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Les Echos - 19 12 2018

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nos 12 sociétés de gestion
Solaire La France
veut revenir
dans le jeu // P. 17
ENTREPRISES
& MARCHÉS
Nette hausse
du pouvoir
d’achat
l’an prochain
LA SITUATION S’AMÉLIORE
POUR LA FERME FRANCE
l La hausse du pouvoir d’achat atteindra 3 % sur
L’ESSENTIEL
ORDONNANCES TRAVAIL :
UN BILAN EN DEMI-TEINTE
Le comité d’évaluation des ordonnances travail estime que les
entreprises peinent encore à
transformer leur dialogue social
en levier de performance. // P. 4
CHÈQUE ÉNERGIE : LE GROS
CAFOUILLAGE DE MATIGNON
Matignon avait décidé d’annuler
des mesures annoncées mi-novembre face à la crise des « gilets
jaunes », avant de rétropédaler
quelques heures plus tard. // P. 5
La valeur de la production agricole française a augmenté de
4,7 % en 2018, selon l’Insee. Une
hausse liée essentiellement aux
céréales et à la viticulture. // P. 16
L’ÉTAT DONNE SON FEU VERT
AU PROJET EUROPACITY
Le préfet du Val-d’Oise a pris
l’arrêté d’utilité publique du projet
porté par Ceetrus et Dalian Wanda
d a n s l a Z AC d u T r i a n g l e d e
Gonesse, au nord de Paris. // P. 18
AUTOMOBILE : COMPROMIS
SUR LE CO2 À BRUXELLES
L’Union européenne a fixé ses
objectifs CO 2 pour les voitures
neuves en 2030. Pour les respecter, les constructeurs devront se
convertir à l’électrique. // P. 19
INTRODUCTION EN BOURSE
RECORD POUR SOFTBANK
Le japonais lève 23 milliards de
dollars en cédant 37 % de son activité de téléphonie mobile. C’est la
deuxième plus grosse introduction en Bourse de l’Histoire. // P. 22
CARNET // P. 33
Jean Claude Moschetti/RÉA
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 19 DÉCEMBRE 2018 // LESECHOS.FR
Enquête
Les bouchers,
accros mais à cran
Les 40 ans
qui ont
transformé
la Chine
un an au début de l’année prochaine, selon l’Insee.
l La faible inflation et les mesures Macron jouent
favorablement, mais la croissance va freiner.
e pouvoir d’achat était au cœur de la crise des
« gilets jaunes » et, avec les mesures telles
que la hausse de 100 euros de la prime d’activité aux environs du SMIC et l’annulation de la
hausse de la CSG pour certains retraités, il va nettement augmenter en début d’année prochaine.
L’Insee chiffre à 0,5 % l’impact positif de ces décisions sur le revenu disponible des ménages au premier trimestre 2019, portant le gain de pouvoir
d’achat à 3 % sur un an. Si le blocage des rondspoints a beaucoup affecté l’activité économique à la
fin de cette année, l’Insee table sur une hausse du
L
PIB de 0,4 % au premier trimestre 2019 et de 0,3 % au
deuxième. Toutefois, le taux d’épargne progresse et
la croissance pourrait ne pas dépasser 1,3 % en 2019,
en raison des incertitudes liées au Brexit, des tensions commerciales et du ralentissement de l’économie mondiale. Un tel rythme ne permettra pas
de créer suffisamment d’emplois pour faire reculer
le chômage. Entre juin 2018 et juin 2019, le taux de
chômage ne devrait baisser que de 0,1 point pour
s’établir à 9 % de la population active.
Lam Yik Fei/NYT-Redux-RÉA
Shutterstock
www.bnymellonim.fr
ANNIVERSAIRE Quarante ans après son ouverture économique, la
Chine a multiplié par 37 son PIB pour devenir, en 2017, le premier exportateur mondial de biens et de services. Aujourd’hui, le ralentissement de
la croissance (6,5 % au troisième trimestre) place Pékin face à des choix
délicats. A l’heure où les Etats-Unis mettent la Chine sous pression, le
président Xi Jinping a réaffirmé, mardi, le rôle central du Parti communiste et défendu « une économie socialiste de marché ». // PAGES 6-7
// PAGES 2-3 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 9
Bourse : le scénario des
investisseurs pour 2019
L’Amérique
malade
du pétrole
de schiste
MARCHÉS FINANCIERS Après une année 2018 agitée,
les stratégistes des grandes banques affichent une certaine
prudence à l’horizon de 2019 à l’égard des indices boursiers.
Les 12 coups de minuit ne vont pas fondamentalement changer l’environnement de marché le
31 décembre. 2019 s’annonce aussi comme une
année complexe pour les investisseurs, selon les
stratégistes des grandes banques et grandes sociétés de gestion. Il y aura toujours beaucoup d’incertitudes politiques alors que rien n’est réglé sur le
Brexit, sur la montée du populisme en Europe ou
sur le front de la guerre commerciale entre les EtatsUnis et la Chine. La volatilité devrait donc rester
bien éveillée dans un contexte de réduction des
liquidités émises par les Banques centrales. Un contexte qui n’est pas favorable aux actifs risqués. Mais
la principale crainte portera sur les risques de récession aux Etats-Unis. Selon le dernier sondage de
Bank of America Merrill Lynch, ils ne sont que 9 %
des investisseurs à attendre une récession dès 2019,
mais les anticipations de ralentissement économique devraient accompagner la tendance tout au
long de l’année.
// PAGES 27-28 ET L’ÉDITORIAL
DE GUILLAUME MAUJEAN PAGE 9
L’analyse
d’Elsa Conesa
La révolution de la fracturation hydraulique, qui a fait des Etats-Unis
une superpuissance pétrolière en
quelques années, nécessite des investissements gigantesques pour
une rentabilité encore incertaine.
Dans un environnement de taux
nuls, le secteur s’est financé gratuitement. Ultra-endetté, il pourrait ne
pas résister à un effondrement des
cours du brut. // PAGE 9
IWC PORTUGIESER.
L A LÉGENDE
PARMI LES ICÔNES.
// P. 13
La consommation
de charbon
de la planète a
encore augmenté
SUR
ÉNERGIE L’effet mécanique de
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Meng Wanzhou, directrice financière du groupe.
Photo Darryl Dyck/AP/Sipa
Espionnage : Huawei
allume les contre-feux
Dans la tourmente, l’équipementier
riposte pour la première fois.
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22848
110e ANNÉE
34PAGES
TÉLÉCOMS Conférence de presse dans son nouveau QG du sud de
Antilles Réunion 3,70 €. Guyane-St Martin
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Grande-Bretagne 3£40. Grèce 3,70 €. Italie
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2.800 CFA.
la Chine, 2 milliards de dollars sur la table pour la cybersécurité…
Deux semaines après l’arrestation de sa directrice financière, Meng
Wanzhou, l’équipementier chinois répond aux accusations. Ses
rivaux européens, Nokia et Ericsson, profitent de ses déboires pour
gagner des contrats. // PAGE 23
la croissance sur la consommation de charbon est plus fort
que les engagements climatiques et la montée en puissance
des énergies renouvelables :
« Après deux années de baisse, la
demande globale de charbon a
crû de 1 % l’an dernier », indique
l’Agence internationale de
l’énergie dans son rapport
annuel sur le charbon publié
mardi. Et la consommation de
cette ressource polluante mais
bon marché, facilement accessible et géographiquement partagée, devrait encore avoir crû
cette année. La part du charbon
dans la production d’électricité
est restée stable l’an dernier, à
38 %. // PAGE 30
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02 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
FRANCE
Comment contrer
le risque Le Pen ?
Après avoir tablé sur un débat tranché, Macron craint
désormais que les « gilets jaunes » ne se transforment
en carburant pour le RN aux européennes.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
ffacer le jaune avant
Noël. Edouard Philippe
détaille dans l’urgence –
et l’improvisation –
les mesures pouvoir d’achat,
Christophe Castaner évacue
les ronds-points, Emmanuel
Macron bouscule son agenda
pour lancer le débat national…
Carottes, bâtons et tables
rondes comme débouché.
L’exécutif se presse de tourner
la page « gilets jaunes », autant
pour tenter de reprendre le fil
du quinquennat, que pour
éviter une cristallisation
politique du mouvement.
Parlera-t-on d’autre chose
autour de la bûche ?
Si le mouvement s’est avéré
plus dangereux qu’il n’en avait
l’air sur le plan social, l’exécutif
craint le même phénomène
en politique. Les élections
européennes approchent.
L’affrontement attendu avec
Marine Le Pen est en passe de
se transformer en écrasement,
d’après les sondages.
Comment faire pour que
l’adversaire Rassemblement
national, plutôt utile dans
un face-à-face présidentiel,
ne se transforme en piège de
« midterm » ? Voilà l’enjeu.
Le scrutin européen favorise le
RN : le sujet (on se déplace plus
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
E
volontiers quand on est contre
l’UE que pour), l’enjeu (jugé
suffisamment peu important
pour permettre
le défoulement) et désormais
les « gilets jaunes », cela fait
beaucoup. La majorité est à la
manœuvre. D’abord, éteindre
le mouvement. Emmanuel
Macron ouvre tous les sujets, y
compris l’immigration, même
s’il le rétrograde finalement en
seconde place dans le débat.
Si tout est sur la table, la colère
n’a plus lieu d’être, espère-t-il,
les manifestants peuvent
retourner à leur état
de défiance passive vis-à-vis
des politiques. « Les “gilets
jaunes” sont une machine à
abstention », veut ainsi croire
un proche du chef de l’Etat,
« on l’a vu dans d’autres
mouvements, la résignation
succède le plus souvent
à la colère »… Si tant est que
la colère ne dure pas et reste
à l’état d’abcès. Si tel n’est pas
le cas, autant que les « gilets
jaunes » se présentent aux
élections européennes, pousse
notamment Richard Ferrand,
le président de l’Assemblée.
Et pour cause, ils prennent
surtout des voix aux RN, disent
les sondages qui les ont testés
(10 à 12 %). Mais c’était avant
que Francis Lalanne ne veuille
conduire une liste, avant aussi
qu’un deuxième groupe ne
se dise intéressé par le scrutin.
Les « gilets jaunes » politiques
ressemblent pour l’heure aux
« gilets jaunes » sociaux : ils
sont totalement insaisissables.
ccornudet@lesechos.fr
en bref
La réforme des institutions décalée
POLITIQUE La reprise de l’examen de la réforme constitutionnelle est reportée au-delà du « débat national » censé tirer les
leçons de la crise des « gilets jaunes » et prévu jusqu’en mars, a
confirmé mardi Edouard Philippe. « Il nous faudra écouter et
tenir compte de ce qui aura été dit », a argumenté le chef du gouvernement. Ce report a été acté en conférence des présidents de
groupes de l’Assemblée nationale. Les députés devaient reprendre mi-janvier leurs travaux sur ce texte, source de tensions
avec le Sénat majoritairement à droite, après leur interruption
l’été dernier en raison de l’affaire Benalla.
Les députés En marche plaident pour
une prime d’activité « automatique »
SOCIAL Les députés de la majorité souhaitent aller vers une
prime d’activité « plus simple et plus automatique », ont-ils souligné mardi. L’article 4 du projet de loi sur les « mesures
d’urgence économique et sociale », présenté ce mercredi en
Conseil des ministres, prévoit que le gouvernement devra présenter « les options de mise en œuvre possible » de cette automaticité, qui pourra se faire en lien avec le prélèvement à la source
de l’impôt sur le revenu, a expliqué Amélie de Montchalin,
numéro deux du groupe En marche à l’Assemblée.
À 7h12, retrouvez Nicolas Barré
pour “L’édito éco”dans le
7h-9h de Nikos Aliagas.
CONJONCTURE
Pouvoir d’achat : les
mesures Macron vont
stimuler la croissance
l L’Insee prévoit une forte hausse du pouvoir d’achat
en début d’année prochaine.
l Les mesures obtenues par les « gilets jaunes » devraient
en effet soutenir la consommation.
l La baisse du prix du pétrole ralentira l’inflation.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
Provoqué en bonne partie par la
question du pouvoir d’achat, le
mouvement des « gilets jaunes » va
au final doper celui-ci et soutenir
l’activité économique dans les prochains mois. Dans sa note de conjoncture publiée mardi, l’Insee prévoit certes un ralentissement
marqué fin 2018 à cause de la révolte
des ronds-points, dont l’effet est
estimé à 0,1 point de PIB en moins
sur la croissance au quatrième trimestre. En revanche, le rebond
devrait bien avoir lieu en début
d’année prochaine, la croissance
étant attendue à 0,4 % au premier
trimestre, puis à 0,3 % au deuxième.
Le pouvoir d’achat des Français,
pris dans sa globalité, devrait grimper de 3 % sur un an début 2019,
après un quatrième trimestre où il
devrait déjà vivement progresser. Si
les ménages ont d’abord perçu la
hausse du prix du pétrole intervenue en septembre – ce qui explique
en partie la chute libre de la
confiance des ménages de cet
automne –, la suppression totale
des cotisations maladie et chômage
pour les salariés ainsi que la baisse
d’un tiers de la taxe d’habitation
pour 80 % des Français, ont eu pour
effet de faire progresser les revenus
très rapidement.
Et les mesures annoncées le
10 décembre dernier par Emmanuel Macron, qui correspondent à
environ 10 milliards d’euros pour les
ménages, vont accélérer le mouvement. L’annulation de la hausse de
la CSG intervenue en 2018 pour bon
nombre de retraités, la défiscalisation des heures supplémentaires, la
prime exceptionnelle de fin d’année
que pourraient verser les entreprises et l’augmentation de la prime
d’activité pour les ménages dont les
revenus perçus sont proches du
SMIC, devraient dynamiser la consommation. L’Insee chiffre l’impact
de toutes ces mesures à 0,5 % de
revenu disponible brut en plus
au premier trimestre 2019. Sans
compter la progression conjoncturelle des salaires et le net tassement
des prix à la consommation.
« Avec le reflux du prix du pétrole,
sous l’hypothèse de sa stabilisation
autour de 60 dollars [contre 85 dollars début octobre, NDLR], l’infla-
« Avec le reflux
du prix du pétrole,
sous l’hypothèse
de sa stabilisation
autour
de 60 dollars,
l’inflation serait
de seulement 1 %
à la mi-2019. »
JULIEN POUGET
Chef du département de la
conjoncture à l’Insee
tion serait de seulement 1 % à la mi2019, alors qu’elle était supérieure à
2 % à l’été dernier », souligne Julien
Pouget, chef du département de la
conjoncture à l’Insee. Et, avec
l’annulation de la hausse de la taxe
carbone, prévue initialement en
janvier prochain, et le gel du prix du
gaz et de l’électricité, l’inflation
énergétique serait nulle à la fin juin.
Hausse du taux d’épargne
« Ces gains de revenus permettraient
de soutenir la consommation en
2019 », selon Frédéric Tallet, économiste à l’Insee. D’autant que les
dépenses des ménages devraient
mécaniquement se reprendre
après un quatrième trimestre marqué par les blocages des « gilets jaunes ». La consommation grimperait ainsi de 0,7 % sur les trois
premiers mois de 2019. Mais « tous
les gains de pouvoir d’achat seront
loin d’être consommés », prévient
Frédéric Tallet. Une partie sera thésaurisée, puisque le taux d’épargne
atteindrait 15,4 % au premier trimestre 2019.
Il faut dire que, si les mesures
récentes pour le pouvoir d’achat
bénéficient d’abord aux ménages
les plus modestes qui ont tendance
à consommer tout euro de revenu
supplémentaire, d’autres décisions
favorisent les plus aisés, qui ont une
forte épargne. Ainsi, avec la
réforme du prélèvement forfaitaire
unique sur les revenus du capital,
les dividendes versés en 2018 ont
bondi. Les revenus de la propriété
se seraient envolés de 11 % cette
année.
Autre bémol : dans son évaluation des effets du plan Macron,
l’Insee n’a pas pris en compte le
financement des mesures. Qui va se
traduire par un report de la baisse
de l’impôt sur les sociétés pour les
grandes entreprises et par un surcroît de dette publique à amortir.
(
L’éditorial
de Jean-Marc Vittori
Page 9
Le taux de chômage ne baisse presque plus
L’Insee anticipe seulement
64.000 créations nettes
d’emplois au premier
semestre 2019. Insuffisant
pour faire refluer le taux de
chômage qui devrait
stagner autour des 9 %.
Alain Ruello
@AlainRuello
La tendance était déjà à l’œuvre,
mais le mouvement des « gilets jaunes » l’a accentuée : les créations
nettes d’emplois se réduisent trimestre après trimestre. L’Insee en
attend désormais 107.000 en 2018.
Soit 22.000 de moins que lors de sa
dernière prévision en octobre. Soit,
surtout, près de 235.000 de moins
que l’an dernier. Au premier semestre 2019, l’emploi total continuerait
sur ce rythme, avec 64.000 postes
de plus, dont 15.000 du fait de la
transformation du crédit d’impôt
pour la compétitivité et l’emploi
(CICE) en baisse directe de charges,
estime l’institut statistique.
D’un côté, le tertiaire hors intérim continue d’embaucher à tour
de bras (71.000 créations nettes de
postes attendues sur la première
partie de l’année prochaine). La
construction reste bien orientée, à
une échelle bien moindre (+5.000)
avec, en plus, des difficultés de
recrutement qui ne faiblissent pas.
Retournement de l’intérim
A l’inverse, la reprise dans l’industrie observée en 2017 a tourné court.
Après avoir quasi stagné en 2017,
légèrement reculé en 2018, les effectifs dans ce secteur vont continuer à
La reprise observée dans l’industrie en 2017 a tourné court. En léger recul en 2018, les effectifs dans
ce secteur vont continuer à baisser, de 7.000 au premier semestre 2019. Photo Laurent Cerino/RÉA
baisser, de 7.000 au premier semestre. A cela, s’ajoute le retournement
de l’intérim. « Particulièrement
réactif aux fluctuations de l’activité,
il s’est redressé plus tôt que les autres
composantes de l’emploi pour dépasser, en 2017, les niveaux élevés qu’il
avait atteints avant la crise économique de 2008-2009 », rappelle l’Insee.
L’institut attend 20.000 emplois de
moins dans l’intérim au premier
semestre 2019, comme sur les six
derniers mois de 2018.
Dans le secteur public, la baisse
des contrats aidés ancienne for-
mule serait enrayée par la montée
en charge des « Parcours emploi
compétences » qui leur ont suc-
107.000
LE NOMBRE
DES CRÉATIONS NETTES
D’EMPLOIS EN 2018
selon l’Insee, soit 22.000 de
moins que lors de sa prévision
d’octobre et près de 235.000
de moins que l’an dernier.
cédé. Résultat, les effectifs
devraient progresser de 9.000 au
premier semestre.
Tout cela dessine un marché du
travail de moins en moins dynamique, et donc de moins en moins
capable de faire baisser le taux de
chômage compte tenu de l’évolution de la population active. L’Insee
l’attend à 9 % fin juin sur la France
entière (hors Mayotte), en baisse de
0,1 point seulement sur un an,
encore très loin des 7 % que vise
Emmanuel Macron à la fin de son
quinquennat. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
L’exécutif s’active pour éviter que
la colère des policiers n’empire
SÉCURITÉ
Une prime
de 300 euros a été
proposée mardi pour
les policiers mobilisés
sur le conflit des
« gilets jaunes ».
Le ministre
de l’Intérieur s’attaque
au lourd dossier des
heures supplémentaires non payées.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
C’est un cahier de doléances dont
l’épaisseur n’a rien à envier à celui
des « gilets jaunes », auquel l’exécutif a commencé à vouloir donner
suite. Une prime exceptionnelle de
300 euros a été proposée ce mardi
pour les policiers et gendarmes qui,
DÉCRYPTAGE // La croissance de 2019
pourrait ne pas dépasser 1,3 %.
L’économie en pente
douce l’an prochain
etit à petit, l’économie
française ralentit et
retrouve sa vitesse de croisière, relativement lente. C’est un
des enseignements importants
de la note de conjoncture de
l’Insee publiée mardi. Tout
d’abord, l’Allemagne et l’Italie ont
calé au troisième trimestre. Les
difficultés des constructeurs
automobiles allemands à s’adapter aux nouvelles normes européennes, les craintes sur le Brexit,
les errements budgétaires du
gouvernement italien ou encore
les tensions commerciales sont
les principaux accusés. Mais les
facteurs temporaires n’expliquent pas tout.
« L’activité des principaux pays
de la zone euro serait proche de son
potentiel, c’est-à-dire que le dynamisme associé au rattrapage de la
crise de 2008 et de celle des dettes
souveraines européennes en 2011
serait en phase de s’estomper »,
explique Julien Pouget, chef du
département de la conjoncture à
l’Insee. Et, comme le dit Frédéric
Tallet, économiste à l’Insee, « la
France n’échappe pas au ralentissement mondial ».
P
Moins de mises en chantier
Pour le combattre, l’Allemagne,
l’Espagne, l’Italie et désormais la
France ont opté pour un soutien
budgétaire. Mais il n’est pas sûr
que cette politique économique
fonctionne en période de ralentissement, si celui-ci est en grande
partie structurel. Dans l’Hexagone, l’Insee table sur une croissance de 0,4 % au premier trimestre et de 0,3 % au deuxième. Si
celle-ci s’élevait ensuite à 0,4 % aux
troisième et quatrième trimestres,
alors le PIB ne progresserait finalement que de 1,3 % sur l’année 2019,
c’est-à-dire peu ou prou la croissance potentielle du pays.
Au-delà de « gilets jaunes » qui
ont plombé l’activité sur les trois
derniers mois de 2018, l’investisse-
depuis des semaines, s’emploient à
maintenir l’ordre public aux abords
des ronds-points et autres lieux de
manifestations. Cette mesure, à
laquelle s’ajoute une prime de
200 euros pour les personnels des
préfectures, concernerait
110.000 fonctionnaires pour un
coût total d’environ 33 millions
d’euros. Pour autant, rien n’indique
que ce geste suffira à calmer la
situation.
La tension n’a en effet cessé de
s’accroître entre les gouvernements
de ces dernières années et les quelque 150.000 policiers employés par
l’Etat.
Un lourd passif
Ce bonus, qui ne les concerne pas
tous, ne « va pas calmer notre
colère », a prévenu Yves Lefebvre du
syndicat Unité-SGP Police FO. Une
colère de plus en plus forte et qui
pourrait aller très loin. « Les rondspoints ne sont pas réservés qu’aux
seuls “gilets jaunes” », a averti
l’Unsa-Police, la troisième organi-
sation représentative de la police.
Un chiffre, à lui seul, résume l’état
très dégradé de ces relations entre
les policiers et leur employeur : les
quelque 275 millions d’euros d’heures supplémentaires impayées. Un
passif imposant qui n’a fait que
s’alourdir ces dernières années,
sous l’effet croisé des baisses d’effectifs opérées sous le mandat de Nicolas Sarkozy et de la succession des
événements à risques (terrorisme,
grandes manifestations sportives,
mouvements sociaux durs) qui ont
275
MILLIONS D’EUROS
d’heures supplémentaires
impayées. Un passif qui s’est
accru sous l’effet croisé
de baisses d’effectifs et
d’événements à risques
(terrorisme, mouvements
sociaux, etc).
mis les effectifs policiers au bout du
rouleau. « Il s’agit bien d’une dette »,
a reconnu mardi à l’Assemblée
Christophe Castaner.
Service minimum
Soucieux de ne pas avoir à subir de
nouvelles foudres contestataires, le
ministre de l’Intérieur a reçu en
début de soirée les représentants de
l’ensemble des syndicats de police
pour leur proposer de travailler sur
« les modalités d’extinction » de
l’ardoise à régler par l’Etat.
Une réunion organisée sur fond
d’opération « service minimum »
et « 100 % prévention », lancée à
l’appel du syndicat Unsa-Police et
à la veille d’une journée « commissariats fermés », déclenchée à l’initiative du syndicat Alliance. Ce dernier réclame un « retour sur
investissement », celui consenti non
seulement depuis un mois pour
gérer les « gilets jaunes », mais
« depuis plusieurs années » au nom
d’un engagement sans faille des forces de sécurité. n
Autonomous robotics
Artificial Intelligence
Connectivity
Clean technologies
Automation
loT*
ment des ménages en logement
devrait reculer en 2019, les mises
en chantier régressant déjà depuis
quelques mois après un boom en
2017. Ensuite, les industriels interrogés par l’Insee indiquent un
repli des perspectives générales de
production, un mauvais signe
pour les prochains mois. Enfin, si
les exportations sont dynamiques
en cette fin d’année 2018, « la contribution du commerce extérieur au
PIB serait négative dans la première
moitié de l’année 2019 en raison du
calendrier de livraison des grands
contrats aéronautiques », alerte
Julien Pouget.
L’espoir, c’est que
les ménages
consomment
beaucoup
et entraînent
toute l’économie.
La demande intérieure sera le
moteur de l’activité avec la
consommation des ménages et
l’investissement des entreprises.
Cela devrait suffire pour que la
performance française en
matière de croissance soit semblable à celle de l’Allemagne et de
la zone euro au premier semestre
de 2019 mais pas assez pour la
dépasser. Pourtant, le pouvoir
d’achat est dopé à court terme par
une relance budgétaire qui se traduit par un creusement du déficit
public. L’espoir, c’est que les
ménages consomment beaucoup
et entraînent toute l’économie.
Mais, dans un pays ouvert avec
une balance commerciale déficitaire, c’est peu probable.
Reste la possibilité d’une chute
encore plus prononcée du prix du
pétrole, qui bénéficierait à l’économie dans son ensemble mais
ça, ce n’est pas du ressort des
Français. — G. C.
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04 // FRANCE
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
Les entreprises peinent à se saisir
des ordonnances réformant le Code du travail
l Le comité d’évaluation des ordonnances a publié mardi une note d’étape.
l Elle montre que les entreprises n’ont pas encore pris la mesure des possibilités offertes par cette réforme,
notamment en matière de dialogue social.
LÉGISLATION
Marie Bellan
@mbellan1
Un peu plus d’un an après la mise en
œuvre des ordonnances réformant
le Code du travail, la tentation était
forte de vouloir en tirer un bilan chiffré en bonne et due forme. Le ministère du Travail n’y a pas résisté puisqu’il a présenté dès le mois de
septembre dernier une première
évaluation quantitative de certaines
mesures. Les experts du comité
d’évaluation des ordonnances ont eu
une démarche plus prudente. Ils ont
publié mardi un deuxième « point
d’étape », après celui du mois de juin,
qui vise davantage à voir quel est le
niveau d’appropriation de la
réforme par les acteurs. Aucun bilan
véritable ne pouvant être tiré, selon
eux, avant 2020. « Dire que la réforme
n’a pas atteint ses objectifs n’aurait
pas de sens, c’est beaucoup trop tôt »,
indique Jean-François Pilliard,
ancien responsable du pôle social au
Medef et coprésident du comité.
Le rapport comporte malgré tout
des chiffres, par exemple sur le
nombre d’accords de performance
collective signés : 20 dans les entreprises de plus de 250 salariés, 23
dans les PME et 4 dans les moins de
11 salariés. Un peu plus de 400 textes
ont par ailleurs été validés par référendum dans les entreprises de
moins de 10 salariés, dont 85 %
abordent la question du temps de
travail.
Levier de performance
Quant à la mise en place des conseils sociaux et économiques, qui
regroupent les anciennes instances
représentatives du personnel, ils
sont pour le moment au nombre de
10.500. Les entreprises ont jusqu’à
fin 2019 pour s’y conformer. « Audelà du nombre d’accords signés ou
du nombre de CSE mis en place, il ne
faut pas perdre de vue que cette
réforme du dialogue social est avant
tout qualitative et culturelle. Il nous
faut évaluer ce qui change vraiment
dans les pratiques », insiste Marcel
Grignard, ancien secrétaire national de la CFDT et coprésident du
comité. « Le juge de paix, in fine, ce
n’est pas le nombre de CSE, c’est le
bien-être des salariés et la compétitivité des entreprises », ajoute San-
drine Cazes, économiste à l’OFCE et
troisième coprésidente du comité.
Selon le rapport, même les entreprises les plus allantes sur le sujet,
celles qui ont mis en place un CSE,
qui a des délégués de proximité, ont
encore du mal à articuler le dialogue social avec les enjeux de compétitivité de l’entreprise et en faire
un levier de performance. « Les
chefs d’entreprise sont saisis d’une
sorte de sidération positive. Ils n’ont
jamais eu autant de liberté pour
organiser leurs relations sociales et
ils ont du mal à s’en saisir », souligne
Jean-François Pilliard.
Pour les y aider, le comité fait plusieurs recommandations pour
avoir un « mode d’emploi partagé »,
notamment auprès des PME et TPE
qui sont les plus difficiles à faire basculer dans ce nouveau mode de dialogue social. Au-delà de la promotion de certaines formations,
comme celles de l’Agence nationale
pour l’amélioration des conditions
de travail, le comité propose des
plates-formes de partage sur la
mise en place des nouvelles instances du personnel qui seraient alimentées par les acteurs sociaux
eux-mêmes. n
Shutterstock
AFP
SIPA
Trois mesures à l’épreuve
Le référendum arrive doucement
dans les très petites entreprises
Les recours aux prud’hommes
poursuivent leur décrue
Les instances de représentation
du personnel se cherchent
La disposition avait provoqué la
colère des syndicats. La réforme
du Code du travail permet désormais aux employeurs de 20 salariés et moins de s’affranchir de la
loi et des accords de branche sur
de nombreux sujets sans passer
par une négociation avec eux. La
voie proposée est le référendum
à la majorité des deux tiers dans
les entreprises jusqu’à 10 salariés
et, s’il n’y a aucun élu du personnel ou pour valider un accord
signé par un salarié mandaté,
pour celles de 11 à 20 salariés.
En un an, « un peu plus de
500 textes approuvés selon cette
modalité ont été repérés » dans la
base de données des accords,
souligne la note d’étape du
Comité d’évaluation des ordonnances Pénicaud. Il exclut de son
décompte l’épargne salariale sur
laquelle le référendum est possible depuis longtemps. Sur ces
Le contentieux prud’homal a
beaucoup évolué, c’est un fait.
Mais le bilan produit par le
comité d’évaluation des ordonnances travail, publié mardi,
montre que la baisse des recours
est un phénomène ancien. « En
vingt ans, les recours devant les
prud’hommes ont été divisés par
deux, passant de 240.000 demandes en 1998 à moins de 120.000 saisines en 2018 », notent les auteurs
du rapport. Une chute significative a été observée après 2009,
date de la création de la rupture
conventionnelle individuelle.
Le deuxième recul important sur
cette période est lié à la réforme
de 2016, d’Emmanuel Macron,
alors ministre de l’Economie.
La mise en état du dossier étant
devenue obligatoire (exposé des
motifs, présentation des pièces
justificatives…), ce formalisme
a certainement découragé une
L’été dernier, un premier
bilan avait montré que les entreprises ne se pressaient guère
pour substituer le comité social
et économique aux trois institutions représentatives existantes
– comité d’entreprise, CHSCT et
délégués du personnel. La note
d’étape sur la réforme du Code
du travail publiée mardi et
fondée sur des informations
récoltées jusqu’ à l’automne
le confirme. Elle pointe en effet
« un ralentissement du rythme des
élections professionnelles en fin
d’année 2017 et au début de l’année
2018 » de 68 % par rapport au
cycle électoral précédent. Ce n’est
cependant pas sur ce sujet que
se concentrent les inquiétudes
du comité d’évaluation, alors
que la réforme du Code du travail
donne jusqu’au 31 décembre 2019
aux entreprises pour intégrer
la réforme. « Dans beaucoup
500 textes, 400 émanent
d’entreprises de moins de
11 salariés. Est-ce parce qu’il y a
pour les autres l’obligation de
passer par un élu du personnel
ou un salarié mandaté pour
négocier ? Il est trop tôt pour le
conclure. Mais que ce soit chez
les très petites ou les petites
entreprises, un thème domine
tous les autres : le temps de
travail est traité par plus de 80 %
des textes. Il est particulièrement
prisé par les sociétés de holding
et les activités de sièges sociaux
de moins de 11 salariés où ont été
conclus 9 % des accords référendaires dans les toutes petites
entreprises, « quasi exclusivement du temps de travail, majoritairement du forfait en jours ou en
heures pour leurs cadres ». Dans
les sociétés de 11 à 20 salariés, la
protection sociale est aussi
parfois abordée.— L. de C.
partie des demandeurs. Depuis
novembre 2017, en revanche, date
de l’entrée en vigueur des ordonnances travail et d’un barème
obligatoire pour les licenciements
jugés abusifs, « le nombre de
demandes introduites devant les
prud’hommes se situe globalement
à des niveaux similaires à ceux
qui ont été constatés l’année
précédente », indique le rapport.
« On ne peut donc à ce jour déceler
de lien entre l’instauration du
barème et l’activité des juridictions. » Le rapport ne s’est pas
penché sur les délais de traitement des recours. Mais un autre
rapport, parlementaire cette fois,
et émanant de la mission d’évaluation et de contrôle créée spécifiquement pour la loi Macron
de 2016, avait noté que les délais
avaient tendance à augmenter,
malgré la prévisibilité induite par
le barème depuis fin 2017. — M. B.
d’entreprises, on peut craindre
que la mise en place du CSE
se fasse a minima », notent les
experts, distinguant les entreprises où existait déjà un « dialogue
social de qualité » et les autres.
Sur la base des auditions auxquelles ils ont procédé, ils notent
que « les accords de CSE connus
apparaissent hétérogènes et souvent peu innovants ». Le comité
d’évaluation évoque « plusieurs
points de vigilance » : « le risque
de centralisation induit par
les CSE [qui] pourrait conduire
à un plus grand formalisme
du dialogue social, notamment
sur les questions de santé et vie
au travail » jusque-là traitées
dans une instance spécifique ;
la lourdeur du mandat au CSE
qui nécessite un apprentissage
important, « ce qui peut justifier
une présence en séance des
suppléants » aussi. — L. de C.
Travailleurs des plates-formes :
les prud’hommes saisis du cas d’Uber
PRUD’HOMMES
Le 28 novembre,
la Cour de cassation a
requalifié un coursier
à vélo en salarié.
Plusieurs chauffeurs
Uber espèrent pouvoir
bénéficier de cette
jurisprudence.
Après les coursiers à vélo, les VTC ?
Une première salve de 10 dossiers
de chauffeurs Uber sur la centaine
de cas rassemblés par les avocats,
Jean-Pierre Teissonnière et Sylvie
Topaloff, était à l’ordre du jour du
conseil de prud’hommes de Paris
mardi dans un contexte électrisé
par une récente décision de la Cour
de cassation. Le 28 novembre dernier, sa chambre sociale a rendu
un arrêt majeur concernant les
travailleurs des plates-formes,
puisqu’il a décidé de requalifier
un livreur à vélo de Take Eat
Easy en salarié.
Cartes rebattues
Du côté de chez Uber, on veut croire
que les cartes ne sont pas rebattues. « Des dizaines de milliers de
chauffeurs en France utilisent
l’application Uber, car elle leur permet de décider en temps réel, si,
quand et où ils veulent conduire »,
explique une porte-parole de
l’entreprise, soulignant que « le
conseil de prud’hommes de Paris a
confirmé à deux reprises cette année
que les chauffeurs utilisant l’application Uber sont des indépendants ».
Mais c’était avant l’évolution de
la jurisprudence. Jusqu’à présent,
cette dernière interdisait d’inscrire
des clauses d’exclusivité au risque
d’une requalification du contrat en
contrat de travail. Les plates-formes
s’étaient adaptées. Il faut dire que
le critère était autrement plus simple que ceux avancés par la Cour de
cassation, il y a trois semaines. Tout
d’abord, les juges ont dit, comme le
résume Jean-Paul Teissonnière,
que ce sont « les conditions réelles
de travail » qui déterminent s’il y a
contrat de travail, pas les termes du
contrat commercial.
« Dans ces deux
derniers cas
[BlaBlaCar
ou Airbnb],
le prix est fixé
par le vendeur,
pas chez Uber. »
SYLVIE TOPALOFF
Avocate des chauffeurs
Géolocalisation
Ensuite, ils ont pointé deux éléments. Il y a le fait que « l’application
[est] dotée d’un système de géolocalisation permettant le suivi en temps
réel par la société de la position du
coursier et la comptabilisation du
nombre de kilomètres parcourus par
celui-ci » ; d’autre part, de l’existence
d’un « pouvoir de sanction ».
Les affaires plaidées mardi sont
d’autant plus intéressantes qu’elles
élargissent les sujets à trancher par
Lors d’une manifestation de chauffeurs Uber, le 9 février 2016,
place de la Nation, à Paris. Photo Geoffroy Van Der Hasselt/AFP
la justice dans le monde des platesformes. Avec captures d’écran à
l’appui, les avocats des chauffeurs
ont comparé Uber et BlaBlaCar ou
Airbnb. « Dans ces deux derniers
cas, le prix est fixé par le vendeur, pas
chez Uber », a pointé Sylvie Topaloff
lors d’une conférence de presse,
juste avant l’audience. En outre, la
plate-forme impose à ses chauffeurs une convention de prestation
de ser vices de paiement pour
autrui, soulignait Jean-Paul
Teissonnière, s’interrogeant sur
l’existence de l’agrément de la Banque de France, qui est obligatoire.
Le conseil de prud’hommes
rendra sa décision le 11 mars et
un nouvel arrêt de la Cour de cassation sur une autre affaire est
attendu en mai. — L. de C.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 05
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
« Gilets jaunes » : gros cafouillage à
Matignon sur l’extension du chèque énergie
transport des revenus imposables.
Il y aura bien également un doublement de la prime à la conversion pour les actifs non imposables
qui roulent plus de 60 km par jour
pour aller au travail ainsi que pour
les 20 % de ménages les plus
modestes : ceux-ci bénéficieront
donc d’une prime de 4.000 euros
pour se débarrasser d’un vieux
véhicule polluant (essence d’avant
1997 et diesel d’avant 2001) et acheter un véhicule essence ou diesel
plus récent (5.000 euros pour un
véhicule électrique ou hybride
rechargeable).
POUVOIR D’ACHAT
L’exécutif a annoncé
mardi après-midi
une annulation d’une
partie des mesures
concédées aux « gilets
jaunes » mi-novembre.
Celui-ci a fait machine
arrière dans la soirée
devant le tollé.
Dégradation du déficit
Si le mouvement des « gilets jaunes » semble perdre en intensité, la
sérénité est loin d’être revenue au
sein de l’exécutif. En témoigne le
nouveau cafouillage autour de certaines des mesures annoncées minovembre par Edouard Philippe
pour tenter de mettre fin à la crise
alors naissante : en fin d’après-midi
mardi, Matignon faisait savoir que
l’extension du chèque énergie et le
renforcement de la prime à la casse
étaient finalement abandonnés.
Las ! Deux heures plus tard, les services du Premier ministre indiquaient que les mesures initiales
étaient finalement rétablies, dans
un virage à 180 degrés.
Pourquoi un tel couac ? Au
départ, l’exécutif estimait que les
mesures envisagées mi-novembre
n’avaient plus de raison d’être.
« Depuis ces annonces, il y a eu
l’annulation des hausses de taxes sur
Au total, la facture reste de 500 millions d’euros, qui s’ajouteront aux
10 milliards d’euros de mesures
pour le pouvoir d’achat. De quoi
expliquer la dégradation du déficit
aussi bien en 2018 (2,7 % du PIB
contre 2,6 % prévu) qu’en 2019
(3,2 % contre 2,8 % prévu).
Par ailleurs, le gouvernement a
fait passer mardi un amendement
lors du vote du projet de loi de
finances 2019 pour accélérer le
paiement de cette prime à la
conversion. Victime de son succès
(près de 300.000 demandes en
2018, contre 100.000 prévues), celle-ci met parfois plusieurs mois
avant d’être versée. Le processus
budgétaire va être modifié pour y
mettre fin. L’exécutif s’apprête aussi
à solder d’ici à la fin du mois les
120 millions d’euros de retard dans
le remboursement de la prime à la
conversion aux concessionnaires
automobiles. n
Sipa
Renaud Honoré
@r_honore
Le gouvernement veut renoncer à l’extension du chèque énergie à 2 millions de foyers de plus.
l’énergie pour 2019, ainsi que des
mesures fortes sur le pouvoir
d’achat », justifiait-on alors à Matignon en fin d’après-midi. Mais ce
changement de pied sur des décisions qui étaient pourtant présentées comme indispensable il y a un
mois a rapidement suscité de nombreuses critiques. Y compris au sein
de la majorité, le député LREM
Matthieu Orphelin parlant sur
Twitter d’une « vraie erreur ».
Tête-à-queue
« Ça a été perçu comme un tête-àqueue. Nous ne voulons pas prendre
le risque de ne pas être compris, raison pour laquelle nous maintenons
l’intégralité des mesures telles
qu’envisagées mi-novembre », a-t-on
alors justifié à Matignon. En clair, le
gouvernement n’a pas voulu rééditer l’épisode des APL de l’été 2017 et
prendre le risque d’une nouvelle
polémique politique pour une
mesure qui devait dégager des économies relativement modestes :
environ 130 millions d’euros, alors
que dans le même temps les mesures en faveur du pouvoir d’achat
pour éteindre la crise des « gilets
jaunes » sont évaluées à plus de
10 milliards d’euros. Au passage,
l’épisode montre également la nouvelle influence gagnée par les parlementaires de la majorité.
Au terme de ce cafouillage,
l’extension du chèque énergie à
2 millions de foyers supplémentaires (pour un montant de 60 euros
en moyenne) reste donc valable. Ce
dispositif aide financièrement les
ménages utilisant des énergies fossiles comme le fioul pour se chauffer. Il y aura également une hausse
de 50 euros en moyenne l’an prochain pour les 3,7 millions de ménages déjà concernés.
Pour les automobilistes, le gouvernement maintient donc le relèvement pour les petites cylindrées
du barème kilométrique – dispositif
qui permet aux salariés et aux indépendants de déduire les frais de
Le Sénat prêt à voter les mesures Macron
POLITIQUE
Majoritaires
à la Chambre Haute,
la droite et le centre
droit ont indiqué qu’ils
donneraient leur feu
vert vendredi aux
mesures d’urgence
pour le pouvoir
d’achat.
Isabelle Ficek
@IsabelleFicek
Emmanuel Macron a décrété lors
de son allocution l’état d’urgence
économique et sociale ? Encore
faut-il que les mesures de pouvoir
d’achat présentées ce mercredi en
Conseil des ministres soient adoptées dans la foulée ! A l’Assemblée
nationale, l’issue du vote prévu
jeudi, ne fait aucun doute. Mais au
Sénat, c’est la droite majoritaire qui
détient la clef. Pour une adoption
définitive du texte avant la fin de la
semaine, la Chambre haute doit
voter « conforme », vendredi, le
texte issu du Palais-Bourbon. C’est
ce que veut le gouvernement, qui a
mis sous haute pression les administrations concernées afin que
l’exécution des mesures suive.
La droite peut-elle s’opposer et
bloquer, au risque de passer aux
yeux de l’opinion et de ses propres
électeurs pour ceux qui retardent la
mise en place de ces mesures de
pouvoir d’achat ? Au Sénat, la majo-
rité a tranché. Président du groupe
LR, Bruno Retailleau a proposé
mardi à ses troupes de voter la loi
d’urgence économique et sociale. Et
de voter conforme. « Ces mesures
d’apaisement, elles étaient absolument nécessaires », a-t-il soutenu
sur LCI, tout en estimant qu’elles ne
« vont pas soigner définitivement le
malade », car elles sont « faites avec
un chèque en bois », selon lui.
Même son de cloche du côté du
groupe Union centriste. Son président, Hervé Marseille, prend plaisir
à souligner au passage, s’agissant de
l’annulation de la hausse des taxes
sur les carburants dans le projet de
loi de finances, qu’il est « satisfait
que le gouvernement ait enfin repris
ce que préconisait le Sénat ». Son
groupe doit aussi voter conformes
vendredi les mesures d’urgence.
« Pour l’essentiel, nous les avons
réclamées, sourit-il : la clémence
pour les retraités odieusement rackettés, la défiscalisation des heures
supplémentaires supprimée par
François Hollande, on y a toujours
été favorables !… On ne va pas s’amuser à s’y opposer, même si on peut discuter de la méthode. Il faudra bien
qu’on fasse les additions. »
Piège du pouvoir d’achat
Malgré les réserves, difficile donc
pour la droite de bloquer ces mesures. L’équation n’est pas plus facile
pour les groupes issus de partis de
gouvernement. Ainsi, le PS devrait
s’abstenir – difficile, pour lui, de
voter contre des mesures du pouvoir d’achat – même si, souligne
Patrick Kanner, président du
groupe PS au Sénat, elles sont
« insuffisantes et déséquilibrées. »
A l’Assemblée, Christian Jacob,
patron des députés LR, a lui aussi
indiqué que son groupe voterait ces
mesures. Mais « à condition que les
engagements du président de la
République soient tenus ». De quoi
permettre encore des évolutions au
sein du groupe où l’on critique,
entre autres, l’application de la CSG
aux heures supplémentaires.
Quant aux partis situés aux
extrémités de l’Hémicycle, ils doivent sans surprise voter contre le
texte, même si, indique-t-on du côté
de La France insoumise, ils pourraient ne pas le faire sur tous les
articles. Le piège du pouvoir
d’achat. n
Les socialistes poussent à un
référendum sur le retour de l’ISF
FISCALITÉ
Les chefs de file
des parlementaires
socialistes ont appelé
les élus, sauf ceux
d’extrême droite, à
soutenir un référendum d’initiative
partagée.
Pierre-Alain Furbury
@paFurbury
Prendre l’exécutif au mot, puisqu’il
n’a pas fermé la porte à l’instauration
d’un référendum d’initiative
citoyenne réclamée par les « gilets
jaunes ». Tenter de prendre La
France insoumise de vitesse, alors
qu’elle a indiqué préparer une proposition de loi pour imposer la
mesure. Et, surtout, faire entendre la
voix des socialistes, toujours inaudible un an et demi après le début du
quinquennat. Valérie Rabault et
Patrick Kanner, qui président respectivement les groupes PS à
l’Assemblée (29 députés sur 577 élus)
et au Sénat (74 sénateurs sur 348),
ont appelé mardi au rétablissement
de l’impôt de solidarité sur la fortune
par la voie référendaire. « Nous
avons entendu le président de la République fermer le ban. Nous, nous voulons le rouvrir », a tranché le sénateur. « La justice fiscale est la condition
nécessaire à la cohésion du pays », a
insisté la députée.
Pour ce faire, les socialistes proposent d’utiliser un outil existant,
instauré par la révision constitutionnelle de 2008 : le référendum
dit « d’initiative partagée ». Il prend
la forme d’une proposition de loi,
déposée à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement
(soit 185 élus) puis soutenue par un
dixième des électeurs inscrits sur
les listes électorales (soit la signature de plus de 4,5 millions de personnes). Aucun délai n’est fixé dans
le temps pour la première condition, la seconde devant ultérieurement se faire dans un intervalle de
neuf mois. Une fois la chose faite et
le processus validé par le Conseil
constitutionnel, le chef de l’Etat est
contraint de recourir au référendum, à moins que le texte ne soit
examiné par les deux chambres du
Parlement.
ENVIRONNEMENT
L’Etat français
va faire l’objet d’un
recours en justice
pour action insuffisante contre
le réchauffement
climatique.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Elles n’ont pas décidé d’envoyer
leurs militants sur des rondspoints mais d’en appeler au
pouvoir judiciaire. Quatre
ONG engagées dans la lutte
contre le réchauffement climatique – Oxfam, Greenpeace, Fondation pour la nature et
l’homme (FNH), Notre Affaire à
tous – ont adressé cette semaine
au Premier ministre et à douze
membres du gouvernement une
« demande préalable indemnitaire », prélude au dépôt d’un
recours devant le tribunal administratif contre l’Etat. Selon ces
organisations, ce dernier ne fait
ni ce qu’il faut, ni ce qu’il a décidé
pour limiter le réchauffement
planétaire à 1,5 degré, le grand
objectif de l’Accord de Paris sur
le climat. Matignon a deux mois
pour répondre et leur fournir
des explications. A défaut de
trouver celles-ci convaincantes,
les représentants de ces ONG
ont assuré ce mardi qu’ils déposeront un recours de plein contentieux devant le tribunal
administratif de Paris pour
« carence fautive » de l’Etat.
« Il ne s’agit pas
d’une action
symbolique. »
AUDREY PULVAR
FNH
Le premier tort de l’Etat est
d’avoir laissé la France dépasser
les plafonds d’émissions de gaz à
effet de serre (GES) fixés par
décret en 2015. Ces émissions
sont reparties à la hausse en 2016
(+ 4 %) et 2017 (+ 7 %) et leurs plafonds viennent d’être relevés, ce
qui « indique que la France ne
sera pas en mesure de respecter le
premier budget carbone 20152018 », signalent les quatre ONG.
Elles pointent aussi les trajectoires fixées en matière d’énergies renouvelables, lesquelles
« ne sont pas atteintes »
pour tenir l’objectif européen
(23 % de la consommation
d’énergie en 2020). Enfin, les
résultats de la France en matière
d’efficacité énergétique se révèlent très inférieurs aux ambitions affichées. Autant d’« engagements pris qui ne sont pas
tenus », résume Cécile Duflot,
directrice d’Oxfam France.
Précédent
« Course d’obstacles »
A ce jour, ce type de référendum,
introduit dans l’article 11 de la Constitution, n’a jamais été mis en
œuvre. Il est loin d’être simple à
enclencher. « L’ancien ministre des
Sports [avec le portefeuille de la
Ville et de la Jeunesse, de 2014 à
2017, NDLR] que je suis vous dirait
que c’est une course d’obstacles », a
concédé Patrick Kanner, tout en
citant Mark Twain : « Ils ne savaient
pas que c’était impossible, alors ils
l’ont fait. » Même en ajoutant les
voix des communistes et des insoumis des deux chambres du Parle-
Climat :
quatre ONG
veulent
traîner l’Etat
en justice
Patrick Kanner et Valérie Rabault avaient présenté au Premier
ministre, début décembre, avec Olivier Faure, leurs propositions
pour « sortir de la crise » des « gilets jaunes ». Photo AFP
ment, il manque une trentaine
d’élus pour espérer lancer le processus. Les socialistes lorgnent
notamment du côté de l’UDI et du
groupe Libertés et Territoires, issu
de rangs divers. Ils ont en revanche
exclu d’accepter les signatures des
députés de l’extrême droite.
Interpellé par Valérie Rabault à
l’Assemblée, Edouard Philippe a
défendu le choix de transformer
l’« inefficace » ISF en un impôt sur la
fortune immobilière, conformément à une promesse de campagne
d’Emmanuel Macron. « Ce qui peut
aussi avoir une vertu démocratique », a glissé le Premier ministre,
tout en s’engageant à « respecter le
droit » si les socialistes parvenaient
à leurs fins. n
Reste à savoir si ce coup de
« colère calme et de grande détermination de la société civile »,
comme le dépeint Audrey Pulvar de la FNH p eut payer,
sachant qu’« il ne s’agit pas d’une
action symbolique », selon elle.
Inédit en France, si l’on fait
exception de ce qu’a récemment
entrepris la ville de Grande-Synthe (Nord), ce type d’initiative est
assez répandu dans le monde
avec un millier de dossiers en
instance de jugement incrimin a n t s o u ve n t d e s c o m p a gnies multinationales. S’agissant
des Etats, les Pays-Bas se sont vu
ordonner en appel de réduire les
émissions de GES du pays de
25 % d’ici à 2020. Une affaire
dont le dénouement aura pris
trois bonnes années. n
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06 //
Les Echos
MONDE
en
chiffres
ÉTATS-UNIS : REBOND
DES MISES EN CHANTIER
PORTUGAL : CROISSANCE
REVUE À LA BAISSE
Après deux mois de baisse,
les mises en chantier
ont augmenté de 3,2 %
le mois dernier, à
1,256 million en rythme
annualisé, a annoncé
le département du
Commerce mardi.
La statistique d’octobre
a été révisée en baisse
à 1,217 million d’unités
au lieu de 1,228 million.
La Banque du Portugal
a revu en baisse mardi ses
prévisions de croissance
pour le pays en raison
d’un essoufflement
des exportations, et table
désormais sur un PIB en
hausse de 2,1 % en 2018
et de 1,8 % l’année prochaine
(contre respectivement
2,3 % et 1,9 % estimés en juin
dernier).
200
ANS ENCORE AVANT DE
PARVENIR À LA PARITÉ
Les inégalités de salaire
entre hommes et femmes
se sont légèrement réduites
en 2018, mais il faudra
encore plus de 200 ans pour
parvenir à la parité dans
le monde du travail, selon le
Forum économique mondial.
QUARANTE ANS APRÈS L’OUVERTURE DE LA CHINE
Xi Jinping réaffirme
le rôle central du
Parti communiste
l Lors de la cérémonie au Palais du Peuple ce mardi, le
leader chinois a redit sa volonté de poursuivre les réformes.
l Sans toutefois dévoiler aucune mesure concrète.
Pas question de changer de cap ni
même de se voir imposer un quelconque tempo. A l’heure où les EtatsUnis mettent la Chine sous pression
pour obtenir des changements structurels de son économie, Xi Jinping
s’est bien gardé d’afficher la moindre
concession. Dans un discours très
attendu, tenu à l’occasion du 40eanniversaire de la politique de réformes
lancée par Deng Xiaoping, l’homme
fort de Pékin a certes promis de poursuivre l’ouverture, mais n’a annoncé
aucune nouvelle mesure concrète ni
même signalé la moindre accélération dans la mise en œuvre du programme de réformes de 2013.
De quoi doucher les espoirs de
nombreux analystes et investisseurs
qui espéraient des signes tangibles du
leader chinois visant à apaiser les
craintes liées aux tensions commerciales et au ralentissement de l’économie chinoise. Au lieu de cela,
Xi Jinping s’est saisi de cet anniversaire pour réaffirmer le rôle central
du Parti communiste et défendre le
modèle d’une « économie socialiste
de marché ».
Selon lui, la réussite économique
de la Chine des quarante dernières
années, qui a notamment permis de
« sortir 740 millions de personnes de la
pauvreté », n’aurait pu se faire sans les
décisions avisées du Parti. « C’est précisément parce que nous avons adhéré
à la direction centralisée et unifiée du
Parti que nous avons pu réaliser cette
grande transition historique », a-t-il
justifié. Et alors que la Chine sera
« inévitablement confrontée à toutes
sortes de risques […] et même à des tempêtes incroyablement mouvementées » dans le futur, « il faut maintenir
la direction du Parti dans toutes les
activités », a-t-il encore insisté. Xi
Jinping s’inscrit ici dans la droite
ligne de son discours du 19e Congrès
qui avait vu son pouvoir renforcé l’an
dernier. Depuis, le régime communiste n’a fait qu’accentuer son contrôle sur la société et sur l’économie.
Une trêve fragile
Si l’ouverture et les réformes restent
les maîtres mots, la Chine entend garder son propre tempo : « Nous changerons résolument ce qui peut être
réformé et nous ne changerons pas,
résolument, ce qui ne peut pas l’être »,
a-t-il encore déclaré, martelant
comme ses prédécesseurs que « nul
ne peut dicter » sa conduite à la Chine.
Alors que Washington et Pékin ont
conclu une trêve fragile dans leur
guerre commerciale, se laissant
90 jours pour trouver un accord,
« l’objectif du discours n’était visiblement pas de donner des gages aux
Etats-Unis », note Alicia Garcia Herrero, chef économiste Asie chez
Natixis. Xi Jinping n’a pas annoncé de
réforme, mais a plutôt confirmé
l’importance de l’Etat dans l’économie
chinoise. Son discours s’adressait
d’abord au peuple chinois et indiquait
clairement que la politique de la Chine
ne serait pas influencée par l’Occident ». » Déçues par le discours de
Xi Jinping, les Bourses asiatiques se
sont repliées mardi. Dans le cadre
solennel du Palais du Peuple, le président chinois a également remis des
médailles à 110 personnalités, principalement chinoises, mais aussi
Les villages de pêcheurs du début des années 1980 ont laissé la place à Pudong. Le nouveau quartier de Shanghai est devenu l’une des vitrines de la Chine d’aujourd’hui. Photos Fritz Hoffmann/Redux-Réa-Peter Parks/AFP
étrangères, pour leur contribution
aux réformes des quarante dernières
années. Parmi elles, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, ou encore Pony Ma,
patron du géant de l’Internet Tencent, assis côte à côte à la tribune à
quelques mètres de Xi Jinping.
« Pionniers de la réforme »
Dix étrangers ont également été
honorés pour leur rôle de « pionnier de la réforme ». Figure notamment Klaus Schwab, fondateur du
Forum économique de Davos, où
Xi Jinping s’était présenté en ardent
défenseur du libre-échange et du
multilatéralisme en janvier 2017.
Un Français fait également partie
de la liste : Alain Mérieux, président de l’Institut Mérieux, récompensé pour son « aide au développement de la médecine et de l’hygiène
en Chine ». n
INTERVIEW // JEAN-FRANÇOIS DI MEGLIO Président du centre de recherche Asia Centre
« Aucun dirigeant chinois n’a opéré
la même conversion que Gorbatchev »
Propos recueillis par
Frédéric Schaeffer
e 18 décembre 1978, le Parti
communiste chinois, sous
l’égide du dirigeant Deng
Xiaoping, amorçait un programme
de réformes économiques et
d’ouverture, transformant la Chine
en puissance économique et permettant à des millions de Chinois de
sortir de la pauvreté.
L
Quelles sont les évolutions
les plus frappantes en Chine
depuis le lancement par
Deng Xiaoping de la politique
de réformes et d’ouverture
il y a quarante ans ?
