79
cGG (cGG) !
c 2,448
2,344
15556272
2,58
fr0013181864
698.828.907
2,336
cHarGeurs (cri) g
c 24,4
24,56
12596
24,62
fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
24,26
cHristian Dior (cDi)
a 368,2
367,8
eX D oP 08/06/17
29739
370,4
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
366,7
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/260718
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
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fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
24,05
GrouPe crit (cen) g
B 72,3
71,8
2650
72,3
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
71,5
GrouPe Flo (flo) g
c 0,255
0,26
eX D s 13/06/17
52217
0,26
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,255
GrouPe GorGé (Goe) g
B 14,98
15
1659
15,02
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
14,96
GrouPe lDlc (lDl) g
c 17,26
17,24
nom.
572
17,26
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
17,18
GrouPe PartoucHe (parp)
26,1
26
reGr.
1695
26,1
11/09/17 0,31 9.627.034
25,5
fr0012612646
Gtt (Gtt) !g
a 58
58
38696
58,3
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
57,1
Haulotte GrouP (piG)
B 13,08
13,02
11897
13,08
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
12,94
HiGH co (hco) g
c 5,03
5,03
460
5,03
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
4,975
HuBWoo (hbW) g
c
/010818
fr0004052561
icaDe (icaD) !
% Veil
% mois
% 52 s.
- 0,21
+ 6,35
- 4,22
- 1,1
- 8,88
- 13,49
+ 1,96
- 1,89
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 0,82
27,9
22
2,68
- 1,35
95
67,5
6,13
0,34
0,23
- 4,28
+ 5,19
19,04
- 27,36 13,24
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- 7,11
22,2
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- 20
23,7
- 0,6 + 15,77
+12,95 60,15
+ 41,31 47,06
+ 0,15 - 19,28
-10,21
19,68
- 12,56 12,44
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+ 4,79
5,43
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4,3
+ 6,25
- 2,86
0,204
+ 6,25
0,155
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+ 1,83 120
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- 20,67 62,52
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+ 0,69
6,995
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+11,5
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+ 7,92
2,215
+ 0,26 + 21,78
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+ 1,7 + 44,17
+10,76 145,5
+ 33,53 99
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+ 1,77 34,5
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- 1,68 - 20,07
- 4,68 36,9
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+ 8,37 47,26
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+ 0,31 - 12,15
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+ 3,91 22,84
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+ 4,01 51,1
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- 7,37
+10,39 27,17
- 9,4
21,99
- 1,11 - 30,04
-11,91
6
- 8,16
3,97
- 0,79 - 0,02
-13,64 66,3
+ 12,11
48,75
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+124,49
6,8
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+ 0,46 - 31,02
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+ 1,24 37,95
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- 52,93
5,84
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+ 9,59
5,41
+ 38,61
2,48
- 0,53 - 18,24
+ 0,87 18,75
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+ 6,07 41,9
+ 5,46 31,65
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-10,68
2,52
- 16
1,922
- 0,32 + 4,18
+11,15
18,87
- 20,85
8,295
- 0,69 - 8,49
+ 0,87
7,45
- 2,86
5,812
- 0,15 + 51,97
- 0,15 136,6
+ 53,48 84,1
- 18,64 - 20,66
-17,6
2,9
- 21,31
1,9
+ 0,25 - 44,73
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27,04
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-1
10,95
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7,66
+ 1,13 - 1,54
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9,24
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7,6
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-20,94
9,56
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63
+ 41,15 44,05
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4,085
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1,6
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+ 1,83 16,32
- 44,45
9,42
- 0,9 - 36,88
-10,6
15,35
- 11,18
7,69
+ 3,29
+ 6,61 131,3
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- 0,82 - 11,9
+ 9,23 15,58
+ 2,5
11,82
- 3,61 + 33,33
- 5,88 477
+ 33,6 330
136.345.527
a 81,8
81,75
76379
82,1
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.531.428
81,3
iD loGistic (iDl) g
B 140,8
140
655
140,8
fr0010929125
5.628.475
139,6
iliaD (ilD) !
a 133,6
130,25
247400
134,6
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
127,15
imerYs (nK) !
a 65,35
64,65
96656
65,35
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
64,2
inGenico GrouP (inG) LR
a 70,14
69,8
723927
72,2
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
68,38
innate PHarma (iph) g
B 4,85
4,702
59300
4,862
fr0010331421
57.600.100
4,66
insiDe secure (insD)
c 2,87
2,86
51827
2,885
fr0010291245
44.119.162
2,815
inter ParFums (itp) g
B 38,1
38,25
6781
38,4
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
37,95
iPsen (ipn) !
a 140,5
143,55
97009
144,25
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
140,25
iPsos (ips) !
a 28,86
28,82
41470
28,88
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
28,4
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 25,3
24,7
12334
25,3
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,7
JcDecauX (Dec) !
a 27,3
26,86
136086
27,32
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.685.201
26,74
KauFman & BroaD (Kof)
B 43,96
43,76
21029
44,1
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
43,62
KlePierre (li) LR
a 32,08
32,21
731586
32,27
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
32,08
Korian (Kori)
a 29,6
29,36
75115
29,8
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
29,3
laFarGeHolcim (lhn) L
a 43,2
42,8
143590
43,45
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
42,49
laGarDère (mmb) !
