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Les Echos - 08 08 2018

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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Les pianos Steinway
intéressent la Chine
Le conglomérat d’Etat,
China Poly, étudierait
une offre
sur la marque
légendaire.
DR
// P. 11
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 8 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
( Les pionnières )
Rashmi Sinha
// P. 9
( Les rebelles
de la science )
Peter Higgs
// P. 8
( Le bien-être
nouvelle vague )
Le jardinage, un moyen
de se déconnecter
Commerce extérieur :
le déficit qui inquiète
l La France affichera cette année son quinzième déficit commercial d’affilée.
l Malgré les réformes, l’Hexagone continue à perdre des parts de marché.
// P. 8
( Les patrons et Mai 68 )
Paul Dodane
// P. 19
L’ESSENTIEL
LE PLAN PRISONS ATTENDU
DE PIED FERME
Les prisons n’ont jamais été aussi
surpeuplées. Le projet de réforme
de la justice débattu à l’automne
veut les soulager à moindre coût.
// P. 2
BRUXELLES RÉPLIQUE
À TRUMP SUR L’IRAN
L’UE a instauré la « loi de blocage » protégeant, de manière
très théorique, les entreprises
européennes des sanctions américaines en Iran. // P. 5
Les comptes extérieurs dans le
rouge vif au premier semestre
Les échanges allemands
restent dynamiques
La France n’est plus la base
d’exportation de Renault et PSA
D a n s l e s d i x a n n é e s à ve n i r,
7.000 petits satellites devraient
être mis en orbite. Un boom plein
de chausse-trappes. // P. 14
CONJONCTURE Sur les six premiers mois de 2018, le déficit
ÉCHANGES L’excédent commercial allemand a un peu
AUTOMOBILE Depuis dix ans, la France importe chaque
commercial de la France a atteint 33,5 milliards d’euros, un
niveau équivalent à celui d’il y a un an. La hausse des prix du
pétrole explique en partie le fait que la situation reste aussi
dégradée, malgré les réformes engagées. // PAGE 3
LE PÉTROLE SOUS TENSION
ET L’ÉDITORIAL DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 6
baissé, à 19,3 milliards d’euros en juin, freiné par des importations en hausse. Il est trop tôt pour affirmer que les tensions commerciales mondiales affectent les échanges de
l’Allemagne, car les exportations restent dynamiques, en
hausse de près de 4 % au premier semestre. // PAGE 4
année entre 250.000 et 450.000 véhicules de plus qu’elle
n’en exporte. Et cela devrait durer, car Renault et PSA ont
limité leurs capacités de production. Et si les deux constructeurs n’ont jamais autant vendu de voitures dans le monde,
l’Hexagone n’est plus leur base d’exportation. // PAGE 12
50 CONSTELLATIONS
DE SATELLITES EN PROJET
Les cours remontent à l’approche
des sanctions américaines contre
l’Iran. Les valeurs pétrolières en
profitent et sont l’un des secteurs
phares en Bourse. // P. 21
CARNET // P. 25
Facebook entre dans la bataille
des données bancaires
BANQUE Le réseau social a ouvert des discussions avec des établissements
Shutterstock
bancaires américains pour accéder à certaines informations clefs.
Solaire Engie
conforte
sa position
en France // P. 13
Les données bancaires sont l’un des derniers bastions à résister encore aux Gafa.
Mais peut-être plus pour longtemps… Selon
le « Wall Street Journal », Facebook serait
en discussion avec les principaux établissements financiers américains afin de créer
de nouveaux services sur sa messagerie
Messenger. Le réseau social se proposerait
de développer un service client pour les
banques, par tchat avec opérateur ou sous
forme automatisée. En échange du partage
des données personnelles de leurs clients,
les banques pourraient cibler leurs offres
publicitaires sur la messagerie et accéder à
son 1,3 milliard d’utilisateurs mensuels.
Dans les banques, qui se posent en garantes
ET « CRIBLE » P. 26
Point de vue de
Alexandre Vesperini
La hausse des températures en
milieu urbain peut être contenue
et maîtrisée. A condition de tester
de nouvelles solutions pour gérer
les grandes chaleurs. // PAGE 6
En quinze ans,
la loi Aillagon
a quadruplé
le mécénat
en France
SUR
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
PHILANTHROPIE La loi du 1er août 2003
Il devient urgent de réformer la loi Bichet de 1947. Photo Frank Perry/AFP
Vers une refonte du système
de distribution de la presse française
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22755
de la sécurité des données de leurs clients, le
sujet est extrêmement sensible : quelques
mois après le tremblement de terre provoqué par l’affaire Cambridge Analytica, elles
jouent leur crédibilité. Si bien qu’un grand
établissement bancaire aurait déjà mis fin
aux pourparlers. // PAGE 20
Canicule : Paris
peut mieux faire
110e ANNÉE
26PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Alors que les ventes papier des journaux déclinent,
le gouvernement avance des pistes de réforme.
KIOSQUES Régulièrement au bord du gouffre, le système de distribution de la presse pourrait connaître l’un de ses plus importants changements depuis qu’il a été créé au lendemain
de la Seconde Guerre mondiale avec la loi Bichet. L’idée serait de mettre fin à l’obligation de
se constituer en coopératives pour distribuer journaux et magazines et de donner plus
d’autonomie aux points de vente. // PAGE 18
sur le mécénat, dont l’ancien ministre de
la Culture Jean-Jacques Aillagon est
l’instigateur, est l’une des plus favorables en Europe. Plus de 61.000 entreprises et plus de 5,8 millions de foyers ont
été incités, par ces dispositifs fiscaux, à
soutenir des organismes publics et privés d’intérêt général. Le volume global
du mécénat déclaré est passé de 1 milliard d’euros en 2004 à près de 4 milliards aujourd’hui. Pourtant, quinze ans
après, des ajustements semblent nécessaires : diverses menaces planent sur la
pérennité des avantages dont bénéficient les donateurs, alors que les besoins
n’ont jamais été aussi grands.
Jean-Jacques Aillagon.
// PAGE 15
Photo Patrick Kovarik/AFP
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02 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
FRANCE
Les maires
perdront bien
le pouvoir de l’eau
COLLECTIVITÉS
LOCALES
Le transfert aux
intercommunalités
de la compétence
de l’eau potable
et de son épuration
vient d’être confirmé par la loi.
Seules quelques
communes rurales
pourront conserver
ce pouvoir au-delà
de 2020.
Matthieu Quiret
@MQuiret
Les maires ruraux se sont battus jusqu’au bout pour conserver le pouvoir de l’eau, n’obtenant qu’un léger sursis. Le
Parlement vient de voter la loi
qui assouplit le calendrier de
transfert de la gestion de l’eau
potable et de son assainissement, fixé il y a trois ans par la
loi NOTRe. Sans en affaiblir les
objectifs pour autant.
Le quinquennat précédent
avait braqué nombre d’élus
locaux avec ce projet de rationalisation. La loi NOTRe, adoptée
en 2015, prévoyait d’imposer à
toutes les communes de confier
ces compétences à leur intercommunalité au plus tard au
1er janvier 2020. Les députés
LREM ont rappelé dans le débat
de la semaine dernière la nécessité de mutualiser les services
de l’eau actuellement éparpillés
dans 33.800 réseaux gérés par
plus de 22.700 collectivités.
Irréalisme
L’Etat promet aux habitants
grâce à cette rationalisation une
meilleure maîtrise des prix de
l’eau et leur harmonisation, via
notamment davantage d’investissement dans la modernisation des réseaux d’adduction. Le
rapport de la commission des
lois de l’Assemblée rappelle que
les fuites représentent chaque
année une perte de 20 % de l’eau
potable captée. Depuis trois
ans, de nombreux groupements de communes ont suivi
le mouvement et récupéré ces
compétences. La moitié des 222
agglomérations gère déjà la distribution de l’eau potable et près
des deux tiers son épuration. La
totalité des 11 communautés
urbaines et 21 métropoles tiennent aussi ces leviers. Mais un
quart des 1.009 communautés
de communes n’exercent aucun
de ces rôles.
L’an dernier, la ministre Jacqueline Gourault avait néanmoins promis aux associations
d’élus d’assouplir les modalités
de transfert, beaucoup de communes jugeant le délai de 2020
trop court. La proposition mise
sur la table fin 2017 a néanmoins été mise en cause par le
Sénat et les députés d’opposition, défendant la libre administration des maires et l’irréalisme du transfert dans de
nombreux cas. Des communes
ont par exemple déjà confié ces
missions à un syndicat ou une
régie à cheval sur plusieurs
intercommunalités. Il aura
fallu une deuxième lecture
achevée fin juillet au Parlement
pour aboutir à un compromis. Il
introduit la possibilité pour les
communautés de communes
de différer le transfert d’ici à
2026 si avant le 1er juillet 2019, au
moins 25 % des communes
membres représentant au
L’Etat promet aux
habitants grâce à
cette rationalisation
une meilleure
maîtrise des prix
de l’eau et leur
harmonisation.
moins 20 % de la population
votent ce report. Autre assouplissement attendu par les collectivités, l’assainissement des
eaux pluviales est décorrélé de
celle des eaux usées : une communauté de communes ne sera
plus obligée de gérer le premier
si elle récupère le second. Pour
le député LR de l’Ardèche,
Fabrice Brun, la loi ne règle toutefois pas le manque de moyens
dans la rénovation de ces infrastructures. Il dénonce en particulier l’affaiblissement du budget annuel des agences de l’eau
qui participent à ces travaux,
passé de 540 millions à 400 millions d’euros. « Le vrai combat
sera celui de la prochaine loi de
finances », a-t-il donné rendezvous. n
Ministère de la Culture : les
grandes directions sans pilote
POLITIQUE
La plupart des grandes
directions du ministère de la Culture sont
en attente d’un nouveau manager, de
même que la RMNGrand Palais.
Une mission a été
confiée à Philippe
Bélaval pour plancher
sur la réorganisation
de la rue de Valois.
Martine Robert
@martiRD
Tout semble figé au ministère de la
Culture, dans l’attente, mi-septembre, du rapport de Philippe Bélaval.
Emmanuel Macron a chargé ce
haut fonctionnaire, actuel président du Centre des Monuments
nationaux, de repenser totalement
l’organisation du ministère de la
Culture. Même si Françoise Nyssen
a apposé sa signature sur la lettre de
mission, difficile de ne pas y voir
une nouvelle déconvenue pour la
ministre, déjà flanquée d’Erik
Orsenna sur le sujet des bibliothèques, de Leïla Slimani sur la francophonie et de Stéphane Bern sur le
patrimoine.
En attendant, la vacance à la tête
des grandes directions du ministère, intervenue en quelques semaines, est assez inédite. Il n’y a plus
personne à la direction de la création artistique et du spectacle
vivant, depuis le transfert de Régine
Hatchondo à la direction générale
d’Arte France. Plus personne non
plus à la direction générale des
patrimoines, depuis le départ de
Vincent Berjot, ni au service des
Musées de France que coiffait
Marie-Christine Labourdette,
désormais présidente de la Cité de
l’Architecture et du Patrimoine.
Plus personne non plus pour pilo-
La ministre, qui s’est vu retirer le secteur du livre pour cause de possible conflit d’intérêts
avec sa maison d’édition Actes Sud, a beau recevoir le soutien constant de la première dame,
Brigitte Macron, elle apparaît fragilisée. Photo Elodie Gregoire/RÉA
ter les Archives de France, Hervé
Lemoine ayant rejoint le Mobilier
national. Du côté des institutions, le
colosse qu’est la Réunion des
Musées nationaux-Grand Palais est
sans manager, sa présidente Sylvie
Hubac ayant migré au Conseil
d’Etat. Et ce, alors que le Grand
Palais, proche des Champs-Elysées,
va fermer entre 2020 et 2023 pour
travaux, et qu’il va falloir organiser
un lieu éphémère de prestige pour
accueillir des Salons aussi emblématiques que la Biennale des Antiquaires ou la FIAC.
Attirer de nouveaux talents
Les nominations à tous ces postes
vacants sont, semble-t-il, suspendues aux préconisations de Philippe Bélaval, tandis que la valse des
collaborateurs au cabinet de Françoise Nyssen se poursuit. Après le
départ de Pierre-Emmanuel Lecerf,
le directeur de cabinet adjoint en
partance pour l’AP-HP (Hôpitaux
de Paris), Claire Guillemain, la conseillère spectacle vivant, s’apprête à
Fatigue intense
et mauvaise ambiance
au sein du cabinet
expliqueraient
en grande partie
les départs.
plier bagage, en pleine réflexion sur
les contours du futur Centre national de la musique. Fatigue intense
Nicole Belloubet attendue au tournant
sur la surpopulation carcérale
PRISONS
Alors que le projet de
réforme de la justice,
examiné à l’automne
par le Parlement,
prétend les vider, les
prisons n’ont jamais
été aussi surpeuplées.
Le plan de construction qui doit être
présenté à la rentrée
n’apportera qu’une
réponse partielle.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Le rapport de la commission des lois de l’Assemblée
rappelle que les fuites représentent chaque année une
perte de 20 % de l’eau potable captée. Photo Laurent Cerino/RÉA
et mauvaise ambiance au sein du
cabinet expliqueraient en grande
partie ces départs. Interrogée par
« Les Echos », Françoise Nyssen n’a
pas souhaité les commenter. Dans
ce cabinet ultra-resserré, jeune et
globalement peu expérimenté, les
collaborateurs les plus politiques,
« marcheurs » de la première
heure, auraient pris le pouvoir sur
les conseillers techniques.
La ministre, qui s’est vue dernièrement retirer le secteur du livre
pour cause de possible conflit
d’intérêts avec sa maison d’édition
Actes Sud, a beau recevoir le soutien constant de la première dame,
Brigitte Macron, elle apparaît fragilisée. La réorganisation du ministère de la Culture constituera un
test clef. n
Le défi posé à Nicole Belloubet, la
garde des Sceaux, pour désamorcer
cette poudrière en puissance que
représente en cet été torride la
suroccupation des prisons, devient
des plus périlleux. Depuis janvier,
pas un mois ou presque ne s’est
écoulé sans que ne soit établi un
nouveau record de surpopulation
carcérale.
Fin juillet, la direction de l’administration pénitentiaire dénombrait 70.710 « personnes détenues
incarcérées » pour 59.704 places,
soit un taux d’o ccupation de
118 %. Une tendance que la ministre
veut inverser à travers, notamment,
le projet de réforme de la justice
qu’elle doit défendre en octobre
devant le Parlement.
Le plan de construction qui sera présenté à la rentrée
par la ministre s’en tiendra à 7.000 places livrées en 2022,
les 8.000 autres devant être simplement programmées d’ici là.
Photo Alain Jocard/AFP
Mais la partie est loin d’être
gagnée. L’engagement de campagne d’Emmanuel Macron consistant à lancer la construction de
15.000 places de prison d’ici à la fin
de son mandat a du plomb dans
l’aile. Cet objectif, qui correspond au
taux d’encellulement individuel de
80 % promis par le candidat d’En
Marche ! a été étalé sur deux
quinquennats.
Point d’étape en 2021
Le plan de construction qui sera
présenté à la rentrée par la ministre
s’en tiendra à 7.000 places livrées en
2022, les 8.000 autres devant être
simplement programmées d’ici là.
Et encore, rien n’est sûr. « On verra
en 2021, en fonction du point d’étape
qui sera fait sur les autres mesures du
projet de loi, s’il faut augmenter le
nombre de places et dans quelles proportions », indique-t-on au ministère de la Justice. Le lancement de
nouveaux établissements pénitentiaires mobilisera cette année
299,7 millions d’euros, conformément à la programmation arrêtée
sous le précédent quinquennat. Un
montant que l’on juge suffisant au
ministère de la Justice, en balayant
les critiques. « L’idée est de développer des solutions immobilières qui
correspondent à tous les types de
besoins du point de vue de la sécurité. », y indique-t-on.
La population carcérale compte
8 % de criminels. Un chiffre qui ne
justifie pas d’installer des miradors
partout, mais seulement là où ils le
méritent. Ici pour garantir un
emprisonnement parfaitement
« étanche » des détenus terroristes,
là pour couper court à toute tentative d’évasion, comme celle, le mois
dernier, de Redoine Faïd, de l’établissement de Réau (Seine-etMarne).
Outre qu’ils ont un coût, ce type
d’aménagements lourds et leur
environnement carcéral compromettent plus qu’ils ne facilitent la
réinsertion des « peines courtes »
qui encombrent les établissements.
Quelque 90.000 peines d’emprisonnement ferme d’un jour à 6 mois
sont prononcées chaque année
pour lesquelles le projet de loi doit
changer la donne. Les portes des
prisons seront fermées aux personnes condamnées à moins d’un mois
(10.000 peines) et la majorité (60 %)
des 80.000 autres pourront purger
leur peine hors les murs, soit totalement (bracelet électronique, placement extérieur) soit partiellement
(semi-liberté). Une réécriture de
« l’échelle pénale » à laquelle
l’immobilier pénitentiaire va devoir
s’adapter. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 8 août 2018
Malgré les réformes, pas d’amélioration
en vue pour le commerce extérieur
l Le déficit commercial a atteint 33,5 milliards d’euros au premier semestre.
l L’alourdissement de la facture énergétique a pesé sur les comptes extérieurs.
Plus de 8 jeunes sur 10
ont eu une
expérience
professionnelle durant
leurs études
ÉDUCATION
CONJONCTURE
Un peu plus
d’un tiers des jeunes
diplômés ont
cumulé au moins
six mois d’expériences obligatoires
pour leurs études,
selon une étude
de l’Insee.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
Problème
de compétitivité
Mais toujours est-il, comme le montrait une étude de Coe-Rexecode en
début d’année, que « la baisse des
parts de marché de la France n’est
toujours pas enrayée ». Sur les douze
derniers mois, le déficit avec la
Chine dépasse 25,5 milliards
d’euros. Un record. Et celui avec
l’Allemagne est au plus haut depuis
2012. La politique de l’offre menée
par François Hollande, notamment
le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et le pacte de
responsabilité – soit près de 40 mil-
liards d’euros d’allégements par
an – n’a pas permis d’améliorer sensiblement la compétitivité. Et les
réformes d’Emmanuel Macron
mettront du temps à porter leurs
fruits. Les problèmes auxquels doit
faire face l’économie française res-
La hausse du prix
du pétrole a creusé
le trou de 2,2 milliards
d’euros.
En revanche,
le déficit commercial
de biens manufacturés
s’est un peu
amélioré.
tent importants. Trop peu de PME
exportent. Le commerce extérieur
est très concentré, notamment sur
l’aéronautique. La qualité, jugée
trop faible pour les prix pratiqués
par les entreprises hexagonales, est
aussi souvent pointée du doigt par
les économistes. Et si le coût du travail a augmenté moins vite dans
l’Hexagone qu’en Allemagne au
cours des dernières années, « la
dynamique du coût salarial horaire
français est à présent très proche de
celle du coût salarial horaire allemand », notait Emmanuel Jessua,
directeur des études de l’institut
COE-Rexecode.
Avec un chômage qui touche
encore plus de 9 % de la population
active et de fortes difficultés de
recrutement, voilà qui pourrait
bien pousser le patronat à exiger de
nouvelles mesures de baisse du
coût du travail, même si celles-ci
n’ont pas eu les résultats escomptés
jusqu’ici. Dans sa dernière note de
conjoncture de juin, l’Insee espérait
que la contribution du commerce
extérieur serait positive pour le PIB
cette année, de l’ordre de 0,5 point.
C’est encore possible, mais si la
consommation se reprend
nettement d’ici à la fin de l’année,
comme le gouvernement l’espère,
avec la baisse des cotisations
maladie et chômage, alors cela sera
difficile.
Lire l’éditorial
( Page
de Jean-Marc Vittori
6
DÉCRYPTAGE // Les revenus des touristes étrangers étaient mal
estimés. L’Insee et la Banque de France se sont mis d’accord
sur un mode de calcul.
.
Les touristes asiatiques réduisent
le besoin de financement extérieur du pays
’est un changement passé
inaperçu qui fait pourtant
évoluer le regard des économistes sur l’économie française.
Fin mai dernier, la Banque de
France et l’Insee se sont accordés
sur le calcul de la balance courante
et de son déficit.
En effet, depuis quelques
années, les indicateurs publiés par
ces deux sources divergeaient fortement, jusqu’à atteindre près de
40 milliards d’euros en 2016. La
nouvelle estimation met fin à ce différentiel, et le déficit courant, ou le
b esoin de financement de la
France, est bien moins important
que ce que l’on estimait jusqu’à présent. Le besoin de capitaux extérieurs pour financer l’économie tricolore a atteint 12,8 milliards
d’euros en 2017 alors qu’il était évalué à 56 milliards en 2016 avec la
méthode précédente par l’Insee. Il
est passé de 2,5 % du PIB à 0,7 %
avec le changement de méthode.
L’économie française est donc
moins tributaire des financements
C
étrangers que précédemment
estimé. Comment l’expliquer ? La
balance courante correspond au
solde des échanges de biens et services (y compris le tourisme),
auquel on ajoute les revenus des
travailleurs transfrontaliers, les
subventions reçues de l’Union
européenne, les dividendes provenant d’investissements de ménages et d’entreprises français à
l’étranger et les transferts d’argent
12,8
MILLIARDS D’EUROS
Le besoin estimé de capitaux
extérieurs pour financer
l’économie tricolore en 2017.
Il était évalué à 56 milliards
en 2016 avec la méthode
précédente par l’Insee.
des immigrés vers leur pays d’origine notamment. Or les revenus
tirés des touristes étrangers, en
provenance des pays émergents –
principalement la Chine – en forte
progression depuis quinze ans,
étaient auparavant mal estimés. En
clair, les Chinois dépensent plus
que ce que l’on pensait lorsqu’ils
visitent Paris et les châteaux de la
Loire.
Les recettes touristiques ont été
revues en hausse de près de 10 milliards d’euros par an. Ensuite, les
intérêts nets versés par des entreprises françaises ou l’Etat à des
étrangers détenteurs de titres de
propriété ou de dettes, ont été revus
en baisse sensible, de l’ordre de
15 milliards d’euros par an. Bref,
sauf catastrophe, l’économie hexagonale ne devrait pas connaître à
court terme de crise de balance des
paiements comme les pays
d’Europe du Sud en ont connu en
2010, si l’on se fie à ce nouveau calcul du besoin en financement.
— G. de C.
En 2016, 84 % des diplômés de
la tranche d’âge 15-34 ans ont
effectué au moins une expérience professionnelle pendant leurs études. C’est ce que
révèle l’Insee dans une récente
publicat ion qui pren d en
compte l’ensemble des activités potentielles : rémunérées
ou non, à temps complet ou à
temps partiel, prévues ou non
dans le cursus…
Dans la grande majorité des
cas, ces expériences professionnelles s’inscrivaient dans
le cadre des études, sous la
forme de stages ou de périodes
d’apprentissage : 72 % ont été
dans ce cas. Seuls 12 % des étudiants ont exercé des activités
uniquement en dehors de leur
cursus.
3 QUESTIONS À
PATRICK ARTUS
Marc Bertrand/« Challenges »-RÉA
Ce n’est probablement pas cette
année que le déficit commercial se
réduira nettement. Comme le gouvernement s’y attendait dans ses
prévisions pour le budget 2018, il
devrait se stabiliser aux alentours
de 63 milliards d’euros. C’est ce que
laissent entrevoir les statistiques
publiées par les Douanes ce mardi.
Au premier semestre, le trou du
commerce extérieur a atteint
33,5 milliards d’euros, contre
34,1 milliards au cours de la première moitié de l’année dernière.
Pas d’aggravation donc, mais une
stabilisation qui reste préoccupante. D’autant que la consommation des ménages, qui entraîne dans
son sillage les importations, a calé
au premier semestre. Ce chiffre
cache pourtant deux évolutions
contraires. D’abord, l’augmentation de la facture énergétique, qui
représente près de 60 % du déficit, a
pesé sur les comptes extérieurs. La
hausse du prix du pétrole a creusé
le trou de 2,2 milliards d’euros. En
revanche, le déficit commercial de
biens manufacturés s’est un peu
amélioré : il est passé de 21,3 milliards à 19,5 milliards d’euros en un
an, malgré la hausse des importations d’automobiles qui a creusé le
déficit de ce secteur. Le solde de
l’agroalimentaire s’est redressé, ce
que le ministère des Affaires étrangères a qualifié de « résultat encourageant » dans un communiqué.
Directeur
de la recherche
chez Natixis
Des différences selon le
sexe et le niveau d’études
« La France est le seul
grand pays développé
qui continue à se
désindustrialiser »
Comment expliquezvous l’incapacité
de la France à réduire
son déficit commercial ?
Sur le premier semestre de
2018, il faut d’abord mettre de
côté l’effet pétrole. Il est important – et c’est une vraie question
– de savoir comment va se comporter le prix du pétrole au
cours des prochains trimestres.
Je pense que, malgré la hausse
de la production américaine,
comme la demande mondiale
de pétrole est appelée à être
forte dans un proche avenir, les
prix peuvent continuer à grimper. Ce serait un vrai problème
pour la croissance française et
le déficit commercial. Mis à
part ce problème que l’Hexagone ne maîtrise pas, il faut
comprendre que la France est le
seul grand pays développé qui
continue de se désindustrialiser. L’Espagne a réussi à inverser la tendance, l’Allemagne
tient bon, mais pas la France.
Notre production reste chère
étant donné notre niveau de
gamme. En clair, les prix sont
trop élevés au vu de la qualité
des produits.
1
Les mesures pour
réduire le coût
du travail ne devraientelles pas se traduire
à terme en investissements et donc en meilleure
qualité des produits ?
Certes, on voit que le taux
d’investissement des entreprises françaises se situe dans la
moyenne des pays développés.
Mais il y a un problème de qualité d’investissement en France.
La part des investissements en
nouvelles technologies reste
faible. Les entreprises françai-
2
ses investissent dans du capital
peu sophistiqué. L’augmentation de l’intensité capitalistique
ne génère pas de gains de productivité. Or, avec un capital
peu moderne et un coût du travail élevé, un pays ne peut pas
être compétitif. La vraie question, c’est de savoir pourquoi le
patronat industriel français
investit si peu en nouvelles
technologies et en robots ? Il y a
là un mystère… Les entreprises
françaises sont deux fois moins
nombreuses à se lancer à
l’exportation que les entreprises italiennes, elles investissent
peu en R & D. Cela pose question sur la culture des dirigeants mais aussi sur le manque de compétence de la
population française.
Comment inverser
la tendance ?
Schématiquement, il y a deux
façons. Ou la France fait une
énorme dévaluation salariale
en baissant le coût du travail
comme l’ont fait l’Espagne et le
Portugal ces dernières années
par exemple. Cela ne paraît ni
faisable ni souhaitable même si
la transformation du CICE en
baisse directe de charges est
tout de même favorable. Ou
l’Hexagone augmente les compétences de la population
active, notamment en nouvelles technologies. Car c’est le facteur essentiel. La seule stratégie
possible pour la France, c’est de
réformer la formation professionnelle et d’investir dans la
formation et l’éducation. Cela
prendra plus de temps qu’une
dévaluation salariale, mais cela
sera plus bénéfique à terme.
3
Propos recueillis par G. de C.
L e n i ve a u d ’é t u d e s a u n e
influence notable. Neuf diplômés du supérieur sur dix ont
connu une expérience professionnelle. Chez les diplômés du
secondaire, le taux tombe à
79 %. La différence est encore
plus marquée pour les expériences obligatoires d’au moins
six mois dans le cadre d’un cursus. Dans le supérieur, 42,5 %
des étudiants en ont réalisé
une, contre 29 % chez ceux du
secondaire. Et pour cause, les
stages de six mois au minimum
sont obligatoires dans presque
toutes les écoles d’ingénieurs et
de commerce.
9 diplômés
du supérieur
sur 10 ont connu
une expérience
professionnelle.
Chez les diplômés
du secondaire,
le taux tombe
à 79 %.
Un fort contraste se dégage
également selon le sexe. La
proportion d’hommes à faire
une expérience d’au moins six
mois est plus forte que celle des
femmes, peu importe le
diplôme obtenu, hormis dans
les secteurs paramédical et
social (de bac + 2 à bac+ 4). Au
sein des diplômés du supérieur, la proportion s’élève à
47 % chez les hommes contre
39 % pour les femmes.
Au niveau du secondaire,
l’écart est semblable, à 39 %
contre 32 %.
Une des explications pourrait être que les femmes se dirigent vers des filières qui mettent moins en place ce type
d’expériences professionnelles
comme l’apprentissage. En
2016, les métiers de l’industrie
et du bâtiment ont concentré
57 % des nouveaux contrats
d’apprentissage, et seulement
un quart des nouveaux apprentis s’orientant vers ces métiers
étaient des femmes. — V. No.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
JAPON : LES MÉNAGES
CONSOMMENT MOINS
HONGRIE : PAUSE
DANS L’INDUSTRIE
La consommation des
ménages au Japon a diminué
de 1,2 % en juin sur un an,
alignant son cinquième mois
dans le rouge, même si le
recul a été moindre qu’en
mai (–3,9 %), selon les
chiffres du gouvernement.
Ce nouveau déclin confirme
la réticence des Japonais
à dépenser faute
de confiance en l’avenir.
La production industrielle
de la Hongrie a reculé
de 1,2 % sur un mois en juin,
après une hausse de 1,8 % en
mai, selon une première
estimation du Bureau central
des statistiques (KSH)
publiée mardi. Sur un an,
la production industrielle
augmente de 3,1 % en juin
après une hausse
de 3,8 % le mois précédent.
2,1 %
L’INFLATION AUX
PAYS-BAS EN JUILLET
Les prix à la consommation
aux Pays-Bas ont augmenté
en juillet de 2,1 % sur un an,
contre 1,7 % en juin, en raison
notamment du développement rapide des locations de
logements, selon des chiffres
officiels publiés mardi.
L’économie allemande se « normalise »
après l’euphorie de 2017
l Une série de
chiffres décevants
confirment
en juin
le ralentissement
de la croissance
économique
allemande.
l Et traduisent
les tensions
commerciales
avec les
Etats-Unis.
Les salaires
favorisent
le retour
de l’inflation
Les hausses de salaires
dans la zone euro alimentent la consommation et
favorisent le retour de
l’inflation à un niveau jugé
favorable à l’économie,
observe la Banque centrale européenne (BCE)
dans un article publié
mardi. Les salaires ont
augmenté de 1,8 % en glissement annuel au premier
trimestre 2018, notamment parce que les négociations collectives ont été
favorables aux salariés,
comme en Allemagne.
Dans ce pays, les salaires
pourraient grimper de
3,1 % cette année en brut,
du jamais-vu depuis 2014,
selon l’institut WSI, de la
Fondation Hans-Böckler,
proche des syndicats.
EUROPE
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Berlin
Après un coup de frein en début
d’année, la première économie de
la zone euro semble confirmer ce
ralentissement. Alors que les
exportations allemandes ont stagné sur un mois en juin, à 111 milliards d’euros (en données CVS),
la production industrielle, également publiée mardi, a reculé de
0,9 % sur un mois.
La veille, l’Allemagne avait déjà
goûté à une « douche froide estivale », comme le résume l’expert
d’ING Diba Carsten Brzeski avec
la publication d’un recul surprise
de 4 % des commandes à l’industrie allemande en juin. Contre
une hausse de 2,6 % le mois précédent.
« Ces chiffres sont assurément
décevants en comparaison avec la
dynamique de 2017 et avec les
attentes pour le deuxième trimestre », répond Stefan Schneider,
économiste chez Deutsche Bank.
Au lieu de la nette reprise
attendue entre avril et juin après
un premier trimestre décevant
(progression de +0,3 % du PIB),
l’expert table sur une croissance
modérée entre 0,4 % et 0,5 % lors
de la publication des chiffres, le
14 août.
Les exportations
restent dynamiques
« Nous ne parlons pas encore d’un
net ralentissement économique,
il ne s’agit rien de plus que d’une
normalisation » après l’euphorie
de 2017, souligne l’économiste.
Stefan Schneider, qui explique
que l’Allemagne connaît toujours
une « conjoncture très favorable »,
table sur une croissance d’envi-
ron 2 % en 2018 et rappelle que les
exportations allemandes ont progressé au premier semestre de
3,9 %, reflet de l’évolution de la
dynamique mondiale.
Même ton rassurant pour la
Fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie
(DIHK) : « La bonne conjoncture
mondiale et la demande au sein de
l’UE soutiennent les exportations
allemandes », a commenté Kevin
Heidenreich, expert en commerce extérieur.
Le léger recul de la production
est quant à lui « une réaction au
fort développement du mois précédent » (+2,4 % en mai), estime
Sophia Krietenbrink, experte
conjoncture à la DIHK. « Au final,
« Nous ne parlons
pas encore d’un net
ralentissement
économique,
il ne s’agit rien de
plus que d’une
normalisation. »
STEFAN SCHNEIDER
Economiste chez
Deutsche Bank
la production connaît toujours une
progression visible au deuxième
trimestre après une stagnation au
premier », résume-t-elle.
Désamorcer l’escalade
Mais cette dynamique ralentie
porte aussi la marque des tensions commerciales avec les
Etats-Unis. « Le plus grand risque
pour les exportateurs et importateurs allemands reste les conflits
commerciaux », prévient Kevin
Heidenreich, à la DIHK.
Si la visite du président de la
Commission européenne JeanClaude Juncker à Washington,
fin juillet, semble pour le
moment avoir désamorcé l’escalade du conflit, ce dernier est loin
d’être écarté. « Les chiffres des
exportations ne doivent pas masquer les risques existant dans le
commerce mondial. Le conflit
douanier entre les Etats-Unis et la
Chine, dont souffrent également
les entreprises allemandes,
menace de dégénérer », a prévenu
mardi Joachim Lang, le dirigeant
de la Fédération allemande de
l’industrie (BDI).
Pour Stefan Schneider, les tensions commerciales restent pour
le moment un « léger bémol », qui
pèse sur la croissance et les investissements. Un durcissement du
conflit pourrait entraîner un plus
net ralentissement économique à
l’échelle mondiale, et par ricochet, en Allemagne. n
Le gouvernement
veut ramener à 15 %
du capital le niveau à partir
duquel il pourrait apposer
un veto à une OPA
d’origine étrangère.
gouvernement peut interdire une
prise de participation de plus de
25 % par un investisseur non
européen dès lors qu’elle représente un danger pour l’ordre
public ou la sécurité du pays.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
L’Etat est monté
au créneau
Jadis plus libérale et prompte à
dénoncer le « protectionnisme »
de la France en matière commerciale, l’Allemagne n’hésite plus à
inter venir pour contrôler les
investissements étrangers sur
son territoire. Surtout s’ils sont
d’origine chinoise. Dans une
interview au journal « Die Welt »,
le ministre de l’Economie, Peter
Altmaier a annoncé mardi que le
gouvernement allemand souhaitait durcir les contrôles vis-à-vis
des prises de participation dans
des entreprises allemandes. Les
procédures, qui ont déjà été durcies à l’été 2017, prévoient que le
Le champ de ces secteurs protég é s s ’é t e n d d e s o p é r a t e u r s
d’infrastructures essentielles,
comme l’informatique dématérialisée (cloud computing), aux
systèmes informatiques hospitaliers en passant par les systèmes
d’évacuation des eaux usées, le
trafic aérien, l’armement et les
technologies de cryptage.
« Nous voulons abaisser ce seuil
[de 25 % NDLR] pour pouvoir examiner plus d’acquisitions dans des
secteurs économiques sensibles »,
souligne Peter Altmaier. Selon
une source au ministère de l’Economie, le niveau de participation
à partir duquel l’investissement
pourrait faire l’objet d’un veto
pourrait être ramené à 15 %, avec
une mise en œuvre dès 2019.
Fortement ébranlées en 2016,
lorsque le chinois Midea avait
mis la main sur l’entreprise de
robots industriels Kuka, championne du secteur, les autorités
allemandes ont assisté relativement impuissantes à la montée
en puissance des investissements
des firmes chinoises. En 2017, ces
derniers représentaient 12 milliards d’euros pour 36 transactions contre… 663 millions en
2016, selon l’Institut de l’économie allemande.
Même le patron du renseignement allemand, Hans-Georg
Maassen, s’en est mêlé en déclar a n t q u’ « o n n ’ a p l u s b e s o i n
d’espionner quand on peut acheter
des entreprises entières ».
A deux reprises, ces dernières
semaines, l’Etat est monté au créneau pour calmer les appétits
chinois. La banque publique KfW
Leifeld Metal Spinning
Berlin veut encore durcir sa législation
contre les investisseurs chinois
Le fabricant de machines-outils Leifeld Metal Spinning était dans le viseur d’un groupe chinois.
a pris une participation de 20 %
dans 50Hertz, l’un des quatre
opérateurs d’électricité du pays,
pour repousser les avances du
groupe public chinois SGCC.
Dans l’autre cas, l’acheteur chinois Yantai Taihai a renoncé à
racheter le fabricant de machines-outils Leifeld à quelques heures d’une réunion gouvernemen-
tale qui devait lui signifier un
veto. C’était la première fois que
les autorités allemandes brandissaient cette arme pour protéger
son industrie. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 05
Les Echos Mercredi 8 août 2018
Les dossiers brûlants du nouveau
président colombien
l Iván Duque, qui vient de prendre ses fonctions, a de lourds défis devant lui.
l Accords de paix avec la guérilla, plantations de coca, relations avec les Etats-Unis et le Venezuela.
Etats-Unis a augmenté de 81 %
depuis 2013, et celui de surdoses par
cocaïne a doublé dans le même
temps.
AMÉRIQUE DU SUD
Michel De Grandi
@MdeGrandi
L’extrême
droite marque
son territoire
au Brésil
AMÉRIQUE DU SUD
Premier débat
télévisé dans la nuit
de jeudi à vendredi,
alors que le scrutin se
tiendra le 7 octobre.
Thierry Ogier
— Correspondant à São Paulo
Crise économique
Entre Juan Manuel Santos, le président colombien qui lui a laissé son
fauteuil mardi, et Ivan Duque, les
points de divergence ne manquent
pas. Celui des accords de paix est
assurément le plus profond. Un
sujet hautement sensible parmi la
population, qu’Iván Duque a parfaitement senti : c’est précisément sur
le rejet de ces accords négociés et
signés par Santos que l’avocat et exsénateur de quarante-deux ans s’est
fait élire le 17 juin denier.
Pressions américaines
Il a, certes, bénéficié de l’expérience
et des réseaux de son mentor, Alvaro
Uribe, farouche opposant des FARC
et dont l’ombre risque de planer de
façon permanente sur le gouvernement. Désormais aux commandes,
le nouveau chef de l’Etat va devoir
très vite relever un double défi. Celui
de réunifier un pays écartelé entre
les détracteurs et les partisans du
traité de paix avec les FARC tout en
évitant de tendre à l’extrême les rela-
tions avec les Etats-Unis, premier
consommateur de la cocaïne
colombienne. Un des points les plus
urgents à régler concerne les plantations de coca.
La matière première de la cocaïne
n’a jamais été autant cultivée
qu’actuellement. Selon les dernières
statistiques, la Colombie, premier
producteur mondial de cocaïne, a
atteint un niveau historique l’an dernier en superficie, avec 209.000 hectares cultivés (+ 11 %), selon l’administration américaine. Sur la même
période, la capacité de production
de cocaïne pure a augmenté de 19 %,
à 921 tonnes, un autre record, d’après
le Bureau national de contrôle de la
drogue (ONDCP). Face aux pressions américaines, les autorités de
Bogota ont accepté d’asperger les
plantations de pesticides pour tenter
d’enrayer la production. L’accord
conclu début mars entre Bogota et
Washington prévoit de réduire de
moitié sur cinq ans les surfaces cultivées et la production par rapport
aux niveaux actuels. Il faut faire
vite, car, selon l’ONDCP, le nombre
de nouveaux consommateurs aux
L’autre dossier brûlant tient aux
relations avec le voisin vénézuélien
qui se sont tendues ces derniers
jours. Le président,Nicolás Maduro,
qui affirme avoir été visé par un
attentat commis avec deux drones
chargés d’explosifs, a directement
accusé son homologue colombien
sortant, Juan Manuel Santos. Un
soupçon qualifié d’« absurde » par
Bogota. A première vue, rien ne
devrait s’arranger entre ces deux
pays qui partagent 2.200 kilomètres
de frontières, franchies depuis des
mois par des centaines de milliers de
Vénézueliens qui fuient leur pays en
pleine crise économique, échappant
aussi à la répression du régime
ultra-autoritaire de Maduro. Iván
Duque a promis d’œuvrer, une fois
élu, à « une stratégie articulée, multilatérale et diplomatique pour une
transition vers des élections libres au
Venezuela ». Pour l’heure, Nicolás
Maduro, qui a verrouillé le système
électoral vient d’être réélu pour un
mandat qui court jusqu’en 2025. n
« Iván Duque va mettre en œuvre une politique
sécuritaire très ferme »
elon Olivier Dabène, professeur à Sciences Po, la présence de bandes armées
rivales qui veulent contrôler les terres restituées par les FARC conduit
à un net regain de violence.
S
Que va-t-il se passer avec
les accords de paix dénoncés par le nouveau président
colombien ?
