close

Вход

Забыли?

вход по аккаунту

?

Les Echos 20180912

код для вставкиСкачать
Shutterstock
Accédez aux expertises de
nos 12 sociétés de gestion
Nautisme
Le catamaran
en vedette au
Salon de Cannes // P. 20
L’ESSENTIEL
LA TAXATION DES RETRAITÉS
EXPATRIÉS REFAIT SURFACE
Le député LREM de la Vienne,
Sacha Houlié, propose un dispositif pour mettre à contribution
les retraités expatriés, qui ont
évité la hausse de la CSG. // P. 5
CONSOMMATION : ALERTE
AUX NANOPARTICULES
www.bnymellonim.fr
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 12 SEPTEMBRE 2018 // LESECHOS.FR
Dépenses publiques :
le casse-tête de Macron
Le gouvernement contraint
de revoir ses objectifs de déficit
Présentes un peu partout, elles
suscitent l’inquiétude. La France
va interdire le dioxyde de titane,
composé en partie de « nanos »,
dans l’alimentation.
BUDGET Le ralentissement de la croissance a désormais des
effets bien visibles sur les comptes publics. L’exécutif revoit
ainsi officiellement à la baisse ses objectifs budgétaires, avec
un déficit attendu à 2,6 % du PIB en 2018 et 2,8 % en 2019.
L’exécutif s’est résolu à desserrer l’étau sur la maîtrise des
dépenses publiques, qui devraient connaître une hausse
supérieure à celle prévue. Le quasi-gel des prestations sociales va générer 3 milliards d’économies. // PAGES 2-3
// L’ENQUÊTE P. 13
ENTREPRISES
& MARCHÉS
UNE ANNÉE RECORD POUR
LE PRINTEMPS HAUSSMANN
ET L’ÉDITORIAL DE DOMINIQUE SEUX PAGE 9
Le grand magasin parisien bénéficie à la fois du retour des touristes étrangers et de la fin de sa
rénovation. Il vise la barre du milliard de chiffre d’affaires. // P. 17
Le ralentissement des créations
d’emplois complique la donne
EMPLOI Le coup de frein est important. Alors que les créations d’emplois avaient atteint 47.500 sur les trois premiers
mois, celles-ci n’ont été que de 12.500 au deuxième trimestre. Soit le plus faible trimestre en la matière depuis
début 2015. Cela va pénaliser la Sécurité sociale : les dernières prévisions financières étaient basées sur une progression plus rapide de la masse salariale. // PAGE 2
TRANSPORTS : PRIORITÉ
AUX RÉSEAUX EXISTANTS
Le budget du secteur devrait
atteindre 13,4 milliards sur 5 ans et
fera la part belle à l’entretien. La
réalisation de nouvelles lignes TGV
se fera au compte-gouttes. // P. 19
Vifs débats en Allemagne
sur la cagnotte budgétaire
EDOUARD CARMIGNAC
PASSE LE RELAIS
Coup d’envoi de la transition pour la
maison de gestion Carmignac. David
Older, à la tête de la gestion actions,
gérera seul les fonds actions emblématiques de la maison. // P. 29
POLITIQUE Olaf Scholz, le ministre des Finances, a présenté
mardi aux députés du Bundestag un projet budgétaire fédéral à l’équilibre l’an prochain, malgré des dépenses en
hausse de 13 milliards d’euros sur un an, à 356,8 milliards
d’euros. L’utilisation de l’excédent de près de 30 milliards
d’euros promet d’intenses débats entre le SPD et la CDU au
sein de la coalition gouvernementale. // PAGE 7
COMMENT LE TÉLÉTRAVAIL
TRANSFORME L’ENTREPRISE
Evolutions technologiques et
cadre légal assoupli incitent à
franchir le pas d’un dispositif qui
change les codes du management.
// DOSSIER SPÉCIAL PP. 36 À 39
CARNET // P. 35
La Banque de France s’inquiète
du boom des prêts immobiliers
Shutterstock
FINANCE L’autorité de surveillance des banques estime que la surchauffe actuelle
du marché du crédit immobilier justifie une « vigilance renforcée ».
Agroalimentaire
La loi alimentation
devant les députés
// P. 16
DÉFENSE Dans son discours de clôture
Les autorités françaises chargées du suivi
de la robustesse du système financier sont
sur leurs gardes. Mardi, le Haut Conseil de
stabilité financière (HCSF) a estimé que la
situation du marché du crédit à l’habitat
devait être surveillée de près. L’instance rattachée à Bercy veille à ce que les risques ne
se multiplient pas du côté des banques et
des emprunteurs à l’heure où les taux des
prêts sont toujours au plancher et où les institutions financières allongent la durée des
crédits pour aider les ménages à acheter.
Pour l’heure, ces risques sont toutefois
jugés « contenus » . // PAGE 15
de l’université de la Défense, la ministre
des Armées, Florence Parly, a promis la
poursuite de l’effort budgétaire de
modernisation des armées engagé
en 2017. Le budget Défense 2019 sera
encore en hausse, à près de 36 milliards
d’euros. Mais cet effort de modernisation et de remise à niveau passera
nécessairement par davantage de coopération européenne, a-t-elle souligné. Une réunion des Etats membres de
l’Initiave européenne d’intervention et
un forum de l’innovation sont déjà prévus en novembre à Paris. // PAGE 18
SUR
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Redonner à la
presse sa liberté
Les Gafa accaparent plus de 80 %
des recettes publicitaires sur le numérique grâce à l’audience générée
par les contenus de presse, sans rien
redistribuer à ceux qui les créent.
Les députés européens doivent mettre fin à cette injustice. // PAGE 9
ET NOS INFORMATIONS PAGE 22
// PAGE 4
L’éditorial de
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22779
110e ANNÉE
40PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Comment Belloubet
veut réduire le
nombre de détenus
JUSTICE La garde des Sceaux présente ce mercredi
matin en Conseil des ministres le plan pénitentiaire
promis par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Il devrait permettre de faire baisser à terme le nombre de détenus de 8.000 personnes, estime Nicole Belloubet dans une interview aux
« Echos ». Comment ? Grâce aux peines alternatives à l’incarcération pour les peines courtes et à la
construction de 7.000 places de prison d’ici à 2022.
Parmi celles-ci figure la création de 2.000 places
dans des structures d’accompagnement vers la sortie (SAS), un nouveau type d’établissement conçu
pour répondre à la nouvelle donne des peines.
Nicolas Barré
Défense :
l’effort de
modernisation
passera
par l’Europe
La garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Photo Ludovic Marin/AFP
02 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
FRANCE
Virage social,
pari électoral
A neuf mois des européennes, Macron veut consolider
le modèle social pour séduire les électeurs progressistes. Même si cela le fragilise sur la scène européenne.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
P
uisque le message
n’est pas encore passé
dans l’opinion,
Edouard Philippe insiste
et se montre plus explicite.
La rentrée du gouvernement
est « sociale », le macronisme
« a deux jambes », il vise « une
France de l’émancipation
et des solidarités réelles »,
égrènait mardi le Premier
ministre devant les députés
de La République En marche.
Si c’est le visage de la droite
macronienne qui en souligne
le côté gauche (et écologiste),
peut-être sera-t-il entendu.
Car après un été chahuté,
il s’agit de se faire entendre,
et vite. Dans un peu moins
de neuf mois, les élections
européennes livreront
Emmanuel Macron au
verdict de ses midterms à lui.
« Progressistes » contre
« nationalistes », le président
français a posé le débat.
Il a aussi relevé que l’extrême
droite s’était nourrie en Suède
des fragilités croissantes
de son modèle social.
D’où son calcul, rapporté à la
France : la meilleure façon de
contenir Marine Le Pen est de
parvenir à décoller l’image de
« président des riches » et de
conforter un modèle social
devenu partie intégrante de
l’identité française. En quinze
mois, les mots ont changé.
Edouard Philippe ouvrait
le mandat en promettant de
« rénover » le modèle social :
il s’agit aujourd’hui de le
consolider. Un virage social
pour aborder la ligne droite
européenne : il flotte en cette
rentrée un parfum électoral.
Dans le climat
d’euroscepticisme vivace,
Emmanuel Macron veut
pouvoir être légitime à parler
d’Europe « qui protège ».
Il « protège » donc aussi en
France : plan pauvreté, plan
santé et hôpital, réforme
des retraites, réforme de la
dépendance. Pour que LREM
ait des chances d’arriver
en tête aux élections de mai,
il « faut retrouver le socle
électoral du premier tour de la
présidentielle », décrypte
ainsi Christophe Castaner,
c’est-à-dire récupérer les
électeurs de gauche qui se
sont depuis éloignés.
L’opération peut-elle réussir
sans faire fuir les macronistes
de droite ? L’avenir le dira.
Mais même si elle parvient à
séduire les électeurs
« progressistes » français, elle
commence déjà à crisper les
pays progressistes européens.
En l’occurrence nos alliés
naturels qui ne goûtent guère
le « rebond » des déficits et
de la dette français induits
par cette politique. On l’aura
compris, le clivage
« progressistes vs
nationalistes » est un message
pour les Français.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
La pauvreté baisse légèrement en 2016
SOCIAL Selon les chiffres de l’Insee, en 2016, 8,8 millions de per-
sonnes vivaient au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, c’està-dire avec moins de 1.026 euros par mois pour une personne
seule. Le taux de pauvreté s’établissait à 14 % de la population
(14,2 % en 2015). Les ménages les plus modestes ont notamment
bénéficié de la mise en place de la prime d’activité en janvier 2016,
selon l’Insee. Mais 38,3 % des chômeurs vivaient au-dessous du
seuil de pauvreté, tout comme 34,8 % des personnes vivant dans
une famille monoparentale. Parallèlement, le niveau de vie
médian de la population a retrouvé son niveau d’avant-crise en
2016. Il s’élevait à 20.520 euros annuels pour une personne seule,
soit une hausse de 0,9 % par rapport à 2015 en euros constants.
Un Français sur cinq est en situation
de précarité alimentaire
SONDAGE Ne pas pouvoir faire trois repas par jour et s’alimenter
sainement est une réalité pour près d’un Français sur cinq, selon
le dernier baromètre Ipsos-Secours Populaire publié mardi. Plus
d’un Français sur deux, dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1.200 euros, a indiqué avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d’un sur deux (48 %) estime avoir du
mal à varier son alimentation. Près d’un Français sur trois reconnaît avoir du mal à payer des actes médicaux mal remboursés.
À 7h12, retrouvez Nicolas Barré
pour “L’édito éco”dans le
7h-9h de Nikos Aliagas.
FINANCES PUBLIQUES
Budget : le gouvernement
à ralentir la hausse des dé
l L’exécutif vise désormais un déficit
de 2,8 % du PIB en 2019, dégradé par
rapport aux objectifs précédents.
l L’étau sur la maîtrise des dépenses
est légèrement desserré.
l Le quasi-gel des prestations sociales générera 3 milliards d’économies.
Renaud Honoré
@r_honore
Les gouvernements passent, mais
le totem des 3 % reste toujours un
incontournable de la rentrée politique. Alors qu’il espérait au printemps s’éloigner durablement de ce
seuil redouté, l’exécutif doit se
résoudre à afficher des déficits qui
vont s’en approcher à nouveau dangereusement : ainsi le déficit public
est censé s’établir à 2,6 % de PIB en
2018, et 2,8 % en 2019, selon des
sources gouvernementales. C’est
moins bien que les objectifs respectifs de –2,3 % et –2,4 % promis à
Bruxelles au printemps.
Il est vrai qu’entre-temps la croissance a perdu de son caractère fringant : la prévision en la matière est
désormais de 1,7 % pour cette année
comme l’an prochain, contre 2 % et
1,9 % espéré auparavant. Un fardeau
s’est également ajouté avec la consolidation de la dette de SNCF Réseau,
qui alourdit de 0,1 point le déficit tous
les ans. Et les experts de Bercy ont
beau jeu de rappeler que ces nouveaux objectifs restent malgré tout
meilleurs que ceux qui prévalaient
à l’hiver dernier, quand la fièvre de la
croissance n’avait pas encore provoqué un regain d’optimisme passager.
« Au final, nous maintenons le cap en
respectant les règles européennes et le
seuil des 3 %, mais aussi en tenant
l’engagement du président de la République sur la baisse de la dette, de la
dépense publique et des prélèvements
obligatoires », assure aux « Echos »
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances.
Doutes de Bruxelles
Le jugement sera sans doute soumis
à interprétation. Du côté de Bruxelles, on a déjà exprimé de sérieux
doutes sur la réalité de l’effort structurel (0,1 point en 2018 et 0,3 point en
2019) promis par la France. Celle-ci
pourra plaider que le rebond du
déficit en 2019 s’explique en grande
partie (0,9 point de PIB) par la transformation du CICE en baisse de
charges, qui n’aura pas d’effet
pérenne sur les finances publiques.
Sur ces trois indicateurs clefs,
l’exécutif doit aussi faire avec quelques difficultés. Certes la dette est
censée baisser d’ici à la fin du quinquennat, mais ce mouvement est
ralenti et contrarié par l’effet SNCF.
La stratégie de maîtrise des dépenses publiques connaît aussi quelques hoquets. L’exécutif s’est finalement résolu à desserrer légèrement
l’étau en la matière l’an prochain,
avec une croissance de la dépense
publique en volume de 0,6 %,
quand il promettait 0,4 % encore au
printemps. Cela représente une
hausse de 25 milliards en 2019,
après celle de 20 milliards en 2018.
Rabot sur les pensions
« Malgré tout, il n’y a jamais eu trois
années successives de hausse de la
dépense publique inférieure à 1 % »,
répond-on à Bercy. Le regain
d’inflation constaté en 2018 (1,6 %
hors tabac, 1,8 % au total) fait également que la progression en volume
est quasi nulle en 2018. Malgré tout,
l’exécutif reste en retard sur son
tableau de marche, qui prévoit une
baisse de la dépense de 3 points de
PIB sur le quinquennat : celle-ci
représentera 54 % du PIB en 2019
(54,6 % en 2018), alors que l’objectif
cet hiver était de tomber à 53,4 %.
Pour tenir tant bien que mal ces
dépenses, l’exécutif a en tout cas dû
recourir à la technique classique du
Baisse des prélèvements obligatoires
En matière de prélèvements obligatoires, la trajectoire annoncée par Emmanuel Macron est tenue. Le chef de l’Etat s’est
engagé à baisser le ratio de prélèvement obligatoire sur le PIB
d’un point sur le quinquennat. Un indicateur difficile à manipuler : une hausse de ce taux peut aussi bien signifier une pression fiscale accrue que de bonnes rentrées fiscales liées à un
surcroît d’activité. Une fois encore, ce ratio réserve quelques
surprises. Il est relevé de 0,2 point de PIB en raison de la
réforme de la formation professionnelle qui remplace les Opca
(financés par le privé), par l’organisme France Compétences qui
sera classé en administration publique. Le taux de prélèvement
obligatoire devrait atteindre 45 % en 2018 et 44,2 % en 2019.
rabot, en prévoyant une revalorisation a minima des prestations sociales (notamment des pensions), à
+0,3 %, en 2019 comme en 2020.
Une évolution qui doit être comparée à l’hypothèse d’inflation finalement retenue pour cette année et
l’an prochain, de respectivement
1,6 % et 1,3 % (hors tabac). La différence représente une économie de
l’ordre de 3 milliards par an pour
l’exécutif. Alors que les parlementaires de la majorité aimeraient
adoucir ce coup de rabot sur les
retraites, Bruno Le Maire reste prudent : « Nous regarderons les propositions, mais les engagements du président de la République en matière de
dépenses publiques ne sont pas négociables », prévient le ministre.
(
L’éditorial
de Dominique Seux
Page 9
Les créations d’emplois marquent le pas
Les créations d’emplois
sont tombées à 12.500 au
deuxième trimestre, après
47.500 au premier. Le recul
de l’emploi public a été
au printemps le plus fort
depuis début 2011.
Le ralentissement des créations
d’emplois a été spectaculaire au
deuxième trimestre. Alors que
l’économie française s’était enrichie
de 47.500 nouveaux postes au
cours des trois premiers mois de
l’année, seuls 12.500 ont vu le jour
entre fin mars et fin juin, a indiqué
mardi l’Insee. Il s’agit du plus faible
trimestre en matière de créations
d’emplois depuis début 2015.
L’emploi salarié dans le secteur
public a reculé de 11.800 postes au
deuxième trimestre en raison de la
baisse du nombre de contrats aidés.
Il s’agit du recul le plus important de
l’emploi public depuis 2011. « C’est
un choix assumé du gouvernement
sur les contrats aidés », a expliqué,
mardi, Muriel Pénicaud, la ministre
du Travail, pour qui « le taux de
retour à l’emploi des contrats aidés
n’est pas satisfaisant ». « Ce qu’il faut
aux jeunes de 16 à 25 ans, ce n’est pas
un emploi aidé, mais une qualification », a-t-elle martelé.
Parallèlement, les créations dans
le secteur privé ont, elles, fortement
ralenti, passant de 49.000 à 24.300
en un trimestre. L’industrie s’est
remise à détruire des postes depuis
le début de l’année et l’intérim, qui
progressait fortement, est en repli
pour la première fois depuis l’été
2014, avec 2.900 postes en moins.
Résultat, selon Eurostat, la performance de la France en matière
d’emploi au deuxième trimestre est,
avec celle du Portugal, la plus mauvaise de la zone euro.
Croissance moindre
Le coup de frein de la croissance sur
la première moitié de l’année 2018 a
eu un impact évident sur les créations d’emplois. Pour Philippe
Martin, président délégué du Conseil d’analyse économique, présent
mardi à une table ronde au ministère du Travail, la croissance a été
inférieure de 0,3 point de PIB à ce
qu’on aurait pu espérer. Il estime
que « 0,1 point en moins s’explique
par la hausse du prix du pétrole et les
tensions commerciales, 0,1 point par
les grèves SNCF et 0,1 point par
l’impact sur le pouvoir d’achat des
choix fiscaux du gouvernement ».
Les hausses de prélèvements intervenues en début d’année ont en effet
pesé sur le pouvoir d’achat. « Oui, il
y a des signaux de ralentissement,
mais on reste dans une dynamique
de création d’emplois et de baisse du
chômage », a insisté mardi Muriel
Pénicaud.
Vers une reprise fin 2018
Avec les mesures du gouvernement
cet automne comme la suppression
des cotisations maladie et chômage
pour les salariés, Philippe Martin
s’attend « à un fort rebond de la croissance la fin de l’année », ce qui
devrait se traduire par un retour de
fortes créations d’emplois. Il faut
l’espérer car au deuxième trimestre,
la masse salariale du secteur privé
n’a progressé que de 0,9 %, selon les
données de l’Agence centrale des
organismes de Sécurité sociale
(Acoss).
Sur les douze derniers mois, la
croissance est de 3,6 %. Or les prévisions budgétaires ont été bâties sur
l’hypothèse d’une masse salariale
en hausse de 3,9 % en 2018. Cet écart
de 0,3 point équivaut à 700 millions
d’euros de recettes en moins pour la
Sécurité sociale. Cela pourrait retarder le retour à l’équilibre des comptes sociaux, le déficit devant être
ramené à 300 millions d’euros en
2018. — G. C. et S. G.
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
peine
penses
Bercy pense avoir endigué les dépenses
des collectivités locales
Les chiffres des six
premiers mois de l’année
montrent une hausse
de leurs dépenses
de fonctionnement de 1 %.
Un taux inférieur
aux objectifs de la contractualisation avec l’Etat.
Matthieu Quiret
@MQuiret
Bercy estime avoir réussi son pari
de freiner les dépenses des collectivités. Ses deux ministres, Gérald
Darmanin et Bruno Le Maire, s’en
sont vantés lundi devant les députés
En marche réunis à Tours. Les
retours à fin juillet des dépenses de
fonctionnement des administrations territoriales sur les six premiers mois de l’année montrent
une hausse de 1 %. C’est le même
chiffre pour les 322 grandes collectivités ayant signé au printemps
avec l’Etat un contrat de maîtrise
des dépenses autour de 1,2 % de progression que pour celles ne l’ayant
pas fait.
Du coup, à Bercy, on en tire deux
interprétations à l’avantage du gouvernement. Au moment des votes
des budgets primitifs pour 2018,
entre décembre et mars dernier, les
élus locaux auraient anticipé les
effets de la loi de programmation
des dépenses publiques de la fin
2017 qui fixaient l’objectif général
de 1,2 % de hausse annuelle maximale. Les contrats s’avèrent donc
plus efficaces que prévu dans la
modération des dépenses des élus
locaux. Si ces dépenses avaient
marqué un coup d’arrêt en 2016
avec une baisse de 0,1 %, elles
avaient repris une nette pente
ascendante de +1,8 % l’an dernier.
Le constat démonte aussi, selon
le ministère de l’Economie et des
Finances, le scénario d’un étranglement des collectivités puisqu’avant
même l’entrée en application des
contrats, la tendance des dépenses
est inférieure à la contrainte fixée
par l’Etat. « Nos demandes sont raisonnables », rappelle un expert du
ministère.
Marges d’économies
Bercy est d’autant plus satisfait de
ces chiffres que les dépenses de
fonctionnement du premier semestre sont généralement annonciatrices des chiffres annuels. Les anticipations de La Banque Postale du
printemps (+0,9 %) n’en sont pas
1,2 %
L’OBJECTIF DE HAUSSE
ANNUELLE MAXIMALE
fixé à la fin 2017 par la loi
de programmation
des dépenses publiques.
très éloignées. Notamment parce
que la moitié de ces montants sont
des charges de personnel qui n’évoluent pas dans l’année.
Comme les dépenses 2017 étaient
de 171,7 milliards d’euros, cela
impliquerait une économie de plus
de 300 millions d’euros par rapport
au scénario d’une hausse de 1,2 %.
Bercy a constaté par ailleurs que les
dépenses d’achat et d’équipements
étaient en baisse dans les 322 grandes collectivités et en hausse dans
les petites, preuve que les marges
d’économies se trouvent bien dans
les grandes administrations locales, conformément à la stratégie de
contractualisation.
Concernant les dépenses d’investissement qui remontent toujours
en fin d’année, les chiffres du premier trimestre laissent en revanche
augurer, selon le ministère des
Comptes publics, un résultat bien
supérieur aux 7 % des six premiers
mois. n
PASSEZ EN MODE TRAIN
POUR VOS DÉPLACEMENTS EN SUISSE
Les 10 milliards de cessions
d’actifs seront placés
en obligations d’Etat,
ce qui diminuera la dette
publique de 0,5 point par
rapport au PIB. Le projet
de loi de finances affichera
une dette publique à 98,6 %
du PIB en 2019.
Ingrid Feuerstein
@In_Feuerstein
La dette publique française flirte
avec les 100 % de PIB… sans pour
l’instant franchir ce seuil symbolique. Le cadrage macroéconomique du budget 2019 confirme un
dérapage de la trajectoire de dette
publique par rapport aux prévisions du printemps dernier. La
dette publique devrait atteindre
98,7 % du PIB à fin 2018, au lieu de
96,4 %, annoncé en avril. Elle
devrait se stabiliser à ce niveau en
2019 (98,6 %), puis commencer à
refluer pour retomber à 92,7 % en
2022.
Cette trajectoire reste en ligne
avec l’engagement d’Emmanuel
Macron, qui est de baisser le ratio
de dette sur le PIB de 5 points sur
le quinquennat. Mais elle est
moins rapide que ce qui avait été
envisagé en avril, lors de la présentation du programme de stabilité, et où Bercy espérait encore
voir passer la dette sous les 90 %
de PIB… Il faut dire que ce document ne tenait pas compte de
deux éléments majeurs pour les
finances publiques françaises : la
reprise de la dette de la SNCF et la
fin de la taxe d’habitation pour
l’ensemble des ménages.
Dette de la SNCF
La réintégration de la dette de la
SNCF, présentée comme un élément de négociation dans le bras
de fer avec les cheminots, a des
aspects purement techniques.
L’Insee a requalifié SNCF Réseau,
l’entité en charge du réseau ferroviaire, en administration publi-
que tout simplement parce que
les recettes commerciales tirées
des péages ont fortement baissé
et ne couvrent plus 50 % des
coûts. Ce qui, mécaniquement, a
conduit Bercy à revoir à la hausse
la trajectoire de dette publique.
Il est possible que, temporairement, la dette publique ait franchi
le seuil de 100 % du PIB. Son évolution n’est pas linéaire dans
l’année, dans la mesure où l’Etat
emprunte traditionnellement
plus au premier semestre. Ce sont
les chiffres du deuxième trimestre, publiés fin septembre par
l’Insee, qui le diront.
10 milliards investis
en obligations d’Etat
Reste à voir comment les privatisations annoncées dans le cadre
de la loi Pacte joueront sur la dette
publique.
Alors que le texte ouvrant à
l’Etat la possibilité de céder ADP,
Française des Jeux et Engie
entame son parcours au Parlement, le ministre de l’Economie
et des Finances, Bruno Le Maire, a
indiqué que le fonds de 10 milliards pour l’innovation serait
investi dans des obligations
d’Etat. « L’objectif est à la fois de
financer l’innovation de rupture et
de désendetter l’Etat », expliquet-il aux « Echos ». « Le placement
de ces 10 milliards dans des comptes au Trésor permettra de réduire
la dette publique de 0,5 point par
rapport au PIB. »
L’Etat table sur 250 millions
d’euros de dividendes chaque
année qui seront affectés au
financement de l’innovation. Soit
un rendement de 2,5 % qui peut
poser question, vu le rendement
actuel des obligations d’Etat.
« Nous avons écarté l’idée d’un
taux variable. Pour calculer ce rendement de 2,5 %, nous nous sommes basés sur le niveau de rendement à très long terme des
obligations d’Etat », explique le
ministre. n
Lyria SAS - 80 000 € - RCS Paris B 428 678 627 - 25 rue Titon 75011 Paris - France - Crédit photo : Ivan Guilbert / LaPetiteGrosse.
Les privatisations
viendront un peu
alléger la dette publique
tgv-lyria.com
BUSINESS 1ÈRE
>
SERVICES
HAUT DE GAMME
CONFORT
FLEXIBILITÉ
POUR CEUX QUI NE RENONCENT À RIEN.
04 // FRANCE
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
INTERVIEW // NICOLE BELLOUBET Ministre de la Justice
« Nous devrions pouvoir faire
baisser la population carcérale
de 8.000 personnes »
l La garde des Sceaux présente ce mercredi le plan pénitentiaire.
l Des solutions alternatives à l’emprisonnement pour les peines courtes
devraient être développées.
Propos recueillis par
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
C
’est l’un des engagements
forts d’Emmanuel Macron.
La garde des Sceaux, Nicole
Belloubet, présente ce mercredi en
Conseil des ministres le plan destiné à juguler la surpopulation carcérale. Pour dégonfler les effectifs
de détenus (plus de 70.000 personnes incarcérées à fin juillet dernier),
la ministre de la Justice entend agir
sur deux fronts. D’abord, le développement de solutions alternatives à
l’emprisonnement pour les peines
courtes. Ensuite, la construction de
7.000 places de prison, livrées d’ici à
2022, parmi lesquelles 2.000 places
dans des structures d’accompagnement vers la sortie (SAS), conçues
pour répondre à la nouvelle donne
des peines.
Nicole Belloubet présente ce mercredi en Conseil des ministres
le plan destiné à juguler la surpopulation carcérale.
Photo Ludovic Marin/AFP
La surpopulation carcérale
bat des records. Comment
la faire reculer ?
En revoyant le système de A à Z et ce,
sur la base d’une autre politique des
peines dans le projet de loi justice que
le Sénat va examiner le mois prochain. On a fait de l’emprisonnement
la peine de référence unique, ce qui
est inefficace quand elle est de courte
durée. En dessous de six mois, elle
désocialise plus qu’elle ne réinsère.
Nous allons promouvoir d’autres
types de peines comme la détention
électronique ou le travail d’intérêt
général (TIG). J’installe le mois prochain l’Agence de travail d’intérêt
général et du travail pénitentiaire.
Cette structure, adossée à une plateforme numérique, connectée aux
services d’insertion et de probation et
aux juridictions, va dynamiser l’offre
de postes des services publics, des
collectivités territoriales et du secteur
de l’économie sociale et solidaire.
Groupe Les Echos - Le Parisien
10 boulevard de Grenelle - Paris 15e
Informations et inscriptions :
www.telcodigital.fr
Avec notamment les interventions de :
En partenariat avec :
Thierry BOISNON
Président France,
NOKIA
Antoine DARODES
Directeur, AGENCE
DU NUMERIQUE
Comment allez-vous adapter
le parc de prisons à cette
nouvelle donne ?
Nous devons diversifier notre parc
pour mieux adapter les régimes de
détention. Nous allons lancer les
structures d’accompagnement vers
la sortie, les SAS. Elles accueilleront
des condamnés à des peines de
moins d’un an et des condamnés à
des longues peines qui finissent leur
temps de détention. Ces SAS ne
La dématérialisation des
procédures civiles, qu’il est
question de favoriser dans
le projet de loi sur la justice
défendu par Nicole Belloubet, est déjà très développée
de l’autre côté des Alpes.
Jeudi 27 septembre 2018
Counsel,
WHITE & CASE
« Nous allons
promouvoir d’autres
types de peines
comme la détention
électronique
ou le travail
d’intérêt général. »
nécessitent pas d’être hautement
sécurisées. Elles seront implantées
en ville, là où existe une offre en termes de soins, de services publics, de
logement, d’emploi, de formation.
Nous construirons 2.000 places jusqu’en 2022.
Combien de places seront
créées dans les autres établissements ?
D’ici à 2022, 7.000 places seront
livrées et des projets permettant la
réalisation de 8.000 seront lancés.
Nous allons créer 2.500 places de
maisons d’arrêt avec un haut niveau
de sécurité. Ce sont 10.000 places qui
seront construites dans des centres
pénitentiaires avec plusieurs régimes de détention. Des quartiers de
confiance seront prévus dans chacun de ces établissements. Les détenus pourront circuler librement à
l’aide de badges, comme cela existe
aux Pays-Bas, par exemple. Ils pourront accéder à des espaces réservés
à la formation, au travail et aux activités culturelles. Mais nous mettons
aussi en place des unités étanches
pour les détenus en voie de radicalisation pour éviter le prosélytisme.
Allez-vous renforcer le travail
en prison ?
Actuellement, le taux d’occupation
des détenus ne dépasse pas 30 %.
C’est très faible. Nous avons l’ambition de l’augmenter sensiblement.
Tous les établissements pénitentiaires que nous allons construire
comprendront des lieux pour la formation et pour le travail. Nous lancerons également deux prisons
expérimentales d’environ 180 places
chacune, conçues et réalisées avec
des entreprises partenaires qui fourniront du travail aux détenus. Nous
allons travailler avec les régions
pour développer la formation professionnelle en milieu carcéral.
Où allez-vous implanter
ces nouveaux établissements
et ne redoutez-vous pas la
résistance des élus des futures
communes d’accueil ?
Non. Au contraire. Dans beaucoup
de localités, ces établissements sont
perçus comme des pourvoyeurs
d’emplois. Le maire de Muret, près
de Toulouse, est prêt à en accueillir
un deuxième. Mais on ne peut pas
échapper à certains critères de localisation. Les centres de détention se
conçoivent à proximité de tribunaux, donc dans des villes. Les prisons expérimentales peuvent être
implantées dans des zones éloignées, mais à condition qu’il y ait un
bassin d’emploi suffisant, comme
pour l’établissement d’Oermingen,
en Alsace. Le taux de chômage y est
faible et la demande des entreprises
en main-d’œuvre importante.
Les moyens budgétaires
sont-ils à la hauteur de toutes
ces ambitions ?
Les crédits de la Justice augmenteront de près de 25 % sur cinq ans
dans le cadre de la loi de programmation. C’est plus de 1,7 milliard
d’euros de crédits d’investissement
qui seront mobilisés d’ici à la fin du
quinquennat pour la construction
de nouvelles prisons. Nous créerons
1.500 emplois dans les services
d’insertion et de probation pour
mettre en œuvre la nouvelle politique des peines. 1.100 emplois supplémentaires de surveillants sont
prévus pour combler les postes
vacants en détention. Cette programmation nous permettra aussi
de construire et de rénover des prisons, mais certainement pas tout
notre parc en un an, ni même en
cinq. Il compte 186 établissements
pénitentiaires parmi lesquels
Fresnes. Sa rénovation, à elle seule,
mobilisera 270 millions d’euros. n
Réforme de la justice : les promesses
de la dématérialisation à l’italienne
TELCO & DIGITAL
FORUM
Orion BERG
Vous allez rendre obligatoire
l’exécution des peines de plus
d’un an. Cela ne rend-il pas
la tâche plus difficile ?
Prise globalement, la nouvelle politique des peines permettra de faire
reculer la surpopulation carcérale.
La redéfinition de l’échelle des peines
devrait la faire baisser de 8.000 personnes une fois mise en place. La
mobilisation des juridictions et des
services d’insertion et de probation
permettra de parvenir à une véritable régulation carcérale. La loi permettra de décaler de quelques jours
la date d’entrée en détention d’un
condamné dans un établissement
momentanément sursaturé. Certaines personnes parvenues en toute fin
de peine, à condition bien sûr qu’elles
présentent toutes les garanties
nécessaires, sont autorisées à sortir
quelques jours plus tôt. Ces outils
pourront être utilisés par les juridictions sans affecter l’efficacité des peines que nous entendons garantir.
Estelle DUVAL
Directrice Data Business,
MÉDIAMÉTRIE
En association avec :
Nicole Belloubet veut faire entrer
de plain-pied la justice dans l’ère
numérique. Le projet de loi de programmation « pour une justice
plus efficace », que la garde des
Sceaux va défendre le mois prochain en première lecture au
Sénat, vise notamment à dématérialiser certaines procédures, celles liées aux petits litiges.
En Italie, ce toilettage est en
grande partie chose faite. Les procédures civiles, extrêmement papivores et chronophages, sont « télétraitées ». Depuis 2014, avocats,
juges et greffiers n’ont plus le choix :
les affaires portées en justice sont
suivies électroniquement, du dépôt
de l’acte jusqu’au prononcé de la
peine, amende ou autre.
« Cela permet un traitement plus
rapide, plus transparent et plus
sûr des dossiers », explique Alessandra Cataldi, cheffe du service
des systèmes informatiques automatisés du ministère de la Justice
italien. Les hommes de loi dispo-
sent d’une adresse de courriel certifié et d’une carte magnétique
cryptée pour accomplir via Internet les démarches qui leur incombent sur un même dossier en instance, mais aussi y accéder et
suivre son évolution.
Aujourd’hui, plus de 255.000 avocats – la totalité de la profession – et
de 1.000 administrations sont inscrits au registre créé pour la circonstance. Chaque année, quelque
2,8 millions de nouveaux actes sont
ainsi traités.
Retour sur investissement
élevé
Expérimenté à partir de 2000 dans
six juridictions, puis rendu obligatoire en 2014, ce dispositif de dématérialisation a dû se faire accepter.
Au départ, le manque de clarté de la
législation a suscité pas mal de
méfiance, tout comme l’outil télématique. Mais les efforts de formation et d’accompagnement des utilisateurs ont permis de faire tomber
les résistances initiales. Certains
arguments ont vite fait mouche.
Notamment le fait que ce système
leur soit accessible 24 heures sur 24
où qu’ils se trouvent.
Argument massue, le retour
sur investissement est très positif.
Cette dématérialisation, qui
La justice italienne traite
électroniquement 2,8 millions
d’actes chaque année.
Photo Shutterstock
représente un investissement de
30 millions d’euros sur dix ans, a
permis au ministère de la Justice
d’économiser 40 millions dès sa
première année de mise en
œuvre, selon ses représentants.
— J. C. à Rome
FRANCE // 05
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
La taxation des retraités expatriés refait surface
dont le sort devrait aussi revenir
dans le débat à l’occasion des discussions budgétaires.
FISCALITÉ
Le député LREM
Sacha Houlié avance
un dispositif pour
mettre à contribution,
comme les retraités
résidents sur la CSG,
les bénéficiaires
de pension expatriés.
« Petites retraites »
Isabelle Ficek
@IsabelleFicek
et Ingrid Feuerstein
@In_Feuerstein
La question des retraités s’invite à
nouveau dans cette rentrée. Il y a,
d’une part, le quasi-gel (+ 0,3 %) des
pensions annoncé pour 2019 par le
Premier ministre, que des députés
de la majorité ne désespèrent pas de
voir moduler pour les petites retraites et que les oppositions fustigent.
Et, d’autre part, les conséquences de
la hausse de 1,7 point de CSG pour
les retraités. Plus exactement, pour
les retraités français installés à
l’étranger, non-résidents fiscaux,
« Il y a une vraie inégalité entre les
retraités en France qui ont subi une
hausse de la CSG, que l’on assume, et
ceux qui ne l’ont pas eue, non-résidents fiscaux. Dès lors qu’on a décidé
de faire contribuer tout le monde,
alors tout le monde doit contribuer.
C’est une question de solidarité et
d’équité », avance le député LREM
de la Vienne, Sacha Houlié. Dans
une note transmise à l’Elysée et à
Bercy, il propose la hausse « de cotisations pour les allocataires de revenus de substitution (principalement
les pensions de retraite) qui s’exilent
fiscalement ». Une mesure qui aurait
vocation à devenir un amendement
défendu par le groupe majoritaire.
Les retraités français domiciliés
fiscalement à l’étranger ne sont en
effet pas soumis à la CSG. Un décret
de décembre 2017 répercutait en
revanche la hausse de la CSG de
1,7 point sur les expatriés via une
hausse identique de leur cotisation
maladie, mais il a été suspendu
Des directeurs d’école
trop peu payés et
déresponsabilisés
L’écart de salaire entre un directeur d’école et celui
d’un enseignant classique n’est, en France, que de 7 %.
Photo Mychele Daniau
ÉDUCATION
Dans sa dernière
étude, l’OCDE pointe
le manque de
reconnaissance
salariale des
directeurs d’école
en France.
Marie-Christine Corbier
@mccorbier
C’est une publication qui tombe
à point nommé pour le ministre
de l’Education, Jean-Michel
Blanquer. Dans son étude
annuelle « Regards sur l’éducation », publiée mardi, l’Organisation de coopération et de
développement économiques
(OCDE) pointe l’exception française qui consiste à donner très
peu de responsabilités aux
directeurs d’école.
Le ministre de l’Education a
inscrit la question des directeurs d’école à l’ordre du jour
d e l ’a g e n d a s o c i a l p o u r
2019. Après le rapport parlementaire publié cet été qui
appelle à créer un statut pour les
directeurs d’école alors qu’ils
sont aujourd’hui considérés
comme des enseignants parmi
d’autres, l’OCDE braque, elle
aussi, l’attention sur ce point.
« Des responsabilités pas
forcément clarifiées »
L’écart de salaire entre un directeur d’école et celui d’un enseignant classique n’est, en France,
que de 7 %, contre 41 % en
moyenne dans les autres pays
de l’OCDE. « C’est un véritable
problème pour l’enseignement
primaire », commente Eric
Charbonnier, expert éducation
à l’OCDE. Les directeurs « ont
des responsabilités qui ne sont
pas forcément clarifiées comme
elles devraient l’être, il faudrait
réfléchir à leur statut et les valoriser », estime-t-il.
« Bonnes pratiques »
Au collège ou au lycée, les chefs
d’établissement sont mieux
payés. Mais le « défi » n’est pas
que dans la meilleure rémunération, poursuit Eric Charbonnier : « Les chefs d’établissement
sont très peu impliqués avec
leurs équipes pédagogiques sur
l a d é f i n i t i o n d e s m e s u re s
[à prendre] pour faire progresser
les élèves les plus en difficulté. » Il
plaide pour un « élargissement
du rôle des chefs d’établissement
vers plus d’autonomie ».
L’OCDE cite par exemple le
cas du Portugal, pour dire que le
renforcement du pouvoir des
chefs d’établissement s’est traduit par une réussite accrue des
élèves. Ou encore le cas du
Royaume-Uni, où des directeurs
d’écoles favorisées échangent
leur poste avec ceux d’écoles
défavorisées et discutent ensuite
sur les « bonnes pratiques » à
retenir. « Le champ d’action
laissé aux directeurs d’école est
particulièrement restreint en
France », déplore Angel Gurria,
le secrétaire général de l’OCDE.
L’Organisation pointe aussi le
peu d’autonomie des établissements, une autre exception
française : « En France, plus de la
moitié des décisions concernant
[les collèges] sont prises par les
autorités centrales, seulement
10 % le sont au niveau de chaque
collège, contre 30 % en moyenne
dans le reste de l’OCDE », relevait
mardi Angel Gurria. n
parce qu’il frappait indifféremment les retraités, quel que soit
leur niveau de pension. Car à
l’inverse des résidents, décrit la
note, il n’était pas possible d’instaurer un mécanisme d’exonération
des « petites retraites », le fisc, sans
données fiscales sur ces retraités
expatriés, ne pouvant établir leur
revenu fiscal de référence.
« Inconvénients »
Avec le prélèvement à la source, il
sera désormais possible pour
l’administration française, avance
le député, de « connaître le montant
des rémunérations, traitements, pensions perçus et d’instaurer un seuil de
déclenchement d’une augmentation
de la cotisation », basée non sur le
revenu fiscal de référence mais « sur
la pension elle-même ». Il imagine le
même seuil de déclenchement que
pour la hausse de la CSG, de
manière à ne pas toucher les « petites retraites ». Il vise même une
hausse plus forte que celle de la CSG
au-delà de ce seuil, pensant notamment aux retraités bénéficiant de
régimes fiscaux avantageux,
comme au Portugal ou au Maroc.
Pas sûr que cela fasse taire les
critiques sur un pouvoir qui s’en
prendrait aux retraités. « Au contraire, défend Sacha Houlié, on
évite de toucher le travailleur algérien qui touche une pension de 800
ou 900 euros après toute une vie de
travail en France. En revanche, celui
qui a eu une bonne carrière en
France avec un bon revenu de substitution contribuera. » Les gains
engrangés pourraient être fléchés
vers des dispositifs sociaux. Voilà
qui risque de faire débat.
De son côté, Anne Genetet,
députée LREM des Français de
l’étranger, remettait mardi soir à
Edouard Philippe un rapport sur
la mobilité des Français à l’international. « Vouloir appliquer le
même taux de CSG aux retraités en
France et à l’étranger n’a pas de
sens. Quand on part à l’étranger, on
cotise à un système de protection
sociale qui peut avoir d’autres
inconvénients », relève-t-elle,
notant au passage que la cotisation maladie, à laquelle les retraités quittant le territoire français
sont assujettis, rapporterait déjà
davantage qu’elle ne coûte.. n
Pour Sacha Houlié, député de la majorité, la contribution des
non-résidents fiscaux est « une question de solidarité et d’équité ».
Photo Guillaume Souvant
Des mesures pour les Français
de l’étranger
Remis mardi soir à Edouard Philippe, le rapport de la députée
LREM des Français de l’étranger, Anne Genetet, suggère
d’ouvrir certaines déductions de charges et crédits d’impôts
aux « non-résidents » vivant à l’étranger, défendant une « plus
grande justice fiscale ». Le rapport suggère de leur permettre
de bénéficier de déductions liées aux pensions alimentaires,
à la rénovation énergétique ou encore au dispositif dit « Pinel »,
à la condition que les dépenses soient faites en France.
Des propositions accueillies avec prudence par Matignon.
06 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ALLEMAGNE :
HAUSSE DU MORAL
DES INVESTISSEURS
+0,4 %
ROYAUME-UNI :
HAUSSE DES SALAIRES
La croissance salariale
a dépassé les attentes
en Grande-Bretagne,
les entreprises ayant du mal
à recruter le personnel
qu’il leur faut. Le salaire
hebdomadaire moyen hors
primes a augmenté de 2,9 %
annuellement sur
une période de trois mois
à fin juillet, après +2,7 % sur
les trois mois précédents.
Le moral des investisseurs
allemands s’est amélioré
en septembre (+3,1 points),
profitant de bonnes
perspectives pour
la croissance allemande
sur fond d’accord
commercial entre
les Etats-Unis et le Mexique,
selon le baromètre de
l’institut ZEW publié mardi.
L’EMPLOI PROGRESSE
DANS LA ZONE EURO
Le nombre de personnes
ayant un emploi a
augmenté de 0,4 % dans
la zone euro ainsi que
dans l’Union européenne
à 28 au deuxième trimestre
2018 par rapport
au trimestre précédent.
Juncker livre son ultime grand discours
européen dans une atmosphère sombre
l Le président de la Commission européenne prononcera
aujourd’hui son Discours sur l’état de l’Union.
l Un temps fort de la vie politique européenne, à l’heure
de la montée en puissance des partis eurosceptiques.
BRUXELLES
Gabriel Grésillon
@GGresillon
— Bureau de Bruxelles
Comme un parfum de testament
politique. Ce ne sera pas la seule
prise de parole empreinte de gravité de Jean-Claude Juncker. Mais,
sans aucun doute, l’une des plus
importantes de sa vie. En prononçant, mercredi, son Discours sur
l’état de l’Union devant le Parlement européen, le président de la
Commission européenne va probablement livrer un diagnostic à la
fois personnel et prospectif sur
l’Union européenne.
Angoisse du précipice
Ce sera là son ultime grande allocution en tant que pilote réellement
opérationnel du cœur de la machine
européenne : dans un an, les élections européennes auront rebattu
les cartes et la Commission sera en
instance de renouvellement.
Comme tous les ans, le contenu
de son intervention devant le Parlement européen a été gardé secret, y
compris dans les couloirs de la Commission. Mais sa tonalité sombre ne
fait guère de doute : l’Union européenne se trouve face à l’angoisse du
précipice. « Où qu’on regarde, il y a
un peu le sentiment qu’on s’approche
du bord de quelque chose », constate
un habitué des couloirs de Bruxelles.
Dans un contexte international
dégradé, la vie politique des Etats
membres apparaît de plus en plus
trouble, avec une montée en puissance des partis eurosceptiques et
des coalitions parfois précaires.
La question migratoire empoisonne le débat européen. La dérive
DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE N° 539 OF 2009
DIVISION DE LA CHANCELLERIE
CR-2009-000048
TRIBUNAL DE COMMERCE
DANS L’AFFAIRE DE:
NORTEL NETWORKS SA (SOUS ADMINISTRATION)
ET
DANS LE CADRE DE
LA LOI SUR L’INSOLVABILITÉ DE 1986
AVIS DE DATE D’EXPIRATION DE
LA RÉCLAMATION AU TITRE DES CHARGES EN
VERTU DE L’ORDONNANCE DU 12 JUILLET 2018
À: TOUS LES CRÉANCIERS DE
CHARGES 12 JUILLET 2018
Avis est donné par les présentes par Alan Robert Bloom,
Stephen John Harris et Alan Michael Hudson d’Ernst &
Young LLP and Stephen Taylor (les « Coadministrateurs »)
d’une ordonnance de M. le juge Snowden en date du 12
juillet 2018, dont l’effet est que les personnes considérant
qu’elles ont une réclamation pour le règlement d’une dette
ou d’un passif comme une dépense dans l’administration
(une « Réclamation au titre des charges ») qui n’ont pas été
approuvés par les Coadministrateurs, ces personnes
doivent envoyer aux Coadministrateurs un Formulaire de
réclamation rempli. Certains Créanciers de Réclamation
au titre des charges ne sont pas tenus de déposer un
Formulaire de réclamation. La liste des créanciers qui ne
sont pas affectés par les termes de l’ordonnance est fournie
www.emeanortel.com.
Pour plus d’informations, les coordonnées et les Formulaires
de réclamation, rendez-vous sur www.emeanortel.com.
Tout Formulaire de réclamation doit être soumis aux
Coadministrateurs dès que possible et, dans tous les cas,
doit être reçu par les Coadministrateurs avant le 29 janvier
2019, faute de quoi la Réclamation au titre des charges
sera considérée comme une Réclamation au titre des
charges tardive. Veuillez noter qu’il est possible qu’une
telle Réclamation au titre des charges tardive ne soit pas
payée, sous réserve de la liberté de règlement des
Réclamations au titre des charges tardives de la part des
Coadministrateurs.
Les Formulaires de Réclamation doivent être soumis avec
les pièces justificatives pertinentes aux Administrateurs de
Nortel Networks SA (sous administration), Nortel Networks,
BP 4725, Maidenhead, SL60 1HN, Royaume-Uni. Vous
pouvez également envoyer un Formulaire de réclamation
par courrier électronique à claims@emeanortel.com.
« illibérale », dans plusieurs pays
à l’est du bloc, apparaît de plus en
plus menaçante pour l’édifice. Les
négociations du Brexit restent dans
une situation de blocage, faisant
craindre le scénario catastrophe
d’un divorce sans accord.
La perspective des élections européennes, en mai prochain, pousse
chacun à une radicalisation qui rend
encore plus difficile toute forme de
compromis. Les réformes de l’architecture économique et financière
européenne que pousse la France
Les élections de
mai 2019 poussent
chacun à une
radicalisation.
font du sur-place. Quant aux négociations sur le futur budget, elles
s’annoncent plus conflictuelles que
jamais, avec la proposition de
Bruxelles de conditionner les financements au respect scrupuleux de
l’Etat de droit, et les lourdes contraintes financières dues au départ
du Royaume-Uni de l’Union.
Un pilote dans l’avion
Dans ce contexte, l’enjeu est d’éviter
un discours crépusculaire. Lors de
leur récent séminaire de rentrée,
plusieurs commissaires ont poussé
leur patron à « ne pas tomber dans
cette association entre la fin de son
mandat et celle de l’Europe, qui va
forcément continuer même si elle va
peut-être devoir se transformer »,
explique un connaisseur.
Alors que les spéculations vont
bon train sur la santé de JeanClaude Juncker, le Luxembourgeois va donc tenter de démontrer
qu’il y a toujours un pilote dans
l’avion européen. En mettant sur
la table plusieurs propositions
centrées autour de cette « Europe
qui protège » chère à Emmanuel
Macron et devenue le mantra de
l’Union européenne.
Cela passera, avant tout, par une
proposition sur la gestion des migrations. Outre le projet de renforcer
très fortement l’agence des gardecôtes et garde-frontières européens
(Frontex), la Commission veut également œuvrer à une meilleure politique de retour des migrants dans
leurs pays d’origine. Elle devrait également mettre sur la table des propositions pour mieux lutter contre
les campagnes de désinformation et
les discours de haine sur Internet,
afin notamment qu’un cadre législatif soit en place pour les élections
européennes de 2019. n
Le président de la Commission européenne devrait axer son discours sur une « Europe qui protège »,
soit avant tout sur des questions de frontières et de migration. Photo Frederik Florin/AFP
Le Parlement européen face au casse-tête Orban
Les eurodéputés ont
entendu, mardi, le
Premier ministre hongrois.
Accusé de mettre en péril
l’Etat de droit, il affronte ce
mercredi un vote capital.
De l’art de répondre à côté de la
question, mais avec véhémence.
Viktor Orban se savait en danger,
mardi, devant les eurodéputés : ces
derniers doivent se prononcer ce
mercredi sur le lancement éventuel
d’une procédure dite d’article 7, qui
permettrait de constater officiellement un risque de violation grave
des valeurs de l’Union, du fait de la
dérive de l’Etat de droit en Hongrie.
Et d’enclencher une mécanique
pouvant aller jusqu’à priver, en
théorie, le pays de son droit de vote
dans les institutions européennes.
Face aux eurodéputés, le Premier ministre hongrois a contre-attaqué en se posant en victime d’une
chasse aux sorcières de la part
d’une élite européenne cherchant
tout simplement à faire blocage à
sa politique. « Vous n’allez pas condamner un gouvernement mais un
pays et un peuple », a-t-il lancé,
chantant les louanges de la Hongrie, qui « depuis mille ans est membre de la famille des peuples chrétiens d’Europe ».
En fustigeant un « manque de respect » à l’égard du peuple hongrois, il
a promis de ne jamais rien céder sur
son refus catégorique de l’immigration. Le tout en mettant en avant le
fait que le Fidesz, sa formation politique, est « le parti qui réussit le mieux
au sein du Parlement européen », ce
qui attiserait, selon lui, les jalousies.
Il touchait là un point sensible :
avec son succès insolent lors des
dernières élections législatives, Viktor Orban pose un casse-tête au
PPE, le grand parti de droite qui
domine la vie politique européenne
et dont le Fidesz est membre. Sa présence est de plus en plus gênante
pour un parti qui a toujours balayé
un large spectre politique, mais elle
est aussi précieuse au plan numérique : avec 12 députés et une assise
électorale solide, le Fidesz tranche
avec nombre de partis de droite traditionnelle en Europe.
Le piège de Macron
A l’heure où les partis européens
affûtent leurs armes en vue des
élections européennes de mai prochain, le PPE redoute de tomber
dans le piège que veut lui tendre
Emmanuel Macron, qui ferait de
lui un parti de droite dure et ouvrirait un large espace aux formations
centristes.
Manfred Weber, le candidat
déclaré au rôle de tête de liste lors
des prochaines élections, a donc
laissé entendre que son soutien à
Viktor Orban ne serait pas inconditionnel. Et de façon plus étonnante,
le très droitier chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a appelé à
voter pour sanctionner la Hongrie.
Une manière, pour le PPE, d’assumer une ligne dure sur le sujet
migratoire, tout en démontrant sa
fermeté à l’égard d’un de ses membres devenu encombrant. Lequel a
déjà laissé entendre, dans un récent
discours, qu’il lui serait « facile » de
bâtir une « formation anti-immigration paneuropéenne ». — G. G.
Hongrie : une longue liste d’atteintes à l’Etat de droit
Atteintes à l’indépendance
de la justice et à l’action
des ONG, corruption
au sommet, la liste est
longue des griefs formulés
par le Parlement européen
envers le Premier ministre,
Viktor Orban.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
Le rapport du Parlement européen
consacré aux atteintes à l’Etat de
droit en Hongrie répertorie une
douzaine de domaines où il existe
« un risque clair de violation grave
par la Hongrie des valeurs sur
lesquelles l’Union européenne est
fondée ». Depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, tous
les segments de la vie publique ont
été touchés par une même stratégie
de contrôle, d’ingérence et de
réduction des libertés.
Une Constitution qui
affaiblit les contre-pouvoirs
l
La réforme de la Constitution de
2011 a retiré à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses prérogatives. Elle ne peut plus statuer
sur le fond en cas de modification
de la loi Fondamentale. La nouvelle
procédure de nomination des juges
de la Cour constitutionnelle a renforcé l’influence du gouvernement
sur sa composition et remis en
cause l’inamovibilité des juges.
Un pouvoir corrompu
jusqu’au sommet
l
Les « irrégularités graves » et les
« conflits d’intérêts » sont récurrents en Hongrie à l’occasion de
l’attribution des marchés publics
largement financés par l’Union
européenne. La Hongrie est le
deuxième pays de l’Union pour
lequel l’Olaf, l’organe antifraude de
l’UE, a émis le plus d’enquêtes : 80 %
d’entre elles ont débouché sur des
recommandations financières ou
judiciaires. L’une des dernières
investigations en date, menée en
2017 dans une affaire de contrats
d’éclairage public, remontait jusqu’au gendre du Premier ministre.
La liberté d’expression
en danger
l
Les atteintes à la liberté de la presse
sont de plus en plus criantes : « Au
fil des années, note le rapport, la
grande majorité des médias est entrée
dans la sphère d’influence du gouvernement. » Les chaînes publiques
sont aux ordres de l’exécutif tandis
qu’on assiste à une forte concentration dans l’actionnariat des médias.
Les 18 titres que comptait la presse
régionale sont tombés en l’espace
d’une année dans les mains de proches de Viktor Orban. « Le cadre
législatif actuel ne garantit pas pleinement le fonctionnement sans entrave
ni censure de la presse », note le rapport dans une litote. Une Autorité
des médias peut sanctionner les
organes de presse pour diffusion
d’informations « non nuancées ».
Sans ménagement, un magazine
évoluant dans l’orbite du pouvoir a
publié une liste de 200 journalistes
et citoyens suspectés de vouloir
« renverser le gouvernement ».
Une société civile
corsetée
l
La loi d’avril 2017 sur l’enseignement supérieur a restreint la liberté
d’enseigner des universités étrangères y compris celles installées dans
le pays depuis de longues années.
Les négociations entre le gouvernement hongrois et les établissements
concernés, en particulier l’université d’Europe centrale, financée par
la fondation de George Soros, Open
Society, sont toujours en cours. Les
ONG qualifiées d’« agents étran-
gers » sont harcelées par les autorités hongroises qui usent à leur
égard, note le rapport parlementaire, d’« une rhétorique stigmati-
« Le cadre législatif
actuel ne garantit
pas pleinement le
fonctionnement sans
entrave ni censure
de la presse », note
le rapport.
sante ». Les lois « anti-Soros » votées
l’été dernier soumettent les ONG
qui viennent en aide aux migrants à
un enregistrement spécial et à une
taxation. De multiples observateurs assurent que ce projet entraînera des restrictions abusives à la
liberté d’association et à la liberté
d’expression. n
MONDE // 07
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Le gouvernement allemand divisé sur
l’utilisation de sa cagnotte budgétaire
BUDGET
Le ministre des
Finances a présenté
son projet de budget
fédéral pour 2019.
La dette pourrait
repasser en dessous
des 60 % du PIB.
Ninon Renaud
@NinonRenaud
— Correspondante à Berlin
C’est un projet de budget dont rêverait plus d’un pays, mais qui se
révèle une nouvelle source de dissensions au sein de la coalition gouvernementale en Allemagne. Olaf
Scholz, le ministre des Finances, a
présenté mardi aux députés du
Bundestag un projet budgétaire
fédéral à l’équilibre l’an prochain,
sans recours à l’endettement et malgré des dépenses en hausse de
13 milliards d’euros sur un an, à
356,8 milliards d’euros. Le socialdémocrate maintient le dogme de
« schwarze Null » (zéro déficit) instauré en 2014 en puisant dans la
réserve budgétaire de 24 milliards
d’euros accumulée en trois ans.
Coup de pouce aux
retraites et à la défense
La part de lion du budget (40,4 %)
doit aller au ministère du Travail et
des Affaires sociales, qui recevrait
5 milliards d’euros supplémentaires
par rapport à 2018. Sur ce montant,
4 milliards devraient absorber la
hausse significative des dépenses de
retraite, le gouvernement s’étant
engagé à maintenir jusqu’en 2025 le
niveau des pensions à 48 % du
salaire tout en plafonnant les cotisations retraite à 20 % (contre 18,6 %
actuellement).
La Défense représentera, comme
promis, le deuxième poste budgétaire avec 42,9 milliards d’euros, en
progression de 4,38 milliards
d’euros sur un an. Le gouvernement
répond ainsi à la pression de Donald
Trump, qui juge le niveau de contribution de l’Allemagne aux dépenses
militaires de l’Otan insuffisant.
Privilégier la réduction
de la dette publique
Ce budget, qui doit maintenant être
débattu au sein du Bundestag tout
au long de l’automne, promet de
nombreux débats, car nul au sein de
la coalition ne s’accorde sur la façon
dont l’excédent doit être utilisé. Or,
compte tenu des prérogatives budgétaires accordées par la loi fondamentale allemande au Bundestag,
une majorité parlementaire est
nécessaire à l’adoption du budget.
En mobilisant 5 milliards en 2019
pour augmenter les dépenses, Olaf
Scholz laisse de fait l’essentiel de la
réserve budgétaire intacte. Et c’est
sans compter les près de 10 milliards
de recettes fiscales supplémentaires
qui devraient s’ajouter en 2018…
Le ministre des Finances a souligné mardi au Bundestag l’importance de privilégier une réduction
de la dette publique tant l’environnement économique et géopolitique reste incertain. L’endettement
de l’Allemagne pourrait cependant
passer sous la barre des 60 % du
PIB dès cette année (ou, au plus
tard, l’année prochaine), une première depuis 2002 qui nourrit la
volonté de la CSU, en pleine campagne électorale en Bavière, de baisser les impôts.
Un débat parallèle porte sur la
répartition des dépenses. Le montant exact des recettes fiscales sup-
Peu de migrants subsahariens
choisissent l’Europe
plémentaires devrait être connu à
la fin du mois d’octobre et marquera sans doute le début de négociations serrées entre les partisans
d’un meilleur financement des
retraites, comme le SPD, et les
tenants d’une hausse des dépenses
militaires comme la CDU.
De fait, si le budget de la Défense
doit augmenter en 2019, il n’est pour
l’heure pas prévu de nouvelle
hausse en 2020. La chancelière
Angela Merkel a pourtant promis
de relever le niveau des dépenses
militaires du pays de 1,24 % de PIB
actuellement à 1,5 % en 2025. n
i
Vendred
avec
os
Les Ech
Seulement 15 % ont
l’Europe pour objectif.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
L’Europe ne devrait pas connaître,
d’ici à 2050, de vague de migrations
massives venues d’Afrique subsaharienne. C’est la thèse défendue par
François Héran, professeur au Collège de France et spécialiste des
questions de migrations, dans une
nouvelle étude intitulée « L’Europe
et le spectre des migrations subsahariennes ». Pourtant, la pression
démographique sur ce continent
sera toujours forte : les derniers calculs de l’ONU effectués en 2017 montrent que la population en Afrique
subsaharienne devrait passer de
970 millions de personnes actuellement à 2,2 milliards à un horizon de
trente ans. A cette date, elle devrait
représenter 22 % de la population
mondiale, contre 14 % aujourd’hui.
Pas de ruée
prévue en 2050
En intégrant ces données démographiques, en 2050, « les migrants
auront beau occuper une place grandissante dans les sociétés du Nord, ils
resteront très minoritaires : tout au
plus de 3 à 4 % de la population vers
2050 », estime François Héran. Il n’y
aurait donc pas de ruée de « la jeune
Afrique vers le Vieux Continent »,
note l’auteur de l’étude, en écho à
divers documents publiés récemment tenant des propos alarmistes
sur le sujet. Le scénario d’une
Europe peuplée à 25 % d’immigrés
subsahariens ne peut être retenu,
En raison de la pauvreté, il y a peu de migrants en Afrique
subsaharienne comparé à d’autres régions. Photo Ashraf Shazly/AFP
« l’ordre de grandeur le plus réaliste
est cinq fois moindre », souligne le
document. En France, par exemple,
les immigrés subsahariens avoisineraient 3 % de la population, contre 1,5 % aujourd’hui.
« Le modèle des vases communicants » formés, d’une part, par la
poussée démographique et, de
l’autre, par les migrations ne s’applique pas au cas africain, affirme
l’étude, car ce continent obéit à des
règles qui lui sont propres.
« Comparée aux autres régions,
l’Afrique subsaharienne émigre peu
en raison même de sa pauvreté »,
explique l’auteur. Plus un pays est
pauvre, moins ses habitants émigrent au loin, tout au plus vont-ils
dans un pays limitrophe généralement aussi pauvre que celui dont ils
sont originaires. A ce titre, le Nigeria, de par sa taille – il compte
190 millions d’habitants et réunit à
lui seul la moitié de la population
d’Afrique de l’Ouest –, fait partie de
ces géants démographiques qui
retiennent naturellement leur
population : à peine 1 % de celle-ci
vit à l’étranger. Ainsi, lorsque la
population subsaharienne émigre,
elle le fait à 70 % dans un autre pays
de cette même zone et à 15 % seulement vers l’Europe.
Mobilité humaine ordinaire
Pour son étude, l’auteur s’est
appuyé en partie sur des travaux
réalisés par le FMI et l’OCDE. « Il y a
eu un énorme travail des démographes qui fait qu’on ne peut pas traiter
ce sujet avec désinvolture », s’insurge
François Héran. Comme partout
dans le monde, les populations
d’Afrique subsaharienne cherchent à migrer pour combler des
écarts de revenus, retrouver une
proximité linguistique ou profiter
d’un niveau d’éducation meilleur.
« Nul ne peut nier l’acuité des problèmes démographiques au sud du
Sahara. Il reste que la migration
émanant de cette région doit être
replacée à l’échelle planétaire, au
milieu de multiples diasporas. Soumise au même jeu de contraintes que
ces dernières, elle n’est pas une anomalie menaçante mais une forme
ordinaire de la mobilité humaine »,
conclut le document. n
Isolé par ses voisins du Golfe depuis plus d’un an,
le Qatar, qui détient des participations dans
Volkswagen, Siemens ou Deutsche Bank, a annoncé
vendredi dernier un investissement de 10 milliards
d’euros d’ici à cinq ans outre-Rhin. Une somme
qui viendra s’ajouter aux 25 milliards d’euros
déjà investis par le Qatar dans la première
économie européenne. Il s’intéresse cette fois
au Mittelstand, ces entreprises allemandes de taille
intermédiaire qui font la force de l’industrie
« Made in Germany ».
Spécial Mode femme
MIGRATION
Les populations
d’Afrique migrent
surtout vers des pays
voisins du leur.
Le Qatar veut investir 10 milliards
d’euros en Allemagne
08 // MONDE
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
L’impact du
changement
climatique
est ressenti
de plus en plus
fortement par
les habitants
de Californie,
confrontés
cet été à des
incendies
d’une ampleur
inédite.
Photo
Josh Edelson/AFP
Une nouvelle
loi prévoit que
la totalité de
l’électricité
fournie au
Golden State
sera
décarbonée
d’ici à 2045.
Notamment
grâce à
l’installation
massive de
panneaux
solaires.
La Californie
à la pointe contre
le changement
climatique
Photo Shutterstock
ÉTATS-UNIS
FAITES-vous partie
des 500 entreprises
les plus dynamiques
de FRANCE ?
Pour le savoir, inscrivez-vous
au Palmarès des Champions
de la croissance 2019 jusqu’au
19 octobre 2018 sur lesechos.fr*
POURQUOI PARTICIPER ?
• Bénéficiez d’une couverture médiatique sans précédent
• Gagnez en notoriété
• Profitez de nouvelles opportunités de développement
*http://www.lesechos.fr/champions-de-la-croissance-2019
Le gouverneur de
Californie organise le
Sommet mondial pour
l’action climatique.
Un rassemblement
d’acteurs infranationaux (municipalités,
entreprises…) à partir
de ce mercredi
à San Francisco.
Anaïs Moutot
— Correspondante à San Francisco
Au cours de ses quatre mandats,
Jerry Brown s’est efforcé de faire de
la Californie un leader du combat
écologique. A quatre-vingts ans, le
gouverneur de l’Etat, qui s’apprête
à quitter le pouvoir en novembre,
abat l’une de ses dernières cartes :
l’organisation du Sommet mondial
pour l’action climatique, qui
démarre ce mercredi à San Francisco. Ce premier rassemblement
d’acteurs à l’échelon infranational –
maires, gouverneurs, entreprises,
ONG… – vise à montrer que la mobilisation ne faiblit pas pour contenir
la hausse des températures en dessous de 2 °C, malgré la décision
de Donald Trump de se retirer de
l’Accord de Paris l’an dernier.
Si le sommet vise à renforcer
la collaboration entre différentes
organisations, Jerry Brown veut en
faire une vitrine pour la Californie.
En amont du sommet, l’élu démocrate a ratifié une loi ambitieuse qui
prévoit que la totalité de l’approvisionnement en électricité du Golden State sera décarbonée d’ici à
2045. Seul un autre Etat — Hawaï —
a déjà adopté un but similaire. Jusqu’ici, la Californie s’était fixé un
objectif de 50 % d’électricité issue de
sources renouvelables d’ici à 2030.
Le leadership de la Californie sur
ces sujets n’est pas nouveau. « Confrontée à une pollution de l’air très
forte à Los Angeles, la Californie
émet des standards d’émissions pour
les véhicules dès les années 1960 et est
suivie ensuite par l’Etat fédéral »,
raconte David Vogel, professeur en
sciences politiques à Berkeley et
auteur du livre « California Greenin’ : how the Golden State became
an environmental leader » (nontraduit). La Californie est aussi le
premier Etat américain à créer un
programme d’échange de quotas
d’émissions de gaz à effet de serre en
2011. « Un modèle dont s’inspire
notamment la Chine pour construire
son propre système », souligne Ann
Carlson, professeure de droit environnemental à Ucla.
Le détricotage des régulations
environnementales par la nouvelle
administration fédérale n’a fait que
galvaniser les efforts des autorités
californiennes. D’autant plus que
l’impact du changement climatique est ressenti de plus en plus fortement par ses citoyens, confrontés
cet été à une vague d’incendies
d’une ampleur inédite. Selon le quatrième rapport d’évaluation sur le
changement climatique publié le
27 août par les autorités californiennes, la situation ne va pas
s’améliorer : l’emprise des feux de
forêts pourrait doubler d’ici à 2020
et entre un et deux tiers des plages
du sud de la Californie disparaître.
Dans ce contexte, l’Etat redouble
d’efforts, avec un patchwork de
mécanismes visant à réduire les gaz
à effet de serre de 40 % par rapport
au niveau de 1990 d’ici à 2030. En
juillet 2017, le Parlement a voté
pour étendre le marché carbone
jusqu’en 2030, alors qu’il devait
prendre fin en 2020. Début janvier,
Jerry Brown a signé un décret
visant à faire grimper le nombre de
véhicules zéro émission sur les routes californiennes de 350.000
actuellement à 5 millions en 2030.
A la clef, un plan de financement de
Le Code de
construction impose
des panneaux solaires
à toutes les nouvelles
résidences ayant
jusqu’à trois étages.
2,5 milliards de dollars sur huit ans,
visant notamment à accélérer le
maillage du réseau de stations de
recharge électrique. En mai, le Code
de construction a, lui, été révisé afin
d’imposer la présence de panneaux
solaires à toutes les nouvelles maisons et résidences ayant jusqu’à
trois étages.
« La pièce la plus importante du
puzzle est menacée par l’administration Trump », souligne cependant
Ann Carlson. En août, celle-ci a
annoncé un assouplissement des
normes d’émission du secteur automobile promulguées sous l’administration Obama et le retrait de la
dérogation accordée par la loi fédérale à la Californie lui arrogeant le
droit de fixer des standards plus
contraignants. Les autorités californiennes se préparent à une longue
bataille judiciaire. Tout en continuant à multiplier les terrains de
bataille : dimanche, Jerry Brown a
ratifié une loi bloquant l’ouverture
des forages offshore d’hydrocarbures au large des côtes californiennes, l’une des mesures phares de
l’administration Trump. n
// 09
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
idées&débats
SOMMAIRE
Le meilleur
du Cercle des Echos
La Chronique
Le Point de vue
Cinéma
Avec Trump, la fin du dollar roi ?
Le rendez-vous manqué
des dépenses publiques
Directive sur le droit d’auteur : pour
l’Europe, contre Big Brother
Fragments d’un discours amoureux
LES ÉDITORIAUX
DES « ÉCHOS »
Combat pour la presse
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Pourquoi sa prospérité ne fait
pas le bonheur de l’Allemagne
Ninon Renaud
@NinonRenaud
— Correspondante à Berlin
Un an après les élections fédérales
et six mois après la conclusion d’un
difficile compromis pour parvenir à
un accord de coalition gouvernementale entre l’Union chrétiennedémocrate CDU-CSU et le parti
social-démocrate SPD, les tensions
politiques continuent d’occuper le
devant de la scène allemande. L’îlot
de stabilité qu’était le pays en Europe
est finalement rattrapé par les
mêmes démons populistes et xénophobes que ses voisins, laissant les
partis traditionnels sans voix.
Les suites du meurtre à l’arme
blanche d’un trentenaire par deux
demandeurs d’asile à Chemnitz, en
Saxe, fin août, sont la meilleure illustration du caractère inflammable de
la question migratoire en Allemagne. Après l’émotion suscitée par des
scènes filmées de chasse à l’homme
contre des étrangers dans les rues de
Chemnitz, la CDU et la CSU se déchirent désormais sur le niveau de gravité de ces incidents plutôt que d’en
tirer les conséquences.
Si Angela Merkel a condamné fermement ces violences, son ministre
de l’Intérieur et président de la CSU,
Horst Seehofer, les a relativisées. En
référence directe à la chancelière,
surnommée « Mutti » (mère), il a
assuré que « la question migratoire
est la mère de tous les problèmes dans
ce pays », position qu’il dit défendre « depuis trois ans », soit depuis la
décision d’Angela Merkel de laisser
plus d’un million de demandeurs
d’asile entrer en Allemagne.
Cette attaque frontale fait suite à
la menace de Horst Seehofer en juin
de quitter le gouvernement. Elle en
dit long sur la fébrilité de la CSU à
quelques semaines des élections le
14 octobre en Bavière. Le parti qui y
était jusqu’alors tout-puissant est
menacé d’y faire le pire score de son
histoire. Les derniers sondages de
l’institut Insa le créditent de 36 %
seulement, contre 47,7 % il y a qua-
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
Malgré ses performances économiques, le pays est
rattrapé à son tour
par la montée de
l’extrême droite.
Il semble ainsi payer
le coût social de sa
réussite économique.
D
Les points à retenir
L’îlot de stabilité qu’était
•l’Allemagne
en Europe est
finalement rattrapé par les
mêmes démons populistes et
xénophobes que ses voisins.
La question fragmente la
classe politique alors que le
pays affiche une prospérité
à faire pâlir ses voisins.
Revers de cette bonne santé
économique, le sentiment
d’injustice sociale et le taux
de pauvreté sont en hausse
constante.
Du pain béni pour les partis
contestataires.
•
•
•
tre ans. Une claque alors que Alternativ für Deutschland (AfD), désormais troisième parti au Bundestag,
ne cesse de progresser dans les
i n t e n t i o n s d e vo t e : l e p a r t i
d’extrême droite friserait les 15 %,
comme les Verts.
Cette fragmentation politique est
d’autant plus paradoxale qu’elle
intervient alors même que le pays
affiche une prospérité à faire pâlir
ses voisins. L’Allemagne a vu son
économie accélérer au deuxième
trimestre, avec une progression de
0,5 % du PIB. C’est le seizième trimestre d’affilée de hausse, soit le
plus long cycle de croissance depuis
1991. Et il devrait continuer selon
l’institut économique DIW, qui
table sur une progression du PIB
allemand de 1,7 % en 2019 et de 1,8 %
en 2019, niveau attendu pour 2018.
Fruit de ces performances, l’Allemagne a enregistré au premier
semestre un excédent budgétaire
record de 48 milliards d’euros.
Lequel devrait atteindre 60 milliards d’euros à la fin de l’année,
période à laquelle le taux de chômage devrait quant à lui passer
sous la barre des 5 %, anticipe l’institut économique DIW. Problème
de riche par excellence, l’excédent
commercial allemand totalise
265 milliards d’euros !
Mais cette énorme cagnotte a un
coût social : si les réformes Hartz
menées entre 2003 et 2005 par le
chancelier social-démocrate
Gerhard Schroeder pour libéraliser
le marché du travail ont dopé l’économie allemande, elles ont aussi
accru les inégalités avec la multiplication d’emplois précaires mal
payés. 96 % des Allemands interrogés par le DIW dans une étude
publiée ce mercredi pensent que les
bas salaires sont injustes et trop bas.
Un sentiment à mettre en relation
avec l’évolution du taux de pauvreté
qui n’a ainsi cessé de progresser en
Allemagne, passant de 11,2 % en 1991
à 14,3 % en 2004 et 16,8 % en 2016.
Cette tendance nourrit la peur du
lendemain et des charges qui
s’accumulent. Le coût du logement
est devenu une question brûlante,
comme celle des retraites. Faute de
politiques publiques d’investissement actives pour élargir l’offre de
logement, 40 % des ménages doivent consacrer plus de 30 % de leurs
revenus nets à leur loyer, selon une
étude de l’institut de recherche
Hans Böckler Stiftung menée dans
77 grandes villes allemandes.
Quant à la retraite, pour 41 % des
55-64 ans, le montant accumulé,
toutes sources de revenus confondues, ne suffirait pas à couvrir leurs
dépenses mensuelles, révèle ce
mercredi le DIW dans son enquête.
Ce coût social constitue du pain
béni pour les partis contestataires.
« La crise migratoire ne fait qu’exacerber des frustrations qui se sont accumulées au cours des années », résume
Martin Koopman, directeur de la
Fondation Genshagen. D’autant que
la base de la réussite économique
allemande jusqu’ici, son commerce
extérieur, est aujourd’hui sous la
menace d’un Brexit dur et d’une
guerre économique dont Donald
Trump se fait le chantre.
La coalition d’Angela Merkel a
pris récemment des mesures pour
répondre aux inquiétudes des Allemands, notamment en encadrant
davantage les loyers. Le gouvernement vient aussi de s’engager sur les
retraites en assurant un maintien
du niveau de ces dernières à 48 %
du salaire et un plafonnement des
cotisations retraite à 20 % jusqu'en
2025. Mais elles risquent d’être
inaudibles face à la cacophonie que
suscite la crise migratoire.
Selon une étude de R + V, 63 % des
Allemands interrogés ont perdu
confiance dans les partis traditionnels qu’ils pensent dépassés par
cette question. La période électorale qui s’ouvre avec les élections
régionales en Bavière et s’achèvera
en septembre 2019 avec la Saxe, bastion de l’AFD, risque, en alimentant
les dissensions au sein de la coalition, de nourrir davantage encore
cette défiance. n
Les députés européens ont une occasion
historique, ce mercredi, de redonner à la
presse les moyens de sa liberté. De lui
permettre de ne plus subir, impuissante, le
pillage quotidien de ce qu’elle produit.
L’issue de leur vote sur la directive sur les
droits d’auteur ne devrait faire aucun doute,
tant la justesse de la cause saute aux yeux.