a 24,66
24,76
517650
25,11
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
24,66
latecoere (lat) g
c 4,04
3,995
65954
4,04
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
3,98
le Bélier (beli) g
c 50,4
50
6314
50,4
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
50
lna santé (lna) g
B 54,1
54,5
2728
54,5
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
53,4
lectra (lss)
B 23,25
23
36082
23,25
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22,55
lineData sVices (lin) g
B 35
35,15
6403
35,4
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
35
lisi (fii) g
a 29,2
29,85
14880
30,15
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
29,1
lumiBirD (lbirD) g
c 14,52
14,3
30524
14,52
fr0000038242
15.884.557
13,8
m6-métroPole tV (mmt) !
a 18,3
18,02
106422
18,33
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
18,02
maisons Du monDe (mDm)
B 25,76
26,04
214033
26,48
25,26
fr0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
maisons France conF. (mfc) g B 42,4
42,1
1089
42,6
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
42,1
manitou (mtu) g
B 32,5
32,7
29460
32,8
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
32,4
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 7,43
7,07
16513
7,43
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
7,02
mauna Kea (mKea)
c 2,86
2,8
79343
2,86
fr0010609263
23.147.338
2,75
mercialYs (merY) g
a 15,18
15,08
66656
15,18
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
15
mersen (mrn) g
B 35,5
34,95
31334
35,55
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
34,75
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,01
1,974
88682
2,01
fr0004177046
23.261.500
1,948
nanoBiotiX (nano) g
B 15,38
15,45
179182
15,45
fr0011341205
19.633.373
14,71
natiXis (Kn) LR
a 6,08
6,036
4533995
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fr0000120685
28/05/18 0,37 3.138.305.787
5,988
natureX (nrX) g
B 134,6
134,6
327
135
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,6
netGem (ntG) g
c 2,35
1,92
163152
2,35
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,9
neXans (neX) !
a 28,24
28,25
286461
28,47
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
27,77
neXitY (nXi) !
a 52
52,35
113143
52,45
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
51,3
nicoX (coX)
B 7,975
7,94
64971
7,995
fr0013018124
22.869.669
7,9
nrJ GrouP (nrG) g
B9
8,98
12625
9
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.417.846
8,78
oeneo (sbt) g
B 10,32
10,38
6986
10,38
fr0000052680
31/07/18 0,15 63.180.843
10,3
onXeo (onXeo) g
B 1,2
1,207
69545
1,223
fr0010095596
50.695.653
1,2
orPéa (orp) !
a 118,7
119,05
118805
119,35
fr0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
117,3
Parrot (parro) g
B 4,26
4,19
47715
4,3
fr0004038263
30.174.671
4,185
PHarmaGest int. (pha)
59,1
59,1
916
59,3
fr0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
58,6
Pierre & Vacances (vac) g
B 27,2
26,3
4908
27,2
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
26,25
PiXium Vision (piX) g
c 1,65
1,63
63791
1,65
fr0011950641
20.813.963
1,6
Plastic omnium (pom) !
a 34,8
34,58
261884
34,83
fr0000124570
02/05/18 0,67 150.976.720
34,03
PlastiValoire (pvl)
B 14,52
14,4
DiV 8 02/05/17
33003
14,64
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
14,2
PsB inDust. (psb)
c 50
49,9
1052
50,2
fr0000060329
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49,9
rallYe (ral)
a 10,05
10,01
39331
10,07
fr0000060618
30/05/18 1 55.123.771
9,85
recYleX sa (rX)
c 8,23
8,225
29922
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valeur
ouv
+ht +bs
2crsi
c 10,1
10,25
9,94
a.s.t. groupeg
c 10,6
10,64 10,38
abeo
c 35,8 35,9
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acteosg
c 3,25
3,51
3,2
ad capital
adl partnerg
c 15,35 15,35
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advenisg
c 1,89
1,89
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advicenne
c 11,728 11,73
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advini
c 33,6
33,6
33,6
affine reg
c 16,06 16,24 16,02
afone
c 9
9
9
alpha mos
c
altamirg
b 16,64 16,64 16,6
altareit
b550 560
550
amoebag
c 4,905 4,975 4,77
antalis
b 1,454 1,454 1,446
argang
b 45,3
47,3
45,2
artea
c
artois
a
ateme
c 14,78 14,78
14,4
au femining
b 36,01 36,79 34,1
augros cp
c 6,45 6,5
6,45
aures tech.
c 42,95 42,95 42,15
awoxg
1,955 1,955
1,9
baccarat
b
bains monaco
b 52
52,6
51,4
balyo
c 3,84 3,89
3,8
barbara bui
c 7,05
7,05
7,05
bastide
c 47
47
46
c
bleecker
blue solutionsg
16,2
16,3
16,2
bourbon!g
a 4,35 4,35
4,3
bourse direct
c
business et dec.g
c
cafom
c 9
9
8,9
capelli
48
48
47
carp.de partic.
c
castg
c 3,8
3,8
3,8
catering inter.g
b 16,2
16,2
16,15
cbo territoriag
c 3,75
3,78
3,75
cca intern.
c
cegedimg
b 33
33,1
32
cegerealg
b 38
38,2
38
cellnovog
c 2,81
2,895 2,74
cerenisg
b 2,07 2,095 2,005
cfi
c
chausseria sa
c
cibox inter.g
c 0,193 0,204 0,193
clayeuxg
c
cnimg
b 107
107,5
107
cogelec
c 12,098 12,178 11,85
coherisg
c 2,33 2,35
2,3
constellium
courtois
c145
145
145
cr alpes prov.
c 112
112,4
112
cr atl. vendée
c 126,52 127
126,5
cr brie picard.
