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Les Echos 29082018

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L’opérateur pose un câble sousmarin de
1.746 km pour
fournir du
débit Internet
à la région
d’outre-mer.
// P. 19
Orange
Le grand chantier d’Orange
Marine en Guyane
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 29 AOÛT 2018 // LESECHOS.FR
nos séries
d’été
Hulot fragilise Macron
en reprenant sa liberté
( Au fil de l’eau )
L’Amazone, l’eau
et la forêt
// P. 10
( Les défis de l’IA )
Mais où sont
les femmes ?
// P. 9
( Changer de métier )
l Nicolas Hulot renonce en dénonçant le « poids des lobbys » sur la politique menée.
l L’exécutif entend se donner le temps pour lui trouver un successeur.
Sébastien Le Bescond
// P. 9
( Itinéraires insolites )
icolas Hulot ne veut « plus se
mentir ». Déçu par le manque
de soutiens et le poids des lobbys, le ministre de la Transition écologique a annoncé mardi son départ du
gouvernement. Décision surprise,
annoncée sans avoir prévenu ni
Emmanuel Macron ni Edouard Philippe. Après quinze mois au gouvernement, Nicolas Hulot affiche un bilan
mitigé : si sa présence au gouvernement a permis d’obtenir quelques
avancées, comme l’abandon de NotreDame-des-Landes, il a aussi dû reculer
sur plusieurs dossiers, comme le
nucléaire. Ce départ a suscité une avalanche de réactions. Les associations
et ONG ont dénoncé un gâchis quand
les oppositions de droite et de gauche
ont vu le signe d’un affaiblissement
politique. Emmanuel Macron, qui
perd une figure essentielle de son dispositif gouvernemental, n’en a pas
moins réaffirmé son engagement en
faveur de l’environnement et de la lutte
contre le réchauffement climatique. Il
entend se donner le temps nécessaire
pour lui trouver un successeur.
// P. 20
L’ESSENTIEL
ORBÁN ET SALVINI OUVRENT
UN FRONT SOUVERAINISTE
Lors d’une rencontre à Milan, le
Premier ministre hongrois et le
ministre de l’Intérieur italien se
sont opposés au clan des « européistes dirigé par Macron ». // P. 5
TOUR EIFFEL, BATEAUX, LIDO :
UN BON ÉTÉ POUR SODEXO
Le segment sports et loisirs du
géant français des services bénéficie de la météo et du regain de
touristes, en particulier pour ses
activités sur la Seine. // P. 17
DELL MISE SUR VMWARE POUR
SON RETOUR EN BOURSE
VMware, le spécialiste de la virtualisation du matériel informatique, est devenu la pépite de Dell
et la clef de sa réintroduction en
Bourse. // P. 18
Eliot Blondet/Pool/RÉA
N
La D2, mythique
route des châteaux
du Médoc
// PAGES 2-3 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-FRANCIS PÉCRESSE
PAGE 7
LE CRÉDIT AUX ENTREPRISES
AU BEAU FIXE
Devant le Medef, l’exécutif réaffirme
sa ligne pro-entreprise
Po r t é e p a r l e s t a u x b a s e t l a
conjoncture, la dynamique des
prêts aux entreprises est solide en
France et en Allemagne. Les autorités financières sont vigilantes.
// P. 20
BUDGET Edouard Philippe minimise le report d’une partie des baisses de charges.
AUTOMOBILE Le projet d’accord de
SUR
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Lait : le chinois Synutra
prêt à céder son usine
bretonne à Sodiaal
Brexit : « Nous
voulons un accord
avec Bruxelles »
Point de vue de
David Lidington
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22769
110e ANNÉE
30PAGES
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
4,80 €. Belgique 3, 20 €. Espagne 4 €.
Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
4 €. Luxembourg 3,40 €. Maroc 28 DH. Suisse
5 , 4 0 F S . Tu n i s i e 4 , 5 T N D. Z o n e C FA
2.800 CFA.
libre-échange signé entre les Etats-Unis
et le Mexique ne pénalise qu’à la marge
l’industrie automobile mexicaine. En
ayant largement recours à des pièces
fabriquées aux Etats-Unis ou au
Canada, la plupart des véhicules
devraient être exemptés de taxes douanières. Ce faisant, Donald Trump protège également les intérêts des fabricants américains de voitures, largement
installés au-delà du Rio Grande. Dans ce
contexte, il ne devrait pas y avoir de très
grandes conséquences sur l’emploi
industriel aux Etats-Unis et au Mexique.
Si la filière se réjouit, les syndicats américains se montrent déçus. // PAGE 14
Pour David Lidington, secrétaire
d’Etat au sein du Bureau du Cabinet
de Theresa May, numéro deux
du gouvernement britannique, les
négociations avec Bruxelles peuvent
encore aboutir à un accord « vaste
et ambitieux ». // PAGE 7
Le groupe avait investi 170 millions dans l’unité de lait infantile.
AGROALIMENTAIRE Le groupe coopératif Sodiaal va officialiser ce mercredi sa candidature au rachat de l’usine bretonne de lait en poudre du chinois Synutra. Sodiaal souhaiterait acquérir l’ensemble du site de fabrication de Carhaix
(Finistère) d’ici à la fin de l’année. Les négociations intègrent
une reprise de la majeure partie des 350 salariés, mais pas
de la division mélange et boîtage.Voilà deux ans, l’industriel
chinois avait investi 170 millions d’euros à Carhaix dans
deux imposantes tours de séchage de 50 mètres de haut, qui
placent l’usine au premier rang européen. Prévu pour alimenter le marché chinois du lait infantile, le site s’est révélé
largement surdimensionné. Sodiaal, qui fournit le site en
lait, ne livre que la moitié des volumes prévus. // PAGE 15
Jean-François Monier/AFP
Bourse les élections
brésiliennes
inquiètent // P. 21
Pas de changement de cap. Devant les adhérents du Medef réunis en université d’été,
Edouard Philippe a défendu mardi la ligne proentreprise de son gouvernement. Une façon de
dissiper les doutes éventuels, après la contribution réclamée aux entreprises dans le cadre du
budget 2019, avec notamment le report de la
baisse de 4 points de charges patronales au
niveau du SMIC. « Ce n’est pas une forme de zigzag », a assuré le Premier ministre, jugeant
nécessaire de « prendre des décisions soutenables ». Le nouveau président du Medef, Geoffroy
Roux de Bézieux, a, pour sa part, mis en garde
contre la montée des populismes et appelé les
chefs d’entreprise à prendre leur part dans le
redressement de la France. // PAGE 4
Eric Piermont/AFP
Nelson Almeida/AFP
CARNET // P. 27
Auto : ce que
change l’accord
entre Trump
et le Mexique
02 //
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
FRANCE
Macron-Hulot ou la
parabole de l’homme libre
Macron avait voulu faire de Nicolas Hulot le symbole de
sa nouvelle politique ; sa démission devient le symbole
de la difficulté présidentielle à réinventer le genre.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
i j’ai choisi Nicolas
Hulot il y a quinze
mois, c’est parce qu’il
est un homme libre, je respecte
sa liberté. » Mardi
à Copenhague, Emmanuel
Macron choisit le terme le
plus positif qui soit à ses yeux
pour réagir au désaveu
pourtant cinglant que vient
de lui infliger son ministre. Le
coup est trop rude pour qu’il
en soit autrement. Nicolas
Hulot a en quelques mots, la
voix étranglée, fait oublier son
tempérament tourmenté et
dépeint Emmanuel Macron
en homme, justement, qui
ne pouvait pas être libre. Pas
libre de tenir ses troupes et
de reporter un remaniement
malgré l’affaire Benalla,
comme il voulait le faire.
Pas libre surtout de rendre
la planète « great again »
comme il s’y était engagé.
Entre les rêves d’un homme
libre et les marges de
manœuvre d’un responsable
politique, il y a tout un monde.
Un monde fait « de petits pas »
qui valent mieux que
« l’illusion des grands soirs »,
défendent désormais
les proches du président.
Il y a la « realpolitik ».
Quinze mois après une
élection présidentielle où les
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
S
Français ont choisi un homme
libre d’attaches et de calculs
politiques en espérant qu’il
oserait ainsi prendre leurs
problèmes à bras-le-corps,
Nicolas Hulot démontre
qu’Emmanuel Macron est un
politique comme les autres.
Il ne peut pas tout. Il doit
composer, sur le budget
comme sur l’environnement.
Il ne bouscule pas son agenda
de rentrée malgré les alarmes
climatiques de l’été.
Il a si peu renoncé aux calculs
politiques qu’il fait les yeux
doux aux chasseurs à la veille
d’élections européennes.
Il pratique peut-être moins
qu’avant les renvois
d’ascenseur pour services
politiques, mais il offre
un strapontin à d’autres
influences. A un lobbyiste de
la chasse, notamment, invité
dans cette réunion élyséenne
où il n’aurait pas dû être. « Il
faut à un moment ou à un autre
poser ce problème sur la table
parce que c’est un problème de
démocratie : qui a le pouvoir,
qui gouverne ? », a soulevé
Nicolas Hulot sur France Inter.
Peut-être ne peut-il en être
autrement, peut-être
la politique restera-t-elle
toujours la politique. Le
problème est qu’il y a quinze
mois, Emmanuel Macron
a vendu ce rêve de nouveau
monde aux Français. Et que,
dans la foulée, il a nommé
numéro deux de son
gouvernement l’« homme
libre » qui l’incarnait
le mieux, Nicolas Hulot.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
Diplomatie : Edouard Philippe acte
une réorganisation du réseau étranger
DIPLOMATIE Edouard Philippe a présenté la prochaine réorganisation des réseaux de l’Etat à l’étranger, qui passe par une plus
grande autonomie de gestion pour les ambassadeurs et une économie de 10 % de la masse salariale d’ici à 2022. Le chef du gouvernement a ciblé « l’hypertrophie des fonctions support » (logistique, ressources humaines, système d’information, etc.) qui
« représentent 30 % » des emplois temps plein. « La réponse du
gouvernement consiste à donner à l’ambassadeur les moyens de
gérer son ambassade », a indiqué le Premier ministre.
Santé au travail : le rapport Lecocq
critiqué par les syndicats
PRÉVENTION Plusieurs syndicats ont critiqué le rapport
Lecocq sur la santé au travail, remis mardi à Matignon, et qui
préconise un organisme national de coordination plus un guichet unique régional pour accompagner les entreprises. La CGT
a mis en garde contre le risque d’« institutions fusionnées avec
des moyens réduits ». FO craint que la prévention soit transférée
de l’employeur au travailleur. L’Unsa regrette qu’aucun financement supplémentaire ne soit prévu. Plus favorable, la CFDT
insiste sur la préservation du rôle des partenaires sociaux.
À 7h12, retrouvez Nicolas Barré
pour “L’édito éco”dans le
7h-9h de Nikos Aliagas.
POLITIQUE
Le départ
fracassant de Hulot
fragilise Macron
l Le ministre de la Transition écologique a justifié sa
démission en dénonçant les « résistances » au changement
de modèle énergétique de la France et le poids des lobbys.
l Le chef de l’Etat jure que ses ambitions environnementales sont intactes.
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
et Joël Cossardeaux
@JCossardeaux
« Je ne veux plus me mentir. » La voix
étranglée par l’émotion, Nicolas
Hulot, ministre de la Transition
écologique, a annoncé mardi matin
sur France Inter son départ du gouvernement. Prenant tout le monde
par surprise – à commencer par
Emmanuel Macron et Edouard
Philippe qu’il n’avait pas mis au courant de sa décision –, le numéro
trois de l’équipe gouvernementale a
ouvert une crise politique qui vient
compliquer la rentrée, déjà sensible, de l’exécutif. Si l’Elysée s’est
déclaré « fier » de son bilan, son
départ constitue un coup dur.
Nicolas Hulot était là pour incarner
une volonté de transition écologique, comme tentait de le montrer
l’intitulé de son ministère. En
mai 2017, son arrivée au gouvernement avait constitué une victoire
politique pour Emmanuel Macron,
Nicolas Hulot ayant par le passé
refusé les propositions de Nicolas
Sarkozy et de François Hollande.
Quinze mois. Son départ signe un
échec. Celui d’un homme qui a été
incapable, faute de soutiens et de
capacité de mise en œuvre, d’insuffler une nouvelle politique environnementale, alors que l’urgence écologique se fait de plus en plus sentir
comme l’ont montré les dramatiques événements de l’été (incendies
en Californie, inondations meurtrières en Inde, canicule en Europe…).
Après avoir perdu de nombreux
arbitrages, et ce malgré quelques
victoires, Nicolas Hulot a préféré
jeter l’éponge. « C’est la décision la
plus intime, la plus difficile, la plus
cruelle mais la plus responsable que
je devais prendre », a-t-il ajouté
mardi matin.
Les rumeurs concernant sa
démission revenaient de façon
récurrente depuis sa nomination.
« Le Premier ministre, le président de
la République ont été pendant ces
quinze mois à mon égard d’une affection, d’une loyauté et d’une fidélité à
toute épreuve. Mais malgré cela, le
gouvernement n’a pas su donner la
priorité aux enjeux environnementaux », a-t-il dénoncé sur France
Inter. Nicolas Hulot a eu des mots
très durs, dénonçant notamment le
poids des lobbys. Une réunion sur la
chasse, tenue lundi soir à l’Elysée en
la présence de Thierry Coste, principal lobbyiste en la matière, a
achevé de le convaincre.
Emmanuel Macron a accusé le
coup. « J’ai choisi Nicolas Hulot il y a
quinze mois parce qu’il est un
homme libre. Je respecte sa liberté, je
souhaite compter sur son engagement sous une autre forme et là où il
sera », a-t-il déclaré depuis Copenhague, où il est en visite d’Etat. Au
gouvernement, la forme prise par
ce départ a choqué. L’exécutif
entend se donner le temps pour
procéder à son remplacement.
« J’ai choisi Nicolas
Hulot il y a quinze
mois parce qu’il est
un homme libre. »
EMMANUEL MACRON
Le départ de Nicolas Hulot a suscité une avalanche de réactions.
Après l’affaire Benalla, les oppositions de droite comme de gauche
ont une nouvelle fois attaqué bille
en tête. « La macronie commence sa
décomposition », a lancé Jean-Luc
Mélenchon sur Twitter. De son côté,
Laurent Wauquiez, le patron de LR,
a déclaré « comprendre que [Nicolas
Hu l o t ] s e s en te trah i , com m e
aujourd’hui pas mal de Français par
des promesses fortes qui avaient été
faites ». Du côté des ONG, l’heure
était à la déception.
Arbitrages perdus ?
Depuis Copenhague, Emmanuel
Macron a certes assuré de son engagement « absolu et constant » en
faveur de l’environnement, estimant que son gouvernement avait
« fait plus qu’aucun autre dans la
même période sur ce sujet ». Néanmoins, l’identité du successeur de
Nicolas Hulot permettra de mieux
apprécier la volonté du chef de l’exécutif de tenir ses ambitions. L’application de l’accord de Paris sur le climat n’est pas la moindre d’entre
elles. Emmanuel Macron tient à
apparaître en première ligne pour
mobiliser la communauté internationale sur l’indispensable réduction des gaz à effet de serre à l’origine
du réchauffement de la planète.
« La France s’est battue et continuera
à se battre en ce sens et les prochains
mois seront à cet égard décisifs », a-t-il
assuré depuis le Danemark.
Sur l’épineux dossier de la feuille
de route énergétique de la France,
qui doit se solder par un moindre
recours au nucléaire, même l’objectif de faire passer de 75 % à 50 % la
part de l’atome dans le mix électri-
Nicolas Hulot a surpris tout le monde en
que, prévu par loi, devrait être
moins ambitieux.
Nicolas Hulot a dénoncé les
« résistances » au changement de
modèle énergétique de la France. Sa
démission « semble indiquer que le
ministre avait perdu ces derniers
jours les arbitrages essentiels »,
notamment sur le nucléaire, estime
le sénateur écologiste Ronan Dantec. Une crainte partagée par
d’autres écologistes.
(
L’éditorial de
Jean-Francis Pécresse
Page 7
Un remplacement pour lequel l’exécutif
entend prendre son temps
Edouard Philippe fera des
propositions à Emmanuel
Macron dans « les jours qui
viennent » pour la composition de son gouvernement.
Qui pour remplacer Nicolas Hulot ?
Après la démission surprise du
ministre de la Transition écologique
et solidaire, l’exécutif entend d’abord
se donner le temps de la réflexion.
« Il y aura un remaniement, mais pas
dans l’immédiat », a indiqué l’Elysée
peu après l’intervention du ministre
démissionnaire sur France Inter. De
son côté, le Premier ministre,
Edouard Philippe, a précisé qu’il
ferait « dans les jours qui viennent »
des propositions au chef de l’Etat.
En déplacement jusqu’à jeudi en
Europe du Nord – Danemark et Finlande –, Emmanuel Macron réunira
le Conseil des ministres vendredi,
avant le séminaire de rentrée du
gouvernement. Le remplaçant de
Nicolas Hulot ne devrait pas être
connu avant la semaine prochaine.
Fidèle à son habitude, Emmanuel
Macron n’entend pas se faire dicter
son calendrier. D’autant que le remplacement de Nicolas Hulot n’est pas
celui d’un ministre ordinaire. « On
n’est pas à quelques jours près », a
glissé Edouard Philippe à un proche.
l’opinion au cours des derniers
mois, Nicolas Hulot reste une figure
appréciée des Français. Pour le remplacer, Emmanuel Macron et
Edouard Philippe ont le choix entre
un profil « technique » et un profil
plus politique, ou trouver une rare
synthèse entre les deux. Il faudra
trouver la perle rare entre un bon
connaisseur des problématiques de
transition écologique et une personnalité capable de gagner des arbitrages face au ministère de l’Agriculture ou à Bercy.
Remaniement plus large ?
Edouard Philippe et Emmanuel Macron vont devoir trouver
la perle rare pour remplacer Nicolas Hulot. Photo Etienne Laurent/AFP
L’opération ne s’annonce pas simple, en effet. Au-delà du choc que
constitue son départ, Nicolas Hulot
occupait une place à part dans
l’équipe gouvernementale : numéro
trois dans l’ordre protocolaire, seul
ministre d’Etat avec Gérard Collomb
et, surtout, emblème d’une volonté
écologique qui ne s’est pas encore
concrétisée. La question est aussi
celle du périmètre de son successeur. Hulot avait obtenu un spectre
très large, allant de l’environnement
au transport en passant par la mer et
l’énergie.
Au-delà de la question du périmètre, reste celle de la personnalité qui
l’incarne. Si son étoile avait pâli dans
Plusieurs noms circulent, à commencer par celui de Sébastien
Lecornu, secrétaire d’Etat sous
Nicolas Hulot. Ceux de François de
Rugy et de Barbara Pompili, tous
deux anciens d’EELV, sont également cités, ainsi que celui de
l’ancien ministre, Pascal Canfin.
Enfin, Alain Juppé a démenti toute
nouvelle ambition gouvernementale.Emmanuel Macron pourrait
profiter de ce départ pour effectuer
un remaniement plus large, initialement envisagé après les élections
européennes en mai prochain. Les
regards se tournent vers une ministre dans la tourmente comme Françoise Nyssen. — G. P.
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 29 août 2018
Davantage de concessions que d’acquis
Le passage de Nicolas Hulot
au ministère de l’Ecologie
se solde par quelques
victoires, surtout symboliques, et des annonces
dont les lendemains restent
à assurer.
Souvent faite d’arbitrages perdus,
mais pas forcément sur toute la
ligne, d’annonces dont les lendemains restent à assurer et de victoires environnementales dont la
paternité ne lui revient pas toujours, l’action de Nicolas Hulot, au
terme de quinze mois passés au
ministère de la Transition écologique, est difficile à cataloguer. L’exministre d’Etat part aussi laissant
en plan d’importants chantiers.
Revue de détail.
SUJETS
•DELES
SATISFACTION
annonçant sa démission mardi matin sur France Inter. Photo Denis/RÉA
Notre-Dame-des-Landes figure en
haut de la pile : l’abandon du projet
d’aéroport, en janvier, sert le bilan
de Nicolas Hulot. Mais la gestion du
dossier ne lui incombait pas.
Emmanuel Macron avait fait de son
réexamen un de ses engagements
de campagne et c’est l’exécutif qui a
décidé d’enterrer ce chantier. Reste
que sa présence au gouvernement a
empêché la balance de pencher
dans l’autre sens.
A côté de cela, l’adoption, fin 2017,
d’une loi sonnant le glas de l’extraction pétrolière et charbonnière en
France est à mettre à son crédit.
Mais sa portée est très réduite. Cette
activité représente 1 % de la consommation française, et son interdiction
sera définitivement effective en
2040. Sur un autre plan, le durcissement de la fiscalité sur les carburants (taxe carbone et convergence
de taxation du gazole et de l’essence)
engagé par le gouvernement peut le
satisfaire. Enfin, sur la rénovation
L’interdiction du glyphosate, une bataille perdue pour Nicolas Hulot. Photo Stéphane Leitenberger/RÉA
énergétique, Nicolas Hulot a pu
annoncer un plan quinquennal de
rénovation énergétique des bâtiments visant à en isoler 500.000 par
an, comme promis par Emmanuel
Macron. Une demi-victoire : les
aides à la rénovation ont été réduites
et son idée de bonus-malus sur la
vente des logements, modulé selon
leurs performances énergétiques,
n’est pas passée.
dont les impacts environnementaux l’alarme. Le « veto climatique », qu’il défend, reste à concrétiser. De la même façon, il n’a pas
réussi après quinze mois à imposer
une date pour l’objectif de baisser à
50 % la part du nucléaire dans la
production d’énergie.
Autre dossier emblématique, la
chasse, qui a précipité la crise
finale : Nicolas Hulot n’a pu empêcher, lundi, la division par deux du
tarif du permis national de chasse,
sur laquelle le chef de l’Etat avait
ouvert la réflexion, et la mise en
œuvre d’une « gestion adaptative »
des espèces chassables, décriée par
les associations.
• LES COULEUVRES AVALÉES
La bataille du glyphosate a laissé
des traces dans l’opinion : Nicolas
Hulot n’a pu faire figurer l’interdiction de cet herbicide dans la loi agriculture et alimentation, ce dont il
s’est dit « déçu ». Emmanuel
Macron s’est cependant engagé à
sortir du glyphosate en 2021 et c’est
ce « qui compte », a défendu son exministre. Celui-ci a dû également
accepter l’approbation du traité
commercial Europe-Canada (Ceta),
LES CHANTIERS
•INABOUTIS
Nicolas Hulot était attendu dans les
prochaines semaines sur un « plan
vélo » inscrit dans le cadre du projet
de loi sur les mobilités préparé par
Une intuition et quinze mois de doutes
Elsa Freyssenet
@ElsaFreyssenet
« Quand j’ai pris ma décision d’être
ministre, cela n’a pas été sur des arguments rationnels. J’ai peut-être un
seul don, c’est mon intuition et, intuitivement, j’ai eu confiance dans la
relation entre le président et moi. »
Ainsi Nicolas Hulot se confiait-il
aux « Echos » en novembre 2017.
Toute sa vie, l’écologiste le plus
populaire de France s’est appuyé
sur deux armes pour faire progresser sa cause : la mobilisation de
l’opinion et la proximité avec les
chefs d’Etat. Mardi, en annonçant
sa démission en direct sur France
Inter, il a manifestement jugé que
ces armes-là étaient insuffisantes
ou lui faisaient défaut. « Je sais que
seul, je n’y arriverai pas. J’ai un peu
d’influence, mais pas de pouvoir »,
a-t-il déclaré.
A l’antenne, il a évoqué « une
accumulation » de revers et une
goutte d’eau : la présence, lundi à
l’Elysée lors d’une réunion sur la
chasse, du lobbyiste Thierry Coste.
Ce n’est qu’une partie de l’histoire
dont il a peut-être livré la clef, quelques minutes avant l’antenne, aux
journalistes avec qui il prenait un
café. Lorsqu’il avait interrogé
Emmanuel Macron lundi sur cette
présence inopportune, il avait,
dit-il, obtenu cette réponse : « Je ne
sais pas comment il a réussi à rentrer ». Cela fleurait bon la défausse
et cela n’avait rien de rassurant pour
le ministre de la Transition écologique et solidaire, qui misait tant sur
sa « relation de confiance » avec le
président. « Je n’y crois plus », a-t-il
encore lâché mardi matin. Personne n’avait été prévenu, ni son
cabinet ni le chef de l’Etat. « C’est un
acte de sincérité avec moi-même », a
justifié Nicolas Hulot. Fragilité ?
Egotisme ? Ceux qui seront désireux de vite tourner la page pourront se référer au jugement tranc h a n t f o r m u l é p a r Fr a n ç o i s
Hollande dans « Les paradoxes
de Monsieur Hulot », le livre de
Jean-Luc Bennahmias et Emmanuelle Raimondi qui paraît mardi :
« Malgré tout, il n’y a que lui qui
l’intéresse ».
L’ancien animateur de TF1 a certes un côté diva, habité par le doute
et susceptible, heureux d’avoir
l’oreille des puissants, mais détestant « la violence de la politique ».
Il se désolait souvent de n’avoir pas
le soutien des ONG et s’épanchait
régulièrement sur sa « souffrance »
d’être ministre, lui qui avait acquis
notoriété et fortune grâce à ses
émissions, sa fondation et les produits dérivés Ushuaïa.
Emmanuel Macron surveillait
ses états d’âme comme le lait sur le
feu, le recevait en tête-à-tête, lui
avait donné satisfaction sur NotreDame-des-Landes et s’était engagé
sur la sortie du glyphosate. Converti
à l’urgence climatique, le chef de
l’Etat voulait garder à ses côtés
l’homme qui lui offrait une formidable caution environnementale
et attestait de la diversité de son
exécutif.
Le ministre, lui, espérait transformer le calcul initial du chef de
l’Etat en conversion à tous les
enjeux environnementaux. « Je ne
« Ce n’est pas
l’énergie qui me
manque, c’est un
travail collégial, un
travail collectif. »
cherche pas des prises de guerre, je
veux faire en sorte que l’enjeu écologique et climatique influe sur l’ensemble des politiques publiques »,
disait-il. C’était le deal induit par son
titre de ministre d’Etat et c’est aussi
le mur auquel Nicolas Hulot s’est
heurté. Pas seulement sur la
chasse…
Reproches ravageurs
S’en tenir à la dimension personnelle de la démission de Nicolas Hulot serait une facilité.
Son départ est un coup dur
pour le gouvernement car,
en dépit de ses emportements, Nicolas Hulot
savait passer des compromis et incarnait
l’écologie « transversale », qui discute avec tout le
monde et préfère la
force de conviction
à l’anathème. La raison pour laquelle
i l s ’e s t l a s s é d e s
rapports de force
p ermanents au
sein de l’exécutif :
« Ce n’est pas l’énergie qui me manque,
c’est un travail collég i a l , u n t ra v a i l
collectif », a-t-il
expliqué.
De quoi faire
écho à l’analyse
formulée il y a
quelques mois
par Daniel
Cohn-Bendit : « Nicolas Hulot
a confiance
dans la
discussion et la délibération franche.
C’est son honnêteté qui le fragilise. »
Le ministre préparait depuis des
mois la programmation pluriannuelle de l’énergie, dont les arbitrages sont attendus en septembre.
Dans ce dossier, il avait pu éprouver
toute la puissance des relais d’EDF
dans l’appareil d’Etat. « Cette pression, je ne vais pas vous la dissimuler
mais si je suis ministre, j’espère que
j’ai mon mot à dire », se raidissait-il parfois.
En partant, il questionne le fonctionnement
de l’exécutif : « La pression du court terme » qui
« préempte les enjeux de long
terme », « la présence des lobbies
dans les cercles du pouvoir ». Ce
peuvent être des reproches
ravageurs pour un pouvoir
élu sur la promesse
d e r o m p r e ave c
les pratiques de
l’ancien monde.
« Peut-être
n’avais-je pas les codes… »,
s’est encore interrogé le
ministre. Ni politique
ni haut fonctionnaire,
il était le seul véritable
représentant de la société
civile à un poste clef.
En topant en mai 2017
avec Emmanuel Macron,
Nicolas Hulot avait dit
au chef de l’Etat :
« J’espère que c’est moi
qui vais vous inspirer
les ministres et toi,
et non vous qui allez
m’aspirez. »
Mardi, il a résisté,
à sa manière
à l’aspiration. n
Le chantier du
nucléaire reste ouvert
Le successeur de Nicolas
Hulot devra rapidement
publier la feuille de route
énergétique à dix ans.
Véronique Le Billon
@VLeBillon
C’est un paradoxe : alors que Nicolas
Hulot a encore, mardi, qualifié de
« folie inutile » le nucléaire, sa seule
mesure concrète aura été d’endosser
le report, de 2025 à une date désormais inconnue, de la réduction de
la part de l’atome de 75 % à 50 % dans
la production d’électricité. Pour
le reste, il a fait mardi le constat de
son incapacité à engager la décrue
du parc nucléaire – 58 réacteurs –
d’EDF. « Quand on rentre dans des
choses très concrètes, sur la programmation pluriannuelle de l’énergie, sur
les réacteurs qu’il faut nommer […]
et qu’il n’y a pas les réponses qui
me satisfassent, soit vous participez à
une forme de mystification… » a-t-il
expliqué, sans achever sa phrase.
« Ligne rouge »
Karim Daher/Hans Lucas
Nicolas Hulot pensait
pouvoir convertir Emmanuel Macron et l’ensemble
de l’exécutif, enclencher
des « dynamiques irréversibles ». En démissionnant,
il a constaté son isolement.
Elisabeth Borne, la ministre des
Transports. Le dispositif pourrait
reposer sur l’instauration d’une
indemnité kilométrique vélo, mais
Bercy renâcle. Concernant la pollution de l’air, le plan climat présenté
en juillet s’appuie sur des dispositifs
restreignant la circulation automobile en ville, les zones à faibles émissions (ZFE). Une quinzaine d’agglomérations doivent être incitées à les
mettre en œuvre prioritairement
pour qu’enfin la France respecte les
normes européennes de la qualité
de l’air. Sur le même plan, la fin de la
vente des voitures à essence et au
gazole d’ici à 2040 a marqué l’opinion. Sauf qu’elle relève, en l’état, de
l’affichage. Enfin, Nicolas Hulot
avait obtenu que la protection de
l’environnement figure en très
bonne place dans la Constitution.
Mais la réforme voulue par Emmanuel Macron a été reportée aux
calendes grecques. — J. C.
La première mission du successeur
de Nicolas Hulot, qui déléguait la gestion du dossier nucléaire à son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu, sera
de publier ces prochaines semaines
le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit
tracer la feuille de route de l’Etat
pour les dix ans à venir. Fin juillet,
lors d’un point d’étape, il n’y a pas eu
un mot sur le nucléaire, preuve que
le sujet reste l’éléphant au milieu de
la pièce. « Si je reste, on nommera les
réacteurs à fermer, sinon c’est une
ligne rouge. Et on fera un calendrier »,
expliquait-il au journal « Libération »
en août, dans des « confidences »
publiées après sa démission.
Une position loin de celle d’EDF,
qui n’entend pas fermer de réacteur
(hormis les deux de Fessenheim)
avant 2029, au moment où les pre-
miers réacteurs auront cinquante
ans – un plan que l’Etat actionnaire
a validé en conseil d’administration,
rappelle-t-il. « Il y avait encore un peu
de débats sur la question de fermer
des réacteurs avant 2029, mais globalement, cela se décantait pour aller
aux 50 % vers 2035 », assure une
source proche d’EDF. Pour Fessenheim, c’est la sûreté qui devrait finalement imposer son calendrier :
la prochaine visite décennale, qui
imposerait de lourds travaux
incompatibles avec une fermeture à
courte échéance, devrait en théorie
avoir lieu à l’automne 2019 pour le
réacteur numéro un.
Dossier à hauts risques
Davantage que la prolongation des
réacteurs existants, EDF jugeait ces
derniers mois que la « ligne rouge »
de Nicolas Hulot serait plutôt sur
la construction d’un nouvel EPR.
L’électricien réclame, à l’occasion
de la PPE, un signal clair de l’Etat
pour engager le remplacement de
la flotte actuelle. Et la commande
par le gouvernement d’un rapport
sur l’avenir du nouveau nucléaire à
Yannick d’Escatha – conseiller du
PDG d’EDF – et Laurent ColletBillon – ex-délégué général pour
l’Armement – laisse peu de doutes
sur ses conclusions. Le nouveau
retard de Flamanville avait laissé
cet été la possibilité à l’Etat de différer le signal demandé par EDF pour
ne pas froisser Nicolas Hulot. Reste
à voir ce qu’il décidera désormais.
Après la PPE viendra aussi le
temps d’une possible réorganisation d’EDF. Malgré une augmentation de capital largement souscrite
par l’Etat l’an dernier, EDF estime
que son exposition croissante aux
prix de marché, ses investissements
et ses échéances obligataires imposent une nouvelle régulation à
l’horizon 2020. Un dossier à hauts
risques. n
04 // FRANCE
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
Devant le Medef, Philippe défend
la constance de sa ligne pro-entreprise
l Le Premier ministre a nié tout zigzag dans la politique
du gouvernement malgré les efforts budgétaires réclamés
aux entreprises pour 2019.
l Geoffroy Roux de Bézieux veut « renvoyer la balle ».
PATRONAT
Marie Bellan
@mbellan1
Les Premiers ministres ont été nombreux à se succéder à la tribune de
l’Université d’été du Medef ces dernières années, de Jean-Marc Ayrault
à Manuel Valls et son fameux
« J’aime l’entreprise ». Cette année,
c’est Edouard Philippe qui est venu
faire l’ouverture, prenant la suite
du nouveau président du Medef,
Geoffroy Roux de Bézieux. Pourtant, des deux orateurs, c’est peutêtre ce dernier qui a tenu un discours de… Premier ministre, là où le
second s’est appliqué à défendre une
politique sans vraiment dresser de
perspective. Edouard Philippe, dans
un discours de 45 minutes, a déroulé
l’ensemble des mesures pro-entreprise de son gouvernement. Il s’agit
de « répondre à des besoins, et non de
distribuer des cadeaux », a-t-il
argué. L’auditoire en était déjà convaincu. Il a défendu les derniers arbitrages budgétaires, notamment le
report de la baisse des 4 points de
cotisations patronales au niveau du
SMIC, par la nécessité de « prendre
des décisions soutenables ».
Démission de Hulot applaudie
« Ça n’est pas une forme de zigzag »,
a-t-il plaidé, alors que cette décision
avait été fraîchement accueillie par
Geoffroy Roux de Bezieux. Pour
contenter l’assistance, il a insisté
sur le fait que le gouvernement
avait fait le choix de « confirmer la
pérennité pour le crédit impôt
recherche » que certains membres
de la majorité voulaient revoir. Sur
la baisse du taux d’impôt sur les
sociétés, « nous poursuivrons ce chemin », a-t-il assuré. Un long plai-
doyer, où il n’aura été que peu question du départ de Nicolas Hulot,
curieusement applaudi par les
membres de l’auditoire.
De son côté, Geoffroy Roux de
Bézieux a certes parlé de charges, de
coût du travail – sinon ce ne serait
pas un discours de président du
Medef – mais il a surtout parlé
d’Europe et du rôle de l’entreprise
dans la société. Avec la perspective
des élections européennes de
mai 2019 et la « possible victoire des
populistes », Geoffroy Roux de
Bézieux a tenu un discours qu’il
n’est pas commun d’entendre dans
la bouche des chefs d’entreprise.
Pour inverser la tendance, « les
entrepreneurs doivent convaincre
sans suffisance […] car il ne sert à rien
à rien d’avoir raison contre nos concitoyens », a-t-il averti, avant de défendre une « Europe moins naïve et plus
protectrice ». Le dirigeant a aussi
reconnu l’existence d’une « urgence
environnementale et climatique ».
Si les entrepreneurs doivent convaincre les Français, ils doivent
aussi prendre leur part de responsabilité dans le redressement de la
France, selon le président du Medef.
Le patronat, a-t-il reconnu, a obtenu
dans la première année du quinquennat de nombreuses réformes
réclamées depuis longtemps, sur la
taxation du capital comme le Code
du travail. « Nous devons être capables de renvoyer la balle, en investissant dans les entreprises et en ouvrant
les négociations dans nos branches et
nos entreprises », a-t-il ajouté. « La
raison d’être du Medef est bien plus
large que le seul combat », a-t-il poursuivi. « Il faut accepter de questionner
nos dogmes. Nous ne pouvons pas
demander aux autres de changer si
nous le faisons pas nous-mêmes »,
a-t-il conclu. n
Edouard Philippe a ouvert l’Université d’été du Medef par un discours dans lequel il a déroulé
les mesures de son gouvernement en faveur des entreprises. Photo Eric Piermont/AFP
Des chefs d’entreprise toujours bienveillants avec l’exécutif
Les adhérents du Medef
interrogés sur le campus
d’HEC après le discours du
Premier ministre se disent
en phase avec les objectifs
défendus par l’exécutif.
« [C’est un] 7 sur 10, lance Alain Konrad, directeur associé de Cosma
Experts, un poil professoral au
moment de juger l’action du gouvernement d’Edouard Philippe,
présent à l’université d’été du
Medef. Ce spécialiste de l’optimisation des coûts en entreprise reste
confiant malgré les annonces du
ministre de l’Economie, Bruno Le
Maire, en début de semaine, qui
mettent à contribution les entrepri-
ses pour permettre à l’Etat de boucler son budget 2019. « Il faut laisser
le temps à la réforme, surtout dans
un pays latin comme le nôtre, qui
n’aime pas le changement », avancet-il. Pas de panique, et garder la foi.
Voilà, en résumé, ce qui caractérise
le mieux le discours du patronat à
l’aube de l’an II de l’ère Macron.
Les critiques de l’action gouvernementale étaient en effet rares à
Jouy-en-Josas, où se tient chaque
année l’université du mouvement
patronal. Le retard annoncé de la
baisse des cotisations sur les salaires au niveau du SMIC n’a pas fait
perdre leur confiance aux entrepreneurs, même si leur vigilance a été
mise en émoi.
« On a l’impression que les décisions répondent aux circonstances
alors que le gouvernement devrait garder un cap stable », s’inquiète Bruno
« Il faut laisser le
temps à la réforme,
surtout dans un
pays latin comme le
nôtre, qui n’aime pas
le changement. »
ALAIN KONRAD
Directeur associé
de Cosma Experts
Grandjean, président de la Fédération des industries mécaniques, qui
redoute l’essoufflement de l’action
gouvernementale. Une crainte qui
prend d’autant plus corps que « le
gouvernement se trompe de sujet. Les
quelques millions gagnés avec la fin de
la taxe sur les farines, c’est bien mais
c’est loin d’être suffisant, expliquet-il. Les taxes de production comme les
taux fixes sur les usines, en revanche,
sont un vrai sujet. »
Pour lui comme pour d’autres,
l’impôt sur les sociétés, que le gouvernement veut abaisser à 25 % en
2022, est une taxe « vertueuse » et ne
devrait pas être le cœur du sujet. Il
pointe aussi du doigt la dichotomie
qui existe entre l’injonction de
« monter en gamme » dans l’industrie française et la priorité qui semble donnée à faire baisser le coût
d’un salaire au niveau du SMIC. PDG
de Redex, une société de 400 salariés qui œuvre dans l’innovation
industrielle, il n’a effectivement pas
de salariés au SMIC chez lui.
Feuille de route
Au-delà de ces critiques éparses, la
politique économique globale
menée par le gouvernement continue de plaire, notamment aux
entrepreneurs de start-up. « Ce qui
compte c’est qu’ils tiennent la feuille
de route », plaide Alain Guillen,
cofondateur de XtreeE, spécialisé
dans la fabrication de béton. — C. N.
INTERVIEW // MICHEL OFFERLÉ Professeur à l’Ecole normale supérieure et spécialiste du patronat
« Roux de Bézieux doit inventer une nouvelle manière de “faire patronat” »
Propos recueillis par M. B.
Michel Offerlé a écrit « Les Patrons
des patrons. Histoire du Medef »
(Odile Jacob, en 2013) et dirigé
l’ouvrage « Patrons en France » (La
Découverte, en 2017).
Pour le nouveau président du
Medef, quels sont les enjeux de
sa première université d’été ?
La première université d’un mandat est l’occasion de fixer le tempo
et le style de la nouvelle présidence,
pour les décideurs économiques,
politiques et sociaux et les médias.
Mais il ne faut pas se leurrer, le
Medef n’est pas la première préoccupation des Français et peu
d’entre eux ont une connaissance
même indirecte de ce qui s’y passe.
Ils en ont plutôt une image persistante et floue, plutôt assez, voire
très négative.
Geoffroy Roux de Bézieux
est-il en capacité de renouveler
le Medef ?
Si ses ambitions réformatrices sont
réelles, elles sont doublement
contraintes. Par le fait de la structure même du Medef : comment
réformer, rationaliser, revitaliser
les structures en redessinant la géographie datée de la représentation
patronale, tout en ne lésant pas les
intérêts des structures en place qui
ont un intérêt à la préservation des
leur appartenance indirecte à la
confédération, usage purement
consumériste des services fournis.
Et pour un petit noyau « militant »,
un vrai attachement nourri de motivations diverses. Dès lors, un président du Medef peut insister sur certains traits qu’il souhaite mettre en
avant. Nous verrons si, ne serait-ce
statu quo ? Même Ernest-Antoine
Seillière, qui avait un mandat très
large de refondation patronale en
1998, n’y est pas parvenu. De plus,
l’actuel président du Medef est un
sortant qui fait partie du paysage
patronal depuis une décennie.
Comment pourra-t-il faire le bilan
des années Gattaz sans remettre en
cause sa propre position passée
dans l’organisation ?
Comment jugez-vous
sa nouvelle équipe ?
Il faudra voir comment fonctionnent les trois équipes qui constituent le quotidien du « paquebot »
Medef. D’abord les permanents
politiques et techniques qui forment l’ossature pérenne de la
bureaucratie patronale. D’autre
part l’équipe, renouvelée à chaque
présidence, des conseillers du président, une sorte de cabinet. Et tout
l’appareil des fédérations et des
commissions. Pour l’instant,
l’innovation vient de la position de
Patrick Martin [le nouveau viceprésident délégué du Medef,
NDLR] qui a été sans doute un ralliement de poids dans l’élection
de Geoffroy Roux de Bézieux. La
question pour lui, militant territorial avéré, sera d’affirmer un poids
politique face à ce qui constitue
l’ossature de la confédération, c’està-dire la dizaine de fédérations qui
comptent.
« Le Medef est passé
de 800.000 adhérents
proclamés à
123.000 constatés.
Aucun responsable
patronal n’a commenté
ces chiffres ».
Michel Offerlé. Photo Pierre Martins / CC BY-SA 4.0
Roux de Bézieux est-il un bon
reflet des adhérents ?
Durant la campagne, il y a eu un mot
d’ordre finalement plus psalmodié
que documenté : « les organisations
sont mortelles » et donc « à quoi sert
le Medef ? ». On peut décliner cette
interrogation en revenant sur un
événement peu médiatisé de 2017, la
mesure de la représentativité des
organisations patronales. Le Medef
est passé de quelque 800.000 adhérents proclamés à 123.000 constatés. Aucun responsable patronal n’a
commenté ces chiffres et personne
ne s’est demandé ce qu’était un adhérent du Medef. Peut-être faut-il commencer par là pour comprendre le
rapport qu’entretiennent les deux
millions de chefs d’entreprise avec
leur organisation. Je suis frappé,
dans les entretiens que je mène
depuis dix ans avec des patrons, par
l’infinité des nuances que j’enregistre : extériorité pour beaucoup,
indifférence voire franche hostilité
– « ceux d’en haut », « les Parisiens » – pour d’autres, ignorance de
que dans les prises de parole,
l’ouverture aux femmes, aux jeunes
et au monde si divers des nouveaux
patronats pourra prendre corps
durant cette nouvelle présidence.
Quel pourrait être le rôle du
Medef dans les cinq prochaines années ?
C’est sans doute l’une des questions
cruciales qui se posent au nouveau
président et qui permettra de comprendre ses marges de manœuvre.