Par Nicolas
Nul ne devrait pouvoir s’enrichir à milliards
Barré
en exploitant gratuitement le travail des
autres. C’est pourtant ce qui se passe chaque
Les géants
jour. Les uns sèment, labourent et
du Net
investissent, les seigneurs du numérique
accaparent encaissent. Nos parlementaires doivent
fin à ce servage. L’argument moral à
plus de 80 % mettre
lui seul devrait suffire. S’ils n’y sont pas
des recettes sensibles, peut-être nos députés le seront-ils
publicitaires davantage à l’argument économique.
Un chiffre dit tout : 2,7 milliards d’euros.
sur le
C’est ce que représente la chute du chiffre
numérique. d’affaires publicitaire de la presse depuis
dix ans. Mais c’est aussi le montant des
revenus publicitaires des Gafa l’an dernier
en France. Ces géants du Net accaparent plus de 80 % des recettes
publicitaires sur le numérique, recettes qu’ils tirent de l’audience
générée par les contenus de presse, sans rien redistribuer à ceux
qui les créent. Cette matière première, si précieuse et chère à
produire, est gratuite pour ceux qui l’exploitent et en tirent profit.
La directive sur les droits voisins vise à corriger – et encore,
modestement – cette anomalie économique et morale.
Nos parlementaires la voteront-ils ? Rien ne le garantit.
Alors face au torrent de « fake news » colportées auprès d’eux
par ceux qui bataillent contre ce texte par tous les moyens,
il faut aussi rappeler ce que cette directive n’est pas.
En revêtant des habits de défenseurs de la liberté pour mieux
continuer le pillage des contenus, les Gafa font preuve d’un
cynisme ahurissant. Non, ce texte européen ne signifie pas la fin
de la gratuité sur Internet. Non, il ne rendra pas Wikipedia
payant comme ont essayé de le faire croire des groupes
d’influence à la solde des Gafa. Non, il n’empêchera pas chacun
de partager librement des articles sur les réseaux sociaux.
Il est temps de trouver un équilibre à cette situation massivement
asymétrique entre la presse et les plates-formes. Ces dernières
rendent un service immense à des milliards d’individus.
Qui pourrait se passer de Google ? Mais ce poste d’aiguillage
planétaire qu’est un moteur de recherche n’a de valeur que s’il
renvoie sur quelque chose. Or, l’écrasante majorité des recherches
et du trafic est liée à l’actualité et renvoie vers des articles.
Là réside la valeur et il est donc légitime que les revenus ainsi
créés soient partagés.
(
Lire nos informations
Page 22
« Ça va aller mieux »
Par Dominique Seux
« Ça va mieux », a répété François Hollande pendant une partie
de son quinquennat, sous les yeux éberlués des Français à qui la
hausse des impôts et la courbe stratosphérique du chômage
n’avaient pas échappé. Fort de cette expérience malheureuse,
Emmanuel Macron ne se hasarde guère en promesses chiffrées
depuis son entrée à l’Elysée. Il a raison. Confronté en cette fin d’été
à une rentrée plus délicate que prévu, y compris sur le terrain des
résultats économiques maintenant que le choc psychologique
positif de son élection est passé, il doit se contenter d’une chose :
s’engager à ce que sa politique porte des fruits visibles en 2019 ou
2020, le temps de laisser ses réformes infuser. Le budget pour
l’année prochaine en cours d’élaboration est le témoin le plus
manifeste de cet entre-deux. Du coup, le gouvernement ne souhaite
pas le mettre beaucoup en avant et le ravale au rang d’un pur
exercice comptable. La preuve : les grands arbitrages (le quasi-gel
des retraites et la retenue à la source) ont été expédiés fin août et
Edouard Philippe n’a pas touché un mot de la loi de finances devant
les parlementaires de la majorité réunis à Tours mardi !
Alors que c’est normalement le rendez-vous de politique
économique de la rentrée… Il faut dire que la copie est difficile à
décrypter. Le déficit public augmentera l’année prochaine, mais
surtout pour des raisons techniques ; sinon il diminuerait
nettement. Les dépenses de l’Etat progresseront peu, mais quand
même plus que cette année. La dette publique frôle les 100 % du
PIB. En dépit de la baisse des cotisations salariales et de la taxe
d’habitation, les prélèvements obligatoires restent pratiquement
inchangés cette année par rapport à 2017. Bref, une copie trop « en
même temps » pour susciter l’enthousiasme, mais dont on espère
qu’elle permettra à la croissance de dépasser le 1,7 % affiché.
(
Lire nos informations
Pages 2 et 3
10 // IDEES & DEBATS
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
opinions
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LES ECHOS.FR
1. Pourquoi les recours aux prud’hommes chutent
2. Quand l’armée russe gonfle ses muscles
3. Les cotisations pour les retraites complémentaires vont augmenter en janvier
4. Les prochaines exonérations de cotisations seront à la charge de la Sécurité sociale
5. François de Rugy ne veut pas du « statu quo » pour EDF
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Avec Trump, la fin
du dollar roi ?
Pourquoi Pékin endette les
pays en développement ?
Un moindre dynamisme économique
et une faible croissance rendent plus difficile la remise en ordre des budgets publics,
dont Gérald Darmanin a la charge.
Pour l’économiste américain Jeffrey Sachs,
les politiques hostiles de Trump envers
la Chine et l’Iran pourraient bien précipiter
la fin de la prédominance du dollar.
avantages économiques majeurs du rôle clef
du dollar sur le plan monétaire. Un premier
avantage réside dans la capacité à emprunter
à l’étranger en dollars. […] Un deuxième dans
l’activité bancaire. […] Et un troisième se
situe au niveau du contrôle réglementaire.
[…] Ces atouts diminuent aujourd’hui avec
la montée de l’euro et du renminbi chinois. »
CONTOURNEMENT « Et voici désormais
que la guerre commerciale de Trump contre
la Chine et les sanctions contre l’Iran sont
vouées à accélérer la prise de distance par
rapport au dollar. […] Il faut s’attendre
à ce que les barrières commerciales contre
la Chine renforcent sa détermination
à s’affranchir de sa dépendance partielle et
continue aux finances et aux échanges
commerciaux avec les Etats-Unis. […] [Dans
le cas de l’Iran], les autres pays, conduits
par la Chine et l’UE, œuvreront désormais
pour contourner les sanctions américaines,
notamment en court-circuitant le système
des paiements en dollars. »
LA CHUTE ? « A ce jour, les chefs
d’entreprise américains soutiennent Trump,
qui les comble de déréglementations et de
baisses d’impôts. […] Néanmoins, dans
les prochaines années, les politiques
budgétaires coûteuses ainsi que les mesures
commerciales et sanctions aventureuses de
Trump affecteront l’économie américaine
et le rôle du dollar dans la finance mondiale.
Combien de temps s’écoulera-t-il avant
que les entreprises et gouvernements de la
planète se ruent vers Shanghai plutôt que
Wall Street, pour émettre désormais leurs
obligations en renminbi ? »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle :
lesechos.fr/idees-debats/cercle
les dirigeants chinois, tout est
•auPour
mieux dans le meilleur des mondes.
Avec son immense projet des nouvelles
routes de la soie, la Chine remporte de
nouveaux marchés et accède aux
matières premières des pays en développement. En échange, ces pays
obtiennent des travaux d’infrastructures, des investissements et des prêts
sans conditions. Un « win-win » qui
pourrait se terminer en cauchemar
pour nombre de pays en développement qui glisse vers le surendettement.
Les Américains, rappelle le « Financial Times », estiment désormais que
Pékin encourage ce surendettement
pour prendre le contrôle de ressources
stratégiques en cas de défaut de paiement. Que Pékin le fasse volontairement ou non, écrit le « FT », « les effets
dans plusieurs régions de l’Afrique et de
l’Asie se font déjà sentir ».
Et pour le quotidien britannique, cela
ne veut pas dire, non plus, que les sénateurs américains ont raison lorsqu’ils
accusent la Chine de « militariser le capital » et qu’ils demandent à Donald
Trump d’empêcher le FMI de venir au
secours de pays surendettés qui ne parviennent plus à rembourser la
Chine. « Il y a un brin d’hypocrisie. Dans
le passé les Etats-Unis ont surendetté
massivement les pays en développement », écrit le journal. Le rôle du FMI
n’est pas de défendre les intérêts de sécurité nationale de l’Amérique. Mais son
travail consiste à tirer la sonnette
d’alarme lorsqu’il détecte des prêts et
des emprunts irresponsables, estime le
journal. Quant à la Chine, en pratiquant
ces prêts de façon souvent opaques, elle
joue sa réputation financière dans le
monde, affirme le « Financial Times ».
A quand la prochaine crise de la dette
des pays en développement ?— J. H.-R.
LE LIVRE
DU JOUR
Le monde revisité
LE PROPOS Cet ouvrage se lit
presque comme un récit de
voyage au prisme de l’actualité
récente, et donne l’occasion
d’interroger les cartes au gré de
thématiques nouvelles. Dans son
édition 2019, l’« Atlas géopolitique
mondial » traduit déjà sur des
cartes l’impact qu’aura eu Donald
Trump sur la géopolitique – du
mur rêvé par le président
américain avec le Mexique au
mariage sans divorce possible
avec le Canada. L’ouvrage fait un
focus utile sur la péninsule
arabique après les printemps
arabes, et montre comment le
Moyen-Orient est vu selon Riyad
(allié de Washington) et selon
Téhéran (son ennemi juré).
L’INTÉRÊT Asie, Europe, Afrique,
Amériques… Toutes les grandes
zones sont explorées avec un
regard original. Le chapitre
consacré à l’environnement est
passionnant, avec notamment
une cartographie de la géographie
à risque du commerce alimentaire
AFP
DOMINATION « Les Etats-Unis tirent trois
Le rendez-vous manqué
des dépenses publiques
Réduire nos dépenses est la mère de toutes les batailles si l’on veut
restaurer la compétitivité de notre économie. Or, comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a esquivé le sujet.
LA
CHRONIQUE
de Jean
Peyrelevade
D
epuis plus d’un quart de siècle,
l’économie française souffre
de deux maladies chroniques :
un excès de dépenses publiques d’une
part, un manque de compétitivité de
notre appareil productif, notamment
industriel de l’autre. Les deux se
répondent l’une l’autre, dans une sorte
de résonance perverse. Trop de dépenses publiques entraînent des charges
fiscales et sociales exagérément élevées sur nos entreprises, largement
mises à contribution. D’où un moindre
dynamisme économique et une faible
croissance qui, à leur tour, rendent
plus difficile la remise en ordre des
budgets publics.
Insuffisances fondamentales
Atlas géopolitique mondial
édition 2019, sous la direction
d’Alexis Bautzmann, Editions du
Rocher, 192 pages, 22,50 euros.
mondial, fondée sur une étude
de Chatham House. Pour les
amateurs de vin, le panorama des
vignobles chinois et les cartes des
importations de vin en Chine sont
particulièrement éclairants.
LA CITATION « Le monde selon
Donald Trump marque dès lors
la fin d’une époque, celle de la
promotion par les Etats-Unis de la
démocratie et des droits de l’homme
(par le soft power ou par la force des
armes), du libéralisme économique
et des institutions multilatérales. »
— Virginie Robert
La réduction de la dépense publique
est donc la mère de toutes les batailles.
Malheureusement, Emmanuel
Macron l’a esquivée. Sur le plan économique, son quinquennat est déjà bouclé. La France de 2022 ne sera pas très
différente de celle de 2017, avec les
mêmes insuffisances fondamentales :
déficit budgétaire, déficit de balance
des paiements, taux de chômage élevé
et croissance médiocre ; tout se tient.
Curieusement, l’actuel président de
la République fait un usage du calendrier similaire à celui de son prédécesseur : les engagements les plus importants sont annoncés pour la dernière
année du quinquennat. « J’inverserai
la courbe du chômage », disait François
Hollande, dont le sort devenait ainsi
dépendant d’un événement sur lequel
il avait peu de prise. « Je diminuerai la
dépense publique de plus de trois points
d’ici 2022 », a déclaré Emmanuel
Macron pendant sa campagne électorale. La réalisation de cette belle promesse ne dépendait que de lui et de
son action. Elle est aujourd’hui impossible à tenir.
Faisons au gouvernement le crédit
d’accepter ses prévisions pour 2018. A la
fin de cette année, les dépenses publiques seront égales à 54,1 % du PIB.
L’objectif pour 2022 est fixé à 50,9 %.
Acceptons encore le pari optimiste qui
ferait que le taux de croissance de notre
économie serait calé pour les quatre
années à venir sur 1,7 %. Ce chiffre est
supérieur à notre croissance potentielle
qui est de l’ordre de 1,5 % par an, au
grand maximum, il ignore les facteurs
de risque qui pèsent sur l’économie
mondiale : hausse des taux d’intérêt,
augmentation possible du prix du
pétrole, pulsions protectionnistes, tensions inflationnistes.
Quatre années à 1,7 % de taux de
croissance, cela signifie que le PIB de
2022 aura augmenté de 7 % par rapport
à la référence de 2018. Les 50,9 % de
dépenses publiques à cet horizon repré-
On ne peut à la fois
augmenter la dépense
publique, réduire
le déficit budgétaire
et diminuer les impôts.
senteraient donc 54,5 % du PIB de 2018
(50,9 x 107 = 54,5). Les promesses
d’Emmanuel Macron impliquent que
la dépense publique n’augmente en
quatre ans que de 0,7 % (54,5/54,1
= 1,007), soit moins de 0,20 % par an en
volume. Autant dire rien.
Pluie de dépenses nouvelles
Un tel objectif relève de la magie. Rappelons que nous sommes actuellement
sur une tendance certes en amélioration, mais qui est encore de l’ordre de
0,7 % par an (chiffre de 2018) et que le
gouvernement a annoncé pour les
années à venir une pluie de dépenses
nouvelles : dépenses militaires, de sécurité, de santé, de formation professionnelle, d’investissement en nouvelles
technologies, sans parler du coût de la
dette, qui sera bientôt accrue de celle de
la SNCF. Faisons l’hypothèse, très favorable, que la hausse des dépenses publiques sera pour les quatre ans à venir
plafonnée au taux, jamais atteint, de
0,5 % par an. Fin 2022, elles représenteraient alors de l’ordre de 51,6 % du PIB,
soit un bon point de plus qu’annoncé.
Quelle importance diriez-vous ? Dès
lors que les dépenses publiques diminuent, peu importe de combien.
Certes, mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’incapacité à
réduire davantage les dépenses publiques met hors de portée la cible d’amélioration du déficit budgétaire. Ce dernier sera de l’ordre de 2,6 % du PIB en
2018. Sept points de PIB de plus sur quatre ans représentent 3,5 % de recettes
publiques supplémentaires, toujours
en pourcentage du PIB, dont il faut
déduire les dépenses nouvelles évoquées ci-dessus. L’amélioration potentielle est donc de 2,5 % du PIB. A condition de ne consentir à aucune baisse
d’impôt nouvelle au-delà de celles déjà
mises en œuvre en 2017 et 2018. Or, ici
encore, les promesses se sont multipliées (taux de l’impôt sur les sociétés
passant à 25 %, exonération totale de la
taxe d’habitation, suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires), pour plus d’un point de PIB
au total. Dès lors, le solde budgétaire
négatif de 2022 sera proche de 2 % et
non pas inférieur à 0,5 %.
Des dépenses publiques à 52 % du
PIB au lieu de 51 %, un solde budgétaire
négatif de 2 % et non pas voisin de zéro ?
Les Français s’en fichent, et Emmanuel
Macron le sait fort bien.
Triangle d’impossibilités
Mais l’habileté, à trop se voir, se
dément. La gravité de la situation ne
peut plus être dissimulée. Emmanuel
Macron, comme la plupart de ses prédécesseurs de l’ancien monde, s’est installé au centre d’un triangle d’impossibilités : on ne peut à la fois augmenter
la dépense publique, réduire le déficit
budgétaire et diminuer les impôts.
Ayant désormais consommé, souvent
à mauvais escient, les marges de
manœuvre dont il disposait, il est
condamné à l’immobilisme. Aucune
ressource ne peut plus être consacrée à
cet impératif, dont tout dépend : le
rétablissement de notre compétitivité.
En ce sens, je le réaffirme, le quinquennat est malheureusement clos : l’économie française va continuer pendant
quatre ans à se débattre péniblement
pour essayer de sortir de la mer des
Sargasses, où elle rame depuis des
décennies. n
IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
opinions
LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LES ECHOS.FR
1. Un Français sur cinq ne peut toujours pas s’offrir trois repas sains par jour
2. Pourquoi il vaudrait mieux relever l’âge de la retraite
3. Macron et le ver macroniste
4. Les Caisses d’Epargne donnent le coup d’envoi de leur offre bancaire à bas prix
5. Le Japon peut-il survivre sans immigrés ?
LE POINT
DE VUE
de Xavier Bertrand
J
e suis un Européen exigeant. Je
n’aime pas l’Europe quand elle
est technocratique et réglemente des domaines qui n’en ont pas
besoin. Je n’aime pas l’Europe quand
elle détourne la tête en laissant seul l’un
de ses Etats membres gérer la crise
migratoire.
J’aime l’Europe quand elle donne du
crédit à la phrase célèbre prêtée à Jean
Monnet – qu’il n’a pourtant jamais prononcée : « Si c’était à refaire, j’aurais
commencé par la culture. »
Sous la pression du couple francoallemand, la Commission européenne
a récemment proposé une excellente
directive sur les services des médias
audiovisuels. Ce texte remarquable
comporte plusieurs avancées très
importantes pour le monde de la création et la culture européenne.
S’il était adopté, ce texte permettrait
aux pays européens de taxer les gigantesques plates-formes multinationales,
comme Netflix ou YouTube, au profit de
la création européenne, dans le pays
européen où ces géants du net sont
visionnés. Faire payer les télévisions
françaises et les fournisseurs d’accès à
Internet au profit de la création, parce
qu’ils vivent de la diffusion des œuvres
de l’esprit, est normal. Grâce à ce texte,
on pourrait taxer aussi les plates-formes étrangères et abaisser ainsi la pression fiscale sur nos opérateurs français.
Ce serait une question d’équité et une
avancée majeure que de ne plus permettre à ces géants de faire de l’optimisation fiscale chez nous.
Plus important, cette directive permettrait de leur fixer des obligations
LA CHRONIQUE
DU CERCLE
DES ÉCONOMISTES
d’Alain Trannoy
Q
ue le psychodrame autour du
prélèvement à la source ait été
surjoué ou pas, le résultat est là.
Personne ne peut plus ignorer la retenue
sur salaire qui apparaîtra sur la feuille de
paie à partir du mois de janvier, un bénéfice collatéral non négligeable afin de
diminuer l’effet de surprise !
L’attention s’est focalisée sur la question du ressenti psychologique des
Français à la vue de leur prochaine fiche
de paye. Au demeurant, il convient de
dégonfler la baudruche, dans la mesure
où moins de 43 % des foyers sont redevables de l’impôt sur le revenu. Ensuite,
les indépendants, les agriculteurs, et les
titulaires de revenus fonciers choisiront
un prélèvement mensuel ou trimestriel
sur la base de leur déclaration de revenu
antérieure. Enfin, 59 % des foyers sont
déjà mensualisés. Au total, les foyers fiscaux qui verront leur situation financière éventuellement se dégrader en
janvier 2019 ne représenteront au maximum que 15 % des contribuables, au
plus 6 millions sur 38 millions, qui plus
est, situés dans les déciles de revenu les
plus élevés. Un chiffre moins considérable en tout cas que les 16 millions de
foyers fiscaux concernés par l’annonce
de la non-indexation des retraites. Les
vrais sujets sont donc ailleurs.
D’abord, la question immédiate est
de savoir si les contribuables vont faire
plus d’avance de trésorerie à l’Etat que
maintenant. Grâce aux décisions prises
la semaine dernière, où il a été décidé
qu’un acompte de 60 % sera versé sur
les crédits d’impôt et certaines déduc-
Directive sur le droit
d’auteur : pour l’Europe,
contre Big Brother
d’investissement dans le cinéma et
l’audiovisuel français, comme le font
déjà les chaînes de télévision françaises.
Demain, avec cette directive, les Netflix
et autres Amazon devraient faire de
même. Là encore, ça ne serait que justice. Il a fallu batailler pour obtenir cette
proposition, et je félicite le gouvernement, dont Françoise Nyssen, d’être
monté au créneau en faveur de l’exception culturelle européenne et française.
Pour mémoire,
Facebook et Google
captent environ 75 %
des investissements
publicitaires en ligne !
Mais parfois, l’Europe me déçoit,
quand le Parlement européen refuse,
comme en juillet dernier, d’adopter la
directive sur le droit d’auteur. L’idée
était pourtant simple : la directive permettait de faire en sorte que les platesformes comme YouTube rémunèrent
les créateurs pour les contenus postés
et de clarifier leur responsabilité pour
prévenir le piratage des œuvres.
Elle permettait aussi la création d’un
droit voisin pour la presse afin d’éviter
la spoliation sur la publicité, organisée
par les sites ou moteurs de recherche
qui référencent les articles de presse.
Pour mémoire, Facebook et Google
captent environ 75 % des investissements publicitaires en ligne !
Ce qui m’interpelle le plus, c’est que
les parlementaires européens ont été
victimes d’une campagne d’intimidation sans précédent, en provenance de
groupuscules d’extrême droite et
d’extrême gauche notamment. Envoi
massif de messages haineux sur les
e-mails et les comptes Twitter des parlementaires, modification injurieuse de
notices Wikipédia – ce dernier site, bien
que non concerné, évoquant une supposée menace de la directive et renvoyant ses lecteurs vers une plate-forme
américaine financée par Google…
Ceux qui prônent que tout doit être
gratuit et partagé, tant que cela ne touche pas leurs propres biens, ne sont pas
crédibles ! La presse s’est fait l’écho des
plus de 30 millions d’euros dépensés
par Google en lobbying sur la directive
« droit d’auteur ». Oui, les Gafa ont tout
à perdre dans ce texte, qui leur impose à
la fois de rémunérer les artistes et les
créateurs et de ne pas diffuser des contenus sans leur autorisation.
La question n’est même plus de savoir
quel monde nous léguons à nos enfants,
mais celui dans lequel nous allons vivre.
Un monde où, à force d’être partagées,
volées, piratées, les œuvres de l’esprit
ont disparu ? Un monde où les Gafa surveillent vos achats pour vous bombarder de publicité ? Où votre avenir
dépend de votre note sur Airbnb, Uber
ou TripAdvisor ? Où Google et Amazon
peuvent tout savoir de vous en permanence via leurs enceintes connectées ?
Je crains que les Etats n’aient pas la
capacité de résister. Seule l’Union européenne a encore la capacité de le faire.
Xavier Bertrand est président
de la région Hauts-de-France.
Impôt à la source :
le préalable à de grandes
réformes fiscales
tions d’impôts dès janvier prochain, la
situation semble plus équilibrée que
précédemment.
Ensuite, il a été invoqué que la charge
de recouvrement pèserait sur les petites
entreprises. Comme elles sont très hétérogènes par nature, on ne peut exclure
un manque de préparation pour certaines d’entre elles. Pour les petites entreprises (en dessous de 20 salariés), elles
La complexité de l’impôt
a pu prospérer dès lors
qu’on le calculait
sur une matière morte.
peuvent opter pour se faire aider gratuitement par l’Urssaf au titre du titre
emploi service entreprise, le Tese. Là,
on peut se demander pourquoi le seuil
de 20 salariés a été retenu, alors que ce
seuil est supprimé avec la loi Pacte portée par Bruno Le Maire ! Le seuil de
50 salariés s’impose.
L’impôt suivra désormais les évolutions infra-annuelles de la situation
financière des ménages et c’est un avantage manifeste pour ceux qui sont à
l’entrée du barème de l’impôt sur le
revenu. Le fait de mieux connaître la
chronique de revenu dans l’année va
permettre également d’adapter les
aides aux bas revenus au plus près de
leurs besoins. En épousant le cycle économique, le rôle de stabilisateur automatique de l’impôt s’en trouve puissamment accru.
Enfin, cette réforme ne modifie
aujourd’hui que le recouvrement de
l’impôt et pas son calcul. Mais demain
qu’en sera-t-il ? Est-ce que cette réforme
ouvre un chemin plus facile à la
réforme fiscale ? Oui, nécessairement,
une fois que l’impôt à la source sera
entré dans les mœurs. D’abord parce
que la complexité de l’impôt a pu prospérer dès lors qu’on le calculait sur une
matière morte. Sur un revenu contemporain, les solutions doivent être forcément plus simples, car elles doivent être
immédiatement applicables.
Ensuite, les contribuables se lasseront
sans doute assez vite des régularisations
qui interviendront en cours de route
pour des opérations dont ils auront pu
perdre le fil. En particulier, les déductions d’impôt sont plus menacées que les
crédits d’impôts, parce qu’elles dépendent du taux de l’impôt qui peut changer
entre l’année du versement de l’impôt à la
source et l’année de régularisation. Enfin
le sujet de l’individualisation reviendra
très vite sur la table, parce que le couple
peut déjà choisir de payer son impôt
d’une manière individualisée, alors que
le calcul reste sur une base conjugale. Un
hiatus entre les sommes versées et la
somme due posera au sein du couple la
question de qui paie la différence.
Le sujet de la fusion CSG et de l’IR ne
se posera qu’une fois l’individualisation
actée, assurément pas dans l’immédiat.
Alain Trannoy est membre du Cercle
des économistes et directeur
d'études à l'EHESS à Marseille.
Dans « Fear », le journaliste d’investigation Bob Woodward dépeint un président
autoritaire, capricieux et erratique. Photo T. J. Kirkpatrick/« NYT »-Redux-RÉA
Aux Etats-Unis, les ravages
du politiquement correct
LIBRE
PROPOS
Gaspard
Koenig
Par
L
a gravité de la situation à la MaisonBlanche est mise en lumière chaque
jour davantage. A la tribune anonyme publiée par le « New York Times », où
un haut fonctionnaire de l’administration
Trump décrit la résistance de l’intérieur,
succède cette semaine la parution de
« Fear », où le journaliste d’investigation
Bob Woodward, célèbre pour son rôle dans
le Watergate et pour sa précision factuelle,
dépeint un président autoritaire, capricieux
et erratique. Pourtant, la cote de popularité
de Donald Trump se maintient autour de
45 %, ce qui ferait rêver son homologue français. Les élections législatives de novembre
sont tout sauf acquises aux démocrates. Vu
d’Europe, on peut se demander si la moitié
du pays n’est pas devenue folle.
J’ai passé plus d’un mois aux Etats-Unis
cet été, multipliant les rencontres sur la côte
Est et sur la côte Ouest avec des intellectuels
appartenant en quasi-totalité à l’élite progressiste. Mon impression, c’est que l’autre
moitié du pays est devenue tout aussi folle.
Parmi les classes urbaines et éduquées, le
politiquement correct a atteint un tel
niveau qu’il faudrait inventer une autre
expression. C’est un nouveau Décalogue,
dont le premier commandement est clair :
Tu te repentiras. La lutte contre les discriminations, autrefois arme d’émancipation
des minorités, s’est transformée en instrument d’oppression des majorités (anciennes ou supposées), nourrissant un climat de
suspicion aussi violent que la « fear »
dénoncée dans le camp opposé.
Imaginez, par exemple, une conférence à
New America, l’un des plus importants think
tanks de Washington, « non partisan » donc
de gauche. Question : les Américains abandonnent-ils la démocratie ? La discussion
portait sans surprise sur le peu de confiance
du public envers les institutions traditionnelles. Puis vint le temps des questions de la
salle. Une participante demanda si tout le
problème ne tenait pas au fait que les EtatsUnis aient été fondés par des hommes
blancs. « Tout à fait », répondit avec enthousiasme l’orateur. Le reste du panel, composé
d’universitaires et de chercheurs, s’empressa
de hocher la tête, de peur d’être marqués à
jamais comme traîtres, « White Supremacists » en puissance. Comment, en effet,
avoir confiance dans les institutions traditionnelles si leurs représentants n’osent plus
exprimer la moindre pensée divergente ?
Autre expérience initiatique : un atelier
sur « Les femmes dans la tech », en effet
sous-représentées. L’organisatrice nous
plaça sur une ligne, en nous demandant
d’avancer d’un pas si nous étions blancs, d’un
autre si nous étions mâles, de reculer si nous
n’avions pas de diplômes, etc. Le résultat fut
de créer une « échelle des privilèges », sur
laquelle nous fûmes invités à discuter, assis
en cercle comme à une réunion des alcooliques anonymes. Mon refus d’avouer ma culpabilité me valut une damnation éternelle.
Voilà comment le Décalogue réassigne
chacun à son identité de race et de sexe, à
rebours de l’égalité recherchée. Les universités sont tragiquement envahies par des
inquisiteurs de vingt ans (les pires), obligeant
les professeurs à réécrire l’histoire des
idées en fonction de la norme morale
d’aujourd’hui. Cette « dictature de la minorité », pour reprendre le concept forgé par
Nassim Taleb, contribue à précipiter une
classe moyenne d’honnêtes gens dans les
A force de vouloir imposer
à tout prix le politiquement
correct, les militants antidiscrimination finissent par
précipiter une partie de la
classe moyenne dans les rets
de Fox News et de Trump.
rets de Fox News et de Donald Trump. Il suffit
pour s’en convaincre de lire le best-seller de
l’année dernière aux Etats-Unis, « Hillbilly
Elegy ». J. D. Vance, un « hillbilly » (« Ch’ti »
des Appalaches) ayant échappé à son milieu
pour accéder à la Harvard Law School, y
décrit de manière laconique les conditions
de vie dégradées des prolos d’origine irlandaise, ainsi que le mépris dont ils se sentent
victimes de la part des médias et des politiques. Eux aussi ont le droit de former une
communauté et d’en être fiers, sans pour
autant être traités de « bigots » par les éditorialistes du « New York Times » ou de « deplorables » par la candidate Hillary Clinton.
« Black lives matter », scandent les uns.
« White lives matter », leur répondent les
autres. Ne pourrait-on pas mettre tout le
monde d’accord en décrétant que « Lives
matter » ? Les intellectuels progressistes
doivent urgemment renouer avec la politique de l’individu abstrait et pratiquer la
tolérance dont ils se font les chantres.
Autrement les divisions de race, de sexe et
de classe vont continuer à fissurer les EtatsUnis et, avec eux, l’ensemble des démocraties occidentales.
Gaspard Koenig est philosophe et
président du think tank Generation Libre.
12 // IDEES & DEBATS
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
art&culture
CINÉMA // Emmanuel Mouret s’empare d’un récit de Denis Diderot pour en donner sa version. S’il
prend des libertés, il en restitue l’essentiel. Et avec la magie du jeu de Cécile de France et d’Edouard
Baer, cela donne l’un des meilleurs films de cet automne.
Fragments d’un discours amoureux
Prépa médecine
en hypertension
LA
CHRONIQUE
de Thierry Gandillot
A
Cécile de France est Madame de La Pommeraye ; Edouard Baer, le Marquis des Arcis. Diderot les aurait adorés. Photo Pascal Chantier/Pyramide Distribution
Thierry Gandillot
@thgandillot
P
arfois les producteurs ont des
idées de génie − celui d’Emmanuel Mouret, Frédéric Niedermayer, le premier. C’est lui qui a suggéré
au réalisateur de « L’Art d’aimer » de
tourner un film en costumes. Mouret a
immédiatement pensé à un récit, tiré de
« Jacques Le Fataliste » de Denis Diderot,
autour de la personne de Madame de La
Pommeraye. « Cette histoire m’avait toujours beaucoup ému, notamment la fin »,
dit-il. Sa modernité lui semblait saisissante au motif que ce qui est moderne est
ce qui ne vieillit pas et traverse le temps.
Le texte de Diderot, embarrassé de
digressions et d’apartés, est rebelle à
l’interprétation sauf à prendre des chemins de traverse. Ce qui convient très
bien à Emmanuel Mouret, qui a inventé
des situations et même des personnages. Robert Bresson, en 1945, avait déjà
tenté l’exercice. Evidemment, Mouret
en était intimidé. Mais il a trouvé une
solution en inventant
FILM FRANÇAIS
nom − ne montre aucun
un avant et un après de
Mademoiselle
intérêt à sa cour.
la nouvelle de Diderot.
de Joncquières
Le marquis la pour« Bresson met très tôt en
d’Emanuel Mouret
suit de ses assiduités,
avant Mademoiselle de
Avec Cécile de France,
s’enflamme, se désesJoncquières alors que
Edouard Baer, Alice Isaaz,
p è r e , s ’é t i o l e , s e
Diderot la remet vers la
Natalia Dontcheva… 1 h 49.
reprend, saisi par la
toute fin. » Peu importe,
maladie d’amour. Il la
Mouret reste fidèle à l’esprit de Diderot.
couvre de cadeaux, propose une rente à
sa mère, la double, la triple, prêt qu’il est
Maladie d’amour
à se ruiner. « Il faut, affirme-t-il à
C’est l’histoire d’une vengeance amouMadame de La Pommeraye, que j’aie
reuse. Jeune veuve, Madame de La Pomcette fille ou que je périsse. » La belle ingémeraye est la maîtresse du Marquis des
nue va-t-elle céder ? Qu’éprouve-t-elle
Arcis, dont elle s’éprend au point de soupour le Marquis énamouré ?
haiter, en secret, l’épouser. Mais le marQu’éprouve pour elle l’incorrigible liberquis se lasse et propose, après quelques
tin ? Que cache le complot ourdi par La
années de cet amour qui se fane, de disPommeraye ? Où tout cela les mèneratendre leur lien. Si Madame de La Pomt-il ? Eh bien… allez voir le film ! C’est l’un
meraye fait mine d’accepter cet arrangedes plus beaux moments de cinéma qu’il
ment, elle en est profondément mortifiée
vous sera donné cet automne.
et décide de se venger. Elle organise un
Le scénario est moins tortueux que
complot d’alcôve pour que des Arcis
celui des « Liaisons dangereuses »
tombe follement amoureux d’une jeune
auquel on pense immanquablement.
vierge, bigote chaperonnée par sa mère.
Diderot n’est pas Choderlos de Laclos.
Mademoiselle de Joncquières − c’est son
Moins cynique, il laisse une lueur
d’espoir dans ce grand lit de bataille
qu’est l’amour. Il n’en est pas moins subtil. Emmanuel Mouret a su capter ces
fragments de discours amoureux qui
font l’essence de la littérature du
XVIIIe siècle. On pourrait le résumer en
deux phrases, lâchées par Madame de
La Pommeraye : « Qui sait donc où se
cache le cœur ? Le vôtre est si plein
d’esprit qu’on pourrait s’y tromper. »
Sans y paraître, avec toute une cruelle
liberté de ton, « Mademoiselle de Joncquières » délivre des messages sur le
libertinage (« Les libertins sont des
enfants, pour un instant de plaisir combien de larmes et de cris ? »), le mariage
(« Tout mariage est un arrangement »),
le féminisme (« Si toutes les femmes
agissaient comme vous, notre honneur
en serait grandi »). Avec cette morale
imparable : « En amour, il faut toujours
qu’il y en ait un qui aime trop et l’autre
pas assez. » Cécile de France (Madame
de La Pommeraye) et Edouard Baer (le
marquis des Arcis)… que dire ? Diderot
les aurait adorés. n
Sa fille, sa bataille
Naidra Ayadi met en scène la
quête éperdue d’un père qui
cherche à retrouver sa fille
disparue dans les zones
interlopes de Paris. Un film
pudique incarné magistralement par Roschdy Zem.
Olivier De Bruyn
@DeBruynOlivier
Hakim, un Algérien, a quitté son pays
natal dans les années 1990 et, vaille que
vaille, s’est inventé une nouvelle vie dans
le Jura avec son épouse, Latifa, et ses
deux filles : Nedjma, quatorze ans, et
Leïla. Cette dernière, âgée d’une vingtaine d’années, est partie tenter sa chance
à Paris, où elle ambitionne de devenir
coiffeuse. A quelques
FILM FRANÇAIS
Ayadi signe avec « Ma
jours de Noël, Leïla préMa fille
fille » son premier film
vient sa sœur qu’elle ne
de Naidra Ayadi
en tant que réalisatrice.
reviendra pas passer les
avec Roschdy Zem,
Des débuts prometfêtes avec sa famille.
Natacha Krief, Darina
teurs. Avec cette libre
Inquiète face au silence
Al Joundi… 1 h 20.
adaptation d’un roman
assourdissant de sa fille,
de Bernard Clavel – « Le
Latifa oblige son mari à mener l’enquête
Voyage du père », Editions Robert Lafet à retrouver Leïla, dont le comportefont – publié dans les années 1960 et déjà
ment énigmatique la désespère. Hakim,
adapté pour le grand écran en 1966 par
pour calmer sa compagne et éteindre ses
Denys de La Patellière, la cinéaste, tout en
propres peurs, monte à Paris, accompapudeur et suggestions, dresse le portrait
gné de sa fille cadette. Il y découvre une
d’un père aimant qui, muré dans ses
réalité qui le bouleverse et s’aperçoit que
silences et ses dénis, fort de sa croyance
Leïla mène depuis de longs mois une
en la bonne éducation qu’il a transmise à
existence dont il ignorait tout.
sa progéniture, s’aperçoit qu’il n’a pas vu
Actrice talentueuse au théâtre et au
sa fille emprunter des chemins de tracinéma (césar du meilleur espoir en 2012
verse à hauts risques. Sans didactisme ni
pour « Polisse », de Maïwenn), Naidra
insistance, Naidra Ayadi filme l’errance
ncien médecin, Thomas Lilti est passé à
la réalisation avec bonheur. On lui doit
« Hippocrate », dénonciation des
conditions d’exploitation des faisants fonction
d’internes et des passe-droits hiérarchiques à
l’hôpital. Et aussi « Médecin de campagne », un
hymne chaleureux en forme d’hommage envers
celles et ceux qui font leur métier avec cœur sans
compter leur temps ni leur peine. Après
« Hippocrate », on retrouve ici Vincent Lacoste
(Antoine) en première année de médecine. Enfin,
lui, c’est sa troisième tentative. Il aurait pu choisir
vétérinaire ou dentaire, l’année précédente, mais
il ne rêve que de ça : être médecin, alors il repique.
Venu d’un milieu modeste qui l’entoure de son
affection malgré ses fréquentes sautes d’humeur, il
travaille comme un fou, se ruine en livres
spécialisés, mange un polycopié à la main, dort
peu et rêve d’équations différentielles. Bref, il met
sa vie, y compris amoureuse, entre parenthèses,
dans le seul espoir de voir son nom inscrit en fin
d’année sur la liste des reçus. Par deux fois, donc, il
a échoué. Il est nerveux, déprimé, limite agressif au
point que ses parents en viennent à s’inquiéter
pour sa santé. Lors de son premier cours en
amphithéâtre, en pleine cohue de rentrée et entre
deux chahuts, Antoine rencontre Benjamin
(William Lebghil). Fils de chirurgien, il n’est en rien
préparé à la féroce compétition qui l’attend. Il a
tendance à arriver en retard et son niveau laisse à
désirer au regard de celui de ses concurrents. Au
départ pas très bosseur, il va vite se mettre « en
mode Jedi » et faire sienne la morale de cette vanne
estudiantine : « La différence entre un étudiant et un
étudiant en prépa médecine ? Tu leur demandes
d’apprendre par cœur le Bottin. Le premier demande
pourquoi. Le second, pour quand ? »
En plus, il est doué. La seule chose qu’il aimerait
c’est que son père l’encourage, même un peu, lui
envoie des signaux d’affection au lieu de le
négliger, voire de le mépriser. Si Benjamin se
révèle rapidement doué pour la médecine, il va
trouver en Antoine celui qui va le guider dans
cette jungle de la première année où tous les
coups sont permis. Les deux vont se trouver, se
jauger, s’épauler, se mesurer. Jusqu’au résultat
final. Le scénario est un peu cousu de fil blanc, le
final est un peu gnangnan. Mais à travers sa
dénonciation de la violence et de l’absurdité de
cette sélection, Lilti développe un discours
humaniste. Et ça fait du bien.
Première Année de Thomas Lilti. Avec William
Lebghil, Vincent Lacoste… 1 h 32.
Film en bref
FILM RUSSE
Dovlatov
D’Alexey Guerman Jr.
Avec Arthur Beschastny,
Milan Maric… 2 h 06.
Nous sommes en 1971. Sergeï Dovlatov – le futur
•auteur
de « L’Etrangère » qui émigrera à la fin de la
d’Hakim dans les rues de la capitale, à la
découverte d’un monde de la nuit où tout
s’achète et où tout se vend, y compris le
corps des jeunes filles.
La blessure d’un père
La cinéaste met en scène avec une sensibilité de chaque instant cet homme
modeste, meurtri dans son amour, ses
principes, et contraint, lui le taiseux, de
donner le change à son épouse et à sa fille
cadette. Epuré et digne, « Ma fille »
s’impose en toute discrétion comme
l’une des belles surprises de la rentrée et,
de surcroît, bénéficie de la prestation
impeccable de Roschdy Zem, qui
incarne son personnage blessé avec une
rare délicatesse. La réussite de ce film
juste et émouvant est aussi la sienne. n
décennie aux Etats-Unis – survit tant mal que bien
dans l’URSS de Brejnev et gagne sa vie en œuvrant
comme journaliste pour des publications qui prohibent la liberté d’expression. En attendant de prendre la fuite, le romancier fréquente les cercles
d’intellectuels clandestins… Dans ce biopic atypique, Alexeï Guerman Jr dresse le portrait de l’illustre écrivain russe Dovlatov en refusant la solennité
et l’académisme.
Au plus près de son personnage durant six journées, le cinéaste, souvent inspiré, le met en scène à la
fois aux prises avec les petits soldats de la bureaucratie soviétique (qui lui commandent des textes « positifs et lumineux ») et en compagnie de ses
amis dissidents, comme le poète Joseph Brodsky,
avec lesquels il rêve à haute voix d’une autre vie.
Même si Alexeï Guerman Jr n’a pas le talent formel
de son père (Alexeï Guerman, le cinéaste, entre
autres, de « La Vérification »), son film ne manque
ni d’intérêt ni de charme. — O. D. B.
// 13
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
enquête
Nathalie Silbert
@natsilbert
E
lles mesurent moins de 100 nanomètres, soit 50.000 fois moins que
l’épaisseur d’un cheveu humain. Pour
le grand public, il s’agit de nanoparticules.
Mais les experts préfèrent parler de « nanomatériaux manufacturés » dès lors que leur
présence est intentionnelle dans un produit.
Et de plus en plus, ces substances microscopiques suscitent méfiance et inquiétude de
l’opinion. Ainsi, ces derniers mois, sont-elles
arrivées en force dans le débat public, mobilisant les associations environnementales,
les consommateurs, les entreprises et le gouvernement français, qui veut interdire dans
l’alimentation l’un des additifs les plus utilisés, le dioxyde de titane, composé en partie
de nanoparticules.
La liste est longue des produits contenant
des « nanomatériaux manufacturés ». Un
véritable inventaire à la Prévert en raison de
la variété des substances employées sous
forme nano par les industriels. Il y a bien sûr
le dioxyde de titane, pigment blanc –
indiqué sur les étiquettes par la mention E171, qui augmente la blancheur
et la brillance de la matière et permet
de l’opacifier. Ce qui en a longtemps fait
un ingrédient privilégié pour les confiseries
en tout genre : bonbons, dragées et décorations pour les desserts. On le trouve aussi
dans des plats préparés, le dentifrice ainsi
que certaines crèmes solaires, où il agit
comme un filtre anti-UV et améliore la protection.
Autre nanomatériau, la silice, au pouvoir
antiagglomérant, utilisée dans les soupes
en poudre et dans les épices afin d’éviter
qu’elles ne collent au fond du flacon, mais
également présente dans les poudres de
maquillage. Ou encore le noir de carbone
fréquent dans les mascaras et les pneumatiques. On peut aussi citer le nano-argent
employé pour ses propriétés antibactériennes dans certains vêtements (chaussettes
antiodeurs…) et dans des produits
d’hygiène (déodorants, sparadraps…), les
nanotubes de carbone qui améliorent la
résistance des raquettes de tennis, etc.
Si ces nanos sont prisés, « c’est que leur taille
infiniment petite leur confère des propriétés
physiques et biologiques particulières : fluidité, robustesse… », explique Myriam
Ricaud, de l’INRS (Institut national de
recherche et de sécurité). Ces propriétés
sont aussi recherchées par l’industrie pharmaceutique, qui en a découvert l’intérêt
pour soigner certains cancers.
Photos : Shutterstock
« Toxicité réelle »
Pour autant, quand on parle de nanomatériaux, le doute s’insinue de plus en plus. Ces
particules sont-elles inoffensives pour la
santé ? Selon l’Anses (Agence de sécurité
sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), « difficile de trancher
pour tous les nanos ». « Mais nous sommes
très vigilants sur les risques liés à la présence
de ces substances : pour certaines, leur toxicité est réelle. En raison de leurs propriétés
physico-chimiques particulières, ils peuvent
avoir des effets biologiques néfastes », soulignent les scientifiques Henri Bastos et Olivier Merckel, de la direction de l’évaluation
des risques. L’Anses a ainsi lancé des avertissements concernant le dioxyde de titane ou
les nanotubes de carbone, responsables
chez l’animal de problèmes pulmonaires
graves. « Il est impératif de mieux connaître
notre exposition aux nanos », ajoutentils. Pour sa part, l’Europe n’a ni interdit ni
limité l’usage de ces substances. Elle a simplement rendu obligatoire un affichage
clair sur les produits contenant des nanomatériaux. Obligation limitée à trois secteurs : les cosmétiques, l’alimentation et les
biocides.
En France, premier pays à mener des
contrôles, la Direction chargée de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancé ses premiers tests. Sa doctrine ? « Dès que plus de
10 % d’une substance est présente sous forme
de particules inférieures à 100 nM, on considère que, sauf exceptions prévues par la réglementation, les produits alimentaires ou cosmétiques doivent porter la mention “nano”»,
indique Alexandre Chevallier, son directeur
de cabinet adjoint. Le résultat a été édifiant.
Sur 29 produits alimentaires et 30 cosmétiques contenant des nanoparticules, un seul
mentionnait sur son emballage la présence
de tous les nanos identifiés… Des injonc-
Chasse aux
nanoparticules,
la France aux
avant-postes
Présentes dans de multiples
produits, dont elles améliorent l’aspect ou les
performances, ces substances invisibles suscitent
aujourd’hui l’inquiétude. La loi EGalim, qui revient
ce mercredi à l’Assemblée nationale, doit interdire
l’usage du dioxyde de titane, composé en partie de
nanoparticules, dans l’alimentation.
CONSOMMATION //
tions de mise en conformité ont été lancées.
Mais les procédures sont longues et complexes. « Il faut aller voir les industriels, parfois remonter aux certificats des fournisseurs attestant qu’aucun nanomatériau n’a
été utilisé », explique Alexandre Chevallier.
Les critères retenus par la DGCCRF suscitent néanmoins l’incompréhension des
fabricants. Pour la Fédération des cosmétiques (Febea), la France se montre plus restrictive que l’Europe. Pour étayer son
argument, Anne Dux, directrice des
affaires scientifiques et réglementaires, renvoie à la recommandation
de 2011 de la Commission européenne : « Le nanomatériau y est
défini comme une substance dont au
moins 50 % des particules […] présentent une ou plusieurs dimensions
externes se situant entre 1 et 100 nanomètres. Avec une notion d’intentionalité. »
Il est vrai que le règlement bruxellois
laisse la porte ouverte à un durcissement
des règles. Pour des raisons de santé publique notamment, le seuil de 50 % peut en
effet être abaissé… jusqu’à 1 %. Face à une
telle latitude, « chacun a sa propre interprétation des textes, s’agace Charlotte
Lepitre, responsable santé-environnement de France Nature Environnement. Les industriels jouent sur la subtil i t é de s s e u il s o u s u r l e c a ra c t è re
d’intentionnalité pour éviter d’avoir à
inscrire la mention “nano” sur
leurs produits. »
Pression
des associations
Et aujourd’hui, les
industriels comme
les associations
ou les scientifiques déplorent
la complexité
et le flou des
règlements
européens, qui utilisent des critères différents pour définir les nanos et ne stipulent
aucun seuil pour la mise en œuvre, dans les
cosmétiques ou l’alimentaire. Tous réclament une clarification du dispositif. En
attendant une avancée, les associations font
monter la pression. « Il y a deux ans, nous
avons lancé une campagne pour sortir de
l’ombre ce sujet », rappelle Magali Ringoot,
coordinatrice des campagnes d’Agir pour
l’environnement. Depuis, l’association a
lancé la pétition « Stop aux nanos » dans
l’alimentaire (près de 52.360 signatures).
D’autres actions se sont enchaînées : alerte
au manque de transparence de l’industrie
agroalimentaire de 60 Millions de consommateurs, action en justice pour défaut
d’information intentée par UFC-Que-choisir à l’encontre de neuf fabricants.
Pour le politique, le sujet est devenu sensible. Au niveau européen, les Etats membres ont voté fin avril pour une prise en
compte des nanomatériaux par le règlement Reach. Une première étape vers des
obligations de déclaration pour les entreprises. En France, fin 2016, les pouvoirs
publics ont demandé à l’Anses d’évaluer
l’usage de l’ensemble des nanomatériaux
dans l’alimentation. « L’objectif est de savoir
où on en trouve et qui est exposé, en analysant
l’ensemble de la filière, des fabricants jusqu’aux consommateurs », précisent les
experts de l’agence. Au nom du principe de
précaution, Brune Poirson, secrétaire d’Etat
à la Transition écologique, a d’ores et déjà
entrepris de suspendre l’utilisation du E171,
nano ou pas, dans les produits alimentaires,
E171, un risque pour
l’homme à évaluer
Pour Brune Poirson, secrétaire
d’Etat à la Transition écologique
et solidaire, les incertitudes demeurant autour du E171, il était
urgent d’agir. Les conclusions
alarmantes de l’expérimentation
menée par l’Institut national
de la recherche agronomique
(Inra) sur des rats ont accéléré
la décision de suspendre l’utilisation de cet additif dans l’alimentation. Lors de ces travaux
rendus publics en janvier 2017,
Eric Houdeau et Fabrice Pierre,
chercheurs à l’Unité toxicologie
alimentaire de Toulouse, ont observé que l’ingestion quotidienne
de E171 avait entraîné
des lésions précancéreuses
dans le côlon de près de 40 %
des rongeurs étudiés. « Notre
travail a mis en évidence un danger potentiel chez l’animal,
mais qui n’est pas extrapolable à l’homme », soulignent-ils toutefois.
Pour eux, les tests
de sécurité autour
du E171 doivent
être poursuivis.
et a déposé un amendement dans ce sens
dans son projet de loi Agriculture et Alimentation qui revient ce mercredi à
l’Assemblée nationale.
Face à toutes ces offensives, les entreprises ont dû réagir. A la Fédération du commerce et de la distribution, la ligne est
claire : « Nos adhérents se sont engagés à retirer des produits alimentaires à marque de
distributeur tous les ingrédients nanos. Si on
peut, on cherche un produit de substitution,
sinon, on déréférence, indique Emilie
Tafournel, directrice qualité. En revanche,
nos enseignes ne sont pas responsables des
comportements des autres marques. » « Les
nanomatériaux ont été éliminés de nos produits alimentaires à marque propre », confirme Hervé Gomichon, directeur qualité
du groupe Carrefour. Exit le E171 des décorations avec lesquels on agrémentait les
bûches de Noël. C’est désormais du chocolat
qui est utilisé. Quant à la silice présente
dans la préparation pour guacamole, elle a
été remplacée par un additif non nano.
Quant au Groupement Les Mousquetaires (Intermarché…), il a, lui aussi, décidé de
L’Anses a lancé des
avertissements concernant
le dioxyde de titane
ou les nanotubes de
carbone, responsables
chez l’animal de problèmes
pulmonaires graves.
L’Europe n’a ni interdit
ni limité l’usage
de ces substances.
retirer le E171 et le dioxyde de silice de sa
gamme P’tits Prods pour enfants après
l’avertissement de l’Anses, selon Olivier
Touzé, directeur du développement durable. « Par mesure de précaution, la suppression ou la substitution du carbonate de calcium et de l’oxyde de fer a également été
entérinée et sera effective en 2019. » Dans l’alimentaire, les comportements varient. Certains tels McCormick (pâtes à sucre Vahiné,
épices Ducros…) s’activent actuellement à
supprimer les nanos de leurs recettes. Mais
90 % des confiseurs ont déjà supprimé le
E171 de leurs friandises, selon leur syndicat.
« Cela fait dix ans qu’il est remplacé par des
concentrés de fruits et de plantes dans les
Smarties », assure Cécile Rauzy, responsable des affaires scientifiques chez Nestlé.
Plus largement, le groupe « n’utilise plus
de nano en France, dit-elle. Comparé à
d’autres marchés, l’Hexagone est en avance ».
Tout un symbole
« Le E171 est devenu un symbole ! Mais le juge
de paix ultime doit rester la science et l’avis
des autorités sanitaires française et européenne à partir des évaluations scientifiques », soutient Catherine Chapalain, directrice générale de l’Association nationale des
industries alimentaires (Ania) qui souhaite
que « la mesure soit inscrite dans un cadre
européen. » Et en juillet justement, l’Agence
européenne pour la sécurité alimentaire
(EFSA) a réitéré, au terme de quatre nouvelles études, sa conclusion de 2016 : l’exposition actuelle du consommateur au dioxyde
de titane ne présente pas de risque sanitaire.
Enfin, certains secteurs craignent des restrictions d’usage des nanos tels les cosmétiques. Mais la vigilance des Français sur ce
qu’ils achètent ne cesse de croître. « Le consommateur nous pose de plus en plus de questions sur les ingrédients que nous utilisons »,
admet Núria Perez-Cullell, directrice générale Eau Thermale chez Avène, qui travaille
à des solutions alternatives au E171 utilisé
dans sa gamme solaire Minéral. Les associations, elles, voient déjà plus loin. « Après
l’alimentaire, l’idée est d’obtenir la suspension du E171 dans les cosmétiques », annonce
Charlotte Lepitre. Pour elle, il est également
urgent d’évaluer la toxicité d’autres substances, « la silice sous forme nano ou le nano-argent. » La bataille ne fait que commencer ! n
14 //
Mercredi 12 septembre 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
ENSEIGNEMENT DE L’ARABE
LA DROITE ET L’EXTRÊME
DROITE VENT DEBOUT
ONU LA FAIM DANS LE MONDE
PROGRESSE TOUJOURS
La faim dans le monde a augmenté en
2017 pour la troisième année d’affilée,
alimentée par les conflits et le changement climatique, selon un rapport
de l’ONU. Quelque 821 millions de
personnes souffrent de la faim dans
le monde, en Asie, en Afrique et en
Amérique latine, soit une personne
sur neuf. L’année dernière, près de
124 millions de personnes dans 51
p ay s o n t é t é c o n f r o n t é e s à d e s
niveaux de famine dus aux conflits et
aux catastrophes climatiques.
La droite et l’extrême droite ont
dénoncé, mardi, l’accueil favorable
réservé par Jean-Michel Blanquer à un
rapport de l’Institut Montaigne qui
propose notamment de « relancer
l’apprentissage de la langue arabe »
pour lutter contre l’islamisme. « On
marche sur la tête ! » selon l’un des porte-paroles de LR, Laurence Sailliet.
Pour Louis Alliot, député RN (ex-FN),
la proposition est « ubuesque ».
ENQUÊTE BENALLA REFUSE SON
AUDITION PAR LES SÉNATEURS
L’Union européenne ne protège pas
assez ses citoyens contre la pollution
atmosphérique, la plupart de ses Etats
membres ne « respectent toujours pas
les normes » en la matière, a déploré
un rapport de la Cour des comptes
européenne publié mardi. En mai, la
Commission européenne avait décidé
de renvoyer devant la justice Allemagne, France et Royaume-Uni pour les
émissions de dioxyde d’azote et Hongrie, Italie et Roumanie pour la présence élevée de particules fines.
ESPAGNE UN MILLION
DE CATALANS DANS LA RUE
Près de 300.000 hommes, toutes les composantes de l’armée impliquées et des soldats chinois en soutien : la Russie a lancé
mardi la plus vaste manœuvre militaire de son histoire. Ce déploiement, auquel participent les armées chinoise et mongole,
baptisé « Vostok-2018 » (Est-2018), se poursuivra jusqu’au 17 septembre en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe.
Photo : AP/Sipa
AFFAIRE GRÉGORY MURIELLE
BOLLE OBTIENT LA SAISINE
DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
La Cour de cassation a décidé mardi
de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de
constitutionnalité relative aux droits
des mineurs soulevée par Murielle
Bolle, personnage clef de l’affaire
Grégory, qui cherche à faire annuler
sa garde à vue de 1984, alors qu’elle
avait 15 ans. La juridiction a jugé
« sérieuse » la question posée par ses
avocats, qui estime que ses droits
n’avaient alors pas été respectés.
Lluis Gene
PARIS L’AGRESSEUR
AU COUTEAU N’A PAS AGI
SOUS L’EFFET DE LA DROGUE
L’homme qui a blessé sept personnes
avec un couteau et une barre de fer
dimanche soir, à Paris, n’a pas agi
sous l’effet de la drogue. Selon une
source judiciaire citée par l’AFP, son
analyse toxicologique est « négative ». Des témoins avaient raconté
que l’agresseur, en garde à vue et hospitalisé depuis dimanche, avait « l’air
drogué » au moment des faits.
La Russie lance de gigantesques manœuvres avec la Chine
EUROPE LA POLLUTION
PAS ASSEZ COMBATTUE
Thomas Samson/AFP
L’ex-chargé de mission de l’Elysée,
Alexandre Benalla, ne se rendra pas à
la commission d’enquête sénatoriale
avant la fin de l’instruction judiciaire
dans laquelle il est mis en examen
pour des violences contre un manifestant, a indiqué mardi son avocat. Il
sera « prochainement convoqué » et
« il n’appartient pas aux personnes
convoquées de se présenter ou non à
cette convocation », a réagi le président de la commission, Philippe Bas.
LA PHOTO DU JOUR
Près d’un million de Catalans se sont
massés mardi sur une artère de Barcelone pour la « Diada », la « fête
nationale » catalane, démontrant
une capacité de mobilisation intacte
après l’échec de leur tentative de
sécession de l’Espagne et avec neuf
dirigeants politiques en prison. Les
manifestants ont levé une marée de
drap eaux séparatistes et clamé
« indépendance ! » sur six kilomètres
de l’avenue Diagonal.
BRÉSIL FERNANDO HADDAD
CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE
Déjà inscrit comme candidat à la viceprésidence sur le ticket de Lula, qui,
en prison, n’a pu se présenter, l’exmaire de Sao Paulo, Fernando Haddad, devait annoncer sa candidature
mardi à la magistrature suprême. Le
nouveau candidat du Parti des travailleurs, moins charismatique que
son mentor, est assez peu connu.
INTRUSION À L’AÉROPORT LE
SUSPECT HOSPITALISÉ D’OFFICE
ÉTHIOPIE LA FRONTIÈRE
AVEC L’ÉRYTHRÉE ROUVERTE
L’homme de 31 ans, arrêté lundi après
s’être introduit en voiture sur les pistes de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, a fait l’objet d’une hospitalisation d’office, a-t-on appris mardi.
« Une expertise psychiatrique a conclu
que son état n’était pas compatible
avec la garde à vue », qui a donc été
levée. Le parquet antiterroriste de
Paris ne s’est pas saisi de l’affaire.
L’Ethiopie et l’Erythrée ont rouvert
mardi deux postes-frontières fermés
depuis vingt ans, nouvelle étape symbolique de la spectaculaire réconciliation de ces voisins de la Corne de
l’Afrique. En 1998, une guerre de
deux ans avait opposé les deux pays,
faisant 80.000 morts. Une guerre
froide de 20 ans a suivi, minant la
sécurité régionale.
ON EN PARLE À ROME
L’Italie répond aux accusations de l’ONU
Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, n’a pas apprécié les accusations
de racisme lancées par la haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme.
les migrants, les personnes d’origine africaine et les Roms ».
Une annonce qui est le reflet,
selon Matteo Salvini, de la partialité de l’ONU et de sa totale
désinformation. « Nous réfléchirons, a-t-il poursuivi, sur l’utilité
de continuer de donner 100 millions d’euros par an pour financer des gaspillages, des fricotages,
des vols de la part d’un organisme
qui veut donner des leçons à l’Italie, mais qui compte parmi ses
membres des pays pratiquant la
torture et la peine de mort. »
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
L
’Italie n’a de leçons à recevoir de personne. » Matteo Salvini rejette sèchement les accusations de racisme
de la haut-commissaire des
Nations unies aux Droits de
l’homme. Michelle Bachelet,
ancienne présidente du Chili, a
stigmatisé la politique du ministre italien de l’Intérieur qui
« érige des murs, génère délibérément de la peur et de la colère chez
les migrants, les prive de leurs
droits fondamentaux et supprime les programmes d’intégration ». Une équipe se rendra
donc prochainement dans la
péninsule pour évaluer « la forte
augmentation signalée des actes
de violence et de racisme contre
Le ministre des Affaires
étrangères plus mesuré
Le ministère des Affaires étrangères italien a réagi par une note
d’un ton plus diplomatique mais
non moins ferme. La Farnesina
estime « inappropriées, infon-
dées et injustes » les déclarations
de Michelle Bachelet. Elle met en
exergue les efforts, aussi bien en
termes humains, financiers que
matériels, consentis depuis des
années par l’Italie. Le pays a dû
faire face, en première ligne et
trop souvent seul, au sauvetage
et à l’accueil de milliers de
migrants. « Plusieurs fois, rappelle le ministère, la tragédie des
migrations sur l’Europe a été portée à l’attention de l’UE (et de
l’ONU) car nous pensons qu’elle
devrait s’activer de manière bien
plus efficace et solidaire qu’elle ne
l’a fait jusqu’ici. »
Bien que les débarquements
sur ses côtes aient diminué de
près de 90 % en un an, la question migratoire demeure le
thème principal du débat public
italien et de la campagne qui
s’ouvre pour les prochaines élections européennes du printemps 2019. Dans ce contexte,
Matteo Salvini a décidé de se
mettre à la tête d’un camp souverainiste anti-immigration. Sa
création a été annoncée à Milan
à la fin du mois d’août à l’issue de
son entretien avec Viktor Orban.
Un axe Rome-Budapest qui
passe également par Vienne. Le
vice-chancelier autrichien
Heinz-Christian Strache, dirigeant du parti d’extrême droite
FPÖ, a proposé au Premier
ministre hongrois de former un
bloc commun au sein du Parlement européen. L’un de ses
objectifs sera la fermeture hermétique des frontières extérieures de l’UE avec un arrêt total des
flux migratoires. C’est ce que
souhaite Matteo Salvini. n
1
18
23
24
19
9
23
30
32
29
32
2
29
3
31
33
16/27
13/19
32
32
JEUDI
13/20
3
30
29
9
8
JEUDI
15/25
18/28
20/29
32
31
33
11/20
3
33
3
32
32
33
VENDRED
3
32
32
31
14/24
16/28
2
28
29
29
15/24
10/20
21/30
11/22
27
2
29
/
10/22
SAMEDI
12/26
31
17/30
21/29
VENDREDI
15/17
11/19
11/20
23/29
22/28
22/29
19/26
15/20
16/22
14/19
12/21
11/20
30/41
29/40
30/455
15/29
15/26
16/23
28/30
27/29
27/30
20/25
21/25
22/26
13/14
9/20
12/19
21/30
23/31
23/31
22/32
23/30
20/299
17/21
16/18
11/20
24/30
25/28
23/27
19/26
20/30
22/32
14/18
14/18
13/19
26/31
26/30
27/33
26/32
25/33
25/32
16/27
14/20
14/23
22/26
22/24
23/30
0
19/25
22/26
23/29
18/30
17/28
15/25
Mercredi 12 septembre 2018
www.lesechos.fr
Les PME et
les TPE n’ont pas
d’obligations
en matière
de réduction
d’émissions
de CO2 .// P. 25
DEVISES EUR/GBP 0,8908 EUR/JPY 1,2927 EUR/CHF 1,1285 GBP/USD 1,3005 USD/JPY 1,1163 USD/CHF 0,9742 TAUX EONIA -0,361 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6497 T-BONDS 10 ANS 2,9656
INDUSTRIE & SERVICES
AGROALIMENTAIRE
DERNIÈRE HEURE
Vers un accouchement difficile
de la loi Alimentation. // P. 16
Les autorités vigilantes face
à la dynamique du crédit immobilier
GRANDS MAGASINS
Le Printemps s’attend à une année
record. // P. 17
DÉFENSE
Brexit : le patron
de Jaguar
tire la sonnette
d’alarme
L’effort de modernisation passera
par l’Europe. // P. 18
INFRASTRUCTURES
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Transports : priorité à l’entretien
des réseaux existants. // P. 19
SALON NAUTIQUE DE CANNES
Les catamarans sous le feu
des projecteurs. // P. 20
RGA/REA
Elena Datrino
LUXE
Moschino parie sur des boutiques
évolutives. // P. 21
HIGH-TECH & MÉDIAS
DROIT VOISIN POUR LA PRESSE
Le HCSF, présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, surveille les conditions d’octroi des crédits à l’habitat.
Le Parlement européen
appelé à trancher.
Le Haut Conseil de stabilité
financière maintient une
« vigilance renforcée » sur le
marché des prêts à l’habitat.
// P. 22 ET L’ÉDITORIAL
DE NICOLAS BARRÉ P. 9
AUDIOVISUEL
Le CSA plaide pour un assouplissement des règles. // P. 23
Les risques pour les banques et les ménages sont
jugés contenus à ce stade.
START-UP
INCUBATEUR
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
FINANCE & MARCHÉS
CHANGE
Les autorités françaises sont sur leurs gardes alors que les vannes du crédit restent
grandes ouvertes pour les particuliers.
Mardi, le Haut Conseil de stabilité financière
(HCSF) a déclaré que l’évolution du marché
des prêts à l’habitat justifiait une « vigilance
renforcée ». L’instance rattachée à Bercy et
en charge du suivi de la robustesse du système financier se dit prête à agir dans les
prochains mois. Le Haut Conseil a d’abord
dans sa ligne de mire « la tarification des crédits immobiliers », qui met les marges des
banques sous pression. Il faut dire que le
coût des prêts reste historiquement bas (à
1,53 % en moyenne en juillet). Les taux ont
été tirés à la baisse par la politique anti-crise
Shutterstock
The Family élargit sa palette et se
dote de 15 millions d’euros. // P. 24
Comment la chute des devises
émergentes affecte les résultats
des groupes français. // P. 28
FONDS
Edouard Carmignac passe le relais
en douceur // P. 28
LEHMAN BROTHER
Les dix ans de la faillite.
// PP. 30-31
APPLE
Les lancements d’iPhone ne font
plus recette en Bourse. // P. 32
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 35
LES ÉCHOS SPÉCIAL
MANAGEMENT
Le télétravail, accélérateur de
transformation des entreprises.
// PP . 36 À 39
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
de la Banque centrale européenne. Ils sont
aussi maintenus au plancher par la guerre
des prix que se mènent les banques, car le
crédit à l’habitat est un produit d’appel permettant de capter des clients à long terme.
Le HCSF est par ailleurs soucieux des conditions d’octroi des crédits à l’habitat par les
banques. Compte tenu de la hausse des prix
de l’immobilier, très marquée dans certaines régions, les établissements accordent
des prêts à plus long terme pour aider les
ménages à réaliser leur projet d’achat d’un
logement. Les autorités veillent à ce que les
banques ne prennent pas trop de risques et à
ce que les ménages restent bien solvables.
Des garde-fous pour les banques
Pour l’heure, « le niveau des risques pour les
ménages et les établissements de crédit reste
contenu », aux yeux des gardiens de la stabilité financière. Du côté des emprunteurs, il
existe de fait de solides garde-fous : la plupart
des crédits immobiliers sont accordés à taux
fixe, ce qui limite les risques liés au renchérissement des crédits en cas de remontée des
taux. Quant aux banques, elles sont souvent
protégées contre les défauts d’emprunteurs
par un système de caution. Certes, leurs marges sont sous pression sur les crédits à l’habitat. Cependant, les autorités se sont pen-
chées sur la rentabilité globale des
opérations de financement et, « à ce
niveau-là, le constat est beaucoup plus rassurant », estime une source proche du HCSF.
« Si on estimait, mais on n’en est pas du tout
encore là, que certains des risques spécifiques
du crédit immobilier devaient se matérialiser,
à ce moment-là il faudrait prendre des mesures macroprudentielles, spécifiques au crédit
immobilier », assure le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau,
membre du HCSF. Il existe, par exemple, des
outils pour plafonner le taux d’effort des
ménages qui achètent un logement.
Le Haut Conseil est déjà passé plusieurs
fois à l’action en quelques mois face à la
dynamique du crédit. En fin d’année dernière, il a plafonné les expositions des grandes banques aux grandes entreprises les
plus endettées. En juin dernier, il a également exigé des banques qu’elles mettent
plus de capital en face de l’ensemble de leurs
expositions. La mise en place de ce dit
« coussin contracyclique » de 0,25 % est
préventive. Elle doit garantir que les banques seront bien solides et donc toujours
prêtes à prêter le jour où les conditions économiques seront moins favorables. L’adoption d’une telle mesure fait en ce moment
débat aux Etats-Unis. n
Sans les images, difficile de voir
l’expression de Theresa May quand elle
a entendu le discours au vitriol de Ralf
Speth. Intervenant juste avant la cheffe
du gouvernement britannique lors
d’une conférence à Birmingham, le
patron de Jaguar Land Rover a tiré à
boulets rouges sur le Brexit, expliquant
qu’un « mauvais accord » sur la sortie de
l’Union européenne risque purement et
simplement de coûter des « dizaines de
milliers d’emplois » à l’industrie
automobile outre-Manche.
« Le Brexit doit avoir lieu le 29 mars de
l’an prochain. Actuellement, je ne sais
même pas si la moindre de nos usines
d’assemblage au Royaume-Uni sera en
mesure de fonctionner le 30 », a menacé
le dirigeant à moustache, plus
qu’inquiet d’un possible retour des
douanes sur les rives de la Manche. Ce
qui devrait arriver faute d’accord entre
Bruxelles et Londres. Pour le constructeur, qui utilise 25 millions de pièces par
jour pour assembler 3.000 voitures, le
libre-accès au marché unique est « aussi
important pour notre activité que les
roues le sont pour nos voitures », martèle
Ralf Speth.
Ralf Speth, qui doit
inaugurer une usine
en Slovaquie d’ici à Noël,
a expliqué qu’il lui
revenait déjà plus cher
de produire
au Royaume-Uni
qu’ailleurs.
« Toute friction à nos frontières met en
péril notre production, à un coût de
60 millions de livres par jour », préciset-il, angoissant à l’idée de voir les accès
au port de Douvres « se transformer en
parkings » à cause des contrôles douaniers. A rythme annuel, la facture
s’élèverait à 1,2 milliard de livres, soit
1,35 milliard d’euros.
Sur sa lancée, Ralf Speth, qui doit
inaugurer une usine en Slovaquie d’ici à
Noël, a expliqué qu’il lui revenait déjà
plus cher de produire au Royaume-Uni
qu’ailleurs. « C’est des milliers de livres
moins chers de construire des véhicules
par exemple en Europe de l’Est qu’à Solihull. Quelles décisions serais-je contraint
de prendre si le Brexit signifie non seulement que les coûts augmentent, mais que
nous ne pouvons pas physiquement construire des voitures au Royaume-Uni en
respectant les contraintes de temps et de
coûts ? », a-t-il interrogé à la ronde.
Honda et BMW
sur la même ligne
Chez Honda, on expliquait ainsi pendant
l’été qu’il faudrait un hangar grand
comme 42 terrains de football pour abriter les pièces nécessaires à neuf jours de
production à l’usine de Swindon… Chez
BMW, certains dirigeants ont confié à la
presse qu’il leur faudra fermer les
ateliers de Mini et Rolls-Royce (qui
importent d’Europe 90 % de leurs pièces) si les contraintes logistiques devenaient ingérables. Pour rappel, l’automobile emploie 850.000 personnes au
Royaume-Uni - dont bon nombre sont
payés par des constructeurs asiatiques
se servant du pays comme tête de pont
pour le Vieux Continent. n
Shutterstock
Objectif zéro carbone : la lente
marche des TPE et des PME
16 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Vers un accouchement difficile
de la loi alimentation
AGROALIMENTAIRE
à suivre
Happychic confirme 466 suppressions
d’emplois chez Jules, Brice et Bizbee
DISTRIBUTION La direction d’Happychic (Jules, Brice, Bizbee),
détenu par l’Association familiale Mulliez, a confirmé mardi
son projet de transformation évoqué cet été (« Les Echos » du
17 juillet). Il passe par un PSE supprimant 466 postes – sur un
effectif total de 3.191 salariés – dont 291 par la fermeture de
48 magasins Brice, 30 Jules et 10 Bizbee. Le reste concerne les
services centraux et la logistique, avec la fermeture de l’entrepôt
Brice du Mans, activité transférée à Wattrelos (Nord).
Les députés européens veulent durcir
les objectifs de réduction de CO2
AUTOMOBILE Les objectifs votés lundi par la commission envi-
ronnement du Parlement européen ont été jugés « totalement
irréalistes » par l’Association des constructeurs européens
d’automobiles (Acea) : les députés ont proposé une réduction de
20 % des émissions de CO2 d’ici à 2025 et de 45 % d’ici à 2030, alors
que le projet initial visait respectivement 15 % et 30 %. Le Parlement européen doit se prononcer le mois prochain, avant les discussions entre la Commission européenne et les Etats membres.
Aujourd’hui, le texte revient avec
plus de 900 amendements au menu.
La trentaine de filières a jusqu’à la fin
du mois pour remettre ces indicateurs de coûts de production permettant d’inverser la construction
du prix à partir de l’amont. « On a
une pression de dingue pour remettre
notre copie », raconte un professionnel. Sauf que dans nombre de filières, producteurs et transformateurs
ne parviennent pas à se mettre
d’accord.
Dans le lait, par exemple, les producteurs appellent les industriels à
se montrer plus transparents, tandis
ACIER Le numéro un mondial de l’acier a révisé à la hausse le
montant de son offre sur le sidérurgiste indien en faillite Essar
Steel. Associé à Nippon Steel & Sumitomo, ArcelorMittal propose désormais environ 5 milliards d’euros, un montant avancé
par Bloomberg et qualifié par le groupe de « globalement correct ». Le groupe est en concurrence avec la banque russe VTB et
le groupe minier Vedanta Resources, basé à Londres mais contrôlé, comme ArcelorMittal, par un milliardaire indien.
Dans la filière fruits et légumes, on estime que fixer un coût moyen de production n’a pas de sens,
compte tenu de la diversité des régions, des variétés, des modes de production ou des labels.
que certains d’entre eux jugent la
démarche de la loi alimentation
totalement « angélique ». Dans la
filière porcine, « il y a un consensus
sur les coûts de production de l’animal
mais pas sur l’aval », explique Didier
Delzescaux, le directeur d’Inaporc.
On compte plus de 400 produits de
charcuterie et le taux de découpe des
abattoirs n’est pas homogène. Dans
les fruits et légumes, on juge tout
simplement que l’approche du gouvernement n’est pas pertinente.
« Fixer un coût moyen n’a pas de sens
compte tenu de la diversité des
régions, des variétés, des modes de
production ou des labels », explique
Daniel Sauvaitre, le secrétaire général d’Interfel, la fédération du secteur. Au final, la filière va élaborer un
indicateur regroupant les grandes
composantes des prix des fruits et
légumes.
Etablir un prix moyen de production est un exercice difficile à bien
des égards. Dans les produits transformés, la part de la matière première est parfois petite. Les industriels peuvent aussi utiliser des
matières premières achetées hors
de France sur les marchés mondiaux. Dans l’absolu, il faudrait
déterminer des indicateurs mêlant
respectivement les coûts de production (70%) et les cours des marchés
(3O%), estime un distributeur.
L’exercice attise aussi les tensions
au sein des interprofessions quand
certains producteurs rêvent d’un
retour aux prix administrés, avec
des marges prédéfinies pour chacun
des maillons de la chaîne.
Dans les fruits et légumes, on
s’inquiète aussi de l’impact de l’encadrement des promotions à 34 % du
prix de vente. « Est-ce que l’on pourra
toujours casser les prix des fruits si le
produit dépérit ? » s’interroge la
filière. Une crainte infondée puisque
les projets de décrets exonèrent les
produits saisonniers de l’encadrement des promotions.
Forcer au compromis
Cet accouchement difficile ne surprend pas beaucoup d’acteurs.
« Emmanuel Macron a fait un discours bien trop ouvert à Rungis l’an
dernier. Chacun a pu y lire ce qu’il voulait. Et maintenant ça coince », glisse
un professionnel. Qui plus est, certains estiment que l’esprit de la loi a
été affaibli par les gains de part de
marché obtenus par Intermarché
avec ses promotions de 70 % en
début d’année sur des marques
comme Perrier, Carte Noire, Nutella
ou Pampers. « Ce coup de génie est
resté dans l’esprit des consommateurs », juge un professionnel. La
promotion, ça marche. Et la proximité des élections dans les chambres d’agriculture, début 2019, n’aide
pas.
Pour forcer au compromis, l’Elysée menace désormais de ne pas
encadrer les promotions et de ne pas
relever le seuil de revente à perte de
10 % comme prévu. Des mesures qui
n’auraient plus de sens sans une
nouvelle répartition de la valeur
ajoutée. Mais on n’en est pas là. Le
vent consensuel des Etats généraux
de l’alimentation souffle encore. Les
distributeurs – sauf Leclerc – en tout
cas souhaitent que la loi aboutisse.