Des choses vont changer, c’est certain, ne serait-ce que pour répondre
à l’indignation soulevée par l’impunité dont certains anciens guérilleros auraient pu jouir grâce à ces
accords. Iván Duque a évolué, lui
aussi, sur la question des accords de
paix durant sa campagne. Au
début, il voulait les déchirer, pour
finir, il parle de les amender. Je ne
pense pas qu’il propose un nouveau
texte. Par contre, il peut freiner les
réformes proposées par l’actuelle
version. Il peut par exemple réduire
3 QUESTIONS À
OLIVIER DABÈNE
Professeur à Sciences Po et
président de l’Observatoire
politique de l’Amérique
latine et des Caraïbes
DR
1
de deux à un seul le nombre de
mandats réservés aux ex-FARC
élus au Parlement. Du côté des terres agricoles, alors que les accords
prévoient une restitution des superficies détenues par les FARC, la
réforme agraire censée procéder à
une vraie redistribution a peu de
Les narcotrafiquants
vous semblent-ils à même
de reprendre de l’influence ?
C’est l’autre volet important pour le
nouveau président. Aujourd’hui,
beaucoup de groupes armés s’entre
tuent pour contrôler les terres restituées conformément aux accords
de paix. Ce qui va pousser Iván
Duque à mettre en œuvre une politique sécuritaire très ferme en
déployant des militaires partout
dans le pays. Comme l’avait fait
Uribe vingt ans plus tôt. S’agissant
du narcotrafic, il y a clairement un
regain d’influence et de présence. A
cette nuance près que, les grands
cartels colombiens ayant disparu,
ils sont d’une certaine manière
remplacés par les Mexicains. Ces
derniers sont puissants, ultrariches
et très violents. Actuellement, une
certaine anarchie règne avec
davantage de meurtres, notamment dans des régions reculées ou
2
chances de voir le jour. En matière
de foncier, la Colombie reste parmi
les pays les plus inégalitaires au
monde, la plupart des terres étant
dans les mains de grandes familles,
plutôt proches de la droite. Dans ce
contexte, on voit que la situation
postconflit n’est pas éclaircie.
frontalières. Mais il faut reconnaître aussi qu’avec les accords de paix,
les homicides ont baissé et que les
élections de 2018 se sont déroulées
dans un climat incroyablement
pacifique. C’est une bonne nouvelle
qui mérite d’être soulignée.
L’ELN, une autre guérilla
toujours active, attend
les propositions du président
avant de se déterminer.
Est-ce dangereux ?
Je ne suis pas optimiste sur l’avenir
des négociations. Les membres de
l’ELN vont se montrer intransigeants et vont vouloir symboliser la
lutte contre le virage à droite de la
Colombie. En même temps, ils ne
sont pas d’une taille telle qu’ils peuvent constituer le noyau dur de la
résistance. Si Iván Duque veut les
n e u t r a l i s e r, i l p e u t l e f a i r e .
3
Propos recueillis par M. G.
Iran : la timide riposte de Bruxelles face à Washington
MOYEN-ORIENT
L’allemand Daimler
rejoint la longue liste
des entreprises
quittant l’Iran.
L’Europe a préparé
une riposte juridique
contre les sanctions
américaines, mais elle
semble peu applicable.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
« Quiconque fait des affaires avec
l’Iran n’en fera PAS avec les EtatsUnis. » Donald Trump a envoyé un
nouveau tweet d’avertissement
aux pays voulant continuer de
commercer avec Téhéran, juste
après l’entrée en vigueur, mardi
matin, de la première vague de
sanctions des Etats-Unis contre
l’Iran, suite à la dénonciation, le
8 mai, par Washington de l’accord
JCPOA sur le nucléaire iranien.
Comme en écho, l’Union européenne, qui se dit, elle, déterminée
à préser ver l’accord signé en
juillet 2015 et qui avait permis à
l’Iran de sortir d’une phase de sanctions internationales (2007-2015),
a annoncé l’entrée en vigueur de la
loi « de blocage mise à jour ».
Cette loi, imaginée en 1996 mais
jamais vraiment utilisée, vise à
protéger les entreprises européennes des sanctions extraterritoriales de Washington. Une protection
toutefois très théorique. Les entreprises concernées peuvent demander auprès des juridictions des
Etats membres des indemnités de
la part des responsables américains à l’origine des sanctions. Sans
chance sérieuse. La protection est
assortie, curieusement, d’un volet
punition, puisque la loi interdit
Au premier jour des
sanctions, la situation
était apparemment
calme en Iran, après
des semaines de
manifestations visant
le régime tout autant
que Washington.
aux entreprises européennes de se
conformer aux sanctions américaines. Une entreprise européenne
quittant l’Iran afin de préserver ses
intérêts aux Etats-Unis pourrait
donc se voir infliger une amende
par Bruxelles ! La Commission
pourra toutefois accorder des
dérogations « dans des cas exceptionnels »…
La plupart des multinationales
actives en Iran ont déjà préféré
obtemp érer aux menaces de
Washington. Total, PSA, Renault,
pour les françaises, mais aussi
Boeing, Airbus, Siemens, Maersk,
e t m ê m e l e r u s s e L u ko i l o n t
annoncé qu’elles se retiraient
d ’ I r a n . L’a l l e m a n d D a i m l e r,
numéro un mondial des voitures
haut de gamme et des camions,
leur a emboîté le pas mardi. Présent en Iran depuis 1953, Daimler
avait signé des lettres d’intention
en 2016.
Des rabais considérables
Les seules grandes entreprises
ayant annoncé leur intention de
rester en Iran sont chinoises. Téhéran table d’ailleurs sur Pékin pour
contourner le deuxième train de
sanctions américaines, le 5 novembre : seront alors frappés les acheteurs d’hydrocarbures iraniens,
source de la quasi-totalité des recettes en devises de la république islamique. Mais Téhéran devra pour
cela consentir des rabais considéra-
LE TWEET
« Quiconque fait des affaires
avec l’Iran n’en fera PAS
avec les Etats-Unis. »
Donald Trump
bles aux Chinois. Pékin, qui importe
680.000 barils par jour d’Iran, hésiterait toutefois à importer la
majeure partie des 2,6 millions de
barils par jour exportés actuellement par Téhéran, puisque cela
serait au détriment de ses fournisseurs historiques. Rares aussi sont
les entreprises chinoises prêtes à se
voir fermer le marché américain,
environ trente fois plus important
que le marché iranien.
Au premier jour des sanctions, la
situation était apparemment calme
en Iran, après des semaines de
manifestations visant le régime
tout autant que Washington. n
A deux mois du premier tour de
la présidentielle, le 7 octobre,
les partis ont officiellement désigné leur candidat. Avec toujours
autant d’incertitudes politiques
et de flou sur leurs programmes
économiques pour faire
redémarrer la locomotive
latino-américaine. Sur le papier,
l’ancien président Lula figure
bien sur la liste des 13 présidentiables qui vont briguer la succession du fort impopulaire Michel
Temer. Mais, dans la pratique, les
chances de celui qui demeure en
tête des sondages de participer à
la bataille semblent s’amenuiser.
Condamné pour corruption, il
purge toujours une peine de
douze ans de réclusion. Toutes
les tentatives en faveur de sa libération ont pour l’instant échoué.
Et sa demande de participation
par vidéoconférence au premier
débat présidentiel [vendredi
à l’aube, heure française] a été
rejetée.
Même son parti semble réviser sa stratégie. Fait inédit, le PT
vient d’annoncer deux candidats
à la vice-présidence, l’un d’entre
eux pouvant remplacer Lula si sa
candidature était invalidée par la
justice électorale. Une hypothèse
désormais considérée comme
« inévitable » par le politologue
David Fleischer, professeur émérite de l’université de Brasilia,
au vu de la législation électorale
brésilienne.
Une gauche désunie
Sans Lula, et sans union de la
gauche, c’est toujours l’extrême
droite qui tient la corde dans les
sondages. Avec un discours de
plus en plus musclé. L’ancien
capitaine d’artillerie de l’armée
de terre Jair Bolsonaro a ainsi
choisi un ancien général, Antonio Mourão, comme candidat à
la vice-présidence. En plein épisode de corruption, celui-ci
n’avait pas hésité à appeler au
retour des militaires au pouvoir
au cas où la justice ne ferait pas
son travail. « Si les institutions ne
parviennent pas à résoudre le problème politique par la voie judiciaire, en retirant de la vie publique
tous ceux qui sont impliqués dans
les affaires, nous devrons nous en
charger », déclarait-il en septembre dernier. Il vient encore de
défrayer la chronique en affirmant que les Brésiliens auraient
hérité de l’« indolence » des
Indiens, et du côté « filou » des
Noirs. Un tel radicalisme pourrait briser l’élan de Bolsonaro
dans les sondages, prévient
David Fleischer.
Une gauche désunie, avec une
demi-douzaine de candidats,
une extrême droite radicalisée…
Voilà qui semble de nature à
ouvrir un boulevard à la
droite traditionnelle, relève le
cabinet de consultants GO. Et si la
candidature du favori des
milieux d’affaires, Henrique Meirelles, n’a pas décollé, celle de
Geraldo Alckmin, le candidat du
parti social-démocrate battu en
2006 par Lula, vient de prendre
un nouvel élan grâce au soutien
de huit autres partis conservateurs. Autre atout : le choix de la
sénatrice Ana Amélia Lemos
comme candidate à la vice-présidence. Septuagénaire, proche
des grands propriétaires terriens, elle pourrait reconquérir
u n e p a r t i e d e l ’é l e c t o r a t
conservateur qui songe à migrer
vers l’extrême droite. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Art et culture
Les rebelles
de la science
Le bien-être
nouvelle vague
Les pionnières
Investissements étrangers : la doctrine floue
de Bercy
Les fruits mélancoliques
du « Poirier sauvage »
La « particule de Dieu » débusquée
par Peter Higgs
Le jardinage comme moyen
de se déconnecter
Rashmi Sinha, reine de l’expérience utilisateur
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
Le désespoir du commerce
extérieur français
Ça ne va pas bien et ça risque d’aller encore
plus mal. Le bilan de santé du commerce
extérieur français, établi à partir des chiffres
collectés sur la première moitié de l’année,
semble inquiétant, voire désespérant. En
juin, le déficit des échanges de marchandises
a plongé à plus de 6 milliards d’euros, un
niveau rarement vu dans le passé. Sur les six
Par Jean-Marc
premiers mois 2018, il a dépassé 33 milliards,
Vittori
4 milliards de plus qu’au semestre
précédent. Le creux risque d’être encore plus
Un déficit
profond dans les prochains mois. Le prix du
commercial pétrole augmente, alourdissant une facture
qui plombe énergétique qui fait déjà plus de la moitié du
déficit. L’activité ralentit un peu partout dans
l’activité
le monde et les tensions protectionnistes
est d’abord
montent, ce qui risque d’attiser une
compétition dans laquelle les exportateurs
le signe
peinent souvent à s’imposer. Et le
d’un affreux français
revenu des Français va beaucoup progresser
gaspillage.
en fin d’année (réduction des cotisations
sociales et de la taxe d’habitation), ce qui va
déclencher une nouvelle vague d’importations.
Le déficit n’est certes pas une catastrophe en soi. Un pays peut
utilement dépenser davantage qu’il ne gagne si le surcroît de
dépenses est consacré à des investissements qui lui permettront
ensuite de produire davantage. Ce n’est toutefois pas le cas de la
France. Un excédent peut certes avoir lui aussi des effets négatifs.
Le surplus allemand est devenu tellement énorme qu’il risque de
déséquilibrer l’économie mondiale, comme s’en alarment de plus
en plus ouvertement les experts du FMI. Mais dans un pays qui n’a
pas assez de croissance pour ramener le chômage à son étiage, un
déficit commercial qui plombe l’activité est d’abord le signe d’un
affreux gaspillage.
Il est bien sûr possible de trouver des raisons d’espérer. Le déficit
hors énergie diminue. La tendance est plus favorable sur les
échanges de services, qui constituent une part croissante des
transactions. Comme les entreprises allemandes à la fin des
années 1990, les entreprises françaises sont peut-être en train de
faire des efforts profonds et donc souterrains pour réinventer leur
offre. Comme le gouvernement allemand au début des
années 2000, le gouvernement français va peut-être réussir à
donner aux entreprises un environnement juridique, social et
fiscal mieux adapté aux enjeux de la compétitivité au XXIe siècle.
Mais il est aussi possible que les efforts des entreprises soient
trop éparpillés, que les changements impulsés par les
gouvernements depuis cinq ans soient trop étriqués. La France
serait alors condamnée à dépérir à petit feu pendant encore des
années. On voudrait bien espérer. Mais on n’est pas encore sûr de
ne pas désespérer.
(
Lire nos informations
Page 3
Vers un apaisement des tensions en mer
de Chine méridionale
conflits d’intérêts opposant
trois parties : la Chine, qui
revendique la plupart des îles
de la région, les pays de l’Asean,
et les Etats-Unis. Ils se disputent
l’une des routes maritimes les
plus empruntées au monde aux
vastes réserves de pétrole.
Pourtant,
après pas
loin d’une
décennie
de négociations peu fécondes, les
ministres des Affaires étrangères des pays de l’Asean, réunis à
Singapour la semaine dernière,
ont annoncé qu’un consensus
avait été trouvé. Le « South
China Morning Post » explique
en effet que cette version non
définitive d’un « code de conduite » laisse espérer un futur
accord final.
Le quotidien de Hong Kong
rappelle que c’est un jalon
important dans l’histoire de la
région, qui peinait à avoir une
vision commune concernant la
LE POINT
DE VUE
de Alexandre Vesperini
résolution du conflit. Car jusqu’à aujourd’hui, la Chine avait
seulement accepté les négociations bilatérales avec ses rivaux
de l’Asie du Sud-Est, pour les
intimider et les faire céder plus
facilement.
Mais avec les récentes tensions commerciales entre
Pékin et Washington, la Chine
semble craindre une interférence américaine, qui
pourrait être
un obstacle de plus dans sa
volonté d’asseoir son pouvoir.
Le régime redoute l’isolement
et désire une meilleure entente
commerciale avec les autres
acteurs de la région, affirme
l’article. De leurs côtés, les
Etats-Unis gagnent du terrain.
En visite en Asie la semaine dernière, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo compte promouvoir les investissements
américains en parallèle aux
« nouvelles routes de la soie »
chinoises.
— M. Rou.
Face à la canicule,
Paris peut mieux faire !
CLIMAT // La hausse des températures en milieu urbain
peut être contenue et maîtrisée. A condition de tester
de nouvelles solutions et d’améliorer notre politique
de gestion des grandes chaleurs.
omme les grandes aires urbaines, Paris vit désormais au
rythme des grandes précipitations en hiver et des fortes chaleurs en
été. Depuis 1954, le nombre de journées
estivales, c’est-à-dire à plus de 25 degrés
Celsius, augmente en effet de 4 à chaque
décennie, les plus hauts pics de chaleur
s’étant tous produits récemment (2003,
2011, 2014). D’ici à 2100, Météo-France
prévoit une hausse des températures
pouvant atteindre 5,3 degrés supplémentaires dans la capitale.
Cette évolution préoccupante
impacte avant tout notre système sanitaire, à commencer par les urgences
hospitalières, et les infrastructures
urbaines, dont l’état inégal ne supporte
plus ce niveau croissant de chaleur
(pannes du réseau électrique). Pourtant, la Mairie de Paris ne se mobilise
pas à la hauteur de l’enjeu, multipliant
les discours sur la résilience des habitants mais agissant finalement peu.
C
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
mer de Chine méridionale
•estLadepuis
seize ans le théâtre de
La municipalité s’est jusqu’à présent contentée de promouvoir des gestes que les Parisiens ont déjà adoptés depuis la grande canicule
de 2003. Photo Bertrand Guay/AFP
Rares expérimentations
Malgré de rares expérimentations, sur
lesquelles on peut parfois s’interroger
(pourquoi « débitumer » trois cours de
récréation alors que les enfants sont en
vacances l’été ?), la municipalité s’est
jusqu’à présent contentée de promouvoir des gestes que les Parisiens ont déjà
adoptés depuis la grande canicule de
2003 et de lancer une application informative, Extrema, qui accuse des télécha rgements très fa ibles et des
défaillances à répétition.
Bref, la Mairie de Paris traite les chaleurs estivales avec les moyens du bord :
avec des mesures lacunaires ou cosmétiques, avec fatalisme et sans véritable
vision à long terme.
Il est temps de changer de dimension,
en misant sur l’innovation. Deux orientations devraient être ainsi privilégiées :
d’une part, baisser, ou à défaut stabiliser, la température des villes ; d’autre
part, gérer la canicule grâce aux technologies et au changement du modèle
énergétique.
Sur la baisse des températures, certaines grandes villes montrent l’exemple, comme New York ou Los Angeles,
où le revêtement des trottoirs a été
éclairci afin d’augmenter la réflexion
de la lumière sur certaines places et avenues. Dans cet esprit, la Mairie pourrait
encourager les copropriétés à végétaliser ou repeindre leur toit en blanc,
ce qui réduirait substantiellement
la temp érature du bâti ( jusqu’à
–10 degrés).
La capitale pourrait aussi imiter
Tokyo, où le stockage des eaux de pluie
sert à humidifier les artères les plus
chaudes en période estivale. Enfin, la
Mairie de Paris n’utilise pas suffisamment le levier des espaces verts et de la
végétalisation, contrairement à certaines villes régionales qui sont
aujourd’hui mieux notées que la capitale (par exemple, Angers, dont les
espaces verts représentent actuellement 20 % de la superficie).
Moderniser le réseau de froid
Oui, la hausse des températures en
milieu urbain peut être contenue et
maîtrisée, à condition de tester de nouvelles solutions et d’associer toutes les
parties prenantes, des entreprises aux
habitants, ces derniers devant être vus
comme des acteurs et non comme des
victimes passives du réchauffement.
Malgré nos efforts d’anticipation, la
La Mairie
de Paris traite
les chaleurs
estivales avec
les moyens
du bord : avec
des mesures
lacunaires ou
cosmétiques,
avec fatalisme
et sans
véritable vision
à long terme.
chaleur devrait augmenter. Il est donc
impératif de prendre des mesures pour
gérer la canicule lorsqu’elle surviendra,
et non plus la subir. Dans ce domaine,
deux voies devraient être suivies :
la première revient à moderniser
le réseau de froid souterrain de Paris,
qui est une référence en Europe
depuis 1991. L’exploitation de cette
infrastructure indispensable pour
le rafraîchissement des bâtiments est
censée être renégociée à travers un
appel d’offres début 2021. La situation
actuelle nous oblige pourtant à anticiper cette échéance, afin de lancer de
nouveaux investissements sans attendre et pour garantir un plus grand nombre d’espaces publics rafraîchis, dans
chaque arrondissement.
La seconde voie consiste à revoir
notre rapport à l’énergie en période de
chaleur. Alors que la Ville est cogérée
par les écologistes depuis 2001, la production d’électricité décentralisée est
quasiment au point mort. Pourtant,
cette piste permettrait de désengorger
le réseau électrique et de maîtriser nos
consommations en les localisant
davantage.
Longtemps négligé, le défi climatique ne fait aujourd’hui plus aucun
doute pour nos concitoyens, qui ne le
vivent plus comme un débat d’experts
mais comme une réalité quotidienne,
locale et donc municipale. Plus que
jamais, c’est maintenant que la responsabilité des mairies est engagée. A Paris
de s’en montrer digne.
Alexandre Vesperini est conseiller
de Paris, président du groupe
Parisiens, Progressistes,
Constructifs et Indépendants (PPCI).
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Mercredi 8 août 2018
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commerce
LE POINT
DE VUE
de Olivier Marleix
n janvier dernier, Bruno Le Maire
déclarait qu’il « bloquait beaucoup » d’investissements chinois
dans les secteurs stratégiques. Le mois
suivant, c’était au tour d’Edouard Philippe, comme pour faire oublier les ventes d’Alstom, des chantiers navals, de
Technip ou d’Alcatel, de jouer sa partition et d’annoncer le renforcement du
décret Montebourg et son élargissement à de nouveaux secteurs, dont les
semi-conducteurs. Or, voilà que dans
l’indifférence générale de la torpeur estivale on apprend que le chinois Tsinghua
Unigroup va racheter pour 2,2 milliards
d’euros le français Linxens.
Linxens, c’est l’ancien FCI Microconnections (Framatome Connectors
International, vendu par Anne Lauvergeon en 2005), leader mondial du circuit gravé flexible pour carte à puce. Il
fabrique aussi des microconnecteurs
qui font l'interface entre une carte et un
lecteur électronique, et des antennes et
modules utilisés dans des applications
comme le paiement sans contact, les
contrôles d’accès ou les transports...
Son intérêt stratégique n’est plus à
démontrer. L’entreprise avait été rachetée par le fonds d’investissement Astrid
Partners, puis en 2015 par CVC Capital.
E
Obama avait dit non
Quant à l’acheteur, ce n’est pas non plus
un inconnu : ce géant chinois des semiconducteurs, contrôlé à 51 % par des
fonds publics, avait défrayé la chronique
en se voyant interdire en 2015 par le président Obama le rachat de l’américain
LE POINT
DE VUE
de Philippe Baillot
a fiscalité française se caractérise
par son « vibrionisme ». Elle voit
chaque président de la République, nouvellement élu, en modifier, pour
un temps plus ou moins bref, des éléments fondamentaux. Emmanuel
Macron ne déroge pas à la tradition. Conformément à l’une de ses promesses de
campagne, il a introduit, le 1er janvier
2018, un prélèvement forfaitaire unique
(ou flat tax) sur les revenus mobiliers.
Ainsi, la dernière loi de finances prévoitelle la mise en place d’un prélèvement
proportionnel pour l’imposition des
principaux revenus du capital, jusqu’alors soumis au barème de l’impôt
sur le revenu, et fixe son taux à 12,8 %. Elle
porte donc à 30 % le taux global d’imposition de ces revenus, compte tenu des
contributions sociales sur les revenus du
patrimoine et les revenus de placement.
Cette disposition vise à diminuer les
taux marginaux d’imposition des revenus du capital. La flat tax ramène simplement l’imposition des revenus
mobiliers vers la moyenne européenne
et les taux français d’il y a dix ans.
L
Nombreuses exceptions
En pratique, la logique d’une flat tax
n’est que partiellement respectée. En
premier lieu, elle s’inscrit dans une nouvelle approche schumpetérienne de
notre politique fiscale et, ce faisant,
cherche à doper notre croissance. Elle
vise, en effet, à réduire pour nos entreprises le coût de leur financement, en
orientant l’épargne des ménages vers
leurs fonds propres. Et en même temps,
Investissements
étrangers : la doctrine
floue de Bercy
Micron Technology pour 23 milliards
de dollars.
Il faut dire que les Etats-Unis ont une
stratégie claire : puisque le XIIIe Plan
quinquennal chinois arrêté en 2016
veut rattraper le retard dans le domaine
des semi-conducteurs pour porter son
autosuffisance de 13 % en 2015 à 70 % en
2020, en mettant sur la table 160 milliards de dollars, les administrations
Obama puis Trump, en parfaite continuité, ont décidé que leur pays ne se laisserait pas dépecer. Au moins, les choses
sont claires et les blocages par le Cifius
(Committee on Foreign Investment in
the United States) se sont multipliés
dans le secteur.
trent clairement dans le champ du contrôle. Qu’au terme de ce contrôle on
autorise le rachat, pourquoi pas, mais
écarter d’entrée de jeu tout contrôle
dans un secteur aussi sensible est pour
le moins surprenant. Que Tsinghua
juge bon de débourser 2,2 milliards
d’euros est pour le moins un indice du
caractère stratégique des savoir-faire de
Linxens…
Pourquoi écarter
tout contrôle ?
En France, il devient
urgent que le
gouvernement nous livre
sa doctrine en la matière.
Côté français, face au rachat de Linxens
annoncé le 25 juillet, Bercy a fait savoir,
dès le lendemain, que ce rachat n’entrait
pas dans le périmètre du contrôle des
investissements étrangers, parce qu’il
ne s’agissait que de composants « passifs » ! En clair, le gouvernement
affirme qu’il n’a même pas examiné le
dossier, considérant a priori que ce type
de matériel n’est pas stratégique.
Circulez, il n’y a donc rien à voir. Pourtant, le décret dit « Montebourg » prescrit clairement que les « autres activités
portant sur des matériels, des produits
ou des prestations de services [...] », énumérés ci-après dans l’alinéa parlant
d’« intégrité, sécurité et continuité
d'exploitation des réseaux et des services
de communications électroniques », ren-
Les administrations
Obama puis Trump ont
décidé que leur pays ne
se laisserait pas dépecer.
Décidément, il devient urgent que,
au-delà de la publication du nouveau
décret annoncé par le Premier ministre
pour élargir le champ du décret Montebourg, le gouvernement nous livre sa
doctrine en la matière. Le contrôle parlementaire sur la mise en œuvre de la
procédure investissements étrangers
en France auquel le gouvernement s’est
engagé devant l’Assemblée nationale
devient aussi un élément urgent
d’objectivation des décisions.
« La préservation
de plusieurs modes
d’imposition s’oppose
à la simplicité
recherchée. »
Surtout, la préservation en parallèle
de plusieurs modes d’imposition et les
modalités pratiques de la flat tax – en
l’absence de fusion de ses deux éléments constitutifs (l’impôt sur les revenus et la CSG) – s’opposent à la simplicité recherchée. Pour les « happy few »,
le taux annoncé s’avérera même trompeur, dès lors qu’il n’intègre pas, contre
toute logique, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.
Enfin, dans son constant esprit de
Thierry Gandillot
@thgandillot
FILM TURC
Le Poirier sauvage
squatter le réfrigérateur
des voisins.
de Nuri Bilge Ceylan
Après avoir réussi ses exaAvec Aydin Dogu
Jeune homme
mens universitaires, Sinan
Demirkol, Murat Cemcir,
solitaire
rentre en Anatolie, avec,
Bennu Yildirimlar, Hazar
Sinan parvient à faire éditer
sous le bras, le manuscrit
Ergüçlü, Serkan Keskin.
trois cents exemplaires de
d’un roman intitulé « Le
3 h 08.
son roman. A son retour, il
Poirier sauvage ». Le titre
découvre qu’aucun des
fait référence à ces arbres qui poussent par
ouvrages mis en vente à la librairie locale n’a
eux-mêmes, donnent des fruits d’appaété vendu, que le stock entreposé dans
rence sèche et rabougrie mais d’une saveur
l’appartement familial a été endommagé
succulente. Il fait référence aussi à un arbre
par l’humidité, que ni sa mère ni sa sœur ne
en particulier, celui qui pousse au beau
l’ont ouvert. Seul son père l’a lu et relu dans la
milieu d’un champ appartenant à son
misérable cabane de berger dans laquelle il
grand-père et avec lequel son père et lui
s’est réfugié seul, après sa retraite. Jeune
entretiennent une histoire particulière. La
homme solitaire, Sinan fait preuve d’une
métaphore est limpide.
fougue qui n’est pas dénuée d’arrogance, ni
Sinan est bien décidé à publier son
de naïveté. Confronté aux chimères de son
roman par tous les moyens. Il entreprend
père, qui l’interpellent sur les siennes, il croides démarches pour faire financer l’édisera le fer avec les nombreux personnages :
tion de quelques centaines d’exemplaires
une jeune fille dont il a été amoureux mais
auprès du maire de la ville et d’un entrequi s’est résignée à se marier avec un homme
preneur local qui l’éconduisent avec
âgé et riche ; deux imams en désaccord, l’un
autant de circonvolutions que de fermeté.
progressiste, l’autre conservateur ; un écriL’écrivain en devenir n’a d’autre choix que
vain régional à succès qu’il malmène avec
de faire son service militaire. En attendant,
autant d’agressivité que d’inconscience.
il s’installe chez ses parents, lesquels sont
Nuri Bilge Ceylan brasse les nombreux thèconfrontés à la montagne de dettes accumes existentiels qui lui sont chers dans une
mulées par son père, joueur compulsif, qui
ambiance mélancolique, parfois mortifère,
a dilapidé ses modestes revenus d’institusoutenue par une lumière d’une grande beauté
teur sur les champs de courses. Surenet une musique lancinante au diapason. En
detté, il continue à emprunter et à jouer
revanche, on doit passer par de longs tunnels
même si l’électricité est coupée; sa famille
dialogués dont le propos est dense mais qui
est obligée de s’éclairer à la bougie et de
ralentissent la progression dramatique. n
Olivier Marleix est député LR
d’Eure-et-Loir.
Les objectifs manqués
de la flat tax
elle tend à simplifier notre fiscalité, en
assurant sa lisibilité et nécessaire prévisibilité pour l’« Homo œconomicus ».
La perte de recettes induite par
l’introduction de la flat tax, estimée à
1,9 milliard d’euros par an, atteste clairement de son caractère globalement
favorable aux épargnants. Pour autant,
ses modalités de mise en œuvre interdisent l’atteinte de nombre de ses objectifs. La multiplication des exceptions
portées à son assiette réduit sa lisibilité.
A des motifs variés, nombre de modes
d’épargne continuent à bénéficier de
régimes plus favorables : à l’exemple de
l’épargne (dite) « populaire » (Livret A,
LDD, LEP), de formules dédiées aux
actions (PEA, PEA-PME).
Les fruits mélancoliques
du « Poirier sauvage »
défiance, le législateur a annoncé pour
le futur des mesures dites « anti-abus »,
afin de limiter les possibilités d’arbitrage des entrepreneurs en termes de
rémunération globale (entre revenus
salariaux, dividendes « supérieurs » à
10 %, voire plus-values). La pérennité de
ces réflexes heurte directement la logique même d’une flat tax.
Un taux qui fait débat
Le prélèvement forfaitaire unique,
censé supprimer la complexité de la fiscalité du capital, n’atteint donc pas
l’objectif affiché. Surtout, ses modalités
actuelles ne privilégient en rien l’épargne la plus longue ou la plus risquée, ni
plus une économie de fonds propres.
Quant à son taux de 30 %, il convient
d’observer que le nominalisme de notre
fiscalité mobilière conduit à en minorer
la réalité. A titre d’exemple, le placement d’une somme de 100 euros sur un
contrat d’assurance-vie en unités de
compte, avec une valorisation annuelle
de 4 %, générera au terme de huit
années un produit de 37 euros.
Le montant de la flat tax, par hypothèse de 30 %, induira une ponction de
11 euros. Si au cours de cette période
l’inflation s’est élevée à 2 % (conformément à l’objectif de la Banque centrale
européenne), ce prélèvement représentera plus de 56 % de la valorisation du
pouvoir d’achat de l’épargne considérée ! L’essai reste donc à transformer.
Philippe Baillot est professeur
associé à Paris-II.
Nuri Bilge Ceylan brasse les nombreux thèmes existentiels qui lui sont chers
dans une ambiance mélancolique. Photo Memento Films Distribution
« Under The Silver Lake » :
un long trip formaliste
Olivier De Bruyn
@DeBruynOlivier
FILM AMÉRICAIN
intense. Dans ce film situé
dans un Los Angeles fande David Robert Mitchell
tasmatique où planent les
Los Angeles, de nos jours…
Avec Andrew Garfield,
ombres des stars et des
Ebloui par ses rêves de
Riley Keough, Topher
cinéastes hollywoodiens
gloire et de célébrité, mais
Grace…
d’antan et d’aujourd’hui
désespérément abonné
2 h 19.
(James Dean, Alfred Hitchaux échecs, Sam, la trencock, David Lynch…), le
taine, mène une existence routinière,
cinéaste opte pour la fantaisie radicale en
vaguement égayée par ses nombreuses
retraçant les aventures saugrenues d’un
conquêtes féminines et par son abondante
jeune homme (incarné mollement par
consommation de produits hallucinogèAndrew Garfield) en proie à de violents
nes. Le héros mal en point voit sa vie transtroubles de la perception. Sur cet argument,
formée quand il rencontre Sarah, une jeune
David Robert Mitchell déroule une intrigue
voisine dont il tombe illico amoureux.
sciemment absurde, aligne les saynètes
Hélas, l’héroïne disparaît mystérieusement
maniéristes et souhaite, au détour de chaet Sam, inconsolable et obsessionnel,
que plan, convaincre de ses talents formels
décide de retrouver sa trace dans une mégaà grand renfort d’effets tarabiscotés et de
lopole dont il découvre peu à peu les secrets
surenchères esthétisantes rendant hominavouables. Sur sa route, Sam croisera des
mage à la « culture pop ».
complotistes hallucinés, des gourous
Séduisant et intrigant de prime abord, le
inquiétants, des « escort girls » qui rêvent de
film, hélas, sombre rapidement dans les
faire carrière sur le grand écran et bien
répétitions et, surtout, dans la vacuité. Les
d’autres protagonistes improbables…
références du cinéaste ne sont pas minces
– « Le Grand Sommeil », de Howard Hawks,
Espoirs déçus
d’après le classique de Raymond Chandler,
Avec le remarqué « It Follows » en 2015, un
« Inherent Vice », de Paul Thomas Anderfilm d’épouvante singulier, David Robert
son, d’après le roman de Thomas PynMitchell s’est imposé comme un des grands
chon –, mais son film n’arrive jamais à la
espoirs du cinéma américain indépendant
cheville des ses modèles. Circonstance
et sa nouvelle fiction, « Under The Silver
aggravante : « Under The Silver Lake »
Lake », présentée en mai dernier au Festival
dure… 2 heures 19, ce qui est beaucoup trop
de Cannes, était attendue avec une vive
long pour une fiction ne misant que sur
impatience. La déception n’en est que plus
l’étrangeté et les jeux de piste référentiels. n
Under The Silver Lake
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // IDEES & DEBATS
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
série d’été 8/10
LES REBELLES DE LA SCIENCE
Après cinquante ans de traque et des dépenses jamais engagées pour une expérience scientifique,
la communauté internationale a prouvé la justesse de l’intuition de Peter Higgs. Sa théorie explique
pourquoi les choses ont une masse.
La « particule de Dieu » débusquée par Peter Higgs
Paul Molga
@paulmolga
amais la science n’aura dépensé une
telle somme, près de 9 milliards
d’euros, pour prouver une théorie
fondamentale décrite dans un article
cosigné le 15 septembre 1964 par
l’Ecossais Peter Higgs et le Belge François
Englert : l’existence d’une particule infime portant le nom du premier, le boson de Higgs, qui
valide à elle seule l’ensemble des lois physiques
régissant le fonctionnement de notre univers.
Inauguré en 2008 après vingt ans de travaux, le
Large Hadron Collider (LHC) est la quintessence
instrumentale dont ont rêvé des générations de
thésards : un outil d’investigation si monumental
qu’il a d’emblée impliqué la communauté planétaire de la physique des particules, soit pas moins
de 10.000 experts issus de 574 instituts et universités. Enfoui 100 mètres sous terre, le LHC est une
boucle magnétique destinée à fragmenter les plus
petites particules manipulables, les protons, pour
en découvrir d’autres encore théoriques qui pourraient expliquer certains grands mystères de
notre monde : qu’est devenue l’antimatière qui
composait la moitié de l’univers au moment du
big bang ? Notre monde est-il structuré par quatre
dimensions ou plus ? Et enfin, cette question qui
hante Higgs et les physiciens de sa génération :
pourquoi et comment les choses acquièrent-elles
une masse ?
Les particules élémentaires qui composent la
matière connue fournissent 4 % de la masse totale
de l’univers. Pour expliquer les 96 % manquants,
le jeune chercheur qui a fait l’essentiel de sa carrière à l’université d’Edimbourg a émis une hypothèse hardie : il existe une particule suffisamment
lourde pour créer autour d’elle une force d’attraction capable de freiner le mouvement des autres
particules. Plus l’interaction est forte, plus la
masse des particules est donc importante, prédit
seconde après le big bang, à un moment de la
création, voilà 13,7 milliards d’années, où l’univers
visible ne mesurait que 300 millions de kilomètres de rayon. « A l’endroit du télescopage, décrit un
physicien, la température atteint 100 millions de
milliards de degrés, une énergie folle qui nous
ramène mille milliardièmes de milliardième de milliardième de seconde après le big bang. »
J
Prix Nobel de physique
A quatre-vingt-trois ans, Peter Higgs voyait sa créature mathématique prendre vie.
Elle lui a valu le prix Nobel de physique l’année suivante. Photo Tolga Akmen/ZUMA/RÉA
sa théorie, qui explique donc comment les choses
acquièrent un poids.
Cette « particule de Dieu », traduction affabulatoire de l’initiale « Goddamn particle » – la
« fichue particule » qui nargue insolemment les
chercheurs –, n’est rien d’autre que le chaînon
manquant du modèle standard de la physique
postulé dans les années 1960.
L’accélérateur de particules construit au Conseil européen pour la recherche nucléaire
(CERN), près de Genève, est d’une puissance considérable. Guidés par 9.600 aimants plongés à
une température plus absolue que le froid sidéral,
deux faisceaux de protons y circulent en sens
Les physiciens pensent
que le bestiaire des particules
cosmiques cache encore
d’autres objets inconnus.
inverse en parcourant plus de 10.000 fois chaque
seconde les 27 kilomètres de la boucle la plus
grande.
Quand ils se percutent à une vitesse proche de
celle de la lumière, les nuages de particules délivrent alors une densité et des températures proches de celles qui régnaient quelques fractions de
Le 4 juillet 2012, deux des quatre détecteurs qui
enregistrent en continu la trace de ces gerbes de
particules élémentaires ont repéré une cinquantaine de bosons dans une masse de 800.000 milliards d’éléments captés. A quatre-vingt-trois ans,
Peter Higgs, réputé ouvertement athée et excessivement prudent, voyait sa créature mathématique prendre vie. Elle lui a valu le prix Nobel de
physique l’année suivante. Depuis, les bombardements particulaires se poursuivent sous le sol
franco-suisse du CERN.
Car les physiciens pensent que le bestiaire des
particules cosmiques cache encore d’autres
objets inconnus. Le neutrino stérile serait de
ceux-là : une particule fantôme, insensible aux
interactions fondamentales du modèle standard.
C’est une série d’observations anormales qui fait
penser à son existence : pendant dix ans, en
France, aux Etats-Unis, en Suisse et en Russie, des
chercheurs ont mesuré la quantité de neutrinos
émis par les réacteurs de centrales nucléaires
quand les noyaux d’uranium se désintègrent, et
ont constaté partout un écart de 3 % à 10 % avec ce
qu’ils auraient dû mesurer. Autrement dit, un
nombre non négligeable de particules se sont
volatilisées en chemin, ou se sont transformées.
Mais en quoi ? n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Hinton, Bengio, LeCun : la « conspiration »
du deep learning
TENDANCE MARKETING
Le jardinage comme moyen
de se déconnecter
Le végétal et les potagers ont envahi l’espace urbain.
Rien ne vaut la nature pour se ressourcer.
Clotilde Briard
@ClotildeBriard
ace à nos envies de nature, les
espaces verts n’en finissent plus
de pousser sur les toits parisiens. Du côté de la porte de Versailles, Le Jardin Suspendu,
espace végétal ouvert pour l’été autour de
performances musicales et d’animations,
s’est même doté d’une ferme éphémère.
Peas & Love y a planté fruits et légumes et y
organise des ateliers pour faire découvrir le
concept des potagers entretenus.
Si l’expérience est à part, Peas & Love est
en plein développement. La société s’est fait
une spécialité de la location de parcelles de
potagers qu’elle entretient elle-même en
mode de production biologique. Aux
clients abonnés, baptisés « urban farmers », de suivre les saisons et de venir chaque semaine faire la récolte. Le concept
existe à Paris et à Bruxelles.
Toujours dans la capitale, les Parisculteurs représentent une initiative de la mairie pour inciter à végétaliser toujours plus
F
de lieux. Mais bien d’autres villes se sont
mises à l’agriculture urbaine. Les jardins
partagés font d’ailleurs florès un peu partout en France.
Un vecteur de lien
Les marques sont aussi de la partie. Knorr a
lancé l’an dernier le collectif Potageons
ensemble pour soutenir le développement
de potagers urbains durables et solidaires.
A l’instar de celui mis en place à Bondy, en
Seine-Saint-Denis, dans le cadre du Lab3S
(sols, savoirs, saveurs). « Le potager peut être
un vecteur de lien social. Il permet aussi aux
enfants des villes de découvrir vraiment ce
que sont les légumes, précise Sophie Jayet,
directrice de la communication d’Unilever
France, qui représente le collectif. Les cultures urbaines sont devenues une tendance de
fond, que ce soit en France, à Singapour ou
New York. »
Les distributeurs jouent également le jeu.
Carrefour a installé un potager de 1.200 m2
sur le toit de son magasin de Villiers-enBière, en Seine-et-Marne. L’enseigne y organise des ateliers sur les plantes et le jardi-
Les jardins partagés
font florès un peu
partout en France.
Photo Shutterstock
nage et vend sa production. Tandis que son
hypermarché historique de Sainte-Geneviève-des-Bois accueille un potager vertical
cultivé hors sol par la start-up Agripolis.
Sous les Fraises, qui met en place des exploitations maraîchères urbaines, a, de son
côté, investi les toits du BHV Marais ou des
Galeries Lafayette ainsi que ceux du centre
commercial So Ouest à Levallois-Perret.
