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Les Echos - 31 08 2018

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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
nos séries
d’été
( Au fil de l’eau )
Le Yang-Tsé, un trésor
surexploité
// P. 10
( Les défis de l’IA )
La quête sans fin
de l’IA générale
// P. 9
( Changer de métier )
Olivier Legrain
// P. 9
( Itinéraires insolites )
Le GR2013, un sentier
d’exploration urbaine
et artistique
// P. 22
L’ESSENTIEL
COMMERCE : TRUMP VEUT
CONVAINCRE LE CANADA
Trump tente de convaincre le
Canada de rejoindre l’accord de
révision de l’Aléna signé avec le
Mexique lundi. Mais des points
de contentieux demeurent. // P. 5
VÉLIB’, STATIONNEMENT :
FIN DE CRISE EN VUE À PARIS
Après un premier semestre calamiteux, les nouveaux opérateurs
ont redressé le tir. Reste désormais à trouver un ou plutôt des
successeurs à Autolib’. // P. 19
BOURSE : POURQUOI LA
FRANCE DOMINE L’EUROPE
Les actions françaises bénéficient d’un sentiment plus favorable de la part des investisseurs
internationaux. Le luxe et l’aéronautique y sont pour beaucoup.
// P. 23
KRACH DU PESO ARGENTIN
L a d e v i s e a rg e n t i n e a c h u t é
d’environ 20 % jeudi après la
demande d’aide anticipée du pays
auprès du FMI et le relèvement
massif des taux d’intérêt à 60 %.
Impôt à la
source : les
gagnants et
les perdants
Les Echos
WEEK-END
VOTRE MAGAZINE TOUS LES VENDREDIS
l Emmanuel Macron n’exclut pas un report.
l Tous les ménages ne sortiront pas
gagnants en termes de trésorerie.
quatre mois de la transition vers
l’impôt à la source, les doutes de
l’exécutif sur cette réforme engagée depuis trois ans se confirment. En
déplacement à Helsinki, le président de la
République a déclaré qu’il attendait des
« réponses précises » avant de décider si le
prélèvement à la source de l’impôt entrerait
en vigueur au 1er janvier 2019 comme prévu.
Ce flottement a ouvert une nouvelle brèche
dans laquelle l’opposition s’est empressée
de s’engouffrer. Le président des Républi-
A
cains (LR), Laurent Wauquiez, a demandé à
l’exécutif de renoncer au prélèvement à la
source. Il a notamment critiqué l’impact
négatif sur la trésorerie des Français. Qu’en
est-il exactement ? La majorité des contribuables sera gagnante. Les quelque 60 %
qui sont mensualisés paieront en effet
l’impôt sur 12 mois au lieu de 10 aujourd’hui.
Mais il y aura aussi des perdants parmi les
bénéficiaires de crédits d’impôt.
// PAGE 3 ET L’ÉDITORIAL
D’ÉTIENNE LEFEBVRE PAGE 7
l BUSINESS STORY LES 10 PRÉSIDENTIELLES
D’ALAIN DUHAMEL l CULTURE GARP, LE MONDE SELON IRVING
l STYLE PARFUMS : LA STRATÉGIE DU DOUBLE SILLAGE
l ... ET MOI CHERCHE ÉCOLE PRIVÉE DÉSESPÉRÉMENT
Logement :
le mal
du siècle
Pollution automobile :
Bruxelles serre la vis
AUTOMOBILE Une nouvelle
procédure d’homologation
des voitures, plus exigeante,
entre en vigueur ce samedi.
CARNET // P. 29
Luxe Un hôtel
Fauchon à Paris
Bruxelles a mis en place une façon plus précise de calculer les émissions des automobiles en laboratoire.
Ce durcissement de la réglementation a contraint les
constructeurs présents en Europe à adapter leurs
gammes et leurs technologies. Un travail de titan, que
certains n’ont pas tout à fait terminé. Si PSA et
Renault sont en grande partie dans les clous, Volkswagen n’a pas encore réussi à faire homologuer la
célèbre Golf. En l’état, le géant allemand n’a plus le
droit de fabriquer son best-seller. // PAGE 15
Sepp Spiegl/Ropi-RÉA
// P. 26
Gilles Trillard
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 31 AOÛT, SAMEDI 1ER SEPTEMBRE 2018 // LESECHOS.FR
Le point de vue de
Nicolas Bouzou
La principale pénurie qui frappe
aujourd’hui les humains est celle
du logement, estime Nicolas Bouzou.
On le constate dans toutes les métropoles, le nombre de sans-abri augmente.
Un phénomène directement corrélé
à la hausse des loyers. Ce sera l’un
des sujets centraux de ce siècle
si l’on ne parvient pas à construire
davantage. // PAGE 7
IWC PORTUGIESER.
L A LÉGENDE
PARMI LES ICÔNES.
La majorité
veut un geste
en faveur des
petites retraites
// P. 14
SUR
ÉCONOMIES Après l’annonce
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Le téléspectateur commençait tout juste à apprécier la 4K,
voici dès maintenant la 8K...Photo AFP
Télévision : après la 4K,
la révolution 8K arrive
Samsung et LG vont commercialiser
des écrans encore plus haut de gamme.
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22771
110eANNÉE
30 PAGES
TÉLÉVISION Samsung et LG, les deux premiers fabricants mon-
Antilles-Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 5,80 €. Espagne 4 €. Grande-Bretagne 6 £. Grèce 3,70 €. Italie 4 €
Luxembourg 6,10 €. Maroc 28 DH. Suisse
1 0,4 0 F S . Tu n i s i e 4 ,5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
diaux de télévisions, profitent de l’IFA, le Salon européen de l’électronique grand public qui vient de s’ouvrir à Berlin, pour annoncer
la commercialisation prochaine d’imposants écrans plats en très
haute définition. Avec deux fois plus de pixels que les encore récents
4K, qualifiés d’ultra-haute définition.// PAGE 20
du quasi-gel des pensions en
2019-2020, les députés de la
majorité souhaitent moduler les
revalorisations, afin d’adoucir le
sort des retraités modestes. Les
pensions inférieures à
1.200 euros par mois seraient
d av a n t a g e r e v a l o r i s é e s ;
au-dessus, elles le seraient
moins. Richard Ferrand, le chef
de file de la majorité, porte cette
initiative à laquelle le gouvernement ne ferme pas la porte,
même s’il n’a pas étudié la faisabilité technique et juridique
d’une modulation. Les difficultés
de mise en œuvre sont importantes, comme a pu le constater
en 2014 le gouvernement Valls,
qui a préféré instaurer une
prime exceptionnelle. // PAGE 2
Portugieser Chronographe. Réf. 3714
IWC Boutique Paris · 3–5, rue de la Paix · 75002 Paris
Tél. +33 1 58 18 14 98 · www.iwc.com
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02 //
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
FRANCE
Macron-Salvini,
les meilleurs ennemis
Confronté à une Angela Merkel affaiblie, Emmanuel
Macron tente de faire de Matteo Salvini et Viktor Orban
des repoussoirs qui mobiliseront les proeuropéens.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
uand les alliés
faiblissent (Merkel),
faut-il de solides
ennemis ? Emmanuel
Macron aurait pu s’irriter
de voir Matteo Salvini
et Viktor Orban le prendre
explicitement pour « cible »,
fait d’ailleurs rarissime
à l’aube d’une campagne
européenne : il s’en est
au contraire saisi comme
d’une opportunité. « S’ils ont
voulu voir en ma personne leur
opposant principal, ils ont
raison… » « Il se structure
une opposition forte entre
nationalistes et progressistes »
en Europe, a lancé le président
français lors de son
déplacement au Danemark.
Quand une offensive patine
(l’initiative de la Sorbonne),
il faut jouer en défense.
Face à Salvini-l’épouvantail,
il espère un sursaut.
En France d’abord.
Que Marine Le Pen ait
immédiatement donné raison
au ministre de l’Intérieur
italien s’intègre parfaitement
dans le plan. La populiste
contre le raisonnable, comme
au bon vieux temps du second
tour de la présidentielle.
En forçant le trait sur son
nouveau clivage, Emmanuel
Macron espère effacer Jean-
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
Q
Luc Mélenchon du débat,
et les partis intermédiaires
qui, comme Les Républicains
de Laurent Wauquiez,
ne veulent injurier ni Salvini
ni l’Europe. Macron louait la
« pensée complexe » dans
la campagne 2017 : place
désormais à la clarté, même
à gros traits.
Christophe Castaner,
le patron de La République En
marche, y voit enfin l’occasion
de construire un discours
mobilisateur. « Il faut avoir
conscience que l’Europe peut
mourir », n’hésite-t-il pas à
prévenir. La modification
des traités européens, passée
inaperçue dans le discours
de la Sorbonne il y a un an, a
désormais de bonnes chances
de trouver un écho, parie-t-il.
Emmanuel Macron a, luimême, entamé la tournée des
pays jugés « raisonnables ».
Ce pari impose en France
la constitution d’une liste
unique ou quasi, renvoyant
toutes les autres à leurs
sympathies nationalistes ou
à l’insignifiance. Cela a deux
implications. En marche doit
parvenir à arrimer la droite
modérée, même si elle semble
quelque peu s’éloigner
de Macron en cette rentrée
compliquée. La liste Macron
doit impérativement arriver
en tête au soir des élections
européennes, dans un pays où
l’opinion proeuropéenne est
loin d’être majoritaire. Voir en
Salvini un sauveur n’est peutêtre plus un oxymore, mais
c’est un sacré pari.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
La négociation sur le statut des cadres
une nouvelle fois suspendue
SOCIAL Le Medef a suspendu la reprise des négociations sur le
statut des cadres, qui doit pourtant aboutir avant la fin de
l’année. Pour l’instant, seules deux séances de négociation se
sont tenues, le 21 décembre 2017 et le 13 mars 2018. La CGT s’est
dite « déterminée à aller au bout de cette négociation » dans un
communiqué, critiquant « le peu d’empressement du Medef à
répondre aux attentes » qui « illustre son mépris envers les salariés de l’encadrement et le paritarisme ».
Macron critiqué pour la nomination
d’un proche au consul de Los Angeles
POLÉMIQUE L’écrivain Philippe Besson, ami d’Emmanuel et
Brigitte Macron, a été nommé prochain consul général de
France à Los Angeles, suscitant la polémique au point que le
président de la République s’est défendu de tout « copinage pour
services rendus ». Ecrivain et scénariste né en 1967, Philippe Besson est l’auteur du livre « Un personnage de roman », qui narre
la conquête de l’Elysée par Emmanuel Macron. « Il n’y a chez
moi aucun copinage pour services rendus », a assuré Emmanuel
Macron à l’occasion d’un déplacement en Finlande.
À 7h12, retrouvez Nicolas Barré
pour “L’édito éco”dans le
7h-9h de Nikos Aliagas.
La majorité veut diminuer l’effort
pour les retraités modestes
SOCIAL
Après l’annonce du
quasi-gel des pensions
en 2019-2020, les
députés de la majorité
souhaitent moduler
les revalorisations.
Mais les écueils
sont nombreux.
Solveig Godeluck
(avec R. Ho.)
Des économies sur la protection
sociale, oui, mais pas à la hache. Les
députés de la majorité réfléchissent
ainsi à une solution pour atténuer le
choc sur les petites pensions de la
revalorisation a minima des retraités décidée par le gouvernement
en 2019 et 2020. Un premier signal
en ce sens a été envoyé par le chef de
file de la majorité à l’Assemblée
nationale, Richard Ferrand.
En début de semaine, le député a
proposé de moduler la revalorisation des pensions : « Pour ceux qui
ont des retraites élevées, moins que
0,3 % ; et un peu plus pour ceux qui
ont des petites retraites », a-t-il expliqué sur CNews. Le député a évoqué
le seuil de pension mensuelle qui
sert pour appliquer le taux réduit de
CSG, soit 1.200 euros par mois pour
une personne seule. Près de 7 millions de retraités en bénéficieraient.
Cela serait une façon d’adoucir
l’annonce faite par Edouard Philippe dimanche dernier que
l’ensemble des prestations sociales,
à quelques exceptions près (RSA,
minimum vieillesse, etc.), ne
seraient revalorisées que de 0,3 %
en 2019-2020, pensions de retraite
incluses, alors que l’inflation hors
tabac est attendue autour de 1,6 %
en 2018. La masse de prestations
concernées s’élève, selon nos informations, à un peu moins de
330 milliards d’euros, et l’économie
générée chaque année par cette
sous-indexation atteindrait 3 à
3,5 milliards d’euros, de source gou-
Le député de la majorité, Richard Ferrand, à l’Assemblée. Photo Bertrand Guay/AFP
vernementale. « L’idée exprimée par
Richard Ferrand constitue la position
du groupe, même si nous n’avons pas
encore eu le temps d’en discuter pour
l’affiner », explique le vice-président du groupe LREM, Gilles Le
Gendre, membre de la commission
des Finances. « Nous souscrivons à
l’idée du gouvernement de donner la
priorité au travail. Mais sur la façon
dont on répartit l’effort sur les inactifs, ça peut se discuter », plaide le
porte-parole. Le rendement serait
identique à celui du projet initial.
Au gouvernement, on explique
que le chef de l’Etat n’est pas à l’initiative de cette possible inflexion.
« La faisabilité juridique et technique
n’a pas été instruite », souligne un
membre de l’exécutif, sans montrer
pour autant d’hostilité au projet.
Il y a cependant loin de la coupe
aux lèvres, comme a pu le constater
le gouvernement Valls en 2014, lorsqu’il a cherché à compenser la non
revalorisation des retraites pour les
petites pensions. « C’était infaisable
pour des raisons techniques de système d’information », raconte un
ancien du gouvernement Valls.
La modulation a donc été remplacée par une prime exceptionnelle de 40 euros. Une solution à
demi-satisfaisante, poursuit cette
source, car il est impossible de con-
« Pour ceux qui ont
des retraites
élevées, moins que
0,3 % ; et un peu
plus pour ceux qui
ont des petites
retraites. »
RICHARD FERRAND
Chef de file de la majorité
à l’Assemblée nationale
naître tous les revenus des retraités
(revenus fonciers, etc.). De plus, la
frustration a été grande pour les
plus modestes de ne pas retrouver
cette prime l’année suivante.
Une prime ?
Olivier Véran, le rapporteur du
projet de loi de financement de la
Sécurité sociale à l’Assemblée, est
plutôt réservé sur l’idée de créer un
seuil, mais ouvert à une prime. « Je
ne suis pas opposé par principe,
m a i s a va n t d e m e p ro n o n c e r,
j’attends d’avoir des chiffres, une
méthode, un objectif », explique le
député. Les coupes sur les prestations sociales ont convaincu le rapporteur de ne pas remettre à l’ordre
du jour la suppression des allocations familiales pour les plus aisés,
et d’autres mesures douloureuses :
« On a des économies pour les deux
ans à venir, de quoi financer les plans
pauvreté et l’hôpital, c’est l’essentiel », plaide-t-il. n
Dernière ligne droite à l’Elysée pour
le remplacement de Nicolas Hulot
« La leçon à tirer
du départ
de Nicolas Hulot
est que cela ne peut
pas continuer
comme avant. »
POLITIQUE
Les écologistes mettent la pression pour
un « big bang »
dans la politique
environnementale
du gouvernement.
PASCAL CANFIN
Ancien ministre
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
La nature ayant horreur du vide, les
spéculations, rumeurs et conjectures autour du remaniement du
gouvernement à la suite du départ
de Nicolas Hulot n’ont pas baissé
d’intensité depuis mardi, date de
son annonce surprise. De retour
jeudi soir de Finlande, Emmanuel
Macron doit, avec Edouard Philippe, se pencher sur la question ce
week-end, avant une annonce
attendue en début de semaine prochaine. De fait, la démission de
Nicolas Hulot est venue bouleverser la rentrée déjà mouvementée de
l’exécutif, avec, à la clef, le report du
séminaire gouvernemental prévu
ce vendredi.
« Le départ de Nicolas Hulot est
lourd de conséquences pour le gouvernement et la majorité. Il touche
aussi l’équilibre mis en place il y a un
an », analyse un député de la majorité. Emmanuel Macron entend
donc prendre son temps. Le remaniement pourrait être plus large
Emmanuel Macron doit se pencher ce week-end avec Edouard
Philippe sur la succession de Nicolas Hulot. Photo Hamilton/RÉA
que prévu et permettre au chef de
l’Etat et au Premier ministre d’ajuster le gouvernement dans la perspective des européennes, selon un
proche de l’hôte de l’Elysée.
Canfin, de Rugy, Jouanno...
La liste s’allonge
Après Pascal Canfin, qui s’est
déclaré « très heureux » au WWF,
François de Rugy, Chantal Jouanno
ou encore Ségolène Royal – hypothèse écartée par l’Elysée –, la liste
de noms pour remplacer Nicolas
Hulot s’accroît chaque jour. Ceux de
Laurence Tubiana, ancienne négo-
ciatrice pour la France lors de la
COP21, et de Michèle Pappalardo,
directrice de cabinet de Nicolas
Hulot, se sont mis à circuler.
Pour remplacer la figure emblématique de l’écologie française, et
personnalité préférée au sein du
g o u ve r n e m e n t d ’ E m m a n u e l
Macron, l’équation est tout sauf
simple. « Pour succéder à Nicolas
Hulot, il faut quelqu’un qui connaisse les sujets et qui ait du poids
politique », analyse un écologiste.
De leur côté, les écologistes mettent la pression sur Emmanuel
Macron. Ils espèrent que le départ
spectaculaire de Nicolas Hulot, et
l’émotion qui a accompagné son
interview sur France Inter, sera
synonyme d’électrochoc salutaire.
« La responsabilité d’Emmanuel
Macron est de faire le big bang qui, s’il
n’a pas lieu, sera le signe de l’échec de
n’importe quel autre nouveau ministre de l’Environnement, a déclaré
jeudi matin l’ancien ministre Pascal
Canfin sur France Inter [...]. Aucun
écologiste n’ira s’il n’y a pas ce big
bang. [...] La leçon à tirer du départ de
Nicolas Hulot est que cela ne peut pas
continuer comme avant. »
Les événements climatiques
récents plaident en leur faveur, tandis que l’opinion va dans ce sens.
Selon un sondage Elabe réalisé
après le départ de Nicolas Hulot,
85 % des Français estiment que
l’action du gouvernement n’est pas
à la hauteur des enjeux environnementaux. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
Prélèvement à la source : ce qui changera
vraiment pour la trésorerie des ménages
l La plupart des ménages seront gagnants en termes de trésorerie, mais il y aura aussi des perdants.
l Alors que l’exécutif songe à reporter la réforme, le leader de l’opposition, Laurent Wauquiez, a soulevé la question.
crédit récurrent, s’il est supérieur à
70 % de l’impôt payé, le ménage
sera perdant en trésorerie, même
avec l’acompte. Pour les crédits
d’impôt ponctuels, les effets seront
négatifs dès que le crédit d’impôt
sera supérieur à 17 % de l’impôt dû.
FISCALITÉ
Ingrid Feuerstein
@IN_Feuerstein
A quatre mois de la transition vers
l’impôt à la source, les doutes de
l’exécutif sur cette réforme engagée
depuis trois ans se confirment. En
déplacement à Helsinki, le président de la République a déclaré qu’il
attendait des « réponses précises »
avant de décider si le prélèvement à
la source de l’impôt entrerait en
vigueur au 1er janvier 2019 comme
prévu. « J’ai plutôt l’intention de
conduire cette réforme à son terme,
mais j’ai demandé aux ministres
compétents de répondre à toutes les
questions qui se posent encore, avant
de donner une directive finale », a dit
Emmanuel Macron, lors d’une
conférence de presse.
Ce flottement a ouvert une nouvelle brèche dans laquelle l’opposition s’est empressée de s’engouffrer.
Le président des Républicains (LR),
Laurent Wauquiez, a demandé à
l’exécutif de renoncer au prélèvement à la source. Outre la complexité pour les entreprises, le leader de l’opposition a critiqué
l’impact négatif sur la trésorerie des
Français. « Le prélèvement à la
source ne sera pas bon pour les ménages, parce que ça veut dire que ce sont
les Français qui vont faire l’avance de
trésorerie pour l’Etat, ce qui est quand
même un comble », a-t-il déclaré.
Qu’en est-il exactement ? Pour
comprendre l’impact de cette
mesure sur la trésorerie des ménages, il faut se pencher sur l’étude
d’impact publiée lors du vote sur le
projet de loi à l’automne 2016. Ce
document explique que la réforme
« affectera le profil de trésorerie de
l’Etat », et donc celui des contribuables, mais identifie des effets positifs et négatifs. En clair, la réponse
varie en fonction de la période de
l’année et de la situation des contribuables.
EFFETS VARIABLES SELON
•L’ÉVOLUTION
DES REVENUS
LES MÉNAGES À REVENUS
•STABLES
SANS CRÉDIT D’IMPÔT
Dans le cas le plus simple, et relativement théorique, où les revenus
du ménage sont stables et qu’il ne
perçoit pas de crédit d’impôt, les
contribuables seront gagnants en
termes de trésorerie. Actuellement,
les ménages au tiers provisionnel
paient la totalité de leur impôt en
septembre. Les foyers mensualisés
le font en octobre (sauf régularisation de fin d’année). Avec le prélèvement à la source, les contribuables
« Ce sont les
Français qui vont
faire l’avance de
trésorerie pour
l’Etat, ce qui est
un comble. »
LAURENT WAUQUIEZ
Président LR
paieront chaque mois un douzième
de leur impôt jusqu’en décembre.
Ils avanceront donc moins d’argent
à l’Etat que dans la situation
actuelle. En outre, les foyers mensualisés payaient jusque-là au
milieu du mois, alors que ce sera
désormais le cas en fin de mois, avec
la perception du salaire.
DIFFÉRENTS CAS DE
•FIGURE
SELON LA NATURE
dits d’impôt récurrents (emploi à
domicile, garde d’enfants) et non
récurrents (investissement locatif,
transition énergétique).
Pour les premiers, un acompte de
30 % sera versé en janvier. Pour les
seconds, la totalité sera restituée en
septembre. L’audit de l’Inspection
générale des finances, réalisé il y a
un an, montrait que même en
l’absence d’acompte, la moitié des
foyers percevant un crédit d’impôt
emploi à domicile ou garde
d’enfants sont gagnants en trésorerie, car l’étalement du paiement de
l’impôt sur douze mois compense
l’effet défavorable lié au fait que le
crédit d’impôt n’est pas intégré dans
le taux de prélèvement. Avec
l ’a c o m p t e , l a p r o p o r t i o n d e
gagnants sera bien plus importante.
En fait, tout dépend si le montant
du crédit d’impôt est élevé ou non
par rapport à l’impôt payé. Pour un
Le prélèvement à la source aura
également des répercussions sur la
trésorerie des ménages d’une année
sur l’autre. Les effets dépendront de
l’évolution des revenus ou de la
situation familiale du foyer. En cas
d’augmentation de salaire, le
ménage paiera plus d’impôts en
début d’année, mais la régularisation sera moins importante en septembre. En cas de forte baisse de
revenus, cela évitera au contraire
au contribuable d’avancer de
l’argent à l’Etat, avant d’obtenir une
restitution.
En toute logique, le prélèvement
à la source devrait réduire les régularisations de fin d’année, même si
elles existeront encore. Certains
contribuables avanceront moins
d’argent à l’Etat, mais l’inverse est
vrai : l’Etat avancera moins d’argent
à d’autres contribuables.
(
L’éditorial
d’Etienne Lefebvre
Page 7
DU CRÉDIT D’IMPÔT
Le raisonnement se complique si
l’on prend en compte les crédits
d’impôt. Pour des raisons budgétaires, le taux de prélèvement à la
source appliqué au salaire net ne
peut pas tenir compte des crédits
d’impôt (sans quoi le taux retenu
pour janvier 2019 aurait dû retenir
les dépenses engagées en 2017
et 2018). L’Etat va donc devoir verser
aux contribuables en 2019 le crédit
d’impôt correspondant aux dépenses engagées en 2017 et déclarées
au printemps 2018.
Lors du vote du projet de loi, une
distinction a été faite entre les cré-
Vendredi 7 septembre
BNP Paribas mensualise le 13e mois
Pour limiter l’impact de
l’impôt directement prélevé
sur le salaire, le treizième
mois sera réparti sur
l’ensemble du salaire
annuel.
Edouard Lederer
et Samir Touzani
Les entreprises commencent à anticiper le bouleversement qui se prépare avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source.Confirmant
une information parue jeudi dans
le journal « Le Monde », le groupe
BNP Paribas a précisé que « le
salaire annuel sera, dès janvier 2019,
versé en douze mensualités au lieu de
treize pour tous les collaborateurs
BNP Paribas salariés en France ».
L’étalement sur douze mois de la
rémunération permet de « limiter
l'impact de ce prélèvement sur la trésorerie des collaborateurs », estimet-on rue d’Antin. L’établissement
bancaire estime en outre que la fin
du treizième mois permettra ainsi
une meilleure « lisibilité du bulletin
de paie pour le salarié ».
Effet psychologique
L’initiative pourrait bien être imitée
dans d’autres entreprises. « On imagine mal un établissement aussi visible que BNP Paribas se lancer dans
une telle démarche sans que d’autres
grandes entreprises se soient posées
les mêmes questions », explique un
proche de la banque. Ce que de
nombreux employeurs redoutent,
SUPPLÉMENT
GRATUIT
A partir de janvier 2019, BNP Paribas va verser sur douze mois
le salaire annuel au lieu de treize. Photo Pierre Verdy/AFP
c’est l’effet psychologique pour les
salariés de voir leur rémunération
amputée chaque mois du montant
de leur impôt.
Chez BNP Paribas, la CGT
s’inquiète depuis deux mois déjà de
cette évolution. Dans un tract diffusé fin juin, l’organisation s’émouvait de la mesure. Il s’agissait en particulier, selon elle, « de faire croire à
tous les petits revenus de la banque
que leur pouvoir d’achat se maintient », demandant l’organisation
d’un référendum interne auprès
du personnel, mais sans obtenir
gain de cause.
Ces inquiétudes qui ne sont pas
forcément partagées par tous les
partenaires sociaux. « Cette mesure
pourrait certes avoir un effet d’organisation personnelle sur ceux qui
misaient sur le versement d’une
prime en fin d’année, mais elle est
surtout d’ordre psychologique »
estime une fédération du secteur
bancaire. Pas plus d’inquiétude sur
le front des négociations salariales. « Nous raisonnons toujours en
rémunération annuelle, et pas mensuelle, le lissage sur douze mois du
treizième mois ne change pas non
plus la donne. » n
IMMOBILIER
TOUT CE QUI CHANGE
APRÈS L’ÉTÉ
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 // FRANCE
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
Assurance-chômage : les lignes
rouges des partenaires sociaux
parce que c’est la nature de l’activité
qui amène à avoir des contrats courts
ou un turnover important. »
SOCIAL
Le Premier ministre
poursuit ses entretiens
avec le patronat
et les syndicats
sur la réforme de
l’assurance-chômage.
La dégressivité
des allocations : un tabou
Tous se disent partants
pour une négociation,
mais chacun avec
ses conditions.
Marie Bellan
@mbellan1
et Solveig Godeluck
@Solwii
Après la CGT et la CFTC mercredi, le
Premier ministre a poursuivi jeudi
ses bilatérales avec FO, le Medef, la
CGC, l’U2P et la FNSEA. Au terme de
ces entretiens, le gouvernement
adressera une feuille de route aux
partenaires sociaux fin septembre,
pour une nouvelle négociation sur
l’assurance-chômage. Si patronat et
syndicats veulent bien rouvrir le
dossier Unédic, le compromis sera
difficile à trouver tant les positions
semblent éloignées.
Le leader de Force ouvrière, Pascal Pavageau, a donné le ton dès
jeudi matin à sa sortie de Matignon.
Adressant une boutade au chef de
l’Etat, il s’est défini comme un « irréductible Gaulois » : « Toute la Gaule
a-t-elle été envahie par les Jupité-
Troisième année
de hausse
des versements pour
l’épargne salariale
Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force Ouvrière,
à sa sortie de Matignon, jeudi. Photo Bertrand Guay/AFP
riens ? Non. Il existe beaucoup d’irréductibles Gaulois attachés au modèle
social, au progrès social, qui encore et
toujours luttent contre les régressions
organisées. »
Côté patronat, la renégociation
des règles d’assurance-chômage doit
prioritairement répondre aux difficultés de recrutement que rencontrent de plus en plus d’employeurs,
en incitant davantage au retour à
l’emploi. « Ces difficultés se traduisent
par de véritables pénuries de maind’œuvre qui fragilisent le développement de certains secteurs tels que le
bâtiment et l’hôtellerie-restauration »,
indique l’U2P, qui défend les artisans,
commerçants et professions libéra-
les. Dans le même temps, l’U2P s’est
dite à nouveau opposée à un bonusmalus sur les contrats courts tel que
le gouvernement l’a envisagé dans le
cadre de la loi avenir professionnel.
« Toute solution imposée d’en haut
serait contre-productive, d’autant plus
que les contrats courts utilisés dans les
entreprises de proximité répondent à
de réels besoins », poursuit l’U2P, qui
dit faire confiance aux négociations
de branche sur le sujet, qui n’ont
pourtant même pas commencé réellement. Le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a lui aussi redit
tout le mal qu’il pensait du bonusmalus : « Non pas pour des raisons
dogmatiques ou idéologiques, mais
Pour la CFE-CGC, la ligne rouge est
ailleurs : c’est la dégressivité des allocations chômage, proposée la
semaine dernière par le député En
marche Aurélien Taché pour les
cadres à hauts revenus. « Pour nous,
c’est un tabou », a indiqué François
Hommeril, son président, regrettant
que l’on « désigne à la vindicte des
autres catégories une catégorie particulière pour éviter que chacun
regarde les vrais problèmes. » Cette
option n’a pas été écartée par le gouvernement, souligne la CFE-CGC.
Le syndicat de cadres est en
revanche prêt à réfléchir aux droits
rechargeables et au cumul emploichômage. « La moitié des demandeurs d’emploi sont en cumul ; certains peuvent y rester cinq ou six ans.
Est-ce que l’assurance-chômage a été
construite pour ça ? » interroge JeanFrançois Foucard, membre de la
délégation. « Peut-être faut-il changer
de mécanisme au bout de trois ans »,
ajoute-t-il.
Un sujet qui hérisse d’avance
Denis Gravouil, à la CGT. Le syndicaliste rappelle la montée de la précarité chez les travailleurs : « Les
demandeurs d’emploi en activité
réduite ne sont pas des profiteurs de la
permittence. Ce sont les employeurs
qui abusent des contrats », coupe-t-il
court. n
ENTREPRISE
L’épargne salariale
progresse, malgré
des différences
notables suivant
la taille de
l’entreprise.
La loi Pacte
devrait favoriser
son développement
dans les PME.
Victor Noiret
@noiret_victor
La CGT poursuit sa lutte contre
les « fausses offres d’emploi »
EMPLOI
Le syndicat publiera
lundi les résultats
de son enquête sur les
offres d’emploi jugées
« illégales ».
Clément Nicolas
@ClmentNicolas2
En pleine réouverture du chantier
de l’assurance-chômage, dans
lequel la question du contrôle des
demandeurs d’emploi est remise
sous les projecteurs, la CGT s’attelle
à un nouvel examen de la légalité des
offres d’emploi qui leur sont proposées sur le site Internet de Pôle
emploi. Le syndicat, qui publiera
lundi les résultats complets de sa
nouvelle étude, veut attirer l’attention sur la proportion colossale,
selon lui, de celles qui seraient tout
simplement « illégales ».
L’année dernière, la moitié, rien
que ça, avait été jugée comme telles par les enquêteurs syndicalistes,
en raison d’un libellé trompeur,
d’un mauvais classement de l’offre,
Le ministre de l’Economie et
des Finances, Bruno Le Maire,
en a fait l’un de ses chevaux de
bataille : développer l’intéressement et la participation dans les
entreprises françaises. L’objectif affiché est même que « 100 %
des Français puissent avoir accès
à ces dispositifs ». Ces derniers
font l’objet de plusieurs articles
de la loi Pacte, qui sera examinée à l’Assemblée nationale à la
rentrée.
Selon une étude de la Dares
(ministère du Travail) publiée
ce mardi, 56 % des salariés du
secteur marchand non agricole, soit 8,9 millions de personnes, ont eu accès à au moins un
dispositif de participation,
d’intéressement ou d’épargne
salariale en 2016. Cette proportion augmente après deux
années de recul.
d’un mensonge sur le caractère évolutif du contrat de travail, voire d’un
procédé frauduleux visant à extorquer de l’argent au demandeur
d’emploi… « Toutes les offres
publiées doivent faire l’objet d’un
contrôle humain en amont », revendique Tennessee Garcia, secrétaire
général à la CGT.
Algorithme pas infaillible
Aujourd’hui, Pôle emploi mise
avant tout sur un logiciel algorithmique pour vérifier ces annonces.
Le « contrôle humain » réclamé par
le syndicat existe, mais uniquement pour vérifier la conformité
des nouveaux comptes entreprises,
sésame obligatoire pour qu’une
entreprise puisse publier une offre.
4.300 agents s’occupent de ces vérifications. « L’objectif n’est pas de
remettre en question leur travail,
précise le syndicaliste, mais de
dénoncer la privatisation de l’institution. » En effet, selon ses propres
chiffres, 57 % des annonces
publiées par Pôle emploi sont transmises par l’un des 123 sites d’emploi
partenaires (Indeed ou Jobijoba,
par exemple). Et là, seul l’algorithme veille à la légalité.
L’année dernière, la moitié des offres d’emploi du site Internet de Pôle
emploi avait été jugées « illégales » par les enquêteurs syndicalistes.
Photo Guyot/AFP
En réaction à la version 2017 de
l’étude de la CGT, Pôle emploi avait
diligenté sa propre enquête, avec des
conclusions très différentes mais
tout de même préoccupantes, puisque près d’une offre sur dix était
« non conforme au cadre légal ».
Insuffisant pour la CGT, qui reproche
à l’étude de s’être concentrée principalement sur les cas de fraudes, et
non pas sur les mauvais libellés
(emploi de technicien de surface
classé sous « maintenance industrielle », par exemple). « C’est un sujet
que nous suivons très régulièrement,
mais nous n’avons pas prévu de faire
de nouvelle publication », indiquet-on du côté de l’agence nationale, qui
dit travailler en continu à l’amélioration de son logiciel informatique. n
Le PEE le plus répandu
Le plan d’épargne entreprise est
le plus répandu des dispositifs,
parce qu’il sert de support principal au versement des primes
de participation et d’intéressement. Il couvrait 46,3 % des
salariés. Au total, 17,1 milliards
d’euros brut ont été versés par
les entreprises de 10 salariés ou
plus pour l’ensemble des dispositifs, dont 8,3 milliards au titre
de l’intéressement. La progression globale est de 4,4 % par rap-
Dimanche de 10h à 11h
Le Grand rendez-vous
© CWITT/SIPA
Hélène Jouan, Nicolas Barré et Damien Fleurot reçoivent
Benjamin Griveaux
Porte-parole du gouvernement
port à 2015 et de 3,5 % au niveau
de l’intéressement. C’est la troisième année de hausse consécutive. 7,5 millions de salariés
ont perçu une rémunération
moyenne de 2.369 euros. Il est à
noter que c’est 700.000 salariés
de plus qu’en 2014.
L’étude fait ressortir que la
taille de l’entreprise est un élément déterminant pour le salarié. Et pour cause, à partir du
seuil de 50 salariés, la participation est obligatoire. C’est
pourquoi seul 1 salarié sur 20
est concerné dans les sociétés
de 10 à 49 salariés, contre près
de 1 sur 2 dans celles de 50 à
99 salariés. Même constat pour
l’intéressement, 36,2 % des
salariés y avaient accès en 2016,
mais le taux tombe en dessous
des 10 % au sein des firmes de
moins de 50 salariés. La raison
tient, en partie, au forfait social
que doit verser la société,
actuellement fixé à 20 %.
La loi Pacte prévoit de remédier à cela en supprimant le
forfait social pour les entreprises de moins de 250 salariés sur
les versements issus des primes
d’intéressement. Pour la participation, le forfait sera supprimé
uniquement pour les effectifs en
deçà de 50 salariés. n
Les chiffres clefs
17,1
MILLIARDS D’EUROS
brut ont été versés
par les entreprises
de 10 salariés ou plus
pour l’épargne salariale.
2.369
EUROS
La rémunération perçue
en moyenne au titre
de l’épargne salariale
par 7,5 millions de salariés.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 05
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
MONDE
en
chiffres
CANADA : HAUSSE
DE LA CROISSANCE
ZONE EURO : RECUL DU
SENTIMENT ÉCONOMIQUE
Le produit intérieur brut
du Canada a progressé de
2,9 % en rythme annuel
au deuxième trimestre,
porté par la hausse des
exportations et des services.
Au premier trimestre, le PIB
canadien avait progressé
de 1,3 % en rythme annuel.
Il s’agit de la hausse la plus
prononcée depuis le
deuxième trimestre de 2014.
Il s’est dégradé
pour le huitième mois
d’affilée depuis le pic
atteint en décembre dernier
à 115,2 points. Il a baissé
à 111,6, contre 112,1 en juillet,
inférieur aux attentes
des analystes qui tablaient
sur 112,0 points,
et a stagné dans l’Union
européenne,
à 112,3 points.
700
MILLIONS DE COURONNES
Le Danemark a mis de côté
l’équivalent de 94 millions
d’euros pour financer
les coûts liés au départ du
Royaume-Uni de l’Union
européenne en cas de « hard
Brexit » qui résulterait en
une hausse de sa contribution au budget européen.
Commerce : course contre la montre
entre les Etats-Unis et le Canada
l Trump tentait jeudi de convaincre le Canada de rejoindre l’accord de révision de l’Aléna signé avec le Mexique lundi.
l Mais des points de contentieux demeurent.
L’oléoduc
Trans Mountain
suspendu
INTERNATIONAL
Elsa Conesa
@ElsaConesa
— Bureau de New York
Parlera-t-on encore de l’Aléna, ou
bien seulement d’un « accord
commercial Etats-Unis-Mexiq u e » , c o m m e l ’a r e b a p t i s é
Trump ? Quelques jours après
s’être entendus avec Mexico sur
une révision du texte qui gouverne les échanges commerciaux
en Amérique du Nord depuis un
quart de siècle, les Etats-Unis tentaient ces derniers jours de convaincre le Canada de rejoindre
ses deux partenaires avant la fin
de la semaine. Jeudi après-midi,
la ministre des Affaires étrangères canadienne, Chrystia Freeland, venue négocier à Washington, se disait « optimiste » sur les
chances de parvenir à un consensus, tandis que Donald Trump
assurait p ouvoir b oucler un
a c c or d d an s l e s te mps, sans
qu’aucun détail ne permette à ce
stade d’étayer ces affirmations.
Po u r f a i r e p r e s s i o n s u r l e
Canada, Trump n’a pas hésité à
brandir lundi la menace d’une
nouvelle vague de tarifs douaniers. Mais le président a moins
de marge de manœuvre qu’il y
paraît : une partie de sa majorité
au Congrès, contrariée de n’avoir
pas été conviée à discuter d’un
t e x t e q u’e l l e d e v r a v a l i d e r,
n’entend pas se contenter d’un
accord bilatéral avec le Mexique.
« Il faut que nous attendions la fin
des négociations avec le Canada
avant de nous faire une idée », a
d’ailleurs prévenu le chef de file
de la majorité républicaine au
Sénat, Mitch McConnell. Le
calendrier est d’autant plus serré
que le Congrès ne votera pas sur
l’accord avant les élections de mimandat en novembre, ni même
La Cour d’appel fédérale du
Canada a suspendu jeudi le
triplement de capacité de
l’oléoduc controversé
Trans Mountain, qui doit
relier les champs pétroliers
d’Alberta au port de Vancouver, au motif que ses
conséquences sur l’environnement ont été mal évaluées. Il s’agit d’un revers
majeur pour le gouvernement de Justin Trudeau, qui
avait annoncé en mai la
nationalisation de cet
oléoduc « stratégique » afin
de ne plus être uniquement
dépendant des Etats-Unis
pour exporter le pétrole
canadien.
Ce projet de 7,4 milliards
de dollars canadiens
(4,9 mds d’euros) du groupe
américain Kinder Morgan
est actuellement le seul
pouvant à court terme
permettre à l’industrie
pétrolière de l’Alberta
d’écouler sa production
alors que le réseau canadien
d’oléoducs est saturé.
probablement avant le début
d’année prochaine. Et une victoire des démocrates compromettrait les chances de faire voter
l’accord.
