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Les Echos - 13 08 2018

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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Médias : l’audience des
JT de 20 heures remonte
Jacques Demarthon/AFP
Après des
années de repli,
les journaux
télévisés de TF1
et de France 2
regagnent des
téléspectateurs.
// P. 16
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // LUNDI 13 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
La Turquie
s’enfonce
dans la crise
financière
( Les pionnières )
C. J. Walker
// P. 9
( L’auteur qui
vous a construit )
Cédric Villani
et Osamu Tezuka
// P. 8
( L’Amérique en séries )
« The Wire »
// P. 8
( Stars de la fintech )
Jean-Charles
Samuelian
// P. 20
L’ESSENTIEL
Glyphosate : Monsanto
condamné aux Etats-Unis
l Le krach de la livre turque, en chute de 14 %, a
ARRÊTS MALADIE :
MATIGNON CALME LE JEU
ROYAUME-UNI : L’ÉCONOMIE
RÉSISTE AU BREXIT
L
Malgré des fragilités, l’économie
britannique fait front avec un
certain panache à la perspective
du divorce avec l’UE. // P. 4
a Turquie a connu vendredi une de ses pires
journées sur les marchés financiers. La livre
a dévissé de 14 % en clôture, et jusqu’à 27 %
en cours de séance, alors que la Bourse d’Istanbul a
chuté de 2,3 %. La déroute de la monnaie turque a
suscité une onde de choc sur les marchés financiers
mondiaux. A Paris, l’indice CAC 40 a perdu 1,59 % et
l’euro 1,34 % face au dollar. Les marchés, qui
s’inquiètent de l’exposition des banques européennes à la Turquie, ont sanctionné l’ensemble des
valeurs bancaires du Vieux Continent. L’absence de
LE PATRON D’INDISCRÈTE,
EX-AUBADE, S’EST SUICIDÉ
Didier Legrand s’est donné la
mort dans l’usine de la Vienne.
L’entreprise de lingerie est en
redressement judiciaire depuis
juillet. // P. 11
RETOUR DE BÂTON
POUR LES DEVISES 2.0
mesures fortes pour restaurer la confiance n’a pas
permis aux marchés de se stabiliser. La banque
centrale turque s’est abstenue de relever ses taux
d’intérêt, menaçant sa crédibilité. Le président
Erdogan a fustigé une guerre économique contre
son pays et un complot des spéculateurs étrangers.
Il menace de rétorsion les Etats-Unis et avertit qu’il
cherchera de nouveaux partenaires si l’administration de Donald Trump poursuit dans la voie des
sanctions. La semaine s’annonce à hauts risques.
// PAGE 18 ET « CRIBLE » PAGE 24
Créations d’emplois :
le coup de frein complique
la baisse du chômage
Portées aux nues en 2017 par la
spéculation, les devises cryptographiques, comme le bitcoin,
connaissent une année difficile,
marquée par le plongeon des
cours. // P. 20
CARNET // P. 23
Jasper Juinen / Bloomberg
suscité une onde de choc sur les places mondiales.
l Le manque de réaction des autorités, notamment
de la banque centrale, augure d’une semaine
à hauts risques pour les marchés financiers turcs.
Dans une lettre envoyée aux syndicats patronaux, Edouard Philippe ne fixe aucune date pour
réformer les arrêts maladie. // P. 2
AGROCHIMIE Après plus d’un mois de débats, le premier procès sur le
caractère cancérigène du Roundup, le produit phare de Monsanto, s’est
conclu vendredi par une défaite pour le géant des semences. Le jury d’un
tribunal de San Francisco a condamné l’entreprise, rachetée par l’allemand Bayer en juin, à verser près de 290 millions de dollars à un jardinier souffrant d’un cancer. L’entreprise a immédiatement annoncé
qu’elle allait faire appel. En France, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, veut mener une « guerre » contre ces produits. Cette
première condamnation est un test pour Bayer alors que plusieurs milliers de procédures sont à l’examen aux Etats-Unis. // PAGE 12
Mines et environnement :
quelle stratégie pour la France ?
EMPLOI L’économie française n’a créé que 31.000 emplois
C’est une nouvelle difficulté qui s’annonce pour le
gouvernement. Le ralentissement de la croissance
depuis le début de l’année a pesé sur les créations
d’emplois. Celles-là n’ont été que de 31.000 dans le
privé au deuxième trimestre, contre 46.000 sur les
trois premiers mois de l’année. Or, en moyenne, à
long terme, la population active augmente de
l’ordre de 30.000 personnes par trimestre. Les créations d’emplois sont donc à peine suffisantes
aujourd’hui pour absorber la hausse de la popula-
Pétrole Les
mégafusions
ne sont plus
en vogue // P. 15
tion active et ne peuvent faire reculer durablement
le chômage. Toutefois, sur les douze derniers mois,
les créations d’emplois restent importantes puisqu’elles s’élèvent à 241.000. Fin juin, lors de sa dernière estimation, l’Insee prévoyait un taux de chômage de 8,8 % à la fin de l’année 2018, contre 9 %
un an plus tôt. Les ordonnances Pénicaud pour
réformer le marché du travail n’auront d’effet qu’à
long terme. // PAGE 3 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 6
Airbnb fête ses dix ans
de succès dans un
climat réglementaire
de plus en plus hostile
SUR
La société californienne propose
aujourd’hui 5 millions d’annonces
dans la quasi-totalité des pays.
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
TOURISME L’un des fleurons de l’économie collaborative
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22758
110e ANNÉE
24PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Shutterstock
Sipa
dans le secteur privé au deuxième trimestre.
A New York, Airbnb a été visé par un arrêté municipal mardi dernier.
sur le Net est désormais valorisé 31 milliards de dollars,
un chiffre supérieur à la capitalisation d’Expedia, le numéro
deux mondial du voyage en ligne. Au fil des ans, l’offre est
montée en gamme et a séduit aussi les voyageurs d’affaires.
Au point qu’Airbnb est confronté à une levée de boucliers.
De la part des hôteliers et des réseaux de location de vacances, qui accusent la société de concurrence déloyale, et de la
part des élus, qui lui reprochent de faire grimper les loyers
dans les villes et restreignent, voire interdisent, ses services.
D’où la diversification d’Airbnb dans de nouvelles prestations (concerts, cours de cuisine) et la multiplication des
partenariats avec des boutiques-hôtels, des restaurateurs et
de grands acteurs du voyage d’affaires. // PAGE 13
Le point de vue de
Philippe Chalmin
et Yves Jégourel
L’actualité récente l’a montré : que ce
soit en Bretagne ou en Guyane, la
remise en cause des projets d’exploitation minière est devenue quasi
systématique. Or il est parfaitement
possible de concilier respect de l’environnement et relance d’une activité d’extraction des minerais en France, estiment Yves Jégourel, maître de
conférences à l’université de Bordeaux, et Philippe Chalmin, professeur à Paris Dauphine. // PAGE 6
Fonds
de résolution :
les banques
en appellent
à la justice
BANQUE Appelées à financer la mise
sur orbite du Fonds de résolution unique européen (FRU) – ce fonds de
réserve à mobiliser en cas de débâcle
bancaire afin d’éviter d’éponger les pertes avec des avoirs publics – les banques
françaises sont vent debout contre la
méthode de la BCE. Elles critiquent le
choix de déduire immédiatement de
leurs fonds propres leurs contributions
futures à ce fonds de résolution. Pour
obtenir gain de cause face à la BCE, BNP
Paribas, Crédit Agricole, BPCE, Crédit
Mutuel, Société Générale et Crédit
Mutuel Arkéa ont décidé de porter leur
cas devant la Cour de justice de l’Union
européenne. // PAGE 19
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02 //
Lundi 13 août 2018 Les Echos
FRANCE
Baisse
encore fragile
de la mortalité
routière
CONDUITE
En juillet et pour
le troisième mois
d’affilée, la route
a moins tué.
Ces données
s’inscrivent
dans la tendance
à la baisse
de la mortalité
routière en France.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
C’est peut-être le début d’un
retournement de tendance.
Repartie à la hausse en 2014, la
mortalité routière pourrait
enfin diminuer durablement.
En juillet, la France a en effet
enregistré son troisième mois
d’affilée de baisse du nombre de
tués, ce qui autorise bien des
espoirs. Le recul est de 5,5 %,
selon le bilan fourni vendredi
par la Direction de la sécurité
routière.
Attention à ne pas s’emballer
trop vite cependant. Ce résultat,
s’il va dans le bon sens, est inférieur à celui des deux mois précédents (–9,3 % en juin et – 8,4 %
en mai). Et des séries de baisses
mensuelles de mortalité de
cette longueur se sont déjà produites ces dernières années.
En 2016, des reculs à deux
chiffres ont été enregistrés à
l’issue des mois de septembre,
o c t o b r e e t n o ve m b r e q u i
n’auront toutefois pas permis
« On peut penser
que les 80 km/h
ont joué un rôle,
mais il faut rester
extrêmement
prudent. »
EMMANUEL BARBE
Délégué interministériel
à la Sécurité routière
d’enclencher la marche arrière
(+ 0,2 % de tués sur l’année). En
2017, bien qu’il n’ait pas augmenté pendant quatre mois
d’affilée, le nombre de tués n’a
que très légèrement baissé
(–1,2 %).
Ces chiffres semblent indiquer, pour l’heure, que la mortalité routière se trouve plutôt
sur une ligne de crête. Ce relatif
« statu quo » coïncide avec le
renforcement de l’arsenal préventif et répressif (baisse de
l’alcoolémie tolérée, développement et diversification du
réseau de radars, etc.) décidé en
2015.
Les 3.693 décès enregistrés
en 2017 constituent encore un
très haut plateau, dont il sera
difficile de descendre significativement à brève échéance.
L’objectif des 2.000 morts en
2020 que s’était fixé le gouvernement Valls s’annonce très difficile, pour ne pas dire impossible, à atteindre.
Mauvais chiffres
pour les deux-roues
Le Premier ministre, Edouard
Philippe, mise mordicus sur la
limitation controversée de
la vitesse à 80 km/h sur
400.000 km de routes secondaires pour faire franchir à la
baisse de la mortalité routière
un palier décisif. En place
depuis le 1er juillet dernier, cette
mesure devrait commencer à
montrer ses effets à la fin de
l’année, mais guère avant.
S’agissant des résultats du mois
écoulé, « on peut penser que les
80 km/h ont joué un rôle, mais
il faut rester extrêmement prudent », avertit Emmanuel
Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière.
Enfin, le bilan du mois de
juillet n’a pas apporté que des
bonnes nouvelles. Les chiffres
de mortalité concernant les
conducteurs de deux-roues
motorisés et non motorisés
sont parmi les pires « depuis
cinq ans » selon la Sécurité routière. Pas moins de 97 motocyclistes et 29 cyclistes ont perdu
la vie sur les chaussées. n
Arrêts maladie :
le Premier ministre temporise
FINANCEMENT
Dans sa réponse aux
leaders patronaux,
Edouard Philippe veut
engager des travaux
pour rendre plus
cohérent le système.
Il ne fixe aucune
échéance, alors que
les employeurs ne sont
pas prêts à payer les
petits arrêts maladie.
Leïla de Comarmond
@leiladeco
Le 31 juillet, les trois leaders patronaux avaient pris leur plume pour
dire, dans un courrier de deux
pages au Premier ministre, tout le
mal qu’ils pensaient du projet de
Matignon de faire payer par les
employeurs les petits arrêts maladie. L’interpellation a fait mouche.
La brève réponse qu’Edouard Philippe leur a adressée la semaine
dernière marque la volonté du gouvernement de ne pas aller au bras
de fer sur ce sujet.
« Très largement perfectible »
S’ils avaient souligné que « la maîtrise des indemnités journalières est
un des éléments fondamentaux de
maîtrise » des dépenses d’assurance-maladie, François Asselin
(CPME), Alain Griset (U2P) et Geoffroy Roux de Bézieux (Medef )
avaient demandé à l’ancien maire
du Havre de « surseoir à la mise en
œuvre de ce projet dans le cadre du
projet de loi de financement de la
Sécurité sociale 2019 » et condamné
une réforme « envisagée sous le seul
angle budgétaire ».
Edouard Philippe ne leur donne
pas explicitement gain de cause.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, ne veut pas aller au bras de fer avec le patronat. Photo Sipa
Dans sa réponse en date du 6 août, il
renvoie aux réunions bilatérales
qu’il aura avec les leaders patronaux et syndicaux fin août-début
septembre, dans la suite du sommet social du 17 juillet. Le sujet des
arrêts maladie « pourra» y être évoqué, explique-t-il. Mais il se garde de
parler d’une prise en charge par
l’employeur. « Le mode de gestion
actuel […] très largement perfectible
[…] pourrait justifier des travaux
pour le rendre plus cohérent, plus
équitable et plus responsabilisant »,
écrit-il. « Il n’y a pas de dead line, on
n’est pas dans l’urgence au sens où on
souhaite établir un processus de dialogue », confirme-t-on à Matignon.
« Ils essaient d’éteindre l’incendie
mais en gardant la tête haute », commente un observateur averti. Le
patronat reste cependant sur ses
gardes et n’a pas l’intention de relâcher la pression. Après avoir
démenti l’existence d’un projet de
prise en charge de l’indemnisation
des arrêts maladie par l’employeur,
la ministre de la Santé, Agnès Buzyn,
a confirmé ce dimanche dans le
« JDD » l’existence du projet de faire
payer les indemnités maladie du
quatrième au septième jour aux
patrons, affirmant que « si les raisons
[de la hausse des arrêts maladie de
courte durée] sont liées à la hausse de
la pénibilité psychologique, les entreprises ont un rôle à jouer ».
Le patronat sur ses gardes
Un transfert vers les entreprises du
règlement des indemnités journalières maladie « n’est pas acceptable
pour l’U2P [artisans et professions
libérales], martèle son président. Alors que le président de la
République a affirmé le 17 juillet sa
volonté de redonner une place entière
et pleine aux partenaires sociaux, on
ne peut pas nous imposer une
mesure d’office dans le PLFSS 2019 »,
explique Alain Griset. « Nous
n’avons pas changé de position »,
insiste de son côté Jean-Michel Pottier. Le vice-président de la CPME
en charge du social est lui aussi vent
debout contre la mesure…
Comme certains députés En
marche qui ont donné de la voix eux
aussi. « On envoie beaucoup de
signaux très positifs vers les entreprises depuis un an […] ; il ne faudrait
pas qu’on casse cette bonne idée […]
qui va nous aider à créer de
l’emploi », a dit Sylvain Maillard
mercredi dernier sur France Info.
Reste que si la mesure est abandonnée parce que trop explosive,
c’est 900 millions d’euros de recettes que le gouvernement va devoir
trouver ailleurs pour financer le
grand plan de transformation de la
santé, coûteux, alors que le ralentissement de la croissance accroît la
pression sur Bercy pour freiner la
dépense dans le budget 2019. n
Les élus de montagne sauvent la taxe
sur les remontées mécaniques
FISCALITÉ
Instaurée par la loi
montagne du 9 janvier
1985, elle permet à
une commune ou à un
département de taxer
les forfaits de ski
de 3 à 5 % du montant.
Le lobbying des élus
locaux a dissuadé le
ministère des Finances
d’intégrer la taxe sur
les forfaits de ski dans
le futur grand toilettage des dispositifs
à faible rendement.
Matthieu Quiret
@MQuiret
Les élus locaux montagnards ont eu
gain de cause après être montés au
front ces dernières semaines. Ces
derniers jours, l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), l’Association nationale des élus des territoires
touristiques (ANETT) et l’Association des élus de montagne (ANEM)
se sont félicitées :. la taxe communale et départementale sur les
remontées mécaniques ne sera pas
supprimée par Bercy. L’information
a été confirmée par l’entourage du
ministre des Comptes publics,
Gérald Darmanin.
Maquis fiscal
Dans sa circulaire du 29 mars 2018,
le Premier ministre avait annoncé
sa volonté de tailler dans le maquis
fiscal des petites taxes. Le gouvernement entendait supprimer
200 millions d’euros de prélèvement parmi les 192 dispositifs
recensés par l’Inspection générale
des finances. Des taxes d’un produit
inférieur à 150 millions d’euros.
Le prélèvement communal sur les remontées mécaniques
rapporte une cinquantaine de millions d’euros aux communes.
Photo Shutterstock
Gérald Darmanin avait évoqué, lui,
le projet de suppression de vingtcinq taxes sur deux ans.
Les élus de montagne ont craint
de voir disparaître la taxe communale sur les remontées mécaniques,
une ressource importante pour
leurs communes mais rapportant
une cinquantaine de millions
d’euros seulement. Instaurée par la
loi montagne du 9 janvier 1985, elle
permet à une commune ou à un
département de taxer les forfaits de
ski de 3 à 5 % du montant hors
taxe. Cette fiscalité a connu une
forte croissance : son rendement a
doublé en dix-huit ans.
Les collectivités n’ont pas d’obligation d’affecter son produit à
l’investissement dans les infra-
structures de ski. Mais pour Charles- Ange Ginésy, le président de
l’ANMSM et dirigeant du département des Alpes-Maritimes, « toutes
les communes équipées actionnent
cette taxe pour financer les remontées, les pistes ou des actions de prévention de la sécurité ». Il fait aussi
valoir que les stations de ski pâtissent beaucoup de la hausse des
fonds de péréquation.
Une autre petite taxe de 11 millions
d’euros, la redevance nordique pour
le ski de fond, ne sera pas non plus
touchée. Cette dernière perspective
inquiétait notamment le maire
d’Autrans, Thierry Gamot, membre
de l’ANMSM. « 200 sites et 1.200
emplois étaient en jeu » assure Charles-Ange Ginésy. Il explique avoir pu
compter sur le soutien du député
LREM des Hautes-Alpes, Joël
Giraud, rapporteur général du Budget et de la vice-présidente de la commission des affaires économiques,
Marie-Noëlle Battistel, députée PS
de l’Isère. Xavier Roseren, président
du groupe d’études « Montagne »
à l’Assemblée nationale, s’est aussi
mobilisé sur le dossier. Le pouvoir
d’influence des collectivités montagnardes françaises se confirme. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Lundi 13 août 2018
Les créations d’emplois à peine
suffisantes pour faire refluer le chômage
Les hausses de salaire ne
compensent plus l’inflation
l 31.000 emplois ont été créés dans le secteur privé au deuxième trimestre.
l Tout juste de quoi absorber la hausse de la population active.
Selon le ministère du
Travail, le salaire mensuel
de base a augmenté de 1,5 %
sur un an fin juin alors que
la hausse des prix atteignait
1,7 %. Une première en
France depuis 2011.
CONJONCTURE
Alain Ruello
@AlainRuello
Le ralentissement de la croissance
est devenu le casse-tête du gouvernement pour tenir les objectifs de
déficit public. Une autre équation se
complique, beaucoup plus sensible
politiquement, celle du chômage,
comme le montrent les derniers
chiffres de l’Insee publiés vendredi.
Selon une estimation provisoire,
l’économie française s’est enrichie
de 31.000 emplois dans le secteur
privé au deuxième trimestre, contre 46.000 sur les trois premiers
mois de l’année. Soit une augmentation de 0,2 % d’un trimestre sur
l’autre. C’est le treizième trimestre
d’affilée de hausse de l’emploi salarié privé, qui atteint un nouveau
record à un peu plus de 19,4 millions (+241.000 sur un an). Les différents moteurs agissent toujours
dans le même sens : progression
dans les services marchands ou la
construction, baisse ou au mieux
stabilité dans l’industrie.
Tassement de la croissance
Le hic, c’est qu’avec le tassement de
la croissance du PIB – elle n’a été que
de +0,2 % sur les deux premiers trimestres, contre +0,7 % sur la fin de
2017 – ces moteurs perdent de leur
poussée. « L’emploi salarié privé
continue de croître », analyse l’Insee,
mais « modérément ».
Un coup d’œil dans le rétroviseur
confirme que le marché de l’emploi a
mangé son pain blanc. Le millésime
2017 a accumulé un trimestre à
+0,3 %, deux à +0,5 % et un à +0,6 %.
Soit en moyenne +0,47 %, a calculé
Guillaume de Calignon
@gcalignon
Philippe Waechter, chef économiste
chez Ostrum Asset Management.
« La croissance de l’emploi a donc été
divisée par deux entre 2017 et le début
de 2018 », pointe-t-il.
Ce coup de frein n’est pas une surprise. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee tablait sur un peu
plus de 180.000 créations d’emplois
sur 2018, contre 340.000 l’année
dernière. « On s’attendait peut-être à
un ralentissement un peu moins
important, mais la croissance de
l’emploi se poursuit », relativise Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Sur
un an, elle est même la plus forte
depuis 2007, souligne-t-il.
L’économie française continue
donc de créer des emplois, mais pas à
un rythme suffisant pour dépasser la
hausse de la population active et,
ainsi, faire reculer le chômage.
L’Insee prévoit un taux de chômage
de 8,8 % fin 2018, contre 9 % fin 2017
et 10 % fin 2016. Pour ne rien arranger,
les tensions sur le recrutement atteignent des sommets dans les PME.
De cela, Philippe Waechter tire
deux constats. Primo, le marché du
travail en France reprend très lentement quand l’activité a le vent en
poupe. C’est cette asymétrie que les
ordonnances assouplissant le Code
du travail doivent corriger, avancet-il. A l’inverse, quand la conjoncture est moins porteuse, l’emploi
s’ajuste « immédiatement ». Comme
actuellement.
Pour que le chômage baisse drastiquement, il faut donc agir sur
d’autres leviers. Le gouvernement
en a ciblé deux : effort massif de formation pour les chômeurs de longue durée et les jeunes non qualifiés,
et remise à plat des règles d’assurance-chômage jugées pas assez incitatives. Très bien, estime Yannick
Les contrats aidés version Pénicaud
montent en puissance
Un peu plus de
52.000 parcours emploi
compétences, nouveau nom
des contrats aidés, ont été
signés de janvier à juin.
Avec un peu plus de 52.000 contrats
signés sur le premier semestre de
l’année, selon le ministère du Travail,
les parcours emploi compétences
(PEC) montent en puissance. Derrière cet acronyme se cache la nouvelle appellation des contrats aidés
revus par la ministre du Travail,
Muriel Pénicaud : moins nombreux
que la formule précédente ; davantage ciblés sur les personnes les plus
éloignées de l’emploi ; avec une composante formation ou acquisition de
compétences obligatoire et évaluée.
Le tout devant renforcer les chances
de retrouver un travail.
Si l’on rajoute les contrats uniques d’insertion en cours d’extinction, ce sont près de 61.000 contrats
aidés qui ont été conclus de janvier à
juin. Soit 43 % du volume prévu
pour l’année. Le ministère du Travail reconnaît une légère « sousconsommation », mais qui n’obère
pas les objectifs fixés, assure-t-il.
140.000 PEC en 2018
Assumant un changement de politique de l’emploi par rapport à ses prédécesseurs, le gouvernement a
décidé de sabrer dans les contrats
aidés, de les réserver au secteur non
marchand pour mettre fin aux effets
d’aubaine dans le privé, et de réduire
le taux moyen de prise en charge à
50 %. Il n’en a budgété que 200.000
nouveaux cette année, contre
320.000 l’année dernière. Associations et élus locaux n’ont pas
L’Horty, mais les effets positifs ne se
verront qu’à moyen ou long terme.
Sur le court terme, seul un coup de
boost de l’économie peut faire baisser le chômage dans des proportions notables. Mais du Brexit aux
menaces de guerre commerciale en
passant par la hausse du prix du
pétrole, les nuages s’accumulent…
(
Lire l’éditorial
de Jean-Marc Vittori
Page 6
C’est une première depuis la fin 2011.
Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires en
juin. Selon la Direction de l’animation, de la recherche, des études et
des statistiques du ministère du Travail (Dares), dans les entreprises de
plus de 10 salariés, le salaire mensuel
de base a progressé de 1,5 % sur un an
à la fin juin alors que, au cours de la
même période, l’inflation hors tabac
a, elle, grimpé de 1,7 %.
Le pouvoir d’achat résiste
Et au cours des prochains mois, la
tendance devrait se renforcer. Selon
l’Insee, qui utilise une définition de
l’inflation légèrement différente de
celle de la Dares, les prix ont encore
augmenté au mois de juillet sur un
an. La hausse du prix du pétrole joue
beaucoup, ainsi que l’augmentation
des taxes sur le carburant.
Il ne faut toutefois pas en conclure
que le pouvoir d’achat des salariés
recule. En effet, avec la première
salve de baisse des cotisations sociales entrée en vigueur au 1er janvier
dernier, même en comptant la
hausse de la CSG, les salariés ont vu
leur salaire net augmenter de l’ordre
de 0,5 %. Or, la Dares s’intéresse aux
salaires bruts. Qui plus est, son
indice ne tient pas compte des primes et des heures supplémentaires.
La hausse des salaires nets est donc
toujours supérieure à l’inflation.
Sans compter que la seconde
baisse de cotisations qui sera mise
en œuvre en octobre permettra de
nouveau d’augmenter les salaires
nets et que la baisse de la taxe
d’habitation aura un effet positif sur
le pouvoir d’achat des ménages.
Il n’empêche, depuis un an, la
seule dynamique des salaires
octroyés par les entreprises ne permet plus de compenser la hausse des
prix. Les gains de pouvoir d’achat ne
sont possibles que grâce aux baisses
des cotisations, ce qui ne peut durer
qu’un temps seulement dans une
économie où la dette publique est
importante. Si le prix du pétrole continue à augmenter, le gouvernement
pourrait donc bien se retrouver pris
dans le piège du pouvoir d’achat,
comme de nombreux exécutifs
avant lui et ce, alors que la croissance
ralentit et que le budget pour 2019
est élaboré sous contrainte. n
SÉRIE D’ÉTÉ
LES PIONNIÈRES
PORTRAITS DE FEMMES
QUI ONT CHANGÉ LE MONDE
JC Walker, 1ère femme afro-américaine
à devenir millionnaire
Marie Kay Ash, pionnière de l’industrie
des cosmétiques
Denise Coates, créatrice du géant des paris
en ligne Bet365
Shahrzad Rafati, fondatrice de Broadband
TV Corp
À LIRE CETTE SEMAINE
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE ECHOSNOMIE
ménagé leurs critiques malgré le
peu d’efficacité avéré de ces dispositifs en termes de baisse du chômage.
Les nouveaux contrats
seront ciblés sur les
personnes les plus
éloignées de l’emploi.
Sur les 200.000 PEC prévus,
30.500 sont du ressort de l’Education
nationale pour l’accompagnement
des élèves handicapés. Le solde relève
du ministère du Travail mais ne correspond pas à l’objectif fixé. Il faut en
effet retirer un petit contingent lié à la
réserve de précaution imposée à toutes les missions de l’Etat. De même
qu’il faut en retirer 15.000 pour
lesquels les budgets correspondants basculeront en aides aux postes dans le domaine de l’insertion par
l’activité économique, l’IAE.
Toutes déductions prises en
compte, les préfets se sont vu attribuer de quoi financer un peu moins
de 140.000 PEC en 2018, d’où le ratio
de 43 % atteint à mi-parcours. « Cela
ne va pas assez vite et le ministère
commence à s’en inquiéter », estime
Jean-Patrick Gille, le président de
l’Union nationale des missions locales (les missions locales sont
avec Pôle emploi, les CAP emploi ou
les conseils généraux l’un des quatre
prescripteurs des contrats aidés).
Pas du tout, répond-on au ministère du Travail. Si le taux n’est pas
plus élevé, c’est d’abord parce qu’il a
fallu compter avec le temps de
l’appropriation. Qui plus est,
l’accent mis sur la qualité oblige
à s’assurer que les employeurs
tiendront leurs engagements.
Sélectionnés, ils se bousculent
moins auprès de l’un des prescripteurs, mais les remontées du terrain
sont positives. La durée nécessaire
pour signer un contrat s’en ressent.
In fine, le juge de paix sera le pourcentage de personnes pour qui ces
nouveaux contrats aidés auront servi
de tremplin vers un CDI ou un CDD
d’au moins six mois. — A. R.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 //
Lundi 13 août 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
L’INFLATION STABLE
AUX ÉTATS-UNIS
HAUSSE DE L’EXCÉDENT
COMMERCIAL DE L’ITALIE
Les prix ont légèrement
augmenté aux Etats-Unis en
juillet, maintenant l’inflation
annuelle à 2,9 %, au plus haut
depuis 2012, selon l’indice
des prix à la consommation
(CPI) publié vendredi par
le département du Travail.
L’indice CPI a avancé de 0,2 %
en juillet en données CVS
par rapport à juin, comme
s’y attendaient les analystes.
L’Italie a enregistré en juin
un excédent de sa balance
commerciale de 5,071 milliards
d’euros, contre 4,504 milliards
un an plus tôt, a annoncé
vendredi l’Institut national
de la statistique (Istat). Par
rapport au mois précédent,
l’Italie a enregistré une hausse
de ses exportations (+4,6 %)
et une hausse très modérée
de ses importations (+0,3 %).
1,8 %
DE CROISSANCE RUSSE
La croissance de l’économie
russe s’est accélérée à 1,8 % sur
un an au deuxième trimestre,
contre 1,3 % au premier,
grâce notamment à la hausse
des prix des hydrocarbures,
selon la première estimation
publiée vendredi par l’institut
des statistiques Rosstat.
Pourquoi l’économie britannique résiste
à l’approche du Brexit
« L’année 2019 s’annonce
comme très risquée »
l Le ralentissement est marqué depuis
l’annonce du Brexit en juin 2016.
l Mais l’activité résiste, même si
le risque d’un « no deal » progresse.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
Le foot, la météo et le « royal wedding » entre Harry et Meghan ont
sauvé la croissance du RoyaumeUni au printemps, selon les conjoncturistes britanniques. La consommation des ménages a été meilleure
qu’annoncé, et le retour d’un temps
sec – après la météo exécrable du
début d’année – a permis un rebond
de la construction (+ 0,9 %). Si l’on
ajoute la bonne tenue des services
(+0,5 %) et des investissements
(+0,5 %), le Royaume-Uni s’en sort
avec les honneurs, avec une hausse
du PIB de 0,4 % d’avril à juin (contre
0,3 % pour la zone euro).
A y regarder de plus près, des fragilités minent l’apparente meilleure
santé de l’économie britannique. Les
chiffres de juin attestent une nouvelle déprime du secteur des services. La croissance n’a atteint que
0,1 % après 0,3 % en mai, et le déficit
commercial s’est creusé à 8,6 milliards de livres. Pas toujours facile de
lire dans la conjoncture britannique,
à qui l’on prédisait l’enfer lors du
référendum. Voici quelques tendances de fond, parfois contradictoires.
Responsable
de la recherche macroéconomique de Saxo Bank.
LES MÉNAGES
•RESTENT
STOÏQUES
En dépit de l’inflation et de la chute
de la livre qui limitent leur pouvoir
d’achat, les Britanniques ont continué de consommer, au détriment
de leur épargne. Cette dernière est
tombée l’an dernier à 4,1 %, au plus
bas depuis cinquante ans. Ils sont
par ailleurs endettés à hauteur de
133 % de leurs revenus.
1
Que reflète selon vous
le taux de croissance
de 0,4 % du Royaume-Uni
au deuxième trimestre ?
Ce taux de croissance masque
des faiblesses que l’on perçoit déjà
à travers les données préliminaires
du troisième trimestre qui ne sont
pas bonnes, notamment dans les
services. Le rebond de la construction s’explique par un simple
rééquilibrage après la météo très
hivernale du début d’année. On
voit aussi que l’effet de change, qui
avait eu un effet positif sur la croissance au cours des trimestres
précédents, a disparu car les exportations n’ont pas eu d’effet d’entraînement. Plus surprenant, le constat
que la croissance a été alimentée
par les ventes au détail. C’est étonnant vu le niveau d’endettement des
ménages. Ils ne pourront pas la
soutenir longtemps…
CHÔMAGE
•ESTLEQUASI
INEXISTANT
Le taux de chômage est de 4,2 % de la
population active. C’est le point le
plus positif de l’économie depuis
juin 2016. Et même si l’extrême flexibilité du marché du travail explique
le très grand nombre de temps partiels et de travailleurs indépendants,
les embauches en CDI ont aussi progressé ces derniers mois.
LA CROISSANCE SE TASSE
LES INVESTISSEMENTS
•SANS
•FONT
S’EFFONDRER
DU SUR-PLACE
Depuis juin 2016, l’économie de l’île
s’est essoufflée avec l’apparition de
cet immense point d’interrogation
sur son avenir. « A l’évidence, cette
incertitude a un effet de dépréciation
sur la croissance de l’économie », a
commenté vendredi le ministre des
Finances, Philip Hammond. « Le
seul choix du Brexit a coûté à l’écono-
Alors que le plein-emploi devrait
pousser les entreprises à investir,
elles s’en gardent. La courbe des
investissements stagne et est quasiment plate depuis deux ans. Début
2018, leur niveau était de 2,3 % supérieur à ce qu’il était à l’été 2016, alors
qu’il aurait dû être 5 fois supérieur,
selon les prévisions de la BoE. n
2
Comment pensez-vous que
la livre sterling évoluera
dans les prochains mois ?