Joindre l’utile à l’agréable
Tout est fait pour faciliter la vie des apprentis jardiniers qui n’ont pas forcément vu
leurs parents faire. Kits et box sur abonnement se sont développés pour les urbains
néophytes.
Mais il n’y a pas qu’en ville que le végétal
Tout est fait pour faciliter la
vie des apprentis jardiniers
qui n’ont pas forcément
vu leurs parents faire.
prend une nouvelle tournure. Espace Emeraude, distributeur d’équipements pour le
jardin et la maison historiquement lié au
monde agricole, a lui aussi été revisité à
l’aune des nouvelles attentes des publics. Et
notamment des néoruraux et jeunes arrivants à la campagne que les magasins veulent aussi toucher. « L’enseigne a ajouté les
végétaux à son offre, mais en optant pour un
angle original. Ses plantes se veulent utiles »,
relève Philippe de Mareilhac, qui dirige
Market Value, l’agence de « retail design »
du groupe Team Créatif, qui a travaillé sur le
concept. Certaines sont répulsives, comme
la menthe, qui éloigne les limaces, ou la
sauge, qui fait fuir les insectes du potager.
D’autres plantes sont mellifères, elles attirent les abeilles. En ces temps de recherche
de biodiversité et de durabilité, l’important,
dans le jardinage, est de joindre l’utile à
l’agréable. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Faire des toilettes un vrai lieu d’aisance
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Mercredi 8 août 2018
Rashmi Sinha, reine
de l’expérience utilisateur
LES PIONNIÈRES // Diplômée en neuropsychologie cognitive, l’entrepreneuse indienne
voulait « bâtir des outils informatiques capables d’aider les gens au quotidien ». En 2006,
Rashmi Sinha et son mari sont frappés par la difficulté qu’ont les conférenciers à s’échanger leurs présentations en ligne. L’idée de SlideShare est née. En 2007, le site compte déjà
3 millions de visiteurs uniques par mois.
J
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Andries van Dam pour professeur
L’un de ses professeurs n’est autre qu’Andries van
Dam. L’homme est alors une sommité. Professeur
de sciences informatiques et « patron » des activités
de recherches de l’université Brown, il est l’un des
inventeurs, en 1967, du logiciel Hypertext Editing
System, qui servira aux premières expériences de
création hypertextuelle. Le principe ? Les informations de diverses natures qui s’affichent sur l’écran
d’un ordinateur – par exemple, des textes – sont
liées entre elles et constituent un réseau au sein
d u q u e l l ’u t i l i s a t e u r p e u t n av i g u e r à s a
guise. « L’hypertexte est du texte qui contient des liens
vers d’autres textes », résumera l’inventeur de
l’hypertexte, Tim Berners-Lee, par ailleurs père du
World Wide Web. De fait, le procédé sera l’un des
fondements de la Toile. En ce début des années
1990, Andries van Dam anime des groupes de
recherche sur les interactions homme-machine.
Rasmhi Sinha est étroitement associée à ses travaux. Elle assiste à l’essor du Web, devenu un système d’information global en août 1991 et que
l’apparition des premiers navigateurs – Mosaic en
1993, Netscape en 1994, Yahoo! la même année… –
est en train de révolutionner.
En 1998, elle obtient son doctorat en neuropsychologie cognitive. Une spécialisation qu’elle complète, à l’université de Berkeley, en Californie, par un
n’existe à l’époque aucune plate-forme spécialisée
pour ce type d’opérations. Les professionnels doivent soit utiliser leur messagerie électronique – ce
qui peut prendre un temps fou si les pièces sont
lourdes –, soit recourir à des disques durs portatifs
et à des clefs USB. Persuadés qu’il existe un véritable
besoin, Rashmi Sinha et Jonathan Boutelle ont
alors l’idée d’une plate-forme d’hébergement qui
permettrait aux collaborateurs d’un même projet
de s’échanger facilement leurs documents.
L’esprit du Web 2.0
Tristan Gaston-Breton
tgb@historyandbusiness.fr
e n’avais pas le projet de devenir entrepreneuse. Je le suis devenue par accident », a coutume de dire Rashmi
Sinha, la fondatrice du site Web
d’hébergement et de partage de
documents SlideShare. De fait, cette
Indienne, que le magazine « Fortune » a classée
en 2012 comme l’une des entrepreneuses les
plus influentes de la planète – et son confrère
« Playboy » comme l’une des PDG les plus
sexy du monde ! – se destinait à une carrière de chercheuse en sciences informatiques et en neuropsychologie.
C’est cette spécialisation universitaire qui l’amena se lancer dans
l’aventure entrepreneuriale.
A bien des égards, le parcours
de Rashmi Sinha est emblématique de ces entrepreneurs du
Web titulaires de diplômes
universitaires de haut niveau
et qui surent, en utilisant des
concepts novateurs et en
croisant les acquis de plusieurs disciplines, bâtir des
modèles d’entreprise pionniers. De Jerr y Yang et
David Filo, les fondateurs de
Yahoo!, à Larry Page et Sergueï Brin, leurs homologues
de Google, l’histoire du Web
est ainsi remplie de « grosses
têtes » formées dans les
meilleures universités américaines. Lucknow. C’est là, dans
cette ville située au cœur de la
plaine du Gange, en Inde, que
Rashmi Sinha vient au monde au
milieu des années 1970. Issue d’un
milieu aisé – ses parents exercent tous
deux une profession libérale –, elle
reçoit une solide éducation, d’abord à
Lucknow puis à l’université d’Allahabad,
dans le nord du pays, où elle se spécialise
dans les sciences cognitives. Quels sont les ressorts de la pensée ? Comment acquérir, conserver
et utiliser au mieux l’information ? Comment fonctionnent les systèmes complexes d’information ?
Ces sujets passionnent la jeune étudiante, qui
décide d’y consacrer sa vie professionnelle. C’est
dans ce but qu’au début des années 1990 elle quitte
l’Inde pour les Etats-Unis. Direction la très sélective
université Brown, à Providence, dans le Rhode
Island, où elle commence un doctorat en neuropsychologie cognitive.
SÉRIE
D’ÉTÉ
18/24
post-doctorat centré
sur « l’expérience
utilisateur ». Apparu dans
les années 1990, ce concept affirme
que l’analyse de la fonction d’un outil donné –
un objet, une machine, un ordinateur… – n’est pas
suffisante pour comprendre la relation entre cet
outil et son utilisateur, mais qu’il faut aussi prendre
en compte la dimension subjective et affective de la
personne.
« Il y avait beaucoup de choses à faire »
L’objectif : rendre l’accès à l’information fluide et
intuitif. Popularisée en 1990 par Donald Normand
dans son livre « The Design of Everyday Things »,
l’expérience utilisateur sera l’une des bases du
« Web 2.0 », ces nouvelles applications qui apparaissent au début des années 2000 dans la foulée de
la forme originelle du Web et qui sont caractérisées
par davantage de simplicité et d’interactivité. Le
projet initial de Rashmi Sinha était de rejoindre un
laboratoire de recherche. Mais le formidable essor
du Web a totalement bouleversé ses projets. « Les
développements de la Toile offraient d’innombrables
possibilités. Des idées théoriques pouvaient se transformer en projets concrets. Il y avait beaucoup de choses à faire », racontera-t-elle plus tard. La jeune
femme rêve désormais de créer une entreprise en
lien avec le Web. Ainsi naît Uzanto en 2004. Sa spécialité ? Les « systèmes de recommandation », en
clair les outils et procédés de filtrage visant à présenter la bonne information – notamment celle en
provenance de la Toile – aux utilisateurs. Une
société
de conseil en
technologie, en somme,
qui utilise toutes sortes d’outils intellectuels, de
l’anthropologie à la psychologie en passant par
l’analyse marketing de pointe ou les associations
d’idées, pour analyser les besoins des consommateurs et orienter ainsi les décisions des entreprises.
Engagée auprès d’eBay, de Blue Shield, ou de l’Association américaine des automobilistes, Uzanto crée
à leur intention un logiciel de recherche et d’analyse
des besoins des consommateurs baptisé « MindCanvas ». C’est à cette occasion que Rashmi Sinha
rencontre celui qu’elle épousera un peu plus tard,
Jonathan Boutelle. Ingénieur informatique, il est
lui aussi passé par l’université Brown, où il a décroché un diplôme en psychologie.
Rashmi Sinha est devenue une spécialiste des
interactions entre l’homme et les ordinateurs, du
comportement des utilisateurs sur la Toile et, plus
largement, du « social software », c’est-à-dire des
systèmes logiciels susceptibles de faciliter la communication entre les groupes. « Ce qui m’intéressait,
c’était de bâtir des outils informatiques capables
d’aider les gens au quotidien », dira-t-elle plus tard.
La création de SlideShare découle directement de
cette vocation. Tout commence au début de l’année
2006. Assistant cette année-là à une conférence
savante, Rashmi Sinha et Jonathan Boutelle sont
frappés par la difficulté qu’ont les conférenciers à
s’échanger leurs présentations en ligne. De fait, il
Pendant près de six mois, les deux entrepreneurs,
aidés par le frère de Rashmi, Amit, un ingénieur en
mécanique, peaufinent leur projet. Baptisé SlideShare, la plate-forme voit le jour en octobre 2006.
Pour l’occasion, deux bureaux ont été ouverts : l’un
à San Francisco, l’autre à Delhi. Les fondateurs ont
vu grand : pas moins de 30 personnes ont été
embauchées d’un coup aux Etats-Unis et en Inde.
Le pari – car c’en est un – se révélera payant. Convivial, facile d’utilisation et offrant un vrai service,
SlideShare connaît en effet un développement
rapide. En 2007, le site compte déjà 3 millions de
visiteurs uniques par mois. Ils sont aujourd’hui
80 millions pour un nombre de documents téléchargés supérieur à 18 millions. C’est que Rashmi
Sinha et Jonathan Boutelle n’ont pas tardé à faire
évoluer leur modèle. SlideShare était, à l’origine, un
site « fermé » réservé à des communautés professionnelles bien identifiées, et plus particulièrement
aux universitaires et aux chercheurs. En outre,
seuls les documents au format PDF pouvaient être
échangés. Très vite, deux modes de partage voient
le jour : un mode de partage privé – celui qui publie
le document définit lui-même son audience – et un
mode de partage public – le document peut être vu
par tous les utilisateurs de la plate-forme.
Celle-ci s’ouvre également à tous les formats existants, qu’il s’agisse de fichiers textes, de tableurs, de
PowerPoint mais aussi de vidéos ou de photos. En
2011, SlideShare ajoute une nouvelle fonctionnalité,
Zipcast. Il s’agit d’un système de webconférence
permettant aux utilisateurs de diffuser des flux
audio-vidéo pendant les présentations, mais aussi
de communiquer via une fonction de chat intégrée.
Pour Rashmi Sinha et son mari, l’aventure SlideShare sera finalement très brève. Au début de
l’année 2012, la plate-forme revendique 29 millions
de visiteurs uniques par mois, ce qui en fait l’un des
sites les plus fréquentés pour les contenus professionnels. Offrant, aux côtés d’accès gratuits, des services et des formules d’abonnements payants, la
société réalise un chiffre d’affaires de 188 millions
de dollars. Basée à San Francisco, elle a tout
d’une start-up. A commencer par sa taille : une cinquantaine de salariés tout au plus y travaillent. PDG
de l’entreprise – son mari occupe les fonctions de
directeur technique –, Rashmi Sinha a veillé à la
décoration des bureaux. Les murs ont été peints en
jaune et en orange, des couleurs qui se veulent apaisantes et qui entendent introduire une « touche
féminine » au siège. Pas de bureaux privés : tous les
salariés travaillent ensemble, dans des pièces
ouvertes et sur des bureaux communs. Rashmi
Sinha ne fait pas exception à la règle. Elle privilégie
la créativité, le travail d’équipe et le sens de l’initiative. Pour nombre d’observateurs, SlideShare et sa
créatrice incarnent à la perfection l’esprit du Web
2.0 : convivialité, plaisir et confort d’utilisation,
dimension collaborative…
C’est pourtant cette entreprise en pleine croissance que Rashmi Sinha décide, en mai 2012, de
vendre à LinkedIn pour la bagatelle de 119 millions
de dollars. Pour les deux partenaires – qui collaborent depuis plusieurs années déjà –, l’opération a du
sens. « SlideShare permettra, à travers le partage de
documents, de peaufiner le profil professionnel des
utilisateurs de LinkedIn », déclare ainsi le PDG du
site, Jeff Weiner, qui souhaite s’affirmer comme le
réseau social professionnel de référence. Du côté de
SlideShare, on est sensible à « l’effet de masse » que
ce mariage rend possible. D’autant que, depuis
2006, de nouveaux acteurs se sont installés sur le
créneau du partage d’informations, à l’image
d’Issuu, de Google Docs ou bien encore de Vimeo.
Rashmi Sinha restera à la tête de SlideShare jusqu’en 2015, date à laquelle elle est annoncée pour
prendre la tête d’un organisme gouvernemental
destiné à créer des applications publiques. Un projet qui ne verra finalement pas le jour. Depuis cette
date, la fondatrice de SlideShare se montre remarquablement discrète sur sa vie professionnelle. n
5 RETROUVEZ DEMAIN
Maria das Graças Foster, des favelas
à la tête de Petrobras
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Mercredi 8 août 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
KOHLER NOUVEAUX SOUPÇONS
DE CONFLIT D’INTÉRÊTS
GÉORGIE TBILISSI DÉNONCE
L’OCCUPATION RUSSE
Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis
Kohler, a approuvé en 2010 et 2011 des
contrats entre l’armateur MSC, dirigé
par des cousins de sa mère, et le port du
Havre, dont il était alors membre du
conseil de surveillance, selon Mediapart. Il est déjà soupçonné de conflit
d’intérêts pour avoir été administrateur de STX France, dont MSC était le
principal client et qu’il a rejoint mi2016. Ces soupçons sont à l’origine
d’une enquête judiciaire.
La Géorgie a condamné mardi
l’« occupation » du cinquième de son
territoire par la Russie, à la veille du
dixième anniversaire de la « guerre
éclair » suivie de la reconnaissance par
Moscou de deux territoires séparatistes géorgiens, une étape majeure de la
dégradation des rapports Est-Ouest.
La cheffe de la diplomatie européenne,
Federica Mogherini, a dénoncé « la
présence militaire russe en Abkhazie et
Ossétie du sud » comme une « violation
du droit international ».
SÉCURITÉ LE DRONE
QUI A SURVOLÉ LE FORT
DE BRÉGANÇON À L’EAU
CALAIS DES ASSOCIATIONS
DÉNONCENT LES « VIOLENCES
POLICIÈRES »
Des associations d’aide aux migrants à
Calais dénoncent des « violences policières excessives » et « l’intimidation » des
CRS envers les bénévoles, dans un rapport transmis mardi au Défenseur des
droits. « Au cours des huit derniers mois,
les volontaires associatifs ont ainsi été victimes de 666 incidents de surveillance policière, contrôles d’identité répétés, arrestations et fouilles, ainsi que de violences
physiques et verbales », affirment-elles.
LOT DES TOURISTES ESPAGNOLS
ENFERMÉS UNE NUIT
DANS LE GOUFFRE DE PADIRAC
Trois touristes espagnols ont passé
toute la nuit de dimanche à lundi
dans le gouffre de Padirac (Lot),
cavité naturelle qui plonge à plus de
100 mètres de profondeur, après
avoir « échappé » à la procédure de
contrôle lors de la fermeture, a
annoncé mardi la direction du gouffre. Ils ont déposé plainte à la gendarmerie de Gramat, selon le groupement de gendarmerie du Lot.
NATURE LE LOUP PRÉSENT
À LA LIMITE ENTRE LE TARN
ET L’HÉRAULT
La présence du loup a été signalée à la
limite entre le Tarn et l’Hérault, a
annoncé la préfecture du Tarn, qui a
renforcé son dispositif de surveillance
pour protéger les troupeaux. L’animal
a été soupçonné de l’attaque fin juin de
plusieurs brebis d’un éleveur de
Murat-sur-Vèbre (Tarn). Avec environ
430 individus estimés, le loup continue
son expansion rapide en France. Il profite de la reforestation, de l’exode rural,
de l’augmentation des proies et de
strictes mesures de protection.
Mathilde Gros, nouvelle reine de la piste en Europe
Sia Kambou/AFP
CÔTE D’IVOIRE LARGE AMNISTIE
Boris Horvat/AFP
Le drone qui a survolé lundi le fort de
B r é g a n ç o n ( Va r) , o ù l e s é p o u x
Macron sont en vacances, est tombé à
l’eau. Une enquête a été ouverte. La
préfecture n’a pas précisé les raisons
de la chute, ni si l’engin a été récupéré. Un arrêté de 2008 a créé une
zone d’interdiction de survol à moins
de 3.300 pieds et dans un rayon de
3 kilomètres comprenant le fort.
LA PHOTO DU JOUR
Le président Alassane Ouattara a
décrété mardi une amnistie pour
800 Ivoiriens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la
crise post-électorale de 2010, lors de
laquelle il avait accédé au pouvoir. Une
amnistie qui concerne notamment
l’ex-première dame de Côte d’Ivoire,
Simone Gbagbo, soixante-neuf ans,
un geste en faveur de la réconciliation
nationale, à deux ans de la prochaine
élection présidentielle, largement
salué. Abidjan a aussi réformé la commission électorale décriée.
Déjà médaillée de bronze au sprint lors des Championnats d’Europe de cyclisme sur piste, qui se déroulaient à Glasgow du
2 au 7 août, Mathilde Gros (dix-neuf ans) a terminé en beauté la compétition. Elle a remporté mardi la médaille d’or du keirin,
sur la piste du vélodrome Sir Chris Hoy, en devançant la championne du monde en titre de la discipline, la Belge Nicky
Degrendele. De bon augure pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.
Photo : AFP-Andy Buchanan
ZIMBABWE LIBÉRATION
DE MILITANTS EMPRISONNÉS
La justice zimbabwéenne a remis
mardi en liberté provisoire 27 opposants arrêtés dans le sillage des violences post-électorales, après
l’annonce de la victoire, avec 50,2 %
d e s vo i x , d u p r é s i d e n t s o r t a n t
Emmerson Mnangagwa. Six manifestants avaient été tués. M. Mnangagwa avait pris le pouvoir en novembre à la faveur d’un coup de force
contre Robert Mugabe, dont il est
l’ancien bras droit.
BREXIT LES EXTRADITIONS
ENCORE POSSIBLES VERS
LONDRES
La sortie du Royaume-Uni de l’UE prévue en mars 2019 n’empêche pas l’exécution jusqu’à cette date, par les 27 pays
restants, d’un mandat d’arrêt européen (MAE) émis par la justice britannique, a estimé mardi l’avocat général
auprès de la Cour de justice de l’UE
(CJUE). Ses avis sont en général suivis
par la CJUE. La Cour de justice de l’UE
ne serait plus jugée compétente par
Londres après le 29 mars 2019.
CORÉE DU NORD LA MAISONBLANCHE DÉCHANTE
La Maison-Blanche commence à se
demander si elle ne s’est pas fait
duper par Kim Jong Un. « La Corée du
Nord n’a pas pris de mesures allant
dans le sens d’une dénucléarisation »
malgré les engagements pris lors du
sommet qui a réuni Donald Trump et
Kim Jong-un au mois de juin, a
déploré mardi John B olton,
conseiller de la présidence américaine à la Sécurité nationale.
ON EN PARLE À ROME
L’Italie bascule dans le camp des anti-vaccins
La coalition italienne vote un amendement repoussant l’obligation vaccinale à 2019.
la rentrée de 2018, les
enfants italiens ne
seront plus contraints
de présenter un certificat de vaccination pour s’inscrire à
l’école. La coalition regroupant
le Mouvement 5 Etoiles (M5E) et
la Ligue vient d’honorer une de
ses promesses électorales du
nom de vote « anti-vax », en
reportant d’un an l’obligation
vaccinale pour les jeunes écoliers. Validé par le Sénat à
148 voix contre 110, l’amendement doit être approuvé par la
chambre basse pour entrer en
application jusqu’en 2019.
D’ici là, la nouvelle ministre de
la Santé italienne, Giulia Grillo,
compte démanteler la loi rendant dix vaccins obligatoires,
ratifiée en septembre 2017 par
l’ancien gouvernement de centre gauche. La mesure avait été
adoptée pour contrer la recrudescence des épidémies de rougeole, qui avaient sévi dans le
pays cette année-là. Un choix
que Matteo Salvini, le ministre
de l’Intérieur, ne partage pas,
qualifiant la vaccination imposée d’« inutile et parfois dangereuse ». La ministre de la Santé,
quant à elle, conteste uniquement le caractère « obligatoire »
de la loi et souhaite accorder un
plus grand libre arbitre aux
parents. Une liberté de choix qui
pourrait s’avérer néfaste pour la
santé publique italienne.
L’année dernière, l’Italie a connu
près de 5.000 cas de rougeole
avec un taux de vaccination qui
avait chuté à 83 %, très en des-
A
La famille de Tiphaine Véron, une
Française de trente-six ans portée
disparue depuis le 29 juillet dans le
n o r d - e s t d u Ja p o n , a d e m a n d é
« l’aide » du président Emmanuel
Macron, dans une lettre publiée sur
les réseaux sociaux. « M. le Président,
avez-vous reçu notre lettre ? Nous
avons besoin de votre aide. L’enquête
piétine ! », a écrit mardi sur son
compte Twitter la sœur de la jeune
femme, Sybille Véron.
La décision italienne témoigne
d’un scepticisme de plus grande
envergure, qui toucherait
d’autres pays européens. Dans
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INDONÉSIE LE SÉISME A TUÉ
105 PERSONNES
Cent cinq personnes sont mortes
dans le séisme de magnitude 6,9, qui
a frappé dimanche l’île de Lombok,
un bilan qui pourrait s’alourdir à
mesure que progressent les équipes
de secours, qui ont repris leurs opérations mardi matin. Selon le Quai
d’Orsay, douze ressortissants français ont été légèrement blessés. L’un
est hospitalisé. Des villages ont été
détruits et quelque 13.000 maisons et
bâtiments se sont effondrés ou ont
été gravement endommagés.
Scepticisme d’envergure
un rapport du Public Health
England publié dans le journal
« The Times », l’Angleterre
accuse ouvertement l’Italie
d’être à l’origine de la multiplication des cas de rougeole dans
son pays, mettant en garde les
touristes anglais voyageant vers
ce pays d’Europe du Sud. En
France, le nouveau gouvernement a pris des précautions
radicales pour mettre fin à la
défiance généralisée à l’égard de
la piqûre en rendant obligatoires onze vaccins. L’Hexagone
détient désormais la palme
européenne du nombre de vaccins imposés avant l’âge de deux
ans. Sachant que douze pays
seulement ont adopté l’obligation vaccinale, l’Allemagne et le
Royaume-Uni exclus. — M. Rou.
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FRANÇAISE DISPARUE
AU JAPON SA FAMILLE
DEMANDE L’AIDE DE L’ÉLYSÉE
sous du seuil de 95 % recommandé par les professionnels de
santé. Des campagnes d’information erronées et une population adulte n’ayant pas connu les
épidémies de masse expliqueraient le manque de popularité
des vaccins. Car de nombreux
scientifiques le répètent : il
n’existe pas d’argument rationnel et médical qui infirmerait la
pratique de la vaccination infantile. Ils soulignent qu’aucune
cause à effet notable n’a été prouvée entre la vaccination et des
pathologies comme l’autisme.
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Auto : la déprimante balance
commerciale française
Mercredi 8 août 2018
www.lesechos.fr
// P. 12 ET
L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC
VITTORI P. 6
DEVISES EUR/GBP 0,895 EUR/JPY 1,2895 EUR/CHF 1,1534 GBP/USD 1,2958 USD/JPY 1,112 USD/CHF 0,9946 TAUX EONIA -0,355 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6517 T-BONDS 10 ANS 2,9489
INDUSTRIE & SERVICES
AMCOR
DERNIÈRE HEURE
L’australien grandit encore
dans l’emballage plastique.
Une star d’Hollywood lève 1 milliard
de dollars pour réinventer la vidéo
// P. 13
ENGIE
Le groupe conforte ses positions
dans le solaire en France.
// P. 13
ESPACE
Shuttertsock
Enrique Moreira avec Bloomberg
emoreira@lesechos.fr
Le légendaire fabricant américain de
pianos Steinway pourrait passer sous
pavillon chinois. China Poly serait en
effet en discussion pour racheter
l’entreprise aujourd’hui contrôlée
par l’investisseur activiste John Paulson, croit savoir l’agence financière
Bloomberg. Ce conglomérat d’Etat
aurait déjà réalisé un audit financier
(« due diligence ») et aurait demandé
des financements et des autorisations
gouvernementales afin de pouvoir
faire une offre. Celle-ci pourrait s’élever
à 1 milliard de dollars (860 millions
d’euros), ajoute l’agence de presse américaine. La société d’investissement de
Paulson, basée à New York, avait acquis
Steinway pour environ 510 millions de
dollars en 2013.
Le marché des minisatellites
s’envole.
// P. 14
FOOTBALL
Kroenke s’apprête à prendre 100 %
du club d’Arsenal.
// P. 14
MÉCÉNAT
Quinze ans de succès pour la loi
Aillagon.
// P. 15
DIVERTISSEMENT
Le marché de Noël de Campion
se tiendra aux Tuileries.
// P. 15
SOTHEBY’S
Jeffrey Katzenberg s’est associé à Meg Whitman, ex-patronne d’eBay et de HP, pour lancer NewTV, une start-up dédiée
à la création de contenus vidéo. Photo Richard Shotwell/AP/SIPA
La société américaine a vendu
pour 3,45 milliards de dollars
au premier semestre.
La société de Jeffrey
Katzenberg a réussi à
obtenir le soutien de tous
les studios hollywoodiens,
ainsi que de grandes
banques de Wall Street
et des héritiers Walmart.
// P. 15
HIGH-TECH & MÉDIAS
PRESSE
Vers une refonte du système de
distribution de la presse française.
// P. 18
PME & RÉGIONS
G. PIVAUDRAN
Basile Dekonink
@Bdekonink
L’industriel s’étend aux
emballages de cosmétiques
et de maquillage.
// P. 19
Shutterstock
FINANCE & MARCHÉS
FACEBOOK
Le réseau social veut exploiter
les données de clients de banques
américaines.
// P. 20 ET « CRIBLE » P. 26
Deux vétérans pour inventer un nouveau
format de télévision. Meg Whitman, ex-patronne d’eBay et de HP, et Jeffrey Katzenberg, une légende hollywoodienne connue
pour voir les choses en grand, ont officialisé
mardi une levée de fonds de un milliard de
dollars afin de lancer leur start-up dédiée à
la création de contenus vidéo (fictions,
documentaires…) formatés pour le
mobile, NewTV.
Si le montant de l’opération est spectaculaire, le pedigree des investisseurs ne l’est
pas moins : les plus grands studios hollywoodiens (les « Big Six » Disney, Fox,
NBCUniversal, Sony Pictures, Warner
Media et Paramount Pictures) sont de la
partie, ainsi que le groupe Liberty de John
Malone. De même que les géants de Wall
Street que sont Goldman Sachs et JPMorgan. Ou encore les héritiers Walmart, qui
ont pris le « lead » de cette levée de fonds, à
un moment où Walmart envisage de lancer
un concurrent à Netflix.
Vingt-quatre ans après avoir fondé le studio DreamWorks, Jeffrey Katzenberg va
donc pouvoir concrétiser son projet lancé il
y a un an, à un moment où il cherchait
2 milliards. Aujourd’hui, les deux dirigeants estiment pouvoir attendre avant de
lever éventuellement davantage.
Les obstacles ne manquent pas
« La tendance est claire : la consommation de
vidéos sur mobile est en pleine croissance, et le
positionnement unique de la plate-forme
NewTV, dédiée aux formats courts et de qualité, est un investissement excitant pour
Madrone Capital », a commenté Greg Penner, qui gère le véhicule d’investissement de
la famille Walmart.
Si Yannick Bolloré a préféré fermer mijuillet l’application mobile de mini-séries de
Vivendi, Studio +, qui comme sa compatriote
Blackpills a pourtant été précurseur mais qui
n’a pas trouvé son public, Jeffrey Katzenberg
et Meg Whitman sont, eux, convaincus de
pouvoir s’imposer à l’occasion de la pro-
chaine révolution audiovisuelle. Même si les
obstacles ne manquent pas.
« Il n’y a aucun catalogue à acheter, a prévenu Meg Whitman, qui dirige NewTV
depuis le début de l’année. Nous allons
devoir nous lancer avec une plate-forme déjà
riche et immersive. Honnêtement, aucun studio ne peut le faire seul. »
La start-up s’est donc adroitement entourée
pour produire des formats d’une dizaine de
minutes calibrés pour le mobile et par conséquent que l’on pourra regarder verticalement,
pour certains. Selon « Variety », NewTV achètera les licences des contenus mais ne les possédera pas ou ne produira pas lui-même.
Apple, Facebook, Amazon et Alphabet,
qui investissent massivement dans la vidéo,
se font remarquer par leur absence dans
cette levée de fonds (même s’il y a en revanche le chinois Alibaba). « Nous sommes un
cas de figure très particulier et très ciblé, nous
ne sommes pas en compétition avec eux »,
estime Jeffrey Katzenberg. Il estime ne pas
être non plus en concurrence avec Hulu,
HBO, Netflix, ou les networks.
Jeffrey Katzenberg et Meg Whitman prévoient de lancer la plate-forme, qui aura un
autre nom que NewTV, à l’été 2019 avec plusieurs niveaux d’abonnements payants, dont
un financé plus ou moins par la publicité. n
ANALYSE
Les établissements financiers
ont encore du mal à faire parler
leurs données.
// P. 20
MATIÈRES PREMIÈRES
Les cours du pétrole sous tension
avec l’entrée en vigueur des
premières sanctions américaines.
Musk fait flamber le cours de Tesla
Anne Feitz
@afeitz
liards de dollars, l’opération serait dans tous
les cas très coûteuse.
Elon Musk n’est pas à une provocation près.
Mais celle-ci risque de faire (encore) un peu
plus de bruit que d’habitude : le fantasque
patron de Tesla a déclaré dans un tweet qu’il
envisageait un retrait de la cote. « J’envisage
de retirer Tesla de la Bourse à 420 dollars.
Financement assuré. »
Difficile de dire à ce stade si l’assertion est
sérieuse. Elon Musk a en tout cas répondu à
l’une des milliers de personnes l’ayant aussitôt interpellé qu’il ne céderait jamais ses
propres titres, et ne laisserait pas le contrôle
à un investisseur en cas de retrait de la cote.
Un pavé dans la mare qui a fait flamber le
cours de l’action : le titre a bondi de 8 % juste
après le tweet, à 371 dollars, pour retomber ensuite à 363 (+6 %). La capitalisation
boursière de Tesla dépassant les 61 mil-
Fonds souverain saoudien
// P. 21
DEVISE
Le rial iranien peine à sortir
de « la spirale de la mort ».
// P. 21
STANDARD LIFE ABERDEEN
Les encours du groupe continuent
de fondre.
// P. 22
FINANCEMENT
Jean-Raphaël Alventosa,
le médiateur du crédit
pour les politiques. // P. 22
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET// P. 25
Un chinois
pourrait s’offrir
les pianos
Steinway
pour 1 milliard
Cette provocation est arrivée quelques
minutes à peine après une information du
« Financial Times » (« FT »), selon laquelle
le fonds souverain saoudien Public Investment Fund a pris entre 3 % et 5 % de Tesla
ces derniers mois. Au cours actuel, cela correspond à un ticket de 1,7 à 2,9 milliards de
dollars, qui placerait le nouvel investisseur
parmi les huit premiers actionnaires de
Tesla. Derrière, notamment, le chinois Tencent, qui a pris 5 % du constructeur californien l’an dernier.
Selon les informations du « FT », le fonds
aurait approché Elon Musk pour exprimer
son intérêt dans une prise de participation,
à l’occasion d’une levée de fonds. Une sollicitation à laquelle Tesla n’aurait pas répondu.
La Chine, un marché porteur
Pourquoi China Poly, qui a débuté en
1992 comme fournisseur d’équipements de défense pour l’armée chinoise, s’intéresse-t-il ainsi à Steinway ?
Pour son « potentiel énorme en Chine »,
estime Shaun Rein, fondateur et directeur général du China Market
Research Group. Selon lui, la société
pourrait y atteindre une croissance
annuelle de ses ventes de 30 % à 40 %,
dans les années à venir. Le groupe chinois s’est en outre déjà diversifié ces
dernières années dans l’immobilier, le
cinéma et les arts.
« A mesure que les familles de la classe
moyenne chinoise deviennent plus
riches, elles seront prêtes à acheter un
piano de luxe pour leurs enfants,
car elles considèrent la musique comme
un élément clef de leur éducation, ajoute
l’analyste. Et personne ne bat Steinway
à ce sujet. »
La marque, fondée en 1853 par
l ’A l l e m a n d H e i n r i c h E n g e l hard Steinweg (il américanisera son
nom en immigrant à New York), est
devenue la référence ultime des mélomanes. De Sergueï Rachmaninov à
Cole Porter, ou plus récemment le Chinois Lang Lang, les plus grands musiciens ne jurent que par ces pianos, et
particulièrement ceux de l’usine allemande de Hambourg. Outre la marque ép onyme, Steinway détient
également les trompettes Bach Stradivarius, les saxophones Selmer Paris,
ou encore les trombones King. n
Alors que certains investisseurs restent
sceptiques sur la capacité de la société à
gagner enfin de l’argent, Elon Musk a toujours assuré qu’il n’avait pas besoin de lever
d’argent frais – et se fait un point d’honneur
à tenir sa promesse, pour l’instant. La
société a consommé 1,8 milliard de dollars
au premier semestre, mais a assuré qu’elle
renverserait la tendance dès la deuxième
moitié de l’année.
Diversifier son économie
Depuis la montée en puissance du prince
héritier Mohammed Ben Salmane, l’Arabie
saoudite cherche à diversifier son économie du pétrole et investit dans d’autres secteurs, via son fonds souverain. Celui-ci a
déjà investi 3,5 milliards de dollars dans
Uber, en juin 2016. Il vise aussi les énergies
renouvelables et donc, maintenant, la voiture électrique. n
La marque, fondée en 1853 par
l’Allemand Heinrich Steinweg, est
devenue la référence ultime des
mélomanes. Photo Daniel Pilar/Laif-RÉA
PSA
La France importe
plus de voitures
qu’elle n’en exporte.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Auto : la déprimante balance
commerciale française
l Depuis dix ans, l’Hexagone importe plus de voitures qu’il n’en exporte.
l Sauf révolution, cette situation devrait perdurer.
à suivre
AUTOMOBILE
Shutterstock
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Le recul des soldes s’aggrave
COMMERCE La période des soldes d’été s’est achevée mardi soir
sur un premier bilan négatif. « Nous anticipons un recul des ventes de 5 à 10 % comparé à 2017, après déjà une baisse de 7 % pour les
soldes d’hiver. La tendance s’aggrave », a dit à l’AFP Yves Marin,
expert distribution chez Bartle. A Paris, 55 % des commerçants
se disent déçus par le chiffre d’affaires réalisé, selon une
enquête de la Chambre de commerce. Sur Internet, selon le
panel du site Webloyalty, qui compte 30 sites, « ces soldes d’été
2018 auront un bilan global équivalent à celui de 2017 ».
Le Maroc accepte d’importer
de la viande de volaille américaine
AGROALIMENTAIRE Les autorités américaines, engagées dans
une guerre commerciale tous azimuts, ont annoncé mardi que
le Maroc avait accepté pour la première fois d’importer de la
viande de volaille produite aux Etats-Unis. Rabat interdisait jusqu’à présent les importations de cette catégorie d’aliment. Selon
les premières estimations, le marché marocain représentera
pour les volaillers américains environ 10 millions de dollars par
an dans un premier temps.
Maersk révise à la baisse ses objectifs
annuels mais grimpe en Bourse
MARITIME Le groupe danois Maersk a annoncé mardi une révision à la baisse de ses objectifs annuels, avec un Ebitda désormais compris entre 3,5 et 4,2 milliards de dollars, contre une
fourchette précédente de 4 à 5 milliards, et un bénéfice sousjacent « positif », au lieu de « supérieur à 2017 » (356 millions de
dollars). Le titre du premier armateur mondial a toutefois bondi
en Bourse, suite aux commentaires rassurants du PDG sur les
résultats trimestriels qui seront publiés le 17 août.
Forte hausse
du profit
semestriel
de Rosneft
AUTOMOBILE BMW rappelle
3 2 4 . 0 0 0 vé h i c u l e s d i e s e l e n
Europe pour réparer un problème
technique ayant conduit des
moteurs à s’enflammer, rapporte
le quotidien allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung ». Un
module de redirection des gaz
d’échappement défectueux a provoqué 27 feux de moteur en Corée
du Sud cette année, poussant le
constructeur de voitures haut de
gamme allemand à rappeler sur
place 106.000 véhicules. Le rappel
est à présent élargi à l’Europe.
Des usines passées
en monoflux
Surtout, après la fermeture d’Aulnay, PSA et Renault ont limité
leurs capacités de production en
France. Leurs usines ont quasiment toutes été passées en monoflux, c’est-à-dire à une ligne. C’est
Place à la
« régionalisation
de la production ».
Ce qui est vendu
en Chine ou en Inde
est désormais fabriqué
en Chine ou en Inde.
ce qui est d’ailleurs en train d’advenir à Sochaux, une retardataire en
la matière. Enfin, l’Hexagone n’est
plus leur base d’export internationale. Place à la « régionalisation
de la production » : ce qui est
vendu en Chine ou en Inde est
désormais fabriqué en Chine ou
en Inde.
Au final, si les deux constructeurs n’ont jamais autant vendu de
Shutterstock
Fonctionnant à plein
régime, la « Peuge » va être
métamorphosée durant
ces cinq prochaines années.
PÉTROLE L e g é a n t r u s s e d u
pétrole Rosneft a annoncé mardi
avoir dégagé un bénéfice net de
309 milliards de roubles (environ
4,2 milliards d’euros au taux de
change actuel), soit quatre fois
plus qu’un an plus tôt, sous l’effet
de la hausse des prix du brut. Le
groupe semi-public, qui vient
d’annoncer un programme inédit
de rachat d’actions pour doper sa
valeur boursière, a expliqué vouloir privilégier désormais la
croissance interne après des
années d’acquisitions.
ont en effet décidé de délocaliser la
production des petits modèles
pour construire des véhicules à
forte valeur ajoutée en France. Une
manière de compenser le niveau
des salaires.
« Il y a eu des transferts des petits
véhicules vers l’Europe de l’Est. La
Slovénie et la Turquie pour Renault,
la République tchèque et la Slovaquie
pour PSA », relève Denis Schemoul,
a na lyste chez IHS . Rés u l t at ,
2,22 millions de véhicules ont été
produits l’an dernier en France, contre 3,5 millions au début du siècle.
voitures dans le monde, l’usine
Hexagone n’en profite pas vraiment. Chez PSA, où 30 % des ventes sont made in France, la production a tout de même augmenté de
13 % l’an dernier dans les usines tricolores (à 1,13 million d’unités).
Sochaux devrait même tutoyer
cette année son meilleur volume
historique. La balance commerciale de PSA est excédentaire de
397.000 véhicules, se targue le
groupe. Chez Renault en revanche,
seuls 20 % des véhicules vendus
dans le monde sont assemblés en
France. Soit 779.000 engins.
« Sauf révolution, il n’y a pas de
raison que tout cela change, souligne Matthieu Simon, du cabinet
Roland Berger. Aujourd’hui, il faut
surtout protéger ce qui reste, avoir
des usines modernes et saturées.
C’est important pour pérenniser la
filière française. » n
PSA rétrécit son berceau de Sochaux
DR
BMW rappelle
des véhicules
en Europe
AUTOMOBILE Le fabricant de
pneus italien a comp ensé la
hausse des prix des matières premières et les effets de change par
sa montée en gamme et ses économies : il a annoncé un bénéfice
d’exploitation en hausse de 6,8 %,
à 473 millions d’euros, au premier
semestre 2018. Ayant confirmé
ses objectifs sur l’exercice en termes de rentabilité et de dette
nette, il a toutefois revu à la baisse
ses prévisions de croissance organique, de 9 à 7 %, en raison de ce
recentrage sur le haut de gamme.
DR
Pirelli :
une montée en
gamme payante
Comme si les choses étaient désormais gravées dans le marbre.
Depuis dix ans déjà, la France
importe plus de voitures qu’elle
n’en exporte. Chaque année, la
France imp orte ainsi entre
250.000 et 450.000 véhicules de
plus qu’elle n’en exporte, selon les
données du cabinet IHS compilées
pour « Les Echos ».
Le décrochage a eu lieu au
milieu des années 2000, quand les
berlines allemandes ont supplanté
leurs rivales françaises. « Les marques premium allemandes ont
séduit à ce moment-là les entreprises, qui pèsent la moitié des ventes en
France », déplore un acteur de la
filière. Depuis, les courbes d’exportation et d’importation sont quasiment parallèles, évoluant selon la
santé du marché.