Les agriculteurs y ont intérêt. n
PHARMACIE Le conseil d’admi-
Sodiaal en opération séduction
auprès des distributeurs chinois
Eric Piermont/AFP
nistration du Leem, le syndicat de
l’industrie pharmaceutique, a élu
pour deux ans à sa tête Philippe
Tcheng, PDG de Sanofi-Aventis
Groupe, l’entité chargée des fonctions supports en France. Il succède à Patrick Errard, DG d’Astellas France, qui occupait cette
fonction depuis 2013. Administrateur du Leem depuis dix ans,
Philippe Tcheng était jusqu’à ce
jour membre du bureau, trésorier et président de la commission des affaires scientifiques.
TRANSPORT Le Shuttle Freight
de Getlink (ex-Eurotunnel) a enregistré le meilleur mois d’août
de son histoire, avec 130.926 camions transportés, établissant un
4e record de trafic mensuel d’affilée, a indiqué la société mardi. Le
trafic des Navettes Passagers s’est,
lui, inscrit en légère hausse de
0,3 % par rapport au mois d’août
2017, avec 362.905 véhicules
transportés. Près de 1,9 million
véhicules de tourisme ont traversé
depuis début janvier.
Le groupe coopératif a
présenté ses ambitions
dans le pays
à une centaine de
distributeurs chinois.
Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
n
LES ECHOS
FORMATION
Maximiser l’impact des Affaires Médicales
Identifiez les leviers à disposition des Affaires
Médicales pour créer davantage de valeur pour les
patients, les partenaires de l’écosystème de santé
et l’entreprise. Cernez les composantes clés du
processus de planification médicale. Intégrez les
bonnes pratiques pour maximiser l’impact d’une stratégie médicale en filiale.
Rendez-vous les 02 et 03 octobre ou les 04 et 05 décembre 2018 à Paris
En savoir plus sur www.lesechos-formation.fr/affaires-medicales.htm
Un service proposé par Les Echos Solutions
AGROALIMENTAIRE
Il entend y doubler ses
ventes de lait infantile
Nactalia d’ici à cinq ans.
DR
Record de fret
pour Getlink
au mois d’août
La loi alimentation va-t-elle aboutir ? Suivi comme le lait sur le feu par
le monde agricole, les enseignes, les
industriels de l’agroalimentaire et le
gouvernement, le projet de loi qui
vise à encadrer les promotions et
rééquilibrer les prix des produits alimentaires en faveur des producteurs revient pour une deuxième
lecture à l’Assemblée nationale.
Début juillet, la commission mixte
paritaire avait échoué, ce qui avait
scandalisé les syndicats agricoles. A
l’époque, députés et sénateurs
avaient modifié le texte de telle façon
que l’Observatoire des prix et des
marges puisse se substituer aux
interprofessions si celles-ci ne réussissaient pas à se mettre d’accord sur
un indicateur des coûts de production. Une intervention qui n’était pas
du goût de l’Elysée. L’exécutif tient à
ce que les agriculteurs prennent leur
destin en main.
« Pression de dingue »
ArcelorMittal prêt à débourser
5 milliards pour l’indien Essar Steel
Un dirigeant
de Sanofi à la
tête du Leem
Emmanuel Grasland
@EGrasland
et Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
Jean-Claude Moschetti/RÉA
Franck Crusiaux/RÉA
Le projet de loi EGA
revient à l’Assemblée
après l’échec de la
commission mixte
paritaire.
Ses déboires avec le chinois Synutra n’ont pas dégoûté Sodiaal de
faire des affaires en Chine. Le
groupe coopératif, qui se retrouve
avec une ardoise de 35 millions
d’euros, faute d’avoir été payé pour
le lait livré au site Synutra de
Carhaix (Finistère), a de grosses
ambitions en Chine. D’où les petits
plats mis dans les grands pour
accueillir la semaine dernière dans
un hôtel parisien, une centaine de
distributeurs chinois à Paris.
Invités par la CCI d’Ile-de-France
et arrivés tout droit du Bordelais, où
ils avaient eu l’occasion de découvrir des grands crus, chacun d’entre
eux a reçu une médaille tandis que
Sodiaal leur présentait la marque
de lait pour bébé Nactalia et ses
objectifs en Chine. D’ici à cinq ans,
Sodiaal pense pouvoir doubler les
Pékin a fait le ménage dans le marché du lait pour bébés encombré
par de nombreux acteurs, peu professionnels. Photo Shutterstock
ventes du lait pour bébés Nactalia
dans le pays. Un objectif qu’Olivier
Pierredon, directeur général de la
filiale en charge de la production de
Nactalia, affirme pouvoir atteindre
sans reprendre l’usine Synutra de
Carhaix. Une opération qui est envisagée par Sodiaal en compensation
des impayés de Synutra.
Pékin a fait le ménage dans le
marché du lait pour bébé encombré par de nombreux acteurs, très
peu professionnels. Le pouvoir central a écarté 1.500 marques, dont les
places sont à prendre. Sodiaal a
bien l’intention d’en profiter. Plus
de la moitié du lait infantile consommé en Chine est importée et la
demande ne cesse de croître.
Accroître les investissements
Pour autant, le combat sera rude.
Sodiaal est encore un acteur très
modeste de cet énorme marché de
700.000 tonnes, dont il fournit
3.000 tonnes. Et les poids lourds
sont tous là, avec Wyeth et Nestlé,
qui contrôlent le cinquième des
ventes à eux deux, mais aussi Fonterra, Danone ou le chinois Health
& Happiness (Biostime)… Sodiaal
considère néanmoins que son avenir passe par une internationalisation accrue et des gains de croissance organique, estimés à
500 millions d’euros d’ici à 2022 en
partie grâce à la Chine, a expliqué
son directeur général, Georges
Boucas. « Cela demande des investissements très supérieurs, de l’ordre de
230 millions d’euros par an, contre
100 millions aujourd’hui et des gains
de productivité. »
Les activités du groupe Sodiaal
en Chine ne représentent que 1 % de
son chiffre d’affaires (5 milliards
d’euros). « C’est bien trop peu. Notre
objectif est de réaliser de 300 à
350 millions d’euros de revenus d’ici
à cinq ans, tous produits confondus », a indiqué Georges Boucas
aux distributeurs chinois.
Le groupe coopératif, qui a
obtenu l’agrément de l’administration chinoise, pour deux de ses usines, estime d’ores et déjà être « un
acteur important du marché du
beurre et de la crème dans les réseaux
de “food service” et dans la restauration ». Il livre Pékin et Shanghai en
produits ultra-frais (yaourts)
sous la marque Yoplait, contrôlée
par General Mills. Sodiaal commercialise aussi du sérum déminéralisé, un produit à haute valeur
ajoutée, qui entre dans la composition des laits infantiles et dans la
fabrication de nombreux produits
agroalimentaires. n
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Le Printemps s’attend
à une année record
Le Crédit
Municipal se met
au service de l’art
l Le retour des touristes étrangers coïncide avec la fin de la rénovation
du navire amiral d’Haussmann.
l Ce dernier va atteindre la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires.
GRANDS MAGASINS
Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
« Nous allons enregistrer une année
record. » Paolo de Cesare mesure le
chemin parcouru. Le président des
g r a n d s m a g a s i ns P r i n t e m p s
annonce pour son année fiscale en
cours, clôturée fin mars 2019, une
progression de 6 % à 8 % de ses ventes, à 1,5 milliard d’euros. « Le Printemps Haussmann atteindra la barre
du milliard d’euros. Il y a onze ans,
lorsque je suis arrivé, le chiffre d’affaires était de 450 millions », a-t-il rappelé lors d’un point presse mardi.
Comme son voisin, les Galeries
Lafayette, l’enseigne lancée en 1865
par Jules Jaluzot a profité du boom
des touristes étrangers à Paris. Les
attentats de novembre 2015 ont
désempli les commerces en 2016. Le
tourisme est reparti depuis.
Entre 2016 et 2017, les ventes en
détaxe – indicateur phare des
grands magasins – ont gagné 8 %.
Les touristes internationaux, dont
les Chinois, représentent entre 40 %
et 60 % des visiteurs du Printemps
Haussmann, selon les périodes de
l’année.
Des visiteurs plus
nombreux qu’au Louvre
Paolo de Cesare est arrivé après la
vente du Printemps par la famille
Pinault au véhicule d’investissement immobilier de la Deutsche
Bank et au groupe familial de
l’homme d’affaires italien Maurizio
Borletti, propriétaire des grands
magasins italiens La Rinascente. Le
grand magasin français est passé en
2013 sous le contrôle du fonds qatari
Disa. Le manager italien est resté
aux commandes.
Il a dressé le bilan d’un cycle de
travaux de quarante-deux mois, qui
a vu les rayons beauté et homme
CULTURE
L’institution développe de nouveaux
services auprès
des collectionneurs,
des marchands
et des musées.
Martine Robert
@martiRD
La façade du Nouveau Printemps de l’Homme à l’angle du boulevard Haussmann. Photo Pascal Sittler/RÉA
échanger leurs bâtiments. Quelque
100 millions d’euros ont été investis.
Paolo de Cesare affirme que le nombre de visiteurs a crû de 15 %. Ils
étaient 25 millions en 2018, plus
nombreux qu’au Louvre. Les rayons
homme sont passés en première
ligne boulevard Haussmann. Leurs
ventes auraient grimpé de 50 %. La
beauté a été reléguée au second
rang. L’activité de ce secteur d’activité serait restée stable, malgré la
défection de Chanel.
Le président du Printemps se félicite d’autant plus de ces résultats
que le marché de la mode est en
baisse. Selon l’Institut français de la
mode, il a perdu 2,20 % au premier
semestre 2018. Il a enregistré neuf
années de baisse au cours de la dernière décennie. Dans le même
temps, l’e-commerce a pris 17 % des
ventes. Les grands magasins ont,
malgré tout, augmenté leurs parts
de marché grâce à leur modernisation et aux touristes à Paris. L’activité des Printemps de province est,
elle, tout juste stable. La croissance
à deux chiffres du luxe soutient également les ventes.
Le commerce en ligne constitue
le prochain chantier du président
du Printemps. L’enseigne ne réalise
que de 6 % à 7 % de son chiffre
d’affaires sur la Toile. Le site
Place des tendances est aujourd’hui
son principal véhicule avec plus de
400 marques et plus de
600.000 commandes en 2017.
Paolo de Cesare veut ajouter un
deuxième moteur pour faire décoller ses ventes en ligne. Printemps.com, site uniquement éditorial, deviendra marchand début
2020 et sera spécialisé dans le luxe.
Après la rénovation des outils physiques, vient celle des instruments
digitaux.
À NOTER
Citadium, l’enseigne du groupe
Printemps dédiée aux Millennials, compte huit magasins,
dont le plus récent a ouvert à
Lyon. Elle devrait franchir la
barre des 100 millions d’euros
de chiffre d’affaires.
CC Art : c’est la nouvelle marque
lancée ce mois-ci par le Crédit
Municipal de Paris. « CC » pour
« centre de conservation », car
l’établissement public, issu du
Mont-de-piété créé en 1637, propose une nouvelle offre à destination des collectionneurs, des
marchands d’art, des maisons
de vente et des musées. Familièrement appelé « Ma Tante », le
Crédit Municipal, connu pour
ses prêts sur gage (dont beaucoup de bijoux et de tableaux),
dispose d’importantes surfaces
de stockage dans son siège de
25.000 mètres carrés au cœur
du Marais.
« A côté des objets stockés en
contrepartie de prêts octroyés,
nous avons développé depuis
trente ans une activité de conservation hautement sécurisée puisque nous sommes assimilés à une
banque à destination des acteurs
du marché de l’art. Ces capacités
de stockage, nous allons les augmenter de 30 % en mètres carrés
et les multiplier par 4 en volume
dès 2019 », souligne le directeur
général du Crédit Municipal de
Paris, Frédéric Mauget. Outre
les réserves collectives et les coffres-forts, le site va doubler le
nombre d’alvéoles privatives.
Un potentiel important
Des services d’expertise, de restauration légère, d’encadrement
sont également proposés, ainsi
que des Salons pour présenter
une œuvre à un client potentiel.
L’établissement dispose aussi
d’une cave où abriter des vins
grands crus. Une panoplie de
prestations qui rappelle les
ports francs, même si l’espace
n’est pas sous douane. « Nous
travaillons déjà avec les musées de
la ville de Paris, des commissaires-priseurs de Drouot, des galeries du Marais, des collectionneurs prestigieux et nous sommes
convaincus du potentiel, à l’heure
où les banques traditionnelles ferment des agences et suppriment
des coffres », ajoute le dirigeant.
Le Crédit Municipal accorde
230 millions de prêts par an et
dégage des revenus nets de
24 millions. Son activité de conservation pour les particuliers
ou professionnels ne pèse que
3 % de son chiffre d’affaires,
mais dans les années à venir
« elle pourrait atteindre le million
d’euros », précise Frédéric Mauget. CC Art sera présenté pour la
première fois lors de la prochaine FIAC. n
Les deux dernières chaînes de magasins
allemandes s’allient pour survivre
Les chaînes de magasins
en difficulté Kaufhof
et Karstadt fusionnent.
La nouvelle entité comptera
243 sites et 32.000 salariés
en Europe.
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Francfort
Rivaux de toujours, les icônes des
centres-villes allemands, en difficulté chronique, Kaufhof et Karstadt viennent d’annoncer leur
fusion pour tenter de résister à la
concurrence de l’e-commerce.
Après deux tentatives ratées,
l’investisseur autrichien René
Benko a finalement réussi à marier
ses magasins Karstadt, dont il est
propriétaire depuis 2014, à
la chaîne Galeria Kaufhof, rachetée
il y a trois ans par le canadien Hudson’s Bay Company (HBC) au géant
de la distribution allemande Metro.
Suppressions d’emplois
Dans le détail, Signa Holding, la
société d’investissement spécialisée dans l’immobilier de l’homme
d’affaires autrichien, détiendra la
majorité (50,01 %) d’une coentreprise qui rassemblera les deux chaînes. La nouvelle entité comptera
également les autres actifs européens d’Hudson’s Bay Company,
comme les grands magasins qu’il
détient aux Pays-Bas, la chaîne
belge Galeria Inno ou la filiale euro-
péenne de l’enseigne américaine
Saks Off 5th, avec au total
32.000 salariés et 243 magasins
dans les centres-villes européens.
L’opération, qui doit encore obtenir le feu vert de l’Office allemand de
la concurrence, devrait se traduire
par la suppression de 5.000 emplois
(sur environ 20.000) chez Kaufhof,
avait prévenu la semaine dernière
le quotidien « Süddeutsche
Zeitung ». « Cette fusion est attendue
de longue date en Allemagne », explique Michael Gerling, dirigeant de
l’institut spécialisé dans le com-
Fondées à la fin du
XIXe siècle, les deux
chaînes de magasins
ont incarné dans
l’après-guerre « la
renaissance du pays et
de ses centres-villes ».
merce EHI, alors que les deux
grands magasins en difficulté
réduisent depuis des années leurs
effectifs.
Leur sort fait l’objet d’une forte
attention outre-Rhin : fondées à la
fin du XIXe siècle, les deux chaînes
de magasins ont incarné dans
l’après-guerre, en plein « miracle
économique », « la renaissance du
pays et de ses centres-villes », rappelle Boris Hedde, dirigeant de l’ins-
titut de recherche commerciale
IFH à Cologne.
Mais l’émergence de magasins
spécialisés (articles de sport, pour
bébés, mode avec H&M, Zara,
Esprit…), suivie par la concurrence
de marques comme Nike ou Hugo
Boss jusqu’alors présentes dans
leurs rayons et qui décident d’ouvrir
leurs propres boutiques, leur porte
un premier coup à partir des
années 1980. Les grandes enseignes
comme Hertie ou Horten disparaissent au début des années 1990,
absorbées respectivement par
Karstadt et Kaufhof. Dans les
années 2000, l’émergence du commerce en ligne ajoute à leurs difficultés : « Les grands magasins, qui
mettaient en avant leur offre avec
une grande diversité de choix, ont
alors perdu leur argument commercial », souligne Boris Hedde. Selon
une étude de l’IFH, le chiffre d’affaires des grands magasins n’a pas
progressé entre 2010 et 2017 en Allemagne, contre un boom de 13,4 %
par an du commerce en ligne.
Reste à savoir si ce mariage de
raison permettra de sauver les deux
icônes. En mettant en commun
leurs achats, la logistique ou la
comptabilité, ils pourront certes
réduire les coûts, notamment concernant les investissements nécessaires dans le numérique. « Mais, en
fin de compte, les grands magasins
ont toujours besoin d’un concept
pour se relancer », estime Michael
Gerling. n
Nous vous accompagnons dans la mise
en place du télétravail.
✔
Des outils intuitifs pour travailler à distance chez soi exactement
comme au bureau.
✔
Un usage illimité et sécurisé par utilisateur de la téléphonie,
de la visioconférence et du partage de documents.
✔
Une solution hébergée et managée par Bouygues Telecom
Entreprises.
La meilleure stratégie pour votre croissance,
c’est d’être bien accompagné.
Contactez un conseiller
Bouygues Telecom Entreprises au 3100*.
* Service et appels gratuits.
18 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
Défense : l’effort
de modernisation
passera par l’Europe
l La ministre des Armées, Florence Parly, a insisté
sur les efforts budgétaires menés par le gouvernement.
l Elle souligne l’importance des partenariats européens.
DÉFENSE
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
et Anne Bauer
@annebauerbrux
Pour clôturer les deux jours de
débat de l’université de la défense, la
ministre des Armées, Florence
Parly, a utilisé des mots propres à
séduire un auditoire de militaires et
d’industriels du secteur. Fini les
coupes budgétaires, les retards de
programme et les fermetures, a-telle promis. L’heure est désormais à
la remise à niveau et à la modernisation des armées dans tous les
domaines, y compris les futurs
champs d’opérations que sont
l’espace et le cyberespace. L’effort
budgétaire consenti en 2017 et en
2018 sera poursuivi en 2019, avec
une nouvelle augmentation prévue
du budget de la défense, a annoncé
la ministre, et devrait se poursuivre
jusqu’en 2025.
16 chantiers identifiés
« Après des années de renoncement,
nous avons décidé de renforcer notre
défense, qui avait été reléguée au
second plan, a-t-elle affirmé. Le budget 2017, de 33,5 milliards d’euros,
avait été parfaitement respecté, et le
budget 2018 a accordé 1,8 milliard
d’euros de crédits budgétaires supplémentaires. Le budget 2019
tutoiera les 36 milliards d’euros, à
comparer aux 32 milliards de
2016. Et cet effort s’est poursuivi avec
la loi de programmation militaire,
qui trace le chemin vers un effort
de défense à 2 % de notre PIB d’ici à
2025. » Parmi les priorités figurent
notamment les drones armés, le
cyberespace (1,6 milliard d’euros),
le renseignement et la future stratégie de défense spatiale, mais aussi la
livraison de 12 avions-ravitailleurs
d’ici à 2023, le renouvellement de
50 % des blindés médians d’ici à
2025 et l’arrivée des quatre premiers sous-marins Barracuda. Au
total, le ministère des Armées a
identifié 16 chantiers de modernisation, dont celle du ministère
lui-même.
Cependant, la modernisation de
la défense française ne se fera pas
seule, a souligné la ministre. Dans ce
domaine, comme en matière industrielle, l’heure est plus que jamais
aux coopérations européennes.
Avec pour objectif affiché par le
Emmanuel Macron de réduire la
dépendance de l’Europe vis-à-vis
des Etats-Unis, mais aussi de partager l’addition. « L’Europe de la
défense est une nécessité, a martelé
Florence Parly. Nous ne pouvons pas
nous reposer sur les autres ; nous
devons bâtir une Europe qui protège. »
Le « Club Med
de la bureaucratie »
De quoi ravir les industriels présents, comme Stéphane Mayer, le
PDG de Nexter, qui a rappelé que
l’Europe compte actuellement
20 types d’avions de combats et une
soixantaine de modèles de blindés,
contre respectivement 6 et 5 aux
Etats-Unis. « 48 % des blindés et
moins de 20 % des systèmes d’artilleries des armées européennes sont
fabriqués par des industriels euro-
péens », a-t-il souligné, en parlant
« d’évasion budgétaire ».
Tout en reconnaissant les lacunes de l’Europe, qualifiée de « Club
Med de la bureaucratie », la ministre
des Armées a estimé que l’Europe
de la défense avançait plus que
jamais. « L’année 2018 a été celle de
l’éveil des consciences », a-t-elle
estimé, citant l’Initiative européenne d’intervention (IEI), qui
réunit neuf Etats dont le RoyaumeUni et l’Allemagne, le futur avion de
combat et le futur char franco-allemands – une première réunion des
membres de l’IEI se tiendra à Paris
en novembre. Mais aussi l’annonce
de la création d’un fonds européen
de défense de 30 milliards d’euros
sur la période 2021-2027, « qui donnera un souffle à notre innovation ».
Là encore, la France espère jouer les
locomotives en organisant à Paris,
du 22 au 24 novembre, un premier
forum de l’innovation de défense,
qui a vocation à réunir, chaque
année, industriels, start-up, investisseurs et chercheurs européens. n
« Après des années
de renoncement,
nous avons décidé
de renforcer notre
défense, qui avait
été reléguée au
second plan. »
FLORENCE PARLY
Ministre des Armées
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
TERRITOIRE D’EST ENSEMBLE
Modification n° 14 du PLU de la Ville de Romainville – Avis d’enquête publique du
10 septembre 2018 au 10 octobre 2018 inclus.
Par arrêté, M. Le Président du Conseil de Territoire d’Est Ensemble a prescrit l’ouverture d’une enquête
publique sur le projet de modification n°14 du Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Romainville. La
modification porte sur l’instauration d’un volet patrimonial au PLU de Romainville, afin d’instaurer des
règles de préservation, de protection et de mise en valeur du patrimoine bâti de la commune, ainsi que sur
l’extension d’un emplacement réservé à vocation d’espace public. M. Edmond ANNA, créateur d’entreprises,
a été désigné par le Tribunal Administratif de Montreuil comme Commissaire Enquêteur.
Le dossier de cette enquête est mis à la disposition du public au siège de l’enquête, au Centre Administratif
Carnot, 15 rue Carnot, 93230 Romainville, et sera consultable également à l’Etablissement Public Territorial
Est-Ensemble, 100 avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville, pendant toute la durée de l’enquête, aux jours
et heures habituels d’ouverture. Les pièces du dossier pourront être consultées par l’intermédiaire des sites
internet suivants : www.ville-romainville.fr et www.est-ensemble.fr.
Un registre électronique sera mis à la disposition du public via le site internet dédié à l’enquête :
https://www.registredemat.fr/plu-patrimonial-romainville
Le public pourra en prendre connaissance et soit consigner ses observations sur le registre d’enquête, soit
les adresser par écrit au Commissaire Enquêteur à : M. Le Commissaire Enquêteur, modification n°14 PLU
de Romainville, Centre Administratif Carnot, 15 rue Carnot, 93230 Romainville ou par voie électronique à
l’adresse suivante : plu-patrimonial-romainville@registredemat.fr.
Un poste informatique sera mis à disposition en Mairie de Romainville, Place de la Laïcité, durant les jours et
heures habituels d’ouverture pour permettre la consultation numérique du dossier d’enquête.
Les permanences du Commissaire Enquêteur se tiendront les :
- Lundi 10 septembre 2018, de 9H à 12H, au service urbanisme, 15 rue Carnot, 93230 Romainville
- Jeudi 20 septembre 2018, de 14H à 17H, à l’Etablissement Public Territorial Est Ensemble,
100 avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville
- Samedi 29 septembre 2018, de 9H à 12H, en Mairie de Romainville, Place de la Laïcité
- Mercredi 10 octobre 2018, de 14H à 17H, au service urbanisme, 15 rue Carnot, 93230 Romainville
A l’issue de l’enquête, le Commissaire Enquêteur disposera d’un délai de 30 jours pour transmettre le dossier
avec son rapport et ses conclusions motivées. Le Conseil de Territoire d’Est Ensemble est l’autorité compétente
pour approuver la modification du PLU. Toute information complémentaire peut être recueillie auprès du
service Aménagement, Centre Administratif Carnot, 15 rue Carnot, 93230 Romainville. Contact: service
aménagement Tél. : 01.49.20.93.60. Toute personne peut, sur sa demande et à ses frais, obtenir communication
du dossier d’enquête publique auprès de l’autorité compétente pour ouvrir et organiser l’enquête dès la
publication de l’arrêté d’ouverture de l’enquête.
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
Les drones sont l’un des 16 chantiers de modernisation à mener. Photo Ludovic Marin/AFP
Quand l’armée américaine livre
sa vision de la guerre du futur
La Darpa, son bras scientifique, a présenté plusieurs
projets et annoncé un
investissement de 2 milliards de dollars sur
l’intelligence artificielle.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Star Wars a pris un coup de vieux.
Lors de sa réunion annuelle, ce
week-end, l’Agence américaine
pour les projets de recherche avancée de Défense (Darpa) a présenté sa
vision de la guerre du futur. A l’avenir, les combats devraient faire la
place belle aux robots, aux drones et
aux navires sans pilote. Ils seront
largement automatisés, les armes
étant contrôlées à distance par des
humains. Scientifiques et militaires
ont ébauché l’esquisse des prochains champs de bataille : les
humains devraient y être peu nombreux, associés à des « essaims » de
drones de combat, des ravitailleurs,
des satellites… Les drones ne
seraient que l’avant-garde d’une
nouvelle génération d’armes légères
embarquant les technologies les
plus pointues. La Darpa travaille,
entre autres, sur un sous-marin
fonctionnant sans intervention
humaine et autonome sur des milliers de milles marins, ou encore sur
un navire de surveillance disposant
d’une autonomie de plusieurs mois,
sans embarquer d’hommes.
Superpouvoirs
Le mot d’ordre est la flexibilité :
l’armée reconnaît qu’elle ne pourra
pas garder éternellement son
avance technologique sur la Chine
ou la Russie. Elle doit donc s’orienter
vers des équipements moins chers,
qui ne dépendent pas d’un arsenal
conséquent autour d’eux et peuvent
être facilement remplacés. Le matériel n’est pas la seule piste de
réflexion : le corps humain luimême pourrait être un champ
d’expérimentation… « Les soldats
ont besoin de nouvelles manières
d’interagir avec les machines, a expliqué Al Emondi, responsable d’un
programme de neuroscience à la
Darpa. Aujourd’hui, les technologies
développées nécessitent une intervention chirurgicale. Ce ne sera plus le cas
à l’avenir. » Plus besoin d’implant,
par exemple : des signaux à haute
fréquence pourraient permettre au
cerveau de communiquer avec une
machine et doter le soldat de
« superpouvoirs ». Des technologies qui pourraient ensuite être utilisées au-delà du domaine militaire.
La Darpa a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars supplémentaires sur des technologies
d’intelligence artificielle, en plus
des programmes déjà menés.
« Nous voulons explorer comment les
machines peuvent acquérir une communication de type humaine et des
capacités de raisonnement, avec la
possibilité de reconnaître de nouvelles
situations, des environnements, et de
s’y adapter », a expliqué le directeur
de la Darpa, Steven Walker. Dans
l’immédiat, l’armée doit d’abord unifier ses plate-formes de cloud. Nom
de code de l’opération : « Jedi ». Les
références demeurent. n
Rénovation énergétique :
De Rugy veut mieux faire
IMMOBILIER
Le gouvernement veut
rendre plus lisibles et
plus efficaces les aides
à la rénovation énergétique des bâtiments.
Catherine Sabbah
@csabbah
Pas de rallonge prévue pour la
rénovation énergétique des bâtiments. Ni de guichet unique ni de
bonus-malus sur les droits de
mutation comme évoqué il y a un
an… La campagne FAIRE, le baptême public de François de Rugy, le
nouveau ministre de la Transition
écologique et solidaire, vise à « faciliter, accompagner et informer sur
la rénovation énergétique ». Pour
encourager les propriétaires,
bailleurs et locataires à isoler leurs
combles, le gouvernement a choisi
la pédagogie en fédérant tous les
professionnels d’un secteur : quelque 400 conseillers seront disponibles en mairies, auprès des agences pour l’environnement ou
l’habitat (Ademe, Anah, Anil…)
pour guider les ménages dans le
dédale des subventions, crédits
d’impôts, certificats d’économie
d’énergie et prêts à taux bonifiés…
« L’étape suivante engagera les professionnels. Pour que les fonds
aillent bien à ceux à qui ils sont destinés, que les travaux soient efficaces.
Les dossiers sont parfois fantaisistes, les réalisations jamais contrôlées », explique Nicolas Moulin, le
fondateur de Primesenergie.fr et
Vostravauxeco.fr.
L’incitation ne suffit pas
Ce décryptage paraît plus que
nécessaire pour que ces aides parviennent à transformer le parc
immobilier en un ensemble de bâtiments basse consommation à
l’horizon 2050, comme le prévoit la
loi sur la transition énergétique et la
croissance verte votée en 2015. Sans
contrainte, cet ambitieux objectif
s’éloigne : il faudrait rénover
500.000 logements par an et
700.000 à partir de 2022. « On n’en
est pas loin, avec quelque 400.000,
par les particuliers et les bailleurs
sociaux, assure Philippe Pelletier, le
président du plan bâtiment durable, qui a toujours privilégié l’incitation sur l’obligation. Ce secteur a
besoin d’une politique stable d’aides
au montant maîtrisé dont la pérennité est assurée. »
Au contraire, les modalités
du crédit d’impôt pour la transition
énergétique (CITE) sont régulièrement modifiées, et sans doute
encore par le projet de loi de finances pour 2019. De même, les travaux
éligibles à tel ou tel dispositif, en
fonction de l’avancée de la recherche sur leur efficacité… ou du poids
14
MILLIARDS D’EUROS
Le total des crédits et aides
mobilisés pour la rénovation
énergétique d’ici à 2022.
des lobbys qui les défendent. L’écoprêt à taux zéro a connu plusieurs
versions. Résultat, depuis 2009, sa
production a été quasiment divisée
par dix, de 150.000 à moins de
17.000. Via son programme Habiter
Mieux, l’Agence nationale de l’habit a t (A n a h ) a a i d é à f i n a n c e r
55.000 rénovations de « passoires
énergétiques » en 2017, mais pourrait doubler ce chiffre si le fond
censé l’alimenter n’était pas vide…
Aides mal expliquées
Les aides sont si mal expliquées que
80 % des ménages qui entament les
travaux le font sans crédit ni subvention, d’après l’Ademe. « Pendant
des années, le discours s’est adressé
aux plus fragiles, en leur promettant
un gain de pouvoir d’achat dont on ne
pouvait pas prévoir la date, ni le montant exact », rappelle Philippe Pelletier. La nouvelle stratégie du gouvernement pour convaincre les
familles plus aisées de faire plus et
plus vite : leur parler de leur confort
ou de la valorisation de leur patrimoine immobilier. n
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Transports : priorité
à l’entretien des réseaux
Des médicaments
moins chers pour
le cancer du sein
l Le budget consacré aux investissements atteindra 13,4 milliards sur cinq ans.
l La réalisation de nouvelles lignes TGV se fera au compte-gouttes.
PHARMACIE
La mise sur le
marché de biosimilaires face à l’anticancéreux phare de
Roche fera baisser
les prix de 30 %.
INFRASTRUCTURES
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
Le gouvernement a présenté,
mardi, ses grandes orientations
pour les investissements dans les
infrastructures de transport. Un
plan pour les dix ans à venir qui
choisit de donner la priorité à
l’entretien des réseaux et aux transports du quotidien. A l’inverse, plusieurs projets de nouvelles lignes
TGV ou d’autoroute devraient rester durablement dans les cartons,
ou bien voir leur réalisation étalée
sur une vingtaine d’années. Ces
arbitrages viennent conclure la
« pause » dans la réalisation de
grands projets annoncée par
Emmanuel Macron quelques
semaines après son élection. Une
décision dictée par un empilement
de promesses non financées qui,
sur le quinquennat en cours, excédaient de 10 milliards d’euros la
capacité de financement des pouvoirs publics.
Pour sortir de l’impasse, l’exécutif s’est donné plus d’un an. Objectif :
mettre en adéquation les engagements et les ressources budgétaires, mais également mener une
réflexion en profondeur sur les
besoins en matière de mobilité. Les
arbitrages ont été préparés par le
Conseil d’orientation des infrastructures (COI), composé d’élus et
d’experts, et présidé par Philippe
Duron, un ancien député PS spécialiste de ces sujets.
Le 1er février, le COI a rendu un
rapport qui soulignait la nécessité
de revoir à la hausse les budgets
consacrés à l’entretien des routes et
des voies de chemins de fer existantes. Il proposait, par ailleurs, trois
scénarios d’investissement, plus ou
moins ambitieux sur le plan budgétaire, en listant précisément les projets que chacun d’entre eux permettrait de réaliser.
Catherine Ducruet
cducruet@lesechos.fr
Basé sur une hypothèse budgétaire de 60 milliards sur vingt ans,
soit 3 milliards par an en moyenne,
le scénario médian semblait dès
l’origine celui susceptible d’être
retenu. Les annonces de mardi le
confirment : le projet est d’investir
13,4 milliards sur la période 20182022, puis 14,3 milliards entre 20232027. Soit une moyenne annuelle
de 2,8 milliards, légèrement inférieure aux 3 milliards du COI. Le
ministère des Transports préfère,
lui, souligner que l’augmentation
sera de 40 % par rapport à la
période 2013-2017.
« Ressources nouvelles »
à partir de 2020
Côté ressources, cette programmation se traduira en 2019 « par des
crédits en hausse de 300 millions,
par redéploiement au sein du budget
de l’Etat », indique un document
transmis à la presse. A partir de
2020, « la mobilisation de ressources
nouvelles » doit fournir 500 millions par an. Une grande partie de
cette somme devrait être apportée
par la mise en place d’une vignette
sur les poids lourds, même si le
ministère garde le silence sur ce
sujet.
Au rayon des dépenses, l’entretien et la modernisation des réseaux
existants représentent « la première
des priorités ». Une bonne nouvelle,
car les budgets correspondants
étaient régulièrement tronçonnés
par Bercy lors des collectifs budgétaires. Le réseau routier non concédé, dont l’état s’est sérieusement
dégradé ces dernières années, doit
voir ses crédits passer de 670 millions par en moyenne sur les dix
dernières années à 815 millions en
2019, 850 millions de 2020 à 2022,
puis 930 millions par an de 2023 à
ÉCLAIRAGE // Les choix budgétaires du gouvernement
Herzuma de Biogaran, Kanjinti
d’Amgen, Ontruzant de Merck
MSD : trois biosimilaires d’un
des anticancéreux les plus vendus au monde, l’Herceptine du
suisse Roche, arrivent sur le
marché français ces jours-ci, à
quelques semaines d’intervalle.
I l s o n t l ’a m b i t i o n d e s e
tailler une part du marché de
330 millions d’euros que représente ce produit pour le seul
Hexagone. Et ce n’est sans doute
pas fini car si Mylan, associé à
BioCon, a retiré son dossier
d’enregistrement en Europe,
Pfizer aussi a obtenu le feu vert
européen en juin dernier pour
son Trazimera, et Sandoz
(groupe Novartis) attend le sien,
après un avis favorable.
2027. Par ailleurs, 1 milliard sera
investi sur dix ans dans la réalisation d’une vingtaine d’opérations de
désenclavement sur des routes
nationales et départementales.
Le réseau ferroviaire existant
bénéficiera, lui, de 3,6 milliards par
an sur dix ans, « un effort sans précédent, » mais qui sera essentiellement financé par SNCF Réseau.
L’effort de L’Etat pour le train portera sur la « désaturation » des
grands nœuds ferroviaires urbains.
Cela représente 2,6 milliards
d’euros sur dix ans, dont la moitié
financée par le budget de l’Etat.
Mais les investissements dans de
nouvelles lignes TGV sont, eux,
réduits à la portion congrue (lire cidessous). Cela promet de vigoureuses réactions des présidents de
régions concernés, le gouvernement devant leur soumettre son
projet dans les semaines à venir. n
Forme intraveineuse
Les biosimilaires sont des médicaments biologiques « similaires » aux médicaments de référence – efficacité et innocuité
équivalentes au produit princeps, même si la molécule n’est
pas, elle, strictement identique.
Sous réserve d’autorisation et,
en Europe, de fixation de prix
nationaux, ils peuvent être mis
sur le marché dès l’arrivée à
échéance du brevet protégeant
6,2
MILLIARDS D’EUROS
Les montant des ventes
mondiales de l’Herceptine
de Roche en 2017.
le produit de référence. Or le
brevet de l’Herceptine est
tombé en 2014 en Europe.
En France, les biosimilaires
commercialisés à l’hôpital se
voient attribuer un prix inférieur de 30 % – 349,50 euros
pour le flacon de 150 mg dans ce
cas – à celui du produit princeps,
dont le prix diminue lui aussi
dans les mêmes proportions.
Pour autant, ce n’est pas la totalité du marché de l’Herceptine
qui est menacé, mais seulement
celui de la forme intraveineuse,
soit 40 % des ventes. Car Roche,
anticipant l’événement, a développé une forme sous-cutanée,
d’administration plus facile,
encore protégée par des brevets. Pour la firme de Bâle, l’Herceptine, qui permet de traiter les
cancers du sein dits « HER2
positifs », soit 20 % des cas, est
en effet un produit essentiel
avec des ventes mondiales
de 7 milliards de francs suisses
en 2017 (6,2 milliards d’euros).
Rabais supplémentaires
L’économie pour la Sécurité
sociale française devrait tout de
même avoisiner les 40 millions
d ’e u r o s e n a n n é e p l e i n e ,
somme à laquelle viendront
s’ajouter d’éventuels rabais consentis aux hôpitaux dans le
cadre de leurs appels d’offres.
Enfin, cette baisse des prix de la
forme intraveineuse pourrait
en outre conduire certains
hôpitaux à lui donner la préférence, augmentant ainsi le
volume de ce marché au détriment de la forme sous cutanée.
Comment les hôpitaux
feront-ils leur choix parmi tous
ces produits ? En fonction des
rabais obtenus d’abord. Mais
Amgen se distingue. Le laboratoire américain revendique une
étude prouvant qu’il est possible de substituer son produit à
l’Herceptine chez des patientes
ayant déjà été traitées avec le
produit princeps, sans désavantage pour celles-ci. Amgen est
aussi le seul à proposer un conditionnement de 420 mg. n
AVIS FINANCIERS
sonnent définitivement le glas du « tout-TGV ».
Des grands projets repoussés
ou étalés sur vingt ans
L
e rapport du Conseil d’orientation des infrastructures,
(COI), rendu début février,
avait contribué à préparer les
esprits : le gouvernement a confirmé mardi que la priorité budgétaire donnée à l’entretien du réseau
existant dans les dix prochaines
années allait repousser ou allonger
considérablement la réalisation de
nouvelles lignes TGV ou d’autoroutes. C’était inévitable : ces dernières
années, les annonces non financées
ont fait florès, et les transports du
quotidien ont supplanté la grande
vitesse au rayon des priorités
d’investissements. Certes, l’Etat
devrait consacrer aux « grands projets » une enveloppe de 3,4 milliards d’euros sur la période 20172022, Soit 500 millions de plus
qu’entre 2013 et 2017. Mais, sur ces
3,4 milliards, 1,5 milliard servira à
financer les partenariats publicprivé (PPP) inaugurés l’an dernier…
Pour hiérarchiser les projets à
réaliser en priorité, le gouvernement a fait savoir qu’il devrait plus
ou moins se conformer aux préconisations du scénario médian élaboré par le COI. Celui-ci retenait la
réalisation de 5 lignes à grande
vitesse (Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Montpellier-Perpignan,
Paris-Normandie et Creil-Roissy),
mais en préconisant un « phasage »,
c’est-à-dire une réalisation par
étapes.
Pour Toulouse-Bordeaux, par
exemple, le scénario 2 du COI prévoit de réaliser entre 2018 et 2022 les
travaux sur le traitement des nœuds
ferroviaires à l’entrée des deux villes. Des améliorations qui devraient
réduire le temps de trajet tout en
bénéficiant aux « trains du quoti-
Les annonces
non financées
ont fait florès ces
dernières années.
Les transports
du quotidien ont
supplanté la grande
vitesse au rayon
des priorités.
dien ». Mais la construction du tronçon LGV entre Toulouse et Agen ne
se ferait pas avant 2028-2032. La
portion Bordeaux-Agen serait, elle,
renvoyée à 2032-2037, et la branche
Bordeaux-Dax à l’après-2037. Ce qui
revient à tirer un trait sur le projet.
Le concept de « phasage » serait
appliqué de la même manière au
projet de ligne entre Paris et la Normandie, ou encore à celui entre Nice
et Marseille.
Effort sur les lignes
hors TGV
Les lignes nationales hors TGV (les
Intercités) feront par contre l’objet
d’un effort particulier : le gouvernement annonce un budget de plus de
5 milliards d’euros sur dix ans, dont
3,7 milliards pour « le renouvellement total du matériel roulant » et
1,7 milliard pour améliorer l’infrastructure sur Paris-Clermont et
POLT (Paris-Orléans-Limoges
-Toulouse).
Au niveau routier, le projet
d’autoroute A45 entre Lyon et
Saint-Etienne ne figure pas non
plus dans la programmation, selon
une source proche du dossier. Le
canal Seine-Nord et le tunnel ferroviaire du Lyon-Turin sont, eux, confirmés, mais sans enthousiasme
excessif : sur ces deux dossiers, « le
gouvernement honorera ses engagements européens », indique sobrement le dossier de presse. La question de leur financement respectif
reste notamment à clarifier. — L. S.
Un bon 1er semestre 2018 :
Chiffre d’affaires : +10,7% à change constant
Résultat opérationnel : +21,6%
Résultat net : +0,9 M€ après 2,0 M€ de coûts exceptionnels
liés à l’arrêt des activités Vinyloop
SergeFerrari Group (FR0011950682), créateur, fabricant et
distributeur de matériaux composites souples innovants, est
coté sur Euronext Paris – compartiment C.
en milliers d'euros
(audités)
30-juin
18
Chiffre d'affaires
96 648 89 030
30-juin Variation
17
en K€
+7 618
Ebitda ajusté
9 734
9 162
+572
Résultat opérationnel courant
4 817
3 960
+857
Résultats des activités mises
en équivalence et des activités (2 043)
destinées à être cédées
(427)
-1 616
903
2 548
-1 645
Résultat net part du Groupe
Ebitda ajusté : Ebit +/- variation des amortissements et provisions +/autres produits et charges + CVAE
Sur le premier semestre 2018, le Groupe récolte les fruits des
investissements importants consentis depuis 2014 pour se
doter d’une organisation pour accélérer son développement
à l’international et renforcer son excellence opérationnelle.
Le résultat net est, comme annoncé, impacté par les
résultats mis en équivalence et les coûts exceptionnels
résultant de la cession de la société Vinyloop Ferrara SpA
à hauteur de 2,0 M€.
En conséquence, les prochains exercices seront favorablement
impactés par i) la disparition des pertes de la société Vinyloop
Ferrara SpA prises en charge par le Groupe à hauteur de
40% du résultat net (soit 1,0 M€ en 2017 au titre du résultat
CONTACTS :
Serge Ferrari /Philippe Brun
investor@sergeferrari.com
Actus Lyon /Amalia Naveira - Marie-Claude Triquet
+ 33 4 72 18 04 93 - anaveira@actus.fr
des sociétés mises en équivalence) et ii) la réduction des
coûts consacrés par Texyloop à la collecte des déchets et
à la valorisation des produits issus du recyclage dans son
organisation passée. Comme il l’a annoncé, le Groupe propose
dès aujourd’hui une solution alternative, certes moins écoefficace que la technologie Texyloop, mais qui permet une
continuité de services. Le Groupe a également lancé l’étude de
faisabilité du procédé Texyloop 4.0 en smart factory dont les
coûts opérationnels pour 2019 sont estimés à 0,3 M€ (contre
1,0 M€ pour Texyloop en 2017). L’investissement lié à ce projet,
dont le montant sera précisé à l’issue de l’étude de faisabilité,
devrait être très modéré en comparaison aux investissements
passés dans la société Vinyloop Ferrara SpA.
Au 30 juin 2018, le Groupe dispose d’une structure financière
solide. Les capitaux propres s’établissent à 89,2 M€ et
l’endettement net à 7,1 M€.
Sur la période, la société a acquis 3% de ses propres
actions pour un montant de 3,9 M€.
Perspectives
Sur le second semestre 2018, le Groupe a pour priorité
d’accroître l’efficacité de ses unités industrielles de façon
à améliorer sa rentabilité opérationnelle et accélérer son
développement commercial à l’international.
Hors éléments non récurrents, le Groupe vise une progression
de son résultat opérationnel courant pour l’ensemble de
l’exercice.
Dans le cadre de son plan SF2020, Serge Ferrari réaffirme
son objectif de combiner croissance organique et croissance
externe.
RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DU COMMUNIQUÉ
SUR WWW.SERGEFERRARI.COM
à la rubrique Investors / Informations Financières
20 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
Au Salon nautique de Cannes,
les catamarans sous le feu des projecteurs
l Bénéteau présente une nouvelle
marque de multicoques.
l Ces bateaux connaissent une
véritable explosion de leur marché.
NAUTISME
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Il n’a pas encore de coque sur
laquelle éclater la bouteille de
champagne, mais le cœur y est.
Hervé Gastinel, le patron de Bénéteau, a dévoilé mardi matin à Cannes la future marque du fabricant
vendéen de bateaux – ce sera
« Excess ». Des catamarans qui
s’annoncent sportifs, pensés pour
compléter les multicoques tout confort de Lagoon, jusque-là la seule
marque catamaran de la maison de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée).
« Nous allons essayer d’aller titiller la
concurrence sur ce segment porteur.
Nous manquions de volumes », précise Hervé Gastinel, qui est en train
de doubler sa capacité de production de ses multicoques, afin
d’atteindre les 600 unités par an.
Si Bénéteau a dévoilé ses catamarans à Cannes, ce n’est pas un
hasard. Le Salon de la Côte d’Azur,
qui a ouvert ses portes mardi, est
devenu un festival pour ces bateaux
en vogue. L’an dernier, les chantiers
français ont, selon la Fédération des
industries nautiques, livré 718 catamarans facturés au total 333 millions d’euros, soit 35 % de mieux que
l’année précédente. Ces multicoques pèsent désormais un quart de
la production française de bateaux
de plaisance. « Ce n’est plus de la
croissance, c’est de l’explosion. Dire
que c’était un marché de niche il y a
quinze ans… » sourit Stéphan Constance, le cofondateur des chantiers
Grand Large. Ces voiliers étaient à la
base l’apanage des chantiers
anglais, mais dans les années 1980,
le rochelais Fountaine Pajot a révolutionné le domaine, entraînant
dans son sillage une lignée de chantiers hexagonaux – Lagoon (racheté
depuis par Bénéteau), Nautitech,
Catana, Outremer ou Neel.
Les clients appréciant le confort à
leur bord, les catamarans sont
devenus une lame de fond. Les
bateaux ne gîtent pas, il y a plus
d’intimité pour les passagers. « On
voit aussi la mer de l’intérieur, c’est
spacieux. Les loueurs puis les voyages ont porté le marché », ajoute
Bruno Voisard, le fondateur de
Nautitech. On commence même à
voir des catamarans à moteur.
« Tout le monde s’y met, ce ne sont
plus des soucoupes volantes »,
s’amusait-on chez Fountaine Pajot
il y a quelques mois.
Un marché tendu
Aujourd’hui, l’offre de catamarans
reste encore largement inférieure à
la demande. « Nous créons aussi une
deuxième marque de catamarans
parce que nos distributeurs nous le
demandent depuis un certain
temps », précise Hervé Gastinel,
chez Bénéteau. De fait, les loueurs
représenteraient plus de la moitié
des achats. « Nous avons commandé
des bateaux jusqu’en 2021. Nous
achetons tous les catamarans que
nous pouvons, l’offre est très tendue.
Il y a quelques années, nous négociions les prix. Mais là, c’est fini »,
affirme Loïc Bonnet, le fondateur
du loueur Dream Yacht Charter.
Pour les industriels, il s’avère plus
coûteux de développer un catamaran, vu le nombre supérieur de pièces à concevoir par rapport à un
monocoque. Il faut plus d’études,
plus d’outillages, et des hangars plus
grands. « Mais si vous savez faire des
bateaux, le risque n’est pas très grand
pour les prochaines années, vu la
demande actuelle », juge Stéphan
Constance. D’autant qu’il existe une
« french touch » du catamaran.
Environ 90 % des multicoques dans
le monde sont assemblés entre
Lorient et Bordeaux. « Nous avons
les architectes, les bureaux d’études,
les chantiers. Nous avons une réelle
suprématie en la matière », se félicite
Bruno Voisard. Seuls les chantiers
sud-africains de Leopard et polonais de Sunreef (d’ailleurs fondés
par un Français) concurrencent le
pavillon tricolore. n
Dream Yacht Charter, le petit loueur des Seychelles
devenu géant mondial
En dix-sept ans, la société
de Loïc Bonnet a monté
une flotte de 900 bateaux.
Ce n’était pas vraiment l’idée initiale. En créant Dream Yacht Charter, une petite société louant six voiliers aux Seychelles, en 2001, Loïc
Bonnet ne voulait pas forcément
faire de vagues. Il s’ennuyait juste en
tant que patron Europe de Moor i n g s , u n g r o s l o u e u r. L a s !
L’homme est aujourd’hui à la tête
d’une armada de 900 navires répartis dans 53 bases dispersées dans
toutes les mers du globe, ou presque. « Nous sommes de venus
numéro un mondial de la location.
Nous affichons chaque année une
croissance de 15-20 % », affirme le
dirigeant français, qui explique
avoir toujours réinvesti ses bénéfi-
ces pour son entreprise – qui ne
verse pas de dividendes.
Une méthode qui lui permettra
d’afficher un chiffre d’affaires de
145 millions d’euros en 2018, et de
revendiquer le titre de premier
acheteur de bateau au monde.
Dream Yacht assure être le plus
gros client de Bénéteau, de Fountaine Pajot ou de Dufour… « L’an
dernier, j’ai acheté 65 des 400 catamarans produits par Lagoon, 60 sur
400 chez Dufour, 20 % de la production de Fountaine-Pajot, 35 % de celle
de Bali… » énumère Loïc Bonnet.
Si Dream Yacht a pu accomplir
cette odyssée, c’est que l’entreprise a
surfé sur la concentration du secteur
(il ne reste qu’une poignée d’acteurs
mondiaux et une kyrielle de spécialistes locaux) et sur la démocratisation de son métier. Désormais, il est
possible de louer pour une semaine
un catamaran de 40 pieds, l’hiver
dans les Antilles, pour environ
6.000 euros (rajoutez 200 euros par
jour pour le skipper). « Il y a huit places à bord. Ce n’est pas beaucoup plus
cher qu’une villa », compare Loïc
Bonnet, qui propose également des
cabines pour une semaine, en pension complète, à 1.500 euros.
Vendre et louer
« Leur succès est assez incroyable. Il
repose sur une idée simple, celle de ne
pas vendre les bateaux mais plutôt
les destinations. Un peu comme une
agence de voyages », explique un
patron de chantier nautique. Il faut
dire que les bateaux du loueur ont
souvent deux salles de bains, la climatisation, l’eau chaude, une connexion Internet… « Nous venons
d’ouvrir le Belize et Sainte-Lucie, on
rouvre bientôt la Turquie », détaille
Loïc Bonnet.
Dream Yacht a également diversifié ses revenus. Il tire désormais
40 % de ses recettes de la vente de
bateaux. La société distribue certaines marques dans certaines
régions – dont Dufour, Catana ou
Fountaine Pajot. Elle propose également des bateaux neufs en copropriété façon Pierre & Vacances, et
vend ses navires usagés en occasion, au bout de cinq à sept ans. L’an
dernier, le fonds français NextStage
et le chantier Foutaine-Pajot ont
pris 51 % du loueur, pour permettre
à Loïc Bonnet de toucher les premiers bénéfices de son aventure.
Lui conserve 34 % des parts, le solde
échouant aux autres managers de
l’entreprise. — J. D.-C.
Alibaba signe un partenariat
stratégique en Russie
E-COMMERCE
L’événement
communication
Le géant chinois
du commerce en ligne,
présent en Russie avec
sa filiale AliExpress,
s’allie aux leaders des
télécoms et d’e-commerce russes MegaFon
et Mail.ru.
Les 10es Trophées MarCom récompenseront les cabinets
d’expertise comptable les plus innovants en marketing
communication.
Inscrivez-vous ! www.com-experts.fr
Contact : Didier PLANE 06 68 72 33 33
Remise des prix à la Tour Eiffel
le 13 décembre 2018
Partenaire
institutionnel
Partenaires
Un événement
1809-TRP-P-1-ECH
des experts-comptables !
Benjamin Qénelle
— Envoyé spécial à Vladivostok
Avant la politique, le business. A la
veille de la rencontre ce mercredi à
Vladivostok des présidents chinois
et russe, Xi Jinping et Vladimir Poutine, les poids lourds de la nouvelle
économie des deux pays ont signé,
mardi, un accord pour la création
d’une société commune de l’Internet
et d’e-commerce. Alibaba, le géant
chinois du commerce en ligne, s’allie
à MegaFon et Mail.ru, les leaders
russes des télécoms et du Web, pour
donner à la Russie une offre élargie
de commerces et services en ligne.
« Ce nouveau joint-venture combinera les atouts des sociétés russes et
chinoises et deviendra un exemple
unique de coopération technologique
entre nos deux pays », s’est félicité
Kirill Dmitriev, le PDG de RDIF, le
fonds public russe pour les investissements qui, confirmation du soutien du Kremlin à ce projet, entre au
capital de la nouvelle société.
La signature de cet accord a été le
moment fort au premier jour du
Forum économique de Vladivostok,
la vibrante capitale de l’ExtrêmeOrient russe. Les dirigeants d’Alibaba, de MegaFon, de Mail.ru et de
RDIF se sont bien gardés de parler
politique. Mais le message est clair :
les économies russe et chinoise coopèrent davantage, dans des secteurs
loin des habituels contrats gaziers.
« Collectivement, les parties injecteront capital, actifs stratégiques, leadership, ressources et expertises »,
insiste le communiqué commun.
Expansion internationale
Les signataires veulent avec leur
nouvelle structure offrir une « destination one-stop » pour l’e-commerce, la communication, les jeux
et les réseaux sociaux. « Un événement non seulement pour le marché
Internet russe mais aussi pour le
monde », a assuré Boris Dobrodeev,
patron de Mail.ru, l’un des principaux portails russes avec 100 millions d’utilisateurs.
Le message est clair.
Les économies russe
et chinoise coopèrent
davantage.
L’accord ne précise pas le montant de cette opération dont la finalisation est prévue au premier trimestre 2019. La nouvelle so ciété
commune reprend en fait AliExpress, la filiale d’Alibaba en Russie.
Le géant chinois réduit sa part à
48 %, ses trois partenaires russes se
partageant la majorité du capital,
avec respectivement 24 %, 15 % et
13 % pour MegaFon, Mail.ru et RDIF.
« Ce partenariat marque une étape
excitante dans notre expansion internationale, combinant des leaderships
locaux à notre écosystème global »,
s’est réjoui Michael Evans, le président d’Alibaba, qui veut ainsi élargir
sa base commerciale dans l’e-commerce russe en plein boom. n
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
marketing
Moschino parie sur
des boutiques évolutives
Maggio. Testé dans l’une de ses
deux boutiques françaises, ce concept sera peu à peu déployé dans le
monde. Un projet sur trois ans doté
d’un budget d’investissement de
l’ordre de 9 millions d’euros pour
l’Europe et les Etats-Unis. La griffe,
qui pèse 70 % du chiffre d’affaires
d’Aeffe, aussi propriétaire d’Alberta
Ferretti ou Philosophy, compte
150 magasins, en propre et en partenariat.
Ses ventes continuent de croître,
à l’image du chiffre d’affaires du
groupe, en hausse de 11,6 % en 2017,
à 312 millions d’euros, pour un
résultat opérationnel de 22,7 millions (+10 %).
LUXE
La marque italienne
inaugure son nouveau
concept à Paris.
Elle compte sur sa
collaboration
avec H&M pour faire
découvrir son style
décalé.
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
Avec son nouveau concept de boutiques, Moschino veut pouvoir
faire évoluer le lieu et les présentations au gré des envies.
La renommée de leur ancêtre,
inventeur du Paris moderne,
facilite l’accélération des ventes
vers la Chine et la Russie.
Valérie Leboucq
@vleboucq
D’où l’idée de son nouveau concept de boutique, qui vient d’être
inauguré à Paris. Le principe, pouvoir faire évoluer le lieu et les présentations au gré des envies. « Nous
souhaitions un univers plus flexible
et mouvant, d’un mois sur l’autre,
pour qu’il reste attrayant aux yeux
de la clientèle », note Gabriele
La marque, qui propose des vêtements, des sacs et des chaussures,
va aussi mettre l’accent sur le digital. En juillet, elle a signé un accord
en Chine, son second marché après
l’Italie, avec Tmall pour accélérer sa
visibilité dans le pays, où elle a déjà
28 boutiques. En septembre, des
sites d’e-commerce vont également
être lancés en Europe et aux EtatsUnis. Partenaire jusque-là de YooxNet à Porter, la société a décidé
d’internaliser ce développement.
« Cela va nous permettre de réagir
plus vite et de mieux comprendre les
attentes », note le dirigeant.
Aujourd’hui, ses best-sellers
sont ses sacs à dos et ses baskets au
style rigolo. Avec des prix compris
entre 400 et 900 euros. Changement de braquet aussi côté montures : Moschino vient de relancer
son offre de lunettes via un partenariat récent signé avec Safilo. n
Haussmannien, l’adjectif flatteur renvoie à l’architecture au
cordeau des beaux quartiers
parisiens. Peut-il aussi devenir
un gage de qualité en matière
de vin ? Négociants à Bordeaux,
Pierre-Jean et sa femme Nathalie Larraqué, née Haussmann
(descendante directe du préfet
urbaniste), sont en train de
démontrer que ce nom associé à
la capitale est une belle carte de
visite pour faire connaître leurs
vins à l’étranger.
Lancée en 2009 pour marquer le bicentenaire de sa naissance, la cuvée baron Eugène
Haussmann (un bordeaux supérieur rouge) a vite été déclinée en
blanc (sec et moelleux) et en
rosé. S’y ajoute une gamme pour
la restauration, Haussmann
Médoc, Haussmann cuvée de
l’Opéra. Tous élaborés et travaillés par Nathalie, qui rappelle
que, marié à une Bordelaise, son
ancêtre avait fini ses jours à Cestas. « Au départ, on s’est fait un
petit plaisir, mais on a vite constaté que ce nom avait un impact
puissant sur la clientèle étran-
en bref
RÉSULTATS DU 1ER SEMESTRE 2018
Compte de résultat consolidé (1er janvier – 30 juin)
Préambule : le 4 juin 2018, Tessi a annoncé la signature d’un accord visant à céder à Loomis les 80% du capital qu’il détient dans CPoR Devises, les 20%
restant étant détenus par Crédit Agricole SA. Cet accord est soumis à une décision de non-opposition de la Banque Centrale Européenne sur proposition
de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution. De fait, CPoR Devises est désormais consolidé en actif destiné à être cédé.
Résultat opérationnel courant
Marge opérationnelle courante
Résultat net des activités poursuivies
Résultat net des activités destinées à être cédées ou abandonnées
Résultat net part du Groupe
30.06.2018
30.06.2017
Var.
205,5
198,5
+3,5%
-14,6%
21,7
25,4
10,6%
12,8%
11,7
12,5
2,1
3,6
13,4
15,1
SPORT Amer Sports, le pro-
priétaire finlandais des skis
Salomon, a été approché par un
consortium formé par le chinois Anta Sports et la société de
capital-investissement asiatique FountainVest Partners. Ces
derniers ont fait une offre de
plus de 4,6 milliards d’euros.
Une annonce qui a fait bondir le
titre à la Bourse d’Helsinki. « A
ce jour, Amer Sports n’a engagé
aucune discussion avec le consortium et n’a pris aucune décision
concernant la marque d’intérêt
reçue », a déclaré le groupe.
-6,4%
-11,3%
Les données au 30 juin 2017 ont été retraitées de l’application de l’IFRS 5
Sur ce semestre, Tessi réalise un chiffre d’affaires hors CPoR Devises de 205,5 M€ en croissance de 3,5% comparé au 30 juin 2017.
La marge opérationnelle courante hors CPoR Devises s’établit à 10,6% du chiffre d’affaires contre 12,8% au 30 juin 2017 en lien avec :
• L’activité en France avait connu au cours du 1er semestre 2017 un niveau d’activité exceptionnel, notamment sous
l’impulsion de campagnes ponctuelles. En 2018, l’activité a été impactée par des éléments sociaux et fiscaux défavorables
(baisse du CICE, fin du dispositif d’aides à l’embauche, hausse de la CVAE…).
• L’activité à l’international croît mais est impactée par Diagonal dont le plan de transformation initié en 2017 va commencer
à porter ses fruits ainsi qu’une baisse de volume et de prix sur un client historique significatif.
• Les coûts liés à la montée du Centre Tessi en Intelligent Automation (ROI).
• Le renforcement des équipes managériales et supports pour accompagner la transformation et la croissance du Groupe.
• L’intégration de Dhimyotis en juillet 2017 (perte opérationnelle de 0,6 M€ sur le semestre).
Par pôle d’activité, les performances sont les suivantes :
• Tessi documents services affiche un chiffre d’affaires de 192,1 M€ avec un résultat opérationnel courant de 20,6 M€.
• Tessi customer marketing enregistre un chiffre d’affaires de 13,4 M€ avec un résultat opérationnel courant de 1,1 M€.
Sur le semestre, le Groupe a constaté des charges opérationnelles non courantes d’un montant de 1,0 M€, liées principalement
à l’accord de cession de CPoR Devises et l’acquisition d’Owliance. Le résultat opérationnel hors CPoR Devises s’élève ainsi
à 20,7 M€ contre 23,9 M€ au 30 juin 2017.
Le résultat net part du Groupe intègre un résultat financier de -3,1 M€, un impôt sur les résultats de 5,7 M€ et des intérêts
minoritaires de 0,5 M€.
Champagne :
vers un millésime
« exceptionnel »
VITICULTURE Commencées
Structure financière
En M€ - Données pro forma hors CPoR Devises.
30.06.2018
31.12.2017*
Dettes financières nettes
126,4
63,4
Capitaux propres part du Groupe
174,5
161,1
*retraité de l’application d’IFRS 9
Le cash-flow d’exploitation s’établit à 17,7 M€.
Les capex s’élèvent à 4,6 M€ et les investissements de croissance externe (dont l’acquisition du Groupe Owliance)
représentent 66,7 M€.
Au final, le cash-flow libre s’inscrit à -30,2 M€.
Euronext Paris.
Compartiment B
ISIN : FR0004529147
Mnémonique : TES
Contacts :
Tessi : Tél. : 04 76 70 59 10 • communication@tessi.fr
Actus : Amalia NAVEIRA • Tél. : 04 72 18 04 90 • anaveira@actus.fr
www•ACTUS•fr
Perspectives 2018
Tessi s’attache à poursuivre sa stratégie de croissance de son cœur de métier autour de la gestion des flux d’information et
l’externalisation des services à forte valeur ajoutée tout en préservant ses marges. Par ailleurs, Tessi maintient sa politique
d’innovation, condition essentielle de son développement et reste très attentif aux opportunités de croissances externes qui
se présenteraient.
C’est grâce à Haussmann que
Larraqué s’implante en Russie.
« Nous avons signé avec la chaîne
de supermarchés Globus. » C’est
aussi Haussmann qui lui a
ouvert les marchés d’Afrique
occidentale, Sénégal, Côte
d’Ivoire, Bénin, Cameroun, en
attendant bientôt le Nigeria, avec
la cuvée Opéra rouge et blanc. Et
de Belgique.
En Chine, où tout ce qui touche au patrimoine historique est
recherché, Haussmann est un
sésame efficace. « Les jeunes Chinois des classes aisées voyagent
énormément. Ceux qui ont fait
leurs études aux Etats-Unis et en
Europe ont une bonne connaissance de l’histoire des pays qu’ils
visitent », souligne encore
Nathalie Larraqué. La famille,
associée à un importateur basé à
Pékin (Union Wine), s’apprête à
ouvrir un showroom qui servira
de cadre à des repas dégustation,
« wine dinners », assorti d’un
entrepôt pour faire de la vente
directe. Et les volumes peuvent
Jean-Pierre Clatot/AFP
Le Directoire de la Société s’est réuni le 31 aout 2018 et a arrêté les comptes du 1er semestre 2018 qui ont été présentés au Conseil de Surveillance
le 11 septembre 2018. Ces comptes consolidés ont fait l’objet d’un examen limité par les Commissaires aux Comptes.
En M€
• SÉSAME EFFICACE
Skis : Salomon
intéresse un
groupe chinois
CHIFFRE D’AFFAIRES DE 205,5 M€
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT À 21,7 M€
Chiffre d’affaires
+ 20 % de croissance annuelle.
En 2018, la marque figure sur
5 millions de bouteilles, dont
20 % partent à l’export (contre
seulement 12 % pour les autres
vins maison). « Nous espérons
vite atteindre 40 % », précise le
dirigeant. A l’instar du champagne, selon lui, « le vin ira de plus
en plus vers le monde des marques, dont les codes sont plus simples à maîtriser ».
dès le 20 août et presque achev é e s d a n s l ’e n s e m b l e d e
l’appellation champagne, les
vendanges ont confirmé leur
caractère précoce mais « résolument hors normes », signe
d’un millésime qui s’annonce
« exceptionnel », affirme le
Comité Champagne, l’organe
institutionnel de l’appellation.
Le rendement commercialisable, fixé à 10.800 kg par hectare, sera atteint partout, permettant ainsi aux vignerons et
aux maisons de consolider
leur réserve, qui consiste à
mettre une partie de la récolte
de côté pour faire face à d’éventuels futurs aléas climatiques.
Anaka
sule avec H&M, prévue en novembre. Un coup de projecteur pour
augmenter sa notoriété. « C’est toujours un événement qui braque
l’attention sur une marque, reprend
le dirigeant. Nous voulons développer ce type de collaborations pour
donner l’occasion de venir dans nos
magasins. »
AVIS FINANCIERS
www.tessi.fr
STRATÉGIE
Internalisation du digital
Elena Datrino
Un sac à main en mohair rose, ou
orné d’une tête d’ourson. Un parfum au jus bleu, dont le flacon est la
copie d’un célèbre détergent pour
vitres. L’humour et l’ironie restent
clefs dans les collections de la griffe
italienne Moschino.
Une approche dès l’origine de la
maison fondée par Franco Moschino en 1983, alors qu’à l’époque la
mode était à l’heure du minimalisme japonais. Un esprit plus que
jamais d’actualité depuis l’arrivée
de Jeremy Scott, le directeur artistique en 2013. « Nous avons conservé
cet ADN, dans un esprit plus pop
pour séduire les jeunes générations », souligne Gabriele Maggio,
PDG de Moschino. En plus de Bob
l’éponge sur ses pulls, la poupée
Barbie a été le thème d’une collection, un côté décalé et novateur qui
séduit Madonna ou Lady Gaga.
Cet univers, la marque italienne,
rachetée par le groupe Aeffe en
1999, compte mieux le faire connaître, à l’occasion de sa collection cap-
Avec Haussmann,
la famille du baron ouvre
un boulevard à ses vins
Les négociants Pierre-Jean et Nathalie Larraqué (née
Haussmann) et leurs quatre enfants entrés dans l’affaire.
gère », raconte-t-elle. « Haussmann est connu dans le monde
entier et on lui associe, ne serait-ce
qu’inconsciemment, l’idée de qualité et d’élégance », ajoute-t-elle.
VENIR EST
•AUXL’AMARQUES
A la tête d’un négoce de vins
(65 millions d’euros de chiffre
d’affaires), le couple Larraqué
travaille avec la grande distribution et la restauration, à qui ils
vendent quelque 21 millions de
bouteilles entre 5 et 10 euros. Une
petite partie est issue de leurs
propres vignes (184 hectares),
mais l’essentiel provient des
quelque 1.700 hectares sous contrat de filière. Principalement
des bordeaux supérieurs, mais
aussi des cépages du Sud (merlot, syrah rosé, chardonnay et
Sauvignon blanc) « plus faciles à
exporter », dit-il.
« La nomenclature des vins en
France reste très compliquée,
entre les crus, les appellations
d’origine, et celle des châteaux, le
public étranger et même français
a du mal à se repérer », estime
Pierre-Jean Larraqué, très satisfait de l’effet accélérateur du
nom Haussmann sur les ventes :
monter vite. « En dix-huit minutes sur Wechat, nous avons écoulé
450.000 bouteilles », s’émerveille
Pierre-Jean Larraqué.
• RÉAFFIRMER LA FRANCITÉ
Pour faire connaître Haussmann, il n’hésite pas à investir
7 % des ventes en budget com,
publicité dans la presse spécialisée (« Cuisine et Vins de
France »), affichage régulier
dans le métro parisien, sur les
bus et le mobilier urbain des
grandes villes françaises.
Pour Jean Coulon, de l’agence
Nomen, spécialiste de la création
de nom, le choix d’Haussmann
est révélateur de deux tendances. D’un côté, la volonté de
« réaffirmer la francité au
moment où la suprématie tricolore est bousculée par les producteurs américains, australiens et
demain chinois. Haussmann est
une autre façon de dire Paris »,
dit-il. De l’autre, l’envie de simplification avec « des noms faciles à
prononcer dans toutes les langues
et affranchis des appellations traditionnelles du vin », ajoute-t-il.
Un parti illustré avec succès par
le prestigieux Opus One de la
Napa Valley. n
22 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
DR
en
pixels
Les adolescents
américains
plébiscitent le SMS
Devant la justice européenne,
Google a plaidé, mardi,
contre une application
mondiale de ce droit consacré
en 2014 par l’Union européenne.
Le droit à l’oubli permet à tout
citoyen européen d’effacer
certains liens le concernant
dans la liste des résultats affichés
par un moteur de recherche.
Aux Etats-Unis, plus d’un jeune
sur trois préfère communiquer
par texto plutôt que d’échanger
face à face, selon Common Sense
Media. Seuls 32 % des 13-17 ans
préfèrent communiquer
directement, contre 49 % en 2012.
La moitié des adolescents
interrogés envoient des SMS
au moins une fois par heure.
Shutterstock
HIGH-TECH
&MEDIAS
Portée mondiale
du droit à l’oubli :
Google dit « non »
507
HEURES EN FICTION
TÉLÉVISÉE
Le volume horaire
de tournages de fiction
au premier semestre,
un record sur la décennie,
selon le baromètre
de la Ficam. Il est en hausse
de 25 %, avec notamment
les feuilletons quotidiens.
Droit voisin pour la presse : le Parlement
européen appelé à trancher
l Les députés européens se prononcent à nouveau ce mercredi sur la directive droit d’auteur.
l Face à Google et Facebook, la presse estime qu’il en va de sa survie.
Un droit voisin
pour la France ?
CONTENUS
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
Si le Parlement rejette la
directive sur le droit
d’auteur, le député Modem
Patrick Mignola est prêt à
ressortir sa proposition de
loi qui instaurerait un droit
voisin que pour la France.
Pas idéal selon les éditeurs,
qui préféreraient un droit
voisin à l’échelle
européenne. Cela dit,
si tous les éditeurs français
se regroupent par le biais
d’une structure de gestion
collective pour réclamer
un droit voisin qu’ils se
répartiront ensuite, Google
et Facebook pourraient
difficilement les ignorer.
En Allemagne et en
Espagne, les tentatives de
certains médias de se faire
rémunérer par les Gafa
avaient échoué parce qu’ils
étaient isolés. En outre,
plusieurs pays pourraient
voter individuellement
un droit voisin et marier
leurs efforts.
Lourde pression sur les épaules
des députés européens ce mercredi.
La directive droit d’auteur se proposant de réformer la rémunération
des industries de la musique, de
l’audiovisuel et de l’information
à l’ère d’Internet et des réseaux
sociaux repasse en effet en séance
plénière à Strasbourg après avoir
été blackboulée en juillet dernier.
En jeu, d’un côté, la création d’un
droit voisin pour les éditeurs de
presse qui leur permettrait de récupérer une partie des revenus en
ligne, partis principalement chez
Google et Facebook ces dernières
années. De l’autre, une base légale
renforcée pour les professionnels
de la musique, du cinéma et de
l’audiovisuel afin d’être dans une
position plus favorable face aux plates-formes, notamment YouTube.
Liberté d’informer
« L’inconvénient de
la propriété, c’est
qu’elle restreint la
circulation gratuite
de l’information. »
OLIVIER BOMSEL
Spécialiste des médias
un point de vue au « Parisien ».
[Mais] les éditeurs ne peuvent partager les recettes de la diffusion des
récits qu’ils ont produits. […] Seule
l’introduction d’un droit de propriété
peut rétablir un équilibre. » Selon un
patron de presse présent à un colloque organisé aux « Echos » sur le
sujet lundi soir, « Facebook et Google
savent qu’ils devront payer un jour,
mais ils veulent retarder l’échéance au
maximum ». En attendant, les spécialistes de ces questions échafaudent des scénarios en fonction des
arcanes du fonctionnement du Parlement européen. Pas facile, sachant
que de grands groupes parlementaires (les sociaux-démocrates, les libéraux, les partis extrêmes…) ne donneront pas de consignes de vote.
INTERVIEW // CHRISTOPHE CARON
Professeur à la Faculté de droit de Paris-Est-Créteil, avocat à la Cour
Le jeu des amendements
Qu’est-ce qu’un droit voisin et
pourquoi jugez-vous légitime
d’en attribuer un à la presse ?
Un droit voisin est un droit de propriété intellectuelle existant dans
le voisinage du droit d’auteur. Il a
généralement pour objet de protéger un investissement de la part
d’une entreprise exploitant des
contenus. Il est mis en place quand
apparaît une nouvelle technologie
ou un nouveau mode de diffusion
qui modifient les équilibres d’un
secteur. Suite à l’apparition des
cassettes audio et des vidéogrammes, ont ainsi été instaurés dans
les années 1980 des droits voisins
pour l’industrie de la musique, du
cinéma et des programmes de télévision, dans le but de compenser
l’impact économique d’une copie
facilitée par ces nouveaux outils.
Aujourd’hui, en raison de l’impact
sur la consommation de l’information des moteurs de recherche et
des réseaux sociaux, la presse ne
peut plus rentabiliser efficacement ses investissements. Il est
En outre, après le rejet du début de
l’été, il a été possible d’introduire
des moutures amendées de la directive. Le député français Jean-Marie
Cavada, fervent partisan de la directive, a ainsi proposé une version
édulcorée du droit voisin, excluant
plus volontiers les extraits d’articles,
qu’il estime être « un filet de sécurité ». Pour certains, cette initiative,
si elle est adoptée, peut vider de sa
substance le droit voisin.
Il ne faut pas oublier, estime
Stéphanie Pochon, consultante
chez GPlus à Bruxelles, que le destin
des droits voisins et ceux de la musique et de l’audiovisuel sont plus liés
qu’on ne le croit, puisqu’il faudra
voter à la fin la possibilité d’emmener la directive entière à la réconciliation avec les versions du Conseil
et de la Commission (le trilogue).
Le vote de ce mercredi ne signe donc
pas la fin de l’histoire…
(
Lire l’éditorial
de Nicolas Barré page 9
« Le droit voisin pour la presse s’inscrirait
dans une longue tradition »
D
ans une interview aux
« Echos », Christophe
Caron, spécialiste des
questions de propriété intellectuelle, soutenant la presse sur ce
dossier, estime que Google et Facebook ne peuvent pas être les seuls à
monétiser les contenus de presse.
Que répondez-vous à ceux
qui disent qu’on ne peut pas
privatiser l’information ?
On n’attribue un monopole par le
droit voisin que lorsque l’information est retravaillée et remise en
forme. Ensuite, pour ce qui concerne les extraits ou « snippets »,tous les droits de propriété
intellectuelle sont des droits
d’équilibre qui ne sont pas absolus.
Pour les publications à but scientifique, pédagogique, satirique…
sont ainsi prévues des exceptions.
légitime qu’elle demande un droit
voisin pour que Google et Facebook ne soient pas les seuls à valoriser les contenus de presse qui
s’échangent sur leur plate-forme.
« Aujourd’hui,
la presse ne peut
plus rentabiliser
efficacement ses
investissements. »
Il y a quelques années,
la presse n’avait pas jugé utile
de demander un droit voisin…
En 2012, le gouvernement Hollande
a effectivement proposé une loi instaurant un droit voisin pour la
presse. Influencés par Google – qui
leur proposait un fonds de soutien
d’une soixantaine de millions
d’euros –, les éditeurs, qui pensaient
alors également pouvoir valoriser
leurs audiences en publicité, n’ont
pas saisi la balle au bond. Mais il n’y
a pas eu refus de leur part : plutôt
une méconnaissance de la notion
de droit voisin. A quoi s’est sans
doute greffée la peur de la part des
journalistes que les droits voisins
ne portent atteinte à leurs droits
d’auteur, ce qui était un faux débat,
le droit d’auteur étant hiérarchiquement supérieur au droit voisin.
DR
Pour les entreprises de presse, il ne
s’agit rien moins que de protéger
l’information et donc la démocratie
face aux fake news à un moment où
l’économie des médias historiques
mais aussi des nouveaux entrants
est en péril. Pour leurs alliés de la
musique et des contenus vidéo, il
en va du financement de la création.
