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Les Echos - 21 09 2018

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Logement étudiant
Faut-il le louer
ou l’acheter ? // P. 39
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 21, SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2018 // LESECHOS.FR
L’ESSENTIEL
UNÉDIC : SYNDICATS ET
PATRONAT SONT INQUIETS
Le gouvernement dévoile ce vendredi la lettre de cadrage de la négociation qu’il leur propose d’ouvrir,
avec des économies à la clef. La position de FO sera déterminante. // P. 4
RISQUES DE REFLUX POUR
LA CROISSANCE MONDIALE
L’OCDE a revu à la baisse, à 3,7 %,
la croissance mondiale pour
2018. Les risques de déraillement
s’accumulent. La croissance
atteindrait 1,6 % en France.
// P. 7 ET L’ÉDITORIAL
DE DOMINIQUE SEUX P. 11
ENTREPRISES
& MARCHÉS
LOGEMENT : CE QUE VA
CHANGER LA LOI ELAN
Le texte définitif de la loi Elan,
pour « évolution du logement, de
l’aménagement et du numérique », a été adopté par les parlementaires. // P. 22
FNAC DARTY VA RÉPARER
LES SMARTPHONES
Le distributeur a annoncé son
intention de prendre une prise de
participation majoritaire dans
WeFix, qui exploite 59 points de
réparation immédiate. // P. 23
CYBERATTAQUES : UN RISQUE
BANCAIRE SYSTÉMIQUE
La montée des menaces informatiques rend les autorités bancaires toujours plus exigeantes. A
l’origine de cette mobilisation, la
révolution digitale que traversent
les banques. // P. 32
TIKEHAU MUSCLE SON PÔLE
IMMOBILIER AVEC SOFIDY
La société de gestion négocie le
rachat de 90 % de Sofidy, spécialiste des SCPI. L’opération devrait
lui permettre de franchir la barre
des 20 milliards d’euros d’actifs
sous gestion d’ici à fin 2018. // P. 33
Thomas Samson/AFP
CARNET // P. 38
Pouvoir
d’achat : les
promesses
de 2019
Les Echos
WEEK-END
VOTRE MAGAZINE TOUS LES VENDREDIS
l L’OFCE chiffre les gains à 3,5 milliards
en 2019 grâce aux mesures budgétaires.
l Le gouvernement affiche une cible
bien supérieure.
E
n proie à la grogne des retraités et à
une baisse de sa popularité, Emmanuel Macron va pouvoir faire valoir
que sa politique a un effet sur le porte-monnaie des Français. L’Observatoire français
des conjonctures économiques (OFCE)
estime à 3,5 milliards d’euros l’impact positif des mesures du projet de loi de finances
2019 sur le pouvoir d’achat l’an prochain. Le
gouvernement, lui, le chiffre à plus de 5 milliards d’euros, jugeant (à la différence de
l’OFCE) que la hausse des prix du carburant
sera supportée en partie par les entreprises.
Cette année, le revenu des ménages n’a, en
revanche, quasiment pas profité des décisions de l’exécutif, estime encore le think
tank. Soucieux des différents mécontentements qui s’expriment en cette rentrée visà-vis de son gouvernement, Edouard Philippe a annoncé que 300.000 retraités
seront exemptés d’augmentation de la CSG
l’année prochaine. // PAGES 2,3
l BUSINESS STORY 18 RAISONS D’ALLER SWINGUER
À LA RYDER CUP
l CULTURE HOLLYWOOD CLUB
l STYLE AMBIANCE CLUB-HOUSE
l ... ET MOI PLUS DUR SERA LE PUTT
ET LA CHRONIQUE D’ÉRIC
LE BOUCHER PAGE 12
La ruée des automobilistes
sur la prime à la casse
Dassault
Systèmes,
l’exception
française
ENVIRONNEMENT Plus
de 170.000 dossiers ont déjà été
déposés mi-septembre,
contre 100.000 attendus.
Depuis que la prime à la conversion des vieux véhicules
polluants a été étendue à l’achat d’une voiture d’occasion, elle connaît un engouement qui dépasse toutes les
attentes. Selon le ministère de la Transition écologique,
170.122 dossiers ont été déjà déposés mi-septembre,
alors que la prévision sur l’année était de 100.000 primes. « Dès 2018, la prime à la conversion automobile aura
atteint la moitié de l’objectif du quinquennat, soit plus de
250.000 véhicules », souligne le ministère. // PAGE 6
Patrick Allard/RÉA
Shutterstock
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
ET L’ÉDITORIAL D’ÉTIENNE LEFEBVRE PAGE 11
Euronext
veut séduire
les start-up // P. 29
L’analyse de
Florian Dèbes
Dans un paysage français du logiciel
morcelé et qui peine à s’imposer à
l’échelle mondiale, la filiale de Dassault, créée en 1981, fait figure d’ovni.
Elle domine le monde du logiciel industriel de simulation 3D, face à l’allemand Siemens et aux américains PTC
et Autodesk. Son entrée au CAC 40,
lundi, signe un succès dont rêve toute
la French Tech. // PAGE 11
IWC PORTUGIESER.
L A LÉGENDE
PARMI LES ICÔNES.
Edouard Philippe
veut convertir
les PME
à l’industrie
du futur
SUR
INDUSTRIE Lors d’un discours
Emmanuel Macron et Theresa May. Photo Georg Hochmuth/AFP
NICOLAS BARRÉ
À 7H12 DU LUNDI AU VENDREDI
DANS LE 7H-9H DE NIKOS ALIAGAS
Brexit, migrants : l’inquiétant
surplace des Européens
Réunis en Autriche, les chefs d’Etat
n’ont fait aucun progrès en deux jours.
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22786
110eANNÉE
42 PAGES
Antilles-Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 5,80 €. Espagne 4 €. Grande-Bretagne 6 £. Grèce 3,70 €. Italie 4 €
Luxembourg 6,10 €. Maroc 28 DH. Suisse
1 0,4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
EUROPE Le statu quo se poursuit sur les deux dossiers qui nourris-
sent la crise politique en Europe. Réunis à Salzbourg, les 27 chefs
d’Etat européens ont mis la pression sur Theresa May pour que la
position britannique évolue. La Première ministre s’est contentée
de promettre « sous peu » de nouvelles propositions sur la frontière
irlandaise. En matière migratoire, le seul thème fédérateur est
désormais celui de la protection des frontières. // PAGE 10
au siège de Dassault Systèmes,
le Premier ministre, Edouard
Philippe, a présenté une série
de mesures en faveur de la
transformation numérique des
PME industrielles, avec notamment un dispositif de
suramortissement. De janvier 2019 à fin 2020, les entreprises pourront déduire de leur
résultat fiscal jusqu’à 40 % du
prix de revient d’un équipement numérique. Le Premier
ministre a aussi annoncé la
création d’au moins une vingtaine de « centres d’accélération de l’industrie du futur » en
régions et une baisse de la fiscalité énergétique des centres de
données. // PAGE 18 ET LE
GRAND ENTRETIEN PAGE 15
Portugieser Chronographe. Réf. 3714
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02 //
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
FRANCE
Macron, le piège
de l’horloge
FINANCES
PUBLIQUES
Cécile
Cornudet
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
L
’horloge serait-elle
un traître pour qui s’en
veut le maître ? Quand
la rentrée se complique,
quand l’opinion décroche, le
couple Macron-Philippe tend
l’oreille, ajuste quand il le faut,
mais maintient sa vitesse. Si
les résultats se font attendre,
les sondages au moins
le créditent de cela : c’est un
couple qui fait, le rythme est
son atout. « Si on lève le pied
on est mort, on touche à notre
identité », dit un poids lourd
En marche. Les plans et les
annonces se succèdent au
rythme grande vitesse. Plan
pauvreté un matin, « pardon »
de Macron à la veuve de
Maurice Audin l’après-midi,
plan vélo deux jours plus tard,
plan santé et hôpital la
semaine d’après, lutte contre
la fraude fiscale à l’Assemblée,
loi Pacte dans la foulée, avant,
bien sûr, le budget…
Des corrections s’opèrent,
comme sur la fusion
départements-métropoles
mercredi, ou sur la CSG des
retraités jeudi, mais les mots
« virage » ou « recul » sont
bannis. Comment imposer
cette lecture ? « Assumer »,
mot mantra, et aller vite,
CQFD. Dans le passé, il y avait
un chemin immuable : foncer,
essuyer des critiques, ralentir.
Macron veut le contourner,
sa vitesse est sa preuve.
Quand les médias sont
aussi discrédités que
les oppositions, le rythme
a aussi pour vertu, parie-t-il,
de montrer au grand jour
la déconnexion entre le débat
public et la réalité
gouvernementale.
Les journaux tournent
en boucle sur l’affaire Benalla
et les petites phrases, le
gouvernement tient son plan
de travail. Il déroule le
programme, imperturbable.
Si l’opinion doute des
résultats, que l’exécutif au
moins montre sa confiance :
il fait, cela paiera. Alors il
enchaîne, dans un tourbillon
qui, espère-t-il, poussera
l’opinion et l’électeur de mai
(aux élections européennes) à
la patience. Mais du tourbillon
au tournis, la frontière est bien
mince. Les plans pauvreté
et hôpital ont été salués par
les professionnels pour leur
ambition : ces succès
– rarissimes –, qui les a vus ?
Quel ministre ou dirigeant
de la majorité a eu le temps
d’en faire la pédagogie ? En
transformant en profondeur,
l’exécutif travaille pour
le moyen terme. En utilisant
la vitesse pour faire oublier la
« petite politique », il crée
de l’attente à court terme.
En politique, l’horloge est
une arme… à plusieurs
tranchants.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
La ségrégation sociale au collège
amplifiée par le choix du privé
ÉDUCATION La ségrégation sociale observée dans les collèges
des grandes villes est amplifiée par le choix de certaines familles
en faveur de l’enseignement privé, notamment à Paris, souligne
une enquête de l’Insee, publiée jeudi. La répartition des élèves
entre collèges publics se fait en France principalement via la
carte scolaire, qui permet une affectation en fonction du lieu de
résidence. Mais les dérogations et le recours au privé permettent d’y échapper.
L’intégralité de l’article sur lesechos.fr
Encadrement : la négociation reprend
la semaine prochaine
SOCIAL La négociation entre syndicats et patronat sur la définition de l’encadrement, suspendue depuis la mi-mars, va reprendre la semaine prochaine, alors que le Medef a désigné son nouveau chef de file pour ces discussions. Syndicats et patronat
avaient lancé fin 2017 cette négociation sur l’encadrement qui
découle de la disparition programmée de l’Agirc, régime de
retraite complémentaire spécifique des cadres. Celui-ci fusionnera en 2019 avec l’Arrco, régime de retraite complémentaire
pour tous les salariés du privé.
SUR
RETROUVEZ DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ECO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Le gouvernement
parie sur des gains
de pouvoir d’achat
supérieurs à 5 milliards d’euros grâce
aux mesures fiscales et
sociales l’an prochain.
Pour l’OFCE, il y aurait
bien un gain, mais de
3,5 milliards après une
année nulle en 2018.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
et Renaud Honoré
@r_honore
Entre les hausses des prix des carburants à la pompe et les retraités
« qu’il faut arrêter d’emmerder »
selon la terminologie présidentielle, la petite musique de la rentrée
sonne comme une rengaine sur un
pouvoir d’achat en berne. Un danger pour le gouvernement, qui
cherche à contre-attaquer. Ainsi
Matignon entend présenter le projet de loi de finances pour 2019, qui
doit être dévoilé lundi, comme celui
des bonnes nouvelles pour les portefeuilles des ménages.
Effet d’annonce ou réalité ? Selon
une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques
(OFCE), que « Les Echos » se sont
procurée, il y aura bien « un gain de
pouvoir d’achat de 3,5 milliards
d’euros en 2019, soit 0,3 point de
revenu disponible brut », après une
année nulle en 2018. Un chiffrage
inférieur à celui de l’exécutif, qui
table sur des gains supérieurs à
5 milliards d’euros, selon nos informations. « Il y aura bien des mesures
très substantielles pour le pouvoir
d’achat, ce qui constitue une bonne
nouvelle pour l’économie française
compte tenu du ralentissement de la
conjoncture constaté cet été », indique une source à Bercy.
D é j à l ’a n d e r n i e r, l ’é q u i p e
d’Edouard Philippe avait assuré
que le budget pour 2018 serait avantageux pour le porte-monnaie des
Français. Mais le message avait
rapidement été brouillé par la décision de faire en deux temps la baisse
des cotisations salariales, si bien
que l’Insee comme l’OFCE avaient
contesté les gains promis.
Gagnants et perdants
Cette fois, même si les chiffres diffèrent, l’OFCE convient d’une tendance à la hausse. « L’effet sur le pouvoir d’achat du projet de loi de finances
2019 sera positif globalement, mais
cela dépendra des revenus des ménages. Il y aura des gagnants et des perdants », prévient toutefois Mathieu
Plane, l’économiste de l’OFCE qui a
chiffré les mesures.
Les plus positives sont d’abord la
suppression des cotisations maladie et chômage pour les salariés
– qui gagneront 4,5 milliards
d’euros par rapport à 2018 grâce à
l’application de la mesure sur toute
l’année – puis la suppression de la
seconde tranche de la taxe d’habitation à l’automne 2019 (3,5 milliards). Ensuite, la revalorisation de
la prime d’activité, de l’allocation
adulte handicapé et du minimum
vieillesse augmenteront le revenu
des ménages de 1,7 milliard d’euros.
La fin des cotisations sociales sur
les heures supplémentaires
(700 millions) ou encore la montée
en puissance du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du
capital auront aussi un impact positif, mais un peu moins important.
Dans la colonne négative, la désindexation des pensions, des allocations familiales et des allocations
logement représentera un manque
à gagner pour les Français concernés, dont les retraités. En cas de revalorisation de seulement 0,3 %,
comme annoncé par le gouvernement, et dans l’hypothèse d’une
inflation de 1,3 % l’an prochain, la
baisse du pouvoir d’achat sera de
3,2 milliards d’euros. L’OFCE considère aussi que la réforme du mode
de calcul des APL (basée sur les revenus contemporains) entraînera un
manque à gagner de l’ordre de 1 milliard d’euros pour les Français.
Divergence sur la fiscalité
écologique et le tabac
Et puis il y a la fiscalité écologique, le
grand point de divergence entre le
gouvernement et le think tank. La
hausse des taxes sur l’énergie et les
carburants, coûtera 2,8 milliards
que l’OFCE impute en totalité sur les
ménages. Or pour l’exécutif, environ
40 % de la somme (1,1 milliard) sera
supportée par les entreprises. Autre
différend, la hausse des prix du
tabac : l’OFCE estime que cela pèsera
à hauteur de 800 millions sur les
Français, pas l’exécutif qui mise sur
des consommateurs se détournant
plus franchement des cigarettes.
Les promesses du gouvernement
pourraient toutefois pâtir de mesures qu’il n’a pas décidées. La hausse
des cotisations de retraite AgircArrco actée par les partenaires
sociaux amputera le revenu disponible des Français de 1,8 milliard
selon l’OFCE, soit la moitié des gains
calculés par le think tank. n
Les Républicains à la conquête
des « milieux de cordée »
« déconnecté des réalités ». « La
France des territoires et des milieux
de cordée, c’est le contraire de la
France désincarnée, de la technostructure et de l’entre-soi du Roi-Soleil », assène Damien Abad. Dans le
dernier sondage Ifop-Fiducial, 78 %
des Français et 83 % des sympathisants de droite jugent qu’Emmanuel
Macron n’est « pas proche de leurs
préoccupations ». Soit, dans les deux
cas, 27 points de plus qu’en janvier.
POLITIQUE
Les parlementaires LR
ont présenté jeudi
vingt propositions
pour « défendre »
la ruralité.
Le parti planche
sur la thématique
des classes moyennes.
« Les pieds dans la glaise »
Pierre-Alain Furbury
@paFurbury
C’est une formule qui claque. Une
formule comme il les aime. Laurent
Wauquiez, qui parlait déjà de « cette
France du milieu qui se sent abandonnée », se pose désormais en
défenseur des « milieux de cordée ».
Le patron des Républicains a utilisé
pour la première fois cette expression le week-end dernier à SaintPourçain-sur-Sioule, dans l’Allier. Il
devait la reprendre jeudi soir lors
d’une réunion publique à Divonneles-Bains, dans l’Ain.
« Nous croyons à la France des
milieux de cordée, ceux […] que le
pouvoir en place essore chaque jour
davantage », a relayé Damien Abad.
Vice-président du parti comme du
groupe à l’Assemblée, le député présentait dans la même ville, lors des
journées parlementaires LR, les
conclusions de la mission qu’il a
menée avec Guillaume Peltier sur
« La France des territoires ».
Laurent Cerino/RÉA
Pour montrer que le débat politique est déconnecté de la
réalité gouvernementale, l’exécutif déroule ses réformes
à grande vitesse, au risque qu’on ne les perçoive pas.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Budget : le pouvoir d’achat va
repartir à la hausse en 2019
Laurent Wauquiez était jeudi dans l’Ain avec Damien Abad.
Outre le fait qu’il permet de surfer
sur une expression qu’Emmanuel
Macron est sans cesse contraint de
justifier et même de corriger – à
l’occasion du plan pauvreté, il a
demandé aux « premiers de cordée »
de « ne pas oublier les derniers » –, le
slogan a plusieurs vertus très politiques. Il permet à la droite d’aller
plus loin que la seule notion de
« France des territoires » et d’éviter
d’opposer les uns aux autres. Mais
aussi de remettre au goût du jour
une thématique chère à Laurent
Wauquiez : le « déclassement » des
classes moyennes. Un sujet sur
lequel il s’est positionné il y a de très
longues années, lorsqu’il animait le
courant de la « droite sociale ». Et
qu’il entend marteler dans les prochaines semaines, le parti ayant mis
en place un groupe de travail sur le
sujet, avec une possible convention
d’ici à la fin de l’année. « Les milieux
de cordée, c’est son ADN, le cœur de
son combat », insiste l’un de ses lieutenants. Manière d’affirmer, en
creux, que Laurent Wauquiez a
moins changé que ne le disent ses
détracteurs.
Cette nouvelle offensive vise à
stigmatiser un président qui serait
A l’appui de leurs discours, Les
Républicains ont donc mis en
scène, jeudi, la présentation de vingt
propositions pour la ruralité, pour
certaines d’entre elles recyclées.
Pêle-mêle, ils prônent la création
d’un « ticket carburant » et d’un
« fonds d’intervention » pour soutenir le commerce et l’artisanat dans
les zones rurales, veulent exonérer
de cotisations sociales les médecins
à la retraite qui continuent à exercer
dans un désert médical, laisser aux
présidents de département et aux
préfets la possibilité de maintenir
les 90 km/h sur les routes secondaires. Le tout pour tenter de montrer
que Les Républicains ont « les pieds
dans la glaise », selon les mots du
numéro deux du parti, Jean Leonetti. Et faire des appels du pied aux
anciens électeurs de droite séduits
par Emmanuel Macron, auxquels
Laurent Wauquiez ne manquera
pas de s’adresser lors de son duel
avec Edouard Philippe, invité jeudi
prochain sur France 2. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
CSG : Matignon fait un geste
pour 300.000 retraités
l Le Premier ministre a annoncé, jeudi, que 300.000 retraités seront
exemptés d’augmentation de la CSG à partir de l’an prochain.
l Le coût de la mesure est estimé à 350 millions d’euros.
FISCALITÉ
Solveig Godeluck
@Solwii
Après avoir décidé un quasi-gel
des pensions pour les deux années
à venir, un effort financier avoisinant 2,5 milliards d’euros par an,
le gouvernement entrouvre le
porte-monnaie pour quelques
retraités. Le Premier ministre,
Edouard Philippe, a annoncé,
jeudi, sur France Inter que
300.000 d’entre eux seront exemptés d’augmentation de la CSG
« dans les années qui viennent ».
Cela représente un « effort de
350 millions d’euros » par an pour
les finances publiques. Soit trois
fois plus que le geste qui avait été
promis fin mars et qui portait sur
seulement 100.000 retraités. Cette
mesure concerne une petite fraction des 7,5 millions de retraités
touchés par l’augmentation de
1,7 point de la CSG, votée en 2017
pour financer la suppression des
cotisations chômage et maladie
L’exécutif veut renouer avec les seniors
Face à la grogne des
retraités, le Premier
ministre a annoncé jeudi
un correctif sur la CSG
plus large que prévu.
venu les mains vides. Le geste sera
finalement plus large, avec un
correctif pour 300.000 retraités à
partir de 2019.
Isabelle Ficek
@IsabelleFicek
Il faut dire que la « colère » – un terme
reconnu par Edouard Philippe interpellé par une retraitée « furieuse »,
ayant pourtant voté pour Emmanuel Macron – n’a pas reflué depuis
le printemps. Loin s’en faut. Outre la
hausse de la CSG, les couacs autour
des pensions de réversion mais aussi
le quasi-gel des pensions annoncé
fin août (+0,3 %) – qui ne devrait pas
être corrigé pour les plus modestes –,
sont passés par là.
Dans le dernier baromètre Elabe
pour « Les Echos », seulement 28 %
des retraités (contre 31 % des Français) accordent leur confiance à
Emmanuel Macron. Une chute de
22 points depuis juin 2017, quand les
retraités lui faisaient davantage confiance que l’ensemble des Français.
Alors certes, l’exécutif martèle
« assumer » les efforts demandés
pour faire en sorte que « le travail
paie » et que le financement des
retraites ne soit pas « un fardeau con-
« Ils ne sont pas mal aimés, pas mal
aimés du tout ! » s’est échiné à
convaincre Edouard Philippe jeudi
sur France Inter en parlant des
retraités. Ces mêmes retraités
qu’Emmanuel Macron a demandé
à s e s c o n s e i l l e r s « d ’ a r rê t e r
d’emmerder », avait fait savoir l’Elysée lundi. Autant de signes de
l’inquiétude de l’exécutif sur la
défiance qui s’est installée dans cet
électorat crucial.
Déjà, en mars dernier, après des
mois durant lesquels l’exécutif avait
nié la grogne des retraités liée à la
hausse de la CSG, le Premier ministre avait annoncé un geste pour
100.000 d’entre eux, dont le revenu
fiscal de référence se situait juste
au-dessus du seuil retenu pour
appliquer le taux alourdi de CSG.
Jeudi, Edouard Philippe n’est pas
« Colère »
sidérable sur ceux qui créent de la
prospérité ». Mais il tente aussi
d’expliquer que, quand il va investir
davantage dans l’hôpital ou s’engager dans une réforme sur la dépendance, « ce n’est pas sans intérêt pour
les retraités ». A cette liste, un membre de la majorité ajoute le reste à
charge zéro sur les lunettes, les prothèses dentaires ou les appareils
auditifs, la suppression progressive
de la taxe d’habitation et souligne
aussi la hausse du minimum
vieillesse.
Un électorat crucial
A quelques mois des élections européennes, il est urgent pour l’exécutif
de partir à la reconquête de cet électorat qui non seulement ne vote pas
(ou peu) pour le Rassemblement
national, mais qui se déplace aussi
plus que tous les autres. Et pourrait,
si l’exécutif n’arrive pas à renouer
avec lui, retourner au bercail.
A droite notamment, et c’est ce
qui inquiète l’exécutif mais aussi,
pour les plus modestes, à gauche.
Les oppositions ne s’y sont pas trompées, qui ont en chœur dénoncé :
« Le compte n’y est pas. » n
pour les salariés du privé. Elle est
effective depuis janvier dernier.
Seuls les retraités dont le revenu
fiscal de référence est supérieur
à 14.404 euros par an (pour une
personne seule) paient la nouvelle
CSG à taux plein, soit la moitié des
retraités. Les autres sont soit totalement exonérés de CSG, soit soumis
à un taux réduit de 3,8 %, qui n’a pas
augmenté avec la réforme.
Deux ans de recul
sur les revenus
« Il faudra être passé pendant deux
ans en continu au-dessus du seuil
arrêté l’année passée pour être
frappé par cette augmentation de
la CSG », a expliqué le Premier
ministre. Ce nouveau correctif
apporté à la mesure initiale permet
de ne pas pénaliser les retraités qui
ne « s’enrichissent pas de manière
pérenne », explique-t-on à Matignon. Si le conjoint chômeur
retrouve un emploi durable, ou
bien si le retraité propriétaire se
met à louer une chambre dans sa
maison, les revenus du ménage
vont grimper. La pension pourra
donc être soumise à la CSG à 8,3 %…
mais seulement au bout de deux
ans, si ces recettes s’inscrivent dans
le long terme. Autrement dit, « en
janvier 2019, personne ne franchira
le seuil du taux plein » chez les
Après avoir décidé un quasi-gel des pensions pour les deux
années à venir, le Premier ministre entrouvre le porte-monnaie
pour une partie des retraités. Photo Anne-Christine Poujoulat/AFP
retraités, explique-t-on à Matignon.
Et cela jusqu’en 2020, lorsque
l’administration disposera de deux
ans de recul sur les revenus.
Les personnes qui vont échapper
à la hausse de leur CSG – un bond
de 4,5 points depuis que le taux
plein a été remonté à 8,3 % – vont en
moyenne économiser une centaine
d’euros de contribution supplémentaire par mois. n
7,5
MILLIONS
de retraités touchés par
l’augmentation de 1,7 point
de la CSG, votée en 2017 pour
financer la suppression des
cotisations chômage et maladie
pour les salariés du privé.
Le nombre de contrats aidés
va tomber à 130.000 en 2019
BUDGET
Le gouvernement
prévoit de financer
130.000 contrats aidés
en 2019, soit peu ou
prou le même nombre
que ceux qui seront
signés cette année
sur les 200.000 qui
avaient été budgétés.
La meilleure stratégie pour votre croissance,
c’est d’être bien accompagné.
Alain Ruello
@AlainRuello
Devançant la présentation, prévue
lundi, du projet de budget pour
2019, Edouard Philippe a donné
jeudi des précisions sur un sujet
sensible de la politique publique
de l’emploi : le volume de contrats
aidés prévus l’année prochaine.
« En 2018, il y en aura environ peutêtre entre 130.000 et 150.000 […] Et il
y en aura pour l’année 2019 environ
le même montant, c’est-à-dire de
l’ordre de 130.000 », a-t-il précisé sur
France Inter. Ce faisant, le Premier
ministre a laissé entendre que
l’effort serait stable, ce qui est vrai –
ou faux – selon le prisme de comparaison des chiffres.
Assumant un changement de
pied par rapport à ses prédécesseurs, l’actuel gouvernement a
décidé de miser sur l’efficacité plutôt que sur la quantité. Le nombre
de contrats aidés a été fortement
diminué, ils sont limités au secteur
non marchand, le taux de prise en
charge a fondu (en moyenne 50 %),
et les exigences en matière de
formation ou d’accompagnement
sont renforcées.
« Il y avait de très forts pics de
contrats aidés en général une année
avant des élections majeures […] ça
n’avait pas grand-chose à voir avec
l’activité, ça avait beaucoup à voir
avec la présentation des chiffres »,
a souligné Edouard Philippe.
Deux lectures des chiffres
Cette année, ce sont ainsi
200.000 contrats aidés, rebaptisés
« parcours emploi compétences »
(PEC), qui ont été budgétés, dont
30.500 pour l’accompagnement
des élèves handicapés, contre
320.000 en 2017. Avec un volant
prévu de 130.000 en 2019, la réduction de voilure se confirme. On ne
peut donc pas parler, loin s’en faut,
de stabilité. Sauf que le gouvernement fait une autre lecture. Sur
les 200.000 PEC budgétés en 2018,
il n’en escompte que 130.000 à
150.000 effectivement signés,
du fait du niveau d’exigence plus
élevé. Qui plus est, les préfets
peuvent désormais prendre sur
les crédits pour financer des aides
aux postes dans le domaine de
l’insertion par l’activité économique, un autre dispositif de
lutte contre le chômage, qui va être
fortement soutenu dans le cadre
du plan pauvreté.
Le nombre de contrats aidés budgétés en 2019 est donc aligné sur
le nombre de contrats aidés qui
seront signés cette année, en tout
cas sur la fourchette basse de la prévision. Il y a donc stabilité de l’effort,
mais en consommation effective,
pas en budget prévisionnel. n
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04 // FRANCE
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Unédic : le gouvernement abat ses cartes
INTERVIEW // BRUNO COQUET
Chercheur affilié à l’OFCE
« Il faut un vrai débat public
sur l’assurance-chômage »
SOCIAL
Alain Ruello
@AlainRuello
avec Leïla de Comarmond
Syndicats et patronat ont rendezvous ce vendredi en début d’aprèsmidi, au ministère du Travail, pour
découvrir le contenu de la lettre de
cadrage de la négociation que le
gouvernement va leur proposer
d’ouvrir sur l’assurance-chômage. Rarement une réunion multilatérale aura été aussi attendue
par les partenaires sociaux. Et pour
cause : proposée à la surprise générale par Emmanuel Macron lors de
son discours au Congrès de juillet,
cette négociation pourrait déboucher sur une remise à plat douloureuse des règles d’indemnisation,
nouvelles économies à la clef. « Rien
n’est tabou », a averti la ministre du
Travail, Muriel Pénicaud.
L’anxiété est d’autant plus palpa-
ble que rien n’a filtré des intentions
de l’exécutif. La ministre a reçu les
intéressés un par un, mais sans se
découvrir. Soucieux de marquer
leur indépendance, les partenaires
sociaux ont organisé trois réunions
de diagnostic sur le marché du travail au sens large. Las pour eux, les
études qui leur ont été présentées
par les services de l’Etat – Pôle
emploi, Dares ou encore Trésor – ne
leur ont pas permis d’en savoir plus.
Chiffons rouges
A défaut de son contenu, on connaît
au moins les têtes de chapitres de la
lettre de cadrage, conformément
aux deux objectifs fixés pour la
négociation : lutte contre la précarité – marquée par une multiplication des contrats très courts – et
incitation au retour à l’emploi, pour
accélérer la baisse du chômage. Il
sera question de cumul allocationrevenus d’activité ou de droits
rechargeables. De dégressivité des
indemnisations – un chiffon rouge
600
MILLIONS D’EUROS
Les estimations de dépenses
supplémentaires pour l’Unédic
dans les années à venir.
pour les syndicats. Ou de bonusmalus sur les cotisations patronales
– un chiffon tout aussi rouge pour le
patronat.
Au-delà des objectifs d’évolution
de ces règles figureront surtout des
objectifs financiers synonymes,
pour les syndicats, de baisse de
droits. Le Premier ministre,
Edouard Philippe, n’a pas caché
que la question des 35 milliards de
dette de l’Unédic reste un problème,
même si les 5 milliards d’excédents
prévus pour 2020 et 2021 vont la
dégonfler. Le gouvernement,
dit-on, serait parti de haut en
demandant 5 milliards d’économies sur la durée restante du quin-
quennat. Pour réviser ensuite son
objectif à une fourchette de 3 à
3,8 milliards.
Qu’en sera-t-il exactement ? La
question financière est d’autant
plus épineuse que l’Unédic va
devoir absorber plusieurs centaines de millions de dépenses en plus
– les estimations montent jusqu’à
600 millions. Il s’agit de répondre
aux deux promesses d’Emmanuel
Macron inscrites dans la loi « Avenir professionnel » tout juste promulguée : indemnisation sous
conditions des démissionnaires et
des indépendants. A cela s’ajoute
une autre incertitude majeure pour
les comptes de l’Unédic : l’avenir de
l’allocation de solidarité spécifique
(ASS) versée aux chômeurs en fin
de droits, puisque le gouvernement
a ouvert la porte à la création d’une
allocation de longue durée. A tort
ou à raison, les partenaires sociaux
y ont vu la volonté de l’Etat de
se défausser de tout ou partie des
2,4 milliards d’ASS. n
L’ouverture de négociations n’est pas acquise
Les termes de la lettre
de cadrage seront déterminants dans la décision
des partenaires sociaux
de lancer une négociation.
Le patronat et les syndicats ont
obtenu d’un chef de l’Etat soucieux
de se donner une image plus sociale
d’entrer dans la b oucle de la
réforme de l’assurance -chômage. Ce vendredi, ils vont prendre
collectivement connaissance des
desiderata de l’exécutif sur le sujet,
comme ils le souhaitaient. Les éléments de la lettre de cadrage de
leurs éventuelles discussions vont
leur être précisés lors d’une réunion
multilatérale au ministère du Travail, pour que « toutes les organisations aient la même information en
même temps », dixit un syndicaliste.
Côté symboles, on ne peut pas
dire que les partenaires sociaux
auront été soignés. La ministre du
Travail, Muriel Pénicaud, a prévu
d’aller vendre son projet sur LCI,
mais elle a délégué le soin de le présenter au patronat et aux syndicats
à son directeur de cabinet, Antoine
Foucher, et son conseiller spécial,
Marc Ferracci, dont les relations
avec les partenaires sociaux sont
très tendues. Cela ne veut pas dire
qu’il y aura forcément un clash.
Chez les partenaires sociaux, on
reconnaît qu’il apparaît difficile de
pratiquer la politique de la chaise
vide. L’échec des discussions entre
patronat et syndicats sur une interpellation commune en amont de la
présentation de la lettre de cadrage
penche pour un scénario moins
radical.
Machine arrière du Medef
Après avoir été à l’origine d’un projet
de texte, le Medef a fait machine
arrière. Entre-temps, la Rue de Grenelle aurait fait des pieds et des
mains pour se procurer les versions
qui se sont échangées, sans succès.
« Hubert Mongon, le négociateur du
Medef, a tergiversé pendant 48 heures
avant de nous annoncer mercredi
qu’il n’y aurait pas de position commune », commente un syndicaliste.
Les syndicats supputent que le
Medef a obtenu des assurances sur
le bonus-malus sur les contrats
courts, sa bête noire.
La plus grosse
inconnue réside
dans la décision
que prendra FO.
Sur le montant des économies
que l’Etat va demander sur les droits
des chômeurs aussi, le gouvernement aurait réduit ses exigences. « Il
a compris que 5 milliards d’euros,
c’était inacceptable », note un dirigeant confédéral. S’il n’y a pas de
provocation gouvernementale, le
scénario le plus probable est celui
d’une ouverture de négociations,
même si la méfiance est de mise
depuis que le gouvernement a fait
son marché dans l’accord sur la formation professionnelle…
Gant de fer
Mais l’ouverture de négociations
n’est pas pour autant acquise. La
plus grosse inconnue réside dans la
d é c i s i o n q u e p r e n d r a Fo r c e
ouvrière. Certes, son nouveau secrétaire général affirme, comme ses
prédécesseurs, que son organisation marche sur deux jambes, dont
l’une est celle de la négociation. Mais
sa stratégie interroge. Après un congrès houleux qui l’a vu participer à
l’hallali contre son prédécesseur,
Pascal Pavageau entend diriger son
organisation d’une main de fer, ce
qui n’a pas apaisé le climat interne.
Alors que, d’ordinaire, la décision de
négocier ou pas se prend dans le
cénacle du bureau confédéral, le
nouveau numéro un a décidé de s’en
remettre à son parlement. Le
Comité confédéral national de FO,
qui se réunit mercredi et jeudi,
s’annonce compliqué. — L. de C.
Le cumul allocation-revenu
est-il responsable de la multiplication des contrats courts ?
Le cumul allocation-salaire et les
droits rechargeables permettent
aux chômeurs de ne pas trop souffrir des contrats courts, donc de les
a c c e p t e r. Q u a n d 3 m i l l i o n s
d’emplois sont créés par mois, cela
prouve que les chômeurs les acceptent, même quand ils ne correspondent pas à ce qu’ils cherchent, et
sachant que le gain marginal à
retravailler est faible. Ces règles ont
« Aucune évaluation
n’a montré que
des droits dégressifs
accéléraient le retour
à l’emploi, c’est même
plutôt l’opposé. »
cependant l’inconvénient de biaiser
la concurrence : certains
employeurs en tirent parti pour
transformer les possibilités de
cumul en compléments de salaire,
aux dépens de leurs concurrents
plus vertueux, qui en payent le prix :
l’assurance est plus chère et ils perdent des parts de marché.
Mais le recours à ce type
de contrats a explosé
et coûte cher à l’Unédic ?
Nous sommes dans un système
d’assurance mutualisée. Il est normal que les bien-portants, qui ont
un emploi stable, payent pour les
mal portants, qui enchaînent les
contrats courts. Du côté de l’Unedic,
il est vrai que les modalités de calcul
de l’allocation permettent encore
des dérives, et doivent changer.
Mais on ne peut pas croire que
l’explosion des contrats courts ne
soit due qu’aux règles de cumul
emploi-chômage. Les allégements
de cotisations sociales depuis vingt
ans, ciblés sur les bas salaires, ne
bénéficient-ils pas aussi très souvent à des contrats courts ? Dans le
secteur public, les contrats courts
ne sont-ils pas légion sans que
l’Unedic, ni les allégements ne
Dimanche de 10h à 11h
Le Grand rendez-vous
Hélène Jouan, Nicolas Barré et Damien Fleurot reçoivent
© SIPA
Marine Le Pen
Présidente du Rassemblement National
Leemage/AFP
l Les partenaires sociaux vont découvrir ce vendredi le contenu de la lettre
de cadrage que le gouvernement leur propose pour ouvrir les négociations.
l L’exécutif viserait 3 à 3,8 milliards d’économies sur le reste du quinquennat.
Comment analysez-vous
la négociation sur l’Unédic ?
Ce qui manque à cette négociation,
comme aux précédentes, c’est un
débat public. Très souvent, on bute
sur des inconnues, des imprécisions, des données qui sortent d’on
ne sait où. Croyant ne pas s’exposer,
l’Unedic n’a jamais institué un contrôle de gestion précis pour faire
vivre un débat critique. Elle a en fait
construit sa vulnérabilité. Il faudrait prendre modèle sur le Conseil
d’orientation des retraites : transparence, partage des analyses, chiffrages, puis chacun forme sa position,
en toute connaissance.
Pour Bruno Coquet, spécialiste
de l’Unédic, la dégressivité
des allocations-chômage
serait contre-productive.
soient en cause ? Il faut regarder le
problème globalement.
Un bonus-malus
sur les contrats courts
est-il la solution ?
Je propose depuis longtemps de
corréler le niveau de cotisation à la
durée effective du contrat de travail.
C’est une saine gestion pour un
assureur, qui doit « désinciter » les
comportements qui lui coûtent
cher. Si les assurés adaptent leurs
comportements aux règles
d’indemnisation, le risque n’est plus
aléatoire et ne peut plus être normalement assuré. Il ne faut pas être
punitif pour autant, ni sourd à certains effets de bord, car l’idée n’est
pas de sanctionner mais d’inciter, et
de ne pas élever le coût du travail.
Êtes-vous favorable à la
dégressivité des allocations ?
Aucune évaluation n’a montré que
des droits dégressifs accéléraient le
retour à l’emploi, c’est même plutôt
l’opposé. Cibler la dégressivité sur
les allocations élevées n’est pas
moins risqué. Si, en France, le plafond des allocations est le plus élevé
d’Europe, c’est aussi le cas des cotisations. Si le choix se résume à baisser les droits et les cotisations, avec
un manque à gagner très important
car cette population contribue bien
plus qu’elle ne coûte, ou réduire les
droits mais pas les cotisations, donc
taxer les chômeurs, mieux vaut voir
plus loin. Par exemple en contrôlant mieux les chômeurs, et ainsi
éviter la sanction indistincte
qu’impriment des droits dégressifs.
– Propos recueillis par A. R.
et M. B.
a
Retrouvez la version complète
sur lesechos.fr/economie-france
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06 // FRANCE
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Indépendantes :
un congé maternité
plus protecteur
PROTECTION
SOCIALE
Les commerçantes
et les indépendantes
vont pouvoir s’arrêter aussi longtemps
que les salariées.
Solveig Godeluck
@Solwii
Huit semaines minimum, et
jusqu’à seize semaines indemnisées pour toutes les femmes.
C’est la mesure phare de la
réforme du congé maternité
des indépendantes, inscrite
dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour
2019, qui sera présenté mardi.
« L’idée, ça va être d’augmenter
la durée minimale du congé
maternité [pour les travailleuses
indépendantes : commerçantes,
professions libérales, agricultrices…], en la faisant passer à huit
semaines », dont deux avant
l’accouchement, a expliqué le
Premier ministre, Edouard Philippe, jeudi sur France Inter.
Suite à la réforme, elles pourront être indemnisées jusqu’à
16 semaines, comme les salariées. Les travailleuses indépendantes bénéficieront ainsi
de 38 jours de congés supplémentaires. Un effort financier
qui tourne autour de 30 millions d’euros par an pour la
Sécurité sociale. C’est la concré-
tisation de la promesse électorale d’Emmanuel Macron
de créer un « congé maternité
unique » aligné sur le régime le
plus avantageux. « Allonger le
congé maternité des indépendantes est une nécessité de santé
publique », plaide la députée
LREM de l’Essonne MariePierre Rixain, auteure d’un rapport sur le sujet qui a largement
inspiré le gouvernement. La
députée compte proposer un
amendement au projet de loi
pour que ces mères puissent
reprendre progressivement le
travail, avant le terme de l’arrêt.
Modulation des charges
La députée souhaite également
que l’Urssaf propose automatiquement aux libérales enceintes de moduler leurs charges
sociales pendant le congé, afin
que l’intégralité de leurs indemnités journalières ne parte pas
dans les appels de cotisations,
SSI, Cipav, Urssaf. Par ailleurs,
les exploitantes agricoles pourront bénéficier exceptionnellement d’indemnités journalières, quand n’aura pas été trouvé
un remplaçant rémunéré par la
Sécurité sociale pour accomplir leurs tâches. Pour limiter le
renoncement à l’allocation de
remplacement, la CSG-CRDS
va être prise en charge par la
Sécurité sociale. L’addition de
10 à 12 euros par jour est dissuasive, alors que le revenu moyen
de la profession tourne autour
de 350 euros mois. n
Vieux véhicules : la prime
à la casse décolle enfin
FISCALITÉ
La prime à la
conversion a atteint
en neuf mois la moitié
de l’objectif fixé
sur le quinquennat.
L’agence des services
de paiement
est dépassée par
l’afflux de dossiers.
Ingrid Feuerstein
In_Feuerstein
Sortir les vieux diesels du parc, en
incitant les automobilistes à acquérir un véhicule moins polluant. C’est
toute l’ambition de la prime de conversion. Lancée sous le précédent
quinquennat par Ségolène Royal,
cette prime a mis du temps à trouver son public. Depuis qu’elle a été
étendue à l’achat d’une voiture
d’occasion au 1er janvier dernier, elle
connaît un engouement qui
dépasse toutes les attentes. « C’est
une prime importante qui marche
beaucoup mieux que ce qu’on pensait. Les Français se précipitent sur le
dispositif », a confirmé le Premier
ministre, Edouard Philippe, jeudi,
sur France Inter.
Selon le ministère de la Transition écologique, 170.122 dossiers ont
été déposés à la mi-septembre, alors
que la prévision sur l’année était de
100.000 primes. « Dès 2018, la prime
à la conversion automobile aura
atteint la moitié de l’objectif du quin-
Tous Concernés !
Faites un don pour la recherche
sur cancerdusein.org
Lancé sous le précédent quinquennat, ce dispositif connaît un engouement depuis qu’il a été étendu,
le 1er janvier dernier, à l’achat d’une voiture d’occasion. Photo Patrick Allard/RÉA
quennat, soit plus de 250.000 véhicules », souligne le ministère. Le phénomène s’accélère au fil des mois.
A fin juin, 75.000 propriétaires
avaient fait une demande de prime,
si bien que l’agence des services de
paiement a dû faire face à un afflux
de 100.000 dossiers en l’espace de
deux mois. D’où l’allongement des
délais de traitement et l’exaspération de certains automobilistes confrontés à des difficultés financières.
80 % de véhicules au gazole
C’est à partir du moment où la prime
a été étendue aux véhicules d’occasion récents qu’elle a commencé à
décoller. Tant que cette subvention
était cantonnée à l’achat d’une voiture électrique, elle ne dépassait pas
les 8.000 demandes par an. Cette
technologie reste chère, surtout
pour les ménages modestes qui gardent souvent le « vieux diesel » faute
de pouvoir le renouveler. Depuis le
1er janvier, les automobilistes peuvent toucher 1.000 euros (ou même
« C’est une prime
importante qui
marche beaucoup
mieux que ce qu’on
pensait. »
ÉDOUARD PHILIPPE
Premier ministre
2.000 s’ils sont non imposables) s’ils
se débarrassent d’une voiture
immatriculée avant 1997 (véhicule à
essence) ou 2001 (diesel). En
échange, ils doivent acheter une voiture diesel de norme Euro 5 ou 6
(immatriculée après 2011) ou un
véhicule essence ou électrique portant la vignette Crit’Air 0, 1 ou 2.
Les données du ministère montrent que 60 % des primes demandées en 2018 correspondent à des
véhicules d’occasion. La mesure a
largement bénéficié aux ménages
les moins aisés : 70 % des bénéficiai-
res ne sont pas imposables. L’objectif de sortir du parc d’anciens diesels, datant de l’époque où les
normes antipollution étaient
moins strictes, est bien rempli :
80 % des véhicules concernés roulent au gazole. Il reste néanmoins
du chemin à parcourir pour nettoyer le parc automobile, sachant
que 3 millions de véhicules ne sont
pas éligibles à la vignette Crit’Air.
Si la prime de conversion coûte
plus cher que prévu au budget de
l’Etat, le gouvernement pourrait
être tenté de resserrer son champ
d’application. « La prime à la conversion sera maintenue en 2019, en
faisant évoluer légèrement ses critères afin de la rendre plus écologique
tout en conservant un rythme très
soutenu de conversion de véhicules »,
indique-t-on au ministère de la
Transition écologique.
(
Lire l’éditorial
d’Etienne Lefebvre
Page 11
Le chômage reflue plus vite
dans les quartiers pauvres
SOCIAL
L’Observatoire national de la politique
de la ville constate une
légère amélioration
des situations des
quartiers prioritaires.
Matthieu Quiret
@MQuiret
Association Le Cancer du Sein, Parlons-en !
MEMBRES FONDATEURS : MARIE CLAIRE - ESTÉE LAUDER COMPANIES
Enfin de bonnes nouvelles dans les
quartiers pauvres. Selon l’étude
annuelle de l’Observatoire national
de la politique de la ville, publiée ce
jeudi, la situation s’améliore lentement dans les quartiers prioritaires
de la ville (QPV). Ces 1.514 territoires
où vivent 5,5 millions d’habitants
connaissent un taux de pauvreté
trois fois plus fort qu’ailleurs. Mais,
entre 2014 et 2016, le taux de chômage y a reflué de 26,7 à 25,3 %. Une
autre étude bientôt publiée situera
à 24,7 % le taux de chômage 2017
des QPV, soit deux points de moins
sur trois ans, à comparer à la baisse
de 0,7 point pour la même période
constatée au niveau national. Le
taux d’emploi est, lui, passé en deux
ans de 64,8 à 65 % (contre 43,8 à
43,5 % en France). « Le chômage
baisse plus vite dans ces quartiers
qu’ailleurs », assure Jean-François
Cordet, président de l’Observatoire.
Pour le commissaire général
délégué à l’égalité des territoires
Sébastien Jallet, ce résultat montre
l’efficacité des politiques de la ville
mises en place depuis plusieurs
années : emplois aidés, plans de
formation, etc. L’Observatoire chiffre à 4,1 milliards d’euros annuels
les moyens engagés pour les QPV
ces deux dernières années, dont
460 millions au seul titre de la politique de la ville.
Quartiers « sas »
Parmi les autres signes d’amélioration que l’Observatoire pointe
figure l’évolution du cursus des élèves. La part des élèves de collège
intégrant une filière générale est
par exemple passée de 32,1 à 33 %
entre 2013 et 2014. Par ailleurs, les
habitants des quartiers ayant profité d’un programme de rénovation
urbaine affirment à 74 %, selon un
sondage, leur satisfaction à y vivre,
même si ce taux est 14 points
plus élevé chez les habitants des
communes concernées vivant
hors QPV.
L’étude démontre également un
constat bien connu des habitants et
des élus des banlieues : ces quartiers ne sont pas des nasses de pauvreté, mais bien des « sas » vers
d’autres zones urbaines plus favorables. Un résident sur dix déménage chaque année. Et 60 % des
ménages mobiles quittent leur QPV
pour un quartier hors QPV, 30 %
vers un autre QPV et 10 % restent
dans leur quartier d’origine. Au
total, 31 % des nouveaux arrivants
d’un QPV touchent le RSA, contre
27 % des partants. Le revenu mensuel des premiers est de 948 euros,
contre 1.060 pour les seconds. n
Les chiffres clefs
14 %
DES CONTRATS AIDÉS
en 2016 profitaient
aux habitants des
quartiers prioritaires.
23 %
DE LA POPULATION
pauvre habite dans
les quartiers prioritaires.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 07
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
MONDE
en
chiffres
ROYAUME-UNI : VENTES
AU DÉTAIL À +0,3 %
ARGENTINE : NETTE
CONTRACTION DU PIB
Les ventes au détail au
Royaume-Uni ont progressé
de 0,3 % en août sur un mois,
ralentissant le rythme
par rapport à juillet en
raison d’un essoufflement
des achats alimentaires
et de vêtements, selon l’ONS.
Le chiffre pour juillet
a été révisé en hausse
à +0,9 % contre +0,7 %
précédemment.
Le PIB de l’Argentine
s’est contracté de 4,2 % au
deuxième trimestre de 2018
par rapport à la même période
de 2017 et de 3,9 % par rapport
au trimestre précédent, selon
l’Indec. Des taux d’intérêt
élevés ont bloqué la
croissance, sans pour autant
parvenir à soutenir le peso,
qui a chuté de plus
de 50 % contre le dollar.
–2,9
ZONE EURO : LES CRAINTES
DES CONSOMMATEURS
La confiance des consommateurs dans la zone euro s’est
dégradée plus fortement que
prévu en septembre, selon la
Commission européenne.
L’indice CVS recule d’un
point à –2,9 ce mois-ci (–2,8
pour l’ensemble de l’UE).
L’OCDE liste les facteurs de stress
qui pèsent sur la croissance
INTERNATIONAL
« La France
est sur un bon
sentier d’une
croissance tirée
par la
consommation
et les
investissements. »
Tensions
commerciales et
risques financiers
accrus caractérisent
l’incertitude
croissante des acteurs
de l’économie
mondiale.
LAURENCE BOONE
Chef économiste de l’OCDE
Richard Hiault
@RHIAULT
La croissance économique mondiale pourrait avoir atteint son
rythme de croisière. Difficile de
faire mieux. L’Organisation de
coopération et de développement
économiques (OCDE), qui a publié
jeudi ses prévisions intérimaires,
s’attend cette année à une hausse
du produit intérieur brut (PIB)
mondial de 3,7 %.
En 2019, le niveau sera identique. Ce faisant, l’Organisation a
légèrement abaissé son pronostic
– de 1 et 2 dixièmes de point de
pourcentage respectivement. Si la
croissance mondiale est restée
solide au premier semestre 2018,
aux environs de 3,75 %, certains
signes indiquent que cette expansion a atteint un plateau. « Notre
message n’est pas alarmiste. C’est
un signal d’alerte afin que les gouvernements poursuivent leurs
réformes structurelles pour créer
des emplois et accroître les richesses », a indiqué Laurence Boone, la
chef économiste de l’OCDE, lors
d’un point presse.
Des différences croissantes
entre pays et secteurs économiques ont commencé à apparaître.
La confiance s’est également érodée et la hausse des investissements et des échanges commerciaux s’est avérée plus faible que
prévu. Les nouvelles commandes
sont en recul, en particulier les
commandes à l’exportation de
produits manufacturés. La croissance en volume du commerce
mondial est revenue à environ 3 %
au premier semestre 2018, contre
5 % en 2017. Les tensions commerciales liées aux décisions de
l’administration Trump commencent à faire sentir leurs effets : la
confiance recule comme les plans
d’investissement des entreprises.
Le Royaume-Uni se traîne
Par zones géographiques, c’est
la zone euro qui subit la plus forte
amputation des prévisions pour
les pays développés. Après une
croissan ce de 2,5 % en 2017,
l’année en cours devrait s’achever
sur un taux de 2 % avant 1,9 % l’an
prochain.
La croissance française a été
revue en baisse de 0,3 point de
pourcentage à 1,6 % cette année
avant un léger rebond l’an prochain à 1,8 %. « Cette révision est
due à des résultats plus faibles
qu’attendus au deuxième trimestre.
Cela est dû en partie à la hausse de la
CSG et des cours du pétrole. Mais la
France est sur un bon sentier d’une
croissance tirée par la consommation et les investissements. Le taux
de chômage va poursuivre son repli
jusqu’à 8,5 % l’an prochain. Les
mesures concernant le marché du
travail vont dans le bon sens »,
constate Laurence Boone. L’Allemagne, dont l’économie est plus
ouverte que la France au commerce international, est créditée
respectivement de 1,9 % et 1,8 %.