Incertitude
De son côté, malgré les propos bravaches de son Premier ministre,
Justin Trudeau, le Canada a besoin
de rester dans l’accord. Son économie est très dépendante des exportations, dont les trois quarts sont à
destination des Etats-Unis. Le gou-
« Il faut que nous
attendions la fin des
négociations avec
le Canada avant
de nous faire
une idée. »
MITCH MCCONNELL
Chef de file de la majorité
républicaine au Sénat
verneur de la banque centrale du
Canada, Stephen Poloz, a en outre
averti que l’incertitude planant
autour de l’avenir du traité commençait à peser sur les décisions
d’investissement des entreprises.
Deux différends
Deux différends demeurent toutefois vifs avec Ottawa. Tout d’abord
l’avenir du tribunal de résolution
des conflits qui a été créé par
l ’a c c o r d a c t u e l , e t a u q u e l l e
Canada est attaché. Celui-ci con-
fère à un panel indépendant le
pouvoir de résoudre les litiges en
matière de droits de douane entre
les trois pays. Les Etats-Unis y sont
particulièrement hostiles et sont
parvenus à rallier le Mexique à
leur position, mais le Canada y voit
le seul outil fiable à sa disposition
pour contester les mesures tarifaires imposées par les Etats-Unis.
Une position qui s’est encore durcie ces derniers mois, à mesure
que Trump lançait son offensive
sur les traités de libre-échange.
L’autre point de contentieux
est celui d’un accès américain au
marché du lait canadien, qui
demeure très protégé depuis les
années 1970, et dont les éleveurs
font un levier politique fort à un
an des élections législatives.
Chrystia Freeland a indiqué
que le secteur automobile, au
cœur des annonces de lundi
entre les Etats-Unis et le Mexique, avait déjà fait l’objet d’un
accord « de haut niveau » au printemps. n
L’accord entre le Mexique et
les Etats-Unis, qui pourrait
être étendu au Canada,
ne devrait pas être
la révolution annoncée
par Washington.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
• AGRICULTURE
Les agriculteurs américains attendent la conclusion des discussions
avec le Canada avant de se réjouir.
« Je ne célébrerai la fin des négociations que lorsque je verrai l’encre sur le
papier », a lancé Brian Duncan, le
vice-président du Bureau de l’agriculture de l’Illinois.
Mais la signature d’un accord avec
le Mexique a déjà éloigné une partie
des menaces qui pesaient sur eux. Ils
craignaient, en effet, de voir le marché mexicain se fermer. Or, le voisin
du sud est le troisième plus gros
client de l’agriculture américaine, le
premier pour le porc ou encore le
fromage. Le Mexique importe chaque année 2,6 milliards de dollars de
maïs américain, 1,5 milliard de dollars de viande porcine, ou encore
1,3 milliard de produits laitiers.
Ensemble, le Mexique et le Canada
pèsent pour environ un tiers des
exportations agricoles américaines,
soit environ 40 milliards de dollars.
Mais certains sujets de discorde
sont tenaces entre Washington et
Ottawa, au premier rang desquels le
lait canadien. L’administration
Trump accuse son homologue de
bloquer l’accès de son marché aux
éleveurs américains. Le Canada
subventionne en effet ses produc-
teurs de lait, adapte sa production à
la demande intérieure, tout en infligeant des tarifs prohibitifs aux
importations ( jusqu’à 200 ou
300 %). Il pourrait faire des concessions, mais il fait remarquer que
Washington subventionne aussi son
lait. Cette semaine, le département
de l’Agriculture a annoncé le versement de 4,7 milliards de dollars
d’aides directes aux fermiers pour
pallier les effets des représailles chinoises, dont 3,6 milliards aux producteurs de soja, les plus touchés.
• AUTOMOBILE
Au final, les conséquences pour le
secteur automobile, principal point
d’achoppement pendant des mois,
pourraient être limitées. Les règles
d’origine fixées dans l’accord (75 %
d’un véhicule doit avoir été produit
en Amérique du Nord pour être
exempté de droits de douane, contre
62,5 % de l’ensemble des pièces
auparavant) laissent une certaine
flexibilité aux entreprises. Celles-ci
peuvent notamment inclure dans ce
pourcentage les frais liés à leur siège
ou encore la R&D, bien souvent localisée aux Etats-Unis.
Selon Mexico, 70 % des véhicules
exportés sont déjà en conformité
avec ces nouvelles règles. Les autres
seraient taxées modestement, à
hauteur de 2,5 %. En outre, les négociateurs mexicains ont obtenu une
assurance visant à protéger son
industrie d’éventuels nouveaux
tarifs de 25 % sur les importations
américaines de voitures : les véhicules qui respectent l’accord en
seraient bien exemptés.
• ÉNERGIE
Absent de la précédente version de
The Canadian Press/Zuma/RÉA
Agriculture, automobile, énergie… Des conséquences
limitées pour le marché nord-américain
L’accord entre le Mexique et les Etats-Unis prévoit que 75 %
d’un véhicule soit produit en Amérique du Nord.
l’Aléna, le sujet était au cœur des
préoccupations du président élu du
Mexique, Andrés Manuel López
Obrador. Après l’accord trouvé avec
Washington, celui-ci s’est réjoui,
affirmant que la « souveraineté énergétique du Mexique était préservée »,
tout en reconnaissant que le sujet
avait entraîné le « plus grand
moment de tension » des négociations. Il aurait ainsi obtenu des
concessions, les Etats-Unis abandonnant certains projets futurs,
dans l’extraction de pétrole notamment, contre la garantie qu’il ne
reviendra pas sur les réformes lancées par son prédécesseur Enrique
Peña Nieto. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 // MONDE
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
Brexit : les pourparlers
s’intensifient à Bruxelles
Londres pour concrétiser cette promesse. La République d’Irlande
également, qui bénéficie dans ce
dossier du soutien indéfectible des
26 autres Etats membres.
Quant à la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et le
bloc, elle fait aussi l’objet d’un bras
de fer persistant. Londres souhaiterait continuer à bénéficier des dispositions du marché unique pour le
commerce de marchandises, mais
en sortir pour ce qui concerne les
services. Une attente qui se heurte à
l’inflexibilité des Européens et de
Michel Barnier, depuis le début
déterminés à empêcher tout accès à
un marché unique « à la carte ».
EUROPE
Michel Barnier et
Dominic Raab doivent
avoir une longue
rencontre ce vendredi.
La livre reste ballottée
entre la détermination
des deux parties
à trouver un accord et
la grande incertitude
qui demeure sur
l’issue des discussions.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Gabriel Grésillon
@Ggresillon
— Bureau de Bruxelles
Ils ont promis une intensification
des discussions ; ils s’emploient
désormais à démontrer qu’ils tiennent parole. Michel Barnier et
Dominic Raab, les deux négociateurs en chef du Brexit, doivent
avoir une longue rencontre, ce vendredi matin, suivie d’un déjeuner
puis d’un échange avec la presse.
L’occasion de faire le point sur les
négociations techniques qui se
sont tenues cette semaine, mais
aussi d’aborder les sujets qui, à sept
mois de la sortie du Royaume-Uni
de l’Union européenne, continuent
de diviser les deux camps. Et de
laisser planer un doute sur leur
capacité à trouver un accord.
D’après nos informations, le
négociateur européen devrait en
profiter pour mettre les points sur
les « i », alors que la partie britannique lui reproche de ne pas se montrer assez disponible pour les pour-
Le négociateur
européen devrait en
profiter pour mettre
les points sur les « i ».
Dominic Raab et Michel Barnier, les deux négociateurs en chef
du Brexit, le 21 août 2018 à Bruxelles. Photo John Thys/AFP
parlers. La rencontre de vendredi a
été rallongée pour démontrer
l’inverse, alors que le Savoyard continue à multiplier les déplacements
en Europe – il rentre tout juste
d’Allemagne.
La question irlandaise
Concernant la substance des discussions, leur nette accélération
permet d’effectuer des progrès sur
les nombreux aspects techniques
(indications géographiques, gou-
vernance, aviation, accords internationaux, etc.). Mais les points les
plus problématiques demeurent. Le principal, pour le divorce,
reste le futur statut de l’Irlande.
Alors que Londres s’est engagé,
depuis décembre, à assurer
qu’aucune frontière physique ne
viendrait, à l’avenir, fragiliser la paix
entre le nord et le sud de l’île, les
équipes de la Commission européenne sont toujours insatisfaites
des propositions formulées par
Signe de la grande fébrilité
actuelle : ballottés entre la détermination des deux parties à trouver un
accord cet automne et la grande
incertitude qui demeure néanmoins sur l’issue des pourparlers,
les marchés, ces derniers jours, ne
savaient plus à quel saint se vouer.
La livre, qui a perdu 15 % depuis le
r é f é r e n d u m s u r l e B r ex i t d e
juin 2016, a repris 1,11 % sur l’euro
mercredi, quand Michel Barnier
s’est dit « prêt à proposer un partenariat comme jamais il n’y en a eu avec
aucun pays tiers ». Avant de freiner à
+0,51 % le lendemain, lorsqu’il ajoutait que « l’UE devait se préparer à
l ’ h y p o t h è s e d ’ u n B re x i t s a n s
accord ». Des propos que, dans un
cas comme dans l’autre, il avait
pourtant déjà tenus. n
La démonétisation a été un cuisant
échec pour New Delhi
INDE
Le retrait de la plupart
des billets
en circulation,
en novembre 2016,
n’a en rien permis
d’éradiquer l’argent
illicite dans le pays.
res ont signalé avoir détecté une
hausse de 480 % des transactions suspectes ». Autre échec : les faux billets.
Leur nombre serait loin d’avoir
diminué. La Banque centrale constate même, à ce sujet, que ceux de
2.000 roupies – introduits après la
démonétisation – ont augmenté de
façon exponentielle sur l’année fiscale par rapport à la précédente.
Répercussions profondes
Marjorie Cessac
— Correspondante en Inde
C’est un verdict sans appel. Et il
émane, cette fois, de la Banque centrale indienne.
Imposée par le gouvernement
Modi, la démonétisation géante de
2016 n’aurait en rien atteint les premiers objectifs qu’elle s’était fixés. A
savoir lutter contre l’argent noir et la
fausse monnaie. La Reserve Bank of
India (RBI) confirme dans son rapport 2017-2018, publié mercredi que,
près de deux ans après, 99,3 % des
billets qui avaient été à l’époque retirés de la circulation ont bel et bien
été rapportés à ses guichets. Alors
que le gouvernement tablait sur le
fait que les détenteurs de cash d’origine illégale n’oseraient pas venir les
échanger.
En d’autres termes, la thérapie de
choc qui avait imposé aux Indiens de
rapp orter leurs coupures de
500 et 1.000 roupies (86 % de l’argent
en circulation) pour en obtenir de
nouvelles, aurait, de ce point de vue,
été totalement vaine.
« Soit l’argent noir continue d’être
investi dans d’autres actifs [or, immobilier, par exemple], soit il se doit
encore d’être identifié parmi les dépôts
actuels de différentes banques indiennes », analyse Ipsita Chakravarty
dans le site d’informations Scroll
India, car, ajoute-t-il, « après la démonétisation, les établissements bancai-
Conscient de ses errements, le gouvernement avait d’ailleurs quelques
mois après l’annonce de la démonétisation changé son fusil d’épaule,
insistant davantage sur un autre
bienfait de cette mesure, celui de
« digitaliser » l’économie.
Mais là encore, force est de constater que le bilan n’est guère probant.
Car loin d’être enterré, le cash est
bien là, toujours présent. Selon la
RBI, les sommes d’argent liquide en
circulation auraient d’ailleurs
« Après
la démonétisation,
les établissements
bancaires ont
signalé avoir
détecté une hausse
de 480 % des
transactions
suspectes. »
IPSITA CHAKAVARTY
Analyste dans le site
d’informations Scroll India
Poutine recule un peu
sur la réforme
des retraites
RUSSIE
Le chef du Kremlin
a « assoupli »
la réforme
qui a provoqué
une vive colère
dans la population.
Benjamin Quénelle
— Correspondant à Moscou
Face aux protestations contre sa
réforme relevant l’âge de la
retraite, le chef du Kremlin vient
de proposer un « assouplissement ». Dans une intervention
télévisée mercredi, il a soigneusement choisi ses mots et ses
mesures pour annoncer un
compromis qui, tout en ne
remettant pas en cause une
réforme inévitable du fait des
réalités économiques et démographiques, vise à apaiser la
colère sociale. Comme prévu
dans le projet de loi, l’âge de la
retraite, inchangé sous et depuis
l’ère soviétique, passera progressivement de 60 à 65 ans pour les
hommes. Mais le relèvement
pour les femmes sera de 55 à
60 ans, au lieu de 63 ans dans le
texte initial.
Indignation
Depuis son annonce par le gouvernement en juin, la réforme a
provoqué l’indignation d’une
large partie de la population. Les
sondages ont montré que 90 %
des Russes y étaient opposés. Un
peu partout dans le pays, des
manifestations ont constitué
autant d’avertissements pour les
autorités. La popularité de Vladimir Poutine est d’ailleurs passée de 80 % à 60 %, rare recul
pendant ses dix-huit ans au pouvoir. D’où son intervention
solennelle à la télévision, pour se
faire le défenseur des « intérêts
de la population ».
Aménager la réforme pour les
femmes n’est pas anodin car cela
permet au président de se montrer aux côtés des retraitées, qui,
bien souvent après avoir quitté
leur emploi, s’occupent des
petits-enfants, enchaînent sur
un travail à temps partiel souvent au noir et apportent donc
des revenus aux foyers. La
réforme menaçait de bouleverser ce rythme de vie et cette économie parallèle. Vladimir Poutine a aussi accepté le maintien
d’avantages dans plusieurs corps
de métier et prôné l’introduction
de sanctions pénales pour les
entreprises licenciant des
employés proches de la retraite.
L’âge de la retraite,
passera pour
les hommes
de 60 à 65 ans
et le relèvement
pour les femmes
sera de 55 à 60 ans,
au lieu de 63 ans.
Ces propositions coûteront
500 milliards de roubles (quelque 6,4 milliards d’euros) sur les
six ans de son application progressive, a déjà prévenu le gouvernement, désormais contraint
d’inclure les oukases présidentiels. Mais l’essentiel de la
réforme, dont l’approbation par
le Parlement sera une formalité
à l’automne, est maintenu.
Conseillée par les libéraux, elle
suit la réalité des courbes démographiques, notamment celle,
ascendante, de l’espérance de
vie : selon la Banque mondiale,
elle est aujourd’hui de 66,5 ans à
la naissance pour les hommes
(contre 58 ans à la chute de
l’URSS) et d’un peu moins de
70 ans pour les femmes. A la télévision, Vladimir Poutine a été
clair : après quatre-vingt-dix ans
de statu quo, le relèvement de
l’âge de retraite « ne peut être
reporté davantage ». n
retrouvé leurs niveaux d’avant-démonétisation. Même s’il est vrai que
leur part dans le PIB reste bien loin
de celle de 2016.
Avec toutes ces critiques, rien
d’étonnant donc à ce que certains
députés du BJP (parti au pouvoir)
refusent de cautionner un rapport
réalisé par un panel de parlementaires sur les conséquences de la démonétisation. Réalisé par le Comité permanent des finances à l’Assemblée,
ce dernier estime que la mesure
choc aurait englouti au moins 1 % de
la croissance du PIB et causé
d’immenses pertes d’emplois dans le
secteur informel.
Il demande en conséquence au
gouvernement d’en analyser objectivement les répercussions profondes
sur l’économie du pays. Une leçon
apparemment trop dure à avaler
pour les concepteurs de ce que
d’aucuns appellaient : « la mère de
toutes les réformes ». n
en bref
Démission d’un vice-gouverneur de la
banque centrale : la livre turque chute
DEVISE La livre turque poursuivait jeudi sa dégringolade, per-
En 2016, 99,3 % des billets qui avaient été retirés de la circulation ont bel et bien été rapportés
au guichet de la Reserve Bank of India. Photo Biju Boro/AFP
dant près de 5 % de sa valeur face au dollar, avec l’annonce de la
démission d’Erkan Kilimci. Vice-gouverneur de la banque centrale turque (CBRT) depuis mai 2016, il a pris un poste à la Banque
du développement de Turquie. Son départ survient alors que la
CBRT est sous pression des marchés pour hausser ses taux d’intérêt afin de lutter contre une inflation galopante, et du gouvernement pour au contraire maintenir des taux bas et soutenir la croissance. Les économistes mettent en garde depuis des mois contre
un risque de surchauffe de l’économie turque, marquée par une
croissance élevée, une inflation à deux chiffres et un déficit croissant de ses comptes courants. Mais le président turc Recep Tayyip
Erdogan s’oppose fermement à toute hausse des taux d’intérêt, les
qualifiant même de « père et mère de tous les maux ».
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 07
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Art et culture
Les défis de l’intelligence artificielle
Changer de métier
Au fil de l’eau
Pour une vraie réforme de l’épargne retraite
Femmes de culture, femmes de combat
La quête sans fin de l’IA générale
Olivier Legrain
Le Yang-Tsé, un trésor surexploité
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
Impôt à la source : la
question de confiance
Composé essentiellement d’entrepôts désaffectés, Skid Row est un ensemble de blocs. Une population essentiellement noire vit là,
sur des trottoirs jonchés d’ordures. Photo Jonathan Alcorn/ZUMA/RÉA
LE POINT
DE VUE
de Nicolas Bouzou
La menace d’une crise
mondiale du logement
SOCIAL // La principale pénurie qui frappe les humains est celle
du logement. Dans toutes les métropoles, le nombre de sans-abri
augmente. Un phénomène directement corrélé à la hausse des
loyers. Ce sera l’un des sujets centraux de ce siècle.
’ai loué en août une maison dans
le quartier de Silver Lake à Los
Angeles. Los Angeles est l’un
des endroits les plus vibrants au
monde. La ville évoque le cinéma, les
luttes à mort entre gangs, les émeutes
raciales, une police, le célèbre LAPD,
qui ne fut pas toujours exemplaire, et les
« homeless » (sans-abri). Les palmiers
et les cactus sont plus beaux que jamais.
Un immense bâtiment Netflix a été
érigé sur le Sunset Boulevard, comme
une provocation à l’égard d’Hollywood.
Concernant l’insécurité, LA s’est
normalisée. Comme dans quasiment
toutes les métropoles du monde, la violence recule : 282 homicides ont été
enregistrés en 2017, un chiffre bas pour
cette ville. Le pic avait été atteint en
1987 avec 812 meurtres. C’est à cette
période que le groupe de rap NWA faisait scandale avec son titre « Fuck The
Police ». Depuis le passage à tabac de
Rodney King en 1991 et les émeutes de
1992, le LAPD a largement ouvert son
recrutement aux communautés « non
blanches » et modéré son usage des
armes.
J
50.000 sans-abri à Los Angeles
Le drame des homeless reste quant à lui
entier. Si LA est en avance pour le
meilleur comme pour le pire, ce qu’elle
annonce n’est pas un embrasement violent des métropoles, mais une crise
mondiale du logement que nos politiques feraient bien de traiter.
A l’encontre de tous les conseils, j’ai
parcouru les rues de Skid Row. Skid
Row est un ensemble de blocs composé
essentiellement d’entrepôts désaffectés, à quelques dizaines de mètres des
gratte-ciel de Downtown et du pittoresque petit quartier japonais. Une popula-
tion essentiellement noire vit sur des
trottoirs jonchés d’ordures. Des dizaines de tentes sont alignées. Les homeless les mieux lotis vivent dans une voiture. Un endroit comme celui-ci ne
devrait pas exister sur Terre.
Paris, pas immunisé
Cinquante mille homeless hantent les
rues de Los Angeles. 25 % souffrent de
maladies mentales, 20 % sont dépendants à la drogue et 10 % sont d’anciens
vétérans de l’armée. La « désinstitutionnalisation » de la psychiatrie et l’insuffisance du suivi des militaires de retour
d’opérations extérieures expliquent
une partie de ce drame. Le soleil de la
Californie aussi, qui exclut la mort par
hypothermie. Un certain nombre de ces
sans-domicile fixe travaillent, en particulier ceux qui dorment dans leur véhicule. Le taux de chômage de l’agglomération dépasse à peine 4 % et chaque
boutique, chaque restaurant, chaque
station-service arbore une pancarte
« Now Hiring » (« On embauche »). Ce
n’est pas le sous-emploi qui explique
Skid Row.
Des chercheurs de l’Ucla (l’Université
de Los Angeles) ont établi une forte corrélation entre loyers, prix des logements et nombre de homeless. Une
hausse des loyers de 5 % met à la rue
2.000 personnes en plus (sur une population totale de 4 millions d’individus).
Paradoxalement, la rénovation urbaine
de Downtown aggrave le phénomène.
Elle génère une montée des prix dans
des quartiers autrefois populaires, ce
qui accentue la concentration géographique de la pauvreté.
Les métropoles européennes, et
Paris en particulier, ne sont pas immunisées contre la constitution de quar-
Le principal
obstacle
à l’extension
du parc
des logements
est politique.
Chacun sait qu’il
faut construire
davantage,
mais personne
ne veut que
ce soit à côté
de chez soi.
tiers tel Skid Row en leur sein. Comme
le rappelle Julien Damon, l’un des
meilleurs spécialistes français de la
pauvreté, il y a déjà 3.000 sans-abri à
Paris, un chiffre qui peut sembler faible
mais, d’une part, 100.000 personnes
sont logées dans des hôtels chaque soir,
d’autre part, la pression migratoire
accentue ces difficultés. Une promenade porte de la Chapelle suffit pour
s’en convaincre.
« Not in my backyard »
La principale pénurie qui frappe les
humains est celle du logement. Je parie
que cette question va devenir le sujet
politique central de ces prochaines
années. La principale rareté qui
menace l’équilibre social du monde
aujourd’hui n’est pas celle du travail, de
l’alimentation ni même des matières
premières. Et les sans-abri de Los Angeles ne manquent pas simplement de
revenus. Notre monde manque avant
tout de toits.
L’innovation technologique (pensons à l’imprimante 3D ou même à la
maquette numérique) va diminuer fortement les coûts de construction. Mais
le principal obstacle à l’extension du
parc des logements est politique : il
s’agit de convaincre les électeurs et les
élus que nos métropoles ne resteront
pas pacifiques si on ne les densifie pas et
si on ne les étend pas. Au fond, le problème fondamental du monde est le
Nimby : « not in my backyard ». Chacun
sait qu’il faut construire davantage,
mais personne ne veut que ce soit à côté
de chez soi. Cet égoïsme se paie au prix
fort.
Nicolas Bouzou est économiste,
directeur-fondateur d’Asterès.
Emmanuel Macron va décider dans les
prochaines semaines de la mise en œuvre,
ou non, du prélèvement à la source de
l’impôt sur le revenu. Une réforme que son
gouvernement a pourtant confirmée à
maintes reprises, et dont le ministère des
Finances assure actuellement la promotion
à tout-va ! Officiellement, le chef de l’Etat a
Par Etienne
besoin « d’une série de réponses très précises »
Lefebvre
sur « ce que nos concitoyens vivront le jour où
on le mettra en place, si on le met en place. » La
Le gouvercrainte du bug technique existe, certes, et des
nement
bugs, il y en aura forcément à l’occasion
d’une réforme qui va concerner l’ensemble
hésite à
des contribuables.
confirmer
Mais l’essentiel n’est pas là, et l’Elysée et
la réforme
Matignon ont déjà eu moult réponses
techniques de Bercy. La vraie préoccupation
par crainte
du président de la République, et de
des effets
nombreux élus de la majorité, porte sur
psycholol’impact psychologique d’une diminution du
montant du salaire net figurant au bas de la
giques de
la baisse du feuille de paie à la fin du mois de janvier.
Impact que les économistes ne s’aventurent
salaire net.
guère à prédire.
L’analyse objective conduit pourtant à
penser que la plupart des contribuables seront gagnants en termes
de trésorerie. Pour les quelque 60 % de Français payant l’impôt sur
le revenu de manière mensualisée, la facture sera désormais étalée
sur 12 mois, au lieu de 10 aujourd’hui. En outre, le paiement
interviendra avec la perception du salaire, et non plus en milieu de
mois, ce qui facilitera les fins de mois de beaucoup de
contribuables. Enfin, les bénéficiaires de crédits d’impôts
récurrents (garde d’enfants, maisons de retraite, etc.) disposeront
d’une avance de 30 % dès janvier.
Pour autant, le gouvernement peine à convaincre face à une
opposition qui clame que les Français devront faire une avance de
trésorerie pour l’Etat, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, n’en
déplaise à l’exécutif, il y aura aussi des perdants parmi les
bénéficiaires de crédits d’impôt, même s’ils seront minoritaires.
Ensuite, les polémiques sur l’impact sur le pouvoir d’achat des
mesures prises en 2018 ont laissé des traces : le décalage de
nombreuses mesures favorables à l’automne (baisse de cotisations,
hausses de prestations sociales, etc.) quand les hausses d’impôts
s’appliquaient dès janvier (essence, CSG) a complètement brouillé
le message. Certes, à la fin de 2018, le pouvoir d’achat aura été
globalement soutenu, mais tel n’était pas le cas au premier
semestre. Pour retrouver du crédit, le gouvernement se doit d’être
plus transparent quant aux impacts attendus en matière de
trésorerie avec le prélèvement à la source, avec des données
chiffrées à clef. Et ne pas hésiter à bouger encore les curseurs pour
limiter le nombre de perdants. Car la bataille de la communication
paraît bien mal engagée.
(
Lire nos informations
Page 3
DANS LA PRESSE ÉTRANGÈRE
L’identité allemande plus divisée que jamais
est-il vraiment de
•r e«t oHitler
ur ? » s’interroge le
« Spiegel », préoccupé par l’état
de l’identité allemande après
les manifestations d’extrême
droite anti-immigration en
début de semaine. « Pas Hitler
lui-même… » répond Timur
Vermes, écrivain allemand
interrogé par le magazine allemand, « … mais l’AfD [le parti
nationaliste Alternative pour
l’Allemagne, NDLR] n’a aucun
problème
avec le fait
qu’un grand
nombre de
ses partisans soient nazis ».
La peur d’un retour en force
du national-socialisme est de
plus en plus récurrente dans les
milieux de gauche dont fait partie l’écrivain. Mais c’est « un
milieu qui entretient exactement
le genre de polarisation qu’elle
accuse la droite de créer », analyse l’article. Elle cultive une
forme d’arrogance morale, où
tous ceux qui critiquent les
réfugiés sont perçus comme
« extrémistes » ou « ultranationalistes ». « J’aimerais entendre
des critiques contre la politique
des réfugiés de Mme Merkel
ailleurs qu’à l’AfD », confie
Ahmad Mansour, un écrivain
allemand. Mais le sujet est
devenu tabou et inabordable
dans les milieux centristes. La
gauche allemande aurait donc,
elle aussi, une part de responsabilité dans l’essor des mouvements radicaux.
Le débat sur l’intégration
n’implique aujourd’hui plus que
deux courants de
pensée :
d ’u n c ô t é
« les tolérants excessifs », gardant
en mémoire les ravages du
nazisme, et de l’autre « les alarmistes » nationalistes, qui réagissent violemment à l’impression d’un afflux migratoire.
L’Allemagne devient « un pays
où la communication politique
n’est plus que prise de position
idéologique » entre moralisateurs et nationalistes, affirme
l’article. Ce qui apporte finalement peu de solutions concrètes
pour l’avenir du pays.
— M. Rou.
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08 // IDEES & DEBATS
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
art&culture
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5. Bouygues Telecom continue de gagner des abonnés
LE POINT
DE VUE
de Jean-Pierre Thomas
a France a besoin d’une épargne
retraite forte, tant pour assurer le
niveau de vie des futurs retraités
que pour garantir la pérennité des entreprises françaises. On ne peut que se
réjouir de la volonté du gouvernement
de changer la donne avec la réforme qui
devrait intervenir dans le cadre de la loi
Pacte. En une génération, les gouvernements ont privilégié la voie du mécanicien plutôt que celle de l’architecte. Il en
résulte une kyrielle de produits individuels et collectifs qui couvrent les
besoins de la population de façon très
imparfaite et qui ne peuvent pas jouer un
rôle de catalyseur dans la constitution de
fonds propres pour nos entreprises.
Leur encours atteint tout juste 200 milliards d’euros, soit moins que le Livret A.
Ils fournissent moins de 3 % des revenus
des retraités contre 15 % en moyenne
chez nos principaux partenaires.
Il y a donc une triple urgence au nom
des retraités et des entreprises françaises à mettre en place un mécanisme
d’épargne salariale plus simple et plus
clair. Première urgence, le pouvoir
d’achat des futurs retraités. D’ici à
2060, leur nombre passera de 15 à
25 millions. Mécaniquement, leur
niveau de vie diminuera si rien n’est fait
pour contrecarrer l’érosion des retraites par répartition.
Deuxième urgence, le contrôle des
entreprises françaises. Faute de fonds
de pension, elles sont condamnées à
passer sous pavillon étranger. Pour rester compétitives, pour investir, les fonds
propres sont indispensables, tout particulièrement pour les entreprises du
L
LE POINT
DE VUE
de Nathalie Loiseau
aire des élections européennes
u n « ré fé re n d u m a n t i - M a cron ». Voilà la seule vision que
Jean-Luc Mélenchon propose depuis
plusieurs jours pour les élections européennes de mai 2019. Tout en se défendant d’un repli sur soi nationaliste. Tout
en réfutant une convergence de son
discours sur l’Europe avec celui, déjà
éprouvé, d’autres mouvements nationalistes revendiqués, chez nos voisins
européens mais aussi en France. Pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes. Le
23 octobre 2017, à la tribune de l’Assemblée nationale, c’est avec un discours
d’une grande dureté que M. Mélenchon
a critiqué la participation de la France
au budget européen demandant que
nous ne payions pas plus que ce que
nous recevons. Mais où est donc le sens
de la solidarité de M. Mélenchon, valeur
fondatrice de l’Union à laquelle on pourrait pourtant penser qu’il est sensible ?
Cette solidarité est indispensable si
nous voulons sérieusement aider des
pays qui sortent tout juste d’une crise
financière épouvantable comme la
Grèce. C’est aussi oublier bien vite que le
budget de l’Union européenne permet,
avec la politique agricole commune
comme avec les fonds structurels, d’agir
au plus près des territoires et qu’il bénéficie aussi aux plus fragiles : un repas
sur quatre proposé par les Restos du
cœur est ainsi financé par le Fonds
européen d’aide aux plus démunis.
Où se trouve la solidarité européenne
du leader de La France insoumise lorsque dimanche dernier à Marseille, présentant ses plans A et B pour l’Europe, il
F
Pour une vraie réforme
de l’épargne retraite
secteur des nouvelles technologies. Les
entreprises françaises sont trop souvent contraintes de faire appel à des
investisseurs étrangers qui suivent leur
propre logique financière.
Troisième urgence, la suppression de
l’étreinte de Solvency II. En voulant
jouer les meilleurs élèves, la France s’est
liée financièrement les mains en négociant et en transposant de manière
scrupuleuse la directive européenne
concernant les règles prudentielles de
l’assurance. Cette directive renchérit le
D’ici à 2060,
le nombre
de retraités passera
de 15 à 25 millions.
coût de détention des titres cotés et non
cotés par les assureurs, les organismes
de prévoyance ou les mutuelles, au
point qu’ils préfèrent s’en délester au
profit des obligations qui ne rapportent
pourtant plus grand-chose.
Ces trois urgences appellent ainsi
une réponse forte et rationnelle. Or le
calendrier du gouvernement peut surprendre. Il eût été en effet plus logique
de modifier les règles de l’épargne en
même temps ou après la présentation
de la future réforme des retraites. Mais
au-delà du calendrier, cette réforme
mérite une clarification. L’ambition du
gouvernement est de faciliter la diffusion de l’épargne retraite en simplifiant
les règles avec la création de deux pro-
duits, un individuel et le second collectif, avec la suppression de tous les dispositifs existants.
Finalement, il a décidé de conserver
tous les produits mais d’en harmoniser
les règles de fonctionnement afin de
faciliter leur portabilité. Les sorties en
capital seront ainsi généralisées, tout
comme les versements volontaires. Si
cette réforme est bien orientée, elle risque néanmoins de complexifier le
régime de l’épargne retraite. Un même
produit pourra comporter trois types
de sortie en fonction des modes d’alimentation et des décisions de son titulaire : sortie en capital, en rente à titre
gratuit ou en rente à titre onéreux, avec
chaque fois un régime fiscal distinct.
Le gouvernement aurait au contraire
tout à gagner à relancer l’idée de la participation des salariés à la vie de leur entreprise en développant de réels fonds de
pension à la française. Des négociations
obligatoires par capitalisation pourraient être prévues au niveau des branches professionnelles pour créer au-dessus du futur régime universel un
deuxième étage de retraite. Cet étage
prendrait en compte les besoins des différentes catégories socioprofessionnelles. Enfin, un troisième étage serait
amené à coiffer le dispositif, ce serait
celui dévolu aux suppléments individuels comme le PERP, la Préfon ou le
Corem. Ces propositions pourraient
faire l’objet d’un large consensus dépassant les clivages politiques traditionnels.
Jean-Pierre Thomas est fondateur
de Thomas Vendôme Investment.
France insoumise,
le parti nationaliste
qui ne dit pas son nom
explique très tranquillement qu’en cas
de désaccord, la France ne respectera
plus les traités européens, accusés au
passage de démembrer les nations ?
Cette conception du dialogue européen réduite au chantage, nous ne la
connaissons que trop bien, c’est celle du
cavalier seul du ministre de l’Intérieur
italien, M. Salvini, lorsqu’il refuse les
débarquements de migrants secourus
en mer dans le port sûr le plus proche.
Mais où est donc
le sens de la solidarité
de M. Mélenchon, valeur
fondatrice de l’Union
à laquelle on pourrait
pourtant penser
qu’il est sensible ?
De même au Parlement européen, où
députés La France insoumise (LFI) et
Rassemblement national (RN) s’unissent parfois dans un front du refus stérile. C’est le cas pour la révision du régime
des travailleurs détachés, une des plus
grandes avancées dans le domaine social
de ces dernières années, pour laquelle
l’action du président de la République a
été déterminante. Qu’ont voté Nicolas
Bay, coprésident du groupe Europe des
nations et des libertés et ex-secrétaire
général du RN, comme Younous Omarjee, député rattaché à LFI ? Contre !
A l’Assemblée nationale, pour ne pas
être en reste, c’est avec entrain que le
député Louis Aliot (RN), dont le nom est
évoqué dans les médias comme tête de
liste du RN pour les élections européennes, avait soutenu à l’automne dernier la
proposition de La France insoumise de
faire retirer le drapeau européen de
l’hémicycle du Palais-Bourbon. Enfin, il
est frappant de voir la proximité des termes avec lesquels Jean-Luc Mélenchon
et Marine Le Pen défendent l’idée que la
France devrait être plus proche de la
Russie que de ses partenaires de l’Union
européenne.
Face à cette convergence des nationalismes européens, nous faisons le choix,
avec le président de la République,
d’une Europe forte et ambitieuse.
Aucune frontière nationale ne peut à
elle seule apporter de réponse crédible
au défi migratoire. Nous ne parviendrons à réguler les Gafa et à infléchir
durablement la température sur notre
planète que grâce à une coopération
européenne. Nous ne pourrons nous
faire entendre dans la compétition économique et commerciale avec la Chine
et les Etats-Unis qu’à l’aide d’une Union
européenne assez forte pour défendre
des règles du jeu ambitieuses et justes.
Si les Français ont aussi dit « oui » à
l’Europe en mai 2017, c’est à une Europe
refondée, une Europe qui protège. Une
Europe synonyme de progrès, en
matière de libertés individuelles, de
droits sociaux, de développement économique, de protection de l’environnement. C’est toute notre ambition pour les
élections européennes du 26 mai 2019.
Nathalie Loiseau est ministre
chargée des Affaires européennes.
Après une quinzaine d’années chez Actes Sud, Sabine Wespieser a lancé
sa propre maison d’édition au début des années 2000.
Photo Philippe Matsas/Leemage/Editions Sabine Wespieser
Femmes de culture, femmes
de combat : Sabine Wespieser
Marianne Bliman
@Marianne_Bliman
Machiste, le secteur de l’édition ? Sabine
Wespieser, qui y travaille depuis plus de
trente-cinq ans, ne le dit pas en des termes
aussi abrupts. Mais la fondatrice et
patronne de Sabine Wespieser Editeur a un
tas d’anecdotes à raconter qui amènent à le
penser. Pas des anecdotes qui lui ont été rapportées, non, des anecdotes qu’elle-même a
vécues et vit encore parfois. Exemple. Lors
de la création de la société au début des
années 2000, son mari – le sociologue Jacques Leenhardt – ajoute une contribution
financière au capital apporté par sa femme.
« Il a investi. Mais il est universitaire, il n’est
pas actif dans la maison. Une chose est très
claire : des deux, l’entrepreneur, c’est moi. Il
n’empêche : dans les tout premiers temps,
quand on posait une question sur la maison,
c’est à lui qu’on s’adressait. Parce que c’était
l’homme. Ça, c’est évident », s’insurge-t-elle.
Insistant, cash, comme à son habitude : « On
s’adresse aux hommes plutôt qu’aux femmes.
Les hommes s’adressent aux hommes. »
Petites phrases, tentatives
de récupération…
Avant qu’elle ne décide de prendre son indépendance, Sabine Wespieser a, après des
études de lettres classiques, passé une quinzaine d’années chez Actes Sud. C’est là, aux
côtés d’Hubert Nyssen – le fondateur de la
maison désormais quarantenaire aux
13.000 titres –, qu’elle a appris son métier.
« Cet homme, que je respectais absolument,
avait un sens généreux de la transmission.
Oui, on l’a accusé de paternalisme. Mais il a
toujours préféré s’entourer de femmes. Il a
d’ailleurs transmis l’entreprise à sa fille
[Françoise Nyssen, codirectrice d’Actes Sud
pendant trente ans avant sa nomination
comme ministre de la Culture en 2017,
NDLR], pas à son fils. »
Enthousiaste sur ses années Actes Sud –
dont elle était devenue notamment responsable de Babel, la collection de poche –,
Sabine Wespieser n’y a-t-elle pourtant
jamais subi quelque discrimination ou inégalité liée au genre ? De discrimination,
point. Mais des petites phrases balancées
par-ci par-là à son encontre, des tentatives
de récupération, oui. Comme celle-ci : « Je
bataille pour publier un livre, il finit par
paraître dans le mépris général, et quand le
livre commence à marcher, le directeur éditorial arrive un jour dans mon bureau et dit “on
a eu raison de le publier”. »
Libre
Autre épisode qu’elle n’est pas près
d’oublier, plus récent celui-ci. Sabine Wespieser Editeur existait déjà, sa créatrice était
membre du Conseil national du livre (CNL)
– où elle a siégé six ans, « à égalité en tant que
chef de maison » avec Antoine Gallimard ou
Francis Esménard (Albin Michel), notamment. « Quand je disais quelque chose, soit,
comme par hasard, j’avais une voix qui ne
portait pas et on ne m’entendait pas. Soit,
quand ça paraissait à peu près intéressant,
c’était immédiatement repris par un homme
à son propre compte, avec un discours de pou-
« Roissy » de Tiffany Tavernier et
« Rien d’autre sur Terre » de Conor
O’Callaghan feront partie de la rentrée
littéraire de sa maison. Photo DR
voir, d’autorité. Un comportement hyperclassique ! », lâche-t-elle, mordante. Assurant :
« Mais tout cela ne m’empêche pas d’exercer
mon activité. »
Alors, la vie de l’éditrice serait-elle plus
douce avec les auteurs ? Pas avec tous… Pas
avec celui qui, dès son livre publié, « a pensé
qu’il était devenu directeur de collection et
qu’il allait placer tous ses copains ». Pas, non
plus, avec cet autre qui « pensait qu’il allait
faire de moi strictement ce qu’il voulait, que
j’étais là pour entériner sans commentaires
ses textes et pour tout publier pendant des
années ». Pas de chance pour eux, Sabine
Wespieser « ne supporte pas du tout qu’on
[lui] mette la main sur la nuque et qu’on [lui]
dise ce qu’ [elle a] à faire »…
« Exercice d’admiration »
Attentive aux rapports de domination en
général, elle est aussi « très sensible aux
signes extérieurs de pouvoir dans l’écriture »,
qu’elle juge plus fréquents dans les manuscrits d’hommes. Publierait-elle donc plus de
textes de femmes ? Michèle Lesbre, Duong
Thu Huong, Fiona Kidman, Edna O’Brien,
Kéthévane Davrichewy… De fait, les femmes sont majoritaires au catalogue – qui
compte 171 titres et 13 poches.