La hausse des taux de la Banque
d’Angleterre (BoE) début août va
être un élément de soutien pour
la livre sterling. Je pense que tant
qu’on n’a pas de nouvelles sur les
négociations du Brexit, elle devrait
se stabiliser. Mais, à moyen terme,
je la vois continuer à se déprécier
davantage, ce qui va peser sur
l’inflation. On commence d’ailleurs
à voir des tensions sur les salaires
qui vont peut-être contrebalancer
l’inflation, mais, pour le consommateur britannique, dans le
meilleur des cas, il n’y aura aucun
gain de pouvoir d’achat.
3
DR
CONJONCTURE
INTERVIEW
CHRISTOPHER
DEMBIK
mie britannique 2 % environ, soit
40 milliards de livres, selon le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark
Carney », rappelle à Londres René
Defossez, chez Natixis. Alors qu’il se
situait depuis 2013 dans le haut de la
fouchette des résultats des pays du
G7, le PIB britannique stagne désormais. Il devrait croître de 1,4 % cette
année, selon la Banque d’Angleterre,
et de 1,8 % l’an prochain.
Que se passera-t-il, à votre
avis, en cas d’absence
d’accord sur le Brexit ?
Ce qui semble certain, c’est que
l’année 2019 s’annonce comme très
dangereuse pour le Royaume-Uni.
Il y a non seulement ce risque de
« no deal » avec l’Europe, mais aussi
l’hypothèse très élevée d’une fin de
cycle de croissance aux Etats-Unis
et la menace d’une guerre commerciale qui s’intensifie. Tout cela pèse
sur la conjoncture du pays. C’est
pourquoi je pense que la décision
de la Banque d’Angleterre de relever son taux directeur à 0,75 %
sera analysée rétrospectivement
comme une erreur de politique
monétaire. La BoE s’attaque à
l’inflation, mais celle-ci n’est que la
conséquence de la baisse de la livre
sterling alors que le cœur du problème, c’est la faiblesse de la croissance qui, du fait du Brexit, est le
principal facteur d’incertitude et de
dévaluation de la livre.
Propos recueillis par C. C.
Les négociations sur l’Aléna traînent toujours
INTERNATIONAL
Le dossier automobile
continue de diviser
Américains et
Mexicains, malgré
quelques avancées.
Les discussions
doivent se poursuivre
cette semaine
à Washington.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Cela fait tout juste un an que les
Etats-Unis, le Mexique et le Canada
ont commencé les négociations
pour réviser leur traité de libre
commerce (Aléna). Et ils n’en voient
toujours pas l’issue. Après trois
semaines de nouvelles discussions
à Washington, uniquement entre
Américains et Mexicains cette fois,
un compromis semblait pourtant
proche. Les deux partenaires
avaient fait des concessions sur le
dossier automobile, qui cristallise
les tensions.
Mais, vendredi, les négociateurs
ont parlé de « nouveaux points de
blocage », qui nécessiteront de
reprendre les pourparlers cette
semaine. A l’origine du regain de
tension : les menaces de Washington d’imposer de nouvelles taxes
sur les importations de voitures.
Ces derniers jours, les Américains avaient accepté de ne pas
frapper de nouveaux tarifs douaniers les véhicules provenant d’usines mexicaines déjà existantes.
Mais ils refusent pour l’instant de
s’engager sur ceux provenant
d’usines en construction. Pour le
Mexique, ces tarifs, qui pourraient
s’élever à 25 %, seraient de nature à
décourager les investissements
dans le pays. Or le secteur automobile y est stratégique : il pèse
environ 20 % de la production
industrielle.
L’un des autres points de discorde concernait les règles d’origine. Il y a un an, Washington souhaitait que 85 % des pièces d’une
voiture soient produites en Amérique du Nord (contre 62,5 % dans le
traité actuel). Les dernières discussions portaient sur un chiffre de
75 %. Et 40 à 45 % de ces pièces
pourraient être produites dans une
région où le salaire horaire est supérieur à 16 dollars (excluant de fait
le Mexique). Sur ces questions,
l’accord semblait proche, chacun
ayant fait des concessions.
Clause de retrait en suspens
Les négociateurs mexicains Luis Videgaray, Jesus Seade
et Ildefonso Guajardo (de gauche à droite), lors des discussions
à Washington, cette semaine. Photo Alina Dieste/AFP
Mais des détails resteraient à régler.
Et la clause de retrait, voulue par les
Américains et qui permettrait de
sortir de l’Aléna tous les cinq ans,
n’a pas été abordée. « Nous avons
encore beaucoup de travail, a déclaré
le ministre mexicain de l’Economie,
Ildefonso Guajardo, à la sortie des
négociations. Tant que tout n’est pas
signé, rien n’est signé. »
Côté mexicain, les négociateurs
intègrent désormais l’équipe du
président élu, Andrés Manuel
López Obrador, qui ne prendra ses
fonctions qu’en fin d’année. Malgré
le virage à gauche qu’il représente, il
a affirmé être sur la même longueur
d’onde que son prédécesseur sur
le dossier de l’Aléna. Si Mexicains
et Américains se mettent d’accord,
les Canadiens pourraient revenir à
la table des négociations, dans le
courant de la semaine.
Malgré les désaccords, Donald
Trump se montre, lui, optimiste.
Vendredi soir, il a affirmé sur Twitter qu’un accord avec le Mexique
était proche. Tout en qualifiant
Andrés Manuel López Obrador de
« gentleman ». Celui-ci avait pourtant ouvertement critiqué le président américain durant la campagne, le traitant de « raciste » et
rejetant fermement son projet de
mur à la frontière. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 05
Les Echos Lundi 13 août 2018
Khan à la tête d’un Pakistan
en crise financière
Les Etats-Unis
lancent une force
militaire dédiée
à l’espace
ÉTATS-UNIS
Le projet,
plus politique que
militaire, fragilise
à nouveau la gouvernance mondiale.
Chine Nouvelle/Sipa
Anne Bauer
@annebauerbrux
Le Premier ministre du Pakistan, Imran Khan (au centre), lors de sa campagne électorale.
l Le nouveau Premier ministre va devoir résoudre rapidement une crise
de balance des paiements, sans doute avec l’aide du FMI.
l Il devra aussi trouver un équilibre géostratégique entre Pékin et Washington.
ASIE
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
Imran Khan, vainqueur des législatives du 25 juillet avec son parti,
le PTI, a prêté serment samedi
comme nouveau Premier ministre
du sixième pays de la planète par la
population (207 millions d’habitants) et sixième économie d’Asie.
C’est seulement la deuxième transition démocratique au Pakistan
depuis l’indépendance en 1947,
même si l’armée est soupçonnée
d’avoir œuvré en sous-main en sa
faveur pour obtenir l’éviction de
Nawaz Sharif, trop accommodant
avec l’Inde. Elu sur sa promesse de
liquider la corruption endémique
« en trois mois », de résoudre la pauvreté, d’instaurer un « Etat providence islamique », d’investir dans la
santé et l’éducation et de créer
10 millions d’emplois, l’ancien capitaine de l’équipe nationale de cricket, âgé de soixante-cinq ans, devra
renvoyer les plus coûteuses de ces
promesses à plus tard. La priorité
des priorités est de résoudre la crise
de la balance des paiements.
Deux mois de réserves
En raison de la stagnation des
exportations, essentiellement du
textile, et de l’explosion de la facture
énergétique et des importations de
biens d’équipement chinois dopés
par la forte croissance économique
(6 %, au plus haut depuis treize ans),
le déficit a explosé à 5,2 % du PIB sur
l’année fiscale terminée en juillet.
Les réserves de change ont été divisées par deux en un an pour ne plus
représenter, à 9,5 milliards de dollars, que l’équivalent de deux mois
d’importations. Du coup, la roupie
a dû être dévaluée 4 fois depuis
décembre, de 20 % au total, alimentant l’inflation. Le Pakistan n’a pas le
choix et sera contraint de demander de l’aide, soit auprès du Fonds
monétaire international, soit
auprès de la Chine.
Le futur ministre des Finances,
Asad Umar, respecté par les investisseurs en raison de son passé
réussi de manager, a déclaré mardi
qu’il prendrait sa décision de se
tourner vers le FMI « d’ici à fin septembre ». La presse pakistanaise
évoque 12 milliards de dollars de
crédit. La dernière aide du FMI
au pays remonte à 2013. Mais
5,2 %
DU PIB
La part du déficit du pays, sur
l’année fiscale terminée en juillet.
Washington, avec qui les relations
sont tendues en raison du soutien
d’Islamabad aux djihadistes en
Afghanistan, a fait savoir par son
secrétaire d’Etat, Mike Pompeo,
qu’il ne serait « pas logique » que
l’argent du Fonds serve à rembourser des obligations chinoises.
La dette du Pakistan envers la
Chine est supposée être considérable, notamment via un plan de
financement opaque du corridor
économique (China-Pakistan Economic Corridor, CPEC) en construction pour relier la Chine au port de
Gwadar, un programme de 54 milliards de dollars (lire ci-dessous). Si
le FMI ne monte pas au créneau,
Pékin pourrait renflouer son client,
mais ce n’est pas l’hypothèse la plus
probable, à la fois en raison des
craintes pour l’indépendance nationale que cela susciterait au Pakistan
et du manque d’appétit de la Chine
pour une telle responsabilité. n
Les rêves de grandeur de la Chine au port de Gwadar
Depuis 2013, la Chine
s’est installée au Pakistan
pour y développer un vaste
corridor économique.
« Pour devenir riche, commencez
par construire une route. » Fidèle
à ce proverbe chinois, l’empire
du Milieu déploie depuis 2013 ses
« nouvelles routes de la soie », un
projet idéaliste inspiré du temps de
la dynastie Song. Mais à l’ère des
bateaux conteneurs, c’est par la mer
que la Chine compte asseoir son
« soft power » et développer son
« économie bleue ». Le Pakistan, qui
a un accès privilégié à la mer d’Arabie, et donc au détroit d’Ormuz par
où un cinquième des ressources de
pétrole transite, est une cible de
choix pour la Chine. Les deux pays
ont notamment développé ensemble le China-Pakistan Economic
Corridor (CPEC), un vaste programme d’investissements chinois
de près de 54 milliards de dollars
dans des projets d’infrastructures.
Le port de Gwadar en est l’élément central. Situé dans la province
du Baloutchistan, à l’extrême sud du
pays, il permet aux régions chinoises enclavées de l’ouest d’avoir un
accès à la mer, en passant par ce couloir de plus de 3.000 kilomètres de
long. Le gouvernement pakistanais
se dit confiant que ce plan de 60 mil-
l’endettement massif d’économies
vulnérables en rendant des nations
de l’Eurasie dépendantes du capital
chinois. Les Américains critiquent
en outre l’opacité des prêts chinois
accordés au Pakistan, alors que
le pays pourrait bénéficier d’un
énième plan de sauvetage au FMI.
Le gouvernement
pakistanais affirme
que ce projet apportera
richesse et prospérité
à l’économie du pays.
lions de dollars apportera richesse
et prospérité à l’économie fragile du
pays. « La Chine s’est présentée pour
aider au développement du Pakistan
à un moment où les investissements
étrangers s’étaient taris et où l’activité
économique était plombée par la
pénurie d’énergie et le manque
d’infrastructures », s’est-il défendu
récemment dans un communiqué.
Certains observateurs sont plus
pessimistes. D’abord parce que 91 %
des revenus du port devront être
reversés aux opérateurs exclusivement chinois. Les 9 % restants iront
au gouvernement. La région pauvre
du Baloutchistan, souffrant de
pénurie d’eau et d’électricité, n’en
profitera pas directement.
Un cadeau empoisonné
Un cadeau empoisonné, donc, pour
les plus sceptiques, qui accusent le
géant asiatique de participer à
« La Chine n’a aucun intérêt à faire
tomber un pays partenaire », nuance
pour sa part Jean-Paul Larçon, professeur émérite à HEC Paris, qui rappelle que « le cadeau d’infrastructures est une bénédiction quand il
est bien utilisé », car les chemins de
fer et les routes construits par les
Chinois sont essentiels au développement commercial pakistanais.
Pour cet expert en stratégie internationale, le port de Gwadar n’a pas forcément vocation à devenir un hub
commercial majeur comme celui de
Dubaï, mais aurait plutôt un intérêt
géostratégique pour la Chine, qui
veut surveiller les routes de l’énergie
autour du détroit. — M. Rou.
L’idée de mettre sur pied un
commandement et une armée
de l’espace gagne du terrain
aux Etats-Unis. Elle est devenue
l’une des nouvelles idées fixes du
président Donald Trump. Créer
une « Space Force » séparée de
l’actuelle US Air Force, comme
l’a défendu le vice-président des
Etats-Unis, Mike Pence, dans un
discours au Pentagone, rassemble deux passions américaines,
l’espace et les armes, particulièrement populaires chez les partisans de Donald Trump. Ces
derniers étaient ainsi invités le
week-end dernier à voter sur le
logo de la future armée de
l’espace, ce qui a déclenché une
vague de réactions satiriques
chez les opposants.
D’où le discours emphatique
de Mike Pence pour « écrire un
nouveau grand chapitre de l’histoire des forces armées afin de
préparer le nouveau champ de
bataille, où les plus braves seront
appelés à empêcher et vaincre
une nouvelle génération de
menaces pour les Américains et
la nation ». Et d’appeler les parlementaires à voter 8 milliards
de crédits supplémentaires
pour la défense spatiale, alors
que le budget annuel du Pentagone (hors Nasa) s’élève à plus
de 8 milliards de dollars par an
pour les satellites et les lanceurs.
Démonstration de force
Avant de créer cette sixième
force américaine, il faudra
décrocher le feu vert du Congrès.
Mike Pence espère l’obtenir
avant 2020 et a annoncé la
nomination, sans plus tarder,
d’un général pour élaborer la
doctrine et d’un secrétaire d’Etat
chargé des forces spatiales, afin
de piloter le projet de loi d’ici à la
fin de l’année.
Les menace s sont-elles
réelles ? Certains militaires
s’inquiètent des investissements massifs de la Chine dans
Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, a dévoilé
les grandes lignes du projet le 9 août. Photo Saul Loeb/AFP
Toutefois, la littérature militaire de tous les pays s’interroge
sur les deux nouveaux lieux de
conflictualité que sont l’espace
et le cyberespace. Sans les satellites de télécommunication et
d’observation militaires, les
armées modernes seraient
muettes et aveugles, tandis que
les armes dites « de précision »
(bombes guidées, missiles) perdraient leur efficacité.
Un nouveau champ
de bataille
Les satellites militaires ont longtemps semblé invulnérables,
leurs orbites étant supposées
hors d’atteinte. Mais la portée
des missiles ne cesse de s’améliorer, tandis que la multiplication
des constellations de satellites et
l’abaissement des coûts d’accès à
la couche extra-atmosphérique
peuvent potentiellement favoriser des actes d’espionnage, de
brouillage ou de sabordage inimaginables il y a dix ans.
l’espace et s’alarment des
recherches des Russes sur des
lasers antisatellites. Quelques
incidents passés, dont la destruction d’un satellite par les
Chinois en 2007 ou l’apparition
d’un satellite « espion » près
d’outils militaires sensibles,
leur donnent des arguments.
Mais l’annonce de cette future
armée vaut surtout comme une
démonstration de force supplémentaire de la part de Donald
Trump. En contradiction à nouveau avec le droit international :
le traité de 1967 interdit l’envoi
d’armes dans l’espace ainsi que
sa militarisation.
Certes, il ne dit rien sur l’envoi
en orbite de « soldats cosmonautes », mais il prévoit bien la nonmilitarisation de la Lune et des
corps célestes ainsi que l’interdiction de la mise sur orbite
d’armes nucléaires. Et il fait partie des rares textes internationaux signés et ratifiés par les
Etats-Unis. n
en bref
Le Kremlin envisage de surtaxer
ses grandes industries
POLITIQUE Le Kremlin a demandé vendredi au gouvernement
d’examiner l’idée de surtaxer les grands conglomérats industriels russes, dont les revenus ont profité de la hausse des prix
des matières premières, pour financer les promesses de campagne de Vladimir Poutine. Le montant évoqué atteindrait
500 milliards de roubles (6,7 milliards d’euros) et concernerait
14 entreprises métallurgiques et pétrochimiques.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Lundi 13 août 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Art et culture
En encadrant Uber, New York montre la voie
« Voyage au bout de la nuit », Bardamu
dépucelé de l’horreur
L’auteur
Cédric Villani : « Osamu Tezuka
qui vous a construit m’a bouleversé
Ces séries qui
« The Wire » : la série préférée d’Obama
racontent l’Amérique qui annonçait Trump
Les pionnières
Le rêve de C. J. Walker
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
La « Montagne d’Or » en Guyane
est le premier site français
d’extraction industrielle de l’or
Emmanuel Macron a beaucoup appris
de ses années passées à l’Elysée aux côtés
de François Hollande. Une fois élu président,
il n’a donc pas pris d’engagement sur la
courbe du chômage, contrairement à son
prédécesseur. Pour autant, il n’ignore pas
que le chômage est la première
préoccupation
des Français, devant les
Par Jean-Marc
inégalités, la sécurité ou le pouvoir d’achat.
Vittori
A première vue, la situation est favorable.
Les entreprises continuent d’embaucher.
Il ne suffit
Au deuxième trimestre, le secteur privé a
pas de créer encore recruté 31.000 salariés, après 46.000
des emplois en début d’année.
Mais il ne suffit pas de créer des emplois
pour faire
pour faire reculer le chômage, car la
reculer le
population active continue d’augmenter.
Les 800.000 jeunes qui arrivent chaque
chômage.
année sur le marché du travail sont plus
nombreux que les quelque 650.000 à 680.000 seniors qui partent
à la retraite.
Au rythme actuel de créations d’emplois, les nouveaux venus
peuvent tout juste espérer trouver chacun un poste… à condition que
les 3,4 millions de chômeurs restent sur le carreau, ce qui serait
terrible. Logique en temps de reprise, le recul des emplois aidés dans
le secteur public (– 75.000 sur la première moitié de l’année)
n’arrange rien. Le chômage risque donc de ne pratiquement plus
reculer dans les prochains mois, alors qu’il touche encore 9 % des
actifs. Cette dégradation vient d’abord de la demande de travail. Avec
un ralentissement de l’activité plus brutal que prévu, les entreprises
ont moins besoin de main-d’œuvre nouvelle. Sur la première moitié
de l’année, la production a progressé… quatre fois moins vite que sur
l’ensemble de l’année 2018.
La seconde moitié pourrait être un peu meilleure, avec des
baisses d’impôts (taxe d’habitation, cotisations sociales) qui vont
succéder aux hausses intervenues en début d’année (CSG, taxes
sur les carburants et le tabac). La montée en puissance de
nouveaux contrats aidés, les « parcours emploi compétences »,
va aussi y contribuer. Mais l’environnement international est aussi
moins porteur, sur fond de fortes tensions commerciales.
La dégradation vient aussi de l’offre. Car les entreprises,
en particulier les PME, ont de plus en plus de mal à trouver les
compétences qu’elles recherchent. Ce n’est guère étonnant pour
des profils très qualifiés comme les spécialistes des données.
C’est plus surprenant pour des métiers a priori plus faciles
à exercer, comme celui de chauffeur routier.
Le gouvernement vient à peine de lancer une ambitieuse
réforme de la formation professionnelle, et n’a pas encore abouti
sur la réforme de l’assurance-chômage. La situation actuelle de
l’emploi montre à quel point des changements sont nécessaires sur
ce terrain dans un pays qui n’en finit plus de laisser ses ressources
humaines en jachère.
(
Lire nos informations
Page 3
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Un an après Charlottesville,
la victoire des suprémacistes
Le 11 août 2017, une voiture
•fonçait
dans un groupe de mani-
festants venus protester contre
un rassemblement de suprémacistes blancs à Charlottesville
(Virginie), faisant un mort et des
dizaines de blessés. En apparence, l’année qui vient de
s’écouler « a été dure pour les
nazis et pseudo-nazis » à l’origine
de cette attaque, indique le
magazine américain « The
Atlantic » : pour des raisons
d i ve r s e s , l a
plupart des
organisateurs
du rassemblement de Charlottesville ont connu des démêlés avec la justice. Mais ils n’ont
pas perdu leur influence pour
autant : pour le journaliste politique Adam Serwer, leurs idées
gagnent même du terrain dans
le camp républicain.
« Malgré la controverse sur le
rassemblement de Charlottesville
et ses conséquences sanglantes,
l’idéologie des nationalistes
blancs constitue toujours une
part importante de l’agenda de
Trump », écrit le magazine pro-
che des démocrates, qui dresse
la longue liste des dérapages
présidentiels et des décisions
inspirées par l’idéologie « alt-right » depuis un an. Il s’inquiète
aussi des discours de « personnalités de Fox News », comme
Tucker Carlson et Laura Ingraham, qui dénoncent à longueur
d’émissions les « changements
démographiques massifs », « faisant écho au discours nationaliste blanc qui proclame que la
diversité est un
danger pour
l’Amérique ».
Plus grave
encore, à
l’approche des élections de mimandat, « une poignée de candidats républicains soutiennent des
nationalistes blancs ou sont euxmêmes nationalistes », écrit
Adam S er wer. Qui ne voit
q u’ u n e f a ç o n d e f r e i n e r
l’influence des suprémacistes
sur le parti conservateur : « Que
les Américains rendent un verdict
politique contre le trumpisme et
sa vision racialisée de la citoyenneté américaine. »
— Benoît Georges
Jody Amiet/AFP
Alerte sur l’emploi
LE POINT
DE VUE
de Philippe Chalmin
et Yves Jégourel
Mines et environnement :
l’incohérence française
MINES // Sous l’impulsion des mouvements écologistes, la remise
en cause des projets d’exploitation minière est devenue quasi
systématique. Or on peut concilier respect de l’environnement
et prendre notre part dans la bataille mondiale pour les minerais.
L
’évaluation d’un projet minier est
d’une grande complexité et il est
en cela légitime qu’en émergent
les débats les plus vifs. Que de fausses
évidences viennent les alimenter doit, à
l’inverse, être d’autant plus combattu
qu’elles desservent à terme la cause
qu’elles sont supposées servir, celle de
l’écologie. Comme en témoignent la
campagne contre le projet Montagne
d’or en Guyane ou l’abandon de Variscan
dans les Pays de la Loire et en Bretagne,
les arguments visant à dénoncer l’exploitation des sous-sols sont bien connus.
Au risque de pollution et à la menace
faite à la faune et à la flore s’ajoute l’idée
que les mines sont une industrie appartenant au passé, et qu’elles doivent donc
laisser le pas à d’autres.
Des arguments qui trouvent facilement un écho favorable tant auprès des
populations que de certaines personnalités, politiques notamment, qui voient là
une occasion d’affirmer à peu de frais
leur engagement sociétal. Evoquer, en
retour, les bénéfices en termes de recettes fiscales, de diversification économique et, plus encore, d’emplois directs et
induits dans des territoires où le chômage fait parfois rage, et c’est un procès
en irresponsabilité qui vous est fait, celui
de vouloir brader l’avenir de nos enfants
pour quelques menus bénéfices.
De la même façon, rappeler, parmi
d’autres contre-arguments, que le risque
est inhérent à toute activité économique,
qu’il existe, en France, des normes environnementales strictes encadrant
l’exploitation minière, que des politiques
dites « de contenu local » les accompagnent ou que des dispositifs de réhabilitation des sites existent, ne sert à rien, ou
si peu. Reconnaissons-le, les bases du
débat pourtant nécessaire sur l’avenir
minier de la France ne sont pas posées.
Que la défense de l’environnement
soit tout autant une ambition légitime
qu’un nécessaire combat est une affirmation que nul ne saurait contester.
Qu’elle conduise, de la part des mouvements écologistes, à une remise en cause
quasi systématique des projets miniers
développés sur le sol national est, à
l’inverse, une stratégie triplement incohérente. L’essor de l’électromobilité
annonce certes le recul des carburants
fossiles mais soutient la demande de nickel ou de cuivre et, plus encore, de
lithium et de cobalt.
De la même façon, la désaffectation
progressive pour les moteurs Diesel
pèse sur la demande de platine présent
dans les pots catalytiques mais accroît
celle de palladium, tandis que le développement des biocarburants peut être de
nature à favoriser l’huile de palme. Parce
que les stratégies de recyclage ne peuvent être une réponse à tout, il ne peut en
réalité y avoir de transition énergétique
sans effets de report sur certains secteurs miniers et extractifs.
En second lieu, limiter l’offre française
de minerais face à une demande mondiale qui, globalement, ne faiblit pas,
voire explose, ne fait que favoriser les
secteurs miniers étrangers dont les normes environnementales peuvent être
moins contraignantes que celles imposées en France. Comment pourrait-on
dès lors s’en féliciter ? Le combat pour la
défense de l’environnement n’a de sens
qu’à l’échelle mondiale et ce qui vaut sur
le territoire national doit également
s’imposer à l’étranger. En dernier lieu, si
l’exploitation d’un minerai pose de tels
problèmes environnementaux, est-il
cohérent de ne s’attaquer qu’à l’offre ? La
demande finale qui en résulte, celle du
métal, ne devrait-elle pas également être
pénalisée, à l’instar du malus écologique
sur les véhicules polluants ? Que l’acheteur de bijoux en or soit surtaxé ne poserait probablement pas de problème au
grand public.
« On ne peut
se résoudre
à ce que
la politique
minière
de la France
se résume
à une succession
d’arbitrages
favorables
ou défavorables
sur des projets
donnés. »
Accepterait-on qu’il en soit de même
pour le consommateur de véhicules ou
de petits appareillages électriques dont
les batteries lithium-ion chinoises reposent sur l’exploitation du cobalt en République démocratique du Congo ? Rien
n’est moins sûr.
La seule alternative consiste à promouvoir l’excellence minière. En cela,
l’enjeu ne devrait pas être de déterminer
s’il convient d’accepter ou non l’ouverture de nouvelles mines en France, mais
de savoir si la France veut, au-delà des
affirmations politiques, assumer les
conséquences environnementales de
son poids dans l’économie mondiale et,
partant, s’affirmer comme un promoteur des plus hautes responsabilités
sociétales dans le domaine minier. Les
mots ne sont pas vains, car la France dispose des ressources et des instruments
pour y parvenir. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),
dont l’expertise mondiale n’est plus à
démontrer, ou le réseau d’excellence
Mine et Société, porté par les écoles des
mines, comptent parmi ceux-là. En ce
sens, la décision que rendra, en
automne, le gouvernement sur l’avenir
du projet guyanais ne peut se suffire à
elle-même. On ne peut, en effet, se résoudre à ce que la politique minière de la
France se résume à une succession
d’arbitrages favorables ou défavorables
sur des projets donnés. Positif ou négatif,
l’avis du gouvernement témoignera d’un
courage politique s’il ouvre enfin le
chantier de secteurs extractifs où pragmatisme écologique et économie ne
s’opposent pas.
Philippe Chalmin est professeur
d’histoire économique à l’université
Paris Dauphine et fondateur du cercle
Cyclope.
Yves Jégourel est maître de
conférences à l’université de Bordeaux.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Lundi 13 août 2018
art&culture
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LE POINT
DE VUE
de Joël Hazan
et Pierre-François Marteau
L
En encadrant Uber,
New York montre la voie
e 8 août, le conseil municipal de
New York a décidé de « mettre
sous surveillance » le secteur du
transport à la demande avec chauffeur,
dominé par Uber et Lyft. Une nouvelle
législation, que devrait prochainement
ratifier le maire Bill de Blasio, vise un
double objectif : réduire les embouteillages qui paralysent de plus en plus la ville,
et garantir un revenu minimum aux
chauffeurs. Concrètement, elle gèle pour
un an la délivrance de licences à de nouveaux chauffeurs et instaure un salaire
minimum pour les chauffeurs existants.
Saluée par les chauffeurs, cette décision est vivement critiquée par les
plates-formes, qui ont mobilisé depuis
plusieurs semaines, en vain, leurs utilisateurs contre une législation qui va
stopper net la croissance – jusqu’ici verticale et ininterrompue – d’un de leurs
plus gros marchés. Au-delà du coup
d’arrêt, plusieurs questions se posent.
Une telle décision était-elle évitable ?
Pas vraiment : le statu quo, marqué par
des intérêts contradictoires entre le
public et le privé n’était pas tenable.
Cette nouvelle législation fluidifiera-telle la circulation ? On peut en débattre
longuement. Plus intéressant : quel
sera son impact sur la croissance future
du transport à la demande ?
Paradoxalement, cette décision peut,
sous certaines conditions, donner au
transport à la demande avec chauffeur,
et plus largement à l’ensemble des nouveaux services de mobilité, la seconde
chance dont ils ont besoin après une
première période d’insouciance. Si la
ville et les plates-formes s’en donnent
les moyens, cette décision pourrait, en
effet, marquer les débuts d’une intégra-
tion vertueuse des nouvelles mobilités
dans l’offre de transport multimodal de
la ville.
L’activisme de New York et son choix
d’une approche par l’expérimentation
sont une première condition dans la
réalisation de cet objectif. Au contraire
de nombreuses villes qui ont soit
regardé, sans intervenir, les acteurs privés disrupter les modes traditionnels,
soit interdit toute forme d’innovation
pour protéger leurs systèmes historiques, New York s’est, dans un premier
temps, mis dans la position de réguler
(via un système de licences) et comprendre (en imposant le partage des données) sans freiner, jusqu’à aujourd’hui,
le développement d’un nouveau service
plébiscité par ses citadins.
Maintenant que ce service a atteint
une taille critique, cette pause va permettre à la ville de mieux comprendre
ses avantages et ses inconvénients.
Cette approche fait écho aux politiques
menées par Singapour, Londres ou
Dubaï, quasi « villes Etats » en matière
de mobilité et souvent citées en exemples à suivre.
Pour permettre la renaissance des
nouvelles mobilités, il reste néanmoins
d’autres conditions à remplir.
Premièrement, toute décision impactant la mobilité à la demande devrait
être prise dans le cadre d’une réflexion
globale intégrant l’ensemble des modes
de transport. Or à New York, comme en
Ile-de-France, la gouvernance des services de mobilité et des infrastructures de
transport reste morcelée. Pour réussir à
orchestrer leurs mobilités, les villes doivent disposer des moyens de décision et
des moyens financiers correspondants.
LE POINT
DE VUE
Aidez les start-up
et les ETI à grandir !
de Frédéric Coirier,
Jean-Baptiste Danet
et Philippe d’Ornano
N
otre pays est riche des centaines
de créateurs qui chaque jour se
jettent dans l’aventure de
l’entreprise. Le dynamisme des start-up,
TPE et PME atteste du génie entrepreneurial français. D’où vient dès lors que
nos entreprises peinent à grandir ? D’où
vient que notre tissu économique est
frappé de cette singulière anomalie :
trois fois moins d’ETI que l’Allemagne et
deux fois moins que l’Italie ? L’entrepreneur français manquerait-il d’ambition ? Cette qualité ne fait pourtant pas
défaut aux 1.000 dirigeants de PME et
d’ETI que fédèrent nos réseaux.
C’est plus volontiers dans le cadre économique du pays que l’on trouve réponse
à ces questions. Cadre favorable à la création d’entreprises. Cadre des plus contraignants dès que les entreprises s’aventurent à monter en taille et en gamme.
Il faut saluer l’objectif du projet de loi
Pacte, qui vise à sortir le pays de sa fascination pour les bonsaïs et entend
faire pousser de nouveaux chênes. Nos
deux organisations soutiennent cette
ambition. C’est pourquoi elles avancent des propositions pour enrichir le
projet actuel.
Pour grandir, une entreprise a besoin
de temps. Ce temps est donné par la stabilité de l’actionnariat qui permet à
l’entreprise de se projeter dans l’avenir,
d’innover, d’investir. Avec la suppression
de l’ISF sur les parts d’entreprise et l’instauration du prélèvement forfaitaire
unique (PFU), le gouvernement a remis
courageusement la France sur les rails
de l’investissement de long terme. Alors
que seuls 17 % de nos entreprises se
transmettent contre 70 % en Italie, il faut
désormais s’attaquer à la transmission.
La moitié de nos PME et ETI vont se
transmettre dans les dix ans à venir !