Pour paraphraser Chateaubriand,
on est tenté de dire : « Tout a changé
en Chine, sauf la Chine, qui change
toujours. » Bien évidemment, la
Chine opulente mais traversée
d’écarts monumentaux de richesse
de 2018 ne ressemble en rien à la
Chine frugale, modeste mais fière,
fermée sur elle-même et ses convictions, de 1978. La capacité chinoise à
consommer est sans doute la plus
visible des évolutions. Mais c’est un
processus encore limité ,car la Chine
Asia Centre Paris
Frédéric Schaeffer
@fe_schaeffer
— Correspondant à Pékin
« La Chine ne veut pas être
le “Japon” des années 2020. »
continue d’épargner. Le véritable
aboutissement des réformes aura
été l’entrée de la Chine dans l’OMC
en 2001, qui est d’ailleurs la source de
tellement de tensions aujourd’hui.
Si la réforme est toujours
officiellement à l’ordre du jour,
Xi Jinping n’a-t-il pas déçu
en la matière ?
Tant que le « logiciel » chinois ne
change pas, il y a un malentendu sur
ce que l’on appelle les réformes. Par
conséquent, la déception ne peut
venir que d’une mauvaise interprétation de l’objectif des réformes. Si
Deng Xiaoping avait effectivement
donné l’impression qu’il avait un
penchant pour l’économie de marché, aucun dirigeant chinois n’a
opéré la même conversion qu’un
Gorbatchev, et on pourrait même
dire « Mao les en préserve » ! Abandonner les fondamentaux, comme
la Russie l’a fait, c’est, aux yeux des
dirigeants chinois, engager un risque de déroute. Les réformes servent la montée en puissance de
la Chine, elles ne sont pas destinées à
la faire adhérer au système. Si
Xi Jinping a « déçu », c’est sûrement
plus dans le camp occidental parfois
empreint d’ignorance ou de naïveté,
car globalement l’adhésion est forte
en Chine et la déception limitée.
Les attentes étaient fortes
car beaucoup restait à faire…
Là où effectivement l’attente de
réformes s’était créée, c’était à la suite
de l’immobilisme de l’équipe précédente. Après avoir réussi l’entrée
dans l’OMC, la Chine avait des chantiers (inégalité sociale et territoriale,
faiblesse du système bancaire) à traiter encore. Mais, malgré les déclarations d’intention, rien n’a été concrètement réalisé. Il est vrai qu’il y a eu,
comme pour les dirigeants occidentaux, un problème beaucoup plus
profond à régler : la menace de la
crise financière, que la Chine a écartée en « déréformant » son modèle,
c’est-à-dire en injectant plus d’Etat
dans l’économie.
Quels sont les principaux
chantiers économiques
auxquels la Chine
devrait s’atteler ?
Le vrai chantier en friches est celui
du système bancaire et financier.
L’économie chinoise continuera de
tenir parce qu’elle est contrôlée de
l’intérieur et n’est pas en proie à l’évaluation réelle des forces de marché.
Mais ceci est très consommateur de
capital domestique et prive la Chine
du recours et de la confiance aux
acteurs extérieurs. Ceci constitue un
rempart contre les risques extérieurs – la Chine ne veut pas être le
« Japon » des années 2020 – mais
constitue une perte d’efficacité. Le
levier de la transformation est
inhibé par cette nécessité de la financer à la fois par l’excédent commercial et par la proactivité monétaire.
La guerre commerciale avec
les Etats-Unis peut-elle pousser la Chine à se réformer ?
Si l’Amérique de Trump a un objectif
idéologique, au-delà de l’objectif illusoire que représente la réduction
des déficits et de la guerre technologique qui est le véritable défi, ce
pourrait bien être de casser le moule
actuel de l’économie chinoise, dont
l’ADN est foncièrement antilibéral.
On observe aujourd’hui les limites
de l’opération, qui a consisté en 2001
à faire entrer dans l’OMC un pays qui
subventionne massivement son économie. Si la Chine promettait des
réformes, elle en a entamé certaines
mais en a « singé » beaucoup et a
obtenu plus que ce qu’elle aurait
dû recevoir. De là à conclure que l’art
du deal pratiqué par Trump conduirait inévitablement à une refonte du
logiciel chinois, ce serait exagéré.
C’est plutôt un armistice qu’un Congrès de Vienne, toujours porteur de
changements de régimes et de révolutions, qui est en vue. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 07
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
CHINE - CO2 : DES ÉMISSIONS
MULTIPLIÉES PAR 6,7 EN 40 ANS
CHINE - ESPÉRANCE DE VIE :
UN GAIN DE DIX ANS
CHINE - INÉGALITÉS : LE
CREUSEMENT DES ÉCARTS
Les émissions de CO2 de la Chine
ont été multipliées par 6,7
entre 1980 et 2017, passant de 1,46
à 9,8 gigatonnes et font surtout de ce
pays, le plus gros émetteur mondial,
selon Global Carbon Atlas. La Chine
est loin devant les Etats-Unis
et l’Inde. Son industrialisation
et son développement sont toujours
en cours, ses émissions de CO2
devraient donc ralentir lentement
dans les années à venir.
La Chine est aujourd’hui le pays
le plus peuplé du monde, avec
1,3 milliard d’habitants (2017)
et +319 millions de personnes
en quarante ans. Cela, malgré
la politique de l’enfant unique
instaurée elle aussi en 1979 et
stoppée en 2015. Depuis quarante
ans, les chinois vivent plus vieux.
Hommes et femmes confondus,
l’espérance de vie est passée
de 66 ans en 1979 à 76 ans en 2016.
Les Chinois sont beaucoup plus
riches aujourd’hui qu’en 1980.
Mais ces richesses sont de plus
en plus mal réparties. En 1980,
les 1 % les plus aisés détenaient
6,4 % de la richesse nationale,
tandis que 26,7 % des revenus
étaient détenus par les 50 %
les plus pauvres. En 2015, la part
des plus aisés s’établissait
à 13,9 % des richesses contre
14,8 % pour les plus pauvres.
Comment le pays
a opéré sa mue
Réhabilitation
de la notion de profit,
ouverture à l’étranger :
dans les années 1990,
Deng Xiaoping a, pas
à pas, fait souffler
un vent de libéralisme
sur un système centralisé et collectiviste.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
« Toi aux affaires, je suis tranquille. » Par ces mots, Mao
Zedong, au crépuscule de sa vie,
n’intronisait pas seulement son
successeur, Hua Guofeng. Il faisait en même temps basculer la
Chine dans une logique où
l’idéologie jusque-là omniprésente allait céder la place à l’enrichissement personnel.
En 1978, la ville de Pékin n’a
pas encore perdu son ciel bleu
électrique. Les usines et le chauffage individuel au charbon polluent certes, mais la circulation
automobile n’existe pas. La
grande avenue qui traverse
devant la place Tian-Anmen
n’est occupée que par des vélos,
des bus et quelques « drapeaux
rouges », les voitures officielles
qui occupent la voie centrale.
L’hiver, les tas de choux jonchent
les trottoirs à l’entrée des
hutongs, ces quartiers traditionnels aujourd’hui détruits. En ce
temps-là, il faut compter plus de
quarante heures en train à
vapeur pour relier Hong Kong à
Pékin. Il en faut un peu plus de
six à présent.
Nouveau puzzle
Mao est mort depuis deux ans,
Deng Xiaoping, un temps
écarté du pouvoir, revient sur le
devant de la scène et met en
place les pièces du nouveau
puzzle. La Chine glisse d’un système collectiviste, planifié, vers
une économie où l’initiative
individuelle trouve sa place.
Pour ouvrir cette nouvelle
ère, il faut d’abord tourner la
page de l’idéologie pure et faire
entrer dans les esprits la notion
de profit. Le changement, c’est
le paysan : il peut désormais
produire pour son propre
compte sur des petits lopins des
denrées qu’il ira vendre sur des
marchés libres. Les rendements explosent et signent la
fin des communes populaires.
C’est aussi le point de départ du
commerce libre. L’Etat franchit
une nouvelle étape avec les
« quatre modernisations », un
plan plus ambitieux qui touche
l’agriculture, l’industrie, la
science et les technologies et
aussi la défense nationale. Elles
marquent réellement le point
de départ des réformes économiques.
L’année où le Coca-Cola
revient sur les tables chinoises
après une interruption de trente-cinq ans est aussi celle du
lancement des zones économiques spéciales. Shenzhen sert
de laboratoire grandeur nature
avant de voir ce modèle étendu
à d’autres zones, puis à quatorze villes côtières. L’idée est
simple : la Chine, pour se développer, impose aux étrangers
de céder tout ou partie de leur
technologie qui bénéficient en
contrepartie du terrain et de la
main-d’œuvre locale et, bien
entendu, de l’accès au marché
national.
Un symbole fort
Lorsque, dans les années 1980,
Peugeot décroche l’autorisation d’assembler des « 505 »
dans une usine à Canton, il partage les locaux avec un atelier
de fabrication de bus où les éléments de carrosserie sont
encore formés… au marteau. En 1984 débute une autre
grande réforme : la modernisation de l’économie urbaine. Il
s’agit à présent de rendre les
entreprises publiques responsables de leurs pertes et de leurs
profits. L’ouverture continue
avec un symbole fort pour la
population : en 1987, le premier
Mac Donald s’installe à Pékin, à
deux pas de la place Tian-Anmen, qui sera deux ans plus
tard occupée par la révolution
étudiante.
Bien que secoué par les
revendications pour davantage
de démocratie, le gouvernement poursuit ses transformations en profondeur en mettant
un terme, dans la douleur souvent, à la sécurité de l’emploi et
aux privilèges sociaux des travailleurs urbains. Deng Xiaoping comprend qu’il faut ouvrir
la Chine vers l’extérieur, non
seulement pour trouver des
débouchés pour ses produits,
mais également pour attirer les
investissements et les technologies. C’est ce qui se passe à
grande échelle dans les années
1990 avec cette particularité
que, plus la Chine évolue vers
l’économie de marché, moins le
Parti cède de son emprise à la
tête de la nation dont il constitue aujourd’hui encore la
colonne vertébrale. n
Les chiffres clefs
34.000
MILLIARDS
DE DOLLARS
Le montant
de la dette publique
et privée chinoise, soit
266 %
DU PIB CHINOIS
Le ralentissement de la croissance
place Pékin face à des choix délicats
Les dirigeants chinois
se réunissent pendant
deux jours pour fixer
les priorités de 2019.
Programme chargé pour les caciques du Parti communiste chinois.
Sitôt terminée la cérémonie célébrant les 40 ans des réformes au
Palais du Peuple, ils avaient rendez-vous trois kilomètres plus à
l’ouest, à l’hôtel Jingxi. C’est dans
cet imposant bâtiment géré par
l’armée et fermé au public que se
tient pendant deux jours la Conférence centrale sur le travail économique. Comme chaque année en
décembre, elle définit les grandes
orientations des politiques économique et financière pour l’année
suivante.
Jamais cette réunion n’aura été
aussi cruciale depuis l’arrivée de Xi
Jinping au pouvoir en 2012. « Il doit
faire face à un ralentissement économique et à un moral chancelant
dans le pays, tout en déterminant
jusqu’où aller pour satisfaire les
demandes des États-Unis dans des
domaines litigieux comme la politique technologique », notent les
experts du think tank Eurasia.
Un vent de plus en plus froid
souffle sur l’économie chinoise. La
croissance a ralenti au troisième
trimestre (à 6,5 %, son rythme le
plus faible depuis 2009), avant
même que la guerre commerciale
avec les Etats-Unis ne produise ses
premiers effets. Les derniers indicateurs ne sont guère rassurants :
les ventes de détails sont au plus
bas depuis 15 ans et la production
industrielle enregistre son plus faible rythme en près de trois ans. Et
pour la première fois depuis près
de trente ans, le marché automobile chinois va se replier cette
Les ventes de détail
sont au plus bas
depuis quinze ans
et la production
industrielle
enregistre son plus
faible rythme en
près de trois ans.
année. Signe de fébrilité, Pékin
cherche à masquer les mauvaises
nouvelles : les autorités du Guangdong, plaque tournante des
exportations chinoises au sud du
pays, ont été priées de ne plus
publier l’indice des directeurs
d’achats, selon le « South China
Morning Post ».
Dans ce contexte, « la question
cruciale est de savoir comment
Pékin va équilibrer son engagement
en faveur de la réduction des risques
financiers avec la nécessité de soute-
nir une croissance en perte de
vitesse », poursuivent les économistes d’Eurasia. Depuis des mois
déjà, les autorités nationales et
locales sont tiraillées entre ces
deux objectifs. Afin d’empêcher un
ralentissement plus marqué de
son économie, Pékin a déjà lancé
une série de mesures, que cela soit
via un assouplissement de sa politique monétaire, des baisses
d’impôts de 1.300 milliards de
yuans (165 milliards d’euros) pour
les ménages et les entreprises ou
encore des incitations pour relancer les dépenses d’infrastructure
des collectivités locales. Mais tout
cela semble avoir un impact limité.
De nouvelles initiatives sont
donc attendues pour soutenir la
croissance en 2019. Toute la question est désormais de savoir quelle
sera l’ampleur du stimulus à venir.
Certains économistes et conseillers
gouvernementaux plaident pour
que Pékin abaisse sa prévision de
croissance entre 6 % et 6,5 % l’an
prochain et privilégie les réformes.
La Chine maintiendra la croissance dans une marge « raisonnab l e » , a i n d i q u é ve n d r e d i l e
politburo du PCC. L’objectif de
croissance du PIB reste un point
déterminant de la politique économique chinoise. Mais il ne sera pas
dévoilé avant l’ouverture de la session parlementaire en mars.
— F. S.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // MONDE
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
Investissements dans la recherche : l’écart
se creuse entre l’Europe et les Etats-Unis
TECHNOLOGIES
Selon le dernier
rapport sur les investissements mondiaux
dans la R&D, l’Europe
est à la traîne.
Ses entreprises
investissent moins
et dans des secteurs
moins porteurs
pour l’avenir que les
sociétés américaines.
Catherine Chatignoux
@chatignoux
La course à la technologie s’intensifie et les pays de l’Union européenne
ne sont pas en position de la gagner.
Le dernier tableau de bord des investissements dans la recherche-déve-
loppement (R&D), publié lundi par
les services de la Commission européenne, montre que les entreprises
européennes n’investissent pas
autant que leurs concurrentes américaines. En volume tout d’abord :
sur les 2.500 entreprises mondiales
qui ont le plus investi dans la R&D
en 2017-2018 pour un montant total
de 736 milliards d’euros, l’Europe ne
pèse que moins d’un tiers alors que
les Etats-Unis représentent 37 % du
total. Plus grave, le rythme de ces
investissements, en progression de
+5,5 % l’an dernier en Europe, a non
seulement ralenti par rapport à
l’année précédente (+6,7 %), mais
il reste très inférieur aux performances des Etats-Unis (+9 %) tandis
que la Chine (+20 %) comble peu à
peu l’écart avec l’Europe.
Prochaine vague
d’innovation
Un retard qui ne peut que préoccuper le commissaire chargé de la
Recherche, Carlos Moedas : « Les
entreprises de l’Union européenne
sont à la pointe de la course technologique mondiale dans des secteurs
industriels stratégiques, comme
l’automobile, l’industrie pharmaceutique ou l’aéronautique »,
constate-t-il. Volkswagen figure
ainsi à la troisième place mondiale
des entreprises qui investissent le
plus dans la recherche et l’innovation derrière le coréen Samsung et
l’américain Alphabet (Google). Mais
le commissaire poursuit : « Nous
sommes à la traîne dans le domaine
des technologies profondes, qui façonnent la prochaine vague d’innovation,
comme l’intelligence artificielle ou les
nouveaux matériaux. »
L’écart a même tendance à se creuser, avec une forme de spécialisation
de part et d’autre de l’Atlantique.
Depuis 2009, les Etats-Unis poussent
leur part de R&D dans le secteur des
technologies de l’information tandis
que les entreprises européennes
réduisent la leur. Le phénomène est
inverse dans le secteur automobile,
où la part des firmes américaines
décroît et celle des européennes augmente. Or les secteurs les plus innovants qui mobilisent la plus grande
part des investissements dans le
monde sont la high-tech, la biotechnologie, l’intelligence artificielle et
les nouveaux matériaux.
Le rapport cite pêle-mêle parmi
les derniers développements
majeurs de ces nouvelles technologies, les immunothérapies contre le
cancer, les thérapies géniques à base
de cellules souches ou encore les
robots logiciels pour automatiser les
processus administratifs et les batteries au graphène. Des secteurs où
dominent les entreprises américaines. Parmi les 269 licornes, ces
start-up qui ont connu un succès fulgurant et valent plus de 1 milliard de
dollars, les Etats-Unis en abritent
125, la Chine 76 et l’Union européenne 29 seulement. n
L’apogée est passé,
jugent les exportateurs
allemands
ALLEMAGNE
Le secteur devrait
enregistrer un
nouveau record
d’activité l’an
prochain.
Mais il voit dans
l’absence de réformes un risque pour
sa compétitivité
mondiale.
Ninon Renaud
@NinonRenaud
Demain de 7h à 9h
Matinale spéciale en public
À l’occasion de l’inauguration des nouveaux
studios d’Europe 1.
Avec Audrey Crespo-Mara, Nicolas Canteloup, Jean-Michel Aphatie et toute la rédaction.
Jusqu’ici tout va bien, mais il est
urgent de préparer l’avenir. Tel
est le message qui ressort mardi
de l’enquête menée par la Fédération des exportateurs allemands (BGA) auprès de ses
membres, et que confirme
l’évolution de l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne.
Avec un indice de satisfaction
de 132 points, les professionnels
du commerce de gros, secteur
clef pour les exportations, n’ont
ainsi jamais jugé leur situation
commerciale aussi bonne.
En revanche, leurs attentes
pour 2019 se sont dégradées de
près de 16 points en un an à
116,6 points. Il faut remonter au
deuxième semestre 2013 pour
retrouver un tel niveau. De son
côté, en baisse de 1 point en un
mois à 101 en décembre, l’indice
IFO a atteint un plancher
depuis plus de deux ans.
La Fédération des exportateurs allemands prévoit toutefois un nouveau record d’activité l’an prochain avec un chiffre
d’affaires global de 1.327 milliards d’euros. Mais cela correspondrait à une progression de
« seulement » 2,5 % sur un an,
contre 3,1 % attendus en 2018 et
surtout 7,8 % l’an dernier.
L’essentiel de la hausse proviendrait en outre de celle des prix,
liée à ceux de l’énergie, et d’une
main-d’œuvre qualifiée de plus
en plus rare en Allemagne.
« L’apogée de l’économie est derrière nous », conclut Holger
Bingmann, président de la BGA.
Les entreprises du secteur
sont d’autant plus prudentes
qu’elles affirment dans leur
majorité n’avoir pas encore ressenti les effets ni du Brexit à
venir (60 %) ni des tensions
commerciales internationales
(57 %). Même si le PIB allemand
a déjà enregistré un coup de
froid au troisième trimestre, le
ralentissement de la croissance
allemande est en outre encore
devant eux : la BGA n’anticipe
plus qu’une hausse de 1,3 % du
PIB en 2019 contre 1,6 % pour
cette année.
Renforcer la compétitivité allemande
« En tant que quatrième plus
grande économie au monde, nos
capacités nous donnent un avantage concurrentiel clair et un très
bon point de départ », rappelle
néanmoins Holger Bingmann.
A condition, selon lui, que le
gouvernement prenne les
mesures adéquates pour assurer la compétitivité des entreprises allemandes.
59 % des entreprises interrogées réclament une réforme fiscale comparable à celle des
Etats-Unis et déjà répliquée
dans plusieurs pays européens.
Parmi les réformes structurelles prioritaires figure, en outre,
celle des infrastructures numériques (54 %) nécessaire à la
digitalisation galopante de
l’économie. Enfin, Holger Bingmann espère que la loi sur
l’immigration, en cours de finalisation, permettra de détendre
le marché de l’emploi. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 09
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
SOMMAIRE
idées&débats
Le meilleur
du Cercle des Echos
La Chronique
Le Point de vue
Cinéma
L’intelligence artificielle est-elle
intelligente ?
L’Europe pourra-t-elle survivre
à l’effacement des « grands pays » ?
Pour une politique industrielle européenne
ambitieuse
L’hiver de Vidocq
LES ÉDITORIAUX DES « ÉCHOS »
Une vraie rupture
pour les marchés
Pascal Garnier pour « Les Echos »
Aux Etats-Unis, le pétrole
de schiste à l’heure des doutes
Elsa Conesa
@ElsaConesa
— Bureau de New York
La police a conclu à un accident,
mais beaucoup continuent à croire
au suicide. L’homme venait tout
juste d’être inculpé par la justice
américaine pour avoir tenté de
manipuler le prix du gaz et du
pétrole. Il est monté dans sa Chevrolet Tahoe et a appuyé sur l’accélérateur. « On dirait qu’il s’est jeté directement contre le mur », a lâché le
capitaine de la police d’Oklahoma.
Légende de l’industrie des gaz de
schiste aux Etats-Unis, Aubrey
McClendon était le premier à avoir
cru à la fracturation hydraulique, le
fondateur de Chesapeake, l’un des
plus gros producteurs du pays.
C’était aussi un génie des montages
financiers hasardeux permettant de
lever de l’argent sans jamais en
gagner. Si bien que deux ans après
l’accident, les avocats et créanciers
qui s’échinent à démêler ses affaires,
continuent de s’interroger : est-il
mort richissime ou bien ruiné ?
Difficile de ne pas voir dans ce
destin flamboyant l’allégorie d’un
secteur où l’argent coule néanmoins à flots depuis des années
sans qu’il ait jamais prouvé sa rentabilité. Dix ans après la révolution du
schiste américain, analystes et
experts demeurent bien en peine
d’affirmer si extraire le pétrole et le
gaz par fracturation hydraulique
rapporte de l’argent. Dans son dernier livre, « Saudi America », la
journaliste la plus redoutée de Wall
Street, Bethany McLean, qui fut la
première à dénoncer les malversations d’Enron quand tout le monde
criait au génie, dresse un diagnostic
cruel. Sous perfusion continue de
Wall Street, le secteur est, selon elle,
incapable de tenir sur ses jambes.
Et c’est sous nos pieds que la prochaine crise couve.
Lorsqu’il a fait son apparition à la
fin des années 2000, le gaz de
schiste a pourtant été accueilli
comme un sauveur outre-Atlantique : investisseurs et politiques
étaient alors convaincus que les
réserves de pétrole et de gaz allaient
ANALYSE
DE LA RÉDACTION
La révolution de la
fracturation hydraulique, qui a fait des
Etats-Unis une superpuissance pétrolière
en quelques années,
nécessite des investissements gigantesques
pour une rentabilité
encore incertaine.
Sous perfusion de
Wall Street, le secteur
reste très fragile.
D
Les points à retenir
ans après la révolution
•duDix
schiste américain,
les experts sont bien en peine
d’affirmer si extraire le pétrole
et le gaz par fracturation
hydraulique rapporte
de l’argent.
Le pays est devenu
le plus gros producteur de gaz
et de pétrole au monde, mais
les puits s’épuisent vite.
Et pour forer, il faut du
cash… l’accès au financement
est donc crucial.
Grâce à la politique ultraaccommodante de la Fed,
le secteur s’est financé
gratuitement sans jamais avoir
besoin de gagner de l’argent.
Mais, il est difficile de rester
rentable quand le brut passe
sous les 50 dollars le baril.
•
•
•
•
rapidement s’épuiser. Jusqu’à ce
qu’un inconnu nommé George Mitchell prouve qu’il était possible d’en
extraire de grandes quantités d’un
sol que l’on pensait stérile, en y
injectant horizontalement du
liquide à haute pression. Un bouleversement qui a transformé en
quelques années le pays en une
superpuissance pétrolière et bousculé les équilibres géopolitiques
mondiaux.
Les Etats-Unis sont désormais les
plus gros producteurs de gaz et de
pétrole au monde et sont même
brièvement devenus exportateurs
nets de pétrole il y a quelques jours.
Au point que Donald Trump se plaît
à rêver d’indépendance énergétique. « Tout ce qui n’est pas pérenne
économiquement, qu’il s’agisse des
dotcom qui perdent de l’argent ou des
crédits immobiliers subprime, finit
par connaître une fin malheureuse »,
prévient toutefois B ethany
McLean. Car la fragilité du schiste
tient précisément à son mode
d’extraction. Les puits forés par
fracturation hydraulique s’épuisent
vite : selon la Fed régionale de Kansas City, la production des puits
dans le bassin du Bakken (Dakota)
diminue de près de 70 % la première année, et de plus de 85 % dans
les trois ans, contre un recul de 10 %
par an pour un puits conventionnel. « Pour maintenir une production d’un million de barils par jour, il
faut jusqu’à 2.500 puits de schiste,
écrit la journaliste. En Irak, moins
d’une centaine suffit. » Les puits
sont, certes, moins onéreux à construire qu’une plate-forme offshore,
mais leur durée de vie est très
courte. Pour continuer à croître, ou
simplement maintenir la production à un niveau constant, les producteurs de schiste n’ont d’autre
choix que de forer en permanence.
Et pour forer, il faut du cash. L’accès
au financement est donc crucial.
Dans un environnement de taux
nuls, cela n’a guère posé de problèmes depuis dix ans. Grâce à la politique ultra-accommodante de la Fed,
le secteur s’est financé gratuitement
sans jamais avoir besoin de gagner
de l’argent, les remboursements
d’intérêts progressant deux fois
moins vite que les montants
empruntés. Entre 2005 et 2015, la
dette des producteurs nord-américains a donc triplé à 200 milliards
de dollars. Il est probable que sans
la crise de 2008 et la politique
monétaire de Ben Bernanke, le
schiste n’aurait jamais vu le jour.
Opérant sur des cycles très
courts, le secteur est en outre démesurément sensible aux variations
de prix. Lorsque le brut tombe à
30 dollars le baril comme ce fut le
cas début 2016, les puits doivent fermer. Mi-2016, les producteurs américains et canadiens perdaient en
moyenne 350 millions de dollars
par jour, selon le cabinet AlixPartners. Et à la fin de l’année, le nombre de puits en exercice avait reculé
de plus de 65 %. Ce qui n’a pas empêché l’industrie de lever plus de
110 milliards de dollars de capital et
de dette cette année-là, selon Dealogic, soit davantage que l’année précédente. Non pas pour investir,
mais pour refinancer la dette.
Symétriquement, la force des
producteurs de schiste est de pouvoir rapidement s’adapter. Après
l’effondrement du brut en 2016,
l’industrie a réduit ses coûts, innové,
développé de nouvelles technologies. « Le prix de revient a été considérablement abaissé », insiste Brian
Youngberg, analyste chez Edward
Jones. Plusieurs grands producteurs comme EOG ou Continental
Resources ont même commencé à
gagner de l’argent en 2018, portés
par la hausse du brut, qui a gagné
près de 25 % au cours des neuf premiers mois de l’année. De leur propre aveu, il est difficile de rester rentable quand le brut passe sous les
50 dollars le baril.
Alors que les prix ont recommencé à baisser et sont passés lundi
sous les 50 dollars pour la première
fois depuis plus d’un an, la pression
sur les producteurs va s’accroître à
Wall Street. Certains hedge funds,
comme GreenLight ou Kynikos,
sont convaincus depuis longtemps
que le secteur n’est pas viable. Pour
eux, il n’y a guère de doute : Aubrey
McClendon est mort ruiné. n
La fin d’année boursière se termine presque
à l’opposé de là où elle avait commencé.
En janvier dernier, l’optimisme régnait sur
les marchés, l’économie mondiale accélérait,
les résultats des entreprises avec, et les
investisseurs voyaient la vie en rose.
En cette fin d’année, ils ont plutôt tendance
à broyer du noir sur fond de ralentissement
Par Guillaume
conjoncturel, de tensions commerciales
Maujean
entre les Etats-Unis et la Chine et de Brexit
Le balancier va sans doute
Les marchés incontrôlable.
un peu fort dans les deux sens. Mais le constat
s’ajustent
est là : les spécialistes des marchés abordent
2019 avec une grande prudence.
rarement
Un élément pourrait justifier à lui seul cet
de façon
assaut de prudence : le changement d’ère
linéaire à
monétaire. Les banques centrales de la
un nouveau planète ont en effet amorcé un tournant en
2018. La Réserve fédérale américaine a
contexte.
commencé à réduire son bilan. La Banque
du Japon aussi. Et la Banque centrale
européenne va faire exactement la même chose dans quelques
semaines. Pour la première fois depuis dix ans, les liquidités vont
donc être globalement moins abondantes sur les marchés.
Plus qu’un changement, c’est une véritable rupture.
Les experts de Carmignac empruntent au domaine médical
pour expliquer ce phénomène en parlant de « iatrogénie ». Ce terme
désigne les effets indésirables provoqués par les médicaments
absorbés à trop haute dose. En injectant des milliards de dollars de
liquidités dans le système financier après la crise, les banquiers
centraux ont infligé un remède de cheval à l’économie et aux
marchés. Mais ils ont fini par susciter des symptômes dangereux :
l’addiction à l’argent facile, la formation de bulles spéculatives.
Et pour éviter l’iatrogénie, les médecins-argentiers sont désormais
tenus de sevrer les patients, en retirant progressivement ces
liquidités.
On commence à en voir les conséquences sur les marchés :
tensions sur les taux longs, raffermissement du billet vert, brusque
regain de volatilité boursière. Comme la Fed est un peu la banque
centrale de la croissance mondiale, la réduction de la quantité
de dollars disponibles a déjà provoqué de fortes secousses
sur les marchés émergents. Elle pourrait provoquer encore d’autres
turbulences à l’avenir sur le commerce mondial, en plus de celles
suscitées par l’administration Trump. Ce changement de cycle
monétaire est progressif, plutôt modeste au regard des
resserrements précédents et déjà bien télégraphiés aux
investisseurs, objecteront les plus optimistes. Mais les marchés
s’ajustent rarement de façon linéaire à un nouveau contexte.
Ils restent souvent dans le déni avant de corriger plus brutalement.
On ne s’étonnera donc pas que beaucoup de gérants entament 2019
sur la pointe des pieds…
(
Lire nos informations
Pages 27-28
Pouvoir de non-achat
Par Jean-Marc Vittori
Le pouvoir d’achat est une obsession française. Ça tombe bien : il
progresse sensiblement. Début 2019, il sera en hausse de 3 % sur un
an. En établissant cette prévision, les experts de l’Insee ont intégré
à la dernière minute les mesures annoncées par Emmanuel Macron
le 10 décembre dernier. Elles ajouteront 0,5 % de pouvoir d’achat aux
autres soutiens du revenu – embauches, augmentations de salaire,
baisse de la taxe d’habitation et des cotisations sociales. Mais il n’est
pas sûr que les Français s’en rendent compte, et encore moins sûr
qu’ils en soient reconnaissants. Car le pouvoir d’achat est plongé dans
un brouillard que les récentes mesures vont encore épaissir.
Les deux mois à venir en donnent un aperçu. Prime défiscalisée
au 31 décembre, ou en janvier, pour des centaines de milliers
de salariés. Baisse des prix du carburant pour cause de pétrole
déprécié, finalement non compensée par une hausse des taxes au
1er janvier. Non-prélèvement de l’impôt sur le revenu pour les foyers
mensualisés le 15 janvier. Prélèvement généralisé de l’impôt sur le
revenu le 31, mais d’un montant moindre (calcul sur douze mois
et non plus dix). Versement d’une partie des niches fiscales de l’année
précédente. Le 5 février, prime d’activité revalorisée de 100 euros,
mais pas pour tous les smicards. C’est compliqué et illisible.
Et il n’est pas sûr du tout que le pouvoir d’achat profite à ceux qui ont
le plus besoin d’acheter. A en croire les chiffres de l’Insee, le taux
d’épargne remonte brutalement au-dessus de 15 % en cette fin
d’année 2018, un niveau inconnu depuis les remous de la crise
de la zone euro en 2011-2012. Et il devrait rester supérieur à 15 % au
moins pendant la première moitié de l’année 2019. Donner du
pouvoir d’achat, c’est aussi donner du pouvoir de ne pas acheter,
car il est techniquement très difficile de cibler les Français réellement
nécessiteux. Au moins cet argent servira-t-il à financer, par la
tuyauterie si particulière de l’épargne française, un déficit public
loin d’être maîtrisé. Comme un serpent qui se mord la queue.
(
Lire nos informations
Pages 2-3
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 // IDEES & DEBATS
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
opinions
1. Wall Street au plus bas depuis quatorze mois
2. Theresa May ou la stratégie de la boîte de conserve
3. Coup de froid sur l’industrie française
4. Pollution automobile : l’UE s’accorde sur une baisse drastique
5. Les investisseurs étrangers boudent encore la dette américaine
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
L’intelligence artificielle
est-elle intelligente ?
Cesare Battisti,
« terroriste fétiche »
Pour Franck Lefèvre, président de Digital
Airways, affirmer que l’intelligence
artificielle (IA) est intelligente,
comme l’est un humain, est trompeur.
HABITUDE « Dans notre quotidien, nous
côtoyons principalement deux branches de
l’IA. La première est l’apprentissage automatique (“machine learning”). Il permet à un
ordinateur de produire une information par
une prise d’habitudes. […] Un tel système est
donc par nature conformiste. Et incapable
de prévoir un événement qui n’est pas dans la
continuité de ceux qui se sont déjà passés. En
tout cas pas plus que votre voyante préférée. »
COMPRÉHENSION « La seconde branche
principale de l’IA concerne l’interaction entre
l’humain et la machine, et en particulier
le traitement du langage naturel.
[…] En entraînant leurs algorithmes avec les
demandes que nous formulons tous à leurs
systèmes, ces derniers ont acquis une efficacité
comparable à celle des humains. […]
Mais les systèmes actuels sont très peu
en mesure de comprendre ce qu’on leur dit.
Si je demande à la machine : “Apporte-moi
une baguette de pain”, elle va être incapable
de deviner une réponse satisfaisant ma
demande, parce que incapable d’effectuer
une action qu’on ne lui a pas apprise. »
PROGRAMMATION « Ne nous leurrons donc
pas : dans l’état actuel de la technologie, la très
grande majorité des actions réalisées par les
assistants vocaux n’est donc pas inventée par
les machines, mais programmée spécifiquement par des informaticiens. Prétendre que
les machines sont en mesure, grâce à l’IA,
d’apprendre toutes seules à faire des choses
est à ce jour une supercherie. Comme l’est de
prétendre que les machines peuvent anticiper
une situation qui n’a jamais été rencontrée. »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle
lesechos.fr/idees-debats/cercle
Cesare Battisti est de nouveau en
•cavale.
Condamné à perpétuité par
contumace pour terrorisme en Italie
après la mort de quatre personnes
dans un attentat, mais réfugié au Brésil
par la grâce de Lula, l’ancien activiste
vient de nouveau de tomber sous la
menace d’une extradition. Reste à lui
mettre le grappin dessus… Une véritable saga politico-juridique qui dure
depuis une dizaine d’années, avec ses
r e b o n d i s s e m e n t s d i g n e s d ’u n e
« novela » brésilienne. La presse a
décrit les détails de son aventure, de sa
mise au vert et de la nouvelle vie de
famille dans une région écotouristique
au sud de São Paulo, à la tentative
infructueuse d’escapade vers la Bolivie
pour une partie de pêche avec quelques milliers de dollars (et d’euros) en
poche. Cesare Battisti serait ainsi
devenu un « terroriste fétiche », selon le
journal « Folha de S. Paulo ». L’affaire
aurait gagné une dimension exagérée
en raison de « fétichismes de gauche,
comme de droite ». Même si c’est la gauche, selon le journal, qui est le principal
responsable de cet imbroglio : Cesare
Battisti aurait dû être extradé, manu
militari, dès sa première arrestation au
Brésil, en 2007, estime « Folha ». Le
président élu, Jair Bolsonaro, luimême d’origine italienne, avait promis
de remettre aux autorités de Rome
celui qu’il considère comme un terroriste. En fin de mandat, Michel Temer a
tenté de le devancer en signant un
ordre d’extradition vendredi dernier.
Un avion de la police fédérale l’attend
déjà sur la piste de l’aéroport de São
Paulo. Mais Cesare Battisti demeure
introuvable.
— T. O. (à São Paulo)
Emmanuel Macron, Angela Merkel et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte. Photo Yves Herman/Reuters
L’Europe pourra-t-elle survivre à
l’effacement des « grands pays » ?
Une France déconsidérée pour son incapacité à réduire ses dépenses
publiques, une Allemagne affaiblie par la fin de règne de Merkel :
les deux moteurs principaux de l’Europe sont au ralenti. D’autres pays,
comme les Pays-Bas ou l’Irlande, pourraient prendre le relais.
LA
CHRONIQUE
de Jean-Marc
Daniel
es élargissements de l’Union
européenne ont confirmé la
difficulté de dégager une ligne
directrice. Longtemps, on a théorisé le
moteur franco-allemand, relayé par ce
que l’on pourrait appeler un « G4 européen » où le Royaume-Uni, opposant
systématique, obligeait la France et
l’Allemagne à peaufiner leurs propositions, tandis que l’Italie assurait un rôle
de conciliation. Le 11 novembre dernier,
lors du centenaire de la fin de la Grande
Guerre, Emmanuel Macron croyait
encore pouvoir déclarer : « L’Europe,
et en son sein le couple franco-allemand,
se trouve investie de l’obligation de ne pas
laisser le monde glisser dans le chaos. »
Or, aujourd’hui, ce G4 européen est
évanescent. Le président français a
construit sa politique étrangère sur la
double affirmation de la lutte contre le
réchauffement climatique et du nécessaire réaménagement des règles budgétaires européennes. Son incapacité à
réduire la dépense publique l’a conduit,
pour tenter de rentrer dans les clous du
Pacte de stabilité et de croissance, à prolonger le matraquage fiscal de son prédécesseur tout en le légitimant par son
« verdissement ». Le résultat a été une
crise inédite qui l’a poussé à jeter du lest
sur ses ambitions écologiques et à faire
de la France le plus mauvais élève de la
zone euro en termes de déficit.
L
LE LIVRE
DU JOUR
Le scrapbook du duo de
Nature & Découvertes
LE PROPOS L’histoire de deux
curieux par profession, Françoise
et François Lemarchand, qui
ressemble à un récit de voyages
abondamment illustré de photos
et de souvenirs familiaux.
Des Etats-Unis, le couple revient
avec la certitude qu’en matière de
distribution, c’est outre-Atlantique
que les innovations naissent.
De retour en France, ils sauvent de
la déroute Pier 1 Imports (rebaptisé
Pier Import), le premier concept
qui mettait à la portée de toutes
les bourses l’artisanat du monde
entier : le fauteuil d’Emmanuelle,
les bâtonnets d’encens et la vaisselle
chinoise sont ainsi entrés dans les
foyers français. 1989 voit le démarrage de Nature & Découvertes, très
inspiré par The Nature Company,
créé par deux professeurs de Berkeley, inventeurs du premier prototype de « commerce expérienciel ».
Résonances, enfin, à Bercy et à la
Madeleine, qui mit à l’honneur
le chic nostalgique des objets
du quotidien « justes » et pratiques.
L’INTÉRÊT A travers l’histoire
des trois concepts qu’ils ont
acclimatés et/ou créés en France,
les auteurs se livrent à une vraie
En explorateurs
Par Françoise
et François Lemarchand.
Les Arènes, 360 pages, 25 euros.
sociologie des mutations
de la distribution depuis
quarante ans. Le « sourcing »
équitable, leurs fondations pour
la protection de l’environnement
ou l’éducation, le « brand content »
avec la revue « Canopée »…
Les Lemarchand ont coché avant
tout le monde à peu près toutes
les cases des nouvelles exigences
du public vis à vis des marques.
LA CITATION « Un bon
commerçant est d’abord un bon
sociologue. C’est pourquoi
nous gardions aussi les yeux ouverts
sur les transformations du monde. »
—V. L.
Une fin de règne délicate
La capacité de la France de faire des
propositions en Europe, et plus largement au niveau mondial, est de ce fait
en train de s’annihiler sous les sarcasmes de certains de ses partenaires.
Simultanément, l’affaiblissement allemand est manifeste. En apparente position de force dans la mesure où le pays
respecte désormais tous les aspects des
traités sur la zone euro, y compris le
maximum de 60 % de dette publique, le
gouvernement de Berlin vit une fin de
règne délicate qui lui ôte toute possibi-
lité d’initiative. Point n’est besoin
d’insister sur les problèmes de l’Italie,
dont le gouvernement ne cache pas
son euroscepticisme et dont l’économie
connaît depuis quinze ans une baisse
régulière de sa productivité globale
des facteurs. Quant au Royaume-Uni,
son souci n’est plus l’avenir de l’Europe
mais son avenir hors de l’Europe.
Dans un tel contexte, deux issues
sont possibles : le chaos redouté par
Emmanuel Macron dans la citation
ci-dessus ; la reprise en main du projet
européen, sur des bases nouvelles,
par d’autres pays. C’est cette seconde
option qui semble se dessiner et que
l’on doit espérer. En effet, en marge
des structures traditionnelles est en
train de monter en puissance ce qu’il est
convenu d’appeler la « nouvelle Ligue
hanséatique ». Regroupant des membres de la zone euro, comme l’Irlande,
les pays Baltes ou les Pays-Bas, et
des non-membres comme la Suède
ou le Danemark, cette ligue affirme
que l’approfondissement de l’Europe
ne passe pas par de nouvelles décisions
plus ou moins fumeuses dont la traduction concrète serait plus de dépenses publiques et donc plus de dette
ou plus d’impôts, mais par le respect
des traités existants.
L’année qui s’annonce
sera marquée
en Europe par le départ
du Royaume-Uni…
… et par une présidence
tournante occupée
par deux pays
« intermédiaires ».
Pour cette « ligue », ni les 130 % de
dette de l’Italie ni les quarante-cinq ans
de déficit public de la France n’autorisent ces pays à pérorer. Si c’est dans la
presse allemande que l’on peut lire
« la France, qui a pourtant le potentiel de
contester à l’Allemagne sa place de leader
économique de l’Europe, est maintenant
menacée de rejoindre l’Italie en troisième
classe », c’est dans la bouche du Premier
ministre néerlandais, Mark Rutte, que
l’on trouve la traduction politique de
ce diagnostic. Pour lui, « si les 19 membres de la zone euro mettent leur budget
et leurs dettes publiques en ordre, cela
suffira à la stabiliser ». Ce disant, Mark
Rutte rejoint les assertions récentes
d’Ewald Nowotny. Gouverneur de
la Banque centrale autrichienne
– rappelons que l’Autriche exerce en
ce moment la présidence tournante
de l’Union – et, à ce titre, dirigeant de la
BCE, il a récemment souligné les limites
de la politique monétaire de la BCE,
qui, au travers du maintien de taux
d’intérêt négatifs, perturbe le fonctionnement normal de l’économie dans le
seul but d’alléger les conséquences
du surendettement des grands pays
comme la France et l’Italie et de leur
permettre ainsi de sans cesse différer la
remise en ordre de leurs finances publiques. Déjà, en 2011, il avait déclaré à propos de la Grèce que « les agences de notation sont sur ce dossier beaucoup plus
strictes et beaucoup plus agressives que
par exemple dans des cas similaires en
Amérique du Sud », invitant Bruxelles
et Francfort à plus de considération
pour les pays « intermédiaires ».
L’Europe a besoin de clarté
L’année qui s’annonce sera marquée
en Europe par le départ du RoyaumeUni, symbole de l’effacement relatif
des « grands pays », et par une présidence tournante occupée par deux pays
« intermédiaires » – la Roumanie et la
Finlande. Il faut en profiter, alors même
que les élections au Parlement vont
se nourrir de déchaînements eurosceptiques, pour que l’Europe assume
que le renforcement de son projet passe
par la prise en compte des demandes
« austro-hanséatiques ». Cela veut dire
que l’Europe n’a pas besoin de dépenses
nouvelles pompeusement qualifiées
de « dépenses d’avenir ». Elle a besoin
de clarté, c’est-à-dire du respect des
engagements d’équilibre structurel des
finances publiques, d’une utilisation
rationnelle des fonds structurels et du
mécanisme européen de stabilité,
et d’une politique de la BCE jouant
pleinement son rôle de prêteur en dernier ressort sur le rachat des dettes
publiques des pays s’engageant sur la
voie du respect à la lettre des traités.
Jean-Marc Daniel est professeur
à l’ESCP Europe.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LESECHOS.FR
opinions
1. Le pétrole s'enfonce sous les 50 dollars
2. Opérations péages gratuits : Vinci veut tout de même faire payer les automobilistes
3. La Banque de France avertit sur l'endettement des ménages et des entreprises
4. Les mesures pour les « gilets jaunes » font peser un risque sur la dette française
5. Référendum d'initiative citoyenne : la majorité avance à reculons
LE POINT
DE VUE
de Vincenzo Boccia,
Dieter Kempf,
Antonio Moreno
et Philippe Varin
Pour une politique
industrielle européenne
ambitieuse
’année 2019 sera déterminante
pour l’avenir de l’Europe et son
industrie. Les élections européennes, le Brexit et la montée des tensions commerciales sont des défis
majeurs qui nous rappellent la nécessité de garantir une base industrielle
européenne compétitive et durable,
facteur de souveraineté européenne et
d’emplois dans nos territoires. Nous
saluons l’appel des ministres de l’UE,
« amis » de l’industrie, réunis le
18 décembre à Paris, en faveur d’une
stratégie industrielle européenne
ambitieuse.
Pilier de l’économie européenne,
l’industrie représente 32 millions
d’emplois en Europe. Or sa part dans le
PIB européen n’a cessé de chuter depuis
vingt ans. Aujourd’hui, les entreprises
industrielles restent confrontées à une
concurrence internationale intense,
notamment des marchés émergents, et
souffrent des mesures commerciales
protectionnistes de certains pays tiers.
L’Europe doit agir face à ces défis, une
stratégie industrielle européenne renforcée est nécessaire.
ll faut favoriser l’émergence de leaders industriels européens dans les
filières naissantes et celles où nous disposons déjà d’atouts : la microélectronique, l’hydrogène, les batteries, la mobilité autonome, l’aéronautique et
l’espace, les biomatériaux, le recyclage
chimique, les protéines ou la cybersécurité. Afin de les structurer, il faudra
s’appuyer sur des outils existants tels
que les projets industriels d’intérêt
européen commun (PIIEC), qui permettent à plusieurs Etats d’octroyer des
aides publiques en dérogation des
règles actuelles.
L’Europe doit aussi combler son
retard d’investissement dans la recherche vis-à-vis de ses concurrents internationaux (Corée, Chine, Etats-Unis,
Japon) en augmentant le budget à hauteur de 120 milliards d’euros du programme Horizon Europe.
LA CHRONIQUE
DU CERCLE
DES ÉCONOMISTES
Pourquoi la révolte
sociale peut durer
L
d’Hippolyte d’Albis
l y a quelques années, les impératifs
de sécurité routière ont généralisé
la détention de gilets jaunes fluorescents dans les voitures afin que les personnes en danger puissent se signaler
aux autres. Leur utilisation symbolique
dans les mouvements sociaux récents
relève malheureusement de la même
logique. Le danger est bien réel et il
meurtrit depuis des années ceux qui
aujourd’hui se révoltent.
Toutes les enquêtes de terrain l’attestent, les « gilets jaunes » sont très majoritairement peu qualifiés, ce qui ne signifie pas qu’ils sont tous pauvres ou sans
emploi, mais qu’ils risquent de le devenir. Et la dégradation ne date pas d’hier.
Avec Ikpidi Badji, nous avons estimé que
le niveau de vie des hommes non titulaires d’un baccalauréat ne cesse de diminuer de génération en génération ; par
exemple, entre une personne née en
1979 et une autre née quarante ans
avant, la baisse est de 20 %. Pour les peu
qualifiés, ce sont bien sûr les opportunités sur le front de l’emploi qui se sont
raréfiées. Selon l’Insee, le taux de chômage des hommes non diplômés et âgés
de 25 à 49 ans s’approche aujourd’hui
des 20 %, alors qu’il n’était que de 4 % au
début des années 1980.
Les personnes peu qualifiées sont
principalement victimes du progrès
technique et des « machines » qui non
seulement les remplacent mais demandent une main-d’œuvre toujours plus
qualifiée.
L’attachement des « gilets jaunes » à
la voiture, symbole des révolutions
technologiques d’autrefois, manifeste
en creux une opposition à celles
I
L’Europe doit
accompagner
la transition numérique
des entreprises.
Elle doit rattraper son
retard d’investissement
dans la recherche
vis-à-vis de la Chine
et des Etats-Unis.
Bruxelles doit également veiller à ce
que ses entreprises soient sur un pied
d’égalité avec leurs concurrentes internationales. En effet, les tendances protectionnistes, ou encore l’extraterritorialité des sanctions imposées par les EtatsUnis en Iran remettent en question
l’organisation collective du commerce
international et ont des conséquences
néfastes pour l’industrie européenne.
L’Europe doit donc adapter ses règles
commerciales en développant des
accords de libre-échange fondés sur la
réciprocité, tant dans l’accès aux marchés et aux programmes de financements publics que dans l’ouverture aux
d’aujourd’hui. Mais le rejet n’est pas
frontal et l’on ne perçoit pas d’émergence d’une version moderne des
« saboteurs », ces ouvriers agricoles
qui, pour les détruire, mettaient leurs
sabots dans les rouages des machines
agricoles importées d’Angleterre. Au
contraire, l’utilisation massive des
applications Web de réseautage social
par le mouvement social révèle soit une
Les « gilets jaunes » sont
très majoritairement
peu qualifiés.
Cela ne signifie pas qu’ils
sont tous pauvres ou
sans emploi, mais qu’ils
risquent de le devenir.
adhésion à la révolution de l’Internet,
soit une part de naïveté vis-à-vis des
dangers qu’elle apporte. De fait, le
mécontentement se fédère davantage
par opposition à la mondialisation et à
ses manifestations les plus visibles telles que, pêle-mêle, l’immigration, la
finance et les grands sommets internationaux, qui pourtant ne sont pas directement en cause.
Le ressentiment, quant à lui, s’exprime
face à l’Etat et les symboles de son pouvoir, et plus généralement, à une élite
accusée de bénéficier d’une dynamique
qui broie les plus fragiles. Les conséquences dans les sondages et les urnes
ont été maintes fois discutées et conduisent parfois au pouvoir ceux qui, mal-
investissements étrangers. En complément, l’UE doit se doter d’un mécanisme de filtrage des investissements
étrangers approprié.
L’Europe doit enfin accompagner la
transition numérique des entreprises en
favorisant le développement de nouvelles technologies telles que les superordinateurs, l’IA ou encore la cybersécurité.
L’Europe doit tout particulièrement
veiller à ce que les PME industrielles
puissent s’intégrer dans cette dynamique. Par ailleurs, l’industrie est et sera
confrontée à un immense besoin de
talents et de compétences lié à l’évolution de ses métiers. Il est donc nécessaire
que l’UE soutienne les efforts d’investissements des Etats membres dans l’éducation, l’apprentissage et la formation
professionnelle.
L’industrie a besoin de plus d’Europe,
et l’Europe de plus d’industrie. L’appel
des ministres européens de l’Economie
en faveur d’une stratégie industrielle
pour l’UE ne doit pas rester sans
réponse. Nous souhaitons que le prochain débat sur les élections européennes soit l’occasion d’ancrer l’industrie au
cœur des priorités d’action de l’Europe.
Vincenzo Boccia est président de
la Confédération générale de l’industrie
italienne (Confindustria).
Dieter Kempf est président de la
Fédération de l’industrie allemande (BDI).
Antonio Moreno est président
de la commission Industrie
de la Chambre de commerce espagnole,
et président d’Alstom Espagne.
Philippe Varin est président de France
Industrie.
heureusement, portent des réponses
inappropriées. Les Britanniques non
qualifiés, qui ont majoritairement voté
en faveur de la sortie du Royaume-Uni de
l’Union européenne, seront les premiers
touchés par le ralentissement économique que ce choix a déjà engendré.
La réponse du gouvernement au
mouvement des « gilets jaunes » se
comprend dans un contexte d’urgence
politique et sociale. Elle vise à utiliser
l’argent public afin d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés et retraités
modestes. Ces mesures rendent indéniablement le système fiscal plus redistributif, mais elles ont deux écueils. Elles
démontrent que les oppositions violentes au pouvoir sont payantes, ce qui
augure mal de la suite du quinquennat.
Mais surtout, elles ne sont qu’une
réponse conjoncturelle à une inadéquation structurelle de la main-d’œuvre aux
transformations actuelles. Il ne suffit
pas de répéter que l’éducation et la formation au cours de la vie sont les priorités du gouvernement, il faut réellement
accroître l’effort dans ce domaine et,
notamment, enrayer la chute de la
dépense publique par étudiant. Les
emplois non qualifiés vont continuer de
se réduire en France, et il n’y a pas d’autre
solution que de former la population
aux besoins engendrés par la révolution
technologique que nous vivons. Si nous
nous détournons de ce défi, la révolte
sociale perdurera et s’amplifiera.
Hippolyte d’Albis est professeur
à Paris School of Economics,
chercheur au CNRS et membre
du Cercle des économistes.
Parmi les mesures réclamées par les « gilets jaunes », un thème émerge :
le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Photo NIcolas Messyasz/Sipa
Pour une démocratie
délégative
LIBRE
PROPOS
Gaspard
Koenig
Par
ans le concert parfois cacophonique
des mesures réclamées par les
« gilets jaunes », un thème émerge,
visible sur de nombreuses pancartes : le référendum d’initiative citoyenne (RIC), permettant à des citoyens de soumettre un texte de
loi au vote populaire, et d’exprimer leurs
opinions dans les urnes plutôt que sur des
comptes Facebook.
Cette demande trahit une lassitude légitime vis-à-vis du présidentialisme français,
où les possibilités de faire entendre sa voix
sont rares : on élit tous les cinq ans un
monarque sur sa bonne mine, on lui donne
une majorité au Parlement, et il nous reste
les tribunes ou la rue pour protester. La
Ve République fait de nous des enfants toujours grognons. A une époque où la désintermédiation balaie les secteurs économiques traditionnels, il n’y a aucune raison
qu’elle ne surgisse pas dans le champ politique en donnant aux citoyens les moyens de
se prononcer directement. Au fond, le RIC
correspondrait à la démocratie rêvée par
Rousseau, où « chacun vole aux assemblées », y compris par voie digitale.
La question que pose le RIC dépasse
cependant le simple aspect de la participation citoyenne. En permettant au peuple de
s’emparer potentiellement de tout sujet, le
RIC traite de facto la souveraineté populaire
comme illimitée. Aucune charte des droits
ne peut résister à la tyrannie d’une majorité
qui s’exprime sans filtre. Est-on certain que
« le peuple » doive voter sur le mariage
homosexuel (comme en Irlande ou en Roumanie), les minarets des mosquées (comme
en Suisse), les quotas de migrants (comme
en Hongrie) ou la peine de mort (comme en
Californie et peut-être demain au Brésil) ?
Quand la Constitution s’y oppose, le peuple
ne peut-il pas légitimement demander d’en
changer ? Est-ce un hasard si le référendum
d’initiative populaire figure au programme
des extrêmes, de gauche comme de droite,
ou si le très populiste président mexicain
promet de gouverner par référendums ?
Les choix binaires, isolés des effets systémiques, sont inadaptés à la complexité d’un
monde ouvert. Les Britanniques découvrent que personne ne sait définir le Brexit,
au point que l’on discute à présent d’un nouveau référendum pour interpréter les résultats du précédent. Il faut opposer à la démocratie directe la conception libérale d’une
souveraineté limitée, établissant des bornes
D
strictes à ce qui est du ressort de la décision
collective. Telle fut la réponse de Benjamin
Constant, chantre du régime parlementaire, à Jean-Jacques Rousseau.
Il n’en reste pas moins que la démocratie
représentative est devenue obsolète, nous
forçant à imaginer des formes d’expression
politique qui soient à la fois plus directes
que l’élection législative et moins simplistes
que les référendums. Rien d’impossible.
J’en vois au moins deux.
La première, c’est la démocratie directe
locale. N’oublions pas qu’en Suisse, les cantons ont pratiqué les votations pendant de
longs siècles avant que l’exercice ne soit
répliqué au niveau national dans la seconde
moitié du XIXe siècle. J’avais moi-même
assisté avec émerveillement à la Landsgemeinde (assemblée populaire) du canton de
Glaris, où les citoyens réunis une fois l’an
sur la grande place passent une journée
Est-ce un hasard
si le référendum d’initiative
populaire figure
au programme
des extrêmes, de gauche
comme de droite ?
entière à proposer, amender et voter les lois.
C’est en débattant de sujets ennuyeux et
terre à terre, sur lesquels chacun peut se forger une opinion éclairée, que l’on apprend
l’art du compromis et la nécessité de la tolérance. En France, l’organisation de tels
ronds-points géants suppose une forte
décentralisation réglementaire et surtout
fiscale, pour mettre l’électeur-contribuable
face à ses responsabilités.
Au niveau national, il est possible de penser une démocratie délégative, comme celle
théorisée par Bryan Ford il y a une quinzaine
d’années, qui fait l’objet de nombreuses expérimentations à travers le monde. Il s’agit de
transférer sa voix à des délégués volontaires
(et non à des représentants élus), avec la possibilité de la reprendre à tout moment. La
blockchain permettrait ainsi d’organiser une
cascade de délégations, donnant à chacun la
possibilité de participer, suivant sa motivation, et incitant les délégués à développer des
compétences propres. C’est encore un rêve
lointain, mais toute réforme institutionnelle
n’a-t-elle pas commencé par un rêve ?
Quoi qu’il en soit, l’urgence est aujourd’hui
à la décentralisation du pouvoir. Avant de
demander un référendum sur l’euro, commençons par décider ensemble des règles de
stationnement. La maturité démocratique
est à ce prix.
Gaspar Koenig est philosophe et
président du think tank GenerationLibre.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 // IDEES & DEBATS
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
art&culture
CINÉMA // Auteur d’un diptyque sur Jacques Mesrine, Jean-François Richet s’attaque
au mythique policier Vidocq. Une fresque qui peine à respirer sous le poids de son ambition.
L’hiver de Vidocq
Une adolescence
sur les braises
LA
CHRONIQUE
de Thierry Gandillot
aul Dano ? Ce nom ne vous dit peut-être rien.
Et pourtant vous l’avez vu, plus d’une fois.