« Je choisis des textes, je ne choisis pas des
hommes et des femmes », assure-t-elle toutefois. « Si quelqu’un déverse en vrac une bonne
histoire, je m’en balance. Des bonnes histoires, il y en a plein les dîners en ville, plein les
mauvais films. Ce qui m’intéresse dans mon
métier, c’est l’enjeu de forme. Et l’exercice
d’admiration. »
Pour cela, Sabine Wespieser a délibérément choisi de sortir dix livres par an, pas
plus. « Pour moi, un livre réussi, c’est un livre
qui change votre journée, votre semaine, votre
année. La publication d’un texte est toujours
une rencontre entre un écrivain et un éditeur
qui se reconnaît absolument, émotionnellement, esthétiquement, dans le livre écrit, dans
l’œuvre bâtie », s’enthousiasme-t-elle. Assurément ce qu’elle a pensé de « Roissy », de la
romancière, scénariste et assistante-réalisatrice Tiffany Tavernier, sorti le 30 août.
Comme de « Rien d’autre sur Terre », de
Conor O’Callaghan, et « La Vigne écarlate »,
de Vincent Borel, qui compléteront la rentrée littéraire de sa maison. n
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IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
série d’été 5/5
série d'été
LES DÉFIS DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Personne ne sait encore donner l’envie d’apprendre à une machine. Mais des chercheurs planchent
déjà sur les conséquences de l’apparition d’une intelligence supérieure à celle de l’homme.
La quête sans fin de l’IA générale
Jacques Henno
accrocheur pour un de mes livres, affirme Ben
Goertzel, docteur en mathématiques et adepte du
transhumanisme, un courant de pensée selon
lequel l’humain pourra être amélioré par les
machines. L’AGI, c’est pour dans trente ans maximum. » Il a même créé une plate-forme, SingularityNet, pour connecter entre elles des IA monotâches et donner naissance à un super cerveau
global, polyvalent.
era-t-il possible, un jour, de mettre au
point une forme d’intelligence artificielle capable de surpasser l’homme
dans toutes ses activités ? Ce qui
entraînera le déclenchement de la
« singularité », cet emballement de l’innovation
technologique au-delà duquel, selon les partisans
de cette théorie, l’humain sera menacé : le progrès
ne sera plus l’œuvre que d’intelligences artificiel- L’IA est imprévisible
les en recherche constante d’amélioration de Entre les deux, la plupart des scientifiques douleurs performances, mais aussi de leur autono- tent, mais n’excluent pas totalement la possibilité.
mie vis-à-vis de leur créateur.
Plusieurs intellectuels en doutent. Ils rappellent d’abord que cette idée de « super IA » trouve
ses origines dans des mythes anciens, comme le
Golem, cet être artificiel, lié à la Prague cabalistique du XVIe siècle qui tente de se rapprocher de
Dieu mais constitue dans le même temps une
transgression et devient maudit… Plusieurs
œuvres de science-fiction, à commencer par
« 2001, l’Odyssée de l’espace », sorti il y a cinquante ans, ont exploité ce filon.
« Le premier argument pour douter de la singularité est sans doute que nous ne sommes pas assez
intelligents pour concevoir des machines qui soient
plus intelligentes que nous, estime dans un récent
article de la revue « Communication et organisation » Christian Le Moënne, professeur émérite
de sciences de l’information et de la communication à l’université de Rennes. Les machines, les formes organisationnelles que nous concevons sont
finalement peu complexes, alors que les formes
spontanées d’organisation – vivantes ou minérales… - sont d’une complexité sans limite. »
D’autres experts croient dur comme fer à cette
« super intelligence ». Ils lui ont même donné un
nom : l’AGI (Artificial General Intelligence). « J’ai
inventé ce concept en 2004, afin d’avoir un titre
Il y a cinq ans
encore,
personne
n’imaginait que
les réseaux de
neurones puissent être aussi
performants
qu’aujourd’hui.
Photo Shutterstock
nent. « L’équipe DeepMind de Google à Londres
s'intéresse à l'apprentissage des programmes à partir des données, c'est-à-dire que la machine va déterminer elle-même comment il faut traiter les données pour répondre à la question posée, détaille
Thierry Paquet, directeur du Laboratoire d'informatique, du traitement de l'information et des
systèmes (Le Havre et Rouen). Leur machine est
déjà capable seule d'apprendre l'équivalent d'un
algorithme de recherche de plus court chemin dans
un graphe. »
La curiosité artificielle n’existe pas
Frédéric Jurie, directeur du GREYC, le Groupe de
recherche en informatique, image, automatique
et instrumentation de Caen, imagine même « un
système à qui l’on donnerait comme seule consigne
de regarder YouTube à longueur de journée et capable ensuite de répondre à une batterie de questions
sur tout et n’importe quoi. » La limite ? On devrait
encore dire à ce système d’« aller sur YouTube ».
Ce qui fait deux différences majeures avec ne
serait-ce qu’un enfant de huit ans qui, un, a appris
tout seul que YouTube existe et, deux, y va de luimême, poussé par la curiosité.
« Nous, humains, sommes animés par une motivation intrinsèque qui nous pousse à nous lancer
des défis à la limite de ce que nous savons faire »,
explique David Filliat, membre de l’équipe ENSTA
ParisTech-Inria Flowers, qui s’inspire de l’enfant
pour faire apprendre plus vite et mieux aux
machines. Autrement dit, parviendra-t-on un
jour à créer une machine, qui, d’elle-même, aura
envie d’apprendre à apprendre et de devenir autonome ? Interrogé par « Les Echos », Yann LeCun,
un des pères des réseaux de neurones profonds
qui sont à l’origine des percées de l’IA actuelle, et
chef scientifique IA chez Facebook, tente de raisonner tout le monde : « D’une façon générale,
n’attendons pas trop de l’IA, sinon, ceux qui financent nos travaux risqueraient d’être déçus. » n
ECHO
ES
S
L
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L’IA est en effet imprévisible. Il y a cinq ans encore,
personne n’imaginait que les réseaux de neurones puissent être aussi performants
qu’aujourd’hui. Du coup, beaucoup de chercheurs planchent sur l’AGI, pas sur son développement mais sur… ses éventuelles conséquences
sociales. Seth Baum, directeur du Global Catastrophe Risk Institute à New York, a recensé 45
projets en ce sens à travers le monde. « La survenance d’une AGI est tout aussi aléatoire que la collision de la Terre avec un astéroïde... mais il vaut
mieux s’y préparer. » Une première étape serait
d’améliorer la façon dont les machines appren-
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CHANGER DE MÉTIER
U TIV
Olivier Legrain
Le divan d’un capitaine d’industrie
Valérie Landrieu
@ValLandrieu
as de trauma de patron du
CAC 40 à déconstruire sur le
divan du thérapeute qu’Olivier
Legrain est devenu à « la
soixantaine rugissante ».
L’ancien PDG de Materis, une branche de
Lafarge, coupe court à la belle histoire qui
circule : « Mon ancien réseau professionnel
ne m’a quasiment pas suivi », glisse-t-il en
évoquant une patientèle classique de psy. Sa
nouvelle vie en a surpris plus d’un, et lui a
valu quelques coups de fil de hauts dirigeants. « Mais ils ne viennent pas me voir.
Certains m’ont proposé de m’envoyer… leurs
collaborateurs ! Et ne l’ont pas fait », s’amuset-il encore. Qu’importe, même s’il n’a pas
apposé de plaque à l’entrée de son cabinet, le
bouche-à-oreille fonctionne bien. « Je n’ai
pas voulu faire la psychanalyse didactique de
la dernière ligne droite ; j’ai du mal à accepter
que quelqu’un me supervise », ironise-t-il.
Difficile d’envisager reconversion plus
radicale. Beau poste dans l’industrie, fils de
P
polytechnicien, petit-fils de polytechnicien,
arrière-petit fils de normalien, lui-même
ingénieur civil des Mines, diplômé de
l’Ensae… Et pourtant, un jour, Olivier
Legrain n’a plus rêvé que d’une chose : devenir psy. « Je le souhaitais avec une volonté
inflexible, confie-t-il, mais je ne savais ni
quand, ni comment j’allais y parvenir. »
C’est pour tourner une page douloureuse
de sa vie, à l’aube des années 1980, qu’il commence un « travail » avec le psychanalyste
Michel Hanus, pas encore auteur du « Que
sais-je » sur le deuil. « La matière m’a immédiatement passionné », raconte celui qui,
avec le recul, repense à sa jeunesse très à
gauche, à son goût prononcé des autres et
son « besoin quasi vital de résoudre des problèmes humains ». Quinze ans et trois psychanalystes plus tard, alors qu’il est devenu
membre du comité exécutif du groupe
Lafarge, après avoir été numéro deux de la
branche chimie de Rhône-Poulenc, il tombe
sur la praticienne qui l’accompagne toujours. Elle a aujourd’hui quatre-vingt-seize
ans. C’est elle qui, à partir de 2007, l’initiera,
chaque vendredi soir, aux arcanes de la psy-
chopathologie. Entre-temps, Olivier
Legrain a commencé à réfléchir à « ce qui
pourrait constituer une autre vie ». Il a compris qu’il ne serait pas président du géant du
ciment ; il a piloté la sortie de l’activité de
matériaux de spécialités du groupe Lafarge.
Elle deviendra Materis et un cas d’école de
LBO au tournant des années 2000 en
France. Mais, à la cinquantaine confirmée, il
songe à quitter l’aventure. « Je me disais que
c’était peut-être le moment. »
Une cinquantaine de patients
Il lui faudra finalement attendre 2014 et le
coup de pouce de Wendel, devenu actionnaire majoritaire de Materis. L’investisseur
renonce à introduire la société en Bourse.
Trop endettée. « Il a été décidé de vendre par
blocs et, de facto, mon poste a été supprimé et
la génération des quadras a été mise au pouvoir », résume l’ancien patron. Le 6 février
2015, à 15 heures, il quitte le siège d’Issy-lesMoulineaux « sans vraiment savoir ce qui va
se passer ».
C’est le début d’une nouvelle vie. Son
épouse, artiste plasticienne, concède sous
Catherine Geoffray
Numéro deux de la branche chimie de Rhône-Poulenc
puis PDG de Materis, Olivier Legrain a doublé sa carrière
de trente ans de psychanalyse avant d’ouvrir son cabinet.
conditions à ce que le cabinet soit installé à
leur domicile. Il est désormais l’un des deux
psychothérapeutes de la médecine du travail des Hauts-de-Seine. Aucun patient ne
lui est à ce jour parvenu par ce biais. Réflexe
de capitaine sans doute, il a commencé par
proposer du coaching.
Mais « je me suis vite rendu compte que si
vous ne coachez pas les patrons, rien ne peut
bouger. Et, très souvent, ils refusent. » Grâce à
son réseau personnel, une première
patiente en psychothérapie lui arrive au
bout de trois mois. Trois ans plus tard, son
carnet de rendez-vous compte une cinquantaine de noms. « Je ne veux pas accorder à
mon activité psy plus de la moitié de ma vie »,
explique ce passionné de politique. Dans
l’autre demi-vie s’est dernièrement immiscé
le projet d’une maison des médias libres,
une entreprise titanesque dont il est mécène
et pour laquelle il a « décidé de mouiller la
chemise ». Les copies ont été remises le
1er août à la Mairie de Paris. Le grand oral est
prévu pour l’automne. n
LE CONSEIL
À RETENIR
« Restez vous-même ; ne soyez pas
dans le moule. Mais
soyez le meilleur dans
votre catégorie ! »
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 // IDEES & DEBATS
Le Yang-Tsé,
un trésor
surexploité
Le renouveau et le développement
du Yang-Tsé sont vitaux pour le pays.
Mais dans cette course au progrès,
la Chine malmène son vieux fleuve.
ivière aux sables
d’or », « fleuve des
cieux »... Le Yang-Tsé
porte autant de noms
qu’il change d’apparence depuis les plateaux du Tibet
jusqu’à la mer de Chine orientale. Si
son toponyme – Yangzi Jiang ou
fleuve Bleu – a été adopté par les
Occidentaux, il ne désigne en réalité pour les Chinois qu’une simple
fraction du fleuve, le troisième plus
long du monde, allant de Nankin à
Shanghai. Dans son bassin fertile,
l’agriculture et le commerce intérieur ont contribué pendant des siècles à unir le territoire. Aujourd’hui,
ce sont les usines et les entreprises
qui contribuent au rayonnement
du fleuve à l’international.
R
Dompter le dragon
Les Chinois, qui comparent le
Yang-Tsé à un dragon dont Shanghai est la tête, ont dû dompter ce
fleuve à coups de barrages et de
canaux pour éviter les inondations,
répartir l’eau sur une large partie
du territoire et faciliter le commerce sur ses 2.800 kilomètres de
voies navigables.
Tout peut se résumer en un projet : celui du barrage des Trois-Gorges, mis en production en 2006. Ce
chantier gigantesque – déjà pensé
par Mao – est destiné à maîtriser les
débordements du fleuve quand
viennent les moussons. Il représente aussi une alternative énergétique durable sans précédent. Mais
la construction de cet édifice s’est
faite au prix de milliers d’expulsions de paysans et de bouleversements écologiques importants.
Pollution aggravée
La pollution du fleuve s’est aggravée
avec le développement du bassin.
Près de 10.000 usines pétrochimiques longent les rives du fleuve.
Elles déversent régulièrement leurs
rejets toxiques dans l’eau. En 2012,
le fleuve Bleu a carrément viré au
rouge près de Chongqing. Aucune
explication n’a jamais été fournie.
Bien qu’il alimente 40 % du territoire chinois et fournisse l'eau
nécessaire à 70 % de la production
rizicole, le fleuve draine aussi les
eaux usées et déchets de plus de
400 millions de Chinois. A l’échelle
de la planète, le Yang-Tsé serait responsable de plus de la moitié de tout
le plastique charrié par les fleuves
qui se déverse dans les océans.
Toutefois, la situation évolue. En
2015, le gouvernement a fait de la
sauvegarde des eaux du Yang-Tsé
une priorité. D’après les derniers
rapports annuels du ministère de
l’Environnement, la pollution du
fleuve diminue et certaines usines
quittent les berges du fleuve.
Les derniers plans quinquennaux font de l’aménagement du
bassin la clef de sa cohésion.
Canaux, voies ferrées et route de la
soie... la Chine entend bien faire du
fleuve le trait d’union de tout un
peuple. n
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
« AQUARIUS »
PRÈS DE 60 RÉFUGIÉS
SONT ARRIVÉS EN FRANCE
SYRIE POURPARLERS SUR IDLEB
MINISTÈRE DE LA CULTURE
AGNÈS SAAL NOMMÉE HAUT
FONCTIONNAIRE À LA DIVERSITÉ
Donald Trump a une nouvelle fois
accusé mercredi la Chine d’avoir une
responsabilité majeure dans la paralysie des discussions actuelles avec la
Corée du Nord sur la dénucléarisation
de cette dernière, tout en affirmant
avoir « une relation fantastique » avec
Kim Jong-un. En réaction, Pékin a brocardé ces déclarations. Aux Etats-Unis
nombreux sont ceux qui dénoncent la
naïveté de Trump envers Pyongyang.
Herbert Neubauer/AFP
IRAN PARIS ESTIME
QUE TÉHÉRAN DEVRA NÉGOCIER
NANTES UN CAMPEMENT
DE MIGRANTS DANS L’IMPASSE
Un campement en plein centre de
Nantes héberge encore quelque
450 réfugiés soudanais et érythréens
dans des conditions sanitaires dégradées. Fin juillet, son évacuation avait
été ordonnée pour cette raison. Mais,
depuis, le bivouac s’est peu à peu
reconstitué. Quatre cabines de douche ont été posées la semaine dernière, les bains-douches publics ne
pouvant plus faire face à la demande.
Selon un bénévole, « la situation
empire de jour en jour ».
FOOT DESCHAMPS NE TIENT
PAS RIGUEUR À LLORIS
DE SON ÉTAT D’IVRESSE
Le prix des Rafale contesté en Inde
CORÉE DU NORD
TRUMP ACCUSE PÉKIN
Dominique Faget/AFP
L’ex-patronne de l’Institut national
de l’audiovisuel (INA), Agnès Saal,
qui avait été suspendue pour des frais
de taxis indus, a été nommée haut
fonctionnaire à l’égalité, la diversité
et la prévention des discriminations
auprès du secrétaire général du
ministère de la Culture. Cette nomination n’est pas une promotion et ne
donne droit à aucun nouvel avantage,
selon son avocat.
LA PHOTO DU JOUR
D e s p o u r p a r l e r s d e l a d e r n iè r e
chance sous l’égide de l’ONU sont en
cours depuis plusieurs jours pour
tenter d’éviter un assaut du régime
sur Idleb, ultime grand bastion
rebelle en Syrie, qui pourrait selon
l’ONU provoquer une nouvelle catastrophe humanitaire. Depuis des
semaines, le régime amasse des renforts aux abords de cette région frontalière de la Turquie, avant une probable offensive qui s’annonce comme
l’ultime bataille d’envergure dans le
conflit qui déchire le pays depuis 2011.
Cinquante-neuf réfugiés qui avaient
été débarqués à Malte de l’« Aquarius » mi-août après leur sauvetage
en Méditerranée sont arrivés jeudi en
France, a annoncé le ministre de
l’Intérieur, Gérard Collomb. Ils font
partie des 250 rescapés des bateaux
humanitaires acceptés par Paris dans
le cadre de la crise déclenchée cet été
par la fermeture des ports italiens.
// 11
Les Echos
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
L’Iran « ne pourra pas échapper à des
négociations » portant sur son interventionnisme régional et ses missiles
balistiques, a estimé jeudi le ministre
français des Affaires étrangères,
Jean-Yves Le Drian, lors d’une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à
Vienne. L’Iran a toujours exclu de
rouvrir les négociations de l’accord
international de 2015 sur son programme nucléaire, qu’il respecte, a de
nouveau attesté jeudi l’Agence international de l’énergie atomique.
SÉNÉGAL LE MAIRE DE DAKAR
CONDAMNÉ EN APPEL
« Ça ne change en rien ce que je pense de
lui et le Hugo Lloris qu’il a toujours
été », a commenté jeudi le sélectionneur Didier Deschamps au sujet de
son capitaine, inculpé pour conduite
en état d’ivresse en Angleterre. Le gardien de but des Bleus avait été interpellé dans la nuit de jeudi à vendredi
dernier à Londres à la suite d’un contrôle de routine.
Khalifa Sall a été condamné jeudi en
appel à la même peine de cinq ans de
prison pour « escroquerie portant
sur des fonds publics » et « faux en
écriture » qu’en première instance.
Le populaire homme politique de
62 ans ne renonce pourtant pas, par
d’autres recours, à l’élection présidentielle de 2019 face au président
Macky Sall.
AFFAIRE FERRAND LA COUR
DE CASSATION A DÉPAYSÉ
L’ENQUÊTE À LILLE
NIGERIA DISPARITIONS :
AMNESTY MET EN CAUSE
LE GOUVERNEMENT
La Cour de Cassation a ordonné le
dépaysement à Lille de l’information
judiciaire ouverte à Paris sur l’affaire
immobilière qui met en cause Richard
Ferrand, selon un arrêt consulté par
l’AFP, et ce « afin de garantir l’impartialité objective de la juridiction saisie ».
La demande avait été faite par le chef
de file des députés LREM.
Des « milliers de personnes », accusées notamment d’être affiliées à des
groupes indépendantistes ou religieux, ont disparu dans les geôles
nigérianes ou sont détenues par les
services de renseignement depuis
des années de manière « illégale
et arbitraire », a dénoncé, jeudi,
Amnesty International.
Des membres du parti du Congrès brandissent une maquette du Rafale. Ils contestent le prix des 36 avions commandés
qu’ils estiment beaucoup trop élevé. Le gouvernement, qui n’a pas dévoilé les termes de la transaction, réfute ces reproches.
Photo : Sajjad Hussain/AFP
ON EN PARLE À HELSINKI
Le vent du dégel avec Moscou souffle de Finlande
A Helsinki, Emmanuel Macron parle d’aggiornamento de la relation avec la Russie.
Jacques Hubert-Rodier
@jhrodier
Suisse, sont restés neutres hors
de l’Alliance atlantique, passe
par « deux préalables ». D’une
part, construire une « Europe de
la sécurité et de la défense forte » et
donc développer une autonomie
stratégique européenne. Il faudrait ainsi une solidarité européenne « quasi automatique ». Ce
qui ne serait pas très éloigné du
modèle de l’article 5 du traité de
l’Atlantique Nord (« une attaque
contre un membre est une attaque contre tous »).
mmanuel Macron
a choisi la Finlande,
un « pays dans une position géopolitique risquée », pour
adresser de nouveau un message à la Russie. Jeudi à Helsinki,
le chef de l’Etat a plaidé pour
un « aggiornamento complet »
des relations entre l’Union européenne et la Russie en matière de
sécurité et de défense. Son objectif, a-t-il dit lors d’une conférence
de presse conjointe avec le président finlandais, Sauli Niinistö,
est de « maintenir la stabilité dans
la région » après la guerre froide.
Cette ouverture faite depuis la
Finlande, l’un des cinq pays
européens qui, à côté de la
Suède, l’Autriche, l’Irlande et la
E
« Donner des signaux »
sur le conflit du Donbass
D’autre part, la Russie doit
« donner des signaux » pour la
résolution du conflit du Donbass
dans l’est de l’Ukraine, où elle
continue de soutenir les mouvements autonomistes pro-russes.
Un conflit qui a fait plus de
10.000 morts depuis 2014.
Sur ces deux préalables, les
conditions sont loin d’être réunies. Certes, l’Allemagne, la
France mais aussi l’Italie et
d’autres pays tentent d’adoucir
leurs positions face à Vladimir
Poutine. En revanche, en plein
Brexit, le Royaume-Uni, la seule
réelle puissance militaire européenne à côté de la France, joue
la carte dure depuis l’affaire Skripal, du nom de cet ex-espion
soviétique passé à l’Ouest et qui a
fait l’objet en mars dernier d’une
tentative d’assassinat attribuée
par Londres aux Russes. La Pologne et les trois pays baltes sont
également inquiets. Et le président français n’a pas évoqué une
levée des sanctions prises après
l’annexion de la Crimée en 2014.
En tout cas, pour le moment, la
Russie prépare de nouveaux
grands exercices militaires qui
devraient réunir en Sibérie
orientale et en Extrême-Orient
300.000 soldats et 1.000 avions
ainsi que des unités de l’armée
chinoise. Ce qui pour l’Otan
semble prouver, après les
manœuvres aux frontières de
l’Europe de 2017 avec le Bélarus,
que la Russie « se focalise sur
l’entraînement à un conflit de
grande ampleur ».
Reste une raison essentielle
qui pousse aujourd’hui le président français à envisager de
présenter dans les mois prochains un projet de renforcement de la sécurité en Europe :
l’arrivée de Donald Trump à la
Maison-Blanche et ses menaces contre l’Otan. n
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 31 août, samedi 1
septembre 2018
www.lesechos.fr
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Une mise au ban
destinée à
protéger les
colonies d’abeilles
et à sauver
une filière
apicole.// P.1 6
DEVISES EUR/GBP 0,8962 EUR/JPY 1,295 EUR/CHF 1,1308 GBP/USD 1,2997 USD/JPY 1,1118 USD/CHF 0,9707 TAUX EONIA -0,363 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6712 T-BONDS 10 ANS 2,9245
INDUSTRIE & SERVICES
FAUCHON
DERNIÈRE HEURE
La célèbre maison d’épicerie fine
arrive dans l’hôtellerie de luxe.
Le douloureux été
du cinéma tricolore
// P. 14
AUTOMOBILE
L’automobile s’adapte difficilement
aux nouveaux tests européens.
// P. 15
AGRICULTURE
L’aquaculture française
cherche les leviers du rebond.
Le dernier
tunnelier
français
en quête
d’un repreneur
// P. 17
Léa Delpont
— Correspondante à Lyon
UNIBAIL
La première foncière européenne
endosse le rôle d’aménageur
urbain.
// P. 18
TRANSPORTS
Vélib’, Autolib’, stationnement :
Paris sort peu à peu de sa crise
// P. 19
Tobias Schwarz/AFP
HIGH-TECH & MÉDIAS
SALON
A l’IFA de Berlin, le téléviseur
du futur se définit en résolution
8K. // P. 20
Un bon démarrage pour l’adaptation de la bande dessinée « Les Vieux Fourneaux », avec Eddy Mitchell, Pierre Richard et
Roland Giraud, qui cumule déjà plus de 337.000 entrées pour sa seconde semaine d’exploitation. Photo Eric Travers
BOUYGUES TELECOM
L’opérateur continue
sa progression.
// P. 21
// P. 22
Alors que les salles françaises ont connu leur pire été
depuis dix ans, les productions tricolores ont eu bien
du mal à exister face aux
blockbusters américains.
FINANCE & MARCHÉS
BOURSE
Basile Dekonink
@Bdekonink
PME & RÉGIONS
OCCITANIE
Eric Piermont/AFP
Le fabricant de machines-outils
Mécanuméric passe à la taille
supérieure.
La France domine les marchés
boursiers européens.
// P. 23
RAPPROCHEMENT
Comment Bercy et la Caisse des
Dépôts veulent redorer l’avenir
de La Poste. // PP. 24-25
DEVISE
Le peso argentin s’effondre
de près 20 %
// P. 26
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 29
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
Alors que s’ouvre ce vendredi la 44e édition
du Festival de Deauville, créé en 1975 pour
promouvoir le cinéma américain auprès du
public français, force est de reconnaître que
ce dernier n’a plus vraiment besoin d’une
telle publicité : le box-office de cet été a été
porté par des productions venues de l’autre
côté de l’Atlantique.
« Les Indestructibles 2 » (5,3 millions
d’entrées), « Jurassic World : Fallen Kingdom » (3,6 millions), « Mission Impossible : Fallout » (2,6 millions)… Les blockbusters américains tiennent le haut du pavé.
Seuls « Neuilly sa mère, sa mère ! » (proche
du million d’entrées), « Ma Reum »
(625.000) et « Les Vieux Fourneaux », grâce
à son bon démarrage, émergent parmi les
films français sortis en salle entre la dernière semaine de juin et fin août.
Une accalmie temporaire
Derrière, c’est l’hécatombe. « Tamara
Vol. 2 » (425.000 entrées) fait presque moitié moins bien que le premier opus ; « Christ
(off) » ou « L’école est finie » n’ont pas attiré
plus de 100.000 curieux… Avec un peu
moins de 30 millions d’entrées sur la
période, l’affluence est en baisse de près de
20 % par rapport à l’été 2017, selon les chiffres de CBO Box Office. La pire performance
depuis 2008. « Ce n’est pas bon, même la fête
du cinéma a souffert avec 2,8 millions
d’entrées, contre plus de 3 millions les années
précédentes, reconnaît Marc-Olivier Sebbag, directeur général de la Fédération
nationale des cinémas français (FNCF).
Mais la Coupe du monde de football, qui a
attiré plus de spectateurs que les compétitions
précédentes, ainsi que la canicule sont des facteurs conjoncturels évidents. »
Les raisons objectives du désintérêt du
public ne manquent pas : outre la chaleur et
la victoire des Bleus, l’offre se réduit en été
car les distributeurs veulent éviter la concurrence des blockbusters américains, dont
une bonne partie est diffusée en juillet et en
août à l’international. Le premier trimestre a
de plus été correct, ce qui laisse supposer
que l’accalmie n’est que temporaire. Mais
l’industrie n’a pas non plus de quoi se réjouir.
« La demande risque d’avoir du mal à reprendre en septembre, qui n’est pas non plus un
très bon mois de manière générale, note MarcOlivier Sebbag. Or, plus les gens vont au
cinéma, plus ils y retournent, notamment
grâce aux bandes-annonces. Si cela devait perdurer, nous serions très inquiets. »
Le prochain trimestre, riche en sorties
(on attend un spin-off de « Spider-Man », la
suite des « Animaux fantastiques » et les
nouveaux films de Xavier Dolan et Jacques
Audiard), sera donc déterminant pour les
exploitants. Leurs homologues américains,
eux, jubilent : les ventes de tickets ont bondi
de 15 % sur un an en Amérique du Nord, la
plus belle progression depuis 1998. n
Flixbus et Uber s’associent
pour des trajets porte-à-porte
Elsa Dicharry
@dicharry_e
L’entreprise allemande d’autocars longue
distance Flixbus et la société américaine
de VTC Uber s’associent pour offrir aux
clients de Flixbus des trajets porte-à-porte.
Ces derniers peuvent visualiser sur l’application Uber via une fonctionnalité spécifique « des points de prise en charge et de
dépose virtuels » correspondant aux « arrêts
et gares routières desservis par Flixbus »
dans les douze villes où opère Uber. A savoir
Paris, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Nice,
Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux,
Rennes et Aix-en-Provence.
A l’approche de leur destination, les passagers peuvent ainsi facilement sélection-
ner l’un de ces points de prise en charge. Ils
bénéficient en outre d’une réduction de
10 euros sur leur trajet Uber en guise d’offre
de bienvenue s’ils n’étaient pas déjà clients
de l’entreprise de VTC. L’idée est de « créer
des réflexes » chez les clients Flixbus, indique un porte-parole de l’entreprise. Car ils
n’anticipent pas forcément la façon dont ils
vont rejoindre leur destination finale à la
descente de l’autocar. Y compris lorsqu’ils
arrivent de nuit et que les transports en
commun ne fonctionnent plus.
Sur le créneau de la SNCF
« De juillet 2017 à juillet 2018, plus de 6,5 millions de passagers Flixbus sont passés par
l’une des douze villes concernées », ajoutet-il, pour donner une idée du potentiel pour
Uber. Flixbus entend de son côté convertir à
l’autocar des clients de l’entreprise de VTC.
Il leur offre ainsi une réduction de 10 % sur
leur premier voyage en autocar vers l’une de
ses 2.000 destinations en Europe. Le partenariat, testé en France, a vocation à être
répliqué dans d’autres pays. Avec cette offre,
Flixbus et Uber viennent marcher sur les
plates-bandes de la SNCF. Il y a quelques
années, l’entreprise ferroviaire — qui a aussi
sa compagnie d’autocars avec Ouibus — a
fait des voyages porte-à-porte un nouvel axe
dans son service rendu aux clients. Depuis
2013, elle propose ainsi à ses passagers de
réserver sur Internet, au moment de l’achat
de leur billet TGV ou jusqu’à la veille du
départ, un VTC qui les ramènera chez eux,
leur évitant ainsi la file d’attente en gare. n
Luc Devaux, ancien directeur de NFM
Technologies, a repris du service en
urgence début 2017, rappelé par l’actionnaire chinois NHI. Le dernier tunnelier
français, dont l’usine du Creusot a construit la machine au travail dans le boyau
du Lyon-Turin ferroviaire, n’a plus signé
de nouvelle vente depuis 2016. Si bien
que le dirigeant a préféré déclarer
l’entreprise en cessation de paiement fin
juillet, « pour ouvrir une procédure de
redressement tant qu’on pouvait encore
éviter la liquidation ». Ainsi « libéré de la
tutelle de l’actionnaire », il espère trouver
un repreneur d’ici au 2 octobre, date de
l’audience au tribunal de commerce de
Lyon. Le délai est sans doute trop court
pour permettre à NFM, basé à Villeurbanne, d’espérer pouvoir creuser le prolongement de la ligne B du métro lyonnais. Ce chantier prêt à démarrer lui
aurait permis de voir le bout du tunnel…
La société est boudée par ses clients à
cause de garanties bancaires insuffisantes. La prudence prévaut chez les donneurs d’ordre des travaux publics : le
choix du tunnelier, stratégique, engage
leur entreprise lourdement, pour des
années, bien au-delà de la valeur de la
machine (de 10 à 15 % du contrat). C’est
pourquoi Luc Devaux espère retrouver
un actionnaire industriel soutenu par
un solide pool bancaire, indispensable
pour émettre les garanties demandées
dans le secteur. Deux propositions
sérieuses (l’une française, l’autre européenne) seraient déjà arrivées.
Le dernier tunnelier
français n’a plus signé
de nouvelle vente
depuis 2016.
NFM a connu quelques années de
forte croissance avec son actionnaire
chinois, entre 2007 et 2015 (avec un chiffre d’affaires record de 165 millions
d’euros). Depuis, la stratégie court-termiste (« délocalisations, externalisations
et arrêt de la R&D », cite Luc Devaux) s’est
retournée contre l’entreprise, qui a
creusé son propre trou, essuyant de gros
problèmes de qualité de ses tunneliers et
plusieurs dizaines de millions d’euros de
pertes et de pénalités. « NHI avait promis
de recapitaliser et de trouver des garanties
auprès de son pool bancaire chinois, mais
il s’avère que le groupe est lui-même en
grande difficulté dans son pays », a découvert le directeur général. Le conglomérat minier et cimentier, qui n’avait ni la
culture d’un tunnelier ni celle de l’international (NFM était sa première acquisition à l’étranger), cherchait depuis plusieurs mois à passer le relais à un autre
chinois. « Or, dans notre situation, on ne
pouvait plus attendre », a tranché Luc
Devaux. Les 150 salariés sont au chômage partiel depuis mai.
Il ne reste qu’un seul constructeur
européen de tunneliers classiques (ceux
non réservés aux roches dures), l’allemand Herrenknecht. Un monopole qui
peut inquiéter étant donné l’ampleur des
forages à réaliser, pour le Grand Paris et
ailleurs (la ligne E du métro de Lyon, par
exemple). « Herrenknecht a monté ses
prix dans les appels d’offres, observe son
concurrent dépité. Il commence déjà à
dicter ses tarifs. » n
Shutterstock
La France met fin à l’utilisation
des néonicotinoïdes
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 //
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
INDUSTRIE
&SERVICES Fauchon arrive
dans l’hôtellerie de luxe
l La célèbre maison d’épicerie fine ouvre son premier hôtel 5 étoiles,
sur son site historique de la place de la Madeleine.
l Il préfigure un projet de chaîne d’une vingtaine d’unités d’ici à dix ans.
à suivre
HÔTELLERIE
Air France : les syndicats annoncent
un « durcissement du conflit »
AÉRIEN Les syndicats d’Air France relancent les hostilités sur
les salaires. Dans une déclaration commune, ils ont indiqué
jeudi que « l’attitude totalement irresponsable des dirigeants
d’Air France amène les organisations syndicales à conclure que
seul un durcissement du conflit qui a débuté il y a neuf mois maintenant est susceptible de forcer ces dirigeants à y mettre définitivement un terme ». Ils proposeront « sous peu » au « corps social de
la compagnie » des actions pour obtenir des hausses salariales.
Sous pression, Campbell Soup va céder
une partie de ses activités
ALIMENTATION Le groupe américain projette de céder une partie
de ses activités, tout en laissant la porte ouverte à une vente totale
du groupe, sous la pression du fonds Third Point, dirigé par l’activiste Daniel Loeb. La cession des activités internationales et réfrigérées (2,1 milliards de dollars de revenus) lui permettrait de réduire
son endettement. Le groupe a engagé en mai une revue de ses activités juste après le départ surprise de sa patronne, Denise Morrison. Third Point, entré cet été au capital, réclame une mise en vente.
Auto : Bruxelles
prête à supprimer
les droits
de douanes
HÔTELLERIE Ancien parking qui
AUTOMOBILE L’Union européenne est prête à supprimer les
droits de douane sur les importations d’automobiles si les EtatsUnis en font de même, a déclaré
jeudi la commissaire européenne
au Commerce, Cecilia Malmström. Le président américain,
Donald Trump, avait accepté fin
juillet de s’abstenir d’imposer des
tarifs douaniers sur les voitures
européennes si les deux parties
négociaient la fin de leurs barrières commerciales.
POURQUOI
SEPTEMBRE
SERA CRUCIAL ?
Demain chez
d
votre marchan
de journaux
L’esprit « gourmet » maison
DR
abrita jusqu’en 2015 le siège du
journal « Libération », le 11 rue
Béranger à Paris est appelé à
devenir un hôtel de 80 chambres.
Il s’agira du premier établissement de la gamme Life du groupe
hôtelier Valuestate, qui a confié à
l’agence d’architecture Wilmotte
& Associés le soin de donner une
nouvelle vie au bâtiment. Un restaurant et un bar seront également installés sur le toit-terrasse.
L’immeuble accueillera en outre
un espace de travail partagé.
John Thys/AFP
L’ancien siège
de « Libé »
transformé
en hôtel
A 132 ans, Fauchon devient plus
qu’une simple maison d’épicerie
fine parisienne mondialement connue. La société, contrôlée depuis
début 2004 par l’homme d’affaires
Michel Ducros, débarque dans
l’hôtellerie de luxe avec l’ouverture
officielle, ce samedi, de son premier
établissement, Fauchon L’Hôtel
Paris. En phase de rodage, ce 5 étoiles, sis dans le 8e arrondissement
parisien, à l’angle de la place de la
Madeleine – site historique de Fauchon – et du boulevard Malesherbes, accueille ses premiers clients
depuis jeudi.
L’édifice, de facture haussmannienne, comprend 54 chambres,
dont 17 suites, ainsi qu’un restaurant Grand Café Fauchon et un
espace spa-fitness. Ce nouveau fleuron de l’hôtellerie parisienne a été
installé dans deux bâtiments appartenant au Qatar, dont l’entité QNB
Capital, gestionnaire des actifs, est à
l’origine du programme de conversion. Retenue à l’issue d’un processus de sélection, la maison Fauchon
a noué un partenariat avec la branche hôtelière de Compagnie Lebon,
Esprit de France, afin de mettre en
œuvre son projet. Pour ce faire, les
protagonistes se sont associés au
sein d’une société commune, contrôlée par Fauchon.
Au final, Fauchon L’Hôtel Paris
t é m o i g n e d u F a u c h o n d ’a u jourd’hui, avec sa décoration contemporaine, ses clins d’œil au code
couleur de la marque, avec ses touches de rose et de noir. Naturellement, il fait aussi la part belle à la
restauration. Le Grand Café Fauchon se substitue à celui fermé avec
la transformation de la boutique du
30 place de la Madeleine. L’esprit
gourmet maison se traduit aussi
par le chef service, le client pouvant
manger dans sa chambre la même
chose qu’au restaurant, et son Bar
Gourmet, petit meuble installé
dans chaque chambre dans lequel
ce même client dispose d’un assortiment de produits Fauchon sucrés
ou salés. « Notre souhait était de faire
un hôtel différent, pas un cinq étoiles
de plus », résume le tout nouveau
président de Fauchon – il a été
nommé en juillet – et beau-fils de
Fauchon L’Hôtel Paris témoigne du Fauchon d’aujourd’hui avec sa décoration contemporaine,
ses clins d’œil au code couleur de la marque avec ses touches de rose et de noir. Photo Gilles Trillard
Michel Ducros, Samy Vischel. Mais
le Fauchon l’Hôtel Paris n’est pas
qu’une vitrine de prestige.
Près de trois ans après l’officialisation de ce premier projet hôtelier,
de 35 à 40 millions d’euros hors coût
immobilier, Michel Ducros confirme son souhait de voir Fauchon
se doter d’une activité hôtelière
pleine et entière. « J’espère que nous
allons développer une petite chaîne
d’hôtels urbains et orientés sur la
gourmandise », déclare l’homme
d’affaires au moment où il passe la
main à la nouvelle génération.
Une entité spécifique, Fauchon
Hospitality, est en cours de création,
avec pour objectif l’ouverture d’une
vingtaine d’établissements dans les
dix ans à venir. Elle aura pour président un ancien directeur général de
Relais & Châteaux, Jacques-Olivier
Chauvin. Ce dernier sera notamment épaulé par une « pro » du
marketing hôtelier, Emmanuelle
Mordacq, laquelle a œuvré, entre
autres, pour AccorHotels. Fauchon
Hospitality bénéficiera par ailleurs
des conseils d’une figure de l’hôtellerie française et internationale,
Bernard Lambert. Aux dires de
Michel Ducros, cet ex-PDG de la
chaîne Le Méridien puis patron de
Les chiffres clefs
180
MILLIONS D’EUROS
Le volume d’affaires
en 2017-2018, un exercice
stable en raison de la
réorganisation des activités
de Paris-La Madeleine.
90
POINTS DE VENTE
dans plus de 60 pays, et des
ouvertures prévues à Monaco,
au Mexique, en Argentine, au
Liban, au Qatar (4e magasin),
à Dubaï (3e magasin), en
Corée, à Shanghai et à Tokyo
(1er café dans la rue).
la Société des Bains de Mer de
Monaco, alimente sa réflexion
depuis des années. Fauchon Hospitality a vocation à s’implanter dans
les pays où la marque Fauchon est
déjà solidement installée, soit en
Europe, au Moyen-Orient, et au
Japon, en particulier. Des discussions sont ainsi en cours pour des
implantations à Doha et Kyoto. Les
Etats-Unis, l’Amérique du Sud et la
Chine sont d’autres marchés ciblés.