Petite éclaircie : selon les Douanes, la balance commerciale
s’améliore (très) légèrement en
valeur. Après une dégradation
continue depuis 2012, le déficit
commercial est passé de 10,1 milliards en 2016 à 9,1 milliards sur un
an à la fin juin 2018. Grande averse,
toutefois : pour la première fois
depuis 2009, les pièces et composants automobile sont tombés
dans le rouge l’an dernier (de
+478 millions en 2016 à – 465 millions en 2017)...
A moins de voir fleurir de nouvelles usines étrangères sur notre
territoire, façon Toyota à Valenciennes ou Smart à Hambach, on
voit mal comment la trajectoire
pourrait s’inverser. D’abord parce
que les constructeurs français
semblent avoir changé pour de
bon leur politique industrielle.
Renault, et dans son sillage PSA,
Sochaux, le berceau de Peugeot va
changer de visage. « On commence
à déplacer le ferrage à la rentrée. On a
déjà fait le trou pour le futur emboutissage et l’ancien bâtiment de la
direction doit être détruit d’ici à la fin
de l’année », se félicite Stéphane
Dubs, le nouveau patron de l’usine
PSA de Sochaux, dans le Doubs.
L’homme doit métamorphoser en
cinq ans ce site historique, tout en
assurant une cadence infernale :
c’est la « Peuge » qui produit le SUV
Peugeot 3008, le « carton » du
moment. Résultat, Sochaux devrait
afficher 500.000 véhicules au
compteur cette année, un niveau
atteint seulement trois fois dans les
années 1970… « On n’a pas beaucoup de dimanches tranquilles »,
sourit l’intéressé.
Une fois les travaux achevés, il n’y
aura plus qu’une ligne d’assemblage, au lieu de deux, et la surface
couverte sera divisée par deux.
Adieu les 210 hectares, les 55 bâtiments, les 30 kilomètres de routes
et de voies ferrées ou les 4 kilomètres de convoyeurs. « Aujourd’hui,
Sochaux est un mastodonte capable
de produire 800.000 véhicules par
an, un site pas adapté et moins compétitif que les autres. C’est le poids de
l’histoire », explique Stéphane
Dubs, qui entend faire de son usine
la référence en France et en Allemagne pour « garantir sa pérennité ».
L’idée est de parvenir, d’ici à 2024,
à une seule ligne de 400.000 unités,
mettre de sérieuses économies de
chauffage, d’impôts et d’entretien.
Et des gains en productivité et en
qualité. « On avait 830 mètres entre
l e p o i n t d e d é ch a rge m e n t d e s
camions et le point de consommation, on va passer à 130 mètres. »
« Full kitting »
Aujourd’hui, à Sochaux, 8.000 salariés travaillent en quatre équipes,
sept jours sur sept, et fabriquent en vingt-quatre heures 860 compactes 308, 919 SUV 3008 et 350 Opel Grandland X. Photo RGA/RÉA
Une fois les travaux
achevés, il n’y aura
plus qu’une ligne
d’assemblage, au lieu
de deux, et la surface
couverte sera divisée
par deux.
à même de faire preuve d’une
grande flexibilité. A terme, il devrait
être ainsi possible de fabriquer six
silhouettes différentes sur place
(des SUV de catégorie C), de monter
des systèmes d’aide à la conduite et
des moteurs hybrides sur plusieurs
véhicules. PSA a d’ailleurs misé
33 millions pour s’offrir une presse
chinoise polyvalente et rapide – le
premier permis de construire
depuis vingt ans sur le site.
« Sochaux, c’est un paquebot qui doit
apprendre à réagir comme une Formule 1 », soutient Stéphane Dubs.
L’enveloppe des travaux a été
fixée à 200 millions – moins si possible. Seul l’atelier de peinture ne
bouge pas. En tout, cinquante hectares seront libérés, ce qui doit per-
En attendant, les services administratifs sont déjà passés en open
space, et des petits chariots filoguidés parcourent déjà quelques
allées. Le « full kitting » (les pièces
viennent aux opérateurs et non
l’inverse) est en place depuis l’arrivée de la 3008, il y a deux ans. Tout
comme les salariés des prestataires ISS, qui confectionnent ces kits
de pièces à l’attention des opérateurs, et les employés de Geodis,
qui habillent les capots et préparent les consoles.
En ce moment, le site abrite un
peu plus de 8.000 salariés (dont
2.000 ingénieurs), auxquels s’ajoutent 2.200 intérimaires (dont 200
sont en CDI en agence). Tout ce
petit monde fonctionne en quatre
équipes, sept jours sur sept, et
fabrique en vingt-quatre heures
860 compactes 308, 919 SUV 3008
et 350 Opel Grandland X. « C’est
compliqué de trouver du temps pour
les travaux », pointe Stéphane
Dubs, qui a tout de même trouvé un
créneau. Du samedi 23 heures au
dimanche 19 heures.
— J. D.-C. (envoyé spécial à Sochaux)
À NOTER
Le chiffre d’affaires annuel
de Sochaux est d’environ
4,5 milliards d’euros.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Mercredi 8 août 2018
Engie conforte ses positions
dans le solaire en France
Amcor grandit
encore dans
l’emballage
plastique
ÉNERGIE
Le groupe a remporté
près d’un tiers des
capacités de production
lauréates du dernier
appel d’offres
gouvernemental.
CHIMIE
L’australien rachète
l’américain Bemis
pour devenir numéro un mondial.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Engie est le grand gagnant du dernier appel d’offres solaire. Le
groupe, « à travers ses filiales Engie
Green, Langa et Compagnie nationale du Rhône, a remporté 25 projets photovoltaïques en France, soit
près de 230 mégawatts sur les
720 attribués », a indiqué l’énergéticien mardi. Avec son acquisition
récente du breton Langa, le
groupe est déjà numéro un du
solaire en France, avec
455 mégawatts nets installés,
devant l’indépendant Photosol,
puis EDF EN, selon le classement
du cabinet Finergreen.
Au total, 103 projets ont été lauréats, a indiqué le ministère de la
Transition écologique et solidaire,
pour un prix moyen de 58,20 euros
A lui seul, cet appel
d’offres représente
près de 10 % de la
capacité installée en
solaire en France.
par mégawattheure (MWh), « en
baisse de 5 % par rapport à la période
précédente ». Les plus grandes centrales au sol ont même affiché un
prix moyen de 52,10 euros/MWh.
Ces tarifs subventionnés, garantis
pour vingt ans, se rapprochent, au
fil des appels d’offres, des prix de
marché, c’est-à-dire des prix auxquels des producteurs pourraient
vendre directement leur électricité.
Les prix « spot » sont même supérieurs en ce moment.
Pour autant, ces prix de gros
n’offrent pas la sécurité des subventions. Or « il faut de la durée pour
trouver des financements, souligne
Damien Ricordeau, fondateur du
cabinet Finergreen. Il faudrait donc
un prix plancher pour avoir une stabilité des prix, ou que des acteurs privés s’engagent sur des contrats de
long terme ». Une réflexion qui
émerge en France.
A lui seul, cet appel d’offres représente près de 10 % de la capacité installée en solaire en France
(8,3 gigawatts, soit 8.300 MW à la
fin mars). La première Programmation pluriannuelle de l’énergie
(PPE), la feuille de route énergétique du gouvernement, publiée en
2016, vise une capacité installée
totale de 10,2 gigawatts
(10.200 MW) cette année, puis entre
18,2 et 20,2 gigawatts à l’horizon
2023. La prochaine PPE, dont les
arbitrages ministériels sont attendus à la rentrée, fixera les objectifs
de la France à l’horizon 2028.
S i E n g i e p r é v o i t d ’a v o i r
2,2 gigawatts de capacités solaires
« Il faudrait donc
un prix plancher
pour avoir une
stabilité des prix,
ou que des acteurs
privés s’engagent
sur des contrats
de long terme. »
DAMIEN RICORDEAU
Fondateur du cabinet
Finergreen
installées en France à l’horizon
2021, ses grands concurrents affichent leurs ambitions à plus long
terme : EDF, qui démarre à peine
dans le solaire en France, a présenté
à la fin 2017 un plan visant à construire 30 gigawatts entre 2020
et 2035, si toutefois le gouvernement ouvre des appels d’offres sur
de grandes surfaces au sol. Total,
qui investit à son tour dans la pro-
Charbon : l’allemand Uniper
veut négocier pour fermer
ses deux centrales françaises
ÉNERGIE
L’énergéticien,
qui exploite deux
centrales à charbon
en France, est affecté
par la volonté du gouvernement de fermer
ces unités d’ici à 2022.
Pauline Houédé
@Pauline_H
et V. L. B.
La sortie du charbon d’ici à 2022
voulue par le gouvernement français passe mal chez Uniper : l’énergéticien allemand, qui possède
deux centrales à charb on en
France, à Gardanne (Bouches-duRhône) et Saint-Avold (Moselle), a
demandé mardi la tenue de discussions avec l’exécutif. L’objectif :
s’entendre sur une indemnisation
financière – que le groupe ne veut
pas chiffrer publiquement – ou une
éventuelle « solution industrielle ».
La sortie accélérée de cette énergie polluante, prévue initialement
autour de 2030, affecte plus de la
moitié des capacités de production
d’électricité en France d’Uniper, qui
regroupe depuis 2016 les énergies
fossiles de son ex-maison mère
E.ON. Cette décision touche également directement la moitié de ses
effectifs dans l’Hexagone, soit environ 250 employés. « Si le gouvernement impose ce projet sans un accord
avec les entreprises, c’est toute notre
activité en France qui s’en verra économiquement menacée », a mis en
garde, mardi, Christopher Delbrück, directeur financier d’Uniper,
lors d’une conférence téléphonique. Selon lui, les autres activités du
groupe (gaz, énergies renouvelables, distribution d’électricité) ne
pourront pas « absorber le choc ».
Reconversion
vers la biomasse
Uniper rappelle avoir investi plus de
1 milliard d’euros en France ces dix
dernières années et réduit de plus
de moitié ses émissions de CO2 dans
l’Hexagone. Le groupe a notamment mis à l’arrêt cinq centrales à
charbon et remplacé l’une d’entre
elles, à Gardanne, par une centrale
biomasse de 150 mégawatts (MW),
récemment entrée en service après
une série de difficultés.
En France, seuls EDF et Uniper
exploitent encore des centrales à
charbon, avec des capacités respec-
tives de 1.800 et 1.200 MW. Après
avoir déjà fermé dix petites unités,
EDF, de son côté, expérimente la
reconversion de deux de ses trois
tranches (une des deux de Cordemais, en Loire-Atlantique, et celle
du Havre, en Seine-Maritime) vers
la production d’électricité à partir de
biomasse (déchets végétaux). Avant
de discuter des conditions économiques de ce projet, « on veut avoir une
solution présentable de conversion »,
indique un porte-parole d’EDF.
La rentabilité de ces projets
devra toutefois être regardée. Au
printemps, EDF disait viser
500 heures de fonctionnement
annuel à l’horizon 2022 en biomasse, alors que ses trois tranches
au charbon ont tourné chacune
autour de 4.500 heures l’an dernier.
L’enjeu est aussi social : EDF
compte environ 180 personnes à la
centrale du Havre et 370 à celle de
Cordemais, réputée sensible.
Pour le gouvernement, il faudra
aussi peser l’intérêt économique
d’une éventuelle indemnisation : si
ces centrales sont aujourd’hui les
plus polluantes, elles permettent de
passer les pics de consommation en
hiver et n’ont représenté que 1,8 %
de la production d’électricité en
France l’an dernier. n
duction et la commercialisation
d’électricité, a de son côté annoncé,
fin juin, qu’il prévoit de construire
10 gigawatts de parcs solaires en
France dans les dix ans à venir.
Charges en hausse en 2019
La baisse de prix affichée par ce
nouvel appel d’offres ne se verra
pas rapidement sur les factures
d’énergie des consommateurs, qui
soutiennent le développement de
l’électricité verte au travers de
taxes (la CSPE, mais aussi des
taxes sur le carburant ou le gaz).
Selon les prévisions de la Commission de régulation de l’énergie, ces
charges s’élèveront à 5,3 milliards
d’euros en 2019, dont 2,5 milliards
d’euros pour assurer la production solaire, et 1,3 milliard d’euros
pour l’électricité produite à partir
des éoliennes.
Ces montants, élevés au regard
de leur part dans le mix électrique
(7,6 % de la production en 2017),
sont liés aux premiers mécanismes
de soutien dans les années 2000,
fixés à des niveaux élevés (jusqu’à
500 euros/MWh) et garantis sur de
longues durées (vingt ans). n
Le géant australien de l’emballage Amcor vient d’annoncer
qu’il achetait pour 6,8 milliards
de dollars (5,9 milliards d’euros)
son concurrent américain
Bemis, afin de devenir le numéro
un mondial de l’emballage plastique. « Nous sommes convaincus
que c’est le bon accord au bon
moment pour les deux entreprises, avec la bonne structure pour
les deux groupes d’actionnaires,
afin de participer à une opportunité unique de création de
valeur », a déclaré lundi dans un
communiqué le directeur général d’Amcor, Ron Delia. Le prix
proposé par Amcor représente
une prime de 25 % par rapport
au cours de Bemis début août.
Amcor produit des emballages rigides et souples pour
différents secteurs, tels que l’alimentation, les boissons, la pharmacie, le médical, l’hygiène personnelle, et opère dans une
quarantaine de pays, avec un
chiffre d’affaires annuel de
9 milliards de dollars. Bemis, un
groupe fondé en 1858 et basé
Consolidation du secteur
Cette acquisition est la plus
importante de l’histoire du
groupe de Ron Delia. Selon le
dirigeant, elle permettra à
Amcor de fortifier sa position
sur les marchés nord-américain et brésilien, au moment où
le secteur connaît une phase de
consolidation. Au terme de
l’opération, attendu au premier
trimestre 2019, les actionnaires
d’Amcor contrôleront 71 % du
capital, ceux de Bemis le solde.
Amcor a réalisé ces dernières
années une série d’acquisitions
de moindre ampleur, en reprenant notamment le chilien
Alusa, le plus grand groupe
sud-américain d’emballages
souples, ou encore le chinois
Qite. Le secteur de l’emballage
connaît une phase de concentration, marqué par le rachat
bouclé en juillet de Reparenco,
basé au Pays-Bas, par l’irlandais
Smurfit Kappa, spécialisé dans
l’emballage papier, ou encore
celui, en juin, de l’espagnol
Europac par le fabricant britannique d’emballages en carton
DS Smith. — L. Me. (avec AFP)
Carla Gottgens/Bloomberg News
Le niveau de subvention
octroyé se rapproche
des prix de marché.
dans le Wisconsin, est sur un
créneau similaire, mais son
envergure est plus petite, avec
l’an dernier un chiffre d’affaires
de 4 milliards de dollars.
Le siège social d’Amcor à Melbourne en Australie.
AVIS FINANCIERS
SOCIETE ANONYME DES BAINS DE MER
ET DU CERCLE DES ETRANGERS A MONACO (S.B.M.)
Société anonyme monégasque au capital de 24 516 661 €
Siège social : Monte-Carlo, Place du Casino, Principauté de Monaco
R.C.S. Monaco 56 S 523 - Siren : 775 751 878
AVIS DE REUNION VALANT AVIS DE CONVOCATION
ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Mesdames et Messieurs les Actionnaires sont convoqués
en Assemblée Générale Ordinaire, au Sporting Monte-Carlo
(Salle des Etoiles), 26 avenue Princesse Grace, à Monaco
le vendredi 21 septembre 2018, à 9 h 30. Cette Assemblée
Générale Ordinaire se déroulera à l’effet de délibérer sur
l’ordre du jour suivant :
1. Rapport du Conseil d’Administration
2. Rapport du Président du Conseil d’Administration
3. Rapports des Commissaires aux Comptes et de
l’Auditeur Contractuel sur les comptes de l’exercice
clos le 31 mars 2018
4. Approbation des comptes sociaux de l’exercice
2017/2018
5. Approbation des comptes consolidés de l’exercice
2017/2018
6. Quitus à donner aux Administrateurs en exercice
7. Quitus déinitif à donner à l’Administrateur dont le
mandat a cessé au cours de l’exercice
8. Affectation des résultats de l’exercice clos le 31 mars
2018
9. Nomination d’un Administrateur
10. Autorisation à donner par l’Assemblée Générale
aux Membres du Conseil d’Administration de traiter
personnellement ou ès-qualités avec la Société dans
les conditions de l’article 23 de l’Ordonnance du 5 mars
1895 et de l’article 20 des statuts
11. Autorisation à conférer au Conseil d’Administration à
l’effet de racheter des actions de la Société
Conformément aux dispositions statutaires :
•
l’ordre du jour est arrêté par le Conseil d’Administration.
Il n’y est porté que des propositions émanant de ce
Conseil et celles qui lui auraient été communiquées par
écrit huit jours au moins avant la réunion de l’Assemblée
Générale, soit par les Commissaires aux Comptes, soit
par un groupe d’actionnaires représentant un dixième
du capital social. Aucun autre objet que ceux à l’ordre
du jour ne peut être mis en délibération ;
•
seuls les propriétaires d’actions dont le transfert et
l’inscription au registre des Actionnaires de la Société
auront été effectués à leur proit, au moins dix jours
avant le jour de l’Assemblée, pourront valablement
participer à celle-ci ou se faire représenter dans les
conditions prévues aux statuts ;
•
la date limite de réception des bulletins de vote par
correspondanceestixéeaumercredi19septembre2018.
Le Conseil d’Administration
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 // INDUSTRIE & SERVICES
Kroenke s’apprête
à prendre 100 %
du club d’Arsenal
FOOTBALL
L’homme d’affaires,
qui détient 67 %
du capital du club
londonien, a fait une
offre à son homologue russe, qui l’a
acceptée, pour
reprendre sa participation de 30 %.
Elle valorise
Arsenal 1,8 milliard
de livres.
L’offre propose un prix de
29.419,64 livres par action en
numéraire, en dessous du cours
de Bourse qui s’est ajusté, perdant 14,5 % mardi matin. Elle
valorise toutefois le club à
1,8 milliard de livres (2 milliards
d’euros) quand le magnat russe
de l’acier avait fait, en mai 2017,
une offre à 1 milliard de livres
qui avait échoué après le refus
de Stan Kroenke. L’homme
d’affaires russe qui n’avait pas,
en outre, obtenu de siège au conseil d’administration, a donc tiré
la leçon de cet échec et décidé de
sortir du capital d’Arsenal.
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
Le marché des
mini-satellites
s’envole
ESPACE
Dans les dix ans
à venir, 7.000 petits
satellites devraient
être lancés, soit six fois
plus qu’au cours de
la dernière décennie.
Les projets foisonnent,
mais les risques
économiques restent
très élevés.
Stratégie de long terme
Antoine Boudet
@ABoudet
A l’heure où l’Arsenal FC, le club
de football du Nord de Londres,
s’apprête à reprendre ce dimanche le championnat anglais,
sans son emblématique entraîneur Arsène Wenger, son
actionnaire majoritaire, Stan
Kroenke, entend être seul maître à bord. Wenger a été remplacé après vingt-deux ans à la
tête de son équipe par l’Espagnol Unai Emery (venu du PSG).
KSE, le holding de l’homme
d’affaires américain, qui contrôle d’ores et déjà 67 % du capital, a transmis mardi au London
Stock Exchange, la Bourse de
Londres, un communiqué
annonçant son offre pour en
détenir 100 %. KSE indique qu’il
a obtenu l’accord irrévocable de
Red & White Securities, société
de l’oligarque russe Alisher Ousmanov, pour le rachat de ses
30 %.
L’offre de KSE s’achèvera le
28 août pour les actionnaires
détenant les 3 % en Bourse et se
traduira, si elle aboutit, par un
retrait de la cote. « La réussite de
l’offre ouvrira un nouveau chapitre dans l’histoire du club, qui
sera détenu à 100 % par KSE »,
souligne la société dans son
communiqué. Et d’ajouter
« qu’un retrait de la cote s’accompagnera des bénéfices d’un propriétaire unique plus à même de
faire avancer rapidement la stratégie et les ambitions du club »,
précisant être « un propriétaire
engagé, de long terme ».
Stan Kroenke, dont l’épouse
est la fille d’un des cofondateurs
du géant de la distribution américaine Walmart, possède via
KSE des participations dans plusieurs franchises sportives aux
Etats-Unis, dont les Nuggets de
Denver en basket-ball et les
Rams de Los Angeles en football
américain. n
Anne Bauer
@annebauerbrux
C’est un tout nouveau métier : agent
de voyages pour mini-satellites. Qui
que vous soyez, entreprise, gouvernement ou université, si vous avez
une « b oî te » à e nvoyer da ns
l’espace, vous pouvez réserver votre
vol chez Spaceflight. Fondée en
2010, la société de Seattle développe
le métier de broker en services de
lancement. Spaceflight vient ainsi
d’annoncer pour la fin de l’année sa
première mission « SmallSat
Express » à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX : 70 petits satellites
négociés avec 35 organisations différentes monteront à bord du vol.
Une première, car jusqu’à présent,
la plupart des petits satellites
envoyés dans l’espace montaient à
bord du lanceur indien PSLV,
moins cher, ou de la fusée russe
Soyouz.
Chacun veut tirer son épingle du
jeu face à l’essor annoncé du secteur
des petits satellites. Dans une nouvelle étude publiée cette semaine,
Euroconsult parie sur une multipli-
cation par six des lancements de
satellites de moins de 500 kg, avec
7.000 unités dans les dix prochaines années. Soit un investissement
évalué à 38 milliards de dollars
entre 2018 et 2027, contre 8,5 milliards au cours de la décennie passée. Cet essor vient essentiellement
de la multiplication des projets de
constellation. « Nous avons recensé
50 projets de constellation de petits
satellites à des stades de maturité
plus ou moins avancés », souligne
Rachel Villain chez Euroconsult. La
consultante met toutefois en garde :
si une cinquantaine de projets ont
trouvé des premiers investisseurs,
« la part américaine des 7.000 satellites est de 70 %, soit 5.000 satellites,
principalement pour 4 constellations (Planet, Spire, OneWeb et
Starlink) ».
ArianGroup espère
conquérir une partie
de ce marché avec la
future fusée Ariane 6.
Les constellations de télécommunications à haut débit OneWeb
(menée par Greg Wyler avec Airbus
et des investisseurs internationaux)
et Starlink (développée dans le plus
grand secret par SpaceX) totalisent
à elles deux 3.200 satellites. Dans
l’observation de la Terre, Planet et Spire pèsent environ la moitié
des 1.400 mini-satellites annoncés.
Enfin, dans le secteur de l’Internet
des objets, 14 constellations de
850 satellites sont en projet.
Cette multiplication des objets
dans le ciel ne signifie pas, toutefois,
une explosion du chiffre d’affaires
La multiplication des lancements de satellites de moins de 500 kg
représente un investissement évalué à 38 milliards de dollars
entre 2018 et 2027, selon Euroconsult. Photo Shuttertsock
du spatial. D’abord parce que ces
petits satellites bon marché ne
représentent, grosso modo, qu’un
dixième de la valeur du marché des
dix ans à venir. Euroconsult estime
ainsi à 300 milliards de dollars le
marché de la prochaine décennie
pour tous les satellites de plus de
50 kg.
Ensuite parce que les constellations ne permettront pas d’alimenter tous les projets de petites fusées
en cours de développement. Sur
38 milliards d’activité, 60 % iraient
aux constructeurs de satellites et
40 % aux lanceurs. Or, Euroconsult
a recensé une trentaine de projets
de mini-lanceurs, dont ceux portés
en Europe par la société espagnole
PLD Space et anglaise Orbex. Pour
l’heure, un seul nouvel acteur, Rocket Lab, a réussi un tir…
Comme le souligne Rachel Villain, « ces petits lanceurs promettent
d’être plus adaptés aux spécificités de
ce marché des petits satellites que les
gros lanceurs existants, mais ils
seront en échange plus chers par kilogramme mis en orbite ». ArianeGroup espère par exemple conquérir une partie de ce marché avec la
future fusée Ariane 6, qui offre une
modularité très forte pour toutes
les tailles de satellites. n
Les géants de l’hôtellerie portés
par la croissance mondiale du secteur
HÔTELLERIE
Stan Kroenke est actionnaire du club d’Arsenal depuis
2007, et a depuis régulièrement augmenté sa participation
jusqu’à détenir 67 % du capital. Photo Adrian Dennis/AFP
à suivre
Le chinois HNA prêt à se délester
au capital du loueur d’avions Avolon
AÉRIEN Le conglomérat chinois HNA, sous pression pour
résorber son énorme dette, est en discussions avancées avec le
japonais Orix pour la vente d’une participation minoritaire, de
25 à 30 %, au capital du loueur d’avions Avolon, basé à Dublin et
numéro trois mondial de son secteur, selon une source proche
du dossier citée par Bloomberg. Cette opération pourrait rapporter plus de 2 milliards de dollars à HNA, indique cette même
source. Orix est un groupe de services financiers.
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Un service proposé par Les Echos Solutions
L’américain Marriott
International
et le britannique IHG,
ont enregistré
de solides résultats
opérationnels
au premier semestre.
Respectivement
numéro un et trois
mondial du secteur,
ils poursuivent
leur développement
tambour battant.
Christophe Palierse
@cpalierse
Marriott International et IHG confirment, à leur tour, la bonne santé
de l’hôtellerie mondiale, au vu de
leurs comptes au 30 juin, publiés
lundi soir et mardi respectivement.
Les groupes américain et britannique, numéro un et trois de leur secteur, ont enregistré des résultats
plutôt flatteurs au titre des six premiers mois de l’année.
Ainsi, Marriott, qui est devenu un
géant sans équivalent de l’hôtellerie
en 2016 en absorbant Starwood
Hotels & Resorts, affiche un résultat opérationnel de ses activités
hôtelières (stricto sensu) en hausse
de 13 % (avoisinant 1,35 milliard de
dollars) pour un total de revenus de
10,35 milliards, à + 2,3 %. Son résultat net semestriel a franchi – de peu
– la barre du milliard, ayant augmenté de 16,4 %. IHG, connu
notamment pour ses marques
InterContinental, Crowne Plaza ou
Holiday Inn, témoigne également
d’un contexte globalement favorable, avec un profit opérationnel ne
prenant en compte que les performances de ses hôtels en croissance
de 10 %, à 406 millions de dollars,
pour un total de revenus de 2,1 milliards, en hausse de 7,6 %. Son profit
net a bondi de 23,5 %, à 252 millions, du fait d’un effet de base favorable, le premier semestre 2017 de
IHG ayant été marqué par des effets
comptables négatifs.
Le britannique et l’américain ont
vu leurs performances croître sur
quasiment l’ensemble de leurs marchés, marqués par la solidité du
marché nord-américain et la vitalité de l’activité en Chine.
Par ailleurs, à l’heure où les
déplacements vont toujours plus
croissants dans le monde, l’un et
l’autre continuent d’accroître leur
parc respectif. IHG indique ainsi
compter 5.431 hôtels sous sa
dizaine d’enseignes au 30 juin, soit
83 de plus qu’au 31 décembre 2017,
et un total de chambres frôlant les
810.000 (+11.814), sachant que son
plan de développement porte sur
1.776 établissements représentant
quelque 262.000 chambres supplémentaires.
« Rouleau compresseur »
Mais Marriott reste loin devant,
avec un programme de 466.000
chambres additionnelles, soit plus
d’un tiers de ses capacités actuelles,
quasiment 1,3 million de chambres
au 30 juin pour 6.717 hôtels. « Marriott, c’est un rouleau compresseur »,
lâche, admiratif, une figure de
l’hôtellerie française. Et les actionnaires du géant américain peuvent
1,3
MILLION DE CHAMBRES
C’est, au 30 juin 2018,
la capacité d’accueil
des 6.717 hôtels Marriott.
d’autant plus se réjouir qu’il a promis de leur reverser cette année
pour 3,1 milliards de dollars par le
biais de rachats d’actions et de paiements de dividendes. A titre de
comparaison, le champion français
AccorHotels a annoncé, fin
février 2018, vouloir mettre en
œuvre, sur deux ans, un programme de rachat d’actions qui
porterait sur un maximum de 10 %
du capital, soit 1,35 milliard d’euros,
sur la base de la capitalisation boursière d’alors. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Mercredi 8 août 2018
Quinze ans de succès pour la loi Aillagon
l Plus de 61.000 entreprises et 5,8 millions de foyers utilisent les dispositifs de la loi
votée en août 2003.
l Un succès qui n’exclut pas de nécessaires évolutions.
L’une des lois les
plus avantageuses
en Europe
MÉCÉNAT
Martine Robert
@martiRD
A l’occasion de l’anniversaire de
la loi sur le mécénat du 1er août 2003,
la ministre de la Culture, Françoise
Nyssen a rendu hommage à l’un de
ses prédécesseurs, Jean-Jacques
Aillagon. Elle a rappelé que
61.000 entreprises et plus de 5,8 millions de foyers fiscaux utilisent les
dispositions fiscales en vigueur au
profit d’organismes publics et privés
d’intérêt général. Le volume global
du mécénat bénéficiant de ces exonérations est passé de 1 milliard
d’euros en 2004 à près de 4 milliards
aujourd’hui.
« La loi mécénat a quinze ans. De
combien de lois se souvient-on ? Combien de ministres saluent l’anniversaire d’une loi comme Françoise Nyssen vient de le faire ? Cela prouve que
c’est une loi de société », se félicite l’exministre de la Culture et père de ce
texte qui porte son nom. Toutefois,
quelques adaptations de la loi sont
actuellement à l’étude, et le sénateur
Gilles Carrez, réputé très soucieux
des finances publiques, a pour mission de plancher sur le sujet.
Dans le collimateur, en particulier, les fondations d’art qui portent
le nom de leur entreprise, au prétexte que ce sont aussi des vecteurs
d’image de marque. « Il y a peut-être
un usage extensif de la loi par certaines fondations mais il faut prendre en
considération l’intérêt pour le public,
pour Paris, pour la France. Celui-ci
est généralement incontestable, donc
La loi Aillagon est en effet
l’une des plus avantageuses
en Europe, puisque
l’entreprise peut déduire
60 % de son don de son
impôt dans la limite de 0,5 %
de son chiffre d’affaires. S’il
s’agit de soutenir
l’acquisition publique d’un
trésor national, le taux
grimpe même à 90 %. Enfin,
l’achat d’une œuvre originale
réalisée par un artiste vivant
peut faire l’objet d’une
déduction à 100 %, étalée sur
cinq exercices, pour peu
qu’elle soit exposée au public
gratuitement pendant cinq
ans. Idem pour un instrument
de musique prêté à un
artiste-interprète.
La loi Aillagon a permis le développement des fondations d’art. Celles qui portent le nom de leur
entreprise, vecteurs d’image de marque, font parfois débat. Photo Loïc Venance/AFP
il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du
bain ! Et bien mesurer la portée d’une
limitation qui pourrait devenir dissuasive », met en garde l’initiateur
de la loi.
Aménagements
pour les PME
Jérôme Sans, cofondateur du Palais
de Tokyo et directeur artistique du
f u t u r c e n t r e d ’a r t q u e l a
société Emerige va construire
sur l’île Seguin, estime lui aussi que
grâce à toutes ces fondations d’art la
capitale est devenue incontournable, non plus seulement pour son
riche patrimoine mais pour sa contemporanéité bouillonnante. « Si on
coupe les ailes de ces entreprises qui
nous offrent des lieux exceptionnels,
ce sera d ramatique, d ’autant
qu’aucune institution publique ne
peut à présent subvenir seule à ses
besoins » remarque-t-il.
C’est pourquoi Jean-Jacques
Aillagon prône au contraire l’extension du dispositif. Il suggère d’étendre aux particuliers les avantages
dont bénéficient les entreprises
lorsque leur mécénat est affecté à un
trésor national (90 % du don est
alors défiscalisé). Et peut-être aussi
d’élargir la notion de trésor national
aux monuments d’intérêt patrimonial majeur, et non plus seulement
aux objets d’art.
Concernant les PME, dont le
mécénat a diminué de 14 % en deux
ans, certains plaident pour des aménagements spéciaux : le plafond de
0,5 % du chiffre d’affaires, au-delà
duquel les dons ne sont plus déductibles fiscalement, est trop vite
atteint pour elles. « Mais une loi ne
peut bien fonctionner que si elle est
simple et intelligible par tous. Elle doit
être universelle, sinon cela devient
une usine à gaz trop compliquée »,
met en garde Jean-Jacques
Aillagon. n
INTERVIEW // FRANÇOIS DEBIESSE Président de l’Admical
« Le besoin de mécénat est plus important que jamais »
Propos recueillis par
M. R.
La notion d’entreprise à mission
prévue par le projet de loi Pacte
vous inquiète-t-elle ?
Mettre l’accent sur le rôle sociétal
de l’entreprise est une bonne chose,
à l’heure où celui de la famille ou de
la religion s’amoindrit. Le modèle
libéral explosera si nous ne parvenons pas à un meilleur partage de la
richesse. Les collaborateurs sont de
plus en plus en attente de sens et les
responsables de ressources humaines y sont sensibles. Mais si on
banalise les dépenses d’intérêt
général et qu’on les inclut dans les
frais généraux des entreprises, cela
risque d’être au détriment des
dépenses de mécénat.
En quoi est-ce dommageable ?
L’intérêt du mécénat est différent.
C’est un laboratoire d’innovation,
où l’on peut prendre des risques. Il
est nécessaire aussi, car il y aura
toujours de grandes causes ayant
besoin de faire appel à la générosité
comme la dépendance ou la maladie mentale. Enfin, le mécénat crée
du lien entre l’entreprise et son écosystème territorial.
« Le mécénat
est un laboratoire
d’innovation, où l’on
peut prendre des
risques. »
Vous êtes particulièrement
inquiet pour la culture,
pourquoi ?
La corde se tend. Il y a eu des articles
polémiques sur certaines fondations d’entreprise, la Cour des
comptes s’inquiète d’abus, mais il
ne faut pas pour autant rejeter le
mécénat culturel, même si le sujet
de l’éthique est à approfondir et préciser. La Cour des comptes a
demandé à la Commission des
finances une étude sur la dépense
fiscale du mécénat dont Gilles Carrez sera le rapporteur et je crains les
conclusions de ce rapport.
Une ouverture plus large des
PME au mécénat est pourtant
envisagée ?
« Il crée du lien entre
l’entreprise et son
écosystème
territorial. »
Pour François Debiesse, président de l’Admical, il faut « mettre
l’accent sur le rôle sociétal de l’entreprise ».
Photo Admical/Michel Labonne/ « La Dépêche du Midi »
Les profits de Sotheby’s sous pression
MARCHÉ DE L’ART
La société américaine
a vendu pour 3,45 milliards de dollars
au premier semestre,
soit une hausse
de 22 % sur un an.
La concurrence acharnée avec Christie’s
pèse sur les résultats.
Les signaux restent positifs pour le
marché de l’art. Après les 4 milliards
de dollars de ventes annoncés par
Christie’s au premier semestre,
S o t h e b y ’s à s o n t o u r a f f i c h e
3,45 milliards, soit une progression
de 22 % par rapport à la même
période de l’an dernier.
La firme américaine n’a pas eu la
chance de voir son activité dopée
par une collection telle celle des
Rockefeller (833 millions de dollars)
raflée par Christie’s, mais en revanche elle peut se targuer de ventes privées très satisfaisantes, totalisant
542,6 millions de dollars, en hausse
de 63 % par rapport à l’an passé, contre 390,3 millions pour la maison
Pinault. Quant à ses ventes en ligne,
elles ont atteint 100 millions au
30 juin, en croissance de 30 %.
Comme Christie’s qui a adjugé 84 %
des lots présentés, Sotheby’s a vendu
80 % des 23.000 œuvres proposées
en ligne et en salle. En revanche certaines adjudications ont été en deçà
des attentes tel ce « Nu couché » de
Modigliani parti pour la coquette
somme de 157,2 millions de dollars,
mais dont la maison attendait plus
encore, ou ce « Buste de femme de
profil » de Picasso, cédé pour
36 millions de dollars contre 45 millions espérés.
Clients asiatiques
L’art contemporain reste le créneau
porteur avec 937 millions de dollars
d’œuvres vendues (+22 %), devant
l’art impressionniste et moderne
avec 738,5 millions (+5,4 %). Ce sont
des clients asiatiques qui ont remporté 8 des 20 œuvres les plus chères vendues par Sotheby’s depuis le
début de l’année, tandis que les ventes aux enchères de Hong Kong ont
crû de 15 %, à 488 millions de dollars, 90 % des offres trouvant acquéreur. Les résultats de la société cotée
à New York permettent de mesurer
les effets parfois dévastateurs sur les
profits de la concurrence entretenue avec la maison Pinault pour
dénicher des lots phares. Les commissions facturées par Sotheby’s sur
ses ventes aux enchères sont tombées ce semestre de 16,7 % à 15 %. Le
résultat opérationnel, à 90,7 millions de dollars, a baissé lui de 9,4 %.
— M. R.
Oui, mais d’autres limites risquent
d’être imposées, notamment pour
les grandes opérations culturelles.
Le signal envoyé serait négatif, à
l’heure où le besoin de mécénat est
plus important que jamais pour le
financement de l’intérêt général.
A l o r s q u e l ’e n j e u , c’e s t b i e n
d’embarquer tout le monde dans
l’intérêt général, de remettre chacun dans l’engagement. n
Le marché
de Noël
de Campion
se tiendra
aux Tuileries
DIVERTISSEMENT
Marcel Campion
obtient l’aval
du musée du Louvre
pour s’installer
dans ses jardins.
Voilà qui devrait irriter Anne
Hidalgo. La maire de Paris
avait claqué la porte en 2017 au
forain Marcel Campion, supprimant son traditionnel marché
de Noël des Champs-Elysées en
raison de « la qualité médiocre
des animations et des produits
vendus ». Or le roi des forains
revient par la fenêtre, pour l’installer dans le jardin des Tuileries, géré par le Louvre. Le
musée a, en effet, répondu favorablement à une proposition de
sa société, Le Monde festif,
comme l’a révélé France Inter.
« Marcel Campion est un client
ancien et régulier qui organise
chaque été sa fête foraine aux
Tuileries et avec lequel nous
n’avons jamais eu le moindre problème. Nous avons instruit son
dossier, l’avons validé, et obtenu
l’accord de la préfecture de
police », justifie-t-on au Louvre.
L’occupation des lieux est prévue du 18 novembre au 9 janvier,
une période qui inclut les jours
de montage et de démontage.
« Magie de Noël »
Avant l’ouverture, Marcel Campion devra faire venir un bureau
de contrôle indépendant pour
vérifier ses installations. Cette
Magie de Noël aux Tuileries
comprendra une centaine de
chalets, présentant des produits
réalisés en France et non plus en
Chine, a promis le forain, un
marché gastronomique avec
des producteurs de l’Hexagone,
une dizaine de manèges et une
patinoire. Le tout sur les
8.300 mètres carrés de l’esplanade des Feuillants. Le prix de
location du site est en deçà de
500.000 euros, selon le Louvre
et non d’environ 1 million
comme indiqué sur les ondes.
Le jardin des Tuileries représente un coût d’entretien annuel
de 5 millions d’euros, qui n’est
que partiellement couvert par
les 2 à 3 millions d’euros générés
annuellement par ses recettes
de location d’espaces et de concessions (cafés-restaurants).
Marcel Campion, qui a dû aussi
démonter sa grande roue place
de la Concorde sur injonction de
la Mairie de Paris, avait investi
8 millions d’euros dans les
180 chalets qu’il louait en bas des
Champs-Elysées. Le marché,
qui s’est tenu pour la dernière
fois en 2016 sur la plus belle avenue du monde, avait attiré, selon
son organisateur, 13 à 15 millions
de visiteurs et engendré un chiffre d’affaires d’environ 4,5 millions d’euros. — M. R.
COMMUNIQUÉ
Les actionnaires inconnus de la Société Anonyme MOLYDAL
au capital de 844 800 €, dont le siège est à SAINT MAXIMIN
(60744) 221 rue Paul Langevin RCS COMPIEGNE 582 025 409,
sont mis en demeure de faire valoir leurs droits dans le délai
d’un an, au siège social, et ce conformément à une décision du
Conseil d’Administration réuni le 26 juillet 2018, ayant délibéré
sur la mise en place de la procédure prévue par l’Ordonnance
n° 2004‑604 du 24 juin 2004 instaurant la procédure générale
d’éviction des actionnaires inconnus de la Société.
A défaut, et si à l’expiration de ce délai d’un an, ils ne se sont pas
manifestés, la Société procédera à la mise en vente aux enchères
desdites actions se trouvant actuellement en déshérence.
Les ayants droits sont informés que le produit net de la vente des
titres sera tenu à leur disposition pendant 10 ans à un compte
bloqué au sein de la Banque Populaire.
