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Les Echos - 24 08 2018 - 25 08 2018

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Lydie Lecarpentier/RÉA
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 24, SAMEDI 25 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
( Les grandes usines
françaises )
Airbus à Toulouse
// P. 9
( L’auteur qui vous
a construit )
Gilles Babinet,
Trinh Xuan Thuan
// P. 8
( L’Amérique en séries )
« La Servante
écarlate »
// P. 8
( Les mégafusions
de la finance )
Banques Populaires et
Caisses d’Epargne
// P. 22
ÉCOLE PRIMAIRE :
LES PISTES DE BLANQUER
Créer un statut de directeur
d’école, rapprocher écoles et
collèges : des pistes à l’étude pour
réorganiser le primaire. // P. 3
EUROPE 1 OUVRE SON MICRO
À SES AUDITEURS
La radio du groupe Lagardère va
aussi lancer des podcasts pas forcément destinés aux antennes. // P. 16
LA GUERRE COMMERCIALE
MENACE LE MARCHÉ DU M&A
Les échecs de transactions ont
atteint leur deuxième plus haut
historique en dix ans, à 553 milliards de dollars depuis janvier,
selon Thomson Reuters. // P. 19
LA GRÈCE À LA CONQUÊTE
DES MARCHÉS
Débarrassé des créanciers officiels, le pays doit prouver aux
marchés qu’il est un emprunteur
comme un autre. Les rendements
élevés des titres séduisent. // P. 20
CARNET // P. 25
Sport Le rugby pro
doit encore
se consolider
après 20 ans
de croissance // P. 14
revaloriser certaines prestations sociales.
l La décision doit intervenir cette semaine.
L
e gouvernement s’apprête à trancher sur les économies à réaliser
dans les aides sociales. Après un vif
débat avant l’été sur leur coût et leur efficacité, la question du gel de certaines d’entre
elles, notamment le RSA (revenu de solidarité active), doit être arbitrée dans les jours
qui viennent. D’autres prestations pourraient subir le même sort compte tenu de la
situation tendue du budget.
Selon nos informations, la piste du gel
des allocations familiales, un temps évo-
quée, serait désormais écartée. De même, la
prime d’activité, le minimum vieillesse et
l’allocation adulte handicapé seraient également épargnés. Pour le reste, rien n’est
exclu. Le potentiel d’économies est important. Près de 200 milliards de prestations
sociales sont indexés sur l’inflation, qui
atteindra 1,6 % cette année. Le gel des aides
sociales suscite un débat au sein du gouvernement. Selon « L’Express », la ministre de
la Santé, Agnès Buzyn, est montée au
créneau sur le sujet. // PAGE 3
l BUSINESS STORY H&M FLOTTE DANS SES HABITS
l CULTURE LA RÉVOLUTION DES ANIMAUX
l STYLE DANS LES CUISINES DE L’ART NIPPON
l ... ET MOI NOS ENFANTS ET L’ARGENT
Londres précise les conditions
d’une sortie de l’UE sans accord
BREXIT Le gouvernement
britannique a préparé
80 fiches sur les mesures prises
en cas de Brexit « no deal ».
Après le « hard Brexit », le « soft Brexit », ou le
« no deal Brexit », voici le « soft no deal Brexit ».
Londres a publié jeudi une première salve de
24 notes techniques, sur un total de 80, détaillant
comment il compte s’organiser au cas où aucun
accord ne serait trouvé avec l’Union européenne
pour la sortie du Royaume-Uni en mars prochain.
Le secrétaire britannique au Brexit, Dominic
Raab, qui se dit toujours confiant dans la possibilité d’un accord, a souligné qu’il était de la responsabilité de son gouvernement de se préparer au
pire, en assurant la continuité des échanges avec
l’Union européenne.
Du coup, Londres envisagerait de maintenir
provisoirement un alignement avec les règles européennes dans plusieurs domaines importants. Sans
exclure pour autant de stocker des médicaments,
par précaution. Les paiements transfrontaliers par
cartes bancaires seraient plus lents et plus coûteux,
avertit Londres.
Il s’agit pour le gouvernement britannique de rassurer son opinion publique sur la préparation de
plan dans le cas, de moins en moins improbable,
d’un Brexit « no deal », et d’augmenter la pression
sur l’UE en lui montrant que Londres se prépare au
pire et que Bruxelles ferait mieux de se montrer
conciliant. A Bruxelles, on est enclin à penser
qu’il s’agit d’un bluff. // PAGE 4
Rétablir
l’équité
fiscale dans
le commerce
Le point de vue de
David Lisnard
Les commerces de proximité sont
frappés par la double concurrence
des centres commerciaux de
périphérie et par le développement
rapide des ventes en ligne. Ils sont
de surcroît victimes d’une iniquité
fiscale dans la mesure où leur
incombent des impôts qui ne sont
pas acquittés par les acteurs
d’e-commerce, estime David
Lisnard, maire de Cannes. Si l’on ne
veut pas achever de dévitaliser nos
centres-villes, il faut remédier à cette
situation. La solution, selon lui, est de
faire participer les entreprises de livraison pour l’e-commerce à l’entretien des espaces publics via une taxe.
Le produit de celle-ci serait affecté à
la baisse de la fiscalité locale sur les
magasins de proximité. Une réforme
à coût nul pour l’Etat. // PAGE 6
Les banques centrales restent optimistes
malgré les tensions commerciales
Dans un contexte géopolitique compliqué, la BCE et la Fed
entendent maintenir leur resserrement monétaire.
Joël Saget/AFP
SUR
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Air France referme sa liaison
vers l’Iran faute de clients
Les menaces américaines de sanctions
ont fait fuir les hommes d’affaires.
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22766
VOTRE MAGAZINE TOUS LES VENDREDIS
l Le gouvernement envisage de ne pas
L’ESSENTIEL
François Guillot/AFP
Les aides
sociales à
l’heure des
économies
Les Echos
WEEK-END
110eANNÉE
26 PAGES
Antilles-Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 5,80 €. Espagne 4 €. Grande-Bretagne 6 £. Grèce 3,70 €. Italie 4 €
Luxembourg 6,10 €. Maroc 28 DH. Suisse
1 0,4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
AÉRIEN Air France a fini par suivre British Airways et KLM. La compagnie aérienne refermera, le 18 septembre, les liaisons avec Téhéran
qu’elle avait reprises en avril 2016. Les Etats-Unis sont sortis de l’accord
sur le nucléaire et menacent de sanctions les entreprises qui travailleraient avec l’Iran. Peugeot et Total, entre autres, en ont pris acte. Les
vols n’étaient plus rentables malgré les quelques touristes et l’utilisation de la filiale à coût réduit Joon. // PAGE 11
BANQUES CENTRALES Pressions de Donald
Trump, qui n’apprécie pas la hausse des taux américains, guerre commerciale, protectionnisme… Les
banques centrales sont confrontées à un nouveau défi
pour leur indépendance et leur crédibilité. Malgré les
déclarations du président américain, la Fed entend
poursuivre son tour de vis monétaire. Deux nouvelles
hausses pourraient intervenir cette année. Du côté de
la Banque centrale européenne, la situation est plus
favorable. L’économie se porte bien et l’inflation semble sur une bonne dynamique. Le risque lié à la guerre
commerciale, qui pourrait peser sur la confiance des
acteurs de l’économie mondiale, inquiète tout de
même l’institution de Francfort. Autre préoccupation,
les sorties record de capitaux qu’a connues l’Italie en
juin dernier. Les investisseurs étrangers ont vendu
38,2 milliards d’euros d’obligations italiennes. La banque centrale russe a pour sa part décidé d’arrêter pour
un mois ses achats d’euros et de dollars, pour défendre
un rouble très attaqué. // PAGE 21 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 6
Jerome Powell va devoir défendre l’indépendance de la Fed face aux pressions de Donald
Trump. Photo Andrew Caballero-Reynolds/AFP
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
02 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
FRANCE
L’optimisme des
chefs d’entreprise sur
leur activité fléchit
Ce qui pourrait
impacter la croissance du troisième
trimestre.
mistes et donc que la croissance
du PIB ne devrait pas retrouver
un rythme très dynamique lors
des prochains mois. Si la Banque de France et l’Insee tablent
sur une progression du PIB de
0,4 % au troisième trimestre,
les économistes de Barclays, un
peu plus prudents, anticipent
une croissance de 0,3 % seulement. Pour eux, la croissance
de 2018 devrait atteindre 1,6 %.
Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum Asset Management prévoit, lui, une croissance de 1,5 % cette année.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
Rebond du pouvoir
d’achat en fin d’année
CONJONCTURE
Le climat des affaires a légèrement
reculé en août, les
industriels révisant
à la baisse leurs
prévisions d’investissements en 2018.
Le risque d’une croissance
molle de l’économie française
est en train de devenir réalité.
L’Insee a annoncé jeudi matin
que le climat des affaires avait
légèrement reculé au mois
d’août. Il se situe désormais à
105 points, revenant ainsi à son
niveau de mai 2017. C’est surtout dans les secteurs du commerce et des services que le
moral des patrons a fléchi.
Parallèlement, les industriels
ont revu un peu en baisse leurs
investissements prévus cette
année. Alors qu’ils pensaient les
augmenter de 5 % au printemps
dernier, de nouveau interrogés
par l’Insee cet été, ils ne tablent
plus que sur une hausse de 4 %.
Une croissance de 1,6 %
cette année ?
Il ne faut toutefois pas noircir le
tableau. Ces deux statistiques
ne signifient pas que l’Hexagone s’apprête à connaître une
récession, loin de là. Le climat
des affaires reste au-dessus de
sa moyenne de long terme et les
industriels comptent toujours
investir davantage cette année
que l’an dernier. Mais ces deux
chiffres indiquent tout de
même que les chefs d’entreprise sont un peu moins opti-
D’abord, « les industriels pourraient revoir leurs prévisions
d’investissement pour 2018 au
cours des prochains trimestres »,
remarque l’Insee puisque, en
moyenne depuis 2004, la prévision émise en juillet a tendance
à surestimer l’investissement
réellement engagé. Une autre
enquête conjoncturelle, réalisée par la société IHS Markit
auprès de chefs d’entreprise
met « en évidence de fortes tensions inflationnistes dans le secteur manufacturier, de nombreux répondants faisant état
d’une hausse de leurs coûts qu’ils
attribuent principalement au
renchérissement des produits
pétroliers », indique Sam Teague, économiste à IHS Markit.
Ensuite, le fait que les patrons
dans le commerce soient moins
optimistes sur leurs perspectives entretient le doute sur l’évolution de la consommation, qui
fait du surplace depuis le début
de l’année. La baisse de la taxe
d’habitation cet automne et la
deuxième phase de suppression
des cotisations chômage et
maladie p our les salariés
devraient cependant revivifier le
pouvoir d’achat des Français à la
fin de l’année. Ce qui devrait se
traduire en consommation
supplémentaire. n
en bref
Le parquet de Paris ouvre une enquête
sur les travaux du siège d’Actes Sud
JUSTICE Le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préli-
minaire pour déterminer si les travaux d’agrandissement du
siège d’Actes Sud, la maison d’édition anciennement dirigée par
la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, respectent le Code
de l’urbanisme, a appris l’AFP de source judiciaire. Ces investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, à la suite des révélations mercredi du « Canard
enchaîné » sur ces travaux qui auraient été réalisés en 1997.
Wauquiez espère surfer
sur les difficultés de Macron
l Le président de LR repart ce week-end à la charge contre le chef de l’Etat.
l La droite veut croire que « l’illusion Macron s’est dissipée ».
POLITIQUE
Pierre-Alain Furbury
@paFurbury
C’est là, à un peu plus de 1.700 mètres
d’altitude, qu’il avait mis en scène le
ralliement de Virginie Calmels,
brandi – dans la conquête de LR –
comme « un témoignage de sa
volonté de rassembler », selon les
mots de cette dernière. Un an plus
tard, la juppéiste n’est évidemment
pas invitée par Laurent Wauquiez,
qui fait dimanche sa rentrée politique sur le mont Mézenc, sur ses terres d’Auvergne-Rhône-Alpes (une
tradition depuis 2012). L’ancienne
numéro deux des Républicains, qui
rêvait d’infléchir la ligne, a été limogée en juin après des critiques publiques et répétées contre lui.
Mais Laurent Wauquiez, déterminé, méthodique, ne veut pas
regarder dans le rétroviseur. Cette
année, c’est en tant que président
des Républicains qu’il effectue cette
symbolique ascension. Un leader
contesté, certes. A la peine dans les
sondages, aussi. Plombé, dès ses
débuts, par ses confidences explosives à des étudiants lyonnais. Mais il
est identifié, est à la manœuvre et a
du temps pour avancer ses pions et
concentrer ses coups sur Emmanuel Macron. « Ce n’est pas un chemin de fleurs, il y a déjà eu des soubresauts et il y en aura d’autres. Mais la
force de Laurent Wauquiez, ce sera
sa constance. Sa stratégie est celle du
marathon, pas du sprint », plaide
l’eurodéputé Geoffroy Didier, secrétaire général délégué de LR.
« Premier opposant »
L’objectif, à l’approche des européennes, est de se poser en « premier
opposant crédible » au chef de l’Etat.
Et en « premier représentant de la
droite », alors que nombre d’électeurs LR ont été séduits par Emmanuel Macron. En cette rentrée, Les
Républicains jugent le contexte plus
porteur. Les résultats économiques
se font attendre, l’équation budgétaire est compliquée et l’affaire
Benalla est passée par là. « L’illusion
Macron s’est dissipée. C’est comme
Depuis 2012, Wauquiez effectue sa rentrée au mont Mézenc (ici en 2017). Photo Philippe Desmazes/AFP
dans “Koh-Lanta” : il n’a plus le bâton
d’immunité », se délecte-t-on dans
l’entourage de Laurent Wauquiez.
Dans le baromètre Elabe-« Les
Echos », la proportion d’anciens
électeurs de François Fillon faisant
« confiance » à Emmanuel Macron
est tombée à 43 % en août, contre
51 % en mai et 59 % à son arrivée à
« Un doute s’est
installé chez les
Français sur
Macron. Résultat :
ils vont commencer
à nous écouter
davantage. »
GEOFFROY DIDIER
Secrétaire général délégué
des Républicains
l’Elysée. Dans un sondage du même
institut pour BFMTV, publié mercredi, seuls 16 % d’entre eux jugent
l’action du chef de l’Etat « satisfaisante », même si les autres sont,
pour beaucoup, dans l’expectative.
Une image encore écornée
« Ce que Wauquiez dit depuis un an
commence à se vérifier. Un doute s’est
installé chez les Français sur Macron.
Résultat : ils vont commencer à nous
écouter davantage », veut croire
Geoffroy Didier. « Il y a comme un
sentiment de retour à la normale. Le
clivage droite-gauche est en train de se
rétablir, pas complètement il est vrai.
Et la droite dite macron-compatible
commence à s’éloigner du pouvoir en
place », renchérit l’un des vice-présidents de LR, Damien Abad, soulignant le durcissement de ton de
Xavier Bertrand, le leader de la
région Hauts-de-France (qui a claqué la porte de LR). « C’est le moment
d’enfoncer le clou, poursuit le député
de l’Ain, pour faire en sorte que,
quand on a des convictions de droite,
on soutienne Les Républicains. »
Cela ne sera pourtant pas si aisé.
L’image de Laurent Wauquiez est
encore très écornée, y compris dans
son camp. Sa cote de popularité ne
décolle pas. « Il a toujours un handicap de taille : son rapport à la sincérité », observe un élu de renom. « La
maîtrise de la droite ne lui est pas
acquise. Il a beaucoup d’adversaires », note un autre. Après un premier semestre plus compliqué que
prévu, le patron de LR souhaite
davantage cajoler les élus et intensifier sa présence sur le terrain. Pour
montrer qu’il « parle aux Français »
et « se nourrit du terrain » quand
Macron serait, lui, « coupé des réalités et emmuré dans ses certitudes ».
Mais pas seulement. Il sait aussi que
de nombreux militants aimeraient… « que sa voix porte plus ». n
Pécresse veut faire prospérer sa petite entreprise
Depuis un an, la présidente
de la région Ile-de-France
se sert de son mouvement,
Libres !, pour se poser
en alternative à Laurent
Wauquiez.
Il l’a eue dans les jambes toute
l’année écoulée. Et il l’aura dans les
jambes dès la fin de la trêve estivale.
Valérie Pécresse ne change en rien
sa stratégie, s’employant à faire
entendre, en amont de Laurent
Wauquiez, sa propre musique.
Avant la rentrée du patron de LR au
mont Mézenc, dimanche, l’ancienne
ministre du Budget fait la sienne ce
vendredi à Brive-la-Gaillarde, en
Corrèze. Elle y a des attaches familiales. C’est aussi une manière de rappeler sa filiation politique avec Jacques Chirac et de démontrer qu’elle
n’est pas cantonnée à la seule Ile-deFrance, la région qu’elle préside.
Sa rentrée politique, Valérie
Pécresse l’a faite sous la bannière de
son mouvement, Libres !, créé il y a
tout juste un an et devenu, en janvier, un mouvement affilié à LR
(sans que la double adhésion soit
automatique). Elle revendique un
millier d’élus adhérents, chiffre qui
laisse les proches de Laurent Wauquiez sceptiques. A défaut d’avoir la
présidence du parti (elle avait
renoncé à se lancer dans une
de ses lieutenants, ajoutant, non
sans provocation : « Sans elle, beaucoup seraient partis. Wauquiez peut
lui dire merci ! »
« Coquille vide »
Valérie Pécresse affirme lutter « contre le rétrécissement
de la droite ». Photo Bertrand Guay/AFP
bataille qui semblait perdue
d’avance), sa « petite officine » – dixit
un poids lourd de la droite – lui permet d’exister par elle-même, tout en
restant dans sa famille.
Xavier Bertrand a largué les
amarres. Virginie Calmels a échoué
à peser au sein de l’équipe dirigeante. Valérie Pécresse, elle, est à
l’intérieur mais elle a refusé la présidence du Conseil national du parti.
Et avance ses pions pour se poser en
alternative au président de LR, affirmant lutter contre le « rétrécissement » de la droite. Un rétrécissement provoqué, selon elle, par
Laurent Wauquiez lui-même. « La
reconstruction de la droite ne doit
pas s’inspirer d’Orban [le Premier
ministre souverainiste hongrois,
NDLR], Salvini [le populiste ministre de l’Intérieur italien] et Bannon
[l’ancien conseiller de Trump, proche de l’extrême droite] », cingle un
Epaulée par l’ex-ministre Dominique Bussereau (en congé des Républicains) et par les anciens candidats à la présidence du parti,
Florence Portelli et Maël de Calan,
celle qui dit incarner une droite
« différente » a déjà mis sur la table
des propositions sur les déserts
médicaux, l’immigration et
l’Europe. Les prochaines devraient
porter sur l’agriculture, la justice et
le pouvoir d’achat. « Libres ! est une
plate-forme d’accueil. Il faut tout
faire pour montrer que c’est là que ça
se passe », confie un de ses soutiens.
L’entourage de Laurent Wauquiez feint l’indifférence envers ce
mouvement décrit comme « une
coquille vide sans troupes ni structure
charpentée », « davantage un objet
médiatique que politique » et « en
aucun cas une menace ». « Pécresse a
une stratégie par défaut. La sienne ne
peut fonctionner que si celle de Wauquiez ne marche pas », analyse un
proche du président du parti. Un
partisan de Valérie Pécresse l’avoue :
« Notre capacité à putscher Wauquiez
est inexistante. La stratégie, c’est attendre qu’il se casse la figure. » — P.-A. F.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
Aides sociales : l’exécutif
à la recherche d’économies
FINANCES
PUBLIQUES
Après un débat animé
au printemps sur le
coût des aides sociales,
l’exécutif envisagerait
de ne pas revaloriser
certaines prestations.
Les arbitrages sont
attendus d’ici à la fin
de semaine.
Solveig Godeluck
@Solwii
Après la courte parenthèse des
vacances, le débat sur les aides
sociales peut repartir. Selon nos
informations, l’exécutif envisage
très sérieusement de ne revaloriser
qu’en partie ou pas du tout certaines
prestations sociales en 2019, afin de
trouver les précieuses économies
qui manquent à son projet de budget pour l’an prochain. « Les arbitrages ne sont pas rendus, mais sont
imminents » sur ce sujet, concède
une source gouvernementale. Ils
sont attendus d’ici à la fin de ce
week-end, et pourraient être
annoncés dans la foulée.
Une décision semble déjà arrêtée : selon nos informations, le gouvernement a écarté définitivement
l’option d’une suppression des allocations familiales pour les ménages
aisés, une proposition qui était fréquemment évoquée au début de
l’été. Contactés par « Les Echos »,
les ministères concernés n’ont pas
voulu commenter ce débat.
Au sujet du revenu de solidarité
active (RSA), une note révélée par
« L’Express » jeudi montrait que la
ministre des Solidarités, Agnès
Buzyn, était montée au créneau
auprès de Matignon et de l’Elysée,
pour demander de l’exclure de la
liste des prestations sociales dont
l’évolution ne suivra pas celle des
prix à la consommation. Ce projet
de gel ou de sous-indexation des
prestations sociales est donc toujours sur la table.
Ces orientations sont cohérentes
avec les sorties de l’exécutif en maijuin pour vilipender le montant
élevé des dépenses sociales. Emmanuel Macron a regretté qu’elles coû-
tent « un pognon de dingue [...] alors
que les gens pauvres restent pauvres ».
De son côté, son Premier ministre,
Edouard Philippe, avait critiqué une
« logique de guichet ». Auparavant, le
ministre de l’Economie, Bruno Le
Maire, avait déclaré : « Il peut être
légitime de réduire la politique sociale
sur l’emploi ». Gérald Darmanin, le
ministre des Comptes publics, avait
quant à lui fustigé le coût élevé de la
prime d’activité.
190 milliards d’euros
Le gel ou la sous-indexation des
prestations indexées sur l’inflation,
190 milliards d’euros en 2014, serait
un vecteur d’économies non négligeable, alors que la hausse des prix
hors tabac attendue en 2018 par
l’Insee s’élève à 1,6 %. Sur ces
190 milliards, on dénombrait en
2014 quelque 158 milliards de pensions de retraite de base, 24 milliards de prestations familiales,
11,5 milliards de rentes invaliditéprévoyance, 11 milliards de RSA,
9 milliards d’allocations adulte
handicapé (AAH), 2,7 milliards
d’allocations de solidarité spécifique (ASS) versées aux chômeurs en
fin de droit. L’AAH, le minimum
vieillesse et la prime d’activité sont
intouchables, après le vote l’an dernier d’un calendrier de revalorisations exceptionnelles. En revanche,
le gouvernement est tenté de geler
le RSA. En effet, il fonde sa doctrine
sociale sur le travail. Bercy considère qu’il faut profiter du vent porteur de la reprise économique pour
Le gouvernement
a écarté l’option
d’une suppression des
allocations familiales
pour les ménages
aisés.
faire des économies sur ces prestations monétaires et concentrer les
dépenses sur l’accompagnement
au retour à l’emploi.
Agnès Buzyn s’y oppose : « un gel
de la prestation en avril 2019 conduirait à une économie modeste de
135 millions d’euros en 2019 et de
180 millions en 2020. En cas de gel
durant deux années, l’économie pour
2020 s’élève à 300 millions », plaidait-elle en juillet. n
Concernant les prestations sociales, le Premier ministre, Edouard
Philippe, avait critiqué avant l’été une « logique de guichet ».
Photo Geoffroy van der Hasselt/AFP
Le rapprochement des maternelles et des élémentaires en débat
ÉDUCATION
Un rapport parlementaire propose
de regrouper écoles
maternelles et élémentaires et de promouvoir à leur tête des
« super-directeurs »
rattachés aux collèges.
L’objectif est d’assurer
une continuité
pédagogique.
Marie-Christine Corbier
@mccorbier
Faut-il supprimer l’école maternelle ? C’est ce que proposent les
députées Cécile Rilhac (LREM) et
Valérie Bazin-Malgras (LR) dans un
rapport publié cet été et presque
passé inaperçu. Elles suggèrent de
réorganiser de fond en comble
l’école primaire.
L’introduction de la scolarité
obligatoire dès trois ans, annoncée
en mars par Emmanuel Macron,
rend « obsolète » la distinction entre
maternelle et élémentaire, estiment les deux députées qui réclament « un seul directeur pour
l’ensemble primaire » (maternelle et
élémentaire). « Il faut un véritable
continuum pédagogique entre la
maternelle et l’élémentaire, plaide
Cécile Rilhac. Le système français a
cette originalité de tout tronçonner.
Or, un enfant n’é volue pas de
manière tronçonnée. »
« Professionnaliser »
la fonction
Le rapport suggère de regrouper les
petites écoles par « bassin de vie ». Et
de « mettre les écoles en réseau avec le
collège de leur secteur », une piste
envisagée par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. « Le
collège pourrait être placé à la tête
d’un réseau rassemblant les écoles du
secteur, les directeurs de ces écoles
étant les directeurs adjoints du principal », écrivent les députées.
Les futurs directeurs ne ressembleraient plus à ceux d’aujourd’hui.
Les députées veulent « professionnaliser » la fonction en créant un
corps de directeurs d’école, alors
qu’aujourd’hui les directeurs ne
sont que des enseignants parmi
d’autres, sans autorité hiérarchique
sur leurs collègues enseignants. Sur
les 45.000 directeurs actuels, seuls
20 % d’entre eux pourraient prétendre au titre de directeur, accessible
par concours ou par validation des
acquis de l’expérience, confie Cécile
Rilhac. Ceux qui accéderaient au
nouveau titre de directeur seraient
moins nombreux, mais mieux
payés. Ces « super-directeurs »
seraient affectés dans les écoles de
dix classes et plus, et seraient totalement déchargés de classe pour pouvoir se concentrer sur « le projet
pédagogique de l’école et le suivi des
élèves ». « La priorité des priorités est
de se pencher sur les nouvelles missions des directeurs d’école et de permettre à nos écoles primaires de bien
fonctionner, dans une logique de performance », plaide Cécile Rilhac en
citant les études de l’OCDE. Elles
montrent, dit-elle, que « l’implication des chefs d’établissement est un
levier d’amélioration de la qualité de
l’enseignement ».
« Malaise des directeurs »
Or, ils sont aujourd’hui débordés
par les tâches administratives, d’où
un « malaise », accentué par la
baisse du nombre d’emplois aidés.
« Le directeur d’école est psychologue, plombier, infirmier, assistant
social, déménageur, homme et
femme de ménage, surveillant, conseiller conjugal, portier, standardiste, formateur… ironisait la députée (LREM) Agnès Thill, lors de la
présentation du rapport. C’est
l’homme et la femme à tout faire. »
Les décharges vont aujourd’hui
de quelques jours par an à une
décharge totale pour une école de
13 classes (en maternelle) et de
14 classes (en élémentaire). Sauf à
Paris, où la Ville finance la décharge
totale des directeurs. Le rapport
propose de les augmenter à hauteur de 50 % à partir de cinq classes,
et de 100 % à partir de dix classes. Ce
qui supposerait de créer 3.800 postes supplémentaires (équivalents
temps plein), selon le ministère.
Les directeurs qui ne bénéficieraient pas de décharge complète
pourraient s’occuper des élèves
sans être en charge d’une classe permanente, par exemple en organisant des ateliers avec les élèves, en
remplaçant les enseignants absents
ou en devenant directeurs du périscolaire pour le compte de la mairie.
Ils pourraient aussi s’appuyer sur
les secrétariats des inspecteurs,
voire faire appel à des entreprises
pour déléguer des tâches administratives au titre du « mécénat de
compétences », suggère encore
Valérie Bazin-Malgras. n
Les chiffres clefs
45.877
DIRECTEURS D’ÉCOLE
La moitié des 45.000 écoles
comptent moins de quatre
classes.
350
EUROS
L’indemnité de directeur d’école
varie de 162 à 350 euros net
par mois selon la taille
de l’école.
Le système français est « tronçonné » estime un rapport, qui prône « un véritable continuum pédagogique entre la maternelle et l’élémentaire ». Photo Nicolas Tavernier/RÉA
Les pistes de Jean-Michel Blanquer
pour réorganiser l’école primaire
La question des directeurs
d’école est inscrite à l’agenda
social du ministère pour
début 2019. Jean-Michel
Blanquer évoque des « expérimentations » pour
« mettre davantage en cohérence » écoles et collèges.
Rilhac. Le gros point noir, c’est le
coût. » Le ministère de l’Education a
fait ses calculs : il faudrait créer
3.800 équivalents temps plein pour
compenser les augmentations de
décharges des directeurs.
« Il y a une saturation absolue des
directeurs d’école. Le ministre va être
obligé de bouger sur cette question et,
à mon avis, il ne demande pas
mieux », confie Georges Fotinos.
L’ancien inspecteur général de
l’Education nationale prépare une
étude sur le moral des directeurs.
« Ça va être un choc », prédit-il, en
glissant qu’elle situe la France au
niveau de l’Argentine pour les burnout cliniques de directeurs…
L’étude tombe à point nommé
pour Jean-Michel Blanquer. Le
ministre de l’Education a inscrit la
question des directeurs à l’agenda
social pour 2019. Que reprendra-t-il
du rapport des députées (LREM)
Cécile Rilhac et Valérie Bazin-Malgras (LR), qui proposent de créer un
statut de super directeur et de rapprocher écoles et collèges ? « La
création du statut de directeur d’école
est dans l’air du temps, confie Cécile
Jean-Michel Blanquer a distillé des
pistes de réforme qui recoupent les
conclusions des parlementaires. Et
qui rappellent les propos de l’entourage d’Emmanuel Macron durant
la campagne présidentielle, où l’on
regrettait que « le premier degré ne
soit pas piloté »… En juin, à l’Assemblée, le ministre parlait d’« anomalie » pour expliquer que « le directeur d’école primaire n’est pas dans
la même situation statutaire et administrative que le chef d’établissement
du second degré » et qu’il « n’a pas
véritablement les moyens [de son]
rôle fondamental ».
Le ministre s’est aussi prononcé
en faveur d’une direction d’école
« renforcée », avec « une articulation
entre le collège et l’école en matière
administrative pour donner plus de
robustesse administrative à l’école
primaire ». Il s’est dit « ouvert à des
expérimentations » autour d’une
« Le premier degré
n’est pas piloté »
école du socle commun « qui inclut
l’école et le collège ». « Les collèges […]
pourraient peut-être, dans le futur,
être mis davantage en cohérence avec
le fonctionnement des écoles », indiquait-il encore.
D’autres recommandations du
rapport parlementaire rejoignent
les conclusions du comité action
publique 2022 (CAP22). Comme « la
professionnalisation des personnels
de direction » ou l’idée de faire des
directeurs d’école des « managers ».
Le ministère de l’Education n’a pas
souhaité s’exprimer sur ce dossier.
Et pour cause : « Ce sujet est extrêmement sensible car il concerne le fonc-
« Les directeurs que
j’ai interrogés sont
violemment
opposés
à un rattachement
des écoles
aux collèges. »
GEORGES FOTINOS
Ancien inspecteur général de
l’Education nationale
tionnement du système, estime
Patrick Roumagnac, à la tête du
principal syndicat d’inspecteurs, le
SIEN-Unsa. On est en train de faire
émerger un dispositif où on réduirait
de manière importante le nombre de
directeurs. » Alain Rei, président du
Groupement de défense des idées
des directeurs d’école (GDiD), se dit
« pas convaincu par la création d’un
nouveau corps ». Au SE-Unsa, Stéphane Crochet juge qu’« on n’a pas
besoin de créer un corps pour qu’une
fonction soit mieux identifiée ».
Quant aux réseaux écoles-collèges, Dominique Bruneau du SGENCFDT se dit « réservé », estimant que
« si c’est pour faire des économies, on
y perdra ». « Si c’est un projet pensé
par les équipes sur place, toutes les
expérimentations sont intéressantes,
mais si on fait des regroupements en
disant d’emblée qu’ils apporteront un
plus, on ne voit pas en quoi cela améliorerait les apprentissage », met en
garde Francette Popineau, du syndicat du primaire, le SNUipp-FSU.
« Les directeurs que j’ai interrogés
sont violemment opposés à un rattachement des écoles aux collèges »,
conclut Georges Fotinos. De quoi
nourrir les débats des mois à venir.
— M.-C. C.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ZONE EURO :
LA CROISSANCE DANS
LA TORPEUR ESTIVALE
ALLEMAGNE : LES SERVICES
DOPENT L’ACTIVITÉ
L’activité du secteur privé
dans la zone euro a très
légèrement accéléré en août,
mais pas autant qu’attendu,
selon l’enquête mensuelle
IHS Markit auprès des
directeurs d’achats. L’indice
PMI composite s’est élevé
à 54,4 ce mois-ci,
soit un dixième de point
de plus qu’en juillet.
L’expansion économique
allemande a atteint son
rythme le plus élevé en six
mois en août, grâce à une
forte croissance du secteur
des services qui a compensé
un déclin de la production
manufacturière. L’indice
composite IHS Markit de
l’industrie et des services
est passé de 55 à 55,7,
contre une prévision de 55,1.
87.000
L’IMMIGRATION NETTE
DES EUROPÉENS EN
GRANDE-BRETAGNE
Entre mars 2017 et
mars 2018, 87.000 Européens
s’y sont installés, soit 36.000
de moins que l’année précédente. L’immigration nette
globale est quant à elle passée à 271.000, ce qui représente 28.000 arrivées de plus.
Le secrétaire britannique au Brexit, Dominic Raab, reste « confiant » dans la possibilité de trouver un accord avec le reste de l’Union européenne. Photo Peter Nicholls/AFP
Le gouvernement britannique dégaine
son plan en cas de Brexit sans accord
l Les autorités britanniques proposent de maintenir un alignement provisoire sur les normes européennes.
l Une opération qui vise aussi à reprendre la main dans la négociation avec les Vingt-Sept.
EUROPE
Gabriel Grésillon
@GGresillon
— Correspondant à Bruxelles
Après le « hard Brexit », le « soft
Brexit », ou le « no deal Brexit »,
voici le « soft no deal Brexit ». A
l’occasion de la publication d’une
première salve de notes techniques
visant à préparer le Royaume-Uni à
l’éventualité d’un Brexit sans
accord, Dominic Raab a proposé,
jeudi à Londres, que son pays
œuvre à minimiser les conséquences immédiates qu’aurait un tel
scénario.
Tout en précisant qu’il restait
« confiant » dans la possibilité de
trouver un accord avec le reste de
l’Union européenne, le secrétaire
d’Etat britannique en charge du
sujet promet de maintenir provisoirement, côté britannique, un alignement avec les pratiques européennes dans plusieurs domaines
clefs. « Notre but premier est de faciliter la continuité et le bon déroulement des affaires », a-t-il déclaré.
Alors que les négociations piétinent et que le scénario d’un Brexit
sans accord est désormais perçu
comme probable par une majorité
de Britanniques, Dominic Raab se
dit prêt à prendre, « dans certains
cas », des mesures unilatérales
pour maintenir « la plus grande continuité possible ». Et cela « même si
l’Union européenne ne le fait pas de
son côté », précise-t-il.
Concrètement, Londres pourrait
par exemple continuer à reconnaître les tests européens sur les médicaments, afin de ne pas mettre en
danger leur approvisionnement. Ce
qui n’empêche pas le secrétaire
d’Etat d’évoquer l’augmentation des
stocks stratégiques sur les molécules les plus indispensables… Même
affichage de bonne volonté en
matière agricole, où le pays pourrait maintenir le statu quo jusqu’en
2022.
Quelques coups de griffe
Dominic Raab a appelé les différentes instances de sup er vision
concernées par le Brexit à travailler
main dans la main, des deux côtés
de la Manche, pour minimiser le
choc éventuel.