Début « encourageant »
« L’hôtellerie nous donne l’accès à
d’autres catégories d’investisseurs.
Un Café Fauchon, c’est un investissement de l’ordre de 2,5 millions de dollars. Un hôtel Fauchon, soit un établissement de 100 à 150 chambres,
c’est plusieurs dizaines de millions de
dollars », souligne Michel Ducros,
qui évoque l’approche de « groupes
hôteliers »…
L’ouverture du Fauchon L’Hôtel
Paris devrait, a priori, alimenter ces
échanges. Dans l’immédiat, l’établissement, commercialisé depuis
quatre mois par le réseau international The Leading Hotels of The
World, a droit à un début « encourageant », aux dires de son directeur,
Jérôme Montantème. Il fait d’ores et
déjà l’objet de quelque 400 réservations, avec des arrivées jusqu’à Noël,
40 % de la clientèle étant américaine, les Japonais étant également
fortement représentés, avec une
part de l’ordre de 20 %. n
Un hôtel et un passage de témoin
A l’approche de ses 70 ans,
le propriétaire de Fauchon,
Michel Ducros, commence à
prendre du champ avec ses
multiples activités.
L’ouverture du Fauchon L’Hôtel
Paris constitue un moment à forte
teneur symbolique pour la maison
d’épicerie fine Fauchon. Car non
seulement l’événement annonce le
développement dans l’hôtellerie de
luxe de cette institution parisienne
plus que centenaire (1886), mais
elle intervient aussi à l’heure où
cette maison Fauchon vit un passage de témoin.
A sa tête depuis un peu plus de
quatorze ans, son propriétaire,
l’homme d’affaires Michel Ducros,
vient de confier – courant juillet – la
présidence à son beau-fils, Samy
Vischel, lequel eut notamment en
charge ces dernières années le
développement international de
Fauchon. Cette transmission est
aussi un anniversaire : Michel
Ducros, qui a pris les commandes
de Fauchon début 2004 dans le
cadre d’un sauvetage de l’entreprise, avant d’en prendre le contrôle
par la suite, est en effet entré dans
son tour de table dès 1998…
Michel Ducros, un hyperactif au
style direct, qui peut dérouter aussi
par sa passion pour l’astrologie,
souhaite manifestement prendre
du champ avec ses multiples activités, à l’approche de ses soixante-dix
ans. Le fils aîné de Gilbert Ducros, le
fondateur de l’ex-empire français
des épices, n’a pas chômé depuis la
vente, en 1992, pour 1,7 milliard de
francs, du groupe familial qu’il avait
lui même développé. Car Michel
Ducros n’est pas que l’homme du
célèbre slogan « A quoi ça sert que
Ducros il se décarcasse », ou le créateur de Vahiné et La Tisanière. Fortune faite avec la cession de Ducros,
il s’est ainsi lancé dans l’immobilier.
A partir du milieu des années 1990,
ce passionné de plaisance a par
ailleurs commencé à bâtir un nou-
veau « business » dans l’entretien de
yachts, à la suite d’une expérience
personnelle frustrante…
Très sportif
Treize ans plus tard, sa société,
Monaco Marine, continue de grandir ayant remporté, fin juin, l’appel
d’offres pour la création d’un chantier d’entretien de bateaux de
grande taille dans le port de Marseille. L’entreprise n’échappe pas
non plus à l’avènement de la « nouvelle génération », à laquelle Michel
Ducros ne cesse de faire allusion
depuis quelque temps, ayant également laissé la direction opérationnelle de Monaco Marine à un autre
de ses enfants, Tanguy Ducros.
Mais ce résident suisse demeure
d’autant plus globe-trotter qu’il
passe aussi régulièrement par
Dubaï, où est basée sa société de
fruits secs Bayara, héritage de l’exempire Ducros. De même, ce
patron très sportif s’apprête à partir
pour la Roumanie pour visiter une
Valéry Hache/AFP
Shutterstock
Christophe Palierse
@cpalierse
Michel Ducros a pris les commandes de Fauchon en 2004.
nouvelle usine de Magda, autre vestige du groupe Ducros, plus que
jamais actif dans le domaine de la
cueillette et le conditionnement de
champignons et légumes.
— C. P.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
L’automobile s’adapte difficilement
aux nouveaux tests européens
De nouveaux tests
d’homologation entrent
en vigueur samedi.
Les industriels n’ont
pas encore tous
franchi cette étape
réglementaire.
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
et Pauline Houédé
— Correspondante à Berlin
Lui et son équipe y ont passé tout
l’été, voire plus, mais ils sont prêts.
« Nos véhicules sont tous homologués. Il n’y a pas d’interruption de production dans nos usines, tous nos
modèles sont disponibles à la vente
dans nos concessions », sourit Gilles
Le Borgne, le patron de la R&D chez
PSA. Pour se conformer au WLTP, la
nouvelle règle d’homologation
européenne des voitures qui entre
en vigueur samedi, le constructeur
français a dû faire, comme ses confrères, un gros travail pour obtenir le
tampon des autorités pour ses centaines de modèles. « Les détails de la
norme n’ont été donnés que fin
juillet 2017. Nous avons dû refaire tous
les réglages moteurs de nos modèles,
puis les faire tester en laboratoire et,
enfin, remplir les dossiers administratifs », précise l’ingénieur.
L’arrivée du WLTP, plus exigeant
que le test précédent (mais qui reste
encore en-deçà de 30% de ce qui se
passe sur la route), n’est pas sans
conséquence. Selon Jato Dynamics,
chaque voiture émet en moyenne
9,6 grammes de CO2 supplémentaires par kilomètre. « C’est normal, le
thermomètre change. Dans le nouveau test, la vitesse moyenne est quasiment doublée, l’accélération est plus
forte de presque 50 %, et la température du moteur est plus basse au
démarrage », note Gilles Le Borgne.
Chez PSA, la hausse est comprise
entre 24 et 31 %, selon les véhicules.
« Elle est plus prononcée dans les grosses voitures à petit moteur », détaille
le dirigeant. De fait, la hausse est plus
franche pour les grands SUV que
pour les berlines ou les petites citadines, relève Jato Dynamics.
Plus de Volkswagen Golf ?
Franchir cette marche n’est pas simple pour tout le monde. Contraint de
stopper la production dans certaines usines, faute d’homologations,
Volkswagen semble être le plus
gêné. Jeudi, la marque VW n’avait
obtenu le tampon nécessaire que
pour 7 de ses 14 modèles. « Nous
Quid du bonus-malus ?
En France, le barème des bonus et des malus à l’achat de
voitures neuves est indexé sur les émissions CO2. Plus une
voiture émet, plus il faut payer. La question est donc de savoir
si le seuil du déclenchement du malus sera rehaussé, puisque
toutes les valeurs CO2 des véhicules progressent d’un coup
avec l’arrivée du nouveau cycle d’homologation. On ne connaît pas la réponse de Bercy. Le ministère a encore quelques
mois pour se décider, puisque, pour l’instant, chaque véhicule affiche encore des valeurs NEDC (les anciennes).
La fin des halogènes
accentue la pression sur les
industriels de l’éclairage
ÉNERGIE
Le marché de
l’éclairage grand
public bascule vers
le (presque) tout LED.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Les amateurs d’ampoules halogènes
doivent rapidement faire leurs
emplettes. Au 1er septembre, ces bulbes ne pourront plus (à quelques
exceptions près) être mis sur le marché dans l’Union européenne – seuls
les stocks déjà produits pourront
finir d’être écoulés. Le changement
est important pour les consommateurs : fin 2017, près de la moitié des
ampoules (en volume) fournies aux
distributeurs étaient encore des
halogènes, selon le Syndicat de
l’éclairage.
Si les bureaux ont encore accès
aux lampes fluocompactes – les
néons –, la transition vers les LED,
peu énergivores, va accélérer la
baisse de consommation d’électricité dans l’éclairage résidentiel :
selon le gestionnaire du réseau électrique RTE, la consommation
annuelle moyenne par ménage en
matière d’éclairage pourrait être
quasiment divisée par 3 à l’horizon
2035 (à 110 kWh contre 300 kWh en
2016). Le passage aux LED, plus économes en énergie, est engagé depuis
plusieurs années chez les industriels. « Cette mutation est fondamentale parce qu’on passe d’une industrie
du remplacement fréquent des
ampoules à une industrie où la valeur
ajoutée se trouve ailleurs », décrypte
Jean-Luc Lavenir, président de Philips Lighting France.
La durée de vie allongée des LED
par rapport aux ampoules à incandescence ou aux halogènes a bouleversé les process de production (en
devant intégrer de l’électronique)
mais aussi les produits :
« Aujourd’hui, vous achetez un luminaire qui intègre une source lumineuse qui ne se remplace pas », explique Jean-Luc Lavenir.
Projets de cession
Une transition complexe à gérer, car
la chute rapide des ventes sur les
ampoules ne peut être immédiatement compensée par les nouvelles
activités (services, financement de
projets, intégration dans la « smart
city » et la maison connectée…),
même à plus forte valeur ajoutée. Et
s’il semble prometteur, le marché du
Lifi (accès Internet via la lumière) ou
de la géolocalisation via la lumière
émerge à peine.
Alors qu’une grande part de la
production de modules a déjà basculé en Asie, tous les acteurs historiques ont mué. Il y a deux ans, Philips a cédé Lumileds au fonds Apollo
et mis en Bourse sa filiale Philips
Lighting – rebaptisé « Signify » –,
dont il devrait céder ses dernières
parts à la fin de l’année. Osram a
scindé ses activités en créant Ledvance (cédé à un groupe chinois l’an
dernier), et a annoncé début août,
« dans un environnement de marché
difficile », un plan d’économies et un
projet de cession de son activité de
luminaires. Quant à General Electric, il espère vendre sa division GE
Lighting d’ici à la fin de l’année. n
attendons la validation pour la Golf
dans les prochains jours », souffle
Thomas Zahn, chargé des ventes.
En juin, Herbert Diess, le grand
patron du géant allemand, expliquait que la fabrication de
250.000 véhicules serait reportée.
Un manque à gagner d’un milliard
d’euros. « Nous avons perdu de
l’expertise dans le développement
moteur », déplorait cet été celui qui
doit toujours faire face aux conséquences du « dieselgate », ajoutant
que le WLTP était le « plus grand risque pour les ventes et les marges » de
son groupe d’ici à la fin de l’année.
Chez Renault, le directeur général
adjoint, Thierry Bolloré, avouait fin
juillet que le WLTP avait provoqué
« beaucoup de tensions en interne ».
Mais que tout serait calé. Renault en
a profité pour « réduire la diversité
des produits et optimiser le catalogue », ajoutait Thierry Bolloré. Certains modèles à très faible volume
ou en fin de carrière, comme la Clio
RS, ont été mis au garage. La marque
au losange a aussi introduit de nouveaux moteurs plus performants.
« Le WLTP affectera nos opérations
jusqu’au printemps 2019. Nous ne
savons pas si nous aurons les certifi-
cats à temps, et si les clients seront
prêts à suivre une hausse de prix, provoquée par l’ajout de technologies »,
avertissait Carlos Ghosn, le patron
de Renault, en février dernier.
Peu de ventes perdues
« Il ne devrait pas vraiment y avoir de
conséquences sur les ventes, même si
cela peut pousser les constructeurs à
proposer et produire certaines versions d’un véhicule plutôt qu’une
autre », juge Romain Gillet, analyste
chez IHS. Nombre de constructeurs ont dû revoir l’équipement de
dépollution de leurs modèles (pour
un coût de plusieurs centaines
d’euros par voiture), et donc redéfinir les plans de leurs engins. « Il faut
absolument un SCR sur le diesel, et un
filtre à particules sur l’essence », dit-il.
Pour éviter le pire, certaines marques ont tout simplement fait des
stocks avant que le couperet WLTP
tombe. D’après le cabinet LMC Automotive, les constructeurs européens
sont passés à 65 jours de ventes
d’avance, contre 60 en début
d’année. Cet été, les immatriculations ont même connu une spectaculaire envolée en Europe, le cabinet
suspectant l’effet du WLTP. n
Shutterstock
AUTOMOBILE
Pour passer les nouvelles homologations, les constructeurs présents
en Europe ont dû régler à nouveaux les moteurs de leurs gammes.
RÉSULTATS BOUYGUES
DU 1ER SEMESTRE 2018
RÉSULTAT NET EN
HAUSSE DE 18 % a
PERSPECTIVES
CONFIRMÉES
• BOUYGUES TELECOM : BONNES PERFORMANCES
COMMERCIALES ET CROISSANCE SOUTENUE DES RÉSULTATS
ACTIVITÉS
DE CONSTRUCTION : NIVEAU RECORD DU CARNET
•
DE COMMANDES ET RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT EN
AMÉLIORATION AU DEUXIÈME TRIMESTRE SUR UN AN
CHIFFRES CLÉS CONSOLIDÉS
CHIFFRE D’AFFAIRES
en millions d’euros
15 743
+ 4 %1
Le premier semestre 2018 est marqué par :
• la poursuite des bonnes performances commerciales de Bouygues Telecom et la
forte amélioration de ses résultats financiers ;
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT
en millions d’euros
• un carnet de commandes des activités de construction à un niveau record de
33,7 milliards d’euros à fin juin 2018, en progression de 9 % et de 13 % à change
constant sur un an. Sur le deuxième trimestre, plusieurs contrats significatifs ont
été signés.
303
Le résultat opérationnel courant du Groupe du premier semestre 2018 est de
303 millions d’euros contre 347 millions d’euros au premier semestre 2017. Il reflète
la hausse de la profitabilité de Bouygues Telecom et un résultat opérationnel
courant des activités de construction qui reste pénalisé par l’impact des mauvaises
conditions météorologiques au premier trimestre.
Le résultat opérationnel du Groupe ressort à 383 millions d’euros contre 379 millions
d’euros au premier semestre 2017 (80 millions d’euros de produits non courants au
premier semestre 2018 contre 32 millions d’euros au premier semestre 2017).
PERSPECTIVES : EN 2018, BOUYGUES DEVRAIT POURSUIVRE L’AMÉLIORATION
DE SA PROFITABILITÉ
Les perspectives de l’année 2018 annoncées lors de la publication des résultats du
premier trimestre sont confirmées.
• Bénéficiant d’un environnement porteur en France et à l’international, les activités de
construction continueront d’être sélectives et de privilégier la marge aux volumes.
Le résultat opérationnel courant b et la marge opérationnelle courante b des activités
de construction sont attendus en amélioration par rapport à 2017.
• TF1 confirme ses objectifs d’amélioration de sa rentabilité.
• Bouygues Telecom s’inscrit dans une dynamique de croissance rentable pour
atteindre son objectif de 300 millions d’euros de cash-flow libre en 2019. En 2018, le
chiffre d’affaires Services est attendu en croissance de plus de 3 % comparé à 2017,
la marge d’EBITDA/chiffre d’affaires Services devrait être supérieure à celle de 2017
et les investissements bruts devraient s’élever à 1,2 milliard d’euros environ.
(a) par rapport au premier semestre 2017
(b) hors plus-value de 28 millions d'euros en 2017 au titre de la cession de 50 % de Nextdoor et
de la réévaluation de la participation conservée
Retrouvez l’intégralité du communiqué et des résultats sur bouygues.com
Relations Investisseurs : investors@bouygues.com
@GroupeBouygues
Crédits photo : Dans un jardin suspendu des tours jumelles New Futura à Singapour
Photographe : Arnaud Février / Architectes : ADDP – SOM / Paysagiste : Belt Collins International
- 44 M€
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
en millions d’euros
383
2
+ 4 M€
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE
en millions d’euros
260
+ 40 M€
ENDETTEMENT FINANCIER NET
en millions d’euros
(5 042) - 777 M€
3
(1) + 5 % à périmètre et change constants
(2) dont des charges non courantes de 11 M€ chez TF1 et
91 M€ de produits non courants chez Bouygues Telecom
(3) L’écart par rapport à fin juin 2017 reflète principalement
les acquisitions de Miller McAsphalt par Colas et
de aufeminin par TF1.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 // INDUSTRIE & SERVICES
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
PRÉFET DE L’ESSONNE
AVIS D’ENQUETE PUBLIQUE
Relatif à l’aménagement de la ZAC du Souchet sur le territoire
de la commune de LA NORVILLE
1re INSERTION
Par arrêté n°2018/SP2/BCIIT/n° 36 du 07 août 2018, le Préfet de l’Essonne a prescrit
l’ouverture d’une enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique
et à la cessibilité des parcelles nécessaires au projet d’aménagement de la Zone
d’aménagement concertée (ZAC) du Souchet sur le territoire de la commune de LA
NORVILLE.
Cette enquête se déroulera du lundi 10 septembre 2018 à 9h00 au vendredi
28 septembre 2018 inclus à 17h00, soit 19 jours consécutifs.
Le projet est présenté par Cœur d’Essonne Agglomération. Pendant toute la durée de
l’enquête, des informations peuvent être demandées à l’adresses suivante : Cœur
d’Essonne Agglomération – 1, Place Saint-Exupéry 91704 SAINTE-GENEVIEVE-DESBOIS – à l’attention de Madame Fabienne GOFFINET.
Madame Catherine MARETTE, Architecte DPLG, a été désignée en qualité de commissaire
enquêteur pour la conduite de cette enquête.
Dès la publication du présent arrêté, toute personne pourra, sur sa demande et à ses
frais, obtenir communication du dossier d’enquête à l’adresse suivante : Sous-Préfecture
de l’arrondissement de PALAISEAU, Bureau de la Coordination Interministérielle et de
L’ingénierie Territoriale, avenue du général de Gaulle 91120 PALAISEAU.
Le dossier d’enquête publique se compose notamment d’une notice explicative, d’un plan
de situation, du plan du périmètre de la déclaration d’utilité publique, du plan général
des travaux, des caractéristiques des ouvrages les plus importants, de l’appréciation
sommaire des dépenses et des annexes.
L’ensemble de ces éléments seront consultables sur le site internet des services de l’État
en Essonne : www.essonne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/Amenagement-eturbanisme. Les éléments du dossier d’enquête publique, ainsi que le registre d’enquête à
feuillets non mobiles ouvert, coté et paraphé par le commissaire enquêteur seront mis à la
disposition du public, en mairie, pendant toute la durée de l’enquête aux jours et heures
habituelles d’ouverture au public.
Les observations, propositions et contre-propositions du public sur le projet pourront
également être adressées, par correspondance, au commissaire enquêteur, au siège de
l’enquête, situé à la mairie de LA NORVILLE ou par courriel à l’adresse ci-après : prefzacdusouchet-palaiseau@essonne.gouv.fr. Elles sont tenues à la disposition du public au
siège de l’enquête dans les meilleurs délais. Les observations du public sont consultables
et communicables aux frais de la personne qui en fait la demande pendant toute la durée
de l’enquête.
Le commissaire enquêteur se tient à la disposition du public au lieu de permanence, dates
et horaires suivants : Mairie de LA NORVILLE, 1 rue Pasteur, 91290 LA NORVILLE.
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
La France met fin à l’utilisation
des néonicotinoïdes
l L’interdiction des néonicotinoïdes dans l’agriculture entre en vigueur samedi.
l Une mise au ban destinée à protéger les colonies d’abeilles et à sauver
une filière apicole mal en point.
Le lundi 10 septembre 2018 de 9h00 à 12h00 Le samedi 22 septembre 2018 de 9h00 à
12h00
Le vendredi 28 septembre 2018 de 14h00 à
17h00
PRÉFET DE L’ESSONNE
AVIS D’ENQUETE PUBLIQUE
Relatif au projet de construction de la ferme solaire de la Centrale photovoltaïque
sur le territoire de la commune de MARCOUSSIS
1re INSERTION
Par arrêté n° 2018/SP2/BCIIT/n°037 du 20 août 2018, le Préfet de l’Essonne a prescrit
l’ouverture d’une enquête publique préalable à la délivrance d’un permis de construire
de la ferme solaire de la Centrale photovoltaïque sur le territoire de la commune de
MARCOUSSIS.
Cette enquête publique se déroulera du 17 septembre au 19 octobre 2018 inclus
(soit 33 jours).
Monsieur Michelle LANGUILLE, Ingénieur EDF et RTE en retraite, a été désigné en qualité
de commissaire enquêteur pour la conduite de cette enquête.
Dès publication du présent arrêté, toute personne pourra, sur sa demande et à ses frais,
obtenir communication du dossier d’enquête à l’adresse suivante : Sous-préfecture
de l’arrondissement de PALAISEAU, Bureau de la coordination interministérielle et de
l’ingénierie territoriale, avenue du général de Gaulle, 91120 PALAISEAU.
Le dossier d’enquête publique se compose notamment de l’étude d’impact, comprenant
un résumé non technique, d’un avis de l’autorité environnementale (MRAE) et d’un
mémoire en réponse à l’avis de MRAE. L’ensemble de ces éléments seront consultables
sur le site internet des services de l’État en Essonne :
http://www.essonne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/Amenagement-eturbanisme
Les éléments du dossier d’enquête publique, ainsi que le registre d’enquête à feuillets non
mobiles ouvert, coté et paraphé par le commissaire enquêteur seront mis à la disposition
du public, en mairie, pendant toute la durée de l’enquête aux jours et heures habituelles
d’ouverture au public :
le lundi après-midi : de 13h30 à 17h00, du mardi au jeudi : de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à
17h30, le vendredi : de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00 et le samedi : de 8h30 à 12h00
(seulement le deuxième et le quatrième samedi du mois).
Les observations, propositions et contre-propositions du public sur le projet pourront
également être adressées, par correspondance, au commissaire enquêteur, au siège
de l’enquête, situé à la mairie de MARCOUSSIS. Elles sont tenues à la disposition du
public au siège de l’enquête dans les meilleurs délais. Les observations du public sont
consultables et communicables aux frais de la personne qui en fait la demande pendant
toute la durée de l’enquête.
En tant que moyen de communication complémentaire, le dossier sera consultable via le
site internet : http://enquetepublique-pref91.fr/lafermesolairedemarcoussis ou par courriel
à l’adresse mail ci-après : lafermesolairedemarcoussis@enquetepublique.net pendant
toute la durée de l’enquête publique.
Des observations, propositions et contre-propositions pourront aussi être déposées, de
manière électronique, sur les registres dématérialisés créés à cet effet à travers le site
internet : http://enquetepublique-pref91.fr/lafermesolairedemarcoussis
Le commissaire enquêteur se tient à la disposition du public au lieu de permanence, dates
et horaires suivants : Mairie de Marcoussis, 5 rue Alfred-Dubois 91460 MARCOUSSIS.
Le lundi 17septembre 2018 de 14h00 à Le vendredi 28 septembre 2018 de 9h00
17h00
à 12h00
Le mercredi 3 octobre 2018 de 14h00 à Le samedi 13 octobre 2018 de 9h00 à
17h00
12h00
Le vendredi 19 octobre 2018 de 15h00 à
18h00
Le commissaire enquêteur examinera les observations consignées et les communiquera
au responsable du projet qui disposera de quinze jours pour y répondre. Dans un délai
de trente jours à compter de la date de clôture de l’enquête, le commissaire enquêteur
transmettra au sous-préfet son rapport et ses conclusions motivées.
Une copie du rapport et des conclusions sera tenue à la disposition du public, pendant un
an à compter de la date de clôture de l’enquête, à la Préfecture de l’Essonne, à la Souspréfecture de l’arrondissement de PALAISEAU, ainsi qu’à la mairie de MARCOUSSIS. Le
rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront également publiés pendant
un an sur le site internet de la préfecture de l’Essonne, à l’adresse suivante :
http://www.essonne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/Amenagement-eturbanisme
Une abeille butinant dans un champ de colza. Une culture où l’usage des pesticides néonicotinoïdes est monnaie courante. Photo Shutterstock
AGRICULTURE
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
En attendant celle du glyphosate,
promise dans trois ans par le chef
de l’Etat, la sortie des néonicotinoïdes, c’est pour maintenant. A compter du 1er septembre, ces pesticides
n’auront plus rien à faire sur le marché français. Une interdiction à la
vente, prise en vertu de la loi de 2016
sur la biodiversité et qui devrait
contribuer « au rétablissement d’un
environnement viable » pour les
abeilles, comme le réclame ardemment l’Union nationale des apiculteurs de France (Unaf) depuis plusieurs années.
Les acteurs de cette filière, qui
regroupe 2.000 professionnels (sur
70.000 apiculteurs), sont confrontés à une mortalité record des colonies de butineuses. Un phénomène
qu’ils ont vu apparaître alors que
commençait à se répandre l’usage
de ces neurotoxiques dans les cultures, au milieu des années 1990.
Bruxelles sévit aussi
Quoi qu’il en soit, la multiplicité des
causes de mortalité des abeilles,
n’exonère pas les néonicotinoïdes
de toute responsabilité. Ces molécules chimiques s’attaquent au système ner veux des abeilles,
les empêchant de retrouver leur
ruche. Un fait scientifiquement établi qui a motivé en 2013 la prise de
mesures restreignant leur usage
par l’Union européenne, dont la
vigilance n’a fait que se renforcer
depuis. En avril, Bruxelles a décidé
d’interdire, à compter du 19 décem-
Le projet de loi
ne traite pas des
« néonics » présents
dans les produits
non phytosanitaires,
comme le fipronil.
bre prochain, l’utilisation dans les
cultures en plein champ de trois
« néonics ». Ce sont les mêmes qui
figurent dans la liste des cinq substances proscrites en France, publiée
en juillet, en application de la loi sur
la biodiversité. Elle devrait s’allonger. Un amendement au projet de
loi agriculture et alimentation,
adopté par le Parlement en première lecture, a redéfini l’interdit
instauré par la loi, l’étendant aux
« néonicotinoides de nouvelle
génération » ayant les mêmes effets
que ceux déjà mis à l’index.
« Cette disposition doit absolument être confirmée et précisée »,
e s t i m e Fr a n ç o i s Ve i l l e r e t t e,
de Générations Futures, qui considère que « les industriels de la chimie
vont essayer de créer de nouvelles
molécules en arguant qu’il ne s’agit
pas de néonicotinoïdes ». Jeudi, plusieurs associations et l’Unaf ont
remis au ministère de l’Agriculture
196.862 signatures de citoyens exigeant « l’interdiction définitive des
insecticides “tueurs d’abeilles” ».
En tout état de cause, le projet de
loi, que les députés vont retrouver
en deuxième lecture le 12 septembre, ne réglera pas tout. Il ne traite
pas des « néonics » présents dans
les produits non phytosanitaires,
comme le fipronil, que l’on trouve
dans les gels antifourmis et les antipuces pour chiens et chats. « Un
vrai problème », selon François
Veillerette, mais « qui va nécessiter
de revoir les autres législations
concernées ». n
La filière agricole au pied du mur
Le maïs, la betterave et
l’orge sont parmi les
cultures les plus affectées
par l’interdiction des
néonicotinoïdes. La FNSEA
s’attend à une chute des
rendements de 20 % pour
ces productions.
Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
Quel sera l’impact de la mise au ban
des néonicotinoïdes des champs
français ? « De nombreuses productions agricoles seront affectées par
l’interdiction, mais certaines,
comme le maïs, la betterave et l’orge,
sont face à une impasse », répond
Eric Thirouin, spécialiste des pesticides à la Fédération nationale des
syndicats d’exploitants agricoles
(FNSEA). Ces cultures n’ont pas de
traitement alternatif.
Une situation rageante
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
Depuis, l’hécatombe n’a fait qu’aller
crescendo.
A l’Unaf, on évalue aujourd’hui la
perte d’effectif chez ces pollinisateurs « à 30 %, voire beaucoup plus
dans certaines régions », comme en
Bretagne. Cette surmortalité record
observée au début de cette d’année
coïncide avec d’autres facteurs
défavorables aux abeilles, notamment un hiver 2017-2018 inhabituellement long et la propagation
du frelon asiatique, leur prédateur.
Tout cela joue sur la production
de miel. En chute libre depuis plusieurs années, elle s’est un peu
redressée en 2017, avec 19.788 tonnes collectées (16.099 en 2016),
selon FranceAgriMer. Mais l’Unaf
ne valide pas ces chiffres, encore
très éloignés du pic de production
(33.000 tonnes) enregistré en 1995.
Dans ces conditions, les agriculteurs craignent une chute importante des rendements de ces productions, qu’ils estiment à environ
20 %. « Sachant que la marge correspond à 10 % de la valeur de la production, cela revient à en annuler la rentabilité. C’est d’autant plus rageant
que les pays européens voisins vont
continuer d’utiliser deux des molé-
cules que la France interdit et que
nous allons importer des produits
traités avec des substances interdites
chez nous », ajoute Eric Thirouin.
S’agissant des fruits et légumes,
les agriculteurs n’ont pas à ce stade
trouvé d’autre protection contre les
insectes que les filets. La FNSEA
travaille avec près d’une quarantaine d’organisations à l’élaboration de solutions alternatives aux
pesticides. Une partie d’entre elles
ont été présentées au printemps.
D’autres suivront en décembre.
Pas de solution miracle
Pour la Fondation Nicolas Hulot,
« les options de lutte antiparasitaire
pour éviter l’utilisation des néonicotinoïdes sont variées. Elles peuvent
inclure la modification de la rotation
des cultures, des dates de semis, le
travail du sol et l’irrigation, l’utilisat i o n d e va r i é t é s m o i n s s e n s i bles. Ces options sont souvent plus
efficaces lorsqu’elles sont appliquées
en combinaison »…
L’Anses estime de son côté qu’« il
existe des alternatives (chimiques et
non chimiques) suffisamment efficaces. En revanche, il n’a pas été possible d’identifier des substances ou
familles de substances chimiques qui
présenteraient de façon globale un
profil de risque moins défavorable
que les néonicotinoïdes ». Pour la
Robert Kluba/RÉA
Le commissaire enquêteur examinera les observations consignées et les communiquera
au responsable du projet qui disposera de 15 jours pour y répondre. Dans un délai de trente
jours à compter de la date de clôture de l’enquête, le commissaire enquêteur transmettra
au sous-préfet de l’arrondissement de Palaiseau son rapport et ses conclusions motivées.
Une copie du rapport et des conclusions sera tenue à la disposition du public, pendant
un an à compter de la date de clôture de l’enquête, à la préfecture (bureau de l’utilité
publique et des procédures environnementales) à la sous-préfecture de l’arrondissement
de PALAISEAU (bureau de la coordination interministérielle et de l’ingénierie territoriale),
ainsi qu’à la mairie de LA NORVILLE. Le rapport et les conclusions du commissaire
enquêteur seront également publiés pendant un an sur le site internet de la préfecture de
l’Essonne, à l’adresse suivante :
http://www.essonne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/Amenagement-eturbanisme
Les producteurs de betteraves soulignent qu’elles ne font pas de fleurs
et ne peuvent donc être incriminées pour la disparition des abeilles.
FNSEA, il ne fait pas de doute que
« la décision d’interdire les néonicotinoïdes est politique », alors que
dans le texte de la loi sur la biodiversité agricole il était prévu d’examiner l’impact économique de cette
mesure. « Le dossier a été confié à
l’Anses, une agence de santé, qui ne
fait pas d’étude économique. » Ce qui
explique qu’il n’y aura pas de déro-
gation, bien que la réglementation
européenne en prévoie le principe. Au ministère de l’Agriculture,
on fait valoir que l’arrêté maintient
cette possibilité. « A ce stade, il n’est
pas possible de dire, dans quels cas ni
pour quelles cultures. Cela suppose
un accord interministériel et de toute
façon ce ne serait qu’au cas par cas »,
dit-on au ministère. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
L’aquaculture française cherche
les leviers du rebond
PISCICULTURE
En retard en termes
de production,
la filière se distingue
par ses innovations.
Hubert Vialatte
— Correspondant à Montpellier
Le constat est sans appel. Avec
35 kilos par an et par habitant
depuis le début des années 2000, la
consommation de produits aquatiques reste solide dans l’Hexagone.
Mais les poissons d’élevage pèsent
peu (11 % des volumes), face aux
poissons de pêche (58 %) et aux
coquillages et crustacés d’élevage
(21 %). Pourtant « la demande des
consommateurs est là », affirme
Martine Levadoux, directrice du
Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (Cipa).
« Mais l’augmentation du nombre
de sites ou leur capacité reste compliquée en France, du fait d’oppositions
d’associations locales. La pisciculture
et l’aquaculture sont nées il y a une
centaine d’années en France, alors
que l’activité est millénaire en Chine.
Ici, cultiver les espaces marins est
encore perçu par beaucoup comme
une chose anormale », explique
Marc Vandeputte, responsable des
recherches piscicoles à l’Inra. « Le
poisson est l’espèce la plus tardivement élevée par l’homme », renchérit
Robert Le Coat, président de la coopérative Les Aquaculteurs Bretons.
Entre les délais d’instruction, et
les cycles d’élevage eux-mêmes,
compris entre deux et trois ans, « il
11 %
Les poissons d’élevage
pèsent encore peu dans la
consommation de produits
aquatiques en France face
aux poissons de pêche (58 %)
et aux coquillages et crustacés
d’élevage (21 %)
faut compter cinq ans pour faire
aboutir un projet », ajoute Martine
Levadoux. Chaque année,
38.000 tonnes de truites, 6.500 tonnes de bars et de daurades,
5.000 tonnes de poissons marins et
27 tonnes de caviar sont produits en
France. A comparer à… 1,3 million
de tonnes en Norvège !
Réunie fin août à Montpellier à
l’occasion d’Aqua 2018 et forte d’un
chiffre d’affaires d’environ 250 millions d’euros, la filière française a
pourtant des atouts. Martine Levadoux relève un développement des
écloseries (reproduction et éclosion des œufs), avec 116 millions
d’alevins produits chaque année.
L’innovation a plutôt le vent en
poupe. Avec, par exemple, la mise
en place de systèmes de recyclage
des eaux, permettant d’élever des
poissons jeunes avec de faibles
quantités d’eau. De nombreuses
fermes d’élevage de truites, en Bretagne ou en Nouvelle-Aquitaine,
recyclent ainsi, à l’aide de filtres,
une partie importante de leur eau.
Sélection génomique
Autre virage, qui révolutionne la
pisciculture : la sélection génomique. A Palavas-les-Flots (Hérault),
l’Ifremer a développé, dans le cadre
d’un programme européen, une
puce permettant d’évaluer des milliers de gènes sur des centaines
d’individus. Objectif : « piloter la
sélection et avoir des populations
d’élevage plus efficaces, plus résistantes aux maladies, sans modification
génétique », détaille Marc Vandeputte. La première puce, dédiée au bar,
devrait être commercialisée d’ici à
la fin de l’année.
Les biotech se livrent d’ailleurs
une concurrence féroce sur ce marché. Le laboratoire de génétique
Labogena analyse le génome d’une
vingtaine d’espèces. Parmi les enjeux
forts identifiés, la lutte contre la mortalité des huîtres, en trouvant des
marqueurs génétiques liés à leurs
maladies (virus, bactéries ou parasites), et le développement d’une production à bas coût de poissons dans
des zones très peuplées, comme le
tilapia en Asie et en Afrique. n
Jack Daniel’s renonce
à augmenter ses prix
en Europe
SPIRITUEUX
L’américain BrownForman est pénalisé
par la guerre
commerciale entre
les Etats-Unis et l’UE.
En raison des taxes
imposées par
Bruxelles, son bénéfice
annuel devrait
chuter de 10 %.
Raphaël Bloch
@Bloch_R
Entre les profits et ses clients,
Brown-Forman a choisi. Le groupe
américain, propriétaire des whiskeys Jack Daniel’s, a finalement
renoncé à augmenter le prix de ses
bouteilles en Europe. Une annonce
qui n’est pas sans effet puisque le
groupe a abaissé ses prévisions de
bénéfices annuels.
Brown-Forman avait annoncé en
juin son intention d’augmenter de
10 % le prix de ses bouteilles Jack
Daniel’s en Europe. L’objectif, à
l’époque : contrer les droits de
douane imposés par Bruxelles sur
certains produits américains. Mais
l’américain a, depuis, décidé
La filière française de pisciculture génère un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros par an. Photo Baptiste Fenouil/RÉA
d’ajourner ce projet pénalisant
d’autant ses produits et ses clients
sur le Vieux Continent.
Acheter du temps
Le groupe de spiritueux n’a fait
néanmoins que reporter le projet.
Sans toutefois préciser quand les
hausses des prix auraient lieu.
« Nous achetons du temps pour voir
si les choses peuvent être réglées », a
précisé le directeur général du
groupe, Paul Varga, au « Wall Street
Journal », évoquant le problème de
la concurrence du scotch en
Europe.
Au t otal, Brown-Forma n a
abaissé de 10 % ses prévisions de
bénéfice annuel, soulignant également l’impact des taux de change
sur son activité. Ce recul représente
une perte d’environ 50 millions de
dollars (43 millions d’euros) pour le
groupe. Dans ce contexte, BrownForman prévoit désormais un bénéfice par action compris entre 1,65 et
1,75 dollar pour l’exercice.
Cette annonce intervient après
que le groupe de Louisville (Kentucky) a signé un premier trimestre
très dynamique. La menace de la
hausse des droits de douane, entrée
en vigueur le 22 juin, a boosté son
activité de mai à juillet, avec une
forte hausse de ses ventes en Europe.
Mais, depuis, l’effet s’est dissipé. n
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dans d’autres pays. Microsoft et Windows sont des marques de Microsoft Corporation aux États-Unis et/ou dans d’autres pays. L’image à l’écran est une simulation et peut être modiiée. Applications
Windows Store vendues séparément. La disponibilité et les fonctionnalités des applications peuvent varier selon le marché. Dell, EMC et d’autres marques sont des marques de Dell Inc. ou de ses
iliales. © 2018 Dell Inc. Tous droits réservés.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
Unibail endosse le rôle
d’aménageur urbain
Bouygues et Eiffage
dépassent les
attentes du marché
l La première foncière européenne affiche d’excellents résultats.
l Sa stratégie : le développement de projets globaux comprenant des commerces, mais aussi des bureaux, des équipements et même des logements.
BTP
er
IMMOBILIER
Eiffage veut
se lancer dans
les concessions
aéroportuaires.
Catherine Sabbah
@csabbah
Trois mois après l’acquisition de
Westfield et de ses 40 centres commerciaux aux Etats-Unis et au
Royaume-Uni, la foncière française rebaptisée « Unibail-Rodamco-Westfield » affiche des chiffres en hausse : ses recettes
locatives du premier semestre
atteignent 861 millions d’euros, en
hausse de 4,5 % à périmètre constant, de 8,3 % en incluant l’activité
de Westfield comptabilisée pour le
mois de juin. Le chiffre d’affaires de
ses enseignes est également en
hausse de 2,6 % à l’échelle mondiale, et de 3,3 % en France, au-dessus de la moyenne nationale, en
baisse de 0,1 %.
Les cessions prévues p our
financer une partie du rachat de la
foncière australienne ont commencé : les ventes de 4 centres
commerciaux en Espagne et de
l’immeuble Capital 8 à Paris ont
déjà rapporté 1,2 milliard d’euros
sur les 3 annoncés. D’autres actifs
sont sur le marché, dont une tour
à la Défense et des centres jugés
non stratégiques. Le titre a néanmoins baissé jeudi à l’ouverture de
Myriam Chauvot
Partie sud de Überseequartier d’Hafen City à Hambourg réaménagé par Unibail. Photo Unibail-Rodamco/
Moka Studio
la Bourse, certains analystes
n’étant pas satisfaits des performances américaines.
Dépoussiérer le portefeuille
Le portefeuille de Westfield mérite
également un petit dépoussiérage,
même si la marque brille par ses
nombreux « flagships », notam-
ment ceux de Londres, New York,
San Francisco… Sa stratégie n’est
pas tout à fait la même que celle du
groupe français : « Westfield intervenait peu entre la construction et la
rénovation de ses centres, nous avons
l’habitude d’une gestion plus active,
en continu, que nous allons appliquer à ce nouveau patrimoine, il y a
PRÉSENTE SON FESTIVAL
DIRECTION ARTISTIQUE ET ILLUSTRATION :
FLORA GRESSARD
STATION F
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sur inscription
5, parvis Alan Turing
leparisien.fr/parisparadis
75013 Paris
un peu de travail », reconnaît Christophe Cuvillier, le président du
directoire de la nouvelle entité,
après avoir examiné tous les actifs à
la loupe. Un peu de travail pour relever le niveau de certains ou les vendre. La foncière a pour habitude de
se défaire des centres arrivés au
maximum de leur rentabilité : la
valeur moyenne de ceux qu’elle a
gardés est passée de 300 millions
d’euros en 2012 à 560 en 2017.