Ils ont en face d’eux une alliance de
libertaires et d’entrepreneurs de la
Toile – des Gafa à Jimmy Wales, le
fondateur de Wikipédia, en passant
par Tim Berners-Lee, l’inventeur
du Web –, souhaitant défendre un
Internet ouvert et sans règles. Le lobbying auquel ont été soumis les élus
européens a été intense, les auteurs
et la presse dénonçant un matraquage et beaucoup de mauvaise foi
– « privatisation des news », etc. –
de la part de leurs opposants.
Redoublant de pédagogie, les éditeurs de presse commencent à faire
entendre leur voix. Selon un récent
sondage Harris Interactive, « 81 %
des internautes pensent que les plates-formes américaines doivent
rémunérer les organes de presse lorsqu’elles utilisent leurs contenus ».
Aux députés de choisir, en tout cas,
sachant que 150 n’étaient pas présents au vote du 5 juillet et que la
directive a réuni 318 voix contre elle,
sur un total de 751 députés.
« L’inconvénient de la propriété
[et donc d’un droit voisin, NDLR],
c’est qu’elle restreint la circulation
gratuite de l’information, expliquait
Olivier Bomsel, spécialiste des
médias aux Mines ParisTech dans
Christophe Caron estime que
Google et Facebook ne peuvent
pas être les seuls à monétiser
les contenus de presse.
En tout cas, aujourd’hui, les journalistes savent que leurs intérêts
sont alignés avec ceux de leur
entreprise. Surtout, la logique de
l’impossibilité pour les éditeurs de
rentabiliser leurs investissements
s’est renforcée, Google et Facebook
captant la quasi-totalité de la publicité en ligne.
« Tous les droits
de propriété intellectuelle sont des droits
d’équilibre qui ne
sont pas absolus. »
Ce droit voisin obligera-t-il
Wikipédia à fermer ?
Bien sûr que non. D’abord, Wikipédia ne copie pas des extraits et ne
fait que mentionner des articles
dans ses références, ce à quoi le
droit voisin ne va rien changer.
Ensuite, ce droit ne s’appliquera
essentiellement qu’aux entreprises
commerciales, donc pas plus aux
blogs personnels qu’à Wikipédia.
Propos recueillis par N. M.
HIGH-TECH & MEDIAS // 23
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Audiovisuel : le CSA plaide pour
un assouplissement des règles
MÉDIAS
Le gendarme de la
télévision a publié
20 propositions pour
revoir la régulation.
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Alléger les obligations
des chaînes
Alors que la concurrence s’est étendue aux acteurs mondiaux, notamment les Gafa et Netflix, le CSA propose de supprimer les jours
interdits de cinéma à la télévision.
Il veut aussi s’attaquer au grand
chantier de la production en
revoyant notamment les critères et
le niveau de production dite « indépendante » (c’est-à-dire réalisée par
un producteur extérieur), ou encore
permettre la mutualisation des obligations d’investissement dans la
production cinématographique au
niveau des groupes, et non au
niveau des chaînes. « L’idée générale
serait d’assouplir les contraintes pour
les acteurs traditionnels et de davantage faire contribuer les acteurs type
Fiction : Mediawan devance Lagardère
CLASSEMENT Mediawan, la société de Xavier Niel, Matthieu
Pigasse et Pierre-Antoine Capton, devient pour la première fois
le numéro un du classement annuel des producteurs de fiction
en télévision, avec plus de 67 h 42 de diffusion en prime time
cette saison (septembre 2017-août 2018), selon le classement
d’« Ecran Total ». Le groupe, qui était à la 7e place au palmarès
précédent, a racheté plusieurs sociétés de production et a
notamment « Alice Nevers », « Cherif » ou « Section de recherches », qui représentent de gros volumes. Newen (« Plus belle la
vie »…) le suit de peu avec 66 h 14. Pour la première fois depuis
plusieurs années, Lagardère Studios n’est plus le premier producteur de fiction, ne pointant qu’à la 3e place avec 45 h 24, malgré des séries phares comme « Joséphine, ange gardien ».
Radio Classique veut plus de fréquences
RADIO Radio Classique, qui présentait ses programmes de
rentrée mardi, « va bien, avec des indicateurs beaucoup plus lumineux que par le passé », a indiqué Pierre Louette, PDG du groupe
Les Echos - Le Parisien à qui appartient la station. Mais selon son
patron, Jean-Francis Pécresse, la station pourrait aller encore
mieux si elle avait plus fréquences. Celui-ci s’active auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel pour obtenir plus que les « 89 émetteurs » dont elle dispose, « contre 500 pour nos concurrents », a-t-il
indiqué. La saison passée, Radio Classique a enregistré une
audience cumulée de 1,8 %, en très légère baisse (–0,1 point), mais
toujours devant sa rivale France Musique (1,6 %).
Le CSA propose notamment de supprimer les jours interdits de cinéma à la télévision. Photo Denis/RÉA
Netflix, YouTube, etc. au financement
de la création. On pourrait chercher à
inciter les chaînes à innover dans certains genres, pourquoi pas dans le
f l u x [ d i ve r t i s s e m e n t s , j e u x ,
NDRL] », souligne Nathalie Sonnac,
membre du CSA.
Autre mesure importante : le CSA
propose de revoir le dispositif anticoncentration des médias (part du
capital aux mains d’un même
groupe, nombre de chaînes déte-
« L’idée générale
serait d’assouplir les
contraintes pour les
acteurs traditionnels
et de davantage faire
contribuer les
acteurs type Netflix,
YouTube, etc. au
financement de la
création. »
NATHALIE SONNAC
Membre du CSA
nues, etc.). Ces règles avaient été conçues dans un univers clos (chaînes,
radios, presse). Or, la montée en
puissance des réseaux sociaux et des
plates-formes a changé la donne et le
CSA propose d’« ouvrir le débat ».
Dans le même esprit, alors que
Google et Facebook trustent l’essentiel de la publicité en ligne, le CSA
suggère « rapidement » des études
d’impact sur la publicité dite « segmentée » (géolocalisée) et l’ouverture des secteurs interdits (cinéma,
édition littéraire, promotion de la
distribution) au petit écran. Le
ministère de la Culture avait lancé
une consultation sur ce point à l’été
2017 et s’est dit favorable à des expérimentations.
Du côté du service public, le CSA
souhaiterait pouvoir signer des conventions avec les chaînes de France
Télévisions comme il en a déjà avec
les chaînes privées. Après tout, si
l’Etat doit lui retirer son pouvoir de
nomination des patrons de France
Télévisions et de Radio France, à
l’avenir, il n’y aura plus de conflits
d’intérêts à ce que le CSA régule un
peu plus l’audiovisuel public…
Sur la méthode, le gendarme de
la télévision pousse en faveur d’une
extension du champ de la réglementation aux nouveaux acteurs,
tels que les réseaux sociaux ou les
plates-formes de partage de vidéos.
Coupure du signal
Alors qu’Olivier Schrameck termine son mandat l’an prochain, il
appelle à un renforcement du rôle
du CSA, notamment de ses pouvoirs d’enquête, réclamant in fine la
possibilité de faire des perquisitions. Mais aussi une extension de
son pouvoir aux relations entre éditeurs (chaînes) et distributeurs
(notamment les opérateurs télécoms), par exemple pour assurer la
« continuité du signal ». En clair,
qu’un opérateur comme Canal ne
puisse plus couper TF1, comme cela
avait été le cas plus tôt cette année.
Olivier Schrameck a redit son
attachement à la corégulation, sous
forme de chartes, ou encore la régulation participative (consultations).
Il appelle à la mise en place d’un
« Code de la communication »
regroupant toutes les règles, à
l’image du Code civil. La plupart des
sujets évoqués par le CSA sont à
l’agenda du ministère de la Culture
pour les prochains mois. n
Chronologie des médias :
pas de signature immédiate
CINÉMA La réforme de la
chronologie des médias de
diffusion de cinéma ne sera
pas signée tout de suite.
Canal+ et Orange l’ont conditionnée à la reconduction
de leurs accords de financement du septième art. Ils se
plaignent aujourd’hui que la
filière demande davantage.
Mais celle-ci estime n’avoir été
prévenue de cette condition
que la veille de la signature
espérée. Elle a signé la nouvelle chronologie, mais juge
légitime de réfléchir davantage sur ses liens avec Canal+.
Vivendi affiche son soutien
au patron de Telecom Italia
TÉLÉCOMS A la suite de notre article sur Elliott et Vivendi,
qui se renvoient la responsabilité des difficultés de Telecom
Italia, publié dans « Les Echos » du mardi 11 septembre, Vivendi
nous précise que le groupe n’a « en aucune manière désavoué
Amos Genish », le patron de l’opérateur italien. « Amos Genish
est soutenu par Elliott, par le board et par son premier actionnaire » qui est Vivendi, assure le groupe français, alors que
l’hypothèse de son départ du groupe est régulièrement évoquée
officieusement. Vivendi juge « farfelu » l’éventuel limogeage
du patron de Telecom Italia. Des noms d’éventuels remplaçants
circulent déjà dans le secteur des télécoms.
La croissance de Pinterest
s’accélère enfin
RÉSEAUX
SOCIAUX
250 millions
de personnes utilisent
chaque mois le service
de partage d’images.
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
A bientôt dix ans, Pinterest, le service
de partage d’images à « épingler »
(« pin » en anglais) monte en puissance, lentement mais sûrement.
« Nous avons dépassé les 250 millions
d’utilisateurs mensuels actifs »,
annonce aux « Echos » Françoise
Brougher, la nouvelle directrice des
opérations de Pinterest. C’est
deux fois plus qu’il y a un an et demi.
Ancienne de Square et de Google,
cette figure franco-américaine de la
Silicon Valley a d’ailleurs été recrutée pour cela, en février. « Mon expérience chez Square ou chez Google, où
je suis arrivée assez tôt, a été d’accompagner le passage à l’échelle », explique-t-elle. Pinterest avait mis près
de sept ans à atteindre les 100 millions d’utilisateurs. Mais depuis
trois ans, le rythme ne faiblit pas :
150 millions en septembre 2016,
200 millions un an plus tard,
250 millions en cette rentrée.
Ces chiffres restent significativement inférieurs à ceux des
grands réseaux sociaux. Facebook
a dépassé les 2 milliards d’utilisateurs, Instagram a franchi la barre
du milliard, Twitter en dénombre
335 millions et Snapchat réunit
188 millions d’adeptes… chaque
jour. Mais cette comparaison n’a pas
de sens pour Françoise Brougher.
« Pinterest n’est pas un réseau social.
C’est davantage un moteur de recherche visuel. Ici, on ne vient pas pour
suivre quelqu’un ou donner des nouvelles. On cherche de l’inspiration, des
idées. C’est très différent. »
Monétisation prudente
Contrairement à d’autres start-up
tech, Pinterest s’est d’ailleurs toujours refusé à faire de la croissance
pour la croissance. Les utilisateurs n’invitent pas tout leur carnet
d’adresses par défaut. Pas plus que
des célébrités ne sont payées pour
utiliser le service. Idem pour la
monétisation. Pinterest a pris son
temps. Les premiers « pins » sponsorisés ne sont arrivés qu’en 2014.
Depuis cet été, quelques annonceurs français – dont Maisons du
Monde ou Tiptoe – ont le droit de s’y
essayer. C’est la première fois que
Pinterest entrouvre le robinet publicitaire hors des pays anglo-saxons.
L’ensemble des annonceurs français devraient avoir accès à la plateforme d’ici à la fin de l’année. L’Allemagne devrait suivre en 2019.
Cette prudence a joué sur la progression du chiffre d’affaires, souvent jugée décevante par les observateurs, bien que l’entreprise n’ait
pas communiqué officiellement sur
ses résultats jusqu’à présent. Pinterest lève désormais un coin du voile,
pour couper court aux spéculations. Une source proche de la direction assure que le groupe compte
encaisser plus de 700 millions de
dollars en 2018, en progression
de plus de 50 % sur un an. « C’est
une croissance que peu d’entreprises
connaissent, même dans la tech »,
se réjouit Françoise Brougher.
De quoi envisager une introduction
en Bourse ? Pinterest est toujours
privé. Après quatorze tours de table
et 1,5 milliard de dollars levés, sa
valorisation dépasse les 12 milliards
de dollars. Mais sur ce sujet, l’entreprise ne fait pas de commentaires. n
E-santé : l’innovation au service du patient ?
Mardi 25 septembre 2018
En partenariat avec :
En association avec :
Informations et inscriptions sur : www.lesechos-events.fr
UNE PRODUCTION
Shutterstock
Revoir le dispositif anticoncentration dans les médias, supprimer les
jours interdits de cinéma à la télévision, étudier la possibilité d’ouvrir
les secteurs « interdits » de publicité
au petit écran… Alors que le gouvernement prépare une grande
réforme de l’audiovisuel, le Conseil
supérieur de l’audiovisuel (CSA)
entend peser dans les débats.
Le gendarme de l’audiovisuel a
ainsi défini une liste de 20 propositions pour « refonder la régulation
audiovisuelle ». La loi de 1986, que le
gouvernement entend revoir avec la
transposition de la directive SMA
(services des médias audiovisuels)
l’an prochain, a été modifiée plus de
80 fois en trente ans et « nécessite
une révision d’ensemble », souligne
l’institution.
Si la plupart des préconisations
sont des orientations plus que des
mesures concrètes, certaines pourraient changer en profondeur le
paysage audiovisuel, en assouplissant les contraintes des chaînes traditionnelles, ce que celles-ci demandent depuis longtemps.
en bref
24 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
START
-
LE PRODUIT
UP
La start-up Invoxia profite de
l’interdiction du portable à l’école
pour sortir un nouveau produit qui
rappelle étrangement un épisode de la série
dystopique « Black Mirror ». Ce tracker GPS est
conçu pour être glissé dans le cartable des
enfants afin de suivre leur position géographique à tout moment, sur l’écran de son smartphone. Des alertes s’enclenchent si l’enfant
s’écarte de son chemin habituel.
Z
L’APPLI
1,2
MILLION D’EUROS
La start-up Archidvisor, spécialisée dans la
mise en relation entre porteurs de projets
immobiliers et architectes, boucle son premier tour de table auprès du fonds d’investissement Side Capital, de l’accélérateur de
start-up Héméra et de fonds publics.
Une nouvelle pépite émerge dans la
winetech. Raisin, fondé il y a deux ans
par Jean-Hugues Bretin, revendique
désormais 70.000 téléchargements, qui lui ont
permis de rassembler une communauté autour
des vins naturels. L’objectif de la start-up est d’aider
les amateurs de vins naturels à trouver un restaurant,
une cave ou un bar qui en proposent. La base de données comporte aujourd’hui 3.000 établissements et
1.350 vignerons dans 35 pays.
The Family élargit sa palette
et se dote de 15 millions d’euros
La structure d’accompagnement de start-up
vient de lever des
fonds, notamment
auprès de LGT Capital
Partners.
Elle va lancer en
parallèle un fonds
d’investissement
en janvier prochain
pour accompagner
ses pépites un cran
plus loin.
Guillaume Bregeras
@gbregeras
Avec l’arrivée de L G T C a p i t a l
Partners, The Family change de
dimension. Le fonds de fonds très
discret et originaire du Lichtenstein
injecte 10 des 15 millions d’euros
que vient de recevoir cette structure
parisienne d’accompagnement des
start-up. Un tour de table complété
par Hummingbird Ventures,
Project A, Ace & Company et
e.ventures, et quelques entrepreneurs français. « Nous avons
passé cinq années avec un mois de
trésorerie devant nous et désormais
nous avons quatre ans de visibilité
devant nous », confesse Oussama
Ammar, l’un des trois cofondateurs de The Family, avec Nicolas
Colin et Alice Zagury.
Le modèle du Y Combinator
The Family, fondé par Alice Zagury, Oussama Ammar et Nicolas
Colin, reçoit un soutien financier de 15 millions d’euros pour
développer un modèle hybride entre incubateur et fonds. Photo Sipa
Une déclaration qui sonne comme
un soulagement pour celui qui
vient de clôturer une séquence personnelle judiciaire à l’issue de
laquelle il a été reconnu coupable
pour certains chefs d’accusation et
relaxé pour d’autres (lire ci-contre).
Et durant laquelle les promesses
d’investissement auraient pu ne
jamais se concrétiser, comme il le
raconte : « Tout a démarré par la
réception d’un e-mail de la part de
LGT Partners dès février 2017, mais je
croyais à un spam… ils sont revenus à
la charge et nous avons entamé des
discussions sérieuses qui auraient dû
se conclure en février dernier. Ils ont
mené leur propre enquête en parallèle et cela ne les a pas empêchés de
soutenir The Family. »
Place désormais à la conquête.
The Family va pouvoir se concentrer sur la croissance de ses start-up
et tenter de se rapprocher de son
modèle, le Y Combinator californien. Pour cela, chacun de ses pôles
se renforce : celui qui aide ses jeunes
pousses et qui se répartit géographiquement entre Paris, Londres et
Berlin va passer de 60 à 85 personnes, et son budget de 6 à 12 millions
d’euros par an. Le pôle qui possède
des parts majoritaires dans des
sociétés de services, comme l’entreprise Kimono, qui fabrique des
vêtements à l’effigie des start-up, ou
son programme d’accompagnement des cadres de grands groupes (Lion), va monter à douze le
nombre de ses initiatives. Celui qui
regroupe ses start-up va continuer
d’en accompagner une centaine par
an avec l’ambition d’en faire éclore
cinq au niveau mondial.
Déborah Loye
@Loydeborah
1
SIDEKICK
« Son principal client est
Facebook. Aux Etats-Unis », Alice
Zagury parle d’Adrien Guilmineau, vingt-trois ans et « pur produit
The Family », selon les mots du
jeune entrepreneur, avec affection
et enthousiasme. Aux côtés d’Eric
Abensur et de Victor Nourrissat, le
jeune homme développe Sidekick,
une start-up dédiée au coaching de
collaborateurs d’entreprise. « Nous
avons compris que seuls les managers étaient coachés, or le coaching
des équipes mène à de meilleurs résultats », explique l’entrepreneur.
Sidekick propose des abonnements mensuels allant de 200 à
300 euros par salarié et par mois.
Basée aux Etats-Unis, l’entreprise
a levé 1 million de dollars au mois
de juin.
2
FEMPO
Cofondé par deux femmes,
Fanny Abes et Claudette Lovencin,
Fempo se revendique être « la première culotte menstruelle de marque
française ». Depuis le mois de mars,
la jeune pousse commercialise des
culottes absorbantes qui remplacent serviettes et tampons, de plus
en plus contestés. La start-up mise
sur une communication pop – elle
incite à s’inscrire à sa newsletter à
coups de « Mieux que du spam,
moins bien que Cardi B » – et sur des
tissus sans nanoparticules de métal
ni produits chimiques.
E n s i x m o i s , l ’e n t r e p r i s e a
vendu 5.000 culottes, et indique
doubler ses ventes chaque mois.
« Le tout uniquement grâce à du bouch e - à - o re i l l e , a s s u r e F a n n y
Abes. Nous n’avons presque pas
investi dans l’acquisition. » Un projet
pour lequel Alice Zagury ne tarit
pas d’éloges : « Leur produit est tout
simplement génial », s’exclame-telle. La start-up prépare une levée
de fonds pour financer sa croissance et améliorer sa technologie.
3
CITIZENPLANE
On ne pourrait pas faire
plus « made in The Family ». Parmi
un peu plus les détracteurs de cette
structure qui ne fait décidément
rien comme les autres.
À NOTER
Très discret, le fonds LGT
Capital Partners a notamment
participé au tour de 300 millions d’euros réalisé en 2002
par le fonds star de capitalrisque Index Ventures
(Dropbox, Facebook, Slack…).
Oussama Ammar,
un personnage
charismatique et clivant
12,5 millions d’euros
à injecter dans ses start-up
Mais la véritable nouveauté pour
The Family est la constitution d’un
véritable fonds d’investissement
qui devrait voir le jour en janvier
prochain. Indépendamment des
15 millions levés avec LGT Partners
qui huilent le fonctionnement de la
structure parisienne, 12,5 millions
d’euros devraient être réunis dans
les prochains mois pour accompagner toutes les start-up de The
Family qui lèvent des fonds.
« Nous voulons abonder de manière
systématique et avec des règles très
simples, détaille Oussama Ammar.
Pour chaque euro levé, nous mettrons un euro supplémentaire selon
la valorisation du tour en cours, dans
la limite d’un million. » Cette décision devrait multiplier les chances
de pouvoir générer des retours
positifs, car, jusque-là, la prise de
participation de The Family dans
ses jeunes pousses était la plupart
du temps limitée aux 5 % captés au
démarrage de celles-ci. Certaines
d’entre elles ont généré des succès,
The Family : trois start-up à suivre
The Family a accompagné
500 start-up depuis
son lancement, dont de gros
succès comme Algolia et
d’autres en devenir comme
Agricool. Voici trois jeunes
pousses prometteuses
issues de la dernière
promotion.
comme Algolia, Fretlink, Payfit.
D’autres, comme Save, ont subi des
échecs retentissants.
Rien ne se fait à moitié au sein du
siège de The Family, abrité dans son
local iconique du 11e arrondissement parisien. L’ambition est
désormais plus forte, avec un objectif de 50 % de start-up étrangères
parmi les participants à son programme, et le nouveau cycle qui
s’ouvre ne devrait qu’agacer encore
ses trois cofondateurs, CitizenPlane
compte trois anciens de l’accélérateur. « Charles Rajjou travaillait chez
nous et avait pour mission d’organiser un voyage de deux jours en Sardaigne pour nos membres, raconte
Alice Zagury. Il s’est rendu compte
que les avions privatisés par des opérateurs volaient avec de nombreux
sièges vides. »
L’entrepreneur en devenir s’associe alors avec Côme Courteault,
Alexis Ohayon et Hadrien Musitelli pour créer CitizenPlane, qui
permet aux professionnels du tourisme de « déstocker » les sièges
laissés vides par leurs clients. Les
billets sont ensuite directement
vendus sur des sites en ligne. Six
mois après sa commercialisation,
la start-up a vendu 30.000 billets, et
reversé plus de 5 millions d’euros à
ses fournisseurs. n
Hamilton/Réa
INCUBATEUR
Oussama Ammar, cofondateur de la start-up The Family.
Le cofondateur de The
Family, Oussama Ammar,
divise dans l’écosystème.
Figure de référence pour
certains, il est contesté par
d’autres.
« Toxicité » en jaune et en majuscules, entouré de deux têtes de mort
aux couleurs pop. Voilà ce qui
accueille quiconque s’aventure sur
le site de The Family. Sous ce titre
inquiétant, une vidéo de plus de
deux heures dans laquelle
Oussama Ammar, cofondateur
de la structure, explique pourquoi
l’écosystème européen est « toxique » et donne des conseils pour
s’en émanciper.
Né au Liban, cet ultralibéral n’a
pas de mots assez durs pour dénoncer les entrepreneurs qui « passent
du temps à chercher des financements publics, à aller à des conférences ou à débattre », plutôt que rester
concentrés sur leurs affaires.
« Je dis toujours
honnêtement ce que
je pense être vrai
au moment
où je le pense. »
OUSSAMA AMMAR
cofondateur de The Family
Volontariste et radical, Oussama
Ammar revendique s’être construit
à coup de « fake it until you make it »
(fais semblant jusqu’à y arriver). « Je
dis toujours honnêtement ce que je
pense être vrai au moment où je le
pense », affirme-t-il. Chez The
F a m i l y, o n l u i a c c o r d e u n e
confiance absolue, qui frise l’adoration, ce qui lui vaut d’être targué de
« gourou » par ses détracteurs. Ces
derniers lui reprochent notamment un manque de transparence
et d’ouverture à la discussion.
Episode judiciaire
Mais, au-delà des querelles de clocher, Oussama Ammar, qui vit à
Londres depuis quatre ans, a essuyé
cette année des coups plus sérieux,
sous forme de poursuites judiciaires. La start-up Be Sport, pour
laquelle il a travaillé en 2011, l’a poursuivi pour abus de confiance, faux et
usage de faux. La veille du procès,
qui s’est tenu le 14 juin dernier, la
partie civile s’est désistée. Oussama
Ammar a été finalement condamné
à 4 mois d’emprisonnement avec
sursis. Le seul fait retenu contre lui
a été l’établissement d’une fausse
facture de 5.000 euros, tandis qu’il a
été relaxé des accusations de même
nature portant sur un montant de
89.449 euros.
Oussama Ammar assume : « J’ai
fait une bêtise il y a huit ans, la justice
a fait son travail, je ne vais pas m’en
excuser, balaie-t-il. Mais ça m’a
appris que plus on a de succès, plus il
faut être irréprochable. » — D. L.
// 25
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
en
direct
Pollution des eaux
dans les Monts
du Lyonnais
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Suite à l’acquisition de Jano,
filiale française de Polypipe
Group PLC en avril dernier,
le groupe Ryb, spécialisé dans les
solutions tubes et réseaux polyéthylène, devient le groupe Elydan.
Il se compose désormais de
7 usines, emploie 400 collaborateurs et dégage un chiffre d’affaires
consolidé de 120 millions d’euros.
Elydan
PME
&REGIONS
Le groupe Elydan
se réorganise
Suez Eau France et le Syndicat
intercommunal des Rossandes
ont été condamnés à stopper les
rejets polluants de la station
d’épuration Sainte-Foy-L’Argentière dans les Monts du Lyonnais.
Saisi par les pêcheurs, le juge des
libertés et de la détention du
tribunal de grande instance de
Lyon a condamné les exploitants
à une astreinte de 1.000 euros
par jour de retard pour revenir
aux normes en vigueur. Les
analyses produites notamment
par l’Agence française de la
Biodiversité, ont constaté une
forte mortalité piscicole dues à la
présence de nitrites et de phosphates. Une société de charcuterie serait à l’origine d’un dysfonctionnement. La mesure a été
ordonnée pour une durée de six
mois, renouvelable une fois.
Objectif zéro carbone : la lente marche
en avant des TPE et des PME
l Un avis rendu mardi par le Conseil économique social et environnemental souligne que les PME et les TPE
n’ont pas d’obligations en matière de réduction d’émissions de CO2 ou même de réalisation de bilan carbone.
l Il préconise de mieux flécher les aides.
ENVIRONNEMENT
Marion Kindermans
@MaKindermans
et Julie Chauveau
@juliechauveau
Si les grands groupes ont pris la
mesure de l’enjeu, la marche vers le
zéro carbone, pour limiter les gaz à
effet de serre, est plus difficile pour
les TPE et PME. Le Conseil économique, social et environnemental
(Cese), qui a rendu mardi un avis
sur le sujet « TPE-PME comment
réussir le passage à la neutralité carbone », estime que les dirigeants des
petites entreprises ne se sont pas
encore emparés réellement du
sujet. « A coté des grands groupes et
des collectivités, qui ont mis en place
des actions, elles sont le trou dans la
raquette », reconnaît Antoine Bonduelle, coauteur du rapport, gérant
du cabinet de conseil en environnement et en énergie E&E Consultant
et du Réseau Action Climat France.
Et pourtant. Ces quelque 3,8 millions d’entreprises industrielles et
de services sont responsables
de 9 % des émissions directes de gaz
à effet de serre françaises.
D’après le questionnaire envoyé
par les deux auteurs du rapport
auprès de 70 dirigeants, ces derniers ne « sont pas hors sol » : la moitié considère que la question est
stratégique pour leur entreprise.
Mais moins de 20 % parmi les plus
grosses (entre 50 et 249 salariés) ont
9%
réalisé un bilan carbone. Les obstacles avancés ? Manque de temps, de
ressources humaines et de moyens
financiers.
DES ÉMISSIONS DE GAZ
À EFFET DE SERRE
FRANÇAISES SONT
PRODUITES
PAR LES PME-TPE
Mais ce chiffre passe à « 12 à
14 % », selon le Cese, si l’on tient
compte des émissions
indirectes, c’est-à-dire émanant
des trajets du personnel et des
approvisionnements.
Volontariat
Juridiquement, la loi Grenelle II fait
peser l’obligation de réaliser un
bilan de ses émissions de gaz à effet
de serre pour les sociétés qui comptent plus de 500 salariés. Les plus
petites entreprises le font sur la
base du volontariat ou poussées par
leurs donneurs d’ordre. Enfin,
depuis le 1 er janvier 2018, toute
entreprise située sur le périmètre
d’un plan de déplacements urbains
et regroupant plus de 100 salariés
sur un même site doit être dotée
d’un plan de mobilité d’entreprise.
Une fois le bilan effectué, les
démarches restent volontaires. Des
aides existent. Le rapport du Cese
évoque l’accompagnement « TPE
et PME gagnantes sur tous les
coûts » de l’Ademe et de la CPME,
syndicat des PME, déployé depuis
deux ans pour les entreprises de
moins de 50 salariés. Ou les prêts
verts et éco-énergie de bpifrance ou
de la Caisse des Dépôts. Sans
oublier le fonds chaleur de
l’Ademe. Les collectivités aussi ont
lancé des initiatives, comme celle
de la région Hauts-de-France,
«Rev3 ». Mais elles sont disparates.
Sur le terrain, les fournisseurs
d’énergie comme Dalkia constatent
pourtant un regain d’intérêt des
sociétés. « Nous sentons que cela préoccupe les chefs d’entreprise, ils ont
Le questionnaire adressé aux dirigeants d’entreprise dans le cadre du rapport du Cese révèle
que moins de 20 % des entreprises de 50 à 249 salariés ont réalisé un bilan carbone. Photo Shutterstock
une volonté de réduire leurs émissions. Certains commencent même à
travailler sur la question de l’autoconsommation », explique Sylvie
Jéhanno, PDG de Dalkia. Spécialiste
de la chaleur renouvelable, le
groupe a aidé le groupe Menguy’s à
se raccorder au réseau de chaleur de
sa ville à Mazamet, où Bonilait à installer une chaufferie biomasse, mais
il souligne que la première étape
peut aussi être de réfléchir à un contrat de performance énergétique
avec son fournisseur qui s’engage à
réduire la consommation.
Accompagner
les dirigeants
Le sujet est complexe. Pour lutter
contre le changement climatique, il
faut consommer moins d’énergies
fossiles, c’est-à-dire acheter moins
d’énergie, mais aussi aller plus loin,
veiller au transport de ses salariés, à
la manière dont l’approvisionnement matières premières et fournitures est organisé, à son chauffage. « Or, ces données ne sont pas
prises en compte dans le bilan carbone actuel, il faudrait donc l’adapter
aux TPE-PME et rendre ce module
automatique dans les logiciels de
comptabilité », indique Stéphanie
Goujon, directrice générale de
l’Agence du don en nature et coauteur de l’avis.
Parmi ses douze préconisations,
le Cese propose aussi de s’appuyer
sur des réseaux existants pour
accompagner les dirigeants (CCI,
experts-comptables…), et de favoriser les produits ou les services les
moins émetteurs de carbone en
expérimentant la mise en place
d’une TVA réduite. Par ailleurs, les
financements (crédits de bpifrance,
fonds régionaux…) pourraient être
mieux fléchés (pour l’achat d’une
camionnette électrique, par exemple). Un sujet sur lequel planchait le
ministère de la Transition écologique avant le départ de Nicolas
Hulot. Un rapport de Pascal Canfin
est attendu dans les semaines qui
viennent afin de permettre d’amplifier les financements privés. n
Les énergies renouvelables commencent à séduire les entreprises
Alors que le gouvernement
vient de lancer une campagne visant à convaincre les
particuliers de mieux isoler
leur logement, les initiatives
progressent dans les PME.
ter le site ou à recharger les véhicules électriques des employés. Un
investissement qui devrait être
amorti en vingt ans.
Service Région
Spécialiste de l’homéopathie, les
Laboratoires Lehning inaugurent
cette semaine la reconfiguration de
leur usine. Un investissement de
8,2 millions d’euros. Implantée
dans la campagne mosellane, la
PME a consacré 1,5 million d’euros à
l’implantation de 5.142 mètres carrés de panneaux photovoltaïques
pour produire entre 35 et 40 % de sa
consommation d’énergie. L’intégralité des 980 kWh par an est réinjectée dans l’usine, qui constitue
ainsi un modèle d’autoconsommation. 750.000 euros ont été consacrés en quatre ans pour diminuer la
consommation de gaz, grâce à deux
pompes à chaleur.
Achat d’énergie verte, installation
d’une chaufferie au bois, achat de
panneaux photovoltaïques sur
son toit ? Pour un chef d’entreprise, le choix peut sembler cornélien. Pourtant, les exemples se
multiplient d’entreprises qui ont
commencé à réfléchir au sujet des
énergies renouvelables.
Le 27 septembre, aura lieu,
organisé par le Syndicat des énergies renouvelables, en partenariat
avec l’Ademe, une conférence
dédiée à l’opportunité que représentent les énergies renouvelables
pour la consommation des entreprises. « Il y a un appétit des entreprises qui revient aujourd’hui. La
baisse des prix du pétrole avait fait
retomber l’enthousiasme sur la
question, mais la perspective de
l’augmentation de la taxe CO2 et la
question climatique commencent à
faire évoluer les mentalités », explique le président du Syndicat des
énergies renouvelables, JeanLouis Bal.
•
LES LABORATOIRES LEHNING, PIONNIER DU SOLAIRE
A Tartas, dans les Landes, l’ex-papeterie reconvertie dans la production de cellulose prévoit 6 millions d’euros d’investissements
pour réduire sa consommation d’énergie. Photo Loic Venance/AFP
•
CAUDALIE INVESTIT
DANS LA GÉOTHERMIE
Le spécialiste des cosmétiques à
base d’extrait de vigne a opté pour la
géothermie sur son nouveau site
logistique – 15.000 mètres carrés de
bureaux et d’entrepôt à Gidy, près
d’Orléans (Loiret). Les locaux, qui
ouvriront en octobre, seront chauffés l’hiver par de l’eau puisée à
13 degrés dans le sous-sol et refroi-
dis l’été par le même procédé. Un
investissement de l’ordre de
450.000 euros (sur un total de
20 millions), soit environ deux fois
plus que pour la dernière génération de chaudière à gaz, mais qui
permet de dégager quatre fois plus
de chaleur pour une même consommation. Le toit a été couvert de
panneaux solaires pour produire
de l’électricité qui servira à alimen-
LES BILLARDS TOULET
•S’OFFRENT
UNE CHAUDIÈRE
BOIS
Entreprise centenaire implantée à
Bondues, le fabricant de billards
vient d’acheter une chaudière bois
pour remplacer le gaz afin d’utiliser
les copeaux et sciures de production, compactés en briquettes. Un
investissement de 25.000 euros
amorti en moins de deux ans qui lui
a permis au passage de chauffer son
atelier et son showroom. L’odeur
agréable de chauffage au bois est
devenue un plus commercial pour
le showroom.
LA PAPETERIE DE TARTAS
•AIDÉE
PAR LA RÉGION
A Tartas, dans les Landes, l’usine de
transformation de bois, passée l’an
dernier du giron du canadien Tembec à celui de l’américain Rayonier
Advanced Materials, fait partie des
dix plus gros utilisateurs d’énergie de
la région. Soit 600 GWh par an, la
consommation d’une ville moyenne.
L’ex-papeterie reconvertie dans la
production de cellulose pour les chimistes a pourtant déjà une chaudière biomasse. L’objectif est de
réduire la consommation de 20 %
supplémentaires d’ici à 2020. Une
série d’investissements est prévue à
hauteur de 6 millions d’euros pour
laquelle la région, aidée par le Feder,
pourrait intervenir à hauteur de
30 %. Une première tranche de
200.000 euros a été versée en début
d’année. « Nous ne pourrons atteindre l’objectif de réduction de 5 % de
l’intensité énergétique des entreprises
industrielles d’ici à 2020 sans accompagner dans la durée les plus gros
consommateurs de la région », notet-on au sein de l’exécutif régional.
SERFIM ACHÈTE DES
•VOITURES
À HYDROGÈNE
Est-ce l’influence d’Alexandra
Mathiolon ? La fille du PDG de
Serfim, récemment intégrée dans
l’entreprise familiale en provenance d’Engie, vient d’être désignée pour lui succéder. Et dans le
même temps, Serfim se convertit à
l’hydrogène (10 véhicules en comm a n d e p o u r s a f l o t t e) e t a u
solaire… Le groupe industriel
lyonnais va commencer la couverture solaire de ses hangars de
Vénissieux, en partenariat avec
Terre et Lac, spécialiste régional
des centrales photovoltaïques.
Le projet commence dès 2019
par 1.500 mètres carrés sur le toit
de l’usine Serned, en attendant le
déploiement futur sur les autres
sites, totalisant 15.000 mètres carrés de surface. Soit une centrale de
3MWc, dont la production aura
vocation à être injectée sur le
réseau, une fois couverts les
besoins de l’entreprise.
Mais Serfim fait coup double en
créant à l’occasion de cet investissement une nouvelle branche
d’activité : Serfim Energies Renouvelables, qui vient s’ajouter à une
longue liste de filiales dans les travaux publics, l’électricité, la dépollution, le recyclage, les TIC ou
l’eau. n
26 // PME & REGIONS
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
40
Le lac d’Annecy n’a cessé de baisser
tout l’été jusqu’à passer sous la
barre des 40 cm de référence. La
côte de 2003 est maintenant proche, à 30 cm. Pour les experts, c’est
la canicule et le réchauffement climatique qui accentuent l’effet du
marnage et menacent un jour
d’assécher le lac en été et perturbent déjà les navires de croisière et
les loueurs d’embarcations. La préfecture et les collectivités envisagent de mettre en place une régulation du marnage.
AFP
CENTIMÈTRES
innovateurs
Naming : l’Asvel
signe avec LDLC
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES Le
vendeur en ligne de produits high
tech Groupe LDLC a signé un
contrat de « naming » avec le club
de basket de Lyon-Villeurbanne,
qui évolue en Elite. Il prendra
pour les dix prochaines années
le nom LDLC-Asvel. L’actionnaire
majoritaire du club est Tony
Parker (photo). Le contrat
concerne l’équipe masculine.
Letsignit réinvente
la communication
avec la signature email
Vente Du diable va fusionner
avec le réseau Save
high-tech (téléphones, ordinateurs,
hi-fi, TV…) depuis 2006.
OCCITANIE
Remade Group
va fusionner sa filiale
d’e-commerce avec
le réseau de points
de réparation de
téléphones de Save.
Laurent Marcaillou
— Correspondant à Toulouse
Le site d’e-commerce de produits
high-tech déstockés ou reconditionnés Vente Du diable à Toulouse va
avoir des magasins en fusionnant
avec Save, un réseau de points de
réparation et de vente de smartphones dans les centres commerciaux.
Les deux enseignes auront des services communs à la fin 2018 et la marque Vente Du diable disparaîtra progressivement au profit de Save. Les
deux appartiennent à Remade
Group, le leader français du reconditionnement d’iPhone qui a levé
125 millions d’euros en août pour
financer sa forte croissance. L’industriel, qui a deux usines de réparation
dans la Manche, prévoit de porter
son chiffre d’affaires de 130 millions
d’euros en 2017 à 200 millions en
2018, grâce au boom du téléphone
Save est implanté dans les centres commerciaux. Photo Jean Louis Parbot
reconditionné, et d’embaucher
400 personnes cette année.
Remade Group a racheté Vente
Du diable en 2015 et Save, en liquidation, en 2017. Save compte 60 points
de réparation rapide et de vente de
smartphones et de tablettes dans les
centres commerciaux en France. Il a
réduit la voilure en franchisant
35 centres et en en gardant 25 en
propre. Le réseau va s’élargir en
fusionnant avec Vente Du diable. « Il
y aura au moins 100 pop-up stores en
France courant 2019 en franchise et
en propre, indique Ludovic SaintAroman, directeur marketing de
Remade Group. On créera un catalogue de produits plus large sur Internet
et en magasin, en proposant le rachat
de mobiles et en s’appuyant sur les
cinq centres techniques du groupe en
France pour inspecter les produits
d’occasion. » Le site d’e-commerce
Vente Du diable vend des articles
Les produits reconditionnés ont
pris de l’ampleur et forment 80 %
des ventes, contre 20 % pour les produits neufs et les accessoires. En
croissance depuis 2014, le site a réalisé un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2017, stable en 2018,
avec 40 salariés. L’élargissement au
commerce physique en fusionnant
avec Save a été décidé « pour reprendre une position forte en proposant
un nouveau service car nous sommes
concurrencés par les places de marché de reconditionnement comme
Back Market ou par Amazon et Cdiscount qui font aussi de l’occasion »,
explique Cédric Bagur, directeur
général de Vente Du diable.
Dans ce contexte, la société toulousaine a revendu en juin la place
de marché de produits neufs Pixmania, qu’elle avait rachetée en
2016 quand le site était en liquidation. « Nous n’avons pas trouvé de
convergence entre les deux enseignes », dit Cédric Bagur. Pixmania,
qui ne compte plus que 20 salariés
contre 1.300 en 2010, a été repris par
la petite société Newpix & Co créée
pour l’occasion et sera recentré sur
le high-tech. n
DR
Reconditionnement
LA LEVÉE DE FONDS
LETSIGNIT
Date de création : 2013
Président : Damien Neyret
Montant : 5 millions d’euros
Effectif : 45 personnes
Secteur : publicité digitale
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
Après quatre ans de développement et deux de test, le système
de gestion de signature d’email
imaginé par Letsignit prend une
dimension mondiale. Spin-off
de l’éditeur de solutions antispam MailinBlack, la société
marseillaise annonce, ce mercredi, avoir bouclé sa première
levée de fonds à 5 millions
d’euros pour mettre en œuvre
ses accords de distribution avec
les principaux grossistes informatiques internationaux. Le
fonds Entrepreneur Venture,
plusieurs business angels – dont
Jean-Gérard Galvez (ex-président d’ActivCard) et Thomas
Savare (dirigeant d’Oberthur) –,
Une usine de bitume suscite un vent
de colère dans la Somme
Le projet du groupe
Eurovia de créer une
plate-forme de fabrication d’enrobés suscite
une vive opposition
des riverains et des élus.
Guillaume Roussange
— Correspondant à Amiens
C’est mardi 11 septembre que
Colette Finet, la maire de Longueau,
en périphérie d’Amiens, devait être
reçue par le préfet de la Somme à
propos de l’implantation d’une
usine de fabrication d’enrobés à
chaud sur le territoire de sa commune. Son conseil municipal
s’oppose fermement à la construction de cet équipement porté par
EBDS, une filiale d’Eurovia. En
cause : la crainte de pollutions « visuelles, olfactives et environnementales », comme le résument les riverains, réunis en
comité. Ils redoutent l’érection
d’une cheminée de 25 mètres, ainsi
que le trafic de plus d’une centaine
de camions par jour sur le site.
Circulation des camions
Celui-ci a été dimensionné pour
produire, en moyenne, 100.000 tonnes par an d’enrobés à chaud,
180.000 tonnes au maximum. « La
question de la circulation des poids
lourds constitue le problème principal. On imagine aisément mesurer
les nuisances en termes de trafic et
d’émissions pour les riverains », s’est
émue Barbara Pompili, députée de
la Somme, dans une lettre adressée
au commissaire enquêteur.
Pour Eurovia, cette affaire est le
fruit d’un quiproquo. Le chiffre de
120 poids lourds indiqué dans le dossier correspond à un pic maximum
de trafic. En réalité, la filiale du
groupe Vinci compte utiliser
l’embranchement ferroviaire existant pour réduire, au moins de moitié, ce chiffre. « Dans le dossier, nous
avons indiqué des prévisions maxi-
males. Cela n’a peut-être pas facilité la
communication. Les camions ne transiteront pas par la ville mais par un
embranchement direct sur la rocade
d’Amiens », répond l’entreprise,
ajoutant que la cheminée prévue ne
rejettera que la vapeur d’eau liée au
process de séchage des matériaux.
Les émissions de poussières
seront enfin contrôlées grâce à des
procédés de brumisation et un
rideau d’arbres est prévu pour
cacher le site. Le groupe considère
avoir suivi l’ensemble des procédures administratives liées à cette installation, dont le montant est estimé
entre 4 et 5 millions. S’il voit le jour,
il pourrait engendrer une cinquantaine d’emplois directs et induits. n
S Group met en scène les outils du spectacle
LA PME À SUIVRE
OCCITANIE
Effectif : 32 salariés
Chiffre d’affaires : 15 millions
Activité : services
Hubert Vialatte
— Correspondant à Montpellier
A l’origine, c’est une histoire d’amitié entre deux DJ, Léon van Empel et
Alexandre Coulet. Ils créent en
2005 S Group, pour proposer à
leurs clients un service complet
autour de trois métiers : le son, la
lumière et la structure. De festivals
en concerts, l’entreprise s’est fait un
nom sur la scène européenne, où
elle gère des tournées phares,
comme celles de Cats and Trees,
David Guetta, Vitaly, Christophe
Willem ou Shy’m. Les prestations se
sont modernisées, avec du matériel
de levage, de la vidéo, ou un bureau
d’études de deux personnes. « Nous
avons une imprimante 3D et une
fraiseuse numérique. Cela nous permet d’incruster de la lumière et du
son sur du spectacle vivant », explique Alexandre Coulet.
Aujourd’hui, 50 % de l’activité est
réalisée à l’export. « On a commencé
il y a une dizaine d’années, avec la
chaîne de télé britannique MTV UK,
pour leurs soirées événementielles en
Europe. On a constaté que la culture
française technique et artistique était
écoutée, comme peuvent l’être les
architectes », poursuit le dirigeant.
S Group travaille pour des sociétés
de production recherchant une
solution globale, intégrant la logistique et la prestation scénique, pour
leurs artistes.
Investissements logistiques
S Group traite également des scènes
de clubs à Ibiza et a géré les installations techniques dans des salles de
concerts comme l’Arena Sud de
France, à Montpellier, ou Paloma à
Nîmes. Pour pouvoir proposer aux
créatifs les panels de solutions existant en taille réelle, S Group projette
la construction de deux entrepôts
logistiques, sur une surface bâtie
cumulée de 12.800 mètres carrés, à
Vézenobres, à côté d’Alès. Il s’agit en
effet de s’outiller, alors que le métier
de S Group « a le vent en poupe. Tout
est devenu événement et spectacle. Il y
a même des effets spéciaux et des
lasers pour les entrées de joueurs
dans certains sports ! », relève
Alexandre Coulet.
B a s é à M é j a n n e s -l è s - A l è s,
S Group dispose d’une plate-forme
logistique à Saint-Ouen-L’Aumône,
en banlieue parisienne, pour
l’accueil des tournées ou la préparation de matériel pour des prestations à Paris, d’une agence à Pézenas
(Hérault) et d’une filiale à Chambéry
(SBB). S Group réalise un chiffre
d’affaires de 15 millions d’euros et
emploie 32 salariés permanents et
environ 200 intermittents du spectacle, de quoi intervenir, lors des
pics d’activité, « sur une trentaine
d’événements chaque semaine »,
conclut Alexandre Coulet. n
Préconisée par Microsoft
Il dispose d’un atout stratégique
clef : la préconisation de Microsoft auprès des revendeurs de sa
solution Office 365. Selon plusieurs études, 1 milliard d’adresses emails devraient migrer vers
les clouds d’ici à cinq ans, principalement vers Google et Microsoft. « Notre solution défriche un
marché encore vierge, mais potentiellement explosif », expliquet-il. Lancée en janvier, l’application a séduit un millier de clients
en France, dont Pernod Ricard,
Sephora ou Stéphane Plaza, qui
ont rapporté près de 1 million
d’euros de chiffre d’affaires. Présent à Marseille et Seattle, Letsignit vise 100 millions d’utilisateurs d’ici à cinq ans. n
Gens de Confiance,
le site qui affranchit les
locataires de la caution
Gens de Confiance
HAUTS DE FRANCE
ainsi que Damien Neyret, président-fondateur de Letsignit, et
son management participent à
l’opération, qui laisse 70 % du
capital aux mains du créateur.
La start-up permet à une
entreprise de créer et de diffuser
automatiquement auprès de ses
collaborateurs des signatures
d’emails uniformisées, enrichies à la demande de bannières
maison : participation à un
salon, nouvelle agence, produit
à découvrir… « Notre application
transforme la signature email en
outil de communication non
intrusif et récurrent pour diffuser
de l’information ciblée auprès de
l’écosystème le plus intime de
l’entreprise : prospects, partenaires et clients », explique Damien
Neyret.
LE SERVICE
GENS DE CONFIANCE
Date de création : 2014
Président : Nicolas Davoust
Effectif : 23 personnes
Secteur : immobilier
Emmanuel Guimard
— Correspondant à Nantes
Depuis le 1er septembre, le site de
petites annonces Gens de Confiance, basé à Nantes, offre à ses
membres la possibilité de louer
un bien immobilier sans dépôt
de garantie. Pour le locataire,
l’avantage est de s’affranchir de
cette caution qui mobilise en
général l’équivalent d’un mois de
loyer. Pour le propriétaire, c’est
l’assurance de percevoir son
loyer le 10 du mois. Le site passera par la plate-forme de paiement en ligne Stripe et se rémunérera par une commission de
6 % incluse dans le loyer. Selon
Nicolas Davoust, le président du
réseau qu’il a cofondé avec Ulric
Le Grand et Enguerrand Léger,
le risque est limité : « En quatre ans, nous avons enregistré
25.000 locations entre particuliers
et aucun défaut de paiement. »
L a n c é en 2 0 1 4 , G e n s d e
Confiance est basé sur un principe fondateur : pour adhérer
au réseau, il faut recevoir
l’assentiment d’au moins trois
parrains. Une sélection qui vise
à écarter les désagréments et
mauvaises surprises. L’équipe
gère, elle-même, les plaintes et
les arbitrages. En cas d’infraction insoluble, le membre et ses
parrains peuvent être exclus, ce
qui incite à l’autodiscipline.
Dix parrainages exigés
Afin de maîtriser au maximum
le risque sur l’exemption de
caution, Gens de Confiance
exige au moins 10 parrainages
au lieu de trois. Pour Nicolas
Davoust, un tel garde-fou promet aussi une prévention plus
efficace contre d’éventuelles
dégradations du logement ou
les nuisances sonores.
Au rythme de 700 nouveaux
adhérents par jour, le site, qui ne
divulgue pas son chiffre d’affaires, atteint aujourd’hui
320.000 membres. Comptant le
fonds Partech Ventures à son
capital, il se diffuse peu à peu à
l’international, notamment à
Londres par le biais des expatriés. La famille d’accueil pour
jeune fille au pair est un profil
classique. Cela justifiera prochainement une version
anglaise. n
// 27
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
avis financiers
PARWORLD
SICAV de droit luxembourgeois – OPCVM
Siège social : 10, rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg
Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n° B 77384
« Compartiment absorbé »
PARVEST
SICAV de droit luxembourgeois – OPCVM
Siège social : 10, rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg
Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n° B 33,363
« Compartiment absorbant »
AVIS AUX ACTIONNAIRES
FUSIONS
AVIS AUX ACTIONNAIRES DES COMPARTIMENTS ABSORBE ET ABSORBANT
COMPARTIMENT ABSORBE
PARWORLD « MULTI FACTOR INVESTING »
COMPARTIMENT ABSORBANT
PARVEST PREMIA OPPORTUNITIES**
FUSION PRENANT EFFET LE
LE 19 OCTOBRE 2018
** Le compartiment absorbant qui n’est pas encore enregistré en France sera proposé au public en France au moment de la fusion.
Luxembourg, le 12 septembre 2018
Chers Actionnaires,
Nous vous informons par les présentes de la décision des Conseils d’administration de PARWORLD et de PARVEST (les « Sociétés ») de fusionner le « Compartiment absorbé » suivant par absorption dans le « Compartiment absorbant » ci-dessous, en vertu des dispositions de l’Article 32 des Statuts des Sociétés et du Chapitre 8 de la Loi luxembourgeoise du 17 décembre 2010
concernant les OPC (la Loi), conformément à l’alinéa a), point 20) de l’Article 1 de la Loi :
Compartiment absorbé PARWORLD
Classe
Devise
Classic- CAP
EUR
Classic- DIS
EUR
Privilege-CAP
EUR
Compartiment
Multi Factor Investing
Multi Factor Investing
Multi Factor Investing
Code ISIN
LU1325804562
LU1325805536
LU1325806260
Compartiment
Premia Opportunities**
Premia Opportunities**
Premia Opportunities**
Compartiment absorbant PARVEST
Classe
Devise
Classic- CAP
EUR
Classic- DIS
EUR
Privilege-CAP
EUR
Code ISIN
LU1819947976*
LU1819948198*
LU1819948354*
* Ces classes d'actions au sein des compartiments absorbants qui ne sont pas encore enregistrées en France seront proposées au public en France au moment de la fusion.
** Le compartiment absorbant qui n’est pas encore enregistré en France sera proposé au public en France au moment de la fusion.
1) Date effective des Fusions
La Fusion entrera en vigueur le vendredi 19 octobre 2018.
La première VNI après la fusion des portefeuilles sera calculée le lundi 22 octobre 2018 dans le Compartiment et la catégorie absorbants, lors de l’évaluation des actifs sous-jacents prévue le vendredi 19 octobre 2018.
2) Contexte et motivation de la Fusion
• Permettre la distribution du Compartiment absorbé dans un plus grand nombre de pays (tels que des pays asiatiques et le Brésil) et augmenter ainsi le montant des actifs sous gestion du Compartiment absorbé, afin de réduire la part des coûts pour les investisseurs
3) Impact de la Fusion sur les Actionnaires absorbés
• Les derniers ordres de souscription et de rachat concernant le Compartiment absorbé seront acceptés jusqu’à l’heure limite d’acceptation des ordres le vendredi 12 octobre 2018.
Les ordres reçus après ces heures limites seront refusés.
• Les actionnaires du Compartiment absorbé qui ne font pas usage de leur droit de faire procéder au rachat de leurs actions, tel qu’exposé au point 7) ci dessous, deviendront des actionnaires du Compartiment absorbant.
• Le Compartiment absorbé sera dissous sans liquidation par le transfert de l’ensemble de ses actifs et passifs dans le Compartiment absorbant.
Le Compartiment absorbé cessera d’exister à la date effective de la fusion.
• Les caractéristiques des Compartiments absorbé et absorbant sont les mêmes.
• Sachant que cette fusion consiste en un transfert pur et simple de l’ensemble des actifs et des passifs du Compartiment absorbé au Compartiment absorbant qui sera créé par cette fusion, cette opération ne comporte aucun risque de dilution de la performance pour les actionnaires du Compartiment absorbé.
4) Organisation de l’échange d’actions
Les Actionnaires du Compartiment absorbé recevront, dans le Compartiment absorbant, un même nombre d’actions, dans la même catégorie, la même classe et enregistrées dans la même devise que celles qu’ils détiennent actuellement.
Les actionnaires inscrits au registre recevront des actions nominatives.
Les actionnaires titulaires d’actions au porteur recevront des actions au porteur.
Aucun montant en espèces ne sera versé au titre de la fraction de l’Action absorbante attribuée au-delà de la troisième décimale.
5) Différences importantes entre les Compartiments absorbé et absorbant
Les différences entre les Compartiments absorbé et absorbant sont les suivantes :
Caractéristiques
Objectif d’investissement
Politique d’investissement
« PARWORLD Multi Factor Investing »
« PARVEST Premia Opportunities** »
Compartiment absorbé
Compartiment absorbant
Accroître la valeur de ses actifs à moyen terme tout en maintenant la volatilité annualisée du portefeuille inférieure à 10 %.
Dans le but d’atteindre cet objectif, le compartiment peut investir dans des actions, des obligations, des instruments du marché monétaire, directement ou via des Dans le but d’atteindre cet objectif, le compartiment investit dans des actions, des obligations, des instruments du marché monétaire, directement ou via des OPCVM
OPCVM et/ou OPC, des instruments financiers dérivés et des liquidités à titre accessoire. Les instruments financiers dérivés investis consistent en des dérivés négociés ou des OPC, des instruments financiers dérivés et des liquidités à titre accessoire. Les instruments financiers dérivés investis consistent en des dérivés négociés de
de gré à gré tels que swaps, TRS non financés*, instruments à terme et/ou dérivés négociés sur des marchés règlementés, comme les options et contrats à terme, gré à gré tels que swaps, TRS non financés*, instruments à terme et/ou dérivés négociés sur des marchés règlementés, comme les options et contrats à terme, l’objectif
l’objectif étant d’être exposé aux marchés de taux, aux marchés de change et aux marchés de crédit les plus liquides, ainsi qu’aux principaux marchés d’actions.
étant d’être exposé aux marchés de taux, aux marchés de change et aux marchés de crédit les plus liquides, ainsi qu’aux principaux marchés d’actions.
Afin de réaliser son objectif en maintenant une volatilité annualisée inférieure à 10 %, le gestionnaire d’investissement peut mettre en œuvre une stratégie d’allocation Le compartiment fournira une exposition à plusieurs stratégies « risk premia » associées à des facteurs d’investisseurs sur un éventail large et international de
d’actifs flexible entre les marchés de taux, de change et de crédit d’une part, et les marchés d’actions d’autre part. L’allocation est discrétionnaire et sera déterminée sur classes d’actifs, par exemple :
la base d’une approche de type « budget des risques ». Le budget des risques alloués peut varier dans le temps en fonction des fluctuations du marché et de leur - Value : les investissements qui semblent sous-évalués par rapport à ceux qui semblent surévalués avec un potentiel de surperformance ;
interprétation en termes de risques par le gestionnaire d’actifs.
- Carry : réaliser des plus-values sur des investissements plus rentables par rapport aux actifs dont le rendement est plus faible ;
Selon le budget des risques alloué, le compartiment peut être exposé comme suit :
- Momentum : réaliser des plus-values sur les investissements présentant une performance relative élevée à moyen terme avec l’objectif de profiter de la continuité
de la surperformance à court terme ;
1) aux marchés de taux, de change et de crédit en mettant en œuvre deux approches :
a) une approche directionnelle, via laquelle le compartiment établit uniquement une position longue, sur les marchés de taux, de change et de crédit, sans - Low-Volatility : les investissements caractérisés par une volatilité faible, afin d’obtenir un rendement corrigé du risque plus élevé
limitation géographique, via des OPCVM et/ou des OPC, ou des instruments financiers dérivés.
L’exposition décrite ci-dessus est obtenue par le biais d’OPCVM et/ou d’OPC ainsi que d’instruments dérivés, en souscrivant par exemple des swaps de rendement
b) une approche d’investissement multi-facteurs, via laquelle le compartiment peut être exposé aux marchés de taux, de change et de crédit via des OPCVM et/ou total (de gré à gré), des contrats à terme standardisés (futures), des contrats à terme de gré à gré ou des options et en maintenant la volatilité annualisée en dessous
des OPC et/ou un investissement direct comprenant des instruments financiers dérivés.
de 10 %, le gestionnaire d’investissement peut appliquer une stratégie d’allocation d’actifs flexible entre les marchés des taux d’intérêt, des changes et des obligations,
2) aux marchés d’actions en mettant en œuvre deux approches :
d’une part et les marchés des actions, de l’autre. L’allocation est discrétionnaire et sera déterminée sur la base d’une approche de type « budget des risques ». Le
a) une approche directionnelle, via laquelle le compartiment établit uniquement des positions longues, sur les marchés d’actions, sans limitation budget des risques alloués peut varier dans le temps en fonction des fluctuations du marché et de leur interprétation en termes de risques par le gestionnaire d’actifs.
géographique, via des OPCVM et/ou des OPC, et/ou des instruments financiers dérivés.
Selon le budget des risques alloué, le compartiment peut être exposé comme suit :
b) une approche d’investissement multi-facteurs, via laquelle le compartiment peut être exposé :
1) aux marchés de taux, de change et de crédit en mettant en œuvre deux approches :
- aux stratégies neutres de marché d’actions via des OPCVM et/ou OPC, et/ou
a) une approche directionnelle, via laquelle le compartiment établit uniquement une position longue, sur les marchés de taux, de change et de crédit, sans
- à de nombreux facteurs quantitatifs (comme la valeur, la rentabilité, la faible volatilité et le momentum) via des OPC, combinés à des positions courtes
limitation géographique, via des OPCVM ou des OPC, ou des instruments financiers dérivés.
via des instruments financiers dérivés.
b) une approche d’investissement multi-facteurs, via laquelle le compartiment peut être exposé aux marchés de taux, de change et de crédit via des OPCVM
*Des TRS pourraient être utilisés pour obtenir une exposition à l’univers de référence du compartiment. Un des indices de la stratégie (l’« Indice de la Stratégie ») qui pourrait
ou des OPC et/ou un investissement direct comprenant des instruments financiers dérivés.
être utilisé pour obtenir une exposition à l’univers du compartiment est le BNP Paribas DEFI Equity World Long Net TR Index. Son univers d’investissement se compose des
plus grandes capitalisations des marchés mondiaux des actions présentant des caractéristiques de liquidité satisfaisantes. L’objectif du modèle utilisé pour construire 2) aux marchés d’actions en mettant en œuvre deux approches :
a) une approche directionnelle, via laquelle le compartiment établit uniquement des positions longues, sur les marchés d’actions, sans limitation
l’Indice de la Stratégie est basé sur l’approche « Diversified Equity Factor Investing » (DEFI) sur le marché des actions. Cet indice est rééquilibré chaque mois, mais ce
géographique, via des OPCVM ou des OPC, et/ou des instruments financiers dérivés.
rééquilibrage ne comporte aucun frais pour le compartiment. Les indices de la stratégie pourraient être utilisés à des fins d’investissement ou de gestion efficace du
portefeuille avec l’objectif de gérer efficacement les flux de trésorerie et d’obtenir une meilleure couverture des marchés. L’allocation est discrétionnaire et sera déterminée
b) une approche d’investissement multi-facteurs, via laquelle le compartiment peut être exposé :
sur la base d’une approche de type « budget des risques ». Le budget des risques alloués peut varier dans le temps en fonction des fluctuations du marché et de leur
- aux stratégies neutres de marché d’actions via des OPCVM ou des OPC, et/ou
interprétation en termes de risques par le gestionnaire. De plus amples informations sur les indices de la stratégie, leur composition, le calcul et les règles de contrôle et
- à de nombreux facteurs quantitatifs (comme la valeur, la rentabilité, la faible volatilité et le momentum) via des OPC, combinés à des positions courtes
de rééquilibrage périodiques, ainsi que sur la méthodologie générale sous-jacente figurent sur le site Internet https://indx.bnpparibas.com et peuvent être fournies sur
via des instruments financiers dérivés.
demande aux investisseurs par la Société de gestion.
*Des TRS pourraient être utilisés pour obtenir une exposition à l’univers de référence du compartiment. L’un des indices de la stratégie qui pourrait être utilisé pour
Détails des notionnels de l’effet de levier :
obtenir une exposition à l’univers du compartiment est le BNP Paribas DEFI Equity World Long Net TR Index (l’« Indice de la Stratégie »). L’univers d’investissement de
a) L’effet de levier attendu, estimé à 4, est défini comme la somme des valeurs absolues des notionnels des dérivés (sans accords de compensation ni de couverture) l’Indice de la Stratégie est composé des plus grandes capitalisations boursières mondiales qui offrent des conditions de liquidité satisfaisantes. L’objectif du modèle
utilisé pour construire l’Indice de la Stratégie est basé sur l’approche « Diversified Equity Factor Investing » (DEFI) sur le marché des actions. L’Indice de la Stratégie
divisée par la VNI. Un effet de levier plus élevé peut être atteint pendant la durée de vie du compartiment en fonction de sa stratégie d’investissement.
b) L’effet de levier attendu résulte d’une part, des achats et des ventes de contrats à terme sur indice, qui contribuent beaucoup à l’effet de levier, ainsi qu’aux est rééquilibré chaque mois, mais ce rééquilibrage ne comporte aucun frais pour le compartiment. Les indices de la stratégie pourraient être utilisés à des fins
d’investissement ou de gestion efficace du portefeuille avec l’objectif de gérer efficacement les flux de trésorerie et d’obtenir une meilleure couverture des marchés.
opérations sur options sur indices ; et d’autre part, l’effet de levier résultera de swaps du panier de l’indice comme sources de diversification de l’Alpha.
c) Effet de levier plus élevé : dans certaines circonstances - budget des risques plus élevé dans un environnement à faible volatilité du marché (obligation/action) - l’effet L’allocation est discrétionnaire et sera déterminée sur la base d’une approche de type « budget des risques ». Le budget des risques alloués peut varier dans le
temps en fonction des fluctuations du marché et de leur interprétation en termes de risques par le gestionnaire.
de levier peut être plus élevé : dans ce cas, la contribution la plus importante provient de l’exposition aux marchés des contrats à terme sur obligations/actions.
d) Avertissement sur le risque de levier : l’effet de levier peut, dans certaines circonstances, générer des opportunités de rendement supérieur et donc de revenus De plus amples informations sur les indices de la stratégie, leur composition, le calcul et les règles de contrôle et de rééquilibrage périodiques, ainsi que sur la
méthodologie générale sous-jacente figurent sur le site Internet https://indx.bnpparibas.com et peuvent être fournies sur demande aux investisseurs par la Société
plus élevés, mais peut également accroître la volatilité de la valeur des actifs du compartiment, d’où un risque de perte de capital.
de gestion.
e) Gestion des risques : un processus de gestion des risques supervise cette stratégie d’investissement par le biais d’une VaR quotidienne (99 % ; 1 mois) calculée
par le biais de RiskMetrics, des back-tests et des tests de résistance mensuels venant compléter l’analyse des risques. Outre ce processus réglementaire, le fonds Détails relatifs à l’effet de levier
a) L’effet de levier attendu, estimé à 4, est défini comme la somme des valeurs absolues des notionnels des dérivés (sans accords de compensation ni de couverture)
sera géré au regard d’une limite de VaR (99 %, 1 mois) réglementaire de 20 %.
divisée par la VNI. Un effet de levier plus élevé peut être atteint pendant la durée de vie du compartiment en fonction de sa stratégie d’investissement.
b) L’effet de levier attendu résulte d’une part, des achats et des ventes de contrats à terme sur indice, qui contribuent beaucoup à l’effet de levier, ainsi qu’aux
opérations sur options sur indices ; et d’autre part, l’effet de levier résultera de swaps du panier de l’indice comme sources de diversification de l’Alpha.
c) Effet de levier plus élevé : dans certaines circonstances - budget des risques plus élevé dans un environnement à faible volatilité du marché (obligation/action) - l’effet
de levier peut être plus élevé : dans ce cas, la contribution la plus importante provient de l’exposition aux marchés des contrats à terme sur obligations/actions.
d) Avertissement sur le risque de levier : l’effet de levier peut, dans certaines circonstances, générer des opportunités de rendement supérieur et donc de revenus
plus élevés, mais peut également accroître la volatilité de la valeur des actifs du compartiment, d’où un risque de perte de capital.
e) Gestion des risques : un processus de gestion des risques supervise cette stratégie d’investissement par le biais d’une VaR quotidienne (99 % ; 1 mois) calculée
par le biais de RiskMetrics, des back-tests et des tests de résistance mensuels venant compléter l’analyse des risques. Outre ce processus réglementaire, le fonds
sera géré au regard d’une limite de VaR (99 %, 1 mois) réglementaire de 20 %.
** Le compartiment absorbant qui n’est pas encore enregistré en France sera proposé au public en France au moment de la fusion.
Le niveau de TRS (maximum et attendu), le Profil de risque, le SRRI, le Processus de gestion des risques (approche VaR), le Profil type de l’investisseur, la Devise comptable, les Commissions à charge du compartiment, ainsi que la stratégie, l’allocation d’actifs et la composition du portefeuille et toute autre caractéristique non décrite dans le tableau ci-dessus
sont les mêmes pour les Compartiments absorbé et absorbant.
6) Conséquences fiscales
Cette fusion n’aura pas de conséquence fiscale au Luxembourg pour les Actionnaires absorbés.
Conformément à la Directive européenne 2011/16, les autorités luxembourgeoises sont tenues de transmettre aux autorités fiscales de l’État de résidence des Actionnaires absorbés le produit brut total résultant de l’échange d’actions dans le cadre de cette fusion.
Nous recommandons aux actionnaires de contacter leur conseiller fiscal local ou leur autorité fiscale locale pour tout conseil fiscal ou toute information supplémentaire sur les conséquences fiscales possibles liées à cette fusion.
7) Droit de rachat des actions
Vos options :
• Les caractéristiques des Compartiments absorbé et absorbant sont les mêmes.
• Si vous approuvez ces Fusions, aucune action n’est requise de votre part.
Si vous êtes en désaccord avec ces Fusions et changements, vous avez la possibilité de demander le rachat sans frais de vos actions jusqu’à l’heure limite d’acceptation des ordres le vendredi 12 octobre 2018.
• En cas de question, veuillez contacter notre Service clientèle (+ 352 26 46 31 21 / AMLU.ClientService@bnpparibas.com).
8) Autres informations
Tous les frais liés à cette fusion, dont les frais d’audit et de transaction, seront supportés par BNP Paribas Asset Management Luxembourg, la Société de gestion des deux Sociétés.
La fusion sera validée par PricewaterhouseCoopers, Société Coopérative, réviseur d’entreprises des deux Sociétés.
Les Actionnaires absorbés recevront, dans le Compartiment absorbant, un même nombre d’actions, dans une catégorie et une classe enregistrées dans la même devise que les actions qu’ils détiennent au sein des Compartiments absorbés, sur la base du rapport d’échange d’une (1) action du Compartiment absorbé pour une (1) action du Compartiment
absorbant.
Les rapports annuels et semestriels et les documents légaux des deux Sociétés, les DICI des Compartiments absorbé et absorbant et les rapports du Dépositaire et du Réviseur d’entreprises agréé au titre de cette opération sont disponibles sur demande auprès de la Société de gestion. Le DICI du Compartiment absorbant est également disponible sur le site
Internet www.bnpparibas-am.com où les actionnaires sont invités à en prendre connaissance.
L’avis sera également communiqué à tout investisseur potentiel avant toute souscription.
Veuillez consulter les Prospectus des Sociétés pour tout terme ou toute expression non définis dans cet avis.
Bien à vous,
Les Conseils d’administration
28 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
FINANCE
&MARCHES
LA BOURSE DE HONG KONG
POURSUIT SON REPLI
Quelques semaines après
la Bourse de Shanghai, c’est au
tour de l’indice Hang Seng de la
Bourse de Hong Kong de tomber
en « bear market ». Après son
repli de 0,72 % mardi, l’indice
affiche à présent un repli de
20,30 % depuis son pic atteint le
26 janvier. Il souffre notamment
de la chute des valeurs technologiques comme Tencent (–34 %)
ou AAC Technologies (–43 %).
les
indices
Comment la chute des devises émergentes
affecte les résultats des groupes français
l Le risque émergent a pris de l’importance depuis 2015,
une tendance qui devrait s’accentuer avec le plongeon
de leurs devises cette année.
l Les entreprises françaises qui ont des activités
significatives au Brésil ou en Turquie vont être affectées.
CHANGE
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
Ils ne devraient pas y échapper.
« L’impact négatif de la chute des
devises émergentes sur les résultats
des sociétés françaises pourrait se
faire ressentir dès la publication
des chiffres du premier trimestre de
2019 et dépendra de la maturité des
couvertures mises en œuvre »,
estime Bruno Laurier, responsable adjoint de la vente de dérivés
de change et taux pour les entreprises, chez Société Générale Corporate & Investment Banking.
Le groupe Casino est notamment exposé au Brésil, où il a une
présence significative au travers
du distributeur GPA. Des
groupes comme Danone, Carrefour et Engie sont notamment
implantés en Turquie, et ont été
pénalisés dans le passé par la
chute de la livre turque. Autour
de 10 % des entreprises de l’indice
CAC 40 mentionnaient le rouble
et le real brésilien dans leurs tests
de sensibilité de leurs états financiers (résultat, chiffre d’affaires,
marge…) aux taux de change en
2016, selon l’enquête annuelle du
cabinet Mazars. Près de 15 %
d ’e n t r e e l l e s é v o q u a i e n t l e
renminbi.
1 % de leur chiffre d’affaires
Le risque émergent a pris de
l’importance depuis 2015, une tendance qui devrait s’accentuer avec
le plongeon de leurs devises cette
année. Les groupes français retiennent le plus souvent une variation
de 10 % de ces monnaies. Or cette
année, la chute des grandes monnaies émergentes par rapport à
l’euro a dépassé ce niveau, parfois
largement : rouble et rand sud-africain (–15 %), et real brésilien (–16 %),
livre turque (–39 %), peso argentin
(–48 %). L’évolution défavorable des
taux de change leur a coûté globalement 1 % de leur chiffre d’affaires
l’année passée, contre 1,4 % en 2014
et 2,5 % l’année précédente, d’après
l’étude annuelle du profil financier
des groupes du CAC 40 établi par
EY et Ricol Lasteyrie Corporate
Finance.
En 2017, 20 % de leur chiffre
d’affaires avait été réalisé sur le continent américain, 17 % en Asie, Afrique et Moyen-Orient, et 7 % dans le
reste du monde. Depuis la crise de
2008, la part de l’étranger (hors
Europe) dans leurs ventes a grimpé
de 31 % à 44 %.
Risque de guerre
commerciale
Un élément favorable, les entreprises françaises exportant aux
Etats-Unis pourraient bénéficier de
l’affaiblissement de l’euro par
rapport au dollar – une baisse de
3,8 % cette année – s’il se confirme,
offrant un regain de compétitivité
bienvenu.
Le protectionnisme de l’administration Trump pourrait en revanche les affecter. Une appréciation de
10 % du taux de change de l’euro fait
chuter les exportations des entreprises françaises de 6 à 10 %, alors
qu’une hausse de 10 % des tarifs
douaniers les fait chuter de 20 % à
25 % d’après des travaux (*). Une
guerre commerciale avec les EtatsUnis est ainsi bien plus coûteuse et
pénalisante pour la France que la
hausse de l’euro face au dollar ou
aux devises émergentes.
(*) « Variable Trade Costs, Composition
Effects, and The Intensive Margin of
Trade », Lionel Fontagné, Antoine
Berthou, CEPII
Les trésoriers pris de court face au plongeon
Le plongeon des monnaies
émergentes, qui
rappelle la crise de 2015,
s’est accéléré cet été.
La hausse des taux d’intérêt américain avait déjà mis sous pression les
devises émergentes, mais la baisse
s’est accélérée cet été, plongeant les
trésoriers dans le désarroi. Dans les
périodes de chutes rapides et prononcées des devises émergentes,
« ils sont le plus souvent attentistes.
Les banques centrales de ces pays ont
tendance à augmenter leurs taux
d’intérêt pour stabiliser leurs monnaies, ce qui renchérit les coûts des
couvertures. La liquidité n’est pas très
bonne dans ces mouvements violents
ce qui n’incite pas les trésoriers à se
couvrir », constate Bruno Laurier,
responsable adjoint de la vente de
dérivés de change et taux pour les
entreprises, chez Société Générale
Corporate & Investment Banking.
Les groupes français ne peuvent
couvrir tous leurs risques de change
et doivent se fixer des priorités par
pays en fonction de leurs plus gros
risques. « Les exportateurs français
sont surtout focalisés sur la hausse de
l’euro par rapport au real brésilien,
qui est passé de 4 à plus de 4,80 reals
cette année. Etant donné le niveau du
cours à terme, mettre en place une
couverture à 1 an en reals contre euro
ne se révélera a posteriori intéressant
qu’en cas de nouvelle chute du real
d’au moins 7 % », constate Valérie
Perez, responsable des activités de
change à la Deutsche Bank.
La volatilité à trois mois du real
contre le dollar a bondi au niveau
atteint lors de la crise des émergents
en 2015, mais elle est restée très en
deçà de son record de 2008, lors de la
grande crise financière. Le différentiel entre les coûts d’une protection à
la baisse et à la hausse sur une devise
émergente est resté assez stable cet
été, autour de 4 %. C’est le signe que
les craintes des marchés sur la
contagion sont contenues. Les secteurs à forte marge comme le luxe
ont plus de latitude que les autres
pour se couvrir sur les devises émergentes, des couvertures par nature
coûteuses compte tenu du différentiel de taux d’intérêt (« carry ») très
défavorable.
Le chute des devises
émergentes peut être
une opportunité pour
faire une acquisition
ou recapitaliser
une filiale.
Les industries à faible marge vont
parfois devoir faire des sacrifices
pour limiter les dégâts financiers.
Les groupes du luxe et de l’automo-
bile sont parmi les plus actifs en termes de couverture. Ils vendent dans
les pays émergents ou y rapatrient
leurs dividendes et sont donc pénalisés par la chute des devises locales.
Accélération des flux
de couverture
Durant les deux prochains mois, les
exportateurs établiront leurs cours
budget (cours de référence pour
leurs couvertures) pour 2019, et
commenceront à couvrir une partie
de leurs expositions. Les flux de
couverture devraient s’accélérer. En
règle générale, « les trésoriers mettent en œuvre des couvertures à court
terme (de 1 à 6 mois) sur les devises
émergentes, qu’ils renouvellent éventuellement. Cela s’explique par le coût
élevé du “carry”, ou différentiel de
taux, qui rend les couvertures longues
très pénalisantes », estime Valérie
Perez. Les entreprises ont notamment recours aux options de change.
A l’inverse, certains groupes
bénéficient de la baisse des monnaies émergentes, telles « les sociétés
européennes, dans la technologie et
les services informatiques, qui fabriquent dans des pays comme l’Inde et
la Chine et ont des coûts en devises
locales. Elles ont profité de la baisse de
ces devises émergentes cette année
pour effectuer des achats à terme et de
plus en plus de solutions optionnelles », explique Bruno Laurier. De
même, « la chute des devises émergentes peut être aussi une opportunité
pour certains groupes qui projetaient
de faire une acquisition dans un pays
ou voulaient recapitaliser une de leurs
filiales », estime Eric Popelin, responsable de la vente de produits de
change grands clients pour l’Europe
continentale chez HSBC France.
