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Les Echos 01082018

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Ephéméride
J. Demarthon/AFP
Retrouvez les principaux
événements qui ont marqué
le mois de juillet. // P. 2
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 1 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
( Les pionnières )
Whitney Wolfe
// P. 11
( Les rebelles
de la science )
Svante Arrhenius
// P. 10
( Le bien-être
nouvelle vague )
Quand la salle de sport
est aussi un lieu de vie
// P. 10
( Maires inclassables )
Bertrand Pasciuto
// P. 20
L’ESSENTIEL
FORMATION, CHÔMAGE : LES
PARIS DE MURIEL PÉNICAUD
Le projet de loi Avenir professionnel va être voté ce mercredi à
l’Assemblée. L’ambition est réelle
mais non exempte de défis. // P. 4
SANOFI PÉNALISÉ PAR
LE DIABÈTE ET LES VACCINS
Les résultats du laboratoire français sont impactés par les taux de
change et d’importantes charges
de restructuration. // P. 16
ET « CRIBLE » P. 28
NOUVELLE JEUNESSE POUR
LES CRÈMES DESSERT YABON
Pour concurrencer Mont Blanc,
Yabon innove avec une crème
dessert familiale en poche souple
refermable. // P. 20
CHANGEMENT D’ÈRE POUR
L’ACCESSION À LA PROPRIÉTÉ
La fermeture du Crédit Foncier de
France annoncée par BPCE bouleverse les équilibres sur le marché du financement de l’accession à la propriété. // P. 24
CARNET // P. 27
Pourquoi
l’inflation
fait son retour
en France
l La hausse des prix a atteint 2,3 % en juillet
sur un an, un niveau inédit depuis mars 2012.
l La flambée des cours du pétrole et des taxes sur
l’énergie sont les principales raisons de ce rebond.
L’
inflation est au plus haut depuis six ans en
France. Les prix à la consommation ont
grimpé de 2,3 % sur un an en juillet, a indiqué l’Insee mardi. En janvier dernier, l’inflation ne
s’élevait qu’à 1,3 %, le rebond est donc notable. La
barre des 2 % a été franchie en mai et, depuis, la
hausse des prix s’est accentuée. Ce retour de l’inflation, sensible également au niveau de la zone euro
(+2,1 % sur un an), est essentiellement dû à la forte
hausse des prix du pétrole. Le baril de brent a bondi
de plus de 40 % sur un an. Les taxes sur les carburants instaurées en début d’année se sont, en outre,
ajoutées. Toutefois, le pic inflationniste a probable-
ment été atteint. L’Insee, dans sa dernière note de
conjoncture parue en juin, tablait sur un reflux
durant le second semestre. La tendance à la baisse
devrait se poursuivre en raison d’une stabilisation
des prix de l’or noir. Selon l’Institut, l’inflation sur
douze mois devrait retomber à 1,7 % à la fin de
l’année. Ce regain d’inflation rogne le pouvoir
d’achat des ménages. Mais celui-ci devrait tout de
même progresser encore cette année de 1 % du fait
de la baisse des cotisations sociales pour les salariés
et de la diminution de la taxe d’habitation pour 80 %
des Français.
// PAGES 5 ET 6
Immobilier : la hausse
des prix accélère à Paris
Paramount Pictures
9.254 euros. Lyon et Rennes montent, accalmie à Bordeaux.
// P. 19 ET LA CRITIQUE P. 9
Toujours portés par des taux de crédit extrêmement bas, les prix des logements dans l’immobilier
ancien continuent d’augmenter en France. Ils ont
pris 0,7 % à Paris en juillet, pour atteindre
9.254 euros le mètre carré. Après une décélération
perceptible de la hausse des prix à la fin 2017 dans la
capitale, la progression est à nouveau nette, avec
une croissance de 4,1 % depuis le début de l’année.
Les grands appartements parisiens sont très prisés
des familles à l’approche de la rentrée de septembre.
En petite couronne, les prix augmentent fortement
dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. En
grande couronne, en revanche, ils sont relativement stables depuis janvier. Les intempéries et les
grèves des transports en avril-mai, à une période où
le marché immobilier est censé repartir, n’y sont
sans doute pas étrangères. En province, Lyon et
Rennes connaissent un beau début d’année, avec
des hausses de prix de plus de 4 % depuis janvier.
Tandis que l’accalmie observée à Bordeaux depuis
cinq mois se poursuit. Les prix y ont, semble-t-il,
atteint un plafond. // PAGE 18
Protection
des données
personnelles :
après l’Europe,
le monde ?
Point de vue de
David Godest
L’adoption par l’Europe du
RGPD, le système de protection des données personnelles de ses concitoyens,
a frappé les esprits. Plusieurs
pays envisagent des régulations similaires, comme le
Brésil ou la Corée du Sud.
Même les démocrates américains y réfléchissent. Le
RGPD permet à l’Europe de
prétendre à un rôle dans le
théâtre de l’innovation, estime David Godest. // PAGE 8
Concurrence :
le nombre
des notaires
va encore
augmenter
SUR
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Cette implantation en Europe centrale lui permettra de bénéficier de bas coûts
de production. Photo Sebastian Willnow/Zuma Press/ZUM
BMW s’offre une nouvelle usine
à 1 milliard d’euros en Europe
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22750
AÉRIEN Malgré les efforts d’investissement et l’appel aux capitaux privés via les privatisations, les grands aéroports n’auront pas la capacité
d’absorber la croissance du trafic aérien prévue sur les vingt prochaines
années. Les capacités aéroportuaires en Europe devraient augmenter
de 16 % d’ici à 2040, pour un nombre de vols en progression de 53 %. De
quoi renforcer pour des investisseurs l’attractivité de ces actifs rares que
sont les grands aéroports en cours de privatisation, comme ADP.
// PAGES 14-15 ET L’ÉDITORIAL DE DAVID BARROUX PAGE 8
LOGEMENT Dans la capitale, le prix du mètre carré atteint
Cinéma « Mission :
Impossible » : le pari
réussi de Paramount
Aéroports européens :
le spectre de la saturation
110e ANNÉE
28PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
Le groupe allemand va investir dans la construction
d’un nouveau site industriel en Hongrie.
AUTOMOBILE Après avoir lourdement investi ces dernières années dans des capacités de
production en Chine, au Mexique et aux Etats-Unis, BMW a, cette fois, choisi la Hongrie. Une
implantation en Europe centrale qui lui permettra de bénéficier de bas coûts de production,
comme avant lui Audi, Mercedes ou Jaguar Land Rover. // PAGE 17
LIBÉRALISATION Pour le moins rétif à
la loi Macron de 2015, qui facilite l’accès
à la profession, le notariat va devoir se
faire une raison. L’Autorité de la
concurrence a jugé mardi que le succès
était au rendez-vous, même si l’objectif
des 1.650 nouvelles installations ne sera
pas atteint comme prévu en septembre
prochain. Nonobstant la « procédure
de recrutement » des candidats, qui
laisse à désirer sur plusieurs points,
comme le fastidieux tirage au sort des
postulants, le gouvernement est invité
à poursuivre l’application de cette
réforme avec une nouvelle cible, celle
des 700 nouvelles installations à atteindre sur la période 2018-2020. // PAGE 2
L’objectif des 1.650 nouvelles installations ne sera pas atteint comme prévu
en septembre prochain.
Photo Shutterstock
02 //
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
Les événements
de juillet
2018
AFP
CHRONOLOGIE
01/07 0 Un an après son décès à l’âge de
quatre-ving-neuf ans, Simone Veil entre au
Panthéon avec son époux, Antoine.
La vitesse maximale autorisée sur le réseau
secondaire est abaissée de 90 à 80 km/h.
03/07 0 Geoffroy Roux de Bézieux est élu à
la tête du Medef, succédant à Pierre Gattaz.
04/07 0 Agnès Buzyn annonce le report des
plans pauvreté et hôpital à la rentrée.
Le gouvernement confirme le transfert des
taxes foncières aux communes, et n’exclut
pas celui d’une part de fiscalité énergétique.
05/07 0 Gérald Darmanin, ministre des
Comptes publics, annonce le report à 2020
du prélèvement à la source pour environ
250.000 personnes employées par des particuliers.
09/07 0 Devant les parlementaires réunis
en Congrès, à Versailles, Emmanuel
Macron défend la politique menée depuis
un an sans esquisser de changement de cap.
17/07 0 Emmanuel Macron reçoit ensemble
les syndicats et le patronat pour un minisommet social, le premier de la sorte depuis
son élection.
18/07 0 Naissance du Conseil de l’innovation, chargé de coordonner l’action du gouvernement pour les entreprises françaises
innovantes.
Affaire Benalla : le parquet de Paris ouvre
une enquête préliminaire, pour violences et
usurpation de fonctions, après la mise en
cause d’un collaborateur du chef de l’Etat
frappant un manifestant le 1er mai à Paris.
19/07 0 Jean-Michel Blanquer décide
d’arrêter le déploiement de Sirhen, le trop
coûteux système de gestion des personnels
de l’Education nationale.
24/07 0 Début d’examen à l’Assemblée
nationale du projet de loi relatif à la lutte
contre la fraude.
Sous pression, Emmanuel Macron prend la
parole devant les députés de la majorité
pour s’expliquer sur l’affaire Benalla.
26/07 0 Vote définitif par l’Assemblée nationale de la loi Asile immigration.
27/07 0 Le PIB n’a progressé que de 0,2 % au
deuxième trimestre, selon l’Insee. L’objectif
de 2 % sera difficile à atteindre.
MONDE
01/07 0 L’Autriche prend la présidence
tournante du Conseil de l’UE pour six mois.
L’Inde devient la sixième puissance économique mondiale en 2017, selon les chiffres
du PIB publiés par la Banque mondiale,
reléguant la France au septième rang.
Candidat de la gauche, l’ancien maire de
Mexico Andrés Manuel López Obrador est
élu à la présidence du Mexique pour un
mandat de six ans.
02/07 0 Angela Merkel obtient un compromis in extremis sur la gestion des migrants
avec son alliée bavaroise, la CSU, qui lui permet de sauver son gouvernement.
06/07 0 Les Etats-Unis et la Chine basculent
dans la guerre commerciale avec des taxes
douanières réciproques sur 34 milliards de
dollars de produits.
09/07 0 Le Brexit provoque un nouveau
séisme politique outre-Manche. David
Davis, ministre du Brexit, et Boris Johnson,
chef de la diplomatie britannique, quittent
le gouvernement de Theresa May.
Le président Recep Tayyip Erdogan entame
un nouveau mandat de cinq ans avec de vastes pouvoirs.
L’Erythrée et l’Ethiopie signent une déclaration formalisant leur rapprochement et
mettant fin à vingt ans d’état de guerre.
10/07 0 L’administration Trump annonce
une nouvelle salve de sanctions douanières,
à partir de septembre, contre 200 milliards
de dollars de marchandises chinoises.
13/07 0 Le procureur spécial américain
Robert Mueller inculpe 12 agents russes
pour le piratage du Parti démocrate lors de
la campagne présidentielle américaine de
2016.
16/07 0 A l’occasion de sa première rencontre formelle avec Vladimir Poutine, Donald
Trump refuse de condamner Moscou pour
l’ingérence russe dans la présidentielle
américaine de 2016.
17/07 0 A Tokyo, Européens et Japonais
scellent leur accord de libre-échange.
22/07 0 Dans un tweet, Donald Trump
appelle l’Iran à « ne plus jamais » menacer
les Etats-Unis au risque d’en « subir les
conséquences ».
23/07 0 Incendies meurtriers en Grèce. Les
violents incendies de forêts autour d’Athènes font au moins 74 morts.
25/07 0 Jean-Claude Juncker et Donald
Trump parviennent à un accord sur le commerce. Les Etats-Unis acceptent de revoir
leur position sur l’acier, tandis que l’Europe
accepte d’accroître ses importations de
GNL et de soja américains.
INDUSTRIE
& SERVICES
01/07 0 Le tarif réglementé du gaz aug-
mente de 7,45 %.
02/07 0 Carrefour et le britannique Tesco
annoncent un partenariat stratégique sur
les achats.
Level, la nouvelle filiale low cost long-courrier d’IAG, débarque sur le marché français
avec l’ouverture de quatre premières lignes
au départ de Paris-Orly, à destination de
Montréal, de New York et des Antilles françaises.
Amazon lance Amazon Business, sa nouvelle offre de B to B en France.
03/07 0 Wang Jian, le cofondateur du géant
chinois HNA, meurt accidentellement en
France.
04/07 0 Issu des rangs de l’entreprise, Christopher Guérin succède à Arnaud PoupartLafarge à la tête de Nexans.
05/07 0 Démission surprise de Heinrich
Hiesinger, président du directoire de ThyssenKrupp.
Boeing et Embraer créent une coentreprise
chapeautant les avions commerciaux du
brésilien, et qui sera contrôlée à 80 % par
Boeing.
06/07 0 Rolls-Royce vend son activité
marine civile au groupe d’ingénierie norvégien Kongsberg pour 500 millions de livres
(565,3 millions d’euros).
Total annonce un projet d’offre publique
simplifiée sur le solde du capital de Direct
Energie, dont il a pris le contrôle en avril
dernier.
07/07 0 L’armateur CMA CGM contraint de
se retirer d’Iran en raison du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien.
09/07 0 L’AC Milan passe sous la coupe
d’Elliott Management après que son propriétaire chinois s’est trouvé dans l’impossibilité de s’acquitter d’une échéance de
32 millions d’euros.
Nissan avoue des falsifications de contrôles
de pollution concernant les véhicules produits au Japon.
Sequana cède l’essentiel des activités industrielles d’Arjowiggins à un papetier néerlandais pour 20 millions.
10/07 0 Tesla signe un accord préliminaire
pour construire une usine géante près de
Shanghai, en Chine.
Le Real Madrid annonce le départ de la star
planétaire Cristiano Ronaldo à la Juventus
de Turin pour 105 millions d’euros.
Eramet prend le contrôle de la société australienne Mineral Deposits Limited (MDL),
sa première acquisition depuis douze ans.
11/07 0 Bénéteau révise à la baisse ses prévisions de chiffre d’affaires pour l’exercice
2017-2018. Le titre plonge en Bourse.
12/07 0 Michelin rachète pour 1,25 milliard
d’euros le québécois Camso, spécialisé dans
les chenilles en caoutchouc et les pneus
pleins.
Le Lutetia, emblématique hôtel du boulevard Raspail, rouvre ses portes après plus
de quatre ans de travaux.
La plate-forme de rendez-vous médicaux
en ligne Doctolib rachète son principal
concurrent, MonDocteur, à Lagardère. Ce
dernier cède également Doctissimo à TF1.
13/07 0 Bruxelles ouvre une enquête approfondie sur le projet d’union entre Alstom et
Siemens.
Le leader de l’hospitalisation privée Ramsay Générale de Santé lance une OPA sur le
suédois Capio.
15/07 0 Vingt ans après le sacre des Bleus de
1998, la France remporte sa deuxième
Coupe du monde de football, en Russie, en
battant la Croatie (4-2).
18/07 0 STX France retrouve son nom historique de « Chantiers de l’Atlantique » perdu
en 2006 lors du rachat par le groupe norvégien Aker Yards.
19/07 0 Bercy valide la reprise des plats cuisinés du groupe Agripole, propriétaire de
William Saurin, Panzani et Garbit, par la
Financière Cofigeo, sans cession d’actifs.
Plastic Omnium cède sa division environnement à un consortium Latour Capitalbpifrance.
21/07 0 Fiat Chrysler se choisit un nouveau
patron, Mike Manley, après le départ préci-
pité de Sergio Marchionne, gravement
malade, décédé le 25 juillet.
23/07 0 La Saur, rachetée par EQT, passe
sous le pavillon suédois de la famille Wallenberg.
Michel-Edouard Leclerc annonce sur son
blog personnel se lancer dans l’énergie aux
particuliers.
25/07 0 A la suite des problèmes de soudures rencontrés sur le chantier, EDF annonce
un nouveau délai et des surcoûts pour le
réacteur EPR de Flamanville.
L’action du groupe minier Eramet plonge
de 16 % pour finir au plus bas de l’année.
26/07 0 AccorHotels abandonne l’examen
d’une éventuelle entrée au capital d’Air
France-KLM.
31/07 0 Fin du service Autolib’ dans la capitale. Plusieurs candidats proposent leurs
services d’autopartage.
HIGH-TECH
& MÉDIAS
02/07 0 Alibaba Cloud signe un « partenariat mondial » avec Bolloré, son premier
gros client dans l’Hexagone.
Atlantic Media cède le média d’information
économique Quartz au groupe de médias
japonais Uzabase pour au moins 75 millions de dollars.
Interpublic débourse 2,3 milliards de dollars pour le rachat d’AMS, spécialisé dans la
data et le marketing hyperciblé.
05/07 0 Le Parlement européen rejette en
l’état le projet de réforme des droits d’auteur
à l’ère numérique.
10/07 Martin Sorrell, ex-patron de WPP,
souffle l’agence MediaMonks au leader
mondial de la publicité, qui menace de lui
faire perdre ses primes en actions.
11/07 0 A la suite de l’affaire Cambridge
Analytica, Facebook est condamné à verser
500.000 livres à l’ICO, l’équivalent britannique de la CNIL.
Le fabricant de microprocesseurs Broadcom débarque sur le marché des logiciels
en rachetant CA Technologies pour
18,9 milliards de dollars.
12/07 0 Devoteam rachète l’allemand Alegri
à son fondateur.
17/07 0 La pépite française PeopleDoc, spécialisée dans les logiciels de gestion des ressources humaines, entre en négociation exclusive
avec l’américain Ultimate Software, qui veut
la racheter 300 millions de dollars.
L’opérateur suédois Telia rachète, pour
2 milliards d’euros, les activités norvégiennes du groupe danois TDC.
18/07 0 La commissaire européenne à la
Concurrence inflige une amende record de
4,34 milliards d’euros à Google pour avoir
abusé de la position dominante d’Android.
19/07 0 Après une bataille boursière de plus
de six mois, le câblo-opérateur Comcast jette
l’éponge face à Disney pour acquérir Fox.
20/07 0 L’éditeur des jeux Dobble et Time’s
Up! est racheté par PAI pour 1,2 milliard
d’euros.
22/07 0 Atos renforce sa présence aux Etats-
Unis en rachetant le groupe américain Syntel pour 3,4 milliards de dollars.
FINANCE
& MARCHÉS
01/07 0 Le fonds américain KKR aban-
donne la structure juridique du partnership
pour devenir une entreprise classique.
02/07 0 Eurazeo entre en discussion exclusive avec l’IDI et Chevrillon & Associés pour
prendre le contrôle d’Albingia.
03/07 0 Société Générale met la main sur
les activités de marchés de Commerzbank.
05/07 0 L’italien Generali cède sa grande
filiale d’assurance-vie en Allemagne, Generali Leben, à Viridium.
11/07 0 Le directeur général de CNP Assurances, Frédéric Lavenir, annonce sa démission pour « raisons personnelles » à compter du 31 août prochain.
Le courtier britannique ICAP lance un avertissement sur ses résultats.
14/07 0 Augustin de Romanet, PDG du
groupe ADP (Aéroports de Paris), succède à
Gérard Mestrallet au poste de président de
Paris Europlace.
16/07 0 Frédéric Visnovsky devient médiateur national du crédit.
La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) accorde 30 millions de dollars à
un lanceur d’alerte de JPMorgan.
17/07 0 Goldman Sachs nomme David Solomon nouveau PDG pour remplacer l’inusable Lloyd Blankfein.
L’Observatoire du Crédit Logement/CSA
annonce que le taux moyen des crédits
immobiliers est ressorti en baisse, à 1,44 %
en juin.
Le Conseil de stabilité financière met en
place un suivi des cryptomonnaies.
18/07 0 L’Autorité de la concurrence autorise la fusion des groupes de protection
sociale français Malakoff Médéric et Humanis, prévue pour le 1er janvier 2019.
19/07 0 Deux anciens traders français des
banques Barclays et Deutsche Bank sont
condamnés à des peines de prison au
Royaume-Uni dans l’affaire de manipulation de l’Euribor.
24/07 0 Première journée de cotation pour
Navya, la start-up française pionnière des
véhicules autonomes.
Le gouvernement britannique publie un
Livre blanc, « Sécurité nationale et investissements », pour resserrer ses contrôles sur
les investissements venant de l’étranger.
La décision de la banque centrale de Turquie de ne pas augmenter ses taux d’intérêt
malgré une forte inflation provoque une
chute de la livre turque, qui dévisse de 3,5 %
de sa valeur face au dollar.
25/07 0 Le groupe français Ingenico s’allie
aux caisses d’épargne allemandes.
La Fédération française de l’assurance fait
état d’une collecte nette de 12,2 milliards
d’euros pour l’assurance-vie au premier
semestre. — Page réalisée par E. Fl. et E. B.
Saul Loeb/Jean-Pihilippe Ksiazek/AFP
FRANCE
// 03
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
FRANCE
Notaires : l’ouverture de
la profession va se poursuivre
CONCURRENCE
L’Autorité de
la concurrence préconise l’installation de
700 nouveaux notaires
d’ici à 2020.
Pourtant, l’objectif des
1.650 créations d’offices d’ici à septembre
ne sera pas tenu.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Le Premier ministre, Edouard Philippe,
à l’Assemblée mardi. Photo Gérard Julien/AFP
Philippe promet de
« ne pas ralentir »
les réformes
POLITIQUE
Les deux motions
de censure contre le
gouvernement ont
été rejetées mardi
à l’Assemblée.
Après le report
de l’examen de la
révision constitutionnelle, l’agenda
de la rentrée n’est
pas encore tranché.
Isabelle Ficek
@IsabelleFicek
L’ambiance promettait d’être
houleuse. Elle l’a été avec, de part
et d’autre, des cris, des invectives
et peu d’arguments nouveaux
lors de cette séance mardi à
l’Assemblée durant laquelle le
Premier ministre, Edouard Philippe, a dû répondre aux deux
motions de censure déposées
dans la foulée de l’affaire
Benalla, que droite et gauche
ont pris soin de renommer
l’« affaire Macron-Benalla ».
Pour LR, Christian Jacob a
dénoncé un « deux poids, deux
mesures », un « pouvoir aveuglé
par son désir de toute puissance ». Alors que les oppositions ont contraint le gouvernement à reporter l’examen de la
révision constitutionnelle, le
député a assuré que les députés
« ne courberont pas l’échine »
face à cette réforme qui affaiblit, pointe-t-il, les droits du Parlement. De même les porteurs
de la motion de gauche ont mis
au défi l’exécutif de convoquer
un référendum sur la révision
constitutionnelle.
En face, le Premier ministre a
de nouveau plaidé en faveur de
la thèse de « la faute individuelle » d’un « collaborateur »,
assuré que « ce qui devait être fait
a été fait » et ironisé sur des
« oppositions de rencontre ». Surtout, Edouard Philippe a
« Nous ne
lâcherons rien,
nous irons
jusqu’au bout de
notre projet ! »
EDOUARD PHILIPPE
Premier ministre
défendu les réformes passées et
à venir, maniant l’anaphore
– « Que voulez-vous censurer ? » – pour mieux suggérer le
mouvement contre les blocages.
Message aux oppositions, mais
aussi – et peut-être surtout – à
tous ceux qui craignent de nouveaux reports de réformes, le
Premier ministre a lâché : « A la
rentrée, nous n’avons nullement
l’intention de ralentir. […] Nous ne
lâcherons rien, nous irons jusqu’au bout de notre projet ! »
Il n’en reste pas moins que
l’agenda de la rentrée est plus
que jamais un casse-tête pour la
majorité. Certes, il a été décidé
que les députés retrouveront
l’hémicycle en session extraordinaire le 12 septembre, avec la
nouvelle lecture du projet de loi
agriculture et alimentation,
puis le projet de loi contre la
fraude fiscale. Rien, en revanche
de décidé sur la très délicate
révision constitutionnelle. Et s’il
était prévu, avant le report de
l’examen de cette révision en
raison des blocages de l’affaire
Benalla, que le projet de loi Pacte
soit examiné en commission à
partir du 4 septembre, « tout est
en discussion », indique désormais un ténor de la majorité.
Pacte en question
Le ministre de l’Economie,
Bruno Le Maire, se bat pour
qu’il le soit à la rentrée et que le
texte ne soit pas démembré. « Je
souhaite vivement que nous
puissions examiner ce texte sur
la croissance et la transformation des entreprises le plus tôt
possible, parce que c’est bon pour
les Français, bon pour les entreprises », a-t-il plaidé mardi
matin sur BFMTV. La question
étant de savoir si la rentrée se
fera autour de la révision constitutionnelle, au risque de
redonner immédiatement du
grain à moudre aux oppositions alors que l’exécutif voudrait – malgré les révélations et
l’enquête qui continuent – clore
le feuilleton. Ou par exemple
avec Pacte. Il en sera question ce
mercredi entre le chef de l’Etat
et le ministre de l’Economie.
En attendant, les motions,
comme prévu, ont été rejetées.
Même si celle portée par LR a
fait le plein avec 143 voix, réunissant, outre les siennes, celles
des Insoumis, de 14 communistes, et 11 non-inscrits, dont
Marine Le Pen. De quoi, pour
l’exécutif, railler encore la « collusion » des oppositions. Une
alerte tout de même sur le climat qui l’attend à la rentrée. n
Les portes d’accès aux nouveaux
entrants dans la profession notariale peuvent rester ouvertes.
L’Autorité de la concurrence estime
que le gouvernement peut autoriser l’installation de 700 nouveaux
notaires d’ici à 2020, terme de la
deuxième période d’application de
la loi Macron sur la libéralisation de
ce secteur réglementé.
Cette recommandation rendue
publique mardi, vient valider une
réforme qu’Isabelle de Silva, la présidente de cette instance, garantit
être « un vrai succès ». Signe qui ne
trompe pas, selon elle, « il n’y a pas
eu de vagues de faillites ». Mais la
méthode employée – celle du tirage
au sort – pour développer l’offre de
services notariaux auprès des consommateurs « peut être améliorée »,
juge Isabelle de Silva. De fait, toutes
les promesses n’ont pas été tenues.
L’objectif des 1.650 nouveaux notaires en septembre, préconisé en 2016
par l’Autorité de la concurrence, ne
sera pas atteint. Il resterait entre 100
et 200 installations à concrétiser,
selon ses représentants. Le tort en
revient, selon eux, à une procédure
de nomination dont ils pointent « la
longueur et la complexité ».
Tâche archaïque
Le ministère de la Justice a été littéralement débordé par l’afflux de candidatures à répétition – plus de 36.000
émises par 7.500 postulants – et ce,
d’autant plus, que ses services
étaient tenus de procéder par tirage
au sort manuel pour désigner les
postulants. Une tâche archaïque et
de surcroît fastidieuse, que les fonctionnaires de la Chancellerie ont dû
exécuter à 247 reprises, soit autant
de fois que de « zones vertes » figurant sur la carte des nouveaux offices
notariaux pour la période 2016-2018.
Pour tenir les délais de mise en
œuvre de la deuxième carte, qui
porte cette fois sur 230 zones vertes
à faire couvrir par 700 nouveaux
notaires entre 2018 et 2020, l’Autorité de la concurrence recommande
de passer au tirage au sort électronique et de s’y prendre un peu autrement. D’abord, ne plus commencer
par traiter les zones vertes les moins
attractives, mais faire l’inverse, pour
limiter au maximum les renonciations. Pas moins de « 8 % des candidats nommés n’ont pas prêté serment », indique l’Autorité de la
concurrence. Celle-ci propose aussi
de limiter les candidatures par zone
à une personne physique pour limiter le « parasitage » et éviter de voir à
nouveau les délais s’allonger.
Féminisation des effectifs
Ces quelques corrections de tir faites, entre 1.800 et 2.300 installations
de nouveaux notaires devraient
être réalisées d’ici à 2024, soit la trajectoire fixée lors du vote de la loi
Macron de 2015. Celle d’une hausse
des effectifs trois fois supérieure à
ce qu’elle était auparavant (+1,42 %
entre 2004 et 2014). L’Autorité de la
concurrence estime qu’un premier
pas a été franchi, les effectifs de
notaires titulaires ou associés
d’office (12. 227 personnes selon le
site du Conseil supérieur du notariat) ayant crû d’environ 15 % en
deux ans. Avec, à la clef, une tendance au rajeunissement de la profession, qui passe de 49 à 47 ans en
moyenne, et à sa féminisation. Près
de 60 % des nouveaux admis sont
des admises.
Le gouvernement se prononcera
en septembre sur les recommandations quantitatives et qualitatives
formulées par l’Autorité de la concurrence. Son précédent avis, émis
en 2016, avait été suivi. n
Temps de travail, heures sup : des pistes
explosives pour les enseignants
ÉDUCATION
Un rapport du Sénat
formule des recommandations qui
s’inspirent du Comité
action publique 2022
et des réflexions
du gouvernement.
Marie-Christine Corbier
@mccorbier
Les pistes de réflexion pour faire
évoluer le métier d’enseignant se
multiplient. Après la Cour des
comptes, l’Inspection générale de
l’Education nationale ou le Comité
action publique 2022 (CAP 22)
– mandaté par l’exécutif pour
réduire la dépense publique –, le
Sénat vient de faire des recommandations pour « renouer avec l’attractivité » de ce métier. Ses coauteurs, les
sénateurs Max Brisson (LR) et Françoise Laborde (Mouvement radical),
dressent un constat sévère des difficultés de recrutement. Ils évoquent
un risque de « désertification enseignante » dans certains territoires.
Si le métier d’enseignant attire
peu, c’est que la rémunération en
début de carrière est « indécente »,
affirme Max Brisson. Mais le rapport met aussi en cause « l’entrée
dans le métier », les professeurs
Le rapport dénonce le caractère « injuste » des règles d’affectation
des professeurs débutants. Photo Fred Dufour/AFP
débutants étant « défavorisés par les
règles d’affectation » et recevant une
formation de qualité « décevante ».
« Bizutage institutionnel »
Pour les sénateurs, la place du
concours, qui intervient en fin de
première année de master (M1), est
aussi problématique, car elle « vide
le M1 de son caractère professionnalisant » et surcharge l’année de M2.
Pour les professeurs des écoles, le
rapport plaide pour une admissibilité en troisième année de licence
(L3) et une admission en M2. Pour
le second degré, il recommande de
déplacer toutes les épreuves en M2.
Un prérecrutement débuterait dès
la première année de licence (L1).
Cette idée rejoint celle du ministre
de l’Education, Jean-Michel Blanquer, qui s’était déclaré favorable,
début juin, à « une épreuve d’admissibilité en fin de licence et une épreuve
d’admission située en M1 ou en M2 ».
Le Sénat veut en finir avec le
« bizutage institutionnel » des professeurs débutants, qui conduit à
les affecter à des postes délaissés
par les enseignants plus chevronnés. « Mesures spécifiques » pour les
territoires à besoins éducatifs parti-
culiers, recrutement « sur profil »,
« obligation de mobilité, fonctionnelle ou géographique », prise en
compte du « mérite » dans l’avancement sont autant de propositions
censées rompre avec le caractère
« injuste » des règles actuelles
d’affectation. Le Sénat propose
ensuite d’imposer cinq jours de formation continue obligatoire pour
les enseignants du second degré,
hors temps d’enseignement. La
mesure irait de pair avec l’annualisation de leur temps de travail et le
fait de porter au moins à deux le
nombre d’heures supplémentaires
« pouvant être exigées » des enseignants. Ces propositions rejoignent
celles de CAP 22.
Questions comptables
Toutes ces recommandations soulèvent des questions comptables.
« Ajouter deux heures aux obligations
réglementaires des enseignants représenterait l’équivalent de 45.000 postes
supplémentaires », a glissé le sénateur (LR) Jacques Grosperrin, lors
du débat au Sénat. Quant à la
réforme envisagée de la formation,
elle soulève la délicate question du
statut des candidats admissibles au
concours entre la L3 et le M2 :
« Financièrement, ils ne pourront pas
être fonctionnaires stagiaires », a
indiqué Max Brisson. Une économie
substantielle de postes en vue, si
cette idée devait être retenue. n
04 // FRANCE
en bref
L’Assemblée
reprendra
ses travaux
le 12 septembre
POLITIQUE Les députés
reprendront les séances dans
l’hémicycle en session extraordinaire le 12 septembre
avec la nouvelle lecture du
projet de loi agriculture et alimentation, selon l’ordre du
jour présenté mardi à la
Conférence des présidents de
l’Assemblée nationale. Selon
des sources parlementaires,
l’Assemblée étudiera ensuite
cette semaine-là en première
lecture le projet de loi de lutte
contre la fraude fiscale, qui
doit mettre en partie fin au
« verrou de Bercy » donnant
au fisc le monopole des poursuites pénales en cas de
fraude. Auparavant, à compter du 4 septembre, le projet
de loi Pacte, destiné à rendre
l’économie française « plus
compétitive », devrait être
examiné en commission,
selon des sources concordantes. Au S énat, les séances
recommenceront le 25 septembre.
La députée ayant
voté contre la loi
asile-immigration
reste membre
du groupe LREM
POLITIQUE La députée
LREM, Aina Kuric, qui a voté
contre le projet de loi asileimmigration en nouvelle lecture au risque d’une exclusion, restera membre du
groupe majoritaire a l’Assemblée. Son maintien, décidé « à
l’unanimité » du bureau du
groupe, a été annoncé en réunion de groupe mardi par le
président de celui-ci, Richard
Ferrand. Pourtant ce dernier
avait établi comme règle :
« abstention, péché véniel, vote
contre, péché mortel ». Elle
avait été réaffirmée concernant Jean-Michel Clément,
contre le projet de loi en première lecture, qui s’était mis
« en congé » du groupe
ensuite, avant de siéger chez
les non-inscrits.
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
Formation, chômage : les trois paris
de la réforme Pénicaud
l L’Assemblée adopte définitivement ce mercredi le projet de loi avenir professionnel.
l CPF en euros, libéralisation de l’apprentissage et règles Unédic revues : la réforme est risquée.
SOCIAL
Et de deux. Après les ordonnances
modifiant le Code du travail fin
2017, l’Assemblée nationale va
adopter ce mercredi la deuxième
grande réforme portée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Le
texte intitulé « Pour la liberté de
choisir son avenir professionnel »,
revoit en profondeur la formation
professionnelle, l’apprentissage et
l’assurance-chômage, mais aussi
l’égalité homme-femme, le handicap ou le travail détaché. Le vote
solennel des députés consacre la
« 2e étape de la rénovation du modèle
social français », assure-t-on dans
l’entourage de la ministre du Travail sans éluder l’importance des
paris engagés.
•ENL’APPRENTISSAGE
LIBERTÉ
Pour le ministère du Travail, l’objectif est clair depuis le début : libérer
totalement l’offre de formation en
apprentissage. Et tant pis s’il a fallu
pour cela se fâcher avec les régions
en leur retirant leur pouvoir de
régulation. Une déclaration à la préfecture et une certification qualité
suffiront désormais pour ouvrir un
centre de formation d’apprentis
(CFA).
Le bouleversement ne s’arrête
pas là. En lieu et place du système
très complexe de subventions
actuel, chaque CFA sera financé
selon le mécanisme de « coût-contrat » : à chaque contrat d’apprentissage signé, une somme lui sera
versée. Plus son offre de formation
sera adaptée aux besoins des entreprises, plus il en signera et plus il
touchera. Et inversement.
Reste à mettre tout cela en musique. Il va falloir établir ce que coûte
chaque formation, transformer les
organismes collecteurs Opca qui
détiendront les cordons de la
bourse, revoir les référentiels des
diplômes, prendre en compte la
spécificité du supérieur… Bascule
prévue le 1er janvier 2020 !
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, en visite dans un centre d’apprentissage. Photo Hervé Ronne/RÉA
• LE CPF EN EUROS
Le volet formation professionnelle
de la loi amplifie plus qu’il ne révolutionne l’existant. Avec deux marqueurs idéologiques forts : individualisation et libéralisation. La
preuve avec le compte personnel de
formation (le CPF). Créé en 2014, il
sera désormais crédité en espèces
sonnantes et trébuchantes – à hauteur de 500 euros (800 pour les nonqualifiés) et non plus 24 heures par
an. Autre changement majeur, le
CPF sera utilisable sans intermédiaire. Muriel Pénicaud promet une
« super » application mobile pour
identifier une formation, ses taux
de succès, ses débouchés, s’inscrire
et payer en ligne !
Le ministère du Travail n’élude
pas les risques d’arnaques mais y
oppose deux gardes-fous : pour
accéder aux fonds du CPF, un organisme devra être certifié et se
connecter à l’application mobile.
Salariés et chômeurs pourront
aussi se faire guider gratuitement
via le conseil en évolution professionnelle (CEP), dont le cahier des
charges va être réécrit.
•DUL’INSTAURATION
BONUS-MALUS
La version initiale du texte prévoyait d’attendre le résultat des
négociations de branches pour
prendre ou non deux décrets anti
contrats courts d’ici à septembre 2020 : sur l’instauration d’un
bonus-malus sur les cotisations
patronales et sur les règles de
cumul allocation revenus d’activité.
J u s q u’à c e q u’ E m m a n u e l
Macron appelle devant le Parlement réuni en Congrès début juillet
à remettre à plat les règles d’indemnisation de l’Unédic, accusées de
favoriser l’abus des CDD de moins
d’un mois.
Syndicats et patronat, qui réclamaient un agenda social, ont été
entendus, mais pas là où ils espéraient : le gouvernement va leur
proposer de négocier une nouvelle
convention Unédic dès la rentrée.
Pour la troisième fois en moins
d’un an et demi sachant qu’ils n’ont
jamais réussi à régler le problème
qui les oppose frontalement !
« Le document de cadrage mentionnera le bonus-malus comme
condition d’agrément de l’accord.
Autrement dit, sans bonus-malus
pas d’agrément, et c’est nous qui le
mettrons en place », jure-t-on dans
l’entourage de la ministre du Travail. Il en va d’une promesse
d’Emmanuel Macron. mais une
promesse qui ne fait pas, loin s’en
faut, l’unanimité au sein du gouvernement.
— A. R.
INTERVIEW // PATRICK MAIGRET Président de la Fnadir
« La réforme de l’apprentissage instaure
un risque d’hyperconcurrence »
Propos recueillis par
Alain Ruello
La Fnadir fédère près
de 550 directeurs de CFA.
Soutenez-vous la réforme
de l’apprentissage ?
La Fnadir apporte son soutien glo-
DÉCOUVREZ
LA BASE DES DEALS
DE CAPITAL FINANCE
Toutes les opérations de capital-investissement
et de fusions-acquisitions depuis 2003
capitalfinance.lesechos.fr/base-des-deals
balement à la réforme, même si
nous avons fait état de certaines
craintes, sur l’articulation avec les
régions notamment. Nous notons
une écoute certaine du ministère du
Travail pour que la phase de transition soit la plus sécurisée possible.
On change de logiciel sur le plan du
financement ou de la régulation, qui
se fera par la qualité. Mais tout n’est
pas encore écrit. C’est pour cela que
nous voulons être très présents dans
les groupes de travail qui vont aider
à la rédaction des décrets. L’apprentissage reste une formation initiale
avec ses spécificités en termes de
publics et d’accompagnements.
L’association Régions
de France estime que 7 CFA sur
10 sont menacés de fermeture.
Qu’en pensez-vous ?