Le représentant légal
Jean-Louis PAUPHILLAT
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
appels d’offres
SERVICES
AMBASSADE
75 D’ARABIE
SAOUDITE
FONCTIONNEMENT,
ENTRETIEN, NETTOYAGE,
DÉSINSECTISATION ET
AMÉNAGEMENT PAYSAGER
L’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite
à Paris lance un appel d’offre pour assurer le
fonctionnement et l’entretien, le nettoyage, la
désinsectisation et l’aménagement paysager
attenant à la Résidence de Monsieur l’Ambassadeur
Les entreprises sont invitées à se présenter au siège de l’Ambassade au 92, rue de
Courcelles 75008 PARIS Ou à téléphoner au
0156794027/0156794020
Les offres sont à soumettre au plus tard le
08/09/2018
75 SCIENCES PO
CONSEIL EN STRATÉGIE
DIGITALE POUR LA REFONTE
DE L’ÉCOSYSTÈME WEB
DE SCIENCES PO
Identification de l’organisme qui passe
le marché : FONDATION NATIONALE DES
SCIENCES POLITIQUES, 27, rue Saint-Guillaume, 75007 Paris
Objet du marché : Le présent marché a pour
objet des prestations de conseil en stratégie
digitale pour la refonte de l’écosystème web
de Sciences Po.
Durée du marché : Le marché a une durée de
24 mois à compter de la notification. Le marché peut être reconduit une fois de manière
expresse pour une période d’un an, trois mois
avant la date anniversaire du marché.
Procédure de passation : Le présent marché
est un marché à procédure adaptée soumis
aux dispositions de l’article 27 du décret
n°2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics, pris en application de l’ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015 relative
aux marchés publics.
Forme marché et forme du prix : Il s’agit d’un
marché composé d’une part forfaitaire et
d’une part à commandes. Les prix du marché
sont mixtes.
Délai de validité des offres : Le délai de validité des offres est de 90 jours à compter de
la date limite de remise des offres fixée par le
règlement de consultation.
Critères de sélection : Les critères de jugement des offres et les modalités d’attribution
sont détaillés dans le règlement de consultation.
Modalités de retrait des documents de la
consultation : Les soumissionnaires devront télécharger le DCE à l’adresse suivante :
https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/
ent_detail.do?PCSLID=CSL_2018_h3p9tlv8XS&v=1&selected=0
Contenu des offres : Eléments de candidature
Les candidats devront produire les éléments suivants :
Renseignements concernant la situation juridique de l’entreprise :
o Une DC1 ou à défaut une lettre de candidature présentant le candidat ou le groupement,
signée par une personne dûment habilitée ou
DC1 disponible à l’adresse suivante :
(https://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
o Une DC2 ou à défaut :
- une déclaration sur l’honneur pour justifier
que le candidat n’entre dans aucun des cas
mentionnés aux articles 45 et 48 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative
aux marchés publics et qu’il satisfait à ses
obligations au regard des articles L5212-1
à L5212-4 et L5214-1, L5212-9, L5212-10,
L5212-11, R5213-39 et L5212-5 du code du
travail ou DC2
(https://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
- Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pour chacune des trois
dernières années
- Présentation d’une liste des principales
prestations similaires effectuées au cours
des trois dernières années, indiquant la date,
le montant et la qualité publique ou privée du
destinataire ainsi que les coordonnées d’un
contact.
o Un document relatif aux pouvoirs de la personne habilitée à engager le candidat.
o Un extrait K BIS de moins de trois mois
o Les comptes du dernier exercice
o Copie du ou des jugements prononcés, si le
candidat est en redressement judiciaire
o Les attestations d’assurances certifiées
conformes
Eléments de l’offre
Les candidats devront produire les éléments
suivants :
o L’acte d’engagement dûment complété par
la personne habilitée à engager le candidat ;
o La grille de prix (DPGF et décomposition
des coûts par jour et par profil) dûment complétée ;
o Mémoire technique comprenant :
- 2 exemples de réalisation comprenant un
brief stratégique complet : expérience utilisateur, un prototype, plusieurs templates ;
- Une analyse du site Web de Sciences Po
(SWOT) ;
- Note méthodologique complète précisant
l’organisation proposée :
o Organisation du projet
o Ressources Sciences Po à mobiliser avec
charges
o Présentation de l’équipe incluant les prestataires sous-traitants / freelances éventuels et
rôles de chacun ;
- Références clients et leurs contacts ;
- Le contrat de cession des droits d’auteur.
Dépôt des offres : Le dépôt des offres se fera obligatoirement par voie électronique au
plus tard le 06/09/2018 12h00. Il est précisé
à toutes fins utiles que la signature électronique n’est pas nécessaire pour répondre à
la consultation. Les soumissionnaires déposeront obligatoirement leur offre sur le profil
acheteur à l’adresse suivante :
https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/
ent_detail.do?PCSLID=CSL_2018_h3p9tlv8XS&v=1&selected=0
Modalités d’attribution : Le marché sera
conclu :
- Soit avec un prestataire unique,
- Soit avec un groupement d’entreprises dont
une des entreprises sera mandataire.
Pour mémoire, un même candidat ne peut
présenter sa candidature en agissant à la
fois en qualité de candidat individuel et de
membre d’un groupement ni en tant que
membre de plusieurs groupements.
Aucune modification des groupements ou
transformation d’une candidature individuelle
en groupement ou transformation d’un groupement en candidature individuelle ne sera
admise entre la présentation des candidatures et la signature du marché
Date limite de remise des offres : La date
limite de remise des offres est fixée au jeudi
6 septembre 2018 12h00.
Procédures et voies de recours : Tout litige relatif au présent marché sera soumis
au Tribunal de Grande Instance de Paris : 4
Boulevard du Palais - Paris Cedex 01 - Tél. :
01.44.32.51.51 / Fax : 01.44.32.78.56. Greffe
du Tribunal de Grande Instance de Paris : 4
Boulevard du Palais - Paris Cedex 01 - Tél. :
01.44.32.51.51 / Fax : 01.44.32.78.56.
Voies et délais des recours dont dispose le
candidat :
- Référé précontractuel pouvant être exercé
depuis le début de la procédure de passation jusqu’à la signature du marché (article 5
et suivants de l’ordonnance n° 2009-515 du 7
mai 2009)
- Référé contractuel pouvant être exercé dans
les conditions prévues à l’article 11 et suivants
de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009.
91 VILLE D’YERRES
CRÉATION DE FOSSES ET
PLANTATION DE VÉGÉTAUX
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’Yerres, Thillot-Langlois
Stéphanie, 60 rue Charles de Gaulle 91330
Yerres. tél. : 0169497705, télécopieur :
0169497739, Courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr,
Adresse internet du profil d’acheteur :
http://http://www.yerres.fr/.
Principale(s) activité(s)s du pouvoir adjudicateur : Services généraux des administrations publiques.
Objet du marché : création de fosses et
plantations de végétaux.
L’avis implique l’établissement d’un accord
cadre.
Accord-cadre avec un seul opérateur.
Durée de l’accord-cadre : 1 an(s).
Caractéristiques principales :
Le présent marché a pour objet la création
de fosses et la plantation de végétaux.
Procédure adaptée ouverte soumise aux
dispositions de l’article 27 du Décret
n°2016-360 du 25 mars 2016. L’accord-cadre
avec maximum (208 000 euros HT sur la
durée totale du marché) est passé en application des articles 78 et 80 du Décret
n°2016-360 du 25 mars 2016. Il donnera lieu
à l’émission de bons de commande.
Nombre de reconductions éventuelles : 2.
Refus des variantes.
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d’exécution :
12 mois à compter de la notification du marché.
Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) : 18 octobre 2018
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : fiscalité locale et dotations de l’état.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : groupement solidaire
d’entreprises.
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Situation juridique - références requises : déclaration sur l’honneur pour justifier que
le candidat n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner
- renseignements sur le respect de l’obligation d’emploi mentionnée aux articles
l. 5212-1 à l. 5212-11 du code du travail
- copie du jugement si entreprise en redressement judiciaire.
Capacité économique et financière - références requises : - déclaration appropriée
de banques ou preuve d’une assurance
pour les risques professionnels
- déclaration concernant le chiffre d’affaires
global et le chiffre d’affaires concernant les
prestations objet du contrat, réalisées au
cours des trois derniers exercices disponibles
Référence professionnelle et capacité technique - références requises : - déclaration
indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l’importance du personnel
d’encadrement pour chacune des trois dernières années
- liste des principales prestations effectuées au cours des trois dernières années,
indiquant le montant, la date et le destinataire. Elles sont prouvées par des attestations du destinataire ou, à défaut, par une
déclaration du candidat
- déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le candidat dispose pour la réalisation du contrat
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si l’attributaire est établi dans un Etat autre que
la France, un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine.
Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par
le pays concerné, il peut être remplacé par
une déclaration sous serment, ou dans les
Etats où un tel serment n’existe pas, par une
déclaration solennelle faite par l’intéressé
devant l’autorité judiciaire ou administrative
compétente, un notaire ou un organisme
professionnel qualifié du pays -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas
établis en langue française, ils doivent être
accompagnés d’une traduction en français,
certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté Les documents à produire
sont indiqués dans la rubrique : Conditions
de participation
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse
appréciée en fonction des critères énoncés
ci-dessous avec leur pondération.
- Prix des prestations : 40%;
- Les dispositions particulières que le candidat mettra en œuvre pour exécuter l’ensemble des prestations sur la commune :
10%;
- Les moyens techniques en matériel pouvant être mis en œuvre pour l’exécution du
marché : 5%;
- La composition type du personnel en fonction des prestations : 10%;
- La présentation des matériaux mis en
œuvre pour l’exécution du marché : 10%;
- Les moyens mis en œuvre pour minimiser
les émissions polluantes et les consommations énergétiques : 5%;
- Les moyens mis en œuvre pour assurer la
propreté quotidienne du chantier : 10%;
- Les moyens mis en œuvre pour assurer la
réduction, collecte et élimination des déchets de chantier : 5%;
- Les moyens mis en œuvre pour limiter les
émissions sonores des engins de chantier :
5%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
05 septembre 2018 à 16:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : L’attention des candidats est attirée sur le fait
que toute offre irrégulière ou inacceptable
pourra être régularisée pendant la négociation. En revanche, toute offre inappropriée
sera éliminée. Après négociation, toute
offre demeurant irrégulière pourra être régularisée dans un délai approprié. La régularisation d’une offre pourra avoir lieu à
condition qu’elle ne soit pas anormalement
basse.
Conditions et mode de paiement pour obtenir les documents contractuels et additionnels :
Le dossier de consultation peut être retiré
gratuitement auprès du service juridique,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de
13h30 à 17h. Il pourra également être envoyé à réception de la demande écrite accompagnée d’une enveloppe timbrée à 3.40
euros. Le dossier peut aussi être téléchargé
du site e-marchespublics.com à l’adresse
suivante : http://yerres.e-marchespublics.
com/.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Les plis sont soit remis par voie électronique par le biais de la plateforme de dématérialisation soit adressés par lettre recommandée avec demande d’avis de réception
à m. Le maire ou par tout autre moyen permettant son suivi et son bon acheminement,
soit remis contre récépissé exclusivement
au service juridique - 22 rue du mont griffon
- 91330 Yerres aux horaires indiqués ci-dessus. L’enveloppe extérieure portera obligatoirement l’objet du marché, la mention «ne
pas ouvrir avant la séance» et l’adresse du
destinataire.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 01 août 2018.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : Mairie d’Yerres,
Monsieur le Maire 60 rue Charles de Gaulle
91330 Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur :
0169497739, courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr, adresse internet : http://www.
yerres.fr/ .
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre technique peuvent être
obtenus : Service Environnement, Madame DANEL 22 rue du Mont-Griffon 91330
Yerres, tél. : 0169497731, courriel : beadanel@yerres.fr, adresse internet : http://
www.yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif peuvent
être obtenus : Mairie de Yerres, Service Juridique 22 rue du Mont-Griffon 91330 Yerres,
tél. : 0169497742, télécopieur : 0169497739,
courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse
internet : http://www.yerres.fr.
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : Mairie d’Yerres,
Service Juridique 22 rue du Mont-Griffon
91330 Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur :
0169497739, courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr, adresse internet : http://www.
yerres.fr/.
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Versailles
56 avenue de Saint-Cloud 78000 VERSAILLES, tél. : 0139205400, télécopieur :
0139205487, courriel : greffe.ta-versailles@
juradm.fr, adresse internet : http://www.
ta-versailles.juradm.fr.
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Versailles 56 avenue de SaintCloud 78000 Versailles, tél. : 0139205400,
télécopieur : 0139205487, courriel : greffe.
ta-versailles@juradm.fr, adresse internet :
http://www.ta-versailles.juradm.fr.
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus :
Mairie d’Yerres, Service Juridique 22 rue du
Mont-Griffon 91330 Yerres, tél : 0169497742,
télécopieur : 0169497739, courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse internet : http://
www.yerres.fr/.
91 VILLE D’YERRES
PRESTATIONS D’ABATTAGE
ET D’ESSOUCHEMENT
D’ARBRES
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’Yerres, Olivier CLODONG, 60 rue Charles de Gaulle 91330
Yerres. tél. : 0169497705, télécopieur :
0169497739, Courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr,
Adresse internet du profil d’acheteur :
http://http://www.yerres.fr/.
Principale(s) activité(s)s du pouvoir adjudicateur : Services généraux des administrations publiques.
Objet du marché : prestations d’abattage et
d’essouchement d’arbres.
L’avis implique l’établissement d’un accord
cadre.
Accord-cadre avec un seul opérateur.
Durée de l’accord-cadre : 1 an(s).
Caractéristiques principales :
Le présent marché a pour objet les prestations d’abattage et d’essouchement
d’arbres. Procédure adaptée ouverte soumise aux dispositions de l’article 27 du
Décret n°2016-360 du 25 mars 2016. L’accord-cadre avec maximum sur la durée
totale du marché (soit 3 ans) (200 000 euros H.T.) est passé en application des articles 78 et 80 du Décret n°2016-360 du
25 mars 2016. Il donnera lieu à l’émission de
bons de commande.
Nombre de reconductions éventuelles : 2.
Refus des variantes.
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d’exécution :
12 mois à compter de la notification du marché.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : fiscalité locale et dotations de l’état.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : groupement solidaire
d’entreprises.
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Situation juridique - références requises :
- déclaration sur l’honneur pour justifier que
le candidat n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner
- renseignements sur le respect de l’obligation d’emploi mentionnée aux articles
l. 5212-1 à l. 5212-11 du code du travail
- copie du jugement si entreprise en redressement judiciaire.
Capacité économique et financière - références requises : - déclaration appropriée
de banques ou preuve d’une assurance
pour les risques professionnels
- déclaration concernant le chiffre d’affaires
global et le chiffre d’affaires concernant les
prestations objet du contrat, réalisées au
cours des trois derniers exercices disponibles
Référence professionnelle et capacité technique - références requises : - déclaration
indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l’importance du personnel
d’encadrement pour chacune des trois dernières années
- liste des principales prestations effectuées au cours des trois dernières années,
indiquant le montant, la date et le destinataire. Elles sont prouvées par des attestations du destinataire ou, à défaut, par une
déclaration du candidat
- déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le candidat dispose pour la réalisation du contrat
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si l’attributaire est établi dans un Etat autre que
la France, un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine.
Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par
le pays concerné, il peut être remplacé par
une déclaration sous serment, ou dans les
Etats où un tel serment n’existe pas, par une
déclaration solennelle faite par l’intéressé
devant l’autorité judiciaire ou administrative
compétente, un notaire ou un organisme
professionnel qualifié du pays -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas
établis en langue française, ils doivent être
accompagnés d’une traduction en français,
certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté Les documents à produire
sont indiqués dans la rubrique : Conditions
de participation
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse
appréciée en fonction des critères énoncés
ci-dessous avec leur pondération.
- Prix des prestations : 40%;
- La liste des moyens techniques en matériels et en personnels propres à l’entreprise
pouvant être mis en œuvre pour l’exécution
de ce marché : 15%;
- Les procédés et moyens d’exécution
adaptés aux lieux, ainsi que les dispositions à mettre en place pour optimiser les
prestations présentés dans un rapport de
visite détaillée sur les lieux d’exécution du
marché : 10%;
- les mesures d’hygiène et de sécurité mises
en œuvre pour l’exécution de ce marché
présentés dans un rapport : 10%;
- Les moyens mis en œuvre pour réduire le
gaspillage des ressources naturelles, promouvoir la réduction des déchets et favoriser le recyclage présentés dans un rapport :
10%;
- Les moyens et les modalités de déploiement pour respecter le délai d’intervention
sur lequel le candidat s’engage en cas d’urgence présentés dans un rapport : 15%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
05 septembre 2018 à 16:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : L’attention des candidats est attirée sur le fait
que toute offre irrégulière ou inacceptable
pourra être régularisée pendant la négociation. En revanche, toute offre inappropriée
sera éliminée. Après négociation, toute
offre demeurant irrégulière pourra être régularisée dans un délai approprié. La régularisation d’une offre pourra avoir lieu à
condition qu’elle ne soit pas anormalement
basse.
Conditions et mode de paiement pour obtenir les documents contractuels et additionnels :
Le dossier de consultation peut être retiré
gratuitement auprès du service juridique,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de
13h30 à 17h. Il pourra également être envoyé à réception de la demande écrite accompagnée d’une enveloppe timbrée à 3.40
euros. Le dossier peut aussi être téléchargé
du site e-marchespublics.com à l’adresse
suivante : http://yerres.e-marchespublics.
com/.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Les plis sont soit remis par voie électronique par le biais de la plateforme de dématérialisation soit adressés par lettre recommandée avec demande d’avis de réception
à m. Le maire ou par tout autre moyen permettant son suivi et son bon acheminement,
soit remis contre récépissé exclusivement
au service juridique - 22 rue du mont griffon
- 91330 Yerres aux horaires indiqués ci-dessus. L’enveloppe extérieure portera obligatoirement l’objet du marché, la mention «ne
pas ouvrir avant la séance» et l’adresse du
destinataire.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 01 août 2018.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : Mairie d’Yerres,
Monsieur le Maire 60 rue Charles de Gaulle
91330 Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur :
0169497739, courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr, adresse internet : http://www.
yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre technique peuvent être
obtenus : Service Environnement, Madame DANEL 22 rue du Mont-Griffon 91330
Yerres, tél. : 0169497731, courriel : beadanel@yerres.fr, adresse internet : http://
www.yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif peuvent
être obtenus : Mairie de Yerres, Service Juridique 22 rue du Mont-Griffon 91330 Yerres,
tél. : 0169497742, télécopieur : 0169497739,
courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse
internet : http://www.yerres.fr.
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : Mairie d’Yerres,
Service Juridique 22 rue du Mont-Griffon
91330 Yerres, tél. : 0169497742, télécopieur :
0169497739, courriel : sthillotlanglois@
yerres.fr, adresse internet : http://www.
yerres.fr/.
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Versailles
56 avenue de Saint-Cloud 78000 VERSAILLES, tél. : 0139205400, télécopieur :
0139205487, courriel : greffe.ta-versailles@
juradm.fr, adresse internet : http://www.
ta-versailles.juradm.fr.
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Versailles 56 avenue de SaintCloud 78000 Versailles, tél. : 0139205400,
télécopieur : 0139205487, courriel : greffe.
ta-versailles@juradm.fr, adresse internet :
http://www.ta-versailles.juradm.fr.
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus : Mairie d’Yerres, Service Juridique
22 rue du Mont-Griffon 91330 Yerres, tél. :
0169497742, télécopieur : 0169497739,
courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse
internet : http://www.yerres.fr/.
VILLE DE
94 CHENNEVIÈRESSUR-MARNE
DISTRIBUTION D’IMPRIMÉS
DANS LES BOÎTES
AUX LETTRES
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Chennevières-surMarne, M. Le Maire, 14 avenue du maréchal
leclerc, 94430 Chennevières-sur-marne, tél. :
01 45 94 74 74, télécopieur : 01 45 94 78 40,
courriel : marchespublics@chennevieres.fr,
adresse internet du profil acheteur : https://
www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.do?PCSLID=CSL_2018_oWXS1NXSV5
Objet du marché : Distribution d’imprimés
dans les boîtes aux lettres
L’avis implique l’établissement d’un accord-cadre avec un seul opérateur
Durée de l’accord-cadre : 12 mois
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Le présent marché est conclu pour une période d’un an à compter du 1er janvier 2019. Il
est renouvelable par reconduction tacite par
période d’un an, sans que sa durée totale ne
puisse excéder quatre années. Si la date de
notification du marché devait être postérieure
à cette date, les prestations commenceront à
compter de la date de notification. Si le pouvoir adjudicateur souhaite ne pas reconduire
le marché au-delà de la première période
d’exécution, il adressera au titulaire, par lettre
recommandée avec accusé de réception, sa
décision de ne pas reconduire le marché.
• Quantités (fournitures et services), nature
et étendue (travaux) : Le présent marché est
passé en application de l’article 78 du Décret
Marchés relatifs aux accords-cadres à bons
de commande, encadré avec les montants
suivants :
Montant minimum annuel : 0 euro(s) HT
Montant maximum annuel : 35 000 euro(s) HT
• Nombre de reconductions éventuelles : 3
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d’exécution :
12 mois à compter de la notification du marché
Date prévisionnelle de début des prestations (Marché de fournitures/services) : 01
janvier 2019
Cautionnement et garanties exigés : Aucune
avance ne sera versée.
Modalités essentielles de financement et de
paiement et/ou références aux textes qui
les réglementent : Le paiement de chaque
facture interviendra dans un délai de 30 jours
à compter de la réception de la facture.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : Non imposée.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures : Il
est procédé à un examen des garanties professionnelles, techniques et financières sur la
base des éléments requis au titre de la candidature. Au vu de ces éléments, sont éliminées
les candidatures qui ne peuvent être admises
en raison de capacités manifestement insuffisantes.
Justifications à produire quant aux qualités
et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement par le
candidat, à l’appui de sa candidature :
• Copie du ou des jugements prononcés, si le
candidat est en redressement judiciaire.
• Déclaration sur l’honneur du candidat justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner obligatoires
prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ou, pour les
marchés publics de défense ou de sécurité,
qu’il n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus
aux articles 45, 46 et 48 de l’ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015.
• Déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il est en règle, au cours de l’année
précédant celle au cours de laquelle a lieu
le lancement de la consultation, au regard
des articles L. 5212-1, L. 5212-2, L. 5212-5 et
L. 5212-9 du code du travail, concernant l’emploi des travailleurs handicapés
• Si le candidat est établi en France, une déclaration sur l’honneur du candidat justifiant
que le travail est effectué par des salariés employés régulièrement au regard des articles
L. 1221-10, L. 3243-2 et R. 3243-1 du code
du travail (dans le cas où le candidat emploie des salariés, conformément à l’article
D. 8222-5-3° du code du travail)
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de l’acheteur public :
• Déclaration concernant le chiffre d’affaires
global et le chiffre d’affaires concernant les
fournitures, services ou travaux objet du marché, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles.
• Bilans ou extraits de bilans, concernant les
trois dernières années, des opérateurs économiques pour lesquels l’établissement des
bilans est obligatoire en vertu de la loi.
• Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pour chacune des trois
dernières années.
• Présentation d’une liste des principales
fournitures ou des principaux services effectués au cours des trois dernières années,
indiquant le montant, la date et le destinataire
public ou privé. Les livraisons et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire ou, à défaut, par une
déclaration de l’opérateur économique
• Déclaration indiquant l’outillage, le matériel
et l’équipement technique dont le candidat
dispose pour la réalisation de marchés de
même nature.
• Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par ses co-traitants.
(disponible à l’adresse suivante : http://www.
economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-candidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
• Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://www.
economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-candidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
• Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail
• Si l’attributaire est établi en France, les attestations et certificats délivrés par les administrations et organismes compétents prouvant qu’il a satisfait à ses obligations fiscales
et sociales ou un état annuel des certificats
reçus
• Si l’attributaire est établi dans un Etat autre
que la France, un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine.
Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par le
pays concerné, il peut être remplacé par une
déclaration sous serment, ou dans les Etats
où un tel serment n’existe pas, par une déclaration solennelle faite par l’intéressé devant
l’autorité judiciaire ou administrative compétente, un notaire ou un organisme professionnel qualifié du pays
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés dans le cahier des
charges (règlement de la consultation, lettre
d’invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres : 27 septembre 2018 à 12 h 00
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires : Le pouvoir adjudicateur se réserve le droit d’apporter des modifications de détail au dossier de
consultation qui devront être reçues par les
candidats au plus tard 6 jours avant la date
limite de réception des offres. Les candidats
devront alors répondre sur la base du dossier
modifié sans pouvoir élever aucune réclamation à ce sujet. *Après examen des offres
reçues, le pouvoir adjudicateur se réserve le
droit d’engager des négociations avec le ou
les candidats ayant présenté les offres les
plus intéressantes.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 07 août 2018
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : Service marchés ,
Mairie de Chennevières-sur-Marne, 14 avenue
du Maréchal Leclerc, 94430 Chennevières sur
marne, tél. : 01 45 94 74 74, télécopieur : 01
45 94 78 40, adresse internet : https://www.
achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_oWXS1NXSV5
Adresse à laquelle les offres/candidatures/
projets/demandes de participation doivent
être envoyés : Service Marchés , Mairie de
Chennevières sur Marne, 14 avenue du Maréchal Leclerc, 94430 Chennevières sur marne,
tél. : 01 45 94 74 74, télécopieur : 01 45 94
78 40, courriel : marchespublics@chennevieres.fr, adresse internet : https://www.
achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_oWXS1NXSV5
Adresse auprès de laquelle des renseignements complémentaires peuvent être obtenus : Service marchés , Mairie de Chennevières-sur-Marne, 14 avenue du Maréchal
Leclerc, 94430 Chennevières sur marne, tél. :
01 45 94 74 74, télécopieur : 01 45 94 78 40,
courriel : marchespublics@chennevieres.fr
Conditions de remise des offres ou des candidatures : Les réponses des entreprises seront
transmises au service des marchés publics
par tout moyen permettant de déterminer de
façon certaine la date et l’heure de réception
et d’en garantir la confidentialité. Le pli des
candidats devra être remis sous pli cacheté.
Le descriptif des éléments à transmettre au
regard de la candidature et de l’offre figure
dans le règlement de la consultation. Réponse dématérialisée autorisée. Tout retard
entraîne l’élimination du candidat.
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Melun, 43 rue
du Général de Gaulle, 77000 Melun, tél. : 01 60
56 66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
Service auprès duquel des renseignements
peuvent être obtenus concernant l’introduction des recours : Tribunal administratif
de Melun, 43 rue du Général de Gaulle, 77000
Melun, tél. : 01 60 56 66 30, télécopieur : 01
60 56 66 10
Dématérialisez vos actes
réglementaires
et budgétaires
(solution homologuée)
Tél. 01 72 36 55 48
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// 17
Les Echos Mercredi 8 août 2018
appels d’offres
94 VILLE DE RUNGIS
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale
n°8630, 77008 Melun cedex, tél. : 01 60 56
66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
TRAVAUX
91
MARCHÉ D’ENTRETIEN DES
RÉSEAUX DES BÂTIMENTS
COMMUNAUX
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Aurélien
Joubert, Resp. commande publique, 5 rue
Sainte Genevieve BP 10, 94151 Rungis cedex, adresse internet du profil acheteur :
https://www.achatpublic.com /sdm /ent/
gen/index.jsp
Le pouvoir adjudicateur n’agit pas pour le
compte d’autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : Marché d’entretien des
réseaux des bâtiments communaux
Catégorie de services : 16
Lieu d’exécution et de livraison : Rungis,
94150 Rungis
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC.
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Entretien des réseaux des bâtiments communaux.
• Quantités : Le récapitulatif des ouvrages
à entretenir au titre du marché est présenté
au CCTP
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d’exécution :
12 mois à compter de la notification du marché
Date prévisionnelle de début des prestations : 01 octobre 2018
Cautionnement et garanties exigés : Aucune garantie.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Règlement par mandat administratif selon un délai de 30 jours.
En application de l’article 183 du Décret n°
2016-360 relatif aux marchés publics, le dépassement du délai de paiement ouvre droit
et sans autre formalité, pour le titulaire du
marché, au bénéfice d’intérêts moratoires, à
compter du jour suivant l’expiration du délai.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : Forme libre.
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés au stade de la candidature :
Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des dispositions de l’article 45 et 48 de l’ordonnance
du 23 juillet 2015.
Les candidatures qui ne sont pas accompagnées des pièces administratives de
candidatures demandées dans le présent
règlement.
Les candidatures qui ne justifient pas de
capacités professionnelles, techniques et
financières suffisantes au regard de l’objet
du marché.
Les candidats qui ne justifient pas d’un
chiffre d’affaire au moins équivalent à une
fois et demie (1,5) le montant du marché.
• Situation juridique - références requises:
Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire ;
Déclaration sur l’honneur pour justifier que
le candidat n’entre dans aucun des cas
mentionnés à l’article 45 et 48 de l’ordonnance du 23 juillet 2015;
Renseignements sur le respect de l’obligation d’emploi mentionnée à l’article
L. 5212-1 à 4 du Code du travail ;
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre
d’affaires concernant les services objet du
contrat, réalisés au cours des trois derniers
exercices disponibles .
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Déclaration indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l’importance du personnel
d’encadrement pour chacune des trois dernières années ;
Liste des principaux services effectués au
cours des trois dernières années, indiquant
le montant, la date et le destinataire public
ou privé. Les prestations sont prouvées
par des attestations du destinataire ou, à
défaut, par une déclaration de l’opérateur
économique ;
Déclaration indiquant l’outillage, le matériel
et l’équipement technique dont le candidat
dispose pour la réalisation de contrats de
même nature ;
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Commentaire sur les justifications : Pour
justifier des capacités professionnelles,
techniques et financières d’autres opérateurs économiques sur lesquels il s’appuie
pour présenter sa candidature, le candidat
produit les mêmes documents concernant
cet opérateur économique que ceux qui lui
sont exigés par le pouvoir adjudicateur. En
outre, pour justifier qu’il dispose des capacités de cet opérateur économique pour
l’exécution des prestations, le candidat produit un engagement écrit et signé de l’opérateur économique.
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d’opérateurs durant
la négociation ou le dialogue (procédure
négociée, dialogue compétitif) : Recours à
une procédure se déroulant en phases successives afin de réduire progressivement
le nombre des solutions à discuter ou des
offres à négocier : NON
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier
des charges (règlement de la consultation,
lettre d’invitation ou document descriptif)
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
11 septembre 2018 à 12 h 00
Date d’envoi du présent avis à la publication : 31 juillet 2018
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif et technique peuvent être obtenus : M. Aurélien
Joubert, Services Techniques, 5 rue sainte
Geneviève, 94150 Rungis, tél. : 01 45 12 80 40
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : adresse internet :
https://www.achatpublic.com /sdm /ent/
gen /ent_detail.do?PCSLID = CSL _2018_
B1zEBbdPnx
SAEM HABITER
À YERRES
CONSTRUCTION
DE 20 LOGEMENTS
ET D’UN LOCAL D’ACTIVITÉ
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’Yerres
Maître d’ouvrage, pouvoir adjudicateur :
SAEM Habiter à Yerres - 14 rue Marceau
Balliot - 91330 YERRES
Maître d’Oeuvre : Ville d’Yerres / Bureau
d’Etudes - 60 rue Charles de Gaulle - 91330
YERRES 91330 Yerres. tél. : 0169497705,
télécopieur : 0169497739, Courriel : sthillotlanglois@yerres.fr,
Adresse internet du profil d’acheteur :
http://www.yerres.fr/.
Principale(s) activité(s)s du pouvoir adjudicateur : logement social.
Objet du marché : construction de 20 logements et d’un local d’activité.
Type de marché de travaux : exécution.
Lieu d’exécution : 36 - 38 rue Gabriel Péri 26 rue du Clos Fontange, 91330 Yerres.
Caractéristiques principales :
La SAEM habiter à Yerres, maître d’ouvrage,
a confié à la ville d’Yerres une mission de
maîtrise d’œuvre en vue de la construction
de 20 logements (sociaux et en accession).
La présente consultation concerne :
Construction de 20 logements et d’un local
d’activité
L’opération comprend la démolition de pavillons existant, puis la construction de :
- un immeuble de 4 logements et un immeuble de 6 logements, plus local d’activité
destiné à l’accession.
- un immeuble de 6 logements sociaux
- 4 maisons accolées destinées à l’accession
La procédure de passation utilisée est : la
procédure adaptée ouverte. Elle est soumise aux dispositions de l’article 27 du Décret n°2016-360 du 25 mars 2016. Les travaux seront rémunérés sur la base d’un prix
global et forfaitaire.
A titre indicatif, le démarrage des travaux (y
compris période de préparation) est prévu
au cours du dernier trimestre 2018.
Refus des variantes.
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d’exécution : 18
mois à compter de la notification du marché.
Date prévisionnelle de commencement
des travaux : 12 novembre 2018
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : prêt bancaire
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : groupement solidaire
d’entreprises
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Capacité économique et financière - références requises : déclaration concernant
le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les prestations objet du
contrat, réalisées au cours des trois derniers exercices disponibles
déclaration appropriée de banques ou
preuve d’une assurance pour les risques
professionnels
bilans ou extraits de bilans, concernant les
trois dernières années, des opérateurs économiques pour lesquels l’établissement des
bilans est obligatoire en vertu de la loi
Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : déclaration indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l’importance du personnel
d’encadrement pour chacune des trois dernières années
liste des travaux similaires exécutés au
cours des trois dernières années, appuyée
d’attestations de bonne exécution pour
les plus importants (montant, époque, lieu
d’exécution, s’ils ont été effectués selon les
règles de l’art et menés à bonne fin)
déclaration indiquant l’outillage, le matériel
et l’équipement technique dont le candidat
dispose pour la réalisation du contrat
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l’adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si l’attributaire est établi dans un Etat autre que
la France, un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine.
Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par
le pays concerné, il peut être remplacé par
une déclaration sous serment, ou dans les
Etats où un tel serment n’existe pas, par une
déclaration solennelle faite par l’intéressé
devant l’autorité judiciaire ou administrative
compétente, un notaire ou un organisme
professionnel qualifié du pays -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas
établis en langue française, ils doivent être
accompagnés d’une traduction en français,
certifiée conforme à l’original par un traducteur assermenté
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération.
- Prix des prestations : 40%;
- Moyens et mesures pour respecter les délais : 15%;
- Moyens humains et matériels affectés à
l’opération : 10%;
- Méthodologie proposée pour la gestion
des nuisances : 10%;
- Mode opératoire pour la levée des réserves : 10%;
- Méthodologie des travaux et organisation
du chantier : 15%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
05 septembre 2018 à 16:00.
Délai
minimum
de
validité
des
offres : jour(s) à compter de la date limite
de réception des offres.
Renseignements complémentaires : Complément rubrique : Durée du marché ou
délai d’exécution : 18 mois à compter de la
notification du marché.
- 16 mois d’exécution compris période de
préparation
- 2 mois de livraison/réception.
Après examen des offres, le pouvoir adjudicateur engagera des négociations avec
tous les candidats sélectionnés. Toutefois,
le pouvoir adjudicateur se réserve la possibilité d’attribuer le marché sur la base des
offres initiales, sans négociation.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 01 août 2018.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : Mairie d’Yerres,
Monsieur le Maire Service Juridique 60
rue Charles de Gaulle 91330 Yerres, tél. :
0169497742, télécopieur : 0169497739,
courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse
internet : http://www.yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre technique peuvent être
obtenus : Mairie d’Yerres - maître d’œuvre,
Madame Aline Martin 60 rue Charles de
gaulle 91330 Yerres, tél. : 0169497713, courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse internet : http://www.yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif peuvent
être obtenus : Mairie d’Yerres - maître
d’œuvre, Service Juridique 60 rue Charles
de Gaulle 91330 Yerres, tél. : 0169497705,
télécopieur : 0169497739, courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse internet : http://
www.yerres.fr/.
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : Pôle Technique Municipal, Service Juridique 22 rue du Mont
Griffon 91330 Yerres, tél. : 0169497705, télécopieur : 0169497739, courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse internet : http://
www.yerres.fr/.
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Versailles
56 avenue de Saint-Cloud 78000 Versailles,
tél. : 0139205400, télécopieur : 0139205487,
courriel : greffe.ta-versailles@juradm.fr,
adresse internet : http://www.ta-versailles.
juradm.fr.
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Versailles 56 avenue de SaintCloud 78000 Versailles, tél. : 0139205400,
télécopieur : 0139205487, courriel : greffe.
ta-versailles@juradm.fr, adresse internet :
http://www.ta-versailles.juradm.fr.
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus : Mairie d’Yerres, Service Juridique 60
rue Charles de Gaulle 91330 Yerres, tél. :
0169497742, télécopieur : 0169497739,
courriel : sthillotlanglois@yerres.fr, adresse
internet : http://www.yerres.fr/.
VILLE DE
92 FONTENAY
AUX ROSES
INSTALLATION D’UNE HALLE
SPORTIVE DÉMONTABLE
AVEC LOCAUX ANNEXES
ET AMÉNAGEMENTS
EXTÉRIEURS
AVIS RECTIFICATIF
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Fontenay-aux-Roses,
Correspondant : Virton Priscilla, 75 rue
Boucicaut, 92260, Fontenay-aux-Roses,
tél. : 01-41-13-20-68, Courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.fr , adresse internet :http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com .
Objet du marché : 18A21 Installation d’une
halle sportive démontable pour un gymnase
44x22 avec locaux annexes et aménagements extérieurs au stade du Panorama.
CPV - Objet principal : 44112000.
Objets supplémentaires : 44115000.
45212222.
32400000.
Type de procédure : Procédure adaptée.
Informations rectificatives :
Dans la rubrique «Renseignements complémentaires»,
Au lieu de : «La remise d’une offre est subordonnée à une visite sur site.»,
lire :»La visite sur site est facultative. Le site
est ouvert du lundi au vendredi de 8h00 à
16h00 (ouvert au public). Se reporter à l’article 4.4 du RC.».
VILLE DE
92 FONTENAY
AUX ROSES
RÉFECTION DE LA PELOUSE
SYNTHÉTIQUE DU TERRAIN
DE FOOTBALL DU GYMNASE
DU PARC
AVIS RECTIFICATIF
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Fontenay-aux-Roses.
Correspondant :Service Commande Publique, 75 rue boucicaut, 92260, Fontenay aux Roses, tél. : 01-41-13-20-68,
télécopieur : 01-41-13-21-11, Courriel :
p r i s c i l l a .v i r to n @ f o n te n ay- a u x- r o s e s .
fr , adresse internet :http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com .
Objet du marché : Marché 18A22 Travaux
de réfection de la pelouse synthétique du
terrain de football du gymnase du Parc.
CPV - Objet principal : 45236119.
Objets supplémentaires : 37410000.
Type de procédure : Procédure adaptée.
Mis en ligne sur le site www.boamp.fr du
03/08/2018 au 20/08/2018
Informations rectificatives :
Dans la rubrique «Date limite de réception
des offres»:
Au lieu de : «20 août 2018 à 15:00»,
lire : «27 août 2018 à 15:00».
Dans la rubrique «Critères de jugement
des offres - Critère Prix» :
Au lieu de : «Prix des prestations (pondération : 35) Le critère Prix sera déterminée
au regard du montant total porté à la DPGF
pour chaque variante. Note = (35 x offre la
mieux disante) / offre considérée.»,
lire :»Le critère Prix sera déterminée au regard : - Du montant total porté à la DPGF
pour chaque variante sur 30 points. Note =
(30 x offre la mieux disante) / offre considérée. - Du montant total du chantier fictif
sur 5 points (les quantités estimatives sont
fournis dans le BPU) Note = (5 x offre la
mieux disante) / offre considérée.».
Dans la rubrique «Forme du marché»,
après la mention :»Forme du contrat» :
ajouter : «Le marché prévoit également des
prestations à prix unitaires pour la dépose
de la grave drainante et, le traitement à la
chaux et/ou ciment et déblais de terres et/
ou gravats. Les montants sont susceptibles
de varier de la façon suivante :
- Minimum : sans
- Maximum : 150 000 euros HT».
94
VILLE DE
SAINT MANDÉ
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
27 septembre 2018 à 12 h 00
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de réception des offres.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 01 août 2018
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif et technique peuvent être obtenus : Mme Corinne
LE TURDU-MONIN , Mairie de Saint-Mandé,
10 place Charles Digeon, 94165 Saint mandé cedex, adresse internet : https://saintmande.achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_
detail.do?PCSLID=CSL_2018_YxDIJ7Ybzp
Adresse auprès de laquelle les documents
peuvent être obtenus : adresse internet :
https://saint-mande.achatpublic.com/sdm/
ent/gen/ent_detail.do?PCSLID=CSL_2018_
YxDIJ7Ybzp
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : Mairie de Saint-Mandé, 10 place Charles Digeon, 94165 Saint
mandé cedex, adresse internet : https://
saint-mande.achatpublic.com /sdm /ent/
gen/ent_detail.do?PCSLID=CSL_2018_YxDIJ7Ybzp
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Melun, 43,
rue du Général de Gaulle, 77000 Melun, tél. :
01 60 56 66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Saint-Mandé, Mme Corinne LE TURDU-MONIN, 10 place Charles
Digeon, 94165 Saint mandé cedex, tél. :
01 49 57 78 76, courriel : leturdu@mairiesaint-mande.fr, adresse internet du profil
acheteur : https://saint-mande.achatpublic.
com/sdm/ent/gen/index.jsp
Le pouvoir adjudicateur n’agit pas pour le
compte d’autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : Réhabilitation et maintenance de 21 ascenseurs, de 3 élévateurs
PMR et de 3 monte-plats et matériaux dans
les bâtiments communaux de la Ville de
Saint-Mandé
Type de marché de travaux : exécution
L’avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d’exécution :
48 mois à compter de la notification du marché
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : Pour la bonne exécution
du marché, un groupement conjoint d’opérateurs économiques devra se transformer
en groupement solidaire représenté par un
mandataire pour être attributaire du marché.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures : 1.
