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Les Echos 22082018

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Vendanges précoces
en Champagne
AFP
Ian Hanning/RÉA
La récolte a débuté avec quatre
semaines d’avance. Une première
depuis quinze ans. // P. 12
nos séries
d’été
( Les grandes usines
françaises )
La raffinerie
de la Mède
// P. 9
( L’auteur qui vous
a construit )
Karol Beffa
et Borges
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 22 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
Macron face au risque
d’une croissance ralentie
// P. 8
( L’Amérique en séries )
« House of Cards »
// P. 8
( Les mégafusions
de la finance )
Prudential
et AIA
// P. 22
l Les économistes revoient à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2018 et 2019.
l Cela complique la tâche du gouvernement dans sa recherche d’économies.
C
’est ce mercredi que doivent se retrouver plusieurs
ministres à l’Elysée avec Emmanuel Macron et
Edouard Philippe pour discuter du budget 2019.
Cette réunion intervient alors que les économistes viennent
de réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour la
France en 2018 et 2019, à la suite du ralentissement marqué
au premier semestre. Alors qu’au printemps, Bercy tablait
sur une progression du PIB de 2 % cette année et de 1,9 % l’an
prochain, les économistes parient désormais sur une croissance de 1,7 % chaque année. Voilà qui complique singuliè-
rement l’équation budgétaire. Dans une interview aux
« Echos », l’économiste Philippe Aghion, proche d’Emmanuel Macron, juge qu’il est « possible de réduire le déficit
sans casser la croissance ». // PAGES 2-3
ET L’ÉDITORIAL DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 6
L’ESSENTIEL
SANTÉ AU TRAVAIL :
VERS PLUS DE PRÉVENTION
Le rapport Lecocq préconise la
création d’un guichet unique et
d’une cotisation unifiée pour les
employeurs. // P. 2
Wall Street enregistre la plus longue
période de hausse de son histoire
L’ARGENTINE SECOUÉE PAR
UNE AFFAIRE DE CORRUPTION
EUROPE Les négocia-
L’ex-présidente Cristina Kirchner
est talonnée par la justice pour un
vaste système de pots-de-vin dans
des marchés publics. // P. 5
teurs Michel Barnier
et Dominic Raab
ont décidé de discuter
désormais en continu.
LES ENTREPRISES ACHÈTENT
PLUS D’ÉNERGIE VERTE
Initiés par les géants américains
de la tech, les contrats d’achat
d’électricité verte sur vingt ans se
développent dans de nouveaux
secteurs en Europe. // P. 13
HEURE DE VÉRITÉ POUR
ALTICE DANS LE SPORT
RMC Sport, avec ses 600 millions
d’euros de coût de grilles, a de
quoi séduire cette saison. Reste
pour Altice à rentabiliser l’investissement. // P. 20
MARCHÉS La Bourse américaine n’a pas subi de choc de plus de 20 % depuis
près de dix ans, un record alimenté notamment par les valeurs technologiques.
CARNET // P. 25
dire de baisse de plus de 20 %. Il s’en est fallu
de peu pourtant, en octobre 2011, mais la
reprise économique américaine – l’une des
plus longues de l’histoire –, la politique
monétaire expansionniste de la Réserve
Le Livret A attire
toujours plus d’épargne
La collecte nette du compte d’épargne rémunéré
à 0,75 % a franchi un nouveau plafond.
SUR
FINANCES Les ménages français se sont
« L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
montrés enclins à économiser en juillet.
La collecte nette du Livret A a atteint
880 millions d’euros le mois dernier,
selon la Caisse des Dépôts. Les sommes
ainsi placées sur le compte d’épargne
rémunéré à 0,75 % ont été bien supérieures à celles de mai et de juin. Depuis le
début de l’année, elles flirtent avec les
Repenser
l’offre d’études
supérieures
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22764
110e ANNÉE
26PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
fédérale américaine et la montée en puissance des valeurs technologiques, tels
Apple, Amazon ou Netflix, ont porté la
Bourse américaine à des niveaux record.
// PAGE 21 ET « CRIBLE » PAGE 26
Les négociations sur le Brexit ont repris
mardi à Bruxelles, après presque un
mois d’interruption, entre le négociateur de l’UE, Michel Barnier, et son
homologue britannique, Dominic
Raab. Ils ont convenu que les discussions se dérouleraient désormais « en
continu », au vu de l’urgence pour trouver un accord d’ici à fin octobre. Si les
discussions abordent une phase cruciale, deux redoutables pierres d’achoppement demeurent : l’avenir des relations économiques entre l’UE et
Londres, et la frontière nord-irlandaise.
La menace d’un Brexit « no deal » est
toutefois prégnante. Le Royaume-Uni
prétend qu’il a déjà « surmonté pire »,
mais que cela fissurerait l’Union européenne « pour une génération ». Un
sommet européen exceptionnel en
novembre est envisagé. // PAGE 4
Sanctions : l’Iran se tourne vers
l’Asie pour exporter son pétrole
Sur les vingt premiers jours d’août, les ventes ont
reculé de près d’un tiers par rapport au printemps.
10 milliards d’euros. L’encours du Livret A
a ainsi de nouveau atteint un plus haut
historique à 282 milliards d’euros. Le
ralentissement de la croissance pourrait
pousser les Français à rembourrer leur
coussin d’épargne très liquide dans les
prochains mois. Cependant la collecte du
Livret A pourrait pâtir des dépenses de
rentrée et de fin d’année. // PAGE 20
Point de vue de
Atta Kenare/AFP
Julie Glassberg
Ce mercredi soir, cela fera exactement
3.453 jours, soit depuis le 9 mars 2009, que
l’indice S&P 500 évolue dans un marché
haussier, un « bull market ». Depuis cette
date, il n’a pas connu de choc majeur, c’est-à-
Spectacles Les
Arena dopées par
l’aura de Paris // P. 15
Brexit : une
phase cruciale
s’ouvre
à Bruxelles
Stéphanie Dameron
La mise en place de Parcoursup n’est qu’un pis-aller
pour résoudre le problème de l’accès
des étudiants à l’enseignement supérieur. Face à
la poussée démographique – le nombre d’étudiants
a augmenté de plus de 250.000 depuis 2011 – l’Etat
doit repenser son offre de formation, à la fois en
quantité et en qualité, estime Stéphanie Dameron.
Il faut créer de nouveaux lieux de savoir, diversifier
les cursus en fonction des nouveaux besoins et
encourager les partenariats avec le privé. // PAGE 6
PÉTROLE Anticipant les sanctions américaines qui doivent s’appliquer à partir de novembre, plusieurs pays ont déjà réduit leurs achats de pétrole iranien. Sur les vingt premiers
jours d’août, les exportations ont ainsi reculé autour de 2 millions de barils par jour, contre
2,9 au pic du printemps, selon les données de Kpler. En juillet, la Chine et l’Inde représentaient près de 70 % des achats de brut iranien, contre 50 % trois mois plus tôt. Avec la perspective des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Donald Trump va puiser dans les réserves stratégiques américaines pour faire baisser les cours du pétrole à tout prix. // PAGE 19
02 //
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
FRANCE
Santé au travail :
vers un renforcement
de la prévention
SANTÉ
Le rapport Lecocq
doit nourrir
la concertation
à venir sur la santé
au travail.
Il propose de créer
un guichet unique,
une seule cotisation,
et un fonds dédié.
Solveig Godeluck
@Solwii
Réforme de la santé au travail,
top départ. Le rapport de la
députée LREM Charlotte
Lecocq, réalisé avec le consultant Bruno Dupuis et le syndicaliste Henri Forest, a été publié
lundi par le magazine spécialisé
« Santé & Travail », une
semaine avant sa remise officielle au Premier ministre,
mardi. Il doit nourrir la concertation prévue avec les partenaires sociaux à partir du 29 août.
Mandatée pour « améliorer le
système de prévention des risques
professionnels », la mission propose de simplifier un écheveau
illisible pour la plupart des
entreprises. Une complexité qui
nuit à l’efficacité du dispositif,
alors que la prévention santé au
travail coûte près de 2 milliards
d’euros par an. « Rien qu’en réorganisant le système, nous pourrions dégager des moyens supplémentaires pour la prévention »,
explique Charlotte Lecocq, qui
présente cette réforme comme
l’une des « pièces du puzzle de la
refondation de notre modèle
social sur la base du travail ».
Les employeurs cotisent à
hauteur de 1,6 milliard d’euros
auprès de 240 services de santé
au travail (SST), gérés par les
partenaires sociaux, qui organisent 7,5 millions de visites médicales obligatoires par an et
mènent des actions d’accompagnement et de conseil pour les
entreprises. Les entreprises versent également leur écot
à la branche Accidents du travail-maladies professionnelles
(AT-MP) de la Sécurité sociale,
qui investit en retour 341 millions dans la prévention. Enfin,
diverses agences comme Santé
publique France y consacrent
quelques millions d’euros.
La mission propose de créer
un guichet unique pour les
employeurs sur chaque territoire, pour assurer le suivi indi-
viduel obligatoire de l’état de
santé des travailleurs, former
les managers, ou bien accompagner les plans de prévention. La
porte d’entrée du système serait
une structure de droit privé
dans chaque région. Œcuménique, elle rassemblerait les SST
interentreprises, y compris
ceux du BTP, les associations
régionales pour l’amélioration
des conditions de travail, et les
agents des Carsat qui font de la
prévention au nom de la Sécurité sociale. Ces structures régionales fonctionneraient en lien
avec une nouvelle agence,
France Santé au travail.
Même volonté de décloisonner du côté des financements.
La mission souhaite créer une
cotisation unique « santé travail » pour les employeurs,
recouvrée par les Urssaf, en
fusionnant les montants
aujourd’hui versés aux SST
(BTP inclus) et à la branche
AT-MP. Le coût global n’augmenterait pas pour les
employeurs. Cela permettrait
de « moduler le montant sur une
base mutualisée selon le risque
spécifique de l’entreprise ou de
son engagement en matière de
prévention ».
Utiliser les excédents
AT-MP
Cette modulation existe déjà
dans les cotisations AT-MP,
dont le taux varie en fonction de
la sinistralité passée. Mais 88 %
des entreprises ont moins de
20 salariés et appliquent un taux
collectif qui dépend uniquement de leur secteur d’activité.
Un décret de 2017 a mis en place
de nouvelles incitations pour
ces PME, mais le périmètre
financier en est réduit et la mise
en œuvre attendra 2021. Si les
cotisations n’ont pas vocation à
croître, la mission réclame « un
effort financier dédié et significatif » en faveur de la prévention,
« à partir des excédents de la
branche risques professionnels »
– attendus à 800 millions
d’euros cette année. Elle lorgne
également du côté des complémentaires santé, censées consacrer 2 % de leurs cotisations à
des actions visant un degré élevé
de solidarité. Toutes les ressources du système conflueraient
dans un fonds national de la prévention géré par l’Assurancemaladie. Les indépendants, qui
ne sont pas couverts par les SST
aujourd’hui, pourraient
l’être en cotisant sur une base
volontaire. n
« Rien qu’en réorganisant le système, nous pourrions
dégager des moyens supplémentaires pour la prévention »,
explique Charlotte Lecocq. Photo Hamilton/RÉA
CONJONCTURE
Croissance : pourquoi l’hor
pour le gouvernement en
l Le consensus des économistes
vient d’être revu à la baisse
pour l’an prochain, à +1,7 % contre
+1,9 % selon les prévisions de Bercy.
l Le gouvernement espérait jusqu’ici
une croissance forte lui permettant
de financer les réformes
tout en réduisant le déficit public.
G. de C.
@gcalignon
et Renaud Honoré
et @r_honore
Il n’y a pas que l’affaire Benalla qui
ait gâché l’été de l’exécutif. Emmanuel Macron rentre ce mercredi
directement dans le vif du sujet avec
une réunion en petit comité tenue
avec Edouard Philippe et quelques
ministres autour des arbitrages du
budget pour 2019. Une rencontre
sur laquelle planera la mauvaise
nouvelle économique de ces dernières semaines que constitue
le ralentissement de la croissance.
Un nouvel indicateur vient ainsi
d’alerter en ce sens. Les prévisions
recueillies par Consensus Economics auprès d’une vingtaine d’économistes ont été revues à la baisse
en fin de semaine dernière : désormais, la croissance en France est
attendue à + 1,7 % cette année et
autant l’année suivante. C’est
« L’équation
budgétaire tenait
avec une croissance
forte. Si
la croissance
en 2019 ralentit
aux alentours
de 1,5 %, le déficit
public pourrait
alors dépasser
celui de 2017. »
MATHIEU PLANE
Economiste à l’Observatoire
français des conjonctures
économiques (OFCE)
0,2 point de PIB en moins pour
2018, et 0,1 point pour 2019 par rapport aux anticipations d’il y a trois
mois. C’est surtout inférieur aux
chiffres qu’avait avancés Bercy au
printemps, à savoir 2 % cette année
et 1,9 % l’an prochain, et qui devront
être révisés dans le projet de loi de
finances présenté fin septembre.
La confiance s’effrite
Il ne faut certes pas surinterpréter
ces difficultés. Certains économistes restent optimistes. « Il est encore
possible que la France enregistre une
croissance de 1,8 % l’an prochain »,
estime Jean-Baptiste Pethe, économiste chez Exane BNP Paribas. « Il
faut prendre du recul. La moyenne
entre la croissance de 2017, qui avait
surpris par sa vigueur, et celle de
2018, est de l’ordre de 2 %. Et comme
l’économie française se situera en
milieu de cycle l’année prochaine, il
ne serait pas anormal que le PIB progresse d’environ 1,8 % », veut croire
l’économiste. D’autre part, la moindre croissance ne signifie en rien
une entrée en crise.
Mais une chose est sûre : la confiance dans une activité économique robuste est en train de s’effriter.
« Etant donné le ralentissement du
commerce mondial et le fait que les
ménages français s’inquiètent pour
leur pouvoir d’achat, on voit mal d’où
proviendra l’impulsion dans les prochains trimestres. Dans ces conditions, la croissance risque de rester
modérée », explique Philippe
Waechter, chef économiste chez
Ostrum Asset Management. Ce
ralentissement arrive au mauvais
moment pour l’exécutif. « Le gouvernement a pris des engagements en
matière de baisse de la fiscalité,
financés par des efforts sur la
dépense publique. La croissance, elle,
devait permettre de réduire le déficit », remarque Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français
des conjonctures économiques
(OFCE). « L’équation budgétaire
tenait avec une croissance forte. Si la
croissance en 2019 ralentit aux alentours de 1,5 %, le déficit public pourrait alors dépasser celui de 2017 »,
estime-t-il.
Serrer la vis
sur les économies
Dans les dernières prévisions du
gouvernement, le déficit devait
atterrir à 2,3 % cette année comme
l’an prochain (où le surcoût constitué par la transformation du CICE
en baisse de charges pèsera). Mais
Joël Giraud, le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, avait
prévenu en juillet : « La cible de déficit public pour 2019 pourrait être
relevée à 2,6 % du PIB en cas de fléchissement de la croissance à 1,7 %
en 2018 et 2019 », écrivait-il dans un
rapport. A moins que l’exécutif
serre un peu plus la vis sur les économies : la progression des dépenses hors inflation est censée être
ramenée de 0,7 % à 0,4 % en 2019,
un niveau guère atteint ces deux
dernières décennies.
(
Lire l’éditorial
de Jean-Marc Vittori
Page 6
Le dilemme de l’exécutif pour
le prochain budget
l y a six mois à peine, certains spéculaient déjà sur une
possible « cagnotte fiscale ».
Avec le ralentissement de la croissance, c’est une question tout autre
qui va finalement se poser au gouvernement cet automne : faut-il
rogner sur les dépenses pour limiter la dérive du déficit – au risque
que ces mesures aient un effet négatif sur la croissance – ou laisser un
peu filer le déficit pour ne pas pénaliser davantage l’activité ?
Régulièrement, les gouvernements successifs ont été confrontés
à cette alternative. Il reste à voir si
l’exécutif d’Edouard Philippe fera
mieux que ses prédécesseurs : une
étude de France Stratégie parue en
2016 fustigeait « la performance
médiocre de la politique budgétaire »
en France depuis les années 1980,
montrant que « l’orientation budgétaire a été la plupart du temps acyclique ou procyclique » alors qu’elle
devrait au contraire servir à amortir les chocs économiques.
Le contexte actuel ne facilite pas
le choix du gouvernement. « Le
budget 2019 s’apparente d’ores et
déjà à un exercice d’équilibriste »,
prévient Denis Ferrand, directeur
général de Coe-Rexecode. Pour lui,
I
ANALYSE
Par Guillaume de Calignon
« le gouvernement va faire face à un
vrai dilemme. Les réformes annoncées pour l’an prochain, celle des
minima sociaux, des retraites ou
encore de l’assurance-chômage,
n’auront pas ou peu d’impact budgétaire à court terme mais elles auront
un coût politique évident. Dans ces
conditions, il sera difficile pour l’exécutif de serrer un peu plus la vis sur
les dépenses publiques », avance-t-il.
Entre gouvernement
de droite, respectable
mais classique,
et progressisme
moderne,
le gouvernement
va devoir choisir.
D’autant qu’Emmanuel Macron
est attendu par une partie de sa
majorité, après un budget l’an dernier où il avait été accusé par la gauche d’être le « président des riches ».
Trois économistes proches du président de la République, dont Philippe Aghion, avaient ainsi indiqué
en juin dans une note à destination
de l’Elysée, que le budget 2019 aura
valeur de « test ». « Si l’effort d’économies est perçu comme portant
principalement sur les transferts,
cela confirmera l’image d’un pouvoir
indifférent à la question sociale »,
écrivaient-ils, craignant que
« l’ambition transformatrice initiale
soit rabattue sur un programme classique de réformes structurelles favorables aux plus aisés ».
Entre gouvernement de droite,
respectable mais classique, et
progressisme moderne, le gouvernement va devoir choisir. En évit a n t l ’é c u e i l d ’u n d é f i c i t q u i
enfle trop sans quoi il subira les foudres de Bruxelles. « On peut toutefois espérer que le calendrier électoral soit favorable. Face au risque
de voir les populistes emporter
les élections européennes l’an prochain, la Commission européenne
pourrait se montrer plus conciliante
avec les Etats membres dont les
finances publiques dérapent un
peu », juge Laurent Clavel,
économiste chez AXA Investment
Managers. n
Le moteur de la
connaît des rat
Les mises en chantier
de nouveaux logements ont
reculé au premier semestre. Les ménages investissent moins après une année
2017 particulièrement
dynamique.
Le secteur de la construction est en
train de ralentir. Déjà au mois de
juillet, la Fédération française du
bâtiment avait attiré l’attention sur
ce coup de frein. Les comptes nationaux du deuxième trimestre
publiés par l’Insee fin juillet l’ont
montré. Alors que l’investissement
des ménages en logement avait crû
de 5,6 % en 2017, il a fait du surplace
au cours de la première moitié de
l’année. Ce secteur, qui avait particulièrement contribué à la progression du PIB l’an passé, aura cette
année un impact bien moindre, ce
qui explique en partie le ralentissement de la croissance.
Pas un effondrement
Selon le ministère du Logement, les
mises en chantier ont reculé de
2,8 % au deuxième trimestre après
déjà avoir baissé de 3,6 % sur les
trois premiers mois de l’année. Le
mois dernier, la Confédération de
l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (Capeb) estimait qu’un
« léger ralentissement commence à
se faire sentir sur le niveau de
l’emploi salarié dans l’artisanat du
BTP, 20 % des entreprises artisanales
ont cherché à embaucher au cours du
premier semestre 2018, contre 30 %
au second semestre 2017 ». Or, « cette
tendance risque de se confirmer,
jugeait la Capeb, les intentions
d’embauche étant orientées à la
En matière de mises en chantier, l’année
française ait connue depuis 2011. Photo
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 22 août 2018
Contrôle des
chômeurs : le bilan
de Pôle emploi
r izon s’assombrit
2019
EMPLOI
Selon une étude
de Pôle emploi, 12 %
des chômeurs
ne recherchent
pas activement
un emploi.
Le chiffre tombe
à 8 % si l’on s’en
tient aux chômeurs
indemnisés
par l’assurancechômage.
Marie Bellan
@mbellan1
construction
és
baisse : 14 % des entreprises artisanales souhaitent, en effet, recruter un
salarié supplémentaire contre 21 %
un an auparavant ».
Pour la FFB, le gouvernement est responsable
« L’investissement des ménages
reprend son souffle. Il ne s’agit pas
d’un effondrement », tempère toutefois Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode. L’Insee est sur
la même longueur d’onde. « Après
deux ans de fortes hausses, les ventes
de logements neufs ralentiraient, ce
qui se répercuterait sur les permis de
construire », prévoyaient les économistes de l’Insee dans leur note de
conjoncture publiée en juin dernier. Pour eux, « l’investissement des
ménages serait quasi-stable jusqu’à
la fin de l’année ».
Selon Jacques Chanut, le président de la FFB, c’est clair : le gouvernement est responsable avec sa
réforme du logement. « Malgré la
croissance économique et des taux
toujours bas, les choix faits fin
2017 commencent à peser sur les carnets de commandes. L’assimilation
de l’immobilier à une rente et les
mesures prises en loi de finances
pour 2018 ont suffi à casser la dynamique des marchés résidentiels »,
déclarait-il au milieu de l’été. On
peut aussi rappeler que, en matière
de mises en chantier, l’année 2017 a
été la meilleure que l’économie
française ait connue depuis 2011 et
que l’activité a ralenti en début
d’année, notamment en raison des
grèves, de la hausse du prix du
pétrole et de l’appréciation de l’euro
fin 2017.
— G. de C.
2017 a été la meilleure que l’économie
Emile Luider/RÉA
PHILIPPE AGHION Professeur d’économie au Collège de France
« Il est possible de réduire le déficit
sans casser la croissance »
e proche d’Emmanuel
Macron, professeur d’économie au Collège de France,
lance une mise en garde : « Sans volet
social, le libéralisme conduit au
populisme. »
C
l’enseignement supérieur et la
recherche. Nos médiocres performances dans le classement de Shanghai s’expliquent en partie par le
manque de moyens alloués à nos
universités.
Avec le ralentissement
de la croissance en France,
faut-il laisser un peu filer les
dépenses publiques en 2019 ?
Le ralentissement de la croissance
au premier semestre est conjoncturel et fait suite à une année 2017
exceptionnelle. Il ne faut toutefois
pas laisser filer le déficit public ni
cette année, ni l’an prochain. Car il y
va de notre crédibilité vis-à-vis de
nos partenaires européens. Or,
l’Union européenne est clairement
un levier de croissance à terme, que
nous ne pourrons actionner que si la
confiance avec nos voisins est durablement rétablie. La croissance
supérieure à 2 % l’an passé n’a pas été
mise à profit pour réduire notre déficit structurel. C’est dommage. Il
existe pourtant des solutions pour
baisser ce déficit sans casser la croissance. A commencer par la réforme
de l’Etat : en réduisant le millefeuille
territorial, en unifiant les systèmes
d’assurance sociale, et en réduisant
le nombre de fonctionnaires à travers les non-renouvellements et les
départs à la retraite volontaires.
En quoi le budget 2019
va-t-il constituer un test
pour l’action réformatrice
du gouvernement ?
Le gouvernement est face au défi de
réduire les déficits publics et, en
même temps, préserver et améliorer le modèle social français. Les
réformes déjà engagées telles que les
ordonnances sur le marché du travail, la formation professionnelle ou
encore l’éducation vont dans ce sens
car elles sont favorables à la croissance tout en augmentant la mobilité sociale. J’attends aussi beaucoup
du futur plan pauvreté, en particulier pour les enfants. Le budget 2019
doit montrer qu’il est possible de
réformer notre économie et notre
administration publique en profondeur sans réduire le pouvoir d’achat
ni la protection sociale, notamment
des classes populaires. Je suis un
social-libéral avec cette ferme conviction que, sans volet social, le libéralisme n’est pas soutenable à long
terme. Il engendre le populisme.
Est-il encore possible
de « transformer » le pays
sans faire du « rabot »
classique sur les dépenses ?
Il ne s’agit pas de faire du rabot : on
manque d’enseignants et d’infirmiers, et nos mauvaises performances dans les tests Pisa sur le niveau
des élèves s’expliquent en partie par
des salaires insuffisamment incitatifs dans l’éducation. En revanche,
dans les collectivités territoriales, il
est possible de réduire la voilure.
Pour rendre l’administration plus
efficace, dans les années 1990, la
Suède a multiplié le recours aux
agences. Il s’agit d’entités autonomes
qui, bien que relevant de l’Etat, ont
une autonomie décisionnelle et budgétaire par rapport aux instances
politiques qui leur permet de développer des projets à moyen terme et
d’employer des salariés sous contrats de droit privé. Les directeurs de
ces agences sont nommés par le
gouvernement dont ils reçoivent
une lettre de mission, mais ils jouissent d’une flexibilité dans la réalisation des objectifs assignés par l’Etat
et sont évalués a posteriori. En
France, les administrations ne jouissent pas d’une telle autonomie ni
Philippe Aghion. Photo Marc
Bertrand/« Challenges »-RÉA
d’une telle flexibilité, car le contrôle
de l’Etat s’exerce a priori à travers
une série de restrictions et de règles
qui s’imposent.
Comment relancer
la croissance ?
A court terme, il faut soutenir
l’investissement des entreprises par
des mesures d’amortissement accélérées et ciblées sur les nouvelles
technologies. Je crois également
dans le développement de projets
européens, notamment franco-allemands, pour pousser les innovations de rupture, celles pour lesquelles la recherche fondamentale a été
faite mais qui ont du mal à devenir
« Sans volet social,
le libéralisme n’est pas
soutenable à long
terme. Il engendre
le populisme. »
opérationnelles. A long terme, notre
croissance sera stimulée par nos
efforts pour améliorer l’éducation et
la formation professionnelle de
façon à rendre les compétences plus
en phase avec les besoins de l’économie. Actuellement, des entreprises
tournent au ralenti à cause d’une
offre de travail insuffisante ou inadéquate en termes de qualifications. Il
est anormal qu’en France en 2018,
avec un taux de chômage proche de
9 %, le secteur de l’hôtellerie-restauration, qui ne requiert pas toujours
une main-d’œuvre extrêmement
qualifiée, peine à recruter. Enfin, il
nous faut plus et mieux investir dans
Quelles réformes jugez-vous
aujourd’hui prioritaires ?
Sur l’assurance-chômage, j’aurais
été un peu plus loin dans la mise en
place d’un système de bonus-malus
pour décourager le recours excessif
aux contrats de travail courts. En ce
qui concerne la réforme des retraites, il ne faut pas s’en tenir à une
réforme systémique sans toucher
aux paramètres, notamment à la
durée de cotisation. A terme, il faut
faire converger la durée de cotisation avec celles de nos voisins européens, y compris scandinaves, et
donc l’allonger. Elle ne doit pas être
allongée de façon uniforme. La
retraite à points permet justement
de tenir compte de la pénibilité de
certains métiers et de compenser
ceux qui ont commencé à travailler
tôt. Ceci est important car les réformes précédentes ont eu tendance à
redistribuer l’argent de ceux qui ont
commencé à travailler tôt – et donc à
cotiser tôt – et qui meurent plus jeunes, vers ceux qui ont débuté tardivement dans la vie active et meurent
plus âgés. Et cette réforme doit se
faire en accord avec les partenaires
sociaux.
Propos recueillis par
G. de C.
Alors que les partenaires
sociaux doivent ouvrir dans les
prochains jours une nouvelle
négociation sur l’assurancechômage, les résultats de l’étude
publiée lundi par Pôle emploi
devraient alimenter les discussions. Les partenaires sociaux
sont en effet invités à rediscuter
des règles d’indemnisation des
chômeurs, de leur durée, de leur
montant, et des éléments d’incitation à la reprise d’emploi.
Selon l’étude, 12 % des demandeurs d’emploi ont été radiés par
l’opérateur pour insuffisance de
recherche d’emploi. Ce chiffre
tombe à 8 % si l’on s’en tient aux
allocataires de l’assurance-chômage, c’est-à-dire aux chômeurs
indemnisés.
Ces données permettent
d’apprécier l’intérêt de la politique de contrôle des chômeurs
initiée par l’opérateur depuis
2015 de façon expérimentale
d’abord, et désormais généralisée. Au total, ces contrôles mobilisent 215 conseillers spécialisés,
qui réalisent en moyenne 12.000
contrôles chaque mois. Pôle
emploi avait déjà communiqué
des chiffres sur le contrôle de la
recherche d’emploi l’hiver dernier qui étaient supérieurs à
ceux de l’étude publiée lundi. Ils
avaient été obtenus suite à une
série de contrôles ciblés, donc
non représentatifs. Cette fois,
l’opérateur a voulu avoir une
vision d’ensemble des comportements des dema ndeurs
d’emploi. Dans le détail, 71 % des
chômeurs contrôlés étaient en
recherche d’emploi avérée, 17 %
ont été remobilisés suite à un
entretien avec un conseiller, et
12 % ont été considérés en
recherche insuffisante. Dans ce
cas, la sanction correspond à
une radiation du régime de 15
jours pour un premier manquement. Une radiation de la liste
des demandeurs d’emploi
indemnisés suspend le versement du revenu de remplacement pour la période concernée.
L’étude montre que les hommes
sont en moyenne moins assidus
que les femmes dans leur
recherche d’emploi : 14 % ont été
radiés suite à un contrôle aléatoire contre 10 % pour les fem-
Les ouvriers
et les employés
non qualifiés sont
plus souvent pris en
défaut de recherche
active que les cadres.
mes. De même, les ouvriers et les
employés non qualifiés sont plus
souvent pris en défaut de recherche active (17 % et 15 % de radiations dans ces deux catégories
contre 4 % pour les cadres).
L’ancienneté d’inscription est
également un facteur différenciant fort, les chômeurs cherchant depuis longtemps un travail ayant davantage tendance à
se décourager : entre douze et
vingt-trois mois d’ancienneté
dans le régime, le taux de radiation est de 12 %. Il n’est que de 6 %
pour les chômeurs de moins de
six mois. n
en bref
Retraite par points : Pascal Pavageau
très sceptique
SOCIAL Le système de retraite par points, une des hypothèses
envisagées par le gouvernement, va à l’encontre de la notion
d’âge légal de départ et ferait en sorte que « personne n’arrivera
à prendre sa retraite », s’est inquiété, mardi sur France Inter, Pascal Pavageau, secrétaire général de FO. Emmanuel Macron a,
par avance, exclu de toucher à l’âge légal, actuellement fixé à
62 ans dans la plupart des cas. Mais « la retraite par points, c’est
le travail sans fin. Au bout du bout, personne n’arrivera à prendre
sa retraite parce que personne n’aura jamais, qu’il ait 65 ans, qu’il
ait 70 ans, 75 ans, suffisamment de points pour pouvoir partir », a
affirmé Pascal Pavageau.
Hôpitaux de proximité : Buzyn rassure
SANTÉ La réforme du système de santé, qui doit être présentée
à la « mi-septembre » par le gouvernement, ne prévoit « aucune
fermeture d’un hôpital de proximité », a assuré mardi la ministre
de la Santé, Agnès Buzyn. « Les hôpitaux de proximité vont rester,
les Français en ont besoin », a-t-elle souligné sur France Info. En
mars dernier, la ministre avait indiqué qu’il était « possible
qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas
maintenus ». La réforme du système de santé doit permettre
d’apporter des réponses au malaise des soignants et au déficit
chronique des hôpitaux.
Européennes : le centre droit affirme
ses volontés d’indépendance
POLITIQUE Quasiment acquise il y a six mois, l’idée d’une liste
centrale europhile autour de la majorité pour les européennes
est désormais contrariée par des ambitions d’indépendance de
plusieurs partis de centre droit, qui espèrent gagner en visibilité
et se démarquer d’un exécutif à l’image écornée. L’hypothèse
d’une liste indépendante de « la droite pro-européenne » est
désormais « sérieuse », a prévenu Franck Riester, le patron du
parti Agir. Dès juin, le patron de l’UDI, Jean-Christophe
Lagarde, avait annoncé songer à faire cavalier seul, en précisant
qu’il prendrait sa décision en janvier 2019.
04 //
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
MONDE
en
chiffres
CHÔMAGE FINLANDAIS
À 7,3 %
STABILITÉ DE L’EXCÉDENT
COMMERCIAL SUISSE
La Finlande a enregistré un
taux de chômage de 7,3 % de
la population active, a indiqué
mardi l’institut statistique
national. Il a reculé de
1,3 point par rapport à
juillet 2017 et de 2,5 points
depuis l’entrée en fonction il y
a trois ans d’un gouvernement
de centre droit qui continue
de miser sur l’austérité
salariale et budgétaire.
La Suisse a dégagé un
excédent commercial de
1,2 milliard de francs suisses
(environ 1,05 milliard d’euros)
en juillet, comme en juin, sur
fond de baisse des échanges
avec l’Europe, surtout dans
le secteur de la pharmacie
et de la chimie, piliers de
l’économie du pays, a annoncé
mardi l’Administration
fédérale des douanes (AFD).
63,4 %
DE PROPRIÉTAIRES
BRITANNIQUES
La proportion de Britanniques
propriétaires de leur domicile
a chuté à 63,4 % l’an dernier,
un recul de 10 points depuis
2007, en raison de prix inaccessibles, selon des données
de l’administration diffusés
mardi. C’est le plus fort recul
en Europe sur cette période.
Les négociations du Brexit entrent
dans leur phase cruciale
EUROPE
Michel Barnier
a reçu son homologue
britannique,
Dominic Raab.
Derrière la tonalité
positive, un sentiment
d’urgence s’installe.
La trêve estivale aura été courte.
Après s’être quittés, fin juillet, sur
un constat de désaccord persistant,
Michel Barnier et Dominic Raab se
sont remis au travail, mardi à
Bruxelles. C’était déjà la troisième
rencontre entre le négociateur en
chef de l’Union européenne pour le
Brexit et le nouveau secrétaire
d’Etat britannique en charge du
sujet depuis la démission de David
Davis en juillet.
Une nette accélération du tempo
qui démontre qu’un sentiment
d’urgence s’est installé. Engagement a été pris de remplacer la
John Thys/AFP
Gabriel Grésillon
@GGresillon
— Bureau de Bruxelles
Après s’être quittés, fin juillet, sur un constat de désaccord persistant, Michel Barnier et Dominic Raab se sont remis au travail, mardi à Bruxelles.
méthode des cycles de négociations
par une discussion permanente.
« Dominic et moi nous rencontrerons régulièrement », a promis
Michel Barnier en insistant sur le
fait que la discussion « entre dans sa
phase finale ». Le secrétaire d’Etat
britannique a promis de revenir dès
la semaine prochaine dans la capitale européenne. Une fréquence
impensable lorsque David Davis
était en charge du sujet.
Un contexte très incertain
Autre nouveauté : la tonalité volontariste affichée par Dominic Raab,
qui promet de « revitaliser » les discussions et s’est réjoui d’avoir, face à
lui, un négociateur européen
« déterminé à trouver un accord ».
De quoi tenter d’éloigner le spectre
d’un divorce sans accord, devenu de
plus en plus prégnant au cours des
derniers mois.
Sur le fond, le constat n’a pourtant pas bougé. Si des points de
convergence existent, en particulier
sur les enjeux futurs de sécurité et
de défense, les deux principales
pierres d’achoppement demeurent,
Chine, Turquie, Mueller, Fed...
Donald Trump à l’offensive
Russie, Brexit : Londres
avertit Washington
et Bruxelles
EUROPE
ÉTATS-UNIS
« J’attends
d’Erdogan qu'il
laisse cet homme
tout à fait innocent
et merveilleux, un
grand-père et un
grand chrétien,
sortir de Turquie. »
Le président
américain se montre
ferme sur tous
les dossiers chauds
de la rentrée.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Les vacances n’auront pas duré longtemps pour Donald Trump, qui a
signé sa rentrée en accordant une
longue interview à l’agence Reuters.
Il y balaie tous les sujets d’actualité, à
commencer par la guerre commerciale avec la Chine. De nouveaux
tarifs doivent entrer en vigueur vendredi sur 16 milliards de dollars
d’importations chinoises. Le représentant américain au commerce
reçoit aussi cette semaine les arguments des industriels concernés par
les hausses de tarifs et doit décider si
les Etats-Unis imposent de nouveaux droits sur 200 milliards de
dollars d’importations. En parallèle,
les discussions doivent reprendre
entre Pékin et Washington, ce mercredi et jeudi, mais Donald Trump
n’en attend rien. « Comme eux, j’ai
une stratégie à long terme », explique
le président américain, qui estime
que le temps joue en sa faveur.
Washington devrait donc adopter
une ligne dure cette semaine dans
les négociations.
Autre sujet brûlant : la Turquie.
Là encore, Donald Trump joue la
carte de la fermeté. Il attend la libération sans condition du pasteur américain Andrew Brunson, accusé par
sur la question irlandaise comme
sur l’avenir de la relation économique entre Londres et l’Union.
Dans ce contexte, Dominic Raab
se pose en négociateur pragmatique, déterminé à trouver un accord,
mais également catégorique sur le
fait qu’il ne sera jamais question,
pour le Royaume-Uni, de faire marche arrière sur sa décision.
Mais si Dominic Raab ne s’étend
pas sur le risque d’un Brexit sans
accord, il peut compter sur son
homologue en charge des Affaires
étrangères pour laisser s’installer
cette petite musique. Jeremy Hunt –
qui a remplacé Boris Johnson après
sa démission – devait ainsi délivrer
un discours, mardi, aux Etats-Unis,
dont les propos ont été diffusés à
l’avance (lire ci dessous).
Dans ce contexte très incertain,
une chose semble acquise :
l’automne 2018 sera intense à
Bruxelles. Le sommet d’octobre,
longtemps considéré comme la
date limite pour signer, entre Etats,
les termes du divorce avec Londres,
est désormais perçu comme une
échéance presque impossible à respecter. Les spéculations vont bon
train sur la manière dont l’Union
européenne et Londres pourraient
retomber sur leurs pieds, compte
tenu de la date de sortie du 29 mars
2019 et du temps incompressible
que prendront les procédures de
ratification. Selon Reuters, l’idée
d’un sommet européen extraordinaire, en novembre, est déjà évoquée. « Ça peut être début novembre,
mais ça ne sera pas beaucoup plus
tard », tranche Michel Barnier. n
DONALD TRUMP
Président américain
Donald Trump a signé sa rentrée en accordant une longue
interview à l’agence Reuters. Photo Zuma Press/Zuma/RÉA
Ankara de terrorisme. « J’attends
d’Erdogan qu'il laisse cet homme tout
à fait innocent et merveilleux, un
grand-père et un grand chrétien, sortir
de Turquie », a-t-il affirmé, tout
en ajoutant qu’il ne ferait aucune
concession dans ce dossier.
Le « piège » de Mueller
Le dossier iranien attise également
les tensions, mais Donald Trump nie
avoir tendu la main au président
Hassan Rohani. « Je n’ai jamais dit
que je rencontrerais leurs dirigeants.
S’il veut que l'on se rencontre, soit. S'il
ne veut pas, je m'en fiche. »
Le ton est différent sur la Corée du
Nord, Trump jugeant une nouvelle
rencontre avec Kim Jong-un « probable », après le sommet de Singa-
pour, en juin. « Je l’aime bien, il
m'aime bien [...] J’ai de très bonnes
relations personnelles avec le président Kim, et je pense que c'est ce qui
fait tenir les choses », conclut-il.