b 24,3 24,525 24,23
cr ille vilaine
c100,48 100,48 100,48
cr languedoc
c 73,89 73,89 72,91
cr loire hte-loire c 90,29 90,29 89,21
cr morbihan
c 81,3
81,5
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cr nord france
b 20,9
21
20,7
cr norm. seine
c 128,98 129
128
cr paris idf
b 92,41 92,6
92,35
cr rhône-alpes
c 197,32 197,32 197,3
cr toulouse
c 111,58 112
111,2
cr tour. poitou
c104,74 104,76 104,74
crosswood
c 4,06 4,06
4,06
cs-com. et syst.g
c 6,28 6,4
6,18
daletg
c 14,3
14,3
14,3
dane-elec memoryg c
deinove
2,685 2,685 2,565
delta plus group b 50
52
50
digigram
c 0,8
0,8
0,8
dms
c 1,125 1,15
1,11
docks pétroles a c540 540
540
dom securityg
c
ecag
c 16,5
16,5
16,5
egideg
c 2,23 2,23
2,21
elect. strasbourg b 115
116,5
114
electro powerg
c 11,2
11,25
11
encres dubuitg
c 5,6
5,66
5,52
essog
b 46
46,4
45
eurasia fonc inv
c
euromedis groupeg c 6,85 6,85
6,85
europacorpg
c 1,7
1,7
1,62
exacompta clairef. c 123
123
123
expl. prod. chim.
c860 860
860
expl. prod. chim.
c
f.i.e.b.m.
c
f.i.e.b.m.
c
f.i.p.p.
c 0,285 0,285 0,285
fauvet-girel g
c
fermentalgg
3,18
3,19
3,135
fermière cannes
b
fiducial office
c 28
28
28
fiducial re
b 196
196
195
fin. moncey
a
finatis
b 48,2 48,2
48,2
fleury michon
b 50,4
51
50,2
foncière 7 inv.
c
foncière atland
c 114
114
114
foncière euris
b 32
32
32
foncière inea
b 40
40
39,9
foncière paris nord c 0,046 0,046 0,045
foncière r-paris
c
foncière volta
c
française energie c 16,3
16,3
15,7
frey
b 28,6
28,6
28,6
fsdv
c
galimmo
c 24,4 24,4
24,4
gaumont
b 142
144,5
142
gea
c 97,2
97,2
97
generixg
c 3,64 3,64
3,63
genomic visiong
0,839 0,848 0,803
gérard perrier
c 58,8 58,8
58,8
gfi informatiqueg b 8,08 8,1
8,08
graines voltZ
c 40,6 40,6
40,6
groupe ird
c 26
26
24,4
groupe jaj
c 1,92
1,92
1,92
groupe openg
c 28,8 29
28,2
groupe piZZorno
c 19,65 19,65
19,65
groupe sfpig
c 3,2
3,2
3,2
guerbetg
b 57,5 58,2
57,2
guillemot corp.g
c 5,26 5,3
5,14
guy degrenne
c 0,199 0,199 0,199
hf companyg
c 7
7,12
6,98
hipay group
c 15
15,1
14,75
hopscotch groupeg c 7,78
7,78
7,68
idi
b 44,4 44,9
44,4
ige + xaog
c140
140
140
immo. dassault
b 54,8 54,8
54
immo. hôtelière
c
ind. fin. ent.
c
infotelg
c 52,2 52,2
51
innelec mult.g
c 5,96 5,96
5,88
installux sa
c362
370
362
intexa
c
inventiva
b 7,86
7,9
7,76
it linkg
c 8,78
8,78
8,52
itesoftg
c 3,88 3,88
3,72
its groupg
c 7,46
7,46
7,46
jacques bogart
c 6,86 6,9
6,84
keyrusg
c 5,84 5,88
5,7
la foncièreverte c
lacroix sa
c 26,8 26,8
26
lafuma
c
lanson-bcc
b 32,4 32,6
32,4
laurent-perrier
b 111
113
110
le tanneurg
c 2
2
2
lebon
c148,5 149
146
les hôtels de paris c
les nx constr.
b 45
45
43,6
lexibookg
c 0,94 0,94
0,934
locindus
b 24,9 25
24,9
malteries fr-b
c
manutan inter.g
b 79,2
79,8
78,8
maurel & prom!
a 6,35 6,37
6,05
mcphy energyg
5,98 5,99
5,7
clôt écart vol
10,25 + 0,99
8070
10,64 + 0,38
6013
35,8 - 0,28
1165
3,45 + 6,15
6347
0,092
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3,85
1,86
11,73
33,6
16,14
9
- 0,33
- 0,77
- 1,59
+ 0,02
0,469
- 8,98
+ 0,5
16,6
560
+ 12
4,85 - 1,62
1,452- 0,28
46,6 + 1,75
1
2061
269
194
140
414
82
2435
7
22802
2439
7817
10,5
6300
- 2,44
- 5,62
+ 0,78
- 0,93
- 2,81
5076
2222
3217
1141
4588
52
- 1,14
3,81
7,05 - 12,96
46,15 - 0,65
992
5315
1817
1177
14,42
34,1
6,5
42,5
1,9
222
90
16,2
4,33 1,54 7,7
+
8,9 47
-
0,23
1,27
2,07
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3,09
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16504
989
208
49,4
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561
2912
4,99
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41
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45590
2,04
0,001
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444848
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55
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9539
actions
françaises
EuronExT hors srd suite
isin
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valeur
ouv
+ht +bs
clôt écart vol
mecelec
c 1,75
1,75
1,645
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908
medasysg
c 0,381 0,39
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c 13,55 13,55
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1845
micropoleg
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c
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c
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3,53
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b 23
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158
158
158
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c 7
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71
71
71
1
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9
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25
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c
2,6
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c
soditech ing.