Le directeur général de la première foncière européenne met en
avant les quelque 12,5 milliards
d’euros de projets en développement. Et plus que d’autres, NEO sur
le plateau du Heysel, à Bruxelles,
HafenCity à Hambourg, Westfield
Milano, la Gaîté-Montparnasse, à
Paris…, situés sur des territoires
déjà urbanisés. Malgré leur taille,
ces chantiers sont peu susceptibles
d’attirer des critiques sur l’artificialisation des sols ou la surproduction de surfaces commerciales en
périphérie. A propos de Val Tolosa,
un programme de 60.000 mètres
carrés qui s’enlise depuis 2010 en
Haute-Garonne, les réponses sont
moins convaincantes. « L’accessibilité en transport en commun est devenue l’un des critères de choix de nos
opérations, précise Olivier Bossard,
le directeur du développement de
URW. Il nous arrive même comme
pour le centre Trois Pays, près de
Bâle, de participer au financement
du tramway. »
Commerces, bureaux
et… logements
21, 22, 23 SEPT. 2018
La Felicità
Les deux groupes
affichent un envol
de leurs carnets
de commandes.
plus d’infos
PARISPARADIS
Ces investissements qui servent les
intérêts du groupe mais aussi ceux
de la collectivité vont se multiplier.
En quête de mixité et en mal de
fonds, les villes exigent de plus en
plus des opérateurs immobiliers
qu’ils leur fournissent des quartiers
entiers : le projet de la Gaîté-Montparnasse, à Paris, comprend des
logements, un hôtel, des bureaux…
A Hambourg, URW va construire
un terminal de croisière et des équipements… Les foncières devront de
plus en plus endosser le rôle d’aménageur urbain, plus long et plus risqué. Altarea-Cogedim a déjà pris ce
virage. En changeant de nom,
Immochan devenu Ceetrus se place
aussi sur le marché de ces acteurs
globaux. « Nous avons déjà adopté ce
modèle et nous continuerons, à condition qu’il corresponde à nos exigences de rentabilité financière », précise Christophe Cuvillier, qui
n’exclut pas de modifier quelque
peu le modèle d’URW en ajoutant à
son portefeuille, constitué à 86 % de
commerces, une part de logements.
(
Lire « Crible »
Page 30
Les majors du BTP affichent
une bonne santé qui excède
même les prévisions du marché. Bouygues et Eiffage ont
signé deux des plus fortes hausses boursières du SBF 120 jeudi
après avoir dévoilé leurs résultats semestriels. Certes, Bouygues est porté par les résultats
de sa branche télécoms. Mais
après un premier trimestre difficile, où le BTP a pâti de la
météo, les grands du secteur
ont remonté la pente et cela va
c o n t i n u e r c a r, à f i n j u i n ,
Bouygues affiche un carnet de
commandes record de près de
34 milliards d’euros (+9 %) et
celui d’Eiffage s’est envolé de
22 %, pour franchir la barre des
14 milliards.
La dynamique de croissance
d’Eiffage s’accélère, comme en
témoigne son résultat net
semestriel. Il a bondi de 25 %,
grâce à la manne de ses concessions autoroutières (APRR et
Area), mais aussi grâce à son
internationalisation. Après
avoir racheté en 2017 la filiale de
travaux maritimes du pétrolier
Saipem, qui réalise 95 % de son
activité hors de France, sur le
premier semestre le groupe a
mis sur la table 160 millions
d’euros pour acquérir trois
sociétés étrangères.
L’international représente
désormais plus d’un quart de ses
7,6 milliards de chiffre d’affaires
semestriel. Chez Bouygues, c’est
57 %. Car c’est à l’international
qu’est la croissance, plus qu’en
France où « le marché des infrastructures est dynamique en Ilede-France, mais pas vraiment en
province », résume Philippe
Bonnave, le PDG de Bouygues
Construction.
Innovations
Devenu plus solide financièrement, Eiffage prend un virage
stratégique. Il veut se lancer
dans les concessions aéroportuaires. « Pour participer à
la privatisation des aéroports de
Nice, Lyon et Toulouse, il fallait
des moyens financiers qu’à l’époque nous n’avions pas, explique
le PDG d’Eiffage, Benoît de Ruffray. Aujourd’hui, je n’exclus
aucun des prochains aéroports
régionaux français à privati-
ser », à commencer par Lille, où
les candidatures pourraient
être pour le second semestre. Aéroport de Paris est trop
gros mais, « pour des opérations
conséquentes, à l’étranger, une
association est possible, poursuit-il. Nous nous étions récemment alliés à l’aéroport de Zurich
pour candidater à la concession
de l’aéroport de Belgrade », finalement remportée par Vinci.
En France, Eiffage et
Bouygues font partie des cinq
groupements en lice pour ce
qui est, hors Grand Paris, le
contrat phare de cet automne :
un appel d’offres de l’ordre de
600 millions d’euros, pour un
lot de travaux sur 90 kilomètres de la route Centre-EuropeAtlantique (RCEA) assorti
d’une concession sur quarante
ans. Le gagnant devrait être
connu en novembre.
La route est aussi un enjeu
fort en matière d’innovations.
« Nous venons de refaire deux
tronçons de route selon un procédé à froid et en utilisant des
liants végétaux (du pin), avec une
empreinte carbone divisée par
dix », indique Benoît de Ruffray.
Quant à Wattway, la route
solaire lancée fin 2016 par Colas,
la filiale routière de Bouygues,
« nous avons une trentaine de
chantiers tests en cours dans le
monde et le lancement commercial est prévu pour 2019 », indi-
« Je n’exclus aucun
des prochains
aéroports
régionaux français
à privatiser. »
BENOÎT DE RUFFRAY
PDG d’Eiffage
que le directeur du développement, Etienne Gaudin. Les
résultats au bout d’un an du
principal site de test (2.800 m2 à
Tourouvre, dans l’Orne) avaient
suscité les critiques car seulement 53 % de la production
électrique prévue avait été
atteinte. « Ce site est notre laboratoire à ciel ouvert, expliquet-il. Corrigé de toutes les interventions faites à ce titre, le site a en
réalité atteint 85 % de la production prévue. » Wattway avance
au rythme incertain des expérimentations, « mais a déjà suscité
une autre innovation : la route
intelligente, avec une signalisation lumineuse au sol pour les
passages piétons, etc., selon le
même procédé (les dalles ont des
LED au lieu de cellules photovoltaïques), commente Hervé Le
Bouc, patron de Colas. Nous lancerons dans quelques mois les
deux premiers chantiers tests en
région parisienne ». n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
Vélib’, Autolib’, stationnement :
Paris sort peu à peu de sa crise
Après un premier
semestre où les mauvaises nouvelles se
sont succédé, la rentrée s’annonce sous
des auspices plus
favorables.
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
Anne Hidalgo et son adjoint chargé
des Transports, Christophe Najdovski, vont aborder la rentrée avec
soulagement. Ils ont affronté des
déconvenues en cascade sur trois
dossiers emblématiques au premier semestre 2018 : la réforme du
stationnement a connu des couacs
retentissants, l’arrivée d’un nouvel
opérateur pour Vélib’ a tourné à la
catastrophe industrielle et le service d’autopartage Autolib’, faute
d’accord avec Bolloré pour redresser le modèle économique, a été
interrompu fin juillet.
Ces revers ont fait sérieusement
tanguer la Mairie, même si Autolib’
et Vélib’ sont administrés par un syndicat où sont représentées de nombreuses autres collectivités locales.
Aujourd’hui, toutefois, l’éclaircie
s’annonce. Tour d’horizon.
:
•DUSTATIONNEMENT
MIEUX APRÈS UN RODAGE
CALAMITEUX
Confier le contrôle du stationnement payant en voirie à des opérateurs privés et augmenter fortement les tarifs des amendes
(baptisés désormais « forfaits poststationnement ») : dans son principe, la réforme appliquée à partir
du 1er janvier n’était déjà pas populaire. Sa mise en application a viré
au cauchemar.
Choisis par appel d’offres, les
deux opérateurs désignés, Moovia
(filiale de Transdev) et Streeteo
(contrôlé par Indigo), ont multiplié
les couacs. Streeteo, en particulier, a
focalisé les critiques, avec des FPS
distribués avec trop de zèle, des
bugs techniques, et même des faux
contrôles, réalisés avec des listings
de plaques par un cadre qui voulait
gonfler les statistiques…
« Le démarrage a été complexe,
convient Indigo dans un bel euphémisme. Aujourd’hui, ça va beaucoup
mieux. » Les effectifs ont été renforcés, assure le groupe, avec la création de 80 postes supplémentaires,
la cible étant d’atteindre pour octobre 230 salariés. L’organisation a été
revue, avec désormais des chefs
d’équipe qui accompagnent les
agents en tournée.
« Les choses sont globalement rentrées dans l’ordre, estime Christophe
Najdovski. Streeteo a fait le nécessaire. » Le taux de réclamation contre les FPS est retombé à 3,5 %, un
niveau identique à celui du système
précédent. Et il est aujourd’hui plus
facile de se garer dans Paris, pointe
l’élu, avec un taux de places vacantes
passé à 12 %, contre 3 à 4 % auparavant. Toutefois, malgré l’accroissement des contrôles, le taux de voitures en règle reste encore faible (à
peine plus de 20 %).
La mesure, qui ne
visera que l’Angleterre, portera sur les
boissons contenant
plus de 150 mg
de caféine par litre.
Alexandre Counis
— Correspondant à Londres
Les jeunes anglais n’auront bientôt
plus le droit d’acheter des canettes
de Red Bull, Monster Energy, Relentless et autres boissons énergisantes.
La Première ministre, Theresa May,
a elle-même annoncé qu’elle « allait
examiner l’interdiction de la vente de
boissons énergisantes aux enfants »
afin de lutter contre l’obésité liée à
leur teneur en sucre, mais aussi aux
problèmes sanitaires (maux de tête
ou d’estomac, hyperactivité…)
venant de leur taux de caféine.
Le gouvernement semble avoir
déjà décidé d’agir. La mesure, qui ne
visera que l’Angleterre, portera sur
les boissons contenant plus de
150 mg de caféine par litre. Ne reste
plus qu’à fixer, grâce à la consultation publique qui vient d’être lancée,
si l’interdiction s’appliquera aux
moins de 16 ans ou aux moins de 18
ans. Les commerçants qui braveront l’interdiction encourront
2.500 livres d’amende… Le même
montant que pour la vente de cigarettes aux moins de 18 ans. Plusieurs
grosses chaînes de supermarché ont
septembre, et expliquer notamment à quel rythme il compte
atteindre l’objectif initial, qui était
de 1.400 stations opérationnelles.
Mais la menace d’une résiliation du
contrat, un temps évoqué par Anne
Hidalgo, semble avoir perdu de son
actualité.
L’ARRÊT BRUTAL
•D’AUTOLIB’
LAISSE UN VIDE
C’est sur ce dossier qu’il reste le plus
à faire. La sortie de route a été brutale : fin mai, la presse divulguait
l’absence d’accord entre le délégataire Bolloré et Autolib’ Vélib’ sur la
prise en charge des lourdes pertes
du système d’autopartage, et à
peine deux mois plus tard, les petits
véhicules gris disparaissaient définitivement des rues parisiennes.
Et la relève ne sera pas assurée
avant plusieurs mois. Le service
qu’ADA et Renault lanceront à partir du mois prochain a eu les honneurs d’une annonce à l’Hôtel de
Ville, mais avec seulement 120 véhicules dans un premier temps pour
couvrir deux arrondissements.
PSA et la jeune pousse Drivy doivent également se lancer, mais très
progressivement. Plusieurs acteurs
La stratégie de redressement mise en place par Smovengo cet été
a porté ses fruits. Le 28 août, 10.000 Vélib’ étaient en circulation,
contre seulement 2.500 le 11 juillet. Photo Marta Nascimento/RÉA
devraient proposer à moyen terme
une palette de services sur des
modèles différenciés (avec des véhicules plus adaptés à la moyenne distance et aux déplacements en
famille que ne l’était Autolib’, par
exemple), ce qui offrira plus de
choix pour les Parisiens. Mais pour
l’heure, cette offre reste embryonnaire. En attendant, les places Autolib’ sont utilisables uniquement par
les véhicules électriques, mais seulement pour se garer… pas pour se
recharger. n
SORT PEU À PEU
•DUVÉLIB’
CHAOS
Smovengo, le consortium qui a
délogé JCDecaux de l’exploitation de
l’emblématique service de vélo en
libre-service, avait promis un système plus fiable, avec 30 % du parc à
assistance électrique, et une résistance accrue au vandalisme. Les
Franciliens et leurs élus eurent droit à
la place à une série de déconvenues :
retards massifs dans le déploiement,
bugs techniques en cascade (difficultés à décrocher ou raccrocher les
vélos, entre autres)… Une déception
aggravée par un exploitant qui
a multiplié les annonces rassurantes
sans parvenir à les tenir.
Londres va interdire
la vente de boissons
énergisantes aux enfants
AGROALIMENTAIRE
Changement de cap au début de
l’été avec l’embauche par Smovengo
d’un manager spécialiste des situations de crise, Arnaud Marion.
Celui-là a présenté le 11 juillet un
plan radical : réduire drastiquement le périmètre du service pour
viabiliser les correctifs à apporter
(des guide-roues et des cales dans
les emplacements en station, des
vé l o s ave c u n e f o u r c h e p l u s
solide…), puis recommencer ce
déploiement sur une base assainie.
Cette stratégie a porté ses fruits.
Le 28 août, 10.000 Vélib’ étaient en
circulation, contre seulement 2.500
le 11 juillet. Dans ce total, le nombre
de vélos à assistance électrique a été
porté de 0 à 3.400. Quelque 800 stations totalement électrifiées sont en
service et le nombre de courses par
jour dépasse les 30.000, contre
7.000 le 11 juillet.
« Les objectifs de redressement
annoncés pour fin août par Smovengo semblent avoir été tenus, confirme Catherine Baratti-Elbaz,
maire du 12e arrondissement de
Paris et présidente d’Autolib’ Vélib’
Métropole. Nous restons toutefois
vigilants. » Arnaud Marion doit
faire un point devant le syndicat fin
devancé l’appel en interdisant
d’elles-mêmes, dès mars, ces boissons à la vente au-dessous de 16 ans.
Mais en intégrant le petit commerce,
ces mesures volontaires ne concernent que 20 % du marché.
25 % des 6-9 ans concernés
Outre-Manche, les enfants et adolescents sont proportionnellement
plus nombreux que les adultes à
consommer ce type de boissons,
présentées comme des stimulants et
qu’ils prennent de plus en plus souvent en lieu et place de leur petit
déjeuner, au grand dam des enseignants qui se plaignent des effets sur
la conduite des élèves. Plus des deux
tiers des 10-17 ans et un quart des
6-9 ans en achètent, notamment
parce que leur prix n’excède pas
dans certains cas 25 pence, soit bien
moins qu’un soda. Et ceux qui en
consomment en boivent en
moyenne 50 % de plus que dans le
reste de l’Europe. Or une canette de
250 ml peut contenir environ 80 mg
de caféine, soit l’équivalent de trois
canettes de coca. Et elle apporte
60 % de calories et 65 % de sucre en
plus qu’un soda standard. Sans
compter que certaines de ces boissons, comme Monster Energy, sont
proposées en canette de 500 ml…
La nouvelle mesure viendra compléter la taxe sur les boissons
sucrées entrée en vigueur au Royaume-Uni début avril, et l’interdiction
de la publicité pour les aliments trop
gras, sucrés ou salés à la télévision,
sur Internet et dans la presse. n
Résultats semestriels 2018
Résultats du 1er semestre 2018
• Les résultats semestriels ne sont pas représentatifs de ceux d’un
Chiffre d’affaires :
exercice complet puisque la plupart des activités se caractérisent par
5,4 Mds €
une forte saisonnalité ; l’acquisition du groupe Miller McAsphalt (travaux
+7% vs 30 juin 2017
routiers et distribution de bitume) au Canada renforce ce caractère
saisonnier.
• L’activité est en hausse de 7% par rapport à fin juin 2017. Le chiffre
d’affaires de l’activité Routes est en hausse de 11% : Métropole +5%,
Europe + 12%, Amérique du Nord + 24% en majeure partie du fait de
Résultat opérationnel
courant :
- 174 M€
vs -136 M€ au 30 juin 2017
la contribution de Miller McAsphalt, Reste du monde + 8%. Le chiffre
d’affaires des activités de Spécialités est en baisse de 7% : Ferroviaire
-9%, impacté par la baisse de l’activité en France liée notamment aux
conséquences de la situation à la SNCF.
• Après un premier trimestre en recul de 38 millions d’euros, le résultat
opérationnel courant est stable au deuxième trimestre. Il bénéficie
de l’augmentation de la contribution des Routes après un premier
Résultat net
(part du groupe) :
trimestre marqué par de fortes intempéries sur la plupart des zones
géographiques. À l’inverse, il est affecté par les difficultés de l’activité
- 130 M€
vs -88 M€ au 30 juin 2017
ferroviaire en France, notamment du fait de la situation à la SNCF.
Perspectives 2018
Le carnet de commandes à fin juin 2018 est en hausse de 21% à taux
de change constants par rapport à fin juin 2017 (+11% hors Miller
Carnet de commandes :
9,5 Mds €
+21% (1) vs 30 juin 2017
McAsphalt) : il est en augmentation de 8% en France métropolitaine
et de 25% à l’international et outre-mer. Le chiffre d’affaires de 2018
devrait être significativement supérieur à celui de 2017 et la marge
opérationnelle courante est attendue en amélioration.
(1) À taux de change constants
Les comptes et annexes sont consultables sur le site www.colas.com. Le rapport financier semestriel est consultable sur le site www.colas.com.
Les comptes ont fait l’objet d’un examen limité des commissaires aux comptes et le rapport correspondant a été émis.
Relations Presse : 01 47 61 76 17 – Informations financières : 01 47 61 75 61 – www.colas.com
Crédits photos : © COLAS / JBalint Porneczi / Pascal Calmettes
TRANSPORTS
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20 //
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
en
pixels
AFP
HIGH-TECH
&MEDIAS
La nomination de Mark Read à la
tête de WPP devrait être officielle
mardi, lors de la présentation des
résultats du leader mondial de la
communication (Ogilvy, Y&R,
JWT, GroupM, Kantar…). Celui-ci
est « chief operating officer »
depuis l’éviction de Martin
Sorrell en avril et patron monde
de Wunderman.
Retour à la normale
chez ZTE
Shutterstock
Mark Read va
succéder à Martin
Sorrell chez WPP
–6 %
L’équipementier chinois a repris
sa production et compte réaliser
un bénéfice net au troisième
trimestre, compris entre
24 millions et 1 milliard de yuans.
Le groupe retrouve des couleurs
après avoir perdu 7 milliards de
yuans au premier semestre. Un
embargo imposé par les EtatsUnis, levé en juillet, avait plongé
ZTE dans la tourmente.
ELECTRONIC ARTS REVOIT
SES OBJECTIFS
L’éditeur de jeux vidéo ne
prévoit plus que 5,2 milliards
de dollars de recettes cette
année. Le lancement du
5e opus de son titre phare,
Battlefield, est retardé d’un
mois. L’action EA perdait 9 %
à mi-séance.
A l’IFA de Berlin, le téléviseur
du futur se définit en résolution 8K
Apple acquiert
un fabricant
de lentilles
holographiques
RÉALITÉ
AUGMENTÉE
l Samsung et LG vont commercialiser
les premiers téléviseurs en très haute
définition, au-delà du récent 4K.
l Le succès de la technologie
précédente leur donne confiance.
Le géant américain
rachète Akonia
Holographics.
Cette start-up
est spécialisée
dans les verres
de lunettes de
réalité augmentée.
Il s’agira des premiers modèles de
TV 8K destinés au grand public,
après les prototypes exposés par de
nombreuses marques sur les Salons
professionnels et le moniteur de
Sharp qui n’était qu’un simple écran
sans récepteur de contenus.
Florian Dèbes
(à Berlin)
@FL_Debes
Le téléspectateur commençait tout
juste à apprécier la 4K, voici dès
maintenant la 8K… Samsung et LG,
les deux premiers fabricants mondiaux de télévisions profitent de
l’IFA, le Salon européen de l’électronique grand public, qui vient de
s’ouvrir à Berlin, pour annoncer la
commercialisation prochaine
d’imposants écrans plats en très
haute définition. Avec deux fois plus
de pixels que les encore récents 4K,
qualifiés d’ultra-haute définition.
Le sud-coréen LG a grillé la politesse à son concurrent en présentant
dès mercredi soir un écran 8K de sa
technologie OLED (88 pouces, soit
223 cm de diagonale), tout en restant
flou sur sa date de mise en vente. Son
compatriote Samsung a, de son côté,
dévoilé une gamme de téléviseurs
QLED 8K, de 65 à 85 pouces, disponible courant octobre pour des prix
allant de 5.000 à 15.000 euros.
Lucas Mediavilla
@Lucas_Medv
Le hic des contenus
Selon le cabinet IHS Markit, la 8K
devrait représenter 1 % des ventes de
téléviseurs (60 pouces et plus) cette
année, et 9 % en 2020. Les fabricants
veulent pousser leur avantage alors
que leurs modèles 4K rencontrent
du succès et deviennent une banalité. 70 % des téléviseurs écoulés
sont désormais 4K, contre 3 % il y a
cinq ans, note-t-on chez Samsung.
Environ 20 % des Français sont
équipés en 4K, complète un concurrent. « Au-dessus d’une taille d’écran
de 50 pouces, nous ne vendons que du
4K et nous savons que nos clients
regardent des contenus en 4K »,
pointe Stéphane Cotte, le vice-président de la division électronique
grand public de Samsung Electronics France.
Seul hic, les téléviseurs 8K arrivent alors que les contenus ne sont
AVIS FINANCIERS
BNP PARIBAS EASY
SICAV de droit luxembourgeois – OPCVM
Siège social : 10, rue Edward Steichen
L-2540 Luxembourg
Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n° B 20.2012
AVIS AUX ACTIONNAIRES
Luxembourg, le 31 août 2018
Madame, Monsieur,
Nous vous informons par la présente que les modifications suivantes seront apportées à la prochaine version
du Prospectus datée d’août 2018 et qu’elles entreront en vigueur le 31 août 2018 (Date de transaction).
Tobias Schwarz/AFP
TÉLÉVISION
Les téléviseurs Samsung 8K à l’IFA, le Salon de l’électronique grand public de Berlin.
pas encore disponibles. C’était
pareil pour la 4K. « La disponibilité
des programmes pour la 4K est toute
récente », rappelle Eric Novel, le
directeur général de Panasonic en
France. La marque japonaise centenaire préfère travailler sur la luminosité et les couleurs de ses écrans
4K plutôt que de se lancer trop tôt
en 8K.
Objectif JO 2020 à Tokyo
Pour pallier la pauvreté de l’offre de
contenus 8K, LG et Samsung ressortent de leur tiroir la bonne veille
technique de « l’upscaling ». Leurs
nouveaux téléviseurs auront ainsi
la capacité à transformer artificiellement une image 4K en 8K, mais la
qualité ne sera pas encore optimale.
Il n’empêche, Samsung promet que
la 8K apportera « un effet de profon-
deur tel que certains parlent de 3D
sans lunettes », selon les mots de
Stéphane Cotte.
Pour l’instant, seule
la télévision japonaise
s’est mise au défi
de diffuser, au Japon
uniquement, les Jeux
Olympiques de Tokyo
en qualité 8K.
Pour les contenus natifs en 8K, il
faudra encore attendre au moins
deux ans. « L’ensemble de la chaîne
de valeur doit se mettre en route »,
relève Gildas Pelliet, le directeur
général de Sony France. Mais une
telle définition d’image induit un
renchérissement des coûts de
production et des coûts de diffusion
pour les producteurs et les médias.
Pour l’instant, seule la télévision
japonaise s’est mise au défi de
diffuser, au Japon uniquement, les
Jeux Olympiques de Tokyo en qualité 8K.
Tout comme la croissance continue de la taille des écrans, cette
amélioration incessante de la qualité de l’image interroge certains
observateurs. « Le revers de la
médaille de ces technologies, entre
résolution UHD et écrans plus
grands, est leur impact sur la
consommation annuelle d’électricité », souligne ainsi le cabinet
d’étude de marché GfK. En Europe,
les ventes de modèles respectueux
de l’environnement tendent à
décroître. n
Un effet Coupe du monde en valeur
plus qu’en volume
MODIFICATIONS CONCERNANT LA SOCIÉTÉ
Prix de souscription initial de la catégorie d’actions UCITS-ETF’s
Le prix de souscription initial par action de la catégorie d’actions UCITS-ETF’s est fixé à 10,00 dans la Devise
de référence d’un compartiment donné, sauf s’il en est disposé autrement dans le Livre II du Prospectus.
Commission anti-dilution
Aucune commission anti-dilution ne sera prélevée sur les ordres de conversion ou les ordres de rachat qui sont
directement suivis d’ordres de souscription, à condition que ces ordres soient passés par le même investisseur
et qu’ils portent sur le même nombre d’actions et la même valeur nette d’inventaire.
Annexe 2 - Techniques, instruments financiers et politiques d’investissement
Veuillez noter que les modifications ci-après vont être apportées relativement à la proportion attendue et
maximale de recours aux TRS (« Total Return Swap ») :
Compartiment
High Yield Europe Defensive
Prospectus actuel daté de février 2018 Prospectus suivant daté d’août 2018
100 % (proportion attendue)
200 % (proportion attendue)
115 % (proportion maximale)
230 % (proportion maximale)
Cette modification s’explique par le fait que l’actif net du compartiment High Yield Europe Defensive était
auparavant investi dans des Billets du Trésor à taux fixe, assortis d’un retour sur investissement faible. Le
Gestionnaire d’investissement du compartiment a décidé de modifier le type d’investissement dudit
compartiment, en optant à la place pour des swaps et un panier d’actions, afin d’optimiser sa gestion. Par
conséquent, la performance de ce panier d’actions sera échangée contre celle de l’Indice EURIBOR.
MODIFICATIONS APPLICABLES AUX COMPARTIMENTS
JPM EMBI GLOBAL DIVERSIFIED COMPOSITE
Une nouvelle devise d’évaluation (EUR) est ajoutée pour la catégorie d’actions Track Privilege (Capitalisation)
(code ISIN : LU1291091905).
D’autres modifications d’ordre rédactionnel ont été apportées afin d’actualiser et d’améliorer la formulation
générale du Prospectus ou pour être conformes aux nouvelles lois et réglementations.
Les termes et expressions non définis dans le présent avis ont la même signification que dans le Prospectus de
la Société.
Il est recommandé aux actionnaires qui détiennent leurs actions par le biais d’une chambre de compensation
de se renseigner sur les dispositions spécifiques s’appliquant aux souscriptions, rachats et conversions
effectués via ce type d’intermédiaire.
Vos options :
1. Si ces modifications vous conviennent, aucune démarche de votre part n’est nécessaire.
2. Au cas où vous seriez en désaccord avec le changement apporté à la rubrique « Annexe 2 - Techniques,
instruments financiers et politiques d’investissement » détaillé ci-dessus, vous avez la possibilité de
demander le rachat sans frais de vos actions jusqu’au 1er octobre 2018.
3. En cas de question, veuillez contacter notre Service clientèle (+ 352 26 46 31 21 /
AMLU.ClientService@bnpparibas.com).
Les Avis aux actionnaires sont consultables sur notre site Internet www.bnpparibas-am.com.
Bien à vous,
Le Conseil d’administration
GfK indique que les
fabricants ont vendu en
France 200.000 téléviseurs
supplémentaires en mai,
juin et juillet derniers, par
rapport à l’an dernier à la
même époque.
Sponsor officiel de la Coupe du
monde, Hisense a encouragé les
32 équipes participantes. TCL soutient le joueur brésilien Neymar.
Premiers supporters du football, les
fabricants de télévision ont bien
senti une accélération des ventes
provoquée par les passements de
jambes et les transversales des
meilleurs joueurs de ballon rond de
la planète. Mais elle fut de moindre
ampleur que par le passé alors que
le marché se tasse ces dernières
années.
« L’effet a été exactement celui que
l’on attendait », se satisfait pourtant
Eric Novel, le directeur général
France de Panasonic. GfK indique
que les fabricants ont vendu en
France 200.000 téléviseurs supplémentaires en mai, juin et juillet derniers, par rapport à l’an dernier à la
même époque. Il faut comparer ce
chiffre aux 4,8 millions d’unités
qu’ils s’attendent à écouler sur
l’année complète.
Au total, le Mondial devrait donc
apporter 4,1 % de volume vendu
supplémentaire. C’est moins que les
4,9 % de l’édition 2014 – en dépit d’un
décalage horaire plus favorable avec
la Russie qu’au Brésil – et loin des
15 % de la compétition 2010, qui
coïncidait avec le moment de la
démocratisation des écrans plats.
Du côté du distributeur FNACDarty, on espérait atteindre le chiffre de 5 %.
Mais les marques se félicitent de
constater que les téléspectateurs les
plus attentifs aux gazons russes ont,
conformément à la tendance,
choisi leurs modèles les plus chers,
en 4K et souvent de grande taille.
« Les ventes ont augmenté de 43 % en
« L’effet a été
exactement celui
que l’on attendait. »
ÉRIC NOVEL
Directeur général France
de Panasonic
valeur, par rapport à 2017, pour un
chiffre d’affaires additionnel de
124 millions d’euros », pointe Fabien
Gulluni, le spécialiste du marché
pour GfK. Les écrans en ultra-haute
définition ont représenté 50 % des
ventes, contre 40 % avant le coup
d’envoi des matchs.
Les ventes ont démarré
avant le début des matchs
En revanche, l’excellent parcours
de Deschamps, Pogba, Griezmann
et de M’Bappé avec l’équipe de
France n’a pas eu d’incidence particulière sur les ventes. Les achats
motivés par la Coupe du monde ont
démarré en mai, avant le début des
rencontres, pour atteindre un pic
en juin avant le début des matchs à
élimination directe, au cours desquels les Bleus ont fait rêver une
partie des Français.
Le phénomène est d’ailleurs
mondial. D’après GfK, il va se vendre 238 millions de téléviseurs dans
le monde en 2018, soit une augmentation de 2 % « due en partie à la
Coupe du monde Fifa en Russie ».
Qu’importent les vainqueurs, les
fabricants gagnent toujours… au
moins un peu. — Fl. D.
Apple continue de s’armer en
vue du lancement de son casque de réalité augmentée. La
firme de Cupertino vient en
effet de faire l’acquisition
de Akonia Holographics, une
start-up américaine fondée en
2012 qui développe des « verres
holographiques intelligents ».
Ce rachat, qui aurait été réalisé au cours des six derniers
mois selon Reuters, vient d’être
confirmé cette nuit par Apple.
Dans un communiqué, le géant
a m é r i c a i n r a p p e l l e q u’ i l
« acquiert de temps en temps des
sociétés plus petites » que lui,
sans en dire plus sur le but
recherché ou le montant du
rachat.
Spécialiste des lentilles
intelligentes
Peu de doutes existent toutefois
sur l’utilité de l’opération pour
la marque à la pomme. Akonia
Holographics, fondée en 2012
par des scientifiques spécialistes de l’holographie, s’est
récemment lancée dans le
développement de lentilles
pour réalité augmentée, et a
déposé plus de 200 brevets relatifs à des systèmes et des matériaux holographiques.
Sur son site Internet, la
start-up assure que sa technologie permet de produire des lentilles de verre « minces, transparentes et intelligentes, qui
affichent des images en couleurs
éclatantes ».
Le secteur d’activité est prisé
par Apple, qui rachète depuis
2016 une myriade de start-up
pour préparer son entrée sur le
marché de la réalité augmentée. Tim Cook, le PDG d’Apple,
jugeait d’ailleurs il y a un an que
celle-ci allait « changer à jamais
la façon dont nous utilisons la
technologie ».
Casque en préparation
Pour Grégory Maubon, consultant et président de l’association
pour la promotion de la réalité
augmentée, ces opérations sont
liées à la volonté d’Apple de
« récupérer l’ensemble des briques matérielles et logicielles
nécessaires » à développer son
projet de casque de réalité augmentée, sur le modèle de ce que
fait Microsoft avec Hololens ou
HTC dans le milieu de la VR.
« Cela évite de réinventer la roue
en interne et surtout de contourner des brevets. »
Si la date de 2020 est évoquée
pour le lancement du produit,
Apple prend son temps, faute
d’un marché mature dans le
grand public. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 21
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
Bouygues Telecom continue
sa progression
TÉLÉCOMS
L’opérateur français
gagne des abonnés
dans le fixe et dans
le mobile.
Les revenus et les
marges progressent
alors que la consolidation semble gelée
pour quelques mois.
m e n t c o m p é t i t i f, j e j u g e l e s
performances de Bouygues Telecom
excellentes », s’est félicité le patron,
précisant que c’était là « le produit
de grands efforts ».
Sur les six premiers mois de
l’année, l’opérateur a engrangé les
nouveaux clients, à la fois dans le
fixe (+91.000) et dans le mobile
(+253.000). L’opérateur n’a pas précisé lequel de ses pairs avait perdu
des plumes à son profit. Mais tous
les regards étaient tournés vers Free.
Rentabilité en hausse
Sébastien Dumoulin
@sebestiendmln
Après des années de vaches maigres, Martin Bouygues ne boude
pas son plaisir, à l’heure de présenter les résultats de sa filiale télécoms. « Sur un marché extrême-
Début août, Iliad, la maison mère de
l’opérateur, s’était fendu d’un communiqué pour couper court aux
rumeurs sur des départs massifs de
clients en direction d’Orange. Le
groupe de Xavier Niel expliquait
que seule sa base d’abonnés aux forfaits les moins chers (à 0 ou 2 euros)
baissait. « Il n’y a pas d’opérateurs
qui ne nous envoient que des petits
clients, a tenu à préciser Martin
Bouygues. Ceux qui nous rejoignent
sont des très gros consommateurs de
données et de voix. »
Fort de cette reconquête d’abonnés – et grâce aux augmentations
tarifaires de l’été 2017 – Bouygues
Telecom affiche des revenus en
hausse. Il a encaissé 2,6 milliards
d’euros en six mois, soit 6,5 % de
plus que l’an passé.
Et la rentabilité n’a pas souffert de
la guerre commerciale qui fait rage
dans le secteur, en particulier ces
derniers mois dans le mobile. L’opérateur voit notamment toujours
plus de clients du fixe adopter ses
offres fibre – plus rémunératrices.
Un détenteur de Bbox sur dix est
désormais fibré, une multiplication
par deux en un an. La marge d’Ebitda de la filiale atteint ainsi 26,5 %,
en hausse de 1,7 point sur l’année.
C’est la confirmation d’un retournement. Pendant plusieurs années,
après l’arrivée de Free Mobile en
2012, Bouygues a été l’homme
malade des télécoms tricolores.
C’est désormais son ancien tourmenteur qui est sous pression.
Après qu’Orange, SFR et Bouygues ont tous annoncé des gains de
clients au deuxième trimestre, la
publication des chiffres d’Iliad
mardi prochain est attendue avec
anxiété par les marchés. En Bourse,
Bouygues a gagné 4,4 % dans la
journée, tandis que le groupe de
Xavier Niel perdait 7 %.
Consolidation gelée
Le marché semble incapable de
profiter aux quatre opérateurs à la
fois. Pour autant, une opération de
consolidation n’est sans doute pas
imminente. « J’ai eu personnellement un contact au tout début de
2,6
MILLIARDS D’EUROS
Les revenus de Bouygues
Telecom en six mois soit 6,5 %
de plus que l’an passé.
l’été. Il n’a pas abouti », a reconnu
Martin Bouygues. Celui-ci a tenté de
décider Patrick Drahi de lui vendre
SFR, en vain.
Actuellement, l’Arcep mène un
appel d’offres sur certaines fréquences. Les opérateurs ont donc
l’interdiction formelle de discuter
entre eux. « Jusqu’au premier trimestre 2019, c’est une période complètement neutralisée. Il ne se pass e ra r i e n » , a é va c u é M a r t i n
Bouygues. Quand on est en bonne
santé, on est moins pressé. n
fusions // acquisitions // cessions // partenariats
VOUS SOUHAITEZ PARAÎTRE DANS CETTE RUBRIQUE - SARAH MEDARD 01.87.39.74.94
ENTREPRISE COMMECRIALES ET INDUSTRIELLES
75, rue Paul Sabatier 13090 Aix en Provence
Tél : +33 (0) 442 66 56 60 / Fax : +33 (0) 442 65 20 96
Mail : antoine@desaintrapt.fr
RECHERCHE DE PARTENAIRES/
CANDIDATS A LA REPRISE EN
REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Maître Charles GORINS
48 Rue La Fayette
75009 PARIS
Réf. dossier : 21282
CONTACT :
Guillaume COGEN
Tel: 01.48.24.34.35.
Fax: 01.48.24.34.78.
paris@ajassocies.fr
www.ajadataroom.fr
Activité : Café - Bar - Brasserie - Restaurant (Licence IV)
Chiffre d’affaires au 30/06/2017 : 351 K€
Effectif : 6 salariés
Localisation : PARIS 6e
Date du Redressement Judiciaire : 24 juillet 2018
La date limite de dépôt des offres est fixée au
28 septembre 2018 à 16h00
Une data room électronique hébergée sur notre site www.ajadataroom.fr
sera accessible après acceptation d’un engagement de confidentialité.
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
RECHERCHE D’ACQUÉREURS DE TITRES DE PARTICIPATIONS
Détention de 98,9% du capital
Activité de la filiale : Exploitation d’un domaine viticole, 23 hectares en propre
outre 30 hectares à bail (procédure de résiliation en cours)
Localisation
: Bouches du Rhône
CA HT
: 1.7 K€ environ
Nombre de salariés : 7 salariés
Date limite de remise des offres auprès de l’étude de la SELARL de SAINT-RAPT & BERTHOLET :
1er octobre 2018
Si vous souhaitez des informations complémentaires, merci de contacter :
SELARL de SAINT-RAPT & BERTHOLET Monsieur Antoine MANENT
RECHERCHE DE PARTENAIRES/CANDIDATS A
LA REPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Maître Lesly MIROITE
48 Rue La Fayette
75009 PARIS
Réf. dossier : 21349
CONTACT :
Guillaume COGEN
Tel: 01.48.24.34.35
Fax: 01.48.24.34.78
paris@ajassocies.fr
www.ajadataroom.fr
Activité : fabrication et distribution de produits de
maroquinerie et autres articles de cuir, bijouterie fantaisie et
autres accessoires de mode
Chiffre d’affaires au 31/12/2017 : 2,7 M€
Effectif : 17 salariés
Localisation : PARIS 2e
Date du Redressement Judiciaire : 23 août 2018
La date limite de dépôt des offres est fixée au
19 septembre 2018 à 17h00
Une data room électronique hébergée sur notre site www.ajadataroom.fr
sera accessible après acceptation d’un engagement de confidentialité.
ACTIVITÉ : Société de courtage en assurance (intermédiaire en assurance)
et mandataire de compagnies d’assurance immatriculée à l’Orias.
Société ayant repris en janvier 2018 les activités d’intermédiation en assurance du groupe SFS
CA RELATIF AU SECTEUR D’ACTIVITÉ TRANSFÉRÉ :
2016 : 41 M€
2017 : 48 M€
2015 : 43 M€
EFFECTIF : 171 salariés
NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS : 43
Date limite de dépôt des offres : 14 septembre
MERCI D’ÉCRIRE À :
SCP THEVENOT PARTNERS - Me Jonathan EL BAZE
2018 à 17h00
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
Maitre Franck MICHEL
6 Bis rue de la Barre
37000 TOURS
CONTACT :
Frédéric BLANCHARD
Tel: 02 47 20 47 50
Fax: 02 47 66 27 28
tours@ajassocies.fr
www.ajadataroom.com
Effectifs : 6 salariés
Activité : Galvanoplastie
CA de la branche au 31/03/2018 (12 mois) : 506 360 €
Résultat net de la branche au 31/03/2018 (12 mois) : 16 024 €
Localisation : la reprise ne pourra se faire sur le site actuel de
l’exploitation
Le nouveau site doit être agréé pour recevoir des installations classées
Date du Redressement Judiciaire : 17 juillet 2018
Une data room électronique hébergée sur notre site www.ajadataroom.fr
sera accessible après acceptation d’un engagement de confidentialité.
Date limite de dépot des offres : Mardi 18 Septembre 2018 à 12h
Plan de cession des actifs conformément aux dispositions de l'article
L642-1 du Code du Commerce
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
RECHERCHE DE PARTENAIRE OU DE REPRENEUR EN
PLAN DE CESSION
Activité : Charpente –Ossature Bois
Construction Bois en entreprise générale
Constructeur de Maisons Individuelles Bois(CCMI)
Rénovation thermique par murs manteaux(ossature bois)
Marchés : - Publics : Appels d’offres structure bois en bâtiment administratif et tertiaire
+ logement social, collectif et maisons groupées
- Privés : Appels d’offres en bâtiments tertiaires et maisons d’architecte
- Particuliers en CCMI essentiellement (35 à 50 contrats annuels)
au plus tard le 20/09/2018 à 12 heures.