Même son de cloche envers Vladimir Poutine : sa rencontre avec le
président russe, le mois dernier, a été
jugée « excellente » même s’il n’envisage pas de lever les sanctions contre
la Russie. « Je l’envisagerai seulement
s’ils font quelque chose qui est bon
pour nous. Il y a beaucoup de bonnes
choses que nous pouvons faire l’un
pour l’autre. La Syrie, l’Ukraine, plein
d’autres choses... »
Sur le plan intérieur, la rentrée
est une fois de plus dominée par
l’enquête sur les liens présumés avec
la Russie, et le fait de savoir si le prési-
dent américain répondra aux questions du procureur spécial Robert
Mueller. « Un piège », car toute déclaration sous serment pourrait être
utilisée pour porter des accusations
de parjure contre lui. « Si je dis quelque chose et que James Comey dit
quelque chose, c’est ma parole contre
la sienne, et il est le meilleur ami de
Mueller, donc Mueller pourrait dire :
“Bon, je crois Comey” et même si je dis
la vérité, ça fait de moi un menteur. »
Enfin, Donald Trump a de nouveau égratigné la Fed et mis en garde
la Réserve fédérale contre une
remontée trop brutale des taux
d’intérêt. « Je ne suis pas emballé
[...] Nous négocions de manière forte
et énergique avec d’autres nations.
Nous allons en sortir vainqueurs.
Mais, pendant cette période je devrais
être soutenu par la Fed. Les autres
pays ont une politique monétaire
accommodante », estime-t-il. La
réponse du directeur de la Fed,
Jerome Powell, est attendue, lors de
la réunion des banquiers centraux,
cette semaine à Jackson Hole... n
Jeremy Hunt
appelle à la fermeté
envers Moscou.
Le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères,
Jeremy Hunt, devait prononcer
mardi devant l’US Institute of
Peace, un think tank de
Washington, son premier
grand discours de politique
étrangère.
Selon des extraits distribués
à l’avance, le chef de la diplomatie britannique, qui a remplacé
en juillet l’imprévisible et forcené Brexiter Boris Johnson,
comptait mettre en garde
contre les conséquences d’un
Brexit sans accord entre Londres et l’UE. Selon lui, la Grande-Bretagne s’en sortirait –
« nous avons fait face à des défis
plus importants dans notre histoire » –, mais un « divorce désordonné » provoquerait « une fissure dans les relations entre
alliés européens qui ne se cicatriserait pas avant une génération,
une erreur géostratégique pour
l’Europe », a-t-il affirmé. L’issue
des discussions sur le Brexit, qui
sont censées déboucher sur un
accord de divorce d’ici à fin
octobre avant la séparation le
29 mars 2019, reste encore
incertaine, Bruxelles restant
inflexible sur ses lignes rouges.
Jeremy Hunt devait aussi
appeler l’Union européenne
à se montrer ferme face à la
Russie, dont « l’attitude agressive et malveillante sape l’ordre
international censé nous protéger » et dont « la politique étrangère sous le président Poutine
a rendu le monde plus dangereux ». Les relations entre Londres et Moscou sont exécrables
depuis qu’un ex-agent double
russe, Sergueï Skripal, a été
empoisonné début mars à
Salisbury, en Angleterre, par
un gaz neurotoxique interdit, le
Novitchok, mis au point en
URSS.
La crédibilité
de l’Otan affaiblie
Les pays o ccidentaux ont
riposté en expulsant de manière
coordonnée de nombreux
diplomates russes, sanctions
venues s’ajouter à celles prises
pour dénoncer l’annexion de la
Crimée par la Russie ou l’ingérence de Moscou dans les élections aux Etats-Unis.
Jeremy Hunt compte appeler
ses alliés européens à « aller
plus loin » et à ce que « nous
nous serrions vraiment les coud e s a ve c l e s E t a t s - U n i s » .
Washington a décidé récemment d’interdire des exportations vers la Russie de composants électroniques à compter
du 22 août. La fermeté du
département d’Etat est toutefois brouillée par Donald
Trump, dont l’obligeance
envers Vladimir Poutine lors
d’un sommet à Helsinki en
juillet avait choqué l’establishment sécuritaire aux EtatsUnis. Selon Jeremy Hunt, la
« crédibilité » de l’Otan a été
« affaiblie » par cette affaire.
— Y. B.
MONDE // 05
Les Echos Mercredi 22 août 2018
Brésil : en prison, Lula tient toujours la corde
lement en tête si Lula était
déclaré inéligible du fait de son
emprisonnement. Il revient au
tribunal supérieur électoral
d’homologuer ou d’invalider la
candidature de Lula, déposée le
15 août. Le parti des travailleurs
(PT) de Lula doit décider de le
conserver comme candidat ou de
le remplacer par Fernando Haddad, l’actuel vice-président du
pays, avant le 31 août, quand
démarre la campagne officielle.
Le reste du peloton, comprenant tous les candidats proches
des milieux d’affaires, est loin
derrière. Même le candidat
conservateur du parti social-démocrate, Geraldo Alckmin, soutenu par huit autres petits partis
de droite, a du mal à décoller.
AMÉRIQUE DU SUD
La campagne
électorale
a officiellement
débuté, en sourdine.
Lula crève toujours
l’écran, malgré
son absence
lors des débats
officiels.
Thierry Ogier
— Correspondant à São Paulo
Il y a seize ans, un jeune économiste de Goldman Sachs, Paulo
Leme, avait causé un certain
émoi en créant un nouvel instrument pour prendre la température des marchés : le « lulomètre ». Plus Lula grimpait dans
les sondages, plus la volatilité
s’emparait des marchés, constatait-il.
RICARDO SENNES
Directeur du cabinet
Prospectiva
Tension sur les changes
Le reste du peloton
est loin derrière
Aujourd’hui, un phénomène
similaire semble se produire. Les
sondages sur la présidentielle du
7 octobre se suivent et placent
Lula en tête, même s’il demeure
en prison, condamné pour corruption. Deux sondages le créditent cette semaine de 37 %
d’intention de vote, en progression constante. Il est suivi par le
candidat de l’extrême droite, Jair
Bolsonaro, qui passerait virtuel-
« La reprise
économique est
demeurée faible,
elle n’a pas permis
au chômage de
chuter de manière
significative
et la violence, qui
atteint des niveaux
dramatiques,
touche surtout
les classes
les moins aisées… »
Le 14 août 2018, des membres du mouvement des sans-terre portant des masques de Lula da Silva,
ont participé à une manifestation réclamant sa libération. Photo Evaristo SA/AFP
Coup de froid garanti sur les marchés : si le real plonge sur le marché des changes (l’euro a franchi
la barre des 4,5 reals et le dollar
s’échangeait à près de 4 reals
mardi), ce n’est pas seulement en
raison d’un contexte international troublé, mais également à
cause des doutes des investisseurs à six semaines d’un scrutin
à l’issue imprévisible. « C’est une
élection très ouverte. On ne sait pas
qui se retrouvera au second tour,
constate un capitaine d’industrie
brésilien. Finalement, ça peut bien
se passer, mais ça peut aussi mal
tourner et l’économie pourrait
alors en pâtir à nouveau. »
Le climat, sur le terrain, est
délétère. « La reprise économique
(après la récession) est demeurée
faible, elle n’a pas permis au chômage de chuter de manière significative (un quart de la population
active est sans emploi ou dans le
secteur informel), et la violence,
qui atteint des niveaux dramatiques, touche surtout les classes les
moins aisées, explique Ricardo
Sennes, directeur du cabinet
Prospectiva. Tout cela contribue à
nourrir un très fort sentiment
anti-establishment et une tendance à croire aux réponses simplistes », a-t-il poursuivi lors d’un
récent débat organisé par l’Atlantic Council à Washington n.
L’Argentine secouée par une nouvelle affaire de corruption
AMÉRIQUE DU SUD
La justice talonne
l’ex-présidente
Cristina Kirchner
dans l’affaire dite
des « Cahiers
de la corruption ».
Aude Villiers-Moriamé
@AudeVM
— Correspondante à Buenos Aires
Pas un jour ne se passe en Argentine sans que le mot « cuadernos »
n’apparaisse à la une des journaux.
Depuis le début du mois, l’affaire
ultra-médiatisée dite des « Cahiers
de la corruption » fait figure de
feuilleton de l’hiver austral, fascinant les Argentins, qui suivent avidement chaque nouvelle révélation. « C’est que cette affaire, d’une
ampleur sans précédent, révèle
mieux qu’aucune autre l’incroyable
collusion entre sphère publique et
sphère privée en Argentine », estime
Ana Castellani, sociologue à l’Université nationale de San Martín.
Pour l’heure, on compte près
de quarante suspects et quatorze
personnes placées en détention.
La justice enquête également sur
une vingtaine d’entreprises de
construction.
C’est un journaliste du quotidien
« La Nación » qui a révélé l’existence de ces cahiers, dans lesquels
l’ex-chauffeur d’un cadre des gouvernements de Néstor Kirchner
(2003-2007, décédé en 2010) puis
de sa femme Cristina Kirchner
(2007-2015) a minutieusement
consigné les allées et venues
d’argent – jusqu’à 200 millions de
dollars selon la justice – entre grandes entreprises du BTP et domiciles
de hauts dirigeants, entre 2005
et 2015.
Déjà mise en examen dans cinq
autres affaires, notamment pour
corruption et « trahison à la
patrie », Cristina Kirchner est ici
soupçonnée d’association de malfaiteurs. Plusieurs suspects, dont
son ancien secrétaire d’Etat aux
Travaux publics, ont déjà témoigné
contre elle. Lors de sa comparution
devant le tribunal de Comodoro Py,
à Buenos Aires, le 13 août, l’ex-présidente et actuelle sénatrice a
dénoncé une « persécution politique ». Pour Ana Castellani, « il est
vrai qu’au-delà de son fondement ou
non, on ne peut que s’interroger sur
le fait que cette affaire soit traitée par
le même juge déjà en charge de plusieurs [quatre] dossiers contre Cristina Kirchner ». Au sein de l’opposition, beaucoup dénoncent une
instrumentalisation politique de la
justice. Et regrettent que certains
détenus aient pu bénéficier du statut de « repenti » (« arrepentido »),
c’est-à-dire être remis en liberté en
échange de leur témoignage. C’est
notamment le cas d’Angelo Calcaterra, cousin germain du président
Mauricio Macri et chef d’une entreprise de construction, qui a
reconnu avoir versé des pots-devin à la précédente administration.
« Climat de méfiance »
La sénatrice péroniste étant protégée par son immunité parlementaire, le juge Claudio Bonadio, en
charge de l’affaire, a demandé au
Sénat d’autoriser des perquisitions dans les différentes résidences de Cristina Kirchner. Le vote,
repoussé la semaine dernière en
raison de l’absence d’un trop grand
nombre de sénateurs, devrait
avoir lieu ce mercredi. Le scandale
des « cahiers », qui intervient à un
peu plus d’un an de la prochaine
élection présidentielle, fragilise
davantage encore son éventuelle
candidature.
Pour le président Mauricio
Macri, en tout cas, l’affaire des « cuadernos » tombe à pic. Accusant une
nette perte de popularité depuis
quelques mois – notamment depuis
qu’une crise économique et monétaire freine la croissance et plombe
le pouvoir d’achat des Argentins –
le dirigeant de centre droit jubile,
déclarant à propos de ce scandale
que « c’est mieux que de regarder
Netflix ». Pour autant, cette affaire,
qui a fortement entaché l’image du
secteur de la construction, « intervient à un moment déjà très délicat,
selon le politologue Luis Tonelli. Ce
climat de méfiance pourrait affecter
davantage l’économie argentine. » n
La monnaie a déjà perdu 40 % de sa valeur depuis le début de l’année. Photo Eitan Abramovich/AFP
L’économie au bord de la récession
Malgré l’aide du FMI
et de nouvelles
mesures économiques,
le gouvernement Macri
peine à contrôler la crise
monétaire qui continue
de faire plonger le peso.
Augmentation de la pauvreté, taux
d’inflation qui devrait dépasser les
35 % cette année, économie entrant
en récession (–0,3 % pour 2018,
selon de récentes prévisions)… C’est
un panorama peu réjouissant
auquel les observateurs du Fonds
monétaire international (FMI)
assistent à Buenos Aires depuis
quelques jours. Cette première mission de contrôle depuis la signature,
en juin, du prêt stand-by passé entre
le gouvernement de Mauricio
Macri (centre droit) et l’institution
financière pour 50 milliards de dollars, doit permettre de vérifier que
l’Argentine respecte bien les termes
de l’accord, qui prévoit notamment
une réduction du déficit public à
1,3 % du PIB l’an prochain (prévu à
2,7 % en 2018) et une baisse du taux
d’inflation à 17 %.
« Des objectifs excessivement optimistes », pour l’économiste Martín
Guzman, professeur à l’université
de Columbia, qui estime qu’il est
« probable que des pressions soient
exercées pour modifier certains termes de l’accord. » Concrètement, le
gouvernement Macri pourrait
demander un « waiver » auprès du
FMI, une sorte de pardon pour ne
pas avoir respecté les conditions
exigées. « Je ne doute pas que le FMI
accepte de renégocier certains points.
Il veut apporter sa confiance au gou-
vernement argentin, avec lequel il a
une affinité politique et idéologique », indique Martín Kalos, directeur du cabinet de conseil EPyCA.
L’institution financière – si décriée
dans un pays qui associe le FMI au
souvenir de la grave crise économique de 2001 – doit effectuer son prochain versement, de 3 milliards de
dollars, au mois de septembre.
« Des variables négatives »
Pour le gouvernement Macri
comme pour le FMI, la priorité est
de parvenir à juguler la crise monétaire qui plombe le peso argentin.
La monnaie a déjà perdu 40 % de sa
valeur depuis le début de l’année.
« L’Argentine est l’un des pays émergents les plus vulnérables au monde
face aux turbulences extérieures »,
explique Martín Guzman. Preuve
en est avec la récente crise de la lira
turque, qui a aggravé la dépréciation du peso.
La banque centrale, qui a relevé
la semaine dernière son taux directeur à 45 % et a injecté 780 millions
de dollars sur le marché, n’est pas
parvenue à enrayer la chute du
peso. Pour Martín Kalos, « nous
sommes loin d’être protégés d’une
crise encore plus profonde. » L’économiste estime toutefois que le
pays devrait retrouver le chemin de
la croissance au premier semestre
l’an prochain, notamment grâce au
secteur agricole, « mais ce sera une
reprise très faible et fragile. Ce qui
manque à l’Argentine, ce sont des
investissements étrangers. Sauf
qu’avec toutes ces variables négatives, notre pays n’inspire guère
confiance. » — A. V.-M.
06 //
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le point de vue
Art et culture
L’auteur qui vous
a construit
Ces séries qui racontent l’Amérique
Les grandes usines
françaises
Apprenons à nos enfants à dé-coder !
Spike Lee mordant, pas poignant
Karol Beffa : « Borges pour la puissance
des idées »
« House of Cards » : des psychopathes
à la Maison-Blanche
Raffinerie de la Mède : du pétrole à l’huile
de palme
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
La présidence inversée
d’Emmanuel Macron
La rentrée politique risque de ressembler
à un gigantesque embouteillage. Les projets
se bousculent au portillon. Ceux qui ont pris
du retard, comme la loi sur les PME ou la
révision de la Constitution. Ceux qui doivent
impérativement être bouclés d’ici à la fin
de l’année, comme le projet de budget et les
ajustements du prélèvement à la source
Par Jean-Marc
de l’impôt sur le revenu. Ceux qui requièrent
Vittor
des discussions périlleuses avec
les partenaires sociaux, comme la réforme
La
de l’assurance-chômage ou le financement
croissance
des arrêts maladie. Ceux qui sont
indispensables à l’équilibre politique
ralentie va
de l’action gouvernementale, comme le plan
peser à
pauvreté. Ceux enfin qui sont tellement
la fois sur
compliqués qu’il faut les lancer sans tarder,
les moyens comme la refonte hautement souhaitable
des systèmes de retraite. Les conseillers
et sur les
des cabinets ministériels, qui rentrent à
ambitions.
peine de vacances, auront des cernes
Emmanuel jusqu’aux genoux dans quinze jours.
La circulation va être d’autant plus difficile
Macron
que la route est moins large qu’on ne
risque
le croyait. La croissance ralentie va peser
de devoir
à la fois sur les moyens et sur les ambitions.
A court terme, ce n’est évidemment pas
serrer
dramatique. Au regard des informations
la vis.
aujourd’hui disponibles, il paraît
raisonnable d’espérer une hausse du PIB
d’un peu plus de 1,5 % cette année, contre les 2 % prévus par le
gouvernement. L’an prochain, elle pourrait aussi être moins rapide
que prévu. Ce ralentissement va toutefois compliquer la fabrication
du budget. Le gouvernement va devoir faire plus d’économies
que prévu, sans avoir mis en place une méthode efficace de choix
dans les dépenses publiques. Bruxelles pourrait hausser le sourcil.
La suite risque d’être encore plus compliquée. Au vu
du ralentissement actuel, l’espoir officiel d’une croissance qui
resterait proche de 2 % tout au long du quinquennat Macron
semble excessif. Un creux de l’activité au tournant des années 2020
semble de plus en plus probable. Dans ses perspectives publiées
au printemps, l’institut COE-Rexecode prévoyait une croissance
revenue à 1 % en 2020 avant de repartir peu à peu.
Sous la présidence Hollande, la croissance n’avait cessé
d’accélérer, même si cette accélération est restée modeste jusqu’en
2016. L’embellie sans cesse proclamée par le locataire de l’Elysée a
fini par se produire trop tard pour lui, en 2017. Emmanuel Macron,
lui, pourrait connaître la situation inverse. Il a pris les rênes d’un
pays en croissance soutenue, ce qui lui a permis d’ouvrir le carnet
de chèque en grand. Il risque de devoir ensuite serrer
continuellement la vis. Il devra faire preuve d’une maestria
exceptionnelle pour mener « en même temps » les projets qui
feraient de lui le grand réformateur de la France.
(
Lire nos informations
Pages 2-3
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Taïwan contre le reste du monde
La situation taïwanaise est
•pour
le moins paradoxale. En
pleine tournée en Amérique
latine pour consolider les relations avec ses alliés, Tsai Ingwen, la présidente taïwanaise, a
obtenu… le résultat inverse : le
Salvador a annoncé qu’il couperait ses relations diplomatiques
avec l’île pour se tourner vers
Pékin. « Plus elle essaie d’affirmer la reconnaissance internationale de
Taïwan,
plus son
obje ctif se
réduit », ironise le « China
Daily », un quotidien chinois
sous contrôle de l’Etat.
Quelque temps avant la
défection du Salvador, la présidente avait affirmé que
« Taïwan ne [plierait] pas face à
la pression ». Mais cette pression, écrit le quotidien, ne viserait ni Taïwan ni le Parti démocrate progressiste, mais
uniquement « l’entêtement » du
gouvernement à vouloir l’indépendance à tout prix. Car le
gouvernement de la République populaire de Chine la considère toujours comme l’une de
ses provinces vouée à retourner
dans son giron, en interdisant à
ses partenaires toute relation
officielle avec l’île.
Très critique envers Tsai,
l’article estime que son désir
d’indépendance l’aveugle, ce
qui tôt ou
tard pourrait lui
coûter
l’ensemble de ses relations
diplomatiques. Après avoir
déjà été abandonnée en mai par
la République dominicaine et le
Burkina Faso, Taïwan n’est
désormais plus reconnue que
par dix-sept pays. « Tsai surestime considérablement ses capacités à maintenir une approche
conflictuelle avec la Chine continentale », ce qui pourrait lui
être fatal, conclut-il. — M. Rou.
Les listes d’attente
actuelles sur
Parcoursup témoignent du manque
d’anticipation de l’Etat
face à la forte croissance de la demande
d’enseignement
supérieur.
Photo Hamilton/RÉA
LE POINT
DE VUE
de Stéphanie Dameron
Accès aux études
supérieures : l’urgence
d’une vision
ENSEIGNEMENT // La mise en place de Parcoursup n’est
qu’un pis-aller pour résoudre le problème de l’accès
des étudiants à l’enseignement supérieur. Face à la poussée
démographique, l’Etat doit repenser son offre de formation,
à la fois en quantité et en qualité.
es listes d’attente actuelles sur
Parcoursup suscitent l’inquiétude, voire l’indignation. Mais
comment ne pas voir qu’elles témoignent surtout, au même titre que les
amphithéâtres de plus en plus surchargés chaque rentrée, du manque d’anticipation de l’Etat face à la forte croissance de la demande d’enseignement
supérieur ? Le nombre d’étudiants a
augmenté de plus de 250.000 depuis
2011, sans que l’offre de formation publique parvienne à se développer en
conséquence. Résultat, 80 % de la croissance du nombre d’étudiants a été
absorbée depuis une dizaine d’années
par des structures privées, en pleine
expansion…
Partout, des parents sont prêts à se
saigner aux quatre veines pour offrir
des études à leurs enfants ; c’est sur ce
désir que s’appuie le développement
d’écoles, souvent très chères, dont certaines n’offrent que peu à leurs étudiants, sinon des stages... qu’ils doivent
trouver eux-mêmes. Dans cet univers
complexe, il est très difficile pour les
parents et leurs enfants de faire un
choix informé. Comment évaluer le
rapport coût-qualité des formations
proposées ? Du fait de l’asymétrie
d’information, laisser la loi du marché
se développer en ce domaine constitue
un vrai danger. Le défi est en réalité
aujourd’hui le suivant : comment parvenir à élargir rapidement l’accès aux
études supérieures, dans un cadre budgétaire contraint, tout en garantissant
la pertinence et la qualité des enseignements ?
Dans ce contexte de très forte expansion, faut-il faire grossir les établissements actuels ou bien en créer de nouveaux ? Cette interrogation est trop
L
rarement évoquée mais pourtant centrale. Un grand nombre d’établissements existants sont déjà en sureffectif,
compte tenu de leurs infrastructures et
du nombre de leurs professeurs. Ceux
qui gagnent les appels à projets dits
« d’excellence » obtiennent des fonds
supplémentaires, mais destinés essentiellement à la recherche et à des
regroupements institutionnels, sans
plan d’envergure pour l’accueil de plus
d’étudiants.
Répondre aux besoins
Pour nous, créer aujourd’hui de nouveaux lieux de savoir, dotés des moyens
nécessaires pour expérimenter, est
donc devenu un véritable impératif, en
privilégiant les domaines où les besoins
sont grands, comme la science des données, ou des secteurs particulièrement
sensibles pour la compétitivité française, comme celui du luxe. Si des fonds
exclusivement privés cherchent à le
faire, comme en témoignent l’école 42
ou thecamp, une vision politique et une
action volontariste sont nécessaires
pour que l’Etat contribue bien davantage à répondre à des besoins grandissants. Mais il ne suffit pas de créer des
établissements supplémentaires.
Il faut également transformer en profondeur les établissements publics existants en modifiant le code de l’éducation afin de rendre p ossibles de
nouveaux partenariats.
Dans un cadre juridique renouvelé,
les universités pourraient s’allier à
d’autres acteurs de l’enseignement
supérieur : organismes de formation
continue, écoles supérieures publiques,
privées ou associatives, concepteurs de
formations en ligne… Concrètement,
les étudiants ou adultes en reprise d’étu-
Le nombre
d’étudiants
a augmenté
de plus
de 250.000
depuis 2011,
sans que l’offre
de formation
publique
parvienne à se
développer en
conséquence.
des disposeraient alors pour s’orienter
et s’inscrire de plates-formes réunissant un ensemble d’offres d’enseignement supérieur à la qualité reconnue
par l’Etat. L’Université, lieu central
de création et transmission du savoir,
jouerait un rôle de pivot, structurant
l’offre, permettant aux étudiants de
construire des cursus individualisés,
avec des possibilités de choix démultipliées par l’existence de tous ces partenariats.
Adapter les cursus
à des besoins différenciés
Accepter l’hétérogénéité des structures
d ’e n s e i g n e m e n t s u p é r i e u r e s t
aujourd’hui devenu une nécessité. Au
nom du principe d'égalité, on a pu opter
pour une organisation uniforme des
universités lorsque 26 % d’une tranche
d’âge avait le bac généraliste ou technologique au début des années 1980. Mais,
avec désormais plus de 54 % des jeunes
concernés (sans compter le bac professionnel), cela ne peut plus être envisagé.
Les méthodes pédagogiques et les cursus demandent à être adaptés à des
besoins devenus très différenciés. Les
filières courtes, professionnalisantes,
doivent être revalorisées, tout en se donnant les moyens de développer la formation tout au long de la vie, gisement
de ressources pour les établissements.
Une politique visionnaire pour
l’enseignement supérieur est indispensable. Il y a urgence.
Stéphanie Dameron est
professeur en sciences de gestion
à Paris-Dauphine, directrice
de l’équipe management &
organisation - Dauphine
recherches en management.
IDEES & DEBATS // 07
Les Echos Mercredi 22 août 2018
art&culture
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LE POINT
DE VUE
de Gaëlle Girardeau
Apprenons à nos
enfants à dé-coder !
i, depuis quelques semaines,
les enfants rêvent à nouveau de
devenir des stars du ballon
rond, leurs parents, eux, n’ont pas
changé d’avis : la priorité, c’est de
savoir lire, écrire, compter… et coder !
Partout en France, des associations de
parents organisent des « coding goûters », ces ateliers venus des EtatsUnis qui proposent aux enfants
d’apprendre à programmer tout en
mangeant et en s’amusant. Et l’école
s’y met aussi.
Depuis 2015, l’apprentissage du code
est entré dans les programmes scolaires français et fait l’objet d’une nouvelle
épreuve du brevet des collèges. Les pouvoirs publics tentent ainsi d’assurer le
déploiement des nouveaux acquis
qu’implique l’avènement de l’économie
numérique. Et, déjà, les éditeurs de logiciels alertent sur une pénurie de compétences et appellent à la formation
d’encore plus de développeurs. Pour
assurer l’avenir des nouvelles générations, il faudrait donc à tout prix leur
apprendre les rouages de la programmation…
Partir de ce présupposé est une grave
erreur. Aujourd’hui, un développeur de
logiciels passe la majorité de son temps
de travail sur des tâches qui pourront
bientôt être automatisées, en particulier
grâce à l’intelligence artificielle. Alors, à
quoi bon vouloir faire de tous nos enfants
des génies de la programmation ? Ce
n’est qu’une facette d’un univers bien plus
vaste qu’ils doivent absolument pouvoir
explorer dans sa totalité pour en comprendre tous les tenants et aboutissants.
Pourtant, la plate-forme que nos
enfants utilisent aujourd’hui à l’école se
limite au seul codage, dans l’oubli total
des autres compétences nécessaires
pour évoluer de manière éclairée et
sécurisée dans le monde numérique.
C’est aussi et surtout une plate-forme
américaine, soutenue par certains
géants du Web qui, sous prétexte de
remplir gratuitement une mission
pédagogique, ne garantissent pas le
droit fondamental de la protection des
données et peuvent exploiter librement les informations recueillies sur
les compétences et les comportements
de nos enfants.
Il y a ici comme un sentiment de
déjà-vu… Les Gafam nous ont habitués
au savoir gratuit, pour tous, partout, à
tout moment et nous découvrons tardivement les conséquences de notre aveuglement sur l’information, la culture et
même la vie privée. Si les opportunités
offertes par le numérique ont été acquises à vitesse grand V par les nouvelles
générations, il est maintenant urgent de
les aider à identifier les risques et de leur
donner les moyens de les éviter.
Il faut donc se guérir de cette obsession du codage pour prendre conscience des véritables enjeux de l’éducation au numérique. L’école doit
instaurer et transmettre au plus grand
nombre une culture numérique glo-
LE POINT
DE VUE
Ecotaxe poids lourds :
le coût de la démagogie
S
d’Arnaud Cabanes
ue ne disait-on sur le contrat de
l’écotaxe poids lourds au
moment de sa résiliation par
l’Etat en octobre 2014 ?
Le contrat de partenariat attribué en
octobre 2011 à la société de projet Ecomouv’ (constituée par les sociétés
Autostrade per l’Italia, Thales, SNCF,
SFR et Steria) était « insensé » ; il était
« léonin ». Des soupçons de favoritisme
et de corruption, renforcés par la nationalité italienne de l’actionnaire principal, étaient même évoqués aussi ouvertement qu’inélégamment par certains ;
le projet de taxe qui n’a pourtant jamais
été mis en œuvre était accusé de ne pas
répondre aux objectifs de la fiscalité
écologique…
Aucun superlatif n’était assez fort
pour justifier l’incompréhensible : face
à la menace d’un mouvement des transporteurs routiers sous la houlette des
« bonnets rouges » bretons, le ministre
de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie jugeait subitement le
contrat « exorbitant » et préférait le résilier de manière parfaitement absurde
plutôt que d’assumer courageusement
la parole donnée par l’Etat. L’idée de
l’écotaxe poids lourds était pourtant
née en 2007 d’un consensus général, à
l’occasion du Grenelle de l’environnement. Cette taxe aurait dû faciliter
l’investissement dans les infrastructures et l’écomobilité. Les ressources
qu’elle aurait permis de dégager manquent cruellement aujourd’hui.
Dans son rapport annuel de 2017, la
Cour des comptes avait déjà eu l’occasion de tancer le gouvernement alors
en place en jugeant que « la décision de
suspendre la mise en œuvre de l’éco-
Q
taxe [avait] été prise dans la précipitation […] aucune analyse préalable de la
portée de cette décision [n’avait] été
conduite ». Le jugement était sévère,
mais les rapports de la Cour des comptes n’emportent pas de sanctions.
La société de télépéage,
qui était liée
contractuellement
à Ecomouv’, vient
d’obtenir une
indemnisation de plus
de 10 millions d’euros.
Le contribuable
devra in fine en
supporter la charge.
Il en va différemment des décisions
du juge administratif et c’est en pleine
torpeur estivale, le 18 juillet dernier, que
le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rendu un jugement dans cette
affaire : l’Etat ne disposait d’« aucun
motif d’intérêt général » pour justifier sa
résiliation du contrat de partenariat
avec Ecomouv’. Par ce jugement, la
société de télépéage requérante, qui
était liée contractuellement à Ecomouv’, vient d’obtenir – après expertise – une indemnisation de plus de
10 millions d’euros. La résiliation par
l’Etat de son contrat avec Ecomouv’
avait provoqué la résiliation du contrat
de la requérante.
Quatre années après la résiliation de
la convention de l’écotaxe poids lourds,
bale, incluant la protection de ses données personnelles, le fonctionnement
de l’Internet des objets, la détection des
« fake news », mais aussi des aptitudes
plus complexes comme la créativité, la
pensée critique, l’apprentissage par
l’échec et le travail collaboratif, qui sont
les nouveaux piliers de notre société.
Aujourd’hui, un
développeur de logiciels
passe la majorité
de son temps sur des
tâches qui pourront
bientôt être automatisées.
L’école doit instaurer
et transmettre
au plus grand nombre
une culture
numérique globale.
La France doit donner aux adultes
de demain toutes les clefs pour comprendre le monde dans lequel ils vont
grandir et évoluer, pour garder la maîtrise des technologies, pour se protéger
des dérives, pour développer leur intelligence et pour conserver leur indépendance.
Spike Lee mordant, pas poignant
Thierry Gandillot
@thgandillot
FILM AMÉRICAIN
que cela comportait (Adam
Driver, le Kylo Ren des deux
de Spike Lee.
derniers « Star Wars »).
Avec John David
Avec « BlacKkKlansman »,
Spike Lee met tout son
Washington, Adam
Spike Lee faisait cette année
savoir-faire au service de
Driver, Alec Baldwin.
à Cannes son grand retour
son sujet sans parvenir à
2 h 08.
après des années d’absence
convaincre, sinon par sa
– il n’était pas venu en comfougue et sa force comique.
pétition officielle depuis 1991. Le réalisateur
Car le duo à la Starsky et Hutch s’amuse visivibrionnant de « Do the Right Thing » et de
blement à berner un grand maître, infatué
« Nola Darling n’en fait qu’à sa tête » n’a pas
et stupide, qui éructe ses insanités tandis
fait le déplacement pour rien. Très attendu
que passent des images de « Naissance
par une critique heureuse de ces retroud’une nation » de D.W Griffith (1915). Alec
vailles et par un jury attentif présidé par
Baldwin incarne avec talent son grotesque
Cate Blanchett, il est reparti de la Croisette
personnage, mais si la performance mérite
avec un généreux grand prix du jury.
d’être applaudie, elle vire vite à la caricature. Quant à la romance entre Ron StallUne histoire inspirée de faits réels
worth et une jeune activiste noire, elle est
Inspiré de faits réels, « BlacKkKlansman »
carrément hors sujet.
raconte l’histoire de Ron Stallworth, un
officier de police afro-américain de ColoDernière séquence poignante
rado Springs, qui réussit à infiltrer le KKK à
« BlacKkKlansman » méritait un traitepartir de 1978 (John David Washington, fils
ment plus dramatique. L’émotion affleure
de Denzel). Il parvient à duper le grand
en particulier dans cette séquence poimaître David Duke (Alec Baldwin) et à se
gnante où un vieil homme raconte le lynfaire admettre dans le saint des saints juschage de Jesse Washington, torturé et
qu’à devenir le responsable d’un chapitre
assassiné en 1916. C’est surtout dans les derdu Colorado.
nières minutes que la réalité se rappelle à
L’histoire commence lorsque Stallworth
nous, quand Spike Lee clôt son film avec des
découpe une petite annonce du KKK dans
extraits documentaires sur les émeutes de
un journal local. Il prend le risque d’y réponCharlottesville, il y a tout juste un an, au
dre, se fait passer par un sympathisant de la
cours desquelles des suprémacistes blancs
cause et propose ses services. Ron Stallprovoquèrent la mort d’une jeune femme,
worth était noir, ce qui lui interdisait de
Heather Heyer. A elles seules ces images
monter en première ligne, bien sûr. C’est
renvoient les deux heures qui précèdent au
donc son collègue, Flip Zimmerman, juif,
rang d’anecdote. Et on se prend alors à rêver
qui allait au contact avec tous les risques
d’un autre film. n
BlacKkKlansman
Gaëlle Girardeau est fondatrice
de Cood.fr
il apparaît donc clairement, pour le
premier degré de la justice administrative, que la décision de l’Etat de mettre
un terme au dispositif avant même son
entrée en vigueur était une décision
illégale et donc fautive. La justice administrative sanctionne financièrement
l’Etat. Il y aurait presque lieu de s’en
réjouir si ce n’était pas in fine le contribuable qui devait en supporter la
charge. C’est le prix à payer pour une
décision démagogique.
Depuis plusieurs années, les « marchés » de partenariat, tels qu’il convient de les appeler désormais (depuis
l’ordonnance du 23 juillet 2015 sur les
marchés publics), n’ont plus le vent en
poupe : ainsi, l’épisode de l’écotaxe
démontre que ce n’est pas le régime
juridique des partenariats publicprivé (PPP) qui pose difficulté, mais la
manière dont l’Etat et les collectivités
territoriales gèrent la passation et
l’exécution de ces contrats. Il est
urgent d’en relancer l’usage pour revigorer l’investissement privé dans les
infrastructures publiques en France.
La confiance est parfois difficile à établir entre le secteur public et le secteur
privé et l’épisode de l’écotaxe poids
lourds n’en est pas la moindre illustration. En se prononçant comme elle
vient de le faire, la justice administrative démontre à nouveau qu’elle est
capable de reconnaître les torts de la
puissance publique. Cette note positive
devrait permettre de lever les a priori
contre les PPP.
Arnaud Cabanes est avocat
à la Cour, spécialiste en droit public,
associé chez Baker McKenzie
Flip Zimmerman (Adam Driver) et Ron Stallworth (John David Washington),
un duo à la Starsky et Hutch. Photo Universal Pictures International France
Un caïd malgré lui
François, ancien petit deaFILM FRANÇAIS
trop de personnages, le film
ler, rêve d’obtenir la franLe monde est à toi
part dans tous les sens. « Le
chise Mr Freeze au
de Romain Gavras.
monde est à toi » appartient
Maghreb. Une ambition
Avec Karim Leklou,
à ces comédies françaises
raisonnable, loin de la folie
Isabelle Adjani,
qui ne s’assument pas : le
des grandeurs de ses comVincent Cassel.
réalisateur se sent obligé
pagnons de cité et à l’anti1 h 34.
d’y ajouter une part de
pode du train de vie de sa
drame. Aussi, les personnamère – pickpocket de luxe et accro au jeu.
ges, bien croqués, virent rapidement à la
« Alors que la plupart de ces délinquants veucaricature. On a le tournis.
lent devenir les maîtres du monde (…), François veut juste accéder à un petit confort de vie,
Casting parfait
rien de plus », explique Romain Gavras.
Mais peut-on vraiment mettre Romain
Devenir revendeur officiel de glaces Mr
Gavras à l’amende pour avoir voulu nous
Freeze est un investissement. François croit
offrir le maximum de ses acteurs ? Le caspouvoir compter sur ses économies avant
ting est parfait. Karim Leklou est touchant
de découvrir que sa mère, interprétée par
en fils à maman aspirant à une vie plus simIsabelle Adjani, a tout perdu sur des tapis de
ple. Isabelle Adjani est géniale, capable
poker. Il se résout donc à accepter une derd’enfiler un burkini pour procéder à un
nière mission pour un dealer local qui se fait
échange d’otages. Vincent Castel livre une
appeler « Poutine ». Tout son entourage le
prestation poétique en pauvre type qui se
suit à Benidorm, sorte de Las Vegas déchu
perd dans ses théories du complot. Les
de la côte espagnole, pour récupérer une
apparitions de François Damiens et du
cargaison de drogue. C’est le début d’une
chanteur Philippe Katerine sont impeccacascade d’ennuis.
bles. Le spectateur rit avec chacun de ces
acteurs. Il rit beaucoup. Il danse beaucoup,
Une comédie française
aussi, tant Romain Gavras, qui a réalisé
qui ne s’assume pas
nombre de clips musicaux, sait allier les
Romain Gavras souhaitait faire un film
titres et les images. Entre classiques doux à
comique et rocambolesque dans la veine de
la Voulzy et gros rap à la Booba, le film
« L’aventure, c’est l’aventure » de Claude
bouge. « Le monde est à toi » est à l’image
Lelouch. Peut-être aurait-il dû tempérer ses
d’une soirée à Benidorm, le lieu de l’action :
ambitions. Trop de genres, trop d’histoires,
on s’éclate, mais à l’excès. — Ju. D.
08 // IDEES & DEBATS
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
série d'été 7/9
L’AUTEUR QUI VOUS A CONSTRUIT
CES SÉRIES QUI RACONTENT L'AMÉRIQUE DE TRUMP
Marcello Mencarini/Leemage
« House of Cards »
Des psychopathes
à la Maison-Blanche
Karol Beffa
« Borges,
pour la puissance des idées »
Compositeur, pianiste, Karol Beffa confie
sa passion pour le poète et écrivain argentin
Jorge Luis Borges, maître du nonsense
et de l’illusion, qui inspire encore aujourd’hui
son écriture musicale.
French Theory, elle tombe dans le
panneau, me félicite et renchérit.
Elle s’enhardit, commente avec
enthousiasme un film qu’elle ne
peut pas avoir vu, imagine de
subtils parallèles avec « Les Jardins aux sentiers qui bifurquent ». Depuis cette première
ex p é r i e n c e , m o n g o û t p o u r
l’absurde, les canulars et les mystifications s’est confirmé.
Propos recueillis par
Nicolas Barré
Jean-Pierre Clatot/AFP
Pourquoi cet auteur
plus qu’un autre ?
Poète, Borges était aussi passionné par les mathématiques.
Il citait parmi les livres à lire et à
relire l’ouvrage d’Edward Kasner
et de James Newman, « Mathematics
and the Imagination », qui lui permit,
dit-il, de découvrir et de redécouvrir à loisir « les
charmes immédiats et accessibles des mathématiques », « la bande légèrement obscène de Moebius », « les huit paradoxes de Zénon », « la belle
démonstration euclidienne de l’infinitude stellaire
des nombres premiers ». Sans doute mon attirance
conjointe pour le rêve, le nonsense, la spéculation
intellectuelle et la logique n’est-elle pas étrangère à
la lecture de son œuvre.