Capacité de l’entreprise à mettre en œuvre
les moyens en personnel et en matériel nécessaire à la réalisation des prestations faisant l’objet du marché
2. Références de l’entreprise en matière de
prestations similaires (attestations des établissements concernés, surface, nom d’un
interlocuteur, montant des prestations).
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Autres renseignements demandés :
• Les renseignements permettant d’évaluer
les capacités professionnelles, techniques
et financières et des documents relatifs aux
pouvoirs de la personne habilitée à engager la société à savoir lettre de candidature
DC1 - fiche de renseignements, déclaration
du candidat DC2 - NOTI2 - attestation d’assurances RC et décennale en cours de validité, références au cours des 3 dernières
années pour travaux similaires objet du
présent marché, Certificats de qualification
QUALIBAT...)
• Si l’entreprise est en redressement judiciaire, la copie du ou des jugements prononcés à cet effet
• Une déclaration sur l’honneur dûment
datée et signée par le candidat pour justifier :
a) qu’il a satisfait aux obligations fiscales et
sociales
b) qu’il n’a pas fait l’objet d’une interdiction
de concourir
c) qu’il n’a pas fait l’objet au cours des cinq
dernières années, d’une condamnation inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire pour
les infractions visées aux articles L324.9,
L324.10, L341.6, L125.1 et L125.3 du Code
du Travail
d) Pour les entreprises comptant plus de
20 salariés, la preuve que leurs obligations
d’emploi des travailleurs handicapés, prévue à l’article L323-1 du code du travail, est
respectée
• Domiciliation bancaire (R.I.B)
• Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pour chacune des
trois dernières années
• Liste des travaux exécutés au cours des
cinq dernières années, appuyée d’attestations de bonne exécution pour les travaux
les plus importants. Ces attestations indiquent le montant, l’époque et le lieu d’exécution des travaux et précisent s’ils ont été
effectués selon les règles de l’art et menés
régulièrement à bonne fin
• Déclaration indiquant l’outillage, le matériel et l’équipement technique dont le candidat dispose pour la réalisation de contrats
de même nature
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
(par ordre de priorité décroissante) :
• Prix des prestations au regard du DPGF
(annexe C1) et du BPU (annexe C2) sur 60
points
• Valeur technique (appréciée au regard du
mémoire technique) sur 40 points
94 VILLE DE RUNGIS
AVIS
D’ATTRIBUTION
92
RÉHABILITATION
ET MAINTENANCE
DE 21 ASCENSEURS,
DE 3 ÉLÉVATEURS PMR
ET DE 3 MONTE-PLATS
ET MATÉRIAUX
mèl : marche-publics@mairie-colombes.fr
web : http://marchespublics.colombes.fr
Objet : Fourniture et installation de mobiliers de bureau, de restauration et d’accueil
Référence acheteur : 18AF-CP-0787-A1-I
Nature du marché : Fournitures
Procédure adaptée
Classification CPV :
Principale : 39100000 - Mobilier
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise
2-4 bd de l’Hautil
BP 30322 - 95027 Cergy-Pontoise - Cedex
Tél : 0130173400 - Fax : 0130173459
greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr
Attribution du marché
Nombre d’offres reçues : 4
Date d’attribution : 10/07/18
Marché n° : M181003
MBS (MOBILIER BUREAU SCOLAIRE), 15
rue de la Briqueterie, 95330 DOMONT
Montant HT : 200 000,00 Euros
Sous-traitance : non.
Renseignements complémentaires
Le montant indiqué est le montant maximum sur 3 ans.
Envoi le 03/08/18 à la publication
Pour retrouver cet avis intégral, allez sur
http://marchespublics.colombes.fr
VILLE
DE COLOMBES
FOURNITURE DE
FIOULS DOMESTIQUES
POUR LES BÂTIMENTS
COMMUNAUX DE COLOMBES
AVIS D’ATTRIBUTION
MAIRIE DE COLOMBES
Mme Le Maire
Place de la République
92700 Colombes
Tél : 01 47 60 80 00
mèl : marche-publics@mairie-colombes.fr
web : http://marchespublics.colombes.fr
Objet : Fourniture de fiouls domestiques
pour les bâtiments communaux de Colombes
Référence acheteur : 18AF-CP-0799-A1-O
Nature du marché : Fournitures
Procédure adaptée
Classification CPV :
Principale : 09135100 - Fioul domestique
Instance chargée des procédures de recours :
Tribunal administratif de Cergy-Pontoise
2-4 bd de l’Hautil
BP 30322 - 95027 Cergy-Pontoise – Cedex
Tél : 0130173400 - Fax : 0130173459
greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr
Attribution du marché
Nombre d’offres reçues : 2
Date d’attribution : 24/07/18
Marché n° : M182068
CALDEO, 15 rue Lavoisier, 92000 NANTERRE
Montant indéfini
Envoi le 27/07/18 à la publication
Pour retrouver cet avis intégral, allez sur
http://marchespublics.colombes.fr
92
VILLE
DE COLOMBES
FOURNITURE
ET INSTALLATION
DE MOBILIERS DE BUREAU,
DE RESTAURATION
ET D’ACCUEIL
RÉALISATION DE
PRESTATIONS DE GÉOMÈTRE
AVIS D’ATTRIBUTION
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Ville de Rungis
Correspondant : M. Raymond Charresson,
Maire, 5 rue Sainte Geneviève BP 10, 94151
Rungis cedex, tél. : 01 45 12 80 32, adresse
internet : http://www.rungis.fr/, adresse
internet du profil acheteur : https://www.
achatpublic.com/sdm/ent/gen/index.jsp
Le pouvoir adjudicateur n’agit pas pour le
compte d’autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : Le prestataire devra assurer les missions suivantes :
- Géo référencement de réseaux
- Insertion de plans de récolement dans
base de données de la commune
- Mise en forme de plan à partir de notre
base de données pour des futurs projets
- Relevés ponctuels de géomètre avec modification de notre base de données
Catégorie de services : 12
Classification CPV (Vocabulaire Commun
des Marchés) :
• Objet principal : 71351810
Lieu d’exécution et de livraison : Rungis,
94150 Rungis
Code NUTS : FR107
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC.
Type de procédure : Procédure adaptée
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier
des charges (règlement de la consultation,
lettre d’invitation ou document descriptif)
Attributions du marché
Résultat du marché :
Attribué à un titulaire / organisme
Intitulé du marché : Réalisation de prestations de géomètre
Date d’attribution : 26 juillet 2018
Titulaire du marché ou du lot : Progexial,
12 rue Narcisse Gallien, 91163 Longjumeau
cedex
Montant du marché ou niveau des offres :
Montant maximum annuel : 40000 euros
(Euros)
pas de sous traitance
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale
n°8630, 77008 Melun cedex, tél. : 01 60 56
66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
Date d’envoi à la publication : 31 juillet 2018
Passez à la convocation
électronique des élus
AVIS D’ATTRIBUTION
MAIRIE DE COLOMBES
Mme Le Maire
Place de la République
92700 Colombes
Tél : 01 47 60 80 00
Tél. 01 72 36 55 48
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
dans les départements du Rhône, de Paris, des Yvelines, de l’Essonne, des Hautsde-Seine, de Seine-Saint Denis, du Val de Marne, et du Val d’Oise.
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◗ Thomas BARRE : 01 87 39 84 40
tbarre@lesechos.fr
◗ Par E-mail : marchespublics@lesechos.fr
◗ Par Fax au : 01 49 53 22 60
◗ Par courrier au :
Dematis - 10 bd de Grenelle CS 10817 – 75738 PARIS CEDEX 15
Date limite de réception : le lundi midi pour une parution le mercredi suivant
dans Les Echos Entreprises et Collectivités.
RESPONSABLES D’INFORMATIONS MARCHÉS
◗ Jenyfer Befort (01 55 80 73 22)
◗ Guillaume Deshoulières (01 55 80 73 21)
◗ Jean-Francis Vinolo (07 86 15 41 80)
Les Echos Entreprises & Collectivités
◗ Editeur : Capucine Marraud des Grottes
cmarraud@lesechos.fr
◗ Directeur de Production & Logistique : Jérôme Mancellon
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
en pixels
DR
HIGH-TECH
&MEDIAS
Pour convaincre les actionnaires
sans droit de vote de sa filiale
VMware d’échanger leurs
actions contre les siennes pour
qu’il revienne en Bourse, le
groupe informatique Dell a revu
ses objectifs. En 2019, il veut
augmenter ses ventes de 9,5 %, à
87,5 milliards de dollars, selon le
point médian de ses nouvelles
prévisions.
DR
Dell élève
ses ambitions
SoftBank continue
de miser sur les
start-up chinoises
125
Selon Bloomberg, le conglomérat
japonais pourrait investir, via son
fonds Vision Fund, entre 3 et
5 milliards de dollars dans Ele.
me, le géant chinois de la
distribution de repas à domicile
détenu par Alibaba. La start-up
pourrait bientôt entrer en Bourse,
tout comme sa rivale, MeituanDianping, soutenue par Tencent.
MILLIONS DE DOLLARS
Warner Music Group
a annoncé avoir vendu
sa participation dans Spotify
pour 504 millions de dollars
(317 millions après impôts)
à l’occasion de ses comptes
trimestriels. Il reversera aux
artistes maison environ
126 millions.
Vers une refonte du système
de distribution de la presse française
l Les ventes papier des journaux sont en déclin, le gouvernement veut réformer la loi Bichet de 1947.
l Cette loi garantit une égalité de distribution entre les éditeurs de presse.
Moins de journaux
aboutit à plus de ventes
PRESSE
Fabienne Schmitt
@FabienneSchmitt
Le système de distribution de la
presse pourrait connaître l’un de ses
plus importants changements
depuis qu’il a été créé au lendemain
de la Seconde Guerre mondiale.
C’est, en tout cas, ce que laisse entendre le gouvernement qui dit vouloir
réformer la « sacro-sainte » loi
Bichet. Un projet de loi « pourrait
être déposé courant novembre », a-t-il
indiqué il y a quelques jours. Très
peu assouplie depuis sa création en
1947, tant elle fait trembler la main
du législateur, cette loi a permis
d’organiser la pluralité de l’information et l’égalité de distribution entre
les éditeurs de presse. Mais, vieille
de soixante-dix ans, il devient
urgent de la réformer, alors que les
ventes papier des journaux reculent
et que la messagerie Presstalis, premier distributeur de la presse en
France, a frôlé plusieurs fois le dépôt
de bilan ces dernières années.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a demandé à Marc
Schwartz, conseiller maître à la
Cour des comptes et bon connaisseur de la presse, de lui faire des propositions pour une remise à plat du
système historique de distribution
de la presse.
Dans son rapport, remis récemment au gouvernement et actuellement soumis à une consultation
publique, Marc Schwartz préconise
d’abord d’instaurer un « droit à être
distribué » pour toutes les entreprises de presse. Jusqu’ici, le système
de distribution de la presse était
principalement organisé en coopératives. Mais si cette logique a eu des
effets positifs, elle a aussi engendré
des conflits d’intérêts. « Les éditeurs
de presse sont à la fois actionnaires et
clients de Presstalis et doivent sans
La baisse des ventes
de la presse a poussé
les distributeurs à
réorganiser leurs boutiques ces derniers mois.
Ax. Bo.
avec Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Jusqu’ici, le système de distribution de la presse était principalement organisé en coopératives. Mais
si cette logique a eu des effets positifs, elle a aussi engendré des conflits d’intérêts. Photo Pascal Sittler/RÉA
cesse arbitrer entre des intérêts contraires. Cela n’est plus tenable »,
estime Marc Schwartz. Ce nouveau
droit à être distribué pour les éditeurs serait accompagné, pour les
entreprises de distribution, de la
nécessité d’être agréées par l’autorité de régulation. « Le Parisien »
par exemple, qui a sa propre société
de distribution, Proximy, devrait s’y
soumettre. Un tel système suppose
la signature de contrats avec les
entreprises de presse.
L’Arcep, régulateur
de la presse
L’équilibre des forces s’en trouve
ainsi modifié, redonnant de la capacité à négocier aux distributeurs,
même s’ils auraient une obligation
de contracter avec les éditeurs. C’est,
en somme, un modèle assez voisin
du système de distribution des chaînes de télévision par les opérateurs
télécoms. Pour organiser ces nou-
velles relations et trancher d’éventuels différends, Marc Schwartz
préconise d’ailleurs d’ériger l’Arcep,
le gendarme des télécoms, et de La
Poste, en régulateur de la presse.
L’autre mesure phare consiste à
redonner plus de souplesse au fonctionnement du réseau en permettant aux marchands de presse
d’avoir leur mot à dire sur la quantité de titres proposés dans leurs
rayonnages. C’est déjà possible,
mais la loi n’est pas appliquée…
Enfin, pour renforcer la protection spéciale faite à la presse d’information politique et générale (IPG),
dit le rapport, il suggère d’introduire
dans la loi un principe d’indépendance et de pluralisme de cette catégorie de presse dont le rôle est
reconnu dans la démocratie.
« Nous préservons intégralement l’ambition initiale de la loi :
garantir la liberté de distribution de la
presse, ce qui fait l’essence même du
système », assure Marc Schwartz.
Les éditeurs de quotidiens se sont
montrés soucieux de maintenir
notamment la péréquation qui leur
permet de faire porter par les magazines une partie des charges (plus
Presstalis, premier
distributeur
de la presse en France,
a frôlé plusieurs fois
le dépôt de bilan
ces dernières années.
onéreuses) de distribution de leurs
journaux. Globalement, le rapport
cherche l’équilibre, entre la nécessité de faire évoluer un système sans
tout mettre par terre. Comme le
résume bien un éditeur : « Dans le
monde de la presse, il n’est de révolutions que de velours. » n
Timoty, un « Spotify » suisse pour la presse
Créée par des Suisses,
la plate-forme veut changer
la manière de consommer
l’actualité.
La Suisse veut innover dans les kiosques numériques. Timoty, une nouvelle plate-forme de journaux, va y
être lancée en septembre avec pour
ambition de renouveler les modes
de lecture de la presse.
Le projet a été imaginé par le
rédacteur en chef du quotidien économique romand « L’Agefi » Fathi
Derder, par ailleurs conseiller
national du Parti libéral-radical
suisse. La particularité de Timoty,
c’est que, plutôt que lister les titres
de médias disponibles à la lecture,
la plate-forme entend présenter
une sélection des « meilleurs » articles du jour toutes publications
confondues. En France, SFR Presse
s’est risqué à le faire récemment,
mais, face aux mécontentements
des utilisateurs, il a dû faire marche
arrière et rétablir, en plus, l’accès
aux PDF des journaux. « On n’a
jamais eu autant de demande
d’information ni autant de moyens
de la diffuser, » dit Fathi Derder.
Selon lui, le modèle d’abonnement
actuel, exclusif à chaque journal,
pose problème. « Le lecteur ne peut
avoir accès à tous les articles qui lui
font envie et les éditeurs perdent une
clientèle potentielle. »
Timoty souhaitant notamment
mettre en valeur l’actualité régionale, sa sélection d’articles sera
déterminée en fonction de la localisation de l’utilisateur.
Si l’abonné ne pourra pas modifier la page d’accueil, libre à lui de
composer sa playlist de lecture en
indiquant les sujets pour lesquels il
a un tropisme particulier. Timoty
proposera également une playlist
d’articles composée de ses recommandations. Dans un premier
temps, ce « Spotify des médias »
proposera uniquement des jour-
naux romands. Ses promoteurs ont
ainsi obtenu un oui de principe des
éditeurs suisses Ringier (« Le
Temps », « L’Illustré ») et Tamedia
(« Tribune de Genève ») et espèrent
bien convaincre la presse régionale,
plus réticente.
La langue de Molière
à l’honneur
La plate-forme voudrait ensuite
mettre les articles en langue de
Molière à l’honneur, avec des titres
suisses, français, belges, québécois
et africains. Un marché de l’ordre de
300 millions de personnes.
Pour l’heure, Fathi Derder table
sur un objectif de 5.000 abonnements la première année. Les tarifs
sont fixés par Timoty à 10 francs
suisses (environ 9 euros) pour un
accès à un nombre limité de titres
sur le kiosque numérique ; ou à
50 francs (35 euros) pour une version agrémentée d’archives des
journaux. L’abonnement « classi-
que », avec accès à tous les titres,
coûte, lui, 20 francs. L’utilisateur
pourra aussi acheter des articles à
l’unité. Fathi Derder rappelle qu’en
Suisse, le prix moyen de consomm a t i o n d e s m é d i a s s’é l è ve à
15 francs par mois. Les éditeurs
seront rémunérés 0,05 dollar (environ 4 centimes) à chaque vue d’article. Timoty s’est inspiré du hollandais Blendle, qui vient de lever
4 millions d’euros, ou de l’australien Inkl qui existent déjà depuis
plusieurs années. Mais ces deux
start-up ne donnent pour l’instant
accès qu’à des titres anglophones.
— Ax. Bo.
La baisse des ventes de la presse
écrite n’est pas une fatalité. Ces
derniers mois, les plus importants distributeurs de presse en
France, Médiakiosk, Relay ou
encore le groupe NAP à la tête de
l’enseigne Maison de la Presse,
ont procédé à plusieurs expérimentations pour ralentir, voire
inverser cette tendance.
Parmi celles-ci, la réduction du
nombre de titres s’est avérée particulièrement payante pour augmenter les ventes de journaux ou
de magazines. Une conclusion
intéressante, alors que le rapport
Schwartz pour moderniser la distribution de la presse préconise
d’« insuffler une nouvelle dynamique commerciale » dans le réseau
de vente. Chaque année, les
1.500 Maisons de la Presse reçoivent plus de 7.700 titres différents, et une moyenne de
800 titres est disponible dans chaque kiosque et chaque Relay. Une
partie des titres reçus par les distributeurs sont alors « systématiquement renvoyés », faute d’achat,
explique Arnaud Ayrolles, président du groupe NAP. Pour les
Maisons de la Presse, ce taux avoisine les 55 %, contre 40 % il y a une
dizaine d’années… Un chiffre qui
achève de le convaincre de la
nécessité de « régulariser l’offre
pour assainir le marché. »
Offre de titres plus épurée
Les distributeurs de presse se
sont ainsi employés à repenser
leurs boutiques ou kiosques pour
mettre davantage en avant certains titres. Médiakiosk a mis en
place des kiosques parisiens
« nouvelle génération » depuis
avril 2017 avec une offre de titres
plus épurée. Cela a été permis par
un nouvel accord avec la filière.
Qui ne concerne pas les titres
d’« information politique et générale », dont la diffusion est obligatoire au nom de la pluralité.
Le concept a porté ses fruits :
ces nouveaux kiosques enregistrent une hausse de 11 % des ventes sur les magazines et de 9 % sur
les quotidiens, alors que le reste
du réseau parisien accuse des
baisses respectives de 2 % et 3 %.
De leur côté, Relay a réduit de
moitié le nombre de titres de
presse proposés dans ses dix
points de vente en hôpitaux les
plus en difficulté, et Maison de la
Presse a diminué d’un tiers la
place faite à la presse dans son
nouveau concept de magasins. Là
encore, les résultats sont probants : Relay constate une hausse
de 1,9 % sur les ventes de la presse
dans les points de ventes testés au
premier semestre 2018, par rapport à la même période en 2017. Et
Maison de la Presse n’accuse
sur son nouveau concept
de magasins qu’une baisse de
1,5 %, quand le marché global
Les nouveaux
kiosques parisiens
enregistrent
une hausse de 11 %
des ventes sur les
magazines et de 9 %
sur les quotidiens.
recule de 7 %. Cette baisse réduite
des ventes de la presse se trouve
en outre compensée par une
hausse de la vente d’autres produits. Diminuer l’offre de la
presse, la solution à la crise du
secteur ? Si les trois distributeurs
paraissent abonder dans ce sens,
Marc Bollaert, directeur du
réseau Médiakiosk, émet des
réserves : « Il y a plus d’une centaine de journaux qui sortent tous
les jours. Demander à un kiosquier
ou à un marchand de journaux
d’en faire une sélection journalière
c’est un travail titanesque. C’est
possible, mais sur une petite partie
des titres uniquement. » n
5.000
ABONNEMENTS
C’est l’objectif sur lequel table
Timoty pour la première année.
Des kiosques parisiens « nouvelle génération »
ont été mis en place depuis avril 2017. Pascal Sittler/RÉA
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 19
Les Echos Mercredi 8 août 2018
en
direct
Gay Games :
Barnum perd
une commande
ÎLE-DE-FRANCE Des habitants du
ÎLE-DE-FRANCE C’est un tweet
boulevard Beaumarchais dans le
Marais à Paris ont déposé deux
recours en justice contre la chaîne
de restauration rapide KFC, qui
prévoit d’ouvrir un magasin à la
place d’un Dalloyau. Les copropriétaires de l’immeuble attaquent
la déclaration préalable de travaux
obtenue auprès de la mairie.
qui va coûter quelques milliers
d’euros au petit distributeur de
boissons Barnum. Son patron,
Emmanuel de Préval, s’est vanté
dimanche sur Twitter d’avoir
gagné un marché pour l’événement sportif Gay Games qui se
tient actuellement à Paris. Ajoutant : « Comme ça nous posait un
série d’été 3/9
Shutterstock
PME
&REGIONS
Des Parisiens
défient un projet
de KFC
vrai problème moral de bosser
pour des communautaristes, on a
décidé de reverser tous les bénéfices
à La Manif pour tous », déclenchant les foudres des internautes.
Il a eu beau retirer son tweet, les
appels au boycott se sont, depuis,
multipliés. L’arbitre international,
qui avait passé cette commande
de 3.800 euros, a du coup annulé
son achat, expliquant au dirigeant
préférer « boire de l’eau plutôt que
de se désaltérer avec une boisson
venant de cette compagnie ».
PATRONS : OÙ ÉTIEZ-VOUS EN MAI 68 ?
Le futur patron de Cristel embarqué sur les barricades
En 1968, Paul Dodane, le futur codirigeant de l’entreprise Cristel, était
dessinateur chez Peugeot à Sochaux.
Syndiqué, il ne voulait pas aller sur
les barricades, jusqu’à ce 11 juin…
Monique Clémens
— Correspondante à Besançon
n mai 1968, lorsque les
étudiants du quartier
latin et les CRS parisiens
commencent à échanger pavés et gaz lacrymogènes, Paul Dodane est dessinateur-projeteur au bureau d’études de
l’usine Peugeot de Sochaux, qui
emploie alors 25.000 personnes.
Déjà, sa fibre de designer commence
à le titiller. « Je voulais que les outils
soient beaux. On me disait que ce
n’était pas important, mais je répondais que les opérateurs auraient plus
de plaisir à les utiliser et en prendraient davantage soin. »
Chez Peugeot, le futur codirigeant
de la maison Cristel est dans la mouvance de la CFDT. « J’étais entré directement à la table à dessin, j’avais
monté quelques échelons puis fini par
me syndiquer, même si l’encadrement
ne voyait pas cela d’un très bon œil.
Mais je n’étais pas un casseur. C’était
d’ailleurs assez mal compris : j’étais à
la fois syndiqué et fier de l’entreprise »,
précise-t-il aujourd’hui. Pour les
salariés, Mai 1968, au début, c’était
plutôt un truc d’étudiants. « C’était
parti de Paris, avec des figures comme
Cohn-Bendit, qu’on regardait un peu
de travers. Mais le mouvement a fini
E
par se répercuter dans les entreprises,
en commençant par Renault, à Billancourt, puis, à Sochaux, fin mai.
D’abord, il s’est agi de grèves ponctuelles, avec des revendications sur les
salaires, la liberté syndicale, la réduction du temps de travail, les allocations familiales… J’ai bien dû participer à ces grèves, même si je n’ai jamais
été sur les barricades. »
Jamais sur les barricades ? Ce
n’est pas tout à fait exact. A Sochaux,
Mai 1968 se prolonge jusqu’au
11 juin. Ce matin-là, à la demande de
la direction de l’usine toujours occupée par un noyau dur de 400 grévistes, le préfet ordonne l’évacuation. A
3 h 05, les CRS interviennent. Mais
l’affrontement dégénère. Vers
10 heures, Pierre Beylot, un père de
famille de vingt-quatre ans, est tué
par balle ; dans l’après-midi, Henri
Blanchet, un autre salarié gréviste,
tombe d’un mur et se blesse mortellement. Deux morts, 11 blessés graves et 120 hospitalisés, selon la
CFDT, qui appelle ses troupes en
renfort pour s’interposer entre casseurs et CRS et tenter de calmer le
jeu. C’est ainsi que Paul Dodane,
d’obédience pacifiste, se retrouve
sur les barricades. « Peugeot avait
envoyé les CRS qui arrivaient de toute
part. Je me souviens des casseurs
infiltrés, on sentait que ça pouvait
REPÈRES
1961 Dessinateur projeteur, Paul Dodane
est embauché à l’usine
Peugeot de Sochaux
1968 Le 11 juin, l’évacuation de l’usine Peugeot
de Sochaux par les CRS
fait deux morts et plus
de 100 blessés
1987 Quitte l’usine pour
Cristel, le fabricant d’articles ménagers, après cinq
ans à mi-temps entre
les deux entreprises
Le 11 juin 1968, Paul Dodane, d’obédience pacifiste, s’est retrouvé
sur les barricades. Photo DR
G. Pivaudran s’étend aux emballages
de cosmétiques et de maquillages
dégénérer. André Boulloche, le maire,
avait demandé à l’Etat le retrait des
forces de police. » Le lendemain, lorsque Paul Dodane traverse la rue
principale de l’usine, « ce n’était pas
beau à voir. Les caves du Cercle Hôtel,
où la direction organisait ses repas
d’affaires avaient été vidées », se souvient-il. « Les revendications étaient
justes, mais les débordements
n’avaient pas de sens », analyse le
vice-président de Cristel. Mai 1968,
pour lui, c’est aussi un souvenir
familial. A l’époque, lui et son
épouse faisaient construire leur
maison à Exincourt. Le grand slogan, c’était « Peugeot peut payer ».
Paul Dodane se souvient de son fils
Damien, qui avait pris le panneau de
chantier de la maison en construction et scandait le fameux slogan du
haut de ses six ans. Damien Dodane
est aujourd’hui directeur général
délégué de Cristel, en charge de
l’export et du marketing. Ce sont ses
parents, Bernadette et Paul qui,
dans les années 1980, avaient sauvé
cette casserie où fut emboutie la première casserole de l’histoire. Les
salariés avaient appelé Bernadette
Dodane, alors comptable, à leur
secours. A la dislocation de l’empire
Japy, ils avaient tenté l’aventure
d’une Scop, sans succès. Sollicité par
son épouse pour donner son avis de
technicien sur la viabilité de cette
entreprise implantée à Fesches-leChâtel, à quelques kilomètres de
Sochaux, Paul Dodane avait suggéré
de la positionner haut de gamme.
Une idée visionnaire
Depuis, le design des casseroles Cristel, c’est à lui que l’entreprise les doit.
Labellisée Origine France Garantie
et Entreprise du patrimoine vivant,
la société a obtenu en 2018 un label
Observeur du design pour la gamme
Castel’Pro et un Red Dot Award pour
une sauteuse à manche amovible en
bois de noyer.
Après le Japon, Cristel se fait une
place sur le marché américain. Mais
l’esprit de cette pépite de près de
100 salariés est toujours celui du dessinateur de Sochaux. « L’entreprise
est très ouverte, c’est une aventure collective, avec des actionnaires rémunérés au taux de la Caisse d’Epargne : les
résultats sont consacrés au développement de l’entreprise, et ça, c’est voté
sans tension. » Parmi les 23 associés,
de vieux amis de la CFDT qui font
perdurer la solidarité ayant permis
la survie de la casserie et la poursuite
de ses belles aventures. n
5 RETROUVEZ
DEMAIN
Christian Boiron, le patron
social qui boude Mai 68
Bodet héliporte les
cloches de Conques
PAYS DE LA LOIRE
OCCITANIE
Le fabricant
de composants d’emballages de parfums
s’élargit au maquillage
avec Chanel.
Il investit 10 millions
d’euros dans une usine
d’assemblage et une
ligne d’anodisation.
Laurent Marcaillou
— Correspondant à Toulouse
Le fabricant de composants
d’emballages en aluminium de parfums G. Pivaudran à Souillac (Lot)
s’agrandit pour répondre à de nouveaux marchés dans les cosmétiques. Il vient d’ouvrir une extension
de l’usine de 3.000 mètres carrés qui
héberge trois nouvelles machines
d’assemblage automatisées. Deux
autres seront installées à la fin de
l’année, portant l’investissement à
5,5 millions d’euros. Ces machines
qui contrôlent automatiquement la
qualité sont plus rapides pour pou-
G. Pivaudran accroît sa capacité pour fabriquer de nouveaux
produits, dont l’emballage en aluminium brossé d’un nouveau
mascara de Chanel. Photo DR
voir affronter la concurrence européenne et asiatique. G. Pivaudran
accroît sa capacité pour fabriquer
de nouveaux produits, dont l’emballage en aluminium brossé d’un nouveau mascara de Chanel qui représente un gros contrat. Il façonne et
assemble la flaconnette en incorporant une brosse à mascara fabriquée en impression 3D par une
autre entreprise française. « Les
fabricants de cosmétiques montent
en gamme et s’intéressent davantage
à l’aluminium, ce qui nous ouvre un
marché important, car les emballa-
ges de maquillage sont produits en
plus grande quantité que ceux des
parfums et sont plus complexes »,
explique Marc Pivaudran, président
de la société familiale.
Bains électrolytiques
L’entreprise ne réalise encore que
10 % de son chiffre d’affaires avec les
emballages de cosmétiques (contre
90 % pour les parfums), mais elle
veut atteindre 25 % d’ici à trois
ans. Le fabricant doublera l’an prochain sa capacité de traitement de
surface en installant une ligne
d’anodisation robotisée deux fois
plus productive, qui élargira la
palette de couleurs et de finitions.
L’anodisation colore les pièces en
déposant des couches d’alumine
dans des bains électrolytiques.
L’investissement dans cette ligne
opérationnelle à la fin 2019 s’élèvera
à 4,5 millions d’euros. Spécialisé
dans l’aluminium, le fabricant lotois
fabrique des capots, des bouchons,
des plaques d’habillage et des produits intérieurs de flacons pour Chanel, LVMH, Hermès, Estée Lauder,
L’Oréal, Puig, etc. Il produit 40 millions de pièces par an en effectuant
l’emboutissage, le polissage, la coloration et l’assemblage. La PME
recrute 15 à 20 personnes cette
année en plus des 160 salariés et des
40 intérimaires. Il a augmenté son
chiffre d’affaires de 35 % en 2017, à
18,6 millions d’euros et prévoit
19,5 millions cette année. Après une
période difficile qui l’avait conduit à
supprimer 112 emplois en 2009,
l’entreprise bénéficie de la croissance du marché du luxe et du
retour au « made in France » pour
les emballages. « Certains clients
reviennent de la fabrication en Asie »,
souligne Marc Pivaudran. n
Le groupe, familial
depuis cinq générations, perpétue son
activité campanaire.
Emmanuel Guimard
— Correspondant à Nantes
L’o p é r a t i o n s ’a n n o n ç a i t
périlleuse. Mi-juillet, la société
Bodet a décroché par hélicoptère trois des quatre cloches de
l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, dans l’Aveyron. Depuis,
dans ses ateliers de Cholet (Maine-et-Loire), Bodet remplace
des battants, des moteurs et ressoude la fêlure de l’une des cloches, pesant 425 kilos. Une fois
restaurées, elles seront replacées en novembre, également
par la voie des airs. L’opération
revêt une valeur de symbole
pour le groupe qui célèbre les
cent cinquante ans de sa création par les aïeux des dirigeants
actuels, Jean-Pierre Bodet ayant
récemment passé la barre à ses
fils, Pascal et Sylvain, représentant la cinquième génération.
« La pratique religieuse baissant,
l’activité campanaire est stable,
nous ciblons désormais davantage les bâtiments historiques »,
explique ce dernier. De l’horloge
d’église, l’entreprise a développé
une activité Time, recouvrant
toutes les horloges de gare,
d’aéroport, d’école et les systèmes de distribution d’horaire.
« L’activité Time a été portée par
le déploiement de produits liés au
Plan particulier de mise en sûreté
(PPMS) dans les écoles », détaille
Sylvain Bodet, ce dispositif
visant à prévenir les intrusions.
Logiciels RH
De là, Bodet est devenu une référence dans l’affichage sportif et
l’affichage vidéo LED. Cette maîtrise du temps l’a aussi conduit à
développer une activité logicielle, Bodet Software, éditeur
de solutions pour les ressources
humaines, qui assure l’essor du
groupe. Le tout atteignait
l’année dernière un chiffre
d’affaires de 88 millions d’euros,
en hausse de 14,4 %. Pour
accompagner sa croissance, le
groupe, qui emploie 780 salariés, vient d’investir 3,6 millions
d’euros dans un nouveau siège
social, sur son fief de Cholet. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 //
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
LES PRIX DU BLÉ S’ENVOLENT
SUR EURONEXT
FINANCE
&MARCHES
Cela fait cinq ans que les prix du blé
européen n’avaient pas atteint de
tels niveaux sur Euronext. Les prix
sont montés jusqu’à 219,50 euros sur
le contrat de septembre. Les cours
ont bondi de plus de 20 % en un
mois. En cause, les inquiétudes sur
la production. Selon Agritel, l’UE
produira 15 millions de tonnes de
blé en moins cette année, et le bloc
Russie-Ukraine-mer Noire 18 millions de tonnes en moins.
les
indices
Facebook veut exploiter les données
de clients de banques américaines
Les
établissements
financiers ont
encore du mal
à faire parler
leurs données
l Le réseau social discute avec des
établissements bancaires pour créer
de nouveaux services sur Messenger.
l Dans ce cadre, il pourrait accéder
à certaines informations bancaires.
BANQUES
Alexandre Rousset
@Alex_Rousset
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Les données bancaires sont l’un des
derniers bastions qui résistent
encore aux Gafa. Pas étonnant, dès
lors, que Google, Apple et autres
Facebook multiplient les initiatives
pour tenter de mettre la main sur ce
« nouvel or numérique ». Dernier
épisode en date, selon le « Wall
Street Journal », Facebook serait en
discussion avec les principaux établissements financiers américains.
Son but ? Créer de nouveaux services sur sa messagerie Messenger.
Comme il le fait déjà avec des compagnies aériennes ou des marchands en ligne, Facebook aurait
souhaité développer sur sa plateforme un service client pour les banques, par chat (avec opérateur ou
automatisé). Dans ce cadre, le réseau
social aurait souhaité accéder à une
partie des données détenues par les
banques sur leurs clients, comme les
transactions de carte bancaire ou le
solde des comptes courants.
Les banques méfiantes
Selon Facebook, un tel partage de
données permettrait aux internautes de connaître en temps réel l’état
de leur compte en banque sur la
messagerie et d’être alertés en cas de
soupçons de fraude. En échange, les
banques pourraient cibler leurs
offres publicitaires sur la messagerie et accéder à son 1,3 milliard d’utilisateurs mensuels (et 2,2 milliards
pour toute la plate-forme Facebook). D’après le quotidien américain, les discussions auraient
démarré l’an dernier. JPMorgan
Chase, Wells Fargo ou encore Citigroup auraient été sollicités.
Mais, quelques mois après le
tremblement de terre provoqué par
l’affaire Cambridge Analytica, le
timing n’est peut-être pas idéal…
Selon des sources proches du dossier, la question si sensible de la confidentialité des données a ajouté de
la crispation dans les négociations
entre les banques et le réseau social.
Si bien qu’un grand établissement
bancaire aurait mis fin aux pourparlers. De son côté, une porte-parole de JPMorgan Chase a indiqué
que la banque n’avait pour l’heure
pas répondu favorablement aux
sollicitations de Facebook : « Nous
ne partageons pas les données des
transactions effectuées par nos
clients et avons par conséquent rejeté
certaines propositions. » Quant à
Wells Fargo, elle est pour l’instant
restée silencieuse sur le sujet.
Pour sa part, Facebook préfère
relativiser et dément avoir activement demandé aux établissements
bancaires des données de transactions financières. « Ce n’est pas vrai,
explique une porte-parole. Comme
beaucoup d’entreprises du Net, nous
travaillons avec des banques et des
sociétés de cartes de crédit pour offrir
des services de chat de service client
ou de gestion des comptes. L’idée,
c’est que chatter avec une banque
peut être mieux que d’attendre au
téléphone. Et l’utilisateur donne son
consentement explicite. Nous n’utilisons pas ces informations, ni pour la
publicité ni pour autre chose. La clef
de ces partenariats est de garder les
informations des gens en sécurité. »
Si l’annonce de telles négociations
peut inquiéter quant au respect des
données personnelles, les révélations de la presse américaine ont en
revanche été plutôt bien accueillies
par les investisseurs. A Wall Street,
l’action Facebook a clôturé en
hausse de 4,45 % lundi, soit sa plus
forte progression depuis sa chute
vertigineuse de 19 % le 26 juillet
après des résultats trimestriels jugés
décevants. Les marchés semblent
apprécier le potentiel de croissance
que constitue Messenger.
(
ANALYSE
Sharon Wajsbrot
L
Facebook (ici, son PDG-fondateur Mark Zuckerberg) aurait commencé à approcher de grandes
banques américaines dès 2017. Photo Ludovic Marin/AFP
Pour mener ce
chantier stratégique,
les banques n’ont pas
de temps à perdre
Lire « Crible »
Page 26
Des partenariats toujours plus spectaculaires
Outre-Atlantique, les géants
de l’Internet et les grandes
banques réfléchissent de
concert à des services
financiers de plus en plus
sophistiqués. En France,
leurs relations se résument à
des sujets plus traditionnels.
prêteurs américains (Goldman
Sachs, et JP Morgan notamment)
ont enfin commencé à réfléchir de
concert à des services financiers
plus sophistiqués. Plus qu’une logique d’ensemble, chaque cas répond
à des situations particulières, ou à
un nouveau besoin à satisfaire.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
Santé : des projets flous
L’année 2018 a marqué un tournant
dans les relations entre deux des
grands piliers de l’économie « made
in USA » : très axés sur les services
de paiement, les géants de l’Internet
(Google, Amazon, Facebook et
Apple) et certains des plus grands
Exemple éclatant, Amazon – le plus
avancé des quatre Gafa en matière
de services financiers – s’associe en
janvier à deux autres poids lourds,
Berkshire Hathaway et JP Morgan.
Leur but ? Proposer une assurancesanté dédiée aux salariés des trois
groupes, soit un bassin d’environ 1,2 million de personnes. Le trio
es Gafa rêvent de mettre la
main sur les données de consommation que les banques
ont amassées au fil du temps sur
leurs clients. Ces informations
– certes précieuses – restent pourtant encore très difficiles à faire parler. De fait, les établissements commencent à peine à mettre de l’ordre
dans les masses de données qu’elles
ont en leur possession.
Sous l’impulsion des évolutions
réglementaires successives en
Europe (la deuxième directive sur
les services de paiement puis surtout le règlement européen sur la
protection des données personnelles), les banques ont en effet mis en
place ces derniers mois des équipes
de « data intelligence » chargées de
fiabiliser les données et de casser les
« silos » informatiques qui se sont
progressivement sédimentés. Dans
les banques, les différentes modalités de collecte d’information auprès
des clients ne sont pas standardisées et les systèmes informatiques
n’ont pas été conçus pour mobiliser
les données de façon transversale.
n’a pas encore clairement expliqué
comment il comptait renverser la
table des frais de santé outre-Atlantique, mais la présence d’Amazon
au tour de table suffit à faire peur.
Seule annonce officielle à ce stade,
la nomination à la tête de cette « initiative santé » d’Atul Gawande, un
chirurgien et professeur de médecine très respecté outre-Atlantique.
Autre cas particulier, en mai dernier, selon le « Wall Street Journal »
ce sont Goldman Sachs et Apple qui
tentent de faire cause commune. Les
deux partenaires prépareraient une
carte de crédit qui devrait voir le jour
en 2019, et qui porterait le logo Apple
Pay. Une telle alliance aurait du sens
pour Goldman qui développe
actuellement ses services bancaires
grand public, et n’a donc rien à perdre dans le domaine, et tout à gagner.
AXA comme précurseur
Ces évolutions paraissent plutôt
ébouriffantes par comparaison à la
France. Dans l’Hexagone, les partenariats entre Gafa et champions de
la finance relèvent pour l’heure du
domaine assez classique du paiement. En particulier, la solution
Apple Pay, déjà adoptée par BPCE en
2016, a poursuivi son bonhomme de
chemin ces derniers mois, au gré
des négociations. Elle est depuis
arrivée notamment chez Société
Générale, et devrait finir par être
aussi proposée chez BNP Paribas.