A l’intérieur, comment affecter les
moyens matériels et humains à une
redéfinition des tâches. A l’extérieur, inventer une nouvelle
manière de « faire patronat », alors
même qu’une partie de l’agenda
patronal a été avalisée sans véritable participation patronale depuis
l’élection d’Emmanuel Macron.
Comment par exemple concilier à
la fois la décrue de l’interprofessionnel, qui satisfait la plupart des
grands associés du Medef, avec une
volonté de préserver l’autonomie
des partenaires sociaux face à l’Etat.
Croyez-vous à un rapprochement avec d’autres organisations patronales ?
Certains candidats ont abordé cette
question… mais mezza voce. L’U2P
ne semble pas partie prenante.
Quand le Medef prétend tirer sa
substance des PME, pourquoi voir
subsister une CPME ? Quand les
grandes entreprises sont dans le
Medef mais avec un investissement
limité, pourquoi laisser l’Afep faire
cavalier seul ? Encore une fois cela
peut être mis à plat, mais l’histoire
se rappellera aux oreilles des réformateurs potentiels. Le millefeuille
patronal interne existe depuis plus
d’un siècle, la division du travail
patronal de représentation depuis
de très nombreuses décennies. Ce
que des syndicats de salariés allemands ont partiellement mis en
œuvre en utilisant des méthodes
managériales semble peu vraisemblable dans l’espace de représentation patronal français. n
// 05
Les Echos Mercredi 29 août 2018
MONDE
en
chiffres
ZONE EURO :
LA CROISSANCE DU CRÉDIT
AU PLUS HAUT DEPUIS 2009
ÉTATS-UNIS : LE DÉFICIT
DES ÉCHANGES
DE BIENS S’ACCROÎT
La croissance du crédit
bancaire aux entreprises
et aux ménages est restée
soutenue le mois dernier :
le crédit aux entreprises
non financières a augmenté
de 4,1 %, et les prêts aux
ménages ont progressé de
3 % en juillet, tous deux
à leur rythme de croissance
le plus soutenu depuis 2009.
Le déficit des échanges de
biens entre les Etats-Unis et le
reste du monde a augmenté
en juillet (+ 6,3 %) sous l’effet
d’une chute des exportations
de produits agricoles,
ce qui laisse penser que
la contribution du commerce
extérieur à la croissance
risque d’être négative
au troisième trimestre.
0,6 %
LA CROISSANCE DES PAYS
DE L’OCDE EN HAUSSE
Le PIB des pays de l’OCDE
est en légère hausse de 0,6 %
au deuxième trimestre 2018,
contre une croissance de
0,5 % au premier trimestre. Les
hausses les plus fortes ont été
aux Etats-Unis (1 %), au Japon
et en Allemagne (+0,5 %).
Orbán et Salvini
poussent un front
souverainiste
en Europe
UNION EUROPÉENNE
Le but que se sont fixé
Matteo Salvini
et Viktor Orbán :
changer les règles
de l’Europe.
Olivier Tosseri
@OlivierTosseri
— Correspondant à Rome
Les deux hommes ont un ennemi
commun, Bruxelles, et partagent
une même priorité : rendre hermétiques les frontières extérieures de
l’Union européenne. Ils se sont
retrouvés pour une rencontre,
mardi, à Milan. Assaut d’amitié
avant de lancer l’assaut à l’Europe.
Viktor Orbán, le Premier ministre
hongrois, a rendu hommage à son
« héros et compagnon de destin »
comme il a qualifié Matteo Salvini, le
ministre de l’Intérieur italien dans
un point presse à la préfecture de
Milan. « Salvini est très populaire en
Hongrie, a-t-il déclaré. Il y jouit d’un
grand respect, car il montre que
l’immigration peut-être arrêtée en
mer. De sa détermination et de son
courage dépendent notre sécurité et
celle de nos frontières. Les migrants
doivent être reconduits chez eux. Il
faut juste de la volonté et de la détermination politique. » Attitude que continuera à suivre le ministre italien de
l’Intérieur qui a remercié son
« ami ».
Un tournant historique
Il s’est dit fier de représenter un
point de référence pour l’Europe.
« Ce que nous avons fait jusqu’à présent, nous continuerons à le faire. Je
ne reculerai pas. Ni devant les Soros
ni les Macron. Nous sommes à un
tournant historique. C’est le début
« Je ne reculerai
pas. Ni devant
les Soros
ni les Macron... »
MATTEO SALVINI
Le ministre de l’Intérieur italien
d’une série de rencontres pas pour
changer le destin de l’Italie et de la
Hongrie mais de l’Europe. » a expliqué Salvini.
Leurs intérêts sur le dossier
migratoire qui les rassemble sont
pourtant divergents. Rome ne manque pas une occasion d’afficher son
intransigeance pour faire appliquer le plan de répartition des
migrants souhaitant débarquer en
Italie. Elle s’oppose à celle de Budapest qui le rejette catégoriquement.
Mais cela passe au second plan
face à l’objectif commun : jeter à bas
l’actuelle architecture institutionnelle de l’Europe. En vue des élections pour le renouvellement de
l’hémicycle européen à Strasbourg
en mai 2019 et de la nouvelle commission qui se mettra en place, ils
souhaitent donner naissance à un
front souverainiste. Face à eux
« l’autre camp, celui des européistes
dirigé par Macron » a clarifié Viktor
Orbán.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, reçu par le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, à Milan. Photo Marco Bertorello/AFP
Marges de manœuvre
réduites
L’économie était aussi au cœur de la
discussion. « Le made in Italy a de
grandes perspectives en Hongrie », a
précisé avant l’entretien Matteo Salvini, évoquant également d’éventuelles commandes pour l’industrie militaire. Ce pays de l’Est n’est
pas uniquement érigé en modèle en
matière de gestion des flux migratoires. « Le PIB enregistre une croissance de 4 %, déclare avec envie le
ministre italien, la flat tax pour les
entreprises est de 9 % et la TVA sur
les produits d’usage courant a été
abaissée de 27 à 5 %, les plans pour le
tourisme et la construction de logements se chiffrent en plusieurs centaines de millions. Les salaires augmentent et la dette publique baisse :
en somme ce que nous voulons
faire. »
En matière économique, il faudra attendre l’élaboration du prochain budget pour savoir ce qu’ils
peuvent réellement faire. Les marges de manœuvre sont réduites
pour honorer les promesses électoralistes de la Ligue et du M5S,
inconciliables et irréalisables. La
détérioration des comptes publics
et celle des rapports avec l’Europe
ne permettent aucune flexibilité. n
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long-courrier Boeing 777 et Boeing 787. *** Service à l’assiette disponible sur les vols de/vers New York-JFK AF008-AF009-AF019-AF022-AF023-AF032, Singapour-Changi AF256-AF257,
Tokyo-Narita AF275-AF276 et Tokyo-Haneda AF272-AF274-AF279-AF293.
06 // MONDE
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
Theresa May minimise la gravité
d’un scénario de « hard Brexit »
Europe : Macron
à la recherche du
modèle nordique
EUROPE
Au Danemark puis
en Finlande, le
président français
espère parvenir
à obtenir plus de
soutien pour son
projet de refondation de l’Europe.
Jacques Hubert-Rodier
@jhrodier
Le 28 août, Theresa May a visité une école en Afrique du Sud, à une quinzaine de kilomètres du Cap. Photo Rodger Bosch/Pool/AFP
ROYAUME-UNI
« Ce ne serait pas la fin
du monde », a déclaré
la Première ministre
britannique, alors
que les négociations
avec Bruxelles sont
au point mort.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Raphaël Bloch
@Bloch_R
Pas d’inquiétude à avoir sur le Brexit!
C’est en substance ce que Theresa
May a affirmé dimanche soir, expliquant que l’absence d’accord avec
Bruxelles sur la sortie du RoyaumeUni de l’Union Européenne « ne serait
pas la fin du monde ».
En citant ainsi le patron de l’OMC,
Roberto Azevêdo, même s’il a aussi
reconnu la semaine dernière que «
cela ne sera pas [pour autant] une promenade de santé », la Première ministre conservatrice envoie un nouveau
message de fermeté à Bruxelles, tout
en caressant dans le sens du poil, à
Londres, les « hard Brexiters » de son
propre camp.
L’objectif reste toutefois d’obtenir
un accord avec Bruxelles, a rappelé
Theresa May. « Ce que fait le gouvernement, c’est mettre en place toutes les
solutions pour trouver un accord. Et
même un bon accord », a-t-elle expliqué. L’exécutif britannique se livre
actuellement à un véritable jeu
d’équilibriste. Il s’agit de montrer à
son opinion publique qu’il s’active
pour parer à tous les scénarios possibles... au risque d’effrayer la population en communiquant sur les conséquences pratiques d’un divorce sans
accord à l’amiable avec l’UE même si
c’est pour en minimiser la gravité.
La Première ministre britannique
prend la parole alors que les négociations avec Bruxelles sont toujours au
point mort à deux mois du sommet
européen d’octobre. Elle intervient
En attendant de trouver un accord
avec l’Union européenne sur les relations commerciales que l’île et le Continent souhaitent entretenir après le
Brexit, la Première ministre travaille
pour intensifier celles que le Royaume-Uni pourrait avoir à l’avenir avec
l’Afrique. Elle est en voyage pour trois
jours en Afrique du Sud, au Kenya et
au Nigéria, trois pays parmi les plus
riches du continent.
« Ce que fait le
gouvernement, c’est
mettre en place
toutes les solutions
pour trouver
un accord. Et même
un bon accord. »
THERESA MAY
Première ministre
Cap sur l’Afrique
Elle a annoncé depuis Le Cap qu’elle
entendait d’ici à 2022 faire de son
pays « le premier investisseur des pays
du G7 en Afrique », dans une formulation qui évite la comparaison avec
les colossaux investissements réalisés par la Chine. Et elle a déjà prévenu
qu’elle n’hésiterait pas à mettre la
politique britannique d’aide au développement au service des ambitions
commerciales du Royaume. Reste à
savoir dans quelle mesure cette stratégie permettra de décrocher des
accords commerciaux capables de
se substituer à ceux de Bruxelles. n
aussi après une série de nouveaux
couacs gouvernementaux qui montrent combien son équipe reste divisée sur le Brexit. La semaine dernière,
le ministre des Finances, Philip Hammond, a créé l’émoi à Londres en
déclarant qu’un « hard Brexit » coûterait « 80 milliards de livres supplémentaires » de nouvel emprunt au
pays. Ce que Theresa May a démenti
depuis, expliquant que les chiffres
dataient de janvier...
Le Parlement iranien maintient
la pression sur Hassan Rohani
Unis : Téhéran aura du mal à convaincre Pékin et New Delhi, de loin
ses principaux clients, d’augmenter,
au détriment de leurs fournisseurs
historiques, leurs achats de 4 millions de barils par jour, son niveau
d’exportation du printemps. La crise
économique et désormais politique
peut-elle pousser Téhéran à céder et
à accepter la négociation avec les
Occidentaux d’un nouvel accord
incluant son programme balistique
et ses ingérences régionales ?
MOYEN-ORIENT
Le président de l’Iran
n’a pas convaincu les
députés sur sa politique
en matière de chute
de la devise, d’inflation
et de chômage.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
Trop affaibli
Attakenare/AFP
Nouveau camouflet pour Hassan
Rohani. Convoqué devant le Parlement, mardi matin, pour se justifier
sur la crise économique, il n’a pas
convaincu les députés. Après deux
heures d’audition, ils ont estimé ne
pas avoir reçu de réponses satisfaisantes dans quatre des cinq dossiers
étudiés.
Selon les règles du Parlement,
ces questions seront transmises,
pour la première fois dans l’histoire de la république islamique, à
la justice pour avis. Un procédé qui
peut paraître surprenant pour contester la politique de l’exécutif alors
que les députés disposent du droit
de destitution.
Mais le renvoi d’Hassan Rohani
est exclu par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, pour l’instant.
Les conservateurs sont alliés pour
une fois à certains réformateurs. Les
deux factions « constituent les deux
ailes du même oiseau », à savoir un
régime dont la domination de la
Convoqué devant le Parlement, mardi matin, pour se justifier sur
la crise économique, Hassan Rohani n’a pas convaincu les députés.
région est inscrit dans son ADN,
estime un ministre du Golfe. Ils
maintiennent donc la pression sur
Rohani sans enfreindre les instructions du guide.
Des explications magiques
Le président iranien était censé présenter à cette occasion des mesures
pour redresser l’économie déstabilisée à la fois par les sanctions américaines, rétablies par Donald Trump
cet été, et par des années de corruption et de mauvaise gestion. Mais il
n’en a rien été, il s’est contenté d’estimer que, si les Iraniens restent unis,
alors « ils réaliseront que leurs problè-
mes seront résolus ». Une réponse
jugée « trop étrange » par Ali Motahari, le vice-président du Parlement.
Le président a même nié qu’il y ait la
moindre crise, alors que le chômage
sévit largement, que la devise a
perdu les deux tiers de sa valeur
depuis le début de l’année et que la
hausse des prix dépasse désormais
ce que les économistes considèrent
comme le seuil de l’hyperinflation,
à 45 %, voire dépasse 70 % pour
l’alimentation.
Et la situation est destinée à empirer à partir de novembre, quand les
acheteurs de pétrole iranien seront
menacés de sanctions par les Etats-
« Extrêmement peu probable »,
estime Jean-Sylvestre Mongrenier,
spécialiste du pays à l’Institut français de géopolitique, « la dynamique
économique, sociale et politique à
l’intérieur de l’Iran, comme la dynamique externe, avec un axe DamasMoscou-Téhéran, ne plaident pas
pour un apaisement. Le régime ne
renoncera jamais à ses ambitions géopolitiques et est prêt à réprimer toute
contestation provoquée par la chute
du niveau de vie ». Rohani est d’ores
et déjà trop affaibli pour tenter une
ouverture internationale.
Rohani devrait tenter de reprendre l’initiative « via un prochain
remaniement du gouvernement »,
estime un spécialiste de l’Iran à la
Burgundy School of Business,
Djamshid Assadi. Qui n’exclut pas
non plus le renversement de Rohani
cet hiver au profit des Gardiens de la
révolution, avec l’accord tacite du
guide suprême... n
La démission mardi du gouvernement de Nicolas Hulot ne pouvait pas tomber plus mal pour
Emmanuel Macron, en pleine
visite de deux jours au Danemark avant de se rendre en Finlande mercredi soir et jeudi. Avec
ces deux visites, la première
depuis trente-six ans au Danemark et depuis dix-neuf ans en
Finlande, Emmanuel Macron
voulait rechercher avant tout des
soutiens pour son projet de
refondation de l’Europe. Son
objectif est de « parler à tout le
monde » et non plus de se contenter du dialogue avec l’Allemagne.
Mais il s’agit aussi de passer
au-dessus de divergences avec
un pays comme le Danemark à
qui ont été accordées plusieurs
« options de retrait » sur la
défense, la sécurité, la police, la
justice, l’euro. Lors d’une conférence de presse avec le président
français mardi à Copenhague, le
Premier ministre danois, Lars
Rasmussen, a rappelé qu’il
n’envisageait pas d’organiser des
référendums sur ces clauses
mais d’ouvrir un dialogue
citoyen.
Mais il y a eu surtout l’affichage de nombreux consensus
par les deux dirigeants.
« Le Danemark, a dit Emmanuel
Macron, est trop pudique sur son
engagement européen. » C’est un
« grand pays européen ».
Diplomatiquement, Lars
Rasmussen a affirmé que
les Danois « sont de grands pragmatiques avec beaucoup de sangfroid et ne sont peut-être pas aussi
chaleureux que les Français ». Et,
a-t-il ajouté, « la véritable amitié
doit permettre les différences ».
Sans en faire partie, le Danemark a néanmoins récemment
signé, avec sept autres pays du
nord de l’Europe, un texte
contre la réforme de la zone
euro comme l’appelle pourtant
de ses vœux le président français. Mais sur l’épineuse question de la taxation des géants du
numérique, le Premier ministre
danois a reconnu que la France
était « un créateur de passerelle
pour trouver une solution ».
Consensus sur
la taxation des Gafam
« Je partage pleinement le souhait
du président Macron d’attendre
des géants du numérique qu’ils
payent leurs impôts », a-t-il dit.
Pour le président français, il y a
une vraie convergence, même si
Copenhague redoute un système venant taxer les revenus
mondiaux. Alors que le Danemark a durci sa politique face
aux migrations, les deux hommes ont affiché leur accord
notamment sur la politique
d’aide économique pour les pays
d’origine. En tout cas si la refondation de l’Europe peut attendre, le président Macron s’est
mis à l’écoute des explications
sur le « modèle nordique ». Un
modèle, a dit Rasmussen, qui
conjugue « un haut niveau de
protection sociale et un marché
du travail flexible ». n
Le CO2 réduirait
la qualité nutritive
de nos assiettes
PLANÈTE
L’augmentation
du CO2 dans
l’atmosphère aurait
un impact néfaste
sur la qualité
de nos aliments.
« Les émissions de CO2 appauvrissent nos aliments », avertit une
étude de Nature Climate Change
publiée lundi. A partir de 2050,
l’augmentation du CO2 dans
l’atmosphère provoquera une
réduction de la teneur en fer, en
protéines et en zinc dans près de
225 aliments, précise le rapport.
La concentration moyenne
mondiale de CO2 dans l’atmosphère a atteint un nouveau
record en 2017 : 405 parties par
millions (ppm), et pourrait
dépasser les 550 ppm d’ici à
2050. Une concentration aussi
élevée réduirait ainsi de 3 à 17 % la
teneur en éléments nutritifs. Un
résultat préoccupant quand on
sait que près 2 millions de personnes à travers le monde souffrent déjà de carences en un ou
plusieurs de ces nutriments. A
cela pourrait s’ajouter « une
carence en zinc chez 175 millions
de personnes de plus, mais aussi
une carence en protéines chez
122 millions de personnes d’ici à
2050 », précise le communiqué.
Impact sur la santé
Ces carences auraient par
ailleurs un impact non négligeable chez les personnes les plus
vulnérables. « Les carences en
zinc affectent le système immunitaire, les enfants risquant alors
plus de souffrir d’infections respiratoires, de la malaria ou des
maladies diarrhéiques », explique
Matthew Smith, coauteur de
l’étude. L’anémie ou le retard de
croissance font aussi partie des
effets néfastes.
Mais la planète serait affectée
inégalement. Les pays d’Afrique
du Nord, du Proche-Orient et
d’Asie seraient touchés en première ligne, car leur alimentation dépend exclusivement de
céréales, comme le riz et le blé,
fortement impactées par la
hausse du gaz carbonique. Ce
n’est pas le cas des pays du reste
de l’Afrique, qui consomment en
moyenne des céréales moins vulnérables à ce changement
atmosphérique. Enfin, les pays
occidentaux, plus riches, pourront aisément compléter leur alimentation par des produits d’origine animale, leur évitant ainsi
une grande déficience nutritive.
Les plantes absorbent du gaz
carbonique (CO2) pour se développer et produisent de l’oxygène
à cette occasion via un processus
de photosynthèse. Mais « la
hausse du CO2 entraîne un changement climatique qui réduit
significativement les rendements
agricoles », explique Samuel
Myers, coauteur de l’étude, ainsi
que les éléments nutritifs des
plantes. Cette dernière conclusion reste très empirique : « Nous
ne comprenons pas vraiment ce
mécanisme […] mais nous savons
que cela se produit », constate-t-il.
— M. Rou.
// 07
Les Echos Mercredi 29 août 2018
SOMMAIRE
idées&débats
Le Point de vue
Art et culture
Les défis de l’IA
Changer de métier
Au fil de l’eau
Quel projet pour l’Europe ?
La santé dans le viseur
Mais où sont les femmes ?
Sébastien Le Bescond, une question
d’état d’esprit et de lucidité
L’Amazone, l’eau et la forêt
L’ÉDITORIAL
DES « ÉCHOS »
La démission
de l’écologie
« Nous avons fait une proposition précise, responsable et
crédible pour faire progresser
les négociations », estime David
Lidington. Photo Ben Stansall/AFP
LE POINT
DE VUE
de David Lidington
Nous ne voulons pas
d’un Brexit sans accord
avec l’Europe
UNION EUROPÉENNE // Pour le numéro deux du gouvernement
de Theresa May, les négociations avec Bruxelles peuvent encore
aboutir à un accord « vaste et ambitieux ».
a relation entre le Royaume-Uni
et la France est aujourd’hui
extraordinaire par son ampleur
et par sa force. Nous avons une histoire
commune – culturellement, politiquement et économiquement – qui dure
depuis des centaines d’années. Nous
accueillons et prenons soin d’une multitude de nos citoyens respectifs, avec
plus de 150.000 Britanniques qui vivent
en France et au moins 165.000 Français
qui vivent au Royaume-Uni.
Nos valeurs communes – respect de
la dignité humaine, de la liberté, de la
démocratie et de l’égalité – sont chères à
nos deux pays. La Déclaration des
droits de l’homme et du citoyen, rédigée
par les révolutionnaires en 1789, est le
cadeau de la France à la civilisation
occidentale.
Dans le commerce, nous sommes
l’un des principaux partenaires économiques de la France : l’excédent commercial dont la France profite depuis
longtemps avec le Royaume-Uni en
témoigne – ainsi que le demi-million
d’emplois soutenus par le commerce et
les investissements entre nos deux
pays.
En tant que membres permanents
du Conseil de sécurité de l’ONU, nous
travaillons ensemble chaque jour sur
les questions internationales de
défense. À maintes reprises, nous nous
trouvons du même côté du débat : sur
l’Iran, sur le commerce, sur le changement climatique.
La France est notre porte d’entrée
vers l’Europe et, malgré nos différences,
notre ami le plus précieux. C’est de cette
position unique de proximité que nous
nous positionnons en tant que voisins et
alliés en ces temps de grands changements mondiaux. Les fondations de
l’ordre mondial que nous avons forgées
au lendemain de la guerre se fissurent.
En Europe, des forces politiques radica-
L
les réapparaissent, se nourrissent du
ressenti causé par les inégalités, et freinent l’amélioration des conditions de
vie et du changement social.
Comme je le dirai plus tard à l’université d’été du Medef, je pense qu’il est
temps de se rassembler : la France, le
Royaume-Uni et le reste de l’Europe.
Nous devons travailler ensemble pour
résoudre ces problèmes communs, et
nous devons renforcer l’ordre mondial
démocratique libéral qui a nourri nos
intérêts depuis si longtemps.
J’ai l’impression que nous sommes à
la croisée des chemins. Il y a des forces,
des deux côtés de la Manche, des deux
côtés de la mer du Nord et dans le
monde entier, qui nous séparent.
Dans le feu des négociations sur le
Brexit, il est facile d’oublier que nous et
nos alliés européens sommes tous du
même côté. Nous voulons tous un
accord. Mais sans compromis, sans
créativité et sans apprécier le contexte
plus large, nous risquons de ne pas en
obtenir un avant mars 2019 et nous finirons par sortir de l’UE sans accord.
Nous ne voulons pas, et nous ne nous
attendons pas à un tel scénario.
Comme je le démontrerai dans mon
discours aujourd’hui, nous nous sommes résolument efforcés d’atteindre un
accord vaste et ambitieux qui honore le
résultat du référendum – reprendre le
contrôle de nos lois, de notre argent et
de nos frontières, tout en préservant et
en renforçant les liens historiques avec
nos amis de l’UE sur le commerce et la
sécurité.
Nous avons proposé d’adhérer à un
règlement commun pour les biens, afin
de préserver un commerce sans friction – si important pour Calais et Douvres et d’autres régions portuaires, ainsi
que pour la frontière irlandaise.
Et ce n’est pas du « cherrypicking » –
on ne cherche pas, comme on dit en
La France
est notre porte
d’entrée
vers l’Europe
et, malgré
nos différences,
notre ami
le plus précieux.
français, à « avoir le beurre et l’argent du
beurre ». Sur les services, nous recherchons une relation plus souple basée
sur de nouveaux arrangements, avec
évidemment un accès moins assuré
qu’aujourd’hui, mais s’appuyant sur des
précédents existants afin de garantir un
haut niveau de coopération dans des
domaines tels que le transport, l’énergie
et les services financiers.
Et nous respectons pleinement la
position de l’UE et ne cherchons pas à
porter atteinte à l’intégrité du marché
unique que nous quittons. Nous
n’aurons plus les droits d’un État membre. Nous n’aurons pas non plus le
même accès au marché ni le même
poids dans les prises de décision.
Et nos propositions garantissent des
conditions de concurrence équitables –
nous nous sommes engagés concernant les règles d’alignement, les aides
de l’État, les protections environnementales, sociales et de l’emploi, et bien
d’autres normes.
Nous avons fait une proposition précise, responsable et crédible pour faire
progresser les négociations. Avec exactement sept mois jusqu’à la fin du processus de l’article 50 et moins de deux
mois avant le Conseil européen d’octobre, nous avons le choix entre les propositions pragmatiques dont nous discutons actuellement avec la Commission
européenne, ou une absence d’accord.
Les modèles alternatifs ne répondent
pas au niveau d’ambition ou au résultat
que nous voulons tous voir aboutir.
Nous sommes des partenaires indispensables dans un monde imprévisible. C’est l’occasion de cimenter ce part e n a r i a t e t d ’a f f r o n t e r l ’ave n i r
ensemble.
David Lidington est secrétaire d’Etat
au sein du Bureau du Cabinet
du gouvernement britannique.
On ne négocie pas avec la nature. S’ils
veulent encore avoir la moindre chance
de permettre à l’homme de continuer à vivre
correctement sur cette planète à la fin de ce
siècle, ceux qui nous gouvernent ne peuvent
plus se contenter de demi-mesures. Ils
doivent consacrer l’essentiel des politiques
publiques à cet impératif supérieur, vital
Par Jean-Francis
pour l’espèce. C’est un message à portée
Pécresse
universelle, presque existentiel, qu’a adressé
aux dirigeants politiques la star de l’écologie
Beaucoup
française, en démissionnant avec fracas
avant
du gouvernement. Il est trop confortable
pour l’esprit de réduire la décision de Nicolas
Nicolas
Hulot à un nouvel état d’âme. Son dilemme
Hulot ont
a été celui de la plupart des ministres
fait le choix ou secrétaires d’Etat chargé de l’Ecologie
depuis Robert Poujade en 1971. Réussir ou
de partir.
partir : beaucoup avant Nicolas Hulot ont
fait le choix de partir, parce que la culture écologiste n’est pas
de s’accommoder des besoins d’une économie qui accapare
les ressources naturelles et rend la Terre moins habitable.
L’urgence a amplifié cette exigence. Alors que le climat change plus
vite et plus fort qu’on ne le pensait, que les populations d’espèces
animales sauvages s’effondrent littéralement, l’écologie ne peut
plus être une variable d’ajustement politique. L’heure n’est plus à
souffler le chaud puis le froid sur l’écologie, au gré des électorats ou
des intérêts, corporatistes ou industriels. La leçon de Nicolas Hulot
doit être méditée, et vite. Le paradoxe est que le président qui en fait
les frais, Emmanuel Macron, est sans nul doute l’un de ceux à s’être
le plus engagé en faveur de la préservation de l’environnement.
Gel des exploitations d’hydrocarbures, bannissement des produits
carbonés, arrêt programmé en 2040 des moteurs thermiques,
rénovation des logements vétustes, sortie du glyphosate en trois
ans, objectif « zéro béton » supplémentaire, abandon de l’aéroport
de Notre-Dame-des-Landes, bannissement de néonicotinoïdes
auquel la France a œuvré : les engagements pris depuis quinze
mois sont considérables pour l’écologie. Bien sûr, certains ont été
et ne cessent encore d’être contredits. Autoriser Total à exploiter
à La Brède, une usine de raffinement d’huile de palme est une pure
incohérence. Le programme de rénovation des passoires
thermiques est toujours au réfrigérateur. Et il est insensé de vouloir
rouvrir la chasse d’espèces menacées deux mois après avoir laissé
le ministre de la Transition écologique présenter un plan d’urgence
en faveur de la biodiversité. Oui la planète, et avec elle l’écologie,
meurt de ces petits arrangements. Mais les écologistes servent-ils
mieux leur cause en dehors ou à l’intérieur du pouvoir ?
Démissionner, c’est renoncer. Il ne tient pas qu’aux politiques
de remédier à cette triste vocation de l’écologie à la française :
si les militants de l’environnement avaient encouragé Nicolas
Hulot dans ses succès au lieu de le dénigrer dans ses échecs,
ils auraient renforcé son poids au sein de l’exécutif. Et ils n’auraient
pas, à présent, que leurs yeux pour pleurer.
(
Lire nos informations
Pages 2-3
DANS LA PRESSE ÉTRANGÈRE
Énième scandale de discrimination au Japon
Après l’affaire des quotas dis•criminant
les jeunes femmes
lors de leur entrée en fac de
médecine, un énième scandale
vient d’être révélé au Japon,
s’attaquant cette fois aux personnes handicapées. D’après le
quotidien japonais « Mainichi », trente-trois ministères
ont sciemment gonflé
leurs ratios de salariés handicapés pour
respecter
les quotas
légaux.
T r o i s
mille employés ont donc bénéficié du statut « handicapé » à
tort, permettant à l’Etat d’être
en conformité avec la loi qui
impose des quotas de 2,3 %, en
affichant un ratio de 2,49 %
dans la plupart des ministères. « Je vous présente mes excuses les plus sincères car c’est
extrêmement regrettable », s’est
repenti Yoshihide Suga, secrétaire général du cabinet, à la
suite de ces révélations. Cette
manipulation des statistiques
aurait même été pratiquée au
ministère chargé de promouvoir l’emploi des personnes
handicapées a reconnu le
ministre du travail.
Le quotidien estime que cette
pratique très répandue dans les
institutions politiques a longtemps été négligée par une
abs ence d’o rg ani s mes en
c h a rg e d e
vérifier
l ’a p p l i c a tion de ces
règles fixées
par l’Etat japonais lui-même.
Les secteurs privés, quant à eux,
ne bénéficient pas de cette
immunité. En cas de non-respect de l’objectif, ils peuvent
écoper d’amendes. Le gouvernement semble donc très réticent à l’idée d’embaucher des
salariés handicapés : « c’est de la
discrimination pure et simple ! », s’indigne le Conseil national du handicap.
— M. Rou.
08 // IDEES & DEBATS
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
art&culture
1. Nicolas Hulot quitte le gouvernement
2. Le « cadeau » de l’Elysée aux chasseurs qui a poussé Hulot
à la démission
3. Apple : la nouvelle gamme d’iPhone se précise
4. Theresa May minimise le problème d’un « hard Brexit »
5. Fortnite : l’avertissement de Google
LE POINT
DE VUE
de Pierre Gattaz
’année 2019 verra se dérouler en
Europe des élections cruciales
pour notre avenir, celles des nouveaux députés européens, qui précéderont la désignation d’une nouvelle Commission pour les cinq ans à venir. Ces
élections ne passionnent pas les électeurs et elles sont trop souvent traitées
avec légèreté par les partis politiques
nationaux eux-mêmes. C’est un tort.
Elles sont, pourtant déterminantes
pour les prochaines années.
Les entreprises le savent bien : la
construction européenne à l’œuvre
depuis 1951 et l’Union monétaire autour
de l’euro depuis 2002 ont permis un
développement économique, social et
sociétal sans précédent en Europe en
apportant croissance, emplois et bienêtre. Cette construction n’est pas parfaite, loin de là, et il faut entendre les critiques : trop lente, trop bureaucratique,
trop tatillonne, trop loin des préoccupations quotidiennes des citoyens.
Notre Europe est à un croisement :
des gouvernements eurosceptiques
gagnent des élections dans différents
pays et le Royaume-Uni veut quitter la
dynamique commune. Il faut donc se
rendre à l’évidence : l’Europe est souvent présentée, à tort, comme le problème. Nous devons donc en priorité
reposer la question de quelle Europe
nous voulons.
Comme citoyen et chef d’entreprise,
j’attends d’abord une Europe prospère
économiquement. Qu’on ne s’y trompe
pas, ces simples mots portent déjà en
eux beaucoup de défis à relever :
d’abord celui d’un continent en paix éco-
L
LE POINT
DE VUE
d’ Emmanuel Petiot
a nouvelle est passée presque
inaperçue… En septembre 2017,
une touriste américaine se fracture la jambe lors de son séjour en Inde,
simple mésaventure si celle-ci ne s’était
traduite par des conséquences dramatiques. Lors de sa prise en charge hospitalière sur place, elle contracte une infection bactérienne « résistante », c’est-àdire insensible aux antibiotiques
existants. De retour aux Etats-Unis, elle
finit par décéder, malgré l’administration par les médecins de 26 traitements
successifs.
Cette situation d’impasse thérapeutique est loin de constituer un cas isolé.
C’est l’une des nombreuses illustrations
de la menace grandissante à laquelle
nous faisons face : l’antibiorésistance,
phénomène par lequel les bactéries
mutent lorsqu’elles sont exposées trop
longtemps à un même antibiotique et
deviennent, par là même, « résistantes », c’est-à-dire difficiles, voire impossibles à combattre. En France, ce phénomène tue déjà 12.500 personnes
chaque année, soit trois fois plus que les
accidents de la route. Combien de
temps faudra-t-il encore pour que nous
prenions la pleine mesure de ce qui
déferle sur nous ?
Certes, au niveau mondial, la prise de
conscience s’est accélérée. En septembre 2016, l’Assemblée générale de l’ONU
appelait à relever ce défi sanitaire, considéré comme une « menace fondamentale » pour l’avenir de la planète. Il faut
dire que les chiffres ont de quoi effrayer.
Si rien n’est fait au cours des prochaines
décennies, en 2050, ce seront 10 mil-
L
Quel projet
pour l’Europe ?
nomique, car les conflits n’ont jamais été
source de prospérité, ensuite celui d’un
continent intégré qui permette un marché intérieur unifié, avec des règles
similaires, qui ne faussent pas la concurrence, enfin, celui d’un continent qui
laisse la libre circulation des citoyens,
des biens, des services, des capitaux, car
la liberté est la base de notre prospérité.
En cela, les fondateurs de l’Europe ne se
sont pas trompés, mais la traduction de
cette liberté, par des directives parfois
trop tatillonnes, n’a pas toujours été pleinement satisfaisante.
« J’attends une Europe
qui respecte nos passés
singuliers. »
« Nous nous devons
de défendre les règles
de libre-échange,
fondements primordiaux
de notre prospérité. »
Ensuite, une Europe qui respecte nos
passés singuliers et prend en compte les
réalités sociales et sociétales de notre
histoire : celle d’un continent à la fois
riche d’une formidable diversité et
ancré dans des traditions parfois millénaires, dont le brassage des peuples a
été à la fois une source de conflits incessants et de réalisations formidables.
J’attends que l’Europe respecte et
accompagne ces traditions, tout en gardant à l’esprit ce qu’énonce le proverbe :
« La tradition, ça ne signifie pas conserver les cendres, mais entretenir la
flamme. »
Une Europe de valeurs également et
qui s’exprime d’une voix forte et unifiée
dans un monde de plus en plus caractérisé par des actions égoïstes et unilatérales. Nous nous devons de défendre les
règles de libre-échange, fondements
primordiaux de notre prospérité. Nous
n’avons que deux options : réussir
ensemble ou devenir insignifiants chacun de son côté.
Enfin, j’attends évidemment une
Europe qui protège et qui anticipe, donc
qui agisse à court terme et ait une vision
commune à moyen et long terme. A
court terme, c’est évidemment l’enjeu de
la sécurité des citoyens et de nos frontières. A moyen et long terme, c’est apporter une réponse structurée aux bouleversements qui nous font face : le
développement du continent africain,
en lien avec la pression migratoire ; celle
du développement durable, de la révolution numérique, de l’intelligence artificielle, des nouveaux monopoles, etc.
L’Europe devra apporter à tous défis
des réponses structurées dans les mois
qui viennent. Mais, pour ce faire, elle
devra changer d’approche et de méthodes. Ces réponses, il faudra donc les élaborer en commun, en lien avec les chefs
d’entreprise des plus petites entreprises
comme des plus grosses. Ceux-ci sont
prêts à relever ces défis car ils savent
qu’il en va de notre avenir commun.
« A l’échelle du monde,
700.000 personnes
meurent chaque année
du fait d’infections
résistantes. »
« Il n’y a pas d’autre
alternative que de miser
sur l’innovation
radicale. »
Pour relever le défi, il n’y a pas d’autre
alternative que de miser sur l’innovation radicale, seule à même de favoriser
le développement de nouvelles structures chimiques, c’est-à-dire de nouveaux
traitements. C’est aussi en mobilisant
les ressources de l’innovation – et
notamment du tout nouveau Fonds
pour l’innovation de rupture – que nous
parviendrons à lutter efficacement contre le phénomène. Pour peu que nous y
consacrions du temps et des moyens, la
Olivier de Bruyn
@DeBruynOlivier
FILM FRANÇAIS
attention coutumière un
groupe d’élèves infirmiers
des deux sexes et d’origines
de Nicolas Philibert.
En toute discrétion, Nicosociales diverses qui
Documentaire. 1 h 45.
las Philibert bâtit depuis
découvrent leur métier au
trois décennies une œuvre essentielle qui
sein d’un institut de formation de Monrencontre parfois le succès. En 2002, « Etre
treuil. L’apprentissage théorique avec son
et avoir », où le cinéaste filmait, au long
lot de malentendus et d’hésitations cocasd’une année scolaire, le travail patient d’un
ses, le premier stage en hôpital et la renconinstituteur à la tête d’une classe unique
tre avec les patients avec son cortège
dans un village auvergnat isolé, a ainsi cond’appréhensions et de doutes, le bilan de fin
vaincu 2 millions de spectateurs en France,
d’année en compagnie de profs qui sont
un score colossal pour un documentaire.
aussi des soignants… En trois parties, touDepuis ce triomphe, Nicolas Philibert,
tes également riches en émotions, Philiindifférent aux modes et fidèle à ses méthobert suit pas à pas ses protagonistes bien
des – proximité avec ses protagonistes,
réels et, toujours à bonne distance, donne à
absence de commentaires –, a continué de
voir et à entendre leurs espoirs et leurs diftourner des films inclassables : le Jardin
ficultés dans l’exercice débutant d’une prodes plantes et la femelle orang-outan
fession où l’exigence et l’attention à l’autre
« star » de la ménagerie (« Nénette », 2010),
imposent leurs lois « à chaque instant ».
la radio et la fabrication de ses émissions,
En toile de fond : les problématiques
de jour comme de nuit (« La Maison de la
auxquelles sont confrontés les professionradio », 2013)…
nels de santé, ces petits soldats du service
public, de plus en plus démunis à l’heure
L’apprentissage du soin
où se multiplient les injonctions à la rentaDans « De chaque instant », Nicolas Philibilité et à « produire du soin ». « Les diffibert renoue avec la veine de « Etre et avoir »
cultés que connaît notre système de santé et
et signe un documentaire infiniment préles pressions qui pèsent sur les soignants
cieux qui, en évitant le didactisme, radioconstituent l’arrière-pays du film », souligraphie au plus près du « terrain » la réalité
gne Nicolas Philibert. Un arrière-pays,
de la pratique de la médecine, aujourd’hui,
disséqué au scalpel, que l’on visitera avec
en France. Le réalisateur observe avec son
intérêt. n
De chaque instant
Pierre Gattaz est président
de BusinessEurope.
La résistance
aux antibiotiques,
un défi mondial
lions de personnes qui succomberont
chaque année du fait de la résistance
aux antimicrobiens. C’est davantage
que le nombre annuel de morts liées au
cancer aujourd’hui : 8,2 millions.
L’année dernière, l’OMS a de nouveau
lancé un cri d’alerte en insistant sur la
perspective cauchemardesque d’un
monde « sans antibiotiques », synonyme d’un retour à une époque où l’on
mourait encore de la tuberculose ou de
la peste.
La santé dans le viseur
lutte victorieuse contre l’antibiorésistance est un défi à notre portée. Toutefois, pour le relever, nous ne pourrons
faire ni l’économie d’une mobilisation
de l’ensemble des parties prenantes –
citoyens, patients, investisseurs, monde
de la recherche et entreprises pharmaceutiques – ni d’une véritable évolution
des mentalités et d’une acceptation de la
prise de risque comme conditions sine
qua non de la découverte de nouvelles
solutions médicales.
Si la prise de conscience collective de
l’ampleur même du phénomène et le
développement d’un terreau favorable
aux entrepreneurs de l’innovation sont
effectivement des réponses à l’antibiorésistance, il n’en demeure pas moins
qu’ils doivent désormais être enracinés
au cœur même du débat public. A cet
égard, faire de ce combat « La grande
cause nationale 2019 » permettrait de
créer les conditions de l’indispensable
médiatisation pouvant servir de catalyseur à une large prise de conscience.
Le temps presse. A l’échelle du
monde, 700.000 personnes meurent
d’ores et déjà chaque année du fait
d’infections résistantes. Face à un tel
constat, nous n’avons d’autre choix que
de voir dans la résistance bactérienne
un formidable défi en même temps
qu’une opportunité : celle de prouver à
nouveau la capacité de l’intelligence
humaine à trouver les solutions qui permettront de sauver des vies ici et
ailleurs.
Emmanuel Petiot est directeur
général de Deinove
Nicolas Philibert signe un documentaire passionnant dans un institut
de formation pour infirmiers de Montreuil. Photo Les Films du Losange
Les brûlants mystères
de Lee Chang-dong
jamais, à se demander s’il
existe vraiment. Ce n’est
de Lee Chang-dong
que l’un des mystères posés
Après huit ans de réflexion,
avec Ah-in Yoo,
par l’imprévisible jeune
le réalisateur coréen
Steven Yeun, Jong-seo Jun.
fille. Haemi revient en
revient avec une œuvre ins2 h 28
compagnie de B en, un
pirée d’une nouvelle de
jeune homme aussi riche et
Haruki Murakami, « Les Granges brûbeau que Jongsu est banal et pauvre. Ben
lées ». Prix du scénario à Cannes en 2010
roule en Porsche et vit dans un superbe
pour « Poetry », Lee Chang-dong n’a pas
appartement des beaux quartiers. Une
reçu cette année la moindre distinction. Au
étrange relation faite de domination, d’iniregard de certains choix émis par le jury
tiation et, peut-être, de manipulation s’insprésidé par Cate Blanchett, on peut le
talle entre les trois jeunes gens jusqu’à la
regretter.
brusque disparition de Haemi. Que s’est-il
Dans la rue, Jongsu, un jeune coursier
passé ? Où se cache-t-elle ? A-t-elle été
qui rêve d’être écrivain, tombe par hasard
assassinée ? Fou de douleur, Jongsu se met
sur Haemi, une amie d’enfance qu’il avait
à espionner Ben dans l’espoir de retrouver
perdue de vue. Elle lui rappelle à cette occala jeune fille. Ben, de son côté, lui révèle la
sion que la seule phrase qu’il lui avait dite
façon très spéciale et dangereuse qu’il a de
pendant leurs années de lycée, c’est qu’elle
se distraire et d’échapper à la banalité de
était « moche ». Plus tard, Haemi se soul’existence.
viendra qu’elle était tombée dans un puits,
près de chez eux, à la campagne, dans une
Grande part à l’imagination
région proche de la frontière avec la Corée
Tout n’est-il qu’affaire d’illusions ? Cette
du Nord. Alors qu’elle croyait mourir,
histoire mystérieuse laisse une grande part
Jongsu l’avait tirée de ce mauvais pas.
à l’imagination : le chat de Haemi existe-t-il
La jeune femme l’entraîne chez lui et ils
vraiment ? L’histoire du puits est-elle
font l’amour – une fois, une seule. Elle part
vraie ? Comme cette mandarine invisible
juste après pour l’Afrique dans le désert du
que Haemi, qui suit des cours de mime, fait
Kalahari à la recherche de la « danse de la
mine de peler et de manger ? Toutes les
Grande Faim ». Danser des nuits entières
questions posées par le mystère Haemi ne
est la façon que les bushmen avaient de
seront pas résolues, ce qui pourra laisser le
trouver le sens de la vie. Haemi demande à
spectateur désemparé, voire déçu. Mais on
Jongsu de nourrir son chat, le temps de son
peut aussi se laisser séduire et envelopper
absence. Mais l’animal ne se montre
par ce brouillard même. n
Thierry Gandillot
@thgandillot
FILM CORÉEN
Burning
IDEES & DEBATS // 09
Les Echos Mercredi 29 août 2018
série d’été 3/5
LES DÉFIS DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Les femmes sont largement minoritaires dans la recherche en IA, ce qui influe sur la manière dont les
technologies se développent. Attirer les jeunes filles vers les filières techniques est un enjeu central.