Racontez-nous le moment
où vous le découvrez, le contexte ?
Juin 1986. Borges vient de mourir. Un ami fait le
voyage jusqu’à Genève pour assister à ses obsèques. A son retour, il m’offre un exemplaire de
« Fictions » que je dévore, sans doute un peu
jeune : j’ai douze ans. D’emblée, je suis dérouté par
les longues digressions, intrigué par l’avalanche de
références et de citations mi-vraies mi-fausses
dont Borges étourdit son lecteur, mais aussi sensible à ses narrations fantastiques et aux thématiques abordées : le double, le labyrinthe, les mises
en abyme, le vertige de l’infini.
A quinze ans, au lycée Henri-IV, je dois faire un
exposé en anglais sur un film qui m’a marqué. Je
préfère l’inventer. Ce sera The Man in the Room de
Peter Blue, que je fais remonter à 1969. En un seul
plan-séquence, avec en voix off des extraits de discours de Fidel Castro, la caméra est censée tourner
167 fois autour d’un homme assis sur une chaise,
les mains ligotées derrière le dos : le héros, qui
donne son titre au film. En surimpression, des
images de prisonniers, de soulèvements, de violences, dans la pampa latino-américaine. Je conclus
mon exposé en disant que, lorsque le film lui a été
projeté à sa sortie, Borges a adoré. La salle de classe
est conquise. Seul un élève – un peu tatillon, ou tout
simplement un peu plus attentif que les autres –
lève la main et fait remarquer que Borges était
aveugle. Patatras…
Je bredouille qu’à la date de sortie du film, il ne
l’était pas complètement et j’attends, anxieux, la
sentence de mon professeur d’anglais. Férue de
En quoi Borges vous influence-t-il encore ?
Par la puissance de ses idées, par sa curiosité toujours en alerte, Borges est un modèle pour l’imagination artistique. C’est moins le créateur de nouvelles formes narratives qui m’intéresse que
l’artiste dans son aptitude à éveiller la réflexion, à
susciter le rêve, à provoquer la surprise, à donner
à penser. Borges est une invitation à explorer les
domaines de l’humour, des songes, de l’illusion. Je
Borges est une invitation
à explorer les domaines
de l’humour, des songes,
de l’illusion.
Lancée en 2013 sous l’ère Obama, la série « House
of Cards » jette une lumière crue sur les maux qui
rongent certains dirigeants américains : cynisme
et manipulation... Entre « Richard III » et James
Ellroy, l’Amérique de Trump est déjà là.
Véronique Richebois
@VRichebois
Lancée en janvier 2013, dans l’Amérique de Barack
Obama, « House of Cards » ne met pas plus de
quatre-vingt-dix secondes, les quatre-vingt-dix toutes premières du pilote, pour donner le ton de la
série. Alors qu’un chien vient d’être renversé par une
voiture devant son domicile, Frank Underwood
(Kevin Spacey) descend les marches, et, hors cadre,
étrangle l’animal à mains nues. Quelques minutes
plus tard, on le voit assister avec sa femme, Claire
(Robin Wright), en tenue de soirée, aux vœux de
Nouvel An du président élu. « Bienvenue à
Washington ! » lance-t-il. Le décor est planté, entre
« Richard III » et James Ellroy, époque « L.A. Confidential », politiciens corrompus et basses
manœuvres criminelles.
Avec l’élection pour la première fois de son histoire, en 2008, d’un président noir à la présidence,
l’Amérique d’alors figure pourtant aux yeux du
monde comme le lieu éclatant du triomphe de la
démocratie et de la justice – comme l’avait préfiguré
la série très idéaliste « The West Wing » sur les coulisses de la Maison-Blanche. Au lieu de cela, « House
of Cards », son pendant cynique, met en scène, à la
tête du pays, un couple de prédateurs psychopathes.
Toute la tension des premières saisons se situe là. Le
décalage entre la fiction et la réalité semble vertigineux. En réalité, il n’est qu’apparent. Les ingrédients
de la future Amérique de Donald Trump sont déjà
là, en gestation lente et vénéneuse : cynisme, mépris
des électeurs, hypocrisie, instrumentalisation
d’événements dramatiques... « House of Cards » ne
fait que prendre, en l’accélérant, le pouls heurté de
l’Amérique pré-Trump. De cela, toutefois, le spectateur n’est pas conscient dans les premiers épisodes.
Ebahi, pris sans cesse à témoin grâce au « regardcaméra », il a l’impression de pénétrer dans un univers de science-fiction, où les puissants qui gouvernent peuvent se conduire en carnivores en toute
impunité. Le pitch de départ est connu. Ecarté du
poste de secrétaire d’Etat promis par le nouveau
président, Garrett Walker, qu’il a aidé à faire élire, le
« whip » Frank Underwood, prédateur à sang-froid,
décide de se venger. Il éliminera un à un tous ceux
qui se trouvent sur sa route pour accéder au pouvoir
suprême. L’un des instruments de sa revanche n’est
autre que la presse. Le cynisme et le mépris marchent de pair avec la manipulation. Alors qu’il craint
que l’élection présidentielle ne lui échappe, Underwood explique sa vision du monde à sa femme,
admirable en Lady Macbeth glacée : « Les Améri-
cains ne savent pas ce qu’il leur faut. Moi, si. Je sais ce
dont ils ont besoin. Ils sont comme des enfants. Les
enfants qu’on n’a pas eus. On doit leur tenir leurs
mains poisseuses et nettoyer leurs visages crasseux.
[...] Il faut leur souffler leurs pensées, leurs sentiments,
leurs envies. Il faut même les aider à définir leurs
rêves. » La série va plus loin encore en faisant des
politiques de vrais meurtriers. Underwood pousse
ainsi une journaliste, devenue embarrassante, sur
les rails du métro. Le spectateur peut alors se rassurer à bon compte : cette « visite guidée » de la vie
politique américaine n’est en réalité qu’un thriller de
plus. Rien de réel. Quoique. Le personnage du président russe,Viktor Petrov, est clairement une doublure de Vladimir Poutine et deux des véritables
Pussy Riot jouent leur propre rôle. Mieux, la confusion entre réalité et fiction atteint un sommet lorsque Barack Obama lui-même y contribue... Lors du
1er avril 2016, il poste une courte vidéo, où, imitant
l’accent du Sud, il signale qu’il a appris des choses à
Frank Underwood. La frontière entre la vie politique quotidienne à Washington et la série diffusée de
Netflix devient dangereusement poreuse.
« Trump nous a copiés ! »
La victoire de Donald Trump paraît, du coup, rebattre les cartes. La série va-t-elle trépasser sous le coup
d’une réalité encore plus brutale et imprévisible que
celle imaginée ? Sur un plan matériel, cela ne fait
pas de doute : accusé en novembre 2017 de harcèlement et d’agressions sexuelles sur des jeunes
acteurs mineurs, Kevin Spacey est évincé de la saison 6, qui sera aussi la dernière du show. Il en va
autrement des intuitions des créateurs. Dans la
saison 5, les nouveaux scénaristes, Melissa James
Gibson et Frank Pugliese, sont parvenus à anticiper
la réalité de manière troublante. En pleine campagne électorale lors des deux premiers épisodes,
Frank Underwood transforme la peur du terrorisme en un puissant outil de mobilisation des électeurs. Mieux, il va jusqu’à organiser une fausse
cyberattaque et plaide pour une fermeture des frontières. « Nos intrigues reflètent le climat politique, les
préoccupations qui taraudaient l’Amérique et qui ont
ouvert la voie à Donald Trump », ont déclaré les créateurs à « Hollywood Reporter ». « Trump nous a
copiés ! » ira jusqu’à ironiser l’actrice Robin Wright
au Festival de Cannes, l’an dernier. Copier, non. Mais
inspirer les auteurs, trois fois oui. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
« Westworld », le rêve américain version Far West
lui ai emprunté le titre « Les Ruines circulaires ».
Sans doute m’influence-t-il également en ce que
j’essaie de trouver un analogue musical à son style
précis, incisif, aigu comme un scalpel. Par ailleurs,
j’ai certainement été influencé par l’idée de l’illusion comme ressort discursif. Dans plusieurs de
mes œuvres, pour piano ou pour orchestre, j’imagine des tuilages d’objets musicaux en transformation permanente, et je cherche à donner un équivalent sonore à des spirales, ou encore à suggérer
l’impression de montées infinies vers l’aigu ou de
descentes infinies vers le grave.
Deux ou trois livres de lui que vous conseilleriez particulièrement et pourquoi ?
« Fictions », « L’Aleph », le « Livre de préfaces ».
Un extrait que vous aimez
« Seul ce qui est parti nous appartient. »
Karol Beffa est compositeur, pianiste et universitaire
l
RETROUVEZ DEMAIN
Isabelle Giordano « Jacques Maritain,
un rempart contre les excès des idéologies »
Frank Underwood, incarné par Kevin Spacey, éliminera un à un tous ceux qui se trouvent
sur sa route pour accéder au pouvoir suprême. Photo David Giesbrecht/Netflix
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Mercredi 22 août 2018
SÉRIE LES GRANDES USINES FRANÇAISES
2/5
Ian Hanning/RÉA - Claude Almodovar/Divergence - Pascal Pochard-Casabianca/AFP
Raffinerie
de la Mède :
du pétrole
à l’huile
de palme
La raffinerie de Provence est en activité depuis 1935.
Le site de Total a survécu aux restructurations
du secteur au prix d’une reconversion radicale
– et controversée – dans les biocarburants.
Vincent Collen
@VincentCollen
ans quelques semaines,
la raffinerie de la Mède,
dans les Bouches-duRhône, achèvera sa mue.
Le site de Total, entièrement reconverti, raffinera
désormais des carburants à partir de matières végétales, en particulier la très controversée huile de palme. Il produit également
de l’électricité d’origine solaire, grâce à des
panneaux photovoltaïques installés sur
une surface de 12 hectares. C’est une transformation radicale pour l’une des plus
anciennes installations industrielles du
sud de la France, en activité depuis quatrevingt-trois ans. La raffinerie de Provence
– c’est son nom d’origine – a vécu tout au
long du XXe siècle au rythme des hauts et
des bas du marché du pétrole. Elle est née
d’un constat pendant la Première Guerre
mondiale : pour la première fois, avec la
mécanisation des armées, l’essor des chars
et de l’aviation, les pays belligérants découvrent l’importance stratégique de l’approvisionnement en hydrocarbures.
D
La France en tire les leçons au lendemain
du conflit. En 1928, le Parlement vote une loi
pour développer l’industrie du raffinage,
alors quasiment inexistante. La Compagnie
Française du Raffinage (CFR) naît l’année
suivante et le projet de la Mède est lancé
dans la foulée. La société est détenue majoritairement par la Compagnie Française des
Pétroles (CFP), l’un des ancêtres de Total. La
nouvelle société envoie ses cadres se former
en Roumanie, pays leader à l’époque dans ce
domaine. Le choix du site, sur l’étang de
Berre près de Marseille, est évident. La côte
méditerranéenne est la façade maritime la
plus proche du Moyen-Orient, la zone dont
provient la totalité du pétrole de la CFR, et
plus précisément d’Irak – on disait encore
de Mésopotamie. L’étang a récemment été
ouvert aux navires cargos de 10.000 tonnes
grâce au creusement d’un canal. Niché dans
un vallon, il apparaît moins vulnérable à
une attaque en cas de nouveau conflit.
L’une des plus modernes
du monde
Les travaux sont menés en un temps record
– quatorze mois – et la raffinerie est inaugurée en 1935. Les premiers tankers qui
l’approvisionnent en brut portent des noms
issus de la mythologie grecque comme
« Melpomène » ou « Rhéa ». La montée en
puissance de la raffinerie est rapide. Dès
1938, les capacités de raffinage sont doublées. La Mède est alors « l’une des plus
modernes du monde », selon Jean-Philippe
Caruette, qui a dirigé le site dans les années
1980 et rédigé un court ouvrage sur son histoire. La Mède est durement touchée par
une attaque aérienne pendant la Seconde
Guerre mondiale, mais elle renaît de ses
cendres dès la Libération, où elle sert
d’entrepôt pour l’essence américaine destinée aux armées alliées.
Le site produit également de
l’électricité d’origine solaire,
grâce à des panneaux
photovoltaïques installés sur
une surface de 12 hectares.
La France d’après-guerre est très en
retard par rapport à d’autres pays en termes
de consommation de produits pétroliers,
mais elle se rattrape pendant les Trente
Glorieuses, et la Mède suit cet essor.
L’activité de raffinage de carburants a été arrêtée en décembre 2016.
La bioraffinerie, elle, doit démarrer sa production à l’automne.
Au sommet de son activité, en 1968, la raffinerie traite plus de 10 millions de tonnes de
produits pétroliers par an, vingt fois plus
que dans les années 1930. Les chocs pétroliers sonnent l’amorce du déclin. Dès le
début des années 1980, les volumes traités
à la Mède chutent de moitié. Une série
d’explosions en novembre 1992, dues à une
fuite de gaz, fait six morts et génère 230 millions d’euros de dégâts. Le site ne démarrera
ses activités qu’en 1994. Au début des
années 2010, tous les grands pétroliers
réduisent la voilure et restructurent massivement leurs activités de raffinage excédentaires en Europe. Selon Total, la Mède perd
150 millions d’euros par an entre 2011 et 2014.
En avril 2015, le groupe décide d’arrêter
les frais. Au terme d’une restructuration qui
coûtera 275 millions d’euros, le site est totalement reconverti dans les biocarburants.
Seuls 250 emplois sur 430 sont conservés. En décembre 2016, l’activité de raffinage
de carburants est arrêtée. Les tours de distillation, les bacs de stockage des produits
pétroliers et des kilomètres de canalisation
sont démantelés. La bioraffinerie, contestée
à la fois par les écologistes et les agriculteurs,
en raison de son recours massif à l’huile de
palme importée, doit démarrer sa production à l’automne. En avril dernier, les Amis
de la Terre et Greenpeace ont dénoncé un
projet qui fera bondir les importations
françaises d’huile de palme de 64 % et qui
démontre « l’incohérence totale du gouvernement français ». En juin, Total a souligné
que moins de 50 % de l’approvisionnement
total de la Mède le sera en huile de palme,
soit un maximum de 300.000 tonnes provenant de pays au mauvais bilan carbone
comme la Malaisie ou l’Indonésie. Le reste
inclura d’autres huiles végétales dont
50.000 tonnes de « colza français », ainsi que
des huiles alimentaires usagées, des graisses animales et autres huiles résiduelles. n
10 //
Mercredi 22 août 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
PRISONS 40.000 TÉLÉPHONES
ET ACCESSOIRES SAISIS EN 2017
CORÉE DU NORD PAS DE SIGNE
DE DÉNUCLÉARISATION,
SELON L’AIEA
Plus de 40.000 téléphones et accessoires (chargeurs, cartes SIM...) ont
été saisis dans les prisons françaises
en 2017, un chiffre en hausse constante depuis dix ans, a-t-on appris
mardi auprès de la Direction de
l’administration pénitentiaire. Pour
lutter contre cette prolifération, la
ministre de la Justice a annoncé en
janvier le déblocage de 15 millions
pour « garantir un brouillage effectif »
des portables et l’installation de
50.000 téléphones fixes en cellule.
Les musulmans du monde entier célèbrent la fête du sacrifice
La Corée du Nord poursuit ses activités
nucléaires malgré les intentions affichées au printemps par son dirigeant
Kim Jong-un, déplore l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
dans un rapport destiné à être soumis à
l’assemblée générale annuelle de
l’AIEA en septembre. L’agence affirme
disposer d’indications sur des activités
liées au « laboratoire radiochimique »
nord-coréen, et que le réacteur expérimental de Yongbyon poursuit son
« cycle opérationnel ».
JUSTICE LE RAPPEUR BOOBA
DÉNONCE LA PEINE QU’IL ENCOURT
ISRAËL ASSOUPLISSEMENT
DES RÈGLES DU PORT D’ARMES
Gabriel Bouys / AFP
Depuis sa prison, la star du rap français, Booba, a dénoncé mardi sur
Twitter, via sa manager, la peine qu’il
encourt pour sa bagarre à l’aéroport
d’Orly l’ayant opposé à son ex-protégé,
Kaaris. « Quand je serai grand, je voudrais être Benalla ou moine pédophile.
Dix ans pour une bagarre, c’est avec ou
sans le streaming ? » a-t-il ironisé. Les
deux rappeurs sauront jeudi s’ils restent en prison jusqu’à leur procès.
LA PHOTO DU JOUR
Israël a annoncé lundi l’assouplissement des conditions d’éligibilité au
port d’armes. Parmi les 8,5 millions
d’Israéliens, 140.000, essentiellement
militaires en retraite et réservistes, en
sont déjà détenteurs. Les nouvelles
conditions permettent à tout Israélien
ayant bénéficié d’une solide formation
au combat d’infanterie de demander
une autorisation. Si les autorités affirment que cette décision vise à accroître la sécurité, notamment vis-à-vis
des attaques de Palestiniens, ses
détracteurs affirment qu’elle ne fera
qu’encourager la violence.
IRAN TÉHÉRAN PRÉSENTE
SON PREMIER AVION DE COMBAT
Alors que près de 2,4 millions de fidèles entamaient, mardi, leur pèlerinage annuel à La Mecque, les musulmans du monde
entier commençaient à célébrer l’Aïd el Kebir ou Aïd el Adha, la fête du sacrifice, la plus importante de l’islam, qui durera
jusqu’à vendredi. Ci-dessus, la grande mosquée d’Adjamé à Abidjan en Côte d’Ivoire, le 21 août 2018.
ÉGLISE UN PRÊTRE RÉCLAME
LA TÊTE DU CARDINAL BARBARIN
VAL-DE-MARNE UN HOMME
MEURT EN FUYANT LA POLICE
Un jeune homme est mort mardi
matin dans un accident de scooter en
fuyant la police à proximité de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). Il a percuté une voiture stationnée un peu
plus loin. Le scooter qu’il conduisait
était un véhicule volé. Cet accident
intervient quelques jours après la
mort d’un automobiliste tué par balle
par un policier, au terme d’une course-poursuite dans Paris, alors qu’il
voulait se soustraire à un contrôle.
POLICE UN CORRUPTEUR
DE MICHEL NEYRET ARRÊTÉ
En fuite depuis deux ans, Gilles Benichou, un des corrupteurs de l’ex-numéro deux de la police judiciaire de
Lyon Michel Neyret, a été interpellé
au Maroc, la semaine dernière, d’où il
devrait être extradé. Michel Neyret a
été jugé pour avoir fourni des informations confidentielles à des membres du milieu lyonnais, présentés
comme des « indics », contre des
avantages en nature et en argent
liquide, et avoir prélevé sa dîme sur
une saisie de stupéfiants pour payer
des informateurs.
NUISANCES DECAZEVILLE
INTERDIT LA PÉTANQUE DE NUIT
AFP
Un prêtre de Valence, le père Pierre
Vignon, a lancé mardi en ligne une
pétition réclamant la démission du
cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour nondénonciation d’agressions sexuelles,
après un nouvel appel du pape à se
mobiliser contre la pédophilie au
sein du clergé catholique. « Donner
votre démission serait bien sûr une
mort sociale, mais [...] vous seriez enfin
à la hauteur de l’évènement », écrit-il.
Photo : AFP Photo/Sia Kambou
En pleine tension avec Washington,
l’Iran a dévoilé, mardi, son premier
avion de combat de fabrication 100 %
iranienne, tout en affirmant que ses
capacités militaires sont uniquement
dissuasives et visent à parvenir à une
« paix durable ». L’avion, baptisé « Kowsar », dispose d’équipements technologiques « de pointe », dont des radars
polyvalents. La télévision d’Etat a montré mardi le président Hassan Rohani
assis dans le cockpit de l’appareil.
RUSSIE SENTSOV EN GRÈVE
DE LA FAIM DEPUIS CENT JOURS
Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov,
détenu dans le nord de la Russie, a
atteint mardi son centième jour de
grève de la faim. Il exige la libération
de tous les prisonniers politiques
ukrainiens. Pourtant, Moscou ne
donne aucun signe laissant entrevoir
une prochaine libération du réalisateur, malgré la pression occidentale
et la dégradation de son état de santé.
AFGHANISTAN ATTAQUE
SPECTACULAIRE À KABOUL
Les forces de sécurité afghanes ont mis
fin mardi à une attaque spectaculaire
de plus de six heures dans Kaboul,
revendiquée par le groupe Etat islamique mais que les analystes attribuent,
en raison de sa complexité, aux talibans. Quelque trente obus de mortier
ont au total été tirés sur la capitale
afghane. Quatre des assaillants ont été
tués et cinq se sont rendus, a précisé
l’armée afghane, qui affirme que six
civils et soldats ont été blessés.
ON EN PARLE À ROME
Abus sexuels dans l’Eglise : le mea culpa du pape
Dans une lettre à tous les catholiques, François reconnaît les erreurs commises
par l’Eglise en matière de lutte contre la pédophilie.
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
prend acte du manque d’engagement de l’Eglise à « garantir la
protection des mineurs et des
adultes vulnérables », certains de
ses membres se rendant même
complices d’une situation qu’ils
auraient dû dénoncer et combattre. « Avec honte et repentir [...],
écrit François, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être
là où nous le devions, que nous
n’avons pas agi en temps voulu en
reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage [...]. Nous avons
négligé et abandonné les petits. »
La tolérance zéro ne doit pas
seulement être annoncée mais
pratiquée. « Nous avons tardé
dans l’application des mesures et
sanctions si nécessaires, poursuit
le souverain pontife, mais j’ai la
n ne pourra plus l’accuser de louvoiements. Le
pape, critiqué pour prôner la tolérance zéro sans la faire
respecter dans les affaires de
pédophilie commises par des
clercs, s’est adressé aux fidèles.
Signant une « lettre au peuple de
Dieu », François prononce un
mea culpa inédit et affirme sa
ferme volonté d’« éradiquer cette
culture de mort ». Les demandes
de pardon et les réparations ne
seront jamais suffisantes pour
apaiser la douleur des victimes,
« les blessures ne connaissent
jamais de prescription ». Une
douleur trop longtemps ignorée
ou passée sous silence. Le pape
O
conviction qu’elles aideront à
garantir une plus grande culture
de la protection pour le présent et
l’avenir », qui doit être placé sous
le signe du « “jamais plus” à tout
type et forme d’abus ». Des abus
favorisés par le cléricalisme,
autant par les prêtres que par les
laïcs. « Dire non aux abus, c’est
dire non à toute forme de cléricalisme », insiste François.
Son exhortation intervient
moins d’une semaine après la
publication d’un rapport du procureur de Pennsylvanie sur des
abus sexuels commis par
300 prêtres prédateurs sur plus
d’un millier d’enfants. Elle est
surtout publiée à la veille de
l’ouverture de la rencontre mondiale des familles, à Dublin, où
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JAPON LE MARCHÉ AUX
POISSONS FERMÉ AUX TOURISTES
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Il ne reste plus guère qu’un mois aux
touristes pour visiter le marché aux
poissons et primeurs de Tsukiji à
Tokyo, le plus important marché au
monde de produits de la mer, qui va
progressivement fermer l’accès aux
visiteurs avant de déménager début
octobre. Après le 15 septembre, les
particuliers n’auront donc plus la
possibilité de voir à l’aube les ventes
aux enchères de thons qui font la
réputation du site.
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Le maire de Decazeville, près de
Rodez, dans l’Aveyron, François
Marty, vient d’interdire la pratique
nocturne de la pétanque sur l’espace
public pour lutter contre les bruits des
boules et des joueurs. L’élu, explique
France 3, a fondé sa décision sur le
Code des collectivités territoriales, le
Code de la santé publique, le Code
pénal, ainsi que la loi du 31 décembre
1992 relative à la lutte contre le bruit et
un décret contre le bruit de voisinage.
François se rendra ce samedi. La
lutte contre la pédophilie est l’un
des grands chantiers de l’actuel
pontificat. Malgré le durcissement du droit canon en la
matière et la mise en place d’une
Commission pour la protection
des mineurs au Vatican, les
couacs se sont multipliés, avec la
démission de membres de la
Commission dénonçant le manque de coopération de la Curie,
les « graves erreurs d’appréciation et de perception » reconnues
par le pape lui-même concernant des scandales ayant entaché l’Eglise chilienne, et la
récente inculpation de son
grand argentier, le cardinal australien George Pell, pour agressions sexuelles. n
17/24
Mercredi 22 août 2018
www.lesechos.fr
La chaîne bouscule
cette année l’offre
de sports sur la
télévision française.
r
te
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Sh
// P. 16
DEVISES EUR/GBP 0,8969 EUR/JPY 1,2745 EUR/CHF 1,1391 GBP/USD 1,2856 USD/JPY 1,1053 USD/CHF 0,988 TAUX EONIA -0,36 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,5913 T-BONDS 10 ANS 2,8582
INDUSTRIE & SERVICES
VITICULTURE
DERNIÈRE HEURE
Vendanges précoces en Alsace
et en Champagne. // P. 12
Les Etats-Unis repoussent leur menace
sur les importations de voitures
CULTURE
Bientôt des vins estampillés
Chambord. // P. 12
Des fournisseurs
de Tesla
craignent de ne
pas être payés
Raphaël Bloch
@Bloch_R
Shutterstock
ÉNERGIE
Et maintenant les fournisseurs. Alors
que l’action a perdu près de 20 % de sa
valeur, depuis le 7 août et l’annonce par
Elon Musk, son cofondateur et PDG,
d’un projet pour sortir le groupe de la
cote, Tesla susciterait aussi une certaine nervosité chez ses partenaires
industriels. Selon le « Wall Street Journal », plusieurs fournisseurs du groupe
déclarent avoir de plus en plus de doutes sur les capacités du constructeur de
voitures électriques à honorer ses obligations financières.
Interrogés en juillet-août par une
association nord-américaine d’équipementiers, 18 fournisseurs de pièces et
de composants estimaient que la
société constituait désormais un
« risque financier » pour leur entreprise. Ceci dit, tous affirment vouloir
maintenir ou augmenter leur volume
d’affaires avec le constructeur californien… Il faut dire que nombre d’équipementiers brandissent le fait d’avoir été
choisis par Elon Musk et son équipe
comme une référence commerciale de
premier plan.
Les entreprises prennent le virage
de l’énergie verte. // P. 13
BHP
Le géant minier profite du rebond
des matières premières.
// P. 13 ET « CRIBLE » P. 26
COTY
Le groupe de cosmétique et de
parfumerie chute en Bourse après
des résultats décevants. // P. 14
R. Etienne/Huttopia
HUTTOPIA
La société d’hôtellerie de plein air
poursuit sa croissance. // P. 14
SPECTACLE
L’AccorHotels Arena revient dans
le Top 5 mondial des salles. // P. 15
Depuis le printemps, tous les industriels tentent de convaincre Donald Trump qu’ouvrir les hostilités commerciales
sur le front de l’automobile serait contre-productif pour les Etats-Unis. Photo Shutterstock
HIGH-TECH & MÉDIAS
LINKEDIN
Washington retarde son
rapport sur l’impact des
importations automobiles
pour la sécurité nationale.
La plate-forme de Microsoft
muscle son journalisme taillé
sur mesure. // P. 16
PME & RÉGIONS
GRAND EST
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Solinest mise sur les laits végétaux.
// P. 17
BRETAGNE
Donald Trump est-il capable d’entendre
raison ? Alors que l’industrie automobile
mondiale dans son ensemble s’inquiète
fortement d’une hausse des taxes douanières sur les importations de voitures aux
Etats-Unis, l’administration américaine
semble mettre la pédale douce sur ce projet présidentiel décrié.
Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce,
a affirmé mardi dans une interview au
« Wall Street Journal » que la publication de
son rapport sur les conséquences de
l’ampleur des importations automobiles
pour la sécurité nationale américaine (la
raison invoquée par Donald Trump pour
justifier une augmentation des tarifs douaniers) était reportée sine die.
MBO Partenaires devient actionnaire de BCF Life Sciences. // P. 17
FINANCE & MARCHÉS
PÉTROLE
L’Asie, planche de salut des
exportations iraniennes. // P. 19
EURONEXT
L’opérateur serait prêt à payer
1 milliard de dollars
pour MarkitSERV. // P. 19
Shutterstock
PATRIMOINE
Les inégalités patrimoniales,
une histoire qui remonte
à plus de 200 ans. // P. 20
BOURSE
Wall Street vit le plus long
« bull market » de son histoire.
// P. 21 ET « CRIBLE » P. 26
FONDS SOUVERAIN
Le fonds norvégien profite
du rebond des actions. // P. 21
BANQUE RICHELIEU
L’établissement se met en ordre
de bataille. // P. 22
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 25
A l’origine, le document devait sortir
avant la fin du mois d’août, mais les négociations en cours avec l’Union européenne, le
Mexique et le Canada ont, selon lui,
repoussé cette date butoir.
Fin juillet, le magnat de l’immobilier
devenu politicien avait promis à JeanClaude Juncker, le président de la Commission européenne, de temporiser sur le sujet.
« Je crois qu’il a fait la même promesse au
Mexique et au Canada », a précisé Wilbur
Ross. Chargé depuis la fin du mois de mai
de la rédaction dudit rapport, l’homme
croule par ailleurs sous les réponses des différents constructeurs à ses questions.
Une industrie extrêmement
mondialisée
Depuis le printemps, tous les industriels
tentent de convaincre Donald Trump
qu’ouvrir les hostilités commerciales sur le
front de l’automobile serait contre-productif pour les Etats-Unis. Même General
Motors y est allé de sa plume. Dans une note
transmise il y a quelques semaines au
département du Commerce américain, le
premier constructeur du pays explique
qu’une hausse des taxes à l’importation
pourrait tout simplement « réduire la
taille » du groupe, et « risque de réduire les
emplois plutôt que de les augmenter ».
De fait, l’automobile est devenue une
industrie extrêmement mondialisée. De
nombreux constructeurs étrangers ont établi des usines outre-Atlantique – à commencer par les groupes japonais et allemands, alors que les acteurs américains
se sont largement installés au Mexique.
Aujourd’hui, 56 % des véhicules vendus aux
Etats-Unis sont produits sur place et 22 % le
sont au Canada ou au Mexique, selon le
Center for Automotive Research. Et depuis
le début de l’année, les constructeurs étrangers fabriquent plus de voitures aux EtatsUnis que leurs concurrents locaux.
Selon le Peterson Institute for International Economics, 195.000 emplois pourraient
être perdus aux Etats-Unis si Donald
Trump met sa menace à exécution.
Pis, en cas de répliques des autres pays,
600.000 emplois seraient en danger. En
vertu des procédures américaines, Wilbur
Ross dispose d’un délai allant jusqu’à février
pour remettre son rapport. n
La messagerie Slack dépasse
les 7 milliards de dollars de valorisation
Lucas Mediavilla
@Lucas_Medv
Slack séduit aussi bien les entreprises
et leurs salariés que les investisseurs.
L’application de messagerie en entreprise a annoncé mardi avoir levé 427 millions de dollars, confirmant des informations du site TechCrunch. Ce nouveau
tour de table, mené notamment par
Dragoneer Investment Group et General
Atlantic, porte sa valorisation à 7,1 milliards
de dollars.
Pour l’entreprise fondée par Stewart
Butterfield, c’est déjà la onzième levée de
fonds. La précédente datait de septembre 2017 : Slack avait alors levé 250 millions
de dollars. Au total, ces financements
successifs ont rapporté plus de 1,2 milliard
de dollars à l’entreprise.
Distancer les concurrents
Un montant considérable, alors que Slack
n’a jamais exprimé de réel besoin de financement. L’entreprise s’appuie sur une base
solide de 8 millions d’utilisateurs journaliers
et 3 millions de comptes payants. Le chiffre
d’affaires annuel de l’entreprise dépasserait
les 200 millions de dollars. Son fondateur
jugeait d’ailleurs, lors des précédentes
opérations, que Slack levait des fonds « de
manière opportuniste ».
Cette fois-ci, pourtant, l’entreprise saura
comment utiliser la somme récoltée. Slack
vient en effet de racheter son concurrent
australien Atlassian. La société doit aussi
développer son offre afin de cibler des
clients plus importants que les petites entreprises et les start-up qui l’ont aidée à décoller.
Enfin, ce trésor de guerre ne sera pas
de trop pour lutter face aux géants Microsoft (avec Teams) et Facebook (avec Workplace), qui ont les moyens d’asseoir leur
domination sur le marché de la messagerie
d’entreprise. n
st
oc
k
RMC Sport : l’heure
de vérité pour les
ambitions d’Altice
dans le sport
Des délais supplémentaires
pour le paiement des factures
D’autres prestataires, cités par le quotidien américain, ont par ailleurs déclaré
que Tesla avait aussi tenté d’obtenir des
délais supplémentaires pour le paiement des factures. Une pratique commerciale courante dans l’industrie,
mais d’une ampleur « très importante »
chez Tesla, selon eux. Le constructeur
aurait notamment demandé le doublement des délais, passant de soixante à
cent vingt jours, quand ce n’est pas tout
simplement des ristournes significatives. Pour les fournisseurs impliqués
dans le processus de production, Tesla
payerait dans 95 % à temps, selon le
« Wall Street Journal ». Pour les autres
prestataires, le taux serait de 80 %.
« Nous ne sommes
pas en retard parce
que nous avons des
problèmes pour payer.
C’est juste parce
que nous vérifions
que les pièces
sont correctes. »
ELON MUSK
Cofondateur et PDG de Tesla,
dans une interview
au « New York Times »
De son côté, Tesla, qui utilise comme
ses confrères des centaines, voire des
milliers de fournisseurs pour fabriquer
ses Model S, X et 3, s’est défendu de
toutes difficultés financières. Un sujet
récurrent pour le groupe lancé en 2003
qui est connu pour brûler des montagnes de cash, sans avoir atteint la
rentabilité. « Nous ne sommes pas en
retard parce que nous avons des problèmes pour payer, a déclaré vendredi
Elon Musk dans une interview surréaliste au « New York Times ». C’est juste
parce que nous vérifions que les pièces
sont correctes. » Les concernés apprécieront. n
12 //
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Vendanges précoces en Alsace
et en Champagne
AFP
à suivre
La production d’hélicoptères NH90
pour le Qatar peut démarrer
DÉFENSE Le groupe italien de défense Leonardo a confirmé la
mise en vigueur via le versement d’un premier acompte du contrat conclu en mars dernier pour l’achat de 28 hélicoptères
NH90 par le Qatar. Un premier acompte a été versé à Leonardo,
contractant principal de ce contrat d’environ 3 milliards d’euros
pour le consortium européen NHI. Leonardo fournira 12 NH90
version marine, tandis qu’Airbus construit 16 appareils pour
l’armée de terre, ainsi que 16 H125 pour la formation des pilotes.
Un printemps favorable, suivi d’un été particulièrement sec, a accéléré la maturation des raisins. Photo Raymond Roig/AFP
VITICULTURE
Le bio aussi efficace que les pesticides
Le coup d’envoi des
vendanges a été donné
lundi en Champagne,
avec quatre semaines
d’avance.
AGRICULTURE Face aux parasites, les cultures bio peuvent être
aussi efficaces que celles de l’agriculture conventionnelle, indique une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Les résultats de ces recherches, publiées dans la
revue scientifique « Nature Sustainability », indiquent que
« l’agriculture biologique favorise la lutte antiparasitaire ».
Pour les infestations de « ravageurs » (insectes, acariens...), les
champs cultivés en bio et ceux aspergés de pesticides présentent les mêmes taux d’infection, précise ainsi l’étude.
Une première
depuis quinze ans.
En Alsace, elles
débutent ce mercredi
pour le crémant.
a Plus d’informations sur lesechos.fr
Air Canada rachète son programme
de fidélisation pour le réformer
Hélène David
— Correspondante à Strasbourg
Guillaume Roussange
— Correspondant à Amiens
AÉRIEN Air Canada et quatre banques se sont entendues avec le
groupe de marketing canadien Aimia pour lui racheter son programme de fidélisation Aeroplan pour 1,8 milliard de dollars
américains. Ce rachat, qui porte aussi sur les points cumulés
par les clients adhérents, va permettre à Air Canada, qui avait
annoncé l’an dernier son intention de mettre fin à son association avec Aeroplan, de lancer son propre programme de fidélisation à compter du 30 juin 2020.
House of Fraser
sauve son
navire-amiral
INFRASTRUCTURES Le gouver-
DISTRIBUTION Le vaisseau amiral des grands magasins House of
Fraser sur Oxford Street à Londres va finalement rester ouvert,
a annoncé mardi Sports Direct, le
repreneur de l’enseigne dont la
fragilité financière menace de
n o m b r e u x f o u r n i s s e u r s .C e
magasin devait fermer ses portes
début 2019. Sports Direct a négocié de nouvelles conditions de
location avec le propriétaire du
bâtiment que House of Fraser
occupe au cœur de Londres.
contre le stress hydrique, même si,
de l’aveu des vignerons, une dizaine
de millimètres de pluie permettraient de parfaire la récolte.
En Alsace en revanche, la chaleur
et le stress hydrique ont fait perdre à
certaines parcelles de 20 à 30 % de
raisins. Résultat : la production de
cette année sera inférieure au million d’hectolitres espérés.
La question de l’irrigation
Face à une problématique récurrente de sécheresse, les viticulteurs
alsaciens ont remis sur la table la
question de l’irrigation, interdite en
Alsace pour les vins AOC. « Nous
allons travailler sur les modalités de
sa mise en place », annonce Didier
Petermann. Sur ce « dossier sensible », la difficulté est de préserver
une équité sur l’accès à l’eau entre
les vignerons.
Le choix de la date des vendanges
constitue un enjeu crucial pour les
professionnels. De l’équilibre entre
l e d e g r é d ’a l c o o l , e n tr e 1 0 e t
12 degrés, et l’acidité dépendra en
effet la qualité de l’année. Sur ce
sujet, la profession se veut rassurante, en Alsace comme en Champagne. « 2018 s’annonce comme un
bon millésime. La qualité des raisins
est élevée et la production est abondante, ce qui va nous permettre de
sélectionner », se réjouit Gilles Descôtes, chef de cave de la maison Bollinger. Même discours côté alsacien : « Le millésime 2018 pourrait
ressembler à celui de 1976, qui était
une excellente année. »
En Champagne, les vendanges
durent trois semaines en moyenne.
Selon le Comité Champagne, elles
occupent quelque 120.000 vendangeurs, soit 4 à l’hectare. En Alsace,
les vendanges nécessitent l’emploi
d’environ 20.000 saisonniers. n
certs et de danse, engageant pour
cela un budget de 200.000 euros.
Pour rajeunir la clientèle, une
soirée électro avec DJ Cox a même
été organisée. « Le concert a été
retransmis sur Internet dans le
monde entier, une belle visibilité ! »
se félicite le directeur de l’établissement, qui a aussi fait entrer l’art
contemporain au château. Et avec
son nouveau voisin, le chef d’entreprise collectionneur Frédéric
Jousset, qui a investi 16 millions
dans l’hôtel quatre étoiles le Relais
de Chambord, il veut développer les
séminaires d’entreprises.
Le domaine a planté
5 hectares pour une
première vendange
en septembre.
Cela s’intègre dans une
stratégie de diversification des recettes.
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En Champagne, les quelque
450 prélèvements réalisés confirmaient déjà cette récolte précoce miaoût, plus de 70 % des grappes étant
parvenues à maturité avec un poids
moyen de 124 grammes. Leur état
sanitaire était jugé « impeccable »,
selon le Comité Champagne, l’organisation interprofessionnelle de
l’appellation, les maladies comme le
botrytis, la pourriture acide ou le
mildiou étant totalement absentes.