Du fait de cette plus grande ouverture commerciale allemande, le
ralentissement de la croissance
sera plus sensible. De ce fait, la
croissance de l’Allemagne va
converger vers celle de la France.
Le Royaume-Uni se traîne avec
1,3 % et 1,2 %. « Il est clair que selon
nos calculs, le Royaume-Uni va perdre 3 % de croissance à cause du
Brexit et si le pays revient aux règles
de l’Organisation mondiale du commerce pour ses échanges commerciaux avec l’Union européenne »,
avance Laurence Boone. Côté pays
émergents, l’Argentine détient la
palme d’une révision drastique
des prévisions de croissance. De
2 % de croissance, le pays devrait
subir une récession de 1,9 % cette
année. Le Brésil n’est guère mieux
loti. Prévue à 2 % en juin dernier, la
hausse du PIB ne serait plus que de
1,2 % cette année. La Chine, quant à
elle, subit aussi un ralentissement
(6,7 % après 6,9 % en 2017).
Craintes des investisseurs
La hausse des taux d’intérêt aux
Etats-Unis, l’appréciation du dollar américain et les craintes des
investisseurs ont conduit de nombreuses monnaies des pays émergents à se déprécier. « Les pays
ayant d’importants déficits extérieurs ou une dette libellée en devises ont été particulièrement exposés, notamment l’Argentine et la
Turquie », souligne l’OCDE. Une
normalisation plus rapide que
prévu de la politique monétaire
dans les pays industrialisés pourrait déclencher de nouvelles fuites
de capitaux et une réappréciation
des prix des actifs sur les marchés
financiers des économies émergentes. De même, une aggravation
des tensions commerciales pourrait également déstabiliser ces
pays, en particulier si la Chine était
touchée.
P o u r n e r i e n a r r a n g e r, l a
conduite de politique monétaire
très accommodante requise pour
sortir de la crise a engendré de
nouvelles vulnérabilités financières. La valorisation des marchés
boursiers est élevée sur certains
marchés, y compris le logement, et
les niveaux de dette publique et
privée sont plus élevés qu’avant la
crise dans de nombreuses économies. La fourniture de crédits s’est
développée dans le système bancaire parallèle (« shadow banking ») bien moins surveillé et sur
les marchés obligataires, déplaçant les risques du système bancaire vers d’autres institutions
financières et intermédiaires de
crédit. L’économie mondiale n’est
pas à l’abri d’une sévère correction
des cours boursiers, sans oublier
le risque de faire face à une charge
plus élevée du service de la dette.
Comme le souligne Laurence
Boone, « les risques s’intensifient et
les incertitudes sont nombreuses ».
C’est le moins que l’on puisse dire.
(
Lire l’éditorial
de Dominique Seux
Page 11
Les Européens profitent plus du Ceta que le Canada
COMMERCE
Les exportations
européennes
ont crû de 7 %.
Les importations
sont en recul de 3 %.
La déferlante de la viande bovine
canadienne en Europe n’a pas eu
lieu. Un an après l’entrée en vigueur
de l’accord de libre-échange conclu
entre le Canada et l’Union européenne (Ceta), les premières tendances montrent un tout autre visage.
Selon les Douanes françaises, les
importations françaises, en provenance du Canada, de « viande de
boucherie et produits d’abattage »
sont en recul de 2,7 % sur les sept premiers mois de 2018 par rapport à la
même période de 2017. Et les exportations françaises sont en hausse.
Sur un plan plus global, les chiffres
montrent que l’Union européenne
dans son ensemble profite plus du
Ceta que le Canada. Entre septembre 2017 et juillet 2018, les exportations européennes ont progressé de
7 %, annonce la Commission.
Les secteurs de la chimie pharmacie (+ 20 %), de la céramique (+43 %),
des bijoux (+68 %) ont tiré leur épingle du jeu. Certains chiffres relatifs
aux exportations de produits agricoles sont tout aussi encourageants,
souligne la Commission européenne : + 29 % pour les fruits et
fruits à coque, + 34 % pour le chocolat, + 11 % pour les vins mousseux et
+ 5 % pour le whisky.
Europe et de près de 10 % en France.
« La France est gagnante. Elle a augmenté de plus de 10 % ses exportations
au Canada et de 8 % ses exportations
agroalimentaires. C’est une belle surprise pour un secteur qui a fait entendre ses craintes », a souligné l’ambassadrice du Canada en France,
Isabelle Hudon, sur TV5.
Temporiser
« La France est gagnante »
Les Français, eux, ont accru de 5 %
leurs ventes de vins, de 22 % leurs
ventes de parfum et de 8 % leurs
exportations de fromages. Côté
importations, le Canada a enregistré
un recul de 3 % de ses ventes en
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, est un fervent
partisan du Ceta. Photo Drew Angerer/Getty Images/AFP
Cette dernière a souhaité que
l’Assemblée nationale ratifie
l’accord avant la fin de l’année, afin
qu’il entre en vigueur dans sa totalité. A ce jour, seuls 12 Etats membres européens l’ont ratifié. Certains Etats, comme l’Autriche et la
Belgique, attendent l’arrêt de la
Cour européenne de justice sur le
Ceta, l’an prochain, pour se prononcer. Le nouveau gouvernement italien qui, dans un premier temps,
avait claironné qu’il demanderait
au Parlement de rejeter ce texte,
semble temporiser. Pour l’heure, la
commissaire européenne au Commerce, Cécilia Malmström, s’est
réjouie des premiers résultats du
Ceta. Elle se rendra au Canada les 26
et 27 septembre pour faire le point
sur les avancées réalisées. « D’après
les premières données, nous avons
bien des raisons de nous réjouir.
Comme toujours, dans le cadre de tels
accords, il y a des domaines dans lesquels nous devons nous assurer que
nous appliquons rigoureusement ce
qui a été convenu », a-t-elle dit dans
un communiqué de presse.
Les opposants du Ceta ne désarment pas pour autant. Dans une
étude sur la première année du
Ceta, la Fondation Nicolas Hulot et
l’Institut Veblen alertent sur le fait
qu’on « ne trouve ni veto climatique
ni chapitre développement durable
contraignant dans le Ceta ». Ce dernier, selon eux, ouvre la porte aux
OGM et aux pesticides interdits en
Europe. Le Ceta n’a pas fini de faire
parler de lui. — R. H.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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10 // MONDE
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Brexit, migration : les Européens
prisonniers de leurs contraintes politiques
l Le sommet
informel de
Salzbourg n’a pas
permis d’avancée
substantielle.
l Le calendrier
politique
britannique
complique
la négociation
sur le Brexit.
Les deux parties
sont « conscientes
que l’on peut
seulement trouver
une solution si
chacun fait un pas
vers l’autre. »
SEBASTIAN KURZ
Chancelier autrichien
EUROPE
Gabriel Grésillon
@Ggresillon
Catherine Chatignoux
@chatignoux
— Envoyés spéciaux à Salzbourg
Comment aurait-il pu en être autrement ? Pris dans de fortes contraintes politiques, les dirigeants européens ne sont pas par venus à
engranger de réels progrès sur les
grands sujets à l’ordre du jour lors de
leur sommet informel, jeudi à Salzbourg, en Autriche.
En matière migratoire, d’abord :
en pleine précampagne pour les
élections européennes, les forces
anti migrants sont à l’œuvre et le seul
thème fédérateur est désormais la
protection des frontières : renforcement de l’agence Frontex, de la politique des retours, du partenariat
avec l’Egypte sur le contrôle des trafiquants et proposition d’un sommet
avec la Ligue arabe sur ce sujet.
L’idée d’une solution européenne à
l’accueil des migrants, poussée
notamment par Paris et Berlin, n’a
pas progressé. Certains Etats nagent
Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président de la Commission européenne,
Jean-Claude Juncker, lors de la conférence de presse finale du sommet de Salzbourg. Photo Joe Klaemer/AFP
dans l’ambiguïté. « L’Italie réclame
l’aide de l’Europe, mais si elle l’obtient,
son ministre de l’Intérieur perd son
punching-ball quotidien », résume
une source européenne.
C ’e s t u n e a u t r e f o r m e d e
contrainte politique qui a bloqué les
discussions sur le Brexit. Aux prises
avec des frondeurs jusqu’au-boutis-
« De la même
manière que le
Royaume-Uni a fait
évoluer sa position,
l’Union européenne
va devoir faire
évoluer la sienne. »
THERESA MAY
Première ministre britannique
tes, Theresa May doit les affronter,
fin septembre, à l’occasion du congrès à Birmingham de son propre
parti. Elle n’avait donc aucune
marge de manœuvre pour faire le
moindre geste en direction des
Vingt-Sept. Mercredi soir, devant les
journalistes, elle s’est montrée combative face aux Européens. « De la
même manière que le Royaume-Uni a
fait évoluer sa position, l’Union européenne va devoir faire évoluer la
sienne », a-t-elle plaidé.
Sa fermeté était particulièrement
perceptible sur la question irlandaise : les propositions actuelles de
la Commission européenne sont, à
ses yeux, « inacceptables » car elles
constitueraient « une mise en cause
de notre intégrité constitutionnelle et
économique ». Elle a aussi prévenu
ses pairs : il n’est pas question
de tenir de second référendum sur le
Brexit dans son pays.
Face à elle, les Européens ont
mêlé ouverture sur la forme et fermeté sur les principes. Emmanuel
Macron, le jeudi matin, insistait sur
l’impératif de préserver « l’intégrité
du marché unique ». Une formule
dont la traduction politique est sans
ambiguïté : pas question d’accepter,
en l’état, son plan de « Chequers »
consistant à continuer à commercer
sans entrave avec l’UE pour les marchandises.
« Pas acceptable »
Donald Tusk, le président du Conseil
européen, a également estimé que le
scénario prôné par Londres « saperait les fondements du marché intérieur ». Angela Merkel ajoutant qu’il
ne « pouvait pas y avoir de compromis sur le marché unique ». Et jeudi
après-midi, Emmanuel Macron
enfonçait le clou : la proposition britannique n’est « pas acceptable » car
Le scénario prôné
par Londres
« saperait les
fondements du
marché intérieur. »
DONALD TUSK
Président du Conseil européen
le marché unique est « l’intérêt vital »
des Européens, tranchait-il en constatant « beaucoup de nervosité » sur
le sujet. La certitude que la négociation sera laborieuse a poussé Donald
Tusk, le président du Conseil européen, à envisager la tenue d’un sommet de la dernière chance, les 17 et
18 novembre. En mettant la pression
maximale : celui-là n’aura lieu qu’en
cas de réels progrès dans les prochaines semaines.
Mais tout ne serait pas bloqué
pour autant. Sebastian Kurz, le chancelier autrichien qui assure la présidence tournante de l’Union, a ainsi
estimé que « derrière les prises de position publiques dures dans les médias »,
les deux parties sont « conscientes que
l’on peut seulement trouver une solution si chacun fait un pas vers l’autre ».
Sur ce point, Michel Barnier s’était
montré ouvert, mercredi, à « améliorer » la proposition européenne relative à l’Irlande. Alors que les deux
camps s’opposent sur les moyens de
ne pas réintroduire une frontière
physique entre le Nord et le Sud de
l’île irlandaise, le négociateur en chef
des Européens pour le Brexit a
esquissé l’idée d’une simplification
des futures procédures douanières
qui seraient maintenues entre la
Grande-Bretagne et l’Irlande du
Nord, et insisté sur le fait qu’une
majorité de marchandises pourraient échapper à un contrôle strict
dans les ports.
Quant à Theresa May, elle s’est dite
prête, mercredi, à faire « sous peu » de
nouvelles propositions sur ce sujet.
Une chose est sûre : prise en étau
entre les partisans d’un Brexit dur de
son propre camp politique et les alliés
unionistes nord-irlandais de sa coalition, la Première ministre britannique n’aura qu’une faible marge de
manœuvre. n
La Hongrie et la Pologne, principaux opposants
à l’accueil des demandeurs d’asile
A Salzbourg, les chefs d’Etat
des Vingt-Huit se penchent
sur la question
des migrations. L’Espagne,
les Pays-Bas, l’Allemagne,
la Suède et la France
sont les plus favorables
à l’accueil des réfugiés
sur le territoire européen.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
Au moment où les Etats-Unis viennent de ramener à 30.000 en 2019
au lieu de 45.000 cette année le
nombre de réfugiés qu’ils sont disposés à accueillir sur leur territoire,
les chefs d’Etat européens, réunis
mercredi et jeudi à Salzbourg, se
penchent eux aussi sur cette question extrêmement sensible de
l’accueil des migrants. Et en la
matière, les Vingt-Huit sont loin
d’avoir une réponse homogène,
comme le montre un sondage réalisé au printemps par Pew
Research. Il y a trois ans, le record
de 1,3 million de demandeurs d’asile
en Europe a été atteint.
Nul ne s’en étonnera, la Pologne
et la Hongrie figurent parmi les plus
restrictifs face à l’accueil de réfugiés
sur leur territoire. Selon le sondage
de Pew, 54 % des Hongrois et 36 %
des Polonais s’opposent à l’accueil
de personnes qui ont fui la violence
ou la guerre dans leur pays d’origine. En Hongrie, le peu d’empressement à accueillir des réfugiés ne
vient pas uniquement de la population. Les autorités ont récemment
fait voter une loi selon laquelle toute
personne coupable d’aider un
demandeur d’asile est considérée
comme un criminel.
Une approche différenciée
La fin de non-recevoir des Polonais
ou des Hongrois tranche fortement
avec l’attitude nettement plus
ouverte de l’Espagne, des Pays-Bas,
de la Suède, de l’Allemagne ou
encore de la France où plus des trois
quarts des adultes (proportion entre
86 % et 79 % selon les pays) approuvent au contraire l’accueil de ces
déplacés. L’Italie (56 %) comme la
Grèce (69 %), pourtant traditionnelles portes d’entrée des réfugiés arrivant par la mer, ont une attitude plus
bienveillante à l’égard des populations immigrantes que celle de leurs
voisins polonais ou hongrois.
Cette approche différenciée des
Vingt-Huit ne se retrouve pas dès
qu’il s’agit de juger la politique européenne vis-à-vis des réfugiés. Les
opinions cette fois deviennent alors
majoritairement négatives. Le taux
de rejet est similaire à celui observé
les années précédentes en plein pic
d’accueil des migrants. En tête, la
Grèce avec 92 % de personnes qui
désapprouvent la politique européenne, suivie par la Suède (84 %),
la Hongrie (80 %) et l’Italie (78 %).
Depuis 2009, plus de 2 millions de
réfugiés sont entrés dans l’espace
européen en accostant en Grèce, en
Italie ou en Espagne. Sur ce total, la
moitié d’entre eux venaient du
Moyen-Orient et d’Afrique du Nord,
des centaines de milliers d’Afrique
subsaharienne. Or, souvent, les
demandeurs d’asile doivent attendre des mois, le temps que leur dossier soit instruit. n
Reconduit, Shinzo Abe promet des réformes audacieuses
ASIE
Shinzo Abe
a été réélu mercredi
à la tête du parti
majoritaire.
Le Premier ministre
va tenter de réformer
la Constitution
pacifiste du pays.
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo.
Ayant déjà largement dépassé la
performance de son grand-père,
qui n’avait été Premier ministre que
quatre ans à la fin des années 1950,
Shinzo Abe peut maintenant espérer battre le record de longévité au
poste de son grand-oncle Eisaku
Sato (1964 à 1972). Après sa large
victoire, jeudi, aux élections internes du grand Parti conservateur
japonais, le LDP, il va automatiquement être reconduit pour trois
années supplémentaires à la tête du
pays qu’il dirige depuis bientôt six
ans.
Ne pouvant plus prétendre à un
mandat supplémentaire, Shinzo
Abe promet d’enclencher dans les
prochains mois les réformes les
plus audacieuses qu’il n’avait, jus-
qu’ici, pas oser proposer. « Je veux
tenter de créer un nouveau Japon »,
a-t-il martelé après sa large victoire,
jeudi, face à Shigeru Ishiba, un
ancien ministre de la Défense.
Conjoncture favorable
Depuis fin 2012, il a bénéficié d’une
conjoncture internationale favorable et de la politique monétaire
extrêmement souple de la Banque
du Japon qui a fait chuter le yen et
doper automatiquement les profits
des exportateurs. Malgré l’absence
de réforme structurelle sérieuse, le
PIB du pays a ainsi crû en moyenne
de 1,3 % par an sous son règne. Mais
ce modèle est menacé par le déclin
démographique du pays et les
menaces de guerre commerciale
agitées par Donald Trump.
Pour doper le potentiel de croissance japonais, Shinzo Abe a promis, lors de sa campagne, d’adapter
le système de protection sociale du
pays en repoussant notamment
l’âge de la retraite. Il veut faire voter
l’an prochain des lois permettant de
faire venir, pour une durée limitée
dans le temps, plus de
main-d’œuvre non qualifiée étrangère. Il s’est aussi engagé à relever,
en octobre 2019, le taux de TVA de
8 % à 10 % pour freiner le gonflement de la dette publique qui équivaut déjà à 250 % du PIB.
Mais ces mesures ne sont pas
populaires et risquent de compro-
mettre la réforme qui l’obsède
depuis des décennies. Très inquiet
de la montée en puissance agressive de la Chine dans la région,
Shinzo Abe veut absolument modifier la Constitution pacifiste que
les Etats-Unis avaient imposée au
pays à la sortie de la Seconde Guerre
mondiale.
Il veut donc amender l’article 9 de
la Charte constitutionnelle pour
clarifier l’existence des Forces
d’autodéfense, l’armée du pays qui
ne peut, pour l’instant, être mobilisée que pour défendre le pays en cas
d’attaque extérieure.
Si le dirigeant peut, du fait du
poids de son parti au Parlement,
espérer un vote favorable des deux
tiers des élus de chacune des deux
Chambres, il risque de peiner à
obtenir une majorité lorsque cette
révision devra être soumise, en dernier lieu, à un référendum.
Le pays reste très divisé sur ce
sujet délicat et Shinzo Abe ne bénéficie pas d’un large soutien populaire, au-delà de la droite conservatrice. « Il n’a plus les illusions de son
premier passage au pouvoir en 2007.
Il est devenu extrêmement pragmatique et sait que ça va être difficile »,
explique le politologue Takao
Toshikawa. « Il peut attendre la fin
de ce mandat pour jauger l’état de
l’opinion », estime l’analyste, qui ne
voit pas Shinzo Abe risquer un
échec qui lui serait fatal. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 11
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
idées&débats
SOMMAIRE
Le meilleur du Cercle
des Echos
La Chronique
Le Point de vue
Art et culture
La guerre commerciale sino-américaine,
vue de Chine
Juger Macron sur le fond, pas sur la forme
Ni technocratique ni intellectuelle :
une Europe des peuples !
Le fabuleux destin du Brexit
LES ÉDITORIAUX DES « ÉCHOS »
Comment sort-on
d’un engrenage ?
Pinel pour « Les Echos »
Dassault Systèmes, l’exception
du logiciel à la française
Florian Dèbes
@FL_Debes
– Journaliste au service
High-Tech Médias
Du 6 août 2002 au 24 septembre
2018. La première date correspond à
la sortie du CAC 40 de Dassault Systèmes, en plein éclatement de la
bulle Internet. La seconde marquera le retour du spécialiste du logiciel de simulation industrielle au
sein de l’élite boursière de la place de
Paris. Entre les deux, seize ans ont
passé et aucun autre acteur de ce qui
s’appelle maintenant la French Tech
n’est venu toquer à la porte de
l’indice d’Euronext. Côté technologie, le CAC 40 restait le territoire
des sociétés de services informatiques et numériques (Capgemini,
Atos) ou de l’électronicien STMicroelectronics.
Force est de constater que Dassault Systèmes est l’exception du
logiciel à la française, la seule à
tutoyer les sommets du marché
mondial. Depuis sa création en 1981,
l’entreprise née dans l’esprit des
ingénieurs de Dassault s’est installée
à la première place du marché mondial du logiciel industriel de simulation 3D, face à l’allemand Siemens et
aux américains PTC et Autodesk. Au
sein du Top 250 des éditeurs de logiciels français compilé chaque année
par le Syntec Numérique et EY, Dassault Systèmes dépasse tout le
monde de plusieurs têtes, avec un
chiffre d’affaires de 3,23 milliards
d’euros l’an dernier. Très rapide à
grandir, Criteo et ses 2,3 milliards de
dollars de recettes annuelles en 2017
est, certes, parvenu à s’imposer dans
le paysage des technologies publicitaires, mais il pèse au Nasdaq environ 30 fois moins que Dassault Systèmes à la Bourse de Paris. Plus
modeste en revenu, Talend vaut
2 milliards de dollars, mais cela reste
loin des 34 milliards de dollars de
capitalisation de Dassault Systèmes.
D’autres entreprises françaises du
logiciel n’ont pas eu le temps de
grandir. Le spécialiste des données
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
L’éditeur français
intégrera le CAC 40
lundi. Le signe
d’un succès,
qui en fait un cas
à part dans
une French Tech
dépourvue pour
l’instant d’autres
champions mondiaux
du logiciel
professionnel.
D
Les points à retenir
Depuis sa création en 1981,
•l’entreprise
née dans l’esprit
des ingénieurs de Dassault s’est
installée à la première place
du marché mondial du logiciel
industriel de simulation 3D.
Contrairement à de
nombreuses entreprises
du logiciel dans les années
1990-2000, Dassault Systèmes
n’a pas connu de problèmes
de financement pour
son développement.
Le chiffre d’affaires généré
par les 100 plus grosses
entreprises françaises
du logiciel a doublé en dix ans,
même si Dassault Systèmes
représente aujourd’hui 40 %
de ce total contre 30 % en 2007
•
•
BusinessObjects a ainsi été racheté
par l’allemand SAP en 2008, pour
4,8 milliards d’euros. Certaines jeunes pousses prometteuses ont
d’ailleurs préféré se jeter dans les
bras de Dassault Systèmes, à l’image
d’Exalead en 2010, plutôt que de continuer l’aventure en solo.
Un actionnaire peu pressé
Dassault Systèmes doit sa réussite
en grande partie à ses origines. Spinoff de Dassault Aviations, la jeune
start-up peut compter dans les
années 1980 sur un très bon client en
la personne de son propriétaire
fabricant d’avions, qui commence à
concevoir sur ordinateur les plans
de ses appareils. L’industriel détient
encore aujourd’hui 41 % du capital.
Contrairement à de nombreuses
entreprises du logiciel dans les
années 1990-2000, Dassault Systèmes n’a donc pas connu de problèmes de financement pour son développement. Son actionnaire ne le
pressait pas. A l’époque où l’argent
était plus cher qu’aujourd’hui, les
fonds d’investissement demandaient, au contraire, aux autres éditeurs et aux entreprises de technologie en général d’être rentables avant
de leur consentir des prêts. Ce qui a
ralenti la croissance de nombreuses
compagnies.
Passé cette première étape du lancement, Dassault Systèmes a ensuite
eu les coudées franches pour réussir
son internationalisation. En plus
d’une carte de visite qui brillait du
nom de sa maison mère, l’éditeur
français a trouvé un partenaire de
poids pour se déployer en Europe et
outre-Atlantique. En commercialisant ses logiciels avec ses serveurs,
IBM a apporté dès les années 1980
une caution américaine au français.
Hormis ses gros clients, l’éditeur ne
vendait pas en direct. Dassault Systèmes n’a remis en question cette
alliance qu’à partir de 2006, jusqu’à
racheter le réseau de distribution
d’IBM qui le concernait pour
600 millions de dollars en 2010. Là
aussi, l’aventure internationale tran-
che avec celle des jeunes pousses
d’aujourd’hui et d’hier, qui l’ont
beaucoup moins bien négociée. Le
mal est connu, les éditeurs de logiciels européens ne bénéficient pas
d’un marché domestique aussi
grand que leurs concurrents
d’outre-Atlantique. C’est ce qu’ont
bien compris Criteo ou Talend après
avoir obtenu les fonds nécessaires
pour traverser l’Atlantique.
En outre, du Royaume-Uni à l’Italie en passant par les pays nordiques,
les exigences des clients diffèrent
beaucoup. Par exemple, il est obligatoire dans certains pays de stocker
des données à l’intérieur des frontières. Régulièrement citée comme un
frein au développement du secteur
en France, la fiscalité n’a pas empêché Dassault Systèmes de grandir.
Bernard Charlès, son patron, s’était
pourtant indigné du niveau de
l’impôt sur les stock-options, en
2013. Mais la révolte des startuppeurs au sein du mouvement des
« pigeons » a rétabli un équilibre qui
convient maintenant à la plupart des
dirigeants du monde du logiciel.
D’une façon générale, la situation
s’améliore et les associations professionnelles comme Tech In France ne
désespèrent pas de voir émerger
d’autres grands champions mondiaux des technologies nés en
France. Déjà, le chiffre d’affaires
généré par les 100 plus grosses entreprises françaises du logiciel a doublé
en dix ans, même si Dassault Systèmes représente aujourd’hui 40 % de
ce total contre 30 % en 2007.
Inquiète du manque de fonds
d’investissement paneuropéens
– par exemple, l’éditeur Cegid n’a pu
faire autrement que se tourner vers
un fonds anglo-saxon pour financer
sa croissance – l’industrie logicielle
appelle à une phase 2 de la French
Tech. Alors que les start-up du logiciel français n’ont jamais eu autant
de moyens financiers et que leurs
fondateurs pensent à l’échelle du
monde dès la création de projets,
l’exception Dassault Systèmes pourrait faire école. n
Personne ne sait si Donald Trump lit
habituellement les analyses de l’OCDE sur
l’évolution économique internationale. Il est
donc difficile de deviner si celle publiée jeudi
provoquera chez lui, si c’est le cas, un tweet
rageur ou un éclat de rire. Car voir
une organisation multilatérale comme celle
qui siège à Paris, née avec le plan Marshall,
Par Dominique
s’inquiéter des effets délétères de la guerre
Seux
commerciale déclenchée par la seule
Maison-Blanche n’a strictement rien de
L’OCDE
surprenant. C’est même l’inverse qui aurait
s’inquiète
détonné. Le président américain peut donc
se le dire. Mais il devrait quand même
des effets
y prêter attention parce que le message est
délétères
en fait plus sophistiqué qu’une simple
de la guerre ritournelle sur les effets positifs du libreéchange. C’est la conjonction de plusieurs
commerrisques qui suscite les craintes d’un
ciale.
ralentissement de la croissance mondiale
dans la bouche de Laurence Boone, la
nouvelle économiste en chef de l’Organisation, une Française.
Certains sont anciens : les Etats-Unis sont dans leur dixième année
de reprise et c’est déjà au-delà d’un cycle classique grâce à un
dopage fiscal spectaculaire. Le surendettement des acteurs privés
et publics finira mal un jour ou l’autre. D’autres écueils sont plus
récents : l’Argentine et la Turquie ne sont pas les seuls émergents
en péril même s’ils sont très visibles. L’engrenage sur le commerce
Amérique-Chine-Europe est un souci supplémentaire dont on
pourrait se passer, glisse l’OCDE.
Pour l’instant, les conséquences des barrières tarifaires
installées de part et d’autre du Pacifique sont surtout sectorielles.
Le prix des lave-linge vendus aux Etats-Unis a, par exemple, grimpé
de 20 % entre mars et juillet de cette année. Les importations
sur le sol américain d’acier de Chine ont chuté. Les exportations
de voitures vers la Chine aussi. Mais les effets macroéconomiques
sont encore ténus. Si les prévisions de croissance sont révisées
en baisse, c’est encore clairement à la marge. Mais l’information
principale est que les risques sont en train de se matérialiser,
anticipent les experts de l’organisation économique.
C’est bien toute la question : comment sort-on d’une spirale ?
Donald Trump a lancé une première salve commerciale en juillet.
Xi Jinping a répliqué. Washington en a lancé une seconde qui
prendra effet lundi. Pékin a riposté. Le président américain promet
déjà la suite, une taxation de l’intégralité des importations
chinoises. Le choc de deux personnalités autoritaires qui ne
peuvent pas perdre la face déborde largement l’enjeu des échanges.
Il est politique et personnel. Du coup, la seule chose à espérer est
que ces conflits ne gagnent pas d’autres terrains moins pacifiques.
(
Lire nos informations
Page 7
Conversion populaire
Par Etienne Lefebvre
Le bonus-malus automobile a fait couler beaucoup d’encre
ces dernières années, et pas toujours à son avantage. Malgré
des pénalités à l’achat toujours plus élevées, les ventes de véhicules
polluants, comme les SUV, restent soutenues, et les émissions
moyennes de CO2 des voitures vendues ne baissent plus. Les bonus
ont certes permis d’amorcer la pompe du marché des véhicules
électriques, mais ils ont avant tout bénéficié à des ménages aisés,
générant des effets d’aubaine. L’Etat, enfin, s’est vu reprocher
de remplir ses caisses au passage, le solde du dispositif s’avérant
favorable aux finances publiques depuis trois ans. Un élément est
venu changer complètement la donne cette année : le décollage de la
prime à la conversion, qui offre une subvention aux automobilistes
mettant au rebut un véhicule polluant, en particulier les vieux
diesels, au profit d’une voiture plus récente et moins émettrice de
CO2. Cette prime lancée sous le quinquennat Hollande avait d’abord
été un fiasco, car mal calibrée. Elle rencontre le succès depuis le
1er janvier pour plusieurs raisons : il est désormais possible d’acheter
une voiture d’occasion récente, et pas seulement du neuf souvent
inabordable ; les montants de la prime ont été relevés, en particulier
pour les ménages peu aisés. Le résultat est spectaculaire :
170.000 demandes de prime ont déjà été enregistrées (pour une
prévision de 100.000 sur l’année), et surtout, plus des deux tiers
des bénéficiaires sont des ménages non imposables. La difficulté
à laquelle se heurtent souvent les politiques proenvironnementales,
à savoir des subventions captées par les ménages aisés car ayant les
moyens de faire des travaux d’isolation par exemple, a ici été
surmontée. Le potentiel d’action est encore considérable, puisque
quelque 3 millions de véhicules polluants sont éligibles à la prime.
Il convient dès lors de maintenir le cap : des malus élevés sur
les achats de voitures neuves polluantes permettant de financer
ces primes de conversion. Et de respirer un peu mieux.
(
Lire nos informations
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12 // IDEES & DEBATS
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
opinions
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
1. Le congé maternité des travailleuses indépendantes allongé en 2019
2. Le patron d’Orange Bank sur le point de démissionner
3. Renault dévoile sa vision de la livraison du futur
4. 400.000 euros de frais de transports : Jean-Paul Cluzel s’explique
5. CSG : Edouard Philippe annonce un geste pour 300.000 retraités
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
La guerre commerciale sinoaméricaine, vue de Chine
Plaidoyer pour le travail
à temps partiel
TRUMP VS XI « A l’heure de la guerre
commerciale sino-américaine et alors que les
commentaires anti-Trump battent leur plein
outre-Atlantique, jour après jour, on ne peut
qu’être marqué au détour d’un voyage en
Chine par les réactions contradictoires des
experts chinois de politique étrangère. Donald
Trump est “un tacticien de génie” et la guerre
commerciale “va continuer”, selon un analyste,
très critique de la ligne défendue par Pékin, à
base de culte de la personnalité, de “pensée Xi
Jinping”, et de “renaissance chinoise”. »
CHINA GREAT AGAIN « Parmi les élites,
beaucoup s’opposent à l’accélération
soudaine et ouverte de l’ambition
internationale chinoise. Alors que Deng
Xiaoping, le père des réformes chinoises
lancées il y a quarante ans, recommandait la
prudence en matière d’économie et surtout de
politique étrangère, son lointain successeur Xi
Jinping affiche, depuis deux ans, une volonté
sans vergogne : replacer la Chine au centre et
utiliser pour cela tous les moyens possibles,
quitte à provoquer l’Amérique et ses alliés. »
VICTOIRE US « Certes, la guerre commerciale
fera à long terme peut-être autant de mal à
l’économie américaine qu’à l’économie
chinoise. Mais pour les dirigeants chinois, le
moment est malvenu. » « Les médias, les
experts, les membres du Congrès… C’est
comme si les amis de la Chine étaient devenus
muets à Washington », souligne un
politologue chinois de renom. « A Pékin, on
pense que la ligne Trump a déjà gagné, quelles
que soient les tentatives de médiation ou même
les échéances électorales américaines. »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle
lesechos.fr/idees-debats/cercle
La France s’interroge sur l’allonge•ment
du congé paternité même si, selon
Edouard Philippe, ce n’est pas une priorité. Le « Financial Times », pour sa
part, plaide pour une plus grande flexibilité des horaires de travail afin de permettre aux femmes et/ou aux hommes
de passer plus de temps avec leurs
enfants. Ainsi une entreprise comme
Facebook semble encore faire preuve
de rigidité en la matière. Même si Sheryl
Sandberg, sa numéro deux et mère de
deux enfants, est très favorable à la participation des femmes dans l’entreprise.
Le « Financial Times » raconte ainsi
l’histoire d’Eliza Khuner, experte en
mégadonnées, qui a dû démissionner à
la suite du refus du réseau social de lui
accorder des horaires aménagés ou un
mi-temps pour s’occuper de son bébé. A
la différence de nombreuses femmes,
elle a exprimé son mécontentement en
se confiant au magazine « Wired ».
Cette histoire permet au « FT » de
rappeler que l’absence de flexibilité est
souvent mise en avant pour expliquer le
plafond de verre qui empêche souvent
les femmes d’accéder aux postes de
direction. Aujourd’hui le travail à temps
partiel ne concerne que 16,5 % des
emplois dans les pays OCDE.
Or, une augmentation du temps partiel permettrait non seulement d’aider
des femmes mais aussi de permettre un
meilleur équilibre entre travail et vie de
famille alors que la répartition des
tâches femmes-hommes au sein du
foyer est en train de changer. Pour le
« FT », les employeurs doivent trouver
de nouvelles solutions, le plus rapidement possible. Il est clair, pour le quotidien, que la réussite d’une entreprise
dépend de sa capacité « à attirer et de
retenir les meilleurs et les plus brillants.
Adopter plus de flexibilité serait une
bonne chose. » — J. H.-R.
LA REVUE
DU JOUR
Enseigner l’économie
LE PROPOS Il n’est pas aisé
d’enseigner l’économie. La matière
est compliquée. La discipline est
minée par les conflits théoriques et
idéologiques entre économistes.
Une nouvelle publication, « Pour
l’Eco », apparaît sur le marché et
dans l’arène. Son ambition : faire
comprendre les mécanismes, les
instruments, l’actualité.
A cet effet, un dossier traite du
protectionnisme. De très utiles
« antisèches » rappellent que
la pauvreté dans le monde baisse
et décrivent le rôle du FMI.
Des articles décryptent le mercato
du football, l’importance de
l’implication des femmes dans
l’activité économique et les
ressorts de l’économie circulaire.
Une première livraison qui donne
le ton et l’envie de découvrir
ou d’approfondir.
LA PUBLICATION Mensuel
à prix très raisonnable et à
contenu pédagogique,
« Pour l’Eco » présente une ligne
un rien plus libérale que ses
« Le Grand Retour
du protectionnisme »
Pour l’Eco, n° 1, 2018, 4,90 euros.
concurrents. En témoigne la
première « Page du penseur »
consacrée à Ludwig von Mises.
Mais pourquoi pas ! Les plumes et
papiers, en tout cas, restent bien
divers.
LA CITATION « Pour devenir un
citoyen informé et autonome dans
la société de la connaissance, pour
être capable de décrypter le monde
qui nous entoure, il faut avoir appris
l’économie, telle qu’elle est »,
Stéphane Marchand.
— Julien Damon
DR
La stratégie de Xi Jinping dans la guerre
commerciale face aux Etats-Unis
est critiquée dans les milieux intellectuels
chinois, rapporte Philippe Le Corre,
chercheur à la Harvard Kennedy School.
L’apostrophe d’un jeune horticulteur sans emploi à l’Elysée a fait cet été couler des tonnes d’encre.
Juger Macron sur le fond,
pas sur la forme
POLITIQUE // Le dialogue avec un jeune chômeur occupe bien plus d’espace
médiatique que des sujets majeurs sur la santé, la pauvreté ou l’école. Emmanuel Macron doit en tenir compte s’il veut continuer à transformer le pays.
LA
CHRONIQUE
d’Eric
Le Boucher
Q
uand le débat politique en
viendra-t-il, enfin en France,
à la substance ? L’affaire
Benalla, la phrase sur « les Gaulois
réfractaires au changement » ou
l’apostrophe d’un jeune horticulteur
sans emploi à l’Elysée ont fait cet été
couler des tonnes d’encre et animé
tous les forums TV. La réforme de la
lutte contre la pauvreté, celle de la
santé, celle de l’école, celle en discussion sur les retraites passent quasiment inaperçues. Les médias en
parlent un jour, sans guère de commentaires, puis passent à autre
chose. Aimantés, ils en reviennent à
la surface, au style, aux personnalités, aux petites attaques.
Pourquoi ? Pourquoi cet abaissement systématique du débat du fond
sur la forme ? La première réponse
est l’air du temps hyperventilé à l’âge
des médias sociaux. Il faut des
matchs, des flammes, des explosions.
Les chaînes d’information en
continu, en violente concurrence
entre elles, cherchent des mots, des
phrases, des expressions, des
« m o m e n t s » , q u i vo n t d e ve n i r
viraux. La France n’est pas seule dans
ce mouvement de transformer de la
politique en jeu vidéo, le phénomène
est général. Mais on peut déplorer
une accentuation forte à Paris où la
presse écrite générale a abandonné
son rôle de référence. Elle l’a perdu
notamment en se rangeant au principe du « puisque les autres en parlent, il faut en parler » même si
« l’événement », trop superficiel, ne
le mérite pas. Les chaînes en continu,
depuis, donnent le « la ».
La deuxième explication est le vide
des logiciels politiques. L’opposition
de droite comme de gauche n’a ni les
idées ni les experts qui connaissent
les sujets de la pauvreté, de la santé,
de l’école. Qui sont les « shadow
ministres de l’Education » que le PS
ou Les Républicains seraient en
mesure de mettre en face d’un JeanMichel Blanquer ? Qui maîtrise
autant que lui les études académiques mondiales sur la pédagogie ?
Qui a autant d’expérience ? Ne parlons pas de La France insoumise, qui
« sort » sur tous les thèmes, les
mêmes quatre ou cinq figures dont la
radicalité des propos est proportionnelle à leur ignorance du fond.
Air du temps, ignorance, la troisième raison est la suspicion. Emmanuel Macron pense que le modèle
social français s’est abîmé parce qu’il
n’a pas été réformé et qu’il s’est
encroûté. Faute de courage politique,
A l’âge hyperventilé
des médias sociaux,
le contenu des réformes
n’est plus le sujet, il faut
des confrontations.
Le débat politique
se focalise sur le style du
président : il bouscule.
[…] Puisque les mots
viraux détruisent sa
pédagogie, il devrait
se méfier de lui-même.
il creuse les inégalités au lieu de les
réparer. Mais sa politique de réformes, de « transformation », se heurte
au consensus français, solidement
entretenu depuis trente ans, selon
lequel ce modèle social national est
ce qu’il y a de mieux et s’il s’est
dégradé, c’est la faute de moyens budgétaires et humains insuffisants, c’est
la faute de Bruxelles, c’est la faute du
libéralisme. La réforme est antisociale et ne peut qu’être cela.
En finir avec ce consensus erroné
oblige à un long travail de démolition. Le gouvernement n’y est que fai-
blement parvenu sur le Code du trav a i l ; l e s Fr a n ç a i s a t t e n d e n t l e
résultat sur le chômage, il tarde. Il a
réussi pour la SNCF : contrairement
à 1995, les usagers n’ont pas soutenu
les grévistes et ils n’ont rien contre la
concurrence, au contraire. Il est en
passe de réussir sur l’école : les Français ont commencé à admettre que la
glissade dans les classements mondiaux relevait d’une défaillance
interne au monde éducatif et qu’il
était temps de le « réformer » pour le
remettre à sa tâche d’enseigner des
connaissances.
Les deux autres réformes de cette
rentrée, la pauvreté et la santé, ont la
même philosophie. Elles sont conformes au vœu présidentiel de « transformation ». Le plan pauvreté sort de
la simple amélioration du sort de
démunis par des aides plus généreuses pour les accompagner vers une
réinsertion par le travail. L’idée n’est
pas neuve (Michel Rocard), mais les
moyens semblent là. Le plan santé
met un terme à l’affrontement (en fait
surjoué) des médecines libérale et
publique et redessine avec finesse
mais hardiesse leur coopération. Ces
deux plans doivent encore faire
l’objet de discussions, mais la ministre Agnès Buzyn aurait mérité pour
l’un comme pour l’autre de vives félicitations : le modèle français est
rénové. Le seul débat devrait porter
sur leur coût non négligeable dans
les conditions budgétaires que l’on
sait.
Le débat politique se focalise sur le
style du président : il bouscule. Ses
apostrophes font de lui un donneur
de leçons, il irrite, il fait naître des
révulsions. Soit, puisque les mots
viraux détruisent sa pédagogie, il
devrait se méfier de lui-même. Mais il
a raison de s’emporter contre les
faussetés sociales françaises. Si
Emmanuel Macron bouscule sur la
forme, c’est qu’il veut transformer le
fond. On ne peut que l’encourager à
continuer.
Eric Le Boucher
est éditorialiste aux « Echos ».
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IDEES & DEBATS // 13
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
opinions
LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LES RÉSEAUX
SOCIAUX
1. Extrême pauvreté : la Banque mondiale sonne l’alarme
2. CSG : Edouard Philippe annonce un geste pour 300.000 retraités
3. Sécurité routière : le refus de priorité à un piéton coûtera désormais
six points
4. Loiseau, « l’arme secrète » de Macron dans le Brexit
5. Climat : la Banque mondiale prône la généralisation de la taxe carbone
LE POINT
DE VUE
de Laurence Daziano
et Eric Woerth
L
’Union européenne demeure un
géant économique, mais un
« nain » politique, y compris sur
les dossiers sensibles des négociations
commerciales internationales, des politiques de change ou de la défense de ses
intérêts stratégiques. Prise en étau
entre les Etats-Unis, qui mènent une
politique « America First », et une puissance chinoise, qui s’affirme le long des
routes de la soie, l’Europe doit asseoir sa
souveraineté politique et économique
internationale, au risque de devoir s’aligner systématiquement sur les intérêts
a m é r i c a i n s , c o m m e c’e s t l e c a s
aujourd’hui sur l’accord nucléaire iranien. En réalité, seule une Union européenne forte permettra à ses Etats
membres de défendre leurs intérêts
économiques et stratégiques, ainsi que
leurs valeurs sur la nouvelle scène mondiale. En matière économique, la souveraineté européenne suppose trois
actions majeures de la part des Etats
membres et de la prochaine Commission européenne.
Premièrement, alors que le capital
mondial et le système financier sont
détenus par les investisseurs américains, l’Union européenne doit bâtir, en
l’espace de dix ans, un système financier
autonome. Ce système financier devra
probablement être conçu avec Pékin qui
détient près de 3.000 milliards de dollars de réserves de change. Ce dossier est
stratégique et devrait faire l’objet d’une
plate-forme commune entre Les Républicains et la CDU. Ensuite, l’Europe doit
se doter d’un Fonds monétaire européen, qui soit en mesure de stabiliser
financièrement les pays européens ou
LE POINT
DE VUE
de Cyrille Dalmont
et Sébastien Laye
L
’ u s i n e d u f u t u r a u ra d e u x
employés : un homme et un chien.
Un homme pour nourrir le chien,
un chien pour protéger les robots. » Cette
salve de Carl Bass, le PDG d’Autodesk,
nous alerte sur l’impact économique de
la révolution technologico-industrielle
liée à l’intelligence artificielle (IA), la
robotique et la domotique. Force est de
constater que bonne ou mauvaise
intrinsèquement, cette révolution a un
fort potentiel anxiogène du fait du plafond de verre technologique qu’elle
impliquera pour nombre de carrières.
Pour certains de nos concitoyens, l’avenir paraît se résumer à un mélange de
robotique et de transhumanisme, paradis des machines intelligentes et enfer
programmé pour les salariés.
Sans entrer dans le débat plus ou
moins stérile sur l’existence actuelle ou
non de l’IA forte, nous pouvons affirmer
que de plus en plus d’emplois vont être
détruits et remplacés par des robots et
des automates puisque les programmes experts qui fonctionnent en ce
moment même détruisent déjà des milliers d’emplois. Mais cette révolution
recèle, par ailleurs, de formidables gisements d’emplois. Pour PwC, l’intelligence artificielle ajoutera 15,7 trillions
de dollars au PIB mondial à l’horizon
2030, soit six fois la capitalisation boursière des Gafam. L’impact peut se
décomposer entre amélioration de la
productivité du travail (6,6 trillions
après une stagnation depuis le début du
siècle) et hausse de la consommation de
nouveaux biens et services.
Ni technocratique
ni intellectuelle : une
Europe des peuples !
situés dans l’étranger proche (à l’instar
de la Turquie ou de la Russie), ainsi que
de déployer une politique monétaire
mondiale en lien avec la Banque centrale européenne. En effet, la souveraineté économique passe par l’accroissement progressif du rôle de l’euro dans
les transactions mondiales et les réserves de change des banques centrales. Là
encore, il faut se fixer un objectif simple
de porter, en l’espace de dix ans, la part
de l’euro dans les réserves de change de
20 % actuellement à 40 %.
L’Union européenne doit
bâtir, en l’espace de dix
ans, un système financier
autonome.
L’Europe doit mieux
défendre ses intérêts
commerciaux
face à Trump.
Par ailleurs, l’Europe doit mieux
défendre ses intérêts commerciaux, ce
qui signifie être plus offensif à l’égard de
Donald Trump, tout en concluant des
accords ambitieux avec nos autres partenaires commerciaux, à l’image de la
Chine, de l’Inde, de l’Asean ou du Mercosur. Le repli commercial américain
est une opportunité pour les entreprises européennes de gagner des parts de
marché au détriment de Washington.
Nous devons pousser notre avantage
commercial. Une nouvelle définition de
l’Europe pourrait passer par une politique étrangère plus convergente. La
construction d’un porte-avions européen permettrait une souveraineté augmentée, en poussant à une meilleure
définition de règles d’engagement communes des armées nationales.
La civilisation européenne est bâtie
sur des valeurs, une histoire et un patrimoine communs. Reconnaissons un
patrimoine européen qui apparaîtrait
comme le socle de notre culture commune. Enfin, imaginons une Europe de
la connaissance à travers la jeunesse
avec, notamment, un baccalauréat
comprenant des épreuves communes
dans toute l’Europe dans les matières
socles telles que les mathématiques,
l’histoire et la littérature pour aller vers
une harmonisation des niveaux de connaissance. Ces propositions sont des
mesures de longue haleine, qui nécessitent un accord politique des chefs d’Etat
et de gouvernement européens. Nous
pensons que les élections européennes
doivent être l’occasion de conduire un
tel débat, et que Les Républicains et la
CDU doivent être une force de proposition pour dynamiser le programme du
Parti populaire européen et de la prochaine Commission européenne. Ni
technocratique ni intellectuelle, loin des
populismes, nous devons résolument
construire une Europe des peuples.
Laurence Daziano est économiste
et membre du Conseil scientifique
de la Fondapol et Eric Woerth, ancien
ministre, est député LR de l’Oise
et président de la commission des
Finances de l’Assemblée nationale.
L’intelligence
artificielle est l’avenir
de l’industrie française
Face à ce changement de paradigme,
économistes et politiques ont fait feu de
tout bois en matière de préconisations
de politiques économiques : si les taxes
sur les robots ou les revenus universels
de transition technologique paraissent
prématurés, d’autres pistes sont prometteuses.
La maîtrise de l’IA est un
enjeu majeur dans le
redressement de notre
balance commerciale.
Nous devons réinventer
une industrie s’articulant
entre des travailleurs
qualifiés et des robots
et des algorithmes.
En premier lieu, celles qui associent
cette révolution à un effort industriel
volontariste avec montée en gamme de
l’industrie française et abaissement de
la fiscalité sur la production (200 milliards en France dans son acception
large). L’industrie française doit se renforcer technologiquement sur la
machine-outil, la mécanique de précision, la robotique : l’offre actuelle, qui
peine à rattraper le niveau des Allemands ou des Scandinaves, sera significativement améliorée par une bonne
maîtrise de l’IA appliquée à la chaîne de
production. La maîtrise de l’IA est un
enjeu majeur dans le redressement de
notre balance commerciale, car ces
technologies ne seront pas maîtrisées
par tous les pays développés. A cet
égard, la France manque des opportunités en cantonnant l’IA au logiciel alors
que le hardware est la pièce maîtresse
des réseaux d’IA. Nous devons réinventer une industrie française s’articulant
entre des travailleurs qualifiés et des
robots et des algorithmes qui seront les
ouvriers de premier niveau.
En second lieu, la formation et
l’apprentissage doivent intégrer cette
collaboration entre les hommes et les
robots très rapidement : les différents
crédits de formation existants doivent
inclure cette transition. Une piste qui
n’a pas encore été explorée, mais qui
pourrait se révéler particulièrement
prometteuse, serait l’instauration d’un
crédit de formation de transition technologique pour les salariés en fonction
des évolutions techniques afin de leur
permettre de rester dans la course ou de
changer de domaine d’activité s’il n’y a
plus aucun avenir humain dans
celui-ci. Le montant de ce crédit de formation de transition technologique
serait déterminé en fonction des secteurs économiques, du niveau d’automatisation atteint et du niveau d’études
du salarié afin que chacun puisse être
au niveau de la révolution industrielle
qui s’amorce.
Cyrille Dalmont est chercheur
associé IA et Sébastien Laye
est chercheur associé économie
à l’Institut Thomas More.
Y a-t-il des bulles
en politique ?
L’ŒIL DU
PHILOSOPHE
Par Roger-Pol
Droit
T
out le monde connaît les bulles en
économie. L’une des premières, et
des plus célèbres, remonte à 1634.
Cette année-là, sur le marché d’Amsterdam,
les bulbes de tulipe devinrent l’objet d’une
spéculation effrénée. Un oignon acheté
125 florins pouvait se revendre 3.600. Le
total des transactions atteignit dix millions,
le double des montants souscrits pour la
Compagnie des Indes orientales. On inventa
d’acheter sans capitaux à des vendeurs sans
marchandises, et quelques bulbes s’échangèrent pour le prix d’hôtels particuliers.
Quand vint le temps des récoltes et du retour
à la réalité, les cours s’effondrèrent. Certains
y laissèrent leur chemise. Mais les tulipes
ont continué, jusqu’à aujourd’hui, à se cultiver, s’acheter et se vendre.
Qu’il s’agisse de cette histoire, ou bien de
bulles immobilières ou encore d’envolées
sur les marchés financiers, les mêmes
ingrédients de base se rencontrent. On
croit à des conditions favorables et durables. Des actifs sont surestimés, surcotés,
sous l’effet d’une flambée d’enthousiasme.
Une confiance exubérante et déraisonnable devient contagieuse. Plus ou moins
vite, la bulle éclate, au prix de désillusions
et de fortes pertes. La panique remplace
l’euphorie. Pourtant, le résultat final n’est
pas toujours le même : soit le marché perdure une fois assaini, soit il explose parce
que la crise fut trop puissante, le marasme
trop profond.
Ce schéma, appliqué à la politique, peut
se révéler éclairant. Car il semble bien que
des bulles s’y rencontrent également, selon
des mécanismes à peu près analogues. Que
l’on considère sous cet angle l’ascension fulgurante du macronisme. Ne fut-il pas paré
soudainement de toutes les vertus, de toutes les audaces, de tous les espoirs ?
Il allait rompre, nettement et durablement, avec le « vieux monde », la politique
stérile, les clivages partisans, l’impuissance
continuelle. Il allait rassembler les énergies,
les bonnes volontés, mettre en œuvre les
réformes que la France a si longtemps refusées ou reportées… Une bulle d’enthousiasme a conduit à faire confiance, intensément, à des capacités de renouveau. Sans
doute furent-elles surestimées, bien au-delà
de la situation politique réelle et des rapports de force effectifs.
C’est pourquoi ces dernières semaines
ont vu s’effondrer le cours des ferveurs, et
des doutes partout s’installer. Inutile de rap-
peler les éléments déclencheurs de cet éclatement, ils sont connus de tous, les dossiers
se nomment principalement Benalla,
Hulot, Collomb. Tous les observateurs soulignent combien ces fêlures provoquent
trous d’air, turbulences et pertes d’équilibre
dans la gestion du pouvoir. La confiance a
chuté, la magie s’est dévaluée. Jeanne d’Arc,
Jupiter et autres puissances tutélaires ont
vu leur cote dégringoler. A tel point que des
plans novateurs et des réformes importantes (pauvreté, santé, police) ne rencontrent
plus l’attention qu’ils mériteraient.