Intelligence artificielle : mais où sont les femmes ?
Deborah Loye
@Loydeborah
lors qu’elle était étudiante, Joëlle
Pineau effectuait un stage dans un
laboratoire d’aéronautique au
Canada. La recherche portait sur la
reconnaissance vocale dans les
cockpits d’hélicoptères. « Le système était en place,
nous étions en train de le tester et moi je procédais
aux analyses des résultats. Tout à coup, l’équipe se
rend compte que tous les sujets de l’étude sont des
hommes. Je me retrouve donc aux commandes d’un
hélicoptère, dans le rôle du sujet féminin », raconte
celle qui dirige aujourd’hui le laboratoire Facebook AI Research de Montréal.
Une expérience étonnante pour la chercheuse,
qui démontre l’importance de la diversité dans les
laboratoires de recherche en intelligence artificielle. Les enjeux sont de taille : développer des
systèmes automatisés qui prennent en compte les
particularités de tous les humains, et qui ne reproduisent pas les discriminations présentes dans la
société. En début d’année, une chercheuse du
MIT, Joy Buolamwini, avait ainsi démontré
que les logiciels de reconnaissance faciale fonctionnent mieux sur des hommes que sur des femmes, et sur des personnes à peau claire qu’à peau
foncée, parce que les systèmes ont été entraînés
avec des bases où les hommes blancs étaient
d av a n t a g e r e p r é s e n t é s . D e m ê m e , u n e
étude publiée l’an dernier par la revue « Science »
montrait que les outils de traitement du langage
associent plus fréquemment les prénoms féminins avec des activités familiales et les prénoms
masculins avec des activités professionnelles.
D’où l’importance que les outils d’intelligence
artificielle ne soient pas développés uniquement
par des « mâles blancs quadragénaires », comme
l’avait dit Emmanuel Macron dans le discours de
remise du rapport de Cédric Villani sur l’IA, le
29 mars dernier au Collège de France. Or, selon ce
document, citant des chiffres de 2016, « dans les
écoles d’ingénieur en informatique, on dénombre
moins de 10 % de femmes ». La semaine dernière, une étude de l’entreprise canadienne Element AI estimait que 12 % des chercheurs en IA
dans le monde étaient des femmes (14,8 % en
France).
A
Dès leur arrivée dans les foyers,
durant les années 1980,
« les ordinateurs ont été
commercialisés comme un
outil de jeu pour les hommes ».
Pour convaincre
les jeunes femmes
d’étudier et de travailler
dans la tech, il faudra
considérer le problème
du sexisme.
Photo Shutterstock
La culture geek est souvent pointée du doigt
pour expliquer cette sous-représentation. Dès
leur arrivée dans les foyers, durant les années
1980, « les ordinateurs ont été commercialisés
comme un outil de jeu pour les hommes », explique
Moojan Asghari, fondatrice de Women in AI, une
association internationale qui promeut la place
des femmes dans l’intelligence artificielle.
Nombre d’entrepreneurs tech, comme Simon
Dawlat, fondateur d’AppGratis et de Batch, racontent en effet avoir découvert le code à travers les
jeux vidéo. « Pendant ce temps-là, les filles étaient
reléguées à jouer à la poupée », déplore Salwa
Toko, nouvelle présidente du Conseil national du
numérique, qui compte travailler sur la diversité
dans la tech lors de son mandat.
Au Canada, Joëlle Pineau a constaté que les étudiantes se dirigeaient vers l’informatique plus
tard que les hommes : « Lorsque l’on interroge les
diplômés, 80 % des hommes répondent qu’ils
savaient dès le début de leur cursus qu’ils souhaitent
faire de l’informatique. Alors que les femmes sont
seulement 20 % ! » Pour la chercheuse, qui
raconte ne s’être intéressée à l’intelligence artificielle que tardivement, grâce à un projet de robotique, il est donc urgent d’imposer des cours de
code dès le début des études supérieures.
Apprendre le code
Salwa Toko a elle-même donné l’opportunité à
des collégiennes de banlieues défavorisées
d’apprendre le code à travers son association
WeFilles. « Aujourd’hui, 50 % de mes alumnis
bachelières ont choisi une filière technique, se
réjouit-elle. Le code, c’est abstrait, mais lorsque les
jeunes filles se rendent compte qu’elles peuvent
fabriquer un site Internet, elles adhèrent immédiatement. » « Ce n’est pas le code que je préfère, c’est ce
qu’il me permet de faire », abonde Aurélie Jean,
docteure en sciences et numéricienne.
Mais pour convaincre les jeunes femmes d’étudier et de travailler dans la tech, il faudra considérer le problème du sexisme. Une étude de Social
Builder publiée en novembre 2017 a montré que
42 % des étudiantes en informatique avaient été
victimes de remarques sexistes sur leurs compétences. Du côté des chercheuses seniors, on
raconte aussi évoluer dans une atmosphère difficile. « Nous faisons face à un vrai plafond de verre,
affirme Nozha Boujemaa, directrice de recherche
Inria et fondatrice de l’institut DataIA. On a
l’impression que tout le monde est content que l’on
soit là et que l’on travaille, mais que l’on nous oublie
quand il s’agit des postes à haute responsabilité. »
l
RETROUVEZ DEMAIN
Robots et émotions : l’équation impossible ?
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CHANGER DE MÉTIER
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Sébastien Le Bescond
Une question d’état d’esprit et de lucidité
Muriel Jasor
@Mljr75112
ébastien Le Bescond a appris à
faire confiance à la vie. Quand
cet ex-directeur du marketing
s’est lancé dans son projet de
reconversion, il a constaté qu’il
générait une dynamique positive. Ce qui
était impossible devenait possible. Et, au
bout d’une année riche en contacts multiples, il s’est vu confier la présidence du traiteur Fleur de Mets Réceptions.
Auparavant, ce diplômé de l’ESCP
Europe avait pris grand soin de déterminer
les valeurs auxquelles il souhaitait être attaché. « J’étais attiré par des postes et par des
univers, mais comment associer les deux ?
J’ai très vite su ce que je ne voulais plus : les
jeux politiques, les réunions stériles, les équations insolvables… » Directeur du marketing
d’une entité internationale de 3.000 personnes, il avait désormais envie de tester l’agilité
d’une petite structure et de travailler dans
un environnement humain positif.
Dès lors, Sébastien Le Bescond était resté
« immensément ouvert sur les postes » :
« Alors que le savoir-faire de 90 % des métiers
s’acquiert rapidement, c’est le savoir-être qui
S
rend la bascule possible et sert de passerelle
entre les sphères professionnelle et personnelle. » Pas question de se tourner vers les
petites annonces : « 90 % des jobs sont déjà
pourvus ; la clef, c’est établir une relation ! » Il
s’est donc adressé à son réseau le plus proche sans toutefois en attendre grand-chose :
« Vos proches ont déjà une image préconçue
de qui vous êtes et vous limitent nécessairement. » Mais ce premier niveau de relations
Sébastien Le Bescond
dirige une entreprise
de 110 personnes dans
une proximité humaine
qu’il apprécie.
favorise d’autres contacts. « J’ai vécu cette
période d’échanges d’une façon très positive,
sans jamais me placer dans une posture de
demandeur », explique-t-il. En un an de
« vrais » échanges et de « liens émotionnels », il a fini par rencontrer un actionnaire
de Fleur de Mets. « Soit quatre niveaux supplémentaires par rapport à mon réseau proche », constate Sébastien Le Bescond.
« Nous nous sommes écoutés et entendus. »
Depuis, ses prestations l’amènent sur différents lieux parisiens. Par exemple, au Grand
Palais lors de l’exposition « Artistes et
Robots » pour y concevoir des réceptions et,
là encore, favoriser les rencontres.
Quitter le confort d’un grand groupe n’a
toutefois rien d’évident. « Je suis bien sûr
beaucoup moins entouré et aidé dans une
petite structure, car il y a peu de services support structurés… Mais cela vaut la peine »,
observe celui qui évoluait dans un univers
complexe de 20 pays, 20 usines et 3.500 produits. « Dans une structure matricielle, il est
épuisant de générer sans cesse des analyses
stériles et de tenter de faire accomplir des
tâches à des équipes sans aucun lien hiérarchique », relève-t-il. « De surcroît, la responsabilité y est diffuse et c’est vite le grand jeu des
parapluies. » Désormais, depuis ses
bureaux de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, Sébastien Le Bescond dirige une entreprise de 110 personnes dans une proximité
humaine qu’il apprécie. « Plus ça va, plus je
recrute sur le savoir-être de personnes qui
œuvrent dans des activités connexes à la
mienne, l’hôtellerie, la restauration, les agences… », constate le dirigeant de 48 ans. « En
France, on aime les clones, mais moi, je ne
veux pas de gens usés qui appliquent systéma-
DR
Directeur du marketing d’une entité internationale
de 3.000 personnes, Sébastien Le Bescond a opté
pour l’agilité d’une petite structure. Témoignage.
tiquement les mêmes recettes. » L’état d’esprit
des recrues potentielles et leur lucidité sur
leurs capacités sont clefs. « On est bien plus
libre qu’on ne l’imagine dans nos vies personnelle et professionnelle », poursuit Sébastien
Le Bescond en soulignant combien, en
France, la couverture sociale, les mutuelles
et Pôle emploi sont précieux pour amortir
les périodes de transition. Mais que faire
quand on manque de confiance en soi ? « Se
positionner, avec son talent de spécialiste, en
support d’une structure qui existe déjà et
s’associer à d’autres qui assureront un rôle
moteur. D’une situation à une autre, un
inconvénient peut devenir une force… »,
assure le dirigeant. n
l
RETROUVEZ DEMAIN
Marie Potel-Saville : La déontologie
de l’avocat reste la sienne
LES CONSEILS
À RETENIR
1. Prendre conscience
que l’on est bien plus libre
qu’on ne le pense et que
les projets génèrent une
énergie qui rend possible
ce qui ne l’était pas.
2. Réseauter sans jamais
se placer en position de
demandeur.
3. Projeter de la confiance,
miser sur le savoir-être et
créer du lien émotionnel.
10 // IDEES & DEBATS
L’Amazone,
l’eau
et la forêt
Le bassin de l’Amazone
est surnommé
« le poumon de la planète ».
Si cela est vrai, l’Amazonie
est atteinte d’emphysème.
l est difficile de surestimer
l’importance de l’Amazone,
l e p l u s g r a n d f l e u ve d u
monde. Son bassin représente plus de la moitié de la
surface des forêts tropicales restantes dans le monde. Il contient une
espèce d’arbres sur dix de la planète
et stocke 10 % du dioxyde de carbone mondial. En tant que ressource naturelle, l’Amazonie recèle
un potentiel immense.
L’exploitation du bois et le défrichage des terres à des fins agricoles,
principalement pour l’élevage du
bétail, se développent depuis les
années 1960. Plus de 150 barrages
ont également été construits pour
produire de l’énergie hydroélectrique à partir des 1.100 affluents de
l’Amazonie (dont 16 dépassent
1.600 kilomètres). Et plus de
800 exploitations minières jalonnent le fleuve pour récolter une partie de ses abondantes ressources
minérales.
I
Les risques liés
à la déforestation
Les préoccupations croissantes
concernant le changement climatique mondial et la hausse des températures sur la Terre ont attisé un
conflit entre l’utilisation commerciale de l’Amazonie et la nécessité
de la protéger. Près de 300 barrages
sont prévus ou en cours de développement mais certains ont été bloqués car, en détruisant la forêt, les
barrages contribuent non seulement à la disparition des habitats
des espèces mais réduisent comme
une peau de chagrin les terres des
peuples qui vivent dans la région.
Le taux de déforestation a ralenti,
mais il perdure. A ce jour, près de
20 % du bassin amazonien a été
déboisé. Selon certaines estimations, près d’un tiers pourrait l’être
d’ici à 2030 (par rapport à la couverture forestière de 1970). Cela risque
de modifier les taux de précipitations en Amazonie, affaiblissant
davantage ses défenses. En 2005
et 2010 déjà, l’Amazonie a connu des
sécheresses record qui ont conduit
à la mort massive d’arbres. n
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,36 en mai 2018 // Taux de chômage (BIT) : 8,6 %
au 1er trimestre 2017 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
À L’ÉTRANGER
TRAPPES L’ENQUÊTE CONFIRME
LE PROFIL « PERTURBÉ »
DE L’AUTEUR DE L’ATTAQUE
VENEZUELA L’ESPAGNE
ET LE CHILI PRÊTS À AIDER
CARACAS À SORTIR DE LA CRISE
L’enquête après l’attaque au couteau,
jeudi, à Trappes (Yvelines), confirme
que son auteur avait un « profil psychologique perturbé », selon le parquet. L’auteur des faits a tué sa mère et
sa sœur, et blessé grièvement une passante, qui est toujours entre la vie et la
mort. Les faits ont été rapidement
revendiqués par le groupe Etat islamique, mais, pour la justice, le caractère
terroriste de l’attaque n’est pas établi.
L’Espagne et le Chili se sont déclarés
prêts, lundi, à aider le Venezuela à
surmonter la crise dans laquelle il se
trouve, lors d’une visite à Santiago
du chef du gouvernement espagnol,
Pedro Sánchez. Le président chilien,
Sebastián Piñera, a notamment souhaité que l’Espagne assume un rôle
central dans la résolution de la crise
vénézuélienne, comme elle l’a déjà
fait en Amérique latine.
CLIMAT ÉTÉ 2018, LE DEUXIÈME
PLUS CHAUD DE L’HISTOIRE
CORÉE DU NORD WASHINGTON
MET FIN À LA SUSPENSION
DES EXERCICES MILITAIRES
Geoffroy Van Der Hasselt/AFP
EN FRANCE
Selon Météo France, l’été 2018 a été le
deuxième plus chaud de l’histoire en
France, loin derrière celui de 2003 et
sa canicule meurtrière. A quelques
jours de la fin de l’été météorologique
le 31 août, la température moyenne
de la saison a été supérieure à la normale de « près de 2 degrés ». En troisième position, arrivent ex-aequo les
étés 2015 et 2017, avec une anomalie
de +1,5 degré.
BESANÇON L’ARRÊTÉ
ANTI-MENDICITÉ CONFIRMÉ
Le tribunal administratif de Besançon
a rejeté mardi une requête présentée
par un militant associatif contre un
arrêté controversé pris le 3 juillet par
le maire (LREM) de la commune,
Jean-Louis Fousseret, pour interdire
la mendicité dans le centre-ville. Cette
décision a soulevé les protestations
des associations caritatives et de personnalités politiques locales.
LA PHOTO DU JOUR
L’ adieu à Aretha
Le secrétaire d’Etat à la Défense,
James Mattis, a annoncé mardi la fin
d e l a s u s p e n s i o n d e s exe r c i c e s
militaires alliés sur la péninsule
coréenne, décidée comme un « geste
de bonne volonté » après la rencontre
de Donald Trump et Kim Jong-un. La
visite du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, en Corée du Nord, prévue le
week-end passé, a été annulée à la
suite d’une lettre de Pyongyang jugée
belliqueuse par les autorités américaines, selon le « Washington Post ».
RUSSIE LES PLUS GRANDES
MANŒUVRES DEPUIS LA GUERRE
FROIDE EN SEPTEMBRE
Des fans se sont rassemblés en masse mardi 28 août à Detroit, dans le Michigan, pour rendre hommage à Aretha Franklin.
La dépouille de la « reine de la soul », décédée le 16 août, était exposée dans le musée Charles H. Wright, dédié à l’histoire
des Noirs. Un concert gratuit (avec notamment Stevie Wonder) se tiendra jeudi, avant ses funérailles le lendemain
au Greater Grace Temple, où sont attendues des personnalités comme Bill Clinton et Jesse Jackson. Photo Mike Segar/Reuters
Sergei Gapon/AFP
JUSTICE LE CHANTEUR
SAAD LAMJARRED MIS
EN EXAMEN POUR VIOL
Le chanteur marocain Saad Lamjarred a été mis en examen pour « viol »
par un juge d’instruction de Draguignan (Var). Placé en garde à vue
dimanche pour des « faits caractérisés de viol », au cours de la nuit de
samedi à dimanche, dans un établissement de nuit de Saint-Tropez, il
devait être présenté dans la soirée à
un magistrat pour décider de son
emprisonnement éventuel.
// 11
Les Echos
Mercredi 29 août 2018
Moscou organisera, du 11 au 15 septembre en Sibérie orientale et en
Extrême-Orient, ses plus grandes
manœuvres militaires depuis les exercices Zapad-81 de 1981. Elles impliqueront près de 300.000 soldats, plus de
1.000 avions et 36.000 engins militaires, avec la participation de la Chine et
de l’armée mongole, a annoncé,
mardi, le ministre russe de la Défense.
YÉMEN UNE MISSION D’ENQUÊTE
DE L’ONU ÉVOQUE DES « CRIMES
DE GUERRE »
Toutes les parties prenantes au
conflit au Yémen – coalition menée
par l’Arabie saoudite, gouvernement
yéménite et forces houthistes – ont
potentiellement commis des « crimes
de guerre », a affirmé mardi une mission d’experts mandatée par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.
RECONVERSION THIERRY
MANDON NOMMÉ À LA CITÉ
DU DESIGN DE SAINT-ÉTIENNE
ÉGYPTE AL-AZHAR CONDAMNE
LE HARCÈLEMENT SEXUEL
Après l’échec de l’éphémère « Ebdo »
dont il était directeur général, l’ancien
secrétaire d’Etat socialiste, Thierry
Mandon, prend la tête de la Cité du
design de Saint-Etienne. Durant le
quinquennat de François Hollande, il
fut secrétaire d’Etat à la Réforme de
l’Etat et à la Simplification, de mai
2014 à juin 2015, puis secrétaire d’Etat
à l’Enseignement supérieur et à la
Recherche de 2015 à 2017.
Al-Azhar, prestigieuse institution de
l’islam sunnite basée en Egypte, a
condamné toutes les formes de harcèlement sexuel, un fléau dans ce
pays qu’elle qualifie de « péché ».
« Criminaliser le harcèlement doit être
absolu », a ajouté Al-Azhar, pour qui
« l’habit ou le comportement de la
femme ne doit en aucun cas justifier un
tel acte » et constitue une « atteinte à
la dignité et à la liberté de la femme ».
ON EN PARLE À BERLIN
« Chasses » à l’immigré à Chemnitz
Une rixe mortelle impliquant un Syrien et un Irakien a provoqué de graves violences.
ertes, ces faits de violence anti-immigrés se
passent en Saxe, terre
de prédilection de l’extrême
droite dans l’ex-RDA. Un Land à
la frontière orientale de l’Allemagne où l’irruption du parti
Alternative pour l’Allemagne
(AfD) a provoqué un séisme
politique en devenant la première force politique régionale
lors des législatives de 2017 et où
les foyers de demandeurs d’asile
et les réfugiés font l’objet d’attaques récurrentes depuis 2015.
Mais les manifestations
conduites dimanche et lundi à
Chemnitz par l’AfD et Pegida,
les heurts avec la police et des
contre-manifestants proches
de l’extrême gauche, et surtout
les « chasses » à l’étranger qui
s’y sont déroulées font grand
bruit en Allemagne, où l’inquiétude monte face à la violence
des franges les plus radicales de
l’extrême droite.
C
Condamnation
d’Angela Merkel
« Chaos à Chemnitz », titrait
mardi le quotidien « Handelsblatt ». En désignant « les foules
excitées d’extrême droite », « l’Etat
de droit est dépassé par les événements, cela rappelle un peu la
situation de la République de Weimar », écrivait le magazine « Der
Spiegel ». Angela Merkel, quant
à elle, a condamné « avec la plus
grande fermeté » les « chasses
collectives » contre les immigrés :
la « haine dans la rue » n’a pas sa
place en Allemagne.
De fait, le meurtre d’un Allemand qui aurait été tué à coups
de couteau par deux suspects
– un Syrien de vingt-trois ans et
un Irakien de vingt-deux ans –
lors d’une rixe en marge d’une
fête, le week-end dernier, a mis le
feu aux poudres d’une frange de
l’opinion remontée contre
l’immigration et la politique
d’Angela Merkel, accusée d’avoir
ouvert en 2015 et 2016 les portes
de l’Allemagne à plus de un million de demandeurs d’asile.
Une alliance mêlant l’AfD, désormais le principal parti d’opposition au Bundestag, le mouvement ultra anti-islam Pegida (qui
a pris naissance en Saxe), des
hooligans et des néonazis pratiquant le salut hitlérien, a alors
défilé dans les rues aux cris de
« Les étrangers dehors » ou
« Nous sommes le peuple », en
revendiquant la nécessité de
l’autodéfense et en s’en prenant
physiquement à des étrangers.
Le tout « dans une atmosphère
extrêmement xénophobe et agressive », a estimé la directrice de la
Fondation Amadeu Antonio
contre le racisme, alors que les
forces de police se sont trouvées
totalement submergées.
Les heurts et les débordements de dimanche se sont
répétés lundi soir, et pouvaient
se poursuivre lors d’une nouvelle manifestation annoncée
pour mardi à Dresde, la capitale de l’Etat de Saxe, proche
de Chemnitz, elle-même
l’ancienne Karl-Marx-Stadt du
temps de la RDA. — D. B.
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www.lesechos.fr
Le segment
événementiel du
groupe poursuit son
internationalisation
depuis l’achat
de l’américain
Centerplate. // P. 17
Jean-Pierre Salle
Tour Eiffel, bateaux : le bel été
de Sodexo Sports et Loisirs
DEVISES EUR/GBP 0,9096 EUR/JPY 1,3014 EUR/CHF 1,143 GBP/USD 1,2884 USD/JPY 1,1104 USD/CHF 0,9751 TAUX EONIA -0,363 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,319 OAT 10 ANS 0,6469 T-BONDS 10 ANS 2,872
INDUSTRIE & SERVICES
AUTOMOBILE
Omar Torres/AFP
DERNIÈRE HEURE
Après l’Irlande, l’Italie : Ryanair
multiplie les accords sociaux nationaux
Le secteur auto épargné
par l’accord entre Washington
et Mexico. // P. 14
Jean-Philippe Louis
@JPhLouis
La Dolce Vita en émettant moins de CO2.
Le groupe Piaggio, constructeur de la
célèbre marque de scooter italienne
Vespa, a indiqué qu’elle produira sur
son site historique de Pontedera son
tout premier véhicule électrique à partir de septembre, avant de les mettre en
vente dès octobre en Europe. A partir de
cette date, le scooter sera mis sur le marché progressivement pour une arrivée
aux Etats-Unis et en Asie prévue à partir
du début de l’année 2019.
Baptisé « Vespa Elettrica », le véhicule
disposera d’une autonomie de 100 kilomètres minimum, tandis que sa batterie se rechargera en quatre heures. Si le
coût de l’engin n’a pas été précisé, le
groupe Piaggio indique dans un communiqué qu’il s’agit d’une première
étape menant vers des engins ultratechnologiques capables d’anticiper
des choix de conduite ou « d’interagir
avec d’autres appareils et véhicules » sur
la route.
LAIT
Sodiaal, candidat à la reprise de
l’usine bretonne du chinois Synutra.
// P. 15
DIA
Le hard-discounter espagnol
convoité par un groupe russe.
// P. 16 ET « CRIBLE » P. 30
SPORT
Le foot anglais se prépare
à un « hard Brexit ». // P. 17
HIGH-TECH & MÉDIAS
VMWARE
Comment la pépite de Dell, s’est
transformé en acteur du cloud.
// P. 18
INTERNET
Le grand chantier d’Orange
Marine pour sécuriser les réseaux
de Guyane. // P. 19
Un marché qui peine
à vrombir
F. Fatin
Ryanair a connu une série de grèves ces derniers mois. Photo Aidan Crawley/Bloomberg
La D2, mythique route
des châteaux du Médoc. // P. 20
La compagnie à bas coût
accorde à ses pilotes italiens
le bénéfice de la loi transalpine. Jusqu’à présent, elle
s’arc-boutait sur le droit
irlandais.
Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
FINANCE & MARCHÉS
BOURSE
L’accord est « historique », selon l’Association nationale professionnelle de l’aviation
civile italienne (Anpac). L’organisation, qui a
pris la défense des pilotes transalpins, a
annoncé mardi la signature d’un accord
avec Ryanair concernant leurs conditions de
travail. Après des années de résistance, la
compagnie irlandaise à bas coût a commencé en début d’année à reconnaître les
syndicats nationaux qui représentent son
personnel, pour tenter de mieux répondre
aux demandes des pilotes et du personnel
navigant qui se multiplient. Frappé par de
nombreuses grèves, qui ternissent son
image, depuis décembre 2017 , Ryanair commence à se montrer un peu plus ouvert sur le
front du dialogue social. Sous la contrainte,
le PDG, Michael O’Leary, a ainsi entamé des
Marchés émergents : l’anxiété
grandit avant les élections
au Brésil. // P. 21
PRÊTS
France, Allemagne : le robinet
du crédit est grand ouvert
pour les entreprises. // P. 22
BANQUE
Pourquoi Google et Buffett
s’intéressent tant au marché indien.
// P. 23
Shutterstock
GAM
négociations dans la plupart des géographies de son entreprise. Mais il va devoir protéger son modèle low cost, qui repose en partie sur l’application du droit irlandais, moins
coûteux en taxes et charges sociales, à tous
les équipages des avions et bases de la compagnie. Présent dans 22 pays européens, la
compagnie n’a en fait guère le choix et doit se
soumettre aujourd’hui petit à petit aux
réglementations nationales.
En septembre 2017, un jugement de la
Cour européenne de justice a confirmé le
droit des navigants à s’adresser au tribunal le
plus proche de leur domicile en cas de litige
avec leur employeur. Cela a été l’élément
déclencheur. Le même mois, une erreur de
planning géante a entraîné l’annulation de
20.000 vols. Au même moment, la compagnie a augmenté les salaires des pilotes de
20 % et ouvert la porte aux organisations
syndicales.
« Après huit mois de négociations, l’Anpac
a signé le premier contrat collectif de travail
pour les pilotes de la société Ryanair basés en
Italie […], un résultat qui donne davantage de
protection et de garanties », a indiqué mardi le
syndicat italien. Le contrat a été soumis à
l’approbation des plus de 300 pilotes associés et a obtenu une très large majorité. Selon
l’Anpac, Ryanair reconnaît désormais tous
les bénéfices prévus par la loi italienne concernant les retraites, la Sécurité sociale ou
les congés de maternité et de paternité.
Une invitation aux syndicats
La mise en œuvre de cet accord demandera
encore un certain temps « en raison d’actions
sur le plan fiscal qui devront être réalisées à
court terme […] à travers le ministère de l’Economie et des Transports ». Mais l’Anpac va
déjà plus loin et travaille avec deux autres
syndicats à la conclusion d’un autre accord,
concernant les assistants de vol, les hôtesses
et les stewards. Selon l’organisation, il s’agit
en effet du « premier contrat collectif de travail pour le personnel navigant de Ryanair,
signé en Europe ».
Il y a quatre jours, Ryanair a aussi passé un
accord avec les pilotes irlandais, mais
celui-ci doit encore être validé par les intéressés. Les discussions ont surtout porté sur
les promotions, les congés annuels et sur le
système de mobilité.
Ryanair a salué mardi l’accord conclu
avec les pilotes italiens. « Nous avons invité
les syndicats en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Espagne à nous rencontrer dans les
prochains jours pour négocier et, espérons-le,
parvenir à un contrat collectif de travail »,
ajoute la direction. n
// P. 24 ET « CRIBLE » P. 30
Lime fait appel aux particuliers
pour recharger ses trottinettes
LES ÉCHOS BUSINESS
CARNET // P. 27
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
Rechargeur de trottinettes électriques :
cette activité va devenir réalité dans les rues
de Paris. La jeune pousse américaine Lime,
qui a lancé fin juin son service de patinette
en libre-service dans la capitale, a annoncé
mardi qu’elle se mettait en quête de « juicers », des particuliers disposés à gagner un
peu d’argent en récupérant les trottinettes
dont les batteries sont très faibles ou à plat,
pour les recharger le soir à leur domicile.
Les « Lime-S » doivent ensuite être repositionnées avant 7 heures du matin, dans l’un
des lieux signalés par l’application. La
société annonce une rémunération variant
entre 5 et 20 euros par trottinette rechargée,
le tarif grimpant notamment si l’engin a
été laissé loin du centre de Paris, ce qui augmente potentiellement les efforts pour
le récupérer.
Augmenter la flotte en circulation
« C’est un moyen facile pour les étudiants et
les jeunes d’Ile-de-France d’avoir un complément de revenu de manière ludique », avance
le directeur général de Lime France, ArthurLouis Jacquier. Il faudra tout de même pour
devenir « juicer » posséder un numéro de
Siret ou de Siren, c’est-à-dire avoir un statut
d’autoentrepreneur ou appartenir à une
société. Jusqu’ici, la recharge et l’entretien
étaient confiés à une équipe de 40 salariés,
qui sera maintenue, indique la société, qui
compte Google parmi ses actionnaires. Le
recours aux « juicers » doit accompagner la
hausse du nombre de trottinettes en circulation, qui doit passer de « quelques centaines
aujourd’hui » à « quelques milliers très bientôt », selon Arthur-Louis Jacquier.
Avec ce système, Lime applique les préceptes de l’ubérisation (employer des indépendants payés à la tâche plutôt que des
salariés) pour baisser les coûts de sa principale contrainte d’organisation, la recharge
des batteries en fin de journée. La collecte
vespérale des trottinettes doit également
diminuer le nombre d’engins vandalisés. De
leur côté, les « juicers » peuvent y trouver
une source de revenus, à condition de disposer d’une voiture s’ils veulent collecter plusieurs engins dans une même tournée (une
trottinette pèse 11 kilos). n
L’arrivée d’un scooter électrique Vespa
est une nouvelle de taille dans un marché qui peine encore à prendre place en
Europe et notamment en France. En
2017, 1.676 motos et scooters « écolos »
ont été vendus, soit 1 % du marché, selon
des chiffres de la Chambre syndicale
des importateurs d’automobiles et de
motocycles (Csiam). Cependant, les
immatriculations de deux roues électriques de 50 cm 3 ont augmenté de
29,40 % grâce aux flottes d’entreprise et
services de partage, faisant augmenter
le marché de 33,20 % en 2017.
Ainsi, peu à peu, le secteur pourrait
ressentir de légers vrombissements : il y
a quelques semaines, Peugeot a
annoncé vouloir investir 47 millions
d’euros en trois ans pour sortir des
modèles de scooter haut de gamme,
dont trois modèles électriques. Il faut
ajouter à cette initiative pléthore de
nouveaux entrants comme Ligier ou
Govecs, qui comptent bien se tailler une
part du lion au détriment de Peugeot. Fort de son histoire et de son aura
dans le milieu des deux roues, Vespa
pourrait s’ériger en bonne place dans
cette nouvelle course. Outre son
modèle Vespa Elettrica, la firme devrait
lancer un modèle hybride avec une
autonomie maximale de 200 kilomètres, baptisé « Elettrica X ». n
Piaggio
PME & RÉGIONS
ITINÉRAIRES INSOLITES
Le suisse liquide des fonds
pour rembourser les investisseurs.
Vespa à l’assaut
du scooter
électrique
La Vespa Elettrica sera produite
à Pise, dans la traditionnelle usine
de Pontedera, où est née
la première Vespa en 1946.
14 //
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
INDUSTRIE L’automobile épargnée par l’accord
&SERVICES
entre Washington et Mexico
AUTOMOBILE
L’accord de libreéchange négocié entre
les deux pays préserve
largement les intérêts
de l’industrie
automobile.
à suivre
Shutterstock
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
L’italien Zegna met la main sur la
maison new-yorkaise Thom Browne
LUXE Le groupe italien Ermenegildo Zegna a annoncé l’acquisition de 85 % du capital de Thom Browne, la maison new-yorkaise qui avait habillé Michelle Obama lors de la présentation
de serment présidentiel de son mari, en 2013. Créé en 2001,
Thom Brown, qui était jusque-là détenu par son fondateur et le
fonds Sandbridge Capital, compte 200 employés et 31 boutiques
dans le monde. Conservant le solde du capital, Thom Brown
veut développer davantage son activité aux Etats-Unis.
Peste porcine : l’épidémie chinoise
menace l’Asie
AGROALIMENTAIRE La peste porcine en Chine risque de gagner
d’autres régions d’Asie, selon la FAO. L’abattage de 24.000 porcs
dans quatre provinces n’a pas permis de la juguler. Des cas ont été
détectés dans des zones chinoises distantes de plus de 1.000 km.
Cette maladie sans danger pour l’homme est mortelle pour les
animaux. Présente en Afrique, en Russie et en Europe de l’est,
elle est très difficile à maîtriser faute de vaccin efficace. La moitié
du cheptel mondial de porcs est élevé en Chine.
Le joaillier américain Tiffany revoit
ses prévisions à la hausse
Si le texte reste à l’identique, l’automobile nord-américaine pourra
sortir les maracas et la margarita. Les Etats-Unis et le Mexique se
sont entendus lundi sur les contours d’un nouvel accord de libreéchange, qui devrait préserver largement les intérêts de l’industrie
automobile de chaque côté du Rio
Grande.
Si de nombreux détails restent
flous ou encore à négocier, selon les
termes provisoires du contrat
(renégociables tous les six ans),
sont entièrement exonérées de
taxes les voitures comportant 75 %
de pièces issues des Etats-Unis ou
du Mexique, contre 62,5 % auparavant. Par ailleurs, 40 à 45 % du contenu du véhicule devra être fabriqué dans des pays où les ouvriers
gagnent au moins 16 dollars de
l’heure. Enfin, l’acier et l’aluminium
nécessaires aux pièces principales
de l’engin devront être à minimum
70 % made in USA ou Mexico.
« Cette règle s’assure que les producteurs et travailleurs américains
sont capables de jouer à armes égales.
Elle encourage aussi les investissements pour la production de nouveaux véhicules et de pièces détachées
aux Etats-Unis », s’est félicité le
département américain du Commerce.
LUXE Tiffany a décidé de relever ses prévisions pour 2017. Le
Quel impact ?
joaillier américain a fait part, mardi, de résultats trimestriels
supérieurs aux attentes, portés par la forte demande en Asie.
Ses ventes ont ainsi progressé de 12 %, à 1,08 milliard de dollars
sur le second trimestre de son exercice décalé. Le bénéfice net
du groupe a, lui, bondit de 26 %, à 145 millions de dollars. Désormais, Tiffany table sur un bénéfice par action ajusté compris
entre 4,65 et 4,80 dollars, contre 4,50 à 4,70 dollars jusque-là.
de la marque Sandro, Jean-Philippe Hecquet, pour prendre les
rênes de la maison en difficulté. Le
chinois Fosun, déjà propriétaire
du Club Med, qui a racheté Lanvin, a salué « le succès de sa carrière au sein de deux grandes marques de luxe ». Après Louis
Vuitton et Tag Heuer, Jean-Philippe Hecquet était, depuis 2014, à
la tête de Sandro (SMCP). Il va
devoir relancer une maison en
crise, dont le chiffre d’affaires et
les pertes se sont creusées en 2016.
DISTRIBUTION Markus Jooste,
l’ancien directeur général de
Steinhoff, le propriétaire sudafricain de Conforama, va être
auditionné par les parlementaires du pays sur le scandale comptable que l’entreprise a connu.
Ben La Grange, l’ancien directeur
financier, va également être
entendu. Markus Jooste a démissionné fin 2017. Il a jusqu’à présent refusé toute audition ne pouvant plus parler au nom du
groupe de distribution.
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KRISTIN DZICZEK
analyste au Center for
Automotive Research
De bonnes nouvelles
« Ce sont des bonnes nouvelles pour
les géants de Detroit. Si le Canada
signe à son tour un accord, seule une
poignée de modèles sera pénalisée »,
juge Kristin Dziczek, analyste au
Center for Automotive Research. A
priori, seuls trois modèles assem-
Toyota veut faire des robotaxis avec Uber
développer les logiciels des futurs
composants des véhicules sans
chauffeur, un domaine où il ne
semble pas forcément en avance
sur ses concurrents.
AUTOMOBILE
Déjà partenaires, les
deux groupes veulent
renforcer leur coopération dans la conduite
autonome.
Une riposte à Waymo
Jean-Philippe Louis
@JPhLouis
et J. D.-C.
Geoff Brown
L’ex-patron de
Steinhoff devant
les parlementaires
Thomas Goldblum/Lanvin
LUXE Lanvin a recruté le patron
blés au Mexique et conformes aux
règles en vigueur ne le seront plus
dans le futur cadre : la Fiat 500, la
Nissan Versa et l’Audi SQ5. C’est peu,
sur 185 modèles produits aux EtatsUnis, au Mexique et au Canada.
Côté constructeurs, c’est donc le
soulagement qui prévaut. A l’origine, Donald Trump parlait de restrictions plus sévères… « Nous sommes heureux d’apprendre que les
deux pays ont trouvé un consensus, et
nous sommes pressés d’en savoir
plus », sourit-on à l’Alliance américaine des constructeurs automobile, où l’on presse Washington de
s’entendre désormais avec le
Canada − ce qui pourrait être fait ces
prochains jours.
Les syndicats américains se
montrent, eux, plus mesurés. « Il
reste encore du travail pour avoir un
texte final assurant les intérêts des
familles dans les trois pays. Comme
toujours, le diable est dans les
détails », tempère l’UAW, le puissant syndicat de l’automobile américaine. n
« Ce sont des
bonnes nouvelles
pour les géants de
Detroit. Si le Canada
signe à son tour un
accord, seule une
poignée de modèles
sera pénalisée. »
Toyota poursuit sa route avec Uber.
Actionnaire d’Uber depuis deux
ans, le constructeur nippon a
décidé d’injecter 500 millions de
dollars supplémentaires (soit quelque 428 millions d’euros) dans le
champion du VTC − l’idée étant de
mettre en commun leurs technologies de conduite autonome pour
concevoir puis mettre sur les routes des centaines de prototypes de
robotaxis d’ici à 2021. Ceux-ci
seront déployés sur la plate-forme
d’Uber. En revanche, l’opérateur de
ce futur service sera un tiers non
divulgué.
« Cet accord d’investissement est
une étape importante dans notre
transformation en fournisseur de
m o b i l i t é » , exp l i q u e S h i ge k i
Tomoyama, vice-président exécutif de Toyota. Depuis quelque
temps, le géant japonais de l’auto-
Tomohiro Ohsumi/Bloomberg
Lanvin recrute
le patron de
Sandro
Quel sera en réalité l’impact de cet
accord ? Pour rappel, le salaire
mensuel moyen d’un ouvrier américain ou canadien d’une usine
automobile dépasse les 20 dollars,
tandis que celui d’un ouvrier mexicain se hisse à peine au-dessus des
7 dollars (et même 3,41 dollars dans
une unité d’équipementier).
Par contre, les voitures assemblées au Mexique utilisent beau-
coup de pièces réalisées au Canada
ou aux Etats-Unis. Quant aux pièces
non nord-américaines, elles viennent en général d’Europe, du Japon
ou de Corée, où les rémunérations
sont élevées. Au total, d’après le
ministre mexicain de l’Economie,
Ildefonso Guajardo, environ 70 %
des voitures mexicaines exportées
de l’autre côté de la frontière répondent déjà aux nouveaux critères.
Celles qui ratent la marche
auront trois ans pour se conformer,
ou à défaut ne seront taxées qu’à
2,5 % − ce qui ne devrait pas poser
trop de problèmes aux constructeurs, qui ont investi des milliards
de dollars au Mexique depuis une
bonne dizaine d’années.
Toyota et Uber veulent mettre en commun leurs technologies
de conduite autonome pour concevoir puis mettre sur les routes
des centaines de prototypes de robotaxis d’ici à 2021.
mobile met les bouchées doubles
dans le domaine, quitte à adapter
ses méthodes.
Toyota a d’ailleurs investi récemment un milliard de dollars dans
Grab, le concurrent sud-asiatique
d’Uber. Il y a quelques jours, le
constructeur a par ailleurs mis sur
pied une coentreprise avec quatre
de ses équipementiers affiliés pour
500
MILLIONS DE DOLLARS
La somme que Toyota a décidé
d’injecter dans le champion
du VTC dont il est actionnaire
depuis deux ans.
A vrai dire, l’opération est encore
plus symbolique pour Uber, qui
serait valorisé 72 milliards de dollars dans la manœuvre selon la
presse américaine, mais qui voit
ses comptes plombés par ses
investissements dans le développement de la voiture autonome. Si
le groupe avait annoncé l’an dernier la future intégration de Mercedes autonomes à son application et l’achat de 24.000 Volvo
pour les transformer en taxis autonomes, c’est bien la première fois
que sa technologie sera embarquée chez un constructeur, peut se
féliciter Dara Khosrowshahi, le
successeur du fondateur, Travis
Kalanick.
Ce dernier peut donc se targuer
d’avoir répondu à Waymo, la division Véhicule autonome de Google, qui a signé en mars un grand
partenariat du même genre avec
Jaguar Land Rover. Au passage, il
démontre également qu’il y a une
vie après le premier accident mortel provoqué par une voiture autonome Uber, survenu en mars dernier à Phoenix. n
INDUSTRIE & SERVICES // 15
Les Echos Mercredi 29 août 2018
Lait : Sodiaal, candidat à la reprise
de l’usine bretonne du chinois Synutra
l Le groupe coopératif serait prêt à reprendre la majeure partie des 350 salariés du site de production de Carhaix.
l Depuis un an, les livraisons de Sodiaal au groupe chinois ont été réduites de moitié.
AGROALIMENTAIRE
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Ce sera un soulagement pour les
salariés du site. Le groupe coopératif Sodiaal va officialiser ce mercredi sa candidature au rachat de
l’usine bretonne de lait en poudre
du chinois Synutra. Sodiaal souhaiterait acquérir l’ensemble du site de
fabrication de Carhaix (Finistère)
d’ici à la fin de l’année. Les négociations intègrent une reprise de la
majeure partie des 350 salariés,
mais pas de la division mélange et
boîtage qui restera la propriété de
Synutra.
Voilà deux ans, cet industriel chinois avait investi 170 millions
d’euros à Carhaix dans deux imposantes tours de séchage de 50
mètres de haut, qui placent l’usine
de 38.000 mètres carrés au premier
Sodiaal a fait du lait
infantile l’une de ses
priorités.
En reprenant l’unité
de Carhaix, il estime
pouvoir gagner de
trois à quatre ans sur
son calendrier
d’investissements.
rang européen. « Trop optimiste », le
groupe a réalisé un site « très au-delà
de ses besoins », estime un proche du
dossier. En janvier dernier, Synutra
avait même déposé un permis de
construire pour une seconde usine à
Carhaix dédiée au lait UHT. Et un
autre projet était en discussion en
Suisse avec la société Translait.
Rassurer les éleveurs
De son côté, Sodiaal, qui a fait du lait
infantile l’une de ses priorités,
affirme se frotter les mains. En
reprenant l’unité de Carhaix, il
estime pouvoir gagner de « trois à
quatre années » sur son calendrier
d’investissements. « Nous avions
deux options, explique le groupe, soit
construire une nouvelle usine de poudre de lait car nous manquons de
capacités, soit reprendre un outil existant. » Si l’accord est conclu, Sodiaal
va continuer de produire pour Synutra qui lui achètera la poudre dont il
a besoin pour remplir ses boîtes.
L’objectif du groupe coopératif
est de trouver d’autres débouchés,
afin d’assurer du travail aux
700 producteurs qui devaient initialement approvisionner le site en lait
frais. Depuis un an, les livraisons
ont été réduites de moitié. De quoi
inquiéter les éleveurs concernés,
même si leurs volumes restants
sont destinés à d’autres usines.