En portant quelques coups de
griffe, au passage, à l’Union européenne, accusée de ne pas toujours
faire preuve du nécessaire esprit de
coopération. Un « blame game »,
p our reprendre l’expression
de Michel Barnier, que ce dernier
avait préventivement dénoncé, dès
mardi. « L’Union européenne ne se
« L’Union
européenne
ne se laissera pas
impressionner. »
MICHEL BARNIER
Le négociateur en chef
de l’Union européenne
laissera pas impressionner », avait
prévenu le négociateur en chef des
Vingt-Sept.
Au même moment, le département britannique en charge du
Brexit a publié les 24 premières
notes techniques d’une série de 80
visant à préparer les opérateurs au
scénario sombre. Elles font le point
sur les conséquences concrètes
d’un Brexit sans accord – évoquant
par exemple le fait que les paiements intra-européens par carte
bancaire seraient « plus lents et plus
chers ».
Le scepticisme
reste palpable
Du côté britannique, cette opération de communication vise un
double objectif. D’une part, il s’agit
de rassurer la population, alors que
l’inquiétude est à la hausse dans le
pays. « Nous n’avons aucune inten-
tion de déployer l’armée pour maintenir les approvisionnements en
nourriture », a par exemple expliqué Dominic Raab en promettant
de continuer à reconnaître les normes alimentaires européennes.
D’autre part, le but est de tenter
de reprendre la main dans la négociation avec Bruxelles, en faisant
mine d’être prêt à quitter la table si
l’Union ne fait pas preuve de plus de
flexibilité. Mais à Bruxelles, le scepticisme reste palpable. Londres, qui
souhaiterait que les Européens
maintiennent également, par un
acte de bonne volonté, une reconnaissance de certaines normes britanniques, est perçu comme persistant dans son travers habituel
consistant à vouloir « le hard Brexit
sans ses conséquences », résume un
proche des tractations. Un déni qui
passe toujours très mal à Bruxelles
et dans les capitales européennes. n
Londres publie 24 fiches concrètes en cas de « no deal »
Tabac, commerce, santé :
un catalogue de conséquences très concrètes.
En théorie, il y en aura près de 80.
Jeudi, le gouvernement britannique
a publié les 24 premières fiches sectorielles visant à informer les opérateurs économiques des implications
d’un éventuel Brexit sans accord.
Le but : aider chacun à se préparer
aux conséquences inéluctables
qu’aurait ce scénario. Et rendre très
concret un sujet souvent vague et
idéologique.
Certaines sont inattendues : Londres prévient par exemple qu’il va
falloir adapter l’emballage des cigarettes, du fait que les droits d’auteur
des photos actuellement en circulation sont détenus par la Commission
européenne.
D’autres sont plus structurantes.
En matière de commerce, Londres
annonce que les opérateurs échangeant avec l’Union européenne
devront remplir des déclarations
sur les flux de marchandises dans
les deux sens, tandis que de nouvelles vérifications de sécurité et de
sûreté devront être effectuées par les
opérateurs chargés du transit (ferroviaire, maritime ou aérien).
Les entreprises qui importent des
marchandises devront aussi
apprendre à utiliser la classification
de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En ajoutant à ce
tableau la perspective de nouveaux
droits de douane, Londres les invite
à réfléchir à l’opportunité de recruter du personnel ou de solliciter des
prestataires externes pour faire face
à ce nouveau défi.
L’une des fiches, consacrée au secteur financier, prévient qu’en sortant
de l’Union le pays ne sera plus soumis à une législation européenne
qui limite la possibilité de facturer
plus cher les paiements par carte
bancaire transfrontaliers. Autrement dit, le prix des transactions en
euro « augmentera probablement ».
Les entreprises financières sont également mises en garde contre le fait
que les accords transfrontaliers ne
seront plus valides, et il leur est suggéré de mettre en place des filiales
dans l’Union européenne.
Botter en touche
A propos de l’Irlande, Londres
semble, une nouvelle fois, botter en
touche. Alors que ce sujet est
devenu l’un des principaux points de
blocage dans les négociations du
Brexit, les autorités britanniques
préviennent les entreprises qui font
transiter des marchandises entre le
nord et le sud de l’île qu’elles devront
peut-être « demander les conseils du
gouvernement irlandais au sujet des
préparations à effectuer ». Dans
l’immédiat, c’est pourtant à Londres
de clarifier le moyen par lequel il
entend respecter l’engagement pris
en décembre dernier – ne pas réintroduire de frontière physique entre
les deux parties de l’île.
Concernant les médicaments,
Londres se dit prêt à continuer à
reconnaître, temporairement, les
tests de l’Agence européenne du
médicament. Même principe pour
les produits à base de sang. Londres
invite malgré tout les entreprises
pharmaceutiques à augmenter de
six semaines les stocks de certains
Le gouvernement promet par ailleurs de se substituer à l’Union
européenne pour divers types de financement. Photo T Akmen/AFP
produits, en cas de choc sur les
importations.
Le gouvernement promet par
ailleurs de se substituer à l’Union
européenne pour divers types de
financement, en matière agricole
mais aussi pour ce qui concerne les
projets humanitaires lorsque
ceux-ci sont pilotés par des institutions britanniques. — G. G.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 05
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
Climat : l’accord
de Paris de plus en plus
difficile à tenir
pour les pays pauvres
Salvini toujours intransigeant
sur le dossier des migrants
INTERNATIONAL
Le principal engagement de l’accord
de Paris est de
contenir le réchauffement de la planète
sous les 2 degrés.
Salvatore Cavalli/AP/Sipa
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
177 personnes sauvées en mer et à bord du garde-côtes italien « Diciotti » attendent de savoir dans quel port ils pourront débarquer.
ITALIE
Le ministre italien
de l’Intérieur exige
que les autres pays
européens accueillent
les 177 migrants.
Depuis une semaine,
ils restent bloqués
devant le port
de Catane.
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
« S’ils cherchent un responsable,
qu’ils viennent me chercher et qu’ils
me mettent en prison. » Matteo Salvini n’a pas besoin de s’inspirer
d’Emmanuel Macron, l’une de ses
cibles préférées, pour provoquer.
Il réagissait à l’annonce de l’ouverture prochaine d’une enquête par le
parquet d'Agrigente, en Sicile, pour
détention arbitraire de migrants.
Depuis une semaine, 177 personnes
sauvées en mer et à bord du gardecôtes italien « Diciotti » attendent de
savoir dans quel port ils pourront
débarquer. Ils sont devant celui de
Catane et font surtout face à l’intransigeance du ministre de l’Intérieur.
« Impératif humanitaire »
Face à l’impossibilité de les renvoyer en Libye, comme il l’espérait
dans un premier temps, Matteo Salvini se tourne désormais vers les
partenaires européens. Tant
que l’Europe n’aura pas fait « un
geste concret pour les accueillir », le
sol de la péninsule leur sera interdit.
Il a dû céder néanmoins à l’injonction de Bruxelles de permettre le
débarquement « des mineurs et des
sujets vulnérables » au nom de
« l’impératif humanitaire ». Vingtsept d’entre eux ont pu ainsi quitter
le navire, tous les autres devront
rester à bord, preuve pour Matteo
Salvini « du grand cœur de l’Italie
face à la lâche Europe ».
Les pressions du président de la
République et les tentatives de
médiation du président du Conseil
n’ont pas réussi à infléchir sa position. Il a sèchement répondu à la
demande du président de l’Assemblée nationale, issu du M5S, Roberto
Fico, de faire descendre à terre tous
les migrants. « Fais le président de la
Chambre des députés. Le ministre de
l'Intérieur, c'est moi » lui a-t-il lancé,
les considérant tous comme des
clandestins ne pouvant réclamer le
statut de réfugié. « J’ai été élu pour que
l’Etat ne renie jamais ses principes fondamentaux et la dignité humaine », a
répondu Roberto Fico. L’opposition
s’indigne de la « propagande et de la
récupération politique » mis en
œuvre par Matteo Salvini qu’elle qualifie de « preneur d’otages ».
« Changez de pays ou changez de
ministre », rétorque le principal
intéressé, qui fera adopter début
septembre une série de mesures
renforçant la lutte contre l’immigration aussi bien légale que clandestine : les conditions d’accueil
seront rendues plus sévères, la liste
des délits permettant le refus ou
l’annulation du droit d’asile sera
allongée, la concession du permis
humanitaire sera rendue plus difficile et le temps de détention dans les
centres pour les rapatriements
devrait passer de 90 à 180 jours
pour améliorer l’identification des
migrants.
« Ou vous vous décidez sérieusement à aider l’Italie, ou nous serons
contraints de les ramener en Libye,
pour mettre fin une fois pour toutes
au business des trafiquants », a
déclaré Matteo Salvini. Il n’a aucune
envie d’abandonner les lignes directrices de sa politique qui lui confèrent, pour l’instant, une grande
popularité dans les sondages : la
provocation et l’intransigeance. n
Washington critique la réforme
agraire sud-africaine
153
PAYS
sont concernés par
cet effort de rattrapage,
représentant 60 % des
émissions mondiales de GES.
Un effort supplémentaire
« Cela ne permettra pas aux principaux émetteurs (notamment
les pays développés) d’éviter
l’adoption de cibles de réductions
d’émissions plus ambitieuses »,
juge l’étude. Pour autant, les PED
peuvent faire un effort supplémentaire. L’engagement plus
poussé de la Chine et l’Inde, où se
concentre la majorité de ces
3,5 gigatonnes d’émissions
jugées évitables, « pourrait avoir
un impact très significatif », juge
le CGDD. Il faudrait aussi pouvoir faire tomber les réticences
de certains pays à impliquer leur
agriculture, secteur à l’origine de
rejets importants. Ceux-ci
redoutent que des mesures
d’atténuation ne menacent leur
sécurité alimentaire, ainsi que
leurs efforts pour réduire la pauvreté. Deux principes qui figurent dans l’Accord de Paris. n
doper la popularité en déclin de son
parti, l’ANC, en vue d’élections cruciales l’an prochain. Il s’agit de courtiser les électeurs tentés par
l’extrême gauche du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF). Le chef de l’EFF, Julius
Malema, a déjà appelé les ouvriers
agricoles à s’emparer par la force
des exploitations, martelant « nous
n’écouterons aucun Britannique,
nous n’écouterons pas le Parlement
européen, nous n’écouterons pas
l’ONU, nous écouterons le peuple
d’Afrique du Sud ».
AFRIQUE DU SUD
Un tweet de Trump fait
chuter le rand.
Pretoria compte en
effet spolier les grands
fermiers blancs de
leurs terres.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
Le rand sud-africain a perdu 1,8 %
de sa valeur jeudi matin, après un
tweet de Donald Trump critiquant
le projet du gouvernement d’exproprier les fermiers blancs sans compensation. Les investisseurs se
demandent si cela ne présage pas
de sanctions de Washington contre
Pretoria.
Après que le président américain
a demandé à son secrétaire d’Etat,
Mike Pompeo, « d’étudier de près les
saisies de terres et de ferme et, les
expropriations et les meurtres de
grande ampleur de fermiers en Afrique du Sud », Pretoria a convoqué
l’ambassadeur des Etats-Unis et
répliqué que l’approche de son projet d’expropriation foncière est au
contraire « prudente et inclusive ».
Voire. Car même si l’ingérence de
Donald Trump a de quoi choquer
les Sud-Africains, le projet d’expropriation demeure très controversé
puisqu’il s’agit en fait d’une spoliation, aucune compensation n’étant
prévue. Un choix politique (les propriétés des Blancs seraient illégitimes car acquises sous l’apartheid),
budgétaire (racheter 37 millions
Les pays en développement
(PED) n’ont qu’une très faible
marge de manœuvre pour augmenter leur contribution à
l’effort mondial de lutte contre le
réchauffement climatique. En
tout cas, pas suffisamment pour
dispenser les nations riches
d’adopter des objectifs de réduction plus ambitieux de leurs
émissions de gaz à effet de serre
(GES), d’après une étude que le
ministère de la Transition écologique et solidaire vient de mettre
en ligne. Le respect du principal
engagement de l’Accord de Paris
– contenir le réchauffement de
la planète sous les 2 degrés –
impose aux Etats de revoir à la
hausse les contributions volontaires – les NDCs – qu’ils avaient
déposées à l’ONU à l’automne
2015, avant la COP21. Cette révision doit être bouclée en 2020 si
la communauté internationale
veut rejoindre en 2030 la trajectoire qui permettra d’être sous
les 2 degrés en 2100.
Un exercice dont le succès est
censé reposer en partie sur la
capacité des PED à étendre progressivement le périmètre de
leurs contributions volontaires,
comme les y invite l’Accord de
Paris. Car, à la différence des
pays riches, elles ne s’imposent
pas à tous les secteurs de leur
économie et à tous les gaz qui
génèrent de l’effet de serre.
L’enjeu n’est pas mince :
153 pays sont concernés par cet
effort de rattrapage, représentant 60 % des émissions mondiales de GES. Pas sûr, cependant, qu’il y ait énormément de
grain à moudre de ce côté-là.
« La plupart (...) n’ont pas
inclus certains secteurs dans leur
NDC pour la simple raison qu’ils
ne disposent pas d’informations à
ce sujet », note l’étude du Commissariat général au développement durable (CGDD). Dans les
faits, seulement 43 % disposent
d’un inventaire exhaustif de
leurs sources d’émissions de
GES. En s’appuyant sur leurs
rapports, le potentiel de réduction des PED s’établit à 3,5 gigatonnes équivalent CO2. C’est trois
à quatre fois moins que l’effort
de baisse à réaliser (10 à 15 gigatonnes) d’ici à 2030.
47 fermiers blancs tués
l’année dernière
Les Blancs, qui représentent 8 % de la population, possèdent 72 %
des terres agricoles. Photo Shutterstock
d’hectares est hors de portée du
budget de l’Etat) et pratique, pour
gagner du temps.
Le président, Cyril Ramaphosa, a
annoncé le 1eraoût qu’il comptait
faire réformer la Constitution pour
« réparer l’injustice historique grave »
commise à l’égard de la majorité
noire pendant la période coloniale et
l’apartheid, terminé en 1994. Les
Blancs, qui représentent 8 % de la
population, possèdent 72 % des terres agricoles, contre 85 % à la fin de
l’apartheid. La plupart des partis
politiques reconnaissent d’ailleurs
la nécessité d’une réforme agraire,
mais pas au prix d’une spoliation.
Le président sud-africain compte
sur cette réforme radicale pour
« Nous n’écouterons
aucun Britannique,
nous n’écouterons
pas le Parlement
européen, nous
n’écouterons pas
l’ONU, nous
écouterons
le peuple d’Afrique
du Sud. »
JULIUS MALEMA
Le chef de l’EFF
Expulser des managers blancs
expérimentés au profit d’ouvriers
agricoles est problématique : cela
peut faire chuter fortement la production, comme on l’a constaté au
Zimbabwe. En outre, la réforme
peut coûter cher à l’Etat, un paradoxe. La Land Bank a averti récemment que l’expropriation permettrait à ses débiteurs de faire défaut,
lui laissant une ardoise de 2 milliards de dollars, ce qui assécherait
ses possibilités de financement de
l’agriculture.
Les fermiers blancs, qui se promènent désormais armés, dénoncent aussi les meurtres d’exploitants agricoles : 47 d’entre eux ont
été tués l’an dernier. Un chiffre accablant… mais à rapprocher de la vertigineuse criminalité dans le pays,
avec 50 meurtres par jour ! L’Australie avait proposé au printemps
d’accueillir ces fermiers « compétents persécutés », provoquant, déjà,
une crise diplomatique entre Canberra et Pretoria. n
en bref
Merkel soutiendrait une candidature
allemande à la Commission plutôt qu’à la BCE
UNION EUROPÉENNE La nouvelle a de quoi doucher les espoirs de
Jens Weidmann, l’actuel dirigeant de la Bundesbank, qui souhaite
remplacer Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne
(BCE). Selon le quotidien « Handelsblatt », Angela Merkel préfère
soutenir la candidature d’un Allemand à la tête de la Commission
européenne plutôt qu’aux commandes de la BCE. « La plus grande
priorité pour Merkel, ce n’est pas la BCE, mais la Commission », rapporte ainsi le quotidien, qui cite sans le nommer un représentant du
gouvernement de premier plan, et relance les spéculations sur le
choix du prochain dirigeant de l’institution monétaire. La chancelière a réagi jeudi depuis la Géorgie en rappelant qu’aucune décision
n’a encore été prise.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Art et culture
L’auteur qui vous
a construit
L’Amérique en séries
Les grandes usines
françaises
Autolib’: l’incurie dépasse les bornes
Femmes de culture, femmes de combat :
Hortense Archambault
Gilles Babinet
« La Servante écarlate » : l’étendard
de la résistance contre Trump
Airbus à Toulouse, l’étendard
de la construction européenne
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
Le Trou de Jackson est une vallée perdue
dans les montagnes du Wyoming, à près de
2.000 mètres d’altitude. La pêche à la truite y a
attiré en 2002 l’université d’été des banquiers
centraux, car c’était le sport favori de Paul
Volcker qui présidait à l’époque la Réserve
fédérale des Etats-Unis. Cette rencontre est
devenue un lieu de débats très ouvert entre
Par Jean-Marc
chercheurs et responsables monétaires, où
Vittori
les étrangers sont venus de plus en plus
nombreux. Dans l’atmosphère enfiévrée de la
Jackson
crise financière, Jackson Hole est devenu une
Hole version rencontre incontournable. En 2014, le
président de la Banque centrale européenne
2018 révèle
Draghi y avait prononcé un discours
un nouveau Mario
mémorable, considéré par certains experts
paysage
comme l’acte de décès des politiques
d’austérité budgétaire.
monétaire
Mais Mario Draghi a décidé de ne pas venir
mondial.
à l’édition 2018 du symposium. Aucun autre
membre du directoire de la BCE ne fait le
voyage. Pas plus que Haruhiko Kuroda, le gouverneur de la Banque
du Japon. Jackson Hole pourrait ressembler cette année à un simple
lieu de formation des dirigeants régionaux de la Fed. Là aussi,
l’Amérique semble se replier sur elle-même.
Il serait déraisonnable de voir dans ces absences le signe d’une
défiance à l’égard du nouveau patron de la Fed, Jérôme Powell, qui
présente la double caractéristique d’avoir été nommé par Donald
Trump et de ne pas avoir appartenu auparavant au cénacle très
fermé de la haute finance mondiale. Il paraît aussi peu probable que
les grands argentiers de la planète refusent ainsi de soutenir un
Powell dont la politique de resserrement monétaire est amèrement
critiquée par Trump. En revanche, le Trou de Jackson version 2018
révèle un nouveau paysage monétaire mondial. Il n’y a plus
d’urgence. L’économie va mieux. Et chacun se concentre sur ses
problèmes régionaux. En Amérique, la banque centrale remonte
prudemment ses taux d’intérêt en cherchant à comprendre
pourquoi les salaires n’augmentent pas plus vite (c’est l’un des sujets
majeurs du symposium cette année). En Europe, la BCE n’en est pas
encore là : elle prépare l’arrêt de ses injections de liquidités et
surveille les braises en Italie. La Banque du Japon n’en finit pas de
tenter de relancer l’inflation. Les autorités chinoises s’efforcent de
piloter la montée du crédit. C’est le temps de l’absence de coopération.
Mais la coopération risque de vite devenir à nouveau
indispensable. Ne serait-ce que parce que la remontée des taux
américains provoque toujours des secousses financières dans les
pays émergents et au-delà. Ces dernières décennies, les grands
argentiers ont toujours su agir ensemble quand c’était vraiment
nécessaire. Pourvu que ça dure, même en temps de guerre
commerciale !
(
Lire nos informations
Page 21
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Recrudescence de la rougeole :
« The Guardian » accuse les populistes
Au XXI siècle, la rougeole tue
•encore
des enfants – et des adule
tes – en Europe. Un retour en
arrière préoccupant, qui risque
de s’intensifier dans les années à
venir. Entre janvier et juin 2018,
41.000 personnes ont contracté
la maladie, l’une des plus contagieuses de
la planète.
Un chiffre
qui a presque doublé
en un an. « Que se passet-il ? » s’interroge « The Guardian », anxieux de voir de plus
en plus de parents choisir volontairement de ne pas faire vacciner leurs enfants.
Pour le quotidien britannique, la montée du populisme, la
presse et les pseudoscientifiques sont à blâmer. En 1998,
Andrew Wakefield, ancien
chercheur médical, avait
recommandé de ne pas se faire
vacciner. De façon totalement
frauduleuse, il avait fait un lien
entre le vaccin ROR (rougeoleoreillons-rubéole) et l’apparition de l’autisme. Cette soi-disant découverte avait été reprise
par nombre de médias,
s’empressant de relayer des histoires à sensation sur des cas
d’autisme apparus après vaccination. Le résultat de cette
désinformation : de nombreux
parents inquiets ont préféré laisser leurs enfants vulnérables
face au risque d’infection, se
désole l’article. Mais
Wakefield,
qui ne peut
plus exercer
au Royaume-Uni mais que l’on
retrouve aujourd’hui aux EtatsUnis, n’est pas le seul coupable.
Plus généralement, la colère
anti-establishment, la méfiance
à l’égard de l’autorité et le rejet de
l’esprit de communauté – des
attitudes adoptées par nombre
de mouvements populistes – ont
contribué à favoriser un sentiment de scepticisme dans les
pays européens contre les vaccinations obligatoires. L’Italie,
sous la houlette du Mouvement
5 étoiles, a d’ailleurs tout récemment basculé dans le camp des
sceptiques face aux vaccins.
« Bientôt les maladies autrefois
évitables reviendront en force »,
conclut l’article. — M. Rou.
Patrick Allard/RÉA
Acoopération
monétaire
LE POINT
DE VUE
de David Lisnard
Pour l’équité fiscale
dans le commerce
FISCALITÉ // Pour lutter contre la dévitalisation des centres-
villes, il faut baisser la fiscalité locale sur le commerce de
proximité et, parallèlement, faire participer les entreprises
d’e-commerce de livraison à l’entretien des espaces publics.
L
a sauvegarde et le renouveau
des commerces de proximité,
« de vitrine », constituent un
enjeu majeur non seulement sur les
plans économique et social, mais
aussi en termes de qualité de vie.
Or, les comportements des consommateurs ont profondément évolué avec le développement massif des
deux vecteurs de diffusion des biens et
services que sont les grands ensembles commerciaux de périphérie et le
commerce électronique.
Ces deux phénomènes contribuent
fortement à la dévitalisation des centres-villes, des quartiers et des villages
par la concurrence non seulement
exacerbée mais aussi faussée qu’ils
imposent aux commerces de proximité.
Erosion de l’emploi
dans le commerce de détail
Ces données économiques cachent
mal une autre réalité, celle de l’érosion
de l’emploi dans le commerce de
détail. Dans le secteur du livre, très
caractéristique du changement
de comportement des consommateurs, entre 2011 et 2015, ce sont
4.324 emplois qui ont été détruits du
fait de la montée en puissance de
l ’e - c o m m e r c e d a n s c e s e c t e u r
(source : ministère de la Culture - le
secteur du livre : chiffres-clés 20142 0 1 5 e t 2 0 1 6 - 2 0 1 7 ) . Ave c m o i n s
d’emplois, c’est un territoire qui
s’appauvrit ; moins de librairies, ce
sont moins de vecteurs de diffusion de
la culture et de lien social. Et c’est
toute la nation qui s’étiole.
Une autre conséquence du développement du commerce électronique
porte sur la consommation sans con-
trepartie de l’espace public induite par
les opérations de livraison. En 2017,
505 millions de colis ont été livrés à
partir d’achats réalisés sur Internet et
par vente à distance. Ce volume
de marchandises considérable
emprunte quotidiennement des voiries que les collectivités aménagent et
entretiennent grâce aux impôts
acquittés par les contribuables
locaux. Or, les entreprises concernées, accessibles par Internet, n’ont
pas d’implantation locale et ne contribuent donc en rien à ces aménagements qui leur profitent pleinement.
C’est pourquoi, dans une volonté
d’équité à la fois fiscale et commerciale, d’une part, de développement
d’un mode de vie urbain de qualité,
d’autre part, et de respect des équilibres financiers des collectivités territoriales enfin, il m’apparaît indispensable de baisser la fiscalité locale sur
le commerce de proximité et, parallèlement, de faire participer les entreprises d’e-commerce de livraison à
l’entretien des espaces publics.
C’est le projet de réforme que je
viens d’élaborer et de proposer au
gouvernement comme à des parlementaires, avec le soutien de maires
soucieux de lutter contre l’inégalité
fiscale sur le commerce.
Le choix du consommateur
L’objectif est de permettre aux consommateurs de réellement choisir, y compris en tenant compte de la protection
de l’environnement, par un rééquilibrage des contraintes fiscales entre
les opérateurs physiques et dématérialisés.
Ce dispositif aurait vocation à s’appliquer « par clic », de manière forfaitaire,
La sauvegarde
et le renouveau
des commerces
de proximité,
« de vitrine »,
constituent un
enjeu majeur
non seulement
sur les plans
économique
et social, mais
aussi en termes
de qualité de vie.
à chaque commande réalisée par Internet donnant lieu à une livraison à domicile, mode de livraison apparaissant
comme le plus consommateur
d’espace public et générant des nuisances environnementales. Il orienterait
les consommateurs, dès la commande,
vers un mode de livraison plus rationnel, tel que les Points Relais et le click &
collect pour lesquels le redevable serait
exonéré de taxe.
Une telle mesure d’exonération permettrait de renforcer les commerçants
locaux qui s’appuient sur l’activité de
points de retrait pour élargir leur zone
de chalandise et augmenter la fréquentation de leurs établissements.
Enfin, dès sa mise en place et toujours dans l’optique de rétablir l’équilibre face aux charges publiques, je préconise que le produit de la taxe à la
livraison au domicile s’accompagne
d’un abattement de fiscalité locale au
profit des magasins de détail. En affectant l’intégralité du produit de la fiscalité sur les livraisons à domicile à la
compensation de l’abattement consenti, l’opération serait, à la fois financièrement neutre pour les collectivités,
qui ne perdraient pas de recettes, et
pour les consommateurs, qui auraient
un choix plus juste entre commerce
physique et e-commerce, et incitative
pour le commerce de proximité.
J’appelle à ce que l’instauration
d’une telle fiscalité commerciale locale
équitable soit examinée par la représentation nationale dans le cadre du
projet de loi de finances pour 2019. Ce
serait une grande première et un grand
progrès.
David Lisnard est maire LR
de Cannes.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
art&culture
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LE POINT
DE VUE
de Quentin Elhaik
L
’expérience Autolib’ a pris fin
dans la confusion la plus totale.
Au-delà de l’explication financière, des raisons politiciennes ou de
l’utilité du service, le Syndicat Autolib’Vélib’ Métropole a, dans sa précipitation et son impréparation, fait de Paris la
première capitale dotée de 3.244 bornes
de recharges inutilisables, soi-disant,
pour plusieurs mois. Et la raison en
serait… un problème de logiciel. C’est un
parfait cas d’école sur les risques de ne
pas bien anticiper la fin de vie d’un projet
dès son lancement.
Le Syndicat Autolib’Vélib’ Métropole
avait prévu de récupérer les bornes de
recharge au groupe Bolloré à la fin du
contrat, mais n’avait apparemment pas
prévu qu’il faudrait un logiciel pour les
faire fonctionner. Pouvait-on, en 2010,
date de l’attribution du marché, penser
que ces bornes de recharge puissent
fonctionner sans logiciel ou que l’on
pouvait trouver un logiciel idoine sur
étagère, qui puisse être installé en quelques jours ?
Etant donné la procédure des marchés publics et la nécessité de passer par
un appel d’offres, les recours éventuels
dans l’attribution du marché, le temps
incompressible d’écriture des spécifications, de développement et de test du
logiciel, le calendrier annoncé d’une
remise en fonction de ces bornes pour
janvier 2019 tient du vœu pieux, du miracle providentiel ou de l’escroquerie intellectuelle. Pourtant, le respect de règles
simples lors de la mise en place d’un logiciel permet d’éviter bien des problèmes :
prévoir des clauses de réversibilité du
LE POINT
DE VUE
de Henri Carpentier
U
n vent de réforme souffle sur la
justice. Elle en a besoin pour
s’adapter aux défis de notre
temps. Mais le vent qui souffle et qui
veut renforcer encore le procureur
pour le rapprocher du juge est un vent
ancien, qui ne peut qu’accroître le sentiment de défiance des citoyens à l’encontre du système judiciaire. Devant un tribunal, en matière pénale, le principe est
apparemment simple : l’avocat défend
une personne qui est poursuivie par le
procureur de la République. Après les
avoir entendus, le juge rend justice en
faisant application de la loi.
Pour que son jugement soit parfaitement éclairé, le peuple français, par la
voix de son Parlement, a choisi de faire
respecter un juste équilibre : « La procédure pénale doit être équitable et contradictoire et préserver l’équilibre des droits
des parties. Elle doit garantir la séparation des autorités chargées de l’action
publique et des autorités de jugement. »
(article préliminaire du Code de procédure pénale). Il s’agit de préserver
l’indépendance de celui qui juge, en le
plaçant à égale distance de l’avocat et du
procureur.
Or, l’application de ce texte est d’une
parfaite hypocrisie. Aujourd’hui, dans
les tribunaux de France, la balance de la
justice est déséquilibrée entre l’accusation et la défense. Car, au quotidien, la
séparation entre les autorités chargées
de l’action publique et celles chargées
de rendre la justice est une fiction vécue
par les justiciables. Les hommes et femmes qui composent ce corps de la
magistrature aux deux visages sont
Autolib’: l’incurie
dépasse les bornes
logiciel pour le récupérer, prévoir une
assistance à la migration des données en
cas de changement de logiciel, et enfin
prévoir les ressources humaines et
matérielles pour maintenir le logiciel en
condition opérationnelle pendant la
phase de transition.
Ces règles sont à prendre en considération pour tout logiciel. On évitera les
technologies exotiques ou dépassées
pour lesquelles il est difficile de trouver
des ressources. On évitera les formats
propriétaires et fermés. On évitera les
éditeurs sans réelle capacité de développement interne. On évitera les logiciels
s’appuyant sur un empilement inconsidéré, incontrôlé, inutile et dangereux de
modules tiers. Et, surtout, tout logiciel
doit avoir des fonctionnalités simples et
puissantes de reporting.
Si un reporting mensuel avait existé
sur l’utilisation des véhicules AutoLib’ le
taux de recharge, le taux de rotation, le
taux d’indisponibilité des places, le nombre et le coût des dégradations, comment aurait-on pu se retrouver avec
deux acteurs se réveillant après plusieurs mois et se renvoyant la balle, d’un
côté « découvrant » un surcoût exorbitant et une inadéquation du service, et de
l’autre affirmant « je vous l’avais bien
dit » ?
Ces 3.244 bornes inutilisables pendant plusieurs mois impactent tous
ceux qui avaient fait le pari d’une mobilité nouvelle et écologique, soit comme
simples utilisateurs du service, soit en
tant que possesseurs d’une voiture électrique, mais aussi des contribuables qui
devront payer les pots cassés, à l’inverse
des vrais responsables, qui comme souvent en termes d’argent public, n’en
seront pas tenus comptables.
Ce qui ne se traduit, dans le cas du Syndicat Autolib’Vélib’ Métropole que par
une énorme gabegie d’argent public, une
image de marque dégradée pour Paris et
l’Ile-de-France, et le symbole d’une incapacité chronique de l’administration à
gérer de grands projets technologiques
d’avenir. Ce n’est pas une première pour
le domaine public, rappelons-nous du
logiciel ONP visant à rationaliser les
Depuis l’arrêt d’Autolib,’
les milliers de bornes du
service sont inutilisables.
Personne n’a prévu qu’il
faudrait un logiciel pour
les faire fonctionner !
paies de 2,7 millions d’agents publics, de
Louvois, le logiciel de paie des Armées,
de Sirhen, le logiciel RH de l’Education
nationale, ou de Sirhius, le futur SIRH
unifié de Bercy… En attendant, et en ce
qui concerne spécifiquement les bornes
de recharge, pourquoi ne pas les débloquer et les laisser libre d’utilisation jusqu’à ce que le nouveau logiciel soit prêt ?
Cela serait une solution simple, peu coûteuse et intelligente au problème actuel,
et la moindre des choses pour les possesseurs de voitures électriques.
Quentin Elhaik
est président de Jclip.
Réforme de la justice :
à armes inégales
issus de la même école. Ils alternent, au
cours de leur carrière, l’une ou l’autre
des fonctions, entre siège et parquet.
Que ce soit au pôle financier de Paris ou
dans la plus humble des juridictions,
leurs bureaux sont au même endroit. Et
bien souvent, ils arrivent ensemble à
l’audience. Ils ne sont pas Janus aux
deux visages opposés, mais Picasso aux
deux visages qui se côtoient. Cette prétendue séparation entre la fonction de
justice et la fonction de poursuite est un
marché de dupes. Quand il requiert une
peine dans la salle du tribunal, le procureur est à côté du juge, à sa hauteur.
L’avocat, lui, doit plaider à la barre. Simple « auxiliaire de justice », il doit lever
le regard pour être entendu.
Lorsqu’ils rendent
la justice, les juges
savent résister au
ministère public et faire
preuve d’indépendance
intellectuelle.
Entre siège et parquet, cela va au-delà
de la proximité. Il s’agit d’une consanguinité. Le Conseil supérieur de la
magistrature (CSM) est présidé par le
premier président de la Cour de cassation. Mais il est aussi présidé par le parquet, en la personne du procureur général. Jugement et accusation réunis au
sein d’un même corps. Cette consanguinité déséquilibre le cours de la justice.
A ce titre, le projet de réforme porté
par Bernard Louvel, président du
Conseil supérieur de la magistrature, est
particulièrement inquiétant : « … Réaliser l’unité effective du corps des magistrats en les soumettant tous au même statut garanti par un Conseil supérieur de la
magistrature lui-même unique. Les cours
et tribunaux seraient ainsi composés
d’une seule catégorie statutaire de magistrats aux fonctions différenciées. »
Ce règne de l’entre-soi est dangereux.
Il rapproche encore ceux que la loi
devrait maintenir à distance. Et les éloigne toujours davantage du justiciable.
Bien entendu, lorsqu’ils rendent la
justice, les juges savent résister au
ministère public et faire preuve d’indépendance intellectuelle. Mais cette
indépendance doit être renforcée et
lavée de tout soupçon : « Justice must
not only be done : it must also be seen to be
done » (CEDH, 17 janvier 1970, Delcourt
contre Belgique). Il n’y a pas d’impartialité sans apparence d’impartialité.
Aujourd’hui, en France, la justice doit
se débarrasser de ce double visage de
Picasso, de la trouble proximité : il faut
séparer définitivement celui qui juge de
celui qui poursuit. Et mettre ce dernier à
égalité avec celui qui défend. Car la
charge de défendre un homme n’a pas
moins de valeur que de défendre la
société. La réforme qui doit être menée
doit être celle d’un parquet indépendant, en droit et en fait, tant à l’égard de
l’exécutif qu’à l’égard des juges. Et au
même niveau que la défense. Car moi,
avocat, dans le combat judiciaire du
XXIe siècle, je veux l’égalité des armes.
Henri Carpentier est avocat
« Jamais seul », une pièce sur la vie des quartiers populaires, de Mohamed
Rouabhi, programmée en 2017 par la directrice de la MC93. Photo Eric Miranda
Femmes de culture, femmes de
combat : Hortense Archambault
Marianne Bliman
@Marianne_Bliman
Administratrice de production de l’Etablissement public du Parc et de la Grande Halle
de la Villette à vingt-cinq ans, administratrice du Festival d’Avignon à vingt-neuf ans,
codirectrice – avec Vincent Baudriller – de
ce même Festival à trente-trois ans, directrice de la Maison de la Culture de Seine
Saint-Denis (MC93) à quarante-cinq ans…
Joli parcours que celui d’Hortense Archambault qui, à tout juste un an de la cinquantaine, fait partie des (seulement) 30 % de
femmes à diriger une « scène nationale ».