Toutefois, mieux vaut se garder de
conclure trop vite. Croire que ces crises
viennent clore, déjà, l’expérience du macronisme serait une erreur. Que les oppositions
s’y engouffrent est normal, mais un regard
lucide doit s’en défier. En revanche, ne voir
dans ces secousses que petits incidents de
[Avec Emmanuel Macron],
une bulle d’enthousiasme
a conduit à faire confiance,
intensément, à des
capacités de renouveau.
Sans doute furent-elles
surestimées […]
parcours serait un malentendu pire. C’est
d’un tournant qu’il s’agit. Et d’un krach politique. Reste à prendre la mesure de son
ampleur véritable, et à comprendre sur
quoi il peut déboucher.
C’est là qu’il faut se souvenir des destinées
multiples des bulles économiques. On
observe, en effet, des scenarii différents
selon leur taille, leur durée, leurs objets. Les
répercussions de leur éclatement ne sont
pas partout les mêmes. Elles vont du correctif qui assainit le marché au cataclysme qui
le dévaste pour longtemps. Transposons à
la situation politique. Soit le nouveau pouvoir traverse cette déflation des rêves, et se
coltine les réalités, une fois débarrassé des
mirages qui entourèrent son ascension et
son succès. En ce cas, le krach, même douloureux, peut se solder positivement. Soit le
marasme s’installe et, avec lui, les spirales
de l’effondrement et la marée des populismes de toutes sortes.
La politique n’étant pas une science
exacte, prédire la suite serait hasardeux.
Isaac Newton, dont on oublie souvent qu’il
était directeur de la Monnaie, le savait déjà.
En 1720, après le krach de la Compagnie des
mers du Sud, et la promulgation du Bubble
Act (c’est là qu’on inventa le mot), il aurait
dit : « Je peux calculer les mouvements des
corps célestes, mais pas la folie des gens. »
Roger-Pol Droit est philosophe
et écrivain.
L'ACTUALITÉ
DES THINK TANKS
Pour un couple de porte-avions
IDÉE C’est assez rare pour être noté, l’Ifrap soutient la nécessité de nouvelles
dépenses publiques. Dans une courte note, très renseignée, sur la flotte
mondiale et le commerce des porte-avions, le think tank défend la Défense
nationale. Plus précisément, la Marine nationale. Afin de rayonner et de
maintenir son rang de deuxième puissance maritime mondiale, la France doit
faire un effort. Financer la création d’un porte-avions, c’est dégager autour de
7 milliards d’euros. Pour faire des économies d’échelle et pour disposer d’au
moins un bâtiment en activité, il faut une flotte de deux unités.
INTÉRÊT Au regard de l’histoire et de la stature des personnalités, on pourrait
imaginer croiser dans les océans, à l’horizon d’un quart de siècle, le porteavions nucléaire français « François Mitterrand » à côté de son « sistership »
le « Jacques Chirac ». Ils manœuvreraient probablement au même moment,
mais pas forcément dans les mêmes eaux, que le « George Bush » (mis en
service en 2017) et d’éventuels « Bill Clinton », « Vladimir Poutine » ou encore
« Narendra Modi ». Ce n’est pas une question de fierté, mais bien de capacités
aéronavales et d’indépendance nationale. Pour les noms, c’est une affaire de
symboles. Bien moins cruciale que le sujet des milliards à trouver.
— Julien Damon
www.ifrap.org
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14 // IDEES & DEBATS
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
focus
BONNES FEUILLES
Par Daniel Fortin
Quand les hackers
défient le monde
Un voyage fascinant dans les entrailles du Web,
où les criminels mènent une guerre mondiale.
En mai puis en juin 2017, deux attaques
d’envergure mettent Internet à feu et à sang.
Des millions d’ordinateurs piratés, des milliards de données bloquées ou perdues :
médusé, le monde découvre l’ampleur de
cette nouvelle forme de criminalité, ainsi
que sa propre impuissance pour y faire face.
Dans son excellent livre, Gilles Fontaine
nous conduit dans l’univers des hackers et
du Dark Web, traçant au passage le futur
d’une planète de plus en plus façonnée par la
cyberguerre. Extraits.
LA FABRIQUE DES FAKE NEWS « Bertrand
Pour Marc Roche, ancien correspondant du « Point » et du « Monde » en Angleterre, le Brexit permet au pays
de « rester maître de sa destinée ». Photo Daniel Leal-Olivas/AFP
Avec une dose de cynisme assumé, Marc Roche se livre à un éloge
immodéré du Brexit, pariant sur un scénario vertueux et bénéfique
pour l’essor du « soft power » britannique. Irritant mais stimulant.
Le fabuleux destin du Brexit
LIVRES
Par Pierre de Gasquet
ESSAI
Le Brexit
va réussir
F
in connaisseur de la famille
royale britannique et de la City
de Londres depuis plus de
trente ans, Marc Roche manie souvent le paradoxe. Grand pourfendeur
du capitalisme de l’ombre, des paradis fiscaux ou des « banksters » aux
pratiques douteuses, l’ancien correspondant du « Point » et du « Monde »
à L o n d r e s s e d é f i n i t vo l o n t i e r s
comme un « libéral qui doute », un
« déçu du capitalisme ». En bon « British » d’adoption, il ne déteste pas
prendre le contre-pied des opinions
communes. Ici, son éloge vibrant du
Brexit, vu comme un moyen de « rester maître de sa destinée », a de quoi
déconcerter. Pour lui, loin de se tirer
une balle dans le pied, comme le voudrait la doxa dominante, l’Angleterre
serait assurée de gagner la bataille du
Brexit. Ce sera forcément une réussite. Soit. Mais pour qui ?
« En choisissant le Brexit, le Royaume-Uni a été le précurseur de l’expression du désamour des citoyens européens envers le projet communautaire.
Pour sortir de l’ornière, Bruxelles doit
écouter la voix des peuples et non plus
jouer à l’autruche », résume Marc
Roche, persuadé que le Brexit a
chassé le populisme au RoyaumeUni. « L’Ukip [NDLR : le parti pour
l’indépendance anti-immigration et
eurosceptique] a été rayé de la carte
électorale. » « Ce n’est pas le moindre
paradoxe. Enfant du populisme, le
Brexit a tué le populisme. »
Surtout, Marc Roche reste convaincu que l’économie britannique
résistera au « choc du départ », quitte
à user des « méthodes brutales » de la
par Marc
Roche, éditions
Albin Michel,
233 pages,
18,50 euros.
déréglementation (accrue ?) du marché du travail et d’une réduction
(ultérieure ?) de l’Etat providence.
Pour l’heure, les ménages britanniques ont toutefois réduit leur consommation et le gouverneur de la
Banque d’Angleterre n’exclut pas un
« k ra ch i m m o b i l i e r » e n c a s d e
« Brexit dur ».
Fierté oblige
Il y a une bonne dose de cynisme
assumé dans cet éloge du Brexit. La
thèse est moins loufoque ou excentrique qu’il n’y paraît. Créditer le peuple
britannique d’une certaine endurance et d’une résilience avérée
(« Keep Calm and Carry On ») est plutôt réaliste. Certes, on ne peut exclure
qu’une petite minorité de privilégiés
réussira toujours à tirer son épingle
du jeu d’un « hard Brexit », y compris
les oligarques russes et les fortunes
du Golfe alléchés par un système fiscal et bancaire avantageux.
Pour autant, tout montre que les
Britanniques sont de plus en plus
pessimistes sur les répercussions
économiques du Brexit et les capacités de Theresa May à négocier un bon
accord avec l’UE, même si – fierté
oblige – ils n’affichent aucun regret
sur le résultat du référendum du
23 juin 2016.
Il est vrai que ce « libéral qui doute »
reconnaît sans détour (page 100) que
« la réussite du Brexit est intimement
liée à cette société très inéquitable »
que représente le modèle britannique, en invoquant même la « cruauté
s o c i a le » q u e d é n o n ç a i t M i c h e l
Rocard dans les années 1980. Pour
l’auteur, l’acceptation des inégalités
par les Britanniques serait même un
« grand atout » dans l’ère post-Brexit.
Pour Marc Roche, « le scénario le
plus probable est celui d’un royaume
q u i d e v i e n d ra l ’ é q u i va l e n t p o u r
l’Europe de ce qu’est le Canada pour les
Etats-Unis ». Un scénario qui aurait
les faveurs de la reine Elizabeth II,
« Brexiteuse » dans l’âme, même si
elle s’est bien gardée de le dire.
Mieux : loin de reculer, la contribution de la City de Londres à la croissance nationale pourrait encore
prospérer avec le Brexit, voire constituer un « formidable challenge pour
l’Union européenne ». En revanche,
on peut se demander s’il n’y a pas une
forme de candeur – ou d’arrogance –
à penser que, enfin libérée du joug de
l a b u r e a u c r a t i e b r u xe l l o i s e , l a
nouvelle Albion « post-Brexit »,
débarrassée des « pesanteurs décisionnelles » des Vingt-Sept, pourra
forcément faire jouer à plein son formidable « soft power » universitaire,
artistique et éducatif que l’on s’arrachera dans le monde entier…
Vision cynique d’un « déçu de
l’Europe »’ qui voit dans le Brexit le
meilleur rempart pour les champions du « soft power » et de l’économie du savoir ? On préférera y voir
une sorte de pamphlet provocateur
basé sur l’intuition prêtée à la
reine. « Le succès n’est pas final,
l’échec n’est pas fatal. C’est le courage
de continuer qui compte… », disait
Churchill. Il y a une forme d’esprit
bravache churchillien dans cet éloge
immodéré du Brexit. n
Girin a beaucoup étudié ce phénomène
des fausses nouvelles et leur fabrication au
cours de sa carrière. Il est cofondateur de
Reputation VIP, une société lyonnaise qui
aide les entreprises aussi bien que les particuliers à surveiller leur réputation sur Internet
et sur les réseaux sociaux. “Les deux ressorts
des fake news sont le pouvoir et l’argent, c’est
vieux comme l’humanité”, explique-t-il. Et
pour cet expert en guerre de l’information, les
techniques utilisées par ceux qui propagent
les fausses nouvelles ne sont pas très éloignées
de celles employées par les groupes mafieux.
“Les fausses nouvelles sont comme l’argent
sale : il faut réussir à les blanchir pour les rendre crédibles.” Colportée de forum en forum,
une fake news commence par paraître vraie ;
ajoutez-y des faux sites d’information en ligne
et quelques campagnes d’e-mailing bien
ciblées et la mayonnaise prend à coup sûr. »
L’INDUSTRIALISATION DU HACKING « Le
rapport de force est totalement en faveur de
ESSAI
Dans
le cyberespace,
personne
ne vous entend
crier
de Gilles Fontaine,
Editions JCLattès,
314 pages, 20 euros.
l’attaquant qui décide du moment auquel il
attaquera, du mode opératoire, et pourra
ensuite disparaître dans la nature sans
crainte d’être retrouvé. Avec le Dark Web, les
criminels de toutes sortes ont trouvé le moyen
de mener leurs opérations dans le plus parfait
anonymat ; les nouvelles monnaies virtuelles
comme Monero leur garantissent même la
confidentialité de toutes leurs transactions.
Les malwares, sur lesquels sont fondées leurs
campagnes de piratage, sont le plus souvent
disponibles sur le réseau mondial. “Les attaques informatiques sont en train de venir un
service”, analyse Guillaume Poupard, directeur général de l’Agence nationale de sécurité
des systèmes d’information (Anssi). »
DANS LES ABYSSES DU DARK WEB « Cette
face cachée du cyberespace est totalement
inconnue et ignorée du grand public. Les
moteurs de recherche comme Google ou Bing
de Microsoft ne scrutent qu’une infime portion de l’immensité du Web… Si 1,3 milliard de
sites sont officiellement référencés, le Deep
Web en compterait cinq cents fois plus. »
Livres en bref
Renouer avec Keynes et Beveridge
spécialistes
•deTrois
sciences sociales –
un économiste, un
juriste et une sociologue –, tous étiquetés à
gauche, prennent la
plume pour proposer « une autre voie ».
I l s ’a g i t p o u r l e s
auteurs de renouer
avec la logique de Keynes et Beveridge. Ils
montrent ainsi que les erreurs de politique
économique tant française qu’européenne
(absence de coordination, priorité donnée
au marché pour unifier le continent…), les
réformes du marché du travail, la libéralisation des marchés des biens et services et la
financiarisation de l’économie ont mené à
la crise et empêchent d’en sortir par le haut.
La critique est, en grande partie, fondée et
très bien documentée, mais la partie la
plus intéressante de
de Eric Heyer,
l’ouvrage réside dans
Pascal Lokiec et
les solutions. Refonte
Dominique Méda,
du système de compFlammarion,
tabilité nationale
360 pages,
pour tenir compte de
21 euros.
la destruction de
l’environnement,
réforme de l’Europe, qui reste « le cadre optimal pour déployer des politiques de cohésion
sociale et de sécurité écologique », « règle d’or
des finances publiques selon laquelle seules
les dépenses courantes peuvent être financées
par l’impôt », placement de la BCE sous le
contrôle du Parlement européen… Un quasi-programme politique dont pourrait
s’emparer un candidat de gauche.
— Guillaume de Calignon
Une autre voie
est possible
400 mots pour (presque) tout savoir
Voici un titre au
•projet
bien ambi-
tieux : traiter en un
seul volume de
« toute la culture
générale », et donc
en théorie de tout ce
qu’il faut savoir…
pour avoir réponse à
tout. Il s’agit en fait
de la compilation de quatre petits livres de
la célèbre collection « Que sais-je ? » portant sur les 100 mots, les 100 lieux, les
100 dates et les 100 mythes qui ont forgé
notre culture commune. Le naufrage
du « Titanic » côtoie
par Eric Cobast,
do nc l e myt he de
éditions Que
Pandore et la notion
sais-je ?, collection de populisme (terme
« La Bilbliothèinventé en 1931) voique », 496 pages,
sine avec le début du
18 euros.
procès de Nuremberg (20 novembre
1945). A l’arrivée, une sélection érudite à
l’éclectisme assumé, qui échappe à l’effet
catalogue grâce à la plume agréable d’Eric
Cobast. — Benoît Georges
Toute la culture
générale
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Les Echos Vendredi 21 et samedi 22 septembre 2018
Son parcours
le grand entretien
Ayant succédé à Pierre Pringuet (Pernod
Ricard) à la tête de l’Association française
des entreprises privées (Afep) en mai
2017, Laurent Burelle est un entrepreneur
familial. Patron du groupe Plastic
Omnium, dont l’origine remonte à la fin
du XIXe siècle, il a accéléré la croissance
et l’internationalisation de cet équipementier automobile de premier rang,
disposant de 122 usines dans 26 pays.
En dix-sept années de présidence, ce
diplômé de l’Ecole polytechnique de
Zurich et du MIT à Boston a multiplié
par cinq ans le chiffre d’affaires d’un
groupe dans lequel il a fait toute sa carrière. Il a reçu en 2012 le prix du Stratège
de l’année décerné par « Les Echos ».
Son actu
« Il faut recréer
un enthousiasme »
Propos recueillis par
David Barroux
@DavidBarroux
et Etienne Lefebvre
@e_lefebvre
P
our le patron des grands patrons, la
« saison 2 » du président Macron
doit s’inscrire dans la continuité de
la première. Il faut continuer à s’attaquer
aux tabous et il faut faire de la réduction de
la dépense publique, « la mère de toutes les
batailles ».
Que représente l’Afep
que vous dirigez ?
L’Afep réunit les 100 premières entreprises
privées françaises par leur chiffre d’affaires
ou leur capitalisation boursière. Une vingtaine de grands groupes étrangers installés
en France sont également associés à l’Afep
qui est finalement l’association qui représente le capitalisme français qui se bat sur le
front de la mondialisation. Nous pouvons
donc juger et comparer nos performances
aux autres pays tous les jours. C’est notre
spécificité. Nos entreprises sont présentes
dans 150 pays où elles vendent chaque jour
des millions de produits et de services. Nos
adhérents pèsent l’équivalent de 13 % du PIB
français, contribuent à hauteur de 19 % de la
totalité des prélèvements obligatoires, assurent 50 % des exportations tricolores et
60 % de l’effort de R&D. Tout cela en représentant 13 % de l’emploi en France. Nous
sommes des citoyens du monde avec un
ancrage en France, car même si en pourcentage notre chiffre d’affaires réalisé dans
l’Hexagone est relativement faible par rapport à la taille de nos groupes, nos sièges
sociaux, nos centres de recherche, nos brevets sont ici.
Vous êtes surtout un lobby ?
Depuis notre création en 1982, nous sommes un cénacle de défense des entreprises et
des actionnaires mais de façon prospective
et constructive. Nous comparons les lois fiscales, sociales et environnementales en
France et dans les autres pays et nous cherchons ainsi à contribuer à l’amélioration de
la compétitivité française. En particulier sur
le front industriel, car même si le tourisme et
les autres activités de services ont toute leur
place au sein de l’Afep, notre pays a aussi
besoin de s’appuyer sur l’industrie.
Mais qu’est-ce qui vous différencie
du Medef ?
Nous n’intervenons pas, par exemple, dans
les négociations sociales qui sont du ressort
du Medef, qui représente 200.000 entreprises françaises dans leur diversité. Et nous
n’intervenons pas systématiquement dans le
débat public pour commenter telle ou telle
décision ou projet de loi ou de décret. Nous
produisons des études et nous donnons
notre avis sur les projets de loi, mais nous ne
sommes pas un think tank ni un syndicat
patronal. Notre compétence technique sur
les sujets fiscaux, budgétaires et sociaux fait
notre force. Notre discrétion aussi.
Etes-vous là pour défendre
le grand capital ?
Quelle question franco-française ! Nous
défendons des valeurs. Nous sommes Européens, pour l’euro et une Europe forte qui
puisse réagir face aux empires chinois et
américain, qui pourraient bien, un jour,
s’entendre sur notre dos. Et nous défendons
l’entreprise, les entrepreneurs et les actionnaires mais nous réfutons la caricature qui
prétend que les entreprises ne sont là que
pour enrichir les actionnaires. La vérité est
tout autre. 71 % du chiffre d’affaires des entreprises du CAC 40 est reversé sous forme de
salaires ou de charges sociales et 20 % sont
prélevés par l’Etat sous forme d’impôts. Les
bénéfices représentent 5 % et les actionnaires en reçoivent la moitié, soit 2,5 %. Voilà la
vérité. C’est la rémunération du risque.
Quel premier bilan tirez-vous
après un peu plus d’un an de présidence Macron ?
La France était constamment bloquée sur
certains sujets. Le président n’a pas hésité à
remettre en cause bien des tabous : ISF, flat
tax sur les plus-values, Code du travail, statut des cheminots à la SNCF, réforme de la
formation professionnelle… La « première
saison » a très bien commencé. L’important, maintenant, c’est que la « deuxième
saison » suive la même boussole, le même
cap. Il reste une étape majeure à franchir,
LAURENT BURELLE
PDG de Plastic Omnium
et patron de l’Afep
celle de la réduction de la dette publique, et
donc des dépenses. Celles de l’Etat comme
des collectivités locales. C’est la mère de toutes les batailles. La France doit réduire ses
dépenses de fonctionnement. Si la France
veut pouvoir investir dans sa croissance,
elle doit, comme s’y était engagé le candidat
Macron devenu président, ramener le déficit public à zéro en 2022. Ce n’est que
comme ça que nous retrouverons de la
marge de manœuvre. C’est une question de
souveraineté. Il faut recréer un enthousiasme qui viendra de la réduction des
dépenses publiques, et simultanément de
l’investissement productif des entreprises.
« Le président n’a pas hésité
à remettre en cause bien
des tabous : ISF, flat tax sur
les plus-values, Code du
travail, statut des cheminots à la SNCF, réforme
de la formation professionnelle… »
Cette « saison 2 » semble cependant
moins bien démarrer pour les entreprises, avec l’annonce d’un acompte
plus important d’impôt sur les sociétés et un report des baisses de charges
au niveau du SMIC…
A l’Afep, nous sommes conscients des
contraintes que le gouvernement peut rencontrer, et le président de la République dispose de cinq ans pour mettre en œuvre sa
politique. Nous souhaiterions que, sur cette
durée, un cap clair soit maintenu, c’est-àdire que certains effets d’annonce ensuite
annulés soient évités. En même temps que
des évolutions sociétales et environnementales sont actées, les orientations fiscales et
budgétaires de la première année doivent
être poursuivies. La loi Pacte doit ainsi être
l’occasion de confirmer ce cap, et non
l’inverse.
Des amendements à cette loi visent à
imposer plus de transparence sur les
écarts salariaux dans l’entreprise ou à
Marc Bertrand/RÉA
Quand il ne défend pas la cause des
grandes entreprises et de la France,
Laurent Burelle développe sa société,
dont le chiffre d’affaires a progressé
de 4,8 % sur les six premiers mois de
l’année (marge opérationnelle de
10,2 %). Dans une industrie automobile
qui prépare la voiture autonome et les
véhicules électriques ou à hydrogène,
Plastic Omnium, qui s’est totalement
recentré sur l’auto, doit continuer de
renouveller son offre pour séduire les
constructeurs. Sur le plan politique, il
se bat pour que l’Etat français poursuive
ses réformes et baisse la dépense publique pour pouvoir réduire les charges qui
pèsent sur les entreprises. Croissance
et compétitivité sont ses deux priorités
pour son groupe, les entreprises françaises et la France.
accroître la représentation des salariés. Cette orientation du débat parlementaire vous inquiète ?
Les entreprises de l’Afep sont mondiales et
se frottent tous les jours à la concurrence. Il
ne faudrait pas que la boîte à idées du « toujours plus » demandé aux entreprises soit
rouverte. Il faut rester dans un objectif d’efficacité pour le pays. Nous sommes dans une
compétition mondiale.
Pour améliorer la compétitivité,
quelle est la mesure prioritaire ?
La baisse des impôts de production,
comme le souligne le Medef ?
Il faut bien sûr baisser les impôts de production, et donc le coût du travail. Mais pour
l’Afep, ce qui importe avant tout, c’est de
réduire la dépense publique. Sinon, cette
politique sera sans lendemain. Cette
dépense représente 57 % du PIB en France,
contre 45 % en Allemagne. Comment justifier une telle différence ? La conséquence, ce
sont des prélèvements obligatoires bien plus
importants sur la production de richesse, et
une dette qui s’emballe. Les taux d’intérêt risquent de remonter prochainement. Si l’Etat
devait emprunter à 2 %, au lieu de zéro
aujourd’hui, ce serait tout simplement catastrophique. A nouveau, réduction des dépenses publiques conjuguée à une politique
d’investissement de production sont les
deux piliers du succès futur du pays.
Le régime fiscal des brevets
va être durci pour se conformer
à une directive européenne…
Je regrette cette décision, quand la France et
l’Europe devraient au contraire défendre
les intérêts de leurs entreprises dans la
compétition internationale. Je note, par
ailleurs, que la France est pointée du doigt
alors que les subventions publiques en
faveur de la recherche en Allemagne sont
très élevées, mais c’est vrai plus dissimulées
dans les Länder…
Craignez-vous que Donald Trump
provoque une véritable guerre
commerciale ?
Il faut analyser ce dossier avec calme et lucidité. Le président américain a été démocratiquement élu. Il a fait adopter, fin 2017, une
réforme fiscale ramenant l’imposition des
bénéfices des entreprises américaines de
35 % à 20 % et instaurant une flat tax, qui a
permis un rapatriement massif des profits
accumulés à l’étranger. Cela donne une
puissance de feu sans précédent aux entreprises américaines pour racheter des
concurrents. C’est surtout là-dessus qu’il y a
de quoi s’inquiéter et que l’Europe devrait
réagir. Le président américain est, par
« Il est nécessaire de
renforcer l’intégration
européenne, avec un noyau
dur franco-allemand plus
solide, mais que je trouve
particulièrement faible
en ce moment… »
ailleurs, un négociateur dont on peut critiquer la brutalité, mais force est de constater
qu’il obtient des résultats en matière commerciale, vis-à-vis du Mexique ou du
Canada. La Chine et l’Europe souhaitent
aussi un accord… On peut espérer que les
tensions se calment l’année prochaine.
Sinon, le commerce mondial en pâtira trop.
Une vague de mesures protectionnistes pourrait néanmoins continuer
de déferler, en réponse à la montée
du populisme…
L’Afep est, je le répète, profondément pro
euro et pro construction européenne, et de
nombreux événements ne manquent pas
de nous inquiéter : le Brexit, la Catalogne, les
mouvements antisystème en Italie, les dérives constitutionnelles en Hongrie et en
Pologne, l’intégration mal maîtrisée des
migrants en Allemagne… Tout cela démontre la nécessité d’un renforcement de l’intégration européenne, avec un noyau dur
franco-allemand plus solide, mais que je
trouve particulièrement faible en ce
moment…
L’évolution de la conjoncture
économique vous inquiète-t-elle ?
Elle était excellente en 2017 et au premier
semestre, les résultats des grandes entreprises sont très bons, mais nous sommes revenus de vacances soucieux et inquiets, car les
marchés mondiaux sont très chahutés.
Bien sûr, il y a des raisons objectives – l’effondrement des monnaies de certains pays, le
prix du pétrole, les droits de douane, etc. –
mais les entreprises sauront faire face à de
tels aléas. A condition de revenir à l’ambition initiale du gouvernement Macron,
c’est-à-dire la baisse du déficit structurel
français, des prélèvements, conjuguée à
une politique industrielle d’investissement
productif et de renforcement de notre compétitivité ! n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 //
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,78 en août 2018 // Taux de chômage (BIT) : 3,1 %
au 2e trimestre 2018 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
FOOTBALL LYON VEUT EXCLURE
UN SUPPORTER « À VIE »
APRÈS UN SALUT NAZI
ÉTATS-UNIS UNE FUSILLADE
DANS LE MARYLAND
Plusieurs personnes ont été tuées et
d’autres blessées jeudi lors d’une
fusillade dans le Maryland, à une centaine de kilomètres au nord de
Washington. « Nous pouvons confirmer plusieurs blessés et plusieurs
morts » dans un entrepôt, a dit le shérif
Jeffrey Gahler. « Sur la base de ce que
nous savons, il s’agissait d’un suspect
seul. Le suspect est en détention et dans
un état critique à l’hôpital », a-t-il ajouté.
Lyon, vainqueur à Manchester City en
Ligue des Champions, a annoncé mercredi vouloir « exclure à vie » un supporter – « en cours d’identification » – ayant
exécuté un salut nazi dans les tribunes.
Le club est dans le collimateur de l’UEFA.
Il doit jouer son deuxième match à huis
clos contre le Shaktar Donetsk après des
incidents, en mars, contre le CSKA Moscou. Des comportements racistes
avaient été épinglés par l’UEFA.
Alain Jocard/AFP
C’est une première sous la présidence
de Vladimir Poutine : une commission électorale locale a annulé jeudi
l’élection d’un gouverneur pro Kremlin dans la région de Vladivostok (Extrême Orient russe) après des
fraudes massives reconnues par la
Commission électorale fédérale. La
présidente de la Commission électorale nationale russe s’était elle-même
prononcée mercredi en faveur de la
tenue d’un nouveau scrutin. Celui-ci
aura lieu d’ici à trois mois.
CORÉES KIM ET MOON JOUENT
LA CARTE DE L’UNITÉ
En l’absence de la star incontestable du judo mondial, le Français Teddy Riner, une première depuis plus d’une décennie, le
Championnat du monde seniors, qui a débuté jeudi à Bakou en Azerbaïdjan et s’achèvera le 27 septembre, a découvert une
nouvelle étoile. L’Ukrainienne Daria Bilodid est en effet devenue à 17 ans et 345 jours la plus jeune championne du monde de
tous les temps, dans la catégorie des moins de 48 kilos. A 29 ans, Teddy Riner, lui, se préserve pour les JO de Tokyo en 2020.
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
DEUX OURSES SLOVÈNES
VONT ÊTRE RÉINTRODUITES
IMMIGRATION
PRÈS DE 700 MIGRANTS
ÉVACUÉS DU CENTRE DE NANTES
Près de 700 migrants ont été évacués
dans le calme, jeudi, d’un square situé
au centre de Nantes où un campement
était installé depuis plusieurs mois,
avant d’être acheminés par bus vers
cinq gymnases mis à disposition par la
ville. La maire socialiste de la ville,
Johanna Rolland, a prévenu que « plus
aucune occupation sauvage sur l’espace
public ne sera tolérée à Nantes ».
PROCÈS BYGMALION
LA DÉCISION SUR LES RECOURS
DE SARKOZY REPORTÉE
La cour d’appel de Paris a reporté
jeudi au 25 octobre sa décision sur les
recours de Nicolas Sarkozy contre son
renvoi en procès dans l’affaire Bygmalion pour « financement illégal » de sa
campagne électorale en 2012. « Apparemment la cour d’appel a besoin d’un
délai supplémentaire pour se prononcer », a déclaré l’avocat de Nicolas
Sarkozy, Thierry Herzog.
Photo : Photo Mladen Antonov/AFP
AFP
Deux ourses slovènes seront réintroduites dans les Pyrénées-Atlantiques
« d’ici le début du mois d’octobre », a
annoncé jeudi à Pau le ministre de la
Transition écologique, François de
Rugy, à l’issue d’une réunion avec une
soixantaine d’élus et acteurs locaux.
« Cela sera fait dans la période prévue
pour cela, d’ici le début du mois d’octobre [...] avec la Slovénie, notre partenaire », a ajouté le ministre.
Daria Bilodid, plus jeune championne du monde de judo de tous les temps
RUSSIE ANNULATION
D’UNE ÉLECTION RÉGIONALE
PHOTOS DE DAECH
LE PEN S’INDIGNE D’UN EXAMEN
PSYCHIATRIQUE LA VISANT
Marine Le Pen s’est insurgée jeudi
contre un examen psychiatrique
ordonné par la justice, dans le cadre
de l’instruction la visant pour avoir
diffusé des photos d’exactions du
groupe Etat islamique sur Twitter, une
expertise prévue par la loi. « C’est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur », a écrit
sur son compte Twitter la présidente
du Rassemblement national.
LA PHOTO DU JOUR
Point d’orgue d’un sommet de trois
jours à Pyongyang, les deux dirigeants coréens ont symbolisé leur
unité en se rendant au mont Paektu,
berceau de la civilisation coréenne.
Le leader nord-coréen qui a prévu de
se rendre à Séoul bientôt souhaite
également la tenue, dans un avenir
proche, d’un second sommet avec
Trump. Il a demandé que Séoul serve
de médiateur avec les Etats-Unis
dans le dossier nucléaire.
BIRMANIE JEREMY HUNT À
RANGOON POUR LES ROHINGYAS
Le chef de la diplomatie britannique,
en visite en Birmanie, a rencontré
jeudi son homologue birmane, Aung
San Suu Kyi, isolée sur la scène internationale en raison de son silence sur
la crise des musulmans rohingyas,
un « génocide », selon l’ONU. Jeremy
Hunt doit également plaider la cause
des deux journalistes de Reuters.
RUSSIE SUSPENSION LEVÉE
SUR L’AGENCE ANTIDOPAGE
L’Agence mondiale antidopage a
annoncé jeudi la levée de la suspension de l’agence russe antidopage
(Rusada), de nouveau déclarée « conforme » après quasiment trois ans de
suspension en raison du système de
dopage institutionnel mis en place en
Russie entre 2011 et 2015.Les autorités russes ont durci la politique antidopage, introduisant une responsabilité pénale au fait de se doper.
ON EN PARLE À WASHINGTON
Poutine, l’homme qui murmure à l’oreille de Trump
Un livre d’un journaliste du « Washington Post » souligne les réticences initiales
de Donald Trump à punir la Russie dans l’affaire Skripal.
E
n mai dernier, la Première ministre britannique, Theresa May,
appelle Donald Trump. Le
sujet : la tentative d’assassinat
de Sergueï Skripal et de sa fille
Ioulia à Salisbur y avec un
agent neurotoxique Novitchok. Lorsque la dirigeante britannique affirme que les autorités de son pays sont convaincues
à « 95 % que Moscou est responsable » de cette attaque commise
en mars contre l’ancien espion
soviétique, Donald Trump lui
répond : « Peut-être devrionsnous l’être à 98 % ? »
C’est l’une des révélations du
dernier livre sur le 45e président
des Etats-Unis, « The Apprentice », écrit par Greg Miller, journaliste au « Washington Post »,
et qui sortira en librairie le
20 octobre. D’après ce récit, il
aura fallu un week-end à Mar-aLago, en Floride, pour que ses
conseillers parviennent à le convaincre de sanctionner la Russie
pour cette attaque, en expulsant
60 diplomates russes. L’un de
leurs arguments était d’affirmer
que les Européens suivraient la
décision américaine.
Trump a finalement accepté,
mais il a commencé, dès le
voyage de retour à Washington,
à douter. « Peut-être que nous
n’aurions pas dû faire cela »,
aurait-il dit au conseiller adjoint
pour la Sécurité nationale, selon
le journaliste qui a interrogé des
responsables à la Maison-Blanche. Ce que sait faire le président
russe Vladimir Poutine, c’est de
« murmurer avec des façons de
conspirateur, en affirmant au
président américain que si leurs
relations n’ont pas pu être rétablies, ce n’était pas de leur faute »,
mais celle de leurs entourages,
écrit le journaliste. En tout cas, le
président Trump s’est mis en
colère en apprenant que le
Royaume-Uni n’avait expulsé
que 23 Russes, et la France et
l’Allemagne 4 chacune, redoutant que le président Poutine le
considère comme un agresseur.
Depuis l’arrivée de Trump à la
Maison-Blanche, la diplomatie
américaine doit se livrer à un
exercice de corde raide vis-à-vis
de Moscou. « La Russie est une
menace pour les Etats-Unis »,
affirme ainsi un haut responsable américain chargé des rela-
tions avec la Russie. Non seulement il y a « l’attaque », au
Royaume-Uni, mais aussi « les
interférences russes » dans l’élection présidentielle de 2016 et,
actuellement, en Macédoine,
a-t-il affirmé en citant également
la Crimée, l’Ukraine, ou encore
la Syrie. « Nous tiendrons pour
responsable Moscou si jamais il y
a une attaque chimique » à Idlib,
a-t-il ajouté. Dans ce complexe
exercice, le département d’Etat
suit une « stratégie à double
volet : sanctions et dialogue. »
En tout cas, aucune information n’a encore filtré de la rencontre en tête-à-tête entre Poutine et Trump à Helsinki le
16 juillet. Le chef du Kremlin lui
a-t-il murmuré à l’oreille ?
— J. H.-R.
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
www.lesechos.fr
Primauté
du petit écran,
chute des
hebdos …
et ascension
des réseaux
sociaux. // P.26
DEVISES EUR/GBP 0,8877 EUR/JPY 1,322 EUR/CHF 1,1301 GBP/USD 1,3235 USD/JPY 1,1257 USD/CHF 0,9617 TAUX EONIA -0,367 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,318 OAT 10 ANS 0,7403 T-BONDS 10 ANS 3,1148
INDUSTRIE & SERVICES
ENTREPRISES
DERNIÈRE HEURE
Edouard Philippe dévoile une
nouvelle vague d’aides à l’industrie.
// P. 18
INDUSTRIE
L’Usine extraordinaire au Grand
Palais fédère déjà une centaine
d’entreprises. // P. 19
Le Crillon retrouve son lustre
et rejoint la liste des palaces tricolores
AUDIT
Marché du droit des affaires :
la santé insolente des Big Four.
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
// P. 20
ADECCO
Le « géoblocage », cette pratique qui
consiste pour un site en ligne à traiter
ses clients différemment selon leur lieu
de résidence, sera proscrit à partir du
3 décembre en Europe, et la Commission veut s’assurer que toutes les parties
prenantes seront prêtes le jour J.
Bruxelles a publié pour cela jeudi un
document destiné à répondre aux questions que peuvent se poser les entreprises et les internautes.
Aujourd’hui, les freins à l’e-commerce transfrontalier sont encore
nombreux. Selon la Commission, seuls
37 % des sites marchands permettent
aux clients issus d’un autre Etat membre d’aller jusqu’au bout de leur achat en
ligne. Les autres redirigent automatiquement le consommateur vers leur
site basé dans le pays de l’acheteur, exigent un paiement avec une carte de crédit « local », ou bien font payer des frais
supplémentaires.
Le géant de l’intérim déploie
son artillerie high-tech. // P. 21
HABITAT
Logement : ce que va changer la loi
Elan. // P. 22
Philippe Huguen/AFP
ALIMENTATION
La viande bio prend du poids
auprès des consommateurs.
// P. 23
NESTLÉ
Le géant suisse cherche à céder
sa division de soins de la peau.
Pouvoir acheter
là où c’est moins cher
// P. 25
HIGH-TECH & MÉDIAS
FACEBOOK
Le réseau social sous le feu
des critiques de l’Europe. // P. 28
L’hôtel du 10, place de la Concorde, à Paris, a fait peau neuve en entreprnant une vaste rénovation, entre 2013 et 2017.
Photo Sipa
Thomas Samson/AFP
START-UP
FINANCEMENT
Le prestigieux hôtel
parisien avait entrepris,
entre 2013 et 2017,
une rénovation d’ampleur.
Il devient le douzième
palace parisien.
Quand les startuppeurs se forment
à l’introduction en Bourse. // P. 29
Elsa Dicharry
@dicharry_e
PME & RÉGIONS
SANTÉ
Lobby réagencé, chambres agrandies,
création d’une piscine et d’un spa, réfection
des façades, des toitures, des parquets… Le
Crillon avait entrepris une vaste rénovation, entre 2013 et 2017, afin de retrouver
son lustre. Ses efforts ont été payants.
L’hôtel du 10, place de la Concorde à Paris −
qui a vu passer de nombreuses vedettes
comme Orson Welles, Leonard Bernstein,
Charlie Chaplin, Gene Kelly, Andy Warhol,
Claudia Cardinale, Luciano Pavarotti,
Le marché de la télémédecine
suscite l’appétit des jeunes pousses.
// P. 30
FINANCE & MARCHÉS
GESTION D’ACTIFS
Tikehau s’offre Sofidy et franchit
la barre des 20 milliards d’actifs.
// P. 33
Michael Jackson ou Madonna − vient
d’obtenir le « label » palace. Celui-ci distingue, depuis 2011, les établissements français d’exception.
« Recevoir la distinction palace un an
après notre réouverture est la reconnaissance
du travail quotidien de nos 380 collaborateurs », s’est félicité Marc Raffray, son directeur général, dans un communiqué. Car
outre « la localisation, l’esthétique ou la personnalité de l’établissement », le jury réuni
p our l’o ccasion par Atout France a
aussi examiné l’« implication des équipes
dans la recherche de l’excellence ».
Nouvel appel à candidatures
Le Crillon, propriété depuis la fin 2010
d’un membre de la famille royale saoudienne et exploité par l’opérateur américain de luxe Rosewood Hotels & Resorts,
marche sur les traces du Plaza Athénée et
du Royal Monceau Raffles. Ces deux
autres adresses parisiennes de la rive
droite ont également obtenu le fameux
label après leur cure de jouvence.
De son côté, le Lutetia, qui a rouvert cet
été après un peu plus de quatre ans de travaux, ambitionne de devenir le premier
palace de la rive gauche. L’hôtel du boulevard Raspail a l’occasion de déposer un
dossier dans le cadre du nouvel appel à
candidatures dont la date limite a été fixée
au 15 décembre. Le Ritz, rénové entre 2012
et 2016, et dont la réouverture avait été
retardée de quelques mois à cause d’un
incendie, a pour le moment choisi, lui, de
ne pas candidater.
Pour l’heure, onze établissements ont
reçu la distinction à Paris. Outre le Crillon,
le Plaza Athénée et le Royal Monceau Raffles, il s’agit du George V, de La Réserve, du
Bristol, du Meurice, du Mandarin Oriental,
du Park Hyatt Paris Vendôme, du Shangri-La et du Peninsula. Quatorze établissements ont en outre été distingués en province et outre-mer. n
MATIÈRES PREMIÈRES
Les valeurs cannabis font planer
les spéculateurs. // P. 35
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 38
DOSSIER PATRIMOINE
LOGEMENT ÉTUDIANT
Louer ou acheter. // P. 39
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
Bruxelles
prépare le
marché unique
de l’e-commerce
Réchauffement climatique :
le revirement des pétroliers américains
Vincent Collen
@VincentCollen
Le changement de pied annoncé jeudi par
trois grands groupes pétroliers américains est d’autant plus spectaculaire qu’il
se produit sous la présidence de Donald
Trump. ExxonMobil et Chevron, qui figurent parmi les cinq premiers mondiaux du
secteur, ainsi qu’Occidental Petroleum,
ont annoncé qu’ils rejoignaient l’Oil and
Gas Climate Initiative (OGCI), une alliance
de grands producteurs d’hydrocarbures
qui s’engagent à lutter contre le réchauffement climatique.
Les trois compagnies promettent de
« reconnaître et soutenir l’Accord de Paris »
sur le climat, accord dont les Etats-Unis se
sont désengagés depuis l’élection de
Trump. « Nous sommes heureux de rejoindre l’OGCI afin de travailler de manière constructive face aux risques liés au changement
climatique », a déclaré Michael Wirth, le
patron de Chevron.
Réduire les fuites de méthane
qui émanent des infrastructures
Née en 2014, l’OGCI comprenait jusqu’à
présent des géants européens comme
Total, Shell et BP, le saoudien Aramco ou
encore le chinois CNPC. Mais les grands
groupes américains étaient restés à
l’écart. « L’arrivée de trois compagnies
américaines donnera plus d’impact à la
réponse du secteur au changement climatique », s’est félicité Patrick Pouyanné, le
PDG du pétrolier français. Les treize compagnies revendiquent 30 % de la produc-
tion pétrolière et gazière mondiale. La
plupart d’entre elles se sont engagées, en
particulier, à réduire les fuites de méthane
qui émanent de leurs infrastructures de
production, de transport ou de stockage
d’hydrocarbures. Le secteur est responsable de 13 % à 20 % des émissions de
méthane, selon les estimations.
L’OGCI devrait annoncer la semaine
prochaine de nouveaux objectifs de
réduction de ces émissions, qui sont l’un
des gros contributeurs au réchauffement
de la planète. L’alliance a aussi mis
sur pied un fonds doté d’un milliard de
dollars pour investir dans des projets à
faibles émissions de gaz à effet de
serre. ExxonMobil, Chevron et Occidental vont chacun verser 100 millions de dollars à ce fonds. n
A quelques exceptions près (services
financiers ou de transport, audiovisuel…), la nouvelle réglementation va
mettre un terme à ces pratiques, qui
empêchent les clients de comparer les
prix et d’acheter là où c’est moins cher. A
partir du 3 décembre, une cliente irlandaise qui souhaite faire du shopping sur
le site italien d’une marque de jeans
transalpine, ne pourra être redirigée
sur le site irlandais de la marque que si
elle donne explicitement son accord.
L’entreprise ne pourra pas non plus
imposer le paiement par une carte de
crédit nationale. Le taux de TVA appliqué sera, dans la plupart des cas, celui
du pays où réside le consommateur
Selon la Commission,
seuls 37 % des sites
marchands permettent
aux clients issus
d’un autre Etat membre
d’aller jusqu’au bout
de leur achat en ligne.
final.
Ces mesures devraient doper l’e-commerce transnational, alors que le taux
de croissance de ce marché est, selon La
Poste, déjà deux fois supérieure à celui
du marché domestique. Le nombre de
Colissimo « Export » a augmenté de
19 % en 2017, et l’entreprise publique a
également pris le contrôle ces derniers
mois d’Asendia, une filiale fondée avec
la poste suisse et positionnée sur le créneau très prometteur des petits paquets
internationaux, qui, du fait de leur poids
(souvent moins de 1 kilo), sont assimilés
à des lettres et non à des colis.
Les logisticiens ont un rôle important à jouer dans la mise en place du
marché unique numérique que vise
Bruxelles. Pour décourager les achats
venant de l’étranger, un e-commerçant peut aujourd’hui fixer des prix de
livraison prohibitifs. La nouvelle
réglementation autorisera le client à
contourner cet obstacle : un bien
acheté par un Estonien en Allemagne
pourra être livré dans ce pays, puis
acheminé en Estonie aux frais du
client. La capacité des logisticiens à
mettre en place des services de ce type
sera donc déterminante. n
Joël Saget/AFP
Edition : la télévision, en tête des
médias les plus prescripteurs
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 //
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Philippe dévoile une nouvelle
vague d’aides à l’industrie
l Lors d’un discours chez Dassault Systèmes, le Premier ministre
a annoncé le retour d’un dispositif de suramortissement fiscal.
l Et la création de « centres d’accélération » de l’industrie du futur en région.
Robyn Beck/AFP
à suivre
Aston Martin vise une valorisation
de 5 milliards de livres en Bourse
Hamilton/RÉA
AUTOMOBILE Le fabricant des voitures de sport britannique
espère peser 5 milliards de livres (5,6 milliards d’euros) lors de
son entrée en Bourse à Londres, prévue pour le 3 octobre prochain. Le constructeur des bolides de James Bond, qui entend
placer 25 % de son capital sur le marché, a retenu une fourchette
de prix comprise entre 17,50 et 22,50 livres par action. Ses principaux propriétaires, l’italien Investindustrial, les koweïtiens
d’Adeem et Primewagon devraient céder leurs titres, tandis que
Daimler s’est engagé à conserver ses 4,9 %.
Première commande ferme pour
Alstom pour le Grand Paris Express
Le Premier ministre, Edouard Philippe, accompagné de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, chez Dassault Systèmes jeudi matin.
TRANSPORTAnnoncé début mai, le choix d’Alstom pour four-
nir le matériel roulant des futures lignes de métro 15,16 et 17 du
Grand Paris a été officialisé jeudi. La première tranche ferme de
la commande, financée par l’autorité régionale des transports
IDFM Ile-de-France Mobilités, porte sur 25 rames de six voitures chacune, pour un montant de plus de 280 millions d’euros.
Le contrat pourrait porter au total sur 183 rames pour un montant de 1,3 milliard d’euros.
Défense :
l’armée attend
son premier
Airbus MRTT
Emmanuel Grasland
@EGrasland
avec Florian Dèbes
@FL_Debes
officiellement jeudi la marque
inOui, consacrant la montée en
gamme de ses TGV classiques,
afin de mieux segmenter son
offre dans le cadre de l’ouverture
prochaine du marché à la concurrence. Testée sur l’axe Paris-Bordeaux-Toulouse depuis la mi2017, l’offre inOui va être étendue
à partir de jeudi de Paris à Lyon et
de Paris à Strasbourg, Metz et
Nancy, avant un déploiement à
partir de décembre sur ParisMarseille et Paris-Lille.
DR
TRANSPORT La SNCF a lancé
DÉFENSE La ministre des
Armées Florence Parly a confirmé l’accélération des livraisons d’avions ravitailleurs d’Airbus, A330-MRTT. Airbus devra
livrer 12 appareils MRTT d’ici à
2023. Le groupe, qui en a déjà
livré une trentaine à l’export,
doit livrer la semaine prochaine
son premier exemplaire à la
France. Le 19 octobre, une cérémonie aura lieu à la base
aérienne d’Istres pour fêter ce
nouvel avion.
DR
La SNCF déploie
son label haut
de gamme
pour le TGV
ENTREPRISES
LA BOURSE PARIE
SUR UN TRUMP
TRIOMPHANT
Demain chez
d
votre marchan
de journaux
Le gouvernement veut pousser les
ETI à prendre le virage du digital.
Lors d’un discours au siège de Dassault Systèmes, à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), le Premier ministre, Edouard Philippe, a dévoilé
jeudi une série de mesures en
faveur de la modernisation des
PME industrielles. Première idée,
le grand retour du suramortissement. De janvier 2019 à fin 2020, les
entreprises pourront déduire de
leur résultat fiscal jusqu’à 40 % du
prix de revient d’un équipement
digital (machines d’impression 3D,
logiciels de réalité augmentée,
robots, capteurs connectés…). Soit
jusqu’à 11 % de réduction sur
l’investissement net. Un dispositif
déjà mis en œuvre de façon plus
large, entre avril 2015 et avril 2017,
où il avait connu un vif succès
auprès des entreprises. Matignon
n’a jamais été un grand fan de cette
niche fiscale mais sans parvenir à
emporter l’arbitrage final.
Devant un parterre d’intervenants allant de Sanofi à STMicroelectronics en passant par bioMérieux, Edouard Philippe a présenté
la mesure comme un moyen de rattraper le retard français en matière
de numérique, alors que la balance
commerciale des biens continue
de se dégrader. « Entre 2012 et 2015,
nous sommes le seul pays où le nombre de robot par salarié a baissé », a
rappelé le Premier ministre.
L’organisation France Industrie,
qui rassemble les fédérations
industrielles et les grands industriels du CAC 40, a salué la mesure.
Sensibiliser 30.000 PME
industrielles au digital
Reprenant les préconisations de
l’Institut Montaigne, le Premier
ministre a aussi annoncé la création d’au moins une vingtaine de
« centres d’accélération de l’industrie du futur » en région. Ces centres auront vocation à présenter
des cas métiers concrets aux ETI, à
former et à accompagner les dirigeants, en s’appuyant sur les structures existantes (centres techniques du Cetim, FabLab, Institut de
Recherche & Technologie…). Un
investissement évalué entre 45 et
100 millions d’euros par l’Institut
Montaigne.
En amont, le gouvernement veut
aussi sensibiliser 30.000 PME
industrielles au numérique d’ici à
2022, en « fédérant » l’action des
différents intervenants (régions,
bpifrance, centres techniques
industriels, grandes écoles, univer-
500
MILLIONS D’EUROS
Les dépenses totales de l’Etat
prévues pour aider les PME
de l’industrie à prendre le virage
du numérique.
sités…). Là encore, la démarche
n ’e s t p a s n o u v e l l e p u i s q u e
l’Alliance pour l’industrie du futur
avait déjà lancé en 2015-2016 un
plan pour pousser 2.000 PME de
l’industrie à auditer leurs usines,
via un système d’aides accordées
par les régions. L’idée est d’accélérer cette évangélisation, avec la difficulté de faire travailler ensemble
tous ces acteurs.
Autre mesure plus spécifique,
l’Etat va baisser la fiscalité énergétique des centres de données, via un
taux réduit sur la taxe sur la consommation intérieure d’électricité
(TICFE). Objectif : accueillir les
investissements dans le « cloud
européen », attendus suite au
Brexit et au Cloud Act, la nouvelle
réglementation américaine sur
l’accès aux données. « Le développement du numérique en France ne
peut pas se faire sans le développement d’infrastructure locale », note
Régis Castagné, le directeur général pour l’Europe du Sud d’Equinix,
le plus gros opérateur de centre de
données au monde. En échange, la
filière s’est engagée à réduire de
15 % d’ici à 2022 sa consommation
électrique, comme elle le fait
depuis des années afin d’améliorer
ses marges. Au total, l’Etat va
dépenser 500 millions d’euros
pour aider les PME de l’industrie à
prendre le virage du numérique, la
moitié pour le suramortissement,
l’autre moitié en subventions du
Programme des investissements
d’avenir (PIA). « L’argent public est
rare, il doit être utilisé avec parcimonie », a martelé Edouard Philippe.
« Fixer des priorités »
En matière de compétitivité-coûts,
le Premier ministre a ainsi
repoussé à plus tard le débat sur les
impôts de production. Une question sur laquelle France Industrie
demande depuis longtemps au
gouvernement d’agir. « Les impôts
de production pèsent sur les coûts de
production de l’industrie française.
On s’y attaquera mais seulement
quand on aura retrouvé des marges
de manœuvre budgétaire », a expliqué Edouard Philippe. « Le Premier
ministre nous a écoutés mais il ne
nous a pas encore entendus jusqu’ici », a constaté Philippe Varin,
le président de l’organisation
France Industrie, reconnaissant
toutefois qu’il était « cohérent de
fixer des priorités ». n
Le secteur du logiciel s’inquiète de la fiscalité sur les brevets
Le Premier ministre a
annoncé l’extension au
monde du logiciel du régime
allégé de fiscalité sur les
brevets. Mais les professionnels du secteur restent
attentifs à sa mise en œuvre.
gouvernement entend réduire le
champ d’application d’une niche
fiscale, qui leur permet de limiter à
15 % au lieu de 33 % le taux de taxe
sur les revenus qu’elles tirent des
droits de propriété intellectuelle.
L’impression a été mitigée. L’industrie du logiciel français s’attendait à
de bonnes nouvelles durant la visite
d’Edouard Philippe au siège de Dassault Systèmes, ce jeudi. « Le Premier ministre n’a pas livré les détails
de la nouvelle fiscalité sur les brevets
mais les éditeurs sont assez inquiets
des premiers éléments qui leur ont
été présentés en coulisse », confie
Loïc Rivière, le délégué général
de Tech In France, l’association
professionnelle du secteur.