Dans « Little Miss Sunshine », primé à
Deauville en 2006, il était le grand frère silencieux de
la « little miss ». Un an plus tard, face à Daniel DayLewis, il était un prédicateur machiavélique dans le
génial « There Will Be Blood » de Paul Thomas
Anderson. On l’a vu ensuite dans « Looper », puis
dans « Twelve Years a Slave » de Steve McQueen – on
notera au passage qu’il ne s’agit que de grands films –
et dans « Okja », présenté à Cannes et par Netflix. On le
retrouve ces jours-ci sur Canal+ dans la série de Ben
Stiller « Escape at Dannemora ».
A trente-quatre ans, d’aucuns auraient pu se satisfaire
d’une telle carrière, pas lui. Depuis quelques années, il
réfléchit à passer de l’autre côté de la caméra. Un jour,
il tombe sur le roman de Richard Ford « Wildlife »
(« Une saison ardente », très beau titre, inspiré, aux
Editions de l’Olivier en 1991). L’histoire de ce couple en
pleine désintégration lui rappelle sa propre histoire. Il
achète les droits sur-le-champ, prévient Richard
Ford, prix Pulitzer, qui lui dit que dorénavant cette
histoire est la sienne et qu’il n’interviendra pas. Paul
écrit un premier scénario qu’il montre à sa
compagne, Zoe Kazan, qui la met au panier. Après
quoi ils écriront à quatre mains le script définitif.
Great Falls, Montana, été 1960. La famille Brinson
vient d’arriver dans cette petite ville de l’Amérique
profonde. Bon golfeur, Jerry, le père (Jake Gyllenhaal),
est un peu l’homme à tout faire du golf local. Mais il
est un peu soupe au lait et, au premier conflit, quitte
son job, dont il a pourtant besoin, pour entretenir sa
famille. Les ennuis commencent. Il tourne en rond
sous le regard inquiet de sa femme, Jeannette (Carey
Mulligan), qui a des états d’âme et des pulsions
amoureuses. A son fils Joe, quatorze ans (Ed
Oxenbould), elle lance, désabusée : « Je dois me
réveiller, mais de quoi ? » Finalement, Jerry décide de
tout plaquer pour aller combattre, avec d’autres
pompiers volontaires, les feux gigantesques qui
ravagent cet été-là le Montana. Pour ses débuts
derrière la caméra, Paul Dano a trouvé le ton juste. Il
sait créer une ambiance un peu irréelle et cruelle à la
fois, aidé par un trio d’acteurs qui savent jouer de
toutes les nuances des sentiments. Innocent sujet du
conflit entre ses parents dont il découvre peu à peu les
désarrois, les rêves évanouis et les entreprises
velléitaires vouées à l’échec, le jeune Ed Oxenbould
apporte un regard candide mais aussi perçant sur le
monde des adultes. Paul Dano sait comme personne
allumer le feu.
P
« L’Empereur de Paris » s’apparente à une série télé compressée en cent vingt minutes trop étriquées pour emballer. Photo R. Arpajou / Mandarin Production / Gaumont
Adrien Gombeaud
@AdrienGombeaud
t revoilà Eugène -François
Vidocq, le flic du XIXe siècle dont
la carrière zigzague entre les basfonds et les salons chics ! Passé de la
pègre à la justice, ce légendaire limier
a u r a i t p e r m i s l ’a r r e s t a t i o n d e
17.000 malfaiteurs. Terrassé par le choléra en 1857, à l’âge de quatre-vingt-deux
ans, Vidocq appartient au panthéon de
la fiction populaire. Il a inspiré le Vautrin
de Balzac. On l’a notamment vu sous les
traits de Bernard Noël et de Claude Brasseur à la télé ou de George Sanders à Hollywood. Le dernier à avoir empoigné sa
canne fut Gérard Depardieu en 2001,
dans un piètre film d’action de Pitof.
Au début du millénaire, les producteurs Eric et Nicolas Altmayer rêvaient
déjà d’un beau « Vidocq ». Rejoints par le
réalisateur Jean-François Richet, les frères auront mis une vingtaine d’années à
façonner leur « Empereur de Paris ».
Cette nouvelle version enjambe la car-
E
rière criminelle du
héros pour s’ouvrir sur
une énième évasion du
bagne de Brest. Vidocq
brise ses chaînes et tente
d’entamer une modeste
carrière de drapier.
Bien sûr, son passé le
poursuit.
FILM FRANÇAIS
vertu… Jusque dans son
titre, « L’Empereur de
de Jean-François Richet
Paris » établit surtout
avec Vincent Cassel,
un parallèle politique
Freya Mavor,
audacieux entre Vidocq
Patrick Chesnais.
et Napoléon. Restait à
2 heures.
aménager l’espace pour
accueillir une telle
ambition. Or, de l’ouverture au générique, on se sent curieusement à l’étroit
Un parallèle politique audacieux
devant ce grand spectacle. Si Richet se
Fatigué d’être traqué par la loi comme
montre extrêmement habile dans les
par la pègre, il offre ses services et sa conséquences de combat, il ne parvient que
naissance du « milieu » aux forces de
trop rarement à faire respirer le scénario
l’ordre. A la tête d’une petite unité de polid’Eric Besnard. Plus qu’à un long-méciers clandestins, il va multiplier les
trage « L’Empereur de Paris » s’appacoups de filet… jusqu’à l’arrivée d’un nourente à une série télé compressée en cent
veau caïd. « L’Empereur de Paris » est un
vingt minutes trop étriquées pour
projet d’une ampleur rare dans le
emballer. A chaque scène, l’auteur
cinéma français. Dans les décors grand’« Assaut sur le central 13 » farcit un peu
dioses d’une capitale perdue, tourbillonplus son œuvre de sous-intrigues qu’il ne
nent les destins de prostituées-baronnes
peut pas développer, de thèmes qu’il ne
et de voyous-policiers. Un tel canevas
parvient qu’à effleurer, de personnages
promet une fresque tissée d’ambiguïtés,
et d’enjeux qu’il n’a pas le temps de creuune exploration des rapports troubles
ser… « L’Empereur de Paris » souffre
entre la justice et le crime, le vice et la
finalement des mêmes maux que son
L’Empereur de Paris
héros. Libre de ses chaînes, Vidocq reste
prisonnier d’une justice qui ne lui accordera jamais la réhabilitation et la
paix qu’il cherche désespérément. De
même, « L’Empereur de Paris » est un
film à la fois gigantesque et entravé.
Un titan coincé dans une maison de
poupée. n
D
Autour de Vidocq
A voir : « Vidocq entre
•mythe
et réalité », une petite
exposition à la préfecture de
police de Paris, autant sur le
film que sur le personnage.
Jusqu’au 23 décembre. Entrée
libre.
A lire : « L’Empereur de
Paris », bande dessinée d’Eric
Besnard et Fabrizio
Fiorentino. 48 pages
•
Il y a comme ça des films qui vous ont
marqué au point de se rappeler la salle
où on l’a vu. « Et Dieu créa la femme » ?
Au Cinéma des Champs-Elysées en
séchant le cours de gym… « Profession :
reporter » ? Studio Galande. « Salo, les
120 jours de Sodome » ? Avenue de
l’Opéra (my God ! si mes parents
avaient su). « Woodstock » ? Le soir des
résultats du bac, rue Christine (décevante mention « assez bien » à cause de
la philo). Une claque dans chaque
oreille. Certes, on écoutait beaucoup de
vinyles, Jimi Hendrix, les Who, Ten
FILM AMERICAIN
Years After, The Band,
Mais là ! En trois
Sly and The Family
Woodstock,
jours, Woodstock, vilStone, Crosby, Stills &
three days of peace
lage perdu dont perNash (& Young, mais il
and Music
sonne – hormis Bob
n’était pas à Woodstock
Livre/DVD-Blu-ray.
Dylan, qui enregistrait
ce jour-là), on connaisTexte de Michka Assayas,
ses chefs-d’œuvre dans
sait. C’était notre Mai 68
avec des photos inédites
le coin – ne connaissait
à nous, trop jeunes
de Henry Diltz,
l’existence, devient le
pour avoir descellé des
Elliott Landy,
centre du monde. Malpavés rue Gay-LusBurk Uzzle,
gré les embouteillages
sac.A l’Olympia, on
168 pages, 100 photos
et la météo, des hordes
avait vu, pour les plus
GM Editions
de hippies déferlent
chanceux, Creedence
49,90 euros.
dans le champ de Max
Clearwater Revival,
Yasgur, font du tobogThe Byrds, Canned Heat (à deux heures
gan dans la boue, se baignent tout nus,
du matin, le matos avait été retenu à la
font l’amour dans des sacs de couchage,
douane), Chicago Transit Authority.
se roulent dans l’herbe et des joints –
Pierre Assouline assure qu’iI y a vu Jimi
cette figure de rhétorique s’appelle un
Hendrix et qu’il a pris des photos. Je
« zeugme ». Crient « No rain ! No rain ! »
veux bien le croire, mais j’attends les
en implorant le ciel comme si les dieux
preuves (message personnel).
du rock and roll depuis leur Olympe
Wildlife - Une saison ardente de Paul Dano.
Avec Carey Mulligan, Jake Gyllenhaal,
Ed Oxenbould. 1 h 45.
LE FILM
FILM AMÉRICAIN
Le Retour
de Mary Poppins
De Rob Marshall
Avec Emily Blunt,
Lin-Manuel Miranda,
Ben Whishaw… 2 h 11.
Gratuit et incontrôlable
Un livre et un DVD fêtent un
peu en avance les cinquante ans
du mythique festival rock qui
s’est tenu durant l’été 1969. Avec
Michka Assayas aux souvenirs.
C’est LE cadeau de Noël.
FILM AMÉRICAIN
pouvaient chambouler le monde. Eux,
les hippies de Woodstock, ils l’ont chamboulé. Comme l’avaient chamboulé
quelques mois plus tôt, à Mexico, Tommie Smith et John Carlos, en levant le
p oing lors de la remise de leurs
médailles olympiques.
C’est tout cela qui se joue dans Woodstock, « festival gratuit et incontrôlable ».
Revoir le film, cinquante ans après – avec
en prime du DVD, un livre éloquent
signé Michka Assayas –, c’est plus qu’une
promenade dans ses souvenirs. C’est un
rêve, un fantasme, une utopie. Et on sort
un « big up » pour Michael Lang, l’organisateur du festival, qui a été jusqu’à sortir du cash de la banque du coin pour que
les Who acceptent de jouer. Et qui
déclare : « Il n’y avait pas de flics, la musique était incroyable. Que pouvait-il y avoir
de mieux ? » Rien.— T. G.
s’était envolée en parapluie au-dessus des toits
•deElle
Londres, nous laissant quasi orphelins – c’était
quand déjà ? « Guess what » ? 1964. Eh oui ! Plus d’un
demi-siècle s’est écoulé avant que Rob Marshall s’en
vienne revisiter le mythe… Retour à Londres, donc. Et
dans les années 1930 en pleine crise financière.
Michael Banks, artiste raté, veuf et père de trois
enfants, est au bord du gouffre. Les subprimes n’ont
pas encore été inventés, mais les saisies immobilières,
oui. Et les banquiers (dont le patron est incarné par
Colin Firth) sont tatillons sur les échéances. Michael a
jusqu’à minuit pétantes à Big Ben pour montrer son
titre de propriété, faute de quoi il sera expulsé. Tout va
à vau-l’eau jusqu’à ce que Mary Poppins vienne placer
un grain dans le mécanisme du rouage bancaire. On
peut dire qu’elle prend son temps avant de sauver
Michael et ses bambins : 2 h 11. On les sent passer, surtout au début. Ensuite, bien que le scénario soit assez
cousu de fil blanc, ça s’accélère pour culminer avec le
bal des falotiers et un final aérien assez époustouflant.
Rendez-vous pour « Mary Poppins, le retour 2 »
en 2072. —T. G.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 13
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
enquête
A vingt-sept ans, Jonathan Jaunet
est déjà le patron d’une boucherie
installée à Châteaugiron, un bourg
de 7.000 habitants, à 16 kilomètres
de Rennes.
Reportage Jean-Claude Moschetti/RÉA
pour « Les Echos »
Elsa Freyssenet
@ElsaFreyssenet
e demandez pas à un boucher s’il
aime Noël. Quels que soient la taille
de sa boutique et son lieu d’implantation, il vous répondra immanquablement : « C’est stressant. » En quelques jours,
autour du réveillon, il peut faire l’équivalent
d’un mois de chiffre d’affaires. Il ne faut surtout pas commettre d’erreur dans les préparations car, en cette période de grande fête
familiale où l’on mesure la réussite du
moment partagé à la magnificence du
repas, « tout peut se transformer en drame ».
Cette année, il y a en plus la crainte de ne pas
être livré à temps pour cause de barrages de
« gilets jaunes ».
Autant l’avouer tout de suite : l’auteure de
ces lignes n’est pas une « viandarde ». Le
bœuf, on le mange bien cuit et, en prototype
de la cliente urbaine, on apprécie la viande
tant qu’elle ne rappelle pas l’animal dont elle
est issue. Aussi avait-on du mal à comprendre qu’on puisse aimer passer ses journées
les doigts plongés dans la chair crue. On a
d’abord été interloquée quand le boucher
star de Paris, Hugo Desnoyer, nous a
raconté « la sensation de soyeux, la matière
fine et délicate de la viande », le côté « sensuel,
tactile » de son métier. Pour s’en assurer, on
est allé observer l’un de ses jeunes collègues,
installé à Châteaugiron, un bourg de
7.000 habitants à 16 km de Rennes.
A vingt-sept ans, Jonathan Jaunet est déjà
le patron d’une petite boucherie à la devanture jaune (l’homonymie ne doit rien au
hasard), où son épouse Aurélie, un salarié et
un apprenti s’affairent à ses côtés. On l’a
regardé désosser méthodiquement une
demi-carcasse de bœuf : la séparation minutieuse des os et de la viande (pour ne pas gaspiller), « l’épluchage » pour dénerver et prélever les morceaux de graisse dure, la
découpe qui suit toujours le tracé du muscle
et le sens des fibres (sinon le morceau se déliterait dans l’assiette), le bardage et le ficelage
des rôtis de la façon la plus régulière possible
afin que la cuisson soit égale. Le geste est précis, l’attention est constante. Quand la
viande est tranchée de façon parfaitement
droite et lisse, on parle de « coupe glacée ».
Ensuite, on a goûté un puis deux morceaux de bœuf saignant. On a cru déceler
une note boisée dans la côte de bœuf de
Jonathan Jaunet, un petit goût de noisette
dans le rumsteck d’Hugo Desnoyer, et on a
aimé cette chair si goûteuse qu’elle rassasie
en cinq bouchées. « Le boucher n’est pas un
gros moustachu avec un tablier plein de sang,
souligne Jonathan Jaunet. On n’a pas un
métier de bourrin, il faut être méticuleux et un
peu artiste. » Mais la première quinzaine de
novembre, il était inquiet : la préfecture
d’Ille-et-Vilaine avait alerté les bouchers de
la possibilité d’attaques de militants végans
dans le département.
dépasser le million dans une métropole. Les
artisans en activité aujourd’hui sont ceux
qui ont survécu à la concurrence de la
grande distribution, ceux qui ont pu justifier
par son goût le fait de vendre la viande plus
chère. « Si on vendait la même viande que les
grandes surfaces, on n’existerait plus », souligne Karl Pitel. Quand il est arrivé avec son
père en 1992, il y avait trois bouchers dans la
rue. Il est désormais le seul. En France, le
nombre de boucheries artisanales est passé
de quelque 30.000 dans les années 1970 à
18.000 aujourd’hui. D’un quasi-monopole
de la vente de viande après-guerre, les bouchers ne représentent plus que 14 % du marché bovin en 2014 (et 24% pour les ovins).
Pour résister, ils se sont diversifiés, devenant
souvent boucher-charcutier-traiteur. Et lors
de la crise de la « vache folle », ils ont joué à
fond le jeu de la traçabilité.
Choisir la viande est la première tâche du
boucher (avant de la préparer et de la vendre). Chaque semaine, à Rungis, Karl Pitel
jauge les carcasses au toucher (« le doigt doit
s’enfoncer au niveau de l’entrecôte ») et à la
couleur. Si elle est rose pâle, c’est une
génisse ; si elle est rouge profond, c’est une
vache qui a eu des veaux et qui a vécu, la catégorie préférée des artisans car la viande est
plus goûteuse. Ceux qui se fournissent chez
des éleveurs, tels Hugo Desnoyer, Jonathan
Jaunet et Mathieu Rouvrais disent juger de
la qualité d’une viande en touchant la bête
vivante, à « l’épaisseur du cuir au départ de la
queue ».
Eux récusent « l’élevage intensif ». Aussi
ont-ils le sentiment, lorsqu’ils sont pris pour
cible par les végans, de payer pour les excès
de l’industrie agroalimentaire et de la
grande distribution. De payer une deuxième
fois, en quelque sorte. Les vaches allaitantes
qui finissent en steak haché et les taurillons
aux muscles gonflés d’eau qui dégorgent
dans la poêle, c’est l’industrie, disent-ils. Le
prix dérisoire payé aux éleveurs, c’est encore
N
« Lanceuse d’alerte »
A partir de 2015, l’association L214 a mis
régulièrement en ligne des vidéos – insoutenables – sur les conditions d’abattage. Et,
de nombreux bouchers en conviennent,
elle a agi en « lanceuse d’alerte » de la maltraitance animale. Cette année, des militants plus radicaux, qui jugent les bouchers
complices et estiment qu’on ne doit pas tuer
des bêtes pour les manger, s’en sont pris
directement à des boutiques, de la manifestation sur le pas-de-porte aux heures
d’ouverture à la casse de matériel pendant
la nuit. « Tous les matins, je me levais en espérant que ma vitrine ne soit pas pétée, qu’il n’y
ait pas de faux sang sur ma boutique », se
souvient Jonathan Jaunet avec un sentiment mélangé d’impuissance et d’injustice.
Sa viande de bœuf, il la choisit sur pied
chez son père éleveur. Ensemble, ils ont
peaufiné la nourriture des bêtes (produite à
100 % sur la ferme) et arbitré la bonne durée
de croissance (de trois à cinq ans) pour leur
laisser le temps de se développer sans gonfler artificiellement les muscles. Ensemble,
ils ont réfléchi aux conditions d’abattage.
Son père fait le trajet jusqu’à l’abattoir avec
ses vaches (« la bête connaît mon père donc
elle n’est pas stressée ») et veille à se présenter dès 5 heures du matin pour que son animal soit tué sans attendre dans le « couloir
de la mort ». « Quand on voit grandir un animal, la moindre des choses est d’y faire attention », souligne-t-il. Alors le terme de
« génocide » employé sur les réseaux
sociaux et les comparaisons avec la Shoah,
« On n’a pas un métier
de bourrin, il faut être
méticuleux et un peu
artiste. »
Bouchers,
accros et à cran
COMMERCE // Après avoir été malmenés par la
domination de la grande distribution, les bouchers
subissent désormais les attaques des véganes. Fiers
de leur savoir-faire, ils défendent la qualité de leurs
produits et attirent de plus en plus d’apprentis.
Côte de bœuf découpée, préparée
et présentée par Jonathan Jaunet.
il ne comprend pas. « Montrer qu’il y a de
bons éleveurs et de bons bouchers, c’est la
meilleure réplique », espère-t-il.
C’est avec un calme étonnant que Karl
Pitel, installé à Jouy-en-Josas, raconte la
casse de sa vitrine dans la nuit du 1er au
2 juillet dernier : il dormait au-dessus de la
boutique avec sa famille lorsqu’il fut réveillé
par son alarme anti-intrusion et des bruits
de verre brisé. Le temps qu’il descende, les
assaillants avaient fui. « Ça m’a coûté la franchise et du temps de nettoyage, mais c’est
moins traumatisant qu’un cambriolage et les
clients ont été très solidaires. » Aujourd’hui, il
le reconnaît : il n’a pas compris tout de suite
ce que voulait dire le tag barrant sa devanture : « Stop spécisme ».
Après une hausse continue dans la
deuxième moitié du XXe siècle, la consommation de viande baisse régulièrement en
France depuis 1998. Sur la dernière décennie, elle a diminué de 12 %, a diagnostiqué le
Crédoc en septembre dernier. La faute aux
scandales sanitaires, aux prix et aux changements de mode de vie. Voilà les bouchers
attaqués sur deux fronts, la malbouffe et la
souffrance animale.
B oucher chahuté, b oucher dénigré… « Quand j’étais jeune, il m’arrivait de
mentir sur ma profession », confie Thierry
Morin, l’un des quatre meilleurs ouvriers de
France élus cette année. Et pourtant, cette
histoire-là a plus de mille ans. Dès le Moyen
Age, notait le grand historien Georges Duby,
« ce métier est considéré comme vil, souillé par
le sang impur des bêtes, figurant en bonne part
dans la liste des “métiers déshonnêtes” que
l’Eglise dresse ». Tenus en marge, les bouchers étaient aussi craints car ils possédaient (avec leurs multiples couteaux) des
armes. Et au XIXe siècle encore, le caricaturiste Daumier les dessinait patibulaires et
gras, la mine féroce et l’œil cupide. « Les bouchers ont toujours souffert des a priori attachés au commerce en général (comme l’appât
du gain), auxquels se sont ajoutés des traitements particuliers liés à la mise à mort des
bêtes et au contact avec le sang, explique l’historien Sylvain Leteux, chercheur associé à
l’université Lille-3. Cela n’a jamais été une
profession anodine. »
La mise à l’écart s’est atténuée avec sa
séparation en deux branches à la fin du
XIXe siècle : les « tueurs » sont allés rejoindre
les abattoirs tandis que les détaillants se sont
peu à peu construit un statut de « commerçant honorable », symbolisé par la blancheur de leur grand tablier. Comme ils travaillaient le bœuf, le veau et l’agneau, des
viandes rares et chères contrairement aux
porcs et aux volailles, disponibles chez les
paysans, ils sont devenus « l’aristocratie des
commerces de bouche », dit encore Sylvain
Leteux. Marginaux et seigneurs à la fois…
Ils récusent « l’élevage intensif »
Les 13.000 chefs d’entreprise et 37.500 salariés qui vivent de la boucherie artisanale ne
se voient pas du tout comme les « derniers
des Mohicans ». « Le métier attire, on n’est
pas sur la défensive, on est dans l’affirmation
de ce qu’on fait », insiste le Breton Jean-François Guihard, président de la Confédération
française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT). Leur profession
ne connaît pas le chômage, le nombre de
salariés augmente depuis dix ans et l’effectif
des apprentis a doublé (passant de 5.000 en
2007 à 10.000 en 2018). Un jeune sorti
d’apprentissage démarre à 1.500 euros net
par mois (et 2.000 euros en région parisienne). Le chiffre d’affaires annuel moyen
d’une boutique – 360.000 euros – peut
JONATHAN JAUNET
Boucher breton
l’industrie quand eux acceptent de payer
plus cher une bonne viande. « Vous avez
entendu la grande distribution nous défendre ? Moi non », continue Jean-François Guihard. Cela ne clôt pas pour autant le débat
sur les conditions d’abattage. Même Hugo
Desnoyer glisse ne « pas être à l’abri d’un problème » dans l’un des abattoirs avec lesquels
il travaille. Et tous les bouchers n’ont pas la
possibilité, les moyens ou l’envie de suivre
toute la chaîne depuis le pré. Après s’être
fourni dix ans chez un éleveur, Stéphane
Riquet a requis les services d’un négociant
lorsqu’il a agrandi sa boutique à Chauny,
dans l’Aisne : « Je vends deux génisses par
semaine, un seul éleveur ne peut pas fournir »,
explique-t-il. Il sait d’où proviennent ses
bêtes et a visité l’abattoir. « On connaît les
gens avec qui on travaille, on fait confiance »,
dit-il. Faudrait-il le lui reprocher ?
Rien n’est tout à fait simple car on touche
ici à la suprématie des industriels - à commencer par le groupe Bigard - qui possèdent
les plus gros abattoirs, dominent le négoce,
donnent le ton au sein de l’interprofession
de la viande (Interbev) et sponsorisent des
événements de la confédération bouchère.
Le débat est devenu sociétal et politique,
conduisant à une commission d’enquête
parlementaire dont le rapport, rendu en
2016, concluait à la conformité totale de seulement 20% des abattoirs, les autres présentant des « dysfonctionnements souvent
mineurs, parfois plus graves ». Les auteurs
notaient aussi « l’insuffisance des contrôles »
et un manque de « transparence ».
Parmi les préconisations figurait l’installation de la vidéosurveillance, qui n’a pas été
retenue dans la loi alimentation votée cette
année. « Interbev n’était pas enthousiaste »,
explique diplomatiquement l’ancien président de la CFBCT, Christian Le Lann. Et de
regretter que son successeur, Jean-François
Guihard, n’ait pas fait entendre une voix différente. « Il y a un besoin de transparence,
dit-il, sinon la baisse de la consommation continuera. » n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 //
Mercredi 19 décembre 2018Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 386,3 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d’euros courants //
Plafond Sécurité sociale : 3.311 euros/mois à partir du 01-01-2018 // SMIC horaire : 9,88 euros
à partir du 01-01-2018 // Capitalisation boursière de Paris : 1.532,96 milliards d’euros (au 05-07-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,78 en août 2018 // Taux de chômage (BIT) : 9,1 %
au 2e trimestre 2018 // Dette publique : 2.255,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
HÉRITAGE LA JUSTICE GÈLE
37,5 % DES REVENUS TIRÉS DES
VENTES D’ALBUMS DE JOHNNY
ÎLES KOURILES LA RUSSIE
CONSTRUIT, LE JAPON HURLE
La Russie a construit quatre baraquements destinés à accueillir des militaires sur deux îles de l’archipel des
Kouriles, provoquant mardi une réaction contrariée de Tokyo, ces îles étant
au cœur d’un différend territorial
bilatéral depuis 70 ans. Ces bâtiments
sont prêts et pourront accueillir
188 « familles de soldats sous contrat »
qui doivent y déménager d’ici à la fin
de l’année, a annoncé l’armée russe
dans un communiqué. Trois autres
baraquements doivent ouvrir en 2019.
La justice a ordonné mardi le gel de
37,5 % des revenus tirés des ventes
d’albums de Johnny Hallyday, accédant partiellement aux demandes de
ses deux aînés, David et Laura, qui
réclamaient la mise sous séquestre de
75 % des royalties. Depuis plusieurs
mois, Laura Smet et David Hallyday
contestent la succession de leur père,
décédé en décembre 2017, qui a tout
légué à sa dernière épouse Laeticia
Hallyday et leurs deux filles Jade et Joy.
Jacques Demarthon/AFP
La Russie, l’Iran et la Turquie se rapprochent d’un accord sur la composition d’une commission constitutionnelle en Syrie, qui devra permettre
l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections dans
ce pays ravagé par près de huit années
de guerre. Les ministres des Affaires
étrangères russe, turc et iranien ont
entamé des discussions à Genève afin
de conclure un tel accord et d’obtenir
le feu vert des Nations unies.
VATICAN LE PAPE DÉNONCE
LES DISCOURS NATIONALISTES
ARDENNES DES FOUILLES
SUR UN TERRAIN AYANT
APPARTENU À FOURNIRET
Des fouilles ont repris mardi sur un terrain ayant appartenu au tueur en série
Michel Fourniret à Floing (Ardennes),
près de Sedan, alors que les corps d’au
moins deux de ses victimes n’ont jamais
été retrouvés. Contrairement à la maison, le terrain n’a jamais été fouillé.
Michel Fourniret a déjà été condamné
en 2008 à la perpétuité incompressible
pour sept meurtres de jeunes femmes
ou adolescentes entre 1987 et 2001.
DONS L’ÉGLISE CRAINT UNE BAISSE
DU DENIER DU CULTE EN 2018
L’Eglise catholique a constaté, lors des
neuf premiers mois de 2018, une
baisse de 2,2 % du denier du culte, sa
principale ressource, a annoncé mardi
la Conférence des évêques (CEF), qui
s’apprête à lancer une nouvelle campagne de communication pour conforter ces dons. Le Denier de l’Eglise
représente 40 % des quelque 640 millions d’euros de ressources de l’Eglise.
Les résidents du quartier d’Educandos, dans la ville de Manaus, contemplent les restes des maisons de bois ravagées par un
gigantesque incendie déclenché mardi matin. Cet incendie, qui a détruit près de 600 maisons, s’est déclaré accidentellement
mais n’a fait aucune victime. Manaus est, avec 2 millions d’habitants, la capitale de l’Etat d’Amazonie, au Brésil.
Vincenzo Pinto/AFP
SHOAH LA GARE DE PITHIVIERS
VA DEVENIR UN LIEU DE MÉMOIRE
Le Mémorial de la Shoah et la SNCF
vont lancer les travaux de création
d’un lieu de mémoire dans l’ancienne
gare de voyageurs de Pithiviers (Loiret), désaffectée depuis la fin des
années 1960, a-t-on appris mardi.
Entre 1941 et 1943, 16.000 Juifs ont été
internés dans le camp de Pithiviers et
dans le camp voisin de Beaune-la-Rolande. Par cette gare et les camps du
Loiret ont transité les 4.400 enfants
victimes de la rafle du Vel’ d’Hiv.
Incendie dans Manaus, la capitale de l’Amazonie
SYRIE LA CONSTITUTION
TOUJOURS EN DÉBAT
JUSTICE L’EX-DÉPUTÉ ALAIN
MARSAUD CONDAMNÉ POUR
L’EMPLOI FICTIF DE SA FILLE
Une lourde amende pour une pratique devenue inacceptable en France :
l’ex-député LR Alain Marsaud a été
condamné mardi à un an de prison avec
sursis et 300.000 euros d’amende pour
avoir rémunéré sa fille pour un emploi
fictif de collaborateur parlementaire.
Pour avoir « détourné des fonds
publics », l’ancien magistrat, retraité, a
aussi écopé de trois ans d’inéligibilité.
LA PHOTO DU JOUR
Le pape a dénoncé mardi l’actuel
« climat de méfiance » envers les
étrangers ou les migrants, propagé
en partie par des discours nationalistes. Le souverain pontife argentin en
profite pour lancer un vibrant appel
contre les guerres qui ensanglantent
certaines régions de la planète. « La
terreur exercée sur les personnes les
plus vulnérables contribue à l’exil
d’entières populations en quête d’une
terre de paix », a-t-il dit.
ESPAGNE LE TRIBUNAL
SE PRÉPARE POUR LES CATALANS
La chambre de la Cour suprême espagnole chargée de juger l’année prochaine 18 leaders indépendantistes
pour leur rôle en 2017 dans la tentative de sécession de la Catalogne s’est
réunie, pour la première fois, mardi à
Madrid pour une audience technique. Les prévenus ne comparaissent
pas à cette étape de la procédure.
ROUMANIE PROJET D’AMNISTIE
CONTROVERSÉ
A quelques jours de prendre la présidence de l’Union européenne, Klaus
Iohannis, le chef de l’Etat roumain de
centre-droit, a annoncé mardi qu’il
s’inviterait aux réunions du gouvernement de gauche afin de tenter d’empêcher l’adoption d’un projet d’amnistie
et de grâce susceptible de bénéficier à
des responsables politiques.
Photo : Michael Dantas/AFP
ON EN PARLE À ANTANANARIVO
Dépenses record pour l’élection malgache
Le second tour de la présidentielle à Madagascar a suscité une débauche
de dépenses des finalistes, dans un pays pourtant extrêmement pauvre.
t l’électeur le plus cher du
monde est… le Malgache.
C’est un titre improbable
– voire absurde dans un pays où
les trois quarts de la population
vivent avec moins de 2 dollars
par jour – qu’a décroché la campagne électorale de cette île de
25 millions d’habitants lors du
second tour de la présidentielle
de ce mercredi. Tournées en
hélicoptère, meetings géants,
distribution à gogo de tee-shirts,
voire de riz et d’huile…. Il n’existe
aucun plafond aux dépenses de
campagne, ni aucune sanction
pour non-déclaration de l’origine des fonds.
Le prochain chef de l’Etat,
Marc Ravalomanana ou
Andry Rajoelina, aura vrai-
semblablement dépensé
davantage que le vainqueur du
scrutin de 2013, à qui chaque
voix gagnée avait coûté 21 dollars. Plus que lors de la présidentielle américaine de 2016 et
quinze fois plus que la française. Alors que le salaire
moyen ne dépasse pas 30 doll a r s p a r m o i s . L e r e ve n u
moyen est inférieur à celui en
vigueur lors de l’indépendance en 1960, un cas unique
au monde. Les routes sont souvent impraticables, la fourniture d’eau ou d’électricité aléatoire, la malnutrition frappe
un enfant sur deux, un adulte
sur trois est analphabète et on
enregistre même régulièrement des cas de peste.
E
L’acharnement financier
des deux finalistes, deux exprésident et par ailleurs entrepreneurs, qui ont supplanté au
premier tour, début novembre,
deux autres anciens chefs
d’Etat et trois chefs de gouvernement parmi 34 candidats
(un record), s’explique par
l’enjeu. Le chef de l’Etat est au
sommet de la pyramide pouvant soutirer les « mametraha
kely » (pots-de-vin, en langue
malgache, généralement 10 %
de la transaction concernée).
La « rapine » au pouvoir
La corruption a d’ailleurs été,
en sus de la pauvreté et de l’insécurité – la capitale, Antananarivo, est déserte la nuit – le
thème dominant de la campagne. Le système économique,
largement fondé sur la
« rapine », avec des rentes faciles à prélever sur les ressources
naturelles, saphir (40 % de la
production mondiale), bois de
rose ou vanille (80 %), ou l’aide
extérieure, pousse les clans
rivaux à s’affronter régulièrement. Madagascar, qui en est à
sa quatrième république en cinquante-huit ans, est en crise
politique aiguë une année sur
trois depuis le début du siècle…
Marcus Schneider, de la fondation Friedrich Ebert, estime que
« si les résultats sont serrés, le perdant pourrait contester les résultats et replonger le pays dans la
crise. » — Yves Bourdillon
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VENDREDI
NDREDI
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Sotheby’s réalise une année
record et reprend la tête
Mercredi 19 décembre 2018
www.lesechos.fr
La firme
américaine
devance
largement
Christie’s
en 2018.
// P. 21
DEVISES EUR/GBP 0,8985 EUR/JPY 1,2789 EUR/CHF 1,1283 GBP/USD 1,2647 USD/JPY 1,1257 USD/CHF 0,9932 TAUX EONIA -0,362 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,311 OAT 10 ANS 0,6721 T-BONDS 10 ANS 2,9592
INDUSTRIE & SERVICES
AGRICULTURE
Shutterstock
DERNIÈRE HEURE
Péages gratuits : Vinci renonce
à faire payer les automobilistes
L’agriculture française a vu la
valeur de sa production augmenter de 4,7 %. // P. 16
ÉNERGIE
Emmanuel Grasland
@EGrasland
Solaire : la France ne veut pas
s’avouer battue. // P. 17
La France et l’Allemagne cherchent à
avancer sur l’épineuse question des
batteries. A l’occasion d’une réunion
mardi des Amis de l’industrie, Paris et
Berlin se sont mis d’accord pour pousser à la création d’usines de batteries
sur le Vieux Continent. « Les gouvernements allemand et français, en coopération avec la Commission européenne,
vont développer une approche stratégique pour établir une production industrielle de cellules de batteries en
Europe », ont déclaré le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, et le
ministre allemand de l’Economie,
Peter Altmaier.
GRAND PARIS
L’Etat donne son feu vert au projet
EuropaCity. // P. 18
AUTOMOBILE
Automobile : l’Europe exige
une forte baisse des rejets de CO2.
// P. 19
DÉFENSE
Le Japon débloque 210 milliards
pour s’offrir deux porte-avions.
// P. 20
HIGH-TECH & MÉDIAS
SOFTBANK
Des consortiums
L’entreprise japonaise boucle la
deuxième plus grosse introduction
en Bourse de l’histoire. // P. 22
HUAWEI
Depuis son nouveau QG, l’entreprise met en scène une riposte
mondiale. // P. 23
START-UP
BIEN’ICI
Blocage du péage de La Barque, près de Marseille, le 9 décembre, par des « gilets jaunes ». Photo Sylvain Thomas/AFP
Le portail immobilier Bien’ici lève
10 millions d’euros. // P. 24
Le concessionnaire souhaitait écrire aux conducteurs
passés sans payer pour
les sommer de régulariser
leur situation.
Grether-Phytolab
PME & RÉGIONS
ÉNERGIE
Angers se rêve à son tour
en « smart city ». // P. 25
FINANCE & MARCHÉS
BOURSES
Des marchés entre prudence
et quête de protection pour 2019.
// PP. 27 ET 28 ET L’ÉDITORIAL
DE GUILLAUME MAUJEAN P. 9
EMPRUNTS D’ÉTAT
Les investisseurs étrangers
boudent la dette américaine.
// P. 28
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
Vinci Autoroutes a finalement battu en
retraite. Le concessionnaire a annoncé,
mardi, qu’il renonçait à envoyer un courrier
aux automobilistes ayant bénéficié des opérations péages gratuits des « gilets jaunes »,
pour les sommer de régulariser leurs passages. « Cette procédure sans doute insuffisamment expliquée, donc mal comprise, a suscité
depuis hier un grand nombre de réactions
négatives », a reconnu la société dans un communiqué. APRR (groupe Eiffage), qui s’était
lancé dans le même type d’opérations selon
« Le Progrès de Lyon », va sans doute faire
également machine arrière, même si l’entreprise se refusait mardi à tout commentaire.
Dévoilée ce week-end par la presse régionale, l’initiative de Vinci Autoroutes n’avait
pas été appréciée par le gouvernement. « Je
trouve ça très incongru, pour le dire avec politesse, a déclaré mardi matin le porte-parole
du gouvernement, Benjamin Griveaux. Ce
n’est pas une bonne manière de procéder
dans la période. »
Des doutes sur la légalité
de l’opération
Une position confirmée, quelques heures
plus tard, par le ministère des Transports,
qui mettait fortement en doute la légalité
de l’opération. Vinci Autoroutes entendait
en effet retrouver la trace des automobilistes à partir de l’immatriculation de leurs
véhicules, enregistrée par les caméras de
vidéoprotection, et d’obtenir les adresses
correspondantes en consultant directement le fichier des cartes grises. Une prérogative que les concessionnaires ont
obtenue en 2013.
Mais selon les services d’Elisabeth Borne,
« sous réserve de confirmation des analyses
juridiques, la vidéo-verbalisation est stricte-
ment encadrée : elle sert à retrouver des auteurs
d’infraction, pas à recouvrer des péages ».
La ministre, qui a reçu les représentants
des sociétés d’autoroute mardi en fin de journée, n’a donc pas eu à aborder le sujet. Cette
réunion, à laquelle a assisté un représentant
du ministère de l’Intérieur, a permis « de faire
le point avec eux sur les dégradations qu’ils ont
subies, et sur la façon dont on va assurer un
retour à la normale à la veille des départs en
vacances », a indiqué Elisabeth Borne.
Un autre sujet financier se profile :
durant leurs mouvements, des « gilets jaunes » ont vandalisé à de nombreuses reprises les installations des autoroutiers. Dernier incident en date, l’incendie de la
barrière de péage de Bandol sur l’A5, dans la
nuit de lundi à mardi.
Les sociétés autoroutières, comme Vinci,
ont d’ores et déjà chiffré les dégâts à « plusieurs
dizaines de millions d’euros », et entendent
bien présenter la note au gouvernement.
Mais selon le ministère des Transports,
la jurisprudence en la matière prévoirait
que l’Etat n’a pas à être sollicité si les
débordements étaient prévisibles. n
ASSURANCE
Les complémentaires santé prêtes
à des efforts sur leurs tarifs.
// P. 29
MATIÈRES PREMIÈRES
La consommation de charbon
est repartie à la hausse. // P. 30
CARNET // P. 33
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
Paris et Berlin
cherchent
à créer « une
Europe des
batteries »
Accident de marché
à 260 millions d’euros chez Natixis
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
Un « profit warning » qui ne dit pas son
nom pour Natixis. Mardi, la banque d’investissement du groupe BPCE a dévoilé un
accident de marché en Asie. « Il est apparu
au quatrième trimestre que, sur certains produits, le modèle de gestion utilisé a conduit à
mettre en place une stratégie de couverture
qui s’avère déficiente dans les conditions de
marché actuelles », indique le groupe dans
un communiqué.
Concrètement, des produits de couverture de Natixis dans les dérivés actions ont
mal réagi à la chute des marchés asiatiques
combinée à une faible volatilité. « Le modèle
de couverture n’était pas adapté à une telle
situation de marché », indique encore une
source interne.
Au total, cet accident de parcours coûtera
pas moins 260 millions à Natixis en 2018,
soit environ 10 % de ses revenus trimestriels.
Pour le quatrième trimestre 2018, Natixis
anticipe en effet une baisse de ses revenus
de 100 millions d’euros et une dotation à ses
provisions de 160 millions d’euros. La banque n’indique pas l’impact attendu sur ses
profits annuels mais estime que les revenus
de ses métiers devraient baisser de moins
de 1 % en 2018. La banque estime par ailleurs
rester profitable au quatrième trimestre.
Pour mémoire , Natixi s a engra ngé
9,467 milliards d’euros de revenus en 2017
et 1,7 milliard d’euros de résultat net.
Cet accident « ne remet nullement en cause
les objectifs du plan stratégique New Dimension tels que présentés le 12 septembre 2018 qui
sont donc tous maintenus, y compris un
payout ratio minimum de 60 % en ce qui concerne le dividende ordinaire », indique Natixis.
Pour atténuer l’effet de la nouvelle sur le
moral de ses actionnaires, Natixis, qui avait
accusé de lourdes pertes pendant la crise
– tant sur les subprimes que dans l’affaire
Madoff –, a décidé d’octroyer en outre un
dividende exceptionnel de 1,5 milliard
d’euros. Promis dans le cadre de la cession
des activités de financement spécialisé de
Natixis à BPCE, ce dividende exceptionnel
était suspendu jusqu’à la fin du premier trimestre 2019 aux perspectives d’acquisition
de Natixis. Le groupe indique désormais ne
pas avoir « d’opération majeure en vue ». n
L’Allemagne s’est déjà engagée à consacrer 1 milliard d’euros au projet
pour les batteries d’ici à 2022. La
France n’a pas communiqué de montant pour l’instant. Paris et Berlin
espèrent p ouvoir présenter des
consortiums d’industriels intéressés
au premier trimestre 2019. Celui
regroupant Saft, Solvay ou Siemens
pourrait y figurer, ainsi qu’un autre
avec BASF, Varta et Ford.
L’ « Airbus des batteries »
est un projet
ambitieux qui nécessite
des dizaines de milliards
d’euros d’investissements.
L’idée est de faire valider ce projet
comme IPCEI (Important Projects of
Common European Interest), au
mieux au premier semestre 2019. Un
statut qui permet de financer des projets jusqu’à une première industrialisation, sans qu’elles soient considérées
comme une aide d’Etat. Cette approche
a été déjà adoptée avec l’IPCEI Nano, un
plan dédié aux nanotechnologies.
Cinq projets
A date, cinq projets d’usines de cellules
sont lancés en Europe. Il y a le chinois
CATL, les coréens SK, LG et Samsung, et
puis le projet suédois Northvolt. Le secteur automobile européen a plusieurs
fois mis en garde contre la mainmise
des pays asiatiques sur la fabrication
des batteries, alors que celles-ci représentent près de 40 % de la valeur ajoutée
d’un véhicule électrique.
Avec le basculement des voitures
thermiques vers les voitures électriques, Natixis alertait vendredi sur un
possible « effondrement de la valeur
ajoutée et de l’emploi dans l’automobile
en Europe ». Dans ce contexte, des voix
se sont élevées pour appeler à un « Airbus des batteries ». Un projet ambitieux qui nécessite des dizaines de milliards d’euros d’investissements.
Egalement présente à Paris à l’occasion de cette réunion des Amis de
l’industrie, la ministre polonaise de
l’Entrepreneuriat et de la Technologie, Jadwiga Emilewicz, a fait part de
ses réserves sur cet accord franco-allemand. « Nous comprenons que la
porte restera ouverte pour que l’on
puisse monter dans ce train, sinon je
doute que ce projet ambitieux puisse se
réaliser à court terme », a - t- el l e
déclaré. n
Sotheby’s/Art Digital Studio
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Bilan 2018 plus favorable
pour la ferme France
l L’agriculture française a vu la valeur de sa production augmenter de 4,7 %,
à 75 milliards d’euros, selon les comptes prévisionnels de l’Insee.
l La situation s’est toutefois détériorée pour la production animale.
à suivre
Kyle Hasegawa/CCby SA 2.0
AGRICULTURE
AccorHotels ouvrira son premier
Orient Express à Bangkok
HÔTELLERIE AccorHotels a annoncé mardi l’ouverture de son
premier établissement à la marque Orient Express. Il sera
exploité à Bangkok, à partir de la fin 2019. L’hôtel, qui comptera
notamment 154 chambres et un étage dédié au bien-être, sera
créé au sein de la plus haute tour de Thaïlande, la King Power
Mahanakhon (photo), propriété du géant thaïlandais du dutyfree King Power. La marque Orient Express fait l’objet d’un partenariat avec SNCF, AccorHotels ayant pris une part de 50 %.
Plus d’informations sur lesechos.fr/Industrie-Services
Eolien en mer : le japonais Sumitomo
prend 29,5 % de deux projets français
ÉNERGIE Le japonais Sumitomo a annoncé entrer au capital de
deux projets éoliens offshore au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier et du Tréport, développés par Engie et EDPR. Engie
reste l’actionnaire principal (31 %) aux côtés du portugais EDPR
– dont la part (29,5 %) équivaut désormais à celle de Sumitomo – et de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts).Le
gouvernement a donné en novembre son feu vert à l’exploitation contestée de ces deux parcs éoliens en mer. Les autorisations de construction n’ont pas encore toutes été accordées.
Alstom décroche un contrat de
360 millions d’euros au Luxembourg
TRANSPORT Contrarié par Bruxelles dans ses projets de fusion
avec Siemens, le constructeur ferroviaire a pu se remonter le
moral mardi avec une commande d’environ 360 millions
d’euros pour la fourniture de 34 trains régionaux à deux étages
auprès des Chemins de fer luxembourgeois. Ces trains, capables
de rouler à 160 km/h, pourront circuler au Luxembourg, en Belgique et en France. Conçus à Valenciennes et fabriqués à Barcelone, ils doivent être livrés à partir de la fin 2021.
Plastic Omnium
finalise
la vente de
ses poubelles
La ferme France a pansé une partie
de ses plaies en 2018. Selon les
comptes prévisionnels de l’Insee, la
valeur ajoutée dégagée par l’agriculture a progressé de 7,8 %, ce qui lui
permet de retrouver le niveau de
2015. L’Insee précise qu’il ne s’agit
pas là du revenu des ménages agricoles mais de la richesse créée par
l’agriculture, augmentée des subventions et après impôts. La situation s’est grandement améliorée
pour les productions végétales tandis qu’elle s’est détériorée pour la
production animale, sous l’effet de
la chute des prix du porc, après
deux années de hausse soutenue.
La valeur de la production agricole, tous secteurs confondus (hors
subventions), a augmenté de 4,7 %
cette année, à 75,2 milliards d’euros.
Celle de la production végétale, qui
tire la croissance, a bondi de près de
9 %. La valeur de la production animale au contraire a décru de 1,2 %.
Après trois années de chute, la production de vin a fortement rebondi
(+28,5 % en volume) grâce aux conditions climatiques particulièrement favorables à la vigne.
Les récoltes de céréales, de légumes et de pommes de terre ont
reculé à cause de la sécheresse,
mais cette baisse des volumes a été
contrebalancée par le dynamisme
des prix. Les prix des céréales ont
gagné 17,6 % ainsi que ceux des
légumes (+9,6 %) et des pommes de
terre (+45 % !). Dans le cas des
céréales, la hausse des prix provient
de la faiblesse de l’offre par rapport
à la demande au niveau mondial. Le
bond du prix des pommes de terre
fait « plus que compenser », les baisses observées en 2017.
Flambée de l’énergie
E-COMMERCE Pernod Ricard a
AUTOMOBILE L’équipementier
familial Plastic Omnium a bouclé
la cession de son activité Environnement, annoncée cet été. L’acheteur, le consortium Latour Capital-bpifrance, a déboursé
220 millions d’euros dans l’opération. L’entité historique de PO
possède 6 usines dans l’Hexagone
et emploie 1.800 personnes dans
12 pays. Rentable, son chiffre
d’affaires est de 340 millions
d’euros. Plastic Omnium se concentre sur l’automobile.
En termes de volumes, la production animale est stable. En revanche, les prix chutent. C’est surtout
notable sur le porc (–12,4 %) et les
œufs (–4,4 %), très affectés par la
crise du fipronil. La production de
volailles s’est redressée de 6,4 %
après deux années de grippe
aviaire. Le prix du lait, qui avait augmenté de 11 % en 2017, s’est stabilisé.
Les consommations intermédiaiDR
signé mardi avec Jumia, le premier
site d’e-commerce en Afrique, un
accord au terme duquel le numéro
deux mondial des vins et spiritueux investira à compter de ce
jour au capital de Jumia, dont il
devient un « partenaire stratégique », selon leur communiqué
commun. Pernod Ricard, qui est le
premier industriel de la grande
consommation invité au capital de
l’ « Alibaba africain », fera parti du
conseil d’administration de Jumia.
res (engrais, pesticides, énergie..)
repartent à la hausse surtout en raison du poste énergie (+13,3 %). Le
gazole non routier s’est ainsi envolé
(+21,4 %), le GPL a bondi de 20,5 % et
le gazole routier de 16,5 %. Le gaz
naturel a également progressé mais
un peu moins (+6 %). Seule l’augmentation de l’électricité est raisonnable (+1,3 %).
Au global, les charges sont reparties à la hausse (+1,8 %), après quatre années de modération. En
revanche, les subventions d’exploitation ont reculé de 194 millions
d’euros, à 7,8 milliards d’euros en
2018, du fait de la diminution des
aides à la production.
Dans le même temps, le ministère de l’Agriculture a publié les
résultats des exploitations agricoles
en l’année 2017 sur la base des données fournies par le Réseau d’information comptable agricole (Rica).
Une enquête habituelle, qui n’étudie
toutefois que les deux tiers des fermes, celles dont le chiffre d’affaires
est supérieur à 25.000 euros.
Situations très contrastées
Selon le Rica, les résultats des
exploitations se sont redressés l’an
passé, après une année 2016 catastrophique marquée par un premier
semestre exécrable sur le plan climatique. En 2017, le résultat cou-
rant par actif non salarié avait
dépassé 27.000 euros en moyenne,
ce qui corresp ond au niveau
observé sur longue période, souligne le ministère de l’Agriculture.
Comme d’habitude, ce chiffre cache
des situations très contrastées. Les
exploitations céréalières, très lourdement frappées par les inondations en 2016, avaient, par exemple,
bénéficié d’une forte amélioration.
Les viticulteurs en revanche avaient
vu leur résultat reculer à la suite des
épisodes de gel tandis que les résultats des éleveurs de bovins laitiers
s’étaient nettement améliorés. Une
forte disparité, caractéristique du
monde agricole. n
InVivo, acteur de « la prochaine révolution agricole »
L’union de coopératives a
accru la rentabilité de tous
ses métiers au cours de
l’exercice 2017-2018.
DR
Pernod Ricard
investit dans
Jumia, l’Alibaba
africain
Marie-Josée Cougard
@CougardMarie
« L’agriculture est à un tournant de
son histoire », a expliqué mardi Philippe Mangin, le président de l’union
de coopératives InVivo, à l’occasion
de l’assemblée générale du groupe.
« Il y a autant de technologie à inventer aujourd’hui qu’il y avait alors ».
L’agriculture de demain ne sera « ni
complètement bio, ni conventionnelle. Elle aura des ambitions locales
et internationales ». C’est cette vision
qui anime les choix faits par InVivo
depuis l’arrivée de Thierry Blandinières à la direction générale.
Avec un certain succès si on en
juge par les résultats financiers. Le
résultat net a bondi de 35 %, à
46 millions d’euros, sur l’exercice
clos au 30 juin. L’excédent brut a
augmenté de 22 %, à 163 millions
d’euros, après distribution des ristournes (95 millions) aux coopératives adhérentes. Mais le chiffre
d’affaires d’InVivo, lui, a reculé de
5,5 à 5,2 milliards d’euros, en raison
de la volatilité du prix des céréales.
Pour InVivo, la prochaine révolution de l’agriculture passe par sa
digitalisation et l’utilisation de
« l’extraordinaire richesse que représentent les données agricoles ». Forte
de sa croissance et de sa rentabilité,
riche du milliard d’euros récolté à
l’issue de la vente de Neovia, sa branche d’alimentation animale, InVivo
entend « beaucoup investir dans
l’agriculture de précision et les nouvelles technologies » pour pousser
l’équipement digital des exploitations agricoles.
pas plus de 20 % de la production. Le
reste utilisera une chimie largement
diluée », dit Philippe Mangin.
L’autre grande ambition de
InVivo concerne ses activités dans le
vin. Le pôle vient de se doter d’un
nouveau directeur, Frédéric Noyère,
recruté chez Moët Hennessy pour
son expérience internationale et de
marketing. « Le paysage coopératif
Digital et innovation
Le chiffre d’affaires
devrait théoriquement
quadrupler à 1 milliard
d’euros en 2025.
Une des ambitions de Bioline, la division dédiée du groupe est de « créer
une plate-forme de marché française,
à laquelle les agriculteurs s’adresseraient aussi bien pour les intrants que
pour les services bancaires et assurantiels », dit Thierry Blandinières.
Une autre sera de créer une place
de marché agricole digitale sur
laquelle concentrer l’offre française
de céréales. L’innovation doit jouer
« un rôle central » à l’avenir. « L’agriculture bio ne représentera sans doute
est extrêmement segmenté. Il y a des
économies énormes à faire en termes
de coûts de production et un gros travail sur les marques pour affronter la
concurrence du nouveau monde sur
le créneau des bouteilles à 10 ou
12 euros », précise Philippe Mangin.
Les ambitions sont vastes. Le chiffre
d’affaires devrait théoriquement
quadrupler à 1 milliard d’euros en
2025 et l’Ebitda être multiplié par 8
grâce à une ou des acquisitions,
notamment aux Etats-Unis. Le pôle
jardinerie, qui regroupe Delbarre,
Gamm Vert et Jardiland, lui aussi,
est en pleine mutation. « C’est une
activité fragile et beaucoup trop saisonnière. On va la renforcer en développant l’offre alimentaire dans ces
magasins. Nous comptons beaucoup
sur le lien que créeront les agriculteurs présents avec les consommateurs pour développer la vente des
produits locaux et bio », indique
Thierry Blandinières. L’objectif est
de faire passer l’Ebitda de 45 à
100 millions d’euros d’ici à 2025
grâce à 300 points de vente de ce
type sur 1.400 jardineries.
L’activité de trading, dont « la
vocation n’est pas, selon Thierry
Blandinières, de dégager des bénéfices mais d’être une activité de services », fait l’objet d’une réflexion
approfondie. Elle pourrait mener à
l’acquisition d’un réseau de boulangeries pour développer des synergies. Dans cette optique, un « laboratoire » a été créé à Singapour avec
SoFrance, une boulangerie à la française, pour étudier le marché.
— M.-J. C.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Solaire : la France ne veut pas s’avouer battue
ÉNERGIE
Véronique Le Billon
@VLeBillon
La recherche photovoltaïque française a trouvé son toit. Sur le plateau
de Saclay, où sortent encore de terre
des bâtiments destinés à héberger,
dans le cadre du Grand Paris, de 20
à 25 % de la recherche scientifique
française, l’Institut photovoltaïque
d’Ile-de-France (IPVF) a inauguré
ses locaux mardi. Labellisé Institut
de transition énergétique (ITE)
dans le cadre du « programme des
investissements d’avenir », l’IPVF
est né il y a cinq ans de la mutualisation des travaux d’EDF et de Total
(chacun actionnaire à 43 % de
l’organisme), avec la recherche du
CNRS et les apports de quelques
autres partenaires (Air Liquide et
les PME Reber et Horiba).
L’o b j e c t i f e s t a u s s i s i m p l e
qu’ambitieux : « démontrer qu’il
sera possible de produire des cellules
photovoltaïques de rupture à des
coûts acceptables », résument JeanFrançois Minster, président de
l’IPVF, et Bruno Carlotti, directeur
général délégué. « EDF et Total ne
nous demandent pas de régler leurs
problèmes à six mois mais de conduire les innovations de rupture, en
lien avec eux », a expliqué le PDG du
CNRS, Antoine Petit, lors de l’inauguration. La technologie de rupture
privilégiée, ce sont les panneaux
« tandem », qui associent deux cellules de matériaux différents, pour
améliorer leur rendement.
« Etat de l’art »
« Nous avons déjà réussi à nous mettre à l’état de l’art, ce qui est une performance. Il faut maintenant dépasser ce stade », explique Bernard
Salha, directeur de la R&D d’EDF.
Alors que la quasi-totalité des
modules photovoltaïques sont
aujourd’hui produits en Chine,
après avoir laminé l’industrie européenne, la recherche issue de l’IPVF
constituera « des opportunités uniques de développement de savoirfaire, de propriété intellectuelle et on
l’espère de transfert dans des industries génératrices d’emplois dans nos
pays européens », a expliqué le PDG
d’EDF, Jean-Bernard Lévy, à l’IPVF.
Pour autant, ce n’est pas EDF qui
produirait ces nouveaux modules.
« Devenir équipementier n’est clairement pas à l’ordre du jour pour EDF,
mais on veut atteindre et valoriser un
très haut niveau technologique »,
explique Bernard Salha.
Avec un horizon de résultats à
cinq ou dix ans, l’IPVF se situe à un
niveau plus amont que l’Ines (CEALiten), l’autre institut phare de la
recherche française dans le solaire
photovoltaïque. Celui-ci a fait son
premier transfert de technologie à
l’italien Enel, qui doit démarrer l’an
prochain en Sicile une chaîne
d’assemblage sur la technologie de
l’hétérojonction (qui présente
aujourd’hui les meilleurs rendements de conversion). « Les technologies silicium développées par la
Chine baissent au profit de nouvelles
technologies qui vont redessiner la
carte des usines », parie Florence
Lambert, directrice du CEA Liten.