N’aurait-elle donc pâti d’aucune discrimination ? Jamais ?
« J’ai subi de petites formes de machisme
ordinaire ou de bêtise ordinaire », lâche-t-elle
cash. Comme ces quelques fois où, administratrice du Festival d’Avignon depuis peu de
temps, elle se retrouve avec des gens qui « ne
pouvaient pas penser que c’était moi l’administrateur. J’étais l’assistante ou la stagiaire.
Eux attendaient l’administrateur. Ils ne pouvaient pas penser que c’était une femme.
Encore moins que c’était une femme jeune. »
Toutes choses, assure-t-elle, qui ne l’ont pas
déstabilisée particulièrement, auxquelles
elle a toujours réussi à répondre par
l’humour. « Je n’ai pas eu l’impression que
mon sexe, mon âge, ma condition ou toute
question de ce type ait pu être problématique
dans ma carrière ou ma vie personnelle. Je me
rends compte que c’est une grande chance. »
Diversité et mixité des équipes
Il n’empêche : Hortense Archambault ne
supporte pas l’injustice. Vieux reste de ses
jeunes années passées en Suisse, pour elle
qui n’a pas oublié le jour où, à neuf-dix ans,
elle s’est fait traiter de « sale Française » ? Si
elle en a elle-même peu subi, les inégalités et
les discriminations figurent en tout cas au
premier rang de ses préoccupations actuelles. Recruter « plus de femmes à la technique
et plus d’hommes à la communication »,
embaucher des jeunes femmes enceintes
sans hésiter jamais à le faire en CDI… A la
MC93, elle veille à la diversité et la mixité de
ses équipes. Faudrait-il aller plus loin encore
et instaurer une charte anti-discriminations, comme c’est aujourd’hui le cas dans
certaines institutions culturelles ? La question est ouverte, Hortense Archambault
s’interroge, elle n’est pas (encore) fixée.
Cette attention portée en interne doit
aussi l’être pour l’extérieur. « Quand j’ai écrit
le projet en vue d’être nommée à la MC93, j’ai
aussi parlé de gentillesse. Je sais que c’est un
peu ringard, mais j’assume ! » rappelle-t-elle
non sans humour. Soulignant : « Pour moi,
c’est absolument essentiel. On est un lieu
public, un service public, il faut avoir beaucoup de bienveillance pour être au service des
spectateurs. D’autant que ce qui se passe sur le
plateau est parfois très dur. Je trouve très
important que, pour que le spectateur ait
l’expérience la plus forte possible, il soit le
moins stressé possible. » Sur scène, d’ailleurs,
il y a encore du boulot… « Le théâtre parle
plutôt d’un milieu bourgeois blanc. Et la diversité d’origine n’est pas assez représentée sur les
plateaux par rapport à ce qu’est aujourd’hui la
Hortense Archambault fait partie des
(seulement) 30 % de femmes à diriger
une « scène nationale ». Photo Ilka Kramer
société française », juge-t-elle. Alors, quoi
faire ? « Ça ne suffit pas de mettre une femme,
même emblématique, dans la programmation, ou trois Noirs dans une distribution,
pour que les choses soient réglées », estime-telle, jurant n’avoir elle-même jamais
demandé à un metteur en scène de faire de la
discrimination positive en la matière. La
réflexion doit être plus large, les projets pensés de manière globale. Il s’agit de trouver « comment avoir la cohérence nécessaire,
notamment sur la question de l’égalité ».
La saison dernière, la directrice de la
MC93 a par exemple programmé « Jamais
seul », une pièce sur la vie des quartiers
populaires, de Mohamed Rouabhi, montée
par Patrick Pineau avec 15 comédiens d’origines et d’âges divers. Elle a aussi mis en
œuvre le « laboratoire de déconstruction et
redéfinition du masculin par l’art et le sensible », inventé et animé par le poète, musicien et metteur en scène D’ de Kabal, avec
des participants tous issus du 93, un département particulièrement discriminé. Mais
Hortense Archambault veut bâtir des
actions sur la longue durée. Ainsi a-t-elle
lancé, il y a trois ans, une classe égalité des
chances pour « essayer de corriger des inégalités des chances subies par des jeunes gens
qui voudraient devenir comédiens et qui viennent d’un milieu populaire ». L’important,
insiste-t-elle : qu’ils « aient plus de chances
que les autres pour pouvoir mieux réussir les
concours nationaux ».
Hortense Archambault plaide pour des
investissements massifs dans la jeunesse, la
culture, l’éducation. « Ça fait quelques
années qu’on n’a pas de choix très clair là-dessus », déplore-t-elle. « J’ai connu une dizaine
de ministres de la Culture depuis quinze ans
que je dirige des institutions. Aujourd’hui, le
problème n’est pas tellement que les ministres
n’ont pas de vraies politiques, c’est qu’ils n’ont
pas le temps de pouvoir les déployer », se
désole-t-elle. Insistant : « Il faut du long
terme. » A bon entendeur… n
5 RETROUVEZ
LA SEMAINE PROCHAINE
Femmes de culture, femmes
de combat : Sabine Wespieser
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // IDEES & DEBATS
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
série d'été 9/9
L’AUTEUR QUI VOUS A CONSTRUIT
CES SÉRIES QUI RACONTENT L'AMÉRIQUE DE TRUMP
Jean-Christophe Marmara/Le Figaro
« La Servante écarlate »
L’étendard de la résistance
contre Trump
Gilles Babinet
« Trinh Xuan Thuan nous
emmène sur des territoires
nouveaux »
L’entrepreneur français confie son admiration
pour l’astrophysicien et écrivain vietnamo-américain qui défie les modes de pensée dominants
de l’Occident.
Propos recueillis par
Daniel Fortin
Pourquoi cet auteur
plutôt qu’un autre ?
C’est au cours d’un dîner, il y a
une quinzaine d’années, que j’ai
pour la première fois entendu
parler de Trinh Xuan Thuan ; avec
un nom aussi imprononçable, il
était difficile à oublier. Dans les mois
qui ont suivi, je suis tombé par hasard sur
une revue scientifique contenant un long article
au sein duquel il expliquait la contradiction
induite par la seconde grande loi physique, celle
qui définit que l’entropie (ou niveau de désordre)
ne peut décroître dans un système fermé au cours
du temps. L’entropie d’un système est aujourd’hui
utilisée comme une mesure de sa complexité mais
aussi du niveau d’information qui y est contenu.
Une loi que Shannon appliquera plus tard brillamment à la théorie de l’information…
Xavier Popy/RÉA
Pourquoi a-t-il pris une si forte place
dans votre vie ?
C’est un fait, ma famille aime les sciences : mon
père et mon frère sont ingénieurs, mon grand-père
l’était et, consécration, mon arrière-arrière-grandpère Jacques fut en son temps considéré comme
une forme de savant, n’ayant rien moins
qu’inventé, en vrac : le photomètre, un robinet à
trois voies, un tachymètre et bien d’autres choses
encore que l’on trouve abondamment décrites sur
le Web et sa biographie Wikipédia. Edifié par de
tels aïeux, on concevra que j’ai mal vécu le fait de
rater un baccalauréat scientifique, tenté à vingt et
un ans, après avoir obtenu de justesse l’année précédente un bac littéraire en candidat libre. Je fis
alors une croix sur l’idée de faire des études d’ingénieur et, les années passant, la blessure narcissique se cicatrisa peu à peu. J’en ai néanmoins conser vé un attrait fort pour les disciplines
scientifiques et même si je ne comprenais pas les
théorèmes précis qui décrivent les mécanismes
qu’elles décrivent, je n’en cherchais pas moins à en
saisir les concepts.
Un livre de lui que vous conseillez ?
« Le Chaos et l’Harmonie », l’un de ses ouvrages
majeurs et largement traduit. Ce livre a agi sur moi
comme une gifle à plusieurs titres. Sa première
vertu consiste dans sa description exhaustive de
l’état de l’art des sciences ; au travers d’un panorama historique, Trinh Xuan Thuan décrit avec un
talent pédagogique unique des principes comme la relativité restreinte ou le principe d’incertitude, et décrit avec brio des
systèmes complexes comme
ceux des particules, les
constantes fondamentales…
Mais là où cet ouvrage nous
emmène vraiment sur des territoires nouveaux, c’est lorsqu’il
démontre combien les principes
réductionnistes et déterministes, ceux
avec lesquels il me semble qu’est construit le
mode de pensée dominant de l’Occident, sont
désormais dépassés. La force de Trinh Xuan
Thuan se caractérise dans le fait qu’il n’acclame
pas cette idée de dépassement, il en fait une affirmation, démontrant tout aussi bien que le hasard
existe réellement, que l’ordonnancement du
vivant reste à ce jour inexplicable.
En quoi vous influence-t-il encore ?
Ces idées m’importent à plus d’un titre : elles nous
imposent à sortir de la flatulence qui nous laisse à
croire qu’une grande théorie du tout est à portée de
main, et surtout elles nous poussent à accepter
l’inconfort d’une quête scientifique et philosophique renouvelée. Mais au-delà, et en particulier
dans la discipline qui est la mienne, elles tendent à
infirmer l’idée trop souvent énoncée que la conscience des machines serait, au travers de l’intelligence artificielle, sur le point de survenir. Or cette
idée doit être considérée avec circonspection ; non
pas parce qu’elle est hérétique par essence, mais
parce qu’elle induit une mécanisation radicale de
l’humanité, parce qu’elle est intrinsèquement
eugéniste, parce qu’elle clôt le désenchantement
de l’Univers. Or, Pasteur (biologie), Einstein (physique), Grothendieck (mathématiques) ou Prigorine
chimie) pour ne citer qu’eux, n’ont eu de cesse de
relever les contradictions qu’il y a à user de la puissance des modèles réductionnistes tout en ayant
l’intuition de leurs limites. Un principe d’humilité
dont Trinh Xuan Thuan fait une affirmation.
Cette dystopie dépeint le contrôle des hommes
sur le corps des femmes dans une Amérique
où les Fils de Jacob, une secte chrétienne
fondamentaliste, ont pris le pouvoir.
Anaïs Moutot
@AnaisMoutot
— Correspondante à San Francisco
catégories : les épouses, les bonnes et les femmes
capables d’enfanter – les servantes écarlates, en
référence à la tunique rouge qu’elles doivent porter.
Denver, Philadelphie, New York… Quand Mike
Pence, le vice-président américain, quitte Washington pour se rendre dans d’autres Etats, sa visite
s’accompagne parfois d’un rassemblement de femmes en cape rouge avec une coiffe blanche vissée
sur la tête. Leur tenue est inspirée de « La Servante
écarlate » (« The Handmaid’s Tale » en anglais), une
série télévisée devenue l’étendard du mouvement
de résistance à l’administration Trump. Cette adaptation d’un roman de l’écrivaine canadienne Margaret Atwood, publié en 1985, dépeint l’asservissement des femmes dans une Amérique où les Fils de
Jacob, une secte chrétienne fondamentaliste, ont
pris le pouvoir. Certes, Donald Trump est loin de
l’archétype du puritain et la véracité de sa foi est
sujette à caution. Mais les lobbys chrétiens ont une
grande influence sur sa politique, et plusieurs de ses
décisions récentes indiquent une volonté d’entraver le contrôle des femmes sur leur corps. La nomination de deux juges conservateurs à la Cour
suprême pourrait notamment ouvrir la voie à une
remise en cause du droit à l’avortement au niveau
fédéral. Le 45e président des Etats-Unis a également
choisi un vice-président évangélique refusant d’être
seul avec des femmes en l’absence de son épouse.
En montrant à quelle vitesse il est possible de basculer dans un nouveau monde qui semblait inconcevable quelques mois auparavant, la série fait également écho à l’incapacité des démocrates à
imaginer l’élection du milliardaire républicain.
Elle souligne aussi l’importance des mouvements de résistance, en faisant du Canada un refuge
pour les opposants, un rôle que l’actuel Premier
ministre, Justin Trudeau, promeut depuis l’élection
de Donald Trump. « L’histoire raconte comment
chacun d’entre nous peut subir un pouvoir abusif et
lutter contre lui », explique Bruce Miller, le créateur
de la série. Diffusée sur Hulu, une plate-forme de
streaming concurrente de Netflix, la série a bénéficié d’une sortie propice, trois mois après l’investiture du candidat républicain, et du regain de popularité du livre, numéro un des ventes sur Amazon
l’année dernière. Les scénaristes ont conservé
l’essence du récit de Margaret Atwood, qui a
endossé un rôle de consultante pour la série, mais
ont pris leurs libertés par rapport au déroulé des
événements, notamment dans la deuxième saison.
Dans le monde qui y est dépeint, les femmes ont
perdu tous les droits acquis au cours des dernières
décennies et ne peuvent même plus lire et écrire.
Contraintes de se replier entièrement sur la sphère
domestique, elles sont désormais divisées en trois
« Destinée biologique »
Comment l’Amérique en est-elle arrivée là ? Les
causes évoquées s’inspirent d’angoisses bien réelles : la pollution de l’environnement et ses effets sur
le taux de natalité. Chez les rares femmes qui tombent enceintes, une grossesse sur cinq donne naissance à un enfant sain. Le nouveau régime invente
alors un système pour exploiter au maximum la
capacité de procréation des femmes fertiles. En réalité, ce sont surtout les hommes qui sont stériles,
mais cette vérité est tue car elle menace la conception de la masculinité en vigueur. Les hommes de la
République de Gilead préfèrent blâmer les femmes,
accusées d’avoir oublié leur « destinée biologique »
en se « concentrant trop sur leur réussite professionnelle et académique », explique l’un des protagonistes du coup d’Etat.
La série est centrée sur l’histoire d’Offred, l’une
des servantes écarlates, interprétée par Elisabeth
Moss, célèbre pour son rôle de jeune publicitaire
ambitieuse confrontée au sexisme dans la série
« Mad Men ». Avant le changement de régime, elle
s’appelait June Osborne et était l’archétype de la
femme moderne : assistante dans une maison d’édition, mère d’une petite fille métissée et sa meilleure
amie était une lesbienne. Après le coup d’Etat, et un
passage dans un camp avec des méthodes rappelant les pires périodes de l’histoire, elle est affectée
au foyer du commandant Fred Waterford, un nom
qui devient en partie le sien pour signifier qu’elle lui
appartient (Of-fred). Tous les mois, celui-ci procède
à la « cérémonie », un acte sexuel forcé afin de la
féconder. Lui et son épouse récupèrent ensuite
l’enfant qu’elle met au monde. Après des débuts
acclamés par la critique, la deuxième saison, à la
mise en scène toujours aussi superbe, a cependant
été critiquée pour son accumulation de scènes de
viol et de torture filmées en gros plans. « Ce n’est pas
la #resistance. C’est la même commercialisation de la
souffrance des femmes qu’on voit partout ailleurs », a
asséné la critique du « New York Times ». Si Bruce
Miller reconnaît lui-même avoir du mal à regarder
certains passages, le réalisateur s’est défendu d’utiliser gratuitement la violence. « C’est difficile car ce
sont des choses qui existent dans la vraie vie. Nous
n’inventons rien », a-t-il souligné. n
l
RETROUVEZ LUNDI
Nouvelle série : « Changer de métier »
Guillaume Poitrinal, de grand patron
à entrepreneur
Gilles Babinet est digital champion de la France
auprès de la Commission européenne.
l
RETROUVEZ LUNDI
Nouvelle série :
« Les défis de l’intelligence artificielle »
Les boîtes noires du « deep learning »
Dans la série inspirée du livre de Margaret Atwood, les femmes sont divisées en trois catégories :
les épouses, les bonnes et les femmes capables d’enfanter – les servantes écarlates. Photo Bruce Miller
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
L’A380 possède son propre bâtiment, construit en 2004. Il s’étend
sur 10 hectares, une surface nécessaire pour construire plusieurs
modèles à la fois du plus gros avion du monde. Photos Lydie Lecarpentier/RÉA
SÉRIE LES GRANDES USINES FRANÇAISES
5/5
Airbus à Toulouse, l’étendard
de la construction européenne
La plus grande usine de France s’étend sur
près de 700 hectares, autour des pistes de
l’aéroport de Blagnac. Symbole de la bonne
coopération économique européenne,
elle fait la fierté de toute une région.
Romain Gueugneau
@romaingueugneau
E
n ce jeudi après-midi, le parking situé à quelques hectomètres de l’aéroport de Toulouse -Blagnac est plein.
Devant la billetterie, les files
d’attente s’allongent. Les
enfants en short et sandales se massent
autour d’une maquette en Lego d’un A380.
Au cœur du mois d’août, les familles sont
venues en nombre pour visiter l’une des
principales attractions touristiques de la
région : l’usine Airbus. Ici, on ne touche
qu’avec les yeux : visite en bus, guide obligatoire, baies vitrées… Impossible de parler
aux salariés ou de déambuler dans les hangars d’assemblage des différents modèles.
La sécurité est maximale sur ce qui reste
avant tout un site industriel, hautement
stratégique. Mais le bref aperçu offert suffit
à enchanter les touristes, petits et grands,
qui couplent généralement la visite avec
celle du musée de l’Aéronautique, qui
jouxte l’usine.
Ce fleuron de l’industrie française, symbole d’une coopération économique européenne réussie, figure en bonne place
dans les guides des tour-opérateurs, aux
côtés du Mont-Saint-Michel, de la cité de
Carcassonne et de la cathédrale NotreDame à Paris. Le site Airbus est un monument. La plus grande usine de France
s’étend sur près de 700 hectares, avec des
bâtiments qui entourent les pistes de l’aéroport, à cheval sur les communes de Blagnac,
Colomiers et Cornebarrieu (des bureaux
sont aussi installés dans le centre de Toulouse). Ils sont environ 23.000 salariés, de
80 nationalités différentes, à travailler sur
place. L’avionneur européen fait concevoir
ses avions dans différents pays : les ailes en
Grande-Bretagne, le fuselage central et le
cockpit en France (Toulouse, Saint-Nazaire,
Nantes), l’empennage horizontal en Allemagne et l’empennage vertical en Espagne.
Mais c’est à Blagnac, où siège l’entreprise,
que l’assemblage final des A320, A330,
A350 et A380 est réalisé (quelques modèles
sont assemblés aux Etats-Unis et en Chine).
Des montagnes d’acier
Les différentes pièces sont acheminées par
bateau puis par la route. Il n’est pas rare, la
nuit, de croiser les convois exceptionnels
Airbus sur les routes de Haute-Garonne,
coupées à la circulation pour l’occasion.
Certains éléments arrivent aussi par les
airs, dans des avions dédiés, les Beluga, facilement reconnaissables avec leur forme de
mammifère aquatique. Une fois sur place,
les éléments sont assemblés dans les diffé-
rents hangars installés sur le site. Sur le tarmac, des avions verts ou beiges (peinture
anticorrosion) attendent d’être peints aux
couleurs de la compagnie qui les a commandés avant de gagner leurs aéroports
d’attache.
L’A380 possède son propre bâtiment,
construit en 2004. Baptisé « Hall Jean-Luc
Lagardère », du nom de l’ancien capitaine
d’industrie, à l’origine de la création de l’exEADS, il s’étend sur 10 hectares, une surface
nécessaire pour construire plusieurs
modèles à la fois du plus gros avion du
monde (80 mètres de long pour 73 mètres
de large). Le tonnage d’acier utilisé pour
l’usine, édifiée autour d’une énorme arche
métallique, est équivalent à celui fourni
pour le viaduc de Millau, soit quatre fois le
poids de la tour Eiffel. L’appareil est assemblé en un bloc, dans l’usine – seuls les
moteurs sont montés dans un autre hangar.
L’opération mobilise une soixantaine
d’ingénieurs pendant un mois. Des rails
sont disposés sur le sol pour faire rouler les
énormes nacelles qui transportent les éléments de l’appareil. Une fois l’assemblage
terminé, le « super jumbo » franchit une
double porte coulissante de 100 mètres de
long pour 27 mètres de haut pour sortir de
l’usine. Alors qu’Airbus peine à vendre son
bijou technologique, la cadence de production a toutefois ralenti et le hall Jean-Luc
Lagardère peut accueillir d’autres modèles
comme l’A350.
Le choix d’implanter l’usine à Toulouse
s’est fait dès la création de la société, en 1969.
C’est ici qu’était installé Sud-Aviation, l’ancêtre français de l’avionneur. Dès le début du
XXe siècle, la Ville rose s’est imposée comme
le principal pôle aéronautique tricolore. L’industriel Latécoère s’y était établi
avant la Première Guerre mondiale. Le Centre national d’études spatiales (CNES),
Supaero (l’école d’ingénieurs aéronautiques), et l’Enac (la grande école de l’aviation
française civile) ont déménagé à Toulouse
au début des années 1960.
Depuis la sortie du tout premier modèle,
l’A300B, en 1972, le site n’a cessé de grandir,
accompagnant la croissance de la société et
le lancement de nouvelles gammes d’appareils. Tant et si bien que le développement
de l’entreprise est désormais lié à celui de la
capitale occitane, aussi appelée « Airbusville ». L’avionneur est devenu un pilier de la
vie économique locale, faisant travailler
indirectement près d’un salarié sur cinq
dans l’agglomération – et causant des
embouteillages monstres aux heures de
pointe. Nombreux sont les élus locaux,
dans les communes alentour, à être
d’anciens salariés de l’entreprise.
Fierté régionale, l’usine Airbus sert également d’étendard à toute l’industrie française. C’est devenu l’un des meilleurs arguments marketing pour vendre la France à
l’étranger. Mais aussi pour démontrer les
bienfaits de la construction européenne, de
plus en plus remise en question au sein de
l’Union. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
À L’ÉTRANGER
FAIT DIVERS BOOBA ET KAARIS
REMIS EN LIBERTÉ
ÉTATS-UNIS TRUMP ÉVOQUE
« SA DESTITUTION »
La justice a ordonné la remise en
liberté des rappeurs Booba et Kaaris,
qui étaient en détention provisoire
depuis leur bagarre à l’aéroport
d’Orly début août. Ils resteront sous
contrôle judiciaire jusqu’à leur procès, prévu le 6 septembre. Les deux
frères ennemis du rap français ont
interdiction de quitter le territoire
français et d’entrer en contact l’un
avec l’autre. Ils doivent remettre chacun une caution de 30.000 euros.
« Si jamais j’étais destitué, je pense que
les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre », a assuré
le président américain dans une interview à la chaîne Fox News. Avec une
tempête judiciaire aux portes de la
Maison-Blanche, le président Donald
Trump lie ainsi son destin à l’économie américaine. Une destitution du
locataire de la Maison-Blanche reste
néanmoins très hypothétique avec
une majorité républicaine au Congrès.
FAIT DIVERS UN HOMME TUE
SA MÈRE ET SA SŒUR
À TRAPPES
UKRAINE CINQ SOLDATS TUÉS
DANS L’EST
Un homme de 36 ans a tué jeudi matin
sa mère et sa sœur à l’arme blanche et
blessé grièvement une troisième personne à Trappes, dans les Yvelines,
avant d’être abattu par la police.
L’attaque a été revendiquée par le
groupe Etat islamique (EI), mais les
enquêteurs privilégient pour le
moment la piste d’un différend familial et de problèmes psychiatriques.
GUYANE UNE PROCÉDURE
EXCEPTIONNELLE POUR
LES DEMANDES D’ASILE
Une procédure spécifique pour les
demandes d’asile en Guyane, réduisant drastiquement les délais mais
très contestée par les défenseurs des
étrangers, va être expérimentée à partir du 3 septembre dans ce département d’outre-mer en proie à une forte
immigration haïtienne, selon un
arrêté publié jeudi au « JO ». Le décret
prévoit que l’étranger dispose d’un
délai de 7 jours (contre 21 actuellement) pour déposer sa demande
d’asile après avoir été identifié en
préfecture.
BANDITISME UN HOMME TUÉ
PAR BALLES À MARSEILLE
Un homme de 20 ans, lié au narcobanditisme, a été grièvement blessé
par balles jeudi après-midi à Marseille, dans un quartier proche de la
gare Saint-Charles, et est décédé des
suites de ses blessures. La piste du
règlement de comptes lié au trafic de
stupéfiants est « privilégiée ». Depuis
le début de l’année, quinze personnes
ont été tuées dans la région marseillaise dans des règlements de
comptes liés au trafic de stupéfiants.
JUSTICE UN HOMME CONDAMNÉ
À TROIS ANS DE PRISON POUR
APOLOGIE DU TERRORISME
Un homme de 44 ans, mis en examen
pour « apologie publique d’actes de
terrorisme », a été condamné jeudi à
trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre (sud de La
Réunion). Riad Ben Cheikh, 44 ans,
était poursuivi pour avoir posté sur
Twitter entre juin et août 2017, des
messages faisant l’apologie d’actes de
terrorisme et des tweets haineux
contre un journaliste qui a été otage
du groupe Etat islamique.
Première femme pilote de chasse au Japon
Cinq soldats ukrainiens sont morts et
sept autres ont été blessés dans les
affrontements les plus meurtriers en
plusieurs mois avec des séparatistes
pro-russes dans l’est de l’Ukraine, quelques jours avant l’entrée en vigueur
d’une trêve pour la rentrée scolaire, a
indiqué Kiev, jeudi. Les rebelles auraient
tenté de s’emparer de points d’observation sous contrôle ukrainien. Le conflit
entre séparatistes pro-russes et armée
ukrainienne a fait plus de 10.000 morts
depuis son déclenchement en 2014.
ARABIE SAOUDITE LA PEINE
CAPITALE REQUISE CONTRE
UNE FEMME
SANTÉ 4,6 MILLIONS D’APPELS
MANQUÉS PAR LE SAMU
Les opérateurs du Samu, qui pointent
régulièrement un grave manque
d’effectif, n’ont pas répondu à 4,6 millions d’appels téléphoniques (sur un
total de 29,2 millions) de patients en
2016, selon une enquête publiée par
l’hebdomadaire « Le Point ». Ces données prennent aussi en compte les
a p p e l s i n t e r r o m pu s a u b o u t d e
quinze secondes qui constituent des
erreurs d’appel. Seuls 20 Samu ont
atteint le seuil de 99 % d’appels pris.
LA PHOTO DU JOUR
Mohammed al-Shaikh/AFP
Thomas Samson/AFP
EN FRANCE
Le parquet saoudien a requis la peine
de mort contre cinq militants des
droits de l’homme, dont une femme,
ont indiqué Amnesty International et
Human Rights Watch, jeudi. Si le juge
suit ces réquisitions, Israa alGhomghan, emprisonnée depuis 2015
pour un documentaire sur les manifestations dans la partie chiite du pays,
serait la première femme exécutée
dans le pays pour des activités liées à la
défense des droits humains.
HONGRIE DES DISSIDENTS
DU JOBBIK CRÉENT LEUR PARTI
D’anciens membres du parti d’extrême
droite hongrois Jobbik ont annoncé,
jeudi, la création d’une nouvelle formation, « Notre patrie », plus radicale. Le
parti ultranationaliste Jobbik, dont certains thèmes ont été repris par Viktor Orban, a entrepris depuis 2013 de
tempérer ses positions, désirant se positionner en alternative modérée. Il s’était
distingué pendant longtemps en multipliant les propos antisémites et xénophobes et en organisant des défilés
d’intimidation dans les quartiers roms.
ARGENTINE PERQUISITIONS
CHEZ CRISTINA KIRCHNER
La police argentine a lancé, jeudi, des
perquisitions dans des résidences de
l’ex-chef de l’Etat Cristina Kirchner, à la
demande d’un juge qui la soupçonne
d’être responsable d’un système de corruption durant sa présidence. Le scandale des « cahiers de la corruption » a
en effet révélé des versements de potsde-vin à l’administration par des entreprises du bâtiment.
DIPLOMATIE WASHINGTON
NOMME UN ENVOYÉ SPÉCIAL
POUR LA CORÉE DU NORD
Le chef de la diplomatie américaine,
Mike Pompeo, a annoncé jeudi la nomination d’un envoyé spécial pour la
Corée du Nord, Stephen Biegun, avec
lequel il va retourner dans le pays
reclus « la semaine prochaine ». « Steve
va diriger la politique des Etats-Unis à
l’égard de la Corée du Nord, et mener nos
efforts pour parvenir à l’objectif du président Trump, la dénucléarisation définitive et complètement vérifiée de la Corée
du Nord, comme s’y est engagé le président Kim Jong Un ».
Pour la première fois au Japon, une femme va devenir pilote de chasse, une avancée dans ce pays où de nombreux métiers
restent peu ouverts aux femmes. Celles-ci ne représentent que 6,4 % des 228.000 membres de l’armée japonaise. Misa
Matsushima, 26 ans, a terminé sa formation mercredi et sera officiellement nommée vendredi.
Photo : Jiji Press/AFP
ON EN PARLE À CANBERRA
Australie : énième crise de leadership au gouvernement
Malcolm Turnbull est menacé de putsch par l’aile dure de son parti.
Il pourrait être mis en minorité ce vendredi.
Gabriel Nedelec
@GabrielNedelec
rieur avant le vote – estime que
le Premier ministre n’a plus le
soutien de son mouvement.
Mardi, Malcolm Turnbull était
parvenu à recueillir 48 voix
contre 35 pour Peter Dutton,
qui a démissionné dans la
foulée.
Face à cette nouvelle attaque,
le chef du gouvernement a
accusé son adversaire de mener
une campagne d’intimidation à
laquelle il ne cédera « jamais ».
Malcolm Turnbull a sommé
Peter Dutton de prouver qu’il
avait derrière lui une majorité
de personnes demandant un
nouveau vote. Cette preuve doit
prendre, selon lui, la forme
d’une pétition formelle ayant
recueilli un nombre suffisant
M
alcolm Turnbull n’est
pas au bout de ses peines. Le Premier
ministre australien a eu beau
sauver de justesse son poste en
remportant, mardi, un vote
interne au sein de son parti, il
est de nouveau sous la menace
d’un putsch mené par son aile
droite, et le chaos politique est
de retour à Canberra.
Bien que défait lors du scrutin, son principal détracteur,
Peter Dutton, a réclamé ce jeudi
un nouveau vote. Cet ancien
policier qui incarne l’aile dure
du Parti libéral – et qui occupait
le poste de ministre de l’Inté-
de signatures en faveur
du scrutin. Si cela devait être le
cas, il a affirmé qu’il ne se
p r é s e n t e r a i t p a s e t q u’ i l
renoncerait à son mandat de
parlementaire.
Le Parti libéral à la
peine dans les sondages
Les crises de leadership sont
monnaie courante en Australie
depuis 2007 et la fin d’une
décennie de règne du libéral
John Howard. Le scénario ne
cesse de se répéter. Malcolm
Turnbull avait lui même pris le
pouvoir en 2015 en renversant
l’ex-Premier ministre libéral
Tony Abbott. Avant lui, Kevin
Rudd avait été renversé par la
travailliste Julia Gillard en 2010
avant de reprendre le pouvoir
en 2013, et de le céder à nouveau
quelques mois plus tard lors
des législatives à Tony Abbott.
A un an des prochaines élections, c’est au tour du Parti libéral d’être à la peine dans les sond a g e s f a c e à l ’o p p o s i t i o n
travailliste, fragilisant de fait
Malcolm Turnbull.
Lundi, ses difficultés internes
sont apparues aux yeux
de tous : il a été contraint,
faute de soutien dans son camp,
de renoncer à son projet d’inscrire dans la loi l’objectif de
l’Australie en matière de réduction des émissions de gaz à effet
de serre. Ses détracteurs ont
immédiatement sonné
l’assaut. n
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 24, samedi 25 août
2018
www.lesechos.fr
Le prix de
l’abonnement pour
le compteur de plus
petite puissance
grimpe de plus
de 20 euros par an.
// P. 13
DEVISES EUR/GBP 0,9016 EUR/JPY 1,2856 EUR/CHF 1,1393 GBP/USD 1,2831 USD/JPY 1,1115 USD/CHF 0,985 TAUX EONIA -0,363 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6165 T-BONDS 10 ANS 2,8633
INDUSTRIE & SERVICES
VOLKSWAGEN
Matthias Wehofsky
DERNIÈRE HEURE
Air France interrompt ses vols
vers l’Iran
Le constructeur accélère
dans les services de mobilité.
Alibaba avance au pas du géant qu’il est.
Le groupe chinois d’e-commerce a
publié jeudi ses résultats trimestriels.
Sa croissance ne faiblit pas. Le chiffre
d’affaires a progressé de 61 % entre avril
et juin, à 12,2 milliards de dollars. Les
analystes n’en attendaient pas moins.
L’activité mère d’Alibaba, le commerce en ligne, suit la même pente :
+61 %, à 10,5 milliards de dollars. La
publication montre que l’empire de
Jack Ma entreprend sa diversification,
sur le modèle d’Amazon. L’e-commerce
pèse, certes, 85 % des revenus, mais les
autres recettes gagnent du terrain.
Le cloud double presque son chiffre
d’affaires, à 710 millions de dollars. La
branche médias et divertissement
gagne 46 %, à 900 millions, la plateforme vidéo Youku ayant profité de la
diffusion des matchs de la Coupe du
monde de football.
// P. 12
ALIMENTATION
Les prix des fruits et légumes
repartent à la hausse.
// P. 13
RYANAIR
La compagnie annonce
un accord avec le syndicat
de pilotes irlandais.
// P. 13
SPORT
Le rugby pro doit encore se consolider après vingt ans de croissance.
// P. 14
FESTIVAL
Quand les géants américains
des festivals s’affrontent à Paris.
// P. 15
La croissance d’Alibaba
ne faiblit pas. Le chiffre
d’affaires a progressé
de 61 % entre avril et juin,
à 12,2 milliards de dollars.
Jacques Demarthon/AFP
HIGH-TECH & MÉDIAS
EUROPE 1
La station ouvre son micro
à ses auditeurs.
// P. 16
PME & RÉGIONS
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Vals-les-Bains offre une cure
de jouvence à ses thermes.
Air France fermera sa liaison avec Téhéran à compter du 18 septembre. Photo Atta Kenare/AFP
La compagnie française
arrête une liaison qui
n’est plus viable sur le plan
économique avec la menace
de nouvelles sanctions
américaines.
SACRÉ WILLY
La clientèle d’affaires
n’est plus là. KLM
et British Airways
ont fait la même annonce.
// P. 18
Philippe Bertrand
avec Christophe Palierse
// P. 18
La PME familiale agrandit son
atelier de production de produits
laitiers.
FINANCE & MARCHÉS
M&A
C’est l’effet domino. Les entreprises occidentales quittent l’Iran sous la menace des sanctions américaines. Les étrangers seront
moins nombreux à s’y rendre. Notamment
les hommes d’affaires. Les compagnies
aériennes stoppent leurs liaisons.
A i r Fr a n c e a c o n f i r m é j e u d i a u x
« Echos » qu’il fermera sa liaison avec Téhéran à compter du 18 septembre. En raison
de « la faible performance commerciale de la
La guerre commerciale ouverte
par Trump menace les fusions.
// P. 19
Shutterstock
DETTE
La Grèce lancée dans
la reconquête des investisseurs.
// P. 20
POLITIQUE MONÉTAIRE
Les banques centrales gardent
le cap malgré les tensions.
// P. 21 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC VITTORI P. 6
UPGRADE
Renaud Laplanche, le patron de la
fintech, lève 62 millions de dollars.
// P. 22
BPCE
Un mariage dans la tempête.
