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Les Echos -_10_08_2018_-_11_08_2018

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Samsung lance le Note 9
En difficulté, le leader mondial
des smartphones doit
remonter la pente. // P. 16
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 10,SAMEDI 11 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
L’ESSENTIEL
La Russie
ébranlée par
les sanctions
américaines
NAISSANCE DU PREMIER
CONSEIL D’ENTREPRISE
l Washington décide de représailles économiques
( Les pionnières )
Emma Walmsley
// P. 9
( Les rebelles
de la science )
Bennet Omalu
// P. 8
( Le bien-être
nouvelle vague )
Les vacances
sur un registre zen
// P. 8
( Stars de la fintech )
Luo Min
// P. 20
La direction et le délégué syndical
CFTC de la SNIE ont décidé de
confier à un conseil d’entreprise
le soin de négocier les accords
sociaux. // P. 2
VTC : LA VILLE DE NEW YORK
MET AU PAS UBER ET LYFT
La municipalité a adopté une loi
gelant pour un an les permis des
deux opérateurs de VTC et instaure un salaire minimum pour
les chauffeurs. // P. 12
POMMES, MELONS, CERISES :
L’EFFET MÉTÉO
La récolte de pommes devrait être
bonne, mais les fruits d’été ont
souffert des aléas météo. // P. 14
La nouvelle équation
gagnante du football français
suite à l’empoisonnement de Sergueï Skripal.
l Le rouble tombe au plus bas depuis deux ans.
l L’arme des sanctions en vogue aux Etats-Unis.
es sanctions contre Moscou annoncées par
les Etats-Unis mercredi soir inquiètent les
marchés financiers russes. Le rouble est
tombé à son cours plancher depuis deux ans face au
dollar, jeudi, et la Bourse russe a perdu du terrain.
Ces sanctions, auxquelles le Kremlin a affirmé qu’il
répliquerait, pourraient affecter pour des centaines
de millions de dollars de ventes d’électronique à la
Russie. Surtout, elles sapent la confiance des investisseurs envers Moscou, selon des analystes russes,
sachant que le pays subit déjà des sanctions occidentales depuis l’annexion de la Crimée. Cette
fois-ci, Washington est arrivé à la conclusion que la
L
Russie est à l’origine de l’empoisonnement, début
mars au Royaume-Uni, de Sergueï Skripal, agent
russe passé à l’Ouest, au Novitchok, une substance
interdite. L’affaire Skripal avait suscité une grave
crise diplomatique entre la Russie et les Occidentaux. Il s’agit, après les actions de Washington contre Téhéran et Ankara, et celles de Riyad contre
Ottawa, du quatrième train de sanctions internationales depuis dix jours. Cet outil est désormais largement utilisé en représailles à des atteintes au droit
international ou à des disputes territoriales. Les
Etats-Unis et l’Union européenne sanctionnent une
vingtaine de pays chacun. // PAGE 4
BILAN MITIGÉ POUR
LES BIOTECH EN EUROPE
Les biotech cotées sur les marchés Euronext ont connu un premier semestre disparate. Les
françaises ont souffert, alors que
les belges ont été portées par le
M&A. // P. 19
CARNET // P. 23
Le prix des PV s’envole
dans les stations balnéaires
COLLECTIVITÉS LOCALES La décentralisation
Shutterstock
de la verbalisation a permis aux communes touristiques
d’alourdir les tarifs du stationnement.
Aérien Forte
croissance
des aéroports
européens // P. 12
Le coût de stationnement d’une journée à la plage
peut désormais se compter en dizaines d’euros. La
réforme entrée en vigueur cette année a permis à de
nombreux maires de stations touristiques de renchérir le montant des amendes et les tarifs horaires.
Les stations balnéaires facturent ainsi souvent les
PV (forfaits de post-stationnement) au-delà de la
moyenne nationale de 25 euros : 35 euros par exemple à Palavas-les-Flots et Concarneau, 30 euros à
Saint-Tropez, etc. Cela s’accompagne d’une hausse
similaire des tarifs des parkings, et un élargisse-
ment des plages horaires payantes pour le stationnement. Au-delà des stations balnéaires, sur les
800 communes facturant les parkings, plusieurs
d’entre elles ont toutefois fait un pas en arrière ces
derniers mois face à la colère des habitants. Baisse
des amendes, mise en place de zones bleues, rétablissement de places gratuites : les maires continuent d’affiner leur stratégie. Le durcissement des
sanctions porte déjà ses fruits : les recettes progressent fortement et les voitures « ventouses » disparaissent. // PAGE 3
Kylian Mbappé,
le 15 juillet 2018, lors
de la finale de la Coupe
du monde en Russie.
Photo Odd Andersen/AFP
FOOTBALL Des clubs convoités par des investisseurs chinois, russes ou
américains, des droits télé qui flambent, des stades remplis et des talents
qui s’arrachent : le foot français change de dimension. Après le triomphe des Bleus au Mondial russe, la Ligue 1, qui reprend ce vendredi avec
un match OM-Toulouse FC, est la vitrine de cette transformation. Même
si le fossé avec les grands championnats européens reste important,
comme l’explique Bernard Caïazzo, le président du syndicat des clubs.
// PAGE 13 ET L’ÉDITORIAL DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 6
Le tourisme
de masse face
au risque
du rejet
Le point de vue de
Pierre-Frédéric Roulot
Barcelone, Dubrovnik, Amsterdam,
Santorin et d’autres encore : toutes
ces destinations ont été contraintes
récemment de prendre des mesures
drastiques afin d’éviter la congestion
des touristes. Pour ne pas avoir à réagir aussi radicalement que d’autres,
la France – championne du monde
du tourisme – doit agir avant d’avoir
à réagir, avertit Pierre-Frédéric Roulot, le CEO de Louvre Hotels Group.
Il est temps de mettre au point un
plan pour un tourisme « raisonné »
et « soutenable ». // PAGE 6
L’Oréal fait le
pari de la réalité
augmentée
avec Facebook
SUR
BEAUTÉ Le géant français des cosméti-
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Le quartier d’affaires de Francfort-sur-le-Main. Photo Yann Schreiber/AFP
Pourquoi les investisseurs
délaissent les banques européennes
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22757
110e ANNÉE
24PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Les banques ont nettoyé leurs bilans mais leurs
performances boursières restent mitigées.
BANQUE Malgré leur santé retrouvée, les banques européennes ne séduisent pas les investisseurs : l’indice qui recense les banques de la zone euro a cédé plus de 13 % depuis janvier. En
cause, leur faible rentabilité et la pression qui persiste sur leurs marges. Le salut pourrait
venir d’un regain de concentration, mais cette perspective reste lointaine. // PAGE 18
ques vient d’annoncer une collaboration avec Facebook autour de tests virtuels de maquillage. Quand les
internautes américains verront dans le
fil de leur réseau social une publicité de
la marque Nyx, ils seront invités à cliquer pour tester le maquillage grâce à
leur caméra, et à acheter directement
en ligne le produit, s’ils sont convaincus
par cette « démo » virtuelle. Cette
annonce marque une nouvelle étape
dans la stratégie d’e-commerce de
L’Oréal, grâce au rachat de ModiFace,
spécialiste de la réalité augmentée et de
l’intelligence artificielle. L’expérience
devrait être étendue à l’international
sur Facebook et concerner l’ensemble
des marques du groupe. // PAGE 15
Les internautes seront invités à tester
en « virtuel » le maquillage et à acheter directement en ligne. Photo L’Oréal
Timothy A. Clary/AFP
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
02 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
FRANCE
Les métiers du
service à la personne
restent peu attractifs
Réforme du dialogue social : les
entreprises se hâtent lentement
l Très peu d’accords de fusion des instances représentatives actuelles
ont été conclus pour le moment.
l La date butoir pour le faire est fixée au 31 décembre 2019.
1.789 : c’est le nombre d’accords
d’entreprise recensés dans la base
de données de Légifrance sur le dialogue social au 9 août, dont tous ne
traitent pas des institutions représentatives du personnel… Les entreprises ne se précipitent pas pour
faire la révolution du dialogue
social prévue par les ordonnances
réformant le Code du travail l’an
passé. Exit les délégués du personnel (au-delà de 10 salariés), exit le
comité d’entreprise et le CHSCT
(à compter de 50 salariés) ; le
comité social et économique (CSE)
doit les remplacer d’ici au 1er janvier
2020. Mais nombre d’entreprises se
hâtent lentement. Le sondage CSA,
publié il y a un mois et demi par
France Stratégie, montrait que 35 %
des patrons de PME n’ont même
pas prévu de s’atteler à la tâche au
motif que « ce n’est pas encore
obligatoire ».
« Au fil de l’eau »
SOCIAL
Si les salaires
ont progressé, les
conditions de travail
demeurent difficiles,
selon une étude
du ministère du
Travail publiée jeudi.
Le secteur des services à la personne (SAP) peine aujourd’hui
à recruter alors que les besoins
vont croissant du fait, notamment, du vieillissement de la
population. Une étude du
ministère du Travail (Dares),
publiée jeudi, aide à comprendre pourquoi ce domaine d’activité reste peu attractif.
Les conditions de travail y
sont souvent difficiles. En 2015,
6 % des employés de ce secteur
se déclaraient en mauvaise
santé, soit le double en proportion que sur l’ensemble des
salariés. Et ils étaient près de
29 % à exprimer vivre un problème de santé durable contre
20 % chez l’ensemble des salariés. Les horaires atypiques
sont une particularité du secteur et y jouent un rôle. Un
quart des salariés des SAP en
2015 avaient des horaires variables et même un sur trois pour
ceux employés chez des prestataires. La moyenne pour
l’ensemble des secteurs est à
18 %.
En 2015, 87 % des employés
dans les SAP étaient des femmes contre 50 % pour l’ensemble des salariés. Et la moyenne
d’âge des salariés est passée de
41 à 46 ans entre 2004 et 2015.
Les plus de 50 ans seront bientôt majoritaires dans le secteur
(47 % en 2015) alors qu’ils ne
représentent que 29 % de
l’ensemble des salariés.
Manque de formation
Point positif, toutefois,
entre 2010 et 2014, le salaire
horaire net moyen a grimpé de
12 % chez les salariés des SAP,
contre 6 % pour l’ensemble de
la population active. Mais la formation y est moins développée.
En 2017, à chaque trimestre,
seuls 6 % des salariés du secteur
ont suivi une formation profes-
Les horaires
atypiques sont
une particularité
du secteur.
Un quart des
salariés des SAP
ont des horaires
variables.
sionnelle alors que ce taux s’élevait à 14 % pour l’ensemble des
salariés. Les particuliers
employeurs qui emploient un
peu plus de la moitié des travailleurs du secteur ne prennent pas souvent le temps de les
accompagner vers la formation. Pourtant, près de 43 % des
salariés du secteur sont sans
diplôme ou n’ont obtenu que le
brevet des collèges. — V. N.
en bref
Parcoursup : 66.400 jeunes encore
sans affectation dans le supérieur
ENSEIGNEMENT Plus de 66.000 jeunes sont encore en attente
d’une place dans l’enseignement supérieur sur la plate-forme
Parcoursup, selon les chiffres du ministère actualisés jeudi.
Pour le ministère, seuls 16.300 d’entre eux veulent encore
« s’inscrire via Parcoursup » et ont ainsi répondu à des propositions d’accompagnement. Les autres, soit quelque 50.102 candidats, sont considérés comme « inactifs » : « Ils ne se manifestent plus : on leur a envoyé plusieurs messages, et depuis le
7 juillet, lendemain des résultats du bac, ils ne se sont pas manifestés », explique-t-on au ministère. Au total, 591.852 sur
812.050 inscrits initialement, ont, eux, reçu au moins une
réponse favorable sur Parcoursup : 481.530 ont définitivement
accepté une proposition et 110.322 autres ont accepté tout en
maintenant d’autre(s) voeu(x) en attente.
lancés, il semble que la tendance ne
soit pas à l’innovation. Concernant
le conseil d’entreprise, une nouvelle
option créée par la loi, c’est clair :
seule une société, la SNIE, s’est lancée. C’est la même chose sur les CSE,
au grand dam des organisations de
salariés. Qu’il s’agisse du nombre
d’élus comme des heures de délégation, les directions font souvent le
service minimum, déplorent les
syndicats. « On est inquiet sur le
démarrage, car peu d’entreprises se
saisissent de la réforme pour rediscuter les règles de négociation, la
majeure partie des entreprises prennent le dossier de façon comptable et
font le minimum de ce que prévoit la
loi », déplore Yvan Ricordeau,
secrétaire national de la CFDT.
SOCIAL
Il reste en réalité une grosse année
et non dix-huit mois aux
employeurs puisqu’il faudra avoir
dessiné les contours de la future
instance, négocié les conditions de
son élection et organisé celle-ci
pour pouvoir installer le CSE d’ici la
fin 2019. Du côté du patronat, on est
confiant. « Le CSE se met en place
très naturellement au fur et à mesure
des échéances électorales, ça se fera
Pas d’appétence patronale
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l’Assemblée nationale.
Photo Bertrand Guay/AFP
au fil de l’eau », estime-t-on au
Medef. Un Medef qui, pour la petite
histoire, ne fera pas partie des
employeurs retardataires puisqu’il
a installé en mai dernier son Comité
social et économique.
Il pourrait y avoir, selon un avocat
spécialisé dans le Code du travail,
une augmentation du nombre
d’élections professionnelles à la
rentrée. Mais la lecture de la liste
d’accords publiée par Légifrance
montre que nombre d’entreprises
ont choisi à l’inverse de gagner du
temps en prorogeant les mandats
existants, alors même que les
contours de la réforme ont été définitivement arrêtés fin 2017. Ce n’est
pas forcément toujours par attentisme. Pour une entreprise ayant
plusieurs établissements ou filiales,
la structure optimale de dialogue
social mérite réflexion.
Du côté de ceux qui se sont déjà
« Il n’y a pas d’appétence patronale
pour le sujet », reconnaît un avocat
côté entreprise, qui note cependant
une montée des demandes de formation sur les institutions représentatives du personnel. Il constate
en outre que là où les employeurs
consentent à faire plus que le minimum légal, ils exigent en retour de
« rationaliser » le calendrier et le
contenu des négociations obligatoires, comme l’autorise la réforme du
Code du travail. Mais toutes les
entreprises « n’ont pas forcément
encore mesuré l’intérêt de faire bouger cela », constate un responsable
patronal.
— L. de C.
La SNIE fait le pari du conseil d’entreprise
La direction de la Société
Nouvelle d’Installations
Electriques (SNIE), basée à
Brie-Comte-Robert, et son
délégué syndical CFTC ont
signé le 29 juin le premier
accord instituant cette
instance prévue par les
ordonnances Pénicaud.
Leïla de Comarmond
@leiladeco
C’est un sujet cher à la CFDT, séduite
par la « cogestion à l’allemande ». Et
pourtant la centrale n’est pour rien
dans le premier accord créant un
conseil d’entreprise. C’est la CFTC,
dont la direction est pourtant hostile au dispositif, qui l’a signé sur le
terrain. Cela s’est passé le 29 juin
dernier à Brie-Comte-Robert en
Seine-et-Marne, au siège de la
Société Nouvelle d’Installations
Electriques (SNIE), une entreprise
de taille intermédiaire (ETI) spécialisée dans les installations électriques de logement neuf.
Le conseil d’entreprise est une
création des ordonnances Pénicaud. La réforme du Code du travail
l’an dernier n’a pas fait que chambouler tout le système de représentation du personnel via la fusion des
CE, CHSCT et DP en une instance
unique baptisée « comité social et
économique » (CSE). Elle a aussi
prévu la possibilité de regrouper
cette nouvelle instance avec les
délégués syndicaux. Ces représentants désignés par les organisations
syndicales ont seuls la possibilité de
négocier dans le système classique.
Le Code du travail ouvre désormais
la possibilité de transférer cette
compétence à un conseil d’entreprise dont le sigle – CE – rappelle
celui de feu le comité d’entreprise,
mais dont les compétences vont
bien au-delà.
Cela n’a « pas fait peur » au délégué syndical CFTC, seul syndicat
représenté dans l’entreprise. Au
contraire. « Ça fait plus de seize ans
que je fais toutes les négociations avec
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a visité la Société Nouvelle d’Installations Electriques (SNIE)
en novembre dernier. Photo Vincent Loison/Sipa
la direction, entre le travail de préparation, les consultations des salariés… C’est une mission lourde à porter tout seul ; plus on est nombreux,
mieux c’est », explique Pascal Nivot,
entré à la SNIE comme ouvrier et
devenu chef de travaux : « Mon
métier, c’est électricien, pas syndicaliste. » Et puis, c’est aussi une façon
pour ce jeune quinquagénaire « de
préparer la relève pour quand [il partira] en retraite ».
460 salariés
La direction de la SNIE était, elle
aussi, partante pour aller au maximum des possibilités offertes par les
ordonnances. Il faut dire qu’elle a
une certitude : « Le bien-être des salariés se traduit en qualité de travail »,
résume son directeur général, Laurent Crief, qui codirige avec son frère
Fabien, président de la SAS, l’entreprise créée par leur père et qui
compte aujourd’hui 460 salariés.
Avec une conviction : cela passe par
un dialogue social soutenu.
Signe du climat qui règne à la
SNIE, pour avancer à mars la mise
en place du Comité social et économique, tous les représentants du
personnel fraîchement élus ont
décidé de démissionner. « Pour
moi, CSE, ça veut dire : “Confiance
Salariés Entreprise”, et CE : “Construire Ensemble” », insiste Laurent
Crief. L’accord prévoit la création
d’une commission dédiée à la négo-
« Pour moi, CSE,
ça veut dire :
“Confiance Salariés
Entreprise”,
et CE : “Construire
Ensemble”. »
LAURENT CRIEF
Codirigeant de la SNIE
ciation composée du délégué syndical, mais aussi d’un représentant de
c h a q u e c o l l è g e – o u v r ie r s e t
employés, techniciens et agents de
maîtrise, cadres, dont la composition pourra être revue chaque
année. Des modalités particulières
d’adhésion ont été adoptées par le
CE pour contourner la possibilité
offerte à tout élu avec plus de 50 %
des voix de signer seul un accord. Le
texte signé le 29 juin précise qu’il
« ne pourra être soumis au conseil
d’entreprise que si y sont favorables
la majorité en nombre des membres
du Conseil ».
La SNIE a, en revanche, choisi de
s’en tenir au minimum fixé par la loi
concernant les obligations d’information-consultation par
l’employeur des institutions représentatives du personnel. Comme
l’impose la réforme du Code du travail, il est précisé que le plan de formation de l’entreprise devra avoir
recueilli un avis conforme du CE
pour pouvoir entrer en vigueur. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
De nombreuses communes touristiques ont profité de la réforme du stationnement municipal pour augmenter leurs tarifs. Photo Jean-Pierre Muller/AFP
Le coup de chaud des tarifs
de stationnement aux abords des plages
l La réforme du stationnement a poussé cet été de nombreuses communes
touristiques à renchérir les PV et le stationnement longue durée.
l Mais certaines mairies estiment que l’investissement exigé n’en vaut pas
la chandelle pour deux mois dans l’année.
COLLECTIVITÉS
LOCALES
Matthieu Quiret
@MQuiret
L’usage des plages reste gratuit en
France, mais leur accès commence
à coûter cher. En ce premier été de
la réforme du stationnement municipal, la douche est glacée pour les
vacanciers. De nombreuses communes touristiques ont profité de la
décentralisation de cette politique
pour augmenter les tarifs, étendre
les zones payantes, allonger les plages horaires, et surtout doper le
montant des PV.
D’après notre pointage, les tarifs
à l’heure ont rarement bondi, la
première heure avoisine souvent
l’euro. Mais la facture grimpe vite si
on s’attarde sur sa serviette de
plage. Et les montants des PV n’ont
souvent plus rien à voir avec les
17 euros en vigueur jusqu’à fin 2017.
Comme la réforme interdit aux
maires de fixer une amende (le forfait de post-stationnement ou FPS)
supérieure au coût d’une journée
complète de parking, ceux-ci ont
souvent allongé les plages horaires
payantes ou renchéri les dernières
heures des stationnements longue
durée. D’après le relevé réalisé fin
juillet par le magazine « Auto
Plus », de nombreuses stations balnéaires ont fixé des forfaits de poststationneme nt au-delà de la
moyenne nationale de 25 euros.
Voitures ventouses
Parmi les plus zélés, Palavas-lesFlots, dans l’Hérault, a augmenté de
deux heures, jusqu’à 21 heures, la
plage horaire payante, poussant
par la même occasion le prix des
amendes jusqu’à 35 euros, le haut
du panier. Christian Jeanjean, son
maire, assure à France 3 que le dispositif a déjà permis de dissuader
les voitures ventouses en augmentant le taux de rotation des places.
Tout en reconnaissant aussi que les
communes ont besoin de renflouer
leurs caisses. Sur la Côte d’Azur, le
prix de la journée à Cavalaire est
passé en un an de 6 euros à 23 euros.
Saint-Tropez pousse dans la même
veine le bouchon jusqu’à 30 euros la
journée et le montant du FPS. Plus
au nord, à Concarneau, l’amende
est passée à 35 euros.
Cependant, d’autres sites touristiques ne se sont pas encore saisis
de la réforme. Le Groupement des
autorités responsables de transport
(GART) explique aux « Echos » que
celle-ci peut s’avérer compliquée
dans ces communes. Cette association d’élus locaux, spécialisée dans
30
EUROS
Prix de la journée
de stationnement
à Saint-Tropez
et montant du FPS (forfait
post-stationnement).
la mobilité, publiera à la rentrée un
nouveau bilan de la réforme, qui
devrait un peu réviser à la baisse ses
statistiques.
Si, sur les 800 communes concernées par le stationnement payant,
les grandes villes ont majoritairement choisi d’exercer ce pouvoir, les
plus petites collectivités sont timorées face au besoin de renforcer les
effectifs des contrôles, d’investir
dans des horodateurs nouvelle
génération ou d’assumer le lourd
suivi des contestations. Seules
500 villes ont passé un accord avec
l’agence Antai, qui recouvre les PV,
et moins de 400 seraient vraiment
actives.
C’est d’autant plus vrai dans les
zones touristiques que le jeu peut
valoir nettement moins la chandelle lorsque la saison se limite à
deux mois dans le secteur balnéaire. Sainte-Maxime a par exemple décidé de repasser son parking
de bord de plage en gratuit face à la
complexité du FPS, un an pourtant
après avoir instauré des tarifs. n
Le tourisme en ville menacé par la pollution de l’air
ONG se base sur le niveau médian
de particules observé du 1 e r au
8 août dernier, c’est-à-dire en plein
épisode caniculaire, dans chacune
des 10 villes les plus visitées
d’Europe. Le résultat a ensuite été
converti en « équivalent cigarette »,
selon la méthode mise au point par
le Berkeley Earth. Cette fondation
scientifique américaine s’est fait
connaître pour des études similaires menées en Chine, notamment
en 2015 sur la ville de Pékin, où il
s’est avéré que l’air respiré par chaque habitant les jours de grand
smog équivalait à la consommation
de 1,5 cigarette chaque heure !
Un « city break » de quatre
jours à Paris représente
la consommation passive de
deux cigarettes, selon l’ONG
Transport & Environnement.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Visiter la capitale et les grandes villes de l’Hexagone en plein été n’est
pas forcément de tout repos. Mais
cette activité pourrait devenir
harassante et représenter un réel
danger sanitaire avec l’allongement
des périodes de canicule et l’augmentation des pics de pollution à
l’ozone. A Paris, un week-end prolongé de quatre jours reviendrait
d’ores et déjà à avoir fumé deux
cigarettes, selon l’ONG Transport &
Environnement, qui publie ce vendredi matin les résultats d’une
étude originale d’évaluation de la
pollution de l’air dans les 10 métropoles les plus prisées des touristes.
Paris, qui fait jeu égal avec Amsterdam, Rome et Vienne, n’est ni la
mieux ni la plus mal placée des
métropoles du Vieux Continent.
C’est à Dublin et à Barcelone que les
visiteurs s’abîment le moins les
poumons, à raison de l’équivalent
d’une cigarette fumée. En revanche,
cette forme de tabagisme passif que
représente le fait de devoir respirer
en ville un air dégradé atteint des
Défi sanitaire
Première destination touristique mondiale, Paris a reçu
86,9 millions de visiteurs en 2017. Photo Ludovic Marin/AFP
sommets à Prague et à Istanbul, où
le « score » est de 4 cigarettes, un
indice de mesure de santé publique
qui parle à l’opinion.
Touristes surexposés
De fait, le touriste est davantage
exposé aux émissions de particules
fines que le citadin, plus à même de
s’en prémunir. « Quand la pollution
de l’air est élevée, il est recommandé
d’éviter de manger ou de pratiquer
un sport en extérieur. Mais passer ses
vacances dans une ville consiste
essentiellement à marcher et à déjeuner en terrasse… », explique Jens
Müller, un expert de Transport &
Environnement. L’étude de cette
La France n’en est pas là, tant s’en
faut. Quinze de ses agglomérations
n’en contreviennent pas moins
depuis des années aux normes
européennes de qualité de l’air. Une
situation à laquelle le gouvernement espère remédier en y favorisant la mise en œuvre à la rentrée
prochaine de zones à faibles émissions (ZFE).
Première destination touristique
mondiale avec 86,9 millions de visiteurs en 2017, la France doit relever
un immense défi sanitaire si elle
veut conserver sa place de leader et
atteindre l’objectif des 100 millions
de touristes qu’elle s’est fixé pour
2020. n
Prix des PV, zones bleues,
journées gratuites : les
maires tâtonnent encore
Les municipalités, qui,
depuis le 1er janvier, fixent
librement le montant
des amendes, cherchent
à utiliser au mieux cette
nouvelle compétence pour
la mobilité, le commerce
ou l’attractivité.
Les Marseillais sont furieux : la ville
a doublé en début de semaine le
prix du stationnement pour lutter
contre l’épisode de pollution due à
la canicule. La mesure n’est pas
tombée du ciel : elle a été votée
début février lors de la mise en
place de la réforme du stationnement. Mais l’un des responsables de
ce grand changement au ministère
de l’Intérieur avoue aux « Echos »
tomber des nues tant la décision
reste inédite.
Pour lui, elle montre à quel point,
au-delà d’une source de revenu, le
stationnement est devenu en quelques mois un levier important de la
stratégie des maires, que ce soit
pour la mobilité, le commerce,
l’attractivité. Depuis le 1er janvier, les
municipalités sont libres de fixer le
montant des amendes qui, avant,
étaient de 17 euros dans toute la
France.
La décentralisation joue déjà à
plein. Dans certaines municipalités, comme à Bagnols-sur-Cèze
dans le Gard, les commerces ont
réclamé des places payantes pour
favoriser la rotation des usagers. La
Baule a eu le soutien des commerçants pour généraliser le stationnement payant avec deux régimes,
basse saison-haute saison. A
Nîmes, au contraire, les magasins
ont obtenu en juillet le retour de la
gratuité le samedi après-midi. La
situation n’est donc pas encore sta-
bilisée, les maires continuent de
tâtonner huit mois après l’entrée en
vigueur de la réforme. D’abord, de
nombreux élus sont contraints de
revenir sur certaines décisions, face
à la grogne de leurs habitants. En
juin, Bourges a décidé d’instaurer la
gratuité en centre-ville de 17 à
19 heures. Périgueux a recréé des
places gratuites et rendu le samedi
non payant. Plusieurs communes
ont aussi allégé le montant des PV,
comme Grasse, qui l’a baissé de 35 à
17 euros au début de l’été. Des villes
font aussi un geste d’apaisement en
introduisant des amendes minorées en cas de paiement rapide.
Recul de la fraude
aux parcmètres
Les élus multiplient aussi le recours
aux zones bleues et au disque horodateur. Ils se sont imposés dans les
70 communes qui ont fait le choix
radical de rendre la gratuité au stationnement. Mais aussi aux abords
des zones payantes pour offrir aux
résidents ou aux consommateurs
des places gratuites tout en régulant leur usage. Certains maires utilisent aussi le disque pour éviter les
voitures ventouses dont souffrent
certaines communes peu prévoyantes. Même si les modalités
changent encore, la réforme produit déjà des effets notables liés au
durcissement des contrôles et au
recul de la fraude aux parcmètres.
Résultat, les recettes doublent à
Paris, elles enregistrent 65 % de
hausse à Bordeaux, 10 % à Strasbourg et 17 % à Tours, par exemple.
D’autres effets se font sentir : Bordeaux assure constater une hausse
d’environ 12 % de la fréquentation
de ses transports collectifs et davantage de cyclistes. — M. Q.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ÉTATS-UNIS : PRIX À LA
PRODUCTION STABLES
MEXIQUE : L’INFLATION
REMONTE EN JUILLET
Les prix à la production aux
Etats-Unis sont restés stables
en juillet, la modeste hausse
des coûts des biens ayant été
compensée par une baisse
des coûts des services.
Le département du Travail a
annoncé jeudi que son indice
des prix à la production (PPI
hors alimentaire, énergie)
n’avait pas évolué le mois
dernier, après + 0,3 % en juin.
Les prix à la consommation
en juillet ont progressé
à +4,8 % après +4,6 % en juin
sur un an, selon les
statistiques mexicaines.
Cette remontée s’explique
en grande partie par
le renchérissement des prix
de l’énergie et dans
une moindre mesure
par ceux des transports
et de la construction.
19,5 %
LE TAUX DE CHÔMAGE
EN GRÈCE
Le taux de chômage est tombé
en dessous de la barre des
20 % pour la première fois
depuis 2011, selon Elstat. Le
chômage a reculé de 2,2 points
sur un an. Le pays continue
d’afficher le pire niveau
de sans-emploi d’Europe.
La Russie déstabilisée par l’annonce
de nouvelles sanctions américaines
l Washington est arrivé à la conclusion que Moscou est responsable de l’empoisonnement au Novitchok
d’un ex-agent russe, Sergueï Skripal, et de sa fille au Royaume-Uni.
l Le rouble tombe au plus bas depuis novembre 2016.
EUROPE
Moscou accuse le coup. Les marchés financiers russes ont chuté
jeudi après l’annonce dans la nuit
de nouvelles sanctions des EtatsUnis en lien avec l’affaire Skripal.
Le département d’Etat a annoncé
qu’il appliquerait le 22 août des
rétorsions économiques non précisées à ce stade, après être arrivé
à la conclusion, lundi, que Moscou avait utilisé une arme chimique interdite par les lois internationales, le Novitchok, p our
empoisonner le 4 mars l’ex-espion russe, Sergueï Skripal, et sa
fille au Royaume-Uni. Une ressortissante britannique est morte
début juillet après un contact
accidentel avec ce poison.
L’indice boursier RTS a perdu
3 % à l’ouverture et l’action de la
compagnie aérienne semi-publique russe Aeroflot 10 %. Le rouble
a reculé, à 66 pour 1 dollar, au plus
bas depuis novembre 2016. Les
sanctions envisagées, qui portent
sur l’exportation de certains produits technologiques, notamment des équipements électroniques, pourraient coûter « des
centaines de millions de dollars » à
l’économie russe, a indiqué aux
agences de presse un responsable
américain ayant requis l’anonymat. Il a ajouté que si la Russie ne
donnait pas d’explications convaincantes dans cette affaire, une
deuxième salve de sanctions
serait décrétée, pouvant aller jusqu’à l’interdiction des aéroports
américains aux compagnies
aériennes russes ou même la suspension des relations diplomatiques entre les deux pays, ce qui
serait absolument sans précédent et donc difficile à envisager.
« Les sanctions en elles-mêmes
ne sont pas destructrices mais elles
vont porter un coup à l’appétit des
investisseurs et saper la confiance
pour les investissements en Russie,
selon une note de la banque russe
Alfa. D’un autre côté, elles pourraient réduire la pression sur
l’administration Trump pour soutenir les sanctions proposées par
un groupe de sénateurs » en lien
avec l’interférence présumée de
Moscou lors de la présidentielle
de novembre 2016 ayant porté
D o n a l d T r u m p a u p o u v o i r.