Le chiffre est disproportionné et
tient de la posture politique. Tant
que nous n’aurons pas certains
décrets, celui fixant le contenu et le
montant des coûts-contrats notamment, on ne peut arrêter de chiffre.
Cela dit, on peut craindre que certains CFA aux effectifs réduits aient
du mal à équilibrer leur budget de
fonctionnement. On pourra assister à des regroupements d’établissements ou d’organismes gestionnaires. Les régions conserveront
une enveloppe pour agir en matière
d’aménagement du territoire,
même s’ils l’estiment insuffisante à
juste titre.
Entre la liberté totale pour
l’ouverture de section d’apprentissage et le mécanisme du
coût-contrat, le modèle économique des CFA va être bouleversé. Les directeurs de CFA
en sont-ils conscients ? Prêts ?
Ils sont informés, mais tous ne sont
pas prêts. Nous demandons du
temps pour nous adapter, car les
délais de la phase de transition sont
très courts. La bascule est prévue au
1er janvier 2020.
entre CFA pour une même formation. Le montant dépendra de ce
qu’on mettra dedans. C’est un bon
système s’il est bien calculé. Les
entreprises pourront assumer un
reste à charge en conventionnant
avec les CFA.
Pas les régions ?
Cela semble difficile. Si les régions
interviennent, ce sera plutôt en soutien des CFA en zones rurales ou
pour des sections à faible effectif.
Avec cette réforme, on change complètement de système. Ce qui va
prédominer, c’est une logique de
concurrence. Elle sera d’autant
plus forte en zone urbaine où les
effectifs d’apprentis ou d’entreprises sont élevés. A l’inverse des zones
rurales.
Patrick Maigret.
Photo William Beekman
Cela menace-t-il la mise
en œuvre de la réforme ?
L e s voya n t s s o n t a u m o i n s à
l’orange ! Un des risques les plus
importants porte sur la trésorerie :
plus de la moitié des CFA dépendent des régions pour leur financement dans des proportions qui peuvent aller jusqu’à 90 % ! Si tous se
retrouvent en difficulté, les régions
n’auront pas les moyens de les
secourir. Le gouvernement en est
conscient.
Le principe du coût-contrat
est-il adapté aux formations
transversales du supérieur ?
Prenons l’exemple d’un master 2 en RH : à qualité égale, il
coûtera plus cher s’il est délivré par Sciences Po Paris que
par une université en région.
Qui paiera le reste à charge ?
Le gouvernement a choisi le coûtcontrat comme point d’entrée de sa
réforme. C’est une logique avant
tout économique pour répondre au
constat de forte disparité du prix
« Un des risques les
plus importants porte
sur la trésorerie. »
Le projet de loi ne dit rien ou
presque de l’apprentissage
dans les lycées professionnels
ou de l’orientation en collège.
Comment l’interprétez-vous ?
Nous le regrettons. En matière
d’orientation, la réforme se contente du minimum. Quant aux
lycées pro, il n’y a rien. La réforme
instaure un risque d’hyperconcurrence. Entre CFA dans les zones
urbaines comme je l’ai souligné,
mais aussi avec les lycées professionnels que l’on va inciter à ouvrir
des sections d’apprentissage. Certains organismes de formation vont
aussi se lancer dans l’apprentissage, à plus forte raison s’ils sont
positionnés sur les contrats de professionnalisation (l’autre forme
d’alternance, NDLR). Cela répond
clairement à la volonté du gouvernement de multiplier l’offre de formation et donc d’accroître le nombre de jeunes en apprentissage. n
FRANCE // 05
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
L’inflation à son plus haut niveau depuis 2012
l Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté
de 2,3 % en juillet, a indiqué mardi l’Insee.
l Ce regain d’inflation s’explique surtout par la hausse
des prix du pétrole.
CONJONCTURE
Victor Noiret
@noiret_victor
Est-ce le grand retour de l’inflation ?
La hausse des prix à la consommation a atteint en juillet son plus haut
niveau depuis mars 2012, à 2,3 % sur
un an, après 2 % en juin, selon les
premières estimations de l’Institut
national des statistiques et des études économiques (Insee) publiées
mardi. Les prix ont certes baissé de
0,1 point dans l’Hexagone durant le
mois écoulé, du fait notamment des
soldes d’été. Mais en glissement
annuel, ils ont encore grimpé de
0,3 point par rapport au mois précédent. Une progression specta-
« En 2012, le système
était sous perfusion.
Aujourd’hui,
les fondamentaux
sont plus solides,
les taux d’épargne
des ménages
et des entreprises
sont bien plus
élevés. »
LUDOVIC SUBRAN
Economiste chez Euler Hermes
culaire. Pour Ludovic Subran, économiste chez Euler Hermes, pas de
doute, « l’inflation est de retour ». La
barre des 2 % a été franchie en mai et,
depuis, la hausse des prix n’a pas
reflué, bien au contraire. L’inflation
ne s’était élevée qu’à 1 % en moyenne
en 2017. Et elle se situait encore
autour de 1,3 % cet hiver, avant de
bondir de 1 point en quatre mois.
Un reflux annoncé
« Le contre-choc pétrolier a bien eu
lieu », estime Ludovic Subran. Le
prix du baril de pétrole de brent est
passé de 52,5 à 75 dollars sur un an.
Dans son sillage, les prix de l’énergie
ont crû de 14,3 % sur la même
période, détaille l’Insee. Et les taxes
sur les carburants ont fortement
augmenté en début d’année. Cette
situation n’est pas propre à la
France. Toute la zone euro connaît
un regain d’inflation. La hausse
des prix y a atteint 2,1 % en juillet,
a indiqué mardi Eurostat.
La bonne nouvelle, c’est qu’un pic
a probablement été atteint. L’Insee,
dans sa dernière note de conjoncture parue en juin, tablait sur un
reflux durant le second semestre.
Selon l’Institut, l’inflation sur douze
mois devrait retomber à 1,7 % à la
fin de l’année. Car, sauf aggravation
de la crise entre l’Iran et les EtatsUnis, le prix de l’or noir devrait se
stabiliser. Le cours du baril a baissé
de près de 4 % en juillet.
Si la France a retrouvé ces derniers mois les niveaux d’inflation d’il
y a six ans, la situation économique,
elle, a changé. La croissance est
aujourd’hui beaucoup plus robuste
qu’à l’époque, puisque le PIB devrait
progresser de 1,7 % cette année en
France, selon l’Insee, contre 0,2 % en
2012. « En 2012, le système était sous
perfusion. Aujourd’hui, les fondamentaux sont plus solides, les taux
d’épargne des ménages et des entreprises sont bien plus élevés », souligne
Ludovic Subran. Ce regain d’inflation rogne le pouvoir d’achat des
ménages. Mais celui-ci devrait tout
de même progresser encore cette
année de 1 %, selon l’Insee, du fait
notamment de la baisse des cotisations sociales pour les salariés et de
la diminution de la taxe d’habitation
pour 80 % des Français.
(
Lire nos informations
Page 6
earth overshoot day
1er août
objectif
Terre
La hausse des taxes
sur l’énergie se fait
de plus en plus sentir
Ingrid Feuerstein
@In_Feuerstein
L’inflation élevée provient essentiellement de l’accélération des prix
de l’énergie stimulés par deux composantes. La première, qui est l’évolution des prix du pétrole, reste
imprévisible, même si les analystes
craignent une nouvelle poussée du
fait des tensions entre Donald
Trump et l’Iran. La seconde, elle, ne
fait aucun doute : les taxes sur le
carburant et le gaz augmentent,
pesant ainsi sur le pouvoir d’achat
des ménages. La trajectoire de la
taxe carbone inscrite dans la dernière loi de finances va se traduire,
d’ici à 2022, par une revalorisation
de la TICPE (taxe intérieure de consommation des produits énergétiques) et de la TICGN, son équivalente pour le gaz.
Une augmentation passée
inaperçue jusqu’ici
Cette évolution n’est pas nouvelle.
Depuis 2014, la France s’est dotée
d’une « contribution climat énergie », une composante carbone qui
accroît chaque année les taxes sur
l’énergie. Elle vise à pousser les
14
MILLIARDS D’EUROS
Le montant de la revalorisation
de laTICPE (taxe intérieure
de consommation des produits
énergétiques) d’ici à 2022.
ménages et les entreprises à modifier leurs comportements. Son augmentation est passée relativement
inaperçue les premières années, car
elle a été compensée par la chute du
baril. A la pompe, les automobilistes
ne se rendaient pas compte que leur
carburant aurait pu être encore
moins cher sans taxe carbone. La
hausse des taxes semble davantage
ressentie depuis que le cours du
baril de pétrole s’est redressé. Les
prix des carburants sont devenus,
aux côtés de la hausse de la CSG, un
problème pour le pouvoir d’achat
des ménages. Au 1er janvier 2018, la
TICPE sur le gazole a gagné 6 centimes par litre, selon le rapport du
Sénat sur le projet de loi de finances
2018. Au 1er janvier prochain, elle
progressera encore de 5 centimes.
Le 1er août nous aurons épuisé
toutes les ressources que la Terre
peut renouveler en 1 an.
Réduire de 50 % notre empreinte
carbone permettrait de repousser
cette date de 93 jours.
SUEZ s’engage dans l’économie
circulaire, pour réduire notre
consommation de ressources et
bâtir un monde décarboné.
Impact sur les factures de gaz
La tendance est également à la
hausse pour l’essence, même si elle
est moins marquée, en raison de la
politique de convergence entre
l’essence et le diesel menée depuis
trois ans. Les taxes sur le sansplomb, qui ont déjà pris 3 centimes
en début d’année, gagneront à nouveau 2,4 centimes en 2019. Sur la
durée du quinquennat, la TICPE sur
le gazole devrait augmenter de
25 centimes, auxquels il faut encore
appliquer 20 % de TVA. Concernant
l’essence, la hausse sera d’un peu
moins de 14 centimes, sachant que la
convergence entre les deux carburants devrait être atteinte en 2021.
L’impact de la taxe carbone sera
conséquent également sur les factures de gaz. Le rapport du Sénat
montre que la TICGN passera de
6 euros par mégawattheure en
2017 à 16 euros en 2022, soit une
hausse de 166 %. En juin, l’Insee a
montré que la hausse des taxes sur
l’énergie et le tabac a fait augmenter l’indice des des prix de 0,5 point
depuis janvier. n
Faire de la protection de la
planète notre objectif premier,
il suffit de le décider.
#movethedate
earth overshoot day : jour du dépassement de la Terre. Crédit Photo : AdobeStock
Même en cas de
stabilisation des cours
du pétrole, les prix
de l’énergie vont continuer
d’augmenter en raison
du renchérissement
de la fiscalité.
Êtes-vous prêts ?
www.suez.com
L’énergie est notre avenir, économisons-la !
06 //
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
MONDE
en
chiffres
ÉTATS-UNIS : L’INFLATION
À 2,2 % EN JUIN
MEXIQUE : LÉGER REPLI
DU PIB SUR TROIS MOIS
L’inflation sur un an en juin
aux Etats-Unis est restée
stable à 2,2 %, selon le
département du Commerce.
Sur le mois, l’indice des prix
basé sur les dépenses
de consommation, mesure
préférée de la banque
centrale (Fed) pour observer
l’évolution des prix, a
augmenté de 0,1 %, comme
s’y attendaient les analystes.
Le Mexique a connu
au deuxième trimestre une
légère baisse (– 0,1%) de son
PIB par rapport au trimestre
précédent, selon les chiffres
officiels publiés mardi.
« Par secteurs, les activités
primaires chutent de 2,1 %
et les secondaires de 0,3 %
au deuxième trimestre par
rapport au précédent »,
selon l’Inegi.
51,2
L’ACTIVITÉ
MANUFACTURIÈRE EN CHINE
S’ESSOUFFLE EN JUILLET
L’industrie manufacturière
a subi les contrecoups
« des pluies torrentielles et
des températures caniculaires »
qui ont affecté une partie du
pays, perturbant la production.
En juin, l’indice était à 51,5.
L’inflation repasse la barre des 2 % en Europe
l Sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, l’inflation annuelle atteindrait 2,1 % en juillet dans la zone euro.
l La croissance s’y est tassée au deuxième trimestre, selon une estimation provisoire d’Eurostat.
ZONE EURO
Derek Perrotte
@DerekPerrotte
— Bureau de Bruxelles
C’est une déception, mais pas une
surprise. Sur fond de tension
commerciale avec les Etats-Unis
pesant sur la confiance et l’investissement, la croissance a ralenti
au deuxième trimestre dans la
zone euro. Dans les 19 Etats membres de l’Union européenne dotés
de la monnaie unique, le produit
intérieur brut (PIB) a progressé
d’avril à fin juin de 0,3 % par rapport aux trois premiers mois de
l’année, selon une estimation
provisoire d’Eurostat publiée
mardi.
C’est un nouveau tassement
après +0,4 % au premier trimestre. Il n’a toutefois pas empêché le
taux de chômage de se maintenir
à 8,3 %, son point le plus bas
depuis neuf ans. Les chiffres
d’Eurostat font écho à la prudence affichée mi-juillet par la
Commission européenne dans
ses prévisions estivales, qui révisent à la baisse de 0,2 point, à
2,1 %, la croissance attendue en
2018.
Un signal marquant
Le signal le plus marquant est du
côté de l’inflation. Selon l’estimation provisoire d’Eurostat, également publiée mardi, elle a de
nouveau accéléré en juillet, à
2,1 % sur un an après 2 % en juin.
Elle est essentiellement portée
par la hausse du coût de l’énergie,
qui s’est accentué en juillet, pour
atteindre 9,4 %. La barre symbolique des 2 %, fixée par la Banque
centrale européenne (BCE)
comme gage de bonne santé économique, serait ainsi franchie,
une première depuis plus de cinq
ans.
Jeudi dernier, pour sa dernière
conférence de presse avant la
rentrée, la BCE a maintenu sa
ligne prudente, en confirmant
d’abord le cap d’un resserrement
monétaire progressif d’ici à la fin
de l’année, via une baisse des
rachats de dettes, puis en indiquant que les taux d’intérêt resteraient à leurs niveaux actuels au
moins jusqu’à l’été 2019.
L’objectif est d’« assurer la
poursuite de la convergence dura-
« Nous observons
des signes
encourageants
ça et là
sur l’inflation,
mais il est trop tôt
pour crier victoire. »
MARIO DRAGHI
Président de la BCE
Le Fonds monétaire international doute
de l’optimisme des Européens sur la Grèce
Dans son rapport sur
l’économie grecque, le FMI
salue les efforts entrepris
par le pays et l’accord
d’allégement obtenu
avec ses créanciers.
Richard Hiault
@RHIAULT
Le Fonds monétaire international
persiste et signe. Depuis plusieurs
années, les experts de l’institution
multilatérale ne partagent pas les
analyses de leurs homologues européens au sujet de la soutenabilité
de la dette grecque. En publiant,
mardi, son rapport sur la situation
économique de la Grèce, le FMI l’a
montré une nouvelle fois. Il doute
toujours de la validité des prévisions des Européens.
Certes, reconnaît-il, l’allégement
de dette dont a bénéficié le pays a
« amélioré significativement la soutenabilité de la dette à moyen terme ».
Mais, « à long terme, les perspectives
restent incertaines » compte tenu
des hypothèses ambitieuses des
Européens concernant la crois-
sance grecque et sa capacité à
dégager des surplus budgétaires
conséquents.
Les Européens estiment, dans
leur scénario, que la Grèce peut
dégager un excédent budgétaire de
3,5 % du PIB jusqu’en 2023 et de
2,2 % au-delà avec une croissance
moyenne de 3 %. De ce fait, les
besoins bruts de financement de
l’Etat grec devraient être contenus
en deçà de 20 % du PIB.
Réformes structurelles
Le scénario du FMI est plus prudent. Il estime que la Grèce ne peut
raisonnablement pas dégager un
excédent budgétaire de plus de
1,5 % avec une croissance qui ne
peut dépasser environ 1 %. Même si
le pays parvient à atteindre de tels
objectifs, il ne pourra pas faire l’économie de réformes structurelles.
Pis, l’allégement de dette consenti
par les Européens en juin dernier
n’empêchera pas une hausse de
l’endettement public par rapport au
PIB dès 2038, met en garde le FMI.
Pour ce dernier, il ne fait aucun
doute qu’un nouvel allégement de
dette sera nécessaire dans les prochaines années. Une éventualité
que les Européens ont d’ailleurs
prévue, sous certaines conditions,
dans l’accord qui a été conclu le
22 juin dernier. Mais pas avant
2032. Le FMI s’inquiète de la solidité
de cet engagement. Si les Grecs ne
respectent pas leurs promesses de
réforme ou si un changement de
majorité politique dans un des pays
européens membre de la zone euro
Le FMI se méfie
des hypothèses
européennes
sur l’évolution
à long terme
de la dette publique.
aboutit à une remise en cause de
cette promesse d’allégement de
dette future, le scénario devra
nécessairement être réécrit.
Pour l’avenir, le FMI maintient
ses appels à un changement de la
politique économique grecque.
Réduction des dépenses de retraites et élargissement de base fiscale
sont essentiels. « Compte tenu du
chômage structurel élevé de la Grèce
et de la faiblesse des institutions
politiques, […] il sera difficile d’entreprendre de tels changements politiquement difficiles tout en maintenant des excédents primaires
exceptionnellement élevés pendant
une période très longue », avertit-il.
Dans l’immédiat, grâce à l’accord
conclu en juin dernier avec ses créditeurs, la Grèce va pouvoir retourner se financer sur les marchés
financiers et ne plus dépendre
de l’aide européenne. Dans ce
contexte, le Fonds s’attend à un
raffermissement de la reprise. Le
PIB grec devrait progresser de 2 %
cette année et de 2,4 % en 2019 après
une croissance de 1,4 % l’an passé.
Mais, au-delà, le FMI prévoit un net
ralentissement, avec une croissance à peine supérieure à 1 %.
Pour le FMI, il ne fait aucun doute
que les Européens ont simplement
acheté du temps et que les ferments
d’une possible crise sont toujours
là. n
ble de l’inflation vers des niveaux
inférieurs à, mais proches de 2 % à
moyen terme ». Cette dernière
précision, qui n’apparaissait pas
dans le communiqué du mois de
juin, montre que le conseil des
gouverneurs a pris acte du
rebond de l’inflation.
Armistice commercial
Cette stratégie ne devrait pas être
remise en cause. « Les chiffres
sont largement en ligne avec le scénario de la BCE », estime ainsi
Dirk Schumacher, analyste chez
Natixis. « Le tableau cyclique
atone et le bas niveau de l’inflation
sous-jacente (NDLR : hors énergie) ne vont pas pousser la BCE à
augmenter ses taux d’intérêt avant
l’automne 2019 », abonde Bert
Colijn, analyste chez ING.
Jeudi dernier, le président de la
BCE, Mario Draghi, a pointé du
doigt la bonne de tenue de cette
inflation sous-jacente, retombée
en juin à 0,9 % (mais en voie de
remonter à 1,1 % en juillet selon
les données d’Eurostat). « Nous
observons des signes encourageants çà et là sur l’inflation, mais
il est trop tôt pour crier victoire »,
a estimé jeudi dernier Mario
Draghi.
L’armistice commercial trouvé
mercredi dernier par Bruxelles et
Wa s h i n g t o n e s t u n p r e m i e r
signal encourageant, mais
l’accord qui devra se négocier à la
rentrée suscite encore beaucoup
d’interrogations et de prudence.
L’incertitude liée au Brexit marquera aussi le climat des prochains mois. n
MONDE // 07
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
L’Iran déstabilisé face au retour des sanctions
le choc, elle n’a fourni aucun
détail. En avril, elle avait interdit
les transactions à un taux différent de celui fixé officiellement
(44.000 aujourd’hui), sans effets,
et la police a fait arrêter récemment une douzaine d’agents de
change pour l’exemple.
MOYEN-ORIENT
La perspective
du rétablissement
d’un train de sanctions
américaines a fait
dévisser la devise
iranienne.
Les routiers sont
en grève depuis une
semaine dans une
grande partie du pays.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
Ça tangue sérieusement en Iran à
six jours du rétablissement d’un
premier train de sanctions américaines. Le rial a dévissé de 18 %
en deux jours, à 116.000 pour
1 dollar dimanche soir, illustrant
l’inquiétude des milieux d’affaires sur l’économie du pays et alimentant la hausse des prix des
produits alimentaires importés.
« Humiliant »
Au total, la devise iranienne a
perdu 60 % de sa valeur depuis
que le président américain,
Donald Trump, a annoncé, le
8 mai, que les Etats-Unis allaient
se retirer de l’accord international dit JCPOA, prévoyant la levée
des sanctions internationales en
échange d’un gel du programme
nucléaire iranien, soupçonné de
visées militaires. A partir du
6 août, les opérateurs faisant
c o m m e r c e ave c l ’ I r a n e n o r,
métaux précieux, pièces automobiles, logiciels et dollars risquent
de lourdes amendes à Washington. En novembre c’est le commerce vital de pétrole de l’Iran
qui sera touché.
En une de ses volte-face habituelles, Donald Trump a toutefois
annoncé mardi matin qu’il était
prêt à rencontrer son homologue
iranien, Hassan Rohani, à tout
moment et sans préalable,
Premiers échanges
entre l’Indien Modi
et le Pakistanais Khan
INTERNATIONAL
Lors d’un entretien
téléphonique,
les deux hommes
se sont accordés
pour apaiser
les relations
bilatérales.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
Premiers contacts. Narendra
Modi, le Premier ministre
indien, s’est entretenu, lundi,
avec le Pakistanais Imran
Khan pour le féliciter de la victoire de son parti aux élections
législatives de la semaine dernière. L’occasion pour le chef
du gouvernement indien de
« réitérer sa vision de paix et de
développement pour l’ensemble
de la région », comme le souligne le communiqué du ministère des Affaires étrangères.
« Le Premier ministre a
exprimé l’espoir que la démocratie allait s’enraciner davantage au Pakistan », ajoute le
ministère à New Delhi.
Cette première discussion
entre Modi et Khan depuis que
le parti de l’ancien champion
de cricket, le Mouvement du
Pakistan pour la justice (ou
Pakistan Tehreek-e-Insaf,
PTI), est arrivé en tête des élections du 25 juillet dernier, relevait, avant tout, de la prise de
contact entre les dirigeants de
deux géants aux relations souvent houleuses.
Dans son discours postélectoral, le nouveau leader
pakistanais a affiché sa
volonté de trouver une solution au contentieux territorial
qui oppose son pays à l’Inde
sur le Cachemire. Il est à l’origine de deux des trois guerres
que les deux rivaux se sont
livrées depuis 1947. « Si l’Inde
fait un pas vers nous, nous en
ferons deux », a-t-il dit. Selon la
direction du PTI, Khan a dit à
Modi que les conflits entre
leurs deux pays devaient se
résoudre par le dialogue.
Au-delà des postures diplomatiques, toute la question
aujourd’hui est de savoir si les
deux hommes vont pouvoir
nouer une relation équilibrée
sur la durée. Car rien ne les rassemble a priori, hormis leur
âge, soixante-sept ans pour
Modi, soixante -cinq pour
Khan. Au pouvoir depuis quatre ans, Modi se trouve face à
un junior. Certes, l’engagement
en politique d’Imran Khan
remonte à 1996, mais il s’est
toujours placé dans un rôle
d’opposant et n’a jamais réellement exercé le pouvoir. A la
différence de Modi, qui a fait
ses classes à la tête de l’Etat du
Gujarat. Sur le style aussi, les
divergences sont flagrantes.
Ascète contre play-boy
Face à l’austère Premier ministre indien projetant l’image
d’un ascète, amateur de yoga,
va se dresser un ancien playboy qui a longtemps écumé les
nuits londoniennes. L’hindou
Modi et le musulman Khan ne
peuvent guère non plus partager d’éléments de leur vie
privée.
L’un a été marié peu de temps
il y a plus de quarante ans, tandis qu’Imran Khan vient tout
juste de convoler en troisièmes
noces. Il y a en revanche un
domaine où les deux hommes
peuvent se retrouver, celui des
réseaux sociaux. Leur image à
l’un comme à l’autre passe
beaucoup par ces canaux, chacun attachant une grande
importance à sa propre
communauté. n
croyant peut être renouveler le
« coup » du tête-à-tête avec le leader nord-coréen Kim Jong-un mijuin. Ce qui a poussé le rial à se
redresser à 106.000 pour 1 dollar,
bien que l’entourage de Trump ait
minimisé la portée des déclarations du président américain et
que des dirigeants à Téhéran
aient réfuté toute idée de dialogue maintenant, car cela serait
« humiliant ».
L’approche des sanctions et la
chute du rial ont relancé les confrontations politiques au sein du
régime. Si la banque centrale a
annoncé dimanche qu’elle préparait des mesures pour encaisser
Reflet du conflit récurrent
entre Hassan Rohani et les branches dures du régime, les Gardiens de la révolution (dont le
vaste empire économique bénéficierait de la fin du JCPOA car cela
le placerait en situation de monopole sur le marché intérieur), ont
appelé mardi, dans une lettre
ouverte au ton inhabituellement
ferme, le président iranien à
empêcher toute nouvelle chute
du rial et à faire stopper l’inflation. Inflation illustrée par la
multiplication par 2,5 du prix du
kilo de viande entre mai et
juillet… L’inflation nourrit un
mécontentement général qui
avait provoqué des manifestations sans précédent depuis 2009
dans des dizaines de villes fin
décembre. Les manifestations
ont repris fin juin, avec une fermeture du grand bazar de Téhéran. Reprenant un mouvement
qui avait duré plusieurs semaines
en mai, les routiers sont aussi en
grève depuis une semaine dans
une grande partie du pays. n
En sept mois, l’humanité aurait épuisé
un an de ressources terrestres
PLANÈTE
A compter de ce
mercredi, le 1er août,
jour du dépassement
de 2018, l’humanité
puiserait dans les
ressources non renouvelables du globe.
L’humanité est censée vivre à crédit
sur le plan écologique cette année à
partir de ce mercredi. Selon une
étude de l’ONG Global Footprint
Network, cette date du 1er août correspond au « jour du dépassement », à partir duquel l’humanité
aura consommé l’ensemble des ressources que notre planète peut
renouveler en un an. Il aura fallu
seulement sept mois pour que
l’humanité pêche plus de poissons,
abatte plus d’arbres, effectue plus de
récoltes et consomme, surtout, plus
de carbone que ce que la nature peut
régénérer.
La « biocapacité terrestre » se
réduit un peu plus chaque année,
selon l’ONG, qui rappelle qu’en 1990
ce jour fatidique sur venait le
13 octobre, en 2010 le 14 août et
l’année dernière le 2 août.
L’e m p r e i n t e é c o l o g i q u e
humaine, calculée par Global Footprint Network, affilié depuis peu à
W W F ( Wo r l d Wi d e Fu n d f o r
nature), compare la consommation
des ressources renouvelables avec le
taux de régénération de la nature,
c’est-à-dire la biocapacité terrestre.
Pourtant, certaines ressources ne
sont pas vraiment consommées –
détruites par l’homme, comme les
nitrates, les phosphates ou l’eau, qui
font partie de cycles naturels –, et ne
peuvent donc pas être prises en
compte dans le jour du dépassement. Les carburants fossiles ne
peuvent pas non plus être inclus
dans le calcul, puisque la régénération naturelle est infime, étalée sur
des millions d’années. WWF l’admet
en soulignant que l’empreinte écolo-
gique ne prend en compte que les
produits régénérés annuellement
par la nature. Ce qui peut remettre
toutefois en question son affirmation selon laquelle « il nous faudrait
aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre
pour subvenir à nos besoins ».
Des solutions existent
Mais même si certains discutent de
la rigueur intellectuelle du concept,
il met en lumière un problème
majeur : nous compromettons nos
capacités de régénération. Cela
peut paraître une fatalité. Notamment avec une croissance démographique qui va pousser la population
humaine au-delà des 10 milliards
d’habitants en 2050, des émissions
de gaz à effet de serre qui repartent à
la hausse et des pays comme les
Etats-Unis qui refusent les pactes
écologiques internationaux.
Pourtant, « les solutions existent,
il faut désormais les appliquer »,
nous explique Pierre Canet, responsable du programme Climat,
énergie et développement durable
au WWF. Déjà, il rappelle qu’en
France de plus en plus d’entreprises désirent aligner leurs émissions
de gaz à effet de serre sur l’Accord
de Paris. Elles étaient 39 en 2015 à la
COP21, elles sont désormais plus de
90. Il mentionne aussi le plan vélo,
la loi agriculture et alimentation et
la neutralité carbone. Des actions
nécessaires, surtout quand on sait
que le jour du dépassement français survient le 5 mai en 2018, bien
en avance sur la date mondiale.
Parmi les pays les plus déficitaires on
compte le Qatar, pire élève de la planète avec un jour du dépassement en
février. Pour les Etats-Unis cela
tombe le 15 mars et pour la Chine le
15 juin. Pékin a tout intérêt à se positionner en chef de file de la transition
énergétique, fait également valoir
Pierre Canet. Récemment, le président Xi Jinping avait rappelé son
ambition de passer à un modèle de
croissance « qualitatif » plus respectueux de l’environnement.
A l’inverse, des pays consomment
moins que ce que la nature peut
régénérer sur leur territoire, tels le
Brésil ou l’Australie. Ce dernier
exemple montre que, dans ces pays,
à la surface très étendue, qu’on peut
concilier niveau de vie relativement
élevé et développement durable.
— M. Rou.
08 //
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
idées&débats
SOMMAIRE
Le Point de vue
Art et culture
Les rebelles
de la science
Le bien-être
nouvelle vague
Les pionnières
Financement des PME : développons
les prêts de pair à pair !
Ozu au soleil levant du made in Japan
L’effet de serre, selon Svante Arrhenius
Quand la salle de sport est aussi
un lieu de vie
Whitney Wolfe, la dame de cœur
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
Le Vieux Continent commence à bien porter
son nom. Routes défoncées, infrastructures
ferroviaires vieillissantes, lignes électriques
à la traîne, réseaux télécoms sousdimensionnés… Sur plus d’un front, dans
plus d’un pays européen, nos infrastructures
les plus critiques ont pris un sacré coup
de
vieux. Et si l’on en croit les experts, la
Par David
situation n’a guère de chances de s’améliorer.
Barroux
Si les investissements ne repartent pas
significativement à la hausse, l’Europe
L’Europe
pourrait même par exemple d’ici quelques
donne
années être confrontée à un gigantesque
le sentiment déficit en matière de capacités
aéroportuaires.
de ne plus
A l’heure ou les ex-pays en voie
vouloir
de développement investissent à coups
de grands plans publics pour ne plus être
ou pouvoir
qualifiés de pays du tiers-monde, l’Europe,
s’offrir des
elle, donne le sentiment de ne plus vouloir
infrastrucou pouvoir s’offrir des infrastructures dignes
tures dignes de son rang. On peut comprendre pourquoi
de son rang. ces veines physiques qui relient hommes,
entreprises et villes sont à la peine.
Endettés, fragilisés par des années de crise,
les pays d’Europe se sont reposés sur des infrastructures datant
de l’après-guerre ou des Trente Glorieuses.
Dans de trop nombreux secteurs, plutôt que de réinvestir, on a
entretenu à la marge alors que, pour faire face à la croissance
portée par l’évolution des besoins et le dynamisme
démographique, il aurait fallu consentir à nouveau de lourds
efforts. Et dans un monde dans lequel les minorités d’opposants
les plus vocales parviennent à mobiliser pour faire du bruit
et s’opposer à un projet de tunnel, de centrale ou d’aéroport, plus
d’un investissement public qui aurait été utile a été tué dans l’œuf.
Elus pour des mandats courts, les politiques hésitent d’ailleurs
souvent à se battre pour des projets coûteux qui risquent d’être
achevés une fois que ceux qui auront autorisé les dépenses auront
déjà quitté la scène. Entre le CGD Express ou les travaux du Grand
Paris, la France a, parmi d’autres, prouvé que l’immobilisme n’était
pas forcément la règle, mais il y a maintenant urgence à changer de
braquet sans pour autant valider n’importe quel « éléphant blanc »
censé satisfaire l’ego de certains élus.
Les polémiques en France ayant entouré la privatisation
des autoroutes nourrissent une forme de scepticisme à l’encontre
des partenariats public-privé. Mais dans une période ou les moyens
de l’Etat sont limités et où la capacité des citoyens à encaisser
une hausse de la pression fiscale l’est tout autant, la relance
de l’investissement dans nos infrastructures dépendra fatalement
d’un partage du fardeau et donc des recettes avec des acteurs
privés. La qualité de vie des Européens et la compétitivité de
l’Europe en dépendent.
(
Lire nos informations
Pages 14-15
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Trump, le syndrome du joueur de golf
Le sommet d’Helsinki
•entre
Donald Trump et Vladi-
mir Poutine l’a clairement montré. Le président américain
estime de plus en plus être son
propre conseiller en matière de
politique étrangère. Les dix-huit
mois qu’ont passés les membres
de son cabinet à l’éclairer sur
certains sujets n’ont visiblement
servi à rien, estime le « Korea
Herald ». Le
président
américain a
choisi de
faire cavalier seul de bout en bout. Ce qui
vient de se produire est grave, dit
en substance l’éditorialiste, car
Trump se plaît en électron libre.
« Il n’écoute personne, aucun
de ses conseillers. Il se base sur ses
impressions », presque ses
impulsions, dit le quotidien
coréen. Newt Gingrich, ancien
porte-parole et l’un de ses conseillers informels les plus proches, décrit très bien la situation. « C’est un joueur de golf, il ne
pratique pas de sport d’équipe.
Tout se passe entre lui et la balle ».
Et d’ajouter « je pense que c’est
une fragilité majeure. Le monde
est bien trop complexe pour
qu’une seule personne puisse
tout contrôler seule. »
Pour les conseillers du président, le chemin est sinueux.
Ainsi, le général Mattis, unanimement respecté au Congrès, se
trouve face à des défis difficiles à
relever. Durant la première
année du mandat de Trump,
M a t t i s
apparaissait
p l u t ô t
comme un
conseiller
de l’intérieur qui faisait passer
des messages, un rôle repris
depuis par Mike Pompeo,
l’homme qui murmure à
l’oreille de Trump. Arrive John
Bolton, plus familier des groupes restreints que des grandes
réunions. Il se méfie de la
bureaucratie, mais va devoir
composer avec elle sur bien des
points. La vérité, elle, tient dans
l’attitude du président luimême. Tant qu’il sera mû par le
syndrome du joueur de golf, il
n’obtiendra pas de résultat.
—Michel De Grandi
Shutterstock
Vieux Continent
LE POINT
DE VUE
de David Godest
Protection des données
personnelles : après
l’Europe, le monde ?
RGPD // L’adoption par l’Europe du RGPD, le système
de protection des données personnelles de ses concitoyens,
a frappé les esprits. Plusieurs pays envisagent des régulations
similaires comme le Brésil ou la Corée du Sud.
Même les démocrates américains y réfléchissent.
L
e 26 mai dernier, les citoyens
européens et les entreprises évoluant sur le continent sont entrés
dans une nouvelle ère. Celle de la transparence et de la protection des données
personnelles. Depuis cette date, toutes
les organisations traitant nos données
doivent montrer patte blanche.
Alors que la mise en œuvre du RGPD
s’est accompagnée d’interrogations sur
la capacité des entreprises à l’appliquer
ou sur le nombre de couacs attendus,
une autre question mérite davantage
notre attention. Celle d’essaimer cette
même protection sur l’ensemble de la
planète.
Une étude publiée en début d’année
par l’agence de communication BETC
rendait compte de l’inquiétude des opinions publiques mondiales autour de
l’usage qui est fait de leurs données personnelles.
Que ce soit en France, en Chine, aux
Etats-Unis ou en Inde, environ 70 % des
personnes interrogées se disaient
« inquiètes de ne pas savoir ce que les
entreprises font de leurs données ». Et
elles sont moins d’un quart, dans la plupart des pays, à affirmer qu’elles « ne
s’intéressent pas à ce que les entreprises
font » de leurs données, du moment
qu’elles obtiennent « des services ou des
produits gratuits en retour. »
S’il est une victoire remportée par le
RGPD c’est celle de l’image. Il permet
désormais à l’Europe de prétendre à un
rôle dans le théâtre de l’innovation.
Celui de gardienne de l’éthique voire de
référent moral. En pleine tourmente
Facebook-Cambridge Analytica, Mark
Zuckerberg a qualifié le RGPD « d’étape
très positive ». Mieux, lors de sa tournée
en Europe, l’homme au sweat à capuche n’hésitait pas à faire dans l’excès de
zèle : « au sein du RGPD, les principes de
responsabilité et de transparence sont
mis en exergue. Nous partageons ces
principes. » Et si, au-delà du coup de
communication, cette déclaration
d’intention devait être interprétée
comme une reconnaissance mondiale
de l’initiative européenne ? C’est manifestement ce que pense la presse américaine. Il y a quelques semaines, le « New
York Times » qualifiait l’Europe de vigie
mondiale de la tech. Un peu hâtif, certes, mais pas faux.
Quatre jours après la mise en place
du RGPD en Europe, le Parlement brésilien votait une loi imposant aux organisations privées et publiques de
recueillir le consentement de l’utilisateur avant de stocker ses données. En
outre, ce texte intimait aux organisations de supprimer les informations
relatives aux clients à la fin de la relation
commerciale. La version brésilienne du
RGPD en somme. Aux antipodes, la
Corée du Sud envisage également
l’adoption d’une loi sur la protection des
données personnelles.
Ce n’est pas la première fois que
l’Europe tente d’imposer sa voix dans le
débat pour faire bouger l’ordre mondial. Par exemple, au début des années
2000, la Commission européenne tentait de faire de sa politique climatique
un modèle pour l’ensemble de la planète. Le principe était assez simple et
semblait imparable (sur le papier) :
mettre en place un marché des quotas
d’émission de carbone plutôt qu’une
taxe afin de pousser les acteurs du
monde économique à modifier leur
comportement sans user de coercition.
Quinze ans plus tard, cette tentative a
été un échec.
Toutefois, avec le RGPD cela semble
différent. La question de la protection
des données étant à la fois une problématique mondiale… et très personnelle,
il est évident qu’y répondre s’inscrit
Le RGPD
permet
à l’Europe
de prétendre
à un rôle dans
le théâtre
de l’innovation.
dans le sens de l’histoire. De plus
l’Europe a lancé les grandes
manœuvres pour que sa vision fasse
florès.
Des missi dominici de l’Union ont été
envoyés à travers la planète pour faire la
pédagogie du règlement et convaincre
de son efficacité. Mais ce n’est pas tout !
Habile, la Commission européenne a
prévu de limiter les données que les
compagnies peuvent transférer hors du
continent… Sauf s’il s’agit d’un pays dont
la législation s’aligne sur le RGPD.
Pour le moment, les Etats-Unis ne
font pas partie de ces pays dits RGPDcompatibles. Mais les choses pourraient prochainement changer. Un
groupe de députés démocrates américains, dont fait partie le médiatique Bernie Sanders, propose – en cas de majorité au Congrès lors des élections de
novembre – l’adoption d’une loi visant à
protéger les données des citoyens américains avec une dialectique proche de
celle de Věra Jourová, commissaire
européen en charge de la Protection des
données : « si les entreprises sont capables de protéger les données des internautes européens, elles peuvent faire de
même avec les consommateurs américains. Nos compatriotes réclament et
méritent un “bill of rights” spécifique à la
protection de leurs données. Il est temps
que le Congrès protège ce droit fondamental du XXIe siècle. »
Evidemment il est trop tôt pour crier
victoire. De nombreux obstacles
demeurent et de nombreux pays restent à convaincre. Mais pour la première fois la question des données personnelles figure simultanément en
haut de l’agenda des sociétés civiles et
des gouvernants.