« Se refaire une santé »
« Avec des technologies un peu nouvelles, on peut se refaire une santé.
Les usines sont très automatisées, ce
n’est donc pas tellement une question
de main-d’œuvre pas chère en Chine,
c’est une question de taille », estime
Xavier Barbaro, président de
Neoen. « Et on retrouve aujourd’hui
de la différenciation entre panneaux
solaires, par exemple sur le vieillissement ou la résistance aux fortes températures », note le développeur.
« On n’est pas mauvais, mais si on
veut maintenir de la recherche appliquée, il faut garder de vraies industries. Il n’y a qu’en usine qu’on réalise
la dernière étape », juge de son côté
Ian Hanning/RÉA
l EDF, Total et le CNRS ont inauguré mardi à Saclay (Essonne) l’Institut photovoltaïque d’Ile-de-France.
l Un investissement dans la recherche amont que l’industrie espère un jour valoriser.
L’Institut photovoltaïque d’Ile-de-France ambitionne de « produire des cellules photovoltaïques de rupture à des coûts acceptables ».
Xavier Daval, patron de Kilowattsol, spécialisé dans la simulation
technique de projets solaires.
« Nous devons avoir une politique [...]
sur une forme de protection du marché européen et [...] il faut que nous
soyons conscients de notre responsabilité en Europe à pouvoir développer
des filières », a jugé, lors de l’inauguration, le ministre de la Transition
écologique et solidaire, François de
Rugy.
La France collabore à des degrés
divers avec des instituts étrangers,
comme l’américain NREL ou l’allemand Fraunhofer. Mais la Chine
travaille aussi à ses prochaines
générations de panneaux solaires.
« En Chine, ce sont les grands industriels comme Trina Solar ou Canadian Solar qui font leur recherche,
donc il y a un vrai secret industriel. Ils
ne publient et ne brevettent pas beaucoup, donc on a peu d’idées sur leur
niveau d’avancée », explique Cédric
Guérard, responsable d’un projet
de recherche à l’IPVF.
4
À NOTER
Total a annoncé mardi un
projet de centre d’innovation
et de recherche qui hébergera
sa R&D sur le plateau de Saclay
à l’horizon 2022.
SolarCity perd du terrain aux Etats-Unis
depuis son rachat par Tesla
Le californien Sunrun taille
des croupières à la société
fondée par des cousins
d’Elon Musk.
que Hugh Bromley, analyste chez
Bloomberg New Energy Finance.
Pour faire rentrer du cash, l’entreprise a pivoté d’un modèle de location sur vingt ans à des ventes au
comptant et des prêts. Elle a effectué
d’importantes coupes dans ses
dépenses marketing et a réduit ses
canaux de vente, pour se concentrer
sur son site Web et sa centaine de
showrooms. Tesla a mis fin à son
partenariat avec Home Depot en
juin. Or, plus de la moitié des ventes
de SolarCity étaient effectuées dans
les 800 magasins de la chaîne, selon
Austin Perea, analyste chez GTM
Research.
Anaïs Moutot
@AnaisMoutot
— Correspondante à San Francisco
Alors que Tesla sort la tête de l’eau
côté automobile, sa division dédiée à
l’énergie solaire traverse une passe
difficile. Racheté 2,6 milliards de
dollars il y a deux ans par le fabricant
de voitures électriques, SolarCity est
sur le point de perdre sa place de
numéro un des panneaux solaires
résidentiels aux Etats-Unis. L’entreprise fondée par Lyndon et Peter
Rive, deux cousins d’Elon Musk,
était le leader au tournant de la
décennie, mais sa part de marché est
passée de 25 % en 2013 à 9,3 % dans
la première moitié de l’année, selon
Wood Mackenzie, un groupe de
conseil en énergie. La capacité de
production du californien est tombée à 93 MWh au dernier trimestre,
contre 256 MWh à la même période
en 2015, avant la fusion avec Tesla. La
société recule au moment où un
gigantesque marché s’ouvre en Californie. En mai, le code de construction de l’Etat a été révisé afin d’imposer la présence de panneaux
photovoltaïques à toutes les nouvelles maisons et résidences ayant jusqu’à trois étages.
Sunrun, dont la part de marché a
bondi de 2,6 % à 9 % au cours des
cinq dernières années, est en train de
damer le pion à Tesla. En comptabilisant les installations via des partenaires locaux, l’entreprise, créée un
an après SolarCity à San Francisco
Guichet unique
SolarCity est sur le point de perdre sa place de numéro un
des panneaux solaires résidentiels aux Etats-Unis. Photo Shutterstock
par deux diplômés de Stanford, est
déjà leader, avec près de 15 % de parts
de marché, devant Tesla et Vivint, le
numéro trois.
Une politique très offensive
Dans ses locaux de San Francisco,
Lynn Jurich, la cofondatrice et directrice générale de Sunrun, dit bénéficier du « recentrage de Tesla sur les
véhicules ». La société, qui a fait grossir son empreinte géographique, est
désormais présente, comme son
rival, dans 22 Etats américains, ainsi
qu’à Porto Rico et dans le district de
Columbia. Elle a installé des panneaux solaires chez 218.000 foyers
et assure leur maintenance via des
contrats signés sur vingt ans.
Une augmentation de 36 % en un
an due à une politique offensive :
Sunrun a dépensé en marketing
plus du quart de son chiffre d’affaires
(205 millions de dollars). L’entreprise multiplie également les partenariats avec des distributeurs,
même s’ils se traduisent par un coût
d’acquisition plus élevé qu’une vente
directe. Après le géant du bricolage
Home Depot et les supermarchés
Costco, elle a passé un accord avec
Comcast l’an dernier. Le câblo-opérateur aux 30 millions d’abonnés
propose ses panneaux solaires dans
le cadre de son offre pour la maison
connectée. A l’inverse, SolarCity fait
tout pour réduire ses coûts. « Après
la fusion avec Tesla, les investisseurs
ont mis la pression pour atteindre la
rentabilité beaucoup plus tôt », expli-
Tesla estime que ces coupes seront
bénéfiques à long terme. Son objectif est de maîtriser entièrement
l’expérience client, en offrant un guichet unique où le client peut acheter
une voiture électrique, des panneaux solaires et une batterie pour le
stockage de l’électricité.
Après une baisse des ventes marquées, « son activité repart un peu à la
hausse, même si elle reste à un niveau
deux fois inférieur à ce que faisait
SolarCity avant la fusion », souligne
Hugh Bromley. La société espère
enclencher une nouvelle dynamique avec l’annonce il y a un mois
d’une baisse de 15 à 25 % de ses prix.
Un facteur qui sera essentiel pour
réussir à faire grossir le marché. « Il
n’y a que 2 % de maisons avec des panneaux solaires aux Etats-Unis, contre
de 5 à 10 % en Europe, car le coût reste
deux fois plus élevé, à cause de la complexité des autorisations à obtenir
dans les différents Etats notamment », explique Hugh Bromley. n
SunPower, la filiale
de Total, contrainte
de changer de stratégie
Après quatre années
de pertes, l’entreprise
californienne se recentre
sur la commercialisation
de panneaux et de
solutions de stockage
pour les particuliers
et les entreprises.
Vincent Collen
@VincentCollen
« Le secteur change tellement vite…
Nous sommes en permanence en
train de nous restructurer. » A la
tête de SunPower depuis quinze
ans, Tom Werner a le cuir tanné
par les difficultés du marché.
Après quatre années de pertes, le
producteur de panneaux solaires
SunPower est sans cesse contraint
de revoir son business model
pour survivre. Valorisée à hauteur
de 900 millions de dollars, la
société californienne a néanmoins la chance d’être dans le
giron de Total depuis 2011, qui
détient 56 % du capital, le solde
des actions étant coté en Bourse.
Mais la vie n’est pas rose pour
autant.
« Les fabricants de panneaux
solaires chinois ont conquis la planète, provoquant une surproduction et une banalisation des produits », explique Jeffrey Osborne,
analyste chez Cowen. « Il est
devenu de plus en plus difficile de
nous battre uniquement sur les
prix », reconnaît Tom Werner.
SunPower fait d’ailleurs fabriquer
la majorité de ses produits dans
des pays à bas coûts, en Malaisie et
aux Philippines notamment.
Mais la guerre commerciale a
compliqué ses affaires. L’entreprise de 1,9 milliard de dollars de
revenus a été pénalisée pendant
dix mois par les barrières douanières imposées par l’administration Trump sur les panneaux pho-
5%
LA PART DE MARCHÉ
de SunPower en Europe.
L’entreprise, qui figure parmi
les leaders aux Etats-Unis,
est présente dans plus de
cinquante pays.
tovoltaïques, avant d’obtenir une
exemption en septembre.
Spécialiste des panneaux haut
de gamme – qui génèrent plus
d’électricité pour une surface donnée –, SunPower se focalise désormais moins sur les grandes fermes solaires (qui représentent
encore un tiers des revenus) et
donne la priorité au marché
« décentralisé », autrement dit les
panneaux installés sur les toits
des habitations, des commerces et
des entreprises. « Les panneaux
haut de gamme sont intéressants
lorsqu’ils sont installés sur de petites surfaces dont les propriétaires
veulent optimiser le rendement,
décrypte Jeffrey Osborne. Ils sont
moins pertinents dans les grandes
fermes solaires où la question de la
surface est moins critique ».
Cession d’actifs
Parmi les leaders aux Etats-Unis,
SunPower revendique une part de
marché de 5 % en Europe et une
présence dans plus de cinquante
pays. En plus des panneaux,
l’entreprise vend de plus en plus
de batteries pour stocker l’énergie
et de logiciels pour optimiser la
production et la consommation.
« Nous devenons de plus en plus un
fournisseur de solutions », résume
Tom Werner.
Cette année, SunPower a mis
l’accent sur la réduction de sa
dette en cédant des actifs. L’entreprise a aussi acheté à prix cassé
les activités américaines de
SolarWorld, une société en faillite,
ce qui lui a permis d’acquérir des
capacités d’assemblage de panneaux aux Etats-Unis. Face
aux difficultés de SolarCity, la
filiale de Tesla, « SunPower ainsi
que d’autres acteurs comme Sunrun et Vivint ont une excellente
occasion de gagner des parts de
marché dans le secteur résidentiel », estime Pavel Molchanov,
analyste chez Raymond James.
Pour cet expert, la présence d’un
acteur solide comme Total au
capital est « un avantage important » pour naviguer dans ce secteur en constante évolution. Mais
cet avis ne fait pas l’unanimité. Jeffrey Osborne estime, de son côté,
qu’il existe « très peu de synergies »
entre SunPower et le géant du
pétrole. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
L’Etat donne son feu vert au projet EuropaCity
l Le préfet du Val-d’Oise a pris l’arrêté d’utilité publique du projet controversé EuropaCity.
l Très différent des plans initiaux, ce complexe pourrait ouvrir progressivement à partir de 2027.
AMÉNAGEMENT
Dominique Malécot
@DMalecot
C’est fait. Le préfet du Val-d’Oise
vient de déclarer d’intérêt public la
construction d’EuropaCity. Porté
par la filiale immobilière du groupe
Auchan, Ceetrus, à la fois promoteur et opérateur, et le conglomérat
chinois Dalian Wanda, ce complexe
représente un investissement d’au
moins 3 milliards d’euros. Développé sur 79 hectares au cœur de la
ZAC du Triangle de Gonesse, sur un
territoire déshérité du Val-d’Oise,
EuropaCity doit associer espaces
verts, ferme urbaine, hôtels, culture, loisirs, bureaux et commerces.
Ce projet, actuellement sans équivalent dans le monde, qui cristallise
depuis près de dix ans l’opposition
des écologistes au Grand Paris, va
donc pouvoir se faire. Il sera cependant très différent des premières
esquisses présentées alors.
« Nous sommes confiants », explique aux « Echos » Benoît Chang,
directeur général d’Alliages et Territoires, la société parisienne du
groupe Auchan qui gère le projet. Il a
de bonnes raisons de l’être. Le gouvernement a en effet levé, en début
d’année, le doute qui s’était installé
sur la construction de la ligne 17 du
métro du Grand Paris, condition sine
qua non de la poursuite du projet. Et
si ses opposants ont attaqué le permis de construire de la gare, déposé
cet été, cela ne devrait pas remettre
en cause l’existence même de la ligne.
Alliages et Territoires travaille
avec l’Etat et Grand Paris Aménagement, l’opérateur foncier et aménageur public de la région parisienne,
sur la refonte de l’accord global qui
les lie, afin de prendre en compte
tous les facteurs qui ont évolué ces
dernières années, particulièrement
à la suite du débat et de l’enquête
publique. « Ce projet est une matière
vivante, nous le construisons en permanence avec Grand Paris Aménagement, les citoyens et les élus de ce
territoire. C’est essentiel, car les
investisseurs ont besoin d’être rassurés sur le calendrier et le soutien de
l’Etat. Ce dernier doit, de son côté, être
en mesure de vérifier que nous prenons bien en compte les résultats de
la concertation avec les élus et la
population », résume Benoît Chang.
Matière vivante
« On parle de 79 hectares, dont
10 dédiés à un parc, 7 à une ferme
urbaine, 230.000 mètres carrés de
commerces qui seront phasés,
150.000 mètres carrés de surfaces
de loisirs, 50.000 d’offres culturelles, 20.000 d’espaces d’accueil pour
les séminaires et les congrès et de
quelque 2.700 chambres d’hôtel
pour une fréquentation que les porteurs du projet estiment à 31 millions de visites annuelles », détaille
le directeur général de Grand
Paris Aménagement, Thierry
Lajoie. Et, rappelle-t-il, « dans toutes nos opérations d’aménagement,
nos preneurs doivent respecter des
prescriptions programmatiques,
sociales, environnementales, architecturales typologiques, naturelles,
énergétiques, que nous définissons ». EuropaCity a donc connu
de très nombreuses et profondes
évolutions.
Le permis de construire
d’EuropaCity pourrait
être déposé fin 2019
ou début 2020.
Certains équipements seront ainsi
mutualisés avec ceux des autres
aménagements des 299 hectares de
la ZAC du Triangle de Gonesse,
comme les fluides pour les productions de chaud et de froid, ou encore
les parkings de surface qui pourront
changer d’usage. « Il y aura des bâtiments évolutifs, mutables dans le
temps », confirme Benoît Chang. En
outre, certains aménagements prévus ne seront pas possibles.
Ce travail d’adaptation devrait
déboucher sur l’élaboration du per-
Les 299 hectares du Triangle de Gonesse, inclus un peu plus de
240 hectares de terres agricoles. Photo Europacity - Alliages & Territoires
mis de construire d’EuropaCity, qui
pourrait être déposé fin 2019 ou
début 2020. « Wanda Group nous fait
confiance et nous avons besoin de son
savoir-faire. Pour lui, comme pour
nous, il est important de se projeter
dans le monde de demain avec des
projets concrets », affirme le dirigeant
d’Alliages et Territoires. Les premiers équipements de ce complexe
inédit pourraient être mis en service
à l’ouverture du métro, en 2027. n
La ZAC du Triangle de Gonesse,
une opération de grande envergure
EuropaCity s’insère
dans l’opération publique
d’aménagement de près
de 300 hectares au nord
de Paris.
Le projet EuropaCity, sur lequel se
focalise l’opposition des écologistes
au Grand Paris, s’inscrit dans
l’ensemble d’aménagement du
Triangle de Gonesse, prévu par le
schéma directeur de la région Ile-deFrance (SDRIF), validé en Conseil
d’Etat. Celui-ci consiste à urbaniser
le Triangle de Gonesse, à condition
qu’il y ait un moyen lourd de transport ferré de voyageurs, la ligne 17 du
métro du Grand Paris. Dans ce
cadre, un contrat de développement
territorial prévoit explicitement la
création d’un grand quartier lié au
pôle de développement de RoissyCharles-de-Gaulle.
L’Etat et les collectivités ont lancé
trois procédures pour réaliser cet
aménagement. La déclaration d’utilité publique (DUP), qui vient d’être
prise permet à l’aménageur public
Grand Paris Aménagement d’acquérir les terrains nécessaires. Ensuite,
ANNLEGALECH
annonces légales
Etablissement territorial
Paris Ouest la Défense
MODIFICATION SIMPLIFIÉE DU PLAN
LOCAL D’URBANISME DE NANTERRE
Par délibération du 18 décembre 2018,
le conseil territorial de Paris Ouest La
Défense a approuvé les modalités de mise
à disposition du dossier de modification
simplifiée n°2 de la ville de Nanterre.
Ainsi, le dossier de modification simplifiée
sera mis à disposition du public du
3 janvier au 4 février 2019 inclus, soit une
durée de 33 jours.
Le dossier ainsi qu’un registre visant à
recueillir les observations et propositions
du public seront disponibles aux lieu et
horaires suivants :
Mairie de Nanterre
Direction de l’Aménagement
et du Développement,
Tour A, 12ème étage,
88 rue du 8 mai 1945, 92000 Nanterre
Le lundi, le mardi, le mercredi et le
vendredi : de 9h à 12h
Le jeudi : de 13h30 à 17h30
Durant cette même période, le dossier
sera également disponible en consultation
ou téléchargement sur le site internet de la
ville, https://www.nanterre.fr. Un registre
dématérialisé permettra de recueillir les
observations du public, qui pourra
également les adresser par courrier à
l’hôtel-de-ville, sis 88 rue du 8 mai 1945
à Nanterre.
La ligne de référence est de 40 signes
en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage
de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités
sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
la création d’une « ZAC d’initiative de
l’Etat », pilotée par l’aménageur,
devrait intervenir à la fin 2019, une
fois les procédures juridiques en
cours épuisées. Enfin, la ville de
Gonesse devra modifier son plan
local d’urbanisme en conséquence.
Pour le directeur général de
Grand Paris Aménagement, Thierry
Lajoie, interrogé par « Les Echos »,
« il s’agit de mettre en œuvre un grand
quartier mixte comprenant de
l’immobilier tertiaire, commercial, de
loisir, culturel et de services aux entreprises. » Car, rappelle-t-il, « sur ce territoire, essentiellement couvert par la
zone d’exposition au bruit de l’aéroport du Bourget tout proche, la construction de logements est interdite sur
la quasi-totalité de la zone de 299 hectares, dont un peu plus de 240 hectares
de terres agricoles, dont la production
n’est pas propre à la consommation
humaine directe ».
La future ZAC jouxte une autre
partie du Triangle de Gonesse, de
l’ordre de 700 hectares, où l’agriculture est sanctuarisée. « Dans le grand
Roissy, plus de 8.000 hectares sont
réservés à l’exploitation agricole pour
les 30 années qui viennent », insiste
Thierry Lajoie.
D’autres projets
Globalement, outre EuropaCity, la
ZAC du Triangle de Gonesse doit
permettre de réaliser quelque
800.000 mètres carrés de bureaux,
200.000 mètres carrés de surfaces
d’activités technologiques, 75.000
d’activités hôtelières, 20.000 d’équipements d’enseignement et de centres de formation, 15.000 d’équipements sportifs et culturels, et enfin
15.000 mètres carrés de commerces
et de services.
Le concours Inventons la Métropole du Grand Paris a retenu, toujours sur la ZAC du Triangle de
Gonesse, le projet Triango. Porté par
les investisseurs belges Bopro-BSI, il
sera développé sur 15 hectares. Audelà de la limite de la ZAC, à Sevran,
l’ambitieux projet de centre aquatique Terre d’Eaux, de l’architecte Jacques Rougerie, développé sur
32 hectares par Linkcity Ile-deFrance et Crescendo, prévoit notamment une grande vague artificielle
pour faire du surf. — D. Ma.
Le métro new-yorkais
demande
40 milliards de dollars
TRANSPORT
Le patron de la MTA
estime à 40 milliards
de dollars les investissements nécessaires
au cours des dix
prochaines années.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
La MTA (Metropolitan Transport
Authority), équivalent new-yorkais
de la RATP, peut-elle faire faillite ? La
question est désormais sur toutes les
lèvres. Y compris celles de son
patron, Andy Byford. En poste
depuis un an, il a confié récemment,
lors d’une réunion, que le métro de la
ville avait besoin, au bas mot, de
40 milliards de dollars d’investissement lors des dix prochaines années.
Sans quoi il pourrait être entraîné
dans une « spirale mortelle ».
Selon Bloomberg, Andy Byford a
récemment durci son discours, lors
des réunions avec les représentants
de la ville et de l’Etat de New York ou
avec les investisseurs. Selon lui, il
s’agit quasiment d’une question de
vie ou de mort : l’absence de nouveaux fonds pourrait précipiter sa
chute. « Il faut serrer les dents »,
aurait-il répété à plusieurs reprises
en commission des transports du
Conseil de la Ville, début décembre.
« Nous sommes toujours en état
d’urgence et nous devons en faire
davantage. »
La situation est en effet critique.
Depuis des années, le réseau souffre
d’un manque d’investissement : les
trains sont vieux et subissent de
nombreux retards, les conditions
de transport se détériorent… Résultat : l’an dernier, l’affluence du
métro new-yorkais a baissé de 2 %
par rapport à 2015, à 1,73 milliard de
trajets, et la tendance s’est poursuivie sur les six premiers mois de
l’année, renforcée par la concurrence des applications comme
Uber ou Lyft.
La MTA a tenté de réagir en réparant son système de signalisation
(plus de 1.600 interventions sur
l’ensemble du réseau). Cela a légèrement redressé le taux de performance (pourcentage de métros à
l’heure) à 70 %, un record sur les
deux dernières années, qui reste toutefois loin des 80 % atteints en 2013.
Un impôt
sur les millionnaires ?
Pour tenter de s’en sortir, la MTA
prévoit d’augmenter ses tarifs. L’an
prochain, les prix pour le métro et le
bus devraient croître de 4 % en
moyenne dans la Big Apple. Le tarif
de base, aujourd’hui de 2,75 dollars
par trajet (environ 2,42 euros),
pourrait passer à 3 dollars. Ces derniers jours, la police a multiplié les
L’an dernier, l’affluence du métro new-yorkais a baissé de 2 %
par rapport à 2015. Photo Victor J. Blue/« NYT »-Redux-RÉA
contrôles dans les transports pour
traquer les fraudeurs.
Sans augmentation de tarif, la
MTA prévoit l’an prochain un déficit de 244 millions de dollars, qui
pourrait se creuser à 1,6 milliard en
2022. Mais la hausse des prix ne
devrait pas tout régler. La ville et
l’Etat de New York, qui se sont souvent rejeté la faute avec la MTA,
envisagent d’autres dispositifs.
Le maire, Bill de Blasio, préconise
un nouvel impôt qui toucherait les
millionnaires et qui pourrait dégager 500 millions de dollars supplémentaires. Quant au gouverneur
Andrew Cuomo, il est favorable à la
création d’un péage pour les voitures en centre-ville et a émis l’idée de
créer une nouvelle taxe sur les transactions immobilières, qui servirait
à financer les transports. Avec le risque, une fois encore, que les querelles personnelles entre les deux
démocrates ne débouchent… sur
un statu quo. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Automobile : l’Europe exige une
forte baisse des rejets de CO2
Le patron de
Navya débarqué
TRANSPORT
l Les émissions de CO2 des voitures neuves devront baisser de 37,5 % d’ici à 2030.
l Les constructeurs sont vent debout contre cet accord.
Le conseil
de surveillance
a annoncé mardi
l’éviction avec
effet immédiat
de Christophe Sapet.
AUTOMOBILE
Raphaël Bloch
@Bloch_R
Gabriel Grésillon
@GGresillon
— Bureau de Bruxelles
« Nous avons eu des négociations
dures et intenses aujourd’hui et nous
avons travaillé inlassablement pendant notre présidence pour faire des
progrès significatifs […]. Je suis persuadée que les Etats membres vont
soutenir cet accord », a déclaré Elisabeth Köstinger, la ministre autrichienne du Développement durable.
Son pays, qui occupe la présidence tournante de l’UE, a mené les
négociations au nom des VingtHuit. Le compromis trouvé lundi
est à mi-chemin entre les positions
des Etats membres, plus conservateurs, et celle du Parlement européen, plus audacieux. Et il est bien
plus strict que ce qui était proposé
par la Commission européenne.
Le commissaire européen à
l’Action pour le climat, Miguel
Arias Cañete, s’est immédiatement
félicité de ces « objectifs ambitieux ».« Je salue l’accord trouvé ce
soir », a réagi, de son côté, le ministre français de la Transition écologique, François de Rugy.
Les négociations ont été longues
pour trouver un terrain d’entente.
L’exécutif européen avait proposé
une baisse de 30 %, le Parlement
L’accord entre les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement européen prévoit
que la Commission analysera, avant 2023, la faisabilité de tests d’émissions en conditions réelles.
demandait 40 %. De leur côté, les
Vingt-Huit avaient accouché au forceps d’une position commune en
octobre, avec un recul de 35 %.
Plusieurs pays, dont l’Allemagne
et certains pays de l’Est, ne voulaient pas aller au-delà de 30 %. La
France avait défendu, pour sa part,
une baisse de 40 %. « La réunion
intervenait le lendemain d’un rapport du GIEC très inquiétant sur le
réchauffement climatique, ce qui a
probablement pesé sur les pays les
plus réfractaires », analyse une
source proche des discussions.
Le compromis trouvé
lundi est à mi-chemin
entre les positions
des Etats membres
et celle du Parlement
européen.
Comme un lot de consolation
pour ces derniers, le compromis de
lundi soir prévoit un objectif de
réduction d’émissions de dioxyde
de carbone de 31 % pour les
camionnettes. Pour celles-ci
comme pour les voitures, un objectif intermédiaire de baisse de 15 % a
été fixé pour 2025.
Un bonus sans malus
Un autre point pourra rassurer les
constructeurs : celui relatif aux voitures à émissions nulles ou faibles. Si
30 % des ventes d’un constructeur
sont constituées de tels véhicules en
2030, celui-ci pourra bénéficier d’un
bonus dans le calcul de ses émissions
globales de CO2. Le Parlement, qui
aurait voulu équilibrer ce dispositif
par un système de malus pénalisant
ceux qui, au contraire, n’avancent
pas assez vite sur les véhicules électriques et hybrides, a dû abandonner
sa demande. Les pénalités payées
par ceux qui n’atteindraient pas la
baisse des émissions pourraient
venir apporter une aide aux régions
qui auraient éventuellement pâti de
la transition industrielle qui se dessine. La Commission devra encore
faire des propositions dans ce sens.
Enfin, le compromis ne ferme
pas la porte à l’instauration de
tests d’émissions en condition de
conduite réelles. Les tests en
laboratoire sont dans le viseur
des associations de défense de
l’environnement depuis le scandale du « dieselgate ». Sur l’insistance du Parlement européen et
malgré la réticence des Etats
membres, l’accord prévoit que la
Commission analysera, avant
2023, la faisabilité de tests en
conditions réelles. Et fera, le cas
échéant, une proposition législative en ce sens. n
Les nouveaux objectifs CO2
pour 2030 sont fixés alors
que les constructeurs
s’inquiètent déjà
des objectifs pour 2020.
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Fred Marvaux/RéA
Dans l’industrie, c’est la hantise du
moment : comment faire pour remplir les objectifs CO 2 fixés par
l’Union européenne. La prochaine
date fatidique de 2020 se rapproche
et s’annoncent déjà quelques amendes salées pour les derniers de la
classe. Alors voir Bruxelles remonter encore la marche de 37,5 % à
horizon 2030, comme l’UE l’a
décidé lundi soir… « C’est totalement irréaliste », s’est aussitôt insurgée l’Association des constructeurs
automobiles européens, brandissant les risques sur l’emploi et réclamant un grand plan « bornes de
recharge électriques » soutenu par
les pouvoirs publics sur le Vieux
Continent.
Au-delà des postures, l’industrie
va devoir s’adapter à cette nouvelle
donne. Chez PSA, une « cellule
CO2 », chargée de revoir tous les
plans à l’aune des émissions, a été
mise en place à l’automne. Chez
Volkswagen, le patron Herbert
Diess a été encore plus clair. Son
L’Association européenne des constructeurs automobiles
a dénoncé un accord qui aura un « effet dévastateur » sur l’emploi.
groupe va devoir « réviser la planification » prévue, préparer l’abandon « éventuel » de nouveaux véhicules à combustion, et réfléchir
d’ici un an à une « une forte restructuration de la production, ainsi que
des usines et cellules de batteries
supplémentaires ». En clair, son
« programme de conversion »
chez VW, annoncé il y a quelques
semaines, est déjà caduc.
Il faudra des bornes
Pour respecter les futures normes,
les constructeurs devront en effet
passer dans l’ère électrique – ou
hydrogène. « La road map va nécessiter que plus de 30 % des ventes
soient des véhicules électriques. Mais
pour y arriver, il faudra s’assurer
que ces voitures ne sont pas plus chères pour l’usager, vu la sensibilité de
la population au prix de la mobilité », affirme le patron d’un grand
équipementier.
Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, les industriels de
l’auto ont également vu le Tribunal
de l’Union européenne annuler
partiellement les souplesses
acceptées en plein « dieselgate »
par la Commission sur les émissions d’oxyde d’azote lors des tests
en conditions réelles de conduite.
Les commissaires ont un an pour
revoir leur copie. n
« Keolis et Valeo ont indiqué que
cette décision de ne plus participer
au conseil de surveillance ne remet
nullement en cause les projets opérationnels ou techniques menés
avec Navya », assure néanmoins
le communiqué.
Navya avait annoncé que
ses revenus ne dépasseraient
pas 17 à 19 millions d’euros en
2018, loin des 30 millions
annoncés lors de l’introduction en Bourse en juillet. Cette
opération avait déjà occasionné une révision la baisse à
la dernière minute de la fourchette de valorisation. Depuis,
la capitalisation est tombée de
185 millions d’euros à un peu
plus de 50 millions. n
AVIS FINANCIERS
Résultats annuels 2017-2018 : Marge d’EBITDA : 11,0%
En M€
2016-2017*
2017-2018
627,3
658,9
EBITDA **
82,3
72,2
Résultat opérationnel courant
59,0
51,8
Résultat net
46,9
43,7
Résultat net, part du groupe
42,5
39,7
Données en cours d’audit
L’étau antipollution se resserre
sur l’industrie automobile
Revenus en baisse
à 19 millions d’euros
Chiffre d’affaires
* Compte de résultat retraité avec la réintégration de la CVAE au
niveau de l’impôt pour des raisons de comparabilité
** Correspondant au résultat opérationnel courant augmenté des
dotations nettes aux amortissements et provisions
Le Groupe réalise un chiffre d’affaires annuel de 658,9 M€,
en croissance organique de +5,0%. L’activité a été solide
sur la quasi-totalité des sites de production européens,
confirmant le bon dimensionnement industriel du Groupe.
Les deux secteurs Automobile et Industries (pièces et
outillages) ont contribué à la croissance, représentant
respectivement 82,2% (82,8% en 2016-2017) et 17,8%
du chiffre d’affaires (17,2% en 2016-2017).
Marge d’EBITDA annuelle : 11% du chiffre d’affaires
Comme anticipé, l’EBITDA ressort à 72,2 M€, soit une
marge d’EBITDA de 11,0% (10,7% avant réintégration
de la CVAE). Le recul d’environ 2 points s’explique
pour près de la moitié par une baisse de la marge brute
(coûts de l’énergie et démarrage difficile de certaines
productions en Allemagne) et pour l’autre moitié, par
une moins bonne absorption des coûts opérationnels
(avec notamment le renforcement des structures fixes
pour préparer l’objectif de CA de 1 milliard d’euros,
des tension sur les salaires dans les pays de l’Europe
de l’Est et le recours accru à la sous-traitance pour les
études) dans un contexte de ralentissement du marché
automobile sur la fin de l’exercice.
Le résultat net part du groupe ressort à 39,7 M€
bénéficiant de la contribution par mise en équivalence à
hauteur de 0,7 M€ des résultats de la joint-venture en
Slovaquie et d’une forte amélioration du résultat financier.
Structure financière solide
Au 30 septembre 2018, les capitaux propres intègrent
les résultats bénéficiaires et ressortent à 280,4 M€.
Les flux de trésorerie générés par l’activité s’élèvent à 28,7 M€,
atténués par la hausse du BFR (+32,5 M€) en raison
notamment de décalages contractuels de paiement sur
les outillages et les études. Les investissements bruts
(crédits baux inclus) sont restés à un niveau élevé, à
hauteur de 44,5 M€.
L’endettement net du Groupe ressort à 123,1 M€, soit
un taux d’endettement net de 43,9%. Le ratio financier
« Dettes financières nettes / EBITDA » reste faible à 1,7.
Après financement de l’acquisition du groupe TransNav
réalisée en novembre, (valorisé 6x son EBITDA 2018,
estimé autour de 18 MUSD), le ratio est porté autour
de 2,5, un effet de levier qui reste parfaitement en ligne
avec les standards bancaires.
Dividende proposé de 0,20 € par action
La distribution d’un dividende de 0,20 € par action sera
proposée à la prochaine Assemblée Générale.
Perspectives : en route vers le milliard d’euros de
chiffre d’affaires
L’intégration de TransNav depuis le 1er novembre se
déroule parfaitement, selon le calendrier établi. Les
premières synergies commerciales sont déjà effectives,
avec par exemple la signature d’une première commande
de 5 MUSD avec un client historique de Plastivaloire, qui
sera produite à partir de 2020 dans l’usine de Puebla
(TransNav).
Pour 2018-2019 (TransNav consolidé sur 11 mois),
le Groupe Plastivaloire se fixe, en tenant compte du
contexte économique plus incertain, un objectif de
chiffre d’affaires de 745 M€, avec un objectif de marge
d’EBITDA autour de 11%.
A moyen terme, le Groupe Plastivaloire confirme son
plan de développement régulier et ambitieux, désormais
quasi exclusivement organique, qui vise à atteindre un
chiffre d’affaires d’1 milliard d’euros en septembre 2025.
Le Groupe Plastivaloire est l’un des tous premiers fabricants européens de pièces plastiques complexes destinées aux produits de
grande consommation. Le Groupe conçoit et réalise ces pièces en grande série. Le Groupe Plastivaloire intervient dans les domaines de
l’automobile, du multimédia, de l’industrie électrique et de l’électroménager. Le Groupe dispose de 30 sites industriels en France, Allemagne,
Pologne, Espagne, Roumanie, Turquie, Tunisie, Angleterre, Portugal, Slovaquie, aux Etats-Unis et au Mexique.
Nombre d’actions : 22 125 600 - Euronext Paris, Compartiment B – ISIN : FR0000051377 - PVL - Reuters : PLVP.PA - Bloomberg : PVL.FP
Retrouvez le communiqué intégral sur www.actusnews.com et sur le site du Groupe
www•ACTUS•fr
w
« Objectifs ambitieux »
Navya, l’un des champions
français – avec Easymile – sur le
créneau des navettes autonomes, traverse une crise
majeure. La jeune pousse a
annoncé mardi que son conseil
d e s u r ve i l l a n c e , r é u n i l e
14 décembre, avait décidé de
démettre « avec effet immédiat »
Christophe Sapet, patron et
cofondateur de la société.
Aucune raison n’a été avancée
officiellement. Mais les performances financières de la
société, qui a revu en baisse ses
prévisions il y a quelques jours,
seraient en cause. Selon une
source proche du dossier,
Christophe Sapet n’était pas
présent lors de cette réunion.
« Un cabinet de recherche de dirigeants a été mandaté afin d’identifier son successeur », indique le
communiqué. Frank Maccary,
le directeur financier, va assurer l’intérim.
Par ailleurs, 4 membres du
conseil de surveillance ont
annoncé leur départ, parmi lesquels les représentants de
Valeo et de Keolis (le groupe de
Olivier Saint-Hilaire/Haytham-RE
Des voitures beaucoup moins polluantes d’ici à 2030. C’est ce que prévoit l’accord signé lundi soir entre les
Etats membres de l’Union européenne (UE) et le Parlement européen, qui se sont mis d’accord pour
réduire drastiquement les émissions
polluantes des voitures neuves.
Les constructeurs devront baisser
de 37,5 % les rejets de CO2 de leurs
véhicules. L’objectif est plus ambitieux que les propositions initiales. Il
doit toutefois encore recevoir
l’assentiment officiel du Parlement
et du Conseil européen.
Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
avec Anne Feitz
transport public contrôlé à 70 %
par la SNCF), deux des actionnaires de référence. « Valeo a
considéré que la gouvernance de
Navya n’était pas conforme aux
règles qui s’imposent dans les
sociétés cotées, notamment
quant aux droits des minoritaires », explique-t-on chez l’équipementier auto. Selon nos
informations, celui-ci était
opposé au limogeage du patron
de Navya, en tout cas dans ces
conditions. Faute de pouvoir
faire valoir son point de vue, la
société aurait décidé, comme
Keolis, de quitter le conseil de
surveillance juste avant le vote.
Navya est détenu à hauteur de
41,4% par 360° Capital Management (via le fonds Robolution),
tandis que Keolis et Valeo en
détiennent 14,3% chacun.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
Le Japon débloque 210 milliards
pour s’offrir deux porte-avions
Chantal Thomass
tire sa révérence
MODE
DÉFENSE
La styliste quitte la
direction artistique
de sa griffe pour
mener d’autres défis.
Tokyo a approuvé
mardi un plan
de programmation
militaire.
C’est une figure du monde de la
lingerie qui s’en va. Chantal Thomass, connue pour sa marque
glamour de dessous, a décidé de
passer la main pour se consacrer à d’autres défis. Agée de
71 ans, la créatrice vient en effet
d’annoncer son départ de la
création artistique de la griffe
qu’elle avait fondée en 1975. Et
dont elle avait perdu l’usage du
nom voilà une dizaine d’années.
« J’ai envie désormais d’être
moins investie dans la lingerie
que je pratique depuis quarantecinq ans, et d’aller vers de nouvelles activités créatrices qui m’amusent », a-t-elle confié. La marque,
propriété depuis 2011 du groupe
Chantelle (400 millions d’euros
de chiffre d’affaires), va donc
devoir trouver une nouvelle
direction artistique. Le leader
français de la lingerie avait alors
racheté Chantal Thomass à Dim
Branded Apparel pour quelque
5 millions d’euros. La fondatrice,
première à faire des défilés de
lingerie dans les années 1970,
conservant 34 % du capital.
La griffe, connue pour ses dessous chics, avec dentelles et soie,
est venue compléter son portefeuille de 6 marques (Passionata, Darjeeling, Orcanta…). Son
PDG, Patrick Kretz, estimait
alors que « Chantal Thomass
incarnait la marque », et que son
maintien « était impératif ».
Depuis, les équipes de part et
d’autre ont appris à se connaître.
« L’avenir de la marque de lingerie Chantal Thomass sera
entre de bonnes mains. Les prochaines collections seront toujours conçues par une grande
maison française, spécialisée
dans la lingerie qu’est la société
Chantelle », a précisé la styliste.
Xavier Popy/RÉA
Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
La créatrice avait fondé
sa griffe en 1975.
Le corsetier, qui réalise 50 %
de ses ventes à l’export, a contribué à relancer la marque glamour ces dernières années. En
plus de sa boutique historique
parisienne, elle est désormais
vendue dans les grands magasins, les boutiques du groupe, et
chez les détaillants. Chantelle
dispose de 240 magasins en propre et de plus de 10.000 revendeurs dans le monde.
« Rhabiller » les filles
du Crazy Horse
Une page se tourne donc. Mais la
célèbre styliste va poursuivre ses
activités, dans l’hôtellerie de luxe,
le design, la décoration et le spectacle. Elle a ainsi signé récemment une collaboration de meubles avec Maisons du Monde et
revisité le Thermolactyl de
Damart. En 2016, elle avait aussi
« rhabillé » les filles du Crazy
Horse. « Si mes activités, démarrées il y a quarante ans, sont surtout connues pour la lingerie et la
mode, en réalité, elles ont toujours
été diversifiées », a-t-elle indiqué.
Licenciée en 1995 par le japonais World, propriétaire de la
marque, Chantal Thomass avait
perdu l’usage de son nom. Avant
de le récupérer trois ans plus tard
après un procès. La société avait
ensuite été reprise par Dim. n
RESTEZ
CONNECTÉS !
Le Japon veut pouvoir
répondre à l’inquiétante montée en
puissance de la Chine
dans la région.
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo
Pékin est l’ennemi déclaré. Après
avoir longtemps pris soin de peser
ses mots pour ne pas heurter la sensibilité de son puissant voisin, le
gouvernement japonais de Shinzo
Abe explique désormais qu’il doit
très rapidement réorganiser sa politique de sécurité pour répondre à
l’inquiétante montée en puissance
de la Chine dans la région. « Nous
avons besoin de développer des capacités de défense véritablement efficaces plutôt que de simplement étendre
nos capacités traditionnelles », prévient l’exécutif japonais dans son
nouveau plan de programmation
militaire approuvé mardi pour les
cinq prochaines années.
Si Tokyo pointe, dans son analyse
de la géopolitique régionale, la
menace des missiles balistiques
intercontinentaux nord-coréens et
l’activité russe au nord de l’Archipel, il s’alarme avant tout de la pression chinoise dans les mers de la
zone. Le texte évoque ainsi les activités militaires de Pékin en mer de
Chine orientale, où les deux pays se
disputent la souveraineté de petits
îlots, mais également les ambitions
du régime chinois dans le Pacifique
ou sur des mers plus au sud, où
patrouillent de plus en plus de navires chinois. Le plan rappelle encore
les investissements de la Chine dans
les technologies militaires spatiales
et la cyberguerre.
« L’inquiétude est forte », résume
l’exécutif, qui estime que la nation ne
Shinzo Abe, aux côtés de Donald Trump en octobre 2017. L’annonce, mardi, de commandes géantes de
Tokyo à des fournisseurs américains devrait réjouir la Maison-Blanche. Photo Doug Mills/NYT-Redux-RÉA
peut plus, dès lors, se contenter,
comme elle le faisait depuis 1945,
d’un simple système d’autodéfense
dépendant des Etats-Unis. « Nous
allons sécuriser, à la fois en quantité et
en qualité, les systèmes de défense qui
sont nécessaires afin de répondre au
rapide changement de nos conditions
de sécurité », a confirmé Yoshihide
Suga, le porte-parole du gouvernement. Pour accélérer une remise à
niveau de son armée, Tokyo se pro-
« Nous allons
sécuriser les
systèmes de
défense nécessaires
pour répondre au
rapide changement
de nos conditions
de sécurité. »
YOSHIHIDE SUGA
porte-parole du gouvernement
pose de dépenser durant les cinq
prochaines années fiscales – à partir
d’avril 2019 – 27.470 milliards de
yens, soit 210 milliards d’euros,
essentiellement en achat de nouveaux équipements militaires.
Mardi, le gouvernement de
Shinzo Abe a d’ailleurs annoncé
une commande supplémentaire de
105 F-35 de l’américain Lockheed
Martin, qui va venir s’ajouter à un
récent achat de 42 avions de chasse
de cette génération, destinés à remplacer, notamment, la vieille flotte
de F-15. Dans le cadre de ce gigantesque contrat, le pays va se doter de
plusieurs F-35 B, probablement
dans leur version dite STOVL, qui
permet des décollages courts ainsi
que des appontages verticaux sur
des porte-avions.
Le pays a en effet formellement
reconnu qu’il allait, pour la première
fois depuis la fin de la Seconde
Guerre mondiale, doter son armée
de porte-avions. Les navires ne proviendront pas d’un coûteux et délicat
développement ex nihilo mais résul-
teront d’une transformation de ses
deux porte-hélicoptères, « Izumo »
et « Kaga », récemment mis en service. Leurs ponts de 248 mètres de
long vont ainsi être réaménagés pour
accueillir les nouveaux chasseurs.
Réaction favorable
attendue de Trump
Tokyo va aussi acquérir deux versions terrestres du système de
défense aérienne Aegis Ashore, qui
pourraient notamment protéger
son territoire d’éventuels missiles
nord-coréens. Le pays prévoit également l’achat de quatre avions
ravitailleurs KC-46 Pegasus produits par Boeing.
Si Tokyo ne fait aucun commentaire public, mardi, sur la nationalité de tous ces fournisseurs, les
analystes notent que ces gigantesques commandes passées à des
géants américains vont ravir
Donald Trump. A un moment où la
Maison-Blanche s’agace du déficit
commercial élevé des Etats-Unis
avec le Japon. n
L’Etat ouvre le capital du LFB,
son laboratoire de traitement du sang
SANTÉ
L’Etat, actionnaire
depuis 1994 du groupe
de traitements dérivés
du plasma pour des
pathologies graves,
va céder des parts
à des acteurs privés.
17/12/2018
29 Mo I Langue : Français
Le LFB a besoin de
plus de 500 millions
d’euros.
Philippe Huguen/AFP
LES ÉCHOS
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Anne Drif
@Anndrif
Changement d’ère pour le LFB, le
laboratoire français qui détient
depuis vingt-quatre ans l’exclusivité
du fractionnement du plasma issu
des dons du sang. L’Etat est prêt à
céder une minorité du capital à des
acteurs privés. Selon nos informations, l’Agence des participations de
l’Etat (APE) a mandaté la banque
Degroof Petercam et le LFB, Rothschild & Co, pour trouver de nouveaux actionnaires minoritaires à
cet expert des traitements dérivés du
plasma pour pathologies graves
commercialisés en France et dans 60
pays. Une décision prise en concertation avec le ministère de la Santé.
L’objectif ? Dégager plus de
500 millions d’euros de moyens
Le LFB détient depuis vingt-quatre ans l’exclusivité du
fractionnement du plasma issu des dons du sang en France.
supplémentaires afin d’assurer son
développement contre une part au
capital. Ces fonds seront dédiés à sa
nouvelle usine, toujours en cours
de construction sur un site de
16 hectares près d’Arras (Pas-deCalais), qui doit lui permettre d’ici à
dix ans de tripler sa capacité de
production de médicaments dérivés du plasma.
Forte croissance
du chiffre d’affaires
Ce sont 3,6 millions de litres de
plasma que pourra ainsi traiter la
nouvelle usine après sa mise en
route en 2021, avait indiqué le LFB il
y a deux ans quand François
Hollande était venu poser la première pierre.
Cette nouvelle enveloppe de
500 millions est bien supérieure à la
première évoquée à l’époque, en
2016 (300 millions d’euros). Celle-ci
avait été financée pour partie par
une première augmentation en
fonds propres, entièrement publique, de 230 millions d’euros. Elle ne
sera d’ailleurs pas apportée uniquement par de nouveaux co-actionnaires privés, mais aussi en dette.
L’Etat ne peut, de par la loi, être trop
dilué au capital et se voir obligé de
privatiser le laboratoire.
Le LFB a connu une forte expansion l’an dernier, avec un chiffre
d’affaires en croissance de plus de
26 %, à 656 millions d’euros, selon le
rapport de l’APE, dont la moitié réalisée en France. Il fait néanmoins
face à des coûts structurels dans
l’Hexagone liés à son obligation de
se fournir en plasma uniquement
auprès de l’Etablissement français
du sang alimenté en dons gratuits,
une structure paradoxalement
lourde. Cette obligation le désavantage, par rapport à des concurrents
étrangers qui se fournissent en
dons payants. La nouvelle usine
d’Arras va lui permettre ainsi de
mieux optimiser ses coûts de production.
Le laboratoire investit aussi
beaucoup à l’international. Il a créé
avec des partenaires des filiales au
Brésil, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens. Son contrat
pour la construction d’une usine
en Arabie Saoudite, estimé à
900 millions d’euros en 2015,
n’aurait cependant pas été suivi
d’effets, a rapporté le magazine
« Challenges ». Sa dernière opération de croissance externe date de
2016. Le LFB avait acheté le belge
CAF-DCF, un accord incluant la
commercialisation en Belgique des
médicaments issus du plasma collecté par la Croix-Rouge belge. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Sotheby’s réalise une année
record à Paris et reprend la tête
Maty fait le pari du
diamant synthétique
l La firme américaine devance largement Christie’s en 2018.
l Le reste du peloton affiche des résultats inégaux.
vente Paris-Avant-garde que nous
organisons lors de la FIAC a enregistré
43 millions d’euros et 100 % des lots
d’art contemporain écoulés », mentionne le directeur général de Christie’s France, Edouard Boccon-Gibod.
Selon lui, « le marché français reste
solide. »
« Mais il faut surprendre, renouveler l’offre et le discours », poursuit-il.
La présentation des œuvres des collections Rockefeller et Ebsworth a
ainsi attiré près de 13.000 visiteurs
avant leurs ventes à New York. Et en
donnant carte blanche à Kamel
Mennour et Pierre-Alain Challier
pour mettre en scène les expositions des ventes Juan de Beistegui
et The Exceptional Sale, Christie’s
a bénéficié de la notoriété de
ces deux galeristes.
MARCHÉ DE L’ART
Martine Robert
@martiRD
Depuis octobre, Sotheby’s a accru de
43 % la surface de ses locaux situés
en face de l’Elysée, pour faire davantage d’expositions, de ventes, de conférences. Et ce n’est pas terminé : l’an
prochain, la maison de vente américaine va équiper de nouvelles salles
pour mieux recevoir ses clients à
déjeuner ou dîner. « Nous avons
maintenant à Paris la même qualité
de service qu’à Londres et New York.
C’est le signal que nous croyons à cette
place », remarque le PDG de Sotheby’s France, Mario Tavella.
Une conviction payante, puisque
la firme caracole en tête cette année
sur la place parisienne, avec
251,4 millions d’euros de ventes. Elle
peut se targuer d’avoir réalisé
30 enchères millionnaires, dont
l’adjudication la plus élevée de
l’année avec un vase chinois Qing
− record pour un objet asiatique
jamais vendu en France − parti à
près de 16,2 millions d’euros (avec
les frais). Sotheby’s a également performé en art contemporain avec
82,9 millions récoltés, contre 75
pour Christie’s. Enfin, la maison a
dispersé pas moins de 20 collections, dont celle de Pierre Bergé, qui
a rapporté 27,4 millions.
« Nous avons enregistré 40 % de
nouveaux clients, issus de 67 pays,
représentant 30 % du produit de nos
ventes, preuve de l’attractivité de
Paris », insiste Mario Tavella, précédemment passé par Londres et
Milan, et fin connaisseur donc des
collections européennes.
La partition d’Artcurial
Coller à l’actualité culturelle
Christie’s, en revanche, voit ses ventes reculer, de 342 millions à
234,3 millions. Pas de coups d’éclat
cette année, comme en 2017 avec les
collections Prat (39 millions), Givenchy (32,7 millions), Castellane (14,2)
et l’adjudication de la « Grande
Femme » de Giacometti (25 millions). La maison Pinault se félicite
néanmoins, elle aussi, d’avoir enregistré 27 % de nouveaux clients et
26 enchères millionnaires.
Comme sa rivale, Christie’s a
adapté son calendrier aux temps
forts culturels parisiens. « Ainsi, la
Sotheby’s a réalisé l’adjudication la plus élevée de l’année,
avec un vase chinois Qing vendu près de 16,2 millions d’euros.
Photo Thomas Samson/AFP
Drouot s’ouvre à des
commissaires-priseurs
non actionnaires
L’hôtel des ventes parisien,
qui réunit 62 maisons,
a réussi à stabiliser
son chiffre d’affaires.
Il est prêt à assouplir
ses règles, afin d’élargir
le cercle des commissairespriseurs qui y opèrent.
Modèle unique sur le marché de
l’art mondial, exception culturelle
française, Drouot est un regroupement d’artisans qui tentent de résister à la puissance marketing des
multinationales Christie’s et Sotheby’s, l’une détenue par le milliardaire François Pinault et l’autre
cotée à la Bourse de New York. Et cet
irréductible village gaulois réussit à
stabiliser ses ventes, autour des
380 millions d’euros cette année.
« Cela reste le lieu d’approvisionnement privilégié pour les institutions
muséales, avec 175 préemptions en
2018 en provenance de 82 musées »,
souligne le président de Drouot
Enchère, Alexandre Giquello.
Parmi ceux-ci, le Musée de la dentelle d’Alençon, le Palais Galliera, le
Musée des tissus de Lyon, Guimet, le
Louvre, Versailles, ou encore la BNF
qui a acquis 38 lots. Une diversité à
l’image de cet hôtel des ventes, avec
62 maisons spécialistes qui ont
écoulé cette année 128 collections,
dont une partie du fonds Aristophil
générant deux enchères parmi les
plus élevées : des livres d’heures
adjugés pour 4,29 millions et
2,21 millions d’euros.
Mais pour résister dans un contexte de guerre concurrentielle,
après s’être ouvert à des maisons de
province, « Drouot doit fédérer plus
largement les petits et moyens
acteurs du secteur. Ensemble, on est
plus fort, chacun participe au rayonnement de la marque, d’autant que
Sur la troisième marche du marché
parisien, Artcurial affiche 195,3 millions de ventes, en hausse de 2 %,
malgré une fin d’année agitée sur les
Champs-Elysées, où se trouve son
siège. L’entreprise continue à tenir
tête aux deux géants mondiaux,
comme aucune autre maison ne le
fait à Londres ou à New York. Elle
joue sa propre partition, avec 27 %
du produit de ses ventes réalisés
dans les voitures de collection et 17 %
dans le secteur du luxe.
Néanmoins, la maison française,
qui a dispersé le mobilier du Ritz, voit
é g a l e m e n t s e s v e n t e s d ’a r t
contemporain croître de 26 %. Elle
peut revendiquer l’œuvre d’art
moderne la plus chère vendue en
France cette année, avec un Van Gogh
à 7 millions. Géographiquement, elle
continue à se déployer à Monaco
(bijoux), à Marrakech (orientalisme)
et bientôt à Bruxelles (art tribal), en
partenariat avec Lempertz.
En dehors du trio de tête, les résultats sont inégaux. Aguttes annonce
un chiffre de 51 millions, en hausse
de 15 %, Millon franchit la barre des
45 millions (dont 4,57 à Bruxelles) et
Pierre Bergé et Associés atteint
44,5 millions, tandis que Tajan progresse de 5 % à 37,2 millions, Ader de
26 % à 35,5 millions et Osenat passe
de 21 à 22,74 millions. Pour certains
poids moyens opérant hors Drouot,
comme Piasa (résultats non communiqués) ou Cornette (23,5 millions et 7,8 à Bruxelles), la partie est
compliquée par des salles aux coûts
fixes lourds. n
Livre d’heures
Petau adjugé
4,29 millions
d’euros par la
maison Aguttes
à Drouot, dans le
cadre de la série
de ventes du
fonds Aristophil.
Photo Drouot
nous disposons d’un bel outil, proposant de multiples services », poursuit
Alexandre Giquello.
D’où cette petite révolution en
2019. Jusqu’ici, il fallait être actionnaire et détenir 7.000 parts, à
50 euros l’une, pour pouvoir opérer
dans l’une des quinze salles de
Drouot. Ce ne sera plus le cas l’an
prochain. Les nouveaux entrants
devront néanmoins recevoir l’agrément du conseil de surveillance.
Bientôt un chef étoilé
Soucieux aussi d’accroître sa visibilité, Drouot devrait signer en janvier
un partenariat avec un grand chef
étoilé pour proposer une formule
marketing
« bistronomie » au sein du restaurant situé au rez-de-chaussée de
l’hôtel des ventes, fréquenté par
700.000 personnes en 2018. Pour
rajeunir son image, élargir sa clientèle, ses locaux du 9e arrondissement ont même abrité, pour la première fois, une foire de street art,
« District 13 ».
Drouot n’envisage pas de créer de
bureau à l’étranger. En revanche,
Internet lui ouvre les portes de l’international, grâce à la retransmission en
direct de ses adjudications en salles
(Drouot Live) et aux ventes « Online
Only ». Celles-ci ont progressé de 10 %
cette année, pour atteindre 7,6 millions d’euros. — M. R.
JOAILLERIE
L’enseigne de bijoux à
petits prix lance une ligne
en diamants de culture
à des prix inférieurs de 30 %
à 50 % par rapport à ceux
des pierres naturelles.
Valérie Leboucq
@vleboucq
Ils étaient encore « confidentiels » en France. L’affaire de
start-up comme le site Innocent
Stone, créé par un ancien diamantaire, ou Courbet qui reçoit
aussi dans son appartement
showroom de la place Vendôme. Cette fois, c’est Maty,
l’enseigne des bijoux à petits
prix, qui les commercialise sur
sa market place et dans ses
34 boutiques hexagonales.
« Ils » ? Les diamants de synthèse fabriqués en laboratoire
au lieu d’être extraits de mines.
Leur composition − des atomes
de carbone −comme leurs propriétés physiques (brillance,
dureté) sont rigoureusement
identiques à celles des pierres
naturelles. Ils sont d’ailleurs certifiés par les mêmes grands laboratoires (celui d’Anvers notamment). L’œil humain, même
professionnel, ne fait pas la différence, seul un laser y arrive.
Le fait que De Beers, opérateur historique du diamant, se
soit lui-même engagé dans la
commercialisation de ces
« pierres de culture » sous la
marque Lightbox, a aussi été un
aiguillon. Cette dernière a littéralement cassé les prix − un
carat pour 800 dollars −, ce qui la
positionne plus sur le marché de
l’accessoire et du bijou fantaisie
que sur celui de la joaillerie.
Lightbox vend surtout des diamants de couleurs et cible les
jeunes adultes. Elle se garde
pour l’instant d’attaquer de front
le principal marché du diamant,
celui du mariage et de « l’engagement ». Son site ne propose
ainsi ni bague de fiançailles ni
alliance. Pour l’instant. Et pour
Eric Cridlig, « l’arrivée de De
Beers est sans aucun doute un
gage rassurant pour l’’avenir ».
Maty ne met pas en avant
l’autre argument souvent
entendu en faveur des diamants produits par l’homme :
leur moindre impact environnemental. « Cela fait partie des explications que nous
donnons à nos clients, mais
sans insister. A eux de se faire
leur opinion », dit-il.