De quoi s’agit-il ? Au grand dam
des grandes entreprises traditionnelles de l’économie française, le
Mais dans le même temps, l’Etat
profite de ce toilettage pour faire
miroiter aux éditeurs de logiciels
l’espoir que leurs dépenses en R&D
deviendraient éligibles à ce dispositif préférentiel (appelé « patent
box »), ce qui n’était pas encore le
cas contrairement au régime fiscal
en vigueur au Royaume-Uni.
La promesse vient d’être confirmée par le Premier ministre, mais
les éditeurs restent attentifs à sa
mise en œuvre. « C’est très positif
mais le sujet de fond sera de prendre
en compte les spécificités du logiciel
tout au long de la rédaction de l’arti-
Différences de points de vue
cle de la loi de finances », pointe
Sébastien Massart, le directeur de la
stratégie de Dassault Systèmes, qui
sera bientôt l’unique représentant
du logiciel au CAC 40.
De source proche du dossier, les
premières discussions avec Bercy
font déjà émerger des différences de
points de vue. Les éditeurs plaident
pour que l’investissement dans un
logiciel ne soit pas séquencé de la
même manière que les dépenses de
R&D d’un produit industriel. Ils
investissent tout au long de la durée
de vie du logiciel, au fil des mises à
jour, quand un industriel concentre
ses dépenses de conception avant la
commercialisation. « La fiscalité du
logiciel devrait se concentrer sur la
R&D de l’année en cours et pas sur
celle des années passées », indique
Sébastien Massart. Le secteur cherche ainsi à limiter la part des dépenses soustraite au chiffre d’affaires
tiré du logiciel puisque ce sera ce
revenu qui bénéficiera du taux de
15 %, au lieu de 33 %. Sans quoi,
cette tentative de soutien à des
entreprises fer de lance de la transformation numérique du pays sera
vaine, assure certains.
Compétitivité française
« C’est la compétitivité de la patent
box à la française qui est en jeu, c’està-dire la capacité de la France à conserver des entreprises du numérique
sur son territoire et à en attirer
des nouvelles », poursuit Loïc
Rivière pour Tech In France. Sur ce
plan, la France peut aussi compter
sur la formation reconnue de ses
ingénieurs et sur le crédit impôt
recherche .
— Fl. D.
(
Lire également l’Analyse
Page 11
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
L’Usine extraordinaire au Grand Palais
fédère déjà une centaine d’entreprises
l Du 22 au 25 novembre, l’industrie française mènera
une vaste opération d’image, notamment auprès des jeunes.
l Le groupe événementiel Hopscotch a la charge
d’organiser cet événement hors normes.
les installer grâce à des répartiteurs
de charge, car le sol du Grand Palais
ne supporte qu’un poids d’une tonne
par mètre carré », observe Frédéric
Bedin, président de Hopscotch.
L’autre prouesse tient à la façon
dont cette Usine extraordinaire,
considérée comme une opération
d’intérêt général par le gouvernement, a pu voir le jour, donnant lieu
à la création d’une fondation abritée
par Face (Fondation Agir contre
l’exclusion, présidée par Gérard
Mestrallet) et à des levées de fonds
sur le site HelloAsso. « Un premier
cercle de grands mécènes, tels que
Michelin, Sanofi, l’UIMM, EDF, contribue à hauteur de 300.000 à
500.000 euros et appuie des démonstrations techniques ; un second, de
30 partenaires, donne 75.000 à
150.000 euros, tels ST Microelectronics, Biomérieux, Daher, Fives et
apporte des machines, des robots ;
enfin, des grandes écoles, des ministères et Business France, nous soutiennent en compétences », poursuit Frédéric Bedin.
INDUSTRIE
Martine Robert
@martiRD
C’est une initiative hors normes : du
22 au 25 novembre prochain,
l’industrie s’apprête à redorer son
image en reconstituant une usine
grandeur nature au Grand Palais. A
l’origine de cet événement, les
industriels eux-mêmes (la Fédération des industries mécaniques,
l’Alliance industrie du futur…), car
le secteur reprend des couleurs.
Le grand public et en
particulier les jeunes,
ont encore en tête les
clichés d’une activité
polluante et bruyante.
L’an dernier, 125 usines ont été
créées dans l’Hexagone, contre 100
qui ont fermé ; un solde positif
comme on n’en avait pas vu depuis
une décennie. Les recrutements
sont en hausse de 12 %, mais 42 % de
ces industriels ne parviennent pas à
embaucher sur certains métiers,
faute de profils qualifiés.
Le grand public et en particulier
les jeunes, ont encore en tête les clichés d’une activité polluante et
bruyante. Alors le groupe événementiel Hopscotch, chargé de piloter cette démonstration de force, n’a
pas lésiné pour faire venir une quarantaine de machines de haute
technologie. « Elles pèsent des dizaines de tonnes, c’est déjà un exploit de
À NOTER
L’industrie 4.0 ou industrie
du futur représentera
jusqu’à 800 milliards d’euros
d’investissements annuels dans
le monde, dont 140 en Europe.
Le Grand Palais construit pour l’Exposition universelle de 1900, était déjà le temple
de toutes les innovations technologiques. Photo Shutterstock
Dell recommande Windows 10 Pro.
4 millions déjà réunis
Le financement participatif s’accélère désormais sur Internet. PME et
ETI peuvent ainsi s’offrir un plateau
TV pour 9.000 euros, un dîner de
gala sous la nef pour 1.200 à
12.000 euros, ou encore un cocktail
avec le French Lab et la French Tech
pour 600 euros. On pourra même
faire visiter son entreprise à distance grâce à un petit robot télécommandé sur roulettes utilisant le
dispositif Phygital, en réservant un
créneau dans une salle de projection d’une cinquantaine de places
au Grand Palais. Au total, une cen-
De Promo 2000 à Hopscotch :
cinquante ans d’événementiel
Les grands événements
collectifs sont devenus
la marque de fabrique du
groupe de communication.
gramme immobilier pour Gérard
Bremond, patron du futur Pierre &
Vacances, soucieux de valoriser les
mètres carrés de la station de ski
d’Avoriaz. Le Festival du film fantastique s’en chargera pendant vingtdeux ans, recevant Spielberg, de
Palma, Lynch, Beinex, avant de
migrer, sa mission accomplie, à
Gérardmer.
Fort de ce succès, Lionel Chouchan récidive avec le Festival de
Deauville, afin de prolonger la saison estivale à la demande du maire,
Michel d’Ornano. De George Clooney à Morgan Freeman, il se constitue un carnet d’adresses à faire pâlir
nombre de sponsors.
C’est un moment clef pour le groupe
événementiel Hopscotch, qui célèbre à la fois les 50 ans de Promo
2000 et les 25 ans du Public Système
Cinéma, deux entités constitutives
de son ADN. Au dernier Festival du
film américain de Deauville,
l’homme par qui tout a démarré,
Lionel Chouchan, a même été
honoré par le maire d’une cabine de
plage à son nom, au milieu de celles
aux couleurs des stars hollywoodiennes venues fouler les planches.
En 1968, ce diplômé de Sup de Co
crée Promo 2000, qui bouscule les
frontières entre promotion, relations publiques et événementiel, et
cinq ans plus tard, il fait du 7e art le
vecteur d’attractivité d’un pro-
150 millions d’euros
de chiffre d’affaires
Jacques Benarch/Sipa
Lionel Chouchan, fondateur
de Promo 2000 et du Festival
américain de Deauville.
taine d’entreprises constituent déjà
les rouages de cette Usine extraordinaire. « Le budget idéal pour monter
l’opération était de 5 millions d’euros,
nous en sommes à un peu plus de
4 millions, près de 60 jours avant le
début de l’événement. C’est très satisfaisant, d’autant que nous allons
entamer un tour de France des associations d’ETI dans chaque région »,
se félicite le patron de Hopscotch.
De la fusion en 1993 de Promo 2000
et Délires, une régie événementielle
fondée par Frédéric Bedin, Benoît
Desveaux, et Pierre-Franck Moley,
naît Le Public Système, qui entre en
Bourse cinq ans plus tard, avant de
se marier en 2010 avec Hospcotch,
une entreprise axée sur les relations
presse et publiques.
Parmi les premiers groupes indépendants dans la communication,
Hopscotch p èse aujourd’hui
150 millions d’euros de chiffre
d’affaires et 53 de marge brute. La
production de contenus pour les
marques et le montage d’événements collectifs sont devenus ses
marques de fabrique, avec des festivals à Cognac, Beaune, Marrakech,
Manaus au Brésil, et Yubari au
Japon, ou des grands-messes
comme RevolutionatWork, la
Semaine du goût, Solutions Cop 21
ou L’Usine extraordinaire. — M. R.
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1 rond-point Benjamin Franklin 34000 Montpellier. France. N° 351 528 229 RCS Montpellier –APE 4651Z. Prix et spécifications techniques corrects à la date de parution. Prix et spécifications techniques modifiables sans avis
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s’appliquent. Vous pouvez les consulter à l’adresse www.dell.fr. Ultrabook, Celeron, Celeron Inside, Core Inside, Intel, le logo Intel, Intel Atom, Intel Atom Inside, Intel Core, Intel Inside, le logo Intel Inside, Intel vPro, Itanium, Itanium
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20 // INDUSTRIE & SERVICES
Total rachète une start-up spécialiste
des bornes de recharge électrique…
ÉNERGIE Total a annoncé l’acquisition de G2mobility, entre-
prise française spécialiste des systèmes de recharge pour véhicules électriques. Créé en 2009, G2mobility commercialise des
bornes de recharge mais aussi des services d’exploitation et de
pilotage à distance pour les collectivités et les entreprises. Il a
réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires d’environ 6 millions
d’euros. « Avec plus de 25 % du marché des bornes installées par
les collectivités publiques, et un chiffre d’affaires en croissance de
plus de 50 % l’année dernière, G2mobility nous apporte une compétence nouvelle pour offrir des systèmes de recharge électrique
plus efficaces », a expliqué Momar Nguer, directeur général
marketing et services de Total.
… et va lancer un retrait obligatoire
sur les actions Direct Energie
ÉNERGIE Total a annoncé son intention de lancer une procédure
de retrait obligatoire sur les actions Direct Energie qu’il ne possède pas encore, après s’être assuré plus de 95 % du capital. Le
groupe pétrolier avait annoncé en avril qu’il allait racheter
Direct Energie, premier fournisseur alternatif d’énergie en
France. Après avoir acquis un premier bloc de 73 % du capital
auprès des actionnaires de référence, il avait lancé une offre
publique, lui permettant de sécuriser 95,37 % des titres. Avec le
retrait obligatoire, Total s’assurera de posséder 100 % du capital.
Le commerce spécialisé a continué
de souffrir cet été
DISTRIBUTION L’activité
AFP
du commerce de détail a
terminé en baisse de 1,9 %
en août sur un an, selon le
panel de la Fédération du
commerce spécialisée Procos. En juillet, la baisse était
de 4,3 %. Les centres commerciaux de centre-ville,
particulièrement, ont réalisé un très mauvais mois
(–6 %), selon Procos, quand
ceux de périphérie ont
sauvé les meubles (+ 0,2 %).
Les zones touristiques s’en
sont mieux sorties.
L’exécutif lance une consultation
sur la gestion des déchets radioactifs
ÉNERGIE Le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébas-
tien Lecornu, a annoncé jeudi le lancement d’une consultation
publique sur la gestion des matières et déchets radioactifs sur le
territoire français. Prévue pour se dérouler de décembre à
mars, ses modalités seront présentées en novembre par la commission nationale du débat public (CNDP). Un « centre d’information et de ressources à destination du grand public » a été
lancé jeudi sur le projet Cigéo d’enfouissement profond des
déchets nucléaires les plus radioactifs.
Ifremer : François Houllier président
NOMINATION François Houllier, 59 ans, a été nommé PDG de
l’Ifremer en Conseil des ministres du 19 septembre 2018. Il quitte
la présidence de l’Université Sorbonne Paris-Cité, poste qu’il
occupait depuis qu’avaient cessé ses fonctions de patron de
l’Inra après la nomination de Philippe Mauguin, alors directeur
de cabinet de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Plusieurs dossiers l’attendent, dont le transfert du siège de l’institut
à Brest au 1er janvier 2019, la structuration de la flotte océanographique et la finalisation du contrat d’objectifs qui lie l’Ifremer à
l’Etat pour la période 2019-2023.
Marché du droit des affaires :
la santé insolente des Big Four
pés, les niveaux d’honoraires sont en
baisse. » Face à ce nouveau paysage
économique, les Big peuvent mobiliser des troupes nombreuses et
meilleur marché pour faire face
aux demandes de plus en plus exigeantes des clients. « Les clients sont
plus matures et dictent leurs règles »,
constate Caura Barszcz. « On essaye
d’être des disrupteurs du marché du
droit des affaires en apportant des
solutions digitalisées aux clients »,
confirme Eric Fourel, managing
partner et président d’EY Société
d’Avocats France. Le cabinet d’avocat français de ce Big a vu son chiffre
d ’a f f a i r e s b o n d i r d e 1 4 , 6 %
entre 2016 et 2017.
AUDIT
La radiographie
annuelle des Juristes
Associés révèle, pour
2017, une année de
croissance ralentie
pour tous les cabinets…
… sauf pour ceux
des grands réseaux
d’audit-conseil.
Valérie de Senneville
@VdeSenneville
Come-back après crise. Décidés à
(ré)investir le champ du conseil juridique aux entreprises, les Big Four –
EY, PricewaterhouseCoopers,
Deloitte et Fidal (l’ex-cabinet de
KPMG avec lequel il entretient toujours d’un accès non exclusif au
réseau) – continuent leur offensive
sur le marché du « legal » en France.
C’est le constat du bimensuel
« Juristes Associés » dans sa radiographie annuelle consacrée aux
cabinets de droit des affaires en
France. Cette année encore, Fidal
occupe la première place par la
taille et le chiffre d’affaires. Il est
suivi de près par EY Société d’Avocats, PwC Société d’Avocats et Taj
(Deloitte).
Dans un marché du droit relativement atone, les cabinets d’avocats des Big affichent une santé
insolente, avec un chiffre d’affaires
global en hausse de 4,23 % en 2017,
par rapport à l’année précédente.
Une performance quand les cabinets internationaux enregistrent,
« One stop shopping »
eux, une baisse de 1,18 % de leur
chiffre d’affaires global.
Caura Barszcz, la directrice de
Juristes Associés, avance plusieurs
explications à cette croissance
ralentie : « Les cabinets les plus gros,
y compris donc les internationaux,
ont atteint un plafond. La croissance
américaine du legal market est ralentie, les marchés asiatiques sont en
attente de retour sur investissements,
la demande globale reste stagnante.
Même si les cabinets sont très occu-
Eight Advisory franchit un nouveau
cap sur le marché du conseil
CONSEIL
Créé en pleine crise
financière, le cabinet
de conseil parisien a
changé de dimension
en dix ans.
David Barroux
@DavidBarroux
Pas étonnant d’être en pleine croissance quand on s’apprête à fêter son
dixième anniversaire. Créé en 2009,
en plein dans le sillage de la gigantesque crise financière provoquée
par la faillite de Lehman Brothers,
le cabinet de conseil parisien Eight
Advisory a su trouver sa place et
se faire un nom sur un marché
longtemps trusté par des grands
cabinets souvent d’origine anglos a x o n n e . « No u s s o m m e s e n
croissance de 20 % tous les ans.
Nous allons atteindre cette année
les 80 millions d’euros de chiffre
d’affaires avec 350 consultants, dont
38 “partners” », explique son président, Pascal Raidron, qui estime
que d’ici à cinq ans la société pourrait atteindre les 160 millions avec
plus de 700 consultants.
27e ÉDITION DU
PRÉSENTE LA
Croissance soutenue
TROPHÉE DE GOLF
LES ECHOS
AVEC VOTRE ASSUREUR AVIVA
MERCI
Le groupe Les Echos-Le Parisien soutient l’Institut du
Cerveau et de la Moelle Epinière
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tropheedegolflesechos.fr /
Face à ce nouveau
paysage économique,
les Big peuvent
mobiliser des troupes
nombreuses et meilleur
marché pour faire face
aux demandes de plus
en plus exigeantes
des clients.
Les grands réseaux pluridisciplinaires attaquent donc sur tous les
fronts : non seulement sur le fiscal,
leur métier de base, mais aussi sur
la « compliance » (règles de conformité) en plein développement, et
sur le social pour les PME-PMI. « Ils
investissent à nouveau massivement
dans le juridique, le transactionnel
en particulier, car c’est tout à fait
complémentaire avec les autres
métiers de ces réseaux pluridisciplinaires. Les clients, y compris les
grands comptes, peuvent ainsi avoir
un véritable one stop shopping. C’est
vrai partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis où il reste pourtant des restrictions réglementaires
que nous n’avons pas en France »,
analyse Caura Barszcz.
Dans ce climat, quelques rares
Français tirent encore leur épingle
du jeu comme Gide, Bredin Prat ou
UGGC, qui fête cette année ses vingtcinq ans et est un des seuls cabinets
à avoir tous ses ratios en hausse. n
www.facebook.com/tropheedegolflesechos
Spécialiste de la finance, ce cabinet
de conseil réalise un peu plus de la
moitié de son activité dans des opérations de cession ou d’acquisition
(« transaction support ») en accompagnant des fonds de private equity
comme des grandes entreprises qui
ont besoin d’évaluer et de préparer
à la vente ou à l’achat des actifs.
Le cabinet s’est aussi fait un nom
dans la restructuration pour des
groupes en difficulté, comme
Vivarte, qui ont besoin d’évaluer
en détail leur situation financière
et de trouver des leviers de rebond.
Les consultants travaillent aussi
sur du conseil opérationnel, la
gestion du cash et fournissent des
services aussi bien aux directions
d’entreprise qu’aux comités des
conseils d’administration.
Afin de se différencier sur un
marché très disputé, le cabinet mise
sur la forme comme sur le fond. Audelà de sa technicité partagée par
bon nombre de ses concurrents, ce
groupe qui reste à échelle humaine
joue la carte de la proximité. « Je dis à
mes clients qu’ils verront le partner
chargé de leur dossier, au début et à la
Marc Bertrand/« Challenges »-REA
en bref
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Pascal Raidron, PDG et fondateur de Eight Advisory.
fin mais aussi au milieu du contrat »,
remarque Alexis Karklins-Marchay,
chargé de la branche évaluation. Le
p rési dent de Ei g ht Adv i s o r y
consacre d’ailleurs encore 50 % de
son temps à des dossiers clients.
Aux Etats-Unis en 2019
Fondé par huit anciens de Ernst &
Young, dont certains avaient vécu
chez Andersen le choc de la faillite
d’Enron, le cabinet a appris à naviguer dans les turbulences et a mis
l’accent sur l’international. Une cinquantaine de consultants représentent déjà la société hors de France,
dont une trentaine à Londres. Elle a
également mis le pied cette année
en Belgique et en Allemagne et
ouvrira l’an prochain une branche
aux Etats-Unis.
Enfin, le cabinet a fédéré autour
de son nom et sous la bannière
Eight International des bureaux
indépendants dans divers pays.
« Je dis à mes
clients qu’ils verront
le “partner” chargé
de leur dossier, au
début et à la fin
mais aussi au milieu
du contrat. »
ALEXIS KARKLINS-MARCHAY
Associé Evaluation
« Nous restons plus petit par la taille
que les Big Four de l’audit mais, sur
notre métier pur du conseil, nous
boxons en France dans la même catégorie et nous sommes même devant
certains », fait valoir Pascal Raidron
dont l’un des challenges est de continuer à recruter une cinquantaine
de consultants juniors et autant de
seniors tous les ans. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
Le groupe Adecco déploie
son artillerie high-tech
Objectif Lune :
l’Agence spatiale
européenne mobilise
Airbus et Thales
EMPLOI
ESPACE
Le géant de l’intérim
mise sur la technologie
pour gagner
en productivité et
élargir son offre.
L’ESA a confié aux
deux groupes des
études pour concevoir des modules
d’habitation et
de ravitaillement.
A l’heure où l’Europe,
son marché phare,
réduit la voilure
sur les recrutements
temporaires.
Anne Bauer
@annebauerbrux
La construction d’une « station
lunaire » pour prendre peu à
peu la relève de la station spatiale internationale (ISS) se
concrétise. Afin de préparer les
futures missions humaines sur
Mars, la Nasa a opté pour la réalisation d’une nouvelle station
spatiale placée en orbite « cislunaire ». L’ISS arrivant en fin de
vie vers 2028, il s’agit de concevoir une nouvelle station plus
petite, mais située cent fois plus
loin.
Après des mois de discussions, la communauté spatiale
internationale semble proche
d’un consensus sur la nécessité
de faire de la Lune un nouvel
avant-poste de l’exploration
spatiale et de la conquête de
Mars. En juin, les Etats ont
ainsi donné à l’Agence spatiale
européenne (ESA) leur feu vert
pour étudier une participation
à ce relais lunaire, baptisé
« Lunar Orbital Platform-Gateway ». La décision de la Nasa
d’aller de l’avant semble avoir
accéléré le calendrier.
Martine Robert
@martiRD
C’est à une impressionnante
démonstration de force technologique que s’est livrée la société d’intérim Adecco devant les analystes
réunis pour son « Investor Day »
mercredi à Londres. En retard il y a
encore quelques années sur certains de ses concurrents, le groupe
suisse a depuis mis les bouchées
doubles. « Le digital est clairement
au cœur de notre stratégie, avec un
plan de 70 millions d’euros sur trois
ans investis dans la technologie en
France et plus de 300 millions au
niveau mondial », précise Christophe Catoir, président d’Adecco
France, premier pays du groupe
avec 23 % du chiffre d’affaires.
« Leader des solutions RH, nous
nous sommes alliés aux leaders de la
tech pour aller plus vite et à moindre
coût », renchérit Alain Dehaze,
directeur général monde. Cette
offensive s’appuie notamment sur
deux cocréations et deux acquisitions. L’application Adia, fondée
avec Infosys, est destinée à trouver
des emplois temporaires dans des
secteurs très demandeurs : restauration, hôtellerie, événementiel,
logistique, distribution… Déjà utilisée en Suisse, aux Etats-Unis et au
Royaume-Uni, elle sera active en
France l’an prochain. La plateforme Yoss, développée par Adecco
France avec Microsoft avant d’être
déclinée aux Etats-Unis, est consacrée au marché des free-lances, en
plein développement.
Côté acquisitions, Vettery, acheté
en février et implanté en Amérique
du Nord et au Royaume-Uni, permet de recruter en ligne de manière
pérenne des candidats très qualifiés
dans le numérique, les ventes et la
finance. Quant à la jeune pousse
General Assembly, elle apporte à
Adecco 20 campus dans sept pays
pour former, ou remettre à niveau,
des candidats dans des métiers en
tension. Quelque 375 millions
d’employés devront basculer vers de
nouvelles compétences d’ici à 2030.
Décélération en France
Avec d’autres innovations (le chatbot Aloha, l’application Adecco &
Moi…), le groupe a bâti un écosystème vecteur de gains de productivité et d’extension de sa sphère géographique. Et ce, au moment où les
nuages s’accumulent sur quatre
pays représentant 44 % de ses
23,7 milliards d’euros de chiffre
d’affaires. L’Italie (8 %) et l’Espagne
(4 %) enregistrent en effet une décélération, qui peut s’apparenter à un
« Le digital
est clairement
au cœur de notre
stratégie. »
CHRISTOPHE CATOIR
Président d’Adecco France
correctif normal après une longue
période de croissance. L’Allemagne
(9 %) est encore touchée par la consolidation en cours des diverses
marques de recrutement.
Plus inquiétante est la nouvelle
décélération observée en France en
septembre, après 8 % de croissance
au deuxième trimestre, contre 10 %
au premier, et 2 % seulement en
juillet-août. « Les réformes engagées
depuis l’élection d’Emmanuel Macron
ont envoyé des signaux positifs et stimulé les investissements. Mais dernièrement, une série de mesures ont
entamé la confiance des employeurs,
qu’il s’agisse du CICE, de la compensa-
Seat veut aller sur le terrain
de la connectivité
AUTOMOBILE
Le constructeur
espagnol développe
une plate-forme de
services de mobilité
urbaine.
Cécile Thibaud
— Envoyée spéciale à Tarragone
Fini de jouer sur la défensive. Seat
a trouvé son rôle au sein du groupe
Volkswagen. La filiale espagnole
estime être devenue « la machine
à conquérir la nouvelle génération
de consommateurs » pour le consortium allemand. C’est ce qu’a affirmé
le président de Seat, Luca de Meo,
lors de la présentation à Tarragone
du dernier modèle de la maison, le
SUV Tarraco. Un 7-places qui marque l’entrée de Seat sur un segment
de marché plus haut de gamme.
La petite marque ibérique, qui
avance au rythme d’un nouveau
véhicule lancé tous les six mois, affiche des ventes en progression de
22 % sur les huit premiers mois de
l’année. Elle attire aujourd’hui
une clientèle dix ans plus jeune,
en moyenne, que celle des autres
constructeurs, grâce à un mix conjuguant design latin, moteurs allemands et prix accessibles. Seat prétend maintenant tirer avantage de sa
situation en allant sur le terrain de
la connectivité et de la mobilité intelligentes, des assistants de sécurité,
des véhicules électriques ou du gaz
comprimé, avec l’idée, toujours, de
proposer une technologie accessible. Il peut tabler sur les atouts d’une
clientèle de Millennials particulièrement réceptive, ainsi que sur sa
proximité avec l’écosystème de
start-up de Barcelone, le berceau de
la marque, pour explorer de nouvelles pistes, les tester puis les développer commercialement, à travers sa
filiale Xmoba, créée en février. « Le
modèle Seat évolue, notre objectif n’est
plus seulement de vendre des voitures,
mais de vendre toute une gamme de
services, pour apporter au client des
kilomètres de mobilité urbaine intelligente », explique Estela Gonzalez,
responsable stratégie et opérations
de Xmoba. « L’enjeu, aujourd’hui,
n’est plus seulement d’avoir une voiture, mais d’avoir le véhicule ad hoc,
au moment et sur le lieu ad hoc. »
Un partenariat avec Alexa
La palette de propositions intègre
déjà l’offre de voiture partagée de la
start-up espagnole Respiro, mais
elle table surtout sur le développement de la plate-forme de mobilité
Justmoove, qui a l’ambition de
résoudre les questions de mobilité
en quelques clics. L’application permet, pour l’instant, de payer directement les péages ou de trouver une
22 %
LA PROGRESSION
DES VENTES
de la marque ibérique sur les
huit premiers mois de l’année.
place en parking, mais l’éventail doit
s’étendre à d’autres fonctions
comme la localisation de stationsservice et le paiement direct du carburant, la commande de taxi, la
recherche de voyage partagé, la
localisation de places libres pour se
garer en ville, ou la gestion des frais
de mobilité des employés.
Seat développe aussi la connectivité à bord, à travers des partenariats qui lui permettent d’embarquer de nouveaux services. Il a ainsi
été le premier à offrir à ses conducteurs l’accès à Alexa, l’assistant
vocal d’Amazon, depuis fin juillet,
ou l’application de reconnaissance
musicale Shazam, en juin dernier.
« Nous sommes intéressants pour
les acteurs de l’Internet, car nos
clients sont proches de leurs marques.
Ils sont leurs utilisateurs naturels
et peuvent aider à faire évoluer les
fonctionnalités à l’usage, plus que des
clients de marques plus premium »,
explique Paqui Lizana, responsable
des produits digitaux et des services
chez Seat. n
tion sur les bas salaires, de la menace
d’un malus sur les contrats courts…
Les engagements doivent être tenus
sur la durée », insiste Alain Dehaze.
20.000e CDI intérimaire
« Cette négociation autour des
bonus-malus est très importante car
il ne faut pas que ce soit perçu comme
une nouvelle taxation, très dissuasive
pour les investisseurs étrangers. Si
taxation il y a, il faut que cela profite à
la formation et l’accord des partenaires sociaux est indispensable », renchérit Christophe Catoir, soucieux
aussi que le CDI intérimaire ne soit
pas touché : Adecco a signé son
20.000e contrat en cinq ans.
Discussion budgétaire
en 2019
Ce jeudi, Airbus a annoncé avoir
décroché deux études auprès de
l’ESA pour concevoir en quinze
petits mois un module d’habitation et de recherche de la future
plate-forme lunaire, ainsi qu’un
sas pour l’équipement scientifique, capable d’assurer ravitaillement, arrimage et télécommunications. « Grâce à ces deux
études et à d’autres travaux pré-
À NOTER
La France reste un pays porteur sur les emplois pérennes
avec une croissance à deux
chiffres. « Et ceux-ci représentent tout de même 7 % de notre
marge en France et 10 % dans le
monde », rappelle le patron
monde d’Adecco.
paratoires, l’ESA entend rester au
cœur de l’exploration spatiale
habitée », a souligné David Parker, directeur des programmes
de vols habités de l’ESA. Un contrat à peu près identique a été
passé avec Thales Alenia Space
début septembre. A la différence de l’ISS, qui est habitée en
permanence par six astronautes, la station lunaire accueillerait pour des périodes courtes
(un mois) et, selon les besoins,
jusqu’à quatre astronautes.
La Nasa a affiché un calendrier ambitieux : lancer le premier élément à l’horizon 2022
et achever la plate-forme vers
2027. Avec les études de faisabilité confiées à Airbus et Thales,
l’ESA souhaite avoir un dossier
défendable lors de sa prochaine
réunion interministérielle fin
2019, afin de plaider les budgets
nécessaires.
De nombreux défis
technologiques
Parmi les défis, il s’agit de concevoir des modules d’habitation bien plus légers que ceux
de l’ISS, puisque le lanceur
américain SLS commandé par
la Nasa devra les lancer vers la
Lune quand l’ISS n’est située
qu’à 400 kilomètres de la Terre
en orbite basse. Airbus présentera ses premiers concepts lors
du Congrès international de
l’astronautique (IAC) en octobre prochain.
Le mo dule d’habi tat de
6,5 mètres sur 4,5 ne doit pas
dépasser 9 tonnes, tandis que le
module Esprit, qui doit être
lancé avec le premier module
d’utilisation, comprend des systèmes de stockage et de ravitaillement en propergol, des
éléments de propulsion électrique et des systèmes de communication avec la Lune. Thales
Alenia Space a aussi signé des
contrats avec les constructeurs
américains Boeing, Lockheed
Martin et Orbital pour apporter
son expertise dans les modules
pressurisés. n
AVIS FINANCIERS
ALTEN
RESULTATS SEMESTRIELS 2018
Forte croissance organique : 10 %
Une marge opérationnelle d’activité satisfaisante : 9,3% du CA
Cinq acquisitions réalisées à l’international depuis janvier 2018
En Millions dʼEuros
Juin 2017 Publié
Juin 2017 IFRS 15
Juin 2018 IFRS 15
Chiffre dʼaffaires
983,7
990,9
1 099,9
France
International
459,4
524,3
464,9
526,0
503,8
596,1
ACTIVITE EN FORTE PROGRESSION A FIN JUIN 2018 :
+11%
Le chiffre d’affaires s’est établi à 1 099,9 M€ en hausse de
11%. A données constantes, l’activité progresse de 10%
(8,4% en France ; 11,4% hors de France) et ce malgré un
effet calendaire défavorable (– 1 jour ouvré).
Tous les secteurs d’activités (hors Oil & Gas) sont en
progression, en particulier les secteurs de l’Aérospatial,
la Défense et Sécurité, les Sciences de la Vie et le
Ferroviaire/Naval.
RESULTAT OPERATIONNEL D’ACTIVITE
SATISFAISANT : 9.3% DU CA
Malgré 1 jour ouvré de moins qu’en 2017, et des efforts
continus de structuration pour accompagner la croissance,
le niveau de marge opérationnelle reste stable à 9,3% du
chiffre d’affaires.
RESULTAT NET PART DU GROUPE : 75 M€ SOIT
6,8% DU CA
Le résultat financier s’établit à 0,1 M€. Après prise en
compte de la charge d’impôt pour 28,9 M€, du profit des
SME pour 4,8 M€, et des intérêts minoritaires pour 1,3 M€,
le résultat net s’établit à 75 M€.
TRESORERIE NETTE : -47,7 M€/GEARING : 5,4%
La marge brute d’autofinancement s’est établie à 110 M€ en
progression de 16,5% par rapport à juin 2017. La variation du
Variation
+ 11,0%
+ 8,4%
+13,3%
besoin en Fonds de roulement de -70,4 M€ est impactée par
une dégradation saisonnière du DSO de 6 jours et le
financement de la croissance organique. Après prise en
compte des impôts payés (20,7 M€) et des Capex (8,6 M€),
le free cashflow s’élève à 10,2 M€. Les investissements
financiers (51,6 M€), et dividendes (33,4 M€) ont été
partiellement financés par endettement. La trésorerie nette est
donc de -47,7 M€ à fin juin 2018, pour un gearing de 5,4%.
CROISSANCE EXTERNE : 5 ACQUISITIONS DEPUIS
JANVIER 2018
ALTEN poursuit son développement à l’international.
ALTEN a réalisé 5 acquisitions à l’international en 2018 :
• Deux sociétés sur le périmètre Allemagne/Autriche (CA
annuel : 15,5 M€, 175 consultants)
• Deux sociétés en Espagne (CA annuel : 27,5 M€, 570
consultants)
• Une société en Chine (CA annuel : 7M€, 160 consultants).
PERSPECTIVES 2018
Dans le contexte économique actuel, ALTEN devrait
réaliser une croissance organique satisfaisante dans la
continuité du premier semestre 2018. ALTEN poursuivra
également sa stratégie de croissance externe, en particulier
à l’International.
Prochaine publication : 24 octobre après Bourse :
Activité du 3èmer trimestre 2018
Pour toutes informations: www.alten.fr/investisseurs / Contact : Cabinet ESCAL Consulting Tel : + 33 1 44 94 95 66
Leader Européen de l’Ingénierie et du Conseil en Technologies (ICT), ALTEN réalise des projets de conception et d’études
pour les Directions Techniques et DSI des grands comptes industriels, télécoms et tertiaires.
Le titre ALTEN est coté au compartiment A du marché d’Euronext Paris (ISIN FR0000071946), fait partie du SBF 120, de
l’indice IT CAC 50 et du MIDCAP 100, et est éligible au SRD
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22 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Logement : ce que va changer la loi Elan
l Le texte définitif de la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique a été adopté.
l Conçu pour « construire plus, mieux et moins cher », il dérégule tous azimuts. Explications.
HABITAT
Catherine Sabbah
@csabbah
Après des mois de débats, les sénateurs et les députés sont tombés
d’accord. Le texte de compromis
issu de la commission mixte paritaire (CMP) ne change pas fondamentalement l’esprit de la loi Elan
portant évolution du logement, de
l’aménagement et du numérique. La
dérégulation annoncée il y a un an
dans la Stratégie nationale sur le
logement est à l’œuvre, jugée nécessaire par le gouvernement pour
« construire plus, mieux et moins
cher », alors que depuis le début de
l’année les permis de construire
et les ventes de logements neufs
piquent du nez. Le texte brasse large
et touche tous les secteurs de la ville,
ses fabricants comme ses habitants.
Il faudra plusieurs mois pour rendre
applicables ses… 270 articles.
• BAIL PLUS SOUPLE
Un nouveau bail « mobilité », pour
des logements meublés réservés
aux jeunes actifs, modifie les rapports entre locataires et propriétaires au profit de ces derniers : pas
plus de dix mois pour l’occupant
qui ne peut renouveler son contrat
ni réclamer que son bailleur mette
son logement aux normes.
•DESENCADREMENT
LOYERS
Les maires pourront opter pour
l’encadrement des loyers, mais uniquement dans les zones « tendues ». Paris a déjà laissé entendre
qu’il remettrait en vigueur cette
mesure annulée par la justice en
novembre dernier, mais Grenoble
et Lille, également très volontaires,
pourraient avoir du mal à le faire.
• BRIDER AIRBNB
Les villes de plus de 200.000 habitants pourront aussi décider de
réglementer les plates-formes de
locations meublées accusées
d’« emboliser » leur marché et de
faire augmenter les prix. La limitation du nombre de nuitées autorisées et l’immatriculation des
bailleurs sont censées exclure les
professionnels de ce marché.
ACCESSIBLES
•AUXLOGEMENTS
HANDICAPÉS
Ni 10 %, comme le voulaient les
députés, ni 30 %, comme le réclamaient les sénateurs : finalement
20 % des logements neufs seront
construits pour être accessibles
aux personnes à mobilité réduite.
Au grand dam des associations
qui se battaient pour maintenir
les 100 % adoptés en 2005. Le reste
de la production devra être « adaptable »… Une notion à préciser.
LUTTE CONTRE LES
•MARCHANDS
DE SOMMEIL
Sur ce sujet, pas de dissension : le
texte rend possible la confiscation
des immeubles ou maisons possédés par des marchands de sommeil.
Il les empêche aussi de redevenir
propriétaire pendant dix ans au lieu
de cinq aujourd’hui. La « présomption de revenu » permettra de leur
faire payer des amendes sans qu’ils
puissent se déclarer insolvables.
Les adeptes des recours contre les
opérations immobilières en seront
aussi pour leurs frais : le texte
prévoit des délais d’intervention
plus courts des juges et rend plus
difficile le dépôt de plaintes successives sur un même projet.
• PAS DE PRIVATISATION
DES HLM
La menace de privatisation du parc
social a été écartée. Un amendement voté par l’Assemblée, rejeté
par le Sénat, prévoyait que des groupes d’investissement privés puissent acquérir la nue-propriété de
logements sociaux tout en en laissant l’usufruit locatif à des bailleurs
pendant quinze ans. A l’issue de
cette période, ils auraient pu revendre ou louer ces immeubles sur le
marché libre. Les parlementaires
l’ont finalement abandonné.
•
BRÈCHES DANS LA LOI SRU
Les sénateurs souhaitaient voir
assouplie l’obligation, pour les villes
de plus de 3.500 habitants, de
compter au moins 25 % de logements sociaux d’ici à 2025. C’est
non, le quota ne change pas. Mais
les villes qui entrent dans le dispositif parce que leur population a
augmenté bénéficieront de quinze
ans de plus pour l’atteindre. Autre
entaille dans le texte de 2001 : seront
désormais comptabilisés dans ces
25 % des logements privés, acquis
par des ménages bénéficiant de
prêts d’accession sociale. Cette
demande était, depuis des années,
portée par la droite.
•
MOINS D’ORGANISMES,
PLUS DE VENTES
Sur le terrain de la vente des HLM,
le Sénat a en revanche perdu la
bataille. Le texte n’affiche pas le
chiffre de 40.000 ventes à atteindre
c h a q u e a n n é e (c o n t r e 8 . 0 0 0
aujourd’hui), mais, sauf dans les
zones en manque de logements
sociaux, les bailleurs volontaires
pour céder une partie de leur parc
pourront se passer de l’accord du
maire. Quant aux organismes,
jugés trop nombreux par le gouvernement, ils seront contraints de se
regrouper autour d’un parc d’au
moins 12.000 logements, les sénateurs voulaient 10.000, les députés
15.000…
Les chiffres clefs
Ils ont bataillé ferme, mais en vain…
Alors que les villes se piquent de
qualité architecturale, les bailleurs
sociaux n’auront plus l’obligation
d’organiser des concours d’architecture, ni de confier aux architectes
une mission complète de conception et de suivi du chantier. Stéphane Bern n’a visiblement pas non
plus été entendu : l’avis conforme
des Architectes des bâtiments de
France (ABF) ne sera plus nécessaire pour installer des équipements de téléphonie dans des sites
protégés, ni pour ordonner la démolition de bâtiments jugés dangereux
dans ces mêmes périmètres. n
20 %
LES ARCHITECTES,
•DESIGNERS
DE FAÇADES…
270
ARTICLES
composent la loi Elan.
Leur application risque
de prendre plusieurs mois.
DES LOGEMENTS NEUFS
seront construits pour être
accessibles aux handicapés.
25 %
DE LOGEMENTS SOCIAUX
seront requis dans les villes
de plus de 3.500 habitants
d’ici à 2025.
Un accélérateur pour les télécoms
Le texte lève une série de
blocages pour déployer les
antennes mobiles et la fibre
optique plus rapidement.
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
Le salon mondial
de l’innovation packaging
A l’issue de la commission mixte
paritaire mercredi soir, les professionnels des télécoms avaient de
quoi se réjouir. Le volet numérique
du projet de loi Elan (évolution du
logement, de l’aménagement et du
numérique), qu’ils craignaient de
voir réduit à la portion congrue, a
été musclé par les parlementaires
dans la dernière ligne droite.
« Le “n” de la loi Elan est devenu un
grand N », s’est félicité le sénateur
Patrick Chaize devant les industriels de la fibre optique, réunis à
Laval pour l’université d’été du très
haut débit (THD). « Elle comporte
des avancées significatives pour accélérer le déploiement des réseaux. »
Le sénateur Chaize estime que les
nouvelles règles (dérogations en
zone de montagne, raccourcissement des délais de consultation…)
permettront de le diviser par deux.
« Rien que de ne plus avoir besoin
de l’avis conforme des Bâtiments de
France, c’est six mois de gagné, calcule Patrick Chaize, qui balaie les
réticences : l’implantation d’un
pylône est réversible. On ne détruit
pas un bâtiment du XIVe siècle ! »
De nombreux freins levés
wwxw.luxepack.com
De nombreux freins, dénoncés de
longue date par la filière, sont levés.
Ils concernent à la fois l’implantation
d’antennes de téléphonie mobile et le
déploiement de la fibre optique pour
les accès fixes à Internet.
Dans le cas du mobile, le délai
moyen de construction d’un pylône,
entre les études et les travaux, est
actuellement proche de deux ans.
Les quatre opérateurs
se sont engagés à construire
5.000 pylônes chacun.
Photo Shutterstock
La logique est la même pour les
lignes fixes. Le texte s’attaque à une
série de petits blocages. Il impose,
par exemple, aux syndics de choisir
un opérateur pour fibrer leur
Les nouvelles règles
devraient diviser
par deux le délai pour
installer un pylône.
immeuble dans un délai de douze
mois, ou autorise les entreprises
qui déploient la fibre à élaguer les
arbres sur le passage du câble.
« Cela va grandement nous faciliter
la vie », assure Etienne Dugas, le
président d’Infranum – l’association qui regroupe les industriels du
secteur.
L’annonce est d’autant plus bienvenue que le rythme des déploiements doit s’accélérer fortement.
Pour résorber les zones blanches
mobiles, Orange, SFR, Bouygues et
Free se sont engagés à construire
5.000 pylônes chacun (dont au
moins 2.000 seront mutualisés à
quatre opérateurs) dans les cinq
prochaines années. Et côté fixe, le
défi est encore plus énorme, rappelle Etienne Dugas : « Nous avons
construit 10 millions de prises fibre
en dix ans. Nous devons en construire 20 millions en cinq ans. »
L’horloge tourne. n
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INDUSTRIE & SERVICES // 23
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
La viande bio prend du poids
auprès des consommateurs
En France, les
amateurs de viande
sont 74 % à acheter
du bio au moins
occasionnellement.
Les adeptes sont issus
de milieux favorisés.
Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
En recul de 12 % sur dix ans, la consommation de viande continue de
baisser en France, mais l’appétence
pour le bio se développe. C’est le message qu’entend faire passer Interbev,
l’interprofession du bétail et de la
viande, à l’issue d’une enquête commandée à l’Ifop. De plus en plus
méfiants, ébranlés par les scandales
à répétition, les Français ne sont plus
que 21 % à manger de la viande tous
les jours ou presque, indique l’Ifop à
l’issue d’un sondage réalisé fin août,
alors qu’ils étaient encore 28 % dans
ce cas en 2015.
En revanche, le choix des amateurs de viande se porte de plus en
plus vers le bio. Un procédé qui
exclut les OGM, les antibiotiques,
les engrais de synthèse ou les pesticides dans la chaîne d’alimentation
de l’animal. « Ils sont 74 % à acheter
bio au moins occasionnellement »,
dit l’Ifop. C’est trois points de plus
APRÈS-VENTE
Le distributeur
rachète WeFix.
Ecrans et batteries
sont renouvelés
rapidement dans
ces 59 comptoirs.
Philippe Bertrand
@bertra1Philippe
Tout le monde a un jour fait tomber son smartphone, certains
dans l’eau. La garantie de deux
ans due par le constructeur ne
joue pas pour ces accidents de la
vie quotidienne qui constellent
les écrans de fissures. Et le service après-vente des enseignes
spécialisées demande souvent
des jours de délai. Il faut envoyer
l’appareil à l’atelier. En attendant, l’adolescent est coupé de
son monde virtuel.
C’est pour éviter ces « drames » que FNAC Darty rachète
WeFix. Le groupe de distribution a annoncé, jeudi, être entré
en négociations exclusives avec
le fondateur de cette PME créée
en 2012 afin de prendre une participation majoritaire. WeFix
exploite 59 comptoirs de réparation, dont 4 en Belgique. Le
réseau promet aux clients une
réparation en vingt minutes. La
La viande bio est vendue à 52 % dans les hyper et supermarchés.
Mais la vente directe progresse et atteint 10 % du marché. Photo AFP
Dans des secteurs comme les fruits
et légumes, la distribution a beaucoup recours aux importations. Les
fermes bio représentent 8 % du total
des exploitations, mais ce mode de
production ne couvre encore que
6,5 % de la surface agricole utile.
Afflux de porc biologique
Dans le secteur du porc, on devrait
assister à un brusque afflux de
l’offre et à l’arrivée de tout nouveaux
acteurs, selon Antoine Foret, éleveur en pays de Loire. La production devait se multiplier par 2,5 d’ici
à 2020 en passant de 100.000 à
250.000 porcs. De gros élevages
sont en cours de construction à la
demande des coopératives de
l’ouest, introduisant un changement de modèle des petites fermes
familiales vers de grosses unités
employant des salariés et des
méthodes moins « artisanales ». n
InVivo mise sur l’alimentation
pour développer ses jardineries
DISTRIBUTION
Multiplication
des points de vente
C’est pour atteindre cet objectif
qu’InVivo vient d’acquérir Bio&Co,
un petit acteur régional du bio
implanté dans le Sud-Est. La
société deviendra « l’enseigne bio »
du groupe coopératif à l’échelle
nationale « afin de capitaliser sur la
tendance », explique Thierry Blan-
La durée de vie d’un smartphone est de trois ans en
moyenne en France. Les utilisateurs sont régulièrement
tentés d’acheter le modèle dernier cri. Pourtant, les prix étant
élevés, notamment chez Apple,
10 % des équipements dans
l’Hexagone se font avec des
appareils reconditionnés. Pour
cela, FNAC Darty travaille avec
R e m a d e . Av e c W e F i x , l e
groupe cible plus spécifiquement la réparation immédiate
du quotidien. L’objectif est de
doubler le nombre de corners
WeFix, notamment en en installant dans des magasins
FNAC et Darty. n
Vicat en discussion avec
le cimentier brésilien Ciplan
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION Le cimentier français Vicat
a confirmé jeudi discuter avec son homologue brésilien Ciplan
en vue d’un rachat, à la suite d’informations parues dans le quotidien brésilien « Valor Econômico ». Mais il « ne souhaite faire
à ce stade aucun commentaire additionnel », communique-t-il.
AVIS FINANCIERS
La division retail du
groupe coopératif vise
un chiffre d’affaires
de 2,7 milliards d’euros
d’ici à 2025.
Que veut faire InVivo dans la distribution ? Après avoir cédé en juillet
sa division nutrition animale Neovia, InVivo affiche des ambitions
accrues dans ce domaine. Le
groupe coopératif entend s’appuyer
sur la vente de produits alimentaires et l’animalerie (pet food, toilettage) pour développer son activ i t é d e ve n t e a u d é t a i l . Po u r
l’instant, celle-là repose surtout sur
la jardinerie, avec une part de marché de 17 % (enseignes de la distribution alimentaire comprises). A
terme, le chiffre d’affaires se répartira à 40 % sur le jardin, 30 % sur
l’animalerie et 30 % sur la distribution alimentaire.
InVivo veut devenir un leader
européen avec Jardiland, Gamm
Vert et Delbard. Le groupe s’est fixé
pour objectif d’atteindre un chiffre
d’affaires de 2,7 milliards d’euros
contre 2,27 milliards aujourd’hui
grâce à son pôle retail. Un terrain
extrêmement concurrentiel sur
lequel jouent très activement des
acteurs comme Leclerc.
Durabilité des produits
en bref
Le groupe compte
multiplier par dix son
chiffre d’affaires sur
Internet d’ici à 2025.
Le propriétaire
de Gamm Vert
et Jardiland met
la main sur Bio&Co,
un spécialiste
des produits bio.
plupart des demandes portent
sur les écrans cassés, les batteries et les problèmes de coque.
Les quatre cinquièmes des cas
sont réparables rapidement.
L’avantage concurrentiel de
WeFix est de disposer de pièces
de rechange.
« Nous donnons du corps aux
engagements que nous avons
pris en juin en faveur de l’économie circulaire et de la durabilité
des produits », explique aux
« Echos » Régis Koenig, directeur du pôle services du groupe.
La FNAC et Darty sont réputés
pour leur service après-vente,
qui réunit 2.000 techniciens et
effectue 2,5 millions de réparations par an.
Edmond de Rothschild Asset Management (France) informe les porteurs de parts du Fonds Commun de Placement
(FCP) Corbeille Equilibre Discovery que, par décision de la société de gestion, à compter du 26 septembre 2018, les
demandes de souscriptions et de rachats seront centralisées chaque vendredi avant 8h00 sur la valeur liquidative du
jour et calculée le jour ouvré suivant. Ces demandes étaient jusqu’ici centralisées chaque vendredi avant 09h30 sur la
valeur liquidative du jour et calculée le jour ouvré suivant.
Le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) et le prospectus mis à jour seront disponibles gratuitement à
compter de cette date sur simple demande au siège social de Edmond de Rothschild Asset Management (France) 47 rue du Faubourg Saint-Honoré – 75008 PARIS – 01 40 17 25 25
Edmond de Rothschild Asset Management (France), Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance
au capital de 11.033.769 € - Numéro d’agrément AMF GP 04000015 - 332 652 536 R.C.S. Paris
L’activité d’InVivo repose surtout sur la jardinerie. Photo AFP
dinières, le directeur général
d’InVivo.
« Le sens du terroir »
Bio&Co a réalisé un chiffre d’affaires
de 22 millions d’euros en 2017. Ses
six magasins vendent des fruits et
légumes régionaux. Mais ils proposent également des produits secs, de
la viande, des espaces de restauration et des produits d’hygiène et de
beauté, des animations dans l’esthétique et la naturopathie.
L’activité de distribution alimentaire est née chez Gamm Vert il y a
plus de dix ans autour du concept
« Les sens du terroir ». Elle s’est
structurée en 2014 avec l’offre de
produits locaux Frais d’Ici. « Les
deux enseignes ont vocation à se
développer en étant physiquement
adossées à des points de vente de jardinerie », selon Thierry Blandinières. InVivo, qui n’a encore que six
sites pilotes Frais d’Ici, se donne six
ans pour ouvrir 150 points de vente
sous cette enseigne et celle de
Bio&Co. L’une faisant la promotion
du local, l’autre celle du bio.
InVivo conservera les trois enseignes « complémentaires » Jardiland, Gamm Vert et Delbard afin de
« capitaliser sur leurs synergies ».
Jardiland, implanté dans les villes
et en Ile-de-France, commercialise
des produits de jardinage et de l’animalerie. Le nombre de ses points de
vente devrait très sensiblement
augmenter d’ici à 2025 à 250 magasins contre 193 actuellement.
Gamm Vert gardera sa vocation de
« jardinerie de proximité » dans ses
1.000 magasins en zone rurale. Delbard se veut l’enseigne des « végétaux d’exception ».
Le groupe compte également
multiplier par dix son chiffre d’affaires sur Internet d’ici à 2025. « L’idée
est de construire une place de marché
référente », alors que le commerce
en ligne ne représente encore que
3 % de parts de marché. — M.-J. C.
PREMIER SEMESTRE 2018
PROGRESSION DE L’ACTIVITÉ ET DES RÉSULTATS
Comptes consolidés
(en milliers d’euros)
Chiffre d’Affaires
Ebitda
Résultat net (part du Groupe)
30 juin 2018
%
30 juin 2017
%
Variation
270 931
45 856
27 652
100%
16,9%
10,2%
259 515
46 722
25 586
100%
18,0%
9,8%
4,4%
-1,8%
8,1%
Le Conseil d’Administration de Robertet, réuni à Grasse le 19 septembre 2018 sous la Présidence de Monsieur Philippe Maubert, a
arrêté les comptes du premier semestre 2018 qui ont été revus par les Commissaires aux Comptes.
Le Chiffre d’Affaires au 30 juin 2018 est en croissance de 11% à taux de change constant alors que les prévisions initiales du Groupe
étaient de 5% pour l’année 2018.