Sanctions « qui prévoient des
interdictions d’acheter de la dette
souveraine russe, ce qui serait
potentiellement bien plus
dangereux ».
Vague d’expulsions
Cette vague de sanctions survient
moins d’un mois après le sommet
entre Donald Trump et Vladimir
Poutine, à Helsinki, lors duquel le
président américain avait tenu
des propos tellement pro Poutine
que cela avait suscité l’embarras
de nombre de diplomates et militaires américains. L’ambassade
de Russie aux Etats-Unis a qualifié jeudi de draconiennes les
sanctions annoncées mercredi
soir. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a
quant à elle assuré jeudi que Moscou allait « se pencher sur l’élaboration des mesures de rétorsion à
cette nouvelle démarche inamicale
de Washington. Les Etats-Unis ont
sciemment choisi le chemin de la
confrontation dans les relations
bilatérales qui sont déjà pratiquement réduites à zéro par leurs propres efforts. » Reste à savoir de
quels leviers dispose la Russie,
qui subit déjà des sanctions économiques des Occidentaux
depuis l’annexion de la Crimée.
Moscou a toujours nié être à l’ori-
gine de l’empoisonnement de
l’ancien colonel des services de
renseignement militaire passé à
l’Ouest, mais les Occidentaux
n’en croient rien en s’appuyant
notamment sur le fait que le
Novitchok est un agent neurotoxique mis au point par l’Union
soviétique dans les années 1970. Il
serait l’agent le plus létal au
monde, dont la production, le
stockage et l’utilisation sont
interdits par la Convention internationale de 1992 sur les armes
chimiques ratifiée par Moscou.
L’affaire avait déclenché une
grave crise diplomatique entre le
Kremlin et les Occidentaux et une
vague d’expulsions croisées de
diplomates. — Y. B.
Les représailles sont en vogue
es sanctions sont le hit de l’été.
Celles de Washington contre
Moscou annoncées jeudi suivent celles contre Téhéran, mardi,
de Riyad contre Ottawa, lundi
et de Washington, encore, contre
Ankara, il y a huit jours, sans oublier
celles d’Ankara en retour.
C’est un véritable écheveau de
sanctions économiques – saisies
d’actifs, embargo commercial ou
financier – qui enserre la planète
actuellement. A ne pas confondre
avec des quotas ou droits de douane
instaurés pour raisons commerciales, les sanctions sont motivées politiquement. Elles visent à effectuer
des représailles, sur le thème « on ne
peut pas ne pas réagir », face à telle
ou telle répression ou violation du
droit international, ou à pousser un
Etat à changer de politique.
Les sanctions sont des armes
devenues tellement fréquentes, aux
côtés des actions diplomatiques ou
militaires, qu’il est impossible d’en
dresser un panorama exhaustif. Le
site spécialisé Sanctions Risk Coun-
L
ANALYSE
d’Yves Bourdillon
tries liste 45 pays sanctionnés par les
Etats-Unis ou l’Union européenne,
dont le « vétéran », Cuba (1960).
De très nombreux pays nourrissant des griefs territoriaux se sanctionnent mutuellement, mais la
majorité des sanctions dans le
monde sont le fait des Etats-Unis et
de l’Union européenne.
Leur taille les incite sans doute à
user de ce genre de pression et leur
diplomatie est davantage encline
que les autres à défendre des grands
principes, lutte pour les droits de
l’Homme, contre la prolifération
nucléaire, ou des opérations de
déstabilisation régionale.
Le Canada, de son côté, est peutêtre depuis mardi le premier pays
occidental sanctionné par un pays
émergent, l’Arabie saoudite. A
l’inverse de la Chine, qui ne sanctionne personne mais intimide
aisément, la Russie a sanctionné des
voisins (Géorgie, Ukraine) et répliqué aux sanctions occidentales sur
la Crimée.
Si le nombre de sanctions en place
est spectaculaire, paradoxalement
leur effet l’est moins. Les sanctions
ne « mordent » que quand elles font
l’objet d’un large consensus international, car les opérateurs sont facilement substituables. Les actifs au
Canada vendus par Riyad seront
rachetés par d’autres…
En outre, les sanctions n’interdisent pratiquement jamais tout commerce avec un pays entier, mais
ciblent quelques secteurs, généralement l’armement, voire seulement
certaines entreprises. Par exemple,
l’Union européenne sanctionne
encore en apparence des pays des
Balkans, mais en fait uniquement
quelques individus en fuite. Les
embargos préservent généralement
les produits alimentaires et les médicaments. Un seul programme vise
en fait à mettre un régime à genoux :
celui des Etats-Unis contre l’Iran. n
AMÉRIQUE DU SUD
Après seize heures
de débat mercredi,
les sénateurs ont voté
en majorité contre
l’interruption volontaire de grossesse.
Les représentants des 23 provinces
argentines et de la capitale ont tranché mercredi au terme d’un long
débat : ils ont refusé la légalisation
de l’avortement. Comme l’avaient
prédit les pointages, 31 des 72 sénateurs ont voté pour et 38 contre,
avec deux abstentions. La session
reste pourtant historique dans ce
pays d’Amérique du Sud, continent
catholique où l’avortement est largement interdit, voire criminalisé.
C’est donc très déçus que les partisans de la légalisation, reconnaissables à leurs foulards verts pro-IVG,
ont quitté la place du Congrès jeudi.
Mais certains, comme Laura Rodriguez, vice-présidente de la coalition, se voulaient optimistes : « Il
s’est passé quelque chose de nouveau
en Argentine », espérant que la
question soit peut-être réexaminée
en 2020.
Rôle clef de l’Eglise
Bien qu’opposé à la loi, Mauricio
Macri, le président, avait laissé monter ce débat ultrasensible, qui avait
enflammé la société argentine pendant plusieurs semaines. Face au
soulèvement national, le pape Fran-
çois, argentin de naissance, avait
même réagi en condamnant fermement cette initiative, fidèle à la position traditionnelle de l’Eglise catholique. Le quotidien « Clarín » percevait
en effet jeudi l’institution religieuse
comme déterminante en titrant :
« L’Eglise, l’acteur clef qui a réussi à
ralentir la loi », et influencé une large
partie de l’opinion publique. Pourtant, l’Eglise avait d’abord répondu
avec modération à la question de la
dépénalisation, convaincue comme
beaucoup d’observateurs qu’elle servait d’écran de fumée aux problèmes
économiques et sociaux dont souffre
le pays. Elle a finalement changé de
stratégie au lendemain du vote positif des députés, réalisant le changement de pied de la société argentine.
Arborant des foulards bleus en
réponse aux tissus verts noués au
cou des sympathisants, les religieux
avaient alors utilisé les réseaux
sociaux pour exhorter leur message :
« Sauvons les deux vies ! », celle de la
mère et celle de l’enfant.
Dans le camp opposé, les plus
jeunes se sont largement mobilisés
dans les rues de la capitale. A
l’image de la société, le Sénat souffre aussi d’un conflit de génération
où les sénateurs les plus âgés sont
traditionnellement moins favorables à l’avortement légal, libre et
gratuit. Ce phénomène ne touche
pas que l’Argentine. Depuis trois
jours, la Cour suprême du Brésil est
devenue le théâtre d’un débat
animé entre opposants et sympathisants à l’interruption volontaire
de grossesse. — M. Rou.
Eitan Abramovich /AFP
Le Sénat argentin rejette la légalisation de l’avortement
Des activistes argentines, reconnaissables à leurs foulards verts
pro-IVG, expriment leur désarroi sur la place du Congrès.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 05
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
En Indonésie, le séisme de Lombok
porte un coup sévère au tourisme
ASIE
« Nous attendons
toujours des retours
sur la situation dans
certaines des zones
les plus affectées
dans le nord de l’île,
mais il est déjà clair
que le séisme
de dimanche a été
particulièrement
destructeur. »
Comme après
le tsunami de 2004,
le tourisme va payer
le prix fort après
le séisme de Lombok,
qui a fait plus
de 300 morts.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
Le bilan ne cesse de s’alourdir. Une
nouvelle et violente réplique d’une
magnitude de 5,9 a frappé, jeudi,
l’île indonésienne de Lombok, déjà
touchée quatre jours plus tôt par un
séisme estimé à 6,9 sur l’échelle de
Richter. Jeudi, dans son nouveau
décompte, le ministre de la Sécurité
a fait état de 319 morts et non plus de
164, comme évalué précédemment.
Quelque 1.400 personnes figurent
parmi les blessés graves. En outre,
au moins 270.000 personnes ont
été déplacées.
Depuis la première secousse,
l’activité sismique n’a guère cessé
puisque les enregistreurs ont
dénombré pas moins de 355 répliques de différentes magnitudes. Craignant à présent une crise
humanitaire, des milliers de personnes se trouvant sans abri et sans
eau potable, les équipes de secours
se dirigent vers le nord de cette île de
4.700 km² pour atteindre certains
endroits proches de l’épicentre, loin
des zones touristiques. Najmul
CHRISTOPHER RASSI
Directeur de l’équipe
de la Croix-Rouge à Lombok
Des milliers de touristes ont quitté Lombok depuis dimanche, craignant de nouveaux séismes. Photo Melissa Delport/AFP
Akhyar, chef du district de Lombok
Nord, a estimé que 80 % de ce territoire avait été endommagé par les
violentes secousses. Des routes et
des ponts effondrés rendent l’accès
à ces hameaux plus difficiles. Les
premiers sauveteurs ont fait état de
villages entièrement détruits.
ment destructeur », a déclaré le
directeur de l’équipe de la Croix
Rouge à Lombok, Christopher
Rassi. La première secousse a eu lieu
précisément pendant la prière du
soir dans ce pays musulman. Deux
mosquées dans le nord de Lombok
se sont effondrées. Les zones les plus
touchées manquent de personnel
médical, de nourriture et de médicaments. La Croix-Rouge indonésienne a indiqué avoir installé dix cliniques ambulantes dans le nord.
Comme en 2004, après le tsunami
ou après les attentats de Bali en 2002,
Dix cliniques ambulantes
« Nous attendons toujours des
retours sur la situation dans certaines
des zones les plus affectées dans le
nord de l’île, mais il est déjà clair que le
séisme de dimanche a été particulière-
Les bons points du FMI pour
la politique de Modi en Inde
tissements et à une consommation
privée robuste ». L’Inde apparaît
comme « un éléphant qui commence à courir », a expliqué, pour sa
part, Ramil Salgado, le patron du
bureau indien de l’organisation
financière. Dans les chiffres, le FMI
prévoit une croissance du PIB de
7,3 % pour l’année budgétaire 20182019, augmentant à 7,5 % l’année
suivante. Au premier trimestre de
cette année, la hausse a atteint
7,7 %, la meilleure performance
depuis sept trimestres.
ASIE DU SUD
Le choix d’un proche
au poste de directeur
de la banque centrale
fait cependant
polémique.
Swaminathan Gurumurthy n’est
pas seulement journaliste. Il passe
pour avoir fortement poussé Narendra Modi, le Premier ministre
indien, à lancer la démonétisation
surprise à l’automne 2016. Sans
doute est-ce pour la clairvoyance
dont il a fait preuve pour cette opération qu’il vient d’être nommé pour
quatre ans directeur à temps partiel
de la Banque centrale indienne.
Connu pour ses positions en faveur
d’un hindouisme radical, nationaliste, le journaliste serait à ce point
proche du Premier ministre qu’il a
relégué au second plan le gouverneur de la banque centrale et le
ministre des Finances au moment
de la démonétisation. Aujourd’hui,
sa nomination inquiète les défenseurs de l’indépendance de la banque centrale.
Une réforme réussie
Le retrait en une nuit de 86 % des
billets de banque en circulation a
certes créé une réelle confusion et
amené un déficit de liquidités pendant plusieurs semaines, mais il est
reconnu aujourd’hui par le FMI
comme une réforme réussie. Dans
un rapport consacré à la troisième
économie asiatique paru en milieu
de semaine, le FMI distribue en effet
des satisfecit à la politique économique menée par le nationaliste Modi
et le conforte dans son rôle à quelques mois de l’échéance électorale,
lui ouvrant la voie à un deuxième
mandat.
L’organisation de Washington
estime que le pays est dans une
« perspective globalement positive »
grâce à « un renforcement des inves-
Shutterstock
La taxe unique
Le pays doit combattre
sa dépendance trop forte
aux cours du pétrole.
L’onde de choc des réformes radicales est à présent absorbée. Après la
démonétisation, l’équipe Modi a
déployé sur tout le territoire, le
1er juillet de l’an dernier, la taxe unique (GST). Passé la période transitoire de trois mois, la situation s’est
progressivement normalisée. En
dépit de ces problèmes de mise en
route, le FMI a félicité le gouvernement Modi pour avoir introduit
cette taxe nationale sur les biens et
les services en 2017, dans le but de
créer un marché unique en Inde.
Il complimente également le gouvernement pour avoir assoupli les
règles sur les investissements
directs étrangers, mais il a ajouté
que des réformes supplémentaires
étaient requises. « La poursuite
des réformes structurelles est la clef
pour une croissance soutenue », a
ajouté Ramil Salgado, faisant allusion aux besoins du marché du travail ou du secteur de la santé. De quoi
donner de l’oxygène aux entreprises.
Mais le pays doit aussi combattre
quelques-unes de ses fragilités structurelles, notamment sa dépendance
trop forte aux cours du pétrole qui
pèse sur son déficit courant désormais équivalant à 1,9 % du PIB. « Il
devrait dériver jusqu’à 2,6 % du PIB »,
prévoit le FMI, sous la pression des
prix du baril et d’une forte progression des importations.
— M. G.
le tourisme risque de payer
le prix fort dans l’archipel aux
17.000 îles. Des milliers de touristes
ont quitté Lombok depuis dimanche, craignant de nouveaux séismes,
certains sur des avions supplémentaires affrétés par les compagnies
aériennes, d’autres à bord de ferries
à destination de l’île voisine de Bali.
Plus de 4.600 touristes ont été évacués des îles Gili, trois petits rochers
paradisiaques.
Outre les emplois qu’il génère, le
tourisme est un moteur important
de l’économie indonésienne. En
2017, il a contribué à hauteur de
5,8 % à la formation du PIB, selon le
World Travel and Tourism Council
et devrait, sauf accident, en représenter 6,6 % en 2028. L’activité a
généré près de 60 milliards de dollars de retombées l’an dernier et se
révèle fondamentale sur des îles
comme Bali ou Lombok.
Cette partie touchée par le séisme
est certes infime au regard de l’étendue du territoire indonésien. Mais
elle concentre néanmoins un flux
touristique ininterrompu toute
l’année. Au total l’an dernier, sur
l’ensemble de l’archipel, pas moins
de 14 millions de personnes (12 millions en 2016) ont fait du tourisme,
parmi lesquelles 162.000 Français.
Une cellule de crise
S’il est encore tôt pour évaluer
l’impact de ce séisme sur le tourisme, le groupe Accor qui exploite
un établissement situé à 80 kilomètres de la zone impactée reconnaît
s’en sortir plutôt bien. A Paris, le
ministère des Affaires étrangères,
« recommande de différer les déplacements vers Lombok et les îles Gili ».
Il a mis en place une cellule de crise
et a identifié, pour l’instant, 20 ressortissants français légèrement
blessés, un seul ayant nécessité une
hospitalisation. n
SÉRIE D’ÉTÉ
LES PIONNIÈRES
PORTRAITS DE FEMMES
QUI ONT CHANGÉ LE MONDE
JC Walker, 1ère femme afro-américaine
à devenir millionnaire
Marie Kay Ash, pionnière de l’industrie
des cosmétiques
Denise Coates, créatrice du géant des paris
en ligne Bet365
Shahrzad Rafati, fondatrice de Broadband
TV Corp
À LIRE
LA SEMAINE PROCHAINE
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE ECHOSNOMIE
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Femmes de culture,
femmes de combat
Les rebelles
de la science
Le bien-être
nouvelle vague
Les pionnières
Déshériter ses enfants : un anachronisme
sociétal ?
Juliette
Bennet Omalu, ange gardien
du foot américain
Les vacances sur un registre zen
Emma Walmsley
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
Avec sa victoire en Coupe du monde, le foot
français est redevenu un modèle. Jeunesse,
confiance, solidarité… Efficacité aussi, avec
une finale gagnée en marquant deux fois
plus de buts que l’équipe adverse qui a
pourtant eu le ballon deux fois plus
longtemps. Mais un modèle peut en cacher
un autre. Dans un exercice très différent, où
Par Jean-Marc
se jouent non pas sept matchs en trois
Vittori
semaines mais trente-huit en neuf mois, la
France a aussi accompli un redressement
La Ligue 1
spectaculaire. Il s’agit de la Ligue 1 de
est devenue football, qui ouvre sa saison 2018-2019 ce
vendredi avec une rencontre Marseilleattractive
Toulouse. Les équipes françaises échouent
pour les
certes pour l’instant à s’imposer dans les
investisseurs compétitions européennes. Mais le
championnat national a complètement
étrangers.
changé en une décennie. Le signe le plus
frappant est qu’il est devenu attractif pour les étrangers. Il a su
attirer des investisseurs américains (l’Olympique de Marseille et
maintenant les Girondins de Bordeaux), chinois (OGC Nice et
l’Olympique Lyonnais), russes (Monaco) ou qataris (Paris SaintGermain) qui ont investi des centaines de millions d’euros. Avec
davantage de moyens, ces clubs ont pu recruter davantage de
grands joueurs dans d’autres pays – et les retenir. Des clubs sont
désormais sollicités pour des tournées internationales où ils font
un tabac, comme le PSG et Monaco récemment en Chine. Et les
matchs de la Ligue 1 commencent à se vendre aux téléspectateurs
d’autres pays, même s’il y a encore beaucoup de progrès à
accomplir pour faire aussi bien que la Serie A italienne ou la
Premier League anglaise. Cette attractivité repose sur de vrais
changements. Nombre d’équipes disposent désormais de stades
plus grands et plus confortables. Elles y attirent davantage de
spectateurs. La Fédération a étalé les horaires, permettant aux
passionnés de regarder davantage de matchs lors de chaque
journée. La compétition devenue plus forte entre chaînes de télé
sur les droits des matchs permet aussi de faire rentrer davantage
d’argent. Les clubs ont assaini leurs comptes. Comme les autres
grands pays européens, la France dispose désormais d’un noyau
d’équipes solides capables d’assurer souvent un beau
spectacle. Bien sûr, le niveau élevé des cotisations sociales
prélevées sur les revenus des joueurs, comme sur tous les autres
salariés en France, pèse sur cette dynamique favorable. Mais le
football montre que le pays peut devenir beaucoup plus attractif en
quelques années à condition de savoir jouer une série de cartes :
investissement, concurrence, prudence financière, souplesse,
collaboration entre partenaires publics et privés. Faut-il préciser
que la leçon dépasse largement le football ?
(
Lire nos informations
Page 13
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
La Colombie reconnaît la Palestine
en tant qu’Etat
Vue comme un tournant
•majeur
dans la politique du
pays, la décision colombienne
de reconnaître la Palestine
comme un Etat libre, indépendant et souverain, mardi, a été
qualifiée de « gifle » par Israël,
indique le quotidien colombien
« El Tiempo ». Auparavant seul
pays d’Amérique du Sud à ne
pas avoir adopté cette position,
la Colombie
rejoint
désormais
celle de
136 nations
à l’ONU.
« Nous voyons la souffrance
du peuple palestinien et nous
voulons qu’il soit représenté par
un Etat capable de faire avancer
le dialogue avec Israël », a
déclaré María Ángela Holguín,
ancienne ministre des Affaires
étrangères. Car, jusqu’à présent,
la Colombie attendait un processus de paix entre Israéliens
et Palestiniens avant de prendre
une position finale, rappelle le
quotidien.
Considéré comme un soutien de l’Etat hébreu, Bogotá
s’était d’ailleurs abstenu en
décembre dernier, lors du vote
des 193 membres de l’Assemblée générale des Nations unies
sur la résolution demandant à
Wa s h i n g t o n d e r e n o n c e r
à considérer Jérusalem comme
capitale d’Israël.
Ce changement de pied a été
décrété par l’impopulaire Juan
Manuel Santos, le président
sortant, le
j o u r d e
l’investiture
du conservateur Ivan
Duque à la tête de l’Etat. Ce dernier avait d’ailleurs adopté une
position totalement opposée
lors de sa campagne présidentielle en évoquant la possibilité
de transférer l’ambassade du
pays de Tel Aviv à Jérusalem,
comme l’ont fait les Etats-Unis.
Depuis, le nouveau ministre des
Affaires étrangères, Carlos Holmes Trujillo, a indiqué que le
nouveau cabinet analyserait la
possibilité de reconsidérer la
décision de reconnaître l’Etat
palestinien.
— M. Rou.
Sabadin/Vision/ROPI-REA
L’autre modèle français
de football
LE POINT
DE VUE
de Pierre-Frédéric Roulot
Tourisme de masse :
agir avant de devoir réagir
TOURISME // Barcelone, Dubrovnik, Amsterdam, Santorin
et d’autres encore : toutes ces destinations ont été contraintes
de prendre des mesures drastiques pour éviter la congestion
des touristes. Une tendance qui appelle en France de rapides
solutions afin de promouvoir un tourisme « soutenable ».
outes les économies mondiales
se battent pour attirer toujours
plus de touristes. Certains pays
font tout pour profiter de cette manne,
comme le Maroc, qui vise les 20 millions de touristes à l’horizon 2020, ou
encore la ville de Bilbao, dont le budget
de promotion est supérieur à la totalité
de celui de la France. On les comprend :
avec peu d’investissement, le secteur du
tourisme, fortement créateur d’emplois
non délocalisables, a offert en retour
une croissance de 7 % en moyenne ces
quinze dernières années, et, d’après les
analystes, promet une croissance identique, voire supérieure, pour les quinze
prochaines.
La prévision est crédible avec des
pays entiers qui s’ouvrent au tourisme.
On pense à la Chine bien sûr. Le plan
étatique chinois prévoit pas moins de
250 millions de visas accordés pour
l’étranger ces trois prochaines années.
Aujourd’hui, déjà 135 millions de Chinois voyagent hors de leurs frontières,
alors qu’il y a trois ans à peine leur pays
n’accordait de visas pour l’étranger
qu’avec parcimonie. D’autres pays vont
aussi se poser en accélérateurs du tourisme mondial, comme l’Inde et son
1,4 milliard d’habitants ou l’Indonésie,
dont le dynamisme économique produit des CSP+ tout aussi avides de dévorer le monde. Avec l’objectif d’atteindre
100 millions de touristes, la France n’est
pas en reste pour tirer parti de ce marché prometteur qui bénéficie à près de
10 millions d’emplois.
Tout serait pour le mieux dans le
meilleur des mondes touristiques si
nous ne dansions sur un volcan. Quelques éruptions devraient déjà nous
alerter… Barcelone a fermé ses portes à
tout nouveau projet touristique, hôtels
et plates-formes de location, Dubrovnik
a installé des quotas, Amsterdam a
interdit tout nouveau magasin de tou-
T
risme pour préserver les derniers commerces qui permettent aux locaux de
faire leurs courses de tous les jours, Santorin a bloqué toute nouvelle arrivée de
bateau de croisière. Et que dire de
Venise ? La Venise d’après-guerre
comptait 350.000 habitants.
Aujourd’hui ? Seulement 50.000 pour
plus de 30 millions de visiteurs qui
transforment la Sérénissime en un
Disneyland où il est évidemment plus
rentable de proposer les logements sur
des plates-formes comme Airbnb que
de les louer aux habitants.
Du rêve au cauchemar
Voyager est un rêve mais accueillir à
longueur d’année des hordes de touristes en bas de chez soi peut vite tourner
au cauchemar ! Est-il possible de vivre
sereinement au milieu d’une masse
ininterrompue de touristes dont les
activités, les besoins, la tenue sont si
contraires aux siens ? Le poison, c’est la
dose ! Pour ne pas avoir à réagir aussi
radicalement que d’autres, la France –
champion du monde du tourisme – doit
agir avant d’avoir à réagir. Il faut éviter
d’arriver à des absurdités comme à
Ibiza, où les habitants désertent leur île
pendant l’été, ou à Barcelone, où des
activistes en viennent à attaquer un car
de tourisme, comme en juillet dernier.
Nous devons prendre en compte cette
exaspération, voire ce rejet du tourisme. Faut-il mettre un frein au tourisme ? Bien sûr que non ! En revanche,
nos objectifs ne peuvent plus être uniquement quantitatifs. C’est suicidaire
de se positionner en « destination du
tourisme de masse ». Pour ne pas devenir la « grande surface » du monde,
nous devons faire de la France un
modèle de tourisme soutenable, opter
pour un tourisme raisonnable qui croit
dans le respect des lieux, de l’environnement et surtout de la vie des peuples.
La France a
besoin d’un plan
Tourisme
raisonné pour
que l’ambition
de demain soit
soutenable dès
aujourd’hui.
Comment ? En cessant d’être « Pariscentric » pour commencer ! L’exemple
réussi de la région Nouvelle-Aquitaine,
qui a multiplié les propositions de produits touristiques et construit des circuits alternatifs pour mieux gérer les
flux de visiteurs, doit utilement inspirer
d’autres régions. Donnons envie aux
touristes du monde entier de découvrir
toutes les ressources de notre pays.
Adaptons nos infrastructures en privilégiant les dessertes régionales pour
non seulement simplifier et fluidifier
les flux mais aussi éviter de créer des
autoroutes du voyage low cost ?
Régulons les zones touristiques avec les
élus locaux pour que les touristes
soient minoritaires dans tous les lieux
de vie : musées, marchés, concerts,
magasins, etc.
Le tourisme est une merveilleuse
manière de faire découvrir notre pays et
notre façon de vivre. En aucun cas il ne
doit figer ni folkloriser notre mode de
vie et avoir pour conséquence de
repousser les habitants vers des zones
tierces. Regardons ce qui a été fait
pour les JO de Paris 2024, c’est cette
ambition choisie qui fera de cet événement à la fois un succès par son attractivité touristique mondiale et son succès
local pour un tourisme responsable.
A ceux qui s’étonneraient que ce
constat vienne d’un professionnel du
tourisme, je répondrais qu’en tant que
petit-fils de viticulteur je connais la différence entre résultats à court terme et
à long terme. Vouloir un succès
pérenne, c’est devoir travailler le court
terme et le long terme à la fois. La
France a besoin d’un plan Tourisme raisonné pour que l’ambition de demain
soit soutenable dès aujourd’hui.
Pierre-Frédéric Roulot est CEO
de Louvre Hotels Group - Jin Jiang
Louvre Asia.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
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LE POINT
DE VUE
de Bernard Monassier
a succession de Johnny Hallyday
suscite les commentaires les plus
contradictoires par des spécialistes le plus souvent autoproclamés.
Pour attirer l’attention de l’opinion
publique, d’aucuns n’hésitent pas, à propos de ce fait divers médiatique, à s’élever contre la notion de réserve héréditaire figurant dans notre Code
civil. Selon ces détracteurs, il s’agirait
d’un anachronisme à supprimer en
s’inspirant de la législation américaine.
Ne faut-il pas cependant se demander
si ces pseudo-réflexions juridiques sont
véritablement légitimes et nécessaires ?
La réserve héréditaire, principe juridique datant du droit romain, fait partie de
notre droit positif depuis près de dix
siècles.
Sous l’Ancien Régime, dans toutes les
régions françaises régies par un droit
écrit, c’est-à-dire en réalité pratiquement la moitié de notre territoire national actuel, on connaît la règle de « la légitime ». Ce dispositif juridique
correspond en fait à notre notion de
réserve héréditaire. Il faut également
rappeler que dans la quasi-totalité des
Etats continentaux de l’Union européenne, il existe – avec des nuances
selon les Etats – une disposition juridique comparable.
Aussi, dans ces conditions, vouloir la
suppression de cette institution juridique, c’est aller à l’encontre de notre histoire, de notre système de valeur, de
notre patrimoine culturel, en un mot
c’est vouloir déboulonner une des colonnes du temple sur lequel repose notre
civilisation d’origine gréco-romaine
partagée avec la plupart des pays de
l’Union européenne. Néanmoins, certains ne manqueront pas de rappeler
que, déjà à Athènes, Solon affirmait la
L
LE POINT
DE VUE
de Jean Bizet
haque jour qui passe nous rapproche de la date fatidique où la
Grande-Bretagne devra avouer
si oui ou non elle a véritablement
l’intention de quitter l’Union européenne.
Le 18 octobre, le Conseil européen
examinera les ultimes propositions de
Theresa May. Il est utile de rappeler à
Madame la Première ministre que
l’Union ayant patiemment construit au
fil des ans un Marché unique, premier
marché économique mondial, elle
n’acceptera jamais la moindre mesure
risquant de le fragiliser.
Il est utile de rappeler à M. Boris
Johnson et à M. Jacob ReesMogg que,
en cas de « no deal », le Brexit aura un
coût de 35 à 40 milliards d’euros par an
pour leur pays. Ce Brexit aura également un coût important pour les autres
États membres. Au moment où le commerce mondial se contracte, où la croissance ralentit, une telle aventure en solitaire de la Grande-Bretagne s’apparente
à un naufrage. Un naufrage collectif.
A deux reprises, en 1962 puis en 1967,
la Grande-Bretagne avait tenté de rentrer dans l’Union européenne. Après
ces deux échecs, elle réussit son entrée
en 1973. Membre de l’Union européenne à part entière, la Grande-Bretagne a depuis lors paradoxalement
négocié avec constance autant d’exceptions… à la règle commune : espace
Schengen, monnaie unique, droits fon-
C
Déshériter ses enfants :
un anachronisme
sociétal ?
nécessité d’accommoder en permanence la loi au temps, aux normes du
moment. Au nom de ce postulat communément admis, ils affirment que
nous ne sommes plus à l’époque de la
« domus » romaine, du lignage moyenâgeux, de la famille patriarcale, de la
notion d’une sorte de copropriété familiale à travers les générations. L’adage :
« On hérite pour transmettre à la génération suivante » ne serait plus d’actualité et de notre époque. Ce raisonnement
est-il vraiment conforme aux nécessités
Déshériter ses propres
enfants paraît à la vox
populi comme une
mesure contre nature.
Le peuple aurait-il plus
de bon sens que ces
prétendus spécialistes ?
Pourquoi pas ?
de la société française en ce début de
XXIe siècle ? Pour le vérifier, il suffit
d’interroger l’opinion publique. Depuis
plus de cinquante ans, divers organismes publics ou privés réalisent des sondages d’opinion sur l’opportunité de
supprimer la mesure de réserve héréditaire dans notre droit positif. Les résultats sont éloquents : plus de 85 % des
personnes interrogées se déclarent favorables à son maintien.
Si on interrogeait la communauté des
notaires, confrontés tous les jours à cette
question, ils confirmeraient à la quasiunanimité l’attachement viscéral de
leurs clients à cette institution millénaire. Revenons un instant à la succes-
sion de Johnny Hallyday. On constate
que l’opinion publique semble, confusément, prendre parti pour ses enfants au
détriment de son épouse. Déshériter ses
propres enfants paraît à la vox populi
comme une mesure contre nature.
Le peuple aurait-il plus de bon sens
que ces prétendus spécialistes ? Pourquoi pas ? Ils comprennent inconsciemment que derrière cette volonté d’abattre ce dogme du Code civil, il y a des
enjeux sociétaux importants. Ils n’ignorent pas de plus que le Code civil n’est pas
un carcan. La succession de Johnny Hallyday, à défaut de stipulations testamentaires particulières, se serait répartie à
plus de 60 % au profit de Laeticia et de
ses filles adoptives. Avec l’accord de ses
enfants majeurs, il pouvait aller plus
loin et avantager encore plus ses filles
adoptives et son conjoint en respectant
un certain formalisme protecteur de la
liberté contractuelle. Les commentateurs semblent oublier tout cela ; les
conseils du chanteur le savaient-ils ?