David Godest est président
et fondateur de Dolmen.
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
art&culture
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
1. BMW va construire une usine de 1 milliard d’euros en Hongrie
2. Le coût des arrêts maladie s’envole avec la retraite à 62 ans
3. Un tiers de la consommation électrique française est renouvelable
4. Le gouvernement va revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2018
5. 80 km/h : deux fois plus d’automobilistes flashés en un mois
LE POINT
DE VUE
d’Héloïse Berkowitz
et d’Antoine Souchaud
A
ssurer un meilleur financement des PME en dynamisant
l’épargne des Français est un
enjeu majeur pour le gouvernement.
En ligne de mire, en particulier, le difficile accès au crédit, qui entrave le développement de ces entreprises.
Quand il s’agit de démarrer une activité, d’embaucher ou d’acquérir un bien
immatériel, les réticences des banques
sont en effet dénoncées par beaucoup
d’entrepreneurs. Les réglementations
bancaires internationales (accords de
Bâle) imposent aux banques une prudence, que d’aucuns qualifient d’excessive. Impossible d’obtenir un prêt sans
disposer d’un capital personnel ou d’un
outil industriel qui servent de caution.
Le « crowdlending », ou prêt entre
pairs, pourrait, selon nous, remédier à
ces blocages. Depuis le début des
années 2010, des plates-formes se sont
en effet créées sur Internet, contournant le monopole bancaire et mettant
en relation directe emprunteurs et prêteurs potentiels.
Les prêteurs mettent parfois la main
au portefeuille pour financer un projet
parce que celui-ci est basé sur leur territoire, qu’il peut créer des emplois
locaux dont bénéficiera leur entourage.
Certains agissent pour soutenir un type
d’activité qui les concerne. D’autres prêtent parce qu’ils connaissent l’emprunteur et croient en lui. Des particuliers se
disent également que les sommes
investies ainsi leur rapporteront davantage que si elles étaient placées sur un
produit d’épargne traditionnel.
Inexistant en 2010, ce type de prêt
participatif a atteint en 2017 un volume
annuel de 190 millions d’euros. Une
LE POINT
DE VUE
de Nicolas Leviaux
C
ertains pensent et écrivent que
les commissaires aux comptes
forment une profession de rentiers et que la loi Pacte, portée par Bruno
Le Maire, a la vertu de supprimer un privilège. Ils fondent leur analyse notamment sur le fait que la durée des mandats du commissariat aux comptes
s’étend sur 6 exercices comptables.
Cette analyse est bien légère, car la durée
du mandat n’a pas été prévue par le législateur pour limiter la concurrence, mais
parce que c’est le seul moyen de s’assurer de l’indépendance du professionnel.
En effet, le commissaire aux comptes
est un tiers indépendant au service de
l’intérêt général. La particularité de sa
mission : il intervient indirectement
pour toutes les parties prenantes de
l’entité et non pas directement au service
de ses dirigeants. Ce n’est donc bien évidemment pas un prestataire de services.
L’entreprise ne peut pas être considérée
comme la seule propriété de ses actionnaires, car elle a des comptes à rendre
aux parties prenantes constituées de ses
salariés, ses clients, ses fournisseurs, ses
banquiers, l’Etat… Elle a un rôle et une
responsabilité sociétale incontournable, clairement mis en évidence par le
récent rapport Notat-Senard.
Alors pourquoi le commissaire aux
comptes ne peut-il pas intrinsèquement
être facultatif, comme certains aimeraient le faire croire ?
Parce qu’il doit être indépendant et
protégé par son mandat de 6 exercices
pour pouvoir s’opposer au dirigeant de
l’entreprise auditée dans des cas extrê-
Financement
des PME : développons
les prêts de pair à pair !
montée en puissance remarquable*.
Mais il s’agit aujourd’hui de passer à
une autre échelle pour mieux soutenir
la croissance de nos PME. Un objectif
qui nécessite, selon nous, une série de
mesures coordonnées.
Faire connaître cette nouvelle opportunité est déjà un élément clef. Les
consultants qui accompagnent les porteurs de projet doivent être rapidement
formés. Même si ces prêts participatifs
sont souvent d’un faible montant, ils
facilitent ensuite l’accès à des prêts bancaires classiques, car ils ne sont pas cautionnés.
Un assouplissement
du cadre légal
est nécessaire.
Il s’agit aussi de motiver un plus
grand nombre de prêteurs. Un allégement de la fiscalité y contribuerait.
Pourquoi, par exemple, ne pas exonérer
d’impôt les sommes perçues à titre
d’intérêt, lorsque l’on sait que les prêts
octroyés permettront de concourir à un
objectif d’intérêt général : le financement du risque entrepreneurial ? Cette
franchise d’impôt pourrait par exemple
s’appliquer jusqu’à un encours de prêts
de 22.950 euros par prêteur, pour établir un parallèle avec le livret A.
Permettre aux prêteurs de recouvrer
leur créance plus vite que prévu, s’ils
ont des besoins financiers urgents, est
également nécessaire. Améliorer la
liquidité des prêts émis sur les platesformes de crowdlending implique
d’encourager la création d’un second
marché dédié à l’échange de ces prêts.
Un assouplissement du cadre légal
dans lequel s’opèrent ces prêts est enfin
nécessaire.
Ainsi, une entreprise ne peut actuellement pas emprunter plus de 2,5 millions d’euros sur un projet donné. Or ces
sommes s’avèrent, dans certains cas,
insuffisantes pour financer des projets
de croissance. En accord avec le cadre
réglementaire européen, il serait
aujourd’hui possible de relever le seuil à
8 millions d’euros.
De même, une entreprise ne peut pas
emprunter à d’autres entreprises pour
une durée supérieure à cinq ans, alors
qu’elle peut emprunter à des particuliers pour une période de sept ans. Comment justifier cette distinction ? Pourquoi ne pas fixer le seuil à sept ans dans
tous les cas ?
L’encadrement réglementaire du
crowdlending corsète un outil de financement des PME qui pourrait rendre de
grands services. Il est temps aujourd’hui
de changer de braquet en libérant le
potentiel de ce dispositif, pour faire participer davantage l’épargne des particuliers et des entreprises au financement
des PME.
Ozu au soleil levant du made in Japan
Adrien Gombeaud
@AdrienGombeaud
FILMS JAPONAIS
Rétrospective Ozu
dit que je ne faisais rien
d’autre que du tofu. »
« Printemps tardif » (1949),
A la fin des années 1930,
« Été précoce » (1951),
Base-ball
Yasujirō Ozu est l’un des
« Le Goût du riz au thé
et jupes plissées
cinéastes les plus respectés
vert » (1952), Voyage à
Pourtant, ces films ne se resdu Japon. Cependant, il a
Tokyo » (1953), « Printemps
semblent pas. Car derrière
l’âge de servir l’Empire en
précoce » (1956),
les tourments de ses héros
guerre. Il est donc envoyé en
« Crépuscule à Tokyo »
défilent les années et les
Chine, puis à Singapour, où
(1957), « Fleur d’équinoxe »
mutations d’une société. Les
il sera brièvement fait pri(1958), « Bonjour » (1959),
femmes quittent le foyer
sonnier après l’armistice. En
« Fin d’automne » (1960),
pour les bureaux. Les
1946, il retrouve un pays
« Le Goût du saké » (1962).
nœuds des kimonos cèdent
rendu à son insularité par la
Du 1er au 21 août,
en corolles de jupes plissées
défaite. Dès lors, il va chroniLe Louxor - Palais du
et les cheveux frisottent à la
quer l’émergence de la
cinéma, Paris 10e
chaleur des fers. Dans « Le
modernité sur les ruines de
Goût du riz au thé vert », les
l’Archipel.
filles rêvent de sortir avec Jean Marais et le
Cadrés avec une rigueur exceptionnelle,
base-ball, sport américain, devient une pasces films n’abordent qu’un sujet : l’éclatesion japonaise. Dans le savoureux « Bonment du modèle familial traditionnel. Dans
jour », les enfants décrètent une « grève de la
« Printemps tardif », un père souhaite
parole » pour obtenir de leurs parents un
marier sa fille, qui refuse de le quitter. Elle
poste de télévision.
finira par fonder son propre foyer et laisser
« Printemps précoce » relate admirableson père à sa solitude. Dans « Voyage à
ment les premières lueurs du made in Japan
Tokyo », un couple de retraités rend visite à
et ces flots de cravates qui se dirigent vers les
ses enfants à la capitale. Rapidement, ils
bouches de métro le matin, pour se dessers’aperçoivent que personne n’a de temps à
rer, tard le soir, dans les bistros enfumés. Derleur consacrer. Dans « Fleur d’équinoxe »,
rière, dans le flou du paysage, filent des trains
une jeune femme épouse un homme contre
et fument des usines. Triomphe de la vitesse
l’avis de son père. Il va devoir accepter ce
et de l’industrie, paraboles mélancoliques
mariage. A la sortie du « Goût du saké », son
d’un monde ancien qui s’évapore à jamais.
dernier long-métrage, Ozu ironisait, sans
Ozu est mort le 12 décembre 1963, jour de ses
doute au coin d’un comptoir : « Ce film,
soixante ans. Il ne s’est jamais marié, il n’a pas
comme d’habitude, est à propos d’un homme
eu d’enfant. Il a passé toutes ces années
dont la fille va se marier bientôt. J’ai toujours
auprès d’une mère qu’il n’a jamais quittée n.
Héloïse Berkowitz est chercheuse
au CNRS et à Toulouse School
of Management Research ;
Antoine Souchaud est doctorant
à l’ESCP Europe et au Labex ReFi.
* « Stratégies de conquête d’un nouvel
espace de marché : la structuration du
crowdlending », « Gérer et Comprendre »,
Héloïse Berkowitz et Antoine Souchaud,
Annales des Mines (2018).
L’intérêt général ne
peut pas être facultatif !
« Le Goût du saké », de Yasujirō Ozu, sorti en 1962. © Photo12-AFP
L’élixir de jouvence
mes comme : la volonté par le dirigeant
de publier des comptes inexacts pour
tromper les tiers ou l’administration fiscale ; les cas de fraude et la révélation de
faits délictueux au procureur de la
République ; la défaillance d’une entreprise en difficulté pour mettre en œuvre
la procédure d’alerte qu’il a l’obligation
de déclencher.
Parce que les chefs d’entreprise ne
souhaitent généralement pas que leurs
comptes soient audités, cela représentant un contrôle supplémentaire, un
Le commissaire aux
comptes est un tiers
indépendant au service
de l’intérêt général.
regard critique, une liberté en moins et
un coût, même symbolique à l’échelle
d ’u n e e n t r e p r i s e (e n m o y e n n e ,
5.000 euros par an). Réciproquement,
ce même chef d’entreprise est particulièrement attentif à la présentation de
comptes certifiés de ses clients, de ses
fournisseurs et de ses partenaires, car ça
le rassure !
Nous sommes dans un pays dans
lequel la mise en place des lois n’a aucun
sens si personne ne s’assure de leur respect. Croyez-vous sincèrement que si les
limitations de vitesse n’étaient pas sanctionnées, elles seraient respectées ? Certainement pas ! La confiance est la clef
de voûte de l’économie. Sans confiance,
pas de croissance. Sans commissaire
aux comptes, plus de confiance. L’Etat
s’en rendra probablement compte à ses
dépens.
Les individus, tout comme les entreprises, ont plus que jamais besoin de
repères et d’un accompagnement bienveillant pour que l’individualisme destructeur et court-termiste cède devant le
bien commun et l’intérêt général. Le
commissaire aux comptes est un acteur
indispensable si nous voulons que nos
PME deviennent un jour des ETI.
Contrairement à ce que certains pensent, la loi Pacte, qui prévoit de relever le
seuil d’intervention du commissaire
aux comptes dans les petites entreprises
de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires
à 8 millions d’euros de chiffre d’affaires,
aura pour principal effet de faire disparaître l’essentiel des cabinets indépendants et de taille modeste au profit d’une
poignée de firmes d’audit anglosaxonnes. Le marché de l’audit sera
donc concentré à plus de 80 % et remis
entre les mains de 4 ou 5 cabinets qui
pourront appliquer les tarifs qu’ils souhaiteront.
Peut-on raisonnablement accepter,
sous prétexte de la défense des PME et
des entrepreneurs, de supprimer dans
le même temps toutes les petites entreprises françaises d’audit au profit de
quelques firmes internationales ? C’est
précisément ce qui est dénoncé par la
presse étrangère, notamment au
Royaume-Uni. Pourquoi, encore une
fois, la France est-elle à contre-courant ?
Nicolas Leviaux est consultant.
Julia Denis
FILM AMÉRICAIN
quante-six ans et quelques
blessures lors du tourAprès plus de vingt ans de
nage –, le réalisateur et scébons et loyaux services, il
de Christopher McQuarrie.
nariste a su en tirer avann’ y a e n c o r e q u e To m
Avec Tom Cruise,
tage : le personnage de
Cruise pour écouter un
Henri Cavill, Ving Rhames,
Hunt peut compter sur son
message sur une bande qui
Vanessa Kirby.
expérience et son équipe de
« s’autodétruira dans cinq
2 h 28.
toujours. Ses « vieux
secondes » et accepter une
coups » restent efficaces.
mission impossible. Mais, cette fois, Ethan
L’âge et l’autodérision donnent aussi au perHunt (Tom Cruise) démarre cet épisode par
sonnage d’Ethan une certaine humilité :
un échec. Il a choisi de « sauver un homme
psychologiquement il se remet en question,
plutôt que des millions ». Son éthique seraitphysiquement il peut tomber. Un humain ?
elle devenue sa propre ennemie ? L’équipe
Pas possible !…
de la Force Mission Impossible (IMF) doit se
réunir comme le font de vieux amis pour
Plume à ressorts
sauver le monde d’une catastrophe
Armes nucléaires et terroristes anarchistes,
nucléaire. Entre Paris, Londres et le Cachea priori l’intrigue a un air de déjà-vu. Mais
mire, Hunt se lance dans une course contre
par des doubles jeux, des diversions, des
la montre qui se jouera, comme d’habitude,
retournements de situation, le scénario se
sur les dernières secondes. Courses-pourrévèle intéressant. Les psychologies sont
suites exceptionnelles et cascades saisisnuancées. Chose rare dans l’univers habisantes : cette production fait encore l’effet
tuellement manichéen des blockbusters
d’une bombe !
d’action. La Veuve blanche, interprétée par
C’est la première fois qu’un réalisateur
la captivante Vanessa Kirby (révélée dans la
(Christopher McQuarrie) est à la barre pour
série « The Crown »), remet en cause cerplus d’un épisode. Déjà, pour le cinquième
tains discours ordinaires des films d’action.
opus, McQuarrie avait su développer une
On sent encore la plume à ressorts de
autodérision nouvelle chez « Mission
McQuarrie, scénariste de « Usual Suspect ».
Impossible ». C’était une chose nécessaire,
Si cette dernière mission a été délivrée
tant le quatrième volet (de Brad Bird) avait
dans un exemplaire de l’« Odyssée »,
poussé Tom Cruise toujours plus haut sur
d’Homère, en Irlande – pays d’un autre
les tours de Dubaï, toujours plus loin dans
Ulysse –, ce n’est pas un hasard. Tom Cruise
l’utilisation de gadgets et le ridicule du vieux
considère que « Mission: Impossible 6 - Falbeau. Il n’y avait que McQuarrie pour insuflout » est l’aboutissement de l’épopée que
fler une telle fraîcheur à la « FMI ». Plutôt
furent tous les films précédents. Heureux
que de pâtir de l’âge de Tom Cruise – cinqui comme Ethan a fait un beau voyage. n
Mission: Impossible 6
- Fallout
10 // IDEES & DEBATS
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
série d’été 3/10
LES REBELLES DE LA SCIENCE
Avec un siècle d’avance, un chimiste suédois pronostique que l’accumulation de dioxyde
de carbone dans l’atmosphère réchauffe la Terre. Il n’est, alors, pas entendu…
L’effet de serre, selon Svante Arrhenius
Yann Verdo
@verdoyann
temps refait les calculs, estimant en 2007 qu’un
doublement de CO2 entraînerait un réchauffement de 2,5 à 4,5 °C, et non de 5 °C, comme pronostiqué avec les moyens du bord par le chimiste suédois. Il n’en demeure pas moins que ses travaux
sont précurseurs des modèles utilisés de nos jours
pour quantifier l’effet de serre et que l’article de
1896 peut être tenu pour fondateur de la climatologie moderne.
N
ous avons consommé autant de
charbon fossile en dix ans que
l’homme en a brûlé durant tout le
temps passé. […] Il devient nécessaire
de trouver d’autres sources d’énergie,
afin que la civilisation du monde ne s’effondre pas
lorsque les combustibles fossiles seront sur le point
d’être épuisés. » On pourrait croire ces mots tout
droit sortis de quelque éditorial contemporain.
Ou d’un rapport du GIEC. Il n’en est rien. Ils ont été
prononcés au printemps 1922, à Paris, par un
homme visionnaire, en avance d’un bon siècle sur
son temps, le chimiste suédois Svante Arrhenius.
Quelque quatre-vingt-dix ans après sa mort,
survenue en 1927, les étudiants en chimie
d’aujourd’hui le connaissent encore au moins
pour la loi qui porte son nom, formulée en 1889 et
rendant compte de la variation de vitesse des réactions chimiques en fonction de la température. Ce
ne sera d’ailleurs pas le seul apport majeur de
Svante Arrhenius à sa discipline. Ses précédents
travaux sur la dissociation électrolytique lui vaudront, en 1903, de devenir le premier Suédois à se
voir décerner le prix Nobel. Professeur à l’université de Stockholm, membre de l’Académie royale
des sciences de Suède, l’homme était donc, de son
vivant, tout sauf un obscur original. Ce qui n’a pas
empêché ses contemporains de méconnaître
totalement l’importance cruciale d’un autre pan
de son œuvre scientifique : la prédiction que
l’accroissement de la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, sous l’effet de l’utilisation
de plus en plus massive des énergies fossiles,
réchaufferait inexorablement la Terre.
Une préoccupation qui a, depuis, si bien envahi
l’espace public que même le plus ignare des ignares en matière de sciences ne peut pas ne pas en
avoir entendu parler, mais qui était encore à mille
lieues de la conscience des hommes du temps
d’Arrhenius. Si l’article de 1896 dans lequel
Panspermie
En 1903, le chimiste suédois Svante Arrhenius reçoit son Nobel de chimie.
Photogravure Meisenbach Riffarth & Co
A la fin du XIXe siècle, quand
Arrhenius publie son article,
le monde ne compte qu’un
milliard et demi d’habitants et
de très, très rares automobiles.
celui-ci calculait qu’un doublement de la quantité
de CO2 dans l’air provoquerait un réchauffement
planétaire d’environ 5 °C n’a rencontré qu’incompréhension ou dédain, c’est, écrit avec justesse
Laurent Lemire dans « Ces savants qui ont eu raison trop tôt » (Tallandier, 2015), « tout simplement
parce que le monde dont il parlait n’existait pas
encore. C’est l’explication principale de cette désaffection, car la notoriété d’Arrhenius n’a jamais été
mise en cause. »
Travaux précurseurs
A la fin du XIXe siècle, quand Arrhenius publie cet
article dans le « Philosophical Magazine and
Journal of Science », le monde ne compte qu’un
milliard et demi d’habitants et de très, très rares
automobiles. Il en va tout autrement
aujourd’hui… Certes, les bataillons de climatologues du GIEC, armés de moyens techniques (relevés satellite, supercalculateurs) dont ne disposait
évidemment pas leur grand devancier, ont entre-
Svante Arrhenius n’est toutefois pas le premier à
avoir théorisé l’effet de serre. Cet honneur revient
au Français Joseph Fourier : s’intéressant au processus de diffusion de la chaleur, ce mathématicien qui était aussi physicien avait jeté les premières bases de l’explication de ce mécanisme dès les
années 1820. Mais le grand mérite d’Arrhenius
reste d’avoir pris cet effet de serre au sérieux,
d’avoir souligné le rôle déterminant du CO2 et de
s’être lancé dans des calculs précis – même s’ils se
sont révélés erronés.
Visionnaire, Svante Arrhenius l’était d’ailleurs
à plus d’un titre. En 1903, année où il reçoit son
Nobel de chimie, il publie un article intitulé « La
propagation de la vie dans l’espace », y défendant
l’idée que des formes microscopiques de vie, telles
des spores de champignons, pourraient, en étant
poussés par les radiations du Soleil ou d’autres
étoiles, se disséminer d’une planète à l’autre, voire
d’un système planétaire à l’autre. Une théorie
aujourd’hui connue sous le nom de « panspermie » et qui, si elle n’a pas encore été confirmée,
n’en continue pas moins de faire toujours débat :
autre visionnaire, le grand astrophysicien
Stephen Hawking, récemment disparu, luimême ne l’excluait pas. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Vladimir Vernadsy, génial précurseur
des écosytèmes
TENDANCE MARKETING
Quand la salle de sport
est aussi un lieu de vie
L’offre de fitness se diversifie et Paris voit
s’épanouir des clubs qui offrent beaucoup
plus que de la remise en forme.
Valérie Leboucq
@vleboucq
L
a France compterait 4.500
clubs de sport permettant à 7 %
de la population d’entretenir sa
forme. « Nous avons rejoint la
moyenne européenne », se félicite Thierry Marquer, fondateur de
l’Orange Bleue, leader dans l’Hexagone
avec bientôt 480 salles. Comme dans
l’aérien, la vague low cost, des Basic Fit ou
Fitness Park, a démocratisé la pratique en
libre accès à prix serrés (de 15 à 20 euros
par mois). Plutôt une bonne chose aux
yeux de Thierry Marquer. « Cela revalorise
notre offre de cours personnalisés avec
coachs diplômés », estime le dirigeant, qui
se réjouit de cette structuration du marché. Avec des abonnements annuels de
l’ordre de 480 à 500 euros, l’Orange Bleue
tient à rester accessible au plus grand
nombre tout en accélérant sur le chemin
de la personnalisation.
Son nouveau concept de salle plus petite
et d’abonnement Mon Coach Wellness en
cours de déploiement en régions inclut
hammam, sauna et cryothérapie. Il repose
sur une analyse des besoins de chacun à
partir d’un bilan musculaire. Ce « scancheck » permet à l’ostéopathe et à la diététicienne de « prescrire » un protocole individuel renouvelé et modifié toutes les six
semaines après nouvel examen. Tout en
haut de la pyramide, on voit aussi s’épanouir à Paris (pour l’instant) des lieux qui
offrent beaucoup plus que de l’entraînement cardio, de la musculation ou du yoga.
Certains clubs – et la référence au modèle
britannique n’est pas fortuite – ont été
conçus comme de véritables lieux de vie,
où l’on peut, non seulement, soigner sa
forme mais aussi traiter ses relations
d’affaires à déjeuner ou dîner et terminer la
soirée autour d’un verre…
Dans le genre, difficile de faire mieux
que la nouvelle adresse récemment
ouverte par Arthur et Franck-Elie Benzaquen, pionniers en France du fitness chic
au début des années 2000. Aux commandes du Ken Club et du Klay, les deux frères
n’ont pas hésité à rénover l’hôtel particulier
Au Blanche, la référence au modèle britannique n’est pas fortuite. Photo Leny Guetta
La France compterait
4.500 clubs de sport
permettant à 7 %
de la population
d’entretenir sa forme.
de Paul de Choudens (des éditions musicales). La bâtisse 1900 avait ensuite abrité le
célèbre cours d’art dramatique de la rue
Blanche avant de finir en squat. Après quatre ans de travaux, le Blanche renoue avec
sa destination première de demeure privée
(avec boiseries et moulures) dédiée au
bien-être. A côté des salles de sport
(cycling, Pilates…), Le Club (dont une partie
est réservée aux membres) propose deux
restaurants Le Bar et le B.B (en service
continu) ainsi qu’un bar (la marque de
fabrique de leurs établissements) et une
salle de projection.
Actifs urbains
Sur la rive gauche, au cœur du tout nouveau Beaupassage caché entre le boulevard Raspail et la rue de Grenelle, Champion Spirit, imaginé par l’ancien champion
de boxe thaïlandaise Abdoulaye Fadiga
(déjà patron du 50 Foch), se veut un lieu
« récréatif et social », mariant sport, bienêtre, art et art de vivre. On y vient pour pratiquer toutes sortes de disciplines : athlétisme, yoga, tai chi, boxe, escalade,
haltérophilie, sabre, danse… On peut égale-
ment se restaurer au coffee et muesli bar, se
faire un soin ou un sauna et apprécier les
œuvres d’art exposées à la galerie.
Plus conventionnelle, la cinquième
adresse parisienne de L’Usine, dont
l’ouverture est prévue en septembre gare
Saint-Lazare. Les fondateurs, Patrick Joly
et Patrick Rizzo (ex-Gymnase Club et Vitatop), n’ont pas remis en cause la recette
appréciée des actifs urbains : ambiance
loft industriel, décor de métal et béton
ciré. En plus des équipements sportifs,
L’Usine propose un espace de coworking
et un bar à jus. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Les livres sur le chemin de la sérénité
IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
SÉRIE
D’ÉTÉ
13/24
Whitney
Wolfe,
la dame de cœur
LES PIONNIÈRES // Figurant parmi les personnalités les plus
influentes de la tech, celle qui a participé à la naissance
des applis Tinder et Bumble a parfaitement su surfer
sur la vague des smartphones et des rencontres en ligne.
Tristan Gaston-Breton
tgb@historyandbusiness.fr
veau genre : les internautes y échangeraient compliments et gentillesses. Mais
elle n’a pas le temps de la mettre en
œuvre. Elle reçoit un courriel d’Andrey
Andreev, une figure du milieu de la hightech. Né en Russie en 1974, diplômé en
management de l’Université de Moscou,
il s’est installé en Espagne en 1975 puis à
Londres en 2005. C’est là qu’il a fondé, en
2006, le site de rencontre Badoo, qui propose des fonctionnalités gratuites et
payantes. A quarante ans, Andrey
Andreev est devenu milliardaire et son
application compte plus de 200 millions
d’inscrits dans le monde. Il réfléchit
depuis quelque temps à lancer un réseau
social « bienveillant ». Avec son passé et
sa réputation, Whitney Wolfe semble
être la personne la plus indiquée pour le
concrétiser. La jeune femme est intéressée par cette idée qui recoupe en partie
son propre projet.
E
n juin, on apprenait à la lecture de la presse people que
Whitney Wolfe, la créatrice
de l’application de rencontre Bumble, ne pouvait plus
sortir de chez elle sans être
accompagnée d’un garde du corps. La
raison de ce désagrément ? La publication l’été 2017, par un site néonazi, des
photos et des coordonnées téléphoniques de tous les cadres dirigeants de
l’entreprise, assortie d’appels à multiplier
les opérations de harcèlement à leur
encontre. « Nous sommes une société
féministe et c’est pour cette raison que l’on
s’en prend à nous », déclara, à cette occasion au « Times », la jeune entrepreneuse
de vingt-huit ans, dont la fortune dépasse
aujourd’hui 250 millions de dollars.
Féministe, Bumble ? De fait, l’application
aux 27 millions d’utilisateurs entend bouleverser les codes de la rencontre
en « donnant le pouvoir aux femmes ». « Lorsque des utilisateurs de sexe
opposé se connectent, ce sont les femmes
qui envoient le premier message et qui donnent le ton, promouvant ainsi des valeurs
basées sur l’égalité la plus totale dès le
début », précise le site de Bumble, qui
entend mettre en avant « la sympathie, la
tolérance, la sécurité et le respect ». Depuis
sa création en 2014, l’application est souvent présentée comme un « Tinder féministe », du nom d’un autre site de rencontre à la création duquel Whitney Wolfe
fut étroitement associée.
Figurant dans les classements des
personnalités les plus influentes de la
high-tech, « la nouvelle prêtresse des
applis de rencontre », comme l’a surnommée le magazine « Vanity Fair »,
incarne à la perfection la deuxième
génération de réseaux sociaux – Facebook, Twitter et LinkedIn, tous trois lancés au début des années 2000, représentant la première – qui prend son envol
dans les années 2010 parallèlement à
l’explosion des ventes de smartphones.
Née en 1989 à Salt Lake City, dans l’Utah,
Whitney Wolfe connaît une jeunesse sans histoire
entre son père, promoteur immobilier, et sa mère,
femme au foyer. En 2000, alors qu’elle a onze ans,
la famille s’installe à Paris, où le père a décidé de
prendre une année sabbatique. « C’est la meilleure
chose que nos parents aient faite pour nous »,
avouera plus tard l’entrepreneuse. Scolarisée dans
une école internationale, elle y découvre des
enfants venus des quatre coins du monde. Malgré
sa brièveté, cette expérience la marque fortement. « Elle m’a donné une ouverture d’esprit concernant les différents types de personnes et de culture. C’est de cette époque que remonte mon intérêt
pour les affaires internationales, ma spécialité à
l’université », racontera-t-elle.
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Première entreprise
De fait, de retour aux Etats-Unis et à l’issue de ses
études secondaires, elle intègre l’Université
méthodiste du Sud à Dallas, dont elle sort diplômée en études internationales. C’est là qu’elle
lance, en 2010, sa première entreprise. Au lendemain de l’explosion de la plate-forme pétrolière
Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, la
jeune femme crée une ligne de « tote bags » (sacs
simples en tissu) en bambou, dont le produit de la
vente est intégralement reversé aux victimes de la
marée noire. Enchaînant les visites de boutiques et
les coups de téléphone, la jeune entrepreneuse
parvient à intéresser les organisateurs des Emmy
Awards, qui acceptent de distribuer ses sacs aux
invités. Sa ligne finit par attirer l’attention des principaux journaux de mode des Etats-Unis et par
« Faites le premier pas »
susciter des commentaires élogieux de la part de
l’actrice et styliste Nicole Richie. Après six mois
passés comme bénévole dans des orphelinats en
Thaïlande et au Cambodge, c’est dans l’univers de
la high-tech et des start-up que Whitney Wolfe
décide de faire carrière.
C’est ainsi qu’en 2011, elle rejoint Hatch Labs, un
incubateur de start-up implanté à Los Angeles.
C’est là, avec Sean Rad, Jonathan Badeen, et son
compagnon de l’époque, Justin Mateen, qu’elle met
au point une nouvelle application de rencontre destinée initialement aux étudiants américains : Tinder. Avec son interface adaptée aux smartphones et
permettant aux utilisateurs de balayer l’écran vers
la droite ou vers la gauche pour accepter ou refuser
un contact et engager ensuite un dialogue – le
fameux « swipe », « balayer » en anglais –, elle marque un vrai tournant sur le plan technologique.
C’est Whitney Wolfe, nommée vice-présidente
chargée du marketing, qui a trouvé le nom de
l’entreprise – « allume-feu » en anglais – et son logo
en forme de flamme. Elle s’est inspirée des petits
morceaux de bois dont son père se servait pour
allumer le feu dans la cheminée de leur maison de
campagne du Montana. Lancé en 2012, facile à installer et à utiliser, Tinder connaît des débuts fulgurants. Une semaine après sa création, il compte
déjà 1.000 utilisateurs. Ils seront 12 millions en
2014 ! Le « swipe » : tel est bien l’atout principal de la
jeune application. Le procédé sera très vite copié
par d’innombrables concurrents. Pour Whitney
Wolfe, ce sont des années folles : portée par le succès de Tinder, elle est sur tous les fronts, courant les
manifestations dédiées à la high-tech, enchaînant
les récompenses – l’application est notamment
couronnée « Meilleure start-up » de l’année en
2013 – et élargissant l’audience au-delà du monde
étudiant.
Discrimination et harcèlement sexuel
En 2014, deux ans après le lancement de Tinder, les
relations entre Whitney Wolfe et le reste de
l’équipe virent à l’aigre. La jeune femme accuse
l’entreprise de vouloir lui retirer son titre de
« cofondatrice » sous des prétextes divers, notamment au motif qu’elle serait une femme ; elle
accuse son ancien compagnon, Justin Mateen, de
harcèlement sexuel. Depuis leur rupture, ce dernier la bombarde de textos et de courriels obscènes. Début 2014, Whitney Wolfe claque la porte de
l’entreprise et porte plainte pour discrimination et
harcèlement sexuel.
L’affaire, qui fait les choux gras de la presse et
révèle certaines pratiques en vigueur dans l’univers
de la high-tech, lui vaut de recevoir d’innombrables
messages de soutien sur les réseaux sociaux… mais
aussi d’être abreuvée d’injures. Si elle ne reconnaît
aucune des accusations portées contre elle, Tinder
préfère jouer la carte de la prudence : en septembre 2014, elle verse à son ancienne vice-présidente,
contre l’arrêt de toute procédure, 1 million de dollars. A vingt-cinq ans, Whitney Wolfe peut ainsi se
prévaloir d’une expérience et d’une réputation de
premier plan dans le domaine de la tech. Echaudée
par ses mésaventures chez Tinder, la jeune femme
envisage alors de lancer une plate-forme d’un nou-
Il faut moins de trois mois aux deux partenaires pour peaufiner leur business
plan. Lancée en décembre 2014, la nouvelle application a pour nom « Bumble » ; elle est contrôlée à hauteur de
79 % par Badoo, qui injecte d’emblée
10 millions de dollars, et de 20 % par
Whitney Wolfe, qui est nommée à la tête
de l’entreprise. C’est la jeune femme qui
a défini sa philosophie et son positionnement. En donnant le contrôle des
interactions aux femmes, il s’agit autant
de lutter contre le cyberharcèlement et
l’afflux de « dick pics » que de sortir du
cliché qui veut que ce soit toujours les
hommes qui fassent le premier pas.
« Make the first move », « Faites le premier pas » : destiné aux femmes, le slogan de Bumble résume l’originalité de la
nouvelle application. C’est en pensant
aux femmes que Whitney Wolfe aurait
donné à son application le nom de
« Bumble », contraction de Bumblebee,
le bourdon en anglais.
Installée à Austin et animée au départ
par une poignée de femmes – une centaine aujourd’hui –, Bumble démarre,
comme Tinder trois ans plus tôt, sur les
chapeaux de roue. Six mois après son lancement,
elle compte 7 millions d’utilisateurs. A partir de
2015, la start-up connaît un développement accéléré. L’application est lancée dans sept pays – dont
la France en novembre 2016 – tandis que de nouvelles fonctionnalités sont lancées : « Bumble for
friends » pour ceux qui veulent se faire des amis et
« Bumble Bizz », qui vise à concurrencer LinkedIn.
A Londres, Andrey Andreev envisage de céder sa
participation dans cette « pépite », dont la valeur
dépasserait le milliard de dollars. Match Group,
poids lourd international des sites de rencontre
avec Meetic, Match et Tinder, fait une offre en 2017.
Mais elle est rejetée. Les deux entreprises sont à
couteaux tirés, Bumble accusant Match Group de
vol de secrets commerciaux et réclamant 400 millions de dollars de dommages et intérêts. Whitney
Wolfe réfléchit alors à de nouveaux projets,
comme le lancement d’une version chinoise de
l’application. La jeune entrepreneuse trouve le
temps d’épouser l’an dernier, à Positano, en Italie, le
magnat texan du pétrole Michael Herd. Avec sa
traîne de plus de 1,20 mètre, sa robe de mariée
signée Oscar de la Renta a fait les délices de la
presse people. Et ce n’est pas sur un site de rencontre que Whitney Wolfe a rencontré son mari… mais
dans une station de ski ! n
5 RETROUVEZ DEMAIN
Alice Guy, la première femme cinéaste
12 //
Mercredi 1 août 2018Les Echos
er
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
DÉTENTION LES DEUX ÉVADÉS
DE LA PRISON DE COLMAR
ARRÊTÉS À ROUBAIX
UNION EUROPÉENNE SIX FIRMES
RUSSES SANCTIONNÉES
L’Union européenne a infligé mardi
des sanctions à l’encontre de six
sociétés russes, à qui elle reproche
d’avoir contribué à la construction
d’un pont reliant la Crimée au territoire russe. Moscou a annexé la Crimée en 2014 après y avoir organisé
un référendum à l’issue duquel la
population s’est massivement prononcée en faveur de son rattachement à la Russie. Les Occidentaux
ont, de leur côté, toujours considéré
cette opération comme étant illégale.
Les deux détenus de la maison d’arrêt
de Colmar qui s’étaient évadés dans la
nuit de dimanche à lundi ont été arrêtés mardi à Roubaix (Nord) par les
enquêteurs de la Direction centrale
de la police judiciaire. Le duo, originaire de pays de l’Est et condamné
pour des faits de vol en réunion,
s’était fait la belle après avoir percé le
plafond de leur cellule commune et
s’être évadé par les toits de cette prison particulièrement vétuste.
MARSEILLE APRÈS UN MOIS
À QUAI, L’« AQUARIUS »
VA REPRENDRE LA MER
La Californie en proie aux flammes
TURQUIE LA DEMANDE POUR LE
PASTEUR AMÉRICAIN REJETÉE
Gabriel Bouys/AFP
L’« Aquarius », le navire de l’ONG
SOS Méditerranée et de Médecins
sans frontières, au cœur d’une polémique européenne en juin après le
refus de Malte et de l’Italie de lui
ouvrir ses ports, reprendra la mer
mercredi après une escale technique
d’un mois à Marseille. Dans la nuit du
9 au 10 juin, l’« Aquarius », avec
630 migrants à bord, s’était vu refuser
l’accès à Malte et en Italie.
LA PHOTO DU JOUR
Un tribunal turc a refusé mardi de
lever l’assignation à résidence d’un
pasteur américain accusé d’activités
« terroristes » dans un procès qui a
fortement tendu les relations entre
Ankara et Washington, selon Anadolu. L’avocat du pasteur, Andrew
Brunson, avait demandé lundi à ce
que celui-ci soit libéré et que son
interdiction de quitter le territoire
soit également levée. Mais un tribunal d’Izmir (ouest) a rejeté ces requêtes mardi, selon Anadolu.
ROYAUME-UNI JEREMY HUNT
REÇOIT À PÉKIN DES ÉPOUSES
D’AVOCATS EN DÉTENTION
Plus de 12.000 pompiers sont mobilisés contre les nombreux incendies majeurs en Californie, qui ont fait au moins 8 morts
depuis jeudi, tandis que des renforts sont en route depuis parfois l’autre bout des Etats-Unis.
Photo : Josh Edelson/ AFP
Aymen Latrous, un Tunisien de
25 ans qui avait sauvé deux enfants
des flammes en 2015 dans le
Val-d’Oise, a finalement été régularisé
après avoir été menacé d’expulsion, a
indiqué mardi la préfecture. Son sort
tranchait avec celui de Mamoudou
Gassama, reçu à l’Elysée et rapidement régularisé après avoir sauvé un
enfant en escaladant la façade d’un
immeuble, fin mai, à Paris.
CANICULE DES SPOTS RADIO
ET TÉLÉ POUR INSISTER SUR
LES GESTES DE PRÉVENTION
Des spots sont diffusés depuis mardi,
à la radio et à la télévision, pour alerter la population sur les risques de
déshydratation et sur les gestes de
prévention à adopter en période de
canicule. Ces spots décrivent notamment les symptômes d’un « coup de
chaleur », qui doivent alerter, et
détaillent les bons gestes à adopter.