« Les groupes français sont présents
dans ces pays dans une optique de
long terme et sont prêts à en assumer
les risques », souligne-t-il. n
Une nouvelle étape dans la régulation des ICO
RÉGLEMENTATION
L’article du projet de loi
Pacte sur les ICO sera
examiné par la commission spéciale de
l’Assemblée nationale.
Laurence Boisseau
@boisseaul
C’est une étape clef dans la régulation des ICO (« initial coin offerings »). La commission spéciale de
l’Assemblée nationale, qui examine
actuellement le projet de loi Pacte,
devrait débattre – sans doute ce
mercredi – de la mise en place d’un
régime juridique adapté aux levées
de fonds en cryptomonnaies.
Bercy, qui souhaite faire de
Paris la capitale des ICO, propose
la mise en place d’un cadre juridique flexible. Cela passera par la
d é l i v r a n c e d ’u n v i s a ( l a b e l )
optionnel par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour les
ICO remplissant certaines conditions. Cet article devrait être
adopté sans problème. Parmi les
amendements qui seront débattus, l’un d’eux porte sur une exten-
sion du régime créé aux platesformes d’échange de jetons. Le
patron du gendarme des marchés
financiers a appelé de ses vœux ce
dispositif cet été. Dans la mesure
où ce marché secondaire, qui
n’obéit aujourd’hui à aucune
règle, n’apporte aucune garantie
de liquidité, de transparence ou de
sécurité, il peut constituer un frein
Un juge américain déclare que les
jetons sont « des titres financiers »
Première victoire pour le régulateur américain.
Un juge de New York a déclaré que les jetons émis sont
bien des « titres financiers ». Cela soumet donc une ICO
aux mêmes règles que celles des actions et pourrait
freiner l’essor de ces levées de fonds aux Etats-Unis.
L’ether a baissé de 6 % dans la foulée.
éventuel pour des investisseurs
qui hésitent à participer à des ICO.
Quatre amendements ont été
déposés dans le but d’aider les émetteurs d’ICO à ouvrir un compte
dans les banques françaises. Ces
dernières refusent en effet de leur
fournir ce service. Ces amendements visent à instaurer le droit au
compte. La LREM veut obliger les
banques à mettre en place des
règles objectives, non discriminatoires pour régir l’accès des émetteurs de jetons ayant obtenu le visa
de l’AMF aux services de comptes
de dépôt et de paiement qu’elles
tiennent. Les Républicains propo-
sent qu’en cas de refus d’ouverture
du compte par trois établissements
bancaires, les entreprises puissent
solliciter l’ouverture d’un compte
de dépôt auprès de la Caisse des
Dépôts. Enfin, la commission spéciale de l’Assemblée nationale
devrait débattre d’un nouvel amendement déposé par le gouvernement, qui vise à faciliter la fermeture de certains sites proposant des
biens divers (comme les diamants,
les émeraudes ou certains cryptoactifs auxquels sont associés des
promesses de rendement) qui n’ont
pas obtenu l’autorisation de commercialisation auprès de l’AMF. n
FINANCE & MARCHES // 29
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Edouard Carmignac passe
le relais en douceur
Bpifrance renforce
son soutien aux
jeunes entreprises
FONDS
FINANCEMENT
David Older, responsable de la gestion
actions depuis 2017,
vient d’être nommé
gérant de Carmignac
Investissement.
La banque publique
va apporter son
soutien à des TPE
de plus de trois ans
dans le cadre de
son partenariat
avec l’association
Initiative France.
Le fonds a été créé
et géré par Edouard
Carmignac lui-même
depuis près de 30 ans.
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Sophie Rolland
@Sorolland
Passage de relais en bonne et due
forme chez Carmignac. David
Older, responsable de l’équipe
actions de Carmignac depuis 2017,
vient d’être nommé gérant de
Carmignac Investissement, le fonds
historique et emblématique de la
boutique de gestion, créé et géré par
Edouard Carmignac lui-même
depuis près de trente ans. « Edouard
Carmignac, en tant que directeur des
investissements et cogérant de
Carmignac Patrimoine, sera ainsi en
mesure de se concentrer sur l’allocation globale stratégique du fonds »,
indique la société. Autrement dit, à
soixante et onze ans, le cofondateur
de la maison de la place Vendôme
commence à prendre du recul et à
céder la main sur le côté gestion.
« Gestion de la transition »
D av i d O l d e r s e r a é g a l e m e n t
chargé du portefeuille actions de
Carmignac Patrimoine et cogérant
de cet autre fonds emblématique
aux côtés d’Edouard Carmignac et
de Rose Ouahba. Il faisait déjà partie de l’équipe resserrée de direction des investissements qui rassemble également Rose Ouahba
(responsable de l’activité obligataire), Frédéric Leroux (responsable du « cross asset », c’est-à-dire de
la gestion des risques, de l’exposition aux devises…) et Didier SaintGeorges. « Chez Carmignac, on
Le succès de la société de gestion cofondée en 1989 par Edouard Carmignac fait figure de modèle
pour toutes les boutiques indépendantes. Photo Thomas Samson/AFP
parle de gestion de la transition,
jamais de succession », s’amuse un
bon connaisseur de la maison. « Je
dispose désormais de la richesse de
talents nécessaire pour pouvoir
concentrer mon attention sur le
façonnement de fortes convictions
de marché, essentielles à la performance de long terme. Cela a été
possible car j’accorde une confiance
totale à David Older à qui j’ai déjà
progressivement commencé à déléguer la gestion de nos portefeuilles
d’actions internationales au fil de
ces dernières années », déclare
Edouard Carmignac.
David Older avait été recruté en
2015, comme gérant actions senior,
après douze ans de collaboration
avec Steven Cohen dans le hedge
f u n d SAC C a p i t a l ( r e n o m m é
Point72). Il était pressenti pour être
le dauphin d’Edouard Carmignac
côté gestion actions, mais « il fallait
un peu de temps pour confirmer qu’il
s’agissait de la bonne personne »,
remarque Didier Saint-Georges.
douceur, nous allons pouvoir aller de
l’avant et nous focaliser sur la
performance », poursuit Didier
Saint-Georges.
Passionné d’art,
il a créé en 2000
une fondation qui
comprend près de
300 œuvres, exposées
depuis cet été sur l’île
de Porquerolles.
Concerts privés
des Rolling Stones
Au total, la gestion de la transition aura duré près de cinq ans. Des
années marquées par des performances décevantes et une érosion
des encours (54 milliards d’euros à
fin juillet 2018, contre 58 milliards
fin 2016). « Il fallait armer la société
de gestion pour les prochaines
années. Après cette transition en
En trente ans, Edouard Carmignac
est devenu l’une des personnalités
les plus en vue de l’univers de la gestion d’actifs. Le succès de sa société
de gestion, créée en 1989 avec Eric
Helderlé, fait figure de modèle pour
toutes les boutiques indépendantes. Passionné d’art, il a créé en 2000
une fondation qui comprend près
de 300 œuvres, exposées depuis cet
été sur l’île de Porquerolles. Il s’est
aussi illustré en partageant son
goût pour le rock des années 19601970 en invitant ses clients et ses
équipes à des concerts privés des
Rolling Stones, de Neil Young, de
Lou Reed ou d’Eric Clapton. n
Scandale du blanchiment : ING limoge
son directeur financier
RÉGULATION
L’accord conclu avec
la justice néerlandaise
dans des affaires
de blanchiment
d’argent et de financement du terrorisme
provoque des remous
aux Pays-Bas.
Didier Burg
— Correspondant à Amsterdam
La sanction a valeur d’exemple.
M o i n s d ’u n e s e m a i n e a p r è s
l’annonce d’un accord à l’amiable
conclu avec la justice néerlandaise
dans des affaires de blanchiment
d’argent, ING a annoncé mardi la
démission de son directeur financier avec effet immédiat. A son
poste depuis un an à peine, Koos
Timmermans a été poussé vers la
sortie après une carrière de vingtdeux ans au sein du premier établissement financier du royaume.
Le groupe réagit ainsi au vent de
contestation qui souffle aux PaysBas depuis la révélation de cette
transaction. En réglant 775 millions d’euros d’amendes, la banque
a en effet pu échapper aux fourches
Caudines de la justice pour des
litiges fortement répréhensibles au
pénal. ING semble cependant loin
d’être tiré d’affaire. De fait, la démission inopinée du directeur finan-
Bpifrance va pouvoir donner
un coup de pouce supplémentaire aux jeunes entreprises. La
banque publique a officialisé
mardi le renforcement de son
partenariat avec Initiative
France, l’une des principales
associations françaises spécialisées dans le financement
des créateurs ou repreneurs
d’entreprises.
Pour la banque, l’objectif de
ce partenariat est de toucher
davantage les TPE. « Dans nos
produits bancaires et dans la
manière dont on approche le
marché, on descend de plus en
plus vers les tout petits clients »,
a expliqué son directeur général, Nicolas Dufourcq, mardi.
L’extension de ce partenariat
cible les TPE et PME accompagnées par Initiative France et
ayant entre trois ans et sept
ans d’existence. Jusqu’ici, la
banque concentrait son action
avec l’association des projets
d’entrepreneurs en phase de
démarrage. Concrètement,
le mode d’inter vention de
bpifrance reste inchangé. La
Koos Timmermans, directeur financier de la banque néerlandaise
ING, a été poussé mardi à la démission de son poste, avec effet
immédiat. Photo DR
cier n’a pas calmé les esprits, ni le
rappel à l’ordre du président du
conseil de surveillance d’ING par le
ministre des Finances.
Le scandale a « de nouveau secoué
la confiance du public dans le secteur
ban cai re », a déc laré Wopke
Hoekstra, promettant de passer au
gril les dirigeants de la banque et les
régulateurs.
La pression monte
sur le président
La pression monte désormais sur
le patron d’ING. La fondation de
défense des actionnaires, Sobi,
vient ainsi d’adresser un courrier
à l a c o u r d ’A m s t e r d a m l u i
demandant de poursuivre personnellement Ralph Hamers,
qu’elle considère comme « le dirigeant ayant de fait permis à la
banque d’effectuer des transactions illégales ». « La banque a
ainsi pu réaliser 100 millions
d’euros de bénéfices supplémentaires par an entre 2010 et 2016 »,
affirme cette fondation.
Pour leur part, deux avocats exigent des sanctions disciplinaires à
l’égard des cadres et des hauts dirigeants. Ils appellent l’ensemble des
citoyens à soutenir leur action sur
un site Internet afin d’exprimer leur
mécontentement sur l’impunité
générale dont ont bénéficié les personnes au plus haut niveau de la
hiérarchie d’ING dans un pays qui
dispose pourtant d’un système disciplinaire unique au monde pour
les banques.
Les parlementaires néerlandais
ont prévu un débat sur l’affaire dans
les prochains jours. Plusieurs partis
estiment qu’ING doit perdre son
rôle de banquier attitré des pouvoirs publics. La banque règle en
effet au nom de l’Etat néerlandais
quelque 40 millions de transactions
par an. Cette position, dont elle
bénéficie également auprès de la
mairie d’Amsterdam, est aussi sur
la tangente.
(
Lire « Crible »
Page 40
banque continuera à garantir
les prêts d’honneur accordés
aux entrepreneurs par Initiative France avec l’aide de fonds
publics. Ces petits financements (autour de 10.000 euros
en moyenne) sans intérêts et
sans garantie, sont utiles aux
entrepreneurs car ils facilitent
l’obtention d’un prêt bancaire
plus important.
Toucher un grand
nombre d’entreprises
En 2017, Initiative France
a octroyé pour 185 millions
d’euros de ces prêts. Bpifrance
peut garantir jusqu’à 70 % de
ces crédits dans le cadre du partenariat. Cet engagement est
très modeste à l’échelle de la
banque puisqu’elle a garanti
8,9 milliards d’euros de prêts
bancaires l’an dernier. En
revanche, il lui permet de toucher un grand nombre de TPE
sur tout le territoire.
L’an dernier Initiative France
a en effet soutenu et financé
la création ou la reprise de
quelque 16.500 sociétés. Les
entreprises ayant besoin d’un
financement après quelques
années de développement
représentent 7 % de cet ensemble. Initiative France est
cependant bien décidé à développer ce pan de son activité
et donc à profiter de l’extension
de la garantie officialisée avec
bpifrance mardi.
« La France est recordman
d’Europe des créations d’entreprises. En revanche, on a un déficit sur la croissance des très petites entreprises », a déclaré Louis
Schweitzer, son président. n
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE
RELATIF A LA MODIFICATION DU PLAN LOCAL
D’URBANISME (PLU) DE LA VILLE D’ARGENTEUIL
Par arrêté n° 2018/30 du 31 juillet 2018, le Président de l’Etablissement Public
Territorial (EPT) Boucle Nord de Seine a engagé la procédure de modification du
Plan Local d’Urbanisme de la Ville d’Argenteuil en vue de l’adaptation du rapport de
présentation, du règlement, du zonage et des pièces graphiques.
L’enquête publique aura lieu
du jeudi 27 septembre 2018 au samedi 27 octobre 2018 inclus,
soit durant 31 jours consécutifs.
Monsieur Jean-Paul SOARES, Technicien Principal, a été désigné en qualité de
Commissaire-Enquêteur.
Le Commissaire-Enquêteur se tiendra à la disposition du public, à l’Hôtel de
Ville d’Argenteuil, à la Direction de l’Urbanisme Opérationnel, pour recevoir ses
observations, aux dates suivantes :
- le jeudi
27 septembre 2018 de 14 h 00 à 17 h 00,
- le mardi
9 octobre
2018 de 9 h 00 à 12 h 00,
- le mercredi 17 octobre
2018 de 14 h 00 à 17 h 00,
- le samedi
27 octobre
2018 de 9 h 00 à 12 h 00,
Le dossier de modification du PLU comprenant le projet de modification, l’exposé
de ses motifs et le cas échéant les avis des personnes publiques associées, sera
consultable à la Mairie d’Argenteuil, à la Direction de l’Urbanisme opérationnel (service
Droit des Sols, rez-de-chaussée) aux jours et heures d’ouverture des services (Soit de
8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 du lundi au vendredi, sauf le jeudi à partir de 11h,
et de 8h30 à 12h le samedi)
Le même dossier sera consultable au siège de l’Etablissement public territorial
(EPT) Boucle Nord de Seine aux jours et heures habituels d’ouverture de
l’établissement.
Deux registres papier à feuillets non mobiles, cotés et paraphés par le
commissaire enquêteur seront mis à disposition, l’un à la mairie d’Argenteuil et
l’autre au siège de l’EPT pour récolter les observations du public sur le projet de
modification.
Un registre électronique est également mis en ligne pour recueillir les informations
du public.
Il sera accessible depuis l’adresse suivante :
https://www.registre-dematerialise.fr/910
Chacun pourra prendre connaissance du dossier et consigner ses observations
sur le registre d’enquête ou les adresser par écrit, à l’attention du CommissaireEnquêteur, aux adresses suivantes :
Etablissement Boucle Nord de Seine
Hôtel de Ville d’Argenteuil
1 bis rue de la Paix
Direction de l’Urbanisme opérationnel
12-14 boulevard Léon Feix
92230 GENEVILLIERS
BP 721 - 95 107 ARGENTEUIL CEDEX
Toute personne peut également, sur sa demande et à ses frais, obtenir
communication du dossier d’enquête publique dès la publication de l’arrêté
d’ouverture de l’enquête. Les demandes devront être adressées à la Mairie
d’Argenteuil, Direction de l’Urbanisme Opérationnel.
A l’expiration du délai d’enquête, le registre sera clos et signé par le CommissaireEnquêteur qui disposera d’un mois pour transmettre au Président de l’EPT Boucle
Nord de Seine le dossier avec son rapport et ses conclusions motivées.
A l'issue de l’enquête publique, le rapport et les conclusions du CommissaireEnquêteur seront consultables aux heures habituelles d’ouverture au public pendant
une durée d’un an en Préfectures des Hauts-de-Seine et du Val d’Oise, au siège
administratif de l’EPT situé 177, Avenue Gabriel Péri 92230 GENNEVILLIERS et à
la Mairie d’Argenteuil.
Le présent avis fera l’objet d’une mention dans deux journaux locaux d’annonces
légales, quinze jours au moins avant le début de l’enquête et rappelé dans les huit
premiers jours de l’enquête.
Le présent avis est affiché au siège de l’EPT Boucle Nord de Seine et en Mairie
d’Argenteuil et publié par tout autre procédé en usage à la ville d’Argenteuil.
EP18-430
enquête-publique@publilegal.fr
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
30 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
LES DIX ANS DE LA FAILLITE LEHMAN BROTHERS
Mercredi 12 septembre 2018
L’interminable combat de la réglem
Après la chute de Lehman Brothers, c’est une avalanche réglementaire
qui s’est abattue sur les banques. Mais ces textes ne résolvent pas tout, alors que s’installe
peu à peu la tentation de déréguler à nouveau.
Edouard Lederer
EdouardLederer
Comme un air de « plus jamais ça ».
Les 24 et 25 septembre 2009, les dirigeants et chefs d’Etat du G20 se
retrouvent à Pittsburgh, un an après
la chute de Lehman Brothers. Les
grands de ce monde donnent le
coup d’envoi à un serrage de vis historique pour les banques. Il s’agit à la
fois d’éviter une nouvelle crise, mais
aussi de répondre à la colère des opinions publiques, échaudées par des
sauvetages sur fonds publics de banques en difficulté. Avec une telle
impulsion, il ne faudra que quelques
mois aux gendarmes financiers de
la planète pour par venir à un
accord, dans le cadre du Comité de
Bâle, sorte d’ONU de la finance. Le
résultat ? Un nouvel ensemble de
règles baptisé « Bâle III » censé rendre l’édifice bancaire plus stable.
Pour s’y conformer, les grandes
banques vont plus que doubler le
montant de leurs fonds propres
« durs ». En France, ils vont ainsi
passer de 132 milliards d’euros en
2008 à 296 milliards d’euros en 2016,
selon la Fédération bancaire française. Les banques ont aussi dû se
soumettre à une batterie de bilans
de santé, les fameux « stress tests ».
Bien établis outre-Atlantique, ces
exercices ont connu quelques ratés
en Europe – le quitus donné à Dexia
en 2011 trois mois avant sa débâcle
est resté dans les mémoires – avant
de monter en puissance sous l’autorité d’une nouvelle « Autorité bancaire européenne » et de la BCE.
Dans le détail, les gendarmes bancaires se montrent plus exigeants –
en quantité comme en qualité – sur
les fonds propres que les banques
doivent placer en regard des prêts et
expositions présents à leur portefeuille. Un « ratio de levier » est
introduit, mais reste peu mordant :
296
MILLIARDS D’EUROS
C’est le montant des fonds
propres « durs » des grandes
banques françaises en 2016. Il
était de 132 milliards en 2009.
jugé fruste par les uns (les Européens), mais peu manipulable par
les autres (les Américains), ce ratio
rapporte le montant des actifs d’une
banque à la taille de son bilan. Ainsi,
c’est l’embonpoint du bilan qui est
visé, plus que sa composition… ce
qui n’a pas empêché le secteur de
grossir ces dix dernières années.
Depuis la crise, les banques doivent aussi être capables de vivre sur
leurs propres ressources pendant
un mois, et d’avoir une vision de la
situation à un an. En effet, certains
établissements pourtant bien capitalisés ont succombé à un brutal
manque de liquidités de court
terme, comme si le sol se dérobait
sous leurs pieds.
Le renforcement
des règles a poussé
une partie de l’activité
vers des acteurs
non bancaires,
dans certains cas
non régulés.
Simultanément, les autorités ont
tenté de dompter les banques « systémiques » dites « too big to fail ». Le
but ? Rendre leur éventuelle
défaillance aussi peu violente que
possible, afin que les Etats ne soient
plus obligés de voler à leur secours.
En cas de problème, ce sont ainsi les
actionnaires, puis les créanciers,
puis les gros déposants qui règlent la
note. Dans la zone euro, ces nouvelles règles sont mises en musique par
la BCE, qui a pris en charge en 2014 la
supervision directe des 130 principaux établissements européens,
sous la houlette de la française
Danièle Nouy.
Mais il ne suffit pas de cocher une
à une les cases de la réglementation
pour rendre la finance plus sûre.
Derrière cette belle harmonie entre
superviseurs, les rivalités entre
grandes puissances restent fortes.
Ainsi, les Etats-Unis accusent les
banques européennes de laxisme,
car elles s’appliquent leurs propres
méthodes de calcul (dite « interne »)
pour évaluer les risques présents au
bilan. A l’inverse, les banquiers
européens suspectent les Etats-Unis
de vouloir imposer leurs méthodes
de calcul dans le but de les affaiblir.
Durcir les règles serait en effet
moins « douloureux » outre-Atlantique, car l’économie américaine se
finance plus par les marchés que par
les banques. Surtout, avec l’arrivée
de Donald Trump à la Maison-Blanche, la tentation de dérégulation
menace. Déjà, la loi Dodd-Frank a
été rapiécée, une trentaine de banques de taille moyenne en étant à
présent exonérées.
Il faut dire que dix ans après la
crise, le traumatisme s’estompe et
que le consensus de 2009-2010 n’a
plus rien d’évident. Les futurs débats
ne manquent pas, qu’il s’agisse de
réguler la détention par les banques
de dette d’Etat – elle est curieusement jugée sans risques pour
l’heure –, d’y voir clair dans les nouveaux risques technologiques ou
encore de dompter le « shadow banking ». De fait, le renforcement des
règles a poussé une partie de l’activité vers des acteurs non bancaires,
dans certains cas non régulés. Le
périmètre de cette finance de
l’ombre comme ses connexions
avec les banques classiques reste
encore mal documenté. n
Les économistes face à la défaite des marchés
Jean-Marc Vittori
@jmvittori
L
a tempête financière de la fin de l’année
2008 ne s’est pas levée par hasard. Elle
est la conséquence directe de choix
politiques influencés par des raisonnements
économiques qui se sont révélés faux. Ces raisonnements ont-ils changé depuis ?
Il faut d’abord se rappeler que la crise était
incroyable. Pour certains financiers, une
panique comme celle enclenchée par la
faillite de la banque Lehman Brothers le
15 septembre 2008 ne pouvait tout simplement pas exister. Pour d’autres, c’était une
terrible malchance, car pareil événement
ne devait se produire qu’une fois tous les
30.000 ans. Alan Greenspan, qui avait régné
sur la finance mondiale pendant plus de
quinze ans en présidant la banque centrale
des Etats-Unis, s’était dit « choqué ».
La crise financière de 2008 relevait de
l’inconcevable parce qu’elle n’avait pas été
conçue. Pour être plus précis, l’hypothèse
d’une telle catastrophe avait été peu à peu
rejetée hors du champ des possibles par les
financiers et leurs régulateurs. Au début des
années 2000, l’audacieux qui osait évoquer
devant l’un d’entre eux l’éventualité d’un risque systémique se faisait renvoyer à ses livres
d’histoire. Cet aveuglement vient à la fois d’un
point technique précis et d’une vision beaucoup plus large.
Le point précis, c’est la répartition du risque. Les financiers travaillent avec l’hypothèse d’une répartition « normale » des risques. C’est la courbe en cloche dessinée au
XIXe siècle par le mathématicien allemand
Carl Friedrich Gauss : forte probabilité d’événements moyens, très faible probabilité d’événements extrêmes. Le problème, c’est que
cette hypothèse est fausse. Les risques extrêmes ne sont pas si rares. La faillite frôlée par le
fonds de placement LTCM en 1998, qui avait
semé la panique à Wall Street, l’avait montré.
L’effondrement du château de cartes des
« subprimes », qui n’aurait pas dû avoir lieu à
en croire les modèles, l’a confirmé.
La vision plus large, c’est la confiance aveugle dans le marché. « Des marchés libres et concurrentiels constituent de loin le meilleur
moyen d’organiser les économies », affirmait
par exemple Alan Greenspan avant la crise.
Vive la déréglementation ! Cette position
ANALYSE
idéologique largement partagée dans la communauté financière était étayée par de nombreux travaux académiques.
La science économique a été bâtie au
XIXe siècle en empruntant les outils de la physique. La notion d’équilibre y est centrale, et le
jeu du marché est censé forger cet équilibre. Des économistes ont certes admis qu’il
pouvait y avoir des déséquilibres persistants,
par exemple sur le marché du travail. Mais la
finance était considérée comme un marché
efficace. Même si les conditions posées par les
chercheurs pour que le marché marche
(transparence, infinité d’offreurs et de
demandeurs…) y sont rarement présentes.
La quintessence de leur démarche se
retrouve dans le modèle longtemps le plus
employé dans les banques centrales : DSGE.
GE pour équilibre général, D pour dynamique et S pour stochastique. Autrement dit,
comme les chocs ne peuvent pas venir de
l’intérieur du modèle, il faut les faire venir de
l’extérieur, de manière aléatoire !
« Pourquoi personne n’a prévenu ? » avait
demandé la reine d’Angleterre après le choc
engendré par la faillite de la banque Lehman
Brothers. Elle exagérait. Des économistes
réputés comme Raghuram Rajan ou Robert
Shiller avaient tiré la sonnette d’alarme.
D’autres comme Jean Tirole et Bengt Holmström avaient travaillé sur le risque de liquidité
des banques. Des travaux restés isolés.
Avec la crise, les économistes ont redécouvert les anciens : Keynes et les « esprits animaux », Irving Fisher et la spirale dette-déflation, Hyman Minsky et le paradoxe de la
tranquillité (quand ça va bien longtemps sur
les marchés financiers, c’est que la prochaine
crise gonfle). L’histoire économique a le vent
en poupe. L’économie comportementale, qui
explique par exemple les mouvements moutonniers, est désormais en pleine lumière –
l’une de ses stars, Richard Thaler, a été distingué par le Nobel d’économie en 2017. Et dans
les salles de marché, les mathématiciens ont
bricolé les modèles d’évaluation des risques
pour que l’extrême y soit moins exceptionnel.
Mais une vraie analyse économique des marchés financiers est aujourd’hui seulement à
l’état d’ambition. n
FINANCE & MARCHES // 31
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
La bataille de la régulation 3/5
Mercredi 12 septembre 2018
entation
INTERVIEW // DANIÈLE NOUY Présidente du conseil
de surveillance prudentielle de la BCE
« On a un peu oublié la gravité
de la crise et ses conséquences »
Propos recueillis par
Pauline Houédé
@Pauline_H
et Edouard Lederer
@EdouardLederer
Dix ans après la faillite de Lehman,
Danièle Nouy, présidente du conseil
de surveillance prudentielle de la
BCE, met en garde contre le risque
de « fatigue réglementaire ». Elle juge
toutefois le système financier mieux
armé pour affronter la prochaine
crise, et appelle à la constitution de
quelques grands champions européens.
Dix ans après la chute de Lehman
Brothers, comment résumeriezvous ce qui s’est produit ?
Nous avons payé au prix fort un
manque de rigueur dans la réglementation et la supervision avant la
crise. De plus, à l’époque, les autorités anticipaient plutôt des crises
individuelles, banque par banque,
mais n’étaient pas forcément préparées à une crise globale qui s’étendrait à un grand nombre d’établissements dans un grand nombre de
pays. Le prix payé a été toutefois
moins élevé en France, car nous avions connu une crise antérieure,
dans les années 90, et la supervision
était devenue très intrusive pour les
banques et très attentive à leur appétit au risque. Je remarque que les
banques françaises présentaient
avant la crise des bilans et des fonds
propres de meilleure qualité, par
comparaison à d’autres pays.
Danièle Nouy,
présidente
du conseil
de surveillance
prudentielle
de la BCE.
Photo Martin Leissl
Bloomberg
Les Etats-Unis portent-ils la
responsabilité de la crise financière ?
Concrètement, la crise est partie des
Etats-Unis, où des crédits hypothécaires ont été accordés de façon
laxiste, puis titrisés, pour être cédés
à des investisseurs, mais dans le
fond, l’Europe n’aurait pas été
autant touchée si ses banques
n’avaient pas acheté ces produits
avec, parfois, une certaine frénésie.
Nous ne sommes pas directement
responsables de la crise, mais nous
ne pouvons pas blâmer seulement
les Etats-Unis. Par la suite, la crise y a
été traitée plus rapidement qu’en
Europe, de façon « chirurgicale », en
fermant les banques en difficulté ou
en accompagnant la restructuration du secteur. Notre approche a été
plus « médicale » en Europe, au
point que nous sommes encore, dix
ans plus tard, à la fin de la phase de
« transition » pour l’application des
nouvelles réglementations, notamment en ce qui concerne le renforcement des fonds propres.
Peut-on dire que la finance est
plus sûre aujourd’hui ?
Quand il y aura une nouvelle crise
– et il y en aura une – le système sera
en effet mieux préparé à y faire face.
Tout le travail mené depuis dix ans
vise à rendre cette nouvelle crise
moins probable, et aussi peu violente que possible. Il vise aussi à mettre en place les outils nécessaires
pour traiter les difficultés auxquelles nous serons confrontés de façon
ordonnée, afin d’en réduire l’impact
sur les autres acteurs financiers et
sur l’économie. C’est ainsi que les
banques sont désormais mieux
capitalisées, que les règles de liquidité ont été renforcées et que les nouvelles titrisations sont beaucoup
plus raisonnables. Nous avons pu
obtenir un renforcement des règles,
au travers des accords de Bâle 3,
ainsi que de nouvelles normes
comptables, que nous, superviseurs, demandions depuis très longtemps. Enfin, nous avons créé une
supervision bancaire européenne,
plus indépendante, qui réduit les
biais nationaux.
En a-t-on fini avec les banques
« trop grandes pour faire
faillite » ?
La mise en place de « plans de rétablissement préventif », fournis par
les banques et de « plans de résolution », préparés par les autorités de
résolution, ou encore la définition
d’exigences réglementaires supplémentaires pour les « banques systémiques » contribuent à traiter ce
Dix ans après, les bonus divisent toujours
Quand éclate la faillite de Lehman
Brothers, les politiques sont
unanimes des deux côtés de
l’Atlantique : il faut réguler
les rémunérations variables,
voire les supprimer.
Dix ans après, le bilan est mitigé.
Anne Drif
@ANNDRIF
« Ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas “à tous les
coups on gagne” ! » Ce 25 août 2009, le président Nicolas Sarkozy menace les patrons des
grands groupes bancaires français : « Les
banques qui ne joueront pas le jeu seront sanctionnées ! » De Michel Pébereau à Georges
Pauget, en passant par Frédéric Oudéa, tous
ceux dont les groupes ont bénéficié des aides
d’Etat renoncent à leur bonus. BNP Paribas,
qui vient de choquer l’opinion en promettant
1 milliard d’euros de rémunération variable à
ses traders, se presse d’en effacer la moitié.
Alors que s’abat la plus grosse crise financière de l’après-guerre, les bonus font scandale. Partie des Etats-Unis, la vindicte se propage partout. Outre-Atlantique, le secteur a
reçu 175 milliards de dollars d’aide publique,
ce qui n’empêche pas les banques de verser
32,6 milliards en variable indexé sur la performance à leurs salariés… Des sommes
« honteuses », vilipende Barack Obama, qui
veut limiter à 500.000 dollars le salaire des
patrons soutenus par le contribuable. Lloyd
Blankfein, le tout-puissant patron de Goldman Sachs, a déjà abandonné sa rémunération variable, après 68 millions de dollars versés en 2007. A la tête du géant tentaculaire
Citigroup, Vikram Pandit réduit sa rémunération à 1 dollar en 2010.
Variables différés
et clauses de malus
Qu’en reste-t-il dix ans plus tard ? A Wall
Street, les bonus flambent à leurs sommets
d’avant-crise : 177.000 traders se sont partagé
31,4 milliards de dollars en 2017. Les salaires
des grands patrons sont repartis à la hausse :
+9 % pour Lloyd Blankfein (dont 22 millions
de dollars de bonus), +5,3 % pour Jamie
Dimon chez JP Morgan (dont 28 millions de
bonus), +20 % pour James Gorman à la tête
de Morgan Stanley (dont plus de 25 millions
de bonus). Les dernières tentatives des régu-
lateurs de légiférer sont restées lettre morte.
Sur le Vieux Continent, en revanche, c’est une
autre histoire. Le nombre de banquiers qui
touchent plus d’un million de bonus annuel a
progressé – ils sont 4.597, soit un millier de
plus recensés entre 2010 et 2016. En France,
ils sont une centaine, un plus haut en quatre
ans. Mais on ne parle plus des mêmes bonus.
Dès la fin 2009, la France a imposé des variables différés avec des clauses de malus. La
part versée en titres, plutôt qu’en cash, a crû,
et les bonus garantis ont été prohibés. Nicolas Sarkozy rêvait même de faire adopter par
le G20 « une taxe assise sur les bonus » pour
garantir les dépôts.
Dans le sillage de la France, Bruxelles a fait
plier la City : la Commission européenne
impose dans l’Union l’étalement du paiement des bonus sur cinq ans. Puis les scandales de manipulation des taux l’incitent à sortir l’arme ultime : elle limite le montant des
bonus au niveau du salaire fixe. Déboutée de
son action en justice contre Bruxelles, Londres voit avec le Brexit l’occasion de retrouver
son attractivité auprès de ses 3.000 banquiers « millionnaires » (75 % de ceux
actifs en Europe). n
problème. En Europe, toutefois, la
taille des banques depuis dix ans n’a
pas tellement augmenté, à l’inverse
de ce qui s’est produit aux EtatsUnis, où la crise a débouché sur des
fusions rapides. De plus, dans le
cadre de l’union bancaire, la taille
des établissements de crédit doit
désormais être appréciée à l’échelle
des dix-neuf pays de la zone euro, et
non plus d’un seul pays. J’ajoute que
nous avons besoin de quelques
« champions européens », qui
soient des acteurs globaux, capables
de servir les besoins des grandes
entreprises européennes et de concurrencer avec succès les autres
acteurs financiers au niveau mondial. Une telle consolidation contribuerait aussi à traiter le problème de
profitabilité des banques européennes. Un certain nombre d’entre elles
ne gagnent pas le coût de leur capital. Cette situation n’est pas tenable
sur la durée.
« Quand il y aura
une nouvelle crise
– et il y en aura une –
le système sera mieux
préparé à y faire
face. »
Quelles sont aujourd’hui les
priorités du superviseur ?
D’abord, la rentabilité des banques
en Europe. Les banques doivent
pouvoir dégager suffisamment de
bénéfices pour générer du capital en
interne ou pour aller chercher ce
capital sur le marché quand elles en
ont besoin, ce qui implique d’être
capable de payer un dividende convenable aux investisseurs. Ensuite,
l’harmonisation de la réglementation est aussi très importante. Le
cadre législatif reste très fragmenté
en Europe. Le résultat, c’est que le
mécanisme de surveillance unique
(MSU) supervise les banques de la
zone euro avec 19 cadres juridiques
différents. C’est comme si l’Autorité
de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) supervisait les banques
françaises avec des règles différentes pour celles qui sont en Bretagne
et celles qui sont en Normandie !
Enfin, il reste la question des créances douteuses. Les bilans des banques comptent aujourd’hui
680 milliards d’euros de prêts non
performants, contre à peu près
1.000 milliards quand le MSU a commencé son activité en 2014.
Existe-t-il un risque
de « fatigue réglementaire » ?
Malheureusement, oui ! A mon
sens, cette fatigue vient notamment
du temps assez long que l’on a donné
aux banques pour mettre en œuvre
complètement la réglementation
que l’on a commencé à dessiner il y a
dix ans. On a décidé, après la crise, et
pour de bonnes raisons, d’être plus
rigoureux. Ce n’est pas parce que dix
ans ont passé et que l’on a un peu
oublié la gravité de la crise et de ses
conséquences, que l’on peut finalement écouter les sirènes de la déréglementation. Les réformes ont été
rigoureuses, mais elles étaient
nécessaires. Il faut maintenant
appliquer complètement ces nouvelles réglementations, avant d’envisager le cas échéant de les changer.
L’Europe a par ailleurs tendance à
croire qu’elle est financièrement
extrêmement vertueuse et que les
autres législateurs sont moins
rigoureux. Permettez-moi de vous
rappeler que lorsque le Comité de
Bâle a procédé à l’évaluation de
l’application des textes bâlois en
2014-2015, une seule région du
monde a été jugée « non conforme
de façon significative », et c’était
l’Europe !
Entretien accordé le 3 septembre 2018
La grande
mutation
des banques
centrales
La politique monétaire
traditionnelle est morte
avec la crise. Nouveaux
outils, nouveau rôle,
les banques centrales
ont tout réinventé
pour soutenir des
économies dévastées.
Isabelle Couet
@icouet
La crise financière de 2007-2008
a sonné le glas de la « grande
modération ». Les grandes banques centrales, qui se faisaient
fort d’avoir réussi à maîtriser
l’inflation, ont dû se réinventer
complètement. Avec un objectif :
lutter cette fois contre la menace
de déflation. Un véritable saut
dans l’inconnu.
Jusqu’à l’éclatement de la bulle
des « subprimes », puis la faillite
de Lehman Brothers, la politique
monétaire était une matière
considérée comme hermétique.
Le travail des banques centrales,
qui consistait à prêter des liquidités aux établissements financiers
via des enchères à un taux fixe,
restait largement ignoré. Du
jour au lendemain, ces institutions non démocratiques ont
joué un rôle tout aussi important
que des gouvernements. Et ce,
alors même qu’elles ne considéraient pas la stabilité financière
comme partie intégrante de
leurs missions.
Tout bascule lorsque le marché interbancaire se grippe. Ce
marché est le poumon du système financier, c’est à travers lui
que les banques se prêtent les
unes aux autres. Le géant Lehman Brothers est asphyxié. Les
banques centrales doivent monter en première ligne, abaisser
leur taux à 0 % et devenir des prêteurs en dernier ressort. L’ère de
la politique monétaire dite « non
conventionnelle » commence.
Les opérations de refinancement
deviennent des injections de
liquidités en quantité astronomique, sur des maturités longues,
et à des taux déterminés par les
emprunteurs eux-mêmes.
Discours ambigus
et annonces surprises
Alors que le crédit se raréfie, certaines banques centrales testent
alors les taux négatifs. Tous les
grands instituts d’émission décident surtout d’augmenter massivement leur bilan en achetant
des actifs financiers, notamment
de la dette. La Réserve fédérale
américaine, la Banque d'Angleterre et, finalement, la Banque
centrale européenne (BCE) cherchent à faire remonter le prix des
actifs pour stimuler l’inflation et
la croissance. C’est aussi le temps
où les banques centrales rompent avec les discours ambigus et
les annonces surprises. Désormais, elles deviennent prévisibles. Une des clefs pour maintenir le calme sur les marchés.
Modifier sa façon de faire ne
se fait pas sans un changement
de culture. L’exemple de la BCE
est éloquent. La crise financière,
qui finit par menacer l’existence
même de l’euro, pousse l’institution de Francfort aux frontières
du politique. Elle doit donc aussi
rendre des comptes aux citoyens.
Mario Draghi, son président,
accepte d’être auditionné devant
les députés et améliore la transparence. Le défi, désormais, est
de réapprendre la normalité.
Les banques centrales doivent
revenir à un fonctionnement
d’avant-crise. Un exercice aussi
long que difficile. En même
temps, elles doivent poursuivre
la mission de stabilité financière
que cette période tumultueuse
leur a imposée. n
32 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
Les lancements d’iPhone
ne font plus recette en Bourse
tout comme l’iPhone 6 en 2014
(+3,61 %). En 2017, les iPhone 8 et X
ne font plus effet (–0,86 %). Au total,
les keynotes d’Apple n’ont donné
lieu qu’à quatre hausses de l’action.
Le bilan est un peu meilleur pour la
tablette iPad, avec quatre progressions, dont un gain de 4,25 % pour
l’iPad Air en 2013, contre +1,54 %
pour Wall Street.
Le lancement d’un nouvel appareil n’est donc pas synonyme de
hausse immédiate en Bourse. Y
aurait-il une banalisation des produits Apple ? « Son parcours en
Bourse doit surtout au succès commercial de ses produits », estime
Laura d’Amato, qui doit sans doute
plus au design qu’à l’innovation. De
fait, les investisseurs sont plus sensibles aux annonces des trimestriels d’Apple, lorsque sont dévoilés
les chiffres de vente d’appareils.
C’est d’ailleurs au lendemain des
résultats du deuxième trimestre – le
1er août – qu’Apple avait franchi la
barre des 1.000 milliards de dollars
de capitalisation.
BOURSE
Apple va présenter
son nouvel iPhone
ce mercredi.
Un moment important
pour les fans
de la marque…
un peu moins
pour les investisseurs.
Pierrick Fay
@pierrickfay
Ce mercredi, Apple va présenter son nouvel iPhone. Un événement pour les fans de la marque à la
pomme. Et pour les actionnaires ?
C’est la question que s’est posée
Laura d’Amato pour le compte de la
société IG Index. « Dans quelle
mesure l’effervescence autour d’un
lancement de produit – bénéficiant
d’une très grande attente de la part
d’une communauté – peut affecter les
performances d’une entreprise sur
les marchés financiers », s’interroge
l’auteur de l’étude, baptisée « Lancements légendaires ».
Ovation boursière
pour l’iPhone de 2007
Parmi ces produits, 13 déclinaisons
de l’iPhone et 7 déclinaisons de la
tablette iPad. Concernant le smartphone, l’accueil a été particulièrement fort lors du lancement du premier iPhone en 2007. L’action a
gagné 10,46 % sur une période de
sept jours (trois jours avant et après
l’annonce du produit le 9 janvier
2007). Une performance d’autant
plus remarquable que dans le
même temps l’indice S&P 500 n’a
gagné que 0,87 %.
Mais surprise, un an et demi plus
tard, l’iPhone 3G fait un flop en
Bourse, puisque l’action chute de
6,44 %, sous-performant le
S&P 500 (–2,71 %). L’iPhone 4 ne fait
pas beaucoup mieux en juin 2010
avec une baisse de 5,09 %, alors que
l’iPhone 5 profite d’un regain d’intérêt des marchés en 2012 (+2,84 %),
LA SÉANCE DU 11 SEPTEMBRE 2018
La Bourse de
Paris poursuit
sur sa lancée
Troisième séance de hausse
•d’affilée
pour la Bourse de Paris,
qui a terminé mardi en progression de 0,27 %. Mais les hausses
restent minimalistes avec un
gain de seulement 0,76 % en
trois séances. L’indice CAC 40 a
clôturé à 5.283,79 points dans
des volumes de transactions
toujours réduits de 3,2 milliards
d’euros. Sur les autres places
européennes, Londres a cédé
0,08 % et Francfort 0,13 %. Les
marchés restent fébriles face
aux tensions commerciales
entre les Etats-Unis et la Chine.
Sur le CAC 40, les valeurs
cycliques ont été bien orientées.
Schneider a pris 2,53 %, Airbus 1,87 % et Safran 1,56 %. Par
ailleurs, Total (+2,12 %) et
TechnipFMC (+2,02 %) ont
Samsung
rival d’Apple
En 2007, la présentation par Steve Jobs du premier iPhone avait
fait flamber le cours de l’action Apple. Photo AFP
L’effet Switch de l’action Nintendo
Les lancements de nouvelles consoles Nintendo restent un
temps fort pour les investisseurs, avec des écarts importants
en Bourse. En 2000, l’annonce de la Gamecube avait coïncidé
avec une chute de 10,13 % de l’action (+6,87 % pour le Nikkei).
En revanche, le marché avait salué les promesses de la console portable innovante du japonais, la 3DS en 2010 (+17 %
contre +1,38 % pour le Nikkei) et surtout celles de la Switch
(+32,48 %), en mars 2015, après l’échec commercial de la
Wii U. Depuis cette date, l’action Nintendo a bondi de 178 %,
portée par une console vendue à près de 20 millions d’exemplaires en un peu plus de trois ans. En revanche, les consoles
de Microsoft et Sony n’ont que rarement eu d’impact sur les
cours lors de leur présentation, même si celle de la Xbox en
juillet 2001 s’était soldée par une chute de 6,04 % de l’action
Microsoft en sept jours (–2 % pour le S & P 500), le groupe
ayant mis longtemps à rentabiliser sa console.
Qu’en est-il des produits phares des
autres géants de l’électronique ?
Pour Samsung, c’est le Galaxy S5
qui a suscité le plus de réactions en
Bourse (+3,95 % en février 2014,
contre un gain de 1,83 % pour
l’indice Kospi), les autres annonces
étant passées plutôt inaperçues.
Cela correspond selon Laura
d’Amato au moment où le coréen
s’est clairement « positionné en tant
que rival direct d’Apple ». Mais l’effet
n’a pas duré. Chez Microsoft, les
annonces de tablettes Surface ont
été suivies par des hausses dans
sept cas sur neuf. L’action a notamment bondi de 5,60 % en octobre 2015 lors du lancement de la
Surface pro 4, à un moment où
Apple ne semblait plus vraiment
croire en l’avenir de sa tablette.
Mais Samsung et Microsoft sont
des groupes très diversifiés, moins
dépendants qu’Apple du succès
d’un nouveau téléphone ou d’une
nouvelle tablette. n
profité du rebond du baril de
pétrole, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’ouverture de la saison des ouragans
dans le Golfe du Mexique.
Total a aussi profité d’une
recommandation favorable de
Berenberg.
En revanche, le secteur automobile reste sous pression, en
raison des tensions commerciales entre l’Europe et les EtatsUnis. Valeo a chuté de 4,88 % et
Renault de 2,46 %. ArcelorMittal a perdu aussi 1,98 %,
pénalisé par le relèvement de
son offre sur Essar Steel India.
Hors CAC 40, U b i s o f t a
bondi de 4,25 %. L’éditeur de
jeux vidéo aurait bénéficié,
selon des traders, d’une recommandation favorable de JP
Morgan. De son côté Groupe
ADP a pris 0,05 %. Morgan
Stanley a entamé son suivi avec
un conseil de « pondération en
ligne ». Enfin GTT a pris 6,78 %
après l’annonce de plusieurs
contrats.
L’OPÉRATION DU JOUR
AXA finalise l’acquisition
du groupe XL
L’assureur français AXA a
•annoncé,
lundi, avoir obtenu les
autorisations réglementaires
nécessaires à l’acquisition du
Groupe XL pour 12,4 milliards
d’euros. La finalisation de l’opération est prévue pour ce mercredi 12 septembre. L’acquisition, annoncée en mars dernier,
d’un groupe d’assurances et de
réassurance basé aux Bermudes va donner une nouvelle
ampleur à AXA. Elle fera de lui
le numéro un mondial de l’assurance-dommages des entreprises, « de la petite PME à la multinationale ». AXA et XL Group
DÉCOUVREZ LA BASE DES DEALS
DE CAPITAL FINANCE
totalisent plus de 30 milliards
d’euros de chiffre d’affaires sur
le marché de l’assurance des
entreprises, sur la base des
chiffres 2016. Il s’agit de la plus
importante acquisition d’AXA
en douze ans depuis celle de la
compagnie suisse Winterthur il
y a douze ans (pour 8,9 milliards
d’euros). Pour le Français, cette
opération signe aussi son grand
retour dans la réassurance, un
domaine que l’assureur avait
quitté il y a dix ans. Cette activité
représente un tiers des 15 milliards de dollars des primes brutes émises par XL Group.
en bref
Une fusion séduirait de plus en plus
Deutsche Bank et Commerzbank
BANQUE Les dirigeants de Deutsche Bank et de Commerzbank
sont de plus en plus ouverts à l’idée d’une fusion, rapporte
mardi le magazine « Der Spiegel ». Le président du directoire de
Commerzbank, Martin Zielke, « le ferait plutôt aujourd’hui que
demain » mais son homologue de Deutsche Bank, Christian
Sewing, dit en interne qu’une éventuelle fusion n’est pas envisagée pour les dix-huit prochains mois, a déclaré une source citée
par l’hebdomadaire. Le ministre allemand des Finances, Olaf
Scholz, est lui aussi prêt à envisager un rapprochement entre les
deux premières banques allemandes. A la Bourse de Francfort,
les actions de Deutsche Bank et de Commerzbank ont respectivement gagné 0,46 % et 2,34 %.
Mark Carney restera gouverneur de
la Banque d’Angleterre jusqu’en 2020
BA N Q U E C E N T R A L E L e
Toutes les opérations de capital-investissement
et de fusions-acquisitions depuis 2003
AFP
capitalfinance.lesechos.fr/base-des-deals
Canadien Mark Carney
(photo) restera gouverneur
de la Banque d’Angleterre
j u s q u’e n j a nv i e r 2 0 2 0 , a
annoncé le ministre des
Finances britannique.
L’homme fort de l’institut
monétaire devait normalement quitter ses fonctions en
juin 2019. Son maintien à ce
poste clef pour l’économie
britannique est un gage de
stabilité alors que le Royaume-Uni doit quitter l’Union
européenne le 29 mars prochain. Mark Carney a été très
critiqué par les « brexiters ».
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
euronext
séAncE du 11 - 09 - 2018
CaC 40 : 5283,79 (0,27 %) neXt 20 : 12193,92 (0,32 %)
CaC larGe 60 : 5891,5 (0,28 %)
CaC all-tradaBle : 4176,58 (0,23 %)
Date De ProroGation : 25 sePtemBre
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
17/05/18 0,09
a
31/05/18 1,7
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/18 3,02
a
fr0000120503
02/05/18 1,7
caP-Gemini (cap) R
a
fr0000125338
carreFour (ca) R
04/06/18 1,7
a
fr0000120172
21/06/18 0,46
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
22/05/18 0,63
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
04/05/18 1,9
a
fr0010208488
11/10/17 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
26/04/18 1,53
Hermes intl (rms) R
a
fr0000052292
KerinG (Ker) R
07/06/18 7,6
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
14/05/18 4
a
fr0000121014
leGranD (lr) R
17/04/18 3,4
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
01/06/18 1,26
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
22/05/18 3,55
ouv
vol.
nb titres
42,27
1023869
290.205.703
105,8
669427
428.275.106
105,44
1071759
776.295.452
24,255
7769033
1.021.903.623
100
232734
106.884.219
21,93
5885778
2.423.390.176
50,88
3365232
1.249.798.561
35,99
714490
366.377.026
106,2
395560
168.817.033
16,2
4476245
789.252.839
12,244
5570836
2.866.437.156
65,39
2166415
685.055.200
12,495
3939085
2.435.285.011
120,85
509220
219.137.552
537
66662
105.569.412
451,3
302741
126.279.322
286,7
512613
505.028.689
62,26
547636
266.805.751
200,4
545962
560.082.187
100,6
653466
178.978.841
clot
+ haut
+ bas
42
42,37
41,79
105,6
105,85
104,85
106,76
106,82
104,2
24,525
24,565
24,1
101
101,25
99,52
21,85
21,985
21,59
50,63
51,05
50,24
36,02
36,11
35,72
107
107
105,9
15,975
16,35
15,91
12,154
12,26
12,076
64,83
65,54
64,65
12,47
12,53
12,325
120,4
120,9
119,9
533,8
539,2
530,6
440,2
453,3
440,2
283,95
287,1
281,15
62,34
62,52
61,84
202,1
202,6
199,9
99,32
100,6
98,48
% Veil % an
bpa
% mois + haut an per
% 52 s. + bas an rDt
- 0,57 - 2,33
- 3,09 48,95
+ 3,65
41,3
2,5
+ 0,52
- 0,75 113,3
+ 9,9
97,12
2,51
+ 1,87 + 28,63
3,4
- 0,71
111,16
31,45
+ 50,75
81,33
1,41
- 1,98 - 9,55
- 8,08
30,765
+ 7,52
24,05
+ 1,57 - 16,77
+ 3,59 130,55
- 21,43
96,7
1,68
- 0,59 - 11,66
- 0,05
27,69
- 10,27
20,495 5,77
+ 0,04 - 18,67
- 3,67
68,66
- 21,26
50,06
5,97
+ 0,11 - 16,83
- 3,07
45,98
- 7,27
35
4,72
+ 0,94 + 8,2
- 2,77 119,8
+ 10,88
97,38
1,59
- 1,08 - 11,45
+ 3,47
19,73
- 5,97
12,955 2,88
- 0,26 - 11,93
- 0,17
15,54
- 19,11
11,105
5,18
- 0,69 - 7,32
- 3,98
71,78
- 5,22
62,24
2,93
- 0,2
- 13,01
1,21
- 4,66
14,815 10,34
- 16,45
12,165
2,81
- 0,17 + 4,74
- 2,43 127,6
+ 9,65 105,35
1,27
- 0,04 + 19,62
- 2,23 614,6
+ 21,03 417,9
1,42
- 1,85 + 20,5
- 5,25 522,4
+ 44,71 338,263 0,91
- 0,3 + 15,71
- 3,92 313,7
+ 26,03 232,5
1,2
+ 0,55 - 2,88
- 0,29
67,44
+ 5,43
60,42
2,02
+ 1
+ 9,27
- 1,65 214,9
+ 11,84 170,3
1,76
- 0,66 - 16,92
-10,6
130,85
- 15,94
98,48
3,57
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
oranGe (ora) R
a
fr0000133308
05/06/18 0,4
PernoD-ricarD (ri) R
a
fr0000120693
PeuGeot (uG) R
04/07/18 1,01
a
fr0000121501
02/05/18 0,53
PuBlicis GrouPe (pub) R
a
fr0000130577
renault (rno) R
fr0000131906
saFran (saf) R
06/06/18 2
a
21/06/18 3,55
a
fr0000073272
29/05/18 1,6
saint-GoBain (sGo) R
a
fr0000125007
sanoFi (san) R
11/06/18 1,3
a
fr0000120578
11/05/18 3,03
scHneiDer electric (su) R a
fr0000121972
02/05/18 2,2
société Générale (Gle) R a
fr0000130809
soDeXo (sW) R
30/05/18 2,2
a
fr0000121220
solVaY (solb)
01/02/18 2,75
a
be0003470755
16/01/18 1,55
stmicroeletronics (stm) R a
nl0000226223
18/06/18 0,05
tecHniPFmc (fti) R
a
Gb00bDsfG982
total (fp) R
20/08/18 0,13
a
fr0000120271
11/06/18 0,62
uniBail-r/WFD (urW)
a
fr0013326246
Valeo (fr)
a
DiV 3 06/06/16
fr0013176526
04/06/18 1,25
Veolia enV. (vie) R
a
fr0000124141
Vinci (DG) R
14/05/18 0,84
a
fr0000125486
ViVenDi (viv) R
24/04/18 1,76
a
fr0000127771
20/04/18 0,45
ouv
vol.
nb titres
13,68
3946388
2.660.056.599
134,25
349031
265.421.592
23,48
2070035
904.828.213
52,08
488471
235.249.801
72,38
1334399
295.722.284
116,2
837441
443.680.643
35,75
2011194
552.615.876
73,59
1784840
1.251.544.134
66,5
2128673
578.956.262
35,735
3043812
807.917.739
87,5
284582
150.830.449
111,1
182139
105.876.416
16,315
3698702
911.141.920
24,8
1055409
453.627.963
52,4
5730992
2.664.312.938
171,48
290071
138.282.967
37,11
2303529
240.253.100
17,745
2393381
563.364.823
81,02
755647
596.909.204
21,91
1946752
1.305.230.587
srD
clot
+ haut
+ bas
13,69
13,72
13,555
134,3
135,2
134,05
23
23,48
22,88
51,78
52,2
51,52
70,18
72,38
69,75
117,5
117,8
115,05
35,795
35,805
35,44
73,27
73,59
72,95
67,26
67,38
66,06
35,56
35,815
35,16
87,62
88,16
87,16
110,3
111,1
109,5
15,865
16,315
15,745
25,29
25,29
24,58
52,98
52,98
51,98
171,2
171,48
169,16
35,29
37,14
35,06
17,925
17,96
17,725
80,96
81,26
80,46
21,87
21,95
21,7
% Veil % an
bpa
% mois + haut an per
% 52 s. + bas an rDt
+ 0,07 - 5,42
- 3,79
15,235
- 1,86
13,315
2,19
+ 1,78
- 3,21 147,75
+ 15,08 120,05
0,75
- 0,95 + 35,65
- 7,82
25,29
+ 27,25
16,455
2,3
- 0,23 - 8,6
- 5,92
63,18
- 7,35
50,86
3,86
- 2,46 - 16,36
- 3,7
100,8
- 9,09
69,75
5,06
+ 1,56 + 36,77
+10,02 119,35
+ 41,43
81,04
1,36
+ 0,56 - 22,15
- 1,92
48,6
- 25,22
35,145
3,63
- 0,3
+ 1,98
- 0,6
76,17
- 9,99
62,88
4,14
+ 2,53 - 5,08
- 1,06
78,56
- 5,65
64,02
3,27
- 0,18 - 17,4
- 1,84
47,505
- 24,88
34,815
6,19
+ 0,14 - 21,8
- 7,12
113,05
- 14,27
76
3,14
- 0,72 - 4,83
7,98
- 3,79 120,65
13,82
- 12,29 105,15
- 2,07 - 12,85
0,23
-12,01
22,97
69,81
+ 0,57
15,745 0,33
+ 2,02 - 2,17
- 4,17
29,17
+ 17,33
22,9
+ 2,12 + 15,06
- 1,8
56,27
+ 19,41
43,09
1,17
- 0,23 - 11,04
- 7,41 195,5
169,16
- 4,88 - 43,33
-15,03
66,48
- 40,54
35,06
3,54
+ 1,13 - 15,75
- 2,21
22,29
- 10,38
17,62
4,69
+ 0,07 - 4,92
- 2,65
88,8
+ 0,87
77,56
2,17
+ 0,14 - 2,45
+ 0,37
24,87
+ 7,1
20,26
2,06
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
B 4,24
4,256
18560
4,278
40.789.901
4,218
B 7,01
7
27146
7,04
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
6,98
aBiVaX (abvX) g
B 7,4
7,37
33795
7,54
fr0012333284
9.904.229
7,27
acantHe DeV. (acan) g
c 0,602
0,614
8544
0,614
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,602
actia GrouP (ati) g
c 7,57
7,72
9040
7,72
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
7,57
aDocia (aDoc) g
B 16,78
16,4
13869
16,78
fr0011184241
6.916.753
16,26
aéroPorts De Paris (aDp) G
a 191,2
190,4
42563
191,5
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
188,9
air France-Klm (af) G
a 8,376
8,338
2074770
8,448
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,252
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 64,9
64,6
11627
65
fr0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
64,5
aKWel (aKW) g
B 19,46
19,5
13793
19,6
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
19,34
alD (alD)
a 16,04
16,2
152199
16,23
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
15,93
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 28,25
28,3
2451
28,6
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
28,2
alstom (alo) LR
a 38,94
39,36
811168
39,56
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.304.187
38,9
altarea (alta) g
a 197,4
195
2235
198
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
195
alten (ate) G
a 88,9
88
57594
89,05
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
87,55
altran tecHnoloGies (alt) G a 7,865
7,67
1682888
7,98
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
7,62
amPlituDe surG. (ampli) g
3,14
3,18
18324
3,23
fr0012789667
46.929.852
3,13
amunDi (amun) G
a 63,32
63,34
eX-Ds 15/03/17
155148
63,34
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
62,82
aPril GrouP (apr)
B 13,3
13,35
2976
13,5
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
13,15
arcHos (JXr) g
c 0,66
0,658
136875
0,672
fr0000182479
42.561.334
0,657
arKema (aKe) L
a 104,95
104,25
141818
104,95
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
103,25
artPrice.com (prc) g
c 13,7
13,6
6762
13,86
fr0000074783
6.651.515
13,58
assYstem (asY) g
B 26,2
27,45
oPa 24/11/17
6814
27,45
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
26,2
atari (ata)
c 0,42
0,414
1465844
0,424
fr0010478248
255.105.360
0,403
auBaY (aub) g
c 40,6
40,85
3538
41
fr0000063737
21/05/18 0,24 13.136.796
40,6
aurea (aure)
c 7,7
7,8
1780
7,8
fr0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
7,7
aVenir telecom (avt) g
c 0,183
0,175
676470
0,183
fr0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,172
aXWaY soFtWare (aXW) g
B 18,18
18
2245
18,18
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
17,8
Bénéteau (ben)
a 13,3
13,2
97639
13,36
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
13,14
Bic (bb) G
a 76,1
76,05
110645
76,25
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
75,6
BiGBen int. (biG) g
c 9,6
9,93
17778
9,94
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.204.544
9,6
BiomérieuX (bim)
a 75,7
75,5
97054
76
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
74,4
Boiron (boi) g
a 59
59,2
7329
59,2
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
58,1
Bolloré (bol) G
a 3,746
3,676
1298567
3,746
fr0000039299
07/09/18 0,02 2.927.197.152
3,662
BonDuelle (bon) g
B 28,65
28,1
11574
28,65
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
28,1
Bureau Veritas (bvi) L
a 22,16
22,1
413860
22,22
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
22,03
Burelle sa (bur)
a 1295
1285
39
1300
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1285
carmila (carm)
c 22,45
22,35
21486
22,55
fr0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
22,35
casino (co) LR
a 29,2
29,38
1060608
29,65
fr0000125585
18/05/18 1,56 109.729.416
29,02
catana GrouP (catG) g
c 3,205
3,05
137211
3,225
fr0010193052
30.514.178
3,04
cGG (cGG) G
c 2,27
2,314
2920448
2,314
fr0013181864
709.939.860
2,246
cHarGeurs (cri) g
c 22,74
21,72
53052
22,74
fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
21,6
cHristian Dior (cDi)
a 358,5
357,2
eX D oP 08/06/17
14562
359,2
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
352,7
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/240818
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 0,33 - 48,97
- 5,42
11,15
- 57,74
4,05
+ 11,46
- 1,41
7,48
+ 15,89
6,27
- 2,26 - 14,6
+10,99
9,87
- 43,65
6,48
- 0,97 - 28,6
- 2,54
0,87
- 21,28
0,562
+ 2,12 + 10,6
- 8,42
9,08
+ 4,32
6,83
- 1,8 + 14,29
- 2,96 21,3
- 0,36 13,28
+ 0,05 + 20,13
+ 0,47 202,6
+ 32,27 156
- 0,14 - 38,6
- 6,84 14,51
- 38,49
6,646
- 0,62 + 39,52
- 2,56 70,8
+ 47,62 46,2
+ 0,1 - 42,15
-10,14 36,8
- 43,07 19,34
+ 1,12 + 25,44
+ 0,75 16,64
+ 22,13
12,54
- 13,4
- 4,39 36,1
+ 13,93 27,3
+ 1,21 + 13,74
+ 3,31
41,52
+ 29,35 32,79
- 1,32 - 6,3
+ 5,41 218,5
+ 0,54 178,2
- 0,68 + 26,42
+ 1,68 92,8
+ 17,13 69,5
- 1,41 - 38,65
-10,61
13,681
- 44,45
7,62
+ 3,92 - 10,17
- 3,64
4,4
- 32,34
2,9
+ 0,38 - 10,35
+ 5,57 77,66
- 3,58 57,74
+ 1,14 - 9,18
+ 3,09 16,4
+ 0,23 12,1
+ 0,46 + 1,23
-11,68
1,576
- 11,08
0,65
- 0,19 + 2,66
- 1,18 112,9
+ 9,33 94,82
- 0,59 - 19,29
- 9,93 17,88
- 22,2
13,16
+ 5,58 - 8,26
- 1,79 33,05
- 9,56 25,1
- 1,19 + 15
-10
0,948
+ 11,89
0,367
+ 0,74 + 18,06
+ 9,81 43,3
+ 36,85 33,55
+ 1,3 - 9,41
+ 8,94
9,3
+ 4,7
6,94
- 5,91 - 16,67
-24,57
0,477
- 2,78
0,172
- 1,1 - 21,05
- 5,66 23,1
- 20,74 17,8
- 0,75 - 33,82
- 3,65 23,2
- 6,12
12,38
+ 0,07 - 17,03
- 0,07 99,05
- 25,95 73,05
+ 3,44 - 27,99
- 9,07 16,2
+ 0,1
9,5
+ 0,13 + 1,08
+ 6,34 82,6
+ 9,46 59
- 0,67 - 20,91
-13,45 78,5
- 28,05 58,1
- 1,4 - 18,82
- 9,64
4,798
- 10,28
3,662
- 1,23 - 36,25
- 2,26 47,8
- 17,08 28,05
- 0,32 - 3,03
- 1,25 24,28
+ 7,7
20,39
- 0,77 + 1,18
- 4,46 1420
+ 4,39 1255
- 0,45 - 3,73
- 4,08 25,35
- 11,24 22,35
+ 0,55 - 41,89
- 5,68 53,48
- 41,09 25,37
- 5,57 + 0,66
+ 4,27
3,611
+213,82
2,697
+ 2,84 + 51,46
- 7,88
4,1
+ 12,41
1,295
- 2,78 - 14,18
- 9,58 28,64
- 9,35 21,6
+ 0,25 + 17,29
- 4,34 383,8
+ 35,18 291,6
- 8,96
- 1,52 7550
- 7,14 6450
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
claranoVa (cla) g
c 0,852
2598618
393.613.788
a 19,59
364109
fr0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
coFace (cofa) g
a 7,92
133214
fr0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
colas (re)
a 169,2
488
fr0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
Dassault aV. (am) G
a 1560
3707
fr0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
Dassault sYstèmes (DsY) LR a 129,15
285459
fr0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
DBV tecHnoloGies (Dbv) G
B 38,9
71317
fr0010417345
30.006.352
DericHeBourG (DbG) g
B 4,568
399209
fr0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
DeVoteam (Dvt) g
c 115
7840
fr0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
Dir. enerGie (Dir)
42,02
15188
fr0004191674
01/06/18 0,35 44.832.479
DnXcorP (DnX) g
c 6,08
218
fr0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
eDenreD (eDen) G
a 33,97
510505
fr0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
eDF (eDf) LR
a 14,825
eX-Ds 7/03/17
2003761
fr0010242511
25/05/18 0,31 3.010.267.676
eiFFaGe (fGr) LR
a 98,24
235831
fr0000130452
22/05/18 2 98.000.000
eKinoPs (eKi) g
3,2
22719
fr0011466069
21.529.161
elior (elior) G
a 13,2
271702
fr0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
elis (elis) G
a 19,97
277716
fr0012435121
29/05/18 0,37 219.872.942
eos imaGinG (eosi)
c 4,02
114288
fr0011191766
22.641.483
eramet (era) Gg
a 69,1
75108
fr0000131757
29/05/18 2,3 26.633.660
erYtecH PHarma (erYp) g
B 9,05
62466
fr0011471135
17.940.035
esi GrouP (esi) g
c 42,85
1551
fr0004110310
5.955.072
eurazeo (rf) G
a 65
133260
fr0000121121
30/04/18 1,25 78.030.886
euro ressources (eur)
c 3,12
2994
fr0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
euroFins scientiFic (erf) G
a 469,4
17771
fr0000038259
28/06/18 2,04 17.643.914
euroPcar GrouPe (eucar) G
a 7,59
692386
fr0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
eurotunnel (GrouPe) (Get) LR a 10,945
821102
fr0010533075
22/05/18 0,3 550.000.000
eutelsat com. (etl) LG
a 20,77
882061
fr0010221234
21/11/17 1,21 232.774.635
eXel inDustries (eXe) g
B 95,8
619
fr0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
Faurecia (eo) G
a 52,06
541427
fr0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
FFP (ffp) g
a 110
4189
fr0000064784
22/05/18 2 25.072.589
FiGeac aero (fGa) g
B 14,6
10133
fr0011665280
31.839.473
Fin. oDet (oDet)
a 834
158
fr0000062234
07/06/18 1 6.585.990
Fnac DartY (fnac)
a 71,75
17308
fr0011476928
26.792.938
coViVio Hotels (covh)
a 26
2197
fr0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
Foncière Des réGions (fDr) G a 89,8
73720
fr0000064578
15/05/18 4,5 75.278.579
Foncière lYonnaise (flY)
a 59,8
1217
fr0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
FromaGeries Bel (fbel)
a 390
43
fr0000121857
18/05/18 7 6.872.335
Futuren (ftrn) g
c 1,135
n/P reGr.
5425
fr0011284991
277.776.587
Geci international (Gecp) g
c 0,156
506833
fr0000079634
01/10/01 0,1 149.898.521
Gecina (Gfc) G
a 146,5
56644
fr0010040865
12/06/18 2,65 76.162.901
Gemalto (Gto) L
a 50,28
190171
nl0000400653
22/05/17 0,43 90.785.956
GenFit (Gnft) G
B 23,1
71234
fr0004163111
31.166.437
GensiGHt (siGht)
c 2,2
30527
fr0013183985
24.766.723
Genticel (Gtcl) g
1,47
66853
fr0011790542
77.917.255
fr0004026714
cnP assurances (cnp) GR
2,86
1,55
1,02
1,08
1,54
3,4
1,77
0,89
1,14
3,13
3,95
2,02
2,21
3,64
0,59
1,92
1,11
1,89
4,54
1,01
0,45
2,7
0,54
1,6
2,53
1,25
5,31
1,15
0,95
2,77
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
0,832
0,869
0,826
19,53
19,62
19,32
7,9
7,96
7,86
168,2
170
168,2
1562
1562
1548
128,7
130,1
128,55
38,52
39,18
38,3
4,632
4,644
4,562
113
115
110,4
42
42,04
42
6,04
6,1
6,04
33,75
34,03
33,7
14,845
14,875
14,685
97,86
98,28
97,58
3,155
3,22
3,15
13
13,32
12,86
19,99
20,04
19,78
4,395
4,46
4
67,4
69,75
66,75
9,035
9,19
8,77
42,35
43,1
41,7
64,8
65
64,1
3,01
3,12
2,95
471,6
472,4
467,8
7,71
7,85
7,395
11
11
10,86
20,67
21,64
20,58
94,4
95,8
93
51,18
52,1
51
110
110
109
14,6
14,76
14,6
830
834
814
70,3
71,75
70,05
26
26,3
26
89,95
89,95
89,4
60
60
59,2
378
390
378
1,13
1,135
1,13
0,152
0,158
0,152
147,5
147,5
146,4
50,26
50,32
50,2
23,58
23,7
23,08
2,19
2,2
2,17
1,49
1,5
1,47
+ 0,36 + 69,8
- 1,77
1,223
+ 77,02
0,491
- 0,56 + 1,43
- 3,51
21,62
+ 1,43 18,41
- 0,25 - 11,38
- 2,23 10,76
- 6,51
7,5
- 0,59 - 7,33
- 2,66 192
- 5,93 167,4
+ 0,64 + 20,35
- 0,7 1729
+ 21,57 1267
- 0,31 + 45,28
- 0,46 141
+ 50,81 87,52
- 1,08 - 8,06
+20,15
47,38
- 47,48 28,54
+ 1,36 - 49,17
- 6,99
9,18
- 46,73
4,452
- 1,57 + 50,97
+ 4,44 115
+ 44,87 72,5
+ 6,36
- 0,14 42,8
- 16,82 28,3
- 0,98 - 3,36
- 7,93 10
+ 1,51
5,8
- 0,24 + 39,58
- 4,77 35,95
+ 45,07 23,74
- 0,07 + 42,47
+12,16
14,97
+ 47,93
9,832
- 0,22 + 7,14
+ 1,62 101,7
+ 11,48 87
- 0,16 - 32,59
- 2,17
5,49
- 36,9
3,1
- 1,52 - 24,53
- 6,74 19,71
- 43,78
11,59
- 0,05 - 13,14
+ 0,2
23,94
- 1,77
17,94
+ 12,55 - 8,05
+ 8,92
5,92
- 1,46
3,49
- 1,53 - 31,94
-18,5 167,2
+ 12,99 66,75
+ 2,38 - 51,16
- 2,17
19,57
- 65,66
8,61
- 1,05 - 8,92
+ 1,07 48
- 16,5
34,8
+ 0,31 - 11,64
- 0,77 82,286
- 4,65 63,5
- 1,95 - 14
- 5,94
3,61
- 18,65
2,95
+ 0,64 - 7,09
+ 5,46 545,5
- 6,66 382,2
+ 1,92 - 24,78
- 9,4
11,78
- 40,28
7,17
+ 0,96 + 2,61
- 3,47 12,49
+ 6,38 10,11
- 0,19 + 7,13
+ 0,34 21,64
- 12,42 15,275
- 1,46 - 18,62
- 8,79 125,5
- 9,73 87,8
- 1,62 - 21,42
- 7,01 76,98
- 1,56 50
+ 0,73 + 9,67
- 3,34 117,6
+ 20,15 94,5
+ 0,14 - 22,71
+ 9,12
19,5
- 21,59 13,14
- 15,82
- 3,04 1090
- 8,69 786
- 1,47 - 30,19
-10,39 106,6
- 9,29 70,05
- 9,15
- 2,62 29,9
- 6,31 25,3
+ 0,39 - 4,79
+ 0,78 97,3
+ 7,02 84,6
+ 0,33 + 9,87
+ 2,04 63,4
+ 6,76 54,4
- 3,08 - 22,85
-14,86 565
- 30,89 378
- 0,44
1,14
1,125
- 3,8 + 68,89
-18,72
0,32
- 10,59
0,09
+ 0,34 - 4,16
+ 0,55 161,9
+ 8,94 137,3
- 0,16 + 1,54
+ 0,64 50,38
+ 21,43 49,1
+ 1,99 - 1,42
- 2,24 28,28
- 9,97 22
- 0,46 - 64,56
+ 0,92
7,68
- 56,8
2,09
+ 3,04 - 10,24
- 8,92
2,08
- 13,37
1,41
4,3
4,3
4,88
0,98
0,45
3,02
0,8
0,83
23,18
1,84
1,01
2,04
3,23
1,85
3,41
1,93
4,98
0,51
1,97
2,73
5,85
1,67
2,15
1,82
0,12
1,85
4,21
11,93
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
ost
vol.
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
Gl eVents (Glo) g
B 23,55
4762
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
GrouPe crit (cen) g
B 68,5
2420
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
GrouPe Flo (flo) g
c 0,25
eX D s 13/06/17
670372
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
GrouPe GorGé (Goe) g
B 14
3743
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
GrouPe lDlc (lDl) g
c 15,92
nom.
3293
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
GrouPe PartoucHe (parp)
24,8
reGr.