En outre, les nuits fraîches de
Champagne ont protégé les plants
GILLES DESCÔTES
Chef de cave chez Bollinger
CULTURE
ECHOS
n LES
FRANCHISE & COMMERCE ASSOCIÉ
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Etat sanitaire impeccable
« 2018 s’annonce
comme un bon
millésime. La
qualité des raisins
est élevée
et la production
est abondante. »
Bientôt des vins estampillés Chambord
AFP
nement italien travaille à l’application de pénalités contre la société
Atlantia , propriétaire du concessionnaire autoroutier Autostrade
per l’Italia, après l’effondrement
du viaduc Morandi à Gênes, a
annoncé mardi le président du
Conseil italien, Giuseppe Conte. Ce
dernier estime que les 500 millions d’euros prop os és p our
reconstruire un édifice autoroutier et venir en aide aux familles
des 43 victimes constituent une
offre trop modeste.
Daniel Leal-Olivas/AFP
Atlantia
menacé
de pénalités
Cette année, les vendanges débuteront plus tôt que prévu dans l’est de
la France. En Alsace, elles commencent ce mercredi pour le crémant et
lundi 3 septembre pour les vins
d’appellation d’origine contrôlée
dits « tranquilles », alors que,
d’ordinaire, elles démarrent plutôt
autour du 10 septembre.
En Champagne, le coup d’envoi a
été donné dès lundi, soit quatre
semaines plus tôt que d’habitude. De
mémoire de vigneron, on n’avait pas
vu cela depuis quinze ans et la canicule de 2003 ! Un printemps favorable, suivi d’un été particulièrement
sec, a accéléré la maturation des raisins, à tel point que deux domaines
alsaciens ont obtenu une dérogation
de l’Inao pour commencer les vendanges dès la semaine dernière. « En
ce moment, le raisin prend de 1,3 à
1,4 degré par semaine, explique
Didier Petermann, le président du
Conseil interprofessionnel des vins
d’Alsace (Civa), or on recherche de
l’acidité et de la fraîcheur. »
Martine Robert
@martiRD
Depuis son arrivée au domaine
national de Chamb ord, Jean
d’Haussonville n’a eu de cesse de
diversifier les recettes du château
de François Ier. Dernier chantier : la
viticulture. Cette année se déroulera la première vendange des
5 hectares de vignes plantés, pour
une première cuvée de 20.000 bouteilles attendue dès mars 2019. « En
vitesse de croisière, ce seront
70.000 bouteilles, soit un chiffre
d’affaires de 1,2 million d’euros »,
confie le maître des lieux.
Marque
Dès cet automne, seront aussi disponibles les premiers fûts estampillés « Chambord », une édition
limitée à 100 exemplaires numérotés, à 1.200 euros hors taxes l’unité.
Car la particularité de ces tonneaux
92 % d’autofinancement
Une première cuvée de 20.000 bouteilles attendue dès mars 2019.
Photo Domaine national de Chambord
est qu’ils seront tous issus des chênes de la forêt domaniale.
Petit bémol : le domaine a été
assigné par Brown-Forman qui,
outre le whisky Jack Daniel, possède notamment la liqueur Chambord à base de framboise. Et l’industriel a déposé le nom. Mais en
attendant un éventuel jugement ou
un « gentleman’s agreement » avec
des royalties espérées à la clef pour
le château, Jean d’Haussonville est
très confiant. « Nous savons maintenant que nous aurons une AOC ou
une AOP Cheverny, ce qui nous
garantit de pouvoir mettre le mot
Chambord sur nos étiquettes. » Le
domaine produira des blancs et des
rouges.
Et Jean-Michel Wilmotte va réaliser l’un de ces chais spectaculaires
dont il a le secret, ce qui ajoutera un
nouvel élément d’attractivité pour
ce domaine qui multiplie les propositions afin de diversifier son public.
Après une brocante en mai qui a
attiré 400 exposants et plus de
30.000 visiteurs, le site a accueilli en
juillet le 8e Festival de Chambord
proposant deux semaines de con-
Sous sa mandature, entre 6 et 7 millions d’euros de travaux sont effectués par an, trois fois plus qu’auparav a n t . Ave c l ’a i d e d u m é c è n e
américain Stephen Schwarzman, les
jardins à la française ont été recréés ;
avec AXA, la perspective du parterre
nord sera restaurée à l’automne. Et
déjà celui qui a jumelé Chambord au
Palais d’été de Pékin songe à un jardin de méditation chinois.
Cet enrichissement de l’offre a
séduit 1.050.000 de visiteurs l’an dernier, en hausse de 26 % : 920.000 sont
venus pour le château, 120.000 pour
les spectacles équestres ou les promenades sur les canaux. Chambord,
qui autofinance à 92 % son budget de
24 millions d’euros, devrait atteindre
les 100 % sous peu. n
INDUSTRIE & SERVICES // 13
Les Echos Mercredi 22 août 2018
Les entreprises prennent
le virage de l’énergie verte
BHP profite
du rebond des
matières premières
ÉNERGIE
MINES
Initiés par les géants
américains de la tech,
les contrats d’achats
d’électricité verte sur
vingt ans sont en plein
boom en Europe.
Après avoir cédé
ses activités dans
le pétrole et le gaz
de schiste, le géant
minier a annoncé
un dividende
record.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Léa Ménard avec agences
@menard_lea
Pour alimenter leurs usines ou
leurs bureaux en électricité, les
entreprises signent de plus en plus
de contrats de long terme directement avec des producteurs plutôt
que de s’adresser à des fournisseurs
d’énergie. Entre janvier et juillet, de
nouveaux contrats ont ainsi été
signés pour un volume de
7,2 gigawatts (soit l’équivalent de
70 parcs d’une trentaine d’éoliennes). « Cela dépasse déjà le volume de
c o n t ra t s d e 2 017, q u i é t a i t d e
5,4 gigawatts », note l’étude de
Bloomberg New Energy Finance
(BNEF). « De nouvelles industries
entrent sur ce marché et des énergéticiens proposent de nouveaux mécanismes pour acheter de l’énergie propre dans des marchés régulés »,
précise l’étude.
Quand des entreprises veulent se
fournir en électricité d’origine
renouvelable, elles ont plusieurs
possibilités : s’assurer auprès de
leur fournisseur que l’énergie est
certifiée « verte », via une « garantie
d’origine ». Elles peuvent aussi,
quand elles ont des terrains ou des
toitures disponibles, produire elles-
mêmes leur électricité, via de l’autoconsommation, voire, plus rarement, investir directement dans des
parcs éoliens ou solaires (Ikea l’a fait
en France).
En négociant un
contrat de long terme,
le producteur sécurise
ses revenus.
Tandis que l’entreprise
sécurise le coût de son
approvisionnement.
Mais elles peuvent aussi signer
ces contrats de long terme avec des
développeurs de projets pour affec-
ter la production d’une ferme
solaire ou éolienne à leur consommation, sans d’ailleurs que les deux
soient forcément physiquement
reliés par le réseau électrique. En
négociant un contrat de long terme,
le producteur sécurise ses revenus,
et donc le financement de son projet, tandis que l’entreprise sécurise
le coût de son approvisionnement
sur longue période.
Sans surprise, les Etats-Unis restent le premier marché pour ces
contrats de long terme, initialement prisés par le secteur de la tech
(Alphabet, Apple…). Facebook est,
d’ailleurs, cette année encore le premier acheteur parmi les entreprises, avec 1,1 GW à lui seul, selon
BNEF, suivi par AT&T.
Mais ces contrats se développent
AFP
Mercedes négocie son premier
contrat en Pologne Il n’y a donc
pas que du charbon en Pologne.
Le constructeur automobile
allemand a annoncé fin juillet la
signature d’un accord pour acheter à un développeur de projets
éoliens allemand, VSB, l’électricité
du parc de Taczalin pour alimenter son usine de Jawor. « Jawor
va devenir un modèle pour le
réseau des 30 usines de Mercedes-Benz dans le monde », promet Mercedes. Le parc de Taczalin est déjà en service depuis cinq
ans. Le contrat permet aux deux
parties d’éviter les fluctuations
des prix sur les marchés.
Novo Nordisk verdit son électricité au Danemark Le groupe
pharmaceutique danois Novo
Nordisk et sa filiale dédiée aux
enzymes Novozymes viennent de
signer avec l’énergéticien Vattenfall un contrat de long terme pour
s’approvisionner, à compter de
2020, à partir d’une ferme
d’éoliennes en mer, Kriegers Flak.
En Europe, « les deux entreprises
sont les premières du secteur
pharmaceutique et des biotech à
rejoindre les entreprises télécoms
et fortement consommatrices
d’énergie », assure la fédération
professionnelle WindEurope.
Norsk Hydro/Flickr
Shutterstock
Trois exemples d’initiatives
Norsk Hydro joue la carte de
l’électricité éolienne Le producteur d’aluminium norvégien vient
de signer un contrat d’une durée
de 29 ans pour acheter et consommer en Norvège l’électricité
qui sera produite à partir d’un
parc éolien en Suède. Avec ce
projet de 235 MW, Green Investment Group (Macquarie) atteint
1,5 GW de projets dans le cadre
de contrats de long terme en
Europe, en Australie et aux EtatsUnis. Début juillet, Norsk Hydro a
signé un contrat sur 25 ans pour
acheter la production du futur
parc éolien Tonstad en Norvège,
détenu par Engie et Susi Partners.
aussi en Europe, avec 1,6 GW déjà
signés cette année, contre 1,1 GW
l’an dernier, selon BNEF. « Les producteurs d’aluminium Norsk Hydro
et Alcoa font les trois quarts de l’activité, en signant des contrats en Norvège et en Suède », précise l’étude.
Cet été, de nouveaux contrats ont
aussi été signés par Mercedes en
Pologne ou le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk au Danemark.
Appel d’offres d’Engie
En France, le coût de l’énergie
renouvelable est encore un peu
trop élevé par rapport au prix de
l’électricité accessible sur le marché
de gros. Mais la baisse des coûts du
solaire et de l’éolien, qui préfigure la
fin des subventions à moyen terme,
incite des entreprises et des développeurs de projets à envisager ce
type d’approvisionnement.
La SNCF et Aéroports de Paris
ont lancé de premières consultations pour s’approvisionner via des
contrats de long terme pour une
partie de leurs besoins. Côté production, Engie vient aussi de lancer
un appel d’offres pour vendre de la
production renouvelable « dans un
cadre hors subventions » à ses
clients, via un contrat d’achat de
long terme (2020 à 2039). n
Le géant minier solde les
erreurs du passé, tout en cherchant à récompenser ses
actionnaires pour leur
patience. Le groupe anglo-australien BHP a publié un bénéfice net annuel en baisse de
37 %, en raison d’une charge de
dépréciation liée à la cession
d’actifs et aux coûts associés à
l a r u p t u r e d ’u n b a r r a g e
de déchets miniers au Brésil en 2015.
L’essentiel des charges de
dépréciation est lié à la récente
vente de ses activités de pétrole
et gaz de schiste aux Etats-Unis
au géant britannique BP, pour
10,5 milliards de dollars, qui
devrait être finalisée en octobre. BHP avait déboursé 20 milliards de dollars en 2011 pour
acquérir ces actifs.
L’impact de la remontée
des cours
Le bénéfice net du numéro un
mondial des mines est ressorti à
3,7 milliards de dollars au cours
de l’exercice bouclé au 30 juin,
en prenant en compte les « pertes exceptionnelles » précédemment annoncées, qui se
sont élevées à 5,2 milliards de
dollars. Le chiffre d’affaires
annuel a quant à lui progressé
de 21 %, à 43,64 milliards de dollars (environ 37,87 milliards
d’euros).
Par contre, le bénéfice sousjacent, qui exclut les éléments
exceptionnels, a bondi de
33 %, à 8,9 milliards de dol-
lars. Un résultat essentiellement dû à la remontée des
cours des matières premières,
et notamment du cuivre, du
brut et du charbon thermique. Division par division,
l’exercice a aussi été marqué
par une hausse de 3 % de la
production de minerai de fer
et une augmentation de 32 %
de celle de cuivre.
Un dividende record
Dans ce contexte, le groupe a
annoncé un dividende au
second semestre de 0,63 dollar,
contre 0,43 dollar il y a un an. Il
s’agit du plus élevé jamais payé,
à la faveur d’une génération de
trésorerie de 12,5 milliards de
dollars, qui s’explique à la fois
par de solides performances
opérationnelles et par la
hausse des cours des matières
premières.
« Nous avons annoncé un dividende record pour les actionnaires qui reflète les fortes performances opérationnelles, les prix
éle vés et une discipline en
matière de capital », a déclaré
dans un communiqué le directeur général, Andrew MacKenzie. Prudent, le dirigeant a toutefois alerté les investisseurs
sur une probable augmentation de ses coûts de production
en 2019.
Depuis un an, BHP s’est
engagé dans un recentrage de
ses activités sur quatre piliers
clefs (le fer, le cuivre, le pétrole
et le charbon) tout en cherchant à mieux rémunérer ses actionnaires. Une stratégie qui devrait satisfaire le
fonds américain Elliott Management, qui avait fait pression
à plusieurs reprises sur BHP
pour qu’il opère un changement radical, fustigeant des
acquisitions « désastreuses »
et une mauvaise allocation du
capital.
(
Lire « Crible »
Page 26
AVIS FINANCIERS
Croissance 9 mois 2017-2018 : +6,7%
Confirmation des objectifs annuels
Le Groupe Plastivaloire
est l’un des tous premiers
fabricants européens de
pièces plastiques complexes
destinées aux produits de
grande consommation.
Le Groupe conçoit et réalise
ces pièces en grande série.
Le Groupe Plastivaloire
intervient dans les domaines
de l’automobile, du multimédia,
de l’industrie électrique et de
l’électroménager. Le Groupe
dispose de 27 sites industriels
en France, Allemagne, Pologne,
Espagne, Roumanie, Turquie,
Tunisie, Angleterre, Portugal,
Slovaquie et au Mexique.
Recevez gratuitement
toute l’information financière
du Groupe Plastivaloire
en vous inscrivant sur
www.actusnews.com
Euronext Paris, Compartiment B
Nombre d’actions : 22 125 600
ISIN : FR0000051377 - PVL
Reuters : PLVP.PA
Bloomberg : PVL.FP
En M€
Données non auditées
2016-2017
2017-2018
3e trimestre
159,7
162,0
+1,4%
9 mois
470,9
502,5
+6,7%
Le Groupe Plastivaloire réalise un troisième
trimestre 2017-2018 solide avec un chiffre
d’affaires de 162,0 M€ en hausse de +1,4%
par rapport à celui de l’année dernière.
Cette évolution est conforme au plan de
marche du Groupe.
Le chiffre d’affaires 9 mois s’établit ainsi
à 502,5 M€ en croissance purement
organique de +6,7%. La quasi-totalité des
sites de production en France et à l’étranger
participe à cette progression. Le Groupe
continue par exemple de recueillir les fruits
de ses investissements en Allemagne avec
l’entrée en production des affaires gagnées
au cours des derniers mois.
Le secteur “automobile” est très bien orienté
avec une hausse du chiffre d’affaires 9 mois
de 7,1%. Cette performance s’appuie sur
Variation
le développement des productions pour
les constructeurs premium en rang 1,
conformément à la stratégie du Groupe
et à son positionnement à plus forte
valeur ajoutée. Le secteur “industries”
affiche une hausse de 5,0% depuis le
début de l’exercice. De nouvelles affaires
gagnées récemment, notamment dans
l’électroménager, alimenteront l’activité des
prochains mois.
Confirmation des objectifs annuels
Le niveau d’activité enregistré sur les 9
premiers mois de l’exercice est parfaitement
en phase avec l’objectif d’un chiffre
d’affaires annuel compris entre 660 M€ et
670 M€. Le Groupe confirme également
son objectif d’une marge annuelle d’EBITDA
entre 12,0% et 12,5%.
14 // INDUSTRIE & SERVICES
Huttopia poursuit
sa croissance
avec le soutien
de la CDC
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
Coty chute en Bourse
après des résultats décevants
plification de ses opérations, l’optimisation de sa production et de sa
logistique, tout en investissant sur
sa marque et ses capacités numériques. Objectif : « générer une croissance rentable ».
COSMÉTIQUE
R. Etienne/Item/Huttopia
Le groupe de cosmétique et de parfumerie
a annoncé un nouveau
plan d’économies
de 250 millions
de dollars, alors
que son intégration
avec P&G est en passe
d’être achevée.
Huttopia commercialise 54 sites dont 47 en France,
3 en Chine et 4 au Canada et aux Etats-Unis.
TOURISME
La société d’hôtellerie de plein air
prévoit d’acquérir
une quinzaine
de campings par
l’intermédiaire
d’une foncière.
Christophe Palierse
@cpalierse
La société d’hôtellerie de plein
air Huttopia, qui marie nature et
confort depuis 1999, poursuit
son développement avec le soutien du groupe Caisse des
Dépôts (CDC). La Banque des
Territoires, dont la CDC a procédé au lancement officiel le
30 mai, vient en effet de valider
sa participation à hauteur de
5,2 millions d’euros au financement d’Huttopia Capital Immobiliers, une société foncière
visant à acquérir et rénover une
quinzaine de campings, situés
principalement dans les territoires ruraux, en cinq ans.
Cette dernière disposera glob a l e m e n t d ’u n e c a p a c i t é
d’investissement de l’ordre de
75 millions d’euros, précise-t-on
chez Huttopia. La société foncière bénéficie déjà d’un apport
de 11 millions d’euros de la part
d’Huttopia Capital, une société
de financement du groupe Hut-
topia qui recueille des investissements consentis par des
entrepreneurs, et pourra par
ailleurs recourir à l’endettement.
Huttopia, qui commercialise
aujourd’hui 54 sites dont 47 en
France – auxquels s’ajoutent 3
autres en Chine et 4 au Canada
et aux Etats-Unis –, compte
notamment à travers cette foncière étoffer son réseau national
dans le Nord et le Sud-Ouest de
la France, où l’opérateur est peu
présent.
Reprises
L’entreprise, qui exploite le camping de la Ville de Paris depuis
2016, enchaîne de facto les reprises. Alors que la Banque des Territoires fait état de deux opérations communes, l’une du côté
de Saint-Malo et du Mont-SaintMichel, l’autre à l’entrée du Parc
national des Cévennes, Huttopia indique par ailleurs avoir
récemment acquis deux autres
campings, l’un près d’Etretat
(76), l’autre dans le Cantal, à
proximité du lac de retenue du
barrage de Bort-les-Orgues.
Si Huttopia Capital Immobiliers a d’abord une vocation
nationale, la société foncière
pourrait, à la marge, intervenir
également à l’international,
« plutôt en Europe du Nord »,
ajoute-t-on chez Huttopia, on
admet s’intéresser en particulier à la Belgique. n
Nouveau plan d’économies
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Coty demande du temps, que les
marchés ne semblent pas prêts à lui
accorder. Suite à la publication de
résultats inférieurs aux attentes, au
quatrième trimestre de l’exercice
fiscal 2018, le titre a dégringolé à la
Bourse de New York. A la mi-journée, il reculait de plus de 9 %. Depuis
le début de l’année, il a perdu près de
44 %, handicapé ces derniers jours
par la dégradation de sa note par
Bank of America-Merryll Lynch.
« Une exécution incohérente et une
disruption croissante dans le secteur
pèsent sur la capacité de Coty à mener
à bien son virage dans la grande consommation », écrivaient les analystes de la banque.
Le groupe américain de cosmétique et de parfumerie a enregistré
une perte nette de 181,3 millions de
dollars sur les trois derniers mois,
contre 304,8 millions il y a un an. La
perte ajustée par action est de
14 dollars, quand le consensus
tablait sur 13 dollars. Sur l’année, le
groupe revient toutefois dans le vert
sur son bilan opérationnel, avec un
bénéfice de 161,2 millions de dollars
contre une perte opérationnelle de
437,8 millions de dollars sur l’exercice 2017.
« Beaucoup de travail »
Des chiffres qui traduisent
une intégration en passe d’être
achevée. En octobre 2016, Coty a
fusionné ses activités avec la partie
beauté de Procter & Gamble. « La
transformation prend du temps
après une fusion aussi complexe que
celle-ci, a souligné son directeur
général Camillo Pane. Coty a réalisé
des progrès sur l’année fiscale 2018,
mais il reste beaucoup de travail. »
Parmi les chantiers cités par son
patron, le groupe travaille notamment sur la rationalisation et la sim-
Car Coty a aussi déçu les marchés
sur ses revenus. Ceux-ci ont augmenté de 3 % à 2,299 milliards de
dollars sur le trimestre, quand les
analystes en attendaient 2,315 milliards. Sur l’année, le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 23 % à
9,4 milliards de dollars, tiré par les
performances de la division luxe
(+ 6 %), notamment chez les marques Gucci Bloom, Tiffany et Calvin
Klein, tandis que l’offre beauté
grande consommation s’enfonce
dans les difficultés (– 4 %). Sur les
derniers mois, l’activité du groupe a
été ralentie par une grève de transporteurs routiers au Brésil et des
perturbations dans sa chaîne
d’approvisionnement.
Pour continuer son redressement, Coty prévoit un nouveau plan
d’économies de 250 millions de dollars, indépendant de la restructuration en cours liée à l’intégration
avec Procter & Gamble. Ce plan doit
générer 150 millions de dollars dans
les trois prochaines années, une
somme qui sera en grande partie
réinvestie dans la transformation
digitale (talents, système de gestion,
création de contenus…) Par
ailleurs, le groupe a annoncé le
départ de son directeur financier,
Patrice de Talhouët. n
Luxe : Farfetch surfe sur l’intérêt
des marchés pour le digital
VENTES EN LIGNE
Le site britannique
spécialisé dans la
mode haut de gamme
veut entrer à la Bourse
de New York.
ANNLEGALECH
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DU VAL-DE-MARNE
DIRECTION DE LA COORDINATION
DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DE L’APPUI TERRITORIAL
BUREAU DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PROCEDURES D’UTILITE PUBLIQUE
21/29, AVENUE DU GENERAL DE GAULLE - 94038 CRETEIL CEDEX - 01 49 56 60 00
www.val-de-marne. gouv.fr
AVIS DE CONSULTATION DU PUBLIC
Installations classées soumises à enregistrement
Code de l’environnement
Art. L511-1, L512-7 à L512-7-7 & R512-46-1 et suivants
La société Del Monte France a présenté au Préfet du Val-de-Marne une demande
pour l’enregistrement d’une installation, sur le territoire de la commune de Fresnes,
assujettie aux prescriptions générales de l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013
relatif aux installations relevant du régime de l’enregistrement au titre de la rubrique
n° 2220 (préparation ou conservation de produits alimentaires d’origine végétale) de la
nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement.
L’arrêté préfectoral n° 2018/2435 du 13 juillet 2018 a ouvert une consultation du public
sur ce dossier de demande d’enregistrement, du lundi 10 septembre au lundi 8 octobre
2018 inclus.
Le public pourra prendre connaissance du dossier sur le portail internet des services de
l’État dans le Val-de-Marne (http://www.val-de-marne.gouv.fr/),
ainsi qu’à la mairie de Fresnes (94260)
1-3, place Pierre et Marie Curie
le lundi, mercredi, jeudi et vendredi : de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
le mardi : de 13h30 à 17h30
Le public pourra formuler ses observations sur le registre ouvert à cet effet à la mairie de
Fresnes, aux lieux et heures d’ouverture précités.
Les observations du public pourront également être adressées, avant la fin du délai de
consultation :
- par courrier à la Préfecture du Val-de-Marne
Direction de la coordination des politiques publiques et de l’appui territorial
Bureau de l’environnement et des procédures d’utilité publique
21/29, avenue du Général de Gaulle
94038 CRÉTEIL Cedex,
- par courrier électronique :
pref-environnement@val-de-marne.gouv.fr
A l’issue de la procédure de consultation, le registre sera clos et signé par la maire de
Fresnes et transmis au Préfet du Val-de-Marne, compétent pour prendre l’arrêté préfectoral
d’enregistrement, éventuellement assorti de prescriptions particulières complémentaires
aux prescriptions générales fixées par l’arrêté ministériel précité, ou l’arrêté préfectoral
de refus.
Le déroulé de la consultation est mis en ligne sur le site internet de la préfecture du Valde-Marne.
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
Il vise une valorisation
de 5 milliards
de dollars.
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
Le timing est parfait. En dévoilant
lundi son projet d’entrée en Bourse,
Farfetch entend profiter à plein de
l’engouement des marchés pour la
vente en ligne des articles de luxe.
Car pour les Millennials, et notamment les jeunes Chinois, ce mode
d’achat est devenu incontournable.
Même si l’expérience en boutique
reste essentielle.
Dix ans après sa création, la place
de marché britannique pour les articles haut de gamme a annoncé lundi
un projet d’introduction en Bourse,
à Wall Street, d’ici à la fin de l’année.
Cela fait plus d’un an que des
rumeurs couraient sur ce projet.
« Le marché du luxe est florissant, et
Farfetch a besoin de cash pour financer son développement », résume
Arnaud Cartigny, vice-président
chargé des activités retail et luxe
chez CGI Business Consulting.
Une valorisation
de 5 milliards de dollars
Selon Bloomberg, l’entreprise vise
une valorisation de 5 milliards de
dollars, dans la lignée de celle
de son rival Yoox Net-a-Porter,
retiré de la Bourse de Milan en juin
après son rachat par Richemont.
Sauf que le chiffre d’affaires de l’italien a atteint 2,1 milliards d’euros en
2017 pour 18,6 millions de résultat
net. Tandis que les ventes de Farfetch se sont, elles, élevées, à
« Les Echos »
annonces judiciaires & légales
Le site de vente d’articles de luxe veut profiter du boom des achats en ligne par les jeunes générations.
386 millions de dollars. Depuis sa
création, la société est dans le rouge,
avec des pertes qui se sont encore
creusées. Sur le premier semestre
2018, elles étaient de 68 millions de
dollars (59,5 millions d’euros), contre 29 millions de dollars il y a un an.
Un manque à gagner lié à ses
investissements. « Le modèle des
places de marché doit devenir vite
rentable car il supporte peu de coûts.
Une place de marché ne détient pas la
marchandise, reprend Arnaud Cartigny. Sur ce créneau, où il y a peu de
concurrents, Farfetch doit gagner des
parts de marché, en développant sa
présence dans les pays émergents. Et
en renforçant sa maîtrise des flux
logistiques, assurés par des partenaires, via des technologies ou des compétences. D’où ces investissements. »
Le site connaît de fait une très
forte accélération, avec un bond de
59 % de son activité l’an dernier et
de 60 % sur le premier semestre
2018. Et les perspectives sont là.
Selon son fondateur, José Neves,
« cette industrie en est encore à ses
débuts. Seuls 9 % des ventes de luxe se
font en ligne, et les 91 % qui se passent
hors ligne se font toujours comme si
nous étions dans les années 1990 ! »
Les experts du cabinet Bain s’attendent que cette part monte à 25 %
d’ici à 2025.
Chanel et Eurazeo
au capital
Déjà, Farfetch a su convaincre un
certain nombre d’investisseurs, avec
des références dans le luxe. Chanel a
fait son entrée au capital du site il y a
quelques mois, après un partenariat
conclu avec Burberry. Avant eux,
lors d’une levée de fonds de 110 millions de dollars en 2016, Eurazeo
avait participé au tour de table, à
hauteur de 20 millions, aux côtés du
fonds singapourien Temasek.
Car la plate-forme, qui travaille
avec près d’un millier de boutiques
indépendantes, et leur assure en
plus des prestations logistiques, est
reconnue pour la qualité de ses services. La mise en scène des articles
est, elle aussi, saluée. En 2017, la
start-up a franchi un cap décisif, en
s’alliant avec JD.com, l’« Amazon
chinois ». Une porte d’entrée sur le
marché asiatique, qui reste le principal moteur pour le marché du
luxe. D’autant que le site est aussi
accessible sur l’application mobile
WeChat, utilisée par plus
de 900 millions de Chinois. Un
sérieux atout pour occuper la
place. Aujourd’hui, Farfetch, traduit en 12 langues, est présent dans
190 pays. n
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Mercredi 22 août 2018
L’AccorHotels Arena revient dans
le Top 5 mondial des salles de spectacles
l L’équipement de Paris-Bercy a vendu
plus de 400.000 billets au premier semestre.
l L’entrée en scène de la nouvelle salle Paris La Défense
Arena pourrait changer la donne.
SPECTACLE
Martine Robert
@martiRD
Dans le Top 200 mondial des salles
dites « arenas », réalisé par le magazine « Pollstar », l’AccorHotels
Arena à Paris figure au 4 e rang
au premier semestre 2018, avec
précisément 423.371 billets vendus,
derrière la prestigieuse Madison
S quare Garden de New York.
Pour Nicolas Dupeux, directeur
général de la salle, « c’est la preuve
de sa très bonne performance, la
reconnaissance des bonnes relations
entretenues tant avec les producteurs
de spectacles qu’avec le public ».
Pollstar ne prend en compte que
les spectacles, pas les événements
sportifs. Les années où la salle parisienne accueille davantage de compétitions et programme moins de
concerts, elle peut reculer dans ce
classement. Au troisième rang mondial en 2016, avec 873.900 billets vendus, elle a ainsi rétrogradé au 14e
en 2017, avec 675.000 tickets. Cette
année-là, l’AccorHotels Arena a
notamment accueilli le champion-
Nouvel appel d’offres
pour le Zénith de Nantes
Alors que Fimalac Entertainment et Lagardère Entertainment, associé à Live Nation, avaient été éconduits
par Nantes Metropole face à Daniel Colling qui avait
remporté l’appel d’offres du Zénith de Nantes, les deux
candidats malheureux ont attaqué la décision en justice
avec succès et réussi à faire annuler la décision d’attribution. Le juge du tribunal administratif a considéré que la
collectivité avait indûment donné une prime au sortant
sur la question du développement durable. Un nouvel
appel d’offres va donc être lancé. Et les enchères pourraient monter.
nat du monde de handball. Pour
l’exercice fiscal 2017-2018, clos le
31 août, Nicolas Dupeux se montre
globalement satisfait. « Nous aurons
reçu 135 événements, dont environ
95 concerts et spectacles musicaux,
35 journées sportives incluant des
manifestations comme le jumping
Longines, 5 grandes manifestations
d’entreprise telles celle de la BPI, et des
défilés de mode », détaille-t-il. La
commercialisation des loges et
salons est en phase avec les objectifs,
tandis que l’activité des bars, restaurants et merchandising, est plutôt
au-dessus. La salle a réalisé 42 millions d’euros de chiffre d’affaires sur
l’exercice précédent.
Pas de guerre
avec Live Nations
L’enjeu du prochain exercice sera de
conforter la place de la salle de l’Est
parisien dans le milieu des concerts,
face à la nouvelle concurrence de
Paris La Défense Arena, à l’ouest de
la capitale. La première peut moduler sa jauge pour accueillir entre
7.000 et 19.000 personnes, quand la
capacité de la seconde va de 10.000 à
40.000 places. « Un nouvel entrant
suscite toujours un effet de curiosité
et un artiste peut, sur certains con-
Paris La Défense Arena
s’inscrit dans le paysage
La salle de 40.000 places,
95 loges et 8 salons
accueillera à Nanterre,
le 24 août, le nouveau
festival de Live Nation,
le Paris Summer Jam.
certs, hésiter entre deux dates chez
nous ou une seule chez eux », reconnaît Nicolas Dupeux.
Dans son duel avec l’autre multinationale américaine des concerts,
AEG, actionnaire à 32 % de l’AccorHotels Arena et à 50 % du festival
Rock en Seine, Live Nation a choisi
Paris La Défense Arena pour organiser le 24 août prochain un festival
concurrent, le Paris Summer Jam.
Mais ce n’est pas la guerre.
Nicolas Dupeux entend conserver
d’excellentes relations avec tous
les producteurs de spectacles. Pour
preuve, souligne-t-il, « à la rentrée,
nous aurons des concerts de Britney
Spears et U2, deux artistes Live
Nation ». Il est par ailleurs en discussion avec AEG, qui a ouvert un
bureau en France en fin d’année
dernière, pour des options de dates
de concerts. « Aujourd’hui, la consommation de spectacles privilégie
soit la proximité avec les artistes, ce
qui fait la force de salles comme
l’Olympia, soit des shows époustouflants, avec d’importants dispositifs
techniques pour lesquels des arenas
sont indispensables », poursuit
Nicolas Dupeux.
A l’échelle européenne, les arenas continuent de se multiplier.
A Londres, la MSG Sphere de
20.000 places et le Linford Christie
Stadium de 13.000 compléteront
bientôt l’offre du leader, l’O2 de
21.000 places. Mais le directeur
général de l’AccorHotels Arena se
veut confiant car, dit-il, « Paris est
une terre de concerts et une ville symbole d’avant-garde pour les artistes
qui veulent y effectuer une étape
de leur tournée européenne ». n
« [en 2017-2018]
Nous aurons reçu
135 événements,
dont environ
95 concerts et
spectacles
musicaux
et 35 journées
sportives. »
NICOLAS DUPEUX
Directeur général
de l’AccorHotels Arena
ANNLEGALECH
La U Arena de Nanterre, rebaptisée
« Paris La Défense Arena », s’installe dans le paysage. Beyoncé et
Jay-Z l’ont choisie pour répéter pendant un mois leur spectacle, donné
ensuite au Stade de France les 14
et 15 juillet. Et c’est une affiche de
légende que s’apprête à accueillir la
salle de 40.000 places, le 24 août
prochain, à l’occasion du Paris
Summer Jam, avec Kendrick
Lamar, N.E.R.D ou encore IAM.
Le producteur, Live Nation, proposera des places à partir de
50,50 euros mais pouvant aller
jusqu’à 200 euros pour les billets
platinium. Car la salle, construite
par l’architecte Christian de
Portzamparc moyennant un investissement de 351 millions d’euros de
son propriétaire, le président du
Racing 92, Jacky Lorenzetti, a été
imaginée pour maximiser les revenus des hospitalités et le confort des
VIP : ses 95 loges (louées à partir de
130.000 euros pour un an et 10 places) et ses 8 salons en enfilade ont
une visibilité parfaite sur la scène,
un accès backstage facilité et un
décor personnalisable.
Chaque salon peut avoir son
naming, moyennant une contribution de 150.000 à 280.000 euros par
an, pour trois à cinq ans. Et c’est
Lenôtre qui vient d’être retenu
comme traiteur officiel, un gage de
qualité. « Nous n’avons ouvert que le
12 octobre dernier, mais nous nous
sommes rapidement fait connaître
des milieux économiques. Notre
enjeu maintenant, c’est d’approcher
l’international grâce à la nouvelle
appellation, Paris La Défense
Arena », souligne le directeur général de la salle, Damien Rajot. Un
nom obtenu grâce à un contrat de
dix ans signé avec le département
annonces judiciaires & légales
La salle, construite par l’architecte Christian de Portzamparc,
a été imaginée pour maximiser les revenus des hospitalités
et le confort des VIP. Photo Julie Glassberg
des Hauts-de-Seine, qui rapporte
annuellement à l’équipement
3 millions d’euros ainsi qu’une part
variable liée aux résultats. Une
négociation plutôt bien menée
quand on sait que le naming de
l’Allianz Riviera de Nice rapporte
L’Arena de Nanterre
propose des packages
de 150.000
à 650.000 euros par an
sur trois ans pour
les entreprises.
moins de 2 millions d’euros par an.
L’Arena de Nanterre propose,
entre autres, des packages de
150.000 à 650.000 euros par an sur
trois ans pour les entreprises, assortis d’avantages divers pour les fournisseurs et partenaires de la salle.
Récemment s’est ajouté à la liste un
partenaire « entertainment », les
studios Universal. Il propose des
bandes-annonces de ses films sur
l’écran de 1.600 mètres carrés créé
par 44 projecteurs, une spécificité
de cette salle. « Nos recettes proviennent, à parité, des entreprises, à travers les partenariats et hospitalités,
des organisateurs d’événements qui
nous louent la salle et, enfin, du public
à travers ses consommations dans
nos 30 points de restauration et
la commission que nous prélevons
sur la billetterie », précise Damien
Rajot. Le tout représente un chiffre
d’affaires de 50 millions d’euros
en année de base.
Entre juillet 2018 et fin juin 2019,
Paris La Defense Arena, qui compte
50 salariés, table sur 40 événements de grande jauge rassemblant
au total 1 million de spectateurs,
d o n t 1 6 d é d i é s a u r u g b y, l e
Racing 92 étant club résident. La
salle accueillera en outre 70 séminaires et 3 à 5 conventions d’entreprises, pouvant réunir de 1.000 à
15.000 personnes. « Nous n’avons
pas encore expérimenté avec les
agences événementielles ou les producteurs de spectacles toutes les possibilités de cette Arena. Ce n’est que le
début ! » s’enthousiasme le patron
de la salle. — M. R.
TERRITOIRE D’EST ENSEMBLE
Modification n° 14 du PLU de la Ville de Romainville – Avis d’enquête publique du
10 septembre 2018 au 10 octobre 2018 inclus.
Par arrêté, M. Le Président du Conseil de Territoire d’Est Ensemble a prescrit l’ouverture d’une enquête
publique sur le projet de modification n°14 du Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Romainville. La
modification porte sur l’instauration d’un volet patrimonial au PLU de Romainville, afin d’instaurer des
règles de préservation, de protection et de mise en valeur du patrimoine bâti de la commune, ainsi que sur
l’extension d’un emplacement réservé à vocation d’espace public. M. Edmond ANNA, créateur d’entreprises,
a été désigné par le Tribunal Administratif de Montreuil comme Commissaire Enquêteur.
Le dossier de cette enquête est mis à la disposition du public au siège de l’enquête, au Centre Administratif
Carnot, 15 rue Carnot, 93230 Romainville, et sera consultable également à l’Etablissement Public Territorial
Est-Ensemble, 100 avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville, pendant toute la durée de l’enquête, aux jours
et heures habituels d’ouverture. Les pièces du dossier pourront être consultées par l’intermédiaire des sites
internet suivants : www.ville-romainville.fr et www.est-ensemble.fr.
Un registre électronique sera mis à la disposition du public via le site internet dédié à l’enquête :
https://www.registredemat.fr/plu-patrimonial-romainville
Le public pourra en prendre connaissance et soit consigner ses observations sur le registre d’enquête, soit
les adresser par écrit au Commissaire Enquêteur à : M. Le Commissaire Enquêteur, modification n°14 PLU
de Romainville, Centre Administratif Carnot, 15 rue Carnot, 93230 Romainville ou par voie électronique à
l’adresse suivante : plu-patrimonial-romainville@registredemat.fr.
Un poste informatique sera mis à disposition en Mairie de Romainville, Place de la Laïcité, durant les jours et
heures habituels d’ouverture pour permettre la consultation numérique du dossier d’enquête.
Les permanences du Commissaire Enquêteur se tiendront les :
- Lundi 10 septembre 2018, de 9H à 12H, au service urbanisme, 15 rue Carnot, 93230 Romainville
- Jeudi 20 septembre 2018, de 14H à 17H, à l’Etablissement Public Territorial Est Ensemble,
100 avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville
- Samedi 29 septembre 2018, de 9H à 12H, en Mairie de Romainville, Place de la Laïcité
- Mercredi 10 octobre 2018, de 14H à 17H, au service urbanisme, 15 rue Carnot, 93230 Romainville
A l’issue de l’enquête, le Commissaire Enquêteur disposera d’un délai de 30 jours pour transmettre le dossier
avec son rapport et ses conclusions motivées. Le Conseil de Territoire d’Est Ensemble est l’autorité compétente
pour approuver la modification du PLU. Toute information complémentaire peut être recueillie auprès du
service Aménagement, Centre Administratif Carnot, 15 rue Carnot, 93230 Romainville. Contact: service
aménagement Tél. : 01.49.20.93.60. Toute personne peut, sur sa demande et à ses frais, obtenir communication
du dossier d’enquête publique auprès de l’autorité compétente pour ouvrir et organiser l’enquête dès la
publication de l’arrêté d’ouverture de l’enquête.