C’est une urgence économique. Le maintien des sites de production, des savoirfaire et de l’emploi en France est en jeu.
Nous avons fait des propositions pour
moderniser le cadre de la transmission,
à travers un « Pacte Dutreil enrichi » aligné sur les standards européens en
matière de coût de transmission.
Pour grandir,
une entreprise a besoin
d’attirer et de récompenser
ses talents.
Cela suppose d’être
en capacité d’associer
les salariés à la réussite
de l’entreprise.
Pour grandir, une entreprise a ensuite
besoin de financement. Le premier des
financements, c’est l’autofinancement
aujourd’hui grevé par les impôts de production, qui pénalisent les entreprises
du made in France. Fiscalité qui prélève
le grain avant la récolte et freine les investissements dans l’appareil productif. Ce
sujet à 72 milliards est sur la table de travail du gouvernement.
Par ailleurs, nul besoin d’un grand
soir, améliorons ce qui existe déjà !
Pacte a pour ambition de diriger l’épargne vers les entreprises. Mais le PEA
PME est malheureusement son angle
mort. Créé en 2014 pour soutenir le
financement en fonds propres des PME
et des ETI et en permettant aux Français
Deuxièmement, New York doit passer d’un modèle privilégiant la régulation a posteriori à des partenariats
gagnants-gagnants avec les acteurs privés. Des partenariats visant à établir
une complémentarité entre Uber ou
Lyft et le transport public existent déjà
dans une trentaine de villes aux EtatsUnis, mais ici à grande échelle.
Paradoxalement,
cette décision peut donner
au transport à la demande
avec chauffeur la seconde
chance dont ils ont besoin
après une première
période d’insouciance.
Troisièmement, New York doit
s’équiper de nouveaux outils de mesure,
permettant de réellement comprendre
les avantages et les inconvénients des
différents services et dépasser les chiffres tape-à-l’œil mais peu pertinents,
comme le nombre de véhicules.
Les yeux de tous sont désormais braqués sur New York, et nous en attendons beaucoup : si la ville et les platesformes coopèrent intelligemment,
cette année d’observation peut être
l’occasion d’apprendre à faire d’une utopie technologique un puissant outil de
politique publique – dont Paris pourrait
s’inspirer.
Joël Hazan est directeur associé
au Boston Consulting Group à Paris.
Pierre-François Marteau
est consultant au BCG à New York.
d’investir dans leurs entreprises, ce dispositif patine et ses résultats déçoivent.
Il doit être repensé. Fusionner le PEA
avec le PEA PME, le rendre déclaratif,
pouvoir y loger des obligations, augmenter significativement son plafond
(75.000 euros à comparer avec les
500.000 livres de l’Enterprise Investment Scheme britannique), supprimer
l’interdiction de détenir plus de 25 %
des droits de la société, sont autant de
mesures fortes et nécessaires !
Pour grandir, une entreprise a besoin
d’attirer et de récompenser ses talents.
Croître, se développer, se transformer,
tout cela est impossible sans s’entourer
des meilleurs talents et sans une communauté de salariés soudée. Cela suppose d’être en capacité d’associer les
salariés à la réussite de l’entreprise.
Dans ce domaine, le forfait social a fait
de gros dégâts que le gouvernement
souhaite aujourd’hui réparer. En l’état,
les ETI sont tenues à l’écart des évolutions très positives de Pacte. Conscients
des contraintes budgétaires, nous proposons une évolution adaptée à taille
ETI en supprimant le forfait social sur
les abondements supralégaux ou
volontaristes pour la participation et
l’intéressement.
Transmission, financement, talents
sont les leviers clefs de la croissance des
entreprises que Pacte doit actionner
pour construire cette économie de bâtisseurs qui pèsera dans la compétition
mondiale et redynamisera les territoires.
Jean-Baptiste Danet est président
de CroissancePlus.
Frédéric Coirier et Philippe d’Ornano
sont coprésidents du Meti.
14-18
Esther Attias
@AttiasEsther
« Voyage au bout
de la nuit », Bardamu
dépucelé de l’horreur
au sacrifice ». Son voyage
initiatique commence à
peine. Bardamu,
réformé, part en Afrique
travailler pour la compagnie « pordurière » du
petit Togo. Il découvre la
cruauté des colonisateurs dans la chaleur
épuisante des tropiques.
Dégoûté, il prend la
direction des Etats-Unis.
Manhattan et ses gratteciel menaçants. Detroit,
où le héros se fait ouvrier
dans le bruit et la fureur
des usines automobiles
Ford. Puis, retour en
France : devenu médecin
à Rancy, bourgade de
banlieue parisienne,
Ferdinand est le témoin
privilégié de la misère de
ses patients, commères
avares, raisonneuses et
sans bonté.
« Ça a débuté comme ça. »
Par cette première
phrase de roman devenue célèbre, le « Voyage
au bout de la Nuit » de
Louis-Ferdinand Céline
– Destouches de son vrai
nom – démarre sur un
coup de tête. Nous sommes au début de la
guerre. Le jeune héros,
Ferdinand Bardamu,
s’engage pour crâner
devant un copain.
L’euphorie retombe vite
dans la grisaille de campagne et les premiers
affrontements.
ROMAN FRANCAIS
L’ineptie des chefs, les
Voyage au bout
slogans des politiques
de la nuit
confortablement restés
de Louis-Ferdinand Céline,
dans la capitale, tout
Folio, 505 pages, 9,90 euros.
dénonce un « abattoir
international en folie ». « Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait
Un coup de tonnerre
continuer indéfiniment… Pourquoi s’arrêteDe quoi convaincre Bardamu de la seule
raient-ils ?… Combien de temps pour qu’ils
vérité qui vaille : chacun porte en lui la
s’arrêtent épuisés, enfin, ces monstres ? »…
souffrance de naître et de mourir. Entre
« Jamais je n’avais senti plus implacable la
ces deux étapes liminaires, la vie se décline
sentence des hommes et des choses. »
en une farce grimaçante et solitaire.
« Voyage au bout de la nuit » sonne
Une farce grimaçante et solitaire
comme un coup de tonnerre dans le payPour Bardamu, dépucelé de l’horreur, la
sage des lettres françaises. La voix du
fuite est la seule voie de sortie. Lâche par
soldat Bardamu, jubilatoire et désespéinstinct de survie, couard par lucidité, il
rée, use de l’argot comme d’un scalpel
déserte, se fait prendre. Blessé au combat,
pour ciseler la médiocrité de ses conil est envoyé à l’hôpital. Le délire patriotitemporains, dont il se réclame. Prix
que de ceux de l’arrière l’horrifie. Tous sont
Renaudot 1932, Céline signe un premier
« du bon côté de la situation, où règn[e] une
roman aussi vertigineux que nihiliste,
consigne souriante et implacable d’éliminarestant à ce jour un incontournable
tion envers nous autres, les viandes destinées
géant de la littérature. n
BD &
CINÉ
David Barroux
@DavidBarroux
L’incroyable mort
de Staline
vinyle pour dire au camarade Staline tout le mal
qu’elle pense de lui. Est-ce
Quand la réalité dépasse la
cette lettre qui provoquera
fiction, pas besoin d’invenl’attaque qui va terrasser
ter n’importe quoi pour
c e t t e n u i t- l à S t a l i n e ?
rendre une histoire intéFabien Nury veut le croire
ressante. C’est en partant
et en a fait le point de
de ce principe qu’il avait
départ d’une comédie dont
déjà éprouvé dans l’excelles membres du Politburo
lente série BD « Il était une
seront les ridicules
fois en France » qui raconacteurs. Confrontés à la
tait les aventures hors normort d’un homme que l’on
mes de Joseph Joanovici
pouvait croire immortel et
(un ferrailleur franco-rouqui prenait plaisir à
main devenu l’homme le
BANDE DESSINÉE
envoyer chaque jour au
plus riche de France, à la
La mort de Staline
goulag des wagons d’innofois juif et collaborationde Fabien Nury et Thierry
cents, les Beria, Molotov,
niste), que Fabien Nury
Robin. Dargaud, 144 pages.
Malenkov, Khrouchtchev
s’est amusé à faire revivre
24,99 euros.
et les autres n’attendront
en bande dessinée « la
pas que le corps du dictamort de Staline ». Un scénario crédible et
teur sanguinaire soit froid pour commenpourtant si totalement incroyable que le
cer à se tirer des balles dans les pattes.
réalisateur britannique Armando Iannucci a décidé d’en faire un long-métrage.
Galerie d’acteurs
Ou comment on peut filmer sur un ton
Publiée en deux tomes sortis en 2010
humoristique à la Monty Python les déliet 2012, la BD du tandem Fabien Nury
res d’une dictature sanglante et ridicule à
Thierry Robin faisait sourire. Le film sorti
la fois.
en 2017, lui, fait franchement rire. D’abord
Dans la nuit du 2 mars 1953, Staline
parce que le scénario du film – très proche
écoute à la radio un concerto pour piano de
jusque dans le séquençage de la bande
Mozart. Le concert l’enthousiasme et il
dessinée – est d’une redoutable cruauté. A
exige que la Maison de la radio du peuple
voir ces hauts dignitaires infantilisés et
lui en fasse parvenir un enregistrement.
calculateurs, on se demande comment
Manque de chance, le concert n’a pas
l’URSS a pu tenir si longtemps. Ensuite,
donné lieu à une captation ! Il va falloir le
parce que la galerie d’acteurs retenue pour
rejouer en enfermant le public et en torcette comédie dramatique est bluffante.
dant le bras à Maria Ioudina, la soliste, qui,
La palme revenant à Steve Buscemi en
comme presque tous les Russes, déteste
camarade Khrouchtchev. Car si ce film a
Staline, mais qui, contrairement aux
été titré « La mort de Staline », il aurait
autres, n'en a pas peur. Elle jouera mais
aussi pu être baptisé « La prise de pouvoir
glissera un petit mot à l’enregistrement
de Nikita ». n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // IDEES & DEBATS
Lundi 13 août 2018 Les Echos
série d’été 1/9
L’AUTEUR QUI VOUS A CONSTRUIT
CES SÉRIES QUI RACONTENT L’AMÉRIQUE DE TRUMP
« The Wire »
La série préférée d’Obama
qui annonçait Trump
Jadis boudée par les Emmy Awards, cette série
fait désormais figure de chef-d’œuvre de la petite
lucarne. Revanche de la fiction qui annonçait
« l’autre Amérique », mise sous les projecteurs
depuis l’élection de Trump.
Cédric Villani
« Osamu Tezuka
m’a bouleversé »
Le mathématicien a découvert à la trentaine
l’un des pères du manga, auteur d’« Astro Boy »
et de « L’Histoire des trois Adolf ».
Un choc qui l’a mené à « dévorer » son œuvre.
Propos recueillis par
Benoît Georges
@bengeorges
Jacques Demarthon/AFP
Pourquoi cet auteur plus
qu’un autre ?
Tout le monde a entendu parler
d’Osamu Tezuka sans le savoir, c’est
le père d’« Astro Boy », du « Roi Lion »,
de « Black Jack »… mais plus encore, le
père fondateur du manga, avec ses codes bien tracés : un découpage spectaculaire, des pages débordant d’émotions fortes, des méchants qui ont toujours, toujours, leur moment de rédemption, des
thèmes lancinants (culpabilité, innocence déchue,
filiation, doubles, amour et violence, technologie
puissante).
Racontez-nous le moment où vous le découvrez, le contexte ?
C’est en 2006, jeune trentenaire, que j’ai commencé à me plonger dans Tezuka : c’est en effet à
cette date qu’un court-métrage d’animation qu’il a
imaginé, « Histoires du coin de la rue », est paru en
France. J’y avais emmené mon jeune fils et je me
souviens que nous étions seuls dans la salle de projection… Pourtant, quel chef-d’œuvre ! Economie
de moyens, imagination stupéfiante, thèmes
légers et sérieux tout à la fois. Sur le programme,
une citation de René Laloux louait l’extraordinaire
générosité et la non moins extraordinaire créativité de Tezuka ; tout cela incitait à approfondir !
Dans les années qui ont suivi, j’ai dévoré du
Tezuka. Peu importe qu’il soit considéré comme un
auteur pour enfants : il a en fait écrit pour tous les
âges, et j’y ai trouvé énormément. A cette époque, il
connaissait un regain d’intérêt et le catalogue disponible en France s’enrichissait rapidement. La
somptueuse et noire fresque historique « Ayako »,
le pervers et ô combien dérangeant « MW », l’héroïque satire de « Demain les oiseaux », le cynisme truculent d’« Avaler la terre », les exercices de style de
« Black Jack », l’humanisme si varié des « Histoires
pour tous », le feuilleton d’aventures « Dororo », le
légendaire « Roi Léo », la métaphysique ambitieuse
du « Phénix », la très riche et très cathartique histoire pour enfants « Princesse Saphir »... Tezuka a
tâté tant de genres !
Un livre de lui que vous conseillez particulièrement, et pourquoi ?
De toutes ses œuvres, sans conteste celle qui m’a le
plus marqué est « L’Histoire des trois Adolf ». Ce
manga en quatre volumes m’a littéralement boule-
versé, causant quelques nuits de
cauchemars que j’ai dû conjurer
en écrivant compulsivement ce
que j’en ressentais. Le personnage principal, Adolf Kaufmann, ne le cède en rien à un
héros shakespearien, et c’est un
véritable crève-cœur, une souffrance intime, de le voir se transformer d’un petit garçon adorable en un
monstre dont on espère jusqu’au bout qu’il a gardé
un peu d’humanité.
Autour de cette figure tragique, l’intrigue tresse
les lignes de vie avec une étonnante virtuosité. Les
fenêtres de bonheur viennent parfois s’insérer
dans les moments tragiques, la mort rôde,
l’héroïsme et la lâcheté sont entremêlés partout. Je
ne connais aucune œuvre qui apporte à un tel
« Peu importe qu’il soit
considéré comme un auteur
pour enfants. »
« Il a en fait écrit pour
tous les âges, et j’y ai trouvé
énormément. »
Renaud Honoré
@r_honore
Le 9 mars 2008, « The Wire » achevait son parcours en recueillant la même attention que celle
suscitée par la publication d’un recueil d’économistes sur la croissance potentielle – plutôt
réduite. Ils n’étaient ainsi que quelques centaines
de milliers égarés devant leur télévision à suivre
l’ultime épisode de cette série de cinq saisons,
quand aujourd’hui n’importe quelle tête coupée
par une illuminée prétendant avoir donné naissance à des dragons en attire dix fois plus.
Les Etats-Unis, visiblement, avaient à l’époque la
tête à autre chose qu’à cette fresque exigeante centrée sur le trafic de drogue à Baltimore, ville en
pleine décrépitude. C’était même pire que ça : au
vrai, la réalité semblait presque démentir tout ce
que la série racontait. Un Afro-Américain était
alors sur le point de se faire élire à la présidence,
porté par des foules persuadées qu’il était possible
Dans « The Wire », la plupart
des personnages luttent
en vain contre un système –
l’économie de la drogue,
l’institution de la police,
les médias, etc.
de revivifier le rêve américain. Inimaginable dans
« The Wire », où la plupart des personnages luttent en vain contre un système – l’économie de la
drogue, l’institution de la police, les médias, etc. –
qui leur laisse autant de chances que Rafael Nadal
à ses adversaires sur terre battue. « It’s all in the
game » (c’est le jeu), lance Omar Little, l’inoubliable
détrousseur de dealers de la série, fataliste devant
ce « game » qui revient comme un mantra dans la
saga. « Yes we can », lui répondait alors Barack
Obama.
L’aube du populisme
Dix ans plus tard, Barack Obama a perdu de sa
superbe face à Omar Little (dont il est par ailleurs
un grand fan). Le premier est devenu celui qui a
laissé sa place à Donald Trump, quand le second
est la figure emblématique d’une série jadis boudée par les Emmy Awards mais qui trimbale
désormais l’étiquette de chef-d’œuvre absolu de la
petite lucarne. Revanche de la fiction qui, d’une
certaine manière, annonçait déjà les crises à venir.
Soutien déclaré d’Obama, David Simon, le créateur de « The Wire », décrivait pourtant une réalité
qui ne pouvait que faire prospérer un populiste
comme Donald Trump, de la même manière que
le fervent partisan de l’aristocratie qu’était Balzac
se vouait à raconter l’ascension irrésistible de la
bourgeoisie sous la Restauration et la Monarchie
de juillet.
« L’autre Amérique »
C’en est presque devenu une tarte à la crème, mais il
est difficile de ne pas accoler l’adjectif « balzacien »
à l’ambition folle de « The Wire ». A l’origine, David
Simon avait caché son jeu aux pontes de HBO.
« Hey les gars, que diriez-vous d’une série policière où
l’on poursuit des dealers ? » Pas fous, les dirigeants
de la chaîne devaient se douter que cet ancien journaliste du « Baltimore Sun » n’allait pas se contenter de leur pondre une sorte de « Commissaire Maigret » mangeant du burger. Mais s’attendaient-ils à
ça ? Une fresque foisonnante, tragique et pleine
d’humour noir, qui donne sa part d’humanité à
tous ses personnages arpentant les trottoirs de Baltimore, de la place de la mairie aux tours de la cité.
L’intrigue policière nous plonge dans « l’autre
Amérique », mise sous les projecteurs depuis l’élection de Trump : celle des tensions raciales, des
ouvriers laissés pour compte de la mondialisation
(la saison 2 sur les docks), celle des services publics
qui ne corrigent plus les inégalités (sublime saison 4 centrée sur le destin de collégiens), celle souffrant d’un système politique vérolé par l’argent.
Celle aussi où l’ascenseur social est cassé. Dans une
scène mémorable, l’un des dealers, D’Angelo
Barksdale, tente d’expliquer les règles des échecs à
ses compagnons de trafic. « Comment le pion fait-il
pour devenir roi », demande l’un. Soupir, et réponse
impitoyable : impossible, « the king stays the king »,
quoi qu’il arrive. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
« Homeland », Russie et « fake news » à la sauce
bipolaire
point la sensation viscérale de l’injustice, de
l’incroyable et complexe tragédie de l’humanité au
cours d’une première moitié de XXe siècle qui a
broyé tous ses enfants. Le tout dans la tradition de
Tezuka, où tout manichéisme est banni, où même
les bourreaux font pitié, et où chaque règle a ses
exceptions. « Tezuka touche notre cœur pour parler
à notre intelligence », promettait le commentaire
de mon édition : promesse tenue.
Un extrait que vous aimez…
Celui où le jeune Adolf écrit une lettre à sa mère,
après avoir tué pour la première fois. C’est
d’ailleurs en son honneur que j’ai intégré l’une de
ses répliques, « Qui suis-je, dites-moi ? » dans le
texte de mes « Rêveurs lunaires ». Incapable de
complètement le haïr, on en vient à guetter dans sa
propre souffrance un indice de rédemption. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Olivier Py : « Shakespeare empoigne comme
personne la violence du monde »
Omar Little, l’inoubliable détrousseur de dealers de la série. Photo HBO
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IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Lundi 13 août 2018
SÉRIE
D’ÉTÉ
21/24
Le rêve de
C. J. Walker
LES PIONNIÈRES // Référence encore de nombreuses Afro-Américaines,
cette fille d’esclaves a bâti un empire cosmétique qui, au lendemain de la Première
Guerre mondiale, employait pas moins de 3.000 agents commerciaux – tous noirs.
Tristan Gaston-Breton
tgb@historyandbusiness.fr
américaine blanche ou du moins de lui ressembler, les femmes de la classe moyenne noire cherchent par tous les moyens à se raidir les cheveux,
suscitant la création de multiples échoppes de
soins capillaires.
J
e suis une femme originaire des
champs de coton du Sud. De là, je
suis devenue blanchisseuse. Puis,
par la suite, cuisinière. Enfin, je me
suis lancée dans le business des
produits cosmétiques et
capillaires. » Ainsi parlait, évoquant son
destin, Sarah Breedlove, plus connue
sous le nom de Madam C.J. Walker. Première femme noire millionnaire de l’histoire du pays,
militante ardente de la cause
des Noirs outre-Atlantique,
cette descendante d’esclaves reste encore
aujourd’hui une référence pour de très nombreuses Afro-Américaines. Elle incarne
l’émergence progressive, au tournant du
XX e siècle, d’une
classe d’entrepreneurs noirs décidés
à tirer parti de l’abolition de l’esclavage,
proclamée en
1865. La réussite de
Madam C.J. Walker s’inscrit dans
un moment clef de
l’histoire des EtatsUnis, marqué par la
fin de l’esclavage, la
migration massive
des Noirs des Etats du
Sud vers les grands
centres industriels et
urbains du nord du pays
et l’essor d’un capitalisme
de masse.
Aux Etats-Unis, rares sont
les Afro-Américains qui ne
connaissent pas la légende,
racontée par l’entrepreneuse ellemême, de l’origine de sa bonne fort u n e . C ’é t a i t a u d é b u t d e s
années 1900. Affligée d’une alopécie,
Madam C.J. Walker avait essayé, sans succès, toutes sortes de remèdes. Une nuit, elle
fit un rêve. « Dans ce rêve, un gros homme noir
m’apparut. Il s’assit à côté de moi et me dit quels éléments mélanger pour élaborer une préparation qui
guérirait mes cheveux. La plupart de ces ingrédients
venaient d’Afrique. Le lendemain matin, je fis ce qu’il
m’avait dit et appliquai le produit sur ma tête. Tous
mes problèmes disparurent. Je décidai alors de vendre cette préparation à toutes les femmes noires affligées des mêmes problèmes. » Véritable révélation
nocturne ou formidable « coup de marketing » ? Le
recours à la Providence divine ne pouvait manquer
d’interpeller les communautés noires dont la vie
sociale s’organisait largement à travers les églises et
au sein desquelles le pentecôtisme (qui croit dans le
pouvoir de la guérison divine) progressait rapidement. De même, en invoquant l’origine africaine de
son produit, Madam C.J. Walker l’investissait d’une
puissance magique, celle des herbes médicinales
traditionnelles, à laquelle les Noires américaines
restaient fortement attachées. Subtil équilibre des
influences qui assura son succès…
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Des années d’errance
D’un tel succès, la jeune Sarah Breedlove n’aurait
jamais rêvé trente ans plus tôt. Lorsqu’elle naît en
1867, dans une petite bourgade de Louisiane, cela
fait deux ans que la guerre de Sécession est terminée et que l’esclavage a été aboli. Anciens esclaves
devenus libres, ses parents sont restés sur la plantation de leur maître, dont les biens ont été confisqués. Mais la vie est difficile. En Louisiane comme
dans tous les anciens Etats esclavagistes, la condition des Noirs, victimes de l’hostilité systématique
des Blancs et d’actes de violence répétés, est pres-
Les cheveux, un statut social
que inten a b l e . C ’e s t
dans ce climat
oppressant que la jeune Sarah
Breedlove grandit. En 1873, alors qu’elle a
sept ans, elle perd sa mère. Deux ans plus tard, c’est
au tour de son père de disparaître. Trop jeune pour
subvenir à ses propres besoins, elle est prise en
charge par sa sœur aînée, qui vient de se marier.
Violent, l’homme la fouette chaque jour et abuse
d’elle régulièrement. Et à la violence domestique
s’ajoute celle de l’extérieur : en Louisiane, les lynchages de Noirs sont quotidiens. En 1878, sur fond
de crise économique et de climat de terreur, Sarah,
sa sœur et son mari s’installent à Vicksburg, dans
le Mississippi, où la situation est un peu moins tendue. Pour échapper à son beau-frère, Sarah y
épouse en 1881 – à quatorze ans– un certain Moses
McWilliams, qui mourra en 1888 non sans avoir
eu le temps de lui donner une fille.
Commence alors, pour la jeune fille, de longues
années d’errance. D’abord employée comme blanchisseuse, Sarah Breedlove part en 1888 pour
Saint-Louis, la grande ville industrielle du Missouri, qui abrite une importante communauté
noire. Là encore blanchisseuse, elle devient l’un
des piliers de l’église locale que fréquentent les
membres de la nouvelle classe moyenne noire en
plein essor : enseignants, juristes, médecins et sur-
tout barbiers, propriétaires de leur échoppe, qui
constituent le fer de lance de la classe entrepreneuriale noire. Elle y fait des rencontres qui lui
seront, plus tard, d’une grande utilité. C’est à SaintLouis qu’elle rencontre son second époux, John
Davis, un bon à rien qui la trompe sans vergogne,
mais qui lui donne l’apparence de respectabilité à
laquelle elle commence à aspirer. Là, toujours,
qu’elle commence une liaison avec Charles Joseph
Walker, un journaliste qu’elle finira par épouser en
1906 avant d’en divorcer quatre ans plus tard, et
dont elle ne conservera que le nom, Walker. C’est à
Saint-Louis enfin qu’elle contracte cette maladie
du cuir chevelu et qu’elle commence à perdre ses
cheveux… Les cheveux… Dans les communautés
noires de l’époque, ils tiennent une place considérable. Avoir de beaux cheveux, c’est le signe d’un
statut social élevé. A les embellir et à les soigner, les
femmes noires consacrent beaucoup de temps.
Leur réputation en la matière est telle que ce sont
elles que, dans les Etats du Sud à l’époque de l’esclavage comme dans les Etats du Nord abolitionnistes, les femmes blanches choisissaient pour coiffeuses. Après 1865, une nouvelle mode s’impose :
le défrisage. Dans l’espoir de s’intégrer à la société
On comprend le désespoir de Sarah Breedlove,
dont les cheveux commencent à tomber au
moment même où elle aspire à une certaine respectabilité. La suite est connue… du moins telle que
la raconte Madam C.J. Walker. Car la réalité est un
peu différente de celle, onirique, qu’elle livrera plus
tard. Vers 1900, après avoir testé en vain toutes sortes de mixtures, Sarah Breedlove pousse la porte de
la boutique d’Annie Minerva Turnbo. Cette femme
a vite compris tout le parti qu’elle pouvait tirer de la
passion des Noires pour les beaux cheveux et lancé,
sous le nom de « Pope-Turnbo », une ligne de produits capillaires vendue dans les quartiers noirs de
la ville. Habilement, elle a commencé de se constituer un réseau d’agents – des femmes – chargé de
faire la promotion de ses préparations. On ignore si
les produits Pope-Turnbo eurent quelque effet sur
les cheveux de Sarah. Ce qui est sûr, c’est qu’Annie
Minerva Turnbo n’a aucun mal à convaincre la
future Madam C.J. Walker de devenir son agente à
Denver.
C’est dans la capitale du Colorado que Sarah
Breedlove aurait eu son célèbre rêve. En 1906, lasse
de travailler pour Annie Minerva Turnbo et ayant,
elle aussi, senti le filon, Sarah met au point, dans sa
modeste chambre de bonne, son fameux produit
miracle baptisé « Wonderful Air Grower » : une
banale mixture faite à partir de désinfectant,
d’extrait de parfum de violette et de sulfate de cuivre. Ayant testé avec succès ce mélange sur ellemême, elle entreprend de sillonner les Etats du
Sud et les grands centres urbains du nord des
Etats-Unis pour vanter son produit auprès des
femmes noires, laissant à sa fille le soin de préparer et d’expédier les commandes depuis Denver.
La première clef de son succès, ce sont les églises.
Partout où elle s’arrête, elle y organise de grandes
séances de démonstration et de vente, suscitant un
formidable bouche-à-oreille. L’autre clef, c’est un
étonnant sens du marketing. Ayant très bien compris l’importance de la publicité, elle est la première à montrer, dans ses encarts, un visage avant
et après traitement. Surfant sur la soif de reconnaissance des classes moyennes noires, elle se fait
appeler Madam C.J. Walker, une petite révolution
chez les Afro-Américains que les Blancs, depuis
toujours, appellent « Oncle » et « Tante » ou par
leur prénom. Autant de recettes qui contribuent
au boum des commandes. Shampoings, savons,
produits capillaires… Au fil des années, de nouveaux produits s’ajoutent au Wonderful Air
Grower. Madam C.J. Walker est en fait la première
à créer une ligne complète de produits cosmétiques de marque destinés à la communauté noire
des Etats-Unis.
En 1910, l’entrepreneuse fait construire une
usine à Indianapolis, la principale ville industrielle
des Etats-Unis. Elle y emploie une centaine
d’ouvrières. Ses produits sont vendus dans tout le
pays par l’intermédiaire d’un réseau de représentantes qui, à sa mort, comptera plus de 3.000 personnes. Elle ouvre également, dans les principales
villes des Etats-Unis, des salons spécialisés dans
les soins capillaires. Devenue très riche, Madam
C.J. Walker habite dans une grande maison près
de New York, la Villa Lewaro. Elle compte pour
voisins les industriels Jay Gould et John D. Rockefeller… Entrepreneuse prospère, c’est aussi une
philanthrope généreuse prompte à aider la cause
des Noirs et à combattre les lynchages. Lorsqu’elle
meurt en 1919, à cinquante et un ans, c’est l’un des
membres les plus respectés de la communauté
noire américaine mais aussi des élites blanches de
la côte Est. Son entreprise a cessé ses opérations en
1981. Mais la marque a été récemment relancée. n
5 RETROUVEZ DEMAIN
Mary Kay Ash, la reine du porte-à-porte
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Lundi 13 août 2018Les Echos
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Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
À L’ÉTRANGER
FOOTBALL REPRISE
DE LA LIGUE 1
ÉTATS-UNIS LES NÉO-NAZIS
MANIFESTENT À WASHINGTON
Lyon, Marseille et Monaco ont chacun remporté leur match de la première journée du championnat de
France de Ligue 1 de football. L’Olympique Lyonnais a battu Amiens 2 à 0
tandis que Monaco s’est imposé à
Nantes 3 à 1. Pour sa part, l’Olympique de Marseille a gagné 4-0 contre
Toulouse. Le Paris Saint-Germain
devait affronter dimanche soir Caen
et Bordeaux devait être opposé à
Strasbourg.
Washington se préparait dimanche à
accueillir, à deux pas de la MaisonBlanche, un rassemblement de nationalistes blancs organisé à l’occasion
du un an des violences perpétrées à
Charlottesville, en Virginie, lors desquelles une militante antiraciste
avait été tuée. Samedi Donald Trump
a condamné le racisme « sous toutes
ses formes » dans un message sur
Twitter. Dimanche, sa fille Ivanka, a
renchéri sur le même thème.
MONT BLANC DES LETTONS
BLOQUÉS PAR LES GENDARMES
ISRAËL LES ARABES CONTRE
LA LOI SUR L’ÉTAT-NATION
Des Lettons ont été bloqués par les
gendarmes samedi dans leur tentative d’aller hisser leur drapeau national au sommet du mont Blanc, à la
demande de Jean-Marc Peillex, le
maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie). Cet élu dénonce régulièrement
l’impréparation et l’équipement
sommaire de personnes qui se lancent à l’assaut du toit de l’Europe et de
ses 4.810 mètres de haut.
ORAGES 15 DÉPARTEMENTS
PLACÉS EN VIGILANCE ORANGE
Quinze départements ont été placés
dimanche après-midi en vigilance
orange en raison d’un risque d’orages
violents. Dans le Sud-Ouest, il s’agit
de la Haute-Garonne, le Gers, le Lotet-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, l’Ariège,
l’Aveyron, le Lot, le Tarn et le Tarn-etGaronne. Dans le Sud-Est, ce sont le
Gard, les Bouches-du-Rhône, l’Ardèche, la Drôme et le Vaucluse qui
étaient sous surveillance.
TERRORISME MACRON REÇOIT
LA MÈRE D’UN CONDAMNÉ
Samedi, Béatrice Gallay, la mère d’un
Français condamné au Maroc qui
s’était présentée devant les grilles du
fort de Brégançon dans le Var, a été
reçue par Emmanuel Macron, qui
passe ses vacances dans cette résidence estivale réservée au président
de la République. La sexagénaire
voulait sensibiliser l’Elysée au sort de
son fils Thomas, 37 ans, détenu près
de Rabat au Maroc, après sa condamnation en appel en 2017 à quatre ans
de prison dans le cadre d’une procédure antiterroriste. Elle s’est dite rassurée par la teneur de l’entretien.
ROUEN UNE BOMBE DE 220 KILOS
DÉSAMORCÉE
Une bombe anglaise d’environ 220
kilos et datant de la Seconde Guerre
mondiale, retrouvée fin juin à Rouen,
a été neutralisée dimanche, par le
service des démineurs de Caen. Les
personnes résidant dans un périmètre de 270 mètres autour de la bombe
avaient été évacuées à partir de 7 heures du matin. 630 logements étaient
concernés ainsi qu’un Ehpad, soit
1.800 personnes. Les habitants ayant
été prévenus en amont, seulement
une centaine de personnes ont dû
être évacuées vers un gymnase.