Modifier une institution conforme à
notre histoire, à nos mœurs, à nos usages, respectueux de la liberté contractuelle, serait rompre le contrat social
entre l’Etat et le citoyen. Ces thuriféraires d’un système juridique anglo-saxon
devraient réfléchir avant de prôner une
telle révolution copernicienne. Ils
devraient se souvenir de cette phrase
prophétique de Montesquieu dans « De
l’esprit des lois » : « Il est quelquefois
nécessaire de changer certaines lois.
Mais le cas est rare ; et lorsqu’il arrive, il
n’y faut y toucher que d’une main
tremblante. »
Bernard Monassier est président
de BM Family Office et vice-président
du Cercle des fiscalistes.
Brexit : un suicide
collectif ou l’occasion
d’un sursaut ?
damentaux… Quarante-cinq ans après,
elle souhaite cette fois-ci sortir de
l’Union et négocier autant d’exceptions à cette règle commune pour y
rester et bénéficier seulement des
avantages que lui procure ce premier
marché économique mondial. Cette
recherche du meilleur des deux mondes est un leurre, en économie.....il
n’existe pas.
L’histoire sera cruelle
pour les responsables
politiques britanniques
si les Brexiters persistent
dans leurs contre-vérités
et leur isolement.
Entre un « no deal » ou le renoncement à ses valeurs, l’Union européenne
ne renoncera jamais à ses valeurs et la
Grande-Bretagne sera la seule responsable de son naufrage. A moins que,
dans un accès de lucidité, la classe politique britannique regarde la réalité en
face et dise la vérité à ses concitoyens :
baisse du pouvoir d’achat, complexités
administratives avec réapparition de
barrières tarifaires et non tarifaires,
baisse de la livre… voilà autant de désagréments qui accompagneront le
Brexit. Que l’Union européenne ne
veuille pas renoncer à ses valeurs ne
signifie pas qu’elle reste figée dans ses
orientations. Le monde bouge, le
monde change, l’Union européenne ne
saurait rester immobile ni refuser toute
évolution. Avant d’engager malencontreusement le référendum du 23 juin
2016, David Cameron avait, après consultation des 27 chefs d’Etat et de gouvernement, proposé un certain nombre
de réformes à l’Union européenne. Certaines d’entre elles devraient être utilement repensées par l’UE. En matière
d’immigration, par exemple, la mise en
œuvre d’une « clause de sauvegarde »
déclenchée par tout État membre, soucieux de maintenir son équilibre sociétal s’avérait hier une provocation… elle
pourrait devenir demain la règle européenne… La Hongrie, l’Autriche, la
Pologne, l’Italie sont en train de l’écrire
et l’Allemagne d’y penser.
« L’histoire nous sera indulgente, car
nous avons l’intention de l’écrire », disait
Winston Churchill...
En fait, l’histoire sera cruelle pour les
responsables politiques britanniques
d’aujourd’hui si les Brexiters persistent
dans leurs contre-vérités et leur isolement. Le monde a effectivement
changé, même le Commonwealth n’est
plus ce qu’il était.
Jean Bizet est sénateur LR
de la Manche et président
de la commission des Affaires
européennes du Sénat.
Juliette cumule
les distinctions
et les
récompenses.
Photo Yann Orhan
Femmes de culture, femmes
de combat : Juliette
Marianne Bliman
@Marianne_Bliman
« Celles qui ne sont ni belles ni bonnes/Celles
qui mettent jamais de ball’rines/Celles qui
viennent pas quand on les sonne/Les éternelles pas féminines/Les mal baisées, les pas
baisables/Les bonnes sœurs et autres gouines/Sont-elles femmes moins véritables/Les
éternelles pas féminines ? » Dans ses chansons – là, un extrait de « Madame », issu de
son dernier album, « J’aime pas la chanson », sorti en début d’année –, Juliette ne
se retient pas, y va franco. Dans la vie ?
Pareil. Les mots déboulent. Cash ! Et sur
les questions de discriminations faites aux
femmes et d’inégalités femmes-hommes,
la chanteuse en a, des choses à dire. Au
moins autant que ce qu’elle a (déjà) écrit
dans ses chansons.
A-t-elle elle-même subi des discriminations ? « Je suis obligée de dire que non. En
fait, je pense que je ne m’en suis pas rendu
compte », répond-elle tout à trac. Ah… On
s’étonne, un peu. On insiste. « La raison pour
laquelle je n’ai pas l’impression d’avoir subi
des discriminations, c’est que je pense que le
talent m’en a protégée. C’est un peu prétentieux de dire ça. Mais je le pense profondément. » Re-ah… On insiste encore, histoire
d’être sûre de (vraiment) bien comprendre. « Globalement, si j’avais été un garçon,
avec le talent que j’ai, je ne pense pas que je
serais à la place médiatique que j’occupe,
assez discrète. Et qui n’est due qu’à mon
talent, pas à ma belle gueule ou à mes belles
cuisses. »
Bon alors finalement, les discriminations, en creusant bien ? « Si j’avais été un
garçon, je n’en aurais pas été victime. Parce
que je pense que j’en ai été victime. Que toutes
les femmes sont victimes de discriminations
sourdes. » Un exemple, alors, Juliette ? Oui,
un parmi d’autres, qui remonte à longtemps : « C’est [l’animateur et producteur
télé] Nagui qui me présente à un type dans un
ascenseur en disant “tiens, je te présente la
plus belle paire de seins de la chanson française”. Voilà, c’est ce genre de trucs. » Mais,
juré craché, assure-t-elle, tout ça, « je ne l’ai
pas vécu comme un truc grave. Je m’en fous.
Pour moi, c’est vraiment la bave du crapaud. » Le sujet, pour elle, c’est plutôt la
domination masculine. « Dans le milieu de
la musique, on voit bien qui sont les décideurs.
C’est incroyable : il n’y a pas de patronnes de
maisons de disques », ironise-t-elle. Là
comme ailleurs, « les hommes ont le pouvoir.
Mais certains ne le savent même pas, ils ne
s’en rendent pas compte. Il faut qu’on leur
dise “Voilà la réalité des femmes,
aujourd’hui”. Et ils tombent des nues », pense-t-elle, plaidant la nécessité de « dire et
répéter inlassablement les choses aux hommes, et aux femmes ». Lâchant : « L’émancipation des hommes, c’est aussi l’émancipation des femmes. »
Le dernier album de Juliette « J’aime
pas la chanson », sorti le 9 février.
Photo Sébastien Theurier
avec l’idée de faire de l’enseignement. Cette
année-là, elle commence à chanter dans la
rue avec un copain. Et rencontre un tas de
gens qui font de la musique, avec lesquels
elle commence à jouer. Tous arrêtent la fac.
Elle avait déjà fait un peu de piano-bar, mais
de manière « presque anecdotique ». Elle se
remet devant son piano, à plein-temps cette
fois-ci. « Je gagnais bien ma vie. Au noir, complètement », se souvient-elle. A l’époque, la
chanteuse n’a pas encore de répertoire personnel. Les chansons à la mode au milieu
des années 1980 ne lui plaisent pas. Elle, son
truc, c’est la chanson réaliste, Edith Piaf,
Boby Lapointe, Boris Vian… Et un jour,
Juliette commence à bosser avec une
copine : celle-ci aux textes, elle aux musiques. Et, peu à peu, elle se constitue un
répertoire personnel. En 1985, elle est au
Printemps de Bourges. « Je suis en scène
ouverte, il n’y a personne. Mais je rencontre
des gens formidables qui viennent d’autres
régions », raconte-t-elle. Du coup, elle part
jouer ailleurs, en Bretagne, en Touraine.
Elle fait des petites tournées dans des bistrots et autres petits lieux. « Là, j’ai appris
mon métier. » Les années passent, comme
ça, jusqu’à ce soir où, au Grand Théâtre de
Bourges, elle « met le feu ». C’était en
1989. « Et là, c’est parti. Je rencontre une productrice indépendante et pendant treize ans,
on a monté l’affaire. Avant que je rejoigne
Polydor, en 2000. »
Depuis, Juliette a fait une quinzaine
d’albums personnels, cumule les distinctions et les récompenses. En ce moment,
elle prépare un « EP » de quatre-cinq titres,
qui sortira en octobre. Complément de son
dernier album, « La Preuve » contiendra
uniquement des reprises « emblématiques
de leurs interprètes ». Parmi elles, deux
chansons qu’elle adore : « Les Corons », de
Pierre Bachelet et Jean-Pierre Lang, et « Ma
Préférence », de Julien Clerc. « Une pure
chanson de coming out, chantée par moi »,
s’exclame-t-elle dans un éclat de rire. n
Chanson réaliste
Malgré tout, depuis ses débuts dans les
années 1980, l’artiste trace une jolie route.
Chanteuse ? Au départ, elle n’y pense pas du
tout. La littérature l’intéresse, elle se dit
qu’elle sera prof, ira jusqu’au capes. Elle fait
un an de lettres à la fac de Toulouse et puis,
finalement, passe en musicologie, toujours
5 RETROUVEZ
LA SEMAINE PROCHAINE
Femmes de culture,
femmes de combat : Julie Fuchs
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // IDEES & DEBATS
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
série d’été 10/10
LES REBELLES DE LA SCIENCE
Ce médecin légiste a montré qu’une dégénérescence cérébrale touchait la quasi-totalité des anciens
footballeurs américains. Son alerte a mis près de quinze ans à être acceptée par la ligue de ce sport.
Bennet Omalu, ange gardien du foot américain
Paul Molga
@paulmolga
omment ce cerveau est-il devenu
fou ? Penché sur le cadavre de Mike
Webster, une légende du Super
Bowl disparue prématurément, le
légiste Bennet Omalu fouille fiévreusement les replis de cette matière grise
déglinguée. Avant d’être emporté par une crise
cardiaque, l’ancienne star des Steelers de Pittsburgh urinait dans son four, soignait ses caries à la
Super Glue, traitait son mal de dos au pistolet
Taser, ne se souvenait plus s’il était marié et ignorait où il avait dilapidé sa fortune.
Mais il n’y avait rien d’apparent à l’examen. Pas
de contusion, comme on peut le voir dans la
démence pugilistique, qui frappe les boxeurs à
force de commotions, pas de rétrécissement cérébral comme dans la maladie d’Alzheimer, les plis
du cortex étaient réguliers…
Le légiste nigérian, arrivé aux Etats-Unis dans
les années 1990 et diplômé de l’université de Pittsburgh, aurait pu en rester là. Mais c’est un homme
curieux et pugnace. Coupe après coupe, il analyse
donc les moindres recoins de cet encéphale
malade. Et finit par trouver ce qu’il suspecte : des
taches rouges et brunes dans les tissus abîmés. Il
s’agit d’une accumulation de protéines Tau, connues des chercheurs pour être impliquées dans la
maladie d’Alzheimer et dans d’autres pathologies
neurodégénératives. A force de chocs, Mike
Webster était donc bien atteint de démence.
Comme le font habituellement les scientifiques
quand ils découvrent un nouveau mécanisme,
Bennet Omalu détaille alors ses conclusions dans
un article qu’il intitule « Encéphalopathie traumatique chronique chez un joueur de la Ligue
nationale de football », et l’adresse au comité de
lecture de la revue « Neurosurgery ».
Sa publication en juillet 2005 ne provoque pas
l’effet escompté. Au lieu de réveiller la conscience
de ses collègues sur les dangers du football améri-
résisté aux pressions d’une industrie de 8 milliards de dollars : « Encéphalopathie traumatique
chronique chez un joueur de la Ligue nationale de
football : partie II ». Les attaques redoublent,
accompagnées d’intimidations et de menaces.
C
La Ligue finit par céder
Bennet Omalu a constaté dans les cerveaux malades d’anciens joueurs de football américain une accumulation de protéines Tau, impliquées dans la maladie d’Alzheimer et dans
d’autres pathologies neurodégénératives. Photo Pete Marovich/Getty Images/AFP
cain et les moyens à mettre en œuvre pour prévenir cette pathologie débilitante, Bennet Omalu
s’est attiré les foudres de la NFL.
La première attaque vient des médecins de la
Ligue. Dans un long courrier adressé à la revue
scientifique, trois membres de son comité sur les
lésions cérébrales légères traumatiques réclament le retrait de l’article. « Mauvaise interprétation des résultats », dénoncent-ils. « Comment un
médecin légiste pourrait-il en savoir plus que les
neuropathologistes ? » Mais le lanceur d’alerte a
un atout : un deuxième cas. Le cerveau qu’il
découpe cette fois est celui d’un joueur de quarante-cinq ans, Terry Long, décédé après avoir
absorbé de l’antigel. Avec ses propres économies,
Bennet Omalu lui réserve le même sort : il
découpe des lames dans la matière grise amo-
Bennet Omalu analyse
les moindres recoins
de l’encéphale malade
de Mike Webster.
Et finit par trouver ce qu’il
suspecte : des taches rouges et
brunes dans les tissus abîmés.
chée, les fait analyser et découvre les mêmes protéines Tau dans une proportion qu’on trouve chez
des patients Alzheimer du double de l’âge du
joueur. Et, comme quelques mois plus tôt, il
publie un nouvel article dans la même revue, qui a
Mais le jeune médecin résiste, remet en question
l’intégrité du comité qui le juge et trouve un allié,
le neurochirurgien Julian Bailes, de l’université de
Virginie. C’est un ami des deux joueurs décédés et
il a mené des expériences sur les rats pour comprendre la dépression qui touche certains joueurs
de football à la retraite. « Je vous crois », dit-il à
Bennet. Leur association va donner naissance au
Sports Legacy Institute, une organisation destinée à étudier cette nouvelle pathologie et l’ériger
en affaire de santé publique. Il y a dix ans, elle a
conclu une convention avec le Blanchette Rockefeller Neurosciences Institute pour conduire des
recherches sur les causes de lésions cérébrales
dans ce sport et élaborer un médicament préventif qui empêcherait l’accumulation de protéines
Tau. Depuis, des dizaines d’articles scientifiques
ont été publiés montrant notamment que les
joueurs peuvent subir des chocs extrêmement
puissants pendant chaque match.
En novembre 2017, le premier cas d’encéphalopathie traumatique chronique a été confirmé sur
un patient vivant. La Ligue de football s’est engagée depuis à verser 100 millions de dollars à la
recherche pour enquêter sur l’impact des commotions répétées sur le cerveau des joueurs. Et le
combat de Bennet Omalu a même fait l’objet d’un
film, « Seul contre tous », réalisé en 2015 par
l’Américain Peter Landesman. n
l
RETROUVEZ LUNDI
Notre nouvelle série : « L’auteur qui vous a
construit ». Premier volet avec Cédric Villani
TENDANCE MARKETING
Les vacances sur un registre zen
Yoga à l’aéroport, « bain de forêt » à l’hôtel,
retraite spirituelle, l’heure est aux formules
apaisantes durant les voyages.
Clotilde Briard
@ClotildeBriard
et été, pour les week-ends de
grands départs, les aéroports
parisiens se mettent au yoga.
Pour se détendre avant de
monter en avion, les passagers peuvent suivre une séance courte réalisée par des professeurs bilingues du Tigre
Yoga Club. Ce moment propre à calmer les
angoisses se termine au son de bols tibétains. Aéroports et compagnies aériennes
se mettent plus que jamais en mode
détente. A Perth, en Australie, le nouveau
« transit lounge » de la compagnie Qantas
comprend notamment un studio de bienêtre, où les gens peuvent méditer, pratiquer
le stretching ou faire des exercices respiratoires avec un coach dans une ambiance on
ne peut plus zen.
Une fois arrivé à destination, quel que soit
le pays, l’heure est toujours à la détente. Les
hôtels font assaut d’initiatives autour d’activités aidant à se ressourcer. Le yoga se montre, là aussi, en tête des propositions. Comme
C
à l’hôtel Les Bulles de Mer, à Saint-Cyprien,
dans les Pyrénées-Orientales, qui a lancé des
séances de hatha yoga réalisées dès que possible sur la plage et suivies d’un petit déjeuner « yogi ». Tandis que l’Hôtel Royal à Evian,
en Haute-Savoie, a mis en place une formule
Yoga Season Experience, comprenant aussi
méditation et repas végétariens.
La détente
devient le leitmotiv d’établissements
toujours plus
nombreux.
Photo Shutterstock
Se recentrer sur le présent
« Le rythme de nos vies s’accélère, le flot des
activités ne s’interrompt jamais, même le
dimanche, où certains magasins sont désormais ouverts. Nous avons d’autant plus
besoin de trouver des occasions de pause et de
nous recentrer sur le moment présent. Se voir
proposer des cours à l’hôtel permet de découvrir le yoga ou de le pratiquer de manière
facile », analyse Camille Besle, fondatrice de
Yogi or not yogi ? (yogiornot.com), des
cours de yoga sur mesure pour les particuliers et les entreprises. De nouvelles activités émergent. L’hôtel Les Sources de Caudalie, au milieu des vignes du Château Smith
Haut Lafitte dans le Bordelais, lance cette
année les « bains de forêt » un samedi par
mois. Un arboriste et une plasticienne-musicienne emmènent les participants dans
les bois autour de l’éveil des sens. Au menu,
de la sylvothérapie, invitant à puiser de
l’énergie en touchant et enlaçant les arbres,
des phases d’écoute des sons environnants,
de la méditation et un repas végétal.
La détox à tous les étages
La détente devient le leitmotiv d’établissements toujours plus nombreux. Le
Nolinski, près de l’Opéra à Paris, avait lancé
jusqu’à fin juillet des programmes détox,
associant des soins dans son spa Nolinski by
La Colline à une cure à base de boissons
Les hôtels font assaut
d’initiatives autour
d’activités aidant
à se ressourcer.
issues de recettes d’antan. Après des weekends détox, la Ferme Saint-Siméon à Honfleur a lancé des séjours Peintre d’un jour
pour associer repos et cours de peinture.
L’objectif est d’inciter tout le monde à décoller les yeux de ses écrans. La Mamounia à
Marrakech a mis au menu des cours de cuisine après cueillette des fruits et légumes
dans le vaste potager. Les séjours ayant
pour objectif premier de se ressourcer se
développent. Tapovan Normandie propose
ainsi des cures ayurvédiques. Les sessions
de jeûne jouent, quant à elles, les versions
longues de la détox alors que les retraites
prennent des voies multiples. Du plus léger
au plus impliquant, les vacances en mode
zen se déclinent bien sur tous les tons. n
l
RETROUVEZ LUNDI
Notre nouvelle série : « Ces séries
qui racontent l’Amérique de Trump ».
Premier volet « The Wire »
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
SÉRIE
D’ÉTÉ
20/24
Emma
Walmsley,
une fonceuse à la tête d’un
géant de la pharmacie
Tristan Gaston-Breton
tgb@historyand business.fr
n ce 21 septembre 2016, la City de Londres est en émoi. GlaxoSmithKline, le
8e groupe pharmaceutique mondial,
annonce qu’il a choisi Emma Walmsley pour succéder à Andrew Witty
au poste de directeur général. Non
que la nouvelle élue soit la première femme à diriger une entreprise du FTSE 100, l’indice des
100 premières capitalisations boursières du
Royaume-Uni. D’Alison Cooper (Imperial Brands)
à Moya Greene (Royal Mail) en passant par Carolyn
McCall (easyJet), Alison Brittain (Whitbread) ou
Liv Garfield (Severn Trent), elles sont nombreuses
à exercer ou à avoir exercé de telles fonctions. Mais
Emma Walmsley est la première femme à prendre
la tête d’un groupe pharmaceutique d’envergure
mondiale. C’est sur cette première que s’attardent
les éditoriaux de presse. Les journaux d’outreManche soulignent le formidable défi que
représente pour elle la conduite d’un groupe
de 100.000 personnes et de 90 milliards
d’euros de capitalisation boursière. Et de
rappeler au passage le parcours plutôt
« inhabituel » de cette « executive » de
quarante-sept ans et mère de quatre
enfants.
Naissance en 1969 à Barrow-inFurness, une ville portuaire du
nord-ouest de l’Angleterre qui
abrite la seule base sous-marine
du Royaume-Uni, père vice-amiral de la Royal Navy – sir Robert
Walmsley est le « patron » des
achats de la Défense –, mère au
foyer. Si le parcours d’Emma
Walmsley est « inhabituel », le
milieu auquel elle appartient est
des plus classiques. La future
directrice générale de GlaxoSmithKline reçoit une éducation
soignée à la très réputée école de
filles de St. Swithun, à Winchester.
Elle s’y passionne pour le théâtre,
et ne tarde pas à mettre en scène
des pièces à l’intention de ses camarades. « Elle était efficace, organisée et
volontaire », témoigneront certaines
de ses condisciples. Des traits de caractère qui remontent loin ! Ne dit-on pas
que, petite, elle gagnait le « débat annuel »
organisé avec ses parents pour choisir le
lieu de vacances en listant les avantages et les
inconvénients de chaque destination ? Dans le
milieu des affaires, cette capacité à convaincre est
considérée, aujourd’hui encore, comme l’une des
principales qualités de la directrice générale de
GlaxoSmithKline.
E
Entrée dans le groupe par la « grande porte » – le
marketing puis la direction de produits –, elle poursuit une carrière très internationale, à Londres
d’abord, puis à Paris et à New York. Mariée depuis
1995 avec David Owen, un homme d’affaires sorti de
Cambridge, bientôt mère de quatre enfants, elle
parvient à mener de front sa carrière professionnelle et sa vie familiale. Le premier tournant se produit en 2007. Cette année-là, onze ans après son
entrée chez L’Oréal et après une carrière qui l’a conduite jusqu’à la
direction marketing de
Paris à Londres,
elle est nommée à la
t ê t e
LES PIONNIÈRES // L’« executive » de quarante-sept ans,
mère de quatre enfants, a pris en 2016 la tête de GlaxoSmithKline, le 8e groupe pharmaceutique mondial. « Je ne
me considère pas comme une femme qui fait carrière dans
les affaires. Je suis une personne qui fait des affaires »,
estime cette littéraire au parcours inhabituel.
Emma Walmsley va rester trois ans en Chine.
Cette fonceuse réputée pour sa forte personnalité
déploie une stratégie agressive pour consolider les
positions du groupe dans le pays, lançant de nouveaux produits, multipliant les innovations marketing et les investissements dans les canaux de
distribution. En 2006, la part de marché de L’Oréal
dans les produits cosmétiques en Chine atteignait
9,6 % et les ventes annuelles 700 millions de dollars environ. Quatre ans plus tard, la première
frôle les 12 % et les ventes ont dépassé le milliard de
dollars, permettant à L’Oréal de combler une partie de son retard sur Procter & Gamble, alors leader sur le marché chinois. Inconnue du grand
public, Emma Walmsley est suivie de très
près par le top management des
grandes multinationales. Elle est également couvée
par la
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Passionnée de littérature
La littérature : telle est la véritable passion
d’Emma Walmsley. Ce sont des études de lettres
modernes et classiques qu’elle décide de poursuivre à l’université d’Oxford. Elle en sortira avec
une licence. Si Alison Cooper est diplômée en
mathématiques et en statistiques, et si Alison
Brittain a fait des études commerciales couronnées par un MBA, Carolyn McCall a fait des études d’histoire et de sciences politiques, et Liv
Garfield a étudié les langues. Plus que la matière
étudiée, c’est en réalité l’université d’origine qui
entre en compte dans la sélection des élites économiques. Avec celles de Cambridge et de Bristol, l’université d’Oxford est alors l’un des établissements universitaires les plus prestigieux de
Grande-Bretagne.
Rien d’étonnant à ce qu’Emma Walmsley ait été
recrutée par L’Oréal, le numéro un mondial des produits cosmétiques, à sa sortie d’Oxford en 1996.
des activités chinoises
de la division produits grand public du
groupe, l’une des plus importantes et des plus prestigieuses. A
quarante ans, la voilà installée avec sa famille à
Shanghai, responsable d’un marché essentiel pour
le géant des cosmétiques et à la tête d’un portefeuille
de marques aussi connues que L’Oréal Paris, Maybelline, Garnier, ou bien Mininurse, l’une des trois
premières marques chinoises de soins de la peau,
acquise en 2003. Fait rare – en tout cas pas si fréquent –, David Owen a accepté de quitter ses affaires
à Londres pour suivre son épouse en Chine, où il
s’empresse de créer une nouvelle entreprise. Quant
aux quatre enfants, leurs parents préfèrent les laisser s’immerger dans la culture locale plutôt que de
les voir rejoindre les communautés d’expatriés.
direction
générale de
L’Oréal, qui songe
pour elle à des fonctions
au siège. « L’étoile montante de
L’Oréal » : ainsi la surnomme, en 2010, le
site d’information AdAge, spécialiste du marketing et des médias. Aussi est-ce avec une certaine
stupéfaction qu’au siège parisien du groupe on
apprend en avril 2010 qu’Emma Walmsley quitte
ses fonctions pour rejoindre GlaxoSmithKline.
« En l’espace de trois ans, Emma Walmsley a fortement accéléré la croissance de L’Oréal en Chine. Elle
bénéficie d’une longue expérience dans le marketing
et le développement de produits de grande consommation sur les marchés matures et émergents », précise le géant pharmaceutique des médicaments,
justifiant son arrivée dans le groupe. Emma
Walmsley, pour sa part, est séduite par le défi qui lui
est proposé. Il s’agit de prendre la tête de Consumer
Healthcare, le joint-venture créé avec Novartis spécialisé dans le développement et la commercialisation de produits de santé sans ordonnance pour le
grand public dans les domaines de la nutrition, de
l’hygiène buccale, du traitement de la douleur, des
affections des voies respiratoires ou bien encore de
la santé de la peau. Un géant de 5 milliards de livres,
qui pèse 18 % du chiffre d’affaires du groupe et
emploie plus de 15.000 personnes. Une fois de plus,
David Owen accepte de mettre un terme à ses projets professionnels en Chine pour suivre sa femme
en Angleterre. Emma Walmsley le remerciera
publiquement, ajoutant qu’elle avait hésité à accepter l’offre de GlaxoSmithKline et qu’elle l’avait fait
sur l’instance de son mari, persuadé que, « là
encore, elle réussirait ».
Contrer la concurrence des génériques
Et, de fait, elle réussira. Entre 2010 et 2017,
l’ancienne passionnée de théâtre mène la vie d’un
« grand cadre » de multinationale. Dans un marché
très concurrentiel, elle parvient à augmenter les
ventes d’un peu plus de 1 milliard de livres. Consumer Healthcare représente désormais 25 % du
chiffre d’affaires de GlaxoSmithKline et dispose de positions de leader mondial sur
plusieurs de ses lignes de produits. Ce
sont ses succès à la tête de Consumer
Healthcare qui lui valent d’être choisie par le conseil d’administration
pour remplacer Andrew Witty,
sur le point de partir en retraite.
Le fait d’être une femme a-t-il
joué en sa faveur ? Ce n’est pas
impossible, même si l’intéressée s’en est toujours défendue. « Le genre n’a pour moi
aucune importance. Je ne me
considère pas comme une
femme qui fait carrière dans
les affaires. Je suis une personne qui fait des affaires »,
dira-t-elle peu après sa
nomination.
Moins de deux ans après
sa prise de fonctions, il est
sans doute un peu tôt pour
tirer un bilan complet de
l’action d’Emma Walmsley.
Ce qui est sûr, c’est que la nouvelle directrice générale a
bousculé GlaxoSmithKline. En
quelques mois, 50 des 125 principaux cadres dirigeants du
groupe – soit 40 % – ont été remplacés. Objectif : relancer la croissance et préparer l’après-2020. Les
membres de la nouvelle équipe de
direction ont été recrutés chez les
« grands » de la pharmacie, comme
Novartis et Pfizer, mais aussi chez Walmart,
Google et Unilever. Sur le plan stratégique,
décision a été prise de recentrer le groupe, qui
s’était « trop dispersé » au dire de sa nouvelle directrice générale, sur quelques points forts : traitement des voies respiratoires, anti-HIV, oncologie
et immuno-inflammation. Pas moins de 140 marques ont été abandonnées dans la foulée, tandis
que de nouveaux lancements de produit ont été
menés à bien. Le but est de contrer la concurrence
des génériques, de plus en plus menaçants. Emma
Walmsley a acquis les parts que Novartis détenait
dans Consumer Healthcare, tout en renonçant à
acheter le pôle médicaments grand public de Pfizer. Au siège du groupe, la directrice générale est
réputée pour sa personnalité rude. Enthousiasmée par les orientations et les premiers résultats
d’Emma Walmsley, la City de Londres a, en attendant, le sentiment d’assister, chez GlaxoSmithKline, à une véritable success-story. n
5 RETROUVEZ LUNDI
C. J. Walker, le filon capillaire
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
AFFAIRE BENALLA LA CNIL VA
ENQUÊTER SUR LES DONNÉES
D’UNE ÉTUDE CONTROVERSÉE
GAZA TIRS DU HAMAS
CONTRE DES RAIDS ISRAÉLIENS
Les groupes armés à Gaza sont prêts
à mettre fin aux attaques à la roquette
qu’ils mènent depuis deux jours dans
le sud d’Israël si l’armée de Tsahal
cesse ses frappes aériennes, a déclaré
jeudi un responsable palestinien.
Deux jours de violence entre Israël et
l’enclave palestinienne, gérée par les
islamistes du Hamas, ont fait trois
morts, selon des responsables médicaux locaux : une Palestinienne
enceinte, son bébé de 18 mois et un
militant du Hamas.
La Commission nationale informatique et libertés a annoncé jeudi qu’elle
allait instruire « les plaintes dont elle a
été saisie » concernant les conditions
dans lesquelles une ONG belge a réalisé une étude sur l’impact de l’affaire
Benalla sur les réseaux sociaux. Sur
Twitter, de nombreux utilisateurs se
sont plaints que DisinfoLab avait
publié sur son site les fichiers des personnes ayant tweeté sur le sujet et
leur affiliation politique supposée.
Des antiquités, parfois vieilles de
5000 ans, pillées en Irak en 2003
après la chute de Saddam Hussein,
vont revenir dans leur pays après
avoir été identifiées par des experts
du British Museum, a annoncé jeudi
l’ institution. Huit p e tits objets
avaient été saisis en mai 2003 chez un
vendeur de la capitale anglaise par la
police londonienne, qui ne disposait
pas d’informations sur leur provenance. Ils ont été confiés aux experts
du British Museum.
ONU BACHELET À LA TÊTE DES
DROITS DE L’HOMME DE L’ONU
BAGARRE À ORLY UN CONCERT
DE BOOBA ANNULÉ
DANS LES ARDENNES
Un concert prévu le 25 août à Charleville-Mézières dans les Ardennes du
rappeur Booba, placé en détention
provisoire comme son rival Kaaris
après leur bagarre à l’aéroport d’Orly,
a été annulé, a indiqué jeudi l’organisation du festival. Booba, placé en
détention provisoire dans l’attente de
son procès, renvoyé au 6 septembre, a
fait appel de cette incarcération.
MIGRANTS CÉDRIC HERROU
DEMANDE LA LEVÉE
DE SON CONTRÔLE JUDICIAIRE
Le militant Cédric Herrou, devenu le
symbole de l’aide aux migrants à la
frontière franco-italienne, a
demandé jeudi la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre
d’instruction de la cour d’appel d’Aixen-Provence. « C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma
liberté et non pas seulement de la contrôler », a-t-il dénoncé. La décision de
la chambre d’instruction de la cour
d’appel, qui a siégé à huis clos, sera
rendue publique vendredi.
Des orages et des fortes pluies se sont abattus jeudi sur le Centre-Est et le Sud-Est de l’Hexagone, nécessitant des évacuations
de campings et colonies de vacances dans le nord du Gard. Quelque 80 personnes, dont des jeunes Allemands d’une colonie
ont été menacées par des eaux de ruissellement en fin de matinée dans des campings à Saint-Julien de Peyrolas (Gard). Toutes ont pu être secourues, à l’exception d’un Allemand de 70 ans, qui faisait partie de l’encadrement de la colonie de vacances.