« Une unité comme celle de Carhaix,
modère un spécialiste, nécessite
trois à quatre années d’activité avant
d’être réellement rentable. »
Sodiaal, qui a déjà obtenu les
agréments nécessaires pour vendre
en Chine les laits en poudre de deux
autres usines françaises, en HauteLoire et dans Nord, a de l’appétit
pour ce marché. Sur un total de
770.000 tonnes consommées par
an en Chine, les importations de lait
en poudre infantile en concentrent
300.000 tonnes.
Des règles plus strictes
Longtemps considéré comme un
eldorado, le marché chinois a néanmoins beaucoup déçu. Depuis le
1er janvier dernier, les autorités de
Pékin ont rebattu les cartes en imposant aux industriels des règles plus
strictes en matière de qualité et de
volumes. Elles les obligent notamment à limiter à trois le nombre de
marques et de références par usine.
« Les Chinois veulent mieux réguler leurs fournisseurs », insiste
Christian Griner, l’un des dirigeants
du groupe coopératif Even qui a
lancé en début d’année une usine de
lait en poudre infantile à Créhen
(Côtes-d’Armor) moyennant
80 millions d’euros d’investissements. Sous pression, l’industriel
n’a toujours pas obtenu les agréments pour exporter en Chine. « On
les espère pour 2019. On va y aller
avec des partenaires locaux qui disposent de leurs marques », précise
Christian Griner.
A Méautis, dans la Manche, Les
Maîtres Laitiers du Cotentin ont
aussi investi 116 millions d’euros
avec l’aide de la Banque européenne
d’investissement pour produire des
briquettes de lait infantile liquide
pour Synutra. Le groupe, qui avait
signé un contrat d’approvisionnement de onze ans avec eux, a néanmoins décidé d’y mettre fin, selon
nos informations.
Reste que le marché mondial,
estimé à 25 milliards d’euros par an
(source Nielsen), continue de susciter des convoitises. Après plusieurs
années de négociations avec les collectivités et de multiples recours, le
groupe privé laitier Sill vient d’obtenir le droit de construire une tour de
séchage dans le Finistère moyennant 80 millions d’euros. Cet investissement répondra-t-il à leurs
espoirs ? n
Voilà deux ans, l’industriel chinois avait investi quelque 170 millions d’euros à Carhaix dans deux imposantes tours
de séchage de 50 mètres de haut. Photo Jean-François Monier/AFP
Du Nasdaq aux Îles Vierges britanniques
Le groupe chinois a vu
ses ventes de lait infantile
fondre de moitié dans son
pays. Il s’est retiré de la
cote en 2017.
Emmanuel Grasland
et Marie-Josée Cougard
Ce jour-là, l’homme était tout
sourire. Le 28 septembre 2016, le
patron de Synutra, Liang Zhang,
inaugurait à Carhaix (Finistère)
la plus grande usine de lait en
poudre d’Europe. Un site de
38.000 m2, ayant nécessité environ 170 millions d’euros d’investissements, financés, en partie,
via un prêt de Bank of China, une
banque d’Etat chinoise.
A l’époque, l’avenir est radieux.
Créé en 1998 à Qingdao, dans l’est
de la Chine, le fabricant d’aliments diététiques et infantiles est
crédité d’un chiffre d’affaires de
plus de 500 millions d’euros.
Synutra a conclu avec Sodiaal un
accord d’approvisionnement de
288 millions de litres par an. A
l’avenir, il prévoit même de créer
un hôtel avec restauration, à
Carhaix, avec l’idée d’accueillir
chaque année 2.000 visiteurs chinois sur le site.
Depuis, ces rêves se sont effondrés. Le groupe a vu arriver les
huissiers à l’usine, faute de payer
à temps les fournisseurs. Cotée
au Nasdaq depuis 2005, la
société mère de Synutra France a
quitté la Bourse en mai 2017,
rachetée par Liang Zhang, son
patron, et Beam Power Investments, une société détenue par
sa femme Xiuqing Meng, et
domiciliée aux îles vierges britanniques. Selon « Ouest
France », ce serait le cabinet
panaméen Mossack Fonsecka,
mis en cause dans les « Panama
papers », qui aurait procédé à
son immatriculation. « La société
est très opaque », soupire un
acteur français de la filière.
En perte de vitesse
Et pourtant, les importations
chinoises de lait infantile vont
grand train. Elles ne cessent de
croître. Malgré tous les efforts
des pouvoirs publics chinois
pour mettre sur pied une filière
performante en développant des
élevages de plus de cent vaches et
en incitant les acteurs locaux à
former des groupes capables de
concurrencer les majors étrangères, les consommateurs continuent de privilégier les produits
non chinois jugés plus sûrs, précise l’Institut de l’Elevage. Bien
que très suivie par la presse chinoise, l’affaire du lait pour bébé
contaminé de Lactalis n’a pas
ébranlé la confiance dans les
marques importées. La quasi totalité (80 %) de l’augmentation
de la consommation de produits
laitiers toutes catégories confond u e s a é t é c o u ve r t e p a r l e s
importations.
Malgré ce contexte très porteur, Synutra n’a cessé de perdre
des clients en Chine pour le
lait infantile qu’il fait fabriquer
notamment en Europe. En un an,
il aurait vu son marché fondre de
moitié au profit de ses concurrents, indique l’Association de
transformation laitière française (Atla). En attendant, les
Chinois multiplient les investissements dans des usines de poudre de lait dans les pays leaders
comme la Nouvelle Zélande, la
France, les Pays -Bas, l’Irlande…
Mais Synutra lui se désengage.
« Ils sont en train de vendre leurs
actifs », confie un professionnel
du secteur. n
Rachat stratégique pour Hisense dans l’électroménager
ÉLECTROMÉNAGER
Le géant chinois
des télévisions se
renforce en Europe
avec l’acquisition
de Gorenje.
Dominique Chapuis
La consolidation du marché de
l’électroménager s’accélère, notamment en Europe. Après le rachat
d’Indesit ou de Fagor- Brandt, c’est
au tour du slovène Gorenje et de ses
8 marques (Asko, Gorenje, Mora,
Pelgrim…) d’être vendu. Et, surprise, c’est un chinois, Hisense, plutôt connu dans l’électronique grand
public, qui remporte la mise. L’opé-
Avec Gorenje, le groupe chinois se diversifie dans les équipements
électroménagers, un marché en croissance mondiale. Photo Bloomberg
ration valorise Gorenje à 293 millions d’euros.
Hisense est le numéro un chinois
des téléviseurs. Et revendique le
troisième rang mondial dans les TV
(derrière LG et Samsung et au coude-à-coude avec Sony). Le groupe
s’est fait connaître cet été comme le
sponsor officiel de la Coupe du
monde de football en Russie. Ce
conglomérat, dont le chiffre d’affaires atteint 13 milliards d’euros, est
aussi présent dans la climatisation,
la téléphonie mobile… et un peu
l’électroménager.
Avec cette acquisition, Hisense
fait d’une pierre deux coups. Il développe son activité dans les équipements électroménagers, un marché en croissance à l’échelle
mondiale dont l’Europe est le
deuxième débouché après l’Asie. Ce
rachat lui permet aussi d’accroître
ses ventes à l’international, qui restent faibles (3,5 % de ses revenus).
Expansion internationale
Gorenje est une prise de choix en
Europe. Fondé il y a soixante-sept
ans, l’entreprise a réalisé un chiffre
d’affaires de 1,3 milliard d’euros en
2017 pour un résultat net de 1,2 million d’euros. Très présent en Europe
de l’Est, le fabricant tire l’essentiel
1,3
MILLIARD D’EUROS
Le chiffre d’affaires de Gorenje
en 2017, pour un résultat net
de 1,2 million d’euros.
de ses revenus de Russie, des PaysBas et d’Allemagne. Ses fours,
machines à laver et autres sont
fabriqués dans 3 sites, en Slovénie,
en Serbie et en République tchèque,
avec au total plus de 10.000 salariés.
Au Slovène, l’intégration au sein du
conglomérat chinois va apporter de
nouveaux moyens sur un marché
de plus en plus disputé.
Gorenje cherchait depuis des
mois à s’adosser à un partenaire
stratégique afin de rester compétitif, alors qu’il fait face à la concurrence de groupes de taille mondiale. En plus de Whirlp o ol,
Electrolux ou Miele, d’autres chinois comme Haier cherchent aussi
à s’imposer dans la zone. Une fois
l’opération finalisée, Gorenje ne
sera plus coté sur les Bourses de
Ljubljana et Varsovie. n
16 // INDUSTRIE & SERVICES
en bref
Résultat en forte hausse
pour le propriétaire du Club Med
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
Le hard-discounter espagnol Dia
convoité par un groupe russe
TOURISME Le conglomérat chinois Fosun, propriétaire du Club
Med et de Lanvin, a annoncé mardi un nouveau bond de son
bénéfice net semestriel, à l’heure où le groupe, connu pour sa
fièvre d’acquisition à l’étranger, continue de muscler ses activités dans le tourisme et les services. L’une des plus grosses entreprises privées de Chine, a dégagé au premier semestre un bénéfice net de 6,86 milliards de yuans (862 millions d’euros), en
hausse de 17 % sur un an. Son chiffre d’affaires s’est envolé de
20 % sur les six premiers mois de l’année, à 43,51 milliards de
yuans (5,47 milliards d’euros). La moitié de ses revenus viennent toujours de ses activités financières, mais le tourisme et les
loisirs occupent une part fortement accrue : les recettes sur ce
segment ont gonflé de 33 % sur un an.
L’aéroport d’Amsterdam veut interdire
une grève des agents de sécurité
AÉRIEN L’aéroport d’Amsterdam-Schiphol a introduit une procédure en référé pour empêcher une grève des agents de sécurité prévue le 4 septembre et qui devrait toucher plus de
200.000 voyageurs, a indiqué mardi le syndicat néerlandais
FNV. Les agents de sécurité d’Amsterdam-Schiphol, principal
aéroport des Pays-Bas, avaient annoncé le 22 août une grève
pendant 24 heures le 4 septembre. Les agents de sécurité réclament une augmentation de salaire de 3 %, des horaires plus
flexibles ainsi qu’une sécurité renforcée.« Jusqu’à présent, les
employeurs refusent de satisfaire ces demandes », ont déploré les
syndicats.
Système U déplore le piratage
de son site de location de voitures
DISTRIBUTION Le site de location de voitures du distributeur
Système U, Location-u.com, a été victime d’une « opération de
piratage ayant entraîné une violation de données » de ses usagers,
a-t-il annoncé mardi. Ce service permet de louer des véhicules
auprès des 765 magasins U à travers la France. Le piratage concerne plus particulièrement les données d’identification, coordonnées et informations en lien avec la réservation de véhicules
et de matériels. « Aucune donnée de paiement n’a été piratée, les
paiements ne pouvant pas être techniquement effectués à travers
cette application », souligne l’enseigne, pour qui il est encore
« trop tôt » pour évaluer le nombre de clients touchés.
DISTRIBUTION
Le groupe de distribution espagnol, ex-filiale
de Carrefour, est dans
le viseur du magnat
Mikhaïl Fridman,
qui détient déjà 25 %
du capital.
Cécile Thibaud
@CecileThibaud
— Correspondante à Madrid
L’enseigne de supermarchés Dia vat-elle passer entre des mains russes ? Les rumeurs s’emballent en
Espagne, après le départ inattendu,
la semaine dernière, du directeur
général Ricardo Curras et la nomination de son successeur, Antonio
Coto, chargé de redéfinir la stratégie de la maison. Ricardo Curras
était un dirigeant historique puisqu’il a mené la scission d’avec le
groupe Carrefour en 2011. Ces mouvements sont interprétés comme
l’annonce prochaine d’une OPA et,
dans l’ombre, c’est la silhouette de
l’homme d’affaires russe Mikhaïl
Fridman qui se profile.
Perte de 50 % de la valeur
de l’action
Celui-ci, dont le nom a été cité lorsque a été évoquée l’influence russe
sur les élections américaines, est
déjà très présent chez Dia. Entré
dans la chaîne de hard discount avec
l’acquisition de 15 % en juillet 2017, il
est aujourd’hui premier actionnaire
Dès le 29 août 2018
SPÉCIAL IMMOBILIER
avec 25 % au travers du fonds LetterOne Investment, et reste visiblement en embuscade, en attendant
de voir baisser le cours de l’action à
un prix suffisamment attractif pour
lancer une OPA bon marché sur le
reste du capital.
Il n’a eu qu’à patienter quelques
mois, alors que la chaîne de hard
discount espagnole a perdu plus de
50 % de sa valeur en Bourse depuis
le début de l’année. Il faut dire
qu’elle vit des moments difficiles.
Numéro 3 en Espagne avec 8,2 % de
parts de marché, derrière Carrefour (8,7 %) et Mercadona (24 %),
Dia, qui avait basé toute sa stratégie
sur un fort réseau de proximité,
peine à s’adapter à la concurrence
de l’e-commerce, malgré une
alliance avec Amazon pour mettre
ses produits alimentaires en ligne
avec une livraison assurée grâce au
service Prime Now.
Hypothèse d’un rachat
par Amazon
Le magnat russe a déjà installé des
hommes de confiance au conseil
d’administration de Dia, dont KarlHeinz Holland, l’ex-directeur général de Lidl, et Stephan DuCharme,
directeur général du grand groupe
de distribution russe X5 Retail
Group. Il a aussi approché d’autres
actionnaires pour préparer le lancement de l’OPA et, même si certains avancent aussi l’hypothèse
d’un rachat par Amazon, qui cherche à consolider ses positions en
Europe, le terrain semble a priori
dégagé pour Mikhaïl Fridman.
Selon le journal espagnol
« Expansión », il compte sur l’appui
de Goldman Sachs qui conserve au
sein de Dia une participation indirecte de 14,5 % dont une grande partie appartient au Russe. Ces dérivés,
qui arrivent à terme en octobre prochain, devraient passer directement aux mains de Fridman, ce qui
l’aidera à franchir le cap des 30 %
qui l’obligeront à lancer une OPA.
L’opération devrait être d’autant
plus facile pour lui ensuite que le
flottant est de 30,80 %.
Dia avait basé toute
sa stratégie sur un fort
réseau de proximité.
Mais il peine à s’adapter
à la concurrence
de l’e-commerce,
malgré une alliance
avec Amazon.
Au moment où l’action Dia touchait le fond, à 1,95 euro (contre
5,31 euros un an plus tôt) l’heure est
enfin venue de lancer les grandes
manœuvres. Ces derniers jours, les
investisseurs ont accueilli favorablement les mouvements en préparation et l’action a rebondi, lundi,
jusqu’à 5 %, mettant fin à des mois
de perte de vitesse.
(
Lire « Crible »
Page 30
Beaumanoir réorganise
son état-major
HABILLEMENT
Après deux années
passées à la tête
du groupe textile,
Eric Bourgeois
quitte son poste.
Une nouvelle
gouvernance
est mise en place.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Avec les chifres des
35 éditions
Paris/Banlieue/Province
En vente chez votre marchand de journaux
Notaires de France
Changement de gouvernance pour
le groupe Beaumanoir. Eric Bourgeois, qui avait quitté il y a deux ans
la direction de la branche hypermarchés de Carrefour pour devenir
directeur général de Beaumanoir,
abandonne son poste pour « motifs
personnels ». Il part « sans désaccord
avec Roland Beaumanoir », le PDG
du groupe éponyme. Ce dernier a
décidé de mettre en place une nouvelle gouvernance. Jusqu’à présent
directeur de Morgan, l’une des six
marques de prêt-à-porter de Beaumanoir, Jérôme Drianno est nommé
directeur général. Il est accompagné
par Benjamin Amice. Initialement
en charge de la stratégie, il devient
directeur général délégué et responsable de la diversification.
Fort de plus de 2.800 magasins de
prêt-à-porter répartis dans le
monde, dont 1.400 sous l’enseigne
Cache Cache, 350 pour Bréal, 120
pour Scottage et plus de 300 pour
Morgan, le groupe de 1,5 milliard
d’euros de revenus développe une
stratégie mêlant applications mobiles et magasins physiques. Jusqu’à
présent, elle lui a permis de passer à
côté de la crise qui frappe la plupart
des enseignes traditionnelles.
« Creative factory »
A son siège social de Saint-Malo, le
groupe familial a créé une « creative
factory » constituée de 150 personnes qui travaillent uniquement aux
solutions digitales destinées aux
différentes marques du groupe.
L’entreprise réalise 10 % de ses ventes sur Internet, mais les deux tiers
de ses clientes ont consulté les différentes applications mobiles avant
de se rendre dans les boutiques.
Pour ses dirigeants, l’avenir de
Beaumanoir continue de passer par
un déploiement en Chine. Depuis
2005, l’entreprise a ouvert dans ce
pays un millier de magasins – pour la
plupart franchisés – sous l’enseigne
Cache Cache. Principale locomotive
du groupe de prêt-à-porter, Cache
Cache propose des vêtements uniquement féminins à très rapide rotation de gammes pour mieux développer les ventes. 300 personnes
travaillent au siège social du groupe
en Chine à Shanghai.
Le dispositif de Beaumanoir est
complété par une importante structure de logistique nommée C-Log
Magasin du groupe
Beaumanoir à Saint-Malo.
Photo © Bigot/Andia.fr
qu’il est prévu de renforcer. Cette
filiale gère chaque année 80 millions de vêtements livrés aux différents magasins, à partir de
160.000 mètres carrés d’entrepôts,
principalement situés en France
mais aussi à Shanghai. C-Log intervient pour toutes les marques du
groupe, mais également pour des
clients extérieurs comme Damart
ou Eden Park, qui lui confient la gestion de l’ensemble de ses livraisons. n
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Mercredi 29 août 2018
Tour Eiffel, bateaux : le bel été
de Sodexo Sports et Loisirs
TOURISME
Le foot anglais
se prépare à
un « hard Brexit »
FOOTBALL
Le segment événementiel de Sodexo
poursuit son internationalisation depuis
l’achat de l’américain
Centerplate,
qui lui a permis
de doubler de taille.
Plus d’une dizaine
de joueurs ont
acheté des « couvertures » pour
se protéger contre
une potentielle
chute de la livre.
Martine Robert
@martiRD
Raphaël Bloch
@Bloch_R
Alors que Sodexo avec son duo de
chefs étoilés – Frédéric Anton et
Thierry Marx – a gagné récemment
la restauration de la tour Eiffel face
à Elior allié à Alain Ducasse, ce dern i e r n e l â c h e p a s l ’a f f a i r e .
Après avoir saisi la justice pour
obtenir un nouvel appel d’offres de
la Société d’Exploitation de la Tour
Eiffel, après avoir été débouté, il s’est
pourvu en cassation. Et il inaugure
le 6 septembre un restaurant flottant au port Debilly près du Trocadéro, face au très gastronomique
Jules Verne où il a officié pendant
dix ans au second étage de la tour.
La péniche, qui portera son nom,
pourra accueillir une centaine de
convives pour une croisière gourmande dont les prix s’échelonneront de 100 euros le déjeuner à
500 euros le dîner. Ducasse s’est
associé à la Caisse des Dépôts et
Consignations, et au fondateur de
Citysurfing, Christophe Gallineau.
Ce projet, qu’il avait en tête depuis
longtemps, n’inquiète pas outre
mesure Nathalie Bellon-Szabo, à la
tête du segment Sports et Loisirs de
Sodexo. « Pour nous, ce projet n’est
absolument pas concurrent du Jules
Verne », juge-t-elle. En revanche, il
l’est des Yachts de Paris de Sodexo,
sept bateaux à privatiser, dont le
« Don Juan II », qui offre le soir des
repas gastronomiques à partir de
220 euros.
Mais, là encore, Nathalie BellonSzabo se montre sereine, car
Sodexo s’adjuge 65 % du marché de
la flotte de loisirs sur la Seine, avec
également ses 13 Bateaux Parisiens,
Les footballeurs de la Premier
League anglaise ne sont pas
seulement bons pour dribbler
et marquer des buts. Ils sont
également doués pour les affaires. Alors que la probabilité
d’un « hard Brexit » augmente,
plusieurs d’entre eux ont d’ores
et déjà pris leurs précautions,
comme le souligne le « Financial Times ».
Plus d’une dizaine de joueurs
auraient investi dans des « couvertures » pour se protéger contre un éventuel échec des négociations entre Londres et
Bruxelles. Un tel échec pourrait
en effet provoquer une nouvelle
chute de la livre, déjà en recul de
plus de 15 % depuis 2016.
Les Bateaux Parisiens ont fait une très bonne saison, bénéficiant du regain de touristes
et de la canicule. Photo Jean-Pierre Salle
dont 5 ont un restaurant avec des
repas à partir de 59 euros le midi et
jusqu’à 205 euros pour le dîner le
plus cher. Le groupe français, qui
transporte 3,5 millions de passagers par an et réalise 65 millions de
chiffre d’affaires sur la Seine, affiche
un excellent semestre, beau temps
Avec l’acquisition
de Centerplate,
Sodexo Sports et
Loisirs s’est beaucoup
internationalisé.
Sa taille a doublé,
passant de 900 à
1,7 milliard de d’euros
de chiffre d’affaires.
oblige. En mai les Bateaux Parisiens
ont vu leur fréquentation grimper
de 36 % par rapport au même mois
de 2017. Et sur mai, juin et juillet, le
pôle tourisme de Sodexo, incluant
aussi le cabaret Le Lido et les restaurants de la Tour Eiffel, a vu sa fréquentation gagner 23 %.
Tournée internationale
du Lido
Car le Lido lui aussi connaît une
croissance moyenne du nombre de
visiteurs de 12 % depuis le début de
l’année par rapport à 2017 et va lancer en février une tournée mondiale. En août le chiffre d’affaires a
même grimpé de 46 % comparé à
août 2017. « Nous recevons beaucoup de Chinois, des groupes importants, et nous enregistrons beaucoup
de privatisations. Nous avons lancé
un nouveau site Web, mené une campagne de publicité, mobilisé nos commerciaux à l’étranger, et cela paie »,
constate Nathalie Bellon-Szabo, qui
se targue de nouveaux contrats,
comme les hospitalités VIP de Paris
La Défense Arena (avec Lenôtre,
qui lance en mars un nouveau concept de boutique à Paris), les lounges de Cathay Pacific à Hong-Kong,
ou le club de foot de Valence en
Espagne.
Avec l’acquisition pour 675 millions de dollars de Centerplate en
novembre 2017, spécialiste de la
restauration et de l’accueil dans les
stades et arenas, les centres de
congrès, et divers lieux de divertissement (musées, aquariums, hippodromes, stations de ski, ferries)
essentiellement aux Etats-Unis,
mais aussi en Angleterre et en
Espagne, Sodexo Sports et Loisirs
s’est beaucoup internationalisé. Et
sa taille a doublé, passant de
900 millions d’euros à 1,7 milliard
d’euros de chiffre d’affaires. « Nous
poursuivons l’intégration, avec
maintenant 40.000 collaborateurs
d a n s 70 0 s i t e s e t 1 5 0 m é t i e rs
pratiqués », poursuit la fille de
Pierre Bellon.
Sodexo joue maintenant dans la
cour des très grands de l’événementiel sportif et de loisirs, avec les américains Aramark et Delaware
North, qui pèsent respectivement
2,2 milliards et 2 milliards de dollars, ainsi que l’anglais Compass
(avec Levy Restaurants) à 1,9 milliard de dollars. n
Selon Argentex, les
joueurs étrangers
ont de plus en plus
conscience
de l’impact qu’un
« hard Brexit »
pourrait avoir sur
leur patrimoine.
Le phénomène n’est pas nouveau. Depuis le vote en faveur du
Brexit, les joueurs du « meilleur
championnat du monde » ont
sécurisé des dizaines de millions de livres, comme le confirme Argentex. Depuis 2016, la
société spécialisée dans les couvertures vis-à-vis du risque de
change a enregistré une augmentation de 43 % des volumes
de couvertures mises en place
dans le domaine sportif.
La société, qui compte notamment parmi ses clients Manchester City, permet aux entreprises et aux particuliers de
sécuriser des sommes d’argent
dans une devise donnée, à un
cours déterminé. En échange,
elle prélève une commission de
1 % et 3 %. « Nos contrats avec les
footballeurs anglais portent sur
plus de 100 millions de livres », a
expliqué aux « Echos » Harry
Adams, coprésident d’Argentex.
Et la tendance s’est accélérée.
Selon la société, les joueurs
étrangers ont de plus en plus
conscience de l’impact qu’un
« hard Brexit » pourrait avoir
sur leur patrimoine. Certains
commencent même à demander des salaires en euros, indique Manchester United.
Un accord d’ici à mars
« En Premier League, 70 % des
joueurs sont des ressortissants
étrangers venant de 65 pays, soit
le ratio le plus élevé de tous les
championnats au monde », a
précisé au « Financial Times »
Jon Goss, responsable des partenariats chez Argentex.
Les couvertures proposées
par Argentex peuvent durer
quelques mois. Un délai qui
correspond au calendrier des
négociations sur le
Brexit. Bruxelles et Londres
cherchent à trouver un accord
sur les relations commerciales
qu’ils entretiendront postBrexit, si possible avant que les
chefs d’Etat et de gouvernement européens se réunissent
fin octobre. Le Brexit doit être
effectif en mars 2019, dans à
peine plus de six mois. En plein
milieu du championnat.
a
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Quand l’art devient une filière de production
pour les entreprises lyonnaises
CULTURE
La soixantaine
d’œuvres d’art de
la prochaine Biennale
de Lyon sera réalisée
dans la région.
L’objectif : récupérer
un marché trop
souvent abandonné
aux pays à bas coûts.
En septembre 2019 reviendra la
Biennale de Lyon, l’une des biennales d’art les plus reconnues au
monde avec près de 250.000 visiteurs et 6.000 professionnels reçus.
Le président du Palais de Tokyo,
Jean de Loisy et ses commissaires
d’exposition piloteront l’événement
sur le plan artistique, avec une
approche très innovante :
« L’ensemble des œuvres présentées,
seront réalisées dans la région lyonnaise ; on va mettre à contribution
tout le savoir-faire de ce bassin industriel, l’un des plus riches en Europe »,
explique Jean de Loisy.
Car l’art contemporain fait appel
à des matériaux et à des technologies de plus en plus variés : silicone,
bactéries, tissus, bois, réalité virtuelle, mécanique, fonderie… « Il y a
toutes ces compétences et capacités
industrielles en Rhône-Alpes ; cette
biennale que nous allons proposer
dans d’anciennes usines FagorBrandt de 30.000 mètres carrés à
Gerland, en plein cœur de Lyon, va
permettre de les valoriser », se
réjouit Jean de Loisy.
« Plus que du mécénat »
La sélection des artistes a commencé depuis la mi-mars et la réali-
150 araignées travaillent
pour le Palais de Tokyo
Jean de Loisy est passé maître dans l’art de surprendre
un vaste public, avec 350.000 visiteurs par an au Palais
de Tokyo. Il prépare une exposition une fois de plus de
nature à étonner : le 17 octobre, le centre d’art
accueillera les œuvres de l’Argentin Tomás Saraceno
réalisées par… des araignées. Pas moins de 150 invertébrés sont au travail depuis mai dans l’atelier de l’artiste
en Allemagne, dont 65 prélevés au sein même du Palais.
sation des œuvres pourra démarrer
en novembre. « Avec 200 biennales
sur la planète, Lyon doit se singulariser. Pour montrer des artistes qui ne
sont pas forcément représentés par
de grosses galeries internationales
capables de produire leurs pièces, il
faut s’y prendre autrement ! », martèle le président du Palais de Tokyo.
Avec l’aide de la métropole de
Lyon et de la région Rhône-Alpes, il
rencontrera une cinquantaine de
chefs d’entreprise le 22 septembre
pour prêcher la bonne parole. « On
leur propose plus que du mécénat, un
engagement citoyen et une opportunité d’impliquer leurs salariés. Ce
sera un défi et une fierté pour ceux-ci,
car les artistes vont les challenger. Et
par la même occasion, on sensibilisera leurs familles à l’art contemporain », explique ce passionné qui
finance 66 % du budget de 17,5 millions d’euros du Palais de Tokyo en
grande partie grâce aux entreprises.
L’idée de faire de Lyon « un théâtre de production » lui est venue
lorsque le Grand Palais a présenté
pour « Monumenta 2016 » l’installation « Empires » de Huang Yong
Ping : un serpent de 1.000 tonnes et
324 mètres de long déambulant
parmi 300 conteneurs. « Les prix
pour le produire étaient 15 % moins
chers en Chine, mais en choisissant de
le faire en France nous avons économisé sur le transport et privilégié une
qualité irréprochable auprès de deux
fonderies lyonnaises », se souvient
Jean de Loisy, alors commissaire de
« Monumenta ».
Apport en matériel
« Beaucoup d’artistes contemporains
ont pris l’habitude de faire exécuter
leurs installations dans des pays à bas
coûts, or on peut créer cette activité en
France et devenir prestataire d’autres
biennales d’art comme Venise »,
insiste Jean de Loisy. Il espère obtenir dès décembre l’accord d’une
vingtaine de sociétés rhônalpines,
désireuses de prendre en charge la
production d’un artiste, de faire un
apport en matériel ou en mécénat.
Alors que la Biennale de Lyon a
un budget de 7 millions d’euros
(contre 21 pour Venise) dont 1,5 million pour la réalisation des œuvres,
cette contribution du tissu économique est indispensable. « Car
aucune pièce ne sera empruntée, tout
sera fabriqué ici. C’est pourquoi nous
préférons nous limiter à soixante
œuvres présentées, au lieu de cent
habituellement. Ce sera autant
d’aventures humaines », se
réjouit-il.
Ses équipes parcourent actuellement le monde pour dénicher les
artistes les plus prometteurs. Et Jean
de Loisy espère que le succès de cette
biennale permettra de conserver à
terme aux anciennes usines FagorBrandt, déjà utilisées par Les Nuits
Sonores, un usage culturel. — M. R.
L’œuvre géante de l’artiste chinois Huang Yong Ping réalisée
pour « Monumenta 2016 » au Grand Palais. Photo Joël Saget/AFP
18 //
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
DR
en
pixels
Bon démarrage pour
le nouveau feuilleton
de France 2
6
BuzzFeed, le pure player
américain, cherche à convertir
ses lecteurs en donateurs,
en leur proposant de contribuer
à hauteur de 5 à 100 dollars.
Les participants auront accès aux
contenus vidéo exclusifs et seront
alertés des dernières informations
obtenues par Buzzfeed sur ses
grandes enquêtes.
Pour ses débuts lundi soir, « Un si
grand soleil », nouveau feuilleton
quotidien de France 2 et gros pari de
France Télévisions, a réuni 4 millions
de téléspectateurs pour une part
d’audience de 18,8 %. C’est davantage
qu’au lancement de « Demain nous
appartient » (3,3 millions, 23 %)
la série de TF1 à l’été 2017, même si
les horaires ne sont pas les mêmes.
MILLIONS DE FRANÇAIS
Philippe Leroux/ Crea: Studio FTV
HIGH-TECH
&MEDIAS
BuzzFeed demande
le soutien financier
de ses lecteurs
France Connect, l’identité
en ligne proposée par la
direction interministérielle
du numérique (Dinsic) pour
accéder aux sites de l’Etat
(retraite, impôt, etc.) vient de
passer le cap des 6 millions
d’internautes. 150.000 s’en
servent tous les jours.
Comment VMware, la pépite de Dell,
s’est transformé en acteur du cloud
l Dell mise plus que jamais sur sa filiale VMware,
spécialisée dans des logiciels de virtualisation.
l Cette entreprise californienne se positionne comme un
acteur du cloud hybride grâce à un partenariat avec Amazon.
Anaïs Moutot
@AnaisMoutot
— Envoyée spéciale à Las Vegas
Un gâteau d’anniversaire multicolore gigote sur l’immense écran que
fixent les 25.000 personnes assises
dans la salle de conférences de
l’hôtel Mandalay Bay, à Las Vegas.
Sur scène, Pat Gelsinger, le PDG de
VMware, exhibe fièrement son bras
gauche. Il s’y est fait tatouer le logo de
l’entreprise pour célébrer ses vingt
ans d’existence.
Quand Diane Greene et quatre
autres informaticiens ont créé
VMware, en 1998, leurs logiciels de
virtualisation ont changé l’équation
économique des services informatiques en permettant de faire tourner
plusieurs applications sur un même
serveur. L’innovation a attiré l’attention du spécialiste des équipements
de stockage EMC, qui a racheté
l’entreprise en 2003. Douze ans plus
tard, Dell a mis la main sur EMC et
VMware est passé dans le giron du
constructeur d’ordinateurs. Le
groupe texan voit désormais la filiale,
dont il possède 82 % du capital,
comme sa pépite. A tel point qu’il a
songé à fusionner avec elle au
printemps. Début juillet, il a finalement annoncé une nouvelle structure laissant à VMware son indépendance mais profitant de sa réussite
(son cours a grimpé de 45 % en un an)
pour éponger ses dettes colossales.
Retour en Bourse
Dell prévoit de se réintroduire en
Bourse, cinq ans après sa sortie de la
cote, en échangeant ses nouvelles
actions contre le « tracking stock »
de sa filiale – des titres indexés sur les
performances financières de
VMware. Pour financer l’opération,
Dell compte sur le versement d’un
dividende de 9 milliards de dollars
par VMware, dédié au paiement en
cash des actionnaires souhaitant
vendre ces actions reflets. Pas un
problème pour l’entreprise, assure
Pat Gelsinger : les caisses sont pleines et les résultats progressent exer-
cice après exercice. En 2017, le chiffre d’affaires du fabricant de logiciels
a augmenté de 14 % pour atteindre
près de 8 milliards de dollars, tandis
que son bénéfice avant impôts a crû
de 22 %, à 1,8 milliard de dollars.
VMware s’est transformé sous la
houlette de cet ancien directeur
technologique d’Intel. Quand cet
ingénieur prend les rênes de l’entreprise californienne, en 2012, le développement du cloud menace son
business model, basé sur la vente de
logiciels pour les serveurs internes
des entreprises. Persuadé que les
entreprises vont opter pour des solution s hybrides – un méla nge
d’infrastructures propres et de stockage à la demande chez différents
loueurs en fonction des besoins – Pat
Gelsinger décide de passer des partenariats avec des fournisseurs de
cloud. Il séduit d’abord IBM, puis
conclut une alliance avec Amazon Web Services (AWS), le leader
du marché, à l’automne 2016.
Depuis un an, ses clients peuvent
ainsi faire tourner leurs applications indifféremment sur leurs serveurs ou sur ceux de la filiale du
géant de l’e-commerce. Si les analystes de la banque d’investissement Stifel ne prévoient pas que
cette activité rapporte des revenus
significatifs à VMware avant la
deuxième moitié de l’année 2019, le
nombre de clients a déjà fortement
augmenté, indique Pat Gelsinger,
sans donner de chiffres plus précis.
Le mouvement devrait s’accélérer
au fur et à mesure de l’ajout de
« régions Amazon », avec la quasitotalité d’entre elles d’ici à fin 2019, a
déclaré Andy Jassy, invité sur la
scène de VMWorld.
Le PDG d’AWS a aussi annoncé la
prochaine étape de leur collaboration : le déploiement de la solution
de gestion des bases de données
d’Amazon à tous les clients de
VMware, alors qu’elle était accessible jusqu’ici uniquement dans le
cloud public. « Certains analystes
disent que nous amenons nos clients
chez Amazon. Le transfert se fait aussi
dans l’autre sens : Amazon amène ses
solutions à nos clients », souligne Pat
G e l s i n g er. U n e c o n c ur r e n c e
sérieuse pour Microsoft et son offre
Azure Stack, qui propose des outils
« on premise » (sur site) reproduisant ceux de son cloud public.
Autres fournisseurs
Un partenariat avec le numéro 2 du
cloud ou avec Google n’est pas
aujourd’hui sur la table. VMware est
cependant conscient de la nécessité
de répondre aux attentes de ses
clients utilisant d’autres fournisseurs qu’Amazon. Il a donc annoncé
lundi racheter CloudHealth Technologies pour un prix évalué à un
demi-million de dollars par Reuters.
Cette start-up de Boston permet de
gérer un environnement multicloud depuis une seule interface, en
maximisant le coût et la performance de chacun. Le service fonctionne aussi bien avec AWS…
qu’avec Microsoft et Google. n
Le PDG de VMware, Pat Gelsinger (à gauche), lors du Web Summit 2017 à Lisbonne, au Portugal.
Photo Pedro Fiuza/Sipa
« La trésorerie de VMware déborde »
Propos recueillis par
A. M.
ell prévoit de se réintroduire en Bourse, cinq ans
après sa sortie de la cote.
Dans ce cadre, VMware, sa pépite,
va lui verser 9 milliards de dollars
de dividendes pour financer l’opération. Le PDG de VMware, Pat
Gelsinger, en explique les enjeux.
D
Est-ce que la modification de structure de Dell
va changer quelque chose
pour VMware ?
Ce changement va simplifier la
structure du capital de Dell, donc
c’est une meilleure solution. Cela
renforce aussi l’alignement de Dell
avec VMware sur le plan économique – en termes de motivations, de
partenaires, de stratégie de ventes –, donc cela peut déclencher
une petite accélération de notre
activité. Dans le même temps,
cette décision renforce notre indépendance. Je dirais donc que, s’il y
a un impact, il est positif.
1
VMware doit malgré tout
verser un dividende
dédié pour permettre à Dell
de réaliser cette opération :
n’est-ce pas un coût important
pour vous ?
Avec notre capacité à dégager
d’importants bénéfices, nous
avons une trésorerie qui déborde.
Et la récente réforme fiscale américaine nous garantit plus de
flexibilité dans l’utilisation de
notre cash. Dans ce contexte, verser un dividende exceptionnel à
2
ses actionnaires pour effectuer
cette opération, ce n’est pas une
attente déraisonnable. Cela permet à Dell de réaliser plus facilement l’opération et tout le monde
est content : nos actionnaires et
l’équipe de Dell. C’est un échange
gagnant-gagnant.
Qu’est-ce qui pousse les
entreprises à opter pour
un modèle hybride au lieu
de transférer toutes leurs
données vers le cloud public ?
3
TROIS QUESTIONS À
PAT GELSINGER,
PDG de VMware
VMware
INFORMATIQUE
Il y a trois raisons principales.
D’abord les lois physiques : si je
dois faire bouger un bras robotique, un aller-retour en moins de
500 millisecondes vers le cloud
public, ce n’est pas possible.
Ensuite, les lois économiques : le
client utilisant une caméra de
surveillance ne souhaite pas que
celle-ci envoie toutes les images
de chats vers le cloud, juste celles
qui sont importantes, car il ne
veut pas payer plus de bande passante que nécessaire. Enfin, certains gouvernements exigent que
les entreprises gardent toutes
leurs données à l’intérieur des
frontières ou dans leurs propres
data centers.
Dans ce monde hybride, il faut
donc offrir de l’agilité aux entreprises. Celles-ci se disent souvent qu’elles ont réglé leur configuration une fois pour toutes et,
là, le Parlement adopte une
nouvelle loi ou l’entreprise fait
une acquisition et elle se rend
compte qu’elle doit changer son
architecture. n
Microsoft et Xbox s’essaient à l’abonnement façon « triple play »
JEUX VIDÉO
L’entreprise va vendre
ses consoles de jeux
vidéo et une gamme de
services en ligne pour
21,99 ou 34,99 dollars
par mois.
Une offre limitée
dans le temps et au
territoire américain.
Florian Dèbes
@FL_Debes
L’annonce est officielle mais tout
laisse à croire qu’il s’agit d’un ballon
d’essai pour Microsoft. Confirmant
les rumeurs nées la semaine dernière au sortir du salon Gamescom
de Cologne (Allemagne), l’entreprise
américaine va bien vendre ses consoles de jeu sous forme d’abonnement mensuel, accompagnées d’un
accès à une plate-forme de téléchargement de jeux et d’un service spécifique au mode multijoueur.
L’offre est pour l’instant limitée
au territoire des Etats-Unis. Autre
contrainte, les joueurs ne pourront
souscrire à ce service qu’en se
déplaçant dans un magasin Micro-
soft. Pour 21,99 dollars par mois
pendant deux ans, ils pourront
acheter une Xbox One S et accéder à
« plus de 100 jeux en illimité, dont des
exclusivités Xbox One le jour de leur
sortie ». Pour 34,99 dollars par mois
pendant deux ans, ils se paieront la
plus puissante Xbox X. A l’issue des
vingt-quatre mois d’abonnement,
la console leur appartiendra.
L’abonnement, tendance
des consoles 2020
Baptisé « Xbox All Access », ce bouquet, qui fait penser au « triple
play » des opérateurs télécoms
français, ne sera pas disponible
indéfiniment, prévient par ailleurs
Microsoft. Il n’empêche, le concurrent de Sony et Nintendo fait un pas
de plus vers le jeu vidéo par abonnement. Ce mode de consommation
s’annonce comme la tendance à
venir avec les consoles de prochaines générations attendues pour
l’après 2020.
En juin dernier, l’E3 de Los Angeles avait déjà permis à Microsoft d’esquisser d’autres projets en
ce sens. Les équipes de Xbox
avaient profité du grand rendezvous mondial de l’industrie vidéoludique pour souffler qu’elles concevaient une plate-forme par
abonnement de jeu vidéo en streaming directement intégrée à une
prochaine console.
Rabais sur la Xbox One S
Quelques jours plus tôt, le patron de
PlayStation et du PlayStation
Network ne disait pas autre chose au
« Wall Street Journal » : « Nous ne
sommes plus dans l’époque où vous
pouvez uniquement penser à la
console ou uniquement au réseau
comme s’il s’agissait de deux choses
différentes », soulignait-il, tout en se
donnant encore trois ans pour
développer la PlayStation 5. En
retard, Nintendo doit lancer son
premier service par abonnement
courant septembre.
Intéressés par les revenus récurrents engendrés par un tel modèle,
les consoliers en profiteront aussi
pour contrôler la distribution de
jeux vidéo, ce qui pourrait complexifier la tâche aux éditeurs et aux
studios indépendants. Dans le cas
de Microsoft, l’offre groupée
entraîne une perte de valeur. Elle est
limitée à 20 dollars dans le cas de la
Xbox One X. Mais un abonné Xbox
One S paiera environ 530 dollars,
alors que l’acheteur devra dépenser
650 dollars pour la console et les
services vendus séparément. n
HIGH-TECH & MEDIAS // 19
Les Echos Mercredi 29 août 2018
Le grand chantier d’Orange Marine
pour sécuriser les réseaux de Guyane
sance du tracé, pour repérer les
fonds marins parcourus et prévoir
les protections adéquates sur le
câble lui-même. Puis, la fabrication a été lancée, à Calais, chez
ASN (filiale de Nokia). La fibre
optique, fine comme un cheveu,
est enrobée de gaines protectrices.
Tous les 90 km, un répéteur – un
équipement électronique qui
amplifie le signal – se greffe sur
l’ensemble. Les 1.746 km de câble,
du diamètre d’un tuyau d’arrosage,
sont ensuite stockés, d’un seul
tenant, dans les deux énormes
cuves du « Pierre de Fermat »,
sagement lovés à la main pour ne
pas avoir de souci à la dépose.
INTERNET
L’opérateur français
pose un câble sousmarin de 1.746 km
pour fournir du débit
Internet à la région
d’outre-mer.
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
C’est actuellement un petit point,
perdu dans l’immensité de l’océan
Pacifique, faisant route vers la
Guyane. Mais dans la rade de Fortde-France, d’où il est parti fin juillet,
ou à Brest, son port d’attache où il
était encore à quai deux semaines
plus tôt, le « Pierre de Fermat » ne
passe pas inaperçu. Avec ses
100 mètres de long pour 20 de large et
ses 4.000 tonnes à vide, le navire est
un « câblier », un bâtiment spécialisé
dans la pose et l’entretien des câbles
sous-marins, ces tuyaux par lesquels
transite aujourd’hui la quasi-totalité
des échanges d’informations dans le
monde. Orange en possède six, soit
15 % de la flotte mondiale, à travers sa
filiale Orange Marine. D’ordinaire, le
« Pierre de Fermat » assure, depuis la
Bretagne, la « garde atlantique ». Dès
qu’un câble a un problème – sectionné par une ancre ou endommagé par un mouvement des fonds
marins – il appareille pour recoller
les morceaux.