Comme les perles
Même exploitées dans les
meilleures règles de l’art (au
Canada), les mines restent un
La composition et les propriétés physiques (brillance,
dureté) des diamants synthétiques sont rigoureusement
identiques à celles des pierres naturelles. Photo Maty
Leur gros atout est le prix.
Maty applique une décote
comprise entre 30 % et 50 % par
rapport à celui des pierres naturelles. « Plus la pierre est importante, plus la différence de prix
sera sensible », explique le directeur marketing de Maty, Eric
Cridlig. Une bague solitaire d’un
carat en pierre synthétique
− de qualité H SI (avec petites
inclusions visibles à l’œil nu) −
est ainsi vendue chez Maty
4.990 euros au lieu de
9.990 euros pour l’équivalent
en diamant naturel.
« Maty s’est construit sur l’idée
d’accessibilité. Nous visons tous
ceux qui, entrant dans la vie professionnelle, n’auraient pas
nécessairement, le budget pour
acheter un diamant naturel »,
dit-il. Chez Maty, pas de risque
de confusion pour les acheteurs,
puisque toutes les pierres supérieures à 0,1 carat portent la
mention gravée « DS » (pour diamants synthétiques).
De Beers lance Lightbox
Deux éléments ont décidé
l’enseigne à se lancer. L’observation des marchés américain et
anglais, qui donnent le « la » en
matière de diamant. « Les ventes
de pierres synthétiques sont littéralement en train d’exploser »,
selon le dirigeant.
cauchemar écologique. On dit
qu’il faut déplacer 1,75 tonne de
terre pour obtenir une pierre
d’un carat. En regard, le processus de fabrication des pierres
synthétiques (dans des grands
fours) est gourmand en énergie,
mais, de plus en plus, les producteurs installés principalement
aux Etats-Unis, en Chine ou en
Inde équipent leurs installations
d’éoliennes et de panneaux
solaires.
Une certitude : à défaut de
nouvelles découvertes − aucune
grosse mine n’a été mise au jour
depuis vingt ans −, le diamant
naturel est de toute façon condamné à terme, au même titre
que le pétrole. Le consultant
Bain, spécialiste du luxe, évalue
d’ores et déjà la baisse annuelle
de la production comme étant
comprise entre 1 % à 2 % d’ici à
2030, alors que la demande
(sous la pression de la Chine et
de l’Inde notamment) continue,
elle, de croître de 1 %.
Le patron d’une grande maison joaillière, qui ne souhaite
pas être cité, n’hésite pas à faire
un parallèle avec ce qui s’est déjà
passé au XXe siècle pour les perles. « Celles de culture ont très bien
coexisté avec les naturelles,
devenues de plus en plus rares et
donc encore plus recherchées et
chères. » On est prévenu. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
Feu vert du CFIUS
pour la fusion
T-Mobile-Sprint
1,7
Le fonds activiste Amber Capital
contrôle désormais plus de 5 %
du capital du groupe Lagardère,
selon l’Autorité des marchés
financiers. Amber Capital,
qui détenait avant 4,17 %,
a demandé lors de la dernière
AG en mai la désignation
de deux administrateurs
au conseil de surveillance.
Ce comité, qui évalue
les acquisitions menées
par des groupes étrangers
aux Etats-Unis, a validé mardi
le rapprochement entre les
deux opérateurs télécoms.
Les départements de la Justice,
de la Sécurité intérieure et de la
Défense s’étaient déjà prononcés
en faveur du rapprochement.
MILLIARD D’EUROS
Shutterstock
en
pixels
Bertrand Guay/AFP
HIGH-TECH
&MEDIAS
Amber dépasse
les 5 % du capital
de Lagardère
La Commission européenne
vient d’approuver le plan
d’investissement pour la
micro-électronique porté
par l’Allemagne, l’Italie et la
France. Dans l’Hexagone, le
secteur (STMicroelectronics,
Soitec, le CEA-Leti...) se partagera 355 millions d’euros.
SoftBank boucle la deuxième plus grosse
introduction en Bourse de l’histoire
l Masayoshi Son lève 23 milliards de dollars en cédant 37 % de son activité de téléphonie mobile.
l L’homme d’affaires veut regagner la confiance des marchés pour accélérer la transformation de sa société.
TÉLÉCOMS
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo
Masayoshi Son, l’homme le plus
riche du Japon, a-t-il douté ? Pour
garantir le succès de l’introduction
en Bourse, mercredi, de l’activité de
téléphonie mobile de SoftBank, le
bouillonnant patron a multiplié les
originalités. Sa société a d’abord diffusé à la télévision des publicités sur
sa levée de capitaux. Du jamais-vu.
Puis Mizuho Securities, l’une des
grandes maisons de courtage sélectionnées pour l’opération, a lancé
une application pour smartphone
pour permettre à d’éventuels investisseurs de n’acheter qu’un seul titre
à 1.500 yens pièce, et non 100,
comme cela est prévu habituellement. SoftBank a encore organisé
une étonnante opération de promotion d’un service de paiement par
code QR baptisé « PayPay ». Dans
certains magasins d’électronique
du pays, il a proposé jusqu’à 20 % de
rabais. Mieux, un utilisateur de ce
service sur quatre, choisi au hasard,
se voyait offrir un rabais de… 100 %.
Pas d’enthousiasme
Cet activisme a fonctionné. Les
petits porteurs japonais ont sursouscrit deux fois le volume de titres
mis en vente, qui correspondent à
37 % du capital de la division téléphone mobile du géant. Ce mercredi, SoftBank Corp. va donc lever,
sur la place de Tokyo, l’équivalent de
23,5 milliards de dollars. Il signe
ainsi la deuxième plus importante
introduction jamais réussie dans le
monde, avec un montant à peine
inférieur à la somme record de
25 milliards de dollars levée en 2014
par le géant chinois du commerce en
ligne Alibaba, dont SoftBank Group
est d’ailleurs le plus gros actionnaire.
Malgré cette performance, les
traders ne débordent pas d’enthousiasme pour les actions de SoftBank
Corp. et beaucoup leur prédisent
des premières semaines compli-
quées sur la place de Tokyo. La cotation des actions du groupe arrive à
un moment très délicat pour les
grandes valeurs de la tech dans le
monde et pour les Bourses asiatiques. Sur les douze derniers mois, le
Nikkei 225 a reculé de 6 % à Tokyo.
Si Masayoshi Son a réussi à faire de
SoftBank Corp., en quelques années
seulement, le troisième plus grand
opérateur télécoms du pays avec
plus de 34 millions d’abonnés, il est
désormais confronté à un marché
très mature, tétanisé par le déclin
démographique, où les perspectives
de croissance solide sont très limitées. Pis, après avoir encaissé de
généreux profits pendant des
années, il pourrait être contraint,
sous la pression du gouvernement,
de revoir considérablement à la
baisse ses tarifs dès l’an prochain.
Mais ce qui intrigue le plus, ce
sont les motivations réelles de cette
levée de fonds record. Masayoshi
Son ne semblant pas programmer
d’investissements massifs pour ses
activités de téléphonie mais espérant plutôt doper la valorisation de
SoftBank Group, son principal holding. L’homme d’affaires a, en effet,
besoin de regagner la confiance des
marchés pour accélérer la transformation de sa société en une gigantesque structure d’investissement,
comparable à un « Berkshire
Hathaway de la tech », qui acquiert
d’importantes parts dans des sociétés du secteur (telles qu’Uber, ARM
Holdings, WeWork, Sprint ou
encore GM Cruise). « L’introduction
en Bourse va confirmer cette transition de SoftBank d’une société diversifiée vers un holding d’investissement », résument les analystes de
S&P Global Ratings, qui espèrent
que cette mutation permettra de
clarifier la valorisation exacte des
différents placements de SoftBank.
Pour l’instant, les experts doutent
et la capitalisation du holding
stagne sous les 10.000 milliards de
yens sur la place de Tokyo, alors que
les titres qu’il détient dans des
dizaines de sociétés représenteraient un montant total de plus de
20.000 milliards de yens. n
Une guerre
des prix menace
les opérateurs japonais
Le gouvernement demande
une baisse de 40 % des tarifs
particulièrement salés
imposés par les trois grands
acteurs nippons
de la téléphonie mobile.
Malgré la menace permanente
de la déflation qui pèse sur sa
croissance, le gouvernement japonais veut encore faire baisser
certains prix qui amputent, selon
lui, le pouvoir d’achat et donc la
consommation de la population.
Depuis cet été, Tokyo cible particulièrement ses trois grands opérateurs télécoms, NTT DoCoMo,
KDDI et SoftBank, qui apparaissent
régulièrement, dans les classements internationaux, parmi les
plus gourmands de la planète.
Sur l’ensemble de 2017, le Japon
était encore présenté dans une
é t u d e d e l ’O C D E c o m m e l e
deuxième plus coûteux au monde
pour les abonnés. En comparant,
par exemple, les factures d’utilisateurs peu actifs (30 appels pour
un total de 50 minutes et 0,5 Go
de données), un abonné à KDDI
dépensait par mois l’équivalent, en
parité de pouvoir d’achat, de plus de
30 dollars. Seuls les abonnés américains étaient plus mal lotis avec des
factures à plus de 35 dollars. Un service similaire en France n’aura
coûté que 12 dollars l’an dernier
chez Orange, a calculé l’OCDE.
Tokyo, troisième ville
la plus chère au monde
Agacé par ces chiffres, le ministère
des Communications japonais
a mené sa propre enquête et a
conclu, fin septembre, que Tokyo
apparaissait, derrière New York et
Séoul, comme la troisième ville la
plus chère au monde pour les
services de téléphonie mobile,
parmi une sélection de grandes
cités internationales.
La consommation de 5 Go de données coûte ainsi deux fois plus cher
dans la capitale nippone qu’à Paris.
« Il faut dire qu’il n’y a pas de compétition dans le secteur de la téléphonie
mobile », en a conclu le porte-parole
du gouvernement, Yoshihide
Suga, avant d’exiger une baisse
rapide des tarifs d’au moins 40 %.
Sur l’ensemble de 2017,
le Japon était présenté
dans une étude
de l’OCDE comme le
deuxième pays le plus
coûteux au monde
pour les abonnés.
Les trois géants des télécoms
ont vu leurs actions s’effondrer
sur la place de Tokyo dans les heures qui ont suivi ce coup de sang,
qui fait suite à plusieurs mises
en garde du régulateur du secteur.
Une révision de leurs prix entraînant mathématiquement un recul
brutal de leurs profits.
Après le choc, NTT DoCoMo, le
leader du marché, a été le premier
à réagir en promettant une baisse
des factures de 20 % à 40 % à partir
du premier trimestre de l’année
fiscale qui débutera en avril prochain. KDDI a suivi quelques jours
plus tard. Mais SoftBank, qui a
fait face à cette tempête en pleine
promotion de son introduction
en Bourse, a, pour l’instant, seulement promis d’étudier une éventuelle baisse. — Y. R.
Fibre optique : Solutions 30 accélère en Espagne et en France
TÉLÉCOMS
Le leader européen de
la pose de fibre chez
les particuliers réalise
trois acquisitions pour
consolider un marché
encore très fragmenté.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Solutions 30 passe la vitesse supérieure. Ce poseur de fibre optique,
également présent dans l’énergie et
l’assistance informatique pour les
objets connectés (compteurs élec-
triques, terminaux de paiement
bancaire dans les commerces…)
avec 5.000 techniciens réalisant
40.000 interventions par jour, a
annoncé, lundi soir, trois acquisitions pour grossir sur un marché
très fragmenté. Au total, l’opération
atteint 25 millions d’euros.
En Espagne, l’entreprise née en
2003 rachète 100 % du capital de
Saltó Telecomunicaciones, une
société (90 personnes et 10 millions
de chiffre d’affaires) qui travaille
notam m ent p our Má sMóv il.
L’acquisition va permettre à Solutions 30 de s’adresser directement
au quatrième opérateur mobile du
pays. De l’autre côté des Pyrénées, le
groupe prend également une parti-
cipation de 49 % dans Grupo
Magaez Telecomunicaciones, un
prestataire qui installe la fibre pour
les clients de Vodafone dans plusieurs régions d’Espagne.
Le « dernier raccordement »
« L’Espagne compte plus de 40 millions d’habitants et c’est un pays qui
investit dans les infrastructures. Il y a
un ou deux ans, l’économie locale
était encore meurtrie par la crise. Le
prix des interventions était trop bas,
nos concurrents les réalisaient parfois à prix coûtant. Or, l’économie
espagnole va mieux désormais, et
c’est pour ça que nous y allons »,
explique Gianbeppi Fortis, président du directoire de Solutions 30.
Technologie du très haut débit
fixe, la fibre passe au moins par trois
étapes avant de pouvoir toucher le
client final. Déployés d’abord sous
les trottoirs, ces fils de verre ultrafins doivent ensuite être installés
dans les cages d’escalier des immeubles puis « tirés » jusque dans
l’appartement de l’abonné. En
France, Solutions 30 réalise cette
ultime opération, dite du « dernier
raccordement », pour Orange,
Bouygues Telecom et Free.
Dans un marché très concurrentiel et par souci d’efficacité économique, les opérateurs choisissent souvent un prestataire extérieur pour
cette ultime intervention. En les
regroupant, quartier par quartier,
celui-ci va en effet bénéficier
d’importantes économies d’échelle
que l’opérateur n’a pas forcément.
« Par ailleurs, cela évite aux opérateurs les effets de saisonnalité. Par
exemple, lorsqu’ils doivent gérer de
nombreux raccordements après des
promotions soudaines. Cela fait du
sens d’avoir recours à un spécialiste »,
plaide Gianbeppi Fortis.
En France, enfin, Solutions 30
met la main sur Sotranasa. Née en
1974, cette société basée à Perpignan
(49,2 millions d’euros de chiffre
d’affaires) installe et déploie la fibre
optique pour les clients d’Orange
dans le Sud-Ouest. L’acquisition
permettra à Solutions 30 de mieux
rayonner sur le pourtour méditerra-
néen et d’accélérer dans l’énergie,
son deuxième métier. Solutions 30
récupère en effet le contrat que
Sotranasa détenait auprès d’Enedis,
la filiale d’EDF chargée de la distribution de l’électricité.
Avec ces acquisitions, Solutions 30 gagne en taille critique sur
un marché morcelé, avec une multitude d’acteurs. « C’était un métier
d’artisan, mais qui s’industrialise. Si
on arrive vite à consolider le marché,
on récupère la mise », résume Gianbeppi Fortis. En 2018, le groupe
devrait franchir la barre des 400 millions d’euros de chiffre d’affaires,
dont 40 % en Europe. Contre
300.000 euros il y a quinze ans, lors
du premier exercice. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 23
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Depuis son nouveau QG,
Huawei met en scène
une riposte mondiale
l Conférence de presse dans son plus grand campus
du monde, 2 milliards de dollars dédiés à la cybersécurité…
l En pleine tourmente depuis début décembre,
l’équipementier chinois a allumé mardi les contre-feux.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Huawei, acte II. Dans la tourmente
depuis l’arrestation au Canada, le
1er décembre, de sa directrice financière et alors que plusieurs pays l’ont
écarté de leurs marchés 5G pour des
questions de sécurité, le géant chinois a organisé, mardi, une riposte
d’envergure. Pour la première fois
depuis le déclenchement de ce bras
de fer politico-économique, le
groupe de 180.000 employés, premier équipementier télécoms de la
planète, est sorti de sa réserve en
organisant le 18 décembre une conférence de presse à Dongguan, ville
du sud de la Chine non loin du siège
historique de Shenzhen. « Il n’y a
aucune preuve que Huawei menace
la sécurité nationale de quelque pays
que ce soit », a martelé Ken Hu, le
directeur général, qui assure la présidence tournante du groupe.
Le choix de Dongguan pour allumer les contre-feux n’a rien d’un
hasard. La ville accueille le plus
grand campus de Huawei dans le
monde. Un vrai symbole. Flambant
neuf, le site est si vaste qu’un tram
rouge à l’ancienne y circule pour
permettre aux employés de se déplacer au milieu des jardins et des bâtiments d’inspiration européenne.
Mais Huawei ne s’est pas contenté
de déclarations. Le groupe a tenté de
rassurer, chiffres à l’appui. Dans ce
climat pourtant très défavorable, il
devrait dépasser, pour la première
fois depuis sa naissance il y a
trente ans, la barre des 100 milliards
de dollars de chiffre d’affaires en
2018. Le groupe a dit avoir signé
25 contrats commerciaux sur la 5G,
le prochain standard de téléphonie
mobile qu’il contribue à façonner à
coups d’investissements colossaux
et via une participation active dans
les instances de standardisation.
Enfin, 2 milliards de dollars
seront investis dans la cybersécurité
sur cinq ans. Un centre dédié verra le
jour au premier trimestre, à Bruxelles, pour permettre aux clients de
tester les équipements. « Non seulement ce sujet fait partie de l’ADN de
Huawei, mais, en plus, et contrairement à d’autres, nous avons les
moyens financiers pour en faire une
priorité, assure Gwénaël Rouillec,
directeur de la cybersécurité chez
Huawei France. Il y a une accélération de la guerre commerciale. C’est
un problème géopolitique. Si Huawei
installait des portes dérobées sur ses
équipements, cela se saurait. Or, nous
n’avons reçu aucun avertissement de
la part de nos clients. »
Réactions en cascade
Pourtant, même en l’absence de
preuve formelle à ce stade, certains
opérateurs haussent le ton (lire cicontre). Avec ces suspicions en toile
de fond, l’arrestation, à la demande
de Washington, de Meng Wanzhou,
directrice financière du groupe et
fille du fondateur Ren Zhengfei, a
rajouté de l’huile sur le feu. La dirigeante de quarante-six ans est suspectée d’avoir manipulé des banques pour permettre à Huawei de
continuer à vendre ses équipements
en Iran, malgré l’embargo américain
contre la République islamique. Son
arrestation, puis sa libération sous
caution le 12 décembre en attendant
une possible extradition vers les
Etats-Unis, a déclenché des réactions en cascade. A Pékin, la Chine a
convoqué l’ambassadeur des EtatsUnis et arrêté, dans d’apparentes
représailles, deux citoyens canadiens, dont un ex-diplomate, pour
« menaces à la sécurité nationale ». La
crise n’a même pas épargné Canada
Goose. Touchée par un boycott, la
marque canadienne de doudounes
haut de gamme a dû reporter
l’ouverture de sa boutique de Sanlitun, le quartier branché et international de la capitale chinoise. n
« Il n’y a aucune
preuve que
Huawei menace
la sécurité
nationale de
quelque pays
que ce soit. »
KEN HU
Directeur général de Huawei
Meng Wanzhou, directrice financière du groupe, est suspectée d’avoir manipulé des banques
pour permettre à Huawei de continuer à vendre ses équipements en Iran, malgré l’embargo américain.
La crise profite à Nokia et Ericsson
Les contrats perdus par les
deux chinois sont récupérés
par les équipementiers
européens.
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
Le malheur des uns fait le bonheur
des autres. Sur le marché des équipements télécoms, les déboires des
chinois Huawei et ZTE redonnent
des couleurs aux européens Ericsson et Nokia. Après des vagues de
concentration, ces quatre acteurs
sont presque les seuls à concevoir
des antennes mobiles et autres équipements informatiques à destination des opérateurs télécoms. Ces
derniers mois, en Occident, ce quatuor tourne au duo, tant les deux
asiatiques apparaissent de plus en
plus sur la touche.
Au printemps, c’était ZTE qui
était mis sous embargo américain
pour avoir commercé avec l’Iran.
Affolés, certains opérateurs ont
revu leurs approvisionnements.
L’italien Wind Tre, qui avait signé un
contrat de 1 milliard de dollars avec
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Darryl Dyck/AP/Sipa
TÉLÉCOMS
ZTE deux ans plus tôt, a finalement
fait affaire cet été avec… Ericsson,
pour plus de la moitié de son
réseau : un joli contrat à 600 millions d’euros pour le suédois. Quelques semaines plus tard, Huawei
est au cœur de la tourmente. Plusieurs services secrets occidentaux
soulèvent des risques d’espionnage.
Le géant asiatique multiplie les
efforts pour démentir. Rien n’y fait.
De plus en plus de portes se ferment
au numéro un du secteur.
Les Etats-Unis avaient fermé
leurs marchés télécoms aux fournisseurs asiatiques dès 2012. Mais
cette position fait école. L’Australie
et la Nouvelle-Zélande ont officiellement suivi, ainsi que le Japon. Dans
de nombreux pays, la question d’une
interdiction est ouvertement posée.
Réseaux 5G et 4G
En France, SFR a dû revoir son
intention de déployer des équipements chinois dans la capitale après
intervention des autorités. Et le
patron d’Orange a indiqué qu’il
poursuivrait avec la 5G sa politique
actuelle de garder Huawei à dis-
tance de ses cœurs de réseaux – la
partie la plus sensible où sont réalisées les interceptions de sécurité.
Les fournisseurs européens peuvent se frotter les mains. La période
est idéale pour engranger des
contrats. Les premières commandes d’équipement 5G arrivent, après
des années de vaches maigres.
Ces contrats viennent s’ajouter à
des remplacements complets de
réseaux 4G existants, qui tombent
aussi dans l’escarcelle de Nokia et
d’Ericsson. Au Royaume-Uni, BT a
annoncé qu’il allait progressivement échanger le matériel chinois
en place contre du matériel européen. Idem pour SoftBank au Japon.
Selon un analyste de MCA cité par
160
MILLIONS D’EUROS
La seule perte de SoftBank
représente un manque à gagner
annuel de 160 millions d’euros
pour Huawei.
l’agence Nikkei, la seule perte de
SoftBank représente un manque à
gagner annuel de 160 millions
d’euros pour Huawei.
Duopole en construction
Dans les pays occidentaux, certains
analystes n’hésitent pas à parler
d’un duopole en construction entre
Nokia et Ericsson. Ce qui pourrait se
traduire par une moindre intensité
concurrentielle localement et des
gains de parts de marché au niveau
mondial. Les marchés ne s’y sont
pas trompés. Depuis mi-octobre, les
actions Nokia et Ericsson ont respectivement progressé de 15 % et 10 %.
En interne, cep endant, les
équipementiers européens sont
inquiets. Si la situation s’envenimait,
le marché mondial pourrait se
fracturer, avec différentes normes
dans différentes régions du monde.
Pour l’instant, ils n’ont pas de raison
de se plaindre. La Chine veut montrer des gages d’ouverture. Début
novembre, les trois principaux
opérateurs télécoms chinois ont
signé pour 2 milliards d’euros de
contrats avec… Nokia. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
START
UP
START
LE PRODUIT
-
Okeenea a remporté un appel
d’offres du département de la ville
de New York pour ses feux sonores
permettant aux piétons aveugles et malvoyants de traverser la route en toute sécurité.
Son produit, le aBeacon, est capable de communiquer avec les smartphones grâce à une
connexion Bluetooth, ce qui permet aux piétons de déclencher les feux sonores de
manière sélective ainsi que de profiter de données contextualisées.
540
MILLIONS DE DOLLARS
La start-up indienne Byju’s,
qui prop ose des cours en
ligne, a levé 540 millions de
dollars, lors d’un tour de table
mené par le groupe sud-africain Naspers.
Q
Euratechnologies lance un nouvel
incubateur dans le nord de la
France. Celui-ci sera thématisé
autour des fintech, assurtech, legaltech et de la
cybersécurité, en partenariat avec des entreprises des secteurs concernés. Au sein de cette
structure, seront accueillies des start-up de
moins d’un an pour un programme d’une durée
de douze mois sans que cela n’entraîne de prise
de participation au capital de la jeune pousse.
Le portail immobilier Bien’ici lève 10 millions
d’euros et se voit déjà en numéro 1
SERVICES
Trois ans après
sa création, Bien’ici
ouvre son capital
à un acteur financier
et compte inventer
de nouveaux services.
Catherine Sabbah
@csabbah
Pour ses trois ans, le réseau immobilier Bien’ici s’offre une belle fête à
laquelle participe un généreux
convive : le family office Opera
Finance International s’est invité
et apporte un cadeau de 10 millions d’euros, soit 30 % du capital.
Il siégera aux côtés d’une trentaine
d’entreprises, les réseaux de franchisés, CDC Habitat, Galian, l’une
des caisses de garantie du secteur,
ainsi que des grandes fédérations
d’agents immobiliers et de promoteurs, la Fnaim, la FPI, et les principaux syndicats, le SNPI et l’Unis.
Croissance rapide
En trois ans, Bien’ici a réussi le pari
de réunir une bonne partie des
annonces immobilières, maisons
et appartements, neufs ou anciens,
en ville ou à la campagne, à vendre
ou à louer… proposés par des pro-
fessionnels. Ces réseaux d’agents
immobiliers, tous concurrents,
avaient jusqu’alors bien des réticences à mettre en commun leur précieuse matière première, les mandats confiés par des particuliers ou
des promoteurs. Le site en présente
désormais 650.000, et s’est hissé à
la quatrième place des portails
immobiliers. Avec 3 millions de
visiteurs uniques, il est loin derrière
Leboncoin, qui caracole en tête
avec plus de 11 millions, Seloger qui
en réunit 5,5 mais tout près de PAP
et ses 3,5 millions. « Nous connaissons des taux de croissance de 10 %
par mois, affirme David Benbassat,
le directeur général du portail, et le
volume de contacts générés est multiplié par deux tous les ans. » Le chiffre d’affaires de 2017 atteignait
7,2 millions d’euros, celui de 2018
devrait être nettement plus haut.
Un outil d’estimation
en ligne
« Notre succès s’explique par le service que nous offrons aux professionnels qui choisissent notre site,
poursuit-il. Il y a trois ans, personne ne proposait de géolocaliser
les immeubles, aujourd’hui, tout le
monde nous a suivis et l’exigence est
plus forte pour tous. Nous fournissons d’emblée toutes les informations sur un bien, ce qui évite aux
vendeurs comme aux acquéreurs de
« Il y a trois ans,
personne
ne proposait
de géolocaliser
les immeubles,
aujourd’hui, tout
le monde nous
a suivis et l’exigence
est plus forte
pour tous. »
DAVID BENBASSAT
Directeur général de Bien’ici
Selon le directeur général de Bien’ici, David Benbassat, la start-up connaît un taux de croissance
de 10 % par mois. Photo DR
perdre leur temps. » L’époque n’est
pas si lointaine où l’adresse précise d’un appartement à vendre ne
figurait pas dans le texte des
annonces, afin de rendre l’agence
indispensable. Aujourd’hui cette
imprécision ferait plutôt fuir le
chaland. Il apprécie au contraire
d’affiner sa recherche en rensei-
gnant une série de données sur
son souhait de localisation bien
sûr, les écoles et les commerces
présents autour, mais aussi la présence d’équipements sportifs, son
temps de trajet jusqu’au bureau…
Un exemple parmi les cartes qualifiées et interactives que Bien’ici
propose à ses clients.
Le portail a également développé
un outil d’estimation en ligne, mais
affiné par un professionnel de
l’immobilier ; ainsi qu’une analyse trimestrielle de l’évolution des marchés
locaux et des recherches des internautes dans le secteur. Les données
sont précieuses, leur collecte et leur
traitement importants pour qualifier
la demande afin d’orienter l’offre, y
compris celle des promoteurs.
David Benbassat n’en dit guère
plus sur les nouveaux services qui
devraient l’aider à monter les marches du podium. Pourtant, c’est bien
l’objectif : « Il nous reste trois ans
pour devenir numéro 1 des portails
professionnels », affirme-t-il, en
écartant Leboncoin plus généraliste
et trop loin devant… Cette ambition
a, semble-t-il, convaincu son nouveau partenaire, OFI, basé au
Luxembourg, dont 30 % du patrimoine est constitué d’actifs immobiliers en Europe et aux Etats-Unis. n
INFORMATIQUE
L’entrepreneur crée
Quantonation, le
premier fonds dans
les start-up de l’informatique quantique
et la « deep » physique.
Anne Drif
@anndrif
Le courtage en ligne, avec l’explosion
d’Internet en 1997 (Selftrade), l’offre
d’électricité avec la disparition du
monopole d’EDF (Poweo), la culture
de terres en friches des kolkhozes
d’Ukraine (AgroGeneration)… et
maintenant, les technologies quan-
tiques. Vingt ans après, Charles Beigbeder s’est trouvé une nouvelle frontière à franchir : la course mondiale
aux supercalculateurs.
« Nous devons investir pour décupler ces capacités de calcul quantiques en France. Nous n’avons pas
mesuré encore l’ampleur de cette
disruption et risquons d’être laissés
derrière », estime Charles Beigbeder. Avec Christophe Jurczak, polytechnicien et docteur en physique
quantique, passé par QCWare, une
start-up de Palo Alto spécialisée
dans les logiciels pour ordinateurs
quantiques, l’entrepreneur récidiviste a signé deux investissements. Via Gravitation, son holding personnel, il a alloué aux
côtés de KX, spécialiste du Big
Data pour la finance, 1 million de
livres à Kets Quantum Security,
une équipe issue de l’université de
Bristol. Ses fondateurs ont développé un générateur quantique de
nombres aléatoires pour le cryptage. « Les hautes performances des
nouveaux ordinateurs quantiques
sont prises très au sérieux par la NSA
car ils permettent, potentiellement, de
casser très rapidement la plupart des
clefs de cryptage utilisées aujourd’hui.
Nous nous intéressons à renforcer le
niveau de protection des clefs actuelles », explique Christophe Jurczak.
Capitaliser sur les besoins
de l’intelligence artificielle
Charles Beigbeder vient également
de soutenir une deuxième équipe,
française celle-ci, LightOn, aux côtés
d’un fonds américain Anorak Ventu-
res, et d’un industriel étranger.
Ensemble, ils ont investi 3 millions
d’euros dans la start-up parisienne,
qui réalise des coprocesseurs utilisant la lumière pour des calculs
accélérés d’intelligence artificielle.
« Les besoins de calculs en machine
learning sont en train d’exploser. Nous
développons notre technologie pour la
communauté sur un cloud propriétaire en association avec OVH. Notre
objectif, avec cette levée, est de commencer à fournir des coprocesseurs
dans un an et demi à des clients devant
traiter de grandes quantités de données dans leurs data centers, comme
les Gafa, les banques ou les opérateurs
téléphoniques », explique Igor Carron, cofondateur de LightOn.
Dans la foulée, Charles Beigbeder s’est décidé à lancer Quantona-
tion, un fonds d’amorçage de
40 millions d’euros ouvert à des
investisseurs tiers et family office
pour accélérer les investissements
en France, mais aussi d’autres
laboratoires en Europe. « Ces technologies ne sont pas soutenues suffisamment par les fonds généralistes, alors que les fonds américains
sont de plus en plus actifs dans
ce domaine. Or depuis avril,
nous avons identifié au moins
100 start-up du secteur qui ont des
besoins de capitaux », souligne
Charles Beigbeder. Sur le total des
capitaux qu’ils lèveront, ils se limiteront cependant à soutenir seulement une quinzaine d’équipes afin
d’avoir suffisamment de moyens
pour les accompagner lors des
tours suivants. n
Pierre Andrieu/AFP
Charles Beigbeder investit dans les technologies quantiques
Charles Beigbeder a signé
deux investissements dans
des start-up européennes.
PixelMe, la plate-forme marketing pour les PME
FINANCEMENT
La start-up, qui vient
de lever 1 million
d’euros, affiche un
modèle de croissance
avec une transparence
rare pour le secteur.
Guillaume Bregeras
@gbregeras
Non, l’adtech ne concerne pas que les
grands groupes. En positionnant sa
plate-forme de marketing d’acquisi-
tion directement pour les PME,
PixelMe rend accessibles des technologies jusque-là réservées aux grandes structures. Discrète mais très efficace, la jeune pousse parisienne a
démarré son activité il y a dix-huit
mois et d’emblée avec des clients
payants. Cette rareté dans un secteur
habitué à chercher de la croissance
avant du chiffre d’affaires a convaincu une poignée d’investisseurs,
dont Serena Capital et Kima Ventures, de lui confier un million d’euros.
PixelMe offre aux PME d’accéder
à un outil leur permettant de piloter
le suivi et l’attribution des campagnes d’acquisition en ligne avec,
PixelMe offre aux
petites entreprises
d’accéder à un outil
leur permettant
de piloter le suivi
des campagnes
d’acquisition en ligne.
notamment, un rapport simple et
visuel qui se démarque de l’austérité
des rapports sous Excel. « Notre plate-forme permet aux entreprises de
comprendre quels sont les canaux
d’acquisition qui fonctionnent réelle-
ment, et dans quelles proportions »,
explique Maxime Berthelot, PDG et
cofondateur de PixelMe, avec Jérémie Doucy et Tom Benattar.
Pour tester et améliorer son produit, la start-up est passée par
AppSumo, un site qui vend des services digitaux à vie à ses clients.
Pour 39 dollars par compte souscrit
(dont 30 % reversés à PixelMe),
l’adtech tricolore a généré 5.000
nouveaux utilisateurs. « C’est une
méthode un peu drastique pour
recruter, admet Maxime Berthelot.
Mais cela nous a permis d’obtenir de
très bons retours et de déterminer
notre road map produit pour les pro-
chains mois. » La campagne s’est
transformée en succès et le produit
est désormais épuisé sur AppSumo.
Une approche frugale
Grâce à cette opération et à ses
clients « classiques », PixelMe
génère un revenu mensuel de
10.000 dollars, et une croissance
de 20 % par mois depuis janvier. Les
fonds levés vont permettre à la jeune
pousse d’accélérer encore cette
croissance, mais toujours en gardant une approche frugale tournée
vers la génération de revenus.
Dans l’univers des start-up,
PixelMe se distingue aussi par sa
gouvernance, totalement transparente. Dans la mouvance de Buffer,
Baremetrics ou CrazyEgg, elle croit
fermement à cette approche, affirme
Maxime Berthelot : « J’ai travaillé
quatre ans chez Buffer qui prodigue
cette vision radicale dans la transparence, à l’extérieur et en interne. Cela
permet d’expliquer les choses plus
facilement, d’éviter les incompréhensions, d’embarquer tout le monde
dans la réflexion. » L’entrepreneur
détaille même le squelette de sa levée
de fonds : un million d’euros pour
une valorisation de 3,5 millions
(avant liquidité), soit une dilution
de 22 % des parts de l’entreprise. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 25
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
en
direct
Nouveau calendrier
pour Saclay
BOURGOGNE-FRANCHECOMTÉ Le Grand Besançon et le
ÎLE-DE-FRANCE Le conseil
délégataire aux transports Keolis
vont acheter environ 300 vélos
à assistance électrique afin de les
proposer à la location au public
pour une durée de un à douze
mois. Les vélos auront une autonomie de 60 kilomètres. Un
chèque de caution de 600 euros
sera demandé, mais non encaissé.
Guillaume Souvant/AFP
PME
&REGIONS
Vélos électriques
à Besançon
d’administration de l’établissement public d’aménagement
Paris-Saclay a voté un nouveau
calendrier pour la délivrance des
permis de construire. Ceux-ci
étaient bloqués par la ville de
Palaiseau en raison du retard de
la construction de la ligne 18 du
métro du Grand Paris, qui dessert
cet aménagement emblématique
du projet économique du Grand
Paris. Concrètement, 1.500 permis de construire de logements
familiaux vont être délivrés
entre 2021 et 2023 pour une mise
en œuvre lissée jusqu’à l’arrivée
du métro. Si cette dernière devait
être retardée, les logements
familiaux le seraient d’autant.
Il est aussi prévu de construire
des logements étudiants au fur
et à mesure de l’arrivée des
établissements d’enseignement
supérieur et de recherche.
Angers se rêve à son tour en « smart city »
l Le chef-lieu du Maine-et-Loire investira jusqu’à 150 millions d’euros sur douze ans
pour une gestion transversale de toutes ses fonctionnalités.
l Objectif : optimiser les services, en inventer de nouveaux et à meilleur coût.
Qowisio
attend encore
l’essor de l’IoT
urbain
ÉNERGIE
Emmanuel Guimard
— Correspondant à Nantes
Après Dijon, Santander, Singapour
o u B o s t o n , l ’a g g l o m é r a t i o n
d’Angers veut figurer parmi les
pionnières des « smart cities ».
Cette notion, qui redéfinit globalement le fonctionnement d’un territoire, a pour finalité d’économiser
l’énergie, l’eau, d’améliorer les services aux habitants, de les personnaliser, d’en inventer de nouveaux, de
les individualiser et, surtout, d’en
réduire les coûts.
Le projet passe par une multitude d’actions, de capteurs et
de data à analyser. Concrètement,
Angers remplacera 4.800 candélabres énergivores par des luminaires à LED qui ne s’allumeront qu’à
l’approche d’un piéton ou d’une
voiture. Ces lampadaires seront
dotés de capteurs qui renseigneront aussi sur l’état de la circulation. Le système de sécurité sera
dans la boucle, interconnecté avec
le comptage de véhicules. Des cellules réguleront finement les feux
tricolores, recenseront les places
de parking, la fréquentation des
pistes cyclables, etc.
Gestion climatique
de 550 bâtiments publics
Il sera possible de veiller constamment à la pression des hydrants, ces
bornes pour pompiers. Les capteurs seront généralisés pour surveiller le niveau des bennes à
déchets pour optimiser les tournées. L’arrosage des parcs ne se
déclenchera pas si la terre est
humide. Le projet touche aussi la
gestion climatique de 550 bâtiments publics. Une tour de contrôle
numérique pilotera l’ensemble des
fonctionnalités, contre six centres
de supervision actuellement, le
mot-clef étant l’interfaçage. « Le
projet ne part pas de rien, depuis
2014, on a fait d’Angers un territoire
d’expérimentation, notamment sur
Cette entreprise angevine
a misé sur la prolifération
des objets connectés dans
l’espace public. Mais le
marché se fait attendre.
Angers veut remplacer 4.800 candélabres énergivores par des luminaires à LED qui ne s’allumeront qu’à l’approche d’un piéton
ou d’une voiture. Photo Grether/Phytolab
les déchets et l’éclairage », explique
Constance Nebulla, élue communautaire chargée du numérique.
« On change d’échelle, mais en cassant les silos. »
Angers lance donc un marché
global de performance sur douze
ans. « On attend des entreprises des
propositions par rapport à tous les
items, des objectifs chiffrés sur les
économies possibles », explique
Christophe Béchu, président de la
communauté urbaine. En fonction
des « briques » retenues, le marché
pourrait atteindre 120 millions
d’euros sur douze ans. « Ce sera
moins, si certains aspects sont décevants, et davantage en fonction de
solutions que l’on n’imagine pas
encore », dit l’élu.
Une telle complexité ne peut
impliquer que des acteurs d’envergure, « tels Bouygues, Vinci, Suez,
Engie, EDF, Orange ou Veolia »,
avance Christophe Béchu. Contrairement à Dijon, qui a opté pour un
quatuor (Bouygues Energies & Services, Citelium, Suez et Capgemini),
un acteur unique sera retenu
comme chef de file. Charge à lui de
constituer un consortium mobilisant les expertises nécessaires.
Ligne rouge
« Une ligne rouge sera tracée », stipule Christophe Béchu : celle de la
Bientôt un Technocampus de l’électronique
Angers justifie aussi son projet de « smart territoire » par un positionnement sur l’objet
connecté (IotT), lui-même lié à une filière électronique comptant des champions tels Lacroix
ou Eolane. La ville dispose, en outre, d’une
Cité de l’objet connectée revendiquant
450 projets accompagnés en trois ans.
Celle-ci sera prochainement reprise par We
Network, le cluster rassemblant 200 industriels
et acteurs de l’électronique du Grand Ouest.
De là doit naître un Technocampus de
l’électronique, dont les contours seront
détaillés début 2019. A l’instar des vastes
Technocampus Composites et Océan, à
Nantes, installés par la région des Pays de
la Loire, ce centre de R & D doit unir des
équipes de recherche académiques et des
industriels d’horizon divers sur un même
site, doté d’équipements d’essais prototypes et hors normes.
souveraineté de l’agglomération
sur son système d’hypervision et
sur ses données. Celles-ci ne seront
pas commercialisées, mais libérées en Open data pour suggérer
des usages. « En France, les collectivités sont encore raisonnables sur la
gestion des données, il faut surtout
conserver cette confiance », contextualise Jacques Priol, du cabinet
Civiteo, expert en stratégies de
données et « smart cities ».
« L’autre écueil à éviter est celui
d’une hypertechnicité, il faut prendre garde à ce que la ville intelligente
ne devienne pas une ville automatique », poursuit ce consultant, estimant que, pour l’instant, « seulement de 20 à 30 métropoles ou
agglomérations sont concernées en
France ».
Selon Jacques Priol, le dispositif
« Cœur de ville », mis en place par la
Caisse des Dépôts et concernant
220 villes plus petites, devrait
cependant permettre une large propagation du mouvement. n
TMC anticipe la connectivité
des candélabres
Cette PME nantaise
travaille sur l’aspect
multifonctionnel du mât
d’éclairage, pressenti
comme le principal jalon
de la ville connectée.
Récurrent dans l’espace et alimenté
e n é l e ctr i ci té , l e can délabre
s’annonce comme l’un des principaux supports de la « smart city ».
« Les mâts d’éclairage publics seront
les pixels de la ville intelligente et
confortable », estime Grégory Flipo,
patron de TMC Innovation, l’un des
spécialistes français de l’éclairage
urbain. Déjà, l’entreprise nantaise,
dont le premier métier est la chaudronnerie, préconise des mâts aux
larges bases, en mesure d’intégrer, à
terme, toutes les fonctions électroniques et de connectivité. « Sans que
l’on connaisse encore tous les usages à
venir, nous anticipons l’intégration de
la vidéoprotection, de la signalétique,
de la communication, de la détection,
de la recharge », explique le dirigeant,
dont le bureau d’études travaille déjà
sur cette polyvalence, permettant
aussi de limiter l’encombrement de
la ville. « Cette notion de ville intelligente, tempère-t-il, se dessine cependant très progressivement. » A Nantes, TMC expérimente un mobilier
autonome solaire, offrant à la fois la
recharge USB et un compresseur de
gonflage de vélo.
A Challans, en Vendée, ce sont les
véhicules électriques que les bornes
d’éclairage permettent d’alimenter.
Avec Nexity, TMC a réinventé les
disgracieux coffrets d’électricité et
de gaz qui ponctuent l’entrée des
pavillons. Désormais, ces derniers
cumulent aussi des fonctions
d’éclairage, de recharge de véhicu-
les, de détection, mais aussi de
réceptacles pour dépôt de colis.
L’entreprise est également partie
prenante du vaste projet Smile
menant les expérimentations de
A Nantes, TMC
expérimente un
mobilier autonome
solaire, avec recharge
USB et compresseur
de gonflage de vélo.
A Saint-Nazaire, TMC a proposé des lampadaires parasols
dotés de prises USB. Photo DR
lumière de façon panoramique, de
façon à limiter d’un tiers le nombre
d’éléments installés.
Esthétique urbaine
« smart grid », ou réseaux électriques intelligents en Bretagne et
Pays de la Loire. Le LED étant
devenu la technologie incontournable, TMC a aussi conçu une
borne d’éclairage pour cheminement piétonnier, diffusant la
A Saint-Nazaire, TMC a proposé des
lampadaires parasols, également
dotés de prises USB. Car, au-delà des
fonctions utilitaires et connectées, le
candélabre devient aussi un vecteur
d’image et d’esthétique urbaine.
« Nos prescripteurs sont des paysagis-
tes, des urbanistes, des aménageurs
et, de plus en plus, des concepteurs
lumière, ces experts sachant déterminer la température de la lumière, sa
couleur, le type de faisceaux, l’animation lumineuse… » TMC, qui emploie
19 salariés pour un chiffre d’affaires
de 3 millions d’euros, a installé
parmi ses récents marchés de prestige quatre mâts en acier Corten,
autopatiné, aux quatre pieds de la
tour Eiffel.— E. G.
Qowisio a misé gros sur le déploiement des objets connectés (IoT) et
l’émergence des territoires intelligents. Cette PME angevine de
20 personnes, historiquement spécialisée dans les télécommunications, a levé 10 millions d’euros en
2015 pour lancer son propre réseau
bas débit et une large offre d’objets
et d’usages connectés. Mais, selon
Cyrille Le Floch, son cofondateur,
l’explosion annoncée du marché se
fait toujours attendre.
« Pendant deux ans et jusqu’à la
mi-2017, de nombreux acteurs ont
lancé des pilotes, des prototypes avec
des besoins assez larges pour découvrir, explorer ce qui était faisable,
dans les lampadaires connectés,
poubelles, réceptacles connectés,
bornes à incendie et tout autre
domaine où il y existe des besoins de
maintenance et de réactivité »,
explique le dirigeant. Mais une fois
cette phase de curiosité passée, la
question du coût des capteurs et de
la connectivité et celle du retour
sur investissement s’est posée, et
l’investissement n’a pas suivi. « Sur
des nouveaux candélabres, la
connectivité peut être intégrée dès le
départ, mais sur les anciens, beaucoup de collectivités en restent à la
maintenance humaine », observe
Cyrille Le Floch.
Bâtiments connectés
et logistique alimentaire
Dès lors, l’entreprise vient d’opérer
un repositionnement « sur des solutions métiers, à valeur ajoutée, avec
retour sur investissement démontré. » Car l’offre, poursuit Cyrille Le
Floch, doit désormais être carrossée, clefs en main, en incluant la
carte électronique, le serveur,
l’application et, naturellement, une
connectivité garantie à 100 %…
La couverture imparfaite des
réseaux bas débit, notamment en
intérieur des bâtiments, a, en effet,
généré quelques déceptions. Qowisio s’est donc concentré sur quelques niches tels les bâtiments
connectés (gestion climatique, qualité de l’air, surveillance des caissons VMC…) et la logistique alimentaire, notamment le traçage des
denrées sensibles en grande distribution et, bientôt, la maintenance
industrielle dans le prolongement
du « machine to machine ».
Si l’IoT représente déjà 30 % de
l’activité de l’entreprise « sur quelques millions d’euros de chiffre
d’affaires », c’est donc en grande
partie sur le secteur privé que
l’entreprise mise, « l’émergence des
territoires intelligents devant prendre encore plusieurs années ».
— E. G.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 // PME & REGIONS
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
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Des rencontres ont eu lieu début
décembre pour faire le point sur les
conséquences et les moyens à mettre en œuvre. Cette aide s’ajoute aux
dispositifs existants développés par
la région en partenariat avec la Bpi,
via le Fonds régional de garantie.
CC BY 2.0
MILLION D’EUROS POUR LES COMMERÇANTS ET ARTISANS
Le Conseil régional d’Ile-de-France,
réuni lundi en séance plénière, a voté
un amendement de l’exécutif visant
à soutenir à hauteur de 1 million
d’euros les commerçants et les artisans qui ont subi des dégradations
lors des dernières manifestations.
innovateurs
Niort valide le projet
de bassines contesté
NOUVELLE-AQUITAINE Des
manifestants ont tenté de bloquer
mardi la signature d’un accord
à Niort (Deux-Sèvres) pour la
construction de 16 retenues d’eau
agricoles sur le bassin de la Sèvre
niortaise. Treize participants
sur 17 ont validé le projet, très
contesté, qui doit encore sécuriser son financement et passer
des étapes techniques.
Cartesiam lève 2 millions
pour le « Shazam des
équipements industriels »
BRETAGNE
Le producteur francobelge confie les
premières années
de pousse des arbres
à des pépiniéristes
forestiers étrangers.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
La culture du sapin de Noël réclame
des années de pousse pour des ventes concentrées seulement sur 4 à
5 semaines par an. « Limiter nos risques pour ne pas rater une saison est
indispensable », indique Gildas Le
Foll, le dirigeant en France de
Greencap, numéro un en Europe
avec une production annuelle de
près de 1 million de sapins.
Pour s’assurer que ses volumes
seront toujours stables, l’entreprise à capitaux franco-belges, qui
a récemment repris les 250 hectares de plantations bretonnes de
son confrère danois Green Team,
passe des accords avec des pépiniéristes forestiers situés en Allemagne, au Danemark ou en Hollande.
Les arbustes de Greencap grandissent à l’étranger pendant quatre
ou cinq ans, puis finissent leur croissance en France. Photo Greencap
En répartissant ses sous-traitants dans plusieurs pays
d’Europe, Greencap veut se prémunir contre les risques de sécheresse et autres intempéries. Ces
professionnels étrangers se chargent de faire pousser les sapins sur
leurs terres pendant quatre ou cinq
ans à partir des graines fournies à
Greencap par des spécialistes géorgiens du Caucase.
Une exploitation de
700 hectares en Bretagne
Puis, les arbustes sont déplantés et
viennent finir de grandir notamment en Bretagne, à Scaër (Finistère), où l’entreprise dispose d’une
exploitation de 700 hectares. Une
partie de la production (de l’ordre
de 15 %) bénéficie désormais du
Label rouge décerné via des audits
réguliers assurés par l’association Excellence végétale. Greencap
se doit de respecter un strict cahier
des charges pour une traçabilité
du sapin, une coupe jamais effectuée avant le 21 novembre de chaque année, une esthétique sans
faille, une coloration verte soutenue des aiguilles.
Un sapin de 2 mètres de haut
nécessite pendant sa longue période
de pousse de six à sept ans, au moins
70 interventions humaines, afin de
le tailler et de le soigner si
besoin. Greencap propose près
d’une dizaine de variétés d’arbres,
dont le sapin de Nordmann. Tout
droit venu du Caucase, il offre l’avantage de ne pas perdre ses aiguilles.
L’entreprise, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 12 millions
d’euros, vend ses sapins de Noël
principalement dans les jardineries, mais aussi auprès des grossistes en plantes. Elle intervient partout en Europe, mais aussi dans
d’autres pays, comme le Maroc,
ainsi qu’en Asie, à Hong Kong
et Singapour notamment. n
DR
Greencap mondialise sa production
de sapins de Noël
LE FINANCEMENT
CARTESIAM
Date de création : 2016
Président : Michel Rubino
Montant : 2 millions d’euros
Effectif : 15 personnes
Secteur : e-maintenance
Veolia et Coca-Cola
Paul Molga
— Correspondant à Marseille
Avec son assistant de maintenance prédictive doté d’intelligence artificielle pour les équipements industriels, Cartesiam
promet d’ouvrir de nouveaux
gisements de productivité dans
les usines. « Notre solution est
beaucoup plus économique que
les dispositifs traditionnels. Avec
notre système, l’analyse des
mesures se fait de façon autonome directement sur les équipem en ts » , explique Michel
Rubino, président et cofondateur de la start-up basée à Toulon. Avec une première levée de
fonds de 500.000 euros l’an
passé, ses quinze chercheurs et
mathématiciens ont mis au
Prise Direct’, l’arme d’Unéal pour séduire
les consommateurs
La coopérative céréalière du Nord vient
d’ouvrir son sixième
magasin de proximité
Prise Direct’, approvisionné directement
par ses adhérents.
Nicole Buyse
— Correspondante à Lille
Unéal, cinquième coopérative
céréalière de France, avec 1,5 million de tonnes, basée à Saint-Laurent-Blangy près d’Arras, mise sur
le circuit court. Après avoir ouvert
une première enseigne baptisée
« Prise Direct’ » en 2016 à Arras, elle
concept de petites surfaces de
400 mètres carrés en moyenne où
les adhérents d’Unéal proposent
leurs productions : viande, produits laitiers, fruits et légumes, boissons, entre 800 et mille références
fournies à 90 % par 30 à 40 producteurs proches du site, certains fruits
et légumes venant de plus loin.
Juste rémunération
C’est un débouché supplémentaire
pour ces adhérents, qui n’ont pas
toujours le temps ou l’opportunité
de commercialiser leurs propres
productions. « Il y a moins d’intermédiaires, ils trouvent là une juste rémunération de leurs produits et ils ont la
possibilité de rencontrer les consommateurs lors d’animations en magasin », souligne Bertrand Hernu.
Unéal compte ouvrir trois à quatre
magasins Prise Direct’ par an, totalisant ainsi une quinzaine de boutiques d’ici à 2020 et créant au total
200 emplois. Chaque établissement
emploie entre huit et douze personnes et réalise un chiffre d’affaires de
100 à 150.000 euros du mètres carrés. Advitam réalise un chiffre
d’affaires de 1,2 milliard d’euros, dont
519 millions pour Unéal, auquel
s’ajoute un pôle négoce, un pôle distribution et un pôle agroéquipement. La coopérative a également
créé dernièrement un site d’e-commerce, Unealco, canal de distribution pour ses adhérents leur permettant d’acheter des semences,
produits phytosanitaires agroéquipements, produits de traitement
pour les animaux etc.… L’objectif à
terme est de réaliser 20 % des ventes
en ligne. n
Les arômes Aeroma se répandent à toute vapeur
LA PME À SUIVRE
HAUTS-DE-FRANCE
Effectif : 12 salariés
Chiffre d’affaires : 1 million
Activité : chimie
Spécialiste de la fabrication et de
l’embouteillage de liquides pour
cigarettes électroniques, Aeroma a
lancé cet automne une gamme au
cannabidiol, un produit présent
dans le cannabis. L’entreprise installée à Comines (Nord), dans la
métropole lilloise, compte sur cette
nouvelle préparation aux vertus
relaxantes et apaisantes pour doubler rapidement son chiffre d’affai-
res de 1 million d’euros, dont 20 %
réalisés sous ses propres marques
Yzy et Greenleaf.
Surfant sur la vague du vapotage
qui a déferlé sur la France en 2013,
Patrice Hennion a créé Aeroma en
2014 avec quatre associés – ses deux
frères Alain et Franck et deux business angels – en démarrant avec 25
arômes. La société, qui produit
aujourd’hui 1,5 million de flacons de
10 ml par an, est passée à une cinquantaine de parfums différents :
tabac, fruits, menthe, cappuccino
ou encore mojito, avec ou sans nicotine. En France, elle distribue ses
produits grâce aux magasins spécialisés en cigarettes électroniques.
Ce réseau s’est concentré depuis ses
débuts, passant de 3.500 à 2.500
boutiques aujourd’hui, mais Internet représente maintenant 30 % des
parts du marché. En Belgique, où
elle réalise 40 % de son chiffre
d’affaires, Aeroma passe par les
buralistes. Elle y vend aussi son e-liquide dans les pharmacies, étant le
seul fabricant à avoir l’agrément de
vente nécessaire dans ce réseau,
avec son Végétol une molécule totalement végétale sans toxique ni
OGM, dans laquelle elle a été pionnière et qu’elle a développée avec le
laboratoire Xérès de Poitiers.
Doubler l’activité
Depuis l’automne, elle s’est lancée
dans le CBD, ou cannabidiol, substance 100 % légale et non toxique, car
exempte de THC, autorisée en
France depuis l’été dernier. Elle
l’extrait de la fibre et de la graine,
seule partie dont l’exploitation est
autorisée par la loi, du chanvre cultivé Cannabis sativa L. importé des
Etats-Unis. « Nous le distribuons en
pharmacie, sous forme d’huile de
complément alimentaire, et chez les
buralistes en e-liquide Sativap, deux
nouveaux réseaux pour nous », se
félicite Patrice Hennion, pour lequel
le potentiel de ce marché est
énorme. « Aux Etats Unis, il devrait
représenter 25 milliards de dollars à
dix ans, et 10 milliards d’euros en
Europe », juge-t-il. Le doublement
du chiffre d’affaires à brève échéance
devrait également lui permettre de
porter son effectif de douze à une
vingtaine de salariés.— N. Bu.
Cartesiam ne commercialise
pas directement sa technologie,
mais l’a licenciée au groupe
Eolane, qui l’a intégrée dans son
offre baptisée « Bob ». Cet outil
est capable de reconnaître la
signature des vibrations d’une
machine, comme Shazam le fait
pour la musique. Quand il
repère un problème, Bob transmet une alerte vers une console
de supervision, une plate-forme
IoT ou le smartphone d’un opérateur. « Bob ne communique
pas de données, mais uniquement le résultat de son analyse »,
résume Michel Rubino. Cartesiam, qui a installé plusieurs
pilotes chez Veolia ou des usines
d’embouteillage pour CocaCola, vise 2 millions d’euros de
chiffre d’affaires en 2019. n
Medylink acquiert
Medway pour intégrer
la téléconsultation
Hubert Raguet
HAUTS-DE-FRANCE
vient d’inaugurer son sixième site à
Coquelles, près de Calais. « Il s’agit
de répondre à la demande d’une
société qui, aujourd’hui, veut consommer différemment en mettant en
connexion directement des producteurs de notre territoire avec les consommateurs », explique Bertrand
Hernu, président du groupe Advitam et de sa principale filiale, la coopérative Unéal.
La société avait commencé par
tester la vente directe de produits
alimentaires en ouvrant des corners – treize aujourd’hui – dans le
réseau de jardineries Gamm vert
(137 magasins) du groupe, y proposant les productions de ses adhérents. Au vu de leur succès, Unéal,
qui totalise 6.000 adhérents dans le
Nord-Pas-de-Calais, l’Aisne et le
nord de la Somme, a développé un
point toute la batterie d’algorithmes de machine learning nécessaires. Ce mercredi, Cartesiam
récidive avec un nouveau financement de 2 millions d’euros
pour accélérer la commercialisation de sa solution NanoEdge
AI à l’international, avec l’ouverture d’une filiale à New York.
L’opération, qui laisse le management largement majoritaire,
est souscrite à hauteur de
1,5 million par 12 investisseurs
entrepreneurs, dont Marc
Dupaquier, ex-general manager
d’IBM Global Business Partners,
qui prend la tête de la filiale américaine. L’enveloppe est complétée par 300.000 euros de bpifrance et 200.000 euros de prêts.
LA STRATÉGIE
MEDYLINK
Date de création : 2011
Président : Eric Le Bihan
Chiffre d’affaires :
1,3 million d’euros en 2018
Effectif : 25 personnes
Secteur : e-santé
Laurent Marcaillou
— Correspondant à Toulouse
Concepteur d’une plate-forme
de mise en relation des professionnels de santé, Medylink
vient de racheter la start-up parisienne Medway, qui a développé
une solution de téléconsultation. L’entreprise toulousaine
intègre ainsi la consultation par
visioconférence dans sa plateforme de coordination des soins
entre médecins généralistes,
spécialistes et infirmières. Fondée en 2017, Medway a expérimenté sa solution simplifiée de
consultation à distance avec des
médecins libéraux dans une
di z ai ne d’ét abl i ssement s
accueillant des personnes âgées.