// P. 22
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 25
Alibaba
se développe
dans le cloud
ligne ». « Nous avions des touristes comme
clients, mais la rentabilité était attendue avec
les responsables des entreprises qui allaient
reconstruire le pays », explique-t-on au siège
de la compagnie.
Air France avait déjà réduit de trois à une
le nombre de liaisons hebdomadaires
depuis le début de l’été. Dès avril, les vols
avaient été confiés à Joon, la nouvelle marque du groupe, aux coûts moins élevés. La
liaison avait été rétablie il y a deux ans après
son interruption, en 1979, lors de la révolution iranienne.
De nombreux projets
abandonnés
Air France suit les autres transporteurs
européens. La compagnie sœur KLM avait
fait savoir, début juillet, qu’elle cesserait ses
vols directs vers Téhéran à compter du
24 septembre, « pour raisons commerciales » également. British Airways a annoncé
jeudi l’arrêt d’ici à un mois de ses vols vers
l’Iran, les vols n’étant « pas viables commercialement ». Air France comme British
Airways ont entrepris de replacer leurs
clients sur d’autres compagnies, dont Iran
Air, qui dessert Paris.
La perspective du rétablissement des
sanctions américaines contre Téhéran,
après le retrait des Etats-Unis de l’accord de
juillet 2015 sur le nucléaire iranien, a porté
un coup d’arrêt à de nombreux projets
d’entreprises étrangères dans ce pays.
Ainsi, au vu du contexte actuel, le projet de
développement d’AccorHotels en Iran a du
plomb dans l’aile, sachant que son exposition y est marginale. Le champion français
de l’hôtellerie n’a pas tardé à débarquer dans
la foulée de l’accord international de
juillet 2015. Deux mois plus tard, il était le
premier opérateur étranger à implanter des
marques en signant, avec la société iranienne Aria Ziggurat, deux contrats de gestion pour des hôtels Ibis et Novotel, situés
près de l’aéroport de Téhéran. Dans l’énergie,
le groupe de gaz industriel Air Liquide a
arrêté ses activités commerciales et le géant
pétrolier français Total s’est officiellement
désengagé de ses projets d’investissements
de plusieurs milliards de dollars. De son côté,
le constructeur automobile PSA a annoncé
la suspension de ses activités. Autre exemple : Daimler, le groupe allemand de construction de voitures haut de gamme et de
camions, a également jeté l’éponge. n
Nouveau record de plaintes
contre l’américain Monsanto
Il faut croire qu’une brèche a été ouverte.
A fin juillet, environ 8.000 procédures judiciaires visaient le fabricant du Roundup
aux Etats-Unis, a annoncé jeudi le chimiste
allemand Bayer, lors d’une conférence avec
des analystes.
En juin, alors qu’il était en passe d’avaler
l’entreprise américaine pour 63 milliards de
dollars (environ 54 milliards d’euros), Bayer
avait estimé le nombre de procédures en
cours contre Monsanto à 5.200. « De notre
point de vue, le nombre n’est pas une indication
du bien-fondé des procès », a déclaré jeudi
Werner Baumann, le PDG de Bayer, décidé à
« défendre énergiquement » ce produit.
Une déclaration qui se veut rassurante,
deux semaines après la décision d’un tribu-
nal californien de condamner l’entreprise
américaine à verser 289 millions de dollars
à un jardinier atteint d’un cancer incurable, pour ne pas l’avoir suffisamment
informé de la dangerosité du Roundup. Un
jugement historique qui risque fort d’augmenter le nombre de plaintes à l’avenir et
qui n’est pas resté sans effets. La décision
avait immédiatement fait plonger le titre
en Bourse.
Bayer martèle qu’il demeure « très optimiste » pour l’avenir de son activité fondée
sur le rôle croissant de l’agrochimie et des
semences dans l’agriculture. Le géant allemand de Leverkusen espère que ce premier jugement sera invalidé en appel et
répète que de nombreuses études scientifi-
ques concluent à l’innocuité du glyphosate, la substance à la base du Roundup.
Les investisseurs estiment, eux, la facture potentielle de la décision californienne entre 5 et 10 milliards de dollars,
en intégrant de possibles accords à
l’amiable avec un grand nombre de
requérants. Dans le reste du monde,
Monsanto est également visé par des
plaintes. Mais elles sont beaucoup moins
nombreuses et plus isolées. En France, un
couple a assigné Monsanto en justice en
2017, accusant le glyphosate d’être responsable des malformations de naissance de leur fils. A la Bourse de Francfort, le titre a chuté de plus de 20 % depuis
le début de l’année. — L. M.
L’empire de Jack Ma
se diversifie en suivant
le modèle d’Amazon.
Alibaba investit dans une autre activité : la livraison de repas à domicile.
Dans le communiqué, le groupe assure
que son service Ele.me, dont il a acquis
en avril la totalité du capital, est parvenu
à lever « quelque 3 milliards de dollars de
promesses d’investissements », notamment auprès du japonais SoftBank. De
quoi avoir les moyens de résister à une
concurrence acerbe, particulièrement
face à Meituan-Dianping, mastodonte
chinois des livraisons de plats.
Etroites interactions
avec le commerce en dur
Avec ses plates-formes Taobao et Tmall,
Alibaba domine environ 60 % du marché chinois du commerce de détail sur
Internet, selon eMarketer. Il évolue vers
l’omnicanal et développe d’étroites interactions avec le commerce traditionnel
en dur. Il développe ses propres supérettes sous sa marque Hema (45 en Chine)
et a conclu un partenariat stratégique
avec Sun Art, la filiale d’Auchan, premier
exploitant d’hypermarchés en Chine.
Le développement d’Alibaba se paie
toutefois au prix de la rentabilité. Là
aussi, le chinois imite l’américain Amazon. Le groupe a vu son bénéfice net
plonger de 41 %, à 1,3 milliard de dollars.
Ce repli s’explique, selon lui, par des
rémunérations et récompenses exceptionnelles versées aux employés de son
bras financier Ant Financial, mais aussi
par l’expansion des magasins Hema et
l’acquisition de Ele.me.
Alibaba souffre également du récent
durcissement des autorités chinoises
sur la finance en ligne. En janvier, Alibaba a annoncé l’acquisition de 33 %
d’Ant Financial, société détenue directement par Jack Ma. La structure administre l’application de paiement en
ligne Alipay, qui est utilisée par plus de
600 millions d’utilisateurs. L’idée était
de constituer un groupe plus intégré, de
proposer des prêts et placements en
ligne, et d’introduire Ant Financial en
Bourse. Le projet a été repoussé. — P. B.
(
Lire « Crible »
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Electricité : mauvaise surprise
pour les petits consommateurs
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES
Siemens pourrait supprimer
jusqu’à 20.000 emplois
INDUSTRIE Selon le mensuel allemand « Manager Magazin »,
le conglomérat industriel pourrait supprimer jusqu’à
20.000 emplois, soit 5 % des effectifs de Siemens (377.000 salariés). Cette réorganisation concernerait les fonctions administratives du groupe, notamment au siège social, mais pas les
emplois de production. L’objectif est de gagner en efficacité et
de réaliser jusqu’à 20 % d’économies dans les technologies
de l’information et les services partagés.
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Berlin
Pas question de laisser Daimler et
BMW faire la course en tête. A la
suite des deux groupes, qui ont uni
leurs forces cette année dans l’autopartage en mariant Car2go et DriveNow, Volkswagen a décidé de lancer
en 2019, à Berlin, sa propre flotte de
véhicules à partager. Baptisée
« We Share », cette nouvelle offre
100 % électrique (à la différence de
ses rivaux allemands), comptera
2.000 véhicules (e-Golf et e-up!)
dans la capitale allemande. Elle doit
ensuite être étendue en 2020 à
d’autres villes en Allemagne, en
Europe et en Amérique du Nord.
Tardive, l’offensive de Volkswagen vise à séduire les jeunes citadins
non propriétaires de voitures sur
lesquels BMW et Daimler ont déjà
Le loueur asiatique Boc Aviation
commande 8 Airbus A330neo
AÉRONAUTIQUE La société de leasing asiatique Boc Aviation a
commandé 8 long-courriers A330neo d’une valeur de 1,9 milliard de dollars au prix catalogue. Ces 8 appareils doivent être
opérés par le groupe Lion Air, à la tête de 5 petites compagnies
aériennes d’Asie du Sud-Est. Les livraisons seront étalées entre
2019 et 2020. L’A330neo doit effectuer son premier vol commercial à l’automne et Airbus déclare avoir plus de 250 commandes
fermes pour cette version remotorisée de l’A330.
DISTRIBUTION Chacune à leur
jeté leur dévolu depuis plusieurs
années. Elle confirme l’importance
pour l’industrie automobile de ces
services de mobilité, nés grâce à la
voiture connectée, et qui représentent une nouvelle source de revenus.
Volkswagen a ainsi annoncé
jeudi un investissement de 3,5 milliards d’euros d’ici à 2025 dans le
numérique, avec la création de la
plate-forme Volkswagen We, appelée à jouer un rôle central dans la
transformation du groupe en prestataire de services.
Cette plate-forme, accessible via
une application pour smartphone et
à terme intégrée aussi directement
dans la voiture, connectera les
clients et les véhicules et regroupera
l’ensemble des nouveaux services
proposés par la marque Volkswagen. A savoir, outre l’auto-partage
avec We Share, un service qui permet de contrôler à distance la température dans le véhicule, un autre
qui permet de repérer et de payer
directement une place de parking
(We Park), ou encore de se faire
livrer un colis dans le coffre de sa
voiture en son absence (We Deliver).
Construit petit à petit, le dispositif
prendra véritablement son essor à
compter de 2020, lorsque Volkswagen connectera l’ensemble de sa
flotte à Internet, soit plus de 5 millions de véhicules par an. Dont les
propriétaires seront membres du
nouvel écosystème Volkswagen We
par défaut.
groupe travaille parallèlement à
simplifier l’architecture informatique de ses véhicules et à la création
d’un nouveau système d’exploitation, vw.OS.
Pour réussir sa mue, Volkswagen
a prévenu jeudi qu’il conclurait des
partenariats avec des éditeurs de
logiciels ou réaliserait des acquisitions dans ce domaine. Car le constructeur n’a pas, à l’heure actuelle,
les compétences nécessaires dans
ce secteur. Dans une interview
publiée mercredi dans les colonnes
du quotidien allemand « Handelsblatt », Herbert Diess, le dirigeant
du groupe, rappelait que sur les
10.000 développeurs employés par
le siège historique de la marque à
Wolfsburg, seule une petite centaine travaille actuellement dans le
domaine du logiciel.
La plate-forme Volkswagen We
sera par ailleurs ouverte aux développeurs extérieurs au groupe,
encouragés à l’étoffer en y proposant leurs propres logiciels. n
« Des appareils numériques
sur roues »
Volkswagen s’attend à réaliser un
chiffre d’affaires de plus de 1 milliard
d’euros en 2025 avec ces nouveaux
services. « Nous continuerons de
construire des véhicules bien supérieurs mais, à l’avenir, nos voitures
Volkswagen se transformeront de
plus en plus en “appareils numériques” sur roues », a résumé à Berlin
Jürgen Stackmann, chargé des ventes de la marque Volkswagen, lors
d’une conférence de presse. Le
Après avoir lancé avec
succès une camionnette
électrique, des universitaires d’Aix-la-Chapelle
démarrent la production
d’une petite voiture et
planchent sur une navette.
Depuis mi-juillet, l’Allemagne
compte une nouvelle usine automobile. Installé à Aix-la-Chapelle
dans une ancienne fabrique
d’ampoules, le site n’affiche pas le
logo des habituels champions
nationaux comme BMW ou Daimler, mais celui d’e.GO Mobile AG,
entreprise fondée en 2015 par
Günther Schuh, un professeur de
l’université locale. L’homme y a
lancé la construction de l’e.GO Life,
un véhicule électrique dont les
livraisons commenceront en fin
d’a nnée et sur lequel il mise
pour imposer l’électrique auprès
du grand public.
Commercialisée à partir de
15.900 euros, la voiture est près de
deux fois moins chère que la e-up!,
le petit modèle électrique de Volkswagen. Pour réduire ses prix,
l’entreprise, qui coopère avec Bosch
sur le moteur, a réduit ses coûts de
R&D en rachetant le plus de composants possible sur le marché tout en
optant pour des revêtements en
plastique coloré, ce qui permet de se
quante-neuf ans a déjà conçu, il y a
sept ans, une camionnette électrique baptisée « StreetScooter ». Les
constructeurs établis n’avaient alors
rien en catalogue pour permettre
aux livreurs et artisans de se déplacer en ville sans émissions. Un segment qui a aujourd’hui le vent en
poupe alors que le diesel est menacé
d’être banni des centres-villes.
Krisztian Bocsi/Bloomberg
DR
Le coup de génie des universitaires allemands
dans les véhicules électriques
FONDS : COMMENT
DÉTECTER LES
MEILLEURS ?
Demain chez
d
votre marchan
de journaux
Volkswagen accélère
dans les services de mobilité
AUTOMOBILE
ÉNERGIE Le ministère de la Transition écologique et solidaire
a désigné jeudi 14 lauréats dans le cadre de la première période
d’un appel d’offres pour de petites centrales hydroélectriques.
Les projets retenus représentent une puissance de
36,9 mégawatts (MW), « avec un prix moyen de 89,60 euros »
par mégawattheure, précise le communiqué. L’appel d’offres,
organisé sur trois ans, porte sur un total de 105 MW, à rapporter
à une puissance installée de 25.500 MW en France.
tour, les enseignes de la distribution s’engouffrent dans la
brèche des assistants vocaux.
Après Monoprix et Carrefour,
E.Leclerc a officialisé mercredi
le lancement de son service de
« mémo courses » sur la Google
Home. Après avoir prononcé le
sésame indispensable, « Ok Google, je veux parler à E.Leclerc », le
client crée sa liste de courses. Que
ce soit avec sa Google Home ou
l’application dédiée de Google
de son smartphone Android.
Volkswagen lancera au deuxième trimestre 2019 à Berlin son offre d’auto-partage 100 % électrique baptisée « We Share ».
l Le constructeur se lance dans l’auto-partage avec des véhicules électriques.
l Il va investir 3,5 milliards d’euros dans le numérique pour proposer
de nouveaux services autour de ses véhicules connectés.
Hydroélectricité : quatorze petits
projets lauréats d’un appel d’offres
Leclerc lance
son appli sur
Google Home
Matthias Wehofsky
Tobias Hase/Germany Out/AFP
à suivre
Günther Schuh a déjà conçu, il y a sept ans, une camionnette
électrique baptisée « StreetScooter ». Rachetés par Deutsche Post
en 2014, ces véhicules équipent une partie des facteurs du pays.
passer d’un atelier de peinture. Ses
batteries, prévues pour des petites
voitures, sont aussi moins chères.
Petits déplacements urbains
« En raison du coût élevé des batteries, nous sommes convaincus que ce
sont les véhicules électriques dotés de
petites batteries pour les villes qui
s’imposeront. Le problème n’est pas
l’autonomie, mais les coûts », explique Matthias Kreimeier, qui fait partie de l’équipe d’e.GO Mobile AG.
Destinée à devenir le deuxième ou
troisième véhicule d’un foyer, l’e.GO
Life n’est pas conçue pour partir en
vacances mais pour aller au travail
ou faire ses courses. Des déplacements urbains pour lesquels l’autonomie du véhicule, entre 104 et
158 kilomètres selon les modèles, est
jugée suffisante.
Avec e.GO Life, c’est la deuxième
fois que Günther Schuh vient marcher sur les plates-bandes des
constructeurs. L’ingénieur de cin-
Le fondateur
d’e.GO Mobile AG mise
sur l’e.GO Life pour
imposer les véhicules
électriques auprès
du grand public.
Rachetés par Deutsche Post
en 2014, les StreetScooters équipent
une partie des facteurs du pays et
sont même vendus à des tiers.
Deutsche Post a ouvert en mai une
deuxième usine, qui porte ses capacités de production à 20.000 unités
par an. Après les fourgonnettes et
les petites citadines, Günther Schuh
s’attaque aux navettes électriques,
en coopération avec l’équipementier ZF. La production en série de
leur e.GO Mover, qui peut transporter jusqu’à 15 personnes, doit démarrer en 2020. — P. H.
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INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
Electricité : mauvaise surprise en
vue pour les petits consommateurs
l Le tarif « bleu » d’EDF a baissé en moyenne de 0,5 %.
l Mais le prix de l’abonnement pour le compteur de plus
petite puissance grimpe de plus de 20 euros par an.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Une baisse peut parfois cacher une
hausse. Au 1er août, le tarif réglementé d’électricité (le tarif « bleu »),
auquel sont abonnés plus de
26 millions de clients d’EDF en
France, a baissé en moyenne de
0,5 % hors taxes. Une évolution qui
cache toutefois des disparités entre
types de contrats (base, heures pleines-heures creuses…), et surtout
entre petits et grands consommateurs. « Le prix du kilowattheure
pour le tarif régulé b aisse au
1er août… mais le prix de l’abonnement augmente, et surtout pour les
plus modestes », vient ainsi de
dénoncer la CGT. De fait, le tarif
annuel pour le plus petit abonnement (un compteur de 3 kVA) a
grimpé de plus de vingt euros par
rapport à l’an dernier, à 74,64 euros
hors taxes.
Cela représente une augmentation de 40 % sur le prix de l’abonnement pour environ 1,45 million de
foyers ayant souscrit à cette puissance de compteur – des petits logements non chauffés à l’électricité ou
des annexes (cage d’escalier, portes
de garages, abris de jardin…). C’est
notamment « l’abonnement des étudiants », estime Stéphane Tison, de
la Fédération Mines-Energie CGT.
Le tarif d’abonnement des contrats offrant des puissances supérieures a lui aussi augmenté, mais
dans des proportions moindres
– autour de 9 %. Dans le même
temps, toutefois, le prix du kilowattheure a davantage baissé pour les
titulaires de l’abonnement de plus
faible puissance que pour les
autres. Mais au total, avec une consommation moyenne, la facture
annuelle « augmente de près de
5 % » pour le compteur 3 kVA,
quand celle de ménages avec un
logement plus important « baisse
de 0,2 % », pointe la CGT.
« Dépolitisation » des tarifs
Cette forte hausse pour le plus petit
compteur marque une nouvelle
étape de la « dépolitisation » des
tarifs de l’électricité. « Les gouvernements successifs ont longtemps
maintenu ce tarif d’abonnement
assez bas parce qu’il était assimilé
aux clients précaires. Or, on ne parle
pas forcément de ménages modestes
pour ces contrats en 3 kVA, assure
une source ayant suivi ces débats. Et
la Commission de régulation de
l’énergie [qui propose chaque année
au ministre l’évolution tarifaire,
NDLR] a l’obligation de proposer,
AÉRIEN
Les pilotes ont
multiplié les mouvements de grève cet
été pour réclamer
des améliorations
de leurs conditions
de travail.
pour chaque type de client, des tarifs
qui couvrent les coûts. »
Il n’est pas certain que les concurrents d’EDF engagent une bataille
commerciale sur ce marché des
petits compteurs. Si certains fournisseurs proposent un prix moindre sur l’énergie consommée, ce
n’est pas le cas pour le tarif de l’abonnement. Ainsi les offres « online »,
classique ou verte, de Direct Energie
sont calées sur le prix d’abonnement du tarif régulé. Eni affiche de
son côté une réduction sur le prix de
l’abonnement pour les clients souscrivant à une offre duale (gaz et électricité) à prix fixe… mais le tarif
d’abonnement de départ est plus
élevé que celui du tarif réglementé.
Idem pour Engie dont l’offre à prix
fixe Elec Ajust sur trois ans affiche
un tarif d’abonnement supérieur. n
Elsa Dicharry
@dicharry_e
Le gouvernement limite l’accès des petits sites
des grandes entreprises au tarif régulé d’EDF
Depuis le 1er août,
ces abonnés ne peuvent
plus modifier leur contrat,
sous peine de perdre l’accès
au tarif bleu.
C’est une première réponse aux
injonctions du Conseil d’Etat :
depuis le 1er août, les petits sites des
grandes entreprises qui sont abonnés au tarif bleu d’EDF ne peuvent
plus modifier leur contrat (changement de puissance ou d’option),
sous peine de perdre l’accès à ce
tarif régulé.
En mai, la juridiction administrative a sauvé l’essentiel pour EDF,
en jugeant que le tarif bleu de l’électricien public, qui lui assure encore
plus de 80 % de part de marché chez
les ménages, méritait d’être conservé. Pour autant, il a estimé que
les « petits professionnels », qui
peuvent aussi souscrire le tarif
régulé d’EDF, ne devaient pas
cacher des petits sites (agences,
sites isolés…) de grandes entreprises (définies comme ayant au
moins 5.000 salariés ou plus de
1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires et plus de 2 milliards d’euros de
total de bilan).
Avec l’ouverture des marchés du
gaz et de l’électricité à la concurrence, les tarifs régulés ont progressivement disparu pour les grands
consommateurs. Et depuis fin 2015,
les tarifs jaune et vert d’EDF ne sont
plus en vente, les entreprises et les
collectivités locales devant souscrire une offre dite « de marché »
auprès du fournisseur de leur
choix, historique (EDF) ou alternatif (Engie, ENI, Direct Energie,
Total…)
Projet de loi
Cette première réponse à la décision
du Conseil d’Etat laisse toutefois plusieurs questions en suspens, notamment sur le nombre de sites concernés. « Clairement moins d’un
million », assure une source, alors
que la fin des tarifs vert et jaune a fait
perdre de l’ordre de 30 points de part
de marché à EDF sur ces segments.
Le rythme de sortie de ces sites du
tarif régulé reste aussi une grande
inconnue.
Au début de l’été, un projet de loi
(ou des amendements dans un
texte approprié) était évoqué pour
les mois à venir afin d’organiser la
fin des tarifs réglementés dans le
gaz pour les particuliers – suivant
une décision du Conseil d’Etat de
juillet l’an dernier. Un texte qui
devait aussi inclure des dispositions sur l’électricité.
Cette première étape ne devrait
pas suffire aux concurrents d’EDF,
qui ont déjà saisi la justice européenne pour contester la décision
du Conseil d’Etat validant le principe des tarifs réglementés d’électricité. — V. L. B.
Les prix des fruits et légumes
repartent à la hausse
ALIMENTATION
En moyenne,
les étiquettes ont
augmenté de 4 %
sur un an pour
les fruits et de 5 %
pour les légumes.
Gabriel Nedelec
@GabrielNedelec
et Jean-Philippe Louis
@JPhLouis
La facture du panier du marché
s’est alourdie cet été. Selon le baromètre annuel de l’association
Familles rurales publié jeudi, les
prix de 8 fruits et 8 légumes courants composant le panier basique
du consommateur sont repartis à la
hausse, après un coup de frein en
2017.
Dans son ensemble, l’indicateur
rend compte de l’évolution des prix
lors de la première semaine de juin
puis la première semaine de juillet.
Cet été, le kilo de fruit reviendrait en
moyenne à 3,91 euros, contre
3,76 euros en 2017, et celui de légumes à 2,25 euros au lieu de
2,14 euros un an plus tôt.
A la caisse, les fruits ont donc renchéri de 4 % en un an, les légumes
de 5 %. Une hausse alimentée
notamment par une flambée du
prix des pêches et des nectarines
(+18 % et +17 %), alors que du côté
des légumineuses, ce sont les carottes qui affichent une hausse spectaculaire (+43 %).
Selon l’étude, manger 5 fruits et
légumes par jour, comme le prône
le gouvernement, coûterait à une
famille de quatre personnes entre
115 euros et 255 euros par mois, soit
une hausse de 4,5 % par rapport à
2017.
« Les variations
que nous observons
sont pénalisantes
pour les
consommateurs
mais aussi pour
les producteurs. »
DOMINIQUE MARMIER
Président de Familles rurales
Le principal frein à une plus
forte consommation
« Les variations que nous observons
sont pénalisantes pour les consommateurs mais aussi pour les producteurs », indique Dominique Marmier, président de Familles rurales.
Certains producteurs jugent
cependant les variations observées
trop importantes. « L’étude se
concentre sur deux semaines calendaires données. Mais le début des
récoltes de chaque espèce correspond
rarement d’une année sur l’autre »,
explique Luc Barbier, président de
la Fédération nationale des producteurs de fruits, qui explique que des
effets de manque peuvent renchérir
temporairement les prix. Bref,
l’étude est trop ponctuelle, pas assez
large pour certains qui préfèrent
renvoyer aux chiffres de l’organisme public FranceAgriMer, qui
étudie les prix des fruits et légumes
à l’année.
Là, bien qu’il y ait augmentation,
les fluctuations sont moins fortes :
en 2017, la hausse des prix des fruits
serait de 2 % et celles des légumes
de 5 %. « Pour nous assurer de la pertinence de nos chiffres, nous prenons
contact avec l’interprofessionnalité
des fruits et des légumes, nous vérifions que les chiffres de nos baromètres correspondent à leur tendance »,
justifie de son côté Dominique Marmier.
L’ampleur des variations a leur
importance. S elon l’étude de
Familles rurales, si une famille sur
trois respecte la recommandation
de manger 5 fruits et légumes par
jour, le principal frein à une plus
forte consommation est toujours le
même : le prix. n
Après une grève en Irlande relative aux les conditions de travail,
la direction de la compagnie
aérienne à bas coût Ryanair a
annoncé ce jeudi matin avoir
conclu un accord avec le syndicat de pilotes Forsa, qui pourrait
mettre fin au conflit. Cet accord,
obtenu à l’issue de vingt-deux
heures de négociations, doit
cependant encore être entériné
par un vote des pilotes.
A la suite de plusieurs mouvements sociaux nationaux, Ryanair a été confronté, le 10 août,
à une grève coordonnée de ses
pilotes en Europe, avec des
arrêts de travail en Irlande, en
Allemagne, en Belgique, en
Suède et aux Pays-Bas et des centaines d’annulations de vols.
Shutterstock
ÉNERGIE
Ryanair
annonce
un accord avec
le syndicat
de pilotes
irlandais
Cet été, en Irlande,
les pilotes ont mené cinq
grèves d’une journée.
En Irlande, son pays d’origine,
les pilotes ont mené cinq grèves
d’une journée depuis début
juillet. Le conflit s’était envenimé
après que la compagnie a
annoncé, le 25 juillet, une réduction de 20 % de sa flotte à Dublin
c e t h i ve r, m e n a ç a n t
300 emplois. Ryanair avait justifié cette décision par la baisse
des réservations constatée… du
fait de la grève des pilotes irlandais. Depuis, les discussions
étaient dans l’impasse. Une
médiation avait été engagée.
Le titre en hausse
Le contenu exact de l’accord
conclu jeudi n’a pas été révélé,
mais, selon Bloomberg, les discussions ont surtout porté sur
les promotions, les congés
annuels et sur le système de
mobilité interne. Il pourrait
relancer le dialogue social
ailleurs en Europe. Même si la
revendication des pilotes, ainsi
que des hôtesses et stewards,
d’obtenir des contrats de travail
dans leur pays de rattachement,
au lieu de l’habituel contrat de
droit irlandais, reste un point
bloquant. Dans la matinée, le
titre Ryanair gagnait 6,5 % à la
Bourse de Dublin.
Fin 2017, Ryanair avait pris la
décision historique de reconnaître les syndicats de pilotes
pour contrer la menace de grèves durant la période de Noël. La
compagnie avait aussi consenti
des hausses de salaires afin
d’éviter des départs chez ses concurrents. Une décision qui ne l’a
pas empêchée de voir par la
suite les grèves de personnels
navigants s’enchaîner. La direction de Ryanair était donc contrainte de montrer des signes de
bonne volonté. n
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14 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
Le rugby pro doit encore se consolider
après vingt ans de croissance
l Le championnat de France Top 14 reprend alors que la Ligue nationale de rugby fête son vingtième anniversaire.
l Le professionnalisme a transformé l’élite et les clubs. Non sans travers.
Accord avec
la ligue nordaméricaine
SPORT
Christophe Palierse
@cpalierse
La Ligue nationale de
rugby et la Major League
Rugby, son équivalent
nord-américain, ont
annoncé jeudi avoir
entamé une négociation « en vue d’une alliance
stratégique ». Les deux
parties, qui entendent
collaborer dans divers
domaines – médias, formation, commerce –, comptent sceller un accord définitif avant le 31 décembre.
Le Top 14 reprend avec pour toile de
fond un anniversaire et, de facto, un
bilan. Ce samedi, se déroule la première journée de l’édition 2018-2019
du championnat de France opposant l’élite du rugby professionnel.
Son organisateur, la Ligue nationale de rugby vient, elle, de fêter ses
vingt ans. Si l’instance mondiale du
rugby a reconnu le professionnalisme trois ans avant sa création, la
LNR a, sans conteste, accéléré la
transformation de l’Ovalie tricolore
et donné une impulsion nouvelle à
un sport ancré dans les territoires
depuis la fin du XIXe. Retour sur
deux décennies de transformation,
en deux volets.
L’émergence
d’une nouvelle économie
Les indicateurs ne manquent pas
pour illustrer le spectaculaire développement de l’économie du rugby
professionnel. Le montant du budget moyen des clubs a ainsi été multiplié par plus de sept depuis la saison
1998-1999, avoisinant 26,18 millions
d’euros pour l’édition 2018-2019 du
Top 14 au vu des budgets prévisionnels. Le plus gros d’entre eux est
simultanément passé de 7,5 millions
à 36 millions d’euros. Avec une telle
enveloppe, le Stade Français, qui fait
aujourd’hui office de club de rugby
le plus riche de France, se situerait
toutefois au quatorzième rang de la
Ligue 1 de football…
L’envolée des droits télé de la LNR
symbolise tout autant cette nouvelle économie de l’Ovalie. En
l’espace de vingt ans, ils ont été multipliés par plus de dix, atteignant
110 millions par an pour la période
2019-2023, un somme dix fois
moindre aussi que les revenus que
collectera la Ligue de football professionnel avec ses droits domestiques pour la séquence 2020-2024.
Pour autant, la télé, en clair Canal+,
partenaire historique de la LNR, a
contribué à l’enrichissement général des clubs en raison d’une répartition plutôt égalitaire des revenus
collectés par la Ligue.
L’émergence de cette nouvelle
économie du rugby tient aussi à
l’arrivée d’investisseurs dans le
Top 14, qui ont agi en partie comme
des mécènes. Après Max Guazzini,
puis la famille Savare – laquelle l’a
sauvé de la faillite –, le Stade Français, vénérable centenaire parisien,
est détenu depuis plus d’un an par
l’homme d’affaires et milliardaire
allemand Hans-Peter Wild, propriétaire des boissons Capri-Sun. Un
concurrent direct pour Jacky Lorenzetti, lequel a fait fortune en revendant le groupe immobilier Foncia et
possède le Racing 92 depuis 2006.
L’année même où Mourad Boudjellal, entrepreneur ayant réussi dans
la BD avec les Éditions Soleil a repris
une autre institution, le Rugby Club
Toulonnais. En 2006 toujours, Olivier Ginon, le PDG et principal
actionnaire du spécialiste de l’événementiel GL Events, entre au capital
du LOU, club également centenaire
de Lyon, dont il prend le contrôle en
2011. Cette année-là, c’est Mohed
Altrad, propriétaire du groupe éponyme de matériel pour le BTP, qui
débarque à son tour dans le Top 14
en mettant la main sur le club de
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
COMMUNE DE PONTOISE
ENQUETE PUBLIQUE SUR LE PROJET D’AIRE DE MISE EN
VALEUR DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE (AVAP)
ARRETE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL
1er AVIS
Par arrêté municipal n°2018/275, en date du 17 juillet 2018, Monsieur le Maire
de PONTOISE a ordonné l'ouverture d'une enquête publique sur le projet d’Aire
de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) arrêté par le conseil
municipal du 24 mai 2018.
A cet effet, Monsieur Christian D’ORNELLAS domicilié 42 rue de Sully à
Boulogne-Billancourt, ingénieur ponts et chaussées en retraite a été désigné par
Monsieur le Président du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise en qualité de
commissaire enquêteur, par décision du 31 mai 2018.
L'enquête publique se déroulera à la Mairie de PONTOISE, au 2 rue Victor
HUGO, du lundi 10 septembre 2018, 9 heures, au mercredi 10 octobre 2018,
17 heures aux jours et heures habituels d'ouverture du service Urbanisme, à
savoir les lundi, mardi, mercredi de 8h45 à 17h, le jeudi de 14h à 17h et le vendredi
de 8h45 à 16h30.
Pendant la durée de l'enquête, chacun pourra prendre connaissance du dossier
et consigner ses observations sur le registre d'enquête disponible à l’accueil
du service Urbanisme ou les adresser par voie électronique à l’adresse : avappontoise@enquetepublique.net ou par écrit au Commissaire-Enquêteur à la Mairie
de Pontoise, 2 rue Victor HUGO – 95300 PONTOISE. Le dossier est aussi consultable
en ligne sur le site internet de la ville http://avap-pontoise.enquetepublique.net. Un
poste informatique est mis à disposition du public à l’accueil du service Urbanisme.
Le Commissaire-Enquêteur sera présent à la Mairie les :
- lundi 10 septembre 2018 de 14h à 17h - mercredi 26 septembre 2018 de 14h à 17h
- jeudi 20 septembre 2018 de 17h à 20h - samedi 6 octobre 2018 de 9h à 12h
Son rapport et ses conclusions seront transmis au Maire dans le délai d'un mois
à compter de l'expiration de l'enquête et tenus à la disposition du public à la mairie.
Les personnes intéressées pourront en obtenir communication.
Le Maire
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
Montpellier. Ces hommes d’affaires
ont largement stimulé l’attractivité
du championnat en recrutant de
bons joueurs voire des stars de
l’hémisphère Sud. Par ailleurs,
l’adossement de leur club respectif à
un stade dont ils ont la maîtrise
– quitte à emprunter des voies différentes – est au cœur de leur projet.
Un championnat ouvert
mais à consolider
Saison après saison, l’élite des clubs
de rugby est toujours plus concurrentielle, après avoir été longtemps
dominée par Toulouse, puis par le
Stade Français et Biarritz au début
des années 2000. Sur les dix dernières saisons, sept clubs ont ainsi
remporté le Top 14, Clermont, Toulouse et Castres l’emportant par
deux fois. L’émulation générale n’a
pas été sans effets fâcheux.
Si les clubs paraissent disposer
de moyens considérablement
accrus, leur assise économique
reste ainsi à consolider, pour nombre d’entre eux. Alors qu’il était pratiquement à l’équilibre à l’issue de la
saison 2005-2006, le résultat
d’exploitation pour l’ensemble
Top 14 est depuis négatif, au vu des
rapports de la DNACG, l’organisme
contrôlant les comptes des clubs,
dont la dernière publication porte
sur le championnat 2016-2017.
Cette saison-là, le déficit global s’élevait à 23,5 millions d’euros, pour un
t o t a l d e p r o d u i t s avo i s i n a n t
340 millions, huit clubs affichant
une perte opérationnelle.
Consciente du risque de dérive,
avec l’arrivée massive de joueurs
étrangers recrutés à grand frais à
partir du mitan des années 2000, la
Ligue nationale de rugby n’a pas
tardé à réagir : elle a instauré un plafonnement des salaires et un quota
de joueurs issus des centres de formation. Ce second dispositif,
récemment renforcé, vise aussi à
faire émerger de nouveaux talents
français, alors que l’équipe de
France est à la peine depuis des
années. Du reste, le déséquilibre
entre un championnat relevé, avec
de surcroît des clubs capables de
briller en Coupe d’Europe, et des
Bleus bien pâles a conduit la Ligue
et la Fédération française de rugby à
entériner, fin mai, une nouvelle convention avec pour objectif phare la
Coupe du monde de 2023 en France.