c
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c186
186
186
186
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25
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15
15
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1
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tour eiffel
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u10g
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utig
verneuil part.
vetoquinolg
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viel et cieg
viktoria investg
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xilam animationg
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c
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nokiaR
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c
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cfoa
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geneurog
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2027
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150
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1444
Taux ET changEs
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cours
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var.
veille
en %
var.
année
en %
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02-08-2018
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02-08-2018
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france
0,00
espagne
0,00
italie
-0,21
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,57
0,44
0,08
0,24
1,47
-0,16
0,74
0,11
0,39
1,95
0,11
1,16
0,17
0,71
2,30
0,41
1,38
0,31
0,98
2,50
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
251,59 -0.02 248,89 1.11
170,61 -0.13 171,84 0.69
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340,90 -0.07 332,52 2.59
232,47 -0.18 234,24 -0.57
var %
31/12 var %
cours a TErME de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1619
1,1619
0,8908
0,8909
1,1546
1,1548
10,2972
10,3072
7,4513
7,4538
129,5310
129,5390
1,5084
1,5124
-0,0023
-0,0027
0,0016
0,0014
-0,0006
-0,0006
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0,0030
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0,0002
0,0001
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0,0014
0,0012
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0,0108
-0,2356
-0,3053
-0,0423
-0,0394
02-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.85 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.67 %
10 ans
3.03 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.35 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.10 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,54
-0,54
-0,53
-0,58
-0,55
-0,39
0,09
0,73
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
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-0,3279
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-0,3648
-0,3628
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-0,372
-0,373
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-0,372
-0,372
-0,372
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-0,372
-0,371
-0,37
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-0,33
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-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
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-0,321
tme
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0,23
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0,25
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1,10
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0,83
0,68
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,65
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0,41
0,45
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1,00
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1,31
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28-06
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10-07
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19-07
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02-08
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0,70
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0,70
0,70
0,70
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0,69
0,69
0,69
0,69
0,69
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0,66
0,66
0,66
0,66
0,65
0,65
0,65
0,65
0,65
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0,73
0,73
0,73
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1,00
1,11
1,31
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1,17
1,07
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1,09
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1,17
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1,00
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1,03
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-0,368
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-0,358
-0,361
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-0,362
-0,361
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,364
-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
-0,363
-0,358
-0,37
-0,371
-0,37
-0,369
-0,372
-0,372
-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
-0,369
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-0,369
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-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,324
-0,324
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
-0,32
-0,319
-0,319
-0,319
0,65
0,65
0,63
0,63
0,60
0,64
0,61
0,61
0,62
0,62
0,60
0,61
0,58
0,60
0,61
0,59
0,60
0,59
0,67
0,68
0,65
0,68
0,67
0,70
0,70
0,74
0,75
thor.
pub.
priv.
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,86
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,86
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
produiTs péTroLiErs
sucrE
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
02/08
01/08
COURS PriMe Prec.
lingot
33520
0
33740
10 florins
200
-1,38
208
5 dollars*
290
15,05
290
10 dollars
570
13,06
570
20 dollars
1100
9,06
1135
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1255
-0,16
1250
latine
199
2,25
199
napoleon
199,9
2,71
201,9
1/2 napoleon* 113,7
16,84
113,7
souverain eli i* 258
5,15
254
souverain
256,5
4,54
246
1/2 souverain* 130,8
6,62
130
suisse
196,2
0,81
196,2
tunisienne*
198
1,74
198
mark*
256
6,67
256
krugerrand
1081
3,69
1060
lingotin 500grs 17350
3,52
17300
lingotin 250grs 8700
3,82
8650
lingotin 100grs 3470
3,52
3470
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
512,74
507,34
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
617,5
london daily price:
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 472
25 402
Fix2
25 472
25 468
cathodes : 5400 a coMPter du 02/08/
autres demi produits cuivreux :
618,94 dePuis le 02/08
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 523,17 dePuis le 02/08
531,88 dePuis le 02/08
base laMiNé laitoN 70/30
base laMiNé laitoN 85/15
575,4 dePuis le 02/08
base laMiNé broNze 94/6
708,94 dePuis le 02/08
base laMiNé broNze 94/4
678,94 dePuis le 02/08
London METaL ExchangE
02/08
01/08
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2035-2036
2057-2057,5
1195150
London BuLLion MarKET
02/08
01/08
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 537
1 539
etain (en $ par tonne)
1 219
palladium (eN dollars Par oNce troy)
921
928
platine (eN dollars Par oNce troy)
823
831
settleMeNt
settleMeNt
02/08
sePt. 18
15,41
déc. 18
15,5
JaNv. 19
15,6
Mars 19
15,6
Mai 19
15,7
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
01/08
15,39
15,5
15,76
15,67
15,75
settleMeNt
02/08
831,4
834,7
825
841,5
837,4
01/08
1214,4
1224,5
1236,2
1243,9
1261,9
settleMeNt
01/08
818,6
822,7
828,3
845
0
6136,5-6137
6160-6162
251950
19970-19975
19850-19875
2970
cash
3 Mois
vol.