Suite au rachat, la start-up
devient une filiale à 100 % de la
société toulousaine, mais reste
basée à Paris. Son cofondateur,
le docteur Igor Lacombat, est
nommé directeur médical de
Medylink. Il s’appuiera sur les
compétences numériques des
cinq salariés de Medway. « Nous
avions sous-traité la conception
de notre plate-forme digitale,
mais nous voulons la développer
en interne pour une question
d’agilité », explique Eric le Bihan,
le nouveau PDG de Medylink.
Télé-expertise
L’entreprise a levé 2,75 millions
d’euros en septembre pour
financer son déploiement commercial en France. Sa plateforme permet aux généralistes
de trouver des spécialistes pour
prendre en charge un patient et
de sous-traiter des actes à des
infirmières. Medylink effectue
les démarches administratives
pour déléguer les actes de téléconsultation et de télé-expertise.
« Avec le numérique, les médecins
traitants pourront réaliser des
actes de dépistage », précise Eric
Le Bihan. Cette mise en réseau se
développera grâce au remboursement des téléconsultations
depuis le 15 septembre et de certains actes de spécialistes en
février 2019. Moyennant un
abonnement mensuel de
150 euros, Medylink veut passer
de 750 médecins connectés à
5.000 d’ici à trois ans. n
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// 27
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
LES COURS DU CAFÉ
ACCÉLÈRENT LEUR CHUTE
FINANCE
&MARCHES
Les dernières prévisions en
provenance du Brésil, premier
pays producteur mondial de
café, ont entraîné les cours de
l’arabica un peu plus bas à New
York. La production nationale
devrait être historique en 2018,
et atteindre 61,7 millions de sacs
(dont 47,5 millions d’arabica et
14,2 millions de robusta), en
hausse de 37,1 % sur un an, selon
l’agence publique Conab.
les
indices
PERSPECTIVES BOURSIÈRES
Des marchés entre prudence
et quête de protection pour 2019
l L’année 2019 devrait être agitée sur les marchés financiers.
l Le potentiel de rebond des actions paraît limité.
Pierrick Fay
@pierrickfay
Il y a un an, ils étaient unanimes ou
p r e s q ue : 2 018 se r ai t enc ore
une année favorable pour les
actions, avec une croissance synchronisée dans le monde, bercée par
une inflation faible et de bons résultats d’entreprise. Mais le brusque
réveil de la volatilité a fait voler en
éclats ce scénario « goldilocks ». A
quelques semaines de la fin de
l’année, rares sont les actifs à faire
gagner de l’argent aux épargnants.
De quoi démarrer l’année 2019 avec
un peu plus de prudence, étant
donné l’âge presque canonique de
l’expansion économique qui pourrait fêter l’an prochain ses dix ans.
S’il était difficile de prévoir la
montée des tensions politiques et
géopolitiques – personne ne citait
l’hypothèse d’une guerre commerciale en début d’année –, ces risques
restent bien présents dans les
esprits pour 2019. Mais les incertitudes portent aussi sur la montée du
risque de récession aux Etats-Unis
et sur les perspectives bénéficiaires
des entreprises. De quoi entretenir
encore la volatilité dans un contexte
d’effacement progressif des politiques monétaires accommodantes.
Stratégie des barbelés
L’année 2019 pourrait donc bien
être aussi agitée que 2018, ce qui
pousse de nombreux experts à la
prudence. UBS conseille ainsi de se
diversifier et de « couvrir son portefeuille contre la volatilité et d’autres
risques, notamment les risques politiques », via le yen et les emprunts
d’Etat américains. BlackRock de
son côté va mettre en place une stratégie de « barbelés » (« barbell
approach ») face à une recrudescence des incertitudes. L’exposition
centrale sur les actifs défensifs
(emprunts d’Etat américains,
actions peu endettés et avec un
important cash-flow) sera compensée par des actifs plus risqués, à
l’image des actions émergentes ou
des valeurs décotées (quand elles ne
sont pas victimes d’une disruption
de leur marché). Même prudence
pour Société Générale, qui ne voit
pas de raison « d’augmenter l’exposition au risque pour le moment », en
raison d’une combinaison de vents
contraires (prix des actifs assez
élevé, hausse des taux de la Fed, fort
endettement).
Contrairement à 2018,
où il y avait une forte
homogénéité des
attentes en début
d’année, 2019 apparaît
moins consensuelle.
Certains acteurs vont plus loin
comme Bank of America-Merrill
Lynch, qui va démarrer 2019 en
étant vendeur sur les actions, sur les
obligations et sur le dollar. Une fois
que les anticipations de hausse des
taux de la Fed auront atteint un pic et
que les bénéfices des entreprises ne
seront plus revus en baisse,
BofA-ML pourrait « redevenir tactiquement acheteur ». Car, au fond, il
juge que « les prochaines années
seront moins favorables aux actifs risqués que lors de la précédente décennie ». JP Morgan AM se positionne
aussi pour 2019 en sous-pondérant
de plus en plus les actions, « pour la
première fois depuis neuf ans ».
Contrairement à 2018, où il y avait
une forte homogénéité des attentes
en début d’année, 2019 apparaît
moins consensuelle. Ainsi, pour
Goldman Sachs, malgré les risques,
il est trop tôt pour se précipiter sur
les «airbags ». La banque américaine conserve donc une « inclination modeste pour le risque », mais
estime tout de même qu’il est temps
d’augmenter les positions sur les
valeurs défensives. De son côté, le
Credit Suisse mise sur une prolongation du cycle actuel, ce qui devrait
« profiter aux actifs à risque ».
Columbia Threadneedle parie,
lui, sur des performances « modestes » pour les marchés actions, soutenues par « la poursuite de la croissance des bénéfices », mais aussi par
« les pratiques des entreprises qui
privilégieront les actionnaires, sur
fond de valorisations toujours favorables ». Enfin, pour UBS, la forte
baisse des cours depuis octobre
redonne aussi un peu d’attractivité
aux marchés, alors que « le prix de
bon nombre d’actifs financiers intègre déjà les incertitudes ».
Si les actions américaines conservent encore la préférence de
quelques intervenants comme
AXA IM, Pimco ou Groupama AM,
pour d’autres (Morgan Stanley,
Robeco, Natixis, Invesco), leur
domination touche à sa fin, à court
terme. Pour Société Générale ou
Credit Suisse, les actions de la zone
euro pourraient même commencer à rattraper un peu leur retard,
« à moins d’une nouvelle crise provoquée par l’Italie », prévient la banque suisse. Le mot de la fin revient à
Didier Saint-Georges chez Carmignac, pour qui « 2018 restera une
année particulièrement décevante et
frustrante pour la gestion ». Le hic,
c’est que le début 2019 a l’air bien
parti pour lui ressembler.
(
Lire l’éditorial
de Guillaume Maujean
Page 9
La menace d’une récession se fait plus pressante
L’an prochain, la croissance mondiale devrait se situer entre 3,6 et
3,8 %, selon les estimations. « Pas de
quoi paniquer, constate Aurel BGC.
On parle d’un ralentissement, pas
d’un retournement. » Pour le Credit
Suisse, « le cycle économique devrait
rester le principal moteur des marchés », la banque jugeant limité le
risque de contraction. Goldman
Sachs évoque de son côté une croissance mondiale « raisonnable et
une activité hors des Etats-Unis qui
pourrait même accélérer un peu »,
notamment dans les grands pays
émergents.
Si la croissance mondiale va rester peu ou prou la même en intensité, sa composante va changer.
L’écart de croissance entre les pays
émergents et les pays développés
devrait de nouveau se creuser, avec
le ralentissement attendu des EtatsUnis et la confirmation de l’affaiblissement de l’Europe. « On
observe de nouveau une convergence
économique, mais dans le mauvais
sens, avec beaucoup de mauvaises
surprises sur les statistiques, constate Vincent Juvyns chez JP Morgan AM, qui se dit très prudent sur
les six premiers mois de l’année.
Ensuite certains éléments seront plus
positifs – dont l’impact de la relance
en Chine. »
Plusieurs inconnues
La Chine est, justement, avec les
Etats-Unis le principal point d’interrogation macroéconomique en
2019. La Chine « va faire face à
l’impact de la hausse des tarifs douaniers et a besoin de contrôler la hausse
de l’endettement », rappelle UBS. Son
plan de relance sera-t-il aussi efficace
que par le passé ? Les statistiques le
diront assez vite. Autre inconnue :
les Etats-Unis. L’effet de la réforme
fiscale de Donald Trump va s’estomper et la hausse des taux de la Fed
commence à produire un effet sur le
marché immobilier. Les économis-
tes anticipent encore une croissance
entre 2,2 % et 2,6 % en 2019, mais la
Société Générale voit celle-ci tomber
à 0,4 % en 2020. Avec ce sentiment :
« la récession américaine arrive,
même si elle est un peu retardée ».
« On observe
de nouveau une
convergence
économique, mais
dans le mauvais
sens, avec
beaucoup
de mauvaises
surprises sur
les statistiques. »
VINCENT JUVYNS
Chez JP Morgan AM
C’est d’ailleurs la question qui va
agiter les marchés tout au long de
l’année. « Les craintes de récession
sont le principal facteur de risque
pour 2019 », juge BlackRock. S’il
n’est pas imminent, il devrait grossir au courant de l’année pour
« devenir important en 2020 ». Pour
l’heure, aucun des grands bureaux
d’analyse ne croit à une récession en
2019 et sans doute pas avant la fin
2020. Groupama AM et Lyxor AM
s’accordent sur ce point, car l’économie américaine ne montre pas
d’excès sur l’investissement,
l’immobilier, ou de surstockage.
A moins d’un accident. Bank of
America Merrill Lynch s’inquiète
par exemple des « politiques populistes qui vont entraîner une hausse
des déficits budgétaires et une augmentation des risques inflationnistes ». La BRI (Banque des règlements internationaux) met aussi en
garde contre « les fragilités financières », liées à l’endettement des entre-
prises. Elle rappelle d’ailleurs que le
ralentissement économique du
début des années 1980 avait « davantage été dû à un boom des marchés
financiers qui a mal tourné qu’à des
resserrements monétaires » visant à
contenir l’inflation. D’autant que,
dans un contexte de baisse du prix
du pétrole, celle-ci suscite moins de
crainte que début 2018.
Dans ce concert relativement
optimiste, quelques voix dissonantes s’élèvent. Pimco a relevé à 30 % la
probabilité d’une récession à
12 mois, estimant que « les voyants
sont à l’orange ». Invesco a remonté
la sienne à 25 % (15 % l’an dernier),
dans un contexte de hausse de
l’inflation, de taux plus élevé et de
hausse des rendements obligataires.
Et à ceux qui pensent que 2020 est
une échéance lointaine, Goldman
Sachs rappelle que, depuis 1928, une
fois sur quatre, l’indice S&P 500 a
perdu plus de 10 % les années précédant une récession. — P. Fay
D
Calendrier chargé
en Europe
21 janvier : date butoir
•pour
le vote du Parlement
britannique sur le Brexit
21-22 mars : Conseil
•européen
29 mars : date limite
•pour
le Brexit
mai : sommet informel
•des9 dirigeants
européens
à Sibiu en Roumanie
23-26 mai : élections
parlementaires européennes
26 mai : élections
régionales et locales
en Espagne
20-21 juin : Conseil
européen et nomination
du nouveau président de
la Commission européenne
Fin juin : fin du mandat
de Mark Carney à la Banque
d’Angleterre
31 octobre : fin du mandat
de Mario Draghi à la Banque
centrale européenne.
•
•
•
•
•
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28 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
Des risques politiques et
géopolitiques toujours présents
Après une année 2018 marquée par
un agenda politique chargé, 2019
s’annonce aussi comme une année
potentiellement agitée. Pour illustrer ce qui attend les marchés l’an
prochain, UBS évoque un océan
plein d’icebergs, avec beaucoup de
défis politiques. Des élections en
Inde, en Afrique du Sud, en Grèce,
au Canada et en Argentine, mais
c’est la zone euro qui devrait concentrer l’essentiel des rendez-vous
en attendant le démarrage de la
campagne présidentielle américaine en fin d’année.
Outre le Brexit et les relations
potentiellement conflictuelles
entre Bruxelles et Rome, le temps
fort inter viendra au premier
semestre, du 23 au 26 mai, avec les
élections du Parlement européen.
Une forte poussée des mouvements
populistes pourrait faire remonter
les incertitudes, en partie parce
qu’elle serait perçue par les investisseurs comme une remise en cause
de la zone euro. Sans que l’on puisse
toutefois parler d’une crise à la hauteur de celle de 2012, le Parlement
ayant peu de pouvoirs.
L’appétit pour le risque en Europe
devrait rester limité « tant que la
crise budgétaire italienne ne sera pas
Le temps fort
interviendra au
premier semestre,
du 23 au 26 mai,
avec les élections du
Parlement européen.
résolue, une crise qui pourrait être
plus profonde en 2019 », estime Goldman Sachs. Pour BlackRock, les
marchés pourraient « sous-estimer
les risques européens à moyen terme,
alors que le risque de guerre commerciale semble mieux refléter dans les
cours ». Barclays se veut plus positif.
La banque « assume ne pas voir une
aggravation significative du politique
alors que la baisse des valorisations
boursières et les sorties de capitaux
ont déjà été très fortes. »
Les tensions entre la Chine et les
Etats-Unis, élément moteur de la
correction des marchés boursiers
depuis l’été, ne doivent pas non plus
être sous-estimées. D’autant plus
que Washington n’a fait que repousser l’échéance pour la signature d’un
accord commercial à mars prochain. Une trêve ne signifie pas la fin
de la guerre, et UBS constate que
« les tensions entre les Etats-Unis et la
Chine semblent plus profondes que de
simples désaccords commerciaux ».
Surtout alors que se profile le début
de la campagne présidentielle américaine, avec un Donald Trump plus
remonté et imprévisible que jamais.
Dernier risque, mais il est latent
quasiment tous les ans, celui d’un
embrasement au Moyen-Orient qui
pourrait précipiter le prix du
pétrole à un niveau difficilement
supportable pour des économies en
fin de cycle. — P. Fay
Les investisseurs
étrangers boudent
la dette américaine
Bien gérer
la sortie
des
banques
centrales
EMPRUNTS
D’ÉTAT
La détention
de Treasuries par
la Chine est au plus
bas depuis six mois,
Japonais et Russes
se délestent.
2018 a été marquée par le regain
de volatilité et ce n’est pas près
de s’arrêter. « Un changement de
régime est à l’œuvre », constate
Frédéric Janbon chez BNP
Paribas AM et la finance rentre
dans une deuxième phase
caractérisée par « le retrait progressif des mesures non conventionnelles, une hausse généralisée des taux directeurs et la
réduction du bilan des banques
centrales au niveau agrégé ». Cet
arrêt progressif du soutien
monétaire sans précédent,
« bien que soigneusement contrôlé et clairement annoncé, est
par nature source d’incertitude », poursuit celui-ci… Ce qui
entraîne une « volatilité plus élevée et des conditions de marché
moins favorables ».
Une situation
préoccupante pour
le Trésor américain.
Guillaume Benoit
@gb_eco
Décidément, les investisseurs
étrangers ne se précipitent pas
sur la dette américaine. Selon
les derniers chiffres publiés par
le secrétariat américain au Trésor, les achats nets ont péniblement atteint 1,72 milliard de
dollars en octobre, après un
mois de septembre qui avait vu
les étrangers se délester de plus
de 11,5 milliards.
En tête des vendeurs nets, on
trouve le plus gros créancier
des Etats-Unis. La Chine a en
effet été vendeuse nette de
Treasuries, pour 12,5 milliards
de dollars, affichant un cinquième mois d’affilée de baisse
de ses encours. Ces derniers se
retrouvent à leur niveau de mi2017. Ce mouvement coïncide
avec le début de la guerre commerciale entre Pékin et
Washington. Il est tentant d’y
voir une manœuvre chinoise
pour faire pression sur les taux
américains en cédant massivement ses titres.
« L’argent gratuit
en dollar, c’est fini »
En 2018, les profits des entreprises
du S&P 500 vont bondir de plus de
20 %. Une flambée qui aurait dû
nourrir la hausse de Wall Street. Ce
fut le cas jusqu’à l’été. Mais depuis
quelques semaines, les investisseurs s’angoissent plutôt sur la fin
d’une époque qui a porté les marges
des entreprises à un niveau record.
Les analystes ont déjà commencé à
revoir en baisse les prévisions de
résultats 2019 à +8 % pour Wall
Street et + 6 % pour la zone euro.
Bank of America-Merrill Lynch
anticipe ainsi un « fort ralentissement de la croissance des bénéfices en
2019, la hausse des profits mondiaux
devrait décliner de 15 %, à moins de
5 % ». Et le risque est grand que ses
prévisions soient revues en baisse
tout au long de l’année. Morgan
Stanley, l’un des plus prudents, évoque même une probabilité supérieure à 50 % d’avoir une « modeste
contraction des résultats ».
« Mises au défi »
Mais tous ne sont pas aussi négatifs.
Goldman Sachs attend une croissance de 6 % des bénéfices par
action aux Etats-Unis et de 4 % en
2020, avec « beaucoup de dispersion
selon les secteurs ». La banque
reconnaît que les perspectives de
marge vont être « mises au défi »,
entre la hausse du coût des matières premières, des dépenses de
logistique et d’inflation salariale,
dans un contexte de pénurie de
main-d’œuvre aux Etats-Unis mais
aussi dans certains pays européens.
Sans oublier la guerre commerciale
qui pourrait aussi accroître la pression sur les marges. La capacité des
entreprises à augmenter leurs prix
sera une nouvelle fois primordiale.
Christophe Donay chez Pictet
WM est un peu plus positif, puisqu’il attend une croissance de 8 à
9 % des profits du S&P 500 et de 6 à
7 % pour le STOXX Europe 600.
Mais pour le stratégiste, cela pourrait aussi dépendre de l’évolution
du prix du pétrole, étant donné le
poids du secteur dans les indices
américains ou même français.
Enfin, les résultats des entreprises
dépendront aussi et surtout de la
croissance. Pour Carmignac, « un
des risques principaux pour les marchés d’actions, peut-être plus encore
aux Etats-Unis qu’en Europe, est que
la confirmation du ralentissement
économique ait un effet sur les résultats des entreprises, amplifié par le
degré de levier financier accumulé
depuis dix ans ». Beaucoup d’entreprises très endettées, notamment
dans l’énergie, pourraient être fragilisées en cas de ralentissement plus
fort que prévu de l’activité. UBS se
montre plus optimiste. Les profits
devraient certes croître à un rythme
plus modéré, mais Mark Haefele
souligne qu’un « léger ralentissement
de la croissance économique n’est pas
synonyme de croissance nulle ». Il
anticipe donc une hausse de 4 % des
bénéfices par action aux Etats-Unis,
et de 5 % dans la zone euro.
La saison des résultats aux EtatsUnis, dès la mi-janvier, devrait commencer à donner le ton. Les investisseurs seront surtout sensibles
aux discours des chefs d’entreprise,
fortement marqués au troisième
trimestre par les premières conséquences de la guerre commerciale
et par le manque de visibilité sur
l’économie. n
Défense du renminbi
Un sujet particulièrement sensible aux yeux de Donald
Trump, qui se bat contre la Fed
pour enrayer le processus de
resserrement monétaire.
L’explication de l’évolution de la
détention chinoise de Treasuries est a priori plutôt à chercher dans les efforts menés par
Pékin pour soutenir le cours du
renminbi. Au-delà du cas chinois, c’est le mouvement global
qui est préoccupant. Les Japonais, deuxièmes plus gros porteurs de Treasuries, ont été vendeurs nets à 12 reprises au cours
RAY DALIO
Fondateur de Bridgewater
Associates
Même Ray Dalio, fondateur
du plus gros hedge fund au
monde, Bridgewater Associates, s’en inquiétait déjà il y a un
mois sur CNBC. « Je pense qu’il y
a un problème d’offre et de
demande qui va particulièrement se matérialiser au cours
des deux prochaines années,
a-t-il déclaré. Nous devons vendre beaucoup plus de Treasuries,
et les Etats-Unis ne peuvent à eux
seuls absorber tous ces titres. Et
quand on regarde les portefeuilles des investisseurs étrangers, ils sont déjà surpondérés en
Treasuries. Ce déséquilibre va
compliquer le travail de la Fed. »
Les chiffres du Trésor devraient
en tout cas être présents dans
les esprits du comité de politique monétaire de la Fed, qui se
réunit à partir de ce mercredi. n
La Banque centrale norvégienne garde
le cap de sa politique monétaire
Avoir le cœur
bien accroché
Les retraits de liquidités des
banques centrales devraient
donc maintenir la volatilité en
éveil et, selon BoA ML, elle
pourrait même s’accroître, du
fait « de l’impuissance politique
et des incertitudes qui vont avec et
de l’augmentation de la probabilité d’une récession ». On peut
donc s’attendre à des mouvements plus brutaux sur les marchés. En 2018, Wall Street a
enregistré 15 séances de baisse
ou de hausse de plus de 2 %,
contre 0 en 2017 (et même 28
pour le Nasdaq contre 3 en
2017). Les investisseurs ont tout
intérêt à avoir le cœur bien
accroché en 2019.
TAUX La Norges Bank a confirmé son intention de relever ses
taux d’intérêt en mars, « si tout évolue conformément aux attentes ». En dépit des turbulences sur les marchés. « Nous pensons
qu’il n’y a rien de dramatique. On peut penser que, pour une bonne
part, c’est une correction à partir de niveaux très élevés », a confié
Oystein Olsen à Reuters. La couronne norvégienne est sous
pression. Elle est tombée au plus bas depuis décembre 2017, en
raison notamment de la baisse des cours du pétrole. « A court
terme, la couronne dévie par rapport à nos projections, mais il
serait prématuré d’en conclure que cela aura des répercussions
sur les taux », a poursuivi le gouverneur de la Norges Bank.
Catastrophes : une facture moins
lourde pour les assureurs en 2018
4
À NOTER
La guerre commerciale
est perçue comme
le principal risque extrême,
selon le sondage de BofA
ML, pour le septième mois
de suite. Les sondés sont
aussi 53 % à anticiper un
ralentissement de l’économie mondiale. Un record
depuis octobre 2008.
« Quand on
regarde les
portefeuilles des
investisseurs
étrangers, ils sont
déjà surpondérés
en Treasuries. »
en bref
AFP
Des bénéfices moins bien orientés
Pour la première fois depuis dix
ans, les marchés ne seront en
effet plus soutenus par des politiques monétaires accommodantes, rappelle BlackRock, qui
estime aussi que la Fed devrait
devenir moins prévisible. Les
conditions financières vont se
resserrer, « ce qui présente une
difficulté pour les actifs risqués.
Même si les taux devraient rester
bas dans la zone euro et même si
la Fed semble se rapprocher de la
fin de sa hausse des taux.
L’argent gratuit en dollar, c’est
fini », avertit Sami Chaar chez
Lombard Odier. « L’environnement sera plus compliqué, il ne
pardonnera plus les excès. » Cela
s’est déjà traduit par le dégonflement des valorisations de certains secteurs, comme la technologie américaine.
La réduction des liquidités
sur le marché – UBS rappelle
que 2019 « sera la première
année depuis la crise de 2008 où
le bilan des banques centrales
sera, en fin d’année, inférieur à ce
qu’il était en début d’année » – a
déjà eu un effet via les flux des
investisseurs qui fuient les marchés les plus risqués (actions
émergentes, actions européennes, obligations « high yield »)
au profit notamment des
emprunts d’Etat américains et
surtout des fonds monétaires.
des treize derniers mois. Les
stocks russes ont également
fondu. La Russie, qui figurait
encore en mars parmi les principaux créanciers de Washington, avec 96 milliards de dollars, a disparu du tableau deux
mois plus tard.
« D’après nos calculs,
entre 1990 et 2012, les étrangers
ont financé une petite moitié du
déficit américain, mais seulement 2 % depuis 2013, écrit Stéphane Déo, stratégiste chez La
Banque Postale AM. Les derniers chiffres ne suggèrent pas
une inversion de tendance. » De
mauvais augure pour le Trésor
américain, qui va devoir augmenter significativement ses
volumes d’émissions en 2019
pour faire face à l’accroissement du déficit lié aux mesures
f i s c a l e s ava n t a g e u s e s d e
Donald Trump.
ASSURANCELes catastrophes naturelles et d’origine
humaine ont coûté nettement moins cher en 2018
qu’en 2017. Selon une estimation publiée mardi par
le réassureur Swiss Re, le
coût total des dommages
économiques s’est élevé à
155 milliards de dollars
depuis le début de l’année,
contre 350 milliards en
2017. La charge pour les
assureurs et réassureurs
atteint 79 milliards, contre
150 milliards en 2017.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 29
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Les complémentaires santé
prêtes à des efforts sur leurs tarifs
Le Royaume-Uni
veut réformer
le secteur de l’audit
RÉGULATION
Après les scandales
retentissants
de Carillion et BHS,
les grands cabinets
d’audit étaient
sur la sellette.
Un nouveau
régulateur pourrait
être créé.
Laurence Boisseau
@boisseaul
et Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Les représentants des mutuelles
réunis à l’Elysée, le 18 décembre
2018. Photo Ian Langsdon/AFP
l Reçus mardi à l’Elysée, mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance
ont été invités à ne pas répercuter l’impact du « reste à charge zéro ».
l Ils sont notamment appelés à faire un « effort particulier pour 2019 ».
ASSURANCE
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
Les complémentaires santé vont à
leur tour être mises à contribution.
Après les banques, qui ont pris la
semaine dernière certains engagements sur le plan tarifaire, les assureurs, les mutuelles et les institutions de prévoyance ont donné
mardi des gages au président de la
République.
Alors que leurs fédérations respectives et une vingtaine de patrons
de groupes étaient reçus à l’Elysée
dans l’après-midi, ces organismes
se sont engagés à ne pas répercuter
dans leurs tarifs 2019 l’impact de la
réforme du « reste à charge zéro ».
Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cette réforme, qui
entre en vigueur progressivement
entre 2019 et 2021, doit permettre le
remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses et audioprothèses.
La semaine dernière, Agnès
Buzyn, la ministre de la Santé,
n’avait pas hésité à parler de « sabotage politique » après que certains
opérateurs, dont des mutuelles de
fonctionnaires, ont invoqué cette
réforme parmi les éléments justifiant leurs hausses de tarifs en 2019.
« En aucun cas, cette réforme ne peut
impacter le coût des complémentai-
res santé et donc leurs tarifs », a réaffirmé la ministre mardi à l’issue
d’une réunion avec les différentes
familles de complémentaire santé.
Contraindre les frais
de gestion
« Nous allons travailler dès à présent,
avec la ministre de la Santé, pour
qu’il en soit de même pour 2020.
Mais, il faudra que tout le monde, et
notamment les professionnels de
santé, joue sa partition », déclare
aux « Echos » Thierry Beaudet, le
président de la Mutualité française.
Les complémentaires santé se
sont par ailleurs engagées à maîtriser leurs frais de gestion. Ceux-ci
s’élevaient en moyenne à 20 % de
leur chiffre d’affaires en 2016, selon
les statistiques de la DREES (ministère de la Santé). La réforme du
reste à charge zéro « représente au
total 0,14 % de leur chiffre d’affaires », a affirmé Agnès Buzyn.
« Donc, c’est totalement absorbable
dans leur frais de gestion », a-t-elle
affirmé, soulignant que celles-ci
pouvaient « encore faire un effort ».
La réunion à l’Elysée a vu aussi
l’exécutif demander aux complémentaires santé de faire « un effort
particulier pour 2019 », au-delà de la
non-répercussion dans les tarifs de
l’impact du reste à charge zéro et du
travail sur les frais de gestion.
« Nous allons réfléchir à des mesures
spécifiques, plus ciblées », explique
Thierry Beaudet.
L’exercice est cependant compliqué alors que les complémentaires
santé ont déjà envoyé aux assurés
leurs appels de cotisation pour
2019. « Toutes les mutuelles ne sont
pas dans la même situation. Certaines, par exemple, ont pu augmenter
leurs tarifs en 2019 alors qu’elles les
avaient maintenus pendant plusieurs années », souligne un autre
participant à la réunion.
Les complémentaires santé
avancent une autre proposition.
Selon elles, il pourrait être judicieux
de permettre à davantage de Français aux faibles ressources d’accéder à l’aide à la complémentaire
santé (ACS). « Si l’on augmente de
20 % le plafond de l’ACS, cela permettrait de faire entrer 4 millions de
bénéficiaires potentiels, des personnes gagnant entre 1.000 et 1.200 euros
par mois. C’est une vraie mesure de
justice sociale et cela ne coûtera rien à
l’Etat », affirme Bernard Spitz, le
président de la Fédération française
de l’assurance. n
Clients fragiles : les banques renouvellent
leur engagement
Treize grandes entreprises – dont trois
banques (BNP Paribas, le Crédit Agricole
et Crédit Mutuel Alliance Fédérale) ainsi
qu’AXA – ont publié lundi dans
« Le Monde » un manifeste en faveur
d’une économie « plus inclusive en France ».
Parmi les signataires, le Crédit Agricole
a précisé ses engagements en direction
des clientèles fragiles. La cotisation
à son offre spécifique baptisée « Budget Protégé », destinée aux ménages les plus modes-
tes, sera proposée à 1 euro par mois,
pour l’ensemble des 39 Caisses régionales
du groupe, et cela dès le 1er janvier. Il s’agit
d’une baisse de tarif pour cette offre, jusqu’à
présent proposée entre 2 et 3 euros selon
les Caisses. Ces précisions du Crédit
Agricole font suite pour les banques
aux engagements pris ces derniers jours
par l’ensemble de la place de gel des tarifs
pour 2019 et de plafonnement des frais
à 25 euros pour les clients fragiles.
Londres encadre les frais de découverts bancaires
Le régulateur veut interdire
aux banques de facturer
les découverts non
autorisés plus cher que
les découverts autorisés.
Pendant que, sous la pression des
« gilets jaunes », les banques
françaises ont accepté de plafonner certains tarifs, le RoyaumeUni intervient pour encadrer les
frais de découverts bancaires. En
particulier ceux de découverts
non autorisés, qui, selon le régulateur financier, pénalisent en
premier lieu les clients « les plus
vulnérables » vivant « dans les
zones défavorisées ».
Selon la Financial Conduct Authority (FCA), les découverts non autorisés représentaient à eux seuls 30 %
des 2,4 milliards de livres de revenus
générés par les banques grâce aux
frais de découverts en 2017. Ils peuvent, dans certains cas, être plus de
dix fois supérieurs aux commissions
des « payday loans », ces prêts de très
court terme accordés par les établissements spécialisés à des taux déjà
prohibitifs – que le régulateur avait
dû plafonner en 2015. Un fardeau qui
se concentrait pour moitié, en 2016,
sur les épaules de seulement 1,5 %
des clients, même si un client sur
quatre utilise chaque année un
découvert non autorisé.
Changements radicaux
Le régulateur propose plusieurs
changements radicaux pour, à
terme, les encadrer. Il entend
d’abord proscrire les frais forfaitaires fixés à la journée ou au mois et
interdire aux banques de facturer
les découverts non autorisés plus
cher que les découverts autorisés.
Les premiers coûtent aujourd’hui
aux clients 5 livres par jour, dès la
première livre dans le rouge.
L’objectif est de les ramener à un
taux de 0,2 %, soit 20 pence pour
100 euros de découvert.
Le régulateur veut
que les banques
aident les clients
en difficulté à réduire
leur découvert.
La FCA veut ensuite contraindre
les établissements à communiquer
de manière plus claire sur les conditions, et à publier un « taux de pourcentage annuel » pour faciliter les
comparaisons de prix. Elle souhaite
enfin demander aux banques
d’aider les clients en difficulté à
réduire leur découvert. « Ces changements rendraient les découverts
plus simples, plus justes et plus faciles à utiliser », a résumé mardi le
directeur général de la FCA,
Andrew Bailey, qui se targue de pratiquer « la plus grosse intervention
sur le marché du découvert bancaire
en une génération ».
Les banques seront aussi de nouveau invitées à aligner « raisonnablement » les frais des rejets de paiements (6 à 15 livres par transaction
rejetée en 2017) sur leurs coûts
réels. Les nouvelles mesures ne
devraient pas entrer en vigueur
avant la fin de l’an prochain. Elles
doivent d’abord faire l’objet d’une
consultation jusqu’à la mi-mars
avant que le régulateur ne les publie
officiellement en juin.
— A. C. (à Londres)
Depuis des mois, les géants de
l’audit étaient sur la sellette au
Royaume-Uni. Les scandales
retentissants de Carillion et de
BHS avaient montré que les Big
Four (PwC, EY, Deloitte et
KPMG) pouvaient être peu
regardants sur l’examen des
comptes afin de préserver les
plantureux revenus issus de
leurs activités de conseil. Pour
éviter d’autres affaires du
même genre, la Competition
and Markets Authority (CMA),
l’autorité britannique de la
concurrence, a décidé de taper
fort. Ses propositions pour
réformer la profession, rendues
publiques mardi matin, sont
extrêmement radicales.
Séparer les services
d’audit du conseil
L’autorité préconise dans un
premier temps de séparer les
services d’audit (certification
d e s c o m p t e s) d e c e u x d e
conseil. Non pas de manière
structurelle car cela serait trop
long et trop complexe : les
grands réseaux internationaux
des Big Four fonctionnent avec
des partages de rémunération
et de coût entre les deux
activités. Mais elle prône une
séparation opérationnelle avec
un management séparé, des
comptes distincts et des rémunérations différentes.
Deuxième prop osition,
extrêmement lourde : assister
les sociétés britanniques pour
éviter qu’elles seules choisissent leurs auditeurs. La CMA
suggère un contrôle rapproché
des conditions de nomination
et de gestion des commissaires
aux comptes pour s’assurer que
les personnes qui les nomment
sont suffisamment responsables et indépendantes pour
choisir les bons auditeurs, et
pas nécessairement les moins
chers ou ceux offrant la plus
grande « proximité culturelle »
avec l’entreprise auditée.
Un co-commissariat
Enfin, la CMA recommande
que les audits des plus grandes
sociétés britanniques (celles du
Footsie 350) soient conduits par
au moins deux firmes, dont une
au moins n’appartiendrait pas
aux Big Four. Cela permettrait
ainsi aux cabinets de taille
moyenne d’assurer une vérification croisée des comptes. Un
système qui se rapprocherait
du co-commissariat pratiqué
en France.
Ces orientations, qui feront
l’objet d’une consultation publique jusqu’au 21 janvier, ont été
complétées mardi par d’autres
propositions, émanant cette
fois de John Kingman, le président de l’assureur Legal &
General. Dans un rapport
remis au gouvernement, il
recommande de dissoudre
l’actuel régulateur britannique,
le FRC (Financial Reporting
Council), pour le remplacer par
une nouvelle autorité plus puissante et plus indépendante, qui
pourrait s’appeler l’« Audit,
Reporting and Governance
Authority ».
Ce nouveau régulateur pourrait notamment interdire aux
cabinets d’auditer les comptes
des grandes entreprises cotées.
Il pourrait aussi enquêter sur
tous leurs administrateurs, pas
seulement sur ceux enregistrés
comme experts-comptables. Il
serait financé par des redevances obligatoires prélevées sur
les acteurs du secteur, plutôt
que par des versements volontaires, comme aujourd’hui. Le
ministre du Business, Greg
Clark, a indiqué que le gouvernement donnerait suite à ces
recommandations.
Deux autres rapports importants pour le secteur sont
attendus dans les mois qui viennent : l’un, confié mardi par le
gouvernement à Donald
Brydon, le président du London
Stock Exchange, examinera si
l’audit est adapté à ses objectifs ;
l’autre, qui sera rédigé par la
commission parlementaire
pour le Business, l’Energie et la
Stratégie industrielle, se penchera sur le futur de l’audit. n
en bref
Un dirigeant de Glencore écope
d’une amende de 1,6 million d’euros
NÉGOCE Le responsable du trading du cuivre de Glencore, Aristotelis Mistakidis, qui doit prendre sa retraite fin 2018, a été
condamné à verser une amende de 2,45 millions de dollars
canadiens (1,6 million d’euros) et interdit d’exercer en qualité de
directeur pendant quatre ans par le régulateur canadien, après que
Katanga Mining, filiale de Glencore en RDC, a reconnu avoir publié
des comptes erronés et surestimé sa production. Glencore s’est dit
« déçu par ce comportement » qui a conduit à cette situation.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
30 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
La consommation de charbon
est repartie à la hausse
LA SÉANCE DU 18 DÉCEMBRE 2018
MATIÈRES
PREMIÈRES
Après deux années
de baisse, la demande
mondiale de charbon
a crû de 1 % en 2017,
selon le rapport
annuel de l’AIE.
La Bourse de
Paris décline
vers les
4.700 points
L’Asie (Chine, Inde
et Corée du Sud)
est le plus gros
consommateur
de cette énergie
polluante,
mais bon marché.
La Bourse a terminé en baisse
•mardi,
pour la quatrième
Véronique Le Billon
@VLeBillon
Les modestes résultats de la COP24
qui se tenait la semaine dernière en
Pologne n’en sont finalement
qu’une illustration : malgré la prise
de conscience politique et médiatique des conséquences du changement climatique, le monde ne parvient pas à enrayer durablement et
collectivement la progression du
charbon. « La demande mondiale
de charbon a recommencé à croître
en 2017 », indique ainsi le rapport
annuel de l’Agence internationale
de l’énergie (AIE), publié mardi.
« Après deux années de baisse, la
demande globale de charbon a crû de
1 % l’an dernier, à 7.585 millions de
tonnes. » Et la consommation de
cette ressource polluante mais bon
marché, facilement accessible et
géographiquement partagée,
devrait encore avoir crû cette
année, estime l’AIE. L’effet est mécanique, pointe l’agence, avec une
croissance économique mondiale
synonyme de plus de production
industrielle (19 % du charbon sert à
l’industrie sidérurgique) et plus
d’électricité (61 % de l’usage du
charbon).
La Chine, qui représente 48 %
des tonnages mondiaux mais qui
avait réussi à réduire trois années
de suite sa consommation de char-
bon, a marqué une pause l’an dernier (+0,3 %). Alors que les deux
tiers de la production d’électricité
en Chine viennent du charbon, la
moitié de la croissance électrique
l’an dernier a été nourrie par le
minerai noir, les autres sources
d’énergie (éolien, solaire, nucléaire,
hydraulique et gaz naturel) se
partageant le solde.
« La demande
mondiale
de charbon
a recommencé à
croître en 2017 […],
à 7.585 millions
de tonnes. »
RAPPORT ANNUEL DE
L’AGENCE INTERNATIONALE
DE L’ÉNERGIE
L’Inde prend le relais
de la Chine
L’Inde, surtout, prend le relais : si le
sous-continent ne représente
encore « que » 12 % de la consommation mondiale, il a, à lui seul,
capté la moitié de la croissance de
la demande mondiale. Là non plus,
le développement massif des énergies renouvelables (solaire et
éolien) et la construction de centrales au charbon dotées de technologies permettant un meilleur rendement ne suffisent pas à absorber la
croissance de la demande d’électricité. De quoi nourrir une demande
de charbon encore dynamique ces
prochaines années.
Avec l’Asie du Sud-Est, qui
connaît aussi une forte croissance
de la demande, notamment tirée
par la Corée du Sud, les efforts et les
annonces des pays membres de
l’Union européenne peinent à rivaliser. Aux Etats-Unis, le recul du
combustible (–2,6 %), soutenu par le
gaz de schiste abondant, pourrait
souffrir du plan charbon présenté
l’été dernier par Donald Trump.
La deuxième source
d’énergie
Au f i n a l , l e c h a r b o n r e s t e l a
deuxième source d’énergie (27 %)
dans la consommation primaire
d’énergie, derrière le pétrole. Mais
alors que l’économie mondiale
devrait de plus en plus s’électrifier,
notamment dans le secteur du
transport, la part du charbon dans
la production d’électricité est restée
stable l’an dernier, à 38 %. Et l’inertie est forte, rappelle l’AIE : l’âge
moyen des 1.400 gigawatts de centrales électriques au charbon en
Asie (contre 3 GW en France) n’est
que de onze ans. n
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séance d’affilée. La chute des
cours du pétrole a pris le pas sur
le rebond de Wall Street dans un
contexte de prudence des investisseurs à la veille des décisions
de politique monétaire de la
Réserve fédérale. Au final, le
CAC 40 a terminé en baisse de
0,95 %, à 4.754,08 points. Le
volume d’échanges a été nourri,
atteignant 4,18 milliards d’euros
sur les 40 plus grosses valeurs
de la cote. Depuis le début de
l’année, l’indice perd désormais
10,51 %.
Les trois quarts des valeurs
du CAC 40 ont cédé du terrain.
Parmi les baisses les plus prononcées, Accor a reculé de
4,11 %, Unibail-Rodamco de
2,22%, Capgemini de 2,15 % et
Bouygues de 2 %.
Le secteur pétrolier a pâti de
la chute des cours de l’or noir.
TechnipFMC a lâché 2,96%,
Total 2,54%, Vallourec 5,34%.
A l’inverse, le secteur de
l’industrie automobile s’est
repris, à l’instar de Peugeot
(+1,44 %) à qui l’agence de
notation S&P Global Ratings a
attribué la note « BBB– »,
Michelin (+0,33 %) ou Valeo
(+1,91 %). En dehors du CAC 40,
Faurecia a progressé de 2,16 %
et Plastic Omnium de 1,57 %.
Figeac Aero a gagné 3,3 %,
fort de la confirmation de ses
objectifs annuels malgré une
baisse de son bénéfice net au
premier semestre de son exercice décalé. Carmat a pris
2,65 %. Le groupe a annoncé
lundi un accord de prêt de la
Banque européenne d’investissement, en soutien à la société
qui veut lancer sa prothèse de
cœur intégral sur le marché
européen dès l’an prochain.
Le pétrole s’enfonce
sous les 50 dollars
MATIÈRES
PREMIÈRES
Les investisseurs
doutent de la capacité de l’Opep et
de ses partenaires
à soutenir les cours.
Etienne Goetz
@etiennegoetz
Un accord pour rien ? Quelques
j o u r s a p r è s u n e n o u ve l l e
entente entre l’Opep et la Russie
pour réduire la production afin
de redresser les cours, le baril
continue de s’enfoncer. Le WTI,
référence américaine, a
terminé lundi sous la barre
symbolique des 50 dollars pour
la première fois depuis octobre 2017. Mardi, la chute s’est
poursuivie, si bien qu’en deux
jours le WTI et le brent, la référence européenne, ont perdu
respectivement 7,3 %, à
47,53 dollars, et 4,79 %, à
57,47 dollars.
La forte chute des indices
boursiers américains, lundi, a
pesé sur les cours de l’or noir.
« Les ventes massives sur les
marchés actions ont alimenté les
craintes de ralentissement
économique l’an prochain, ce qui
aurait aussi un impact sur
la demande en pétrole »,
expliquent les analystes de
Commerzbank.
Production américaine
en hausse
Par ailleurs, en dépit des
efforts de l’Opep+, les investisseurs ne perçoivent aucun
signe de rééquilibrage du
marché. Le pacte conclu à
Vienne début décembre, sur
une baisse de production de
1,2 million de barils par jour,
n’entrera en vigueur qu’en
janvier prochain.
Les mesures visent à
enrayer la chute des cours, qui
ont perdu plus de 30 % depuis
un pic, début octobre, à 86 dollars pour le brent et à 76 dollars pour le WTI. La Russie a
cependant augmenté sa production à 11,42 millions de
barils par jour en décembre, ce
qui limite la portée des décisions de l’organisation et de ses
partenaires. En attendant, la
production américaine continue de s’envoler. Elle est de
11,6 millions de barils par jour
selon le dernier relevé du
ministère américain de l’Energie. Les Etats-Unis sont désormais le premier producteur
mondial de pétrole, devant
l’Arabie saoudite et la Russie.
Outre-Atlantique, la production issue du schiste devrait
dépasser les 8 millions de
barils par jour en décembre.
« Les marchés sont perdus,
confirme Daniel Hynes, d’Australia & New Zealand Banking
Group, cité par Bloomberg, les
indicateurs macroéconomiques
sont mitigés, les mesures de
réduction d’offre doivent encore
être implémentées et les
positions de vente à découvert
continuent de tirer vers le bas les
cours tant qu’il n’y a pas de signe
de rééquilibrage. » n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 31
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
euronext
SÉANCE DU 18 - 12 - 2018
CAC 40 : 4754,08 (-0,95 %) NEXT 20 : 10464,03 (-0,76 %)
CAC LARGE 60 : 5274,26 (-0,94 %)
CAC ALL-TRADABLE : 3703,36 (-0,94 %)
DATE DE PROROGATION : 24 DÉCEMBRE
CAC 40
SRD Suite
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV
ACCOR (AC) R
A
FR0000120404
AIR LIQUIDE (AI) R
11/05/18 1,05
A
FR0000120073
28/05/18 2,65
AIRBUS GROUP (AIR) R
A
NL0000235190
16/04/18 1,28
ARCELORMITTAL (MT)
A
LU1598757687
ATOS SE (ATO) R
FR0000051732
AXA (CS) R
17/05/18 0,09
A
31/05/18 1,7
A
FR0000120628
03/05/18 1,26
BNP PARIBAS (BNP) R
A
FR0000131104
BOUYGUES (EN) R
30/05/18 3,02
A
FR0000120503
02/05/18 1,7
CAP-GEMINI (CAP) R
A
FR0000125338
CARREFOUR (CA) R
04/06/18 1,7
A
FR0000120172
21/06/18 0,46
CREDIT AGRICOLE (ACA) R
A
FR0000045072
DANONE (BN) R
22/05/18 0,63
A
FR0000120644
04/05/18 1,9
DASSAULT SYSTEMES (DSY) R A
FR0000130650
ENGIE (ENGI) R
29/05/18 0,58
A
FR0010208488
10/10/18 0,37
ESSILORLUXOTTICA (EI) R
A
FR0000121667
26/04/18 1,53
HERMES INTL (RMS) R
A
FR0000052292
KERING (KER) R
07/06/18 7,6
A
FR0000121485
L.V.M.H. (MC) R
14/05/18 4
A
FR0000121014
LEGRAND (LR) R
04/12/18 2
A
FR0010307819
L'ORÉAL (OR) R
01/06/18 1,26
A
FR0000120321
25/04/18 3,55
OUV
VOL.
NB TITRES
37,93
1280555
290.969.205
105,75
888743
428.341.474
87,58
1654569
776.367.881
19
5027519
1.021.903.623
67,96
573404
106.884.219
18,916
9023020
2.424.350.453
40,5
5427091
1.249.798.561
32,5
1023409
366.861.216
91,38
819033
168.817.033
14,6
4195477
789.252.839
9,885
7193048
2.866.437.156
63,31
1661003
685.055.200
102,7
406751
261.541.129
12,82
7577211
2.435.285.011
109
941709
426.416.772
474,2
68573
105.569.412
401,1
283563
126.279.322
248
954683
505.028.789
49,39
511181
267.471.813
203,2
553302
560.341.550
CLOT
+ HAUT
+ BAS
36,36
37,94
36,36
105,25
106,4
105,25
88,65
89,27
87,06
19,082
19,562
18,956
69,68
71,48
67,36
18,97
19,246
18,908
40,555
41,215
40,335
31,85
32,61
31,85
90,04
92,24
90,02
14,645
14,82
14,4
9,85
10,002
9,826
62,69
63,52
62,46
101,8
103,25
101,45
12,67
12,855
12,67
109
109,45
108,75
474,1
479,5
472,9
402,5
409,9
395,5
252
256,05
247,8
49,21
49,61
48,91
202,5
203,7
201,7
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
- 4,11
- 7,53
- 14,18
- 1,03
- 0,19
- 3,17
+ 1,14
- 4,56
+ 2,45
- 1,76
-12,33
- 28,49
+ 2,5
- 3,41
- 44,92
- 0,26
-12,2
- 26,17
- 0,06
-10,27
- 35,99
- 2
-2
- 27,36
- 2,15
-12,41
- 8,79
+ 0,24
-16,29
- 15,18
- 0,62
- 9,7
- 30,97
- 0,85
- 3,7
- 12,71
- 0,88
- 6,52
+ 12,55
- 1,52
+ 3,85
- 13,81
- 0,46
- 7,35
- 4,26
- 0,57
- 3,44
+ 6,48
- 0,15
+ 3,31
+ 8,86
+ 0,76
- 4,64
- 0,81
- 0,24
- 7,4
- 23,29
- 0,39
- 2,46
+ 6,36
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
- 15,44
48,95
36,36
2,89
+ 0,19
115,25
97,12
2,52
+ 6,81
3,4
111,16
26,11
81,33
1,69
- 29,63
30,765
18,514
- 42,58
130,55
65,1
2,44
- 23,31
27,69
18,86
6,64
- 34,85
68,66
40,295 7,45
- 26,46
45,98
30,3
5,34
- 8,95
119,8
90,02
1,89
- 18,82
19,73
12,955
3,14
- 28,62
15,54
9,826
6,4
- 10,38
71,78
61,16
3,03
+ 14,91
141
87,52
0,57
- 11,61
1,21
14,815 10,51
11,31
2,92
- 5,18
129,55
105,35
1,4
+ 6,24
614,6
417,9
1,6
+ 10,18
522,4
338,263 0,99
+ 2,69
313,7
232,5
0,79
- 23,34
67,44
48,91
2,56
+ 9,49
214,9
170,3
1,75
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV
MICHELIN (ML) R
A
FR0000121261
ORANGE (ORA) R
22/05/18 3,55
A
FR0000133308
04/12/18 0,3
PERNOD-RICARD (RI) R
A
FR0000120693
PEUGEOT (UG) R
28/11/18 1,35
A
FR0000121501
02/05/18 0,53
PUBLICIS GROUPE (PUB) R
A
FR0000130577
RENAULT (RNO) R
FR0000131906
SAFRAN (SAF) R
06/06/18 2
A
21/06/18 3,55
A
FR0000073272
29/05/18 1,6
SAINT-GOBAIN (SGO) R
A
FR0000125007
SANOFI (SAN) R
11/06/18 1,3
A
FR0000120578
11/05/18 3,03
SCHNEIDER ELECTRIC (SU) R A
FR0000121972
02/05/18 2,2
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE (GLE) R A
FR0000130809
SODEXO (SW) R
30/05/18 2,2
A
FR0000121220
01/02/18 2,75
STMICROELETRONICS (STM) R A
NL0000226223
17/12/18 0,05
TECHNIPFMC (FTI) R
A
GB00BDSFG982
TOTAL (FP) R
19/11/18 0,13
A
FR0000120271
18/12/18 0,64
UNIBAIL-R/WFD (URW)
A
FR0013326246
VALEO (FR)
A
DIV 3 06/06/16
FR0013176526
04/06/18 1,25
VEOLIA ENV. (VIE) R
A
FR0000124141
VINCI (DG) R
14/05/18 0,84
A
FR0000125486
VIVENDI (VIV) R
06/11/18 0,75
A
FR0000127771
20/04/18 0,45
OUV
VOL.
NB TITRES
85,5
959576
179.750.453
14,44
12843755
2.660.056.599
146,7
757225
265.421.592
17,995
3650822
904.828.213
50
1346638
235.249.801
54,22
1909392
295.722.284
107,5
794484
420.519.777
28,775
1790941
546.585.004
77,01
2574330
1.252.219.053
60,12
1568552
579.062.698
28,945
6856018
807.917.739
90,44
361801
147.454.887
11,84
2924532
911.156.920
17,3
2990621
451.322.089
47,81
10947130
2.638.505.436
139,98
792460
138.286.626
23,85
1987068
240.253.100
18,55
2300478
565.593.341
72,38
1495296
597.489.393
21
3746032
1.305.804.297
SRD
CLOT
+ HAUT
+ BAS
86,14
88,02
85,3
14,225
14,48
14,165
144,85
147,9
144,85
18,36
18,695
17,85
49,47
50,02
49,18
54,41
55,71
54,02
107,2
108,5
106,6
28,785
29,21
28,75
76,21
77,18
76,05
60,48
61,08
60,06
28,805
29,455
28,805
89,5
90,56
89,32
12,11
12,335
11,815
17,05
17,64
17,02
46,755
47,975
46,755
139,4
140,58
139,1
24,53
25,12
23,75
18,195
18,55
18,18
71,34
72,5
71,34
21,07
21,31
21
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
+ 0,33
- 3,28
- 29,51
- 1,46
- 2,97
- 3,4
- 1,23
+ 3,17
+ 10,49
+ 1,44
- 7,37
+ 6,37
- 1,26
- 6,63
- 13,03
- 0,46
-15,64
- 35,88
- 0,37
- 1,38
+ 21,71
- 0,74
- 8,46
- 39,59
- 1,56
- 3,81
+ 2,71
+ 0,2
- 5,44
- 16,39
- 0,76
-12,96
- 33,51
- 0,84
- 2,19
- 20,16
+ 0,12
- 0,7
- 34,73
- 2,96
-18,93
- 29,55
- 2,54
- 6,48
- 1,27
- 2,22
-11,33
+ 1,91
- 0,37
- 60,29
- 1,97
- 1,62
- 13,89
- 1,41
- 7,47
- 18,78
+ 0,19
- 2,77
- 7,12
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
- 27,95
130,85
84,06
4,12
- 1,73
15,25
13,315
2,11
+ 9,78
150,4
120,05
0,93
+ 8,29
25,4
16,455 2,89
- 12,67
63,18
47,16
4,04
- 35,16
100,8
54,02
6,53
+ 24,78
122,25
81,04
1,49
- 37,4
48,6
28,75
4,52
+ 6,07
80,44
62,88
3,98
- 14,65
78,56
57,66
3,64
- 33,09
47,505
28,805 7,64
- 20,12
113,05
76
3,07
- 33,48
0,23
22,97 5328,86
11,41
0,44
- 34,04
29,17
17,02
+ 1,54
56,82
43,09
1,37
- 27,57
195,5
139,1
- 60,61
66,48
22,69
5,1
- 14,48
22,29
16,42
4,62
- 16,22
88,8
70,98
1,05
- 6,02
24,87
20,26
2,14
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV
OUV
VOL.