Les filiales américaines, +18%, ont une activité en forte progression pour leurs trois Divisions, Ingrédients Naturels, Composition de
Parfumerie et Arômes Alimentaires et ont une belle augmentation du résultat net (30% du résultat Groupe), favorisée par la nouvelle
fiscalité 2018 aux États-Unis.
Robertet SA et Charabot, fortement implantées à Grasse, affichent également de bonnes performances représentant 55% des résultats
du Groupe.
Toutefois, si le résultat net semestriel du Groupe est satisfaisant avec une hausse de 8%, la rentabilité opérationnelle est impactée par
la crise exceptionnelle de l’approvisionnement de certaines spécialités chimiques très généralement utilisées pour la composition de
Parfums.
Au 31 août, le Chiffre d’Affaires consolidé, à 363,2 millions d’euros en croissance de 6%, conserve la même tendance, soit 11% à
taux constant.
CICOMMUNICATION
ALIMENTATION
qu’en 2017 et quinze de plus qu’il y a
trois ans. Une évolution qui va
« tirer les prix vers le haut », selon
Franck Bardet, directeur de la filière
animale de Biocoop.
A quoi tient cet engouement
pour la viande bio ? « Parce que c’est
bien, parce que c’est sain », répondent spontanément les consommateurs et pour des raisons de « qualité » et de « goût ». La majorité des
a m a t e u r s e s t i m e n t q u’ i l e s t
« facile » d’en trouver dans les super
et hypermarchés, qui vendent 52 %
des volumes de viande bio.
C’est beaucoup moins le cas dans
la restauration et encore moins
dans la restauration rapide et les
cantines, dit l’Ifop. « Affaire de réglementation pour ce qui est de la restauration commerciale. Elle est encore
trop compliquée », selon Jean -François Deglorie, de la commission bio
d’Interbev. Une autre raison tient
au fait que les éleveurs privilégient
la vente de carcasses entières à celles d’un nombre limité de pièces
demandées par la restauration. La
vente directe elle aussi a progressé
jusqu’à atteindre 10 % du marché.
Le profil des consommateurs de
viande bio n’est pas surprenant. Il
s’agit de personnes de plus de
50 ans, vivant en ville et socialement
favorisées. Mais les trois quarts des
jeunes de 25 à 34 ans en achètent au
moins occasionnellement.
Le bio est un créneau porteur
depuis plusieurs années au point
que l’offre ne parvient pas à suivre.
FNAC Darty mise
sur la réparation
de smartphones
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PRÉSENTE SON FESTIVAL
DIRECTION ARTISTIQUE ET ILLUSTRATION : FLORA GRESSARD
21, 22, 23 SEPT. 2018
Jeanne Added SOLO
Clara Luciani, Angèle
L.E.J, MINUIT, WASTE, INUÏt
La Felicità
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ENTRÉE GRATUITE
sur inscription
5, parvis Alan Turing
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75013 Paris
plus d’infos
PARISPARADIS
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 25
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
mécénat
Nestlé cherche à céder
sa division de soins de la peau
COSMÉTIQUE
Michel-Edouard Leclerc
met l’art au service de
la lutte contre Alzheimer
Le géant suisse indique
« explorer des options
stratégiques » pour
Nestlé Skin Health.
Il intensifie ainsi
son recentrage
vers ses activités
dans l’alimentaire.
CULTURE
Le trublion de la grande
distribution a organisé chez
Artcurial une vente caritative
d’estampes à l’occasion de
la Journée mondiale de lutte
contre Alzheimer ce vendredi.
Sophie Amsili
@samsili
Nestlé se recentre. Le géant suisse
de l’alimentation a fait savoir jeudi
qu’il cherchait à céder sa division de
soins dermatologiques Nestlé Skin
Health pour se concentrer sur « les
produits d’alimentation, de boissons
et de santé ».
Dans un communiqué, le conseil
d’administration a annoncé qu’il
« est parvenu à la conclusion que les
opportunités de croissance future de
Nestlé Skin Health se situent de plus
en plus en dehors du périmètre stratégique du groupe ». Nestlé indique
donc « explorer des options stratégiques » pour sa division. Une revue
qui devrait être terminée « avant
mi-2019 » et qui pourrait rapporter
plusieurs milliards au groupe.
Basée à Lausanne, en Suisse,
Nestlé Skin Health propose des produits en vente libre comme ceux
des gammes Cetaphil et Proactiv,
ainsi que ceux du laboratoire Galderma – dont Nestlé a pris le contrôle en 2014 après avoir racheté la
part de L'Oréal. Parmi ces derniers
figurent des médicaments sur
ordonnance comme Epiduo et Soolantra et les solutions médicales de
dermatologie esthétique Restylane
et Azzalure. Ces activités emploient
plus de 5.000 personnes dans
40 pays et ont généré l’an dernier un
chiffre d’affaires de 2,7 milliards de
francs suisses (2,38 milliards
Parmi les produits en vente libre de Nestlé Skin Health, les lotions nettoyantes et crèmes hydratantes
de la gamme Cetaphil. Photo DR
d’euros), soit 3 % des ventes totales
du groupe.
Il y a un an déjà, Nestlé avait déjà
taillé dans le vif dans les effectifs
en R&D de Galderma, le faisant
passer de 550 à 150 personnes. Sa
volonté, désormais, de céder
l’ensemble de la division s’inscrit
dans la refonte actuelle de son portefeuille pour se recentrer sur son
cœur de métier et renouer avec
une croissance rentable.
Le groupe de Vevey est en effet
plombé par un environnement
défavorable aux grandes marques
mondiales et concurrencé sur son
marché phare du café, qui ont fait
ralentir ses ventes ces dernières
De 6 à 8
MILLIARDS
DE FRANCS SUISSES
Ce que pourrait rapporter
la vente de Skin Health
(de 5,3 à 7 milliards d’euros).
années. Nestlé a ainsi enregistré l’an
dernier une croissance de 2,4 %, la
plus faible de son histoire.
Des ventes en berne,
des fonds aux abois
Surtout, le groupe est mis sous pression par le fonds américain Third
Point de l’activiste Daniel Loeb, qui
réclame une profonde transformation du groupe, dont la cession de la
part du géant suisse dans L'Oréal
(23 %), et par le fonds brésilien 3G,
décidé à prendre la première place
mondiale de l’agroalimentaire. Ce
dernier, qui a réduit à la hache les
coûts de Kraft Heinz, a instauré de
nouveaux ratios de rentabilité dans
le secteur.
Depuis son arrivée à la tête du
groupe suisse début 2017, Mark Schneider cherche donc à réorganiser
son portefeuille pour se concentrer
sur ses activités les plus rentables.
Sur le secteur en pleine ébullition
du café, Nestlé a ainsi mis la main il y
a un an sur la chaîne américaine
Blue Bottle Coffee pour 425 millions
de dollars (environ 360 millions
d’euros). Surtout, il s’est allié en mai
dernier à Starbucks pour près de
7 milliards d’euros, afin de commercialiser et développer les produits de
la marque en supermarché.
Deux mois plus tard, le suisse
avançait ses pions dans le secteur
des produits de santé grand public
avec l’acquisition, pour près de
2 milliards d’euros, du spécialiste
québécois de la nutrition sans
OGM, Atrium. En janvier dernier,
Mark Schneider réalisait sa première cession en vendant les activités américaines de confiserie du
groupe à Ferrero pour un peu
moins de 2,5 milliards d’euros.
Lundi encore, le groupe annonçait céder sa filiale d’assurances
Gerber Life pour 1,55 milliard de
dollars (1,33 milliard d’euros). La
vente de la division Skin Health
pourrait rapporter entre 6 et
8 milliards de francs suisses (entre
5 , 3 e t 7 m i l l i a r d s d ’e u r o s ) ,
selon les analystes interrogés par
l’agence Reuters. n
Kindy part à la conquête des trentenaires
TEXTILE
« Nous avons deux
défis à relever,
rajeunir de dix ans
une clientèle qui a
plus de 40 ans, et
trouver de
nouveaux réseaux
de distribution. »
Les repreneurs
de Kindy vont tenter
de rajeunir la clientèle
de la marque.
Un système d’abonnement de chaussettes
est à l’étude pour 2019.
LES DIRIGEANTS DE KINDY
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
A Moliens (Oise), la toiture de
l’usine a été réparée et les tricoteuses en panne remises en marche ou
vendues. Un an et demi après sa
reprise devant le tribunal de commerce, Kindy, le roi de la chaussette, a retrouvé le moral. Mais
beaucoup reste à faire.
Les deux repreneurs, Thierry
Carpentier, venu de l’assurance, et
Salih Halassi, issu du textile, ont
passé ces derniers mois à tout
remettre à plat : état des lieux, rencontre avec la quinzaine de fournisseurs (en Turquie, Italie, Portugal, Chine), dont la moitié les ont
lâchés et avec les clients de la
grande distribution.
« L’intérêt pour nous était de
ra ch e t e r u n e m a rq u e d a n s l a
mémoire collective. Nous voulons
retrouver la qualité du produit et
innover », indique Salih Halassi. Ces
dix-neuf premiers mois ont été ceux
de la consolidation. Une hausse des
ventes est attendue l’an prochain,
avant de repartir du bon pied. Kindy
avait vu son chiffre d’affaires plonger à 14 millions d’euros lors de sa
reprise, avec 15 millions d’euros de
Une quarantaine de salariés ont été réembauchés, ce qui porte
l’effectif à 108 personnes sur le site de Moliens (Oise). Photo Kindy
pertes cumulées. « Nous visons
20 millions dans les trois ans », souligne Thierry Charpentier.
La société compte trois marques
propres (Kindy, Achile et Thyo pour
le sport), et deux licences, Skechers,
et surtout le Coq Sportif. A la faveur
d’une production multipliée par
trois, après notamment le rapatriement de la fabrication de Thyo et
Achile, une quarantaine de salariés
ont été réembauchés, dont des
anciens de l’usine. Ce qui porte
l’effectif à 108 personnes. Au total,
près d’un million d’euros a été
investi, notamment dans l’achat de
cinq tricoteuses et d’une unité
d’impression numérique, soit un
parc de 40 machines.
« Nous avons deux défis à relever,
rajeunir de dix ans une clientèle qui a
plus de 40 ans, et trouver de nouveaux
réseaux de distribution, car la partie
textile ne cesse de se réduire dans les
grandes surfaces », souligne les dirigeants. Pas facile sur un marché très
concurrentiel, dominé par les
importations, et où le premier vendeur de chaussettes est Décathlon.
Un système d’abonnement
et de box
L’inventeur du slogan « Les chaussettes ne se cachent plus » veut aussi
se faire connaître auprès d’une cible
plus jeune. « Pour redonner à la marque son côté audacieux et moderne,
nous allons organiser fin novembre
un défilé de chaussettes à Paris, avec
l’idée de créer un “effet waouh”, pour
montrer sa créativité et son savoirfaire », précise Julie Coëne, en
charge de la communication. Une
collection capsule a aussi été signée
avec le mannequin Baptiste Giabiconi, un protégé de Karl Lagerfeld.
Coté réseaux de vente, Kindy a
racheté en juin son concurrent roubaisien Tissel, en difficulté (1,9 million de CA). L’intérêt, son modèle de
vente, celui de la vente groupée de
chaussettes envoyées par carton à
domicile ou adressé à des comités
d’entreprise. « Nous avons récupéré
un carnet d’adresses très étoffé, avec
une clientèle active. Notre objectif est
d’atteindre 14.000 coffrets en fin
d’année et 50.000 à terme », explique
Charles Damand, le directeur industriel. Un système d’abonnement
devrait aussi être lancé début 2019,
avec des prix entre 15 et 30 euros,
pour des livraisons de 3 ou 4 paires,
au mois, au trimestre ou au semestre.
Seule, une petite partie sera fabriquée en France. Un million de
chaussettes sont aujourd’hui produites à Moliens, dont seulement
10 % de la marque Kindy. Alors que
le groupe vend entre 15 et 18 millions de produits par an. n
Martine Robert
@martiRD
Le trublion de la grande distribution et collectionneur de
bandes dessinées, MichelEdouard Leclerc, après avoir
déjà créé des Espaces culturels
dans les hypermarchés des
adhérents du groupe d’indépendants et ouvert un centre
d’art à Landerneau en Bretagne, son berceau familial, se
lance dans un nouveau business : la production d’estampes.
Avec la même ambition, rendre
l’art accessible à tous, avec un
prix moyen de 600 euros.
« Depuis plusieurs années,
j’entends autour de moi des col-
Mouvement E.Leclerc défendent depuis de nombreuses
années. Le montant obtenu fait
l’objet d’un don ce 21 septembre,
à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.
Les tirages suivants (35-40
maximum) peuvent être acquis
sur Internet ou à la librairie
d’Artcurial tout comme les
futures productions. « C’est
aussi l’occasion de faire travailler
une dizaine d’ateliers à Paris, en
région et à l’étranger, garants de
la qualité obtenue », poursuit
Michel-Edouard Leclerc.
Partenariat avec Artcurial
La maladie d’Alzheimer est un
enjeu de santé publique, avec
900.000 personnes malades en
France et 250.000 nouveaux
cas décelés par an. C’est la première cause de dépendance et
la première cause de dépense
de santé des seniors. La Fondation pour la recherche sur
Alzheimer, créée par un psychiatre et un neurologue,
finance des équipes de pointe et
des synergies européennes.
De gauche à droite, Michel-Edouard Leclerc, le psychiatre
Olivier de Ladoucette, François Tajan et Thierry Dassault,
membre du comité exécutif de la Fondation
pour la recherche sur Alzheimer. Photo Maximilien Photography
laborateurs, des étudiants qui
aimeraient avoir des œuvres
mais n’en ont pas les moyens.
Alors j’ai créé la société MEL
Publisher pour proposer des
estampes tirées à quelques dizaines d’exemplaires, réalisées
grâce à des techniques rares et
anciennes, en étroite collaboration entre artistes et artisans »,
explique cet amateur d’art.
Et il fait d’une pierre, deux
coups, puisque sa première
vente est au bénéfice de la lutte
contre la maladie d’Alzheimer.
Chez Artcurial il a mis en vente
cette semaine 70 estampes de
40 artistes venus de l’art contemporain ou de la BD : Hervé
Di Rosa, Jacques Monor y,
Pierre & Gilles, Barthélémy
Toguo, Françoise Pétrovitch,
Jacques de Loustal, Nicolas de
Crécy, Olivier Masmonteil…
Le premier exemplaire de
chaque estampe publiée par
MEL Publisher est commercialisé au profit de cette cause que
Michel-Edouard Leclerc et le
Le partenariat de MEL
Publisher avec Artcurial pour
cette vente caritative s’explique par le caractère pionnier
de la maison de vente dans la
bande dessinée, le street art,
les œuvres multiples et par son
soutien fréquent à des opérations philanthropiques.
« Nous avons noué des liens
solides avec Michel-Edouard
Leclerc depuis des années, il a
été l’un des premiers acheteurs
de notre département BD »,
observe François Tajan, président délégué d’Artcurial.
Michel-Edouard Leclerc et sa
famille sont d’ailleurs également mécènes de l’art via le
Fonds Hélène et Edouard
Leclerc. Le centre d’art de Landerneau créé il y a six ans et soutenu par les indépendants de
l’enseigne, a accueilli des expositions consacrées à Picasso, Giacometti, Miró, ou encore Henry
Moore, recevant pas moins de
250.000 à 280.000 personnes
chaque année. n
La Fondation BNP Paribas
lance son Dansathon
Pour permettre au monde de la danse de saisir
les opportunités liées aux nouvelles technologies,
la Fondation BNP Paribas, avec Sadler’s Wells
à Londres, le Théâtre de Liège et la Maison
de la Danse à Lyon, lance du 28 au 30 septembre
le 1er hackathon de la danse dans ces trois villes.
Les 90 participants, danseurs, chorégraphes, professionnels de la technologie, du design, plancheront
sur la danse de demain. Les trois équipes lauréates
auront 10.000 euros pour développer leur projet.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 //
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
HIGH-TECH
&MEDIAS
Shutterstock
DR
en
pixels
EuropaCorp a engagé des négociations exclusives avec Gaumont
pour lui céder son activité
d’exploitation de films en coproduction et de films sous mandat
de distribution issus du catalogue
Roissy Films (« Les Sous-Doués »,
« La Guerre du feu »).
1
Londres aurait
piraté un opérateur
télécom belge
EuropaCorp cède
l’exploitation
du catalogue Roissy
Films à Gaumont
MILLION D’ABONNÉS
POUR ESPN +
D’après « L’Echo », un rapport
remis au gouvernement
d’outre-Quiévrain accuse les
services d’espionnage anglais
d’avoir dérobé des données
internes de l’opérateur
télécoms Belgacom (devenu
Proximus) entre 2011 et 2013.
Ce document confirme l’affaire
révélée par Edward Snowden.
La plate-forme de streaming
de Disney a franchi ce cap
symbolique cinq mois après
son lancement. Ses concurrents, comme DirecTV Now
ou Hulu, avaient mis
au moins un an pour
parvenir au même résultat.
Edition : la télévision, en tête des médias
les plus prescripteurs
l Primauté du petit écran, chute des hebdomadaires historiques et de la radio… et ascension des réseaux sociaux.
l Les choses changent au royaume des prescripteurs de livres.
ÉDITION
Véronique Richebois
@VRichebois
Un tiers de
l’influence d’achat
vient des libraires.
Q u’e l l e s o i t v i s i o n n é e e n
« linéaire », en replay ou sur ordinateur, la télévision caracole en tête
des médias les plus prescripteurs.
En l’espace de trois ans, date de la
dernière enquête « Livres Hebdo »/
I+C, elle a conquis la première place,
influençant désormais 42 % des
ventes. Rassembleur (deux Français
sur trois), chronophage (3 h 40 par
jour) et visible sur des canaux de
plus en plus multiples, le petit écran
« influenceur » s’impose et se
déploie, essentiellement grâce au
service public. Même si les voies
qu’il emprunte sont parfois impénétrables : « Télématin » (34 %) surgit
derrière « La Grande Librairie »
(86 %) comme prescripteur d’achat
de livres, devançant de peu… « On
n’est pas couché » (28 %).
Mais les résultats sont encore
beaucoup plus étonnants et déstabilisants avec la presse écrite. Montée
en puissance de la presse régionale dont l’influence progresse le
plus, de 8 % en 2015 à 30 % en 2018…
Héléna Marienské, Gérard Mordillat, Francois Busnel, Lola Lafon et Richard Morgiève, sur le plateau de « La Grande Librairie ». Photo Sipa
Recul de la souveraineté du « Figaro
littéraire » (26 %), devancé par
« Le Monde des livres » (38 %) et
« Télérama » (35 %)… Et, surtout,
disparition progressive du radar
des grands hebdos d’autrefois – « Le
Point », « L’Express », « L’Obs » –
dont les critiques et les grandes plumes ont longtemps été guettées avec
curiosité, impatience… et anxiété.
Lente dégringolade
La faute, bien sûr, à la crise traversée
par la presse écrite. Mais aussi l’histoire d’une lente dégringolade. Une
chute où les éditeurs ont aussi, selon
l’analyse acerbe de François Busnel,
l’animateur de « La Grande Librairie » – l’émission la plus prescriptrice du PAF devant « Télématin »
et « On n’est pas couché » sur
France 2 –, leur part de responsabilité : « J’ai quitté “L’Express” le jour
où les équipes de Patrick Drahi, qui
venait de reprendre le titre, m’ont
expliqué ce qu’elles attendaient des
pages “livres” : virer mon adjoint et
quelques journalistes, publier moins
d’articles, oublier les reportages et les
enquêtes pour faire du buzz, fouiller
la vie privée des écrivains, sachant
qu’à terme, le journal devrait basculer sur le Web et n’aurait plus pour
fonction que de renforcer l’offre pour
s’abonner à SFR. »
D’où, sans doute, la montée en
puissance irrésistible d’autres
acteurs comme les prescripteurs
numériques (lire ci-contre)… assortie d’une redistribution des cartes.
Ainsi, Tatiana de Rosnay, auteure
d’« Elle s’appelait Sarah » (2 millions
d’exemplaires vendus aux Editions
Héloïse d’Ormesson) et championne française des best-sellers,
revendique près de 22.000 abonnés
sur Instagram, plus de 27.000 sur
Twitter et près de 75.000 sur Facebook. Ce qui fait de cette auteure
souvent étrillée par la critique institutionnelle l’une des plus suivies sur
les réseaux sociaux. n
Les nouveaux influenceurs venus du Net
Après les avoir longtemps
négligés, les maisons
d’édition ne peuvent plus
ignorer la population des
« booktubeurs », qui dépoussière la critique littéraire.
Et influence les Millennials,
leurs futurs lecteurs.
Hier encore méprisée par le
monde de l’édition, qui la jugeait
brouillonne et quelque peu inculte,
une population inédite d’influenceurs s’est glissée subrepticement
sur le terrain si sensible et si protégé des grandes maisons d’édition.
Ne cessant de grignoter du terrain.
Au point qu’il est difficile de
continuer à l’ignorer.
La crise des médias traditionnels a ouvert la voie à cette
« tribu », souvent féminine.
« Entre 1975 et 1990, il y avait moins
de dix chaînes de télévision et
une grand-messe littéraire cathodique, “Apostrophes” », rappelait au
magazine « Les Inrocks » JeanMarc Levent, directeur commercial de Grasset, début septembre.
« Aujourd’hui, le paysage médiatique est tellement fragmenté qu’il
faut être présent partout pour toucher le même nombre d’individus. »
Transgression
Dont acte. En 2016, la maison d’édition a créé un emploi à temps plein
pour gérer la communauté de lecteurs en ligne. La même année,
Flammarion a ouvert une page
Facebook et un fil Twitter et, en
janvier 2018, a franchi le pas
ultime : l’ouverture d’un compte
Instagram. En 2016, année décidément déterminante, Albin Michel
a été encore plus loin en recrutant
au poste de directeur du marketing et de la communication
DR
Même si la rentrée littéraire esquisse
un léger recul avec 567 nouveaux
romans, en baisse de 2,4 %, l’équation conserve toute sa brutalité. Sur
ces 567 titres, combien seront vendus ? Et surtout, grâce à qui ? Il y a
encore dix, voire cinq ans, la réponse
allait de soi : les très statutaires
« Monde des livres » et « Figaro littéraire », les chroniques acérées de
« Télérama », de « L’Express », du
« Nouvel Obser vateur » et du
« Point », les critiques griffues des
« Inrocks » donnaient le « la »…Tandis que sur le petit écran, « Bouillon
de culture », « Campus », « Esprits
libres » à la radio, France Inter et
France Culture… se chargeaient
de diffuser la bonne parole (littéraire). La récente enquête « Livres
Hebdo »/I+C, effectuée auprès de
libraires et traitant de l’impact des
médias sur les ventes de livres, s’est
chargée de remettre les pendules à
zéro. Quitte à jeter un coup de projecteur assez cru sur le « réaménagement » des influences des uns et des
autres sur les lecteurs.
Directeur général d’Albin Michel,
Gilles Haéri trace à grands traits
la part jouée par chacun auprès
du grand public : « Un tiers de
l’influence vient des libraires. Le
second tiers continue de provenir des
prescripteurs médiatiques, télévision, presse et radio (même si, en recul
de 19 %, selon « Livres Hebdo »/I+C,
celle-ci subit une forte érosion).
Quant au troisième tiers, qui n’existait pas encore il y a dix ans, il s’agit
des “prescripteurs numériques”, qui
exercent leur influence via Facebook,
Twitter et surtout Instagram, très utilisé par la littérature jeunesse. »
L’ancienne libraire (Emilie) Bulledop rassemble 27.000 abonnés
sur Instagram et 63.200 sur sa chaîne YouTube.
Mickael Palvin, ancien directeur
général de Publicis, titulaire d’une
maîtrise de philosophie. « Lorsque
je suis arrivé chez Albin Michel, j’ai
très vite constaté que c’était la stagiaire du service de presse qui gérait
les réseaux sociaux, se souvient
Mickael Palvin. Une de mes premières décisions a été de créer un dépar-
« Aujourd’hui, le
paysage médiatique est tellement
fragmenté qu’il faut
être présent partout pour toucher
le même nombre
d’individus. »
JEAN-MARC LEVENT
Directeur commercial de Grasset
tement avec quatre personnes à
temps plein : il faut rapprocher les
auteurs et leurs histoires d’un plus
grand bassin d’audience. »
Audience : le mot qui fâche
est lâché. Mais, rien d’étonnant,
les youtubeurs sont – aussi –
ceux grâce aux livres desquels
les maisons d’édition réalisent
des chiffres étonnants, comme
ceux réalisés par « #EnjoyMarie »,
le premier livre de Marie Lopez
(alias EnjoyPhoenix), l’un des
phénomènes d’édition de 2015,
avec 250.000 exemplaires vendus !
Mise en scène décalée
Dans la foulée, Mickael Palvin a
franchi un pas supplémentaire
dans la transgression : collaborer avec une quarantaine de
« booktubeurs » et d’instagrameurs, comme l’ancienne libraire
(Emilie) Bulledop, qui rassemble
27.000 abonnés sur Instagram et
63.200 sur YouTube en confiant
son enthousiasme pour Anna
Gavalda et Tatiana de Rosnay, ses
lunettes glissant sur le bout du nez.
Ou la romancière Nine Gorman,
qui a ouvert en 2013 sa chaîne
YouTube, « Les Lectures de NiNe »
(72.200 abonnés), et présente son
furet à la fin de certaines émissions.
Aux côtés de Margaud Liseuse
(64.400 abonnés), Lili bouquine
(27.000), ou de la chaîne La librairie des ombres, ces « booktubeurs » (« book » pour livre et
« tubeurs » en référence à YouTube) révolutionnent le monde de
l’édition avec leurs mises en scène
décalées, parodiant souvent le style
ampoulé des critiques littéraires.
Mais tous ces détails participent
à l’authenticité de leurs auteurs et
Mickael Palvin en est parfaitement
conscient : « Ces nouveaux prescripteurs apportent une fraîcheur et
une spontanéité qui n’existent pas
ailleurs. Ils sont moins statutaires,
moins dans le clan des “sachants”,
plus proche des Millennials. Et participent souvent aux succès de livres
qui n’avaient pas été signalés par les
prescripteurs traditionnels. »
Et eux, qu’en pensent-ils ? « Pendant très longtemps, les maisons
d’édition éprouvaient une certaine
méfiance à notre égard. Puis subitement, en 2014, il y a eu un retournement de situation : alors que les chaînes YouTube dédiées aux livres
existaient depuis plusieurs années
ailleurs, elles ont émergé subitement
en France », confie Emilie Bulledop, qui a des liens avec Amazon, la
FNAC et la librairie lyonnaise Decitre. « Du coup, les éditeurs nous ont
bombardés de productions. » Ses
critères ? « Une intrigue bien amenée, une belle écriture et des personnages attachants. » La base, en
somme. — V. Ri.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 27
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
RECHERCHE DE PARTENAIRES/CANDIDATS A
LA REPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
À VENDRE : DROITS IMMOBILIERS
LOCAUX À USAGE PROFESSIONNEL
Superficie totale : 25 393 m2 (env.)
Sis rue René Magne – 33000 BORDEAUX
Dossier disponible à l’adresse suivante :
www.selarlmandon.fr, Onglet actif, référence 9956
2, rue de Caudéran
BP 20709
33007 BORDEAUX
CEDEX
Descriptif sur le site
internet:
www.mj-so.com
Les offres devront être déposées entre les mains
de Madame Launay, Juge-Commissaire, près le
Tribunal de Commerce de Bordeaux, place de la
Bourse, 33000 BORDEAUX, sans faute alors de
son audience du 07/11/2018 à 12h00.
Aucune offre déposée aux services du greffe du tribunal
de Commerce ne sera acceptée.
Maître Franck MICHEL
10, allée Pierre de Coubertin
78000 VERSAILLES
CONTACT :
Delphine ZARKA
Tel: 01 39 50 46 56
Fax: 01 39 50 87 52
versailles@ajassocies.fr
www.ajadataroom.fr
RECHERCHE DE REPRENEURS DANS LE CADRE
D’UN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
NOM DE L’ENTREPRISE : SAS GRANGE
Adresse : SAINT-SYMPHORIEN-SUR-COISE (69)
Activité : Atelier de fabrication et finition haut de gamme de meubles et
mobilier en bois, Réseau de distribution B to B France et Export, Label
Entreprise du Patrimoine Vivant
CA HT AU 31.12.2017 : 9.201 K €
Immobilisations au 31.12.2017 : 6.171 K €
Effectif actuel : 71 salariés
Locaux: 1 ensemble immobilier sis à SAINT-SYMPHORIEN-SUR-COISE: un terrain
d’une superficie de 15.600 m², 2 ateliers de production de 3.250 m² chacun, des bureaux
d’une superficie totale de 900 m²
Filiales françaises : – SAS GRANGE ENSEIGNES
– SAS ROSYL
Filiales étrangères : – ROUMANIE (Atelier de finition et d’assemblage / 53
salariés)
– LUXEMBOURG (1 boutique / 2 salariés)
NOM DE L’ENTREPRISE : SAS GRANGE ENSEIGNES
Adresse : SAINT-SYMPHORIEN-SUR-COISE (69)
Activité : Négoce, commerce de détail de mobilier en bois et décoration
intérieure
– réseau de boutiques
CA HT AU 31.12.2017 : 3.750 K €
Immobilisations au 31.12.2017 : 888 K €
Effectif actuel : 17 salariés
Locaux : 5 baux commerciaux :
– 3 boutiques à PARIS (Bd Haussmann / Bd Saint-Germain/ Rue du
Bac)
– 1 boutique à LYON (Bellecour)
– 1 boutique à BORDEAUX
DATE LIMITE DE DÉPÔT DES OFFRES :
VENDREDI 26 OCTOBRE 2018 À 12H00
SELARL BARONNIE-LANGET, prise en la personne de Me Maxime LANGET, Administrateur Judiciaire,
demeurant à Nogent-sur-Marne (94130) – 14, rue du Viaduc – Tél.: 01.48.71.86.76 – Fax:
01.48.71.84.40, Courriel: didier.battaglia@baronnie.org / marie-laure.morichon@baronnie.org,
invite tout candidat intéressé par la reprise de cette société à lui adresser une offre de cession
conformément aux dispositions des Articles L.631-13 et L.642-2 II du Code de Commerce, au plus tard le:
Jeudi 25 octobre 2018 à 12h00, en son étude.
SCP PASCALE CHANEL – ÉLODIE BAYLE
APPEL D’OFFRE DE REPRISE D’ENTREPRISE
A D M I N I S T R AT E U R S J U D I C I A I R E S A S S O C I É S
ÉTABLISSEMENT D’ENSEIGNEMENT, ÉCOLES D’APPRENTISSAGES ET TOUTES
OPÉRATIONS ANNEXES, SPÉCIALISÉE EN STÉNOTYPIE, DACTYLOGRAPHIE ET FRANÇAIS
- Siège social : PARIS (75014)
- Effectif : 4 C.D.I.
- C.A. au 31 Août 2017 (12 mois) : 345 223 €
VEND FOND DE COMMERCE DE FABRICATION DE CHAUSSURES À CHAMPIGNEULLES
■ EFFECTIF : 125 salariés
■ CA AU 31.08.17 (12 MOIS) : 11,639 K €
■ IMMOBILISATIONS CORPORELLES : 1 252 560 €
■ IMMOBILISATIONS INCORPORELLES : 24 662 €
■ IMMOBILISATIONS FINANCIERES : 1 414 €
L A D AT E L IM IT E D E D É P Ô T D E S OF F R E S D E R E P R IS E E S T FI X É E A U :
08/10/2018 À 17H00 À L’ÉTUDE
D O S S IE R D E R E P R IS E À D E M A N D E R À L’ ÉT U D E U N IQ U E M E N T E N LR A R :
au bénéfice de laquelle, une procédure de Redressement Judiciaire
a été ouverte par jugement en date du 20 Décembre 2017.
SELARL BARONNIE-LANGET, prise en la personne de Me Gilles BARONNIE, Administrateur Judiciaire,
demeurant à Nogent-sur-Marne (94130) – 14, rue du Viaduc – Tél.: 01.48.71.86.76 – Fax:
01.48.71.84.40, Courriel: allison.guidoux@baronnie.org / marie.ferreira@baronnie.org, invite tout
candidat intéressé par la reprise de cette société à lui adresser une offre de cession conformément
aux dispositions des Articles L.631-13 et L.642-2 II du Code de Commerce, au plus tard le :
Vendredi 12 octobre 2018 à 12h00, en son étude.
153, RUE ANDRÉ BISIAUX – 54320 MAXEVILLE
Administrateur
Judiciaire
Rue René Cassin
91000 EVRY
Tél. : 01.60.87.36.36
Télécopie :
01.60.87.36.37
etude@tulier-aj.com
Contact :
Engareh ALIREZAI
ENTREPRISE À CÉDER
APPEL D’OFFRES TENDANT À L’ÉLABORATION
D’UN PLAN DE CESSION (L 642‑2 du Code de Commerce)
(Articles L 631-22 et L 642-1 et suivants du Code de Commerce)
Activité : restauration indienne
(chaîne MADRAS CAFE)
Implantation : (91)
Salariés à ce jour : 5
C.A 2017 : 312 801 €
Références à rappeler : 2665
Date limite de dépôt des offres :
22 octobre 2018 à 09h00
Par décision en date du 20 juillet 2018 le Tribunal de Commerce d’ARRAS a prononcé
le Redressement Judiciaire de la SASU PAYEUX RESTAURATION – 78 route de Béthune –
62223 SAINTE CATHERINE et dont l’objet est: Travaux de maçonnerie, pierre de taille
et nettoyage de façades (agrément monuments historiques)
CA 30/09/2017 (12 mois) : 3 833 K € – CA 31/03/2018 (6 mois) : 2 002 K €
EFFECTIF : 37 salariés
La « SELARL R&D – Éric ROUVROY & Gilbert DECLERCQ », invite les candidats intéressés par
la reprise des éléments d’actifs à contacter le cabinet par mail sur arras@rdaj.fr afin d’obtenir tous
renseignements nécessaires à la formulation leur proposition en conformité des articles L 642‑1 et
suivants du Code de Commerce.
LA DATE LIMITE DE DÉPÔT DES OFFRES DE CESSION EST FIXÉE AU :
un dossier de présentation peut être obtenu auprès de
Maître Florence TULIER POLGE sur demande écrite.
Maître Florence
TULIER POLGE
Administrateur
Judiciaire
Rue René Cassin
91000 EVRY
Tél. : 01.60.87.36.36
Télécopie :
01.60.87.36.37
etude@tulier-aj.com
Contact :
Engareh ALIREZAI
ENTREPRISE À CÉDER
(Articles L 631-22 et L 642-1 et suivants du Code de Commerce)
Activité : ravalement de façade
(maconnerie et pierre de taille) sur le
patrimoine ancien
Implantation : (91)
Salariés à ce jour : 9
C.A 2016 : 437 483 €
Références à rappeler : 2554
Date limite de dépôt des offres :
23 octobre 2018 à 17h00
un dossier de présentation peut être obtenu auprès de
Maître Florence TULIER POLGE sur demande écrite.
SELARL V&V
Maître Daniel VALDMAN
Maître Stéphane VERMUE
Administrateurs Judiciaires Associés
RECHERCHE PARTENRAIRES / REPRENEURS
GROUPE IMPLANTÉ DEPUIS 11 ANS,
DISTRIBUTION ET VENTE DE PRODUITS
PHARMACEUTIQUES, GROUPEMENT
D’ADHÉRENTS, ACCOMPAGNEMENT
DU RÉSEAU DE PHARMACIES ADHÉRENTES
Couverture géographique: Nationale
CA consolidé groupe (2017): 8,3 M €
CA prévisionnel 2018: 6,5 M€
Implantation: Val d’Oise
Personnel: 26 personnes (dont 4 en cours
de licenciement)
Clients: Pharmacies, laboratoires et groupements
Produits: Secteur pharmaceutique / parapharmacie
NOM DE L’ENTREPRISE : SAS ROSYL
Adresse : SAINT-PIERRE (39)
Activité : Atelier de fabrication, et finition de meubles et mobiliers en bois /
Agencement
CAPACITÉ DE CA HT : entre 1 M € et 2 M € (potentiel de développement)
Immobilisations au 31.12.2017 : 253 K €
Effectif actuel : 22 salariés
Locaux : 1 tènement immobilier à SAINT-PIERRE comprenant :
– 1 bâtiment à usage industriel / atelier de fabrication et finition et bureaux
d’une surface totale de 2.500 m²
– 1 bâtiment à usage de stockage d’une surface de 600 m²
au bénéfice de laquelle, une procédure de Redressement Judiciaire
a été ouverte par jugement en date du 11 juillet 2018.
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
Maître Florence
TULIER POLGE
Maître Ludivine SAPIN et Madame Marine CHOSSONNERIE
174, rue de Créqui – 69003 LYON
Tél.: 04 78 60 00 30 – Télécopie: 04 78 60 70 97
Courriel: marine.chossonnerie@ajpartenaires.fr
- Siège social : IVRY-SUR-SEINE (94200) – Lieu d’exploitation : IVRY-SUR-SEINE
- Effectif : 5 à temps complet
- C.A. au 31 Mars 2018 (12 mois) : 1.192.156 €
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI
Avis d’appel d’offres vente suite à liquidation judiciaire
d’un fonds de commerce de RESTAURANT
(à l’origine italien, pizzeria puis cuisine indienne)
exploité, 61 avenue du Bac 94100 SAINT-MAUR-DES-FOSSES
Les offres d’acquisition fermes et définitives devront être déposées sous
pli cacheté le mardi 2 octobre 2018 avant 12h00
au Greffe du Tribunal de Commerce de Créteil Immeuble Le Pascal - Hall A -1 avenue du Général de Gaulle 94049 CRETEIL Cx .
Les offres ainsi déposées seront ouvertes au Tribunal de Commerce de
Créteil le mardi 2 octobre 2018 à 14h00.
Renseignements : Maître Gilles PELLEGRINI
7/9 Place de la Gare - La Varenne St-Hilaire CS 60013 94214 St Maur des Fossés Cedex Tél : 01 48 86 99 88
Activité : Installation sanitaire, chauffage central pour le
collectif
Chiffre d’affaires au 31/12/2017 : 1 462 K€
Effectif : 18 salariés
Localisation : Yvelines (78)
Actifs à céder : Fonds de commerce (mobilier, matériel, stock…)
Date Redressement Judiciaire : 26 juillet 2018
La date limite de dépôt des offres est fixée au :
Jeudi 25 octobre 2018 à 12h00
Une data room électronique hébergée sur notre site www.ajadataroom.fr
sera accessible après acceptation d’un engagement de confidentialité.
Réf. à rappeler : 21302
APPEL D’OFFRE DE REPRISE D’ENTREPRISE
FONDS DE COMMERCE SPÉCIALISÉ DANS LES ÉDITIONS DE TRAVAUX IMPRIMÉS ET
NOTEMMENT MAQUETTES DE CATALOGUES POUR LE COMPTE DE COMMISSAIRES-PRISEURS
COMMENTAIRES: Réseau National - 1200 adhérents
– Marque déposée – Force Commerciale B to B / B to C
CONTACT:
REAJIR
S. LELEU
8, Impasse
Jean‑Claude Chabanne
95300 PONTOISE
e‑mail: sleleu@reajir.fr
DATE DE LA SAUVEGARDE: 26 mars 2018
La date limite de dépôt des offres de reprise
des titres ou des actifs est fixée au:
15 OCTOBRE 2018
Tout dossier de présentation sera remis après signature d’un
IN EXTENSO RED
engagement de confidentialité et réception du bilan, du K Bis
e‑mail:
christophe.callet@inextenso.fr et d’une présentation du candidat.
LUNDI 15 OCTOBRE 2018 À 12H00
PROROGATION DE L’APPEL D’OFFRE A INVESTISSEURS
Soit dans le cadre d’un plan de redressement
Soit dans le cadre d’un plan de cession
Concernant une société spécialisée dans
FABRICATION DE STRUCTURES METALLIQUES
et SERRURERIE GENERALE
Département : SEINE SAINT DENIS
Effectif actuel 20 salariés - Chiffre d’affaires 2017 : 3 304 348 €
Les offres, libellées conformément aux termes des articles L 642-1 et suivants du Code de
Commerce, devront être déposées chez l’administrateur judiciaire en 10 exemplaires au
plus tard le 2 octobre 2018 à 12 heures 00.
Un dossier de présentation de la société sera accessible aux candidats manifestant leur
intérêt par écrit, et sous engagement de confidentialité, auprès de :
Maître Philippe BLERIOT – Administrateur Judiciaire
26, Chemin de la Madeleine – 93000 BOBIGNY
Téléphone : 01.48.96.21.90 – Fax : 01.48.96.21.92 - Aj93@bleriot.fr
ROBERT LOUIS MEYNET
Administrateur Provisoire
APPEL D’OFFRES DE REPRISE
CABINET D’EXPERTISE-COMPTABLE EN ADMINISTRATION PROVISOIRE
Activité : Cabinet d’expertise‑comptable spécialisé dans le conseil aux IRP
Clientèle : CE, CCE, CHSCT, CSE...
CAHT : 2015 : 1 .067.000 € – 2016 : 928.000 € – 2017 : 1.626.000 €
Effectif : 9 salariés en CDI
Les offres de reprise doivent être déposées auprès de l’Administrateur Provisoire au plus tard le :
19 octobre 2018 à 17h.
Cette annonce vous intéresse, vous pouvez contacter :
Robert Louis Meynet
39, Avenue du Parmelan
74000 Annecy
www.etude-meynet.com
Contact : David-Emmanuel MEYNET
Tél : 04.78.14.57.67
Fax : 04.78.14.57.68
david.meynet@etude-meynet.fr
Mise en vente dans le cadre d’une liquidation judiciaire
des titres de participation
dépendant de l’actif de la liquidation judiciaire de la société GIMAEX
INTERNATIONAL dans les sociétés suivantes : GIMAEX Middle
Est, GIMAEX of America Inc, GIMAEX Gmbh Austria,
GIMAEX Viet Nam, SCORPE, OSI
Pour dépôt des offres en l’étude de Maître Charles-Axel CHUINE,
liquidateur judiciaire : SELAFA MJA,
14-16 rue de Lorraine 93000 BOBIGNY
Toute demande de dossier de présentation doit être effectuée auprès de la
SELAFA MJA par courriel contact@mjassocies.fr et actif@mjassocies.fr
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saraH Medard : 01 87 39 74 94
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
28 // HIGH-TECH & MEDIAS
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Facebook sous le feu des critiques de l’Europe
ristiques des services. […] En particulier, Facebook indique aux consommateurs que leurs données et
contenus sont utilisés uniquement
pour améliorer leur “expérience” globale et ne mentionne pas que l’entreprise utilise ces données à des fins
commerciales ».
RÉSEAUX SOCIAUX
La Commission européenne perd patience
et exige de Facebook
qu’il revoie ses conditions d’usagers.
Elle dénonce une présentation « trompeuse »
de l’utilisation des
données personnelles.
Derek Perrotte
@DerekPerrotte
— Bureau de Bruxelles
L’offensive est bien lancée à Bruxelles contre la gestion des données par
les géants américains du Net. Mercredi, la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, a ouvert
le feu par l’annonce d’une enquête
sur la collecte par Amazon des données des commerçants présents sur
sa plate-forme. Jeudi, c’est la commissaire à la Consommation, Vera
Jourova, qui est montée au créneau
contre un autre mastodonte, Facebook. Le réseau social est accusé par
Bruxelles, qui l’alerte depuis février,
de ne toujours pas remplir la transparence exigée en Europe sur l’utilisation des données de ses utilisateurs. Pour la Commission, ses
nouvelles conditions utilisateurs,
remontant à avril, « contiennent une
présentation trompeuse des caracté-
Nouvel ultimatum
« Ma patience atteint ses limites », a
insisté Vera Jourova, lançant un dernier ultimatum jusqu’à décembre.
Faute de résultats à cette échéance,
elle invitera « les autorités chargées
de la protection des consommateurs à
agir rapidement et à sanctionner
l’entreprise ». Contrairement aux
affaires de concurrence, comme
dans le cas d’Amazon, la Commission ne peut en effet pas intervenir
elle-même dans la défense des
consommateurs. Le message aux
Etats et le signal politique sont toutefois clairs. Le Bureau européen des
consommateurs a réitéré « son soutien » et appelé à « des sanctions graves et dissuasives ». « Nous poursuivrons notre étroite collaboration afin
de répondre à toute autre préoccupation et de faire les mises à jour qui
s’imposent », a réagi Facebook.
Les sujets de tensions avec l’entreprise de Mark Zuckerberg se multiplient à Bruxelles. Début septembre,
la Commission a durci son offensive
contre la prolifération en ligne des
contenus terroristes, en imposant
aux grandes plates-formes leur
retrait dans l’heure, avec sanctions à
la clef. Là aussi, l’impatience gagnait
l’exécutif européen après deux ans à
Airbnb fait le ménage
dans ses clauses abusives
Bon point pour Airbnb. Jeudi, la commissaire Jourova a
salué les récents engagements pris par la plate-forme de
location touristique suite à l’ultimatum fixé en juillet par
Bruxelles. Airbnb s’est en particulier engagé à présenter
sur ses offres le prix total des réservations, y compris les
frais supplémentaires. Le site promet aussi de clairement
préciser si la proposition émane d’un hôte privé ou d’un
professionnel et d’être plus transparent sur les conditions
de résiliation appliquées aux utilisateurs, dont les possibilités de défense devraient être renforcées. Des mesures
nécessaires pour être en conformité avec la directive
européenne sur les pratiques commerciales abusives.
Airbnb doit finir de les implémenter d’ici à fin 2018.
miser sur un simple « code de
conduite » non contraignant.
La Commission demande aussi
depuis le printemps des efforts dans
la lutte contre les « fake news ». Un
code, non contraignant et bâti en
collaboration avec des experts
indépendants (universitaires,
médias, etc.), est attendu pour cette
Le Bureau des consommateurs a appelé à
« des sanctions graves
et dissuasives ».
rentrée. Mais le projet peine à aboutir et des experts du groupe de travail accusent en privé Facebook de
s’en tenir à de vagues promesses de
Gascon. A l’approche des élections
européennes de mai, l’affaire Cambridge Analytica, du nom de la
société accusée d’avoir exploité sans
leur consentement et à des fins politiques les données d’utilisateurs de
Facebook, pousse la Commission à
se montrer particulièrement attentive. Ce scandale « a rappelé que peu
de gens savent clairement comment
Facebook utilise les données personnelles », a insisté Vera Jourova.
Facebook a annoncé, jeudi également, être en train de mettre sur
pied une « salle de crise » (« war
room ») au siège californien du
groupe, destinée à déjouer « en
temps réel » les tentatives de manipulation des élections. n
La commissaire européenne à la Consommation, Vera Jourova.
Photo John Thys/AFP
GoPro baisse ses prix pour booster sa croissance
VIDÉO
Les modèles Hero 7
seront vendus
100 euros de moins
que ceux de la génération précédente.
caméras d’action qu’elle conçoit.
Elle compte bien rebondir avec ses
trois nouveaux appareils dévoilés
jeudi. « C’est la GoPro la plus
whaou ! » s’emportait Nick Woodman, le PDG au look de surfeur, lors
d’une récente visite des bureaux
français d’Issy-les-Moulineaux.
Un nouveau système
de stabilisation
Florian Dèbes
@FL_Debes
Ventes en chute libre, salariés
priés de prendre la porte à vitesse
grand V… La société GoPro a fait le
plein de sensations fortes à Noël dernier et les mois qui ont suivi, mais
pas sûr qu’elle veuille en conserver
le souvenir enregistré sur l’une des
Les trois déclinaisons de la Hero 7
seront commercialisées dans les
semaines à venir. Le modèle Black,
le plus haut de gamme, sera proposé
pour 429 euros, soit 100 euros de
moins que son décevant prédécesseur de la génération Hero 6 et
le même prix que la Hero 5 d’il y a
deux ans. Côté fiche technique, les
aficionados de la marque se réjouiront du nouveau système de stabilisation HyperSmooth (dont l’algorithme a été développé par les
équipes françaises de GoPro) et de la
possibilité de « live-streamer » un
film via l’application GoPro et les
plates-formes de vidéo en direct.
Pour redresser la courbe de son
chiffre d’affaires, GoPro et la Hero 7
ciblent les 15 millions de propriétaires de GoPro Hero des générations 3
et 4, non équipées de systèmes
évitant le tremblement de l’image.
Mais GoPro entend surtout
convaincre que le marché de la
caméra d’action n’est pas circonscrit
aux professionnels des sports extrêmes et à ceux qui les imitent. « Le
voyage est l’activité préférée de nos
consommateurs », veut croire Nick
Woodman, présentant une fonction
« timelapse » (film en accéléré). Il
la juge fort pratique pour qui veut
condenser en une vidéo de quelques
minutes la visite d’un quartier historique, par exemple.
Afin de persuader les touristes
moins accros à l’adrénaline qu’à la
culture d’utiliser une GoPro plutôt
qu’un smartphone, l’entreprise de
San Mateo s’est résignée à abandonner sa stratégie de montée en
gamme par le prix, commencée l’an
dernier à rebours du marché. Mais
n’est pas Apple qui veut. « Rétrospectivement, c’était une erreur »,
convient aujourd’hui Nick Woodman. Selon lui, GoPro est si dominant (« 98 % de part de marché en
Rendez-vous le
mardi 9 octobre 2018
Amérique du Nord, plus de 70 % en
Europe », revendique-t-il) qu’il n’a
pas pu se comparer à un concurrent
et n’a pas su où s’arrêter avant
d’avoir dépassé la limite.
Le prix des nouvelles GoPro
confirme le mouvement amorcé
au printemps avec la sortie réussie
d’un modèle entrée de gamme, baptisé « Hero » sans numérotation, à
219 euros. Mais ce mouvement ris-
29,5 %
LE TAUX DE MARGE
OPÉRATIONNELLE
de GoPro au 30 juin 2018.
que de rajouter du lest sur des marges qui ont déjà tendance à baisser.
Le taux de marge opérationnelle est
ainsi passé de 41,2 %, au deuxième
trimestre 2016, à 35,6 % à la même
époque en 2017 et à 29,5 % au 30 juin
2018. L’entreprise promet un retour
à un résultat net positif pour la fin de
l’année… ou pour 2019.
Nick Woodman préfère souligner le retour de la croissance.
Certes, les recettes baissaient
encore de 5 % au dernier trimestre,
mais on est loin du recul de 37 %
enregistré en fin d’année 2017. Et les
volumes augmentent. « L’an dernier, nous avons vendu 4,3 millions
de caméras. Cette année, nous
devrions en vendre 5 millions », se
réjouit le patron californien. n
E-santé : l’innovation au service du patient ?
à l’Auditorium
Les Echos - Le Parisien
10 boulevard de Grenelle
Paris 15e
Mardi 25 septembre 2018 • 13h30-19h00
En partenariat avec :
Inscriptions et informations
www.lesechos-events.fr
En association avec :
Knowledge partner :
En partenariat avec :
Informations et inscriptions sur : www.lesechos-events.fr
UNE PRODUCTION
UNE PRODUCTION
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 29
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
START
UP
-
LE PRODUIT
La start-up Epicery, qui permet de commander les produits des commerçants de
quartier en ligne et de se les faire livrer
chez soi, lance sa « cave à vin ». Cette nouvelle offre donne accès aux étagères de
25 cavistes à Paris et à Lyon. La jeune
pousse compte Monoprix à son capital
depuis décembre 2017, et distribue également les produits de l’enseigne.
Q
START
e
LE BUZZ
Margo Bank, une banque de
dépôt dédiée aux petites et
moyennes entreprises françaises et européennes, annonce l’arrivée dans
ses rangs d’Yves Bédué. Après 30 ans de
carrière dans la banque, il sera en charge de
la direction des risques, du contrôle et de la
conformité de l’établissement, fondé
notamment par d’anciens collaborateurs
de Captain Train.
La plate-forme de collecte d’images Instagram Headoo a été placée en redressement judiciaire le 28 août, indique Frenchweb. « Mais il ne s’agit pas d’un clap de fin », assure le
fondateur de l’entreprise, Jean Dussetour. L’entreprise est en difficulté depuis quelques mois, notamment à cause de la relation tumultueuse entre Facebook et les plates-formes tiers, à la suite de l’affaire
Cambridge Analytica. « Mais le marché reprend
confiance, et nos perspectives de fin d’année sont bonnes », indique aux « Echos » l’entrepreneur, dont les
créances sont suspendues pour 6 mois.
Quand les startuppeurs se forment
à l’introduction en Bourse
l Euronext accueille ce vendredi 135 start-up européennes, dont 39 françaises, pour les former aux principes de l’IPO.
l Son ambition est d’accompagner davantage de jeunes pousses vers la cotation.