13775-13780
13850-13870
254262
20100-20125
20050-20075
2970
13750-13770
13850-13900
256044
2152-2154
2167-2168
127125
2115-2115,5
2125-2127
127025
Zinc (en $ par tonne)
2627-2628
2566,5-2567
238125
2629,5-2630
2584-2584,5
240125
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
settleMeNt settleMeNt
vol
02/08
2,73
2,74
2,75
2,76
324
831
439
8120
01/08
2,73
2,75
2,76
2,77
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
02/08
19970
01/08
20050
01/08
éLEcTriciTé
6212,5-6213
6236-6236,5
254425
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
02/08
antimoine 99,65% (par tonne)
8000
8000
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
36,25
36,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
27,2
27,2
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2210
2210
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
02/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
settleMeNt
02/08
aout 18
1213
déc. 18
1222,4
avr. 19
1233
JuiN 19
1243,1
déc. 19
1259
platine (eN dollars Par oNce)
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
cash
3 Mois
vol.
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
2060,5-2061
2075,5-2076
1196300
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 215
1765-1775
1770-1780
12520
1690-1700
1725-1750
12520
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
22 596
22 659
Fix2
22 761
22 806
2,32
7,9
8,52
3,72
7,46
6,9
5,74
eur
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
02-08-2018
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
clôture
01/08
40,69
46,28
clôture
clôture
02/08
61,91
63,12
69,8
70,83
01/08
61,91
63,12
69,8
70,83
vol
364004
192492
vol
448,5
423,5
456,5
431,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
85,25
83,94
498,5
466,5
85,25
83,94
503,5
471,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
sPot
clôture
sePt. 18
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
clôture
02/08
68,93
65,1
64,88
64,68
64,25
01/08
67,65
64,35
64,08
63,8
63,5
02/08
25,85
26,25
26,35
vol
01/08
25,85
26,25
26,35
gaz naTurEL
clôture
02/08
2,82
2,83
2,86
01/08
2,75
2,76
2,8
vol
vol
11878
clôture
02/08
août 2018 22,71
sePt 2018 22,79
oct 2018 22,96
02/08
10,71
11,5
11,67
11,87
12,11
01/08
10,55
11,34
11,53
11,72
12
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
01/08
89,84
88,3
88,24
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
02/08
2069
2135
2168
2184
2199
01/08
2082
2144
2175
2192
2218
vol
23187
24580
13539
2024
291
clôture
vol
02/08
01/08
sePt. 18
1645
1654
5218
Nov. 18
1634
1643
4622
JaNv. 19 1633
1644
2330
Mars 19 1645
1654
742
Mai 19
1658
1662
144
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
14
10819
2267
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
02/08
106,45
109,85
113,3
120,55
01/08
108
111,2
114,75
121,9
vol
25834
15725
3357
506
01/08
440,4
415,4
399,2
settleMeNt settleMeNt
vol
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
02/08
01/08
112,45
115,7
vol
02/08
01/08
sePt. 18
371,75
365,75
80805
déc. 18
386,25
380
143165
Mars 19 397
391
31798
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
02/08
01/08
sePt. 18
11,75
11,85
Nov. 18
11,61
11,91
JaNv. 19 11,7
12,09
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
506
435
12
settleMeNt settleMeNt
vol
127
229
2
settleMeNt settleMeNt
vol
02/08
194,4
190,05
194,05
792
01/08
189,75
0
0
veau vivaNt - bresil - brl :
146
le 01/08//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.08625
le 01/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.51825
le 01/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.6025
le 01/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
rJ crb
jus d’orangE
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
vol
111
3097
552
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
Bois
02/08
440,4
415,4
399,2
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
vol
02/08
01/08
aout 18 195
193
Nov. 18
198
192,75
JaNv. 19 200,5
195,75
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
new york (cont. n°2 - cents par lb)
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
vol
13817
14470
8297
4078
2285
settleMeNt settleMeNt
caFé
coTon
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
02/08
01/08
sePt. 18
1535
1530
déc. 18
1596
1584
Mars 19 1613
1606
Mai 19
1621
1617
Juil. 19
1629
1624
new york (eN $ Par toNNe)
vol
02/08
01/08
sePt. 18
575,13
558,25
623
déc. 18
606,5
578,75
105
Mars 19 622
594
9
mais à paris (eN euros Par toNNe)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 105.59
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
iNdice cotlook a : 99,5, le 02/08//18
02/08
88,86
88,61
88,52
48639
24475
13469
8617
2700
settleMeNt settleMeNt
02/08
01/08
sePt. 18
217,25
207
22539
déc. 18
217,25
208,25
73058
Mars 19 218
209,75
17412
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
01/08
22,82
22,96
23,02
settleMeNt settleMeNt
5
vol
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
02/08
01/08
sePt. 18
243,75
239,5
déc. 18
250,5
248,75
Mars 19 253
251
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
01/08
22,08
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
powernext gas futures
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
vol
3690
2119
774
667
512
cacao
settleMeNt settleMeNt
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 31/07/
Prix indicatif : 2101,51
londres (eN £ Par toNNe)
uraniuM
clôture
02/08
01/08
Nov. 18
648
641,25
13714
Fév. 19
645,5
639,25
2450
Mars 19 644,75
638,5
3517
avr. 19
643,5
637,5
2074
Mai 19
643,25
637,25
840
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
01/08
16,87
02/08
Nord da 22,07
02/08
01/08
Jour
73,3
72,39
Nov. 18
73,54
72,67
85819
JaNv. 19 73,58
72,74
28133
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
02/08
17,58
clôture
02/08
01/08
oct. 18
320,1
316,1
déc. 18
319,3
316,4
Mars 19 323,9
320,4
Mai 19
328,3
324,5
aout 19 331,7
327,5
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uranium nymex (en $ par lb)
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