NB TITRES
AB SCIENCE (AB) g
CLOT
% VEIL % AN
BPA
+ HAUT % MOIS + HAUT AN PER
+ BAS % 52 S. + BAS AN RDT
B 3,772
3,668
43169
3,772
40.789.901
3,65
B 6,09
6,05
18984
6,09
FR0004040608
27/11/18 0,2 58.512.053
6,03
ABIVAX (ABVX) g
B 11,6
11,42
20517
11,68
FR0012333284
10.024.182
11,42
ACANTHE DEV. (ACAN) g
C 0,54
0,56
18452
0,568
FR0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,538
ACTIA GROUP (ATI) g
C 3,1
3
24477
3,1
FR0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
2,98
ADOCIA (ADOC) g
B 12,28
12,14
14126
12,28
FR0011184241
6.916.753
11,68
AÉROPORTS DE PARIS (ADP) G
A 165,3
161,8
86136
165,3
FR0010340141
06/12/18 0,7 98.960.602
161,5
AIR FRANCE-KLM (AF) G
A 9,046
9,27
2384247
9,334
FR0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,98
AKKA TECHNOLOGIES (AKA) g
B 44,9
44,5
25707
45,2
FR0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
43,4
AKWEL (AKW) g
B 14,3
14,8
10243
15,16
FR0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
14,3
ALD (ALD)
A 10,66
10,65
104658
10,9
FR0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
10,62
ALPES (CIE DES ) (CDA) g
B 22,8
22,8
8908
23,2
FR0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
22,7
ALSTOM (ALO) LR
A 38,1
37,63
988617
38,42
FR0010220475
20/07/18 0,35 223.058.368
37,53
ALTAREA (ALTA) g
A 176
169,4
2003
176
FR0000033219
22/05/18 12,5 16.061.329
169,4
ALTEN (ATE) G
A 73,6
72,9
60608
73,9
FR0000071946
25/06/18 1 33.829.958
72,8
ALTRAN TECHNOLOGIES (ALT) G A 6,745
6,805
1237262
6,88
FR0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
6,68
AMPLITUDE SURG. (AMPLI) g
2,71
2,74
62889
2,89
FR0012789667
47.804.841
2,66
AMUNDI (AMUN) G
A 46,37
46,06
EX-DS 15/03/17
182432
46,78
FR0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
45,66
APRIL GROUP (APR)
B 16
15,8
13812
16
FR0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
15,65
ARCHOS (JXR) g
C 0,321
0,313
150216
0,321
FR0000182479
57.851.743
0,313
ARKEMA (AKE) L
A 74,66
76,6
419627
77,06
FR0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
74,48
ARTPRICE.COM (PRC) g
C 11,14
11,36
26017
11,44
FR0000074783
6.651.515
10,72
ASSYSTEM (ASY) g
B 27,25
27
OPA 24/11/17
1935
27,25
FR0000074148
19/06/18 1 15.668.216
26,85
ATARI (ATA)
C 0,325
0,315
1565982
0,33
FR0010478248
255.105.360
0,31
AUBAY (AUB) g
C 27,6
27,4
11549
27,85
FR0000063737
08/11/18 0,27 13.136.796
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AUREA (AURE)
C 5,82
5,66
6325
5,86
FR0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
5,66
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C 0,171
0,174
97071
0,174
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21/10/11 0,05 110.501.888
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B 11,98
12,14
3220
12,34
FR0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
11,94
BÉNÉTEAU (BEN)
A 10,92
10,96
90052
11,18
FR0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
10,8
BIC (BB) G
A 90,15
90
131615
90,5
FR0000120966
28/05/18 3,45 46.645.433
89,35
BIGBEN INT. (BIG) g
C 8,6
8,72
41309
8,89
FR0000074072
30/07/18 0,1 19.500.119
8,3
BIOMÉRIEUX (BIM)
A 59,2
58,6
88259
59,3
FR0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
58,3
BOIRON (BOI) g
A 50,4
48,85
14383
50,4
FR0000061129
31/05/18 1,6 17.565.560
46,65
BOLLORÉ (BOL) G
A 3,6
3,572
3714453
3,618
FR0000039299
07/09/18 0,02 2.927.197.152
3,57
BONDUELLE (BON) g
B 29,75
28,1
22367
29,9
FR0000063935
14/12/18 0,5 32.281.118
28
BUREAU VERITAS (BVI) L
A 18,175
17,765
995504
18,22
FR0006174348
18/05/18 0,56 442.216.000
17,71
BURELLE SA (BUR)
A 800
800
193
804
FR0000061137
05/06/18 16 1.853.315
780
CARMILA (CARM)
C 17,1
16,76
20905
17,1
FR0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
16,76
CASINO (CO) LR
A 36,12
35,33
448304
36,23
FR0000125585
03/12/18 1,56 109.729.416
35,33
CATANA GROUP (CATG) g
C 2,25
2,13
187778
2,25
FR0010193052
30.514.178
2,09
CGG (CGG) G
C 1,09
1,08
5606723
1,119
FR0013181864
709.944.398
1,062
CHARGEURS (CRI) g
C 16,24
16,34
64740
16,34
FR0000130692
12/09/18 0,3 23.551.755
15,77
CHRISTIAN DIOR (CDI)
A 332,2
332
EX D OP 08/06/17
19682
336,9
FR0000130403
04/12/18 2 180.507.516
331,3
CIE DU CAMBODGE (CBDG)
A
/101218
FR0010557264
ABC ARBITRAGE (ABCA) g
FR0000079659
A : Indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : Bénfice par action. PER : Price Earning Ratio. Les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. Les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres A pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et C pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : Valeurs de l’indice CACNext20. R : Valeurs de l’indice CACLarge60. G : Valeurs de l’indice CACMid60. g : Valeurs de l’indice
CACSmall. Les bénéfices par action : source FacSet JCF Estimates. Mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
- 2,71
- 8,53
- 55,86
- 0,49
- 6,06
- 3,35
- 2,39
+69,19
+ 29,63
+ 3,7
- 0,71
- 30
- 3,23
-25,56
- 56,46
+ 2,19
+ 5,2
- 15,4
- 2,47
-11,54
+ 2,18
+ 1,78
- 3,92
- 29,77
- 1,87
-17,59
- 5,72
+ 2,64
- 5,73
- 56,78
- 0,47
-12,13
- 21,34
- 56,02
11,15
3,622
- 3,66
7,48
5,95
+ 32,33
11,92
5,2
- 34,88
0,87
0,522
- 57,02
9,08
2,98
- 15,4
21,3
10,06
+ 2,08
202,6
156
- 31,74
14,51
6,646
- 3,89
70,8
43,4
- 56,1
36,8
13,4
- 17,54
16,93
10,62
- 30,23
- 8,43 36,1
- 28,3
22
- 1,75 + 8,74
- 3,51
41,52
+ 10,95 32,79
- 2,08 - 18,6
-10,37 218,5
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- 1,55 + 4,73
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+ 4,89 69,5
+ 0,07 - 45,57
-13,42 13,681
- 47,07
6,5
+ 1,48 - 22,6
-11,61
4,4
- 23,46
2,41
- 0,99 - 34,81
-4
77,66
- 36,28 45,66
- 1,25 + 7,48
- 2,77
17,95
+ 11,5
12
- 4,28 - 49,82
-24,4
1,512
- 49,82
0,304
+ 1,92 - 24,57
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- 26,17 74,48
+ 2,16 - 32,58
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- 33,02 10,3
- 0,74 - 9,76
+ 4,05 33,05
- 20,12 24,5
- 3,08 - 12,5
-11,02
0,948
- 4,55
0,285
- 1,08 - 20,81
- 8,51 43,3
- 22,11
26,5
- 2,75 - 34,26
-12,92
9,3
- 34,19
5,66
+ 1,46 - 17,38
-17,38
0,477
- 21,14
0,164
+ 1,68 - 46,75
- 4,26 23,1
- 44,57 10,8
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- 44,46 10,8
- 0,06 - 1,81
- 2,86 99,05
- 2,41
71,8
+ 0,23 - 36,77
+22,47 16,2
- 37,04
6,9
- 1,35 - 21,54
-10,4
82,6
- 20,92 58,3
- 3,08 - 34,74
- 7,48 78,5
- 34,18 46,65
- 1,05 - 21,11
- 6,25
4,798
- 21,32
3,438
- 5,86 - 36,25
-11,91 47,8
- 33,79 27,05
- 2,79 - 22,05
- 8,73 24,28
- 22,44 17,71
- 0,25 - 37,01
-12,09 1420
- 36,01 758
- 1,87 - 27,81
-11,79 25,35
- 27,62 16,36
- 2,02 - 30,12
- 6,04 53,48
- 28,29 25,37
- 4,05 - 29,7
- 5,33
3,611
- 8,01
2,015
- 2,53 - 29,31
-24,95
4,1
- 30,59
1,058
+ 1,11 - 35,44
- 7,11
28,64
- 34,59 14,96
- 0,45 + 9,01
- 1,1 383,8
+ 6,51 291,6
- 21,57
- 1,75 7550
- 19,19 5600
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV
OUV
VOL.
NB TITRES
CLOT
% VEIL % AN
BPA
+ HAUT % MOIS + HAUT AN PER
+ BAS % 52 S. + BAS AN RDT
CLARANOVA (CLA) g
C 0,581
0,571
4948394
0,6
393.613.788
0,565
A 19,17
18,88
553841
19,26
FR0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
18,83
COFACE (COFA) g
A 7,26
7,28
498186
7,36
FR0010667147
24/05/18 0,34 157.248.232
7,06
COLAS (RE)
A 137
135,6
636
137
FR0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
135,6
COVIVIO (COV) G
A 85,25
83,45
159535
85,25
FR0000064578
15/05/18 4,5 75.404.011
83,45
COVIVIO HOTELS (COVH)
A 24,9
25
3168
25
FR0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
24,6
DASSAULT AV. (AM) G
A 1254
1243
9971
1254
FR0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
1215
DASSAULT SYSTÈMES (DSY) R
A 102,7
101,8
406751
103,25
FR0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
101,45
DBV TECHNOLOGIES (DBV) G
B 26,4
26,52
64226
26,7
FR0010417345
30.137.977
25,84
DERICHEBOURG (DBG) g
B 3,844
3,89
743726
3,92
FR0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
3,738
DEVOTEAM (DVT) g
C 86
83,9
7023
88
FR0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
83,3
DNXCORP (DNX) g
C5
4,9
2812
5
FR0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
4,72
EDENRED (EDEN) G
A 31,7
31,67
673849
32,03
FR0010908533
14/05/18 0,85 239.411.300
31,25
EDF (EDF) LR
A 14,14
13,51
EX-DS 7/03/17
4246264
14,14
FR0010242511
06/12/18 0,15 3.010.267.676
13,51
EIFFAGE (FGR) LR
A 72,5
73,2
753476
73,26
FR0000130452
22/05/18 2 98.000.000
71,16
EKINOPS (EKI) g
2,61
2,525
40863
2,65
FR0011466069
21.529.161
2,475
ELIOR (ELIOR) G
A 12,7
12,75
257442
12,92
FR0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
12,54
ELIS (ELIS) G
A 14,31
14,24
433313
14,56
FR0012435121
29/05/18 0,37 219.872.942
14,16
EOS IMAGING (EOSI)
C 3,785
3,6
5512
3,785
FR0011191766
26.237.907
3,6
ERAMET (ERA) Gg
A 55,15
55,4
88634
58
FR0000131757
29/05/18 2,3 26.633.660
54
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B 6,57
6,415
26562
6,655
FR0011471135
17.940.035
6,41
ESI GROUP (ESI) g
C 27,5
27,6
8825
28,5
FR0004110310
5.955.072
26,35
EURAZEO (RF) G
A 61,85
61,35
164629
61,85
FR0000121121
30/04/18 1,25 78.030.886
61,05
EURO RESSOURCES (EUR)
C 2,78
2,62
38886
2,78
FR0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
2,5
EUROFINS SCIENTIFIC (ERF) G
A 324
321,6
44050
324
FR0000038259
28/06/18 2,04 17.643.914
315,6
EUROPCAR GROUPE (EUCAR) G
A 7,22
7,175
322552
7,255
FR0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
7,08
EUTELSAT COM. (ETL) LG
A 18,515
17,915
536281
18,515
FR0010221234
20/11/18 1,27 232.774.635
17,79
EXEL INDUSTRIES (EXE) g
B 62
61,6
546
62,8
FR0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
61,4
FAURECIA (EO) G
A 30,3
31,27
787829
32,56
FR0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
30,29
FFP (FFP) g
A 81,5
81,6
3834
82,3
FR0000064784
22/05/18 2 25.072.589
81,2
FIGEAC AERO (FGA) g
B 11,34
11,42
56959
11,76
FR0011665280
31.839.473
11,34
FIN. ODET (ODET)
A 760
760
107
764
FR0000062234
07/06/18 1 6.585.990
760
FNAC DARTY (FNAC)
A 50,5
50,2
59322
50,9
FR0011476928
26.792.938
49,5
FONCIÈRE LYONNAISE (FLY)
A 61,8
62
700
62,4
FR0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
61,6
FROMAGERIES BEL (FBEL)
A
/171218
FR0004026714
CNP ASSURANCES (CNP) GR
3,31
4
0,43
1,57
2,03
5,16
2,19
0,93
1,37
3,53
5,43
1,71
3
3,7
0,99
2,65
1,65
2,28
3,83
1,15
0,58
3,28
0,56
1,78
3,15
2
4,42
1,84
1,02
3,21
FR0000121857
18/05/18 7 6.872.335
FUTUREN (FTRN) g
C 1,13
N/P REGR.
12236
FR0011284991
277.776.587
GECI INTERNATIONAL (GECP) g
C 0,12
1021903
FR0000079634
01/10/01 0,1 163.325.030
GECINA (GFC) G
A 120,6
144776
FR0010040865
12/06/18 2,65 76.225.110
GEMALTO (GTO) L
A 50,76
170466
NL0000400653
22/05/17 0,43 90.920.356
GENFIT (GNFT) G
B 20,58
127596
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GENSIGHT (SIGHT)
C 4,63
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FR0013183985
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1,292
427750
FR0011790542
78.777.496
GETLINK (GET) LR
A 11,65
2358201
FR0010533075
22/05/18 0,3 550.000.000
GL EVENTS (GLO) g
B 15,98
12669
FR0000066672
13/06/18 0,65 29.982.787
1,13
1,14
1,13
0,118
0,122
0,117
119,1
120,6
118,6
50,7
50,78
50,7
20
20,7
20
4,8
5,28
4,47
1,21
1,292
1,166
12,005
12,22
11,65
16
16,04
15,92
- 4,12 + 16,43
-26,95
1,223
+ 25,94
0,491
- 1,72 - 1,95
- 5,51
21,62
- 2,2
18,41
- 4,08 - 18,33
-12,29 10,76
- 19,74
7,06
- 0,88 - 25,29
- 2,45 192
- 24,69 133,4
- 2,17 - 11,67
- 4,85 97,3
- 11,46 83,05
+ 0,4 - 12,65
+ 0,81 29,9
- 12
23,6
- 0,4 - 4,23
- 9,4 1729
- 6,53 1215
- 0,88 + 14,91
- 6,52 141
+ 12,55 87,52
- 0,9 - 36,7
- 7,53 47,38
- 28,98 23,64
+ 1,25 - 57,31
+ 8,06
9,18
- 57,56
3,224
- 2,33 + 12,09
- 8,31 119
+ 8,88 72,5
- 1,61 - 21,6
-17,23 10
- 20,58
4,6
- 0,6 + 30,98
- 6,69 35,95
+ 31,47 23,74
- 4,86 + 29,65
- 9,96 15,89
+ 26,26
9,832
+ 1,3 - 19,86
-16,51 101,7
- 21,06 71,16
- 4,54 - 46,05
-14,98
5,49
- 46,28
2,475
- 25,98
+ 0,71
19,71
- 21,39
11,26
- 0,7 - 38,13
-17,35 23,94
- 37,14
13,88
- 5,76 - 24,69
-4
5,92
- 25,62
3,37
- 1,77 - 44,06
-23,11 167,2
- 38,44 46
- 2,8 - 65,32
- 3,53 19,57
- 60,18
5,92
+ 0,36 - 40,65
-20,23 48
- 40,65 26,35
- 1,05 - 16,34
- 6,62 82,286
- 16,31
61,05
- 1,13 - 25,14
-11,78
3,61
- 23,62
2,5
- 0,74 - 36,64
-17,75 545,5
- 37,3 315,6
- 0,14 - 30
-12,18
11,78
- 28,78
7,08
- 3,24 - 7,15
- 3,42 23,11
- 5,36 15,275
- 0,65 - 46,9
-12,25 125,5
- 47,12
61,4
+ 2,16 - 51,99
-21,81 76,98
- 52,98 30,06
- 0,73 - 18,64
-16,22 120,4
- 18,97 80,9
+ 3,26 - 39,54
- 3,06 19,5
- 29,59 11,06
- 22,92
- 5,24 1090
- 22,84 722
- 0,59 - 50,15
-10,68 106,6
- 49,41 49,5
- 0,64 + 13,53
- 3,13 66
+ 14,62 54,4
- 35,51
- 8,67 565
- 33,47 292
- 0,88
- 1,67
- 6,35
+ 7,27
- 1,49
- 6,81
- 20,76
- 0,04
+ 0,24
+ 2,5
- 4,12
- 0,89
- 9,09
+ 5,03
+102,53
- 8,05
- 8,19
-19,87
- 27,98
+ 5,49
+ 8,94
+ 11,26
+ 0,38
-11,11
- 33,73
1,15
1,125
+ 31,11
0,32
0,09
- 22,61
161,9
118,6
+ 2,42
50,8
49,1
- 16,39
28,28
17,67
- 22,33
7,68
1,335
- 27,11
2,08
0,88
+ 11,99
12,49
10,11
- 32,7
27,072
15,86
4,45
4,67
6,05
1,23
0,57
3,6
1,07
28,57
1,96
1,11
2,73
3,29
2,6
4,15
2,04
5,73
0,75
2,12
7,09
2,57
3,52
2,45
0,13
2,22
4,21
12,03
2,5
4,06
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OUV
CLOT
OST
VOL.
+ HAUT
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV NB TITRES
+ BAS
GROUPE CRIT (CEN) g
B 50,1
49,75
6240
50,7
FR0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
49,55
GROUPE FLO (FLO) g
C 0,207
0,21
EX D S 13/06/17
170132
0,211
FR0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,2
GROUPE GORGÉ (GOE) g
B8
7,74
11403
8
FR0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
7,57
GROUPE LDLC (LDL) g
C6
5,86
NOM.
10698
6,12
FR0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
5,7
GROUPE PARTOUCHE (PARP)
19,4
19
REGR.
3365
19,5
FR0012612646
11/09/17 0,31 9.627.034
18,8
GTT (GTT) Gg
A 68,8
67,55
59542
69,3
67,3
FR0011726835
26/09/18 1,33 37.028.800
HAULOTTE GROUP (PIG)
B 8,59
8,52
9005
8,62
FR0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
8,47
HIGH CO (HCO) g
C 4,56
4,6
6084
4,65
FR0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
4,56
HUBWOO (HBW) g
C 0,146
0,14
9730
0,146
FR0004052561
136.345.527
0,14
ICADE (ICAD) G
A 65,6
64,65
83096
65,6
FR0000035081
02/05/18 4,3 74.535.741
64,3
ID LOGISTIC (IDL) g
B 126,4
122,6
641
126,4
FR0010929125
5.628.475
122,6
ILIAD (ILD) G
A 126,45
125,65
180380
128
FR0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
124,05
IMERYS (NK) G
A 41,2
41,5
202347
42,22
FR0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
41,1
INGENICO GROUP (ING) LR
A 52,26
51,8
652094
52,72
FR0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
51,38
INNATE PHARMA (IPH) g
B 7,57
7,34
170745
7,59
FR0010331421
63.932.655
7,235
INSIDE SECURE (INSD)
C 1,36
1,36
75629
1,384
FR0010291245
44.119.162
1,318
INTER PARFUMS (ITP) g
B 34
33,5
25602
34,3
FR0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
33,5
IPSEN (IPN) G
A 119,1
114,55
120160
119,25
FR0010259150
04/06/18 1 83.794.128
114,35
IPSOS (IPS) G
A 20,86
20,64
41462
21,02
FR0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
20,5
JACQUET METAL SERVICE (JCQ) g B 14,56
14,64
20533
14,98
FR0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
14,2
JCDECAUX (DEC) G
A 26,46
25,1
210463
26,46
FR0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
24,96
KAUFMAN & BROAD (KOF)
B 29,66
29,8
53350
30,26
FR0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
29,22
KLEPIERRE (LI) LR
A 28,3
27,87
1012971
28,34
FR0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
27,87
KORIAN (KORI)
A 31,3
31,56
110318
31,84
FR0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
30,86
LAFARGEHOLCIM (LHN)
A 36,45
36,61
64201
37,2
CH0012214059
CHF 11/05/18 2 606.909.080
36,41
LAGARDÈRE (MMB) G
A 22,37
22,06
412699
22,42
FR0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
22
LATECOERE (LAT) g
C 2,51
2,46
560580
2,54
FR0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
2,43
LE BÉLIER (BELI) g
C 28,5
28,7
2609
29,1
FR0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
28,5
LNA SANTÉ (LNA) g
B 45,85
45,4
3186
45,85
FR0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
45,4
LECTRA (LSS)
B 17,36
17,9
36296
17,9
FR0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
16,72
LINEDATA SVICES (LIN) g
B 30,4
30,05
688
30,4
FR0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
30
LISI (FII) g
A 22,1
21,5
12545
22,1
FR0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
21,25
LUMIBIRD (LBIRD) g
C 11,3
11,06
13357
11,3
FR0000038242
15.884.557
10,82
M6-MÉTROPOLE TV (MMT) G
A 14,15
14,17
152604
14,3
FR0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
14,01
MAISONS DU MONDE (MDM)
B 16
15,85
163615
16,15
FR0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
15,45
MAISONS FRANCE CONF. (MFC) g B 32
32
1030
32,1
31,7
FR0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
MANITOU (MTU) g
B 19,98
19,18
27037
19,98
FR0000038606
18/06/18 0,62 39.668.399
18,76
MARIE BRIZARD W & S (MBWS)
B 3,9
3,85
11912
3,95
FR0000060873
27/09/07 0,5 28.338.654
3,805
MAUNA KEA (MKEA)
C 2,185
2,13
48051
2,185
FR0010609263
23.147.338
2,11
MERCIALYS (MERY) g
A 12,9
12,91
164481
12,95
FR0010241638
19/10/18 0,5 92.049.169
12,71
MERSEN (MRN) g
B 22,75
22,7
24113
23,05
FR0000039620
03/07/18 0,75 20.636.663
22,35
METABOLIC EXPLORER (METEX) g C 1,7
1,67
35205
1,7
FR0004177046
23.261.500
1,65
NANOBIOTIX (NANO) g
B 12,25
11,78
84663
12,25
FR0011341205
19.633.373
11,72
NATIXIS (KN) LR
A 4,41
4,453
6298774
4,496
FR0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
4,38
NEOEN (NEOEN)
A 18,5
18,3
14390
18,5
FR0011675362
84.957.498
18,2
NETGEM (NTG) g
C 0,932
0,928
14549
0,932
FR0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
0,92
NEXANS (NEX) G
A 24,93
24,76
166053
25,25
FR0000044448
22/05/18 0,7 43.604.914
24,67
NEXITY (NXI) G
A 40,7
40,54
108196
41,12
FR0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
39,2
NICOX (COX)
B 5,14
5,05
179891
5,355
FR0013018124
22.869.669
5,05
NRJ GROUP (NRG) g
B 7,44
7,34
2868
7,44
FR0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
7,28
OENEO (SBT) g
B 8,98
8,87
24603
8,98
FR0000052680
31/07/18 0,15 64.103.519
8,8
ONXEO (ONXEO) g
B 0,89
0,882
53256
0,9
FR0010095596
50.892.509
0,882
ORPÉA (ORP) G
A 92,78
90,96
163156
92,86
FR0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
90,56
PARROT (PARRO) g
B 3,26
3,265
41307
3,305
FR0004038263
30.174.671
3,25
PHARMAGEST INT. (PHA)
51,9
52,3
1013
52,6
FR0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
51,9
PIERRE & VACANCES (VAC) g
B 15
14,86
7735
15,16
FR0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
14,6
PIXIUM VISION (PIX) g
C 1,752
1,682
64587
1,798
FR0011950641
21.606.363
1,68
PLASTIC OMNIUM (POM) G
A 18,63
19,12
385615
19,67
FR0000124570
02/05/18 0,67 148.566.107
18,285
PLASTIVALOIRE (PVL)
B 7,84
7,83
DIV 8 02/05/17
19759
8,14
FR0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
7,83
PSB INDUST. (PSB)
C 42,5
41,8
1171
42,5
FR0000060329
25/05/18 1,25 3.675.000
41,8
RALLYE (RAL)
A 8,98
9
49666
9,14
FR0000060618
30/05/18 1 54.999.135
8,94
RECYLEX SA (RX)
C 6,1
6,08
15844
6,1
FR0000120388
04/07/90 0,61 25.886.482
5,875
RÉMY COINTREAU (RCO) G
A 102,4
100,6
174141
104,4
FR0000130395
31/07/18 1,65 50.949.787
100,4
REXEL (RXL) G
A 9,702
9,652
1269273
9,82
FR0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
9,61
ROBERTET SA (CBE)
B
/061218
C.I.P.
FR0000045601
28/06/18 5,2 143.582
ROBERTET SA (CBR)
B
/121016
C.D.V. NOM.
FR0000045619
ROTHSCHILD & CO (ROTH)
A 30
30,4
31436
30,85
FR0000031684
22/05/18 0,68 77.512.776
30
RUBIS (RUI)
A 48,52
47,64
DIV 2 28/07/17
224352
48,54
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86,6
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60
7160
62,2
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60
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38,5
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BPA
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8,84
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-14,29
0,34
- 19,23
0,18
- 3,25 - 50,61
-16,41
19,04
- 52,1
7,3
- 1,84 - 70,69
-48,14 22,2
- 71,32
5,7
- 1,81 - 43,77
-10,8
36,5
- 43,42 18,8
1,63
- 2,88 + 34,83
+ 5,14
71,2
+ 32,24 47,06
1,97
- 1,96 - 47,18
-13,77 19,68
- 47,18
8,47
2,58
- 6,12
+ 2,22
6
- 5,15
4
3,04
- 4,76 - 12,5
-23,08
0,204
- 12,5
0,14
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- 21
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+16,72 214,4
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-19,5
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- 47,31
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- 40,7
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+ 1,43 - 24,8
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- 1,62 - 23,99
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27,4
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2,67
4,27
SRD Suite
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OUV
OST
VOL.
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV NB TITRES
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A 111,8
48025
FR0000121709
21/05/18 2 50.169.049
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25/06/12 0,5 14.376.762
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14/06/18 0,79 5.060.790
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FR0013227113
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FR0012938884
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FR0010613471
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332
300
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
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- 51,61
- 0,63
- 4,85
+ 27,13
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
- 27,42
175,9
110,7
1,53
- 66,38
0,9
0,211
- 41,73
30,95
16,56
- 60,67
11,308
2,39
- 2,21
87,9
80,7
- 16,47
86,15
45,72
- 39,9
1,297
0,483
- 25,94
91
60,5
10
- 48,44
187,9
75,9
2,99
- 48,49
22,4
10,78
3,58
- 55,66
39,22
15,16
- 10,33
0,205
0,12
- 23,22
115
70,5
3,38
- 68,54
2,011
0,474
- 20,39
14,925
10,58
5,57
- 21,7
2,45
1,25
- 13,71
38,45
27,25
12,33
- 45,77
54,5
22,85
3,36
- 47,83
37,34
17,94
3,29
- 62,02
3,328
0,905
+ 17,04
171,7
111
1,32
- 16,12
48,2
35,4
- 41,84
12,89
7,06
4,9
+ 15,15
124,45
84,3
0,48
- 21,76
66,5
42,5
- 7,06
29,3
20,2
4,9
- 54,83
12,4
5,1
3,46
2,65
- 45,15
180
78,9
+ 7,7
107,9
61,28
- 63,92
6,078
1,571
+ 16,43
4,19
2,78
- 38,01
70,9
38
- 39,78
91,9
49,5
- 4,29
150,8
103
+ 1,69
24,8
22,3
- 35,64
42,75
25,4
- 30,06
152,6
100,1
+ 6,22
57
39,74
- 53,14
11
4,5
+ 21,94
368
242
1,61
3,68
2,54
3,33
2,62
0,26
AUTRES VALEURS DE LA ZONE EURO
GEMALTO (GTO) L
NL0000400653
NOKIA (NOKIA) R
FI0009000681
SES (SESG) LR
LU0088087324
A 50,76
170466
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A 5,186
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- 0,04 + 2,42
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+ 27,7
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12,03
0,3
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3,71
4,75
VALEURS ZONE INTERNATIONALE
GENERAL ELECTRIC (GNE)
6,3
48564
USD 14/09/18 0,08 8.698.115.000
7,195
21990
GB0005405286
USD 11/10/18 0,1 19.927.909.172
LAFARGEHOLCIM LTD (LHN)
A 36,45
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CH0012214059
CHF 11/05/18 2 606.909.080
SCHLUMBERGER (SLB)
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AN8068571086
USD 04/12/18 0,5 1.434.212.164
STALLERGENES GREER (STAGR) A 30,65
1556
GB00BZ21RF93
19.738.742
US3696041033
HSBC (HSB)
6,64
6,68
6,27
7,18
7,276
7,18
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37,2
36,41
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30,7
29,75
+ 5,56 - 54,8
- 3,35 16,12
- 56,2
5,97
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6,75
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+ 7,69 41,7
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1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
32 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD
ISIN
VALEUR
OUV
+HT +BS
FR0013341781 2CRSI
C 8,28 8,28
8,1
FR0000076887 A.S.T. GROUPEg
C 5,15
5,16
4,9
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FR0000076861 ACTEOSg
C 1,365 1,365
1,3
BE0974269012 AD CAPITAL
FR0000062978 ADL PARTNERg
C 12,35 12,35
12,2
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2,61
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1,44
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FR0013296746 ADVICENNE
C 9,75
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27
27
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C 12,96 13,16
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C 11,3
12
11,3
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C
FR0000053837 ALTAMIRg
B 13,96 13,96
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B470
470
470
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C 2,63 2,685 2,5
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C 12,1
12,1
12,1
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A
FR0011992700 ATEME
C 10,62 10,62
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C
FR0013183589 AURES TECH.
C 30,4 30,4
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FR0011800218 AWOXg
0,872 0,874 0,866
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B222,7 222,7 222,7
MC0000031187 BAINS MONACO
B 46
46,6
45,3
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C 2,84 2,89
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C
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C 28,5
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C
FR0011592104 BLUE SOLUTIONSg
16,5
16,5
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FR0004548873 BOURBONGg
A 4,145 4,145
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FR0000074254 BOURSE DIRECT
C 1,07
1,08
1,01
FR0000078958 BUSINESS ET DEC.g
C 7,76
7,76
7,65
FR0010151589 CAFOM
C 5,3
5,3
5,3
FR0012969095 CAPELLI
32,2 34,7
32,2
FR0000064156 CARP.DE PARTIC.
C
FR0000072894 CASTg
C 3,81
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3,75
FR0000064446 CATERING INTER.g
B 9,62
9,62
9,58
FR0010193979 CBO TERRITORIAg
C 3,12
3,12
3,06
FR0000078339 CCA INTERN.
C
FR0000053506 CEGEDIMg
B 21,2
21,2
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FR0010309096 CEGEREALg
B 35,8 35,8
35,8
FR0012633360 CELLNOVOg
C 1,28
1,28
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FR0012616852 CERENISg
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FR0000037475 CFI
C 0,81
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FR0000060907 CHAUSSERIA SA
C
FR0000054322 CIBOX INTER.g
0,101
C 0,104 0,11
FR0000060824 CLAYEUXg
C
FR0000053399 CNIMg
B 88,4 88,6
86,6
FR0013335742 COGELEC
C 6,611 6,75
6,53
FR0004031763 COHERISg
C 1,645 1,645
1,63
FR0000065393 COURTOIS
C134
134
134
FR0000044323 CR ALPES PROV.
C 110
111
110
FR0000185506 CR ATL. VENDÉE
C134,44 135,02 134,4
FR0010483768 CR BRIE PICARD.
B 25,55 25,55 25,015
FR0000045213 CR ILLE VILAINE
C103
103,26 103
FR0010461053 CR LANGUEDOC
C 74,4 74,4
74,2
FR0000045239 CR LOIRE HTE-LOIRE C 94,39 94,39 94,39
FR0000045551 CR MORBIHAN
C 85,5 85,7
85,5
FR0000185514 CR NORD FRANCE
B 22,55 22,9
22,4
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FR0000045528 CR PARIS IDF
B 89,1
89,39 88,7
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FR0000045544 CR TOULOUSE
C 114,6 115,18 114,42
FR0000045304 CR TOUR. POITOU
C 111,9 112
111,2
FR0000050395 CROSSWOOD
C
FR0007317813 CS-COM. ET SYST.g
C 4,41
4,41
4,41
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C 12,5
12,6
12
FR0000036774 DANE-ELEC MEMORYg C
FR0010879056 DEINOVE
1,51
1,532
1,5
FR0013283108 DELTA PLUS GROUP B 32,4 32,8
32
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C
FR0012202497 DMS
C 0,712 0,714
0,7
FR0000065260 DOCKS PÉTROLES A C440 452
440
FR0010099515 ECAg
C 10,35 10,5
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C 1,46
1,54
1,39
FR0000031023 ELECT. STRASBOURG B 102
103
102
FR0012650166 ELECTRO POWERg
C 11,6
11,9
11,6
FR0004030708 ENCRES DUBUITg
C 5,28 5,28
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FR0000120669 ESSOg
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101
101
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C
FR0000039026 EXPL. PROD. CHIM.
C
FR0000062341 F.I.E.B.M.
C 4,86 4,86
4,86
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C
FR0000038184 F.I.P.P.
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C
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2,765 2,82
2,75
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B
FR0000061418 FIDUCIAL OFFICE
C 28,4 28,4
28,4
FR0000060535 FIDUCIAL RE
B 170
170
170
FR0000076986 FIN. MONCEY
A
FR0000035123 FINATIS
B 42
42
42
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B 40,2 40,2
39,7
FR0000065930 FONCIÈRE 7 INV.
C
FR0000064362 FONCIÈRE ATLAND
C 112
112
111
FR0000038499 FONCIÈRE EURIS
B 29,8 29,8
29,8
FR0010341032 FONCIÈRE INEA
B 39,3
39,8
39,1
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C
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C
FR0013030152 FRANÇAISE ENERGIE C 10,2
10,35
10,15
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B 28
28
28
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C
FR0000030611 GALIMMO
C 24,2 24,2
24,2
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B 116
116
116
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C 89,8 89,8
88,6
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36
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C
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C 10,15 10,5
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B 38,5
39,1
38,5
FR0000030827 IGE + XAOg
C
FR0000033243 IMMO. DASSAULT
B 53
53
53
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C
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C
FR0000071797 INFOTELg
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C 4,6
4,6
4,38
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C310
310
310
FR0000064958 INTEXA
C
FR0013233012 INVENTIVA
B 5,8
5,88
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C 6,32 6,32
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C 3,8
3,9
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4,44
FR0012872141 JACQUES BOGART
C 5,32
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C 4,35 4,44
4,31
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FR0000066607 LACROIX SA
C 19,15 19,15
19
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C 22,8 22,8
22,8
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B 30,2
31
30
FR0006864484 LAURENT-PERRIER
B 88,8 88,8
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FR0000075673 LE TANNEURg
C
FR0000121295 LEBON
C 123
123
120
FR0004165801 LES HÔTELS DE PARIS C
FR0004023208 LES NX CONSTR.
B 36,5 36,7
35,2
FR0000033599 LEXIBOOKg
C 0,86 0,926 0,782
FR0000121352 LOCINDUS
B 24,9 25
24,9
FR0000030074 MALTERIES FR-B
C605 605
605
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B 58,8 59,2
58,8
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A 3,17
3,17
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FR0011742329 MCPHY ENERGYg
3,91
4,135
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C 1,47
1,47
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FR0000052623 MEDASYSg
C 0,292 0,3
0,292
FR0000064404 MÉDIA 6
C 13,8
13,8
13,55
FR0004065605 MEDINCELL
C 6,9
6,95
6,85
CLÔT
8,22
4,95
28,3
1,3
ÉCART VOL
- 0,73
3911
- 5,53
30915
- 2,41
6471
- 4,76
1931
0,09
12,35
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27
12,7
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13,84 - 0,86
470
- 1,67
2,6 - 1,89
1,016 - 0,2
43,4 + 1,4
12,1 + 0,83
775
1484
436
577
110
17644
868
1199
11
15426
22870
1619
1
5050
10,52 - 1,68
14651
6,25
29,8 - 3,09
0,868- 0,69
222,7
46,1
2,89 + 2,66
2257
67096
165
1203
12880
7
27,9
- 3,46
4328
16,35 - 0,91
4,03 - 3,36
1,05 - 1,87
7,65 - 0,78
5,3 - 0,94
33,9 + 3,04
169
55451
9751
2905
5341
2727
105
45,6
3,84 + 1,05
9,58 - 0,21
3,08 - 1,6
3773
1903
57433
4,99
20,7 - 1,9
2341
35,8 + 0,56
360
1,25
45248
0,585+ 33,41 2432210
0,81
3592
7,7
0,102 - 3,32
506890
0,28
88
- 0,23
6,75 + 0,04
1,635- 0,61
134
111 + 0,91
135
+ 0,42
25,24 - 1,02
103,26 + 0,25
74,2 - 0,27
94,39 - 0,01
85,7 + 0,12
22,75 + 0,89
131,92 - 0,08
88,93 - 0,48
197,5 + 0,36
114,6 - 0,17
112 + 0,09
344
1463
971
1
435
1171
5719
500
423
88
611
7730
43
2942
290
330
1021
4,08
4,41
12
- 4
1
763
0,56
1,516 - 1,04
32
- 1,84
58964
2018
0,705
0,712
452
- 3,83
10,5 + 3,45
1,47 + 1,03
102,5 - 0,49
11,9
5,28
33,7 + 2,28
0,152 - 6,75
6,45
1,08 - 1,82
101
+ 1
22532
25
541
20284
68
2115
19
2469
648
143
65627
5
ISIN
FR0010298620
FR0000077570
FR0000064180
FR0004034320
FR0000060196
FR0000037970
FR0011341205
FR0013018041
FR0000120560
FR0004050250
FR0012789386
FR0010298901
FR0010428771
FR0000075392
FR0013190410
FR0010609206
FR0013318813
FR0010263202
FR0000038465
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FR0012432516
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FR0012613610
FR0010380626
FR0010211615
FR0000044471
FR0000075954
FR0000039091
FR0013344173
FR0000060071
FR0000060121
FR0006239109
FR0000039109
FR0004175842
FR0011950682
FR0000060790
FR0000074122
FR0013214145
FR0004016699
FR0010209809
FR0000072563
FR0000078321
FR0000038804
FR0000075517
FR0000065864
FR0000131732
FR0000063307
FR0004529147
FR0013295789
VALEUR
OUV
+HT +BS
CLÔT ÉCART VOL
MEMSCAPg
C 1,925 1,925
1,86
1,86 - 3,63
1001
MICROPOLEg
C 0,986 1,035 0,96
0,99 + 3,13
75473
MOUL. STRASBOURG C
645
MR BRICOLAGE SA
B 8,16
8,16
8,16
8,16
10
MRM
C 1,43
1,43
1,43
1,43
1401
69
MUSÉE GRÉVIN
C
NANOBIOTIXg
B 12,25 12,25
11,72
11,78 - 3,76 84663
NAVYA
B 1,91
1,99
1,895
1,895- 0,79
29771
NEOPOSTG
A 24,4 24,88 24,08
24,64 + 0,41
91035
NEURONESg
B 18,9
19,5
18,9
19
- 0,52
398
NEXTSTAGE
C 94
94
93,5 - 0,53
93,5
28
OFFICIIS PROPERTIESg C 0,85 0,85
0,85
0,85
1
OL GROUPEg
C 2,8
2,85
2,78
2,78 - 0,71
11118
ORAPIg
C 6
6,04
6
6,04 + 0,67
9184
ORCHESTRA-PRE.
C 0,618 0,62
0,6
0,62 + 0,32
9819
OREGE
2,71
2,71
2,7
2,7 - 0,37
102
PARAGON ID
C 13,4
13,48 12,84
13,24 - 1,19
184
PAREFg
C 74,5
76
72
72
- 4
414
PASSAT
C 3,52
3,52
3,21
3,39 - 3,69
7127
PATRIMOINE & COM
B 15,1
16,3
15
15,9 + 4,61
6704
PCAS g
C 13,58 13,58
13,58
13,58
100
POUJOULAT
C 34,8 34,8
34,8
34,8
221
POXELg
C 5,4
5,41
5,22
5,22 - 3,33 50224
PRECIA g
C
176
- 2,22
PRISMAFLEXg
C 9,64 9,76
9,6
9,76 + 1,25
992
PRODWAYS GROUP
B 2,47
2,5
2,335
2,5 + 1,22
82327
PROLOGUEg
C 0,386 0,386 0,37
0,383 - 1,67
71655
QUOTIUM TECH.
C
18,8
RAMSAY GDS
A 19,9
21,2
19,9
21,2 + 2,91
407
RIBERg
C 1,91
1,964 1,902
1,926+ 1,91
18216
ROBERTET SA
B 510
516
506
506
- 0,39
648
ROCHE BOBOIS
B 18,2
18,4
18,2
18,4 + 1,66
207
S.A.M.S.E.
B 129
129
129
129
41
SABETON
C 20,4 20,4
20,4
20,4
156
SCBSMg
C 6,45 6,5
6,3
6,3 - 3,08
5278
SÉCHÉ ENV.g
B 25,3
25,3
24,3
25
- 1,19
8980
SELECTIRENTE
C 88
88
88
88
+ 0,57
1
SERGEFERRARI GROUP C 6,78
6,98
6,7
6,78
2401
SIGNAUX GIROD
C 13,5
13,65
12,65
12,65 - 6,3
3594
SII
C 18,65 19,35
18,65
19,25 + 2,39
11163
SMCP
A 13,57 14,05
13,5
13,538 - 0,19 208151
SMTPCg
B 17,5
17,88
17,12
17,12 - 5,21
2215
1,9
SOC. FR. CASINOS
C
SODIFRANCE
C
16
SODITECH ING.
C
0,8
SOFIBUS
C 176
176
176
176
30
SOFT COMPUTINGg C 14,9
15
14,9
15
87
C 17,8
18,7
17,8
18,65 + 4,78
3695
SOGECLAIRg
SPIR COM.
C 2,58 2,63
2,58
2,63 - 1,5
2530
TAYNINH
C
1,36
TESSIg
B 115
115
111,5
114
443
TFF GROUP
B 35,51 36,5
35,415 36,5 + 2,79
1142
CHANGES : COURS AU COMPTANT
COURS
BCE
VAR.
VEILLE
EN %
VAR.
ANNÉE
EN %
DOLLAR US
1,1363
LIVRE STERLING
0,8984
FRANC SUISSE
1,1286
COURONNE DANOISE
7,4678
COURONNE NORV.
9,9094
KUNA CROATE
7,4055
COURONNE SUEDOISE
10,3066
DOLLAR CANADIEN
1,5295
YEN JAPONAIS
127,87
DOLLAR AUSTRALIEN
1,5841
ROUBLE RUSSE
76,2377
ROUPIE INDIENNE
80,185
DOLLAR NEO-ZELANDAIS 1,6588
COURONNE TCHEQUE
25,7305
FORINT HONGROIS
322,37
ZLOTY POLONAIS
4,2857
LEV BULGARE
1,9565
DOLLAR HONG-KONG
8,8851
WON SUD COREEN
1282,85
PESO MEXICAIN
22,8695
REAL
4,4367
DOLLAR SINGAPOUR
1,5586
RAND SUD-AFRICAIN
16,2339
LIVRE TURQUE
6,0772
RENMIBI YUAN
7,8359
RUPIAH
16478,5261
PESO PHILIPPIN
60,1739
RINGGIT MALAIS
4,7668
BATH THALANDAIS
37,2415
0,12
-0,12
0,24
0,00
1,02
0,05
0,31
0,48
-0,14
0,20
0,76
-1,31
-0,55
-0,18
-0,37
0,06
-0,02
0,21
0,11
0,37
0,27
0,06
-0,65
-0,31
0,11
-0,37
0,18
0,74
0,12
-5,35
1,26
-3,52
0,27
0,60
-0,36
4,94
1,33
-5,56
3,02
10,23
4,60
-1,92
0,74
3,74
2,63
0,03
-5,29
0,16
-3,11
11,60
-2,94
9,25
33,43
0,39
1,32
0,25
-2,34
-4,73
18-12-2018
1 EURO EN DEVISE
PRINCIPAUX TAUX DIRECTEURS
785
PAYS
4,86 - 7,43
100
0,298+ 1,36
37350
32,2
2,815 + 1,44
10932
1420
28,4
170
1
1
5450
42
40,2
- 0,25
5
48
111
- 1,77
29,8 + 0,68
39,6
0,031+ 3,29
29
980
469
63260
ISIN
FR0004037182
FR0000066482
FR0000060949
FR0000064388
FR0000039240
FR0000036816
FR0010127662
FR0000054215
FR0000034548
FR0000074197
FR0000062465
FR0004186856
FR0000066680
FR0000050049
FR0000035719
FR0000065765
FR0004183960
FR0011995588
FR0004034072
FR0011471291
VALEUR
THERMOCOMPACTg
TIPIAK
TIVOLY
TONNA ELECT.
TOUPARGEL GROUPE
TOUR EIFFEL
TXCELLg
UNIBEL
UNION FIN. FR. BQUE g
UTIg
VERNEUIL PART.
VETOQUINOLg
VIDELIO (EX:IEC)
VIEL ET CIEg
VIKTORIA INVESTg
VISIODENTg
VOLUNTIS
VOLTALIA
XILAM ANIMATIONg
YMAGISg
OUV
C
C
C
C
C
B
+HT
+BS
US7427181091
LU0934195610
US9098831004
CH0008175645
GA0000121459
US91912E1055
BMG9887P1068
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD Suite
CLÔT
ÉCART VOL
35,5
74,5
29,6
74,5
29,6
74,5
29,6
74,5
29,6
2,8
39,8
2,8
39,8
2,8
39
2,8
39,4
- 0,67
41
1
300
1894
- 1,01
APERAM
BENI STABILI
CELYAD
CNOVA NV
DEXIA
EURONEXT
MAINSTAY MEDICAL
MONTEA CVA
NOKIAR
RENTABILIWEB GPg
ROBECO NV
ROLINCO
20,6
21
0,504 0,518
20,4
0,504
20,6 - 0,48
0,518 + 1,97
47,1
48,7
1,81
1,81
4,19
4,19
2,96 2,96
46,2
1,81
4,1
2,96
47
- 2,08
1,81
4,18 - 1,65
2,96 - 5,13
4,65
7,39
31,55
1,26
4,511
7,37
31,4
1,25
4,511 - 0,87
7,8 + 7,88
31,7 - 1,09
1,265 - 2,32
ISIN
FR0010641449
FR0010397760
FR0012788065
FR0012816825
FR0011053636
FR0011648716
FR0010907956
FR0000035818
FR0004166197
FR0000044810
FR0010342329
FR0012819381
FR0013204070
FR0000077562
FR0004153930
FR0010458729
FR0004155687
FR0011584549
FR0004032746
FR0004171346
FR0000064529
FR0000061608
FR0004197747
FR0013263878
FR0004155240
FR0004045847
3746
2101
1,98
1365
1
514
1890
2,2
4,65
7,8
31,9
1,31
736
12367
2567
37971
A 22,95
0,686
C 18,57
A 4,02
C 4,18
A 48,64
2,96
60,2
A 5,186
C
36,42
36,52
23,42 22,78
0,686 0,686
19
18,06
4,02
3,88
4,18
3,88
49,2
48,08
3,38
2,96
60,8
59,8
5,186
5,086
23,35 + 0,47
0,686+ 0,81
18,8 + 1,18
4
- 0,5
3,9 - 6,92
48,8 + 0,33
3,26 + 3,17
60,6 + 0,66
5,116 - 2,03
36,42
36,52
36,42 - 1,7
36,52 - 2,01
950
28337
3715
3985
121233
1357
AGTA RECORD
BRAS. OUEST AFR.
BRASS. CAMEROUN
CATERPILLAR INC.
CFOA
DIAGEO
LILLY AND CO
FORESTIÈRE EQ.
GENEUROg
HEXCEL
INFOSYS
MAROC TELECOM
MERCK AND CO INC
82,2
81,6
- 1,68
144
- 1,13
- 1,82
1051
59,13
19,91
C
A 132,5
48
133
131
129,5
11,3
C
0,02
B 64
C
B 91
VALEUR
AGROGENERATION
AUPLATA
BIOCORP
BIOPHYTIS
BLOCKCHAIN GROUP
CARBIO
CARMAT
ESKER
EVOLIS
EUROPLASMA
GAUSSIN
GROUPE GUILLIN
GROUPE PAROT
HIOLLE INDUSTRIES
HYBRIGENICS
IMPLANET
MASTRAD
MNDg
NEOVACS
NEXTEDIA
NSC GROUPE
PISCINES DESJOYAUX
THERADIAG
UMANIS
VERGNET
VOY. DU MONDE
OUV
0,13
0,055
7,38
2,12
0,144
5,5
23,2
56,5
19,9
0,057
0,213
18,3
5,24
4,38
0,11
0,156
0,392
1,33
0,218
0,6
+HT +BS
0,13
0,116
0,056 0,052
7,4
7,3
2,245
1,908
0,148 0,133
5,5
5,31
23,95 22,65
57
56
20,2
19,9
0,057 0,053
0,34
0,205
18,3
17,1
5,24
5,12
4,4
4,34
0,128
0,105
0,158
0,154
0,415 0,384
1,366 1,302
0,219 0,205
0,614 0,585
CLÔT ÉCART VOL
0,12 - 2,44 193506
0,053- 2,94 7851554
7,4
271
1,91 - 9,91 360954
0,141 - 4,47 181609
5,4 - 2
12681
23,2 + 2,66
25666
57
+ 1,42
4999
20,2 + 0,5
342
0,054- 3,92 3855767
0,282+ 32,1614632486
17,28 - 4,21
15886
5,24
991
4,4
541
0,106+ 3,92 4482972
0,154
33432
0,412- 0,96
12790
1,342- 0,3
76330
0,206- 5,72 756097
0,61 - 1,29
10348
78
10,7
10,7
10,6
10,6 - 0,94
0,936 0,958 0,93
0,958- 1,03
8,14
8,26
8,14
8,14
0,245 0,248 0,236
0,236- 1,67
105,5 106
105
105
- 0,47
60
8880
1467
47862
672
686144
8,98
36,42
36,52
CERTIFICAT/FONDS
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
VALEURS ZONE INTERNATIONALE
CH0008853209
SN0008626971
CM0000035113
US1491231015
SN0000033192
GB0002374006
US5324571083
CI0000053161
CH0308403085
US4282911084
US4567881085
MA0000011488
US58933Y1055
82,2
EURONEXT GROWTH (Sélection)
735
AUTRES VALEURS DE LA ZONE EURO
LU0569974404
IT0001389631
BE0974260896
NL0010949392
BE0974290224
NL0006294274
IE00BJYS1G50
BE0003853703
FI0009000681
BE0946620946
NL0000289783
NL0000289817
81,6
0,41
2,58
A
B
C
C
B
C
C
C
C
C
B
C
PROCTER & GAMBLE
RORENTO CDH
RUSAL PLC
TELEVERBIER
TOTAL GABON
VALE SA
ZCI LIMITED
64
64
64
91
90,5
90,5 - 2,16
105
- 1,79
96
96
96
INVESTIR 10
112.65
86.91
I10GS - FR0011630474
FR0013284114
-0,55
-1,02
783
690
C
285
4,02
30,88
96
C
B 3,4
- 0,51
- 5,88
5
750
3,4
3,24
3,24 - 4,43
47,8
- 13,79
13
66,5
12,75
64
13
+ 0,39
65,5 - 1,5
C
4112
15,2
12,9
64
776
414
TAUX ET CHANGES
830
110
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD Suite
TAUX DE RÉFÉRENCE
TAUX EN %
EUR
EUR
USD
GBP
CHF
SEK
DKK
JPY
CAD
USD
1
1,1363
0,8984
1,1286
10,3066
7,4678
1,2787
1,5295
GBP
CHF
0,88
1,113
1
1,2649
0,7906
1
0,9932
1,2562
9,0699 11,472
6,572
8,3129
1,1253 142,319
1,3461
1,7029
0,886
1,0068
0,7961
1
9,1325
6,6177
113,29
1,3556
MARCHÉ OBLIGATAIRE
TAUX MARCHÉS MONÉTAIRES ET EURODEVISES
COURS DE CHANGES CROISÉS
18-12-2018
SEK
DKK
0,097
0,1103
0,0872
0,1095
1
0,7247
12,4058
0,1484
0,1339
0,1522
0,1203
0,1511
1,38
1
0,1712
20,4846
JPY (100)
CAD
0,782
0,8887
0,7026
0,8827
0,0806
5,8411
1
1,1969
0,6538
0,7429
0,5872
0,7377
6,7369
4,8817
0,8355
1
18-12-2018
MARCHÉS MONÉTAIRES
1 MOIS
3 MOIS
JOUR
6 MOIS
1 AN
ZONE EURO-0,35/-0,65-0,40/-0,70 -0,18/-0,48 -0,16/-0,46-0,08/-0,38
ECARTS DE TAUX AVEC L’ALLEMAGNE
18-12-2018
6 MOIS
ALLEMAGNE 100,35
PORTUGAL
-0,35
FRANCE
-0,04
ESPAGNE
-0,16
ITALIE
-0,42
2 ANS
5 ANS
7 ANS
10 ANS
-0,65
0,38
0,08
0,29
1,28
-0,34
0,75
0,21
0,54
1,92
-0,10
1,17
0,30
0,84
2,48
0,19
1,46
0,48
1,14
2,66
EUROMTS
INDICE
FRANCE
1-3 ANS
5-7 ANS
10-15 ANS
PLUS 15 ANS
PLUS 25 ANS
EMTXI-BE
248,15 -0.09 248,89 -0.21
171,18
0.18 171,84 1.71
236,04 0.06 236,20 -0.13
286,17
0.14 284,90 0.29
336,66 0.25 327,74 2.46
346,81 0.35 332,52 3.93
234,58
0.11 234,24 0.03
VAR %
31/12 VAR %
COURS A TERME DE L’EURO CONTRE LES PRINCIPALES DEVISES
USD
GBP
CHF
SEK
DKK
JPY (100)
CAD
1,1363
1,1363
0,8984
0,8985
1,1286
1,1287
10,3008
10,3108
7,4676
7,4679
127,8200
127,8700
1,5293
1,5298
-0,0016
-0,0020
-0,0022
-0,0024
0,0030
0,0030
0,0370
0,0456
0,0029
0,0015
-0,1842
-0,1718
0,0057
0,0060
-0,0069
-0,0073
-0,0018
-0,0042
0,0036
0,0036
0,0350
0,0427
0,0056
0,0035
-0,2266
-0,2216
0,0006
0,0009
-0,0161
-0,0165
-0,0073
-0,0075
0,0048
0,0046
0,0317
0,0381
0,0100
0,0055
-0,2590
-0,2661
-0,0089
-0,0089
-0,0349
-0,0356
-0,0141
-0,0145
0,0075
0,0068
0,0217
0,0238
0,0188
0,0105
-0,2848
-0,3309
-0,0292
-0,0294
18-12-2018
COMPTANT
ACHAT
VENTE
A 1 MOIS
ACHAT
VENTE
A 3 MOIS
ACHAT
VENTE
A 6 MOIS
ACHAT
VENTE
A 12 MOIS
ACHAT
VENTE
BCE
TAUX PRET MARGINAL 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux depOt
-0.40 %
ROYAUME UNI TAUX JOUR LE JOUR
0.45 %
taux de base
0.75 %
USA
TAUX JOUR LE JOUR
2.11 %
fOnds federaux
2.25 %
2 ans
2.74 %
10 ans
2.96 %
JAPON
BOJ TOKYO
-0.10 %
taux JOur le JOur
-0.15 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
-0.04 %
TAUX BONS DU TRÉSOR
BTF
TAUX
1 MOIS
3 MOIS
6 MOIS
9 MOIS
1 AN
2 ANS
5 ANS
10 ANS
-1,01
-0,88
-0,72
-0,69
-0,63
-0,45
0,01
0,71
INDICES DE RÉFÉRENCE DES EMPRUNTS À TAUX VARIABLES
MOY.
MENS.
OCT. 16
NOV. 16
DÉC. 16
JANV. 17
FÉV. 17
MARS 17
AVR. 17
MAI 17
JUIN 17
JUIL. 17
AOÛT 17
SEPT. 17
OCT. 17
NOV. 17
DÉC. 17
JANV. 18
FÉV. 18
MARS 18
AVR. 18
MAI 18
JUIN 18
JUIL. 18
AOÛT 18
SEPT. 18
OCT. 18
NOV. 18
TMM
EURIBOR
1 MOIS
3 MOIS
-0,3462
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,3636
-0,359
-0,3609
-0,3662
-0,3614
-0,371
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,369
-0,371
-0,37
-0,369
-0,309
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
-0,319
-0,319
-0,318
-0,316
TME
0,36
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
0,77
0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
0,68
0,73
0,79
0,86
0,81
SOURCE CDC IXIS
TMOR.
PUB. PRIV.
MOY.
EONIA
EURIBOR
TEC
HEBDO
1 MOIS 3 MOIS 10
THE
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
12-11
13-11
14-11
15-11
16-11
19-11
20-11
21-11
22-11
23-11
26-11
27-11
28-11
29-11
30-11
03-12
04-12
05-12
06-12
07-12
10-12
11-12
12-12
13-12
14-12
17-12
18-12
0,87
0,87
0,87
0,87
0,79
0,79
0,79
0,79
0,79
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,76
0,76
0,76
0,76
0,76
0,71
0,71
0,71
0,71
0,71
0,75
0,75
0,75
0,56
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
0,93
0,99
1,06
1,01
-0,361
-0,361
-0,36
-0,362
-0,36
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,363
-0,362
-0,362
-0,362
-0,362
-0,365
-0,349
-0,349
-0,355
-0,369
-0,358
-0,359
-0,359
-0,358
-0,36
-0,36
-0,362
-0,362
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,371
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,369
-0,368
-0,369
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,367
-0,367
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,369
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,316
-0,315
-0,315
-0,314
-0,312
-0,312
-0,311
-0,311
-0,311
0,77
0,77
0,77
0,74
0,76
0,78
0,77
0,77
0,75
0,73
0,73
0,73
0,71
0,71
0,69
0,70
0,68
0,66
0,66
0,67
0,69
0,74
0,69
0,70
0,69
0,71
0,70
THOR.
PUB.
PRIV.
1,07
1,07
1,07
1,07
0,99
0,99
0,99
0,99
0,99
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,95
0,95
0,95
1,07
1,07
1,07
1,07
0,99
0,99
0,99
0,99
0,99
1,00
1,00
1,00
1,00
1,00
0,96
0,96
0,96
0,96
0,96
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,95
0,95
0,95
2
34,97
4,12
10,15
28
- 1,41
536
436
36
24,2
116
+
88,6 3,3 +
0,356+
48,8
1
0,43
153
1,12
5
2,17
26184
0,85 893455
201
10,5
36
25,2
1,54 - 9,41
19,66 - 0,2
14,5
2,14 + 3,88
54,9 + 1,48
3,17 - 2,16
149
1
159
4871
1
15198
3738
19564
0,212
5,6
10
6,18
38,5
132,5
- 4,76
- 1,48
+ 0,33
- 0,77
+ 6,49
53
2877
3646
774
1114
422
1,04
59,5
37,6 - 0,66
4,59 - 0,22
310
11008
3350
11
2,36
5,88
6,26 - 0,95
3,88 + 3,74
4,44
5,44 + 2,64
4,31 - 0,69
1845
642
3632
1
2393
7151
MÉTAUX NON FERREUX
MÉTAUX STRATÉGIQUES
PARIS
OR (EUROS CPROR/*COURS HEBDO)
18/12
17/12
COURS PRIME PREC.