Une sonde pour percer les secrets du soleil
Plusieurs milliers de manifestants
ont protesté samedi à Tel Aviv contre
la nouvelle loi déclarant Israël l’Etatnation du peuple juif, texte qui a suscité la colère de la minorité arabe et
des critiques à l’étranger. Cette loi ne
reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux Juifs. Promulguée juste
après le 70e anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, elle retire
notamment à l’arabe son statut de
langue officielle à côté de l’hébreu.
MALI « IBK », LE PRÉSIDENT
SORTANT, FAVORI DES URNES
GARD MISE EN EXAMEN DES
RESPONSABLES DE LA COLONIE
Les deux responsables allemands de
la colonie de vacances installée sans
autorisation dans une zone inondable du Gard ont été mis en examen
samedi pour « blessures involontaires aggravées par la mise en danger
d’autrui ». La centaine d’enfants allemands qui participaient à cette colonie a été évacuée d’urgence lors de
violents orages jeudi. Neuf enfants
ont été légèrement blessés et un
homme a disparu.
LA PHOTO DU JOUR
Baba Ahmed/AP/Sipa
Allili Mourad /Sipa
EN FRANCE
Les Maliens votaient dimanche au
second tour d’une élection dont le
président, Ibrahim Boubacar Keïta
(IBK), était donné favori malgré des
accusations de fraude. Selon son
opposant Soumaïla Cissé, des bulletins de vote « circulent dans le pays »
depuis plusieurs jours pour faciliter
la réélection de M. Keïta. Sur le plan
sécuritaire, le gouvernement a fait
arrêter la veille un commando au
moment où il « planifiait des attaques ciblées à Bamako pendant le
week-end ».
ASIE ACCORD HISTORIQUE SUR
LE STATUT DE LA CASPIENNE
Les responsables des 5 pays bordant
la mer Caspienne ont signé dimanche
une convention donnant un statut
légal à cette mer stratégique, qui
recèle des gisements d’hydrocarbures. Les responsables de Russie,
d’Iran, du Kazakhstan, d’Azerbaïdjan
et du Turkménistan ont paraphé ce
document qui donne à la mer Caspienne un statut dont elle était privée
depuis la fin de l’Union soviétique.
L’événement est jugé « historique »
par le président kazakh Nazarbaïev.
ROUMANIE MANIFESTATIONS
CONTRE LE POUVOIR
Les Roumains ont à nouveau manifesté samedi, à Bucarest et dans les
principales villes du pays, pour
demander la démission du gouvernement social-démocrate. Des rassemblements pacifiques de ce type ont eu
lieu à plusieurs reprises ces derniers
mois, les sociaux-démocrates n’ayant
cessé depuis leur arrivée au pouvoir,
début 2017, de chercher à dépénaliser
plusieurs infractions liées à la corruption.
La Nasa a lancé dimanche avec succès sa sonde Parker, dont la mission est de tenter de traverser l’atmosphère du Soleil pour
percer le secret des tempêtes solaires. « Cette mission marque réellement la première visite de l’humanité sur une étoile », a dit
Thomas Zurbuchen, un responsable de la Nasa.
Photo : DR
ON EN PARLE À TAIPEI
Pékin multiplie les pressions contre Taiwan
La Chine enjoint les Etats-Unis d’empêcher l’escale de la présidente de Taiwan.
P
ékin tente son maximum pour isoler Taipei.
Les Chinois ont ainsi
demandé à Washington de
mettre des bâtons dans les
roues à Tsai Ing-wen, à l’occasion de son voyage en Amérique latine qui commence cette
semaine. La présidente de
Taiwan devrait transiter aux
Etats-Unis pour se rendre au
Paraguay et au Belize.
« Nous enjoignons aux EtatsUnis de respecter le principe
d’une seule Chine […], de ne pas
autoriser le prétendu transit de
la responsable taïwanaise et de
cesser d’envoyer de mauvais
signaux aux forces indépendantistes de Taiwan », a prévenu
Geng Shuang, porte-parole de
la diplomatie chinoise.
Taiwan a vu ces derniers
Pékin a accentué sa pression
économique, militaire et diplomatique sur l’île. Taiwan garde
n é a n m o i n s l ’a p p u i d e
Washington.
Allié résolu
S’ils reconnaissent la Chine
populaire depuis 1979, les Américains conservent en effet avec
l’île des relations commerciales
et demeurent son allié militaire
résolu, lui vendant des armements. Une proximité qui irrite
les autorités communistes.
Mais Donald Trump, qui
avait provoqué le courroux de
Pékin après son élection fin
2016 en acceptant un appel téléphonique de Tsai Ing-wen, a
enfoncé le clou cette année en
approuvant un « Taiwan Travel
Act », qui encourage les hauts
responsables américains à se
rendre à Taiwan pour y rencontrer leurs homologues.
Pour autant, la Chine est bien
décidée à resserrer son étau sur
les dirigeants de l’île. Dernier
événement en date et non des
moindres, Pékin vient d’obliger
quelque 44 compagnies aériennes, dont Cathay Pacific, American Airlines, Delta Airlines et
United Airlines, à ne plus mentionner sur leur site Internet
l’île comme un territoire à part.
Autre succès de Pékin : les
Jeux Olympiques de la jeunesse
de l’Asie de l’Est, qui devaient se
dérouler à Taichung (centre de
Taiwan) en 2019, viennent
d’être annulés. Une décision du
Comité olympique dont les
autorités chinoises se félicitent.
— M. G.
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AFGHANISTAN : POURSUITE
DES COMBATS À GHAZNI
Les talibans ont continué de résister,
dimanche, aux forces afghanes pour
la troisième journée de suite à Ghazni, dans l’est de l’Afghanistan, malgré la confiance affichée par les autorités sur leur capacité à reprendre le
contrôle. Juste avant l’offensive sur
Ghazni, une délégation de talibans
s’est rendue en Ouzbékistan pour
évoquer le processus de paix et le
retrait des forces étrangères.
mois ses positions diplomatiques s’éroder avec la décision de
la République dominicaine,
puis du Burkina Faso, d’établir
leurs relations avec Pékin. L’île
n’est plus reconnue que par 18
Etats dans le monde.
La Chine communiste considère que Taiwan fait partie intégrante de son territoire, même
si l’île est dirigée de façon indépendante par un régime rival
depuis 1949. Pékin refuse de
reconnaître cette souveraineté
et interdit à ses partenaires au
nom du « principe d’une Chine
unique » d’entretenir des relations diplomatiques avec Taipei. Depuis l’arrivée au pouvoir
en 2016 de Tsai Ing-wen, membre du Parti démocrate progressiste (DPP), connue pour
ses positions indépendantistes,
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Lundi 13 août 2018
www.lesechos.fr
Elles contestent la
méthode selon laquelle
leur contribution au Fonds
est déduite de leurs fonds
propres. // P. 19
DEVISES EUR/GBP 0,8933 EUR/JPY 1,2625 EUR/CHF 1,135 GBP/USD 1,277 USD/JPY 1,1067 USD/CHF 0,9951 TAUX EONIA -0,357 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6474 T-BONDS 10 ANS 2,9597
INDUSTRIE & SERVICES
MONSANTO
DERNIÈRE HEURE
Glyphosate : le fabricant
du Roundup perd une manche
aux Etats-Unis.
Un bonus-malus sur les emballages
plastique dès 2019
// P. 12
AIRBNB
L’entreprise californienne
fête ses dix ans dans un contexte
réglementaire qui se durcit.
// P. 13
WEWORK
Le géant japonais obtient
1 milliard de dollars
du japonais SoftBank.
Enrique Moreira
@EnriqueMoreira
// P. 13
INEOS
Petit poisson dans la grande mare des
équipementiers sportifs à sa création,
en 1985, TYR s’est peu à peu imposé
comme une référence dans le milieu de
la natation. L’entreprise californienne,
fondée par Steve Furniss (médaillé de
bronze aux Jeux Olympiques de 1972) et
Joseph DiLorenzo (ancien d’Adidas), est
devenue l’un des principaux acteurs du
marché de la natation, aux côtés
d’Arena et Speedo.
Connu pour ses maillots de bain aux
imprimés très créatifs et colorés, TYR
ne se limite pas aux seuls athlètes. La
marque, qui revendique un chiffre
d’affaires de 100 millions de dollars
(114 millions d’euros), est présente dans
plus de 40 pays, via des distributeurs.
Elle possède aussi une filiale européenne (TYR Europe), gérée depuis
Mulhouse.
Le patron accusé de lâcher
Londres pour Monaco.
// P. 14
RATP
La régie à l’heure des grands
travaux d’été.
// P. 14
Sipa
ÉLEVAGE
La filière porcine se prépare
une rentrée à hauts risques.
Tisser des partenariats
// P. 14
SPORTS DIRECT
La chaîne d’articles rachète les
grands magasins House of Fraser.
// P. 14
Actuellement, seul un quart des emballages en plastique sont recyclés. Photo Gile Michel/Sipa
PÉTROLE
Les mégafusions d’il y a vingt ans
ne sont plus en vogue.
A défaut d’imposer des
normes aux industriels,
le gouvernement veut sensibiliser le consommateur par
le prix pour accélérer l’usage
de plastiques recyclés.
// P. 15
HIGH TECH & MÉDIAS
TÉLÉVISION
Les journaux de 20 Heures
ont gagné des téléspectateurs
depuis un an.
Martine Robert
@martiRD
// P. 16
PME & RÉGIONS
ROQUETTE
Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, hausse le ton et
annonce dès 2019 un système de « bonusmalus » sur les plastiques allant jusqu’à
10 % du prix des produits concernés, afin de
mobiliser les consommateurs. « Demain,
quand il y aura le choix entre deux bouteilles,
l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre
non, la première sera moins chère », a-t-elle
déclaré dans un entretien au « Journal du
dimanche ». En 2020, un logo sera mis en
Le groupe familial reprend le leader
mondial des caramels colorants.
// P. 17
FINANCE & MARCHÉS
DEVISE
La monnaie turque clôture
sur une chute de 14 %.
// P. 18 ET « CRIBLE » P. 24
FTSE RUSSELL
Le fournisseur d’indices
britannique veut intégrer la Chine.
Shutterstock
BANQUE
// P. 19
CRYPTOMONNAIES
Bitcoin : la spéculation se retourne
contre sa « créature ».
// P. 20
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 23
place sur les étiquettes pour aider le client à
mieux repérer les produits vertueux.
Actuellement, seul un quart des emballages en plastique sont recyclés, selon une
étude publiée en mars par « 60 Millions de
consommateurs », et de nombreux produits, comme des jouets, ne peuvent pas
l’être. Selon une autre étude du syndicat
professionnel des emballages plastique
PlasticsEurope, la France, en ne recyclant
que 22 % de ses déchets dans cette matière,
est 9 points au-dessous de la moyenne européenne. Or pas moins de 4,6 millions de tonnes de plastique sont mises sur le marché en
une année dans l’Hexagone, et cela continue de croître. C’est donc à l’un des emblèmes par excellence de la société de consommation que le gouvernement s’attaque,
sous la pression de la société civile comme
de la Commission européenne.
Recycler 100 % du plastique en 2025 était
une promesse de campagne d’Emmanuel
Macron. Le 2 juillet, les industriels propo-
saient de doubler l’usage de plastiques recyclés à cette échéance, ce que la secrétaire
d’Etat a jugé insuffisamment ambitieux.
Contribution aux éco-organismes
A défaut d’imposer des normes aux chefs
d’entreprise, engagés néanmoins dans la
bonne direction, le gouvernement cherche
donc à sensibiliser l’utilisateur final par le
prix. Pour autant, dans quelle proportion le
dispositif abaissera-t-il le coût des objets en
plastique recyclé et relèvera-t-il celui de
ceux qui ne le sont pas ? Car ce bonus-malus
devrait être mis en place au niveau des contributions versées par les industriels à leurs
éco-organismes (« Les Echos » du 2 juillet
2018). Certains patrons se posent toutefois
en pionnier. Michel-Edouard Leclerc a promis d’anticiper dès septembre la loi supprimant en 2020 les objets plastique à usage
unique tels que les gobelets, et de faire pression auprès de ses fournisseurs pour supprimer les plastiques non recyclables. n
Le patron d’Indiscrète, ex-Aubade,
s’est suicidé
// P. 19
Le pragmatisme du gendarme
bancaire britannique face au Brexit.
Natation :
TYR profite
des médailles
de l’équipe
de France
Stéphane Frachet
@Frachet2
— Correspondant à Tours
Les pompiers ont découvert le corps sans
vie de Didier Degrand, 55 ans, jeudi soir
dans l’usine de confection de Chauvigny
(Vienne). Selon les premiers éléments de
l’enquête, le cogérant de cette entreprise de
lingerie haut de gamme s’est donné la mort,
sur son lieu de travail, alors que les salariés
étaient en vacances. Les gendarmes avaient
été prévenus par son épouse, inquiète après
avoir trouvé une lettre annonçant les intentions de son mari.
La petite usine de corseterie CDB, plus
connue sous sa marque Indiscrète, est en
redressement judiciaire depuis fin juillet.
Le tribunal de commerce de Poitiers lui a
donné six mois pour trouver une solution
en raison d’un déficit de 200.000 euros.
Principale raison de cette mauvaise
passe : un client distributeur placé en liquidation (la marque de maillots de bain
Reard) a cessé son activité en laissant une
ardoise de 40.000 euros en 2017, sans
compter les commandes prévues sur
l’année en cours. Près d’un salarié sur cinq
travaillait pour ce contrat, indiquait en
substance Didier Degrand à l’issue de
l’audience le 25 juillet. Les dirigeants devaient se résoudre à licencier du personnel. Ce
que ne supportait pas le cogérant, selon des
témoignages proches de l’enquête.
Didier Degrand, est décrit comme un
excellent connaisseur de la production,
mais dont la vision stratégique semblait
assez floue. De sources concordantes, des
désaccords existaient entre les associés.
Relancée en 2010 par trois anciens cadres
d’Aubade, Didier Degrand, Béatrice Mongella et Christelle Bois, cette usine de
confection labellisée Entreprise du patrimoine vivant (EPV) emploie une vingtaine
de salariés. Le réseau de vente à domicile est
assuré par 120 vendeuses indépendantes.
Le chiffre d’affaires avait progressé de
300.000 euros la première année à 1 million
ces dernières années. Mais malgré son label
Made in France, la petite PME n’a pas réussi
à consolider son carnet de commandes. n
« Si Arena ou Speedo restent plus
connus, c’est parce qu’ils ont intégré
avant nous le marché de la grande
distribution », explique Cyril Saccoccio,
chargé du marketing Web au sein
de l’équipe d’une quinzaine de personnes de TYR Europe. « Alors que la marque était déjà bien installée aux EtatsUnis, les portes de la distribution en
Europe ont eu plus de mal à s’ouvrir pour
TYR », reconnaît aussi son patron,
Franck Horter.
« Alors que la marque
était déjà bien installée
aux Etats-Unis,
les portes de la
distribution en Europe
ont eu plus de mal à
s’ouvrir pour TYR. »
FRANCK HORTER
Directeur de TYR Europe
Pour s’imposer dans le grand bassin,
la marque a donc tissé des partenariats.
Comme celui avec la Fédération française de natation (FFN), signé en 2002.
Pour un montant d’environ 1 million
d’euros, l’enseigne équipe « aussi bien
l’élite que les espoirs ou les cadets ».
TYR Europe est également partenaire de la Ligue européenne de natation, organisatrice des Championnats
d’Europe dont la 34e édition s’est achevée dimanche. Les nageuses et nageurs
français (comme Mehdy Metella, Charlotte Bonnet, Marie Wattel, Béryl Gastaldello…) y ont réussi une belle performance, ramenant huit médailles dont
quatre en or.
L’équipe de Grande-Bretagne, qui a
terminé deuxième du championnat
(derrière les Russes), est également
sponsorisée par la marque californienne. Autant d’occasions de voir les
équipements T YR monter sur le
podium. Le dernier grand coup du
fabricant de maillot de bain : avoir signé
avec l’américaine Katie Ledecky, 5 fois
championne olympique et 14 fois
championne du monde. n
Shutterstock
Fonds de résolution :
six banques
françaises en
appellent à la justice
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Lundi 13 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Glyphosate : Monsanto perd
une manche aux Etats-Unis
l Un tribunal américain a condamné le géant des semences racheté par Bayer.
l L’exécutif français a salué « un jugement historique », Nicolas Hulot appelant Européens et Américains à participer à la « guerre » contre ces produits.
Franck Fife/AFP
à suivre
JPMorgan Chase investit plus de
50 millions dans le club de foot de Lille
SPORT JPMorgan Chase a investi plus de 50 millions d’euros
dans le club de foot lillois, le LOSC. La banque américaine a
racheté une partie de la dette que le club avait contractée auprès
du fonds d’investissement Elliott. Le LOSC, racheté à Michel Seydoux par l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gerard
Lopez en janvier 2017, a depuis effectué plusieurs emprunts obligataires pour financer les investissements, notamment en termes de recrutement, consentis par les nouveaux dirigeants.
Les sabots Crocs ferment leurs
derniers sites de production
MODE Crocs, la marque de sabots en plastique, va sous-traiter
l’ensemble de sa production après la fermeture de ses deux dernières usines au Mexique et en Italie. L’entreprise, qui compte
400 points de vente, a affiché l’objectif d’en fermer une centaine,
et veut se développer en ligne. Renfloué en 2013 par le fonds
américain Blackstone, Crocs a dégagé un bénéfice net de
30,4 millions de dollars au deuxième trimestre, pour un chiffre
d’affaires de 328 millions (+2,3% hors effets de change).
Dewayne Johnson a obtenu près de 290 millions de dollars de dommages et intérêts. Photo Josh Edelson/AFP
AGROCHIMIE
Anaïs Moutot
@AnaisMoutot
— Correspondante à San Francisco
Nouvelle menace de grève des pilotes
d’Air France
AÉRIEN Le futur PDG d’Air France-KLM devra reprendre la
négociation avortée sur les salaires « ou alors il y aura quinze jours
de grève », prévient Philippe Evain, président du premier syndicat
de pilotes de la compagnie aérienne, dans « Le Parisien dimanche ». Sans patron depuis le départ de Jean-Marc Janaillac début
mai, Air-France-KLM a décidé de tripler la rémunération de son
futur PDG pour attirer les candidats, au risque de jeter de l’huile
sur le feu après l’échec des grèves à répétition du printemps.
Tesla :
Elon Musk
attaqué par des
spéculateurs
à bas coût Ryanair a annulé vendredi près de 400 vols suite à la
grève la plus importante de son
histoire. Les pilotes, basés dans
cinq pays européens, réclament de
meilleurs salaires, une réduction
des heures de vol, et des contrats
en droit local. 55.000 passagers
ont été touchés en Allemagne, Belgique, Suède, Irlande. Présente
dans 37 pays, Ryanair avait évité
des grèves en décembre, en reconnaissant les syndicats. Des discussions doivent s’ouvrir ce lundi.
Sipa
AÉRIEN La compagnie irlandaise
AUTOMOBILE Deux vendeurs à
découvert ayant spéculé sur la
chute de Tesla ont porté plainte
contre Elon Musk, qui veut retirer
le constructeur de véhicules électriques de la Bourse. Selon Kalman Isaacs et William Chamberlain, ce projet, qui a fait bondir le
cours de l’action Tesla, leur a fait
perdre des millions de dollars. Le
gendarme de la Bourse, la SEC, a
par ailleurs contacté Tesla pour
lui demander si l’affirmation
d’Elon Musk était « réelle », selon
la presse américaine.
D
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Un service proposé par Les Echos Solutions
Des études contradictoires
Mardi dernier, une cour fédérale a
ainsi demandé à l’agence sanitaire
brésilienne de procéder à une réévaluation toxicologique du glyphosate et a ordonné la suspension
pendant un mois de l’enregistrement de tous les produits contenant
la substance. Le ministère brésilien
a annoncé qu’il allait déposer un
recours. Le glyphosate fait l’objet
d’études et de décisions contradictoires depuis de nombreuses
années. Monsanto met en avant
« 800 études scientifiques » et les
conclusions négatives de l’Agence
de protection de l’environnement
(EPA) aux Etats-Unis ainsi que des
agences européennes Efsa (sécurité
des aliments) et Echa (produits
chimiques) sur son caractère
cancérigène.
Mais le Centre international de
recherche sur le cancer (CIRC), un
organe de l’Organisation mondiale
de la santé, a classé le glyphosate
comme « cancérigène probable »
pour l’homme en 2015, et a été suivi
par l’Etat de Californie. « Le CIRC est
corrompu, l’agence a manipulé les
« La société
s’est engagée
dans un effort
délibéré
pour déformer
la réalité. »
BRENT WISNER,
L’avocat de Dewayne Johnson,
dans sa plaidoirie finale
données », déclare Scott Partridge.
Des accusations qui n’ont pas
convaincu le jury alors que les
« Monsanto Papers », le nom donné
à cet ensemble de documents internes déclassifiés en mars 2017, ont
montré les pratiques douteuses de
la multinationale, évitant de communiquer certaines études à l’EPA
et payant de larges sommes à des
scientifiques de renom pour qu’ils
apposent leur signature sur des
études rédigées en interne. « La
société s’est engagée dans un effort
délibéré pour déformer la réalité », a
conclu Brent Wisner, l’avocat de
Dewayne Johnson, dans sa plaidoirie finale.
De son côté, le gouvernement
français a salué « un jugement historique ». Le ministre de la Transition
écologique, Nicolas Hulot, a appelé
Européens et Américains à participer à la « guerre » contre ces produits. « Nous avons pris une première décision en France mais ce ne
doit être que le début d’une guerre que
nous devons mener tous ensemble
pour réduire massivement les molécules les plus dangereuses », a-t-il
affirmé à BFMTV. Pour Nicolas
Hulot, il ne faut pas attendre « la
démonstration absolue » du danger
de ces produits, « car quand on
attend, les poisons auront fait leurs
effets et les victimes seront excessivement nombreuses ». n
Un héritage à hauts risques pour Bayer
Sipa
Ryanair
a annulé
400 vols
Après plus d’un mois de débats, le
premier procès sur le caractère
cancérigène du Roundup, le produit phare de Monsanto, s’est
conclu vendredi dernier par une
défaite pour le géant des semences.
Le jury d’un tribunal de San Francisco a condamné l’entreprise américaine, rachetée en juin dernier par
le groupe allemand Bayer pour
63 milliards de dollars, pour n’avoir
pas « prévenu les consommateurs
que l’exposition au Roundup provoqu[ait] le cancer ». Les jurés ont
également estimé que Monsanto
avait agi avec « malveillance […] ou
fraude ». Le verdict intime à la firme
de payer près de 290 millions de
dollars de dommages et intérêts au
plaignant, Dewayne Johnson. Ce
père de deux garçons, diagnostiqué
avec un lymphome non hodgkinien
en 2014, réclamait plus de 400 millions de dollars à l’entreprise.
Il estime que ce cancer du sang
est lié à son exposition au glyphosate, un des ingrédients du désherbant Roundup et de sa version professionnelle plus puissante, le
RangerPro, qu’il a aspergé pendant
deux ans sur les pelouses d’une
école. L’entreprise de Saint-Louis
(Missouri) a immédiatement
annoncé qu’elle allait faire appel.
« La science est claire comme de l’eau
de roche : il n’y a pas besoin de mettre
en garde contre un risque qui n’existe
pas. La décision est contraire aux
preuves abondantes montrant que le
glyphosate ne provoque pas de cancer », a déclaré Scott Partridge, le
vice-président de l’entreprise, aux
« Echos ».
La décision de la cour d’appel
sera cruciale pour la société alors
que plusieurs milliers de plaintes
sont examinées devant la justice
aux Etats-Unis. Le prochain procès
sur le Roundup démarrera ainsi en
octobre à Saint-Louis. Et les difficultés s’amoncellent ailleurs, entre la
décision française d’interdire le glyphosate en 2021 et une nouvelle
bataille qui démarre au Brésil, où le
Roundup est massivement utilisé
dans les plantations de soja.
eux mois après avoir finalisé le rachat de l’américain
Monsanto, Bayer est déjà
confronté à un test en conditions
réelles quant à l’intérêt et aux risques d’avoir acquis une entreprise à
la réputation entachée par ses activités dans les herbicides ou les
semences OGM. Un test financier :
en condamnant Monsanto à verser
à un plaignant 289 millions de dollars (253 millions d’euros), les jurés
de la Cour supérieure de Californie
ont fixé un ordre de grandeur au
coût potentiel des autres contentieux autour du Roundup. Rien ne
dit que le premier verdict sera
confirmé en appel ou qu’il fera jurisprudence. Mais le risque est majeur,
alors que près de 5.000 procédures
similaires sont à l’examen aux
Etats-Unis. Car si la première décision de Bayer a été d’annoncer, dès
juin, la disparition de la marque
repoussoir Monsanto, le rachat
ANALYSE
Véronique Le Billon
d’une entreprise n’éteint pas les
poursuites qui la concernent. Les
risques associés sont transférés à
l’acheteur, leur évaluation étant
débattue dans le cadre des audits
financiers (due diligence) précédant la vente.
Ligne étroite
Pour l’heure, Bayer, qui a déboursé
63 milliards de dollars pour emporter Monsanto (le plus gros chèque
de son histoire) et pèse désormais
45 milliards d’euros de chiffre
d’affaires (à parité entre l’agriculture et la santé), tient une ligne
étroite. Avant même la clôture de
l’acquisition de Monsanto, il a promis d’être plus transparent que
l ’a g r o c h i m i s t e a m é r i c a i n
en donnant accès aux études scientifiques et réglementaires sur les
produits controversés.
Mais, sur le fond, le groupe de
Werner Baumann a été obligé de
rapp eler ce week-end, après
l’annonce du verdict judiciaire, sa
Le rachat d’une
entreprise n’éteint
pas les poursuites
qui la concernent.
Les risques associés
sont transférés
à l’acheteur.
confiance dans le Roundup, devenant ainsi le nouveau défenseur de
l’herbicide. « Sur la base de preuves
scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de
décennies d’expérience pratique de
l’utilisation du glyphosate, Bayer
estime que le glyphosate est sûr
et non cancérogène », a déclaré à
l’AFP un porte-parole du groupe
allemand. Le positionnement de
Bayer est compliqué, alors que les
salariés du groupe allemand redoutent déjà de voir leur image ternie,
au-delà de l’intérêt stratégique de
l’opération. Alors que les appels à
interdire le glyphosate se multiplient, ce n’est pas tant le Roundup
(dont le chiffre d’affaires n’est pas
publié) qui a fait la fortune et la
valeur de Monsanto que les semences qui lui sont résistantes : ce sont
elles qui sont au cœur du business
model de l’entreprise américaine.
Une entreprise rachetée par Bayer
pour répondre à la phase de consolidation dans l’agrochimie, notamment avec le rapprochement entre
les deux américains Dow et DuPont
l’an dernier. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Lundi 13 août 2018
Airbnb fête ses dix ans dans un contexte
réglementaire qui se durcit
l Née le 11 août 2008, l’entreprise
californienne est l’un des plus gros
succès de l’économie collaborative.
l Mais, accusée de faire grimper
les loyers, elle fait l’objet de mesures
de rétorsion dans de nombreuses villes.
TOURISME
Anaïs Moutot
— Correspondante à San Francisco
Au quatrième étage des locaux
d’Airbnb à San Francisco, des photographies des trois premiers clients
de l’entreprise ont été accrochées au
mur. Les portraits sont issus d’une
séance photo reconstituant leur
séjour dans l’appartement des deux
cofondateurs, Brian Chesky et Joe
Gebbia, en octobre 2007.
Les hôtels sont alors pleins à craquer du fait d’une conférence organisée dans la ville, et les deux jeunes
designers proposent un lit gonflable
dans leur colocation. Quelques mois
plus tard, ils décident de tester le
concept à plus grande échelle : profitant de l’afflux de 80.000 personnes
à Denver pour la convention du Parti
démocrate, ils lancent officiellement airbedandbreakfast.com le
11 août 2008.
La société californienne aime à
rappeler son rôle de pionnier de
l’économie de partage ou collaborative mais, avec 5 millions d’annonces de logements dans la quasi-totalité des pays du globe, elle n’a plus
rien à voir avec la fragile jeune
pousse financée au départ grâce à la
vente de paquets de céréales à l’effigie de Barack Obama !
Valorisation
de 31 milliards de dollars
Ses dirigeants ont, depuis, levé pas
moins de… 3,4 milliards de dollars,
et Airbnb est désormais valorisé
31 milliards, un chiffre supérieur à la
capitalisation d’Expedia, numéro 2
mondial du voyage en ligne. Selon
Bloomberg, son chiffre d’affaires a
atteint 2,6 milliards de dollars en
2017, et la société prévoit de franchir
les 3,6 milliards cette année. Elle a
dégagé un bénéfice de 97 millions
en 2017 et prévoit de s’introduire en
Bourse en 2019 ou 2020.
Comment expliquer un tel succès ? Airbnb, son nom depuis
mars 2009, est né à un moment propice, juste après l’introduction de
l’iPhone, qui a démocratisé l’accès
au Web. « Avec Uber, la société est
emblématique de la troisième phase
de l’histoire d’Internet, qui a permis
au monde numérique de s’étendre au
monde physique », estime Brad
Stone, auteur de « The Upstarts »,
un livre retraçant l’ascension des
deux entreprises, nées quasiment
en même temps.
Ses dirigeants ont su créer un système de confiance rendant plausible l’idée d’aller dormir chez des
inconnus, grâce à des évaluations
fiables reposant sur la création de
profils et le prérequis d’un paiement. Au fil des années, son offre est
montée en gamme afin de satisfaire
des catégories de clients plus lucratives, familles et voyageurs d’affaires.
Résistances
La plate-forme fait cependant face,
et ce depuis ses débuts, à des résistances fortes de la part des hôteliers,
qui l’accusent de concurrence
déloyale, et à des autorités locales,
qui lui reprochent de faire grimper
les prix des loyers en déviant le parc
immobilier vers des locations de
courte durée. Malgré les sommes
dépensées en lobbying (100 millions de dollars par an selon le
média en ligne The Information) et
les efforts de coopération avec les
villes, via la collecte de la taxe de
séjour notamment, l’étau réglementaire se resserre de plus en plus
autour de l’entreprise.
Après les limites de durée imposées par plusieurs grandes métropoles (quatre mois à Paris, trois mois
à Londres et à San Francisco, etc.), de
nombreuses municipalités adoptent des règles encore plus strictes.
En Espagne, Palma de Majorque, la
capitale des îles Baléares, a interdit
la location de courte durée d’appartements depuis le mois de juillet.
Le gouvernement japonais a, lui,
introduit une procédure complexe
d’enregistrement qui décourage de
nombreux hôtes.
Dernier revers : le maire de New
York, son principal marché aux
Etats-Unis, a signé mardi un arrêté
municipal obligeant Airbnb à lui
communiquer les coordonnées de
ses hôtes, comme le lui a aussi
demandé San Francisco l’an dernier. L’objectif est de mieux appliquer la législation de l’Etat, qui
interdit la location pour une durée
inférieure à un mois quand l’hôte
n’est pas présent.
La nouvelle mesure pourrait
réduire significativement l’inventaire dans la ville, car il est composé
aux deux tiers d’annonces illégales,
selon une étude de l’université
McGill, commandée par un syndicat de travailleurs hôteliers.
Face à ce risque de plateau dans
ses marchés clefs, Airbnb mise sur
la diversification de ses activités. En
novembre 2016, il a lancé une nouvelle offre de réservation (cours de
cuisine, concerts…) loin des circuits
touristiques classiques. Brian
Chesky estime même que dans
« moins de dix ans, ce segment rivalisera avec celui des réservations de
logements ». n
La volonté de devenir une marque de voyage globale
Dix ans après sa création,
le champ d’action de la
plate-forme de réservation
a largement débordé son
cadre d’origine. Hôtellerie,
restauration, voyage
d’affaires… désormais
Airbnb brasse large.
Christophe Palierse
@cpalierse
Dix ans après son lancement,
l’expansion spectaculaire d’Airbnb
se double d’une non moins profonde transformation de son activité. Le champ d’action de la plateforme de réservation a en effet
largement débordé la location
d’une chambre ou d’un appartement à un ou des visiteurs de passage en ville. L’ex-Airbedandbreakfast.com (son nom d’origine) veut
devenir un acteur global du voyage.
Pour preuve, ses dirigeants réfléchissent à un nouveau mouvement
stratégique : l’intégration du transport dans son offre. En attendant, sa
mutation express peut se résumer
en trois grands thèmes.
AIRBNB DES VILLES,
•AIRBNB
DES CHAMPS
La France, deuxième destination
après les Etats-Unis avec plus de
40 % de voyageurs étrangers, illustre l’élargissement du « réseau »
Airbnb, et le passage d’un tourisme
urbain à un maillage national.