139
11/09/17 0,31 9.627.034
fr0012612646
Gtt (Gtt) Gg
a 60,75
150113
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
Haulotte GrouP (piG)
B 11,8
19478
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
HiGH co (hco) g
c 5,78
34056
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
HuBWoo (hbW) g
c
fr0004052561
icaDe (icaD) G
clot
+ haut
+ bas
23,3
24
23,3
66,8
68,5
66,7
0,265
0,265
0,245
13,9
14,06
13,9
15,72
15,92
15,7
24,7
24,9
24,7
63
63,1
60,55
12,04
12,12
11,74
5,67
5,8
5,6
% Veil % an
bpa
% mois + haut an per
% 52 s. + bas an rDt
- 1,06 - 4,9
- 3,72 27,9
- 9,23 22
2,79
- 2,48 - 8,22
- 6,57 95
- 23,21 66,7
6,59
+ 6
+ 1,92
- 1,85
0,34
- 1,85
0,23
- 0,71 - 11,3
- 4,27 19,04
- 31,53 13,24
- 1,26 - 21,36
- 9,55 22,2
- 37,45 15,36
- 0,8 - 26,9
- 4,63 36,5
- 28,41 23,7
1,26
+ 6,78 + 25,75
+ 6,78 63,1
+ 44,07 47,06
2,11
+ 2,73 - 25,36
- 4,29 19,68
- 19,73
11,5
1,83
- 1,9 + 15,71
+ 9,04
6
+ 12,95
4,3
2,47
- 2,3 + 6,25
0,204
+ 13,33
0,155
+ 0,18 + 0,21
+ 0,12 88,65
+ 8,61 76,25
- 0,78 + 13,17
+ 5,66 156,6
+ 9,94 120
+ 0,49 - 43,93
-12,09 214,4
- 49,7 102,2
0,61
- 1,34 - 24,88
- 6,72 87,8
- 21,06 58,55
3,52
+ 2,44 - 32,03
-12,4
94,34
- 25,68 55,8
2,48
- 1,07 - 2,23
- 1,48
6,995
- 58,54
4,41
- 11,56
- 4,76
3,12
- 12,75
2,215
+ 0,25 + 26,4
+ 0,63 40,25
+ 30,09 30,727
1,69
+ 0,36 + 52,2
+ 5,02 154,85
+ 30,25 99
0,66
+ 1,31 - 14,33
-10,67 34,5
- 0,44 25,8
3,31
- 2,52 - 22,55
-13,41 32,9
- 23,06 21,1
3,29
- 1,32 - 11,03
+ 9,85 36,9
+ 2,26 25,46
1,87
- 0,65 + 8,86
- 2,84 47,26
+ 11,01 38,9
4,29
- 0,82 - 17,33
- 4,35 38,58
- 11,58 30,07
+ 1,83 + 1,82
+ 6,16 30,58
+ 0,33 22,84
2
- 0,03 - 15,43
4
- 8,38 51,1
- 20,65 39,31
- 0,79 - 5,5
+ 1,53 27,17
- 7,42 21,99
5,15
+ 0,51 - 30,91
- 1,25
6
- 8,68
3,695
+ 0,47 - 13,62
-13,94 66,3
+ 0,58 42,5
2,73
+ 0,18 - 2,55
+ 2,32 60
- 1,56 50,5
0,41
- 0,9 - 12,52
- 4,35 26,3
- 7,17
17,82
1,73
+ 2,96 - 11,6
- 1,56 39,45
- 19,19 30,25
3,89
- 1,05 - 17,83
+ 6,12
41,75
- 15,58 29
1,46
- 0,24 +134,33
+ 7,83 17,96
+149,55
6,8
- 0,12 - 19,9
- 2,27 24,34
- 9,57 16,65
5,51
+ 0,81 - 34,36
- 2,82 38,58
- 31,67 23,56
1,78
- 2,69 - 30,59
- 4,26 63,9
- 32,76 40,1
4,09
- 5,74
-15,69 37,95
- 1,37 28,7
2,16
- 6,06 - 60,57
-23,1
13
- 68,65
4,95
- 1,83 - 37,66
+ 7,85
5,41
- 2,8
2,48
+ 0,37 - 27,19
- 9,74 18,75
- 21,62 13,31
- 0,16 - 14,84
- 8,23 41,9
+ 0,6
31,35
2,36
+ 1
- 11,4
+ 2,96
2,52
- 14,04
1,9
+ 1,03 + 18,75
+15,02 18,87
- 7,56
8,295
+ 0,21 - 12,16
- 3,72
7,45
- 10,57
5,682
6,39
+ 51,74
- 0,3 136,6
+ 58,55 84,1
- 1,09 - 25,21
- 5,48
2,9
- 26,72
1,81
27,62
- 0,39 - 49,85
-12,02 52,26
- 47,4
24,71
2,73
+ 0,2 + 0,12
- 4,19 56,6
+ 3,5
45,28
5,03
- 2,46 - 25,69
- 9,71
10,95
- 19,02
7,52
- 0,69 - 4,82
- 3,56
9,24
- 20,59
7,6
1,73
- 0,37 + 4
+ 7,46 10,94
+ 12,21
9,5
1,31
- 0,93 - 0,83
-10,45
2,49
- 74,56
1,051
+ 1,4 + 18,31
+ 1,13 125,2
+ 10,55 87,5
0,95
- 2,04 - 51,08
- 1,93
9,56
- 66,39
4,04
- 0,35 + 31,29
- 8,41 65,8
+ 17,28 44,05
1,13
- 1,53 - 36,72
+ 7,81 45,65
- 34,58 26
+ 1,65 - 27,58
+ 8,97
4,085
- 64,44
1,6
- 0,91 - 16,69
-10,31 42,21
- 6,89 31,4
1,55
- 0,31 - 30,48
-12,28 20,45
- 39,45 12,9
15,39
- 1,18 + 12,83
53
- 2,43 44,2
2,49
- 1,25 - 38,81
- 6,44 16,32
- 42,31
8,565 11,02
- 1,79 - 47,24
-15,9
15,35
- 27,78
5,725
- 0,26 + 0,26
- 4,69 131,3
+ 16,53 99,05
1,43
- 0,04 - 13,03
- 2,08 15,58
+ 0,27
11,82
3,19
+ 36,67
+ 2,5 477
+ 36,67 330
1,12
136.345.527
a 81,95
82,1
41513
82,65
02/05/18 4,3 74.531.428
81,95
B 154,4
153
1251
154,8
fr0010929125
5.628.475
152,8
iliaD (ilD) G
a 113,15
112
276399
117,1
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
111,4
imerYs (nK) G
a 59,8
59
100059
59,85
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
58,55
inGenico GrouP (inG) LR
a 60,24
60,5
559758
60,88
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
59,64
innate PHarma (iph) g
B 4,694
4,644
48278
4,694
fr0010331421
57.600.100
4,612
insiDe secure (insD)
c 2,6
2,6
27148
2,61
fr0010291245
44.119.162
2,585
inter ParFums (itp) g
B 39,55
39,7
9064
39,8
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
39,4
iPsen (ipn) G
a 151,4
151,55
92382
152,7
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
150,65
iPsos (ips) G
a 26,08
26,3
48792
26,72
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
26,02
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 21,85
21,3
51763
22,1
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
21,1
JcDecauX (Dec) G
a 30,34
29,9
122968
30,34
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
29,74
KauFman & BroaD (Kof)
B 43,78
43,14
11504
43,78
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
43,08
KlePierre (li) LR
a 30,61
30,31
490236
30,62
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
30,15
Korian (Kori)
a 29,6
29,98
109386
29,98
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
29,5
laFarGeHolcim (lhn) L
a 39,8
39,78
90346
39,82
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
39,31
laGarDère (mmb) G
a 25,57
25,26
242537
25,66
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
25,2
latecoere (lat) g
c 3,99
3,945
89710
3,99
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
3,92
le Bélier (beli) g
c 43
43,2
7309
43,55
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
42,6
lna santé (lna) g
B 57,6
57,4
2308
57,6
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
57,2
lectra (lss)
22
B 22,3
4105
22,4
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
21,9
lineData sVices (lin) g
B 34,5
34,75
30010
35,3
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
34,5
lisi (fii) g
a 33,4
32,95
12668
33,4
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
32,8
lumiBirD (lbirD) g
c 16,54
16,52
5043
16,6
fr0000038242
15.884.557
16,22
m6-métroPole tV (mmt) G
a 17,28
17,25
100572
17,37
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,19
maisons Du monDe (mDm)
B 24,66
24,78
88435
24,9
18/06/18 0,44 45.241.894
fr0013153541
24,52
maisons France conF. (mfc) g B 42,5
41,6
2007
42,7
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
41,6
manitou (mtu) g
B 28,85
28,75
10678
29,2
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
28,7
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 5,3
4,96
56009
5,3
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
4,95
mauna Kea (mKea)
c3
2,955
37978
3,01
fr0010609263
23.147.338
2,915
mercialYs (merY) g
a 13,51
13,43
96769
13,51
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
13,31
mersen (mrn) g
B 31,8
31,8
19788
31,95
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
31,35
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,02
2,02
25378
2,03
fr0004177046
23.261.500
1,994
nanoBiotiX (nano) g
B 17,44
17,61
91633
17,68
fr0011341205
19.633.373
17,16
natiXis (Kn) LR
a 5,814
5,794
3988700
5,818
fr0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
5,75
natureX (nrX) g
B 134,2
134,4
613
135,4
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,2
netGem (ntG) g
c 1,82
1,81
6896
1,82
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,81
neXans (neX) G
a 25,85
25,63
122804
25,97
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
25,28
neXitY (nXi) G
a 49,6
49,68
76646
49,82
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
49,5
nicoX (coX)
B 7,7
7,535
81257
7,765
fr0013018124
22.869.669
7,52
nrJ GrouP (nrG) g
B 8,74
8,68
490
8,76
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
8,68
oeneo (sbt) g
B 10,64
10,66
5462
10,72
fr0000052680
31/07/18 0,15 63.180.843
10,64
onXeo (onXeo) g
B 1,081
1,071
132428
1,089
fr0010095596
50.914.722
1,069
orPéa (orp) G
a 114,9
116,3
102287
116,45
fr0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
114,65
Parrot (parro) g
B 4,405
4,315
34661
4,405
fr0004038263
30.174.671
4,31
PHarmaGest int. (pha)
57,9
57,7
1784
58,1
fr0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
57,5
Pierre & Vacances (vac) g
B 29,5
29
2051
29,5
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
28,8
PiXium Vision (piX) g
c 1,81
1,846
78275
1,88
fr0011950641
20.813.963
1,794
Plastic omnium (pom) G
a 31,95
31,57
192536
32,1
fr0000124570
02/05/18 0,67 149.866.107
31,4
PlastiValoire (pvl)
B 13,16
13
DiV 8 02/05/17
25081
13,2
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
12,9
PsB inDust. (psb)
c 50,4
50,2
3226
50,6
fr0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
50,2
rallYe (ral)
a 9,28
9,075
104440
9,28
fr0000060618
30/05/18 1 54.999.135
8,87
recYleX sa (rX)
c 6,995
6,875
28708
6,995
fr0000120388
04/07/90 0,61 25.741.482
6,79
rémY cointreau (rco) G
a 116,2
115,8
97549
117,2
fr0000130395
31/07/18 1,65 50.223.800
115
reXel (rXl) G
a 13,2
13,15
852510
13,2
fr0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
12,965
roBertet sa (cbe)
B
/060918
c.i.P.
fr0000045601
28/06/18 5,2 143.582
roBertet sa (cbr)
B
/121016
c.D.V. nom.
fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 34
34,4
+ 1,18 + 12,66
24244
34,5
+11,15 34,9
fr0000031684
22/05/18 0,68 77.462.512
33,75
+ 15,63 28,25
ruBis (rui)
a 52,15
51,1
- 2,01 - 13,36
DiV 2 28/07/17
183044
52,15
+ 0,39 65,6
fr0013269123
08/06/18 1,5 96.811.004
50,8
- 4,47 46,72
sartorius steD. Bio. (Dim)
a 110,5
110,3
+ 0,18 + 82,95
DiV 6 10/05/16
62652
111,3
+ 2,99 111,3
fr0013154002
09/04/18 0,46 92.180.190
109,7
+ 74,14 59,75
saVencia (bh)
B 72
73
+ 1,96 - 9,56
1721
73,2
- 2,93 90,8
fr0000120107
14/05/18 1,4 14.032.930
71
- 11,62 70,8
fr0000035081
iD loGistic (iDl) g
1,98
2,94
0,38
2,19
srD suite
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
ost
vol.
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
scor (scr) LR
a 37,78
879476
fr0010411983
30/04/18 1,65 191.807.715
seB (sK) G
a 157,5
41016
fr0000121709
21/05/18 2 50.169.049
seQuana (seQ)
c 0,432
1019314
fr0011352590
65.183.351
ses-imaGotaG (sesl) g
B 28,6
1329
fr0010282822
25/06/12 0,5 14.376.762
sHoWroomPriVé (srp) g
B 6,11
63238
fr0013006558
32.804.103
B 82
siPH (siph) g
95
fr0000036857
14/06/18 0,79 5.060.790
soitec (soi) G
B 63,8
eX-Ds 13/05/16 reGr.1P20
86534
fr0013227113
30.311.510
solocal GPe (local) g
B 1,003
reGr.
1278412
fr0012938884
582.684.440
somFY (so)
a 74,5
3266
fr0013199916
01/06/18 1,3 37.000.000
soPra steria GP (sop)
a 145,5
20136
fr0000050809
03/07/18 2,4 20.547.701
sPie (spie) G
a 15,53
299436
fr0012757854
29/05/18 0,4 150.000.000
sQli (sQi)
26,4
947
fr0011289040
21/07/17 0,88 4.425.786
c 0,153
st DuPont (Dpt) g
35577
fr0000054199
16/09/14 0 524.279.556
steF (stf) g
B 90,5
4790
fr0000064271
04/05/18 2,45 13.165.649
stentYs (stnt) g
c 1,2
8102
fr0010949404
26.824.657
suez enVironnement (sev) LR a 12,37
1622369
fr0010613471
22/05/18 0,65 621.362.579
suPersonic im. (ssi) g
c 2,14
54255
fr0010526814
23.209.127
sWorD GrouP (sWp) g
B 37,4
6732
fr0004180578
03/05/18 1,02 9.544.965
sYnerGie (sDG) g
B 36,25
12918
fr0000032658
20/06/18 0,8 24.362.000
(tKtt)
G
a
23,98
tarKett
148807
fr0004188670
03/07/18 0,6 63.722.696
a 1,064
tecHnicolor (tch) G
3350411
fr0010918292
21/06/17 0,06 414.461.178
telePerFormance (rcf) G
a 168,4
147433
fr0000051807
25/04/18 1,85 57.780.000
terreis (ter)
B 41,8
1883
fr0010407049
15/05/18 0,41 25.327.454
tF1 (tfi) G
a 8,69
208572
fr0000054900
30/04/18 0,35 209.895.340
tHales (ho) LR
a 120
191592
fr0000121329
30/05/18 1,3 213.079.909
tHermaDor GrouPe (thep)
B 56
2172
fr0013333432
9.109.752
tiKeHau caPital (tKo)
a 28,2
eX D s 03/07/17
4464
fr0013230612
30/05/18 1 70.888.284
c 7,66
touaX (toup) g
3682
fr0000033003
30/12/14 0,5 7.011.547
transGène (tnG)
B3
11212
fr0005175080
62.275.923
triGano (tri) g
B 124,8
32252
fr0005691656
11/01/18 1,3 19.336.269
uBisoFt entertainment (ubi) LRa 94,96
478904
fr0000054470
114.121.251
Vallourec (vK) G
a 4,747
2006455
fr0000120354
04/06/15 0,81 457.987.760
ValneVa (vla) g
B 3,86
54350
fr0004056851
78.773.618
Vicat (vct) G
a 51,5
16305
fr0000031775
20/04/18 1,5 44.900.000
a 57,6
Vilmorin & cie (rin) G
7880
fr0000052516
13/12/17 1,6 20.833.902
VirBac (virp) g
a 133
5138
fr0000031577
26/06/15 1,9 8.458.000
VranKen-PommerY m. (vrap)
B 24,2
3864
fr0000062796
06/07/18 0,8 8.937.085
WaVestone (Wave)
B 41,2
2413
fr0013357621
20.196.492
WenDel (mf) G
a 127,4
61504
fr0000121204
22/05/18 2,65 46.279.301
WorlDline (Wln) G
a 50,4
29336
fr0011981968
133.451.173
X-FaB silicon (Xfab)
a 7,74
138000
be0974310428
130.781.669
a
XPo loGistics (Xpo) g
fr0000052870
clot
+ haut
+ bas
38,06
38,96
37,53
155,8
157,5
155,4
0,409
0,436
0,389
28,45
28,6
28,3
6
6,12
5,95
82
82
82
62,25
63,9
61,4
0,976
1,005
0,973
74,5
74,9
74
145,5
146,8
145
15,63
15,66
15,44
26,15
26,55
25,85
0,155
0,155
0,152
90
91,5
89,9
1,192
1,2
1,19
12,465
12,465
12,28
2,095
2,14
2,06
37,7
37,7
37,35
33,9
36,85
32,65
23,88
23,98
23,54
1,035
1,075
1,031
168,9
170,6
167,8
42
42
41,5
8,6
8,74
8,565
120,3
120,4
119,4
57
57
56
28
28,2
27,9
7,76
7,76
7,64
3,05
3,08
3
123,3
126
123
92,28
95
91,26
4,73
4,756
4,66
3,9
3,9
3,81
51,8
51,95
51,5
57
57,6
56,2
132,6
133,6
132,2
24
24,4
23,9
41,45
41,7
41,2
126,9
127,6
126,1
50,8
50,8
50,15
7,25
7,8
7,07
12/07/18 0,8 9.836.241
% Veil
% mois
% 52 s.
+ 1,77
+14,09
+ 11,48
- 0,95
- 1,02
+ 1,93
- 5,21
-12,79
- 64,12
- 0,52
- 3,89
- 1,9
- 1,32
- 8,4
- 68,54
- 1,8
- 1,2
- 3,53
- 2,35
- 7,02
+ 32,87
- 2,2
-11,67
- 1,21
- 0,13
- 5,1
- 0,53
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 13,46
39,15
30,84
4,34
+ 0,87
175,9
142,7
1,1
- 40,72
0,9
0,389
- 4,72
30,95
23,6
- 5,36
11,7
5,95
- 1,86
87,9
80,7
+ 4,71
86,15
54,6
+ 17,59
1,297
0,832
- 9,55
91
73
8,19
- 6,64
- 2,94 187,9
- 5,49 138,6
1,65
+ 1,56 - 27,99
+ 3,92 22,4
- 33,49 14,6
2,56
- 0,38 - 24,22
+ 0,77 39,22
- 40,44 24,537
+ 1,64 + 3,33
- 6,06
0,205
- 8,82
0,137
- 0,66 - 4,68
-11,07 115
- 0,53 89,9
2,72
+ 0,34 - 22,21
+ 0,51
2,011
- 22,21
1,14
+ 1,3 - 15
- 0,12
14,925
- 23,13
10,58
5,22
- 0,24 + 11,44
- 1,18
2,45
+ 18,36
1,508
+ 1,62 + 11,41
+ 9,43 38,45
+ 12,87 32,5
3,18
- 6,61 - 22,75
-11,95 54,5
- 15,25 32,65
2,36
+ 0,59 - 31,73
- 1,73 37,34
- 28,63 21,24
2,51
- 2,91 - 63,94
-15,65
3,328
- 67,18
0,995
+ 0,12 + 41,4
+ 4,91 170,6
+ 41,58 111
1,1
+ 0,72 - 1,87
- 1,18 48,2
+ 0,05 39,2
- 1,21 - 30
- 4,18
12,89
- 27,15
8,03
4,07
+ 0,88 + 33,85
+ 4,43 122,6
+ 28,75 84,3
1,08
+ 1,42 + 0,44
+ 2,52 66,5
+ 19,37 54
- 0,36 + 27,56
+ 1,82 29,3
+ 25,73 21,4
3,57
+ 1,31 - 33,62
-3
12,4
- 42,9
7,64
+ 1,5 + 7,77
- 0,97
3,46
- 10,82
2,715
- 0,16 - 16,29
- 0,64 180
+ 5,93 112,3
1,05
+ 4,25 + 43,87
- 1,73 107,9
+ 57,31
61,6
+ 0,64 - 6,06
- 4,91
6,078
+ 4,58
4,152
+ 0,65 + 40,79
- 3,47
4,19
+ 35,89
2,78
+ 0,58 - 21,26
- 2,45 70,9
- 13,46 50,7
2,9
- 1,72 - 35,48
- 3,55 91,9
- 23,08 55,5
2,81
- 0,3 + 7,37
+ 2,79 134,2
- 13,02 103
+ 0,84 + 1,69
24,7
22,3
3,33
+ 0,61 - 1,19
- 1,31 42,75
- 1,31 40,8
- 0,47 - 12,12
+ 2,09 152,6
- 4,48 111,7
2,09
+ 1,4 + 24,91
+ 1,3
55,15
+ 47,27 39,74
- 6,33 - 24,5
-10,49 11
+ 0,69
7,07
- 0,65 + 19,61
+ 3,36 322
+ 38,33 242
80
Autres Valeurs de la Zone euro
Gemalto (Gto) L
nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
ses (sesG) LR
lu0088087324
a 50,28
190171
22/05/17 0,43 90.785.956
a 4,645
110041
31/05/18 0,13 5.839.404.303
16,655
1001146
23/04/18 0,68 359.506.172
50,26
50,32
50,2
4,64
4,669
4,59
16,41
16,695
16,335
- 0,16 + 1,54
+ 0,64 50,38
+ 21,43 49,1
- 0,37 + 19,16
+ 1,62
5,386
- 8,75
3,845
- 1,71 + 26,13
- 9,59 18,31
- 10,01 10,55
4,21
11,93
0,3
15,67
4,1
4,88
VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
10,72
4895
usD 15/06/18 0,08 8.691.081.000
7,365
20537
Gb0005405286
usD 16/08/18 0,1 19.906.723.136
laFarGeHolcim ltD (lhn) L
a 39,8
90346
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
scHlumBerGer (slb)
a 51,8
5516
an8068571086
usD 04/09/18 0,5 1.434.212.164
stallerGenes Greer (staGr) a 28,4
1839
Gb00bZ21rf93
19.738.742
us3696041033
HsBc (hsb)
10,68
10,74
10,56
7,38
7,38
7,281
39,78
39,82
39,31
51,6
52
51,4
27,7
28,4
27,7
- 0,56
- 4,81
- 45,98
+ 0,37
- 9,25
- 8,66
- 0,03
- 8,38
- 20,65
- 1,15
-10,1
- 5,39
- 1,77
+ 1,09
- 30,4
- 27,3
16,12
10,32
- 13,58
8,996
7,281
- 15,43
51,1
39,31
- 7,63
65,4
51
- 28,07
41,7
22,6
1,29
52,19
4
3,45
34 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
actions
françaises
euronexT hors srd
isin
fr0013341781
fr0000076887
fr0013185857
fr0000076861
be0974269012
fr0000062978
fr0012821890
fr0004152874
fr0013296746
fr0000053043
fr0000036105
fr0000044612
fr0000062804
fr0000053837
fr0000039216
fr0011051598
fr0013258589
fr0010481960
fr0012185536
fr0000076952
fr0011992700
fr0004042083
fr0000061780
fr0013183589
fr0011800218
fr0000064123
mc0000031187
fr0013258399
fr0000062788
fr0000035370
fr0000062150
fr0011592104
fr0004548873
fr0000074254
fr0000078958
fr0010151589
fr0012969095
fr0000064156
fr0000072894
fr0000064446
fr0010193979
fr0000078339
fr0000053506
fr0010309096
fr0012633360
fr0012616852
fr0000037475
fr0000060907
fr0000054322
fr0000060824
fr0000053399
fr0013335742
fr0004031763
nl0010489522
fr0000065393
fr0000044323
fr0000185506
fr0010483768
fr0000045213
fr0010461053
fr0000045239
fr0000045551
fr0000185514
fr0000044364
fr0000045528
fr0000045346
fr0000045544
fr0000045304
fr0000050395
fr0007317813
fr0011026749
fr0000036774
fr0010879056
fr0013283108
fr0000035784
fr0012202497
fr0000065260
fr0000052839
fr0010099515
fr0000072373
fr0000031023
fr0012650166
fr0004030708
fr0000120669
fr0000061475
fr0000075343
fr0010490920
fr0000064164
fr0000037343
fr0000039026
fr0000062341
fr0000062507
fr0000038184
fr0000063034
fr0011271600
fr0000062101
fr0000061418
fr0000060535
fr0000076986
fr0000035123
fr0000074759
fr0000065930
fr0000064362
fr0000038499
fr0010341032
fr0011277391
fr0000063265
fr0000053944
fr0013030152
fr0010588079
fr0000031973
fr0000030611
fr0000034894
fr0000053035
fr0010501692
fr0011799907
fr0000061459
fr0004038099
fr0000065971
fr0000124232
fr0004010338
fr0004050300
fr0010214064
fr0004155000
fr0000032526
fr0000066722
fr0004035061
fr0000038531
fr0012821916
fr0000065278
fr0000051393
fr0000030827
fr0000033243
fr0000036980
fr0000066219
fr0000071797
fr0000064297
fr0000060451
fr0000064958
fr0013233012
fr0000072597
fr0004026151
fr0000073843
fr0012872141
fr0004029411
fr0000039638
fr0000066607
fr0000035263
fr0004027068
fr0006864484
fr0000075673
fr0000121295
fr0004165801
fr0004023208
fr0000033599
fr0000121352
fr0000030074
fr0000032302
fr0000051070
fr0011742329
valeur
ouv
+ht
2crsi
c 10,45 10,6
a.s.t. groupeg
c 10,54 10,54
abeo
c 35,9 36
acteosg
c 2,7
2,75
ad capital
adl partnerg
c 14,3
14,4
adux (ex:hi media) c 3,64 3,68
advenisg
c 1,79
1,795
advicenne
c 12,1
12,14
advini
c 32,4 32,4
affine reg
c 15,6
15,8
afone part.
c 10,3
10,3
alpha mos
c 0,412 0,412
altamirg
b 15,58 15,76
altareit
b
amoebag
c 4,3
4,395
antalis
b 1,358 1,36
argang
b 45,3 46
artea
c
artois
a
ateme
c 13,12 13,12
au femining
b 39,36 39,45
augros cp
c 8,4
8,75
aures tech.
c 38,7
38,75
awoxg
1,875 1,92
baccarat
b 216
220
bains monaco
b 52,2 52,2
balyo
c 3,3
3,3
barbara bui
c
bastide
c 40,8
41,2
bleecker
c 110
110
blue solutionsg
16,3
16,45
bourbonGg
a 4,56 4,6
bourse direct
c 1,5
1,5
business et dec.g
c 7,84
7,84
cafom
c 8,65 8,65
capelli
42,3 42,3
carp.de partic.
c
castg
c 3,86 3,88
catering inter.g
b 16
16,05
cbo territoriag
c 3,9
3,92
cca intern.
c
cegedimg
b 30
30,1
cegerealg
b 37,2
37,2
cellnovog
c 2,94 2,94
cerenisg
b 1,91
1,91
cfi
c
chausseria sa
c
cibox inter.g
c 0,197 0,2
clayeuxg
c
cnimg
b 102,5 103
cogelec
c 11,47 11,5
coherisg
c 2,1
2,1
constellium
courtois
c144
144
cr alpes prov.
c 110
111
cr atl. vendée
c130,5 131,5
cr brie picard.
b 24,04 24,2
cr ille vilaine
c 99,74 99,74
cr languedoc
c 73,2
73,3
cr loire hte-loire c 89,1
89,1
cr morbihan
c 80,79 83
cr nord france
b 21,25 21,7
cr norm. seine
c 128,8 129
cr paris idf
b 90,99 91
cr rhône-alpes
c196,98 197
cr toulouse
c 111,6 113
cr tour. poitou
c105,28 105,28
crosswood
c
cs-com. et syst.g
c 6,76 6,9
daletg
c 14,4
14,4
dane-elec memoryg c
deinove
2,355 2,36
delta plus group b 46,2 46,2
digigram
c
dms
c 1,11
1,12
docks pétroles a c
dom securityg
c 59,4 59,4
ecag
c 14,5
14,5
egideg
c 2,19
2,19
elect. strasbourg b 112,5 114
electro powerg
c 11,15 11,55
encres dubuitg
c 5,76
5,76
essog
b 44,2 44,2
eurasia fonc inv
c
euromedis groupeg c 6,8
6,8
europacorpg
c 1,56
1,69
exacompta clairef. c
expl. prod. chim.
c
expl. prod. chim.
c
f.i.e.b.m.
c 5,8
5,8
f.i.e.b.m.
c
f.i.p.p.
c 0,323 0,345
fauvet-girel g
c
fermentalgg
3,07
3,1
fermière cannes
b
fiducial office
c 28
28
fiducial re
b 192
192
fin. moncey
a
finatis
b 44
44
fleury michon
b 55,4 55,4
foncière 7 inv.
c
foncière atland
c 115
115
foncière euris
b 29,6
29,6
foncière inea
b 39,9 39,9
foncière paris nord c 0,041 0,042
foncière r-paris
c
foncière volta
c
française energie c 14,15 14,4
frey
b 28,6
28,6
fsdv
c 48
48
galimmo
c 24,4 24,4
gaumont
b 136
137
gea
c 96,4 96,4
generixg
c 3,63
3,65
genomic visiong
0,885 0,885
gérard perrier
c 57,8
57,8
gfi informatiqueg b 8,2
8,2
graines voltZ
c 42
42
groupe ird
c 25,8
25,8
groupe jaj
c 1,8
1,8
groupe openg
c 28,95 29
groupe piZZorno
c 20,4 20,4
groupe sfpig
c 3,16
3,16
guerbetg
b 56,7
57,1
guillemot corp.g
c 4,65 4,86
guy degrenne
c 0,199 0,199
hf companyg
c 7,16
7,16
hipay group
c 13,5
13,85
hopscotch groupeg c 7,42
7,44
idi
b 43,5 43,6
ige + xaog
c
immo. dassault
b 53
53,8
immo. hôtelière
c
ind. fin. ent.
c 63
63
infotelg
c 51
52,3
innelec mult.g
c 5,2
5,4
installux sa
c
intexa
c 2,36 2,36
inventiva
b 8,82 9,26
it linkg
c 7,28
7,28
itesoftg
c 3,78
3,78
its groupg
c 7,34
7,34
jacques bogart
c 6,22 6,22
keyrusg
c 6,08 6,08
la foncièreverte c
lacroix sa
c 25,6 26
lafuma
c 23
23
lanson-bcc
b 32,2 32,2
laurent-perrier
b 110
112,5
le tanneurg
c 2,02 2,02
lebon
c 132,5 135
les hôtels de paris c
les nx constr.
b 47,4
47,9
lexibookg
c 0,998 0,998
locindus
b 24,9 25
malteries fr-b
c
manutan inter.g
b 73,8
73,8
maurel & promG
a 5,5
5,59
mcphy energyg
5,97
6,06
+bs
10,4
9,95
35,6
2,5
clôt
10,6
10,48
35,9
2,64
écart
+ 1,44
- 0,57
- 0,28
- 2,58
vol
13020
19487
376
10003
0,09
14,2
3,62
1,79
12,1
32
15,6
10,3
0,412
15,4
14,4 + 0,7
3,62 - 0,55
1,795- 0,55
12,14 + 0,5
32
- 1,84
15,7 + 0,13
10,3 + 0,98
0,412 - 7,62
15,4 - 1,16
653
1966
1179
423
42
2277
3
220
4764
535
4,29
1,332
45,3
4,315- 0,92
1,358
45,6 + 0,44
10346
7080
175
10,8
6050
12,92
39,32
8,4
38,25
1,87
216
52
3,15
12,92 - 1,52
39,44 + 0,36
8,75 + 4,17
38,7
1,87
220
52
- 1,52
3,16 - 4,1
5628
311
945
1595
5087
178
1857
18472
7
40,5
110
16,3
4,5
1,5
7,73
8,65
38,2
40,5
110
16,35
4,5
1,5
7,83
8,65
40,8
- 0,74
- 0,26
- 0,58
- 3,55
3963
85
833
31283
1
110
1
4792
3,88 + 0,52
15,95 - 0,31
3,86 - 1,03
352
1296
24154
- 0,31
- 1,32
45,6
3,86
15,95
3,85
4,99
29
37,2
2,865
1,85
29
- 3,33
37,2
2,91 - 1,02
1,87 - 2,09
1346
1
9735
35142
1,49
0,001
0,192
0,194 - 2,76
172815
0,26
102
11,34
2
102
- 0,49
11,34 - 1,13
2,02 - 3,81
144
110
130
23,995
98,75
73,1
89
79,51
21,15
128,4
90,8
196,6
111,6
104,8
144
111 + 0,91
130
- 0,38
24,05 + 0,54
98,75 - 0,99
73,1 - 0,14
89
- 0,11
82,7 + 2,36
21,4 + 0,47
128,4 - 0,31
91
197
112,98 + 0,79
104,8 - 0,29
6,74
14,4
6,9 + 1,77
14,4
28
309
6096
actions
françaises
euronexT hors srd suite
isin
fr0000061244
fr0000052623
fr0000064404
fr0010298620
fr0000077570
fr0011584549
fr0000064180
fr0004034320
fr0000060196
fr0000037970
fr0011341205
fr0013018041
fr0000120560
fr0004050250
fr0012789386
fr0010298901
fr0010428771
fr0000075392
fr0013190410
fr0010609206
fr0013318813
fr0010263202
fr0000038465
fr0011027135
fr0000053514
fr0000066441
fr0012432516
fr0000060832
fr0004044600
fr0012613610
fr0010380626
fr0010211615
fr0000044471
fr0000075954
fr0000039091
fr0013344173
fr0000060071
fr0000060121
fr0006239109
fr0000039109
fr0004175842
fr0011950682
fr0000060790
fr0000074122
fr0013214145
fr0004016699
fr0010209809
fr0000072563
fr0000078321
fr0000038804
fr0000075517
fr0000065864
valeur
ouv
+ht
mecelec
c
medasysg
c 0,375 0,375
média 6
c 15,35 15,35
memscapg
c 2,08 2,08
micropoleg
c 1,355 1,36
mndg
2,1
2,12
moul. strasbourg c
mr bricolage sa
b 10,85 11
mrm
c 1,44
1,5
musée grévin
c
nanobiotixg
b 17,44 17,68
navya
b 6,349 6,349
neopostG
a 22,4 22,6
neuronesg
b 23,1
23,1
nextstage
c100
100
officiis propertiesg c 1,49
1,53
ol groupeg
c 2,81
2,84
orapig
c 8,34 8,34
orchestra-pre.
c 1,42
1,44
orege
3,41
3,5
paragon id
c 30,5 30,5
c
parefg
passat
c 3,9
3,9
patrimoine & com
b 18,5
18,7
pcas g
c 15,94 15,94
poujoulat
c 34,6 34,6
poxelg
c 6,71
6,76
precia g
c210
210
prismaflexg
c 18,25 18,25
prodways group
b 4,24 4,24
prologueg
c 0,619 0,625
quotium tech.
c
ramsay gds
b 19,8
19,8
riberg
c 2,88 2,965
robertet sa
b 516
516
roche bobois
b 21,4
21,4
s.a.m.s.e.
b 164
164
sabeton
c
c
scbsmg
séché env.g
b 27,6
27,6
selectirente
c 69,5 69,5
sergeferrari group c 9,08 9,18
signaux girod
c 19,15 19,15
sii
c 26,8
27
smcp
a 24,445 24,78
smtpcg
b 20
20,55
soc. fr. casinos
c
sodifrance
c
soditech ing.
c 0,85 0,85
sofibus
c 187
187
15,3
soft computingg c 15,3
sogeclairg
c 35,5
35,5
+bs
clôt écart vol
1,61 + 0,56
0,36 - 4
7362
15,35 - 0,65
1
2,08 - 0,48
5275
1,36 + 0,37
85319
2,095+ 1,21 133084
0,36
15,35
1,98
1,32
2,02
645
10,85
1,44
11
+ 1,38
1,5 + 3,45
17,16
5,96
22,1
23,1
100
1,49
2,81
8,04
1,36
3,4
30,25
17,61 + 1,03
6,199 - 2,36
22,2 - 0,89
23,1 + 0,44
100
1,53 + 2,69
2,83 - 0,35
8,04 - 3,6
1,38 - 3,5
3,5 + 2,64
30,25 - 0,82
418
2001
76,5
91633
10277
34618
69
1
1376
5279
1101
27468
3388
26
83
3,89
3,9 + 0,26
18,5
18,7 + 0,54
15,94
15,94 + 1,92
34,6
34,6
6,64
6,7
210
210
18,25
18,25
4,19
4,19 - 0,71
0,608
0,61 + 0,66
3388
1448
5
1
28199
25
141
5596
26601
21
19
2,85
502
21
158
19,8
2,895+ 0,35
506
- 0,39
21,2
163
- 0,61
657
57756
511
10613
544
25
7,1
27
69,5
9,06
18,95
26,7
24,26
20
27,1 + 1,12
69,5 + 0,73
9,06 - 0,22
19 + 0,26
26,7
24,75 + 1,68
20,05 + 0,25
3373
1
318
983
6902
122504
674
2
19,1
0,85
187
14,8
35,1
0,85 + 1,19
187
+ 1,63
14,8 - 3,27
35,5
198
2
201
69
isin
fr0000131732
fr0000063307
fr0004529147
fr0004037182
fr0000066482
fr0000060949
fr0000064388
fr0000039240
fr0000036816
fr0010127662
fr0000054215
fr0000034548
fr0000074197
fr0000062465
fr0004186856
fr0000066680
fr0000050049
fr0000035719
fr0000065765
fr0004183960
fr0011995588
fr0004034072
fr0011471291
valeur
spir com.
tayninh
tessig
thermocompactg
tipiak
tivoly
tonna elect.
toupargel groupe
tour eiffel
txcellg
unibel
union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
videlio (ex:iec)
viel et cieg
viktoria investg
visiodentg
voluntis
voltalia
xilam animationg
ymagisg
ouv
c 2,87
c
b 176
c
c 80
c 35,6
c
c 3,64
b 47,8
2,43
a
b 28,5
c 0,65
c 2
b 53,2
c 1,65
c 5,12
c
c
c 11,8
b 9,6
c 41,3
4,21
+ht
2,98
+bs
2,81
us4567881085
ma0000011488
us58933y1055
us7427181091
lu0934195610
us9098831004
ch0008175645
ga0000121459
us91912e1055
bmg9887p1068
actions
françaises
euronexT hors srd suite
clôt écart vol
2,83 - 5,35
910
1,36
177,5
174
177,5 + 0,85
462
35,5
80
35,6
78,5
35,6
78,5 - 3,09
35,6
3,64
47,8
2,44
3,62
47,4
2,425
3,62
47,7 - 0,21
2,425- 0,41
363
76
aperam
beni stabili
celyad
cnova nv
dexia
euronext
mainstay medical
montea cva
nokiaR
rentabiliweb gpg
robeco nv
rolinco
c
15,2
12,85
59,5
71,4
12,85
59,5
71,4
12,8
59,5
70,4
12,8 + 0,39
59,5 - 0,83
70,4 - 1,12
542
36
54
59,13
19,91
c
a 141,5
48
143,5
140,5
143,5 + 2,14
10,62 - 4,85
c
526
0,02
0,41
110
644
61092
euronexT groWTh (sélection)
isin
fr0010641449
fr0010397760
fr0012788065
fr0012816825
fr0011053636
fr0011648716
fr0010907956
fr0000035818
fr0004166197
fr0000044810
fr0010342329
fr0012819381
fr0013204070
fr0000077562
fr0004153930
fr0010458729
fr0004155687
fr0004032746
fr0004171346
fr0000064529
fr0000061608
fr0004197747
fr0013263878
fr0004155240
fr0004045847
850
28,8
0,65
2
53,6
1,65
5,22
28,2
0,65
2
49,9
1,65
5,12
28,2 - 1,74
0,65
2
52,2 - 2,61
1,65
5,22 - 1,88
11,8
9,6
41,8
4,22
11,7
9,25
39,9
3,89
11,7
9,3
41,05
3,93
1934
241
600
2415
1
719
4,74
2,06
- 0,85
- 1,59
- 0,61
- 6,21
376
16412
11559
20406
auTres valeurs de la Zone euro
lu0569974404
it0001389631
be0974260896
nl0010949392
be0974290224
nl0006294274
ie00bjys1g50
be0003853703
fi0009000681
be0946620946
nl0000289783
nl0000289817
infosys
maroc telecom
merck and co inc
procter & gamble
rorento cdh
rusal plc
televerbier
total gabon
vale sa
Zci limited
a 37,6
37,6
0,75
0,75
c 24
24,04
a 3,96 3,96
c 4,46 4,51
a 54,4 54,6
53,6
a 4,645
c
38,84
40,91
36,89
0,741
23,54
3,96
4,41
54,15
55,4
53,6
4,669 4,59
37,2 - 1,12
0,741 - 0,27
23,68 - 0,92
3,96 + 0,51
4,51 + 0,67
54,4
14,4 + 0,63
55
+ 2,23
4,64 - 0,37
4798
22454
1
1447
68806
38,84
40,91
ouv
0,328
0,085
9,04
2,24
0,338
8,73
26,15
58,4
27,9
0,109
0,273
28,75
8
4,72
0,473
0,254
0,288
0,362
0,929
+ht
0,339
0,087
9,04
2,245
0,338
8,78
26,2
58,4
28
0,109
0,273
29,4
8
4,86
0,473
0,254
0,309
0,373
0,937
+bs
0,298
0,084
9,04
2,165
0,309
8,63
25,7
55
27,9
0,106
0,265
28,4
7,84
4,72
0,47
0,248
0,288
0,336
0,91
clôt écart vol
0,338
246825
0,085+ 2,29 4255114
9,04 - 0,22
1
2,17 - 3,34
59129
0,33 - 0,9
222209
8,74
9405
26
- 0,76
4865
56,4 - 3,09
2533
28
73
0,107 - 1,47 516558
0,269+ 0,37 436806
28,4 - 1,22
6793
8
606
4,86 + 0,41
282
0,47 - 0,63
18989
0,248- 2,36
40916
0,309- 1,59
39455
0,345+ 12,75 6552428
0,936- 0,95
12888
81
14,1
14,1
14
1,5
1,57
1,5
11,9
12
11,8
0,367 0,372 0,365
142,5 142,5
135,5
14
- 0,71
1,5
11,8 - 0,84
0,368+ 2,08
137,5 - 3,85
cerTiFicaT/Fonds
110041
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
8,98
38,84
40,91
valeur
agrogeneration
auplata
biocorp
biophytis
blockchain group
carbio
carmat
esker
evolis
europlasma
gaussin
groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
piscines desjoyaux
theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
38,84 + 0,03
40,91 - 0,02
126
9876
3410
15175
193
investir 10
i10gs - Fr0011630474
Fr0013284114
132.42
97.36
-0,51
-0,01
VaLeurs Zone internationale
ch0008853209
sn0008626971
cm0000035113
us1491231015
sn0000033192
gb0002374006
us5324571083
ci0000053161
ch0308403085
us4282911084
agta record
bras. ouest afr.
brass. cameroun
caterpillar inc.
cfoa
diageo
lilly and co
forestière eq.
geneurog
hexcel
b 70,5
c
b
72,5
70,5
72
+ 2,86
97
+ 2,12
121
c
3317
350
3,33
30,715 30,72
c
b 5,56
29,93
30,67 + 2,27
89,5
+ 2,81
460
750
5,56
5,42
5,44 - 2,16
1622
52,5
11
295
95
438
2455
615
633
86
678
6417
358
518
109
979
246
4,06
4675
1
0,56
2,305
45,2
2,36
45,8 - 0,44
14575
10741
0,785
1,11
1,12
2000
535
58
14,45
2,15
112,5
11,15
5,68
43,8
58
- 2,36
14,5 + 0,35
2,15 - 1,83
114
+ 1,79
11,2 - 1,75
5,76
43,85 - 0,57
58
587
3353
292
1825
381
2100
0,19
6,8
1,56
6,8
1,66 + 5,4
161
91990
128
840
855
5,8
5,8 - 4,92
1817
118
0,323
0,343- 0,29
48160
32,2
3,04
3,095+ 1,48
7717
1610
28
192
28
192
1
1
5750
44
52,6
44
53,8 - 3,24
8
3018
1,9
115
29,6
39,7
0,039
115
29,6 - 0,67
39,9
0,04 - 3,85
1
901
59
229295
34,97
4,1
14,1
28,6
48
24,4
134
96,4
3,63
0,85
57,8
8,18
38,8
25,8
1,8
28,75
20,4
3,16
56,2
4,64
0,199
7,16
13,35
7,42
43,2
53
14,1 + 0,71
28,6 + 0,7
48
- 2,04
24,4
134
- 3,25
96,4 + 0,21
3,63
0,872 + 1,4
57,8 + 0,35
8,18 - 0,49
38,8
25,8
1,8 - 5,26
28,75 - 0,17
20,4 + 0,49
3,16
56,9 + 0,71
4,78 + 3,91
0,199- 0,5
7,16
13,35 - 0,74
7,44 + 0,27
43,2 - 0,92
137,5
- 0,73
53,2 + 0,38
63
50,4
5,2
63
50,7 - 0,59
5,38 + 3,46
305
8
1
1
42
2
2245
188588
32
295
305
251
2000
6882
26
251
2206
43046
1
1
660
256
558
25,6
23
31,2
109
2,02
132,5
25,6
23
31,2
112,5
2,02
133,5
+ 1,72
+ 3,07
- 8,24
- 0,33
- 0,99
50
47396
5164
321
1
880
474
3,11
4,65
1,51
0,76
572
50
749
1087
1000
145
46
- 3,97
0,956- 4,4
24,9 - 0,4
2242
2970
243
530
71
5,43
5,97
71
- 2,74
5,54 + 1,28
6,05 + 1,34
var.
année
en %
dollar us
1,1583
livre sterliNg
0,8908
FraNc suisse
1,1285
couroNNe daNoise
7,4595
couroNNe Norv.
9,6693
kuNa croate
7,4205
couroNNe suedoise
10,5009
dollar caNadieN
1,5219
yeN JaPoNais
129,257
dollar australieN
1,6319
rouble russe
80,7264
rouPie iNdieNNe
84,216
dollar Neo-zelaNdais 1,7802
couroNNe tcheQue
25,6553
ForiNt hoNgrois
324,66
zloty PoloNais
4,3095
lev bulgare
1,9561
dollar hoNg-koNg
9,0924
WoN sud coreeN
1305,1247
Peso MexicaiN
22,2607
real
4,8197
dollar siNgaPour
1,5961
raNd sud-aFricaiN
17,5391
livre turQue
7,4744
reNMibi yuaN
7,9627
ruPiah
17206,7857
Peso PhiliPPiN
62,498
riNggit Malais
4,8086
bath thalaNdais
38,012
-0,16
0,06
-0,19
0,02
-0,59
-0,04
-0,06
-0,26
0,32
0,11
-1,41
0,05
0,15
0,02
-0,07
-0,11
0,04
-0,15
-0,94
-0,49
1,63
-0,22
-0,50
-0,21
0,14
-0,15
-0,11
-0,07
-0,14
-3,51
0,40
-3,53
0,16
-1,84
-0,16
6,92
0,83
-4,53
6,13
16,72
9,86
5,26
0,45
4,47
3,20
0,01
-3,08
1,89
-5,69
21,23
-0,61
18,03
64,11
2,02
5,80
4,13
-1,48
-2,76
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
798
71488
9272
eur
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
usd
1
1,1583
0,8908
1,1285
10,5009
7,4595
1,2926
1,5219
gbp
chf
0,8633
1,1226
1
1,3002
0,7691
1
0,9741
1,2667
9,0657 11,7874
6,4398
8,373
1,116
145,088
1,3139
1,7085
0,8862
1,0265
0,7895
1
9,3059
6,6103
114,56
1,3489
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours de changes croisés
11-09-2018
sek
dkk
0,0952
0,1103
0,0848
0,1075
1
0,7103
12,3088
0,1449
0,1341
0,1553
0,1194
0,1513
1,4078
1
0,1733
20,4051
jpy (100)
cad
0,7737
0,8961
0,6892
0,8729
0,0812
5,771
1
1,177
0,6571
0,7611
0,5853
0,7414
6,8991
4,9007
0,8497
1
11-09-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,34/-0,64-0,28/-0,58 -0,19/-0,49 -0,17/-0,47 -0,10/-0,40
ecarts de taux avec l’allemagne
11-09-2018
6 mois
allemagne 100,25
portugal
-0,25
france
-0,01
espagne
-0,06
italie
-0,29
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,56
0,49
0,05
0,28
1,48
-0,21
0,90
0,11
0,49
2,09
0,04
1,32
0,18
0,79
2,39
0,34
1,55
0,31
1,05
2,53
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
251,51
170,66
234,41
284,09
332,47
341,05
233,23
var %
-0.13
-0.26
-0.05
-0.14
-0.38
-0.49
-0.11
31/12 var %
248,89 1.19
171,84 1.21
236,20 -0.71
284,90 -0.06
327,74 1.83
332,52 3.07
234,24 -0.32
cours a TerMe de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1583
1,1584
0,8907
0,8908
1,1283
1,1286
10,4959
10,5059
7,4591
7,4598
129,2620
129,2700
1,5218
1,5220
-0,0025
-0,0028
-0,0014
-0,0017
0,0000
0,0000
0,0023
0,0075
0,0012
0,0010
0,1022
0,0571
-0,0037
-0,0041
-0,0078
-0,0082
-0,0011
-0,0035
0,0007
0,0007
0,0034
0,0081
0,0037
0,0031
0,0558 -0,0092
0,0080 -0,0096
-0,0172
-0,0176
-0,0061
-0,0065
0,0020
0,0018
0,0043
0,0079
0,0076
0,0056
0,0208
-0,0410
-0,0371
-0,0376
-0,0125
-0,0130
0,0043
0,0037
-0,0063
-0,0048
0,0132
0,0104
-0,0664 -0,0405
-0,1365 -0,0413
11-09-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base
0.75 %
usa
taux jour le jour
1.83 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.76 %
10 ans
2.97 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.25 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.08 %
-0,0189
-0,0195
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,56
-0,56
-0,59
-0,61
-0,56
-0,42
0,05
0,69
indices de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
août 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,3279
-0,3398
-0,343
-0,3462
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,3636
-0,359
-0,369
-0,37
-0,371
-0,371
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,369
-0,294
-0,298
-0,302
-0,309
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
-0,319
tme
0,23
0,21
0,25
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
0,77
0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
0,68
0,73
source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
0
0
06-08
07-08
08-08
09-08
10-08
13-08
14-08
15-08
16-08
17-08
20-08
21-08
22-08
23-08
24-08
27-08
28-08
29-08
30-08
31-08
03-09
04-09
05-09
06-09
07-09
10-09
11-09
0,80
0,80
0,80
0,80
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,71
0,71
0,71
0,71
0,71
0,76
0,76
0,76
0,76
0,76
0,75
0,75
0,75
0,43
0,41
0,45
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
0,93
-0,355
-0,355
-0,361
-0,356
-0,357
-0,357
-0,357
-0,357
-0,359
-0,362
-0,36
-0,36
-0,361
-0,363
-0,363
-0,363
-0,363
-0,363
-0,363
-0,364
-0,342
-0,342
-0,356
-0,353
-0,356
-0,361
-0,361
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,37
-0,37
-0,368
-0,369
-0,37
-0,369
-0,371
-0,371
-0,371
-0,369
-0,37
-0,371
-0,37
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
-0,369
-0,371
-0,372
-0,371
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
0,70
0,70
0,70
0,70
0,65
0,65
0,66
0,66
0,65
0,64
0,64
0,63
0,65
0,66
0,66
0,68
0,68
0,70
0,71
0,68
0,67
0,68
0,69
0,70
0,69
0,71
0,72
thor.
pub.
priv.
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
0,95
0,95
0,95
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
0,95
0,95
0,95
MaTières preMières
MéTaux précieux
MéTaux non Ferreux
MéTaux sTraTégiQues
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
11/09
10/09
COURS PriMe Prec.
lingot
33000
0
33470
10 florins
205
2,68
205
5 dollars*
287
15,65
287
10 dollars
551
11,02
551
20 dollars
1130
13,8
1130
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1258
1,66
1241
latine
193
0,73
193
napoleon
193
0,73
191
1/2 napoleon* 109
13,78
102,9
souverain eli i* 258
6,81
260
souverain
245
1,42
245,5
1/2 souverain* 128,8
6,64
128,8
suisse
190
-0,83
193,7
tunisienne*
200
4,39
200
mark*
250
5,81
252
krugerrand
1097,5
6,93
1097,5
lingotin 500grs 17100
3,64
17150
lingotin 250grs 8580
4
8600
lingotin 100grs 3420
3,64
3430
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
470,3
473,77
cuivre (girm):
Londres
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
26 822
27 216
Fix2
26 987
27 526
cathodes : 5230 a coMPter du 11/09/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
600,82 dePuis le 11/09
base laMiNé laitoN 1 titre 502,49 dePuis le 11/09
base laMiNé laitoN 70/30
511,43 dePuis le 11/09
base laMiNé laitoN 85/15
556,12 dePuis le 11/09
base laMiNé broNze 94/6
688,16 dePuis le 11/09
base laMiNé broNze 94/4
659,04 dePuis le 11/09
London MeTaL exchange
11/09
10/09
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1540-1545
1570-1590
13600
cash
3 Mois
vol.
1998-2000
2036-2036,5
1059825
London BuLLion MarKeT
11/09
10/09
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 391
1 416
etain (en $ par tonne)
platine (eN dollars Par oNce troy)
785
797
neW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
11/09
sePt. 18
13,91
déc. 18
14,1
JaNv. 19
14,18
Mars 19
14,2
Mai 19
14,27
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
settleMeNt
10/09
14,12
14,21
14,26
14,31
14,36
settleMeNt
11/09
déc. 18
1199,1
avr. 19
1210,2
JuiN 19
1216,1
aout 19
1218,7
déc. 19
1233,9
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
11/09
791,9
794,9
799,8
804,5
811,9
10/09
1201
1212,7
1218,6
1224,7
1237,2
settleMeNt
10/09
786,4
789,5
794,3
808,6
808,6
2028-2030
2065-2065,5
1061575
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
1 197
1530-1550
1575-1595
13600
aluminium (en $ par tonne)
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
21 840
21 740
Fix2
21 781
22 071
palladium (eN dollars Par oNce troy)
972
994
2,36
45,4
0,956
24,9
var.
veille
en %
185
1719
576
57
+
+
+
cours
bce
11-09-2018
1 euro en devise
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 190
382
2,36
8,72
6,68
3,78
7,34
6,14
6,02
changes : cours au comptant
349
1,04
2,36
8,72
6,68
3,78
7,34
6,14
6,02
Taux eT changes
cash
3 Mois
vol.
5840-5840,5
5862-5864
238750
19025-19075
19005-19015
2900
5881-5883
5904-5905
246175
19105-19110
19010-19015
2860
12200-12205
12295-12305
237066
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
11/09
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
12285-12290
12360-12400
236250
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2054-2056
2075-2077
120500
2036-2036,5
2058,5-2059,5
121400
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2405,5-2406
2404,5-2360
229550
2410-2412
2405-2406
232800
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
11/09
2,59
2,6
2,6
2,61
10/09
2,61
2,61
2,62
2,63
vol
417
140
55
84118
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
11/09
77,03
77,7
84,69
84,96
KuaLa LuMpur
settleMeNt settleMeNt
Jou r
11/09
18810
10/09
18810
vol
clôture
10/09
40,69
46,28
clôture
10/09
77,03
77,7
84,69
84,96
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
aout 19
11/09
67,55
67,2
67,1
66,6
65,2
10/09
66,6
66,43
66,2
65,95
65,7
450
425
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
89,5
89,6
496,5
464,5
88,7
88,92
492,5
460,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
11/09
24,15
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
10/09
27,05
27,15
27,35
gaz naTureL
clôture
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
vol
clôture
vol
10/09
2,81
2,81
2,9
clôture
10/09
28,26
vol
vol
2
settleMeNt settleMeNt
11/09
oct 2018 29,55
Nov 2018 29,89
dec 2018 30,27
10/09
28,37
28,69
28,91
10/09
83,82
83,68
83,97
clôture
clôture
vol
11/09
10/09
sePt. 18
1562
1605
déc. 18
1644
1656
Mars 19 1654
1658
Mai 19
1661
1664
Juil. 19
1670
1671
new york (eN $ Par toNNe)
2203
8307
4457
1475
1161
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
11/09
2340
2288
2297
2304
2317
vol
10/09
2300
2297
2305
2315
2329
5
9587
3770
1042
123
settleMeNt settleMeNt
11/09
445
383,3
378,2
10/09
445
384
378,2
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
11/09
10/09
Nov. 18
178,75
179,25
JaNv. 19 181,25
182
Mars 19 183,75
184,5
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
vol
11/09
10/09
sePt. 18
1546
1536
134
Nov. 18
1476
1475
2880
JaNv. 19 1481
1480
1740
Mars 19 1495
1496
811
Mai 19
1512
1517
499
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
8
10328
1880
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
11/09
97,3
100,4
103,8
111
10/09
99,05
101,4
104,75
111,95
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
3
17259
9067
601
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
Jou r
11/09
10/09
112,45
115,7
vol
290
16
settleMeNt settleMeNt
vol
227
27
settleMeNt settleMeNt
11/09
176
172,75
176,75
vol
10/09
177,95
0
0
253
veau vivaNt - bresil - brl :
150.3
le 10/09//18
betail vivaNt - cMe - usd :
1.1015
le 10/09//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.52525
le 10/09//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.5595
le 10/09//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indices
rJ crb
settleMeNt settleMeNt
238
59900
25040
BeTaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
vol
11/09
10/09
sePt. 18
10,53
10,8
Nov. 18
10,8
10,92
JaNv. 19 10,96
11
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
vol
clôture
522
76
109
settleMeNt settleMeNt
11/09
10/09
sePt. 18
355,5
355
déc. 18
366,75
367,25
Mars 19 378,5
379
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
jus d’orange
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
11/09
10/09
sePt. 18
530
504
déc. 18
519,88
528,25
238
Mars 19 540
546,75
5
mais à paris (eN euros Par toNNe)
caFé
Bois
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
68077
68149
17494
9140
4505
vol
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 98.36
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
10/09
11,23
12,04
12,19
12,28
12,52
settleMeNt settleMeNt
11/09
10/09
déc. 18
201,25
202
17275
Mars 19 204
204,75
4720
Mai 19
204,75
205,25
1705
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
coTon
11/09
83,89
82,61
83,04
11/09
11,1
11,96
12,14
12,27
12,54
vol
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
11/09
10/09
sePt. 18
227
247,5
déc. 18
247,25
251,25
Mars 19 250,75
253
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 91,7, le 11/09//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
11/09
2,8
2,8
2,89
clôture
vol
5225
4949
2051
461
146
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 09/09/
Prix indicatif : 2246,06
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
Nov. 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
cacao
uraniuM
11/09
27,05
27,15
27,35
clôture
11/09
10/09
oct. 18
326,4
330
déc. 18
336
334,5
Mars 19 336,9
336
Mai 19
341,5
339,5
aout 19 344,6
341,7
new york (eN ceNts Par lb)
vol
10/09
24,85
powernext gas futures
11/09
10/09
Nov. 18
689,25
681,5
84329
Fév. 19
682
674,25
7700
Mars 19 680,25
672,75
9640
avr. 19
677,25
671,25
5015
Mai 19
677
670,25
4383
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
453
428
sPot
céréaLes
11,88 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
658
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
11/09
10/09
Jour
78,67
77,37
Nov. 18
78,67
77,37
174755
JaNv. 19 77,81
76,55
47885
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
11/09
Nord da 29,09
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
653
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
etain (en dollars par tonne)
10/09
antimoine 99,65% (par tonne)
8400
8400
bismuth 99,99% (par lb)
4,55
4,55
cadmium 99,95% (par lb)
1,25
1,25
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
33,25
33,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
29,25
29,25
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
14
14
silicium (par tonne)
2000
2000
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
11/09
vol
112.45
11/09
10/09
197,06
196,54
reuters coM. 2293,9
2297,01
Moodys coM. 5506,7
5537,29
or iNdustriel 33331
33450
lMex
2882,5
2877,6
FINANCE & MARCHES // 35
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
www.mirabaud.com
marketing@mirabaud-am.com
A la recherche d’une gestion active
de conviction ?
Tous les details de nos solutions d’investissement
à disposition ici : www.mirabaud-am.com
Pictet Asset Management
34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
297,23 10/09
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
533,36 10/09
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
546,44 11/09
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
251,91 10/09
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
359,09 11/09
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
97,5 10/09
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
112,29 10/09
106,29 10/09
LU0168449691 Pictet-greater china
539,06 10/09
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
170,78 10/09
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
LU0188501257 Pictet-health
284,45 10/09
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
457,6 10/09
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
99,24 10/09
515,46 10/09
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
130,83 10/09
LU0851564897 euroPean equity (eur)
161,93 10/09
LU0070964530 Pictet-indian eq.
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15056,08 10/09
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
118,28 07/09
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
95,57 10/09
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
159,55 10/09
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
155,87 07/09
LU0851564541 World equity (eur)
155,39 10/09
248,19 10/09
LU1279334210 Pictet-roBotics
141,03 10/09
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
316,92 10/09
LU0090689299 Pictet-Biotech
742,43 10/09
LU0338483075 Pictet-russian equities
53,78 10/09
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
145,38 10/09
LU0256846139 Pictet-security
252,56 10/09
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,09 10/09
LU0340554913 Pictet-digital
305,02 10/09
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1222,8 10/09
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
138,7 10/09
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
149,31 11/09
LU0104884860 Pictet-Water
302,19 10/09
88,74 10/09
code isin
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
LU0280430660 Pictet-clean energy
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
PORTRAIT
Par Christiane Navas
— Correspondante à Nice
A. Macarri
Yves Strickler,
4.133 articles
de loi
pour Djibouti
Rédiger un Code civil, beaucoup en ont rêvé.
Yves Strickler l’a fait. Car c’est à ce professeur
agrégé de 53 ans, vice-doyen chargé de la
recherche à la faculté de droit et science politique de l’université de Nice-Sophia Antipolis,
que la République de Djibouti a fait appel pour
élaborer sa nouvelle législation civile.
Pas moins de 2.412 articles pour le Code civil
et 1.721 articles pour le Code de procédure civile,
bref, un travail titanesque a été bouclé en deux
ans en partenariat avec deux avocats sur place,
maîtres Alain et Marie-Paule Martinet.
Djibouti, pour cet Alsacien d’origine, se résumait jusque-là à une page d’histoire, avec une
ancienne colonie baptisée « Territoire français
des Afars et des Issas » dans la corne de l’Afrique
et devenue indépendante en 1977. C’était aussi,
se souvient Yves Strickler, « une tapisserie sur le
mur de ma chambre d’enfant, représentant des
dromadaires dans un paysage exotique aux couleurs ocres. Un cadeau rapporté par mon parrain
de l’un de ses voyages. C’est l’image que j’ai longtemps gardée. J’ai découvert une réalité bien différente », celle d’un pays très dynamique et convoité par nombre d’acteurs économiques.
Aujourd’hui, dans cette corne de l’Afrique
ravagée par les conflits, la jeune République, qui
ENTREPRISES
BANQUE PALATINE
Yves Bazin de Jessey
est nommé président
du directoire de Palatine Asset
Management, filiale de gestion
d’actifs de la Banque Palatine.
Yves Bazin de Jessey, 57 ans,
diplômé d’HEC et du CPA, a débuté
à la direction trésorerie et changes
au Crédit du Nord en 1984. En 1986,
il a intégré la direction des marchés de la Banque Lazard. Il a
compte un million d’habitants, se veut une oasis
de stabilité et compte bien attirer les investisseurs grâce à un port, stratégique pour la
région. « La rédaction des nouveaux Codes visait
un double objectif, confirme le juriste, améliorer
le climat des affaires et des investissements à Djibouti, et répondre aux besoins légitimes des
citoyens en renforçant leur sécurité juridique. »
« A la barbe des grands cabinets
anglo-saxons »
A l’issue d’une consultation internationale, préférence a été donnée à l’équipe menée par le professeur de droit niçois « à la barbe des grands
cabinets anglo-saxons ». Sa double expertise en
droit et en procédure civils ont fait la différence. « Lorsque j’étais étudiant à la faculté de
Strasbourg, j’hésitais sur la voie à suivre, l’ENA ou
la magistrature, raconte Yves Strickler. Dès le
premier cours de procédure civile, j’ai compris
que mon avenir était là. Il n’y a pas de plus belle
matière, la procédure civile permet de trouver le
juste équilibre entre efficacité et protection des
libertés individuelles. »
Professeur agrégé, initiateur et directeur de
plusieurs collections, dont « Procédures » aux
Editions Bruylant, Yves Strickler a quitté en 2010
assumé des responsabilités de gestion pour compte propre, puis de
gestion pour compte de tiers et
enfin de directeur du développement chez Lazard Frères Gestion.
En 2004, il a rejoint la Banque
Saint Olive en tant que dirigeant
responsable de Saint Olive et Cie,
chargé de l’allocation d’actifs et de
la relation avec les investisseurs
institutionnels.
GROUPE AFFLELOU
Olivier de Mendez
est le nouveau directeur général
l’université de Strasbourg pour Nice, où il dirige
le Centre d’études et de recherche en droit des
procédures.
Cours magistraux, direction de thèses, travaux de recherches, publications, participation
à des instances internationales, telles la Cour
européenne d’arbitrage, dont il préside la Section Grand Sud… La liste des références de cet
éminent juriste est longue. La rédaction de
codes manquait à l’appel. « J’espérais bien pouvoir m’y atteler un jour comme l’avait fait mon
directeur de thèse pour un pays de l’Europe de
l’Est lorsque le mur de Berlin est tombé », confiet-il. C’est désormais chose faite.
Quant à la méthode, il a fallu dresser un état
des lieux de la législation existante, pour l’essentiel le Code civil français tel qu’il existait au jour
de l’indépendance. S’y ajoutait des textes adoptés
localement. Et organiser leur coexistence n’a pas
toujours été évident. Pour le Code de procédure
civile, la refonte de l’organisation juridictionnelle, elle, s’est imposée, avec notamment l’abrogation des tribunaux coutumiers et surtout la
définition de nouvelles procédures d’exécution.
« Nous avons travaillé dans un esprit pragmatique pour aller vers une justice simple et rapide,
avec un coût modéré pour l’Etat comme pour le
justiciable », résume Yves Strickler. Pendant ces
deux années intenses, les nuits ont été courtes
pour le professeur de droit qui a travaillé de
Nice, avec quelques déplacements dans le pays.
L’Assemblée nationale de Djibouti a adopté à
plus de 90 % des voix le 9 avril 2018 les deux nouveaux Codes, promulgués dans la foulée.
Depuis, la vie professionnelle a repris un cours
normal pour le vice-doyen, qui peut à nouveau se
permettre des soirées au théâtre avec son épouse
et sa fille, s’accorder quelques sorties balnéaires
à Villefranche-sur-Mer, s’offrir de courtes escapades dans le haut pays niçois... Brièvement. Car,
hors du droit, point de salut pour cet accro aux
procédures, « le droit, c’est la vie », plaide ce passionné. Un professeur à l’allure juvénile aussi
précis et pointu sur les normes juridiques qu’il
est distrait dans la vie quotidienne. n
de l’enseigne Optical Discount.
CYLAD CONSULTING FRANCE
Olivier de Mendez, 49 ans,
diplômé de l’Edhec de Lille, a
notamment assuré la direction de
la communication globale et marketing de Marionnaud France.
Après avoir travaillé dans plusieurs agences dont Publicis et
Euro RSCG, il a rejoint Starbucks
France, où il a successivement été
directeur marketing et communication puis country manager.
Dernièrement, il était en France,
directeur général de Cojean.
rejoint le bureau parisien
de ce cabinet de conseil
en stratégie et management
en tant que directeur associé.
Sébastien Cailliau
Sébastien Cailliau, 45 ans,
diplômé d’ISAE-Supaero a travaillé pendant vingt ans dans le
conseil de direction générale,
d’abord chez Roland Berger, puis
au sein du BCG, notamment dans
les secteurs de l’aéronautique, de
la défense et du spatial.
JAPAN TOBACCO INTERNATIONAL
Didier Ellena
accède à la présidence de Japan
Tobacco International France.
Didier Ellena, 46 ans, diplômé de
l’Idrac Lyon Business School, a
rejoint la force de vente de Japan
Tobacco International en 1995. Il a
occupé différents postes, notamment au siège (à Genève), en tant
que responsable du trade marketing pour la région Europe Centrale. Nommé general manager en
Hongrie en 2014, il a pris la direction générale des marchés de la
région Adriatique en 2016. Depuis
un an, il était general manager
adjoint en Russie, chargé du marketing & des ventes.
ARVAL
Barbara Gay
Régis Masera
sont nommés directrice
d’Arval For Me et directeur
du consulting d’Arval France.
Barbara Gay, 45 ans, diplômée de
l’ISG, a intégré Arval en 1996. Elle a
d’abord assumé des responsabilités
marketing et d’encadrement commercial au sein de la direction commerciale d’Arval France. A partir de
2008, elle a intégré SME Solutions
France, participant à la transformation du dispositif de vente à distance,
au développement commercial et à
l’essor des partenariats. En 2014, elle
était devenue directrice du consulting d’Arval France.
Régis Masera, 42 ans, diplômé de
l’Ecole de gestion et de commerce, a
débuté comme responsable technique commercial chez Michelin.
Entré chez Arval en 1999, il a occupé
divers postes avant de prendre la
direction des ventes de la filiale
Public LLD. En 2015, il avait été
nommé consultant senior au département consulting d’Arval France.
CARLSON WAGONLIT-TRAVEL
Vanessa Milot
est nommée directrice
des ressources humaines
pour la France, la Belgique
et le Luxembourg de CWT.
Vanessa Milot, 39 ans, est titulaire
d’un MBA gestion d’entreprise et
management de l’université de Waikato (Nouvelle Zélande). Elle a tra-
vaillé dans le domaine des RH au
sein de banques, dans l’automobile,
la grande distribution et l’emballage,
en France, en Suisse, au Benelux et
en Irlande. Dernièrement, elle était
DRH France de Fircosoft.
GETLINK
Frédéric Riga
devient chief digital officer.
Frédéric Riga, 49 ans, titulaire du
Miage, a débuté chez La Redoute.
Devenu directeur de projet chez
GénériX entre 2001 et 2003, il a
intégré Redcats, où il a occupé
différents postes jusqu’à être
promu directeur organisation et
système d’information en 2012.
Suite au rachat d’une partie des
actifs de Redcats, il a assumé cette
fonction au sein de Cyrillus Vertbaudet Group dès 2014.
ILS SONT NÉS
UN 12 SEPTEMBRE
Alfie Allen, acteur, 32 ans.
Hervé Brossard, président
and CEO d’Omnicom Media
Group (OMG), 69 ans.
Eric Dadian, cofondateur
de WikiPME, président
du conseil de surveillance
de CCA International
et de l’Association française
de la relation client, 60 ans.
Guillaume Decitre,
PDG de Decitre, 52 ans.
Michel Drucker, animateur de
télévision, 76 ans.
Gérard de La Martinière,
ex-directeur général
de la Société des Bourses
françaises, ancien président
de la Fédération française des
sociétés d’assurances, 75 ans.
Hubert Monzat,
ancien directeur général
de France Galop, 65 ans.
Véronique Morali, présidente
du directoire de Webedia,
présidente de Fimalac
Développement,
éditrice de Terrafemina, 60 ans.
Dominique Noguez,
écrivain, 76 ans.
RM, rappeur coréen, 24 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
MERCREDI 12 SEPTEMBRE 2018
SPÉCIAL
LESECHOS.FR/
HIGH-TECH
MANAGEMENT // Evolutions technologiques, cadre légal assoupli, mutations managériales, nouvelles attentes
des collaborateurs… Le télétravail progresse et les entreprises sont de plus en plus nombreuses à franchir le pas.
Le télétravail,
accélérateur de
transformation
des entreprises
Julie Le Bolzer
M
oins de fatigue et de stress
liés au transport, davantage de productivité, une
meilleure répartition entre temps
professionnel et temps personnel…
L’enquête annuelle de l’Observatoire du télétravail (Obergo) met en
lumière les bénéfices ressentis par
les salariés ayant la possibilité de
travailler à domicile. Conscientes
de ces impacts positifs et encouragées par les ordonnances Macron,
qui ont assoupli le régime juridique
du télétravail, les entreprises sont
plus nombreuses à franchir le pas,
si bien qu’un quart des salariés français pratiquent cette nouvelle
forme de travail. Qu’on ne s’y
trompe pas cependant, le télétravail
n’est pas né avec la loi de septembre 2017…
Un accord ou une charte
« Preuve que les organisations s’intéressent à ce sujet depuis longtemps,
un accord national interprofessionnel de 2005 posait déjà un cadre. Ce
qui change, c’est que le télétravail est
devenu un droit et qu’il est désormais
envisagé de manière collective, et non
individuelle », explique Nawal
Mrani Alaoui, responsable de l’acti-
vité stratégie sociale au sein de la
division capital humain chez
Deloitte. Dorénavant, un collaborateur peut demander à y avoir accès,
mais n’a un véritable droit que si son
employeur s’est doté d’un accord ou
d’une charte déterminant le cadre
et les modalités du télétravail.
« Le texte ne prévoit pas que tous
les salariés peuvent automatiquement y avoir recours, mais simplement que l’entreprise doit motiver
son refus si elle n’accède pas à la
demande de télétravail d’un collaborateur éligible à cette forme de travail
en vertu de l’accord d’entreprise ou de
la charte existant dans l’entreprise.
Ce qui suppose que ces outils aient été
mis en place », précise Guillaume
Bordier, avocat associé chez Capstan Avocats. Il rappelle que l’accord
collectif concerne les entreprises
dans lesquelles des organisations
syndicales sont présentes. « Pour
celles qui n’en ont pas, une charte sur
le télétravail peut être établie unilatéralement par l’employeur après consultation du comité social et économique ou du comité d’entreprise, et
du comité d’hygiène, de sécurité et des
conditions de travail », dit-il.
Avant l’assouplissement du
cadre légal, le télétravail avait été
favorisé par les innovations techno-
logiques, les outils de communication et de collaboration facilitant le
quotidien du travailleur nomade.
« Grâce à un PC portable, une clef 4G,
un hébergement des données sur le
cloud et un scanner portatif, je suis
opérationnel à distance. Seul impératif, pour sécuriser les systèmes et diffuser les bonnes pratiques auprès des
salariés, j’ai embauché un responsable informatique », indique Laurent
Bazin, dirigeant de la société
d’expertise comptable Axis Experts
Conseils.
Nouvelles approches
managériales
Autre mutation ayant contribué au
déploiement du télétravail, l’essor
des nouvelles approches managériales. « La plupart des entreprises se
sont emparées du sujet de la qualité
de vie au travail. Pour ce faire, elles
tendent à adopter davantage de flexibilité, observe Nawal Mrani Alaoui.
Le management par le contrôle va
laisser progressivement place au
management par la confiance. »
Reste que nombre de managers
craignent un délitement du collectif, de l’esprit d’équipe et du sentiment d’appartenance à l’entreprise.
Pour conserver le lien, beaucoup
se sont appropriés les solutions
Ceux qui ont goûté au télétravail le plébiscitent, autant pour le gain de concentration que pour
la contribution à une baisse de la pollution via la réduction de leurs déplacements. Photo Shutterstock
25 %
LA PART DES SALARIÉS
qui pratiquent le télétravail
en France.
audio et de visioconférence. Et les
accords d’entreprise donnent un
cadre où le télétravailleur peut piocher les règles en vigueur. « L’idée est
de transmettre les fondamentaux
d’une bonne hygiène de télétravail.
Dans mon entreprise, il faut être joignable soit par e-mail, soit par téléphone, soit via la messagerie Slack. Et
si le télétravailleur s’absente, il doit
prévenir l’équipe », détaille Jérémy
Lamri, fondateur de la start-up
Monkey Tie. Le télétravail semble
plébiscité par tous ceux qui y ont
goûté, pour des raisons aussi diverses que le gain de concentration et la
contribution à une baisse de la pollution. Du côté de l’entreprise, l’économie de mètres carrés est moins
souvent évoquée que l’amélioration
de la marque employeur. « Le télétravail est un élément clef dans la fidélisation. C’est la promesse d’un management plutôt moderne et d’une
souplesse dans l’organisation »,
conclut Nawal Mrani Alaoui. n
INTERVIEW // FRANTZ GAULT Associé de LBMG Worklabs
« Un dispositif peu compatible avec un management de surveillance »
En plus d’adopter une organisation plus flexible, le télétravail suppose-t-il de réinventer le management ?
Cela dépend de la définition qui est
faite du management. Si l’entreprise considère que le rôle du
manager est d’aider, d’informer, de
coacher, de fixer des objectifs, d’animer le collectif, le travail à distance
se révèle parfaitement adapté. A
l’inverse, si l’organisation adopte
des méthodes de gestion à la Taylor,
cela devient plus compliqué : le télétravail est peu compatible avec un
management « command and control », considérant les salariés
comme des exécutants qu’il faut
surveiller. Le travail à distance est
davantage en phase avec un management fondé sur les résultats, la
responsabilisation et la confiance.
Le travail à distance fait-il écho
aux principes de l’entreprise
libérée ?
Le télétravail insuffle un certain air
de liberté, en permettant aux collaborateurs de choisir leur lieu de travail, de gagner en autonomie, de
découvrir d’autres ambiances de
travail via le co-working… Mais la
comparaison avec l’entreprise libérée d’Isaac Getz s’arrête là, car le travail à distance n’induit pas que les
salariés obtiennent plus de pouvoir,
choisissent leurs leaders, prennent
l’ensemble des décisions ou repensent les processus. Seule la géographie est libérée. L’organisation, elle,
conserve ses fondamentaux.
La France, qui compte environ
un quart de télétravailleurs,
est-elle en retard par rapport
aux autres pays européens ?
Culturellement, l’Hexagone se situe
à mi-chemin entre les pays latins,
très ancrés dans le présentéisme, et
les pays scandinaves, où c’est le
résultat qui prime. Mais, statistiquement, la France n’est pas si en
retard qu’on ne le dit, en particulier
dans le privé, où le télétravail a nettement progressé ces dernières
années. Globalement, les directions
des ressources humaines françaises sont prêtes d’un point de vue
juridique et social. Elles y voient
également un vecteur d’attractivité
pour recruter. En revanche, les
freins sont plus nombreux côté
managers, en raison d’une perte de
repères face aux nouveaux modes
de travail. La grande question du
manager est : « A quoi vais-je servir
si mon équipe n’est plus en face
de moi ? »
Frantz Gault travaille pour
LBMG Worklabs, un cabinet
de conseil spécialisé dans les
nouveaux modes de travail.
Photo DR
Comment lever les freins ?
Il est essentiel que la direction générale, la DRH et les partenaires
sociaux adhèrent à la démarche, ce
qui est généralement le cas puisque
le télétravail s’avère de plus en plus
souvent perçu comme un levier de
modernisation et de performance.
La DSI doit également être associée
pour des raisons évidentes d’équipement, de logiciel et de sécurisation
des données. La mise en place du travail à distance requiert par ailleurs
de rappeler aux équipes encadrantes les fondamentaux du management au XXIe siècle : communiquer
« Tout l’enjeu est
de lever les craintes
des managers. »
« Le partage
d’expérience est
ce qu’il y a de plus
efficient. »
par le digital, faire confiance, fixer
des objectifs, créer du sens et de la
motivation, etc. Tout l’enjeu est de
lever les craintes des managers.
Pour ce faire, le partage d’expérience
est ce qu’il y a de plus efficient.
Tous les salariés sont-ils prêts
à se libérer du carcan de
l’organisation et des process
classiques ?
Non, d’où la nécessité d’informer et
de sensibiliser l’ensemble des équipes. Il ressort notamment que certains salariés culpabilisent d’être en
télétravail, ce qui génère un stress et
une charge de travail accrus.
L’enjeu consiste ainsi à aider les
télétravailleurs à déconnecter, à
faire des pauses, à s’arrêter pour
déjeuner, etc. L’autre point d’attention concerne l’unification des
moyens de communication au sein
de l’entreprise. Si une communauté
de travailleurs à distance utilise
WhatsApp, une autre le réseau
social d’entreprise, une autre les
e-mails, une autre les SMS, l’organisation peut perdre en efficacité. Il
convient donc de veiller à ce qu’il n’y
ait pas de fragmentation des usages
digitaux.
Propos recueillis par J. L. B.