Au cœur du dispositif : une cogestion inédite des Internationaux.
Autre sujet latent, et plus sensible :
la protection des joueurs alors que le
rugby s’est durci avec des joueurs au
gabarit toujours plus impressionnant. Avant-même la reprise, le
décès, le 10 août, d’un jeune joueur
du club d’Aurillac, à la suite d’un plaquage, a ravivé le débat. n
INTERVIEW // SOPHIE COSTE Directrice exécutive de Provale, l’Union des joueurs
et des joueuses de rugby professionnels
« Les joueurs ont profité du
professionnalisme mais sont trop sollicités »
La professionnalisation
du rugby s’est traduite
par le développement
de son économie.
Les joueurs en bénéficient-ils ?
Le statut professionnel s’est traduit
par plusieurs avancées. S’agissant de
la rémunération des joueurs, on
constate qu’elle dépasse, dans la
majorité des cas, les minima conventionnels, soit 42.000 euros brut par
an en équivalent temps plein pour les
joueurs du TOP 14, ce qui correspond
à 3.500 euros par mois sur douze
mois, et 23.000 euros pour la PRO D2
[soit 1.916 euros par mois sur douze
mois, NDLR]. La réalité est donc tout
autre, sachant qu’elle est très hétérogène. En TOP 14, le salaire mensuel
moyen se situe dans une fourchette
de 15.000 à 17.000 euros. En PRO D2,
il est de l’ordre de 5.000 euros. La
revalorisation des minima, qui n’ont
de surcroît pas bougé depuis cinq
ans, est l’une de nos demandes, mais
les clubs gèlent les discussions du fait
de la nouvelle redevance au titre du
droit à l’image individuel.
Concernant les rémunérations, il
faut souligner l’effort qui a été consenti depuis 2006 pour les joueurs
espoirs, avec des minima de 26.000
et 23.000 euros en TOP 14 et PRO D2.
Vous avez évoqué plusieurs
avancées… Quelle autre évolution notable relevez-vous ?
L’encadrement des joueurs – préparation, suivi… – s’est considérablement renforcé en vingt ans. Le rugby
est probablement l’un des sports où
le suivi médical est le plus poussé.
être pris par le feu de l’action. Pour
avoir travaillé à Montpellier, je peux
vous assurer que, par le passé, les
joueurs pouvaient ne pas oser dire
quand ils avaient mal… Faudrait-il
changer les règles aujourd’hui ?
C’est un sujet complexe.
Le rugby est un sport de combat,
d’usure. Pour autant, il y a un sujet
prioritaire : la santé du joueur. Il
faut reprendre en main la technique individuelle. La diminution des
accidents viendra aussi du travail
des joueurs sur leur positionnement, l’évitement ou le placage. Par
ailleurs, il n’y a peut-être pas assez
d’arbitres professionnels.
Pour Sophie Coste, « l’encadrement des joueurs s’est considérablement renforcé en vingt ans ». Photo DR
« Le rugby est un sport
de combat, d’usure.
Pour autant, il y a un
sujet prioritaire : la
santé du joueur. »
Cela étant, un débat s’est
ouvert depuis quelque temps
sur sa dangerosité avec l’évolution des gabarits…
C’est un sujet sur lequel Provale est
totalement impliqué. Un dramatique événement nous a récemment
rappelé [un jeune joueur d’Aurillacest décédé le 10 août à la suite d’un
choc lors d’un match amical, NDLR]
que des accidents arrivent, malheureusement, mais il ne faut pas noircir la situation. Il y a eu une forte
médiatisation cette année, mais il ne
faudrait pas oublier tout ce qui a été
fait. A une époque, on parlait beaucoup des accidents en mêlée. Il y en a
de moins en moins. Les clubs ont
obligation d’avoir un suivi médical,
paramédical, des joueurs professionnels, pluriactifs et espoirs. Les
instances ont mis en place un protocole pour les commotions cérébrales. Le jeu déloyal, par exemple les
placages « cathédrale » [le joueur
est retourné de haut en bas, NDLR],
est sanctionné. Il y a une prise de
conscience générale. Après, quand
il est sur le terrain, le joueur peut
Ce débat ne renvoie-t-il pas
aussi à celui du calendrier, que
l’on dit trop chargé ?
C’est clair, les joueurs sont trop sollicités. Certains peuvent enchaîner
jusqu’à 10 matchs. Or, on nous explique qu’un organisme se fragilise, risque la blessure, en enchaînant plusieurs matchs – au-delà de 5 – sans
période de repos ! Mais nous sommes contractuellement engagés
avec le diffuseur. Ne faudrait-il pas
tout remettre à plat après la Coupe
du monde au Japon de 2019 ? La
nouvelle convention liant la LNR et
la FFR prévoit des périodes de récupération mais il n’y a rien de précis,
on est dans le registre du gré à gré.
Provale s’est battu pour que ces
périodes de récupération ne viennent pas en déduction des périodes
de congés des joueurs prévues dans
la convention collective.
Propos recueillis par C. P.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
Quand les géants américains
des festivals s’affrontent à Paris
l Ce vendredi, Live Nation et AEG
organisent l’un Paris Summer Jam,
l’autre Rock en Seine.
l Les fréquentations
des deux manifestations en pâtissent.
Martine Robert
@martiRD
On s’en doutait. Le choc des titans
américains Live Nation et AEG risquait de faire des dégâts. De fait,
l’organisation par le premier du
Paris Summer Jam à Paris La
Défense Arena, à Nanterre, ce vendredi 24 août, jour de l’ouverture du
festival Rock en Seine, proposé par
le second au parc de Saint-Cloud, a
causé des dommages collatéraux.
La salle modulable de Nanterre pouvant accueillir jusqu’à 40.000 fans
ne devrait être qu’à moitié pleine
pour le concert de Kendrick Lamar
(ainsi que de N.E.R.D et Iam), tête
d’affiche du Paris Summer Jam.
Réservations molles aussi ce vendredi pour Rock en Seine, où devait
initialement être invité le rappeur
américain avant que Live Nation,
chargé des tournées de l’artiste, ne
décide de le programmer lui-même.
« Cette bataille entre les deux
rivaux a abouti à une programma-
tion inadaptée de part et d’autre.
Kendrick Lamar vient déjà de faire
deux AccorHotels Arena pleins à craquer en février, donc pas étonnant
qu’il ne remplisse pas à Nanterre.
Quant à Rock en Seine, le festival
manque de stars et perd son identité
rock en proposant trop de rap : que
viennent faire les rappeurs de PNL en
vedette de la première soirée ? », souligne un observateur. Et d’ajouter :
« Pendant ce temps-là, le festival Le
Cabaret Vert est capable, lui, d’attirer
Phoenix à Charleville-Mézières ! ».
Ressource principale
C’est la première fois que les deux
multinationales s’affrontent directement sur le marché français des
festivals. Car si Live Nation a débarqué en 2007 dans l’Hexagone, réalisant aujourd’hui 172 millions
d’euros de chiffres d’affaires, AEG
s’est longtemps contenté d’une participation de 35 % dans l’AccorHotels Arena avant de prendre 50 % de
Rock en Seine aux côtés du banquier Matthieu Pigasse l’an dernier
et d’ouvrir une antenne à Paris en
début d’année.
Yonhap News/Newscom/Sipa
FESTIVAL
Kendrick Lamar sera en concert ce vendredi 24 août à Paris La Défense Arena, à Nanterre, à l’invitation de Live Nation.
Dotées de moyens puissants (Live
Nation, coté à New York, génère plus
de 10 milliards de dollars de chiffre
d’affaires et AEG appartient au milliardaire Philip Anschutz à la for-
Les microfestivals
ont aussi leurs aficionados
Les événements musicaux
intimistes plaisent
également aux artistes
qui se sentent « comme
à la maison ». Le Mas
des Escaravatiers
en est l’exemple type.
Si le gigantisme de certains festivals,
devenus des marques internationales, attire les foules, la proximité
avec les artistes apportée par
d’autres événements plus modestes
a aussi ses aficionados. Au point que
le site Touslesfestivals. com attribue
une fois par an un prix à trois microfestivals en fonction des votes du
public. Le palmarès témoigne d’un
engouement durable pour ces
manifestations conviviales souvent à l’écart des grandes villes. Sur
le podium, Art Sonic, depuis vingt
ans à Briouze (Orne), le Mas des
Escaravatiers, depuis seize ans à
Puget-sur-Argens (Var), et Motocultor depuis dix ans sur le site de Kerboulard à Saint-Nolff (Morbihan).
Têtes d’affiche
L’histoire du Mas des Escaravatiers
est emblématique des défis à relever
par ces « boutiques-festivals ». Entre
Saint-Raphaël et Fréjus, Sébastien
Costamagna, responsable de la cave
viticole familiale, décide en 2003
d’organiser des concerts, l’été, dans
le jardin de ce mas où il a grandi au
milieu des vignes. « Très vite, le
public a aimé le cadre verdoyant et
intimiste. Mais avec 500 personnes
par soir, ce n’était pas rentable. Il me
fallait des têtes d’affiche. J’y suis allé
au culot, j’ai invité Higelin en 2005
pour un concert, il a accepté et a
séjourné dix jours au mas. Il a apprécié que l’on reçoive les artistes comme
la famille et le public comme des amis,
en a fait la publicité autour de lui », se
souvient Sébastien Costamagna.
Depuis, en seize ans, plus de
325 concerts ont été donnés, de juin
à septembre, et l’affiche impressionne : Benjamin Biolay, Catherine
Ringer, Jain, Petit Biscuit, Fakear,
Christophe, Selah Sue, Les Brigitte
venues même y composer, ainsi que
Lilly Wood and the Prick intitulant
Une scène installée dans le jardin d’un mas provençal :
une proximité appréciée des artistes et du public. Photo E. Thibaut
une chanson « Le Mas »… La scène,
installée dans le jardin, autorise une
jauge de 1.200 personnes debout. La
vingtaine de soirées proposées,
avec les avant-premières des groupes régionaux, fait régulièrement le
plein.
Sponsors et mécènes
Et ce petit festival a tout d’un grand,
avec ses mécènes et ses sponsors.
Les terrasses du mas avec vue privilégiée sur la scène sont privatisables : entre 2.200 et 3.800 euros la
soirée pour 20 convives, cocktail
dînatoire compris. Les entreprises
locales en redemandent. Près de la
piscine, il y a l’espace mécène :
moyennant un soutien de
8.000 euros par saison, le donateur
a droit à quatre invitations par con-
325
CONCERTS
ont été donnés
au Mas des Escaravatiers
depuis l’origine du festival.
cert. On peut aussi simplement
s’offrir des places premium avec
coin sofa et boisson, renchérissant
de 20 euros le prix du spectacle
assez raisonnable : de 22 à 38 euros
selon l’artiste. Le festival fournit évidemment l’occasion de servir le vin
du domaine… « Sur les
650.000 euros de budget, 70 % vient
de la billetterie, 12 % du mécénat, 7 %
de subventions locales, le reste du bar
et de la restauration », précise Sébastien Costamagna. « Côté production,
pas de course aux cachets. Si je ne parviens pas à faire venir tel artiste, ce
n’est pas grave. Nous sommes identifiés maintenant », poursuit-il.
Avec les brunchs musicaux du
dimanche, le mas et ses 22.000 festivaliers font travailler 5 permanents
et 15 saisonniers. Pour pérenniser
ces emplois en prolongeant la saison, Sébastien Costamagna se lance
dans la construction d’une salle fermée de 700 places. « Cet espace
accueillera à parité des concerts, et
des événements corporate ou privés », précise l’entrepreneur, qui n’a
pas hésité à investir 1,2 million sur
vingt ans dans l’opération en hypothéquant son mas. — M. R.
tune estimée à 12 milliards de dollars), les deux sociétés peuvent se
permettre de perdre de l’argent
pour conquérir des marchés. Cela
n’est pas de nature à freiner l’envolée
des cachets exigés par des artistes
dont le live est devenu la ressource
principale.
Si de gros festivals indépendants
ont battu leurs records de fréquentation cet été, comme Les Vieilles
Charrues (280.000 tickets), Solidays (212.000), Hellfest (180.000),
les Eurockéennes (135.000), tandis
que des événements Live Nation
comme Lollapalooza (110.000) ou
Download (120.000) pâtissaient des
grèves de la SNCF dissuasives pour
leur clientèle internationale, la
situation ne rassure pas pour
autant les structures associatives.
Les Vieilles Charrues ont vu leur
budget artistique passer de 1,7 à
4,5 millions en dix ans, tandis que
les Eurockéennes doivent maintenant débourser 3 millions d’euros
« Cette bataille
entre les deux
rivaux a abouti à
une programmation
inadaptée de part
et d’autre. [...]
Pendant
ce temps-là,
le festival
Le Cabaret Vert
est capable, lui,
d’attirer Phoenix
à CharlevilleMézières ! »
UN OBSERVATEUR
CHAQUE MOIS,
CONNAISSANCE
DES ARTS
FAIT DE VOUS
UN EXPERT
EN KIOSQUE DÈS AUJOURD’HUI
pour la seule rémunération des
artistes invités. Selon le Centre
national des variétés (CNV), le budget d’un festival de musiques actuelles s’élevait en moyenne à 2,88 millions d’euros en 2016, en hausse de
10 % par rapport à 2015.
Emergence d’artistes
L’arrivée des géants américains a
néanmoins du bon. Live Nation, qui
salarie son personnel, contribue à
faire émerger de nouveaux artistes
français, en particulier dans les
musiques urbaines. « 60 % des concerts que nous produisons sont ceux
de jeunes artistes. Il faut renouveler le
cheptel », aime à rappeler son président, Angelo Gopee, à l’initiative
d’une école de management de la
musique. A la tête d’AEG France,
Arnaud Meersseman a pour mission de développer les festivals, les
tournées de stars internationales,
mais aussi… les artistes de l’Hexagone : à suivre donc. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
Facebook contraint
de retirer son appli
VPN de l’App Store
Canberra interdit
aux opérateurs télécoms
du pays de se fournir auprès
des équipementiers chinois
pour leurs futurs réseaux 5G.
L’Australie est le premier pays
à prendre une mesure aussi
radicale, au nom de la sécurité
nationale. Pékin a dénoncé des
« mesures discriminatoires ».
L’application Onavo Protect
collectait trop de données
personnelles. Apple a contraint
son propriétaire, Facebook,
à l’enlever de son magasin.
Lancée en 2010 en Israël puis
acquise par Facebook en 2013,
l’appli était dénoncée comme
mouchard depuis plusieurs
années par des sites spécialisés.
DR
en
pixels
Shutterstock
HIGH-TECH
&MEDIAS
L’Australie exclut
Huawei et ZTE
de ses marchés 5G
50,3 %
LES REVENUS NUMÉRIQUES
DU « GUARDIAN »
Pour la première fois
de son histoire, les revenus
du numérique (108,6 millions
de livres) du quotidien britannique « The Guardian » ont
dépassé ceux issus du papier
(107,5 millions de livres),
représentant 50,3 % du total.
Europe 1 ouvre son
micro à ses auditeurs
l Le but est de « se réconcilier » avec eux, explique
Laurent Guimier, le nouveau patron de la station.
l Par ailleurs, plutôt que de rendre ses émissions plus
« podcastables », Europe 1 aura des podcasts « natifs ».
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
Dans les nouveaux médias, on
appelle cela « maximiser l’engagement » et on recrute des « community editors ». A la radio, on dit que
« les auditeurs ont la parole » et que
« le standard est ouvert ». Cela sonne
années 1950 mais c’est peut-être
aussi le signe que la radio est par
essence le média traditionnel le plus
proche de ses audiences, et donc le
mieux adapté à une époque qui se
méfie des discours qui viennent d’en
haut. C’est ce que « revendique »
Laurent Guimier, le nouveau patron
d’Europe 1, qui espère bien être
celui qui fera enfin rebondir la station du groupe Lagardère.
En effet, c’est sous le signe de la
« réconciliation » avec les auditeurs
qu’il a placé la rentrée de lundi prochain. « Pour moi, l’idée est d’avoir
des animateurs et des journalistes qui
savent engager la conversation avec
les auditeurs d’égal à égal et savent
s’amuser avec eux, dit-il. C’était
moins évident dans les grilles précédentes. » Il pense les avoir trouvés
avec des personnalités comme
Nikos Aliagas, un animateur-journaliste très populaire qui a la lourde
tâche de reprendre la matinale, le
prime time de la radio. Mais aussi
Wendy Bouchard ou Matthieu Belliard. Entre autres. Le but est de
récupérer les quelque 1,2 million
d’auditeurs perdus en cinq ans,
« principalement au profit de RMC et
de RTL puisqu’il n’y a pas eu de chassé-croisé avec France Inter », analyse
Laurent Guimier.
Placer les auditeurs au centre
signifie les faire participer au contenu en leur donnant la parole,
d’abord. « Le standard sera désormais ouvert entre 7 heures et 1 heure
du matin », annonce Laurent
Guimier, qui rappelle à ceux qui le
taxent de singer RMC qu’Europe 1 a
lancé le standard en 1955. Mais cela
veut dire aussi dialoguer constamment avec eux et pas seulement
comme s’ils étaient un panel pour
une étude de marché. Laurent
Guimier veut justement « réveiller »
le club d’auditeurs qu’il a créé il y a
dix ans avant de partir chez Radio
France et qui compte 650.000 personnes. Ce club a aussi l’avantage de
servir de support à des initiatives de
diversifications comme les concerts, les conférences…
Nouveaux modes
de consommation
Si Laurent Guimier redonne la
parole aux auditeurs, le deuxième
volet important de sa stratégie de
rentrée s’attaque aux nouveaux
modes de consommation de la
radio. « Il n’y a pas de raison qu’il n’ait
pas changé dans cinq à dix ans
comme ont changé ceux de la télévision », dit-il. Pour lui, dans sa partie
en direct « de flux », la radio devra
être encore « plus chaude, plus axée
sur le direct ». Mais elle doit désormais se constituer « un catalogue »
d’émissions « de stock » à valoriser,
autrement dit des podcasts, un segment archidominé par Radio
France en France.
C’est pourquoi, plutôt que de
rendre « podcastables les émissions d’Europe 1 », Laurent Guimier
préfère consacrer une partie de
son budget programmes à des
podcasts « natifs » ou « originaux »
qui pourraient passer à la radio,
par exemple l’été… Mais pas forcément. Pour cela, il est prêt à faire
appel à des producteurs extérieurs
à la station. n
« Pour moi, l’idée
est d’avoir des
animateurs et des
journalistes qui
savent engager
la conversation
avec les auditeurs
d’égal à égal. »
LAURENT GUIMIER
Vice-président d’Europe 1
Denis Allard/RÉA
RADIO
L’animateur-journaliste Nikos Aliagas aura la lourde tâche de reprendre la matinale de la radio.
Quand les lecteurs participent aux contenus
Confrontés à un contexte
économique difficile, les
médias veulent mettre en
valeur leurs audiences.
Cette année, en France, c’est sans
doute Europe 1 qui opère le virage le
plus marqué en faveur d’une implication renforcée de ses audiences
aux contenus de l’antenne. Mais la
question de l’« engagement » des
auditeurs, des téléspectateurs ou
des lecteurs taraude aujourd’hui
tous les médias, des plus traditionnels aux pure players les plus
modernes de la Toile.
C’est un retour aux sources par
rapport au début de l’Internet, lorsque l’on pensait que donner la
parole à tous, sans qu’aucune modération soit nécessaire, ne pourrait
qu’enrichir les contenus disponibles
sur les sites d’information. Beaucoup ont déchanté et notamment
coupé les espaces « commentaires »
au-dessous des articles, devenus
des rings de boxe. Mais ils sont
aujourd’hui obligés de se reposer la
question. Non seulement parce que
les discours venus d’« en haut » intéressent moins les lecteurs, mais
aussi parce que le contexte économique s’est encore durci avec la
baisse de la diffusion papier et la
captation de la publicité en ligne par
Google et Facebook.
« Dès la conception
des articles »
Il faut choyer son audience, le mieux
étant de la faire participer aux
contenus. Qu’on soit une radio, une
télévision (France Télévisions va
lancer une consultation baptisée
« Ma télé »), un média gratuit
comme « Vox » ou un média d’information spécialisée comme le
« Financial Times ».
Lilah Raptopoulos, « community
editor » au « Financial Times »,
estime ainsi que son job est de faciliter la conversation entre les journalistes et les lecteurs. Elle encourage
les premiers à répondre aux commentaires des seconds, parce que
« nos outils de mesure d’engagement
nous montrent que quand c’est le cas,
les lecteurs sont beaucoup plus engagés dans les semaines qui suivent ».
Dans ses newsletters, à la fin de ses
articles, sur son site, le quotidien britannique multiplie les appels à contributions de ses lecteurs, par exemple pour un dossier spécial sur le
sommeil. « Cette dimension sociale
est intégrée dès la conception de nos
grands projets éditoriaux, parce que
les contenus produits ont ainsi en
moyenne davantage de succès »,
explique-t-elle.
En France, « Le Monde » continue d’exploiter le format des
« chats », tandis que « Les Echos »
et « Le Figaro » ont des espaces
de contribution de lecteurs (Figaro-
Vox et Le Cercle). Les médias
veulent aussi exploiter le format
des groupes Facebook, mis en
avant par le réseau social. Le
« Financial Times » a ainsi lancé
un group e Faceb o ok baptisé
« Book Café » dans lequel les critiques des lecteurs ou leurs questions
à des auteurs dans des sessions
live sont encouragées.
En matière de groupes Facebook,
une des initiatives les plus remarquées a été celle de Vox, qui a rassemblé des personnes voulant discuter de l’Obamacare menacé après
l’élection de Trump.
Permettre la participation
des lecteurs aux contenus a bien
entendu un autre avantage : faire
remonter des informations. Un
média comme ProPublica a des
pages appelant à participer à des
reportages. Même chose pour le
média d’information néerlandais
De Correspondent. — N. M.
WPP et Publicis, grands gagnants du « Mediapalooza » de l’été
Véronique Richebois
@VRichebois
MÉDIAS
Quelques-unes des
compétitions médias
les plus stratégiques de
l’année ont trouvé leur
dénouement cet été.
n
Jamais le terme de « parenthèse estivale » n’aura été aussi trompeur.
C’est en juillet et août, dans la torpeur
de l’été, que les compétitions médias
les plus stratégiques de l’année
(Mars, Procter & Gamble, Monde-
LES ECHOS
PUBLISHING
Concepteur des communications éditoriales
de votre marque
Les Echos Publishing développent pour
les cabinets d’avocats, des magazines
et sites internet dédiés à leurs clients
professionnels
www.lesechos-publishing.fr
Un service proposé par Les Echos Solutions
lez, LVMH, etc.) ont trouvé leur
dénouement, consacrant les succès
du leader mondial du secteur, WPP,
et du numéro trois, Publicis.
Ce nouveau « Mediapalooza »
(remise en compétition géante des
budgets médias), démarré en janvier
avec les budgets de Shell, Asda,
HSBC, DISH ou encore Network,
succède à celui de 2015-2016 et porte
au total sur le montant sans précédent de 26 milliards de dollars, selon
le magazine « Mediatel ».
Commerce électronique
En décrochant l’achat et le conseil
média de Mondelez en Asie du SudEst et en Chine, et en le conservant
au Moyen-Orient et en Amérique
latine via sa filiale Spark Foundry,
Publicis – qui a remporté également
P & G en Australie et en NouvelleZélande – a réalisé ainsi une belle
performance. Et ce, même s’il doit la
partager avec GroupM, filiale de
WPP et leader mondial sur l’achat et
le conseil média, qui, via ses agences
Wave M a ke r e t M i n d s h a r e , a
« piqué » à Carat (Dentsu Aegis) le
budget Mondelez en Europe du
Nord (dont la France) et l’Europe de
l’Est. Selon le cabinet de conseil
R3, le montant brut annuel de
ses dépenses médias se situerait
autour de 1,2 milliard de dollars.
Du message
publicitaire à visée
universelle, on passe
à une démarche
marketing
très pointue.
Dans son discours d’annonce,
Mondelez a détaillé sa feuille de
route : « Nous avons revu nos achats
médias afin de permettre à notre
groupe de faire face aux changements
majeurs que sont l’achat program-
matique, la transparence et le commerce électronique », dit la société.
Commerce électronique… le mot
est – enfin – lâché par un grand
annonceur.
L’été a d’ailleurs décidément
réussi à WPP. Mars a choisi de concentrer l’intégralité de son budget
média monde (1,4 milliard de dollars en 2017) chez sa filiale Mediacom. Ce qui a été décodé par le marché « comme un signe positif à
l’égard de tous ceux qui doutaient que
le groupe puisse se maintenir au
sommet après le départ de Martin
Sorrell », rapporte « Adweek ».
Par ailleurs, le leader mondial du
secteur a été reconduit sur son
budget média par Shell dans
40 pays et aurait décroché, selon
la rumeur, Adidas pour le monde.
Enfin, Dentsu Aegis a arraché à
Havas l’achat et le conseil média
de LVHM aux Etats-Unis (405 millions de dollars). Pour autant, rien
de commun – ou presque – entre le
Mediapalooza de 2015-2016 et
celui-ci, qui s’inscrit dans un univers
dominé peu à peu par l’achat média
programmatique intégrant des
données ultraciblées et permettant
d’offrir au consommateur des expériences ultrapersonnalisées.
Du message publicitaire à visée
universelle… on passe ainsi à une
démarche marketing très pointue.
« Cette fois-ci, les annonceurs ont
mené une double réflexion : l’exigence
d’une transparence absolue de leur
agence tout au long du process ; et la
recherche de solutions médias combinant créativité, data et technologie »,
décrypte Arthur Sadoun, président
du directoire de Publicis Groupe.
Président de GroupM et de WPP
France, Mathieu Morgensztern
ne dit pas autre chose : « L’avance
de nos plates-formes technologiques et data, avec 7 milliards d’euros
investis au total ces dernières années,
a été l’une des raisons clefs du gain
du budget Mars. » n
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Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
ventes aux enchères publiques //
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75
VENTE aux enchères publiques, au Tribunal de PARIS, Parvis du Tribunal de
PARIS, à PARIS 17ème, le jeudi 27 septembre 2018 à 14h. - EN UN SEUL LOT
UN LOGEMENT de 2 pièces principales à PARIS 19ème
45 rue de Nantes
De 35,85 M², au 5 étage, comprenant : entrée, cuisine, 2 pièces, SdB avec WC et droit à l’usage
des WC communs sur le palier. UNE CAVE.
ème
Mise à Prix : 45.000 € - Occupé - (Consignation : 4.500 €)
S’adresser : - A Maître Thomas RONZEAU, avocat au barreau de Paris, membre
de la SCP RONZEAU et Associés avocats, 40 avenue Niel (75001) PARIS,
TEL. 01.30.30.34.34, dépositaire d’une copie du CCV - Au greffe du TGI de PARIS où le CCV est
déposé - Sur les lieux pour visiter le jeudi 20 septembre 2018 de 11h à 12h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 118135)
75
VENTE aux enchères publiques, le Jeudi 27 septembre 2018 à 14 H 00
au Tribunal de PARIS, Parvis du Tribunal de PARIS, à PARIS 17ème
UN APPARTEMENT à PARIS 18ème
11 passage du Mont Cenis
de 17,10 m². Bâtiment A, au 3ème étage, à droite de l’escalier, 1ère porte
à gauche, comprenant : pièce principale en entrant avec coin-cuisine, chambre,
salle d’eau avec w.-c. - Dans le bâtiment B, au sous-sol, UNE CAVE. Occupés
Vente aux enchères publiques, le Jeudi 4 octobre 2018 à 14 H 30
au TGI de NANTERRE, Extension du TGI, 6 rue Pablo-Neruda
92
93
UN PAVILLON sis à CLAMART (92)
48 rue Marie Fichet et 33 rue de la Bourcillière
Cadastré section BO nos 217 et 218 pour 03 a 44 ca, divisé en :
▶ UN APPARTEMENT indépendant avec accès par le 33 rue de la Bourcillière :
de 80,9 m² (hors terrasse de 23,3 m²),
au rez-de-chaussée surélevé, de 3 pièces principales - Loué
▶ UN APPARTEMENT indépendant avec accès par le 48 rue Marie Fichet :
de 109,86 m², élevé sur rez-de-chaussée face gauche et d’un étage,
de 3 pièces principales avec combles aménagés - Jardinet.
Semble libre de toute occupation et en cours de rénovation
MISE A PRIX : 200.000 Euros
Pour consulter le cahier des conditions de vente, s’adresser : Au Greffe du Juge
de l’Exécution du TGI de NANTERRE, de 9 H 30 à 11 H 30, où il a été déposé sous
la Référence Greffe 17/00184, à Maître Muriel DERIAT de la SCP BEAULIEU –
DERIAT - PISA & LEMOINE Avocat à RUEIL-MALMAISON (92), 11 place Jean Jaurès,
Tél. : 01 47 08 30 30, à la SOCIETE D’AVOCATS GUEDJ – HAAS-BIRI agissant par
Maître Emmanuelle GUEDJ, Avocat à EVRY (91), 505 place des Champs-Élysées,
Tél. : 01 60 87 41 00
VISITE sur place le Mercredi 26 septembre 2018 de 11 H 00 à 12 H 00
VISITE sur place le Mercredi 12 septembre 2018 de 10 H 00 à 11 H 00
VENTE aux enchères publiques, le Jeudi 27 septembre 2018 à 14 H 00
au Tribunal de PARIS, Parvis du Tribunal de PARIS, à PARIS 17ème
UN APPARTEMENT à PARIS 19ème
47 avenue Mathurin Moreau
de 94,25 m² (hors balcon). Bâtiment A, escalier B, au 2ème étage,
porte gauche en sortant de l’ascenseur, comprenant : entrée,
salon avec cuisine ouverte, 2 chambres, salle de douche, dégagement,
salle de bain avec w.-c., placards, balcon de 2,34 m²
Avec UNE CAVE et UN BOX DOUBLE - Occupé
MISE A PRIX : 300.000 Euros (outre les charges)
Pour consulter le cahier des conditions de vente, s’adresser au Greffe du Juge de
l’Exécution du TGI de PARIS, où il a été déposé sous la Référence Greffe 18/00088,
à Maître Laurence BRUGUIER-CRESPY, Avocat à PARIS 1er, 13 avenue de l’Opéra,
Tél. : 06 64 86 41 57
VISITE sur place le Mardi 18 septembre 2018 de 15 H 00 à 16 H 00
au 3ème étage du bâtiment D, donnant sur la façade Nord Est.
CAVE n° 15 au sous-sol, niveau 35,80.
Mise à Prix : 31.000 € - (Consignation : 3.100 €)
S’adresser : - A Maître Serge TACNET, avocat, 60 rue Jean Jaurès (94)
CHAMPIGNY SUR MARNE, Tél. 01.47.06.94.22 dépositaire d’une copie du CCV
- Au greffe du TGI de CRETEIL où le CCV est déposé - Sur les lieux où
une visite sera organisée.
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 118044)
enchères publiques au palais de justice de CRETEIL (94),
94 VENTEleaux
jeudi 27 septembre 2018 à 9h.30 - EN UN SEUL LOT
93
UN APPARTEMENT à VILLENEUVE SAINT GEORGES (94)
12 – 12 bis rue Pasteur et 13 avenue Valenton (Bât. A)
Mise à Prix : 26.000 € - (Consignation : 3.000 €)
VENTE aux enchères publiques le Mardi 25 septembre 2018 à 13 H 30
au TGI de BOBIGNY (93), 173 avenue Paul Vaillant-Couturier
93
93
UN APPARTEMENT au BLANC-MESNIL (93)
5 rue Marcel ème
Deboffe
75
4-8 avenue Anatole France et 11-13 avenue Léon Gourdault (Bât D)
comprenant - au sous-sol : cuisine ; au rez-de-chaussée : séjour, salle d’eau avec WC ; au
1er étage : deux chambres et dressing - La jouissance privative d’un JARDIN de 144 M²
CAVE et PARKING extérieur dans la cour.
MISE A PRIX : 15.000 Euros (outre les charges)
Pour consulter le cahier des conditions de vente, s’adresser au Greffe du Juge de
l’Exécution du TGI de PARIS, où il a été déposé sous la Référence Greffe 18/00099, à
Maître Eléonore DANIAULT, Avocat à PARIS 6ème, 116 boulevard Saint-Germain,
Tél. : 01 56 23 00 99
enchères publiques au palais de justice de CRETEIL (94),
94 VENTEleaux
jeudi 27 septembre 2018 à 9h.30 - EN UN SEUL LOT
93
UN APPARTEMENT de type 3 à CHOISY LE ROI (94)
de 71,80 m². Bâtiment A « SIDON », au 2 étage, à gauche par l’escalier A,
1ère porte à droite, comprenant : entrée, séjour avec cuisine ouverte,
3 chambres, couloir, salle de bain, w.-c., balcon.
Avec UN EMPLACEMENT A VOITURE couvert au sous-sol
Serait inoccupé (Voir précisions lors de la visite)
MISE A PRIX : 90.000 Euros (outre les charges)
(Caution bancaire ou chèque de banque : 9.000 Euros)
Pour consulter le cahier des conditions de vente, s’adresser : Au Greffe du Juge de
l’Exécution du TGI de BOBIGNY où il a été déposé sous la Référence Greffe 18/01861,
à Maître Anne SEVIN, SCP MARTINS - SEVIN, Avocat à VILLEMOMBLE (93), 9
bis avenue de la République, Tél. : 01 48 55 10 88, à Maître Frank MAISANT, SCP
MAISANT ASSOCIES, Avocat à PARIS 16ème, 16 rue Paul Valéry, Tél. : 01 53 81 50 21
VISITE sur place le Lundi 17 septembre 2018 de 14 H 30 à 15 H 30
94
93
VENTE aux Enchères Publiques sur Saisie Immobilière au T.G.I. de
CRETEIL rue Pasteur Vallery Radot - salle A, au Rdc - Bâtiment Nord,
le JEUDI 27 SEPTEMBRE 2018 À 9H30 - EN UN LOT
S’adresser : - A Maître Serge TACNET, avocat, 60 rue Jean Jaurès (94) CHAMPIGNY
SUR MARNE, Tél. 01.47.06.94.22 dépositaire d’une copie du CCV - Au greffe du TGI de
CRETEIL où le CCV est déposé - Sur les lieux où une visite sera organisée
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 118133)
94
93
VENTE aux enchères publiques, au palais de justice
de CRETEIL (94) le jeudi 27 septembre 2018 à 9h.30 EN UN LOT
UN APPARTEMENT à ORLY (94)
4 allée des Sports
Bât.A, Esc N4, au 1er étage, porte droite, comprenant : entrée, séjour, 4 chambres,
cuisine, SdE, WC, cabinet de toilette et dégagement. CAVE n°53 au sous-sol
GARAGE n°59 au 2ème sous-sol
Mise à Prix : 50.000 € - (Consignation : 5.000 €)
S’adresser - A Maître Laurent ABSIL, avocat, SELARL CARMINATI TRAN
TERMEAU, 10 place Salvador Allende (94) CRETEIL, Tél. 01.43.99.03.13, dépositaire
d’une copie du CCV - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de CRETEIL (2ème étage
de l’immeuble de grande hauteur) les lundi et mardi, de 9h.30 à 12h.30 et de 13h.30
à 17h. où le CCV est déposé - Pour visiter le jeudi 20 septembre 2018 de 9h à 10h.
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 118140)
UN APPARTEMENT à BONNEUIL-SUR-MARNE (94)
3 rue Michel Goutier
de 3 pièces (62 m2) - Bât. 14, au 5ème étage - escalier 3 porte gche compr. : entrée,
séjour, 2 chbres, cuisine, Sdb, WC, débarras, loggia et au sous-sol UNE CAVE.