Ils sont diffusés six fois par jour, gratuitement, par l’ensemble des chaînes de télévision et de radio.
CALAIS DES POLICIERS BLESSÉS
LORS D’AFFRONTEMENTS
AVEC DES MIGRANTS
Quatre policiers ont été blessés lundi
après-midi par des migrants à Calais,
dont l’un à la tête, a-t-on appris mardi
de source préfectorale, le syndicat
Unsa-Police dénonçant un « véritable
guet-apens ». « Les CRS ont fait l’objet
de jets de projectiles provenant d’un
groupe de migrants fortement alcoolisés et quatre CRS ont été blessés », a
précisé la préfecture.
SÉNAT ADOPTION DU PROJET
DE LOI SUR LES VIOLENCES
SEXISTES ET SEXUELLES
Le Sénat a approuvé mardi l’accord
trouvé en commission mixte paritaire
(CMP) avec l’Assemblée nationale sur le
projet de loi contre les violences sexistes
et sexuelles. Le texte devrait être définitivement adopté lors d’un ultime vote ce
mercredi à l’Assemblée. Les groupes LR,
centristes, RDSE (à majorité radicale),
Indépendants et LREM ont voté en
faveur du projet de loi, soit 252 sénateurs. En revanche PS et CRCE (à majorité communiste) se sont abstenus.
AFP
IMMIGRATION RÉGULARISATION
D’UN TUNISIEN QUI AVAIT SAUVÉ
DEUX ENFANTS EN 2015
Jeremy Hunt, le chef de la diplomatie
britannique, a rencontré à Pékin des
épouses d’avocats incarcérés par le
régime communiste, a indiqué mardi
l’une d’entre elles, une initiative rare
pour un responsable occidental.
« Le ministre a exprimé son intérêt
sincère pour nos épreuves difficiles »,
a dit Li Wenzu, épouse de Wang
Quanzhang.
COMORES « OUI »
AU RÉFÉRENDUM À 92,7 %
Les Comoriens ont approuvé, lundi, à
une écrasante majorité (92,74 %) une
réforme constitutionnelle qui renforce les pouvoirs du président,
l’autorisant notamment à briguer
deux mandats consécutifs, a annoncé
mardi la commission électorale indépendante. Ce score tient notamment
au fait que le référendum a été boycotté par l’opposition, a annoncé le
ministre de l’Intérieur, Mohamed
Daoudou. Le taux de participation
s’établit à 63 %.
MALI LES CANDIDATS
AU SECOND TOUR DE L’ÉLECTION
PRÉSIDENTIELLE
L’Alliance démocratique pour la paix
(ADP) a affirmé mardi que son candid a t à l ’é l e c t i o n p r é s i d e n t i e l l e
malienne, Aliou Boubacar Diallo,
était arrivé en deuxième position lors
du scrutin de dimanche et devrait
donc participer au second tour le
12 août. Les résultats officiels ne sont
toujours pas connus.
AFGHANISTAN UN BUS SAUTE
SUR UNE MINE
Le bus de passagers, qui assurait la
liaison Herat-Kaboul a sauté sur une
mine mardi dans l’ouest de l’Afghanistan, faisant au moins 11 morts et
31 blessés, pour la plupart des femmes et des enfants, ont annoncé les
responsables locaux. « C’était une
mine posée par les talibans pour frapper les forces de sécurité. Mais elle a
touché un bus de passagers », a déclaré
le porte-parole de la police de la
province de Farah, Muhibullah
Muhib.
ON EN PARLE À BERLIN
Les agriculteurs allemands frappés par la sécheresse
La Fédération des agriculteurs demande à l’Etat de débloquer 1 milliard d’euros.
Pauline Houédé
@Pauline_H
rendement est de 50 % inférieur à celui de l’année dernière.
Pour venir en aide aux exploitants, la Fédération des agriculteurs (DBV) a demandé à
l’Etat allemand de débloquer
d’urgence une enveloppe de
1 milliard d’euros. Dans les
colonnes du « Handelsblatt », le
dirigeant de la DBV, Joachim
Rukwied, estimait mardi les
pertes sur les récoltes de 30 % à
70 % dans le nord et l’est du pays,
régions les plus touchées. Rien
que pour les céréales, le manque
à gagner s’élève pour l’ensemble
des agriculteurs à 1,4 milliard
d’euros, explique-t-il.
Les inquiétudes du secteur
se portent aussi sur le fourrage,
alors que les prés sont déjà
complètement secs. « Nous
I
l n’a quasiment pas plu
depuis avril. Les épis de blé
sont secs, parfois complètement vides. Le maïs arrive quant
à lui au niveau du nombril, il est
deux fois moins haut que d’habitude. » Caroline Bartsch, qui a
repris l’an dernier la ferme de
740 hectares de son beau-père
dans le Land du Brandebourg,
au sud-est de Berlin, décrit
l’étendue des dégâts liés à la
vague de chaleur qui touche
l’Europe. La jeune femme de
trente-deux ans a terminé la
semaine dernière la récolte de
céréales, lancée en urgence
avec trois à quatre semaines
d’avance sur le calendrier. Son
n’avons même pas récolté la
moitié du fourrage prévu pour
l’hiver », se désespère Manfred
Leberecht, à la tête d’une ferme
bio du Mecklembourg-Poméranie Occidentale, à mi-chemin
entre Hambourg et Berlin.
« Etat d’urgence »
L’agriculteur a déjà commencé à
utiliser ses réserves pour nourrir ses 160 vaches allaitantes et
80 bœufs, qui pâturent habituellement jusqu’à novembre.
Les prix du fourrage sont déjà en
train de grimper, explique-t-il.
Joachim Rukwied demande
que Berlin déclare dès à présent
l’état d’urgence. Celui-ci permet
de débloquer une aide financière aux agriculteurs dont la
récolte est inférieure de plus de
30 % à la moyenne des trois dernières années. Des représentants des Länder et de l’Etat
fédéral se sont rencontrés
mardi à Berlin pour faire le
point. Le gouvernement a d’ores
et déjà prévenu qu’il attendrait
la publication du bilan officiel
des récoltes fin août avant de se
prononcer sur une aide fédérale. Si le Parti chrétien-démocrate (CDU) y est favorable, les
sociaux-démocrates (SPD), partenaires de coalition, se montrent plus critiques.
Cependant , la récolte viticole
s’annonce très belle, souligne la
fédération du secteur du Land
de Rhénanie-Palatinat, la patrie
du riesling. Les vendanges, prévues dès la mi-août, n’auront
jamais commencé aussi tôt. n
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Mercredi 1 août 2018
www.lesechos.fr
er
Du nouveau
dans des
desserts prêts
à consommer.
// P. 20
DEVISES EUR/GBP 0,8917 EUR/JPY 1,3094 EUR/CHF 1,1583 GBP/USD 1,3124 USD/JPY 1,1189 USD/CHF 0,9896 TAUX EONIA -0,366 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6823 T-BONDS 10 ANS 3,0064
INDUSTRIE & SERVICES
AÉRIEN
DERNIÈRE HEURE
Les aéroports européens dépassés
par l’envol du trafic. // PP. 14-15
80km/h : deux fois plus
d’automobilistes flashés en un mois
ET L’ÉDITORIAL DE DAVID
BARROUX PAGE 8
AUTOLIB’
La fin du service laisse ses
utilisateurs sans voitures. // P. 15
SANOFI
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Shutterstock
La pente est de plus en plus difficile à
grimper. Cette édition du Tour de France
a été moins suivie, avec 33,4 millions de
téléspectateurs, selon les chiffres
de Médiamétrie, contre 35,8 millions (*)
l’année dernière. Il s’agit de la plus faible
audience depuis 2008 pour la Grande
Boucle. Jusqu’ici, c’était 2016 le plus
mauvais cru, avec 33,8 millions de personnes.
On est donc loin des sommets d’il y a
quelques années : entre 2008 et 2013, la
course rassemblait 38,3 millions en
moyenne, avec un pic en 2011 à 39,4 millions. En moyenne, sur France 2 et
France 3, l’événement sportif représente
une part d’audience de 27,4 % cette
année, contre 28,6 % en 2017. Précisément, sur France 2, il a rassemblé en
moyenne 3,3 millions d’aficionados, soit
une part d’audience de 35,2 %, contre
3,8 millions et 38,4 % en 2017. Même tendance sur France 3 avec 2,1 millions de
téléspectateurs (19,7 %) contre 2,3 millions (21,3 %) un an plus tôt, selon les
données de France Télévisions.
Le laboratoire pénalisé par
des difficultés dans ses activités
diabète et vaccins.
// P. 16 ET « CRIBLE » P. 28
RAJA
Le distributeur d’emballage veut
être l’« Amazon des entreprises »
en Europe. // P. 16
BMW
Le constructeur allemand
va construire une usine
en Europe centrale. // P. 17
EDF
L’électricien porté par
des conditions favorables. // P. 17
LOGEMENTS
La hausse des prix ne connaît pas
d’inflexion. // P. 18
CONSTRUCTION
Sanction pénale exemplaire pour
une vague de recours abusifs dans
l’immobilier à Paris. // P. 18
HIGH-TECH & MÉDIAS
PARAMOUNT ET TOM CRUISE
L’abaissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires a eu lieu le 1er juillet. Photo Pascal Pavani/AFP
« Mission impossible »,
le pari réussi. // P. 19
Les automobilistes peinent
à s’adapter au passage
de la limitation de vitesse
de 90km/h à 80km/h
sur les routes secondaires.
VIVENDI
Les annonces du groupe saluées
par le marché.
// P. 19 ET « CRIBLE » P. 28
PME & RÉGIONS
NOUVELLE-AQUITAINE
Etienne Combier
@etiennecombier
// P. 20
C’est l’une des premières conséquences
concrètes de l’abaissement de la limitation
de vitesse à 80km/h pour les routes secondaires. Selon les informations d’Europe 1, le
nombre d’automobilistes flashés en juillet a
été multiplié par 2,1 par rapport à la même
période l’année dernière.
Les radars automatiques ont ainsi flashé
260.000 automobilistes supplémentaires sur les routes secondaires concernées
par l’abaissement de la vitesse, sur un total
de 500.000 pour l’ensemble des routes fran-
Ingeliance s’implante en Australie.
SÉRIE D’ÉTÉ
Les maires inclassables :
Bertrand Pasciuto, champion du
service public. // P. 20
FINANCE & MARCHÉS
TAUX
Les marchés financiers suspendus
aux décisions des banques
centrales. // P. 22
çaises, selon une source à la Sécurité routière interrogée par Europe 1. Localement,
plusieurs préfets rapportent une situation
similaire. Dans une interview pour « Var
Matin », le préfet du Var, Jean-Luc Videlaine,
a affirmé que « les sept radars fixes positionnés sur les routes à 80 km/h flashent deux fois
plus qu’avant ». En Haute-Loire, le nombre
de flashs sur les routes secondaires a été
multiplié par 1,8, rapporte « Le Figaro ».
limitation. Selon Emmanuel Barbe, celle-ci
a été effective pour les contrôles routiers
effectués par des policiers. « En août, la limitation doit être respectée », affirme-t-il, ce qui
pourrait annoncer un nombre de flashs
encore plus important le mois prochain.
En attendant, les dégradations contre les
radars automatiques ont augmenté. Selon
Europe 1, 400 radars ont d’ores et déjà été
dégradés en 2018, contre 100 d’ordinaire. n
« Les radars finiront
par moins flasher »
260.000
« Les radars finiront par moins flasher, les
automobilistes feront attention », affirme à
« Ouest-France » le délégué interministériel
à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. Un
bilan national détaillé devrait être publié
dans les prochains jours. Cette forte hausse
des flashs intervient alors que les autorités
avaient annoncé au lancement de la mesure
qu’une tolérance serait accordée aux automobilistes ne respectant pas la nouvelle
AUTOMOBILISTES
SUPPLÉMENTAIRES
qui se sont fait flasher par les radars
automatiques sur les routes
secondaires concernées
par l’abaissement de la vitesse,
sur un total de 500.000 pour
l’ensemble des routes françaises.
CREDIT SUISSE
La banque récolte les fruits
de sa restructuration. // P. 22
Eric Piermont/AFP
BPIFRANCE
La banque publique veut contribuer à l’essor des ICO en France.
// P. 23
LUTTE ANTIBLANCHIMENT
CNP Assurances épinglé. // P. 23
CRÉDIT FONCIER
La fin de la filiale de BPCE rebat
les cartes du financement
de l’accession à la propriété.
// P. 24
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 27
Le Tour de
France a attiré
moins de
téléspectateurs
Suez annonce une série de contrats
pour 1 milliard d’euros au total
Myriam Chauvot
mchauvot@lesechos.fr
Chose promise, chose due ! Jean-Louis
Chaussade, directeur général de Suez, s’y
était engagé jeudi dernier en présentant les
résultats semestriels : son groupe conservera en 2018 une part du marché de l’eau
stable en France cette année malgré la perte
de plusieurs grands contrats au profit de
Veolia. A l’appui de cette promesse, il avait
indiqué que « Suez annoncera prochainement une vingtaine de nouveaux contrats ».
Le groupe a dévoilé, mardi soir, une liste de
17 contrats représentant collectivement
1 milliard d’euros de chiffre d’affaires
cumulé sur leur durée d’exécution, qui va
jusqu’à vingt-cinq ans pour le plus long.
Suez a ainsi gagné la gestion de l’eau potable des huit communes du Grand Avignon.
Avec, à la clef, une petite révolution pour les
habitants : ce contrat (80 millions d’euros
cumulés sur dix ans), qui prendra effet en
janvier 2019, « comporte notamment la mise
en place d’une tarification progressive »,
précise le groupe.
Contrat emblématique
Autre gros contrat annoncé, la modernisation et l’exploitation durant vingt-cinq ans,
pour 225 millions d’euros, de l’usine de valorisation énergétique de Rambervillers
(Vosges). « L’installation traitera 77.000 tonnes de déchets de l’ensemble du territoire des
Vosges », indique Suez, et la chaleur dégagée
par leur incinération alimentera un nou-
veau réseau de chaleur. Ce contrat est
emblématique à un autre titre que l’économie circulaire : avant d’être confié à Suez
au terme du dernier appel d’offres, cet incinérateur était opéré par une coentreprise
entre lui et son rival Veolia.
Tout, dans cette liste, ne ressort toutefois
pas de la conquête commerciale. Certains
contrats, également parmi les plus gros
dévoilés, sont des renouvellements, à l’instar de la station d’épuration de Strasbourg
ou encore de la gestion des eaux usées des
Hauts-de-Seine, représentant 387 millions
d’euros de chiffre d’affaires cumulé sur
douze ans. Mais les renouvellements
concourent également à l’objectif annoncé
d’une part de marché stable dans l’eau
cette année. n
« Il y a de moins en
moins de suspense sur
le Tour de France,
l’équipe Sky dominant
depuis plusieurs
années. »
PHILIPPE BAILLY
Fondateur du cabinet NPA Conseil.
Le fait qu’il y ait eu les derniers matchs
de la Coupe du monde de football
durant le Tour de France, qui se déroulait entre le 7 et 29 juillet, a sans doute
pesé sur l’événement. De même que
l’arrivée tardive du Tour, qui s’est terminé dimanche, à une période où les
téléspectateurs sont souvent déjà à la
plage (l’an dernier, il s’était terminé le
23 juillet). La course avait été décalée à
cause de la Coupe du monde. En outre,
comme le rappelle Philippe Bailly, fondateur du cabinet NPA Conseil, « il y a de
moins en moins de suspense sur le Tour
de France, l’équipe Sky dominant depuis
plusieurs années. Cela en limite sans
doute l’intérêt ».
Pour la sixième fois depuis 2012, la
Sky, l’équipe la plus puissante du peloton, a inscrit l’un de ses membres au palmarès de la plus grande course cycliste
du monde : Bradley Wiggins (en 2012),
C hri s Fr o ome à q u at re rep ri s es
entre 2013 et 2016, et enfin Geraint Thomas, un Gallois de trente-deux ans, qui a
endossé le maillot jaune pour cette
105e édition.
Toutefois, les étapes en montagne ont
été plébiscitées. Celles courues dans les
Alpes et les Pyrénées ont totalisé presque 3,7 millions de fans, pour 37,5 % de
part d’audience sur France 2 et France 3,
soit une légère hausse par rapport à
l’année dernière (37,1 %). Les deux chaînes se sont placées en tête des audiences
sur l’ensemble des directs lors de ces étapes. Les victoires françaises d’étape ont
aussi été très suivies. France Télévisions
a indiqué que le site et l’application
France tv sport avaient attiré 8,5 millions
de visites.
(*) Téléspectateurs ayant regardé au moins
10 secondes consécutives d’une étape.
DR
Yabon
réveille
ses crèmes
dessert
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Mercredi 1 août 2018 Les Echos
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INDUSTRIE
&SERVICES Les aéroports européens
AÉRIEN
dépassés par l’envol du trafic
à suivre
l Les aéroports européens ne pourront faire face à la croissance du trafic.
l La saturation des aéroports aggravera les retards pour les passagers.
Shutterstock
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
Alstom décroche un contrat
de 330 millions d’euros en Italie
TRANSPORT Le constructeur ferroviaire français a annoncé
mardi la signature d’un contrat avec la compagnie privée Italo
pour l’achat de cinq trains Pendolino EVO supplémentaires,
celle-ci exerçant une option sur le contrat initialement signé en
octobre 2015. D’un montant de 330 millions d’euros, ce contrat
comprend également trente années de maintenance, précise
Alstom. La flotte totale Italo Pendolino EVO sera ainsi portée à
22 trains, pouvant accueillir chacun environ 480 passagers.
Le britannique BP dopé
par la hausse des cours du pétrole
ÉNERGIE Le géant pétrolier britannique BP a fortement amélioré
sa rentabilité au deuxième trimestre, à la faveur de la hausse des
cours, ce qui lui permet de renforcer sa présence sur le marché
américain avec l’acquisition des actifs de BHP, annoncée vendredi. Le groupe a publié mardi un bénéfice net multiplié par 19,
à 2,8 milliards de dollars, entre avril et juin. Dans le même temps,
BP a augmenté sa production de 1,4 % à 2,5 millions de barils
équivalent pétrole par jour, hors Rosneft, son partenaire en Russie. Il se félicite d’avoir démarré deux projets majeurs sur le trimestre, dans le gaz en Azerbaïdjan et dans le pétrole en Russie.
Les grands groupes aéroportuaires
européens ont de quoi faire envie. A
l’instar d’ADP, dont les bénéfices
semestriels ont encore bondi de
37 % au premier semestre, le secteur affiche une croissance continue et des marges à deux chiffres.
Les grands aéroports ont, en effet,
en commun avec les produits de
luxe d’être une ressource rare, et
donc chère. Sur les 100 principaux
aéroports mondiaux de plus de
20 millions de passagers par an,
40 sont déjà proches de la saturation.
Et à en croire les perspectives de
croissance du trafic aérien, cette
pénurie de créneaux aéroportuaires va encore s’aggraver au cours
des prochaines années, notamment en Europe. Tous les acteurs
du transport aérien s’accordent à le
dire : à raison de 2 % à 3 % de croissance par an en moyenne, les aéroports européens n’auront pas les
moyens de faire face à la croissance
du trafic aérien. Tant s’en faut.
Selon une étude récente d’Eurocontrol, l’organisme chargé du
contrôle du trafic aérien européen,
l’écart entre la capacité aéroportuaire en Europe et les besoins des
compagnies aériennes pourrait
représenter de l’ordre de 1,5 million
de vols à l’horizon 2040, soit environ 160 millions de passagers perdus et 8 % de la demande qui ne
pourrait être satisfaite.
Et ce, malgré la reprise des investissements et les chantiers en cours
dans 111 aéroports européens, qui
devraient se traduire par une augmentation de 16 % de la capacité
d’ici à 2035 et de 28 % dans les
20 principaux aéroports européens. Car d’ici à 2040, Eurocontrol
prévoit une augmentation de 53 %
du nombre de vols. Dans le pire scénario – celui d’un quasi-doublement du trafic aérien en Europe sur
les vingt prochaines années,
comme ce fut le cas de 1988 à
2008 –, c’est 16 % de la demande qui
ne pourrait pas être satisfaite en
2040, soit 3,7 millions de vols perdus et 28 grands aéroports européens qui fonctionneraient à la
limite de leur capacité, contre
6 actuellement.
Tous les principaux pays européens sont concernés, y compris la
France, même si Roissy-CDG reste
l’un des rares grands aéroports disposant d’une capacité de développement sur les dix prochaines
années. Selon Eurocontrol, les
aéroports français ne seront pas en
mesure d’accueillir entre 50.000 et
200.000 vols à l’horizon 2040.
Pour les passagers, cette saturation des principaux aéroports européens devrait se traduire par des
retards plus fréquents et plus
importants. Selon Eurocontrol, le
retard moyen pourrait passer de
12 minutes durant la période de
pointe de l’été dernier à 20 minutes
par vol en 2040. Et le nombre de
vols retardés de 1 à 2 heures serait
multiplié par 7 tandis que le nombre de passagers concernés par ces
retards de plus de 1 heure passerait
de 50.000 par jour cette année à
470.000 par jour en 2040.
Vague de privatisations
Face à cette situation, les gouvernements européens désargentés ont
massivement fait appel aux capitaux privés, via des privatisations
partielles ou totales. Selon l’Association des gestionnaires d’aéroports ACI, 41 % du trafic mondial
passe désormais par des aéroports
privés ou semi-privés, et la proportion atteint même 75 % en Europe,
championne des privatisations. Le
projet concernant ADP s’inscrit
donc dans une tendance lourde. Et
selon l’ACI, les aéroports privatisés
ont effectivement investi 12 % de
plus que leurs homologues du
public, ces cinq dernières années.
Cette situation n’est toutefois pas
pour rassurer les compagnies
aériennes, tout aussi inquiètes du
manque de capacité aéroportuaire
que du coût des investissements
nécessaires. « Entre 2006 et 2016, les
charges aéroportuaires (taxes et
A raison de 2 % à 3 %
de croissance par an
en moyenne, les
aéroports européens
n’auront pas les
moyens de faire face
à la croissance
du trafic aérien.
redevances) ont plus que doublé en
Europe, alors que le prix moyen d’un
billet d’avion baissait de 8 % », soulignait récemment le directeur général de l’Association internationale
du transport aérien (Iata), Alexandre de Juniac.
Et la privatisation n’a rien du
remède miracle. Premier aéroport
privatisé dès 1987, Londres Heathrow est aujourd’hui l’aéroport le plus cher et le plus saturé
d’Europe… ce qui n’empêche pas
British Airways d’y prospérer.
(
Lire l’éditorial
de David Barroux
Page 8
Le chimiste belge Solvay confirme
ses objectifs
CHIMIE Le groupe chimique belge Solvay a confirmé ses objectifs pour 2018, après de bonnes performances dans son secteur
de composants innovants destinés à l’aéronautique et l’automobile. Solvay a vu son bénéfice net croître de 9,8 % au deuxième
trimestre à 339 millions d’euros. « Cette bonne performance
témoigne de la transformation de portefeuille accomplie ces dernières années », a commenté le patron de Solvay, le Français
Jean-Pierre Clamadieu, artisan de ce changement.
AccorHotels
lance MGallery
aux Etats-Unis
HÔTELLERIE AccorHotels a
conclu, pour 51 millions de dollars, l’acquisition de 85 % du capital de la société de gestion hôtelière états-unienne 21c Museum
Hotels, soit onze adresses associant hôtellerie et art contemporain. Elles rejoindront le réseau
MGallery, qui prend pied aux
Etats-Unis. Par ailleurs, AccorHotels a lancé la première tranche
de son programme de rachat
d’actions, estimé à 1,35 milliard
d’euros. Elle s’élève à 350 millions
et court jusqu’au 31 janvier 2019.
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Westfield (URW) a annoncé mardi la
vente de 4 centres commerciaux en
Espagne, pour un total de 489 millions d’euros à l’espagnol Morzal. Au
terme de cette opération, le portefeuille d’URW en Espagne consiste
en 6 destinations « flagship », dont
La Maquinista à Barcelone et La
Vaguada à Madrid. La transaction
fait partie du plan de 3 milliards de
cessions annoncé par URW dans le
cadre de son programme de rotation
d’actifs en Europe.
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COMMERCE Unibail-Rodamco
21 c Museum Hotels
Unibail vend
4 centres
commerciaux
en Espagne
Premier aéroport privatisé dès 1987, Londres-Heathrow est aujourd’hui l’aéroport le plus cher et le plus saturé d’Europe.
Comment les grands équipements aéroportuaires
sont devenus des poules aux œufs d’or
A l’instar des aéroports
parisiens, le développement
des recettes non aéronautiques, issues des boutiques
et de l’immobilier, protège
les grands aéroports contre
les fluctuations du trafic.
Si les grands groupes aéroportuaires, comme ADP, génèrent des
marges aussi confortables – deux à
trois fois plus importantes en
moyenne que les compagnies
aériennes les plus rentables – c’est
d’abord qu’ils sont constitués
d’actifs rares. Le marché n’avait pas
vu une privatisation de l’importance d’ADP depuis la vente des
aéroports londoniens à l’espagnol
Ferrovial en 2006.
Mais aussi, parce que les grands
aéroports bénéficient de la croissance continue du transport
aérien, sans être autant exposés
aux fluctuations du trafic. Une
grande partie des recettes des
grands aéroports reposent en effet
non plus sur les activités aériennes
– traitement des avions et des passagers – mais sur des recettes
annexes tirées d’activités de services, telles que parkings, loyers des
boutiques et immeubles de
bureaux construits sur le domaine
aéroportuaire. Selon l’Association
des aéroports internationaux
(ACI), ces recettes représentent en
moyenne 44 % du chiffre d’affaires
des grands aéroports, et une part
souvent beaucoup plus importante
des bénéfices.
Les passagers payent
sans savoir
Dans le cas d’ADP, les commerces,
services et l’immobilier ont généré
615 millions d’euros de chiffre
d’affaires au premier semestre,
contre 906 millions pour les activités aéronautiques, mais 310 millions d’excédent brut d’exploitation, contre 264 millions.
Par ailleurs, si les interlocuteurs
habituels des aéroports sont les
compagnies aériennes, leurs principales sources de revenus proviennent bien des passagers qui
payent, sans le savoir, 45 % des
redevances aéronautiques et génèrent la plus grosse partie des recettes commerciales. ADP prévoit
ainsi de générer un chiffre d’affaires de 23 euros par passager, rien
qu’avec ses boutiques, à l’horizon
2020. Mais le groupe mise également sur l’arrivée du métro à Orly
et du CDG express à Roissy, dans le
courant de la prochaine décennie,
pour développer son immobilier
de bureau.
ADP y a particulièrement intérêt. Contrairement aux redevances
aéronautiques, dont les augmentations sont réglementées et restent
soumises à l’approbation d’une
autorité de tutelle, les recettes commerciales peuvent être développées sans limite. Dans le cas des
aéroports régis par le système dit
de la « double caisse », comme
ADP, Nice ou Amsterdam-Schi-
phol, ces recettes ne sont même pas
prises en compte dans le calcul des
hausses de redevances nécessaires
pour financer les investissements
aéronautiques. Cette règle a toujours fait pester les compagnies
aériennes, qui voudraient voir les
recettes des commerces contribuer
au financement des infrastructures, comme c’est notamment le cas
à Londres-Heathrow.
La double caisse maintenue
Mais le gouvernement, dans son
projet de loi de privatisation, a
décidé de maintenir ce système de
double caisse, bien plus intéressant
que la caisse unique pour les investisseurs. Par ailleurs, si l’évolution
des redevances aéronautiques
reste soumise à l’approbation
d’une nouvelle autorité indépendante, leur montant doit néanmoins permettre, au minimum, de
couvrir le coût du capital investi. Ce
qui est également une façon de protéger les investisseurs. — B. T.
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
Le retard pris par
le Parlement du fait de
l’affaire Benalla pourrait
obliger le gouvernement
à repousser de deux mois
l’examen du projet de loi
Pacte.
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
Outre le prix d’introduction, le
gouvernement n’a pas indiqué s’il
comptait céder la totalité de sa
participation, vendre par blocs à
un ou plusieurs actionnaires de
référence ou, au contraire, favoriser l’actionnariat populaire et
salarié, en dispersant sa part.
L’Etat n’a pas, non plus, précisé le
montant du dédommagement dû
aux actionnaires d’ADP, en
contrepartie de la transformation
d’un droit d’exploitation à durée
illimitée en un droit limité à une
p ério de de 70 ans, à l’issue
de laquelle il récupérera la propriété du foncier et les droits
d’exploitation.
Avec un résultat d’exploitation en
hausse de 37 % au premier
semestre, à 469 millions d’euros,
pour un chiffre d’affaires en progression de 43,9 %, à 2,09 milliards, et un trafic en hausse de
10,9 %, à 130,4 millions de passagers, Groupe ADP a tout pour
séduire les investisseurs. Le gestionnaire des aéroports parisiens
a même revu ses prévisions
annuelles à la hausse, après l’intégration de sa filiale turque TAV et
de l’aéroport d’Amman. Et se prépare donc à une mise en vente des
51 % du capital détenu par l’Etat,
sitôt publiés ses résultats 2018, en
février prochain.
Lors de la présentation du
« projet de loi sur la croissance
des entreprises » (dite « loi
Pacte »), en Conseil des ministres,
le 18 juin dernier, le ministre de
l’Economie, Bruno Le Maire,
avait fixé pour objectif une adoption du texte par le Parlement fin
2018, afin de lancer le processus
de privatisation dans le courant
du premier semestre 2019.
De son côté, avant le lancement
du processus, ADP doit finaliser
les principaux éléments du prochain contrat de régulation économique. Celui-ci fixera de 2020 à
2025 les investissements du
groupe et l’évolution des redevances. Quelques semaines de délai
supplémentaires ne seront donc
probablement pas de trop. n
Les travaux
parlementaires retardés
Les chiffres clefs
Mais ce scénario pourrait être
remis en cause par l’affaire
Benalla. En accaparant plusieurs
jours durant l’attention des parlementaires, cette affaire a retardé
tous les travaux parlementaires.
Or ces derniers devront également s’atteler à l’examen de la loi
de finances à la rentrée. Ce qui
pourrait obliger Bruno Le Maire à
reporter de plusieurs semaines
l’examen des 70 articles du projet
de loi de loi Pacte, dont les articles 44 à 50 relatifs à la privatisation d’ADP.
Un délai supplémentaire qui
ne devrait toutefois pas remettre
en cause le processus, selon le
PDG d’ADP, Augustin de Romanet. « Le petit délai de deux mois
qu’on peut attendre ne changera
pas grand-chose au calendrier,
compte tenu du fait que l’opération
ne pouvait se faire avant la présentation des comptes en février, a-t-il
expliqué ce mardi, lors d’une
conférence de presse. L’opération
pourrait se dérouler dans la
seconde moitié du premier semestre ». De nombreuses questions
restent toutefois sans réponse.
Avant le lancement
du processus, ADP
doit finaliser les
principaux éléments
du prochain contrat
de régulation
économique.
+ 37 %
AU PREMIER
SEMESTRE 2018
Le résultat d’exploitation
du Groupe ADP
est en hausse de 37 %
au premier semestre,
à 469 millions d’euros.
10,9 %
DE HAUSSE
DU TRAFIC
pour le Groupe ADP,
à 130,4 millions
de passagers.
51 %
DU CAPITAL
DU GROUPE
sont détenus par l’Etat.
Le délai supplémentaire ne devrait pas remettre en cause
le processus de privatisation, selon le PDG d’ADP, Augustin
de Romanet. Photo Eric PiermontAFP
de résiliation anticipée du contrat,
l’acquittement par le SAVM du montant du déficit d’exploitation, soit
150 millions d’euros à fin 2017, ainsi
que des frais de résiliation hors coût
d’exploitation que l’entreprise évalue à 100 millions. Pour sa part, Bolloré prend à sa charge 60 millions
d’euros de perte.
AUTOMOBILE
Mardi, à 23 h 59,
le service Autolib’ s’est
définitivement arrêté.
Mardi à 23 h 59, les 4.000 Autolib’
ont été définitivement mises hors
d’usage, laissant les 150.000 abonnés sans leur moyen de transport
préféré. Ces voitures électriques grises construites par Blue Solutions,
filiale du groupe Bolloré, avaient fini
par s’imposer dans le paysage
urbain de Paris et d’une centaine de
communes alentour. Elles en disparaissent sans que de véritables solutions alternatives soient proposées
pour l’heure aux usagers.
POURQUOI LE SERVICE
•AUTOLIB’
S’ARRÊTE ?
Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’
Métropole (SAVM), réunissant
103 communes, dont Paris, qui y est
majoritaire, a voté le 21 juin la résiliation du contrat avec la société d’autopartage du groupe Bolloré, dont le
service avait démarré en 2011. Le
SAVM n’entendait pas assumer les
293 millions d’euros de pertes cumulées estimées par l’opérateur en
•
QUE VONT DEVENIR
LES AUTOLIB’ ?
Shutterstock
L’affaire Benalla
pourrait retarder
la privatisation d’ADP
La fin d’Autolib’ laisse
ses utilisateurs sans voitures
4.000 Autolib’ ont été retirées
de la circulation.
2023, alors que le service devait être à
l’équilibre.
RÉCLAME BOLLORÉ
•À LAQUEMAIRIE
DE PARIS ?
Marie Bolloré, directrice générale
des applications mobilité du groupe
familial, chiffre à « environ 250 millions d’euros » le coût total des
indemnisations que devrait assumer le syndicat mixte, dans une
interview au « Journal du dimanche ». L’entreprise avait prévu, en cas
Plus de 500 Autolib’ ont d’ores et déjà
été convoyées à Romorantin (Loiret-Cher), où elles seront déconstruites afin de récupérer les batteries,
qui représentent 30 % à 50 % de la
valeur du véhicule. La moitié des
4.000 voitures sont promises à la
casse, les autres, en bon état, iront
vers un des autres services d’autopartage de Bolloré ou seront vendues. Quant aux 6.000 bornes de
recharge électrique elles subsisteront sur les emplacements de parking que, seules pourront occuper
des voitures électriques mais sans
pouvoir utiliser les bornes pour
l’instant.
SORT EST RÉSERVÉ
•AUXQUEL
SALARIÉS ?
263 salariés sont directement
employés par la société Autolib’. Ils
sont dans l’attente d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) en cours
de négociation entre la direction et
les quatre syndicats représentatifs,
FO, CGT, SUD et CFDT. A ce jour, ils
ont pu obtenir un report de licenciement de deux mois, soit une notification qui arrivera en novembre au
lieu de fin août. Au total, 500 salariés
travaillaient pour ce service.
•
Y A-T-IL
DES ALTERNATIVES ?
Pas avant septembre, au mieux, et en
tout état de cause sans commune
mesure avec le service Autolib’. Le
loueur ADA devrait proposer à la
rentrée en partenariat avec Renault
un service d’auto-partage, avec seulement une centaine de ZOE et
20 Twizy, déployés dans les 11e et
12e arrondissements de Paris, ainsi
qu’à Clichy. Il faudra attendre 2019
pour voir ce service monter en puissance avec 2.000 véhicules annoncés. PSA, de son côté, annonce son
offre Free2Move au quatrième trimestre 2018 avec 500 Citroën C-Zero
et Peugeot iOn déployées dans Paris
à l’issue du premier mois d’activité.
Quelques jeunes pousses se préparent aussi. Dans tous les cas, ces services ne proposeront pas de place de
parking garanti. — G. Ba.
16 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
Sanofi pénalisé par des difficultés
dans ses activités diabète et vaccins
l La baisse des ventes d’insuline aux Etats-Unis a pesé lourd, alors que l’activité diabète représente 14 % des ventes du groupe.
l Ses résultats sont impactés par les taux de change et d’importantes charges de restructuration.
SANTÉ
Catherine Ducruet
@CDucruet
Début d’année difficile pour Sanofi.
Après un premier trimestre mitigé,
le géant pharmaceutique n’a pas fait
mieux au deuxième trimestre. Le
chiffre d’affaires, affecté par l’euro
fort, a reculé de 5,7 % à 8,17 milliards d’euros d’avril à fin juin, un
résultat inférieur aux attentes des
analystes. Même à devises constantes, il a stagné (+0,1 %). Principaux
responsables de cette contre-performance, l’activité diabète et les
vaccins.
La baisse des ventes d’insuline
aux Etats-Unis (–32,2 %), alors que
l’activité diabète contribue encore
à p r è s d e 1 4 % d e s ve n t e s d u
groupe, a pesé lourd. Sanofi y est
confronté à la baisse continue des
prix du Lantus, du fait notamment
des génériques et de son exclusion
des formulaires de remboursement des assureurs santé. Le directeur général, Olivier Brandicourt,
s’est toutefois voulu rassurant,
indiquant que Sanofi avait réduit
sa dépendance au Lantus et que le
déclin de cette activité allait ralentir. Cela n’en impacte pas moins les
ventes globales du groupe aux
Etats-Unis qui reculent de 4,4 %, à
2,48 milliards d’euros.
Nouvelle version
du Pentaxim
Côté vaccins, les ventes ont aussi
beaucoup reculé sur le trimestre
écoulé (–15,7 %, à 811 millions
d’euros à devises constantes). Principale explication : le groupe a
manqué des ventes en Chine, la
nouvelle version du Pentaxim
n’ayant pu être validée.
Quant aux ventes du vaccin contre la méningite, elles ont souffert
d’une base de comparaison élevée
avec, en 2017, des commandes supplémentaires du Center for
Disease Control américain. Sanofi
table sur une « amélioration progressive des approvisionnements de
Pentaxim en Chine à partir du troisième trimestre » et sur une croissance des ventes d’environ 5 % sur
l’ensemble de l’année. Ces contreperformances ont été partielle-
Le siège social de Sanofi. Le bénéfice net du groupe a chuté de 26,2 % sur un an, à 762 millions d’euros. Photo Stephane Audras/RÉA
ment compensées par le principal
moteur du groupe, la médecine de
spécialités – division Sanofi Genzyme – dont les ventes ont crû de
33,1 % à 1,8 milliard d’euros et dans
une moindre mesure par la division produits grand public. Quant
au bénéfice net sur la période, il
s’est lui aussi avéré inférieur aux
attentes, en chutant de 26,2 % sur
un an, à 762 millions d’euros, lesté
par diverses charges et coûts de
restructuration. Les dépenses de
R&D ont aussi augmenté de 8,6 %
reflétant les acquisitions de Bioverativ et d’Ablynx ainsi que les
dépenses engagées pour les programmes de développement en
immuno-oncologie et diabète.
Pour l’ensemble de l’année, le
bénéfice net par action devrait
croître de 3 % à 5 %, à taux de changes constants (mais avec un effet de
change estimé à –6 % au cours
moyens actuels).
(
Lire « Crible »
Page 28
Le renouvellement du portefeuille, clef
de la croissance des laboratoires pharmaceutiques
Diabète : le groupe
français contre-attaque
Les laboratoires doivent
trouver un équilibre entre
dispersion et concentration
sur un trop petit nombre de
domaines thérapeutiques.
Après avoir longtemps
tout misé sur l’insuline,
le laboratoire français
veut se diversifier.