Yamil Lage/AFP
MELUN UN JEUNE HOMME ARMÉ
D’UN COUTEAU GRIÈVEMENT
BLESSÉ PAR LA POLICE
Un jeune homme de 18 ans a été grièvement blessé par des tirs de la police
après s’être avancé, un couteau à la
main, vers des fonctionnaires, dans la
nuit de mercredi à jeudi, à Melun. Le
pronostic vital du jeune homme, évacué en hélicoptère vers un hôpital de
la région parisienne, est engagé.
L’IGPN a été saisie pour déterminer si
l e s f o n c t i o n n a i r e s ava i e n t t i r é
« dans les conditions de la légitime
défense ».
Le nord du Gard victime des intempéries
IRAK LE BRITISH MUSEUM
REND DES ANTIQUITÉS PILLÉES
Mehdi Fedouach/AFP
JUSTICE TARIQ RAMADAN
MAINTENU EN DÉTENTION
PROVISOIRE
La cour d’appel de Paris a confirmé
mercredi le rejet d’une deuxième
demande de mise en liberté de l’intellectuel musulman Tariq Ramadan,
e n d é te n ti o n p r ovi soire depuis
six mois, pour des accusations de
viols qu’il conteste vigoureusement.
Il est incarcéré depuis sa mise en examen, le 2 février, pour le viol présumé
de deux femmes.
LA PHOTO DU JOUR
Le secrétaire général des Nations
unies, António Guterres, a nommé
mercredi l’ancienne présidente du
Chili, Michelle Bachelet, à la tête du
Haut-Commissariat aux droits de
l’homme, en remplacement du Jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al Hussein. A
66 ans, Michelle Bachelet fait partie
des femmes politiques les plus puissantes au monde. Elle a été la première directrice d’ONU Femmes, à sa
création en 2010.
INDONÉSIE WIDODO EN PISTE
POUR UN NOUVEAU MANDAT
Pour la course à la présidentielle l’an
prochain, le président d’Indonésie,
Joko Widodo, a décidé de faire équipe
avec Ma’ruf Amin, érudit musulman,
actuel et septième leader du Conseil
indonésien des oulémas. Il est également le président de la plus grande
organisation islamique au monde.
Amin jouit d’une expérience incontestable dans les affaires politiques et
religieuses. Le ticket doit être officialisé auprès de la commission des
élections générales, ce vendredi.
ÉTATS-UNIS ASSANGE VEUT
RENCONTRER DES SÉNATEURS
Julian Assange, le fondateur du site
WikiLeaks, qui vit reclus depuis six
ans à l’intérieur de l’ambassade de
l’Equateur, à Londres, envisage de
déposer à huis clos, devant des membres de la commission du Renseignement du Sénat des Etats-Unis. Les
sénateurs souhaitent l’entendre sur
l’ingérence présumée de la Russie
dans la campagne de Trump.
Photo : Boris Horvat/AFP
ON EN PARLE À MADRID
L’Espagne joue la carte de la solidarité avec les migrants
Le pays a donné son aval pour laisser accoster le navire d’une ONG espagnole.
’est à nouveau l’Espagne qui accepte d’ouvrir
ses portes aux
migrants. Sept semaines après
l’affaire très médiatisée de
l’« Aquarius », un navire d’une
ONG espagnole « Open Arms »
a accosté jeudi dans le port
d’Algésiras, à l’extrême sud de
l’Espagne pour y débarquer 75
hommes adultes et 12 mineurs.
L’organisation assure qu’une
majorité provient de « l’enfer du
Darfour », une région de l’ouest
du Soudan en proie depuis
quinze ans à une guerre civile,
et qu’ils ont « subi en Libye des
abus de manière répétée ».
Les autorités espagnoles ont
installé à la hâte un nouveau
centre d’accueil sur le quai de
San Roque, près d’Algésiras,
premier port d’Espagne, pour
prendre en charge les centaines
de migrants qui approchent
chaque semaine les côtes
d’Andalousie à bord d’embarcations de fortune. Près de
24.000 personnes y sont arrivées depuis le début de
l’année contre 8.677 sur la
même période l’an dernier,
selon l’Organisation internationale pour les migrations
(OIM). Avec la fermeture des
ports italiens depuis l’arrivée de
la coalition anti-migrants à
Rome et le relatif coup d’arrêt
des passages par la Grèce, la
péninsule devient la première
destination des migrants traversant la Méditerranée.
Au moment où l’Italie se barricade, l’Espagne s’ouvre, fai-
C
Quelque 2.000 vacanciers d’un camping d’Argelès-sur-mer (PyrénéesOrientales) ont été brièvement évacués à la suite d’une fausse alerte à la
bombe, et l’auteur du coup de fil a
ensuite été interpellé à Rouen avant
d’être hospitalisé, a-t-on appris jeudi
de source judiciaire. Les gérants du
camping ont reçu mercredi un appel
anonyme d’un homme affirmant :
« une bombe va exploser dans trois
heures, Inch Allah ».
Dans une Europe qui a tendance à se désolidariser et à
redouter le retour de flamme de
politiques qui seraient jugées
trop laxistes, le gouvernement
socialiste est l’un des tout derniers à faire entendre la voix de
la solidarité. Le Premier ministre, Pedro Sánchez, est de ce
point de vue l’exact opposé du
ministre italien de l’Intérieur et
pilier de la coalition anti-migrants au pouvoir à Rome, Matteo Salvini. Il est proeuropéen,
partisan d’une politique d’intégration accrue dans le domaine
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SAMEDI
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YÉMEN AU MOINS 29 ENFANTS
TUÉS DANS UNE ATTAQUE
La coalition sous commandement
saoudien intervenant militairement
au Yémen a admis avoir lancé jeudi
une attaque dans le nord du pays,
parlant d’acte de guerre « légitime »,
la Croix-Rouge déplorant, elle, la
mort d’au moins 29 enfants et de
dizaines de blessés. L’attaque a eu
lieu dans la province de Saada, fief
des rebelles Houthis, combattus par
la coalition dirigée par Ryad en soutien aux forces du président Abd
Rabbo Mansour Hadi.
Un accord Madrid-Berlin
des migrations et il prône la
solidarité en ne se contentant
pas de mots.
L’accord qu’il a conclu mercredi avec Berlin consistant à
accepter de reprendre les
demandeurs d’asile qui ont été
enregistrés en Espagne avant
de remonter vers l’Allemagne
va dans le même sens de la coopération. En attendant, l’attitude espagnole contribue à
décrisper la question migratoire, devenue explosive dans
de très nombreux pays européens. C’est probablement l’une
des raisons qui ont poussé la
France à annoncer jeudi qu’elle
accueillerait rapidement une
vingtaine des 87 passagers de
l’« Open Arms ».
— G. Ba.
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FAUSSE ALERTE
À LA BOMBE 2.000 VACANCIERS
ÉVACUÉS À ARGELÈS
sant aujourd’hui figure de terre
d’accueil pour ces hommes
même si elle veut éviter de créer
un appel d’air.
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Vendredi 10, samedi 11 août
2018
www.lesechos.fr
Depuis quelques
années,
les services
de garde pour
chiens et chats
se multiplient.
// P. 14
DEVISES EUR/GBP 0,8988 EUR/JPY 1,2825 EUR/CHF 1,1457 GBP/USD 1,2865 USD/JPY 1,1093 USD/CHF 0,991 TAUX EONIA -0,356 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6643 T-BONDS 10 ANS 2,9857
INDUSTRIE & SERVICES
AÉRIEN
Shutterstock
DERNIÈRE HEURE
Porté par la Coupe du monde,
Adidas bondit en Bourse
Paris-CDG à la traîne des grands
aéroports européens.
// P. 12
Faillite :
Porto Rico
entrevoit
le bout
du tunnel
VTC
New York s’attaque à Uber et Lyft.
Pierrick Fay
@pierrickfay
// P. 12
Porto Rico, qui peine à se remettre
de l’ouragan Maria et qui a coûté la vie à
plus de 1.400 personnes à l’automne
2017, va peut-être enfin pouvoir souffler. Ecrasé par le poids d’une dette
publique de 74 milliards de dollars – il
est en faillite depuis mai 2017 – le pays de
3,4 millions d’habitants est parvenu à
signer un accord préliminaire en vue
d’une restructuration d’une partie de sa
dette. « L’accord de principe » concerne
les emprunts garantis par une partie
des revenus tirés par les recettes de la
TVA (les Cofina) et a été accepté par « un
nombre significatif de détenteurs d’obligations », s’est félicité Ricardo Rossello,
le gouverneur de Porto Rico.
FOOTBALL
Les cinq raisons qui rendent
optimiste le football français.
// P. 13 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC VITTORI
// P. 6
Shutterstock
AGRICULTURE
Fruits : une saison en demi-teinte
dans les vergers français. // P. 14
L’ORÉAL
Le géant des cosmétiques passe à
la réalité augmentée sur Facebook.
// P. 15
Adidas équipait 12 des 32 nations qualifiées pour la Coupe du monde, qui s’est déroulée en Russie. Photo Adidas/A.Galstyan/AFP
BIJOUTERIE
Les bijoux Pandora perdent
leur patron. // P. 15
L’équipementier sportif
allemand a gagné 9,42%,
jeudi, après l’annonce
de ses bons résultats.
HIGH-TECH & MÉDIAS
SAMSUNG
Avec le Galaxy Note 9, le géant
sud-coréen veut remonter la pente.
// P. 16
Il table sur une croissance
annuelle de « près de 10 % »
de son chiffre d’affaires.
RÉSEAUX SOCIAUX
Rencontres : comment Tinder
compte résister à Facebook.
Enrique Moreira
@EnriqueMoreira
// P. 16
PME & RÉGIONS
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Tandis que Nike brode la deuxième étoile
sur ses maillots de l’Equipe de France, victorieuse de la Coupe du monde 2018, Adidas
fait les comptes. Et cela semble plutôt lui
réussir.
L’équipementier allemand a vu son chiffre d’affaires grimper de 10 % hors effet de
change, à 5,26 milliards d’euros, au
deuxième trimestre de l’année. Adidas a
ainsi dépassé les attentes des analystes
(5,17 milliards d’euros). Le résultat opéra-
Orapi au volant d’une Formule 1
industrielle dans l’Ain. // P. 17
AFP
FINANCE & MARCHÉS
BANQUE
Pourquoi les banques
européennes ont encore du mal
à convaincre en Bourse. // P. 18
BOURSE
Les biotech françaises à la traîne
en Bourse. // P. 19
MATIÈRES PREMIÈRES
Le pétrole en forte baisse.
// P. 19
SÉRIE D’ÉTÉ
Les nouvelles stars de la fintech.
Luo Min, le trublion
de la fintech chinoise. // P. 20
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 23
tionnel a, quant à lui, largement dépassé les
547 millions prévus par le consensus interrogé par FactSet, pour s’établir à 592 millions d’euros, en hausse de 17 % sur un an.
L’Amérique du Nord,
la Chine et Internet
Des résultats portés par la performance
de la marque aux trois bandes, dont les
ventes ont bondi en moyenne de 12 %.
Adidas équipait 12 des 32 nations qualifiées pour la Coupe du monde qui s’est
déroulée du 14 juin au 15 juillet. Soit deux
de plus que son concurrent Nike. En Russie, pays hôte de la compétition internationale, les ventes ont ainsi progressé de
14 %, particulièrement dans le segment
football.
Surtout, peut se ravir Kasper Rorsted,
PDG d’Adidas, la croissance du groupe a été
tirée par ses « domaines stratégiques ». Que
ce soit en Amérique du Nord, où les ventes
ont progressé de 15,6 %, en Asie Pacifique
(+ 18,8 %), et particulièrement en Chine
(+ 27 %). Enfin, les ventes en ligne ont égale-
ment bondi (+ 26 %), lors du deuxième
trimestre.
Deux petites ombres au tableau, toutefois. Les ventes de sa filiale américaine de
fitness, Reebok, ont baissé de 3 %. Tandis
que la zone Europe de l’Ouest du groupe
Adidas voit son chiffre d’affaires reculer de
0,1 %, « conformément aux attentes », précise Kasper Rorsted.
« Avec ces résultats, nous restons sur la
bonne voie pour atteindre nos objectifs fixés
pour l’année 2018 », a ajouté le PDG d’Adidas. Le groupe table ainsi sur une croissance annuelle de « près de 10 % » de son
chiffre d’affaires. Il prévoit également une
marge opérationnelle comprise entre 10,3
et 10,5 %, contre 9,8 % en 2017.
De quoi séduire les investisseurs. Le titre
de l’équipementier sportif allemand a
bondi de 9,42 % à 208,50 euros en clôture à
la Bourse de Francfort.
(
Lire « Crible »
Page 24
Lego lance ses premiers blocs écolos
en canne à sucre
Leïla Marchand
@leilamarchand
Trois ans après avoir injecté un milliard de
couronnes danoises (130 millions d’euros)
dans un nouveau « centre de matériaux
durables », ça y est : Lego présente fièrement ses premières briques « eco-friendly ».
Environ 25 pièces – la plupart en forme de
feuilles, d’arbres ou de buissons – seront
désormais fabriquées à partir de polyéthylène végétal obtenu à partir de canne à
sucre.
Le fabricant de jouets, qui vante depuis
toujours la résistance de ses petites briques
à travers le temps, assure que ces pièces
végétales « répondent aux mêmes normes de
qualité élevée ». « Vous ne pourrez pas faire la
différence avec un autre Lego », insiste le
groupe sur son site, en prenant également
la peine de préciser que ce plastique
« n’est pas comestible et n’a pas de goût
sucré ».
Depuis le 1 er août, les premiers sets
« végétaux » ont été mis en rayon aux ÉtatsUnis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Autriche.
75 milliards de petites
briques vendues
Actuellement, les 75 milliards de petites briques vendues par Lego chaque année sont
constituées de plastique ABS, produit à
l’aide de dérivés du pétrole.
Cette nouvelle gamme écolo représentera à la fin de l’année moins de 2 % des pièces vendues par Lego. Mais cela constitue
néanmoins une « première étape importante » dans l’engagement du groupe de
« fabriquer toutes les briques Lego à l’aide de
matériaux durables » d’ici à 2030, a
déclaré Tim Brooks, vice-président de la
responsabilité environnementale du
groupe, dans un communiqué.
A bien y regarder, c’est un peu un retour
aux sources pour Lego : les toutes premières briques, façonnées en 1932 par Ole Kirk
Christiansen, étaient faites en bois. n
Ecrasé par le poids
d’une dette publique de
74 milliards de dollars,
le pays de 3,4 millions
d’habitants est parvenu
à signer un accord
préliminaire en vue
d’une restructuration
d’une partie de sa dette.
L’emprunt le plus traité
de l’île, à échéance 2039,
a ainsi vu son cours
rebondir de plus de 30 %.
L’opération va permettre de réduire
de 32 % la dette liée aux Cofinas, soit un
montant estimé à 7 milliards de dollars.
Selon, les estimations du conseil de surveillance budgétaire de l’île, il devrait
aussi lui permettre d’économiser sur la
durée de l’ordre de 17,5 milliards de dollars au titre du service de la dette.
Récemment, plusieurs accords avaient
été trouvés avec les créanciers de la Banque de développement gouvernementale et avec la société de production
d’électricité.
Cent trente-neuf milliards
pour reconstruire
« C’est un pas important pour retrouver
un accès aux marchés de capitaux »,
estime Rocardo Rossello. Le pays
dévasté par les ouragans en 2017 doit en
effet reconstruire en grande partie ses
infrastructures. Mercredi, le gouvernement portoricain a demandé au
Congrès américain de lui allouer des
fonds à hauteur de 139 milliards pour se
rebâtir les maisons, les systèmes d’énergie et d’eau, mais aussi rétablir les services de santé, d’éducation et de transport. Porto Rico a en effet le statut
« d’Etat libre associé » aux Etats-Unis.
L’accord doit maintenant être validé
– il pourrait l’être au dernier trimestre. Il
devrait permettre aux principaux
créanciers de retrouver 95 % de la
valeur d’émission de l’obligation, les
porteurs d’obligations subordonnées
(non prioritaires) pouvant retrouver
56 % de leur valeur initiale. L’annonce a
entraîné une nette détente sur le marché obligataire local. L’emprunt le plus
traité de l’île, à échéance 2039, a ainsi vu
son cours rebondir de plus de 30 %. n
Shutterstock
La concurrence s’intensifie dans
les services de garde d’animaux
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12 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Paris-CDG à la traîne des
grands aéroports européens
Rolf Schulten/Bloomberg
à suivre
Thyssenkrupp passe dans le rouge
au troisième trimestre
SIDÉRURGIE L’allemand dans la tourmente Thyssenkrupp a
publié jeudi une perte nette de 131 millions d’euros au troisième
trimestre de son exercice décalé, en raison de difficultés dans sa
branche d’installations industrielles. « Les résultats actuels ne
nous satisfont pas », a déclaré Guido Kerkhoff, patron par intérim du groupe depuis le départ surprise des chefs du directoire
et du conseil de surveillance suite à un désaccord avec des fonds
actionnaires après la fusion de ses activités sidérurgiques avec
le pôle européen du géant indien Tata.
AÉRIEN
Les chiffres d’ACI
Europe, la fédération
des aéroports
européens,
sont implacables.
Suzuki et Mazda avouent des
falsifications de contrôles de pollution
AUTOMOBILE Un mois après Nissan, les constructeurs japonais Suzuki, Mazda et Yamaha Motor ont reconnu avoir falsifié
les contrôles de pollution de certains véhicules, a annoncé jeudi
le ministère des Transports japonais. Ces irrégularités ont été
découvertes après le lancement d’enquêtes internes par chacun
des 23 fabricants d’automobiles. Suzuki a fait état de 6.401 véhicules concernés, soit près de la moitié de ceux testés depuis
2012. Les falsifications de Mazda et de Yamaha Motor sont plus
mineures (3,8 % et 2,1 % de l’échantillon, respectivement).
Le trafic de l’aéroport
Paris-CDG a crû deux
fois moins vite
que celui du Top 5
au premier semestre.
Echec d’une mégafusion
dans la distribution américaine
COMMERCE La chaîne de supermarchés états-unienne Albertsons et la chaîne de drugstores Rite Aid ont annoncé jeudi
qu’elles renoncent à leur projet de mégafusion, face à l’hostilité
de grands actionnaires de la seconde. Propriété du fonds Cerberus, Albertsons avait fait en février une offre valorisant Rite Aid
24 milliards de dollars, afin de constituer ensemble un groupe
qui aurait pesé 84 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Un
moyen de contrer l’ogre Amazon, avaient justifié les dirigeants
des deux distributeurs, qui n’ont pas voulu changer les conditions de l’offre.
Eutelsat a annoncé la cession de
sa part dans le satellite Eutelsat
25B à son copropriétaire qatari,
Es’hailSat, pour 135 millions
d’euros. L’opérateur estime cette
participation non stratégique. Le
groupe qui fournit 6.900 chaînes
de télévision précise que cette
vente n’aura aucun impact sur ses
prévisions d’activité et de marges.
L’activité d’Eutelsat est en baisse
constante depuis deux ans, mais
une légère reprise est envisagée
pour l’an prochain.
Antoine Boudet
@ABoudet
Istanbul en tête
Ce n’est pas le moindre des paradoxes : alors que la France accueille
un nombre record de touristes, son
premier accès à l’Hexagone, l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle
(CDG), a fait pâle figure au premier
semestre 2018, au regard des autres
grands aéroports européens,
Mais le groupe aéroportuaire français, qui a par ailleurs publié
d’excellents comptes semestriels, a
pu compter sur la puissante dynamique du trafic de l’aéroport
Istanbul-Atatürk, géré par le
groupe TAV dont il détient 46 % du
capital. La principale plate-forme
aéroportuaire stambouliote a ainsi
enregistré une croissance de 12,9 %
au premier semestre, suivie par
Francfort (+9,1 %) et AmsterdamSchipol (+5,4 %). Seul, donc, Londres-Heathrow a fait moins bien
que Paris-CDG avec un trafic en
petite hausse de 2,6 %. Dans la catégorie des aéroports accueillant plus
de 25 millions de passagers par an
(pour mémoire Paris-CDG a franchi la barre des 100 millions en
2017), la palme de la croissance
revient à celui d’Antalya, en Turquie, au cœur d’une des principales
régions touristiques du pays, avec
un trafic sur les six premiers mois
de l’année en hausse de 25,2 % par
rapport à la même période un an
plus tôt.
D’une manière générale, souligne ACI Europe, la dynamique dans
les aéroports européens de moindre importance est très forte. En
témoignent les performances de
Séville (+26,9 %), Naples (24,7 %) ou
encore Kiev (18,3 %). En France,
Nantes-Atlantique affiche une
croissance de 14 %. Globalement,
pour l’ensemble du trafic passager
en Europe, la hausse est de 6,7 %.
Seul point noir, la Suède est devenue le premier marché européen à
chuter au mois de juin, accusant un
léger recul de 0,4 %.
D’une manière
générale,
la dynamique
dans les aéroports
européens de moindre
importance
est très forte.
Les acteurs du transport aérien
s’accordent à dire qu’à raison de 2 %
à 3 % de hausse par an en moyenne,
les aéroports européens n’auront
pas les moyens de faire face à la
croissance du trafic aérien. A ce
rythme, leur saturation pourrait
advenir plus vite qu’attendu. n
New York s’attaque à Uber et Lyft
ESPACE L’opérateur de satellites
VTC
La ville a voté une loi
qui va geler les permis
pour Uber et Lyft
pendant un an.
Eutelsat
Eutelsat vend
un satellite
pour 135
millions d’euros
exception faite de Londres
Heathrow, saturé. Publiés jeudi, les
chiffres d’ACI Europe, la fédération
du secteur, sont implacables : « Le
trafic passager du Top 5 des aéroports en Europe a crû de 6,3 % au premier semestre 2018. Une croissance
notable au regard de celle enregistrée
en 2017 (+4,3 %) », note l’organisation, soulignant que « la performance de Paris-CDG (+3 %) a été
impactée par les grèves à répétition
chez Air France ». De fait, le Groupe
ADP avait communiqué, en mai,
sur la perte de 400.000 passagers à
Paris-CDG en avril.
Un salaire minimum
sera également imposé
pour les chauffeurs
de VTC.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
COMMENT
VIVRE SANS
TRAVAILLER ?
Demain chez
d
votre marchan
de journaux
Après Airbnb, New York s’attaque à
Uber et Lyft. La ville a voté une loi
qui gèle les nouvelles licences de
véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) pour un an, tout en
imposant un salaire horaire minimum : si un chauffeur n’atteint pas
le seuil fixé par la loi, la société de
VTC devra compléter. « Notre ville
est confrontée à une crise qui conduit
les New-Yorkais vers la pauvreté et
nos rues dans l’impasse », a expliqué
le maire, Bill de Blasio, qui a ajouté
qu’il allait signer la loi.
New York est la première ville
américaine à légiférer sur le dossier.
Le but principal de cette loi est de
lutter contre les embouteillages,
qui paralysent certains quartiers
aux heures de pointe. La société qui
gère les transports publics, la
Metropolitan Transportation
Authority (MTA), se plaint également d’une baisse de la fréquenta-
New York est la première ville américaine à légiférer sur le dossier des VTC. Photo Shutterstock
tion sur son réseau, dans les quartiers périphériques et aux heures
creuses, alors que l’utilisation des
applications de VTC augmente.
Le but principal de
cette loi est de lutter
contre les
embouteillages qui
paralysent certains
quartiers aux heures
de pointe.
Uber et Lyft dominent nettement
le marché à New York, où ils ont
grandi très vite. En 2015, environ
25.000 véhicules détenaient une
licence. Ils seraient aujourd’hui
80.000, qui viennent s’ajouter aux
13.500 taxis jaunes et aux
32.000 voitures avec chauffeur traditionnelles. Une étude récente de
Schaller Consulting montrait que
les VTC contribuaient, dans certaines rues, à plus de la moitié du trafic
routier. Le projet a été salué par les
chauffeurs de taxi, qui réclamaient
depuis plusieurs années une réglementation en la matière. Certains
chauffeurs de VTC se réjouissent
également : ils mettent en avant que
sans limitation du nombre de véhicules sous licence, leurs revenus
sont tirés vers le bas.
Premier revers
pour le patron d’Uber
Les sociétés concernées, en revanche, ont vivement protesté. « Le gel
des licences menace l’une des options
de transport les plus fiables et ne fait
rien pour améliorer le métro ou
réduire le trafic routier », a réagi une
porte-parole d’Uber, en référence à
la dégradation et aux problèmes
récurrents du métro new-yorkais…
Pour Joseph Okpaku, vice-président en charge des politiques publiques chez Lyft, « ces coupes radicales
dans le secteur des transports vont
ramener les New-Yorkais à une époque où il était très difficile de se déplacer, en particulier dans les banlieues ». Pour le patron d’Uber, Dara
Khosrowshahi, en poste depuis
près d’un an, il s’agit du premier
revers de taille, après plusieurs succès réglementaires. Au cours des
derniers mois, il est en effet parvenu
à adoucir une loi réglementant
l’activité des VTC au Brésil, tandis
que la licence d’Uber à Londres a été
prolongée. n
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INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
Les cinq raisons qui rendent optimiste
le football français
l La Ligue 1, le championnat de football de première division, reprend ce vendredi dans un contexte favorable.
l La victoire de la France lors du dernier Mondial est de nature à conforter l’amélioration en cours de ses structures.
FOOTBALL
Christophe Palierse
@cpalierse
Des investisseurs qui se pressent du
monde entier, des droits télé qui
explosent, un public toujours plus
nombreux dans des stades rénovés… Au pays des champions du
monde, le foot change de dimension. Jamais ce sport n’a attiré
autant d’argent en France. La
Ligue 1 de football, qui reprend ce
vendredi avec la rencontre opposant l’OM à Toulouse, est placée
sous le signe de la Coupe du monde.
Elle marque aussi un changement
profond pour l’économie du ballon
rond, dont les équilibres sont bouleversés et témoignent d’une nouvelle
maturité.
De quoi conforter un mouvement
de fond et accroître la visibilité de
nos clubs sur la carte de la planète
foot… Si l’on prend les dix premiers
du classement général de la saison
2017-2018, quatre sont déjà aux
mains d’investisseurs étrangers : le
PSG, détenu depuis 2011 par le Qatar
via son fonds QSI ; Monaco, propriété du milliardaire russe Dmitri
Rybolovlev ; Nice, contrôlé par un
consortium d’investisseurs chinois
et américains ; enfin, l’OM, avec
l’homme d’affaires américain
Frank McCourt. Par ailleurs, le
fonds d’investissement chinois IDG
Capital possède 20 % du capital de
l’Olympique Lyonnais depuis début
2017. De fait, les clubs français sont
plutôt bon marché. L’OM aurait été
cédé par Margarita Louis-Dreyfus
pour 45 à 50 millions d’euros, la
vente des Girondins devant se faire
autour de 100 millions.
• L’EFFET COUPE DU MONDE • DES STADES ATTRACTIFS
Bien davantage qu’un symbole, la
victoire de l’équipe de France de
football est un formidable levier
d’amélioration de l’attractivité et
de la compétitivité de la L1. « Le
contexte est extrêmement favorable
au football français, dans une situation totalement inverse à celle qui
était la sienne au démarrage de la saison 2010-2011. Nous sortions d’une
Coupe du monde ratée, le championnat était sans nouveaux investissements, ses perspectives économiques
étaient médiocres », rappelle Christophe Lepetit, responsable des études économiques au Centre de droit
et d’économie du sport (CDES).
DES INVESTISSEURS
•ÉTRANGERS
INTÉRESSÉS
Huit ans après le désastreux Mondial en Afrique du Sud, « la Coupe
du monde remet un coup de projecteur sur le football français, et
notamment l’excellence de son système de formation », souligne Vincent Chaudel, spécialiste de l’économie et des politiques publiques du
sport au cabinet de conseil Wavestone. Alors que M6 vient d’entrer
en négociations exclusives avec le
fonds d’investissement américain
General American Capital Partners
en vue de lui céder les Girondins de
Bordeaux, d’autres investisseurs
s’intéressent aux clubs tricolores.
Le programme de l’Euro 2016 a permis au foot français de se doter de
stades neufs et plus grands, un
levier de taille en termes de recettes
dans le cadre d’un championnat
attractif et animé. Avec un total de
8,55 millions de spectateurs au
terme de la saison 2017-2018,
l’affluence en L1 était supérieure de
L’attractivité
de la L1 va aussi
beaucoup dépendre
de son intérêt sportif.
1 million à celle de la saison 20102011. Mais la question de l’exploitation des stades reste posée. La plupart d’entre eux sont toujours aux
mains des collectivités ou confiés à
des tiers dans le cadre de montage
en PPP. Seul l’Olympique Lyonnais
dispose de son propre stade, le club
et son enceinte ultramoderne étant
détenus par l’OL Groupe de JeanMichel Aulas. Pour sa part, le PSG
dispose d’une convention d’occupation du domaine publique long
terme de la Ville de Paris. Cela étant,
le projet de reprise de l’exploitation de l’Orange Vélo drome,
aujourd’hui géré par le concessionnaire Arema (groupe Bouygues),
par l’OM témoigne d’une prise de
conscience. L’accord entre les parties doit être finalisé avant la fin de
l’année, après avoir été soumis au
conseil municipal. De même, le président propriétaire du FC Nantes,
l’homme d’affaires franco-polonais
Waldemar Kita, entend, à son tour,
construire son propre stade.
DROITS TÉLÉ
•QUIDESS’ENVOLENT
2020, c’est un peu la nouvelle ligne
d’horizon de la L1. Conclu pour la
période 2020-2024, le dernier appel
d’offres sur ses droits télé domestiques les valorise à 1,153 milliard
d’euros par saison, soit une augmentation de 60 %, ce qui lui permettra de « s’aligner » sur les autres
grandes ligues européennes, hormis la Premier League, qui vit sur
une autre planète (ses droits pour la
période 2019-2022 ont été vendus
pour 4,46 milliards de livres…). Ce
nouveau bond en avant des droits
TV de la L1 donne « matière à investir ou à réinvestir », souligne Vincent Chaudel. « Il faut solidifier nos
clubs, investir dans les structures
commerciales, les stades, la formation », plaide Christophe Lepetit.
DU POTENTIEL
•À L’INTERNATIONAL
C’est un autre champ de développement d’importance pour les clubs
français. Et cela vaut tant pour les
droits TV que pour le sponsoring.
Quand les droits de la L1 sont valori-
sés à 70 millions d’euros, IMG, un
géant du marketing sportif, a
acquis, en octobre 2017, ceux de la
Serie A italienne pour les saisons
2018-2019 à 2020-2021 pour 371 millions. PSG aidant, la L1 est toutefois
en train de percer à l’international,
et tout particulièrement en Chine.
Diffusé à une heure de grande
écoute, le dernier Trophée des
Champions à Shenzhen, entre le
PSG et Monaco, a établi un record
d’audience, avec un total de 3 millions de personnes.
Mais l’attractivité de la L1 va aussi
beaucoup dépendre de son intérêt
sportif. Comment faire du championnat qu’il reste ouvert alors que
le PSG, avec les Neymar, Mbappé et
Cavani, paraît intouchable. L’OL,
dont le modèle économique repose
sur son grand stade et un centre de
formation performant, semble
néanmoins moins dépendant,
désormais, de la cession de ses
meilleurs joueurs. Par ailleurs, le
projet de grand club européen de
Frank McCourt avec l’OM est tout
juste ébauché, tandis que Monaco,
fiscalement avantagé, s’appuie, lui
aussi, sur un grand centre de formation. La lutte pour les trois premières places qualificatives pour la
prestigieuse Ligue des champions
promet donc d’être une nouvelle
fois animée.