FINANCEMENT
Guillaume Bregeras
@gbregeras
Déborah Loye
@Loydeborah
Ici, pas de feu d’artifice. Pas de logo
clignotant sur les buildings. L’introduction en Bourse d’une start-up
tech en Europe ne se déroule pas
avec le même faste qu’à New York
et son flamboyant Nasdaq. Pourtant, le marché européen offre une
alternative crédible aux jeunes
pousses qui veulent se financer
autrement qu’en capital-risque,
et s’assurer de rester aux commandes de leur aventure entrepreneuriale plus longtemps… C’est pour les
en convaincre et les y préparer
qu’Euronext a lancé le programme
TechShare, dont la quatrième édition démarre ce vendredi à Paris.
Des fleurons de la French
Tech en lice
Cette année, ce sont 135 start-up
européennes, dont 39 françaises, qui
vont se lancer avec des ambitions différentes. Certaines vont en profiter
pour conforter leur décision de
préparer une IPO, et d’autres pour
comprendre les freins et les avantages à ce type de financement qui
nécessite une plus grande transpa-
Euronext souhaite offrir aux start-up une alternative crédible
au financement en capital-risque. Photo Thomas Samson/AFP
rence dans la gestion, la communication et le partage de la vision stratégique. Parmi les potentiels candidats à
l’IPO qui ont rejoint le programme,
des pépites tricolores dont les stades
d’avancement et les secteurs d’activités varient. De Doctolib à GuestToGuest, en passant par Cailabs,
l’ensemble du spectre de la French
Tech est représenté.
Avec cette nouvelle édition, TechShare veut marquer un tournant et
s’imposer comme une alternative
crédible pour les start-up qui se
financent en très large majorité
(95 %) via le capital-risque dont les
poches sont de plus en plus profondes. Sur les 145 participants des trois
éditions précédentes, seules 4 ont
mené une IPO, dont Oxatis. Créé en
2001, le leader européen des solutions de création de sites d’e-commerce en SaaS est entré en Bourse en
avril 2018. « Nous avions déjà bouclé
quatre tours de table pour un total de
15 millions d’euros environ, indique
son fondateur Marc Schillaci. Une
entrée en Bourse allait nous apporter
une visibilité beaucoup plus importante qu’une levée de fonds en capitalrisque, c’est pourquoi nous avons
choisi cette option. » Pour cette entreprise, dont le marché est européen,
Euronext était une évidence.
L’introduction en Bourse de la
pépite marseillaise s’est révélée satisfaisante, puisque l’émission a été
négociée dans la partie haute de la
fourchette. Oxatis a enregistré un
produit brut de 12,3 millions de souscription à l’issue de cette opération.
Qui a pourtant créé quelques
frayeurs au fondateur de l’entreprise :
« Durant la première semaine de notre
road show, Trump a envoyé des missiles en Syrie [sur des sites de production et de stockage d’armes chimiques, NDLR], et nous nous sommes
demandé comment le marché allait
réagir, se souvient l’entrepreneur.
Nous n’avions pas l’habitude d’être
aussi dépendants du climat international, même si le marché non coté n’est
pas totalement imperméable. »
Son conseil pour les entrepreneurs envisageant une IPO ? « Pouvoir compter sur un directeur financier solide, et pouvoir s’appuyer sur
une personne qui coordonne l’opération entre tous les acteurs. » Un
conseil devenu précepte qui sera certainement rabâché aux oreilles des
135 startuppeurs de TechShare. n
Younited Credit, vers une entrée en 2021 ?
La fintech, créée fin 2011,
veut encore se rassurer
sur les avantages et
les risques mais connaît
déjà son timing.
« Je n’arrive pas encore à savoir si les
avantages sont supérieurs aux
inconvénients », avoue Charles Egly,
cofondateur de Younited Credit. A
la tête d’une fintech qui va bientôt
atteindre le milliard d’euros
prêtés à des particuliers depuis
sa création via des prêts personnels,
le jeune startuppeur concède que
l’introduction en Bourse « semble
adaptée à notre business model »,
mais veut en avoir le cœur net.
L’Europe pour terrain
de jeu actuel
C’est pourquoi il rejoint Tech Share
avec la ferme intention d’engager sa
start-up dans cette voie ou d’écarter
définitivement cette possibilité.
Indépendamment de ce choix,
l’entrepreneur considère que le
marché européen est le mieux
adapté puisque c’est son terrain de
jeu actuel, i l v i e n t d ’a i l l e u r s
d’ouvrir au Portugal, après l’Italie
et l’Espagne. Il ne craint pas les analystes puisqu’avec 112 millions
d’euros levés en 6 tours de table
depuis sa création, il se dit « rodé »
aux présentations, y compris
devant de grands groupes institutionnels dont certains ont participé
à ce financement.
En revanche, il reste circonspect
devant la volatilité de certains
titres : « Souvent, le titre des acteurs
bancaires est très sanctionné en
Bourse, et l’on voit des exemples,
comme celui de Tesla, qui fait le yo-yo
et n’incite pas à la sérénité. » Malgré
ces réticences, Charles Egly semble
avoir une vision déjà assez claire de
l’avenir de Younited Credit : « En
participant à ce programme, nous
souhaitons engranger des connaissances techniques, échanger avec des
entrepreneurs qui ont cette expérience, notamment avec le Galion
Project, avant d’envisager une IPO à
horizon début 2021. » — G. B.
INTERVIEW // STÉPHANE BOUJNAH
Président du directoire d’Euronext
« Mal préparée, l’IPO peut
créer un choc thermique »
Propos recueillis par G. B.
E
uronext va accueillir des
start-up qui veulent se former à l’introduction en
Bourse. Son dirigeant prévient des
conditions à réunir.
Pourquoi une start-up devrait
se financer en Bourse alors
que les capitaux pleuvent dans
le capital-risque européen ?
Lorsqu’elle a atteint un certain
niveau de développement, une
start-up est face à un choix : se vendre à un investisseur privé ou entrer
en Bourse. Pour les entrepreneurs,
ce choix se réduit à la question :
est-ce que le meilleur est à venir ou
est-il passé ? S’il est devant, la
Bourse est clairement un accélérateur de maturation de l’entreprise.
Pourquoi se coter en Europe
alors que les plus hauts potentiels comme Talend ou Spotify
ont choisi les Etats-Unis ?
Le financement sur le Nasdaq peut
offrir des possibilités de valorisation
plus forte. En revanche, le coût de
cotation y est très élevé, tout comme
le risque de contentieux pour les
administrateurs. Si une start-up est
encore petite en Europe, elle sera
perçue comme minuscule aux
Etats-Unis et donc moins visible
pour les investisseurs. Il est essentiel
d’atteindre une certaine masse critique élevée, et d’avoir une stratégie
commerciale concrète en Amérique
du Nord, pour supporter les coûts de
la réglementation américaine.
Quelles conditions doivent être
réunies pour une bonne IPO ?
Pour qu’une introduction soit
réussie, il faut trois conditions. La
première est l’existence d’entrepri-
Cailabs, un exercice didactique
auprès des investisseurs
GuestToGuest, des fonds
pour accroître sa notoriété
La jeune pousse qui
améliore le potentiel
des fibres optiques estime
l’IPO comme une piste
de financement
« non négligeable ».
La plate-forme de partage
de maisons entre particuliers doit élargir sa communauté, et étudie la piste
d’une IPO en Europe
mais aussi aux Etats-Unis.
« Il y a quelques années, la Bourse était
absurde pour nous. Mais aujourd’hui,
c’est une piste non négligeable et l’on a
besoin de s’y former ! » Jean-François
Morizur, fondateur de Cailabs, se
veut pragmatique en abordant le
sujet d’un financement en Bourse. Il
rejoint le programme d’Euronext
afin de mieux cerner les exigences du
marché et de ses investisseurs qui ne
sont pas forcément rompus à un tel
niveau technique, la start-up propo-
sant une technologie qui augmente
la capacité des fibres optiques.
Euronext peut
permettre à la start-up
de mieux cerner les
exigences du marché.
« Nous avons déjà identifié le problème des analystes qui pourraient
comprendre en détail ce que l’on fait,
admet le PDG de Cailabs. Il est possible de trouver des experts sectoriels,
mais nous visons l’ensemble des secteurs, pas un en particulier. » La jeune
pousse est aussi bien présente dans
l’industrie lourde que celle de pointe,
ce qui ne facilite pas sa compréhension par les investisseurs.
Ses métriques sont pourtant à la
hausse avec un chiffre d’affaires
lors des six premiers mois de 2018
qui est déjà cinq fois supérieur à
celui de l’ensemble de 2017. Pour le
moment, Jean-François Morizur ne
communique pas sur les montants
exacts pour que ses principaux
clients ne réalisent pas le poids qu’ils
pèsent dans son activité, mais devra
se résoudre à en divulguer bien
davantage s’il veut concrétiser son
ambition boursière en Europe dans
un premier temps, puis aux EtatsUnis, « éventuellement lorsque nous
aurons eu une très forte croissance et
que l’on aura besoin de liquidités ». n
« Dans les start-up, nous avons la
culture de lever des fonds auprès des
VC, pas des marchés. Mais lorsque
Euronext m’a approché en m’expliquant que nous pourrions lever
entre 50 et 60 millions d’euros, je me
suis dit que c’était peut-être une piste
à explorer. » Charles-Edouard
Girard, cofondateur de GuestToGuest ne pensait pas qu’une introduction en Bourse pouvait représenter une alternative crédible
au financement de sa start-up,
qui a lancé une plate-forme
d’échange de maisons.
Investissements
en marketing
Pourtant, son modèle économique
qui repose sur la notoriété de
GuestToGuest auprès du grand
public nécessite d’importants
investissements en marketing qui
peuvent justifier un appel aux marchés. Culturellement, le startuppeur est encore loin de passer à
l’action, il considérait jusque-là que
leur « système fondé sur l’économie
du partage n’était pas forcément en
adéquation avec celui de la Bourse,
plus capitalistique ». Mais après
Selon Stéphane Boujnah,
le financement en Europe
est préférable pour les petites
start-up. Photo Joël Saget
ses comparables dans son secteur.
Ensuite, il faut des investisseurs
prêts à apporter des liquidités sur
les marchés concernés. Et enfin, il
faut des analystes de recherche
suffisamment nombreux pour alimenter les investisseurs en informations comparées.
Qu’est-ce qui change
du jour au lendemain pour
une start-up qui se cote ?
Mal préparée, l’IPO peut créer un
choc thermique ! C’est pourquoi
avec le programme TechShare
nous acclimatons les entreprises
qui y participent, en leur proposant des formations autour des
sujets clefs comme la gouvernance, la valorisation, la communication, la stratégie. Pendant un
an, nous détaillons ensemble les
choix à faire en interne pour s’y
préparer. n
avoir levé 33 millions d’euros et
racheté son concurrent américain
en 2017, la jeune pousse rentre difficilement dans le cadre du capitalrisque. A ce niveau de développement, une entreprise doit détenir
davantage d’utilisateurs alors
qu’elle a besoin de lourds investissements pour élargir la base de sa
communauté. « Notre ambition est
de devenir le leader mondial sur
notre secteur et le marché américain
a vocation à devenir le plus important, explique-t-il. Le Nasdaq pourrait également être une piste intéressante, mais on étudiera toutes les
possibilités et le bon timing pour
concrétiser cette option si c’est celle
que nous retenons. » — G. B.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
30 //
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
en
direct
Un nouvel atelier
pour Longchamp
ÎLE-DE-FRANCE La maire (PCF)
PAYS DE LA LOIRE Le maroqui-
d’Aubervilliers va saisir la justice
pour faire la lumière sur les
responsabilités dans les retards
du prolongement de la ligne 12
du métro dont la RATP vient de
reporter de deux ans la mise en
service, soit désormais fin 2021.
Le chantier porte sur 1,5 km
et la création des stations Aimé
Césaire et Mairie d’Aubervilliers.
Philippe Lopez/AFP
PME
&REGIONS
Métro : Aubervilliers
saisit la justice
nier inaugure samedi son
sixième atelier dans l’Hexagone,
à Pouzauges, en Vendée.
Il va intégrer les 70 salariés
de l’ancien site, situé à quelques
kilomètres, devenu trop petit.
Une trentaine de nouveaux
salariés vont être embauchés
progressivement. Environ la
moitié de la production du
Le marché de la télémédecine
suscite l’appétit des jeunes pousses
l Le remboursement des téléconsultations, possible depuis le 15 septembre après des années
d’expérimentations de terrain, ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises.
l Beaucoup sont déjà dans les starting-blocks.
Pour H4D, qui travaille avec une
cinquantaine d’entreprises, ce remboursement ouvre le champ de la
sphère publique : soit 4.500 collectivités, casernes, résidences seniors
dans des déserts médicaux. L’entreprise, qui a fait le choix d’un dispositif high-tech,propose une cabine
équipée d’une vingtaine d’instruments (stéthoscopes, tensiomètres…) reliée à un médecin
formé. « Ce dispositif nous permet de
réaliser des examens cliniques, et
donc de résoudre 92 % des pathologies générales (hors urgence vitale) »,
contre 3 à 5 % pour une téléconsultation ordinaire fait valoir le président de H4D, Franck Baudino.
SANTÉ
Pascale Braun
@Pascale_Braun
— Correspondante à Metz
et Laurence Albert
@L_Albert_
Le coup d’envoi a été donné samedi
15 septembre, et les entreprises de la
télémédecine se bousculent sur la
ligne de départ. Fruit de plusieurs
mois de négociations entre les syndicats de médecins et la Caisse nationale d’Assurance-maladie, le remboursement de la téléconsultation
médicale est désormais possible : il
pourrait bien bouleverser le jeune
marché de l’e-santé.
Le dossier n’est pas neuf : la
France affiche du retard et cela fait
des années que les professionnels
préparaient le terrain à grand renfort de rapports et d’expérimentations. Car si la télémédecine suscite
de fortes attentes – baisse des coûts,
meilleure prise en charge, réponse
aux déserts médicaux –, elle pose
aussi d’innombrables questions :
quel périmètre définir ? Comment
coordonner les équipes, organiser la
tarification des actes, la sécurisation
et la compatibilité des données ?
Depuis 2014, le programme Etapes (Expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) a balisé le terrain
dans neuf régions pilotes, puis sur
l’ensemble du territoire. Spéciali-
Rôle des médecins
Une trentaine d’entreprise sont positionnées sur ce secteur. Photo Richard Damoret/RÉA
sée dans la téléconsultation,
l’Agence régionale de santé du
Grand Est a ouvert en 2017 le premier guichet intégré « volet télémédecine ». « L’efficience du système
repose sur l’outillage, le maillage du
territoire, l’organisation et la coordination», constate Didier Mathia,
directeur du groupement de coopération Télésanté Lorraine. Sur ce
territoire, le programme baptisé
« e-AVC » permet aux personnes
atteintes d’un malaise cardiaque de
contacter un neurochirurgien dès
leur admission à l’hôpital, des téléconsultations de pré-anesthésie de
détenus permettent de limiter les
extractions, des consultations à distance ont été organisées avec des
néphrologues durant la dialyse.
Les entreprises n’ont pas attendu
pour se positionner sur ce marché
prometteur. Elles seraient près
d’une trentaine (Qare, Doctoconsult,
Hellocare...), avec des services allant
de simples plates-formes à des offres
spécialisées, ou des équipements
sophistiqués. « C’est un changement
de paradigme », s’enthousiasme
Nicolas Wolikow, le patron de Qare,
qui prédit une progression « graduelle » de la pratique. La CNAM a
choisi d’autoriser la consultation via
un smartphone, avec quelques garde-fous. En principe, la téléconsultation doit avoir lieu avec le médecin
traitant. Toutefois, des exceptions
existent et seront autant de brèches
pour les start-up.
Reste à convaincre les acheteurs
publics. Même son de cloche
pour Hopi Medical, qui commercialise son chariot de télémédecine
30.000 euros. « Pour un village, une
cabine de télémédecine équivaut à
l’ouverture d’un hôpital de jour ! Les
patients vont vite se rendre compte
que leur prise en charge sera plus
rapide et parfois mieux outillée que
dans un cabinet », assure Damien
Uhlrich, directeur général délégué
de la société.Reste cette question
clef : les médecins joueront-ils le
jeu ? Si la téléexpertise (entre professionnels) en convainc déjà beaucoup, le recours à la téléconsultation reste plus incertaine. Les
assureurs et les mutuelles, sont,
eux, déjà dans les starting-blocks. n
Hopi Medical, un précurseur récompensé A Tours, le CHU en
contact avec les Ehpad
Pionnière de la télémédecine, la PME fondée
par le chirurgien Jacques
Cinqualbre voit des
marchés s’ouvrir tant en
France qu’à l’international.
Spécialiste des matériels et des logiciels de téléconsultation, Hopi
Medical, fondé en 2005 à Strasbourg et implanté à Nancy, était fin
prêt depuis plusieurs années. Le
remboursement des consultations
à distance permet à la PME de huit
salariés de sortir des dispositifs
expérimentaux et des protocoles
dérogatoires pour déployer sans
contrainte ses chariots et mallettes
de télémédecine. « En voyant la téléconsultation basculer dans le régime
de droit commun, les praticiens prennent conscience de l’intérêt de nos
dispositifs. Voici quelques mois, seuls
une petite dizaine de médecins volontaires travaillaient avec nous. Ils sont
aujourd’hui plus de 300 ! », souligne
Damien Uhlrich, directeur général
délégué de Hopi Medical.
En 2015, l’entreprise a fait sensation en proposant aux 10.000 expatriés français de Houston (Texas)
des téléconsultations avec des
médecins implantés dans l’Hexagone. Mais l’offre a fait long feu, le
prix de la consultation n’ayant été
pris en charge par aucun des deux
systèmes de santé.
En France, Hopi Medical a commercialisé 150 chariots dans divers
établissements de santé et, plus
récemment, dans des pharmacies.
Les prix varient entre 2.500 euros
et 30.000 euros selon le degré
d’équipement. Les médecins peuvent louer pour 30 euros par mois
un système leur permettant de
consulter à distance un nombre
illimité de patients.
Du Sénégal à la Suisse
Outre l’ouverture du marché national, la PME voit s’ouvrir des pers-
pectives florissantes à l’export.
Retenue l’an dernier lors d’un
appel d’offres du gouvernement
sénégalais, elle équipe quinze dispensaires de campagne de matériel de télé-échographie. La plateforme de télémédecine suisse
Medgate vient de lui commander
plus de 200 chariots. Les investisseurs ne s’y sont pas trompés :
Hopi Medical, dont le chiffre
d’affaires se montait en 2017 à
500.000 euros, a bouclé courant
juin une levée de fonds de 2 millions d’euros.— P. B.
Les résidents des Ehpad
n’ont plus à se déplacer,
et le médecin gagne en
efficacité grâce à l’équipe
d’encadrement sur place.
Christine Berkovicius
— Correspondante à Orléans
Au service de gériatrie du CHU de
Tours (Indre-et-Loire), le docteur
Joëlle Bleuet pratique depuis deux
ans des téléconsultations pour des
patients vivant dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
(Ehpad). Le but est d’améliorer la
qualité de la prise en charge, surtout pour des patients qui souffrent de troubles comme la maladie d’Alzheimer – des malades
« souvent désorientés et incapables
d’expliquer seuls leur problème
lorsqu’ils viennent en consultation
à l’extérieur ».
Plate-forme informatique
ultra-sécurisée
En France, Hopi Medical a commercialisé 150 chariots dans divers
établissements de santé et dans des pharmacies. Photo Hopi Medical
Piloté par l’Agence régionale de
Santé, le dispositif fonctionne à
partir d’une plate-forme informatique « à la manière d’un Skype
ultra-sécurisé », et utilise un logiciel dédié, Covotem, développé
par Covalia, une société bisontine
intégrée au groupe Maincare.
Quand un résident a besoin d’un
gériatre, la maison de retraite
transmet la demande par e-mail à
l’hôpital, le médecin rappelle et
fixe un rendez-vous en visioconférence avec l’équipe soignante.
Le jour dit, tout le monde se
retrouve devant la webcam. En
général, les patients se montrent
plutôt réceptifs, et au pire, ils
semblent « moins perturbés que
lorsqu’ils doivent se déplacer ».
Aut r e ava n t a g e , l ’é c h a n g e
gagne en clarté et en efficacité, car
le médecin a le retour immédiat
de l’équipe. « On me dit, par exemple, que tel patient ne peut avaler
des comprimés, j’adapte donc la
prescription, on gagne du temps »,
ajoute le Dr Bleuet.
En deux ans, le CHU a signé une
quinzaine de conventions avec des
Ehpad et a effectué une quarantaine de téléconsultations en
gériatrie. Le système démarre
donc « doucement », mais il a fait
ses preuves et devrait maintenant « décoller ». Outre la gériatrie,
d’autres expérimentations de téléconsultations sont en cours au
CHU, pour des greffés du foie avec
le département voisin du Cher, et
plus récemment avec un spécialiste en addictologie. n
groupe se fait en France.
Longchamp possède deux
ateliers à Tunis et à l’île Maurice
et achète auprès de fournisseurs
au Maroc, en Roumanie et en
Chine. Au total l’entreprise
familiale, qui s’est également
lancée il y a dix ans dans le prêtà-porter, emploie 3.200 salariés
dans le monde et dispose de
quelque 300 boutiques en propre et 1.200 points de vente. Son
chiffre d’affaires est estimé entre
500 et 600 millions d’euros.
La solution de
télésurveillance
de Pharmagest
remboursée
par la Sécurité
sociale
Le groupe nancéien pilotait
depuis cinq ans l’étude
nationale eNephro, qui a
amélioré le suivi de patients
dialysés et transplantés.
Coïncidence ou sens de l’à-propos ?
Le jour même de la présentation du
plan santé d’Emmanuel Macron,
le groupe nancéien Pharmagest a
annoncé le 18 septembre que sa
solution eNephro, développée
depuis 2013 dans le cadre de l’appel
à projets e-santé 2, sera remboursée
par la Sécurité sociale. Partenaire,
dès l’origine, d’une étude conduite
sur 630 malades, dont certains de
ses propres patients, le CHRU de
Nancy constituera le premier utilisateur de ce dispositif de télésurveillance dédié à l’accompagnement des insuffisances rénales.
« Cette première nationale ne
relève pas de l’effet d’annonce : nous
travaillons depuis sept ans à améliorer le suivi des patients dialysés ou en
post-greffe. Notre solution permet de
réduire les hospitalisations et de renforcer le lien entre le patient et les professionnels de santé », assure Erwan
Salque, directeur des opérations
e-santé de Pharmagest. L’étude lancée dans le Grand Est, à Lille et à Bordeaux, portait sur des patients dialysés ou transplantés. En renseignant
régulièrement les champs d’une
application dédiée, ces derniers ont
En France, le dispositif
pourrait concerner
38.000 personnes
transplantées
et 20.000 dialysés.
retrouvé un rôle actif dans le suivi de
leur pathologie. Transmises en
temps réel à un réseau de soins
incluant médecin traitant, néphrologue, équipes de dialyse, pharmaciens, infirmiers et aides-soignants,
les données transmises ont permis
soit de rassurer le patient, soit d’anticiper la dégradation de son état de
santé. Le service néphrologie du
C H R U d e N a n c y, q u i t r a i t e
1.200 patients transplantés, constituera le premier utilisateur de la plate-forme eNephro en y incluant progressivement des volontaires. La
Sécurité sociale remboursera le
protocole de télésurveillance postgreffe à hauteur de 225 euros TTC
par semestre, soit 10 euros par
semaine, et de 300 euros par semestre pour un suivi de dialyse. En
France, le dispositif pourrait concerner 38.000 personnes transplantées et 20.000 dialysés.
Leader français de l’informatique officinale, le groupe Pharmagest, qui emploie plus d’un millier
de salariés pour 147 millions
d’euros de chiffre d’affaires en 2017,
a amorcé sa diversification dans le
domaine de l’e-santé dès les années
2000. La reprise, en 2012, de la
start-up nancéienne Diatelic, spécialisée dans l’intelligence artificielle et les systèmes prédictifs de
l’état de santé des patients, a permis
d’amorcer les recherches sur la thématique de la néphrologie. L’intuition, qui arrive aujourd’hui à son
terme, s’est avérée payante.— P. B.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PME & REGIONS // 31
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
300
Le préfet de région Michel Cadot et
la Ville de Paris ont inauguré jeudi
un centre d’hébergement provisoire pour migrants dans le
16e arrondissement, dans l’ancienne
caserne Exelmans. Il offre 150 places pour les demandeurs d’asile, 100
BRETAGNE Le président socia-
pour les réfugiés et 50 pour les
familles. Le site, qui sera rendu à la
ville en 2020 pour être transformé
en logements, accueille déjà quelques personnes depuis cette
semaine. Il permettra de libérer des
gymnases mobilisés cet été.
liste de Rennes Métropole,
Emmanuel Couet, a annoncé dans
« Ouest-France » son intention de
lancer l’étude du prolongement
de la ligne B du métro de l’agglomération en direction de l’est et
du sud. Rennes, qui se positionne
comme leader des nouvelles
mobilités au-delà de 2020, vise
pour ce projet l’horizon 2040.
Damien Meyer/AFP
PLACES POUR LES MIGRANTS
innovateurs
Rennes veut étendre
son métro
La SATT Sud-Est
et le Cancéropôle Paca
scellent un accord
Les jeans 1083 reprennent la filature
Valrupt au nom du made in France
En redressement
depuis mars, l’une
des dernières filatures
françaises a trouvé son
salut auprès de son
plus petit client, le
fabricant de jeans 1083.
Il y a cinq ans, Valrupt a aidé Thomas Huriez à lancer son jean made
in France, la marque à succès 1083.
Aujourd’hui, c’est le jeune patron
du groupe Modetic qui renvoie
l’ascenseur, en se portant repreneur des activités filature et tissage
d’un des derniers représentants du
textile vosgien.
Au terme d’un feuilleton démarré
en mars avec la procédure de redressement, 70 emplois sur 100 sont sauvés à Rupt-sur-Moselle, en scindant
en deux l’entreprise de 14 millions
d’euros de chiffre d’affaires. La branche confection (de housses de literie)
est confiée à Cote d’Amour, un
groupe familial d’articles de maison. Et la filature est reprise par
DR
Lea Delpont
— Correspondante à Lyon
Modetic a racheté le bâtiment, le matériel et les stocks de l’usine
Valrupt. 70 emplois sur 100 seront sauvés à Rupt-sur-Moselle.
Modetic, qui se voyait plutôt « en suiveur », confie Thomas Huriez. Mais
faute de candidat, celui-ci s’est résolu
à faire une offre de 700.000 euros
pour racheter le bâtiment, le matériel, les stocks et refinancer l’entreprise, afin de repartir dans le droitfil. Modetic, qui réalise à peine
2 millions d’euros de chiffre d’affaires, s’est déjà illustré en acquérant
l’année dernière la friche des usines
Jourdan à Romans-sur-Isère, au nez
de promoteurs immobiliers, avec un
projet de tourisme industriel.
Protections de lit
Valrupt (ex-groupe Valmon) tisse
2 millions de mètres par an, et
Modetic lui en achète 30.000. Car la
société drômoise a d’autres partenaires. Mais pas pour le fil : 80 % de
la matière première de ses toiles
denim vient de Rupt-sur-Moselle. Il
était donc « inimaginable » pour
Thomas Huriez de laisser fermer la
plus petite des quatre filatures de
coton encore en vie en France. « A
part la culture de la plante, on avait
réussi le pari de produire un jean
100 % français. Perdre notre fournisseur eût été une première reculade
dans cette aventure, et sans doute
irrévocable. »
Il continuera de travailler avec
un maximum de tisseurs aux quatre coins de France sans donner la
primauté à Valrupt. « C’est notre
logique depuis le début avec 1083 : la
solidarité de filière. » Valrupt gardera des liens privilégiés avec Cote
d’Amour pour les protections de lit,
sa spécialité fragilisée par « la
baisse des marges dans la grande distribution, et des mésaventures commerciales en 2017 », explique Denis
Heinrich, le responsable de la filature. Associé à la reprise, il veut
réduire sa dépendance à l’égard du
nouveau propriétaire de la confection (laquelle absorbait 45 % de la
production). Ses trois axes de développement : les tissages techniques, le coton bio, pour lequel
Valrupt est déjà agréé, et le fil régénéré, à partir de textiles usagés.
Dans la fibre éthique de son nouvel
actionnaire. n
DR
AUVERGNE
RHÔNE-ALPES
optimiser la pédagogie entrepreneuriale auprès des chercheurs »,
précise Clara Ducord, cosignatrice de l’accord en sa qualité de
directrice du Cancéropôle Paca.
Aucun fonds ne sera spécifiquement dédié à ce partenariat,
mais les deux acteurs s’investiront de concert pour accompagner les porteurs de projet.
LE PARTENARIAT
CANCÉROPÔLE PACA
Date de création : 2003
Directrice : Clara Ducord
Budget : 4,5 millions d’euros
Equipe : 850 chercheurs
Secteur : cancérologie
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
C’est un partenariat annoncé
comme une première en France
pour booster le transfert de
technologies issues de la recherche publique en cancérologie,
que viennent de signer la SATT
Sud-Est et le Cancéropôle Paca.
« L’objectif est d’accorder notre
stratégie de valorisation pour permettre aux chercheurs de bénéficier de la meilleure expertise et
des moyens financiers optimums
pour maximiser leurs chances de
succès », explique Laurent Baly,
président de la SATT basée à
Marseille. Selon les termes de
cet accord, les deux acteurs
coordonneront leurs analyses et
leurs investissements « pour
La pétition pour Mamie Nova qui défie Andros
La pétition en ligne,
lancée début juillet
par le délégué syndical
CFDT de l’usine Novandie (groupe Andros)
de Maromme, a dépassé
les 100.000 signatures.
Claire Garnier
— Correspondante à Rouen
103.311 signatures au compteur
lundi matin. La pétition en
ligne « Sauvez Mamie Nova à
Maromme » lancée début juillet par
Jean-Claude Amand, délégué syndical CFDT du site Novandie de
Maromme, fait un carton. « Elle
nous donne de l’énergie pour les
160 millions d’euros de pertes
depuis 2011.
Jean-Claude Amand, élu CFDT
depuis vingt-deux ans, a choisi de
personnaliser la pétition. « Je
m’appelle Jean-Claude, j’ai cinquante ans et je travaille depuis
trente ans comme conducteur de
ligne de suremballage chez Novandie,
Mamie Nova. […] D’après moi, cette
usine est victime du choix […]
d’Andros de refuser d’investir pour
maintenir l’outil industriel. […] »
« Mamie Nova aussi noble
que Bonne Maman »
Et le syndicaliste d’insister sur le fait
que Mamie Nova est « née ici » en
1973, et qu’elle est « aussi noble que
Bonne Maman », autre marque du
groupe Andros. « La pétition sur
Change.org a démarré doucement. Puis nous avons actionné nos
réseaux CFDT, au niveau régional
puis au niveau national. Ensuite
nous avons reçu le soutien des politiques. » Facebook et Twitter ont, en
parallèle, contribué à faire connaître la pétition. Et ce n’est pas fini.
« Nous allons ouvrir au grand public
la page Facebook jusqu’ici réservée
aux salariés », prévient Jean-Claude
Amand. Pour lui, « l’attachement
des Français à Mamie Nova » explique le succès de la pétition. Et les
commentaires vont bon train, se
réjouit-il, « y compris des appels à
boycotter les produits Andros, notre
actionnaire ».
Novandie prend la menace au
sérieux. « Attention à ne pas fragiliser la marque Mamie Nova ! confie
un dirigeant aux “Echos“. Nous
aussi, nous voulons sauver Mamie
Nova, mais pour cela, il faut restructurer l’entreprise. » n
Les marinières Le Minor montent en gamme
LA PME À SUIVRE
BRETAGNE
Effectif : 25 salariés
Chiffre d’affaires : 2,2 millions
Activité : prêt-à-porter
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Les marinières et pulls marins de la
marque Le Minor changent de
mains. La famille Grammatico, qui
était propriétaire de cette entreprise de confection depuis trois
décennies, vient de la céder aux
deux jeunes dirigeants Sylvain Flet
et Jérôme Permingeat. Déjà à la tête
de la marque Le Flageolet (Paris),
qui propose nœuds papillon,
chaussettes et ceintures, ils y ajoutent depuis quelques semaines les
vêtements d’inspiration marine
de Le Minor.
Ils ont découvert l’existence de
cette société installée en périphérie
de Lorient au début de l’année
quand ils cherchaient un façonnier
pour la fabrication… de bonnets.
Une nouveauté qui fait désormais
partie de leurs gammes.
Les deux dirigeants ont l’ambition de relancer Le Minor. Leur
objectif, d’ici trois ou quatre ans, est
de tripler, voire plus, son chiffre
d’affaires de 2,2 millions d’euros en
2017. Ils entendent maintenir les
ventes au Japon (70 % des activités)
tout en les élargissant à d’autres pays
d’Asie, mais aussi aux Etats-Unis.
6.000 mètres carrés de locaux
Vingt-cinq personnes travaillent dans l’entreprise bretonne,
qui dispose de 6.000 mètres carrés de locaux. De vastes espaces qui
permettent une logistique commune entre Le Flageolet et Le
Minor. En revanche, les fabrications restent distinctes. Le Minor
est spécialisé dans la maille, quand
Le Flageolet se concentre sur les tissus. Ses différents modèles sont
donc sous-traités chez des façonniers en France, principalement
situés dans la région de Roubaix.
« Nous allons rouvrir en novembre prochain la boutique Le Minor
située boulevard Saint-Germain à
Paris. Elle était fermée depuis
vingt ans », indique Jérôme Permingeat. Il espère rapidement créer un
réseau de boutiques pour y vendre
les différents modèles revus et corrigés. Aux marinières et pulls
marins, vont s’ajouter des cabans,
des pulls camionneurs… afin de
conquérir une nouvelle clientèle
friande de « prêt-à-porter de haut
de gamme ». Sachant que tous les
modèles sont produits en France,
où les coûts sont élevés, les deux
dirigeants de Le Minor tablent uniquement sur le premium. n
Depuis quelques mois, ils collaborent déjà sur plusieurs dossiers qui ont fait l’objet d’un
investissement conjoint de près
de 1,8 million d’euros. L’un de ces
projets, mené avec le CHU de
Nice, le CNRS et l’Inserm, vise à
développer un candidat chimique pour le traitement ciblé de
cancers agressifs, dont le mélanome. Le biologiste Stéphane
Rocchi et le chimiste Rachid
Benhida y travaillent depuis
plusieurs années. Partant de la
metformine, un antidiabétique
connu pour son action contre
certains cancers, ils ont synthétisé une molécule qui serait
2.000 fois plus active. Baptisée
« xcro15 », elle pousse au suicide
les cellules cancéreuses tout en
préservant les cellules saines.
Pour valider leurs résultats, protégés par un brevet partagé
entre les deux laboratoires
publics et l’université de Nice, la
SATT Sud-Est et le Cancéropôle
Paca se sont entendus pour
injecter une enveloppe de près
de 500.000 euros finançant la
prématuration du projet et les
premiers tests cliniques. n
IDU facilite la prise en
charge des urgences avec
ses tags autocollants
SDIS60
NORMANDIE
négociations à venir », sourit-il. Il a
adressé sa pétition au président du
groupe Andros, actionnaire de
Novandie, qui fabrique des yaourts
brassés Mamie Nova et sous marques de distributeur.
Confrontée à une baisse de consommation de yaourts en France et
à la perte d’un « client majeur » –
Système U –, la marque a décidé de
réduire la voilure de deux de ses
cinq sites, qu’elle estime « surcapacitaires et peu modernisables »,
Maromme, près de Rouen en SeineMaritime, et Savigné-l’Evêque, dans
la Sarthe. A Maromme, son projet
est de passer de 4 à 2 lignes de production et de supprimer 116 postes
sur 191. Novandie, qui réalise
550 millions d’euros de chiffre
d’affaires avec 1.200 salariés, a expliqué devant le comité central
d’entreprise avoir enregistré
500.000 euros
L’IDÉE
IDU
Date de création : 2016
Fondateurs : Mathieu Tarrade et Jean-Marc Sonolet
Effectif : 5 personnes
Secteur : e-santé
Guillaume Roussange
— Correspondant à Amiens
Les innovations utiles naissent
parfois des situations les plus
dramatiques. C’est à la suite de
l’accident d’un proche que
Mathieu Tarrade et Jean-Marc
Sonolet ont eu l’idée de créer en
2016, IDU, une plate-forme destinée à faciliter la prise en charge
d’un patient en cas d’accident. Le
principe de ce nouveau service
est simple : en amont, l’abonné
remplit un questionnaire mis au
point par des urgentistes et des
médecins spécialistes. Y figurent
des données essentielles,
comme les traitements et les
allergies, les antécédents médicaux ainsi que le contact des
proches. « Le système a reçu
l’aval de la CNIL et les données
sont stockées sur des serveurs
agréés par le ministère de la
Santé », souligne Mathieu Tarrade, codirigeant de la start-up.
Après son inscription, l’utilisateur reçoit par La Poste ses
IDUtags, des QR codes autocollants qu’il installe sur n’importe
quel support visible, par exemple un casque ou un téléphone
portable. En cas de prise en
charge, les secouristes pourront scanner ces supports pour
accéder au dossier du patient.
Le Ser vice départemental
d’incendie et de secours (SDIS)
de l’Oise, qui a participé au développement de ce système, a
équipé une centaine de ses véhicules de l’application. « Elle les
aide à remplir les fiches sur le
bilan d’intervention qui, souvent,
arrivent incomplètes à l’hôpital », souligne Mathieu Tarrade.
Déjà 6.000 utilisateurs
Accessible à partir de 2 euros par
mois pour les particuliers, le service IDU est aussi proposé sous
f o r m e d ’a b o n n e m e n t s d e
groupe aux organismes spécialisés dans la dépendance, ainsi
qu’aux entreprises. La start-up
compte déjà 6.000 utilisateurs,
dont, depuis la rentrée, tous les
salariés d’Enedis en Picardie.
Lauréat du prix de l’innovation
SFR Altice, le jeune entreprise
veut accélérer son développement grâce à une levée de fonds
en cours de finalisation. n
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Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
FINANCE
&MARCHES
LES TAUX ITALIENS
REPARTENT À LA HAUSSE
Les rendements des emprunts
d’Etat italien à 2 ans ont bondi
de 12 points de base, à 0,85 %,
jeudi après-midi. Le président
du Mouvement 5 étoiles, Luigi
Di Maio, a menacé de quitter le
gouvernement s’il n’obtient pas
satisfaction sur une hausse des
dépenses en 2019. Un éclatement
de la coalition créerait, de
nouveau, une longue période
d’instabilité politique en Italie.
les
indices
Les cyberattaques, nouveau risque
systémique bancaire
l Les banques vivent une révolution digitale qui peut
fragiliser leurs défenses face aux « hackers ».
l Une part non négligeable des inspections de la BCE
porte désormais sur la sécurité informatique.
BANQUE
Edouard Lederer
@EdouardLederer
et Thibaut Madelin
ThibautMadelin
Cet été, la l’établissement indien
Cosmos Bank a été victime d’une
attaque d’un nouveau genre : des
« hackers » ont installé un logiciel
malveillant sur son serveur de distributeurs de billets et sont parvenus à siphonner l’équivalent de
13,5 millions de dollars en deux
heures à peine. Le temps de lancer
plus de 14.000 opérations de
retraits frauduleux à des distributeurs répartis dans 28 pays différents. Au passage, les « hackers » se
sont servis frauduleusement du
système de transaction interbancaire Swift, révèle la plainte de
la banque, citée alors par l’agence
Reuters.
Nervosité des autorités
Aux yeux des gendarmes financiers,
les « hackers » pourraient représenter un danger aussi important pour
la stabilité financière que les « subprimes » il y a dix ans. Dans un système financier interconnecté, leurs
attaques représentent un risque systémique. La Banque centrale européenne (BCE) a récemment durci le
ton, au point que désormais une part
non négligeable de ses inspections
sur place – directement dans les sièges des banques – porte sur la sécurité informatique. Depuis août 2017,
les banques sont en outre tenues de
lui déclarer les incidents subis. Par
ailleurs, si elle soutient pleinement
les tests d’intrusion de hackers professionnels réalisés par les banques,
l’institution réfléchit à un contrôle
plus direct de ces « stress tests ». Une
piste en discussion serait qu’elle définisse le périmètre du test ou participe à la sélection du prestataire
chargé de mener l’attaque fictive.
L’autorité bancaire européenne
(EBA) a quant à elle mis en chantier
cette année des « lignes directrices »
qui donneront aussi le « la ».
Autre initiative, l’ACPR – l’Autorité française de contrôle des ban-
ques et des compagnies d’assurances – a publié un document de
réflexion qui liste précisément les
risques informatiques et doit servir
de base à la stratégie de défense de
banques. La nervosité des autorités
témoigne d’une menace accrue.
« Les attaques montent en intensité,
à l’image des intrusions vécues par
Swift. Jusqu’à il y a deux ans, personne, à part les Etats, n’avait connu
un tel niveau de sophistication dans
les attaques. Il peut s’agir de hackers
formés par un Etat qui ensuite se
reconvertissent dans un but crapuleux », prévient Yves Le Floch, directeur commercial de la cybersécurité pour Sogeti.
Potentiellement
plus vulnérables
A l’origine de cette mobilisation : les
banques vivent une transformation
digitale qui les rend potentiellement
plus vulnérables. « Chaque application bancaire, et même chaque version, peut devenir un point d’entrée
pour un hacker. De même, la mise en
commun des données de la banque ou
d’un nuage (“cloud”) présente également un risque d’intrusion. Ce risque
est renforcé par les attentes des clients
qui demandent des usages proches de
ce qu’offrent les GAFA », reprend
Yves Le Floch. Enfin, c’est bien sûr
l’interconnexion entre les acteurs
bancaires, ou via des plateformes de
compensation, qui rend une attaque risquée. Au point qu’en France
depuis 2015 certaines banques figurent au rang des « Opérateurs
d’importance vitale » (OIV) comme
l’énergie. Cela signifie qu’elles sont
tenues de dresser des défenses renforcées devant leurs systèmes les
plus critiques. Les banques ne rechignent pas. « Le secteur bancaire est
historiquement le plus mature en
cybersécurité. Les établissements y
mettent les moyens et ont aussi tendance à collaborer entre eux, et avec
les autorités dans un esprit de place :
ils progressent collectivement »,
remarque Yves Le Floch.
Il reste toutefois difficile de connaître le nombre d’incidents dont
elles sont victimes. Une banque
peut déceler plusieurs milliers de
simples « événements » par jour,
comme un client ayant renseigné
un mauvais mot de passe, jusqu’à
une attaque caractérisée. n
Le marché de la cyberassurance promis à une croissance rapide
Selon le réassureur Munich
Ré, le volume mondial
des primes de cyberassurance pourrait doubler
d’ici à 2020.
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
En pleine émergence, le marché
de la cyberassurance est promis à
une accélération imminente.
Encore très américain, il reste
d ’u n e t a i l l e r e l a t i ve m e n t
modeste, avec 3,5 à 4 milliards de
dollars (2,99 à 3,4 milliards
d’euros) de primes brutes émises
au niveau mondial en 2017, selon
des chiffres avancés ce mois-ci
par Munich Ré. D’après les projections du géant allemand de la
réassurance, il pourrait doubler
de taille d’ici à 2020, pour atteindre entre 8 et 9 milliards de
dollars. Et, en 2025, il devrait
s’élever à 20 milliards de dollars.
« La demande pour la prévention et l’assurance grandit au fur et
à mesure que les entreprises prennent conscience de leur exposition
et recherchent une protection contre les conséquences financières
des cyberrisques », expliquait
Munich Ré à l’occasion des Rendez-vous de septembre, le grand
raout annuel de la réassurance
qui se tient à Monte-Carlo. Son
concurrent, Hannover Re, faisait
lui aussi état d’une augmentation
de la demande pour de telles couvertures, « pas seulement de la
part de grands groupes, mais aussi
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
30/12/2017
Dernière VL
Date VL
Performance
Depuis le
30/12/2017
Performance
1 an
309,95
223,13
341,14
65,71
18/09/2018
19/09/2018
18/09/2018
18/09/2018
12,47
6,92
-6,18
-1,13
20,02
19,18
-3,56
-1,44
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
1 allée Louis Lichou - 29480 Le Relecq-Kerhuon
Service Relations Clientèle : N° Cristal 09.69.32.88.32 (appel non surtaxé)
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Aux yeux des gendarmes financiers, les « hackers » pourraient représenter un danger
aussi important pour la stabilité financière que les « subprimes » il y a dix ans. Photo Shutterstock
275,59
208,68
363,61
66,46
49,86
38,57
25,73
2,05
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
de la part de PME ». Les cyberattaques géantes de 2017 – WannaCr y, NotPet ya ou le piratage
informatique dont a été victime
l’agence américaine de notation
de crédits personnels Equifax –
ont marqué les esprits. Et elles
devraient se répéter. Dans une
étude publiée cette semaine par
le courtier en réassurance Willis
Re et réalisée auprès de
700 experts de 100 compagnies
d’assurances, 60 % s’attendent à
ce que de tels événements se produisent au moins une fois tous les
cinq ans.
Un risque en pleine
évolution
Les assureurs et les réassureurs
avancent toutefois avec prudence. Ils se retrouvent en effet
face à un risque à la fois nouveau
et en pleine évolution, ce qui rend
d’autant plus compliqué sa tarification. Mais, surtout, ils doivent
composer avec une exposition
bien plus grande que celle portée
dans les seuls contrats de cyberassurance.
Une attaque informatique peut
avo i r d e s r é p e r c u s s i o n s s u r
d’autres contrats d’assurance. Un
incendie provoqué par un courtcircuit suite à l’intrusion d’un hacker dans le système d’information
d’une entreprise sera ainsi indemnisé par le contrat d’assurance
dommages aux biens.
Ce « cyber silencieux » est considéré par les experts interrogés
par Willis Re comme « un risque
plus élevé que jamais ». n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
Tikehau s’offre Sofidy et franchit la barre
des 20 milliards d’actifs sous gestion
GESTION D’ACTIFS
Une acquisition à
220 millions d’euros.
Sofidy a été créé
en 1987 par le père
d’Antoine Flamarion,
cofondateur
de Tikehau.
Sophie Rolland
@Sorolland
Tikehau vient d’entrer en négociations exclusives pour acquérir 90 %
du capital de Sofidy, le premier
acteur indépendant sur le marché
des SCPI avec 4,8 milliards d’euros
sous gestion.
L’opération permettra à Tikehau de muscler son pôle immobilier, qui passera de 2,6 à 7,4 milliards d’euros. Le volume sous
gestion en immobilier sera alors
supérieur aux encours de dette
privée. L’activité historique de
Tikehau pesait 6,4 milliards au
30 juin. « Nous avions fait part de
notre souhait d’équilibrer notre
activité entre nos quatre lignes de
métier : la dette privée, le private
equity, l’immobilier et les actifs
liquides », déclare Mathieu Chabran, cofondateur de Tikehau
Capital.
d’intérêts, Tikehau joue la carte
de la transparence. Le prix
payé ? 220 millions pour 100 %
des titres. Soit 121 millions de
valeur d’entreprise, à laquelle
s’ajoutent 99 millions de trésorerie. « L’opération devrait se
faire en numéraire à hauteur de
90/95 %, le solde étant payé en
titres Tikehau », explique
Mathieu Chabran.
Progression des encours
Par ailleurs, les actifs sous gestion
du groupe augmentant de plus de
30 %, l’objectif des 20 milliards
d’euros d’encours d’ici à 2020 « sera
très largement anticipé puisque nous
visons désormais 21 milliards
d’euros à fin 2018 ».
L’acquisition de S ofidy est
également une histoire de transmission. Le spécialiste des SCPI
a été créé en 1987 par Christian
Flamarion, le père d’Antoine
Flamarion, cofondateur de Tikeh a u . E t a v a n t l ’o p é r a t i o n ,
Antoine Flamarion détenait une
participation de 5 % dans Sofidy,
ainsi que la nue-propriété des
actions de son père. Soucieux de
lever tout soupçon de conflit
L’opération permet
aussi à Tikehau
d’avoir accès
aux particuliers.
Ce dernier défend une opération « très rentable ». « La société
a été valorisée moins de sept fois
son Ebitda [20 millions d’euros,
NDLR]. Elle se serait probablement vendue bien au-delà de ce
multiple si elle avait été cédée à un
tiers non choisi via une procédure
classique d’enchères. » En 2017,
AG : sept groupes du CAC 40
contraints de recompter les votes
RÉGULATION
En dehors de Vinci,
six groupes ont publié
des résultats erronés
cette année.
Le décompte des votes
a rencontré un problème informatique
chez l’établissement
dépositaire.
Laurence Boisseau
@boisseaul
C’est par un communiqué envoyé
début août que Vinci a révélé
l’erreur. Les résultats des votes de
son assemblée générale (AG) du
18 avril étaient faux. La résolution numéro 12, qu’on croyait
adoptée à 50,37 % des voix, a en
réalité été rejetée de peu. Elle
portait sur un élément de rémunération d’Yves Thibault de Silguy, l’administrateur référent du
groupe. Vinci a expliqué qu’un
« dysfonctionnement » avait conduit à un mauvais calcul du quo-
rum : celui-ci étant de 57,59 % et
non pas de 59 %.
Vinci n’est pas un cas isolé. Mijuillet, AXA a aussi indiqué avoir
corrigé les données sur le quorum
et les résultats de vote de l’AG qui
s’est tenue le 25 avril. Fin juillet,
Danone a rectifié les mêmes données, précisant que les corrections
allaient de – 0,13 % à +0,17 %. Chez
Essilor, elles n’excèdent pas
0,968 %. Au total, ce sont pas moins
de sept groupes du CAC 40 – s’ajoutent aux quatre précédents, Kering,
PSA, Schneider Electric – qui ont été
frappés par ce problème informatique, qui a duré plus d’une semaine.
A part chez Vinci, les corrections
ont été mineures et se sont avérées
sans impact sur le sens des votes.
Des corrections mineures
Po u r t o u s c e s g r o u p e s , c’e s t
BNP Paribas Securities Services
(BPSS) qui agissait en tant que dépositaire des titres et qui reconnaît
avoir été confronté à un problème
informatique. Le dépositaire est
l’établissement financier qui atteste
des titres détenus par les actionnaires. Il reçoit les bulletins de vote qui
lui ont été adressés soit directement
par le client, par courriel ou par
courrier, soit par les plates-formes
de « proxy collectors », comme celles d’ISS (Institutional Shareholders
Services) ou de Broadridge. Le
dépositaire les envoie ensuite par
courriel au centralisateur ou les
enregistre dans la plate-forme
Votaccess, s’il y est connecté.
Des instructions
de vote qui auraient
dû être envoyées
ne sont pas parties
chez l’établissement
centralisateur.
D’autres sont parties
alors qu’elles
ne le devaient pas.
Concrètement, des instructions de vote qui auraient dû être
envoyées ne sont pas parties chez
l’établissement centralisateur
(chargé de recueillir, de gérer et
de faire le décompte des votes),
tandis que d’autres sont parties
alors qu’elles ne le devaient pas.
Les erreurs ont été signalées par
une banque centralisatrice, mais
en interne, chez BPSS, les opérateurs s’en étaient déjà aperçus et
recommençaient à compter les
votes.
« Ces cas précis montrent qu’il
existe des contrôles des droits de vote
et que ces derniers ont plutôt bien
fonctionné. Il y a des contrôles de
cohérence à tous les étages. Même les
émetteurs comparent les votes d’une
année sur l’autre pour repérer tout
écart et vérifier qu’il n’y a pas eu
d’erreur », explique un expert.
Ces dysfonctionnements, même
s’ils ont été détectés, donnent des
arguments aux actionnaires qui
pointent du doigt l’opacité des systèmes de vote et qui réclament plus de
transparence. L’Autorité des marchés financiers, qui avait déjà émis
quelques recommandations en
2017 pour améliorer le fonctionnement des assemblées, devrait se
pencher, à nouveau, rapidement
sur le sujet. Un groupe de travail lui
a fait cet été des propositions. Le
régulateur devrait dire d’ici peu s’il
adopte ces nouvelles recommandations, ou non. n
Sofidy a dégagé environ
100 points de base de revenus
nets sur ses actifs sous gestion et
une marge opérationnelle d’environ 40 %. « Cette acquisition nous
permet de doubler le résultat
d’exploitation de nos activités de
gestion et d’avoir des actifs qui
génèrent plus de commissions. »
Autre intérêt de l’opération :
p ermettre à Tikehau d’avoir
accès aux particuliers. « Jusque-là, nous ne travaillions pas
beaucoup avec les conseillers en
gestion de patrimoine. Nous envisageons de développer plusieurs
types de produits à base d’actifs
alternatifs comme la dette privée
ou le “private equity” pour une
clientèle de particuliers. »
4
À NOTER
Les actifs sous gestion
de Tikehau ont augmenté
de 7 % au premier semestre
et ressortent à 14,8 milliards
d’euros au 30 juin 2018.