RECHERCHE DE CANDIDATS
REPRENEURS EN PLAN DE CESSION
Agence de voyage organisant et vendant des voyages sur mesure
en Asie et Afrique
En liquidation judiciaire avec maintien provisoire de l’activité
2 salariés
Chiffre d’affaires au 30/06/2017 (12 mois) : 791 K€
Résultat d’exploitation au 30/06/2017 (12 mois) : -86 K€
Maître Rousselet – Administrateur judiciaire
38, avenue Hoche – 75008 Paris – joanna.rousselet@fajr.eu
La date limite de remise des offres est fixée au 25 septembre 2018, à 16 heures.
RECHERCHE DE REPRENEURS
ENTREPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
APPEL D’OFFRES
(ART. L.642-1 ET S. DU CODE DE COMMERCE) :
GROUPE SPECIALISE EN EMBALLAGE ET CONDITIONNEMENT
ACTIVITÉ : Le groupe a comme activité historique la fabrication d’emballages imprimés et
thermoformés, le conditionnement des produits sous différents formats et la logistique.
Le groupe dispose d’une usine, située dans le Loir-et-Cher.
CA 2017 : 5,4M€
Résultat net 2017 : -1,5M€
CA 2016 : 9,2M€
CA 2015 : 11,2M€
Résultat net 2016 : 466K€
Résultat net 2015 : 880K€
EFFECTIF CONSO : 87 salariés
Date limite de dépôt des offres : 17 septembre
MERCI D’ÉCRIRE À :
SCP THEVENOT PARTNERS - Me Aurélia PERDEREAU
2018 à 17h00
Accès à une data room après description succincte du candidat et signature d’un engagement de confidentialité.
Merci d’indiquer la référence du dossier : VPF 3232
Email : vpfreudenreich@thevenotpartners.eu
ROBERT LOUIS MEYNET
Administrateur Judicaire
APPEL D'OFFRES DE REPRISE
Les ofres tendant au maintien de tout ou partie de l’activité de l’entreprise devront être soumises
Une data room virtuelle est mise en place. L’accès à cette data room peut être obtenu sur demande écrite motivée justiiant d’une
capacité inancière, industrielle ou commerciale adaptée, et après signature d’un engagement de conidentialité à l’adresse suivante :
neuilly@bcm-aj.com
Contact : Jean-Baptiste
Me Charles-Henri Carboni
Contact ALBERTINI
: [à saisir]
: +33
(0)1
Tél.Tél
: +33
(0)1
4747
242440401313
35-37, avenue Sainte-Foy – CS 90043
FaxFax
: +33
(0)1
4747
212135350505
92522 Neuilly-sur-Seine Cedex
: +33
(0)1
www.bcm-aj.com
[à saisir]@bcm-aj.com
neuilly@bcm-aj.com
Pour accéder au dossier de présentation, les candidats intéressés sont invités à contacter par écrit :
Merci d’indiquer la référence du dossier : BC 3262
Email : bcurtis@thevenotpartners.eu et cvautier@thevenotpartners.eu
RECHERCHE DE CANDIDATS A LA REPRISE
D'UNE BRANCHE DE GALVANOPLASTIE
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
Région : EST
Activité : imprimerie
CA au 31/12/2017 : 17,9 M€ (sur 12 mois)
Effectif : 113 salariés
Modalités :
SELAS C.M. WEIL & N. GUYOMARD
Administrateurs Judiciaires
Associés
28 rue de Lattre de Tassigny
67300 SCHILTIGHEIM
Tél : 03 88 83 03 16
Fax : 03 88 81 67 47
Mail : etude@weil-guyomard.fr
En applicatin de l’article L. 642-1 du Code de Commerce, les candidats intéressés par la
mise en oeuvre d’un plan de redressement par voie de continuatin ou de cession sont priés de
noter que les manifestations d’intérêt doivent être déposées auprès de la SELAS C.M. WEIL
& N. GUYOMARD (Veuillez préciser la référence 2887).
Un dossier de présentation sera remis sur la base d’une lettre de confort émanant du candidat,
justifiant de sa qualité et de sa capacité à présenter une éventuelle offre et après signature
d’un engagement de confidentialité.
Date limite de dépôt des offres : 19/10/2018 à 18h00, en 8 exemplaires
APPEL D’OFFRES
Les actifs et l’activité de la SAS DAUVET, situés à EXCENEVEX (74140),
unique batterie d'or en France créée en 1834
Entreprise du patrimoine vivant
Les offres de reprise doivent être déposées auprès de l’Administrateur Judiciaire au plus tard le
21 Septembre 2018 à 17 heures au plus tard.
Contact : Marie-Christine LOISEL
Tél : 04 79 65 26 83
Fax : 04 79 65 29 48
mariechristine.loisel@etude-meynet.fr
RECHERCHE DE PARTENAIRE OU DE REPRENEUR
ASSOCIATION EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Transport de personnes fragiles en Gironde
Activité : Transport de personnes fragiles en milieu rural par véhicules légers.
Chiffres d’affaires : Du 01/01/2016 au 31/12/2016 (12 mois) : 952 527 €
Du 01/01/2017 au 31/12/2017 (12 mois) : 1 218 169 €
Activité : Batterie d'or en France créée en 1834
CA HT : Au 30.06.2014 : 907 K€ - Au 30.06.2015 : 928 K€ - Au 30.06.2016 : 1.107 K€ - Au 30.06.2017 : 941 K €
Au 30.06.2018 : 887 K€
Effectif : 12 salariés
Situation locative : Bail commercial, d’une durée de 9 ans, conclu le 1er juillet 2013 jusqu’au 30 juin 2022.
Montant du loyer mensuel : 3.500 € HT hors charges pour ses locaux d’une superficie de
639 m² sur deux étages situés sur une parcelle de 1.380 m².
Robert Louis Meynet
Le Liberty
1, Place de la Libération - 73000 Chambéry
www.etude-meynet.com
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
EN LIQUIDATION JUDICIAIRE
SOCIÉTÉ EN PROCÉDURE COLLECTIVE RECHERCHE CESSIONNAIRE
• Activité : transports routiers
• Localisation : Asnières-sur-Seine (92)
• Chifre d’afaires HT : 2017 : 4 218 K€ ; 2016 : 2 215 K€ ; 2015 : 1 446 K€
• Efectif : 51 salariés
RECHERCHE REPRENEUR EN PLAN DE CESSION
(ART. L.642-1 ET S. DU CODE DE COMMERCE) :
ALLIAGE ASSURANCES – ANCIENNEMENT SFS FRANCE
Accès à une data room après description succincte du candidat et signature d’un engagement de confidentialité.
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI
Administrateurs Judiciaires Associés
Effectif : 35 salariés dont 33 chauffeurs.
28 CDI et 7 CDD
Moyens : Parc de véhicules en location.
Sébastien VIGREUX
Administrateur Judiciaire Associé
4, Rue Esprit des Lois
33000 BORDEAUX
Vigreux.bdx@ajilink.fr
www.vigreux.eu
Modalités :
Cession organisée en applications des articles L642-1 et suivants du Code de
Commerce.
L’accès aux informations sera réalisé par dataroom électronique après un premier
contact auprès de l’étude : Vigreux.bdx@ajilink.fr.
Les identifiants de connexions seront communiqués après remise de
l’engagement de confidentialité et des pièces mentionnées.
Date limite de dépôt des offres : 21/09/2018
Chiffre d'affaires des 3 derniers exercices : - 2017 (11 mois) : 7 739 K€
- 2016 (16 mois) : 13 311 K€
- 2015 (12 mois) : 9 699 K€
- Prévisions de CA 2018 : 9.5 M €
REPRISE D’UNE SOCIETÉ AYANT POUR ACTIVITÉ
LA COMERCIALISATION ET LE SERVICE DE
MAINTENACE DES MACHINES
ET EQUIPEMENTS DE BUREAU
- Carnet de commande : 10-12 mois
- Localisation : SERENT (56)
- Nombre de salariés : 44
Date limite de dépôt des offres : Jeudi 27 septembre 2018 à 12 Heures
(accès donné à une data room électronique après signature d'un engagement de confidentialité et sur
justification de la capacité et de l'intérêt du candidat à étudier le dossier)
Réception des offres : A.J.I.R.E. - Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY
Bureau de Rennes : 6, cours Raphael Binet - 35065 RENNES CX
Date limite de dépot des offres
Jeudi 27
Septembre 2018 à 12h
Contact: :Dorian
LEGOUT
- Fax: 02 99 30 50 10 - etude.rennes@ajire.eu
SCP CBF ASSOCIÉS
Administrateurs
Judiciaires Associés
58, rue Saint-Genès
33000 BORDEAUX
Tél. : 05.62.30.14.44
Fax. : 05.62.30.14.40
E-mail :
tpatard-piedmont@cbfassocies.com
APPEL D’OFFRES
SITUATION : MERIGNAC
CHIFFRE D’AFFAIRES 2016 : 5.182 K€
CHIFFRE D’AFFAIRES 2017 : 4.314 K€
EFFECTIFS : 6 salariés
Modalités :
Désignée par le TRIBUNAL DE COMMERCE DE BORDEAUX par
Jugement en date du 1 août 2018, informe les repreneurs potentiels
que le délai fixé pour le dépôt des offres est porté au :
14 septembre 2018 à 17h
Une note de présentation et un accès à la data room seront adressés aux
candidats sur demande écrite précisant leur identité et justifiant de la capacité
technique, commerciale et financière à intervenir dans cette affaire.
RECHERCHE PARTENAIRES OU REPRENEURS
(ARTICLE L611-7 DU CODE DE COMMERCE)
PREPACK CESSION
Région : HAUTS DE FRANCE
Chiffres d’affaires : Entre 3 et 4 M€
Activité : Conception, fabrication et commercialisation
d’équipements de technologie innovante
Effectif : Entre 20 et 30 salariés
L’accès aux informations sera réalisé par dataroom.
Maître Vincent LABIS
Administrateur Judiciaire Associé
SELARL AJILINK LABIS CABOOTER
labis@ajilink.fr
Les identifiants de connexion seront communiqués après remise de l’engagement
de confidentialité et de pièces justificatives de référence
Date limite de dépôt des offres : 08/10/2018
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 //
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
en
direct
Coquillages : l’étang
de Thau sinistré
VIENNE. La manufacture
HÉRAULT. Un tiers de la
poitevine de lingerie fine Lingerie
Indiscrète, en difficulté, et dont
le président Didier Degrand
s’est suicidé le 10 août, lance une
« vente solidaire » pour lever
de 100.000 à 150.000 euros.
La PME créée en 2010 par trois
anciens d’Aubade est en déficit
de 200.000 euros, et en redressement judiciaire depuis juillet.
production annuelle d’huîtres
et la totalité des moules ont été
tuées cet été dans l’étang de Thau
(Hérault) par la malaïgue, due à
une conjonction de chaleurs
caniculaires et d’absence de vent.
Selon le comité d’expertise
départemental, 2.703 tonnes
d’huîtres et 1.218 tonnes de moules
ont disparues en quelques jours.
Alain Jocard/AFP
PME
&REGIONS
Vente solidaire chez
Lingerie Indiscrète
série d'été 10/10
La préfecture va saisir la
commission nationale de gestion
des risques agricoles, en vue de
la reconnaissance du sinistre par
arrêté ministériel. La malaïgue,
phénomène de propagation
d’algues lié au réchauffement
climatique, ne s’était pas manifestée
depuis 2006. La lagune de Thau,
qui s’étend sur 7.000 hectares,
constitue la plus grosse zone
conchylicole de la Méditerranée,
soit 10 % de la production nationale
d’huîtres et 3.000 emplois.
ITINÉRAIRES INSOLITES
Le GR2013, un sentier d’exploration urbaine et artistique
Né de la Capitale européenne de
la culture Marseille-Provence 2013,
ce tracé de 365 km en forme de
« 8 » traverse les cités, les zones
industrielles et les grands espaces
des Bouches-du-Rhône. Une façon
inédite de découvrir un territoire.
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
our obtenir le label GR
délivré par la Fédération française de randonnée pédestre, un
sentier doit être constitué au maximum de 30 % de chemins goudronnés. Tracer celui du
GR2013, qui serpente autour de
Marseille entre raffineries, lignes à
haute tension et voies de chemin
de fer a donc réclamé une dérogation qui fait de lui un itinéraire
unique salué, lors de son inauguration, parmi les dix meilleurs nouveaux sentiers pédestres par le
« National Geographic Traveller ».
Pas vraiment un bol d’air pur : on
se fraie un chemin dans le trafic, on
longe une déchetterie, on passe
sous des pylônes à haute tension,
on respire l’air pollué du complexe
pétrochimique de Fos.
« C’est une œuvre artistique »,
explique Baptiste Lanaspeze, à l’origine de ce projet produit par Marseille-Provence 2013, organisateur
de la Capitale européenne de la
P
culture, il y a cinq ans. Avec quelques artistes marcheurs, héritiers
du Land Art de Richard Long et
Amish Fulton, ce spécialiste de
l’écologie urbaine a eu l’idée de ce
tracé périurbain en forme de huit
qui sillonne « comme une promesse
de promenades et de réinventions
infinies alliant nature et culture ».
Il faudra seulement deux ans
(alors qu’il en faut généralement
dix), et des centaines de kilomètres
de repérage autour des « déserts
urbains » que constituent l’étang de
Berre et le massif de l’Etoile, au nord
de Marseille, pour finalement dessiner cet itinéraire de 365 km convergeant vers la gare TGV d’Aix-enProvence. Très impliquées, les
38 communes traversées ont saisi
l’occasion d’un marketing territorial. Le conseil départemental, propriétaire de 2.000 km de sentiers, a
mis une partie des chemins du
PDIPR (Plan départemental des itinéraires de promenade et randonnées) à disposition.
Le GR2013 en est constitué à près
de 50 %. Les villes ont également
bataillé pour voir peints sur leurs
LES DATES CLEFS
Avril 2010 Le concept naît
dans la perspective de MarseilleProvence 2013.
Septembre 2011 Finalisation
du premier projet de chemin.
Octobre 2012 La Fédération
française de randonnée pédestre
homologue le tracé du GR2013.
Le GR2013 : un itinéraire original et unique, salué, lors de son inauguration, parmi les dix meilleurs
nouveaux sentiers pédestres par le « National Geographic Traveller ». Photo Anne-Christine Poujoulat/AFP
murs les traits jaune et rouge qui
guident les randonneurs.
Artistes-marcheurs
A Marseille, la municipalité a tenu à
ce que le sentier traverse ses deux
vitrines architecturales que sont le
projet de rénovation urbaine Euroméditerranée et le Mucem (Musée
des Civilisations de l’Europe et de la
Méditerranée). En contrepartie, il
explore aussi 70 km des quartiers
nord, traversant friches industrielles, barres d’immeubles, hangars,
lotissements, déchetterie sauvage
et collines calcaires. « Ce sentier est
une expérience », résume le National Geographic. Plus loin, effleurant les merveilles naturelles de la
région, il se concentre à Vitrolles
sur un terril de résidus de bauxite
issus d’une ancienne usine d’alumine où campe le Stadium abandonné de la ville, un monolithe noir
conçu en 1994 par l’architecte Rudy
Ricciotti : « Son premier monument
punk, à l’origine de sa carrière internationale », détaille le topoguide du
circuit, un ouvrage unique dans la
collection de la FFRP, où le descriptif se confond au point de vue des
artistes marcheurs.
« Le GR2013, on apprend à l’aimer,
au début, ce n’est pas évident », confiait lors de son inauguration le
vice-président des Excursionnistes
marseillais, Bernard Lebrun, qui
salue aujourd’hui « un état des lieux
Le fabricant de machines-outils
Mécanuméric passe à la taille supérieure
riés. Elle a été sélectionnée dans le
programme d’accélération de bpifrance pour devenir une ETI. « Le
marché de la machine-outil est
énorme et notre force par rapport
aux grands constructeurs est d’être
petit et réactif pour concevoir des
machines adaptées aux secteurs de
niche », explique son président
Arthur Païs.
OCCITANIE
La société albigeoise
investit 13 millions
d’euros dans une usine
qui doublera sa
capacité et lui
permettra de fabriquer
des machines-outils
plus grandes.
Prothèses dentaires
Laurent Marcaillou
— Correspondant à Toulouse
Le fabricant de machines-outils
Mécanuméric construit une usine
de 13.000 mètres carrés à Marssacsur-Tarn près d’Albi (Tarn). Ces
locaux remplaceront en mars 2019
ses trois ateliers séparés et lui permettront de doubler sa capacité de
production. L’investissement
s’élève à 13 millions d’euros dans le
bâtiment et le matériel d’usinage,
qui peut fabriquer des machinesoutils plus grandes, de 22 mètres de
long. Il a déjà livré un appareil de
cette taille à un carrossier de
camions frigorifiques. Mécanuméric est le deuxième fabricant mondial de machines-outils pour la
signalisation (enseignes, panneaux
Mécanuméric a été sélectionnée dans le programme
d’accélération de bpifrance pour devenir une ETI. Photo DR
routiers, publicités sur le lieu de
vente) qui représente un tiers de son
activité. Il fabrique aussi des machines de fraisage et de découpe laser
ou jet d’eau pour l’aéronautique, le
médical, l’agroalimentaire, le ferroviaire, l’habillement, l’éducation
(Charlyrobot), etc.
L’entreprise a adopté en 2016 un
plan d’investissement, afin de doubler de taille en cinq ans. Elle veut
porter son chiffre d’affaires de
22 millions d’euros en 2017 à près de
45 millions en 2022 en accroissant
la part de l’exportation de 30 % à
50 %, et son effectif de 150 à 220 sala-
Pour grandir plus vite, la société
négocie le rachat d’une entreprise
canadienne de 30 salariés et d’un
fabricant français de grandes
machines-outils pour l’aéronautique. Mécanuméric construit déjà
des machines de découpe et de fraisage pour les aménagements intérieurs et les pièces de structure
d’avion, pour Zodiac Aerospace,
Stelia, Daher, Figeac Aéro, etc. Il
produit aussi des machines de fraisage pour les prothésistes dentaires
et les dentistes. L’entreprise, qui
investit 12 % de son chiffre d’affaires
dans la R&D, prépare une machine
de fabrication additive de céramique pour les prothèses dentaires et
le secteur spatial. Elle sortira à la fin
2019 une machine d’impression 3D
pour le bâtiment qui fabriquera des
pièces personnalisées. n
de 2.500 ans d’occupation humaine
dans un département parmi les plus
urbanisés de France ».
Dès le début, son originalité a
attiré bon nombre de curieux : plus
de 10.000 topo-guides ont été vendus dès les premières semaines,
alors qu’il s’en écoule 8.000 chaque
année pour le mythique GR20 en
Corse. Depuis, un bureau des guides a été créé par un groupement
d’artistes-marcheurs. Il propose
une programmation régulière de
balades et d’événements liés à la
pratique de la marche en milieu
urbain et périurbain. Jusqu’à septembre, le collectif organise par
exemple une vingtaine de rendezvous sur le GR2013 (performances,
lectures, danse, expositions…). Ont
lieu également des balades interactives pour découvrir les paysages
habités, des « moments de contemplation participatifs », des haltes
dans des campements improbables, et même la lecture d’un
journal culturel de contes métropolitains. Une autre proposition s’intéresse à « la quête de l’ombre, autour
et dans la chair urbaine de Miramas ». Sur cette boucle de 12 km,
Nicolas Mémain explore l’intégration de la nature dans les projets
urbains dans le contexte du changement climatique, entre un lotissement de cheminots, des canaux
d’irrigation, des barrières de foin de
la plaine de la Crau et le village des
marques.
« Nos propositions sur ce sentiermusée favorisent le lien social »,
explique le collectif. D’autres y
voient une façon inédite pour les
habitants de la métropole Aix-Marseille Provence de découvrir leur
nouvel espace de vie, entre paysages bucoliques, agricoles, urbains
et industriels. Un guide du vivre-ensemble… n
Figarol veut s’inviter
chez les particuliers
CENTREVAL DE LOIRE
L’imprimeur
développe son site
d’e-commerce,
artfabriq.com.
Stéphane Frachet
La transformation numérique
des entreprises, ce n’est pas seulement à l’usine. Voici le credo de
Frédéric et Mathilde Roux, dirigeants de l’imprimeur spécialisé
Faire Valoir, dont le chiffre
d’affaires est de 6,5 millions
d’euros. Leur filiale Figarol lance
un site d’e-commerce, artfabriq.com, pour lequel elle a
investi 250.000 euros.
Imprimeur de tissus jusqu’à 5
mètres de large, Figarol est régulièrement sollicité pour de l’événementiel et de la décoration
intérieure par des agences de
communication et des cabinets
de design. C’est de l’atelier de
Saint-Pierre-des-Corps, près de
Tours, que sont sortis les portraits géants de Simone et Jean
Veil suspendus au Panthéon
début juillet, ou encore le drapeau déployé pour les JO 2024 à
Paris. Tour de France, Festival de
Cannes, 24 Heures du Mans,
Salon de l’automobile, cet imprimeur a un carnet de commandes bien rempli. « Nos savoirfaire pour les professionnels nous
aident à décloisonner le monde de
la décoration intérieure, souvent
limité à 1,50 mètre maximum »,
exp ose Frédéric Roux. La
gamme proposée par Figarol au
grand public atteint une surface
de 2,70 mètres sur 1,80 mètre.
Pour le choix du visuel, cette
PME de 47 personnes a contractualisé avec une vingtaine
d’artistes et photographes,
rémunérés sur les ventes. « Le
catalogue n’est pas fermé, d’autres
artistes vont nous rejoindre »,
envisage Emmy Louyot, responsable du projet. La fourchette de
prix s’étale de 230 à 1.500 euros,
cadre compris. En 2013, Figarol
avait mis au point une machine
pour imprimer, ou plutôt sublimer (transformation de l’encre à
l’état solide à 200 °C sans passer
par l’état liquide), sur du tissu
grand format avec le soutien du
fabricant israélien Matan.
Depuis, Durst, constructeur italien de machines d’impression, a
repris le procédé à son compte.
Figarol a investi 1,2 million
d’euros, dont 500.000 euros
dans le process, grâce à des aides
de la région et de l’Europe. n
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// 23
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
L’ITALIE PAIE CHER POUR
SON ÉMISSION OBLIGATAIRE
FINANCE
&MARCHES
Rome a levé près de 7,8 milliards
d’euros d’obligations jeudi.
Comme attendu, la hausse
récente des taux italiens sur le
marché secondaire a fait bondir
le rendement demandé par les
investisseurs. Celui-là a atteint
3,25 % à 10 ans, son plus haut
niveau en quatre ans. Les obligations à 5 ans affichent leur plus
fort taux à l’émission depuis
décembre 2013, 2,44 %.
les
indices
La France domine les marchés
boursiers européens
l Depuis début 2017, le CAC 40 bat les principaux marchés boursiers d’Europe.
l Le sentiment des investisseurs internationaux à l’égard de la France est une
explication, le succès du luxe et de l’aéronautique française en est une autre.
BOURSE
Pierrick Fay
@pierrickfay
La France n’est pas seulement
championne du monde de football,
elle est aussi championne de
l’Europe boursière. La Bourse de
Par i s a e n e ffe t vé cu un bien
meilleur été que les autres grands
marchés européens. Depuis le
30 juin, l’indice CAC 40 a progressé
de 2,90 %, quand le STOXX
Europe 600 a gagné seulement
1,43 %. Et sur un an, les fleurons de
la Bourse française surperforment
aussi nettement les actions européennes (+8,30 %, contre +3,90 %
pour le STOXX Europe 600 et
+0,80 % pour l’Euro STOXX 50).
Si la Bourse parisienne reste largement distancée par Wall Street,
elle est aussi la seule des grandes
places boursières européennes à
afficher une progression depuis le
début de l’année : +3,12%, quand le
DAX allemand perd 3,28 %, le
Footsie anglais 2,23 % ou le MIB
italien près de 6,22 %. Rien de surprenant selon Roland Kaloyan, à
la Société Générale CIB. « Le CAC
40 a été tiré par certains secteurs
comme le luxe et l’aéronautique-défense. Ils ont un poids beaucoup
plus important que dans aucun
autre indice en Europe. » Pour
Alain Pitous, chez Talence Gestion, « c’est le point clef. On a la
chance d’avoir les KOHL (Kering,
L’Oréal, Hermès et LVMH) qui, à
notre échelle, sont un peu les cinq
Gafam des Etats-Unis. Elles font de
la croissance, des bénéfices et n’ont
pas déçu depuis des années. Elles
pèsent aussi 24 % de l’indice ». De
quoi servir de moteur à l’indice
parisien.
La France s’éloigne du sud
de l’Europe
Mais la composition de l’indice
n’explique pas tout. La France a
changé d’image, constate Alain
Pitous. « Vue du Japon ou des EtatsUnis, il y a cinq ans, la France pouvait
être comparée à l’Italie. Aujourd’hui,
on a basculé. Alors que l’Italie se rapproche de la Grèce, la France s’éloigne
du Sud. Cela peut jouer en termes de
flux. Il y a pour partie un effet
Macron. L’environnement est un peu
plus favorable aux business. »
La France bénéficie
aussi des difficultés
de ses voisins, malgré
une croissance
un peu moins forte
que la moyenne
de la zone euro.
Roland Kaloyan dresse le même
constat, « le sentiment de marché est
favorable. Quand on rencontre de
grands investisseurs asiatiques ou
américains, on perçoit un changement de leur perception par rapport
au marché français ou à l’économie,
parce qu’il souffle un vent réformiste
ou qu’il y a eu de bons chiffres en
2017. » La France bénéficie aussi des
difficultés de ses voisins, malgré une
croissance un peu moins forte que
pour la moyenne de la zone euro. « Il
y a un gros problème de visibilité politique en Italie, alors que les valeurs espagnoles sont très sensibles à la situation
en Amérique latine et notamment au
Brésil. L’Allemagne, de son côté, a été
plus pénalisée que la France par la
hausse de l’euro, mais aussi par les
tensions commerciales avec les EtatsUnis », souligne Roland Kaloyan.
La Bourse française résiste
aujourd’hui mieux que les autres (à
l’exception des Bourses scandinaves) à l’augmentation des tensions
politiques en Europe, « quand l’Italie est perçue comme un facteur de
risque et quand les secteurs bancaire
et automobile allemands rajoutent
du stress », poursuit Alain Pitous.
La belle performance de Peugeot
(+42 %) par rapport aux géants allemands de l’automobile (–20 % pour
Porsche et Daimler, –14 % pour
Volkswagen) en est l’illustration.
La surperformance de Paris
pourrait donc durer. « Début 2018,
c’était un de nos marchés préférés et
nous maintenons notre vision très
positive », rappelle Roland Kaloyan.
« Si l’on regarde les perspectives de
croissance bénéficiaire, le consensus
des analystes attend +10,5 % pour le
CAC 40, contre +8,1 % pour le STOXX
Europe 600. » Par ailleurs, il est
aussi un peu moins bien valorisé
avec un PE de 14,2 fois les bénéfices
2018, contre 14,6 fois pour l’indice
européen. « L’écart n’est pas très
élevé, mais les prévisions de croissance sont plutôt bonnes. » n
De fortes sorties de capitaux
Les actions européennes n’ont pas la cote auprès
des investisseurs. La région a, en effet, enregistré
« sa 24e semaine de sorties nettes de capitaux sur les fonds
investis sur l’Europe », note Barclays. Pire, elle « est la seule
à subir des dégagements nets depuis le début de l’année,
à hauteur de 3 % des actifs sous gestion. Conséquence,
elle a effacé l’ensemble des flux entrants de 2017 ». Même
les marchés émergents sont encore en solde positif par
rapport à début 2017. Et la France ? Elle pourrait avoir
mieux résisté du fait de l’amélioration de son image, notamment dans la part des actions françaises détenues dans
les fonds européens. Selon le sondage d’août de Banque
of America Merrill Lynch, l’Allemagne et la France étaient
les deux marchés que les investisseurs comptaient surpondérer le plus en Europe dans les douze prochains mois.
Le meilleur pays du monde pour un courtier new-yorkais
Un stratégiste du courtier
INTL FCStone parie sur
la renaissance de la France,
symbolisée par l’élection
d’un président de 39 ans
et la victoire des Bleus.
La place de Paris était plutôt habituée ces dernières années au
« French bashing », mais, depuis
un an, un vent nouveau venu des
pays anglo-saxons semble souffler. Dernier exemple en date, le
courtier américain INTL FCStone
Financial vient de publier une
note dithyrambique sur la France
d’Emmanuel Macron et de Didier
Deschamps.
Presque un mot d’amour pour
notre pays, qualifié de « best
country in the world » et qui,
d e p u i s 2 0 1 7 , a r é u s s i « t ro i s
exploits : gagner de manière convaincante sa deuxième Coupe du
monde ; être élu pays de l’année
par les superviseurs autoproclamés de “The Economist” ; et surperformer tous les grands indices
boursiers européens ». Certes,
l ’a u t e u r d e l ’é t u d e , Vi n c e n t
Deluard, est français, mais il
témoigne tout de même d’un
c h a n g e m e n t d ’o p i n i o n d e s
milieux financiers depuis l’élec-
tion d’Emmanuel Macron en
mai 2017. « Ce pays – perçu comme
un symbole d’immobilisme et de
pessimisme [certains parleraient
de « Gaulois réfractaires », NDLR]
– a élu un président de trente-neuf
ans dont la devise est “Le printemps sera à nous”. »
« Réformes timides »
Si le stratégiste reconnaît que la
reprise économique mondiale a fait
plus pour le marché actions que les
« réformes timides » de Macron, il se
dit « convaincu que les perspectives
de la France s’améliorent, en partant
de très bas » et, selon lui, la victoire
de l’équipe de Deschamps en Russie
et l’élection de Macron sont plus les
« symptômes » que les raisons d’une
« lente mais constante renaissance
française ». Pour ce courtier, qui
pèse 1 milliard de dollars à Wall
Street et emploie 1.600 personnes
dans le monde, la France est en effet
dans « une position très enviable,
comparée à ses grands partenaires
européens ».
Ses forces ? Sa démographie,
supérieure à celle de l’Allemagne
ou de l’Italie, son système politique qui s’est mieux ajusté que
celui du Royaume-Uni à la
nouvelle ligne de faille idéologi-
que (montée des extrêmes,
de l’euroscepticisme, Brexit), son
sens de l’unité nationale bien plus
f o r t q u’e n E s p a g n e o u e n
Grande-Bretagne, et enfin son
économie très orientée vers les
services qui la rend « plus résistante que la machine exportatrice
allemande en période de guerre
commerciale ».
Pour la société new-yorkaise, la
conclusion est évidente : « Acheter
l’indice CAC 40 contre les principaux
indices européens est la façon la plus
simple de capitaliser sur le redressement de la France. » Cette stratégie
« Acheter l’indice
CAC 40 contre les
principaux indices
européens est la
façon la plus simple
de capitaliser sur
le redressement
de la France. »
VINCENT DELUARD
Stratégiste chez
INTL FCStone Financial
a déjà rapporté 6 % cette année
(dividendes inclus).
« Une décennie en or »
INTL FCStone n’est d’ailleurs pas
le seul à succomber au charme
financier de la France. Holger
Schmieding, à la banque d’investissement allemande Berenberg,
prédisait, peu après l’élection
d’Emmanuel Macron, « une
décennie en or pour la France dans
les années 2020 ». Elle est, selon
lui, prête pour détrôner l’Allemagne (il ne faisait pas alors référence au football) : « L’Allemagne
a eu sa décennie dorée. Maintenant, c’est au tour de la France » de
prétendre au titre de « puissance
économique du continent », à condition de poursuivre sur la voie
des réformes.
Si la banque Berenberg avoue
une préférence pour les valeurs
de la construction et de l’immobilier, Vincent Deluard, chez INTL
FCStone, s’intéresse plutôt aux
banques, qui « procurent une
exposition globale à la renaissance
française ». Délaissées en Bourse,
elles ont l’intérêt d’être peu chères, d’offrir un bon rendement et
d’être bien positionnées dans la
perspective d’une remontée des
taux d’intérêt dans les mois à
venir. — P. Fay
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
Performance
1 an
308,65
217,53
354,26
65,73
28/08/2018
29/08/2018
28/08/2018
28/08/2018
12,00
4,24
-2,57
-1,10
22,57
19,17
2,97
-0,02
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
1 allée Louis Lichou - 29480 Le Relecq-Kerhuon
Service Relations Clientèle : N° Cristal 09.69.32.88.32 (appel non surtaxé)
contact@federal-finance.fr
www.federal-finance.fr
Federal Indiciel US (FR0000988057)
Federal Indiciel Japon (FR0000987968)
Federal APAL (FR0000987950)
Federal Croissance P (FR0000987703)
275,59
208,68
363,61
66,46
44,97
26,12
30,07
1,14
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
BANQUE
Comment Bercy et
la Caisse des Dépôts
veulent redorer
l’avenir de La Poste
l Le gouvernement a dévoilé jeudi les grandes lignes
du rapprochement de la Caisse des Dépôts et de La Poste.
l Il va permettre au groupe postal de se renforcer
dans les services financiers, à l’heure où il est confronté
au déclin inexorable du courrier.
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Le ministre de l’Economie et des
Finances, Bruno Le Maire, n’a pas
ménagé ses efforts jeudi matin pour
vanter les mérites du rapprochement de La Poste avec la Caisse des
Dépôts. « La création de ce pôle
financier public marque une étape
historique dans l’histoire de La
Poste », a-t-il lancé avant de confirmer que le coup d’envoi de l’opération serait donné la semaine prochaine, par le biais du dépôt d’un
amendement à la loi Pacte.
Pour le gouvernement, l’objectif
de cette opération est clair : elle doit
donner un nouvel élan au groupe
postal. « Il y a une nécessité absolue
de réinventer les activités de La
Poste », a insisté le ministre. Depuis
plusieurs années, le groupe public
est confronté au déclin inexorable
du courrier. Il jouit d’un important
pôle logistique, mais son développement pourrait caler. Enfin, La
Poste s’est lancée dans le développem e n t d e n o u ve a u x s e r v i c e s ,
comme l’accompagnement de personnes âgées, mais ceux-ci peinent
à décoller. Dans ce contexte difficile,
La Poste estime avoir tout à gagner
en ayant la CDC comme actionnaire
principal. Car l’institution appor-
AVIS FINANCIERS
tera à La Poste sa participation dans
l’assureur CNP Assurances. « Pour
La Poste, cela veut dire un apport de
fonds propres très important, un
soutien à son développement et des
capacités financières supplémentaires, a défendu Philippe Wahl, le président-directeur général du groupe
postal. C’est une opération absolument majeure. »
Celle-ci va permettre à La Banque Postale de détenir plus de 55 %
du capital de CNP Assurances, une
compagnie dont elle distribue
aujourd’hui les produits. En mettant la main sur cet acteur, La Banque Postale devrait conforter sa
position dans les services financiers avec un modèle de bancassureur cher à la France. Le gouvernement et la CDC se sont employés à
dissiper au maximum les inquiétu-
« La Poste restera
une entreprise
100 % publique. »
BRUNO LE MAIRE
Ministre de l’Economie
et des Finances
des. « La Poste restera une entreprise
100 % publique », a souligné Bruno
Le Maire, en précisant que son
patron resterait nommé par le président de la République. La CDC
aura en effet plus de 50 % du capital
de La Poste, mais l’Etat devrait conserver au moins une minorité de
blocage.
« L’autonomie de développement
de La Poste sera maintenue », a de
son côté affirmé Eric Lombard, le
directeur général de la Caisse des
Dépôts. Il a tout de même souligné
que « ce rapprochement permettra
d’augmenter les synergies entre les
deux maisons », notamment en
s’insérant avec la nouvelle Banque
des Territoires de la CDC.
Les parties prenantes disent ne
pas avoir encore finalisé les détails
de l’opération, qui doit être engagée
avant la fin de l’année 2019. Une fois
la loi Pacte promulguée, la Caisse
des Dépôts et La Poste devront saisir l’Autorité des marchés financiers. Leur objectif est d’éviter que
La Banque Postale n’ait à lancer une
offre publique d’achat sur les
actionnaires minoritaires de CNP
Assurances, qui coûterait plusieurs
milliards d’euros.
(
Lire « Crible »
Page 30
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a défendu jeudi matin la création d’un « grand pôle
financier public », aux côtés de Sophie Errante, au conseil de surveillance de la Caisse des Dépôts,
d’Eric Lombard, le patron de la CDC, et de Philippe Wahl, le patron de La Poste. Photo Eric Piermont/AFP
CNP-La Banque Postale ou la logique
de la bancassurance
L’union de La Banque
Postale et du premier
assureur de personnes
en France donnerait de
nouvelles armes à la filiale
bancaire de La Poste.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
Sauf coup de théâtre, d’ici à la fin
2019, un nouveau géant bancaire
devrait naître sur le sol français.
Avec le projet d’incorporation de
CNP Assurances, La Banque Postale
va hausser son niveau de jeu sur un
marché hexagonal déjà très concentré. Sur le papier, la filiale bancaire
de La Poste paraît loin derrière ses
concurrents avec 5,7 milliards
d’euros de revenus en 2017, moins de
la moitié que son plus proche concurrent, le Crédit Mutuel, et un
résultat net part du groupe de
800 millions d’euros.
Pourtant, « si l’on considère uniquement les revenus dégagés par les
banques sur le territoire français, La
Banque Postale arrive en troisième
position », souligne Thomas
Rocafull, associé chez Sia Partners.
Et son partenaire CNP Assurances –
moins connu du grand public car ses
produits sont distribués via les
réseaux bancaires sous leur propre
marque – est le premier assureur de
personnes en France. Il a dégagé un
résultat net de 1,28 milliard d’euros
en 2017 (+7 % sur un an) pour un
chiffre d’affaires de 32,1 milliards
d’euros (+1,9 %).
Pour l’heure, La Banque Postale
distribue sous sa marque les contrats conçus, gérés et portés sur le
bilan de l’assureur. Ce fonctionnement va perdurer demain, mais
devrait s’approfondir et devenir plus
intense. « CNP va devenir son usine à
assurances pour tous les produits
d’assurance et pas seulement pour
l’assurance-vie », souligne aux
« Echos » Olivier Sichel, directeur
général adjoint de la Caisse des
Dépôts. Pour l’heure, c’est Groupama qui est le partenaire de La Banque Postale en assurance-dommages, une activité que ne pratique pas
la CNP.
Concurrencer
les mutualistes
Ce nouvel attelage pourrait surtout
venir concurrencer les banques
mutualistes, très présentes dans les
petites villes et en zone rurale. Crédit
Agricole affiche ainsi autour de
7.000 agences, là où La Banque Postale au travers des bureaux de poste
peut compter sur 17.000 points de
vente. Autre perspective esquissée :
coordonner davantage l’action de La
Banque Postale et de la Caisse des
Dépôts au service du financement
des territoires. L’intégration verticale d’un assureur est devenue un
passage quasi obligé pour donner
du tonus aux banquiers : ces derniers compensent la chute de leurs
revenus d’intérêt en se développant
dans les métiers de l’épargne et de
plus en plus dans la protection des
personnes, qui génèrent des com-
missions et des frais réguliers. « Les
banques voient leur activité en assurance croître bien plus vite que les
assureurs historiques, ce qui démontre l’efficacité de la relation bancaire
pour vendre des produits d’assurance », souligne Thomas Rocafull.
L e m o u ve m e n t e s t d é j à b i e n
amorcé : en 2017, l’assurance a rapporté 222 millions d’euros de revenus à La Banque Postale, soit 3,9 %
de son produit net bancaire. Elle
représentait en revanche 12,9 % de
son résultat d’exploitation.
« Pour CNP c’est aussi une bonne
nouvelle. Un de ses principaux distributeurs devient son premier actionnaire », reprend Olivier Sichel. De
quoi graver dans le marbre son partenariat avec La Banque Postale et
espérer voir gonfler ses volumes de
production. Avec La Banque Postale,
CNP doit au passage se trouver conforté dans sa position multipartenariale, sans se dédier uniquement à sa
future « maison mère ».
Signe de cette stratégie, l’assureur
est enfin parvenu à conclure des discussions au Brésil, son deuxième
marché après la France. Il a ainsi
annoncé jeudi avoir conclu un nouvel accord de distribution exclusive
au Brésil jusqu’en 2041 avec son partenaire la Caixa Economica Federal
(CEF), deuxième banque publique
du pays. Cet accord prévoit le paiement par CNP Assurances d’un
montant fixe équivalant à 960 millions d’euros « à effectuer à la réalisation de la transaction », a indiqué
jeudi le groupe. n
L’Etat minoritaire à La Poste :
pas de levée de boucliers syndicale
Le profil de la Caisse
des Dépôts, très identifiée
à la sphère publique,
rassure la plupart des
organisations syndicales.