(
Lire l’éditorial
de Jean-Marc Vittori
Page 6
INTERVIEW // BERNARD CAÏAZZO Président du syndicat de clubs Première Ligue et coprésident de l’AS Saint-Etienne
« Nos meilleurs clubs doivent pouvoir rivaliser avec l’élite européenne »
Propos recueillis par
C. P.
Une deuxième Coupe du
monde, un nouvel investisseur
pour dynamiser les Girondins
de Bordeaux, le droit à l’image
individuel pour les joueurs et
entraîneurs... en attendant une
hausse considérable des droits
télé en 2020 : la Ligue 1
démarre sa nouvelle saison
sous les meilleurs auspices...
Nous avons, c’est certain, des paramètres d’amélioration. Mais nous
sommes encore loin des championnats voisins. Sur le plan sportif, le gros problème du football
français, c’est comment faire pour
que nos meilleurs clubs aient, sur
le plan international, des résultats
comparables à ceux de l’équipe de
France.
Au cours des vingt dernières
années, les Bleus ont fait 5 finales
pour 11 grands événements – Mondial et Euro –, et ont remporté 3 victoires. Sur la même période,
41 coupes européennes ont été disputées. Les clubs français ont été
quatre fois en finale, et ce fut qua-
tre échecs. Il y a là un paradoxe,
une anomalie. Tout le travail du
foot « pro » doit viser à ce que nos
meilleurs clubs puissent rivaliser
avec l’élite européenne.
Comment expliquez-vous
ce paradoxe ?
Nos meilleurs clubs, à l’exception de
Lyon avec son stade, relèvent du
mécénat. On note toutefois une
amélioration depuis quelques
années, due à des gens qui investissent lourdement. L’arrivée d’investisseurs étrangers a boosté
la Ligue 1. Au-delà de Bordeaux,
beaucoup d’autres investisseurs
s’intéressent aujourd’hui au foot
français.
D’où vient la frilosité
des investisseurs français ?
Nous avons un historique peu glorieux avec, notamment, le naufrage
de Lagardère dans les années 1980
avec le Racing. Il y a probablement
aussi un phénomène culturel :
l’absence de culture football de nos
capitaines d’industrie, à laquelle
s’ajoute une erreur d’appréciation
de leur part, car le football devient
Le différentiel en matière de charges sociales demeure
un problème de fond, martèle Bernard Caïazzo. Photo Franck FIife/AFP
un secteur économique comme un
autre.
Quels sont les leviers
d’amélioration à actionner ?
L’augmentation de nos droits télé à
l’international est un enjeu important. Nous sommes à 70 millions
d’euros quand les Allemands et les
Italiens sont à 400 millions [les
négociations par club sont en cours
outre-Rhin, tandis que les droits de la
Série A italienne ont été vendus pour
371 millions, NDLR]. Quant aux
Anglais, ils sont sur une autre planète avec plus d’un milliard. Cela
étant, le problème du différentiel de
charges sociales reste posé. On va
encore dire que je fais la pleureuse
mais, à niveau égal de salaire, un
club comme Saint-Etienne paie
plus de charges que l’ensemble des
clubs allemands, qui bénéficient
d’un forfait. De même, le PSG paie
100 millions de charges sociales par
saison, un montant que le Real et le
Barça réunis ne paieront jamais !
E n E s p a g n e , l e f o r f a i t , c ’e s t
13.000 euros par an par joueur.
saison est désormais engagée, et
nous ne pensons plus à d’éventuels
investisseurs. Nous avons doublement changé de stratégie, en procédant à un emprunt auprès de nos
banquiers habituels, afin d’investir
dans notre effectif pour garder nos
joueurs bons et expérimentés, et en
anticipant une perte d’exploitation
sur l’exercice. C’est un changement
radical assumé. Nous avons dû
nous aligner sur le marché et, du
coup, notre masse salariale aug-
La mise en place du droit à
l’image individuel ne devrait-il
pas réduire les écarts ?
Le droit à l’image sera complexe à
mettre en œuvre, mais c’est une
avancée. Cela dit, cela reste une
goutte d’eau.
« Le droit à l’image
sera complexe à
mettre en œuvre, mais
c’est une avancée. »
Après le récent échec d’une
négociation avec un fonds
d’investissement américain,
l’AS Saint-Etienne est-elle
toujours en vente ?
La négociation avec Peak6 Investments a perturbé l’équipe lors de la
dernière saison et, peut-être, coûté
une place européenne. La nouvelle
mentera de 25 % cette saison. Après
huit années positives, l’AS SaintEtienne enregistrera donc une
perte d’exploitation. Si nous investissons, c’est que les paramètres de
développement sont bons. Nous
pensons avoir une équipe compétitive, qui aura en outre sur le banc
cinq jeunes issus de notre centre de
formation. n
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14 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
Fruits : une saison en demi-teinte
dans les vergers français
l La récolte de pommes, qui commencera autour du 20 août, devrait atteindre 1,5 million de tonnes cette année (+7 %).
l Les fruits d’été ont souffert des aléas météo. Mais la fraise tricolore n’a plus peur de sa grande sœur espagnole.
Melon : un début de crise
de surproduction
AGRICULTURE
Stéphane Frachet
— Correspondant à Tours
La vague de chaleur qui a frappé
l’Hexagone depuis le mois de juillet
n’aura pas eu raison de la récolte des
fruits. Si aucun arbre n’apprécie une
exposition prolongée à plus de
30 °C,« plus aucune exploitation professionnelle d’envergure n’est privée
d’irrigation ou de filets anti-grêle »,
témoigne Bruno Dupont, arboriculteur et maraîcher près de Saumur
(Maine-et-Loire) et président de
l’interprofession fruits et légumes
(Interfel).
Pour la pomme, dont la récolte
commencera autour du 20 août,
avec quelques jours d’avance, le
verger français devrait produire
environ 1,5 million de tonnes, selon
les chiffres dévoilés jeudi à Varsovie, à l’occasion de la conférence
annuelle Prognos des producteurs
du Vieux Continent. Ce ne sont toutefois que 100.000 tonnes de plus
que l’an passé (soit une hausse de
7 %), alors qu’un long épisode de gel
tardif avait endommagé la récolte
2017. « Outre la chaleur qui provoque quelques brûlures de fruits, nous
avons eu un déficit de floraison pas
vraiment expliqué », indique Daniel
Sauvaitre, exploitant en Charente
et président de l’Association nationale pommes poires (ANPP).
Devant la France, l’Italie et surtout la Pologne devraient dominer
la production européenne, prévue
à 12,6 millions de tonnes, contre
9 millions l’an passé. Heureusement, la pomme française termine
sa campagne « frigos vides » de déstockage. « Tout s’est bien vendu »,
assure Daniel Sauvaitre. La
France, qui exporte un tiers de sa
production, s’attend à un léger
recul cette année. « L’Algérie a
fermé ses frontières pour stimuler
« L’Algérie a fermé
ses frontières pour
stimuler sa
production nationale.
Pour nous, c’est
70.000 tonnes de
pommes exportées
en moins. »
DANIEL SAUVAITRE
Président de l’ANPP
La filière melon se débat
avec de gros volumes, une
météo hachée et des prix
à la baisse.
sa production nationale. Pour nous,
c’est 70.000 tonnes de pommes
exportées en moins », poursuit
l’arboriculteur.
Mais l’information dont tout le
monde parle à Varsovie, c’est la
chute de 30 % de la production chinoise en raison d’un épisode de gel.
Le premier producteur mondial ne
sera donc pas au rendez-vous des
marchés du Sud-Est asiatique.
« C’est une opportunité pour nous.
Nous avons déjà démarré au Vietnam, et l’Inde s’ouvre à nous »,
estime Daniel Sauvaitre, qui sait
que la pomme française sera plus
chahutée en Europe cette année.
L’abricot rhodanien meurtri
Dans les autres vergers, les fruits
d’été – notamment les pêches – ont,
en revanche, souffert des conditions climatiques. L’abricot, très
sensible aux aléas météo, accuse
un recul de 30 % de sa production
(autour de 112.000 tonnes prévus
cette année, selon Agreste), mais
maintient son chiffre d’affaires. La
vallée du Rhône, principale région
abricotière, a connu du gel tardif
pour les variétés précoces, des orages abondants en juin, de la grêle,
puis la canicule. Mercredi, le bulletin Agreste du ministère de l’Agriculture indiquait un prix au kilo
supérieur de 9 % à la moyenne
2013-2017.
Mais « le consommateur n’hésite
plus à acheter français, même avec
quelques centimes d’euros de plus au
kilo, ce qui nous permet de maintenir
les exploitations sur notre terri-
toire », indique Bruno Dupont, président d’Interfel. Petite consolation,
aussi, pour les arboriculteurs rhônalpins : l’abricot italien a subi le
même sort.
Au pied des fraisiers, qui craignent aussi l’excès de chaleur, la
situation est plutôt bonne. Cette
filière d’environ 600 exploitants,
qui a fait sa mue en dix ans, n’a plus
peur de sa grande sœur espagnole.
« Nous avons élargi notre période de
production de mars à novembre, au
lieu d’avril à juin, en nous concentrant sur six variétés riches en
goût », argumente Xavier Masse,
exploitant dans le Lot-et-Garonne
et président de Fraises de France.
Reste un sujet qui taraude le verger français : les coûts salariaux. Le
gouvernement envisage de réviser
ou supprimer les allégements de
charges pour les travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi
(TO-DE) en 2019. « En arboriculture, la main-d’œuvre représente la
moitié de ses charges. Nous avons
estimé le surcoût entre 15 et 20 %, ce
qui réduirait nos marges à néant »,
déplore Daniel Sauvaitre. n
« On a du melon », vante ces jours-ci,
sur l'air d'« On est les champions »,
le spot radio de l'interprofession des
fruits et légumes (Interfel). Un demimillion d'euros est ainsi investi au
cœur de l'été dans une campagne de
communication pour vanter les
mérites des fruits rouges, puis du
melon et de la tomate, plus récemment frappés par des méventes.
Concernant le melon, on assiste
même à un paradoxe : les volumes
sont « normaux, voire en légère
hausse au niveau national », prévoit
Bernard Miozzo, producteur près de
Toulouse et animateur de la filière
melon au sein d'Interfel. Soit une
récolte globale autour de 260.000 à
280.000 tonnes. Toutefois, un début
de surproduction touche le CentreOuest, alors que les régions de
Cavaillon ou de Toulouse manquent
presque de produits.
Baisse des prix sur les étals
Pour le melon de l'ex-Poitou-Charentes, l'eau abondante en juin a été
suivie par du soleil et de la chaleur, ce
qui a favorisé une maturation un
peu trop rapide au goût des exploitants. Résultat : début juillet, les trois
Le prix du melon s'est effondré
sur les étals. Photo Boris Horvat/AFP
bassins français ont donné en même
temps. Le prix s'est effondré sur les
étals, et il n'est pas rare de trouver
trois melons pour 2 euros sur les
marchés d'Angoulême, Poitiers,
Saumur ou Tours.
En grande surface, « les enseignes
ont imprimé des catalogues en amont
avec des prix calculés sur ceux de l'an
dernier. Or, ces prix nous sont imposés », déplore Bernard Miozzo. Le
prix de détail n'a pas suivi les conditions de production et le consommateur s'est détourné du produit. D'où
cette campagne de pub pour relancer les ventes.
En août, le bassin de production
du Sud-Ouest devrait être en deçà de
ses volumes habituels. « Les épisodes
climatiques se succèdent très vite »,
constate Bernard Miozzo. Une
météo capricieuse que le melon
n'apprécie pas. — S. F. (à Tours)
Le temps n’est plus aux cerises
Les intempéries ont réduit
la production de 30 %
cette année.
C’est une année difficile pour les
cerises, avec une récolte qui devrait
être la plus faible des cinq dernières
saisons. Selon une note d’Agreste, la
production, au 1er juillet, était estimée en baisse de 30 % par rapport à
c e l l e d e l ’a n d e r n i e r e t , ave c
28.000 tonnes, au niveau moyen de
2013-2017. La faute aux intempéries, selon le service statistique du
ministère de l’Agriculture. Au point
même que de nombreux producteurs ont été incités à arrêter les
récoltes suite à la mévente et aux
surcoûts des opérations de tri.
S’il est encore tôt pour un bilan
chiffré, « le prix de vente ne compen-
sera pas les pertes de volumes », indique Alexandra Lacoste, présidente
d’AOP Cerise de France. La pluie et
les attaques de drosophile, une
espèce de mouches particulièrement invasive, auront eu raison des
récoltes. « Globalement, la campagne aura été mauvaise, c’était très
compliqué pour tout le monde »,
poursuit-elle.
Saison « cauchemardesque »
La drosophile mène la vie dure aux
producteurs. Associée aux épisodes
pluvieux successifs, 2018 aura été
une année « cauchemardesque »,
déplore Alexandra Lacoste. Depuis
2016, le diméthoate, l’un des principaux pesticides utilisés pour venir à
bout de cet insecte, a été interdit par
plusieurs pays européens, dont la
France. L’Anses avait précédemment jugé son utilisation dangereuse au vu « des risques inacceptables » pour les consommateurs et les
travailleurs.
Chaque année depuis trois ans, le
ministère de l’Agriculture déclenche
une clause de sauvegarde nationale
pour interdire la commercialisation
de cerises fraîches provenant de
pays où le diméthoate est encore utilisé. Dans un arrêté publié en avril, la
France a de nouveau rendu possible
l’importation de cerises fraîches en
provenance de la Turquie. « On
ouvre les portes […] alors qu’on n’a
aucun moyen de contrôle sur le diméthoate », s’alarme Luc Barbier, président de la Fédération nationale des
producteurs de fruits (FNPF). Mijuin 2018, le ministre de l’Agricul-
La drosophile mène la vie dure
aux producteurs. Photo Shutterstock
ture, Stéphane Travert, a assuré que
des contrôles étaient réalisés et
« qu’aucune cerise traitée au diméthoate ne franchira la frontière nationale ». Des propos qui ne convainquent pas l’agriculteur, pointant une
distorsion de concurrence, notamment sur les aspects environnemental et sociétal. « Le marché n’a pas pu
se redresser. Aujourd’hui, on est en
train de sacrifier la production française », juge-t-il. — L. Me.
La concurrence s’intensifie dans les services de garde d’animaux
SERVICES
Depuis quelques
années, les services
de garde pour chiens
et chats se multiplient.
Ghizlaine Badri
La France est championne d’Europe
des animaux de compagnie, avec
une population de chiens, chats,
poissons et rongeurs la plus importante de toute l’Union européenne,
selon la Chambre syndicale des
fabricants d’aliments préparés pour
chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers, la FACCO. Selon les
chiffres de l’étude FACCO-Kantar/
TNS 2017, il y aurait quelque
13,5 millions de chats et 7,3 millions
de chiens dans les foyers français.
Avec un taux de départ en vacances
au plus haut, pas étonnant que le
phénomène de garde d’animaux
prenne de l’ampleur.
Depuis quelques années, les sites
de mises en relation des propriétaires d’animaux et des « pet sitters »
se multiplient. Portés par la dynamique de l’économie collaborative,
les DogBuddy, Animaute, Yoopies,
Holidog et autres Dogvacances proposent leurs services, prêts à prendre soin d’un chien ou d’un chat, soit
en se déplaçant au domicile du propriétaire de l’animal, soit en le prenant en pension chez eux. D’autres
sites, comme Animal Futé, permettent aux propriétaires de se rendre
service l’un après l’autre en se confiant leurs animaux, sur le même
principe qu’un échange de maisons.
« Nous sommes quatre acteurs
principaux, Animaute, Holidog,
Dogbuddy et Yoopies, qui revendiquons une position de leader sur le
marché », affirme Benjamin Suchar,
le fondateur de Yoopies, qui était à
l’origine un service de garde pour
enfants.
Plusieurs formules
Les propriétaires d’animaux
domestiques peuvent opter pour
différentes formules. Chez Yoopies,
il en coûte 12,90 euros par mois avec
un abonnement d’un an, 14,90 euros
par mois pour 3 mois, et 24,90 euros
pour une période d’un mois. L’abonnement permet d’accéder à une liste
de candidats à la garde d’animaux.
Leurs tarifs sont librement négociés
et la prestation payée en ligne directement au « pet sitter ». Le prix
moyen constaté est de 11,33 euros
par jour, contre de 15 à 30 euros en
pension. Mais les professionnels observent une diminution du
prix journalier de 11 % depuis 2016, à
cause notamment de l’explosion de
l’offre de la demande et d’une compétition accrue.
Chez Animaute, pas d’abonnement, c’est le site qui fixe les prix, de
18 à 20 euros en moyenne par jour, si
la période est inférieure à une
semaine, 15 euros par jour, pour une
période de garde de deux semaines.
Le règlement en ligne se fait en deux
fois : 50 % de la somme prévue pour
la garde de l’animal pour le site, et le
solde transféré sur le compte du
« pet sitter ». Animaute, dont le fondateur, Olivier Todusson, est lui-
Une Maison des Chats à Paris
Si le secteur de la garde d’animaux enregistre
une croissance record, paradoxalement, la
Société protectrice des animaux (SPA) déplore
une augmentation de 20 % des abandons pour
les chats, et de 6,5 % pour les chiens entre 2015
et 2017. Afin de renforcer et développer son
action en faveur des animaux et de sensibiliser un nombre croissant de personnes, la SPA
ouvrira à Paris, courant 2019, sa 8e Maison
SPA, baptisée « La Maison des Chats ». Implantées en centre-ville dans des régions où la SPA
ne dispose pas de refuge, ces structures sont
des lieux d’accueil et d’information destinés à
favoriser l’adoption. Sept « Maison SPA »
existent déjà à Ajaccio, Bordeaux, Lézignan,
Lons-le-Saunier, Nice, Tourcoing et Valence.
même vétérinaire, propose à ses
clients une assurance complète au
travers de son partenariat avec Generali. « Si un accident provoque l’hospitalisation de l’animal, ou s’il y a perte
de l’animal, nous assurons l’animal et
les tiers », précise son dirigeant.
Holidog qui, comme son nom ne
l’indique pas, propose des solutions
de garde de chiens mais aussi de
chats, ajoute aux formules d’abonnement une garantie vétérinaire
pour 4,90 euros, en plus de la rémunération du « pet sitter ». Dans 7 cas
sur 10, la prise en charge de l’animal
se fait à proximité de la résidence
des maîtres-propriétaires. Mais
l’évolution des comportements de
ces derniers a fait apparaître une
nouvelle pratique, la garde sur le
lieu de vacances, notamment
quand l’hôtel choisi n’accepte pas
les animaux. Dans certains cas,
ceux-ci sont même déposés en soirée et récupérés en journée. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
L’Oréal passe à la réalité
augmentée sur Facebook
la tête du numérique de L’Oréal.
L’initiative devrait être adaptée
dans le futur pour l’ensemble des
marques du géant français des cosmétiques, avec d’abord plusieurs
types de produits pour les yeux et
les lèvres et, plus tard, les sourcils et
les fonds de teint « plus difficiles
techniquement ».
COSMÉTIQUES
Le géant des cosmétiques va lancer fin août
avec sa marque Nyx une
première expérience
de réalité augmentée
en partenariat
avec le réseau social.
L’orgueilleuse reine du conte de
Blanche-Neige n’a qu’à bien se tenir.
La formule « Miroir magique au
mur… » n’est plus dans l’air du
temps, car c’est désormais sans lui
que les clients de la marque Nyx de
L’Oréal pourront tester les produits
de leur choix. C’est directement face
à l’appareil photo de leur smartphone – et sans télécharger d’application supplémentaire – qu’ils
auront la possibilité de se maquiller
en réalité augmentée via Facebook.
L’internaute, qui verra alors défiler dans le fil de son réseau social
une publicité, sera invité à cliquer
dessus pour tester le maquillage
sur lui-même grâce à sa caméra
frontale, et enfin à acheter directement en ligne le ou les produits, s’il
est convaincu par cette « démo »
virtuelle.
Cette opération publicitaire, à
destination des internautes américains dans un premier temps,
devrait petit à petit s’ouvrir aux
autres pays du globe. Une collaboration lancée par L’Oréal et rendue
possible par ModiFace, une société
de réalité augmentée que le groupe
a acquise en mars dernier. Un pas
dans le digital destiné à réinventer
l’expérience utilisateur de leurs
clients et à « driver » l’e-commerce, nouvelle locomotive pour
le groupe.
« Quand on peut voir le rendu sur
nous, cela enlève une barrière à
l’achat », parie Lubomira Rochet, à
Les bijoux
Pandora perdent
leur patron
« Une technologie mature »
La cheffe du digital indique qu’il
s’agit d’une « technologie mature,
assez ludique et intuitive », qui peut
s’adresser à tous. L’intelligence artificielle a permis d’effectuer plusieurs tests, par exemple sur différents t yp es de carnations ou
conditions d’éclairage, précise-t-elle.
Les ventes du group e dans
l’e-commerce affichent une santé
de fer au premier semestre 2018.
Avec une croissance de 36,4 %, elles
représentent 9,5 % de ses ventes
totales, contre 7 % au premier
semestre 2017. Aujourd’hui, 38 %
des investissements médias de
L’Oréal portent sur le digital.
Le groupe est aussi très présent
sur les réseaux sociaux. Il faut dire
que, avec 250 millions d’abonnés
toutes marques et tous réseaux
sociaux confondus, il a de quoi
faire. Sa marque Nyx totalise pour
sa part plus de 2,8 millions d’abonnés sur Facebook. Les premiers pas
de L’Oréal dans la réalité augmentée et l’univers de la beauté connectée marquent la volonté du groupe
de s’imposer comme « la référence
de l’e-commerce ».
— L. Me.
36,4 %
La réalité augmentée est un axe stratégique pour L’Oréal. Photo DR
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devront être soumises, au plus tard le 28/09/2018 à 17h00.
Une data room virtuelle est mise en place. L’accès à cete data room peut
être obtenu sur demande écrite moivée jusiiant d’une capacité inancière,
industrielle ou commerciale adaptée, et après signature d’un engagement
de conidenialité à l’adresse suivante : angers@aj-2m.com
de la démoliion et du retrait de plomb.
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Chiffre d’affaires au 31/12/2017 (12 mois) : 392 K€
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Pour accéder au dossier de présentation, les candidats intéressés sont invités à contacter par écrit :
Maître Rousselet - Administrateur judiciaire
38, avenue Hoche – 75008 Paris – joanna.rousselet@fajr.eu
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Tél : 04.74.45.92.00 - Fax : 04.74.45.92.11
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par satellite, d’équipements multimédia (télévision, home cinéma, barre de sons, protection caméra IP et système
d’alarme partenaire Securitas... ) et d’équipements pour le traitement d’eau et d’air connecté.
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Actifs : Propriété ou droit d’utilisation des marques IDHD, O-LIFE et R-LIFE.
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au 31.12.2016 (12 mois) : 3 721 K€
Effectif : 13 salariés et 20 VDI.
Date limite de dépôt des offres : Vendredi 14 septembre 2018 à 12 heures
Une note de présentation sera adressée sur demande écrite précisant l’identité du candidat repreneur et justifiant de sa capacité
commerciale et financière à intervenir dans une telle affaire.
Tout candidat doit se manifester par écrit auprès de : Maître Maurice PICARD Administrateur Judiciaire
Hélène Bourbouloux
Jean-François Blanc
Gaël Couturier
Cécile Dür
Nathalie Leboucher
Sylvain Hustaix
Benjamin Tamboise
Jean-Marc Livolsi
DE HAUSSE
La croissance des ventes
de L’Oréal dans l’e-commerce.
Le danois, connu
pour ses bracelets
personnalisés,
a révisé ses objectifs
de croissance
et de rentabilité.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Il n’aura pas fallu attendre longtemps : après l’annonce, mardi,
d’une révision des objectifs de
croissance et de rentabilité
pour 2018, le bijoutier danois
Pandora a annoncé jeudi le
départ de son PDG, Anders Colding Friis. Le cours de Bourse
de l’entreprise spécialisée dans
les « charms », ces bracelets
agrémentés de pendentifs qui,
pour quelques dizaines ou
quelques centaines d’euros
pièce, peuvent s’ajouter et ainsi
créer des bijoux personnalisés,
avait dévissé mardi, montrant
que la confiance déjà érodée
des investisseurs dans le management était rompue.
Un succès
qui marque le pas
L’ancienne bijouterie de quartier doit gérer une crise de
croissance après avoir vu son
chiffre d’affaires doubler en
seulement trois ans, à 3,1 milliards d’euros l’an dernier. Le
succès des charms marque le
pas depuis deux ans, avec
moins d’innovations dans les
produits. « Les consommateurs
continuent à être attirés par le
concept des bracelets charms,
mais ils en portent moins sur
chaque bracelet et en achètent
RECHERCHE DE REPRENEURS
OU D’INVESTISSEURS
ETABLISSEMENTS G. MICHEL
Société de négoce en matériaux de construction
5 agences en Basse Normandie
Chiffre d’affaires 2017/2018 : 4 662 K€
La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 12
Effectif : 27 salariés
septembre 2018 à 14 h 00
Les tiers sont invités à remettre leur offre (conforme à l’article L. 642-2 du code de commerce) en 6 exemplaires (dont 1 non
relié) à l’administrateur judiciaire. L’accès à une data room électronique sera autorisé au candidat sur demande écrite contenant
présentation succincte du candidat à la reprise, après justification de son identité, de sa capacité économique et
opérationnelle à intervenir dans un tel dossier et après régularisation d’un engagement de confidentialité et la signature du
règlement. Référence à rappeler: 6458
Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou e-mail auprès de :
SELARL FHB – Maître Nathalie LEBOUCHER, administrateurs judiciaires associés
17, rue du Port – 27400 Louviers - www.fhbx.eu
Fax : 02 32 61 45 35 / e-mail : corinne.martineau@fhbx.eu
Société en procédure collective recherche cessionnaire
Activité : conception et distribution de produits textiles
Localisation : région parisienne
CA HT (au 31 mars) 2018 : 10,2 M€ CA HT 2017 : 10,4 M€
Effectif : 82 salariés
CA HT 2016 : 10,8 M€
Les offres tendant au maintien de tout ou partie de l’activité de l’entreprise devront être soumises
au plus tard le 11 septembre 2018 à 12 heures
Un dossier de présentation ou data room virtuelle sera mis en place. L’accès à cette data room peut être obtenu sur demande écrite motivée justifiant
d’une capacité financière, industrielle ou commerciale adaptée, et après signature d’un engagement de confidentialité à l’adresse suivante :
neuilly@bcm-aj.com
Contact : Jean-Baptiste ALBERTINI
Tél : +33 (0)1 47 24 40 13
Fax : +33 (0)1 47 21 35 05
neuilly@bcm-aj.com
donc moins », a expliqué le
groupe mardi. Un nouveau
concept de bracelet doit sortir
en octobre.
Pour se trouver des relais
de croissance, l’enseigne de
bijouterie, dont la moitié
des 26.000 salariés sont en
Thaïlande, dans ses ateliers, a
lancé des lignes de bijoux plus
traditionnels (bagues, colliers,
boucles d’oreille…). Elles ont
déjà représenté 27 % du chiffre
d ’a f f a i r e s d e P a n d o r a a u
deuxième trimestre, en hausse
de quatre points sur un an.
L’ancienne
bijouterie de quartier
doit gérer une crise
de croissance
après avoir vu
son chiffre d’affaires
doubler en
seulement trois ans.
Le groupe table désormais
sur une croissance entre 4 et
7 % cette année, contre une prévision de hausse de 7 à 10 %
annoncée précédemment. Sa
marge d’exploitation (Ebitda)
est, elle aussi, révisée en baisse
de trois points pour cette
année, à 32 %.
Le nouveau directeur des
opérations, Jeremy Schwartz
(ancien patron de Body Shop),
qui arrivera début septembre,
devra assurer l’intérim en tandem avec le directeur financier
Anders Boyer. Pandora a aussi
annoncé qu’il renforcerait son
conseil d’administration, avec
des profils spécialisés dans le
commerce de détail ou les biens
de consommation. n
RECHERCHE REPRENEUR
(article L 642-1 du Code de Commerce)
LA SARL AMBULANCE NUIT ET JOUR
3, Rue du Stade - 72610 OISSEAU-LE-PETIT
ACTIVITÉS : Ambulance, taxi, transport de corps.
CA HT 2016 : 881 387 €
EFFECTIF : 14 salariés
Nombre de licences de taxis : 4
Nombre d’agréments VSL : 6
Nombre d’agréments ambulances : 3
Dépôt des offres en 5 exemplaires au plus tard le 6 septembre 2018 à 12 heures
et dossier de présentation auprès de Maître Gérard PIOLLET, Administrateur Judiciaire
44 rue du jeudi - 61000 ALENCON
Tél : 02.33.80.39.00 – Mail : alencon@cabinetpiollet.fr
Hélène Bourbouloux
Jean-François Blanc
Gaël Couturier
Cécile Dür
Administrateurs Judiciaires Associés
Me Jean-Baptiste ALBERTINI
35-37, avenue Sainte-Foy - CS 90043
92522 Neuilly-sur-Seine Cedex
www.bcm-aj.com
BIJOUTERIE
Nathalie Leboucher
Sylvain Hustaix
Benjamin Tamboise
Jean-Marc Livolsi
RECHERCHE D’INVESTISSEURS
OU DE REPRENEURS
GROUPE AXEGAZ
Activité : AXEGAZ exploite les points de distribution de gaz naturel liquéfié dont AXEGAZ SERVICES
est propriétaire (3 points de distribution actifs en France, 1 en cours de construction, 3 en cours d’étude)
Chiffre d’affaires en 2017 :
- AXEGAZ : 2 149,9 K€
- AXEGAZ SERVICES : 804,9 K€
Passif d’exploitation estimé à 600 K€
Passif obligataire (négociable) : 1,5 M€ sur AXEGAZ et 5,8 M€ sur AXEGAZ SERVICES
Subventions européennes : 20 M€
Effectif total : 8 salariés
Les candidatures pour les plans de sauvegarde/redressement ou les offres de reprise doivent être remises à
l’administrateur judiciaire avant le vendredi 14 septembre 2018 à 12h00.
L’accès à une data room électronique sera autorisé après régularisation d’un engagement de confidentialité, la signature du
règlement, et une présentation succincte du candidat à la reprise. Référence à rappeler impérativement : 6467
Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou e-mail auprès de :
SELARL FHB – Me Maître Hélène BOURBOULOUX, administrateurs judiciaires associés
Tour CB21, 16 place de l'Iris - 92040 Paris La Défense - www.fhbx.eu
Fax : 01 40 97 02 33 / e-mail : marie.fur@fhbx.eu et victor.paul@fhbx.eu
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16 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
en
pixels
Sinclair n’achètera
pas Tribune pour
4 milliards de dollars
3
« Sans un bruit », un film
d’horreur qui a coûté 30 millions
de dollars et a rapporté 332 millions au box-office, a permis
à l’américain Viacom d’afficher
une hausse surprise de ses profits lors du dernier trimestre.
Les profits d’exploitation de son
studio Paramount sont passés
de 9 millions à 44 millions.
Le groupe de télévisions locales
américain Sinclair, qui marche
sur les plates-bandes de Fox News
parmi les médias conservateurs,
ne pourra pas absorber Tribune
pour 4 milliards de dollars. Alors
que le régulateur avait émis des
doutes sur l’opération, Tribune a
stoppé les discussions et réclame
des dommages et intérêts.
MILLIARDS DE DOLLARS
DR
Paramount Pictures
HIGH-TECH
&MEDIAS
Un film d’horreur
booste les comptes
de Viacom
La somme que pourrait lever
la start-up chinoise Beijing
ByteDance Technology,
propriétaire de l’agrégateur
de contenus Jinri Toutiao,
selon Bloomberg. Le tour
de table pourrait valoriser
la société à hauteur
de 75 milliards de dollars.
Avec le Galaxy Note 9,
Samsung veut
remonter la pente
l Le géant sud-coréen a dévoilé son nouveau smartphone
jeudi à New York.
l Les ventes de Samsung déclinent alors que Huawei,
devenu numéro deux, resserre l’écart.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Le Galaxy Note 9 va-t-il permettre
à Samsung de remonter la pente ?