AVIS FINANCIERS
BNP PARIBAS ASSET
MANAGEMENT
Luxembourg
Société anonyme, ci-après la « Société de gestion »
Siège social : 10, rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg
Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n° B 27605
Pour le compte du BNP PARIBAS Islamic Fund,
un Fonds commun constitué en vertu du droit du Grand-duché de Luxembourg
AVIS AUX PORTEURS DE PARTS
Chers Porteurs de parts,
Nous vous adressons la présente afin de vous informer des modifications suivantes qui seront intégrées dans
la prochaine version du prospectus datée d'octobre 2018. Ces modifications entreront en vigueur le
22 octobre 2018.
MODIFICATIONS APPLICABLES AU FONDS (LIVRE I)
Comité de surveillance de la Charia (ci-après le « CSC ») :
Conformité avec la Charia :
En ce concerne la conformité du Fonds avec les principes de la Charia, les Porteurs de parts sont informés par
l'ajout d'un avis de non-responsabilité dans les Documents relatifs au Fonds, que « le Comité de surveillance de
la Charia a décidé que le Prospectus et les Règles de gestion y afférentes (ci-après les « Documents relatifs
au Fonds ») sont, de l'avis dudit Comité, conformes à la Charia.
Toutefois, rien ne garantit que les Documents relatifs au Fonds ou que les investissements et négociations
connexes d'un quelconque actif du Fonds seront considérés comme conformes à la Charia par tout autre Comité
de surveillance de la Charia ou par d'autres spécialistes de la Charia. Le Comité de surveillance de la Charia, la
Société de gestion et/ou le Gestionnaire d'investissement par délégation ne font aucune déclaration concernant
l'éventualité de divergences d'opinions en matière de conformité avec la Charia.
Dans la mesure prévue par la loi, chacun des Porteurs de part, la Société de gestion et le Gestionnaire
d'investissement par délégation conviennent qu'ils ont accepté la nature conforme à la Charia des Documents
relatifs au Fonds auxquels il/elle est partie et approuvent également les points suivants :
a) Il/Elle ne s'est pas appuyé(e) sur une quelconque déclaration effectuée par le Comité de surveillance de la
Charia en matière de conformité avec la Charia des Documents relatifs au Fonds ;
b) Il/Elle a passé en revue les Documents relatifs au Fonds du point de vue la conformité avec la Charia, a
procédé à ses propres vérifications et est pleinement satisfait(e) de la conformité des Documents relatifs au
Fond avec les principes de la Charia.
c) Il/Elle confirme qu'il/elle n'a aucune objection à formuler, et qu'il/elle ne formulera aucune objection en ce
qui concerne la conformité avec la Charia à l'égard des ou relativement aux dispositions de tout Document
relatif au Fonds ;
d) Il/Elle ne prendra aucune mesure et n'intentera aucune action en justice devant un quelconque tribunal afin
de remettre en cause la conformité avec les principes de la Charia des Documents relatifs au Fond auxquels
il/elle est une partie ; et
e) Dans la mesure prévue par la loi, aucune des obligations en vertu des Documents relatifs au Fond auxquels
il/elle est une partie ne sera, d'une quelconque façon, diminuée, abrogée, modifiée, invalidée ou encore
affectée défavorablement par toute découverte, déclaration, annonce, ordonnance ou décision prise par une
cour ou un tribunal, quel(le) qu'il/elle soit, ou par un autre organe compétent stipulant que les Documents
relatifs au Fonds auxquels il/elle est une partie ne sont pas conformes aux principes de la Charia ».
Révisions périodiques des compartiments par le CSC
La fréquence des révisions de conformité effectuées par le CSC est désormais spécifiée dans les Documents
relatifs au Fonds pour chaque compartiment :
Une nouvelle génération prend
les rênes d’Activa Capital
Un audit du compartiment Equity Optimiser est réalisé trimestriellement pour vérifier que son niveau de revenu
impur est ou a été évalué conformément aux principes de la Charia.
Un audit compartiment Hilal Income est réalisé annuellement pour vérifier que son objectif d'investissement, ses
critères, sa stratégie, ses performances et son niveau de revenu impur se conforment aux principes de la Charia.
Les spécifications présentées dans cette section (Livre I) ne modifient ni le profil de risque des compartiments
ni leur politique d'investissement.
MODIFICATIONS PORTANT SUR LES COMPARTIMENTS (LIVRE II)
Equity Optimiser :
FONDS
Le fondateur, Charles
Diehl, cède les rênes
du fonds d’investissement dans les PME
françaises à Alexandre
Masson et Christophe
Parier.
Anne Drif
@Anndrif
Changement d’ère chez Activa Capital, le plus international des fonds
d’investissement dans les PME françaises. Charles Diehl, le cofondateur
de la société de gestion, cède les commandes. Il prend le rôle de « chairman » au sein du fonds soutenu à
plus de 80 % par des investisseurs
étrangers et confie la direction à
Christophe Parier et Alexandre
Masson. Son frère, Michael Diehl,
ainsi que Philippe Latorre, qui
avaient lancé l’aventure Activa à ses
côtés il y a dix-sept ans, prennent eux
aussi à cette occasion un rôle de
« senior advisor » et cèdent leurs
parts aux nouveaux dirigeants. Les
deux financiers de 45 et 39 ans
auront à charge de préparer, dès le
milieu de l’an prochain, la prochaine
levée d’Activa Capital. Un test pour la
nouvelle équipe censé valider l’appétit des investisseurs pour le changement de cap amorcé en 2014.
Il y a quatre ans, Activa Capital
avait dû limiter la levée de son troisième fonds à 206 millions d’euros,
en raison du contexte politique peu
favorable aux investisseurs étrangers. L’équipe a alors changé de
stratégie, abandonnant les transac-
tions dites de « seconde main » réalisées auprès d’autres fonds.
« Il nous a semblé pertinent de
recentrer nos investissements sur
l’accompagnement des entrepreneurs
dès le début de leur croissance et de
leur volonté d’expansion à l’international », expliquent Christophe
Parier et Alexandre Masson. Une
nouvelle direction qui n’est pas allée
de soi, les opérations « primaires »
étant plus complexes. Depuis, Activa
a réalisé sept investissements. Exemple : Mecadaq, un fabricant de pièces
mécaniques de précision pour les
acteurs de l’aéronautique, comme
Boeing. La société a triplé son chiffre
d’affaires, à 60 millions d’euros, et
réalisé trois acquisitions, dont une
aux Etats-Unis. D’ici à la levée du
nouveau millésime, qui doit dépasser le précédent, Activa Capital
devrait aussi avoir apuré un autre
dossier, Sport 2000. Depuis cet été, le
fonds dénonce la rupture d’un
accord signé sur le rachat de sa participation par la coopérative au côté de
laquelle il a co-investi il y a maintenant dix ans. n
« Il nous a semblé
pertinent de
recentrer nos
investissements sur
l’accompagnement
des entrepreneurs
dès le début de leur
croissance. »
CHRISTOPHE PARIER,
ALEXANDRE MASSON
Directeur d’Activa Capital
Il est en outre précisé que la structure des instruments dérivés ainsi que la documentation afférente sont
conformes aux principes de la Charia.
Hilal Income :
Il est en outre précisé que tout investissement dans un quelconque Sukuk sera communiqué au Comité de
surveillance de la Charia, y compris les pays du Conseil de coopération du Golfe tels que définis dans le Prospectus.
Ces précisions ne modifient pas le profil de risque des compartiments et du Fonds.
INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES
D’autres modifications d’ordre rédactionnel ont été apportées afin d’actualiser et d’améliorer la formulation
générale du Prospectus ou pour être conformes aux nouvelles lois et réglementations.
Les termes et expressions non définis dans le présent avis ont la même signification que dans le Prospectus
du Fonds.
Il est recommandé aux Porteurs de parts qui détiennent leurs parts par le biais d’une chambre de compensation
de se renseigner sur les dispositions spécifiques s’appliquant aux souscriptions, rachats et conversions
effectués via ce type d’intermédiaire.
Veuillez noter qu’à l’avenir, à l’exception des publications de journaux imposées par la Loi, le média officiel
pour obtenir tout avis adressé aux Porteurs de parts sera notre site Internet www.bnpparibas-am.com.
VOS OPTIONS
1. Si ces modifications vous conviennent, aucune démarche de votre part n’est nécessaire.
2. Les Actionnaires n’approuvant pas ces modifications, peuvent demander le rachat sans frais de leurs
parts jusqu’au 19 octobre 2018.
3. En cas de question, veuillez contacter notre Service Clientèle (+ 352 26 46 31 21 /AMLU.ClientService@
bnpparibas.com).
Bien à vous,
Luxembourg, le 21 septembre 2018
Le Conseil d’administration
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
34 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Ukraine-Russie : le procès qui
peut secouer le monde de la dette
lement dans des contrats bilatéraux. En février 2014, après de violentes manifestations, le président
ukrainien est chassé du pouvoir.
Quelques semaines plus tard, les
Russes annexent la Crimée. Un conflit éclate.
OBLIGATIONS
Un procès devrait
avoir lieu pour déterminer si Kiev doit
rembourser la dette
contractée auprès de
Moscou fin 2013, avant
le déclenchement
des hostilités
entre les deux pays.
DEVISE
Faute de mesures
concrètes pour
soutenir le secteur
bancaire, la livre
turque est repartie
à la baisse.
Moscou refuse
la restructuration
Isabelle Couet
@icouet
C’est peut-être le début d’une bataille
juridique qui fera date dans l’histoire de la dette souveraine. La cour
d’appel britannique a décidé que le
contentieux qui oppose Kiev et Moscou au sujet d’une dette obligataire
contractée avant l’annexion de la
Crimée par les Russes méritait un
procès en bonne et due forme. Cette
décision infirme le jugement rendu
par le magistrat William Blair, frère
de l’ancien Premier ministre, pour
qui l’affaire relevait du droit international, même si le contrat de dette
est soumis au droit anglais.
Le procès, qui pourrait débuter
l’an prochain, aura un énorme
retentissement. Il met face-à-face
deux Etats ennemis et pose la question de l’existence d’une forme de
« dette odieuse », un concept souvent brandi par les ONG qui réclament des annulations de dette, mais
qui jusqu’ici n’avait pas de fondement légal. Toute l’histoire des rela-
Le gouvernement
turc peine à rassurer
les marchés
L’objectif de l’Ukraine est de faire reconnaître que la vente
d’obligations au gouvernement russe en 2013 a été réalisée
sous la « contrainte ». Photo Shutterstock
tions entre l’Ukraine et la Russie ces
dernières années sera passée au crible. Un examen scrupuleux qui
pourrait embarrasser le Kremlin.
Les juges devront remonter à
l’année 2013. Viktor Ianoukovitch
est alors président de l’Ukraine. Ce
pro-russe négocie un prêt avec
Moscou : la Russie achète des obligations émises par Kiev, pour un
montant de 3 milliards de dollars.
Une opération inhabituelle entre
deux Etats, qui s’engagent habituel-
3
MILLIARDS DE DOLLARS
C’est le montant des obligations
ukrainiennes achetées par
la Russie en 2013. C’est l’ancien
président pro russe, Viktor
Ianoukovitch, qui en avaient
négocié le montant avec
Moscou.
L’Ukraine plonge alors dans une
grave crise financière et doit faire
appel au Fonds monétaire international (FMI). En 2015, une restructuration de la dette ukrainienne
s’impose. Les grands détenteurs de
titres obligataires, tels que le fonds
spécialisé dans les marchés émergents Franklin Templeton, acceptent une décote de 20 %. Moscou
fait alors valoir qu’il est un créancier
officiel et refuse de participer à
l’opération. Le 20 décembre, Kiev
réplique : l’Ukraine choisit de ne
pas rembourser les Russes. Le conflit diplomatique se déplace devant
les tribunaux.
L’objectif de l’Ukraine est de faire
reconnaître que la vente d’obligations au gouvernement russe en
2013 a été réalisée sous la « contrainte ». Ce terme répond à une
notion bien précise en droit anglais.
Il se rapproche de l’idée de « dette
odieuse », qui se définit comme une
dette contractée par un régime contre son peuple et avec la complicité
du créancier. Si le procès a lieu – la
Russie a indiqué qu’elle ferait appel
de la nouvelle décision – il créera un
précédent et pourrait être un jour
utilisé dans le cas du Venezuela,
relève le « Financial Times ». n
Etienne Goetz
@etiennegoetz
Tout avait pourtant bien commencé. En présentant des prévisions de croissance et de
d’inflation plus réalistes, tout
en annonçant une baisse des
dépenses publiques, le gouvernement turc a regagné en crédibilité aux yeux des investisseurs. La livre turque reprenait
du terrain face au dollar pendant que le ministre des Finances Berat Albayrak faisait la
présentation, jeudi matin, du
plan baptisé « rééquilibrage,
discipline et transformation »,
visant à enrayer la crise monétaire qui frappe le pays depuis
cet été.
Prêts en dollars
Les marchés sont cependant
restés sur leur faim, faute de
mesures concrètes pour aider
les banques. La devise a fait du
yo-yo avant de se stabiliser en fin
d ’a p r è s - m i d i a u t o u r d e
6,25 livres pour un dollar. A la
Bourse d’Istanbul, les valeurs
bancaires ont nettement reculé.
ventes aux enchères publiques //
Les investisseurs ont sanctionné le manque de détails sur
un plan d’aide aux établissements bancaires qui se préparent à une vague de défauts.
Avec le plongeon de la livre turque – de 40 % depuis le début de
l’année – il est de plus en plus
difficile pour les emprunteurs
turcs de rembourser leurs prêts
libellés en euros ou en dollars.
« Il est urgent que les autorités
se montrent ouvertes au problème, et aident les banques à
nettoyer leur bilan grâce à des
solutions innovantes comme
une bad bank », explique Timothy Ash de BlueBay Asset
Management, cité par Bloomberg.
Révision à la baisse
de la croissance
Le ministre des Finances et gendre du président turc Recep
Tayyip Erdogan a révisé à la
baisse ses prévisions de croissance. Elle s’élèvera à 3,8 % cette
année et de 2,3 % en 2019, contre 5,5 % initialement prévus
pour les deux années. Le gouvernement anticipe par ailleurs
une inflation de 20,18 % en 2018,
du jamais-vu depuis la prise de
pouvoir du président en 2003.
Ces annonces interviennent
une semaine après un tour de
vis monétaire opéré par la Banque centrale turque, qui a augmenté son principal taux directeur de 625 points de base à
24 % en dépit des objections de
Recep Tayyip Erdogan. n
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Le montant de l’enchère minimum est fixé à 200 € (deux cents euros)
S’adresser - A Me Pierre LOMBARD, membre du cabinet GESICA ST-QUENTIN
– DONNETTE LOMBARD, 1 rue du Chevalier de la Barre (02) ST QUENTIN,
Tél. 03.23.67.53.50, dépositaire d’une copie du cahier des conditions de vente
- A Me Nicolas TAVIEAUX MORO, avocat, SELARL TAVIEAUX MORO - de LA
SELLE, 6 rue de Madrid (75008) PARIS, Tél. 01.47.20.17.48 - Au greffe du juge de
l’exécution du TGI de ST QUENTIN, où le cahier des conditions de vente est déposé
- Sur les lieux pour visiter les : mardi 2 octobre 2018 de 9h à 10h et jeudi 11 octobre
2018 de 14h30 à 15h30
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 119081 )
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S’adresser : - A Maître Sophie MESSAGER, avocat, 17 rue Edgar Quinet
(93360) NEUILLY PLAISANCE, Tél. 01.43.08.63.60, dépositaire d’une copie
du CCV - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est
déposé - Sur les lieux pour visiter, le mercredi 17 octobre 2018 de 14h30 à 15h
Au 4ème étage, Escalier 4, porte D, comprenant : entrée, cuisine, SdB, WC, 3 chambres,
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S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée Michelet
(93) LES PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une copie du
CCV - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé
- Sur les lieux pour visiter, le lundi 22 octobre 2018 de 11h30 à 12h30
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Bât C, au 8ème étage, escalier C2, porte gauche comprenant : séjour, cuisine, chambre, SdB et WC
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S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée Michelet
(93) LES PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une copie du
CCV - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé
- Sur les lieux pour visiter, le : lundi 22 octobre 2018 de 8h30 à 9h
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(93360) NEUILLY PLAISANCE, Tél. 01.43.08.63.60, dépositaire d’une copie
du CCV - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est
déposé - Sur les lieux pour visiter, le jeudi 25 octobre 2018 de 14h30 à 15h
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vente - Au greffe du juge de l’exécution du TGI de CRETEIL, où le cahier des conditions de
vente est déposé les lundi & mardi - Sur les lieux pour visiter où une visite sera organisée
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- Sur les lieux pour visiter, le : vendredi 19 octobre 2018 de 14h. à 15h
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S’adresser - A Maître Jean-Claude GUIBERE, avocat, 34 rue de Bourgogne (93)
BOBIGNY, Tél. 01.48.969.969, dépositaire d’une copie du C CV
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- Sur les lieux pour visiter, le : mercredi 24 octobre 2018 de 14h30 à 15h
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FINANCE & MARCHES // 35
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
Les valeurs cannabis
font planer les spéculateurs
l Tilray, l’un des pionniers du cannabis thérapeutique, a vu son cours être
multiplié par plus de 10, depuis son introduction en Bourse en… juillet dernier.
l Les investisseurs parient sur le développement du marché légal aux Etats-Unis.
MATIÈRES
PREMIÈRES
qui a réalisé sa meilleure séance
depuis le 22 juin. L’indice CAC
40 a terminé en progression de
1,07 %, ce qui lui a permis de terminer au-dessus des 5.400
points, à 5.451,59 points. Il est au
plus haut depuis le 30 août.
Cette belle progression s’est
accompagnée d’une augmentation des volumes – 4,7 milliards
d’euros échangés – le signe d’un
soulagement des investisseurs
face à l’apaisement des tensions
commerciales entre les Etats-
trie pharmaceutique. « Si vous êtes
un investisseur dans une compagnie
pharmaceutique ou que vous êtes une
compagnie pharmaceutique, il vaudrait mieux vous protéger contre le
risque d’une substitution par le cannabis », a averti Brendan Kennedy.
Une menace qui fait mouche dans
un pays où la dépendance aux opioïdes fait des ravages. Ensuite, il a
estimé que les géants des boissons et
de l’alcool auraient « tout intérêt » à
entrer dans le secteur, à l’image de
Constellation Brands (la bière
Corona) qui a annoncé son intention
d’investir 3,8 milliards pour prendre
38 % de Canopy Growth.
Bulle de la fumette
Car le marché est promis à une forte
croissance. Le marché du cannabis
légal (beaucoup plus petit que le
marché illicite) est estimé à 12,8 milliards de dollars et selon une étude
d’Arcview Market Research, il pourrait atteindre 32 milliards en 2022.
Eight Capital évoque même un
potentiel de 63 milliards rien que
pour les Etats-Unis pour un marché
complètement mature, c’est-à-dire
ouvert aussi aux usages récréatifs.
L’industrie va jusqu’à parier sur un
marché mondial de 150 milliards.
Mais la flambée n’est pas sans rap-
peler la folie des technologies en
1999 ou la bitcoin mania de 2017. La
valorisation du canadien Aurora
Cannabis dépasse les 10 milliards,
celle de Canopy Growth les 14 milliards, alors que Tilray a franchi la
barre des 20 milliards de dollars, soit
presque autant que Twitter, CBS et
plus qu’American Airlines ou le
groupe pharmaceutique Mylan…
Ahurissant pour une entreprise
dont le chiffre d’affaires a atteint
9,7 millions de dollars au deuxième
trimestre !
La descente pourrait être difficile
pour les actionnaires des actions
Marijuana, alors que la volatilité est
phénoménale. De nombreux investisseurs spéculent sur une chute du
secteur. Les positions des « short
sellers « (vendeurs à découvert)
représentent 34 % du flottant de
Tilray. Parmi eux, le célèbre cabinet Citron Research, connu pour ses
attaques contre Netflix, Valeant ou
Tesla, s’est emporté dans un tweet,
estimant que la hausse étant purement technique, en raison de l’étroitesse du flottant (seulement 13 % du
capital) ». « Oui, nous sommes vendeurs à découvert et nous allons
maintenir une position gérable jusqu’à ce que la rationalité l’emporte. »
Mais avec ces « marijuanas stocks »,
Comment Peter Thiel a parié sur le chanvre
Le fondateur de PayPal
est l’un des actionnaires
de Tilray, producteur qui
vaut 21 milliards de dollars
en Bourse.
L’homme a du flair. Cofondateur de
PayPal, Peter Thiel avait été le premier investisseur externe à mettre
un billet sur Facebook, via un investissement de 500.000 dollars en
2004. Depuis, sa fortune a atteint
3,3 milliards de dollars à fin août,
selon Bloomberg, et elle pourrait
bien faire un bond après son investissement précoce (fin 2014) dans
le producteur canadien de cannabis à usage thérapeutique Tilray.
Il fait en effet partie des principaux investisseurs de Privateer Holdings, qui détient 76 % de Tilray, une
participation valorisée à 15 milliards
de dollars. Il détient aussi des parts
dans un fabricant de tisanes et de
cupcakes au cannabis (Goodship) et
dans une marque d’accessoires et de
soins de beauté au nom évocateur
de Marley Natural. Ce qui fait de Privateer le principal fonds investi aux
Etats-Unis dans le cannabis.
Le Founders Fund de Peter Thiel
a participé à une levée de fonds de
75 millions de dollars, ce qui valorisait la société à 400 millions de dollars. Il est alors le premier capital-
La Bourse de
Paris repasse
la barre des
5.400 points
Troisième séance de hausse
•d’affilée
pour la Bourse de Paris
Pierrick Fay
@pierrickfay
Wall Street serait-il en train de succomber aux paradis artificiels ? Le
Canadien Tilray a bondit de 96 % en
trois jours, avant de subir des prises
de bénéfices jeudi. Depuis son
entrée en Bourse le 18 juillet, le titre a
bondi de près de 1.000 %. Aucune
grande valeur américaine n’a connu
une telle progression après son IPO
depuis dix ans, hormis… Tesla. Mais
celle-ci avait mis huit ans pour afficher un tel parcours. La séance de
mercredi a d’ailleurs été lunaire.
L’action a gagné en séance jusqu’à
94 %, à 300 dollars, avant de voir son
cours chuter à 223 dollars en dix
minutes. La cotation avait été interrompue à cinq reprises.
Les investisseurs se ruent aussi
sur les autres valeurs du secteur, via
notamment le principal ETF (fonds
indiciel coté), le ETFMG Alternative
Harvest, qui gère 560 millions de
dollars d’actifs. L’ETF – connu sous
le ticker Bloomberg MJ (diminutif
de la marijuana) – a bondi de 42 %
depuis qu’il a changé d’orientation
en décembre dernier… Auparavant
il était investi sur l’immobilier en
Amérique latine. Mais la star du secteur s’appelle Leviathan Cannabis.
L’action du petit groupe canadien
(108 millions de dollars de capitalisation) a bondi de 13.900 % sur un an
à la Bourse de Toronto.
Depuis quelques semaines, le secteur bénéficie d’un flot de bonnes
nouvelles. Mardi, Tilray a ainsi
annoncé qu’il avait reçu l’approbation du gouvernement américain
pour importer du cannabis pour un
essai clinique avec l’université de
Californie. Cela a été perçu par le
marché comme un « nouveau
domino en vue d’une légalisation
future aux Etats-Unis », selon un
analyste de Cowen. Mercredi,
l’interview du PDG de Tilray sur
CNBC a décuplé les effets euphorisants. D’abord en agitant les promesses du cannabis face à l’indus-
LA SÉANCE DU 20 SEPTEMBRE 2018
dent de Tilray, fait partie des fondateurs de Privateer, aux côtés de
Michael Blue et de Christian Groh,
rencontrés sur les bancs d’un MBA
à Yale et au sein d’une filiale d’une
banque de la Silicon Valley. Leur
part est estimée par Bloomberg à
7,2 milliards de dollars (sur la base
des cours de mercredi). Ils avaient
investi dans Tilray dès 2010.
100 milliards
Peter Thiel. Photo A. White/RÉA
risqueur à investir sur le marché
légal du cannabis. « Forbes » rapporte les propos d’un de ses associés
selon lequel les vérifications avant
de procéder à l’investissement
auraient duré dix-huit mois, autant
que pour l’investissement réalisé
par Thiel dans SpaceX, la société
spatiale d’Elon Musk. Il parie alors
sur un développement similaire à
celui de l’alcool depuis la fin de la
prohibition. Mais Peter Thiel n’est
pas le seul à profiter de l’engouement spéculatif pour ces valeurs
« vertes ». Brendan Kennedy, prési-
Brendan Kennedy ne manque pas
d’ambition pour sa société et a participé dans sa communication à la
flambée de l’action Tilray. Lors
d’une interview, il a explicité « sa
vision à long terme : n’importe quel
malade qui rentrerait dans une pharmacie dans le monde – dans un pays
où le cannabis est légal – devrait pouvoir obtenir un produit Tilray ». De
fait, le groupe canadien se compare
plus à l’industrie pharmaceutique
qu’à un coffee shop d’Amsterdam.
Dans une autre rencontre médiatique, il a aussi estimé que sa société
vaudra un jour 100 milliards de dollars, avant de clamer haut et fort, en
référence à des discussions régulières avec des industriels, « je ne veux
pas être racheté par AB InBev ou Diageo, je veux être ce genre de compagnie ». Il lui reste encore un peu de
chemin à parcourir. — P. F.
la fumée pourrait mettre du temps à
se dissiper. Et plus le temps passe et
plus cela leur coûte cher. Selon S3
Partners, le coût de la position vendeuse a crû de 370 % ces derniers
jours.
À NOTER
Le cannabis demeure illégal,
selon les lois fédérales
américaines, mais une poignée
d’Etats comme la Californie
ont légalisé son usage récréatif
pour les adultes.
(
Lire « Crible »
Page 42
Unis et la Chine. Francfort de
son côté a gagné 0,88 % et Londres 0,49 %. Les Bourses européennes ont aussi profité de la
bonne tenue de Wall Street, qui
a engrangé de nouveaux
records historiques jeudi.
Du côté des valeurs, STMicroelectronics s’est adjugé
3,41 % et Saint-Gobain 3,06 %.
Valeo a pris 3,31 % sur le CAC 40
alors que sur le SBF 120 Faurecia
a bondi de 3,88 % et Plastic
Omnium de 2,75 %. Kepler
Cheuvreux a en effet relevé sa
recommandation sur le secteur
automobile, à « neutre », contre »
sous-pondérer » depuis juin. Il est
notamment à l’achat sur Continental, Michelin, Renault et
Volkswagen. En revanche, il n’y a
eu que 7 baisses sur le CAC 40
dont Carrefour (–0,86 %), Publicis (–0,63 %) et Sanofi (–0,60 %).
en bref
Société Générale : Jérôme Kerviel
échoue à obtenir un nouveau procès
BANQUE Jérôme Kerviel n’aura pas droit à un nouveau procès
pénal. Après dix ans de guérilla judiciaire entre l’ex-trader et la
Société Générale, la commission d’instruction de la Cour de
révision « a décidé qu’il n’y avait aucun élément nouveau et que la
requête qui avait été déposée était irrecevable », a déclaré à la
presse Me Jean Veil, avocat de Société Générale. Condamné à
trois ans de prison ferme pour avoir fait perdre 4,9 milliards
d’euros à son ancienne banque en 2008, l’ex-trader de 41 ans a
fait savoir qu’il ne comptait pas en rester là.
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36 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
euronext
séAncE du 20 - 09 - 2018
CaC 40 : 5451,59 (1,07 %) neXt 20 : 12322,91 (0,26 %)
CaC larGe 60 : 6064,24 (0,98 %)
CaC all-tradaBle : 4289,86 (0,89 %)
Date De ProroGation : 25 sePtemBre
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
17/05/18 0,09
a
31/05/18 1,7
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/18 3,02
a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
02/05/18 1,7
a
fr0000125338
carreFour (ca) R
04/06/18 1,7
a
fr0000120172
21/06/18 0,46
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
22/05/18 0,63
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
04/05/18 1,9
a
fr0010208488
11/10/17 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
26/04/18 1,53
Hermes intl (rms) R
a
fr0000052292
KerinG (Ker) R
07/06/18 7,6
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
14/05/18 4
a
fr0000121014
leGranD (lr) R
17/04/18 3,4
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
01/06/18 1,26
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
22/05/18 3,55
ouv
vol.
nb titres
42,84
680835
290.205.703
107,9
911714
428.275.106
106,4
1186046
776.295.452
26,8
8877892
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105,95
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106.884.219
22,79
8733952
2.423.390.176
53,09
8393632
1.249.798.561
36,35
899510
366.377.026
109
467030
168.817.033
16,78
3666311
789.252.839
12,69
11559328
2.866.437.156
64,36
2196080
685.055.200
12,2
6212161
2.435.285.011
122,2
479816
219.137.552
547
69192
105.569.412
444,7
317551
126.279.322
291,25
695066
505.028.689
63,42
581554
266.805.751
200,2
576543
560.082.187
104,6
1006023
178.978.841
clot
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+ bas
42,92
43,17
42,77
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107,75
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23,19
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54,4
53,08
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37,22
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108,3
109,55
108,2
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16,98
16,65
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64,36
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12,43
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122,7
121,5
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550,8
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450,5
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296
297,1
289,7
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63,72
63,3
202,4
202,4
199,15
106,7
107,2
104,6
% Veil
% mois
% 52 s.
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- 0,79
+ 4,91
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+ 1,28
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+ 13,52
+ 1,96
- 1,48
- 11,96
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 0,19
48,95
41,3
2,45
+ 3,47
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97,12
2,44
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3,4
111,16
31,36
81,33
1,41
+ 0,94
30,765
24,05
- 12,53
130,55
96,7
1,6
- 6,95
27,69
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- 12,76
68,66
50,06
5,56
- 14,98
45,98
35
4,62
+ 9,52
119,8
97,38
1,57
- 7,54
19,73
12,955 2,76
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15,54
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71,78
62,24
2,88
- 13,46
1,21
14,815 10,29
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+ 6,18
127,6
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522,4
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+ 20,62
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1,15
- 0,95
67,44
60,42
1,98
+ 9,43
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170,3
1,75
- 10,75
130,85
98,04
3,33
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ost
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a
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a
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fr0000121972
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a
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vol.
nb titres
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srD
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+ haut
+ bas
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121,25
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70,22
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177,56
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40,97
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82,42
80,88
21,85
22,03
21,84
% Veil
% mois
% 52 s.
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- 3,91
- 3,19
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+ 29,98
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+ 1
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- 0,09
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% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 5,8
15,235
13,315
2,2
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120,05
0,75
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100,8
69,75
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+ 3,92
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3,15
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47,505
34,815
5,81
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2,95
+ 1,34
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+ 2,71
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- 34,85
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35,06
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- 18,5
22,29
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88,8
77,56
2,15
- 2,54
24,87
20,26
2,06
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
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clot
% Veil % an
bpa
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4,052
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24/07/18 0,2 58.512.053
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fr0012333284
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c 0,6
0,618
7752
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c 6,3
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6,3
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
6,08
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B 16,72
16,58
16266
16,76
fr0011184241
6.916.753
16,4
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a 183,5
183,4
57940
184,9
fr0010340141
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182,6
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a 9,018
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9,082
fr0000031122
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8,93
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63,2
36082
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fr0004180537
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62,8
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21,7
fr0000053027
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21,35
alD (alD)
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fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
16,3
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28,3
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28,5
fr0000053324
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39,34
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a 195
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2945
195,4
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alten (ate) G
a 87,8
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fr0000071946
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7,305
fr0000034639
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2389
14
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arKema (aKe) L
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fr0010313833
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artPrice.com (prc) g
c 13,52
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13,7
fr0000074783
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assYstem (asY) g
B 29,3
29,2
oPa 24/11/17
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atari (ata)
c 0,4
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aurea (aure)
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17
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17
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
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Bénéteau (ben)
a 14,5
14,48
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fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
14,48
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fr0013280286
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Boiron (boi) g
a 59,2
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fr0000125585
18/05/18 1,56 109.729.416
36,15
catana GrouP (catG) g
c 3,085
3,07
44282
3,12
fr0010193052
30.514.178
3,05
cGG (cGG) G
c 2,424
2,382
2890831
2,43
fr0013181864
709.940.718
2,37
cHarGeurs (cri) g
c 21,92
22,6
45749
22,6
fr0000130692
12/09/18 0,3 23.501.104
21,44
cHristian Dior (cDi)
a 356,9
358,7
eX D oP 08/06/17
35959
359,7
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
355,9
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/170918
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 0,64
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- 49,75
- 1,01
- 3,78
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- 1,42
+ 3,42
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+ 2,32
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- 2,53
-27,36
- 16,42
- 0,84
- 1,78
+ 7,38
- 0,11
- 4,28
+ 32,66
- 1,02
- 0,27
- 32,81
+ 1,94
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+ 39,27
+ 0,93
- 3,78
- 36,32
- 0,24
+ 2,88
+ 20,59
- 50,84
11,15
4,05
+ 9,39
7,48
6,27
- 19,47
9,87
6,48
- 28,14
0,87
0,562
- 11,75
9,08
6,08
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202,6
156
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- 13,4
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1,576
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0,948
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+201,12
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- 3,6 383,8
+ 34,09 291,6
- 10,36
- 3,03 7550
- 8,57 6400
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
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1,054
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19,95
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19,98
fr0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
19,62
coFace (cofa) g
a 7,8
7,96
139400
8,05
fr0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
7,8
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a 173,6
173,6
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fr0000121634
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173,6
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a 1603
1605
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1613
fr0000121725
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DericHeBourG (DbG) g
B 4,58
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112,6
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/190918
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3,43
0,6
1,95
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1,03
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c 6,12
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elior (elior) G
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elis (elis) G
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c 4,06
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a 86,65
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erYtecH PHarma (erYp) g
B 8,9
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17.940.035
esi GrouP (esi) g
c 40
44346
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c 3,14
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22/05/18 0,3 550.000.000
eutelsat com. (etl) LG
a 20,52
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B 95,4
244
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B 14,76
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68
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a 69
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a 26
2171
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11/04/18 1,55 118.057.886
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108665
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15/05/18 4,5 75.278.579
Foncière lYonnaise (flY)
a 60
1100
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30/04/18 2,3 46.528.974
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a 380
101
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c 1,14
n/P reGr.
3993
fr0011284991
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c 0,156
728220
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Gecina (Gfc) G
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12/06/18 2,65 76.162.901
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a 50,1
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nl0000400653
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B 23,54
46911
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c2
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fr0013183985
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1,5
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fr0004191674
DnXcorP (DnX) g
6,18
6,18
6,12
32,88
32,96
32,64
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15,145
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97,4
95,8
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3,44
3,39
12,77
12,81
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20,12
19,51
4
4,09
4
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8,9
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40
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68
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3,16
3,11
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483,6
478
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10,885
10,79
20,54
20,75
20,48
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97
95,4
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56,2
53,7
119
120
118
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14,78
14,6
816
816
804
68,95
70,45
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26
26
25,8
91,35
91,85
90,85
60
60
60
380
380
380
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1,14
1,13
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145,5
143,3
50,08
50,18
50,08
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23,64
23,46
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2,04
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1,5
1,502
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+118,71
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+12,23 15,145
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-11,07 19,71
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8,52
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2,95
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1,125
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0,83
22,65
1,89
1
2,07
3,29
1,89
2,46
1,84
4,75
0,5
1,83
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5,89
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1,97
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1,84
4,21
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ouv
clot
ost
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4154
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13,68
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24,5
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79
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154,2
405
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fr0010929125
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121,6
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121,6
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a 60,5
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25,68
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fr0000033904
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JcDecauX (Dec) G
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29,42
205453
29,62
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B 44,9
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13046
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fr0004007813
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a 30,6
30,77
779285
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fr0000121964
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Korian (Kori)
a 32
32,48
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32,56
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32
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a 39,8
40,5
298488
40,78
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
39,8
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26,18
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c4
4,11
123454
4,155
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43
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55
5876
56,4
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lectra (lss)
B 22,45
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lineData sVices (lin) g
B 36,75
36,75
715
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fr0004156297
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lisi (fii) g
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32
19065
32,2
fr0000050353
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lumiBirD (lbirD) g
c 15,1
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33319
15,1
fr0000038242
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m6-métroPole tV (mmt) G
a 17,89
17,84
55275
17,98
fr0000053225
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B 24,66
24,72
78013
25,1
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24,44
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42,2
1808
43,2
fr0004159473
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42,1
manitou (mtu) g
B 32,25
32
12695
32,5
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
32
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 5,14
5,32
131639
5,62
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
5,14
mauna Kea (mKea)
c 3,18
3,245
124558
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fr0010609263
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mercialYs (merY) g
a 14,01
14
132011
14,13
fr0010241638
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mersen (mrn) g
B 31,2
31,35
35973
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fr0000039620
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2,06
36514
2,065
fr0004177046
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2,04
nanoBiotiX (nano) g
B 17,63
16,92
286160
18,12
fr0011341205
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natiXis (Kn) LR
a 6,03
6,044
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6,112
fr0000120685
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B
/120918
% Veil % an
bpa
% mois + haut an per
% 52 s. + bas an rDt
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- 2,13
27,9
- 14,81 22
2,83
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+ 6,38 95
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5,87
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- 4,09
0,34
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0,23
+ 0,15 - 12,7
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-11,43 22,2
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+ 0,41 - 27,49
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- 24,62 23
1,27
- 2,4 + 25,75
+ 6,6
68,2
+ 35,92 47,06
2,11
- 0,33 - 26,1
- 4,33 19,68
- 23
11,5
1,85
+ 1,65 + 12,86
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6
+ 11,72
4,3
2,53
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+ 1,83
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+ 5,47 156,6
+ 8
120
+ 5,15 - 39,12
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0,56
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- 20,01 58,55
3,36
- 1,04 - 29,74
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- 22,15 55,8
2,4
- 0,3 - 3,03
- 1,75
6,995
- 55,28
4,41
+ 0,75 - 8,16
- 0,74
3,12
- 4,93
2,215
+ 0,12 + 34,2
+ 7,8
42,3
+ 37,99 30,727
1,59
- 0,31 + 45,17
- 2,03 155,95
+ 20,86 99
0,69
- 1,16 - 16,35
-11,87 34,5
- 8,29 25,6
3,39
+ 6,74 - 16,55
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- 18,56 20,75
3,05
- 0,41 - 12,45
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- 2,84 25,46
1,9
- 1,82 + 11,38
- 0,36 47,26
+ 13,01 38,9
4,19
+ 0,62 - 16,08
- 2,16 38,58
- 6,1
30,07
+ 1,12 + 10,31
+15,42 34
+ 18,09 22,84
1,85
+ 1,91 - 13,9
4
- 3,8
51,1
- 21,28 39,31
- 1,62 - 2,06
+ 4,34 27,17
- 4,64 21,99
4,97
+ 2,75 - 28,02
+ 1,48
6
- 18,93
3,695
- 4,02 - 14,02
-10,88 66,3
+ 0,47 42,5
2,74
- 2,14 - 6,62
- 2,83 60
- 3,78 50,5
0,43
+ 0,89 - 9,94
+ 0,22 26,3
- 13,28 17,82
1,68
- 6,51
+ 3,23 39,45
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3,67
+ 0,16 - 20,2
- 2,14
41,75
- 21,14 29
1,5
- 6,26 + 95,46
-10,05 17,96
+111,67
6,8
- 0,06 - 17,16
+ 1,13 24,34
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5,33
+ 0,57 - 34,52
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1,78
- 33
23,54
- 2,32 - 29,58
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- 32,02 40,1
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- 0,16 + 4,92
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+ 0,06 28,65
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+ 4,31 - 57,71
-16,88 13
- 65,23
4,695
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5,41
+ 21,99
2,48
- 0,07 - 24,1
- 6,29 18,75
- 16,79 13,29
- 0,16 - 16,04
-6
41,9
+ 0,29 30,8
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+ 51,74
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c 1,63
1,615
4065
1,64
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a 27,16
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259134
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neXitY (nXi) G
a 50,55
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B 7,22
7,2
50943
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B 8,5
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B 1,084
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orPéa (orp) G
a 116,8
115,2
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+ haut
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8
7,88
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7,37
7,28
318
320
316
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bpa
% mois + haut an per
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3,328
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+ 33,33 111
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11
+ 1,25
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+ 23,5
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+ 42,09 242
0,25
Autres Valeurs de la Zone euro
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nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
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lu0088087324
a 50,1
274536
22/05/17 0,43 90.785.956
a 4,709
255017
31/05/18 0,13 5.839.404.303
16,72
1012349
23/04/18 0,68 359.506.172
50,08
- 0,04 + 1,17
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4,747
+ 1,43
5,386
4,66
- 9,37
3,845
16,77
- 0,06 + 28,9
16,945
- 4,72 18,31
16,595 - 8,61 10,55
4,21
11,89
0,3
15,81
4,06
4,77
VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
10,9
31865
usD 14/09/18 0,08 8.691.081.000
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16618
Gb0005405286
usD 16/08/18 0,1 19.906.723.136
laFarGeHolcim ltD (lhn) L
a 39,8
298488
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
scHlumBerGer (slb)
a 52,4
387
an8068571086
usD 04/09/18 0,5 1.434.212.164
stallerGenes Greer (staGr) a 29,8
8951
Gb00bZ21rf93
19.738.742
us3696041033
HsBc (hsb)
10,56
11,02
10,54
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7,564
7,45
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40,78
39,8
52,6
52,8
52
31
31
29,65
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- 2,4
16,12
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- 7,84
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51,1
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+ 3,85 - 19,5
+14,81
41,7
- 21,32 22,6
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 37
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
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isin
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c
alpha mos
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amoebag
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a
ateme
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b
bains monaco
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c
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39
bleecker
c
blue solutionsg
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bourse direct
c 1,5
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cafom
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capelli
44
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carp.de partic.
c
castg
c 3,8
3,8
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catering inter.g
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cbo territoriag
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c
cegedimg
b 29,5
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29
cegerealg
b 37
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37
cellnovog
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cfi
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c
cibox inter.g
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cnimg
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100
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coherisg
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constellium
courtois
c144
144
144
cr alpes prov.
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c 128
128
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b 23,8
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195,98
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crosswood
c
cs-com. et syst.g
c 6,08 6,08
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daletg
c 14,4
14,4
14,4
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deinove
2,4
2,49
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49
digigram
c
dms
c 1,11
1,11
1,095
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dom securityg
c 57
59,8
57
ecag
c 15,2
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egideg
c 2,12
2,12
2,08
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5,6
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c
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6,85
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c
expl. prod. chim.
c
f.i.e.b.m.
c
f.i.e.b.m.
c
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c
fermentalgg
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b
fiducial office
c 28
28
28
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b 192
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192
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a
finatis
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fleury michon
b 55,2
55,2
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c
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c 116
116
116
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c
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c
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13,7
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frey
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49
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c 55,6
55,6
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8,1
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c 26,2 26,2
26,2
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c
groupe openg
c 26,25 26,4
26
groupe piZZorno
c 18,95 19,3
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groupe sfpig
c 3,01
3,01
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b 59,2 59,5
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guillemot corp.g
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guy degrenne
c 0,18
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c 7
7,1
6,94
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c 13,4
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7,4
7,36
idi
b 43,2 44,3
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c 136
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136
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b 53,2
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c
ind. fin. ent.
c
infotelg
c 47,15 47,15
43,2
innelec mult.g
c 5,38 5,42
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installux sa
c
intexa
c
inventiva
b 8,1
8,26
8,1
it linkg
c 6,06 6,2
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itesoftg
c 3,7
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3,7
its groupg
c 7,08
7,1
6,94
jacques bogart
c 6,1
6,1
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keyrusg
c 6,2
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6,08
la foncièreverte c
lacroix sa
c 24,9
25,2
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lafuma
c 23,6
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b 31
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31
laurent-perrier
b 113
113
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c 1,99
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lebon
c148
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les nx constr.
b 47,3
47,3
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lexibookg
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locindus
b 25
25,1
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c500 500
500
manutan inter.g
b 68
70,6
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maurel & promG
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5,65
5,53
mcphy energyg
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6,03
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c
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Taux eT changes
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en %
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25
188
246
749
2,14
46,9
1,05
25,1
500
70,2
5,55
6,1
+ 1,74
+ 1,45
+ 0,4
- 0,99
+ 3,54
- 0,72
+ 0,83
208
20369
1481
294
880
79470
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usd
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1
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6,3521
8,4081
1,1257 149,0129
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sek
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1
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20,3424
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6,8068
4,9158
0,8712
1
20-09-2018
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1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
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20-09-2018
6 mois
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portugal
-0,24
france
-0,01
espagne
-0,04
italie
-0,28
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,57
0,53
0,07
0,31
1,50
-0,14
0,88
0,11
0,50
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0,11
1,27
0,19
0,80
2,24
0,41
1,48
0,33
1,05
2,37
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
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var %
31/12 var %
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usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1743
1,1743
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0,8872
1,1301
1,1302
10,3232
10,3332
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7,4597
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1,5157
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-0,0339
-0,0347
20-09-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
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0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base
0.75 %
usa
taux jour le jour
1.85 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.87 %
10 ans
3.11 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.25 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.09 %
Taux bons du trésor
btf
taux
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3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,56
-0,55
-0,58
-0,58
-0,54
-0,36
0,14
0,79
indices de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
août 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
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-0,3648
-0,3628
-0,3614
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-0,371
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-0,372
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-0,37
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-0,33
-0,33
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-0,328
-0,329
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-0,321
-0,319
tme
0,23
0,21
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0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
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0,97
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0,83
0,68
0,73
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,43
0,41
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0,56
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1,00
1,11
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0
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20-09
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0,75
0,75
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1,00
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1,17
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1,00
1,03
1,03
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-0,363
-0,363
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-0,342
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-0,353
-0,356
-0,361
-0,361
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-0,369
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-0,369
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-0,371
-0,319
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-0,319
-0,319
-0,319
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-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,318
0,66
0,65
0,64
0,64
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0,66
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0,68
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thor.
pub.
priv.
0,95
0,95
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0,90
0,90
0,90
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0,91
0,91
0,91
0,91
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
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0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
MaTières preMières
MéTaux précieux
MéTaux non Ferreux
MéTaux sTraTégiQues
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
20/09
19/09
COURS PriMe Prec.
lingot
0
32810
33480
10 florins
199
-1,75
205
5 dollars*
289
14,79
295
10 dollars
570
13,2
570
20 dollars
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12,17
1130
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1245,75 -0,78 1245,75
latine
194
-0,2
194
napoleon
197,2
1,45
198,8
1/2 napoleon* 105
8,03
109,9
souverain eli i* 258
5,27
258
souverain
252
2,83
245
1/2 souverain* 128
4,46
128
suisse
191
-1,74
191
tunisienne*
195
0,32
195
mark*
250
4,29
250
krugerrand
1097,5
5,39
1097,5
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2,03
17080
lingotin 250grs 8540
2,03
8540
lingotin 100grs 3420
2,15
3420
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
468,37
467,99
cuivre (girm):
Londres
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
28 563
27 852
Fix2
28 706
28 251
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
22 597
22 523
Fix2
22 582
22 518
London BuLLion MarKeT
20/09
19/09
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Fixage
1 419
1 419
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 208
1 203
palladium (eN dollars Par oNce troy)
1 050
1 025
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826
817
2,36
8,24 + 0,49
6,2
3,76 + 1,62
7,1
6,1
6,2 + 0,98
eur
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours de changes croisés
20-09-2018
neW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
20/09
sePt. 18
14,19
déc. 18
14,27
JaNv. 19
14,33
Mars 19
14,37
Mai 19
14,48
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
settleMeNt
19/09
14,22
14,28
14,25
14,38
14,45
settleMeNt
20/09
déc. 18
1208,2
avr. 19
1219,1
JuiN 19
1229,9
aout 19
1234,4
déc. 19
1244,3
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
20/09
827,8
830,4
840,2
838,3
847,1
19/09
1208,7
1219,8
1225,7
1231
1244,1
settleMeNt
19/09
824,2
825,9
830,7
811
808,6
cathodes : 5332 a coMPter du 20/09/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
611,38 dePuis le 20/09
base laMiNé laitoN 1 titre 511,24 dePuis le 20/09
base laMiNé laitoN 70/30 520,34 dePuis le 20/09
base laMiNé laitoN 85/15
565,86 dePuis le 20/09
base laMiNé broNze 94/6
696,21 dePuis le 20/09
base laMiNé broNze 94/4
667,93 dePuis le 20/09
London MeTaL exchange
20/09
19/09
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cash
3 Mois
vol.
1485-1495
1530-1550
13600
1500-1510
1550-1570
13600
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1980-1981
2020-2068
1034625
2011-2012
2040-2041
1035275
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
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etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
19090-19100
19000-19025
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19020-19030
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232068
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
20/09
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
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12375-12400
232068
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2024-2025
2040-2041
117625
2045,5-2046
2052-2054
118075
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2398,5-2399
2420-2420,5
213650
2346-2347
2363-2365
215550
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
20/09
2,7
2,7
2,72
2,73
19/09
2,71
2,71
2,72
2,73
vol
219
258
47
66512
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
20/09
73
74,71
81,36
82,28
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
20/09
18940
19/09
18900
vol
clôture
19/09
40,69
46,28
clôture
19/09
73
74,71
81,36
82,28
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
aout 19
20/09
69,4
69
68,75
68,3
67,98
19/09
69,53
69,3
69,03
68,7
68,38
456,5
431,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
91,75
90,09
508,5
476,5
91,75
90,09
505,5
473,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
20/09
21,8
clôture
19/09
20,75
settleMeNt settleMeNt
19/09
27,3
27,4
27,6
vol
gaz naTureL
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
20/09
2,96
2,94
3,01
clôture
19/09
2,91
2,88
2,95
clôture
19/09
27,1
vol
vol
vol
4
1
1
settleMeNt settleMeNt
20/09
oct 2018 28,55
Nov 2018 28,72
dec 2018 28,83
19/09
27,77
27,92
28,07
vol
19/09
80,07
78,8
79,25
19/09
10,82
11,67
11,79
11,9
12,16
22655
50895
10944
6836
2541
clôture
clôture
vol
20/09
19/09
déc. 18
1562
1566
Mars 19 1596
1597
Mai 19
1613
1613
Juil. 19
1627
1626
sePt. 19
1638
1636
new york (eN $ Par toNNe)
5824
5639
2525
1356
807
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
déc. 19
20/09
2200
2224
2239
2263
2295
19/09
2190
2212
2226
2257
2271
vol
16212
8358
2706
194
470
clôture
vol
20/09
19/09
sePt. 18
1562
1553
191
Nov. 18
1503
1485
3805
JaNv. 19 1505
1490
2741
Mars 19 1522
1508
1324
Mai 19
1537
1525
588
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
37
7712
2071
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
20/09
99,3
102,65
105
109,7
19/09
96,65
99,95
102,25
107,1
vol
15982
3979
1516
683
settleMeNt settleMeNt
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
20/09
19/09
déc. 18
352
345,25
102708
Mars 19 364,25
357,5
26597
Mai 19
372,25
366
17001
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
20/09
19/09
Nov. 18
9,85
9,78
JaNv. 19 10,04
9,97
Mars 19 10,05
10,1
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
vol
settleMeNt settleMeNt
Jou r
20/09
19/09
112,45
115,7
585
62
30
settleMeNt settleMeNt
vol
219
22
10
settleMeNt settleMeNt
20/09
175
175
176,25
vol
19/09
175
0
0
63
veau vivaNt - bresil - brl :
150.7
le 19/09//18
betail vivaNt - cMe - usd :
1.131
le 19/09//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.55525
le 19/09//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.6
le 19/09//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indices
20/09
rJ crb
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
19/09
347,8
343,2
347,5
vol
1275
216
371
BeTaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
131
2
20/09
19/09
Nov. 18
174,5
175
JaNv. 19 177,5
177,5
Mars 19 181,5
181,75
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
jus d’orange
20/09
347,2
343,5
347,5
vol
caFé
Bois
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
settleMeNt settleMeNt
20/09
19/09
déc. 18
521,5
522,5
Mars 19 539,13
540,25
Mai 19
550,25
551,75
mais à paris (eN euros Par toNNe)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 96.3
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
20/09
10,84
11,64
11,79
11,92
12,21
vol
vol
vol
coTon
20/09
79,62
78,36
78,89
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
20/09
19/09
déc. 18
201,75
202,75
21553
Mars 19 204
205
4796
Mai 19
205
205,5
1738
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
20/09
19/09
déc. 18
249
248,25
Mars 19 249
250
Mai 19
255
257,5
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 88,15, le 20/09//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
clôture
vol
2287
1745
447
69
11
cacao
uraniuM
20/09
27,3
27,4
27,6
clôture
20/09
19/09
déc. 18
332,7
330,7
Mars 19 335
333,2
Mai 19
338
336
aout 19 340,8
338,9
oct. 19
343,7
342,8
new york (eN ceNts Par lb)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 18/09/
Prix indicatif : 2160,49
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
Nov. 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
vol
powernext gas futures
20/09
19/09
Nov. 18
687,75
688,25
56319
Fév. 19
682,25
684,25
6239
Mars 19 681,25
683,25
6503
avr. 19
679,5
681,75
4326
Mai 19
678,5
680,75
3912
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
460,5
435,5
sPot
céréaLes
11,72 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
656,5
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
20/09
19/09
Jour
78,7
79,4
Nov. 18
78,7
79,4
234792
JaNv. 19 77,88
78,53
78827
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
20/09
Nord da 28,14
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
663
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
KuaLa LuMpur
19/09
antimoine 99,65% (par tonne)
8400
8400
bismuth 99,99% (par lb)
4,55
4,55
cadmium 99,95% (par lb)
1,25
1,25
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
33,25
33,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
29,25
29,25
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
14
14
silicium (par tonne)
2000
2000
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
20/09
vol
197,41
reuters coM. 2286,2
2292,86
Moodys coM. 5510,96
5519,08
or iNdustriel 33298
112.45
19/09
197,89
lMex
2916,5
33321
2903,6
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
38 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
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code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
désignation
des valeurs
304,13 19/09
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
549,78 19/09
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
545,4 20/09
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
253,46 19/09
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
361,24 20/09
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
100,32 19/09
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
112,24 19/09
LU0168449691 Pictet-greater china
546,21 19/09
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
174,68 19/09
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
107,06 19/09
LU0188501257 Pictet-health
286,06 19/09
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
463,32 19/09
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
102,45 19/09
LU0070964530 Pictet-indian eq.