Comme l’indiquait récemment son
responsable France et Belgique,
Emmanuel Marill, la plate-forme
recense plus de 22.000 communes
dans lesquelles se trouve au moins
un « point de chute ». Le géant américain, qui a démarré sur le marché
français en 2012, s’appuie au total
sur 400.000 hébergeurs, soit plus
de 500.000 annonces.
Airbnb, qui avait au départ suscité la levée de boucliers des hôteliers parisiens, a également mis
sous pression les réseaux traditionnels de location de vacances. En
témoigne l’annonce, courant juillet,
d’un projet de rapprochement
entre Gîtes de France et Clévacances.
DE L’APPARTEMENT
•À L’EXPÉRIENCE
VOYAGE
Voulant couvrir toujours plus largement les besoins et attentes des
voyageurs, le groupe enrichit aussi
son offre d’hébergements en
misant sur… l’hôtellerie. D’où
l’alliance pionnière, fin 2016, avec le
groupement d’hôtellerie de charme
et de restauration gourmande Les
Collectionneur s , do nt Al ai n
Ducasse – actionnaire minoritaire –
est la très médiatique tête d’affiche.
Airbnb, qui s’intéresse aux boutiques-hôtels, a fait une nouvelle
avancée au premier semestre 2018
en concluant deux partenariats
technologiques, l’un avec la plateforme cloud SiteMinder, l’autre
avec Availpro, une filiale d’AccorHotels spécialisée dans les solutions aux hôteliers. A ce stade, Airbnb propose quelques milliers
d’hôtels dans le monde, pour
l’essentiel aux Etats-Unis, en Australie, à Londres et à Paris, où ils
sont au nombre de 150.
Le géant américain perce aussi
dans la restauration à la faveur d’un
accord, en septembre 2017, avec
une jeune pousse new-yorkaise,
Resy. Ce rapprochement, qui concerne près de 650 établissements
aux Etats-Unis, s’étend désormais à
Londres et à Paris, où une quarantaine de restaurants sont référencés. La démarche vise à « nourrir »
l’expérience d’une destination, l’élément clef de la stratégie d’Airbnb
depuis quelques années.
A ce titre, la société a lancé en
novembre 2016 un nouveau programme sous l’appellation « expériences », visant à faire émerger des
excursions ou activités créées et
animées par des experts locaux,
afin que la clientèle découvre
mieux encore son environnement.
Et pour ce faire, Airbnb compte sur
ses hôtes hébergeurs. Le nombre de
ces « expériences » approche
les 15.000 aujourd’hui dans le
monde, dont 1.500 en France.
•
LE VOYAGE D’AFFAIRES
AUSSI
Dès son origine, Airbnb s’est
adressé à la clientèle de voyageurs
d’affaires. Pour autant, son succès
foudroyant auprès des touristes a
un temps masqué cette activité
business. En 2014, prenant acte que
10 % de ses clients voyagent pour
des déplacements professionnels,
le site déploie une offre Airbnb for
Business, rebaptisée « Airbnb for
Work ». Cette dernière compte
désormais près de 700.000 entreprises utilisatrices, dont plus
de 35.000 en France.
Cette offensive dans le voyage
d’affaires s’accompagne, elle aussi,
de partenariats technologiques.
Airbnb coopère ainsi avec SAP Concur, un spécialiste des solutions
pour le secteur. Et des accords commerciaux ont été conclus avec les
deux grands acteurs mondiaux du
voyage d’affaires, Carlson Wagonlit
Travel et American Express Global
Business Travel. n
WeWork obtient 1 milliard de dollars du japonais Softbank
CO-WORKING
Le géant japonais
du Web et des télécoms
continue de miser sur
WeWork, le champion
américain
du co-working.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
WeWork n’en finit pas de séduire
Softbank. Le conglomérat japonais,
qui finance des centaines de start-up
via son méga-fonds Vision Fund, va
investir 1 milliard de dollars (soit
871 millions d’euros) dans le leader
mondial du co-working, a annoncé
jeudi le groupe américain, en marge
de la présentation de ses résultats
semestriels. C’est la deuxième fois en
un an que le géant japonais des télécoms et du Web met la main au portefeuille pour soutenir le groupe
américain spécialisé dans les
bureaux partagés. En août 2017, la
firme dirigée par Masayoshi Son, la
première fortune du Japon, y avait
déjà investi 4,4 milliards de dollars.
Fondée en 2010 à New York avec
l’ambition de révolutionner le
monde du travail, WeWork a connu
une ascension fulgurante. La jeune
pousse, parmi les mieux valorisées
au monde, possède désormais plus
de 242 bureaux partagés dans
22 pays, qu’elle loue aussi bien à des
grands groupes (Thales, Airbus,
BNP Paribas en France) qu’à des PME
ou à des travailleurs indépendants. A
Paris, le groupe possède quatre espaces, dont un de 4.500 mètres carrés
inauguré, en juin, sur l’avenue des
Champs-Elysées. Au total,
268.000 entreprises se sont installées dans les bureaux partagés de
WeWork, dont 5.000 en France.
Ce nouvel apport, sous la forme
d’une obligation convertible en
actions, permettra à SoftBank
d’entrer au capital de WeWork si
jamais la société américaine décidait
d’entrer en Bourse, ou si elle réalisait
un autre tour de table d’au moins
1 milliard de dollars. Si un investisseur autre que SoftBank menait alors
cette nouvelle levée de fonds, le géant
japonais pourrait obtenir un prix
garanti d’au moins 110 dollars par
action, ce qui valoriserait WeWork à
42 milliards de dollars. Soit deux fois
plus que la dernière valorisation, de
20 milliards en août 2017.
De son côté, WeWork va pouvoir
étendre encore davantage son
réseau, en louant ou en achetant de
nouveaux bureaux aux quatre
coins de la planète. Une stratégie
d’expansion qui a un coût : au premier semestre, ses pertes ont plus
que triplé, à 723 millions de dollars,
a annoncé jeudi la société. Mais sur
la même période, son chiffre d’affaires a été multiplié par deux, à
764 millions.
Attirer les grands comptes
« Entre le moment où nous dépensons de l’argent et celui où nous générons des revenus liés à l’exploitation
de nos bureaux, il y a toujours un
décalage » a expliqué Artie Minson,
le directeur financier de WeWork,
cité par le « Wall Street Journal ».
Chaque locataire lui a rapporté,
en moyenne, 6.928 dollars en 2017.
Un chiffre en baisse sur un an de
6,2 %, ce qui commence à inquiéter
les investisseurs. La firme a toutefois expliqué que cette baisse est liée
à son arrivée dans des villes où les
prix de l’immobilier sont plus bas.
Pour compenser, l’entreprise
cherche notamment à attirer davantage de grands comptes. Selon ses
derniers chiffres, ces derniers,
parmi lesquels Starbucks, General
Motors ou JPMorgan, représentent
environ 25 % de ses clients. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 // INDUSTRIE & SERVICES
Lundi 13 août 2018 Les Echos
La filière porcine se prépare
une rentrée à hauts risques
ÉLEVAGE
La peste porcine
africaine, la hausse
de la production
mondiale et le net repli
des importations
chinoises pèsent sur
les perspectives, après
deux années d’embellie.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Les producteurs de porcs vont-ils
entrer dans un nouveau cycle de
crise ? Plusieurs indicateurs laissent à penser que l’automne et
l’hiver « pourraient être très compliqués », indique Pascal Le Duot, le
directeur du Marché du porc breton (MPB) où se fixent les cotations
pour la filière française.
Première inquiétude de taille, la
peste porcine venue d’Afrique
s’étend. Ces dernières semaines,
plus de 110.000 porcs ont été abattus en Roumanie. L’Ukraine est touchée et la Pologne ne peut plus
exporter, notamment en Chine, qui
a aussi détecté ses premiers cas cet
été. En France, un arsenal de mesures est en place pour sensibiliser les
éleveurs mais aussi les chauffeurs
de camions arrivant de l’Europe de
l’Est. Beaucoup doutent que cela
sera suffisant. La filière porcine va
aussi devoir faire face à la « hausse
de 2 % de la production mondiale de
porcs attendue en 2018 », note Pascal
Le Duot. Or, selon une étude de
Rabobank, une série d'« incertitudes menacent l’optimisme du commerce mondial de viande de porc ».
La consommation mondiale ne
devrait croître que de 1 % cette
année. La Chine, qui représentait
un important débouché pour les
éleveurs, a fortement réduit ses
achats extérieurs. « Les importations chinoises sont passées de 3 millions de tonnes en 2016 à environ
1,5 million de tonnes en 2018 », poursuit Pascal Le Duot.
Les cours se rétractent
« En 2016, la France a vendu à la
Chine 85.300 tonnes de viande de
porc, un chiffre ramené à 49.496 tonnes en 2017 », indique Agreste, l’outil
statistique du ministère de l’Agriculture. De plus, la Russie est désormais autosuffisante à 95 % et
devrait rapidement entamer une
stratégie export. Aux Etats-Unis, la
production porcine est également
en forte progression : son cheptel a
crû de 11 % entre 2014 et 2017.
Comme les autres opérateurs, les
Nord-Américains cherchent de
nouveaux débouchés, en Corée du
Sud et au Japon. Ces pays, également visés par le Brésil, ne suffiront
pas à absorber tous les volumes.
Dans ces conditions, les cours se
rétractent partout dans le monde.
En France, le prix moyen payé aux
éleveurs est désormais à moins de
1,25 euro le kilo quand le cours a
grimpé jusqu’à 1,54 euro en 2017. En
Le patron
d’Ineos accusé
de lâcher
Londres
pour Monaco
Allemagne, il est autour de
1,40 euro après avoir atteint
1,80 euro l’an dernier. « Nous estimons que le cours baissera de plus de
11 % cette année », indique Boris
Duflot, directeur des études économiques de l’Institut du porc (Ifip).
Si la filière sort de deux exercices
fastes en 2016 et 2017 qui ont permis
aux producteurs de reconstituer
leur trésorerie, elle est désormais
utilisée pour surmonter la baisse
des prix, alors que le coût des céréales commence à augmenter. L’aliment représente 70 % du prix de
revient d’un porc charcutier.
Les états généraux de l’alimentation ont recommandé à la filière
porcine de mieux se structurer
pour optimiser ses coûts et peser
sur les marchés en France et à
l’export. C’est la stratégie adoptée
par les deux groupements de producteurs finistériens Prestor et
Aveltis. Conscients que la filière
« est trop éclatée », ils viennent de
fusionner dans un même ensemble, nommé Evel’Up. Il regroupe
1.000 éleveurs et 800 salariés pour
une production de 4,2 millions
de porcs. Reste que le nombre des
élevages en France ne cesse de se
réduire. « D’un total de 11.500 en
2010, il est tombé à environ 7.000
aujourd’hui qui disposent d’un élevage d’au moins 100 porcs », indique
Boris Duflot. Chaque année, la
France produit 2,1 millions de tonnes de viande de porc, dont un quart
est exporté. n
Sports Direct rachète les magasins House of Fraser
DISTRIBUTION
La chaîne d’articles
de sport reprend
l’enseigne britannique
pour seulement
90 millions de livres.
Affaiblie par l’essor
de l’e-commerce,
House of Fraser était
proche de la faillite.
Sauvée par un accord de dernière
minute. La chaîne de grands magasins britanniques House of Fraser,
s’apprêtait, ce vendredi, à faire sa
demande de mise en faillite, après
avoir échoué à valider un plan de
restructuration, quand le distributeur spécialisé Sports Direct a lancé
une offre de rachat pour... seulement 90 millions de livres (100 millions d’euros), quand l’enseigne a
réalisé un chiffre d’affaires de
788 millions en 2017. L’offre comprend la reprise de l’ensemble des
magasins de l’enseigne, la marque
House of Fraser et l’inventaire, est-il
précisé dans un communiqué.
17.000 emplois concernés
Détenu par le milliardaire Mike
Ashley, Sports Direct possède déjà
11 % des actions du groupe. Créé en
1849 à Glasgow, House of Fraser
compte 5.000 salariés et génère au
total 17.000 emplois via les autres
marques accueillies dans ses maga-
sins. La chaîne britannique, dont le
« flagship » se situe sur Oxford
Street au cœur de Londres, avait
La prise de contrôle
de House of Fraser
permet à Mike Ashley
de renforcer son
emprise sur le marché
de la distribution
au Royaume-Uni.
suscité l’intérêt d’autres repreneurs
potentiels, dont l’investisseur Philip
Day et le spécialiste en restructuration Alteri. En difficulté depuis quelque temps, comme de nombreuses
autres enseignes traditionnelles
outre-Manche, House of Fraser
avait signalé en juin son intention
de fermer début 2019 plus de la moitié de ses magasins, soit 31 sur 59 au
Royaume-Uni. Et ce, après que le
chinois C. banner a retiré son projet
d’acquérir une participation majoritaire de l’enseigne. Son propriétaire
chinois, Nanjing Cenbest, avait
investi 30 millions de livres depuis le
début de l’année.
La prise de contrôle de House of
Fraser permet à Mike Ashley de renforcer son emprise sur le marché de
la distribution au Royaume-Uni, et
notamment des grands magasins
puisqu’il détient aussi des intérêts
chez Debenhams, un concurrent
qui songe aussi à céder une partie de
son inventaire. Les chaînes britan-
La RATP à l’heure des grands travaux d’été
TRANSPORTS
EN COMMUN
La bretelle A86/A3
direction Bondy est
fermée du 8 au 14 août
pour permettre
le ripage du tunnel
sous les voiries.
L’opération permettra
de prolonger la ligne 11
vers l’est, à Rosnysous-Bois, avec
la création de six
nouvelles stations.
David Pauget
@DavidPauget
L’opération était soigneusement
préparée depuis… 2016. Commencée mercredi dernier, l’insertion du
tunnel en béton armé (ripage) sous
l’A86 à Rosny-sous-Bois, en vue
du prolongement de la ligne 11 du
métro vers l’est, s’achèvera mardi
14 août. Ces travaux exceptionnels
ont nécessité la fermeture de la
bretelle A86/A3, direction Bondy.
Ils ont constitué aussi un véritable défi technique : la construction
d ’u n v i a d u c e t d ’u n e s t a t i o n
aérienne s’est en effet révélée nécessaire pour franchir le dénivelé du
terrain. Cela a conduit à la démolition de 45 mètres de voies routières.
La nouvelle structure, qui doit
pouvoir soutenir la voirie, pèse
1.773 tonnes.
Le projet, mené conjointement
par la RATP (concepteur et réalisateur des travaux) et Ile-de-France
Mobilités (autorité organisatrice
des transports qui veille au respect
du programme, du calendrier et
des coûts), coûte environ 1,3 milliard d’euros. Il est financé par l’Etat,
la région Ile-de-France, la Société
du Grand Paris, le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, la
RATP et la Ville de Paris.
1,3
MILLIARD D’EUROS
C’est le coût du projet mené
conjointement par la RATP
et Ile-de-France Mobilités
Fenêtre de tir étroite
La fenêtre de tir pour mener à bien
cette opération était extrêmement
étroite, comme le souligne Benja-
niques font face depuis des années à
la concurrence croissante des
géants de l’e-commerce, comme
Amazon, ainsi qu’à la stagnation des
dépenses de consommation des
ménages. La faiblesse de la livre
sterling à la suite du Brexit a également augmenté les coûts auprès des
distributeurs. En février, la filiale
britannique de Toys R Us a baissé le
rideau, comme le spécialiste de la
distribution électronique Maplin ou
l’enseigne de maxi-discount Poundworld, faute d’avoir su s’adapter aux
nouvelles habitudes de consommation. De son côté, Marks & Spencer a
annoncé en juin la fermeture d’un
magasin sur dix d’ici à 2022. Plus
d’un quart des grands magasins britanniques ont fermé depuis 2010,
selon Bloomberg . — J. Che
La construction d’un viaduc s’est révélée nécessaire pour franchir
le dénivelé du terrain. Photo Jean-François Mauboussin / RATP
min Claustre, directeur d’opération
du prolongement de la ligne 11 :
« Les possibilités de couper l’autoroute A86, qui est un axe très
emprunté, sont extrêmement rares :
une par an. La seule possibilité,
c’était le week-end du 10 août 2018. »
Pour la RATP, la période estivale
est propice aux grands travaux.
Outre ceux en cours sur les lignes A
et C du RER notamment, la ligne 8
du métro sera interrompue du 13
au 17 août entre les stations Maisons-Alfort Les Juilliottes et Créteil
Pointe-du-Lac. Il s’agira de procéder au grutage d’un passage sous
voies, qui servira d’accès à la future
gare Créteil-l’Echat du Grand Paris
Express. n
PÉTROCHIMIE
Jim Ratcliffe,
milliardaire, proBrexit et élevé
au rang de chevalier
par la reine il y a
deux mois, raille la
presse britannique.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
En mai dernier, Jim Ratcliffe a
contacté le « Sunday Times »
qui publie le classement des
plus grandes fortunes du
Royaume-Uni pour se plaindre : le journal avait largement
sous-estimé ses actifs (21 milliards de livres, 23,3 milliards
d’euros), soit la première place
du podium grâce à ses 60 %
dans Ineos, un groupe pétrochimique créé il y a vingt ans. A
soixante -cinq ans, James
Arthur Ratcliffe n’a donc pas la
fortune honteuse, pas plus qu’il
n’avait dissimulé, il y a deux ans,
ses positions en faveur du
Brexit. « Les Britanniques sont
parfaitement capables de gérer
les Britanniques et n’ont pas
besoin de Bruxelles pour leur
dire comment gérer les choses »,
expliquait-il en résumé.
« Acte de désertion »
Deux ans plus tard, alors que le
pays se débat encore avec les
conditions de sortie de l’Union
européenne, Jim Ratcliffe a
décidé, selon le « Daily Telegraph », de se domicilier dans la
principauté de Monaco, plus
connue pour son régime fiscal
que pour ses projets de raffinerie. Ironie piquante, le milliardaire anglais a été élevé au rang
de chevalier par la reine il y a
tout juste deux mois, pour « services rendus à l’économie britannique ».
Jim Ratcliffe avait
déjà quitté Londres
pour la Suisse,
en 2010, afin d’éviter
un alourdissement
de sa fiscalité.
L’entourage du milliardaire
n’a pas confirmé la relocalisation fiscale, évoquant une
« question personnelle », et rappelant qu’Ineos prévoyait de
conserver son siège social
« dans un avenir prévisible ».
Mais l’annonce a suscité des
commentaires amers, le « Daily
Mail » dénonçant un « acte de
désertion ». Si Jim Ratcliffe avait
déjà quitté Londres pour la
Suisse en 2010 afin d’éviter un
alourdissement de sa fiscalité,
avant de revenir à Londres en
2016, la presse britannique a
par ailleurs noté le choix de « sir
James » d’entreprises allemandes pour développer l’une de
ses marottes : le « Projekt Grenadier », un 4x4 qui serait le
successeur du Land Rover
Defender – une icône britannique dont la production a cessé
mais dont les droits de propriété appartiennent à l’indien
Ta t a . L e c h o i x d e l ’u s i n e
d’assemblage est, quant à lui,
encore en suspens.
Une autre décision est attendue ces prochains mois : le
choix d’un port, quelque part en
Europe du Nord, pour le prochain investissement d’Ineos
dans de nouvelles capacités de
p étro chimie. Au premier
semestre, Ineos a réalisé près de
8 milliards d’euros de chiffre
d’affaires avec 18.000 salariés,
pour un résultat net de 710 millions d’euros. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Lundi 13 août 2018
Pétrole : les mégafusions
d’il y a vingt ans ne sont plus en vogue
ÉNERGIE
ment affaibli la compagnie britannique. Mais elles ne se sont jamais concrétisées. La nouvelle chute des
cours, entre 2015 et 2017, n’a pas provoqué de nouveau mouvement de
consolidation hormis l’opération
Shell-BG. Il est vrai qu’elle a été de
plus courte durée.
« Je ne m’attends pas à une nouvelle vague de grandes fusions », explique Ed Morse, managing director
chez Citi à New York. Les compagnies ont de nombreux projets
« sous le coude » en interne, après
trois ans de réduction drastique de
leurs investissements, ce qui leur
assure de bonnes perspectives de
croissance. Cela ne les empêche pas
L’OPA de BP sur Amoco,
annoncée en août 1998,
a donné le signal
d’une vague de fusions
sans précédent dans
le secteur pétrolier.
Vingt ans plus tard,
les majors réalisent
des acquisitions de taille
beaucoup plus modeste.
Vincent Collen
@VincentCollen
C’était il y a vingt ans. Le 11 août 1998,
le britannique BP lançait une OPA à
plus de 50 milliards de dollars sur
l’américain Amoco. Cette première
fusion géante inaugurait une vague
de rapprochements d’une ampleur
sans précédent dans le secteur
pétrolier. Quelques mois plus tard,
l’américain Exxon annonçait
l’acquisition de son compatriote
Mobil, pour plus de 80 milliards.
Les opérations se sont ensuite
enchaînées à un rythme effréné : le
français Total a croqué le belge
Petrofina, puis Elf Aquitaine ;
BP Amoco a racheté l’américain
Arco ; Chevron s’est emparé de
Texaco… Cette période de mégafusions s’est achevée en 2001 avec le
rapprochement de deux autres
américains, Conoco et Phillips.
En une poignée d’années, plus de
500 milliards de dollars d’opérations
financières ont été enregistrés. « Le
montant cumulé des fusions en cinq
ans a dépassé le volume total des
fusions pendant les quatre-vingtquinze années précédentes. Cette
période était exceptionnelle à tous
points de vue », observe Alexandre
Ancel, spécialiste des fusions-acquisitions dans ce secteur au cabinet
d’avocats Allen & Overy.
Le contexte était très particulier,
et il ne s’est pas reproduit depuis.
D’abord, les cours du brut étaient
tombés à un niveau historiquement
bas, passant même sous la barre des
10 dollars le baril en 1998. C’était sans
précédent depuis le premier choc
pétrolier un quart de siècle plus tôt
(et jamais vu depuis).
Avec moins de bénéfices et donc
moins de ressources pour investir
dans l’exploration de nouveaux
champs, les compagnies pétrolières
voyaient leurs portefeuilles d’actifs
s’étioler rapidement. D’autant que
certains pays, au Moyen-Orient en
En 1998, les cours
du brut étaient tombés
à un niveau
historiquement bas,
passant même
sous la barre
des 10 dollars le baril.
particulier, commençaient à fermer
l’accès de leurs réserves aux compagnies internationales. Ces dernières
avaient donc besoin de renouer avec
la croissance. Les valorisations des
entreprises étant alors très basses, il
était souvent plus intéressant de lancer une OPA sur un concurrent pour
étoffer ses réserves que de lancer des
campagnes d’exploration coûteuses, à la rentabilité incertaine au vu
des cours de l’époque.
acquisitions dans le secteur pétrolier se sont faites beaucoup plus
rares. La plus importante fut l’achat
du britannique BG par Shell, en 2015.
Pour plus de 60 milliards de dollars
tout de même, mais c’est l’exception
qui confirme la règle, et l’opération
est particulière puisqu’elle concerne
un acteur, l’ancien British Gas, spécialisé dans le gaz.
Pourquoi ce coup d’arrêt ?
D’abord parce qu’il a fallu « digérer »
ces énormes opérations, mettre en
œuvre les synergies promises et
rationaliser les portefeuilles d’actifs.
Et puis, divine surprise pour les
majors, les cours ont commencé à
remonter. Doucement d’abord,
avant de s’emballer pour passer la
barre des 100 dollars le baril en 2008.
« Les compagnies ont eu moins besoin
de recourir à la croissance externe,
d’autant que de nouvelles acquisitions
d’envergure auraient probablement
provoqué des problèmes avec les autorités antitrust qui auraient pu exiger
des cessions d’actifs massives », explique Sandrine Cauvin, analyste
gérante chez Otea Capital. Les valorisations des grands groupes, bien
plus élevées aujourd’hui, rendent
aussi les opérations plus difficiles.
Des rumeurs ont couru sur un
rachat de BP, par Shell notamment,
après la marée noire de Deepwater
Horizon en 2010 qui a profondé-
de faire des acquisitions de taille plus
modeste : Total a repris Maersk Oil
cette année, pour 7,5 milliards de
dollars. Et BP vient de s’emparer des
actifs américains de BHP, valorisés
plus de 10 milliards. « L’activité est
encore importante, notamment dans
le secteur du gaz de schiste aux EtatsUnis », relève Alexandre Ancel. « La
taille est moins importante dans les
stratégies des pétroliers aujourd’hui,
ils cherchent avant tout à diversifier
leurs activités dans l’énergie », analyse Ed Morse. Total multiplie ainsi
les acquisitions, dans les batteries
(Saft), les énergies renouvelables
(Eren) ou la fourniture d’électricité
(Direct Energie), tandis que BP s’est
offert le numéro un britannique des
recharges pour voitures électriques.
Des opérations qui mobilisent des
moyens beaucoup plus limités que
les mégafusions d’il y a vingt ans. n
Grossir pour se fortifier
Les fusions ont aussi apporté des
économies d’échelle aux grandes
compagnies qui ont pu réduire leurs
coûts afin d’abaisser leur point mort,
tout en affichant une hausse de leurs
revenus. Grossir permettait enfin
d’avoir les reins plus solides pour
restructurer le secteur du raffinage
en Amérique du Nord et en Europe.
Et puis le mouvement de consolidation a stoppé net. Dans les vingt
années qui ont suivi, les fusions et
en bref
Feu vert américain à un traitement
contre une maladie génétique rare
PHARMACIE Le groupe américain Alnylam a annoncé avoir
reçu l’autorisation de l’agence américaine du médicament
(FDA) pour commercialiser un traitement contre une maladie
génétique rare affectant les fonctions cardiaques et réduisant
l’espérance de vie des personnes touchées. La FDA « a approuvé
Onpattro » (nom commercial du Patisiran) chez l’adulte, se félicite la biotech, qui a développé ce traitement en partenariat avec
le français Sanofi. Selon Alnylam, ce feu vert est le premier
donné à un traitement d’une nouvelle classe de médicaments : la
thérapie par ARN interférent (ARNi), un mécanisme naturel
réduisant au silence un gène défectueux.
La récolte de blé, en France, revue
à la baisse, à 35,1 millions de tonnes
AGRICULTURE La production de blé tendre atteindrait 35,1 millions de tonnes cette année, selon une estimation au 1er août présentée dans la note de conjoncture de l’Agreste. Selon l’outil statistique du ministère de l’Agriculture, cela représenterait une
baisse de 4 % sur un an et de 2,1 % par rapport à la moyenne 20132017. A 1,8 million de tonnes, la production de blé dur baisserait,
elle, de 13,4 % au niveau national, mais de 20 à 40 % dans les
régions du sud de la France. « Les cultures d’été (maïs, tournesol,
soja, betterave) subissent l’effet des températures élevées et des faibles précipitations depuis juin », indique la note de l’Agreste.
appels d’offres
SERVICES
92 VILLE D’ANTONY
INsTALLATIoN TechNIQUe,
ÉLecTRIQUe eT LoGIsTIQUe
D’UNe PATINoIRe
eXTÉRIeURe TeMPoRAIRe
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’ANTONY, Mme Véronique GABARD, Mairie d’ANTONY, Place
de l’Hôtel de Ville, 92160 Antony, tél. :
01 40 96 73 52, télécopieur : 01 40 96 07 24,
courriel : marchespublics@ville-antony.
fr, adresse internet : http://www.ville-antony.fr, adresse internet du profil acheteur : http://www.maximillien.fr
Objet du marché : Installation technique,
électrique et logistique d’une patinoire
extérieure temporaire.
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Installation d’une patinoire de glace
naturelle, et du matériel électrique provisoire nécessaire à son fonctionnement,
ainsi que la logistique (gestion technique,
encadrement, accueil assistance et organisation fonctionnelle) d’une patinoire
temporaire dans l’enceinte du parc Marc
Sangnier.
Date de la manifestation : du 14/12/2018 au
7/01/2019 inclus
• Descriptions concernant les achats complémentaires : Option relative au lot 1 :
Fourniture et installation de chalets de
Noël
Option relative au lot n°2 : Installation électrique provisoire pour les chalets de Noël
Prestations divisées en lots : oui
Possibilité de présenter une offre pour
tous les lots
Cautionnement et garanties exigés : Le
présent marché ne prévoit pas d’avance.
Aucune retenue de garantie n’est prévue.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Les paiements seront effectués par virement dans les délais
prévus au décret n° 2013-269 du 29 mars
2013 relatif à la lutte contre les retards
de paiement dans les contrats de la commande publique, soit trente jours.
En cas de dépassement de ce délai, le taux
des intérêts moratoires est le taux d’intérêt
marginal en vigueur de la banque centrale
européenne, majoré de 8 points.
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d’opérateurs économiques
attributaire du marché : Conformément
à l’article 45 du décret du 25 mars 2016,
les candidats peuvent se présenter soit
en tant que candidat individuel, soit sous
la forme d’un groupement conjoint ou d’un
groupement solidaire.
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
• Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles.
• Présentation d’une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l’opérateur économique
• Certificats de qualifications professionnelles. La preuve de la capacité du candidat peut être apportée par tout moyen,
notamment par des certificats d’identité
professionnelle ou des références de travaux attestant de la compétence de l’opérateur économique à réaliser la prestation
pour laquelle il se porte candidat : Pour le
lot 2 uniquement Certificat QUALIFELEC
E2
• Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par
ses co-traitants. (disponible à l’adresse
suivante : http://www.economie.gouv.
fr /da j / for mula ir e s - de cla r ation - c a ndi dat-dc1-dc2-dc3-dc4)
• Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement. (disponible à l’adresse suivante
:
http://www.economie.gouv.
fr /da j / for mula ir e s - de cla r ation - c a ndi dat-dc1-dc2-dc3-dc4)
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d’opérateurs durant la négociation ou le dialogue (procédure négociée, dialogue compétitif) :
Recours à une procédure se déroulant en
phases successives afin de réduire progressivement le nombre des solutions à
discuter ou des offres à négocier : NON
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d’invitation ou document descriptif)
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
12 septembre 2018 à 12 h 00
Délai
minimum
de
validité
des
offres : 120 jours à compter de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires : La
remise des offres sera subordonnée à
une visite obligatoire du lieu de la manifestation afin que les candidats puissent
prendre pleinement connaissance des
contraintes du site. A cet effet, il est recommandé aux sociétés de se munir du
matériel adéquat pour mesurer ou compléter les plans d’implantation proposés lors
de la visite et pouvoir présenter une offre
pertinente.
Les candidats au lot n° 2 utiliseront également la visite du site pour vérifier les
quantités indiquées au sein de la DPGF et
s’engager définitivement sur les quantités
à mettre en œuvre.
La visite du site se déroulera de manière
individuelle aux dates suivantes :
- Le jeudi 23 août 2018 ;
- Le vendredi 24 août 2018 ;
- Le lundi 27 août 2018 ;
- Le mercredi 29 août 2018.
La visite concerne l’ensemble des lots.
Le rendez-vous devra être fixé avec le Service Evènementiel - Animations (Hôtel de
Ville, 92160 ANTONY ; Tel : 01 40 96 73 66)
au moins 72 heures avant la date de la visite.
Une attestation, à joindre avec l’offre du
candidat, sera remise par le service à l’issue de la visite du site.
Le présent marché est conclu à compter
de sa date de notification, et pour toute
la durée de la manifestation, période de
démontage incluse. Ce marché n’est pas
reconductible.
La patinoire devra être ouverte au public
à partir du 14 décembre 2018 à 10 heures.
Par conséquent, les candidats devront
proposer des délais d’installation compatibles avec cette date et selon les conditions suivantes.
Dans un premier temps, la Ville peut procéder à la régularisation des offres irré-
gulières (à condition qu’elles ne soient
pas anormalement basses) et/ou inacceptables au sens de l’article 59 du décret 25
mars 2016. La régularisation s’opérera durant une première phase de négociations.
Dans un second temps, la Ville se réserve
le droit de procéder à un ou plusieurs tours
de négociation supplémentaires avec les
trois premières offres. Les négociations
pourront soit prendre la forme d’auditions
en mairie, soit d’une demande écrite.
Les négociations pourront notamment
porter sur le prix, la quantité, la qualité, le
délai et les garanties de bonne exécution
du marché.
A chaque tour de négociation, les candidats devront faire parvenir une offre négociée qui sera analysée en fonction des
critères énoncés à l’article 4.2.2 du présent
Règlement de Consultation.