Mais cet été, ses 56 membres
d’équipage ont une autre mission :
déposer un nouveau câble, baptisé
Robot sous-marin
Le « Pierre de Fermat » est un câblier, un bâtiment spécialisé dans la pose et l’entretien des câbles
sous-marins, par lesquels transite la quasi-totalité des échanges d’informations dans le monde. Photo Orange
Pour sécuriser
les débits offerts
à Cayenne – et à la base
spatiale de Kourou –,
Orange a décidé
d’investir 35 millions
d’euros.
« Kanawa », pour relier la Martinique à la Guyane. « Aujourd’hui, ce
territoire n’est connecté qu’à un
unique câble sous-marin, Americas 2, qui parcourt toutes les Caraïbes. Lorsqu’il est coupé, comme c’est
arrivé récemment, il faut se rabattre
sur une connexion terrestre de
moindre capacité via le Suriname »,
explique Didier Dillard, le directeur général d’Orange Marine.
Absorber la 4G
et, demain, la 5G
Pour sécuriser les débits offerts à
Cayenne – et à la base spatiale de
Kourou – Orange a décidé d’inves-
tir. L’opérateur a mis 35 millions
d’euros sur la table. « Nous préparons aussi l’avenir. Il faudra absorber le développement de la 4G, de la
5G demain, et de la fibre optique.
Surtout que le contenu consommé
en Guyane provient très majoritairement de l’extérieur », renchérit
Didier Dillard. Avec 10 terabits/
seconde de capacité, Kanawa permettra de voir venir. Avant la mise
en service, prévue en fin d’année,
un travail colossal a été entrepris.
Il a commencé par une reconnais-
« La pose classique peut se faire à
une vitesse de 4 à 6 nœuds, mais une
partie du câble, environ 120 km, doit
être ensouillé, c’est-à-dire que l’on
creuse avant de placer le câble puis
de le recouvrir. Nous avançons alors
à 0,5 nœud, soit moins de 1 km/h »,
explique Guillaume Le Saux, le
capitaine. A l’approche de la
Guyane, les courants dus à la
décharge de l’Amazone lui donneront également du fil à retordre.
Dans les zones les plus complexes,
où l’énorme « charrue » qui équipe
le navire ne convient pas, un robot
sous-marin inter vient. Cette
machine montée sur chenilles et
bardée de caméras est à pied
d’œuvre, dans une salle dédiée où
un rideau métallique n’a qu’à se
lever pour qu’elle accéde à la mer.
Dans quelques jours, le « Pierre
de Fermat » s’arrêtera, à environ
900 mètres des plages de Guyane.
Le câble sera relié à la terre ferme.
Et le navire ira reprendre sa « garde
atlantique », veillant sur une partie
du 1,2 million de km de câbles qui
strient les mers du monde.
Google fait
arriver un câble
transatlantique
en France
C’est le premier en
quinze ans à relier
l’Hexagone et la côte est
des Etats-Unis en direct.
Baptisé « Dunant », le
câble de 6.000 kilomètres
doit entrer en service en
2020. Il s’agit du 13e dans
lequel Google investit –
soit seul, comme pour
Dunant, soit en
consortium. Le géant
californien peut ainsi
offrir de meilleurs débits
aux clients de son cloud.
« Nous étions focalisés dans
un premier temps sur
l’Asie-Pacifique, puis
l’Amérique latine, où les
capacités existantes étaient
insuffisantes, explique
Jayne Stowell, négociatrice
stratégique en infrastructure sous-marine chez
Google. Aujourd’hui,
nous arrivons à la fin
d’un cycle pour les câbles
transatlantiques. »
Les départs de dirigeants s’enchaînent chez Facebook
INTERNET
Vice-présidente
de la communication,
Rachel Whetstone
quitte Facebook pour
rejoindre Netflix.
La firme de Menlo
Park subit un exode
inédit de ses cadres
après une année
émaillée de scandales.
Basile Dekonink
@Bdekonink
Facebook traverse des temps troublés, et ses rangs sont de plus en plus
clairsemés. Ce lundi, c’est Rachel
Whetstone, la directrice adjointe en
charge de la communication, qui a
annoncé quitter le navire pour
rejoindre Netflix, où elle s’occupera
des relations publiques du service de
streaming. Pour la firme de Mark
Zuckerberg, il s’agit du quatrième
départ d’un cadre dirigeant en
moins de trois mois. « C’était formidable de pouvoir apprendre auprès
de celle qui fut l’une des meilleures au
cours de l’année passée », a commenté Caryn Marooney, l’autre
directrice adjointe chargée de la
communication du réseau social.
sans Elliot Schrage. En poste depuis
dix ans, celui qui dirige à la fois la
communication et toutes les questions relatives aux politiques de
confidentialité de Facebook a
Principal instrument
utilisé par l’organisation
de propagande russe
Internet Research
Agency, le réseau social
est attendu au tournant.
Sheryl Sandberg devant
le Sénat américain
Sous les discours de circonstance,
c’est bien l’incertitude qui règne
c h e z Fa c e b o o k , a l o r s q u e l e
numéro deux, Sheryl Sandberg,
doit témoigner la semaine prochaine devant le Sénat américain et
le comité du renseignement, aux
côtés de Google et Twitter. Principal
instrument utilisé par l’organisation de propagande russe Internet
Research Agency, le réseau social
est attendu au tournant alors
qu’approchent les élections américaines de mi-mandat : il doit prouver qu’il est capable de se prémunir
des tentatives de manipulation de
l’opinion publique. L’épreuve, déterminante pour sa crédibilité, se fera
Rachel Whetstone. Les scandales à répétition ont marqué l’année
– l’affaire Cambridge Analytica en particulier – et ont gravement
écorné l’image de l’entreprise. Photo ToruYamanaka/AFP
annoncé en juin son départ, qui sera
effectif lorsque son successeur sera
nommé. « S’occuper des relations
publiques et de la stratégie d’entreprises technologiques en hypercroissance est une joie, mais c’est aussi très
intense et cela ne laisse que peu de
place pour le reste », avait alors réagi
Elliot Schrage. Une allusion à peine
voilée aux scandales à répétition qui
ont émaillé l’année de Facebook –
l’affaire Cambridge Analytica en
particulier – et qui ont gravement
écorné l’image de l’entreprise.
Devant l’ampleur de la tâche,
Rachel Whetstone aurait d’ailleurs
renoncé à lui succéder.
La plus grave crise de l’histoire de
Facebook aurait également convaincu Alex Stamos, responsable de
la sécurité du réseau social, de claquer la porte début août. Adepte
d’une stratégie proactive et plus
transparente en matière de régulation de la plate-forme, ce dernier
était en conflit avec d’autres cadres
du groupe depuis des mois.
Dernier départ, et non des moindres : Dan Rose, responsable des
partenariats avec les éditeurs de
presse et les distributeurs comme
Apple et Google, quittera l’entreprise en février prochain. « Mark
[Zuckerberg] et Sheryl [Sandberg]
méritent quelqu’un qui soit totalement impliqué dans les nombreux
challenges et opportunités à venir »,
écrivait pudiquement ce dernier il y
a quelques jours. Il n’y a sans doute
pas qu’auprès des utilisateurs et des
investisseurs que la crédibilité de
Facebook a pris un coup. n
Arte pousse ses pions dans le numérique
TÉLÉVISION
La chaîne francoallemande se prépare
aux nouveaux modes
de consommation
de la télévision,
avec une stratégie
d’hyperdistribution.
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
« D’ici à trois ou cinq ans, le modèle de
la télévision tel que nous l’avons
connu sera archaïque, puis disparaîtra, et la télévision aura alors basculé
dans l’ère de la délinéarisation. »
Véronique Cayla, la présidente
d’Arte France, en est persuadée : les
usages sont en train de changer en
profondeur et la chaîne franco-allemande ne compte pas rater le train,
pour devenir un « groupe numérique » à part entière. La chaîne, qui se
félicite d’avoir inventé le replay en
France, a déployé ces dernières
années une stratégie axée sur le
numérique, avec une logique
d’« hyperdistribution » de ses contenus sur les différents réseaux
sociaux et plates-formes (YouTube,
Instagram, Facebook, Molotov, etc.).
Arte consacre environ 7 % de ses
investissements programmes dans
le numérique, soit à peu près 10 millions d’euros, un chiffre triplé en
cinq ans. Elle a, par exemple, mis en
place une fonction de « rattrapage
anticipé » pour concevoir sa propre
grille de programmes dès 5 heures
du matin, la possibilité de télécharger les émissions pour les regarder
hors connexion ou encore des applications de réalité virtuelle.
300 millions de vidéos vues
Pour elle, à l’avenir, le « menu obligatoire » que représente le petit écran
traditionnel ne sera qu’une option
parmi d’autres. « Lorsqu’on est habitué à regarder la télévision à la
demande, il n’y a plus de marche
arrière », reprend Véronique Cayla.
Si, aujourd’hui, 80 % du public arrive
sur Arte via la télévision classique et
20 % via le numérique, elle espère
que ce rapport sera inversé à l’avenir.
La chaîne, qui affiche une part
d’audience limitée de 2,4 % sur la saison (en hausse de 0,1 point), se félicite ainsi de ses 300 millions de
vidéos vues via le numérique au premier semestre, un quasi-doublement en un an. La moitié sont visionnées hors de France, alors qu’Arte a
développé une offre de programmes
en langues étrangères depuis 2015,
qui s’ouvre cette année à l’italien. Et
elle entend aussi abriter des programmes de ses partenaires européens sur sa plate-forme numérique. Dans un contexte où le
ministère de la Culture a appelé les
sociétés de l’audiovisuel public à
miser davantage sur le numérique
(demandant un doublement des
investissements), et décidé de bascu-
ler France 4 sur Internet, Arte a donc
été en avance sur ce plan.
Le groupe a parallèlement beaucoup cherché à développer les coopérations internationales, appelées
également de ses vœux par le ministère de la Culture. La plupart des fictions et documentaires sont des
coproductions européennes, notamment ses nouveautés comme « Au
nom du père » ou « Il miracolo ».
Economies en 2019
Mais le groupe n’échappera pas
pour autant à la vague d’économies
dans le secteur (de 190 millions
d’euros d’ici à 2022 – hors glissement
des charges), dont autour de 10 millions d’euros à se partager entre
Arte, l’INA, France Médias Monde et
TV5 Monde. Le groupe va ainsi
devoir économiser 2 millions
d’euros en 2019, par rapport à son
budget de 279,5 millions d’euros en
2018. « Ce qui est douloureux, étant
donné tous les efforts déjà entrepris »,
regrette Véronique Cayla. Elle a
réduit de 24 % ses frais de structure
entre 2011 et 2017.
Le groupe va devoir aussi collaborer avec ses homologues publics
français sur « un nouveau média des
arts et de la culture », comme l’avait
annoncé avant l’été Françoise
Nyssen, rassemblant des centaines
d’heures de captations, des podcasts, des webséries, à partir des
offres des six sociétés publiques. Un
projet qui devait être lancé en juin et
qui a été reporté. n
20 //
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
en
direct
Bataille de pêcheurs
en Manche
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
NORMANDIE. Des altercations
Une expérimentation de Wi-fi à
bord des TER vient d’être lancée
par la région Auvergne Rhône
Alpes pour 18 mois. Elle commence d’abord par trois rames
sur l’axe Mâcon-Valence. Elles
seront identifiables par un pictogramme. Montant de l’investissement 1,3 million d’euros financés par la collectivité.
se sont produites mardi matin
en Manche entre 35 bateaux de
pêche de Port-en-Bessin, Courseulles, Ouistreham, Trouville,
Honfleur et du Havre, notamment, et cinq britanniques. Les
français cherchaient à faire fuir
leurs collègues britanniques
d’un gisement de coquilles SaintJacques qu’ils disent vouloir
Shutterstock
PME
&REGIONS
Du wi-fi dans
les trains régionaux
série d'été 8/10
préserver. Les Français qui ne
peuvent pêcher la coquille que
du 1er octobre au 15 mai, demandent aux Britanniques, qui peuvent pêcher toute l’année, de
rester au nord d’une ligne qui
s’étend de Barfleur (Manche) au
Cap d’ Antifer (Seine-Maritime),
afin préserver la ressource. Les
relations entre pêcheurs français et britanniques de coquilles
sont tendues, surtout les années
comme celle-ci où ils n’ont pu
trouver un accord tacite.
ITINÉRAIRES INSOLITES
La D2, mythique route des châteaux du Médoc
Depuis Bordeaux jusqu’à l’estuaire
de la Gironde, la départementale
chemine sur 80 kilomètres à travers les vignes et les grands crus.
De pèlerinage pour les amateurs
de vin, elle devient un incontournable des itinéraires touristiques.
Frank Niedercorn
— Correspondant à Bordeaux
uatre-vingts kilomètres de bitume qui
serpentent entre les
vignes. Des appellations comme Margaux, Pauillac, Saint-Julien ou SaintE s t è p h e , q u i f o n t s a l i ve r l e s
amateurs. Et des centaines de propriétés viticoles dont soixante
grands crus classés. Des six routes
du vin de la Gironde, c’est la plus
courue. Elle devient au vin ce que la
Route 66 est aux Etats-Unis : un
mythe. Du nord de Bordeaux, elle
rejoint l’extrémité nord du Médoc
en passant par Pauillac. L’itinéraire
tient à la fois du jeu de piste et du
Monopoly version viticole qui passe
en revue les adresses les plus chères
du vignoble.
Comme partout à Bordeaux, le
terme château est simplement
synonyme de propriété viticole. Certaines n’ont même pas de bâtisse,
souvent une simple ferme ou une
maison de maître. La plupart des
grands crus classés s’enorgueillis-
Q
sent, eux, d’un véritable château. Il
est parfois somptueux. Avec des inspirations très variées. A Pichon-Baron ou Palmer, on imite le style
Renaissance, à Cantenac-Brown on
copie le style Tudor. Plus original, les
pagodes de Cos-d’Estournel s’inspirent de l’Inde. Quant à Beychevelles,
avec ses jardins qui descendent en
pente douce vers la rivière, il est tout
simplement surnommé le Versailles du Médoc.
Pendant des décennies, la D2 est
restée discrète même si le mythe des
grands crus est né au XIXe siècle
avec le classement, en 1855, des rouges du Médoc et des blancs liquoreux de Sauternes. Soixante vins
sont classés par les courtiers du premier au cinquième cru. Même à partir des années 1980, avec l’emballement autour des grands crus
bordelais, cette petite route n’est fréquentée que par les Médocains et les
initiés. Les propriétaires se reposent
sur le négoce bordelais, qui assure la
distribution. Dès lors pourquoi
ouvrir sa propriété aux visiteurs ?
Bordeaux ne découvre l’œnotourisme que vingt ans plus tard. Bien
DATES CLEFS
1855 Classement officiel des vins
de Bordeaux, principalement
ceux du Médoc.
1982 Millésime exceptionnel.
2016 Inauguration de la Cité
du vin.
Bordeaux n’a découvert l’œnotourisme que vingt ans après la Californie et sa Napa Valley. Photo F. Fatin
après la Californie et sa Napa Valley.
« On a longtemps traité ce qu’on
appelait le tourisme vitivinicole par le
mépris », reconnaît Catherine
Leparmentier, directrice du réseau
des Great Wine Capitals pour la CCI
de Bordeaux.
Hologramme sur les cuves
Quelques pionniers se distinguent.
Dès 1986, Jean-Michel Cazes, propriétaire de Lynch-Bages à Pauillac,
est le premier à se lancer dans
l’œnotourisme. Il ouvre ChâteauCordeillan-Bages, un restaurant
gastronomique tenu pendant
quinze ans par Thierry Marx. Il fait
ensuite revivre le village de Bages en
rénovant les maisons et en favorisant l’ouverture de commerces.
D’autres précurseurs suivent rapidement comme Château-Giscours,
Château-Kirwan ou Château-Prieuré-Lichine. L’intérêt ? Le marketing,
la communication et l’instauration
d’un lien privilégié avec le consommateur.
Château-Mouton-Rothschild,
premier grand cru classé, est le
champion toutes catégories avec
60.000 visiteurs par an. Les autres
premiers grands crus, Margaux,
Lafite-Rothschild, sont plus discrets. Quant à Latour, c’est « Fort
Knox », se désole un de ses voisins : « Même moi je ne peux y
entrer. » Pourtant faire parler de soi,
attirer le public, générer des ventes à
la propriété est devenu un business
en soi. Sur les 7.000 propriétés viti-
Sapmer s’exerce aux poissonneries
dédiées aux espèces exotiques
type seront ouvertes à Nantes, Vannes ou Brest. Car le groupe entend
mieux mettre en exergue sa marque
Sapmer et s’adresser en direct aux
consommateurs finaux.
BRETAGNE
Deux poissonneries de
ce type ont été créées
sur l’île de La Réunion,
une troisième vient
d’ouvrir ses portes à
Concarneau, d’autres
sites sont envisagés.
Congélation
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Armement à la pêche au thon albacore mais aussi aux langoustes australes, Sapmer – filiale du groupe
Jaccar contrôlé par Jacques de Chateauvieux – se diversifie dans la
poissonnerie. L’entreprise a initialement créé deux poissonneries à
l’enseigne Comptoir Sapmer sur l’île
de La Réunion, en 2017 au Port puis
en 2018 à Saint-Gilles, où se pressent
les touristes. Elle vient d’en ouvrir
une troisième dans les ex-magasins
de marée du port de Concarneau.
Le choix de cette ville bretonne
n’est pas fortuit. Plus d’une centaine
des marins embarqués sur les thoniers de Sapmer vivent à Concarneau. « Dans ce nouveau Comptoir
Dans chaque Comptoir Sapmer sont vendus des produits
transformés, comme ces verrines de thon. Photo Sapmer
Sapmer, nous proposons des espèces
surgelées et pêchées par nos bateaux
qui ne sont généralement pas disponibles en métropole », indique
Adrien de Chomereau, le directeur
général de l’armement. Ce sont
essentiellement des langoustes australes, de la légine, du thon albacore
en filet ou en steak, mais aussi du
grenadier. Dans chaque Comptoir
Sapmer, où a été créé un espace de
dégustation sont aussi vendus des
produits transformés, comme ces
verrines de thon ou de légine agrémentées de divers condiments
venus de l’océan Indien. La fabrication de ces gammes transformées
est confiée à un conserveur installé
en Bretagne. Si les résultats des différents Comptoir Sapmer répondent aux attentes de l’armateur,
d’autres poissonneries du même
Fort d’un armement composé de
14 bateaux de pêche uniquement
d’espèces sauvages soumises à quotas – 9 thoniers, 4 palangriers à
légine et 1 caseyeur pour la langouste –, Sapmer a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros. Le groupe emploie
plus de 1.000 collaborateurs.
Il vend ses produits dans la distribution spécialisée sur l’île de La
Réunion, en métropole, mais également en Asie et en Amérique du
Nord. L’ensemble de ses gammes
sont principalement congelées à
bord de ses navires à – 40° C pour
conserver leurs valeurs nutritives et
gustatives. Des sites de stockage,
toujours à température négative,
sont ensuite utilisés dans une trentaine de pays. Sapmer a également
ouvert deux unités de transformation, l’une est située sur l’île Maurice, où ont été investis 3 millions
d’euros, l’autre a été créée début
2017 sur l’île de La Réunion. n
coles de Gironde, environ 10 %
ouvrent leurs portes. La proportion
est la même sur la D2. La plupart des
visites pour lesquelles il faut avoir
réservé sont payantes et de bonne
qualité : histoire, visite du cuvier, des
chais, explications techniques et,
pour finir, une dégustation.
Son et lumière
Certaines sont plus originales. Proposant au visiteur une dégustation
dans le noir, une découverte pratique du travail d’assemblage ou les
accords entre mets et vins. A Lamothe-Bergeron, prix Best of Wine
Tourism en 2016, un hologramme
projeté sur les cuves permet de comprendre le processus de fermentation, de transformation et, enfin,
l’écoulement du jus fermenté qui se
passe à l’intérieur.
D’autres acteurs ont bien compris
l’intérêt de capter une partie de cette
clientèle touristique. A Gaillan en
Médoc, la coopérative Uni-Médoc
attire 30.000 visiteurs. Les attractions ? Une boutique et des vins au
rapport qualité-prix imbattable et
un son et lumière dans l’immense
chai de 3.600 barriques. Le tonnelier Nadalié propose une passionnante visite du processus de fabrication des fûts, qui revêtent une
importance majeure dans l’élevage.
L’apparition des croisières fluviales,
en 2011, puis l’ouverture de la Cité du
vin, en 2016, ont encore dopé le phénomène. « En quelques années on est
passé de l’œnotourisme au tourisme
tout simplement. Les gens qui viennent visiter Bordeaux veulent aussi
voir le vignoble », analyse Ludovic
David, directeur général de Château-Marquis-de-Terme.
5 RETROUVEZ
DEMAIN
La route des Grandes
Alpes, mythique randonnée
Exotec robotise
la logistique
des e-commerçants
HAUTSDE-FRANCE
La jeune société
compte atteindre
la centaine d’employés l’an prochain.
Nicole Buyse
— Correspondante à Lille
Imaginez un entrepôt dans
lequel une armée de robots se
déplacent, tels des hydroglisseurs, guidés par laser, équipés
d’un scanner et de 2 logiciels
mis au point par la start-up Exotec Solutions, basée à Croix,
près de Lille, spécialiste de la
robotique appliquée à la logistique des acteurs de l’e-commerce. « Notre robot Skypod se
déplace quatre fois plus vite et
peut monter cinq fois plus haut
dans un entrepôt que des solutions classiques de transport de
palettes. Cela permet d’avoir des
stocks cinq fois plus denses par
rapport à un stock où le prélèvement se fait à la main », explique
Romain Moulin, fondateur
avec Renaud Heitz d’Exotec
Solutions, créé en juin 2015.
Leur invention réduit également la pénibilité au travail en
faisant économiser 15 kilomètres à pied par jour au préparateur. Le système dédié à des produits de petite taille cible les ecommerçants. Cdiscount a été
le premier client de la start-up
en 2017.
Exotec S olutions a déjà
vendu une centaine de machines cette année et table sur
100 autres d’ici à fin 2018. Deux
chaînes de production y fonctionnent déjà avec une capacité
de 300 robots par an chacune.
Avec une troisième ligne, la
société passera à un millier en
2019, en attendant la 4e ligne en
2020. Elle compte 40 employés,
table sur 60 en fin d’année et 100
dès l’année prochaine. Pour
financer ces équipements et
son développement, et se lancer
à l’international, la société a
levé 15 millions d’euros en juin
dernier, portant à 18 millions les
fonds levés depuis sa création. n
// 21
Les Echos Mercredi 29 août 2018
LES TAUX ITALIENS
TOUJOURS PLUS HAUTS
FINANCE
&MARCHES
Le taux italien à 10 ans a touché
3,2 % mardi. Un bond après les
déclarations dans la presse de
Luigi di Maio, dirigeant du Mouvement 5 Etoiles et vice-président du conseil. Il a notamment
estimé qu’il était possible que le
déficit italien dépasse le plafond
de 3 % fixé par l’Union européenne. Le rendement s’est
ensuite détendu, mais reste à un
plus haut depuis 2014.
les
indices
Marchés émergents : l’anxiété grandit
avant les élections au Brésil
l Le real et les taux brésiliens sont
sous pression et les actions souffrent.
l L’incertitude sur le résultat
des élections d’octobre pèse.
l Le déficit budgétaire reste au cœur
des préoccupations.
BOURSE
Pierrick Fay
@pierrickfay
Les élections n’auront lieu qu’en
octobre au Brésil, mais la nervosité
se lit dès à présent sur les marchés.
Déjà bousculé par la crise turque, le
real brésilien est tombé à son plus
bas historique en août. En un mois,
la chute atteint 9,4 %. La Bourse de
São Paolo est aussi en berne. Elle a
perdu 4,3 % depuis le 3 août (–13 %
en dollars). Enfin, le rendement du
taux à 10 ans est remonté à près de
6 %, en hausse de 56 points de base
depuis fin juillet. Il est revenu sur ses
niveaux d’avril 2016, au moment
du démarrage du processus de destitution de Dilma Rousseff. La
semaine dernière, selon les chiffres
d’EPFR, les investisseurs ont retiré
200 millions de dollars des fonds
investis sur les actifs brésiliens, de
crainte que le vainqueur de la présidentielle d’octobre ne soit pas un
réformateur économique. Les sondages ne semblent pas très favorables au favori des investisseurs, le
centriste Geraldo Alckmin, distancé
sur sa gauche par le candidat du
Parti des travailleurs et sur sa droite
par le populiste Jair Bolsonaro.
L’inconnue
du populaire Lula
La campagne sera longue et rien
n’est joué, mais, pour Nomura,
« même s’il y a la place pour qu’Alckmin augmente sa popularité d’ici
l’élection, avec le début de la campagne
à la télé, le marché a commencé à intégrer un scénario plus incertain, avec
une plus forte probabilité de victoire
de la gauche ». Même s’il reste une
inconnue de taille : l’ex-président
Lula, toujours très populaire, pourra-t-il se présenter ? Sa candidature
a été officiellement enregistrée en
août. Mais la loi « ficha limpa » rend
inéligible toute personne qui a été
condamnée en appel. Le Tribunal
supérieur électoral pourrait décider
de la disqualifier d’ici au 17 septem-
bre, une fois tous ces appels épuisés.
Les médias locaux évoquent une
décision dès le 31 août.
Pour les investisseurs l’enjeu est
clair : « Le résultat des élections
déterminera la capacité et la volonté
du gouvernement élu de mener la
réforme des dépenses budgétaires »,
prévient la Société Générale.
Notamment les réformes de la sécurité sociale et de la retraite, sans
cesse repoussées. Car la situation
est préoccupante. « Le Brésil a de
sérieux problèmes budgétaires »,
juge Dev Ashish à la Société Générale, avec un déficit de 7,4 % du PIB.
« Sa dette publique est l’une des plus
élevées des pays émergents » et sa
croissance encore trop faible.
Reprise fragile
Le déficit risque aussi de limiter la
marge de manœuvre du nouveau
président pour relancer la croissance. Celle-ci s’est améliorée après
deux années de récession, mais la
reprise reste fragile. « La croissance
économique reste morose, reflétant la
stagnation de la consommation privée », constate la Société Générale.
Elle devrait tout de même dépasser
les 2 % cette année et approcher les
2,5 %. Dans le même temps l’inflation devrait remonter, mais sans
dépasser les limites fixées par la Banque centrale du Brésil. Cette dernière
semble d’ailleurs arrivée au bout de
sa logique accommodante après
avoir baissé ses taux de 14 % à 6,5 %
en deux ans. La hausse des taux de la
Fed et les pressions inflationnistes
liées à la baisse du real et à la hausse
du pétrole pourraient au contraire la
pousser à relever ses taux.
Pour autant, tout n’est pas noir.
Le déficit des comptes courants
s’est réduit (0,5 % du PIB) et les
réserves de change se sont reconstituées. Pour Bank of America Merrill Lynch, si la volatilité devrait rester élevée avant les élections, « le
prix des actifs reflète déjà la prime de
risque assez uniformément alors que
l’environnement est plus positif et
que le sentiment des investisseurs
s’améliore ». n
D
Un calendrier
politique chargé
: réunion
•de13la septembre
Banque centrale Turque
septembre : date limite
•de17validation
de la candidature
Lula par le Tribunal électoral
7-28 octobre : élection
•présidentielle
au Brésil
octobre : audience
•du12procès
du pasteur Brunson
en Turquie
30 novembre : Sommet
du G20
13 décembre : réunion
de la Banque centrale turque.
14 décembre : notation
de la dette souveraine turque
par l’agence Fitch
•
•
•
Des scrutins diversement appréciés
Le Mexique, la Colombie
et la Turquie ont élu leur
président en milieu d’année.
Si le Mexique et la Colombie
recueillent les faveurs
du marché, la Turquie
s’enfonce dans la crise.
1
TURQUIE,
LE DIALOGUE
DE SOURDS
L’élection du 24 juin a renforcé le
pouvoir autocratique du président
Erdogan, avec notamment la nomination de son gendre, Berat Albayrak, à la tête du puissant ministère
des Finances. La crise monétaire de
début août – exacerbée par les tensions avec les Etats-Unis – a montré
la défiance des investisseurs à
l’égard d’Ankara. Depuis la réélection d’Erdogan, la livre a chuté de
24,8 % (et de 38 % cette année). Conséquence, l’indice Bist 100 a perdu
27,7 % de sa valeur en dollars depuis
le 24 juin (–3,9 % en livre). Et les taux
restent à des niveaux jamais vus sur
le marché obligataire, à près de
22 % à 10 ans. Mais les difficultés ne
datent pas de juin. Pour Stéphane
Monier, chez Lombard Odier, « la
cause principale du problème réside
dans les profonds déséquilibres
macroéconomiques : une position
extérieure affaiblie et une réaction
peu orthodoxe de la banque centrale
locale face à la hausse de l’inflation ».
Les marchés font en effet le constat
de la perte de crédibilité d’une banque centrale qui n’est plus vraiment
indépendante d’un président farouchement opposé à toute hausse des
taux. Pourtant, l’économie turque
est en surchauffe et son double déficit (budgétaire et extérieur) rend le
pays très dépendant des capitaux
étrangers.
2
MEXIQUE, LE BÉNÉFICE
DU DOUTE
Les élections ont débouché, sans
surprise, sur la victoire, le 1er juillet,
du candidat classé à gauche,
Andrés Manuel López Obrador
(alias AMLO). La réaction boursière a été bonne. L’indice IPC gagne
5,8 % depuis l’issue du scrutin et le
peso a pris 5,45 % face au dollar.
« Le président élu a envoyé des
signaux encourageants au monde
des affaires », remarque SYZ AM. Il
avait notamment rencontré plusieurs gros investisseurs américains avant l’élection, dont le patron
de BlackRock, Larry Fink.
Si les marchés lui accordent le
bénéfice du doute, Aurel BGC juge
que, « pour l’heure, le plus grand flou
règne sur ce qu’entend faire réellement le nouveau président qui ne
prendra ses fonctions qu’au mois de
décembre ». Il sera très attendu sur
le dossier pétrolier, les investisseurs
s’interrogeant sur les risques
d’une remise en cause de la réforme
énergétique de son prédécesseur. Il
aura au moins la tâche facilitée par
la signature de l’accord de libreéchange entre le Mexique et les
Etats-Unis. Il lève l’une des principales inconnues sur le marché (les
Américains achètent 80 % des
exportations mexicaines en valeur),
alors que l’économie locale a plutôt
profité de l’accélération de la croissance américaine. « Le Mexique possède des fondamentaux relativement
solides », souligne Stéphane
Monier, qui met en avant une
main-d’œuvre de plus en plus compétitive. Franklin Templeton continue aussi d’avoir une « vue positive », en raison de la forte confiance
des consommateurs, combinée
avec une réduction graduelle de
l’inflation, un marché du travail
sain et un bon accès au crédit : « Si la
nouvelle administration tient ses promesses électorales tout en préservant
des fondamentaux économiques solides, on devrait voir une croissance
saine cette année et en 2019. »
3
COLOMBIE,
LE CANDIDAT
PRO-BUSINESS
C’est sans doute la victoire la plus
consensuelle pour les marchés,
celle d’Ivan Duque en Colombie, le
17 juin. « Son programme [baisse des
impôts, réduction du poids de
l’Etat, encouragement à l’exploration pétrolière…] devrait soutenir la
confiance des acteurs économiques
ainsi que la reprise économique en
cours », selon Paul Greer chez Fidelity International. La Colombie profite d’un contexte plus favorable
avec la hausse du prix du pétrole et
du charbon, qui représentent plus
de 40 % de ses revenus à l’exportation. « Cela devrait faciliter l’équilibre budgétaire ainsi que l’appétit des
investisseurs étrangers pour les actifs
colombiens », selon la Société Générale, qui anticipe une accélération
de la croissance.
Mais les défis demeurent entre
des finances publiques fragiles,
l’afflux massif des réfugiés vénézuéliens et l’avenir de l’accord de paix
avec les FARC. Depuis son élection,
la Bourse fait du surplace (+0,20 %
pour le Colcap), alors que le peso
colombien a perdu 1,81 %, sachant
qu’il a souffert de la crise turque
(-4,7 % entre le 3 et le 20 août).
Preuve d’un certain attentisme des
marchés. Il est vrai que la devise
colombienne affiche déjà la
meilleure performance des devises
émergentes (+1,5 % face au dollar)
cette année, après le peso mexicain,
et que l’indice Colcap surperforme
largement les marchés émergents
depuis le début de l’année (+ 2,62 %
en dollar, contre – 7,7 % pour le
MSCI EM). — P. Fay
Or, petro, bolivar souverain : le Venezuela en quête d’une devise stable
DEVISE
Le pays ne sait plus à
quel actif solide adosser une monnaie qui
continue de s’effondrer
sur le marché noir.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
Caracas poursuit ses expériences
monétaires pour sortir d’une crise
économique et financière sans
précédent. Les banques doivent
désormais adopter le petro, la devise
cryptographique controversée
lancée par le pays, comme unité de
compte, à côté du bolivar souverain,
l’ancien bolivar mais amputé de cinq
zéros le 20 août. Sur le marché noir,
cette nouvelle monnaie, officiellement établie à 60 bolivars par dollar,
s’échange à 84 bolivars, soit déjà
une décote de 40 % en moins de dix
jours, selon le site DolarToday.
Changer la valeur d’un billet
en enlevant des zéros, dévaluer la
devise, « ces mesures ont déjà été tentées par le passé en Amérique latine,
comme au Brésil qui a changé la
valeur de ses billets pas moins de neuf
fois au XXe siècle », rappelle Monica
de Bolle, économiste, sur le blog
du Peterson Institute for international Economics.
Adosser le bolivar souverain au
petro est sans effet sur la confiance
car ces deux monnaies sont aussi
peu crédibles l’une que l’autre. La
première, présentée comme une
alternative au bolivar, est censée
être soutenue par les réserves de
pétrole, gaz, or, diamants du pays
mais les milieux économiques
doutent de la capacité à l’échanger
contre des actifs réels, les matières
premières dont dispose encore
le Venezuela.
Etalon or
Pour collecter de l’argent, ce pays
va lancer, le 11 septembre, des obligations d’une maturité de 1 an adossées sur l’or, des « mini lingots » d’à
peine 1,5 à 2,5 grammes de métal
jaune. Les épargnants qui y souscriront recevront des certificats
Adosser le bolivar
souverain au petro
est sans effet sur
la confiance, car ces
deux monnaies sont
aussi peu crédibles
l’une que l’autre.
électroniques, mais l’or restera confiné dans les coffres de la banque
centrale en garantie.
Le Venezuela veut favoriser
l’épargne dans un pays dont la
majorité de la population vit très
en dessous du seuil de pauvreté et
peine déjà à se nourrir, du fait de
l’hyperinflation. Jusqu’ici, le record
mondial en matière de dérapage
des prix a été établi par le Zimbabwe fin 2008, avec une inflation
annuelle de 79 milliards de pourcent. La perte de confiance dans la
monnaie vénézuélienne reflète
l’échec des politiques et réformes
économiques successives qui ont
aggravé la situation. n
22 // FINANCE & MARCHES
Arkéa publie
des résultats
record
BANQUE
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
France, Allemagne : le robinet du crédit
est grand ouvert pour les entreprises
En publiant un
résultat semestriel
record, Arkéa veut
faire la preuve
de la pertinence
de son projet
d’indépendance.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
A quelques semaines du vote
interne qu’entend organiser
Crédit Mutuel Arkéa pour faire
valider son projet de quitter le
groupe Crédit Mutuel, la banque a publié mardi en fin de
journée des résultats record.
Son résultat net pour le prem i e r s e m e s t r e s ’é l è v e à
247 millions d’euros (contre
193 millions d’euros au premier
semestre 2017), « un niveau jusqu’alors jamais atteint », se
réjouit la fédération regroupant les Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif
central. Les revenus (PNBA)
ont connu une hausse de 7,9 %,
à plus de 1 milliard d’euros.
Argument massue
Argument massue pour démontrer sa robustesse, alors que le
groupe discute avec les autorités
de la forme juridique que pourrait prendre un Arkéa « en solo »,
il présente un ratio de solvabilité
de 18,3 % « le plus élevé de la place
bancaire française ». A travers ces
résultats, le groupe bancaire
basé au Relecq-Kerhuon, près de
Brest, s’adresse aussi à la Confédération Nationale du Crédit
Mutuel (CNCM), l’entité faîtière
qui tente de défendre la cohésion
de l’ensemble. « Par l’excellence
de ses résultats et la robustesse de
son bilan, qu’il ne doit qu’à ses propres choix stratégiques, le groupe
Arkéa démontre une nouvelle fois,
de façon objective et indiscutable,
sa pleine capacité à poursuivre sa
belle trajectoire de croissance en
toute indépendance », insiste
Jean-Pierre Denis, président
d’Arkéa. Un message qui fait
écho à la remarque souvent formulée par la « Confédé ». Pour
l’organe central, si Arkéa produit
d’aussi bons résultats, c’est que
l’appartenance au groupe ne lui
nuit pas fondamentalement. n
l L’activité économique et les taux bas encouragent les entreprises à emprunter auprès des banques.
l De part et d’autre du Rhin, cette dynamique va même jusqu’à interpeller les gendarmes financiers.
BANQUE
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
avec Thibaut Madelin
Les responsables financiers des
entreprises hexagonales ont de
quoi être sereins. Les dernières statistiques publiées mardi par la Banque de France montrent que la
dynamique du crédit aux sociétés
non financières reste solide.
L’encours des prêts aux entreprises a augmenté de 5,3 % sur un an le
mois dernier (pour atteindre
995 milliards d’euros), selon la banque centrale. A première vue, la
dynamique est moins forte qu’en
juin, mais cela s’explique par des
opérations ponctuelles. La croissance des crédits à l’investissement
est en tout cas « très forte », à 6,4 %
en juillet. Ces données confirment
la reprise du crédit depuis 2015
après des années en dents de scie
marquées par la crise financière de
2008 et la crise de la zone euro. La
dynamique actuelle reflète la conjoncture économique relativement
bonne qui stimule les besoins
d’investissement des entreprises.
Les sociétés peuvent par ailleurs
profiter de coûts de financement
très bas. Ils sont le fait de la politique
monétaire menée par la Banque
centrale européenne (BCE) pour
soutenir l’économie de la zone euro.
Un endettement porteur
de risques
Sur le terrain de jeu du prêt aux
entreprises, « la concurrence est
extrêmement forte entre établissements. Les marges sont de plus en
plus compressées », expliquait un
banquier français avant l’été. Il faut
dire que le crédit aux PME est une
activité qui peut apparaître relativement rémunératrice à l’heure où les
taux sont partout au plancher. Ces
développements conduisent les
autorités à surveiller l’endettement
des entreprises. « La poursuite de la
croissance de l’endettement des sociétés non financières françaises à partir d’un niveau déjà élevé pourrait
créer un risque de crédit pour le système financier », notait la Banque de
France dans un rapport en juin. Une
hausse soudaine des taux d’intérêt
ou un retournement de la conjoncture pourraient en effet dégrader la
solidité financière des entreprises
les plus fragiles. Par mesure de précaution, le comité hexagonal
chargé de la stabilité du système
« Nous observons
que les standards
d’octroi de crédit
s’assouplissent. »
RAIMUND RÖSELER
Directeur de la surveillance
bancaire à la BaFin
financier français, le Haut Conseil
de stabilité financière (HCSF), a
décidé de plafonner les expositions
des grandes banques françaises visà-vis des sociétés françaises les plus
endettées. Cette mesure est entrée
en vigueur en juillet.
Empilement
Le HCSF a par ailleurs décidé au
début de l’été de demander aux
banques de constituer un coussin
de capital supplémentaire (dit
« coussin de fonds propres contracyclique ») en face de leurs expositions françaises. Grâce à ce dispositif, les banques sont censées
avoir les reins assez solides le jour
où l’économie bat de l’aile pour
maintenir l’offre de crédit aux
PME. « Je pense que cela aura un
impact marginal sur les chiffres du
crédit, mais il convient de rester vigilant à l’égard de mesures de surcouches en capital bancaire dites “sans
effet” car leur empilement finit
inexorablement par produire un
effet », estime Laurent Quignon,
économiste chez BNP Paribas.
La dynamique du crédit interpelle aussi les autorités outre-Rhin.
A la fin du mois de juin, les flux nets
de prêts aux entreprises augmentaient de 5,9 % sur un an. Il s’agit du
plus « haut niveau depuis 2008 »,
souligne dans son dernier rapport
mensuel la Bundesbank, qui suit la
situation avec « attention ». « Nous
observons que les standards d’octroi
de crédit s’assouplissent », a averti,
pour la première fois, la semaine
dernière, Raimund Röseler, directeur de la surveillance bancaire au
gendarme fédéral des services
financiers (BaFin), dans l’hebdomadaire « Wirtschaftswoche ».
Sans vouloir dramatiser, le
régulateur observe un parallèle
avec la période précédant la crise
financière et s’interroge sur la
capacité des établissements bancaires à absorber des défauts de
paiement en cas de retournement
conjoncturel. n
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et de l’instruction fiscale 4 I-1-03 n° 118
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et de l’instruction fiscale 4 I-1-03 n° 118
DE 07.07.03. Les créanciers peuvent
former opposition dans les 30 jours de
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LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
La chasse aux volumes pousse les banques britanniques
à assouplir leurs conditions
Les banques rivalisent
d’inventivité outre-Manche
pour conserver
de la croissance sans rogner
sur les marges. Quitte
à prendre davantage
de risques.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Pendant que les banques françaises
ou allemandes sont poliment invitées par les autorités sectorielles à
davantage de prudence sur l’octroi
de leurs crédits, les établissements
britanniques semblent, eux, prêts à
toutes les audaces pour conserver
de la croissance. Au moins sur le
marché immobilier, ils rivalisent
d’inventivité pour assouplir leurs
conditions.
Alors que la concurrence fait rage
sur les taux, les banques multiplient
les efforts sur le reste. Selon le
« Financial Times », elles renoncent
à certaines commissions, acceptent
d’augmenter la taille maximum des
prêts qu’elles accordent et se montrent plus généralement prêtes à
desserrer les contraintes qu’elles
imposent à leurs clients.
Le nombre de contrats où les
banques sont disposées à avancer
plus de 90 % de la valeur du bien à
l’emprunteur a ainsi bondi de 20 %
sur les six derniers mois, selon le
site de comparaison Moneyfacts.
En août, M&S Bank, l’ex-activité
de services financiers de Marks &
Spencer reprise par HSBC, s’est
même dite prête à aller jusqu’à 95 %
sur trois de ses produits hypothécaires, tout en portant à 35 ans la
durée de ses prêts les plus longs. Le
mois précédent, c’est CYBG qui
avait lancé un nouveau type de crédit allant lui aussi jusqu’à 95 % de la
valeur des biens, et moins regardant sur le taux d’endettement du
client par rapport à ses revenus.
Eviter de détériorer
les marges
Si les banques se montrent plus
souples, c’est qu’elles cherchent la
martingale pour continuer à
engranger de nouveaux contrats
dans un contexte où, sur le marché
immobilier, l’heure est au ralentissement. Le tout, sans supporter
d’efforts supplémentaires sur leurs
niveaux de marge, qui ont déjà
beaucoup souffert : sur les 20 principaux prêteurs, 16 ont essuyé une
Les établissements bancaires britanniques acceptent d’augmenter la taille maximum des prêts
qu’elles accordent, parfois jusqu’à 95 % de la valeur du bien. Photo Shutterstock
baisse de marge nette d’intérêt au
premier semestre par rapport aux
six premiers mois de l’an dernier.
Reste à savoir dans quelle
mesure cette course aux parts de
marché risque de pousser les prêteurs à la faute. « Tout le monde
fait la chasse aux volumes », a confié le dirigeant d’une des grandes
banques britanniques au « FT ».
« Il faut faire très attention dans ce
genre de période à ne pas prendre
de risques inconsidérés, qui pourraient un jour vous coûter beaucoup d’argent. » n
FINANCE & MARCHES // 23
Les Echos Mercredi 29 août 2018
Pourquoi Google et Buffett s’intéressent
tant au marché bancaire indien
l Google s’associe avec des banques locales pour percer dans le crédit mobile.
l Le milliardaire Warren Buffett, lui, confirme investir dans Paytm, le premier
portefeuille électronique du pays.