C’est tout l’enjeu pour le géant sudcoréen, qui a lancé, jeudi 9 août à
New York, ce nouveau téléphone
censé être l’instrument de la reconquête. Dans le monde du smartphone, la course s’accélère et Samsung est attendu au tournant. « Avec
ce nouvel appareil, Samsung vise
trois objectifs : gagner du terrain face
à Apple sur le segment premium ;
maintenir à distance ses rivaux fonctionnant eux aussi sous Android, en
particulier Huawei et Xiaomi, les plus
féroces ; enfin, reprendre un peu
d’élan après le Galaxy S9, qui ne s’est
pas très bien vendu », explique Neil
Mawston, chez Strategy Analytics.
Le téléphone sera disponible dès le
24 août à partir de 1.009 euros.
Ce coup d’envoi intervient dans
un contexte très particulier. Au
deuxième trimestre, le groupe de
Séoul a enregistré sa pire performance depuis la fin 2016, avec des
ventes en baisse de 10 % (en volume),
selon ce cabinet. Le S9, en particulier, ne s’est pas écoulé comme
prévu. Il avait pourtant été lancé en
grande pompe, en février, au Mobile
World Congress de Barcelone.
Comme les autres constructeurs,
Samsung est victime du ralentissement plus général qui affecte le marché mondial du smartphone. Au
deuxième trimestre, selon Strategy
Analytics, les ventes de téléphones
portables, tous pays confondus, ont
baissé de 3 %. Même la Chine, où se
vend un smartphone sur trois à travers la planète, n’échappe pas à ce
repli. Sur place, Samsung a été
laminé par la concurrence chinoise.
Sa part de marché a fondu pour tomber à 1 %. Mais, dans ce marché mondial en berne, d’autres constructeurs
parviennent à tirer leur épingle du
jeu. Au deuxième trimestre, selon
IDC, Huawei est passé de la troisième à la deuxième place du
podium, en doublant Apple pour la
première fois dans son histoire. Avec
plus de 15 % du marché, la multinationale de Shenzhen est à présent
juste derrière Samsung. Ce dernier
reste bien le leader mondial, mais sa
part de marché décroît. En un an,
celle-ci est passée de 22,1 % à 20,4 %.
Une course à la taille
Pas sûr cependant, que le Galaxy
Note 9 lui permette de rétablir la
situation. « C’est un téléphone qui
doit augmenter les marges et la
profitabilité du groupe, pas le volume,
explique Annette Zimmermann,
chez Gartner. C’est pour cette raison
que Samsung monte dans la chaîne
de prix, en dévoilant des téléphones
toujours plus onéreux. »
A la rentrée, ce nouveau téléphone à l’écran XXL devra croiser le
fer avec la version « géante » de
l’iPhone X qu’Apple pourrait lancer
en septembre. Avec une taille
d’écran, a priori, de 6,5 pouces, ce
modèle pourrait être le plus grand
jamais produit par la firme californienne. Le Note 9, lui, est à peine plus
petit (6,4 pouces). Même si on ne dit
plus « phablette », partout les écrans
s’élargissent. La course à la taille a
encore de beaux jours devant elle. n
« C’est un téléphone
qui doit augmenter
les marges et la
profitabilité
du groupe,
pas le volume. »
Timothy A. Clary/AFP
TÉLÉPHONIE
ANNETTE ZIMMERMANN
Analyste chez Gartner
Le PDG de Samsung Electronics, DJ Koh, lors de la présentation du Galaxy Note 9 à New York.
La déconnexion, un enjeu pour les fabricants
Le dernier système Android
de Google introduit
une fonction « bien-être
numérique » pour lutter
contre les addictions
liées au smartphone.
Florian Dèbes
@FL_Debes
Samsung n’a pas été invité à déguster le nouveau dessert de Google.
Présenté jeudi à New York, son
Galaxy Note 9 se contente de la version Oreo du système d’exploitation
mobile Android du géant américain
du Web. Il sera donc privé des fonctionnalités anti-addiction aux applications introduites par l’édition
« Pie », littéralement « tarte », dévoilée en début de semaine par l’entreprise californienne.
Comme d’habitude, Google s’est
réservé la primeur pour ses propres
smartphones, les Pixels, et a accordé
une exception à la marque encore
confidentielle Essential, lancée par
un ancien de Google et père
d’Android, Andy Rubin. Mais le système d’exploitation Pie devrait peu à
peu devenir la norme pour l’ensemble des modèles haut de gamme
des constructeurs partenaires
d’Android, fidèles à Google en dépit
de l’amende de 4,3 milliards d’euros
que lui a infligée la Commission
européenne pour abus de position
dominante dans l’univers mobile.
YouTube, mais aussi les réseaux
sociaux des concurrents de Google.
Une fois la durée écoulée, Facebook
ou Snapchat se ferme pour ne plus
s’ouvrir pendant quelque temps.
La fonction « bienêtre » pourra aider
Android à s’étendre
dans le monde
des entreprises.
Limite de temps
Paradoxalement, Samsung,
Huawei, Xiaomi ou encore LG vendront alors des téléphones rappelant à leurs clients de passer moins
de temps dessus. Encore en phase
de test, la fonction « bien-être
numérique » d’Android Pie laisse
l’utilisateur fixer une limite de
temps à passer en une journée sur
chaque application, par exemple
Egalement affichée par Apple sur
ses iPhone, cette preuve de bonne
volonté de Google ne satisfera pas
que les consommateurs soucieux
de sortir la tête de l’écran. « Cette
fonctionnalité pourra aider Android
à s’étendre dans le monde des entreprises, alors que ces dernières n’attendent plus de leurs salariés qu’ils
soient disponibles 24h/24 », souligne
Andrew Hewitt, un analyste de Forrester, interrogé par CNN.
Du coup, la nouvelle fonctionnalité d’Android pourrait donner des
ailes aux concurrents de Samsung,
aujourd’hui le plus implanté en
entreprise. « Samsung est le fabricant qui signe le plus de contrats avec
les entreprises, note Bruno Lakehal,
analyste pour Gartner. Il a développé
en interne des outils de gestion du
droit à la déconnexion. » Différenciants aujourd’hui aux yeux des
directions informatiques, ces logiciels le seront moins quand les salariés pourront s’interdire eux-mêmes de consulter leurs e-mails
plusieurs fois par week-end.
Cela dit, chez les particuliers
comme en entreprise, les fabricants
se savent devenus indispensables.
« Si tout le monde se déconnectait en
même temps, ils seraient bien embêtés, imagine Bruno Lakehal. Mais ils
savent que cela n’arrivera pas. » n
Rencontres : comment Tinder compte résister à Facebook
RÉSEAUX SOCIAUX
Tinder va doubler
ses revenus cette
année, à 800 millions
de dollars.
Jean-Philippe Louis
@JPhLouis
Rien n’est immuable à Wall Street.
En mai, Match Group, propriétaire
de l’application de rencontre Tinder, perdait 23 % en Bourse après
l’annonce par Facebook qu’il se lan-
LES ECHOS
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çait sur ce marché. Trois mois plus
tard, mercredi, la société basée au
Texas a vu son action s’envoler de
près de 18 %. C’est qu’entre ces deux
séquences, les résultats trimestriels
de la firme ont enthousiasmé les
marchés. Notamment grâce à Tinder, dont les revenus devraient doubler cette année, à 800 millions de
dollars, apportant presque la moitié
de ceux de Match Group. Et si ce
dernier connaît sa plus forte progression en neuf mois, c’est notamment grâce aux nouveaux abonnés
Tinder, au nombre de 3,7 millions,
un bond de 81 % par rapport au
deuxième trimestre 2017.
Malgré ces performances, l’arrivée de Facebook demeure une donnée que Tinder ne peut sous-estimer. Durant les premières années
suivant sa création en 2012, il fallait
utiliser le réseau social de Mark Zuckerberg pour se connecter à l’application de rencontre. Mais depuis
juillet 2017, la société offre d’autres
options d’inscriptions, notamment
par SMS. Manière de s’émanciper
du géant bientôt concurrent.
« Nous avons remarqué que les utilisateurs veulent séparer leur vie
amoureuse de Facebook. La question
de la vie privée est extrêmement
importante », indique la PDG de
Match Group, Mandy Ginsberg,
dans une interview accordée au site
spécialisé Recode. Bien que convaincue que Facebook n’empiétera pas
sur son business, elle devait convaincre les investisseurs sur la capacité
de croissance de Tinder. Alors que
Facebook se finance surtout via la
publicité, Tinder, application gratuite, propose des fonctionnalités
supplémentaires payantes, cœur de
son business model, comme Tinder
Plus, une fonction premium qui permet de « swiper » de manière illimitée, ou Tinder Gold, qui renseigne
sur les utilisateurs intéressé(e)s par
son profil. Ces revenus, issus des
fonctionnalités annexes, ont ainsi
augmenté de 136 % par rapport au
second trimestre précédent. A peine
3 % du chiffre d’affaires de Match
Group provient de la publicité, selon
Bloomberg.
Cibler les Millennials
+18 %
LA HAUSSE
de l’action de Match Group
en Bourse, mercredi.
Au-delà des questions de business
model, Tinder compte accentuer sa
différence avec Facebook grâce à
son positionnement. L’application
cible les plus jeunes : il s’agit de rester « cool et excitant pour les 18 à
22 ans », dit Mandy Ginsberg.
Accentuant cette stratégie, Match
Group devrait lancer dans les prochaines semaines Tinder U, une
fonctionnalité ciblant les étudiants.
L’application présentera ainsi les
célibataires présents dans les universités de la région de l’utilisateur.
En juillet, la société a également
commencé à étudier l’intégration
de « bitmoji », des bonshommes à
l’effigie des utilisateurs très populaires sur l’une des applications préférées des jeunes, Snapchat.
Enfin, pour ne pas s’en tenir à des
positions défensives sur ce marché
de la rencontre en ligne qui devrait
peser 1,383 milliard de dollars de
chiffre d’affaires en 2018, Match va
aussi chercher son concurrent sur
son propre terrain. En juin dernier, la
maison mère de Tinder a acquis une
participation de 51 % dans Hinge, un
service destiné aux personnes à la
recherche de ces relations stables
chères à Mark Zuckerberg. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 17
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
en
direct
Prudentia reprend
Menuiseries
Grégoire
GRAND EST Le sénateur UC
du Haut-Rhin Jean-Marie Bockel
a déclaré jeudi sur RTL à propos
du projet de fusion des deux
département alsaciens que
« tous les éléments d’un terrain
d’entente sont sur la table. » Pour
lui, la création d’un statut particulier pour le regroupement
risque de créer des polémiques,
la fusion serait plus pragmatique.
NOUVELLE AQUITAINE Le
Bertrand Guay/AFP
PME
&REGIONS
Alsace : Bockel croit
à la fusion
série d’été 5/9
Tribunal de Commerce de Paris a
choisi le fonds d’investissement
Prudentia Capital pour la reprise
des Menuiseries Grégoire. Ce
fabriquant centenaire de portes
et fenêtres situé à Saint-Martial-d’Artenset en Dordogne avait
été placé en redressement en
juillet, un peu plus d’un an après
sa cession par la famille Grégoire
au cabinet de retournement
Prosphère. Prudentia Capital, qui
est épaulée par bpifrance, s’est
engagé à investir 7 millions
d’euros dans l’entreprise. Elle ne
reprendra que 260 des 436
employés de la société, mais les
représentants du personnel
craignaient davantage de licenciements. L’investisseur entend
recentrer le groupe sur son
métier et renouer avec l’équilibre
dès 2020.
PATRONS : OÙ ÉTIEZ-VOUS EN MAI 68 ?
Régis Arnoux, révolté des bouts du monde
Le créateur du « restaurateur
de l’extrême » CIS a vécu 68 comme
une expression de liberté et de
voyage qui conduit aujourd’hui
plus de 10.000 de ses collaborateurs
dans les quatre coins du monde.
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
uand éclatent les
« événements » à
Paris, Régis Arnoux a
trente ans et déjà une
sérieuse dose de
débrouillardise. Embauché par la
Société Hôtelière et de Ravitaillement Maritime (SHRM), un pionnier du catering, il dirige depuis
deux ans la filiale guyanaise du
groupe, qui assure le service d’hôtellerie et de restauration du chantier
de construction du pas de tir spatial
de Kourou. En pleine forêt vierge, la
base-vie accueille jusqu’à 8.000 résidents dans des conditions difficiles.
« Dans ce métier, on est constamment
confronté à des situations inattendues qu’il faut gérer, expliquet-il. Mai 68 a été de celles-là. »
Il est alors en récupération à Paris
et doit rejoindre son poste, mais le
pays est paralysé par les grèves. « J’ai
vécu cette période comme ma petite
révolution personnelle. L’aventure, la
liberté, les voyages étaient mes barricades, mes pavés doux dans cette époque de profond bouleversement
social. Je contestais à ma façon, mais
Q
sans remettre en cause l’éducation
reçue chez les Jésuites. » Il mettra
finalement plus de deux jours pour
rejoindre la Guyane par des chemins de traverse : Amsterdam en
voiture pour voler jusqu’à Paramaribo, alors capitale d e la Guyane hollandaise, puis un coucou branlant
pour traverser la forêt amazonienne
jusqu’au terrain de foot d’un village
de brousse où il a pu trouver un véhicule pour rallier Kourou. « A l’époque, ce genre de périple relevait de
l’aventure », témoigne Régis
Arnoux. Loin de tout, il écoute les
nouvelles de Marseille sur la radio
du camp. Très vite, la ville de Gaston
Defferre a rejoint le mouvement
parisien.
Le droit des femmes mais aussi le
soutien aux travailleurs immigrés,
la concentration des pouvoirs et la
centralisation de la France à Paris
enflamment la rue. Le maire de
Marseille a perdu les législatives en
1967 au profit du Parti communiste,
qui fait jeu égal avec les divers gauches à 45,45 % chacun. C’est dire la
température de la rue au début de
cet été qui promet une canicule.
Quand démarrent les événements à
Paris, les organisations syndicales
REPÈRES
1959 Etudes de droit
à la faculté d’Aix-enProvence
1966 Embauché par la
Société Hôtelière et de
Ravitaillement Maritime
1977 Création de la
Compagnie Internationale de Restauration
1992 Création de
Catering International
Services (CIS)
conduites par la CGT, qui tient un
bastion sur le Port autonome, appellent les étudiants, enseignants et travailleurs à faire le succès de la grève
générale du 13 mai. Ils sont des centaines de milliers à converger vers la
Canebière et le Vieux-Port. La CGT,
très réticente à un rapprochement
avec l’extrême gauche étudiante, a
anticipé d’éventuels débordements
et mobilisé les gros bras de son service d’ordre pour encadrer le défilé.
Il n’y aura aucun affrontement.
Rumeurs dans la jungle
Régis Arnoux dirige la filiale française de la Société Hôtelière et
de Ravitaillement Maritime (SHRM) en Guyane. Photo DR
Orapi au volant d’une Formule 1
industrielle dans l’Ain
AUVERGNERHÔNE-ALPES
Le groupe d’hygiène
professionnelle Orapi
a investi 8 millions
dans une usine « digitale » à Saint-Vulbas.
Et poursuit son développement malgré
des difficultés
de recrutement.
Vincent Charbonnier
— Correspondant à Lyon
Orapi fait un saut dans le futur avec
son nouvel outil de production à
Saint-Vulbas, dans la plaine de l’Ain.
Dans ce dédale de tuyauteries –
6 kilomètres au total – « tout est digital », explique le fondateur du
groupe lyonnais, Guy Chifflot : de
l’approvisionnement, des matières
premières chimiques au conditionnement des produits d’hygiène professionnelle et d’entretien de machines, spécialités de l’ETI.
La douzaine de personnes affectées auparavant aux opérations de
Dans son laboratoire de Saint-Vulbas, le groupe développe
de nouveaux produits comme des lingettes en bambou. Photo DR
mélange des ingrédients et de production ont été remplacées par un
seul opérateur qui pilote la conduite
des lignes depuis un pupitre d’ordinateur. Trois robots, dont un issu de
l’industrie automobile, interviennent aussi dans la confection et la
palettisation des colis de livraison.
« On est passé de la conduite d’un
tracteur à celle d’une Formule 1 »,
remarque l’industriel, dont la
société réalise un chiffre d’affaires
de 243 millions d’euros en 2017 et
compte 1.283 salariés. Mais ce bond
technologique n’est pas exempt de
bugs qui entraînent des arrêts de
production, même après six mois
de fonctionnement.
Montée en cadence
Orapi a investi 8 millions dans cet
outil industriel 4.0, dont le déploiement a entraîné le transfert d’une
partie de la production et d’une
dizaine de salariés de l’usine de
Vénissieux, une vingtaine de personnes restant affectées au site
lyonnais à la fabrication de produits
en poudre, en pastilles. Malgré ces
dérèglements, la montée en
cadence des lignes de Saint-Vulbas
se poursuit. 20.000 à 25.000 tonnes
de produits liquides devraient sortir
de cette usine la première année.
Le groupe développe dans son
laboratoire de Saint-Vulbas de nouveaux produits comme des lingettes en bambou. Moins polluantes,
elles sont destinées à remplacer des
essuie-tout en papier. « Ces lingettes
imprégnées d’un produit nettoyant se
désintègrent en trois semaines, plus
rapidement que leurs homologues en
fibre de cellulose. »
S’il veut poursuivre sa croissance et constituer une troisième
équipe de production, le groupe va
devoir régler ses difficultés à recruter pour faire face à la concurrence
d’autres employeurs privés en
recherche de personnel également
dans la plaine de l’Ain – qui affiche
un faible taux de chômage. Non
desservie par des services de car
réguliers, cette zone peine à attirer
de nouveaux salariés en provenance de la région lyonnaise. n
Ça n’empêche pas le mouvement de
se durcir : après le 13 mai, le travail
reprend progressivement partout
dans le pays. Mais, à Marseille, la
grève dure encore jusqu’au 19 juin, et
les étudiants – rejoints par une puissante mobilisation lycéenne –
devront être évacués de l’université
Marseille-Saint-Charles le 10 juillet.
En Guyane ne parvient que la queue
de comète des événements. « J’ai
gardé le meilleur de l’esprit de Mai 68,
témoigne Régis Arnoux. J’étais déjà
un peu vieux à l’époque et attaché à
des valeurs familiales bourgeoises
pour m’engager dans la révolte. Mais
de cette période folle me restent ces
slogans : “L’imagination au pouvoir”,
“Jouissez sans entraves”, “Interdit
d’interdire”… qui ont été des encouragements subconscients à prendre des
risques. » Après douze ans chez
SHRM, l’ennui le gagne. Le président du groupe lui propose 10 % de
ses actions, une fortune et un avenir.
Mais il refuse et quitte l’entreprise…
A la veille de ses quarante ans, il
fonde une première société de catering, la Compagnie Internationale
de Restauration, qu’il revend quelques années plus tard pour créer
Catering International Services
(CIS), qui fournit aux champs de
prospection et d’exploitation pétrolières, gazières et minières de la restauration, de l’hôtellerie et des services (traitem ent des déchets,
maintenance informatique, entretien de véhicules, envois postaux,
contrôle des accès…).
Vingt-cinq ans après sa création,
CIS réalise presque 300 millions
d’euros de chiffre d’affaires avec la
gestion de près de 200 bases-vie, et
vise désormais les 500 millions
d’euros à court terme. Le groupe ne
manque pas d’opportunités, notamment en Afrique. « Nous occupons
un marché potentiel de 9 milliards de
dollars », explique son président.
Pour CIS, une nouvelle révolution se
prépare. n
5 RETROUVEZ LUNDI
Michèle Delaunay : étudiante
et… fille de préfet
L’Appart Fitness muscle
son réseau de salles
AUVERGNERHÔNE-ALPES
L’enseigne de fitness
lyonnaise, qui a
repris le groupe
Nextalis, veut
doubler de taille
dans les cinq ans.
En reprenant les enseignes
Amazonia, Gigagym et Wideclub, L’Appart Fitness franchit
un palier. Et se hisse dans le
Top 5 des réseaux de fitness en
France. Pour réaliser cette opération, le groupe lyonnais s’est
assuré le concours d’un nouveau coach financier. Amundi
Private Equity Funds a souscrit
à cette seconde levée de fonds
de plus de 5 millions, la première ayant été bouclée fin 2015
avec le fonds d’investissement
Audacia. L’Appart Fitness réunit désormais 120 clubs,
54 détenus en propre et 66 en
franchise, qui vont tous adopter
son enseigne, à l’exception des
Gygagym, plus axés sur la performance athlétique et la musculation. Créé en 2007 par un
ancien professeur de gymnastique, Patrick Mazerot, ce réseau
de salles reste fidèle à ses fondamentaux : un abonnement
sans engagement situé dans
une fourchette de prix moyens
entre 35 et 49 euros par mois.
Marché atomisé
Sur un marché français boosté
par les salles low cost, L’Appart
Fitness (200 collaborateurs)
veut continuer à étendre sa toile
en France et ouvrir une ou deux
succursales par an. Regrouper
65 filiales en propre et 150 franchises, 400.000 adhérents en
2023, pour un chiffre d’affaires
de 100 millions d’euros, double
de celui d’aujourd’hui. Avec
4.500 clubs, dont 2.500 sous
enseigne, le marché français est
encore atomisé. Nombre de salles sont gérées par des indépendants, âgés de 55 à 65 ans, susceptibles de passer le relais à
d’autres actionnaires dans les
prochaines années. Des cibles
potentielles pour L’Appart
Fitness. « En reprenant le groupe
Nextalis, on va avoir un budget
marketing plus élevé, susceptible
de mieux faire connaître l’enseigne », relève Patrick Mazerot
qui édite déjà un magazine spécialisé dont le tirage devrait
doubler en 2019, à près de
100.000 exemplaires. — V. C.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 //
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
HAUSSE DES TAUX
AUX PHILIPPINES
FINANCE
&MARCHES
Comme prévu, la banque centrale
des Philippines a augmenté ses
taux d’un demi-point à 4 %. La
hausse la plus importante réalisée
par l’institution depuis dix ans.
Elle s’inquiète en effet des risques
d’accélération de l’inflation, favorisée par la hausse du prix du
pétrole, mais aussi par la baisse
du peso philippin, au plus bas
depuis 12 ans. L’inflation a atteint
5,7 %, au plus haut depuis 2013.
les
indices
Pourquoi les banques européennes ont
encore du mal à convaincre en Bourse
En Pologne,
Pekao et Alior
renoncent
à s’allier
l Les établissements bancaires ont nettoyé leurs bilans
et renforcé leur solidité financière.
l Mais les investisseurs s’attardent sur leurs faibles niveaux
de rentabilité et les incertitudes qui pèsent sur le secteur.
BANQUE
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
Le rebond de quelque 2,3 % de
l’indice Euro STOXX Banks observé
depuis début juillet n’aura pas suffi à
inverser la tendance. Depuis le début
de l’année, les valeurs bancaires
européennes sont malmenées par
les investisseurs : l’indice qui recense
les banques de la zone euro a cédé
plus de 13 % depuis début janvier.
L’attitude des marchés paraît à
première vue bien sévère, alors que
dans leurs publications semestrielles les banques européennes ont
plutôt donné des signes tangibles
de leur santé retrouvée, en particulier dans le domaine de la qualité de
leurs actifs. En Espagne, les principales banques ont réduit les risques
présents dans leurs portefeuilles,
en se débarrassant de la grande
majorité de leurs crédits immobiliers hérités de la crise financière.
Grâce aux baisses de leurs provisions et à leurs activités internationales les grandes banques espagnoles, à l’exception de Sabadell, qui
pâtit des coûts d’intégration de sa
filiale britannique TSB, ont vu leurs
bénéfices nets progresser.
En Italie, en dépit de résultats en
berne au deuxième trimestre, Uni-
Credit a aussi vu la qualité de ses
actifs s’améliorer. Au total, la Banque d’Italie estime que le montant
des créances douteuses détenues
par les banques du pays a diminué
de plus de moitié ces trois dernières
années. « Les fondamentaux macroéconomiques s’améliorent pour les
banques européennes et cela se
reflète dans les progrès qu’ont faits
leurs notations depuis début 2018 »,
a confirmé S&P Global Ratings au
cours d’une conférence sur les perspectives du secteur. L’agence a
notamment réévalué à la hausse les
notes de BBVA, RBS, Lloyds, Santander, KBC et CaixaBank depuis
début janvier. Parmi les principales
banques européennes, seul Deutsche Bank a vu sa note dégradée.
Un avenir toujours flou
Sur le plan de la solidité financière,
les établissements ont aussi rassuré. Bénéficiant de la baisse de ses
coûts de restructuration Barclays a
porté son ratio CET1 à 13 %, à fin
juin. De leur côté les principales
banques françaises, notamment
Société Générale et Crédit Agricole
ont indiqué d’ores et déjà respecter
la norme de fonds propres mise en
place en Europe pour permettre le
redressement des banques mises
au tapis (MREL).
Pour autant, les investisseurs
s’attardent davantage sur les indica-
teurs de rentabilité, il faut dire
moins flatteurs. Ils témoignent
d’une difficulté persistante à faire
évoluer le modèle économique
pour le secteur. Chez Société Générale et BNP Paribas, le ratio de rentabilité des fonds propres (ROE)
atteint respectivement 8,6 % et
9,6 %. « Structurellement, il faudrait
arriver à 10 % pour satisfaire les
investisseurs », estime Frédéric
Oudéa, directeur général de Société
Générale, interrogé sur le site de
Boursorama. Pour le dirigeant, les
lourds investissements actuellement consentis dans le digital
pèsent, avec la réglementation, sur
la rentabilité actuelle des établissements.
Dans ce contexte – et alors que les
taux bas continuent d’entamer les
revenus des banques –, certains
estiment que le salut pourrait venir
d’un regain de concentration. « Le
secteur semble prêt à se consolider :
beaucoup d’établissements souffrent
d’une rentabilité médiocre, de pressions sur leurs marges et de capacité
excédentaire. Mais il n’y a pas de fièvre du M&A à l’horizon, car le contexte réglementaire et l’environnement de marché ne sont pas propices
à des opérations d’envergure »,
estime S&P dans une note sur le
sujet. De quoi encore refroidir
l’appétit des investisseurs pour les
valeurs bancaires… n
Annoncée en octobre, la
fusion entre Bank Pekao et
Alior Bank a finalement
échoué. Un marché qui
attise l’intérêt des banques
étrangères, notamment des
grandes banques françaises.
C’est un marché que les grandes
banques françaises regardent de
très près. En pleine effervescence, le
marché bancaire polonais vient de
voir l’un des projets de fusion les plus
importants du pays tomber à l’eau.
Alors même qu’ils auraient pu fonder le deuxième groupe bancaire de
Pologne derrière PKO, Bank Pekao
et Alior Bank ont annoncé mardi
soir qu’ils renonçaient à s’allier.
Un marché bouillonnant
Commerzbank et Deutsche Bank risquent de ne plus faire partie
du gotha des entreprises cotées
Sauf coup de théâtre, les
deux principales banques
cotées allemandes
devraient sortir de leurs
indices boursiers respectifs
à la rentrée. En cause, leur
difficulté à rassurer les
marchés, et des capitalisations devenues trop faibles.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
Il faudrait un incroyable retournement de situation pour éviter ce
scénario. A moins que leurs cours
ne se redressent de façon spectaculaire, les deux principales banques
allemandes risquent de devoir quitter leurs indices boursiers respectifs d’ici à trois semaines, au
moment de la révision de leur composition.
Deutsche Bank, qui a vu sa capitalisation fondre de 32,3 % depuis
le début de l’année – et de 90 %
depuis dix ans – ne ferait ainsi bientôt plus partie de l’Euro STOXX, qui
liste les principales entreprises
cotées de la zone euro. Selon
Bloomberg, il lui aurait fallu (entre
juillet et septembre prochain) un
rebond de 40 % du cours pour éviter ce sort. Or elle ne s’est ressaisie
pour l’heure que de 12 %. Danger
Commerzbank pourrait, à la rentrée, céder sa place au sein du DAX. Elle risque d’y être remplacée
par la fintech Wirecard. Photo Amelie QUERFURTH/AFP
similaire pour Commerzbank, qui
à la rentrée pourrait céder sa place
au sein du DAX, l’indice des valeurs
phares à la Bourse de Francfort.
Elle risque d’y être remplacée par
une fintech, la start-up munichoise
de solutions de paiements Wirecard. Ce serait « le scénario du pire »
mais « cela ne changerait rien à
notre importance pour l’économie
réelle allemande », a insisté cette
semaine Stephan Engels, directeur
financier de Commerz lors de la
présentation de ses résultats.
Une gifle pour l’économie
allemande
Symboliquement, les deux principales banques cotées allemandes
ne feraient ainsi plus partie du
gotha de la finance, une gifle pour la
première économie de la zone
euro. Une telle décision aurait des
conséquences sonnantes et trébu-
chantes pour chacun des deux établissements : en particulier, les
investisseurs dits « passifs », qui
suivent une stratégie indicielle,
reproduisent la composition d’un
indice dans leurs portefeuilles. Dès
qu’une entreprise sort de cet indice,
elle est mécaniquement moins suivie. La sortie de l’indice provoque
ainsi des ventes pour les titres concernés, ce qui les tire toujours plus à
la baisse. Une fois cet effet techni-
que digéré, toutefois, la sortie de
l’indice n’a pas d’autre effet… et
l’entreprise ne peut compter que
sur le retour de la confiance des
marchés pour redresser la barre.
C’est bien cette confiance qui
manque aujourd’hui aux deux
champions fatigués de l’économie
allemande. Deutsche Bank peine à
sortir d’une séquence cauchemardesque : après trois années d’affilée
dans le rouge (entre 2015 et 2017) et
un enchaînement impressionnant
de litiges, elle a fait un peu
meilleure figure depuis, présentant
un bénéfice supérieur aux attentes
à fin juin. Mais sa feuille de route
reste incertaine aux yeux des marchés. En avril, l’établissement a dû
se séparer de son patron John
Cryan, remplacé par l’allemand
Christian Sewing, avant d’affronter
une violente tempête boursière
début juin.
Quant à Commerzbank, son
cours de Bourse ne s’est enflammé
qu’en septembre dernier, lorsque
les marchés ont voulu croire au scénario d’un projet de mariage avec
BNP Paribas ou UniCredit. La
deuxième banque allemande a, elle,
aussi renoué avec la rentabilité au
deuxième trimestre, mais n’atteint
pas ses objectifs de réduction des
coûts. n
Pourtant détenus par le même propriétaire, le géant de l’assurance
polonaise PZU, lui-même partiellement contrôlé par l’Etat, les deux
établissements « n’ont pas été en
mesure de s’entendre sur les modalités de leur rapprochement », précise
Pekao dans un communiqué. Mais
ce n’est pas pour autant que Pekao
s’est retiré du jeu… En déclarant
« être toujours réceptive à des opérations de croissance non organique ».
C’est l’échec d’un rapprochement
entre acteurs polonais que signe la
fin de ces discussions. Or la Pologne
fait partie de ces pays d’Europe centrale, qui attisent l’intérêt des banques étrangères. Son environnement de taux est bien plus élevé
qu’en zone euro, offrant aux banques des perspectives de revenus,
voire de rentabilité – toutes choses
égales par ailleurs – plus favorable
que dans nos frontières. C’est aussi la
dynamique économique polonaise
qui attire. Le taux de croissance
polonais pourrait atteindre 4,3 %
cette année, selon l’agence Moody’s.
Le secteur bancaire polonais, enfin,
reste plutôt atomisé, ce qui aiguise
l’appétit des investisseurs étrangers
depuis déjà plusieurs années.
La France en bonne position
En France, le Crédit Agricole, le premier, a marqué son intérêt pour ce
pays, en mettant la main sur Lukas
Bank (devenu Crédit Agricole Bank
Polska) au début des années 2000.