clôture
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
londres (eN dollars Par toNNe)
622
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
céréaLEs
10,88 cts/lb
vol
02/08
01/08
198,13
196,73
reuters coM. 2322,18
2322,18
Moodys coM. 5960,09
5924,08
or iNdustriel 33960
112.45
lMex
2983,3
33906
3044
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 27
Les Echos Vendredi 3, samedi 4 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
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Tél. : 01 56 88 71 00
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désignation
des valeurs
code isin
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
333,66 02/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
567,84 02/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
547,99 02/08
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
257,34 01/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
365,7 02/08
LU0168449691 Pictet-greater china
578,92 02/08
LU0188501257 Pictet-health
275,96 02/08
541,41 02/08
LU0070964530 Pictet-indian eq.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
183,02 01/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
107,65 31/07
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
468,34 01/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
102,1
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
133,13 01/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
169,64 31/07
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
122,33 31/07
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
100,82 31/07
LU0851564541 World equity (eur)
157,3
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
159,69 02/08
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
153,51 31/07
139,63 02/08
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
310,91 01/08
60,25 02/08
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
261,64 02/08
LU0090689299 Pictet-Biotech
751,32 02/08
LU0338483075 Pictet-russian equities
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
146,95 01/08
90,21 02/08
LU0256846139 Pictet-security
242,6 02/08
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,34 01/08
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
138,72 01/08
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1241,46 02/08
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
161,16 02/08
LU0104884860 Pictet-Water
296,82 02/08
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
103,66 01/08
15740,73 02/08
308,91 02/08
désignation
des valeurs
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
LU0340554913 Pictet-digital
code isin
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU1279334210 Pictet-roBotics
LU0280430660 Pictet-clean energy
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
code isin
classification
classification
sicav//fcp
114,88 31/07
31/07
31/07
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
MCKINSEY
Alexandre Ménard
est élu directeur associé senior
de McKinsey & Company.
Alexandre Ménard, 41 ans, diplômé
de l’EM Lyon et de l’Ecole centrale
de Lyon, est titulaire d’un MBA de la
Harvard Business School. Il dirige
le pôle de compétences télécommunications, médias et technologie (TMT) du bureau français de
McKinsey, ainsi que les activités
technologie et opérations du pôle
télécoms, et Internet of things, au
niveau mondial. Il accompagne de
nombreux opérateurs télécoms et
des acteurs du secteur de la technologie et des médias en Europe, en
Amérique du Nord et en Asie.
INGENICO
Agnès Bensoussan
est nommée executive viceprésidente d’Ingenico Group.
Agnès Bensoussan, 56 ans, ingénieure informatique de forma-
tion, est titulaire d’un diplôme
de l’ENSEEIHT et d’un certificat
de spécialisation en ressources
humaines à l’ESCP-Europe. Elle
a commencé sa carrière en
recherches et développement
avant d’opérer une transition
ve r s l a f o n c t i o n r e s s o u r c e s
humaines. Elle a ainsi travaillé
en France ainsi qu’à l’international, notamment chez AlcatelLucent de 1988 à 2007. Depuis
2016, elle occupait les fonctions
de DRH France au sein de GE,
après avoir géré l’intégration de
la fonction RH d’Alstom au sein
de GE.
JUNE PARTNERS
Philippe Miret
est nommé directeur associé
de June Ops.
Philippe Miret, 54 ans, est
diplômé de l’Ecole polytechnique
et de l’université de Stanford. Il a
réalisé un parcours varié, alternant postes opérationnels dans
l’industrie et postes de responsabilités stratégiques. Il a été suc-
cessivement directeur de site,
directeur industriel, patron de
BU et chef d’entreprise dans plus i e u r s s e c t e u r s d ’a c t i v i t é s ,
comme l’automobile, le pétrole,
la pharmacie et les produits cosmétiques. Depuis 2011, il pilotait
le développement de l’activité
Solutions du Groupe Michelin.
ZURICH
Emmanuelle Martin
est nommée directrice sinistres
de Zurich France. Elle siège
au comité de direction.
Emmanuelle Martin, 44 ans, titulaire d’une maîtrise de droit privé
et d’un DEA en sciences juridiques
de la mer (droit maritime) de l’université de Nantes, a d’abord travaillé chez Siaci Saint Honoré et
AGCS. Depuis 2006, elle œuvrait
chez XL Insurance. Elle a notamment assumé la responsabilité de
l’équipe sinistres marine et la
direction des sinistres sur les
lignes de spécialités, avant d’être
responsable de la gestion des sinistres pour XL Catlin en France.
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
ROLAND BERGER
Stéphane Tubiana
Sébastien Manceau
sont élus partners.
Stéphane Tubiana, 42 ans, ancien
élève de l’Ecole centrale Paris, a
passé dix ans à diverses fonctions
dans le secteur de la distribution,
à des postes de finance, de RH et
de direction générale. En 2008, il
est entré chez Roland Berger.
Sébastien Manceau, 34 ans, est
diplômé de l’ESCP Europe. Il a
démarré sa carrière chez Roland
Berger en 2007. Il est spécialiste
de plans de transformation.
GECINA
Glenn Domingues
rejoint Gecina au poste
de responsable des affaires
publiques.