FINTECH
Marjorie Cessac
— Correspondante à New Delhi
En septembre dernier, il avait déjà
lancé « Tez », une application de
paiement qui, en hindi, signifie
« rapide ». Aujourd’hui, Google
(Alphabet) passe à la vitesse supérieure. La firme californienne a fait
savoir mercredi qu’elle allait s’associer avec quatre banques indiennes
(HDFC Bank, ICICI Bank, Kotak
Mahindra Bank et Federal Bank) en
vue d’accorder cette fois des prêts
instantanés à sa clientèle. L’occasion pour la firme de remodeler
son image. L’application changera
de nom et devient « Google Pay »,
un label qui englobera tous les services financiers du groupe en Inde
et ailleurs.
« Dans les semaines à venir, nos
clients seront en mesure d’utiliser
Google Pay pour obtenir un prêt personnalisé de la part de leur banque, et
ce avec un minimum de documents », détaille Caesar Sengupta,
un des vice-présidents de la multi-
nationale, « une fois les conditions de
la banque acceptées, l’argent sera
déposé en toute sécurité et instantanément sur leur compte bancaire ».
Marché
ultraconcurrentiel
En Inde, Google compterait 55 millions d’utilisateurs ayant d’ores et
déjà téléchargé son application en
vue de payer toutes sortes de
dép enses via leur téléphone
mobile, ce qui, selon ses chiffres,
représenterait 30 milliards de dollars de transactions annuelles.
Google n’est évidemment pas le
seul sur le créneau. Tous les géants
mondiaux de l’Internet cherchent à
dominer ce marché ultraconcurrentiel, mais aussi massif et surtout
plus ouvert qu’en Chine. Selon Credit Suisse, les paiements électroniques pourraient représenter jusqu’à 1.000 milliards de dollars d’ici à
2023, contre 200 milliards
aujourd’hui.
Preuve en est, certains investisseurs prestigieux sortent, eux
aussi, du bois. En l’occurrence
Warren Buffett. Le milliardaire
américain a confirmé mardi qu’il
Paiement : Stripe
s’arrime à un acteur
africain prometteur
Les trois géants du paiement investissent dans
Paystack, une start-up
nigériane prometteuse. En
ligne de mire, le développement des transactions en
ligne sur le marché africain.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
Les géants du secteur ne veulent
pas rater le train du paiement en
Afrique. Ce sont ainsi trois poids
lourds du secteur qui ont participé
à une levée de fonds de 8 millions de
dollars annoncée mardi au profit
de Paystack, une jeune pousse du
paiement basée au Nigeria. Menée
par Stripe, fintech américaine spécialisée dans les paiements en
ligne, cette levée de fonds associe
égale ment Visa et le chinois
Tencent.
Cet acteur nigérian, créé il y a seulement deux ans, s’est déjà fait un
nom en attirant Tencent ou l’accélérateur de start-up californien Y Combinator lors de son premier tour de
table. Surtout, Paystack revendique
à lui seul 15 % des paiements en ligne
dans le pays le plus peuplé d’Afrique,
avec 187 millions d’habitants. Il
ambitionne d’ores et déjà de s’étendre sur le continent. Son fonctionnement est assez proche de celui de
Stripe : il fournit aux commerçants
en ligne une interface leur permettant d’accepter une gamme très
large de moyens de paiement.
Miser sur l’avenir
Avec cet investissement, Stripe
estime soutenir le développement
du paiement en ligne sur le continent : ce mode de paiement n’y
représente que 1 % du montant des
transactions, contre 5,5 % en
France. « Notre mission est de faire
croître le PIB de l’Internet en diminuant les barrières à l’entrée pour
les entrepreneurs et en favorisant
l’émergence de nouveaux modèles
économiques », souligne un
porte-parole de la fintech américaine, valorisée plus de 9 milliards
de dollars.
Paystack comme Stripe s’attaquent au marché du paiement en
s’adressant aux commerçants plutôt
qu’aux consommateurs, déjà très
courtisés en Afrique. En l’absence
d’infrastructures bancaires fortes,
ce sont bien souvent les opérateurs
téléphoniques qui ont pris les
devants en imaginant des services
de paiement par SMS. Ainsi, bien
avant de lancer sa banque mobile en
France, Orange a lancé en Afrique le
service Orange Money (qui revendique 37 millions de clients à fin 2017).
Autre acteur du même type, M-Pesa,
qui revendique 31 millions d’utilisateurs, est contrôlé par l’opérateur
britannique Vodafone.
Selon Partech
Ventures, les secteurs
de l’énergie et
de la finance restent
les deux marchés
phares de la tech
africaine.
Société Générale s’est lancé à son
tour en créant l’an dernier avec la
start-up française TagPay (dont elle
détient 19,2 %) un service de paiement et de transfert basé sur le son,
et non l’envoi d’un SMS. Cette solution revendique 200.000 clients sur
trois pays et vise le million à horizon
2020. Loin d’être un cas isolé, cette
levée de fonds montre aussi l’intérêt
des investisseurs pour les services
financiers innovants en Afrique.
Selon Partech Ventures, les secteurs
de l’énergie et de la finance restent
ainsi les deux marchés phares de la
tech africaine, ayant chacun attiré
21 % des montants levés par les
start-up du continent en 2017.
Au total, à fin 2017, tous secteurs
confondus, les pépites tech ont
drainé 560 millions de dollars, en
hausse de 53 % sur un an. Trois pays
sont parvenus à attirer plus de
100 millions de dollars d’investissements, à savoir l’Afrique du Sud
(167,9 millions), le Kenya (147 millions) et le Nigeria (114,6 millions). n
allait investir, via sa so ciété
Berkshire Hathaway, dans Paytm,
le premier portefeuille numérique
du pays. Ou plus précisément dans
One97 Communications, sa maison mère. Le montant investi
par Berkshire n’a pas été dévoilé.
Mais la presse indienne l’estime
autour de 300 à 350 millions de dollars, ce qui valoriserait la start-up
indienne entre 10 et 12 milliards de
dollars.
rejoindre le conseil d’administration de One97 Communications.
Bien que très concurrencé,
Paytm continue de faire la course
en tête. En juillet, le groupe dit avoir
atteint un pic de 1,3 milliard de transactions sur le trimestre clos à fin
juin. Outre Berkshire, il compte
déjà pléthore d’investisseurs
fameux à son tour de table à l’instar
du japonais SoftBank ou du chinois
Ant Financial.
Marque de confiance
Il s’agit du premier
investissement
de Warren Buffett
en Inde, en tout cas
dans une entreprise
de technologie.
« J’ai été très impressionné par
Paytm et suis enthousiaste à l’idée de
faire partie de cette histoire qui vise à
transformer les services financiers et
les paiements en Inde », a déclaré
Todd Combs, responsable des
investissements en charge des
négociations pour Berkshire, qui va
Il s’agit du premier investissement
de Warren Buffett en Inde, en tout
cas dans une entreprise de technologie. Le milliardaire américain
avait certes lancé Berkshire India
en 2011 et noué un partenariat avec
Bajaj Allianz pour vendre des produits d’assurance. Mais cette aventure, jugée trop compliquée en raison d’une réglementation pesante,
a tourné court deux ans plus tard.
Inutile de dire que ce retour vaut
donc bien plus qu’un simple investissement financier. Pour un secteur jugé risqué, car compétitif, c’est
aussi et surtout une belle marque
de confiance. n
AVIS D’ENQUÊTES PUBLIQUES
PRÉFET DES BOUCHES-DU-RHÔNE
DIRECTION DE LA CITOYENNETÉ DE LA LÉGALITÉ ET DE L’ENVIRONNEMENT
BUREAU DES INSTALLATIONS ET TRAVAUX RÉGLEMENTÉS POUR LA PROTECTION DES MILIEUX
BUREAU DE L’UTILITÉ PUBLIQUE, DE LA CONCERTATION ET DE L’ENVIRONNEMENT
AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE UNIQUE
En exécution de l’arrêté du Préfet de la Région Provence, Alpes, Côte d’Azur, Préfet des
Bouches-du-Rhône du 02 août 2018, il sera procédé, du 17 septembre au 19 octobre 2018
inclus, à l’ouverture d’une enquête publique unique dans le cadre du projet d’aménagement
d’un parc pilote éolien lottant «Provence Grand Large» au large de Port-Saint-Louis-duRhône et de son raccordement électrique au réseau public de transport d’électricité présenté
par les sociétés PARC ÉOLIEN OFFSHORE DE PROVENCE GRAND LARGE SAS (PGL)
et RTE RÉSEAU DE TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ (RTE) portant sur
- les demandes d’autorisations requises en application des articles L.214-1 et suivants du
code de l’environnement, au bénéice de PGL et RTE,
- les demandes de concession d’utilisation du domaine public maritime en dehors des
ports en application de l’article L.2124-3 du code général de la propriété des personnes
publiques, au bénéice de PGL et RTE,
- la déclaration d’utilité publique de la liaison sous-marine et souterraine à 63000 volts entre
le parc pilote éolien lottant «Provence Grand Large» et le poste électrique de Port-SaintLouis-du-Rhône en application des articles L.323-3 et suivants du code de l’énergie au
bénéice de la société RTE RÉSEAU DE TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ,
- la réalisation par RTE d’une canalisation et d’une jonction électrique dans la bande littorale
en application de l’article L.121-17 du code de l’urbanisme et dans un espace remarquable
du littoral en application de l’article L.121-25 du code de l’urbanisme.
Le projet porte sur la mise en place de trois éoliennes lottantes d’une puissance de 8 MW
chacune, situées en mer à 17 km des côtes, reliées entre elles par des câbles électriques
sous-marins. La dernière section de câble étant elle-même équipée d’un connecteur d’où
part ensuite la liaison d’export électrique sous-marine, avec la mise en œuvre d’une liaison
électrique de 63000 volts sous-marine puis souterraine sous maîtrise d’ouvrage RTE pour le
raccordement au réseau public de transport de l’électricité.
Ont été désignés comme membres de la commission d’enquête par la Présidente du Tribunal
Administratif de Marseille, en tant que président, Monsieur Nourdine ASSAS, Géologue
consultant et en tant que membres titulaires, Monsieur Jean-Pierre VALLAURI, Ingénieur
Divisionnaire de l’Industrie des Mines, retraité et Monsieur Marcel GERMAIN, Chargé de
mission environnement, retraité.
Les dossiers d’enquête sur support papier comprenant notamment l’étude d’impact,
son résumé non technique, les études d’incidences Natura 2000 et l’avis de l’autorité
environnementale accompagné d’un registre d’enquête unique établi sur feuillets non
mobiles, coté et paraphé par un membre de la commission d’enquête seront tenus à la
disposition du public pendant une durée de trente-trois jours consécutifs, du 17 septembre au
19 octobre 2018 inclus, ain que chacun puisse les consulter, aux jours et heures habituels
d’ouverture des bureaux précisés ci-dessous à titre indicatif, et consigner ses observations
et propositions sur les registres d’enquête ouverts à cet effet dans les mairies suivantes :
PORT-SAINT-LOUIS
DU-RHÔNE
(13230)
Hôtel de Ville
3 avenue du Port
siège de l’enquête
publique
lundi
8h30 - 12h00
13h30 - 18h00
mardi, mercredi,
vendredi
8h30 - 12h00
13h30 - 17h00
jeudi
10h00 - 12h00
13h30 - 17h00
MARTIGUES
(13500)
Direction de
l’Urbanisme
Hôtel de Ville
Avenue Louis
Sammut
PORT-DE-BOUC
(13110)
Hôtel de Ville
20 cours Landrivon
FOS-SUR-MER
(13270)
Hôtel de Ville
Avenue René
Cassin
du lundi au
vendredi
8h30 - 12h00
13h30 - 17h30
du lundi au
vendredi
8h30 - 12h00
13h30 - 17h30
du lundi au
vendredi
8h30 - 12h00
13h30 - 17h00
Pendant la durée de l’enquête, les dossiers d’enquête publique seront :
- consultable sur le site internet de la Préfecture des Bouches-du-Rhône
http://www.bouches-du-rhone.gouv.fr
- consultable gratuitement sur un poste informatique mis à la disposition du public à
la Préfecture des Bouches-du-Rhône, Direction de la Citoyenneté, de la Légalité et de
l’Environnement, Bureau des Installations et Travaux Réglementés pour la Protection des
Milieux, place Félix Baret, 13006 Marseille (du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de
14h00 à 16h30 - bureau 421 - contact préalable au 04.84.35.42.65. ou 43.86.).
Les dossiers d’enquête publique sont communicables à toute personne sur sa demande
et à ses frais, dans les conditions prévues par le code des relations entre le public et
l’administration, avant l’ouverture de l’enquête publique ou pendant celle-ci, en s’adressant à
la Préfecture des Bouches-du-Rhône.
Pendant la durée de l’enquête, les observations et propositions du public et toute
correspondance relative à l’enquête pourront être transmises au président de la commission
d’enquête par voie postale à la mairie de Port-Saint-Louis-du-Rhône (3 avenue du Port 13230 Port-Saint-Louis-du-Rhône) siège de l’enquête, ou par courrier électronique à
l’adresse suivante pref-ep-pgl@bouches-du-rhone.gouv.fr (capacité maxi 5MO).
En outre, les observations et propositions écrites et orales seront reçues par un membre de la
commission d’enquête qui se tiendra à la disposition du public aux lieux, jours et heures suivants :
- Port-Saint-Louis-du-Rhône - Hôtel de Ville - 3 avenue du Port (13230)
• Lundi 17 septembre 2018 de 9h00 à 12h00
• Mercredi 26 septembre 2018 de 14h00 à 17h00
• Mardi 09 octobre 2018 de 9h00 à 12h00
• Vendredi 19 octobre 2018 de 14h00 à 17h00
- Martigues - Direction de l’Urbanisme - Hôtel de Ville - Avenue Louis Sammut (13500)
• Mercredi 19 septembre 2018 de 9h00 à 12h00
• Vendredi 28 septembre 2018 de 14h00 à 17h00
• Lundi 08 octobre 2018 de 9h00 à 12h00
• Vendredi 19 octobre 2018 de 14h00 à 17h00
- Port de Bouc - Hôtel de ville - 20 cours Landrivon (13110)
• Jeudi 20 septembre 2018 de 14h00 à 17h00
• Mardi 16 octobre 2018 de 14h00 à 17h00
- Fos-sur-Mer - Hôtel de ville - avenue René Cassin (13270)
• Mardi 25 septembre 2018 de 14h00 à 17h00
• Vendredi 12 octobre 2018 de 9h00 à 12h00
Les observations et propositions du public transmises par voie postale ainsi que les
observations écrites émises auprès du commissaire enquêteur lors des permanences cidessus seront consultables au siège de l’enquête (mairie de Port-Saint-Louis-du-Rhône
(3 avenue du Port - 13230), aux heures d’ouverture, et sur le site internet de la préfecture
des Bouches-du-Rhône http://www.bouches-du-rhone.gouv.fr où elles seront publiées dans
les meilleurs délais.
Les observations et propositions du public transmises par voie électronique seront
consultables sur le site internet de la préfecture où elles seront publiées dans les meilleurs
délais conformément à l’article R.123-13 du code de l’environnement1.
L’ensemble des observations et propositions du public seront communicables aux frais de la
personne qui en fait la demande, dans les conditions prévues par le code des relations entre
le public et l’administration, pendant toute la durée de l’enquête.
A l’issue de l’enquête, copie du rapport et des conclusions de la commission d’enquête sera tenue
à la disposition du public pendant un an en mairies de Port-Saint-Louis-du-Rhône, Martigues, Port
de Bouc et Fos-sur-Mer ainsi qu’à la préfecture des Bouches-du-Rhône et sur son site internet.
Au terme de l’enquête publique unique, l’autorité compétente pour prendre les décisions
requises au titre des articles L.214-1 à L.214-6 du code de l’environnement concernant cette
opération est le Préfet des Bouches-du-Rhône qui statuera par arrêtés portant autorisation
ou refus, après avis du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et
technologiques, pris au bénéice des sociétés PARC ÉOLIEN OFFSHORE DE PROVENCE
GRAND LARGE SAS d’une part et de RTE RÉSEAU DE TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ
d’autre part.
Le Préfet des Bouches-du-Rhône est l’autorité compétente pour, à l’issue de l’enquête
publique unique, déclarer d’utilité publique, au bénéice de la société RTE RÉSEAU DE
TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, la liaison sous-marine et souterraine à 63000 volts entre
le parc pilote éolien lottant «Provence Grand Large» et le poste électrique de Port-SaintLouis-du-Rhône.
Ces arrêtés seront mis en ligne sur le site internet de la préfecture des Bouches-du-Rhône
www.bouches-du-rhone.gouv.fr
Au terme de l’enquête publique unique, deux concessions d’utilisation du domaine public
maritime en dehors des ports au bénéice de la société PARC ÉOLIEN OFFSHORE
DE PROVENCE GRAND LARGE SAS d’une part et de la société RTE RÉSEAU DE
TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ d’autre part, seront approuvées par arrêtés du Préfet des
Bouches-du-Rhône auxquels seront annexées les conventions signées.
Les personnes responsables du projet sont :
- Société Parc Éolien Offshore de Provence Grand Large SAS
Cœur Défense – Tour B
100 Esplanade du Général de Gaulle
92932 Paris La Défense Cedex
Des informations sur le projet peuvent être demandées auprès de ladite société à :
M. Philippe VEYAN, directeur du développement du projet Provence Grand Large - Tél :
04.42.29.80.05 ou 06.25.44.01.34 - philippe.veyan@edf-en.com
ou Mme Céline DAM HIEU, chef de projets environnement - Tél : 01.40.90.48.66 ou
06.21.14.90.38 - celine.damhieu@edf-en.com
- Société RTE Réseau de Transport d’Électricité
Centre Développement et Ingénierie Marseille
46 avenue Elsa Triolet
13417 Marseille Cedex 08
Des informations sur le projet peuvent être demandées auprès de ladite société à :
M. Thierry PERRIN, responsable du projet du raccordement de Provence Grand Large - Tél :
04.88.67.44.82 ou 06.07.34.32.44 - thierry-philippe.perrin@rte-france.com
ou Mme Clémentine GHACHEM, chargée d’études concertation environnement - Tél :
04.88.67.43.95 ou 06.28.31.54.02 - clementine.ghachem@rte-france.com
Pour le Préfet
La Secrétaire Générale
Magali CHARBONNEAU
1. Les données personnelles contenues dans les observations et propositions du public, quelles que soient leurs
formes, et recueillies au cours de l’enquête environnementale seront dès lors consultables en ligne.
24 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
LA SÉANCE DU 28 AOÛT 2018
GAM liquide des fonds pour
rembourser les investisseurs
Le fonds suisse avait
gelé les retraits d’un
de ses principaux
fonds obligataires
après la suspension
de son gérant.
Guillaume Benoit
@gb_eco
C’est officiel. Les investisseurs de
plusieurs fonds obligataires gérés
par le suisse GAM vont pouvoir
récupérer leur argent à compter
de septembre. Les fonds seront
liquidés et restitueront, dans un
premier temps, jusqu’à 87 % des
montants placés. C’est l’épilogue
d’un feuilleton qui aura duré plusieurs semaines et ébranlé le
hedge fund. Cotée à la Bourse de
Zurich, l’action de GAM a perdu
35 % en un mois et demi.
Mi-juillet, GAM publie un avertissement sur ses résultats, lié à une
dépréciation d’actifs. Dans ce contexte déjà délicat, le hedge fund
annonce brutalement la suspension
de l’un de ses principaux gérants,
Tim Haywood. L’homme a une
expérience de près de vingt ans dans
la gestion de fonds « absolute
return », gérés de façon très flexible.
Un parcours commencé chez Julius
Baer au Royaume-Uni, puis dans le
giron de GAM, après une brève tentative d’indépendance quelques
mois avant la chute de Lehman Brothers. A la tête d’une équipe de
18 gérants, il contribue largement
aux revenus de GAM. Tim Haywood
est régulièrement invité sur les plateaux de télévision, notamment
chez Bloomberg TV. Pour justifier sa
décision, Alexander Friedman, le
patron du hedge fund, explique que
Tim Haywood n’aurait pas respecté
plusieurs règles de reporting sur la
gestion des risques et de documentation ou d’engagement d’investisse-
ments. Une série de comportements
qui aurait rendu nécessaire une suspension, le temps de tirer les choses
au clair. Tout en expliquant qu’il n’y a
aucun doute quant à l’honnêteté de
son gérant, que la stratégie d’investissement était légitime et que les
clients n’ont a priori pas subi de dommages significatifs.
Un gel des retraits
Mais la nouvelle provoque un véritable coup de tonnerre. Les investisseurs se précipitent pour demander
le remboursement des sommes
placées dans les fonds ARBF
(« absolute return bond funds »)
gérés par Tim Haywood. Ces derniers totalisent alors 7,3 milliards de
francs suisses (6,4 milliards d’euros)
d’encours. En réaction, les dirigeants de GAM décident de geler les
retraits de capitaux. Une pratique
plutôt rare dans le monde de la gestion, réservée aux situations de crise
grave. A l’appui de cette mesure
choc, GAM explique que certains
actifs du fonds sont constitués de
dettes très peu liquides et qu’une
vente forcée pour satisfaire les
demandes de remboursement
nécessiterait de les brader. Au détriment des investisseurs. En réaction,
les retraits se sont poursuivis sur
d’autres fonds de GAM pour un
montant total de 2,3 milliards de
dollars, selon les calculs de Bloomberg. Et notamment le fonds Star
Credit Opportunities, qui est le plus
important (12 milliards de dollars
d’encours) de la galaxie GAM.
Reste à savoir si les investisseurs
se satisferont de cette liquidation
des fonds ARBF, d’autant que tous
ne sont pas logés à la même enseigne. Les porteurs de parts des fonds
irlandais et luxembourgeois toucheront entre 74 % et 87 % des actifs
contre 60 % à 66 % pour les fonds
immatriculés aux îles Caiimans et
en Australie.
(
Le CAC 40
soutenu
par l’accord
mexicain
Bourse de Paris a connu
•uneLaséance
de légère progression mardi, dans un contexte de
détente entre les Etats-Unis et
le reste du monde. L’indice
CAC 40 a gagné 0,11 %, à
5.484,99 points, dans un
volume d’échanges faible de
2,8 milliards d’euros.
La journée a été marquée par
l’annonce par le président américain Donald Trump de la
c o n c l u s i o n d ’u n a c c o r d
commercial avec le Mexique
destiné à remplacer l’Aléna. Les
Etats-Unis ont également
sommé le Canada de se joindre
à l’accord, et annoncé une
reprise des négociations avec
l’Union européenne pour
« approfondir [leur] relation
commerciale ».
Lire « Crible »
Page 30
ABONNEZ-VOUS
MAINTENANT
AUX ECHOS
A Paris, le secteur automobile
a profité de ces annonces.
Renault a réalisé la meilleure
performance du CAC 40 en
gagnant 1,96 %. Le constructeur
a vu sa recommandation relevée par Credit Suisse de « sousperformance » à « neutre ».
Peugeot a pris 0,92 %, Valeo
1,81 % et Michelin 0,43 %. Faurecia a gagné 4,17 %. Kepler
Chevreux a relevé sa recommandation sur l’équipementier
automobile de « conserver » à
« acheter ». La détente a aussi
bénéficié au secteur minier et
métallurgique. ArcelorMittal a
gagné 1,66 % et Eramet 6,48 %,
meilleure performance du
SBF120. Le secteur du luxe a été
entraîné par les résultats supérieurs aux attentes publiés par
le joaillier américain Tiffany &
Co. LVMH a pris 1,87 %, Kering
1,55 % et Hermès 1,28 %. L’Oréal
a glané 0,43 %. Les valeurs bancaires étaient à la traîne. BNP
Paribas a cédé 0,9 %, Société
Générale 0,87 %, Crédit
Agricole 0,41 % et Natixis 0,3 %.
Seule AXA a pris 0,59 %.
en bref
Credit Suisse va racheter de la dette
détenue au Qatar et en Arabie saoudite
FINANCEMENT Credit Suisse envisage de racheter près de
5,9 milliards de francs suisse (5,2 milliards d’euros) de dette
souscrite par la Qatar Investment Authority et la famille saoudienne Olayan, selon Bloomberg. Il s’agit de « contingent convertible bonds » (CoCo), des obligations qui peuvent être converties
en capital, notamment si les réserves de fonds propres de la banque tombent au-dessous d’un certain seuil. Credit Suisse avait
émis ces titres juste après la crise financière. Son objectif actuel
est de réduire le coût global de financement de la banque, ces
CoCo versant un intérêt de 9,5 %. La première fenêtre de rachat
de ces titres a été fixée, lors de l’émission, au 23 octobre 2018.
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE ECHOSNOMIE
Moody’s verse 16 millions de dollars
de pénalités au gendarme des marchés
AFP
HEDGE FUND
NOTATION Moody’s va verser 16,25 millions de dollars
de pénalités à la Securities
and Exchange Commission
(SEC) pour clore une
enquête concernant des
défaillances de contrôle
interne. Selon la SEC, des
problèmes dans les procédures et modèles de
l’agence de notation sur la
période 2010-2013 l’ont
contrainte à corriger les
notes de crédit de plus de
650 titres adossés à des
prêts hypothécaires, d’une
valeur supérieure à 49 milliards de dollars.
La Banque de Chypre cède 2,7 milliards
d’euros de créances douteuses
BANQUE La Banque de Chypre a scellé un accord avec la firme
américaine de « private equity » Apollo pour lui céder un
portefeuille de 2,7 milliards d’euros de créances douteuses. « C’est
une vente transformante pour la banque », a déclaré John Patrick
Hourican, le dirigeant de l’établissement chypriote qui en tire une
perte de 135 millions d’euros. Cette transaction, la première du
genre pour la banque, est « une étape importante dans notre stratégie pour dé-risquer notre bilan et renforcer notre capital ».
Peter Praet invite à surveiller
les risques liés à la politique monétaire
abonnement.lesechos.fr
BANQUES CENTRALES Le chef économiste de la Banque centrale européenne a estimé que les risques associés à la politique
monétaire ultra-accommodante de l’institut devaient être
« étroitement surveillés » après plusieurs années de croissance
économique dans la zone euro. « Une politique monétaire
patiente, prudente et persévérante demeure nécessaire », a-t-il toutefois réaffirmé, tout en invitant les pays de la zone euro à prendre des mesures pour éviter des tensions sur le financement.
FINANCE & MARCHES // 25
Les Echos Mercredi 29 août 2018
séAncE du 28 - 08 - 2018
CaC 40 : 5484,99 (0,11 %) neXt 20 : 12416,54 (0,02 %)
CaC larGe 60 : 6102,4 (0,10 %)
CaC all-tradaBle : 4324,57 (0,10 %)
Date De ProroGation : 28 août
euronext
srD suite
CAC 40
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
accor (ac) R
a
fr0000120404
air liQuiDe (ai) R
11/05/18 1,05
a
fr0000120073
28/05/18 2,65
airBus GrouP (air) R
a
nl0000235190
16/04/18 1,28
arcelormittal (mt)
a
lu1598757687
atos se (ato) R
fr0000051732
aXa (cs) R
17/05/18 0,09
a
31/05/18 1,7
a
fr0000120628
03/05/18 1,26
BnP PariBas (bnp) R
a
fr0000131104
BouYGues (en) R
30/05/18 3,02
a
fr0000120503
caP-Gemini (cap) R
02/05/18 1,7
a
fr0000125338
carreFour (ca) R
04/06/18 1,7
a
fr0000120172
21/06/18 0,46
creDit aGricole (aca) R
a
fr0000045072
Danone (bn) R
22/05/18 0,63
a
fr0000120644
enGie (enGi) R
04/05/18 1,9
a
fr0010208488
11/10/17 0,35
essilor international (ei) R a
fr0000121667
26/04/18 1,53
Hermes intl (rms) R
a
fr0000052292
KerinG (Ker) R
07/06/18 7,6
a
fr0000121485
l.V.m.H. (mc) R
14/05/18 4
a
fr0000121014
leGranD (lr) R
17/04/18 3,4
a
fr0010307819
l'oréal (or) R
01/06/18 1,26
a
fr0000120321
micHelin (ml) R
25/04/18 3,55
a
fr0000121261
22/05/18 3,55
ouv
vol.
nb titres
44,12
682650
290.205.703
109,3
622837
428.275.106
108,1
1141016
776.295.452
26,46
3949998
1.021.903.623
102,55
292549
106.884.219
22,13
5318179
2.423.351.757
52,54
3063155
1.249.798.561
37,49
788318
366.073.732
112,8
262089
168.817.033
15,75
3993240
789.252.839
12,068
4719174
2.866.437.156
69,2
1160107
685.055.200
13,065
4649395
2.435.285.011
124,6
329460
219.137.552
563,2
42921
105.569.412
472,6
177177
126.279.322
303,45
508218
505.028.450
64,34
594041
266.805.751
207,9
366509
560.082.187
104,45
743222
178.978.841
clot
+ haut
+ bas
43,66
44,28
43,66
109,1
109,75
108,65
108,96
109,18
107,88
26,525
26,77
26,44
102,9
104,15
102,45
22,065
22,18
21,92
51,99
52,54
51,94
36,93
37,53
36,93
111,65
112,85
111,65
15,78
15,8
15,59
12,004
12,092
11,918
68,89
69,2
68,71
12,975
13,11
12,955
124,3
125,1
124,1
568
568,6
563,2
478,2
480,3
471,4
308,25
309,85
303,2
64,66
65,02
64,34
208,7
209,8
207,6
104,35
105,25
104,2
% Veil
% mois
% 52 s.
- 0,71
- 0,34
+ 11,96
- 0,09
- 2,15
+ 17,14
+ 0,89
- 0,22
+ 55,28
+ 0,86
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+ 19,48
+ 0,59
-12,09
- 19,01
+ 0,59
+ 3,96
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- 0,9
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- 1,76
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+ 0,38
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- 19,43
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- 19,71
+ 0,07
+ 1,92
+ 4,08
- 0,38
- 8,3
- 9,11
+ 0,04
- 1,43
+ 18,72
+ 1,28
+ 4,99
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+ 1,87
+ 2,36
+ 42,81
+ 0,65
+ 1,57
+ 9,52
+ 0,43
+ 1,31
+ 17,71
+ 0,43
- 5,57
- 10,74
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
+ 1,53
48,95
41,3
2,41
+ 3,86
113,3
97,12
2,43
+ 31,28
3,4
111,16 32,09
81,33
1,38
- 2,18
30,765
24,05
- 15,2
130,55
96,7
1,65
- 10,79
27,69
20,495
5,71
- 16,48
68,66
50,39
5,81
- 14,73
45,98
36,08
4,6
+ 12,9
119,8
97,38
1,52
- 12,53
19,73
12,955 2,92
- 13,01
15,54
11,105 5,25
- 1,52
71,78
62,24
2,76
- 9,49
1,21
14,815 10,76
12,165
2,7
+ 8,13
127,6
105,35
1,23
+ 27,28
614,6
417,9
1,34
+ 30,9
522,4
338,263 0,84
+ 25,61
313,7
232,5
1,1
+ 0,73
67,44
60,42
1,95
+ 12,84
214,9
170,3
1,7
- 12,71
130,85
100,25
3,4
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Devise / Date Détach. / Div
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a
fr0000133308
05/06/18 0,4
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a
fr0000120693
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04/07/18 1,01
a
fr0000121501
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a
fr0000130577
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fr0000131906
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06/06/18 2
a
21/06/18 3,55
a
fr0000073272
29/05/18 1,6
saint-GoBain (sGo) R
a
fr0000125007
sanoFi (san) R
11/06/18 1,3
a
fr0000120578
11/05/18 3,03
scHneiDer electric (su) R a
fr0000121972
02/05/18 2,2
société Générale (Gle) R a
fr0000130809
soDeXo (sW) R
30/05/18 2,2
a
fr0000121220
solVaY (solb)
01/02/18 2,75
a
be0003470755
16/01/18 1,55
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nl0000226223
18/06/18 0,05
tecHniPFmc (fti) R
a
Gb00bDsfG982
total (fp) R
20/08/18 0,13
a
fr0000120271
11/06/18 0,62
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a
fr0013326246
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a
DiV 3 06/06/16
fr0013176526
04/06/18 1,25
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a
fr0000124141
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14/05/18 0,84
a
fr0000125486
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24/04/18 1,76
a
fr0000127771
20/04/18 0,45
ouv
vol.
nb titres
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138,9
349055
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24,08
2549056
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55,82
423394
235.249.801
74,43
1538996
295.722.284
112
555946
443.680.643
36,98
1555866
552.602.794
74,5
1766621
1.251.544.134
71,26
1367337
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36,365
2860787
807.917.739
95
242827
150.830.449
116
188455
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17,8
1783037
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26,5
1453862
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55,38
3732955
2.664.312.938
187,85
284470
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18,285
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83,68
772759
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22,49
2639990
1.305.230.587
srD
clot
+ haut
+ bas
14,29
14,385
14,225
138,45
138,9
138,05
24,12
24,35
24,06
55,62
55,84
55,48
74,52
75,33
74,15
112
112,4
111,75
36,555
36,98
36,54
74,34
74,61
73,96
71,18
71,58
70,8
35,97
36,445
35,87
94,18
95,1
94,18
116,55
117,25
116
17,665
18,055
17,665
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27,35
26,26
54,8
55,48
54,8
188,45
188,7
185,9
39,99
40,3
39,32
18,36
18,4
18,16
83,1
83,8
83,1
22,55
22,61
22,38
% Veil
% mois
% 52 s.
- 0,59
- 2,32
+ 0,99
+ 0,11
+ 0,58
+ 19,2
+ 0,92
+ 0,42
+ 34,26
- 0,04
+ 2,81
- 4,96
+ 1,96
- 0,08
- 1,38
+ 0,13
+ 4,33
+ 36,09
- 0,95
- 3,13
- 20,24
- 0,38
- 0,31
- 9,15
+ 0,4
+ 2,74
+ 6,54
- 0,87
- 3,41
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+ 0,74
+ 3,46
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- 0,25
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+ 22,94
- 1,12
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+ 0,91
+ 0,37
+ 1,81
- 7,96
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+ 0,94
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- 6,06
- 0,6
- 4,88
+ 9,34
+ 0,49
+ 7,13
+ 19,79
% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 1,28
15,235
13,315
2,1
+ 4,93
147,75
120,05
0,73
+ 42,26
25,29
16,455
2,2
- 1,82
63,18
51,78
3,6
- 11,19
100,8
70,26
4,76
+ 30,37
112,4
81,04
1,43
- 20,5
48,6
35,19
3,56
+ 3,47
76,17
62,88
4,08
+ 0,45
78,56
66,54
3,09
- 16,45
47,505
34,815
6,12
- 15,95
113,05
76
2,92
+ 0,56
7,98
120,65
14,61
105,15
- 2,97
0,23
22,97
77,73
16,57
0,29
+ 1,59
29,17
22,9
+ 19,01
56,27
43,09
1,13
- 2,08
195,5
182,45
- 35,78
66,48
3,13
36,54
- 13,7
22,29
17,895 4,58
- 2,41
88,8
77,56
2,12
+ 0,58
24,87
20,26
2
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ost
isin / Date Détach. coupon / Div
ouv
vol.
nb titres
aB science (ab) g
clot
% Veil % an
bpa
+ haut % mois + haut an per
+ bas % 52 s. + bas an rDt
B 4,53
4,444
66888
4,568
40.789.901
4,444
B 7,25
7,19
25918
7,25
fr0004040608
24/07/18 0,2 58.512.053
7,17
aBiVaX (abvX) g
B 6,85
6,8
7733
6,85
fr0012333284
9.904.229
6,72
acantHe DeV. (acan) g
c 0,62
0,614
4086
0,62
fr0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,614
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c 8,55
8,58
6089
8,58
fr0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
8,5
aDocia (aDoc) g
B 17,22
17,18
5182
17,22
fr0011184241
6.916.753
17,06
aéroPorts De Paris (aDp) !
a 193,7
191,8
39509
194,4
fr0010340141
06/06/18 2,76 98.960.602
191,8
air France-Klm (af) !
a 9,3
9,21
2376771
9,326
fr0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
9,154
65,6
aKKa tecHnoloGies (aKa) g
B 65,8
9288
66,1
fr0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
65,5
aKWel (aKW) g
B 21,45
21,95
9847
22,1
fr0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
21,4
alD (alD)
a 16,13
16,24
68678
16,25
fr0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
16,13
alPes (cie Des ) (cDa) g
B 28,6
28,95
5162
29,25
fr0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
28,6
alstom (alo) LR
a 38,12
38,05
337079
38,28
fr0010220475
20/07/18 0,35 222.210.471
38,03
altarea (alta) g
a 195
198
5752
198,6
fr0000033219
22/05/18 12,5 16.051.842
193,4
alten (ate) !
a 90,3
89,75
28634
90,6
fr0000071946
25/06/18 1 33.828.497
89,7
altran tecHnoloGies (alt) ! a 9,365
9,355
748285
9,485
fr0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
9,31
amPlituDe surG. (ampli) g
3,2
3,21
8560
3,24
fr0012789667
46.929.852
3,19
amunDi (amun) !
a 63,4
63,34
eX-Ds 15/03/17
190772
63,82
fr0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
63,2
aPril GrouP (apr)
B 12,75
12,6
1203
12,75
fr0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
12,6
arcHos (JXr) g
c 0,713
0,724
963719
0,77
fr0000182479
42.561.334
0,712
arKema (aKe) L
a 108,05
108,5
142681
109
fr0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
108,05
artPrice.com (prc) g
c 14,26
14,22
8828
14,3
fr0000074783
6.651.515
14,14
assYstem (asY) g
B 28,7
28,6
oPa 24/11/17
1559
28,8
fr0000074148
19/06/18 1 15.668.216
28,6
atari (ata)
c 0,449
0,446
735436
0,452
fr0010478248
255.105.360
0,446
auBaY (aub) g
c 40,2
40,3
5413
40,55
fr0000063737
21/05/18 0,24 13.136.796
40,05
aurea (aure)
c 7,5
7,46
1845
7,58
fr0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
7,36
aVenir telecom (avt) g
c 0,224
0,22
69094
0,224
fr0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,22
aXWaY soFtWare (aXW) g
B 18,56
18,6
248
18,6
fr0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
18,44
Bénéteau (ben)
a 14,5
14,44
121051
14,76
fr0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
14,38
Bic (bb) !
a 78,55
78,5
84976
78,65
fr0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
78,2
BiGBen int. (biG) g
c 11,14
11,02
11137
11,18
fr0000074072
30/07/18 0,1 19.060.784
11,02
BiomérieuX (bim)
a 74,9
75,2
68219
75,6
fr0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
74,4
Boiron (boi) g
a 68,7
68,1
3358
69
fr0000061129
31/05/18 1,6 19.414.756
67,7
Bolloré (bol) !
a 4,15
4,162
894073
4,19
fr0000039299
06/06/18 0,04 2.927.197.152
4,138
BonDuelle (bon) g
B 29,15
29,25
6993
29,5
fr0000063935
13/12/17 0,45 32.281.118
29,05
Bureau Veritas (bvi) L
a 22,46
22,32
438719
22,51
fr0006174348
18/05/18 0,56 442.036.000
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Burelle sa (bur)
a 1330
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21
1335
fr0000061137
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carmila (carm)
c 23,2
23,2
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23,25
fr0010828137
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23,15
casino (co) LR
a 32,4
32,5
762987
33,36
fr0000125585
18/05/18 1,56 109.729.416
32,18
catana GrouP (catG) g
c 2,895
3,01
345313
3,04
fr0010193052
30.514.178
2,88
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c 2,368
2,36
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2,378
fr0013181864
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cHarGeurs (cri) g
c 25,2
25,2
18819
25,2
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a 373,4
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372,8
cie Du camBoDGe (cbDG)
a
/240818
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aBc arBitraGe (abca) g
fr0000079659
A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et c pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : valeurs de l’indice cacnext20. R : valeurs de l’indice caclarge60. ! : valeurs de l’indice cacmid60. g : valeurs de l’indice
cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
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0,87
- 20,26
0,562
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+11,14
9,08
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ost
isin / Date Détach. coupon / Div
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a 1586
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2023
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clot
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bpa
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42,16
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870
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+ 1,99
- 1,92
- 10,49
1,14
1,125
+ 91,11
0,32
0,09
- 3,77
161,9
137,3
+ 0,1
50,38
49,1
- 2,34
28,28
22
- 63,75
7,68
2,09
- 1,33
2,08
1,42
4,15
4,13
4,85
0,95
0,42
2,81
0,84
0,83
21,54
1,79
1,06
2,08
2,95
1,88
2,77
1,89
4,67
0,5
1,78
2,75
5,78
1,48
2
1,76
0,11
1,61
4,21
11,76
Valeurs françaIses
Valeurs mnémo / info /
ouv
clot
ost
vol.
+ haut
isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres
+ bas
Gl eVents (Glo) g
B 23,2
22,8
6354
23,35
fr0000066672
13/06/18 0,65 23.986.230
22,55
GrouPe crit (cen) g
B 71,5
70,3
827
71,5
fr0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
70
GrouPe Flo (flo) g
c 0,26
0,266
eX D s 13/06/17
10407
0,268
fr0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,26
GrouPe GorGé (Goe) g
B 14,58
14,66
9875
15
fr0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
14,58
GrouPe lDlc (lDl) g
c 17,58
17,74
nom.
3691
18,22
fr0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
17,54
GrouPe PartoucHe (parp)
25,4
25,5
reGr.