75
Vente aux enchères publiques le Jeudi 4 octobre 2018 à 14 H 00
au Tribunal de PARIS, Parvis du Tribunal de PARIS, à PARIS 17ème
à PARIS 8ème – 47 rue de Courcelles
UN APPARTEMENT de 186,77 m² (hors balcon).
Au 3ème étage, porte face, comprenant : hall d’entrée, pièce principale avec cheminée,
salle à manger, bureau, grande chambre parentale avec placards et
salle de bain, 2 chambres (une avec salle d’eau et une avec placard-penderie),
antichambre (dressing), cuisine, office-chaufferie, salle de bain,
w.-c. avec lave-mains, salle d’eau avec w.-c., 3 couloirs et balcon filant de 6,15 m².
Avec une REMISE de 25,51 m² et une CAVE – INOCCUPE
Mise à Prix : 15 000 €
Consignation pour enchérir : Chèque de banque à l’ordre de Monsieur le Bâtonnier
Séquestre représentant 10 % du montant de la mise à prix avec un minimum de 3 000 €
S’adresser pour tous renseignements : Me M. GUILBERT, Avocat au Barreau du
VAL DE MARNE, 117 rue P.V. Couturier à VITRY-SUR-SEINE - T. 01.46.80.66.00.
CABINET CASSEL, Avocats au Barreau de PARIS, 84 rue d’Amsterdam 75009
PARIS - T: 01.44.70.60.19 de 9h à 12h. Au Greffe es Criées du TGI de CRETEIL
où le cahier des conditions de vente est déposé. www.ferrari.fr
Sur les lieux pour visiter le MARDI 18 SEPTEMBRE 2018 DE 9H À 11H.
MISE A PRIX : 2.000.000 Euros
Avec faculté de baisse du 1/4 puis du 1/3 en l’absence d’enchères
Pour consulter le cahier des charges et conditions de vente, s’adresser au Greffe
du Juge de l’Exécution du TGI de PARIS, où il a été déposé sous la RG 18/175,
à Maître Denis LANCEREAU, Avocat associé du Cabinet TOCQUEVILLE,
22 rue de Tocqueville, 75017 PARIS, Tél. : 01 56 33 26 26 (uniquement de 14 H à 16 H)
VISITE sur place le Jeudi 20 septembre 2018 de 11 H 00 à 12 H 00
91
93
VENTE aux enchères publiques au TGI d’EVRY (91),
le mercredi 26 septembre 2018 à 10h.30 - EN UN SEUL LOT
UN APPARTEMENT de 85,56 M² à GRIGNY (91)
2 rue Lavoisier (Bât. N3)
Au 14ème étage, en face à droite en sortant de l’ascenseur, comprenant : Entréecouloir, séjour, BALCON, 3 chambres, cuisine, SdB, WC, dressing, buanderie - CAVE
n°59 au sous-sol - PARKING n°52
Mise à Prix : 20.000 € - Occupé - (Consignation : 3.000 €)
S’adresser à - Maître Thierry-Xavier FLOQUET, avocat, membre de la SCP
FLOQUET & NOACHOVITCH, Immeuble Azur, 4 Bd de l’Europe (91) EVRY,
Tél. 01.60.79.39.45, dépositaire d’une copie du CCV – A Maître Nicolas TAVIEAUX
MORO, avocat, SELARL TAVIEAUX MORO - de LA SELLE, 6 rue de Madrid (75008)
PARIS, Tél. 01.47.20.17.48 - Au greffe du TGI d’EVRY, où le cahier des conditions de
vente est déposé et peut être consulté les lundi, mardi, jeudi et vendredi matin, de
9h. à 12h.- Sur les lieux pour visiter, le lundi 17 septembre 2018, à 11h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 117733)
LES MEILLEURES OPPORTUNITÉS AUX ENCHÈRES
Retrouvez le calendrier des prochaines ventes aux enchères
et consultez gratuitement les résultats ainsi que notre newsletter
sur le site
VLimmo.fr
PROCHAINES VENTES (extrait)
T. G. I. de PONTOISE (95)
l Audience du 4/09/2018 à 14H
LOCAL COMMERCIAL à SARCELLES (95200) - MISE À PRIX : 170 000 €
Ref VLimmo 117785
Maître SEMERIA
PAVILLON D’HABITATION à ARGENTEUIL (95100) - MISE À PRIX : 62 000 €
Ref VLimmo 117705
Maître BUISSON & ASSOCIES
LOCAL COMMERCIAL à SARCELLES (95200) - MISE À PRIX : 60 000 €
Ref VLimmo 117787
Maître SEMERIA
LOCAL COMMERCIAL à SARCELLES (95200) - MISE À PRIX : 60 000 €
Ref VLimmo 117786
Maître SEMERIA
APPARTEMENT à GOUSSAINVILLE (95190) - MISE À PRIX : 32 000 €
Ref VLimmo 117704
Maître BUISSON & ASSOCIES
T. G. I. de NANTERRE (92)
COMMUNIQUÉ
Des services en ligne pour gérer son bien en t
oute autonomie
Les bailleurs qui gèrent eux-mêmes leurs biens peuvent
désormais s’appuyer sur différents services en ligne. Ils y trouvent
divers outils et documents conformes à la règlementation pour
gagner du temps et assurer une bonne conformité à la loi.
Parmi ces services, beaucoup donnent accès aux documents qui
ponctuent la relation avec le locataire - contrats de bail à jour
avec la loi, notifications d’avis d’échéance ou de réévaluation des
loyers. Certains permettent d’éditer des quittances de loyer et
des courriers personnalisés. D’autres proposent des fonctions
de gestion, une assistance juridique et comptable, une aide au
contrôle du dossier locataire. Existe aussi l’intermédiaire en
ligne avec mandat de gestion qui permet au bailleur de compter
sur un tiers légalement responsable pour le versement et
l’encaissement des loyers.
Côté coûts, les services en ligne représentent quelques euros
par mois à près de 200 euros par an, à comparer à la commission
de cinq à six pourcents sur les loyers d’une agence classique. La
gestion locative en ligne permet donc de faire des économies.
Toutefois, cette gestion en autonomie exige du bailleur
disponibilité et réactivité pour entretenir de bonnes relations
avec ses locataires et répondre à leurs demandes. Les bailleurs
peu disponibles préfèreront les services d’une agence qui prend
tout en charge.
l Audience du 6/09/2018 à 14H30
APPARTEMENT à NANTERRE (92000) - MISE À PRIX : 130 000 €
Ref VLimmo 117652
Maître TURON
LOGEMENT à ISSY LES MOULINEAUX (92130) - MISE À PRIX : 55 000 €
Ref VLimmo 117634
Maître TURON
APPARTEMENT à VILLENEUVE LA GARENNE (92390) - MISE À PRIX : 50 000 €
Ref VLimmo 117490
Maître RANJARD-NORMAND
STUDIO à VANVES (92170) - MISE À PRIX : 36 000 €
Ref VLimmo 117628
Maître TOULLEC - CORDANI
APPARTEMENT à COLOMBES (92700) - MISE À PRIX : 30 000 €
Ref VLimmo 117773
Maître LE MAOÛT
APPARTEMENT à ASNIERES SUR SEINE (92600) - MISE À PRIX : 20 000 €
Ref VLimmo 117491
Maître RANJARD-NORMAND
T. G. I. de CRETEIL (94)
l Audience du 13/09/2018 à 9H30
APPARTEMENT EN DUPLEX à CRETEIL (94000) - MISE À PRIX : 200 000 €
Ref VLimmo 117440
Maître TACNET
APPARTEMENT ET UNE CAVE à CHARENTON (94220) - MISE À PRIX : 199 100 €
Ref VLimmo 117644
Maître RAIMON
APPARTEMENT DE 33,54 M² à VINCENNES (94300) - MISE À PRIX : 150 000 €
Ref VLimmo 117438
Maître LEIPP
PAVILLON à CHAMPIGNY SUR MARNE (94500) - MISE À PRIX : 50 000 €
Ref VLimmo 118018
Maître FRICAUDET
APPARTEMENT (3 P.) à LIMEIL BREVANNES (94450) - MISE À PRIX : 43 000 €
Ref VLimmo 117442
Maître TACNET
APPARTEMENT DE 4 PIECES à THIAIS (94320) - MISE À PRIX : 40 000 €
Ref VLimmo 117444
Maître TACNET
APPARTEMENT à CHENNEVIERES S/ MARNE (94430) - MISE À PRIX : 31 000 €
Ref VLimmo 117640
Maître TACNET
APPARTEMENT à VILLENEUVE ST GEORGES (94190) - MISE À PRIX : 25 000 €
Ref VLimmo 117654
Maître BEAUJARD
PAVILLON à VILLENEUVE SAINT GEORGES (94190) - MISE À PRIX : 22 000 €
Ref VLimmo 117443
Maître TACNET
APPARTEMENT à ALFORTVILLE (94140) - MISE À PRIX : 16 000 €
Maître SALOMONI - Ref VLimmo 117904
STUDIO DE 10,49 M² à CHAMPIGNY S/MARNE (94500) - MISE À PRIX : 15 000 €
Ref VLimmo 117435
Maître CROS
APPARTEMENT DE 4 PIECES à VITRY S/ SEINE (94400) - MISE À PRIX : 10 000 €
Ref VLimmo 117441
Maître TACNET
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 //
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
en
direct
Toulon étudie une
autoroute maritime
NOUVELLE-AQUITAINE La
PACA Des chefs d’entreprise et
préfecture des Pyrénées-Atlantiques a publié jeudi les résultats
d’un sondage en ligne effectué
entre le 25 juin et le 25 juillet sur
le projet de Nicolas Hulot d’introduire deux ourses dans les Pyrénées. Sur 6.000 participants
français, 88,9 % y sont favorables
(58,6 % dans les communes
concernées), et 8,9 % contre.
Shutterstock
PME
&REGIONS
Les ours soutenus
par les internautes
série d'été 5/10
la chambre de commerce du Var
(CCI) cherchent des solutions
pour rétablir une voie de transport du fret avec l’Italie. Pour
contourner l’engorgement dans
le nord de l’Italie créé par l’effondrement du viaduc de Gênes,
plusieurs dirigeants expliquent à
« Nice-Matin » envisager de
ressusciter le projet d’une auto-
route maritime sur le modèle du
« métro côtier » étudié dans les
années 1990, de la ligne ToulonLivourne exploitée 2 semaines
en 2000 suite au drame du tunnel du Mont-Blanc. Ou de
l’actuelle liaison Toulon-Turquie
gérée par l’armement turc U.N.
Ro-Ro. La compagnie Corsica
Ferries est aussi évoquée. Jacques Verdino, président des
affaires maritimes de la CCI
organisera une réunion à la
rentrée sur le sujet.
ITINÉRAIRES INSOLITES
Rail d’Ouessant : l’autoroute de la mer sous haute surveillance
Au large d’Ouessant se croisent
chaque jour plus de 150 cargos. Créé
en 1979, après l’« Amoco Cadiz » , ce
rail est surveillé par la Marine nationale. La peur d’une nouvelle marée
noire est omniprésente.
Stanislas Du Guerny
— Correspondant à Rennes
S
ur le port de commerce
de Brest, le navire de
secours en mer
l’« Abeille Bourbon »
est constamment en
veille. Quand la mer est calme,
l’« Ab eille B ourb on » attend
patiemment à quai, à deux pas de la
longue avenue bordée de bars et de
restaurants avec vue imprenable
sur la rade. A bord de ce navire de
80 mètres de long, les hommes
d’équipage ne cessent d’entretenir
moteurs et outils de sauvetage. « En
cas d’alerte, il lui faut un maximum
de quarante minutes pour appareiller », indique le capitaine de frégate Riaz Akhoune, le porte-parole
du préfet de la préfecture maritime
Atlantique à qui revient la responsabilité de déclencher les secours. Si
l’« Abeille Bourbon » comme son
pendant l’« Abeille Flandre » (basé
à Toulon) appartiennent au groupe
réunionnais Bourbon, ces deux
navires sont affrétés par la Marine
nationale. Quand la mer se
déchaîne en mer d’Iroise ou qu’un
navire signale une avarie, l’« Abeille
Bourbon » fait route vers Ouessant,
l’île sentinelle la plus occidentale de
Bretagne. « Qui voit Ouessant voit
son sang », a-t-on l’habitude d’entendre sur les pontons, sachant que
cette zone est qualifiée de « cap
Horn de l’Europe ».
Les éléments peuvent être dantesques en approche de cette île à
une quarantaine de kilomètres au
large de laquelle se croisent pourtant, sur le rail maritime, près de
150 cargos par jour. « 90 % des biens
consommés en Europe y transitent
par gros et moyen porteurs », continue Riaz Akhoune. Au plus fort des
tempêtes, les creux peuvent dépasser les 15 mètres. A ce niveau de
hauteur des vagues seulement
l’« Abeille Bourbon » peut sortir en
mer, s’approcher des navires en
perdition et tenter un sauvetage
souvent très périlleux !
Les risques de pollution,
d’échouage ou de perte de fret sont
permanents au niveau du rail. Il
faut à tout prix éviter que les navires
ne viennent se fracasser sur les
DATES CLEFS
1979 Création du rail d’Ouessant
en réponse à la catastrophe
de l’« Amoco Cadiz ».
2003 Modification du rail,
la circulation est centrée sur deux
voies, une montante située à
43 km du littoral et une descendante située à 61 km du littoral.
2019 Renouvellement de la
concession de remorquage.
L’appel d’offres est en cours.
La notification concernant l’opérateur sélectionné sera connue
à cette date.
Le nouveau remorqueur de haute mer français, l’Abeille Bourbon (à gauche), a notamment été conçu
pour prendre en charge des navires de plus en plus imposants. Photo Marine Nationale/AFP
impressionnantes roches qui bordent Ouessant mais aussi ses voisines de Molène et Sein. Depuis la
catastrophe de l’« Amoco Cadiz », le
16 mars 1978, qui a déversé sur les
côtes bretonnes 230.000 tonnes de
pétrole brut suite à son échouage
près du port de Portsall, une série de
mesures drastiques ont été adoptées par les autorités françaises. La
première a été celle de la création, le
1 er janvier 1979, du fameux rail
d’Ouessant qui régule la circulation
des navires sur une cinquantaine de
kilomètres de long.
Ils se croisent désormais de façon
très ordonnée grâce à deux voies de
circulation – montante et descendante — séparées par deux zones de
protection interdites à la navigation. Les chimiquiers, pétroliers et
autres navires transportant des
matières potentiellement dangereuses circulent sur la voie maritime située le plus au large. « Plus les
bateaux sont éloignés des côtes, plus
nous disposons de temps pour la
prise en charge et le sauvetage éventuel », dit encore Riaz Akhoune.
Pour les autres qui naviguent
plus près du littoral, il est aussi
indispensable, avant l’entrée dans
le rail, de se signaler au Cross – Centre régional opérationnel de sur-
Vals-les-Bains offre une cure de jouvence
à ses thermes
plus de curistes (5.000) au rez-dechaussée, où sont concentrés les
soins médicaux. Mais aussi de recevoir 80.000 entrées hors cure au
premier étage (contre 40.000
aujourd’hui). Une vingtaine de
créations d’emplois sont attendues,
et une cinquantaine d’emplois touristiques induits dans ce village de
3.600 habitants, où a jailli l’eau
bienfaisante en 1602 lors d’une crue
de la Volane.
AUVERGNERHÔNE-ALPES
La station veut doubler
sa fréquentation
d’ici à dix ans
avec une rénovation
de 12 millions d’euros
soutenue par la région
et l’Ademe.
Soutien de la région
Léa Delpont
— Correspondante à Lyon
L’histoire a commencé avec trois
baignoires dans une ferme, transformée en thermes en 1845. Et Vals
est devenue Vals-les-Bains en 1879,
incarnée par sa source « l’Intermittente », geyser qui jaillit toutes les
six heures dans le parc, jusqu’à
10 mètres de hauteur. Cet été, sans
interrompre la saison des cures, la
station ardéchoise démarre une
rénovation de l’établissement spécialisé dans le traitement du diabète
et des maladies du métabolisme,
grâce à ses eaux hautement bicarbonatées. Etalés jusqu’en 2020, les
travaux, d’un montant de 12 millions d’euros hors taxes vont permettre de doubler la surface tout en
redonnant du lustre au bâtiment
Les travaux vont permettre de doubler la surface tout en
redonnant du lustre au bâtiment. Photo Studio l’Oiseau vert
traité dans une architecture bois et
basalte, en référence aux orgues
volcaniques ardéchoises. Le projet
bénéficie de 20 % de subventions de
la région, dans le cadre d’un plan de
20 millions d’euros qui profite à
14 autres sites. Son président, Laurent Wauquiez, veut faire d’Auvergne-Rhône-Alpes « la première destination thermale française ». Les
thermes, déjà récompensés par un
prix national des Certifications
d’économie d’énergie, profitent de
cette modernisation pour innover
encore dans ce domaine : une
pompe à chaleur financée par
l’Ademe permettra de récupérer les
calories de l’eau chauffée pour les
bains – car elle ne sort de terre qu’à
15 degrés.
Selon le syndicat intercommunal
Sithere, qui porte le développement
du thermalisme en Ardèche, la fréquentation des trois stations départementales (avec Meyras et SaintLaurent) a connu près de 30 % de
croissance depuis 2005, contre 10 %
en moyenne nationale, ainsi que
l’apparition d’un significatif tourisme bien-être à Vals. L’agrandissement du centre doit permettre
d’accueillir d’ici à dix ans deux fois
L’eau minérale naturellement
gazeuse de Vals a d’abord été appréciée à la table des rois de France,
avant de connaître un développement industriel : l’activité d’embouteillage sous la marque Vals est propriété d u gro u p e C ri s t al l i ne
(40 millions de cols), qui partage
avec le Syndicat intercommunal la
gestion de la ressource. Ensemble,
ils ont porté la démarche de reconnaissance d’intérêt public, aboutie
en 2012 : « Elle permet de protéger le
périmètre et de réguler les usages
d’une quarantaine de sources, dont
une trentaine dédiées à l’activité thermale », précise Jean-François Terrisse, directeur du Sithere. Depuis
quatre cents ans, la qualité et le
débit de l’eau, environ 15 m3 par
heure, sont restés inchangés. n
veillance et des sauvetages — de
Corsen, dont la cinquantaine de
militaires installés à Plouarzel, près
de Brest, mais aussi sur Ouessant,
veillent jour et nuit.
Embarcations pistées
Grâce au puissant radar du Stiff qui
domine l’île d’Ouessant et des systèmes satellitaires comme l’AIS
(Automatic Identification System)
qui permet de connaître le nom et le
positionnement de tous les
bateaux, les embarcations sont pistées en temps réel. Tout contrevenant qui sort du rail peut-être
remorqué, sur décision du préfet
maritime, dans un port d’abri et
sera ensuite sanctionné. En janvier
dernier, 6 porte-conteneurs souhaitaient emprunter la voie nautique la
plus proche du littoral considérant
que la difficile météo rendait compliquée la navigation plus au large.
Le préfet s’étant fait très menaçant, les contrevenants ont fait
route dans le respect de la réglementation. Elle est payante puisque
le nombre d’inter ventions
d’urgence ne cesse de se réduire. Il
était de 6 en 2014, 4 en 2015 et seulement 2 en 2016. Mais les militaires
croisent les doigts, car « le risque
zéro n’existe pas »... surtout sur une
mer déchaînée ! n
5 RETROUVEZ LUNDI
Dans le Centre, les demeures
d’écrivain à livre ouvert
Sacré Willy agrandit
son atelier de production
de produits laitiers
PACA
La PME familiale
a investi 3 millions
d’euros dans
de nouvelles machines pour fabriquer
sa crème au four.
Mettre sur la table 3 millions
d’euros lorsqu’on réalise un
chiffre d’affaires de 2,3 millions,
l’affaire n’est pas simple. Martin
Guinchard, patron de la PME
familiale Sacré Willy, spécialisée dans la fabrication de produits laitiers transformés, vient
d’agrandir son atelier de fabrication situé à Tallard (HautesAlpes) de 100 mètres carrés à
600 mètres carrés. Objectif,
passer de 2 à 9 millions de pots
de crème au four fabriqués par
an dès cette année.
Déjà, la PME avait consacré
1,3 million d’euros pour se doter
de machines dédiées à la transformation de produits laitiers.
Un investissement qui lui permet de créer une unité de conditionnement composée de plusieurs cuves afin de travailler de
façon plus moderne. La marque Sacré Willy surfe sur la
mode des desserts naturels qui
r a p p e l l e n t l e s s o u ve n i r s
d’enfance. Elle produit des crèmes au four, du riz au lait, des
fromages blancs, mettant en
avant des produits et ingrédients naturels (vanille, riz
camarguais, lait de montagne). « Le business model est
basé sur la valorisation de produits transformés. Sacré Willy
maîtrise toute la chaîne de
valeur : sélection des meilleurs
laits et des fournisseurs, producteurs éthiques », affirme le
directeur général.
Les producteurs de lait sont
choisis avec soin, une dizaine
répondant à un cahier des charges précis. Ils se situent à moins
de 25 kilomètres de l’atelier de
fabrication, leur troupeau ne
dépasse pas 25 à 30 vaches
et broute de l’herbe fraîche en
pâturage. La recette fonctionne
et la marque, présente
dans 300 magasins de proximité en région parisienne, a
gagné en avril dernier
150 supermarchés et hypermarchés supplémentaires.
Réalisant 2,3 millions d’euros
de chiffre d’affaires, l’entreprise
s’est fixé pour but de passer la
barre des 5 millions d’euros à
l’horizon 2020. — G. Ba.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 19
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
FINANCE
&MARCHES
L’ARGENT NE FAIT PLUS
RECETTE
Comme l’or, le métal pâtit de la
hausse du dollar, mais aussi de la
politique de remontée des taux de
la Fed. Et le désamour pour
l’argent atteint des proportions
rarement vues. Les cours sont au
plus bas depuis 2008, alors que
selon Bloomberg, les prix du métal
reculent sans discontinuer depuis
dix semaines. Une première depuis
que l’agence enregistre les cours
de l’argent, c’est-à-dire depuis 1950.
les
indices
La guerre commerciale ouverte
par Trump menace les fusions
l Sur fond de protectionnisme,
les échecs de fusions-acquisitions ont
franchi depuis le début de l’année leur
deuxième plus haut niveau en dix ans.
l La guerre commerciale engagée par
Donald Trump freine les élans expansionnistes des grands industriels.
M&A
Anne Drif
@anndrif
La guerre commerciale déclenchée
par Donald Trump commence à
déstabiliser les élans expansionnistes des grands industriels. Selon
Thomson Reuters, les échecs de
fusions-acquisitions ont franchi cet
été un deuxième plus haut en dix ans
dans le monde, à 553 milliards de
dollars depuis janvier. « Les dirigeants sont de plus en plus préoccupés
par le temps et la complexité nécessaires pour obtenir des approbations aux
grandes transactions transformantes.
Les litiges commerciaux et les politiques industrielles ont un effet disproportionné sur les grands deals, estime
Hernan Cristerna, coresponsable
mondial des fusions-acquisitions de
JP Morgan. Nos clients restent résolus
à conduire des transactions, mais la
tension commerciale est clairement
une tendance négative qui affectera les
fusions, à moins que celle-ci ne soit
rapidement résolue », ajoute-t-il.
« Course à l’armement »
En plein bras de fer avec le président
des Etats-Unis, les autorités chinoises ont refusé fin juillet d’avaliser
l’acquisition du fabricant de semiconducteurs néerlandais NXP par
l’américain Qualcomm p our
44 milliards de dollars. Une réplique au rejet quelques mois plus tôt
par Donald Trump de l’offre à
117 milliards de dollars du singapourien Broadcom sur l’américain
Qualcomm, au nom de la « sécurité
nationale ». L’annonce du transfert
de domiciliation, de Singapour vers
la Californie, du géant des puces
électroniques, n’y a rien changé.
Dans les tensions actuelles, « il
n’est pas étonnant de voir les autorités
chinoises bloquer une acquisition
comme celle de Qualcomm sur NXP
alors qu’aucune de ces activités n’est
chinoise, juge Mark Phelps, responsable chez le gérant d’actifs améri-
« Les dirigeants sont
de plus en plus
préoccupés
par le temps
et la complexité
nécessaires pour
obtenir des
approbations aux
grandes transactions
transformantes. »
HERNAN CRISTERNA
Coresponsable mondial
des fusions-acquisitions
de JP Morgan
cain Alliance Bernstein. Cette “course
à l’armement” dans les processus
d’approbation des fusions-acquisitions a de forte chance de réduire l’activité des deals transfrontaliers tant que
les règles ne sont pas clarifiées ».
Les méga-deals dans la tech ne
sont pas les seuls visés. Mi-août,
dans l’assurance, c’est le chinois
Oceanwide qui s’était vu contraint
de reporter pour la sixième fois sa
fusion à 2,7 milliards de dollars avec
l’américain Genworth, annoncée fin
2016. Tandis qu’Alibaba a dû renoncer à MoneyGram. Premiers visés
par le président américain, les groupes chinois en ont ainsi été réduits à
signer seulement 2 milliards
d’acquisitions depuis janvier aux
Etats-Unis, un plus bas depuis 2012.
Une opportunité
pour l’Europe
L’Europe, qui bénéficie depuis fin
juillet d’un certain « armistice »
avec le président américain, profite
des dissensions sino-américaines.
« A l’instar du Brexit, c’est une
opportunité exceptionnelle pour les
groupes européens de tirer parti des
appétits étrangers », considère Eric
Lasry, associé de Baker McKenzie.
Depuis janvier, les acquisitions des
Etats-Unis vers l’Europe ont atteint
leur plus haut en dix ans à
155,9 milliards de dollars. Idem
pour les rachats européens outreAtlantique, qui ont franchi un pic à
166,5 milliards de dollars.
Mais la corde est raide. Bruxelles
vient de donner son aval à la création du plus gros groupe de chimie
mondial avec la fusion à 68 milliards d’euros de l’allemand Linde et
de l’américain Praxair, mais les
Etats-Unis menacent l’opération.
Les deux partenaires ont d’ores et
déjà annoncé que, s’ils devaient
céder plus de 3,7 milliards d’euros
de chiffre d’affaires pour des raisons de concurrence, ils abandonneraient. Atos, qui a annoncé fin
juillet le rachat pour 3,4 milliards
de dollars de l’américain Syntel, a
également vu son cours chuter sur
fond, entre autres, d’inquiétudes
sur les visas octroyés par les EtatsUnis à des salariés en Inde.
Comme les Etats-Unis, ces tensions protectionnistes poussent la
Chine dans les bras de l’Europe. Le
montant des rachats par l’empire du
Milieu sur le Vieux Continent a franchi un plus haut historique depuis
janvier, à 46,5 milliards de dollars.
Mais les relations sont là aussi tendues, après que l’Allemagne et le
Royaume-Uni ont nettement durci
le ton. Les marchés, juges de paix
des grandes transactions de M&A,
sont, eux, dans l’expectative. « Les
investisseurs resteront probablement
sceptiques à l’égard des fusions jusqu’à ce que des accords réglementaires sur des fusions soient octroyés »,
indique Mark Phelps. n
Partout, les Etats
serrent la vis
Washington ne cache pas
ses ambitions de contrôle
extraterritorial. Londres et
Berlin veulent eux aussi
durcir leurs dispositifs.
Paris est entre deux eaux.
Le 13 août, Donald Trump a durci
d’un cran supplémentaire le contrôle aux frontières des acquéreurs
étrangers. Le président américain a
mis la dernière main au FIRRMA
(« Foreign Investment Risk Review
Modernization Act »), le dispositif
d’inspection des rachats menés par
des investisseurs internationaux
inscrit à son programme de
défense. La nouvelle mouture renforce considérablement le pouvoir
de son organe de supervision, le
CFIUS (« Committee on Foreign
Investment in the United States »),
déjà l’un des plus durs au monde
avec la Chine. Ces mesures de contrôle, qui entreront en vigueur dans
dix-huit mois, et visent en première
ligne les groupes chinois, lui donnent le pouvoir d’identifier toute
forme d’opération qui s’assimile à
des tentatives rampantes de prise
de contrôle de sociétés américaines
par des Etats tiers, au travers de
faux nez privés.
Arsenal juridique
Le CFIUS aura mandat pour examiner toutes les prises de participations dormantes ou minoritaires et
les transactions immobilières (sensibles notamment quand elles se
situent à proximité d’installations
d’Etat). Surtout, il aura pour mission de développer des coopérations avec des Etats étrangers alliés
pour contrôler toute opération qui
porterait atteinte à la sécurité nationale américaine, même en dehors
de son sol. « En d’autres termes, il a
désormais officiellement une mission extraterritoriale, un pouvoir
qu’il exerçait jusque-là de façon
opportuniste comme lors de la vente
d’Aixtron en Allemagne en 2016 lors
de laquelle il avait alerté le gouvernement allemand », analyse le spécialiste Pascal Dupeyrat.
Mais les Etats-Unis ne sont pas
seuls. Fin juillet, le Royaume-Uni,
malgré son besoin d’attirer les investisseurs étrangers avec le Brexit, a
publié une proposition visant à durcir à son tour les contrôles d’acquisitions stratégiques face à la
Chine. Quant à l’Allemagne, traumatisée par l’OPA d’un chinois sur son
fleuron de l’innovation robotique
Kuka, elle vient cet été de rejeter
deux transactions et d’annoncer vouloir encore durcir son dispositif. Elle l’avait déjà resserré en 2017.
Berlin bloque
deux opérations
La France, elle, se retrouve au
milieu du gué. Alors qu’en début
d’année, Bruno Le Maire avait crié
au « pillage » organisé par des
acquéreurs chinois en France et
annoncé un renforcement du contrôle des acquisitions étrangères,
sa réforme est en attente. La loi
Pacte, qui comprend des mesures
Le président américain, Donald Trump, a retoqué un rapprochement entre Broadcom et Qualcomm au titre de la sécurité nationale.
Photo Mandel Ngan/AFP
visant à durcir les sanctions à
l’égard d’acquéreurs ne respectant
pas certains engagements, doit
encore être examinée au Parlement. La principale annonce,
visant à élargir le nombre de secteurs soumis aux contrôles
à l’intelligence artificielle, au spatial, au stockage des données ou
encore aux semi-conducteurs, doit,
elle, faire l’objet d’un décret après
l’adoption de cette loi. Enfin, Bercy
a surpris cet été en n’examinant pas
la vente au chinois Tsinghua du
fournisseur de circuits pour cartes
à puce Linxens pour 2,2 milliards
d’euros. Une entreprise jugée « non
stratégique », dit le ministère, alors
que ce secteur est dans le viseur de
grandes autorités de contrôle dans
le monde face aux appétits de
l’empire du Milieu. La Chine, tout
en ouvrant davantage leur marché,
a contre-réagi en renforçant les
contrôles des acquéreurs étrangers… — A. D.
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
Performance
1 an
310,12
217,75
354,64
65,80
21/08/2018
22/08/2018
21/08/2018
21/08/2018
12,53
4,35
-2,47
-0,99
22,56
17,36
3,32
-0,14
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
1 allée Louis Lichou - 29480 Le Relecq-Kerhuon
Service Relations Clientèle : N° Cristal 09.69.32.88.32 (appel non surtaxé)
contact@federal-finance.fr
www.federal-finance.fr
Federal Indiciel US (FR0000988057)
Federal Indiciel Japon (FR0000987968)
Federal APAL (FR0000987950)
Federal Croissance P (FR0000987703)
275,59
208,68
363,61
66,46
48,36
27,24
31,31
1,48
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
La Grèce se lance à la reconquête
des investisseurs internationaux
l Les gérants estiment que le risque de défaut a disparu pour les cinq
prochaines années.
l Mais la faible note de crédit du pays empêche de grands investisseurs
d’acheter des titres grecs.
DETTE
Rémy Poncet
Six ans après ce qui fut le plus
gros défaut de paiement de l’histoire, la Grèce doit convaincre
qu’elle est redevenue un emprunteur comme un autre. Le pays,
dont le plan de sauvetage vient de
s’achever, ne va désormais plus
compter que sur les marchés
pour se financer. La détente des
taux grecs – le taux à 10 ans est
passé sous 5 % cette année, contre 37 % en 2012 – montre que la
c o n f i a n c e d e s i nve s t i s s e u r s
revient.
Le responsable des investissements obligataires de JPMorgan
AM a récemment affirmé qu’il
achèterait « certainement » de la
dette grecque. « C’est un bon placement pour ceux qui pensent que
l’aversion au risque restera limitée
au niveau mondial et que les problèmes de l’Italie n’entraîneront pas de
contagion », estiment les analystes
de la Société Générale. Olivier de
Larouzière, chez Ostrum, relève
que la liquidité revient peu à peu
sur ce marché. « Nous regardons de
nouveau les titres grecs depuis quelques mois », confie le gérant. « Les
obligations offrent un rendement
intéressant. » Le rendement est en
effet douze fois supérieur à celui de
l’Allemagne. Et en 2017, la performance des obligations helléniques
à 10 ans a été de 30 % !
Maturité allongée
« Le risque de défaut au cours des
prochaines années est quasi nul grâce
au coussin de liquidités et à l’excédent
p r i m a i re » , s o u l i g n e Jo s e p h
Mouawad, chez Carmignac, qui a
pris une position sur la dette grecque à la fin 2017.
Cette analyse est très largement
partagée par les professionnels,
même s’ils sont sceptiques sur la
soutenabilité de la dette à long
terme. Selon Standard & Poor’s, le
pays a de quoi tenir sans emprunter jusqu’en 2022. En outre, suite
aux accords signés avec ses créanciers officiels, Athènes a nettement allongé la maturité de sa
dette et verra ses premiers gros
remboursements intervenir dans
vingt ans.
Un autre facteur explique l’intérêt du marché. « L’échange d’obliga-
tions effectué en novembre a représenté un tournant », assure Joseph
Mouawad. « Cette opération a amélioré la visibilité et la liquidité de la
dette et permis à la Grèce de s’ouvrir à
plus d’investisseurs. »
Le gouvernement a fortement
réduit le nombre de souches en circulation. Il est aussi en train de
créer des titres de référence sur les
maturités clefs. Après avoir placé
des obligations à 5 ans et 7 ans, il
attend le moment opportun pour
émettre à 10 ans, LA maturité de
référence pour un Etat. « Cela symboliserait vraiment le retour à la normale », note le gérant. La Grèce, qui
avait pris rendez-vous avec des
investisseurs internationaux cet
été, a choisi de reporter cette émission en raison de l’agitation des
marchés. Athènes aurait concédé
un coupon trop élevé.
Absente de tous les indices
Le vrai défi consiste surtout à rétablir le lien avec tous les investisseurs. Les fonds spéculatifs figurent encore parmi les premiers
détenteurs privés de dette grecque selon Reuters. Les hedge
funds avaient accaparé environ
un tiers des titres émis lors des
émissions de 2014 et 2017. Athènes voudrait compter sur des
créanciers plus stables, qui
détiennent la dette jusqu’à maturité. Problème : la note de crédit
de la Grèce est toujours inférieure
de trois à six crans à la catégorie
« investissement », qui permet
aux titres d’être inclus dans des
indices utilisés par les fonds
d’investissement. Bien que les
relèvements se soient succédé ces
derniers mois, il faudra sans
doute des années pour y arriver.