HIGH-TECH // 37
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
L’EXPÉRIMENTATION
L’ENGAGEMENT
Société Générale
Un déploiement pionnier
BookingSync
Télétravail à 100 %
La start-up emploie
34 collaborateurs dans
une quinzaine de pays.
Ils se retrouvent régulièrement lors de réunions
virtuelles ou physiques.
Dès 2013, la banque a mené
une première phase
d’expérimentation.
Aujourd’hui, 40 % des
collaborateurs des services
centraux sont concernés.
Julie Le Bolzer
Mesurée régulièrement, la satisfaction des télétravailleurs de la Société
Générale est quasi totale : 99 %
d’entre eux demandent un renouvellement de leur avenant sur ce
mode de travail. Les managers plébiscitent également cette forme
d’organisation, puisque 94 % y
voient le gage d’une performance
maintenue, voire améliorée. L’établissement bancaire fait partie des
précurseurs. « En 2013, nous avons
mené une première phase test avec
400 collaborateurs. Le dispositif
étant un succès, nous avons poursuivi
l’expérimentation sur deux années
supplémentaires, à l’issue desquelles
nous comptions 2.300 télétravailleurs », indique Marie Langlade
Demoyen, directrice de la responsabilité sociale au travail de la banque.
Elle précise que, fin 2016, « un accord
à durée indéterminée signé par
l’ensemble des organisations syndicales a été conclu sur le télétravail ».
Double volontariat
A l’heure actuelle, 15.000 collaborateurs du groupe travaillent jusqu’à deux jours par semaine à leur
Actuellement, 15.000 collaborateurs du groupe travaillent jusqu’à deux jours par semaine
à leur domicile, en utilisant un matériel fourni et assuré par l’entreprise. Photo Régis Corbet
domicile, sous réserve du double
volontariat de l’employé et de son
manager, en utilisant un matériel
fourni et assuré par l’entreprise.
Cependant, tous les métiers,
notamment en agence, ne sont pas
éligibles. « Au départ, nous avions
créé une équipe projet dédiée pour
accompagner le déploiement du télétravail. Désormais, le dispositif est à
la main des directions, qui décident,
ou pas, de le mettre en place en fonction de leurs contraintes organisationnelles, techniques et sécuritaires », explique Marie Langlade
Demoyen. Si la direction valide la
démarche, elle peut s’appuyer sur
l’accord qui définit les grands
principes.
La mise en œuvre du télétravail
chez la Société Générale s’est opérée sous une double impulsion :
celle de la direction générale, soucieuse d’améliorer la qualité de vie
au travail, et celle des collaborateurs de région parisienne, soumis
aux aléas des moyens de transports. « Aujourd’hui, l’entreprise
s’est acculturée à cette nouvelle organisation car nous avons procédé par
étapes, il n’a jamais été question
d’opérer un big bang », souligne
Marie Langlade Demoyen. De son
avis, les facteurs de réussite sont
l’accompagnement des télétravailleurs et des managers (notamment par la formation, par exemple pour apprendre à manager à
distance, à faire confiance…), le
maintien du lien social via les outils
de télécommunication, et le suivi
du télétravail par le biais d’enquêtes
fréquentes. Au final, moins de
fatigue et davantage d’équilibre
entre vie professionnelle et vie
personnelle garantissent une
hausse de l’engagement et de la
productivité. n
Des télétravailleurs en France
métropolitaine, à Tahiti, en Indonésie, en Thaïlande, en Russie,
aux Etats-Unis, en Pologne, en
Macédoine… L’équipe de BookingSync, start-up éditrice d’une
solution logicielle dédiée à la location saisonnière, est répartie dans
une quinzaine de pays et coordonnée depuis le siège social de Névache, une commune des HautesAlpes qui compte 400 habitants.
« Notre logiciel étant utilisé dans
près de 70 pays, il est stratégique
pour nous d’être présents sur tous
les continents. Pour des raisons de
flexibilité et d’efficacité, nous avons
opté pour le recrutement de freelances qui télétravaillent », explique Florian Stenström, l’un des
trois cofondateurs de cette société
lancée en 2014.
Au quotidien, le lien entre le
siège et les 34 collaborateurs géographiquement dispersés est
assuré via la messagerie instantanée Slack et le logiciel de visioconférence Skype. « Grâce au tchat
écrit et aux entretiens vidéo, nous
avons créé un open space virtuel
qui fonctionne très bien », remarque Florian Stenström. Une à
deux fois par semaine, des points
de suivi sont organisés entre col-
LA STRATÉGIE
Roche Diagnostics France
Une évolution culturelle
Pratiqué dès 2013, le
télétravail a été formalisé
par un accord en 2016.
L’an dernier, une nouvelle
stratégie managériale
a amplifié la démarche.
Centrée sur le collaborateur, la
nouvelle stratégie ressources
humaines du groupe Roche, « People Practices », vise à explorer de
nouvelles façons de travailler favorisant la mobilité, l’agilité, l’expertise et le bien-être. Cette initiative
globale a pour mots-clefs « confiance », « autonomie » et « responsabilisation ». Dans ce contexte, et
dynamisée par un changement de
direction, Roche Diagnostics
France, la filiale française du
groupe pharmaceutique suisse,
spécialisée dans les tests et les solu-
tions de diagnostic in vitro, valorise
le développement du travail à distance. A ce jour, près de 80 % des
384 collaborateurs éligibles, au
siège de l’entreprise à Meylan, en
Isère, utilisent ce mode de travail.
Le dispositif chez Roche Diagnostics France se pratique de manière
régulière, avec un avenant au contrat de travail (un jour par semaine
ou tous les quinze jours pour certains métiers), et de manière ponctuelle en fonction des besoins. Alicia Bello, directrice des ressources
humaines, œuvre aux côtés des différentes directions pour généraliser la pratique.
« Mis en place en 2013, c’est en
2016 que le télétravail a été renforcé
avec la signature d’un accord avec les
partenaires sociaux. Aujourd’hui,
nous associons à la réflexion des
départements qui avaient jus-
Alicia Bello, la DRH, explique que le groupe veille à « ce que
le travail à distance n’engendre pas d’heures supplémentaires ».
Photo Roche Diagnostics France
qu’alors un accès limité au télétravail : assistance téléphonique, administration commerciale, temps
partiels et CDD. L’heure est à un
changement culturel profond »,
explique-t-elle. En effet, « People
Practices », lancé en 2017, a
impulsé une évolution managériale basée sur les technologies,
l’agilité et la transversalité. La filiale
de Roche signe chaque année de
nouveaux avenants. « L’enjeu a été
d’inciter les managers à explorer de
nouvelles dynamiques de travail, à
faire confiance et ne pas chercher à
contrôler », pointe la DRH.
ABONNEZ-VOUS
MAINTENANT
AUX ECHOS
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE ECHOSNOMIE
Plébiscite
chez les Millennials
L’accord conclu en 2016 avec les
partenaires sociaux a permis
d’édicter les conditions de mise en
œuvre, telles le volontariat, l’accord
préalable du manager, le caractère
réversible et la nécessité d’être
joignable aux heures habituelles de
travail. « Nous veillons également à
ce que le travail à distance n’engendre pas d’heures supplémentaires et nous avons maintenu le
droit aux titres-restaurants », précise Alicia Bello.
Roche Diagnostics France a
sondé les 40 % de Millennials de
ses effectifs pour identifier les pratiques RH les plus plébiscitées : au
même titre que la flexibilité et la
mobilité interne, le télétravail
figure dans le Top 3 des dispositifs
jugés les plus attractifs. L’ensemble
des collaborateurs présents au
siège a également été invité à participer à une enquête. Les résultats
font apparaître que le dispositif
permet davantage de concentration et de productivité, un meilleur
équilibre entre vie professionnelle
et vie personnelle, et apporte une
réponse à la RSE et aux enjeux
environnementaux. — J. L. B.
abonnement.lesechos.fr
laborateurs partageant le même
fuseau horaire. Et une fois par
mois, aux alentours de 14 heures
(heure française), une réunion
virtuelle réunissant presque tout
le monde permet de valoriser les
résultats et de rappeler les objectifs stratégiques. « Ces sessions
sont enregistrées et transmises à
ceux qui ne peuvent pas être présents en raison du décalage horaire
ou d’impératifs personnels », indique Florian Stenström.
Séminaire annuel
Une fois par an, BookingSync
offre également les billets d’avion
afin que toute l’équipe se rassemble pour une « team retreat »,
sorte de séminaire d’une semaine
visant à souder ses télétravailleurs des quatre coins du
globe. En juin dernier, ils se sont
presque tous retrouvés à Névache
pour alterner « workshops » et
activités de « team building ».
L’année précédente, c’était en
Grèce. « Le télétravail offre un confort de vie évident, mais il est
important de mettre en place des
rencontres physiques qui créent un
sentiment d’appartenance à
l’entreprise et renforcent l’esprit
d’équipe et la solidarité », pointe
Florian Stenström. Depuis sa
création, BookingSync poursuit
son développement, aidé par une
croissance annuelle de 300 %.
Autre marque de fabrique de
BookingSync : son engagement
caritatif, qui peut atteindre 50 %
de ses bénéfices.— J. L. B.
38 // HIGH-TECH
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
ORGANISATION // Avec sa vision transverse, le responsable des risques
INTERVIEW //
JEAN-PAUL CHARLEZ
Président de l’ANDRH
La nécessaire expertise
des « risk managers »
« Le DRH n’est jamais
seul dans la démarche
du télétravail »
permet de cartographier les dangers liés au travail nomade.
Julie Le Bolzer
« Le premier risque
lié au télétravail
est le manque
de conformité
juridique. »
D
’après les entreprises matures sur le sujet, le travail à
distance constitue notamment un vecteur de bien-être,
d’engagement, de performance et
de baisse du stress pour les collaborateurs concernés. Reste que le télétravail n’est pas sans risques. Pour
identifier les grains de sable qui
pourraient venir contrarier sa mise
en œuvre, les directions des ressources humaines (DRH) ont tout
intérêt à s’appuyer sur l’expertise et
la méthode de cartographie des
« risk managers ». « Par essence, le
responsable des risques occupe une
fonction transverse et prouve son
efficacité dès lors qu’il œuvre en
interface avec les autres départements de l’entreprise », explique
François Beaume, vice-président
chargé des risques digitaux de
l’Association pour le management
des risques et des assurances de
l’entreprise (Amrae).
En interagissant avec les différentes directions, le « risk manager » peut cartographier l’ensemble
des failles et aider les services concernés, comme les ressources
humaines, à mieux identifier et
quantifier les risques. « Le premier
risque lié au télétravail est le manque
de conformité juridique, d’où la
nécessité pour la DRH de travailler
sur la question avec les instances
représentatives du personnel »,
pointe François Malan, vice-président métier et formation de
l’Amrae.
Equipement indispensable
De son avis, cette consultation du
terrain et des règles clairement définies permettent d’emporter l’adhésion des collaborateurs et des
managers. « Le télétravail ne doit pas
devenir une source de frustration
avec des collaborateurs qui se retrouvent exclus du dispositif alors qu’ils
FRANÇOIS MALAN
vice-président métier
et formation de l’Amrae
dote les collaborateurs des outils
nécessaires et les assure. Si elle ne
fournit pas les équipements et qu’elle
n’assure pas le matériel, elle doit
inviter le télétravailleur à se rapprocher de son assureur et elle peut
interdire le recours à des logiciels
non sécurisés », rappelle François
Beaume.
Eriger un rempart
cohérent
L’employeur doit s’assurer que le télétravailleur est convenablement équipé. Photo Shutterstock
pourraient y prétendre. L’accompagnement des managers et la
confiance réciproque sont indispensables pour réussir cette transformation », prévient-il.
La cartographie des risques permet d’identifier les adaptations de
process et d’organisation nécessaires au maintien de la performance
de l’entreprise. « Les entreprises de
services, par exemple, ne peuvent
pas se permettre de ne pas être accessibles aux clients. Il s’agit donc de
veiller à ce que tous les membres
d’une même équipe ne soient pas en
télétravail au même moment », souligne François Malan.
Autre élément essentiel à la mise
en place d’une politique de télétravail : l’aspect technique. L’employeur doit s’assurer que le télétravailleur est convenablement
équipé, avec une connexion Internet suffisante et une installation
électrique non défectueuse. « Le
plus souvent, c’est l’entreprise qui
La question de la protection des données
Entré en application le 25 mai dernier, le
règlement général sur la protection des
données (RGPD) oblige les entreprises à
prendre des mesures techniques et organisationnelles garantissant la sécurité des
données personnelles qu’elles traitent dans
le cadre de leurs activités (données RH,
consommateurs, clients, fournisseurs…).
« Avec le travail à distance, certains collabo-
rateurs sont amenés à manipuler des
données personnelles en dehors de l’entreprise, d’où la nécessité de prendre en compte
la dimension télétravail dans la politique de
protection des données personnelles pour
en garantir la sécurité effective grâce à un
bon usage des outils informatiques »,
prévient Guillaume Bordier, avocat associé chez Capstan Avocats.
En effet, le risque cyber constitue
l’un des principaux dangers du télétravail. Il s’avère donc essentiel
d’impliquer le directeur des services d’information (DSI) à la démarche. « On a coutume de dire que 50 %
des risques cyber sont liés aux individus et aux comportements des
personnes. Si les collaborateurs sont
conscients de la menace et adoptent une certaine hygiène informatique, l’entreprise se met davantage à
l ’ a b r i » , r e m a r q u e Fr a n ç o i s
Beaume, estimant que la formation
constitue la pierre angulaire de la
sécurité informatique. « Les
firewall, antivirus, antimalware,
VPN [« virtual private network » ou
réseau privé virtuel, NDLR] et
autres ne se révèlent réellement efficaces que si l’ensemble des équipes est
sensibilisé », dit-il. Avant d’insister
sur « la nécessité de mettre autour de
la table la DRH, la DSI, le service juridique et le “risk manager” pour que
les mesures qui sont prises soient
cohérentes entre elles ».
Si ce travail transverse entre les
différentes entités de l’entreprise
constitue un rempart aux risques, il
n’est pas encore effectué naturellement dans toutes les entreprises.
« Dans les organisations moins
matures, le “risk manager” n’est
associé qu’aux projets considérés
comme stratégiques. Si le télétravail
est jugé comme tel, le “risk manager”
interviendra dès le début. Mais cela
est encore loin d’être le cas partout »,
conclut François Malan. n
Jean-Paul Charlez indique que le DRH peut toujours
s’appuyer sur différents acteurs au sein de l’entreprise
pour mettre en place ce dispositif. Photo DR
Comment les DRH
appréhendent-ils le sujet
du télétravail ?
La plupart des DRH y sont prêts
depuis longtemps dans la
mesure où, le plus souvent, les
textes de loi viennent codifier
des pratiques adoptées depuis
un certain temps déjà par les
entreprises. C’est ce qui s’est
passé avec les ordonnances
Macron. Celles-ci correspondent à un besoin manifesté
depuis plusieurs années au sein
des organisations. Le télétravail
a commencé de façon sporadique et un peu « sauvage » avant
d’être encadré par des accords.
Constatant qu’il y avait plusieurs formes de télétravail dans
leur entreprise, généralement
suite à une conciliation directe
entre les collaborateurs et leurs
responsables hiérarchiques, les
DRH ont décidé d’homogénéiser les actions. Pour sa part,
l’ANDRH [l’Association nationale des DRH, NDLR] est intervenue en amont de cette mesure
en partageant la position de ses
adhérents sur le télétravail. Fréquemment, lorsqu’un sujet
s’annonce, nous réalisons des
enquêtes auprès de nos adhérents et nous transmettons leur
position aux ministères concernés et aux parlementaires.
Qu’est-ce qui a conduit
les entreprises à s’emparer
du télétravail ?
La digitalisation a rendu floues
les notions de lieu et de temps de
travail. Grâce aux nouvelles
technologies, de plus en plus de
collaborateurs peuvent travailler sans être physiquement à
leur bureau. Surtout, des évolutions culturelles sont intervenues. Le culte du présentéisme,
ce principe selon lequel arriver
tôt et partir tard est bien vu, n’a
plus grand sens à l’heure de la
quête d’autonomie et de responsabilisation. Rappelons que le
télétravail n’a rien à voir avec un
temps partiel. Qu’il soit à son
domicile ou dans un tiers-lieu, le
télétravailleur effectue bel et
bien les missions qui lui sont
confiées. Tout l’enjeu est d’encadrer le télétravail via des accords
conclus avec les partenaires
sociaux. Le DRH n’est jamais
seul dans cette démarche. Il
peut s’appuyer sur les instances
représentatives du personnel,
les managers, les responsables
informatiques et, bien sûr, les
salariés eux-mêmes.
Quels sont les bénéfices
du télétravail ?
Même si je n’apprécie pas
l’expression « gagnant-gagnant », il y a effectivement
dans le télétravail des bénéfices
à la fois pour le collaborateur et
pour l’entreprise. Côté salarié,
le fait d’éviter des contraintes
de transport n’est pas négligeable. Surtout, il y a derrière le
télétravail une notion de confiance qui se révèle primordiale. Se sentant ainsi valorisé,
un collaborateur n’en sera que
plus performant et plus attaché à son entreprise. Côté
employeur, le télétravail peut
être considéré comme un
levier pour améliorer la marque employeur, et pas seulement auprès des jeunes générations. A l’heure actuelle, une
entreprise qui n’accorde pas
une telle flexibilité peut paraître rétrograde aux yeux des
candidats, mais aussi des collaborateurs déjà en poste.
Propos recueillis par J. L. B.
Le travail à distance, vecteur d’attractivité auprès des Millennials
A la différence de leurs
aînés, les générations Y et Z
cherchent avant tout la
diversité dans leur travail
et la confiance accordée
par leur manager.
Le travail à distance a été inventé
avant les Millennials, génération
née entre 1980 et l’an 2000. Et cette
forme d’organisation semble satisfaire des collaborateurs de tout âge,
pas seulement les jeunes. Néanmoins, il existe bel et bien un lien
entre le télétravail et ceux qu’on
appelle les générations Y et Z. « Les
Millennials sont sensibles au télétravail, non pas parce qu’ils souhaitent
tous y avoir recours, mais parce que
ce modèle constitue un révélateur du
potentiel de transformation de
l’entreprise et d’une certaine flexibilité que l’employeur est enclin à accorder », observe Arnaud de Malaussène, chef de projet chez The Boson
Project, un laboratoire d’analyse des
nouveaux modes d’organisation et
de management. Tout part d’une
évolution du rapport au travail. Là
quer le pourquoi, mais pas le comment. Il veut comprendre les enjeux
de sa mission, mais pouvoir être libre
d’y parvenir comme il l’entend. Ce
mode de fonctionnement conduit à
une responsabilisation de l’individu », souligne Arnaud de Malaus-
où nombre de leurs aînés rêvaient
d’un contrat à durée indéterminée,
les Millennials se révèlent davantage en quête d’une diversité d’expériences. « Beaucoup de jeunes de
trente ans ont déjà connu une période
de chômage. Surtout, ils ont conscience de l’obsolescence de leurs compétences et de la perte de valeur de leur
diplôme. D’où leur sentiment de
n’avoir rien à perdre et leur volonté de
se nourrir d’expériences successives », pointe Arnaud de Malaussène.
Ces générations sont
davantage en quête
d’une diversité
d’expériences.
Responsabilisation
Ce délitement de l’allégeance à
l’employeur ne va pas sans bousculer les rapports managériaux.
L’heure n’est plus à la relation de
subordination, mais à la coopération. Illustrations de cette mutation,
la hiérarchie s’aplatit peu à peu, le
télétravail gagne du terrain, l’entretien annuel d’évaluation tend de
plus en plus souvent à être remplacé
par un feed-back permanent… Au
quotidien, il y a de quoi faire perdre
leur latin aux managers. « Un
Millennial accepte de se voir expli-
Cela bouscule les
rapports managériaux.
Les Millennials se révèlent souvent critiques vis-à-vis du modèle
hiérarchique traditionnel. Photo Shutterstock
sène. Qui précise que « les ordonnances Macron ne vont pas suffire à
généraliser le télétravail : seule une
évolution de la posture managériale
va permettre de faire bouger les
lignes ». Le télétravail séduit également les Millennials car ceux-ci sont
des co-workers-nés. Biberonnés aux
réseaux sociaux, ils cherchent naturellement les interactions. « Le fait
que les jeunes fréquentent les tierslieux illustre leur besoin d’ouverture.
Aller dans des espaces de co-working
leur permet de s’enrichir de l’expérience des autres », dit-il.
Face à ces collaborateurs 4.0 qui
font rimer bien-être au travail avec
connexion, confiance, autonomie,
responsabilisation, flexibilité et agilité, le manager est un maillon
essentiel. « Le management doit réinventer son rôle, devenir un référent,
un accompagnateur et le gardien du
collectif. Pour ce faire, il faut en finir
avec le syndrome français de la hiérarchie pyramidale façon tour Eiffel », estime Arnaud de Malaussène.
Selon lui, c’est en s’affranchissant de
la culture du contrôle au profit de la
confiance que l’entreprise pourra
être en mesure de répondre aux
attentes des représentants des générations Y et Z. « Nous avons changé de
paradigme. Pour résumer le rapport
entre le Millennial et son manager, on
peut dire que le postulat du premier
est “donne-moi ta confiance, je tàe
donnerai des résultats” », conclut
Arnaud de Malaussène. — J. L. B.
HIGH-TECH // 39
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
EXPÉRIENCES // Mobiles pour rencontrer clients et fournisseurs, tout en gardant le lien avec les collaborateurs,
les entrepreneurs sont aussi des adeptes du travail en réseau afin d’échanger des bonnes pratiques.
Les entrepreneurs, des télétravailleurs
et des co-workers par essence
Julie Le Bolzer
U
n entrepreneur vissé à son
bureau de 7 heures à 20 heures, cela n’existe pas », lance
Laurent Bazin, dirigeant de la
société d’expertise comptable Axis
Experts Conseil et de l’agence de
notation indépendante Biom Attitude. Se référant à sa propre expérience, il ne voit pas comment il est
possible de gérer des relations
durables avec les clients, les fournisseurs, les fédérations, les syndicats et les réseaux sans être mobile.
Si son premier bureau est celui du
siège social d’Axis, à Lille, le second
est le TGV. « Je me suis habitué à travailler dans le train où j’utilise une
clef 4G et où je ne suis pas dérangé
par le téléphone », dit-il.
Fondateur de la start-up Monkey
Tie, dont le siège social est à Paris
dans un espace de co-working, et
président du Lab RH (groupement
de 400 entreprises spécialisées
dans les ressources humaines),
Jérémy Lamri perçoit, lui aussi,
l’entrepreneur comme un tra-
vailleur nomade. « Je n’aime pas
être seul, ma créativité émane du
désordre ambiant. Aussi, si je ne suis
pas au bureau et que j’ai besoin de
m’isoler pour travailler sur un sujet
stratégique, je privilégie quand
même des lieux animés tels les cafés
Starbucks, les halls de grands hôtels,
les bibliothèques ou les endroits insolites », détaille-t-il. Son kit de survie ? La 3G suffit. « J’utilise mon
smartphone et le partage de connexion, je n’ai pas nécessairement
besoin de wi-fi », indique Jérémy
Lamri.
manager à distance, pour garder le
lien avec des équipes qui sont, elles
aussi, dispersées. « Chez Monkey
Tie, grâce au téléphone, aux e-mails
et aux messageries de type Slack, le
télétravail a pu être adopté par tous,
sauf lors des premiers mois pour les
stagiaires et les collaborateurs nouvellement embauchés, une façon de
leur permettre de s’imprégner de la
culture de l’entreprise », explique
Jérémy Lamri.
Communautés d’entraide
Travailleur nomade
Toujours mobiles de par leurs obligations professionnelles, les entrepreneurs ont, en effet, vu leur quotidien facilité par les nouvelles
technologies. « En étant hébergé sur
le cloud, je peux me connecter à distance sur le serveur. Résultat, mon
PC a remplacé des piles de classeurs
transportées dans de grosses valises », résume Laurent Bazin. Les
outils de télécommunication constituent également un bon moyen de
Nombre d’entrepreneurs mettent à profit leurs temps de déplacement, notamment en train, pour travailler. Photo DR
LE PARTAGE
Télétravailleurs, les dirigeants
d’entreprise sont également des coworkers se nourrissant des interactions, soit physiquement, soit virtuellement. Membre de différents
réseaux d’entrepreneurs, tels ceux
de HEC, de Sciences Po, de CroissancePlus et de Microsoft, Jérémy
Lamri est inscrit sur une dizaine de
groupes Facebook, LinkedIn et
WhatsApp, autant de communautés d’entraide où la plupart des
membres sont toujours enclins à
partager des bonnes pratiques.
« Les questions portent surtout sur
les recrutements, par exemple pour
sourcer des développeurs, sur l’identification d’experts, tels des fournisseurs ou des avocats, ou alors sur des
retours d’expérience spécifiques,
Le travail en
déplacement est
désormais facilité
par les nouvelles
technologies.
pour donner des stock-options à ses
salariés... », énumère Jérémy
Lamri, estimant que « ces réseaux se
révèlent très puissants ».
A l’heure actuelle, la mobilité
n’est plus l’apanage des dirigeants,
elle peut concerner l’ensemble des
équipes. « Il s’agit d’un enjeu collectif
et global impliquant l’entrepreneur,
les collaborateurs et même toutes les
parties prenantes. Cela suppose donc
un management spécifique pour
maintenir un sentiment de proximité », conclut Laurent Bazin. n
L’AMBITION
Relais d’Entreprises,
FSTL, nomade
des tiers-lieux en milieu rural et décentralisé
Le réseau Relais d’Entreprises propose des espaces
de bureaux qui permettent
d’offrir une réponse au
rééquilibrage territorial.
Des champs de maïs, des arbres
fruitiers, des haies de framboisiers
et de groseilliers, un poulailler…
Voici l’environnement du tiers-lieu
de Rieux-Volvestre, village de
2.500 âmes situé à une quarantaine
de kilomètres de Toulouse, en Haute-Garonne. C’est ici que Dominique Valentin a fait construire, en
2012, le premier Relais d’Entreprises, soit 180 mètres carrés abritant
sept bureaux individuels, deux
bureaux doubles, une salle de réunion et un espace détente. Viennent
y travailler un entrepreneur solo,
une coach en épanouissement personnel, une salariée d’un équipementier aéronautique dont le siège
social a déménagé et un commercial d’une société américaine qui
doit régulièrement utiliser un système de visioconférence non accessible depuis son domicile.
Ruralité moderne
Le tiers-lieu de Rieux-Volvestre
accueille également six des quinze
collaborateurs de Relais d’Entreprises, car le site unique des débuts
s’est mué en réseau comptant une
cinquantaine d’espaces (ils seront
une centaine à la fin de l’année), en
Occitanie, dans le Grand Est, en
Ile-de France, en Bourgogne-Franche-Comté, en Auvergne-RhôneAlpes, en Bretagne, en Normandie
et en Corse, toujours en milieu rural
ou périurbain. « La genèse de Relais
d’Entreprises est ma conviction que
la non-mobilité, par la pratique du
télétravail, répond à des enjeux sociétaux majeurs tels l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle, la redynamisation des territoires ou encore
le développement durable », indique
Dominique Valentin, fervent défenseur d’une « ruralité moderne ».
Devenu une enseigne, Relais
d’Entreprises réunit sous une ban-
A Pau, l’agence de communication FSTL travaille
en réseau avec une quarantaine d’experts free-lances
et télétravailleurs, tous
rompus à l’usage des outils
nomades et collaboratifs.
Relais d’Entreprises surfe sur « la quête d’une meilleure qualité de vie, de l’attractivité grandissante du
monde rural et du souhait de s’affranchir de la mobilité subie », selon son PDG. Photo Relais d’entreprises
« Nous sommes
toujours implantés
de façon à ce que
les télétravailleurs
puissent dynamiser
le commerce local,
en allant prendre
un café au bistrot
ou acheter leur
pain à pied. »
DOMINIQUE VALENTIN
Fondateur de Relais
d’Entreprises
nière commune les sites qui ont été
construits ou réhabilités pour son
compte et des tiers-lieux jusqu’alors
gérés par des collectivités locales ou
des investisseurs privés. Si l’indépendance des gérants et les spécificités de chaque espace sont considérées comme primordiales, un cahier
des charges permet d’offrir le même
type de prestations : des bureaux
individuels et meublés, du mobilier
design, une connexion haut débit
(avec un accès à la fibre lorsque cela
est possible), un photocopieur, une
machine à café, et une atmosphère
plaisante et conviviale. « Nous nous
attachons à susciter l’effet waouh.
Surtout, nous sommes toujours
implantés de façon à ce que les télétravailleurs puissent dynamiser le commerce local, en allant prendre un café
au bistrot ou acheter leur pain à pied.
C’est un non-sens d’installer des tierslieux dans des zones industrielles »,
estime Dominique Valentin.
Economies d’énergie
Pour une journée passée dans un
Relais d’Entreprises, dans un
bureau d’environ 10 mètres carrés,
il faut compter de 20 à 25 euros hors
taxes. « Les entrepreneurs ont les
moyens de payer un tiers-lieu, mais
la question se pose pour les télétravailleurs salariés dont l’employeur
n’est pas prêt à assumer le double
coût de ses propres locaux et de
bureaux partagés », pointe Dominique Valentin, qui travaille à la valorisation de cette mobilité choisie et
non subie. Ainsi, Relais d’Entreprises vient de signer une convention
exclusive avec EDF qui rachète les
kilowattheures non consommés
par les télétravailleurs du fait de
kilomètres non effectués en voiture,
et ce dans le cadre des certificats
d’économie d’énergie. « Cela peut
constituer un élément tangible pour
compenser la location d’un bureau
dans un Relais d’Entreprises, dans la
mesure où le salarié télétravailleur
contribue activement à la politique
RSE de l’entreprise », souligne-t-il.
Relais d’Entreprises surfe sur le
développement du télétravail et du
phénomène des free-lances pour
poursuivre l’expansion de son
maillage : l’objectif est d’atteindre
300 tiers-lieux en 2020 et 1.500 à
l’horizon de 2025. « Sous l’impulsion du numérique, des nouvelles
attentes des jeunes, de la quête d’une
meilleure qualité de vie, de l’attractivité grandissante du monde rural et
du souhait de s’affranchir de la mobilité subie, les télétravailleurs sont de
plus en plus nombreux. D’où la
nécessité de proposer des espaces de
travail dans les zones de vie et de faire
en sorte que des habitants redeviennent des vivants de leur village »,
conclut-il. — J. L. B.
En mars dernier, le Crédit Agricole
Pyrénées Gascogne remportait
trois prix aux Top/Com 2018, trophées qui sont à la publicité ce que
les Césars sont au cinéma. Derrière
la stratégie de marque ainsi récompensée, on trouve FSTL, une agence
de communication créée avec
l’ambition de réinventer non seulement les codes du métier de communicant, mais aussi ceux des ressources humaines. « Ayant travaillé
pendant plusieurs années dans des
grands groupes, nous avons décidé de
lancer un nouveau modèle basé sur
les échanges et les interactions avec
les marques, et sur l’indépendance
des équipes », explique Margret
Tangerino, la directrice générale de
FSTL.
Mutualisation
des intelligences
Dès le début, en 2004, les cofondateurs, Paulo et Margret Tangerino,
misent sur les nouvelles technologies pour offrir davantage de flexibilité, aussi bien aux clients qu’aux
collaborateurs. C’est Pau, dans les
Pyrénées-Atlantiques, qui est choisi
pour abriter le siège social, d’une
part parce que le rythme parisien a
essoré Margret Tangerino, d’autre
part parce que la cité paloise vient
de se doter d’un réseau FTTH unique en France, le Pau Broadband
Country, offrant le très haut débit.
Le principe de mutualisation des
intelligences avec le client n’est pas
la seule spécificité de FSTL. Les
associés entendent offrir souplesse
et autonomie à leur équipe. « Nous
avons voulu créer un réseau de
nomades », dit-elle. Ainsi, outre les
collaborateurs internes, l’agence de
communication s’appuie-t-elle sur
une quarantaine de free-lances,
compositeurs sonores, street
artists, « droneurs », designers,
développeurs, experts en communication internationale, en crosscanal, en packaging, etc. Parmi eux,
une majorité de Millennials (même
si le réseau compte aussi des
seniors), des urbains, des ruraux,
des étrangers, implantés partout en
France et pour quelques-uns à
l’étranger (au Canada, en Australie,
en Belgique…).
Flexibilité
Pour chaque mission, une « agence
au sein de l’agence » est constituée,
une façon de faire qui représente un
gage d’agilité et d’expertise. Pour les
rendez-vous stratégiques, des réunions en présentiel sont parfois
nécessaires. Le reste du temps, les
outils de visio et audioconférence
sont privilégiés. « Il arrive aussi que
nous croisions trois à quatre dispositifs, ce qui conduit à des réunions singulières avec des participants géographiquement très dispersés », indique
Margret Tangerino, soulignant que
« la présence multicanale continue
de l’agence, via SMS, Messenger, LinkedIn ou encore WhatsApp, constitue en outre un atout auprès des
clients ».
L’équipe de FSTL a également
recours à des serveurs « owncloud », où sont stockées toutes les
données. « Cela nous permet d’avoir
notre bureau partout, sur smartphone, tablette ou ordinateur portable », dit-elle. Plébiscités par les collaborateurs externes et internes,
ces outils permettent une flexibilité
en phase avec le management
transversal. A ce jour, l’agence totalise une trentaine de clients, sans
distinction entre les grands groupes nationaux et internationaux,
les entreprises régionales, les PME
et les ETI locales, ainsi que quelques start-up et TPE. En 2017, FSTL
a réalisé un chiffre d’affaires de près
de 2 millions d’euros, en hausse de
45 % par rapport à 2016. « Cette
progression montre que notre
modèle est efficient. Je pense qu’il a
vocation à essaimer », conclut Margret Tangerino. — J. L. B.
Mercredi 12 septembre 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
« Les Échos »
+
Rugissement atomique
La question de la structure capitalistique
d’EDF est à nouveau sur la table.
L’INVITÉ
DES ÉCHOS
Alexis Corbière
Député La France insoumise
de Seine-Saint-Denis
POLICE « Je ne suis pas favorable à l’armement des policiers
municipaux. C’est la Police nationale qui doit garder l’usage
des armes à feu. Progressivement, il y aurait une délégation
de ce qui est une mission de service public vers les communes,
qui, selon leurs moyens, auraient plus ou moins les capacités
d’assurer ça. Le risque est d’amener une utilisation
plus importante des armes à feu. »
EDF « François de Rugy est un manœuvrier, un cynique
et ce qu’il prévoit sans doute c’est d’aller vers plus de
privatisation d’EDF. Je n’ai aucune confiance en cet homme.
Ça ne me gênerait pas qu’EDF reste dans un monopole public,
que nous ayons le contrôle de notre énergie. C’est quelque
chose qui est fondamental et déterminant pour notre
indépendance. Pourquoi ne pas racheter les actions d’EDF.
Il faut un investissement public. »
EMMANUEL MACRON « Il n’a pas rappelé à l’ordre tous
ses amis qui nous ont traité de xénophobes et qui le font assez
régulièrement. C’est indiscutablement un adversaire
politique. Il n’y a pas vraiment d’ennemis dans une
démocratie, à partir du moment où les gens ne remettent pas
en cause les libertés fondamentales. On est tous dans une
adversité politique dont le but est que chacun puisse se faire
entendre, et convaincre pour pouvoir l’emporter. »
Interview réalisée par Elsa Freyssenet
a L’intégralité de l’émission sur lesechos.fr/invitedesechos
Mettre la charrue avant les bœufs est un sport national, et bien que les
métaphores agricoles ne soient pas les plus prisées à l’hôtel de Roquelaure,
son nouveau locataire, François de Rugy, semble sacrifier à la tradition.
La double affirmation dans le journal « Le Monde » par le ministre de la
Transition écologique et solidaire, dans un « en même temps » très macronien, de sa volonté de « sortir de la guerre de religion » en matière d’électricité
nucléaire, et de ne pas s’en tenir au « statu quo » sur la structure capitalistique
d’EDF brûle les étapes quand manque un cadre tarifaire cohérent avec les défis et les investissements énergétiques à venir. Le successeur de Nicolas Hulot
n’a d’ailleurs pas précisé si les « principaux concernés » à ses yeux incluaient,
ou pas, le quasi-million de petits porteurs qui, pour certains, ont perdu plus
de la moitié de leur placement depuis l’introduction en Bourse d’il y a treize
ans (excluant un dividende qui les laisse en perte de 7 %), et les investisseurs
privés qui ont remis au pot un milliard d’euros l’an dernier. La trajectoire de
l’endettement (31,3 milliards en net) constitue certes un argument de poids
pour réviser l’architecture EDF. Mais il n’est pas certain que le schéma « vert »
– cantonnement du nucléaire dans une société ad hoc renflouée par une entité axée sur les réseaux et les renouvelables – forme l’ouvrage le plus pérenne,
quand les Allemands lui préfèrent une franche séparation entre production
et distribution. Quoi qu’il advienne, l’atome reste crochu dans un bilan.
Française des Jeux 3
France Télévisions 23
Gens de Confiance 26
Google 22, 23
Grand Large 20
Groupe ADP 32
ING 29
Instagram 23
Lehning 25
Letsignit 26
Mail.ru 20
Maisons du Monde 23
Nautitech 20
Netflix 23
Pinterest 23
Rayonier Advanced
Materials 25
Save 26
AVIS FINANCIERS
BNP Paribas AM 27
Serge Ferrari 19
Tessi 21
EDITORIALISTES
Cécile Cornudet,
Jacques Hubert-Rodier, Eric Le Boucher,
Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori,
Sabine Delanglade, Laurent Flallo,
Sylvie Ramadier (Le Crible)
LES ECHOS EXECUTIVES
RÉDACTRICE EN CHEF Muriel Jasor
LES ECHOS WEEK-END
DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Henri Gibier
RÉDACTEURS EN CHEF Gilles Denis,
Karl de Meyer et Lucie Robequain
DIRECTRICE ARTISTIQUE Cécile Texeraud
SÉRIE LIMITÉE
RÉDACTRICE EN CHEF Frédérique Dedet
DIRECTRICE ARTISTIQUE
Clarice Fensterseifer
DIRECTEUR DE LA DIFFUSION ET DU MARKETING CLIENTS Etienne Porteaux
DIRECTEUR STRATÉGIE ET COMMUNICATION Fabrice Février
PUBLICITÉ Les Echos Team Media Tél. : 01 87 39 78 00.
PRÉSIDENTE Corinne Mrejen
DIRECTRICE GÉNÉRALE Cécile Colomb
DIRECTRICE PUBLICITÉ FINANCIÈRE Céline Vandromme
DIRECTRICE PUBLICITÉ COMMERCIALE Emmanuelle Denis
DIRECTRICE PUBLICITÉ LIFESTYLE Anne-Valérie Oesterlé
SERVICE ABONNEMENTS LES ECHOS 4, rue de Mouchy 60438 Noailles Cedex
Tél. : 01 70 37 61 36. Fax : 01 55 56 70 38 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 11 SEPTEMBRE 2018 : 89.423 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
Membre de OJD-Diffusion contrôle CPPAP : 0421 c 83015. Toute reproduction, même partielle,
est interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
Ce numéro comporte un 3e cahier de 8 pages « Les Echos Entreprises et Collectivités »
ING a mal anticipé le prix de ses failles
dans la prévention du blanchiment.
Est-ce parce que son animal fétiche, le lion, fait partie du Top 5 des gros dormeurs ? Une chose est sûre, ING reconnaît s’être un peu assoupi sur ses procédures de prévention du blanchiment au Pays-Bas. Son conseil de surveillance
a cru qu’un bon mea culpa suffirait, après la sanction infligée par la justice du
roi Willem-Alexander. C’était sans compter sur la levée de boucliers dans l’opinion batave, qui se souvient que le géant endetté de la bancassurance avait eu
besoin du soutien du contribuable orange pour revoir son business model
après la faillite de Lehman Brothers. Le directeur financier, Koos Timmermans, joue donc les fusibles et le président du directoire, Ralph Hamers, devrait continuer d’incarner la maison mère d’ING Direct, toujours désireuse de
se faire mousser grâce aux nouvelles technologies. La sixième capitalisation
boursière bancaire européenne n’en a pas moins perdu 6 % en une semaine,
autant dire trois fois et demie l’amende infligée (775 millions d’euros). Le
« board » a pris soin de préciser que le dividende ne serait pas affecté, mais l’affaire tombe mal. Non seulement la fusion des systèmes informatiques ne semble pas de tout repos en Belgique, mais ING présente l’une des plus fortes expositions à la crise turque dans le secteur. Quand on est l’un des trente prêteurs
estampillés systémiques par le G20, l’application de la législation antifraude et
antigrippe n’est pas une option : elle doit être un avantage comparatif, malgré
son coût qui peut paraître exorbitant. Des affaires de corruption et blanchiment chez Glencore et Danske Bank ont d’ailleurs montré que les investisseurs attentifs aux critères extra-financiers prennent ces risques au sérieux.
EN VUE
Les Echos est une publication du
PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH)
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Pierre Louette
DIRECTRICE GÉNÉRALE PÔLE LES ECHOS Bérénice Lajouanie
DIRECTEUR DÉLÉGUÉ Bernard Villeneuve
DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Nicolas Barré
DIRECTEURS DÉLÉGUÉS DE LA RÉDACTION
Dominique Seux et François Vidal
RÉDACTEURS EN CHEF
David Barroux (Entreprises)
Laura Berny (Enquêtes)
Daniel Fortin (Magazine, Opinions, Innovation)
Arnaud Le Gal (Les Echos Entrepreneurs
et opérations spéciales)
Etienne Lefebvre (France et International)
Clémence Lemaistre (Information digitale)
Guillaume Maujean (Finance-Marchés)
Pascal Pogam (Information
et transformation digitale)
RÉDACTEUR EN CHEF TECHNIQUE Didier Boileau
DIRECTEUR DE CRÉATION Fabien Laborde
DIRECTRICE ARTISTIQUE ADJOINTE
Marion Brisson
Feu orange
Les investisseurs en Bourse
sont plus hésitants que jamais.
Schneider 32
Serfim 25
S Group 26
Sidekick 24
Snapchat 23
Sodiaal 16
Synutra 16
TechnipFMC 32
Tiptoe 23
Total 32
Twitter 23
Valeo 32
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & PRÉSIDENT DE LA SAS LES ECHOS Pierre Louette
Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
10, boulevard de Grenelle, CS10817, 75738 Paris Cedex 15 Tél. : 01 87 39 70 00.
www.lessechos.fr
ÉDITRICE DÉLÉGUÉE Capucine Marraud des Grottes
DIRECTEUR DES DÉVELOPPEMENTS ÉDITORIAUX DU PÔLE LES ECHOS Henri Gibier
Septembre est un mois particulièrement dangereux pour spéculer en Bourse,
mais il y en a d’autres : juillet, janvier, octobre, avril, novembre, mai, mars,
juin, décembre, août et février. Les investisseurs habitués à paraphraser
Mark Twain se sont pourtant mis à le bégayer. Pour la cinquième fois cette
année, le nombre de valeurs européennes dans une dynamique baissière
dépasse celles à la hausse selon l’indicateur d’AlphaValue. Aux yeux du bureau d’études, ce « stop and go » montre que l’instabilité macro-économique
laisse plus de traces qu’on ne le croit sur des indices apparemment en Téflon
sur lesquels ont glissé jusqu’ici les balles perdues de la guerre commerciale
et de la crise turque. Habitués à donner le « la » aux marchés d’actions, les
portefeuilles américains ne sont pas plus rassurés : cela fait cinquante-trois
jours que le S&P 500 n’a pas bougé de plus de 1 % dans un sens ou dans l’autre,
sa deuxième plus longue période d’indécision de l’histoire depuis janvier.
Le chaos de la pensée entretenu à coups de tweets par Donald Trump n’est
plus le seul en cause. « Le risque sur les scénarios économiques de 2019 a nettement augmenté ces dernières semaines », soulignent les analystes d’Aurel BGC
en questionnant le rôle de « secteur refuge » du secteur technologique, l’appréciation du dollar, et la surchauffe de l’économie américaine à l’approche
d’une fin de cycle. Les investisseurs dans le doute ne pouvant se contenter
d’une abstention pythagoricienne, Frédéric Rollin, chez Pictet AM, voit,
à l’inverse du sentiment général, une opportunité dans la forte sous-valorisation de la dette et des actions émergentes, plongées sans discernement
dans le bain turc. Le doute du doute est le commencement d’une certitude.
Dans le doute
LES ENTREPRISES CITÉES
ADP 3
Alibaba 20
Apple 32
ArcelorMittal 32
AXA 32
Bénéteau 20
Bpifrance 29
Carmignac 29
Carrefour 28
Casino 28
Caudalie 25
Danone 28
Dream Yacht Charter
20
Engie 3, 28
Eurovia 26
Facebook 22, 23
Fempo 24
crible
D
Wim Wenders
epuis son arrivée au Vatican
en 2013 sous les vivats – vive
le pape des pauvres, la main
tendue aux femmes, aux divorcés,
aux homos –, la popularité du pape
François a du plomb dans l’aile. Le
voilà accusé d’homophobie, de couvrir les abus sexuels de brebis galeuses. Pour le « Macron du Saint-Siège »
comme pour celui de l’Elysée, est-ce
après la Curie la curée ?
Tel n’est certainement pas le propos
de Wim Wenders qui livre aujourd’hui
un documentaire sur le souverain pontife : « Le pape François. Un homme de
parole ». La bienveillance très chrétienne de ce presbytérien de famille
catholique lui a valu le feu des critiques. « Wim Wenders se noie dans un
film de commande », regrette Radio
France. Wenders ne pose pas les questions qui fâchent déplore « The Guardian ». « Mais pourquoi Wim Wenders
s’est-il fendu d’une hagiographie risible
du pape François ? » s’interroge sévèrement « Télérama » dont, parfois, on
oublie les origines catholiques. Une
hagiographie, n’est-ce pas bien le
moins pour le portrait d’un saint
homme ? N’oublions pas non plus
qu’un documentaire n’est pas forcément une exécution.
A 73 ans, le réalisateur de « Paris,
Texas », qui passe aujourd’hui beaucoup de temps aux Etats-Unis, connaît
bien l’exercice. Ses précédents documentaires ont été plusieurs fois
« nominés » aux Oscars : « Buena
Vista Social Club » en 2000, « Pina » en
2012, « Le Sel de la Terre » en 2015.
Pour « Un homme de parole », le Vatican, qui coproduit le film, a ouvert ses
archives télévisées. Le successeur de
Pierre, 81 ans, a accordé huit heures
d’entretien à Wenders. Mais pas une
confession.
MERCREDI 12 SEPTEMBRE 2018// SUPPLÉMENT GRATUIT AU NUMÉRO 22779 | ISSN 0.153.4831 | NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT
MARCHESPUBLICS.LESECHOS.FR
La rive gauche, nouveau terrain
de jeu de l’innovation urbaine
v
LE BAROMÈTRE
DE L’ÎLE-DE-FRANCE
Les lauréats de l’appel à projet « Quartiers d’innovation urbaine » seront désignés bientôt
par l’Urban Lab. Ils vont pouvoir tester leurs projets « grandeur réelle » à Paris, dans
le 13e arrondissement. A terme, un autre quartier d’innovation verra le jour dans le 18e.
EXPÉRIMENTATIONS. Urban Lab a déjà à son actif 200 projets expérimentaux, comme le Prieuré végétal, à Ivry. Photo Urban Lab
Laurence Albert
@L_Albert_
Des immeubles haussmanniens jouxtant
des édifices modernes de verre, d’acier et
végétalisés. Un encorbellement de ruelles
subitement traversées par une avenue
impeccablement droite, idéale pour tester
des solutions de mobilité. Un quartier dense,
mêlant étudiants et travailleurs, dynamisé
depuis un an par les startuppeurs de
Station F. Paris n’aurait pu rêver meilleur
terrain de jeu que Paris Rive Gauche, cette
frange ouest du 13e arrondissement, pour
lancer son nouveau concours « Quartiers
d’innovation urbaine ». « Le quartier est très
représentatif de la diversité des usages parisiens », confirme Albane Godard, la directrice de l’Urban Lab, la filiale de l’agence de
l’innovation de Paris, Paris & Co, qui a déjà
à son actif 200 expérimentations.
Révolution de la Smart City et de la voiture
autonome, data, végétalisation, réappropriation de l’espace public… Paris est au
cœur d’une mutation sans précédent.
L’Urban Lab a jeté son dévolu sur des
projets expérimentaux couvrant un spectre
large : infrastructures (véhicules,
capteurs…), espaces publics, (mobilier
urbain réversible…), gestion des ressources
(eau, déchets…).
Synergie avec Station F
Les lauréats pourront tester leurs projets
grandeur nature pendant six mois. La
ville espère beaucoup de la synergie avec
Station F. Près de 120 candidats – dont la
moitié de start-up –, ont postulé en juillet.
Des projets « de qualité » estime l’Urban
Lab, qui, aux côtés d’un jury, a déjà effectué
une présélection la semaine dernière. Dix à
quinze projets gagnants seront annoncés
Le chiffre
300
hectares
Avec un deuxième quartier
d’innovation qui verra le
jour dans le 18e arrondissement l’an prochain,
le périmètre de cette
vitrine à ciel ouvert est
porté à 300 hectares
et 53.000 habitants.
vers le 10 octobre, puis déployés début 2019.
Ils bénéficieront d’un accompagnement et
d’une évaluation de la faisabilité, de l’équilibre économique et du degré d’acceptation par les riverains.
Ce n’est pas la première fois que Paris joue
les laboratoires à ciel ouvert : ses premières
expérimentations sur la « ville intelligente »
ont débuté dès 2010. Mais la loi ayant
changé, la mairie ne peut plus tester des
innovations par le « gré à gré » ; il lui faut
désormais lancer des concours et appels à
manifestations d’intérêt pour stimuler
la concurrence. Sans compter que l’expérimentation peut s’avérer coûteuse, dans le
cas, par exemple des véhicules autonomes. D’où l’idée de s’entourer (RATP,
Ademe, autres villes…), voire de solliciter
des soutiens financiers européens.
La porte de la Chapelle
bientôt concernée
L’an prochain, un deuxième quartier
d’innovation verra le jour dans le 18e arrondissement, près de la porte de la Chapelle
(Chapelle Charbon, Chapelle Internationale, le Cargo…), portant le périmètre de
cette « vitrine à ciel ouvert » à 300 hectares
et 53.000 habitants. « Nous sélectionnons
des quartiers en cours d’aménagement
pour associer les riverains et les aménageurs », explique-t-on au cabinet de JeanLouis Missika, l’adjoint au maire chargé de
l’urbanisme.
Si la présence des premiers relève d’une
démarche de démocratie participative, celle
des aménageurs est dictée par des nécessités pratiques, ces derniers ayant la maîtrise
des grandes orientations et du calendrier
des travaux.
L’objectif est aussi de coller à la réalité du
terrain. Dans le 18e arrondissement, les
problématiques abordées seront différentes, mais tout aussi cruciales pour Paris :
innovation sociale, écologie et lutte contre
la congestion automobile.
4
À NOTER
L’Urban Lab mène ce programme avec
14 partenaires : Mairie de Paris, Semapa,
RATP, Eau de Paris, Bouygues Construction, Ademe, Evesa, Sogaris, Keolis, ATC
France, Icade, Citeo, Syctom et Orange.
DU 6 AU 12 SEPTEMBRE 2018
Chaque semaine, « Les Echos »
présente le baromètre des marchés
publics, en partenariat avec la plateforme e-marches-publics.com.
Il s’agit des marchés en cours
de publication.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
5.850.888
Le nombre total d’emplois salariés
en Ile-de-France au T1-2018.
+0,1 %
L’évolution du nombre d’emplois
salariés en Ile-de-France entre
le T4-2017 et le T1-2018.
+1,1 %
L’évolution du nombre d’emplois
salariés en Ile-de-France entre
le T1-2017 et le T1-2018.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
02 // GRAND PARIS
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
Romainville : le FRAC prend ses quartiers
Le Fonds régional d’art contemporain déménagera
fin 2019 dans le quartier de la ZAC de l’Horloge.
Il installera ses réserves dans la Fondation Fiminco.
RÉNOVATION. Le FRAC, qui dispose de 1.600 œuvres, va acquérir une friche de 2.000 mètres carrés
à Romainville pour y créer un lieu de stockage. Photo Charles Duprat
Laurence Albert
@L_Albert_
La ruée vers l’Est se poursuit dans le monde
des arts. Alors que le Centre Pompidou
cherche un nouveau lieu de stockage en
banlieue, et que le Centre national des arts
plastiques s’installe à Pantin, pépinière arty,
et fief de la galerie Thaddaeus Ropac, c’est au
tour du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) de passer le périphérique. Direction
Romainville (Seine-Saint-Denis), pour intégrer l’ensemble dédié aux arts, conçu par le
promoteur Fiminco dans le quartier de la
ZAC de l’Horloge, qui jouxte Pantin.
Une friche de 20.000 m2, autrefois occupée
par l’usine Sanofi, que le promoteur est en
train de transformer en village de marques,
hôtel et fondation d’art, moyennant un
investissement de 70 millions d’euros.
Fiminco est un mécène connu (soutien de
l’Orchestre de Paris) et son projet de fondation remonte à 2016. Confiée à l’agence
d’architecture Freaks freearchitects, la
rénovation concerne quatre bâtiments du
site − dont une ancienne chaufferie industrielle et d’anciens laboratoires Sanofi −
appelés à se muer en résidences d’artistes,
un auditorium, et cinq galeries d’art. Plusieurs mois de travaux auront été nécessaires. La Fondation occupera plus de la moitié du site (11.000 mètres carrés).
Le FRAC, qui dispose de 1.600 œuvres, va
donc y acquérir 2.000 mètres carrés pour
y créer un lieu de stockage. « Nous louions
un espace dans le nord de Paris, dans lequel
la conservation n’était pas réalisée dans des
conditions satisfaisantes, et qui par ailleurs,
n’était pas avantageux au plan économique »,
explique Agnès Evren, la vice-présidente
chargée de la Culture à la région Ile-de
France, cotutelle du FRAC. Voilà déjà plusieurs années que le FRAC cherchait à
déménager. Il était l’un des seuls fonds
régionaux de France à ne pas avoir
de bâtiment neuf dédié.
Médiation culturelle
La région devrait mettre sur la table une
enveloppe de 3 millions d’euros pour devenir copropriétaire des lieux (avec
l’Etat). Le déménagement ne sera pas complet : le FRAC conservera à Paris le Plateau,
son lieu d’exposition situé dans le 19e arrondissement. « La mairie de Paris a voulu
supprimer ce site en réduisant sa subvention,
mais nous jugeons nécessaire de pouvoir continuer à exposer des œuvres dans ce
quartier, où le Plateau est un vecteur de
démocratisation culturelle », fait-elle valoir.
Le projet de Romainville comporte également une dimension de médiation culturelle, avec des ateliers de restauration des
œuvres, et pourquoi pas la visite d’une
partie des réserves. « Le site sera accessible
au public », promet Agnès Evren. Le FRAC
devrait également pouvoir utiliser une
partie des espaces d’exposition de la fondation Fiminco.
La Fondation devrait en principe ouvrir ses
portes au printemps 2019. Le déménagement du FRAC, lui, est prévu fin 2019.
4
À NOTER
Le village de marques « City Outlet
Paris » comprendra près d’une centaine
de boutiques et de restaurants
et un hôtel de 120 chambres.
Les Moulins de Galleria Continua labellisés par la Région
La célèbre galerie d’art contemporain italienne, qui
a pris ses quartiers dans une ancienne usine de Boissyle-Châtel, vient de recevoir le soutien de la Région
Ile-de-France. Une trentaine de lieux sont désormais
déclarés « Patrimoine d’intérêt régional ».
La tête en sable monumentale de « Silvio »
trône majestueusement au milieu de la
salle des machines. Ce décor industriel tout
en béton et charpentes métalliques, hérité
de l’histoire papetière du XIXe siècle, c’est
l’écrin que s’est choisi Galleria Continua. En
2009, la célèbre galerie italienne d’art contemporain, connue pour investir des lieux
inattendus, a jeté son dévolu sur une usine
perdue en pleine campagne : la papeterie de
Sainte-Marie, à Boissy-le-Châtel, que ses
machines à papier érigèrent en pionnière
LIBERTÉ, ÉGALITÉÉ,
TRANSPARENCE.
VOUS AVEZ DES PRINCIPES ?
NOUS AUSSI…
TOUS LE
MERCRED S
IS
SÉCURITÉ JURIDIQUE
EFFICACITÉ
Publiez votre appel d’offres
d
L E h
VISIBILITÉ
*Offre pour les marchés supérieurs à 90 000 euros.
CONTACT
Thomas BARRÉ
marchespublics@lesechos.fr
01 87 39 76 53
ÉCRIN. Silvio 2010, œuvre de l’artiste sislej Xhafa, est exposée aux Moulins de
Galleria Continua. Photo Oak Taylor-Slith/Galleria Continua, San Gimignano/Beijing/les Moulins/Habana
de la « révolution du livre ». Un ensemble de
bâtiments datant des années 1820 (le moulin de Boissy et le moulin de Sainte-Marie)
encore riche de ses vestiges historiques
(roues hydrauliques, charpentes, poutres,
soubassement en béton…). Des éléments
« bruts » que Galleria Continua utilise
comme autant d’éléments de valorisation
des œuvres qu’elle expose, dont les auteurs
ont pour nom Anish Kapoor, Daniel Buren
ou Leila Alaoui (en ce moment).
Car c’est là toute la force du projet des pionniers toscans de Galleria Continua, Mario
Cristiani, Lorenzo Fiaschi et Maurizio Rigillo :
exposer gratuitement les stars de l’art contemporain en pleine campagne. Des milliers de
visiteurs ont déjà arpenté les Moulins. L’aménagement est loin d’être achevé, d’autant que
la papeterie est gigantesque (242.000 mètres
carrés) et appartient en partie à des artistes
qui y vivent. Galleria Continua veut ouvrir un
skate-parc et un centre d’art contemporain
dans la salle des machines.
Nouveau sésame
avec
Les galeristes viennent d’obtenir une aide
précieuse : la labellisation par la Région
Ile-de-France comme « Patrimoine d’intérêt régional ». Un nouveau sésame destiné
à distinguer les sites restés hors des
radars. « Lavoirs, écoles, églises… il y a, en
particulier en grande couronne, des élé-
ments patrimoniaux dont la rénovation
mérite d’être encouragée », fait valoir Agnès
Evren, vice-présidente de la Région Ile-deFrance chargée de la culture. Ces joyaux
méconnus recevront une aide au fonctionnement et à l’investissement couvrant
jusqu’à 30 % du coût (plafonné
à 500.000 euros).
Au-delà du soutien financier, c’est une
reconnaissance, une visibilité, dont se
félicite Galleria Continua. « Cette labellisation est importante pour nous, qui avons, dès
le départ, choisi de respecter l’identité industrielle de la papeterie. Le site a été peu modifié, ses cicatrices sont préservées », explique Soraya Chaar, chef de projet du Moulin
de Sainte-Marie. Une première vague de
30 sites vient d’être labellisée. Une autre
suivra. La Région se dit « attentive à distinguer différentes formes de patrimoine, industriel, architectural, sportive… » Dans cette
sélection figurent aussi bien la ferme de
Varâtre, à Lieusaint, que le musée de
l’absinthe d’Auvers-sur-Oise, le cinéma
l’Etoile à la Courneuve ou la cité-jardin de
Champigny-sur-Marne. — L. A.
4
À NOTER
Le budget régional alloué au patrimoine
est passé de 5 à 9 millions d’euros en 2018.
INITIATIVES LOCALES // 03
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Poissy : le quartier Rouget-de-Lisle voit enfin le jour
Les étapes s’accélèrent pour le futur quartier Rouget de Lisle
de Poissy. Tandis que le projet vient d’obtenir sa labellisation
« écoquartier », les premiers bâtiments sont en phase
d’achèvement.
Alain Piffaretti
Quinze ans après les premières études,
l’énorme chantier du futur écoquartier
Rouget de Lisle, au cœur de Poissy, a enfin
démarré. Pour éviter un nouvel enlisement du dossier, la mairie de Poissy avait
décidé de lancer la première tranche de
travaux avant que la collectivité n’ait
acquis toutes les parcelles. Actuellement,
l’Etablissement public foncier d’Ile-deFrance, en charge du portage foncier,
possède environ un tiers de la surface de
la ZAC. Selon l’aménageur public des
Yvelines, Citallios, qui pilote l’opération,
la première tranche de l’opération sera
finalisée dès le courant de l’année prochaine. Seront livrés à cette date 96 logements en accession à la propriété, 60 logements sociaux et une résidence jeunes
actifs de 147 logements. 70 % des appartements seraient d’ores et déjà réservés.
quartier Saint-Exupéry de rejoindre le
centre et le RER en quelques minutes »,
se réjouit Karl Olive, le maire de Poissy.
Un parti pris écologique
Ambitieux, le projet l’est aussi pour son
parti pris écologique, en limitant notamment la place de la voiture. « Nous avons
souhaité aller au bout d’un exercice d’exemplarité : reconvertir une friche industrielle
pour en faire un fleuron de l’urbanisme
durable », expose Vincent Marie, chef de
« Dans l’optique
d’un quartier apaisé,
les logements seront
orientés vers le parc
et ils auront des
hauteurs variables. »
VINCENT MARIE
Chef de projet chez Citallios
Recoller les quartiers
EXEMPLARITÉ. Au cœur de la ville, une ancienne friche industrielle va être transformée en un écoquartier
modèle en matière d’architecture, de mobilité, d’énergie ou de développement économique. Photo Ville de Poissy
fr
décideurs locaux
BTP
BTP
CITAE
BOUYGUES CONSTRUCTION
est nommé président
devient directeur général délégué
Roland Le Roux
Bernard Mounier
Cet ingénieur de l’Ecole Centrale de Lyon est également diplômé en génie civil du Royal Institute of
Technology de Stockholm. En 2013, il a initié le
département open innovation chez Bouygues Construction dont il a pris la direction. Auparavant, il a
travaillé chez Elan, filiale de Bouygues Construction.
Ce diplômé de l’AFPA à Toulouse demeure président
de Bouygues Bâtiment Ile-de-France. En fonction
dans le groupe Bouygues depuis 1983, il a occupé le
poste de directeur général de Bouygues Bâtiment
Ile-de-France à partir de 2015. Il prend en charge
Bouygues Bâtiment France et Europe.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Plus de dix ans de travaux (l’opération
globale doit s’achever aux environs de
2035), 11 hectares de friches et une localisation en plein cœur de Poissy : le chantier du futur écoquartier Rouget de Lisle
ne passe pas inaperçu. A terme, ce sont
2.000 logements (64 % de logements en
accession libre, 11 % de logements en
accession maîtrisée et 25 % de logements
locatifs sociaux) qui doivent sortir de
terre. 10.000 m2 de bureaux et de commerces sont aussi prévus, ainsi qu’un
groupe scolaire de 16 classes, un centre de
loisirs et une crèche privée.
Cette opération d’urbanisme devrait en
outre permettre de désenclaver plusieurs
quartiers limitrophes, notamment ceux
de Saint Exupéry et de Nouailles. La création de circulations douces et l’aménagement d’un parc de 1,7 hectare s’inscrivent
dans cette démarche. D’autant qu’il est
confirmé que sera implantée, au pied du
quartier, une station du futur tram 13
(Achères/Saint-Germain-en-Laye). La
station permettra l’interconnexion avec la
gare RER Eole, elle-même située à proximité. La municipalité s’est d’ailleurs battue auprès de la région et du Stif
(aujourd’hui Ile-de-France Mobilités)
pour obtenir un changement de tracé
permettant au tram de traverser Poissy.
« L’utilisation du tram 13 va permettre aux
futurs habitants du quartier Rouget de
Lisle, mais aussi aux 7.000 habitants du
projet chez Citallios. Un premier temps
repoussée, l’idée de s’engager dans une
démarche de labellisation écologique du
quartier s’est finalement imposée. La charte
de l’écoquartier vient ainsi tout juste d’être
signée par les parties prenantes, tandis
qu’un important travail de dépollution est
en cours sur certains secteurs très contaminés. Le coût de la phase de dépollution est
actuellement estimée à 4 millions d’euros.
Parmi les atouts verts du futur quartier :
le grand parc qui traversera les lieux,
limitant de fait la place de la voiture. Tous
les logements seront équipés de parkings
en sous-sol, mais le stationnement en
surface sera déporté sur les rues adjacentes. « Toujours dans l’optique du quartier
apaisé, les logements seront orientés vers le
parc et ils auront des hauteurs variables »,
ajoute Vincent Marie. Quant au ramassage des déchets, il ne sera pas assuré
par des bennes mais par un système
pneumatique en sous-sol.
4
À NOTER
Le quartier remplacera des friches
industrielles, notamment ferroviaires.
Le premier permis de construire
de la ZAC a été attribué au promoteur
Sogeprom pour 450 logements.
Mantes et Limay : premier
tronçon pour la passerelle
La passerelle de circulation douce reliant Mantes à Limay est en cours de construction. Le
premier tronçon reliant la place de l’Etape près de la collégiale de Mantes-la-Jolie au Théâtre
de Verdure sur l’Ile-aux-Dames vient d’être posé. Dans son ensemble, la passerelle va
s’appuyer sur les piles du pont routier. D’une largeur de six mètres, elle reliera les deux
centres-villes pour les piétons et les vélos et développera les secteurs de promenade en bords
de Seine. Le coût de l’opération devrait s’élever à 11 millions d’euros financés par la région,
l’Etat, la communauté urbaine et le département. — A. P.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Le nouveau franchissement de la Seine entre Mantes et Limay sera réservé
aux piétons et aux vélos. Photo SMSO
543.807
+0,1 %
+0,5 %
Le nombre total d’emplois
salariés dans les Yvelines
au T1-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans
les Yvelines entre
le T4-2017 et le T1-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans
les Yvelines entre le T1-2017
et le T1-2018.
Un nouveau directeur général
pour l’Epamsa
Xavier Hemeury, directeur général de l’Epamsa depuis trois ans, vient de quitter son poste
après avoir fait valoir ses droits à la retraite. Il est remplacé par Damien Behr, directeur général par interim, par arrêté du ministre de la Cohésion des territoires. Diplômé de l’Institut
d’études politiques de Paris, il a été notamment directeur délégué d’Aulnay Expansion et de la
Société d’économie mixte Aulnay Développement . Il a occupé les fonctions de directeur
administratif et financier de la Société d’économie mixte de la ville de Nanterre de 2008 à 2015.
Depuis cette date, il était secrétaire général de l’Epamsa. Cet organisme est un établissement
public d’aménagement créé en 1969 chargé d’opérations d’aménagement et de renouvellement urbain sur le territoire de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise. — A. P.
04 // INITIATIVES LOCALES
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
Les habitants d’Evry sont invités à déposer leurs idées de projets sur une plateforme dédiée ou à la mairie jusqu’au 30 septembre prochain. Photo Montage Shutterstock/Evry
ENJEU. Campus scientifique et technologique le plus important d’Europe, Saclay reste difficilement
accessible en transport et entraîne une utilisation massive de la voiture. La question du stationnement y est donc cruciale. Photo Laurent Grandguillot/RÉA
Saclay teste
le stationnement
intelligent
Evry adopte son premier budget
participatif de 140.000 euros
Evry a débloqué 140.000 euros pour le budget participatif, le premier de la ville. Les habitants
sont invités à déposer le détail de leurs projets sur un site Internet dédié avant une étude de
faisabilité et un vote de la population. Mesure de plus en plus adoptée par les municipalités,
le budget participatif permet aux habitants de voir réaliser leurs projets pour améliorer la
qualité de vie dans leur ville (pistes cyclables, terrain de football...). Né dans les années 1980 à
Porto Alegre au Brésil, le concept s’est depuis exporté dans de nombreuses villes franciliennes
comme Paris, Bobigny et Montrouge.— L. Ba.
L’EPA Paris-Saclay a choisi le groupement mené par Colas
pour développer, expérimenter et exploiter un service
de gestion intelligente et mutualisée du stationnement.
Lamia Barbot
@LamiaBarbot
Optimiser le stationnement. Voilà l’ambition
de l’Etablissement public d’aménagement
(EPA) Paris-Saclay. L’EPA a engagé une consultation pour la conception de services pour
améliorer la gestion du stationnement et optimiser la mutualisation des espaces. Les nouvelles places de parkings construites dans le
campus Paris-Saclay sont, pour l’essentiel,
intégrées aux constructions neuves.
Le groupement mené par Colas, en cotraitance
avec ParkingMap, Zenpark, Nokia et OpenDataSoft, a été choisi pour tester des solutions
innovantes. Un partenariat a été conclu pour
cinq ans, décomposés en deux phases. La
première concerne la mise au point du service
de stationnement et devrait durer deux ans.
Ensuite viendra la phase d’expérimentation qui
permettra de tester le modèle économique tout
en déployant à plus grande échelle le service de
stationnement. Les premiers tronçons de rues
seront connectés dès ce mois-ci.
Réduire les embouteillages
« L’enjeu est de taille pour le territoire avec une
ouverture de la ligne 18 prévue en 2027 et un
besoin en mobilité important auquel il faudra
répondre », explique Clément Rossigneux,
directeur général du développement chez
ParkingMap. Situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris, le site de Saclay est difficilement accessible en transport, entraînant une
utilisation massive de la voiture en attendant
l’arrivée du futur métro. Près de 30 % des
embouteillages sont dus au trafic parasite de
recherche de places de stationnement.
Grâce au système développé par ParkingMap,
les automobilistes sont informés de la disponibilité des places de stationnement public et
privé. La start-up va également connecter les
places de stationnement en voirie grâce aux
capteurs à analyse d’image, installer des panneaux de signalisation et faire un comptage
entrées/sorties de certains parkings souterrains. Pour pouvoir indiquer les places disponibles à proximité, des boîtiers sont installés
dans les rues, en hauteur, notamment sur les
lampadaires ou chez des particuliers. Des
capteurs magnétiques sont aussi disposés sur
les places de parking en extérieur et des capteurs à ultrasons en intérieur.
Pour l’automobiliste, le système est pensé pour
une utilisation simple et rapide. Avant de
quitter son domicile ou en arrivant près de
Saclay, il sera possible de visualiser sur une
carte les places disponibles et de réserver en
quelques secondes.
La solution « Moov’Hub » proposera une
application nommée « Compagnon de mobilité » offrant d’autres services que le stationnement mutualisé, comme l’accessibilité pour les
personnes à mobilité réduite, la possibilité de
recharge électrique ou le covoiturage). Toutes
ces spécificités seront indiquées sur la carte
pour répondre aux besoins de l’automobiliste.
Une plate-forme de pilotage a été créée pour
l’EPA Paris-Saclay ainsi que des collectivités
(en particulier la communauté d’agglomération Paris-Saclay et les communes de Gif-surYvette, Orsay, Palaiseau) afin de leur donner
accès à l’ensemble des données collectées sur
site pour appréhender l’efficacité des outils
déployés et améliorer la gestion de toute l’offre
de stationnement disponible sur le territoire.
Le plateau de Saclay, souvent qualifié de « Silicon Valley à la française », constitue le campus
scientifique et technologique le plus important
d’Europe. A l’horizon 2020, le périmètre comptera 30.000 étudiants (dont 8.000 logés sur le
campus), 18.000 salariés privés, 15.000 salariés
des établissements supérieurs et 4.300 habitants en plus des étudiants. n
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
D’ici à 2020, ce sont 124 communes et 120.000 foyers qui auront accès
à l’Internet haut débit en Essonne. Photo Shutterstock
L’Internet haut débit arrivera
à la fin de l’année à Sud Essonne
Un nœud de raccordement à la fibre optique a été posé fin août à Morigny-Champigny, dans le
sud de l’Essonne. Il devrait permette de donner accès aux habitants d’une dizaine de communes à l’Internet haut débit d’ici à la fin de l’année. Au total, ce sont 124 communes et 120.000
foyers qui seront raccordés d’ici à 2020. Le syndicat mixte ouvert Essonne numérique est en
charge de cet important chantier nécessitant l’installation de 11 nœuds de raccordement dans
des zones rurales éloignées des grandes agglomérations. Le coût des travaux, financés par
l’Etat, la région Ile-de-France et 7 intercommunalités, est estimé à 120 millions d’euros. — L. Ba.
Trois millions d’euros ont été investis par l’agglomération Grand Paris Sud
pour remettre en état des zones très dégradées. Photo Shutterstock
A Corbeil-Essonnes, d’importants
travaux de voiries ont débuté
L’agglomération Grand Paris Sud a engagé des travaux de voiries dans trois parties de la ville
pour répondre aux nombreuses plaintes des riverains. Nids-de-poule, affaissement de la
chaussée, éclairage public défectueux… Près de 3 millions d’euros ont été investis par Grand
Paris Sud pour remettre en bon état certaines zones particulièrement dégradées, comme rue
Saint-Spire où tous les pavés ont été changés cet été. Sur le quai de l’Apport-Paris, des travaux
de réfection des trottoirs et de l’éclairage public sont en cours et devraient être terminés fin
octobre. Enfin, la voirie autour du nouveau groupe scolaire André-Malraux sera refaite d’ici
au premier trimestre 2019. — L. Ba.
fr
454.154 0,0 %
+1,0 %
Le nombre total d’emplois
salariés en Essonne
au T1-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés en Essonne
entre le T1-2017 et le T1-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés en Essonne
entre le T4-2017 et le T1-2018.
décideurs locaux
INSTITUTIONS
ÉNERGIE
ASSOCIATION FRANÇAISE DES PÔLES
DE COMPÉTITIVITÉ
Anne Guichard-Grosnon
Pauline Capus
prend la direction générale
Diplômée de l’EM Grenoble et d’un MBA à
l’ITESM Guadalajara, elle a officié à la direction internationale du PMU pour suivre les
marchés de l’Europe du Sud puis est devenue
responsable du développement international du pôle de compétitivité Vegepolys et
membre de la commission Europe de l’AFPC.
TECHNICATOME
est nommée directrice de la communication
Auditrice de la 61e session de l’Institut des
hautes études de défense nationale (IHEDN),
elle est diplômée de l’IEP de Paris et du Celsa.
Depuis 2016, elle était chef de la mission
prospective et analyse stratégique à la direction de la recherche et de l’innovation. Elle a
travaillé aussi au Commissariat à l’énergie
atomique et aux énergies alternatives (CEA).
INITIATIVES LOCALES // 05
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
Le domaine de Villarceaux épinglé
par la Cour des comptes
Un coût annuel très lourd (2,2 millions d’euros), un projet culturel qui n’a jamais vraiment été
défini, « une capacité du domaine à produire des revenus très incertaine »… Le rapport de la
chambre régionale des comptes égratigne la gestion du domaine de Villarceaux et préconise à
la région Ile-de-France, qui le gère, d’« examiner une éventuelle résiliation des baux ». En clair,
la cour suggère à la région de rendre le domaine à son propriétaire, la Fondation Charles
Léopold Mayer. Dans un tel contexte, la présidente LR de la région, Valérie Pécresse, a lancé
dans les colonnes du « Parisien » un « appel à manifestation d’intérêt ». Elle assure avoir déjà
été approchée « par deux porteurs de projet », l’un culturel et l’autre touristique. — F. R.-G.
DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT. Le Conseil départemental du Val-d’Oise a refusé de signer
le pacte proposé par l’Etat aux collectivités territoriales. Photo Conseil départemental du Val-d’Oise
Pacte financier
Etat-collectivités : le Vald’Oise en ordre dispersé
Six collectivités sont concernées par le pacte
de maîtrise des finances publiques qui encadre
l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement
à 1,2 %. A ce jour, trois l’ont accepté.
Florence Renard
@FlorenceRG
« Il nous est vite apparu qu’en face des engagements que l’on nous demandait, le cocontractant, c’est-à-dire l’Etat, ne s’engageait pas en
retour. » C’est en ces termes que la présidente
LR du Conseil départemental du Val-d’Oise,
Marie-Christine Cavecchi, a justifié le refus de
signer le pacte financier proposé par l’Etat
aux collectivités territoriales.
Les six collectivités du Val-d’Oise concernées
par cette « contractualisation » avaient jusqu’au 30 juin pour l’accepter ou la refuser.
Comme le département, la communauté
d’agglomération de Cergy-Pontoise et Sarcelles ne l’ont pas signé. A l’inverse, Argenteuil,
Cergy et la communauté d’agglomération
Roissy-Pays-de-France l’ont paraphé.
Rappelons que ce pacte impose aux collectivités de limiter la hausse de leurs dépenses de
fonctionnement à 1,2 % par an. L’objectif est
de parvenir à une économie de 13 milliards
d’euros d’ici à 2022. Et d’enrayer la tendance
historique de dépenses locales passées de
8,6 % en 1983 à 11,7 % du PIB à fin 2011. En
contrepartie, l’Etat s’est engagé à ne pas baisser ses dotations. « Nous faisons face à un Etat
qui a une vision recentralisatrice », reproche
Marie-Christine Cavecchi. L’Etat veut faire
participer les collectivités territoriales à la
baisse de la dette publique mais « il serait
temps qu’il s’impose les préceptes qu’il veut
imposer aux autres », poursuit-elle.