Glenn Domingues, 28 ans,
diplômé de l’ESC Reims (Neoma
Business School), est titulaire
d’un master 2 en conseil et stratég i e s d ’e n t r e p r is e . A p r è s d e s
débuts au sein du cabinet de lob-
bying Séance Publique, il est
entré, en 2014, chez Publicis Consultants dans le groupe d’expertise affaires publiques et lobbying. Dernièrement, il était
consultant senior chez Taddeo.
INSTITUTION
AMF
Charlotte Henry
assume la responsabilité de la
transformation digitale au sein
de l’Autorité des marchés
financiers (AMF).
Charlotte Henry, 36 ans, est diplômée de l’école Sup de Co de Reims
en marketing et commerce international. Dès 2008, elle a travaillé
chez Arval-groupe BNP Paribas
au département corporate IT,
puis stratégie et organisation
commerciale avec des missions
d’accompagnement au changement, d’assistance à la maîtrise
d’ouvrage (AMOA) et de chef de
projet. En 2012, elle est nommée
auditeur interne de la filiale BNP
Paribas Real Estate. En 2013, elle
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
Téléchargez sur :
est devenue responsable stratégie
et organisation chez Younited
Credit.
ILS SONT NÉS
UN 3 AOÛT
Charlotte Casiraghi, princesse
de Monaco, 32 ans.
Marlene Dumas, peintre,
65 ans.
Priscilla Gneto, judoka, 27 ans.
Mathieu Kassovitz, acteur
et réalisateur, 51 ans.
Vincent Perrot, journaliste
et animateur radio, 53 ans.
Jean-Pierre Raffarin, exPremier ministre, 70 ans.
Patrick Peugeot, ex-PDG
de La Mondiale, 81 ans.
Martha Stewart, productrice
de télévision et femme
d’affaires américaine, 77 ans.
Lambert Wilson, acteur,
60 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
crible
Vendredi 3, samedi 4 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Vacances studieuses
La résilience de BNP Paribas et
de Société Générale ne convainc pas la Bourse.
LA SÉANCE DU 2 AOÛT 2018
Bourse de Paris a connu
•uneLaséance
de recul jeudi, dans
la foulée des Bourses chinoises.
Le CAC 40 a perdu 0,68 %, à
5.460,98 points, dans un
volume d’échanges de 4,2 milliards d’euros. L’indice des
grandes capitalisations de
Chine continentale a perdu
2,5 % après que des officiels
a m é r i cai n s o n t co nfirm é
l’intention de Donald Trump
de durcir sa position dans le
conflit commercial. Les EtatsUnis sont prêts à porter les
droits de douane appliqués à
200 milliards d’importations
chinoises de 10 à 25%. Pékin a
qualifié les menaces de
Washington de « chantage » et
s’est dit prêt à riposter. En
Europe, les autres Bourses ont
partagé les mêmes craintes que
Paris. Le FTSE 100 a perdu
1,01 %, et le DAX 1,5 %.
Les entreprises sensibles aux
tensions commerciales ont particulièrement souffert jeudi.
ArcelorMittal a réalisé la plus
mauvaise performance du
CAC 40 en perdant 3,13 %.
Dans l’automobile, Peugeot
a cédé 2,27 % et Renault 1,82 %.
Société Générale a perdu
2,25 %. Les bons résultats de la
banque, dont une hausse de son
bénéfice net au deuxième trimestre, n’ont pas convaincu les
investisseurs. AXA a gagné
1,04 %. Malgré un bénéfice net
en baisse, l’entreprise a rassuré
quant à son plan de transformation Ambition 2020.
Sodexo a cédé 2,78 % après
l’abaissement de sa recommandation (à « performance ») par
Bernstein qui considère que
l’entreprise est correctement
valorisée. Amundi a fini en tête
du SBF 120 avec une hausse de
5,44 %. Son bénéfice net a bondi
de 58 % au premier semestre.
Carmat a gagné 6,55 % après
l’annonce du succès d’une transplantation de cœur artificiel
chez un patient déjà transplanté.
Le mouvement perpétuel existe, l’interminable jeu de perdant-perdant
des télécoms tricolores l’a inventé, à la consternation des investisseurs dans
le secteur en Bourse. Qu’Iliad soit soupçonné par Bloomberg d’avoir vécu
son pire trimestre en termes de pertes d’abonnés mobiles au profit d’Orange,
mais en gagnant des forfaits 4G les plus rentables, et près d’un milliard
d’euros de capitalisation (soit 11,3 %) s’évapore du premier dans la touffeur
boursière sans que le second n’en récupère la moindre vapeur sur son titre,
également en baisse. Qu’à l’inverse, Altice démontre au premier semestre
une conquête de clientèle sans équivalent depuis la reprise de SFR
(450.000 forfaits en plus), mais au prix du sacrifice de 0,3 point de marge
d’Ebitda en France, et plus de 700 millions d’euros s’incinèrent en offrande
au consommateur-roi. Il est vrai que l’amplitude du yo-yo du titre
Altice Europe se relativise du poids de la dette (31,8 milliards d’euros).
Depuis la fin mai, après la scission de la filiale américaine, sa valeur
d’entreprise totale n’a en fait bougé que de 0,02 %, malgré la chute de 16,3 %
de l’action jeudi. Le problème avec cette imperceptible oscillation,
c’est que sa perpétuité est impossible : repousser les échéances de la dette
coûte de plus en plus cher à Altice, une spirale qui ne sera pas sans fin.