Les résultats du deuxième trimestre des grands groupes pharmaceutiques scindent le secteur en deux
groupes. D’un côté, ceux dont les
nouveaux produits tirent la croissance, comme les suisses Roche
(+8 % à 14,5 milliards de dollars) ou
Novartis (+ 5 % à 13,15 milliards de
dollars pour le trimestre). De
l’autre, ceux dont le chiffre d’affaires stagne, comme le britannique
GSK (à 9,6 milliards de dollars) ou le
français Sanofi (9,57 milliards de
dollars), pénalisés par l’arrivée sur
le marché de génériques de leurs
produits clefs anciens.
Il y a aussi ceux dont les ventes
progressent mais qui dépendent
lourdement d’un ou de deux médicaments, comme l’américain Merck
(+ 5,4 % à 10,47 milliards de dollars),
avec son anticancéreux vedette Keytruda, ou son compatriote BMS
(+ 11 % à 5,7 milliards de dollars), avec
le produit concurrent, Opdivo. Leur
croissance, bien réelle sur ce
deuxième trimestre, est plus fragile
zer en 2013. Pfizer poursuit d’ailleurs
sa spécialisation. Il vient d’annoncer
qu’il se réorganisait en trois entités,
préalable à une possible cession de
ses produits d’automédication.
Novartis l’a déjà fait, en vendant à
GSK sa part dans leur joint-venture
d’automédication. Et le sujet a
rebondi chez GSK, où les rumeurs
de cession de cette activité ont dû
être démenties par la présidente,
Emma Walmsley. Le débat resurgira
sans doute. Enfin Novartis prépare
la scission d’Alcon, sa branche ophtalmologique (hors médicament).
Relancer la recherche
et pose la question des limites des
stratégies de concentration très en
vogue aujourd’hui. BMS, qui a progressivement cédé tous les produits
ou projets en dehors de la cancérologie, au point de dépendre quasi
exclusivement d’Opdivo, illustre
bien les dangers d’une telle stratégie
poussée à bout. Pour autant, le
balancier penche toujours
aujourd’hui dans le sens de la spécialisation. On le voit avec Lilly, un autre
laboratoire américain dont les dirigeants ont annoncé leur intention de
scinder l’activité de santé animale,
Elanco, après que Sanofi a fait la
même chose en 2017 avec Merial,
cédé à Boehringer Ingelheim et Pfi-
La position d’un GSK qui veut mettre
le paquet en R&D pour réalimenter
le pipeline sans rien céder n’est pas
simple, car relancer la recherche
met du temps à porter ses fruits,
comme AstraZeneca en fait l’expérience. Au deuxième trimestre, les
ventes du groupe britannique augmentent à nouveau (+2 % à 5,15 milliards de dollars). Le patron d’AstraZeneca, Pascal Soriot, a réaffirmé sa
confiance dans le retour de la croissance sur l’ensemble de l’exercice
2018, mais six ans après avoir repris
les rênes de l’entreprise et fait le
choix de l’innovation. — C. D.
Le patron de Sanofi, Olivier Brandicourt, invoque une moindre
dépendance de son groupe au
Lantus, l’insuline basale qui a fait
sa fortune pendant la dernière
décennie. Mais « l’insuline restera
importante à la fois pour le traitement du diabète en général et dans le
portefeuille de Sanofi », explique
Stefan Oerlich, patron de la division diabète et cardiovasculaire
au sein du laboratoire français.
Cela n’empêche pas le groupe de
« viser aujourd’hui une diversification vers les autres classes de médicaments permettant de traiter des
stades moins avancés de la maladie », poursuit-il. Pour cela, Sanofi
a décidé de mettre les bouchées
doubles en R&D. Il compte d’abord
sur son GLP-1 (hormone digestive
qui stimule la production d’insuline) hebdomadaire, actuellement
en phase III d’essais cliniques, pour
concurrencer celui du danois
Novo Nordisk et s’adjuger une part
du marché dynamique de cette
classe de médicaments. A la diffé-
rence de Novo Nordisk, Sanofi ne
cherche pas de version orale de
GLP-1 mais plutôt une molécule de
synthèse qui jouerait le même rôle
et serait plus facile à administrer.
Un traitement
par voie orale
Autre produit actuellement proche du marché : le Zynquista, en
cours d’examen par les autorités
américaines. Il offrirait aux
patients diabétiques de type I le
premier traitement par voie orale
(en complément de l’insuline
basale) pour gérer les pics de glycémie. Les patients diabétiques de
type II, largement majoritaires,
pourraient en bénéficier dans un
deuxième temps, si les essais en
cours sont positifs.
Enfin, à l’instar de ses concurrents Lilly ou Novo Nordisk, Sanofi
travaille sur « les applications
cardiovasculaires de ses produits
comme moyen de les différencier
de ceux de [ses] concurrents ». Et
Sanofi ne se limite pas aux médicaments. Il développe avec Verily,
division de Google X, une pompe
à insuline connectée dans une
optique d’offre intégrée.
— C. D.
Raja veut être l’« Amazon » des entreprises en Europe
E-COMMERCE
Le leader européen de
la distribution d’emballage investit dans la
logistique et les systèmes d’information.
Son but : mieux
mailler les 18 pays
européens où il est
déjà présent.
Antoine Boudet
@ABoudet
Dans le commerce en ligne, il y a le
BtoC (pour « business to consumer »), pour les particuliers, et le
BtoB (pour « business to business »), réservé aux entreprises. Sur
le premier marché règne Amazon,
le géant américain de l’e-commerce, numéro un dans le monde et
en Europe. Sur le second, le groupe
de Jeff Bezos n’est pas inactif. En
témoigne son service Amazon
Business et « La boutique des entreprises et des professionnels » sur
son site français.
Mais il est un acteur du commerce interentreprises français qui
entend bien lui contester le titre de
champion sur ce marché en
Europe, il s’agit de Raja. Le leader
européen de la distribution
d’emballage aux entreprises surfe
sur la vague de l’e-commerce. Il a
réalisé un chiffre d’affaires de
561 millions d’euros en 2017, contre
502 millions l’année précédente,
pour un résultat opérationnel de
55 millions. Et sa présidente-directrice générale, Danièle Kapel-Marcovici, fille de la fondatrice, table sur
un chiffre d’affaires de 640 millions
cette année. « Au terme du premier
semestre, nous sommes en phase avec
561
MILLIONS D’EUROS
Le chiffre d’affaires de Raja en
2017 contre 502 millions l’année
précédente. La direction de la
société table sur un chiffre
d’affaires de 640 millions
pour cette année.
l’objectif », dit-elle aux « Echos ».
La bonne santé du groupe familial donne des ailes à sa dynamique
patronne, qui a lancé une multitude de chantiers pour en faire
l’« Amazon B2B » européen. A
commencer par la constitution
d’une centrale d’achat commune
entre Raja et Cenpac, sa filiale spécialiste notamment de l’emballage
alimentaire et dont la direction
générale a été confiée à Brice Kapelusz, fils de la PDG. Afin d’accompagner sa forte croissance, le groupe
investit en outre massivement dans
la logistique, avec comme objectif
un délai de livraison en 24 heures
dans toute l’Europe pour 90 % des
commandes. Ce qui passe par le
développement d’une solution de
gestion de la relation client avec
Salesforce, l’un des leaders des logiciels CRM, d’un référentiel produits et d’une base de données communs à toutes les sociétés du
groupe. Pas une mince affaire
quand on sait que Raja compte 22
sociétés dans 18 pays d’Europe, 11
centres de distribution pour quelque 200.000 produits, dont 80 % en
stock, et des activités de diversification appelées à se développer sur le
marché de l’équipement et des
fournitures industriels pour les
entreprises, avec ses filiales françaises L’Equipier et Welcome
Office, et allemande Bär.
Stratégie omnicanale
Quant à la stratégie omnicanale du
groupe, qui passe par les catalogues papier, 21 sites d’e-commerce,
une force de vente par téléphone et
une sur le terrain, « un gros avantage face à Amazon », insiste
Danièle Kapel-Marcovici, elle
pourrait s’enrichir d’un réseau de
magasins, en s’inspirant de l’expérience de sa filiale britannique
Morplan, qui compte quatre points
de vente.
À NOTER
Lancée en 2010 par Danièle
Kapel-Marcovici et Tristan
Fourtine, à titre personnel, la
fondation Villa Datris
pour la sculpture contemporaine, à l’Isle-sur-la Sorgue,
présente jusqu’au 1er novembre
2018 l’exposition « Tissage
Tressage quand la sculpture
défile ».
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
EDF porté par
des conditions
favorables
ÉNERGIE
Les résultats de
l’électricien bénéficient d’une production nucléaire et
hydraulique en forte
hausse en France.
Vincent Collen
@VincentCollen
Malgré les nouveaux retards
de l’EPR de Flamanville, l’amélioration se confirme pour
EDF. L’électricien français a
publié mercredi un excédent
brut d’exploitation en hausse
de près de 19 % à données comparables au titre du premier
semestre, à 8,2 milliards
d’euros. C’est mieux que les
7,8 milliards attendus en
moyenne par les analystes,
selon un consensus réalisé par
Inquiry Financial pour Reuters. Après un exercice 2017
médiocre, « 2018 est l’année du
rebond », a déclaré le PDG,
Jean-Bernard Lévy, lors d’une
conférence téléphonique.
A la Bourse,
l’action EDF
a terminé la journée
en hausse de 3,10 %.
L’activité est poussée par les
pro ductions nucléaire et
hydraulique en France qui sont
« en forte hausse », explique le
groupe. Les barrages ont fait le
plein grâce aux pluies abondantes du printemps. La prod u c t i o n hy d r a u l i q u e , e n
hausse de 38 % au premier
semestre, est au plus haut
« depuis quinze ans ».
Les centrales d’EDF ont
connu moins d’indisponibilités que l’an dernier, marqué
par plusieurs arrêts de réacteurs. La production nucléaire
devrait dépasser 395 terrawattheures en 2018, en progression d’au moins 4 % par rapport à 2017, prévoit le groupe.
EDF b énéficie aussi de la
hausse des prix sur les marchés de gros de l’électricité. Les
résultats sont au contraire en
recul à l’international, en particulier au Royaume-Uni, en rai-
son d’arrêts de réacteurs et
d’une perte de clients résidentiels. Autre facteur positif pour
les comptes, l’entreprise continue à comprimer ses coûts :
1,1 milliard d’euros doivent être
économisés entre 2015 et 2019,
essentiellement en France. A la
fin de l’année, ils seront réduits
de 800 millions par rapport à
2015, annonce EDF. Le groupe
relève très légèrement ses
objectifs pour l’ensemble de
l’exercice. Il vise désormais un
excédent brut d’exploitation
compris entre 14,8 et 15,3 milliards d’euros, contre une fourchette comprise entre 14,6 et
15,3 milliards auparavant.
Le fait que le chantier de Flamanville coûte 400 millions
d’euros de plus que prévu
n’aura pas de conséquences
financières importantes pour
le groupe, car le retard de l’EPR
normand entraîne, par ricochet, un décalage d’au moins
un an de la fermeture de la centrale de Fessenheim, en Alsace.
Il est en effet prévu que le
démarrage de l’une enclenche
la fermeture de l’autre. Or Fessenheim dégage un chiffre
d’affaires compris « entre 300
et 500 millions d’euros par an »,
selon Nicolas Goldberg, du
cabinet Colombus Consulting.
Une éventuelle scission
des activités nucléaires
L’action EDF a terminé la journée en hausse de 3,10 % à la
Bourse de Paris. « La conjoncture est bonne pour le groupe,
commentent les analystes
d’UBS. Les volumes de génération d’électricité sont en hausse,
les prix montent et les capacités
d’énergie renouvelables sont
déployées rapidement à travers
le monde. »
Jean-Bernard Lévy s’est
aussi exprimé sur le sujet
ultrasensible de la structure
d’EDF, alors que le scénario
d’une scission des activités
nucléaires circule depuis plusieurs mois. « C’est le privilège
de l’actionnaire majoritaire
d’EDF, l’Etat français, de regarder si la structure actuelle des
actifs est optimisée, a-t-il
dit. Mais, à ce stade, nous ne
sommes pas au courant que
l’Etat nous ait demandé de
regarder quelque scénario spécifique que ce soit. » n
BMW va construire
une usine en Europe centrale
La future usine sera le premier site du constructeur allemand en Europe centrale. Photo Christoph Busse/VISUM-RÉA
AUTOMOBILE
Le constructeur
allemand va investir
un milliard d’euros
en Hongrie.
L’annonce suit celles
de Mercedes et Jaguar
Land Rover, qui ont
aussi lancé de nouvelles installations à l’Est.
Anne Feitz
@afeitz
Cap sur l’Europe centrale. Après
avoir lourdement investi ces dernières années en Chine, au Mexique
et aux Etats-Unis, BMW a annoncé
mardi son intention de construire
une nouvelle usine en Hongrie, plus
précisément à Debrecen, à 230 kilomètres à l’est de Budapest.
Ce sera le premier site du constructeur allemand en Europe centrale, alors qu’il n’avait pas inauguré
de nouvelle installation sur le Vieux
Continent depuis près de quinze
ans : son usine de Leipzig, en
Allemagne, a démarré en
2005. L’annonce survient dans
un contexte de guerre commerciale, même si, comme le rappelle
un porte-parole de BMW en
France, « cette implantation a nécessairement été envisagée bien avant
les questions récentes liées à la politique américaine ».
Solution de repli
en cas de Brexit dur
La nouvelle usine, dont la construction doit démarrer au deuxième trimestre 2019, représentera un investissement de un milliard d’euros
pour une capacité de production de
150.000 véhicules. Le groupe
(BMW, Mini et Rolls-Royce) s’est
contenté d’indiquer qu’elle produirait comme toutes les usines du
groupe à la fois des véhicules thermiques et électriques, sans plus de
précisions. « Il y a de grandes chances pour qu’il s’agisse de petites voitures d’entrée de gamme », souligne
Denis Schemoul, analyste chez IHS,
rappelant que le groupe vient déjà
d’annoncer un gros investissement
de capacité à Leipzig, pour adapter
le site à la demande croissante de
véhicules électriques.
« Cette annonce s’inscrit dans la
logique de croissance du groupe »,
affirme un porte-parole de BMW en
France. Alors que l’Europe représente 45 % de ses ventes (1,1 million
d’unités), cette nouvelle usine pourrait aussi lui permettre de remplacer des productions sous-traitées
sur le Vieux Continent (à VDL aux
Pays-Bas ou à Magna en Autriche),
si la croissance n’était pas au rendez-vous, ou constituer une solution de repli en cas de « Brexit dur »
– BMW produit notamment la Mini
dans son usine d’Oxford. « BMW
rejoint logiquement les autres constructeurs premium en Europe centrale », relève Denis Schemoul. Les
nouvelles usines automobiles en
Europe se comptent sur les doigts
de la main : ces dernières années,
seuls Mercedes (groupe Daimler),
en Hongrie, et Jaguar Land Rover,
en Slovaquie, y ont créé de nouveaux sites. « Avant cela, il faut
remonter à 2006 avec Hyundai en
République tchèque », poursuit
l’analyste. De quoi profiter du
réseau existant de sous-traitants et
d’une main-d’œuvre bien formée,
mais aussi de coûts de production
sensiblement plus bas qu’en
Europ e o ccidentale : le coût
horaire dans l’industrie est quatre
fois plus élevé en Allemagne
qu’en Hongrie, en République
tchèque ou en Slovaquie, selon
Eurostat.
La nouvelle usine
représentera
une capacité
de production
de 150.000 véhicules.
En Hongrie, BMW rejoindra
Mercedes, dont la première usine a
démarré en 2012 et Audi, implanté
historiquement dans le pays.
L’usine de Debrecen devrait générer la création de plus de un millier
de nouveaux emplois, espère
BMW – même si le marché du travail dans le pays est aujourd’hui
plutôt tendu, avec un taux de chômage à 3,6 %. n
recherche h/f :
Membre du Directoire
en bref
Electricité : la France doit récupérer de
l’argent auprès de gros consommateurs
ÉNERGIE La Commission européenne a demandé à la France de
récupérer une partie des réductions de contribution qu’elle
avait accordées dans le passé à des industriels très gros consommateurs d’électricité. Il s’agit de réductions, estimées à moins de
50 millions d’euros, excédant les niveaux autorisés par les
règles européennes sur les aides d’Etat. Elle a toutefois
approuvé la majorité des réductions octroyées par la France
aux entreprises électro-intensives entre 2003 et 2015.
Expérience Professionnelle : Expérience Générale d’un minimum de quinze
années. Expérience dans le secteur des transports ou des services ou en aéronautique. Expériences managériales européennes et / ou internationales.
Expérience dans la transformation organisationnelle des entreprises. Expérience
dans la transformation digitale des entreprises. Expérience dans la conduite du
changement. Expérience dans la gestion de programmes et de projets d’envergure internationale Maitrise de plusieurs langues européennes dont l’anglais de
manière courante.
Education : Double diplôme Master II (ou équivalent) incluant un diplôme d’école
de commerce.
Qualités interpersonnelles et leadership : Capacité à gérer des équipes multiculturelles, Esprit entrepreneurial et innovant. Sens du collectif et collaboratif et
Valeurs de partage et de transmission.
Poste basé à Ajaccio.
Date limite de réception des candidature le 16 août 2018
Les candidatures doivent être adressées à Mme Marie Hélène CASANOVA-SERVAS
Présidente du conseil de surveillance sous pli personnel et confidentiel.
18 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
Immobilier : la hausse des prix des logements
ne connaît toujours pas d’inflexion
LOGEMENTS
Les prix des logements
anciens continuent
de grimper en France.
Les grands appartements parisiens sont
très prisés des familles
à l’approche de la
rentrée de septembre.
Hélène Dupuy
@helenedupuycp
Dans la torpeur de l’été, à l’heure
où l’activité immobilière retombe
légèrement, les prix n’en ont pas
moins continué d’augmenter en
juillet. L’indice des prix immobiliers MeilleursAgents-« Les
Echos », en base 100 au 1er janvier
2018, atteint désormais 100,6. A
Paris, tout d’abord, les prix ont
encore augmenté, de 0,7 % en
juillet, pour atteindre 9.254 euros
le mètre carré. Après une décélération perceptible de la hausse des
prix à la fin 2017 dans la capitale, la
progression est à nouveau nette,
avec une croissance de 4,1 % depuis
le début de l’année, selon les données de MeilleursAgents.
« Tant que les conditions de financement resteront aussi bonnes avec
des taux au plancher, la hausse des
prix devrait se poursuivre dans la
capitale, en tout cas en 2018 », anticipe Thomas Lefebvre, directeur
scientifique de MeilleursAgents.com. Et pourtant, les prix
parisiens sont aujourd’hui de 7,1 %
supérieurs au niveau de ceux en
menté de 17 % en 2017. Signe de ce
retour de bâton, les délais de vente
se sont étendus. De même, « alors
que 30 % des achats bordelais
étaient réalisés par des investisseurs
locatifs en 2017 – contre 15 % à
l’échelle nationale –, ils ne représentent plus aujourd’hui que 20 % des
transactions », observe Thomas
Lefebvre, pour qui Bordeaux a
bénéficié d’un « effet de mode ». Sa
région également. Les prix dans le
bassin d’Arcachon (Andernos-lesBains, Pyla-sur-Mer, Arcachon,
Lège-Cap-Ferret) ont augmenté de
14 % en deux ans, soit fois trois plus
que sur l’ensemble de la côte atlantique (+ 4,9 %).
« Tant que
les conditions
de financement
resteront aussi
bonnes avec des taux
au plancher,
la hausse des prix
devrait se poursuivre
dans la capitale, en
tout cas en 2018. »
THOMAS LEFEBVRE
Directeur scientifique
de MeilleursAgents.com
Lyon et Rennes
montent lentement
juin 2011, au plus haut. Dans ce marché dynamique, les logements mettent en moyenne 40 jours à se vendre. Et quand ils sont au prix, c’est le
plus souvent sans négociation.
En juillet, ce sont surtout les
grandes surfaces qui voient leurs
prix le plus augmenter (+ 0,9 %). A
cette période, les grands appartements sont traditionnellement
très recherchés par les familles,
quelques mois avant la rentrée des
classes de septembre. « Etonnamment, ce phénomène de ruée sur ces
grandes surfaces n’arrive qu’au
mois de juillet et non pas dès le printemps comme les années précédentes », relève l’expert, pour qui « le
marché d’achat-revente apparaît un
peu grippé ».
La petite couronne suit la tendance parisienne, avec toutefois
une moindre amplitude. Les prix y
ont augmenté de 0,4 % en juillet,
avec la plus forte hausse dans les
Hauts-de-Seine (+ 0,7 %), où se
dénombrent le plus de communes
cotées (Neuilly, Boulogne, Levallois, Suresnes, etc.). Le département de la Seine-Saint-Denis suit
(+0,5 %), mais on y observe de fortes disparités. Quelques communes comme Pantin, Montreuil,
Saint-Ouen captent l’essentiel de la
hausse des prix. « Montreuil est la
ville francilienne dont les prix ont le
plus augmenté ces quinze dernières
années », note Thomas Lefebvre.
0,4 %
La hausse des prix à Lyon
en juillet.
En grande couronne en revanche, les prix sont restés stables en
juillet et n‘ont augmenté que de
0,1 % depuis janvier. Les intempéries et les grèves des transports en
avril-mai, à une période où le marché immobilier est censé repartir,
n’y sont sans doute pas étrangères.
En province, l’accalmie observée
à Bordeaux depuis cinq mois se
poursuit. Les prix y ont, semble-t-il,
atteint un plafond. Ils ont très légèrement baissé de 0,1 % en juillet et
sont stables depuis le début de
l’année, alors qu’ils avaient aug-
A l’inverse, la hausse des prix
se poursuit à Lyon, mais avec une
dynamique plus pérenne qu’à Bordeaux, sans engouement excessif
d’investisseurs exogènes. Les prix
y ont augmenté de 0,4 % en juillet,
et de 8,2 % depuis un an.
Rennes connaît aussi un beau
début d’année, avec une hausse de
4,3 % depuis janvier. Les prix sont
stables en juillet, mais la dynamique devrait se poursuivre avec
des fondamentaux solides. Outre
l’arrivée de la LGV depuis l’été dernier, la capitale bretonne déploie
une politique de développement
d’infrastructures et de rénovation
de quartiers qui attire entreprises
et particuliers. Enfin, un petit rattrapage des prix est perceptible
à Marseille (+ 0,8 % en juillet et
+ 4,3 % depuis le début de l’année).
Mais ils restent toujours 11 % en dessous de leurs plus hauts de 2011. n
Sanction pénale exemplaire pour une vague de recours
abusifs dans l’immobilier à Paris
CONSTRUCTION
Trois cas emblématiques
L’auteur de plus
de 70 recours abusifs
sur des projets immobiliers franciliens
a été condamné
à une lourde peine.
L’affaire est hors normes, mais
pourrait faire école chez les promoteurs dont les projets sont paralysés
par des recours abusifs. Un particulier parisien, Pierre-Alain Wanten,
fondateur il y a quelques années
d’Apure (Association pour un urbanisme responsable et écologique),
vient d’être condamné pour escroquerie à trente mois de prison avec
sursis, en sus d’une lourde sanction
financière. Son association servait à
déposer des recours qu’il ne retirait
que moyennant finance.
« Apure a fait des recours contre
notre immeuble de bureaux #Cloud
dans le quartier de l’Opéra et nous
avons déposé une plainte pénale en
juillet 2017 », résume Emilie Germane, directrice juridique de la
Société foncière lyonnaise (SFL), à
qui Pierre-Alain Wanten réclamait
600.000 euros. La justice déroule
alors la pelote et découvre que
« Apure ou son fondateur en direct
avaient déposé au total 58 recours
gracieux et 23 recours contentieux en
734 jours ! », s’effare l’avocat de SFL,
Alexandre de Konn, du cabinet
LPA-CGR.
Les banques ne financent pas un
projet objet d’un recours, beaucoup
ont donc payé pour éviter le blocage.
DR
Myriam Chauvot
mchauvot@lesechos.fr
M. Wanten avait déposé des recours contre l’immeuble
de bureaux #Cloud, dans le quartier de l’Opéra,
et voulait 600.000 euros. La Société foncière lyonnaise
a répliqué en juillet 2017 par une plainte pénale, qui a mis
au jour un vaste problème de recours abusifs sur Paris.
Entre autres, Immo Invest, propriétaire du 114 avenue des Champs-Élysées, a ainsi versé 250.000 euros
pour éviter un retard qui aurait
rendu caduque le bail avec Apple si
son Apple Store ne pouvait pas
ouvrir comme prévu à la fin 2018. Le
groupe Lagardère a, lui, payé pour
des travaux au siège d’Europe 1, etc.
Le réassureur SCOR récolte la
palme de la transaction la plus élevée, à 296.000 euros, rapporte le
magazine « Society ». Au total, il
aura touché 1,6 million d’euros.
Suite à la plainte de SFL, moins
d’une dizaine de victimes se sont
constituées parties civiles, dont la
Ville de Paris. « SFL a choisi la voie
pénale, cela a pu effrayer, car elle est
réputée durer des années, poursuit
Hamilton/RÉA
Vincent Boisot/Riva Press
Cette affaire
hors norme pourrait
faire école.
Face à un recours du même Pierre-Alain Wanten et
de son association Apure contre un projet de travaux
dans l’immeuble siège d’Europe 1, le groupe Lagardère
a accepté une transaction et lui a payé un montant
non dévoilé.
« Apure ou son
fondateur en direct
avaient déposé au
total 58 recours
gracieux et
23 recours
contentieux en
734 jours ! »
ALEXANDRE DE KONN
Avocat chez LPA-CGR
Alexandre de Konn. Mais les faits
étant établis, le jugement a été rendu
en un an. J’espère que cela encouragera les acteurs de l’immobilier à être
moins frileux ». Le fondateur
d’Apure, qui a fait appel, devra rembourser les sommes perçues et les
dommages financiers causés.
Attitude des juges
Cette sanction est plus dissuasive
que les montants en jeu devant le
tribunal administratif. « En décembre 2017, le tribunal administratif de
Paris a eu à juger le même jour
11 recours de M. Wanten et de
l’Apure, note l’avocat de SFL. Ces
recours ont été jugés non fondés et
chaque partie lésée a eu droit à seulement 1.500 euros de frais de justice. »
Face au recours déposé contre la rénovation
du 114 avenue des Champs-Élysées, le propriétaire,
Immo Invest, a payé 250.000 euros en transaction
car un retard dans l’ouverture fin 2018 de l’Apple
Store prévu aurait rendu caduque le bail.
Les recours avaient des textes similaires, mais le juge ne s’est pas prononcé sur la manœuvre. « Il aurait
pu donner une amende pour recours
abusif, pour le principe, et ne l’a pas
fait », convient Hélène Cloëz, avocate chez LPA-CGR et auteure d’un
livre sur les recours abusifs, qui
souligne l’insuffisance des mesures
prévues par le projet de loi Elan.
L’arsenal juridique n’est pas seul
en cause : l’attitude des juges administratifs l’est aussi. « Depuis 2013 il
est possible de demander des indemnités pour recours abusif, mais cela
ne fonctionne pas car le juge qualifie
rarement un recours d’abusif, donc le
mécanisme n’est pas dissuasif, explique cette dernière. Sur plus de
400 demandes d’indemnités faites à
ce jour, seules trois ont été accordées,
de 2.000 à 4.000 euros sauf une qui
est montée à 82.000 euros il y a trois
ans. » Le secrétaire d’Etat auprès du
ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, l’a encore
rappelé : 30.000 projets sont bloqués par les recours en France. Un
chiffre que ses prédécesseurs brandissaient déjà il y a dix ans. n
1,6
MILLION D’EUROS
Les sommes versées à M. Wanten
et à son association Apure, pour
qu’il retire ses recours en justice..
// 19
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
HIGH-TECH
&MEDIAS
Le nombre de journalistes
employés par des titres de presse
américaine a chuté de 45 % entre
2008 et fin 2017, à
39.000 journalistes, selon une
étude de Pew Research Center. Les
rédactions dans les télévisions, qui
sont de gros employeurs, sont en
revanche quasiment stables à
29.000 journalistes.
Démarrage en peine
du Samsung S9
DR
shutterstock
en pixels
Etats-Unis : la presse
a perdu 45 % de ses
effectifs en dix ans
Pour son deuxième trimestre
2018, Samsung Electronics
constate une baisse de ses ventes
de 4 % (à 58,4 trilliards de won)
qu’il explique par le « lent »
démarrage de son modèle haut
de gamme Galaxy S9, sur un
marché mondial du smartphone
stagnant. Les recettes tirées
des écrans de petite taille
sont également en déclin.
7,7 %
FREE RECULE EN BOURSE
Iliad, la maison mère de Free,
a terminé la séance en forte
baisse mardi après
que Bloomberg a évoqué un
nombre record de défections
de clients vers Orange au
deuxième trimestre. Depuis
le début de l’année, le titre a
dégringolé de plus de 32 %.
« Mission : Impossible », le pari réussi
de Paramount et Tom Cruise
CINÉMA
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Tom Cruise fait encore recette. A
cinquante-six ans, l’acteur vedette
tient à bout de bras « Mission :
Impossible », dont le dernier opus a
réalisé le meilleur démarrage de la
licence et le deuxième meilleur
week-end dans la carrière de
l’acteur. En trois jours, « Mission :
Impossible - Fallout » a généré
61,5 millions de dollars de recettes,
auxquels il faut ajouter 92 millions
de dollars à l’international.
Le film a écrasé la concurrence,
dont « Mamma Mia 2 », sorti il y a
deux semaines. « C’est une franchise
mature, mais ils [Tom Cruise et le
réalisateur Christopher McQuarrie] ont su la garder fraîche », s’est
réjoui Jim Gianopoulos, le patron
de la Paramount, le studio qui produit « Mission : Impossible », dans
le « New York Times ».
Preuve du succès du film : Moviepass, qui propose du cinéma en illimité pour une dizaine de dollars
par mois, a bloqué « Mission :
Impossible » pour ses utilisateurs.
Le service a introduit cette restriction pour les films très demandés,
afin de satisfaire les distributeurs,
mais a ainsi provoqué la colère de
milliers de fans, ce week-end…
Les bons débuts de « Mission :
Impossible - Fallout » devraient se
poursuivre. Le film bénéficie en effet
d’un bouche-à-oreille extrêmement
positif. Il présente 98 % de critiques
positives sur Rotten Tomatoes, le
site qui fait et défait les succès à Hollywood. Il s’agit aussi de l’épisode le
mieux noté de la série sur le site
CinemaScore, qui interroge les
spectateurs à la sortie des salles.
Pour Paramount et ses partenai-
res financiers, le pari était
osé. Des moyens colossaux ont été
consentis pour le film, qui a engagé
un budget de 178 millions de dollars, nettement supérieur aux précédents (avec les frais de promotion
à l’international, il pourrait même
dépasser les 300 millions).
Sans compter que Tom Cruise a
chèrement négocié son cachet.
Coproducteur de la série, il avait
menacé de se retirer du projet il y a
deux ans si Paramount baissait son
salaire – il est l’acteur le mieux payé
au monde, par film. Celui qui a
amassé plus de 350 millions de dollars sur les cinq premiers épisodes a
négocié un pourcentage sur les
recettes.
Début du tournage
de la suite de « Top Gun »
La rentabilité devrait toutefois être
atteinte. Le dernier opus en date,
« Rogue Nation », sorti en 2015,
avait généré près de 700 millions de
recettes au total, pour un démarrage plus lent.
Ce succès confirme la remontée
de Paramount, mal en point il y a
encore quelques mois. Le studio
contrôlé par Viacom, encore loin de
ses rivaux Warner, Fox ou Universal
en termes de parts de marché, est
redevenu profitable depuis l’arrivée
à sa tête de Jim Gianopoulos, en
mars 2017. Il a aussi enchaîné les
succès d’audience ces derniers
mois, notamment avec « Sans un
bruit », qui a généré plus de 330 millions de dollars de recettes pour un
budget presque 20 fois inférieur.
Le destin de Paramount est en
tout cas étroitement lié à celui de
Tom Cruise. Dans un an, doit sortir
la suite de « Top Gun », qui avait fait
de l’acteur une star en 1986. Très
attendu, son tournage a débuté. Il
réunira lui aussi un casting trois
étoiles, avec Jennifer Connelly et Val
Kilmer aux côtés de Tom Cruise… n
David James/Paramount Pictures
l Le dernier opus effectue
un démarrage historique.
l Et signe le retour au premier plan
du studio américain, détenu
par Viacom.
Paramount et Tom Cruise ont pris des risques sur « Mission : Impossible - Fallout », mais ils ne devraient pas le regretter.
Comment la France a séduit le sixième opus du film
Le dernier épisode de
la saga a bénéficié du crédit
d’impôt international,
qui l’a incité à tourner
dans l’Hexagone. Cela y
aurait généré au minimum
25 millions d’euros
de dépenses.
Axelle Bouschon
@Axellebsch
Tom Cruise escalade les buildings,
entreprend une course-poursuite
et saute d’un hélicoptère en plein
vol… Rien de neuf sous le soleil pour
tout connaisseur de la saga « Mission: Impossible », dans laquelle
l’espion Ethan Hunt s’évertue à sauver le monde de mille et un dangers.
A une exception près : une large
partie du sixième opus du film, qui
sort en France le 1er août, a été tournée à Paris. Le charme de la capitale
française explique sans doute en
grande partie pourquoi la superproduction américaine l’a choisie,
mais c’est surtout le crédit d’impôt
international qui l’a conquise.
Ce dispositif, accordé par le Centre national du cinéma et de l’image
animée (CNC), s’applique aux productions cinématographiques ou
audiovisuelles étrangères réalisées,
au moins en partie en France. Pour y
prétendre, un film doit, entre autres,
totaliser au moins 250.000 euros de
dépenses éligibles dans l’Hexagone,
ou 50 % du budget global si ce dernier est inférieur à 500.000 euros.
« En 2017, les crédits
d’impôt ont généré
600 millions d’euros
d’activité
supplémentaire
par rapport à 2015,
avec, à la clef,
la création de plus
de 15.000 emplois. »
CNC
Record de dépenses
en France
Une bagatelle pour « Mission :
Impossible - Fallout », qui, avec un
coût global de 168 millions d’euros,
a réalisé « au minimum 25 millions
d’euros de dépenses en France », précise le CNC, et mobilisé plus de
5.000 techniciens français. Un
« record pour un long-métrage étranger tourné en France, devant Dunkerque et Hunger Games », mentionne l’institution. A titre
d’exemple, « Dunkerque », sorti
l’été dernier, a occasionné 10 millions de dépenses dans la région
Nord-Pas-de-Calais et mobilisé près
de 1.800 techniciens français.
Le crédit d’impôt international a
fortement augmenté en 2015, puis
en 2016, passant d’un taux de 20 à
30 %, et d’un plafond de rembourse-
ment de 20 à 30 millions d’euros. Au
total, « en 2017, les crédits d’impôt ont
généré 600 millions d’euros d’activité
supplémentaire par rapport à 2015,
avec, à la clef, la création de plus de
15.000 emplois », souligne le CNC.
Il aurait même un impact sur le
tourisme. Le film « Dunkerque »
aurait ainsi entraîné un nombre
« considérable » de visiteurs vers « le
musée de la Guerre de la ville » et à la
découverte de la région, a indiqué
Frédérique Bredin, présidente du
CNC, lors d’une audition récente
devant l’Assemblée nationale.
La France n’est, en tout cas, pas le
seul pays à avoir instauré un crédit
d’impôt pour les productions étrangères : le Royaume-Uni, par exemple, propose ainsi un crédit, représentant 25 % des dépenses du film.
Si le crédit d’impôt international
français, avec son taux à 30 %, est
donc plus avantageux, il reste
cependant en deçà du dispositif
irlandais, qui, à 32 %, est le plus
élevé d’Europe. n
Les annonces de Vivendi saluées par le marché
TÉLÉCOMS
Vivendi a gagné
presque 4 % en Bourse
mardi.
La perspective
de rachats d’actions
a été relevée
par les analystes.
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Les annonces et résultats de Vivendi
ont été récompensés par les marchés. Au lendemain de la présentation de ses comptes semestriels, le
titre du géant des médias et de la
communication a bondi de presque
6 % en séance, terminant sur un gain
de 3,74 %, en tête du CAC 40.
La plupart des analystes financiers ont salué le processus d’ouverture du capital d’Universal Music Group (une cession
pouvant aller jusqu’à 50 %). Certains analystes, à l’image de ceux de
Morgan Stanley, ne s’attendaient
pas à une annonce aussi tôt. Beaucoup estiment que la pépite du
groupe, bien positionnée sur le
marché très porteur du streaming,
n’était pas suffisamment bien valorisée à l’intérieur de Vivendi.
Alors que nombre d’observateurs attendaient une introduction
en Bourse d’UMG, cette voie a été
abandonnée « en raison de sa complexité », a dit Vivendi. « C’est une
bonne nouvelle », se félicite Deutsche Bank. Cette option évite le risque que les investisseurs ne sortent
d’Universal au profit d’UMG, si
celui-ci était coté.
Les analystes évoquent plusieurs
acquéreurs potentiels d’une partie
du capital d’UMG. Deutsche Bank
cite ainsi les Gafa (Google, Apple,
Facebook, Amazon) mais aussi le
chinois Alibaba et Liberty Media (de
John Malone). Le géant de la musique Spotify, coté depuis avril, fait
bien évidemment partie de la liste,
mais le financement de l’acquisition
risque de ne pas être aisé. Pour
Oddo, le candidat naturel serait plutôt le chinois Tencent.
Beaucoup d’analystes
estiment qu’Universal
Music Group, bien
positionné sur le
marché très porteur
du streaming, n’était
pas suffisamment
valorisé à l’intérieur
de Vivendi.
Mais les investisseurs ont surtout
relevé que le produit de la cession
d’UMG pourrait notamment être
affecté à des rachats d’actions, plébiscités par les marchés. Compte
tenu de la valorisation d’UMG (entre
17,8 et 25 milliards par Morgan Stanley, UBS, Oddo ou Goldman Sachs,
voire davantage par d’autres), cela
pourrait représenter une opération
importante. Par exemple, Morgan
Stanley évoque des rachats d’actions
de l’ordre de 20 à 30 % de la capitalisation boursière.
L’acquisition d’Editis,
un premier pas
Le projet d’acquisition d’Editis – une
annonce perçue comme une surprise – est souligné par les analystes, même si l’édition est un secteur
« de faible croissance », rappelle
Deutsche Bank.
Avec l’acquisition du numéro
deux de l’édition française (qui a
notamment Marc Levy et Michel
Bussi), Vivendi pourrait développer
des livres pour la télévision ou le
cinéma, et donc multiplier les
« potentielles synergies » avec ses
activités plus anciennes, comme le
souligne Goldman Sachs. « Il nous
semble très probable que Vivendi
envisage ensuite d’autres acquisitions » dans l’édition, considère pour
sa part Jérôme Bodin, chez Oddo.
Enfin, les marchés ont salué les
résultats meilleurs que prévu du
groupe. Notamment, le résultat
opérationnel ajusté au premier
semestre de 542 millions d’euros,
légèrement supérieur au consensus.