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
16 //
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
en
pixels
Microsoft
HIGH-TECH
&MEDIAS
Le géant américain des logiciels
a identifié et fermé six noms
de domaine créés par le groupe
de pirates russes connus sous
le nom de « Fancy Bear ». Ils
faisaient croire aux internautes
qu’ils accédaient à des sites
de groupes de réflexion
conservateurs américains pour
leur dérober des informations.
Facebook revoit ses
outils publicitaires
Facebook
Elections
américaines :
Microsoft vigilant
38
MILLIONS D’EXEMPLAIRES
Le géant américain supprime
5.000 options de ciblage de sa
plate-forme publicitaire.
Facebook veut éviter que ces
outils ne soient détournés de
leur vocation et servent à
discriminer des audiences selon
l’origine ethnique ou la religion.
Une plainte avait récemment été
déposée par le secrétariat
américain au Logement.
C’est le chiffre atteint (en CD
ou en équivalent streaming)
par la compilation des premiers succès du groupe
Eagles, qui redevient ainsi
l’album le plus vendu de tous
les temps aux Etats-Unis,
devant « Thriller » de Michael
Jackson et ses 33 millions
d’exemplaires.
RMC Sport : l’heure de vérité pour
les ambitions d’Altice dans le sport
l Avec plus de 600 millions d’euros de budget et la Ligue des
champions, RMC Sport bouscule l’offre de sports à la télé.
l Mais les discussions avec les distributeurs tiers n’avanceraient bien que pour les abonnés satellites de Canal.
TÉLÉVISION
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
S’il veut prouver qu’il peut exister
dans le sport, Altice a devant lui une
saison à ne pas rater. Avec un investissement se chiffrant cette année à
plus de 600 millions d’euros lui permettant de montrer notamment la
Ligue des champions européenne
de football et la Premier League
anglaise, sa chaîne RMC Sport peut
bousculer le paysage du sport à la
télévision française.
Même si, bien sûr, elle n’a pas les
droits du championnat français de
football, l’épreuve reine qui est
encore chez Canal et beIN, Thierry
Cammas, patron France de Viacom-MTV et bon connaisseur du
secteur, estime que « RMC Sport,
qui bénéficie d’une marque bien établie et, a contrario de SFR Sport, de
l’expertise éditoriale et promotionnelle de la radio RMC, pourrait rapidement devenir la première chaîne
de sport pure, généraliste et digne de
ce nom en France ». En attendant
peut-être celle de Mediapro, centrée sur la Ligue 1. Enfin un véhicule, en tout cas, pour prouver la
pertinence de la stratégie de Patrick
Drahi de convergence entre les activités de télécoms et de contenus…
Pour cela, Altice et RMC Sport
doivent régler un dernier détail,
cependant : trouver un équilibre
économique à cet investissement.
Sur ce point, le milieu français de la
télévision est plus dubitatif.
Minimums garantis
suffisants ou exclusivité
La chaîne sera facturée 9 euros par
mois pour les abonnés à SFR et
19 euros pour les autres. Cela signifie qu’il lui faut séduire des millions
d’abonnés (pour donner une idée :
2,6 millions à 19 euros). Alain Weill,
président d’Altice Europe, explique
aux « Echos » qu’en accès direct
par le Web (c’est-à-dire en OTT) au
même prix de 19 euros, « RMC
Sport a déjà recruté plus d’abonnés
ce mois-ci que pendant tout 2017 et
début 2018 ». Il fait aussi remarquer
que la chaîne se rentabilise aussi au
niveau de l’opérateur SFR, à qui elle
apporte des abonnés. Enfin, il est
persuadé qu’il y a « une vraie élasticité au prix pour les passionnés de
sport » d’autant que « RMC Sport
offrira d’autres épreuves comme le
basket et la seule matinale d’info sur
le sport de la télé française ».
Pour Thomas Coudry, analyste
chez Bryan Garnier, « il apparaît
néanmoins difficile de rentabiliser
cette chaîne sur la base des seuls
abonnés à SFR, qui ne représentent
en gros que 20 % du marché ». D’où
l’intérêt de passer des accords avec
les autres distributeurs, c’est-à-dire
Canal et les autres opérateurs de
télécoms français.
Pour l’instant, selon nos informations, seules les discussions
avec Canal pour ses quelque 2 millions d’abonnés par satellite
auraient bien avancé. Le groupe de
Patrick Drahi aurait revu ses ambitions à la baisse parce que les
accords lui donnant le droit de distribuer Canal+ doivent bientôt être
renouvelés. Or sans Canal+, SFR ne
peut pas clamer qu’il est le seul à
pouvoir distribuer tout le sport
avec, donc, RMC Sport, beIN et
Canal.
Entrée en lice des clubs
français
Pour ce qui est des autres opérateurs et donc de la majorité des
Français qui reçoivent la télé par
l’ADSL, les discussions auraient
bien lieu mais l’écart entre le prix
demandé et ce que les acheteurs
sont prêts à payer serait trop grand.
« Pour Altice, il y a un risque à abandonner l’exclusivité sans sécuriser
en même temps de la part des distributeurs tiers des minimums garan-
tis suffisants pour assurer la rentabilité de l’investissement », dit
Thomas Coudry. Pour Alain Weill,
il est normal que « les discussions
accélèrent au dernier moment, lorsque les clubs français vont entrer en
lice dans la Ligue des champions ».
« Je suis confiant, il y aura des
accords, dit-il. Et s’il n’y en a pas,
nous aurons l’exclusivité pour
SFR. » Avec la possibilité de vendre
des matchs à des concurrents si
c’est un jour nécessaire, ajoute un
connaisseur du secteur.
Le résultat des courses sera
également riche d’enseignements en ce qui concerne Canal.
« Après la perte de la Ligue 1 face à
Mediapro, il est important pour
Canal d’avoir dans son pack sport la
ligue des champions dans le cas où il
voudrait retenir pour l’avenir un
modèle de télé payante généraliste
avec sport et fiction », remarque
Thierry Cammas. n
Les matchs de la Champions League, comme la rencontre qui a opposé le Real de Madrid au PSG
en mars 2018, sont susceptibles de générer de fortes audiences. Photo Pierre-Philippe Marcou/AFP
Le sport, enjeu financier majeur pour Altice
Le groupe de Patrick Drahi
veut rassurer les investisseurs sur sa trajectoire
financière, même si son
investissement dans le foot
sera difficile à rentabiliser.
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
« Certains pensent que le football est
une question de vie ou de mort. C’est
beaucoup plus que cela. » L’aphorisme est de Bill Shankly, mythique
entraîneur de Liverpool. Il s’applique
aujourd’hui parfaitement à Altice.
Alors que la Ligue des champions revient sur les écrans, le
groupe de Patrick Drahi en détient
pour la première fois les droits télévisés pour les trois prochaines saisons. Qu’ils aiment ou non le ballon
rond, les investisseurs ont donc les
yeux rivés sur sa chaîne sportive,
RMC Sport. « Vu les coûts de la Ligue
des champions et le peu de revenus
additionnels attendus, les chiffres
d’Altice vont se dégrader au prochain
trimestre », pronostique François
Godard, analyste chez Enders Analysis. « La question est : est-ce
qu’Altice va tenir le coup ? »
31,7 milliards d’euros de dette
Les investisseurs n’ont pas oublié la
débandade boursière de l’hiver dernier. Le groupe avait perdu en quelques semaines 60 % de sa valeur.
Les marchés s’inquiétaient d’un
SFR à la peine sur le marché français, alors que le groupe est lourdement endetté.
Depuis, à défaut de remonter la
pente, Altice a stabilisé la situation.
Patrick Drahi a sacrifié à sa promesse de désendettement. Le
groupe a vendu plusieurs actifs,
dont une partie de ses tours télécoms en France et au Portugal pour
2,5 milliards d’euros en juin. Altice a
également refinancé une partie de
sa dette en juillet, repoussant
encore des échéances de remboursement déjà lointaines. Il a également renoncé à enchérir pour les
droits de la Ligue 1, et songe à se
désengager d’Altice Studio, qui
pourrait fusionner avec OCS, la
filiale films et séries d’Orange.
Mais le plus dur reste à faire. Car,
en dépit des efforts consentis, les
termes de l’équation n’ont pas fondamentalement changé. La dette
reste importante : 31,7 milliards
d’euros pour Altice Europe. Et la
situation de SFR, qui représente
trois quarts du chiffre d’affaires du
groupe, demeure précaire.
L’opérateur au carré rouge regagne certes des abonnés fixe et
mobile. Ces six derniers mois, il a
enregistré près d’un demi-million
de recrutements. Mais cette remontée se fait à coup de promotions
agressives. Des offres alléchantes
« à vie » qui grèvent la rentabilité.
L’Ebitda ajusté d’Altice Europe baissait de 5,5 % au premier semestre.
Ce recul atteint même 9,1 %, si l’on
prend en compte la fin, en mars dernier, de l’astuce fiscale qui permettait à SFR d’appliquer à ses offres
couplées un taux de TVA réduit
réservé à la presse.
Résultat, Altice entre sur le terrain sportif en moyenne forme.
Mais, comme au foot, tant que le
match n’est pas fini, rien n’est joué. n
LinkedIn muscle son journalisme taillé sur mesure
RÉSEAUX SOCIAUX
La plate-forme de
Microsoft emploie
plus de 50 journalistes
et veut continuer
à recruter.
Axelle Bouschon
@Axellebsch
LinkedIn est bien déterminé à se
faire une place dans le monde du
journalisme. Le réseau social pour
professionnels, racheté par Microsoft en 2016, a doublé son équipe éditoriale en 2017 – dont deux CDI en
France –, et emploie aujourd’hui
une cinquantaine de journalistes,
répartis dans dix pays. Et une prochaine vague de recrutements se
profile, assure le groupe.
Issus de grands médias comme
Reuters, « Har vard Business
Review », ou le « The Wall Street
Journal », ces journalistes sont
d’abord chargés de la curation des
deux millions de contenus partagés
quotidiennement sur le réseau
social. « On essaie de faire remonter à
la surface les publications qui ont le
plus de pertinence pour nos membres,
explique Isabelle Roughol, directrice adjointe de la rédaction internationale de LinkedIn et auparavant
journaliste au « Figaro ». Selon elle,
les éditeurs constateraient « une
augmentation du trafic en provenance de LinkedIn ». Plusieurs
grands journaux français sont plus
circonspects sur cette tendance. Ils
soulignent, en outre, que la part
d’audience totale sur leur site en provenance de LinkedIn est globalement inférieure à 5 %. Certains
médias disposent pourtant d’une
communauté non négligeable : avec
plus de 300.000 abonnés, « Les
Echos » possèdent la page média
française la plus importante, devant
« Capital » (215.722), « Le Monde »
( 2 0 8 . 9 5 9 ) e t « L a Tr i b u n e »
(203.914). Des chiffres qui restent
cependant en deçà de ceux constatés sur les pages Facebook et Twitter
des mêmes médias.
Hausse de 40 % du temps
des sessions
N’empêche, LinkedIn a enregistré
une augmentation de 40 % du
temps des sessions au niveau mondial par rapport à l’année dernière,
rapporte Isabelle Roughol, tandis
que ses revenus d’avril à juin ont
bondi de 37 %, a fait savoir sa maison
mère Microsoft. LinkedIn propose
de plus en plus de contenus propres
grâce à son équipe enrichie.
Des contenus « originaux » qui
prennent aussi bien la forme d’un
« Recap Actu » quotidien, que
d’entretiens vidéo auprès de
« grands noms d’entreprises », réalisés dans les studios de New York et
de Bangalore du réseau social, ou en
version mobile sur le reste du globe.
Un podcast en anglais, « Work in
Progress », consacré au monde du
travail, a aussi vu le jour l’an passé, et
reste en libre accès. Des concepts de
« journalisme conversationnel » sont
également régulièrement lancés sur
la plate-forme : les rédacteurs de
LinkedIn décident d’un thème, contactent des interlocuteurs et les invitent à partager avec leur réseau leur
point de vue sur le sujet. Les publica-
LinkedIn produit
désormais des
contenus originaux.
tions jugées les plus intéressantes
sont mises en avant par l’équipe éditoriale. Dernièrement, des professionnels du monde des transports se
sont ainsi exprimés sur l’impact
d’Uber et de sa régulation à New
York. Ce format de « storyline »,
conçu selon Isabelle Roughol pour
« optimiser le partage d’expérience
entre professionnels », sera inauguré
en septembre en France.
Mais ce qui distingue LinkedIn
en matière de journalisme, ce sont
ses analyses de tendances économiques dans divers secteurs d’activité.
Des rapports indiquant les possibilités d’embauche dans une profession, les compétences les plus
recherchées, ou encore les entreprises les plus en demande, nourris au
moyen de la base de données du
réseau, l’Economic Graph.
« Nous ne travaillons pas exactement comme les médias traditionnels, et cela peut surprendre, concède
Isabelle Roughol. Nous pratiquons
un journalisme participatif, qui
dépend beaucoup des interactions de
nos membres entre eux. » n
// 17
Les Echos Mercredi 22 août 2018
en
direct
L’usine Sanofi de
Mourenx repart
ÎLE-DE-FRANCE Spécialiste du
désamiantage, EuropAmiante
emménage dans de nouveaux
locaux, à Nanteuil-lès-Meaux
(Seine-et-Marne). Cette entreprise qui emploie 120 salariés
a terminé 2017 sur 8,6 millions
d’euros de chiffre d’affaires et
devrait le porter à 10 millions
d’euros dès cette année… pour
ses dix ans d’activité.
NOUVELLE AQUITAINE Sanofi a
Shutterstock
PME
&REGIONS
EuropAmiante
s’agrandit
série d'été 3/10
les exigences de l’arrêté préfectoral du 8 août », selon la préfecture. Cette dernière n’a pas autorisé la reprise de production de
la seconde substance concernée,
le valproate de sodium, qui reste
conditionnée à une évaluation
des risques sanitaires. « Sanofi a
déjà réalisé des travaux qui ont
permis d’obtenir une baisse significative des émissions » liées à
cette dernière substance, affirme
le groupe. Une étude complémentaire est en cours.
repris partiellement la production de son usine de Mourenx
(Pyrénées-Atlantiques), qui
fabrique le médicament antiépileptique Dépakine. Elle avait été
mise à l’arrêt début juillet en
raison d’émissions toxiques hors
normes. Concrètement, la production d’acide valproïque a
repris le 21 août, « en appliquant
ITINÉRAIRES INSOLITES
Les Pyrénées, route des cols mythiques du Tour de France
Les cols pyrénéens sont devenus
légendaires avec les exploits
des coureurs du Tour : d’Octave
Lapize, premier champion en 1910,
qui a sa statue au Tourmalet,
à Federico Bahamontes, Eddy
Merckx et bien d’autres.
Laurent Marcaillou
— Correspondant à Toulouse
ous êtes des assassins ! » lance Octave
Lapize aux organisat e u r s d u To u r d e
France 1910 en finissant à pied l’ascension du col de
l’Aubisque, après avoir franchi en
tête le Tourmalet à 2.115 mètres
d’altitude. Le cycliste remporte cette
étape monstrueuse de 326 kilomètres entre Bagnères-de-Luchon et
Bayonne en 14 heures, après avoir
gravi les cols de Peyresourde (11 km
d’ascension à 7,4 % de moyenne),
d’Aspin, du Tourmalet et de l’Aubisque. C’est la première fois que la
Grande Boucle emprunte les Pyrénées, montagnes sauvages où
rôdent les ours. La légende des cols
pyrénéens, non goudronnés à l’époque, est née.
La statue du « Géant » Octave
Lapize trône aujourd’hui au col du
Tourmalet (Hautes-Pyrénées),
embrassant ce paysage minéral
V
dominé par le pic du Midi. Les
cyclistes épuisés s’y prennent en
photo après l’avoir gravi depuis LuzSaint-Sauveur ou Sainte-Marie-deCampan. La statue est descendue en
octobre au centre Laurent Fignon
près de Bagnères-de-Bigorre. En
juin, des centaines de cyclistes
accompagnent la remontée du
« Géant » . La saison des cols est rouverte. Autre légende du Tourmalet,
Eugène Christophe cassa sa fourche dans la descente en 1913, descendit à pied et… la répara dans une
forge avant de repartir.
« Je n’ai pas un bon souvenir des
Pyrénées, car je passais mieux les
Alpes », reconnaît Hubert Arbes,
soixante-huit ans, équipier de Bernard Hinault pendant six Tour de
France et propriétaire d’un magasin
de cycles à Lourdes. « Les cols des
Pyrénées sont plus nerveux et plus
rapprochés que dans les Alpes où les
vallées sont plus grandes. Les difficultés s’accumulent. » Col le plus
emprunté par le Tour (79 fois), le
Tourmalet a été le théâtre des
DATES CLEFS
1910 Premier passage du Tour
de France dans les Pyrénées.
1969 Eddy Merckx s’échappe
dans le Tourmalet, conforte son
avance dans l’Aubisque et gagne
l’étape Luchon-Mourenx avec
près de huit minutes d’avance.
1995 Fabio Casartelli se tue
dans la descente du Portetd’Aspet (Haute-Garonne).
La statue du « Géant » Octave Lapize trône aujourd’hui au col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées),
embrassant ce paysage minéral dominé par le pic du Midi. Photo DR
exploits de l’aigle de Tolède Federico Bahamontes, quatre fois en tête
au sommet et du grand Eddy
Merckx. Le coureur belge s’échappa
en 1969 dans le final, s’envola dans la
descente à 100 kilomètres de l’arrivée et gagna l’étape avec près de huit
minutes d’avance.
Le Tour est aussi passé 66 fois par
le col de Peyresourde (1.569 mètres).
« Ce tapis de mousse » donne « envie
de se coucher dans l’herbe à côté des
vaches et des moutons », disait
l’ancien directeur du Tour, JeanMarie Leblanc. Moins haut que le
Tourmalet, il reste difficile à cause
des rafales de vent et de la pente irrégulière atteignant parfois 12 %.
« Bernard Hinault a gagné et perdu le
Tour dans les Pyrénées », raconte
Hubert Arbes. En 1979, le « Blaireau » remporta la troisième étape
Superbagnères-Pau en impressionnant ses adversaires dans l’Aspin et
l e To u r m a l e t e t g a g n a s o n
deuxième Tour. En 1985, pour sa
dernière participation, il attaqua
loin de l’arrivée dans le Peyresourde
mais fut repris après une échappée
de 100 km par Greg LeMond, qui
remporta son premier Tour.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, le
col de l’Aubisque (1.709 m) dans le
prolongement du Soulor (1.474 m),
offre un paysage inquiétant de pics
et d’abîmes. Maillot jaune depuis la
Solinest mise sur les laits végétaux
Slovaquie, mais l’entreprise cherche à en rapatrier la production en
France. En parallèle du développement de la marque NA!, Solinest
s’est rappro ché de plusieurs
start-up positionnées sur
des produits naturels. La société
contrôle notamment les eaux de
coco Vaïvaï, qui vont donner lieu à
la création d’un pôle hydratation
santé, et est actionnaire des eaux
végétales Sibberi.
GRAND EST
Le groupe
familial alsacien
est leader français
de la distribution
de confiserie.
Hélène David
— Correspondante à Strasbourg
La distribution de confiserie : c’est
l’activité historique de Solinest,
fondé après-guerre dans la région
de Mulhouse (Haut-Rhin). La
société, qui emploie 550 personnes
et réalise un chiffre d’affaires de
400 millions d’euros, est le premier
acteur français dans la confiserie
de « devant de caisse » et le
deuxième en confiserie de linéaire.
Parmi les marques distribuées :
Ricola, Mentos, Chupa Chups ou
encore Fisherman’s Friend.
Progressivement, des marques
de snacking (Tyrrells ou Wonderful) ainsi que les boissons Starbucks ont progressivement intégré
le portefeuille de l’entreprise, qui
s’est lancée en 2010 dans la création
de sa propre marque : NA!, pour
Nature Addicts. « Ça a été un nouveau terrain de jeu », retrace le PDG,
Bertrand Jacoberger, qui souhaitait proposer une alternative saine,
d’abord à la confiserie, avec une
Devant de caisse
Solinest vient de lancer des laits végétaux sous sa propre
marque : NA! Photo DR
gamme de produits à base de fruits,
puis aux produits apéritifs, avec
des crackers à base de riz ou de
maïs, premiers produits de la marque.
Aujourd’hui, deuxième étape, le
développement d’une gamme de
laits végétaux sans conservateurs.
« Des produits vendus au rayon frais
qui ont une durée de vie plus courte
mais permettent de se passer de la
chimie », précise Bertrand Jacoberger. La production des NA! est
externalisée. Les laits végétaux
– amande, coco, amande-miel et
cajou-vanille – sont fabriqués en
« [Ce sont] des
produits vendus au
rayon frais qui ont
une durée de vie
plus courte mais
permettent de se
passer de la
chimie. »
BERTRAND JACOBERGER
PDG de Solinest
Aujourd’hui, les marques propres
représentent entre 12 et 15 % de
l’activité de la société, qui entend
encore faire progresser cette proportion. D’abord via une internationalisation de la distribution :
une filiale anglaise a récemment vu
le jour, une allemande doit ouvrir
courant 2019. Ensuite via de nouveaux produits et le lancement à
l’automne d’une nouvelle marque
de produits de confiserie bio et
végane baptisée « Not Guilty ».
Cette stratégie intervient dans
un contexte difficile pour la vente
de confiserie dites du « devant de
caisse ». Un secteur estimé à plus
de 400 millions, selon les experts,
mais qui est confronté, sur le terrain, au développement dans les
magasins des files uniques, des
caisses automatiques et des drives.
Des moments où le consommateur
est moins disponible. n
veille, le Néerlandais Wim van Est
chuta en 1951 dans un ravin de
70 mètres. Il en ressortit indemne
mais dut abandonner en pleurs.
L’Italien Fabio Casartelli n’eut pas
cette chance. Il chuta en 1995 dans
la descente du Portet-d’Aspet et
heurta le parapet . Sa mort tragique
éclipsa l’exploit de Richard Virenque, vainqueur ce jour-là après une
échappée de 121 kilomètres…
Milliers de cyclistes
La légende des cols pyrénéens attire
des milliers de cyclistes européens,
américains et même australiens.
Les agences proposent des voyages
organisés avec des vélos de course
ou électriques. « Il y a 50 à 60 cyclistes en permanence sur le Tourmalet.
Avant il n’y avait que des gens du coin,
maintenant ce sont à 99 % des personnes de l’extérieur ! » constate
l’ancien coureur Alain Dithurbide,
cinquante-neuf ans, qui tient un
magasin de vélos à Tarbes.
La course aussi a changé. « Les
attaques démarraient au pied des
cols, pas au dernier moment comme
aujourd’hui », déplore-t-il. Pour
redonner du piquant, ce 105e Tour
de France avait programmé le
25 juillet une étape de 65 kilomètres
avec les cols de Peyresourde, d’Azet
et surtout de Portet. Goudronné
pour l’occasion, ce nouveau col du
Tour culmine à 2.215 mètres après
une ascension de 16 km à 8 %. Plus
haut que le Tourmalet. n
5 RETROUVEZ
DEMAIN
Sur les chemins de l’exil
dans les pas des huguenots
MBO Partenaires devient
actionnaire de BCF Life
Sciences
BRETAGNE
BCF Life a prévu
un plan d’investissement de 17 millions
d’euros sur cinq ans.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Seule entreprise à fabriquer de
la cystine à partir d’extraits naturels de plumes de volailles, BCF
Life Sciences a modifié la structure de son capital pour répondre à son développement. Les
deux dirigeants de l’usine située
à Pleucadeuc (Morbihan), Jacques Pidoux et Renaud Sergheraert, qui restent majoritaires, se
sont adressés au fonds MBO
Partenaires, après la sortie de
Céréa Partenaire et de Sodero
Gestion. Le nouvel actionnaire
aurait injecté près de 15 millions
d’euros dans BCF Life Sciences,
qui a prévu un nouvel investissement de capacité. Après avoir
engagé 15 millions d’euros au
cours des cinq années écoulées,
l’entreprise annonce une nouvelle enveloppe de 17 millions
d’euros, toujours sur cinq ans,
« principalement pour augmenter nos capacités de production »,
indique Jacques Pidoux, le PDG.
Les acides aminés fabriqués par
BCF Life Sciences sont issus de la
transformation de plumes de
volailles. Ils permettent la production de cystine et de carbocistéine naturelles pour des
applications dans l’industrie
pharmaceutique, mais aussi
dans la nutrition infantile ainsi
que dans les cultures maraîchères pour booster la croissance
des plantes. « La matière première doit être traitée dans les
24 heures après l’abattage des
volailles. Nous devons respecter
un strict contrôle vétérinaire »,
explique le dirigeant. 60 % des
activités de BCF Life Sciences
sont réalisées hors de France,
avec deux bureaux à l’étranger,
en Thaïlande et depuis deux ans
à Bogota, dans le cadre de ses
marchés dédiés à la nutrition
infantile. Les deux dirigeants ont
plus que doublé le chiffre d’affaires de leur entreprise depuis leur
arrivée il y a neuf ans.
En 2018, ils espèrent atteindre
la barre des 35 millions d’euros.
« Notre objectif est de l’augmenter
de 50 % dans les cinq ans », ajoute
Jacques Pidoux. 35 emplois supplémentaires seront créés pour
compléter l’équipe actuelle de
BCF Life Sciences, composée de
145 collaborateurs. n
18 //
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
appels d’offres
SERVICES
92 VILLE D’ANTONY
INSTALLATION TECHNIQUE,
ÉLECTRIQUE ET LOGISTIQUE
D’UNE PATINOIRE
EXTÉRIEURE TEMPORAIRE
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’ANTONY, Mme Véronique GABARD, Mairie d’ANTONY, Place
de l’Hôtel de Ville, 92160 Antony, tél. :
01 40 96 73 52, télécopieur : 01 40 96 07 24,
courriel : marchespublics@ville-antony.
fr, adresse internet : http://www.ville-antony.fr, adresse internet du profil acheteur : http://www.maximillien.fr
Objet du marché : Installation technique,
électrique et logistique d’une patinoire
extérieure temporaire.
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Installation d’une patinoire de glace
naturelle, et du matériel électrique provisoire nécessaire à son fonctionnement,
ainsi que la logistique (gestion technique,
encadrement, accueil assistance et organisation fonctionnelle) d’une patinoire
temporaire dans l’enceinte du parc Marc
Sangnier.
Date de la manifestation : du 14/12/2018 au
7/01/2019 inclus
• Descriptions concernant les achats complémentaires : Option relative au lot 1 :
Fourniture et installation de chalets de
Noël
Option relative au lot n°2 : Installation électrique provisoire pour les chalets de Noël
Prestations divisées en lots : oui
Possibilité de présenter une offre pour
tous les lots
Cautionnement et garanties exigés : Le
présent marché ne prévoit pas d’avance.
Aucune retenue de garantie n’est prévue.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Les paiements seront effectués par virement dans les délais
prévus au décret n° 2013-269 du 29 mars
2013 relatif à la lutte contre les retards
de paiement dans les contrats de la commande publique, soit trente jours.
En cas de dépassement de ce délai, le taux
des intérêts moratoires est le taux d’intérêt
marginal en vigueur de la banque centrale
européenne, majoré de 8 points.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : Conformément à
l’article 45 du décret du 25 mars 2016, les
candidats peuvent se présenter soit en
tant que candidat individuel, soit sous la
forme d’un groupement conjoint ou d’un
groupement solidaire.
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
• Déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles.
• Présentation d’une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l’opérateur économique
• Certificats de qualifications professionnelles. La preuve de la capacité du candidat peut être apportée par tout moyen,
notamment par des certificats d’identité
professionnelle ou des références de travaux attestant de la compétence de l’opérateur économique à réaliser la prestation
pour laquelle il se porte candidat : Pour le
lot 2 uniquement Certificat QUALIFELEC
E2
• Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par
ses co-traitants. (disponible à l’adresse
suivante : http://www.economie.gouv.
fr /daj /for mula ires- de cla r ation - ca ndidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
• Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement. (disponible à l’adresse suivante
:
http://www.economie.gouv.
fr /daj /for mula ires- de cla r ation - ca ndidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d’opérateurs durant la négociation ou le dialogue (procédure négociée, dialogue compétitif) :
Recours à une procédure se déroulant en
phases successives afin de réduire progressivement le nombre des solutions à
discuter ou des offres à négocier : NON
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d’invitation ou document descriptif)
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
12 septembre 2018 à 12 h 00
Délai
minimum
de
validité
des
offres : 120 jours à compter de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires : La
remise des offres sera subordonnée à
une visite obligatoire du lieu de la manifestation afin que les candidats puissent
prendre pleinement connaissance des
contraintes du site. A cet effet, il est recommandé aux sociétés de se munir du
matériel adéquat pour mesurer ou compléter les plans d’implantation proposés lors
de la visite et pouvoir présenter une offre
pertinente.
Les candidats au lot n° 2 utiliseront également la visite du site pour vérifier les
quantités indiquées au sein de la DPGF et
s’engager définitivement sur les quantités
à mettre en œuvre.
La visite du site se déroulera de manière
individuelle aux dates suivantes :
- Le jeudi 23 août 2018 ;
- Le vendredi 24 août 2018 ;
- Le lundi 27 août 2018 ;
- Le mercredi 29 août 2018.
La visite concerne l’ensemble des lots.
Le rendez-vous devra être fixé avec le Service Evènementiel - Animations (Hôtel de
Ville, 92160 ANTONY ; Tel : 01 40 96 73 66)
au moins 72 heures avant la date de la visite.
Une attestation, à joindre avec l’offre du
candidat, sera remise par le service à l’issue de la visite du site.
Le présent marché est conclu à compter
de sa date de notification, et pour toute
la durée de la manifestation, période de
démontage incluse. Ce marché n’est pas
reconductible.
La patinoire devra être ouverte au public
à partir du 14 décembre 2018 à 10 heures.
Par conséquent, les candidats devront
proposer des délais d’installation compatibles avec cette date et selon les conditions suivantes.
Dans un premier temps, la Ville peut procéder à la régularisation des offres irrégulières (à condition qu’elles ne soient
pas anormalement basses) et/ou inacceptables au sens de l’article 59 du décret
25 mars 2016. La régularisation s’opérera
durant une première phase de négociations.
Dans un second temps, la Ville se réserve
le droit de procéder à un ou plusieurs tours
de négociation supplémentaires avec les
trois premières offres. Les négociations
pourront soit prendre la forme d’auditions
en mairie, soit d’une demande écrite.
Les négociations pourront notamment
porter sur le prix, la quantité, la qualité, le
délai et les garanties de bonne exécution
du marché.
A chaque tour de négociation, les candidats devront faire parvenir une offre négociée qui sera analysée en fonction des critères énoncés à l’article 4.2.2 du présent
Règlement de Consultation.
Suite aux négociations, si le candidat ne
remet pas de nouvelle offre négociée,
son offre initiale est prise en compte pour
l’analyse des offres.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 09 août 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : Mairie d’Antony, Place de l’Hôtel de Ville - 2ème étage -,
92160 Antony, tél. : 01 40 96 73 52,
télécopieur : 01 40 96 07 24, courriel : marchespublics@ville-antony.fr,
adresse internet : https://marches.maximilien.fr/?page=entreprise.EntrepriseAdva nce dSea rch & A llCons & r ef Consult ation=313074&orgAcronyme=d5w
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation doivent être envoyés : Maire
d’Antony - Service Evènementiel - Animations, 3 ème étage - place de l’Hôtel de
Ville - BP 60086, 92161 Antony cedex, tél. :
01 40 96 73 66
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy-pontoise, 2/4 bd de l’Hautil, 95000
Cergy-pontoise, tél. : 01 30 17 34 00, télécopieur : 01 30 17 34 59, courriel : greff.
ta-cergy-pontoise@juradm.fr, adresse internet : http://www.economie.gouv.fr/daj/
recours-contentieux
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal
administratif de Cergy-pontoise, 2/4 bd
de l’Hautil, 95000 Cergy-pontoise, tél. :
01 30 17 34 00, télécopieur : 01 30 17 34 59,
courriel : greff.ta-cergy-pontoise@juradm.
fr, adresse internet : http://www.economie.gouv.fr/daj/recours-contentieux
Nature et désignation des lots :
Lot 1 Gestion technique et fonctionnelle
de la patinoire
Lot 2 Installation électrique provisoire
pour la patinoire temporaire
94 VILLE DE RUNGIS
financières suffisantes au regard de l'objet
de l'accord-cadre.
- Les candidats qui ne justifient pas d'un
chiffre d'affaire au moins équivalent à
une fois et demie (1,5) le montant de l'accord-cadre.
• Situation juridique - références requises :
Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire ;
Déclaration sur l'honneur pour justifier que
le candidat n'entre dans aucun des cas
mentionnés à l'article 45 et 48 de l'ordonnance du 23 juillet 2015;
Renseignements sur le respect de l'obligation d'emploi mentionnée à l'article L.
5212-1 à 4 du Code du travail
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre
d'affaires concernant les services objet du
contrat, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Déclaration indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l'importance du personnel
d'encadrement pour chacune des trois
dernières années ;
Liste des principaux services effectués
au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire
public ou privé. Les prestations sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l'opérateur économique ;
Le nombre de personnes qui seront assignées à l'exécution de l'accord-cadre et
leur Curriculum Vitae ;
Agréments DCCS délivrés par le Ministère
de la cohésion sociale
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Autres renseignements demandés :
• Pour justifier des capacités professionnelles, techniques et financières d'autres
opérateurs économiques sur lesquels il
s'appuie pour présenter sa candidature,
le candidat produit les mêmes documents
concernant cet opérateur économique que
ceux qui lui sont exigés par le pouvoir adjudicateur. En outre, pour justifier qu'il dispose des capacités de cet opérateur économique pour l'exécution des prestations,
le candidat produit un engagement écrit et
signé de l'opérateur économique.
Marché public simplifié : NON.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
11 septembre 2018 à 12 h 00
Date d'envoi du présent avis à la publication : 16 août 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus :
adresse internet : https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_4xI3ngxHDM
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale n°8630, 77008 Melun cedex, tél. :
01 60 56 66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
Nature et désignation des lots :
Lot 1 : Classe de neige pour environ 43 enfants de CM2 de 10 à 11 ans de l'école la
Grange
Lot 2 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CM1/CM2 de 9 à 11 ans de
l'école des Antes
Lot 3 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CE1 et CE2 de 7 à 8 ans de
l'école les Antes
94 VILLE DE RUNGIS
ORGANISATION DE CLASSES
DE DÉCOUVERTE
POUR L'ANNÉE SCOLAIRE
2018/2019
ORGANISATION D'UN SÉJOUR
DE SKI POUR DES JEUNES
DE 6 À 10 ANS
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Raymond
Charresson, Maire, 5 rue Sainte Geneviève, 94150 Rungis cedex, tél. : 01 45 12
80 32, télécopieur : 01 45 12 80 47, courriel : services.techniques@ville-rungis.fr,
profil acheteur : https://www.achatpublic.
com/sdm/ent/gen/index.jsp
Objet du marché : Organisation de
classes de découverte pour l'année scolaire 2018/2019
L'avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes autorisées
• Organisation de classes de découverte
pour l'année scolaire 2018-2019
Montant maximum des lots : 97 500 euro(s) HT
• Quantités : Lot 1 : Classe de neige pour
environ 43 enfants de CM2 de 10 à 11 ans
de l'école la Grange
Lot 2 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CM1 et de CM2 de 9 à 11 ans
de l'école les Antes
Lot 3 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CE1 et CE2 de 7 à 8 ans de
l'école les Antes
Deux variantes sont autorisées pour
chaque lot
Prestations divisées en lots : oui
Possibilité de présenter une offre pour un
ou plusieurs lots
Cautionnement et garanties exigés : Cf
dossier de consultation des entreprises
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Les prestations
seront financées dans le cadre du budget
de la ville de Rungis et seront réglées par
mandat administratif.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d'opérateurs économiques attributaire du marché : Groupement ou candidat seul
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés au stade de la candidature :
- Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des
dispositions de l'article 45 et 48 de l'ordonnance du 23 juillet 2015.
- Les candidatures qui ne sont pas accompagnées des pièces administratives de
candidatures demandées dans le présent
règlement.
- Les candidatures qui ne justifient pas de
capacités professionnelles, techniques et
Identification de l'organisme qui passe
le marché : M. Raymond CHARRESSON,
Maire, 5 rue Sainte Geneviève, 94150 RUNGIS
Objet du marché : Organisation d'un séjour de ski pour des jeunes de 6 à 10 ans
en février 2019
Durée du marché : Le présent accord-cadre est conclu pour une durée
d'un (1) an à compter de sa date de notification. Les prestations auront lieu du samedi 23 février au samedi 02 mars 2019.
L'accord-cadre ne sera pas reconduit.
Procédure de passation : Procédure
adaptée
Modalités d'attribution : Le présent marché est un accord-cadre à bons de commande passé conformément aux articles
78 et 80 du Décret n° 2016-360 du 25 mars
2016 conclu avec un montant maximum de
38 500 euro(s) HT.
L'accord cadre est mono-attributaire.
Il est interdit aux candidats de présenter
plusieurs offres en agissant à la fois :
En qualité de candidats individuels et de
membres d'un ou plusieurs groupements ;
En qualité de membres de plusieurs groupements.
Le délai de validité des offres est fixé à
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Deux variantes sont autorisées.
Critères de sélection : L'offre économiquement la plus avantageuse sera déterminée en fonction des critères suivants :
La valeur technique de l'offre : 50 % soit
50 points / 100
- Conditions d'hébergement (sanitaires,
taille des chambres...) 20 % soit 20 points
sur 100
- Implantation du centre par rapport aux
pistes, au domaine skiable : 15 % soit
15 points sur 100
- Description détaillée des activités (lieux,
nature, moyens de transport mis à disposition, durée de l'activité, activités de substitution) : 10 % soit 10 points sur 100
- Présentation détaillée de la station et du
domaine skiable, ainsi qu'une présentation
détaillée du chalet (photos, plans...) : 5 %
soit 5 points sur 100
Le prix des prestations : 50 % soit 50
points / 100
- Prix jugé sur la base du bordereau des
prix unitaires Toutes taxes comprises 50%
soit 50 points sur 100
Date limite : Date limite de réception des
offres : 14/09/18 à 12h00
Renseignements divers : Les demandes
de renseignements complémentaires se
feront exclusivement par écrit et seront
adressées à : Nhan HERVÉ
Adresse : Hôtel de Ville, 5 rue Sainte Geneviève 94 150 Rungis
Téléphone : 01 45 12 80 32
Courriel : services.techniques@ville-rungis.fr
Profil acheteur : https://www.achatpublic.
com
Toutes les réponses aux questions seront
communiquées à l'ensemble des soumissionnaires.
Aucune question ne pourra parvenir moins
de huit jours calendaires avant la remise
des offres.