Et son développement en Pologne
pourrait encore se poursuivre, la
Banque verte souhaitant y implanter son modèle de « Banque universelle de proximité ». Selon Reuters,
Crédit Agricole ferait partie des établissements intéressés par le rachat
d’Eurobank, la filiale polonaise de
la Société Générale, qui dispose de
14 milliards de zlotys à son actif.
BNP Paribas a, quant à elle,
fait l’acquisition de la filiale de Raiffeisen en avril. Cette opération à près
de 775 millions d’euros a permis au
groupe français de se positionner
comme la sixième banque polonaise, juste derrière les poids lourds
du secteur. Elle avait déjà pris une
position forte dans le pays fin 2014,
avec l’acquisition de BGZ. — C. Fa.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 19
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
Les biotech
françaises à la traîne
en Bourse
Le pétrole
en forte
baisse
MATIÈRES
PREMIÈRES
Les cours ont perdu
près de 4 %
mercredi sur fond
d’escalade de la
guerre commerciale
entre la Chine
et les Etats-Unis.
l Les jeunes pousses françaises peinent à croître en valeur.
l Elles ont perdu 13,6 % en moyenne au premier semestre,
très loin derrière les belges, propulsées par les opérations
de fusion-acquisition.
BOURSE
Le premier semestre a été mouvementé en Bourse pour les entreprises biotechnologiques européennes. Si elles ont gagné 2 % en
moyenne dans la première partie
de l’année, ce chiffre cache de grandes disparités, selon le baromètre
des biotech cotées publié par Euronext et BiotechBourse.
La valeur des entreprises cotées à
Bruxelles a ainsi bondi de presque
66 % en moyenne depuis le début
de l’année, très loin devant Paris et
Amsterdam, les deux autres places
étudiées dans le baromètre. Cette
très bonne performance des dix
biotech belges repose sur quelques
bons résultats cliniques, mais
aussi sur des opérations exceptionnelles de fusion-acquisition.
Ainsi, en janvier, la proposition de
rachat à 520 millions d’euros
de TiGenix par Takeda Pharmaceutical a fait bondir l’action du belge de
73 %. Ablynx s’est aussi illustré sur
les marchés en janvier dernier.
D’abord après la publication d’une
note très positive d’un analyste
de Ladenburg Thalmann, puis,
quelques jours plus tard, avec le lancement d’une OPA de Sanofi.
L’action avait bondi de 107 % en trois
semaines. Ablynx, qui pesait alors
plus de 10 % des entreprises du baromètre, a depuis été retiré de la cote.
Des biotech françaises
encore peu développées
De leur côté, les places parisienne et
amstellodamoise accusent des
replis respectifs de 13,6 % et 4,6 %.
Le baromètre est révélateur de l’inégalité de développement des bio-
tech entre les trois pays. Alors que
trente-six des cinquante entreprises
du panel sont françaises, elles ne
représentent que 30 % des 19,6 milliards d’euros de capitalisation
totale du secteur sur les plates-formes Euronext. Une capitalisation
qui a bondi de 75 % en deux ans.
Face à elles, les belges, dopées par
les primes d’acquisition, accaparent
44 %, et les quatre entreprises néerlandaises 26 %, grâce notamment
au géant Galapagos et à ses 5 milliards d’euros de capitalisation.
Petites mais nombreuses, les biotech françaises démontrent leur
position de moteurs d’innovation
autrement que par leurs performances boursières. Elles rassemblent 43 % de la trésorerie des entreprises du panel, nerf de la guerre de
la R&D. Elles continuent également
d’attirer les fonds. Sur les 850 mil-
lions d’euros levés sur le marché
secondaire au premier semestre,
47 % l’ont été en France, contre 40 %
en Belgique (grâce notamment à
l’exceptionnelle levée de Mithra,
qui a réuni 77 millions d’euros en
une nuit en mai).
L’appétit des investisseurs
Les quelques biotech néerlandaises
se partagent les 13 % restants. Plus
matures, elles sont aussi beaucoup
plus liquides. Elles ont concentré
presque 60 % des volumes échangés entre janvier et juin selon le
baromètre. Ces volumes connaissent d’ailleurs une croissance soutenue. Cela démontre l’appétit des
investisseurs. De 43 millions
d’euros négociés en moyenne journalière début 2016, ces montants
sont passés à 123 millions au premier semestre de 2018. Outre les
actionnaires historiques et fonds de
capital-investissement, près de
300 institutionnels détiennent 14 %
de la capitalisation des biotech
cotées sur Euronext.
Les particuliers font aussi montre d’un vif intérêt pour les valeurs
biotechnologiques. Attirés par les
possibilités de gains élevés et le
caractère philanthropique des
recherches en santé, ils ont représenté 23 % des investisseurs lors des
introductions en Bourse en 2016
et 2017. — R. Po.
4
À NOTER
Seulement 40,1 millions d’euros
ont été levés lors d’IPO de biotech sur les marchés Euronext
au premier semestre, contre
71,1 millions un an plus tôt.
Valneva (+45,13 %). La très bonne performance
du producteur de vaccins a été soutenue début juillet
par l’annonce de « progrès significatifs » sur le vaccin
candidat contre la maladie de Lyme VLA15. Sur deux
ans, sa progression est de 81 %.
Shutterstock
Shutterstock
Shutterstock
Des performances disparates depuis le début de l’année
TxCell (+58,44 %). Si elle avait mal commencé
l’année, l’entreprise qui développe des immunothérapies cellulaires a bondi de 150 % le 23 juillet
dernier après l’annonce d’une OPA de Sangamo
Therapeutics.
Genomic Vision (-71,64 %). Elle a perdu 94 % de sa
valeur depuis son IPO en 2014. En juillet,elle a reconnu
ses difficultés et a rebondi de 21 % en quatre jours
après l’annonce d’un accord commercial et de nouvelles
applications de ses produits.
Donald Trump contrarie le secteur de la santé à Wall Street
La Maison-Blanche promet
une nouvelle mesure pour
faire baisser « substantiellement » le prix des médicaments aux Etats-Unis.
Un mauvais coup pour
un secteur qui avait
enfin retrouvé la santé.
La campagne pour les élections de
mi-mandat aux Etats-Unis a bien
commencé. Un signe ne trompe
pas : le président Donald Trump
remet sur la table la question du prix
des médicaments. C’est ce qu’il a
indiqué mardi soir lors d’un dîner
avec les milieux d’affaires dans le
New Jersey. « Nous allons annoncer,
la semaine prochaine, quelque chose
qui va les faire baisser vraiment, vraiment substantiellement », a-t-il
péroré. Il va falloir suivre son compte
Twitter dans les prochains jours.
Depuis quelques semaines,
Donald Trump accroît la pression
sur l’industrie, le prix des médicaments étant l’un des gros défis de son
mandat. En juillet, il avait notamment poussé Pfizer à renoncer à augmenter le prix de certains produits.
Et en mai, il s’en était pris aux labos
européens accusés de faire flamber
le prix des médicaments. La pression pourrait donc rester forte. Lors
de la publication de ses résultats
semestriels, le danois Novo Nordisk,
a indiqué qu’il anticipait une baisse
des prix sur le marché du traitement
du diabète, s’attendant notamment à
une baisse des rabais dans le cadre
de Medicare (assurance santé pour
les seniors aux Etats-Unis). Cela a
entraîné une chute de 6 % de l’action.
La menace inter vient à un
moment où les valeurs pharmaceutiques ont pansé leurs plaies. Sur un
an, l’indice S&P 500 Health Care s’est
repris de 13,6 % et de 8,7 % depuis le
début de l’année. Il gagne même
31,93 % depuis l’élection de Trump
en novembre 2016, à peine moins
bien que le S&P 500 (+33,6 %).
Le président
américain accroît
la pression sur
l’industrie, le prix
des médicaments
étant l’un des gros
défis de son mandat.
En Europe, depuis le début de
l’année, l’indice STOXX Europe 600
Health Care bat aussi largement le
STOXX Europe 600 (+5,1 % vs –
0,11 %). Les britanniques AstraZeneca et GlaxoSmithkline gagnent
notamment plus de 18 % cette
année, quand les gros labos américains affichent des performances
appréciables à l’image de Eli Lilly
(+21 %), Merck (+18 %) et Pfizer
(+13,6 %). Reste qu’en mai dernier,
Donald Trump avait déjà menacé
l’industrie de prendre des mesures
drastiques, mais celles-ci jugées
mineures avaient eu plutôt un effet
positif sur l’indice S&P 500 Heath
Care (+8,6 % depuis le 11 mai).
Un statut défensif
Le secteur pharmaceutique a rattrapé le retard enregistré entre octobre 2017 et mars 2018 (les actions
américaines avaient perdu plus de
5 % et les européennes plus de 14 %).
Il profite de son statut de secteur
défensif, thème privilégié par un certain nombre de stratégistes face à la
montée des incertitudes ces dernières semaines. « Alors que l’économie
mondiale perd de la vitesse (les principaux indicateurs des marchés développés, en particulier semblent
s’adoucir), nous avons adapté notre
exposition aux actions économiquement sensibles et en avons ajouté dans
les secteurs qui sont les mieux placés
pour résister à un ralentissement »,
écrit Pictet AM, qui a porté la pondération des soins de santé à son maximum. Pour Claire Shaw, gérante
chez SYZ AM, « dans un contexte de
valorisations élevées des marchés, le
secteur de la santé offre des possibilités intéressantes de dénicher des sociétés de qualité à des valorisations
attrayantes ». — P. Fay
Délit d’initié sur une biotech
australienne
C’est un soutien de la première heure de Donald Trump et
il vient d’être inculpé de délit d’initié par le procureur
fédéral de Manhattan. Christopher Collins, élu de l’Etat de
New York, est aussi administrateur et l’un des principaux
actionnaires de la biotech australienne Innate Immunotherapeutics. Il est accusé d’avoir averti son fils (ainsi que
le père de sa petite amie) de l’échec d’un essai clinique
important, leur permettant d’éviter une perte estimée à
768.000 dollars. L’annonce de l’échec avait fait chuter le
titre de 92 % en juin 2017.
Etienne Goetz
@etiennegoetz
Voilà qui devrait arranger les
affaires de Donald Trump.
Alors que les élections de mimandat approchent, les prix de
l’or noir ont décroché de près de
4 % mercredi. Une aubaine
pour le président américain qui
souhaite choyer sa base électorale avec des prix de l’essence
bas. Dans le détail, le WTI, référence américaine a perdu
3,22 % à 66,94 dollars mercredi
avec un recul qui est allé jusqu’à
4,22 % en séance. Le brent, référence européenne, a de son côté
cédé 3,17 % à 71,96 dollars.
Jeudi, les indices de référence
sont stables en fin de séance.
Riposte de Pékin
Le mouvement est dû, d’abord, à
la riposte de Pékin aux nouveaux tarifs douaniers américains. La Chine a prévenu mercredi qu’elle allait, comme les
Etats-Unis, taxer à 25 % pour
16 milliards de dollars d’importations américaines supplémentaires, portant à 50 milliards le
montant des importations américaines taxées à ce niveau à partir du 23 août. « Le mouvement
semble exagéré compte tenu du
fait que la liste des produits taxés
ne comprend pas le brut américain », nuancent les analystes
d’ING. Les investisseurs craignent que la guerre commerciale entre deux des plus grandes économies au monde ne
pèse sur la demande en pétrole.
Les cours ont également souffert de la publication des stocks
de brut aux Etats-Unis mercredi
en fin d’après-midi. Selon le
relevé heb domadaire de
l’agence américaine de l’énergie,
ils ont baissé de 1,4 million de
barils, alors que les analystes
tablaient en moyenne sur un
recul de 3 millions. Les stocks
d’essence ont même augmenté
alors que les économistes anticipaient une baisse. La baisse ne
devrait cependant pas être infinie. L’Arabie saoudite a récemment démenti des rumeurs
selon lesquelles elle inondait le
marché alors que le brent chutait vers les 70 dollars. « Nous
pensons que 70 dollars est un
plancher pour les Saoudiens »,
juge Michael Wittner, analyste
chez Société Générale. Ce dernier voit les 80 dollars comme
un plafond au-delà duquel
Donald Trump pourrait intervenir en puisant dans les réserves
stratégiques américaines de
pétrole. n
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
Performance
1 an
07/08/2018
08/08/2018
07/08/2018
07/08/2018
11,55
4,34
-0,54
-0,09
18,74
15,68
4,03
-0,58
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
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275,59
208,68
363,61
66,46
307,43
217,73
361,65
66,40
35,10
17,36
19,05
-3,61
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
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20 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
série d’été 04/09
LES NOUVELLES STARS DE LA FINTECH
Les chiffres clefs
de Qudian en 2017
Luo Min
Le trublion de
la fintech chinoise
4,77 milliards de yuans
(+231 %) de chiffre d’affaires
16 milliards de yuans
(+275,3 %) de résultat net
62 millions d’utilisateurs
inscrits
En 2017, trois ans après sa création,
Qudian, la société chinoise de microcrédit,
fait une entrée mouvementée à Wall Street.
Frédéric Schaeffer
fr_schaeffer
— Correspondant à Pékin
e mercredi 18 octobre 2017,
Luo Min affiche un large sourire devant la nuée de photographes qui lui fait face. Au
moment de faire sonner la
cloche, le jeune homme semble presque
dépassé par l’ampleur de l’événement.
Qudian, la société chinoise de microcrédit
qu’il a créée voilà trois ans, fait ses premiers
pas très attendus à la Bourse de New York.
Témoignant de l’appétit des investisseurs
américains pour la fintech chinoise,
Qudian lève alors 900 millions de dollars
dans une opération valorisant l’entreprise
plus de… 11 milliards de dollars ! Cette mise
sur le marché – la plus importante pour une
société chinoise à Wall Street l’an dernier –
s’est faite à un prix plus élevé que prévu. Et
quand le cours de Bourse de Qudian commence à s’afficher sur les écrans de Wall
Street, il monte en flèche, gagnant jusqu’à
48 % lors des premiers échanges.
Luo Min, trente-quatre ans, visage juvénile derrière ses lunettes cerclées, ajoute son
nom à la longue liste des milliardaires chinois. L’ingénieur en télécoms originaire du
Jiangxi, dans le sud-est de la Chine, détient
20 % de l’entreprise que KPMG classe au
troisième rang mondial des fintech les plus
C
6,9 millions d’emprunteurs
actifs (dernier trimestre)
innovantes. Devant elle, se trouvent deux
autres start-up chinoises : l’assurtech
ZhongAn et Ant Financial, le bras armé
financier du géant de l’e-commerce Alibaba.
Ant est par ailleurs entré au capital de
Qudian à l’été 2015, au cours d’une levée de
fonds de 200 millions de dollars, à l’époque
la plus importante dans la fintech chinoise.
Petites sommes
Via son application mobile, Qudian permet
à des étudiants et à de jeunes salariés
d’emprunter des petites sommes et de pouvoir s’acheter un ordinateur portable, un
smartphone ou d’autres matériels électroniques en les réglant par mensualités. La
start-up vise les centaines de millions de jeunes Chinois qui ne parviennent pas à obtenir un crédit bancaire classique, faute de
pouvoir présenter des garanties suffisantes.
Luo Min peut dater précisément le
démarrage de Qudian (Qufenqi à l’époque).
Le 14 mars 2014, le jeune homme prend sa
BMW avec trois amis, direction l’université
de chimie de Pékin. Dans le coffre, des milliers de tracts publicitaires sont prêts à être
distribués. Le soir même, les premières
demandes de crédits affluent. Après ce coup
d’éclat, l’entreprise quitte le petit appartement de Pékin de Luo Min et prend ses quartiers à Zhongguancun, la « Silicon Valley »
au nord de la ville. L’entrepreneur, qui n’en
est pas à sa première création de start-up,
Luo Min détient 20 % de Qudian. La start-up vise les centaines de millions
de jeunes Chinois qui ne parviennent pas à obtenir un crédit bancaire classique.
Photo Richard Drew/AP/Sipa
est un homme pressé. De passage dans son
ancienne université de Jiangxi, il convainc
une centaine d’étudiants de le suivre dans
l’aventure. L’objectif ? Arroser de publicité
le maximum d’universités de Pékin, Shanghai et des villes du centre de la Chine.
Car Qudian doit se faire une place face à
la plate-forme Fenquile, lancée dès 2013
par Xiao Wenjie, le patron de LexinFintech
et l’un des pionniers de la fintech chinoise.
« Originaires de la même province et nés la
même année, Xiao Wenjie et Luo Min se con-
naissaient », écrit un site spécialisé dans la
fintech. C’est après un rapide passage chez
Fenquile que Luo Min aurait décidé de
copier le modèle en créant sa propre
start-up, dit-on.
Pékin hausse le ton
Qudian bénéfice de la puissance de feu d’Alipay, la solution de paiement mobile d’Alibaba qui domine le marché. Quelques clics
sur son smartphone suffisent pour contracter un prêt auprès de Qudian et recevoir
ventes aux enchères publiques //
l’argent sur son compte Alipay. Profitable
courant 2015, Qudian voit son chiffre d’affaires bondir de 231 % en 2017, à 4,7 milliards
de yuans (600 millions d’euros).
Quelques mois plus tard, l’euphorie des
premiers pas à Wall Street fait long feu. Le
cours de Bourse s’effondre tandis que, en
Chine, l’entreprise essuie les critiques pour
les intérêts exorbitants liés à ses crédits. Le
secteur, qui a déjà connu des scandales
retentissants avec des usuriers contraignant des étudiantes à leur délivrer des
photos d’elles nues, est en outre dans le collimateur de Pékin, décidé à assainir son
secteur financier.
Luo Min se mure dans le silence. Il n’est
plus « le jeune capricieux qui s’exprime en
toute liberté et en toute franchise », observe
un quotidien basé à Pékin. « Je n’étais pas
préparé à affronter le public et les médias »,
expliquera-t-il plus tard. L’entreprise ne
pèse plus aujourd’hui « que » 3 milliards
de dollars à Wall Street. En pleine mutation, elle met le cap sur la vente de voitures
en espérant convaincre une partie de ses
62 millions d’inscrits à se tourner vers des
crédits plus importants. Une nouvelle
aventure pour Luo Min. n
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Saint-Denis – CS 10023 – 75479 PARIS CEDEX 10, prise en la personne de Me Valérie
LELOUP-THOMAS, T. 01.44.24.65.65. 4/ la SCP BTSG, Mandataires Judiciaires inscrit
sur la liste nationale, demeurant 15 rue de l’Hôtel de Ville - 92200 NEUILLY SUR SEINE
prise en la personne de Me Stéphane GORRIAS. 5/ Au Grefe du JEX du TGI de BLOIS,
où le cahier des conditions de la vente est déposé. 6/ Sur les lieux où une visite sera
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FINANCE & MARCHES // 21
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
séAncE du 09 - 08 - 2018
CaC 40 : 5502,25 (0,01 %) neXt 20 : 12339,3 (0,34 %)
CaC larGe 60 : 6115,12 (0,04 %)
CaC all-tradaBle : 4328,39 (0,08 %)
Date De ProroGation : 28 août
euronext
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
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a
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22,04
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ost
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ouv
vol.
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atari (ata)
c 0,461
0,46
941177
0,465
fr0010478248
255.105.360
0,456
auBaY (aub) g
c 36,9
36,9
2669
37,05
fr0000063737
21/05/18 0,24 13.136.796
36,85
aurea (aure)
c 6,96
7,2
2144
7,22
fr0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
6,96
aVenir telecom (avt) g
c 0,237
0,235
160251
0,24
fr0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,234
aXWaY soFtWare (aXW) g
B 18,8
18,8
438
19,02
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
18,8
Bénéteau (ben)
a 13,9
13,96
62228
13,96
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
13,64
Bic (bb) !
a 77,4
77,25
107385
77,75
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
76,25
BiGBen int. (biG) g
c 11,2
10,92
24429
11,2
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.060.784
10,92
BiomérieuX (bim)
a 70,2
71,2
72222
71,5
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
70,2
Boiron (boi) g
a 66,8
67,3
4158
67,3
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
66,8
Bolloré (bol) !
a 4,03
4,05
659762
4,052
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
4,02
BonDuelle (bon) g
B 29,8
29,45
9331
29,8
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
29,4
Bureau Veritas (bvi) L
a 22,02
22,35
554568
22,39
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
22,01
Burelle sa (bur)
a 1350
1355
46
1360
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1350
carmila (carm)
c 23,5
23,35
31964
23,5
fr0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
23,35
casino (co) LR
a 32,09
32,31
997718
32,54
fr0000125585
18/05/18 1,56 109.729.416
31,62
catana GrouP (catG) g
c 2,96
2,945
75629
2,96
fr0010193052
30.514.178
2,895
cGG (cGG) !
c 2,538
2,586
5425641
2,6
fr0013181864
698.828.907
2,52
cHarGeurs (cri) g
c 24,5
24,46
10930
24,56
fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
24,2
cHristian Dior (cDi)
a 374,5
379,7
eX D oP 08/06/17
12181
379,8
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
373,6
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/260718
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 0,58 - 46,07
+ 5,34 11,15
- 55,11
4,05
+ 0,28 + 12,9
- 3,67
7,48
+ 15,1
6,27
- 2,05 - 22,48
- 0,89
9,87
- 38,96
6,48
- 2,17 - 26,74
- 1,56
0,87
- 13,7
0,562
+ 0,48 + 20,34
+ 9,8
9,08
+ 3,32
6,83
+ 0,59 + 18,75
- 4,91
21,3
- 11,16
13,28
+ 0,58 + 20,76
- 3,72 202,6
+ 31,5 156
- 0,47 - 34,05
+21,98 14,51
- 27,98
6,646
+ 1,37 + 43,63
+17,7
68,8
+ 51,17 46,2
+ 0,69 - 34,89
-10,04 36,8
- 34,02 21,1
+ 0,06 + 24,35
+ 3,41 16,64
+ 14,59 12,54
+ 0,34 - 8,81
+ 5,3
36,1
+ 10,21 27,3
- 0,31 + 10,48
- 2,47 41,52
+ 25,28 32,79
- 0,97 - 11,29
- 6,77 218,5
- 5,58 184,2
+ 0,46 + 24,98
+ 4,07 92,8
+ 18,06 69,5
- 0,82 - 32,17
-30,32 13,681
- 36,02
8,13
- 0,6 - 6,5
+11,45
4,4
- 34,84
2,9
- 0,52 - 13,52
+ 1,9
77,66
- 8,66 57,74
+ 0,78 - 11,56
+ 3,17
16,4
- 5,59 12,3
- 9,34 + 16,46
-11,87
1,576
+ 16,46
0,65
- 0,61 + 5,17
+ 4,09 112,9
+ 12,42 94,82
- 6,08 - 11,93
+ 3,06 17,88
- 11,61
13,16
+ 1,28 - 7,25
+ 2,78 33,05
- 12,24 25,1
- 0,65 + 27,78
-10,68
0,948
+ 21,05
0,367
+ 6,65
- 1,07 43,3
+ 19,38 33,55
+ 2,27 - 16,38
- 0,28
9,3
- 7,57
6,94
- 0,84 + 11,9
+ 1,29
0,477
+ 23,68
0,21
- 0,11 - 17,54
+ 0,43 23,1
- 19,31
17,82
+ 0,87 - 30,01
-13,29 23,2
- 3,66 12,38
- 0,19 - 15,72
- 3,8
99,05
- 23,97 73,05
- 1,62 - 20,81
- 7,61
16,2
+ 12,69 10,3
+ 1,43 - 4,67
- 5,44 82,2
+ 15,78 59
+ 0,75 - 10,09
- 6,4
78,5
- 15,86 66,1
+ 0,5 - 10,56
+ 2,84
4,798
+ 2,92
3,8
- 0,84 - 33,18
- 4,23 47,8
- 18,96 29,05
+ 1,13 - 1,93
- 3,91 24,28
+ 12,91 20,39
+ 0,37 + 6,69
+ 3,44 1420
+ 13,39 1255
- 0,64 + 0,58
- 1,89 25,35
- 2,22 22,4
+ 0,22 - 36,1
-10,2
53,48
- 37,48 30,61
- 0,17 - 2,81
+ 0,86
3,611
+197,19
2,697
+ 1,49 + 69,26
+15,76
4,1
+ 98,52
1,295
- 0,41 - 3,36
- 4,38 28,64
- 1,89 22,1
+ 1,07 + 24,68
+ 6,96 383,8
+ 51,43 291,6
- 7,56
- 2,22 7550
- 7,95 6550
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
claranoVa (cla) g
c 0,918
0,876
12320087
0,932
393.613.788
0,876
a 20,32
20,4
273473
20,44
fr0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
20,18
coFace (cofa) g
a 8,05
8,05
195140
8,12
fr0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
8
colas (re)
a 174
174
779
174
fr0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
172,4
Dassault aV. (am) !
a 1573
1580
4278
1584
fr0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
1566
Dassault sYstèmes (DsY) LR a 128,1
129,25
197365
129,6
fr0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
127,85
DBV tecHnoloGies (Dbv) !
B 31
31,56
68838
31,76
fr0010417345
30.006.352
30,64
DericHeBourG (DbG) g
B 5,03
5,1
282959
5,135
fr0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
5,01
DeVoteam (Dvt) g
c 109
107,6
3582
109
fr0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
106,2
Dir. enerGie (Dir)
42
42
4887
42,06
fr0004191674
01/06/18 0,35 44.832.479
42
DnXcorP (DnX) g
c 6,7
6,62
4019
6,7
fr0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
6,52
eDenreD (eDen) !
a 35,34
35,63
353346
35,95
fr0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
35,22
eDF (eDf) LR
a 13,33
13,34
eX-Ds 7/03/17
1482194
13,365
fr0010242511
25/05/18 0,31 3.010.267.676
13,23
eiFFaGe (fGr) LR
a 95,98
96,36
138689
96,5
fr0000130452
22/05/18 2 98.000.000
95,82
eKinoPs (eKi) g
3,25
3,245
52744
3,295
fr0011466069
21.529.161
3,22
elior (elior) !
a 14
14,2
126891
14,25
fr0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
13,93
elis (elis) !
a 19,98
19,97
222987
20,02
fr0012435121
29/05/18 0,37 219.370.207
19,82
eos imaGinG (eosi)
c 4,235
4,19
11722
4,235
fr0011191766
22.641.483
4,18
eramet (era) !g
a 85
86,35
46894
86,75
fr0000131757
29/05/18 2,3 26.633.660
84,2
erYtecH PHarma (erYp) g
B 9,315
9,3
11728
9,39
fr0011471135
17.940.035
9,28
esi GrouP (esi) g
c 41,6
41,9
333
42
fr0004110310
5.955.072
41,6
eurazeo (rf) !
a 65,5
65,1
73934
65,55
fr0000121121
30/04/18 1,25 74.315.130
64,85
euro ressources (eur)
c 3,32
3,34
2064
3,34
fr0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
3,25
euroFins scientiFic (erf) !
a 440,2
451
31609
452
fr0000038259
28/06/18 2,04 17.643.914
436,2
euroPcar GrouPe (eucar) !
a 8,52
8,5
158128
8,585
fr0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
8,445
eurotunnel (GrouPe) (Get) LR a 11,38
11,42
461109
11,43
fr0010533075
22/05/18 0,3 550.000.000
11,345
eutelsat com. (etl) L!
a 20,54
20,78
486980
20,78
fr0010221234
21/11/17 1,21 232.774.635
20,5
eXel inDustries (eXe) g
B 103
103
397
103,5
fr0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
103
Faurecia (eo) !
a 55,56
56,16
297847
56,38
fr0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
55,34
FFP (ffp) g
a 113,2
114,6
3024
115
fr0000064784
22/05/18 2 25.072.589
113
FiGeac aero (fGa) g
B 13,6
13,4
15558
13,6
fr0011665280
31.839.473
13,2
Fin. oDet (oDet)
a 868
866
80
870
fr0000062234
07/06/18 1 6.585.990
860
Fnac DartY (fnac)
a 79,25
78,5
19644
79,3
fr0011476928
26.792.938
78,4
Foncière Des murs (fmu)
a 26,5
26,6
178
26,6
fr0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
26,5
Foncière Des réGions (fDr) ! a 88,85
89,55
52998
89,55
fr0000064578
15/05/18 4,5 75.278.579
88,6
Foncière lYonnaise (flY)
a 58,6
58,6
1236
58,6
fr0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
58,2
FromaGeries Bel (fbel)
a
/080818
fr0004026714
cnP assurances (cnp) !R
2,82
1,43
1,01
1,05
1,37
3,43
1,68
0,92
1,15
2,83
4,09
2,08
2,15
3,6
0,65
2,08
1,06
1,79
4,47
0,92
0,48
2,38
0,49
1,53
2,51
1,18
4,83
1,02
0,9
2,73
fr0000121857
18/05/18 7 6.872.335
Futuren (ftrn) g
c 1,13
n/P reGr.
2674
fr0011284991
277.776.587
Geci international (Gecp) g
c 0,19
4214881
fr0000079634
01/10/01 0,1 139.231.856
Gecina (Gfc) !
a 148,1
53832
fr0010040865
12/06/18 2,65 76.162.901
Gemalto (Gto) L
a 49,82
174957
nl0000400653
22/05/17 0,43 90.785.956
GenFit (Gnft) !
B 24,26
55532
fr0004163111
31.166.437
GensiGHt (siGht)
c 2,2
35565
fr0013183985
24.234.223
Genticel (Gtcl) g
1,67
3907
fr0011790542
77.850.006
1,13
1,135
1,13
0,195
0,198
0,186
149,9
149,9
147,7
49,74
49,84
49,72
24,32
24,44
24,18
2,19
2,24
2,19
1,67
1,69
1,67
+ 1,98 + 78,78
+ 9,36
1,223
+ 95,97
0,491
+ 0,39 + 5,95
+ 3,29 21,62
- 3,57 18,41
- 9,69
-12,5
10,76
- 1,35
7,5
+ 0,12 - 4,13
- 2,14 192
- 2,08 172,4
+ 0,06 + 21,74
- 4,65 1729
+ 22,23 1267
+ 0,9 + 45,9
+ 6,25 131,7
+ 55,37 87,52
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9,18
- 35,15
4,9
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5,8
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87
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1,96
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4,21
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ouv
ost
vol.
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fr0000066672
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c 0,261
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fr0004076891
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Gtt (Gtt) !g
a 58,75
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c 5,23
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c
fr0004052561
icaDe (icaD) !
clot
+ haut
+ bas
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25
24,2
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72
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26,2
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12,58
5,18
5,23
5,15
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% mois
% 52 s.