(
Lire « Crible »
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20 //
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
en
direct
Redressement
judiciaire pour CVC
ÎLE-DE-FRANCE Ubeeqo (filiale
d’Europcar Mobillity Group)
prévoit une hausse de 25 % de sa
flotte disponible d’ici à octobre
2018 et de la faire monter en
puissance en la doublant d’ici à
la fin de l’année. Le loueur de
véhicules en libre-service comptabilise 8.400 utilisateurs en
Ile-de-France et 320 voitures
essence et hybrides.
LORRAINE La Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC), qui
emploie 130 salariés à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle), a
été placée en redressement judiciaire mardi par le tribunal de
commerce de Nancy. Propriété
du groupe industriel allemand
Hanse Industriekapital (HIK)
depuis 2016, la CVC était en cessation de paiement et n’avait plus de
Valerie Sauteret/Ubeeqo
PME
&REGIONS
Ubeeqo double sa
flotte de véhicules
série d’été 8/10
commandes au-delà du 15 septembre. Un mandataire social et
un administrateur judiciaire
seront nommés pour une période
d’observation de six mois.
D’après la CGT, quatre repreneurs seraient intéressés. La CVC,
implantée depuis 1896 à la périphérie de Nancy, fabrique des
produits d’entrée et de moyenne
gamme pour les marques du
groupe Vivarte. Elle avait remporté en 2016 le label « entreprise
du patrimoine vivant ».
LES MAIRES INCLASSABLES
Bertrand Pasciuto, champion du service public
A Cournon-d’Auvergne, seuls les
travaux de construction font l’objet
de marchés publics. Tout le reste
est confié à des fonctionnaires
municipaux.
Sylvie Jolivet
— Correspondante
à Clermont-Ferrand
C
harlie Hebdo », qui
voisine avec le bulletin municipal dans
l’antichambre de son
bureau ; la couverture
du numéro de l’hebdomadaire satirique du 14 janvier 2015 placardée à
un mur de ce bureau. Il n’y a pas de
doute : Bertrand Pasciuto, maire de
Cournon-d’Auvergne (20.000 habitants), est toujours « Charlie ».
Fidèle à ses engagements. Comme
le prouve la présence, derrière lui,
du portrait officiel de François Mitterrand, alors qu’il a quitté le PS il y a
peu. Un parti auquel il avait adhéré
à dix-huit ans, au congrès d’Epinay.
Les sensibilités de gauche,
d’extrême gauche, écologistes sont
représentées dans son équipe de
33 membres ; l’opposition de droite
comptant 6 représentants. « Bertrand Pasciuto aborde les dossiers
avec les valeurs qui sont les siennes,
mais la discussion est assez ouverte :
il accepte les propositions s’il juge
qu’elles sont pertinentes pour l’intérêt de la commune », témoigne
que disposer d’une cuisine faite sur
place permet de contrôler la qualité
de ce que mangent ses écoliers.
« Fonctionnaire bashing »
Henri Javion, « gauliste LR »,
conseiller municipal depuis vingtdeux ans.
Mise en régie des services
municipaux
Un troisième élément de décoration du bureau du maire élu accroche l’œil : un panneau constitué de
bandes horizontales de ruban tricolore légendées chacune avec une
d a t e e t u n é vé n e m e n t . « L e s
moments marquants de mes mandats », commente-t-il. 2007, la création de la régie de l’eau. Le prix du
mètre cube d’eau a alors baissé de
29 centimes. « Cela correspondait à
ce que Veolia donnait à ses actionnaires. L’eau est un bien public et ne
devrait pas être une source de profit », explique l’élu, pointant l’état
des réseaux et installations, qui ont,
selon lui, nécessité d’importants
investissements.
En 2007, la commune a également créé une régie pour la gestion
du cinéma, le Gergovie, qu’elle avait
racheté à un propriétaire privé dans
les années 1990. Après en avoir
confié la gestion à une association,
le Kaléidoscope, largement subventionnée, elle a choisi de prendre les
Bertrand Pasciuto, élu maire en 2001, a vu sa liste l’emporter au premier tour en 2008 et 2014,
avec 60 % des voix. Photo Mairie de Cournon
choses en mains directement. Le
camping municipal – Le Pré des
Laveuses –, la salle culturelle – La
Coloc’ – et les transports scolaires
sont gérées par la municipalité.
« C’est un choix politique. Quand on
délègue un service public, cela coûte
toujours plus cher qu’une gestion
directe », martèle-t-il.
Baisse des charges
Les résultats de cette politique se
lisent dans les données financières
de la ville de Cournon-d’Auvergne.
Ainsi, alors que les charges de personnel par habitant, 714 euros, y
sont plus élevées que la moyenne de
la strate à laquelle elle appartient
(650 euros), achats et charges externes pèsent, en revanche, moins
lourds : 225 euros contre 265 euros.
Quant aux impôts locaux par habitant, ils atteignent 646 euros contre
546 pour la moyenne de la strate.
Dans ce village, rien n’est externalisé, sauf la construction des bâtiments. Le budget de fonctionnement atteint 25 millions d’euros,
dont la moitié consacrée aux
dépenses de personnel, avec un
total de 300 agents. Les travaux de
gros entretien et parfois les finitions
Yabon réveille ses crèmes dessert
NORMANDIE
Du nouveau dans
le rayon des desserts
prêts à consommer.
Pour concurrencer
Mont Blanc, Yabon
innove avec une crème
dessert familiale
en poche souple
refermable.
Claire Garnier
— Correspondante à Rouen
Les crèmes dessert Yabon règnent
en maître dans les cantines scolaires, mais pas sur les linéaires de la
grande distribution. Aussi Société
Nouvelle Yabon Verneuil a-t-il
décidé de réveiller sa marque, créée
en 1950. Une relance qui s’inscrit
dans le sillage de la reprise en septembre 2016 de l’ex-société Yabon
Baby de Verneuil-sur-Avre, dans
l’Eure, par le très discret groupe
parisien Financière Messine
(Materna, Cook Inov…).
Le rayon des desserts prêts à
consommer, qui a connu une croissance de 14 % en valeur en 2017, est
« en attente d’innovations », estime
Le rayon des desserts
prêts à consommer
a connu une croissance
de 14 % en valeur
en 2017. Photo DR
Société Nouvelle Yabon Verneuil,
qui réalise 30 millions d’euros de
chiffre d’affaires avec 120 salariés.
Nouvel emballage
Pour séduire un consommateur qui
connaît ses gâteaux de riz mais
boude ses crèmes dessert, la société
lance pour ces dernières un nouvel
emballage qui va remplacer ses
pots individuels en plastique. C’est
une poche souple en plastique
refermable avec bouchon. Elle est
fabriquée sur une ligne spécifique
par la société sœur Cook Inov
(46 salariés), située à Nogent-le-Rotrou, à 45 kilomètres.
« Adieu la boîte métal, bonjour la
poche souple ! » s’enthousiasme le
service marketing de Yabon. C’est
une allusion directe à la boîte en
métal de Mont Blanc, son concurrent direct dans les crèmes dessert
sur les linéaires des desserts
prêts à consommer. Pour contrer Mont Blanc, Yabon propose aussi un « format familial », ce qu’il ne faisait pas
auparavant, ses crèmes étant
disponibles en format individuel ou bien en gros bidon pour
la restauration hors foyer. Mais
pour se démarquer davantage
de Mont Blanc et de sa boîte
familiale de 570 grammes,
Yabon opte pour une contenance plus petite de 350 grammes. « Cela correspond plus à la
taille des foyers actuels », indique Alexandra Elie, responsable marketing chez Yabon.
Côté recettes, Yabon a aussi
modifié ses préparations dans
un sens « plus gourmand », avec
« du vrai chocolat » et du « vrai caramel ». Sur le marché plus étroit des
« gâteaux » (riz et semoule) qu’il
domine, Yabon ne change pas son
conditionnement – boîtes métalliques de 420 grammes et pots individuels en plastique –, mais il modifie
ses recettes dans un sens « plus qualitatif ». Et propose à ses aficionados
un nouveau site Internet et une
page Facebook. n
sont réalisés par du personnel communal. Les agents sont jardiniers,
plombiers, maçons, électriciens,
peintres, menuisiers, serruriers.
Plus des mécaniciens et carrossiers
pour l’entretien du parc automobile
municipal. Et quelques autres.
« Beaucoup sont polyvalents. Avoir
toutes ces compétences sous la main
permet d’intervenir très vite. Lorsqu’une fuite d’eau est signalée dans
une école, la réparation est faite tout
de suite. Le personnel d’une entreprise ne peut pas être aussi disponible », démontre Bertrand Pasciuto.
L’élu insiste également sur le fait
Que pensent ses opposants de cette
politique ? Pour l’un, il est effectivement pratique de disposer de personnel municipal en cas d’urgence,
mais il serait nécessaire de trouver
un équilibre et de faire travailler les
entreprises locales pour les travaux
plus importants. Pour un autre, le
statut de fonctionnaire doit être
limité aux fonctions qui le justifient.
Bertrand Pasciuto balaie ces
arguments et fustige le « fonctionnaire bashing ». Celui qui a toujours
travaillé dans le privé – manutentionnaire dans une grande surface,
puis informaticien à l’ANPE, puis
Pôle emploi – dit avoir été surpris
par les qualités et la technicité des
fonctionnaires. « Ce sont des gens
sérieux et dévoués au service public »,
insiste -t-il. Chaque semaine,
l’homme consacre une demi-journée à la gestion du personnel. Elu
maire en 2001, il a vu sa liste l’emporter au premier tour en 2008 et 2014,
avec 60 % des voix. n
5 RETROUVEZ
DEMAIN
Henri Boguet, le maire
qui défie la préfecture
Contrevenant au Code rural,
Henri Boguet a interdit l’usage
des néonicotinoïdes dans son
village de Fontoy.
Ingeliance s’implante
en Australie
NOUVELLEAQUITAINE
Pour doubler
de taille d’ici à cinq
ans, Ingeliance
prévoit de créer
au moins 150 postes.
Frank Niedercorn
— Correspondant à Bordeaux
Plus de deux ans après le « contrat du siècle » signé entre Naval
Group et l’Australie, pour
la fourniture de douze sous-marins, on n’en connaît toujours
pas officiellement les détails. Le
bureau d’études Ingeliance, partenaire de Naval Group (exDCNS), qui devrait réaliser
40 millions d’euros cette année,
est la première PME française à
s’implanter sur place avec la
création d’une filiale commune
fondée avec Memko, une société
d’ingénierie australienne.
20 % à l’international
Le marché, dont le montant a été
estimé à 35 milliards d’euros,
prévoit que les navires seront
construits sur place. « L’ambi-
tion de l’Australie étant d’acquérir une compétence dans la construction navale, cela suppose un
transfert de savoir-faire industriel et de technologie », explique
Jean-François Cledel, le président d’Ingeliance, qui avait
accompagné l’industriel dès
2016. Des marchés qui engagent
les sous-traitants. Et Memko a
tout à apprendre d’Ingeliance
dans le domaine de la construction navale. L’entreprise australienne peut apporter sa connaissance des logiciels de Dassault
Systèmes (3DExperience et
Catia), réclamés par Naval
Group dans le cadre du projet.
L’effectif d’Ingeliance Australia, une dizaine de personnes,
pourrait être multiplié par dix
d’ici trois à cinq ans. « Tout
dépendra de l’évolution de ce
contrat et de l’évolution du marché australien, qui devrait être très
porteur », précise Jean-François
Cledel. D’ici à 2022, Ingeliance
espère que l’international représentera 20 % de son activité, contre 5 % aujourd’hui, pour un chiffre d’affaires de 80 millions, qui
aura doublé. Le groupe de
550 personnes prévoit la création d’au moins 150 postes dans
les douze prochains mois. n
// 21
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
appels d’offres
FOURNITURES
94 VILLE DE RUNGIS
ACQUISITION DE
7 VÉHICULES NEUFS « TYPE
ÉLECTRIQUE ET ESSENCE »
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Aurélien Joubert, 5 rue Sainte Geneviève BP 10, 94151
Rungis cedex, adresse internet du profil
acheteur : https://www.achatpublic.com/
sdm/ent/gen/index.jsp
Le pouvoir adjudicateur n’agit pas pour le
compte d’autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : Acquisition de 7 véhicules neufs «type électrique et essence»
Type de marché de fournitures : Achat
Lieu d’exécution et de livraison : Rungis,
94150 Rungis
L’avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Acquisition de :
- 6 véhicules électriques
- 1 véhicule essence
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d’exécution : 12 mois à compter de la notification du
marché
Modalités essentielles de financement et de
paiement et/ou références aux textes qui
les réglementent : Règlement par mandat
administratif selon un délai de 30 jours. En
application de l’article 183 du Décret n° 2016360 relatif aux marchés publics, le dépassement du délai de paiement ouvre droit et sans
autre formalité, pour le titulaire du marché, au
bénéfice d’intérêts moratoires, à compter du
jour suivant l’expiration du délai.
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés au stade de la candidature :
Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des dispositions de l’article 45 et 48 de l’ordonnance
du 23 juillet 2015.
Les candidatures qui ne sont pas accompagnées des pièces administratives de
candidatures demandées dans le présent
règlement.
Les candidatures qui ne justifient pas de
capacités professionnelles, techniques et
financières suffisantes au regard de l’objet
du marché.
Les candidats qui ne justifient pas d’un
chiffre d’affaire au moins équivalent à une
fois et demie (1,5) le montant du marché.
• Situation juridique - références requises :
Déclaration sur l’honneur pour justifier que
le candidat n’entre dans aucun des cas
mentionnés à l’article 45 et 48 de l’ordonnance du 23 juillet 2015;
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre
d’affaires concernant les services objet du
contrat, réalisés au cours des trois derniers
exercices disponibles
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Liste des
principaux services effectués au cours des
trois dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire public ou privé. Les livraisons sont prouvées par des attestations du destinataire ou, à défaut, par
une déclaration de l’opérateur économique ;
Marché réservé : Non
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d’opérateurs durant
la négociation ou le dialogue (procédure
négociée, dialogue compétitif) : Recours à
une procédure se déroulant en phases successives afin de réduire progressivement
le nombre des solutions à discuter ou des
offres à négocier : NON
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier
des charges (règlement de la consultation,
lettre d’invitation ou document descriptif)
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
06 septembre 2018 à 12 h 00
Date d’envoi du présent avis à la publication : 26 juillet 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : adresse
internet
:
https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_3TX5R95RRf
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale n°8630, 77008 Melun cedex, tél. :
01 60 56 66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
TRAVAUX
VILLE DE
92 FONTENAY
AUX ROSES
INSTALLATION D’UNE HALLE
SPORTIVE DÉMONTABLE
AVEC LOCAUX ANNEXES
ET AMÉNAGEMENTS
EXTÉRIEURS
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Fontenay-aux-Roses
Correspondant : Virton Priscilla, 75 rue
Boucicaut 92260 Fontenay-aux-Roses. tél. :
0141132068, Courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.fr, profil d’acheteur : http://
fontenay-aux-roses.e-marchespublics.
com.
Objet du marché : 18a21 installation d’une
halle sportive démontable pour un gymnase
44x22 avec locaux annexes et aménagements extérieurs au stade du panorama.
Accord-cadre avec un seul opérateur.
Caractéristiques principales :
Les prestations donnent lieu à un marché
mixte.
Lot 1 Installation d’une halle de sport et de
ses annexes démontables «clé en main» :
Partie forfaitaire.
Les prestations donnent lieu à un accord-cadre à bons de commande avec minimum et/ou maximum, en application de
l’article 78 - I alinéa 3 du Décret n° 2016-360
du 25 mars 2016 pour les lots 2 à 4 :
Lot n° 2 : VRD, assainissement et terrassements .
Lot n° 3 : Réseaux d’adduction d’électricité et de téléphone, Eclairage extérieur
Lot n° 4 : Réseau d’adduction d’eau et de
gaz
Quantités (fournitures et services), nature
et étendue (travaux) : Se reporter à la définition par lot.
Options : descriptions concernant les
achats complémentaires : Sans objet.
Refus des variantes.
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Le présent avis correspond à un avis périodique indicatif constituant une mise en
concurrence.
Prestations divisées en lots : oui.
Possibilité de présenter une offre pour tous
les lots.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : le règlement des
dépenses se fera par mandat administratif.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : aucune forme de
groupement n’est imposée par le pouvoir
adjudicateur.
le pouvoir adjudicateur interdit aux candidats de présenter leurs offres en agissant
à la fois en qualité de candidats individuels
et de membres d’un ou plusieurs groupements, conformément à l’article 45-v-1 du
décret n° 2016-360 du 25 mars 2016.
le pouvoir adjudicateur interdit aux candidats de présenter leurs offres en agissant à la fois en qualité de membres de
plusieurs groupements, conformément à
l’article 45-v-2 du décret n° 2016-360 du
25 mars 2016.
en cas d’attribution du marché à un groupement conjoint, le mandataire du groupement sera solidaire, pour l’exécution du
marché, de chacun des membres du groupement pour ses obligations contractuelles
en application de l’article 45-iii du décret
n° 2016-360 du 25 mars 2016.
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation :
Critères de sélection des candidatures : 1.
capacités professionnelles
2. capacités financières
3. références
se reporter au règlement de la consultation.
Situation juridique - références requises : se
reporter au règlement de la consultation.
Capacité économique et financière - références requises : se reporter au règlement
de la consultation.
Référence professionnelle et capacité technique - références requises : se reporter au
règlement de la consultation.
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement par
le candidat, à l’appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après)
-Déclaration sur l’honneur du candidat justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner obligatoires
prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ou, pour les
marchés publics de défense ou de sécurité,
qu’il n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus
aux articles 45 ,46 et 48 de l’ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le
cadre du formulaire DC1, ci-après.)
-Déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il est en règle, au cours de l’année
précédant celle au cours de laquelle a lieu
le lancement de la consultation, au regard
des articles L. 5212-1, L. 5212-2, L. 5212 5
et L. 5212-9 du code du travail, concernant
l’emploi des travailleurs handicapés (si
cette déclaration n’est pas déjà demandée
dans le cadre du formulaire DC1, ci-après)
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par ses
co-traitants (disponible à l’adresse suivante : http://www.economie.gouv.fr/daj/
formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si l’attributaire est établi dans un Etat autre que
la France, un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine.
Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par
le pays concerné, il peut être remplacé par
une déclaration sous serment, ou dans les
Etats où un tel serment n’existe pas, par une
déclaration solennelle faite par l’intéressé
devant l’autorité judiciaire ou administrative
compétente, un notaire ou un organisme
professionnel qualifié du pays Se reporter
au règlement de la consultation.
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération.
- Valeur technique. Se reporter au RC pour
connaître le contenu du critère : 40%;
- Prix : 40%;
- Délai : 20%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des : 05 2018 à
15:00.
Délai
minimum
de
validité
des
offres : 120 jour(s) à compter de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires : La remise des offres est subordonnée à la visite
des lieux d’exécution du marché. Le candidat est réputé avoir pleinement la connais-
sance des aspects du projet et du lieu, il ne
pourra en aucun cas se prévaloir de sa méconnaissance. Par conséquent, tout soumissionnaire devra prendre attache auprès
de la Direction des Services Techniques
Municipaux, en contactant le 01.41.13.21.70
afin de confirmer sa présence à l’une des
dates proposées. Le référent des visites
préalables est M. Drulhe, responsable du
service constructions et travaux neufs bâtiments. Merci de prendre rendez-vous afin
de convenir d’une date avec le référent sauf
indisponibilité entre le 13 et le 24 août 2018.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 27 juillet 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif et technique peuvent être obtenus : Mairie de
Fontenay aux Roses, Service Commande
Publique 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay
aux Roses , tél. : 0141132068 , télécopieur :
0141132111 , courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.fr , adresse internet : http://
fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com/ .
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy Pontoise 2-4 boulevard de l’Hautil
BP30322 95027 Fontenay aux Roses , tél. :
0130173400 , télécopieur : 0130173459 ,
courriel : greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr , adresse internet : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com/ .
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus : Mairie de Fontenay aux Roses, Service Commande Publique 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay aux Roses , tél. :
0141132068 , télécopieur : 0141132111, courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.
fr, adresse internet : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com/
Précisions concernant le(s) délai(s) d’introduction des recours : https://www.
economie.gouv.fr/files/files/directions_services/daj/marches_publics/conseil_acheteurs/fiches-techniques/mise-en-oeuvreprocedure/recours-contentieux-2016.pdf
Renseignements relatifs aux lots :
Lot n°1: Installation d’une halle de sport
et de ses annexes démontables «clé en
main». Les constructions seront en bâtiments
« démontables » neufs. L’ensemble des locaux annexes dénommés « Vestiaires » sera
conforme à la RT2012. :
Informations complémentaires : La durée du
lot est de 12 mois. Le lot est forfaitaire Le
délai d’exécution prévisionnel est de 19 semaines à compter de l’ordre de service de
démarrage.
Lot n°2: VRD, assainissement et terrassements. Il s’agit des travaux de voirie et réseaux divers, assainissement et terrassements dans
le cadre de la mise en place du gymnase
ainsi que les aménagements extérieurs sur
le reste du périmètre. :
Informations complémentaires : La durée
est de 28 mois à compter de la notification.
Le délai prévisionnel de 19 semaines sur les
prestations liées directement à l’aménagement du bâtiment à compter de l’ordre de
service de démarrage. Pour les prestations
sur le reste du périmètre, les délais d’exécution seront pris d’un commun accord avec
le maître d’oeuvre et fixé dans l’ordre de
service. Les prestations donnent lieu à un
accord-cadre à bons de commande avec
minimum et/ou maximum, en application de
l’article 78 - I alinéa 3 du Décret n° 2016-360
du 25 mars 2016. Minimum: sans Maximum :
1 000 000 euros HT
Lot n°3: Réseaux d’adduction d’électricité
et de téléphone, Eclairage extérieur. Réseaux d’adduction d’électricité et de téléphone, Eclairage extérieur :
Informations complémentaires : La durée
est de 12 mois à compter de la notification. Le délai prévisionnel de 19 semaines
à compter de l’ordre de service de démarrage. Les prestations donnent lieu à un
accord-cadre à bons de commande avec
minimum et/ou maximum, en application de
l’article 78 - I alinéa 3 du Décret n° 2016-360
du 25 mars 2016. Minimum: sans Maximum :
150 000 euros HT
Lot n°4: Réseau d’adduction d’eau et de
gaz. Réseau d’adduction d’eau et de gaz :
Informations complémentaires : La durée
est de 12 mois à compter de la notification. Le délai prévisionnel de 19 semaines
à compter de l’ordre de service de démarrage. Les prestations donnent lieu à un
accord-cadre à bons de commande avec
minimum et/ou maximum, en application de
l’article 78 - I alinéa 3 du Décret n° 2016-360
du 25 mars 2016. Minimum: sans Maximum :
80 000 euros HT
VILLE DE
92 FONTENAY
AUX ROSES
RÉFECTION DE LA PELOUSE
SYNTHÉTIQUE DU TERRAIN
DE FOOTBALL DU GYMNASE
DU PARC
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Fontenay-aux-Roses,
Service Commande Publique, 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay aux Roses. tél. :
0141132068, télécopieur : 0141132111, Courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.
fr, profil d’acheteur : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com.
Objet du marché : marché 18a22 travaux de
réfection de la pelouse synthétique du terrain de football du gymnase du parc.
L’avis implique un marché public.
Caractéristiques principales :
Il est prévu une décomposition en tranches :
- Tranche ferme : Dépose du gazon et pose
d’un nouveau gazon synthétique
- Tranche optionnelle 1 : Reprise partielle du
fond de forme et réseau de drainage (phase 2)
- Tranche optionnelle 2 : Reprise totale du
fond de forme et réseau de drainage (phase 2)
Quantités (fournitures et services), nature
et étendue (travaux) : Le marché est divisé
en 2 phases définies comme suit : Phase
N° 1 : Dépose Phase N° 2 : Terrassement
fourniture et pose du nouveau gazon Les
délais d’exécution prévisionnels des phases
du marché sont les suivants : Phase N° 1 :
1 Mois. La première phase devra impérativement être terminée au 31 octobre 2018.
Phase N° 2 : 2 Mois. La deuxième phase
devra impérativement être terminée au
31 août 2019.
Des variantes seront-elles prises en
compte : oui
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Le présent avis correspond à un avis périodique indicatif constituant une mise en
concurrence.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d’exécution : 26 mois à compter de la notification
du marché.
Date prévisionnelle de commencement
des travaux : 01 octobre 2018
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : le règlement des dépenses se fera par mandat administratif
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : aucune forme de
groupement n’est imposée par le pouvoir
adjudicateur.
le pouvoir adjudicateur interdit aux candidats de présenter leurs offres en agissant
à la fois en qualité de candidats individuels
et de membres d’un ou plusieurs groupements, conformément à l’article 45-v-1 du
décret n° 2016-360 du 25 mars 2016.
le pouvoir adjudicateur interdit aux candidats de présenter leurs offres en agissant à la fois en qualité de membres de
plusieurs groupements, conformément à
l’article 45-v-2 du décret n° 2016-360 du
25 mars 2016.
en cas d’attribution du marché à un groupement conjoint, le mandataire du groupement sera solidaire, pour l’exécution du
marché, de chacun des membres du groupement pour ses obligations contractuelles
en application de l’article 45-iii du décret
n° 2016-360 du 25 mars 2016.
Langues pouvant être utilisées dans l’offre
ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro.
Conditions de participation : Critères de
sélection des candidatures :
1. capacités professionnelles
2. Capacités financières
3. Références
Situation juridique - références requises : se
reporter au règlement de la consultation
Capacité économique et financière - références requises : se reporter au règlement
de la consultation
Référence professionnelle et capacité technique - références requises : se reporter au
règlement de la consultation
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l’appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après)
-Déclaration sur l’honneur du candidat justifiant qu’il n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner obligatoires
prévus aux articles 45 et 48 de l’ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ou, pour les
marchés publics de défense ou de sécurité,
qu’il n’entre dans aucun des cas d’interdiction de soumissionner obligatoires prévus
aux articles 45 ,46 et 48 de l’ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n’est pas déjà demandée dans le
cadre du formulaire DC1, ci-après.)
-Déclaration sur l’honneur du candidat attestant qu’il est en règle, au cours de l’année
précédant celle au cours de laquelle a lieu
le lancement de la consultation, au regard
des articles L. 5212-1, L. 5212-2, L. 5212-5
et L. 5212-9 du code du travail, concernant
l’emploi des travailleurs handicapés (si
cette déclaration n’est pas déjà demandée
dans le cadre du formulaire DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi en France, une déclaration sur l’honneur du candidat justifiant
que le travail est effectué par des salariés
employés régulièrement au regard des articles L. 1221-10, L. 3243-2 et R. 3243-1 du
code du travail (dans le cas où le candidat
emploie des salariés, conformément à l’article D. 8222-5-3° du code du travail) (si
cette déclaration n’est pas déjà demandée
dans le cadre du formulaire DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi ou domicilié à
l’étranger, une déclaration sur l’honneur du
candidat attestant qu’il fournit à ses salariés
des bulletins de paie comportant les mentions prévues à l’article R. 3243-1 du code
du travail, ou des documents équivalents (si
cette déclaration n’est pas déjà demandée
dans le cadre du formulaire DC1, ci-après)
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
-Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par ses
co-traitants (disponible à l’adresse suivante : http://www.economie.gouv.fr/daj/
formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l’attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l’accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l’attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu’il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si l’attributaire est établi dans un Etat autre que
la France, un certificat établi par les administrations et organismes du pays d’origine.
Lorsqu’un tel certificat n’est pas délivré par
le pays concerné, il peut être remplacé par
une déclaration sous serment, ou dans les
Etats où un tel serment n’existe pas, par une
déclaration solennelle faite par l’intéressé
devant l’autorité judiciaire ou administrative
compétente, un notaire ou un organisme
professionnel qualifié du pays
Marché public simplifié : NON
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération.
- Valeur technique. Se reporter au RC pour
connaître le contenu du critère : 55%;
- Prix des prestations : 35%;
- Délai : 10%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date
limite
de
réception
des
offres : août 2018 à 15:00.
Délai
minimum
de
validité
des
offres : 120 jour(s) à compter de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires : La remise des offres est subordonnée à la visite
des lieux d’exécution du marché. Tout soumissionnaire pourra prendre attache auprès
de la Direction des Services Techniques
Municipaux, en contactant le 01.41.13.20.46
ou le 01.41.13.20.13 pour une prise de rendez-vous d’un commun accord avec le référent. Le référent des visites préalables est
M. Wadoux. Après avoir pris rendez-vous, le
candidat devra se présenter à la Direction
des Sports pour la visite à l’adresse suivante : Chateau Sainte Barbe, Aile Centrale
1er étage, 8 place du Château Sainte Barbe,
92260 Fontenay aux Roses
NB : le référent sera absent du 13
au août 2018.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures : Les plis et les échantil-
lons devront être remis contre récépissé
à l’adresse suivante : Mairie de Fontenay-aux-Roses, Accueil administratif, 75
rue Boucicaut, 92260 Fontenay-aux-Roses.
ou, s’ils sont envoyés par la poste, devront
l’être à l’adresse ci-dessous :
Mairie de Fontenay-aux-Roses, Service de
la Commande Publique, 75 rue Boucicaut,
92260 FONTENAY AUX ROSES
Par pli recommandé avec avis de réception
postal.
Les dossiers qui parviendraient après la
date et l’heure limites fixées au présent règlement de la consultation ne seront pas
ouverts.
Remise des plis par voie électronique :
Conformément aux dispositions de l’article 40 du décret n° 2016-360 du 25 mars
2016, le pouvoir adjudicateur autorise la
transmission des candidatures et des
offres des entreprises par voie électronique à l’adresse suivante : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com
Et dans les conditions techniques suivantes : voir les conditions décrites dans
ledit site.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 27 juillet 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d’ordre administratif et technique
peuvent être obtenus : Mairie de Fontenay
aux Roses 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay
aux Roses , tél. : 0141132068 , télécopieur :
0141132111 , courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.fr , adresse internet : http://
fontenay-aux-roses.e-marchespublics.
com/ .
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy Pontoise 2-4 boulevard de l’Hautil
BP30322 95027 Cergy Pontoise Cedex, tél. :
0130173400, télécopieur : 0130173459 , courriel : greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr .
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus : Mairie de Fontenay aux Roses, Service Commande Publique 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay aux Roses , tél. :
0141132068 , télécopieur : 0141132111, courriel : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.
fr , adresse internet : http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com/ .
Précisions concernant le(s) délai(s)
d’introduction des recours : https://
w w w.e c o n o m i e.g o u v.f r / f i l e s / f i l e s / d i rections_services /daj /marches_pub lic s /c o n s e il _ a c h e te u r s / f ic h e s -te c h niques /mise-en-oeuvre-procedure /
recours-contentieux-2016.pdf
AVIS
D’ATTRIBUTION
91 VILLE D’YERRES
CRÉATION DE FOSSES ET
PLANTATIONS DE VÉGÉTAUX
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’Yerres.
Correspondant : Olivier Clodong, 60 rue
Charles de Gaulle, 91330, Yerres, tél. :
01-69-49-77-05, télécopieur : 01-69-4977-39, Courriel : sthillotlanglois@yerres.
fr , adresse internet : http://www.yerres.fr/ .
Objet du marché : Création de fosses et
plantations de végétaux.
Critères d’attribution retenus : Offre
économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés
ci-dessous avec leur pondération.
- Prix des prestations : 40%;
- Les dispositions particulières que le candidat mettra en œuvre pour exécuter l’ensemble des prestations sur la commune :
10%;
- Les moyens techniques en matériel pouvant être mis en œuvre pour l’exécution du
marché : 5%;
- La composition type du personnel en fonction des prestations : 10%;
- La présentation des matériaux mis en
œuvre pour l’exécution du marché : 10%;
- Les moyens mis en œuvre pour minimiser
les émissions polluantes et les consommations énergétiques : 5%;
- Les moyens mis en œuvre pour assurer la
propreté quotidienne du chantier : 10%;
- Les moyens mis en œuvre pour assurer la
réduction, collecte et élimination des déchets de chantier : 5%;
- Les moyens mis en œuvre pour limiter les
émissions sonores des engins de chantier :
5%.
Type de procédure : Procédure adaptée
Attribution du marché ou du lot :
Autres informations : Marché déclaré sans
suite.
La procédure est déclarée sans suite pour
motif d’intérêt général.
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Versailles, 56 avenue de Saint-Cloud, 78000,
VERSAILLES, tél. : 01-39-20-54-00, Courriel : greffe.ta-versailles@juradm.fr Fax : 01-
39-20-54-87, Adresse internet :http://www.
ta-versailles.juradm.fr .
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Versailles, tél. : 0139205400,
Courriel : greffe.ta-versailles@juradm.
fr Fax : 0139205487, Adresse internet :http://
www.ta-versailles.juradm.fr .
Date d’envoi du présent avis à la publication : 19 juillet 2018
91 VILLE D’YERRES
PRESTATIONS D’ABATTAGE
ET D’ESSOUCHEMENT
D’ARBRES
AVIS D’ATTRIBUTION
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’Yerres.
Correspondant : Olivier Clodong, 60 rue
Charles de Gaulle, 91330, Yerres, tél. :
01-69-49-77-05, télécopieur : 01-69-4977-39, Courriel : sthillotlanglois@yerres.
fr , adresse internet : http://www.yerres.fr/ .
Objet du marché : PRESTATIONS D’ABATTAGE ET D’ESSOUCHEMENT D’ARBRES.
Critères d’attribution retenus : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés
ci-dessous avec leur pondération.
- Prix des prestations : 40%;
- Les dispositions particulières que le candidat mettra en oeuvre pour exécuter l’ensemble des prestations sur la commune :
10%;
- Les moyens techniques en matériel pouvant être mis en oeuvre pour l’execution du
marché : 5%;
- La composition type du personnel en fonction des prestations : 10%;
- La présentation des matériaux mis en
oeuvre pour l’exécution du marché : 10%;
- Les moyens mis en oeuvre pour minimiser
les émissions polluantes et les consommations énergetiques : 5%;
- Les moyens mis en oeuvre pour assurer la
propreté quotidienne du chantier : 10%;
- Les moyens mis en oeuvre pour assurer
la réduction, collecte et élimination des déchets de chantier : 5%;
- Les moyens mis en oeuvre pour limiter les
émissions sonores des engins de chantier :
5%.
Type de procédure : Procédure adaptée
Attribution du marché ou du lot :
Autres informations : Marché déclaré sans
suite.
La procédure est déclarée sans suite pour
motif d’intérêt général.
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés publics de l’OMC : non.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Versailles, 56 avenue de saint-cloud, 78000,
VERSAILLES, tél. : 01-39-20-54-00, Courriel : greffe.ta-versailles@juradm.fr Fax : 0139-20-54-87, Adresse internet :http://www.
ta-versailles.juradm.fr .
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Versailles, tél. : 0139205400,
Courriel : greffe.ta-versailles@juradm.
fr Fax : 0139205487, Adresse internet :http://
www.ta-versailles.juradm.fr .
Date d’envoi du présent avis à la publication : 19 juillet 2018
95
VILLE DE
SARCELLES
LOCATION DE VÉHICULES
SANS CHAUFFEUR
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie de Sarcelles, Mme Annie PERONNET, Maire, 3 rue de la résistance, 95200 Sarcelles, tél. : 01 34 38 27 88
Objet du marché : Location de six véhicules de 9 places sans chauffeur dans le
cadre des activités des espaces de proximité et d’initiatives, du service municipal
jeunesse de la Ville
Type de procédure : Procédure adaptée
Marché unique : Nom du titulaire / organisme : Laudate, 4 rue Ampère, 95500 Gonesse, tél. : 06 65 89 61 08
Montant du marché ou niveau des
offres : Montant (HT) : 7470 euros
Nombre total d’offres reçues : 3
Date d’attribution : 30 juillet 2018
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
dans les départements du Rhône, de Paris, des Yvelines, de l’Essonne, des
Hauts-de-Seine, de Seine-Saint Denis, du Val de Marne, et du Val d’Oise.
COMMENT PUBLIER VOS ANNONCES //
w Thomas BARRE : 01 87 39 84 40
tbarre@lesechos.fr
w Par E-mail : marchespublics@lesechos.fr
w Par Fax au : 01 49 53 22 60
w Par courrier au :
Dematis - 10 bd de Grenelle CS 10817 – 75738 PARIS CEDEX 15
Date limite de réception : le lundi midi pour une parution le mercredi suivant
dans Les Echos Entreprises et Collectivités.
RESPONSABLES D’INFORMATIONS MARCHÉS
w Jenyfer Befort (01 55 80 73 22)
w Guillaume Deshoulières (01 55 80 73 21)
w Jean-Francis Vinolo (07 86 15 41 80)
Les Echos Entreprises & Collectivités
w Editeur : Capucine Marraud des Grottes
cmarraud@lesechos.fr
w Directeur de Production & Logistique : Jérôme Mancellon
Retrouvez l’ensemble de nos appels d’offres et attributions de marchés
sur marches-publics.lesechos.fr
22 //
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
FINANCE
&MARCHES
LES COURS DU BLÉ
S’EMBALLENT
A Paris comme à New York, les
prix des contrats à terme sur le
blé continuent à grimper. La
vague de chaleur mondiale ou
parfois les pluies incessantes,
comme en Ukraine, risquent
d’affecter les rendements pour la
récolte 2018-2019. Les prévisions
ne cessent d’être revues à la
baisse. A Paris, sur Euronext, la
tonne de blé s’échange au-dessus
des 200 euros. C’est la première
fois depuis 11 ans, selon Agritel.
les
indices
Les marchés financiers suspendus
aux décisions des banques centrales
l Après la Banque du Japon mardi,
des annonces de politique monétaire
de la Fed, puis de la Banque d’Angleterre sont attendues mercredi et jeudi.
l Calendrier chargé pour les marchés.
TAUX
Sophie Rolland
@Sorolland
Calendrier chargé pour les marchés. Outre de nombreux résultats
d’entreprises et une alerte sérieuse
sur les géants de la tech, les investisseurs doivent absorber les décisions
de trois grandes banques centrales
cette semaine. Après la Banque du
Japon (BoJ) mardi matin, les annonces de politique monétaire de la
Réserve fédérale (Fed) puis de la
Banque d’Angleterre (BoE) sont
attendues mercredi et jeudi.
La sensibilité des investisseurs à
tout changement d’environnement
monétaire reste extrême. La
semaine dernière, les spéculations
sur d’éventuels changements de
politique de la BoJ avaient ainsi
poussé les rendements japonais à
leur plus haut niveau en un an.
Entre le 20 et le 27 juillet, le rendement de l’emprunt d’Etat nippon à
10 ans (le JGB) était passé de
0,035 % à 0,1040 %. Ces tensions
expliqueraient également, par effet
de contagion, une partie de la dernière phase de hausse des taux
longs aux Etats-Unis et en Europe.
Une détente à la mesure
du soulagement
Mardi matin, la détente des rendements obligataires a été à la mesure
du soulagement des investisseurs.
« Le marché est passé en mode “normalisation des politiques monétaires”, mais ce n’est pas le cas partout.
En fait, au Japon, la priorité est toujours de ramener l’inflation vers
2 % », analyse Hervé Goulletquer,
stratégiste chez LBPAM.