245
25,5
11/09/17 0,31 9.627.034
25,4
fr0012612646
Gtt (Gtt) !g
a 58,45
58,5
25100
59,3
fr0011726835
29/05/18 1,33 37.028.800
58,1
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B 11,94
12,04
11128
12,26
fr0000066755
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11,94
HiGH co (hco) g
c 5,7
5,64
11427
5,75
fr0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,61
HuBWoo (hbW) g
c 0,169
0,169
3000
0,169
fr0004052561
136.345.527
0,169
icaDe (icaD) !
a 84,75
84,45
41790
84,75
fr0000035081
02/05/18 4,3 74.531.428
84,25
iD loGistic (iDl) g
B 145,8
151,6
3427
151,6
fr0010929125
5.628.475
145,8
iliaD (ilD) !
a 123,3
122
172209
123,3
fr0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
115,4
imerYs (nK) !
a 63,6
63,7
80964
64,15
fr0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
63,55
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a 67,5
65,44
567522
68
fr0000125346
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65,44
innate PHarma (iph) g
B 4,78
4,74
84604
4,78
fr0010331421
57.600.100
4,718
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c 2,655
2,635
13509
2,675
fr0010291245
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2,635
inter ParFums (itp) g
B 39,35
39,85
9497
40
fr0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
39,3
iPsen (ipn) !
a 147,5
147,9
69872
148
fr0010259150
04/06/18 1 83.794.128
147,2
iPsos (ips) !
a 29,16
29,06
19751
29,44
fr0000073298
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29,06
JacQuet metal serVice (JcQ) g B 24,95
25,5
12805
25,8
fr0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
24,8
JcDecauX (Dec) !
a 28,3
28,34
96542
28,46
fr0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
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KauFman & BroaD (Kof)
B 45,8
45,72
20484
45,8
fr0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
45,56
KlePierre (li) LR
a 31,69
31,77
450541
31,86
fr0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
31,63
Korian (Kori)
a 29
28,8
50948
29,18
fr0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
28,76
laFarGeHolcim (lhn) L
a 42,38
42,23
95862
42,73
ch0012214059
chf 11/05/18 2 606.909.080
42,23
laGarDère (mmb) !
a 25,79
25,76
260049
25,85
fr0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
25,63
latecoere (lat) g
c 4,39
4,39
67874
4,42
fr0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
4,32
le Bélier (beli) g
c 46,4
46,6
9876
46,6
fr0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
46,1
lna santé (lna) g
B 57,3
57,5
8575
58
fr0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
56,9
lectra (lss)
22,25
B 22,5
12639
22,6
fr0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
22,2
lineData sVices (lin) g
B 35,75
35,75
401
35,85
fr0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
35,75
lisi (fii) g
a 34,65
36,2
48321
36,4
fr0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
34,45
lumiBirD (lbirD) g
c 17
17,1
10043
17,18
fr0000038242
15.884.557
16,82
m6-métroPole tV (mmt) !
a 17,7
17,61
47292
17,8
fr0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
17,61
maisons Du monDe (mDm)
B 24,78
25
69530
25,14
18/06/18 0,44 45.241.894
fr0013153541
24,64
maisons France conF. (mfc) g B 45,55
46,75
4183
47
fr0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
45,55
manitou (mtu) g
B 32,4
32,2
7831
32,5
fr0000038606
18/06/18 0,62 39.617.974
32,2
marie BrizarD W & s (mbWs)
B 6,25
6,2
14412
6,25
fr0000060873
27/09/07 0,5 28.336.515
6,13
mauna Kea (mKea)
c 2,995
2,95
36179
2,995
fr0010609263
23.147.338
2,94
mercialYs (merY) g
a 15,02
14,9
87302
15,07
fr0010241638
30/04/18 0,68 92.049.169
14,84
mersen (mrn) g
B 34,9
34,5
37510
35
fr0000039620
03/07/18 0,75 20.635.491
34,4
metaBolic eXPlorer (meteX) g c 2,015
2,01
11651
2,015
fr0004177046
23.261.500
1,998
nanoBiotiX (nano) g
B 17,22
17,52
244745
17,94
fr0011341205
19.633.373
17,17
natiXis (Kn) LR
a 5,95
5,93
3145482
5,98
fr0000120685
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5,906
natureX (nrX) g
B 134,8
134,8
1488
135
fr0000054694
03/07/14 0,1 9.568.951
134,8
netGem (ntG) g
c 1,865
1,855
2056
1,865
fr0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,855
neXans (neX) !
a 28,96
28,37
177408
29,07
fr0000044448
22/05/18 0,7 43.991.168
28,37
neXitY (nXi) !
a 53
53,4
71501
53,55
fr0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
52,75
nicoX (coX)
B 7,96
7,905
39012
8,1
fr0013018124
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7,905
nrJ GrouP (nrG) g
B 8,98
9
760
9,04
fr0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
8,98
oeneo (sbt) g
B 10,1
10,18
38457
10,22
fr0000052680
31/07/18 0,15 63.180.843
10,1
onXeo (onXeo) g
B 1,172
1,168
130216
1,179
fr0010095596
50.914.722
1,161
orPéa (orp) !
a 115,9
115,4
72475
116,35
fr0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
115,25
Parrot (parro) g
B 4,96
4,935
87483
4,97
fr0004038263
30.174.671
4,8
PHarmaGest int. (pha)
63,7
63,8
2866
63,8
fr0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
63,5
Pierre & Vacances (vac) g
B 32
31
7610
32,2
fr0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
31
PiXium Vision (piX) g
c 1,784
1,77
33207
1,786
fr0011950641
20.813.963
1,754
Plastic omnium (pom) !
a 35,1
35,12
196881
35,56
fr0000124570
02/05/18 0,67 149.866.107
34,95
PlastiValoire (pvl)
B 13,8
14,2
DiV 8 02/05/17
27095
14,2
fr0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
13,8
PsB inDust. (psb)
c 50,4
51,2
603
51,2
fr0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
50,4
rallYe (ral)
a 10,08
10,15
51200
10,38
fr0000060618
30/05/18 1 54.999.135
10,08
recYleX sa (rX)
c 8,645
8,6
20154
8,7
fr0000120388
04/07/90 0,61 25.741.482
8,51
rémY cointreau (rco) !
a 121
121,8
44882
122,5
fr0000130395
31/07/18 1,65 50.223.800
121
reXel (rXl) !
a 13,385
13,56
693396
13,635
fr0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
13,36
roBertet sa (cbe)
B
/270818
c.i.P.
fr0000045601
28/06/18 5,2 143.582
roBertet sa (cbr)
B
/121016
c.D.V. nom.
fr0000045619
rotHscHilD & co (roth)
a 33
33,3
22513
33,5
fr0000031684
22/05/18 0,68 77.462.512
32,7
ruBis (rui)
a 51
50,95
DiV 2 28/07/17
120400
51,25
fr0013269123
08/06/18 1,5 96.811.004
50,8
sartorius steD. Bio. (Dim)
a 107,2
107,6
DiV 6 10/05/16
47913
108,4
fr0013154002
09/04/18 0,46 92.180.190
107
saVencia (bh)
B 73,6
73,2
1612
74
fr0000120107
14/05/18 1,4 14.032.930
73,2
% Veil
% mois
% 52 s.
- 2,15
- 4,6
- 8,8
- 1,68
- 5,13
- 15,66
- 0,56
- 1,12
- 1,48
+ 0,69
- 1,61
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+ 0,91
+ 3,86
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% an
bpa
+ haut an per
+ bas an rDt
- 6,94
27,9
22
2,85
- 3,41
95
67,5
6,26
+ 2,31
0,34
0,23
- 6,45
19,04
13,24
- 11,26
22,2
15,36
- 24,53
- 3,41 36,5
- 20,59 23,7
1,22
- 0,17 + 16,77
+ 1,65 60,55
+ 40,2
47,06
2,27
+ 1,01 - 25,36
- 3,68 19,68
- 19,19
11,5
1,83
- 1,4 + 15,1
+13,82
5,75
+ 3,11
4,3
2,48
+ 0,6 + 5,63
- 0,59
0,204
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0,155
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+ 12,68 120
- 0,85 - 38,92
-16,87 214,4
- 43,1
115,4
0,56
- 18,89
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- 13,06 61,75
3,26
- 3,2 - 26,48
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- 20,39 62,52
2,29
- 0,84 - 0,21
+ 2,55
6,995
- 55,45
4,41
- 1,5 - 10,37
-11,87
3,12
+ 9,34
2,215
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+ 4,05 40,25
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1,68
+ 0,37 + 48,54
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+ 32,82 99
0,68
+ 0,07 - 5,34
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+ 8,9
25,96
2,99
+ 2,41 - 7,27
+ 0,99 32,9
+ 5,85 24
2,75
+ 0,78 - 15,67
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+ 2,51 25,46
1,98
- 0,18 + 15,37
+ 3,3
47,26
+ 20,54 38,9
4,05
+ 0,79 - 13,35
+ 0,6
38,58
- 4,79 31,04
- 0,83 - 2,19
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22,84
2,08
- 0,38 - 10,23
4
- 1,84 51,1
- 15,47 40,08
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5,05
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+ 7,6
6
+ 8,13
3,95
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2,53
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+ 12,09 50,5
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+22,3
41,75
- 3,21 29
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+ 0,59 +142,55
+19,41
17,96
+147,11
6,8
- 0,11 - 18,23
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VALeurs Zone InternatIonale
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41,7
22,6
1,29
52,19
4
3,45
26 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
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c
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c
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a
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b
bains monaco
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c
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c
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c
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c
cegedimg
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c
chausseria sa
c
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c
cnimg
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courtois
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c
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deinove
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digigram
c
dms
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535
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c
expl. prod. chim.
c
f.i.e.b.m.
c 6,1
6,1
f.i.e.b.m.
c
f.i.p.p.
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c
fermentalgg
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b
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c 28
28
fiducial re
b 194
194
fin. moncey
a
finatis
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47
fleury michon
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c
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c 114
114
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31
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c
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c
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28,6
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c
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c
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c
intexa
c
inventiva
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8,9
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jacques bogart
c 6,9
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c
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137
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2,32
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b 49,5 49,7
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locindus
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c
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rolinco
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a
c
a
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c
a 141
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biocorp
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evolis
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cfoa
diageo
lilly and co
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geneurog
hexcel
b 72
c
b
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c
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c
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372
Taux ET changEs
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var.
veille
en %
var.
année
en %
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bath thalaNdais
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eur
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usd
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chf
sek
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cad
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1
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0,7737
0,6004
0,7544
7,0542
4,9224
0,8592
1
28-08-2018
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1 mois
3 mois
jour
6 mois
1 an
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28-08-2018
6 mois
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portugal
-0,29
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-0,06
espagne
-0,07
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-0,39
2 ans
5 ans
7 ans
10 ans
-0,61
0,46
0,10
0,25
2,07
-0,25
0,88
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0,46
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0,01
1,31
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0,32
1,52
0,33
1,03
2,98
euromts
indice
FraNce
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5-7 aNs
10-15 aNs
Plus 15 aNs
Plus 25 aNs
eMtxi-be
252,60
170,26
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var %
-0.06
-0.17
-0.10
-0.09
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-0.10
31/12 var %
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1.56
0.70
-1.09
-0.89
1.47
2.98
-0.93
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usd
gbp
chf
sek
dkk
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1,1720
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0,9096
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10,6862
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7,4584
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28-08-2018
comptant
achat
veNte
a 1 mois
achat
veNte
a 3 mois
achat
veNte
a 6 mois
achat
veNte
a 12 mois
achat
veNte
bce
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0.00 %
taux DepOt
-0.40 %
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0.45 %
taux De base inDispOnible %
usa
taux jour le jour
1.85 %
fOnDs feDeraux
2.00 %
2 ans
2.69 %
10 ans
2.87 %
japon
boj tokyo
-0.10 %
taux jOur le jOur
-0.20 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.06 %
jpy (100)
cad
Taux bons du trésor
btf
taux
1 Mois
3 Mois
6 Mois
9 Mois
1 aN
2 aNs
5 aNs
10 aNs
-0,54
-0,55
-0,61
-0,57
-0,54
-0,43
0,02
0,69
indicEs de référence des emprunts à taux variables
moy.
mens.
juin 16
juil. 16
août 16
sept. 16
oct. 16
nov. 16
déc. 16
janv. 17
fév. 17
mars 17
avr. 17
mai 17
juin 17
juil. 17
août 17
sept. 17
oct. 17
nov. 17
déc. 17
janv. 18
fév. 18
mars 18
avr. 18
mai 18
juin 18
juil. 18
tmm
euribor
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-0,3648
-0,3628
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-0,33
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-0,322
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tme
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1,10
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source cdc ixis
tmor.
pub. priv.
moy.
eonia
euribor
tec
hebdo
1 mois 3 mois 10
the
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0,75
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0,70
0,70
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1,00
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1,03
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-0,367
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-0,355
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-0,37
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-0,371
-0,371
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-0,321
-0,321
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-0,319
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-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
-0,319
0,67
0,68
0,65
0,68
0,67
0,70
0,70
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0,70
0,70
0,70
0,65
0,65
0,66
0,66
0,65
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thor.
pub.
priv.
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
0,85
0,85
0,85
0,85
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,91
0,91
0,91
MaTièrEs prEMièrEs
MéTaux préciEux
MéTaux non FErrEux
MéTaux sTraTégiQuEs
produiTs péTroLiErs
sucrE
paris
OR (euros cPror/*cours hebdo)
28/08
27/08
COURS PriMe Prec.
lingot
0
33990
33410
10 florins
205
1,42
205
5 dollars*
264
5,08
272
10 dollars
598
19,01 596,75
20 dollars
1149
14,29
1149
5 roubles*
0
-100
0
50 pesos
1251
-0,15 1245,25
latine
196,9
1,51
196,9
napoleon
196,2
1,15
197
1/2 napoleon*
112
15,48
111
souverain eli i* 258,8
5,82
258,8
souverain
251,6
2,88
251,6
1/2 souverain* 124
1,41
123
suisse
196,8
1,45
196,8
tunisienne*
195
0,53
195
mark*
254
6,18
254
krugerrand
1065
2,49
1080
lingotin 500grs 17190
2,9
17190
lingotin 250grs 8600
2,96
8600
lingotin 100grs 3460
3,56
3460
argent c3e (euro Par kilo) (csFaNMP)
491,52
486,89
cuivre (girm):
LondrEs
(eN dollars)
rotterdam
(barges - Fob) (eN $ Par toNNe)
gas oil 0.1% sul.
651,5
london daily price:
palladium (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
26 116
25 465
Fix2
26 143
25 437
platine (euro Par kilo) (csFaNMP)
Fix1
22 185
21 684
Fix2
22 083
21 753
London BuLLion MarKET
28/08
27/08
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Fixage
1 482
1 482
or (eN dollars Par oz)
Fix
1 212
1 198
palladium (eN dollars Par oNce troy)
953
915
platine (eN dollars Par oNce troy)
805
783
2,32
8,7
7,9
3,84
7,24
6,58
5,98
28-08-2018
Marché obligataire
Taux marchés monétaires et eurodevises
cours dE changEs croisés
cours
bce
28-08-2018
1 euro en devise
settleMeNt
28/08
sePt. 18
14,81
déc. 18
14,94
JaNv. 19
15,09
Mars 19
15,05
Mai 19
15,19
or (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
27/08
14,86
14,97
14,99
15,07
15,15
oct. 18
JaNv. 19
avr. 19
Juil. 19
oct. 19
28/08
797,6
801
808,5
811,7
817
27/08
1211,4
1217,5
1227,3
1232,6
1252,9
settleMeNt
27/08
803,1
806,6
812
795
808,6
618,78 dePuis le 28/08
base cuivre
base laMiNé laitoN 1 titre 519,6 dePuis le 28/08
528,61 dePuis le 28/08
base laMiNé laitoN 70/30
base laMiNé laitoN 85/15
573,69 dePuis le 28/08
base laMiNé broNze 94/6
704,39 dePuis le 28/08
base laMiNé broNze 94/4
675,85 dePuis le 28/08
London METaL ExchangE
28/08
27/08
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cash
3 Mois
vol.
1565-1575
1580-1600
13600
1565-1575
1580-1600
13600
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cash
3 Mois
vol.
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2085-2085,5
1095125
2061,5-2062
2085-2085,5
1095125
cuivre (en $ par tonne)
cash
3 Mois
stocks
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19150-19155
2940
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13380-13390
242604
19200-19250
19150-19155
2940
13305-13310
13380-13390
242604
plomb (en $ par tonne)
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2090-2092
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2077-2079
2090-2092
126725
Zinc (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
2507,5-2508
2507-2509
247400
2507,5-2508
2507-2509
247400
nEW YorK
cuivre (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
aout 18
oct. 18
Nov. 18
déc. 18
28/08
2,74
2,75
2,76
2,76
27/08
2,71
2,72
2,72
2,73
vol
216
372
134
52908
KuaLa LuMpur
etain (en dollars par tonne)
settleMeNt settleMeNt
Jou r
28/08
19120
27/08
18980
27/08
ice
(eN gbP Par MWh)
clôture
28/08
base
40,69
PoiNte
46,28
ice futures
(eN gbP Par MWh)
nickel (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
28/08
antimoine 99,65% (par tonne)
8100
8100
bismuth 99,99% (par lb)
4,9
4,9
cadmium 99,95% (par lb)
1,35
1,35
cobalt (cathodes) 99,80% (par lb)
33,25
33,25
eponge de titane 99,60% (par kg)
7,65
7,65
ferro manganese (hc) (par tonne)
975
975
ferro molybdene (par kg)
29,25
29,25
germanium (par kg)
1650
1650
selenium 99,50% (par lb)
14
14
silicium (par tonne)
2000
2000
éLEcTriciTé
6000-6001
6024-6025
267075
etain (en $ par tonne)
cash
3 Mois
vol.
settleMeNt
28/08
aout 18
1210,9
déc. 18
1214,8
avr. 19
1226,2
JuiN 19
1236,6
déc. 19
1249,7
platine (eN dollars Par oNce)
settleMeNt
autres demi produits cuivreux :
cash
3 Mois
vol.
nEW YorK
argent (eN ceNts Par oNce)
settleMeNt
cathodes : 5401 a coMPter du 28/08/
vol
base Nov 18
base dec 18
PoiNte Nov 18
PoiNte dec 18
clôture
27/08
40,69
46,28
clôture
clôture
28/08
70,43
69,85
77,86
76,83
27/08
70,43
69,85
77,86
76,83
vol
364004
192492
452
427
450
425
singapour
gasoliNe 97
gas oil
Fuel oil (180)
Fuel oil (380)
88,5
89,17
493,5
461,5
87,9
88,11
489,5
457,5
éMission co2
nymex emissions (eN euros Par toNNe)
sPot
clôture
avr. 19
Mai 19
JuiN 19
Juil. 19
aout 19
clôture
28/08
65,53
66,4
66,35
65,8
65,8
27/08
67,1
66,8
66,48
66,15
65,8
vol
27/08
26,55
26,7
26,85
gaz naTurEL
clôture
28/08
2,86
2,84
2,87
27/08
2,88
2,87
2,9
clôture
28/08
Nord da 25
vol
clôture
28/08
sePt 2018 25,62
oct 2018 25,67
Nov 2018 25,82
27/08
10,53
11,24
11,41
11,59
11,81
clôture
vol
1971
8568
5635
2643
1277
27/08
82,95
83,1
83,32
28/08
2352
2319
2332
2342
2359
27/08
2280
2350
2358
2370
2379
vol
4
13380
6049
1521
102
clôture
vol
28/08
27/08
sePt. 18
1612
1621
365
Nov. 18
1530
1541
5135
JaNv. 19 1522
1533
2168
Mars 19 1530
1541
1188
Mai 19
1545
1567
580
new york-arabica (en cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
vol
14
6519
1866
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
sePt. 19
28/08
100,25
103,15
106,5
113,65
27/08
102
105,65
108,95
115,9
vol
29
17194
4058
540
jus d’orangE
chicago (eN $ Par 1000 bdFt)
new york (coNt. No2 - eN ceNts Par lb)
28/08
437,6
412,8
408,9
27/08
437,9
414,5
408,9
vol
settleMeNt settleMeNt
Jou r
28/08
27/08
112,45
115,7
846
181
159
settleMeNt settleMeNt
vol
45543
87575
15154
settleMeNt settleMeNt
vol
28/08
27/08
sePt. 18
10,71
10,51
Nov. 18
10,71
10,6
JaNv. 19 10,86
10,74
avoine à chicago
(eN ceNts Par boisseau)
245
457
29
settleMeNt settleMeNt
vol
69
525
10
settleMeNt settleMeNt
28/08
177
172,5
176,5
vol
27/08
179,65
0
0
421
veau vivaNt - bresil - brl :
146.7
le 27/08//18
betail vivaNt - cMe - usd :
1.082
le 27/08//18
betail d'eNgrais - cMe - usd :1.50225
le 27/08//18
Porc Maigre - cMe - usd :
0.54775
le 27/08//18
Porc FraNce e - eur :
1.5
le 02/03//17
indicEs
28/08
rJ crb
Bois
sePt. 18
Nov. 18
JaNv. 19
vol
BETaiLs
londres-robusta (en $ par tonne)
clôture
60
192
1
28/08
27/08
sePt. 18
344,25
346
déc. 18
359,25
361
Mars 19 371,75
373,25
riZ à chicago (eN ceNts Par lb)
vol
new york (cont. n°2 - cents par lb)
settleMeNt settleMeNt
sePt. 18
déc. 18
Mars 19
Mai 19
sePt. 19
settleMeNt settleMeNt
Nov. 18
JaNv. 19
Mars 19
coTon
Oct. 18
Déc. 18
Mars 19
clôture
28/08
27/08
sePt. 18
1650
1660
déc. 18
1706
1728
Mars 19 1716
1734
Mai 19
1717
1730
Juil. 19
1718
1731
new york (eN $ Par toNNe)
vol
28/08
27/08
Nov. 18
180
179,5
JaNv. 19 182,25
183
Mars 19 185
184,5
mais à chicago (eN ceNts Par
boisseau)
caFé
iNdice cotlook a : 91,4, le 28/08//18
28/08
83,91
83,68
83,95
66359
44305
6992
3512
1779
settleMeNt settleMeNt
Prix indicatif de l'organisation internationale du
café (cents us/livre) :
Prix composé : 101.31
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
27/08
25,62
25,67
25,82
settleMeNt settleMeNt
1
28/08
10,35
11,16
11,32
11,48
11,77
oct. 18
Mars 19
Mai 19
Juil. 19
oct. 19
vol
28/08
27/08
sePt. 18
500
499,25
déc. 18
524,5
522,5
Mars 19 547,25
546,25
mais à paris (eN euros Par toNNe)
vol
27/08
24,9
settleMeNt settleMeNt
vol
vol
settleMeNt settleMeNt
28/08
27/08
sePt. 18
197,5
197,25
8131
déc. 18
198,75
199
29726
Mars 19 200,5
200,75
4773
blé à chicago (eN ceNts Par boisseau)
28/08
27/08
sePt. 18
246,5
247,5
déc. 18
252,25
254,75
Mars 19 256,5
260
blé fourrager à londres
(eN £ Par toNNe)
powernext gas futures
vol
clôture
settleMeNt settleMeNt
clôture
powernext gas spot
vol
clôture
nymex ( eN $ Par Mbtu)
5
5
28/08
27/08
Nov. 18
682,5
677,75
32993
Fév. 19
675,25
670,75
4154
Mars 19 673,25
668,75
5262
avr. 19
671,25
667
2422
Mai 19
670
665,75
1149
new york nymex wti (eN $ Par baril)
clôture
28/08
26,55
26,7
26,85
vol
8911
5261
2186
700
405
Prix indicatif de l'organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 23/08/
Prix indicatif : 2308,5
londres (eN £ Par toNNe)
settleMeNt settleMeNt
Nov. 18
déc. 18
JaNv. 19
clôture
cacao
uraniuM
vol
28/08
27/08
Jour
76,32
76,21
Nov. 18
76,63
76,5
162751
JaNv. 19 76,32
76,3
42967
londres-gaZole (eN $ Par toNNe)
clôture
27/08
20,05
clôture
28/08
27/08
oct. 18
317,3
310,6
déc. 18
314,1
309,2
Mars 19 315,3
312,2
Mai 19
318,6
315,5
aout 19 323,3
319,9
new york (eN ceNts Par lb)
vol
uranium nymex (en $ par lb)
londres-brent (eN $ Par baril)
clôture
28/08
21,3
sePt. 18
oct. 18
Nov. 18
produiTs péTroLiErs
clôture
clôture
blé de meunerie n°2 à paris
(eN euros Par toNNe)
londres (eN dollars Par toNNe)
646,5
fuel
Fuel oil (hs 180)
Fuel oil (hs 380)
clôture
céréaLEs
10,9 cts/lb
vol
112.45
197,23
27/08
0
reuters coM. 2314,47
2314,47
Moodys coM. 5589,29
5570,98
or iNdustriel 33598
33353
lMex
2923,5
2923,5
FINANCE & MARCHES // 27
Les Echos Mercredi 29 août 2018
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
Mirabaud Asset Management
Tél. +41 058 200 60 01
www.mirabaud.com
marketing@mirabaud-am.com
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Pictet Asset Management
34, avenue de Messine 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 71 00
www.assetmanagement.pictet
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
LU0130728842 Pictet-emerging euroPe
305
LU0130729220 Pictet-emerging mkts
551,44 24/08
LU0128490280 Pictet-eur Bonds
547,8
254,58 24/08
LU0128467544 Pictet-gloBal emerg.deBt
363,5
LU0168449691 Pictet-greater china
574,65 27/08
LU0188501257 Pictet-health
284,22 27/08
LU0176900511 Pictet-JaPanese eq. sel.
code isin
désignation
des valeurs
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
27/08
545,03 27/08
15528,27 27/08
LU0935268721 ram (l) sf em mkt core eq
101,39 27/08
LU1626130063 sWiss small & mid caPs (chf)
LU0704154292 ram (l) sf em mkt eq
177,55 27/08
LU1626129727 sWiss all caPs (chf)
107,81 27/08
LU0375629556 ram (l) sf euroPean eq
466,32 27/08
LU1626130816 silk road Zone stocks (usd)
102,46 27/08
LU1048876350 ram (l) sf gB shldr yld eq
133,76 27/08
LU0851564897 euroPean equity (eur)
166,53 27/08
LU0705072691 ram (l) sf l/s em mkt eq
118,96 24/08
LU1626130220 high div. euroPe stocks (eur)
98,77 27/08
LU0851564541 World equity (eur)
157,7
LU0705071701 ram (l) sf l/s euroPean eq
154,98 24/08
LU0375630729 ram (l) sf north am eq
320,75 27/08
264,32 27/08
747,36 27/08
LU0338483075 Pictet-russian equities
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
dernier
dividende net
en euros**
mont.
date
synchrony (lu)
163,28 27/08
LU0090689299 Pictet-Biotech
désignation
des valeurs
27/08
143,87 27/08
LU0155303323 Pictet-asian eq. JaPan
code isin
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0217139020 Pictet-Premium Brands
LU1279334210 Pictet-roBotics
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
24/08
LU0144509717 Pictet-euroPean sust. eq.
LU0070964530 Pictet-indian eq.
dernier
dividende net
en euros**
mont. date
classification
val. unit date
hors frais de la
en euros** valor.
classification
désignation
des valeurs
code isin
classification
classification
sicav//fcp
54,75 24/08
LU1074511459 ram (l) tf conv euroPe
146,76 27/08
252,94 27/08
LU0419186167 ram (l) tf gB Bd tot ret
142,39 27/08
LU0935723782 ram (l) tf ii asia Bd tot ret
139,17 27/08
LU0280430660 Pictet-clean energy
91,25 27/08
LU0256846139 Pictet-security
LU0340554913 Pictet-digital
317,16 27/08
LU0130732364 Pictet-small caP eur.
1233,68 24/08
LU0255798109 Pictet-emerg lc deBt
153,86 27/08
LU0104884860 Pictet-Water
299,2
114,75 27/08
27/08
27/08
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS».
carnet
fr
ENTREPRISES
Noël Moussali intègre le comité
exécutif de Vivarte.
LANVIN
Jean-Philippe Hecquet
devient directeur général.
Jean-Philippe Hecquet, 47 ans, est
diplômé de l’ESC Amiens et d’une
formation management program
de Kellogg School at Northwestern
University (Chicago). Durant
quatorze ans, il a officié chez Louis
Vuitton (LVMH). Débutant par des
postes opérationnels à Paris et en
Amérique du Nord, où il a été viceprésident des opérations, il a
ensuite assuré la direction générale
de Louis Vuitton Canada. Il a conclu
son expérience chez LVMH en qualité de directeur du retail international de Tag Heuer. Depuis quatre
ans, il était président-directeur
général monde de Sandro.
VIVARTE
Benoît de Roux
Noël Moussali
deviennent respectivement
directeur financier et directeur
immobilier du groupe.
Benoît de Roux, 58 ans, diplômé
de l’IEP de Paris et en économie et
finance de l’université Paris-Dauphine, est titulaire d’un master en
finance et d’une licence en droit
de l’université de Paris-II. Après
avoir œuvré chez Arthur Andersen, il a rejoint, en 2000, Renault,
où il a pris la tête de la direction
des opérations financières
France et international du groupe
en 2001, puis celle du contrôle de
gestion du grand international en
2004. Devenu directeur général
adjoint en charge des finances de
Gras Savoye en 2006, il fut directeur général délégué du groupe
Henner entre 2013 et 2017.
Noël Moussali, 40 ans, diplômé
de l’université de Toulouse et de
l’université de Perpignan en droit
des affaires, a débuté chez Klépierre en 2008. Il est nommé
négociateur d’ensembles commerciaux chez Cushman &
Wakefield en 2011, puis directeur
immobilier de Micromania en
2014. Trois ans plus tard, il est
devenu responsable immobilier
France, Belgique et Luxembourg
du groupe Amazon.
L’ORÉAL
Elise Ducret
est nommée chief marketing
officer de L’Oréal France.
Elle intègre également
le comité de direction.
Gabriele Cagliani, 36 ans, est
diplômé en sciences de la communication de l’université IULM
de Milan et en journalisme de
l’université CEU-San Pablo de
Madrid. Il a travaillé en tant que
journaliste économique chez
« El Economista » et « Expansión ». Dernièrement, il assurait la
direction de la communication et
du marketing chez EY en Espagne.
INGENICO GROUP
Elise Ducret, 43 ans, titulaire
d’une maîtrise en LEA, a mené
toute sa carrière au sein du
groupe L’Oréal qu’elle a rejoint en
1998. Durant six ans, elle a piloté
la direction digitale et e-commerce de la marque L’Oréal Paris
France. En 2015, elle avait pris en
charge le déploiement de la marque 100 % digitale NYX Professional Makeup en France.
VUELING
Gabriele Cagliani
intègre l’entreprise
en tant que directeur
de la communication.
APPLICATION LES ECHOS
TOUS NOS CONTENUS
PARTOUT ET À TOUT MOMENT
Agnès Bensoussan
est nommée executive
vice-présidente ressources
humaines et communication
du groupe Ingenico.
Elle intègre le comité exécutif.
Agnès Bensoussan, 56 ans,
diplômée de l’ENSEEIHT, est
ingénieur informatique de formation. Elle a notamment géré
l’intégration de la fonction RH
d’Alstom au sein de GE. Plus
récemment, elle assumait les
fonctions de directrice des ressources humaines France au sein
du groupe General Electric.
SANOFI
Caroline Luscombe
deviendra responsable
des ressources humaines
de Sanofi, à compter
du 1er octobre 2018.
Caroline Luscombe, 58 ans, est
titulaire d’un bachelor d’allemand de l’University College
de Londres. Après avoir débuté
chez Arthur Young McClelland
Moores, elle a exercé les fonctions de contrôleur et de directrice rémunération et protection
sociale chez Bain & Company au
Royaume-Uni, puis de responsable monde des ressources humaines de Syngenta pendant six ans.
Elle a également exercé plusieurs
responsabilités de haut niveau
chez General Electric, dont celles
de directrice des ressources
humaines de GE Capital Global
Banking, de GE Money et de
GE Healthcare Bio -S ciences.
Elle était, jusqu’à récemment,
responsable de l’organisation et
des ressources humaines de
LafargeHolcim, à Zurich.
Analyses de la rédaction,
décryptages, alertes, sélection
d’articles personnalisés.
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ILS SONT NÉS
UN 29 AOÛT
Iris Apfel, créatrice, 97 ans.
Edouard Boccon-Gibod,
directeur général de Christie’s
France, 53 ans.
Xavier Couture,
producteur de télévision,
67 ans.
René Depestre, écrivain,
92 ans.
Philippe Gastineau, CEO
de Tractel, 52 ans.
Yves Laffoucrière,
ancien directeur général
d’Immobilière 3F, 66 ans.
Fleur Pellerin, ancienne
ministre de la Culture
et de la Communication,
45 ans.
Bernard Rancillac,
artiste peintre, 87 ans.
Charles Relecom, PDG
de Swiss Life France, 65 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
28 //
Mercredi 29 août 2018 Les Echos
appels d’offres
FOURNITURES
92
VILLE DE
NANTERRE
FOURNITURE DE TAPIS
ET MATÉRIELS EN MOUSSE
POUR LES ÉTABLISSEMENTS
PREMIÈRE ENFANCE
SECTION I : Pouvoir adjudicateur
I.1) Nom et adresses
Mairie de Nanterre, 88 Rue du 8 Mai 1945
92000 NANTERRE France
Point(s) de contact : Direction Première
Enfance
Adresse générale (URL) : https://www.
nanterre.fr/
I.2) Communication
Documents de marché
Les documents et informations sont accessibles à l'adresse suivante (URL) :
https://marches.maximilien.fr/?
page =entreprise.EntrepriseAdva nce dSea r ch & A llCons & ref Consultation=313354&orgAcronyme=d0q
SECTION II : Objet du marché
II.1) Étendue du marché
Intitulé : Fourniture de tapis et matériels
en mousse pour les établissements première enfance de la Ville de Nanterre
Type de marché : Services
Description succincte : La présente
consultation a pour objet la fourniture de
tapis et matériel en mousse destinés aux
établissements d'accueil de la Première
Enfance de la Ville de Nanterre.
Ce marché est divisé en lots : Marché
unique
II.2) Description du marché
Lieu principal d'exécution : (92) Hauts-deSeine,
Critères d'attribution : Le prix n'est pas
le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les
documents du marché
Durée du marché, de l'accord cadre ou du
système d'acquisition dynamique
Durée du marché ou délai d'exécution :
Durée
Durée à compter de la date d'attribution du
contrat : 12 Mois
Ce marché peut-il faire l'objet d'une reconduction : Oui
Variantes refusées
SECTION III : Renseignements d'ordre
juridique, économique, financier et technique
III.1) Conditions liées au marché (le cas
échéant)
Marché public simplifié : Non
SECTION IV : Procédure
IV.1) Description
Type de procédure : Procédure adaptée
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics (AMP) : Non
IV.2) Renseignement d'ordre administratif
Date limite de réception des offres :
14/09/2018 17:30
Délai minimum pendant lequel le soumissionnaire est tenu de maintenir son offre
Durée en jours à partir de la date de réception des offres : 60
95 SMDEGTVO
GROUPEMENT
DE COMMANDE
POUR L’ACHAT DE GAZ
NATUREL, DE FOURNITURE
ET DE SERVICES ASSOCIÉS
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) NOM ET ADRESSES
SMDEGTVO, 2 avenue du Parc - CS 20201,
95032, Cergy Pontoise Cedex, Téléphone :
(+33) 1 34 25 32 65, Courriel : smdegtvo@
wanadoo.fr, Code NUTS : FR108
Adresse principale : http://www.e-marchespublics.com
Adresse du profil acheteur : http : //
w w w.e-marchespublics.com
I.2) PROCÉDURE CONJOINTE
I.3) COMMUNICATION
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non
restreint et complet, à l'adresse suivante :
http://www.e-marchespublics.com
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées :
par voie électronique à l'adresse : http://
www.e-marchespublics.com
I.4) TYPE DE POUVOIR ADJUDICATEUR
Autre type : Syndicat mixte départemental
I.5) ACTIVITÉ PRINCIPALE
Autre activité : Syndicat mixte départemental
SECTION II : OBJET
II.1) ÉTENDUE DU MARCHÉ
II.1.1) Intitulé : Groupement de commande pour l'achat de gaz naturel, de
fourniture et de services associés du
Groupement de Commandes du Syndicat
Mixte Départemental Electricité Gaz et
Télécommunication du Val d'Oise
Numéro de référence : 2018ACGAZ01
II.1.2) Code CPV principal :
Descripteur principal : 09123000.
II.1.3) Type de marché
Fournitures
II.1.4) Description succincte : La consultation vise à mettre en place un Accord-Cadre ayant pour objet de sélectionner les entreprises qui seront admises à
présenter des offres en vue de la conclusion de Marchés Subséquents ayant pour
objet :
- La fourniture et l'acheminement de gaz
naturel en contrats uniques et services
associés pour les sites des collectivités
et entités adhérentes au groupement de
commandes du Syndicat Mixte Départemental Electricité Gaz et Télécommunications du Val d'Oise.
L'objet ci-dessus comprend les prestations suivantes :
- La fourniture et l'acheminement de gaz
naturel en contrats uniques ;
- La gestion de Contrats Uniques, la facturation et la prise en charge des relations
avec le Gestionnaire du Réseau de Distribution ;
- Les prestations de services obligatoires
et optionnels associés à la fourniture de
gaz naturel (relation clientèle, site web,
reporting de facturation et de consommations...) telles que décrites au CCTP.
II.1.5) Valeur totale estimée :
Valeur hors TVA : 3 000 000 euros
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : Non
II.2) DESCRIPTION
II.2.1) Intitulé : .
Lot nº :
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
Code CPV principal : 09123000.
II.2.3) Lieu d'exécution
Code NUTS : FR108|
Lieu principal d'exécution :
II.2.4) Description des prestations : La
consultation vise à mettre en place un
Accord-Cadre ayant pour objet de sélectionner les entreprises qui seront admises
à présenter des offres en vue de la conclusion de Marchés Subséquents ayant pour
objet : - La fourniture et l'acheminement de
gaz naturel en contrats uniques et services
associés pour les sites des collectivités
et entités adhérentes au groupement de
commandes du Syndicat Mixte Départemental Electricité Gaz et Télécommunications du Val d'Oise. L'objet ci-dessus
comprend les prestations suivantes : - La
fourniture et l'acheminement de gaz naturel en contrats uniques ; - La gestion de
Contrats Uniques, la facturation et la prise
en charge des relations avec le Gestionnaire du Réseau de Distribution ; - Les
prestations de services obligatoires et optionnels associés à la fourniture de gaz naturel (relation clientèle, site web, reporting
de facturation et de consommations...)
telles que décrites au CCTP.
II.2.5) Critères d'attribution
Le prix n'est pas le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les documents du marché
II.2.6) Valeur estimée
Valeur hors TVA : EUR.
II.2.7) Durée du marché, de l'accord-cadre ou du système d'acquisition
dynamique
Début : 01 janvier 2019 - Fin : 31 décembre
2020
Ce marché peut faire l'objet d'une reconduction : oui
Description des modalités ou du calendrier
des reconductions : L'Accord-Cadre est
passé pour une durée allant de sa date de
notification jusqu'au 31/12/2020 celui-ci
pourra être renouvelé une fois pour une
période de 24 Mois supplémentaires
II.2.9) Informations sur les limites
concernant le nombre de candidats invités à participer
Critères objectifs de limitation du nombre
de candidats :
II.2.10) Variantes
Des variantes seront prises en considération : non
II.2.11) Information sur les options
Options : non
II.2.12) Informations sur les catalogues
électroniques
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non
II.2.14) Informations complémentaires :
SECTION III : RENSEIGNEMENTS D'ORDRE
JURIDIQUE, ÉCONOMIQUE, FINANCIER
ET TECHNIQUE
III.1) CONDITIONS DE PARTICIPATION
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences relatives à l'inscription au registre du commerce ou de la profession
Liste et description succincte des conditions :
III.1.2) Capacité économique et financière
Liste et description succincte des critères
de sélection :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.3) Capacité technique et professionnelle
Liste et description succincte des critères
de sélection, indication des informations
et documents requis :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.5) Informations sur les marchés réservés :
III.2) CONDITIONS LIÉES AU MARCHÉ
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions particulières d'exécution :
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
du marché
III.2.4) Marché éligible au MPS
Marché public simplifié : non
SECTION IV : PROCÉDURE
IV.1) DESCRIPTION
IV.1.1) Type de procédure : procédure ouverte
IV.1.3) Informations sur l'accord-cadre
ou le système d'acquisition dynamique
Dans le cas d'accords-cadres - justification d'une durée dépassant quatre ans :
IV.1.4) Informations sur la réduction du
nombre de solutions ou d'offres durant la
négociation ou le dialogue
IV.1.5) Information sur la négociation
IV.1.6) Enchère électronique :
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP)
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : oui
IV.2) RENSEIGNEMENTS D'ORDRE ADMINISTRATIF
IV.2.1) Publication antérieure relative à la
présente procédure
Numéro de l'avis au JO série S :
IV.2.2) Date limite de réception des offres
ou des demandes de participation
24 septembre 2018 à 12:00
IV.2.3) Date d'envoi estimée des invitations à soumissionnner ou à participer
aux candidats sélectionnés
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
français
IV.2.6) Délai minimal pendant lequel le
soumissionnaire est tenu de maintenir
son offre :
L'offre doit être valable jusqu'au :
ou
Durée en mois : 3 (A compter de la date
limite de réception des offres)
IV.2.7) Modalité d'ouverture des offres
Date : 24 septembre 2018 à 17:00
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
VI.1) RENOUVELLEMENT
Il ne s'agit pas d'un marché renouvelable
VI.2) INFORMATIONS SUR LES ÉCHANGES
ÉLECTRONIQUES
VI.3) INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Le DCE et la réception électronique des
offres sont disponibles gratuitement sur la
plateforme www.e-marchespublics.com.
VI.4) PROCÉDURES DE RECOURS
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal administratif de Cergy-Pontoise,
2-4 boulevard de l'Hautil - BP 30322,
95027, Cergy-Pontoise cedex, Téléphone :
(+33) 1 30 17 34 00, Courriel : greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation :
VI.4.3) Introduction de recours :
Précisions concernant les délais d'introduction de recours : Voir les articles L
551-1 et suivants du Code de Justice Administrative.
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours :
VI.5) DATE D'ENVOI DU PRÉSENT AVIS
21 août 2018
SERVICES
VILLE DE
69 LA TOUR DE
SALVAGNY
MISSION DE PROGRAMMISTE
POUR LA RÉHABILITATION
ET L'EXTENSION D'UN
BÂTIMENT DESTINÉ
AU RESTAURANT SCOLAIRE
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Mairie de la Tour de Salvagny,
BAUDIN Sabine, Allée de la Mairie 69890
LA TOUR DE SALVAGNY tél. : 04-78-4806-35 télécopieur : 04-78-48-00-09 Courriel : sabine.baudin@salvagny.org, profil
d'acheteur : http://salvagny.e-marchespublics.com.
Objet du marché : Relance du marché
de Mission de programmiste pour la Réhabilitation et l'extension d'un bâtiment
destiné au Restaurant scolaire, à l'EAJE (Etablissement d'Accueil du Jeune
Enfant) et au RAM (Relais d'Assistantes
Maternelles)
Caractéristiques principales :
La commune envisage la réhabilitation du
restaurant scolaire et son extension.
Le bâtiment existant se situe en zone
URm2. Il se présente sur 2 niveaux avec
une emprise au sol de 537 m2 et comprend
1 logement sur 2 niveaux dont l'emprise
au sol est de 167 m2. Le bâtiment date de
1978.
Le bâtiment se situe dans l'enceinte du
groupe scolaire public et est fréquenté par
les élèves des écoles primaires et maternelles publiques et privées.
Le nouveau bâtiment devra permettre le
regroupement des services dédiés à l'enfance soit l'EAJE (Etablissement d'Accueil
du Jeune Enfant), le RAM (Relais Assistantes Maternelles) et le Restaurant scolaire.
Quantités : Contenu de la mission du programmiste :
- Etudes préalables
- Réalisation du pré-programme
- Etablissement du programme général
- Assistance pour la consultation de maitrise d'ouvre
Refus des variantes.
à compter du 05 novembre 2018 et jusqu'au
31 décembre 2018
Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) : 05 novembre
2018
Cautionnement et garanties exigés : sans
objet
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : la mission de programmiste est financée sur les fonds
propres de la commune
Forme juridique : Dans le cas d'une offre
présentée par un groupement, le mandataire assure la sécurité et l'authenticité
des informations transmises au nom des
membres du groupement.
Les candidatures et les offres seront entièrement rédigées en langue française
ainsi que les documents de présentation
associés.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement par
le candidat, à l'appui de sa candidature :
-Déclaration sur l'honneur du candidat
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
d'interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu'il n'entre dans aucun
des cas d'interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n'est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.).
Documents à produire obligatoirement
par l'attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l'accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail.
-Si l'attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu'il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2).
-Si les documents fournis par le candidat
ne sont pas établis en langue française, ils
doivent être accompagnés d'une traduction en français, certifiée conforme à l'original par un traducteur assermenté.
Pour la présentation de leur candidature
les candidats se reporteront à l'article 10
du règlement de consultation. .
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : non
Critères d'attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation
ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
28 septembre 2018 à 12:00
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Autres renseignements :
Numéro de référence attribué au marché
par le pouvoir adjudicateur / l'entité adjudicatrice : 18-013
Renseignements complémentaires : La
visite du site est obligatoire.
Les visites auront lieu le lundi 10 septembre 2018 à 15 h 00 et le jeudi 13 septembre 2018 à 15 h 00 RDV en mairie.
Les certificats de visite délivrés les 2 et
6 juillet dernier seront acceptés.
Conditions et mode de paiement pour
obtenir les documents contractuels et
additionnels :
Le Dossier de consultation est téléchargeable gratuitement sur le site https://
www.e-marchespublics.com Aucun autre
moyen de retrait n'est prévu.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Les modalités de remises des candidatures
figurent au règlement de consultation
Date d'envoi du présent avis à la publication : 27 août 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et technique peuvent être obtenus : SERVICE
DES MARCHES , courriel : sabine.baudin@
salvagny.org , adresse internet : https://
www.e-marchespublics.com .
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : e-marchespublics.com
Adresse à laquelle les offres/candidatures/demandes de participation doivent
être envoyées : Mairie de la Tour de Salvagny, Sabine BAUDIN Allée de la Mairie - CS
80003 69890 La Tour de Salvagny, adresse
internet : https://www.e-marchespublics.
com .
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus :
https://www.e-marchespublics.com.