Adresse Internet du profil acheteur :
https://www.achatpublic.com /sdm /ent/
gen /ent_detail.do?PCSLID = CSL _2018_
CP40s2HN9Date d'envoi de l'avis à l'organisme de
publication : LE 20/08/2018
TRAVAUX
91
SAEM HABITER
À YERRES
CONSTRUCTION
DE 20 LOGEMENTS
ET D'UN LOCAL D’ACTIVITÉ
AVIS RECTIFICATIF
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Mairie d'Yerres - Maître d'ouvrage, pouvoir adjudicateur : SAEM Habiter à Yerres - 14 rue Marceau Balliot 91330 YERRES
Maî tre d'Œuvre : Ville d'Yerres / Bureau d'Etudes - 60 rue Charles de
Gaulle - 91330 YERRES, 91330, Yerres,
tél. : 01-69-49-77-05, télécopieur :
01-69-49-77-39, Courriel : sthillotlanglois @yerres.fr, adresse internet :
http://www.yerres.fr/.
Objet du marché : Construction de 20 logements et d'un local d’activité.
Type de procédure : Procédure adaptée.
Informations rectificatives :
Dans la rubrique "Date limite de réception des offres" :
Au lieu de : "05 septembre 2018 à 16:00",
lire : "15 octobre 2018 à 16:00".
Dans la rubrique "Date prévisionnelle de
commencement des travaux" :
Au lieu de : "Date prévisionnelle de commencement des travaux : 12 novembre
2018",
lire : "Date prévisionnelle de commencement des travaux : 17 décembre 2018".
VILLE DE
92 FONTENAYAUX-ROSES
RÉFECTION DE LA PELOUSE
SYNTHÉTIQUE DU TERRAIN
DE FOOTBALL DU GYMNASE
DU PARC
ANNULATION DE L’AVIS
PARU LE 01/08/2018
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Mairie de Fontenay-aux-Roses.
Correspondant : Service Commande Publique, 75 rue Boucicaut 92260 Fontenay aux
Roses, tél. : 01-41-13-20-68, télécopieur :
01-41-13-21-11, Courriel : priscilla.virton@
fontenay-aux-roses.fr, adresse internet :
http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com.
Objet du marché : Marché 18A22 Travaux
de réfection de la pelouse synthétique du
terrain de football du gymnase du Parc.
CPV - Objet principal : 45236119.
Type de procédure : Procédure adaptée.
Avis initial paru dans Les Echos du
01/08/2018
Motif(s) de l'annulation :
Modification du besoin
94 VILLE DE RUNGIS
textes qui les réglementent : Règlement
par mandat administratif selon un délai
de 30 jours. En application de l'article 183
du Décret n° 2016-360 relatif aux marchés
publics, le dépassement du délai de paiement ouvre droit et sans autre formalité,
pour le titulaire du marché, au bénéfice
d'intérêts moratoires, à compter du jour
suivant l'expiration du délai.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d'opérateurs économiques attributaire du marché : Forme libre
L'exécution du marché est soumise à
d'autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés au stade de la candidature :
- Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des
dispositions de l'article 45 et 48 de l'ordonnance du 23 juillet 2015.
- Les candidatures qui ne sont pas accompagnées des pièces administratives de
candidatures demandées dans le présent
règlement.
- Les candidatures qui ne justifient pas de
capacités professionnelles, techniques et
financières suffisantes au regard de l'objet
du marché.
- Les candidats qui ne justifient pas d'un
chiffre d'affaire au moins équivalent à une
fois et demie (1,5) le montant du marché.
• Situation juridique - références requises :
Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire ;
Déclaration sur l'honneur pour justifier que
le candidat n'entre dans aucun des cas
mentionnés à l'article 45 et 48 de l'ordonnance du 23 juillet 2015;
Renseignements sur le respect de l'obligation d'emploi mentionnée à l'article
L. 5212-1 à 4 du Code du travail ;
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre
d'affaires concernant les services objet du
contrat, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Déclaration indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l'importance du personnel
d'encadrement pour chacune des trois
dernières années ;
Liste des principaux travaux effectués au
cours des cinq dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire
public ou privé. Les travaux sont prouvés
par des attestations du destinataire ou, à
défaut, par une déclaration de l'opérateur
économique ;
- Déclaration indiquant l'outillage, le matériel et l'équipement technique dont le
candidat dispose pour la réalisation de
contrats de même nature ;
- Le nombre de personnes qui seront assignées à l'exécution du marché et leur
Curriculum Vitae ;
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Autres renseignements demandés :
• Pour justifier des capacités professionnelles, techniques et financières d'autres
opérateurs économiques sur lesquels il
s'appuie pour présenter sa candidature,
le candidat produit les mêmes documents
concernant cet opérateur économique que
ceux qui lui sont exigés par le pouvoir adjudicateur. En outre, pour justifier qu'il dispose des capacités de cet opérateur économique pour l'exécution des prestations,
le candidat produit un engagement écrit et
signé de l'opérateur économique.
Marché public simplifié : NON.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
19 septembre 2018 à 12 h 00
Date d'envoi du présent avis à la publication : 17 août 2018
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et
technique peuvent être obtenus : M.
Aurélien Joubert, Services Techniques,
5 rue sainte geneviève, 94150 Rungis,
tél. : 01 45 12 80 40, courriel : a.joubert@
ville-rungis.fr
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus :
adresse internet : https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_uWd7DoDim7
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale n°8630, 77008 Melun cedex, tél. :
01 60 56 66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
Passez à la convocation
électronique des élus
ENTRETIEN
DES MENUISERIES
EXTÉRIEURES
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Raymond
Charresson, Maire, 5 rue Sainte Geneviève
BP 10, 94151 Rungis cedex, adresse internet du profil acheteur : https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/index.jsp
Objet du marché : Entretien des menuiseries extérieures
Type de marché de travaux : exécution
Accord-cadre avec un seul opérateur
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• ACCORD-CADRE D'ENTRETIEN DES
MENUISERIES EXTERIEURES
• Nature et étendue : Le présent accord-cadre est un accord-cadre à prix forfaitaires et unitaires.
- Une partie de la prestation est rémunérée
sur la base d'un prix annuel forfaitaire.
- Le marché prévoit également l'application de prix unitaires dans le cadre de
prestations à bons de commande passées
conformément à l'article 78 et 80 du Décret
n° 2016-360 du 25 mars 2016.
Le montant maximum annuel de l'accord
cadre est fixé à 100 000.00 euros HT (Prestations forfaitaires et à bons de commande
incluses).
Prestations divisées en lots : non
Durée du marché ou délai d'exécution :
12 mois à compter de la notification du
marché
Date prévisionnelle de commencement
des travaux (Marché de travaux) : 15 octobre 2018
Modalités essentielles de financement
et de paiement et/ou références aux
Tél. 01 72 36 55 48
AVIS
D’ATTRIBUTION
92
VILLE
DE COLOMBE
AMÉNAGEMENT D'UNE
CRÈCHE RUE DU 8 MAI 1945
À COLOMBES
AVIS D'ATTRIBUTION
MAIRIE DE COLOMBES
Mme Le Maire
Place de la République
92700 Colombes
Tél : 01 47 60 80 00
mèl : marche-publics@mairie-colombes.fr
web : http://marchespublics.colombes.fr
Objet : Aménagement d'une crèche rue
du 8 mai 1945 à Colombes
Référence acheteur : 18AT-CP-0788-A1-B
Nature du marché : Travaux
Procédure adaptée
Classification CPV :
Principale : 45300000 - Travaux d'équipement du bâtiment
Complémentaires : 45400000 - Travaux de
parachèvement de bâtiment
Critères d'attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés ci-dessous avec leur pondération
45% La valeur technique de l'offre
15% Le critère environnemental
40% Le prix des prestations
Instance chargée des procédures de recours :
Tribunal administratif de Cergy-Pontoise
2-4 bd de l'Hautil
BP 30322 - 95027 Cergy-Pontoise - Cedex
Tél : 0130173400 - Fax : 0130173459
greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr
Attribution du marché
LOT N° 1 - Démolition - Gros œuvre - Bardage - Plâtrerie - Faux-Plafond
Nombre d'offres reçues : 2
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182059
G.D. CONSTRUCTIONS, 192 avenue du
Général Leclerc, 95480 PIERRELAYE
Montant HT : 286 465,74 Euros
LOT N° 2 - Menuiseries extérieures - Serrurerie
Nombre d'offres reçues : 1
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182060
G.D. CONSTRUCTIONS, 192 avenue du
Général Leclerc, 95480 PIERRELAYE
Montant HT : 153 273,03 Euros
LOT N° 3 - Menuiseries intérieures
Nombre d'offres reçues : 5
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182061
Société Nouvelle NORMEN SAS GROUPE
TREUIL, Rue de Melleville, 27091 EVREUX
CEDEX 9
Montant HT : 210 798,96 Euros
LOT N° 4 - Electricité courants forts courants faibles
Nombre d'offres reçues : 5
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182062
BRUNET, 70 avenue de la République,
92320 CHATILLON
Montant HT : 102 999,00 Euros
LOT N° 5 - Plomberie - Equipement de
cuisine
Nombre d'offres reçues : 5
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182063
SAS FONBONNE, Zone Industrielle Paris
Nord II, 93420 VILLEPINTE
Montant HT : 124 186,00 Euros
LOT N° 6 - Chauffage - Ventilation - Rafraîchissement
Nombre d'offres reçues : 5
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182064
BRUNET, 70 avenue de la République,
92320 CHATILLON
Montant HT : 212 673,00 Euros
LOT N° 7 - Peinture - Revêtement de sols
Nombre d'offres reçues : 3
Date d'attribution : 26/07/18
Marché n° : M182065
P.P.N Entreprise générale, 3 rue Edouard
Vaillant, 93200 SAINT DENIS
Montant HT : 74 916,67 Euros
LOT N° 8 - VRD - Espaces verts - Aires
de jeux
Nombre d'offres reçues : 2
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182066
VAL D'OISE PAYSAGE JCM, 254 Route
d'Eragny, 95480 PIERRELAYE
Montant HT : 70 267,85 Euros
LOT N° 9 - Mobilier
Nombre d'offres reçues : 1
Date d'attribution : 17/07/18
Marché n° : M182067
G.D. CONSTRUCTIONS, 192 avenue du
Général Leclerc, 95480 PIERRELAYE
Montant HT : 46 686,31 Euros
Envoi le 09/08/18 à la publication
Pour retrouver cet avis intégral, allez sur
http://marchespublics.colombes.fr
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
dans les départements du Rhône, de Paris, des Yvelines, de l’Essonne, des
Hauts-de-Seine, de Seine-Saint Denis, du Val de Marne, et du Val d’Oise.
COMMENT PUBLIER VOS ANNONCES //
◗ Thomas BARRE : 01 87 39 84 40
tbarre@lesechos.fr
◗ Par E-mail : marchespublics@lesechos.fr
◗ Par Fax au : 01 49 53 22 60
◗ Par courrier au :
Dematis - 10 bd de Grenelle CS 10817 – 75738 PARIS CEDEX 15
Date limite de réception : le lundi midi pour une parution le mercredi suivant
dans Les Echos Entreprises et Collectivités.
RESPONSABLES D’INFORMATIONS MARCHÉS
◗ Jenyfer Befort (01 55 80 73 22)
◗ Guillaume Deshoulières (01 55 80 73 21)
◗ Jean-Francis Vinolo (07 86 15 41 80)
Les Echos Entreprises & Collectivités
◗ Editeur : Capucine Marraud des Grottes
cmarraud@lesechos.fr
◗ Directeur de Production & Logistique : Jérôme Mancellon
Retrouvez l’ensemble de nos appels d’ofres et attributions de marchés
sur marches-publics.lesechos.fr
// 19
Les Echos Mercredi 22 août 2018
LES DEVISES ÉMERGENTES
S’OFFRENT UN RÉPIT
CONTRE LE DOLLAR
FINANCE
&MARCHES
Les propos du président américain,
Donald Trump, critiquant la
hausse des taux de la Fed ont
affaibli le billet vert et donné un
coup de pouce aux devises des
marchés émergents. Une vingtaine
d’entre elles progressait mardi
contre le dollar. Un répit bienvenu
dans une période de tensions. Le
rand sud-africain a mené la hausse.
La livre turque a stoppé son repli.
les
indices
Pétrole : l’Asie, planche de salut
des exportations iraniennes
l A mi-août, les exportations de brut iranien ont diminué de près de 1 million
de barils par jour par rapport au printemps.
l L’Iran juge que l’Europe doit « payer le prix » pour sauver l’accord nucléaire.
MATIÈRES
PREMIÈRES
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Depuis plusieurs semaines, les analystes du marché pétrolier surveillent avec attention les tankers
qui sortent des ports iraniens. Car
l’annonce des sanctions américaines à compter de début novembre
pèse déjà lourdement sur les ventes
de brut de l’Iran. « Les exportations
baissent plus vite que ce que le marché avait anticipé », observe Alexandre Andlauer, analyste pétrole chez
Kpler. Ainsi, quand les exportations
de pétrole iranien culminaient à
2,86 millions de barils par jour
(mbj) en avril, elles n’étaient plus
que de 2,32 mbj en juillet, selon les
données de Kpler.
Concrètement, quand une centaine de tankers sortaient des ports
iraniens au printemps, ils n’étaient
plus que 66 en juillet. Parmi les
acheteurs européens, sur les premières semaines d’août, seuls
l’Espagne et l’Italie (ainsi que la Tur-
quie) imp ortaient encore de
manière significative. En juillet, la
Chine et l’Inde étaient encore les
deux grands importateurs, avec
près de 70 % des achats à eux deux,
contre 50 % au printemps.
Et selon les premières observations, août pourrait accélérer la
chute des ventes iraniennes. Sur les
vingt premiers jours d’août, les volumes importés sont tout juste au-dessus des 2 millions de barils par jour,
notamment du fait de l’Inde, note
Kpler. Si ces données sont encore à
confirmer sur l’ensemble du mois, la
Corée du Sud, sous forte influence
américaine, a aussi visiblement
cessé ses achats depuis fin juin.
« Une bonne partie de la baisse des
exportations a sans doute déjà eu
lieu : depuis le mois d’avril, près de
1 million de barils en moins sont
exportés d’Iran », note Alexandre
Andlauer. Pour autant, souligne-t-il,
« Trump n’a pas les moyens de mettre
l’Iran à zéro. La Chine continuera
d’importer, tout comme l’Inde dans
une moindre mesure. Mais cela suffit
déjà pour pénaliser l’économie iranienne, si le baril reste autour de 60 à
70 dollars ». « Le pétrole est un mar-
ché très liquide dans tous les sens du
terme, il est très facile de changer
d’approvisionnement. C’est très différent du marché du gaz, où il y a encore
pas mal de contrats de long terme »,
rappelle Francis Perrin, chercheur
associé à l’OCP Policy Center.
Peu de leviers pour agir
A ce stade, Téhéran a p eu de
leviers pour agir sur ses exportations. « Blanchir » du pétrole iranien via des réexportations paraît
peu crédible. « Il n’y a jamais
d’embargo à 100 %, mais ce sera epsilon. Il est relativement facile de surveiller cette région du Golfe et le
pétrole à transporter, ce n’est pas des
diamants », pointe Francis Perrin.
L’Iran pourrait en revanche exercer une pression diplomatique
« pour faire vivre l’accord sur le
nucléaire auprès des pays qui restent
signataires », estime le chercheur.
« Les Européens disent que [l’accord
nucléaire] est une réussite sécuritaire
pour eux. Logiquement, chaque pays
doit investir et payer le prix pour sa
sécurité. Nous devons les voir payer le
prix dans les prochains mois », a
d’ailleurs prévenu le ministre ira-
nien des Affaires étrangères,
Mohammad Javad Zarif, dimanche.
A défaut, Téhéran pourrait « se
concentrer sur les trois pays clefs des
exportations iraniennes que sont
encore la Chine, l’Inde et la Turquie,
éventuellement en leur faisant des
concessions », poursuit Francis Perrin. NIOC, la compagnie pétrolière
nationale iranienne, vient d’annoncer une baisse des prix de vente
pour ses clients asiatiques à compter de septembre, un geste interprété comme une volonté de retenir
ses acheteurs.
A l’automne, la pression dépendra aussi du reste de l’offre mondiale. « Quand les sanctions pétrolières contre l’Iran prendront effet,
peut-être conjointement avec des
problèmes de production ailleurs, le
maintien de l’offre mondiale pourrait s’avérer très difficile », a mis en
garde l’Agence internationale de
l’énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel. Avec une consommation de 20 millions de barils par
jour, les ménages américains pourraient rapidement s’inquiéter d’un
renchérissement des cours de 10 ou
20 dollars le baril. n
Comment Donald Trump veut faire baisser les cours à tout prix
Les Etats-Unis vont puiser
11 millions de barils dans
leurs réserves stratégiques.
Le président américain veut
choyer les consommateurs
américains à l’approche
des élections de mi-mandat.
Etienne Goetz
@etiennegoetz
A l’approche des élections de mimandat, le président des Etats-Unis,
Donald Trump, se fait de plus en
plus pressant pour atténuer les
dommages collatéraux de sa politique internationale sur le portemonnaie de ses électeurs. Les sympathisants du président sont
sensibles aux prix à la pompe,
d’autant plus que la « driving
season » bat son plein. L’administration a autorisé la mise sur le marché entre le 1er octobre et le
30 novembre de 11 millions de barils
issus des réserves stratégiques américaines de pétrole, selon une notice
lundi du département de l’Energie.
de Commerzbank. D’où une hausse
de 2 %, à 67,79 dollars, du WTI dans
l’après-midi.
Les réserves stratégiques ont été
mises en place dans les années 1970
après que les Etats-Unis ont été
frappés par les chocs pétroliers. Ces
réserves se sont élevées au plus
haut à 727 millions de barils en 2011.
Les Etats-Unis y ont eu recourt en
2005 pour compenser les pénuries
après l’ouragan Katrina ou l’effondrement de la production libyenne
en 2011.
La vente de ces stocks fait partie
d’un plan plus large de réduction
des réserves stratégiques pour
financer des programmes du gouvernement. Trump a proposé de
mettre la moitié des réser ves
Limiter l’impact
des sanctions contre l’Iran
Cette mesure vise à freiner la
hausse des prix due aux sanctions
américaines pour réduire à zéro les
exportations iraniennes d’or noir
dès le 4 novembre, contre 2,5 millions de barils par jour actuellement. « Cela ne compenserait toutefois que quatre jours d’exportations
iraniennes », nuancent les analystes
– 660 millions de barils – sur le marché pour financer le déficit budgétaire. Le Congrès a déjà autorisé la
vente de 240 millions de barils
entre 2017 et 2027.
Une chute de 10 %
en quelques semaines
Les prix à la pompe aux Etats-Unis
ont pris un coup de chaud au début
de l’été avec des cours du pétrole qui
sont remontés à près de 80 dollars
pour le brent, référence européenne, et à 74,15 dollars pour le
WTI, référence américaine fin juin.
Les cours du baril ont
depuis chuté de plus de 10 % avec un
brent à moins de 75 dollars et un
WTI autour de 66 dollars. Les prix
ont enregistré sept semaines consé-
cutives de baisse, du jamais-vu en
trois ans, souligne l’agence Bloomberg. Les investisseurs redoutent
que la guerre commerciale sinoaméricaine ne pèse sur la demande
en pétrole des deux plus gros consommateurs d’or noir au monde. La
réouverture de terminaux en Libye
a aussi pesé sur les cours.
Par ailleurs, les pays de l’Opep et
leurs alliés, notamment la Russie,
ont augmenté leur production
pour limiter la hausse. Le président
Trump avait posté quelques tweets
rageurs exigeant que l’Arabie saoudite pompe davantage d’or noir. Le
royaume a toutefois laissé entendre que 70 dollars pour le brent
constituaient un plancher à ne pas
enfoncer. n
Euronext serait prêt à payer 1 milliard de dollars pour MarkitSERV
DÉRIVÉS
L’opérateur
paneuropéen serait
en tête pour racheter
la plate-forme
spécialisée dans
les produits dérivés
de gré à gré.
Il ajouterait ainsi
une nouvelle corde
à son arc.
Guillaume Benoit
@gb_eco
Euronext fait la course en tête pour
le rachat de MarkitSERV. L’opérateur boursier paneuropéen aurait
pour l’instant fait la plus grosse
offre pour mettre la main sur la plate-forme spécialisée dans les produits dérivés échangés de gré à gré
(OTC). Sa proposition valoriserait la
cible autour de 1 milliard de dollars,
selon Bloomberg, citant des sources
anonymes. Si l’opération aboutit,
elle sera la plus importante réalisée
par Euronext depuis longtemps.
En s’offrant cette plate-forme,
l’opérateur ferait une arrivée remarquée dans le monde des dérivés
OTC. « MarkitSERV est un acteur
incontournable, largement majori-
taire sur son marché, assure Antoine
Pertriaux, chez Cognizant Consulting. Cette acquisition constituerait une importante diversification
stratégique pour Euronext. » Cette
plate-forme est utilisée pour « confirmer » les opérations sur une très
large gamme de dérivés, portant sur
les taux, les crédits ou les actions. En
pratique, une fois que les deux parties à l’opération se sont mises
d’accord sur les conditions (prix,
volume, durée…), elles utilisent la
plate-forme pour les valider. Et si la
transaction doit faire l’objet d’une
compensation, les informations
sont automatiquement transmises à
la « clearing house » compétente.
« Nous pensons
qu’Euronext pourra
financer l’acquisition
en émettant
de la dette. »
ANALYSTES D’ALPHAVALUE
Euronext, dont l’activité sur les
produits dérivés est relativement
petite par rapport à ses grands concurrents, pourrait ainsi jouer un
rôle primordial dans un marché
extrêmement dynamique. Et peutêtre partir de cette base pour déve-
lopper de nouveaux services. Une
raison qui expliquerait le prix conséquent que l’opérateur boursier
est prêt à débourser. L’opération est
toutefois à sa portée.
« Nous pensons qu’Euronext
pourra financer l’acquisition en
émettant de la dette », affirment les
analystes d’AlphaValue. Euronext a
d’ailleurs sollicité en avril le marché
obligataire pour la première fois.
L’un des objectifs affichés était de
poser un jalon en vue d’autres opérations. Et le groupe est faiblement
endetté. MarkitSERV affiche un
chiffre d’affaires de 150 millions
d’euros en 2017, et une marge d’Ebitda importante, 50 % selon Alpha-
Value, même si elle est légèrement
inférieure à celle d’Euronext.
Les offres définitives devraient
être remises dans les prochaines
semaines, et les jeux ne sont pas
encore faits. Le London Stock
Exchange Group (LSEG), qui gère la
Bourse de Londres, serait également sur les rangs. « Il y a une complémentarité évidente entre les activit é s d e M a rk i t S E RV, e t c e l l e s
de compensation des transactions
sur produits dérivés proposées par
LCH, filiale du LSEG, explique
A n t o i n e Pe r t r i a u x . Po u r l e s
mêmes raisons, les américains ICE
ou CME pourraient également être
intéressés. » n
20 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
Shutterstock
Les inégalités patrimoniales, une histoire
qui remonte à plus de 200 ans
l Depuis 1985, les 10 % des Français les plus riches ont vu leur patrimoine passer de 50 % à 55 % du patrimoine en France.
l Mais leur part s’élevait à plus de 80 % au XIXe siècle, quand la classe moyenne peinait à en posséder 15 %.
PATRIMOINE
« Les riches sont toujours plus
riches. » Répétée à l’envi, cette formule tient presque du lieu commun
et pour cause, elle se vérifie depuis
plus de trente ans. Ainsi, en France,
depuis le milieu des années 1980, les
10 % d’individus les plus aisés ont vu
leur part de patrimoine net passer
de 50 % du patrimoine en France en
1985 à 55 % en 2014, selon une étude
parue cet été dans « Rue de la Banque », une publication de la Banque
de France. Cette hausse, certes
d’une « ampleur modérée », n’en est
pas moins « continue », comme le
notent ses auteurs Bertrand Garbinti et Jonathan Goupille-Lebret.
Les deux docteurs en économie ont
effectué leur thèse sous la direction
de Thomas Piketty, ex-conseiller du
candidat socialiste Benoît Hamon,
dont les travaux sur les inégalités
ont suscité un vif débat.
Patrimoine et Logement de l’Insee
(pour la période allant de 1970 à
2014).
Ces données mettent en lumière
plusieurs phases de disparités
importantes. La première, la plus
longue, a duré plus d’un siècle.
De 1800 à 1914, la quasi-totalité du
patrimoine national était ainsi aux
mains des 10 % d’individus les plus
riches. Ces derniers détenaient
alors plus de 80 % du patrimoine
français, quand la classe moyenne,
qui « n’existait pas réellement », peinait à en posséder 15 %.
L’émergence
de la classe moyenne
Puis, avec le début de la Première
Guerre mondiale, une nouvelle ère
s’ouvre. Les choses commencent à
changer, une partie du capital des
plus aisés étant détruite par les conflits. L’inflation, la grande dépression des années 1930 puis la
Seconde Guerre mondiale font le
reste. La part du patrimoine détenue par les plus aisés chute alors à
70 % en 1945, quand la classe
moyenne – qui émerge à cette
période – possède, elle, un peu plus
de 20 % du patrimoine national.
Vient alors le temps des Trente
Glorieuses, et avec lui, la prospérité
économique. Cette période d’après
guerre s’avère profitable aussi bien
aux plus riches qu’à la classe
moyenne. Cependant, pour la première fois, c’est la classe moyenne
qui y gagne le plus. A partir de 1968
La composition du patrimoine des Français depuis 1970
Actifs financiers versus
actifs immobiliers
Deux siècles étudiés
Néanmoins, la France a connu pire
situation. L’étude publiée par la
Banque de France a en effet ceci
d’exceptionnel qu’elle s’attache à
analyser les inégalités de patrimoine dans l’Hexagone sur plus de
deux siècles, mettant ainsi en exergue des périodes autrement plus
inégalitaires. Pour ce faire, les deux
économistes ont mobilisé des données de successions (p our la
période allant de 1800 à 1970) mais
aussi des données plus classiques,
comme les sources fiscales de
l’impôt sur le revenu et les enquêtes
en particulier, les salaires augmentent. Si bien qu’en 1980, la classe
moyenne possède près de 40 % du
patrimoine national.
Dans le même temps, les plus
aisés voient, eux, leurs capacités
d’accumulation et de transmission
en partie enrayées par des mesures
étatiques. La mise en place de
l’impôt sur le revenu et l’augmentation des taxes sur les successions
freinent en effet la concentration du
patrimoine national dans leurs seules mains. En 1980, les plus riches
détiennent la moitié du patrimoine
français, soit une baisse de 30 %
depuis le début du XIXe siècle.
Avec le développement des marchés financiers, les actifs financiers
ont pris une part prépondérante dans le patrimoine des plus aisés,
surtout à partir de la fin des années 1990. Les actifs financiers sont
alors soutenus par un puissant effet de valorisation, qui ralentit
logiquement à partir de la crise financière de 2007-2008.
Sur longue durée, l’immobilier reste la principale composante
du patrimoine des ménages de la classe moyenne. Cette tendance
ne fait que s’accentuer à partir de la fin des années 1990, avec
l’envolée du prix du mètre carré. Autre spécificité : les actifs financiers forment une part minoritaire mais stable de leur patrimoine.
Toutefois, ces fluctuations sont largement dues à l’évolution du patrimoine des « plus riches des plus
riches », les fameux 1 % dont le
patrimoine net par adulte s’élève à
4.614.000 euros en 2014. En détenant de moins en moins d’actifs
professionnels (commerce, etc.) et
de plus en plus d’actifs financiers,
ceux-ci ont profité au maximum de
la hausse des marchés financiers à
partir du milieu des années 1990 et
jusqu’en 2000, année où le CAC 40 a
atteint son maximum historique.
A l’inverse, la classe moyenne,
très attachée à la pierre, a un patrimoine à peu près stable. Principalement composé d’actifs immobiliers, seuls la hausse des prix de
l’immobilier et les phénomènes de
bulles immobilières font varier leur
part de détention du patrimoine.
— C. Fa.
La collecte du Livret A reprend des couleurs en juillet
Les dépôts des Français
sur le compte d’épargne
rémunéré à 0,75 % ont
atteint 880 millions d’euros
le mois dernier. De quoi
porter la collecte
du Livret A à près de
10 milliards d’euros
depuis le début de l’année
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Les vacances estivales ont beau
être le moment pour les ménages
de puiser dans leurs économies, les
Français ont globalement garni
leur Livret A au mois de juillet. Le
compte d’épargne rémunéré à
0,75 % a collecté 880 millions
d’euros en net le mois dernier, selon
les données publiées mardi par la
Caisse des Dépôts. C’est nettement
plus qu’en mai et juin. Le placement
avait alors attiré respectivement
660 millions et 280 millions
d’euros de dépôts en net.
Grâce à la bonne dynamique des
premiers mois de l’année, la collecte nette enregistrée depuis janvier avoisine désormais les 10 milliards d’euros. Ce montant est
presque équivalent à la collecte
cumulée enregistrée sur l’ensemble
de l’année dernière (10,24 milliards
d’euros). Celle-ci avait été marquée
par un retour en grâce du compte
d’épargne après trois années de
vache maigre, dont deux de collecte
nettement négative. L’encours du
Livret A atteint désormais
281,7 milliards d’euros, ce qui
« constitue un nouveau record historique », souligne Philippe Crevel,
directeur général du think tank, le
Cercle de l’Epargne. Le Livret A
maintient ainsi son titre de placement chéri des Français.
Il reste cependant largement
devancé par l’assurance-vie, dont
l’encours a dépassé les 1.700 milliards d’euros en juin, selon la Fédération française de l’assurance (FFA).
Avec le regain d’inflation enregistré
en France (progression des prix de
Avec le regain
d’inflation enregistré
en France, le taux
d’intérêt réel du
Livret A est négatif.
2,3 % sur un an en juillet), le taux
d’intérêt réel du Livret A est négatif.
Cela n’a cependant pas dissuadé les
ménages de placer leurs économies
sur ce compte d’épargne ou sur le
livret de développement durable et
solidaire (LDDS). Le LDDS, également rémunéré à 0,75 %, a de fait
enregistré en juillet une collecte
nette proche de celle de juin (à
210 millions d’euros). De quoi porter
son encours à 106 milliards d’euros.
Dans la seconde partie de 2018, la
tendance des Français à épargner
pourrait, comme l’an dernier, marquer le pas, compte tenu des dépenses liées à la rentrée scolaire, aux
impôts et aux fêtes de fin d’année.
Les ménages pourraient cependant
être enclins à la prudence et aux
économies, car « le contexte économique, avec notamment un ralentissement de la croissance, est moyennement porteur », souligne Philippe
Crevel. Les épargnants n’ont en tout
cas pas de changement à attendre
du côté de la rémunération du
Livret A. Le gouvernement a décidé
de la maintenir à 0,75 % jusqu’au
début de l’année 2020. Au-delà, le
taux du placement sera calculé selon une nouvelle formule. n
FINANCE & MARCHES // 21
Les Echos Mercredi 22 août 2018
Le fonds norvégien
profite du rebond
des actions
FONDS SOUVERAIN
Au deuxième
trimestre, le plus
grand fonds souverain au monde
a gagné 1,8 % grâce
à son portefeuille
boursier.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
Après une perte de 1,5 % durant
les trois premiers mois de
l’année, le plus grand fonds souverain au monde, celui de la
Norvège, a enregistré un rendement de 1,8 % au deuxième trimestre. Une performance inférieure de 0,2 % à son indice de
référence. Ses capitaux s’établissaient fin juin à 990 milliards de dollars.
Son portefeuille boursier, qui
représente les deux tiers de ses
capitaux, a enregistré un rendement de 2,7 %. Il est investi à
hauteur de 37,5 % aux EtatsUnis, 5,6 % en Allemagne et
5,1 % en France. Le fonds a
profité de la baisse des actions
chinoises pour se renforcer. La
Chine représente 4,1 % de ses
placements boursiers contre
3,6 % en début d’année. Au
deuxième trimestre, le fonds
pétrolier a bénéficié de son
investissement sur Apple
(7,9 milliards de dollars) alors
que la capitalisation boursière
du groupe n’avait pas encore
dépassé la barre des 1.000 milliards de dollars. Ses placements
sur Amazon et Royal Dutch
Shell ont aussi contribué à ses
bons résultats à la différence de
Banco Santander, un établissement qui allait en outre souffrir
Wall Street vit le plus long
« bull market » de son histoire
cet été du fait de son exposition à
la Turquie. Les valeurs financières, qui pèsent pour près du
quart de ses actifs boursiers, ont
enregistré une contre-performance de 1,4 % alors que ses
valeurs technologiques lui ont
rapporté 6,2 % et l’énergie, 13 %.
Actionnaire de Tesla, à hauteur de 0,5 % du capital de la
société d’Elon Musk, le fonds
norvégien a déclaré à l’agence
Reuters que la politique générale du fonds consistait à céder
les actions d’une société cotée
qui se retire de la Bourse. Toutefois, il peut rester investi un
« certain temps » dans une
société même si elle a quitté
Wall Street. « Notre priorité est
de préserver la valeur de notre
fonds. » Il n’a pas précisé s’il
avait été sollicité par le groupe
d’Elon Musk pour financer sa
sortie de la Bourse.
Surplace des placements
obligataires
BOURSE
Le fonds norvégien n’a pas été
autorisé par son Etat à se lancer
dans le capital-investissement,
malgré son intérêt pour cette
classe d’actifs. Ses placements
obligataires, qui représentent
30,6 % de ses capitaux, ont fait
du surplace. Ses investissements sur la dette d’Etat européenne, notamment italienne,
l’ont pénalisé alors que ceux sur
la dette d’Etat américaine lui
ont rapporté 3,1 %. Il a diminué
son exposition sur les obligations émergentes, notamment
brésiliennes et indiennes.
La seule classe d’actifs sur
laquelle le fonds est autorisé à
investir, l’immobilier non coté,
a enregistré un rendement de
1,9 % mais elle ne représente
que 2,6 % du total de ses actifs. n
Ce mercredi soir,
l’indice S&P 500 aura
enregistré 3.453 jours
sans connaître de
baisse de plus de 20 %.
Pierrick Fay
@pierrickfay
Ce mercredi soir sera un nouveau
jour historique pour Wall Street,
puisque l’indice S & P 500 connaîtra
alors le plus long « bull market » de
son histoire, selon les chiffres de
S&P Dow Jones Indices : soit
3.453 jours de hausse sans connaître
de krach majeur. Jusqu’ici, le marché haussier le plus long avait duré
3.452 jours, entre le 11 octobre 1990
et le 24 mars 2000, soit 113 mois. Courant février, le S&P avait déjà enregistré un autre record : 404 séances
de Bourse sans connaître de correction supérieure à 5 %.
Depuis le 9 mars 2009, Wall Street
a progressé sans jamais connaître de
baisse de 20 % ou plus. Il n’a donc
jamais connu de « bear market » en
quasiment dix ans. Wall Street vient
en effet de vivre une période boursière euphorique avec un gain de
322 % depuis son point bas de 2009.
Un particulier qui aurait investi
10.000 dollars sur le S&P 500 à cette
date disposerait d’un capital de
42.200 dollars. Sur la période,
l’indice élargi de la Bourse de New
York a d’ailleurs enregistré 79 mois
de hausse (dont un record de 15 mois
de hausse entre octobre 2016 et janvier 2018, dividendes inclus), contre
39 mois baissiers et 296 semaines
soldées par une performance positive (contre 198 dans le rouge). Car,
même si le marché américain n’a pas
enregistré de krach majeur depuis
celui de 2007-2009 (–57 %), il a connu
quelques frayeurs, notamment au
début du cycle (il a subi cinq mois
consécutifs de baisse entre mai et
septembre 2011). Au total sur la
période, le S&P 500 a enregistré cinq
corrections de plus de 10 % : entre
avril et juillet 2010 (–15,63 %) sur fond
de turbulences en Europe, en
août 2015 (–10,44 %) après la dévaluation surprise du yuan, début 2016
(–11,99 %) alors que les marchés
s’inquiétaient pour la croissance
mondiale. En janvier-février 2018,
l’indice a chuté de 10,16 %, conséquence du réveil brutal de la volati-
lité. Surtout, entre le 29 avril et le
3 octobre 2011, la dégringolade a
atteint 19,39 % sur des peurs d’éclatement de la zone euro. Il s’en est fallu
de peu.
Adaptation des entreprises
« Après plus de neuf années consécutives de hausse, la question de l’espérance de vie de l’actuel “bull market” se
pose inévitablement », expliquent les
analystes de DWS. Car ce n’est pas
seulement le plus long, c’est aussi
« l’un des plus performants (+322 %),
ce qui est d’autant plus remarquable
que la croissance économique du cycle
actuel, qui a également débuté en
2009, est bien inférieure à celle des
cycles précédents ». Selon DWS, c’est
le signe que les entreprises ont su
s’adapter à une croissance plus molle
que par le passé. Mais Wall Street a
aussi profité d’un climat monétaire
particulièrement accommodant, la
crise financière de 2007-2008 ayant
forcé la Fed à employer la manière
forte pour restaurer l’économie américaine. La longue période de taux
bas a en effet poussé les investisseurs
à se diriger vers les actifs les plus risqués, en premier lieu les actions. Par
ailleurs, le cycle actuel est aussi marqué par la flambée des stars de la
technologie, qui ont littéralement
porté le marché, au-delà d’Apple ou
de Microsoft. Netflix a ainsi bondi de
5.858 % depuis le 9 mars 2009, Amazon de 3.000 % et NVidia de 2.886 %.
Des valeurs technologiques qui masquent la performance réelle du
S&P 500. En effet, 57 actions de
l’indice, soit plus d’une sur dix, affichent une performance négative
supérieure à 20 % depuis le record
du 26 janvier dernier.
Mais de l’avis de nombreux analystes, il faudrait que l’économie
américaine tombe en récession
pour que l’ensemble du marché
américain plonge dans un « bear
market ». Pour l’heure, le dernier
sondage de Bank of America-Merrill lynch montre que les investisseurs n’ont jamais été autant attirés
par les actions américaines depuis
2015. Le « bull market » pourrait
donc avoir de beaux jours devant lui,
même si les conséquences d’une
guerre commerciale et la fin des
politiques non conventionnelles des
banques centrales constituent
autant d’incertitudes à moyen terme
pour les marchés.
(
Lire également « Crible »
Page 26
LE GUIDE 2018 DU CORPORATE FINANCE
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du Private Equity
et du M&A en France
JP Morgan lance une plate-forme
de courtage en ligne à bas coût
BANQUE En pleine guerre des prix entre établissements financiers, la banque américaine JP Morgan a annoncé mardi lancer
une nouvelle plate-forme de courtage en ligne à un prix très
compétitif. Avec ce service baptisé « You Invest », la firme
compte se démarquer grâce à une offre de 100 ordres sans frais.
« Nous souhaitons attirer deux groupes de personnes », souligne
la banque à l’AFP : « Celles qui n’ont jamais investi en Bourse
avant, ce qui inclut les Millennials », la génération des 18-35 ans
très courtisée par les entreprises actuellement, ainsi que « les
personnes qui sont déjà actives en Bourse mais sur d’autres platesformes ». A l’annonce, les titres de plates-formes de courtage en
ligne ont reculé, dont celui de Charles Schwab qui perdait 1,95 %.
Décryptage des grandes
tendances du secteur
100 fiches détaillées
des acteurs incontournables
1 000 contacts professionnels référencés
Credit Suisse inaugure la dette indexée
sur le SOFR
MARCHÉS Credit Suisse est la première banque à avoir émis de la
dette avec le SOFR comme taux de référence. Le « Secured Overnight Financing Rate » est le taux privilégié pour succéder au très
décrié Libor aux Etats-Unis. Il a été lancé en avril dernier par la
Fed de New York. Avant Credit Suisse, seuls la Banque mondiale
et le spécialiste du crédit hypothécaire Fannie Mae avaient
recouru au SOFR. Pour cette opération inaugurale, la banque a
concédé une marge de 35 points de base au-dessus du SOFR, fixé
à 1,90 % vendredi. Un niveau proche de celui du Libor, environ
1,92 %. Credit Suisse devrait être suivi par d’autres émetteurs.