Même son de cloche du côté de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Ce
n’est pas tant l’objectif de limiter les dépenses
qui est en cause mais « on est face à un dispositif aveugle, qui ne prend pas en compte les
La chambre régionale des comptes recommande à la région d’abandonner
la gestion du site dont la fréquentation est insuffisante. Photo Shutterstock
1,2 million d’euros pour les clubs
sportifs de haut niveau
Pour la saison 2018-2019, le club d’athlétisme de l’Entente Franconville Césame Val-d’Oise
(EFCVO), vice-champion de France interclubs cette année, se voit attribuer une subvention de
225.000 euros, ce qui en fait la structure la plus aidée du département. Viennent ensuite les
footballeurs de l’Entente Sannois Saint-Gratien avec 125.000 euros, et les handballeurs de
l’Elite Val-d’Oise. Au total, les élus du conseil départemental apportent leur soutien à 28 structures, dont plusieurs de leurs membres rêvent de concourir aux Jeux Olympiques de Paris en
2024, pour un montant global de 1,24 million d’euros. — F. R.-G.
besoins des collectivités », juge le président
Dominique Lefebvre (ex-PS). « Nous n’avions
aucun intérêt à signer », explique-t-il en soulignant que, de 2014 à 2017, le budget de la
collectivité avait baissé de 7 millions d’euros.
Une sanction moins dure
A Argenteuil, on a certes signé mais sans le
moindre enthousiasme. « Nous avons choisi le
moindre mal », confie Georges Mothron, le
maire LR de la ville. Tout en rappelant
qu’Argenteuil a perdu plus de 40 millions
d’euros de dotations de fonctionnement
depuis 2014, il regrette que cette « contractualisation » « muselle les dépenses », alors
que les recettes ont « fortement diminué ».
Alors pourquoi l’avoir accepté ? « Parce que
nous avons montré l’exemple avant l’heure
en respectant le plan drastique d’économies
imposé par la Chambre régionale des
comptes », répond-il. Ces efforts ont permis à
Argenteuil de tourner la page des emprunts
toxiques et de redresser ses finances. Ils lui
ont aussi valu de bénéficier, dans le cadre du
Pacte, d’un taux de 1,5 % au lieu de 1,2 %, une
souplesse accordée par le gouvernement à
certaines collectivités pour tenir compte des
circonstances locales.
Enfin, comme tous les signataires, Argenteuil
se verra appliquer une sanction moins dure en
cas de non-respect de la règle puisque la pénalité est équivalente à 75 % du dépassement de
dépense constaté pour les signataires et à 100 %
pour les non-signataires. Un risque qu’Argenteuil ne voulait pas prendre puisqu’elle craint
déjà de ne pas réussir à limiter la hausse de ses
dépenses de fonctionnement en raison de
l’ouverture, imposée par l’Etat pour la rentrée,
de 60 nouvelles classes élémentaires. n
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Vingt-huit clubs du département se partagent l’enveloppe de subventions
accordée par le Conseil départemental du Val-d’Oise. Photo Shutterstock
Groslay investit 2,7 millions dans
la rénovation de son centre-ville
La ville de Groslay lance la revitalisation de son centre-ville, dont la pierre angulaire sera la
rénovation de la place de la Libération qui, à terme, deviendra piétonnière. Les travaux, d’un
montant de 2,7 millions d’euros, permettront à la place d’accueillir des terrasses de restaurant
ou de café ainsi que des festivités. La municipalité prévoit également de restructurer et
d’agrandir la salle des fêtes et les deux écoles situées à quelques encablures de la place.
Un nouveau parking de 23 places sera par ailleurs créé. — F. R.-G.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Située entre la mairie et l’église, la place de la Libération deviendra à terme
piétonnière et accueillera terrasses de restaurants et festivités. Photo Groslay
fr
373.845 –0,2 %
+0,7 %
Le nombre total d’emplois
salariés dans le Val-d’Oise
au T1-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans le
Val-d’Oise entre le T1-2017
et le T1-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans le
Val-d’Oise entre le T4-2017
et le T1-2018.
décideurs locaux
ASSURANCE
AUTO
WILLIS TOWERS WATSON
OPEL FRANCE
est nommé directeur de l’activité rewards
en France
prend la direction des ventes
Ludovic Wolff
A 51 ans, ce diplômé de l’IEP de Paris est
titulaire d’un DEA en droit de Paris-II. Il a
été directeur de l’activité people advisory
services pour la France, le Benelux et l’Afrique du Nord chez EY.
Olivier Marquer
A 45 ans, ce diplômé de l’Ecole nationale
des Ponts et Chaussée était en charge des
fonctions de sales engineering manager au
sein de DSMO (Direction sales and marketing office). Entre 2011 et 2014, il a occupé le
poste de directeur de site PSA Retail.
06 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
ANNLEGALWK
75 • PARIS
SOCIETES
186781B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
01/09/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
PERBAT
Objet social : Activité bâtiment de second œuvre tous corps d’état
Siège social : 48 Av du général Michel
Bizot, 75012 PARIS Capital : 2 000 €
Président : M. Jairo Alejandro VENEGAS PINILLA demeurant : 48 Av du général Michel Bizot, 75012 PARIS élu pour
une durée indéterminée Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Paris
186809B – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/09/2018 il a été
constitué une EURL nommée :
LYTECH CONSULTING
Objet social : Conseil en systèmes et logiciels informatiques (6202A) Siège social : 60 RUE BAUDRICOURT, 75013
Paris Capital : 3000 € Gérant : Henri LY,
60 RUE BAUDRICOURT, 75013 Paris
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Paris
186858B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/09/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
START ME UP - CONSULTING
Objet social : Conseil aux entreprises
Siège social : 60 rue joseph de maistre,
75018 Paris Capital : 3000 € Président :
Mme Nadege Femenia demeurant : 60
rue Joseph de Maistre, 75018 Paris élu
pour une durée indéterminée Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Paris
186912B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
11/09/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
JRB
Objet social : Nettoyage et plus généralement, toutes opérations industrielles, financière, mobilières ou immobilières se
rapportant directement ou indirectement
à l’objet social ou susceptibles d’en faciliter l’extension ou le développement.
Siège social : 250 RUE DU FAUBOURG
SAINT ANTOINE, 75012 PARIS Capital : 4000 € Président : M. JIHAD RAJUB demeurant : 250 RUE DU FAUBOURG SAINT ANTOINE, 75012 PARIS
élu pour une durée indéterminée Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Paris
182364A – LES ECHOS
Par ASSP du 09/08/18,il a été constitué
une SAS dénommée Bourbon Consutling
& formation.Siège social :24 rue de clichy
75009 Paris.Capital :2000 € Objet :Formation professionnelle,Accompagnement projet en insertion professionnelle,Soutien scolaire,Conseil en
f o rm a t io n a u x e n tr e p r is e s . Pr é s i dent :Mme Laurence DEFOIS,88 cd
26 97414 Entre deux.Durée :99 ans.Immatriculation au RCS de PARIS
182414A – LES ECHOS
Par ASSP du 10/08/2018, il a été constitué une EURL dénommée SMOKEY.
Siège social : 21-23 rue croulebarbe
75013 Paris. Capital : 1.000 €. Objet :
vente de vêtements de prêt-à-porter et
accessoires de mode. Gérance : Mme
sarah benmansour, 21-23 rue croulebarbe 75013 Paris. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de PARIS.
182424A – LES ECHOS
Par ASSP du 10/08/18, il a été constitué
une SAS dénommée BLACK MARIA.Siège social : 5 rue leredde 75013
Paris.Capital : 7500 €. Objet : La production, la distribution et les ventes internationales d’oeuvres et de programmes audiovisuels.Président : M. Christophe
Deverdun, 5 rue leredde 75013 Paris. DG : Mme Aurore Auguste, 9 pl françoise dorin 75017 Paris. Durée : 99 ans.
Immatriculation au RCS de Paris.
182450A – LES ECHOS
Par ASSP du 11/08/18,il a été constitué
une SAS dénommée WOWPROD.Siège
social :124 rue damremont 75018 Paris.Capital :1000 € Objet :La production
et la réalisation de films et de vidéos, de
films d’animation 2D-3D.Président :M.Joann AMELINE,124 rue damremont 75018 Paris.Durée :99 ans.Immatriculation au RCS de PARIS
185912A – LES ECHOS
Par acte SSP du 04/09/2018 il a été
constitué une SAS dénommée :
PLATONEO
Siège social : 29, rue Etienne Marcel
75001 PARIS. Capital : 4.500 €. Objet :
Conseil en transition agroalimentaire.
Président : M FOLTIER Maxime, 29, rue
Etienne Marcel 75001 PARIS. Directeur
Général : M GALLIOT Vincent, 102, avenue du général Leclerc 94360 BRY SUR
MARNE. Admission aux assemblées et
droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque action donne un droit à une voix. Clauses
d’agrément : Cession d’action encadrée
par le pacte d’associés. Durée : 99 ans.
Immatriculation au RCS de PARIS.
SARL au capital de 7700,00 €
15 RUE COMMINES, 75003 PARIS
452895287 RCS Paris
Par décision en date du 25/08/2018 il a
été pris acte de la nomination de Mme
ABIR ZIOUCHE, demeurant 80 RUE DE
ROBESPIERRE 93170 BAGNOLET en
qualité de nouveau cogérant, et Mme
DACHRAOUI SAIDA, demeurant 11
RUE FRANCOIS 1ER 92170 VANVES
en qualité de nouveau cogérant, à
compter du 25/08/2018 pour une durée
illimitée, en remplacement de Mme TAMBADOU AMINATA, Gérant démissionnaire. Mention en sera faite au RCS de
Paris
186772A – LES ECHOS
186869B – LES ECHOS
182501A – LES ECHOS
Par acte SSP du 31/07/2018 constitution
de la SARL : RG TKW. Capital : 1000 euros. Siège social : 4 rue Benjamin
Constant 75019 Paris. Objet : Activité de
restauration. Gérance : Rudy Guenaire,
22 rue Tourlaque 75018 Paris. Durée : 99
ans à compter de l’immatriculation au
RCS de Paris.
BAYA BEAUTE
186795A – LES ECHOS
182459A – LES ECHOS
186833A – LES ECHOS
SERRIS BUSINESS CENTRE
Le 30/04/18 l’age de la sarl delta services
express renvovation (10000 €, 55 av
marceau 75116 paris, 752528646 rcs paris) décide la dissolution anticipée,
nomme liquidateur william coriou, 10 all
antoine bourdelle 92350 le plessis robinson, siège de liquidation au siège social.
Par acte SSP du 10/09/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
Société à responsabilité limitée au capital de 1 €
Siège social : 72 Rue du Faubourg Saint
Honoré – 75008 PARIS RCS PARIS
Nº 795 154 970
AVIS DE PUBLICITE
Le 07/09/2018, l’associé unique a décidé
de modifier la dénomination sociale actuellement « SERRIS BUSINESS CENTRE » en « MONTBONNOT BUSINESS
CENTRE »
Mention sera faite au RCS de PARIS
Pour avis,
182463A – LES ECHOS
NAPHIL CONSULTING, SAS au capital
de 1000 €. Siège social : 4 rue botzaris
75019 Paris. 752092353 RCS Paris. Le
10/11/17, les associés ont approuvé les
comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son mandat et constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Paris.
186824A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 10/09/2018, il
a été constitué une SCI dénommée PHIJA8. Capital : 100 €. Siège social : 12 rue Guillaume Tell 75017 PARIS. Objet social : Location de biens
immobiliers. Gérance : Mr Jonathan
Malka demeurant au 12 rue Guillaume
Tell 75017 PARIS. Cessions de parts
sociales : Libres entre associés. Durée
de la société : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Paris.
DOTREPUBLIC
SASU au capital de 391440,00 €
11 bis rue Jean Mermoz, 75008 PARIS
815010848 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 29/07/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
27 avenue des courlis, 78110 Le Vésinet
à compter du 29/07/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Versailles et
sera radiée du RCS de Paris
186901A – LES ECHOS
182482A – LES ECHOS
Suivant acte reçu par Maître Raihanah
VALY, Notaire à SAINT-DENIS (97400)
au 44 rue Pasteur, le 8 août 2018, a été
constituée une société civile immobilière
ayant les caractéristiques suivantes :
SCI LA MONTAGNE
Capital social : 731 000,00 EUR
représentatif d’apports en numéraire à
hauteur de 100,00 € et de l’apport en nature d’une maison à LA MONTAGNE
(97417) évaluée à 730.900,00 €.
Siège social : 5 rue Vercingetorix 75014
PARIS.
Objet : L’acquisition par voie d’achat ou
d’apport, la propriété, la mise en valeur,
la transformation, la construction, l’aménagement, l’administration et la location
de tous biens et droits immobiliers, de
tous biens et droits pouvant constituer
l’accessoire, l’annexe ou le complément
des biens et droits immobiliers en question en ce compris la jouissance gratuite
du ou des immeubles au profit des associés.
Toute cession de parts, y compris entre
associés ou au profit d’un conjoint, d’un
ascendant ou d’un descendant, est soumise à agrément préalable et à l’unanimité des associés.
Gérant : Monsieur André Jean-François
NAILLET, demeurant au 16 B Chemin du
Cap Bernard 97417 SAINT-DENIS (LA
MONTAGNE)
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS.
Le 26/05/18 l’age de la sarl borui (5000 €,
38 bd des talards 35400 st malo,
835365883 rcs st malo) transfère le siège
120 av de clichy 75017 paris. gérant liang
wang, 120 av de clichy 75017 paris. immat rcs paris.
182530A – LES ECHOS
IFS2I CONSULTING FRANCE. SARL au
capital de 10000 €. Siège social : 24 av.
de chambéry 74000 annecy. 788 803 195
RCS annecy. Par AGE du 30/07/2018, il
a été décidé de transférer le siège au 33
av. du maine 75015 paris. Gérant : Mme
Olga Gasser, 27522 wishing oak landing
texas 77386 spring (Etats-Unis). La société sera radiée du RCS d’annecy et Immatriculée au RCS de paris.
186225A – LES ECHOS
GREENBAUM & SELOSSE
SARL au capital de 5.000 €. Siège
social : 91 rue du Fbg ST Honoré 75008
PARIS. RCS 751 495 185 PARIS
L’AGE du 31/08/2018 a décidé de transférer le siège social au 10 RUE MESNIL
75116 PARIS, et de modifier la dénomination sociale qui devient GREENBAUM
ET BISHOP et modifier le capital social
pour le porter à 40.000 €. Mention au
RCS de PARIS.
186727A – LES ECHOS
I-EFFICIENCE
186908A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 10/09/2018 constitution de la SAS :
JULASTED
Capital fixe : 272 294 €
Siège social : 52 rue Santos Dumont
75015 Paris
Objet social : Détention et gestion de
participations
Président : Mr Julien Auclin demeurant
52 rue Santos Dumont 75015 Paris élu
pour une durée illimitée
Clauses d’agrément : les actions sont
librement cessibles uniquement entre
actionnaires avec l’accord du Président de la société.
Durée de la société : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris.
186780B – LES ECHOS
ECOMETRIE
SAS au capital de 360,00 €
14 avenue du Père Lachaise, 75020
Paris
423232164 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 10/09/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
94 rue de Villiers, 92300 Levallois-Perret
à compter du 10/09/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Nanterre et sera
radiée du RCS de Paris
186856B – LES ECHOS
CULINARIES LYON 6
SAS au capital de 1014,00 €
38 RUE DE MALTE, 75011 PARIS
834315376 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
05/09/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 42 RUE
M A L E SH E R BE S , 6 9 0 0 6 L Y O N à
compter du 05/09/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Lyon et sera radiée du RCS de Paris
182466A – LES ECHOS
Par ASSP le 27/07/2018, il a été constitué la SAS : LE GALL ARCHITECTURE
Capital : 1000 €. Objet : Maîtrise d’oeuvre en bâtiment, Permis de construire,
conceptions techniques, suivi de chantier. Architecture bio climatique. Siège : 5
av Ingres, 75016 PARIS. Président : LE
GALL Michel demeurant 13 Allée de la
Genetrière ,78620 L’Étang-la-Ville. Durée : 99 ans. Au RCS de PARIS
186867B – LES ECHOS
SASU au capital de 5.000 €
Siège : 103 RUE DE GRENELLE 75007
PARIS
834470478 RCS de PARIS
Par décision de l’associé unique du
16/07/2018, il a été décidé de transférer
le siège social à compter du 01/08/2018
au 14 rue cavalerie appartement
nº19 90000 BELFORT. Radiation au
RCS de PARIS et ré-immatriculation au
RCS de BELFORT
186763A – LES ECHOS
LONDON OFFSHORE CONSULTANTS
(FRANCE) SARL, Capital : 100 € Siège
social : Tour de l’Horloge, 4 Place Louis
Armand 75012 PARIS, 489 418 830 RCS
PARIS. Suivant décision de l’associée
unique du 07/08/2018, la société SAS
AFI AUDIT, domiciliée 26-28 rue Marius
Aufan 92300 LEVALLOIS-PERRET, a
été nommée en qualité de Commissaire
aux Comptes, pour une période de six
exercices, soit jusqu’à la décision de l’associée unique sur les comptes de l’exercice clos le 31/12/2022.
186790A – LES ECHOS
CITRUCE
Société par actions simplifiée
Au capital de 2.000 €
porté à 100 000 euros
Siège social : 101 Rue de Sèvres, lot
nº1665
75272 PARIS CEDEX 06
504.472.366 RCS PARIS
Par décision du 29 juin 2018, l’associé
unique a décidé une augmentation du capital social de 98 000 euros par incorporation d’une somme prélevée sur le
compte « report à nouveau », ce qui entraîne la publication des mentions suivantes :
Ancienne mention
Le capital social est fixé à la somme de
DEUX MILLE EUROS (2 000,00 EUR)
Nouvelle mention
Le capital social est fixé à CENT MILLE
EUROS (100 000 €)
POUR AVIS
La Présidente
186861B – LES ECHOS
186792A – LES ECHOS
CANAPES DES HAUTS DE
FRANCE
SAS au capital de 1500,00 €
STOP & WORK CENTRE
COMPANY 1
2 Zone d’Activités Légères,
62270 FREVENT
824880801 RCS Arras
Par décision en date du 05/09/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au Chez ABC LIV, 101 avenue du Général Leclerc, 75014 Paris à
compter du 10/09/2018.
Présidence : Mme Nathalie Coener, demeurant 2 rue du Bois Charlet, 91320
Wissous
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Arras
Société à responsabilité limitée au capital de 1 €
Siège social : 72 Rue du Faubourg Saint
Honoré – 75008 PARIS RCS PARIS
Nº 834 013 138
AVIS DE PUBLICITE
Le 07/09/2018, l’associé unique a décidé
de modifier la dénomination sociale actuellement « STOP & WORK CENTRE
COMPANY 1 » en « STOP & WORK SACLAY »
Mention sera faite au RCS de PARIS
Pour avis,
EPHIDIANS
EURL au capital de 3 000 euros
Siège social : 2 Bis rue Léon Cosnard
Nº 808558076 RCS PARIS
Par décision de l’associé unique du
04/09/2018, il a été décidé de transférer
le siège social au 8, rue de Phalsbourg
75017 Paris.
Modification au RCS de PARIS.
186849A – LES ECHOS
LA GALETOIRE, Société à Responsabilité Limitée, Au capital de 8.000 €, Siège
social : 60 rue du Montparnasse 75014
PARIS, RCS PARIS B 439 188 350.
Aux termes de l’AGM du 01/09/2018, a
été nommée gérante pour une durée illimitée à compter du même jour, Brigitte
PINÇON demeurant 253 boulevard Raspail 75014 PARIS en remplacement de
Dominique FABRE démissionnaire.
Pour avis, le gérant.
186853A – LES ECHOS
« EVRY BOIS SAUVAGE 1 »
Société civile de construction-vente
au capital de 200 €
Siège social : C/O CONSTRUCTA
PROMOTION 134 boulevard
Haussmann 75008 PARIS
RCS PARIS 808 484 174
L’assemblée générale des associés en
date du 19 juin 2018 a décidé de nommer :
- la société MAZARS dont le siège est sis
Tour Exaltis, 61, rue Henri Regnault –
92400 COURBEVOIE, RCS NANTERRE
784 824 153, en qualité de commissaire
aux comptes titulaire ;
- Madame Isabelle MASSA, demeurant
Tour Exaltis, 61, rue Henri Regnault –
92400 COURBEVOIE, en qualité de
commissaire aux comptes suppléant ;
Les formalités seront effectuées au
greffe du Tribunal de commerce de Paris.
186777B – LES ECHOS
LIBAN SHOP
SAS au capital de 10000,00 €
57 RUE DE ROME, 75008 PARIS
801346560 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
10/09/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquida tion a miab le à c om pte r du
15/09/2018, nommé en qualité de liquidateur M. TALEB DAHER, 13 RUE DE
LA POSTE, 74000 ANNECY et fixé le
siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M. TALEB DAHER. Mention en sera faite au
RCS de Paris
186811B – LES ECHOS
LIBAN SHOP
SAS au capital de 10000 €
57 RUE DE ROME, 75008 PARIS
801346560 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
10/09/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Monsieur
DAHER TALEB 13 RUE DE LA POSTE,
74000 ANNECY, pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
186854B – LES ECHOS
SCI DEHSUR
SCI au capital de 304,91 €
10 SQUARE HENRY PATÉ, 75016
PARIS
328375118 RCS Paris
Par décision du Gérant en date du
10/09/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liqui dat ion ami able à c omp ter du
10/09/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme JACQUELINE SPINGA, 10
SQUARE HENRY PATÉ, 75016 PARIS
et fixé le siège de liquidation et l’adresse
de correspondance au siège de la société. Mention en sera faite au RCS de
Paris
186868B – LES ECHOS
HIVE
SAS au capital de 2000,00 €
10 avenue de la Grande Armée, 75017
Paris
838746352 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
07/09/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation am ia ble à c ompt er du
07/09/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Valentin Ferron, 19 rue du
Clos, 89110 Montholon et fixé le siège de
liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M. Valentin Ferron. Mention en sera faite au RCS de Paris
M-TECH
Siège social : 134 avenue maurice berteaux 78500 SARTROUVILLE
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil en système informatique
Président : M. BENZENATI Massinissa
134 avenue maurice berteaux 78500
SARTROUVILLE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de VERSAILLES
182517A – LES ECHOS
186878A – LES ECHOS
Appy, SAS au capital de 1000 €. Siège
social : 25 rue lemercier 75017 Paris.
814816658 RCS Paris. Le 31/12/17, les
associés ont approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son
mandat et constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de
Paris.
Suivant acte SSP du 30/08/2018 constitution de la SASU EAGLE PROJECT
CONSULTING. Capital fixe : 500 €.
Siège social : 150 AVENUE MAURICE
BERTEAUX 78500 SARTROUVILLE.
Objet social : Prestations intellectuelles,
conseils, études et projets informatiques,
finances, comptabilité, RH. Et de façon
général tous les conseils intellectuels.
Président : Mr LY ABOU demeurant 150
AVENUE MAURICE BERTEAUX 78500 SARTROUVILLE. Durée
de la société : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de VERSAILLES.
182518A – LES ECHOS
DIAMANTI, SARL au capital de
1000 €. Siège social : 41 rue de cronstadt 75015 Paris. 502196991 RCS PARIS. Le 31/12/17, les associés ont approuvé les comptes de liquidation,
déchargé le liquidateur de son mandat et
constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de PARIS.
183562A – LES ECHOS
EX NIHILO, SAS au capital de
500 €. Siège social : 25 rue tronchet
75008 Paris. 521135574 R.C.S. Paris. Le
17/07/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société, nommé
liquidateur M. Thibaud CAINNE, 7b rue
du plat d’étain 89100 Sens, et fixé le
siège de liquidation au siège social. Modification au RCS de Paris.
185793A – LES ECHOS
186885A – LES ECHOS
Par acte SSP du 03/09/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
OXYGENE ENTREPRISE
Siège social : 23 bis rue des bigaudes
78750 MAREIL MARLY
Capital : 1.000 €
Objet : Conseil aux entreprises
Président : M. POIREL Bruno 23 bis rue
des bigaudes 78750 MAREIL MARLY
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de VERSAILLES
COUPAX EFE
S.A.R.L. au capital de 7.622,45 €
Siège social : 69 bis, boulevard de
Courcelles, 75008 PARIS
RCS PARIS 409 841 723
Suivant P.V. du 10/07/2018, l’associé
unique a décidé la dissolution anticipée
de la société à compter de ce jour. M.
Philippe d’Arras demeurant 69 bis, boulevard de Courcelles, 75008 PARIS a été
nommé liquidateur. Le siège de liquidation a été fixé au siège social. Modification au RCS de PARIS.
186525A – LES ECHOS
FFI FRANCE
SARL en liquidation au capital de
10.000 €
Siège social : 27 avenue de l’Opéra
75001 Paris
509 667 580 RCS PARIS
Décisions de l’AGM du 31/08/2018 : Approbation des comptes de liquidation arrêtés au 31/07/2018 ; Quitus au liquidateur de sa gestion ; Clôture de liquidation
de la société. Les comptes de liquidation
seront déposés au RCS de Paris et la
société y sera radiée. Pour avis
186642A – LES ECHOS
Aux termes d’une AGE en date du
15/02/18 les associés de la société SCI
LE PARC, Société Civile en liquidation,
au capital de 1000 €, siège social : 2 Av
de Ségur 75007 PARIS (RCS PARIS
445006745) ont approuvé les comptes
définitifs de liquidation, donné quitus au
liquidateur, l’ont déchargé de son mandat et ont constaté la clôture de la liquidation. Les formalités de dépôt et de radiation définitive seront effectuées au
Greffe du Tribunal de Commerce de Paris. Pour avis. Le liquidateur.
186862B – LES ECHOS
NA EXPERTISE COMPTABLE
EURELIENNE
SARL au capital de 173891,00 €
11 rue des vergers,
28230 Epernon
533483897 RCS Chartres
Par décision du Gérant en date du
10/09/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 1 rue des
guillemineries, 78125 Hermeray à
compter du 01/10/2018.
Gérance : Mme NEJMA ANICHINI, demeurant 1 RUE DES GUILLEMINERIES,
78125 HERMERAY
La société sera immatriculée au RCS de
Versailles et sera radiée du RCS de
Chartres
186863B – LES ECHOS
DOTREPUBLIC
SASU au capital de 391440,00 €
11 bis rue Jean Mermoz,
75008 PARIS
815010848 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 29/07/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
27 avenue des courlis, 78110 Le Vésinet
à compter du 29/07/2018.
Présidence : M. Joël BEN-TOLILA, demeurant 27 avenue des courlis, 78110 Le
Vésinet
La société sera immatriculée au RCS de
Versailles et sera radiée du RCS de Paris
186884A – LES ECHOS
FEREY BOAT II
SARL au capital de 8000 €
Siège social 93 rue Blomet 75015 Paris
435.042.031 RCS PARIS
Rectificatif à l’annonce parue dans LES
ECHOS SOCIETES, Nº156295, le
19/04/2018, il fallait lire Mr Arnaud FEREY dmt 93 rue Blomet 75015 Paris en
lieu et place de Mme Ferey Michèle dmt
8 place Adolphe Chérioux 75015 Paris.
78 • YVELINES
SOCIETES
182495A – LES ECHOS
Par acte SSP du 26/07/2018 constitution
de la SARL CODE.EX. Capital : 300 euros. Siège social : 134 av. maurice berteaux 78500 sartrouville. Objet : développement, édition, commercialisation
d’outils numériques. Gérance : Quentin
Girandier, 134 av. maurice berteaux
78500 sartrouville. Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
Versailles.
186893B – LES ECHOS
M.A.E
SAS au capital de 1000,00 €
4Bis rue du Presbytère, 78200
Boinvilliers
819935693 RCS Versailles
Par décision de L’AGE en date du
11/09/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au La Givardiere, 61190 Tourouvre à compter du
11/09/2018. La société sera immatriculée au RCS de Alençon et sera radiée du
RCS de Versailles
186804A – LES ECHOS
CORMEILLES 27 Société civile immobilière au capital de 3.000 € Siège : 32 Rue
Millet 78130 LES MUREAUX 511450843
RCS de VERSAILLES Par décision de
l’AGE du 20/08/2018, il a été décidé d’approuver les comptes de liquidation,
donné au liquidateur M. ZEROUALI Rachid 300 rue de Meulan 78410 FLINS
SUR SEINE, quitus de sa gestion et décharge de son mandat et constaté la clôture de liquidation au 08/11/2016. Radiation au RCS de VERSAILLES.
185773A – LES ECHOS
Par acte SSP du 04/09/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
GOOD DRIVER VTC
Siège social : 8 rue fernand leger 78500
SARTROUVILLE. Capital : 1.000 €. Objet : Exploitation de véhicule de transport
avec chauffeur. Location de véhicule.
Président : M EL AKRA Cherif, 8 rue fernand leger 78500 SARTROUVILLE. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
VERSAILLES.
186887B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 24/01/2018, concernant la société LA FORGE, lire Gérant Mme Anne
Séchet, demeurant 32 avenue Jean
d’Ayen, 78320 LE MESNIL SAINT DENIS en lieu et place de Gérant Mme Anne
Séchet, demeurant 124 rue de la République, 78930 ECQUEVILLY
// 07
Les Echos Mercredi 12 septembre 2018
91 • ESSONNE
SOCIETES
185733A – LES ECHOS
Acte SSP du 27/08/2018 : Constitution
d’une société par actions simplifiée
Objet : Achat, vente, utilisation, importation, exportation de caoutchouc et latex
naturels et synthétiques, de tous produits
chimiques, de matières plastiques, de
métaux, polymères spéciaux et de leurs
dérivés ; le commerce en général de toutes matières premières et objets manufacturés dans lesquels les produits cidessus peuvent trouver leur emploi et
notamment tous types de pneumatiques
et de chambres à air, de rechapage, de
produits moulés, de tous produits en
caoutchouc et tous accessoires et pièces
détachées pour automobiles ;
Dénomination : Bridgestone France
Sales
Siège social : Parc d’activité du Moulin
de Massy, 23/29 rue du Saule Trapu
-91300 Massy
Durée : 99 ans
Capital : 1.000 €
Président : Mr Tom ADAMS demeurant
à Hulststraat 97-3080 Tervuren (Belgique)
Commissaire aux comptes titulaire : DELOITTE & Associés, SA sis 6 Place de la
Pyramide-92908 Paris La Défense Cedex (572 028 041 RCS Nanterre)
Toute cession ou transmission d’actions
s’effectue librement (art.10 des statuts).
La société sera immatriculée au RCS
d’Evry.
185899A – LES ECHOS
Par acte SSP du 03/09/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
AMR-X
Siège social : 38 rue charles d’Orléans
91090 LISSES. Capital : 1.000 €. Objet : Installation et dépannage d’équipements industrielle. Président : M AMRI
Khalid, 38 rue charles d’Orléans 91090
LISSES. Durée : 99 ans. Immatriculation
au RCS de EVRY.
186874B – LES ECHOS
PRIOLET FRERES
SAS au capital de 6000,00 €
11 BIS CHEMIN DES TOURELLES,
91360 EPINAY SUR ORGE
818086019 RCS Evry
Par décision en date du 01/02/2018 il a
été pris acte de la nomination de M.
PRIOLET THOMAS, demeurant 3 RUE
DE L’EPIPHANIE 91450 ETIOLLES en
qualité de nouveau Président, à compter
du 01/02/2018 pour une durée illimitée,
en remplacement de Mme CHANTAL
PRIOLET, Président démissionnaire, et
M. GILLES PRIOLET, DG démissionnaire. Mention en sera faite au RCS de
Evry
185767A – LES ECHOS
ARTYCES
SARL au capital de 7.500 €. Siège social : 7, rue de l’Alun 91150 ETAMPES.
RCS 511 091 340 EVRY.
L’AGE du 31/08/2018 a pris acte de la fin
des fonctions de co-gérant de : M PELE
JEAN-MICHEL, à compter du
31/08/2018. Mention au RCS de EVRY.
182379A – LES ECHOS
galvao, SCI au capital de 500 €. Siège
social : 7 rue de goujon 91510 Lardy.
813666690 RCS evry. Le 01/08/18, les
associés ont approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son
mandat et constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de
evry.
184574A – LES ECHOS
182443A – LES ECHOS
186882A – LES ECHOS
Par acte SSP du 27/07/18 il a été constitué une SCI : SCI CHEPFER Capital : 100 € Siège social : 230 rue de Bellevue 92700 COLOMBES Objet social :
La prise de participation par achat, souscription, apport, fusion et par tout autre
moyen, et la gestion de toutes valeurs
mobilières, ainsi que l’acquisition de tous
biens mobiliers ou immobiliers, directement ou par l’intermédiaire de toute société ou entité juridique Gér a n c e : M r G r é g o i r e
CHEPFER demeurant au 230 rue de Bellevue 92700 COLOMBES Cessions de
parts sociales : les parts sociales sont
librement cessibles au profit d’un associé. Toute cession à un tiers de la société
est soumise au préalable à agrément de
la collectivité des associés réunis en Assemblée Générale. Durée de la société : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de NANTERRE.
LUTECE LIMOUSINE, SASU au capital
de 2000 €. Siège social : 34 rue d’alsace
92110 Clichy. 821722279 RCS Nanterre.
Le 31/05/18, l’associé unique a approuvé
les comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté la
clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Nanterre.
Suivant acte SSP du 30/08/2018 constitution de la SAS B-EAST. Capital fixe : 2000 €. Siège social : 100
AVENUE DU PRESIDENT WILSON
93210 LA PLAINE SAINT DENIS. Objet
social : RETAURANT, TRAITEUR,
TOUS TYPES DE RESTAURATION RAPIDE, LA PREPARATION ET LA VENTE
DE PLATS CUISINES AU DETAIL ET
EN GROS, LA VENTE SUR PLACE, A
EMPORTER, LIVRAISON A DOMICILE,
EN AMBULANT, LA VENTE DE BOISSONS CONFORMEMENT A LA LEGISLATION EN VIGUEUR. Président : Mr TRINH FREDERIC demeurant
100 AVENUE DU PRESIDENT WILSON 93210 LA PLAINE SAINT DENIS. Directeur Général : Mr MOHELLEBI NABIL demeurant 9 RUE
CHARLOT 93320 LES PAVILLONS
SOUS BOIS. Durée de la société : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de BOBIGNY.
186806B – LES ECHOS
ECOMETRIE
SAS au capital de 360,00 €
14 avenue du Père Lachaise,
75020 Paris
423232164 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 10/09/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
94 rue de Villiers, 92300 Levallois-Perret
à compter du 10/09/2018.
Président : M. Vincent Grive, demeurant
18, rue des Rondeaux, 75020 Paris
La société sera immatriculée au RCS de
Nanterre et sera radiée du RCS de Paris
SOCIETES
182460A – LES ECHOS
Par acte SSP du 8/08/2018 constitution
de la SASU NEUTRONIUM. Capital :
500 €. Siège social : regus, 16 place de
l’iris 92400 courbevoie. Objet : prestations de services dans le conseil, la formation, l’ingénierie informatique. Président : Vincent Norguet, 64 rue etienne
dolet 94230 cachan. Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
Nanterre.
183575A – LES ECHOS
LES QUATRE SAISONS, SAS au capital
de 5000 €. Siège social : 66 boulevard richard wallace 92800 Puteaux.
511853764 RCS NANTERRE. Le
16/07/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société, nommé
liquidateur Mme Carole PIHET, 14 rue
Calmette 78370 PLAISIR, et fixé le siège
de liquidation au siège social. Modification au RCS de NANTERRE.
186860B – LES ECHOS
93 • SEINE-SAINT-DENIS
NEXT CHALLENGE
SOCIETES
SAS au capital de 10000,00 €
12 RUE SALVADOR ALLENDE, 92000
NANTERRE
531036176 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
13/11/2017 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 9-11 ALLEE DE L’ARCHE, 92671 COURBEVOIE CEDEX à compter du 13/11/2017.
Autres modifications :
- il a été pris acte de modifier l’objet social
Nouvelle mention : CONSEIL EN SYSTEMES ET LOGICIELS INFORMATIQUES, PLANIFICATION ET CONCEPT I O N D E S Y S T E M E S
INFORMATIQUES, CONSEIL EN DEVELOPPEMENT DE LOGICIEL, FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE. Mention en sera faite au RCS de
Nanterre
186855B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/09/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
E-VANGELIZE
Objet social : CONSEIL EN MARKETING ET TRANSFORMATION DIGITAL
Siège social : 5 ALLEE ISABEAU,
93400 SAINT OUEN Capital : 3175 €
Président : Mme CATHERINE TITI demeurant : 5 ALLEE ISABEAU, 93400
SAINT OUEN élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Bobigny
186875B – LES ECHOS
186859B – LES ECHOS
NC ACADEMY
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/09/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
SASU au capital de 1000,00 €
12 RUE SALVADOR ALLENDE, 92000
NANTERRE
822006656 RCS Nanterre
Par décision de L’Associé Unique en
date du 03/01/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
9-11 ALLEE DE L’ARCHE, 92671
COURBEVOIE CEDEX à compter du
03/01/2018. Mention en sera faite au
RCS de Nanterre
186825A – LES ECHOS
LSN CONSEIL ET FORMATION Société
par actions simplifiée au capital de 100 €
Siège : 41 Rue Jean Jaurès 92300 LEVALLOIS PERRET 814123154 RCS de
NANTERRE Par décision du président
du 13/06/2018, il a été décidé de transférer le siège social à compter du
10/09/2018 au 14 Bis Rue VICTOR MERIC 92110 CLICHY. Mention au RCS de
NANTERRE.
186865A – LES ECHOS
L’associé unique de la société ENGIE
GREEN HYDRO, société par actions
simplifiée au capital de 40 000 euros,
siège social : 1 place Samuel de Champlain, 92400 Courbevoie, 493 828 594
RCS Nanterre, a décidé le 29/06/2018 de
nommer à effet du 01/07/2018 M. Cyrille
DELPRAT, domicilié 47 avenue Henri
Dunant 31130 BALMA en qualité de Président en remplacement de M. Pierre
CHAMBON, démissionnaire à effet du
01/07/2018.
186866A – LES ECHOS
92 • HAUTS-DE-SEINE
182490A – LES ECHOS
commit, SASU au capital de
1000 €. Siège social : 43 boulevard georges seurat 92200 Neuilly sur seine.
820093656 RCS nanterre. Le 28/02/18,
l’associé unique a approuvé les comptes
de liquidation, déchargé le liquidateur de
son mandat et constaté la clôture des
opérations de liquidation. Radiation au
RCS de nanterre.
L’associé unique de la société VICHY
ENERGIE NATURELLE, société par actions simplifiée au capital de 1 euro,
siège social : 1 place Samuel de Champlain 92400 Courbevoie, 834 357 600
RCS Nanterre, a décidé le 29/06/2018 de
nommer à effet du 01/07/2018 M. Cyrille
DELPRAT, domicilié 47 avenue Henri
Dunant 31130 BALMA en qualité de Président en remplacement de M. Pierre
CHAMBON, démissionnaire à effet du
01/07/2018.
DEEP AUTO
Objet social : ACHAT/ VENTE/LOCATION DE VOITURE, PETITE MÉCANIQUE, PIÈCES AUTO, CARTE GRISE
Siège social : 79 RUE DE LA REPUBLIQUE, 93000 BOBIGNY Capital : 8000 €
Gérance : M. JOGINDER SIDHU
SINGH, 24 Rue des Muguets, 93700
Drancy Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Bobigny
185752A – LES ECHOS
Par acte SSP du 20/08/2018 il a été
constitué une SCI dénommée :
SCI ALIA.IMMO
Siège social : 36 rue Gambetta 93240
STAINS. Capital : 1.000 €. Objet : l’acquisition. la vente, l’administration par
voie d’achat, la prise en location par bail
à bail tous biens immobiliers plus généralement, la mise en valeur de tous biens
immobiliers. Gérant : Mme EL MATATIF
EP. CARON Mina, 36 rue Gambetta
93240 STAINS. Cession de parts : Agrément requis sauf entre associés. Durée :
99 ans. Immatriculation au RCS de BOBIGNY.
186185A – LES ECHOS
Par acte SSP du 06/09/2018 il a été
constitué une SAS dénommée : SAMI.
Siège social : 27 Avenue De La Villegiature 93140 BONDY. Capital : 500 €. Objet : Menuiserie, serrurerie et isolation.
Président : Mme OPIGEZ EMILIE, 27
Avenue De La Villegiature 93140
BONDY. Durée : 99 ans. Immatriculation
au RCS de BOBIGNY.
186846A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 10/09/2018 il a
été constitué une SARL au capital de
1000 €, dénommée :
182416A – LES ECHOS
DY MAAP.
Medcare Evolutions, SAS au capital de
6000 €. Siège social : 60 rue des cerisiers 92700 Colombes. 812 352 037 RCS
Nanterre. Le 01/08/18, les associés ont
approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son mandat et
constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Nanterre
Siège social : 37 Rue François Arago
93100 Montreuil
Objet : Peinture
Gérant : BENDADA Yassin, demeurant
au 1 Rue des Lilas 51210 Montmirail
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de Bobigny
186783B – LES ECHOS
ANSINELLI INDUSTRIES
SARL au capital de 180000,00 €
200 Chausée Jules César,
95250 BEAUCHAMP
401109996 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
27/08/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 12, rue
Anselme, 93400 SAINT OUEN à compter
du 01/09/2018.
Gérance : M. Yves LALLEMAND, demeurant 3 avenue de l’Etang, 92500
RUEIL MALMAISON
La société sera immatriculée au RCS de
Bobigny et sera radiée du RCS de Pontoise
Siège social : 829 rue Marcel Paul,
94500 Champigny / Marne Capital minimum : 500 €, en dessous duquel il ne
peut être réduit Capital initial : 5000 €
Capital maximum : 100000 € Président : M. Laurent TRICHOT demeurant :
14 rue Diderot, 93100 Montreuil élu pour
une durée indéterminée Admission aux
assemblées et exercice du droit de
vote : Chaque actionnaire est convoqué
aux Assemblées. Chaque action donne
droit à une voix. Clauses d’agrément :
Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord
du Président de la société. Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Créteil
182440A – LES ECHOS
Par ASSP du 02/08/18,il a été constitué
u n e S A S d é n o m mé e K N O C C A SIONS.Siège social :8 rue sadi carnot
94880 Noiseau.Capital :1000 €.Objet :commerce de détail de véhicules automobiles neufs ou d’occasion pour le
transport des personnes.Président :M.Kévin NEZAN,8 rue sadi carnot
94880 Noiseau.Durée :99 ans.Immatriculation au RCS de CRETEIL
186905A – LES ECHOS
TEKNO TRIAL SARL au capital de 10
000 € Siège social : 1 bis rue du Vert Bois
93100 MONTREUIL 498 066 422 RCS
BOBIGNY
Suivant décisions de l’assemblée générale extraordinaire du 01/09/2018 :
L’objet social de la société a été étendu,
à compter du 01/09/2018, aux activités
suivantes : Réparation, entretien de motocycles et toute activité de mécanique
se rapportant directement ou indirectement à la moto. En conséquence, l’article
2 des statuts a été modifié comme
suit : La société a pour objet : Commercialisation des matériels, accessoires,
pièces détachées, vêtements et produits
d’entretien pour l’ensemble des articles
se rapportant directement ou indirectement à la moto ; L’achat, la vente et la
location de tous matériels neuf et occasion se rapportant directement ou indirectement à la moto ; la fourniture de l’ensemble des prestations de services se
rattachant directement ou indirectement
à la moto ; Réparation, entretien de motocycles et toute activité de mécanique
se rapportant directement ou indirectement à la moto.
Le siège social a été transféré, à compter
du 01/09/2018, de 1 bis rue du Vert Bois,
MONTREUIL (93100), à 67 avenue de la
République, 93 150 LE BLANC-MESNIL.
En conséquence, l’article 4 des statuts a
été modifié. Dépôt légal au Greffe du Tribunal de commerce de BOBIGNY. Pour
avis, la gérance
182349A – LES ECHOS
Le 29/06/18 l’age de la sci souissi immo
(1500 €, 49r de fontenay 94300 vincennes, 499221174 rcs créteil) décide la dissolution anticpée, nomme liquidateur rap h a e l s o u i s s i , 4 9 r d e f o n te n a y
94300 vincennes, siège de liquidation au
siège social.
95 • VAL-D'OISE
SOCIETES
186852B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
09/08/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
Aux termes d’un acte SSP en date du
04/09/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
181570A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 02 AOUT 2018,
il a été constitué une SASU Dénomination : KEFFAZ EXPRESS. Siège social :
33 RUE ETIENNE CHEVALIER 95100
ARGENTEUIL. Capital : 2.700 €. Durée :
99 ans. Objet : TRANSPORT MARCHANDISES - 3 T 5 LOCATION VEHICULE SANS CHAUFFEUR. Président :
Monsieur KEFFAZ Hamza Demeurant au
33 Rue Etienne Chevalier – 95100 ARGENTEUIL. Immatriculation au RCS de
PONTOISE.
182504A – LES ECHOS
ANTA
Par ASSP du 10/08/18, il a été constitué
une SAS dénommée JSB
CONCEPT.Siège social : 32 rue du martray 95240 Cormeilles en parisis.Capital : 1.000 €. Objet : Réalisation de travaux Batiment tous corps d’états (
rénovation ,aménagement intérieur, extension).Président : M. Julien Le
Berre, 32 rue du martray 95240 Cormeilles en parisis. DG : M. Serge Signol, 1
rue jean lefèvre 60240 Chaumont en
vexin. Tout actionnaire est convoqué aux
assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de Pontoise.
OXY’SERV
Objet social : Service de désinfection,
désinsectisation, dératisation. Traitement des nuisibles.
SASU au capital de 1500,00 €
6, Allée du professeur Dubos, 95350
Saint-Brice sous foret
830172268 RCS Pontoise
Sigle : STF
Par décision du Président en date du
31/08/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 1, Square
d’Allones, APT 108, 95350 Saint Brice
sous Forêt à compter du 01/09/2018.
Mention en sera faite au RCS de Pontoise
186864B – LES ECHOS
186897A – LES ECHOS
186808B – LES ECHOS
ANSINELLI INDUSTRIES
SARL au capital de 180000,00 €
200 Chausée Jules César, 95250
BEAUCHAMP
401109996 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
27/08/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 12, rue
Anselme, 93400 SAINT OUEN à compter
du 01/09/2018. La société sera immatriculée au RCS de Bobigny et sera radiée
du RCS de Pontoise
SOCIÉTÉ DE TRANSPORT
FRANCILIENNE
Objet social : DÉPANNAGE EN PLOMBERIE
Siège social : 4 ROUTE DE SAINT DENIS, 95170 DEUIL LA BARRE Capital :
1000 € Président : M. DJEBAR BOUAMIREN demeurant : 4 ROUTE DE SAINT
DENIS, 95170 DEUIL LA BARRE élu
pour une durée de 99 années Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Pontoise
Aux termes d’un acte SSP en date du
24/08/2018 il a été constitué une SAS à
capital variable nommée :
186782B – LES ECHOS
186899B – LES ECHOS
PARM IDF
S.A.R.L. au capital de 5 000,00 Euros
Siège social : 95 AVENUE DU PRESIDENT WILSON 93108 MONTREUIL CEDEX
R.C.S : 809 111 958 BOBIGNY
DISSOLUTION
Le 31/12/2017, l’Assemblée générale a
décidé de la dissolution anticipée de la
société. Il a été nommé Monsieur VELASQUEZ FRANCISCO, demeurant au
30 RUE PIERRE MENDES FRANCE
60330 LE PLESSIS-BELLEVILLE en
qualité du Liquidateur et lui a été conférée les pouvoirs les plus étendus pour
terminer les opérations sociales en
cours, réaliser l’actif et acquitter le passif.
Le siège de la dissolution et liquidation
est fixé au 95 AVENUE DU PRESIDENT
WILSON 93108 MONTREUIL CEDEX.
C’est à cette adresse que la correspondance devra être envoyée et que les actes et documents concernant la liquidation doivent être notifiés. Mention sera
faite au RCS de BOBIGNY.
SOCIETES
Suivant acte SSP du 04/07/2018 constitution de la SASU NKL SERVICE. Capital fixe : 1000 €. Siège social : 10 RUE
JEAN DE LA FONTAINE 95100 ARGENTEUIL. Objet social : EXPLOITATION
DE VEHICULES DE TRANSPORT
AVEC CHAUFFEUR (VTC), LOCATION
DE VEHICULES SANS CHAUFFEUR,
CONSEIL AUX ENTREPRISES, APPORTEUR D’AFFAIRES. Président : Mr NKIELE NICAISE, MAGLOIRE
demeurant 10 RUE JEAN DE LA FONTAINE 95100 ARGENTEUIL. Durée de
la société : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de PONTOISE.
MRJ
LES ARTISANS PRO
94 • VAL-DE-MARNE
186876A – LES ECHOS
Objet social : Peinture en bâtiment, rénovation intérieure
Siège social : 3 rue Paul LORILLON,
95440 ECOUEN Capital : 2000 € Président : M. Abdelkbir MERSS demeurant :
3 rue Paul LORILLON, 95440 ECOUEN
élu pour une durée indéterminée Admission aux assemblées et exercice du
droit de vote : Chaque actionnaire est
convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à une voix. Clauses
d’agrément : Les actions sont librement
cessibles entre actionnaires uniquement
avec accord du Président de la société.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Pontoise
186871A – LES ECHOS
EURL en liquidation
aucapital de 4000 euros
Siège social : 41 rue Degeyter
93600 Aulnay sous bois
791 949 134 RCS Bobigny. Le
10/08/2018,
l’associé unique a approuvé les comptes
de liquidation, a donné quitus au liquidateur, l’a déchargé de son mandat et prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du 31/12/2017. Dépôt
au RCS de Bobigny.
CAP LOCATION
Capital fixe : 1 000 €
Siège social : 35, rue Pierre Carlier
95370 MONTIGNY LES CORMEILLES
Objet social : Réparation carrosserie et
peinture pour auto et moto, location de
véhicules motorises, achat et ventes de
véhicules motorisés.
Président : Mme Loureiro do Rego Natalia demeurant 6 avenue de la Libération à 95220 HERBLAY élu pour une durée illimitée
Admissions aux assemblées et exercice du droit de vote : chaque actionnaire est convoqué au Assemblées. Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : les actions sont
librement cessibles uniquement entre
actionnaires avec l’accord du Président de la société.]
Durée de la société : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Pontoise.
185860A – LES ECHOS
Par acte SSP du 16/08/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
IB RENOVATIONS
Siège social : 172 rue julian grimau
94400 VITRY SUR SEINE. Capital :
5.000 €. Objet : Construction maison individuelle, travaux secours d’état, tous
travaux bâtiments et ménage industriel.
Président : M BLAJCIUC Igor, 172 rue
julian grimau 94400 VITRY SUR SEINE.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de CRETEIL.
185750A – LES ECHOS
LOT-DOM-CREATION
SARL au capital de 1.000 €. Siège social : 37 bis rue du progrès 93200 ST DENIS. RCS 518 604 772 BOBIGNY.
Le Gérant, en date du 01/08/2018, a décidé de transférer le siège social au 163
boulevard de boissière 93100 MONTREUIL. Mention au RCS de BOBIGNY.
186769A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 01/08/2018 constitution de la SAS :
186729A – LES ECHOS
Par acte SSP du 05/09/2018 il a été
constitué une SCI dénommée :
AIF IMMO
Siège social : 8 avenue henri prost
95200 SARCELLES
Capital : 8.000 €
Objet : La propriété la gestion et plus généralement l’exploitation par bail location
ou tout autre forme d’un immeuble
Gérant : M. ALTAF Qasim 8 Avenue
Henri Prost 95200 SARCELLES
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PONTOISE
186650A – LES ECHOS
SS DRIVER
SASU au capital de 6.000 €
Siège : 7 RUE MONET 95120 ERMONT
821794310 RCS de PONTOISE
Par décision de l’AGE du 01/12/2017, il
a été décidé la dissolution anticipée de
la société à compter du 01/12/2017,
nommé liquidateur M. MOKHTARI MOHAMED TAHER 7 RUE MONET 95120
ERMONT , et fixé le siège de liquidation
au siège social où seront également notifiés actes et documents.
Par décision de l’AGO du 31/12/2017, il
a été décidé d’approuver les comptes de
liquidation, donné quitus de sa gestion au
liquidateur, et prononcé la clôture des
opérations de liquidation à compter du
31/12/2017. Radiation au RCS de PONTOISE.
186898A – LES ECHOS
L’« ENTENTE DEUIL GARGES HOCKEY 95 », dont l’objet est la pratique du
hockey sur glace régie par la Fédération
Française de Hockey sur Glace (FFHG),
dont le siège social est sis 4 Allée Jules
Ferry 95140 GARGES LES GONESSE,
association loi 1901 déclarée à la préfecture du Val d’Oise le 04/08/2007 sous le
nº 1270 d’une part (l’association absorbée) ;
Et le « CSG DEUIL VALLEE DE MONTMORENCEY », dont l’objet est la pratique des sports de glace, dont le siège
social est sis 4 Rue Jean Bouin 95170
DEUIL LA BARRE, association loi 1901
déclarée à la préfecture du Val d’Oise le
11/02/1972 sous le nº 687/M d’autre part
(l’association absorbante) ;
Ont décidé, pour se conformer aux règlements de la FFHG, de fusionner, par l’absorption par le CSG DEUIL VALLEE DE
MONTMORENCEY de l’ENTENTE
DEUIL GARGES HOCKEY 95. Cette décision a été entérinée par les Comités directeurs des deux associations en date
du 25/05/2018 ; elle fait suite à la sortie
du Garges Hockey Club de l’ENTENTE
DEUIL GARGES HOCKEY 95.
La fusion-absorption sera soumise au
vote des assemblées générales respectives des deux associations le
12/10/2018.
Le montant des actifs de l’ENTENTE
DEUIL GARGES HOCKEY 95 s’élève à
10524.90 € ; l’association n’a pas de
passif. L’ensemble de l’actif et du passif
de l’ENTENTE DEUIL GARGES HOCKEY 95 sera transmise au CSG DEUIL
VALLEE DE MONTMORENCY.
08 //
Mercredi 12 septembre 2018 Les Echos
appels d’offres
CONCESSION
69
HOSPICES CIVILS
DE LYON
OCCUPATION TEMPORAIRE
DU DOMAINE PUBLIC
HOSPITALIER POUR
LA LIVRAISON DE COURSES
AVIS DE CONCESSION
Directive : 2014/23/UE
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR /
ENTITÉ ADJUDICATRICE
I.1) Nom et adresses : Hospices Civils de
Lyon Direction des Achats, 45 rue Villon CS
48283, F - 69373 Lyon cedex 08, courriel :
da.dms-cm1@chu-lyon.fr
Code NUTS : FRK26
Adresse(s) internet :
Adresse principale : https://www.chulyon.fr
Adresse du profil d'acheteur : https://
www.marches-publics.gouv.fr
I.3) Communication :
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non
restreint et complet, à l'adresse : https://
www.marches-publics.gouv.fr
Adresse à laquelle des informations
complémentaires peuvent être obtenues : , , courriel : da.dms-cm1@chulyon.fr, adresse internet : https://www.
marches-publics.gouv.fr
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées : par voie
électronique via : ,
La communication électronique requiert
l'utilisation d'outils et de dispositifs qui
ne sont pas généralement disponibles.
Un accès direct non restreint et complet
à ces outils et dispositifs est possible
gratuitement à l'adresse : https://www.
marches-publics.gouv.fr.
I.4) Type de pouvoir adjudicateur : Autre :
Santé
I.5) Activité principale : Santé.
SECTION II : OBJET
II.1) Etendue du marché
II.1.1) Intitulé : OCCUPATION TEMPORAIRE DU DOMAINE PUBLIC HOSPITALIER POUR LA LIVRAISON DE COURSES
Numéro de référence : E18_0204
II.1.2) Code CPV principal : 75200000
II.1.3) Type de marché : Services.
II.1.4) Description succincte : OCCUPATION TEMPORAIRE DU DOMAINE PUBLIC
HOSPITALIER POUR LA LIVRAISON DE
COURSES
II.1.5) Valeur totale estimée
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : non.
II.2) Description
II.2.1) Intitulé
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s) :
75200000
II.2.3) Lieu d'exécution : Code NUTS :
FRK26
II.2.4) Description des prestations :
OCCUPATION TEMPORAIRE DU DOMAINE
PUBLIC HOSPITALIER POUR LA LIVRAISON DE COURSES
II.2.5) Critères d'attribution :
La concession est attribuée sur la base
des critères énoncés dans les documents
du marché.
II.2.6) Valeur estimée
II.2.7) Durée de la concession :
Durée en mois : 60
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne :
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non.
II.2.14) Informations complémentaires :
Marché donnant lieu à une redevance
d'occupation du domaine public
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ECONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) Conditions de participation
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences
relatives à l'inscription au registre du
commerce ou de la profession :
Liste et descritption succincte des conditions : Voir RC
III.1.2) Capacité économique et financière :
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation.
III.1.3) Capacité technique et professionnelle :
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation.
III.1.5) Informations sur les concessions
réservés
III.2) Conditions liées à la concession
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions d'exécution de la
concession
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
de la concession
III.2.4) Marché éligible au MPS
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : oui.
SECTION IV : PROCEDURE
IV.1) Description
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP) :
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : non.
IV.2) Renseignements d'ordre administratif
IV.2.2) Date limite de remise des candidatures ou de réception des offres :
10/10/2018 à 12 h 30
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
Français.
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
VI.1) Renouvellement :
Il ne s'agit pas d'un marché renouvelable
VI.2) Informations sur les échanges électroniques
VI.3) Informations complémentaires :
Une visite du site est obligatoire (cf article
B-2 du RC).
VI.4) Procédures de recours
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal Administratif de Lyon, 184 rue
Duguesclin, F - 69003 Lyon
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation
VI.4.3) Introduction de recours :
Précisions concernant les délais d'introduction de recours : Référé précontractuel
pouvant être exercé jusqu'à la signature
du marché dans les conditions des articles
L551-1 à L551-4 du code de justice administrative ;
Référé contractuel pouvant être exercé au
plus tard le 31ème jour suivant la publication
d'un avis d'attribution du contrat dans les
conditions des articles L551-13 à L551-23
du code de justice administrative ; recours
en contestation de validité ouvert aux
candidats évincés et pouvant être exercé
dans les 2 mois à compter de l'accomplissement des « mesures de publicité appropriées ».
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours
VI.5) Date d'envoi du présent avis :
07 septembre 2018
FOURNITURES
69
PÔLE FUNÉRAIRE
PUBLIC - LYON
FOURNITURE
DE CARBURANT EN STATION
SERVICES AU MOYEN
DE CARTES PERMETTANT
ÉGALEMENT LE PAIEMENT
DES PÉAGES ET PARKING
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : POLE FUNERAIRE PUBLIC
– LYON, CLERC FABIENNE, 181 avenue
Berthelot 69365 LYON cedex 07. tél. :
0472760813, Courriel : fclerc@polefunerairepublic.com,
Adresse internet : http://pfp-lyon.emarchespublics.com.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://pfp-lyon.e-marchespublics.com.
Principale(s) activité(s)s du pouvoir
adjudicateur : services funéraires.
Objet du marché : fourniture carburant
en station-service au moyen de cartes
permettant également le paiement des
péages et parking et fourniture de télépéages.
Type de marché de fournitures : achat
CPV - Objet principal : 30163100.
Lieu d'exécution : 181 avenue Berthelot,
69007 Lyon.
Code NUTS : |FRK26|.
L'avis implique l'établissement d'un
accord cadre.
Accord-cadre avec un seul opérateur.
Durée de l'accord-cadre : 4 an(s).
Valeur minimum estimée (H.T.) :
160000 euros.
Valeur maximum estimée (H.T.) :
200000 euros.
Caractéristiques principales : fourniture de cartes pour la prise de carburant
en station-service sur l'ensemble du
territoire. Ces cartes doivent permettre
de s'acquitter des frais de parking et de
péages et doivent pouvoir être associées
à un badge de télépéage
Quantités (fournitures et services),
nature et étendue (travaux) : 25 véhicules
(1 carte par véhicule) et 70 collaborateurs
(1 code par personne permettant d'utiliser
la totalité des cartes).
Des variantes seront-elles prises en
compte : oui.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : oui.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d'exécution :
48 mois à compter de la notification du
marché.
Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) : 01 janvier
2019
Conditions de participation : se reporter
au règlement de la consultation
Marché public simplifié : NON
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
09 octobre 2018 à 12:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures : se reporter au règlement
de la consultation
Date d'envoi du présent avis à la publication : 07 septembre 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre technique peuvent
être obtenus : Pôle Funéraire Public,
Xavier Audebet, tél. : 0614317457, courriel :
xaudebet@polefunerairepublic.com.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif peuvent
être obtenus : Pôle Funéraire Public,
Fabienne Clerc, tél. : 0472760813, courriel :
fclerc@polefunerairepublic.com.
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : adresse
internet : http://pfp-lyon.e-marchespublics.com/dossier_de_consultation_electronique_23078_579395.html.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal de Grande Instance
de Lyon 67 rue Servient 69003 Lyon, tél. :
0472607012.
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l'introduction des recours : Tribunal de
Grande Instance de Lyon 67 rue Servient
69003 Lyon, tél. : 0472607012.
Passez à la convocation
électronique des élus
Tél. 01 72 36 55 48
93
VILLE D'EPINAYSUR-SEINE
LOCATION D'UNE PATINOIRE
EN GLACE NATURELLE
SECTION I : Pouvoir adjudicateur
I.1) Nom et adresses
Ville d'Epinay-sur-Seine, 1-3 rue Quetigny
93800 Epinay-sur-Seine France, Service
Marchés Publics, Adresse internet : www.
epinay-sur-seine.fr
I.2) Communication
Documents de marché
Les documents et informations sont accessibles à l'adresse suivante (URL) : https://
marches.maximilien.fr/? page=entreprise.
EntrepriseAdvancedSearch&AllCons&refConsultation=312577&org Acronyme=h5j
SECTION II : Objet du marché
II.1) Étendue du marché
Intitulé : Fourniture location d'une patinoire glace naturelle
Type de marché : Fournitures
Description succincte : La présente
consultation concerne la location d'une
patinoire en glace en glace naturelle, correspondant au document unique valant
A.E, CCAP, CCTP.
Critères d'attribution : Le prix n'est pas
le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les
documents du marché
Durée du marché, de l'accord cadre ou du
système d'acquisition dynamique
Durée du marché ou délai d'exécution :
Durée
Durée à compter de la date d'attribution
du contrat : 12 Mois
Ce marché peut-il faire l'objet d'une
reconduction ? : Oui
Variante refusée
SECTION III : Renseignements d'ordre
juridique, économique, financier et technique
III.1) Conditions liées au marché (le cas
échéant)
Marché public simplifié : Oui
SECTION IV : Procédure
IV.1) Description
Type de procédure : Procédure adaptée
IV.2) Renseignement d'ordre administratif
Date limite de réception des offres :
17/10/2018 11:00
Délai minimum pendant lequel le soumissionnaire est tenu de maintenir son
offre :
Durée en jours à partir de la date de réception des offres : 120
SERVICES
69
HOSPICES CIVILS
DE LYON
FOURNITURE DE CONTENUS
GRAPHIQUES
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Hospices Civils de Lyon Direction des Achats, Mme Catherine GEINDRE,
Directrice Générale, 45 rue Villon, 69373
Lyon cedex 08, adresse internet : http://
www.chu-lyon.fr, adresse internet du profil
acheteur : https://www.marches-publics.
gouv.fr
Objet du marché : E18_0700_FOURNITURE DE CONTENUS GRAPHIQUES
Lieu d'exécution et de livraison : Agglomération Lyonnaise
L'avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• FOURNITURE DE CONTENUS GRAPHIQUES
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d'exécution :
24 mois à compter de la notification du
marché
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Les prestations,
objet du présent marché seront rémunérées dans les conditions fixées par les
règles de comptabilité publique et financés selon les modalités suivantes :
- Financement : Budget de l'Etablissement
Public de santé,
- Paiement : selon les dispositions des
articles 109 à 132 du décret N° 2016-360
du 25 mars 2016.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d'opérateurs économiques attributaire du marché : Les marchés seront
attribués à des prestataires seuls ou à des
groupements conjoints avec solidarité des
mandataires.
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Voir rc
• Situation juridique - références requises :
Voir rc
• Capacité économique et financière références requises : Voir rc
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Voir rc
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d'opérateurs
durant la négociation ou le dialogue
(procédure négociée, dialogue compétitif) : Recours à une procédure se
déroulant en phases successives afin
de réduire progressivement le nombre
des solutions à discuter ou des offres à
négocier : NON
Marché public simplifié : OUI.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
03 octobre 2018 à 12 h 30
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires :
Le marché est conclu pour une première
période de 2 ans à compter de sa date de
notification.
Il pourra tacitement être reconduit 1 fois
pour une durée de 2 ans, sauf décision
contraire du pouvoir adjudicateur intervenant au minimum 2 mois avant la fin de la
période. Le titulaire ne peut s'opposer à
cette reconduction.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 05 septembre 2018
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et technique peuvent être obtenus : adresse
internet : https://www.marches-publics.
gouv.fr
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : adresse
internet : https://www.marches-publics.
gouv.fr
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : adresse internet :
https://www.marches-publics.gouv.fr
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal Administratif de Lyon,
184 rue Duguesclin, 69003 Lyon
92
COLOMBES
HABITAT PUBLIC
ACQUISITION ET MIGRATION
D’UNE ARCHITECTURE
DE SERVEURS VIRTUALISÉS
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) Nom et adresses : Colombes Habitat
Public, 29, avenue Henri Barbusse, F 92700 Colombes, Tél : +33 141191414, courriel : sebastien.fruchier@colombes-habitat-public.fr
Code NUTS : FR105
Adresse
principale
:
http://www.
colombes-habitat-public.fr/
Adresse du profil d'acheteur : https://
w w w. a c h a t p u b l i c .c o m / s d m / e n t / g e n /
index.jsp
I.2) Procédure conjointe
I.3) Communication : Les documents
du marché sont disponibles gratuitement
en accès direct non restreint et complet, à l'adresse : https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_AMVxSl8ZOX
Adresse à laquelle des informations
complémentaires peuvent être obtenues : le ou les point(s) de contact susmentionné(s).
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées : par voie
électronique via : https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do? PCSLID = CSL _ 2018 _ AMVxSl8ZOX ,
au(x) point(s) de contact susmentionné(s).
I.4) Type de pouvoir adjudicateur :
Agence/office régional(e) ou local(e)
I.5) Activité principale : Logement et équipements collectifs
SECTION II : OBJET
II.1) Etendue du marché
II.1.1) Intitulé : Acquisition et migration
d'une architecture de serveurs virtualises
II.1.3) Type de marché : Services.
II.1.4) Description succincte : Remplacement et mise en œuvre d'une architecture
de serveurs virtualisés et des prestations
associées de mise en œuvre, de formation
et de maintenance.
II.1.5) Valeur totale estimée
II.1.6) Information sur les lots : Ce marché est divisé en lots : non.
II.2) Description
II.2.1) Intitulé
II.2.3) Lieu d'exécution : Lieu principal
d'exécution : 29 av H. Barbusse et 200 rue
St Denis - 92700 COLOMBES
II.2.4) Description des prestations :
Remplacement et mise en œuvre d'une
architecture de serveurs virtualisés et des
prestations associées de mise en œuvre,
de formation et de maintenance.
II.2.5) Critères d'attribution :
Critère(s) de qualité :
- Valeur fonctionnelle et technique de
l'offre selon les modalités précisées au
règlement de la consultation / Pondération : 50
- Offre de service selon les modalités précisées au règlement de la consultation /
Pondération : 25
Coût :
- 3. Prix global du marché (coût du projet
de mise en œuvre + 1 an de garantie + 4
ans de maintenance) / Pondération : 25
II.2.6) Valeur estimée
II.2.7) Durée du marché, de l'accord-cadre ou du système d'acquisition
dynamique :
Durée en mois : 60
Ce marché peut faire l'objet d'une reconduction : non.
II.2.9) Informations sur les limites
concernant le nombre de candidats invités à participer
II.2.10) Variantes : Variantes refusées
II.2.11) Information sur les options :
Options : oui.
Description des options : A la suite de l'implémentation de la nouvelle architecture,
Colombes Habitat Public souhaite implémenter un PRA pour permettre de faire
fonctionner les services les plus importants. La décision de retenir ou non cette
prestation supplémentaire sera prise lors
de l'attribution du marché en fonction du
budget pouvant y être alloué. Dans l'éventualité où cette prestation serait retenue sa
mise en application n'interviendra qu'au
courant de l'année 2019.
II.2.12) Informations sur les catalogues
électroniques
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne : Le contrat s'inscrit
dans un projet/programme financé par des
fonds de l'Union européenne : non.
II.2.14) Informations complémentaires
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ECONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) Conditions de participation
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences
relatives à l'inscription au registre du
commerce ou de la profession
III.1.2) Capacité économique et financière : Critères de sélection tels que mentionnés dans les documents de la consultation.
III.1.3) Capacité technique et professionnelle : Critères de sélection tels que mentionnés dans les documents de la consultation.
III.1.5) Informations sur les marchés
réservés
III.2) Conditions liées au marché
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions particulières d'exécution
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
du marché
III.2.4) Marché éligible au MPS : non
SECTION IV : PROCEDURE
IV.1) Description
IV.1.1) Type de procédure : Ouverte
IV.1.3) Information sur l'accord-cadre ou
le système d'acquisition dynamique
IV.1.4) Informations sur la réduction du
nombre de solutions ou d'offres durant la
négociation ou le dialogue
IV.1.6) Enchère électronique
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP) : Le marché est couvert par l'accord sur les marchés publics : non.
IV.2) Renseignements d'ordre administratif
IV.2.1) Publication antérieure relative à la
présente procédure
IV.2.2) Date limite de réception des offres
ou des demandes de participation :
08/10/2018 à 12 h 00
IV.2.3) Date d'envoi estimée des invitations à soumissionner ou à participer aux
candidats sélectionnés
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation : Français.
IV.2.6) Délai minimal pendant lequel le
soumissionnaire est tenu de maintenir
son offre : Durée en mois : 4 (à compter
de la date limite de réception des offres).
IV.2.7) Modalités d'ouverture des offres :
Date : 09 octobre 2018 à 14 h 30
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
VI.1) Renouvellement : Il s'agit d'un marché renouvelable.
Calendrier prévisionnel de publication des
prochains avis : A l'issue des 5 ans du marché un nouvel appel d'offres sera lancé.
VI.2) Informations sur les échanges électroniques : La facturation en ligne sera
acceptée.
VI.3) Informations complémentaires
VI.4) Procédures de recours
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise,
2/4 boulevard de l'Hautil, F - 95027 Cergy-pontoise, Tél : +33 130173400, adresse
internet : http://cergy-pontoise.tribunal-administratif.fr/
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation :
Comité consultatif interdépartemental
de Versailles de règlement amiable des
litiges relatifs aux marchés publics, 5 rue
Leblanc, F - 75911 Paris cedex 15
VI.4.3) Introduction de recours
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours :
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise,
2/4 boulevard de l'Hautil, F - 95027 Cergy-pontoise
VI.5) Date d'envoi du présent avis :
07 septembre 2018
94 VILLE DE RUNGIS
ORGANISATION
D’UN SÉJOUR DE SKI
POUR ADOLESCENTS
DE 11 À 17 ANS
EN FÉVRIER 2019
Identification de l'organisme qui passe
le marché : M. Raymond CHARRESSON,
Maire, 5 rue Sainte Geneviève, 94150 RUNGIS
Objet du marché : Organisation d'un
séjour de ski pour adolescents de 11 à
17 ans en février 2019
Durée du marché : Les prestations auront
lieu du samedi 23 février au samedi
02 mars 2019.
L'accord-cadre ne sera pas reconduit.
Procédure de passation : Procédure
adaptée
Modalités d'attribution : Accord-cadre à
bons de commande.
Le délai de validité des offres est fixé à
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Deux variantes sont autorisées.
Il est interdit aux candidats de présenter
plusieurs offres en agissant à la fois :
En qualité de candidats individuels et de
membres d'un ou plusieurs groupements ;
En qualité de membres de plusieurs groupements.
Critères de sélection : L'offre économiquement la plus avantageuse sera déterminée en fonction des critères suivants :
La valeur technique de l'offre : 50 % soit
50 points / 100
- Présentation détaillée du chalet et conditions d'hébergement (sanitaires, taille des
chambres...). Joindre photos et plans 20 %
soit 20 points sur 100
- Description détaillée des activités (lieux,
nature, moyens de transport mis à disposition, durée de l'activité, activités de substitution) 20 % soit 10 points sur 100
- Implantation du centre par rapport aux
pistes, au domaine skiable (avec présentation détaillée de la station) 10 % soit
15 points sur 100
Le prix des prestations : 50 % soit
50 points / 100
- Prix jugé sur la base du bordereau des
prix unitaires Toutes taxes comprises 50%
soit 50 points sur 100
Date limite : Date limite de réception des
offres : 04/10/18 à 12h00
Renseignements divers : Les demandes
de renseignements complémentaires se
feront exclusivement par écrit et seront
adressées à :
Nhan HERVÉ
Adresse : Hôtel de Ville, 5 rue Sainte Geneviève
94 150 Rungis
Téléphone : 01 45 12 80 32
Courriel : services.techniques@ville-rungis.fr
Profil acheteur : https://www.achatpublic.
com
Toutes les réponses aux questions seront
communiquées à l'ensemble des soumissionnaires.
Aucune question ne pourra parvenir moins
de huit jours calendaires avant la remise
des offres.
Adresse Internet du profil acheteur :
https://www.achatpublic.com /sdm /ent/
gen /ent_detail.do?PCSLID = CSL _2018_
HKabh2FohP
Date d'envoi de l'avis à l'organisme de
publication : le 11 septembre 2018
AUTRES AVIS
91 VILLE DE YERRES
EXPLOITATION
DE LOCAUX DESTINÉS
À LA RESTAURATION
La Commune d’Yerres (91330), 30 000 habitants, située à 20 km de Paris, recherche
un exploitant pour un local dénommé
« Brasserie du CEC » ou « L’Avant Scène »
sis 2 rue Marc Sangnier à Yerres destiné
à des activités de restaurant brasserie
(incluant la vente à emporter de sandwichs
et boissons), de salon de thé et de débit
de boissons. Locaux contigus au Centre
Educatif et Culturel (CEC).
Forme juridique de l’accord : convention
d’occupation précaire du domaine public
communal, après mesure de publicité.
A titre indicatif, début de l’occupation des
locaux le 1er janvier 2019.
Visite des lieux obligatoire soumise à des
contraintes horaires, le lieu étant actuellement exploité.
Prendre rendez-vous auprès de Monsieur
Thierry TANI, Chef d’établissement du CEC
(tél : 06.62.78.54.46).
Envoyer lettre de candidature, liste des
expériences dans le domaine d’activité
depuis 3 ans et bilans et chiffres d’affaires
des trois dernières années (si le candidat
est exploitant d’un établissement), CV,
références, expériences.
Après analyse des candidatures, une
négociation sera menée avec un ou plusieurs candidats admis à présenter une
offre.
Les informations relatives aux lieux, aux
conditions générales d’occupation, aux
éléments financiers et juridiques, dont le
projet de convention d’occupation précaire du domaine public communal correspondant, sont téléchargeables sur le site
internet de la Ville :
h t t p : // w w w.ye r r e s .f r / i n d ex .p h p /
March%C3%A9s-publics?idpage=170&afficheMenuContextuel=true
Dépôt des candidatures au plus tard le
vendredi 28 septembre 2018 à 16 heures,
dans les conditions suivantes :
Envoi postal en recommandé avec AR ou
par tout autre moyen permettant son suivi et son bon acheminement, à l’adresse
suivante : MAIRIE D’YERRES – Monsieur le
Maire - 60 rue Charles de Gaulle – 91330
YERRES
Remise en mains propres contre récépissé : Hôtel de Ville – Secrétariat Général –
60, rue Charles de Gaulle 91330 YERRES –
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h
et de 13h30 à 17h.
Remise par voie dématérialisée à l’adresse
suivante :
http : //w w w.yerres.fr/index.php / March
%C3%A9s-publics?idpage =170&afficheMenuContextuel=true
Pour tout renseignement, adresser un
courriel à :
Florence BEAU-TOUSSAINT, fbeautoussaint@yerres.fr
Dématérialisez vos actes
réglementaires
et budgétaires
(solution homologuée)
Tél. 01 72 36 55 48
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
dans les départements du Rhône, de Paris, des Yvelines, de l’Essonne, des
Hauts-de-Seine, de Seine-Saint Denis, du Val de Marne, et du Val d’Oise.
COMMENT PUBLIER VOS ANNONCES //
w Thomas BARRE : 01 87 39 84 40
tbarre@lesechos.fr
w Par E-mail : marchespublics@lesechos.fr
w Par Fax au : 01 49 53 22 60
w Par courrier au :
Dematis - 10 bd de Grenelle CS 10817 – 75738 PARIS CEDEX 15
Date limite de réception : le lundi midi pour une parution le mercredi suivant
dans Les Echos Entreprises et Collectivités.
RESPONSABLES D’INFORMATIONS MARCHÉS
w Jenyfer Befort (01 55 80 73 22)
w Guillaume Deshoulières (01 55 80 73 21)
w Jean-Francis Vinolo (07 86 15 41 80)
Les Echos Entreprises & Collectivités
w Editeur : Capucine Marraud des Grottes
cmarraud@lesechos.fr
w Directeur de Production & Logistique : Jérôme Mancellon
Retrouvez l’ensemble de nos appels d’offres et attributions de marchés
sur marches-publics.lesechos.fr
Документ
Категория
Журналы и газеты
Просмотров
84
Размер файла
7 093 Кб
Теги
Les Echos, newspaper
1/--страниц
Пожаловаться на содержимое документа