Réintégrer un indice obligataire
mondial, en particulier celui des
pays développés, permettrait d’attirer les capitaux des fonds indiciels
cotés et des autres fonds de gestion
passive. « La Grèce a toujours une
connotation négative dans la
mémoire des investisseurs, elle n’est
dans aucun indice et reste dans le bas
du tableau en période de turbulences
sur les marchés européens. Pour ces
raisons, les fonds souverains et un
certain nombre d’assureurs se tiennent à l’écart », rappelle Joseph
Mouawad. Un autre grand intervenant de marché n’achète pas les
titres : la BCE. n
Trois fonds qui y croient
Japonica
le justicier
KKR
le redresseur
Carmignac
l’optimiste
Le fonds américain Japonica est
inconnu de tous. Il serait pourtant
le plus grand créancier privé
de la Grèce. Il s’est fait connaître en 2013
en proposant d’acheter pour 2,9 milliards d’euros d’obligations grecques
à prix cassés. Depuis, par la voix de son
fondateur et dirigeant, Paul Kazarian,
Japonica multiplie les campagnes d’activisme. Son objectif : faire changer les
règles comptables appliquées au calcul
de la dette grecque pour restaurer
la confiance des marchés et, par là,
la valeur des titres qu’il détient.
« Il est temps d’en finir avec le statu quo
comptable anachronique et économiquement irrationnel qui nous empêche
de montrer que la Grèce mérite un A +
[en note de crédit]. » Le fonds a fait du
FMI son ennemi juré, jusqu’à accuser
l’institution de financer la dérive de ses
dépenses administratives en donnant
une image dégradée de la situation
budgétaire de la Grèce. n
Le célèbre fonds de capital-investissement
a créé en 2014 Pillarstone afin d’investir
dans des entreprises italiennes présentant
un risque de crédit. En 2017, la plateforme a obtenu l’aval de la banque centrale de Grèce afin d’y étendre ses opérations. Avec deux des principales banques
du pays, Eurobank et Alpha Bank, KKR
Pillarstone a injecté 40 millions d’euros
dans Famar, une entreprise pharmaceutique grevée d’une dette
de 150 millions d’euros. Cette opération
a suscité l’intérêt des autres banques
grecques, poussées par le régulateur
à réduire leur exposition aux créances
douteuses, et celui de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, qui y voit un moyen d’asseoir
la reprise économique. Fin juillet dernier,
KKR a signé son second accord avec les
quatre grandes banques du pays pour la
reprise de Notos Com Holdings, distributeur qui doit lui aussi 150 millions d’euros
aux créditeurs domestiques. n
La société de la place Vendôme croit
en la normalisation du marché obligataire
grec. Joseph Mouawad, gérant d’un fonds
émergent, l’affirme : « Tous les fonds
Carmignac ayant une poche obligataire sont
exposés à la Grèce. » La firme d’Edouard
Carmignac est intervenue l’an dernier
sur le marché secondaire, en rachetant
des blocs d’obligations issues de la restructuration de 2012, puis en
les échangeant contre de nouveaux titres
en novembre 2017, et sur le marché
primaire lors de l’émission de février
dernier. Pour Joseph Mouawad, la dette
grecque est une « dette d’equity », sorte
d’hybride entre dette et capital, car
sa maturité est très élevée. « Le vrai risque
n’est pas celui d’une nouvelle faillite à court
et moyen terme, c’est d’abord un risque
européen...ou plus précisément italien. »
L’Italie, avec son nouveau gouvernement,
est devenu le talon d’Achille de la zone
euro. C’est de là que peuvent venir les
tensions de marché. n
La Bourse d’Athènes,
l’autre victime de la crise
La place boursière grecque
a perdu presque trois quarts
de sa valeur depuis 2009,
sans amélioration en vue.
Si les taux grecs ont retrouvé leur
niveau d’avant-crise, la Bourse est
loin de s’être remise. Depuis la fin
2009, la capitalisation boursière
grecque a fondu de presque 70 % et
l’indice Athex Composite a effacé
tous les gains réalisés depuis le
début des années 1990. Pendant
huit ans, l’évolution du marché
actions a suivi la dégradation de la
situation du pays.
Symbole de ce déclin, en 2013, la
Bourse d’Athènes a été exclue de
l’indice MSCI des marchés développés et a intégré celui des marchés
émergents. L’indice Athex a perdu
20 % les douze mois suivants.
L’effondrement des valeurs boursières grecques s’explique en bonne
partie par la déliquescence du secteur bancaire. Grevées par le poids
très élevé de créances douteuses, les
banques ont vu les investisseurs les
délaisser à mesure que leurs revenus déclinaient. La capitalisation de
la Banque Nationale de Grèce, la
première du pays avant la crise, a
fondu depuis octobre 2009, passant
de 15 à 2,15 milliards d’euros. Les
autres banques, avec lesquelles elle
pesait plus de 43 % de l’indice Athex
Composite en 2009, ont connu un
sort similaire : leur poids dans
l’indice a été divisé par deux.
Le fléau des créances douteuses
est toujours la principale source de
préoccupation du secteur bancaire.
En février dernier, la présidente du
conseil de supervision de la Banque
centrale européenne, Danièle
Nouy, a exhorté les banques du pays
à faire « mieux et plus vite » pour
réduire leurs émissions de créances
douteuses, une « priorité absolue »
alors que 48,5 % des prêts consentis
par les banques du pays seraient
« non performants », selon la banque centrale grecque.
Ce problème est intimement lié à
la détérioration du climat des affaires, qui a poussé certaines des plus
grandes valeurs vers d’autres places
boursières. L’exemple le plus marquant est celui de Coca-Cola Hellenic Bottling Company. L’embouteilleur, qui pesait presque le quart
de l’indice Athex, a annoncé en 2012
le déplacement de son siège en
Suisse et son entrée à la Bourse de
Londres. Ce départ était symbolique
de la décomposition d’un marché
boursier dont la capitalisation totale
était déjà réduite au cinquième de
son niveau d’avant-crise, mais également de l’influence néfaste des
dégradations de la note de la dette
publique grecque sur des entreprises par ailleurs en bonne santé.
La plaie des entreprises
zombies
Plus largement, la place grecque,
comme le tissu économique du
pays, est confrontée au phénomène
des entreprises dites « zombies ».
Ces entreprises, dont l’activité économique est inexistante ou ne suffit
plus à les maintenir en vie, survivent en captant des sources de
financement qui pourraient servir
à d’autres firmes. Selon l’OCDE,
16 % des entreprises grecques
étaient zombies en 2013, pour 18 %
de l’emploi. Mais, surtout, ces entreprises ont absorbé, la même année,
28 % du capital. La rationalisation
du cadre des faillites par Athènes,
réforme nécessaire au retour de la
confiance sur les marchés, a été
jugée insuffisante par le FMI.
— R. Po.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 21
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
Les banques centrales
gardent le cap
malgré les tensions
POLITIQUE
MONÉTAIRE
Guillaume Benoit
@gb_eco
avec Etienne Goetz
@etiennegoetz
C’est une édition particulière du
symposium annuel des banques
centrales qui s’est ouverte ce jeudi à
Jackson Hole. D’abord parce qu’il
s’agit de la première à laquelle participera Jerome Powell en tant que
président de la Réserve fédérale
américaine. Contrairement à l’an
dernier, ni le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, ni
aucun membre du directoire de la
Banque centrale européenne (BCE)
ne seront présents. Mais surtout
parce que le contexte est de plus en
plus tendu, sur fond de guerre commerciale, de regain de tensions
géopolitiques et de pressions de la
Maison-Blanche.
La Fed et la BCE vont devoir tenir
le cap monétaire qu’elles ont fixé.
Le plus exp osé est sûrement
Jerome Powell, qui a subi les feux
directs de Donald Trump. Le président s’est dit « peu emballé » par la
politique de hausse des taux menée
outre-Atlantique et a réclamé l’aide
de la Fed alors qu’il négocie « très
durement avec d’autres nations ».
Une entorse inédite à l’indépendance de l’institution.
La Fed résiste
Face à la pression, la Fed tient bon.
Un nouveau tour de vis monétaire
paraît imminent pour éviter une
surchauffe de l’économie américaine et un emballement de l’inflation. Le compte rendu de la dernière réunion confirme cette
perspective. Jeudi, la présidente de
la Fed de Kansas City – qui organise
le symposium – a réaffirmé qu’il y
aurait probablement deux hausses
d’ici à la fin de l’année. En revanche,
les effets de la guerre commerciale
suscitent plus d’inquiétudes. Les
membres de la Fed y voient un risque important pour l’activité économique, mais aussi « un défi pour
la politique monétaire ». Une préoccupation partagée par la BCE. « Les
tensions pourraient déboucher sur
un recul plus généralisé de la confiance des acteurs de l’économie
mondiale, au-delà des conséquences
directes de l’imposition de tarifs
douaniers », lit-on dans les minutes
de la dernière réunion de l’institution européenne, dévoilées jeudi.
Pas plus qu’à Washington, on
n’envisage à Francfort d’infléchir la
voie tracée depuis plusieurs mois.
Les membres du conseil de gouverneurs estiment que l’économie
européenne est sur de bons rails et
que les perspectives d’inflation
sont encourageantes, même en isolant les effets d’une hausse du
pétrole. Autre satisfaction, les marchés gardent leur confiance dans la
capacité de la BCE à mener à bien sa
politique de resserrement moné-
Crédit Andrew Caballero-Reynolds/AFP
l Le symposium de Jackson Hole, qui réunit banquiers
centraux et économistes, s’ouvre dans un contexte tendu.
l La Fed et la BCE entendent poursuivre le cap monétaire.
Jerome Powell va devoir défendre l’indépendance de la Fed face aux pressions de Donald Trump.
taire. Même dans le contexte de
crise de la dette italienne.
Tout en gardant une certaine
flexibilité, la BCE devrait confirmer
officiellement l’arrêt en décembre
de son programme d’achat d’actifs.
Jens Weidmann, gouverneur de la
Bundesbank, l’a rappelé jeudi. « Il
est temps de sortir de la politique
monétaire très accommodante et des
mesures non conventionnelles. »
(
L’éditorial
de Jean-Marc Vittori
Page 6
La Russie joue son son va-tout pour défendre le rouble
La Banque de Russie stoppe
l’achat de devises étrangères pour défendre le rouble.
Celui-ci est au plus bas
depuis deux ans.
Pierrick Fay
@pierrickfay
C’est inédit par son ampleur. La Banque de Russie (CBR) arrête de vendre du rouble pour acheter du dollar
et de l’euro. Et ce jusqu’à la fin septembre. Elle entend ainsi réduire la
pression sur sa devise, tombée au
plus bas depuis deux ans, sur fond
de crainte de nouvelles sanctions
américaines. « Cette décision a été
prise afin d’augmenter la prédictibilité de l’action des autorités monétaires et pour réduire la volatilité sur les
Maurice PICARD - Ludivine SAPIN
Administrateurs Judiciaires
marchés financiers », justifie l’institution. Elle avait déjà suspendu,
durant six jours, ses transactions
début août, en pleine crise turque,
mais l’interruption n’avait jamais
été aussi longue. « La décision de la
banque centrale est clairement positive pour le rouble », a réagi un économiste du Credit Suisse, cité par
Reuters. « Elle va aider le rouble à se
stabiliser, alors que sa faiblesse risquait d’affecter sérieusement sa politique monétaire. » De fait, le rouble
était l’une des rares devises émergentes à résister à la hausse du dollar jeudi. Mais à 68,1 roubles pour un
dollar, il perd encore 15,5 % depuis le
début de l’année.
Car la situation est grave pour
Moscou, qui vient de revoir à la
baisse ses prévisions de croissance
APPEL D’OFFRES EN
REDRESSEMENT JUDICIAIRE
RECHERCHE D’OFFRE(S) DE CESSION
( art .L 631-13 du Code de Commerce)
SAS NFM TECHNOLOGIES (69100)
Activité : Conception et fabrication de tunneliers sur mesure de 5 à 18 mètres
de diamètre capables d’évoluer dans toutes conditions géologiques.
Prestation complète pour l’utilisation de ses machines (transport,
montage sur site, mise en service, assistance technique,
maintenance et pilotage des machines).
pour 2018, à 1,8 % contre 1,9 %, en
raison des turbulences et d’une
hausse des sorties de capitaux. En
juin, la CBR avait augmenté de 18 à
30 milliards ses anticipations de
La baisse du rouble
pourrait également
réveiller l’inflation.
sorties nettes de capitaux cette
année. La baisse du rouble pourrait
aussi réveiller l’inflation, retombée
en juin à 2,3 %. Le gouvernement
attend à présent une inflation de
3,4 % à la fin de cette année. Avec le
risque de stopper la politique de
baisse des taux entamée en 2015
pour sortir le pays de la récession
Chiffre d’affaires 2016 : 65 707 K €
Chiffre d’affaires 2017 : 71 382 K €
Chiffre d’affaires 2018(5 mois) : 10 909K €
Le stock de dette détenue
par les non-résidents
a fondu de plus
de 38 milliards d’euros
en juin. Un record.
L’inquiétude des investisseurs
étrangers envers l’Italie se traduit
par d’importantes sorties de capitaux. Les ventes nettes d’obligations
italiennes (d’Etat et d’entreprises)
par les non-résidents ont atteint
38,2 milliards d’euros en juin. Un
chiffre bien supérieur aux ventes
nettes de mai qui, à 33,7 milliards
d’euros, représentaient déjà un
record, selon des chiffres publiés
par la Banque centrale européenne.
Le marché obligataire italien est
victime de l’incertitude qui plane
sur les négociations du premier
budget de la coalition gouvernementale formée en mai par les partis
populistes de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles. Le budget, dont un
aperçu doit être publié mi-octobre,
pourrait présenter des hausses de
dépenses qui empêcheraient Rome
d’atteindre ses objectifs.
Sur les marchés, le taux à 10 ans
est repassé au-dessus de 3 %, proche des niveaux observés fin mai
lors de la formation de la coalition.
Selon UniCredit, 85 % de la baisse
du stock d’obligations italiennes
détenues par les non-résidents
en juin correspond à des titres
publics, contre un peu moins de
70 % en mai.
Un rebond
en perspective
Cette baisse concerne même les
maturités les plus courtes. Le mois
de juin a été marqué par des sorties
de capitaux, contrairement à mai.
Au total, UniCredit estime que les
positions étrangères sur la dette
publique italienne sont passées
sous les 610 milliards d’euros, au
plus bas depuis septembre 2017.
Pas de quoi, cependant, alarmer
Nick Gartside, responsable de
l’investissement chez JP Morgan,
joint par le « Financial Times »,
pour qui « les choses devraient se calmer un peu » une fois le budget présenté. UniCredit est aussi de cet avis.
« Si nous ne nous sommes pas trompés dans nos prévisions sur le budget
2019, il pourrait y avoir un renversement de tendance sur le marché des
emprunts d’Etat. Les étrangers ont
désormais les coudées franches pour
pouvoir renforcer leur exposition à la
dette italienne. » — R. Po.
fusions // aquisitions //cessions //
partenariats
ENTREPRISES COMMERCIALES
ET INDUSTRIELLES
Actif : La Société est propriétaire d’un site industriel (21 000m2 construits sur
43 000m2 de terrain) spécialisé dans la fabrication, l’assemblage et les
tests des machines.
Elle possède un stock de tunneliers d’occasion susceptible de faire
l’objet de ventes isolées.
Clietèle : Grands donneurs d’ordre français et internationaux du génie civil et
des travaux publics dans un marché porté par de grands projets de
construction ou de modernisation d’infrastructures tels que les
tunnels de métro, les réseaux ferroviaires ou autoroutiers.
(en un an, ses taux ont reculé de
125 points de base).
Depuis la crise de 2014, consécutive à l’annexion de la Crimée, la CBR
a entamé la reconstitution de ses
réserves de change. Passées de
517 milliards de dollars à 350 milliards en avril 2015, elles sont remontées depuis à 452 milliards, grâce au
rebond du pétrole. De quoi lui donner un peu plus d’air pour défendre
sa devise (ses réserves ont diminué
de 5,4 milliards sur la seule semaine
du 10 août). La Banque de Russie a
prévenu que sa décision de reprendre ses achats « sera[it] dépendante
de la situation sur les marchés financiers au fil du mois de septembre ».
Sachant que le rouble reste très fragile face aux menaces de sanctions
américaines. n
Le marché de la dette
italienne victime
de sorties de capitaux
SCP CBF ASSOCIÉS
Administrateurs
Judiciaires Associés
58, rue Saint-Genès
33000 BORDEAUX
Tél. : 05.57.59.09.56
Fax. : 05.57.59.12.43
E-mail :
tpatard-piedmont@cbfassocies.com
REPRISE D’UNE SOCIETÉAYANT POURACTIVITÉ LA
FABRICATION ET VENTE DE PRODUITS DE BOULANGERIE
RECHERCHE DE REPRENEURS
SITUATION : BORDEAUX
2 IMPLANTATIONS : Fond de commerce usine et point de vente
Kiosque en centre commercial
CLIENTÈLE : Particuliers et professionnels
CA au 31/03/2016 : 1.251 K€
CA au 31/03/2017 : 998 K€
EFFECTIFS : 11 salariés
Société LA DOUCE en Redressement Judiciaire,
exerçant une activité d’embouteillage d’eau de source EVA
à SORE dans les Landes (40)
(Agrément préfectoral Eau Minérale Naturelle depuis le 12/07/2018)
Salariés : 4
Désignée par le TRIBUNAL DE COMMERCE DE BORDEAUX par
Jugement en date du 1 août 2018, informe les repreneurs potentiels
que le délai fixé pour le dépôt des offres est porté au :
10 septembre 2018 à 17h.
Une note de présentation et un accès à la data room seront adressés aux
candidats sur demande écrite précisant leur identité et justifiant de la capacité
technique, commerciale et financière à intervenir dans cette affaire.
La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 10 septembre 2018 à 12 heures
Dossier disponible à l’Etude sur demande écrite motivée, sous références 1011 après signature d’un engagement
de confidentialité et justification de la capacité technique, commerciale et financière du candidat à intervenir dans
cette affaire. Les offres devront être conformes aux articles L.642-2 et suivants du Code du Commerce.
Les candidats sont invités à contacter par écrit :
SELARL Julien ALLART – 20 rue Arnaud Destroyat – 64100 BAYONNE
courriel : etude@allart-aj.fr
Effectif : 149 salariés
Date limite de dépôt des offres :
Lundi 24 Septembre 2018 à 16h00
Une note de présentation sera adressée sur demande écrite précisant l’identité du
candidat repreneur et justifiant de sa capacité commerciale et financière à intervenir
dans une telle affaire.
Tout candidat doit se manifester par écrit auprès de :
Maître Maurice PICARD
Administrateur Judiciaire
22 Rue du Cordier - CS 30107
01003 BOURG EN BRESSE
Tél : 04 74 45 92 00 - Fax : 04 74 45 92 11
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Délai de dépôt des offres : VENDREDI 7 SEPTEMBRE 2018 À 12 HEURES
Demande de renseignements :
Fax : 03.83.97.23.28 - Mail : krebs.suty@orange.fr
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22 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
en bref
L’ex-patron de LendingClub
lève 62 millions de dollars
Goldman Sachs lance sa banque
de détail Marcus outre-Manche
BANQUE Goldman Sachs a commencé a lancé son offre de services financiers à destination des particuliers en Grande-Bretagne ce jeudi, selon le « Financial Times » qui cite un document
interne. D’abord mise à la disposition des salariés du groupe,
l’offre « Marcus » devrait être déployée plus largement en Grande-Bretagne « dans les prochaines semaines ». La banque devrait
commencer par offrir des comptes d’épargne en ligne avant de
se lancer dans l’octroi de prêts au plus tôt l’année prochaine.
L’offensive dans la banque de détail représente un tournant
dans l’histoire de la Banque de Wall Street.
FINANCEMENT
Depuis son lancement
par le Franco-Américain Renaud Laplanche, la fintech Upgrade
a permis l’octroi
de plus d’un milliard
de dollars de prêts.
Le fonds souverain saoudien veut
emprunter 12 milliards d’euros
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Investir dans l’analyse crédit
« Ces nouveaux capitaux vont permettre de continuer à investir dans
le produit, l’analyse crédit, la conformité, la gestion du risque et dans
le développement de nos bureaux,
à San Francisco, Phoenix, Montréal
DETTE Après le report sine
die de l’introduction en
Bourse d’Aramco, le fonds
souverain saoudien cherche
d e n o u ve l l e s s o u r c e s d e
financement. Pour mener à
bien sa transformation de
l’économie saoudienne, il
c o m p t e l e ve r u n p r ê t d e
12 milliards de dollars
auprès de banques internationales. Seize établissements auraient déjà été retenus. Leurs rôles respectifs
dans l’opération devraient
être définis prochainement.
Renaud Laplanche, cofondateur et dirigeant d’Upgrade. Photo Josh Edelson/Zuma-RÉA
et Chicago », déclare dans un communiqué Renaud Laplanche,
cofondateur et dirigeant d’Upgrade.
Comme LendingClub, la première société qu’il a cofondée, la fintech propose des crédits aux particuliers en mariant les intérêts
d’emprunteurs et d’investisseurs à
la recherche de rendements attractifs. Cependant, contrairement à
LendingClub, devenu un poids
lourd des plates-formes de prêt aux
Etats-Unis, Upgrade ne propose pas
aux particuliers d’investir dans les
crédits distribués.
La société, revendiquant plus de
300 collaborateurs, explique avoir
d’ores et déjà permis la distribution
de plus de 1 milliard de dollars de
prêts. A ce jour, Upgrade propose
d’accorder des prêts à la consommation et des lignes de crédit avec
des taux fixes.
Améliorer le score de
crédit des consommateurs
La société veut ainsi se distinguer
des fournisseurs de cartes de crédit
américains proposant des taux
variables. Elle met aussi l’accent sur
les outils permettant aux consommateurs d’améliorer leur score de
crédit. Cette note attribuée aux particuliers par des établissements
spécialisés est déterminante pour
leurs coûts de financement.
Upgrade a été créé à la suite de
la démission de Renaud Laplanche
de la tête de LendingClub en
mai 2016. Le conseil d’administration de la société avait, entre autres,
pointé du doigt les irrégularités
commises dans le cadre de la cession d’un portefeuille de prêts.
L’annonce avait refroidi les investisseurs institutionnels et fait dégringoler le cours de Bourse de la
société, introduite en fanfare à Wall
Street en 2014.
Lors de la publication de ses derniers résultats, en août, LendingClub a fait état d’une augmentation
de plus de 30 % sur un an du volume
de prêts octroyés, à 2,8 milliards de
dollars pour le 2e trimestre. Elle
s’attend cependant à enregistrer de
nouvelles pertes cette année. n
Shutterstock
Les nouveaux projets de l’un des
pionniers du prêt en ligne aux EtatsUnis, le Franco-Américain Renaud
Laplanche, séduisent les investisseurs. Jeudi, sa société californienne Upgrade a fait savoir qu’elle
était parvenue à lever 62 millions de
dollars (53,5 millions d’euros).
Le tour de table, mené par le
fonds chinois CreditEase Fintech
Investment Fund (Cefif) et rassemblant les principaux investisseurs
historiques de la fintech, porte à
142 millions de dollars (123 millions
d’euros) le montant total des fonds
propres réunis par celle-ci depuis sa
création en 2016. L’opération a été
faite sur la base d’une valorisation
de près de 500 millions de dollars
(432 millions d’euros), selon le
« Financial Times ». La société se
refuse à commenter ce chiffre.
BNP Paribas prêt à développer son
activité de courtage au Royaume-Uni
BANQUE BNP Paribas affiche ses ambitions sur le marché des
grandes entreprises britanniques. Selon le « Financial Times »,
le groupe français – qui ne commente pas – a recruté deux banquiers senior chez Credit Suisse afin de lancer une nouvelle activité de courtage (« brokerage ») sur les activités primaires action
(« equity capital market ») outre-Manche. Les grandes entreprises cotées du pays passent généralement par un intermédiaire
pour assurer ce type d’opération. Le courtage est donc une brique essentielle pour décrocher les mandats les plus importants.
série d'été 4/5
LES MÉGAFUSIONS DE LA FINANCE
Banques Populaires
et Caisses d’Epargne :
un mariage dans
la tempête
Les dates clefs
Face à la crise de leur filiale Natixis,
les « rouges » et les « bleus » créent en 2009
le deuxième groupe bancaire français.
Une opération survie pilotée par l’Etat.
perdu en crédibilité en occupant la présidence du conseil de surveillance de Natixis.
Devant les faibles avancées du projet, Nicolas Sarkozy choisit d’imposer l’un des siens,
François Pérol, jusqu’alors secrétaire général adjoint de l’Elysée, pour diriger ce qui doit
devenir le deuxième groupe bancaire français. Il n’a jamais dirigé d’entreprise. Son
transfert suscite une levée de boucliers puisqu’il a été associé au projet à l’Elysée.
La polémique sur cette nomination mettra
longtemps à s’éteindre. Fin juin 2017, François
Pérol a vu sa relaxe pour prises illégales
d’intérêts à la tête de BPCE confirmée en
appel. En dix ans, imposant son style de
management fait de séduction et d’intimidation avec les dirigeants des groupes régionaux, ce dernier est néanmoins parvenu à
pacifier les relations entre les « rouges » et les
« bleus ». BPCE est devenu un véritable
groupe bancaire et le redressement de
Natixis est manifeste. A tel point que
c’est Laurent Mignon, le principal artisan de
ce redressement, qui a été porté à la tête de
BPCE en juin dernier, lors du départ de François Pérol. Occupé à redessiner les contours
du groupe, Il a tranché pour la dissolution du
Crédit Foncier. Il pourrait à l’avenir repartir en
conquête. Interrogé par « Les Echos » lors de
sa prise de fonctions, il faisait valoir la « forte
implantation en France » du groupe BPCE. « A
moyen terme, le groupe pourrait aussi réfléchir
à son avenir européen, dans l’optique de la
poursuite de l’Union bancaire… » n
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
C
’était une fusion pour survivre,
un difficile mariage de raison
pour faire front dans la tempête qui ébranle le secteur
financier en 2008. Entériné
sans tambours ni trompettes, le 26 février
2009, en même temps qu’une perte record de
près de 2,5 milliards d’euros, le rapprochement des Banques Populaires et des Caisses
d’Epargne suscite alors peu d’enthousiasme.
Certes, il dessine les contours d’un groupe
puissant doté de 34 millions de clients – le
deuxième de l’Hexagone, derrière le Crédit
Agricole – mais il marque aussi la fin de
négociations houleuses entre les « rouges »
(L’Ecureuil) et les « bleus » (Banques Populaires) et un passage en force de l’Etat qui,
soucieux de consolider le système financier,
entre au capital du nouvel ensemble et
impose l’ex-secrétaire général adjoint de
l’Elysée, François Pérol, pour le piloter.
Pour comprendre comment on en est
arrivé là, il faut remonter aux débuts des
années 2000. Le tandem que forment Charles Milhaud et Nicolas Mérindol à la tête des
Caisses d’Epargne engage alors le groupe
dans une croissance à marche forcée. L’Ecureuil met la main sur la Banque Palatine en
2003, puis boucle l’acquisition d’Ixis. Quelques années plus tard, il entre au capital du
promoteur immobilier Nexity et fait l’acquisition du courtier en ligne Meilleurstaux.
La chute de Natixis
L’année 2006 marque le point d’orgue de
cette stratégie avec la création de la banque
de financement et d’investissement Natixis,
née de la fusion entre la banque d’affaires des
Caisses d’Epargne, Ixis, et celle des Banques
Populaires, Natexis. Au prix d’une coûteuse
indemnisation, la Caisse des Dépôts sort
Fin 2008, l’Elysée presse les
deux directions de dessiner
les contours de la fusion.
Devant les faibles avancées
du projet, Nicolas Sarkozy
choisit d’imposer
François Pérol.
2003 Les Caisses d’Epargne rachète
la Banque Palatine.
2006 Création de la banque
d’investissement Natixis, résultat
de la fusion entre Ixis et Natexis.
2007 Début de la crise des subprimes.
Octobre 2008 Démission de Charles
Milhaud , patron des Caisses
d’Epargne.
2009 Nomination de François Pérol.
François Pérol, à la tête du groupe BPCE entre 2009 et 2018. Photo Eric Piermont/AFP
alors du capital des Caisses d’Epargne : les
Ecureuils sont enfin seuls maîtres chez eux.
Un an plus tard, la crise des subprimes
révèle ses effets. Les complications s’accumulent pour les Caisses d’Epargne. En six mois,
l’action de Nexity a perdu près de 40 %. Surtout, la filiale américaine CIFG de Natixis
nécessite une recapitalisation pouvant aller
de 500 millions à… 1 milliard d’euros. Dans sa
chute, Natixis pourrait entraîner les deux
groupes. L’opération est validée en urgence.
Mais cela ne règle pas toutes les difficultés. La
Caisse nationale des Caisses d’Epargne a aussi
besoin de fonds propres.
Au sein des deux groupes, l’idée d’une
fusion commence à faire son chemin. Portée
par le patron des Banques Populaires, Philippe Dupont, l’opération reçoit le soutien
des pouvoirs publics qui y voient une
manière de sauver l’Ecureuil, symbole de
l’épargne populaire. La direction du futur
mastodonte bancaire doit échoir à Philippe
Dupont et sa présidence à Charles Milhaud,
le patron des Caisses d’Epargne.
Le 13 octobre, une poignée de traders
indélicats viennent chambouler ce scénario. A la suite de la découverte d’une perte de
trading de 750 millions d’euros, Charles
Milhaud est contraint à la démission. Subie
dans le cadre de l’activité pour compte propre des Caisses d’Epargne, cette perte passe
très mal au moment même où la solidité du
système financier est mise en doute par
l’opinion publique.
Une très longue polémique
Fin 2008, l’Elysée presse les deux directions
de dessiner les contours de la fusion. Mais
aucun leadership ne se dégage sur l’épineuse
question de la répartition des pouvoirs entre
« rouges » et « bleus ». Le successeur de
Charles Milhaud aux Caisses d’Epargne n’a
pas eu le temps de faire ses preuves, et le
directeur général des Banques Populaires a
l
RETROUVEZ LUNDI
BNP Paribas, un thriller financier
à la française
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
euronext
séAncE du 23 - 08 - 2018
CaC 40 : 5419,33 (-0,02 %) neXt 20 : 12353,36 (0,19 %)
CaC larGe 60 : 6034,1 (0,00 %)
CaC all-tradaBle : 4276,83 (0,01 %)
Date De ProroGation : 28 août
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
17/05/18 0,09
a
31/05/18 1,7
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/18 3,02
a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
02/05/18 1,7
a
fr0000125338
carreFour (ca) R
04/06/18 1,7
a
fr0000120172
21/06/18 0,46
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
22/05/18 0,63
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
04/05/18 1,9
a
fr0010208488
11/10/17 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
26/04/18 1,53
Hermes intl (rms) R
a
fr0000052292
KerinG (Ker) R
07/06/18 7,6
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
14/05/18 4
a
fr0000121014
leGranD (lr) R
17/04/18 3,4
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
01/06/18 1,26
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
22/05/18 3,55
ouv
vol.
nb titres
43,67
511515
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207,9
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102,3
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bpa
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1,71
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srD
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+ haut
+ bas
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109,2
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114,25
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% mois
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0,73
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+ 0,31
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88,8
77,56
2,11
- 0,45
24,87
20,26
2,02
Valeurs françaIses
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ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
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% Veil % an
bpa
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193,3
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Bénéteau (ben)
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a 73,8
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fr0013280286
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73,6
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68,5
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c 23,66
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a
/150818
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aBc arBitraGe (abca) g
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A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
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ost
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- 0,31 - 8,57
- 0,93
3,61
- 9,09
3,14
+ 1,92 - 5,75
+ 1,74 545,5
- 1,25 382,2
- 0,18 - 16,59
- 1,84 11,78
- 27,76
8,095
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+ 11,33 10,11
+ 0,68 + 7,75
+10,7
20,88
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50,56
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+ 7,65 1090
+ 0,23 786
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+ 1,72 63,4
+ 7,83 54,4
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1,14
1,125
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- 0,57
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+ 1,81
7,68
- 54,82
2,09
- 1,6 - 3,61
- 4,76
2,08
- 13,04
1,42
4,17
4,22
4,88
0,99
0,43
2,95
0,85
0,83
21,88
1,79
1,07
2,07
2,93
1,87
3,03
1,91
4,69
0,5
1,78
2,76
5,82
1,48
2,16
1,79
0,12
1,58
4,21
11,77
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
Gl eVents (Glo) g
B 23,6
23,8
1525
23,9
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
23,6
GrouPe crit (cen) g
B 69,4
68,5
3555
69,5
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
68,4
GrouPe Flo (flo) g
c 0,257
0,257
eX D s 13/06/17
310
0,257
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,257
GrouPe GorGé (Goe) g
B 13,94
14
2612
14,12
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
13,94
GrouPe lDlc (lDl) g
c 17,5
17,46
nom.
1761
17,6
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
17,46
GrouPe PartoucHe (parp)
25,9
25,4
reGr.