De même, aux Etats-Unis, « la Fed
pourrait se montrer plus “dovish”
[conciliante, NDLR] qu’attendu dans
son communiqué ». Rien, selon lui,
qui ne remette en cause le statu quo
attendu ce mercredi ou le nouveau
tour de vis anticipé par les marchés
pour septembre. En revanche,
« après la hausse de taux de septembre, on peut considérer que la Fed
aura achevé la normalisation de sa
politique monétaire ». Le taux neutre pour l’économie étant estimé
autour de 2 %, aller au-delà reviendrait à adopter une politique monétaire restrictive. « Or il n’est pas du
tout certain que la Fed souhaite avoir
une politique monétaire restrictive au
vu de la dégradation des conditions
financières, des tensions commerciales et surtout de l’évolution de la
courbe des taux. »
Ce dernier point est crucial, à un
moment où les marchés montrent
des signes de fragilité. Par le passé,
l’inversion de la courbe des taux (le
niveau des taux à court terme
dépasse alors celui des taux à long
terme) a très souvent été le signe
avant-coureur d’un retournement
des marchés actions. « La Fed ne veut
certainement pas être à l’origine du
signal qui entraînera la chute de Wall
Street », poursuit Hervé Goulletquer.
Outre-Manche, la Banque
d’Angleterre devrait remonter ses
taux directeurs jeudi, validant les
anticipations de la grande majorité
des opérateurs de marché. Elle s’y
prépare depuis plusieurs mois. « La
BoE se détermine principalement en
fonction des anticipations d’inflation
à 2 ans. Or celles-ci sont supérieures à
2 % depuis plusieurs mois », constate le stratégiste chez LBPAM.
L’institution dirigée par Mark Carney publiera en outre ses nouvelles
prévisions économiques. Des prévisions particulièrement incertaines
à quelques mois de la sortie de
l’Union européenne. n
La Banque du Japon garde le cap,
mais promet plus de flexibilité
L’institut d’émission
maintient sa politique
monétaire intacte dans ses
grandes lignes. Quelques
mesures visent à soulager
le secteur financier.
Etienne Goetz
@etiennegoetz
Fin du suspense. La Banque centrale du Japon (BoJ) coupe court
aux spéculations qui agitaient les
marchés depuis plusieurs jours
sur une modification majeure de sa
politique monétaire. La BoJ maintient ses objectifs de taux bas, tout
en introduisant quelques mesures
pour atténuer leurs effets sur les
banques. La banque centrale laisse
sa politique monétaire inchangée
dans ses grandes lignes. Notamment le vaste programme de rachat
de dettes d’environ 80.000 milliards
de yens par an, soit près de 600 milliards d’euros. Cet assouplissement
quantitatif vise à maintenir les
rendements des obligations d’Etat
à un niveau très bas, à savoir – 0,1 %
pour les taux à court terme et 0 %
pour le rendement à 10 ans.
Détente obligataire
« Le ton du communiqué est légèrement accommodant », estiment les
analystes de Deutsche Bank. D’où
une détente sur le marché obligataire. Le taux à 10 ans nippon, qui
était remonté ces derniers jours, a
lâché près de 5 points de base à
0,05 %. En fin de séance asiatique,
il remonte légèrement à 0,07 %. La
Banque du Japon a précisé que les
rendements des emprunts d’Etat
pourront désormais « évoluer à
la hausse et à la baisse dans une
La BoJ a revu
à la baisse
ses prévisions
d’inflation.
certaine mesure ». Le gouverneur
Haruhiko Kuroda a prévenu que la
fourchette d’évolution peut aller
jusqu’à 0,2 % contre 0,1 % auparavant. La Bourse de Tokyo a par
ailleurs réduit ses pertes et terminé
quasi stable à + 0,04 %.
En outre, la BoJ réduit le montant
des dépôts des banques concernés
Credit Suisse récolte les fruits de sa restructuration
BANQUE
La banque a enregistré
un bénéfice net au
deuxième trimestre
en hausse de 114 %
sur un an.
Du jamais-vu depuis
la mise en place
de son plan de restructuration triennal.
Le redressement de Credit Suisse se
confirme. Alors que le programme
de restructuration triennal entamé
par la banque arrive pratiquement
à échéance (il reste un semestre de
refonte, NDLR), le numéro deux
suisse enregistre son plus haut
niveau de bénéfice avant impôts
depuis trois ans. Comme il l’a
annoncé mardi, l’établissement
bancaire est parvenu à doubler son
bénéfice net, désormais établi à
647 millions de francs suisses
(559 millions d’euros), soit une progression de 114 % sur un an au
deuxième trimestre. Un résultat
supérieur au consensus des analystes qui tablait sur un bénéfice net de
601 millions de francs suisses
(518,8 millions d’euros).
« Nous avons de nouveau enregistré une très bonne performance au
deuxième trimestre », s’est félicité Tidjane Thiam, le directeur
général du Credit Suisse, dans un
communiqué. « Le bénéfice adapté
du groupe au deuxième trimestre
2018 a progressé de 88 % en glissement annuel, porté par une forte
croissance des revenus de 7 % et par
un levier d’exploitation toujours posi-
tif, soutenu par une discipline stricte
en matière de coûts », a-t-il résumé.
La banque a ainsi bénéficié
d’un effet de ciseaux : alors que ses
dépenses opérationnelles ont
reculé de 2 %, son produit net bancaire a, lui, progressé de 7 %, à
5,5 milliards de francs suisses.
Une performance qualifiée
« d’excellente »
Dans le détail, le groupe helvétique a
été porté par son activité de gestion
de fortune à l’international, pôle privilégié de Credit Suisse depuis le
début de son plan de restructuration, qui a vu son bénéfice avant
impôts s’établir à 461 millions de
francs suisses contre 378 millions à
la même période l’année dernière.
Une performance que la banque
a qualifiée « d’excellente » et qui
s’explique par une augmentation
des bénéfices ce trimestre, qu’il
s’agisse des activités de banque privée (372 millions de francs suisses)
ou de celles relatives à la gestion
d’actifs (89 millions de francs suisses). Credit Suisse a par ailleurs profité de l’activité de sa banque
d’investissement, dont les revenus
ont augmenté de près de 26 % ce trimestre, du fait d’importantes opérations réalisées dans le secteur des
fusions et acquisitions.
Toutefois, malgré des perspectives de croissance qui restent « positives », Credit Suisse se montre
prudent quant aux tensions géopolitiques et commerciales qui pourraient affecter la confiance de sa
clientèle. De fait, ses activités de marché se sont repliées au deuxième trimestre de 6 % alors que les incertitudes ont pesé sur le niveau d’activité
de ses clients. — C. F.
par le taux d’intérêt négatif (– 0,1 %)
afin de soulager les établissements
bancaires. Les taux négatifs sur
les dépôts sont destinés à inciter
les banques japonaises à octroyer
des crédits aux entreprises et aux
ménages plutôt que de laisser leurs
liquidités dormir dans les coffres
de la banque centrale.
L’institut d’émission modifie également ses achats de fonds indiciels
cotés en Bourse (ETF). Il mettra
désormais l’accent sur les sociétés
du Topix et non plus du Nikkei. Il
s’agit d’une reconfiguration visant
à « diminuer les risques » de distorsion sur les marchés. Enfin, l’institution a revu à la baisse ses prévisions d’inflation et reconnu que la
hausse des prix n’atteindra pas son
objectif dans les trois ans à venir. n
FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
Bpifrance veut contribuer
à l’essor des ICO en France
Lutte antiblanchiment :
CNP Assurances épinglé
ASSURANCE
L’assureur a écopé
d’une amende de
8 millions d’euros.
l La banque publique planche sur sa doctrine d’intervention dans ces levées
de fonds d’un nouveau genre.
l Elle veut être prête à soutenir l’écosystème des ICO d’ici à la fin de l’année.
Les amendes continuent de
pleuvoir sur les établissements
financiers en matière de lutte
contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Dans une
décision rendue le 26 juillet et
publiée mardi, l’Autorité de
contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a infligé à CNP
Assurances un blâme assorti
d’une sanction pécuniaire de
8 millions d’euros en raison de
« plusieurs insuffisances importantes » du dispositif LCB-FT et
de gel des avoirs. « Au moment
du contrôle sur place, effectué de
décembre 2014 à février 2016, ce
dispositif n’était pas à la hauteur
de ce qui pouvait être attendu
d’un organisme leader sur le
marché français de l’assurance
de personnes et appartenant au
secteur public », juge l’ACPR.
Il est notamment reproché à
CNP Assurances « des manquements relatifs aux obligations de
vigilance, notamment lorsque le
client est une personne politiquement exposée ».
BANQUE PUBLIQUE
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
Bpifrance veut entrer sur le marché
bouillonnant des cryptomonnaies.
Alors que le gouvernement doit
créer un cadre fiscal favorable, via
le projet de loi Pacte, afin d’attirer en
France les levées de fonds en cryptomonnaies – plus connues sous
leurs initiales ICO pour « initial coin
offerings » –, la Banque publique
d’investissement planche sur sa
feuille de route dans ce domaine.
« Nous avons beaucoup de questions sur les ICO, les start-up nous
demandent notre avis, les fonds de
capital-risque nous demandent ce
que nous faisons dans ce domaine,
c’est un mouvement de grande
ampleur », explique Philippe
Mutricy, directeur des études et de
la prospective chez bpifrance. Dans
ce contexte, la banque a constitué
un groupe de travail en début
d’année pour définir l’intérêt de ces
levées de fonds d’un nouveau genre
et sa feuille de route.
Sa conclusion ? « Les ICO, tout
comme les cryptomonnaies, ne sont
pas un phénomène accessoire dans la
vie économique. Certes, le sujet est
pollué par beaucoup d’arnaques car
le système n’est pas encore régulé,
mais ce type de levée de fonds est porteur de valeur et va continuer de se
développer. Bpifrance veut soutenir
ce mouvement », explique Philippe
Mutricy.
Combler de nouvelles
failles de marché
La banque publique n’a pas encore
défini les modalités opérationnelles de son intervention : « peut-être
que nous financerons des projets en
La Banque publique d’investissement a constitué un groupe de travail en début d’année pour définir
l’intérêt de ces levées de fonds en cryptomonnaies (ICO) et sa feuille de route. Photo AFP
tokens et en euros, ou exclusivement
en euros, peut-être que nous ne toucherons jamais aux cryptomonnaies, le sujet n’est pas tranché. Nous
voulons définir notre doctrine
d’investissement ICO d’ici à la fin de
l’année et être prêts à soutenir ce
marché dès que la réglementation
française sera publiée », précise le
responsable de bpifrance. Ceci afin
notamment d’accompagner le dispositif fiscal incitatif conçu par le
gouvernement.
Pour la banque publique, il s’agirait de jouer le même rôle de place
qu’elle tient dans les levées de fonds
traditionnelles afin d’engager des
tours de table, de les compléter, les
structurer, etc. « Dans les trois ans
qui viennent les ICO vont devenir un
élément banal et, compte tenu de leur
caractère risqué, on va se retrouver
dans des situations que l’on connaît
bien : de nouvelles failles de marché
vont apparaître. Il y aura donc la
place pour un acteur public comme
bpifrance », estime Philippe Mutricy.
Garde-fous
Reste pour la banque à trouver les
moyens de contenir les risques
pour les finances publiques qu’elle
engage sur ce marché extrêmement volatil et encore très risqué.
Bpifrance revendique des gardefous. « Nous envisageons d’accompagner uniquement les sociétés qui
auront reçu le label de l’AMF. Nous
allons aborder cette activité avec le
même sérieux que nous nous imposons dans nos métiers traditionnels », assure Philippe Mutricy. n
Cryptomonnaies : les start-up
françaises en mal de banques
Les start-up du secteur
peinent à ouvrir
des comptes dans
les grandes banques
françaises. En cause,
la traçabilité des fonds
qu’elles manipulent.
Raphaël Bloch
@Bloch_R
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
C’est un problème qui prend de
l’ampleur à mesure que le marché
des cryptomonnaies attire plus de
jeunes pousses. Celles-ci rencontrent d’importantes difficultés
pour ouvrir des comptes dans les
banques françaises. « La relation
avec les banques est un vrai souci
pour le secteur », confirme William
O’Rorke, avocat chez Blockchain
Legal. Le rapport commandé par
Bercy à l’ancien sous-gouverneur
de la Banque de France, Jean-Pierre
Landau, a donc appelé début juillet
à « un dialogue de place » entre
les acteurs des cryptomonnaies
et « l’industrie bancaire » sur leur
bancarisation.
Refus répétés
Concrètement, les acteurs qui
détiennent ou contrôlent des
cryptomonnaies (plates-formes
d’échanges, émetteurs d’ICO, etc.)
se voient souvent refuser la tenue
d’un compte en euros. « Les banques sont hostiles au fait de recevoir
des fonds provenant de la conversion
de crypto-actifs », explique Arnaud
Touati, avocat associé au sein du
cabinet Alto Avocats.
Une défiance argumentée par la
directrice générale de la Fédération
bancaire française, Marie-Anne
Barbat-Layani, depuis son fil Twitter, début juillet : « pas de cryptomonnaies tant que l’on n’a pas défini
ce que c’est, ni de régime de protection
des investisseurs », a-t-elle fait valoir.
Les banques invoquent leurs obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : « l’identification de l’origine
des fonds convertis en cryptomonnaies est très complexe à réaliser et
aujourd’hui il n’y a pas une pression
suffisante sur le marché pour mettre
les moyens en œuvre pour le faire »,
reconnaît un banquier français.
Elle a dit
« Pas de cryptomonnaies tant que
l’on n’a pas défini
ce que c’est,
ni de régime
de protection
des investisseurs. »
MARIE-ANNE
BARBAT-LAYANI
Directrice générale de la
Fédération bancaire française
Photo DR
Du côté du super viseur, on
estime que la situation devrait
s’améliorer à mesure que la réglementation progresse. « Les cryptomonnaies sont encore entourées
de mystères, la cinquième directive
anti-blanchiment et la loi Pacte
devraient renforcer le cadre réglementaire de ces acteurs et des ICO, et
accroître la confiance des banques »,
estime une source proche.
Tentation de l’étranger
En attendant, bien que difficilement, certaines entreprises ont
réussi à trouver une solution avec
des banques françaises. C’est
notamment le cas de ARK, une
société spécialisée dans le développement d’applications sur la
blockchain. La start-up qui a réalisé
une ICO en 2016, l’une des premières en France, a réussi à trouver un
établissement. « Mais ça n’a pas été
de tout repos », souligne son patron
François-Xavier Thoorens. « On
reste quand même sur le fil du rasoir
avec notre banque. »
La clef est dans l’attention portée
à la conformité. « Il n’y a pas de
secret. Plus les contrôles et la politique de KYC [« know your customer »] sont importants et plus c’est
simple d’avoir un compte en banque », explique Fabien Aufrechter,
directeur de Havas Blockchain.
Les start-up éconduites se tournent vers des établissements de
plus petite taille ou vers l’étranger.
Les sociétés contactées évoquent
des banques en Allemagne, aux
Pays-Bas ou en Suisse, entre autres
Fidor Bank, ING ou Falcon Private
Bank. n
Selon la commission des
sanctions, « ceux-ci résultaient en
grande part d’une connaissance
insuffisante par CNP Assurances
de ses propres clients et de leurs
opérations, en raison de l’organisation mise en place, au moment
du contrôle, avec ses deux réseaux
bancaires distributeurs, qui sont
au contact des mêmes clients et
eux-mêmes soumis aux obligations de la LCB-FT ».
Des inexactitudes
Le superviseur a par ailleurs
relevé des « inexactitudes » dans
les renseignements que lui avait
fournis CNP Assurances, au
titre de l’année 2014, sur certains
aspects de son dispositif de
LCB-FT et de gel des avoirs.
L’ACPR souligne toutefois « la
réactivité de CNP Assurances » et « l’ampleur des
moyens » engagés pour se mettre à niveau en la matière.
L’assureur dit prendre acte de
cette décision. « CNP Assurances s’est pleinement mobilisé
pour remédier aux dysfonctionnements reprochés par l’ACPR,
comme celle-ci l’a d’ailleurs relevé
dans sa décision, et pour mettre
en œuvre les techniques les plus
avancées dans un souci d’efficacité maximale », déclare-t-il
dans un communiqué.— L. T.
AVIS FINANCIERS
RÉSULTAT PART DU GROUPE À 134 MILLIONS D’EUROS : + 9,5 %
Société mère de la Compagnie Plastic Omnium, Burelle SA publie des résultats semestriels marqués par les mouvements stratégiques de
sa principale filiale qui, avec le projet de cession de ses activités Environnement, concentre ses ressources sur l’Automobile et renforce sa
participation dans le leader mondial des modules de bloc-avant.
30 juin 2017
Publié
30 juin 2017
Proforma
30 juin 2018
Évolution/
Juin 2017 proforma
Évolution
à périmètre et
change constants
Chiffre d’affaires économique 1
4 063,9
3 895,9
3 822,5
- 1,9 %
- 4,8 %
Chiffre d’affaires consolidé
3 456,6
3 288,5
3 191,3
- 3,0 %
+ 4,6 %
323,0
9,3 %
309,2
9,4 %
320,6
10,0 %
+ 3,7 %
211,2
6,1 %
122,3
211,2
6,4 %
122,3
231,0
7,2 %
133,8
+ 9,4%
467,5
13,5 %
447,8
13,6 %
454,8
14,3 %
+ 1,6 %
554
32 %
562
32 %
894
44 %
+ 332 M€
COMPTES CONSOLIDÉS DE BURELLE SA
(Millions d’euros)
Marge opérationnelle
% du CA consolidé
1
2
Résultat net consolidé
% du CA consolidé
Résultat net part du Groupe
EBITDA
% du CA consolidé
Endettement financier net 2 au 30/6
Endettement financier net/Capitaux
propres au 30/6
Les résultats semestriels 2018 intègrent deux événements marquants :
d’une part, la présentation en activité destinée à être cédée, selon
IFRS 5, de Plastic Omnium Environnement, en processus de vente à
la date de clôture, et, d’autre part, l’augmentation de 33,33 % à 66,67 %
de la participation de la Compagnie Plastic Omnium dans HBPO, une
opération conclue le 26 juin 2018 pour 350 millions d’euros en valeur
d’entreprise. En conséquence, le chiffre d’affaires de Burelle SA au
30 juin 2018 ne comprend pas Plastic Omnium Environnement et la
contribution au résultat net de cette activité est présentée sur une
ligne spécifique « résultat net des activités non poursuivies ».
Les résultats au 30 juin 2017 sont retraités pour permettre une
comparaison sur la même base, selon IFRS 5.
La quasi-totalité du chiffre d’affaires de Burelle SA au 30 juin 2018
provient de la Compagnie Plastic Omnium. La contribution de
Sofiparc s’élève à 1,6 million d’euros.
Le chiffre d’affaires économique1 de Burelle SA s’établit à
3 822,5 millions d’euros au 30 juin 2018. En baisse de 1,9 %, il intègre
des effets de change et de périmètre défavorables pour respectivement
186 millions d’euros et 97 millions d’euros. Retraité de ces impacts, il
affiche une progression de 4,8 % pour une production automobile
mondiale en hausse de 1,9 %. Le chiffre d’affaires consolidé, hors
co-entreprises, enregistre une croissance à périmètre et change
constants de 4,6 %. Les variations de périmètre ont un impact négatif
de 84 millions d’euros et celles dues au change de 161 millions d’euros.
Toutes les principales zones géographiques voient leur chiffre
d’affaires économique croître plus vite que la production automobile
locale. L’Europe/Afrique, qui représente 55 % du total, est la zone
la plus fortement contributrice, avec une progression de 5,1 % à
périmètre et change constants dans un contexte de hausse de la
production automobile de 2,2 %. Portée par une forte présence dans
les SUV qui représentent plus de 80 % de son activité, l’Amérique du
Nord progresse de 1,9 % alors que la production automobile recule
de 2,6 %. En Asie, la croissance est forte à 8,2 % à périmètre et change
constants, particulièrement en Chine (+13,7 %) où elle dépasse
largement celle de la production chinoise (+3,3 %).
La marge opérationnelle 2 consolidée de Burelle SA s’élève à
320,6 millions d’euros au 30 juin 2018, en hausse de 3,7 %. A 10,0 %
du chiffre d’affaires consolidé, elle retrouve le niveau atteint au
premier semestre 2016 avant l’intégration des activités de systèmes
extérieurs acquises en juillet 2016.
Le résultat non-courant au 30 juin 2018 est constitué de charges nettes
de 8,7 millions d’euros contre 22,8 millions d’euros fin juin 2017.
Les charges financières passent de 32,2 millions d’euros à 37,3 millions
d’euros.
La charge d’impôt sur le semestre ressort à 50,9 millions d’euros au
30 juin 2018 contre 52,9 millions d’euros au 30 juin 2017. Le taux
effectif d’impôt baisse de 23,7 % à 21,2 %.
Le résultat net consolidé des activités poursuivies s’élève à
+ 9,5%
223,7 millions d’euros au 30 juin 2018, en hausse de 11,2 %.
Il représente 7,0 % du chiffre d’affaires consolidé contre 6,1 % au
30 juin 2017. Après intégration du résultat net des activités non
poursuivies, le résultat net consolidé à fin juin 2018 s’établit à
231,0 millions d’euros et en part du groupe à 133,8 millions d’euros,
en hausse de respectivement 9,4 % et 9,5 %.
L’endettement net de 894 millions d’euros au 30 juin 2018 reflète un
cash-flow libre de 110 millions d’euros et le financement du
renforcement dans HBPO. A cette date, le ratio de dette nette sur
capitaux propres ressort à 44 %.
Société de capital-investissement, Burelle Participations contribue au
résultat net consolidé au 30 juin 2018 pour 1 million d’euros avant
déduction de la commission de gestion de Burelle SA. Depuis le
1er janvier 2018, elle enregistre en résultat la variation de juste valeur
de ses actifs conformément à IFRS 9.A la clôture, l’actif net réévalué
ressort à 53,9 millions d’euros après versement d’un dividende de
0,3 million d’euros contre 53,5 millions d’euros fin 2017. Cette
évolution n’intègre pas la pleine appréciation des fonds en portefeuille,
notamment l’impact de huit cessions conclues par trois d’entre eux à
des prix supérieurs en moyenne de 27 % aux valorisations de fin 2017.
Ces plus-values seront enregistrées au deuxième semestre lorsque les
valeurs liquidatives semestrielles auront été reçues.
Société foncière et immobilière, Sofiparc a pour objectif de valoriser
son patrimoine à long terme. En mai 2018, elle a acquis de nouvelles
surfaces de bureaux pour compléter les biens qu’elle possède avenue
Leclerc, à Lyon. Son résultat avant impôt progresse avec la baisse des
charges financières due au refinancement de la dette, de
1,6 million d’euros fin juin 2017 à 2,1 millions d’euros fin juin 2018.
Au 30 juin 2018, Burelle SA détient une trésorerie de 76,4 millions
d’euros après avoir versé à ses actionnaires des dividendes de
28,1 millions d’euros. Le 26 juillet 2018, la Compagnie Plastic Omnium
a réduit son capital social par annulation d’actions propres ce qui
porte la participation de Burelle SA de 57,57 % à 58 %.
PERSPECTIVES FINANCIERES 2018
Avec l’intégration de HBPO au second semestre, la Compagnie
Plastic Omnium affichera, pour 2018, une nouvelle progression de son
chiffre d’affaires qui atteindra environ 9 milliards d’euros en données
proforma. Elle prévoit des résultats 2018 en progression et un cashflow libre à 3 chiffres après des investissements d’environ 600 millions
d’euros. Le résultat de Burelle Participations sera en forte progression
et celui de Sofiparc s’inscrira dans la trajectoire du premier semestre.
Dans ces conditions, Burelle SA confirme des résultats 2018 en
progression.
Le 19 juillet 2018, la Compagnie Plastic Omnium a signé une option
de vente de Plastic Omnium Environnement BV avec le consortium
Latour Capital/Bpifrance. Le closing devrait intervenir d’ici la fin de
l’année 2018.
1 / Le chiffre d’affaires économique correspond au chiffre d’affaires consolidé augmenté du chiffre d’affaires des coentreprises à hauteur du pourcentage de détention.
2 / La marge opérationnelle correspond au résultat opérationnel y compris la quote-part du résultat des sociétés mises en équivalence et l’amortissement des actifs incorporels acquis, avant les autres
produits et charges opérationnels. L’endettement financier net comprend l’ensemble des dettes financières à long terme, les crédits à court terme et découverts bancaires diminués des prêts, des titres
de créances négociables et autres actifs financiers à long terme, de la trésorerie et équivalents de trésorerie.
Burelle SA est cotée à Euronext Paris Compartiment A (code ISIN : FR0000061137) et éligible au SRD. Elle contrôle majoritairement trois filiales, la Compagnie Plastic Omnium, Burelle
Participations et Sofiparc. La Compagnie Plastic Omnium est le leader mondial des systèmes de carrosserie intelligents, des systèmes d’énergie propre et des modules pour l’automobile.
Elle emploie, avec ses co-entreprises, 31 000 personnes dans 26 pays dans le monde. Elle est cotée à l’Euronext Paris Compartiment A, est éligible au SRD et fait partie des indices SBF 120
et du CAC Mid 60 code ISIN : FR0000124570).
Relations Actionnaires : Tél.: 33. (0)1.40.87.65.00 - Fax : 33. (0)1.40.87.96.80 – investor.relations@burelle.com Site internet : www.burelle.com
24 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
La fin du Crédit Foncier rebat les cartes
du financement de l’accession à la propriété
l La filiale de BPCE avait fait de l’octroi de crédits immobiliers aux ménages modestes l’une de ses spécialités.
l Sa fermeture inquiète les professionnels du secteur.
CRÉDIT
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Un mois après l’annonce par BPCE
de la fermeture du Crédit Foncier,
des professionnels du logement
cherchent toujours à en mesurer
les conséquences. La disparition
de la dernière banque spécialisée
dans l’immobilier et l’accession à
la propriété des ménages modestes ouvre à nouveau la question de
l’accompagnement financier de
ces particuliers.
QUEL RÔLE JOUE LE CRÉDIT
•FONCIER
?
L’établissement spécialisé est un
acteur important du financement
de l’accession sociale à la propriété.
Il fait partie des établissements qui
distribuent les prêts à taux zéro
(PTZ) et est dominant sur la distribution des prêts d’accession sociale
(PAS). Pour accompagner les ménages modestes souhaitant acquérir
leur logement, le Crédit Foncier a
développé une expertise incluant le
recours à l’hypothèque, l’octroi de
prêts sur une durée longue, l’empilement de plusieurs crédits et des
partenariats avec les collectivités. Il
travaille aussi avec des constructeurs de maisons individuelles
pour financer des particuliers
acquéreurs.
•
POURQUOI SA DISPARITION
INQUIÈTE-T-ELLE ?
Aujourd’hui, les conditions de crédit
sont très favorables à l’accession à la
propriété des ménages, y compris
modestes. Certains jugent cependant que cette situation ne compense pas la fin du Crédit Foncier.
D’autant que les taux, aujourd’hui au
plancher, devraient finir par remonter. « Même si les banques font des
efforts pour resolvabiliser les primoaccédants, il y a tout un pan de ménages modestes qui risque de ne pas trouver de banque pour se financer, car
cette clientèle n’est pas rentable »,
avance un courtier.
Les professionnels estiment également qu’il ne sera pas évident de
retrouver l’expertise du Crédit Foncier au sein de banques non spécialisées. « Ce qui est moins pris en
charge par le réseau bancaire classique, c’est le marché des acquéreurs de
maisons individuelles, car c’est lourd
en termes commerciaux et en termes
d’instruction », estime Daniel Biard,
dirigeant du bailleur social, Polylogis. « La disparition du Crédit
Foncier nous chagrine, car c’est un
acteur qui connaissait fort bien le
métier de la maison individuelle »,
atteste de son côté Patrick Vandromme, PDG de la société de construction Maisons France Confort.
Enfin, la disparition du Crédit
Foncier intervient dans le contexte
d’une baisse des aides publiques au
logement (limitation du PTZ et suppression de l’APL accession dans le
neuf). « Nous assistons depuis six
mois à une dégradation très forte des
marchés de la construction immobilière. La disparition du Crédit Foncier est une complexité supplémentaire », explique Yannick Borde,
dirigeant du réseau Procivis, actif
sur l’accession à la propriété.
« La disparition
du Crédit Foncier
nous chagrine
car c’est un acteur
qui connaissait
fort bien le métier
de la maison
individuelle. »
COMMENT LE GROUPE
•BPCE
RÉPOND-IL
À CES INQUIÉTUDES ?
BPCE dit vouloir rester engagé sur
le segment des clients de l’accession
à la propriété, notamment sociale.
« Nous prévoyons de reprendre le
montage et la distribution des prêts
sociaux et en particulier des PAS
dans les Banques Populaires et dans
les Caisses d’Epargne », assure Laurent Roubin, directeur général de
banque de proximité chez BPCE.
Celui-ci souligne que « l’ensemble
des partenariats nationaux » du Crédit Foncier, notamment avec des
constructeurs, seront repris au sein
du groupe. « Nous avons prévu, pour
l’année 2019, de sanctuariser 2 milliards d’euros de production de crédits
pour les PAS, soit autant qu’en 2018 »,
explique par ailleurs le banquier. La
production de 2017 équivalait à
3,5 milliards d’euros, mais BPCE
souligne que le marché se contracte
avec la réduction des aides publiques au logement.
•
D’AUTRES ACTEURS ONT-ILS
UNE CARTE À JOUER ?
Certains se mettent déjà en ordre de
marche. « On prendra toute la place
qu’on pourra prendre sur ce sujet de
l’accession sociale », assure Franck
Oniga, directeur marketing à La
Banque Postale. L’établissement
n’exclut pas de nouer de nouveaux
partenariats avec des constructeurs de maisons individuelles ou
d’autres acteurs, au service des
PATRICK VANDROMME
PDG de Maisons
France Confort
primo-accédants. Le Crédit Agricole fait, de son côté, valoir sa position importante sur le marché des
prêts réglementés tels que les PAS.
« Les agences des caisses régionales
ont déjà la capacité et la connaissance
technique pour accompagner tous les
clients qui souhaiteraient bénéficier
de ce type de prêts », indique Véronique Faujour, directrice du marketing de Crédit Agricole SA.
« La disparition du Crédit Foncier
va renforcer, à mon avis, la place du
courtage », assure de son côté Dominique Lambecq, directeur général
de la société de promotion immobilière Polimmo. « Les courtiers vont se
positionner en monteur des dossiers
les plus difficiles, ce que ne font pas les
banques généralistes », précise-t-il.
« Les banques pourront s’appuyer
sur notre expertise pour distribuer ces
prêts », se contente d’indiquer Philippe Taboret, président de l’association des courtiers, l’Apic. n
« Il faut repenser la façon d’appréhender la capacité financière des familles »
1
La fin du Crédit Foncier
pose-t-elle question
pour le financement
des ménages modestes ?
Différents éléments aujourd’hui
pourraient créer un effet d’éviction
des personnes modestes, sinon dont
les revenus peuvent être difficiles à
appréhender. D’abord, le marché du
crédit immobilier en France se
signale par des taux – notamment
d’usure – particulièrement bas. On
peut s’en réjouir, mais le risque est
que, dans certains cas, les banques
ne prêtent pas, faute de pouvoir
inclure dans le taux du prêt, le coût
du risque. Par ailleurs, le marché
français est très spécifique, car c’est
un marché dans lequel, pour se protéger contre le risque de défaut des
emprunteurs particuliers, les banques privilégient la caution à l’hypothèque. Cela a des avantages, comme
celui de permettre une relative stabilité du marché immobilier. Cela peut
aussi avoir des inconvénients.
2
Quels sont ces
inconvénients ?
Le niveau de risque pris par les banques sur le crédit immobilier en
ANNLEGALECH
annonces judiciaires & légales
APPEL D’OFFRES OUVERT
Maître d’Ouvrage : GIE Arcade Services, 59, rue de
Provence, 75009 Paris
Objet de la consultation : Accompagnement de la
communication interne et corporate du Groupe Arcade
Procédure adaptée conformément à l’article 27 du décret
n° 2016-360 du 25 mars 2016.
France est très bas. Vous pouvez
vous en réjouir en vous disant
qu’elles sont très responsables. Cela
veut peut-être aussi dire que beaucoup de personnes n’ont pas la possibilité de voir leurs projets financés.
Peut-être les acteurs vont-ils
aujourd’hui trop loin dans la prudence lors de l’octroi de crédits
immobiliers. Il faut dire que les exigences des régulateurs vis-à-vis des
banques en matière de fonds propres et de gestion des risques ont tendance à croître. Il est aussi possible
qu’il y ait un certain conservatisme
dans les produits de financement de
l’immobilier en France à destination
Les Caisses d’Epargne
et Banques Populaires
ont commencé les
consultations de
leurs comités d’entreprise
pour intégrer les salariés
du Crédit Foncier.
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
Démarrage prévisionnel de la mission : octobre 2018
Pas de trêve estivale pour le Crédit
Foncier. Les négociations sociales liées à la fermeture de l’établissement de crédit créé il y a
plus de cent cinquante ans ont
démarré dès début juillet et, chez
BPCE, les consultations sur le projet s’accélèrent.
Remise des offres : date limite le Mercredi 29 août 2018
avant 17 h 00.
Date d’envoi de l’avis à la publication : 26 juillet 2018
Les reclassements
s’organisent
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
TROIS QUESTIONS À
JÉRÔME LACAILLE
3
Comment, dans
ce contexte, favoriser
l’accession à la propriété ?
Il ne s’agit pas de rebâtir un modèle
ancien sur le mode du Crédit Foncier
ou de relancer le Crédit Immobilier
de France. En revanche, j’estime qu’il
y a de la place pour un modèle qui
conjuguerait expertise bancaire,
expertise immobilière et mobilisation des nouvelles technologies pour
introduire une notion de financement des actifs à côté du financement des personnes. Cela pourrait
Directeur général
du Crédit Immobilier
de France (CIF)
permettre de répondre à une série
de besoins fondamentaux tels que le
logement et le financement de la
dépendance. L’explosion de la création d’entreprises, le fait que de
moins en moins de gens soient salariés et [qu’ils aient] des carrières
moins stables qu’avant nous invitent
à repenser la façon d’appréhender la
capacité financière des familles. n
Les modalités sociales de la fermeture
du Crédit Foncier se précisent
Le DCE est à retirer en adressant un mel à l’adresse :
tduke@aiguillon.com
Renseignements techniques : Thomas DUKE – Aiguillon
Construction – tél. 02.99.26.44.35 (tduke@aiguillon.com)
des personnes dont la solvabilité est
difficile à appréhender.
DR
Propos recueillis
par S. P.
Après avoir informé l’intersyndicale du Crédit Foncier de l’étendue
du projet et de son calendrier, le
groupe a invité les comités d’entreprise des banques régionales à se
« En tant que
maison mère de
BPCE, les Caisses
qui ont participé
à la recapitalisation
du Crédit Foncier en
2011 doivent être
consultées sur les
raisons qui ont
conduit à sa
fermeture. »
UN RESPONSABLE SYNDICAL
D’UNE CAISSE D’ÉPARGNE
prononcer sur les transferts des
salariés du Crédit Foncier qu’elles
doivent accueillir.
Dans le détail, les Caisses d’Epargne et les Banque Populaires pourraient absorber le plus gros des trou-
pes du Crédit Foncier. De sources
syndicales, ces établissements
devraient proposer un poste aux
salariés travaillant dans le réseau du
Crédit Foncier, soit environ 800 personnes. De fait, en fermant sa filiale,
BPCE s’est engagé à proposer un
poste de même nature, à classification équivalente et dans le même
bassin d’emploi, à l’ensemble des
salariés dont le poste va disparaître.
En parallèle, la banque va ouvrir un
plan de départs volontaires.
Natixis et la Banque Palatine ne
devraient en revanche pas accueillir
plus de quelques dizaines de salariés
sur les 2.300 que compte le Crédit
Foncier actuellement. Le reste des
équipes devrait se voir proposer un
emploi chez BPCE SA, dans la structure chargée de gérer les crédits du
groupe bancaire, Ecureuil Crédit, ou
bien conserver leur emploi actuel
au sein de la structure de financement immobilier du Crédit Foncier
(Socfim) et de la société de conseil
immobilier du Crédit Foncier (CFI).
Ces deux entités doivent en effet être
rattachées directement à BPCE.
Le démantèlement
toujours débattu
Ces consultations butent toutefois
sur la volonté des syndicats au sein
de certains établissements régionaux de débattre du projet de fermeture du Crédit Foncier. « Il y a
une résistance dans les Caisses
d’Epargne : les comités d’entreprise
veulent être consultés au-delà des
modalités opérationnelles du transfert de quelques salariés. En tant que
maison mère de BPCE, les Caisses
qui ont participé à la recapitalisation du Crédit Foncier en 2011 doivent être consultées sur les raisons
qui ont conduit à sa fermeture »,
plaide un responsable syndical
d’une Caisse d’Epargne.
Ce sujet est aussi au cœur des
revendications de l’intersyndicale
du Crédit Foncier et de son action en
justice contre le groupe. Le verdict
doit être prononcé ce jeudi. n
FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
euronext
séAncE du 31 - 07 - 2018
CaC 40 : 5511,3 (0,37 %) neXt 20 : 12167,09 (0,23 %)
CaC larGe 60 : 6114,47 (0,35 %)
CaC all-tradaBle : 4325,96 (0,26 %)
Date De ProroGation : 28 août
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
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a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
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a
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a
lu1598757687
atos se (ato) R
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a
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a
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fr0000131104
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a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
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a
fr0000125338
carreFour (ca) R
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a
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21/06/18 0,46
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
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essilor international (ei) R a
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26/04/18 1,53
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a
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KerinG (Ker) R
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vol.
nb titres
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+ haut
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126,2
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300,15
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209,5
210,2
207
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111,15
109,85
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% mois
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% an
bpa
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48,95
41,3
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31,22
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24,05
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27,69
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14,815 11,46
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1,7
- 7,9
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3,22
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ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
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a
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a
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a
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a
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04/06/18 1,25
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a
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vol.
nb titres
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107,1
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srD
clot
+ haut
+ bas
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86,52
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22,67
22,02
% Veil
% mois
% 52 s.