Suite aux négociations, si le candidat ne
remet pas de nouvelle offre négociée,
son offre initiale est prise en compte pour
l’analyse des offres.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 09 août 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : Mairie d’Antony, Place de l’Hôtel de Ville - 2ème étage
-, 92160 Antony, tél. : 01 40 96 73 52,
télécopieur : 01 40 96 07 24, courriel
:
marchespublics@ville-antony.fr,
adresse internet : https://marches.maximilien.fr/?page=entreprise.EntrepriseAdva nce dSe a r ch & A ll C on s & r ef Consult ation=313074&orgAcronyme=d5w
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation doivent être envoyés : Maire
d’Antony - Service Evènementiel - Animations, 3 ème étage - place de l’Hôtel de
Ville - BP 60086, 92161 Antony cedex, tél. :
01 40 96 73 66
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy-pontoise, 2/4 bd de l’Hautil, 95000
Cergy-pontoise, tél. : 01 30 17 34 00, télécopieur : 01 30 17 34 59, courriel : greff.
ta-cergy-pontoise@juradm.fr, adresse internet : http://www.economie.gouv.fr/daj/
recours-contentieux
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal
administratif de Cergy-pontoise, 2/4 bd
de l’Hautil, 95000 Cergy-pontoise, tél. :
01 30 17 34 00, télécopieur : 01 30 17 34 59,
courriel : greff.ta-cergy-pontoise@juradm.
fr, adresse internet : http://www.economie.
gouv.fr/daj/recours-contentieux
Nature et désignation des lots :
Lot 1 Gestion technique et fonctionnelle
de la patinoire
Lot 2 Installation électrique provisoire
pour la patinoire temporaire
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 //
Lundi 13 août 2018 Les Echos
Foot anglais : BeIN
garde l’exclusivité
au Moyen-Orient
–13,2 %
Condamné en 2017 par Taïwan
à une amende de 778 millions
de dollars pour abus de position
dominante, le géant américain
des puces pour mobiles vient
de conclure un accord avec les
autorités locales. Il ne devra verser
que 93 millions de dollars, mais
s’est engagé à investir 700 millions
sur place d’ici à cinq ans.
La chaîne qatarie BeIN Sports
a annoncé vendredi la signature
d’un nouveau contrat
d’exclusivité de trois ans
avec la Premier League pour la
diffusion TV du championnat
anglais au Moyen-Orient et en
Afrique du Nord. Le précédent
contrat arrivait à expiration
à la fin de la saison 2018-2019.
Le cours de News Corp a
chuté de 13,2 % vendredi,
son plus fort recul en cinq
ans. La veille, le groupe
de Rupert Murdoch avait
annoncé une perte de
1,4 milliard de dollars sur
l’année fiscale 2017-2018,
plus du double de l’an passé.
Kenzo Tribouillard / AFP
en
pixels
Jacques Brinon/AP/Sipa
HIGH-TECH
&MEDIAS
Qualcomm
trouve un accord
avec Taïwan
WALL STREET SANCTIONNE
LES PERTES DE NEWS CORP
Les journaux de 20 Heures ont gagné
des téléspectateurs depuis un an
l La grande messe du 20 Heures reste un rendez-vous incontournable.
l Cette saison, France 2 a réduit l’écart avec TF1.
Besoin de repères
Ces grands rendez-vous ont même
gagné des fidèles cette année, à la
fois sur TF1 et France 2. Preuve sans
doute que dans un monde de profusion d’informations, le grand public
a toujours besoin de repères, de hiérarchisation et de décryptage. « Les
JT laissent une grande place à
l’approfondissement, pour donner
Peau neuve
de la valeur ajoutée. De la même
manière que le public lit des magazines en complément des quotidiens, il
regarde le JT en plus de l’info en continu, observe Philippe Bailly, fondateur du cabinet NPA. Et c’est là aussi
que viennent s’exprimer les présidents, les personnes dans l’actualité, etc. » Sur la saison 2017-2018, le
journal de TF1 a ainsi conquis près
5
MILLIONS
DE TÉLÉSPECTATEURS
regardent les journaux télévisés
de 20 heures de TF1
et France 2.
de 140.000 personnes en plus (à
5,65 millions), affichant une part
d’audience de 24,6 %, contre 23,8 %
un an plus tôt. Celui de France 2 a
attiré quelque 220.000 personnes (à
4,97 millions), avec une part
d’audience de 21,7 %, en hausse de
plus de 1 point (20,5 %) par rapport à
la saison précédente, selon les données de Médiamétrie.
Si le journal de Gilles Bouleau
reste le leader depuis de nombreuses années, l’écart se réduit entre les
deux. Le « 20 Heures semaine » de
son concurrent France 2 affiche
ainsi la meilleure saison en part
d’audience depuis douze ans,
d’après France Télévisions. La
chaîne du service public avait fait
peau neuve à la rentrée dernière
avec un nouveau plateau, et sur-
En juillet, l’avantage reste clairement à TF1, qui a diffusé les matchs
en clair de la Coupe du monde de
football et conçu tout un dispositif
autour : le 20 Heures a attiré plus de
4,8 millions d’accros aux infos, avec
une part d’audience très élevée de
27,7 % (contre 20,9 % pour celui de
France 2).
Pour conforter son leadership,
TF1 modifie son décor à la rentrée.
Technologie permettant un cadrage
serré, murs d’écrans, caméras robotisées sur des rails pour multiplier
les angles… la grande messe fait
peau neuve. « Cela faisait douze ans
que nous n’avions pas changé le décor
en profondeur, souligne Yoann
Saillon, directeur artistique de
l’information de TF1. Le décor est
encore plus en adéquation avec nos
besoins éditoriaux, avec un objectif de
proximité. »
Exit donc la grande table d’antan
devant le présentateur, afin de
« limiter la distance » avec le public.
Place aussi à de nouveaux formats,
empruntés au code du digital pour
faire davantage de pédagogie. TF1 a
aussi débauché de France 2 François
Lenglet, le « monsieur économie »,
pour développer justement cet
effort de pédagogie. n
La meilleure audience des JT sur les cinq dernières années
revient à un 20 Heures, juste après un match entre la France
et le Nigeria en juin 2014, pour les 8es de finale sur TF1. Alors
que les Bleus avaient gagné ce match débutant à 18 heures,
le 20 Heures avait réuni ce soir-là presque 11 millions de
téléspectateurs, pour une part d’audience de 40,9 %.
TF1
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Fabrice Coffrini/AFP
tout l’arrivée d’Anne-Sophie Lapix à
la place de David Pujadas. « Nous
avions pris des risques, mais ça a été
payant. Nous voulions à la fois renforcer la marque et séduire un plus large
public tout en gardant inchangée la
ligne éditoriale. Malgré une actualité
moins chargée qu’au moment des
élections, les JT de 13 Heures et
20 Heures ont progressé », se félicite
Pascal Doucet-Bon, directeur délégué de l’information de France
Télévisions. France 2 est passé
devant TF1 cinq fois cette année.
TÉLÉVISION
A l’heure de l’information non-stop
sur le Web et les réseaux sociaux, et
alors que les chaînes d’information
en continu se sont multipliées et ont
progressé en audience, les grandes
messes du 20 Heures restent incontournables. Les journaux télévisés
de 20 heures de TF1 et France 2 rassemblent ainsi autour de 5 millions
de télé-spectateurs. Certes, les scores
sont loin de ceux d’il y a dix ans
(7,3 millions de téléspectateurs sur
la saison 2008-2009 pour TF1 par
exemple), avec l’effritement des
grandes chaînes sous l’effet de la
concurrence des TNT notamment.
Mais le JT de TF1 reste le plus
regardé d’Europe.
Carrefour d’audience avant les
« primes », les JT sont extrêmement
importants pour les chaînes et contribuent à affirmer leur identité – et
leur légitimité, vu les moyens importants déployés. En termes publicitaires, le spot brut moyen représente le
deuxième tarif le plus élevé après le
« prime » chez TF1. La Une a ainsi
obtenu l’été dernier, de la part du
Conseil supérieur de l’audiovisuel
(CSA), la possibilité d’une coupure
publicitaire des JT s’ils durent plus
de trente minutes.
Palmarès des « Meilleurs » JT depuis 2013
Les adieux de la présentatrice star, Claire Chazal, en septembre 2015 sur TF1, avaient attiré plus de 10 millions de téléspectateurs, avec une part d’audience de 40,7 %, la deuxième meilleure
performance pour un JT. Parallèlement, le premier JT d’AnneSophie Lapix sur France 2 en septembre 2017 avait réuni 5,8 millions de téléspectateurs, soit une part d’audience de 24,8 %.
Les audiences des 15-24 ans
s’effritent, même si le
20 Heures de France 2
a remonté sensiblement
depuis 2016. Pour autant, les
chaînes ne délaissent pas la
relève.
Culture du zapping, addiction aux
smartphones, habitudes du « quand
je veux, où je veux »... Les mœurs
que l’on prête souvent aux jeunes ne
vont clairement pas avec la logique
de rendez-vous quotidien du JT.
Alors que les Millennials regardent
moins le petit écran (la durée
d’écoute de cette population a baissé
entre 2007 et 2017, selon Médiamétrie) et que les jeunes s’informent
beaucoup via Facebook ou Twitter,
ils ne délaissent pas pour autant
complètement les bons vieux JT.
Ils arrivent ainsi en deuxième
position des « moyens d’information » des jeunes. Si 71 % des
15-34 ans utilisent tous les jours ou
presque les réseaux sociaux pour
s’informer, 49 % regardent les JT.
Les JT (toutes chaînes confondues)
devancent les sites de vidéos en
ligne (46 %), les chaînes d’information en continu (31 %) ou encore la
presse papier ou sur Internet
(29 %)*. N’empêche, en dix ans,
selon les chiffres de France 2 et de
TF1 validés par Médiamétrie, on
constate un effritement des audiences jeunes des 20 Heures. Certes,
France 2 s’en sort proportionnellement mieux. Après un creux à environ 120.000 jeunes de 15 à 24 ans en
2016, l’audience moyenne est
remontée ces deux dernières
années à 150.000 (soit une part
d’audience de 13 % sur cette cible),
contre 160.000 en 2008.
Nouvelles technologies
Mais côté TF1, on passe d’environ
400.000 jeunes de 15 à 24 ans en
2008 à 270.000 (soit une part
d’audience de 24 %) en 2018. Cela dit,
les chaînes de télévision sont loin de
considérer les jeunes comme une
cause perdue. « Elles ne peuvent se
permettre d’ignorer les jeunes, leurs
téléspectateurs de demain », rappelle
Philippe Bailly, chez NPA Conseil.
« Le vieillissement n’est pas une fatalité, au contraire, estime Pascal Dou-
cet-Bon, chez France Télévisions.
Nous avons enregistré une croissance
de l’audience du 20 Heures chez les
15-24 ans sur la dernière saison, et
plus généralement de l’audience
auprès des moins de 50 ans. L’image
du JT est très bonne chez les jeunes.
S’adresser aux jeunes, ce n’est pas que
parler de sujets ayant trait aux moins
de 25 ans, mais c’est donner des outils
de décryptage. Mais il est vrai qu’on ne
peut plus se permettre de toucher les
jeunes que par le petit écran. D’où une
forte présence de notre offre d’infos
sur le numérique », ajoute-t-il.
France Télévisions, qui avait mis
en place un partenariat avec la plateforme Brut – qui cible les Millennials – pour avoir des vidéos de Brut
notamment sur Franceinfo, veut
monter en puissance sur le numérique. Le groupe ambitionne ainsi
d’avoir deux sujets par édition (contre un aujourd’hui) du 13 Heures et
du 20 Heures sur le Web, à partir de
la rentrée. « Ce sont des reportages
réécrits avec les codes narratifs propres à Internet », reprend Pascal
Doucet-Bon, qui évoque par exemple le surtitrage pour s’adapter au
visionnage sur smartphone. Ces
nouveaux « modules » seront diffusés à la fois sur Franceinfo et les
réseaux sociaux. L’information de
France Télévision va aussi alimenter
« Slash », l’offre digitale du groupe,
destinée aux jeunes adultes, lancée
en début d’année.
Plus globalement, les chaînes
multiplient les initiatives en
matière d’info pour les jeunes. Par
exemple, au sein du groupe M6,
Golden Network propose de nouvelles thématiques, notamment
une chaîne consacrée aux « news »,
avec l’objectif de parler de sujets
sérieux en collant aux attentes des
jeunes générations. TF1, de son côté,
avait lancé un JT sur Facebook, baptisé « Focus », en 2015 mais il avait
été arrêté au bout d’un an environ,
faute notamment d’un accord sur le
partage de la valeur avec le réseau
social. Le groupe a d’autres projets
dans ses cartons... — M. A.
(*) Synthèse Médiamétrie sur
les jeunes et l’information pour
le ministère de la Culture, publiée
en juillet 2018. Base 15-34 ans.
Hans Lucas
Les jeunes, cause perdue pour les JT ?
Deux journaux sur TF1 en janvier 2013 arrivent dans le Top 5
des meilleures audiences des JT depuis 2013 (avec 9,2 millions
et 9 millions de téléspectateurs) et tous deux ont été diffusés
au moment d’une vague de froid. Le dimanche après les attentats de novembre 2015 à Paris fait partie des – tristes – records
des journaux, avec 9,2 millions de téléspectateurs sur TF1
pour cette édition spéciale, et 32,3 % de part d’audience.
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Les Echos Lundi 13 août 2018
en
direct
Sanofi relance son
usine de Mourenx
ÎLE-DE-FRANCE Des bugs informatiques chez la société Streeteo
aboutissent à l’annulation de
4.000 contraventions de stationnement dressées à Rueil-Malmaison entre le 1er janvier et le
15 février. Des milliers d’automobilistes ont reçu des majorations
sans avoir reçu le premier PV.
La commune réclame aussi le
manque à gagner.
NOUVELLE-AQUITAINE Sanofi a
Christophe Simon/AFP
PME
&REGIONS
4.000 PV annulés
à cause de Streeteo
série d’été 6/9
reçu l’autorisation de relancer
une partie de la production de
son usine de Mourenx près de
Pau. La préfecture des PyrénéesAtlantiques avait imposé l’arrêt
des installations début juillet
après avoir détecté des émissions toxiques dépassant les
normes, dont le bromopropane.
Suite à cette annonce, des asso-
ciations de riverains et des ONG
avaient décidé d’attaquer Sanofi.
D’autant que ce site s’est déjà
distingué par le scandale de la
Dépakine, le médicament antiépilepsie qu’il produit. Sanofi
se serait depuis engagé à mettre
en place un nouveau traitement
des composés organiques volatils (COV). Une autre ligne de
production de valproate de
sodium reste, en revanche,
soumise au résultat d’une étude
attendue fin août.
PATRONS : OÙ ÉTIEZ-VOUS EN MAI 68 ?
Michèle Delaunay : étudiante et… fille de préfet
Cancérologue, de gauche, et tombeuse de Juppé lors des législatives
de 2007, Michèle Delaunay est aussi
la fille du préfet Gabriel Delaunay.
Une parenté qui l’a obligée
à se faire assez discrète en 1968.
Frank Niedercorn
— Correspondant à Bordeaux
T
weeteuse invétérée,
capable de dézinguer
à tout-va et parfois
décrite comme
« incontrôlable » par
certains amis politiques. Michèle
Delaunay a débarqué avec fracas en
politique en 2007. La cancérologue
de soixante ans encartée socialiste fait alors tomber Alain Juppé
aux législatives. Le ministre de l’Ecologie est obligé de rendre à Nicolas
Sarkozy le portefeuille ministériel
taillé sur mesure pour lui et de redevenir maire de Bordeaux à plein
temps. Un affront qu’Alain Juppé,
qui ne supporte pas les saillies sarcastiques de son opposante, n’a toujours pas digéré.
D’autant que Michèle Delaunay,
ministre déléguée aux Personnes
âgées et à l’Autonomie de François
Hollande, est redevenue une élue
municipale assidue. Avec un caractère trempé et des opinions de gauche, on imaginait facilement la jeune
Michèle, vingt et un ans en 1968,
vivant les événements dans le rôle de
la pasionaria. Elle est pourtant restée
en retrait, en proie à un singulier
« conflit d’intérêts ». Début 1968, étudiante en quatrième année de méde-
cine, elle prépare l’internat. Elle est
surtout la fille de Gabriel Delaunay,
le préfet de la Gironde : « J’étais connue dans mon université comme la
fille du préfet et j’étais d’ailleurs
moquée gentiment. Mais je ne voulais
pas lui créer de problème. Je n’ai donc
participé à aucun défilé. En revanche,
j’étais évidemment de tous les débats
en amphi. »
Elle l’avoue aussi franchement.
La jeune fille de bonne famille, qui
vit à la préfecture, ne connaît guère
les milieux ouvriers et les villes périphériques. Depuis le début de
l’année, la tension est pourtant palpable avec une multitude de
mouvements sociaux autour des
conditions de travail ou des rémunérations. Notamment à l’usine
Dassault de Mérign ac où les
ouvriers réclament depuis des mois
un alignement des salaires sur ceux
des usines franciliennes. Plusieurs
manifestations importantes se
déroulent à Bordeaux et annoncent
les événements. La grogne étudiante monte aussi. L’université,
implantée place de la Victoire, le
poumon étudiant de la ville, voit
son campus s’installer à Talence et à
côté de l’hôpital Pellegrin pour la
médecine. « Les étudiants réclament
un “aménagement décent du campus” et une amélioration du res-
REPÈRES
1974 Diplômée en dermatologie de la faculté de médecine de Bordeaux.
1976 Enchaîne avec trois
autres spécialités : hématologie, radiothérapie puis
cancérologie en 1996.
2001 Entre dans l’opposition
municipale à Alain Juppé.
2004 Echec aux municipales
face à Hugues Martin.
tau-u », note Pierre Brana, auteur
avec Joëlle Dussau d’un ouvrage
très documenté : « Mai 1968 à Bordeaux ». Dans les amphis toutefois, « les discussions portaient sur la
remise en cause des mandarins
locaux. Certains professeurs étaient
très brocardés », se souvient
Michèle Delaunay : « Les revendications portaient sur le nombre de places en externat et le paiement des gardes. Nous en faisions beaucoup mais
sans être payés. »
Seul face aux étudiants
Michèle Delaunay est restée en retrait des événements, en proie
à un singulier « conflit d’intérêts ». Photo Sebastien Ortola/RÉA
Roquette reprend le leader mondial
des caramels colorants
dial. L’opération devrait aboutir au
troisième trimestre 2018.
HAUTS-DE-FRANCE
Le groupe familial
du Nord a conclu un
accord avec Sethness
Products Company,
leader mondial sur les
marchés de l’alimentation et des boissons.
Nouvelle usine
Olivier Ducuing
— Correspondant à Lille
Le groupe nordiste Roquette a un
accord pour acquérir 100 % de
l’américain Sethness Products
Company, leader mondial des caramels colorants pour les marchés de
l’alimentation et des boissons.
L’entreprise familiale américaine,
née en 1880, compte quatre usines
aux Etats-Unis, en France, en Inde
et en Chine, avec 230 salariés, dont
un quart en France.
Les deux groupes se connaissent
bien, puisqu’ils ont lancé une première coentreprise en 2004 à Lestrem (Pas-de-Calais), reliée par un
Le site de Lestrem emploi 55 personnes et vend 95 % de sa production à l’export. Photo DR
pipeline au site historique de
Roquette. Celle-ci emploie 55 personnes et vend 95 % de sa fabrication à l’export.
Sans OGM
Une autre coentreprise entre les
deux groupes a été développée en
Chine. Sethness Products Company
fabrique des caramels colorants
sous forme liquide ou pulvérulente
ainsi que des caramels colorants
sans OGM, sans allergènes, sans
gluten et bio. L’entreprise de Skokie
(Illinois) fournit les plus grands
noms de l’agroalimentaire mon-
« Cette acquisition va contribuer à
accélérer le plan de croissance de
Roquette sur le marché de l’alimentation et des boissons », se félicite
Jean-Marc Gilson, directeur général de Roquette. Dans le secteur du
caramel, le groupe Roquette a également déposé des brevets en janvier dernier pour obtenir des produits mous et non filants réalisés à
base de fructose. Une confiserie
moins calorique qu’un caramel
classique.
L’entreprise familiale emblématique du Nord est un spécialiste mondial des dérivés de l’amidon et des
protéines végétales pour l’alimentation et la nutrition santé. Elle réalise
un chiffre d’affaires de 3,3 milliards
d’euros, avec 8.400 salariés, et a
investi en 2017 lourdement dans
une nouvelle usine de protéines de
pois adaptée à l’alimentation diététique pour végans ou sportifs. Un produit non allergène sans gluten et à
forte valeur nutritionnelle. n
Si Michèle Delaunay n’est pas dans
les cortèges, elle est tout de même
aux premières loges grâce à son
père préfet. Au lendemain de la
guerre, ce militant socialiste, et l’un
des chefs de la Résistance en
Gironde, fait partie des quatorze
résistants nommés préfets. En 1947
en poste à Clermont-Ferrand, il
refuse de faire tirer sur les ouvriers
grévistes de Michelin. Jules Moch,
ministre de l’Intérieur, le révoque
puis le rappelle sous la pression des
élus locaux. Il devient préfet d’Aquitaine en 1958 et le restera pendant
quinze ans. Pendant les événements, le dynamique « Chaban » se
fait beaucoup plus discret. Même
lorsque les étudiants suspendent
des drapeaux rouges sur les murs
du palais Rohan, la mairie. Gabriel
Delaunay semble seul aux commandes avec une obsessi on,
affirme sa fille : « Eviter la violence et
ne pas faire de victime. » Même lors
de la nuit du 25 mai, la plus violente
à Bordeaux.
D ’a u t a n t q u’a u f o n d d e l u i
l’ancien étudiant de Poitiers et
homme de gauche « éprouve de la
sympathie pour ce mouvement étudiant ». Et lorsque les étudiants
investissent le Grand Théâtre pour
l’occuper, le préfet refuse une intervention policière aussi dangereuse
pour les étudiants que pour le bijou
de l’architecture XVIIIe. Petit de
taille mais décidé, il décide d’y aller.
En civil mais seul, il passe entre
deux rangées d’étudiants et monte
sur scène, sans micro. D’abord hué,
il impose le silence en évoquant sa
jeunesse très modeste et ses convictions. Et obtient l’évacuation contre
la promesse qu’aucune interpellation n’aurait lieu. « Nous avons été
soulagées de le récupérer en bon
état », reconnaît Michèle Delaunay
qui reçoit toujours dans la bibliothèque de son père, où son portrait
observe le visiteur. Pour elle, une
autre « révolution » est en train de
se faire : « C’est celle des baby-boomers et du troisième âge. Je suis née
en 1947. Cohn-Bendit en 1945. Songez
que nous sommes 18 millions. » n
5 RETROUVEZ
DEMAIN
1968, « annus horribilis »
pour Alain Mérieux
Tubesca Comabi dope
son usine de la Somme
HAUTS-DEFRANCE
Le leader français
de la fabrication
d’échelles profite
de l’évolution
de la réglementation européenne.
Guillaume Roussange
— Correspondant à Amiens
Ne pas trébucher sur la réglementation européenne. C’est
bien ce qu’a voulu éviter le
groupe Tubesca Comabi en
modifiant les process de production d’échelles de son usine
d ’A i l l y - s u r -Noye , d a n s l a
Somme. Deux ans de recherche
et de développement ont été
nécessaires pour adapter la
quasi-totalité des gammes de
l’entreprise aux évolutions de la
norme européenne EN 131, drastique. Pour les échelles droites,
la partie basse a par exemple été
augmentée de 10 centimètres.
Problème : ces nouveaux
dimensionnements n’étaient
pas adaptés aux chaînes de production de l’usine, dont la capacité avoisine 500.000 unités par
an. « Nous avons modernisé nos
bancs de montage et automatisé
des étapes de fabrication », indique le directeur de l’usine
d’Ailly, Christophe Wattelier.
Nouveaux
pictogrammes
Montant de la facture : 2 millions d’euros environ, injectés
aussi dans les six nouveaux
tests, obligatoires. 336 modèles
d’échelle ont été modifiés. A
Ailly-sur-Noye, le groupe
compte investir un million
d’euros par an au cours des cinq
prochaines années. Acquis en
2016 par le groupe familial Frénéhard et Michaux (160 millions d’euros de chiffre d’affaires
global), Tubesca Comabi se
donne pour objectif de réaliser
un tiers de son chiffre d’affaires
à l’export en 2023, contre 20 %
aujourd’hui. L’entreprise mise
aussi pour cela sur ses produits
pour les professionnels, et
notamment le sur-mesure. n
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18 //
Lundi 13 août 2018 Les Echos
FINANCE
&MARCHES
BAISSE DE LA MONNAIE
CHINOISE
La devise chinoise a perdu 0,4 %
à 6,85 renminbis pour un dollar.
Au mois de juillet, la banque
centrale chinoise a acheté
7,3 milliards de dollars pour
faire baisser le renminbi selon
les calculs de l’Institute of international finance. Ses interventions sur le marché des devises
sont plus modestes que par le
passé compte tenu des risques
pour l’économie chinoise.
les
indices
La devise
turque
clôture sur
une chute
de 14 %
l La monnaie turque a fortement chuté vendredi et terminé dimanche à 6,42 livres pour un dollar (–13,5 %).
l La faible réaction des autorités face à la crise financière augure d’une semaine à hauts risques pour les marchés turcs.
DEVISE
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
La livre turque a connu un krach
retentissant. Vendredi, le dollar a
pratiquement touché le niveau
record de 7 livres, autour de
6,99 dollars, soit une chute de 27 %
de la monnaie turque en cours de
séance, avant de terminer dimanche à 6,42 livres, soit une baisse de
près de 14 % pour la monnaie turque. Elle perd 13,5 % % contre l’euro
à 7,33 livres par euro.
La contagion aux autres devises
émergentes restait circonscrite aux
« maillons faibles » de la sphère
émergente et aux devises européennes. Le rand sud-africain cède
2,8 %, le rouble 1,9 %, et le peso
argentin 3,8 %. Le forint hongrois a
perdu 2,2 % et le zloty polonais 1,9 %.
L’euro est repassé sous la barre de
1,15 dollar, en repli de 1,35 % à
1,14 dollar du fait de l’exposition des
banques européennes à la Turquie.
« Lobby », « tueurs à gages »
Face à cette instabilité financière
qualifiée « d’artificielle », la Turquie
ne cédera pas aux menaces des
« tueurs à gages économiques ». Une
allusion aux spéculateurs étrangers, les boucs émissaires récurrents des autorités.
Le président Erdogan invite ses
concitoyens à échanger leurs dollars ou leur or contre des livres. Le
ministre de l’Economie et des
Finances, Berat Albayrak, a simplem e n t é vo q u é l a n é c e s s i t é d e
« redonner de la confiance dans la
livre ». C’était sans compter Donald
Trump. Sur Twitter, il a asséné le
coup de grâce en décidant de doubler les droits de douane sur l’acier
et l’aluminium importés de Turquie, respectivement à 50 % et 20 %,
estimant que la chute récente de la
livre avait redonné de la compétitivité aux exportations turques… Il a
conclu son tweet en déclarant :
« Nos relations avec la Turquie ne
sont vraiment pas bonnes à ce
stade ! » Si les montants en jeu sont
modestes, le tweet présidentiel, en
plein maelström financier, a eu
l’effet d’une bombe. « A moins que
les Etats-Unis ne commencent à respecter la souveraineté de la Turquie
et prouvent qu’ils comprennent
les dangers auxquels notre nation
est confrontée, notre partenariat
pourrait être en danger », a déclaré
le président turc, persuadé que la
Turquie ne « perdra pas sa guerre
économique avec les Etats-Unis ».
La situation actuelle en Turquie
évoque la grave crise bancaire et
financière que connut le pays en
2000-2001. En février 2001, la livre,
alors arrimée au dollar, fut dévaluée et perdit rapidement près
de 30 %. La livre turque affiche la
plus forte contre-performance des
devises émergentes cette année,
une chute de 40 %, devant le peso
argentin qui a perdu 35 %.
Inflation
et fuites des capitaux
La chute de la livre accentue l’inflation, en hausse de 16 % en juillet
d’une année sur l’autre. Les taux
d’intérêt, actuellement de 17,5 %,
pourraient être encore remontés,
pénalisant la croissance et accentuant la crise de défiance et les fuites
de capitaux étrangers.
Seulement, le président Erdogan
a déjà fait savoir qu’il était peu favorable à une hausse des taux d’intérêt pour stabiliser la livre, en opposition avec sa banque centrale. En
mai dernier, il avait d’ailleurs
déclaré à l’agence Bloomberg que le
président devait être responsable
de la politique monétaire. Pour les
marchés, seule une remontée
significative des taux d’intérêt parviendrait à stabiliser un peu la
situation. « Lors des précédentes
périodes de chute de la livre, la banque centrale turque est intervenue
pour augmenter les taux d’intérêt
après des dépréciations de sa devise
de 30 % à 35 % », rappellent les
stratèges de la banque Nomura. En
théorie, le franchissement du
niveau de 6,10 - 6,15 livres par le dollar aurait dû entraîner un resserrement monétaire de la Turquie. La
banque centrale n’a pourtant fait
aucun geste ce week-end, ce qui fait
dire aux marchés qu’elle est déjà
sous l’influence du président Erdogan. Son statu quo monétaire du
24 juillet dernier avait déjà surpris
les économistes du fait du dérapage des prix.
Le spectre du défaut
Pour soutenir sa devise sur le marché des changes, la banque centrale
devra puiser dans ses réserves de
changes, estimées à 105 milliards de
dollars en mars, dont 87 milliards
en devises étrangères et 17 milliards
en or. Seulement, les précédentes
interventions de la banque centrale
turque sur le marché des changes
pour soutenir la livre n’ont apporté
qu’un répit éphémère à sa monnaie
et n’ont pu inverser la tendance
face au pessimisme structurel des
marchés.
Ces derniers commencent à
parier sur l’incapacité du pays à
honorer sa dette du fait du plongeon de sa devise. La probabilité
d’un défaut a plus que doublé
depuis le début de l’année. La dernière fois que les marchés avaient
été aussi pessimistes à l’égard de
l’avenir financier du pays remonte à
2009, dans le sillage de la grande
crise financière mondiale. n
Les banques européennes victimes collatérales
Les valeurs bancaires
européennes sont
sous pression en raison
de leur exposition
à la Turquie.
Etienne Goetz
@etiennegoetz
L’onde de choc de la crise turque
s’est propagée jusque sur les Bourses européennes. Les places ont nettement reculé vendredi, entraînées
par la baisse des valeurs bancaires
exposées à la Turquie. L’indice des
banques européennes a cédé
3,23 %. Seules trois valeurs ont terminé dans le vert. Parmi les plus fortes baisses on trouve BBVA (–5,16 %)
UniCredit (–4,73 %) et BNP Paribas
(–2,99 %), très présents en Turquie,
et qui sont des poids lourds de la
cote dans leurs pays respectifs.
La défiance des investisseurs à
l’égard des banques s’est accélérée
vendredi après que le « Financial
Times » a révélé les inquiétudes de
la Banque centrale européenne
(BCE) sur l’exposition de certains
établissements à la Turquie. Parmi
les noms cités figurent le français
BNP Paribas, l’italien UniCredit et
l’espagnol BBVA. Le régulateur ne
juge pas la situation critique, mais
s’inquiète du risque que certains
emprunteurs turcs ne soient pas
couverts contre la baisse de la livre
turque et commencent à faire
défaut sur des emprunts en devises.
Ces crédits, comparables à des
emprunts toxiques en francs suisses, représentent jusqu’à 40 % des
actifs du secteur bancaire turc,
relève le quotidien britannique.
Selon les données de la Banque
des règlements internationaux
(BRI), le montant total des
emprunts turcs dus à des banques
espagnoles s’élève à plus de 80 mil-
liards de dollars. BBVA n’a pas souhaité commenter la situation. Sur
les six premiers mois de l’année, la
Turquie représente 373 millions
d’euros de bénéfice, soit 14 % de son
résultat net total.
La filiale turque d’UniCredit, Yapi
Kredi, est jugée par les analystes de
Goldman Sachs comme la plus fragile du secteur au regard de ses
fonds propres. Mais l’établissement
italien a relativisé son exposition en
expliquant que la Turquie ne représente que 2 % de ses revenus et
qu’une chute de 10 % de la livre
entraînerait une baisse de seulement 2 points de base de son ratio
de fonds propres « durs ».
La banque française BNP Paribas
a également relativisé son exposition via la banque TEB. Comme
pour UniCredit, le pays ne représenterait que 2 % de ses engagements.
(
Lire « Crible »
Page 24
Le politique prend le pas sur l’économique
Une fois les bons résultats
des entreprises digérés, les
investisseurs se réveillent
face à la montée des risques
géopolitiques. Vendredi,
le CAC 40 a perdu 1,59 %.