Enfin, de façon plus classique, les
grands acteurs de la finance se servent des technologies des Gafa dans
le domaine du marketing et de la
transformation digitale… Chaque
acteur restant clairement dans son
rôle. A cet égard, AXA s’est montré
précurseur en passant un partenariat stratégique mondial avec Facebook dès 2014. Il s’agissait alors pour
l’assureur de « développer la présence de sa marque » sur le réseau
social et de faire monter en expertise les équipes d’AXA au contact des
ingénieurs de Facebook. C’était
deux ans avant que Thomas Buberl,
le nouveau patron de l’assureur
français, ne désigne les Gafa comme
« nos concurrents de demain ». n
Mettre de l’ordre dans leurs
stocks de données est surtout
devenu une nécessité pour des raisons commerciales et opérationnelles. Les réseaux bancaires sont
nombreux à s’équiper d’algorithmes d’intelligence artificielle pour
améliorer leurs performances face
au client comme dans les back-offices. Ces outils apprenants puisent
justement leur « intelligence » dans
les masses de données qui leur sont
soumises.
Enfin sur un plan strictement
marketing, maîtriser les données
est une condition sine qua non pour
parvenir à des offres individualisées, adaptées aux besoins de chacun des clients, à l’image de ce que
proposent déjà les géants du Net.
Pour mener ce chantier stratégique, les banques n’ont pas de temps
à perdre. Contraintes par la réglementation européenne, elles doivent dès maintenant ouvrir l’accès
aux comptes courants de leurs
clients à des acteurs tiers qui en
auraient fait la demande. Autrement dit, si elles ne parviennent pas
à s’organiser pour faire parler les
données de leurs clients, les fintech
ou pire les Gafa risquent de le faire à
leur place… n
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FINANCE & MARCHES // 21
Les Echos Mercredi 8 août 2018
Les cours du pétrole sous tension
UniCredit : pas
de croissance
externe
avant 2019
l L’entrée en vigueur des premières sanctions américaines
contre l’Iran fait remonter les prix de l’or noir.
l L’Arabie saoudite rencontre des difficultés à trouver
des acheteurs.
MATIÈRES
PREMIÈRES
Etienne Goetz
@etiennegoetz
La première vague de sanctions
américaines contre l’Iran a déjà des
effets sur le marché du pétrole, alors
même que les mesures visant directement les exportations d’or noir de
Téhéran n’entreront en vigueur que
le 4 novembre prochain. Mardi, le
WTI, référence américaine, a gagné
0,72 % à 69,51 dollars, tandis que le
brent, référence européenne, a progressé de 1,34 % à 74,70 dollars. Les
sanctions « s’appliquent, entre
autres, à l’achat de dollars et au commerce d’or et de métaux. Indirectement, elles entravent les échanges de
pétrole », expliquent les analystes de
Commerzbank. Ils rappellent également que « certaines sociétés ont
déjà annoncé qu’elles arrêteront
d’acheter du pétrole à l’Iran à partir
d’août. Les exportations iraniennes
vont donc probablement commencer
à diminuer ».
Toute la question est de déterminer le nombre total de barils qui
seront retirés du marché par les
sanctions visant les exportations
iraniennes d’or noir, actuellement à
environ 2,5 millions de barils par
jour (mb/j). Pour la plupart des analystes, Téhéran devrait envoyer à
l’étranger entre 1 et 1,3 mb/j en
moins. La Chine va sans doute continuer à s’approvisionner auprès de la
République islamique, tout comme
l’Inde. Mais des pays comme le
Japon ou la Corée du Sud, qui
avaient bénéficié d’exemption lors
du précédent embargo, devraient
stopper leurs échanges avec Téhéran. L’administration Trump s’est
montrée trop intransigeante.
La Chine va sans
doute continuer
à s’approvisionner
auprès de l’Iran,
tout comme l’Inde.
L’Iran n’est pas le seul facteur de
hausse des prix. On peut aussi citer
une grève en mer du Nord et la
baisse du dollar. Mais surtout l’Arabie saoudite, qui a réduit sa production faute de trouver des acheteurs.
Le Royaume n’a même pas pu écouler les barils en trop pour faire tourner les climatiseurs : contrairement à l’Europe, les températures
en Arabie saoudite ne sont pas aussi
élevées que d’habitude.
Les cours ne peuvent cependant
pas grimper indéfiniment. « Le président Trump est bien conscient que
des prix à la pompe élevés constituent
un handicap majeur lorsque sa base
électorale se rendra aux urnes », analyse Michael Wittner de Société
Générale. Les élections de mi-mandat se tiendront le 6 novembre,
deux jours après l’entrée en vigueur
des sanctions contre les exportations de brut iranien.
« Les marchés sont aussi conscients qu’il existe la possibilité de puiser dans les réserves stratégiques
américaines », ajoute l’analyste.
Improbable à court terme selon lui,
mais possible en octobre si le brent
d é p a s s e l e s 8 0 d o l l a r s . C’e s t
d’ailleurs à ce niveau que le locataire de la Maison-Blanche avait
posté des tweets rageurs pressant
l’Opep de faire baisser les prix.
Par ailleurs, l’Arabie saoudite a
coupé court aux rumeurs selon lesquelles elle inondait le marché
alors que le brent chutait vers les
70 dollars. « Nous pensons que
70 dollars est un plancher pour les
Saoudiens », juge Michael Wittner.
Depuis près d’un mois, les cours
évoluent dans une fourchette
dépassant à peine les 3 dollars. A
croire que les niveaux actuels satisfont tous les acteurs. n
BANQUE La banque italienne
UniCredit évaluera d’éventuelles possibilités de croissance externe dans le cadre
de son futur plan stratégique,
à partir de 2019, a déclaré
mardi son directeur général,
Je a n - P i e r r e M u s t i e r. A u
niveau européen, « la probabilité d’une opération transfrontalière est, selon nous, très
basse, donc ne retenez pas
votre souffle », a-t-il lancé, en
estimant qu’UniCredit était
« l ’ u n e d e s ra re s b a n q u e s
paneuropéennes ». Des
rumeurs de presse avaient
évoqué, au printemps, un
possible rapprochement
d’UniCredit avec la banque
française Société Générale.
Commerzbank
renoue avec
la croissance
de ses bénéfices
L’Iran n’est pas le seul facteur de hausse des prix (ici, l’île de Kharg
au large de l’Iran). On peut aussi citer une grève en mer du Nord et
la baisse du dollar. Photo Atta Kenare/AFP
Les valeurs pétrolières profitent enfin du rebond du prix du baril
Avec un gain de 13,5 % aux
Etats-Unis et de 12,5 % en
Europe, c’est l’un des
secteurs phares de la Bourse
depuis le début de l’année.
Pierrick Fay
@pierrickfay
Cela aura mis du temps, mais les
valeurs pétrolières ont enfin comblé
leur retard sur le prix du pétrole. En
un an, le cours du WTI a bondi de
40 % et, dans le même temps,
l’indice américain S&P Oil & Gas
Exploration et Production a pris
37,7 %. De son côté le STOXX Europe
Oil and Gas affiche un gain de plus
de 20 %. Le secteur a fini par profiter
du redressement du prix du pétrole.
Il y a en effet depuis quelques
semaines un « changement de vue
sur le pétrole », note Stéphane Déo à
La Banque Postale AM, le sentiment que le rebond des prix de
l’énergie ne sera pas un feu de paille.
« Le marché pense maintenant que le
pétrole va se stabiliser, voire progresser à trois mois », poursuit le stratégiste, qui constate que, contrairement au début de l’année, les
contrats à terme sur le brent sont
plus élevés que les cours observés.
malgré le récent rebond. Elles ont une
capacité à générer des cash-flows, les
bilans sont assainis et elles ont encore
un potentiel de réduction des coûts ».
Un constat positif partagé par les
analystes de Barclays, pour qui « le
secteur de l’énergie, en Europe, offre
toujours un bon mixte entre un
potentiel élevé de croissance des bénéfices, un bon rendement et des
niveaux de valorisation qui ne sont
pas exigeants ».
Le baril de brent à échéance de fin
d’année vaut ainsi 75,35 dollars,
contre 74,85 dollars pour le baril à
échéance octobre 2018.
Une performance qui permet
aux pétrolières de surperformer –
enfin – le marché boursier, y compris depuis le début de l’année, puisque l’indice américain progresse de
13,5 % et l’indice européen de 12,5 %,
contre +5,25 % pour le S&P 500 et
+0,50 % pour le STOXX Europe 600.
C’est l’un des secteurs les plus performants depuis le début de l’année.
Statut défensif
Valorisations attractives
Est-ce durable ? Depuis un mois, les
indices marquent un peu le pas
(–0,55 % pour les pétrolières européennes depuis le pic du 10 juillet et
–5 % pour les américaines). Surtout
parce que les résultats ont été un
peu décevants, reconnaît Yohan Salleron, gérant chez Mandarine Gestion. « Hormis Total, certaines
majors pétrolières ont pu un peu
décevoir en termes de bénéfice par
action au deuxième trimestre, mais
les attentes étaient très élevées. » Par
ailleurs, ces valeurs ayant réduit
l’écart de performance avec le prix
du pétrole, « le potentiel de hausse à
court terme devient moins évident »,
estiment les analystes de JP Morgan
Cazenove. Malgré tout, le secteur
semble bénéficier encore de perspectives intéressantes. D’abord, rappelle Barclays, parce que « le récent
rebond a suivi une sous-performance
de 50 % durant la période 2013-2016.
En termes de prix relatifs, le secteur
de l’énergie européen est au même
niveau qu’il y a seize ans ».
en bref
Ensuite, poursuit Yohan Salleron,
la déception sur les trimestriels « ne
signifie pas qu’il y a une remise en
cause de l’amélioration des résultats.
La tendance est vraiment lancée, avec
une croissance des bénéfices par
action de 25 à 30 % cette année ».
Conséquence, selon lui, « les valorisations restent très attractives. Il y a
encore un potentiel d’appréciation,
C’est d’ailleurs l’autre atout des
valeurs pétrolières : leur capacité
retrouvée à accroître leur retour aux
actionnaires via les dividendes et les
rachats d’actions. « Cette politique
maintient l’attrait des investisseurs
pour le secteur, à l’image de Royal
Dutch Shell, qui a démarré son programme de 25 milliards de dollars de
rachat d’actions », juge Yohan Salleron. Une marge de manœuvre renforcé par la solidité de leur cash-flow
libre. Cela conforte le statut défensif
du secteur, favorable dans un contexte « d’incertitudes à court terme »,
selon Yohan Salleron. « A condition
qu’il n’y ait pas de choc sur le prix du
baril. Mais s’il reste entre 65 et 80 dollars, c’est un secteur à privilégier. » n
BANQUE Entre avril et juin,
Commerzbank a engrangé
272 millions d’euros de résultat net, dépassant les prévisions des analystes de Factset.
L’année passée, la banque
avait subi une perte de
628 millions d’euros à cause
d’importantes provisions
liées à un vaste plan de
départs. Engagée dans un plan
d’investissement numérique,
Commerzbank a toutefois
revu à la hausse ses prévisions
de charges annuelles. Les initiatives de croissance « vont
prendre du temps pour produire leur plein effet », a précisé Martin Zielke, président
du directoire de la banque.
Blanchiment :
ouverture
d’une nouvelle
enquête contre
Danske Bank
BANQUE La première banque danoise, Danske Bank, est
visée par une enquête pour
soupçons de blanchiment
d’argent, pour près de 8,3 milliards de dollars, via sa filiale
estonienne. Les opérations
suspectes auraient transité
via « un réseau complexe de
sociétés fictives et de banques »
entre 2007 et 2015 en Moldavie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Ukraine. « Nous avons
un dialogue constructif avec
les autorités, et nous serons au
service du parquet de la répression de la délinquance financière internationale », a
déclaré Danske Bank.
Le rial iranien peine à sortir de « la spirale de la mort »
DEVISE
Minée par l’hyperinflation, les sanctions et
l’échec des réformes
monétaires, la devise
iranienne a rompu
le lien de confiance
avec sa population.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
duits de première nécessité (aliments, médicaments), qui bénéficient toujours du taux de change
officiel fixe de 44.000 rials par dollar. La libéralisation, toute relative,
vise à soutenir une monnaie qui a
perdu l’essentiel de sa valeur. Les
particuliers pourront échanger
leurs rials contre des dollars, mais
pour des montants limités et s’ils
justifient leurs transactions (dépenses médicales, voyage à l’étranger,
frais de scolarité…).
Hyperinflation galopante
Face aux sanctions, l’Iran a décidé
de libéraliser son marché des changes, quelques mois après avoir tenté
en vain de le reprendre en mains.
C’est la loi de l’offre et de la demande
qui va désormais fixer la valeur du
rial iranien, à l’exception des pro-
Sur le marché noir, le dollar
s’échange autour de 95.000 rials
par dollar. Après avoir dépassé la
barre des 100.000 rials fin juillet, il
avait établi récemment un record à
119.000. Le 28 juillet, la devise iranienne a connu un krach, une chute
journalière de 12,5 %. Elle a perdu
près de la moitié de sa valeur sur le
marché noir depuis la réforme
monétaire décidée en avril visant à
unifier les taux de change du pays,
s’adosser au dollar et restaurer la
confiance dans la monnaie. Un
échec qui a précipité le plongeon du
rial. L’inflation annuelle est en effet
de 190 % et non pas de 10 %, le taux
officiel, selon les estimations de
Steve Hanke, économiste à la Johns
Hopkins University. Le rial est entré
« dans la spirale de la mort »,
comme en 2012 lorsque l’administration Obama imposa de nouvelles
sanctions au pays du fait de son programme nucléaire.
Fin juin, des bureaux de change
du grand bazar de Téhéran avaient
fait grève pour protester contre
l’effondrement de la devise et son
impact néfaste sur leurs activités.
Un grand nombre de bureaux de
change avaient été fermés dans le
pays en avril. Ils étaient accusés par
le pouvoir d’alimenter la spéculation. Ils pourront rouvrir, mais
seront contrôlés de près par les
autorités.
C’est la loi de l’offre
et de la demande qui
va désormais fixer la
valeur du rial iranien.
étaient les principaux problèmes
affectant l’économie. Seulement
32 % mettaient en avant les sanctions. Le pays a nommé un nouveau
gouverneur de sa banque centrale,
après avoir limogé son prédécesseur, jugé incapable de gérer la crise
financière. Désormais interdite
d’acheter des dollars, la banque
centrale va devoir diversifier, dans
d’autres monnaies que le billet vert,
ses réserves de changes, estimées à
130 milliards de dollars en 2017 par
le Fonds monétaire international.
Actifs refuges
La défiance à l’égard du rial alimente les troubles sociaux et le
mécontentement de la population.
En début d’année, 63 % des Iraniens
déclaraient que la mauvaise gestion
économique et la corruption
Le gouvernement a fixé à
10.000 euros les liquidités que les
particuliers peuvent détenir en
dehors du système bancaire. Dans
les bureaux de change des aéroports, les Iraniens peuvent retirer
entre 500 et 1.000 euros selon leur
destination. Le pays veut en effet
contrôler les fuites de capitaux.
Début mai, le responsable de la
Commission économique du Parlement iranien avait évalué à 2,5 milliards de dollars les sommes qui ont
quitté le pays pour s’investir sur les
devises cryptographiques comme
le bitcoin. Comme le Venezuela, le
pays voudra peut-être lancer sa propre devise 2.0 pour tenter de contourner les sanctions américaines
et surfer sur l’engouement pour les
« ICO » (levées de fonds en cryptomonnaies). Les particuliers se ruent
aussi sur l’or, qui fait figure de placement refuge contre l’hyperinflation. La demande d’or (pièces, lingots) a triplé dans le pays au
deuxième trimestre et d’une année
sur l’autre. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
Les encours de Standard Life
Aberdeen continuent de fondre
Comment ASI
se prépare
au Brexit
GESTION D’ACTIFS
Un an après la fusion,
les encours du groupe
atteignaient 610 milliards de livres au
30 juin dernier.
Sophie Rolland
@Sorolland
A quelques exceptions notables,
comme Amundi, les résultats
semestriels des gestionnaires
d’actifs témoignent d’un environnement nettement moins porteur.
Le retour de la volatilité sur les
marchés, la remontée des taux et
les incertitudes liées à la guerre
commerciale notamment ont
rendu les investisseurs plus frileux. En Europe, les investisseurs
ont retiré 12,2 milliards d’euros
des fonds d’investissement en
actifs à long terme en mai et
10, 5 mi l l i ar d s e n juin, selon
Morningstar,
Martin Gilbert et Keith Skeoch,
qui espéraient que la fusion entre
leurs deux maisons, Aberdeen et
Standard Life, permettrait de stopper l’hémorragie sur les encours,
ont dû se rendre à l’évidence : doubler de taille ne règle pas tout. Au
premier semestre, la décollecte
nette d’Aberdeen Standard Investments (ASI) – l’activité de gestion
d’actifs du groupe Standard Life
Aberdeen – a atteint 19,2 milliards
d e l ivr e s ste r l i n g , ram enant
l’ensemble des encours gérés et
administrés à 610,1 milliards de
livres au 30 juin (contre 626,5 milliards au 31 décembre dernier).
Perte d’un mandat
de Lloyds
La fusion avait notamment conduit
la banque Lloyds – un concurrent
direct de Standard Life – à retirer un
mandat de 109 milliards de livres au
géant écossais de la gestion en
début d’année. Ce mandat représentait 19 % des encours d’Aberdeen Standard Investments.
« Les conditions dans lesquelles
évolue l’industrie de la gestion
d’actifs continuent d’être compliquées, a reconnu le groupe dans un
communiqué. Nous prenons des
mesures pour améliorer nos performances d’investissement dans les
domaines clefs. »
Le cours de Standard Life Aberdeen, qui avait fondu de 30 % depuis
début janvier, reprenait presque
5 % hier. Si les investisseurs ne sont
pas convaincus par les performances du groupe, ils ont apprécié que
ses dirigeants s’engagent à passer à
la vitesse supérieure en matière de
rachats d’actions. Un plan de
175 millions de livres a été annoncé.
4
À NOTER
Fin juillet, DWS a indiqué
qu’il n’atteindrait pas son
objectif de croissance de
la collecte de 3 à 5 % cette
année. DWS a subi près de
13 milliards d’euros de retraits
nets au premier semestre.
Aberdeen Standard
Investments (ASI), qui
gère plus de 70 milliards
d’euros pour le compte
de clients basés en Europe
hors du Royaume-Uni,
se prépare à créer une
société de gestion en
Irlande. Celle-ci chapeautera l’ensemble des succursales d’ASI en Europe
continentale. Parmi elles
figure la succursale française qui a perdu son
statut de société de gestion il y a un an et rapporte, depuis, à Aberdeen
Limited au Royaume-Uni.
« Le hub basé à Dublin
complétera celui au Luxembourg, qui gère plus de
100 fonds commercialisés
en Europe et dans de nombreuses régions d’Asie et
des Amériques », indique
le groupe.
En revanche, l’éventualité
d’un durcissement des
conditions de délégation
de gestion ne semble pas
inquiéter le groupe. Les
équipes de gestion resteront localisées hors de
l’Union européenne,
essentiellement au Royaume-Uni, mais aussi à Boston pour les fonds US High
Yield, par exemple.
Un médiateur
du crédit pour
les politiques
FINANCEMENT
Jean-Raphaël
Alventosa aura pour
mission de faciliter
les relations entre
établissements
bancaires et élus.
Un risque d’image
Il sera le premier à occuper cette
fonction. Jean-Raphaël Alventosa a été officiellement nommé
médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques. Ce
rôle a été institué l’an dernier par la loi sur la confiance
dans la vie politique en vue de
concourir « au financement légal
et transparent de la vie politique », selon le communiqué de
l’Elysée proposant la nomination, en juillet dernier, de cet
énarque, âgé de soixante neuf ans et passé notamment
par la Cour des comptes.
Il faut dire que leurs relations
peuvent être difficiles. Auditionné par le Sénat le 26 juillet
Près de 42 %
des candidats aux
dernières élections
législatives auraient
essuyé un refus
de la part des
banques pour
ouvrir un compte.
Starling en chiffres
Anne Boden
Une banquière
chevronnée
à la tête de Starling
Près de 200.000 comptes
(+20 % d’un mois sur l’autre)
l Environ 84 millions
de livres de dépôts à fin juin
(+33 % par rapport à mai)
l La banque espère
atteindre l’équilibre
fin 2019-début 2020
l
L’ex-directrice des opérations d’Allied Irish
Banks a décidé de tout quitter pour créer
une banque. Depuis, Starling a ouvert
sur mobile près de 200.000 comptes.
lle est fière d’être une femme,
dans un monde où ni la banque
ni la tech ne leur laissent les premiers rôles. Et elle s’amuse
d’avoir cinquante-huit ans,
dans une start-up où la moyenne d’âge des
210 salariés est plutôt moitié moindre.
Visage rond, yeux bleus et cheveux noirs,
Anne Boden, la patronne de la fintech britannique Starling Bank, ne fait rien comme
les autres.
C’est sans doute pour cela que l’ancienne
directrice des opérations d’Allied Irish
Banks (AIB) décida un jour de tout quitter à
Dublin pour créer, début 2014 à Londres,
une nouvelle banque. « Etre différent, c’est
avoir la chance de se faire remarquer », lancet-elle dans un sourire. Cela fait un peu plus
d’un an que la start-up a lancé son compte
courant entièrement sur mobile.
E
Une banque dans le cloud
Qu’est-ce qui a poussé l’ex-grande patronne à
vouloir, à l’image de l’étourneau qui a donné
son nom à sa banque, voler de ses propres
ailes ? « Au bout d’un an chez AIB, à revoir les
process pour revenir dans le vert après la crise
financière, je commençais à être à court
Le premier est tout simplement
l’insolvabilité de l’emprunteur.
Cette crainte est renforcée
dans l’esprit des banquiers
depuis l’affaire Bygmalion.
Autre particularité, les élus sont
désormais considérés comme
des personnes politiquement
exposées en vertu de la quatrième directive européenne
antiblanchiment, entrée en
vigueur en juin dernier. Ce traitement consiste à contrôler les
comptes des élus de plus près et
à exiger davantage d’informations. Un processus lourd
auquel tous les candidats
n’acceptent pas de se soumettre.
Dernier problème, le risque
d’image. Pour des raisons de
transparence, la Commission
nationale des comptes de campagne et des financements politiques doit, depuis le 1er janvier
2018, publier l’identité des prêteurs, une publicité dont les établissements se passeraient bien.
Jean-Raphaël Alventosa promet un diagnostic plus précis
d’ici à la fin de l’année en vue
d’améliorer le dispositif de
médiation. — C. F.
série d’été 2/9
LES NOUVELLES STARS DE LA FINTECH
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
dernier, Jean-Raphaël Alventosa
a rappelé que près de 42 % des
candidats aux dernières élections législatives ont essuyé un
refus de la part des banques pour
ouvrir un compte. La clientèle
politique peut susciter des craintes. Lors de cette audition, trois
risques ont été mentionnés.
d’idées. Je suis partie aux Etats-Unis et en Australie pour discuter avec d’autres banquiers. Et
tout le monde avait les mêmes problèmes : des
agences vides à cause du Web, des technologies
dépassées, un historique de portefeuilles
clients à gérer. Je me suis alors dit que cela vaudrait sans doute mieux de repartir de zéro. »
L’ex-patronne européenne du « transaction banking » chez ABN Amro puis RBS
dresse alors une liste des « 17 choses » qu’elle
voudrait voir sa banque proposer au public.
Permettre au client de réaliser ses paiements où et quand il le souhaite, l’autoriser
à déléguer l’accès à ses comptes… Starling
sera non seulement sans agence et exclusivement sur mobile, mais grâce à l’infrastructure d’Amazon Web Services, elle sera
aussi entièrement dans le cloud, une première outre-Manche. Et à la manière
d’Amazon, elle offrira sur une place de marché les services de partenaires (TransferWise pour le transfert d’argent à l’étranger,
Moneybox pour la gestion de patrimoine…).
Elle s’amuse d’avoir
cinquante-huit ans, dans
une start-up où la moyenne
d’âge des 210 salariés est
plutôt moitié moindre.
Anne Boden a créé début 2014, à Londres, la Starling Bank, accessible
exclusivement sur mobile et entièrement dans le cloud. Photo The Memo
Rien ne prédestinait Anne Boden à créer
sa banque. En grandissant à Swansea, au
pays de Galles, cette fille d’un sidérurgiste et
d’une employée de « department store »
visait avant tout « un job dans un bureau
avec un attaché-case ». Après avoir étudié la
chimie et l’informatique à l’université, elle
entre dans le secteur presque par hasard, en
débutant chez Lloyds Bank en 1981 sur les
conseils de sa mère, avant de prendre des
responsabilités mondiales chez UBS.
Mais Anne Boden est comme ça : elle
aime changer les choses. C’est parce qu’on
lui refuse le poste qui à ses yeux lui permettrait de transformer RBS qu’elle décide de
quitter le navire. C’est parce qu’elle sent
qu’elle a les moyens d’aider AIB qu’elle ne
peut résister à sa proposition. Pourtant, elle
songe déjà, à l’époque, à bifurquer vers la
tech. Elle vient de passer plusieurs mois
d’exploration sur la côte Ouest des EtatsUnis. Elle a même commencé à travailler
avec la fintech GoCardless, qui propose des
prélèvements bancaires simplifiés.
L’Irlande, tête de pont
pour l’Europe
Tout ce parcours lui servira à créer Starling, autant que son enthousiasme et son
obstination. Des qualités indispensables,
d’abord, à convaincre le régulateur, et
indispensables également, à trouver des
investisseurs, même si la construction de
Starling aura coûté moins de 20 millions
de livres sur dix-huit mois. « Cela a été
extrêmement difficile : d’abord, les gens ne
lèvent pas d’argent pour créer des banques !
Ensuite, notre vision était très différente
d’une banque classique. »
Au total, 48 millions de livres seront
néanmoins levés en 2016, puis 10 millions
de plus en 2018, auprès du management et
surtout d’un investisseur individuel,
Harald McPike. Aujourd’hui, Starling
cherche, selon certaines sources, à lever
80 millions supplémentaires pour financer son développement à l’international.
L’Irlande, Brexit oblige, devrait lui servir
de tête de pont pour l’Europe. Après avoir
ouvert en mars un compte exclusivement
sur mobile pour les professionnels, la
start-up lancera à la fin de l’été un compte
en euros, qui sera disponible en France au
début de l’an prochain.
Starling a tant grandi qu’elle a déjà dû
changer sept fois de locaux. Comme pour
compenser sa transformation rapide, elle a
ses rituels. Le vendredi à 10 heures, c’est
bacon et sandwiches pour tout le monde. Et
à 16 heures, les équipes se réunissent à nouveau pour un temps de « démos ». Ici, pas de
PowerPoint : ingénieurs, designers, chacun
montre ce qu’il a conçu durant la semaine,
avant que le client en prenne connaissance
la semaine suivante.
Anne Boden pourrait-elle un jour retourner dans une grande banque ? « Je crois que
je préfère faire de Starling une grande banque », répond-elle en riant. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Eric Larchevêque, cofondateur de Ledger
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Mercredi 8 août 2018
séAncE du 07 - 08 - 2018
CaC 40 : 5521,31 (0,81 %) neXt 20 : 12260,22 (0,21 %)
CaC larGe 60 : 6129,53 (0,74 %)
CaC all-tradaBle : 4336,44 (0,70 %)
Date De ProroGation : 28 août
euronext
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% mois
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a
fr0000121220
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a
be0003470755
16/01/18 1,55
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nl0000226223
18/06/18 0,05
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a
Gb00bDsfG982
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21/05/18 0,13
a
fr0000120271
11/06/18 0,62
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a
fr0013326246
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a
DiV 3 06/06/16
fr0013176526
04/06/18 1,25
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a
fr0000124141
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a
fr0000125486
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24/04/18 1,76
a
fr0000127771
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ouv
vol.
nb titres
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414148
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srD
clot
+ haut
+ bas
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14,71
14,59
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140,5
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24,46
55
55,34
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107,95
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69,56
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37,7
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19,285
19,055
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55
190,1
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84,28
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22,07
21,8
% Veil
% mois
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+ 0,38
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- 6,66
+ 0,83
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+ 0,16
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+ 1,54
-12,9
- 29,01
- 0,03
-2
- 0,87
+ 0,88
+ 0,12
+ 9,71
- 0,64
+ 4,55
+ 9,13
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 1,45
15,235
13,315 2,04
+ 5,87
147,75
120,05
0,72
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- 13,32
100,8
71,4
4,88
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1,48
- 18,67
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+ 2,94
76,17
62,88
4,1
- 2,06
78,56
67,02
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35,05
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2,95
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1,11
- 1,22
195,5
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66,48
3,01
39,55
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22,29
18,035 4,46
- 0,34
88,8
77,56
2,07
- 2,72
24,87
20,26
2,06
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
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4,576
34223
4,59
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4,502
B 7,07
7,09
27626
7,1
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
7,05
aBiVaX (abvX) g
B 6,65
6,8
6296
6,85
fr0012333284
9.904.229
6,65
acantHe DeV. (acan) g
c 0,646
0,646
5000
0,646
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,646
actia GrouP (ati) g
c 8,09
8,17
5782
8,17
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
8,03
aDocia (aDoc) g
B 16,64
16,84
4935
16,98
fr0011184241
6.916.753
16,6
aéroPorts De Paris (aDp) !
a 192,3
192
41272
193,6
fr0010340141
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191,7
air France-Klm (af) !
a 8,652
8,798
5846710
8,848
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,602
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 65
65,1
11359
65,4
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64,9
aKWel (aKW) g
B 21,5
21,65
12543
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fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
21,3
alD (alD)
a 16,3
16,17
113156
16,5
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
16,17
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 29,4
29,6
7168
29,85
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
29,05
alstom (alo) LR
a 38,4
38,5
431410
38,64
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
38,29
altarea (alta) g
a 189
186
4390
189
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
184,8
alten (ate) !
a 86,1
86,1
33249
86,4
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
86,05
altran tecHnoloGies (alt) ! a 8,28
8,29
644913
8,37
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
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3,37
3,33
16568
3,37
fr0012789667
46.929.852
3,3
amunDi (amun) !
a 61,06
62,32
eX-Ds 15/03/17
205650
62,66
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.510.562
61,06
aPril GrouP (apr)
B 12,7
12,9
3637
13
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
12,55
arcHos (JXr) g
c 0,841
0,845
173611
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fr0000182479
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0,841
arKema (aKe) L
a 107,8
107,25
156974
107,9
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
106,4
artPrice.com (prc) g
c 15,5
15
24339
15,74
fr0000074783
6.651.515
14,86
assYstem (asY) g
B 27,4
27,65
oPa 24/11/17
706
27,8
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
27,4
atari (ata)
c 0,475
0,472
756776
0,483
fr0010478248
255.105.360
0,471
auBaY (aub) g
c 37,4
37,6
4381
38
fr0000063737
21/05/18 0,24 13.136.796
37,4
aurea (aure)
c 7,58
7,42
1447
7,64
fr0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
7,42
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c 0,241
0,237
230241
0,242
fr0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,23
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B 18,92
18,92
494
19,08
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
18,92
Bénéteau (ben)
a 13,8
13,84
99068
14,06
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
13,72
Bic (bb) !
a 75,45
77,65
143125
78
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
75
BiGBen int. (biG) g
c 10,7
10,96
24440
11,08
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.060.784
10,54
BiomérieuX (bim)
a 71,4
71,1
101108
71,7
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
70,6
Boiron (boi) g
a 66,9
66,8
3786
67,1
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
66,8
Bolloré (bol) !
a 3,972
4,016
1300857
4,03
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
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BonDuelle (bon) g
B 29,6
29,8
58851
30,05
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
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a 22,21
22,01
524777
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fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
21,99
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a 1340
1340
28
1345
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1335
carmila (carm)
c 23,25
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fr0010828137
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casino (co) LR
a 34,28
34,3
648642
34,34
fr0000125585
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catana GrouP (catG) g
c 2,84
2,925
114667
2,94
fr0010193052
30.514.178
2,805
cGG (cGG) !
c 2,498
2,506
4997882
2,54
fr0013181864
698.828.907
2,454
cHarGeurs (cri) g
c 24,72
24,66
13876
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fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
24,46
cHristian Dior (cDi)
a 370,6
377,9
eX D oP 08/06/17
7405
378,8
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
368,4
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/260718
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 0,84 - 45,13
+ 8,13
11,15
- 54,6
4,05
- 0,42 + 12,9
- 2,34
7,48
+ 15,28
6,27
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+ 1,95
9,87
- 38,63
6,48
- 24,88
+ 0,94
0,87
- 11,51
0,562
+ 1,37 + 17,05
+12,53
9,08
- 1,09
6,83
- 0,12 + 17,35
- 5,92 21,3
- 13,11
13,28
- 0,16 + 21,14
- 4,29 202,6
+ 30,39 156
+ 2,42 - 35,21
+27,43 14,51
- 30,26
6,646
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+17,93 68,8
+ 48,97 46,2
+ 0,93 - 35,78
-12,7
36,8
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+ 7,71
27,3
+ 0,5 + 11,26
- 1,08 41,52
+ 25
32,79
- 1,06 - 10,62
- 5,78 218,5
- 4,39 184,2
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+ 2,93 92,8
+ 16,32 69,5
+ 0,12 - 33,69
-32,33 13,681
- 37,35
8,13
- 1,48 - 5,93
+12,12
4,4
- 33
2,9
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+ 5,13
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- 8,2
57,74
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0,65
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+ 11,15 94,82
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+ 0,91 - 7,59
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- 6,35
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+ 27,57
0,367
+ 0,54 + 8,67
+ 0,94 43,3
+ 22,88 33,55
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+ 2,49
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- 2,47 + 12,86
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+ 1,02 - 30,61
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16,2
+ 14,05 10,3
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+ 14,32 59
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- 7,86 78,5
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4,798
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3,8
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+ 11,67 1255
+ 0,43 + 0,58
- 2,3
25,35
- 2,3
22,4
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+ 3,17
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2,697
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+19,33
4,1
+ 88,31
1,295
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+ 7,45 383,8
+ 47,47 291,6
- 7,56
- 2,22 7550
- 7,95 6550
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ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
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42
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55
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58,4
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58,4
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a
/060818
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13120
fr0011284991
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50
49,81
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-10
7,68
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11,82
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Valeurs mnémo / info /
ouv
ost
vol.
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c
fr0004052561
icaDe (icaD) !
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+ haut
+ bas
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24,35
24
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70,9
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26,2
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12,78
12,64
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5
4,99
% Veil
% mois
% 52 s.
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bpa
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3,12
+ 22,46
2,215
+ 1,56 + 24,17
+ 8,03 39,2
+ 30
30,727
- 0,45 + 43,87
+ 6,55 145,65
+ 31,24 99
+ 0,28 - 5,28
+ 2,25 34,5
- 0,92 25,96
+ 6,42 - 6,55
- 3,02 32,9
+ 10,3
24
+ 0,52 - 20,13
- 5,63 36,9
- 9,52 25,58
+ 0,5 + 12,39
+ 9,17
47,26
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+ 0,06 - 12,61
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- 9,03
6
- 6,21
3,97
- 0,6 - 0,42
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+ 10,91 48,3
- 5,26
+ 2,95 60
+ 2,27 50,5
+ 0,91 - 11,33
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- 8,12
17,82
+ 0,57 - 10,84
+ 4,63 39,45
- 22,54 30,25
+ 1,17 - 24,19
-5
41,75
- 24
29
+ 2,96 +117,02
+15,56 15,56
+131,82
6,8
+ 0,11 - 17,76
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- 13,12
16,71
- 0,15 - 30,6
-14,66 38,58
- 20,21 25,26
+ 4,21 - 27,67
+ 8,1
63,9
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+ 12,62
+ 7,68 37,95
+ 9,08 29,5
- 1,3 - 45,79
-14,86 13
- 55,94
5,84
+ 1,44 - 40,61
5,41
+ 30,32
2,48
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- 2,84 18,75
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- 0,9
2,52
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-11,49
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1,83
+ 4,01 - 42,71
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4,085
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+ 3,03 - 20,11
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+ 12,38
+ 3,52 53
- 4,76 44,2
- 0,3 - 32,1
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- 43,99
9,42
+ 2,15 - 36,03
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7,69
+ 0,42 + 4,24
+ 6,45 131,3
+ 22,46 99,05
+ 1,45 - 9,92
+ 8,05 15,58
+ 5,21
11,82
+ 33,33
- 5,88 477
+ 33,6 330
136.345.527
a 83
82,85
25359
83
02/05/18 4,3 74.531.428
82,65
B 140
139,8
730
140,2
fr0010929125
5.628.475
139,6
iliaD (ilD) !
a 129
130
99963
131,3
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
128,1
imerYs (nK) !
a 63,25
64,3
90849
64,55
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
63,25
inGenico GrouP (inG) LR
a 69,8
69,58
287606
70,3
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
68,82
innate PHarma (iph) g
B 4,692
4,67
48541
4,75
fr0010331421
57.600.100
4,67
insiDe secure (insD)
c 2,94
2,89
95828
2,97
fr0010291245
44.119.162
2,89
inter ParFums (itp) g
B 38,1
39
11986
39,2
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
38,1
iPsen (ipn) !
a 144
143,25
81095
144,95
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
143,25
iPsos (ips) !
a 29
29,08
31588
29,22
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
28,96
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 24,2
25,7
30546
25,85
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,15
JcDecauX (Dec) !
a 26,8
26,84
107557
26,98
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.685.201
26,72
KauFman & BroaD (Kof)
B 44,24
44,54
32352
44,7
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
44,24
KlePierre (li) LR
a 32,18
32,04
425621
32,18
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
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Korian (Kori)
a 29,1
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92497
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fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
28,84
laFarGeHolcim (lhn) L
a 43,29
43,65
126041
44
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
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laGarDère (mmb) !
a 24,85
24,47
361923
24,92
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
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latecoere (lat) g
c 4,115
4,08
36962
4,115
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
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le Bélier (beli) g
c 49,95
49,8
892
49,95
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
49,5
lna santé (lna) g
B 55,8
55,8
5861
55,9
fr0004170017
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55,5
lectra (lss)
22,3
B 22,1
6678
22,3
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22
lineData sVices (lin) g
B 34,85
35,05
503
35,25
fr0004156297
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34,85
lisi (fii) g
a 30,1
30,4
6968
30,65
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
30
lumiBirD (lbirD) g
c 14,92
15,3
42807
15,56
fr0000038242
15.884.557
14,86
m6-métroPole tV (mmt) !
a 17,7
17,71
70210
17,89
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,65
maisons Du monDe (mDm)
B 26,16
26,2
115429
26,38
25,94
fr0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
maisons France conF. (mfc) g B 41,9
43,35
45747
43,8
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
41,9
manitou (mtu) g
B 34,45
34,35
12303
34,6
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
34,15
marie BrizarD W & s (mbWs)
B7
6,82
12692
7,09
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,79
mauna Kea (mKea)
c 2,8
2,815
31424
2,83
fr0010609263
23.147.338
2,75
mercialYs (merY) g
a 15,1
15,05
36319
15,11
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
15,05
mersen (mrn) g
B 34,95
34,8
31077
35,3
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
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metaBolic eXPlorer (meteX) g c 1,998
1,982
25770
1,998
fr0004177046
23.261.500
1,97
nanoBiotiX (nano) g
B 15,24
15,2
52573
15,24
fr0011341205
19.633.373
14,98
natiXis (Kn) LR
a 6,054
6,184
3837061
6,21
fr0000120685
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6,054
natureX (nrX) g
B 134,8
134,8
2246
134,8
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,8
netGem (ntG) g
c 2,08
2,08
11015
2,08
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,985
neXans (neX) !
a 28,32
29,28
213566
29,41
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
28,32
neXitY (nXi) !
a 51,4
51,65
116296
51,95
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
51,35
nicoX (coX)
B 8,67
8,7
245980
8,995
fr0013018124
22.869.669
8,395
nrJ GrouP (nrG) g
B 8,96
8,9
11716
9
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
8,88
oeneo (sbt) g
B 9,95
10,06
4648
10,08
fr0000052680
31/07/18 0,15 63.180.843
9,95
onXeo (onXeo) g
B 1,201
1,192
38060
1,205
fr0010095596
50.695.653
1,19
orPéa (orp) !
a 117
115,75
86918
118
fr0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
115,05
Parrot (parro) g
B 4,46
4,495
31071
4,505
fr0004038263
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4,405
PHarmaGest int. (pha)
62,7
63
3853
63,3
fr0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
62,6
Pierre & Vacances (vac) g
B 26,4
26,2
2442
26,55
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
26,05
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c 1,704
1,708
17135
1,718
fr0011950641
20.813.963
1,69
Plastic omnium (pom) !
a 35,2
35,7
117494
35,88
fr0000124570
02/05/18 0,67 149.866.107
35,2
PlastiValoire (pvl)
B 14,56
14,94
DiV 8 02/05/17
31422
14,94
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
14,42
PsB inDust. (psb)
c 50
50
770
50
fr0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
49,7
rallYe (ral)
a 10,18
10,07
43680
10,19
fr0000060618
30/05/18 1 54.999.135
10,04
recYleX sa (rX)
c 8,16
8,335
10377
8,335
fr0000120388
04/07/90 0,61 25.741.482
8,16
rémY cointreau (rco) !
a 119,8
120,4
47323
121,1
fr0000130395
31/07/18 1,65 50.223.800
119,5
reXel (rXl) !
a 13,45
13,62
827213
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fr0010451203
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roBertet sa (cbe)
B
/020818
c.i.P.
fr0000045601
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roBertet sa (cbr)
B
/121016
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fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 30,4
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ruBis (rui)
a 49,96
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sartorius steD. Bio. (Dim)
a 104,1
104,5
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DiV 6 10/05/16
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103,6
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B 76,2
76,2
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fr0000035081
iD loGistic (iDl) g
1,18
2,25
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5,31
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0,95
srD suite
Valeurs mnémo / info /
ouv
ost
vol.