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
L’annonce que L’Etat va devenir
minoritaire au capital de La Poste a
suscité chez les syndicats du groupe
public des réactions plutôt mitigées. La direction redoutait une
levée de boucliers, et une réédition
du combat acharné contre le passage au statut de société anonyme, à
la fin des années 2000.
Mais le fait que l’opération était
dans l’air depuis des mois a contribué à préparer les esprits. Par
ailleurs, Philippe Wahl a su gagner
le respect des syndicats en les
conviant régulièrement pour faire
le point sur la stratégie. Il a ainsi pris
le soin de les réunir mercredi pour
les prévenir, sous le sceau de la
confidentialité, des annonces
ministérielles.
Sans surprise, la CGT et Sud-PTT,
qui sont en opposition frontale sur
la plupart des sujets, critiquent le
changement annoncé en y voyant
Philippe Wahl a su
gagner le respect
des syndicats en les
conviant pour faire le
point sur la stratégie.
« un nouveau pas vers la privatisation qui s’engage », selon le syndicat
cégétiste. Mais celui-ci, première
organisation du groupe, s’en tient là
et n’annonce pas à ce stade d’actions
à venir. Sud-PTT, de son côté, estime
que « tout investisseur public qu’elle
est, la CDC exige un retour sur investissement conséquent. Sa montée
dans le capital de La Poste se traduira
donc par une augmentation des suppressions de postes ».
Les autres organisations sont,
elles, rassurées par l’identité du
nouvel actionnaire majoritaire.
« Le projet n’aura pas d’incidence
majeure sur le statut de La Poste, qui
restera une entreprise 100 % publique », juge ainsi la CFDT.
FO, de son côté, juge que le rapprochement avec CNP « va dans le
bon sens » tout en rappelant que « la
pérennité de l’entreprise par le nécessaire développement commercial ne
doit pas se faire au détriment des postiers et du service public ». Le syndicat estime que « la vigilance
s’impose » à l’avenir pour « refuser
l’ouverture du capital de La Poste aux
actionnaires privés », ce qui sera sans
doute une future ligne rouge pour
l’ensemble des organisations. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
La prise de la CNP, une odyssée financière qui a duré vingt ans
En trouvant une issue
à « Ménélas », nom de code
du dossier CNP, le gouvernement a mis fin à vingt ans
d’atermoiements.
Mais le prix à payer est
inédit : la perte de contrôle
de l’Etat sur La Poste.
« Le dossier
ne trouvait pas
d’issue depuis
des années.
On s’est dit
qu’il fallait
renverser la table. »
Anne Drif
@Anndrif
UN PROCHE DE LA CDC
Ce 1er août, alors que l’affaire Benalla
ne faiblit pas, Emmanuel Macron
rassemble une dernière fois ses
ministres avant la pause estivale.
Reste le dossier « Ménélas ». La
bataille relatée par Homère a duré
dix ans. Cette dernière oppose la
Caisse des Dépôts (CDC), La Poste et
les pouvoirs publics, et elle a duré
vingt ans. Depuis 1998, et la signature d’un pacte entre ses actionnaires, les luttes pour s’arracher les
clefs de CNP Assurances n’ont
jamais cessé entre La Poste, Groupama et la CDC.
Cet été 2018, Bruno Le Maire doit
donc obtenir du président de la
République l’imprimatur pour
accélérer, dès septembre, le calendrier d’examen de la loi Pacte, décisif pour conclure le dernier acte de
cette odyssée de la finance française.
Après des mois de lutte avec les syndicats de la SNCF, inquiets d’une privatisation du groupe, rien n’est en
effet gagné. Car le schéma final du
dossier prévoit un arbitrage inédit :
la prise de contrôle de La Poste et de
ses 250.000 collaborateurs par la
Caisse des Dépôts, au détriment de
l’Etat. Le 31 juillet, le cabinet de
Bruno Le Maire arrête les détails
avec Eric Lombard, le patron de la
CDC. « A partir de là, tout s’est enclen-
ché », raconte un proche des discussions. Une fois emporté le feu vert de
l’Elysée, le ministre des Finances
demande à Philippe Wahl, le patron
de La Poste, d’organiser les rendezvous avec les syndicats d’ici à la fin
de l’été. Une première victoire pour
l’homme à la manœuvre depuis
1998, et qui en connaît tous les
méandres.
Directeur général de la Caisse
Nationale des Caisses d’Epargne
(CNCE devenue BPCE) en 1999, c’est
lui qui a négocié la première coentreprise entre sa maison et La
Poste, Sopassure, actionnaire de
CNP à 30,7 %. « Il ambitionnait déjà
de créer un véritable bancassureur en
intégrant CNP dans son giron », relatent des sources. Mais il n’est pas
seul à partager l’historique du
dossier. Martin Vial, l’actuel patron
de l’Agence des participations de
l’Etat (APE), qui porte les 74 %
actuels de l’Etat dans La Poste, est
déjà directeur général du groupe
postal quand s’ouvre le dossier, à la
fin des années 1990. Certains banquiers conseil de Lazard, qui épaulent aujourd’hui la Caisse des
Dépôts, viennent du Trésor. Ceux de
Depuis 1998, les luttes
pour s’arracher
les clefs de CNP
Assurances n’ont
jamais cessé entre
La Poste, Groupama
et la CDC.
Barclays, actifs aux côtés de Philippe Wahl quand il était aux Caisses
d’Epargne, l’aident aujourd’hui à La
Poste. De quoi brouiller les cartes.
Mais c’est François Pérol et Laurent
Mignon qui font sauter le premier
verrou. En 2013, ils dénoncent le
partenariat liant CNP et BPCE (issue
de la fusion entre les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires). « La
perspective de sortie de BPCE a ouvert
la voie à La Poste pour s’emparer de
CNP », dit un acteur. A partir de là,
l’institution postale va se battre sans
relâche auprès des pouvoirs publics
pour obtenir gain de cause. Mais la
Caisse des Dépôts freine des quatre
fers. Elle a de bonnes raisons : « Le
projet consiste à demander à la CDC
d’apporter ses parts dans CNP pour
permettre au groupe postal de monter à 49 % dans l’assureur et on aurait
laissé la Caisse en minoritaire illiquide ? C’était inacceptable ! » relate
un protagoniste.
Le deuxième verrou saute quelques mois après l’élection d’Emmanuel Macron. Le 8 décembre 2017,
Eric Lombard est officiellement
nommé directeur général de la
Caisse des Dépôts. Il a plusieurs
atouts. Il a écarté Frédéric Lavenir, le
patron de CNP, pour prendre la tête
de la CDC, et n’est pas énarque. C’est
un fin connaisseur de la bancassurance – il a dirigé BNP Paribas Cardif
puis Generali France. Surtout, le terrain d’entente avec Philippe Wahl,
ancien proche de Michel Rocard
comme lui, est immédiat. « Cendrillon », le nom de code du projet à
La Poste devient alors « Mandarine », en référence à la couleur
alliant le rouge de la Caisse des
Dépôts et le jaune de l’institution
postale.
Son approche est pragmatique.
« Le dossier ne trouvait pas d’issue
depuis des années. On s’est dit qu’il
fallait renverser la table », raconte un
proche de la CDC. La Caisse pose ses
conditions : soit elle vend toutes ses
parts dans CNP, « soit elle prend tout
ventes aux enchères publiques //
le monde au mot : elle apporte
l’ensemble et elle prend le contrôle de
La Poste ». « Clairement, c’était une
révolution copernicienne, pour l’APE
il était inimaginable de perdre le
contrôle », dit une source. « Jamais
aucun schéma n’avait été présenté
avec l’Etat en minoritaire, cela a été
l’intuition de Philippe Lombard »,
reconnaît une autre.
Frédéric Lavenir, qui craint que
CNP devienne une captive de La
Banque Postale, tente de torpiller le
projet avec l’aide de sa banque
d’affaires historique, Messier Maris.
En vain. Il démissionne en juillet.
L’Elysée et Matignon (Bercy) sont
convaincus : avec la création d’une
Banque des Territoires, c’est une
occasion de redonner un sens au
rôle de la CDC, dont l’histoire
s’essoufflait. Avec une garantie : la
nomination du patron de La Poste,
hautement politique, qui reste à la
main du chef de l’Etat.
Cette ultime tentative sera-t-elle
la bonne ? « C’est un pur arbitrage
politique et rien n’est joué ! Imaginez
si l’Etat doit débourser 6 milliards
pour une OPA sur CNP parce que
l’AMF n’accorde pas sa dispense ? »
clament déjà les détracteurs. n
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
LA SÉANCE DU 30 AOÛT 2018
Le peso argentin s’effondre
de près de 20 %
cilement les relever au risque
d’asphyxier son économie. Les
50 milliards de dollars d’aide du
FMI sur trois ans seront-ils suffisants pour sortir l’Argentine de
l’impasse ? Les marchés en doutent
de plus en plus.
La banque centrale a en outre des
ressources limitées pour intervenir
sur le marché des changes et soutenir le peso. Ses réserves de change
sont de l’ordre de 55 milliards de
dollars. Pour stopper le plongeon
de sa monnaie, le pays pourrait
mettre en œuvre un programme de
contrôle des capitaux, « si tant est
qu’il soit correctement mis en œuvre
et bénéficie du soutien du FMI »,
souligne le fonds GAM.
CHANGE
La devise argentine
a plongé à 41 pesos
par dollar.
Le relèvement des taux
d’intérêt de 45 à 60 %,
le plus élevé du
monde, et la demande
d’aide anticipée auprès
du FMI ont secoué
les marchés.
L’Argentine est aux abois et le peso
en a subi les conséquences. Le relèvement surprise et massif des taux
d’intérêt par la banque centrale, de
45 à 60 %, jeudi, a eu l’effet inverse
de celui escompté par les autorités,
qui ont pris cette décision à l’unanimité. L’Argentine a désormais le
taux directeur le plus élevé du
monde. La banque centrale s’est
aussi engagée à ne pas abaisser les
loyers de l’argent, au moins jusqu’au
mois de décembre.
La devise a très mal réagi à ce
nouveau violent tour de vis monétaire et a connu un véritable krach :
le peso a plongé de près de 20 %, à
41 pesos par dollar. Cette chute a
accentué le repli des autres monnaies émergentes déjà en difficulté,
la livre turque (–4,7 %) et le rand
sud-africain (–2,3 %). La contagion
au reste du continent latino-américain restait contenue en fin de
séance européenne. Les devises du
Chili, de la Colombie et du Brésil
perdaient entre 1 % et 1,5 %.
La journée avait mal débuté. En
annonçant que son pays avait un
besoin urgent d’argent de la part du
Fonds monétaire international
(FMI), le président argentin, Mauricio Macri, avait inquiété les marchés. Il a demandé au FMI qu’il
Le CAC 40
recule lors
d’une séance
peu animée
Bourse de Paris a connu
•uneLaséance
de légère baisse
jeudi. L’indice CAC 40 a cédé
0,42 %, à 5.478,06 points, dans
un volume d’échanges faible
de 2,9 milliards d’euros.
Bouygues a signé la
meilleure performance du
CAC 40 en gagnant 4,39 %. Le
conglomérat a publié un chiffre
d’affaires et un bénéfice en
hausse, soutenus par sa branche télécoms. La bonne performance de Bouygues Telecom a
pesé sur les autres acteurs du
secteur. Iliad a cédé 7,07 %,
Altice 5,16 % et Orange 1,54 %.
Le secteur bancaire a continué
« Touristes
du carry trade »
accélère le versement de son aide,
ce que celui-ci a accepté. Christine
Lagarde, la directrice de l’institution, a déclaré avoir « donné
instruction au personnel du FMI de
travailler de concert avec les autorités argentines pour renforcer le plan
soutenu par le Fonds et de réexaminer le calendrier du programme
financier ».
Signe de désespoir
La devise argentine avait plongé
de 7,3 % à l’ouverture des marchés, après l’intervention télévisée du président Macri. « Le marché a vu dans cette intervention un
signe de désespoir de la part du
gouvernement et un manque de
volonté d’adopter des mesures de
rigueur budgétaire rapidement »,
a commenté le hedge fund GAM.
Or l’aide du FMI est conditionnée
à un plan de rigueur drastique.
Alors que le peso regagnait un
peu de terrain, la banque centrale,
qui tenait une réunion d’urgence, a
décidé de relever les taux d’intérêt,
pour la quatrième fois cette année.
Son dernier resserrement remontait au 13 août. Elle avait alors fait
passer son taux directeur de 40 à
45 %. Le pays a les taux d’intérêt à
court terme les plus élevés de la planète, mais cela ne rassure guère les
marchés car il pourra encore diffi-
Les spéculateurs, qui avaient
emprunté dans des monnaies à faible intérêt (yen) pour investir sur le
peso argentin et profiter des taux
d’intérêt élevés (carry trade), ont
débouclé leurs opérations, compte
tenu du plongeon du peso. Sur
Twitter, Will Slaughter, de la société
de gestion Northwest Passage
Capital, raille ces « touristes du
carry trade », les spéculateurs amateurs qui ont investi sur le peso sans
conscience des risques. Il estime à
400 millions de dollars ces flux,
hors fonds spécialisés sur la dette
émergente.
Les spéculateurs vont avoir des
difficultés à vendre dans de bonnes
conditions, compte tenu de la faible
liquidité du peso. En 2016, la Banque des règlements internationaux
estimait à 1 milliard de dollars par
jour les volumes quotidiens traités
sur la monnaie argentine. Cette
année, l’activité journalière a
évolué entre 200 et 600 millions de
dollars.
— N. A.-K.
de pâtir de son exposition à la
Turquie dans un contexte de
chute de la livre turque.
Société Générale a perdu
1,1 %, BNP Paribas 1,35 %, AXA
0,77 % et Crédit Agricole SA
0,73 %. Unibail-Rodamco a
réalisé la pire performance du
CAC 40 en perdant 4,36 %. Le
groupe immobilier a publié ses
premiers résultats depuis le
rachat de Westfield. Mais il n’a
pas relevé ses prévisions, décevant ainsi les analystes.
Pe r n o d R i c a r d a cédé
2,06 %. Son PDG, Alexandre
Ricard, a admis que le groupe
de spiritueux pourrait répercuter des hausses de droits de
douane sur ses prix.
Le secteur automobile a
réalisé des performances en
demi-teinte. Michelin a gagné
0,63 % et R en ault 0,08 %.
Peugeot a cédé 0,66 % et Valeo
0,28 %.
AVIS FINANCIERS
PARWORLD
SICAV de droit luxembourgeois – OPCVM
Siège social : 10, rue Edward Steichen
L-2540 Luxembourg
Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n° B 77.384
AVIS AUX ACTIONNAIRES
Luxembourg, le 31 août 2018
Chers Actionnaires,
Nous vous adressons la présente afin de vous informer des changements suivants qui sont reflétés dans la version
du Prospectus datée d’octobre 2018 et qui seront effectifs à compter du 1er octobre 2018 (Date de transaction).
MODIFICATIONS APPLICABLES A LA SICAV (LIVRE I)
1. « Annexe 2 »
• Mise à jour de la section 3 « TRS »
• Mise à jour du tableau de la section 3 « TRS », puisque le compartiment suivant n’utilisera pas le TRS
dans le cadre de sa politique d’investissement :
- « Absolute Return Equity Neutral »
• Suppression de toutes les références au prêt de titres, puisque celui-ci n’est pas utilisé.
Le fonds souverain libyen écartelé
entre les factions rivales
FONDS
Les deux factions
rivales du pays, à
Tripoli et à Tobrouk,
veulent mettre la main
sur le fonds souverain
libyen pour asseoir
leur légitimité
et financer le conflit.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
Dans un pays livré au chaos, le
fonds souverain libyen (Libyan
Investment Authority, ou LIA)
tente de survivre. Privé de ses
actifs, gelés depuis 2011, il cherche
à récupérer le peu d’argent qui est
encore à sa portée. Et chaque dollar compte dans un pays rendu
exsangue par une longue guerre
civile. La LIA vient de demander à
un tribunal de commerce anglais
de lever le séquestre des fonds qui
avaient été bloqués en 2015 pour
l’« aider » dans ses poursuites
contre des banques (Goldman
Sachs, Société Générale…).
A cette époque, une grande
confusion existait sur le gouvernement légitime en Libye et sur son
fonds souverain, avec deux présidents autoproclamés, soutenus
par les deux principales factions
qui se disputaient le contrôle du
pays, l’une basée à Tripoli et l’autre
à Tobrouk. Elles avaient mis de
côté leurs rivalités et uni leurs
efforts pour récupérer des dommages et intérêts auprès des banques. Le cabinet BDO UK avait été
chargé de gérer l’argent et les liqui-
• Suppression de toutes les références au prêt de titres, puisque celui-ci n’est pas utilisé.
MODIFICATIONS APPLICABLES A PLUSIEURS COMPARTIMENTS (LIVRE II)
3. TRS
• Conformément à la section 1 ci-dessus, le compartiment suivant n’utilise plus de TRS ni de TRS non
financés. Par conséquent, l’utilisation de cet instrument financier a été supprimée de sa politique
d’investissement :
- « Absolute Return Equity Neutral »
• Puisque les compartiments suivants utilisent le TRS, une note de bas de page spécifique détaillant la
stratégie sous-jacente et la composition de l’indice décrite dans le Livre II a été ajoutée :
- « Multi Factor Investing »
- « Quant Equity Europe Guru »
- « Quant Equity World Guru »
dités du fonds dans l’attente de la
résolution du conflit entre ses prétendants. Cet argent servait à payer
les avocats et frais de justice.
Aujourd’hui, la LIA, soutenue
par le gouvernement d’union
nationale formé en 2016, s’estime la
seule et unique propriétaire légitime de tous les actifs et dénonce
« les coûts continus et inutiles » de
ces séquestres. Alors qu’elle bénéficie de la reconnaissance de l’Organisation des Nations unies, elle
veut donc récupérer les sommes
gérées par le cabinet BDO UK, dont
le montant n’est pas rendu public.
• Conformément à la section 1 ci-dessus, les compartiments suivants n’utilisent pas de prêt de titres. Par
conséquent, l’utilisation de cet instrument financier a été supprimée de leur politique d’investissement :
- « Quant Equity Europe Guru »
- « Quant Equity World Guru »
MODIFICATIONS APPLICABLES A DES COMPARTIMENTS SPÉCIFIQUES (LIVRE II)
4. « Lyra »
• Les frais de gestion (max.) de la catégorie d’actions Classic ont diminué de 1,20 % à 1,15 % puisque
cette diminution est plus conforme à notre pratique actuelle applicable à cette catégorie d’actions.
• Détails sur la méthode de calcul de la commission de performance applicable à ce compartiment :
Des participations
dans 550 sociétés
A son apogée, le fonds souverain,
lancé en 2006, disposait au total
de 67 milliards de dollars d’actifs
quand ils furent gelés par une
résolution des Nations unies de
2011 dans le cadre des sanctions
contre la Libye et son dirigeant
Mouammar Kadhafi. Le gel de
ces actifs ne permet pas au fonds
d’avoir accès à ses portefeuilles et
de les gérer. Ce qui lui cause des
pertes, notamment sur les obligations et liquidités, qui pèsent
pour le quart de ses actifs totaux,
selon Reuters. Il détient encore
des participations dans près de
550 sociétés comme Siemens,
UniCredit, Royal Dutch Shell,
ENI, Finmeccanica, Vodafone et
Pearson. 23,8 milliards d’actifs du
fonds ont été gelés aux EtatsUnis, 13,6 au Royaume-Uni, 7,7 en
France et 7 en Allemagne.
Si ses actifs sont gelés, le fonds
continue à percevoir les intérêts et
dividendes de ses placements obligataires et boursiers, comme les
• Mise à jour du tableau de la section 4 « SFT »
2. « Annexe 3 »
-
la définition de la « commission de performance » du Livre I a été modifiée pour indiquer que
« La révision annuelle du hurdle rate est effectuée au début de chaque exercice financier
-
Cela signifie que, contrairement à la situation précédente, en vertu de laquelle le hurdle rate était
révisé après tout paiement de commission de performance, le hurdle rate utilisé pour calculer la
commission de performance due est maintenant révisé au début de chaque exercice financier.
-
Le motif de ce changement est de mettre en œuvre une revalorisation annuelle de la commission de
performance. La révision annuelle pour le calcul de la commission de performance mise en œuvre ici
diffère de la configuration habituelle de la commission de performance, puisqu’elle implique que la
performance annuelle du compartiment sera comparée à la performance annuelle du hurdle rate pour
chaque année séparément. Les performances des années précédentes n’auront pas d’impact sur les
calculs de l’exercice en cours. De plus, le high watermark n’est pas affecté par la révision annuelle :
o Sans révision annuelle, nous évaluons la performance après la mise en œuvre du high water
mark et du hurdle sans tenir compte d’une période de temps spécifique.
o Avec la révision annuelle, nous évaluons la performance après la mise en place du high water
mark et du hurdle, ce dernier étant désormais révisé annuellement (au début de chaque
exercice). Le mécanisme du high water mark garantira qu’une commission de performance ne
sera payée que dans les cas où la valeur nette d’inventaire est supérieure à son premier prix de
lancement et/ou supérieure à la valeur obtenue à la dernière date de paiement de la commission
de performance.
Menacés par la milice censée assurer leur sécurité, les collaborateurs du fonds souverain libyen ont dû quitter la Tripoli Tower
pour un autre siège dont la localisation demeure secrète.
Photo Shutterstock
La différence entre ces deux mécanismes peut résulter en une différence dans le résultat de la
commission de performance à payer. En raison de la nouvelle méthode de commission de
performance avec révision annuelle du hurdle, le compartiment peut dans certains cas générer une
commission de performance (ce mécanisme ne prenant pas en compte la performance des années
précédentes), alors que celle-ci peut ne pas avoir été générée avec la méthode précédente sans
révision annuelle.
INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES
pays européens l’avaient décidé fin
2011. Une enquête du journal « Politico » a montré que des centaines de
millions de dollars ont continué
d’affluer dans les coffres de la LIA.
Seules les deux factions rivales ont
pu avoir accès aux quatre comptes
bancaires où ces capitaux ont
atterri. Une partie de cet argent a
peut-être été aussi détournée par
certains à des fins d’enrichissement
personnel.
Au début du mois d’août, le
fonds libyen a décidé de déména-
ger ses bureaux basés à Tripoli,
estimant que la sécurité de ses
130 collaborateurs n’était plus
assurée. Les milices chargées de
la sécurité du bâtiment de la Tripoli Tower, où la LIA était logée
au 22e étage, avaient menacé et
commencé à rançonner certains
employés du fonds pour leur soutirer de l’argent. Ils avaient même
enlevé un de ses collaborateurs.
La LIA a trouvé un nouveau siège,
mais veut rester discrète sur sa
nouvelle localisation. n
D’autres modifications d’ordre rédactionnel ont été apportées afin d’actualiser et d’améliorer la formulation
générale du Prospectus ou pour être conformes aux nouvelles lois et réglementations.
Les termes et expressions non définis dans le présent avis ont la même signification que dans le Prospectus de
la Société.
Il est recommandé aux actionnaires qui détiennent leurs actions par le biais d’une chambre de compensation
de se renseigner sur les dispositions spécifiques s’appliquant aux souscriptions, rachats et conversions
effectués via ce type d’intermédiaire.
Si, en tant que détenteur des actions concernées, vous n’approuvez pas ces modifications, vous pouvez
demander le rachat sans frais de vos actions jusqu’au 1er octobre 2018.
Veuillez noter qu’à l’avenir, à l’exception des publications dans les journaux imposées par la Loi,
le média officiel permettant d’obtenir tout avis adressé aux actionnaires sera notre site Internet
www.bnpparibas-am.com.
En cas de question, veuillez contacter notre Service Clientèle (+ 352 26 46 31 21 / AMLU.ClientService@bnpparibas.com).
Bien à vous,
Le Conseil d’administration
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 27
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
séAncE du 30 - 08 - 2018
CaC 40 : 5478,06 (-0,42 %) neXt 20 : 12428,04 (-0,12 %)
CaC larGe 60 : 6096,2 (-0,39 %)
CaC all-tradaBle : 4318,17 (-0,40 %)
Date De ProroGation : 25 sePtemBre
euronext
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
17/05/18 0,09
a
31/05/18 1,7
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/18 3,02
a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
02/05/18 1,7
a
fr0000125338
carreFour (ca) R
04/06/18 1,7
a
fr0000120172
21/06/18 0,46
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
22/05/18 0,63
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
04/05/18 1,9
a
fr0010208488
11/10/17 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
26/04/18 1,53
Hermes intl (rms) R
a
fr0000052292
KerinG (Ker) R
07/06/18 7,6
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
14/05/18 4
a
fr0000121014
leGranD (lr) R
17/04/18 3,4
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
01/06/18 1,26
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
22/05/18 3,55
ouv
vol.
nb titres
43,65
457585
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103,3
305071
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22,025
6011001
2.423.351.757
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65
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569005
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103,25
921332
178.978.841
clot
+ haut
+ bas
43,6
43,72
43,39
110
110,35
109
108,98
110,44
108,52
26,205
26,625
26,095
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103,8
102,35
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22,085
21,825
51,3
52,02
51,3
39
39,33
38,3
111,95
112,75
111,2
15,615
15,62
15,34
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11,98
11,852
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69,14
68,36
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13,05
12,92
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125,55
124,45
571,4
572,8
567,6
482,4
487,4
480
310,1
312,6
308,7
65,08
65,3
64,7
210
210,6
208,2
104,25
104,6
102,55
% Veil
% mois
% 52 s.
- 0,16
+ 0,07
+ 12,72
+ 0,23
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- 18,78
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+ 4,85
- 0,62
+ 1,31
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+ 0,06
+ 2,06
- 19,92
- 0,74
- 0,07
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+ 0,43
+ 1,35
+ 19,15
+ 0,63
- 6,08
- 9,03
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 1,4
48,95
41,3
2,41
+ 4,71
113,3
97,12
2,41
+ 31,3
3,4
111,16
32,10
81,33
1,38
- 3,36
30,765
24,05
- 14,46
130,55
96,7
1,64
- 11,34
27,69
20,495 5,75
- 17,59
68,66
50,39
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- 9,95
45,98
36,08
4,36
+ 13,21
119,8
97,38
1,52
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19,73
12,955 2,95
- 13,83
15,54
11,105
5,3
- 2,07
71,78
62,24
2,77
- 9,42
1,21
14,815 10,77
12,165
2,7
+ 8,96
127,6
105,35
1,22
+ 28,04
614,6
417,9
1,33
+ 32,05
522,4
338,263 0,83
+ 26,37
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+ 1,39
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+ 13,54
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170,3
1,69
- 12,8
130,85
100,25
3,41
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
oranGe (ora) R
a
fr0000133308
05/06/18 0,4
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a
fr0000120693
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04/07/18 1,01
a
fr0000121501
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a
fr0000130577
renault (rno) R
fr0000131906
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06/06/18 2
a
21/06/18 3,55
a
fr0000073272
29/05/18 1,6
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a
fr0000125007
sanoFi (san) R
11/06/18 1,3
a
fr0000120578
11/05/18 3,03
scHneiDer electric (su) R a
fr0000121972
02/05/18 2,2
société Générale (Gle) R a
fr0000130809
soDeXo (sW) R
30/05/18 2,2
a
fr0000121220
solVaY (solb)
01/02/18 2,75
a
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16/01/18 1,55
stmicroeletronics (stm) R a
nl0000226223
18/06/18 0,05
tecHniPFmc (fti) R
a
Gb00bDsfG982
total (fp) R
20/08/18 0,13
a
fr0000120271
11/06/18 0,62
uniBail-r/WFD (urW)
a
fr0013326246
Valeo (fr)
a
DiV 3 06/06/16
fr0013176526
04/06/18 1,25
Veolia enV. (vie) R
a
fr0000124141
Vinci (DG) R
14/05/18 0,84
a
fr0000125486
ViVenDi (viv) R
24/04/18 1,76
a
fr0000127771
20/04/18 0,45
ouv
vol.
nb titres
14,28
7044774
2.660.056.599
138,15
520351
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2333294
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399342
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74,22
954563
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499105
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70,82
838356
578.956.262
35,84
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807.917.739
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255982
150.830.449
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1027399
596.831.558
22,5
2538903
1.305.230.587
srD
clot
+ haut
+ bas
14,06
14,3
14,015
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134,75
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113,55
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36,5
35,965
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70,7
71,04
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35,44
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92,86
91,18
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117,05
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17,87
17,51
26,37
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26,06
54,65
54,92
54,37
182,15
187,25
178,25
39,5
39,92
39
18,27
18,415
18,23
83,66
85,38
83,56
22,45
22,56
22,29
% Veil
% mois
% 52 s.
- 1,54
- 3,7
- 1,06
- 2,06
- 1,02
+ 15,85
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- 4,85
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+ 0,07
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+ 9,62
- 0,22
+ 4,91
+ 15,9
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 2,87
15,235
13,315
2,13
+ 2,77
147,75
120,05
0,75
+ 42,02
25,29
16,455
2,2
- 2,38
63,18
51,78
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- 10,98
100,8
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+ 31,42
113,65
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- 20,94
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+ 3,8
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4,06
- 0,23
78,56
66,54
3,11
- 17,29
47,505
34,815
6,18
- 18,34
113,05
76
3,01
+ 0,17
7,98
120,65 14,55
105,15
- 2,94
0,23
22,97
77,75
16,57
0,29
+ 2,01
29,17
22,9
+ 18,69
56,27
43,09
1,13
- 5,35
195,5
178,25
- 36,57
66,48
36,54
3,17
- 14,12
22,29
17,895
4,6
- 1,75
88,8
77,56
2,1
+ 0,13
24,87
20,26
2
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
B 4,494
4,43
40580
4,494
40.789.901
4,382
B 7,1
7,16
13916
7,16
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
7,1
aBiVaX (abvX) g
B 6,81
6,83
5189
6,83
fr0012333284
9.904.229
6,73
acantHe DeV. (acan) g
c 0,614
0,614
10014
0,614
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,614
actia GrouP (ati) g
c 8,58
8,57
8907
8,59
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
8,5
aDocia (aDoc) g
B 17,22
16,8
13742
17,22
fr0011184241
6.916.753
16,54
aéroPorts De Paris (aDp) !
a 192,5
190,1
49754
192,5
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
189,2
air France-Klm (af) !
a 9,22
8,568
9231264
9,234
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,434
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 66
65,7
18205
66
fr0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
65,4
aKWel (aKW) g
B 21,5
21,45
3543
21,55
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
21,3
alD (alD)
a 16,15
16,02
70903
16,18
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
15,95
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 28,95
28,85
2099
29,15
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
28,8
alstom (alo) LR
a 38,08
38,2
260710
38,25
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
37,99
altarea (alta) g
a 202,5
199,2
5796
202,5
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
198
alten (ate) !
a 90
89,95
25075
90,05
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
89
altran tecHnoloGies (alt) ! a 9,44
9,455
587435
9,51
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
9,385
amPlituDe surG. (ampli) g
3,22
3,2
1601
3,24
fr0012789667
46.929.852
3,2
amunDi (amun) !
a 62,5
62,2
eX-Ds 15/03/17
70514
62,94
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
62,06
aPril GrouP (apr)
B 12,5
12,35
1827
12,5
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
12,3
arcHos (JXr) g
c 0,731
0,736
184770
0,742
fr0000182479
42.561.334
0,731
arKema (aKe) L
a 107,9
108,25
118699
108,5
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
107,2
artPrice.com (prc) g
c 14,3
14,12
23081
14,3
fr0000074783
6.651.515
13,98
assYstem (asY) g
B 28,45
28,1
oPa 24/11/17
1913
28,7
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
28,1
atari (ata)
c 0,452
0,444
2844226
0,455
fr0010478248
255.105.360
0,436
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c 41,1
40,9
5157
41,1
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21/05/18 0,24 13.136.796
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c 7,3
7,3
655
7,3
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27/06/18 0,15 12.017.008
7,18
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c 0,224
0,222
12440
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B 18,58
18,1
1961
18,58
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
18,1
Bénéteau (ben)
a 14,3
13,98
116228
14,3
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
13,86
Bic (bb) !
a 78,05
78,6
89303
78,9
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
77,95
BiGBen int. (biG) g
c 10,8
10,72
24097
10,98
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.060.784
10,54
BiomérieuX (bim)
a 76,7
75,5
101896
77
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
75,3
Boiron (boi) g
a 68
67,2
3753
68
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
67,1
Bolloré (bol) !
a 4,15
4,19
1366041
4,192
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
4,138
BonDuelle (bon) g
B 29,1
28,4
6593
29,1
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
28,4
Bureau Veritas (bvi) L
a 22,25
22,3
432755
22,31
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
22,19
Burelle sa (bur)
a 1320
1330
192
1345
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1315
carmila (carm)
c 23,15
23
17041
23,2
fr0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
22,95
casino (co) LR
a 31,2
30,42
990420
31,38
fr0000125585
18/05/18 1,56 109.729.416
30,42
catana GrouP (catG) g
c 3,23
3,28
259645
3,35
fr0010193052
30.514.178
3,21
cGG (cGG) !
c 2,368
2,44
5072951
2,468
fr0013181864
699.326.544
2,346
cHarGeurs (cri) g
c 25,04
25,04
10156
25,12
fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
24,88
cHristian Dior (cDi)
a 376,7
381,1
eX D oP 08/06/17
15208
382,7
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
376,7
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/240818
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 0,68 - 46,88
- 1,86 11,15
- 56,4
4,05
+ 0,42 + 14,01
- 0,56
7,48
+ 18,35
6,27
+ 1,19 - 20,86
+ 1,49
9,87
- 37,68
6,48
+ 0,66 - 28,6
- 5,25
0,87
- 19,21
0,562
- 0,12 + 22,78
+10,15
9,08
+ 11,44
6,83
- 1,75 + 17,07
-8
21,3
+ 6,06 13,28
- 1,25 + 19,94
- 2,21 202,6
+ 31,6 156
- 7,07 - 36,91
+12,94 14,51
- 31,54
6,646
- 0,15 + 41,9
+ 2,66 68,8
+ 55,83 46,2
- 0,23 - 36,37
- 2,72 36,8
- 33,71
21,1
- 0,5 + 24,04
+ 3,89 16,64
+ 23,8
12,54
- 0,17 - 11,72
- 2,86 36,1
+ 19,96 27,3
+ 0,32 + 10,39
- 0,13
41,52
+ 28,9
32,79
- 2,35 - 4,28
+ 4,84 218,5
+ 3,78 178,2
+ 0,17 + 29,22
+ 5,2
92,8
+ 25,56 69,5
+ 0,53 - 24,37
+14,47 13,681
- 26,67
8,13
- 0,31 - 9,6
- 6,71
4,4
- 34,16
2,9
- 0,48 - 11,96
+ 4,4
77,66
- 3,4
57,74
- 1,2 - 15,99
- 9,19
16,4
- 7,21
12,3
- 0,14 + 13,23
-10,24
1,576
- 9,14
0,65
+ 0,09 + 6,6
+ 1,45 112,9
+ 16,29 94,82
- 0,98 - 16,2
- 0,28 17,88
- 17,86 13,16
- 1,06 - 6,08
+ 0,54 33,05
- 9,68 25,1
- 1,99 + 23,33
- 3,9
0,948
+ 26,86
0,367
- 0,49 + 18,21
+ 7,49 43,3
+ 38,64 33,55
- 0,27 - 15,21
- 6,41
9,3
- 2,41
6,94
- 0,89 + 5,71
- 6,72
0,477
+ 30,59
0,21
- 2,58 - 20,61
- 6,8
23,1
- 22,32 17,82
- 1,55 - 29,91
+ 0,87 23,2
+ 4,72 12,38
+ 0,19 - 14,25
- 4,5
99,05
- 21,52 73,05
- 0,74 - 22,26
- 3,6
16,2
+ 10,4
10,3
- 1,57 + 1,08
+ 5,59 82,2
+ 12,42 59
- 0,89 - 10,22
- 2,33 78,5
- 14,67 66,1
+ 0,92 - 7,46
+ 6,56
4,798
+ 9,66
3,8
- 2,07 - 35,56
-11,53 47,8
- 16,13 28,05
+ 0,23 - 2,15
+ 0,31 24,28
+ 13,37 20,39
+ 1,14 + 4,72
+ 0,76 1420
+ 12,9 1255
- 1,08 - 0,93
- 1,29 25,35
- 2,04 22,4
- 1,97 - 39,83
-10,77 53,48
- 38,12 30,37
+ 1,55 + 8,25
+13,89
3,611
+240,83
2,697
+ 4,36 + 59,7
+ 1,58
4,1
+ 19
1,295
- 0,16 - 1,07
+ 0,89 28,64
+ 9,58 22,1
+ 0,74 + 25,14
+ 4,41 383,8
+ 47,43 291,6
- 8,96
- 1,52 7550
- 5,3 6450
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
claranoVa (cla) g
c 0,839
0,843
394158
0,847
393.613.788
0,831
a 20,2
20
458976
20,2
fr0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
19,97
coFace (cofa) g
a 8,16
8,13
122944
8,2
fr0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
8,1
colas (re)
a 169
170,4
2220
171,6
fr0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
169
Dassault aV. (am) !
a 1639
1614
6663
1640
fr0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
1612
Dassault sYstèmes (DsY) LR a 138,3
139,55
174493
139,75
fr0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
137,65
DBV tecHnoloGies (Dbv) !
B 37,9
37,86
64193
38,42
fr0010417345
30.006.352
37,52
DericHeBourG (DbG) g
B 4,9
4,836
256808
4,924
fr0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
4,784
DeVoteam (Dvt) g
c 105,8
105,6
2207
107,2
fr0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
104,4
Dir. enerGie (Dir)
42,04
42,18
10432
42,18
fr0004191674
01/06/18 0,35 44.832.479
42,04
DnXcorP (DnX) g
c 6,48
6,5
1960
6,5
fr0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
6,4
eDenreD (eDen) !
a 34,47
34,57
531515
34,76
fr0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
34,27
eDF (eDf) LR
a 14,25
14,135
eX-Ds 7/03/17
1985420
14,32
fr0010242511
25/05/18 0,31 3.010.267.676
14,05
eiFFaGe (fGr) LR
a 97,6
98,58
495817
99,9
fr0000130452
22/05/18 2 98.000.000
97,4
eKinoPs (eKi) g
3,22
3,205
18043
3,235
fr0011466069
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3,185
elior (elior) !
a 14
13,64
234305
14
fr0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
13,64
elis (elis) !
a 19,8
19,88
217354
19,9
fr0012435121
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eos imaGinG (eosi)
c 4,2
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fr0011191766
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eramet (era) !g
a 80,6
77,4
128952
80,8
fr0000131757
29/05/18 2,3 26.633.660
76,15
erYtecH PHarma (erYp) g
B 9,2
9,185
18617
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fr0011471135
17.940.035
9,14
esi GrouP (esi) g
c 43,7
43,55
894
43,7
fr0004110310
5.955.072
42,9
eurazeo (rf) !
a 66,05
65,8
77253
66,1
fr0000121121
30/04/18 1,25 78.030.886
65,4
euro ressources (eur)
c
+ 0,6 + 72,04
- 0,24
1,223
+ 86,92
0,491
- 0,79 + 3,87
+ 0,1
21,62
+ 2,85 18,41
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+ 5,31 10,76
+ 3,57
7,5
+ 0,95 - 6,12
- 1,5 192
+ 0,29 167,4
- 0,68 + 24,35
+ 0,5 1729
+ 27,17 1267
+ 0,9 + 57,52
+ 9,32 140,2
+ 70,7
87,52
+ 0,75 - 9,63
+25,61 47,38
- 48,69 28,54
- 0,08 - 46,93
- 6,64
9,18
- 38,78
4,57
- 0,94 + 41,08
+ 0,57 110
+ 43,26 72,5
+ 0,05 + 6,81
+ 0,29 42,8
- 14,79 28,3
+ 0,31 + 4
- 6,88 10
+ 22,64
5,8
- 0,03 + 42,97
+ 2,31 35,95
+ 57,14 23,74
- 0,46 + 35,65
+13,85 14,495
+ 58,89
9,832
+ 2,07 + 7,93
+ 2,86 101,7
+ 17,08 87
- 0,47 - 31,52
- 5,87
5,49
- 38,37
3,1
- 2,71 - 20,81
- 3,74 19,71
- 38,56 11,59
+ 0,1 - 13,62
- 0,3
23,94
+ 0,3
17,94
- 12,13
- 4,55
5,92
- 10,45
3,49
- 5,15 - 21,84
- 4,86 167,2
+ 42,28 70,25
- 0,16 - 50,35
- 1,76 19,57
- 62
8,61
- 0,34 - 6,34
+ 3,81 48
- 3,86 34,8
- 10,27
- 1,57 82,286
+ 0,7
63,5
- 8,29
- 1,23
3,61
fr0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
- 11,81
3,12
euroFins scientiFic (erf) !
a 490,6
484,4
- 1,3 - 4,57
32628
491,4
+ 3,06 545,5
fr0000038259
28/06/18 2,04 17.643.914
481,4
+ 2,2 382,2
euroPcar GrouPe (eucar) !
a 8,455
8,34
- 1,48 - 18,63
186854
8,455
- 3,19
11,78
fr0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
8,26
- 30,12
8,095
eurotunnel (GrouPe) (Get) LR a 10,825
10,855 + 0,14 + 1,26
855960
10,875
- 3,94 12,49
fr0010533075
22/05/18 0,3 550.000.000
10,81
+ 10,65 10,11
eutelsat com. (etl) L!
a 20,88
20,59
- 1,62 + 6,71
571944
20,88
+11,96 21,23
fr0010221234
21/11/17 1,21 232.774.635
20,44
- 14,07 15,275
eXel inDustries (eXe) g
B 107
106
- 0,94 - 8,62
120
107
+ 0,95 125,5
fr0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
106
+ 3,91 87,8
Faurecia (eo) !
a 53
53,14
+ 0,19 - 18,41
456283
53,56
- 9,1
76,98
fr0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
51,98
+ 9,02 50,34
FFP (ffp) g
a 113,8
113,8
- 0,18 + 13,46
2190
114
- 3,07 117,6
fr0000064784
22/05/18 2 25.072.589
113,2
+ 30,46 94,5
FiGeac aero (fGa) g
B 14,66
14,58
- 0,41 - 22,82
5457
14,66
+ 3,99 19,5
fr0011665280
31.839.473
14,36
- 15,63 13,14
Fin. oDet (oDet)
a 876
884
+ 0,46 - 10,34
54
884
+ 6,25 1090
fr0000062234
07/06/18 1 6.585.990
876
+ 2,74 786
Fnac DartY (fnac)
a 73,85
73
- 1,08 - 27,51
21996
74
- 5,56 106,6
fr0011476928
26.792.938
72,7
- 4,4
72,7
Foncière Des murs (fmu)
a 26,6
26,6
- 7,06
1073
26,7
+ 0,76 29,9
fr0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
26,5
- 1,04 25,3
Foncière Des réGions (fDr) ! a 90,95
90,2
- 0,55 - 4,53
70851
90,95
+ 1,63 97,3
fr0000064578
15/05/18 4,5 75.278.579
90
+ 8,82 84,6
Foncière lYonnaise (flY)
a 60,2
60
+ 9,87
1285
60,4
+ 2,39 63,4
fr0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
60
+ 7,6
54,4
FromaGeries Bel (fbel)
a 436
436
- 0,46 - 11,02
24
436
- 0,91 565
fr0000121857
18/05/18 7 6.872.335
436
- 20
436
Futuren (ftrn) g
c 1,135
1,13
n/P reGr.