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bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 0,61
27,9
22
2,64
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a 82,95
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29898
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fr0000035081
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3049
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140
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a 129,5
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2,81
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62021
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31191
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24,95
3090
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fr0000033904
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JcDecauX (Dec) !
a 27,24
27,42
79690
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fr0000077919
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19517
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fr0004007813
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a 32,14
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325386
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fr0000121964
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a 43,5
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51829
43,71
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
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a 24,88
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275088
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fr0000130213
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4,035
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le Bélier (beli) g
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1577
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fr0000072399
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50
lna santé (lna) g
B 55,4
56,2
11177
56,3
fr0004170017
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lectra (lss)
B 22,65
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fr0000065484
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lineData sVices (lin) g
B 35,7
35,7
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fr0004156297
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lisi (fii) g
a 31
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lumiBirD (lbirD) g
c 15,74
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fr0000038242
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m6-métroPole tV (mmt) !
a 17,7
17,79
49988
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fr0000053225
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maisons Du monDe (mDm)
B 26,66
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B
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bpa
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80
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nl0000400653
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18,125
17,675
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VALeurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
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11,22
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43,71
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57,4
56,6
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27,7
27
- 6,03
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+ 0,06
+1
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51
- 28,07
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22,6
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 10, samedi 11 août 2018 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
EuronExT hors srd
isin
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c
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6250
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c
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baccarat
b
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bains monaco
b 52,4 53
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barbara bui
c
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2073
bleecker
c
90
blue solutionsg
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208
bourbon!g
a 4,85 5,29
4,8
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bourse direct
c 1,53
1,53
1,53
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business et dec.g
c 7,9
7,93
7,9
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50
cafom
c 9,15
9,15
9,15
9,15
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capelli
46,9
47,4
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227
carp.de partic.
c 54
54
54
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castg
c 3,75
3,75
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2060
catering inter.g
b 16,35 16,35
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1688
cbo territoriag
c 3,75
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7547
cca intern.
c
4,99
cegedimg
b 30,7
32,4
30,7
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cegerealg
b 38
38
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cellnovog
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17410
cerenisg
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2,02
2,02 - 0,49
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cfi
c
1,9
chausseria sa
c
0,001
cibox inter.g
c 0,2
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clayeuxg
c
0,25
cnimg
b 109,5 109,5 109,5
109,5
1
cogelec
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coherisg
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3553
constellium
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courtois
c144
144
144
144
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112,2
112,5
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80,04
80,04 - 1,37
15
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b 21,4
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21,3
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92,3
92
92
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197,32
197,8 + 0,25
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cr toulouse
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111,2
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c104,8 105,1
104,8
105,1 + 0,29
26
crosswood
c
4,06
cs-com. et syst.g
c 6,92 6,94
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4045
daletg
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14,6
14,4
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0,56
deinove
2,495 2,54
2,485
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51,5
50,5
51,5
250
digigram
c 0,8
0,8
0,8
0,8
2037
dms
c 1,18
1,25
1,18
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540
540
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dom securityg
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ecag
c 15,7
15,7
15,7
15,7
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c
2,18 + 2,75
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114,5
114
114,5 + 0,44
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electro powerg
c 10,9
10,95 10,75
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16863
encres dubuitg
c 5,5
5,5
5,4
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786
essog
b 46,55 46,85 46,05
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eurasia fonc inv
c
0,26
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6,9
6,9
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europacorpg
c 1,65
1,735
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116314
exacompta clairef. c
126
expl. prod. chim.
c860 860
860
860
1
expl. prod. chim.
c
850
f.i.e.b.m.
c
5,75
f.i.e.b.m.
c
128
f.i.p.p.
c 0,297 0,298 0,297
0,298- 0,33
10101
fauvet-girel g
c
24
fermentalgg
3,15
3,15
3,14
3,15
3263
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b
1630
fiducial office
c 28
28
28
28
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b 196
196
196
196
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a
5900
finatis
b 47,2
47,2
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fleury michon
b 50,2
51
50,2
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foncière 7 inv.
c
2
foncière atland
c 113
113
113
113
1
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31,8
31,8
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39,5
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c
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c
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16,1
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frey
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41
41,2 + 0,49
38
groupe ird
c 25,4 25,4
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25,4
1
groupe jaj
c
1,92
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c 28,5 29
28,5
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30036
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c 21
21
20,5
20,5 - 2,38
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c 3,22
3,22
3,2
3,2
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b 58,6 58,8
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58
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c 5,44 5,46
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c 0,186 0,186 0,186
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c 7,1
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7
7,1
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c 14,8
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273
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c
140
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b 54,6 54,8
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c
1,04
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c
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50
50,4
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c 5,8
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c
370
intexa
c
2,32
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c 8,52
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jacques bogart
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keyrusg
c 6
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la foncièreverte c
57
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c 23
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b 112
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c
2,1
lebon
c 147
147
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146
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61
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1000
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b 45,3 46
44,7
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lexibookg
c 0,95 0,95
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locindus
b 24,9 25
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4
manutan inter.g
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maurel & prom!
a 6,25 6,34
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mcphy energyg
6
6,03
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actions
françaises
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c 0,381 0,389
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c 1,35
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2,15
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mr bricolage sa
b 13,3
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navya
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a 22,36 22,44
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b 23,2
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nextstage
c 101
102
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c 38
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c
ramsay gds
b 19,9
19,9
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b 22,6
22,6
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b 157
157
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c
c 7
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c 27,1
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c
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18
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c
14,8
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tour eiffel
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utig
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biocorp
biophytis
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carbio
carmat
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evolis
europlasma
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groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
piscines desjoyaux
theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
-0,2
0,27
137.07
100.33
VaLEurs Zone internationale
ch0008853209
sn0008626971
cm0000035113
us1491231015
sn0000033192
gb0002374006
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ci0000053161
ch0308403085
agta record
bras. ouest afr.
brass. cameroun
caterpillar inc.
cfoa
diageo
lilly and co
forestière eq.
geneurog
b 65,5 66
c
b
120,5 120,5
c
31,49 31,49
c
b 6,02
65
+ 0,76
66
621
350
94
120,5
120,5
- 2,03
30
3
31,49
31,49 - 0,6
87
+ 6,17
100
750
6,02
6
707
6
Taux ET changEs
changEs : cours au comptant
cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
dollar us
1,1562
livre sterliNg
0,8988
FraNc suisse
1,1457
couroNNe daNoise
7,4553
couroNNe Norv.
9,5854
kuNa croate
7,4353
couroNNe suedoise
10,3871
dollar caNadieN
1,5082
yeN JaPoNais
128,25
dollar australieN
1,564
rouble russe
76,7924
rouPie iNdieNNe
79,5183
dollar Neo-zelaNdais 1,746
couroNNe tcheQue
25,5822
ForiNt hoNgrois
320,57
zloty PoloNais
4,2797
lev bulgare
1,9557
dollar hoNg-koNg
9,0756
WoN sud coreeN
1295,0384
Peso MexicaiN
21,5942
real
4,4133
dollar siNgaPour
1,5785
raNd sud-aFricaiN
15,8007
livre turQue
6,3397
reNMibi yuaN
7,8868
ruPiah
16656,0665
Peso PhiliPPiN
61,3541
riNggit Malais
4,7032
bath thalaNdais
38,3587
-0,45
-0,26
-0,65
0,00
0,46
0,01
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1,30
-2,06
0,11
-2,69
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5,76
-0,08
-5,28
1,71
11,03
3,73
3,24
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3,16
2,49
-0,02
-3,26
1,11
-8,51
11,01
-1,70
6,33
39,19
1,05
2,41
2,22
-3,64
-1,88
09-08-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
eur
usd
1
1,1562
0,8988
1,1457
10,3871
7,4553
1,2825
1,5082
gbp
0,8649
1,1126
1
1,2865
0,7773
1
0,991
1,2749
8,9852
11,5592
6,4483
8,296
1,1093 142,7166
1,3045
1,6784
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
09-08-2018
chf
sek
dkk
0,8728
1,0091
0,7844
1
9,0666
6,5071
111,94
1,3165
0,0963
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1
0,7177
12,3466
0,1452
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0,1537
1,3934
1
0,172
20,2318
jpy (100)
cad
0,7797
0,9015
0,7007
0,8933
0,081
5,8129
1
1,1756
0,6631
0,7666
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6,8869
4,9427
0,8507
1
09-08-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,35/-0,65-0,25/-0,55 -0,19/-0,49 -0,18/-0,48 -0,11/-0,41
ecarts de taux avec l’allemagne
09-08-2018
6 mois
allemagne 100,18
portugal
-0,18
france
0,09
espagne
0,02
italie
-0,23
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,61
0,49
0,08
0,29
1,68
-0,23
0,82
0,13
0,45
2,12
0,03
1,24
0,19
0,75
2,50
0,34
1,43
0,33
1,01
2,70
euromts
indice
var %
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
252,74
170,65
234,62
284,25
334,46
344,44
233,23
0.15
0.21
0.06
0.02
0.21
0.20
0.06
31/12 var %
248,89 1.40
171,84 1.05
236,20 -0.73
284,90 -0.29
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332,52 3.38
234,24 -0.49
cours a TErME de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1561
1,1562
0,8987
0,8988
1,1457
1,1458
10,3842
10,3900
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7,4566
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128,2700
1,5081
1,5083
-0,0064
-0,0065
-0,0026
-0,0030
-0,0072
-0,0073
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-0,0109
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-0,0123
-0,0023
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-0,0065
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-0,0025
0,0035
0,0044
-0,5161
-0,4923
-0,0166
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-0,0213
-0,0214
-0,0073
-0,0078
-0,0050
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-0,0042
-0,0030
0,0076
0,0059
-0,5353
-0,5279
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-0,0407
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0,0105
-0,5970
-0,6237
-0,0474
-0,0481
09-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.84 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.66 %
10 ans
2.99 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.25 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.08 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,54
-0,54
-0,61
-0,59
-0,55
-0,40
0,08
0,74
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,3326
-0,3279
-0,3398
-0,343
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-0,3486
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-0,3648
-0,3628
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-0,371
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-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
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-0,37
-0,371
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-0,371
-0,37
-0,37
-0,268
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-0,298
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-0,309
-0,313
-0,313
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-0,329
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-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
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-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
tme
0,45
0,23
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0,25
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0,70
0,80
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1,11
1,10
0,97
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0,83
0,68
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
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1,02
0
0
0
0
0
0
05-07
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10-07
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0,69
0,69
0,69
0,69
0,69
0,69
0,66
0,66
0,66
0,66
0,66
0,65
0,65
0,65
0,65
0,65
0,73
0,73
0,73
0,73
0,73
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0,80
0,80
0,80
0,80
0,65
0,43
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1,00
1,11
1,31
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1,17
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1,09
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1,17
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1,00
1,03
1,03
0,88
-0,364
-0,363
-0,362
-0,362
-0,362
-0,361
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,364
-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
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-0,361
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-0,372
-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
-0,32
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
0,64
0,61
0,61
0,62
0,62
0,60
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thor.
pub.
priv.
0,90
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
0,89
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0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
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0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,90
0,89
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0,86
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0,85
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0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
09/08
08/08
COURS PriMe Prec.
lingot
0
33840
33950
10 florins
203
-1,17
203
5 dollars*
283
10,85
283
10 dollars
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15,74
591
20 dollars
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10,62
1130
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
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-0,87
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latine
198
0,45
198
napoleon
199,9
1,41
199,9
1/2 napoleon* 105,9
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107
souverain eli i* 260
4,62
260
souverain
252,8
1,72
252,8
1/2 souverain* 128,8
3,66
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suisse
195,9
-0,62
195,1
tunisienne*
198
0,45
198
mark*
239
-1,68
250
krugerrand
1100
4,17
1100
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0,15
17400
lingotin 250grs 8720
2,74
8720
lingotin 100grs 3480
2,5
3400
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
515,05
510,81
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
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Fix1
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Fix2
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Fix1
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22 941
Fix2
23 208
22 877
London BuLLion MarKET
09/08
08/08
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Fixage
1 541
1 538
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 214
1 210
palladium (eN dollars Par oNce troy)
898
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837
824
settleMeNt
09/08
sePt. 18
15,46
déc. 18
15,55
JaNv. 19
15,58
Mars 19
15,66
Mai 19
15,74
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
08/08
15,44
15,54
15,57
15,66
15,7
settleMeNt
09/08
834,6
839
847,6
849,5
850,5
08/08
1209
1221,8
1232,2
1236,5
1256,8
settleMeNt
08/08
832,9
836,5
836,4
841,5
0
637,29 dePuis le 09/08
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 537,84 dePuis le 09/08
base laMiNé laitoN 70/30 546,88 dePuis le 09/08
base laMiNé laitoN 85/15
592,08 dePuis le 09/08
base laMiNé broNze 94/6
725,72 dePuis le 09/08
base laMiNé broNze 94/4
696,24 dePuis le 09/08
London METaL ExchangE
09/08
08/08
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1690-1700
1695-1705
12860
1650-1651
1695-1705
13000
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2021-2022
2044-2045
1162750
2026-2026,5
2052,5-2053
1170300
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
cash
3 Mois
vol.
6131-6132
6165-6166
248050
6112,5-6113
6141-6143
249150
19725-19775
19690-19695
2835
antimoine 99,65% (par tonne)
8000
8000
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
36,25
36,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
27,2
27,2
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2210
2210
19725-19775
19625-19650
2860
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
09/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
13915-13920
13950-13970
250548
13745-13750
13825-13875
251466
plomb (en $ par tonne)
2130-2131
2144-2146
125125
2122-2122,5
2133-2135
125775
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2655-2656
2619-2620
231900
2647-2648
2601-2601,5
232625
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
09/08
2,78
2,78
2,79
2,8
08/08
2,74
2,76
2,77
2,78
vol
140
65
23
11198
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
09/08
19650
08/08
19710
08/08
éLEcTriciTé
etain (en $ par tonne)
settleMeNt
09/08
aout 18
1214,9
déc. 18
1221,6
avr. 19
1234,6
JuiN 19
1238,8
déc. 19
1257,8
platine (eN dollars Par oNce)
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
autres demi produits cuivreux :
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
cathodes : 5571 a coMPter du 09/08/
09/08
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
clôture
08/08
40,69
46,28
clôture
clôture
09/08
63,4
64,4
71,24
71,76
08/08
63,4
64,4
71,24
71,76
vol
364004
192492
vol
produiTs péTroLiErs
sucrE
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
622,5
london daily price:
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
446
421
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
87,65
86,07
504,5
472,5
clôture
sePt. 18
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
clôture
09/08
66,95
64,23
64,1
63,98
63,53
08/08
66,95
64,4
64,13
63,85
63,55
09/08
26,05
26,45
26,55
vol
08/08
26,05
26,45
26,55
vol
10181
clôture
09/08
2,94
2,94
2,98
08/08
2,95
2,95
2,99
vol
vol
09/08
10,94
11,85
12,04
12,25
12,49
08/08
10,8
11,67
11,88
12,1
12,4
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
09/08
sePt 2018 23,35
oct 2018 23,33
Nov 2018 23,6
clôture
clôture
09/08
08/08
sePt. 18
1541
1556
déc. 18
1606
1614
Mars 19 1616
1627
Mai 19
1624
1632
Juil. 19
1632
1641
new york (eN $ Par toNNe)
5339
10448
5877
2315
1621
08/08
87,52
87,19
87,5
09/08
2082
2130
2153
2169
2192
08/08
2103
2149
2162
2177
2200
vol
10825
21208
7859
1146
590
clôture
vol
09/08
08/08
sePt. 18
1664
1654
8464
Nov. 18
1634
1630
9502
JaNv. 19 1627
1624
2681
Mars 19 1632
1631
539
Mai 19
1653
1644
436
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
10
8329
2979
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
09/08
107,15
110,25
113,5
120,6
08/08
107,85
110,95
114,2
121,4
vol
19713
23031
9461
235
08/08
411,4
391,4
387,5
vol
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
09/08
08/08
112,45
115,7
983
349
330
settleMeNt settleMeNt
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
09/08
08/08
sePt. 18
10,59
10,65
Nov. 18
10,75
10,82
JaNv. 19 10,89
11
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
665
220
10
settleMeNt settleMeNt
vol
147
551
9
settleMeNt settleMeNt
vol
09/08
193,25
189,9
193,9
222
08/08
194,5
0
0
veau vivaNt - bresil - brl : 145.95
le 08/08//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.09825
le 08/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.5065
le 08/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.548
le 08/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
rJ crb
jus d’orangE
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
vol
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
217
29
4
09/08
08/08
sePt. 18
367,5
371
79302
déc. 18
381,25
385
108080
Mars 19 392
395,5
12483
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
vol
Bois
09/08
411,4
391,4
387,5
settleMeNt settleMeNt
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
08/08
23,31
23,5
23,82
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
vol
09/08
08/08
Nov. 18
190,5
194,25
JaNv. 19 193
195,75
Mars 19 195,5
198,25
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
caFé
new york (cont. n°2 - cents par lb)
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
vol
settleMeNt settleMeNt
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 105.67
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
coTon
09/08
87,18
87,23
87,6
clôture
vol
09/08
08/08
sePt. 18
563,13
570
déc. 18
586,5
591,25
Mars 19 604
611,5
mais à paris (eN euros Par toNNe)
vol
iNdice cotlook a : 97,85, le 09/08//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
24977
15875
5846
1658
575
settleMeNt settleMeNt
09/08
08/08
sePt. 18
211,25
215
10832
déc. 18
212,5
215,75
27337
Mars 19 213,25
216,25
6822
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
09/08
08/08
sePt. 18
266
264,5
déc. 18
275,25
273
Mars 19 280,75
278,75
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
08/08
22,36
settleMeNt settleMeNt
1
14
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
powernext gas futures
vol
vol
2295
1241
530
113
96
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 07/08/
Prix indicatif : 2110,45
londres (eN £ Par toNNe)
gaz naTurEL
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
clôture
cacao
settleMeNt settleMeNt
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
09/08
08/08
oct. 18
322,9
319,9
déc. 18
323,8
320,7
Mars 19 328,3
325,8
Mai 19
332,6
331,4
aout 19 337,4
336,9
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uranium nymex (en $ par lb)
clôture
09/08
08/08
Nov. 18
647,5
648,5
25446
Fév. 19
644
645,75
3598
Mars 19 642,5
644,5
4546
avr. 19
641
643
1804
Mai 19
640,5
642,25
759
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
clôture
08/08
17,47
09/08
Nord da 22,31
09/08
08/08
Jour
72,23
72,28
Nov. 18
72,55
72,64
65353
JaNv. 19 72,8
72,92
29242
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
87,65
86,07
504,5
472,5
uraniuM
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
457
432
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
clôture
09/08
17,47
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
londres (eN dollars Par toNNe)
632
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
sPot
céréaLEs
11,27 cts/lb
vol
112.45
09/08
08/08
197,88
198,24
reuters coM. 2362,12
2360,93
Moodys coM. 5862,13
5862,13
or iNdustriel 33957
33861
lMex
2986,8
3012,2
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Vendredi 10, samedi 11 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
www.mirabaud.com
marketing@mirabaud-am.com
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Pictet Asset Management
34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
LU0090689299 Pictet-Biotech
LU0280430660 Pictet-clean energy
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
321,77 09/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
569,18 09/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
548,94 09/08
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
désignation
des valeurs
code isin
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
code isin
classification
classification
sicav//fcp
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
synchrony (lu)
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
256,72 09/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
364,44 09/08
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
102,57 08/08
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
115,88 08/08
LU0168449691 Pictet-greater china
589,14 09/08
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
180,49 08/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
108,42 08/08
LU0188501257 Pictet-health
279,82 09/08
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
468,56 08/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
101,67 08/08
LU0070964530 Pictet-indian eq.
551,51 09/08
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
133,39 08/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
169,06 08/08
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15521,88 09/08
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
121,61 03/08
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100,11 08/08
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161,55 09/08
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154,01 03/08
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57,72 09/08
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
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247,61 09/08
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
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LU0340554913 Pictet-digital
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LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
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1236,96 09/08
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
301,56 09/08
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
Séverin Naudet, 40 ans, a rejoint,
en 2006, les fondateurs de Dailymotion. Nommé conseiller
numérique par le Premier
ministre français en 2007, il a
notamment piloté des projets et
des politiques d’e -gouvernement et d’e-administration pour
le gouvernement pendant quatre ans. Après avoir créé Socialyse en 2013, il a lancé WeWork
en 2016.
Dauphine, a d’abord été auditeur
chez PwC. Dès 2007, elle a travaillé au sein du groupe Multibase où elle fut resp onsable
financière de la filiale française
du groupe, puis directrice financière du groupe Multibase, responsable de la création de la
filière en Chine et enfin business
developer pour les applications
médicales. C’est en 2013 qu’elle a
rejoint Stiplastics Healthcaring
pour en assurer la direction
administrative et financière.
L’année suivante, elle est devenue directeur général adjoint
chapeautant les finances et les
services support (RH, informatique et achats).
STIPLASTICS
IAG
est nommée directeur général
de Stiplastics Healthcaring.
accède au poste de directeur
général de Level, marque low
cost long-courrier d’International
Airlines Group (IAG).
ENTREPRISES
AMARIS
Séverin Naudet
devient chief digital officer
et membre du comité exécutif.
Laetitia Le Gall
Laetitia Le Gall, 38 ans, titulaire
d’un diplôme d’études supérieures comptables et financières
(DESCF) de l’université Paris-
Vincent Hodder
Vincent Hodder, 46 ans, est titulaire d’un diplôme de commerce
de l’université de Melbourne.
Il bénéficie de plus de vingtcinq années d’expérience acquise
au sein de compagnies aériennes
internationales telles que la low
cost Jetstar (Australie et Asie) ou
encore VivaAerobus (Mexique).
Actuellement directeur de la
stratégie au sein de la compagnie
régionale britannique Flybe, il a
joué un rôle primordial dans
l’amélioration de la performance
e n m a t i è r e d e r e ve n u s e t d e
l’orientation stratégique de la
compagnie.
DHL
Didier Noslier
est nommé directeur opération
excellence de DHL Supply Chain
France.
Didier Noslier, 48 ans, a débuté sa
carrière en tant que chargé de
mission chez Sony. Il a ensuite
intégré le groupe Brandt, où il a
su évoluer à différents postes
parmi lesquels responsable de
l ’a d m i n i s t r a t i o n d e s ve n t e s
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
export, puis de gestion des activités service et de gestion des filiales internationales. Il a ensuite
intégré FM Logistic, où il est
chargé de la direction des projets
pour les périmètres France et
Europe de l’Ouest. Lors de sa précédente expérience chez Geodis,
il a été directeur des implémentations et support aux opérations
groupe, puis directeur ingénieries et solutions. Il a intégré DHL
Supply Chain France en octobre
2017 pour une mission de support opérationnel, et a ensuite
pris en charge le service project
delivery.
des organisations et conduite
du changement de l’université
de Versailles Saint-Quentin-enYvel i nes. D ep u i s so n ent rée
dans le groupe Alstom en 2005,
il a occupé plusieurs postes de
direction au sein de la fonction
communication. En 2015, il a été
nommé directeur de l’information du groupe.
ALSTOM
Bruno Michel, 41 ans, diplômé de
HEC Paris, est récipiendaire
d’une double formation d’ingénieur. Il a démarré sa carrière
chez SVP à des fonctions comm e r ci a l e s e t m a r ke t i n g . I l a
ensuite intégré l’entreprise française Webhelp où il a notamment assumé la fonction de
directeur de comptes et directeur de site à Rabat.
Bruno Tourne
est nommé vice-président
communication d’Alstom.
Bruno Tourne, 40 ans, est titulaire d’un DEUG de chimie de
l’université Blaise Pascal, d’une
maîtrise en communication de
l’université Charles de Gaulle de
Lille et d’un DESS Connaissance
SANTIANE
Bruno Michel
rejoint le courtier en assurancesanté en tant que directeur
commercial B to C et membre
du comité de direction.
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
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ILS SONT NÉS
UN 10 AOÛT
Rosanna Arquette, actrice,
59 ans.
Antonio Banderas, acteur,
58 ans.
Christophe Blain, dessinateur
de bande dessinée, 48 ans.
Daniel Cordier, compagnon
de la Libération, 98 ans.
Gérard Giroudon, comédien,
69 ans.
Laurent Gounelle, écrivain,
52 ans.
Jean Graton, créateur
de « Michel Vaillant », 95 ans.
Luca Guadagnino, réalisateur,
47 ans.
Jean-Luc Hees, ex-président
de Radio France, 67 ans.
Christian Liaigre, designer,
75 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
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crible
Vendredi 10, samedi 11 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
LA SÉANCE DU 9 AOÛT 2018
Le CAC 40
stagne, sans
dynamisme
Bourse de Paris a connu
•uneLaséance
calme jeudi, alors
que la journée a été surtout
marquée par l’actualité internationale. L’indice CAC 40 a
terminé stable (+0,01 %), à
5.502,25 points, dans un
volume d’échanges faible de
2,4 milliards d’euros.
Les marchés ont porté leur
attention sur les tensions
géopolitiques impliquant
notamment la Russie et la
Turquie. Les Etats-Unis ont
ainsi annoncé de nouvelles
sanctions contre la Russie,
Washington accusant Moscou
d’être responsable de l’empoisonnement au Novitchok d’un
ex-agent russe au RoyaumeUni. Ce qui a pesé sur le rouble,
mais aussi sur la Bourse russe.
Les Etats-Unis menacent aussi
la Turquie de sanctions, la rencontre entre le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et Ankara au sujet de la
libération d’un pasteur américain n’ayant pas abouti. Cela a
précipité la livre turque sur un
nouveau plus bas historique.
A Paris, le secteur du luxe a
terminé en nette hausse.
Kering a gagné 1,81 %. La firme
s’est refusée à commenter les
rumeurs de son intérêt pour
Versace. Hermès a pris 1,65 %
et LVMH 1,2 %. Seule exception,
L’Oréal a perdu 0,66 %. Berenberg a abaissé sa recommandation de « conserver » à « vendre », jugeant le titre surévalué.
Sodexo a réalisé la meilleure
performance du CAC 40 avec
un gain de 1,86 %. Peugeot et
Valeo ont pris respectivement
1,77 % et 1,49 %. Engie a gagné
0,41 %. XP Investimentos a émis
une recommandation d’achat
sur Engie Brésil.
Total a cédé 0,43 %. Goldman Sachs a retiré le groupe de
sa liste des valeurs à fort potentiel de hausse, mais est resté à
l’achat. C’est STMicroelectronics qui a réalisé la plus grosse
p erte du CAC 40 jeudi, en
cédant 1,25 %, suivi de Sanofi
avec une perte de 1,07 %. Essilor
a cédé 0,48 %, après la dégradation de sa note d’« achat » à
« neutre » par UBS.
Dans le SBF 120, Maisons du
Monde a gagné 1,64 %. Exane a
commencé son suivi de l’entreprise et l’a classée en « surperformance ». Eurofins Scientific s’est repris de sa chute de la
veille par une hausse de 2,27 %.
LES ENTREPRISES CITÉES
Adidas 11
Alior Bank 18
Alstom 23
Amaris 23
Animal Futé 14
Animaute 14
Apple 16
AstraZeneca 19
Bank Pekao 18
Barclays 18
BNP Paribas 18
Commerzbank 18
Crédit Agricole 18
Deutsche Bank 18
DHL 23
DogBuddy 14
Dogvacances 14
Facebook 16
Genomic Vision 19
GlaxoSmithKline 19
Google 16
Holidog 14
Huawei 16
IAG 23
Innate
Immunotherapeutics 19
LG 16
Lyft 12
L’Oréal 15
Match Group 16
Merck 19
Nike 11
Novo Nordisk 19
Pandora 15
Coût de sifflet
Adidas se résout à déprécier la valeur
de Reebok dans ses comptes
Les joies de l’intérim
Il est des lauriers sur lesquels il est imprudent de se reposer. Adidas en sait
quelque chose. L’équipementier sportif germanique a bien joué sa Coupe
du monde de football, à lire ses chiffres du deuxième trimestre, fort bien
accueillis d’ailleurs à Francfort (+8,5 % pour l’action). Son score de bénéfice
opérationnel s’avère supérieur de 8 % aux attentes des pronostiqueurs
attitrés. Sa griffe Reebok n’en présente pas moins une méforme d’autant
plus voyante que sa grande sœur allemande court bien plus vite (–3 %,
contre +12 % pour les ventes à changes comparables). Pour se conformer
à la décision de l’arbitre comptable des sociétés cotées allemandes – le panel
qui avait sifflé un défaut dans le test de valeur effectué en 2016 à la suite d’une
inspection de routine –, la firme d’Herzogenaurach se résout à passer une
dépréciation de 475 millions d’euros sur la marque américaine qui n’en vaut
plus que 800 millions. Cette écriture rétrospective n’a aucun impact ni sur le
cash ni sur les prévisions de bénéfice, et pas davantage sur la stratégie de
redressement. Sans même parler de son ampleur inhabituelle, elle rappelle
aussi la valeur incinérée par le coût de cette emplette réalisée pour un peu
plus de 3 milliards d’euros en cash il y a treize ans. Ayant enfilé ses crampons
de patron début octobre 2016, Kasper Rorsted n’en verra pas son palmarès
personnel affecté. L’ancien boss de Henkel, qui veut faire de Reebok la
meilleure marque « fitness » au monde, devra toutefois convaincre que les
coachs maison ne sous-estiment pas le programme de musculation à réussir.
ThyssenKrupp ferait mieux de vite désigner
son nouveau patron, vu l’ampleur de sa tâche.
« Il y a des hauts et des bas dans la vie, comme disait le groom de l’ascenseur. »
L’un des leaders mondiaux de ce moyen de transport indispensable semble
pourtant ne connaître que le bouton de la descente, n’en déplaise à Alphonse
Allais. Car ThyssenKrupp ne s’est pas contenté de perdre coup sur coup le
président de son directoire puis de son conseil de surveillance depuis début
juillet, pour incompatibilité d’humeur actionnariale. Les déboires de sa division Solutions industrielles l’ont aussi conduit à revoir en baisse son objectif
annuel de bénéfice. Et, à l’occasion de sa publication trimestrielle, son joyau
des « Elevators » vient de recadrer un peu à la baisse les attentes de bénéfice
opérationnel. Malgré les apparences, l’histoire boursière du conglomérat
n’est pas complètement laminée, car son carnet de commandes tient bon.
Le directeur financier chargé de l’intérim, Guido Kerkhoff, s’est ainsi risqué
à présenter les objectifs de moyen terme par grande division. Il fait miroiter
pour 2020-2021 un cash-flow positif (avant cessions et acquisitions) de 1 milliard d’euros, là où cet indicateur était négatif de 1,6 milliard au cours des
neuf premiers mois de l’exercice en cours. Il n’empêche, l’autocritique plus
transparente de la firme d’Essen ne sera vraiment payante que si c’est le futur
patron qui la porte, et les choix stratégiques qui iront avec.
EN VUE
Thomas Tuchel
la fin des années 1970, le film français « Le Grand Blond avec une
chaussure noire » remporta un
vif succès en Allemagne, s’octroyant un
« Goldene Leinwand » récompensant les
films les plus populaires. En 2018, le grand
blond aux crampons noirs, l’allemand
Thomas Tuchel, est déjà un blockbuster
en France, disponible sur les écrans
dimanche soir, lors de la première journée
de Ligue 1. Amical, souriant, le nouvel
entraîneur du Paris Saint-Germain plaît
déjà. Il a même séduit le franc-tireur Pierre
Ménès. « C’est un peu tôt pour s’enflammer,
mais Tuchel semble avoir tout compris au
PSG », écrit le journaliste sur son blog.
Tuchel jouit pour l’instant d’un état de
grâce. Il détonne d’avec ses prédécesseurs
par ses démonstrations d’affection à
l’égard de ses joueurs. Son comportement
rappelle celui d’un certain Jürgen Klopp,
autre technicien allemand, lui aussi passé
sur le banc du Borussia Dortmund, venu
A
Pfizer 19
PKO 18
Qudian 20
Reebok 11
Samsung 16
Santiane 23
Snapchat 16
Société Générale 18
Stiplastics
Healthcaring 23
Tinder 16
TxCell 19
Uber 12
UniCredit 18
Valneva 19
Xiaomi 16
Yoopies 14
Les Echos est une publication du
PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH)
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Pierre Louette
DIRECTRICE GÉNÉRALE PÔLE LES ECHOS Bérénice Lajouanie
DIRECTEUR DÉLÉGUÉ Bernard Villeneuve
sonner la révolte au sein du club de Liverpool, jusqu’à l’emmener en finale de la
Ligue des champions la saison dernière.
Admiré pour ses compétences tactiques
plus que pour son expérience (une Coupe
d’Allemagne seulement à son palmarès),
Thomas Tuchel promet, lui, d’orienter son
armement parisien vers l’attaque et veut
que les supporters « tombent amoureux de
l’équipe ». Mais, outre le spectacle, il aura
surtout la charge de faire passer un palier
au club habitué aux déconvenues quand
vient le stade des quarts de finale de Ligue
des champions. C’est la priorité de l’émir
du Qatar, qui l’a personnellement choisi.
Pour cela, Tuchel devra commencer par la
Ligue 1 ce dimanche contre Caen. Et il faudra déjà être grand face au club de la ville
aux cent clochers, s’il souhaite sonner un
glorieux tocsin dans la capitale.
(
Lire nos informations
Page 13
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