VILLE DE
69 SATHONAYVILLAGE
PRESTATIONS DE NETTOYAGE
DES LOCAUX SCOLAIRES
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : COMMUNE DE SATHONAY-VILLAGE, Calvel Jean-Pierre, 1 rue Saint
Maurice 69580 SATHONAY-VILLAGE. tél. :
0478221072, télécopieur : 0478223609,
Courriel : dgs@sathonay-village.fr,
Objet du marché : prestations de nettoyage des locaux scolaires de l'école
"les grains de blé".
Caractéristiques principales : Nettoyage
quotidien et décapage annuel de l'école
(11 classes + salles d'activités diverses,
gymnase, 280 enfants environ)
Estimation de la valeur (H.T.) : 115000 euros.
Options : descriptions concernant les
achats complémentaires : sans objet.
Nombre de reconductions éventuelles : 2.
Calendrier des marchés ultérieurs en cas
de marchés reconductibles : reconductible chaque début d'année.
Des variantes seront-elles prises en
compte : oui.
Le présent avis correspond à un avis périodique indicatif constituant une mise en
concurrence.
Prestations divisées en lots : non.
Durée du marché ou délai d'exécution :
12 mois à compter de la notification du
marché.
Date prévisionnelle de début des prestations : 01 janvier 2019
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Conditions de participation :
Critères de sélection des candidatures :
voir règlement de consultation
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l'appui de sa candidature :
- Déclaration sur l'honneur du candidat
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
d'interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu'il n'entre dans aucun
des cas d'interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n'est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.)
Documents à produire à l'appui des candidatures par le candidat, au choix de
l'acheteur public :
- Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
- Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement.(disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
Documents à produire obligatoirement
par l'attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l'accord-cadre (formulaire NOTI1) :
- Si l'attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu'il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2)
Marché public simplifié : NON
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation ou document
descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
21 septembre 2018 à 12:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Conditions de remise des offres ou des
candidatures : en papier contra accusé de
réception à la mairie ou électroniquement
sur la plateforme www.e-marchespublics.
com
Date d'envoi du présent avis à la publication : 27 août 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et tech-
LA RÉFÉRENCE DES MARCHÉS PUBLICS
Publiez votre
4;;6? 78=B:6A
74>A <6A @95=A
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marchespublics@lesechos.fr
nique peuvent être obtenus : Mairie de
Sathonay-Village, Céline DIENY Mairie
de Sathonay-Village 1 rue Saint Maurice
69580 Sathonay-Village , tél. : 0478221072,
courriel : dgs@sathonay-village.fr.
Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Lyon.
Délai minimum de validité des offres :
180 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 24 août 2018.
93 CNDSSTI
93 AFPA
PRESTATION
DE SURVEILLANCE
DE LA SOLVABILITÉ
FINANCIÈRE, JURIDIQUE
ET COMMERCIALE DES
ENTREPRISES
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : AFPA, Vergé-Depré Patricia, 3 rue Franklin 93100 Montreuil sous
Bois tél. : 01-48-70-50-00 Courriel : infos-achats@afpa.fr
Adresse internet : www.afpa.fr.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://https://www.afpa.fr/.
Objet du marché : Prestation de surveillance de la solvabilité financière, juridique et commerciale des entreprises
Caractéristiques principales :
Refus des variantes.
Durée du marché ou délai d'exécution
48 mois à compter de la notification du
marché.
Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) : 15 octobre
2018
Les candidatures et les offres seront entièrement rédigées en langue française
ainsi que les documents de présentation
associés.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l'appui de sa candidature :
- Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après).
- Déclaration sur l'honneur du candidat
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
d'interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu'il n'entre dans aucun
des cas d'interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n'est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.).
- Déclaration sur l'honneur du candidat attestant qu'il est en règle, au cours de l'année précédant celle au cours de laquelle
a lieu le lancement de la consultation, au
regard des articles L. 5212-1, L. 5212-2,
L. 5212 5 et L. 5212-9 du code du travail,
concernant l'emploi des travailleurs handicapés (si cette déclaration n'est pas déjà
demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après).
- Si le candidat est établi en France, une
déclaration sur l'honneur du candidat justifiant que le travail est effectué par des
salariés employés régulièrement au regard
des articles L. 1221-10, L. 3243-2 et R.
3243-1 du code du travail (dans le cas où
le candidat emploie des salariés, conformément à l'article D. 8222-5-3° du code du
travail) (si cette déclaration n'est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après).
- Si le candidat est établi ou domicilié à
l'étranger, une déclaration sur l'honneur
du candidat attestant qu'il fournit à ses salariés des bulletins de paie comportant les
mentions prévues à l'article R. 3243-1 du
code du travail, ou des documents équivalents (si cette déclaration n'est pas déjà demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après).
Documents à produire à l'appui des candidatures par le candidat, au choix de
l'acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles (renseignements à inscrire dans le formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l'acheteur
public).
- Déclaration appropriée de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels (déclaration à produire en
annexe du formulaire DC2, si celui-ci est
demandé par l'acheteur public) .
- Déclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pour
chacune des trois dernières années (déclaration à produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandé par
l'acheteur public).
- Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
- Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement.(disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
- Formulaire DC4, Déclaration de
sous-traitance.(disponible à l'adresse
suivante : http://www.economie.gouv.
fr /daj /for mula ires- de cla r ation- ca ndidat-dc1-dc2-dc3-dc4).
- S'il s'appuie, pour présenter sa candidature, sur les capacités professionnelles,
techniques et financières d'autres opérateurs économiques, le candidat produit les
mêmes documents concernant cet opérateur économique que ceux qui lui sont exigés par l'acheteur public. Le candidat doit
également apporter la preuve que chacun
de ces opérateurs économiques mettra
à sa disposition les moyens nécessaires,
pendant toute la durée d'exécution du
marché public ou de l'accord-cadre (documents à produire en annexe du formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l'acheteur
public).
Marché public simplifié : oui
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier
des charges (règlement de la consultation,
lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
18 septembre 2018 à 17:00
SUPPORT DE LOGICIELS
LIBRES ET PRESTATIONS
COMPLÉMENTAIRES
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) Nom et adresses : Caisse nationale
déléguée pour la sécurité sociale des
travailleurs indépendants, 264 avenue
du Président Wilson, F - 93457 La Plaine
Saint Denis cedex, Tél : +33 177930402,
courriel : marchespublics@secu-independants.fr
Adresse(s) internet :
Adresse principale : http://secu-independants.fr
Adresse du profil d'acheteur : https://
www.achatpublic.com /sdm /ent/gen /index.jsp
I.2) Procédure conjointe
I.3) Communication :
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non
restreint et complet, à l'adresse : https://
w w w. a c h a t p u b l i c .c o m / s d m / e n t / g e n /
ent_detail.do?PCSLID = CSL _2018_GUrPm7BSMM
Adresse à laquelle des informations
complémentaires peuvent être obtenues : le ou les point(s) de contact susmentionné(s).
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées : au(x) point(s)
de contact susmentionné(s).
I.4) Type de pouvoir adjudicateur : Autre :
Opérateur de sécurité sociale
I.5) Activité principale : Protection Sociale.
SECTION II : OBJET
II.1) Etendue du marché
II.1.1) Intitulé : 2018-05 Logiciel libre
II.1.2) Code CPV principal : 72000000
II.1.3) Type de marché : Services.
II.1.4) Description succincte : Support de
logiciels libres et prestations complémentaires
II.1.5) Valeur totale estimée
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : non.
II.2) Description
II.2.1) Intitulé
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s) :
72000000
II.2.3) Lieu d'exécution :
Code NUTS : FR
II.2.4) Description des prestations : Prestations de support et d'expertise dans le
domaine des logiciels libres.
II.2.5) Critères d'attribution : Le prix n'est
pas le seul critère d'attribution et tous les
critères sont énoncés uniquement dans les
documents du marché.
II.2.6) Valeur estimée
II.2.7) Durée du marché, de l'accord-cadre ou du système d'acquisition
dynamique : Durée en mois : 12
Ce marché peut faire l'objet d'une reconduction : oui.
Description des modalités ou du calendrier
des reconductions : L'accord-cadre est
conclu pour une durée de 12 mois ferme
renouvelable 2 fois un an à compter de sa
date de notification.
II.2.9) Informations sur les limites
concernant le nombre de candidats invités à participer
II.2.10) Variantes :
Variantes refusées
II.2.11) Information sur les options : Options : non.
II.2.12) Informations sur les catalogues
électroniques
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne :
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non.
II.2.14) Informations complémentaires
SECTION III : RENSEIGNEMENTS D'ORDRE
JURIDIQUE, ECONOMIQUE, FINANCIER
ET TECHNIQUE
III.1) Conditions de participation
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences relatives à l'inscription au registre du commerce ou de la profession :
Liste et description succincte des conditions : - lettre de candidature(imprimé
Dc1),
- déclaration du candidat (imprimé Dc2),
- le justificatif du pouvoir de la personne
habilitée à engager la société candidate,
- la copie du ou des jugements prononcés,
s'il est en redressement judiciaire.
III.1.2) Capacité économique et financière :
Liste et description succincte des critères
de sélection : - une déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre
d'affaires concernant les services objet du
marché, délivrées au cours des trois derniers exercices disponibles
III.1.3) Capacité technique et professionnelle :
Liste et description succincte des critères
de sélection : - Une déclaration indiquant
les effectifs globaux annuels et les effectifs dédiés à l'activité objet de la consultation du candidat pour chacune des 3 dernières années
- Présentation d'une liste des principaux
services effectués au cours des dernières
années en précisant selon les références
les items demandés dans pour le jugement
des candidatures
- La preuve de reversement auprès de
la communauté du logiciel libre sur les
12 derniers mois.
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) : - un minimum de 10 reversements
auprès de la communauté du logiciel libre
dans la période des 12 mois précédant la
publication du présent accord-cadre.
III.1.5) Informations sur les marchés réservés
III.2) Conditions liées au marché
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions particulières d'exécution
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
du marché
III.2.4) Marché éligible au MPS : non.
SECTION IV : PROCEDURE
IV.1) Description
IV.1.1) Type de procédure : Ouverte
IV.1.3) Information sur l'accord-cadre ou
le système d'acquisition dynamique :
Le marché implique la mise en place d'un
accord-cadre avec un seul opérateur.
IV.1.4) Informations sur la réduction du
nombre de solutions ou d'offres durant la
négociation ou le dialogue
// 29
Les Echos Mercredi 29 août 2018
appels d’offres
IV.1.6) Enchère électronique
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP) :
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : oui.
IV.2) Renseignements d'ordre administratif
IV.2.1) Publication antérieure relative à la
présente procédure
IV.2.2) Date limite de réception des offres
ou des demandes de participation :
14/09/2018 à 12 h 00
IV.2.3) Date d'envoi estimée des invitations à soumissionner ou à participer aux
candidats sélectionnés
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
Français.
IV.2.6) Délai minimal pendant lequel le
soumissionnaire est tenu de maintenir
son offre :
Durée en mois : 6 (à compter de la date limite de réception des offres).
IV.2.7) Modalités d'ouverture des offres :
Date : 14 septembre 2018 à 14 h 00
Lieu : La Plaine Saint Denis
Informations sur les personnes autorisées
et les modalités d'ouverture : L'ouverture
des plis n'est pas publique
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
VI.1) Renouvellement :
Il ne s'agit pas d'un marché renouvelable
VI.2) Informations sur les échanges électroniques
VI.3) Informations complémentaires
VI.4) Procédures de recours
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal de grande instance de Paris, 4
boulevard du Palais, F - 75055 Paris, Tél :
+33 144325151
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation
VI.4.3) Introduction de recours
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur
l'introduction de recours : Greffe du
tribunal de grande instance de Paris, 4
boulevard du Palais, F - 75055 Paris, Tél :
+33 144325151
VI.5) Date d'envoi du présent avis :
24 août 2018
94 VILLE DE RUNGIS
ORGANISATION DE CLASSES
DE DÉCOUVERTE
POUR L'ANNÉE SCOLAIRE
2018/2019
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Raymond
Charresson, Maire, 5 rue Sainte Geneviève, 94150 Rungis cedex, tél. : 01 45 12
80 32, télécopieur : 01 45 12 80 47, courriel : services.techniques@ville-rungis.fr,
profil acheteur : https://www.achatpublic.
com/sdm/ent/gen/index.jsp
Objet du marché : Organisation de
classes de découverte pour l'année scolaire 2018/2019
L'avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes autorisées
• Organisation de classes de découverte
pour l'année scolaire 2018-2019
Montant maximum des lots : 97 500 euro(s) HT
• Quantités : Lot 1 : Classe de neige pour
environ 43 enfants de CM2 de 10 à 11 ans
de l'école la Grange
Lot 2 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CM1 et de CM2 de 9 à 11 ans
de l'école les Antes
Lot 3 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CE1 et CE2 de 7 à 8 ans de
l'école les Antes
Deux variantes sont autorisées pour
chaque lot
Prestations divisées en lots : oui
Possibilité de présenter une offre pour un
ou plusieurs lots
Cautionnement et garanties exigés : Cf
dossier de consultation des entreprises
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Les prestations
seront financées dans le cadre du budget
de la ville de Rungis et seront réglées par
mandat administratif.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d'opérateurs économiques attributaire du marché : Groupement ou candidat seul
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés au stade de la candidature :
- Les candidats qui ne peuvent soumissionner à un marché en application des
dispositions de l'article 45 et 48 de l'ordonnance du 23 juillet 2015.
- Les candidatures qui ne sont pas accompagnées des pièces administratives de
candidatures demandées dans le présent
règlement.
- Les candidatures qui ne justifient pas de
capacités professionnelles, techniques et
financières suffisantes au regard de l'objet
de l'accord-cadre.
- Les candidats qui ne justifient pas d'un
chiffre d'affaire au moins équivalent à
une fois et demie (1,5) le montant de l'accord-cadre.
• Situation juridique - références requises :
Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire ;
Déclaration sur l'honneur pour justifier que
le candidat n'entre dans aucun des cas
mentionnés à l'article 45 et 48 de l'ordonnance du 23 juillet 2015;
Renseignements sur le respect de l'obligation d'emploi mentionnée à l'article L.
5212-1 à 4 du Code du travail
• Capacité économique et financière - références requises : Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre
d'affaires concernant les services objet du
contrat, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Déclaration indiquant les effectifs moyens annuels
du candidat et l'importance du personnel
d'encadrement pour chacune des trois
dernières années ;
Liste des principaux services effectués
au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire
public ou privé. Les prestations sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l'opérateur économique ;
Le nombre de personnes qui seront assignées à l'exécution de l'accord-cadre et
leur Curriculum Vitae ;
Agréments DCCS délivrés par le Ministère
de la cohésion sociale
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Autres renseignements demandés :
• Pour justifier des capacités professionnelles, techniques et financières d'autres
opérateurs économiques sur lesquels il
s'appuie pour présenter sa candidature,
le candidat produit les mêmes documents
concernant cet opérateur économique que
ceux qui lui sont exigés par le pouvoir adjudicateur. En outre, pour justifier qu'il dispose des capacités de cet opérateur économique pour l'exécution des prestations,
le candidat produit un engagement écrit et
signé de l'opérateur économique.
Marché public simplifié : NON.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
11 septembre 2018 à 12 h 00
Date d'envoi du présent avis à la publication : 16 août 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus :
adresse internet : https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_4xI3ngxHDM
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale n°8630, 77008 Melun cedex, tél. :
01 60 56 66 30, télécopieur : 01 60 56 66 10
Nature et désignation des lots :
Lot 1 : Classe de neige pour environ 43 enfants de CM2 de 10 à 11 ans de l'école la
Grange
Lot 2 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CM1/CM2 de 9 à 11 ans de
l'école des Antes
Lot 3 : Classe de découverte pour environ
54 enfants de CE1 et CE2 de 7 à 8 ans de
l'école les Antes
94 VILLE DE RUNGIS
ORGANISATION D'UN SÉJOUR
DE SKI POUR DES JEUNES
DE 6 À 10 ANS
Identification de l'organisme qui passe
le marché : M. Raymond CHARRESSON,
Maire, 5 rue Sainte Geneviève, 94150 RUNGIS
Objet du marché : Organisation d'un séjour de ski pour des jeunes de 6 à 10 ans
en février 2019
Durée du marché : Le présent accord-cadre est conclu pour une durée
d'un (1) an à compter de sa date de notification. Les prestations auront lieu du samedi 23 février au samedi 02 mars 2019.
L'accord-cadre ne sera pas reconduit.
Procédure de passation : Procédure
adaptée
Modalités d'attribution : Le présent marché est un accord-cadre à bons de commande passé conformément aux articles
78 et 80 du Décret n° 2016-360 du 25 mars
2016 conclu avec un montant maximum de
38 500 euro(s) HT.
L'accord cadre est mono-attributaire.
Il est interdit aux candidats de présenter
plusieurs offres en agissant à la fois :
En qualité de candidats individuels et de
membres d'un ou plusieurs groupements ;
En qualité de membres de plusieurs groupements.
Le délai de validité des offres est fixé à
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Deux variantes sont autorisées.
Critères de sélection : L'offre économiquement la plus avantageuse sera déterminée en fonction des critères suivants :
La valeur technique de l'offre : 50 % soit
50 points / 100
- Conditions d'hébergement (sanitaires,
taille des chambres...) 20 % soit 20 points
sur 100
- Implantation du centre par rapport aux
pistes, au domaine skiable : 15 % soit
15 points sur 100
- Description détaillée des activités (lieux,
nature, moyens de transport mis à disposition, durée de l'activité, activités de substitution) : 10 % soit 10 points sur 100
- Présentation détaillée de la station et du
domaine skiable, ainsi qu'une présentation
détaillée du chalet (photos, plans...) : 5 %
soit 5 points sur 100
Le prix des prestations : 50 % soit 50
points / 100
- Prix jugé sur la base du bordereau des
prix unitaires Toutes taxes comprises 50%
soit 50 points sur 100
Date limite : Date limite de réception des
offres : 14/09/18 à 12h00
Renseignements divers : Les demandes
de renseignements complémentaires se
feront exclusivement par écrit et seront
adressées à : Nhan HERVÉ
Adresse : Hôtel de Ville, 5 rue Sainte Geneviève 94 150 Rungis
Téléphone : 01 45 12 80 32
Courriel : services.techniques@ville-rungis.fr
Profil acheteur : https://www.achatpublic.
com
Toutes les réponses aux questions seront
communiquées à l'ensemble des soumissionnaires.
Aucune question ne pourra parvenir moins
de huit jours calendaires avant la remise
des offres.
Adresse Internet du profil acheteur :
https://www.achatpublic.com /sdm /ent/
gen /ent_detail.do?PCSLID = CSL _2018_
CP40s2HN9Date d'envoi de l'avis à l'organisme de
publication : LE 20/08/2018
Passez à la convocation
électronique des élus
Tél. 01 72 36 55 48
95 SMDEGTVO
ELABORATION
D’UN SCHÉMA DIRECTEUR
POUR L’IMPLANTATION
D’INFRASTRUCTURE
DE RECHARGE POUR
VÉHICULES ÉLECTRIQUES
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur :
SMDEGTVO, 2 avenue du Parc - CS 20201
Cergy, 95032 Cergy Pontoise Cedex,
0134253265, smdegtvo@wanadoo.fr
Objet du marché : Elaboration d'un schéma directeur pour l'implantation d'infrastructures de recharge pour véhicules
électriques pour le Syndicat mixte Départemental d'Electricité, du gaz et des télécommunications du Val d'Oise.
L'étude est divisée en 3 phases : diagnostic sur le département du Val d'Oise, formulation de propositions, rédaction du
schéma directeur et du cahier de référence
afférent. L'étude débutera en octobre 2018
et durera 5 mois.
Type d'avis : Avis d'appel public à concurrence
Type de procédure : Procédure adaptée
Le dossier de consultation est disponible
sur la plateforme e-marchéspublics.com
et auprès du SMDEGTVO.
Catégorie : Service
Date et heure limite de dépôts :
Candidature : 17/09/2018 à 12 h 00
Offre : 17/09/2018 à 12 h 00
TRAVAUX
30
LOGIS CÉVENOLS
REMPLACEMENT
D’UN ESCALIER EXTÉRIEUR
À ALÈS
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Logis Cévenols (OPH Alès),
Service Marchés Publics, http://logis-cevenols.e-marchespublics.com/ 30100 Alès
tél. : 04-66-78-47-00 télécopieur : 04-6678-47-02 Courriel : marchespublics@logis-cevenols.fr
Adresse internet : http://www.logis-cevenols.fr.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://logis-cevenols.e-marchespublics.
com.
Objet du marché : Travaux de remplacement d'un escalier extérieur à Alès
Lieu d'exécution et de livraison : 5 impasse des Promelles 30100 Alès
Caractéristiques principales : Le présent
marché passé selon une procédure adaptée est soumis aux dispositions de l'article
42 de l'ordonnance n°2015.899 du 23 juillet
2015 et de l'article 27 du décret n°2016.360
du 25 mars 2016.
Quantités (fournitures et services), nature et étendue (travaux) : Le présent
marché concerne des travaux de remplacement d'un escalier extérieur au 5 impasse des Promelles à Alès. Pour plus de
détails, se référer au CCTP et à la DPGF
Des variantes seront-elles prises en
compte : oui
Durée du marché ou délai d'exécution :
2 mois à compter de la notification du marché.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : fonds propres du
pouvoir adjudicateur, emprunt, subventions. Les prestations objet du présent
marché seront rémunérées dans les conditions fixées par les règles de la comptabilité commerciale. Les sommes dues en exécution du présent marché seront payées
dans un délai de 30 jours à compter de la
réception de la demande de paiement par
l'acheteur public
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d'opérateurs économiques
attributaire du marché : le passage d'un
groupement d'une forme à une autre
ne peut être exigé pour la présentation
de l'offre mais le groupement peut être
contraint d'assurer cette transformation
lorsque le marché lui a été attribué. dans
ce cas, la forme imposée après attribution
est le groupement solidaire.
Les candidatures et les offres seront entièrement rédigées en langue française
ainsi que les documents de présentation
associés.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l'appui de sa candidature :
- Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(si ces documents ne sont pas déjà demandés dans le cadre du formulaire DC2,
ci-après).
Documents à produire à l'appui des candidatures par le candidat, au choix de
l'acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles (renseignements à inscrire dans le formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l'acheteur
public).
- Déclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pour
chacune des trois dernières années (déclaration à produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandé par
l'acheteur public).
- Présentation d'une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l'opérateur économique (documents à fournir
en annexe du formulaire DC2, si celui-ci
est demandé par l'acheteur public).
- Présentation d'une liste des travaux exécutés au cours des cinq dernières années,
appuyée d'attestations de bonne exécution pour les travaux les plus importants.
Ces attestations indiquent le montant,
l'époque et le lieu d'exécution des travaux
et précisent s'ils ont été effectués selon
les règles de l'art et menés régulièrement
à bonne fin (documents à fournir en annexe
du formulaire DC2, si celui-ci est demandé
par l'acheteur public).
- Déclaration indiquant l'outillage, le matériel et l'équipement technique dont le
candidat dispose pour la réalisation de
marchés de même nature (déclaration à
produire en annexe du formulaire DC2, si
celui-ci est demandé par l'acheteur public).
- Certificats de qualifications professionnelles (documents à fournir en annexe du
formulaire DC2, si celui-ci est demandé
par l'acheteur public). La preuve de la
capacité du candidat peut être apportée
par tout moyen, notamment par des certificats d'identité professionnelle ou des
références de travaux attestant de la compétence de l'opérateur économique à réaliser la prestation pour laquelle il se porte
candidat.
- Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
- Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement.(disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat).
Documents à produire obligatoirement
par l'attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l'accord-cadre (formulaire NOTI1) :
- Si l'attributaire est établi en France, les
attestations et certificats délivrés par les
administrations et organismes compétents
prouvant qu'il a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales ou un état annuel des
certificats reçus (formulaire NOTI2).
- Si les documents fournis par le candidat
ne sont pas établis en langue française, ils
doivent être accompagnés d'une traduction en français, certifiée conforme à l'original par un traducteur assermenté.
Autres renseignements demandés :
- Autres renseignements demandés : Extrait kbis; Assurance du candidat; Pouvoir
pour engager la société
Marché public simplifié : non
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération.
- Prix des prestations : 60%;
- Valeur technique de l'offre : 35%;
- Engagement sur l'insertion professionnelle : 5%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
13 septembre 2018 à 16:00
Délai minimum de validité des offres :
180 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires :
Après une première analyse des offres,
le pouvoir adjudicateur se réserve le droit
d'entamer des négociations avec un ou
plusieurs candidats ayant présenté une
offre (article 2.6.1 du règlement de la
consultation).
Préalablement à la remise de son offre,
le candidat doit obligatoirement effectuer
une visite des lieux.
Pour effectuer cette visite sur site, le
candidat doit prendre contact avec Logis
Cévenols.
Conditions et mode de paiement pour
obtenir les documents contractuels et
additionnels :
Le dossier de la consultation est entièrement et gratuitement téléchargeable sur
la plateforme à l'adresse suivante : http://
logis-cevenols.e-marchespublics.com Les
candidats peuvent aussi adresser une demande de dossier par fax (au 0466784702)
ou par mail (marchespublics@logis-cevenols.fr).
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Les offres, sous forme matérialisée, devront parvenir par pli recommandé avec
accusé de réception ou être remises contre
récépissé à l'adresse suivante : logis cévenols - service marchés publics - 433 quai
de bilina - 30 100 Alès Les offres peuvent
aussi être remises sous forme dématérialisée sur la plateforme à l'adresse suivante:
Http://logis-cevenols.e-marchespublics.
com Pour plus de renseignements, se référer au règlement de la consultation.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 02 août 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif peuvent
être obtenus : Logis Cévenols, Service
Marchés Publics 433 quai de bilina 30100
Alès, tél. : 0466784700, courriel : marchespublics@logis-cevenols.fr, adresse internet : http://logis-cevenols.e-marchespublics.com/.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre technique peuvent
être obtenus : Logis Cévenols, Dimitri
Meynadier 433 quai de Bilina 30100 Alès,
tél. : 0466784700, courriel : dmeynadier@
logis-cevenols.fr, adresse internet : http://
logis-cevenols.e-marchespublics.com/.
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : Logis Cévenols, Service Marchés Publics.
75 CPCU
RACCORDEMENT DU
BRANCHEMENT 19062
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : CPCU SA
Correspondant : MOREAU Sabine, 185 rue
de Bercy 75012 PARIS. tél. : 0144686744,
Courriel : sabine.moreau@cpcu.fr,
Adresse
internet
:
http://www.cpcu.e-marchespublics.com.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://www.cpcu.e-marchespublics.com.
Principale(s) activité(s)s de l'entité adjudicatrice : Production, transport et distribution de gaz et de chaleur.
Objet du marché : travaux de raccordement du branchement 19062 - 82, rue armand carrel 75019 paris.
Type de marché de travaux : conception
réalisation.
Refus des variantes.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés publics de l'OMC : .
Prestations divisées en lots : oui.
Possibilité de présenter une offre pour un
ou plusieurs lots.
Conditions de participation :
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : NON
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
13 septembre 2018 à 16:00.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 24 août 2018.
Renseignements relatifs aux lots :
Lot n°1: 1. - Génie civil et réfection de
voirie
Les Travaux prévus pour le Génie Civil et
Réfections de voirie du Projet (ci-après
" Le Projet ") sont les suivants :
- Etablissement du dossier de DICT comprenant notamment les réponses, les relances et les convocations aux réunions
préalables aux travaux ;
- Constitution d'un dossier de chantier
comprenant notamment les DT/DICT, le
Plan Général de Coordination, le PPSPS du
Titulaire, les plans CPCU et les plans OVP ;
- Les modifications des plans OVP après
la Réunion d'Ouverture de Chantier si nécessaire.
- Etablissement des études d'exécution
suivant les plans DCE fournis. Notamment
les modifications de plans, le dimensionnement, etc. des ouvrages exécutés. (ex
: dimensionnement des matériaux et matériels utilisés, dimensionnement des ouvrages provisoires, ...)
- Mise en place de l'installation de chantier
(barriérage, GBA, signalisation de chantier, etc.) conforme à la réglementation en
vigueur et aux plans OVP ;
- Réalisation des sondages géotechniques
et de reconnaissances nécessaires au
bon achèvement des études d'exécution.
Notamment pour les ouvrages situés en
grande profondeur et/ou proche d'autre
concessionnaires.
- Réalisation des travaux d'aménagement
de voirie, de signalisations préalables et
de dépose des équipements le nécessitant ;
- Sciage et démolition du revêtement de la
voie publique, terrassement, avec évacuation des déblais, blindage des fouilles et
protection contre les arrivées d'eau ;
- Nota : Aucun Retrait de revêtements de
chaussée amiantés n'est à prévoir, analyses réalisées et négatives;
- réalisation des caniveaux ;
- Remblaiement ;
- Réalisation du béton de chaussée ;
- Réfection des revêtements de sol ;
- Repose des équipements, réaménagement de voirie et reprise de la signalisation
définitive ;
- Réalisation de l'ensemble des contrôles
nécessaires. :
Mots descripteurs : Génie civil.
CPV - Objet principal : 45222000.
Lot n°2: 2. - Tuyauterie et calorifuge
Les Travaux prévus pour le tuyauterie et
calorifuge de voirie du Projet (ci-après " Le
Projet ") sont les suivants :
- Constitution d'un dossier de chantier
comprenant notamment le Plan Général
de Coordination, le PPSPS du Titulaire, les
plans CPCU et les plans OVP ;
- Fournir la méthodologie d'assemblage
des tuyauteries. Notamment les assemblages à froid permettant la bonne dilatation de tuyauteries à chaud, les assemblages des pièces de raccordement,
- Etablissement des études d'exécutions
suivant les plans DCE fournis. Notamment
les ISO tel que construit et la note de calcul
associé, la nature des matériaux et matériels utilisé, ...
- réalisation de l'ensemble des opérations
nécessaires à la pose des tuyauteries, patins, guidages, points fixes, éléments de
robinetterie, etc, dans les caniveaux.
- L'opération de raccordement nécessaire
qui sera à programmer par CPCU sur le
tronçon NE05 A.
- Réalisation de l'ensemble des contrôles
nécessaires, y compris les épreuves hydrauliques; :
Mots descripteurs : Canalisations.
La visite aura lieu le mercredi 12 septembre
2018 à 14h à l'école des Clos Saint-Marcel
-rendez-vous 40 avenue de la Gare.
A l'issue de la visite obligatoire, un certificat de visite sera remis au candidat. Le
candidat devra joindre ce certificat à son
offre, sous peine d'offre irrégulière.
Adresse Internet du profil acheteur :
https : //marches.ma ximilien.fr/?page =entreprise.EntrepriseAdva nce dSea r ch & A llCons & ref Consultation=313438&orgAcronyme=d7t
93
VILLE DE
LIVRY-GARGAN
TRAVAUX DE MISE
EN ŒUVRE DE CLÔTURE
EN TREILLIS SOUDÉ
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Livry-Gargan.
Reydant Isabelle, 3 place François-Mitterrand 93891 Livry-Gargan cedex tél. : 0141-70-88-00 télécopieur : 01-45-09-21-15
Courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr
Adresse
internet
:
http://livrygargan.e-marchespublics.com.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://livrygargan.e-marchespublics.com.
Objet du marché : Travaux de mise en
œuvre de clôture en treillis soudé au
complexe sportif Alfred-Marcel-Vincent
Caractéristiques principales : Les travaux consistent en la fourniture et la pose
de clôture en panneau de treillis soudé, de
portails et portillons barreaudés sur le terrain d'honneur, les tribunes, le gymnase, et
le terrain de foot synthétique
Refus des variantes.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation ou document
descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
17 septembre 2018 à 12:00
Délai minimum de validité des offres :
4 mois à compter de la date limite de réception des offres.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 22 août 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et
technique peuvent être obtenus : Mme
REYDANT-Responsable service de la
Commande Publique , courriel : isabelle.
reydant@livry-gargan.fr, adresse internet :
http://livrygargan.e-marchespublics.com.
AVIS
D’ATTRIBUTION
92 VILLE DE SCEAUX
FOURNITURE ET
POSE D'UN PRÉAU
TYPE MODULAIRE À L’ÉCOLE
DU CLOS SAINT-MARCEL
Identification de l'organisme qui passe le
marché : M Samir SAIFI, SCEAUX, 122 rue
Houdan, 92330 Sceaux
Objet du marché : Fourniture et pose d'un
préau type modulaire à l’école du Clos
Saint-Marcel à Sceaux
Durée du marché : Le marché prend effet
à compter de la date de notification.
Il s'achèvera à la fin des garanties
Le délai d'exécution part à compter de la
date fixée par l'ordre de service.
Le délai d'exécution ne pourra pas excéder
10 jours.
Les prestations sont fractionnées en deux
tranches définies comme suit :
- tranche ferme : fourniture et pose d'un
préau type modulaire ;
- tranche optionnelle : fourniture et pose
d'un deuxième préau type modulaire
Affermissement de la tranche optionnelle :
Le délai limite de notification de l'ordre
de service prescrivant de commencer les
prestations de la tranche optionnelle
est de 24 mois à dater de l'origine du délai
d'exécution de la tranche ferme.
Nombre et consistance des lots : Sans
objet
Procédure de passation : Procédure
adaptée
Modalités d'attribution : Contenu des
candidatures et des offres : se référer au
règlement de consultation
Marché à prix global et forfaitaire
Délai validité des offres : 120 jours
Critères de sélection : se référer au règlement de consultation
Date limite : Date limite de réception des
offres : 26/09/18 à 11h00
Renseignements divers : Visite obligatoire :
Une seule visite est organisée. Aucune visite supplémentaire sera organisée.
93
VILLE DE
LIVRY-GARGAN
LOCATION, POSE,
MAINTENANCE ET DÉPOSE
DES ILLUMINATIONS
FESTIVES DE FIN D'ANNÉE
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Livry-Gargan.
Correspondant : Reydant Isabelle, 3 place
François-Mitterrand 93891 Livry-Gargan
cedex, tél. : 01-41-70-88-00, télécopieur :
01-45-09-21-15, Courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr , adresse internet :
https://www.livry-gargan.fr .
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://livrygargan.e-marchespublics.com .
Objet du marché : Location, pose, maintenance et dépose des illuminations festives de fin d'année.
Critères d'attribution retenus :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation
ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Attribution du marché
A l'attention de : nom du titulaire / organisme : Eiffage Energie Systèmes IDF, 8
bis avenue Joseph-Paxton 77164 Ferrières
en Brie
Montant (H.T.) : indéfini.
Montant mini/maxi annuel : 65 000 euros
Sous-traitance : non.
Date d'attribution du marché : 23 août
2018.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 27 août 2018
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
dans les départements du Rhône, de Paris, des Yvelines, de l’Essonne, des
Hauts-de-Seine, de Seine-Saint Denis, du Val de Marne, et du Val d’Oise.
COMMENT PUBLIER VOS ANNONCES //
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tbarre@lesechos.fr
◗ Par E-mail : marchespublics@lesechos.fr
◗ Par Fax au : 01 49 53 22 60
◗ Par courrier au :
Dematis - 10 bd de Grenelle CS 10817 – 75738 PARIS CEDEX 15
Date limite de réception : le lundi midi pour une parution le mercredi suivant
dans Les Echos Entreprises et Collectivités.
RESPONSABLES D’INFORMATIONS MARCHÉS
◗ Jenyfer Befort (01 55 80 73 22)
◗ Guillaume Deshoulières (01 55 80 73 21)
◗ Jean-Francis Vinolo (07 86 15 41 80)
Les Echos Entreprises & Collectivités
◗ Editeur : Capucine Marraud des Grottes
cmarraud@lesechos.fr
◗ Directeur de Production & Logistique : Jérôme Mancellon
Retrouvez l’ensemble de nos appels d’ofres et attributions de marchés
sur marches-publics.lesechos.fr
crible
Mercredi 29 août 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
« Les Echos »
L’INVITÉ
+ DES
ÉCHOS
Yannick Jadot Député
européen EELV
Calendrier orthodoxe
Dia n’a pas fini d’être au centre des rumeurs
boursières hispano-russes.
Long dégel
« Ce n’est pas le champ qui nourrit, c’est la culture. » L’oligarque Mikhaïl
Fridman croyait avoir bien médité son proverbe russe quand il a jeté son
dévolu sur Dia, fin juillet 2017. Son fonds d’investissement LetterOne s’était
en effet entouré de connaisseurs de la distribution et lui-même était resté
fidèle à la chaîne russe de magasins X5 Retail tout au long de son parcours
diversifié (commerce, énergie, banque, télécoms, etc.). La Bourse
madrilène s’est donc mise à rêver de la possibilité d’une OPA. La flambée
spéculative n’a été qu’un feu de paille, vu l’adversité rencontrée par le
discounter en Amérique latine mais aussi dans son pays natal. Cela vient
de valoir à son patron Ricardo Curras de se faire limoger pour être remplacé par le patron de l’Amérique latine. Pour ne rien arranger, Dia et X5 Retail
sont les lanternes rouges du secteur en Europe. Les rumeurs d’OPA n’ont
donc pas disparu, au cas où l’actionnaire malheureux voudrait profiter de
cette mauvaise passe pour se renforcer. Les experts de Sabadell en ont
profité pour réviser leur calendrier orthodoxe, celui des OPA. Comme
LetterOne a fait passer sa participation dans Dia de 10 à 25 % en janvier
dernier, ils en déduisent que la fête russe envisagée risque d’être repoussée
au mois de janvier prochain, pour respecter le délai de douze mois permettant d’offrir un prix inférieur au prix de l’époque (4 euros l’action), devenu
presque deux fois supérieur au cour actuel (2,27 euros). Seule certitude, les
romans russes ne sont pas réputés pour leur brièveté.
Le gérant suisse GAM Holding va devoir
regagner la confiance de ses investisseurs.
NICOLAS HULOT « Emmanuel Macron doit assumer l’entière responsabilité d’avoir manipulé Nicolas Hulot. Lorsque
vous prenez l’écologiste le plus populaire, que vous lui promettez des ruptures, des changements, à la hauteur de la crise
de la biodiversité, de la crise climatique ou de la crise sanitaire
que nous vivons, il devait donner des résultats. La réalité est
qu’Emmanuel Macron, pendant quatorze mois, a cajolé
Nicolas Hulot lorsqu’il s’agissait de communication, mais,
dès qu’il s’agit d’agir, il cajole les lobbys », déclare Yannick
Jadot, député européen et tête de liste d’Europe Ecologie
Les Verts aux élections européennes de 2019.
ÉCOLOGIE « L’écologie, il y a ceux qui en parlent et ceux qui
agissent. Au fond, si Nicolas Hulot part, c’est qu’il n’y a même
pas d’union sacrée au sein du gouvernement. [...] [Par
exemple], ce gouvernement et sa majorité ont décidé de ne pas
mettre l’interdiction du glyphosate dans la loi. »
TRANSITION ÉCOLOGIQUE « La BCE sort 30 milliards
d’euros tous les mois pour acheter de la dette publique sur les
marchés secondaires. Aujourd’hui, personne ne défend plus
ce système, car il ne finance pas l’économie réelle. [...] Si la BCE
prend ces 30 milliards par mois pour garantir ou racheter
les prêts de la Banque européenne d’investissement ou
ceux des banques publiques d’investissement nationales,
nous pouvons faire un plan d’investissement de 100 milliards
d’euros par an sur les énergies renouvelables, sur la mobilité,
un service public européen de la santé... »
Interview réalisée par Olivier Harmant
« La confiance n’exclut pas le contrôle », disait Lénine. Zurich, la capitale financière helvétique, pourrait finir par avoir envie de se mettre à l’école de
l’un de ses plus célèbres exilés, pour la bonne cause de la conservation de
l’épargne bien sûr. L’un de ses fleurons cotés, GAM Holding vient en effet
d’infliger aux clients de plusieurs de ses fonds obligataires l’une des pires
punitions, le gel des retraits suivis de leur liquidation. Fort heureusement,
les remboursements partiels vont commencer en septembre, de quoi restituer une bonne part des capitaux, mais pas encore la totalité. Et cela ne suffira pas à reconquérir tout le terrain boursier perdu cet été, alors que l’action semblait partie pour tenter de battre de nouveaux records historiques,
sans un gros effort d’explication sur les mesures prises pour éviter une
éventuelle récidive. Car le « profit warning » suivi de la suspension du patron des investissements, Tim Haywood, a glacé l’ « equity story » du gérant
d’actifs (-42% depuis le début de l’année), bien connu pour sa gamme de «
hedge funds », le genre de produits qui supporte mal l’approximation dans
le « reporting » ou la gestion des risques. Même si rien de malhonnête ne lui
est reproché, la gestion alternative sans bonne documentation ressemble
vite à une boîte noire.
EN VUE
a L’intégralité de l’émission sur lesechos.fr/invitedesechos
Juha Sipilä
LES ENTREPRISES CITÉES
Amazon 16
ArcelorMittal 24
Arte 19
Berkshire Hathaway 23
BNP Paribas 24
Club Med 16
Crédit Mutuel 22
Crédit Agricole 24
Crédit Mutuel Arkéa 22
Credit Suisse 24
CYBG 22
Dell 19
Eramet 24
Facebook 19
Faurecia 24
Fosun 16
GAM 24
Google 23
Gorenje 15
Hermès 24
Hisense 15
HSBC 22
Kering 24
Lanvin 16
Lime 13
Location-u.com 16
LVMH 24
L’Oréal 24
M&S Bank 22
Michelin 24
Moody’s 24
Natixis 24
One97
Communications 23
Orange Marine 19
Paystack 23
Peugeot 24
Piaggio 13
Renault 24
Ryanair
Société d’Exploitation
de la Tour Eiffel 17
Société Générale 24
Sodipal 15
SoftBank 23
Stripe 23
Synutra 15
Système U 16
Tencent. 23
Toyota 14
Uber 14
Visa 23
WMware 19
X5 Retail Group 16
’est la semaine des premières
fois. La première fois qu’un
ministre démissionne à la radio
– quel courage –, la première fois depuis
trente-six ans qu’un président français se
rend en visite d’Etat à Copenhague. Il
était alors bien naturel que notre dernier
monarque, François Mitterrand, allât
rendre, de souverain à souveraine, ses
hommages à la reine du Danemark, Margrethe II. Depuis, des présidents ont
coulé sous les ponts, François Hollande
ne règne que sur les librairies mais Margrethe est toujours là, elle a même connu
René Coty. Ce sera l’occasion pour
Emmanuel Macron de méditer sur la
fugacité des choses et les risques de confier un poste clef à un homme qui aime
surtout la mousse, principalement celle
de ses shampooings Ushuaïa (vendus
par lots sur Amazon). Manu se rappellera aussi qu’on a toujours besoin d’un
C
Les Echos est une publication du
PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH)
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Pierre Louette
DIRECTRICE GÉNÉRALE PÔLE LES ECHOS Bérénice Lajouanie
DIRECTEUR DÉLÉGUÉ Bernard Villeneuve
plus petit que soi. Le Danemark, 5,7 millions d’habitants, 5 % de chômage, vit
depuis vingt-cinq ans déjà sous le régime
de la flexisécurité qu’il appelle de ses
vœux. Le couple présidentiel se rendra
ensuite à Helsinki, dont le Premier
ministre centriste, Juha Sipilä, 57 ans,
est en place depuis 2015. Après s’être enrichi en revendant son entreprise d’électronique, celui-ci s’est lancé en politique
en 2011, y applique la même règle que
dans le business : « une vision claire, des
objectifs clairs ». Résultat, le bricoleur qui
roule dans une camionnette nourrie aux
copeaux de bois a relancé la machine.
Après quatre ans de marasme, la Finlande a affiché son taux de chômage le
plus bas depuis cinq ans. Emmanuel
Macron ne se sera pas déplacé pour rien.
(
Lire nos informations
Page 6
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Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
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et opérations spéciales)
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et transformation digitale)
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LES ECHOS EXECUTIVES
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IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 28 AOÛT 2018 : 84.558 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
Membre de OJD-Difusion contrôle CPPAP : 0421 c 83015. Toute reproduction, même partielle,
est interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
CHAQUE MOIS,
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FAIT DE VOUS UN EXPERT
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