686
25,9
11/09/17 0,31 9.627.034
25,4
fr0012612646
Gtt (Gtt) Gg
a 59
58,95
22077
59,45
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
58,95
Haulotte GrouP (piG)
B 12,62
12,3
6592
12,62
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
12,28
HiGH co (hco) g
c 5,5
5,45
13412
5,54
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,39
HuBWoo (hbW) g
c 0,165
0,165
43743
0,169
fr0004052561
136.345.527
0,165
icaDe (icaD) G
a 83,6
83,85
29116
84,2
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.531.428
83,5
iD loGistic (iDl) g
B 145,2
144
1510
145,2
fr0010929125
5.628.475
144
iliaD (ilD) G
a 127,7
125,65
152084
128,15
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
124
imerYs (nK) G
a 63,65
63,5
85195
64,25
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
63,2
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a 66,5
66,58
271154
67,56
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
66,5
innate PHarma (iph) g
B 4,8
4,88
81605
4,88
fr0010331421
57.600.100
4,8
insiDe secure (insD)
c 2,63
2,63
21747
2,665
fr0010291245
44.119.162
2,63
inter ParFums (itp) g
B 39,65
39,4
4364
39,8
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
39,3
iPsen (ipn) G
a 145,95
146,9
50643
147,7
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
145,9
iPsos (ips) G
a 29,24
28,9
19410
29,38
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
28,84
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 24,4
24,2
3821
24,5
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,2
JcDecauX (Dec) G
a 28,12
27,92
74635
28,18
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
27,92
KauFman & BroaD (Kof)
B 44,98
45,36
29550
45,44
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
44,3
KlePierre (li) LR
a 31,62
31,6
445338
31,7
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
31,3
Korian (Kori)
a 28,6
28,76
41477
28,96
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
28,6
laFarGeHolcim (lhn) L
a 42,54
42,36
85930
42,74
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
42,32
laGarDère (mmb) G
a 25,66
25,68
270254
25,8
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
25,65
latecoere (lat) g
c 4,2
4,285
113963
4,305
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
4,15
le Bélier (beli) g
c 48,65
48,7
823
49
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
48,65
lna santé (lna) g
B 56,7
57
2848
57,3
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
56,7
lectra (lss)
B 22,75
22,8
9053
23,05
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22,75
lineData sVices (lin) g
B 35,7
35,6
557
35,7
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
35,6
lisi (fii) g
a 33,55
33,35
14282
33,55
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
33,15
lumiBirD (lbirD) g
c 17,04
17,7
58726
17,96
fr0000038242
15.884.557
17,04
m6-métroPole tV (mmt) G
a 17,85
17,71
74062
17,88
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,7
maisons Du monDe (mDm)
B 24,7
24,4
99896
25,06
18/06/18 0,44 45.241.894
fr0013153541
24,28
maisons France conF. (mfc) g B 47,6
47,5
721
47,6
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
47,3
manitou (mtu) g
B 32,05
32,2
4985
32,45
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
32,05
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 6,35
6,36
14315
6,48
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,3
mauna Kea (mKea)
c 2,79
2,82
18329
2,835
fr0010609263
23.147.338
2,79
mercialYs (merY) g
a 14,99
15,05
46380
15,1
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
14,93
mersen (mrn) g
B 34,2
33,7
18409
34,4
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
33,5
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,03
2,02
31434
2,03
fr0004177046
23.261.500
2
nanoBiotiX (nano) g
B 16,37
16,23
61238
16,37
fr0011341205
19.633.373
15,9
natiXis (Kn) LR
a 5,908
5,888
3771845
5,92
fr0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
5,874
natureX (nrX) g
B 135
135
106
135,4
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
135
netGem (ntG) g
c 1,855
1,855
301
1,855
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,855
neXans (neX) G
a 29,15
28,9
194501
29,21
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
28,6
neXitY (nXi) G
a 51,6
52,55
57619
52,8
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
51,5
nicoX (coX)
B 7,93
7,98
32179
7,985
fr0013018124
22.869.669
7,91
nrJ GrouP (nrG) g
B9
9,06
13631
9,14
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
9
oeneo (sbt) g
B 10
10,06
9006
10,14
fr0000052680
31/07/18 0,15 63.180.843
9,99
onXeo (onXeo) g
B 1,2
1,18
94023
1,2
fr0010095596
50.914.722
1,18
orPéa (orp) G
a 114,6
114,95
64881
115,4
fr0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
114,5
Parrot (parro) g
B 5,29
5,3
39979
5,3
fr0004038263
30.174.671
5,22
PHarmaGest int. (pha)
63,4
63
1388
63,5
fr0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
62,8
Pierre & Vacances (vac) g
B 28,5
29,25
5325
29,4
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
28
PiXium Vision (piX) g
c 1,758
1,802
52257
1,81
fr0011950641
20.813.963
1,746
Plastic omnium (pom) G
a 34,21
34,1
178619
34,33
fr0000124570
02/05/18 0,67 149.866.107
33,92
PlastiValoire (pvl)
B 14,4
14,1
DiV 8 02/05/17
44844
14,6
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
13,76
PsB inDust. (psb)
c 50,4
50,4
135
50,4
fr0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
50,4
rallYe (ral)
a 10,1
9,99
60459
10,2
fr0000060618
30/05/18 1 54.999.135
9,95
recYleX sa (rX)
c 8,58
8,48
13380
8,6
fr0000120388
04/07/90 0,61 25.741.482
8,46
rémY cointreau (rco) G
a 121,6
120,8
52287
122
fr0000130395
31/07/18 1,65 50.223.800
120,8
reXel (rXl) G
a 13,395
13,205
1020134
13,41
fr0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
13,17
roBertet sa (cbe)
B
/210818
c.i.P.
fr0000045601
28/06/18 5,2 143.582
roBertet sa (cbr)
B
/121016
c.D.V. nom.
fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 31,85
31,9
23229
32
fr0000031684
22/05/18 0,68 77.462.512
31,7
ruBis (rui)
a 50,7
50,7
DiV 2 28/07/17
87094
50,9
fr0013269123
08/06/18 1,5 96.811.004
50,4
sartorius steD. Bio. (Dim)
a 107
106,9
DiV 6 10/05/16
16919
107,4
fr0013154002
09/04/18 0,46 92.180.190
106,4
saVencia (bh)
B 74,8
74
1232
74,8
fr0000120107
14/05/18 1,4 14.032.930
74
% Veil
% mois
% 52 s.
+ 0,85
- 1,45
- 5,52
- 1,01
-10,22
- 18,2
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 2,86
27,9
22
2,73
- 5,88
95
67,5
6,42
- 1,15
- 2,65
0,34
- 4,81
0,23
+ 0,43 - 10,66
- 3,71
19,04
- 29,54 13,24
- 0,68 - 12,66
-3
22,2
- 32,12
15,36
- 1,17 - 24,83
- 4,51 36,5
- 20,5
23,7
1,22
- 0,34 + 17,66
+17,31 60,55
+ 38,58 47,06
2,26
- 2,54 - 23,74
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- 17,73
11,5
1,79
- 0,91 + 11,22
+ 7,92
5,75
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4,3
2,57
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+ 10
0,155
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0,54
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+ 1,54
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1,7
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+ 2,73 148,95
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0,68
- 1,1
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- 0,2 + 0,2
- 0,28 50,38
+ 8,94 49,1
+ 0,55 + 21,52
- 6,63
5,386
- 10,31
3,845
+ 0,4 + 33,82
+13,79 18,31
- 8,73 10,55
4,21
11,77
0,3
15,98
4,02
4,6
VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
10,74
1724
usD 15/06/18 0,08 8.691.081.000
7,712
8063
Gb0005405286
usD 16/08/18 0,1 19.907.881.191
laFarGeHolcim ltD (lhn) L
a 42,54
85930
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
scHlumBerGer (slb)
a 55,6
645
an8068571086
usD 05/06/18 0,5 1.434.212.164
stallerGenes Greer (staGr) a 27,15
1560
Gb00bZ21rf93
19.738.742
us3696041033
HsBc (hsb)
10,98
10,98
10,72
7,72
7,733
7,667
42,36
42,74
42,32
55,4
56,4
55,4
27,35
27,35
27,15
+ 1,67 - 25,26
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+ 3,4
41,7
- 21,07 22,6
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 24, samedi 25 août 2018 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
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isin
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ouv
+ht
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c 3
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ad capital
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c 15
15
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c
altamirg
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altareit
b
amoebag
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4,9
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b 46
47
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10,8
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a
ateme
c 13,06 13,76
au femining
b 37,97 37,97
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2,12
2,12
baccarat
b
bains monaco
b 52,6 53
balyo
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barbara bui
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bleecker
c
blue solutionsg
16,25 16,25
bourbonGg
a 5,13
5,15
bourse direct
c 1,55
1,55
business et dec.g
c
cafom
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capelli
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carp.de partic.
c
castg
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catering inter.g
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cbo territoriag
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cca intern.
c
cegedimg
b 31,4 32,1
cegerealg
b 37,6
37,6
cellnovog
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cerenisg
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cfi
c
chausseria sa
c
cibox inter.g
c 0,226 0,226
clayeuxg
c
cnimg
b108
108
cogelec
c 11,87 11,87
coherisg
c 2,32
2,33
constellium
courtois
c144
145
cr alpes prov.
c
cr atl. vendée
c 129,98 130
cr brie picard.
b 24,485 24,6
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c102,1 102,1
cr languedoc
c 74,7
75,2
cr loire hte-loire c 90
90
cr morbihan
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cr nord france
b 21,1
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crosswood
c
cs-com. et syst.g
c 7
7,1
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c 14,6
14,6
dane-elec memoryg c
deinove
2,64 2,67
delta plus group b 51
51
digigram
c 0,785 0,785
dms
c 1,23
1,32
docks pétroles a c
dom securityg
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ecag
c 15,7
15,7
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2,19
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116
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c 11,2
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eurasia fonc inv
c
euromedis groupeg c 6,8
6,85
europacorpg
c 1,79
1,83
exacompta clairef. c 122
122
expl. prod. chim.
c850 850
expl. prod. chim.
c
f.i.e.b.m.
c 6,55 6,55
f.i.e.b.m.
c
f.i.p.p.
c 0,31
0,31
fauvet-girel g
c
fermentalgg
2,96 2,98
fermière cannes
b
fiducial office
c 28
28
fiducial re
b 195
195
fin. moncey
a
finatis
b 47
47
fleury michon
b 50
50
foncière 7 inv.
c
foncière atland
c 114
114
foncière euris
b 31,8
31,8
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foncière paris nord c 0,044 0,045
foncière r-paris
c
foncière volta
c
française energie c 14,45 14,45
frey
b 29
29
fsdv
c
galimmo
c 24,2 24,2
gaumont
b 142
142
gea
c 94,2 94,8
generixg
c 3,55
3,55
genomic visiong
0,883 0,883
gérard perrier
c 60
60
gfi informatiqueg b 8,08 8,08
graines voltZ
c 38,8 38,8
groupe ird
c 25,2
25,2
groupe jaj
c
groupe openg
c 29,95 29,95
groupe piZZorno
c 21,1
21,1
groupe sfpig
c 3,16
3,17
guerbetg
b 57,7
58
guillemot corp.g
c 5,3
5,38
guy degrenne
c 0,183 0,183
hf companyg
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7,22
hipay group
c 14,45 14,95
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7,6
idi
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ige + xaog
c
immo. dassault
b 53
53,6
immo. hôtelière
c
ind. fin. ent.
c
infotelg
c 49,25 49,75
innelec mult.g
c 5,6
5,78
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c372
372
intexa
c
inventiva
b 8,6
8,88
it linkg
c 7,96 8,08
itesoftg
c 3,8
3,8
its groupg
c 7,4
7,4
jacques bogart
c 6,28 6,28
keyrusg
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la foncièreverte c
lacroix sa
c 27,5 28
lafuma
c 22,6
23
lanson-bcc
b 31,6
31,8
laurent-perrier
b 111,5 111,5
le tanneurg
c
lebon
c 138
138,5
les hôtels de paris c 2,66 2,66
les nx constr.
b 49,5 50
lexibookg
c 0,98 0,98
locindus
b 24,9 25
malteries fr-b
c
manutan inter.g
b 75
76
maurel & promG
a 6
6,02
mcphy energyg
6,48 6,5
+bs
10,5
10,72
35,9
3
clôt
10,5
10,8
35,9
3,01
écart vol
- 1,87
3850
+ 0,19
12564
+ 0,28
34
- 2,27
2921
15
3,8
1,875
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32,6
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15
3,8 - 0,78
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32,6
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306
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1811
243
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3171
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100
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16,1
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2008
78582
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90
200
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15
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1
201
54
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201
156
241
actions
françaises
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valeur
ouv
+ht
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mr bricolage sa
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c
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nextstage
c103
103
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c
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c
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c
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b504 508
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c
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36
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148
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15
198612
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606
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lilly and co
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geneurog
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c
b
72,5
72,5
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30,41
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10
Taux eT changes
changes : cours au comptant
cours
bce
var.
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en %
var.
année
en %
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-2,61
-2,85
23-08-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
8,76
8,08
3,8
7,4
6,28
6,04
+ 1,86
+ 1,25
- 0,27
+ 0,64
- 0,98
8906
1019
18
329
1362
5198
27,8 + 1,09
23
31,8
110,5 - 0,9
671
82
11
117
57
27,5
22,6
31,6
110,5
2,1
137
137
- 0,73
2,66
2,66+ 20,91
47,6
50
+ 0,81
0,954
0,96 - 3,03
24,9
25
+ 0,4
618
100
601
12015
5374
520
74,6
5,95
6,4
75,2 + 1,08
5,97 - 0,5
6,45 - 0,16
655
43351
12197
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
usd
1
1,1566
0,9016
1,1393
10,5497
7,4596
1,2856
1,5104
gbp
chf
0,8646
1,1092
1
1,2831
0,7794
1
0,985
1,2636
9,1209
11,7028
6,4493
8,275
1,1115 142,6127
1,3059
1,6754
0,8778
1,0153
0,7914
1
9,2615
6,5487
112,84
1,3259
sek
dkk
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0,1432
0,1341
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0,1208
0,1527
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1
0,1723
20,2467
jpy (100)
cad
0,7778
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0,8862
0,0821
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1
1,1748
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0,7658
0,5969
0,7542
6,985
4,9391
0,8512
1
23-08-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,34/-0,64-0,25/-0,55-0,20/-0,50 -0,17/-0,47 -0,10/-0,40
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23-08-2018
6 mois
allemagne 100,29
portugal
-0,29
france
-0,05
espagne
-0,08
italie
-0,38
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,63
0,49
0,11
0,26
1,91
-0,28
0,88
0,14
0,48
2,39
-0,03
1,32
0,21
0,77
2,76
0,28
1,52
0,34
1,04
2,91
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
253,22
170,44
234,14
283,41
334,16
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var %
0.01
0.03
-0.03
0.04
-0.04
-0.02
-0.04
31/12 var %
248,89
171,84
236,20
284,90
327,74
332,52
234,24
1.73
1.17
-0.84
-0.51
2.00
3.61
-0.63
cours a TerMe de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1566
1,1567
0,9015
0,9016
1,1392
1,1393
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10,5547
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7,4599
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128,5660
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1,5105
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-0,0032
-0,0010
-0,0013
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0,0002
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0,0101
-0,2108
-0,2399
-0,0385
-0,0394
23-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.82 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.65 %
10 ans
2.86 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.20 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.06 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,53
-0,54
-0,61
-0,57
-0,54
-0,44
0,02
0,67
indices de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
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-0,3279
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-0,343
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-0,3411
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-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,3636
-0,356
-0,369
-0,37
-0,371
-0,371
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
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-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,268
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-0,298
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-0,309
-0,313
-0,313
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-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
tme
0,45
0,23
0,21
0,25
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
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0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
0,68
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
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1,02
0
0
0
0
0
0
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19-07
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23-08
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0,66
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0,65
0,65
0,65
0,65
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0,80
0,80
0,80
0,80
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0,75
0,75
0,75
0,75
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0,70
0,70
0,70
0,70
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0,41
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0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
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1,09
0,98
0,97
0,97
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0,82
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1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
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-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
-0,363
-0,358
-0,358
-0,355
-0,355
-0,361
-0,356
-0,357
-0,357
-0,357
-0,357
-0,359
-0,362
-0,36
-0,36
-0,361
-0,363
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,37
-0,37
-0,368
-0,369
-0,37
-0,369
-0,371
-0,371
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
-0,32
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
0,59
0,60
0,59
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0,70
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0,70
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thor.
pub.
priv.
0,86
0,86
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0,85
0,85
0,85
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0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,86
0,86
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0,85
0,85
0,85
0,85
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0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
MaTières preMières
MéTaux précieux
MéTaux non Ferreux
MéTaux sTraTégiQues
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
23/08
22/08
COURS PriMe Prec.
lingot
33500
0
33510
10 florins
203
0,16
204
5 dollars*
265
5,19
266
10 dollars
597
18,49
598
20 dollars
1150
14,09
1160
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
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1,09
1270
latine
197
1,28
198
napoleon
199,9
2,78
196,9
1/2 napoleon* 106
9
110
souverain eli i* 258,8
5,54
260
souverain
252
2,76
254,6
1/2 souverain* 122
-0,5
128,5
suisse
196
0,77
196,1
tunisienne*
195
0,26
196
mark*
253
5,48
253
krugerrand
1080
3,65
1098
lingotin 500grs 17140
2,33
17200
lingotin 250grs 8570
2,33
8630
lingotin 100grs 3425
2,24
3430
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
486,89
492,68
cuivre (girm):
Londres
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 465
25 420
Fix2
25 437
25 549
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
21 684
21 971
Fix2
21 753
22 089
London BuLLion MarKeT
23/08
22/08
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 454
1 474
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 192
1 197
palladium (eN dollars Par oNce troy)
915
923
platine (eN dollars Par oNce troy)
783
798
2,32
8,6
7,96
3,8
7,3
6,28
5,98
eur
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours de changes croisés
23-08-2018
neW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
23/08
sePt. 18
14,56
déc. 18
14,66
JaNv. 19
14,66
Mars 19
14,81
Mai 19
14,83
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
settleMeNt
22/08
14,74
14,83
14,85
14,96
15,03
settleMeNt
23/08
aout 18
1189,3
déc. 18
1195,8
avr. 19
1206,7
JuiN 19
1215,6
déc. 19
1231,2
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
23/08
778,1
781,7
788
792,3
798,1
22/08
1196,2
1202,5
1213,3
1218,6
1237,8
settleMeNt
22/08
794,4
797,1
802,8
795
782
cathodes : 5286 a coMPter du 23/08/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
606,76 dePuis le 23/08
base laMiNé laitoN 1 titre 509,79 dePuis le 23/08
base laMiNé laitoN 70/30
518,61 dePuis le 23/08
base laMiNé laitoN 85/15
562,68 dePuis le 23/08
base laMiNé broNze 94/6
693,77 dePuis le 23/08
base laMiNé broNze 94/4
664,76 dePuis le 23/08
London MeTaL exchange
23/08
22/08
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cash
3 Mois
vol.
1540-1550
1580-1600
13600
1550-1560
1580-1600
13600
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2038-2038,5
2063-2063,5
1102450
2040-2040,5
2064-2065
1108525
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
5998-6000
6026-6027
262850
6025-6025
6052-6053
261250
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
19170-19175
19125-19150
2890
18850-18875
18800-18850
2935
13565-13570
13635-13650
243666
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
23/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
13675-13680
13740-13750
245094
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1997-1998
2018-2020
126625
1997-1999
2016-2018
125500
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2438,5-2439
2441-2443
249375
2433,5-2434
2432-2434
249875
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
23/08
2,66
2,66
2,67
2,67
22/08
2,66
2,67
2,69
2,69
vol
422
496
333
37844
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
23/08
68,66
68,08
75,99
75,16
KuaLa LuMpur
settleMeNt settleMeNt
Jou r
23/08
19920
22/08
18820
vol
clôture
22/08
40,69
46,28
clôture
22/08
68,66
68,08
75,99
75,16
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
aout 19
23/08
66
65,53
65,98
62,55
64,93
22/08
66,1
65,83
65,55
65,25
64,93
439,5
414,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
87,05
86,7
491,5
659,5
85,6
84,62
482
450
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
23/08
20,05
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
22/08
26,4
26,8
26,9
gaz naTureL
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
23/08
2,96
2,95
2,98
vol
clôture
vol
22/08
2,96
2,94
2,97
clôture
22/08
24,13
vol
vol
2
settleMeNt settleMeNt
23/08
sePt 2018 25,12
oct 2018 25,32
Nov 2018 25,25
22/08
24,99
25
25,05
22/08
83,47
82,32
82,69
29807
16233
3820
1727
1241
clôture
clôture
vol
23/08
22/08
sePt. 18
1646
1622
déc. 18
1716
1691
Mars 19 1721
1693
Mai 19
1719
1694
Juil. 19
1720
1698
new york (eN $ Par toNNe)
1984
7537
5092
2055
784
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
23/08
2305
2337
2344
2352
2370
22/08
2300
2319
2325
2335
2352
vol
7
15899
5943
2114
330
settleMeNt settleMeNt
23/08
458,6
428,9
425,5
22/08
458,9
428
425,7
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
23/08
22/08
Nov. 18
184,75
185,75
JaNv. 19 186
187
Mars 19 188
190,75
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
settleMeNt settleMeNt
vol
23/08
22/08
sePt. 18
1614
1635
5547
Nov. 18
1538
1547
10733
JaNv. 19 1528
1536
3569
Mars 19 1536
1547
2233
Mai 19
1551
1562
736
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
3
7731
2065
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
23/08
97,55
102,4
105,6
113
22/08
96,65
100,8
104,2
111,4
vol
vol
258
16888
5778
685
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
Jou r
23/08
22/08
112,45
115,7
227
211
72
settleMeNt settleMeNt
vol
46
241
4
settleMeNt settleMeNt
23/08
180,95
176,3
180,3
vol
22/08
182
0
0
367
veau vivaNt - bresil - brl :
145.7
le 22/08//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.08225
le 22/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.487
le 22/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.536
le 22/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indices
rJ crb
settleMeNt settleMeNt
vol
BeTaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
vol
90402
159716
48798
23/08
22/08
sePt. 18
10,83
10,82
Nov. 18
10,75
10,76
JaNv. 19 10,85
10,89
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
vol
clôture
611
89
97
settleMeNt settleMeNt
23/08
22/08
sePt. 18
348,75
352,5
déc. 18
363,25
367
Mars 19 375,25
379,25
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
jus d’orange
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
23/08
22/08
sePt. 18
527,63
526
55
déc. 18
543,5
545,25
226
Mars 19 565
568,5
2
mais à paris (eN euros Par toNNe)
caFé
Bois
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
22/08
10,19
11,09
11,27
11,47
11,78
vol
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 98.73
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
23/08
10,15
11,01
11,2
11,42
11,71
vol
settleMeNt settleMeNt
23/08
22/08
sePt. 18
203,75
204,75
7389
déc. 18
205,25
206,5
20184
Mars 19 207
208,5
4043
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
coTon
23/08
81,73
81,46
81,9
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
23/08
22/08
sePt. 18
263,5
260,25
déc. 18
267
264
Mars 19 274
269,25
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 93,05, le 23/08//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
clôture
vol
1980
1480
579
252
94
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 21/08/
Prix indicatif : 2262,7
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
23/08
26,4
26,8
26,9
clôture
cacao
uraniuM
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
23/08
22/08
oct. 18
306,3
306,1
déc. 18
307,1
308,2
Mars 19 311,4
312,6
Mai 19
315
316,5
aout 19 320,9
322,2
new york (eN ceNts Par lb)
vol
22/08
18,55
powernext gas futures
23/08
22/08
Nov. 18
666,75
663
24448
Fév. 19
661,5
658
4658
Mars 19 659,75
656,25
3012
avr. 19
658,25
655
727
Mai 19
657,5
654
394
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
445,5
420,5
sPot
céréaLes
10,67 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
632
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
23/08
22/08
Jour
74,64
74,78
Nov. 18
74,99
75,07
124099
JaNv. 19 74,92
74,97
32056
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
23/08
Nord da 24,44
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
634,5
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
etain (en dollars par tonne)
22/08
antimoine 99,65% (par tonne)
8100
8100
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
33,25
33,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
29,25
29,25
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
14
14
silicium (par tonne)
2000
2000
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
23/08
vol
112.45
23/08
22/08
195,98
196,42
reuters coM. 2310,18
2327,84
Moodys coM. 5639,74
5639,56
or iNdustriel 33294
33464
lMex
2925,5
2927,6
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Vendredi 24, samedi 25 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
www.mirabaud.com
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Pictet Asset Management
34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
306,65 22/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
548,66 22/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
548,68 23/08
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
synchrony (lu)
255,23 22/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
363,9 23/08
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
100,1 22/08
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
114,18 22/08
LU0168449691 Pictet-greater china
567,11 22/08
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
175,31 22/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
107,24 22/08
LU0188501257 Pictet-health
281,24 22/08
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
464,44 22/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
100,92 22/08
LU0070964530 Pictet-indian eq.
543,37 21/08
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
133,39 22/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
166,43 22/08
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
119,5 17/08
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
98,06 22/08
LU0851564541 World equity (eur)
157,65 22/08
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15300,19 22/08
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
161,83 22/08
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
155,62 17/08
140,65 22/08
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
318,89 22/08
55,01 22/08
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
146,22 22/08
247,71 22/08
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142,55 22/08
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
139,16 22/08
260,3 22/08
LU1279334210 Pictet-roBotics
LU0090689299 Pictet-Biotech
736,01 22/08
LU0338483075 Pictet-russian equities
89,05 22/08
LU0256846139 Pictet-security
LU0340554913 Pictet-digital
311,68 22/08
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1234,86 22/08
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
153,73 23/08
LU0104884860 Pictet-Water
299,41 22/08
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
LU0280430660 Pictet-clean energy
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
GROUPE DUVAL
Yann Thoz
Céline Lenoir
sont désormais respectivement
directeur des opérations et
contrôleur interne.
Yann Thoz, 46 ans, est titulaire
d’une maîtrise finance d’entreprise de la Lincoln International
Business School, d’un diplôme
d’études comptables et financière
du Conser vatoire des Arts et
Métiers, d’une certification d’analyste financier et du CIWM-gestion de fortune (certified international wealth management) de la
Société française des analystes
financiers. Débutant au poste de
contrôleur budgétaire Europe
chez Vinci Concessions en 1997, il
a intégré, en 2000, Tesam en tant
que contrôleur financier Amérique du Sud-Europe du Sud. Entre
2011 et cette année, il était directeur du réseau associé et membre
du comité de direction de La Pataterie Restaurant.
Céline Lenoir, 32 ans, est titulaire d’un master 2 droit, économie et gestion de l’université
d’Angers, d’une licence langues,
littérature et c ivilisa tions 2
anglais de l’université de Rennes
et d’une licence professionnelle
gestion et valorisation des ressources touristiques de l’UCO
Arradon. Chargée d’études chez
MKG Hospitality en 2011, elle a
intégré le comité régional du tourisme Centre-Val de Loire en
2012, avant de devenir auditrice
qualité chez Tourisme & Qualité
en 2013. L’année suivante, elle est
devenue contrôleur interne chez
SMEBA, Mutuelle Etudiante.
DNCA FINANCE
Léa Dunand-Chatellet
est nommée directrice du pôle
investissement responsable.
Léa Dunand-Chatellet, 35 ans,
ancienne élève de l’ENS, agrégée
d’économie et de gestion, a commencé sa carrière, en 2005, chez
Oddo Securities dans le pôle d’analyse extra-financière. En 2010,
appelée par Sycomore Asset Management, elle est devenue associée et
directrice de la gestion ESG. En
2015, elle a rejoint Mirova en tant
que directrice de la gestion actions.
IN&FI CREDITS
Bruno Rouleau
assure la direction des
partenariats.
Bruno Rouleau, 54 ans, diplômé
de l’Institut technique de banque,
a acquis de l’expérience sur le secteur banque-assurance notamment au sein de la Banque Populaire, du Crédit Agricole, du
groupe HSBC et de la Banque Privée Européenne. A partir de 2005,
il a assumé chez IN&FI Crédits les
fonctions de responsable des partenariats banques et assurances,
puis de directeur associé. Entre
2010 et 2015, il était responsable
grands comptes et économie
sociale chez CAFPI.
MARGO BANK
Myriam Viaud
devient secrétaire générale. Elle
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
sera en charge du pilotage
stratégique des activités
juridiques de Margo Bank.
Myriam Viaud, 47 ans, titulaire
d’un master 2 en droit privé de l’université de Paris-X, a débuté au sein
de BNP en 1995. Elle a successivement occupé les postes de juriste en
charge des contentieux, conseiller
juridique du réseau bancaire parisien et de conseiller juridique
auprès de la direction de la banque
privée et gestion de fortune de BNP
Paribas. En 2009, elle a intégré
Rothschild & Cie Banque en tant
que juriste senior, avant de directrice juridique adjointe en 2015.
CHAMBRE
CHAMBRE DE COMMERCE
FRANCO-BRITANNIQUE
Thierry Drilhon
prend la présidence.
Thierr y Drilho n, 53 ans, es t
diplômé de l’EAD Paris et de l’université de Stanford (Etats-Unis). Il
intervient comme senior advisor
du fonds Francisco Partners.
Après avoir oeuvré chez Digital et
Microsoft, il rejoint Cisco en 2000
en tant que CEO France avant de
devenir vice-président Europe et
enfin, au niveau mondial, senior
vice-president corp en charge des
partenariats et alliances et membre du comité exécutif. Depuis
2013, il pilote en tant que chairman et CEO la transformation du
groupe Euromedia.
ORGANISME
AFPA
Pascale d’Artois
de Bournonville
a été reconduite à la fonction de
directrice générale de l’Agence
nationale pour la formation
professionnelle des adultes
(Afpa) en conseil des ministres.
Pascale d’Artois de Bournonville,
51 ans, assure déjà la direction
générale de l’Afpa depuis deux ans.
Au cours de sa carrière, elle a
notamment officié, entre 2008 et
2012, à la direction de la gestion
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
Téléchargez sur :
administrative et du développement du Forco. Par la suite, elle est
devenue directrice générale du
FAF.TT.
ILS SONT NÉS
UN 24 AOÛT
Paulo Coelho, écrivain, 71 ans.
Michel Crépu,
journaliste, 64 ans.
Ava DuVernay,
réalisatrice, 46 ans.
Jean-Yves Hocher,
directeur général adjoint de
Crédit Agricole SA, 63 ans.
Jean-Michel Jarre,
compositeur de musique,
70 ans.
Jean-Claude Lehmann,
physicien, ancien président
de l’Académie des
technologies, 79 ans.
Pierre Mazeaud, ancien
président du Conseil
constitutionnel, 89 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 24, samedi 25 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Baba un peu sec
La croissance champignon d’Alibaba
ne profite pas à sa marge.
LA SÉANCE DU 23 AOÛT 2018
Le CAC 40
à l’équilibre,
attentiste face
aux tensions
La Bourse de Paris a connu
•une
séance de très légère
baisse jeudi, une journée marquée par un regain de tension
dans le conflit commercial qui
oppose les Etats-Unis à la
Chine. L’indice CAC 40 a cédé
0,02 %, à 5.419,33 points, dans
un volume d’échanges restreint de 2,9 milliards d’euros.
Les Etats-Unis ont imposé
jeudi des droits de douane à
des produits chinois représentant 16 milliards de dollars
d’importations. Pékin a répliqué immédiatement, tandis
qu’à Washington une délégation chinoise était présente
depuis mercredi pour tenter
de négocier une issue au
conflit. Aux Etats-Unis, la
Bourse était toujours sous tension après que des proches du
président Donald Trump ont
subi des revers judiciaires
mercredi.
A Paris, Safran a réalisé la
meilleure performance du
CAC 40 en gagnant 0,97 %. Le
secteur automobile a souffert
du sursaut de tensions commerciales. Peugeot a réalisé la
pire performance du CAC 40 en
perdant 3,21 %. Michelin a réalisé sa plus forte perte en deux
ans en cédant 2,25 %, Renault
a perdu 1,82 % et Valeo 0,68 %.
Un rapport mentionnant la
volonté de Carlos Ghosn, PDG
du groupe Renault, de mettre
fin à la coopération du const r u c t e u r ave c l ’a l l e m a n d
Daimler sur Smart a été qualifié
de « spéculation » par ce dernier. Solvay a cédé 0,65 %. Baader a mis en garde contre un
ralentissement de la demande
au secteur chimique européen.
Dans le SBF120, Vallourec a
perdu 1,9 %. Jefferies a démarré
sa couverture du titre avec une
recommandation à « conserver ». J C D e c a u x a fini en
baisse de 0,36 %. L’autorité australienne de la concurrence a
autorisé le rachat par le groupe
de l’australien APN Outdoor
pour 1,12 milliard de dollars
australiens, soit 630 millions
d’euros.
LES ENTREPRISES CITÉES
AccorHotels 11
AEG 15
Air France 11
Air Liquide 11
Alibaba 11
Atos 19
Banque Nationale
de Grèce 20
Bayer 11
BMW 12
BNP Paribas 22
Boc Aviation 12
Bosch 12
BPCE 22
British Airways 11
Canal+ 14
Coca-Cola Hellenic
Bottling Company 20
Daimler 11, 12
Daimler, 12
Deutsche Post 12
Direct Energie 13
E.GO Mobile AG 12
EDF 13
Engie 13
Eni 13
Europe 1 16
Facebook 16
Genworth, 19
GL Events 14
Goldman Sachs 22
Google 16
Japonica 20
Leclerc 12
Live Nation 15
MoneyGram 19
Monsanto 11
Natixis 22
NXP 19
Oceanwide 19
Publicis 16
Qualcomm 19
Ryanair 13
Sacré Willy 18
Siemens 12
Syntel 19
Upgrade 22
Volkswagen 12
Volkswagen 12
WPP 16
ZF 12
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crible
La régularité est la mère des vertus. Cela tombe bien pour Alibaba, qui
en a fort à revendre au rayon de la croissance d’activité, l’indicateur fétiche
de l’histoire boursière du mastodonte chinois coté à New York. Son chiffre
d’affaires (+61 % pour sa branche commerce et +93 % pour sa branche
« cloud ») s’est ainsi hissé en plein dans la cible fixée par son patron Jack
Ma. A l’heure où la coqueluche numérique de l’empire du Milieu cotée à
Hong Kong, Tencent, connaît des ratés dans ses progressions espérées
(à cause de l’homologation de ses jeux), Wall Street a su profiter de cette
énergie positive internationale en pleine guerre commerciale, mais sans
trop s’attarder inutilement sur ce carpe diem. Bien sûr, le cybercommerçant versé dans l’informatique et le divertissement continue de faire feu
de tout bois, pour avancer ses pions dans la vie quotidienne numérique
et physique. La Coupe du monde de foot a ainsi dopé son service de « streaming » vidéo Youku, qui en a profité pour capter un très grand nombre de
nouveaux abonnés. Mais la crème des nouvelles activités n’empêche pas
de trouver le baba un peu sec au rayon du bénéfice par action, un peu en
dessous des attentes pour sa version ajustée. Plus de deux fois inférieur
à celui d’Amazon, le multiple de capitalisation (30 fois le bénéfice estimé
pour l’exercice clos fin mars prochain) paraît donc plus sage que vraiment
appétissant, faute d’y voir plus clair sur le drôle de jeu américano-chinois
et sur la mise en Bourse d’Ant Financial.
Surprise éventée
Quel que soit le montage, la monétisation
des joyaux saoudiens aura un prix.
« Avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure. » Même si
la monarchie saoudienne n’a jamais fait de l’exactitude la politesse de ses rois,
elle pourrait finir par le regretter. Son projet de cotation d’Aramco ne bénéficie
plus de l’effet de surprise de 2016, lors de l’excitation provoquée par le pétrole
bas et la perspective de la plus grosse IPO de tous les temps. Le royaume pourrait se dire qu’il a l’éternité géologique devant lui. En fait, il a besoin d’argent
pour ses projets de développement. Et de leur côté, les blue-chips pétrolières
cotées ne peuvent plus éluder la question de la montée en puissance des énergies « bas carbone », même Exxon, qui pourrait leur laisser sur les bras, à long
terme, quantité de réserves décotées. Même si les siennes garderont toute leur
valeur, vu leur prix à la production, le joyau saoudien évolue dans un secteur
moins de tout repos pour les gérants actions. En se concentrant sur la reprise
au fonds souverain de 70 % du capital de Saudi Basic Industries Corporation, il
peut espérer faire d’une pierre deux coups. Non seulement émettre de la dette
sera plus aisé que de placer des actions, mais en plus la diversification en aval
vers la pétrochimie pourrait amadouer les craintifs de l’or noir. Il n’est pas sûr
que des prêteurs acceptent beaucoup plus d’opacité dans le reporting que des
actionnaires. Quand ils le font, cela doit aussi avoir un prix.
EN VUE
U
Dominic Raab
n mois et demi après avoir récupéré la lourde tâche de négocier, pour le Royaume-Uni, les
modalités de sa sortie de l’Europe, le
« monsieur Brexit » de Theresa May a
tenté d’expliquer jeudi à ses concitoyens
que même sa version « dure » – c’est-àdire sans aucun accord avec Bruxelles –
pourrait se réaliser avec douceur. Mais
le brillant avocat d’affaires, spécialisé
dans le droit international depuis ses
études à Oxford et son passage dans le
cabinet Linklaters à la City, ne doit
guère espérer, malgré le nom qu’il
porte, obtenir tellement de « rab » de la
part des Européens pour mettre son
pays en règle. Elu dans le Surrey en
2010, ce négociateur coriace de 44 ans,
dont le père émigra encore enfant de
Tchécoslovaquie en 1938, parce qu’il
était d’origine juive, a occupé plusieurs
ministères techniques dans les divers
gouvernements conservateurs. Il s’y est
bâti une réputation de bon gestionnaire
mais de mauvais caractère. Quelquesunes de ses employées l’ont présenté
comme un patron brutal, capable
d’entrer dans des rages soudaines face à
des problèmes inattendus, et plus
obsédé par le maintien de sa forme physique (il ferait une heure de gym par
jour) que par les soucis d’agenda. Marié
à une Brésilienne, qui travaille dans le
marketing chez Google, ce père de deux
enfants fut un des porte-voix du Brexit
lors de la campagne référendaire. Il
avait d’ailleurs écrit quelques années
plus tôt, en 2012, un livre au titre explicite : « Britannia Unchained », autrement dit délivrée de ses chaînes. Désormais, la ceinture noire de karaté qu’il est
a tout loisir de vérifier que casser s’avère
toujours plus facile que réparer.
(
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