Pierrick Fay
@pierrickfay
Au cœur d’un été plutôt calme sur
les marchés boursiers – soutenus
par la bonne saison des résultats
trimestriels – la déroute de la livre
turque sonne comme un rappel
des incertitudes. La montée des tensions géopolitiques dans le monde
et le désordre qu’elles créent favorisent le réveil de l’aversion pour le risque et la fuite vers les actifs refuges.
Ainsi, l’indice Euro STOXX 50
a perdu plus de 2 % de sa valeur,
dans le sillage notamment des
valeurs bancaires, les marchés
s’interrogeant sur l’exposition des
banques à la Turquie. La Bourse de
Paris, de son côté, a cédé 1,59 %
à 5.414 points, sa plus forte baisse
depuis le 25 juin. Sur les marchés
obligataires, le rendement du bund
à 10 ans est retombé à 0,32 %
(– 5 points de base). Les investisseurs se sont aussi tournés vers les
monnaies refuges comme le yen, le
franc suisse, mais aussi le dollar qui
a touché un nouveau plus haut
depuis treize mois face à un panier
de devises.
En soi, la situation en Turquie ne
représente pas un grand risque
pour la stabilité financière européenne, mais c’est bien l’accumulation des incertitudes qui inquiète
les investisseurs. Si les marchés ont
plutôt bien digéré la passe d’armes
commerciale qui dure depuis des
semaines entre la Chine et les EtatsUnis, l’ouverture de nouveaux
fronts par Donald Trump – sanctions contre l’Iran, la Russie ou la
Turquie – a de quoi les inciter à la
prudence. Ces tensions représentent un risque, à terme, pour la
croissance mondiale et l’inflation.
« Les tensions commerciales ne sont
que le sommet de l’iceberg dans un
monde géopolitique complexe »,
reconnaissent Pascal Blanqué et
Vincent Mortier chez Amundi AM,
pour qui « on est entré dans une nou-
velle ère de la domination du politique sur l’économique ».
Or, rappellent-ils, ces risques « ne
sont pas faciles à quantifier et peuvent créer de la volatilité à court
terme, mais aussi avoir des implications de plus long terme » sur la confiance des acteurs économiques,
sur les plans d’investissement des
entreprises, mais aussi sur « le processus de normalisation monétaire
des banques centrales ».
Sorties de capitaux
L’aversion au risque des investisseurs se mesure aussi au travers des
sorties de capitaux. Selon les chiffres d’EPFR Global, les fonds investis en actions européennes ont subi
55,8 milliards de dollars de sorties
nettes sur les cinq derniers mois (au
31 juillet). Avec, selon Barclays,
trente et une semaines consécutives de sorties nettes.
Une défiance qui s’explique par
le ralentissement de la croissance
européenne, mais aussi par les
incertitudes liées à la situation politique en Italie et en Espagne et par
les craintes d’un Brexit dur, « la possibilité que le Royaume-Uni quitte
l’Union européenne sans aucun
accord ayant augmenté fortement »,
selon Kristina Hooper chez Invesco.
Elle y voit l’un des trois autres « dossiers chauds à surveiller » en août,
avec la chute récente du yuan et les
négociations sur l’Alena (l’accord de
libre-échange entre le Canada, les
Etats-Unis et le Mexique). n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 19
Les Echos Lundi 13 août 2018
Fonds de résolution : six banques
françaises en appellent à la justice
Après MSCI, FTSE
Russell veut intégrer
la Chine dans ses indices
BOURSE
Pas
d’indemnisation
pour
les investisseurs
de Banco Popular
BANQUE
Six banques françaises
ont contesté devant la
Cour de justice de l’UE
la méthode selon
laquelle leur contribution au Fonds de résolution unique est
déduite de leurs fonds
propres.
Dans une décision
préliminaire rendue
publique début août,
rapportée par « L’Agefi »,
le Conseil de résolution
unique a indiqué ne pas
envisager d’indemniser
les actionnaires et
créanciers affectés par
la résolution de la banque
espagnole Banco Popular.
Mise en résolution en
juin 2017, la banque avait
été reprise par Santander
pour un euro symbolique.
Les parties prenantes ont
jusqu’au 14 septembre
pour réagir par écrit
à cette décision.
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
Le sujet est sensible. Créé pour
constituer des réserves à mobiliser
en cas de débâcle bancaire en
Europe et éviter d’avoir à mobiliser
de l’argent public pour éponger les
pertes, le Fonds de résolution unique (FRU) demande aux banques
de la zone euro de lourdes contributions. Or, aux yeux des banques
françaises, les règles du jeu établies
par la BCE posent problème. Pour
faire bouger les lignes, les banques
françaises ont décidé d’emprunter
la voie judiciaire. Selon nos informations, six banques françaises
(BNP Paribas, Crédit Agricole,
BPCE, Crédit Mutuel, Société Générale et Crédit Mutuel Arkéa) ont
porté l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne à la fin
du premier trimestre 2018.
Impact
sur les fonds propres
« Quand le Fonds de résolution unique a été constitué, le législateur
européen nous a permis de verser
une partie de nos contributions en
cash et une autre partie, jusqu’à 15 %,
sous forme d’engagements de paiement à verser plus tard, si le fonds le
nécessite un jour. Or la BCE a décidé
de déduire automatiquement ces
engagements futurs de nos fonds propres, considérant que ces sommes
seront forcément versées », explique
La Banque centrale européenne à Francfort. Le Fonds de résolution
unique demande aux banques de la zone euro de lourdes contributions.
Il dispose actuellement de 24,9 milliards d’euros. Photo Shutterstock
un banquier français qui estime
que, ce faisant, le superviseur a
dépassé ses prérogatives. « Le législateur a précisément laissé la possibilité aux banques d’avoir des engagements de paiement futurs pour éviter
que la mise en place du FRU ne pèse
trop sur le financement de l’économie. La décision de la BCE va à
l’encontre de cette précaution ! » estime-t-il. Pour une banque comme
BNP Paribas, la prise en compte de
ses engagements futurs pour constituer ce filet de sécurité dans le calcul de ses fonds propres vient entamer son ratio CET1 de près de
10 points de base.
Il faut dire que les enjeux financiers sont loin d’être négligeables.
Concentrant de grandes banques
de la zone euro, la France était,
selon les chiffres publiés par le
Conseil de résolution unique fin
juillet, le premier contributeur au
Fonds de résolution en 2018 : ses
banques se sont vu en effet demander 2,29 milliards d’euros, soit un
peu plus de 30 % du total du montant collecté sur l’année. A titre de
comparaison, les banques allemandes se sont vu demander
1,98 milliard d’euros. De quoi nourrir les griefs côté français : « Le système de calcul des contributions
Les Bourses de Chine continentale peuvent le savourer
comme une bonne nouvelle.
Alors qu’elles sont secouées par
les tensions commerciales avec
les Etats-Unis et qu’elles viennent de perdre leur place de
deuxième marché boursier
mondial au profit du Japon, le
fournisseur d’indices FTSE
Russell a laissé entendre qu’il
pourrait intégrer les actions
cotées dans le pays à son principal indice marchés émergents,
dans des proportions plus élevées que son concurrent MSCI.
Une information révélée par
Reuters.
La guerre des indices
pour un marché à saisir
individuelles est opaque, difficile à
prévoir et désavantage les banques
françaises qui ont déjà des encours
garantis dans leurs bilans », a
notamment fait valoir Jérôme Grivet, directeur général adjoint de
Crédit Agricole SA, à l’occasion de
la publication des résultats de la
banque.
Désormais doté de 24,9 milliards
d’euros, le Fonds de résolution unique doit continuer de monter en
puissance pour disposer, à l’horizon 2023, de 55,7 milliards d’euros
de réserves, soit 1 % du montant
total des dépôts bancaires de la
zone euro. n
Le pragmatisme du gendarme bancaire
britannique face au Brexit
Fournisseur de l’indice le plus
suivi pour les marchés émergents, MSCI a commencé à faire
entrer des valeurs cotées à
Shanghai et Shenzhen (dites
« actions A chinoises ») le
31 mai dernier. En déclarant
qu’accorder une plus grande
place aux actions A que MSCI
était « une possibilité », le directeur général de FTSE Russell,
Mark Makepeace, a confirmé
l’intérêt croissant des investisseurs pour ce marché encore
peu ouvert aux capitaux étrangers. Et notamment les fonds
passifs, qui répliquent ces indices. En effet, les investisseurs
étrangers ne détiennent que
2 % de la capitalisation des
entreprises cotées en Chine
continentale. Pour cause, jusqu’à récemment de nombreuses contraintes freinaient l’arrivée des capitaux : problèmes de
gouvernance et de transpa-
rence des entreprises, poids des
entreprises publiques, inefficience des marchés où opèrent
de nombreux investisseurs de
petite taille, etc.
L’annonce de FTSE Russell,
challenger de MSCI sur les indices émergents, constitue une
aubaine pour Pékin. La commission chinoise de régulation
des marchés financiers, qui a
fait de l’attrait des capitaux
étrangers une priorité, a
déclaré qu’elle « [soutiendrait]
activement l’introduction
d’actions A dans l’indice international FTSE Russell et l’augmentation de la proportion
d’actions A dans l’indice MSCI ».
En juin, les autorités chinoises
ont levé le plafond de retrait de
capitaux par les fonds étrangers, principal facteur de dissuasion des investisseurs.
Mark Makepeace a toutefois
précisé que FTSE Russell allait
consulter les investisseurs et
gérants d’actifs. « Nous ne le
ferons que si nous avons le soutien des gros investisseurs. »
— R. Po.
en bref
BANQUE
Le superviseur britannique se dit ouvert à
une large gamme de
montages juridiques
pour les banques qui
voudront faire affaire
en Europe après
le Brexit.
Bruxelles autorise l’acquisition
de XL Group par le groupe AXA
ASSURANCE La Commission européenne a annoncé vendredi
qu’elle autorisait officiellement l’acquisition géante de l’américain XL Group par AXA, annoncée en mars dernier. Bruxelles
« a conclu que l’opération envisagée ne soulèverait pas de
problème de concurrence, compte tenu de son impact très limité
sur la structure du marché », indique la Commission dans un
communiqué.
Edouard Lederer
EdouardLederer
Le Brexit incite le gendarme bancaire britannique à toujours plus
de pragmatisme. Dans un courrier
adressé aux patrons des banques
qu’elle surveille, la Financial Conduct Authority (FCA) a indiqué
qu’elle saurait se montrer « ouverte
à une large palette » de solutions
réglementaires, pour les banques
qui souhaiteraient continuer à faire
affaire en Europe, une fois le Royaume-Uni sorti de l’Union. La FCA ne
donne tout de même pas un blancseing à ses ouailles, précisant
qu’elles devraient veiller à être
correctement supervisées.
La question se pose pour les établissements britanniques, américains ou encore japonais qui exerçaient jusqu’à présent sur le Vieux
Continent à partir de Londres grâce
à un passeport européen, désormais en sursis. Ces acteurs doivent
donc décider sous quelle forme leur
activité européenne se poursuivra.
Cette décision est d’autant plus difficile à prendre que l’Union euro-
Le fournisseur
d’indices britannique FTSE Russell a
déclaré qu’il pourrait donner aux
actions de Chine
continentale un
poids plus important dans ses indices
que son concurrent
américain MSCI.
Pétrole : les sanctions contre l’Iran,
un risque pour l’offre selon l’AIE
La Financial Conduct Authority (FCA) tente d’épauler la City pour limiter sa perte d’influence.
Photo Shutterstock
péenne (UE) et la Grande-Bretagne
ne sont pas encore parvenues à un
accord encadrant leurs futures
relations commerciales.
Eparpillement
des capitaux
Cette position de la FCA s’oppose
directement à l’attitude très ferme
affichée ces derniers mois par la
BCE à l’égard de ces mêmes banques : le superviseur de la zone
euro a par avance condamné les
structures en les qualifiant de
« coquilles vides ». Pas question,
donc, pour Francfort d’accepter
qu’une banque se choisisse un agrément et localise ailleurs ses activi-
tés européennes. « En particulier, la
BCE s’attend à ce que des produits et
des transactions européennes (UE)
réalisées avec des clients de l’UE
soient enregistrés dans l’UE, et que
les capacités de gestion du risque qui
y correspondent soient, elles, localisées dans l’UE », analyse sur son
blog le cabinet Latham & Watkins.
Même si la FCA cherche à se montrer arrangeante, « les groupes agissant dans l’UE devront en même
temps garder à l’esprit le point de
vue » des régulateurs européens,
souligne le cabinet.
Au-delà de ce casse-tête, les autorités britanniques jouent aussi une
partition plus politique, décidées à
préserver la solidité de leur place
financière, malgré tout. Le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond, a ainsi prévenu le mois dernier les dirigeants de banque qu’il
était important d’éviter un éparpillement des capitaux réglementaires actuellement concentrés à
Londres. La FCA tente aussi d’épauler la City pour limiter sa perte
d’influence, comme en témoigne
son récent projet de mettre en
réseau douze régulateurs mondiaux – mais aucun en zone euro –
pour soutenir l’innovation.
(
Lire nos informations
Page 4
MATIÈRES PREMIÈRES Dans son rapport mensuel sur le
pétrole, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), observe certes un « retour au calme du marché » qui profite actuellement
aux consommateurs. Mais l’AIE, qui conseille 30 pays développés sur leur politique énergétique, estime que cette accalmie
« pourrait ne pas durer ». « Quand les sanctions pétrolières contre
l’Iran prendront effet, peut-être conjointement avec des problèmes
de production ailleurs, le maintien de l’offre mondiale pourrait
s’avérer très difficile », et le maintien de marges de manœuvre
adéquates serait menacé, met-elle en garde.
La BCE revoit les modalités de
refinancement des banques grecques
BANQUE La BCE mettra fin le 21 août au dispositif qui permettait
aux banques grecques de se refinancer auprès d’elle, avec
comme garantie des obligations souveraines notées en catégorie
spéculative. Cette décision pourrait contraindre les banques
grecques à recouvrir davantage aux liquidités d’urgence (ELA),
mais elle constitue une étape primordiale pour la Grèce qui doit
bientôt en finir avec son troisième plan de renflouement.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 // FINANCE & MARCHES
Lundi 13 août 2018 Les Echos
en bref
Bitcoin : la spéculation se retourne
contre sa « créature »
Week-ends
meurtriers
CRYPTOMONNAIES
La spéculation
l’a porté aux nues
en 2017.
BA N Q U E C o m m e r z b a n k
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
son cours progresse. La chute du
nombre de commentaires prédit sa
baisse. Les spéculateurs sont toujours moins loquaces dans les phases de repli.
La spéculation et les comportements moutonniers guident largement son cours. L’annonce des
reports de l’homologation des ETF
(des fonds cotés en Bourse) sur le
bitcoin par la S ecurities and
Exchange Commission (SEC), synonyme de moins de flux spéculatifs,
pénalise ainsi sa performance à
court terme. Rien qu’aux EtatsUnis, plus d’une dizaine d’ETF
attendent le visa de la SEC. Le régulateur prend son temps et reporte
ses décisions. Il l’a déjà fait pour
cinq ETF cet été, dont celui des
jumeaux Winklevoss. Il veille aussi
à limiter les manipulations de cours
et autres arnaques, et la justice américaine a ouvert une série d’enquêtes. Sur les sept premiers mois de
l’année, 175 arnaques à la bouilloire,
ou « pump and dump », ont ciblé
161 crypto-devises et jetons, générant 825 millions de dollars de
volume, selon le « Wall Street Journal ». Cette technique de manipulation consiste à faire grimper artificiellement le cours d’une devise peu
liquide qui aura été préalablement
achetée par des escrocs. Ils la vendront ensuite avec des profits
quand les autres investisseurs
l’achèteront. Le cours s’effondre
rapidement quand la supercherie
apparaît au grand jour. Le « pump
and dump » a attiré l’attention des
autorités américaines et des investisseurs. Ils vont peut-être perdre en
efficacité à l’avenir et ne plus faire
monter autant les cours de manière
artificielle.
Bourses imprudentes
Pour courtiser les spéculateurs, certaines plates-formes de transactions sur les devises cryptographiques sont prêtes à prendre tous les
risques, dans un contexte d’âpre
concurrence, en permettant aux
opérateurs de spéculer sur des
montants très élevés (« effet de
levier » important). OKEx, une des
Bourses des cryptos basées à Hong
Kong, en a fait la démonstration.
Elle a accepté un ordre d’achat
colossal de 460 millions sur son
contrat à terme. Cette position a dû
être liquidée brutalement le
31 juillet, son détenteur étant incapable de faire face aux pertes et
appels de marge. Cette liquidation a
aussi contribué à la déprime passagère des cours.
* « Risks and returns of cryptocurrency »,
Yukun Liu, Aleh Tsyvinski, National
Bureau of Economic Research, W24877
Jean-Charles Samuelian
8 millions d’euros
annualisés
de chiffre d’affaires
10.000 personnes couvertes
Environ 10.000 assurés
pour 1.200 entreprises.
Alan espère en couvrir
dix fois plus d’ici à 3 ans.
Cofondateur d’Alan, une assurance-santé
100 % digitale, ce trentenaire espère
bousculer le secteur de l’assurance
et, par là même, le système de santé.
l est des aventuriers, ceux de l’entrepreneuriat, qui rêvent d’accéder au
rang de licorne, ces sociétés valorisées plus d’un milliard d’euros en
Bourse. Lui n’y est pas encore, mais ils
sont nombreux chez ceux qui ont croisé sa
route à penser qu’il pourrait y arriver. A
trente ans, Jean-Charles Samuelian a déjà
monté deux entreprises : Expliseat, qui
fabrique des sièges d’avion ultralégers
réduisant ainsi la consommation de kérosène, et Alan, une assurance entièrement
digitale spécialisée dans les contrats de
complémentaire santé d’entreprises et
d’indépendants.
Quelle analogie y a-t-il entre l’aéronautique et l’assurance ? A priori aucune, si ce
n’est la taille et la complexité des marchés
dans lesquels ces deux activités sont logées.
Un double défi qui a sans doute séduit
l’entrepreneur Samuelian : des marchés de
plusieurs milliards d’euros auxquels les
startuppeurs n’osent pas s’attaquer en raison de leur réglementation juridique très
pointue, et de la présence de mastodontes
quasi indéboulonnables.
Pour autant, le trentenaire n’a rien d’une
tête brûlée. Sans avoir suivi d’études relatives aux domaines où il opère, « il sait où il
veut aller, il décortique tout, ce qui lui permet
de savoir quel chemin prendre pour y arri-
ver », décrit son ami Pierre Valade, créateur
de l’application Sunrise.
Celui qui se dit « un peu geek » raconte
avoir toujours su qu’il voulait devenir entrepreneur. « Vers douze-treize ans j’ai commencé à coder, j’ai créé un site Internet pour
un magasin de jeux vidéo à ClermontFerrand. » Mais même un premier de la
classe ne devient pas entrepreneur à treize
ans. Jean-Charles Samuelian se forme sur
les bancs d’une institution jésuite marseillaise. A la même époque, il fait la connaissance de Thomas Trueb, le père d’un de
ses camarades de classe, qu’il considère
aujourd’hui comme son mentor.
Spécialisé dans les médias, cet entrepreneur fascine le jeune garçon. « Il venait sou-
L’histoire veut qu’en se
rendant compte de l’opacité
administrative inhérente
à l’hospitalisation
d’un patient, Jean-Charles
Samuelian se soit mis
en tête de créer
une assurance-santé
« simple, transparente
et entièrement digitale ».
BANQUE La banque belge a
publié un résultat net avant
impôts en hausse de 6,29 %, à
473 millions d’euros. « Ce sont
les meilleurs résultats semestriels de Belfius depuis sa création », s’est félicité son directeur général, Marc Raisière.
Concernant le calendrier de
son introduction en Bourse,
la banque a indiqué que le
gouvernement devra donner
son feu vert à la rentrée. «Nos
résultats nous offrent cette
année encore, la possibilité de
verser un dividende intérimaire de 100 millions d’euros à
notre actionnaire et renforcent
notre conviction que Belfius est
prêt pour une entrée en
Bourse », a précisé Jos Clijsters, le président de Belfius.
Les chiffres clefs
d’Alan
Une vocation
qui vient de loin
Carole Favreau
Belfius confortée
avant son entrée
en Bourse
série d'été 5/9
LES NOUVELLES STARS DE LA FINTECH
I
compte accélérer son expansion en privilégiant la clientèle privée et les PME, a
déclaré au « Handelsblatt »
Michael Mandel, qui pilote
ces activités chez Commerzbank. La banque veut porter à
plus de 400 milliards d’euros
ses actifs sous gestion dans le
segment des PME et de la
clientèle privée afin de compenser la baisse de ses marges
dans ces métiers. A ce jour,
elle revendique 386 milliards
d’encours sous gestion.
Le bitcoin enregistre son
plus faible rendement
journalier le dimanche
(+ 0,18 %) et le plus fort
le mardi (+ 1,01 %) et sur
la période entre janvier 2011
et fin mai 2018. Son
rendement moyen quotidien
est de 0,52 %. Il a connu
78 séances marquées par
des replis de plus de 10 % et
13 journées de chute de plus
de 20 %. Ethereum et Ripple
connaissent leur plus faible
performance le samedi,
respectivement de 0,26 %
et – 0,14 %. La chute
de la liquidité le week-end
accentue les mouvements
de baisse.
Elle se retourne contre
le bitcoin cette année
compte tenu des excès
et fragilités de l’écosystème financier
qui s’est créé autour
des devises 2.0.
Après une année folle en 2017, le
marché des cryptomonnaies est
entré dans une phase de consolidation, plus ou moins brutale selon les
devises et jetons. Le bitcoin, à
6.320 dollars, a perdu près de la
moitié de sa valeur cette année mais
a mieux résisté que la plupart des
autres devises cryptographiques et
jetons (« tokens »). Sa capitalisation
représente la moitié des 223 milliards de dollars du marché des
devises 2.0.
L’évolution du bitcoin n’est pas
liée à la conjoncture économique
mondiale, aux matières premières
ou devises traditionnelles, mais suit
un effet « Momentum »*. Dans les
phases d’emballement, la hausse
des cours appelle la hausse, et dans
les périodes de chute des cours, la
déprime est autoentretenue. Plus le
bitcoin est commenté sur les
réseaux sociaux (Twitter) et forums
spécialisés comme Bitcointalk, plus
Commerzbank
mise sur les PME
et les clients
privés
Celui qui se dit « un peu geek » raconte avoir toujours su qu’il voulait devenir
entrepreneur. « Vers douze-treize ans j’ai commencé à coder, j’ai créé un site
Internet pour un magasin de jeux vidéo à Clermont-Ferrand. » Photo Pierre Morel
vent me parler d’affaires, ça l’a toujours capt i v é » , s e r a p p e l l e T h o m a s Tr u e b ,
également l’un des premiers investisseurs
d’Alan. Fils de médecins, Jean-Charles
Samuelian s’oriente néanmoins d’abord
vers une prépa scientifique à Marseille et
intègre l’Ecole nationale des ponts et chaussées à Paris, puis le Collège des ingénieurs.
Avant même d’avoir obtenu son diplôme,
l’entrepreneuriat le rattrape lorsque Benjamin Saada, un ami d’enfance, lui fait part de
son projet : « A l’époque j’étais en stage entre
Londres et Paris, et j’étais surpris par le décalage entre la technologie des avions et celle des
sièges d’avion. De là est venue l’idée de créer
Expliseat », se souvient celui-ci. En 2011,
Jean-Charles Samuelian et ses acolytes,
Benjamin Saada et Vincent Tejedor, se lancent donc dans l’aventure Expliseat. Le premier en est le directeur financier et assure à
ce titre une partie des levées de fonds, un
savoir-faire très utile au moment de la création d’Alan.
Quelques années plus tard, il confie à
Thomas Trueb son envie d’un nouveau
défi : « Très vite il est revenu et m’a dit “maintenant que ça marche, je ne me vois pas être
directeur d’une entreprise qui vend des fauteuils d’avion, ça n’a rien de sexy, il me faut du
challenge” ». Sa réflexion avance en 2015,
lorsqu’il perd son grand-père, emporté par
un cancer. L’histoire veut qu’en se rendant
compte de l’opacité administrative inhérente à l’hospitalisation d’un patient et des
difficultés qu’elle génère, Jean-Charles
Samuelian se soit mis en tête de créer une
assurance-santé « simple, transparente et
entièrement digitale ». Il se lance avec Charles Gorintin, cofondateur d’Alan, rencontré
aux Ponts et Chaussées et dont l’un des
membres de sa famille a également été touché par la maladie.
Il revend ses parts d’Expliseat et part en
quête d’investisseurs. Il fait ainsi entrer au
tour de table les fonds Open CNP, Partech et
Portag3 Ventures, qui lui apportent 12 millions d’euros. Ainsi dotée, bien entourée, la
jeune pousse obtient le 23 octobre 2016 de
l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution l’agrément nécessaire à la création
d’une compagnie d’assurances. Un événement en soi puisque le gendarme financier
n’avait pas délivré ce sésame depuis trente
ans. Deux jours plus tard, Alan – dont le
nom fait référence à Alan Turing, mathématicien pionnier de l’intelligence artificielle et Alan Watts, écrivain dont certains
travaux renvoient au bien-être – débute formellement ses activités.
Ce jeune dirigeant accro au design, qui
veut que « ce soit élégant » et qui « essaie de
faire des applications du niveau de qualité
d’Instagram » s’entoure d’une équipe expérimentée. Cette obsession du détail
séduit de nouveaux grands investisseurs
tels Xavier Niel ou Index Ventures, qui a
investi dans Facebook, Dropbox ou Deliveroo. De quoi permettre à Alan de lever
encore 23 millions d’euros cette année.
Alan n’inquiète certes pas encore les
géants de l’assurance, mais l’entrepreneur
qui arbore un look à la Steve Jobs dit fourmiller de projets. Reste à savoir si ces derniers lui permettront d’accéder au statut de
licorne. n
l
RETROUVEZ MARDI
Nikolay Storonsky, la turbine de Revolut
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 21
Les Echos Lundi 13 août 2018
euronext
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Date De ProroGation : 28 août
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altarea (alta) g
a 186
185
2801
186
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a 86,55
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86,55
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altran tecHnoloGies (alt) G a 8,585
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8,6
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3,3
3,3
1403
3,3
fr0012789667
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a 60,74
60
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60,78
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22/05/18 2,5 201.704.354
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13
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c 0,74
0,745
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assYstem (asY) g
B 27,75
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a 67,2
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2,604
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c 24,3
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a 379,1
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379,1
fr0000130403
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a
/260718
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aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
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0,562
+ 0,36 + 20,77
+10,92
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1,295
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+ 50,35 291,6
- 7,56
- 0,75 7550
- 7,95 6550
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ost
isin / Date Détach. coupon / Div
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393.613.788
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clot
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bpa
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+ bas % 52 s. + bas an rDt
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3,225
3,25
3,12
13,94
14,2
13,9
19,95
20,04
19,72
4,035
4,195
4,02
82,7
85,3
82,5
9,235
9,345
9,175
41,9
42
41,4
65,3
65,5
64,5
3,2
3,34
3,2
447,2
450,8
438,6
8,51
8,515
8,32
11,395
11,42
11,32
20,6
20,75
20,5
103,5
106
103
55,04
55,96
54,38
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115
113,2
13,38
13,44
13,3
856
868
852
78,45
79,45
78,1
26,7
27
26,5
89,25
89,25
88,55
58,8
58,8
57,8
444
444
444
1,13
1,135
1,13
0,187
0,21
0,182
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148,1
145,7
49,94
49,94
49,69
24,12
24,32
23,98
2,17
2,2
2,16
1,636
1,68
1,63
- 3,31 + 72,86
+ 4,44
1,223
+103,61
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4,9
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+ 15,4
87
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+ 6,01 19,71
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5,92
- 11,32
4,02
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3,61
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+ 2,75
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- 15
0,09
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-10,33
7,68
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- 2,04 - 1,45
+2
2,08
- 12,04
1,42
4,15
4,21
4,75
0,97
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0,83
21,34
1,75
1,13
2,08
3,01
1,86
2,78
1,91
4,69
0,54
1,78
2,63
5,87
1,53
2
1,76
0,12
1,58
4,21
11,85
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
Gl eVents (Glo) g
B 24,5
24,2
3382
24,95
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
24,2
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B 71,2
71,5
546
72
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
71,2
GrouPe Flo (flo) g
c
eX D s 13/06/17
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
GrouPe GorGé (Goe) g
B 14,1
14,52
3415
14,52
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
14,02
GrouPe lDlc (lDl) g
c 17,18
17,38
nom.
3802
17,5
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
17,18
GrouPe PartoucHe (parp)
25,9
25,9
reGr.
475
26,2
11/09/17 0,31 9.627.034
25,9
fr0012612646
Gtt (Gtt) Gg
a 58,75
59
43695
59
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
58,05
Haulotte GrouP (piG)
B 12,58
12,58
10771
12,6
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
12,5
HiGH co (hco) g
c 5,2
5,2
25266
5,2
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,1
HuBWoo (hbW) g
c
/090818
fr0004052561
icaDe (icaD) G
% Veil
% mois
% 52 s.