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
scor (scr) LR
a 33,2
288023
fr0010411983
30/04/18 1,65 191.807.715
seB (sK) !
a 158,7
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seQuana (seQ)
c 0,448
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B 29,75
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sHoWroomPriVé (srp) g
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B
siPH (siph) g
fr0000036857
14/06/18 0,79 5.060.790
soitec (soi) !
B 70,8
eX-Ds 13/05/16 reGr.1P20
57147
fr0013227113
30.311.510
solocal GPe (local) g
B 1,135
reGr.
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24 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 8 août 2018 Les Echos
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françaises
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ouv
+ht +bs
clôt écart vol
2crsi
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46412
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c 10,3
10,3
9,81
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18730
abeo
c 35,8 35,8
35,3
35,6 + 0,57
228
acteosg
c 3,29 3,37
3,25
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11840
ad capital
0,092
adl partnerg
c 15,35 15,35
15,3
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369
adux (ex:hi media) c 3,95
3,99
3,93
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advenisg
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1,865
1,89 + 1,34
1341
advicenne
c 11,734 11,734 11,734
11,734
31
advini
c 32,8 32,8
32,8
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30
affine reg
c 16,34 16,4
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547
afone
c
9,2 + 3,33
alpha mos
c
0,42 - 0,46
altamirg
b 16,62 16,66 16,62
16,62
11287
altareit
b580 580
580
580
- 3,33
1
amoebag
c 4,8
4,92
4,78
4,9 + 1,34
19599
antalis
b 1,446 1,454 1,446
1,454+ 0,14
4321
argang
b 45,6 45,7
45
45
- 1,32
3474
artea
c
10,5
artois
a
6300
ateme
c 13,66 13,78
13,62
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13693
au femining
b 36,8
37,7
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1084
augros cp
c
7,25
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c 40,15 41,35 39,9
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2150
5926
awoxg
1,895 1,895
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baccarat
b220
220
220
220
- 0,9
635
bains monaco
b 52,4 52,6
52,4
52,6 + 1,15
390
balyo
c 3,78
3,865 3,775
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barbara bui
c
7,4
bastide
c 44,3
47,5
44,1
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4524
bleecker
c
90
blue solutionsg
16,2
16,2
16,2
16,2 + 0,31
499
bourbon!g
a 4,345 4,85
4,305
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bourse direct
c 1,52
1,52
1,52
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140
business et dec.g
c 7,9
7,9
7,9
7,9
35
cafom
c 8,95 9,05
8,95
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219
capelli
47,5
47,9
45
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1328
carp.de partic.
c
49,4
castg
c 3,79
3,79
3,7
3,79
5227
catering inter.g
b 16,4
16,45 16,4
16,4
1704
cbo territoriag
c 3,75
3,79
3,73
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7998
cca intern.
c
4,99
cegedimg
b 31,6
32,2
31,1
31,1 - 2,81
6107
cegerealg
b 38
38,2
37,8
38,2 + 0,53
61
cellnovog
c 2,765 2,825 2,72
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cerenisg
b 2,03 2,065 2,005
2,03
31005
cfi
c 1,65
1,65
1,65
1,65 - 19,12
60
chausseria sa
c
0,001
cibox inter.g
c 0,205 0,208 0,196
0,205+ 0,99 200955
clayeuxg
c 0,25 0,25
0,25
0,25
150
cnimg
b109
109,5 109
109,5 + 0,46
28
cogelec
c 11,802 12
11,802 12
+ 1,68
1251
coherisg
c 2,27
2,28
2,27
2,27
1732
constellium
11
courtois
c144
144
144
144
1
cr alpes prov.
c
112,48
cr atl. vendée
c 128
128
127,98 128
785
cr brie picard.
b 24,48 24,595 24,305 24,4 - 0,33
2186
cr ille vilaine
c100,74 100,76 100
100,76
116
cr languedoc
c 73,99 73,99 73,99
73,99 - 0,01
96
cr loire hte-loire c 89,59 89,8
89
89,8 + 0,01
201
cr morbihan
c 80,99 80,99 80,51
80,51 - 0,59
19
cr nord france
b 20,9
21,3
20,9
21,1 + 0,48
4602
cr norm. seine
c 128,98 129,28 128
129,2 + 0,16
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b 92,31 92,6
92,2
92,5 + 0,22
488
cr rhône-alpes
c 197,58 197,6
197,58 197,6 - 0,1
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cr toulouse
c 111,7 111,7
111,1
111,7
276
cr tour. poitou
c104,66 104,8 104,4
104,8 + 0,13
268
crosswood
c
4,06
cs-com. et syst.g
c 6,52 6,72
6,52
6,7 + 2,45
3699
daletg
c 14,4
14,5
14,4
14,4 + 0,7
2911
dane-elec memoryg c
0,56
deinove
2,405 2,55
2,395
2,545+ 3,46
50971
delta plus group b 51
51
51
51 + 0,99
13
digigram
c
0,8
dms
c 1,155 1,16
1,13
1,16 + 0,43
6431
docks pétroles a c
540
dom securityg
c 63
63
60,2
63
- 1,56
208
ecag
c 15,75 15,8
15,75
15,8 + 0,32
83
egideg
c 2,24 2,24
2,16
2,18 - 3,11
6308
elect. strasbourg b 116,5 116,5
115,5
116,5
65
electro powerg
c 11
11,25
11
11,15 + 0,91
5820
encres dubuitg
c 5,64 5,64
5,5
5,5 - 2,48
3601
essog
b 45,1
46,05 45
45
1010
eurasia fonc inv
c
0,26
euromedis groupeg c 6,9
6,9
6,9
6,9
1
europacorpg
c 1,63
1,695
1,63
1,66 + 1,22
75716
exacompta clairef. c 123
126
123
126
- 2,33
21
expl. prod. chim.
c860,1 860,1 860
860
38
expl. prod. chim.
c
850
f.i.e.b.m.
c
5,75
f.i.e.b.m.
c
128
f.i.p.p.
c 0,275 0,285 0,275
0,285+ 1,79 24500
fauvet-girel g
c
24
fermentalgg
3,15
3,15
3,14
3,14 - 0,32
511
fermière cannes
b
1630
fiducial office
c 28
28
28
28
1
fiducial re
b 196
196
196
196
+ 0,51
1
fin. moncey
a5900 5900 5900
5900
- 2,48
1
finatis
b 48,2 48,2
48,2
48,2
1
fleury michon
b 50,8 50,8
50
50
- 1,96
214
foncière 7 inv.
c
2
foncière atland
c 113
113
113
113 + 0,89
1
foncière euris
b 32
32
32
32
651
foncière inea
b 40
40
39,9
39,9 - 0,25
53
foncière paris nord c 0,047 0,047 0,045
0,047+ 0,86
15632
foncière r-paris
c
34,97
foncière volta
c
4,16
française energie c 15,95 16,2
15,8
15,8 - 1,25
1549
frey
b 28,8 28,8
28,8
28,8
11
fsdv
c
49
galimmo
c 24,4 24,4
24,4
24,4
31
gaumont
b 142
143,5
142
142
173
gea
c 96,6 96,6
96,6
96,6 + 0,21
1
generixg
c 3,65
3,71
3,65
3,65 + 2,24
13019
genomic visiong
0,902 0,903 0,83
0,845- 6,11 320943
gérard perrier
c 59
59,2
58,8
58,8
146
gfi informatiqueg b 8,08 8,1
8,08
8,1
203
graines voltZ
c 41,2
41,2
41,2
41,2 + 0,49
114
groupe ird
c 25,2
25,2
25,2
25,2
1
groupe jaj
c
1,92
groupe openg
c 28,85 29,1
28,45
29
+ 0,35
5648
groupe piZZorno
c 19,7
20,2
19,7
20,2 + 2,8
413
groupe sfpig
c 3,18
3,22
3,18
3,22 + 1,26
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guerbetg
b 57,8 58
57,7
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4007
guillemot corp.g
c 5,3
5,42
5,26
5,38 + 1,51
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guy degrenne
c 0,18
0,18
0,18
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8892
hf companyg
c 7,06 7,1
7,02
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hipay group
c 15
15
14,9
15
1009
hopscotch groupeg c 7,7
7,7
7,68
7,7
507
idi
b 45
45
44,9
45
6795
ige + xaog
c140
140,5 140
140,5 + 0,36
210
immo. dassault
b 54,6 55
54,6
55 + 0,73
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immo. hôtelière
c
1,04
ind. fin. ent.
c 67,5
67,5
67,5
67,5
241
infotelg
c 50,6 50,8
50,2
50,4 - 0,4
1828
innelec mult.g
c 5,98 5,98
5,66
5,72 - 4,35
6808
installux sa
c
370
intexa
c
2,32
inventiva
b 8
8,06
7,92
8,06 + 0,75
667
it linkg
c 8,74
8,74
8,52
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169
itesoftg
c 3,78
3,8
3,7
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its groupg
c 7,28
7,4
7,28
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jacques bogart
c 6,9
7
6,56
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keyrusg
c 5,6
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la foncièreverte c
57
lacroix sa
c 26,2 26,3
26,2
26,2
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lafuma
c 23
23
23
23
100
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b 32,8 33
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laurent-perrier
b 109,5 111
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+ 0,92
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le tanneurg
c
2,1
lebon
c 147
148
145
147
+ 0,69
83
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2,68
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les nx constr.
b 45,7
45,7
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29436
locindus
b 24,9 25
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c520 520
520
520
- 1,89
4
manutan inter.g
b 77,8
77,8
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77
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165
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a 6,25 6,34
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97311
mcphy energyg
5,81
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actions
françaises
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isin
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ouv
+ht
mecelec
c
medasysg
c 0,39 0,39
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c 13,35 13,35
memscapg
c 1,99
1,99
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c 1,355 1,38
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1,984 2,11
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mr bricolage sa
b 13,2
13,25
mrm
c 1,47
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musée grévin
c 77
77
nanobiotixg
b 15,24 15,24
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b 6,9
7
neopost!
a 22,12 22,48
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b 23,1
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c100
101
officiis propertiesg c 1,57
1,57
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c 3,02 3,02
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c 7,7
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orchestra-pre.
c 1,3
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3,36 3,38
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passat
c 4,29 4,3
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b 19,7
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c
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c
ramsay gds
b 20,2 20,4
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b499
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9
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c
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c
soditech ing.
c 0,86 0,86
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c
14,8
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c 37,2
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clôt
écart vol
1,65 + 8,49
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101
+ 1
1,57
3
- 0,99
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- 1,24
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346
38
52573
10314
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5
1
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205
468
501
114
39
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17706
200
200
- 0,99
8
18,2
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12277
0,647
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21
19,9
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tayninh
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tivoly
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tour eiffel
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u10g
unibel
union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
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voltalia
xilam animationg
ymagisg
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+ht
c 2,8
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c
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françaises
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clôt
2,84
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871
1,36
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+ 0,28
179
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celyad
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robeco nv
rolinco
- 4,13
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15,2
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+ 0,39
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2367
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c
a 138
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c
0,02
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isin
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15950
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Zci limited
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39,17
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ouv
+ht
0,371 0,373
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5,25
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14,3
14,3
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137
139
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clôt écart vol
0,363
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111851
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135
139
- 1,07
663
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8,98
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valeur
agrogeneration
auplata
biocorp
biophytis
blockchain group
carbio
carmat
esker
evolis
europlasma
gaussin
groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
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theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
-0,09
0,28
137.1
99.97
VaLEurs Zone internationale
ch0008853209
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agta record
bras. ouest afr.
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caterpillar inc.
cfoa
diageo
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forestière eq.
geneurog
b 66
c
b 94
123
c
66
66
94
123
94
123
111
66
350
94
123
766
42
+ 2,5
3
- 1
+ 6,17
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87
c
b 6,02
750
6,06
6
- 0,33
6
3067
Taux ET changEs
changEs : cours au comptant
cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
dollar us
1,1596
livre sterliNg
0,895
FraNc suisse
1,1535
couroNNe daNoise
7,452
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9,5048
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7,4186
couroNNe suedoise
10,3355
dollar caNadieN
1,5095
yeN JaPoNais
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rouble russe
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rouPie iNdieNNe
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couroNNe tcheQue
25,5951
ForiNt hoNgrois
319,89
zloty PoloNais
4,2554
lev bulgare
1,9562
dollar hoNg-koNg
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WoN sud coreeN
1297,6511
Peso MexicaiN
21,4021
real
4,306
dollar siNgaPour
1,5815
raNd sud-aFricaiN
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livre turQue
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reNMibi yuaN
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ruPiah
16732,2798
Peso PhiliPPiN
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riNggit Malais
4,7215
bath thalaNdais
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0,01
-0,28
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0,00
-4,78
1,53
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3,82
1,75
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-2,96
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3,98
33,87
1,50
2,88
2,13
-3,26
-1,45
07-08-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
eur
eur
usd
gbp
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sek
dkk
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cad
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1,1535
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gbp
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0,8624
1,1173
1
1,2961
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1
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1,2891
8,911
11,5489
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8,3281
1,1117 144,0861
1,3016
1,6871
0,8669
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0,7757
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8,9589
6,4604
111,77
1,3087
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
07-08-2018
sek
dkk
0,0968
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jpy (100)
cad
0,7757
0,8996
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0,5927
0,7641
6,8455
4,9364
0,8542
1
07-08-2018
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1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,35/-0,65-0,26/-0,56 -0,19/-0,49 -0,17/-0,47 -0,10/-0,40
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07-08-2018
6 mois
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portugal
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italie
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2 ans
5 ans
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0,03
1,22
0,19
0,75
2,51
0,33
1,43
0,32
1,01
2,71
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
252,40
170,67
234,38
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var %
-0.15
-0.16
-0.03
-0.07
-0.20
-0.24
-0.07
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248,89
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236,20
284,90
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-0.45
cours a TErME de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1597
1,1598
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0,8951
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1,1534
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10,3378
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7,4532
128,9220
128,9300
1,5097
1,5099
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-0,0021
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-0,0368
-0,0375
07-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
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veNte
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achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.85 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.65 %
10 ans
2.95 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.30 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.07 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,54
-0,54
-0,53
-0,58
-0,55
-0,38
0,12
0,79
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,3326
-0,3279
-0,3398
-0,343
-0,3462
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,3636
-0,356
-0,369
-0,37
-0,371
-0,371
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,268
-0,294
-0,298
-0,302
-0,309
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
tme
0,45
0,23
0,21
0,25
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
0,77
0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
0,68
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
0
03-07
04-07
05-07
06-07
09-07
10-07
10-07
11-07
12-07
13-07
16-07
17-07
18-07
19-07
20-07
23-07
24-07
25-07
26-07
27-07
30-07
31-07
01-08
02-08
03-08
06-08
07-08
0,70
0,70
0,70
0,69
0,69
0,69
0,69
0,69
0,69
0,66
0,66
0,66
0,66
0,66
0,65
0,65
0,65
0,65
0,65
0,73
0,73
0,73
0,73
0,73
0,80
0,80
0,80
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
-0,358
-0,361
-0,364
-0,363
-0,362
-0,362
-0,362
-0,361
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,364
-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
-0,363
-0,358
-0,358
-0,355
-0,355
-0,369
-0,372
-0,372
-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
-0,32
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
0,63
0,60
0,64
0,61
0,61
0,62
0,62
0,60
0,61
0,58
0,60
0,61
0,59
0,60
0,59
0,67
0,68
0,65
0,68
0,67
0,70
0,70
0,74
0,75
0,73
0,70
0,70
thor.
pub.
priv.
0,90
0,90
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,86
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
0,90
0,90
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,86
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
07/08
06/08
COURS PriMe Prec.
lingot
33840
0
33840
10 florins
201,5
-1,58
200
5 dollars*
290
13,96
290
10 dollars
556
9,24
556
20 dollars
1130
10,98
1130
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1263
-0,47
1263
latine
197
0,27
197
napoleon
199,9
1,74
199,9
1/2 napoleon* 112,9
14,93
112,9
souverain eli i* 260
4,96
260
souverain
256
3,35
256
1/2 souverain* 130,8
5,61
130,8
suisse
193,2
-1,67
198
tunisienne*
198
0,78
198
mark*
250
3,18
250
krugerrand
1100
4,51
1100
lingotin 500grs 17400
2,84
17400
lingotin 250grs 8720
3,07
8720
lingotin 100grs 3490
3,13
3490
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
514,67
513,13
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 243
25 431
Fix2
25 499
25 192
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
23 135
23 149
Fix2
23 143
22 965
London BuLLion MarKET
07/08
06/08
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 537
1 529
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 212
1 210
palladium (eN dollars Par oNce troy)
920
905
platine (eN dollars Par oNce troy)
835
825
settleMeNt
07/08
sePt. 18
15,42
déc. 18
15,52
JaNv. 19
15,55
Mars 19
15,63
Mai 19
15,67
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
06/08
15,3
15,4
15,57
15,54
15,59
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
07/08
833
834,5
842,4
848
848
06/08
1206,7
1215,6
1229,1
1242,5
1254
settleMeNt
06/08
824,1
827,8
833
841,5
0
626,09 dePuis le 07/08
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 529,08 dePuis le 07/08
base laMiNé laitoN 70/30
537,9 dePuis le 07/08
base laMiNé laitoN 85/15
581,99 dePuis le 07/08
base laMiNé broNze 94/6
715,79 dePuis le 07/08
base laMiNé broNze 94/4
685,89 dePuis le 07/08
London METaL ExchangE
07/08
06/08
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1730-1740
1735-1745
12520
1645-1655
1695-1705
12520
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2014-2016
2040-2041
1185275
2000-2000,5
2027-2028
1177550
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
cash
3 Mois
vol.
6166-6167
6197-6198
250625
6039-6040
6074-6075
249900
19700-19725
19600-19650
2870
antimoine 99,65% (par tonne)
8000
8000
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
36,25
36,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
27,2
27,2
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2210
2210
19850-19875
19725-19730
2895
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
07/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
13200-13225
13275-13325
251838
13120-13130
13220-13225
253278
plomb (en $ par tonne)
2072-2073
2084-2085
125775
2135-2136
2143-2145
125325
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2585-2586
2545-2546
233525
2650-2651
2603-2605
234275
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
07/08
2,75
2,76
2,77
2,78
06/08
2,72
2,73
2,74
2,74
vol
113
105
102
11147
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
07/08
16705
06/08
16705
06/08
éLEcTriciTé
etain (en $ par tonne)
settleMeNt
07/08
aout 18
1212,8
déc. 18
1221,2
avr. 19
1232,9
JuiN 19
1238,2
déc. 19
1256
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
autres demi produits cuivreux :
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
cathodes : 5466 a coMPter du 07/08/
07/08
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
clôture
06/08
40,69
46,28
clôture
clôture
07/08
62,88
64,03
70,95
71,81
06/08
62,88
64,03
70,95
71,81
vol
364004
192492
vol
produiTs péTroLiErs
sucrE
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
629,5
london daily price:
451,5
426,5
451,5
426,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
86
85,38
498
466
84,35
83,76
493,5
463,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
sePt. 18
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
clôture
07/08
69,28
65,65
65,45
65,03
64,28
06/08
69
65,63
65,3
65
64,65
vol
06/08
26
26,4
26,5
clôture
07/08
2,89
2,9
2,93
06/08
2,86
2,87
2,91
vol
vol
9800
clôture
07/08
sePt 2018 23,12
oct 2018 23,34
Nov 2018 23,62
07/08
10,87
11,75
11,94
12,17
12,46
06/08
10,99
11,76
11,92
12,14
12,43
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
07/08
06/08
sePt. 18
1548
1579
déc. 18
1604
1621
Mars 19 1617
1632
Mai 19
1623
1636
Juil. 19
1631
1642
new york (eN $ Par toNNe)
vol
5915
9789
5080
2014
1001
06/08
88,54
88,45
88,43
07/08
2112
2150
2181
2196
2214
06/08
2126
2173
2203
2213
2235
vol
26133
32283
6418
1233
398
clôture
vol
07/08
06/08
sePt. 18
1668
1682
6251
Nov. 18
1646
1652
5371
JaNv. 19 1645
1647
1923
Mars 19 1656
1656
737
Mai 19
1665
1667
416
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
22
14476
4267
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
07/08
109,95
113,1
116,55
123,7
06/08
108,75
111,9
115,45
122,7
vol
34965
29292
6928
543
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
06/08
422
402,9
396,5
vol
settleMeNt settleMeNt
Jou r
07/08
06/08
112,45
115,7
481
134
163
settleMeNt settleMeNt
vol
07/08
06/08
sePt. 18
370
370,5
déc. 18
384,5
385
Mars 19 395,25
396
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
67147
98420
19164
settleMeNt settleMeNt
vol
07/08
06/08
sePt. 18
11
11,28
Nov. 18
11,12
11,26
JaNv. 19 11,3
11,52
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
553
294
2
settleMeNt settleMeNt
vol
156
501
6
settleMeNt settleMeNt
vol
07/08
194
190,55
194,55
209
06/08
193
0
0
veau vivaNt - bresil - brl :
146
le 06/08//18
betail vivaNt - cMe - usd :
1.104
le 06/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.5185
le 06/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.566
le 06/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
07/08
rJ crb
jus d’orangE
07/08
422,7
403,9
396,5
vol
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
Bois
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
vol
07/08
06/08
Nov. 18
196
195,5
JaNv. 19 197,75
197,25
Mars 19 199,25
198,25
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
settleMeNt settleMeNt
caFé
coTon
07/08
87,97
87,89
87,87
clôture
vol
07/08
06/08
sePt. 18
570
574,5
382
déc. 18
593
597,25
80
Mars 19 609,5
615
3
mais à paris (eN euros Par toNNe)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 106.65
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
iNdice cotlook a : 98, le 07/08//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
43230
22560
7516
2343
1163
settleMeNt settleMeNt
07/08
06/08
sePt. 18
216,5
214,75
16254
déc. 18
216,5
214,75
37204
Mars 19 217,25
215,75
11071
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
06/08
22,86
23,2
23,32
settleMeNt settleMeNt
1
vol
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
07/08
06/08
sePt. 18
258,75
261,5
déc. 18
268,75
269
Mars 19 271,25
272
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
06/08
22,28
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
powernext gas futures
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
vol
3306
1440
615
519
333
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 05/08/
Prix indicatif : 2135,31
londres (eN £ Par toNNe)
gaz naTurEL
clôture
07/08
06/08
Nov. 18
661,5
657
18237
Fév. 19
658,5
654,5
4887
Mars 19 657,25
653,25
3195
avr. 19
654,5
651,75
1637
Mai 19
654,5
651,5
743
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
07/08
26
26,4
26,5
clôture
cacao
settleMeNt settleMeNt
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
07/08
06/08
oct. 18
324,8
327
déc. 18
324,2
325,4
Mars 19 327,7
328,9
Mai 19
332,4
333,4
aout 19 337,4
338,4
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uranium nymex (en $ par lb)
07/08
Nord da 22,38
07/08
06/08
Jour
74,34
73,75
Nov. 18
74,68
74,07
96150
JaNv. 19 74,93
74,21
44312
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
clôture
06/08
17,62
uraniuM
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
clôture
07/08
17,47
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
londres (eN dollars Par toNNe)
625
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
sPot
céréaLEs
11,38 cts/lb
vol
112.45
199,62
06/08
199,13
reuters coM. 2335,79
2341,79
Moodys coM. 5885,4
5899,1
or iNdustriel 33978
33961
lMex
2988,1
2969,1
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Mercredi 8 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
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val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
code isin
classification
classification
sicav//fcp
désignation
des valeurs
567,92 07/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
549,34 07/08
synchrony (lu)
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
256,85 07/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
365,55 07/08
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
101,72 06/08
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
115,55 06/08
LU0168449691 Pictet-greater china
584,42 07/08
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
179,22 06/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
108,15 06/08
LU0188501257 Pictet-health
279,06 07/08
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
467,91 06/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
99,97 06/08
LU0070964530 Pictet-indian eq.
547,37 07/08
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
132,62 06/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
168,37 06/08
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
121,61 03/08
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
99,52 06/08
LU0851564541 World equity (eur)
158,28 06/08
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15617,11 07/08
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
161,62 07/08
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
154,01 03/08
142,12 07/08
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314,58 06/08
59,21 07/08
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
146,87 06/08
247,06 07/08
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,48 06/08
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
138,71 06/08
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
265,72 07/08
LU1279334210 Pictet-roBotics
LU0090689299 Pictet-Biotech
744,46 07/08
LU0338483075 Pictet-russian equities
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90,85 07/08
LU0256846139 Pictet-security
LU0340554913 Pictet-digital
316,97 07/08
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LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
159,61 07/08
LU0104884860 Pictet-Water
1239,79 07/08
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
327,52 07/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
301,72 07/08
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
NEXTEDIA
Marc Negroni
est nommé président-directeur
général.
Marc Negroni, 51 ans, est diplômé
de l’école d’ingénieurs en informatique Epita. Expert en management de sociétés innovantes, il
a notamment passé plus de douze
ans chez IBM Global Business
Services, en tant qu’executive
partner et strategic development
leader, avant de rejoindre Nextedia en mars 2014 pour occuper le
poste de directeur général.
CERENIS
Barbara Yanni
rejoint le conseil d’administration
de Cerenis Therapeutics en tant
qu’administrateur indépendant.
Barbara Yanni, 64 ans, est titulaire d’une licence en physique de
Wellesley College, d’un master en
fiscalité de l’université de New
York et d’un doctorat de l’école de
droit de Stanford. Anciennement
vice-président et directeur des
licences et des partenariats chez
Merck & Co., elle a notamment
conduit des études financières
pour identifier les opportunités
de développement commercial
chez Merck.
2014, il est nommé corporate
vice-président de Nissan global
human resources.
est nommée directrice générale
d’Aix-Marseille French Tech
(AMFT).
deviendra président
de la Fédération bancaire
française (FBF) pour un an.
ATR
Maggie Bergsma, titulaire d’un
diplôme de bachelor of science in
hospitality management, a effectué des études de management à
l’IESE Business School de Barcelone. D’abord consultante internationale, elle a travaillé à la
direction de la communication
commerciale d’Airbus pendant
h u i t a n s . C e s s e p t d e r n i èr e s
années, elle assumait des fonctions de direction au sein de la
c o m m u n i c a t i o n d ’A i r b u s
Defence and Space.
Virginie Lambert-Ferry, 39 ans,
est diplômée en droit, ainsi que de
l’école de journalisme parisienne
CFPJ. Elle a dirigé les affaires
publiques et la communication
de France Digitale, l’association
française qui réunit les entrepreneurs et investisseurs du numérique. Ancienne directrice de la
communication de Greenpeace
France (2007-2008), elle a été
porte-parole de Greenpeace au
Canada et à l’international dans
le cadre des négociations des
accords de l’ONU sur les changements climatiques (2009-2013),
où elle a travaillé avec les entreprises de la grande distribution
pour améliorer leurs politiques
environnementales.
Laurent Mignon, 54 ans, diplômé
d’HEC, a débuté sa carrière en
1990 en tant que sous-directeur
de la Financière Indosuez. Il a
notamment été directeur général
délégué chez Allianz France. En
2007, il devient associé gérant du
groupe Oddo BHF. Depuis 2009, il
était directeur général de Natixis.
COLLECTIF
D’ENTREPRENEURS
ASSOCIATION
PROFESSIONNELLE
AMFT
FBF
Maggie Bergsma
est nommée directrice de la
communication et de l’image de
marque d’ATR.
ALLIANCE
Arun Bajaj
est nommé directeur
des ressources humaines
de l’Alliance.
Arun Bajaj, 48 ans, est titulaire
d’un bachelor of laws and civil
law de l’université McGill, au
Canada. Il a commencé sa carrière en 1995 comme conseiller
j u r i d i q u e c h e z Fo r d C r e d i t
Canada. En 2003, il est nommé
general counsel de Nissan
Canada et, en 2006, directeur des
ressources humaines de Nissan
North America. En 2008, il
rejoint Nissan au Japon, d’abord
en tant que general manager, HR
general overseas markets, puis
general manager, Asia HR. En
Virginie Lambert-Ferry
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
Laurent Mignon
UNEA
Cyril Gayssot
est élu à la présidence
de l’Union nationale
des entreprises adaptées.
Cyril Gayssot, 41 ans, est titulaire
d’un master 2 en ingénierie et gestion des systèmes d’information
de l’université de Toulouse et d’un
mastère spécialisé responsable
ressources humaines de l’ESC
Toulouse. Depuis 2008, il assure
la codirection de l’entreprise
adaptée et solidaire FMS (Facylities Multi-Services) qu’il a cofon-
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
Téléchargez sur :
dée. Il est également président-directeur général bénévole de la
SPL Digital Max.
ILS SONT NÉS
UN 8 AOÛT
Martine Aubry,
maire de Lille, ex-première
secrétaire du PS, 68 ans.
Alain Belais, ex-directeur
général de l’Agence France
Entrepreneur, 64 ans.
Karen Elalouf, directrice
de Lectra France, 52 ans.
Roger Federer, tennisman,
37 ans.
Jostein Gaarder, écrivain,
66 ans.
Dustin Hoffman, acteur,
81 ans.
Jean-Paul Kauffmann,
journaliste, 74 ans.
Francis Lalanne, musicien,
60 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
crible
Mercredi 8 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
LA SÉANCE DU 7 AOÛT 2018
Le CAC 40 en
nette hausse,
gagné par
l’optimisme
Bourse de Paris a connu
•uneLaséance
de progression
m a r q u é e m a r d i . L’ i n d i c e
CAC40 a gagné 0,81 %, à
5.521,31 points, dans un volume
d’échanges de 3 milliards
d’euros. Paris a suivi le rebond
des places asiatiques, dans la
foulée d’une bonne séance à
Wall Street. L’optimisme a
gagné les autres places européennes : le FTSE 100 a fini en
hausse de 0,71 %, et le DAX de
0,40 %. La journée a été marquée par le rétablissement des
sanctions américaines contre
l’Iran. Le président américain
Donald Trump avait décidé unilatéralement d’abandonner
l’accord nucléaire conclu en
2016.
A Paris, ArcelorMittal a
réalisé la meilleure performance de la séance en gagnant
2,99 %. Dans le secteur minier,
Eramet a gagné 2,89 %. Dans le
secteur automobile, Valeo a
gagné 1,54 %, Renault 0,73 %,
Peugeot 1,19 %. Michelin a
cédé 0,05 %. Si les sanctions
américaines contre l’Iran se
limitent pour l’instant aux transactions financières, le constructeur allemand Daimler a
annoncé la suspension de ses
quelques activités dans le pays.
Parmi les plus fortes progressions, Publicis a pris 1,85 %,
Schneider Electric 1,76 % et
Total 1,84 %. Bonne séance également pour le luxe. Kering a
pris 1,97 %, LV M H 1,73 %,
L’Oréal 0,52 % et Hermès
0,48 %.
Baisse marquante de la
séance, Atos a perdu 10,41 %.
Credit Suisse a abaissé sa
recommandation de « neutre »
à « sous-performance »,
arguant que l’amélioration du
free cash-flow de l’entreprise
était due à des « arrangements
comptables ».
Natixis a pris 2,35 %. La banque doit financer une centrale
solaire au Mexique pour
45 millions de dollars.
Enfin, Bonduelle a chuté de
6,44 % après l’annonce de
résultats jugés décevants. Ceux
de Vi l m o r i n ont rassuré.
L’action a pris 6,26 %.
Message subliminal
Facebook reprend des couleurs à Wall
Street, qui veut le voir enrichir ses services.
Le bas du panier
« En donnant aux gens le pouvoir de partager, nous rendons le monde plus
transparent. » Si plus personne ne prend sa promesse à la lettre, le fondateur
de Facebook, Mark Zuckerberg, ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Avant
l’affaire Cambridge Analytica, l’alliance des capacités technologiques du
poids lourd des réseaux sociaux avec le savoir-faire d’une profession financière aurait suffi à rassurer les foules concernant le respect du secret bancaire. Ce n’est plus le cas. « The Social Network » n’a plus le bénéfice du doute.
Pourtant, la teneur des échanges entre Facebook et plusieurs grandes banques américaines, éventée par « The Wall Street Journal », révèle surtout le
dilemme des établissements financiers. D’un côté, ces derniers ne veulent
pas donner l’impression de laisser filer les données entre des mains externes
sans se préoccuper de leur protection. De l’autre, ils ont du mal à offrir des
usages numériques aussi attirants pour les jeunes clients que les applications des fintech ou des réseaux sociaux. Wall Street a donc retenu le message subliminal qui lui convient, celui des relais de croissance. Les pistes explorées par Messenger, la messagerie désireuse de se rendre indispensable
avec de nouveaux services (solde de compte en temps réels, alerte en cas de
fraude…), ont eu l’art de faire diversion après les mauvais chiffres de sa maison mère Facebook, sanctionnés sans pitié le mois dernier, comme l’atteste
le rebond du cours (+4,5 %). Même si les experts relativisent les hausses du
mois d’août, le mois où les rachats d’actions reprennent après les résultats…
La croissance de Zalando n’est pas aussi
profitable qu’espéré.
Quand un as de l’habillement en ligne semble mal dans ses baskets, l’humeur n’est plus à l’insouciance. Zalando (chaussures, vêtements, accessoires
de mode et cosmétiques) a jeté un froid à Francfort en avouant ne plus viser
que le bas de sa fourchette initiale de progression de ses ventes pour 2018
(+20 à +25 %). Même s’ils attendaient mieux en moyenne (+23 %), la réaction
négative des investisseurs pourrait surprendre à première vue. D’abord, ils
n’ont pas beaucoup de grande valeur de consommation à se mettre sous la
dent en Allemagne. Et surtout, l’argument du climat peu porteur n’est pas
fallacieux, loin de là, car le printemps s’est montré trop discret pour tenter
les garde-robes. En fait, les arbitres des élégances boursières se sont retrouvés gênés aux entournures à cause de la taille rétrécie du panier moyen des
commandes – « average basket size » – qui s’explique par le recours croissant aux téléphones mobiles, par opposition aux ordinateurs. Et quand les
clients commandent plus souvent, cela ne flatte pas les frais de livraison, le
point sensible de tous les modèles de commerce en ligne. Les augures financiers ont raboté de 6 % leur objectif de résultat d’exploitation ajusté pour
l’exercice, pour se conformer à la nouvelle « guidance » de la firme berlinoise. De quoi relativiser la dureté d’une sanction boursière de même ampleur.
EN VUE
Robert Redford
LES ENTREPRISES CITÉES
Alliance 25
Amcor 13
Apple 20
ArcelorMittal 26
ArianeGroup 14
Atos 26
ATR 25
Bodet 19
Bonduelle 26
Cerenis 25
Chanel 19
Christie’s 15
Citigroup 20
Credit Suisse 26
Cristel 19
Daimler 26
EDF 13
Emerige 15
Engie 13
Eramet 26
Facebook 20
G. Pivaudran 19
Google 20
Hermès 26
JPMorgan Chase 20
Kering 26
Kroenke 14
Le Monde festif 15
LVMH 26
L’Oréal 26
Maison de la Presse 18
Médiakiosk 18
Michelin 26
Natixis 26
NewTV 11
Nextedia 25
Orbex 14
Peugeot 26
Pirelli 12
PLD Space 14
PSA 12
Publicis 26
Relay 18
Renault 12, 26
Schneider Electric 26
Sotheby’s 15
Standard Life 22
Starling Bank 22
Timoty, 18
Total 26
Uniper 13
Valeo 26
Wells Fargo 20
AVIS FINANCIER
Société des Bains
de mer 13
es pattes ont certes viré au blanc
et sa chevelure blonde a viré au
châtain, mais la mèche demeure
flamboyante. Si son coiffeur semble bien
avoir tiré sa révérence, on peine cependant à employer le mot « retraite » s’agissant de Robert Redford. Il faut dire qu’à
l’image des trombines des présidents érigés au mont Rushmore, on verrait bien
le visage de l’acteur de quatre vingt-un
ans s’afficher sur le versant sud du mont
Lee, au côté de la célèbre enseigne « Hollywood ». Redford, c’est soixante et un
ans d’histoire du cinéma américain. Des
films cultes devant la caméra d’Arthur
Penn ou Sydney Pollack avec « La Poursuite impitoyable », « Nos plus belles
années » ou encore « Out of Africa »… Et
des rôles mythiques : riche blasé dans
« Gatsby Le Magnifique » en 1974, agent
bibliophile de la CIA dans « Les Trois
Jours du Condor » en 1975, journaliste
dans « Les Hommes du président » en
1976, psychologue pour équidés dans
« L’homme qui murmurait à l’oreille des
chevaux » en 1998 : « Il ne faut jamais dire
jamais, mais je suis à peu près arrivé à la
conclusion que pour ce qui est de jouer,
c’est terminé et je me dirige vers la
retraite », indique-t-il désormais, alors
qu’il est à l’affiche de la comédie policière
« The Old Man and The Gun ». Et c’est
bien un monument du cinéma qui s’en
va. Bien avant DiCaprio et son discours
écolo devant les Nations unies, il a été
l’acteur engagé sur les questions environnementales. Bien avant Brad Pitt, il a
été le producteur, héraut du cinéma
indépendant à travers la création du festival du film Sundance en 1985. Adepte
des grands espaces, éternel utopiste,
Redford est l’ancêtre de cette génération
d’acteurs-militants-gendre-idéal et clairement un peu énervant. Lui-même ne
semble pas croire à la fin de sa carrière
d’acteur, mais si l’affaire est avérée, il
s’agirait bien du départ à la retraite du
premier des beaux gosses. n
S
Les Echos est une publication du
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DIRECTRICE GÉNÉRALE PÔLE LES ECHOS Bérénice Lajouanie
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Jacques Hubert-Rodier, Eric Le Boucher,
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Sabine Delanglade, Laurent Flallo,
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LES ECHOS EXECUTIVES
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SÉRIE LIMITÉE
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DIRECTRICE PUBLICITÉ LIFESTYLE Anne-Valérie Oesterlé
SERVICE ABONNEMENTS LES ECHOS 4, rue de Mouchy 60438 Noailles Cedex
Tél. : 01 70 37 61 36. Fax : 01 55 56 70 38 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 7 AOÛT 2018 : 75.251 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
Membre de OJD-Difusion contrôle CPPAP : 0421 c 83015. Toute reproduction, même partielle,
est interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
les conférences de
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18
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JANV
Pourquoi s’intéresser
à l’art contemporain ?
L’abstraction lyrique &
l’abstractiongéométrique
Le Pop Art
& le Nouveau Réalisme
L’art conceptuel
& l’art minimaliste
Fluxus
& l’art vidéo
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FÉV
28
MAR
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JUIN
La saga
du Body Art
L’art cinétique :
illusions d’optique
L’art des villes
& l’art des champs
Les mille et une façons de faire de
l’art :rituels,process & protocoles
L’art contemporain,la publicité,
la mode & le marketing
De 18h30 à 20h au 10,boulevard de Grenelle Paris 15e
O N À L’
T I MPORA A
E
DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Nicolas Barré
DIRECTEURS DÉLÉGUÉS DE LA RÉDACTION
Dominique Seux et François Vidal
RÉDACTEURS EN CHEF
David Barroux (Entreprises)
Laura Berny (Enquêtes)
Daniel Fortin (Magazine, Opinions, Innovation)
Arnaud Le Gal (Les Echos Entrepreneurs
et opérations spéciales)
Etienne Lefebvre (France et International)
Clémence Lemaistre (Information digitale)
Guillaume Maujean (Finance-Marchés)
Pascal Pogam (Information
et transformation digitale)
RÉDACTEUR EN CHEF TECHNIQUE Didier Boileau
DIRECTEUR DE CRÉATION Fabien Laborde
DIRECTRICE ARTISTIQUE ADJOINTE
Marion Brisson
INIT
CONI A
T
RT
IN
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & PRÉSIDENT DE LA SAS LES ECHOS Pierre Louette
Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
10, boulevard de Grenelle, CS10817, 75738 Paris Cedex 15 Tél. : 01 87 39 70 00.
www.lessechos.fr
ÉDITRICE DÉLÉGUÉE Capucine Marraud des Grottes
DIRECTEUR DES DÉVELOPPEMENTS ÉDITORIAUX DU PÔLE LES ECHOS Henri Gibier
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