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% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 0,97
15,235
13,315 2,05
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147,75
120,05
0,73
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100,8
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4,72
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1,51
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+ 1
88,8
77,56
2,05
- 0,98
24,87
20,26
2,03
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
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4,47
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4,45
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18
10544
18,32
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a 195,2
191,4
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195,3
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a 7,6
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B 22
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22
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21,1
alD (alD)
a 15,32
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44034
15,42
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
15,28
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 29,7
29,6
5564
29,7
fr0000053324
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29,5
alstom (alo) LR
a 38,27
38,38
596524
38,44
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
38,06
altarea (alta) g
a 189,2
187,8
5745
190
fr0000033219
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187,8
alten (ate) G
a 85,7
84,95
52957
85,7
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altran tecHnoloGies (alt) G a 8,28
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8,3
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11/05/18 0,24 257.021.105
8,15
amPlituDe surG. (ampli) g
3,44
3,43
4639
3,49
fr0012789667
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3,43
amunDi (amun) G
a 59,3
59,04
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141523
59,3
fr0004125920
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58,8
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B 13,7
13,6
5381
13,7
fr0004037125
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13,6
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c 0,828
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a 107,2
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fr0010313833
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106,65
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c 14,08
14,16
1761
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fr0000074783
6.651.515
14,08
assYstem (asY) g
B 28
27,95
oPa 24/11/17
5831
28
fr0000074148
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atari (ata)
c 0,468
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7,84
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B 19,3
19,3
842
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a 13,9
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a 82,3
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fr0000120966
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BiGBen int. (biG) g
c 11,1
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30/07/18 0,1 19.060.784
10,6
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a 71,4
71,2
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fr0013280286
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Boiron (boi) g
a 68,7
67,5
3604
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31/05/18 1,6 19.414.756
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B 32
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c 2,388
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2,426
fr0013181864
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cHarGeurs (cri) g
c 24,7
24,78
12549
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26/04/18 0,35 23.501.104
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cHristian Dior (cDi)
a 365
364,3
eX D oP 08/06/17
21910
366,2
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
359,7
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/260718
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. G : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
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- 54,43
4,05
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+ 0,42
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- 2,19
9,87
- 39,51
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- 24,65
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0,87
- 12,43
0,562
+ 1,67 + 13,32
+ 9,71
9,08
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6,83
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- 1,54 + 20,76
- 1,19 202,6
+ 33,8 156
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+ 0,34 + 10,91
- 2,49 41,52
+ 26,73 32,79
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- 3,79 92,8
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+ 9,58
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+ 8,37 16,4
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- 9,28
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-6
0,477
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- 0,05
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+10,07
4,1
+ 56,03
1,295
- 0,16 - 2,09
- 3,05 28,64
+ 1,18 22,1
- 0,19 + 19,62
+ 1,7 383,8
+ 51,35 291,6
- 7,56
- 1,49 7550
- 7,95 6550
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
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393.613.788
a 19,89
343191
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coFace (cofa) g
a 7,74
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colas (re)
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242
fr0000121634
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a 1620
12276
fr0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
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29/05/18 0,58 261.541.129
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B 5,175
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c 104
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14/06/18 0,9 8.332.407
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c 6,98
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ouv
vol.
nb titres
clot
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bpa
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+ bas % 52 s. + bas an rDt
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30,4
30,72
29,42
5,18
5,215
5,105
104,4
106
102,8
42,1
42,1
42
6,98
6,98
6,9
33,67
34,21
33,67
12,8
12,94
12,5
95,72
96,64
95,66
3,38
3,425
3,36
14
14,4
13,95
19,66
19,9
19,51
4,395
4,41
4,365
84,9
86,9
80,45
9,84
9,86
9,32
42,9
42,9
41,9
66,15
67,05
66,15
3,25
3,25
3,21
466,6
473,2
460,8
8,605
8,655
8,55
11,295
11,31
11,22
18,32
18,47
18,245
106
106
105
58,14
58,86
57,74
114,8
117,4
114,6
13,94
14,14
13,92
848
848
832
77,7
78,2
76,9
26,4
26,4
26,2
89,15
89,65
88,8
58,4
58,4
58
458
458
442
1,13
1,13
1,13
0,189
0,19
0,174
145,9
146,9
145,3
49,88
49,98
49,85
24,22
24,3
24
2,15
2,15
2,11
1,672
1,69
1,672
- 1,66 + 69,59
- 4,48
1,223
+ 95,99
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7,5
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+ 6,5
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- 4,43
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4,9
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-16,9
10
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+24,43 34,41
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9,832
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+13,27 19,71
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+ 0,1
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+ 5
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+ 7,39
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+ 1,95
2,08
- 12
1,42
4,2
4,44
4,74
0,97
0,45
2,7
0,86
0,83
20,06
1,84
1,17
2,09
3
1,88
2,71
1,89
4,62
0,51
1,76
2,66
6,61
1,49
1,89
1,74
0,12
1,53
4,21
11,84
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
Gl eVents (Glo) g
B 24,8
24,4
4441
24,8
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
24,3
GrouPe crit (cen) g
B 73
72,5
1372
73,7
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
72,4
GrouPe Flo (flo) g
c 0,27
0,265
eX D s 13/06/17
27875
0,27
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,265
GrouPe GorGé (Goe) g
B 15,2
15
1853
15,2
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
14,98
GrouPe lDlc (lDl) g
c 16,96
17,18
nom.
3875
17,18
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
16,9
GrouPe PartoucHe (parp)
26,3
26
reGr.
89
26,3
11/09/17 0,31 9.627.034
26
fr0012612646
Gtt (Gtt) Gg
a 58,3
56,05
136856
58,3
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
55,65
Haulotte GrouP (piG)
B 13
12,86
5212
13,02
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
12,84
HiGH co (hco) g
c 5,05
5,04
1454
5,05
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
4,96
HuBWoo (hbW) g
c 0,17
0,174
3310
0,174
fr0004052561
136.345.527
0,17
icaDe (icaD) G
a 83,25
82,8
71162
83,3
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.531.428
82,75
iD loGistic (iDl) g
B 140,8
140,8
1402
141
fr0010929125
5.628.475
140
iliaD (ilD) G
a 146,5
135,5
279731
147,75
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
135,25
imerYs (nK) G
a 67,85
66,4
257109
67,95
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
66
inGenico GrouP (inG) LR
a 70,5
70,96
474479
71,88
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
70,46
innate PHarma (iph) g
B 4,764
4,884
157001
4,894
fr0010331421
57.600.100
4,71
insiDe secure (insD)
c 2,91
2,9
355081
2,91
fr0010291245
44.119.162
2,865
inter ParFums (itp) g
B 38,45
37,75
22370
38,55
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
37,75
iPsen (ipn) G
a 140,15
142,15
103915
142,55
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
138,85
iPsos (ips) G
a 28,68
28,62
379242
29,2
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
28,4
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 25,3
25,2
6770
25,3
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
25,05
JcDecauX (Dec) G
a 28,1
27,94
179733
28,1
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.685.201
27,7
KauFman & BroaD (Kof)
B 44,06
43,74
31388
44,5
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
43,74
KlePierre (li) LR
a 31,95
32,27
709421
32,4
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
31,85
Korian (Kori)
a 29,56
29,96
94812
30
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
29,48
laFarGeHolcim (lhn) L
a 43,23
43,64
76394
43,91
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
43,1
laGarDère (mmb) G
a 24,8
24,99
586049
25,07
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
24,68
latecoere (lat) g
c 4,09
4,05
81365
4,11
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
4,035
le Bélier (beli) g
c 50,8
51,1
1840
51,2
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
50,4
lna santé (lna) g
B 55
54,6
5150
55
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
54,2
lectra (lss)
22,25
B 22,9
40873
23,2
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22,25
lineData sVices (lin) g
B 35
35,4
563
35,4
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
35
lisi (fii) g
a 29,3
29,65
28541
30,1
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
29,15
lumiBirD (lbirD) g
c 14,5
14,28
7751
14,5
fr0000038242
15.884.557
14,16
m6-métroPole tV (mmt) G
a 18,3
18,43
277069
18,43
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,92
maisons Du monDe (mDm)
B 25,9
26,16
680805
27,8
25,5
fr0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
maisons France conF. (mfc) g B 42,4
42,3
366
42,5
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
42,1
manitou (mtu) g
B 31,2
32,6
117359
32,9
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
31,15
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 7,21
7,55
65460
7,56
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
7,1
mauna Kea (mKea)
c 2,98
2,92
47713
2,98
fr0010609263
23.147.338
2,9
mercialYs (merY) g
a 14,88
15,32
114834
15,37
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
14,87
mersen (mrn) g
B 36,65
35,4
117852
37,15
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
35,4
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,05
2,04
62656
2,05
fr0004177046
23.261.500
1,998
nanoBiotiX (nano) g
B 15,41
15,68
136492
15,9
fr0011341205
19.633.373
15,41
natiXis (Kn) LR
a 6,068
6,15
4154757
6,162
fr0000120685
28/05/18 0,37 3.138.305.787
6,062
natureX (nrX) g
B 134,6
135,4
4987
135,4
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,6
netGem (ntG) g
c 2,36
2,36
11671
2,4
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
2,36
neXans (neX) G
a 28,5
28,64
227964
28,84
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
28,28
neXitY (nXi) G
a 52,85
52,7
101838
54
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
52,6
nicoX (coX)
B 7,925
7,98
27710
8,02
fr0013018124
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7,925
nrJ GrouP (nrG) g
B 8,58
8,76
37170
8,9
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.417.846
8,44
oeneo (sbt) g
B 10,26
10,3
15572
10,38
fr0000052680
31/07/18 0,15 63.180.843
10,26
onXeo (onXeo) g
B 1,285
1,23
240605
1,285
fr0010095596
50.695.653
1,197
orPéa (orp) G
a 119,7
117,65
92680
119,8
fr0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
117,65
Parrot (parro) g
B 4,245
4,18
104366
4,28
fr0004038263
30.174.671
4,18
PHarmaGest int. (pha)
58,6
58,4
1969
59
fr0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
58,1
Pierre & Vacances (vac) g
B 27,5
27
6905
27,8
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
26,9
PiXium Vision (piX) g
c 1,642
1,684
83393
1,698
fr0011950641
20.813.963
1,63
Plastic omnium (pom) G
a 36,2
35,87
290931
36,37
fr0000124570
02/05/18 0,67 150.976.720
35,74
PlastiValoire (pvl)
B 15,08
15
DiV 8 02/05/17
21996
15,08
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
14,82
PsB inDust. (psb)
c 50,2
50
440
50,4
fr0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
50
rallYe (ral)
a 9,94
10,08
61778
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fr0000060618
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2,47
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+ 39,37 242
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Autres Valeurs de la Zone euro
Gemalto (Gto) L
nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
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lu0088087324
a 49,9
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VAleurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
11,3
2439
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laFarGeHolcim ltD (lhn) L
a 43,23
76394
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
scHlumBerGer (slb)
a 57,4
2026
an8068571086
usD 05/06/18 0,5 1.434.212.164
stallerGenes Greer (staGr) a 26
7781
Gb00bZ21rf93
19.738.742
us3696041033
HsBc (hsb)
11,46
11,48
11,2
8,254
8,278
8,176
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43,1
57,4
58
57
27,3
27,85
26
+ 2,14
- 2,39
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+ 0,57
+ 1,89
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+ 0,93
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-11,07
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+ 2,76
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51
- 29,11
41,7
22,6
1,29
52,19
4
3,45
26 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 1 août 2018 Les Echos
er
euronext//taux&changes//matières premières
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c 36
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adl partnerg
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c
altamirg
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c
artois
a
ateme
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au femining
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b
bains monaco
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c
bleecker
blue solutionsg
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bourbonGg
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4,355
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1,59
1,57
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7,74
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cafom
c 9,05 9,05
9
capelli
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carp.de partic.
c
castg
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3,81
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catering inter.g
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cbo territoriag
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c
cegedimg
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33
cegerealg
b 38
38
38
cellnovog
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2,9
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cerenisg
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2
cfi
c
chausseria sa
c
cibox inter.g
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clayeuxg
c
cnimg
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cogelec
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coherisg
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constellium
courtois
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144
144
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crosswood
c
cs-com. et syst.g
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deinove
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c
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c
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c
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c
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c
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c
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b
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28
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a
finatis
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c
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c 114
114
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40
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c
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c
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frey
b 28,6
28,6
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c
galimmo
c 24,4 24,4
24,4
gaumont
b 145
146,5
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c 26
26
26
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c
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c 19,6
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60
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c
ind. fin. ent.
c
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c
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lacroix sa
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c
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lebon
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2,5
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b 45,3 45,5
44
lexibookg
c 0,954 0,976 0,932
locindus
b 24,9 25
24,9
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c
manutan inter.g
b 79,2 80
79,2
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6,39 6,39
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clôt
9,72
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+ 1,89
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- 15,66
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françaises
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auplata
biocorp
biophytis
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carbio
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hybrigenics
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theradiag
umanis
vergnet
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217
4,06
6,26
14,2 - 2,07
4111
211
0,56
2,69 - 0,37
50,5 + 1,82
0,8
1,14 + 0,89
36729
136
27
109
545
66,2
17,2
2,21
113
11
5,34
45,95
- 2,27
+ 0,46
- 1,31
- 3,51
- 2,23
830
2470
527
6429
1263
2442
6,85
1,65 - 1,2
127
+ 2,42
860
1
60214
6
3
0,27
850
5,75
128
0,285+ 1,79
126586
24
3,13
1839
1630
28
195
1
1
6050
48,2
50,2
3
306
2
114
1
32,2 - 0,62
449
40
7
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34,97
4,16
16,4 + 0,61
28,6
786
12
49
24,4
143,5 - 0,35
97
- 1,82
3,56 - 0,28
0,907+ 1,91
58,8 - 0,34
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41,2
26
11
131
208
8995
321120
430
455
295
2
1,92
28,85
19,6
3,21
59,5
5,46
0,18
7,12
15
7,8
44,8
142
55
- 0,69
- 0,76
- 1
- 2,15
- 5,26
+ 0,85
- 0,51
- 0,44
+ 0,35
+ 1,1
11029
77
3938
6195
12787
3101
916
3395
1076
1604
145
332
1,04
67,5
53,1 + 1,34
6 + 0,67
372
8122
1214
16
Taux eT changes
changes : cours au comptant
cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
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1,1705
livre sterliNg
0,8917
FraNc suisse
1,1583
couroNNe daNoise
7,4506
couroNNe Norv.
9,5389
kuNa croate
7,4022
couroNNe suedoise
10,2874
dollar caNadieN
1,5235
yeN JaPoNais
130,9385
dollar australieN
1,5743
rouble russe
72,9417
rouPie iNdieNNe
80,2046
dollar Neo-zelaNdais 1,7186
couroNNe tcheQue
25,5868
ForiNt hoNgrois
320,435
zloty PoloNais
4,2759
lev bulgare
1,9555
dollar hoNg-koNg
9,1861
WoN sud coreeN
1302,6325
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real
4,3869
dollar siNgaPour
1,5923
raNd sud-aFricaiN
15,321
livre turQue
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reNMibi yuaN
7,9731
ruPiah
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4,7378
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0,53
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-0,40
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-3,29
2,38
5,47
4,62
1,62
0,18
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2,40
-0,03
-2,08
1,70
-7,77
10,34
-0,84
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2,15
3,77
3,36
-2,93
-0,69
31-07-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
- 1,25
+
+
-
2,08
1,63
0,58
1,6
1434
197
1733
2242
2932
4291
57
27
451
23
32,4 + 2,53
107
- 2,28
230
862
2
149,5 - 0,33
2,5
45,3 + 2,72
0,946- 4,44
25
194
71
3815
5001
7469
530
80
+ 1,01
6,28 - 1,41
6,28 - 1,26
4033
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eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
usd
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0,8917
1,1583
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1,3094
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gbp
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1,3124
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8,3543
1,1189 146,8287
1,3016
1,7082
chf
sek
0,8633
1,0105
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1
8,8828
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113,04
1,3154
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dkk
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1
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jpy (100)
cad
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0,8846
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1,1634
0,6564
0,7683
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0,7602
6,7531
4,8909
0,8595
1
31-07-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
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31-07-2018
6 mois
allemagne 100,20
portugal
-0,20
france
0,00
espagne
0,00
italie
-0,24
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,59
0,47
0,07
0,26
1,52
-0,20
0,76
0,11
0,43
1,95
0,06
1,19
0,18
0,74
2,34
0,37
1,41
0,32
1,00
2,53
euromts
indice
var %
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
252,92
170,83
234,85
285,03
334,51
344,29
233,61
0.15
0.36
0.11
0.28
0.45
0.59
0.18
31/12 var %
248,89
171,84
236,20
284,90
327,74
332,52
234,24
1.47
0.94
-0.68
-0.29
1.61
2.93
-0.45
cours a TerMe de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
1,1703
1,1706
0,8917
0,8918
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1,1584
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10,2910
7,4488
7,4524
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130,9430
1,5231
1,5238
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-0,0042
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-0,0138
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-0,0234
-0,0236
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-0,0383
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0,0113
0,0117
0,0513
-0,0171
-0,0436
-0,0440
31-07-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base
0.50 %
usa
taux jour le jour
1.91 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.66 %
10 ans
3.01 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.30 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.07 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,56
-0,56
-0,54
-0,59
-0,55
-0,42
0,06
0,70
indices de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
mai 16
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
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-0,372
-0,371
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-0,329
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tme
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moy.
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1 mois 3 mois 10
the
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31-07
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0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
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0,69
0,69
0,69
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0,69
0,66
0,66
0,66
0,66
0,66
0,65
0,65
0,65
0,65
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0,41
0,45
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1,00
1,11
1,31
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1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
-0,364
-0,363
-0,364
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-0,358
-0,358
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-0,364
-0,363
-0,362
-0,362
-0,362
-0,361
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,364
-0,365
-0,366
-0,367
-0,367
-0,366
-0,366
-0,365
-0,366
-0,366
-0,371
-0,37
-0,37
-0,371
-0,37
-0,369
-0,372
-0,372
-0,372
-0,371
-0,371
-0,371
-0,37
-0,369
-0,37
-0,369
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-0,369
-0,369
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-0,323
-0,324
-0,324
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,321
-0,32
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pub.
priv.
0,90
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0,90
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0,90
0,90
0,90
0,90
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0,89
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0,86
0,86
0,86
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0,85
0,85
0,85
0,85
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0,93
0,93
MaTières preMières
MéTaux précieux
MéTaux non Ferreux
MéTaux sTraTégiQues
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
31/07
30/07
COURS PriMe Prec.
lingot
33600
0
33970
10 florins
208
2,32
208
5 dollars*
290
14,77
290
10 dollars
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12,79
570
20 dollars
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12,26
1135
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
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-0,4
1260
latine
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2,01
199
napoleon
202,9
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202,2
1/2 napoleon* 112,9
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112,9
souverain eli i* 260
5,71
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souverain
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1/2 souverain* 130
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130
suisse
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mark*
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256
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1119
lingotin 500grs 17350
3,27
17450
lingotin 250grs 8670
3,21
8700
lingotin 100grs 3470
3,27
3490
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
507,34
511,2
cuivre (girm):
Londres
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 402
25 522
Fix2
25 468
25 523
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
22 659
22 711
Fix2
22 806
22 717
London BuLLion MarKeT
31/07
30/07
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 554
1 548
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 221
1 224
palladium (eN dollars Par oNce troy)
928
928
platine (eN dollars Par oNce troy)
831
826
2,32
7,88
8,68
3,92
7,5
6,86
6,16
eur
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours de changes croisés
31-07-2018
neW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
31/07
sePt. 18
15,6
déc. 18
15,7
JaNv. 19
15,62
Mars 19
15,77
Mai 19
15,79
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
settleMeNt
30/07
15,51
15,61
15,61
15,76
15,82
settleMeNt
31/07
aout 18
1223,3
déc. 18
1233,3
avr. 19
1242,9
JuiN 19
1250
déc. 19
1260
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
31/07
839
843,5
841
848,1
851,7
30/07
1220,3
1230,2
1242,8
1248,7
1268,3
settleMeNt
30/07
830,4
834,9
834,9
845
0
cathodes : 5473 a coMPter du 31/07/
autres demi produits cuivreux :
base cuivre
626,53 dePuis le 31/07
base laMiNé laitoN 1 titre 527,61 dePuis le 31/07
base laMiNé laitoN 70/30
536,6 dePuis le 31/07
base laMiNé laitoN 85/15
581,56 dePuis le 31/07
base laMiNé broNze 94/6
716,75 dePuis le 31/07
base laMiNé broNze 94/4
686,67 dePuis le 31/07
London MeTaL exchange
31/07
30/07
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
1670-1675
1700-1750
12520
1780-1790
1785-1795
12520
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2052-2054
2073-2074
1198250
2053-2055
2068,5-2069
1200025
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
6180-6185
6207-6208
256275
6251-6251,5
6279,5-6280,5
253525
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
19990-19995
19825-19875
2970
19875-19925
19780-19785
2975
13675-13700
13725-13730
256158
éLecTriciTé
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
31/07
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
clôture
13710-13720
13770-13780
257502
plomb (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2132,5-2133
2143-2145
127325
2137-2137,5
2154-2155
127850
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2589,5-2590
2522-2523
242050
2617-2618
2566-2568
243100
neW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
31/07
2,8
2,82
2,83
2,85
30/07
2,78
2,8
2,81
2,82
vol
419
81
7
13394
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
31/07
62,33
63,59
69,73
70,79
KuaLa LuMpur
settleMeNt settleMeNt
Jou r
31/07
20100
30/07
19980
vol
clôture
30/07
40,69
46,28
clôture
30/07
62,33
63,59
69,73
70,79
vol
364004
192492
vol
clôture
clôture
sePt. 18
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
31/07
68,98
65,58
65,43
65,1
64,63
30/07
70,13
66,65
66,35
66,03
65,7
465,5
440,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
86,4
85,08
508
476
86,4
85,08
507,5
475,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
31/07
16,87
clôture
settleMeNt settleMeNt
vol
30/07
25,75
26,25
26,4
gaz naTureL
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
31/07
2,81
2,83
2,87
vol
clôture
vol
30/07
2,8
2,82
2,87
clôture
30/07
21,79
vol
vol
9878
settleMeNt settleMeNt
31/07
août 2018 22,81
sePt 2018 22,89
oct 2018 23,12
30/07
22,69
22,75
23,1
30/07
90,44
89,16
88,92
clôture
clôture
vol
31/07
30/07
sePt. 18
1596
1645
déc. 18
1637
1676
Mars 19 1646
1683
Mai 19
1652
1687
Juil. 19
1659
1690
new york (eN $ Par toNNe)
8584
7682
4782
2377
1871
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
31/07
2163
2216
2237
2255
2279
30/07
2238
2278
2293
2308
2329
vol
20823
20732
6129
1121
768
31/07
445,5
418,8
403,5
30/07
445,5
418,1
403,5
vol
settleMeNt settleMeNt
vol
31/07
30/07
aout 18 185
181,75
Nov. 18
192,25
189,5
JaNv. 19 193,75
190,5
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
settleMeNt settleMeNt
vol
31/07
30/07
sePt. 18
1644
1656
4808
Nov. 18
1639
1651
4110
JaNv. 19 1636
1652
2665
Mars 19 1647
1665
315
Mai 19
1660
1677
177
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
5
11888
2572
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
31/07
110,1
113,35
116,8
123,8
30/07
111,25
114,4
117,95
125,05
vol
vol
22784
15407
2706
314
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
Jou r
31/07
30/07
112,45
115,7
155
56
2
settleMeNt settleMeNt
vol
75
174
1
settleMeNt settleMeNt
31/07
187,6
184,2
188,2
vol
30/07
187
0
0
271
veau vivaNt - bresil - brl :
143.6
le 30/07//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.08425
le 30/07//18
betail d'eNgrais - cMe - usd : 1.515
le 30/07//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.633
le 30/07//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indices
rJ crb
settleMeNt settleMeNt
vol
BeTaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
vol
69049
125591
22118
31/07
30/07
sePt. 18
12,02
11,9
Nov. 18
11,96
11,95
JaNv. 19 12,08
11,74
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
vol
clôture
157
1171
196
settleMeNt settleMeNt
31/07
30/07
sePt. 18
371,5
367
déc. 18
385,75
381
Mars 19 396,25
391,5
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
jus d’orange
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
59256
23395
7338
3200
1549
settleMeNt settleMeNt
31/07
30/07
sePt. 18
552,25
546,5
628
déc. 18
573,5
566,5
83
Mars 19 585,5
581,75
mais à paris (eN euros Par toNNe)
caFé
Bois
settleMeNt settleMeNt
4
30/07
10,84
11,74
11,97
12,15
12,39
vol
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 107.9
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
31/07
10,53
11,45
11,66
11,85
12,1
vol
settleMeNt settleMeNt
31/07
30/07
sePt. 18
204
201,75
15449
déc. 18
205,75
203,5
29990
Mars 19 207,25
205
7643
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
coTon
31/07
90,57
89,76
89,63
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
31/07
30/07
sePt. 18
237,75
233,5
déc. 18
245,5
243
Mars 19 249
244
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
iNdice cotlook a : 98, le 31/07//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
settleMeNt settleMeNt
nymex ( eN $ Par Mbtu)
clôture
vol
4857
1682
683
265
157
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 29/07/
Prix indicatif : 2239,25
londres (eN £ Par toNNe)
uranium nymex (en $ par lb)
31/07
25,75
26,25
26,4
clôture
cacao
uraniuM
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
31/07
30/07
oct. 18
316,1
321
déc. 18
315,9
320,8
Mars 19 320,9
325,6
Mai 19
326,2
331
aout 19 330,7
335,6
new york (eN ceNts Par lb)
vol
30/07
16,9
powernext gas futures
31/07
30/07
Nov. 18
658,25
666,25
16177
Fév. 19
655,75
663,25
2789
Mars 19 655
662,5
1905
avr. 19
654
661,5
717
Mai 19
653,75
661,25
544
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
464
439
sPot
céréaLes
11,26 cts/lb
londres (eN dollars Par toNNe)
639,5
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
31/07
30/07
Jour
74,37
74,97
Nov. 18
74,98
75,75
59573
JaNv. 19 74,95
75,76
19415
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
sucre
london daily price:
31/07
Nord da 22,01
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
produiTs péTroLiers
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
632
powernext gas spot
produiTs péTroLiers
clôture
etain (en dollars par tonne)
30/07
antimoine 99,65% (par tonne)
8150
8150
bismuth 99,99% (par lb)
4,75
4,75
cadmium 99,95% (par lb)
1,27
1,27
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
39,85
39,85
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
1175
1175
ferro molybdene (par kg)
27,2
27,2
germanium (par kg)
1760
1760
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2210
2210
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
31/07
vol
112.45
31/07
30/07
200,02
200,93
reuters coM. 2315,44
2327,99
Moodys coM. 5910,32
5921,06
or iNdustriel 33690
33887
lMex
3024,8
3033
FINANCE & MARCHES // 27
Les Echos Mercredi 1 août 2018
er
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
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code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
329,79 31/07
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
579,25 31/07
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
548,2
31/07
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
256,9
31/07
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
367,55 31/07
LU0168449691 Pictet-greater china
593,1
LU0188501257 Pictet-health
272,35 31/07
544,19 31/07
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
LU0070964530 Pictet-indian eq.
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
103,82 30/07
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
115,48 30/07
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
182,92 30/07
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
107,81 30/07
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
469,63 30/07
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
101,69 30/07
133,18 30/07
LU0851564897 euroPean equity (eur)
170,02 30/07
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15725,52 31/07
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
122,42 27/07
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
100,5 30/07
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
159,11 31/07
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
154,39 27/07
LU0851564541 World equity (eur)
157,74 30/07
267,52 31/07
LU1279334210 Pictet-roBotics
138,69 31/07
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310,22 30/07
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147,09 30/07
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309,38 31/07
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
162,1
LU0104884860 Pictet-Water
31/07
code isin
242,38 31/07
1244,54 31/07
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
LU0280430660 Pictet-clean energy
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
31/07
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
295,55 31/07
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
PIERRE FABRE
Núria Perez-Cullell
assurera la direction générale
de la filiale Pierre Fabre DermoCosmétique (PFDC), à partir du
20 août.
Núria Perez-Cullell, 45 ans, titulaire d’un DESS en cosmétologie
de l’université de Nantes, docteur
en pharmacie de l’université de
Barcelone, a rejoint le groupe
Pierre Fabre en 1998. Elle fut chef
de produit au sein de la marque
Klorane, attachée de direction
auprès de M. Pierre Fabre (19992001) et directrice marketing
France puis monde sur la marque
E a u T h e r m a l e Avè n e ( 2 0 0 2 2013). Depuis, elle était directrice
générale de la marque Eau Thermale Avène.
SIACI SAINT HONORÉ
Olivier Lesbats
intègre la direction risques
et assurances d’entreprises
en tant que directeur de clientèle.
Olivier Lesbats, 46 ans, titulaire
d’un master de commerce et marketing ainsi que d’un troisième
cycle de gestion des risques (IMR
-ESC Bordeaux), a d’abord travaillé
chez Marsh. En 2002, il a rejoint
Gras Savoye comme chargé de
clientèle dans le département responsabilité civile des grandes
entreprises, avant d’être directeur
adjoint du pôle commercial des
grandes entreprises en 2007, puis
directeur des appels d’offres en 2011.
L’année suivante, il a pris la direction commerciale pour la France
d’AXA Matrix Risk Consultant.
CUSHMAN & WAKEFIELD
Benoît Choyer
rejoint Cushman & Wakefield
France en tant que directeur RH
et environnement de travail.
A ce titre, il intègre le board
de la société.
Benoît Choyer, 39 ans, diplômé de
l’IEP de Strasbourg, est titulaire
d’un DESS en droit des RH de l’université de Versailles. En 2004, il a
intégré le groupe GE, où il a assumé
les fonctions de HR manager, directeurs des relations sociales, puis
directeur RH dans les filiales financières telles que GE Money Bank ou
GE Capital. Il fut également directeur RH Europe de l’Ouest (France,
Espagne et Italie) chez GE Real
Estate. Plus récemment, il était
directeur RH de la filière affacturage du groupe Crédit Mutuel CM-11
(Factofrance/CM-CIC Factor).
ORGANISATIONS
BBN
Yves Romestan
est nommé vice-président,
directeur du développement
global de BBN.
Yves Romestan, 63 ans, diplômé
de l’IEP de Paris et de droit public,
a occupé des fonctions de premier
plan en communication et marketing au sein de Total, du CEA
(Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives),
du groupe Banques Populaires, de
Lafarge, Brandt et Bouygues.
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
Depuis 2003, il a été successivement directeur de la communication d’Alliance UniChem, directeur du marketing central et de la
c o m m u n i c a t i o n d ’A l l i a n c e
Healthcare (2006-2007) et directeur de la communication Groupe
d’Alliance Boots (2008-2014). Il est
ensuite devenu senior vice-président communication et affaires
internationales de Walgreens
Boots Alliance aux Etats-Unis.
Depuis 2017, il était vice-président
exécutif de l’agence européenne
indépendante ComCorp.
FNADE
Philippe Maillard
est élu président
de la Fédération nationale
des activités de la dépollution
et de l’environnement (Fnade).
Philippe Maillard, 50 ans, ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale des
ponts et chaussées, est directeur
général adjoint France de Suez. Au
sein du groupe Suez, il a assumé
différentes fonctions de direction
dans les métiers des déchets et de
l’eau, en France et à l’international. Entre 2014 et 2015, il a présidé
la Fédération professionnelle des
entreprises de l’eau (FP2E).
ÉCOLE
HEC PARIS
Alexis John Ahyee
prend la direction générale
du bureau pour l’Afrique
de l’Ouest et centrale.
Alexis John Ahyee, 45 ans, est titulaire d’un DESS en commerce
international et logistique de l’université de Perpignan. Après avoir
débuté au sein de la direction des
opérations d’Ecobank, il a assumé
des fonctions de direction pays et
direction régionale dans des multinationales comme British American Tobacco. Il a par ailleurs
conduit de nombreux projets dans
la grande distribution, la publicité
et le digital dans le cadre de son
expérience entrepreneuriale. Plus
récemment, il était directeur des
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
Téléchargez sur :
programmes courts et sur mesure
de la MDE Business School et
chargé d’enseignement de people
management et de leadership.
ILS SONT NÉS
UN 1ER AOÛT
Romain Barras, athlète, 38 ans.
Hubert de Boisredon,
PDG du groupe Armor, 54 ans.
Didier Couerbe,
directeur général du groupe
Albin Michel, 51 ans.
Giancarlo Giannini,
acteur et cinéaste, 76 ans.
Louis Le Duff,
président-fondateur du groupe
Le Duff, 72 ans.
Mac Lesggy, animateur et
producteur de télévision, 56 ans.
Sam Mendes, réalisateur, 53 ans.
Damien Saez,
chanteur et musicien, 41 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
crible
Mercredi 1 août 2018
er
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Moins de complexité, plus de perplexité
L’espoir de retour de cash fait vivre le titre
Vivendi en Bourse.
LA SÉANCE DU 31 JUILLET 2018
La Bourse
de Paris
gagne un peu
de terrain,
malgré le doute
La Bourse de Paris a repris
•quelques
couleurs, mardi,
malgré des doutes persistants sur les valeurs technologiques et la croissance. La
journée a, en effet, été marquée par la publication des
chiffres de la croissance dans
la zone euro, où elle a ralenti à
+ 0,3 % au deuxième trimestre. En France, le gouvernement a annoncé la révision de
ses objectifs de croissance.
Du côté des banques centrales, la Banque du Japon a
annoncé le maintien de sa
politique monétaire de taux
très bas, entraînant une
détente sur les marchés obligataires. A Paris comme aux
Etats-Unis, le doute planait
toujours sur la pérennité des
valeurs technologiques, après
les résultats décevants d’Intel,
de Twitter et de Facebook la
semaine dernière.
L’indice CAC 40 a gagné
0,37 %, à 5.511,30 points, dans
un volume d’échanges de
4,3 milliards d’euros. La Bourse
de Francfort a, elle, grappillé
0,06 %, alors que celle de Londres a grimpé de 0,62 %.
Du côté des valeurs,
Vivendi a réalisé la meilleure
performance du CAC 40 en
bondissant de 3,74 %. Le
groupe a annoncé un virage
stratégique par l’acquisition
d’Editis et un retrait partiel
d’Universal.
Solvay a pris 3,40 %. Ses bons
résultats au premier semestre
ont été soutenus par la bonne
tenue de son secteur de composants innovants, notamment
à destination de l’aéronautique
et de l’automobile.
Legrand a perdu 1,94 %. Ses
résultats ont été jugés bons,
mais son titre est considéré
comme déjà bien valorisé.
Dans le SBF 120, Rexel a pris
8,87 %. Le fabricant de composants électriques a vu son résultat net croître de presque 20 %
au deuxième trimestre. Enfin,
Iliad a réalisé la pire performance de l’indice en décrochant de 7,7 %.
« Quand on donne du peu que l’on a, on donne vraiment. » Quoi qu’en pense
Marc Levy, la dernière acquisition de l’écurie Vivendi à travers celle d’Editis,
les investisseurs attendent toujours beaucoup plus de la grande annexe
de l’empire Bolloré. Le retour aux sources de l’édition, au bout de seize ans
d’absence, laisse les uns perplexes et les autres soulagés. Perplexité face à
un producteur de contenus ressemblant plus au monde d’hier, sur
les modèles de Bertelsmann et News Corp., qu’à celui de demain que devait
incarner le « Netflix latin » promis. Soulagement que les formes du conglomérat s’alourdissent pour « seulement » 900 millions d’euros, limitant
une destruction de valeur entérinée par le vendeur, Grupo Planeta,
à travers un prix de vente plus faible que celui de l’achat d’il y a dix ans,
et programmé dans une valorisation de 15 fois le résultat d’exploitation
pour le nouveau propriétaire. L’emplette pèse moins d’un dixième des
10 milliards d’euros et quelques que Vivendi pourrait récupérer en cédant
jusqu’à la moitié du capital d’Universal Music Group. Si l’introduction en
Bourse de la maison des Rolling Stones est écartée à cause de sa « complexité », la vente d’un tiers des parts, calcule Oddo BHF, permettrait à la maison
mère de racheter au moins 12 % de son capital, une perspective qui a fait gagner 3,7 % au titre mardi. Les chinois Tencent et Alibaba sont des candidats
probables à une opération qui renforcerait Bolloré chez Vivendi. Comme
l’écrit Marc Levy, « qui aime chercher des solutions n’a pas peur des problèmes ».
Groupe ADP 14 15
Iliad 28
Raja 16
Rexel 28
Jaguar Land Rover 17
Sanofi 16
Solvay 28
Legrand 28
MeilleursAgents.com 18
Viacom 19
Vivendi 28
Credit Suisse 22
Novo Nordisk 16
AVIS FINANCIERS
EDF 17
Paramount 19
Blue Solutions 15
BMW 17
Bolloré 15
Vivendi 15
Burelle 23
les echos est une publication du
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tirage Du 31 Juillet 2018 : 76.367 exemplaires
origine du papier : belgique. taux de fibres recyclées : 100%.
ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’ecolabel européen
sous le numéro fi/37/002. eutrophisation : ptot 0.013kg/tonne de papier
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est interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
Sanofi va pouvoir enfin mettre derrière lui
le déclin du diabète.
« Le meilleur médecin est la marmite. » Olivier Brandicourt, le patron
de Sanofi, semble avoir fait sien le dicton en choisissant les ingrédients
du redressement des ventes de Sanofi, ajoutant une louche de remèdes
des maladies sanguines rares et retirant une cuillère de génériques. Grâce à
Bioverativ, l’ancien spin-off de Biogen tombé dans sa cocotte pour 11,6 milliards de dollars, l’apothicaire a passé un point d’inflexion en retrouvant au
deuxième trimestre une croissance de son chiffre d’affaires, certes encore
fade (+0,1 % à changes constants), mais plus digeste que la gamelle du début
d’année (–8,7 %). L’antidiabétique Lantus, son premier produit par les
revenus qui a plongé de près d’un tiers aux Etats-Unis au premier semestre
après la fin de son brevet, donne encore un goût âcre à la recette, mais
celui-ci va progressivement s’estomper. Déjà, la totalité des traitements
du diabète ne représentent plus que 17 % des ventes. Le relèvement d’un point
de pourcentage de l’objectif de hausse du bénéfice net par action (dans une
fourchette de 3 à 5 % hors devises) a conforté la communauté financière
dans son diagnostic, sans l’amener non plus à espérer une convalescence
plus rapide. Dans les fourneaux boursiers, ce sont les décotes, en l’occurrence
d’environ 15 % sur ses pairs européens, qui sont les plus longues à réduire.
EN VUE
LES ENTREPRISES CITÉES
ADA 15
Alstom 14
Amazon 16
Audi 17
Baume apaisant
C
Tom Cruise
inquante-six ans… l’âge idéal
pour sauter entre deux immeubles, traverser Paris à moto sans
casque, sauter en parachute au-dessus
du Grand-Palais. Quand bon nombre
d’hommes de son âge préfèrent s’adonner au golf, Tom Cruise a, lui, décidé
d’être, dans la vie comme au cinéma,
« Monsieur Impossible ». Dans l’opus 6
qui sort aujourd’hui, il le prouve une fois
de plus. Celui qui reconnaît « travailler
vingt heures par jour », et ne « jamais
changer d’avis quand il a décidé quelque
chose », s’est même cassé la cheville sur le
tournage, mais il a décidé de continuer la
scène. « Je ne voulais vraiment pas la
refaire, donc je me suis redressé et j’ai continué », explique-t-il simplement. Au
final, la scène sera gardée et l’acteur, qui
reviendra sur le tournage au bout de six
semaines – contre un minimum de trois
mois pour le commun des mortels –,
devra tout de même s’imposer plusieurs
heures quotidiennes de rééducation.
Mais Tom Cruise est-il mortel ? A voir
ses multiples faits d’armes et son visage à
peine ridé, on pourrait en douter. Celui
qui a décidé dans la vie de « toujours choisir le plus divertissant » a su prouver à
Hollywood et au monde entier qu’être
scientologue ne lui fermerait pas toutes
les portes.
Souvent critiqué pour ses rôles de
gros bras, il est aujourd’hui incontournable dans le paysage cinématographique et enchaîne les superproductions
aux cachets mirobolants. « Il n’a peur
que d’une chose : s’ennuyer », s’amuse à
dire le réalisateur de « Mission: Impossible – Fallout », Christopher McQuarrie.
Que Tom se rassure, l’ennui n’est pas le
premier mot qui vient à l’esprit quand il
apparaît à l’écran !
(
Lire nos informations
Pages 9 et 19
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