296 PAGES – 169
€ HT
boutique.capitalfinance.eu
22 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
Banque Richelieu
se met en ordre de bataille
L’amende contre
Crédit Agricole
passe mal
GESTION
DE FORTUNE
BANQUE
Les ex-banques
privées française
et monégasque
de KBL EPB confortent
leurs équipes pour
doper leurs encours
sous gestion.
Le groupe français
n’exclut pas de faire
appel de la décision
de la BCE.
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Trois semaines de réflexion.
Crédit Agricole SA doit décider
avant le 16 septembre prochain
de faire ou non appel d’une triple sanction infligée mi-juillet
par la BCE, mais qui n’a été rendue publique que lundi soir. Si
elle reste d’un montant très
limité à l’échelle du groupe
– 4,8 millions d’euros répartis
e n t r e C r é d i t A g r i c o l e SA
(4,3 millions d’euros), Cacib
(300.000 euros) et CA Consumer Finance (200.000 euros) –,
la Banque verte « se réserve la
possibilité de contester ces sanctions ». L’établissement est toutefois déjà sur le point de payer,
l’amende ayant même été passée dans les comptes présentés
début août.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
L’ex-KBL Richelieu entame sa mue.
La petite banque privée française
définitivement rachetée avec sa
consœur monégasque par le
groupe bancaire libanais SGBL en
juillet dernier a été rebaptisée
« Banque Richelieu France ».
Retourner l’activité
en France
Désormais sorti du giron du
luxembourgeois KBL EPB, qui
n’était pas parvenu à percer en
France, l’établissement est chapeauté par le holding Compagnie
Financière Richelieu. C’est également le cas de Banque Richelieu
Monaco (ex-KBL Monaco) et
Richelieu Gestion (ex-KBL Richelieu Gestion). La création de ce nouveau groupe doit permettre à SGBL
de se renforcer dans la gestion privée en Europe.
« Nous voulons doubler de taille en
trois ans », assure Philippe de Fontaine Vive. Cet ancien vice-président de la Banque européenne
d’investissement (BEI) a été nommé
directeur général de la Compagnie
Philippe de Fontaine Vive a été nommé directeur général de la Compagnie Financière Richelieu,
en juillet dernier. Nicolas Tavernier/RÉA
Financière Richelieu en juillet.
Concrètement, le montant des
actifs gérés devrait être multiplié
par deux pour passer à 6 milliards
d’euros d’ici à 2021 grâce à un développement organique. Le holding
n’exclut toutefois pas des opérations de croissance externe.
Un ancien d’Edram à la tête
de la société de gestion
Pour atteindre ses objectifs, il
compte donner un coup de fouet à
ses activités dans l’Hexagone. « La
France, jusqu’à maintenant, n’était
pas rentable parce qu’il y avait une
baisse de l’activité durant les dernières
années. Notre objectif est d’organiser
un retournement. L’idée c’est aussi
d’avoir un résultat net positif à l’horizon 2021 », explique le dirigeant.
Afin de tirer son épingle du jeu,
Banque Richelieu France, dirigé
par Régis Brochot et aujourd’hui
implanté à Paris, à Brest et à Lyon,
va monter en gamme. « Nous allons
cibler des clients en espérant aller de
plus en plus vers ceux qui ont une
capacité de placement financier de
plus de 1 million d’euros », avance
Philippe de Fontaine Vive.
Ce type de clients constitue déjà
l’essentiel de la clientèle internationale de Banque Richelieu Monaco. Si
la branche monégasque du groupe
est déjà rentable, la Compagnie
Financière Richelieu compte développer son activité en renforçant ses
équipes. Le groupe, qui est aussi en
phase de recrutement en France,
compte faire passer le nombre de ses
collaborateurs à 170 personnes d’ici
à 2021 (contre 150 aujourd’hui).
Pour servir les clients de ses deux
banques, le holding table sur les
offres d’investissements financiers
de Richelieu Gestion. La société est
dirigée depuis juillet par Christophe Boulanger, auparavant directeur général d’Edmond de Rothschild Asset Management (Edram).
L’expertise de Richelieu Gestion,
notamment sur les PME devrait
être élargie. n
Dialogue de sourds
Dans cette affaire relativement
bénigne – aucun reproche de
fond n’a été adressé au géant
français –, la BCE et le groupe
bancaire ont été confrontés à
une question de principe suivie
d’un dialogue de sourds, débouchant sur une rare sanction
publique.
série d'été 2/5
LES MÉGAFUSIONS DE LA FINANCE
Les chiffres clefs
Le raid manqué
de Prudential
sur AIA a marqué
les assureurs
35,5 milliards de dollars
Le montant record mis
sur la table par Prudential
en mars 2010 pour s’offrir AIA.
30,375 milliards de dollars
La nouvelle proposition formulée
par l’assureur britannique fin mai
et qui sera refusée par AIG.
21 milliards de dollars
L’augmentation de capital
nécessaire au financement
de l’opération.
En mars 2010, le groupe britannique
lance le plus grand deal de l’histoire
du secteur. Mais sa tentative de rachat
de la pépite asiatique d’AIG tournera court.
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
’était parti pour être le coup du
siècle. Quand il annonce, le
1 er mars 2010, une offre de
rachat à 35,5 milliards de dollars sur son concurrent asiatique AIA, Prudential lance le plus grand deal
de l’histoire de l’assurance. Le britannique
tient là l’acquisition qui doit le faire basculer
dans une autre dimension. « Une occasion
en or, comme il n’en arrive pas deux fois dans
l’histoire », dira plus tard Tidjane Thiam,
son directeur général de l’époque.
Le dirigeant franco-ivoirien passé par les
bancs de Polytechnique et de l’Insead est à la
tête de la vénérable maison londonienne
depuis cinq mois à peine, mais il saute sur
l’opportunité sans hésiter. Le dossier coche
toutes les cases. La cible est un géant de
l’assurance-vie en Asie-Pacifique, un marché à la croissance exponentielle devenu le
terrain de jeu favori de Prudential.
AIA brille de mille feux, mais son propriétaire, l’assureur américain AIG, n’a pas
d’autre choix que de s’en séparer. Sauvé in
extremis de la faillite en septembre 2008, le
C
groupe new-yorkais doit vendre tout ce qu’il
peut pour rembourser au plus vite les
182 milliards de dollars d’argent public
apportés par les autorités américaines. A ce
niveau de prix-là (1,7 fois la valeur intrinsèque d’AIA), l’offre déposée par son concurrent britannique ne se refuse pas.
Des investisseurs s’inquiètent
De son côté, Prudential s’embarque dans
une opération hors normes qui va tenir en
haleine la City pendant trois mois. La
somme mise sur la table est une fois et
demie supérieure à sa capitalisation boursière, et l’assureur devra procéder à
une augmentation de capital géante de
21 milliards de dollars pour parvenir à boucler le financement.
La cible est un géant
de l’assurance-vie en
Asie-Pacifique, un marché
à la croissance exponentielle
devenu le terrain de jeu
favori de Prudential.
Francfort reproche à l’établissement « d’avoir classé des instruments de fonds propres
comme des instruments de CET1
[les plus solides, NDLR] »
en 2015 et 2016 « sans avoir
obtenu l’autorisation préalable
de l’autorité compétente », explique la BCE dans un communiqué. En somme, la banque centrale ne critique nullement la
qualité des fonds propres ajoutés par Crédit Agricole à son
capital, mais pointe un problème de forme.
Crédit Agricole estime pour sa
part que, sans avoir demandé
d’autorisation préalable, « la BCE
avait néanmoins été préalablement informée de ces opérations à
l’occasion de l’actualisation régulière de notre capital planning, que
nous lui soumettons ». Il s’agissait
alors d’augmentations de capital
réservées aux salariés ou souscrites par la maison mère au profit de filiales ainsi que d’intégration dans les fonds propres du
résultat réalisé.
En coulisse aussi la décision
prête à débat, une source française qualifiant la sanction
d’« absurde » et de « bureaucratique ». « En somme, Crédit Agricole a été sanctionné pour avoir
renforcé ses fonds propres, c’est
désespérant », martèle un bon
observateur. Au-delà du Crédit
Agricole, la BCE peut avoir fait
le choix de délivrer un message
de fermeté à l’ensemble de la
classe, sans pour autant dramatiser outre mesure, au vu du
montant de l’amende. n
Une partie des actionnaires de Prudential va s’opposer à la transaction,
considérant le prix offert pour AIA bien trop élevé. Photo Chris Ratcliffe/Bloomberg
Mais la partie s’annonce très vite plus
compliquée que prévu. Le gendarme britannique du secteur financier, la Financial
Services Authority, va s’inquiéter du niveau
de capitalisation de l’assureur après l’opération, obligeant Prudential à revoir certains paramètres de l’accord pour pouvoir
lancer son augmentation de capital en
mai. Mais, surtout, une partie des investisseurs jugent le prix offert pour AIA beaucoup trop élevé. Or, comme la réglementation britannique l’exige, la transaction
devra recevoir l’aval d’au moins 75 % des
actionnaires de « Pru ».
« Beaucoup d’actionnaires ont pris
peur », racontera Tidjane Thiam aux
« Echos » en février 2013. Sous pression,
Prudential décide finalement de reformuler une offre 14 % plus basse pour tenter
d’emporter l’adhésion des opposants. Et
c’est avec une nouvelle proposition à
30,375 milliards de dollars que le directeur
général revient vers AIG fin mai. Sauf que le
conseil d'administration de l’assureur
américain n’accepte pas de renégocier le
montant initialement convenu. Faute de
parvenir à un accord, Prudential doit constater l’échec de l’opération le 2 juin. Ce
fiasco lui coûtera 377 millions de livres,
dont 153 millions en frais de pénalité.
Les « regrets » de Tidjane Thiam
La suite de l’histoire ne fera qu’aviver les
« regrets » de Tidjane Thiam – qui est parvenu à sauver sa tête malgré cette déroute.
Après une introduction en Bourse record
sur la place de Hong Kong en octobre 2010,
AIA va voir sa capitalisation boursière
s'envoler et continuera d’étendre son
empire en Asie. « C’est dommage, car à
35 milliards, le deal aurait pu se faire. Or,
A I A va u t 5 0 m i l l i a rd s d e d o l l a rs
aujourd’hui, et même 20 à 30 % de plus si
vous en voulez le contrôle. Donc pour
35 milliards, nous avions un deal qui en vaut
65 trois ans après », résumera Tidjane
Thiam dans nos colonnes en 2013.
Jusqu’à son départ pour diriger la banque
Credit Suisse en 2015, il réussira à accélérer
la croissance de Prudential en Asie, mais ne
retentera pas de grandes acquisitions.
« L’une des leçons que nous en tirons est que
dans le monde post-crise dans lequel nous
vivons, il va être très difficile de faire de grandes acquisitions transfrontalières dans les
services financiers », avait d’ailleurs déclaré
Harvey McGrath, alors président du conseil
d’administration de Prudential, lors de
l’assemblée générale du 7 juin 2010, qui
aurait dû voter sur le dossier AIA.
Ces propos se révéleront prémonitoires.
Car il ne se passera ensuite pas grand-chose
de notable en matière de fusion-acquisition
dans l’assurance. Il faudra attendre l’été 2015
pour voir une autre méga-opération dans le
secteur, le rachat – rondement mené – par
ACE, un groupe domicilié en Suisse et coté à
New York, de son concurrent américain
Chubb, qui sera conclu pour la somme
record de 29,5 milliards de dollars.
En mars 2018, c’est AXA qui a relancé la
machine avec l’acquisition pour 15,3 milliards de dollars d’XL Group, un groupe
d’assurance et de réassurance basé aux Bermudes. Reste à voir si ce mouvement en
entraînera d’autres. n
l
RETROUVEZ JEUDI
ABN Amro, l’OPA qui a viré au fiasco
FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Mercredi 22 août 2018
séAncE du 21 - 08 - 2018
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CaC larGe 60 : 6020,96 (0,53 %)
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Date De ProroGation : 28 août
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% an
bpa
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- 3,64
195,5
182,45
- 35,39
66,48
38,63
3,11
- 13,82
22,29
17,895 4,58
- 2,52
88,8
77,56
2,12
- 2,19
24,87
20,26
2,05
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
B 4,53
4,69
85171
4,69
40.789.901
4,51
B 7,15
7,16
32868
7,19
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
7,09
aBiVaX (abvX) g
B 6,68
6,7
6048
6,72
fr0012333284
9.904.229
6,65
acantHe DeV. (acan) g
c 0,59
0,63
177014
0,63
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,586
actia GrouP (ati) g
c 8,48
8,39
5033
8,48
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
8,39
aDocia (aDoc) g
B 18
17,54
80951
18,24
fr0011184241
6.916.753
17,44
aéroPorts De Paris (aDp) !
a 191,7
193
67166
195,6
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
191,3
air France-Klm (af) !
a 8,986
9,13
4197475
9,226
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,95
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 65,9
65,3
18612
65,9
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29/06/18 0,49 20.291.990
65,1
aKWel (aKW) g
B 22,5
22,5
7751
22,55
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
22,35
alD (alD)
a 16,1
16,04
138445
16,15
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
15,91
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 29
29
1252
29,15
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
28,95
alstom (alo) LR
a 37,27
37,68
448591
37,9
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
37,2
altarea (alta) g
a 183
183,8
3061
184,2
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
182,2
alten (ate) !
a 87,1
87,4
29997
88
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
86,95
altran tecHnoloGies (alt) ! a 9,345
9,26
851149
9,435
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
9,21
amPlituDe surG. (ampli) g
3,23
3,2
10662
3,24
fr0012789667
46.929.852
3,2
amunDi (amun) !
a 60,8
60,66
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79461
60,8
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
60,14
aPril GrouP (apr)
B 12,55
12,65
272
12,65
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
12,55
arcHos (JXr) g
c 0,729
0,735
231506
0,745
fr0000182479
42.561.334
0,719
arKema (aKe) L
a 106,75
106,75
95678
107,1
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
106
artPrice.com (prc) g
c 14,16
14,14
8868
14,56
fr0000074783
6.651.515
14,12
assYstem (asY) g
B 27,25
27,35
oPa 24/11/17
784
27,55
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
27,15
atari (ata)
c 0,459
0,456
966372
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fr0010478248
255.105.360
0,456
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c 38,7
38,8
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c 7,18
7,28
239
7,3
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27/06/18 0,15 12.017.008
7,18
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c 0,228
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B 18,52
18,52
816
18,68
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
18,52
Bénéteau (ben)
a 14,22
14,28
115940
14,52
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
14,1
Bic (bb) !
a 78,55
79,45
86454
80,05
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
78,35
BiGBen int. (biG) g
c 10,64
10,74
15078
10,88
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.060.784
10,62
BiomérieuX (bim)
a 73,5
73,4
89481
73,9
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
73,2
Boiron (boi) g
a 68,5
68,4
4089
68,5
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
68,2
Bolloré (bol) !
a 4,126
4,1
931177
4,158
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
4,098
BonDuelle (bon) g
B 28,9
28,8
7597
29,4
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
28,7
Bureau Veritas (bvi) L
a 22,36
22,5
283955
22,57
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
22,33
Burelle sa (bur)
a 1320
1310
24
1325
fr0000061137
05/06/18 16 1.853.315
1310
carmila (carm)
c 23,2
23,15
5250
23,25
fr0010828137
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23,1
casino (co) LR
a 31
31,5
563562
31,68
fr0000125585
18/05/18 1,56 109.729.416
30,71
catana GrouP (catG) g
c 2,875
2,815
77033
2,875
fr0010193052
30.514.178
2,805
cGG (cGG) !
c 2,35
2,436
3687785
2,448
fr0013181864
699.326.544
2,304
cHarGeurs (cri) g
c 23,28
23,56
15275
23,98
fr0000130692
26/04/18 0,35 23.501.104
23,28
cHristian Dior (cDi)
a 371,8
372,8
eX D oP 08/06/17
4867
374,5
fr0000130403
17/04/18 3,4 180.507.516
370,4
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/150818
fr0010557264
aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 3,35 - 43,76
+ 8,56
11,15
- 54,33
4,05
+ 0,28 + 14,01
- 2,98
7,48
+ 16,99
6,27
- 0,3 - 22,36
+ 0,45
9,87
- 34,31
6,48
+ 4,31 - 26,74
- 2,17
0,87
- 11,27
0,562
- 1,06 + 20,2
+ 7,02
9,08
+ 10,98
6,83
+ 3,91 + 22,23
- 1,24 21,3
- 2,56 13,28
+ 0,73 + 21,77
- 1,83 202,6
+ 33,61 156
+ 1,97 - 32,77
+25,9
14,51
- 28,36
6,646
- 0,61 + 41,04
+ 5,66 68,8
+ 51,02 46,2
- 33,25
- 3,85 36,8
- 32,84 21,1
+ 0,25 + 24,2
+ 5,39 16,64
+ 18,2
12,54
+ 0,17 - 11,26
- 3,01 36,1
+ 10,6
27,3
+ 0,91 + 8,89
- 1,72 41,52
+ 25,75 32,79
+ 0,55 - 11,68
- 6,22 218,5
- 3,34 178,2
+ 0,23 + 25,56
+ 1,22 92,8
+ 20,32 69,5
- 0,8 - 25,93
+ 7,42 13,681
- 29,02
8,13
- 1,24 - 9,6
+ 6,31
4,4
- 34,16
2,9
+ 0,03 - 14,14
+ 3,2
77,66
- 8,56 57,74
- 13,95
- 3,44 16,4
- 6,3
12,3
+ 2,8 + 13,08
- 9,26
1,576
- 14,53
0,65
+ 0,33 + 5,12
+ 3,14 112,9
+ 13,56 94,82
- 16,08
- 0,42 17,88
- 16,63 13,16
+ 0,55 - 8,59
+ 0,55 33,05
- 16,18 25,1
- 0,22 + 26,67
-11,28
0,948
+ 26,67
0,367
+ 0,65 + 12,14
- 1,9
43,3
+ 33,75 33,55
+ 1,68 - 15,45
- 5,21
9,3
- 3,83
6,94
- 1,32 + 7,14
- 7,02
0,477
+ 25
0,21
- 0,86 - 18,77
- 6,28 23,1
- 21,19
17,82
+ 0,42 - 28,4
+ 8,35 23,2
+ 3,85 12,38
+ 1,15 - 13,32
- 2,46 99,05
- 20,75 73,05
+ 0,37 - 22,12
- 2,36 16,2
+ 9,15
10,3
- 0,41 - 1,73
- 0,14 82,2
+ 17,48 59
+ 0,15 - 8,62
- 0,87 78,5
- 14,82 66,1
- 0,92 - 9,45
+ 6,22
4,798
+ 4,99
3,8
- 0,35 - 34,66
- 9,58 47,8
- 18,04 28,05
+ 0,49 - 1,27
- 1,88 24,28
+ 14,65 20,39
- 0,38 + 3,15
- 3,68 1420
+ 11,21 1255
- 0,43 - 0,28
- 1,07 25,35
- 2,89 22,4
+ 2,04 - 37,7
-11,39 53,48
- 38,5
30,37
- 2,09 - 7,1
- 2,76
3,611
+189,64
2,697
+ 4,1 + 59,44
+13,94
4,1
+107,49
1,295
+ 1,29 - 6,91
- 7,02 28,64
+ 1,77 22,1
+ 0,19 + 22,41
+ 1,58 383,8
+ 46,6 291,6
- 7,56
7550
- 3,85 6550
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
claranoVa (cla) g
c 0,84
0,845
1493840
0,858
393.613.788
0,84
a 19,95
19,92
254229
20
fr0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
19,85
coFace (cofa) g
a 7,91
8,05
213833
8,08
fr0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
7,9
colas (re)
a 169,4
170
640
170,6
fr0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
168,4
Dassault aV. (am) !
a 1542
1542
4433
1544
fr0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
1532
Dassault sYstèmes (DsY) LR a 135
133,8
213927
135,05
fr0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
133,3
DBV tecHnoloGies (Dbv) !
B 33,9
35,88
149341
36,36
fr0010417345
30.006.352
33,54
DericHeBourG (DbG) g
B 4,75
4,754
480936
4,82
fr0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
4,73
DeVoteam (Dvt) g
c 108,8
107,4
2081
108,8
fr0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
107,4
Dir. enerGie (Dir)
42,02
42,06
14408
42,06
fr0004191674
01/06/18 0,35 44.832.479
42
DnXcorP (DnX) g
c 6,48
6,3
2430
6,58
fr0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
6,3
eDenreD (eDen) !
a 35,15
34,77
318215
35,31
fr0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
34,76
eDF (eDf) LR
a 13,39
13,725
eX-Ds 7/03/17
2445942
13,785
fr0010242511
25/05/18 0,31 3.010.267.676
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eiFFaGe (fGr) LR
a 94,5
95,88
248542
96,36
fr0000130452
22/05/18 2 98.000.000
94,4
eKinoPs (eKi) g
3,18
3,235
17870
3,255
fr0011466069
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3,18
elior (elior) !
a 14,3
14,52
279978
14,6
fr0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
14,15
elis (elis) !
a 19,5
19,42
191143
19,58
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eos imaGinG (eosi)
c 3,53
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eramet (era) !g
a 76,7
79,15
122763
79,5
fr0000131757
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73,9
erYtecH PHarma (erYp) g
B 9,05
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45374
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fr0011471135
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9,05
esi GrouP (esi) g
c 40,75
40,8
446
40,8
fr0004110310
5.955.072
40,4
eurazeo (rf) !
a 65,2
65,55
85388
65,85
fr0000121121
30/04/18 1,25 78.030.886
65
euro ressources (eur)
c
+ 1,32 + 72,45
- 3,98
1,223
+ 97,89
0,491
+ 0,05 + 3,45
+ 3,05 21,62
+ 0,5
18,41
+ 2,03 - 9,69
-12,21 10,76
- 0,49
7,5
+ 0,95 - 6,34
- 2,63 192
- 2,69 168,4
+ 0,85 + 18,81
- 7,16 1729
+ 19,75 1267
- 0,82 + 51,03
+ 3,8 135,05
+ 61,77 87,52
+ 6,03 - 14,36
+20,16 47,38
- 51,57 28,54
+ 0,51 - 47,83
- 7,69
9,18
- 41,37
4,57
- 1,29 + 43,49
+ 2,68 110
+ 43,28 72,5
+ 0,14 + 6,51
+ 0,05 42,8
- 18,01 28,3
- 2,78 + 0,8
- 7,35 10
+ 7,69
5,8
- 1,05 + 43,8
+22,34 35,95
+ 58,23 23,74
+ 2,31 + 31,72
+12,18
13,785
+ 49,01
9,832
+ 1,5 + 4,97
+ 1,42 101,7
+ 15,32 87
+ 2,05 - 30,88
- 4,15
5,49
- 35,94
3,1
+ 1,11 - 15,7
+ 8,76 19,71
- 36,23
11,59
- 0,46 - 15,62
+ 4,35 23,94
- 1,42 17,94
+ 1,71 - 25,21
-17,63
5,92
- 26,29
3,49
+ 4,35 - 20,07
-25,75 167,2
+ 42,79 70,25
+ 1,59 - 50,03
- 2,68 19,57
- 61,48
8,61
+ 0,12 - 12,26
- 4,23 48
- 7,9
34,8
+ 0,54 - 10,61
- 4,03 82,286
- 2,9
63,5
- 8,29
- 0,62
3,61
fr0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
- 9,07
3,14
euroFins scientiFic (erf) !
a 455,4
461,8
+ 1,41 - 9,02
15875
462,8
- 1,37 545,5
fr0000038259
28/06/18 2,04 17.643.914
455,2
- 4,29 382,2
euroPcar GrouPe (eucar) !
a 8,58
8,685 + 0,99 - 15,27
191794
8,79
- 0,69 11,78
fr0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
8,535 - 26,71
8,095
eurotunnel (GrouPe) (Get) LR a 11,045
11,1
+ 0,73 + 3,54
651372
11,14
- 5,13
12,49
fr0010533075
22/05/18 0,3 550.000.000
11,015 + 13,54 10,11
eutelsat com. (etl) L!
a 20,82
20,6
- 0,91 + 6,76
347497
20,88
+ 8,68 20,88
fr0010221234
21/11/17 1,21 232.774.635
20,57
- 14,77 15,275
eXel inDustries (eXe) g
B 106
106,5
+ 0,95 - 8,19
1188
106,5
+ 5,97 125,5
fr0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
106
+ 5,36 87,8
Faurecia (eo) !
a 54,1
53,88
- 0,44 - 17,27
264948
54,1
- 8,09 76,98
fr0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
53,68
+ 10,81 52,38
FFP (ffp) g
a 113,2
113,6
+ 0,35 + 13,26
1840
113,6
+ 5,58 117,6
fr0000064784
22/05/18 2 25.072.589
112,4
+ 31,63 94,5
FiGeac aero (fGa) g
B 13,94
14,2
+ 1,87 - 24,83
+ 7,25 19,5
11558
14,2
fr0011665280
31.839.473
13,94
- 20,13
13,14
Fin. oDet (oDet)
a 870
870
+ 0,46 - 11,76
124
878
+ 7,14 1090
fr0000062234
07/06/18 1 6.585.990
868
+ 0,58 786
Fnac DartY (fnac)
a 74,35
76,75
+ 2,74 - 23,78
21986
77,15
- 3,7 106,6
fr0011476928
26.792.938
74,35
- 2,07 72,7
Foncière Des murs (fmu)
a 26,7
26,4
- 1,12 - 7,76
1000
26,7
- 0,38 29,9
fr0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
26,4
+ 0,04 25,3
Foncière Des réGions (fDr) ! a 90
90,4
+ 0,56 - 4,32
92940
90,7
+ 2,79 97,3
fr0000064578
15/05/18 4,5 75.278.579
89,85
+ 9,94 84,6
Foncière lYonnaise (flY)
a 59
59
+ 8,04
135
59
+ 1,72 63,4
fr0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
58,4
+ 6,9
54,4
FromaGeries Bel (fbel)
a
/200818
- 8,98
+ 0,45 565
fr0000121857
18/05/18 7 6.872.335
- 19,44 436
Futuren (ftrn) g
c 1,13
1,13
n/P reGr.
2754
1,135
1,14
fr0011284991
277.776.587
1,13
- 0,88
1,125
Geci international (Gecp) g
c 0,172
0,174 - 0,57 + 93,33
874593
0,175
+ 1,16
0,32
fr0000079634
01/10/01 0,1 149.898.521
0,168 - 13
0,09
Gecina (Gfc) !
a 147,1
146,2
- 0,34 - 5
47613
147,1
+ 1,46 161,9
fr0010040865
12/06/18 2,65 76.162.901
145,9
+ 12,68 137,3
Gemalto (Gto) L
a 49,77
49,8
+ 0,06 + 0,61
135637
49,92
- 0,16 50,38
nl0000400653
22/05/17 0,43 90.785.956
49,74
+ 12,95 49,1
GenFit (Gnft) !
B 23,4
23,36
- 2,34
63633
23,46
- 4,58 28,28
fr0004163111
31.166.437
23,16
- 3,27 22
GensiGHt (siGht)
c 2,1
2,1
- 66,02
10719
2,12
- 5,41
7,68
fr0013183985
24.766.723
2,1
- 56,61
2,09
Genticel (Gtcl) g
1,63
1,618
- 1,82 - 2,53
80352
1,63
- 0,12
2,08
fr0011790542
77.850.006
1,584 - 13,01
1,42
fr0004026714
cnP assurances (cnp) !R
2,79
1,43
1,01
1,07
1,33
3,43
1,72
0,93
1,14
2,59
4,12
2,13
2,16
3,66
0,62
2,06
1,08
1,75
4,34
0,93
0,46
2,34
0,49
1,56
2,49
1,22
4,95
1,06
0,91
2,73
4,22
4,22
4,82
0,99
0,43
2,95
0,84
0,83
22,22
1,78
1,09
2,09
2,89
1,91
2,91
1,91
15
0,52
1,75
2,7
5,87
1,48
2,04
1,76
0,12
1,57
4,21
11,82
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
Gl eVents (Glo) g
B 23,3
23,5
4196
23,5
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
23,1
GrouPe crit (cen) g
B 70,5
69,6
3465
70,7
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
69
GrouPe Flo (flo) g
c 0,265
0,257
eX D s 13/06/17
5150
0,267
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,256
GrouPe GorGé (Goe) g
B 13,96
13,96
4560
14
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
13,86
GrouPe lDlc (lDl) g
c 17,32
17,42
nom.
13719
17,6
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
17,28
GrouPe PartoucHe (parp)
26,1
25,6
reGr.
1645
26,1
11/09/17 0,31 9.627.034
25,5
fr0012612646
Gtt (Gtt) !g
a 58,95
59,2
24559
59,5
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
58,9
Haulotte GrouP (piG)
B 12,36
12,58
2964
12,58
fr0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
12,36
HiGH co (hco) g
c 5,65
5,66
15876
5,75
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,65
HuBWoo (hbW) g
c 0,179
0,179
3291
0,179
fr0004052561
136.345.527
0,179
icaDe (icaD) !
a 82,8
82,95
21406
83,2
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.531.428
82,75
iD loGistic (iDl) g
B 146,2
146,2
497
146,8
fr0010929125
5.628.475
145,4
iliaD (ilD) !
a 128,3
127,05
115601
128,3
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
125
imerYs (nK) !
a 62,75
64
130781
64,05
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
62,45
inGenico GrouP (inG) LR
a 67,28
66,48
277058
67,42
fr0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
66,48
innate PHarma (iph) g
B 4,7
4,752
83532
4,806
fr0010331421
57.600.100
4,672
insiDe secure (insD)
c 2,74
2,69
50044
2,74
fr0010291245
44.119.162
2,66
inter ParFums (itp) g
B 39,2
39,7
7895
39,8
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
39,05
iPsen (ipn) !
a 147,75
145,75
71347
147,75
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
145,75
iPsos (ips) !
a 29,26
29,26
36296
29,44
fr0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
29,14
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 24,05
24,5
7051
24,55
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,05
JcDecauX (Dec) !
a 27,84
27,64
46201
27,84
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
27,56
KauFman & BroaD (Kof)
B 44,08
44,34
16430
44,46
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
44
KlePierre (li) LR
a 31,5
31,51
364875
31,64
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
31,4
Korian (Kori)
a 28,2
28,18
39255
28,4
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
28,1
laFarGeHolcim (lhn) L
a 42,02
42,74
100600
43,07
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
42,02
laGarDère (mmb) !
a 25
25,34
235504
25,42
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
24,99
latecoere (lat) g
c 4,05
4,065
37179
4,09
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
4,01
le Bélier (beli) g
c 48,25
49,2
1319
49,2
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
48,15
lna santé (lna) g
B 56,6
56,6
3056
56,7
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
56,2
lectra (lss)
22,8
B 22,7
15641
23,15
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22,45
lineData sVices (lin) g
B 35,6
35,7
3829
35,8
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
35,5
lisi (fii) g
a 32,6
32,45
20313
32,65
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
32,05
lumiBirD (lbirD) g
c 15,34
15,92
17831
15,96
fr0000038242
15.884.557
15,16
m6-métroPole tV (mmt) !
a 17,65
17,77
82686
17,84
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,53
maisons Du monDe (mDm)
B 23,8
24,24
111259
24,36
18/06/18 0,44 45.241.894
fr0013153541
23,74
maisons France conF. (mfc) g B 46,4
47,25
3712
47,3
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
46,4
manitou (mtu) g
B 32,45
32,05
7381
32,5
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
32,05
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 6,45
6,44
30129
6,5
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,42
mauna Kea (mKea)
c 2,76
2,86
32688
2,86
fr0010609263
23.147.338
2,76
mercialYs (merY) g
a 14,94
14,97
61897
15,06
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
14,93
mersen (mrn) g
B 33,25
33,9
22139
34,05
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
33,25
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,02
2,03
15145
2,03
fr0004177046
23.261.500
2,005
nanoBiotiX (nano) g
B 15,18
16,44
200573
16,52
fr0011341205
19.633.373
15,04
natiXis (Kn) LR
a 5,862
5,862
3743190
5,888
fr0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
5,816
natureX (nrX) g
B 135
135
1062
135,4
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,8
netGem (ntG) g
c 1,86
1,82
5353
1,86
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,82
neXans (neX) !
a 27,99
28,6
201582
28,77
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
27,97
neXitY (nXi) !
a 52
51,95
55602
52,25
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8,94
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63,5
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B
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srD suite
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ouv
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vol.
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B
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40,3
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294
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0,53
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7,63
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Autres Valeurs de la Zone euro
Gemalto (Gto) L
nl0000400653
noKia (noKia) R
fi0009000681
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lu0088087324
a 49,77
135637
22/05/17 0,43 90.785.956
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31/05/18 0,13 5.839.404.303
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23/04/18 0,68 359.506.172
49,8
+ 0,06 + 0,61
49,92
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- 9,33
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17,44
- 8,93 10,55
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11,82
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15,70
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VALeurs Zone InternatIonale
General electric (Gne)
10,72
4356
usD 15/06/18 0,08 8.691.081.000
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laFarGeHolcim ltD (lhn) L
a 42,02
100600
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
scHlumBerGer (slb)
a 54,2
843
an8068571086
usD 05/06/18 0,5 1.434.212.164
stallerGenes Greer (staGr) a 27,15
1656
Gb00bZ21rf93
19.738.742
us3696041033
HsBc (hsb)
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56,2
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- 3,21
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+ 0,25
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51
- 29,5
41,7
22,6
1,29
52,19
4
3,45
24 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 22 août 2018 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
EuronExT hors srd
isin
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c
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c
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c
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9
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c
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cnimg
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c
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1
cr morbihan
c 80,99 80,99 80,99
80,99
2
cr nord france
b 21,55 21,55
21,15
21,15 - 1,4
4858
cr norm. seine
c 128,9 128,9
128,88 128,88 - 0,08
3
cr paris idf
b 91,7
91,79
91,4
91,4 - 0,33
538
cr rhône-alpes
c 197,54 197,54 197,54 197,54 + 0,01
1
cr toulouse
c 111,78 112
111
111,8
190
cr tour. poitou
c105,8 105,8 104,82 104,82 - 0,93
81
crosswood
c
4,06
cs-com. et syst.g
c 6,82 6,96
6,82
6,94 + 1,76
16651
daletg
c 14,6
14,6
14,6
14,6
3
dane-elec memoryg c
0,56
deinove
2,54 2,57
2,53
2,55 + 1,39 30406
delta plus group b 50,5 50,5
50
50,5
156
digigram
c 0,785 0,785 0,785
0,785
2600
dms
c 1,19
1,195
1,19
1,195+ 0,42
3350
docks pétroles a c550 550
550
550
+ 0,92
2
dom securityg
c 59
59,4
58,2
58,8 - 0,34
500
ecag
c 15,4
15,6
15,4
15,5 + 0,65
4965
egideg
c 2,17
2,18
2,17
2,18 + 0,46
1014
elect. strasbourg b 115,5 116
115
115 + 0,44
322
electro powerg
c 11,1
11,1
10,85
11
3192
encres dubuitg
c 5,86 5,9
5,7
5,86 + 1,03
4693
essog
b 45,95 45,95 45,35
45,35 + 0,44
707
eurasia fonc inv
c
0,25
euromedis groupeg c 6,85 6,85
6,8
6,8 - 0,73
373
europacorpg
c 1,74
1,795
1,72
1,775+ 2,6
87966
exacompta clairef. c 122
122
122
122
30
expl. prod. chim.
c840 850
840
850
- 1,16
40
expl. prod. chim.
c 815
825
815
825
22
f.i.e.b.m.
c
6,9
f.i.e.b.m.
c
128
f.i.p.p.
c 0,295 0,31
0,295
0,31 + 3,33
121222
fauvet-girel g
c 26
26
26
26
+ 8,33
25
fermentalgg
3
3
2,98
2,99 - 0,33
4766
fermière cannes
b
1610
fiducial office
c 28
28
28
28
1
fiducial re
b 195
195
195
195
1
fin. moncey
a5850 5850 5850
5850 + 4,46
1
finatis
b 47,2
47,2
47,2
47,2 + 0,43
1
fleury michon
b 50,2 50,2
50,2
50,2
1
foncière 7 inv.
c
1,63
foncière atland
c 114
114
114
114
- 2,56
1
foncière euris
b 31,8
31,8
31,8
31,8
601
foncière inea
b 40
40
39,9
39,9
40
foncière paris nord c 0,044 0,045 0,043
0,044- 3,08 114830
foncière r-paris
c
34,97
foncière volta
c
4,1
française energie c 14,7
14,8
14,65
14,65
1125
frey
b 28,8 28,8
28,8
28,8
13
fsdv
c
49
galimmo
c 24,2 24,2
24,2
24,2
1
gaumont
b 144
144
139,5
141,5 - 1,74
880
gea
c 96,2 96,2
94,2
94,2 - 1,88
279
generixg
c 3,6
3,63
3,56
3,57 - 0,83
3692
genomic visiong
0,9
0,92
0,873
0,9 + 2,51 328512
gérard perrier
c 60
61,4
60
60
378
gfi informatiqueg b 8,08 8,1
8,08
8,08
3001
graines voltZ
c 38,8 38,8
38,6
38,6 - 0,52
54
groupe ird
c 25,2
25,2
25,2
25,2
1
groupe jaj
c
1,85
groupe openg
c 29,7
29,8
29,45
29,65 + 0,51
3533
groupe piZZorno
c 21
21,1
21
21,1
96
groupe sfpig
c 3,13
3,15
3,13
3,15 + 0,64
2901
guerbetg
b 57,4 59,3
57,3
57,4 - 0,69
3962
guillemot corp.g
c 5,24 5,3
5,16
5,2
7512
guy degrenne
c 0,183 0,183
0,183
0,183
1
hf companyg
c 7,08
7,2
7,08
7,2 + 1,41
5629
hipay group
c 14,75 15,05 14,4
14,45 - 0,35
1768
hopscotch groupeg c 7,6
7,6
7,58
7,58 - 0,26
261
idi
b 44
44,5
43,8
44,5 + 1,14
1637
ige + xaog
c
136,5
immo. dassault
b 53,8 53,8
52,4
52,4 - 2,6
864
immo. hôtelière
c
1,04
ind. fin. ent.
c
67,5
infotelg
c 49,15 49,15
49
49
- 0,2
1612
innelec mult.g
c 5,7
5,8
5,7
5,76 + 1,05
1704
installux sa
c
372
intexa
c
2,32
inventiva
b 8,6
8,98
8,6
8,8 + 5,01
25868
it linkg
c 8,08 8,08
8,04
8,04 - 0,74
615
itesoftg
c 3,8
3,8
3,8
3,8
1
its groupg
c 7,4
7,42
7,4
7,42 + 0,27
6
jacques bogart
c 6,28 6,36
6,22
6,26 - 2,19
2933
keyrusg
c 6,06 6,1
6,02
6,06
2599
la foncièreverte c
57
lacroix sa
c 27,4
27,7
27,1
27,4 + 1,48
1992
lafuma
c 23
23
23
23
205
lanson-bcc
b 31,4
31,4
31,2
31,2 - 0,64
104
laurent-perrier
b 112
112
111
111
- 0,89
115
le tanneurg
c
2,1
lebon
c142,5 142,5 140
140,5
596
les hôtels de paris c
2,2
les nx constr.
b 48,2 48,4
47,6
48,3 + 0,21
259
lexibookg
c 0,94 0,94
0,9
0,9 - 5,26
3501
locindus
b
25
malteries fr-b
c500 500
500
500
- 1,96
3
manutan inter.g
b 70,8
72,6
70,8
72
+ 1,7
744
maurel & prom!