- 1,83
+ 3,2
- 3,89
+ 0,42
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 1,22
27,9
22
2,69
- 1,76
95
- 13,68 67,5
6,15
+ 3,65 + 3,85
+ 1,5
0,34
- 6,9
0,23
+ 2,25 - 7,34
+ 6,61
19,04
- 30,16
13,24
+ 1,16 - 13,06
- 8,81 22,2
- 32,9
15,36
- 1,15 - 23,35
- 8,16 36,5
- 19,69 23,7
1,2
+ 0,17 + 17,76
+21,05 60,55
+ 44,32 47,06
2,25
- 22,01
-11,9
19,68
- 14,83 12,44
1,75
+ 0,39 + 6,12
+ 5,69
5,43
- 12,46
4,3
2,69
+ 6,25
- 5,03
0,204
+ 13,33
0,155
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- 1,81 - 36,22
-11,8 214,4
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0,53
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3,28
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- 19,02 62,52
2,17
+ 0,38 - 0,76
+ 3,65
6,995
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4,41
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3,12
+ 19,74
2,215
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+ 8,53 39,8
+ 36,63 30,727
1,7
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+ 5,02 145,65
+ 33
99
0,69
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+ 3,79 25,96
2,96
- 1,4 - 10,55
- 7,87 32,9
+ 6,49 24
2,85
- 0,73 - 19
- 6,91 36,9
- 6,41 25,58
2,06
+ 0,18 + 12,04
+ 9,68 47,26
+ 21,38 38,9
4,17
- 1,46 - 13,57
- 2,16 38,58
- 5,88 31,33
- 0,7 - 4,09
- 3,75 30,58
- 1,43 22,84
2,13
- 0,66 - 7,7
4
+ 5,49 51,1
- 15,05 40,08
- 0,36 - 6,92
+10,04 27,17
- 8,58 21,99
5,23
- 0,99 - 30,04
-10,83
6
- 5,33
3,97
- 0,4 + 0,38
- 6,34 66,3
+ 12,03 48,3
2,35
- 0,18 - 4,75
+ 2,56 60
+ 5,69 50,5
0,42
+ 0,22 - 8,55
+22,86 26,3
- 3,73
17,82
1,65
- 1,12 - 10,2
- 1,4
39,45
- 23,48 30,25
3,82
+ 0,81 - 22,57
- 7,04 41,75
- 20,22 29
1,55
- 1,8 +117,3
+12,48 15,8
+133,18
6,8
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+ 0,91 24,34
- 12,67 16,71
5,38
- 1,92 - 32,45
-18,22 38,58
- 22,53 25,26
1,73
- 3,23 - 27,5
- 0,11
63,9
- 25,09 40,1
3,91
- 1,16 + 11,8
+ 4,92 37,95
+ 15,2
29,5
1,82
- 1,98 - 48,73
-13,07 13
- 58,12
5,84
- 0,73 - 42,19
- 0,18
5,41
+ 25,69
2,48
- 1,2 - 19,33
- 2,62 18,75
- 11,85 14,63
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+ 2,97 41,9
+ 6,91
31,65
2,17
- 1,41 - 13,95
- 3,82
2,52
- 16,51
1,922
- 0,91 + 3,24
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- 20,34
8,295
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- 7,76
5,812
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2,9
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+ 43,34
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+ 5,42
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+ 33,6 330
1,15
136.345.527
a 83,5
82
36162
83,5
02/05/18 4,3 74.531.428
81,65
B 144,4
144,8
2067
145,4
fr0010929125
5.628.475
143,8
iliaD (ilD) G
a 128,85
127,4
119538
129,25
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
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imerYs (nK) G
a 62,7
63,25
69892
63,4
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
61,75
inGenico GrouP (inG) LR
a 69,1
69,06
262277
69,52
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
68,62
innate PHarma (iph) g
B 4,7
4,714
56598
4,736
fr0010331421
57.600.100
4,652
insiDe secure (insD)
c 2,765
2,73
160050
2,785
fr0010291245
44.119.162
2,65
inter ParFums (itp) g
B 39,5
39,45
12581
39,8
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
38,45
iPsen (ipn) G
a 143,5
144,3
68673
144,9
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
142,7
iPsos (ips) G
a 29,5
29,44
25696
29,6
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
29,34
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 24,9
24,6
6700
24,9
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,5
JcDecauX (Dec) G
a 27,18
27,22
88099
27,3
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
26,72
KauFman & BroaD (Kof)
B 44,16
44,4
18909
44,58
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
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KlePierre (li) LR
a 32
31,69
609834
32,06
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
31,58
Korian (Kori)
a 28,3
28,24
48213
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fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
28,2
laFarGeHolcim (lhn) L
a 43,23
43,42
131137
43,51
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
43,08
laGarDère (mmb) G
a 24,84
24,88
302985
24,92
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
24,61
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a
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129
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298
302
290
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bpa
% mois + haut an per
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Autres Valeurs de la Zone euro
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nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
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lu0088087324
a 49,71
272053
22/05/17 0,43 90.785.956
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+ 0,83 + 39,51
18,15
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4,41
VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
11,26
12536
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ch0012214059
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an8068571086
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HsBc (hsb)
11,22
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57,4
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- 6,97
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51
- 28,85
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22,6
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 // FINANCE & MARCHES
Lundi 13 août 2018 Les Echos
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2017
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c
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c
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a
6250
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b
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c
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c
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37
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a 5,3
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bourse direct
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1,53
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c 7,93
7,93
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7,93
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cafom
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9,2
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c
54
castg
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cbo territoriag
c 3,75
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c
4,99
cegedimg
b 33
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b 38
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38
38
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cfi
c
1,9
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c
0,001
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c
0,25
cnimg
b 109,5 110
109
109
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144
144
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112
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c
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51
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0,8
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540
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c
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c 0,298 0,3
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fauvet-girel g
c
24
fermentalgg
3,15
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fermière cannes
b1620 1620
1620
1620
- 0,61
1
fiducial office
c 28
28
28
28
1
fiducial re
b 196
196
196
196
1
fin. moncey
a5500 5650 5500
5650
- 4,24
3
finatis
b 47,2
47,2
47,2
47,2
106
fleury michon
b 50,8
51,2
50,8
51 + 0,39
152
foncière 7 inv.
c
2
foncière atland
c 113
113
113
113
1
foncière euris
b 31,8
31,8
31,8
31,8
601
foncière inea
b 40
40
39,9
39,9 + 1,01
5
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0,044- 2,22
52111
foncière r-paris
c
34,97
foncière volta
c
4,16
française energie c 15,7
15,95
15,5
15,5 - 0,96
2277
frey
b 29
29
29
29
+ 0,69
50
fsdv
c
49
galimmo
c 24,4 24,4
24,4
24,4
10
gaumont
b
144
- 0,7
gea
c 96
96
95
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100
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c 3,68 3,68
3,62
3,62 - 2,16
2156
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0,924 0,925 0,862
0,889- 4,41 360117
gérard perrier
c 58,8 59,4
58,8
59,4 + 1,02
127
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8,08
8,1
237
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c 41
41,2
41
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c 25,4 25,4
25,4
25,4
1
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c 1,7
1,7
1,7
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2963
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c 28,85 28,9
28,3
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groupe piZZorno
c 21,3
21,5
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groupe sfpig
c 3,2
3,2
3,18
3,2
2514
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b 57,6 58,1
57,6
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c 5,36 5,42
5,34
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9770
guy degrenne
c 0,187 0,187
0,17
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4579
hf companyg
c 7,08
7,08
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c 14,75 14,95 14,75
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7,6
7,6
7,6
1064
idi
b 44,9 45
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ige + xaog
c140
140
140
140
- 0,36
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immo. dassault
b 53,4 54
53,4
54
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433
immo. hôtelière
c
1,04
ind. fin. ent.
c
67,5
infotelg
c 50,4 50,4
49,75
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1312
innelec mult.g
c 5,88 5,88
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installux sa
c370
370
370
370
96
intexa
c
2,32
inventiva
b 8,04 8,16
8
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2179
it linkg
c 8,5
8,5
8,5
8,5
20
itesoftg
c 3,78
3,78
3,78
3,78
101
its groupg
c 7,46
7,46
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399
jacques bogart
c 6,6
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c 6
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5,94
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5175
la foncièreverte c
57
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c 26,2 26,5
26
26
- 0,76
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23
lafuma
c
lanson-bcc
b 32,6
32,6
32,6
32,6 + 0,62
1
laurent-perrier
b 110,5 111,5
110
111
+ 0,45
575
le tanneurg
c
2,1
lebon
c146,5 147
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147
+ 0,69
57
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2,78
2,78
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les nx constr.
b 45,4 46
45,3
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278
lexibookg
c 0,946 0,946 0,946
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503
locindus
b 24,9 25
24,9
25
10020
malteries fr-b
c520 520
520
520
10
manutan inter.g
b 75,8 76,8
73,2
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369
maurel & promG
a 6,3
6,34
6,24
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mcphy energyg
5,93
5,95
5,87
5,95 + 0,85
13968
actions
françaises
euronexT hors srd suite
isin
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fr0000052623
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fr0000075517
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valeur
ouv
+ht +bs
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c
medasysg
c 0,389 0,39
0,389
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c 13,6
13,6
13,6
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c 1,95
1,98
1,95
micropoleg
c 1,345 1,355
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mndg
2,09 2,11
2
moul. strasbourg c
mr bricolage sa
b 13,3
13,3
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mrm
c 1,5
1,5
1,5
musée grévin
c
nanobiotixg
b 15,5
15,5
15,23
navya
b 6,95
7
6,931
neopostG
a 22,16 22,34 22,08
neuronesg
b 23
23
22,4
nextstage
c102
102
102
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1,56
1,54
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c 2,99 2,99
2,94
orapig
c 7,82
7,82
7,8
orchestra-pre.
c 1,54
1,54
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orege
3,34 3,35
3,32
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c 32,8 32,8
32,8
c
parefg
passat
c 4,24 4,24
4,15
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b 19,9 20
19,8
pcas g
c
poujoulat
c 38
38
38
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c 6,81
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c206 208
206
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c 18,05 18,05 18,05
prodways group
b 4,35 4,37
4,28
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quotium tech.
c
ramsay gds
b 19,9 20
19,5
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c 3,525 3,565 3,455
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b 510
514
500
roche bobois
b 22,2 22,4
22
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b 157
157
157
sabeton
c
c
scbsmg
séché env.g
b 27,9 28
27,9
selectirente
c 71,5
71,5
71,5
sergeferrari group c 8,76
8,8
8,76
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c 26,8 26,8
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sii
c 25,4 25,9
25,4
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a 24,4 24,4
24
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b 21,1
21,2
20,85
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c
sodifrance
c 19
19
19
soditech ing.
c 0,86 0,86
0,86
sofibus
c
15
14,8
soft computingg c 14,8
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c 37,5
37,5
37,1
clôt
écart vol
isin
fr0000131732
fr0000063307
fr0004529147
fr0004037182
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2001
11
6551
6056
114760
645
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1,5
969
11
77
15,31 - 0,91
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7626
22,3
32965
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2198
102
20
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1707
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18670
7,8 - 0,26
4354
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3,34
350
32,8 + 0,92
2
76,5
+ 1,25
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581
19,8 - 1
1093
valeur
spir com.
tayninh
tessig
thermocompactg
tipiak
tivoly
tonna elect.
toupargel groupe
tour eiffel
txcellg
u10g
unibel
union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
videlio (ex:iec)
viel et cieg
viktoria investg
visiodentg
voluntis
voltalia
xilam animationg
ymagisg
ouv
+ht
c 2,77
2,8
c
b180
180
c
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c 36
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c
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a
b 27,5
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c
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2,76
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actions
françaises
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20181
25
100
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10
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c 48
a 138
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138
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137
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362
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c
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c
39,32
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ouv
+ht
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+bs
clôt écart vol
0,347
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20889
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5223
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243
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11,8
12
+ 1,27
4435
0,391
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300273
132
132
- 6,05
1814
cerTiFicaT/Fonds
292124
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
8,98
39,32
41,38
valeur
agrogeneration
auplata
biocorp
biophytis
blockchain group
carbio
carmat
esker
evolis
europlasma
gaussin
groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
piscines desjoyaux
theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
investir 10
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Fr0013284114
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-1,28
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beni stabili
celyad
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dexia
euronext
mainstay medical
montea cva
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robeco nv
rolinco
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13
58
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c
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infosys
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22
221
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geneurog
b 66
66
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b
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c
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66
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1431
Taux eT changes
changes : cours au comptant
var.
veille
en %
var.
année
en %
dollar us
1,1405
livre sterliNg
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FraNc suisse
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couroNNe tcheQue
25,6152
ForiNt hoNgrois
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zloty PoloNais
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dollar hoNg-koNg
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Peso MexicaiN
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real
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dollar siNgaPour
1,5649
raNd sud-aFricaiN
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reNMibi yuaN
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ruPiah
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Peso PhiliPPiN
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riNggit Malais
4,6591
bath thalaNdais
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-1,08
-0,60
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-0,49
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0,68
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1,60
11,93
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2,15
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2,75
-0,04
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0,68
-8,46
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61,97
0,06
2,05
1,19
-4,54
-2,82
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
10-08-2018
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
Marché obligataire
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cours
bce
10-08-2018
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eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
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1,135
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0,7831
0,9951
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1,1067
1,3123
1,1194
1,277
1
1,2709
11,665
8,346
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1,676
0,8811
1,0049
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1
9,1788
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111,22
1,3188
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0,7155
12,1147
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0,1342
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1,3977
1
0,1693
20,0816
jpy (100)
cad
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0,7583
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4,9797
0,8433
1
10-08-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
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10-08-2018
6 mois
allemagne 100,18
portugal
-0,18
france
0,09
espagne
0,01
italie
-0,25
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,62
0,51
0,08
0,31
1,80
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0,85
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0,48
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0,00
1,27
0,20
0,78
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0,31
1,45
0,33
1,02
2,72
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
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233,25 0.01 234,24 -0.43
var %
31/12 var %
cours a TerMe de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1404
1,1407
0,8932
0,8933
1,1348
1,1349
10,4150
10,4196
7,4530
7,4537
126,1900
126,2300
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0,0002
-0,0002
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-0,0172
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-0,5675
-0,0380
-0,0380
10-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.82 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.65 %
10 ans
2.96 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.20 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.09 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,55
-0,54
-0,63
-0,58
-0,55
-0,42
0,07
0,73
indices de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
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-0,359
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-0,3648
-0,3628
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-0,371
-0,371
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-0,371
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-0,372
-0,373
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tmor.
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moy.
eonia
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tec
hebdo
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the
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0
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10-08
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0,69
0,69
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0,66
0,66
0,66
0,66
0,65
0,65
0,65
0,65
0,65
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0,73
0,73
0,73
0,73
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0,80
0,80
0,80
0,80
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1,03
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-0,362
-0,362
-0,362
-0,361
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,364
-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
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-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
-0,32
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
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1,00
1,00
1,00
1,00
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1,00
1,00
1,00
1,00
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MaTières preMières
MéTaux précieux
MéTaux non Ferreux
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paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
10/08
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lingot
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0
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198
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4,45
3480
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
517,37
515,05
cuivre (girm):
Londres
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 243
24 894
Fix2
25 591
24 900
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
23 306
22 979
Fix2
23 260
23 208
London BuLLion MarKeT
10/08
09/08
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 530
1 542
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 214
1 214
palladium (eN dollars Par oNce troy)
911
898
platine (eN dollars Par oNce troy)
828
837
neW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
10/08
sePt. 18
15,3
déc. 18
15,39
JaNv. 19
15,43
Mars 19
15,51
Mai 19
15,59
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
settleMeNt
09/08
15,46
15,55
15,57
15,68
15,75
settleMeNt
10/08
aout 18
1211,1
déc. 18
1219
avr. 19
1230,3
JuiN 19
1236,4
déc. 19
1255,1
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
10/08
829,6
833,2
839,1
845,1
850,4
09/08
1211,7
1220
1234,6
1238,1
1256,8
settleMeNt
09/08
834,5
837,8
842
841,5
0
cathodes : 5519 a coMPter du 10/08/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
632,03 dePuis le 10/08
base laMiNé laitoN 1 titre 531,23 dePuis le 10/08
base laMiNé laitoN 70/30 540,39 dePuis le 10/08
base laMiNé laitoN 85/15
586,2 dePuis le 10/08
base laMiNé broNze 94/6
721,59 dePuis le 10/08
base laMiNé broNze 94/4
691,73 dePuis le 10/08
London MeTaL exchange
10/08
09/08
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1650-1655
1695-1705
13000
1650-1651
1695-1705
13000
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2117-2118
2136-2138
1154050
2021-2022
2044-2045
1162750
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
6246-6247
6270-6270,5
252625
6112,5-6113
6141-6143
249150
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
19640-19650
19550-19570
2835
19725-19775
19690-19695
2835
14055-14060
14100-14110
249720
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
10/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
13915-13920
13950-13970
250548
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2136-2136,5
2154-2156
123575
2130-2131
2144-2146
125125
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2683,5-2684,5
2652-2653
231125
2655-2656
2619-2620
231900
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
10/08
2,73
2,75
2,76
2,76
09/08
2,75
2,77
2,78
2,79
vol
80
93
38
21717
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
10/08
64,31
65,37
71,82
72,56
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
10/08
19550
09/08
19650
vol
clôture
09/08
40,69
46,28
clôture
09/08
63,72
64,76
71,51
72,18
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
sePt. 18
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
10/08
67,63
65,07
64,81
64,55
64,24
09/08
66,8
64,45
64,2
63,98
63,7
446
421
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
84,8
83,67
489
547
87,65
86,07
504,5
472,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
10/08
17,47
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
09/08
26,1
26,5
26,6
4
gaz naTureL
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
10/08
2,94
2,95
2,98
vol
clôture
vol
09/08
2,95
2,95
2,99
clôture
09/08
22,31
vol
vol
11686
2
7
settleMeNt settleMeNt
10/08
sePt 2018 23,39
oct 2018 23,52
Nov 2018 23,72
09/08
23,35
23,33
23,6
09/08
87,05
87,29
87,68
09/08
10,82
11,78
12
12,21
12,49
67210
41179
14919
3227
1437
clôture
clôture
vol
10/08
09/08
sePt. 18
1544
1541
déc. 18
1609
1606
Mars 19 1618
1616
Mai 19
1626
1624
Juil. 19
1633
1632
new york (eN $ Par toNNe)
4193
8303
3888
1411
941
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
10/08
2086
2118
2139
2154
2176
09/08
2077
2126
2146
2167
2187
vol
11963
23729
6690
1332
180
clôture
clôture
vol
10/08
09/08
sePt. 18
1674
1666
9763
Nov. 18
1638
1636
10195
JaNv. 19 1630
1629
2537
Mars 19 1638
1638
438
Mai 19
1650
1650
329
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
62
25458
6868
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
10/08
107
110,05
113,3
120,45
09/08
107,35
110,4
113,65
120,65
vol
settleMeNt settleMeNt
Jou r
09/08
112,45
115,7
vol
400
170
472
settleMeNt settleMeNt
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
10/08
09/08
sePt. 18
357,75
368,75
161767
déc. 18
371,75
382,5
280290
Mars 19 383,25
393,5
46700
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
10/08
09/08
sePt. 18
10,55
10,73
Nov. 18
10,69
10,88
JaNv. 19 10,89
10,89
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
717
414
settleMeNt settleMeNt
vol
47
489
12
settleMeNt settleMeNt
10/08
192,25
194,35
197,4
vol
09/08
192
0
0
vol
43336
44467
11042
617
veau vivaNt - bresil - brl :
le 09/08//18
betail vivaNt - cMe - usd :
le 09/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd :
le 09/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
le 09/08//18
Porc FraNce e - eur :
le 02/03//17
329
vol
112.45
145.75
1.0825
1.499
0.548
1.5
indices
10/08
rJ crb
10/08
837
91
5
BeTaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
09/08
410,4
394,1
393,5
settleMeNt settleMeNt
10/08
09/08
Nov. 18
190,5
191
JaNv. 19 192,5
193
Mars 19 195
195
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
vol
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
vol
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
jus d’orange
10/08
414,9
396,9
396,2
settleMeNt settleMeNt
10/08
09/08
sePt. 18
546,75
564,5
déc. 18
569,5
586,5
Mars 19 591
607
mais à paris (eN euros Par toNNe)
caFé
Bois
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
vol
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 105.61
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
10/08
10,54
11,5
11,75
11,95
12,23
vol
settleMeNt settleMeNt
10/08
09/08
sePt. 18
210,75
211
14033
déc. 18
212,75
212,75
35442
Mars 19 213,75
213,5
5730
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
coTon
10/08
85,86
85,23
85,71
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
10/08
09/08
sePt. 18
256,75
262,75
déc. 18
266,5
270
Mars 19 270,75
280,25
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 97,2, le 10/08//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
clôture
vol
7204
4758
1872
917
354
cacao
uraniuM
10/08
26,1
27,7
26,6
clôture
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 08/08/
Prix indicatif : 2088,82
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
10/08
09/08
oct. 18
316
321,6
déc. 18
318,3
322,7
Mars 19 322,8
328,1
Mai 19
326,3
331,9
aout 19 331,5
338
new york (eN ceNts Par lb)
vol
09/08
17,47
powernext gas futures
10/08
09/08
Nov. 18
654,75
647,5
24301
Fév. 19
650
644
7047
Mars 19 648,5
642,5
4413
avr. 19
647
641
2081
Mai 19
646,5
640,5
1454
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
442,5
417,5
sPot
céréaLes
11,34 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
622,5
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
10/08
09/08
Jour
72,81
72,07
Nov. 18
73,11
72,39
103456
JaNv. 19 73,32
72,64
40648
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
10/08
Nord da 22,22
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
617,5
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
KuaLa LuMpur
09/08
antimoine 99,65% (par tonne)
8000
8000
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
36,25
36,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
27,2
27,2
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2210
2210
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
10/08
196,88
09/08
197,62
reuters coM. 2359,05
2362,12
Moodys coM. 5649,11
5862,13
or iNdustriel 34226
33957
lMex
3012,2
3017,1
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHÉS // 23
Les Echos Lundi 13 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
www.mirabaud.com
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Tél. : 01 56 88 71 00
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code isin
désignation
des valeurs
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317,36 10/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
560,6
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
549,26 10/08
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
10/08
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257,58 10/08
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10/08
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dividende net
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date
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de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
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classification
val. unit date
hors frais de la
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classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
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ENTREPRISES
BNP PARIBAS
Claus Thomas
rejoindra, tout début 2019,
BNP Paribas REIM Germany
en tant que CEO.
Claus Thomas, 54 ans, est diplômé
en économie et droit appliqué au
secteur immobilier de l’EBS Universität. Il a commencé sa carrière, en
1991, au sein du département capital
markets chez JLL. En 2000, il a
rejoint LaSalle Investment Management où il a travaillé ces dix-huit dernières années. Suite à la création de
LaSalle Investment Management
Kapitalverwaltungsgesellschaft en
2010, il est devenu vice-président du
conseil de surveillance, puis directeur général en 2013.
PROCADRES INTERNATIONAL
Bernard Le Bourgeois
Dominique Agrech
Bernard Le Bourgeois devient
managing director, tandis que
Dominique Agrech intègre la
société en tant que senior advisor
pour développer le management
de transition pour les participations
des fonds de private equity.
Bernard Le Bourgeois, 65 ans, est
diplômé de l’Idrac Paris et d’un
DECS à l’ENOES Paris. Au cours de
sa carrière, il a piloté de nombreuses
restructurations organisationnelles
et financières dans le cadre de LBO.
Ainsi, il a notamment assumé les
fonctions de CFO du groupe ingénierie belgo-italien Desmet Ballestra
DGA – Saverglass, CFO et DGD de
Spie et CFO de Bouygues International en Algérie. Jusque-là, il était
senior advisor.
Dominique Agrech, 62 ans, ancien
élève de l’Ecole polytechnique, est
diplômé de l’ENSPM. D’abord ingénieur chez PSA, il a rejoint l’univers
des PME à la BFI (filiale du Crédit
Mutuel d’Artois), puis comme investisseur pour les fonds de private
equity du groupe Suez. En 1997, il a
créé l’activité venture d’ABN Amro
en France, activité qu’il a développée
ensuite avec Xange PE, filiale de La
Poste puis de Siparex.
CHUBB
CELLECTIS
ÉCOLE
prend la direction commerciale
et distribution France.
Il est membre du comité de
direction de Chubb en France.
est nommé vice-président senior
du développement clinique
et directeur médical adjoint.
SKEMA BUSINESS SCHOOL
Olivier Reiz
Olivier Reiz, 43 ans, est titulaire
d’une licence en sciences actuarielles à l’Institut de sciences
financières et d’assurances et d’un
MBA en management générale à
la London Business School. En
1998, il a intégré le département
actuariat IARD d’Ernst & Young
en étant d’abord supervisor (à
Londres), puis manager et practice leader (à Paris). En 2003, il a
rejoint Chubb Insurance (à Londres) pour y être business analyst
et à Paris, en 2009, directeur marketing et commercial pour la
France, puis pour l’Europe du Sud
en 2011. L’année suivante, il a
rejoint le groupe en tant que directeur commercial middle market
France. Précédemment, il était
directeur commercial et responsable du segment middle market
pour l’Europe continentale.
Stefan Scherer
Stefan Scherer, 50 ans, est titulaire d’un diplôme en bioinformatique des universités de Heidelberg et de Mannheim, ainsi
que d’un diplôme en sciences biomédicales de l’université de
Wurtzbourg. Il a notamment
occupé des postes clefs chez
F. Hoffman-La Roche/Genentech
pendant six ans. Il a été directeur
médical de Biocartis SA en Suisse,
où il était responsable du développement médical, de la stratégie marketing et des partenariats
privés et académiques. Il a
ensuite travaillé chez Novartis
Pharmaceuticals Corporation en
tant que directeur du développement précoce, de la stratégie et de
l’innovation oncologique aux
Etats-Unis, en charge de la direction stratégique et de la gestion
des portefeuilles d’immuno-oncologie et de thérapie ciblée.
CHAQUE MOIS,
CONNAISSANCE DES ARTS
FAIT DE VOUS
UN EXPERT
EN KIOSQUE DÈS AUJOURD’HUI
Damien Roux
sera directeur marketing et
communication de Skema
Business School, à compter
du 15 septembre. Il siégera
au comité exécutif de l’école.
Damien Roux, 51 ans, titulaire d’une
maîtrise en administration économique et sociale (AES) de l’université
de Lyon-II, a d’abord travaillé chez
Cegid. De 2000 à 2011, il a successivement été directeur de la communication corporate, directeur du développement international et enfin
directeur marketing, développement et carrières au sein d’EMLyon
Business School. Dès 2012, il a
assumé diverses fonctions marketing, communication et services au
niveau corporate au sein du groupe
IGS et du réseau Compétences &
Développement.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
ILS SONT NÉS
UN 13 AOÛT
Sofia Bengana,
présidente de Place
des Editeurs, 53 ans.
Marie-Hélène Boidin-Dubrule,
ex-présidente de l’association
Entreprises et Médias, 67 ans.
Philippe Couvrecelle,
fondateur de PTH-Conseil,
54 ans.
Nicolas Duhamel,
conseiller du président du
directoire du groupe BPCE,
65 ans.
Léonor Grandsire,
ex-présidente de NBC
Universal Global Networks
France, 53 ans.
Farid Mokart, fondateur de
l’agence Fred & Farid, 52 ans.
Alex Taylor, journaliste, 61 ans.
Christopher Thompson,
comédien-réalisateur, 52 ans.
Manuel Valls, ancien
Premier ministre, 56 ans.
Janet Yellen, ex-chair
de la Réserve fédérale, 72 ans.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Lundi 13 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Claquement de Porte
Les banques européennes vont devoir mieux
détailler leur risque turc.
LA SÉANCE DU 10 AOÛT 2018
La Bourse
de Paris
affectée
par la crise
turque
La Bourse de Paris a été péna•lisée
par la crise financière en
Turquie et la déroute de la livre
turque, qui a connu un krach.
L’indice CAC 40 a abandonné
1,59 % à 5.414,68 points en
clôture. L’onde de choc turque
s’est fait ressentir dans toute
l’Europe. La Bourse de Francfort a perdu 1,99 % alors que la
City a cédé 1,99 %. La Bourse de
Milan a reculé de 2,51 %, plombée notamment par la chute
de 4,73 % du titre UniCredit,
et Madrid 1,56 %.
Aux Etats-Unis, Wall Street a
mieux résisté à la crise turque.
L’indice Dow Jones a perdu
0,77 % à 25.313,14 points alors
que le Nasdaq des valeurs technologiques a abandonné 0,67 %
à 7.839,11 points. L’indice
S&P 500 a cédé 0,71 % à
2.833,28 dollars. Le département américain du Travail a
annoncé une hausse de 0,2 % de
l’indice des prix à la consommation (CPI) le mois dernier,
conformément aux attentes
des marchés.
Du côté des valeurs, le secteur
bancaire a été pénalisé du fait
des craintes des marchés quant
à son exposition à la Turquie. A
Paris, BNP Paribas a terminé
sur un recul de 2,99 %, alors que
Société Générale
a cédé 2,5 % en clôture et Crédit
Agricole 2,05 %. STMicroelectronics a enregistré la plus
forte baisse des valeurs de
l’indice CAC 40 avec un repli
de 4,91 % à 18,03 euros.
Les investisseurs sont prudents à l’égard des perspectives
du secteur des semi-conducteurs. A Wall Street, l’action de
Microchip Technolog y a
connu une chute de 10,9 %.
To t a l a perdu 2,37 % à
53,95 euros malgré la bonne
tenue des cours du pétrole, en
hausse de 1,4 % à New York à
67,80 dollars le baril. Seuls quatre groupes de l’indice CAC 40
ont terminé la séance dans le
vert : Sanofi (+ 0,75 %), Techn i p (+ 0,5 %), C a p g e m i n i
(+ 0,23 %) et Publicis
(+ 0,07 %).
LES ENTREPRISES CITÉES
AccorHotels 13
Air France-KLM 12
Alnylam 15
American Express 13
Arena 11
Availpro 13
Aveltis 14
AXA 19
Bayer 12
BBVA 18
BeIN Sports 16
Belfius 20
BNP Paribas 23
BP 15
Carlson Wagonlit
Travel 13
Cellectis 23
Chevron 15
Chubb 23
Commerzbank 20
Crocs 12
Dow 12
DuPont 12
Exxon 15
FTSE Russell 19
House of Fraser 14
Indiscrète 11
Ineos 14
JPMorgan Chase 12
Monsanto 12
MSCI 19
Prestor 14
Procadres international
23
Qualcomm 16
Resy 13
Roquette 17
Ryanair 12
SAP Concur 13
Shell 15
SiteMinder 13
Speedo 11
Tesla 12
TF1 16
Total 15
TYR 11
WeWork 13
XL Group 19
Les Echos est une publication du
PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH)
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Pierre Louette
DIRECTRICE GÉNÉRALE PÔLE LES ECHOS Bérénice Lajouanie
DIRECTEUR DÉLÉGUÉ Bernard Villeneuve
crible
« Le monde entier, fût-il ligué contre toi, ne peut te faire le quart du mal
que tu te fais à toi-même. » Le proverbe turc n’est malheureusement plus
d’aucune utilité pour le président Erdogan qui s’en remet à son peuple et à
Dieu pour juguler la descente aux enfers de la livre. Les investisseurs mondiaux redoutent donc le pire pour la Sublime-Porte sans prédire une contagion à l’économie mondiale vu sa taille modeste, moins de 1 % de la valeur
ajoutée. Et comme les gérants spécialisés ne mettent plus tous les pays
émergents dans le même sac, l’effet domino à d’autres pays neufs fait moins
peur, même s’il faudra bien réaliser des plus-values ailleurs pour éponger
les pertes sur le Bosphore. La sphère financière était déjà perturbée par la
hausse du billet vert, la guerre commerciale et les sanctions économiques
américaines. Reste le cas du secteur bancaire, créancier d’emprunteurs
turcs endettés en devises fortes, un sujet de préoccupation de la BCE, surtout pour BBVA, UniCredit et BNP Paribas, rapporte le « Financial Times ».
Se borner à relativiser le poids ottoman dans les expositions – moins de 2 %
pour le géant français – ne suffira pas. Tous les analystes essayent déjà de
calculer l’impact sur le bénéfice par action et sur le capital réglementaire de
la gigantesque claque monétaire. Et cela se voit dans les cours. BBVA est de
loin la plus exposée mais tous les acteurs devront mieux détailler leur situation, pour éviter de rajouter une décote d’opacité. Et pas seulement ceux
qui ont gardé des filiales sur place.
Qui t’avait fait roi ?
Affaibli par les grèves, Ryanair
laisse sa couronne boursière à IAG.
« Strike » veut aussi bien dire « grève » que « frappe » en anglais. A regarder
l’été pourri de Ryanair, cela se comprend. Le numéro un du low cost aérien
en Europe subit une attaque concertée de ses pilotes dans cinq pays. Les actionnaires ajoutent donc ce gâchis social à la check-list des vents contraires : la vivacité de la concurrence, la saturation des bases et la menace d’un
« hard Brexit ». Les experts d’AlphaValue ont revu à la baisse leurs bénéfices par action (–6,4 % pour 2018 et –8,2 % pour 2019). Pendant ce temps, les
indicateurs de vols d’IAG – les plus solides du secteur en juillet – lui ont donné des ailes, à tel point que le fleuron irlandais a dû laisser la couronne de
roi des capitalisations boursières de l’aérien européen aux ailes hispanobritanniques (14,9 milliards et 15,3 milliards d’euros). Malgré ses paliers à la
baisse (–4,2 % vendredi et –20 % depuis la mi-juillet), l’action gaélique bénéficie encore d’un tarif boursier « high cost » (11,7 fois le bénéfice prévisionnel, contre 6,6 fois pour IAG et 13,2 fois pour easyJet). Avec des salariés remontés et des investisseurs déprimés, on se demande donc pourquoi le patron Michael O’Leary se paie le luxe de mécontenter aussi les passagers, inquiets de l’absence d’indemnisation. Ils sont bien plus utiles à la pérennité
de sa success-story que les rachats d’actions.
EN VUE
B
Brian Chesky
rian Chesky est un grand admirateur de Walt Disney. C’est peutêtre au roi de l’entertainment qu’il
a emprunté sa capacité à faire de débuts
difficiles un mythe fondateur. Le jeune
patron de 36 ans rappelle régulièrement
qu’il a eu l’idée d’Airbnb, avec son acolyte Joe Gebbia, après avoir loué un matelas pneumatique dans son appartement
pour faire face à une hausse de 25 % de
son loyer. Preuve selon ce diplômé d’une
école de design qu’il est tout sauf l’ennemi
des locataires : sa plate-forme les aide à
exploiter une ressource inutilisée pour
réaliser leurs rêves ! Mais le pitch de cet
ancien bodybuilder convainc de moins
en moins les municipalités. En guise de
cadeau d’anniversaire pour les dix ans du
site, le maire de New York a assommé
l’entreprise avec un arrêté lui intimant de
communiquer les données de ses clients
afin de procéder à un raid sur les locations illégales. Moins provocateur, plus
fin dans sa manière d’aborder les régula-
teurs, il a su jusqu’ici éviter un sort à la
Travis Kalanick, le tumultueux patron
d’Uber démis de son poste l’année dernière. Aussi à l’aise avec les geeks qu’avec
les politiques – Barack Obama l’avait
emmené dans ses bagages au Kenya et à
Cuba –, ce New-Yorkais d’origine a su tendre une carotte aux collectivités en proposant de collecter la taxe de séjour. A
l’heure du tourisme de masse qui les
oblige à imposer des limites à la fréquentation de certains sites, il tente désormais
d’amadouer les élus locaux en proposant
des activités hors des sentiers battus, histoire de rebattre les cartes des flux touristiques. Et ce milliardaire, qui se dit sans
domicile fixe, de montrer l’exemple en
s’affichant sur Instagram avec sa fiancée,
l’artiste indienne Elissa Patel, au milieu
des meules de foin à Franklin, dans le
Tennessee.
(
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Page 13
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IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 10 AOÛT 2018 : 100.488 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
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