505,21 19/09
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
132,91 19/09
LU0851564897 euroPean equity (eur)
164,62 19/09
synchrony (lu)
15872,75 19/09
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
118,84 14/09
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
159,89 19/09
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
156,43 14/09
LU0851564541 World equity (eur)
250,52 19/09
LU1279334210 Pictet-roBotics
141,85 19/09
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
317,19 19/09
LU0090689299 Pictet-Biotech
741,51 19/09
LU0338483075 Pictet-russian equities
57,08 19/09
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
146,36 19/09
LU0280430660 Pictet-clean energy
89,18 19/09
LU0256846139 Pictet-security
253,11 19/09
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
141,91 19/09
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
137,36 19/09
LU0340554913 Pictet-digital
308,18 19/09
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1243,78 19/09
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
152,61 20/09
LU0104884860 Pictet-Water
303,25 19/09
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
97,35 19/09
156,73 19/09
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
PORTRAIT
Guillaume
Charlin,
numéro un
du BCG en France
Guillaume Charlin l’affirme avec fougue : il n’a
pas vu le temps passer. Au printemps 1997, ce
Lyonnais était embauché par le très réputé
Boston Consulting Group, à Paris. Vingt et un
ans plus tard, il s’apprête, avec enthousiasme, à
en prendre la direction générale. « Au BCG, j’ai
eu dix carrières en une ! », lance celui qui, le
1er octobre, remplacera François Dalens, à la
tête de ce cabinet de conseil en stratégie et de
ses 600 collaborateurs en France.
A son arrivée, Guillaume Charlin rentrait à
peine de Washington, où il avait aidé les entreprises tricolores à prospecter dans le cadre de
son service militaire. Avec pour bagage, un
diplôme d’ingénieur des Ponts et Chaussées et
un an de stage passé à monter des financements
de produits pour BNP-Paribas à Londres.
Mais sur le conseil d’un camarade de promo,
le jeune scientifique avait aussi passé, entre
deux années de cours à l’hôtel de Fleury, douze
mois de césure comme auditeur chez Arthur
Andersen. Si matheux soit-il, Guillaume Charlin voulait mettre les mains dans le cambouis.
Car ce « senior partner », le regard cuivré, le
rire franc, a depuis toujours le goût de l’entreprise. Un héritage de son enfance. A Lyon, dans
la demeure familiale, vivaient, côte à côte, quatre générations, auprès d’une arrière-grand-
ENTREPRISES
SAP CONCUR
Stéphane Gillet
est nommé directeur général
France.
Stéphane Gillet, 48 ans, a travaillé
pour plusieurs éditeurs, dont
Pivotal. En 2002, il a intégré SAP
en tant que directeur des comptes. Nommé successivement
directeur des ventes pour les
PME, les activités grand public et
DR
par Laurance N'Kaoua
@LauranceNKaoua
mère patronne d’une usine de moutarde. Son
grand-père dirigeait, quant à lui, une société de
fabrication de fers à souder, et son père était
PDG d’une PME de textile, avec des clients russes, mexicains et chinois. « Les repas de Noël
étaient des conseils d’administration ! », sourit
ce dirigeant de 48 ans, très attaché à sa famille.
De quoi opter pour un parcours d’homme
d’affaires, « l’art, à ses yeux, de prendre son destin en main ». « Guillaume va toujours au bout
de ses convictions », observe Vanessa Lyon,
« partner » , qui deviendra, sous sa houlette, la
première femme à siéger au comité de direction du Boston Consulting Group France.
Anticonformiste
Au BCG, ce skieur émérite, ancien judoka, a
suivi une trajectoire verticale au service de
clients dans les télécoms, l’agroalimentaire, la
santé… jusqu’à devenir directeur associé en
2007. Devenu expert de la distribution il était
dernièrement à la tête de l’activité grande consommation et luxe pour l’Europe, l’Afrique et
l’Amérique latine. En France et en parallèle, il a
longtemps dirigé le comité carrières et siégé au
comité marketing.
Le parcours est classique, Guillaume Charlin,
beaucoup moins. « C’est un entrepreneur, innova-
l’industrie en 2007, il a pris, en
2013, la direction des ventes pour
l’entité DataBase & Technology.
Depuis un an, il était chargé du
programme des Net New Names.
IPSEN
Véronique Delvolvé-Rosset
est nommée directrice
des affaires publiques
et de la communication
au sein des opérations France.
Vé r o n i q u e D e l vo l vé - R o s s et ,
teur et anticonformiste, commente Sylvain
Duranton, directeur monde du BCG Gamma,
entité dédiée à l’intelligence artificielle. Il a, par
exemple, pris des paris sur les profils atypiques. Il a
ouvert l’entreprise vers l’extérieur et poussé les gens
qui la compose à faire des choses qu’ils ne pensaient
pas être capables de faire. » Avec envie, audace.
Son patron, Hubertus Meinecke souligne chez
lui, « simultanément une vision globale d’où il veut
aller et un regard sensible sur les autres, qui lui permet de détecter les signaux faibles ».
« On ne fait jamais rien seul, rétorque l’intéressé. La valeur du jeu collectif est toujours supérieure à la valeur du jeu individuel », lâche encore
ce père de famille, fumeur et photographe.
On le dit « entier », « en couleurs », « peu conciliant », souvent « en retard ». « Il a mille cordes
à son arc. Il est curieux. Ce n’est pas un personnage classique. Il a cette capacité, au-delà des
PowerPoint, à comprendre à la fois le contexte
macro-économique et le terrain », renchérit
Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, à qui il adresse souvent des notes, y
compris sur l’agriculture.
Car c’est là l’autre passion de Guillaume
Charlin, le terroir et ses vins. « La gastronomie
et le vin sont des moments de partage. Je suis
venu à la cuisine pour créer un écrin dans la bouche pour que le vin s’exprime », confie ce fin
gourmet. Et de digresser avec émotion sur les
écrits de Jules Guyot, en 1860, à propos des vins
de Champagne qui « empruntent les fins cépages, le climat et le sol de la Marne… »
Entre deux analyses sur l’érosion lente des
grandes marques au profit de petits acteurs sur
fond de fragmentation des marchés et des
médias, Guillaume Charlin reçoit, au 41-43 rue
Saint-Dominique, dans le nouveau centre digital du BCG. La peinture est encore fraîche.
L’immeuble ouvrira ses portes début octobre.
Truffé d’outils dédiés à la transformation digitale, ce centre pilote du BCG dans le monde
invitera, aux côtés des équipes, les clients du
cabinet à laisser libre court à leur créativité. Car
on l’a compris, cet affectif y croit dur comme
fer : « En entreprise, il n’y a pas de limite. » n
45 ans, titulaire d’un doctorat en
droit de l’université de Paris-III et
diplômée de l’IEP de Paris fut
conseillère technique, chargée
des relations avec le parlement
au cabinet de Jean-François Mattei au ministère de la Santé dès
2002. Elle avait été nommée en
2004 directrice des affaires
publiques de GlaxoSmithKline
France avant de prendre la direction de la communication et des
affaires publiques de Lilly France
en 2012.
CREDIT SUISSE
Romain Noirault
prend le poste de directeur pour
les activités equity derivatives
and investor products au sein
de la division global markets.
Romain Noirault, 34 ans, est
diplômé d’HEC avec une spécialisation finance. Il a notamm e n t t r ava i l l é a u s e i n d e l a
Société Générale CIB. Depuis
2011, il faisait partie de la division actions chez Morgan Stan-
ley. Plus récemment, il était
chargé du retail des produits
structurés.
BOUYGUES TELECOM
Olivier Heitz
prend la direction des systèmes
d’information. A ce titre,
il est membre du comité
de direction générale.
Olivier Heitz, 51 ans, titulaire
d’un DESS en système d’information à l’IAE de l’université de
Paris-I, a débuté dans l’industrie
pharmaceutique et l’édition. En
1998, il a rejoint Bouygues Telecom où il a assumé la responsabilité de divers domaines des
systèmes d’information (interconnexion, gestion immobilière, infrastructures, product i o n ) . D e ve n u d i r e c t e u r d e s
opérations et des infrastructures IT en 2008, il était directeur SI front office, digital et
retail depuis 2013.
XPO LOGISTICS
Bernard Wehbe
devient directeur général,
supply chain France et Suisse,
chargé des opérations
et du développement
commercial.
Bernard Wehbe, 54 ans, autodidacte, a occupé des postes de
direction chez Kuehne+Nagel,
notamment comme contract
logistics director en France.
Récemment, il était directeur
général adjoint de FM Logistic en
France. A ce titre, il avait la responsabilité de l’ensemble des
activités logistique, co-packing et
transport.
ÉTABLISSEMENT
PUBLIC
IFREMER
François Houllier
a été nommé, sur décision
du conseil ministres président
directeur général de l’Ifremer.
François Houllier, 59 ans, ancien
élève de l’Ecole polytechnique,
est docteur en biométrie forestière. Après avoir travaillé à
l’Inventaire forestier national
(IFN), il est devenu professeur à
l’Engref, puis directeur de l’Institut français de Pondichéry (Inde)
entre 1994 et 1997. Resté à la tête
de l’unité mixte de recherche
botanique et bio-informatique
de l’architecture des plantes
(Cirad, CNRS, Inra, IRD et université de Montpellier-II) jusqu’en 2002, il a ensuite occupé
des postes de direction à l’Inra,
dont il a notamment été le président-directeur général. Plus
récemment, il assurait la présidence de l’Université Sorbonne
Paris Cité.
ILS SONT NÉS
UN 21 SEPTEMBRE
Shinzo Abe,
Premier ministre du Japon,
64 ans.
Djamel Agaoua,
CEO de Viber, 49 ans.
Frédéric Beigbeder,
journaliste, écrivain
et réalisateur, 53 ans.
François Cluzet,
acteur, 63 ans.
Ethan Cohen,
réalisateur, 61 ans.
Charlotte Dennery,
administratrice, directrice
générale de BNP Paribas
Leasing solutions, 53 ans.
Tristan Farabet,
directeur général du groupe
Pochet, 52 ans.
Bernard Francou,
glaciologue, 70 ans.
Liam Gallagher,
chanteur d’Oasis, 46 ans.
François Goulard,
ancien ministre délégué
à l’Enseignement supérieur
et à la Recherche, 65 ans.
Fabien Grobon,
directeur général du Stade
Français Paris, 50 ans.
Stephen King,
auteur, 71 ans.
Marc Pajot,
navigateur, 65 ans.
Jérôme Seydoux,
coprésident de Pathé, 84 ans.
Christian Streiff,
ancien président d’Airbus Group
et de Groupe PSA, 64 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
VENDREDI 21 ET SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2018
PATRIMOINE.LESECHOS.FR/
PATRIMOINE
LOGEMENT // Verser un loyer à fonds perdu ou commencer à investir dans un studio ? Quelle solution choisir.
La meilleure stratégie patrimoniale à adopter, ville par ville.
Logement étudiant : louer ou acheter
Marie-Christine Sonkin,
Hélène Dupuy
P
remier poste de dépense des étudiants, le logement représente en
moyenne 54 % de leur budget. Alors
plutôt que de verser un loyer à fonds perdu,
n’est-il pas préférable d’investir ? Autrement dit, est-il plus intéressant de rester
locataire et d'épargner ou de devenir propriétaire en remboursant un crédit ?
Le site immobilier MeilleursAgents.com
s’est penché sur la question et nous donne
les résultats du match achat/location dans
35 villes françaises (voir illustration). Pour
réaliser cette étude, le site a retenu le cas
d'un studio standard de 20 m² acquis sans
apport initial et acheté à crédit (taux de
1,65 % pour un emprunt sur 20 ans). Les
frais d'agence sont de 5 % du prix de vente et
les droits de mutation de 7 %. On considère
ici que l'étudiant bénéficie de l'APL (encadré) et que le studio est revendu à l'issue de
son occupation alors que les prix de la
pierre sont restés stables.
Considérer la durée des études
La donnée clef est la durée des études. Plus
elles sont longues, plus l’achat s'avère être
une alternative pertinente. Toutefois, quelle
que soit la ville, il faut au minimum rester
sur place quatre ans pour envisager une
acquisition. « En supposant que les prix restent stables, il n'est pas intéressant d'acheter
un bien immobilier pour un cursus universitaire équivalent à une licence (trois ans) »,
précise Luc Bercegol, chargé d'études statistiques chez MeilleursAgents.com
Limoges et Saint-Etienne sont les plus
attractives pour l'achat d'un studio étudiant : celui-là serait rentabilisé en moins de
cinq ans, soit le temps de réussir un master 2.
En effet, dans ces villes, les prix à l’achat restent très faibles (27.371 euros en moyenne à
Limoges pour un 20 m2 et 20.944 euros à
Saint-Etienne selon MeilleursAgents.com).
« Beaucoup de parents préfèrent acheter le
studio de leur enfant plutôt que de le louer
dans les villes provinciales où les prix à l’acquisition sont proportionnellement plus faibles
que les prix des loyers », explique Fabrice
Abraham, président du réseau Guy Hoquet
l’Immobilier. « Mais attention à ce que le loge-
Qui peut bénéficier
des aides au logement
ment soit bien placé : en centre-ville, à proximité des commodités ou de l’université. Autrement le logement pourrait être difficile à
revendre », alerte-t-il. Du côté des grandes
villes comme Marseille, Montpellier, Rennes et Strasbourg, il faut envisager un cursus
universitaire plus long (7 ou 8 ans) pour rentabiliser une acquisition.
En 2018, un étudiant peut bénéficier
d’une aide personnelle au logement
(notamment APL) pour sa résidence
principale si ses ressources
de l’année 2016 (année N-2) sont
inférieures à certains plafonds,
qui varient en fonction de la composition de son foyer et de son lieu
d’habitation. Après le premier
semestre 2019, ces aides seront
calculées sur la base des revenus
en cours et non plus sur ceux d’il y
a deux ans. Le patrimoine de l’étudiant est intégré dans l’évaluation
des ressources pour le calcul
du montant de l’aide, dès lors
que sa valeur est supérieure à
30.000 euros. Les ressources et le
patrimoine de ses parents ne sont
pas pris en considération, sauf s’ils
sont soumis à l’impôt sur la fortune
immobilière. Auquel cas l’étudiant
ne peut pas en bénéficier.
Pour percevoir une aide (dont la
fourchette haute se situe aux alentours de 200 euros par mois), il n’est
pas nécessaire que l’étudiant soit
détaché du foyer fiscal de ses
parents. En outre, le locataire ne doit
pas avoir de liens de parenté avec
le propriétaire du logement. Pour
calculer le montant de l’APL, un
simulateur est disponible sur caf.fr
Des prix qui grimpent plus vite
que les loyers
A l’inverse, à Bordeaux, Lyon, Nantes, Nice,
Paris et Toulouse, la location est systématiquement l’option la plus rentable, même
pour des études longues. Et ce malgré la
forte hausse des loyers dans ces villes. Dans
la capitale, alors qu'un coup d’arrêt a été
provisoirement porté à un des mécanismes
d’encadrement des loyers, les loyers des studios et deux-pièces parisiens ont crû en un
an d’un peu plus de 5 %, selon le site Location-étudiant.fr. Les montants y atteignent
des records avec une moyenne de 618 euros
pour un 20 m2 selon MeilleursAgents.com
C’est 342 euros à Bordeaux, 317 euros à Lyon
et 298 euros à Nantes.
Néanmoins, la location est la meilleure
solution car « le niveau des loyers reste mesuré
par rapport à des prix d’achat en forte hausse
sur les dernières années dans ces grandes villes », analyse Luc Bercegol. Même s’il y a une
forte corrélation entre le niveau des prix et
des loyers, « les fortes disparités entre ces grandes villes s’expliquent par le fait que la dispersion des loyers y est moins forte que la dispersion des prix », explique l’expert. « Et ce
phénomène a été accentué par la hausse sensible des prix des grandes villes très dynamiques
ces dernières années alors que les loyers n'ont
pas autant augmenté », ajoute-t-il. Bordeaux,
Lyon, Paris, Nantes, Rennes trustent le Top 10
des villes dont les prix immobiliers ont le plus
grimpé sur dix, cinq et un an. En moyenne, il
faut compter aujourd’hui 96.242 euros pour
un 20 m2 à Paris, 104.520 euros à Bordeaux et
95.663 euros à Lyon.
Autre disparité significative : la taxe foncière. « Pour deux villes avec un prix au m2
proche [Bordeaux vs Aix-en-Provence, par
exemple] la taxe foncière est 30 % plus
importante à Bordeaux qu’à Aix, souligne
Luc Bercegol, ce qui impacte la rentabilité. »
Ce tableau indiquant le nombre d’années
au-delà desquelles il est plus intéressant
d’acheter que de louer donne de bonnes
indications pour votre choix final. Mais il
faut également prendre en compte le potentiel de valorisation du logement étudiant
dans le temps. Pour des raisons de facilités
de calcul, il a été pris pour hypothèse que les
prix de la pierre resteraient stables, ce qui
est probable dans des villes comme SaintEtienne ou Limoges (on peut même envisager une baisse), mais peu crédible dans des
villes comme Paris, Lyon ou Rennes, où des
hausses annuelles de plus de 4 % sont
encore attendues, selon les prévisions de
MeilleursAgents.com. n
L’APPARTEMENT
DE LA SEMAINE
IPI LES INDICES DES PRIX IMMOBILIERS
MEILLEURSAGENTS - « LES ÉCHOS »
SUR
LE WEB
Espaces atypiques
•LaImmobilier
durée pour inves-
0Loft à Marseille
Dans une arrière-cour
proche du boulevard
Notre-Dame, dans le quartier Vauban, un loft urbain
de 90 m2 a été aménagé
au deuxième étage (sans
ascenseur) dans une
ancienne manufacture.
0Grande pièce à vivre
Une grande pièce à vivre
centrale avec salon
et cuisine ouverte est
surplombée par une
mezzanine. On y accède
par un escalier de bois.
Là sont installées
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Retrouvez
l’appartement
de la semaine sur
lesechos.fr/patrimoine
a
tir dans l’immobilier
locatif peut varier
du simple au double.
Tour d’horizon des
villes en Europe et
en France où il fait
bon investir.
Location
Combien un étudiant
doit-il débourser
pour louer un
studio ? Le site
Location-étudiant.fr
passe au crible
42 villes étudiantes
dans l’Hexagone.
Les loyers sont globalement haussiers.
Et toute
l’actualité
du patrimoine
sur lesechos.fr/
patrimoine
•
•
IMMOBILIER : PAS
DE RÉPIT À PARIS
L’été n’aura pas ramolli les
ardeurs du marché de l’immobilier résidentiel parisien. Les
prix intra-muros continuent
leur ascension : +4,6 % sur les
huit premiers mois de 2018 et
+0,2 % en août. Une tendance
sensiblement plus forte que
pour l’ensemble du territoire,
où la hausse des prix n’est
que de 1,1 % depuis le 1er janvier
2018 et stable sur un mois,
d’après MeilleursAgents.com.
Les logements parisiens se
vendent aussi de plus en plus
vite puisque le délai de vente
médian, nouvel indicateur de la
plate-forme immobilière,
s’y établit à 39 jours (contre
47 jours en 2017). Par comparaison, ce délai est de 74 jours
à Marseille, 69 à Lille, 62 à
Nantes, 50 à Bordeaux et
45 à Lyon. Le marché parisien
toujours très tendu se caractérise par un surplus de demande
de 21 % par rapport à l’offre.
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40 // PATRIMOINE
FINANCES
PERSONNELLES
Le baromètre
des fonds
+4,33 %
–16,84 %
FONDS ACTIONS
CHINE
La guerre commerciale entre
la Chine et les Etats-Unis
s’envenime. Dans ce climat
FONDS ACTIONS SUISSE
GRANDES CAP.
anxiogène, les fonds
spécialisés en valeurs
chinoises accusent un recul
de 16,84 % en trois mois.
Les sociétés suisses reprennent
de la vigueur en Bourse comme
le groupe pharmaceutique
Novartis, dont les bénéfices
se sont envolés. Les fonds
helvétiques gagnent 4,33 %
en trois mois.
Morningstar le 18 septembre 2018
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018 Les Echos
Des conseillers 2.0 se multiplient pour vous aider à investir et à gérer vos finances personnelles.
Faut-il leur faire une confiance aveugle. Sont-ils meilleurs que les humains ?
Epargne : faut-il miser
sur l’intelligence artificielle ?
Anne-Sophie Vion
@AnnesophieVION
ment les rendements. Personne n’a
découvert la pierre philosophale
dans ce domaine. »
Autrement dit, ces outils ne sont
pas capables de déduire d’un battement d’ailes de papillon qu’une
entreprise va chuter en Bourse et
que c’est le moment de vendre… ou
d’acheter. « On n’est pas dans cette
science-fiction-là, prévient Julien
Maldonato, même si les moteurs
de règles utilisés sont de plus en plus
fins. »
E
t si la gestion de votre épargne n’était plus confiée à un
conseiller en chair et en os,
mais à un robot ? Grâce à l’intelligence artificielle (IA), le conseil
financier se digitalise. En France, de
grandes banques ou assurances
expérimentent des technologies
d’automatisation et d’intelligence
artificielle. Plusieurs start-up de la
finance, des fintech, ont lancé des
robo-advisors pour les particuliers.
Quels sont les atouts et les limites de
l’intelligence artificielle appliquée à
votre épargne ? Ce qu’il faut savoir.
L’IA fait-elle de moi un
meilleur épargnant ?
De quoi parle-t-on ?
Dans la finance, l’intelligence artificielle est apparue depuis plus de dix ans avec le
développement des algorithmes
d’investissement quantitatif. Ce qui
permet aux gérants de proposer des
allocations d’actifs adaptées à leurs
clients, et aux traders de gérer des
ordres d’achat et de vente de
manière automatisée comme dans
le cas du trading à haute fréquence.
« Des salles de marché, précise
Julien Maldonato, associé conseil
en innovation chez Deloitte, sont
même aujourd’hui équipées d’algorithmes avancés, autoapprenants
[on parle de machine learning]. »
La percée de l’intelligence artificielle dans le conseil financier
grand public est plus récente. La
plus connue, ce sont les chatbots,
« chat » pour discussion en ligne et
« bot » pour robot, cette petite fenêtre de dialogue qui s’ouvre automatiquement quand vous consultez
certains sites. Derrière s’activent des
logiciels programmés pour simuler
une conversation humaine en langage naturel. C’est le cas d’Orange
Bank, banque mobile qui propose
compte bancaire, prêt personnel et
livret d’épargne, et dispose d’un
agent conversationnel « Djingo ».
Ce conseiller virtuel répond 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à ses clients.
Il repose sur Watson, le logiciel
d’intelligence artificielle d’IBM.
1
De même, les clients du Crédit
Mutuel-CIC en bénéficient indirectement. Watson y est utilisé depuis
début 2016. C’est la première banque française à en avoir équipé ses
conseillers. Le but : les aider à
répondre instantanément aux
e-mails de leurs clients sur les
offres, notamment d’épargne.
Vous pouvez aussi confier la gestion de votre portefeuille de produits financiers en ligne à des roboadvisors ou robots-conseillers, qui
reposent sur des systèmes automatisés. « La technologie va permettre
au robo-advisor de contribuer à ce
qui ressemblera de plus en plus à une
gestion patrimoniale globale et de
s’apparenter à de la gestion sous
mandat, détaille Alain Clot, président de France Fintech, ou proposer
des arbitrages au client, en gestion
libre conseillée. Dans les deux cas, le
robot vise à optimiser le couple rendement/risque du portefeuille en fonction du profil du client, de son appé-
tence au risque, de son horizon de
gestion et de l’évolution du marché. »
Ces services sont proposés par
Yomoni, Marie Quantier, WeSave,
Nalo, Advize, FundShop, et dernier-né, Birdee du belge Gambit
Financial Solutions, dans le giron
de BNP Paribas AM. Dans l’assurance, Aviva France et la Macif mise
sur Fundvisory. Pour piloter votre
argent, des coachs financiers en
ligne fleurissent. Ils analysent vos
comptes et proposent des solutions
pour éviter le découvert et mettre
de l’argent de côté sur des placements appropriés. Ils se baptisent
Max, Bruno, Nestor ou encore Sqirl.
Ces assistants financiers virtuels se
servent de techniques « intelligentes » d’agrégation de comptes. Un
domaine où opèrent les fintech
Linxo, Bankin’et Budget Insight.
Tandis que Grisbee et Mieuxplacer.com se positionnent comme
des plates-formes complètes de gestion de son patrimoine en ligne.
Est-ce vraiment
intelligent ?
Chatbots, robo-advisors ou
coachs financiers en ligne
ont un QI virtuel plus ou moins
élevé, estiment les experts. Concernant les robo-advisors, il serait
même plus juste, selon Julien Maldonato, de parler « d’artifice d’intelligence » ou, d’après Alain Clot,
d’« intelligence augmentée ». Ces fintech, considère Julien Maldonato,
utilisent des « algorithmes allocations d’actifs assez simples, qui, à
partir de quelques questions, éditent
des règles qui vont guider l’utilisateur
vers telle ou telle solution d’épargne. » C’est un peu plus intelligent
que cela, jauge Matthieu Sénéchal,
cofondateur, chief science officer de
Mieuxplacer.com : « Le système de
recommandation patrimoniale de
notre site [mieuxplacer.com], qui
s’applique après que le client a
répondu à 30 questions, s’appuie sur
2
des algorithmes sophistiqués d’IA
développés en interne. »
Disponibles en permanence, vos
conseillers digitaux peuvent traiter
une montagne de données (le « Big
Data ») et assurément plus vite que
leurs homologues humains. Mais
ils se contentent d’exécuter à la lettre des règles prédéterminées car ils
ne sont pas encore capables
d’apprendre par eux-mêmes (on
parlerait alors de deep learning ou
d’apprentissage profond).
Vous ne pouvez pas compter sur
l’IA pour gagner de l’argent à tous
les coups. « Si les robots conseillers
mettent en œuvre effectivement des
techniques d’intelligence artificielle,
nuance ainsi Olivier Sampieri,
directeur associé senior et responsable de la « practice finance » au
bureau parisien du BCG, ils ne permettent pas, pas plus que les hedge
funds [gérants de fonds spéculatifs]
d’ailleurs, de battre les marchés à
coup sûr et de doper significative-
De premiers fonds dédiés à l’IA lancés en Bourse
Des produits financiers
spécialisés vous permettent
de profiter de la nouvelle
manne que représente l’IA.
L’intelligence artificielle, ce n’est
plus de la science-fiction. Les investissements s’accélèrent dans tous
les secteurs économiques. D’après
un récent rapport du cabinet américain McKinsey, l’intelligence artificielle pourrait entraîner une croissance du PIB mondial de 1,2 % par
an jusqu’en 2030 !
Investir directement dans les
entreprises les plus prometteuses
dans ce domaine est une autre
façon de mettre l’intelligence artificielle au service de votre épargne.
Plusieurs fonds spécialisés ont
éclos qui vous permettent de parier
sur cette thématique en Bourse.
Il ne faut pas sous-estimer
les capacités des robots.
L’intelligence artificielle dont ils se
nourrissent « peut vous éviter de
grosses erreurs et des choix aberrants
en matière de gestion financière »,
assure Olivier Sampieri. « Les
machines basées sur l’IA sont capables de traiter et d’analyser des données très nombreuses et d’établir des
corrélations entre des données disparates, pour aider le gérant et le client
à prendre de bonnes décisions »,
corrobore Alain Clot.
Alliée à la finance comportementale, c’est-à-dire en introduisant des
considérations psychologiques, elle
peut même faire des merveilles.
« La finance comportementale montre que les clients ne sont pas rationnels dans leurs décisions financières.
Ils sont plus sensibles à limiter les
risques qu’à augmenter leurs gains,
explique Matthieu Sénéchal. L’intérêt des outils d’IA est de prendre en
compte ces biais cognitifs. »
Reste que l’atout majeur de votre
robot conseiller, c’est son coût. Cette
automatisation du conseil financier
permet de réduire les frais, et donc,
in fine, d’améliorer la performance
de vos placements. « Une des raisons
de la bonne performance des principaux robo-advisors tient à leurs frais
plutôt faibles, argumente Olivier
Sampieri. Au sein d’un contrat
d’assurance-vie, les coûts totaux s’élèvent à environ 1,5 % par an, alors
qu’en gestion traditionnelle active, il
faut compter, hors commissions
d’entrée, environ 3 % annuels. » n
3
C’est le cas d’Echiquier Artificial
Intelligence, un fonds d’actions
internationales lancé en juin
dernier par La Financière de
l’Echiquier.
Prédominance américaine
Au sein d’un univers identifié de
300 valeurs, grandes et petites capitalisations, son gérant, Rolando
Grandi, ne sélectionne au cas par
cas qu’une trentaine de sociétés.
Elles sont principalement américaines, car les Etats-Unis sont le pays
le plus avancé en IA, mais aussi chinoises, japonaises et européennes
(Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède…).
Ces entreprises bénéficient ou développent l’intelligence artificielle.
« Nous retenons quatre profils, précise Rolando Grandi. Celles qui
conçoivent des applications d’IA,
mais aussi qui les adoptent pour améliorer leurs activités. Nous misons
aussi sur les sociétés qui construisent
des infrastructures physiques ou digitales pour soutenir le développement
de l’IA. Enfin, nous retenons les facilitateurs qui donnent à l’IA du “sens”,
que ce soit en termes de vision, de toucher ou de capacité de calculs. »
Parmi ses plus fortes convictions
figurent les américaines NVIDIA,
spécialiste des calculateurs graphiques « qui traitent l’information très
rapidement, sorte de cerveau de
l’IA », mais aussi, dans la santé, Illumina, qui conçoit des machines
pour séquencer l’ADN, ou encore
Intuitive Surgical, qui développe
des robots médicaux. En France, le
gérant a choisi Dassault Systèmes,
car le « groupe est en train d’adopter
l’IA pour améliorer son offre de pro-
duits. C’est ainsi le leader mondial du
design autogénéré, qui renforce la
créativité d’un ingénieur pour concevoir des prototypes d’avions, de drones ou de voitures ». A l’image
d’Echiquier Artificial Intelligence,
d’autres fonds gérés activement
sont dédiés à l’IA, comme Allianz
Global Artificial Intelligence, commercialisé dès mai 2017 en Europe
par Allianz Global Investors.
Vous pouvez aussi miser sur
cette thématique en achetant des
parts d’ETF ou fonds indiciels cotés,
comme, dernier-né, Amundi Stoxx
Global Artificial Intelligence Ucits
ETF d’Amundi. Cet ETF suit pas à
pas, pour un coût modique (0,35 %
de frais de gestion annuels), la performance d’un indice mondial
regroupant 241 valeurs opérant
dans l’IA. — A.-S. V.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PATRIMOINE // 41
Les Echos Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
Environ 1.000 ouvrages de littérature moderne, de 1900 à nos jours,
ayant appartenu à l’ancien président seront mis en vente par la
maison Piasa le 30 octobre à Paris.
Notamment une édition des « Justes », dédicacée par Albert Camus.
VENTE D’ART RUSSE À PARIS
80 œuvres provenant de
la collection Tatiana et Georges
Khatsenkov seront vendues
chez Artcurial le 16 octobre.
Toutes ont été réalisées de 1890
aux années 1970, par des artistes
russes séjournant en France,
loin du joug de la propagande.
La vente Daniel Cordier :
de Dubuffet à Matta
Artcurial
en bref
Piasa
MARCHÉ
DE L’ART
VENTE DE LA BIBLIOTHÈQUE
DE FRANÇOIS MITTERRAND
LA CHRONIQUE
DU NOTAIRE
Sotheby’s vend à Paris, le 27 septembre, ce qu’il reste de la collection d’art contemporain
du grand donateur aux musées français et ancien secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier.
Marchand attitré de Dubuffet
Au générique de cette donation, entre autres,
un fonds important de Dubuffet – « autoritaire mais un peintre immense » –, dont il
devint le marchand attitré ou encore des pièces de Marcel Duchamp, qu’il avait rencontré
à New York en 1957. En 2009, nouvelle action
de générosité à la suite d’une nouvelle collection. Il fait don d’œuvres « primitives » d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie. Aujourd’hui, le
tout est en dépôt au musée des Abattoirs de
Toulouse.
Daniel Cordier s’est maintenant retiré à
Cannes. Il a quatre-vingt-dix-huit ans. C’est
son âge qui justifie certainement sa décision
de vendre ce qui semble rester de sa pléthorique collection chez Sotheby’s à Paris le 27 septembre. Les 161 lots sont estimés 1 million
d’euros.
Bruno Levy
C
ette passion pour l’art commence
pendant la Seconde Guerre mondiale. « Jean Moulin parlait quelquefois de l’avenir. Il m’avait dit un jour : “Notre
premier voyage à l’étranger, ça sera le Prado à
Madrid, pour voir la peinture”. » Le grand
résistant mort sous la torture de Klaus Barbie,
en 1943, avait pour secrétaire en 1940 Daniel
Cordier. En 2004, lors d’une interview depuis
son appartement du Palais-Royal ce dernier
nous racontait ses souvenirs. A l’époque, il
sortait un livre sur la Résistance et un témoignage sur Jean Moulin (*). Le fils de bourgeois
bordelais issu d’une famille réactionnaire,
engagé à vingt ans dans la Résistance va pendant onze mois, être au service de « Rex »
autrement dit, Jean Moulin. Onze mois qui
vont le modeler intégralement. Et c’est Jean
Moulin qui lui transmet le goût de l’art.
Après-guerre, héritier d’un pécule, Daniel
Cordier collectionne, à sa manière, boulimique. Ainsi il n’achète pas une toile de Nicolas
de Staël, mais quinze à la fois. Et lorsqu’il n’a
plus d’argent, devient galeriste. Nous sommes
en 1956. Il développe son activité à Paris puis à
New York jusqu’en 1964 et montre Jean
Dubuffet, Brassaï, Henri Michaux, Roberto
Matta, Robert Rauschenberg… Huit années
pendant lesquelles il accumule des milliers
d’œuvres en achetant massivement leur production aux artistes.
L’homme à la destinée hors du commun
ferme sa galerie en 1964. « C’était la crise (déjà).
Depuis un an je n’avais rien vendu. » Ces huit
années d’activité, orientées vers des choix
judicieux, vont manifestement lui permettre
d e v i v r e c o n f o r t a b l e m e n t j u s q u ’à
aujourd’hui. En 1989, il a fait don de
500 œuvres au Musée national d’Art
moderne.
— PAR MARIE-HÉLÈNE
PÉRO-AUGEREAU
Notaire à Chevreuse,
membre du Groupe
Monassier
Assurance-vie
et époux communs
en biens
Dessin de Roberto Matta (1963) au crayon gras et crayons de couleur sur papier. Estimation : 2.000 euros.
Photo Sotheby’s/Art Digital Studio
Devenu galeriste en 1956,
Daniel Cordier développe
son activité à Paris puis à
New York jusqu’en 1964.
Il montre Jean Dubuffet,
Brassaï, Henri Michaux,
Roberto Matta, Robert
Rauschenberg…
Huit années pendant
lesquelles il accumule
des milliers d’œuvres.
Il y a beaucoup d’œuvres mineures, d’artistes méconnus mais quelques lots singuliers
méritent cependant qu’on s’y arrête. « Daniel
LE GRAPHE
DE LA SEMAINE...
Immobilier : la fiscalité
locale peut peser lourd
Les futurs propriétaires sont obnubilés par
les taux de leur crédit immobilier. En revanche, ils oublient parfois d’examiner le poids
de la fiscalité locale… Laquelle peut se traduire par un coût d’acquisition nettement
supérieur à quelques dixièmes de points
sur le taux du crédit. Entre taxe foncière et
taxe d’habitation, les impôts locaux peuvent représenter jusqu’à deux mensualités
de crédit supplémentaires par an. C’est ce
que montre une étude du courtier Meilleurtaux.com, qui évalue l’impact de la fiscalité
locale sur le financement immobilier. Pour
évaluer le poids de la fiscalité locale, l’étude
se base sur un logement de 70 m² acquis par
un couple avec deux enfants dans une des
20 plus grandes villes de métropole.
Nîmes arrive en tête du classement des
agglomérations les plus chères. Avec
2.755 euros par an de taxe foncière et d’habi-
tation, un Nîmois doit payer 230 euros de
plus par mois pour financer le coût de son
bien. Montpellier et Bordeaux ferment le
podium avec, respectivement, 225 euros et
219 euros de mensualité fiscale supplémentaire. « En moyenne, pour les 10 grandes
métropoles françaises, la fiscalité locale
représente 183 euros de plus par mois à
acquitter », explique Maël Bernier, porteparole de Meilleurtaux.com.
Gare à la taxe foncière
Proportionnellement, ce sont les villes où les
prix de l’immobilier sont les plus faibles que
le coût de la fiscalité est le plus élevé. Avec la
suppression de la taxe d’habitation, nombre
d’experts craignent une hausse corrélative
de la taxe foncière, les communes ayant
besoin de se renflouer pour compenser la
perte de cette ressource. Les propriétaires de
logements locatifs ne payant que la taxe foncière seraient particulièrement pénalisés
par ce jeu de vases communicants. — S. T.
Cordier a un goût très particulier, très libre,
explique Alfred Pacquement, l’ancien directeur du Musée national d’Art moderne.
La vente reflète bien l’activité de sa galerie. »
De manière générale les estimations sont
relativement basses par rapport aux tarifs du
marché « car il faut tout vendre », explique
l’expert de Sotheby’s, Olivier Fau.
Le lot le plus attendu est une rare composition abstraite de Jean Dubuffet datée de 1958
une « Texturologie » estimée 200.000 euros.
En 1960, Arman (1928-2005), qui parle de la
nouvelle société de consommation, accumule les objets comme ces vieilles louches
dans une boîte-vitrine aujourd’hui estimée
10.000 euros.
Michaux à partir de 1.000 euros
Un an plus tôt le Bulgare Christo (né en 1935),
qui va bientôt emballer des monuments et
autres sites dans le monde entier, compose
une abstraction sur panneau en noir et blanc
qui ressemble à des coulures. Elle est estimée
5.000 euros. Le surréaliste chilien qui vivait à
Paris, Roberto Matta (1911-2002), fut l’artiste
auquel la galerie Daniel Cordier consacra le
plus d’expositions. Neuf dessins aux crayons
de couleur datés de 1962-1963 sont estimés
2.000 euros pièce.
Enfin au sortir de la guerre le galeriste a
particulièrement défendu l’écrivain qui était,
par ailleurs, un artiste : Henri Michaux (18991984). Chez lui, la pratique intensive du dessin, en noir et blanc, apparaît comme une
autre forme d’écriture. Dans les années 1950,
il fait l’expérience, fameuse, de la création
sous l’effet de la drogue. La vente contient plusieurs œuvres mescaliniennes, comme un
manuscrit rare de 1955 (estimation :
10.000 euros) et un remarquable dessin, qui
ressemble à l’empreinte d’un tronc d’arbre,
réalisé un an plus tard (estimé 15.000 euros).
Au total, 22 papiers de Michaux sont à vendre
avec des estimations à partir de 1.000 euros.
— Judith Benhamou-Huet
(*) « Alias Caracalla » (Mémoires, 1940-1943).
Collection Témoins, Gallimard
La confrontation des règles du
régime légal de la communauté
avec celles de l’assurance-vie
pose des difficultés, notamment
lors de la liquidation du régime
matrimonial. A ce jour et au vu
de la jurisprudence Praslicka
(Cass., 1re civ. 31 mars 1992) et de
la réponse ministérielle Ciot
(RM Ciot no 78192, JO AN 23 fév.
2016) inscrite au Bulletin officiel
des finances publiques (Bofip)
depuis le 31 mai 2016, il est possible de distinguer la situation suivant que le contrat souscrit est
dénoué ou non.
Concernant les contrats
dénoués au décès d’un des
époux : en pratique, il s’agit des
contrats souscrits par le défunt
au profit du conjoint survivant.
L’article L.132-16 du Code des
assurances prévoit, en ce cas,
que le capital est propre au
conjoint survivant sans récompense même si les primes ont
été versées au moyen de fonds
communs. Toutefois, cette
dérogation au régime de la
communauté ne s’applique que
si le bénéficiaire du contrat est
le conjoint survivant.
Quant aux contrats non
dénoués : en cas de divorce des
conjoints, la valeur de rachat
des contrats souscrits avec des
fonds communs fait partie de
l’actif de la communauté et est
soumise fiscalement au droit de
partage.
En cas de décès de l’un des
conjoints, la réponse ministérielle Ciot dissocie la liquidation
civile du traitement fiscal.
Civilement, la valeur de
rachat intègre l’actif de communauté et donc pour moitié la
succession. Au contraire, fiscalement cette valeur de rachat
n’est pas soumise aux droits de
succession. Pratiquement une
double liquidation civile et fiscale est à opérer. n
4
À
RETENIR
Pour les successions
•ouvertes
à compter du
1er janvier 2016, il n’y a
plus de taxation au premier décès d’un conjoint
marié sous le régime de
la communauté, sur les
contrats non dénoués.
Peu importe ici la qualité
du bénéficiaire désigné.
Au second décès, seule
la fiscalité de l’assurance- vie sera applicable.
•
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Vendredi 21, samedi 22 septembre 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
« Les Echos »
+
Sacré coup de pot
Le cannabis coté de Tilray sait comme faire
des bulles à Wall Street.
L’INVITÉ
DES « ÉCHOS »
Patrice Blanc
Président des Restos du cœur
REVENU UNIVERSEL D’ACTIVITÉ Lors de la présentation
du plan pauvreté le 13 septembre, Emmanuel Macron a
avancé sa volonté de créer un « revenu universel d’activité »
dès 2020, dont la vocation serait de fusionner plusieurs
prestations sociales afin de simplifier les démarches administratives. « Sur le principe, il est intéressant d’avoir une fusion d’une série de prestations sociales, et surtout d’avoir une
facilitation de l’accès aux démarches administratives. […]
Maintenant, le problème est que cela suppose deux ans de négociations entre l’Etat et les collectivités locales, cela va être
compliqué certainement. Il suffit de voir tout simplement
aujourd’hui la façon dont l’Etat et les départements se renvoient la responsabilité de la prise en charge des mineurs
étrangers isolés, chacun disant que c’est à l’autre de payer…
Cela suppose une collaboration réelle et franche entre les collectivités locales et l’Etat », déclare Patrice Blanc.
EUROPE « Dans le plan qui a été annoncé, il n’y a pas eu de
message sur l’Europe. Or, il y a un programme vraiment essentiel pour lutter contre la pauvreté en Europe [le Fonds
européen d’aide aux plus démunis, NDLR]. Et dans les prévisions budgétaires que la Commission vient de présenter, ce
fonds serait divisé par deux alors que nous avons 40 millions
de personnes en Europe actuellement sous le seuil de pauvreté. Ce serait catastrophique pour les Restos du cœur, comme
pour d’autres associations. »
Interview réalisée par Olivier Harmant
a L’intégralité de l’émission sur lesechos.fr/invitedesechos
C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe. L’investisseur Peter
Thiel n’est pas né de la dernière pluie, même s’il est loin d’être consensuel,
et les investisseurs passionnés ou amusés par les « pot stocks » le savent
bien, pour beaucoup des investisseurs particuliers. Sa main verte lui a permis d’investir dans Facebook à ses débuts, de cofonder PayPal, de miser sur
Palantir et aussi Tilray, dont la valorisation est devenue trop élevée pour ne
pas faire fuir les institutionnels qui n’aiment pas les « bulles ». Le « pot » comme on dit en québécois – cela viendrait de « potacion de guaya » – met le feu à
Wall Street depuis que de grands noms de la grande consommation
(Constellation Brands ou Coca-Cola) s’y intéressent, mais c’est le phénomène canadien qui a su faire le plus d’étincelles en allant se faire coter au marché américain Nasdaq. La fortune de l’homme d’affaires – de l’ordre de
2,5 milliards de dollars – peut sembler modeste, mais c’est le destin des investisseurs « early stage ». Lui et ses co-investisseurs s’en tiennent néanmoins aux mêmes ficelles de valorisation, en organisant la rareté pour
mieux allumer la flamme, sous la forme d’un flottant réduit à la portion congrue (moins de 25 % du capital). Plus encore que la valorisation stupéfiante,
c’est la volatilité en séance de Tilray qui n’a rien de récréative pour les spéculateurs. Quand les clauses de conservation des actionnaires seront passées,
ils y verront peut-être plus clair dans leur nuage de fumée euphorisante.
Gide 20
GoPro 28
GuestToGuest 29
Hannover Re 32
Hopi Medical 30
IDU 31
Kepler Cheuvreux 35
Kindy 25
Michelin 35
Modetic 31
Munich Ré 32
Nestlé Skin Health 25
Pharmagest 30
Plastic Omnium 35
Publicis 35
Renault 35
Saint-Gobain 35
Sanofi 18
Seat 21
AVIS FINANCIERS
Alten 21
BNP Paribas 33
Edmond
de Rothschild 23
Robertet 23
eDitorialistes
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Jacques Hubert-Rodier, Eric Le Boucher,
Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori,
Sabine Delanglade, Laurent Flallo,
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Après les pilotes, les turbulences
se propagent aux investisseurs chez Ryanair.
« Le temps, c’est une perte d’argent. » Il revenait à un Irlandais, Michael
O’Leary, de réinventer l’aphorisme de son compatriote Oscar Wilde, ce
dont l’Harpagon de Ryanair s’est brillamment acquitté jeudi devant ses actionnaires. Ceux-ci, s’ils ont fait une croix sur le second après le plongeon
de 30,6 % en treize mois du chouchou boursier de l’aérien, n’ont en effet pas
perdu le premier. En déclarant que le président du conseil d’administration, le financier américain David Bonderman, avait « mieux à faire que gaspiller une journée comme il le fait » pour présider la réunion d’avant l’AG, le
bouillant patron de la compagnie à bas coût a apporté sur un plateau aux
grands investisseurs la démonstration que leurs craintes étaient fondées.
Le laisser-aller dans la gouvernance, qui a conduit Bonderman à qualifier
d’indépendant un administrateur depuis dix-sept ans, devient embarrassant. La cote d’amour du cofondateur du fonds TPG, vingt-deux ans de jetons de présence au compteur, est tombée à 70,5 %, une sonnerie d’alarme
de plus dans un cockpit qui tintinnabule depuis un an. Michael O’Leary, qui
disait préférer perdre un bras que de reconnaître les syndicats, a dû signer
cet été les premiers accords sociaux collectifs de l’histoire du groupe afin de
ne pas finir par en manquer. Mais la litanie des grèves finit par lui donner
un accent français. Malgré la hausse des dépenses salariales (200 millions
d’euros), « le business model n’est pas remis en cause », souligne toutefois
Oddo BHF. Avec la remontée des cours du pétrole, Ryanair reste celui qui
peut le mieux voguer sur l’air du temps.
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Air du temps
Danske Bank va devoir muscler sa réponse
en matière de blanchiment.
STMicroelectronics 35
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edité par les echos, sas au capital de 794.240 euros rcs 582 071 437
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éDitrice Déléguée Capucine Marraud des Grottes
Directeur Des Développements éDitoriaux Du pôle les echos Henri Gibier
C’est fait, la série télévisée danoise à succès « Borgen, une femme au pouvoir »
semble avoir trouvé un avatar haletant dans la vie réelle. Il pourrait s’intituler
« Borgen, un banquier à la blanchisserie ». Car Thomas Borgen, le directeur
général démissionnaire de Danske Bank, semble lui aussi avoir de plus en
plus de mal à défendre son bilan. Et s’il n’a pas pour cadre le « château » –
« Borgen », c’est-à-dire le cœur du pouvoir politique –, le grand feuilleton de
blanchiment d’argent russe qui lui coûte son poste met en porte-à-faux la supervision bancaire du pays, et par ricochet celle de l’Union européenne. Le
rapport commandé par le conseil d’administration au sujet de la lessiveuse
dans sa filiale estonienne de 2007 à 2015 a levé le voile sur les nombreux signaux concernant ces milliers de comptes de non-résidents très rentables, y
compris une mise en garde de la banque centrale russe elle-même. Le document les qualifie de « missed opportunities », un doux euphémisme, tout en
dédouanant totalement le board et le directeur général, de quoi rendre le
mystère encore plus épais. Il n’assure pas non plus qu’aucun contournement
d’embargo américain ne sera mis au jour dans ce « Baltic Laundromat ».
Selon Credit Suisse, cela pourrait coûter de l’ordre de 530 millions d’euros, un
montant cohérent avec le chiffrage du gouvernement danois. Ce choc de 2,6 à
3,4 % de l’actif tangible par action, peut sembler mineur au regard de la chute
d’un quart de la valeur boursière depuis un an. Ce serait une fin heureuse
dans cette histoire de bruit et de fureur. En poursuivant ses rachats d’actions
comme si de rien était, la première banque du royaume ne donne pas forcément le message qui convient à ses autres parties prenantes.
Borgen à la blanchisserie
LES ENTREPRISES CITÉES
Activa Capital 33
Adia 21
Amazon 28
Andros 31
Aurora Cannabis 35
AXA 33
BioMérieux 18
Boeing 21
Cailabs 29
Cancéropôle Paca 31
Carrefour 35
Danone 33
Dassault
Systèmes 11, 18
Essilor 33
EY Société d’Avocats 20
Facebook 28
Faurecia 35
General Assembly, 21
crible
Kanye West
V
oilà bien longtemps que l’on
ne sort plus avec sa canne et
son chapeau. Mes baskets,
mon portable, voilà le nouvel uniforme. A l’Opéra comme au bureau. Il
n’est guère que pour les auditions au
S énat que l’on ressort les vieux
habits.
Mais l’accoutrement né pour faire
peuple n’est pas forcément cheap,
people oblige. Les grands couturiers
se sont mis aux sneakers. Comptez
790 euros pour une paire de « LV
Archlight » chez Louis Vuitton, 160
chez Michael Kors. Côté portable, le
bon faiseur, c’est Apple, 1.659 euros
pour le modèle haut de gamme disponible à partir du 21 septembre. Et
comme le hasard fait bien les choses,
le même jour sera mise en vente la
dernière création du rappeur Kanye
West, pas une chanson mais une
paire de sneakers ; le mari de Kim
Kardashian, 41 ans, sait tout faire, surtout de l’argent. Et là, le père de North
– les West ont de l’humour – a promis,
il y aura assez de Yeezy à 220 dollars
pour tout le monde. La dernière fois,
on s’était battus, les ados s’en sont fait
voler à leurs pieds, Adidas n’avait
prévu que 9.000 paires.
A 20 ans, pour payer son loyer,
Kanye fit du télémarketing, il lui en
est resté quelque chose. A 25 ans il
produisait Jay Z. Diagnostiqué bipolaire, West est multicarte. Multidérapage aussi, avec des déclarations du
style : « Quand tu entends que l’esclavage a duré 400 ans… Pendant 400
ans ? Cela ressemble à un choix. »
Pourquoi pas un détail ? Pas de quoi
arrêter les fans, ils se ruent sur ses
albums. Hip ! Hop ! Kanye n’a pas l’air
très à l’aise dans ses baskets.
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