a 5,83 5,94
5,8
5,91 + 1,37
112533
mcphy energyg
6,05 6,37
6,04
6,29 + 4,31
39112
actions
françaises
EuronExT hors srd suite
isin
fr0000061244
fr0000052623
fr0000064404
fr0010298620
fr0000077570
fr0011584549
fr0000064180
fr0004034320
fr0000060196
fr0000037970
fr0011341205
fr0013018041
fr0000120560
fr0004050250
fr0012789386
fr0010298901
fr0010428771
fr0000075392
fr0013190410
fr0010609206
fr0013318813
fr0010263202
fr0000038465
fr0011027135
fr0000053514
fr0000066441
fr0012432516
fr0000060832
fr0004044600
fr0012613610
fr0010380626
fr0010211615
fr0000044471
fr0000075954
fr0000039091
fr0013344173
fr0000060071
fr0000060121
fr0006239109
fr0000039109
fr0004175842
fr0011950682
fr0000060790
fr0000074122
fr0013214145
fr0004016699
fr0010209809
fr0000072563
fr0000078321
fr0000038804
fr0000075517
fr0000065864
valeur
ouv
+ht +bs
mecelec
c 1,745 1,745
1,63
medasysg
c 0,385 0,385 0,381
média 6
c 13,55 13,6
13,55
memscapg
c 1,95
1,96
1,92
micropoleg
c 1,35
1,35
1,335
mndg
2,19
2,4
2,19
moul. strasbourg c645 645
645
mr bricolage sa
b 12,45 12,45
12,45
mrm
c 1,51
1,51
1,5
musée grévin
c
nanobiotixg
b 15,18 16,52
15,04
navya
b 6,791 6,849 6,791
neopost!
a 22,88 23,06 22,46
neuronesg
b 23
23,1
23
nextstage
c103
103
103
officiis propertiesg c 1,6
1,6
1,6
ol groupeg
c 2,92 2,94
2,88
orapig
c 8,9
8,9
8,64
orchestra-pre.
c 1,31
1,32
1,25
orege
3,4
3,4
3,4
paragon id
c 29,85 29,85 29,5
c 83
83
83
parefg
passat
c 4,14
4,29
4,14
patrimoine & com
b 19,8
19,9
18,6
pcas g
c
poujoulat
c
poxelg
c 6,92
7,1
6,89
precia g
c
prismaflexg
c 17,55 17,55
17,4
prodways group
b 4,315 4,32
4,27
prologueg
c 0,629 0,635 0,621
quotium tech.
c
ramsay gds
b 19,1
19,7
19,1
riberg
c 3,45 3,53
3,45
robertet sa
b508 508
504
roche bobois
b 22,2 22,4
22,2
s.a.m.s.e.
b 157
157
157
sabeton
c 25,2
25,2
25,2
c 6,95
7,1
6,95
scbsmg
séché env.g
b 28
28
27,9
selectirente
c 71,5
71,5
71,5
sergeferrari group c 8,98 9
8,9
signaux girod
c 25,8 26
25,2
sii
c 25,9 26,1
25,8
smcp
a 23,845 24,08 23,695
smtpcg
b 20,4 20,85 20,25
soc. fr. casinos
c
sodifrance
c
soditech ing.
c
sofibus
c
14,8
14,8
soft computingg c 14,8
sogeclairg
c 34,8 36,3
34,8
clôt écart vol
1,735- 0,86
300
0,381 - 1,04
2
13,6 + 0,37
301
1,96 + 0,51
4901
1,35
4158
2,33 + 6,64 222828
645 + 7,5
5
12,45 + 0,4
1
1,5 - 2,6
2201
77
16,44 + 9,31 200573
6,8 + 0,15
1331
22,86 + 0,18
71263
23,1
2240
103
10
1,6 + 0,63
1
2,94 + 1,03
31594
8,64 - 2,7
1664
1,32 + 0,76
39192
3,4
90
29,85
14
83
1
4,23 + 2,67
1519
19,2 - 2,54
4703
isin
fr0000131732
fr0000063307
fr0004529147
fr0004037182
fr0000066482
fr0000060949
fr0000064388
fr0000039240
fr0000036816
fr0010127662
fr0000079147
fr0000054215
fr0000034548
fr0000074197
fr0000062465
fr0004186856
fr0000066680
fr0000050049
fr0000035719
fr0000065765
fr0004183960
fr0011995588
fr0004034072
fr0011471291
valeur
spir com.
tayninh
tessig
thermocompactg
tipiak
tivoly
tonna elect.
toupargel groupe
tour eiffel
txcellg
u10g
unibel
union fin. fr. bque g
utig
verneuil part.
vetoquinolg
videlio (ex:iec)
viel et cieg
viktoria investg
visiodentg
voluntis
voltalia
xilam animationg
ymagisg
ouv
+ht
c 2,75
2,75
c
b180
180
c
c 88
88
c 36
36
c
c 3,72
3,72
b 50,2 50,4
2,42 2,435
c 3,21
3,21
a
b 28
28,2
c 0,614 0,628
c
b 51,6 52,8
c 1,66
1,66
c 5,42 5,42
c
c
c 12,05 12,1
b 9,8
9,95
c 44,75 46,2
5,42
5,42
+bs
2,75
us4282911084
us4567881085
ma0000011488
us58933y1055
us7427181091
lu0934195610
us9098831004
ch0008175645
ga0000121459
us91912e1055
bmg9887p1068
actions
françaises
EuronExT hors srd suite
clôt
2,75
écart vol
5067
1,36
177,5
+ 0,84
114
87,5
35,8
87,5 - 0,57
35,8 - 0,56
2
185
3,72
50,2
2,42
3,21
3,72 + 0,54
50,4 + 0,4
2,425- 0,21
3,21
180
35,5
7,06 + 2,17
+ 2,94
17,4 + 1,75
4,32 + 1,53
0,625- 0,32
54033
200
1
171
59886
351
117
14324
31629
21
19,7 + 3,14
3,48 + 0,58
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157
25,2 + 0,8
7,1 + 1,43
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9
25,7 + 0,39
26
+ 0,39
24,08 + 0,65
20,25 - 2,17
226
13916
102
262
6
3
4939
637
1
302
2484
5424
22904
6801
2,6
19,2
0,87
188
50
429
14,8
36,3 + 4,31
aperam
beni stabili
celyad
cnova nv
dexia
euronext
mainstay medical
montea cva
nokiaR
rentabiliweb gpg
robeco nv
rolinco
a 39,15 39,7
0,76 0,76
c 24,54 25,16
a 4,26 4,26
c 4,62 4,69
a 53,55 53,6
15
15
47,9 48,9
a 4,6
4,652
c
39,3
39,3
41,74 41,74
15,2
13,05 13,05
62
62
71,8
71,8
12,65
61
71,8
196
443
45
13,05
61 + 0,83
71,8 - 1,64
59,13
19,91
c
a 137
48,4
137,5
137
137,5
9,95
c
+ 1,1
- 4,64
215
0,02
EuronExT groWTh (sélection)
isin
fr0010641449
fr0010397760
fr0012788065
fr0012816825
fr0011053636
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fr0000035818
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fr0012819381
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fr0000077562
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fr0004155687
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fr0004171346
fr0000064529
fr0000061608
fr0004197747
fr0013263878
fr0004155240
fr0004045847
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27,9
0,614
28,1 + 0,36
0,628+ 2,28
1391
201
2,38
51,4
1,66
5,4
51,8 + 1,17
1,66 + 0,61
5,42 + 0,37
706
1
1955
4,74
2,06
12,05
9,75
44,45
5,36
12,1 + 0,83
9,94 + 1,43
45,5 + 3,18
5,4
76
129234
10476
3665
auTrEs valeurs de la Zone euro
lu0569974404
it0001389631
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be0974290224
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ie00bjys1g50
be0003853703
fi0009000681
be0946620946
nl0000289783
nl0000289817
56
c
0,41
16,1
34,6
hexcel
infosys
maroc telecom
merck and co inc
procter & gamble
rorento cdh
rusal plc
televerbier
total gabon
vale sa
Zci limited
38,51
0,76
24,5
4,26
4,6
52,6
15
47,9
4,595
39,55 + 1,96
0,76
24,76 + 0,24
4,26
4,6 - 0,22
53
- 1,21
15
48,9 + 2,09
4,648+ 0,69
39,3
41,74
39,3 + 0,18
41,74 + 0,8
2000
23515
45
2589
101783
100
valeur
agrogeneration
auplata
biocorp
biophytis
blockchain group
carbio
carmat
esker
evolis
europlasma
gaussin
groupe guillin
groupe parot
hiolle industries
hybrigenics
implanet
mastrad
neovacs
nextedia
nsc groupe
piscines desjoyaux
theradiag
umanis
vergnet
voy. du monde
ouv
0,343
0,091
9,02
2,425
0,424
8,24
26,7
60
29,9
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0,314
29,85
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4,98
0,462
0,274
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0,308
0,929
+ht
0,344
0,095
9,02
2,52
0,447
8,24
27,65
60
30
0,12
0,319
30,2
7,94
4,98
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0,278
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0,313
0,936
+bs
0,324
0,088
9
2,425
0,36
8,06
26,65
59,4
29,9
0,11
0,27
29,8
7,86
4,98
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clôt écart vol
0,339- 1,17
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9
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8,23 + 2,88
14029
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995
30
- 0,33
71
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0,281 - 9,65 2978753
30,05 + 0,84
7179
7,94 + 0,76
1064
4,98 - 0,4
1
0,47 + 1,73
4749
0,27 - 2,88
27553
0,34 - 0,59
19665
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0,93 - 0,85
8746
14,4
1,355
12
0,376
136
14,4
14,4
14,4
1,385
1,35
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12,1
12
12,05 + 0,42
0,385 0,376
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141
135
140 + 4,48
85,5
cErTiFicaT/Fonds
196176
8,98
investir 10
i10gs - Fr0011630474
Fr0013284114
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
1
7623
2358
17686
1668
0,89
0,02
136.42
99.22
VaLEurs Zone internationale
ch0008853209
sn0008626971
cm0000035113
us1491231015
sn0000033192
gb0002374006
us5324571083
ci0000053161
ch0308403085
agta record
bras. ouest afr.
brass. cameroun
caterpillar inc.
cfoa
diageo
lilly and co
forestière eq.
geneurog
b 70,5
c
b 85,5
113,5
c
30,995
70,5
70,5
85,5
113,5
85,5
113,5
1
70,5
350
85,5 - 13,64
113,5 - 0,87
500
1
3,02
31
30,995
- 0,05
31
133
91,5
c
b 5,86
750
5,86
5,8
2256
5,86
Taux ET changEs
changEs : cours au comptant
cours
bce
var.
veille
en %
var.
année
en %
dollar us
1,1531
livre sterliNg
0,897
FraNc suisse
1,1393
couroNNe daNoise
7,459
couroNNe Norv.
9,7187
kuNa croate
7,4191
couroNNe suedoise
10,519
dollar caNadieN
1,5045
yeN JaPoNais
127,409
dollar australieN
1,5684
rouble russe
77,5655
rouPie iNdieNNe
80,5176
dollar Neo-zelaNdais 1,7278
couroNNe tcheQue
25,7475
ForiNt hoNgrois
323,035
zloty PoloNais
4,2912
lev bulgare
1,9558
dollar hoNg-koNg
9,0517
WoN sud coreeN
1288,7209
Peso MexicaiN
21,7694
real
4,6072
dollar siNgaPour
1,5774
raNd sud-aFricaiN
16,7299
livre turQue
6,9892
reNMibi yuaN
7,8975
ruPiah
16812,9281
Peso PhiliPPiN
61,5472
riNggit Malais
4,7269
bath thalaNdais
37,6877
0,36
-0,10
0,04
0,01
0,24
0,02
0,05
0,42
0,75
0,23
0,78
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-0,05
0,02
-0,27
-0,40
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0,32
-0,29
1,05
0,26
0,27
0,06
0,25
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0,44
0,28
-0,40
-3,95
1,09
-2,61
0,16
-1,34
-0,18
7,10
-0,33
-5,90
2,00
12,15
5,03
2,17
0,81
3,95
2,76
-0,01
-3,52
0,61
-7,77
15,89
-1,77
12,58
53,45
1,18
3,38
2,54
-3,15
-3,59
21-08-2018
1 euro en devise
principaux taux directeurs
pays
taux de référence
taux en %
eur
eur
usd
gbp
chf
sek
dkk
jpy
cad
usd
1
1,1531
0,897
1,1393
10,519
7,459
1,2741
1,5045
gbp
0,8672
1,1149
1
1,2858
0,7777
1
0,9879
1,2704
9,1235
11,7322
6,4686
8,318
1,1049 142,068
1,3047
1,6778
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
21-08-2018
chf
sek
dkk
jpy (100)
cad
0,8778
1,0122
0,7872
1
9,2352
6,5477
111,84
1,3207
0,0951
0,1096
0,0852
0,1083
1
0,7091
12,1093
0,143
0,1341
0,1546
0,1202
0,1527
1,4101
1
0,1708
20,1705
0,7849
0,905
0,7039
0,8941
0,0826
5,8549
1
1,1809
0,6647
0,7664
0,596
0,7572
6,9927
4,9577
0,8468
1
21-08-2018
marchés monétaires
1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
Zone euro-0,34/-0,64-0,25/-0,55 -0,19/-0,49 -0,17/-0,47 -0,10/-0,40
ecarts de taux avec l’allemagne
21-08-2018
6 mois
allemagne 100,30
portugal
-0,30
france
-0,06
espagne
-0,09
italie
-0,41
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,65
0,53
0,10
0,33
1,97
-0,32
0,94
0,15
0,56
2,41
-0,07
1,38
0,22
0,84
2,80
0,24
1,55
0,35
1,09
2,95
euromts
indice
FraNce
1-3 aNs
5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
253,40 -0.12 248,89 1.94
170,59 0.01 171,84 1.54
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0.11 236,20 -0.80
284,50 0.17 284,90 -0.33
335,64 -0.02 327,74 2.43
346,02 -0.09 332,52 4.16
233,26
0.11 234,24 -0.53
var %
31/12 var %
cours a TErME de l’euro contre les principales devises
usd
gbp
chf
dkk
jpy (100)
cad
1,1531
1,1532
0,8969
0,8971
1,1392
1,1393
10,5161
10,5218
7,4578
7,4602
127,4140
127,4220
1,5044
1,5047
-0,0027
-0,0030
-0,0029
-0,0032
0,0017
0,0013
0,0270
0,0305
0,0011
0,0027
0,3298
0,2963
-0,0003
-0,0006
-0,0081
-0,0085
-0,0026
-0,0050
0,0025
0,0020
0,0284
0,0315
0,0033
0,0045
0,2934
0,2454
-0,0057
-0,0060
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-0,0179
-0,0077
-0,0080
0,0037
0,0032
0,0299
0,0319
0,0061
0,0072
0,2589
0,2129
-0,0153
-0,0159
-0,0359
-0,0366
-0,0138
-0,0142
0,0064
0,0054
0,0253
0,0246
0,0121
0,0118
0,1918
0,1156
-0,0359
-0,0367
21-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
sek
bce
taux pret marginal 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
royaume uni taux jour le jour
0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.83 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.65 %
10 ans
2.86 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.40 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.06 %
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,51
-0,54
-0,61
-0,59
-0,56
-0,46
0,00
0,67
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
1 mois
3 mois
-0,3326
-0,3279
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-0,343
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-0,3486
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-0,3532
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-0,3411
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-0,3648
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-0,3614
-0,3636
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-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
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-0,371
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-0,371
-0,37
-0,37
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-0,298
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-0,309
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-0,313
-0,325
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-0,329
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-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
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-0,328
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-0,328
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-0,326
-0,322
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tme
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1,10
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0,83
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source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
0,65
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1,00
1,11
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1,07
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0
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0
0
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20-08
21-08
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0,66
0,66
0,66
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0,65
0,65
0,65
0,65
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0,80
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0,80
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1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
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-0,362
-0,364
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-0,366
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-0,32
-0,32
-0,319
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-0,319
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-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
0,60
0,61
0,59
0,60
0,59
0,67
0,68
0,65
0,68
0,67
0,70
0,70
0,74
0,75
0,73
0,70
0,70
0,70
0,70
0,65
0,65
0,66
0,66
0,65
0,64
0,64
0,63
thor.
pub.
priv.
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,86
0,86
0,86
0,86
0,85
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
21/08
20/08
COURS PriMe Prec.
lingot
33510
0
33890
10 florins
204
0,62
204
5 dollars*
266
5,56
295
10 dollars
557
10,52
557
20 dollars
1160
15,04
1120
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1290
2,66
1277
latine
198
1,77
198
napoleon
196,9
1,2
196,9
1/2 napoleon* 106
8,96
112
souverain eli i* 261,5
6,61
260
souverain
254,5
3,75
254,8
1/2 souverain* 128
4,36
128
suisse
196,1
0,79
195,1
tunisienne*
196
0,74
196
mark*
254
5,86
254
krugerrand
1098
5,35
1098
lingotin 500grs 17250
2,95
17260
lingotin 250grs 8640
3,13
8660
lingotin 100grs 3395
1,31
3470
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
494,99
498,85
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
25 559
25 856
Fix2
25 497
25 946
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
22 298
22 391
Fix2
22 226
22 288
London BuLLion MarKET
21/08
20/08
argent (eN ceNts Par oz)
Fixage
1 471
1 466
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 191
1 184
palladium (eN dollars Par oNce troy)
912
922
cathodes : 5413 a coMPter du 21/08/
autres demi produits cuivreux :
620,52 dePuis le 21/08
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 519,27 dePuis le 21/08
528,48 dePuis le 21/08
base laMiNé laitoN 70/30
base laMiNé laitoN 85/15
574,5 dePuis le 21/08
base laMiNé broNze 94/6
706,24 dePuis le 21/08
base laMiNé broNze 94/4
677,66 dePuis le 21/08
London METaL ExchangE
21/08
20/08
alliage d`alumin. (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
aluminium (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
18825-18850
18845-18855
2885
cash
3 Mois
vol.
13550-13560
13640-13650
245724
cash
3 Mois
vol.
settleMeNt
20/08
14,74
14,84
14,87
14,93
15
settleMeNt
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
21/08
788,4
792,6
796,5
802,5
808,3
20/08
1190
1197,3
1208
1213,8
1231,6
settleMeNt
20/08
795,6
799
801,1
795
782
18675-18680
18695-18700
2895
1995-1997
2018-2020
125375
13230-13240
13320-13350
246534
1975-1977
2000-2002
125400
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2381,5-2382
2383-2383,5
250700
2359-2360
2355-2356
251425
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt
21/08
aout 18
1190,5
déc. 18
1196
avr. 19
1206
JuiN 19
1212,1
déc. 19
1235,6
platine (eN dollars Par oNce)
antimoine 99,65% (par tonne)
8100
8100
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
33,25
33,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
29,25
29,25
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
19,05
19,05
silicium (par tonne)
2000
2000
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
21/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
21/08
sePt. 18
14,73
déc. 18
14,83
JaNv. 19
14,91
Mars 19
14,93
Mai 19
15
or (eN dollars Par oNce)
5842-5844
5877-5878
258850
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
21/08
2,68
2,7
2,71
2,71
20/08
2,66
2,67
2,68
2,69
vol
343
141
78
18679
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
21/08
18820
20/08
18750
20/08
éLEcTriciTé
5962-5963
6000-6002
259250
plomb (en $ par tonne)
settleMeNt
1998-1999
2025-2026
1120250
2032-2033
2065-2065,5
1115725
platine (eN dollars Par oNce troy)
795
792
settleMeNt
1575-1580
1585-1595
13440
1549-1550
1580-1600
13440
21/08
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
clôture
20/08
40,69
46,28
clôture
clôture
21/08
67,31
67,65
74,69
74,92
20/08
67,31
67,65
74,69
74,92
vol
364004
192492
vol
produiTs péTroLiErs
sucrE
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
618
london daily price:
436
411
439,5
414,5
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
84,6
84,34
482
450
85,1
84,04
482
450
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
clôture
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
aout 19
clôture
21/08
64,45
63,83
63,6
63,1
66,73
20/08
63,8
63,58
63,35
63,1
62,8
vol
20/08
26,15
26,5
26,65
clôture
21/08
2,97
2,95
2,98
20/08
2,95
2,94
2,98
vol
vol
2
vol
21/08
10,1
10,95
11,16
11,37
11,71
20/08
10,11
10,96
11,2
11,44
11,81
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
21/08
sePt 2018 24,82
oct 2018 25,05
Nov 2018 25,16
clôture
clôture
21/08
20/08
sePt. 18
1590
1555
déc. 18
1658
1626
Mars 19 1662
1638
Mai 19
1665
1645
Juil. 19
1670
1651
new york (eN $ Par toNNe)
3264
9868
5903
2915
1146
20/08
81,75
82,8
82,95
21/08
2218
2257
2263
2270
2287
20/08
2207
2189
2195
2205
2226
vol
103
20288
7587
2176
597
vol
21/08
20/08
sePt. 18
1653
1649
7534
Nov. 18
1566
1563
12190
JaNv. 19 1554
1554
2930
Mars 19 1562
1563
1240
Mai 19
1578
1579
611
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
5
8726
1917
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
21/08
98,2
102
105,3
112,55
20/08
97
100,65
104,05
111,3
vol
9501
27638
6451
1022
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
settleMeNt settleMeNt
21/08
475,8
450,4
447,7
20/08
475,5
449,2
445,4
vol
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
21/08
20/08
112,45
115,7
629
20
117
settleMeNt settleMeNt
vol
21/08
20/08
sePt. 18
360
363
déc. 18
374,25
377,5
Mars 19 386,5
389,5
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
51333
82432
18326
settleMeNt settleMeNt
vol
21/08
20/08
sePt. 18
10,44
10,27
Nov. 18
10,54
10,4
JaNv. 19 10,68
10,66
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
427
390
20
settleMeNt settleMeNt
vol
46
156
6
settleMeNt settleMeNt
vol
21/08
182,5
178,75
182,75
390
20/08
186
0
0
veau vivaNt - bresil - brl :
145.65
le 20/08//18
betail vivaNt - cMe - usd : 1.09075
le 20/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd :1.49625
le 20/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.56475
le 20/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
rJ crb
jus d’orangE
Bois
vol
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
59
102
1
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
vol
21/08
20/08
Nov. 18
187
189,25
JaNv. 19 188,25
190,5
Mars 19 191
193,25
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
20/08
24,76
25,06
25,18
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
settleMeNt settleMeNt
caFé
new york (cont. n°2 - cents par lb)
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
vol
vol
21/08
20/08
sePt. 18
531,5
542,25
déc. 18
552,5
562,5
Mars 19 576
585,25
mais à paris (eN euros Par toNNe)
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 99.04
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
coTon
21/08
83,55
83,22
83,39
clôture
settleMeNt settleMeNt
21/08
20/08
sePt. 18
205,25
209
12954
déc. 18
207,75
211,75
31936
Mars 19 209
213,25
4213
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
vol
iNdice cotlook a : 91,35, le 21/08//18
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
42078
24305
7053
4103
2673
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
21/08
20/08
sePt. 18
259,25
262
déc. 18
266,75
269,25
Mars 19 270,5
274
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
20/08
24,04
settleMeNt settleMeNt
vol
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
powernext gas futures
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
vol
3058
1734
413
205
100
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 19/08/
Prix indicatif : 2156,93
londres (eN £ Par toNNe)
gaz naTurEL
clôture
21/08
20/08
Nov. 18
651,25
644,5
26792
Fév. 19
646,75
640,75
4993
Mars 19 645,5
639,75
2715
avr. 19
643,5
638,25
771
Mai 19
643,25
637,5
457
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
21/08
26,15
26,5
26,65
clôture
cacao
settleMeNt settleMeNt
aout 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
21/08
20/08
oct. 18
303,6
305
déc. 18
305
307,2
Mars 19 308,7
310,7
Mai 19
313,2
313,9
aout 19 319,2
318,9
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uranium nymex (en $ par lb)
21/08
Nord da 24,02
21/08
20/08
Jour
72,53
72,21
Nov. 18
72,88
72,57
99006
JaNv. 19 72,83
72,61
27280
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
clôture
20/08
18,2
uraniuM
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
clôture
21/08
18,55
powernext gas spot
produiTs péTroLiErs
clôture
londres (eN dollars Par toNNe)
624
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
sPot
céréaLEs
10,58 cts/lb
vol
112.45
21/08
20/08
195,39
194,34
reuters coM. 2335,1
Moodys coM. 5616,29
2331,14
5630,26
or iNdustriel 33569
33772
lMex
2877,9
2902,8
FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Mercredi 22 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
www.mirabaud.com
marketing@mirabaud-am.com
A la recherche d’une gestion active
de conviction ?
Tous les details de nos solutions d’investissement
à disposition ici : www.mirabaud-am.com
Pictet Asset Management
34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
255,41 20/08
LU0090689299 Pictet-Biotech
729,94 20/08
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
code isin
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
classification
code isin
classification
sicav//fcp
désignation
des valeurs
537,61 20/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
549,94 21/08
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
307,61 20/08
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
synchrony (lu)
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
256,09 20/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
361,6
21/08
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
98,7 20/08
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
113,01 20/08
LU0168449691 Pictet-greater china
553,7
20/08
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
173,14 20/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
106,64 20/08
LU0188501257 Pictet-health
280,1
20/08
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
462,67 20/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
LU0070964530 Pictet-indian eq.
542,78 20/08
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
132,31 20/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
119,5 17/08
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
97,59 20/08
LU0851564541 World equity (eur)
157,63 20/08
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
15173,31 20/08
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
162,83 20/08
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
155,62 17/08
LU1279334210 Pictet-roBotics
141,35 20/08
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
317,18 20/08
LU0338483075 Pictet-russian equities
56,08 20/08
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
145,91 20/08
LU0280430660 Pictet-clean energy
88,37 20/08
LU0256846139 Pictet-security
247,29 20/08
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,54 20/08
LU0340554913 Pictet-digital
313,87 20/08
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1234,3 20/08
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
139,04 20/08
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
151,78 21/08
LU0104884860 Pictet-Water
302,33 20/08
99,71 20/08
164,84 20/08
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
GROUPE LACROIX
Vincent Bedouin
est le nouveau présidentdirecteur général.
Vincent Bedouin, 42 ans, diplômé
de l’EM Lyon, a d’abord assuré les
responsabilités de chef de produit et responsable grands comptes chez Vivendi Universal Net. Il
a ensuite évolué au sein de
Lacroix Electronics en qualité de
responsable du marketing stratégique (2004-2005) et directeur
général (2006-2012). Devenu
directeur général de Lacroix
Groupe en 2013, il a assuré la présidence du directoire dès 2015.
Deux ans plus tard, il est devenu
président de WE Network.
chez Procter & Gamble où il fut
notamment chef de secteur et responsable des comptes clé beauté.
En 2007, il a rejoint Nokia pour y
créer le département category
management. Deux ans plus tard,
il a pris la direction des ventes et
des opérations en Afrique du
Nord, avant d’être country manager de la filiale égyptienne. En
2014, il est entré chez Microsoft
en qualité de directeur commerc i a l (c i r c u i t o p é r a t e u r) . I l a
ensuite accompagné les grands
comptes du retail français dans
leur transformation digitale.
CARREFOUR
Alexandre de Palmas
est nommé directeur exécutif
proximité de Carrefour France.
A ce titre, il intègre le comité
exécutif de Carrefour France.
QUICKBOOKS FRANCE
Florian Dadre
est désormais directeur
commercial.
Florian Dadre, 41 ans, diplômé de
l’Edhec, a démarré sa carrière
Alexandre de Palmas, 44 ans,
diplômé de l’IEP, ancien élève de
l’ENA, a œuvré à la Cour des
comptes puis au ministère de la
Jeunesse et des Sports. Il est
nommé directeur général délé-
gué de Casino Développement en
2006, puis directeur général de
Clear Channel en 2008 et directeur général du groupe Gallimard-Flammarion en 2013. Deux
ans plus tard, il est devenu directeur général concession France et
Europe du Nord de Elior.
WEDIA
Armelle Carminati-Rabasse
est la nouvelle administratrice
indépendante.
Armelle Carminati-Rabasse, 56
ans, est ingénieur de l’Ecole Centrale de Lyon et de Cornell (EtatsUnis). Aujourd’hui, elle préside le
cabinet Axites-et-Singulis et la
société d’investissements AxitesInvest. Présidente de la Fondation
Accenture en 2005, elle est,
depuis 2013, personnalité qualifiée au Conseil supérieur de l’égalité professionnelle et à l’Observatoire de la laïcité.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
ASSOCIATION
AFNIC
Benoît Ampeau
Hervé Martin
sont respectivement nommés
directeur partenariats et
innovation et directeur des
ressources humaines, qualité
de vie au travail et juridique au
sein de l’Association française
pour le nommage Internet
en coopération (Afnic).
Benoît Ampeau, 42 ans, ingénieur
diplômé de l’université de technologie de Troyes en gestion des systèmes d’information, a officié
chez Thomson Multimedia, Eli
Lilly and Company et Dyadeo. En
2013, il a intégré la direction technique de l’Afnic au sein du service
études et développement pour y
être gestionnaire de projets MOA,
puis architecte métier. Il a pris en
charge le pilotage des Afnic Labs
et la coordination du conseil
scientifique de l’Afnic en 2016.
Hervé Martin, 53 ans, diplômé de
Neoma Business School Rouen, est
titulaire d’un master en économie
du développement et du CAFDES
(diplôme de direction des établissements médico-sociaux). Au
cours de sa carrière, il a occupé des
postes de direction des ressources
humaines dans l’Assurance Chômage (1996-2005) et dans l’association ANAIS (2005-2017).
ECOLE
ICAM
Alexandre Dufer
se voit confier la direction
administrative et financière
de l’Icam.
Alexandre Dufer, 45 ans, est
diplômé de l’IEP de Paris et de
HEC. Dès 1997, il a couvert le marché français chez Salomon Smith
Barney (Citigroup) puis chez Lehman Brothers, en 2000, avant de
rejoindre, en 2006, le siège à New
York comme directeur de cabinet
au sein de l’équipe de direction. Il
est nommé responsable de la couverture des fonds souverains du
Golfe chez Nomura International
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
Téléchargez sur :
(à Dubaï) en 2008, puis directeur
de la division banque d’investment à Mumbai en 2010. Quatre
ans plus tard, il a créé une société
de conception d’algorithmes de
trading.
ILS SONT NÉS
UN 22 AOÛT
Jacques Belin, ex-directeur
général du Centre international
de Deauville, 70 ans.
Bernard Buono,
publicitaire, 63 ans.
Pascal Canfin, directeur
général du WWF France,
44 ans.
Jean-Philippe Courtois,
président de Microsoft
International, 58 ans.
Peter James, écrivain, 70 ans.
Micheline Presle, comédienne,
96 ans.
Annie Proulx, écrivaine,
83 ans.
Nicolas de Tavernost,
président du directoire de M6,
68 ans.
crible
Mercredi 22 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
LA SÉANCE DU 21 AOÛT 2018
Bourse de Paris a terminé
•enLahausse
pour la deuxième
journée d’affilée. Cela ne lui
é t a i t p a s a r r i vé d e p u i s l e
27 juillet dernier. L’indice
CAC 40, qui avait démarré la
semaine par un gain de 0,65 %,
a pris 0,54 % mardi, à
5.408,60 points. Il a ainsi effacé
les p ertes enregistrées la
semaine dernière sur fond
d’inquiétude pour la croissance
mondiale. Les volumes de transactions restent faibles avec
2,5 milliards d’euros échangés.
Sur les autres places europ éennes, Francfort a pris
0,43 % alors que Londres a
rendu 0,34 %, affecté par le
rebond de sa devise. Les marchés européens profitent des
espoirs d’une détente entre
Pékin et Washington, mais
aussi de la baisse récente du
dollar, suite à une interview de
D o n a l d Tr u m p a u p rè s d e
l’agence Reuters. Le président
américain s’est montré critique
à l’égard de la politique de
hausse des taux de la Fed. La
baisse du billet vert a favorisé la
détente sur les marchés et les
devises émergents.
Du côté des actions, il n’y a eu
que six valeurs en baisse, essentiellement des valeurs défensives, pénalisées par un retour de
l’appétit pour le risque. Sodexo
a perdu 0,89 %, Unibail-Rod a m c o 0 , 6 2 % e t Ke r i n g
0,26 %. En revanche, les cycliques ont rebondi. TechnipFMC a pris 2,60 %, SaintGobain 2,25 % et Bouygues
+1,69 %. Par ailleurs, Soitec et le
constructeur de missiles
MBDA ont annoncé la reprise
des actifs de Dolphin Integration spécialisé dans les circuits
intégrés. Soitec s’est apprécié
de 0,32 %. Natixis de son côté
n’a pas profité du rebond des
banques. Le titre n’a gagné que
0,03 %, pénalisé par un abaissement de la recommandation de
KBW à « performance de marché ». Renault a pris 0,89 %.
Berenberg a pourtant revu en
baisse son objectif de cours à
76 euros.
BHP aborde les vents contraires avec
une meilleure santé financière.
Taureau aux hormones
On peut être redevenu riche et avoir toujours du mal à tenir son budget.
C’est le cas du géant australien des ressources naturelles BHP Billiton
(minerais de fer, cuivre, charbon et pétrole) dont les espoirs de gains de
productivité sont reportés dans le temps. Cela se traduit pour l’exercice clos
fin juin par une division par deux des économies budgétées.
En cause, des difficultés géotechniques dans le charbon, mais aussi des
surcoûts (carburant et salaires). Dans le même temps, le patron Andrew
Mackenzie s’avoue préoccupé par le ralentissement en Chine et la guerre
commerciale. Les portefeuilles n’ont donc pas de quoi s’emballer après une
publication un peu inférieure aux attentes (de 3,3 % pour le bénéfice net
corrigé des exceptionnels). Le plus important pour eux consiste à pouvoir
ne pas culpabiliser devant les largesses du « board », qui fait bondir à la fois le
coupon et le taux de distribution. Après tout, l’environnement international
ne facilite pas le choix des investissements et il faut déjà exécuter les plans
existants. La cession des activités pétrolières « onshore » aux Etats-Unis
réserve en outre un filon de 10,5 milliards de dollars de cash à distribuer selon un calendrier encore à définir. Cette vente a aussi l’avantage de faire
grimper la rentabilité des capitaux employés après impôt de 14,4 % à 18 %,
sans faire oublier la moins-value qui aura accompagné cette incursion peu
glorieuse dans le pétrole de schiste. Pas de quoi permettre aux investisseurs
de se sentir de lâcher trop vite la bride des dépenses au management.
Wall Street traite son plus long « bull
market » avec sa circonspection habituelle.
Un « taureau » de Wall Street ne devrait faire que des heureux, ou alors
des envieux. En passe de décrocher le 22 août le record de longévité, l’actuel
marché haussier n’a pourtant jamais réussi à donner l’impression que tout
allait comme sur des roulettes chez l’Oncle Sam. Le jeune veau est d’abord
jugé de trop faible constitution, accro aux hormones dangereuses du
« quantitative easing ». Une fois prouvé sa résistance aux premières étapes
du sevrage monétaire – après le « taper tantrum » de 2013 – le taurillon a
suscité la circonspection à cause de son amour des valeurs technologiques,
le « bull » risquant de se vautrer dans une « bulle » de valorisation. Quant
au taureau à maturité, son dernier coup de corne – l’envolée de 2017-2018 –
a été ressenti comme celui de la réforme fiscale de Trump, qui dope bénéfices, dividendes et rachats d’actions, mais pour combien de temps. On peut
même parier qu’à sa mort, l’animal mal léché sera amèrement regretté
mais que son héritage dans l’histoire de l’épargne et de l’investissement
sera relativisé. Le plus mal aimé des « bull markets » n’aura pas réduit
l’écart entre Main Street et Wall Street ni même freiné la montée en
puissance de ses deux alternatives : la dette et les investissements non cotés.
Au contraire, il en aura peut-être un peu trop bénéficié.
EN VUE
Vincent Cassel
LES ENTREPRISES CITÉES
AccorHotels 15
AEG 15
Air Canada 12
Altice 16
Atlantia 12
Amazon 21
Apple 21
Atlassian 11
Banco Santander 21
Banque Richelieu
France » 22
BCF Life Sciences 17
beIN 16
BHP 13
Burberry 14
Canal+ 16
Chanel 14
Coty 14
Crédit Agricole SA
22
Credit Suisse 21
Daimler 13
Eurazeo 14
Facebook 11
Farfetch 14
House of Fraser 12
Huttopia 14
JP Morgan 21
Leonardo 12
LinkedIn 16
MarkitSERV 19
MBO Partenaires 17
Mediapro 16
Microsoft 11, 16, 21
Netflix 21
Norsk Hybrid 13
Novo Nordisk 13
NVidia 21
Procter & Gamble 14
Prudential 22
RMC Sport 16
Royal Dutch Shell
21
SFR 16
Slack 11
Solinest 17
Tesla 11, 21
Universal 15
VSB 13
AVIS FINANCIER
Plastique du Val
de Loire 13
éros de trois films cet été, Vincent Cassel est vraiment l’acteur
français de la saison, voire de
l’année. Dans les deux productions françaises, « Fleuve noir » et « Le Monde est à
toi », l’une et l’autre bien reçues par les
critiques, celui qui est considéré à
l’étranger comme le prototype du Français sexy casse son image. Jouant dans le
premier long-métrage, signé Erick
Zonca, un flic alcoolique un peu libidineux et pas très propre et, dans le
second, réalisé par Romain Gavras, un
beau-père déjanté obsédé par les sectes,
particulièrement celle des Illuminati.
Deux compositions exceptionnelles qui
installent le fils de Jean-Pierre Cassel,
52 ans en novembre, au sommet de la
hiérarchie des acteurs nationaux. Ce
n’est pas un hasard si c’est à lui qu’on
s’adressa au pied levé pour remplacer
Gérard Depardieu, initialement promis
au rôle principal de « Fleuve noir ». Dans
l’année, le comédien césarisé en 2009
pour son incarnation de Jacques
Mesrine, aura aussi interprété deux personnages à caractère plus historique : le
peintre Gauguin et le policier Vidocq.
Depuis qu’il fait moins les unes de la
presse people avec la star Monica Bellucci, son ex-femme pendant plus d’une
quinzaine d’années, mère de ses deux
filles, Cassel a choisi de vivre à Bahia, au
Brésil. Loin des paparazzis, surtout
après que sa nouvelle histoire d’amour
avec la jeune mannequin Tina Kunakey
a relancé leur zèle. L’homme se protège :
soufflé qu’il ne lui accorde que vingt
minutes, pas plus, d’interview, le journaliste du « New York Times », le quotidien
le plus respecté dans le monde, venu
tout spécialement à Cannes pour le rencontrer, en a fait le titre de son article.
H
(
Les Echos est une publication du
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Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
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Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
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les conférences de
20
SEPT
18
OCT
22
NOV
20
24
JANV
Pourquoi s’intéresser
à l’art contemporain ?
L’abstraction lyrique &
l’abstractiongéométrique
Le Pop Art
& le Nouveau Réalisme
L’art conceptuel
& l’art minimaliste
Fluxus
& l’art vidéo
21
FÉV
28
MAR
18
AVR
23
20
JUIN
La saga
du Body Art
L’art cinétique :
illusions d’optique
L’art des villes
& l’art des champs
Les mille et une façons de faire de
l’art :rituels,process & protocoles
L’art contemporain,la publicité,
la mode & le marketing
De 18h30 à 20h au 10,boulevard de Grenelle Paris 15e
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DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Nicolas Barré
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et opérations spéciales)
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Guillaume Maujean (Finance-Marchés)
Pascal Pogam (Information
et transformation digitale)
RÉDACTEUR EN CHEF TECHNIQUE Didier Boileau
DIRECTEUR DE CRÉATION Fabien Laborde
DIRECTRICE ARTISTIQUE ADJOINTE
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