7200
1,135
1,14
fr0011284991
277.776.587
1,13
1,125
Geci international (Gecp) g
c 0,173
0,17
+ 88,89
601417
0,173
- 1,73
0,32
fr0000079634
01/10/01 0,1 149.898.521
0,168
- 5,56
0,09
Gecina (Gfc) !
a 149,3
148
- 0,94 - 3,83
69983
149,3
+ 1,3
161,9
fr0010040865
12/06/18 2,65 76.162.901
146,7
+ 14,33 137,3
Gemalto (Gto) L
a 49,54
49,52
- 0,12 + 0,04
109364
49,63
- 0,66 50,38
nl0000400653
22/05/17 0,43 90.785.956
49,52
+ 10,52 49,1
GenFit (Gnft) !
B 23,26
23,36 + 0,43 - 2,34
83166
23,46
- 3,39 28,28
fr0004163111
31.166.437
23,2
- 1,97 22
GensiGHt (siGht)
c 2,21
2,24
+ 1,36 - 63,75
3894
2,25
+ 5,16
7,68
fr0013183985
24.766.723
2,21
- 55,02
2,09
Genticel (Gtcl) g
1,66
1,64
- 1,21 - 1,2
22286
1,678
- 2,5
2,08
fr0011790542
77.850.006
1,638 - 8,89
1,42
fr0004026714
cnP assurances (cnp) !R
2,79
1,4
1,02
1,07
1,4
3,43
1,73
0,92
1,11
2,54
4,02
2,19
2,13
3,56
0,59
2,06
1,11
1,79
4,39
0,93
0,45
2,38
0,48
1,59
2,51
1,2
5,13
1
0,89
2,77
4,2
4,18
4,81
0,95
0,42
2,9
0,85
0,83
21,54
1,79
1,06
2,03
3,08
1,86
2,97
1,9
15
0,5
1,82
2,76
5,88
1,49
2,07
1,76
0,11
1,61
4,21
11,75
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
Gl eVents (Glo) g
B 23,5
24
3501
24
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
23,35
GrouPe crit (cen) g
B 72
73,1
759
73,1
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
71,9
GrouPe Flo (flo) g
c 0,257
0,26
eX D s 13/06/17
43083
0,26
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,257
GrouPe GorGé (Goe) g
B 14,58
14,2
8000
14,6
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
13,8
GrouPe lDlc (lDl) g
c 17,64
17,18
nom.
6253
17,64
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
17,04
GrouPe PartoucHe (parp)
25,4
25,2
reGr.
1722
25,6
11/09/17 0,31 9.627.034
24,9
fr0012612646
Gtt (Gtt) !g
a 58,35
58,4
45733
58,5
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
56,3
Haulotte GrouP (piG)
B 11,9
11,6
13846
12,06
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
11,58
HiGH co (hco) g
c 5,71
5,75
25625
5,75
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,55
HuBWoo (hbW) g
c 0,165
0,165
1650
0,165
fr0004052561
136.345.527
0,165
icaDe (icaD) !
a 85,3
84,2
54264
85,3
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.531.428
84
iD loGistic (iDl) g
B 152,8
154,6
3824
156,6
fr0010929125
5.628.475
152,8
iliaD (ilD) !
a 119
112,35
491655
120,05
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
111
imerYs (nK) !
a 63,05
62,7
83780
63,2
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
62,5
inGenico GrouP (inG) LR
a 61,22
60,94
645557
61,78
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
59,6
innate PHarma (iph) g
B 4,716
4,728
53836
4,75
fr0010331421
57.600.100
4,68
insiDe secure (insD)
c 2,605
2,67
76563
2,695
fr0010291245
44.119.162
2,595
inter ParFums (itp) g
B 39,9
39,65
9374
40,05
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
39,55
iPsen (ipn) !
a 149,85
153
87157
153,15
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
149,45
iPsos (ips) !
a 29,12
29,16
34668
29,38
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
28,9
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 25
24,5
15083
25,05
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,5
JcDecauX (Dec) !
a 28,84
28,66
138867
28,84
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
28,46
KauFman & BroaD (Kof)
B 45,3
45,22
15053
45,68
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
45,08
KlePierre (li) LR
a 31,45
30,98
1352125
31,47
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
30,42
Korian (Kori)
a 29,3
29,32
48304
29,6
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
29,14
laFarGeHolcim (lhn) L
a 42,68
42,84
54977
42,86
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
42,41
laGarDère (mmb) !
a 25,4
25,43
259996
25,46
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
25,26
latecoere (lat) g
c 4,42
4,275
142364
4,42
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
4,27
le Bélier (beli) g
c 45,4
47,15
7069
49,15
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
45,35
lna santé (lna) g
B 57,6
57,6
3447
57,8
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
57,4
lectra (lss)
22,95
B 22,9
8986
23
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22,8
lineData sVices (lin) g
B 35,45
35,5
5040
35,6
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
35,4
lisi (fii) g
a 35,7
34,75
12176
35,7
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
34,6
lumiBirD (lbirD) g
c 17,4
17
14623
17,4
fr0000038242
15.884.557
16,64
m6-métroPole tV (mmt) !
a 17,5
17,33
101392
17,5
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,28
maisons Du monDe (mDm)
B 24,58
24,84
80153
24,94
18/06/18 0,44 45.241.894
fr0013153541
24,36
maisons France conF. (mfc) g B 46,95
46,95
2201
47
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
46,6
manitou (mtu) g
B 31,85
31,9
10274
32,2
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
31,7
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 6,2
6,11
27602
6,29
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,05
mauna Kea (mKea)
c 3,05
2,99
28239
3,05
fr0010609263
23.147.338
2,97
mercialYs (merY) g
a 14,88
14,67
119294
14,88
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
14,56
mersen (mrn) g
B 34,5
34,1
15845
34,5
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
34
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,01
2,015
15278
2,015
fr0004177046
23.261.500
1,992
nanoBiotiX (nano) g
B 17,3
17,5
131083
17,5
fr0011341205
19.633.373
16,94
natiXis (Kn) LR
a 5,854
5,792
3359711
5,864
fr0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
5,786
natureX (nrX) g
B 135,2
134,6
3369
135,2
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,6
netGem (ntG) g
c 1,86
1,83
3412
1,865
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,83
neXans (neX) !
a 28,11
27,76
122775
28,14
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
27,41
neXitY (nXi) !
a 53,1
52,45
71448
53,15
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
52,25
nicoX (coX)
B 7,945
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52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
28 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018 Les Echos
er
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c
cegedimg
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c
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c
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c
galimmo
c 24,2 24,2
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b 138
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138
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c
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c
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c
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c
intexa
c
inventiva
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lacroix sa
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c
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c
lebon
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134
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b 50
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0,377+ 0,53
147
147
144,5
144,5 - 1,03
120
15228
1101
138119
557
14,4
50,6
51,8
50,4
a 4,869 4,876 4,81
c
39,52 39,52 39,52
cErTiFicaT/Fonds
50,8 - 0,39
4,85 - 0,86 209965
39,52 + 0,74
investir 10
i10gs - Fr0011630474
Fr0013284114
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
8,98
-0,31
-0,13
137.22
100.91
41,65
VaLEurs Zone internationale
ch0008853209
sn0008626971
cm0000035113
us1491231015
sn0000033192
gb0002374006
us5324571083
ci0000053161
ch0308403085
us4282911084
agta record
bras. ouest afr.
brass. cameroun
caterpillar inc.
cfoa
diageo
lilly and co
forestière eq.
geneurog
hexcel
b 71
c
b 97
71
67
- 0,71
580
- 0,51
+ 1,67
96
30,395- 0,18
88,5
- 2,73
295
70
350
97
97
97
119
c
3,02
30,78
30,78
c
b 5,72
30,16
750
5,74
5,72
74
5,72
- 4,13
55
11
145
111,6 - 0,09
130
+ 0,68
24,465- 0,59
100,5 - 0,28
74,49 - 0,01
90
- 0,43
80,94 - 0,04
21,5
130,2 + 0,7
91,45 - 0,06
197,5
112,2 + 0,72
105,1 + 0,27
36
123
199
1695
822
494
23
356
2818
208
512
111
725
251
4,06
7,08 + 1,14
14,6 - 0,68
5258
451
0,56
2,6
49,8
- 0,38
- 1,39
16593
740
0,785
1,13
535
60
15,65
2,18
115
11,2
5,86
45,3
- 1,74
- 0,64
- 0,46
- 0,43
- 2,18
- 0,44
5740
3
42
201
4442
481
6935
114
1584
23
34164
125
- 1,18
20
855
6
121
0,32 + 0,63
39162
32,4
1596
3,07
1610
- 1,04
1
27
46,4 - 1,28
52 + 0,78
2,02 + 7,45
114
30,4 - 0,65
39,8
0,044- 0,45
180
851
82
1
839
20
91320
28
190
5850
34,97
4,1
14,1
28,8
cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
dollar us
1,1646
livre sterliNg
0,8961
FraNc suisse
1,1308
couroNNe daNoise
7,4563
couroNNe Norv.
9,7318
kuNa croate
7,4373
couroNNe suedoise
10,645
dollar caNadieN
1,5128
yeN JaPoNais
129,489
dollar australieN
1,6035
rouble russe
79,6042
rouPie iNdieNNe
82,754
dollar Neo-zelaNdais 1,7542
couroNNe tcheQue
25,7569
ForiNt hoNgrois
326,97
zloty PoloNais
4,3001
lev bulgare
1,956
dollar hoNg-koNg
9,1412
WoN sud coreeN
1296,97
Peso MexicaiN
22,3086
real
4,8955
dollar siNgaPour
1,5939
raNd sud-aFricaiN
17,2129
livre turQue
7,8674
reNMibi yuaN
7,9713
ruPiah
17285,7364
Peso PhiliPPiN
62,52
riNggit Malais
4,7936
bath thalaNdais
38,1772
-0,52
-0,27
-0,53
-0,01
-0,21
-0,01
-0,52
0,09
-1,02
0,13
-0,05
0,11
0,63
0,03
0,38
0,28
0,01
-0,53
-0,22
0,48
1,81
-0,24
2,42
4,13
-0,18
0,91
0,01
-0,80
-0,25
-2,99
1,00
-3,34
0,12
-1,21
0,07
8,38
0,22
-4,36
4,29
15,10
7,95
3,73
0,85
5,22
2,98
0,00
-2,56
1,26
-5,49
23,14
-0,74
15,83
72,74
2,13
6,29
4,16
-1,79
-2,34
30-08-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
0,23
6,85
1,83 + 1,11
840
Taux ET changEs
changEs : cours au comptant
- 1,74
1962
42
49
24,2
1
139
- 1,07
252
94,8 - 1,25
329
3,64
8624
0,862+ 9,67 1582732
59,2 - 1
247
8,08
1
41,4 + 6,7
623
25,4
91
1,85
30,9 - 0,64
20,6 - 1,91
3,25 + 0,93
57
- 1,72
5,26 - 2,95
0,183
7,5
14,4 + 1,05
7,6 + 0,26
44,3 - 0,9
139,5
53,2 + 0,38
2307
209
2555
8409
8684
2501
913
654
130
221
45
438
1,04
64
49,25 - 0,3
5,7 - 0,7
1330
1637
372
pays
taux de référence
taux en %
- 0,23
- 0,75
+ 1,03
- 0,27
- 1,48
2918
3524
26
1
2282
1420
- 1,79
332
31,2 + 0,65
109
- 1,36
1
142
57
27,5
23
1,99
134,5
- 0,37
299
2,32
49,8
0,98
24,9
530
78,6
5,83
6,25
+ 1,92
+ 1,03
- 1,19
+ 2,63
368
12650
20
61
509
92271
17776
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
usd
1
1,1646
0,8961
1,1308
10,645
7,4563
1,2949
1,5128
gbp
0,8586
1,1159
1
1,2995
0,7695
1
0,9708
1,2617
9,1404
11,8785
6,4023
8,3198
1,1119 144,4836
1,2991
1,6884
chf
sek
0,8844
1,0301
0,7926
1
9,4148
6,5942
114,52
1,3382
0,0939
0,1094
0,0842
0,1062
1
0,7005
12,1635
0,1421
dkk
0,1341
0,1562
0,1202
0,1516
1,4276
1
0,1737
20,2935
jpy (100)
cad
0,7723
0,8994
0,6921
0,8732
0,0822
5,7583
1
1,1686
0,661
0,7698
0,5923
0,7473
7,0354
4,9277
0,8557
1
30-08-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,34/-0,64-0,25/-0,55 -0,19/-0,49 -0,17/-0,47 -0,10/-0,40
ecarts de taux avec l’allemagne
30-08-2018
6 mois
allemagne 100,28
portugal
-0,28
france
-0,05
espagne
-0,07
italie
-0,37
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,61
0,52
0,10
0,30
2,03
-0,22
0,91
0,12
0,50
2,56
0,04
1,34
0,19
0,81
2,80
0,35
1,56
0,32
1,05
2,90
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
253,31 0.32 248,89 1.46
170,22 0.23 171,84 0.31
233,24 0.03 236,20 -1.28
282,08 -0.01 284,90 -1.04
332,18 0.36 327,74 0.99
341,72 0.42 332,52 2.34
231,90 0.05 234,24 -1.05
var %
31/12 var %
cours a TErME de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1646
1,1646
0,8961
0,8962
1,1306
1,1309
10,6440
10,6460
7,4559
7,4566
129,4850
129,4930
1,5127
1,5137
-0,0063
-0,0069
-0,0033
-0,0033
-0,0026
-0,0024
-0,0124
-0,0164
0,0006
0,0003
-0,9073
-0,9551
-0,0009
0,0000
-0,0119
-0,0124
-0,0030
-0,0052
-0,0018
-0,0018
-0,0113
-0,0155
0,0031
0,0024
-0,9633
-1,0111
-0,0063
-0,0054
-0,0211
-0,0217
-0,0081
-0,0082
-0,0006
-0,0006
-0,0089
-0,0144
0,0059
0,0051
-0,9942
-1,0501
-0,0159
-0,0152
-0,0407
-0,0414
-0,0145
-0,0149
0,0017
0,0017
-0,0130
-0,0205
0,0131
0,0087
-1,0555
-1,1275
-0,0373
-0,0369
30-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.83 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.72 %
10 ans
2.92 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.20 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.06 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,57
-0,54
-0,61
-0,58
-0,54
-0,41
0,05
0,72
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,3326
-0,3279
-0,3398
-0,343
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-0,3486
-0,3501
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-0,359
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-0,3411
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-0,3648
-0,3628
-0,3614
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-0,369
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-0,371
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-0,371
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-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,268
-0,294
-0,298
-0,302
-0,309
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
tme
0,45
0,23
0,21
0,25
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
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0,77
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0,62
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0,97
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0,83
0,68
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,65
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
0
25-07
26-07
27-07
30-07
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28-08
29-08
30-08
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0,65
0,73
0,73
0,73
0,73
0,73
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0,80
0,80
0,80
0,80
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0,75
0,75
0,75
0,75
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
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0,71
0,71
0,71
0,71
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0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
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0,97
0,97
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0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
-0,363
-0,358
-0,358
-0,355
-0,355
-0,361
-0,356
-0,357
-0,357
-0,357
-0,357
-0,359
-0,362
-0,36
-0,36
-0,361
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-0,369
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-0,371
-0,371
-0,369
-0,37
-0,371
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-0,321
-0,321
-0,32
-0,32
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
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0,66
0,66
0,65
0,64
0,64
0,63
0,65
0,66
0,66
0,68
0,68
0,70
0,71
thor.
pub.
priv.
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
produiTs péTroLiErs
sucrE
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
30/08
29/08
COURS PriMe Prec.
lingot
0
33700
33700
10 florins
199
-2,4
199
5 dollars*
267
5,36
267
10 dollars
598
17,98
598
20 dollars
1149
13,31
1149
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1261
-0,22
1261
latine
196,9
0,63
196,9
napoleon
193,9
-0,9
193,9
1/2 napoleon* 109
11,42
109
souverain eli i* 258
4,59
258
souverain
251,3
1,87
251,3
1/2 souverain* 128,7
4,34
128,7
suisse
194
-0,85
194
tunisienne*
195
-0,34
195
mark*
254
5,27
254
krugerrand
1061
1,22
1061
lingotin 500grs 17190
2,02
17190
lingotin 250grs 8550
1,48
8550
lingotin 100grs 3440
2,08
3440
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
483,8
486,12
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
659,5
london daily price:
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
26 976
25 913
Fix2
26 987
26 172
cathodes : 5370 a coMPter du 30/08/
autres demi produits cuivreux :
615,6 dePuis le 30/08
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 516,15 dePuis le 30/08
525,2 dePuis le 30/08
base laMiNé laitoN 70/30
base laMiNé laitoN 85/15
570,4 dePuis le 30/08
base laMiNé broNze 94/6
700,57 dePuis le 30/08
base laMiNé broNze 94/4
672,24 dePuis le 30/08
London METaL ExchangE
30/08
29/08
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2087,5-2088
2114-2115
1089275
2115-2116
2141-2142
1075750
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
London BuLLion MarKET
30/08
29/08
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 447
1 447
etain (en $ par tonne)
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 197
1 204
palladium (eN dollars Par oNce troy)
980
950
platine (eN dollars Par oNce troy)
792
793
settleMeNt
settleMeNt
30/08
sePt. 18
14,47
déc. 18
14,6
JaNv. 19
14,61
Mars 19
14,71
Mai 19
14,78
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
29/08
14,7
14,81
14,8
14,92
14,98
settleMeNt
30/08
793,9
795,3
801,3
807,9
813,9
cash
3 Mois
vol.
29/08
1212,8
1223,4
1229,7
1234,4
1246,8
settleMeNt
29/08
797,2
800,4
804,7
795
808,6
13410-13415
13500-13510
240666
19150-19200
19050-19100
2940
13455-13460
13530-13540
241488
plomb (en $ par tonne)
2065-2065,5
2084-2085
126225
2068,5-2069
2085-2087
126450
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2505-2506
2504-2504,5
245750
2534-2535
2531,5-2532
247050
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
30/08
2,68
2,69
2,7
2,71
29/08
2,71
2,71
2,72
2,73
vol
16480
2672
1818
90820
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
30/08
19050
29/08
19050
29/08
éLEcTriciTé
6117-6118
6124-6125
268175
6063-6065
6078-6079
267850
18990-19010
18970-18975
2960
30/08
antimoine 99,65% (par tonne)
8400
8400
bismuth 99,99% (par lb)
4,55
4,55
cadmium 99,95% (par lb)
1,25
1,25
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
33,25
33,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
29,25
29,25
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
14
14
silicium (par tonne)
2000
2000
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
30/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
settleMeNt
30/08
déc. 18
1205,6
avr. 19
1217
JuiN 19
1222,2
aout 19
1229
déc. 19
1239,9
platine (eN dollars Par oNce)
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
cash
3 Mois
vol.
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
1550-1551
1580-1600
13600
1570-1580
1600-1620
13500
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
21 773
21 810
Fix2
21 810
21 847
2,32
8,6
7,92
3,94
7,34
6,64
6,02
eur
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
30-08-2018
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
clôture
29/08
40,69
46,28
clôture
clôture
30/08
71,49
71,24
79,03
78,33
29/08
71,49
71,24
79,03
78,33
vol
364004
192492
vol
459,5
434,5
451,5
426,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
87,55
88,44
500,5
468,5
88,5
89,17
493,5
461,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
sPot
clôture
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
aout 19
clôture
30/08
67,83
67,53
67,03
66,25
66,38
29/08
67,68
67,38
67,08
66,73
66,38
30/08
26,9
27
27,15
vol
29/08
26,85
27
27,15
6
gaz naTurEL
clôture
30/08
2,87
2,9
2,98
29/08
2,87
2,9
2,99
vol
vol
clôture
30/08
10,42
11,19
11,31
11,46
11,71
29/08
10,38
11,15
11,29
11,43
11,7
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
30/08
sePt 2018 26,54
oct 2018 26,67
Nov 2018 26,71
clôture
29/08
83,3
82,68
83,13
30/08
2247
2278
2289
2293
2317
29/08
2337
2358
2366
2365
2388
vol
16524
6403
2914
542
clôture
clôture
vol
30/08
29/08
sePt. 18
1620
1622
117
Nov. 18
1526
1547
3799
JaNv. 19 1522
1541
3369
Mars 19 1532
1550
2167
Mai 19
1543
1565
341
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
8
6996
1422
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
30/08
97,4
101,25
104,65
111,8
29/08
99,2
102,85
106,2
113,35
vol
16102
11788
998
29/08
436,5
412,2
407
vol
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
30/08
29/08
112,45
115,7
vol
630
113
89
settleMeNt settleMeNt
vol
30/08
29/08
sePt. 18
342,25
341,5
49675
déc. 18
357,5
356,5
105351
Mars 19 370
369,75
25809
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
30/08
29/08
sePt. 18
10,68
10,8
Nov. 18
10,73
10,86
JaNv. 19 10,89
10,98
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
240
498
12
settleMeNt settleMeNt
vol
23
232
4
settleMeNt settleMeNt
vol
30/08
180,5
177
181
140
29/08
182,25
0
0
veau vivaNt - bresil - brl :
146.4
le 29/08//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.09175
le 29/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd :1.49325
le 29/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.5155
le 29/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
30/08
29/08
197,83
198,04
reuters coM. 2298,6
2296,02
Moodys coM. 5627,06
5588,39
rJ crb
jus d’orangE
settleMeNt settleMeNt
52
352
3
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
Bois
30/08
435,9
411,4
406,1
settleMeNt settleMeNt
vol
29/08
25,97
26,04
26,27
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
vol
30/08
29/08
Nov. 18
182,75
182,25
JaNv. 19 186
186
Mars 19 188,25
188
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
new york (cont. n°2 - cents par lb)
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
vol
2428
12834
9816
5178
2153
settleMeNt settleMeNt
caFé
coTon
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
30/08
29/08
sePt. 18
1613
1647
déc. 18
1662
1704
Mars 19 1675
1712
Mai 19
1677
1711
Juil. 19
1684
1714
new york (eN $ Par toNNe)
vol
30/08
29/08
sePt. 18
506,75
515,75
déc. 18
532,88
541,75
Mars 19 556
562,5
mais à paris (eN euros Par toNNe)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 99.95
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
iNdice cotlook a : 93,3, le 30/08//18
30/08
82,28
82,06
82,48
41507
33077
15158
4833
2345
settleMeNt settleMeNt
30/08
29/08
sePt. 18
201,25
202,75
8191
déc. 18
201,75
203
34227
Mars 19 204,25
205,25
5776
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
1
vol
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
30/08
29/08
sePt. 18
245
250,5
déc. 18
251
253,5
Mars 19 255
261,25
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
29/08
25,62
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
powernext gas futures
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
vol
6129
5072
2120
828
402
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 28/08/
Prix indicatif : 2299,07
londres (eN £ Par toNNe)
settleMeNt settleMeNt
Nov. 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
cacao
uraniuM
clôture
30/08
29/08
Nov. 18
688,25
683
35496
Fév. 19
681,25
675,75
6304
Mars 19 677,75
673,75
5024
avr. 19
675,75
671,75
2228
Mai 19
676
670,25
1218
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
29/08
21,3
30/08
Nord da 26,22
30/08
29/08
Jour
77,48
77,14
Nov. 18
77,74
77,46
190798
JaNv. 19 77,3
77,15
38889
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
30/08
21,09
clôture
30/08
29/08
oct. 18
322,1
322
déc. 18
319,9
318,5
Mars 19 318,4
317,4
Mai 19
319,7
319,1
aout 19 324,4
322,5
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uranium nymex (en $ par lb)
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
clôture
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
londres (eN dollars Par toNNe)
653
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
céréaLEs
10,77 cts/lb
vol
112.45
or iNdustriel 33322
33447
lMex
2988,5
2988,5
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 29
Les Echos Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
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code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
307,38 29/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
562,89 29/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
545,38 30/08
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
257,05 29/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
363,28 30/08
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
LU0168449691 Pictet-greater china
576,46 29/08
LU0188501257 Pictet-health
286,85 29/08
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
539,09 29/08
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
115,15 29/08
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
177,71 29/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
108,05 29/08
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
467,51 29/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
103,31 29/08
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
133,75 29/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
167,51 29/08
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118,96 24/08
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164,02 29/08
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154,98 24/08
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55,28 29/08
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147,02 29/08
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761,46 29/08
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dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
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LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
LU0280430660 Pictet-clean energy
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dividende net
en euros**
mont. date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
LU0070964530 Pictet-indian eq.
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
RADIO FRANCE
Emmanuelle Daviet
sera médiatrice des antennes
le 3 septembre. C’est la première
femme à accéder à ce poste.
Emmanuelle Daviet, 49 ans,
diplômée en lettres modernes de
l’université de Poitiers, titulaire
d’un master 2 en sciences de
l’information et de la communication de l’université de Paris-III,
a travaillé chez France Info,
notamment à la rédaction en
chef des chroniques. En 2007,
elle a rejoint France Inter pour
y être journaliste spécialiste
consommation, journaliste spécialiste éducation au service des
informations générales, puis au
service société. Chef du service
société de la rédaction en 2012,
elle a pris la responsabilité du
programme citoyen d’éducation
aux médias InterClass’ qu’elle a
créé en 2015. Précédemment,
elle était déléguée à l’éducation
aux médias, à la diversité et à
l’égalité des chances pour France
Inter. Par ailleurs, elle siège au
comité diversité et citoyenneté
de Radio France depuis 2015 et
elle est nommée membre de
l ’O b s e r va t o i r e é d u c a t i o n e t
médias par le collège du CSA en
mars dernier.
directeur général de Swiss Life
Banque Privée et membre du
comité exécutif de Swiss Life
France.
NRJ
Carole Remond
devient directeur des ressources
humaines du groupe NRJ.
GENERALI FRANCE
Hugues Aubry
rejoint le comité exécutif
de Generali France en qualité
de directeur de l’épargne
et de la gestion de patrimoine.
Il sera également président
de Generali Luxembourg,
à partir du 3 septembre.
Hugues Aubry, 48 ans, titulaire
d’un doctorat en économie, d’un
DEA et d’une maîtrise de banque
et finance, a été en charge du marketing et du développement chez
Neuflize Vie. De 2006 à 2014, il en
fut directeur général ainsi
qu’administrateur et membre du
comité de direction de la Banque
Ne u f l i z e O B C . I l e s t e n s u i t e
devenu administrateur de la compagnie luxembourgeoise ABN
AMRO Life. De 2015 à 2017, il était
Carole Remond, 46 ans, titulaire
d’un DEA en droit des affaires, a
débuté au sein du cabinet Arthur
Andersen. Après avoir officié
dans les groupes Club Méditerranée et Ipsen, elle a assumé
pour la première fois la fonction
de directrice des ressources
humaines dans le groupe Kloeckner Metals France en 2008.
A compter de 2016, elle a créé
la fonction développement des
ressources humaines pour le
groupe Segula.
POLYLOGIS
Céleste de Miras
est la nouvelle directrice
administrative et financière.
Céleste de Miras, 53 ans, diplô-
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
m é e d e l ’u n i ve r s i t é d e d r o i t
d ’é c o n o m i e e t d e s s c i e n c e s
sociales de Tours, est titulaire
d’une maîtrise AES. En 1992, elle
a commencé sa carrière dans le
groupe en rejoignant LogiRep
au p oste de responsable des
financements. Promue contrôleur de gestion en 2001, elle est
devenue responsable du département financier de LogiRep en
2005.
HAAS GESTION
Didier Roman
rejoint Haas Gestion
en qualité de responsable
de la gamme actions.
Didier Roman, 57 ans, autodidacte, a commencé sa carrière
comme journaliste à « L’Agefi ».
Après avoir été rédacteur en chef
adjoint successivement au
« Journal des finances » et à
« La Tribune », il est nommé chef
de service au journal « Investir »
en 2001. Deux ans plus tard, il a
rejoint Tocqueville Finance pour
gérer Tocqueville Odyssée, puis
Tocqueville PME dès 2013.
FIDELITY INTERNATIONAL
Anne Richards
a été nommée directrice
générale du groupe Fidelity
International, qu’elle rejoindra
en décembre 2018.
Anne Richards, 54 ans, est titulaire d’un bachelor en science de
l’université d’Edimbourg et d’un
MBA de l’Insead. Elle possède
vingt-six ans d’expérience dans le
domaine de l’asset management,
dont vingt ans en tant qu’analyste,
portfolio manager et CIO. Son parcours professionnel comprend de
nombreuses enseignes prestigieuses du secteur des services
financiers comme Alliance Capital Limited, JP Morgan Investment Management, Mercur y
Asset Management, Esure, Aberdeen Asset Management ou
Prudential. Depuis 2016, elle est
directrice générale de l’asset
manager britannique M&G
Investments.
, Envoyez vos nominations à
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décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
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ILS SONT NÉS
UN 31 AOÛT
François de Bernard
de Seigneurens,
chercheur, 59 ans.
Philippe Bilger,
magistrat, 75 ans.
Philippe Bohrer,
restaurateur, 57 ans.
Philippe Brassac, directeur
général du Crédit Agricole,
59 ans.
Vincent Delerm, musicien,
dramaturge, 42 ans.
Alain Gerber, producteur
de radio, écrivain, 75 ans.
Laurence Parisot,
ex-présidente du Medef,
présidente de Fondapol,
59 ans.
Edwy Plenel, président
de Mediapart, 66 ans.
Hugues Sibille, président
du Labo de l’Economie sociale
et solidaire, 67 ans.
Philippe Vasseur,
haut-commissaire
à la réindustrialisation
des Hauts-de-France, 75 ans.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
crible
Vendredi 31 août, samedi 1 septembre 2018
er
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
« Les Echos »
+ L’INVITÉ
DES ÉCHOS
Jean-Philippe Doyen
Président de Sixt France
De la vie à la survie
La gouvernance de CNP Assurances
est encore loin de s’éclaircir.
Fièvre américaine
« La vie est une question sans réponse, mais croyons encore dans la dignité et
l’importance de la question. » Les actionnaires minoritaires de l’assureur-vie
CNP Assurances laissés dans le flou sur les conséquences pratiques de la
montée de La Poste au capital – il ne devrait pas y avoir d’OPA, dit Bercy, mais
la balle est dans le camp de l’AMF – pourront se consoler peut-être avec la
citation de Tennessee Williams. En quoi le courrier doit-il se retrouver sous le
même toit que l’assurance-vie, il leur est difficile de répondre tant que l’Etat
ne dit pas à quoi sert son grand pôle financier public. Mais ils savent que c’est
une vraie question, et qui ne date pas d’hier. Le réseau financier de La Poste
a toujours voulu être universel, pour ne pas être stigmatisé en « banque
des pauvres ». Du coup, il a toujours couru le risque de n’être qu’un acteur de
plus dans une France qui risque de se réveiller sérieusement surbancarisée si
les géants du numérique et les fintech passent à l’offensive. La Banque Postale
se frotte d’ailleurs surtout les mains de mieux rivaliser avec les grands bancassureurs. En cœur avec une Caisse des Dépôts obligée de lâcher sa
vache à lait, elle garantit la survie du modèle « multipartenarial » de CNP
Assurances, dont le savoir-faire consiste à servir de très grands distributeurs.
Mais l’un d’entre eux risque maintenant de peser vraiment très lourd.
Le reconnaître pourrait donner de l’eau au moulin des tenants de l’OPA.
La nouvelle ayant succédé à la rumeur, l’action a fait profil bas (–0,9 %).
Unibail-Rodamco-Westfield fait les frais
de l’impatience boursière.
LOCATION DE VOITURES Quelle stratégie a adopté
Sixt France face à l’arrivée de nouvelles start-up de location
de voitures ? « La concurrence est toujours bonne.
Nous considérons que toutes les formes de mobilité sont
les bienvenues car elles permettent d’avoir toujours plus
de services à destination de nos clients potentiels », déclare
Jean-Philippe Doyen. « Sixt France a toujours plus de
solutions, toujours plus digitales, qui permettent d’accéder
aux véhicules en libre-service. […] Le groupe a encore annoncé
récemment plus de 100 millions d’euros d’investissements
supplémentaires dans ses systèmes IT, notamment
dans la digitalisation d’un certain nombre de services. »
« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. » Si Unibail-Rodamco n’avait
pris aucun risque en reprenant Westfield, on se demande bien comment
le leader européen des centres commerciaux aurait pu espérer créer
de la valeur dans le futur avec le propriétaire australien de « shopping
centers » situés outre-Manche et outre-Atlantique. Ses actionnaires de long
terme ont trouvé plus d’un argument pour s’en convaincre, la stratégie de
concentration sur les « flagships » capables de continuer à attirer les foules
malgré la montée en puissance du shopping en ligne serait plus facile à
dérouler à deux que tout seul. Et pourtant, la publication d’un résultat
semestriel très solide (+6,8 % pour le bénéfice net même en incluant les coups
des instruments hybrides) s’est trouvée éclipsée par la montée de la vacance
dans les centres américains, dont le taux d’occupation est revenu à 94,3 %,
affecté par des faillites et des fermetures. La Bourse qui avait déjà sanctionné
la grande foncière parisienne pour intégrer son tropisme américain n’a pas
modéré son impatience (–4,33 % vendredi), comme si elle demandait « C’est
encore long l’Amérique » alors que le voyage ne fait que commencer. Vu
le rendement de 6 %, elle pourrait toutefois devenir moins fébrile à mesure
que se rapproche la « guidance » des résultats annuels en février prochain.
LIBRE-SERVICE« Nous avons annoncé qu’en Europe
nous allions installer plusieurs dizaines de milliers de
véhicules d’ici à la fin de l’année [en libre-service], ce système
qui permet à nos clients de ne pas forcément passer
par la case comptoir, et d’avoir un accès complètement
digitalisé aux véhicules, au sein, par exemple, d’un parc
de véhicules d’une entreprise », précise Jean-Philippe Doyen.
AGENCES« Nous avons plus de 200 agences. Nous en
ouvrons une quinzaine supplémentaire cette année. […]
Dans notre métier, je crois beaucoup à la complémentarité
entre les agences et le développement du libre-service. »
Interview réalisée par Olivier Harmant
a L’intégralité de l’émission sur lesechos.fr/invitedesechos
EN VUE
Jean-Michel Blanquer
LES ENTREPRISES CITÉES
Akonia Holographics
20
Altarea-Cogedim 18
Altice 26
Apple 20
AXA 26
Berenberg 23
BNP Paribas 3, 26
Bouygues 18, 26
Bouygues Telecom 21
Brown-Forman 17
CNP Assurances 25
Eiffage 18
ENI 26
Fidelity International
29
Finmeccanica 26
Free 21
Generali France 29
Goldman Sachs 26
Groupama 24
Haas Gestion 29
Hermès 23
Holger Schmieding 23
Iliad 21, 26
Indigo 19
Kering 23
La Banque Postale 24
Labogena 17
La Poste 25
LG 20
LVMH 23
L’Oréal 23
Michelin 26
NFM Technologies 13
NRJ 29
Orange 21, 26
Panasonic 20
Pearson 26
Pernod Ricard 26
Peugeot 26
PSA 15
Radio France 29
Red Bull 19
Renault 15, 26
Royal Dutch Shell 26
SFR 21
Siemens 26
Smovengo 19
Société Générale 26
Streeteo 19
Uber 13
Unibail-Rodamco 18, 26
UniCredit 26
Valeo 26
Vodafone 26
Volkswagen 15
AVIS FINANCIERS
BNP Paribas IP 20, 26
Bouygues 15
Colas 19
STEF TFE 24
e la part de Je an-Michel
Blanquer, demander plus de
« culture de l’évaluation » dans
l’école est un peu facile. C’est un peu
comme Cindy Crawford qui réclamerait
un concours de beauté. Ils sont sûrs de
gagner ! Blanquer est le chouchou. En
février, « Le Point » lui consacre sa une,
la titre « Le vice-président ». A droite
comme à gauche, qui, même parmi les
moins objectifs, pourrait contester le
programme, qu’il assigne à l’école primaire » : « Lire, écrire, compter, respecter autrui » ? N’est-ce pas le b.a.-ba,
comme on disait avant la méthode globale (qu’il déteste) ? A quelques pages
des photos de Manuel Valls se prélassant
en caleçon de bain dans les bras de sa
riche héritière espagnole, l’austère Blanquer se félicite dans « Paris Match » de
l’existence d’initiatives rétablissant l’uniforme. Le ministre de l’Education se targue également de l’interdiction du portable à l’école et au collège et, comme il a le
sens de la formule, il souligne : « L’école
de la République forme des citoyens, pas
des consommateurs. » Et toc pour les prédécesseurs. Les écoliers vont étudier le
drapeau français, apprendront en CE1 à
chanter le premier couplet de « La Marseillaise ». Blanquer revient sans cesse
sur la bataille pour la justice sociale,
moteur du dédoublement des classes de
CP en zone prioritaire ou du rétablissement des classes bilangues ou langues
anciennes dans les collèges défavorisés.
Le docteur en philosophie dit à « Challenges » : « Sans école, l’homme n’est
qu’un bouchon qui flotte. » Attention à ne
pas le pousser trop loin. n
D
Les Echos est une publication du
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les conférences de
20
SEPT
18
OCT
22
NOV
20
24
JANV
Pourquoi s’intéresser
à l’art contemporain ?
L’abstraction lyrique &
l’abstractiongéométrique
Le Pop Art
& le Nouveau Réalisme
L’art conceptuel
& l’art minimaliste
Fluxus
& l’art vidéo
21
FÉV
28
MAR
18
AVR
23
20
JUIN
La saga
du Body Art
L’art cinétique :
illusions d’optique
L’art des villes
& l’art des champs
Les mille et une façons de faire de
l’art :rituels,process & protocoles
L’art contemporain,la publicité,
la mode & le marketing
De 18h30 à 20h au 10,boulevard de Grenelle Paris 15e
O N À L’
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