EN VUE
LES ENTREPRISES CITÉES
Alcoa 12
Alibaba 6, 15
Allopneus 17
Altice Europe 18
Amazon 6, 20
Amundi 22, 28
Apple 20
ArcelorMittal 13, 28
AT&T 20
AXA 22, 28
Black & Decker, 12
BMW 13
BPCE 22
Neymar
Facebook 20
Ford 12
Renault 28
Ryanair 11
GEEV 17
General Motors 12
Google 20
Samsung 21
Saudi Aramco 20
SFR 18
Siemens 13
Société Générale 22, 28
Sodexo 28
Starbucks 15
Huawei 18
IBM 20
Intel 19
Microsoft 20
Telecom Italia 18
Tesla 14
Nokia 18
Whirlpool 12
Coca-Cola 12
Parrot 18
Daimler 13
Darty 6
AVIS FINANCIERS
PetroChina 20
Peugeot 28
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tirage Du 2 aoÛt 2018 : 75.998 exemplaires
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’histoire entre Neymar Júnior et
le Paris Saint-Germain avait bien
commencé : un transfert retentissant au cœur de l’été 2017, une arrivée
dans la capitale digne d’une rock star,
des buts et des arabesques spectaculaires soulevant l’enthousiasme des spectateurs de Ligue 1.
Elle s’est moins bien poursuivie, entre
le « penaltygate » opposant l’attaquant à
son coéquipier Edinson Cavani, une
vilaine blessure à la cheville qui l’a stoppé
dans son élan dès le mois de février, et un
départ au Brésil où, entre deux séances
chez le kiné, la vedette a semblé davantage préoccupée par ses parties de poker
que la fin de saison du PSG…
Après un Mondial en Russie où ses
roulades ont terni sa réputation, Neymar fait son grand retour sous les couleurs de Paris. L’artiste de 26 ans a
rejoint ses partenaires en Chine, où le
PSG doit disputer samedi le Trophée
des champions. Les sept comptes Twitter du club (français, espagnol, indonésien, arabe, anglais, brésilien, suédois)
ont abondamment relaté l’événement,
lui donnant des airs d’opération
« reconquête des coeurs ».
Il faut dire que Neymar reste la pierre
angulaire du projet du PSG. En déboursant 222 millions d’euros pour s’offrir
une tête d’affiche, le club de la capitale
s’est fixé un double objectif : remporter
la Ligue des champions et doper sa
popularité – et ses revenus – sur les
marchés émergents.
Le second pari est en passe d’être
gagné. Le club a multiplié par quatre sa
base de supporteurs en Asie en un an.
Pour le premier, cela risque d’être plus
compliqué. A moins que Neymar
retrouve la grande forme et s’accommode de l’émergence d’une autre star
planétaire à ses côtés, Kylian Mbappé.
Le Parc et ses deux princes !
L
les conférences de
20
SEPT
18
OCT
22
NOV
20
24
JANV
Pourquoi s’intéresser
à l’art contemporain ?
L’abstraction lyrique &
l’abstractiongéométrique
Le Pop Art
& le Nouveau Réalisme
L’art conceptuel
& l’art minimaliste
Fluxus
& l’art vidéo
21
FÉV
28
MAR
18
AVR
23
20
JUIN
La saga
du Body Art
L’art cinétique :
illusions d’optique
L’art des villes
& l’art des champs
Les mille et une façons de faire de
l’art :rituels,process & protocoles
L’art contemporain,la publicité,
la mode & le marketing
De 18h30 à 20h au 10,boulevard de Grenelle Paris 15e
INIT
CONI A
T
O N À L’
T I MPORA A
E
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Directeurs Délégués De la réDaction
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et opérations spéciales)
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Guillaume Maujean (finance-marchés)
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et transformation digitale)
réDacteur en cHef tecHnique Didier Boileau
Directeur De création Fabien Laborde
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Marion Brisson
La valeur d’Altice bouge peu malgré les yo-yo
en Bourse.
RT
IN
Le CAC 40
recule
dans le sillage
des Bourses
chinoises
Les devoirs de vacances sont un indispensable passeport de rentrée,
et les investisseurs encore plus enclins que des parents à relever les copies.
BNP Paribas et Société Générale n’avaient pas à rougir de leurs compositions
trimestrielles, toutes deux meilleures qu’espéré sur les deux principales
questions du bénéfice net et des revenus consolidés, avec le double bon
point des activités de marchés et d’une prochaine résolution de son dernier
grand litige pour la seconde. Les deux banques déroulent sans dévier
les chapitres de leurs plans stratégiques, les cessions pour réallouer
les capitaux et renforcer leurs ratios de solvabilité et, à l’inverse, la recherche des effets d’échelle, comme en Pologne pour celle de la rue d’Antin,
et en Allemagne dans les marchés et la gestion pour celle de la Défense.
Mais c’est non plus sans vraie surprise que toutes deux ont été renvoyées
à leurs chères études par des gérants indisposés par des décroissances
des résultats bruts d’exploitation dans leur marché domestique. Un coût
du risque à des plus bas historiques est perçu comme un emplâtre sur une
jambe de bois, pas comme un moyen de réinvestir dans la lourde transformation de leurs métiers. Et pourtant, Boursorama, la fille de SocGen,
est en voie vers les 2 millions de clients dès fin 2019, ayant un an d’avance sur
son calendrier, tandis que Nickel, dans le giron de BNP Paribas, approche
le million de comptes. Point d’Orange dans ce décor, là où la Bourse met le
rouge d’une décote de 40 à 60 % sur la moyenne des banques européennes.
Double peine
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