LINGOT
35210
0
35580
10 FLORINS
212
-0,48
214,8
5 DOLLARS*
310
17,08
290
10 DOLLARS
600
13,3
580
20 DOLLARS
1200
13,26
1183
5 ROUBLES*
0
-100
0
50 PESOS
1325,75 0,41
1301
LATINE
204
-0,21
204
NAPOLEON
211,9
3,65
213,7
1/2 NAPOLEON* 116
13,49
118
SOUVERAIN ELI I* 273
5,92
273
SOUVERAIN
260
0,88
267,8
1/2 SOUVERAIN* 132
2,43
132
SUISSE
211,9
3,65
211,9
TUNISIENNE*
213
4,19
213
MARK*
261,9
3,89
261,9
KRUGERRAND
1170
6,84
1160
LINGOTIN 500GRS 18240
3,61
18240
LINGOTIN 250GRS 9120
3,61
9120
LINGOTIN 100GRS 3645
3,52
3680
ARGENT C3E (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
496,15
496,15
CUIVRE (GIRM):
LONDRES
(EN DOLLARS)
PALLADIUM (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
FIX1
35 670
35 442
FIX2
35 783
35 666
PLATINE (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
FIX1
22 385
22 247
FIX2
22 188
22 171
LONDON BULLION MARKET
18/12
17/12
ARGENT (EN CENTS PAR OZ)
FIXAGE
1 461
1 456
OR (EN DOLLARS PAR OZ)
FIX
1 246
701
56
8012
977
1,95
- 2,44
265
2,5
36,7 + 0,55
0,926+ 6,44
25 + 0,4
605
58,8 - 0,34
3,08 - 3,3
4,005+ 2,69
1,46
0,3 + 2,74
13,55 - 2,17
6,85 - 0,73
732
14059
736
38
305
211986
26137
181
1301
353
869
1 242
PALLADIUM (EN DOLLARS PAR ONCE TROY)
1 266
1 258
PLATINE (EN DOLLARS PAR ONCE TROY)
785
782
SETTLEMENT
18/12
DÉC. 18
14,61
JANV. 19
14,65
MARS 19
14,72
MAI 19
14,82
JUIL. 19
14,9
OR (EN DOLLARS PAR ONCE)
SETTLEMENT
17/12
14,62
14,64
14,74
14,83
14,91
DÉC. 18
JANV. 19
AVR. 19
JUIL. 19
OCT. 19
18/12
787,3
790,3
795,3
802,7
813,8
AUTRES DEMI PRODUITS CUIVREUX :
17/12
1245,9
1255,9
1262,4
1268,3
1280,1
SETTLEMENT
17/12
798,8
794,2
799,4
804,4
811,2
629,48 DEPUIS LE 18/12
BASE CUIVRE
BASE LAMINÉ LAITON 1 TITRE 531,85 DEPUIS LE 18/12
BASE LAMINÉ LAITON 70/30
540,72 DEPUIS LE 18/12
BASE LAMINÉ LAITON 85/15
585,09 DEPUIS LE 18/12
BASE LAMINÉ BRONZE 94/6
718,64 DEPUIS LE 18/12
BASE LAMINÉ BRONZE 94/4
688,92 DEPUIS LE 18/12
LONDON METAL EXCHANGE
18/12
17/12
ALLIAGE D`ALUMIN. (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1410-1420
1400-1410
12060
1405-1406
1400-1410
12060
ALUMINIUM (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1937-1937,5
1924-1925
1169625
1907-1908
1920,5-1921
1150100
CUIVRE (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
STOCKS
CASH
3 MOIS
VOL.
6095-6095,5
6109-6110
121800
19450-19500
19410-19420
2990
10930-10935
11000-11010
209592
6103-6104
6100-6101
121225
19355-19365
19350-19375
2990
10730-10740
10810-10815
209688
PLOMB (EN $ PAR TONNE)
1911,5-1912
1924-1925
107200
1925-1927
1938-1939
106800
ZINC (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
2579,5-2580
2534-2535
122400
2555-2560
2515-2516
119000
NEW YORK
CUIVRE (EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
DÉC. 18
JANV. 19
FÉV. 19
MARS 19
18/12
2,67
2,67
2,67
2,67
17/12
2,75
2,75
2,74
2,74
VOL
450
488
175
68303
KUALA LUMPUR
ETAIN (EN DOLLARS PAR TONNE)
SETTLEMENT SETTLEMENT
JOU R
18/12
19300
17/12
19370
17/12
ANTIMOINE 99,65% (PAR TONNE)
8050
8050
BISMUTH 99,99% (PAR LB)
4,3
4,3
CADMIUM 99,95% (PAR LB)
1,35
1,35
COBALT (CATHODES) 99,80% (PAR LB)
33
33
EPONGE DE TITANE 99,60% (PAR KG)
6,8
6,8
FERRO MANGANESE (HC) (PAR TONNE)
975
975
FERRO MOLYBDENE (PAR KG)
29,1
29,1
GERMANIUM (PAR KG)
1300
1300
SELENIUM 99,50% (PAR LB)
14,5
14,5
SILICIUM (PAR TONNE)
1905
1905
ICE
(EN GBP PAR MWH)
CLÔTURE
18/12
BASE
40,69
POINTE
46,28
ICE FUTURES
(EN GBP PAR MWH)
NICKEL (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
18/12
ÉLECTRICITÉ
ETAIN (EN $ PAR TONNE)
SETTLEMENT
18/12
DÉC. 18
1248,3
AVR. 19
1258,3
JUIN 19
1264,1
AOUT 19
1270,9
DÉC. 19
1282,2
PLATINE (EN DOLLARS PAR ONCE)
SETTLEMENT
CATHODES : 5494 A COMPTER DU 18/12/
CASH
3 MOIS
VOL.
NEW YORK
ARGENT (EN CENTS PAR ONCE)
SETTLEMENT
57
19,15
22,8 + 0,89
30
- 0,66
85,4 - 2,29
120
MATIÈRES PREMIÈRES
MÉTAUX PRÉCIEUX
VOL
BASE JAN 19
BASE FEB 19
POINTE JAN 19
POINTE FEB 19
CLÔTURE
17/12
40,69
46,28
CLÔTURE
CLÔTURE
18/12
67,9
67,37
75,88
74,89
17/12
67,38
67,26
74,88
74,64
VOL
364004
192492
VOL
PRODUITS PÉTROLIERS
SUCRE
ROTTERDAM
(BARGES - FOB) (EN $ PAR TONNE)
GAS OIL 0.1% SUL.
509,5
London Daily Price:
358,5
333,5
368,5
343,5
SINGAPOUR
GASOLINE 97
GAS OIL
FUEL OIL (180)
FUEL OIL (380)
63,55
68,99
393,5
361,5
63,55
68,99
408,5
376,5
ÉMISSION CO2
NYMEX EMISSIONS (EN EUROS PAR TONNE)
SETTLEMENT SETTLEMENT
CLÔTURE
JANV. 19
FÉV. 19
MARS 19
AVR. 19
MAI 19
JUIN 19
JUIL. 19
AOUT 19
CLÔTURE
18/12
48,38
48,9
49,05
48,73
50,9
17/12
50,9
51,3
51,65
51,95
52,2
CLÔTURE
18/12
3,72
3,62
3,43
17/12
3,57
3,49
3,34
VOL
CLÔTURE
VOL
26
10
5
1
VOL
18/12
12,36
12,44
12,56
12,84
13,41
17/12
12,49
12,6
12,73
13
13,55
MARS 19
MAI 19
JUIL. 19
OCT. 19
MARS 10
18/12
DEC 2018 24,77
JAN 2019 24,88
FEV 2019 24,63
CLÔTURE
VOL
18/12
17/12
MARS 19 1679
1658
MAI 19
1693
1675
JUIL. 19
1701
1681
SEPT. 19
1707
1689
DÉC. 19
1712
1693
NEW YORK (EN $ PAR TONNE)
MARS 19
MAI 19
SEPT. 19
DÉC. 19
JUIL. 10
5774
2501
2511
1035
903
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
18/12
2269
2285
2309
2314
2315
9197
4751
1273
791
7
17/12
2228
2240
2274
2280
2294
18/12
17/12
JANV. 19 1453
1450
5112
MARS 19 1482
1477
8397
MAI 19
1498
1492
1585
JUIL. 19
1514
1509
651
SEPT. 19
1533
1527
373
NEW YORK-ARABICA (EN CENTS PAR LB)
NEW YORK (CONT. N°2 - CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
18/12
78,06
80,23
77,73
7161
775
2
SETTLEMENT SETTLEMENT
MARS 19
MAI 19
SEPT. 19
DÉC. 19
18/12
99,5
102,8
108,3
112,05
17/12
100,25
103,5
109,1
112,85
VOL
11234
3377
1062
763
JUS D’ORANGE
CHICAGO (EN $ PAR 1000 BDFT)
NEW YORK (CONT. NO2 - EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
17/12
320,7
325,3
333
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
18/12
17/12
JANV. 19 10,58
10,56
MARS 19 10,7
10,69
MAI 19
10,85
10,88
AVOINE À CHICAGO
(EN CENTS PAR BOISSEAU)
VOL
SETTLEMENT SETTLEMENT
JOU R
18/12
17/12
112,45
115,7
VOL
112.45
347
271
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
245
57
1
SETTLEMENT SETTLEMENT
18/12
168,05
168,05
180,5
VOL
17/12
169
172,5
180,5
162
VEAU VIVANT - BRESIL - BRL :
151.4
LE 17/12//18
BETAIL VIVANT - CME - USD : 1.19025
LE 17/12//18
BETAIL D'ENGRAIS - CME - USD : 1.45375
LE 17/12//18
PORC MAIGRE - CME - USD :
0.63825
LE 17/12//18
PORC FRANCE E - EUR :
1.5
LE 02/03//17
INDICES
18/12
RJ CRB
BOIS
18/12
320,7
325,3
332,4
VOL
58780
12719
8174
BETAILS
COTON
JANV. 19
MARS 19
MAI 19
SETTLEMENT SETTLEMENT
LONDRES-ROBUSTA (EN $ PAR TONNE)
VOL
VOL
1315
1332
473
18/12
17/12
MARS 19 386
383,5
MAI 19
393,5
391,5
JUIL. 19
400
398,25
RIZ À CHICAGO (EN CENTS PAR LB)
VOL
CLÔTURE
81
1
SETTLEMENT SETTLEMENT
JANV. 19
MARS 19
MAI 19
CLÔTURE
VOL
18/12
17/12
JANV. 19 177
175,5
MARS 19 179,25
178,5
JUIN 19
182,75
182,5
MAIS À CHICAGO (EN CENTS PAR
BOISSEAU)
CAFÉ
17/12
24,75
24,99
24,6
17/12
78,52
80,55
77,13
CLÔTURE
SETTLEMENT SETTLEMENT
Prix indicatif de l'Organisation internationale du
café (cents US/livre) :
Prix composé : 97.84
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
INDICE COTLOOK A : 87,8, LE 18/12//18
Mars 19
Juil. 19
Oct. 19
38400
19864
10514
4596
1596
VOL
18/12
17/12
MARS 19 531,88
535,25
MAI 19
538,5
541,75
SEPT. 19
550,13
554,5
MAIS À PARIS (EN EUROS PAR TONNE)
VOL
17/12
24,59
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
CLÔTURE
SETTLEMENT SETTLEMENT
18/12
17/12
MARS 19 207
207,25
12618
MAI 19
208,25
208,5
5642
SEPT. 19
191,25
191
1296
BLÉ À CHICAGO (EN CENTS PAR BOISSEAU)
18/12
17/12
MARS 19 293,75
288,25
MAI 19
295
291,5
JUIL. 19
291,25
287
BLÉ FOURRAGER À LONDRES
(EN £ PAR TONNE)
POWERNEXT GAS FUTURES
VOL
CLÔTURE
NYMEX ( EN $ PAR MBTU)
CLÔTURE
18/12
17/12
FÉV. 19
531,25
550,75
37053
MARS 19 531,25
551,25
19543
AVR. 19
531,5
551,75
7579
MAI 19
532,5
552,5
4998
JUIL. 19
536,75
556,75
4602
NEW YORK NYMEX WTI (EN $ PAR BARIL)
CLÔTURE
VOL
17/12
28,6
28,6
29
CLÔTURE
VOL
3327
1086
277
215
75
CACAO
GAZ NATUREL
18/12
NORD DA 24,79
18/12
17/12
JOUR
57,14
59,61
FÉV. 19
57,14
59,61
263436
MARS 19 57,05
59,66
169505
LONDRES-GAZOLE (EN $ PAR TONNE)
CLÔTURE
18/12
28,6
28,6
29
CLÔTURE
Prix indicatif de l'Organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 16/12/
Prix indicatif : 2183,2
LONDRES (EN £ PAR TONNE)
URANIUM
DÉC. 18
JANV. 19
MAI 19
CLÔTURE
18/12
17/12
MARS 19 337,4
339,5
MAI 19
341,7
344,9
AOUT 19 347,2
350,2
OCT. 19
351,5
354,1
DÉC. 19
357,1
359,6
NEW YORK (EN CENTS PAR LB)
VOL
URANIUM NYMEX (EN $ PAR LB)
LONDRES-BRENT (EN $ PAR BARIL)
CLÔTURE
CLÔTURE
17/12
23,4
POWERNEXT GAS SPOT
PRODUITS PÉTROLIERS
CLÔTURE
CLÔTURE
18/12
23,4
BLÉ DE MEUNERIE N°2 À PARIS
(EN EUROS PAR TONNE)
LONDRES (EN DOLLARS PAR TONNE)
530
FUEL
FUEL OIL (HS 180)
FUEL OIL (HS 380)
SPOT
CÉRÉALES
12,8 cts/lb
181,46
17/12
184,81
REUTERS COM. 2367,97
2375,84
MOODYS COM. 5703,65
5760,28
OR INDUSTRIEL 35526
35411
2875,4
2875,5
LMEX
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
DERNIER
DIVIDENDE NET
EN EUROS**
MONT. DATE
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LU0155303323 PICTET-ASIAN EQ. JAPAN
228,04 17/12
LU0090689299 PICTET-BIOTECH
640,4
LU0280430660 PICTET-CLEAN ENERGY
17/12
76,37 17/12
CODE ISIN
DÉSIGNATION
DES VALEURS
VAL. UNIT DATE
HORS FRAIS DE LA
EN EUROS** VALOR.
DERNIER
DIVIDENDE NET
EN EUROS**
MONT. DATE
CODE ISIN
DÉSIGNATION
DES VALEURS
VAL. UNIT DATE
HORS FRAIS DE LA
EN EUROS** VALOR.
DERNIER
DIVIDENDE NET
EN EUROS**
MONT. DATE
CODE ISIN
CLASSIFICATION
VAL. UNIT DATE
HORS FRAIS DE LA
EN EUROS** VALOR.
CLASSIFICATION
DÉSIGNATION
DES VALEURS
CLASSIFICATION
CODE ISIN
CLASSIFICATION
sicav//fcp
DÉSIGNATION
DES VALEURS
308,76 17/12
LU0130729220 PICTET-EMERGING MKTS
505,83 17/12
LU0128490280 PICTET-EUR BONDS
546,54 18/12
LU0144509717 PICTET-EUROPEAN SUST. EQ.
235,4
LU0128467544 PICTET-GLOBAL EMERG.DEBT
359,41 18/12
LU0168449691 PICTET-GREATER CHINA
491,26 17/12
LU0704154292 RAM (L) SF EM MKT EQ
LU0188501257 PICTET-HEALTH
256,33 17/12
LU0375629556 RAM (L) SF EUROPEAN EQ
487,52 17/12
LU1048876350 RAM (L) SF GB SHLDR YLD EQ
114,6
LU0705072691 RAM (L) SF L/S EM MKT EQ
118,72 17/12
LU0851564541 WORLD EQUITY (EUR)
SYNCHRONY (LU)
17/12
LU0935268721 RAM (L) SF EM MKT CORE EQ
93,03 17/12
LU1626130063 SWISS SMALL & MID CAPS (CHF)
89,15 17/12
162,77 17/12
LU1626129727 SWISS ALL CAPS (CHF)
96,96 17/12
394,55 17/12
LU1626130816 SILK ROAD ZONE STOCKS (USD)
92,57 17/12
LU0851564897 EUROPEAN EQUITY (EUR)
142,4
LU1626130220 HIGH DIV. EUROPE STOCKS (EUR)
89,64 17/12
17/12
LU0176900511 PICTET-JAPANESE EQ. SEL.
14108,81 17/12
LU0217139020 PICTET-PREMIUM BRANDS
142,61 17/12
LU0705071701 RAM (L) SF L/S EUROPEAN EQ
147,57 14/12
LU1279334210 PICTET-ROBOTICS
126,28 17/12
LU0375630729 RAM (L) SF NORTH AM EQ
266,2
LU0338483075 PICTET-RUSSIAN EQUITIES
57,27 17/12
LU1074511459 RAM (L) TF CONV EUROPE
138,76 17/12
LU0256846139 PICTET-SECURITY
217,64 17/12
LU0419186167 RAM (L) TF GB BD TOT RET
141,29 17/12
LU0935723782 RAM (L) TF II ASIA BD TOT RET
136,63 17/12
LU0340554913 PICTET-DIGITAL
284,45 17/12
LU0130732364 PICTET-SMALL CAP EUR.
1007,65 17/12
LU0255798109 PICTET-EMERG LC DEBT
154,24 18/12
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280,61 17/12
DERNIER
DIVIDENDE NET
EN EUROS**
MONT.
DATE
Banque Cantonale
de Genève (France) SA
Tél. 04 72 07 31 50
bcgef.fr/fonds
LU0130728842 PICTET-EMERGING EUROPE
LU0070964530 PICTET-INDIAN EQ.
VAL. UNIT DATE
HORS FRAIS DE LA
EN EUROS** VALOR.
17/12
140,64 17/12
17/12
Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l’action hors droits d’entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d’un FCP.
Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DÉSIGNATION DES VALEURS».
carnet
fr
PORTRAIT
par Claire Garnier
—Correspondante à Rouen
DR
France Burgy,
pour former les
fonctionnaires
Ce sont 400 millions d’euros de budget et pas
moins de 2.300 collaborateurs que France
Burgy s’apprête à piloter. A 57 ans, elle dirigera
dès janvier le puissant Centre national de la
fonction publique territoriale (CNFPT), un établissement public déconcentré qui forme les
agents des collectivités. Elle ne nous dira rien de
ses ambitions, mais elle a montré – en trente ans
d’expérience dans les collectivités – qu’elle
aimait « expliquer et convaincre ».
Dans son poste actuel de directrice de
l’agence de développement Rouen Normandy
Invest, elle a fait travailler ensemble sept entités
publiques, dont la Métropole de Rouen, principal financeur, et 120 entreprises. Le tout, « en
tandem » avec un chef d’entreprise et 12 collaborateurs. « Elle vous met juste un peu de pression pour vous pousser dans votre zone d’inconfort », souligne un cadre.
Cash, méthodique, elle avait commencé par
commander à l’Ifop un sondage de notoriété.
L’Armada étant le seul point perçu comme positif, elle a proposé que l’on s’appuie sur ce rassemblement de voiliers à venir pour organiser à
Rouen une série d’événements économiques.
En même temps, il faut « oser tout mettre sur
la table, y compris les résultats négatifs du sondage, obtenus selon une méthode incontestable »,
avant de proposer des outils. « France nous a
permis de disposer d’un vrai diagnostic pour travailler sur l’attractivité. C’est peut-être dû à sa formation de véto ! » souligne Bernard Leroy, le
président de la Communauté d’agglomération
Seine-Eure. Car, après une année de prépa, cette
native de Strasbourg a d’abord intégré l’Ecole
vétérinaire de Lyon pour exercer un métier en
lien avec sa « passion des chevaux ». Elle passe sa
thèse à 23 ans « un bébé dans les bras », puis se
voit affectée, en tant qu’inspecteur vétérinaire
de l’Etat, au contrôle sanitaire de l’abattoir
public de Grenoble.
« Convaincre avant de réglementer »
A l’époque du scandale du veau aux hormones,
elle doit réaliser des saisies sur des carcasses de
viande non saines, ce qui ne lui vaut pas que des
amis. « Il m’est arrivé d’être enfermée dans le frigo
d’un abattoir, ce qui forge le caractère ! » raconte
celle qui, à 26 ans, prendra la tête du laboratoire
d’analyses du département de l’Eure. Elle montera dans ce département une direction environnement avant de passer en 1995 à la
région Haute-Normandie d’Antoine Rufenacht
(RPR), qui la charge de dossiers portuaires et
fluviaux. Puis, c’est au tour du département de
Seine-Maritime dirigé par Charles Revet (UDF)
de lui confier sa direction de l’environnement.
Aux côtés des élus et des agriculteurs, elle travaille sur des solutions hydrogéologiques pour
éviter, en cas de fortes pluies, l’infiltration des
eaux de surface dans la nappe phréatique. Son
credo : « Il faut convaincre avant de réglementer », répète-t-elle.
Las, le nouveau directeur général des services lui lance qu’elle a le défaut « d’être une
femme », d’avoir « une cervelle » et de « gagner
trop d’argent ». France Burgy prend alors un
congé pour convenance personnelle, le temps
de décrocher un DESS de finances et d’évaluation des politiques publiques à l’université de
Rennes. Après un passage à la région Ile-deFrance, elle rejoint Yvon Robert, président
(PS) de la communauté d’agglomération de
Rouen comme directrice générale adjointe. Le
département de Seine-Maritime devenu socialiste la nomme au même poste, où elle assurera
l’intérim du directeur général des services tout
en faisant de la prospective financière.
Et comme elle n’a jamais oublié ce conseil
– « chaque fois que vous prendrez de nouvelles
fonctions, préoccupez-vous d’abord de l’état de la
tirelire » –, elle prévient l’exécutif que les finances sont en péril. N’étant pas entendue, elle
rejoint la région (socialiste) Haute-Normandie,
comme directrice générale des services, une
fonction peu féminisée. Là, elle met en place un
outil de gestion prospective, fait face à une grève
de cadres et gère un changement de présidence.
Mais le plus difficile est à venir : la fusion des
deux régions normandes dans un contexte
d’incertitude politique. Elle se rend, avant le
scrutin de 2015, à une formation (organisée par
« Les Echos » !) sur la « conduite humaine d’un
projet de fusion ».
Entourée de dirigeants du privé, elle explique
qu’elle doit emmener ses équipes dans la fusion,
sans connaître « ni les élus, ni le projet, ni la politique financière, ni l’implantation du siège ».
« Madame, lui répond alors le formateur, sauvezvous le plus vite possible ! » Ce qu’elle fera, peu
après l’arrivée de Hervé Morin à la tête de la
région. Pour rejoindre la Métropole de Rouen. n
OMNICOM MEDIA GROUP FRANCE
Fernando da Costa
Benjamin Grumbach
Franck Farrugia
Arnaud Estournès
Suite au départ d’Hervé
Brossard, Fernando da Costa est
nommé président d’Omnicom
Media Group tandis que
Benjamin Grumbach et Franck
Farrugia deviennent executive
vice-présidents d’OMG France.
Arnaud Estournès intègre quant
à lui le co-leadership d’OMG
France.
Fernando da Costa, 47 ans, titulaire d’une maîtrise en marketing
et communication de l’IDRAC a
notamment été directeur général
puis CEO d’OMD. Il était vice-président d’Omnicom Media Group.
Benjamin Grumbach, 36 ans,
autodidacte, fut entre autres
business director d’OMD de 2003
à 2011 puis coprésident de ReMind de 2012 à 2015. Depuis 2015
il était coprésident de Re-Mind
PHD.
Franck Farrugia, 44 ans, est
diplômé de l’ESC Saint-Etienne. Il
a été le cofondateur de Mediatrack Cospirit en 1996 et de ReMind en 2007. Il était depuis 2015
co-président de Re-Mind PHD.
Arnaud Estournès, 41 ans, est
diplômé Neoma Business School
(anciennement Sup de Co Reims).
Il a été auditeur senior chez
Arthur Andersen de 1999 à 2003
avant de devenir CFO d’Omnicom
Media Group de 2003 à 2018,
poste qu’il conserve.
ADMINISTRATION
GROUPEMENT
CB
Michel Ganzin
a été élu président du conseil de
direction du Groupement des
cartes bancaires CB.
Michel Ganzin, 51 ans, est titulaire
d’une licence de sciences économiques, d’un diplôme d’études
supérieures bancaires et d’un
Cesa Management HEC. Il est,
depuis septembre, directeur
général adjoint de Crédit Agricole
S.A., chargé du pôle fonctionnement et transformation, membre
du comité exécutif. Au Crédit
Lyonnais depuis 1989, il a notamment été responsable de marchés
et de l’animation commerciale en
2004, puis directeur des réseaux
hors agences de LCL en 2008.
Nommé directeur général adjoint
du Crédit Agricole de Val de
France en 2010, il était devenu
directeur général de la Caisse
régionale de Centre Ouest en 2015.
ENTREPRISES
RICHELIEU GESTION
Laurence Adam
est désormais directrice
générale déléguée et directrice
des opérations.
Laurence Adam, 44 ans, est titulaire d’un Deug de mathématiques
appliquées aux sciences sociales
de l’université de Paris-XII, d’une
maîtrise de sciences de gestion de
l’ESA Paris-XII et d’un DESS
d’ingénierie financière de l’Ecole
supérieure des affaires de l’université de Paris-XII. Elle a débuté
comme gestionnaire middle office
à la Barep (groupe Société Générale). Elle a ensuite participé à la
création de Systeia Capital Management (groupe Crédit Agricole)
dont elle a assuré la responsabilité
du middle office. Plus récemment,
elle était directrice des opérations
et membre du comité de direction
de Edmond de Rothschild Asset
Management France.
SECRÉTARIAT D’ÉTAT
CHARGÉ DU NUMERIQUE
Nicolas Gaudemet
devient directeur de cabinet
adjoint du Secrétaire d’Etat
chargé du Numérique, Mounir
Mahjoubi.
Nicolas Gaudemet, 39 ans, ancien
élève de l’Ecole Polytechnique et
de l’Ecole nationale des ponts et
chaussées, a d’abord travaillé à la
Direction du Trésor, puis à la
Direction du développement des
médias au ministère de la Cul-
ture. Il a ensuite rejoint Orange
pour y être vice-président contenus et services numériques avant
d’assurer la direction commerciale d’Orange Nord de France.
Dernièrement, il dirigeait le pôle
culture de FNAC Darty. Il est par
ailleurs romancier.
AGENCE
FAO
Catherine Geslain-Lanéelle
a vu sa candidature officialisée
et soutenue par la France
et l’Union européenne pour
succéder au Brésiliano-ItaloAméricain José Graziano
da Silva. Le mandat de directeur
général de l’Organisation des
Nations unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO) de ce
dernier expirera en juillet
prochain.
Catherine Geslain-Lanéelle,
55 ans, ingénieure agronome et
des Eaux et Forêts, est experte des
systèmes agricoles et alimentaires
mondiaux. Elle a passé 30 ans au
sommet d’instances gouvernementales agricoles et alimentaires
en France et à l’international. Elle
a notamment dirigé de 2006 à
2013 l’Autorité européenne de
sécurité des aliments (EFSA),
basée à Parme en Italie.
ILS SONT NÉS
UN 19 DÉCEMBRE
Karim Benzema,
footballeur, 31 ans.
William Christie, claveciniste
et chef d’orchestre, 74 ans.
Béatrice Dalle, actrice, 54 ans.
Yann Delabrière, ex-PDG
de Faurecia, président du
directoire d’Idemia, 68 ans.
Louis Dreyfus, président
du directoire et directeur
de la publication du « Monde »,
48 ans.
Alain Flammarion,
éditeur, 71 ans.
Marc Jézégabel,
journaliste, 62 ans.
Lars Olofsson, ancien PDG
du groupe Carrefour, 67 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
crible
Mercredi 19 décembre 2018
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Eiffage tente sa chance chez l’exploitant
du tunnel sous la Manche.
L’INVITÉ
DES « ÉCHOS »
« Les Echos »
+
Du Brexit au « Frentry »
Pierre Gattaz Président
de Business Europe
« Statistique patriotique : quelle serait la superficie de la Suisse si elle se trouvait dépliée sur une plaine ? » La question est kafkaïenne, mais lorsque l’un
des fleurons de la place zurichoise, ABB, tente d’y répondre, le résultat est
plutôt décevant. A 11 milliards de dollars, dette incluse pour 100 % du capital, la vente des équipements électriques de haute tension du groupe helvético-suédois au japonais Hitachi (qui n’en prend que 80,1 % dans un premier temps) étend sur le papier un multiple de valorisation plutôt généreux
(11,2 fois le résultat opérationnel estimé en 2019 par Oddo BHF) supérieur
au sien en Bourse (10,7 fois selon Bloomberg). Si la requête de l’activiste
d’origine nordique Cevian va mettre près de cinq ans à être satisfaite – la finalisation de l’opération n’étant prévue qu’en 2020 –, le désengagement de
la branche la moins rentable du numéro deux mondial des automatismes
industriels « rapporte trois fois plus d’argent » que s’il avait été réalisé comme réclamé dès 2015, s’est défendu son directeur général, Ulrich Spiesshofer. Et pourtant, le fonds de Christer Gardell aurait été plus inspiré sur la
même période d’investir chez Siemens (avec 21 % de surperformance en
euros, dividendes inclus). La perspective que la transaction aboutisse à rendre 7,6 à 7,8 milliards de dollars aux actionnaires, soit presque un cinquième de sa capitalisation boursière, a laissé au fond du lac un titre affichant
déjà une décote sectorielle d’environ 20 %. Peut-être parce que ce découpage tardif va générer 1 à 1,2 milliard de dollars de coûts, en plus des 800 à
900 millions d’impôts à payer. Et qu’il faudra donc emprunter pour retourner l’argent. Les automatismes suisses ne sont plus ce qu’ils étaient.
ENTREPRISES Lors de l’émission, Pierre Gattaz, ancien
président du Medef, désormais président de Business
Europe (l’équivalent européen) est questionné sur le rôle
que doivent jouer les entreprises dans la grande
concertation nationale lancée par Emmanuel Macron.
« Une entreprise ne peut pas rester que sur la création
de profits [même si] c’est nécessaire et essentiel. Je vise
toujours, en ce qui me concerne, une trilogie :
faire de l’excellence économique, mais en restant
profondément humain et respectueux de l’environnement »,
répond Pierre Gattaz.
MACRON L’image d’Emmanuel Macron à l’international
a-t-elle été affectée suite à la crise des « gilets jaunes » ?
« Emmanuel Macron a donné des incitations, et je crois
que les mesures qu’il a annoncées il y a une semaine vont
dans le bon sens : elles redonnent du pouvoir d’achat
rapidement aux gens qui en ont le plus besoin… Après,
il a préservé la compétitivité, et l’attractivité de l’entreprise
France. »
FONDATION « J’ai créé une fondation qui s’appelle “Y croire”.
L’idée est de former à l’entrepreneuriat des gens qui ont
une idée de création d’entreprise ou de reprise de commerce,
mais qui n’ont pas les codes ou les réseaux. Nous, chefs
d’entreprise, nous les accompagnons dans la formation
et la mise en œuvre de leurs idées. Voilà une solution pour
essayer de revitaliser des territoires qui sont très malmenés
depuis une trentaine d’années. »
Interview réalisée par Olivier Harmant
a L’intégralité de l’émission sur lesechos. fr/invitedesechos
« Ne mettez jamais en doute le courage des Français, ce sont eux qui ont
découvert que les escargots étaient comestibles. » La blague américaine fait rire
les Anglais, mais il en faudrait bien plus pour démoraliser le numéro trois
hexagonal du BTP, Eiffage. Qui d’autre en effet que le rescapé d’un raid
espagnol d’avant-crise oserait s’inviter, à la veille d’un plus que possible « hard
Brexit », chez l’une des valeurs maudites de la cote parisienne, l’exploitant
du tunnel sous la Manche, Getlink ? Les « escargots » géants de camions qui
pourraient se former des deux côtés du « Channel » ne font visiblement pas
peur à son PDG, Benoît de Ruffray. Les investisseurs en Bourse trépignaient
à la perspective que l’exploitant du viaduc de Millau puisse enjamber l’an
prochain une partie des fonds actionnaires d’Autoroutes Paris-Rhin-Rhône
(APRR) afin de monter au capital de sa filiale pesant, selon AlphaValue, 40 %
de son actif brut (et les deux tiers de son activité de concessions). Le groupe
vient de leur rappeler que les enchères pour des aéroports ne sont pas sa seule
bretelle de sortie pour anticiper l’échéance de la concession d’APPR en 2035.
Un adage d’investisseur voulant que le troisième tour de table des grandes
infrastructures est celui qui fait fortune, l’italien Atlantia s’est positionné dès
le printemps en reprenant 15,5 % à Goldman Sachs (et 27 % des droits
de vote). Mais le boulet de la catastrophe génoise paralyse pour l’instant la fille
des Benetton. Même avec le Brexit, le « Frentry » d’Eiffage a de l’avenir.
De Beers 21
Deloitte 29
Drouot 21
EDF 17
Ericsson 23
EY 29
Faurecia 30
Figeac Aero 30
Grupo Magaez 22
Huawei 23
InVivo 16
KDDI 22
Kilowattsol 17
KPMG 29
Maty 21
Navya 19
Nokia 23
Orange 22
Peugeot 30
L’auto-amputation d’ABB a un coût élevé
avant de créer de la valeur.
Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant. Vu le carnet de commandes bien rempli et le profil avantageux de ses flux de trésorerie disponible –
en hausse supérieure à 15 % en 2018 selon Bloomberg –, le « board » de
Boeing poursuit ses gâteries aux actionnaires. Le fait de ne pas y déroger
malgré les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine a été reçu
comme un message de confiance (+3,5 % pour l’action) pour terminer en
beauté une année de bonne facture (+11 % et +13,3 % coupons compris) malgré de fortes turbulences liées à cet interminable feuilleton géopolitique. La
paire de chiffre rond – 20 milliards de dollars de rachat d’actions étalés sur
deux ans et hausse de 20 % du dividende trimestriel – larguée sur les écrans
par le leader aéronautique mondial ne le transforme pas en avion ravitailleur fou. Sa pompe à « buy-backs », actionnable dès le mois prochain, a
grossi de 2 milliards par rapport à la précédente, dont la période était en
plus un peu plus longue. De quoi accompagner la hausse de capitalisation
boursière. Le rendement du dividende (2,5 %) amortit le choc de la hausse
des taux d’intérêt, tandis que la diminution du nombre d’actions en circulation (supérieure à 22 % par rapport au niveau de 2012) permet de doper le
bénéfice et le coupon par action. La « blue chip » n’aurait pas forcément de
meilleurs emplois industriels. Et elle reste bien moins généreuse en « repurchase » que des valeurs high tech ou bancaires de même taille, selon S
& P Dow Jones Indices.
Plastic Omnium 30
PwC 29
Qowisio 25
Saltó 22
SoftBank 22, 23
Solutions 30 22
Sotheby’s 21
TechnipFMC 30
Tesla 17
TMC Innovation 25
Total 17, 30
Unéal 26
Unibail-Rodamco 30
Valeo 30
Vallourec 30
Vinci Autoroutes 15
ZTE 23
AVIS FINANCIER
PVL 19
EN VUE
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IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 18 DÉCEMBRE 2018 : 90.525 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
Membre de membre ACPM OJD CPPAP : 0421 c 83015. Toute reproduction, même partielle, est
interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
Ce numéro comporte un 3e cahier de 14 pages « Les Echos Entreprises et Collectivités »
Boeing est d’attaque pour augmenter
dividende et rachats d’actions.
Automatisme suisse
LES ENTREPRISES CITÉES
Accor 30
Aeroma 26
Artcurial 21
Auchan 18
AXA 29
BHS 29
Bien’ici 24
BNP Paribas 29
Bouygues 30
Bouygues Telecom 22
Capgemini 30
Carillion 29
Carmat 30
Cartesiam 26
Chantal Thomass 20
Christie’s 21
Crédit Agricole 29
Crédit Mutuel 29
Dalian Wanda 18
Bien porté
José Mourinho
es Anglais ne respectent rien, y
compris les formes. Ils n’ont
même pas eu besoin de référendum citoyen pour virer Mourinho.
Pour l’entraîneur de Manchester
United, c’est le Joséxit. Ça lui apprendra à perdre des matchs, on en connaît
de ce côté de la Manche qui devraient
se faire du souci. Pourtant, à son actif,
José avait remporté un trophée européen, la Ligue Europa en 2017. Mais
nous sommes bien placés pour savoir
que de l’Europe les Britanniques n’ont
rien à fiche. Sur son banc, Mourinho,
55 ans, n’aura pas fait de vieux os. Il s’y
était installé à l’été 2016 et ne verra pas
l’hiver 2018. En huitièmes de finale de
la Ligue des champions, le club
anglais affrontera le PSG à Old Trafford le 12 février prochain, mais ce
n’est pas Mourinho qui lui dictera sa
stratégie. A celui-ci, les pros du ballon
reprochent un jeu terne, défensif, sans
L
panache, ses relations éruptives avec
le Français Paul Pogba. Il a même
traité notre « pioche » nationale de
« virus ». Stop au « French bashing » !
José paie surtout la déculottée prise
contre Liverpool. A cause de lui, les
Diables rouges sont en enfer. Jamais
depuis la saison 1990-1991, ils n’avaient
été aussi mal classés. Certes, le Portugais a eu de très beaux résultats dans
sa carrière, il a entraîné les plus
grands clubs, Benfica, Porto, Inter
Milan, Real Madrid, Chelsea, mais il
n’a jamais dépassé trois ans en place.
En cause, un caractère cassant et un
ego encore plus gros qu’un ballon de
foot. Ce n’est encore pas lui qui fera
oublier Sir Alex parti en 2013. Cela dit,
ce fils d’un gardien de but pourra se
rendre à Pôle emploi en Ferrari. Son
contrat prévoit une indemnité supérieure à 26 millions d’euros. Une belle
surface de réparation.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MERCREDI 19 DÉCEMBRE 2018// SUPPLÉMENT GRATUIT AU NUMÉRO 22848 | ISSN 0.153.4831 | NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT
MARCHESPUBLICS.LESECHOS.FR
La seconde vie des gravats
de l’ex-école Centrale
v
LE BAROMÈTRE
DE L’ÎLE-DE-FRANCE
L’école Centrale de Châtenay-Malabry, déménagée à Saclay, a été entièrement démolie,
laissant 85.000 mètres carrés de gravats qui seront recyclés et réutilisés sur le site.
Marion Kindermans
@MaKindermans
L’école Centrale, partie l’an dernier sur le
plateau de Saclay, n’est plus qu’un souvenir à
Châtenay-Malabry. Sur ce site de 20 hectares,
que le prestigieux établissement a occupé
pendant plus de 50 ans, des tas de gravats, des
pelleteuses, des monceaux de béton composent dorénavant le paysage. Ils feront l’objet
d’un soin particulier. « 98 % des bétons et
matériaux issus des déconstructions seront
remployés sur le site » explique-t-on à la
Semop (société d’économie mixte à opération
unique) créée pour l’occasion.
Cette structure d’aménagement – dont Eiffage
est actionnaire à 50 % (le reste détenu par la
Ville et la Caisse des Dépôts) – a été créée en
février 2017 pour gérer le chantier pendant dix
ans. C’est la première en France. La démolition et le désamiantage, lancés en février 2018,
se sont achevés fin novembre. 85.000 mètres
carrés de gravats issus des logements étudiants, des amphithéâtres, des salles de cours,
des lieux de restauration ont été mis à terre.
Sur le terrain, seul demeure le gymnase, qui
sera réaménagé en tiers lieu. Place désormais
à six mois de concassage.
Limiter les camions
Le béton est déférraillé puis broyé sur place
pour être réutilisé pour moitié dans les futures voiries et pour moitié dans les constructions. « Le premier immeuble construit sera
à 100 % en granulats recyclés, c’est une première » souligne Julien Sarthe, en charge du
chantier chez Eiffage. Les déchets restants
sont soit revalorisés, soit recyclés, soit réemployés. « Seuls 1 à 2 % des matériaux de déconstruction, amiantés ou pollués, ne pourront être
employés », indique la Semop.
L’association RéaVie, installée sur le site,
réutilisera les équipements électriques, robinets, ampoules, mobiliers de bureau… Cette
réutilisation des déchets sur place permet de
INNOVATION. Une structure d’accompagnement, dont Eiffage est actionnaire à 50 %, a été créée en février 2017
pour gérer le chantier pendant dix ans. C’est la première en France. Photo LaVallée
limiter les camions. 240 poids lourds auraient
été nécessaires chaque jour pour les évacuer.
L’amphithéâtre de 1.200 sièges a lui été
démonté et sera envoyé puis remonté à Dakar
pour des étudiants en agronomie.
Pour mener à bien ces ambitions, un système
de primes incitatives a été mis en place à
destination des entreprises de démolition
Eiffage Démolition, Occamat et Doyere
Démolition, qui s’engagent à des degrés
divers. « Ces primes sont indexées entre 0 à
2 % sur le montant des marchés, on va distribuer 100.000 euros pour les trois démolisseurs » explique Franck Faucheux, directeur
des innovations à la Semop. « En terme
financier, nous allons vers une opération
blanche, sans surcoût dû à ce réemploi mais
sans marge sans doute, même si nous ne le
savons pas encore précisément », précise
Le chiffre
1à2%
seulement des matériaux de déconstruction
ne pourront par être
réemployés.
Brigitte Outrey, présidente de la Semop.
Par ailleurs, ce quartier qui se veut « démonstrateur de vie durable » fera la part belle aux
matériaux bio sourcés (bétons végétaux, panneaux isolants en chanvre et en coton) et sera
chauffé en partie par de la géothermie. Pour
mener à bien ce projet, Eiffage travaille avec
huit établissements de l’Université Paris Est.
Au second semestre 2021, les premiers habitants investiront ce qui deviendra l’écoquartier LaVallée. Un programme de
210.000 mètres carrés avec dans le détail
2.200 logements, 36.000 mètres carrés de
bureaux entièrement occupés par le siège
France de Lidl (2.000 salariés), 15.000 mètres
carrés de commerces. Assez éloigné pour
l’instant de la station RER B, le site mise sur
une meilleure desserte avec la mise en circulation en 2023 du tramway T10. n
La Villette se met
à la réalité virtuelle
Le premier parc d’aventures en réalité virtuelle a ouvert
fin novembre à Paris sur le parvis de la Cité des Sciences
et de l’Industrie, à l’entrée du Parc de La Villette.
Lamia Barbot
LOISIRS. Illucity espère attirer
100.000 visiteurs en 2019.
Photo Buzzman Productman
Mille mètres carrés dédiés à la réalité
virtuelle pour un effet d’immersion
totale. Sur deux niveaux, quatre catégories d’expériences immersives sont
proposées, dont le jeu Assasin’s Creed,
Escape The Lost Pyramide, le nouvel
escape game d’Ubisoft. Bienvenu à
Illucity, le premier parc d’aventures en
réalité virtuelle situé à la Porte de la
Villette, à Paris. Le lieu a lui seul vaut
le détour avec ses étonnantes installations et nombreux trompe-l’œil.
Ouvert depuis mi-décembre, le parc est
entièrement dédié à la réalité virtuelle,
ou « VR ». Apparu au milieu des années
80, le terme réalité virtuelle désigne
une technologie qui permet de plonger
une personne dans un environnement
fictif créé numériquement. A l’aide
d’un casque qui diffuse des images en
3D à 360 degrés et de capteurs de
mouvement qui définissent « l’espace
virtuel », l’utilisateur est téléporté dans
l’action du scénario choisi.
Contrairement au jeu vidéo classique,
le joueur n’est plus face à un écran
mais projeté à l’intérieur d’un univers
original au sein duquel il va pouvoir
interagir librement.
Le parc Illucity a nécessité un investissement de 1,5 million d’euros du
groupe Ymagis, spécialiste européen
des technologies numériques
pour l’industrie du cinéma. « Nous
avons étudié le marché de la réalité
virtuelle et observé qu’il se développe très
rapidement, notamment à l’étranger, par
l’ouverture de parcs dédiés », explique
Jean Mizrahi, président d’Ymagis.
tarifs allant de 5 à 35 euros devrait
attirer les gamers. Pour l’année 2019,
Illucity vise les 100.000 visiteurs.
« Aujourd’hui, notre objectif est de créer
un réseau international qui offre des
expériences immersives grâce à cette
technologie, et de produire des expériences de plus en plus impressionnantes et
qualitatives », poursuit Jean Mizrahi.
Après Paris, ce sera au tour de Marseille d’accueillir un parc Illucity en
2019. « D’autres villes françaises et
étrangères suivront très rapidement »,
annonce déjà Nathan Reznik, directeur
général d’Illucity.
4
À NOTER
Equipement onéreux
Le coût des équipements étant élevé
(de 200 à 1.000 euros pour un casque),
le concept d’un parc dédié avec des
La réalité virtuelle compte 2,3 milliards de gamers dans le monde,
mais il y a moins de 30 millions
de casques dans les foyers.
DU 13 AU 19 DÉCEMBRE 2018
Chaque semaine, « Les Echos »
présentent le baromètre des marchés publics, en partenariat avec la
plate-forme e-marches-publics.com.
Il s’agit des marchés en cours
de publication.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
+0,9 %
L’évolution du nombre d’emplois
salariés dans l’intérim en Ile-deFrance entre le T1-2018 et le T22018.
+5,2 %
L’évolution du nombre d’emplois
salariés dans l’intérim en Ile-deFrance entre le T2-2017 et le T22018.
+10,5 %
L’évolution du nombre d’emplois
salariés dans l’intérim en Ile-deFrance depuis début 2008.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
02 // GRAND PARIS
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
La SNCF poursuit la reconversion
de ses halles ferroviaires
L’appel à projets lancé par la SNCF et les collectivités
pour reconvertir les deux immenses « cathédrales
du rail » de Saint-Denis s’est achevé ce week-end.
Laurence Albert
Nouvel aiguillage pour les cathédrales du rail
de Saint-Denis. Un temps pressenties pour
accueillir des artistes, puis censées faire l’objet
d’une étude urbaine en 2017, ces deux friches
industrielles sont désormais au cœur d’un
concours sur le modèle de « Réinventer Paris ».
La SNCF – propriétaire de 90 % des lieux —, la
ville de Saint-Denis et l’Etablissement Public
Plaine Commune ont lancé un appel à projets
cet automne. Ils espèrent trouver un opérateur
urbain capable de donner un second souffle à
ces deux halles de brique et béton autrefois
dédiées à la maintenance ferroviaire, mais à
l’abandon depuis quinze ans. « Nous avons
finalement décidé de nous confronter directement au marché en lançant un appel auprès de
la profession. Il ne s’agit pas d’un simple concours d’architectes : nous souhaitons des équipes
pluridisciplinaires et une programmation
ouverte » détaille Dominique Prado, responsable du développement et de la valorisation des
projets franciliens chez SNCF Immobilier.
Trois équipes sélectionnées
URBANISME. Les lauréats de l’appel à projets devront se porter acquéreurs du site de 5,5 hectares,
qui borde la voie ferrée. Photo CC BY-SA 3.0
L’emprise, qui borde la voie ferrée, fait 5,5 hectares. De quoi recréer tout un morceau de ville
dans ce quartier de la Plaine à Saint-Denis en
plein devenir. L’appel à projet est clos depuis ce
week-end, mais il aura suscité quelques appétits : plus de 200 visiteurs se sont rendus sur la
data room. Trois équipes lauréates vont être
sélectionnées. Accompagnées par la SNCF,
elles auront un an pour peaufiner leur projet
(conception, montage, financement). Il n’en
faudra pas moins. Car les contraintes techniques du site sont à la mesure de son potentiel :
importantes. Les cathédrales, éloignées des
réseaux de transport, jouxtent l’autoroute, et le
futur et complexe tracé du CDG Express. La
dépollution, en cours, s’annonce coûteuse. Les
bâtiments, vestiges de l’histoire industrielle de
Saint-Denis, sont surveillés de près par les
Monuments Historiques. « Rien d’insurmontable, cela laisse d’importantes marges d’interprétation » assure Dominique Prado. Les lauréats
devront se porter acquéreurs du site.
Dotée d’un important patrimoine ferroviaire
inusité dont elle cherche à se débarrasser pour
renflouer ses caisses, la SNCF est devenue, au
fil des ans, un partenaire privilégié des concours urbains. Six de ses sites figurent dans le
concours « Inventons la Métropole », comme la
gare Lisch à Asnières. Les halles des Ardoines à
Vitry, ou celles de Nanterre, qui vont accueillir
Eole, sont au cœur des projets du Grand Paris.
Tout l’enjeu est aussi d’imaginer une mixité
d’usages : infrastructures de transport, lieux
festifs comme la halle Charolais, dans le
12e arrondissement, qui a accueilli Ground
Control, résidences ou bureaux. Pas toujours
facile vu la configuration des lieux. « Ces bâtiments ont une trame très particulière, on ne
peut pas y développer n’importe quelle activité »,
reconnaît Dominique Prado. Difficile
aujourd’hui d’imaginer que le plateau géant de
la halle Freyssinet puisse accueillir autre chose
que les vibrionnants startuppeurs de Station F.
4
À NOTER
La SNCF dispose de 8,5 millions de mètres
carrés de bâtiments tertiaires, industriels
et d’activités sociales.
Le Val-de-Marne encourage les actions
en faveur du climat
Le département a désigné les onze lauréats du troisième
appel à projets exemplaires en faveur du climat.
Lamia Barbot
Ateliers de réparation de vélo, réutilisation de
l’eau de pluie, installation de ruches dans une
école… Pour la troisième année consécutive,
le département du Val-de-Marne a organisé
un appel à projets exemplaires pour le climat.
Le principe, récompenser les projets innovants en faveur du climat. Onze projets ont
été récompensés et se sont partagé une enveloppe de 30.000 euros. Pour la première fois,
les habitants du Val-de-Marne étaient invités
à voter pour leur projet préféré. Parmi eux,
l’association Planète Lilas a reçu le prix du
LE PORTAIL SPÉCIALISÉ MARCHÉS PUBLICS POUR VOS APPELS D’OFFRES
AGRICULTURE. L’association Planète Lilas a installé deux hectares de terres
maraîchères dans le parc des Lilas, à Vitry. Photo Alex Bonnemaison/Mairie de Vitry-sur-Seine
Profil
d’acheteur
Réponse
sécurisée
Données
essentielles
e-Dume
100% dématérialisation
de vos appels d’offres
prêt pour l’échéance d’octobre 2018
« coup de cœur citoyen ». Créée il y a treize
ans, Planète Lilas est spécialisée dans la
culture maraîchère dans le parc des Lilas, à
Vitry, où elle a installé deux hectares de terres
maraîchères. Deux Amap (Associations pour
le maintien d’une agriculture paysanne) et
près de 150 adhérents se fournissent en fruits
et légumes. Dans le cadre de l’appel à projets
du département, Planète Lilas a été récompensée pour son jardin participatif où l’association mène des activités écologiques, sociales et culturelles. « A côté de ces activités
inscrites dans le champ économique, nous
souhaitions adjoindre une dimension d’éducation populaire avec espaces d’animation, de
débat, de culture et centre de ressources liés à
nos problématiques. L’adjonction de ces différentes dimensions à notre projet nous semble
fondamentale pour en faire un lieu de vie riche
et pour donner un sens, une visée sociale et
sociétale », explique l’association.
Parmi les autres projets plébiscités par le
département, celui de l’association Vincennes
à vélo qui organise des ateliers itinérants
d’auto-réparation de vélo afin de favoriser la
mobilité active et développer la pratique de la
bicyclette.
Des ruches dans les écoles
Tél. : 01 72 36 55 48 | conseil@dematis.com | www.e-marchespublics.com
Autre initiative, l’installation d’un rucher
urbain pédagogique au sein du groupe
scolaire Paul-Langevin, par l’association
Abeille machine. Le but est de valoriser le
rôle de la biodiversité afin de lutter contre
les changements climatiques et de transmettre aux plus jeunes la pratique de l’apiculture
en milieu urbain.
« L’apiculture traverse aujourd’hui une crise
sans précédent : de l’effondrement des colonies
à la perte des ruchers, de la pollution omniprésente à la paupérisation voire à la destruction
des milieux naturels… Former le public à une
appréhension avertie et sans peur de leur
environnement naturel par le biais de l’abeille
nous apparaît comme essentiel pour relever les
défis de l’avenir et de l’apiculture », estime
l’association. Créée en 2010, Abeille machine
propose de nombreux produits à base de miel
ou de cire d’abeille, dont le miel de Fontenaysous-Bois.
« Cet appel à projets a été réalisé dans le
cadre d’une réflexion sur les chantiers de travail
sur les thèmes de la nature en ville, de l’aménagement urbain, de l’éducation à l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Les subventions qui seront versées ont pour objectif de
financer des actions et projets correspondant,
entre autres, aux objectifs de développement
durable de l’ONU », précise Christian Métairie,
vice-président du Conseil départemental
chargé du développement durable et de la
transition énergétique, qui en a profité pour
annoncer le renouvellement de l’appel à
projets l’année prochaine. n
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INITIATIVES LOCALES // 03
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Vallée de Chevreuse : la monnaie
La Racine entre en circulation
Après deux années de préparation et quelques semaines
de rodage, La Racine, la monnaie locale de la Vallée
de Chevreuse, initiée avec l’appui logistique du PNR
(parc naturel régional), fait son baptême du feu.
Alain Piffaretti
Soixante-cinq professionnels (commerçants,
médecins, société de communication…)
d’une quinzaine de communes acceptent
déjà les premiers billets de la nouvelle monnaie locale de la vallée de la Chevreuse,
La Racine. La mise en place devrait monter
en puissance pour concerner potentiellement 120 communes (de la Vallée de Chevreuse mais aussi, au-delà, des bassins de
vies de l’Yvette et la Rémarde à l’ouest de
l’Essonne et au sud des Yvelines). Les particuliers qui désirent utiliser des billets Racine
sont invités à convertir leurs euros auprès de
la dizaine de commerçants qui accueille un
comptoir de change. Les billets, fabriqués
par un imprimeur avec du papier bancaire
filigrané et sécurisé (6 niveaux de protection) possèdent la même valeur que l’euro.
Ils peuvent afficher une valeur faciale d’un,
trois, cinq, dix, vingt ou cinquante Racines.
Renforcer l’activité locale
MONNAIE. Une quinzaine de communes acceptent déjà les billets en « Racine ». Les billets possèdent la même
valeur que l’euro. Photo DR
fr
décideurs locaux
TRANSPORT
SANTÉ
CRMA, filiale du groupe Air France KLM
Theradiag
Bruno Heinrich
Bertrand de Castelnau
est nommé directeur général
est nommé directeur général
Agé de 58 ans, ce titulaire d’un MBA de HEC et d’une
licence en droit a été responsable du marketing et
des ventes ainsi que des finances de DiaSys. Auparavant, il a eu la responsabilité des opérations de Guerbet avant de diriger le groupe Horiba ABX et le segment Horiba Medical.
Diplômé de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, il était directeur du développement technique
au sein des opérations aériennes Air France ces
deux dernières années. Entré chez Air France en
1986, il a été responsable de production maintenance lourde gros-porteurs, avant d’en devenir le
directeur.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Comme les autres monnaies locales (l’Eusko
au Pays basque, le Sol-violette à Toulouse…),
La Racine entend favoriser le développement local. Une monnaie locale ou complémentaire est émise et acceptée uniquement
au sein d’une communauté. Son usage
permet ainsi de favoriser l’achat de biens et
de services produits au sein de ce périmètre.
« Nous avons identifié la monnaie locale
comme un outil innovant, pouvant favoriser
l’économie locale et les circuits courts » souligne Xavier Stéphan, chargé de développement économique au Parc naturel régional
de la Vallée de Chevreuse. L’expérience a
montré qu’une monnaie locale (elle n’est pas
thésaurisée) tourne en moyenne entre trois
et cinq fois plus vite que l’euro. « L’une des
idées consiste à ce que les commerçants
apprennent à se connaître et à travailler
ensemble. Il vaut mieux que la supérette vende
du miel produit à quelques kilomètres plutôt
que celui d’une industrie agroalimentaire ! »,
défend Sébastien Cattanéo, coprésident de
l’Association La Racine.
Pour en arriver là, il a fallu l’obstination d’une
poignée de bénévoles et d’élus, noyau dur de
l’association La Racine. Des ateliers, allant de
la circulation des billets à la logistique en
passant par la communication ont permis de
réunir habitants, élus, commerçants, entrepreneurs… C’est l’association Racine qui émet
la monnaie. Dotée d’environ 400 adhérents,
elle se compose de trois collèges : habitants
professionnels et collectivités. « L’initiative a
« L’une des idées
consiste à ce que
les commerçants
apprennent à se
connaître et à travailler ensemble. »
XAVIER STÉPHAN Chargé
de développement économique
au Parc naturel régional
de la Vallée de Chevreuse
été portée par la base, avec un appui des
équipes du PNR. Reste à savoir si l’identité
locale sera suffisamment forte. Mais les
premiers retours de l’expérience sont encourageants », rappelle Yves Vandewalle, président
du PNR de la vallée de Chevreuse et conseiller départemental des Yvelines. Prochaine
étape : le lancement d’une version électronique offrant la possibilité de payer avec une
appli. Selon les concepteurs, elle permettrait
d’atteindre un seuil critique d’utilisateurs et
de sécuriser toute l’opération. Le projet
numérique, élaboré notamment par des
élèves des écoles Polytechnique et Centrale,
est réalisé en partenariat avec une monnaie
locale suisse, le Léman. La monnaie et le
portefeuille électroniques Racine devraient
être finalisés au cours du premier semestre
2019. Ils sont actuellement en attente du feu
vert de la Banque centrale européenne, BCE.
4
À NOTER
La Racine a connu son premier
« hold-up » mi-octobre. 48.000 billets
(d’une valeur d’environ 40.000 euros)
ont été dérobés dans un coffre installé
dans le musée de Port-Royal des Champs.
Depuis, la sécurité a été renforcée.
Des navettes sans chauffeur
sur le plateau de Satory
Depuis quelques jours, deux navettes autonomes de l’institut Védecom circulent sur le plateau
de Satory à Versailles. Elles relient gratuitement l’arrêt de bus Cité des Cadres aux entreprises
du plateau, soit une distance de 1,1 kilomètre. Les véhicules, nommés Framboise et Litchi,
comptent 12 places chacun. Sans conducteur ni même de volant, elles embarquent actuellement un opérateur pour gérer les départs et éventuels arrêts d’urgence. Les navettes peuvent
potentiellement atteindre 50 kilomètres à l’heure, mais sont pour l’instant réglées sur 15 km/h.
Une application et des bornes digitales dans les stations permettront à terme de géolocaliser les
navettes et de les commander. Le service est encore dans une phase d’expérimentation.— A. P.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Les deux véhicules, en phase d’expérimentation, parcourent 1,1 km à la vitesse
de 15 km/h. Photo Gilles Rolle/RÉA
Standard & Poor’s confirme la note
de Saint-Quentin-en-Yvelines
+2 %
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim dans les Yvelines entre
le T1-2018 et le T2-2018.
–0,4 % +21,4 %
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim dans les Yvelines entre
le T2-2017 et le T2-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim dans les Yvelines depuis
début 2008.
L’agence de notation Standard & Poor’s, vient de renouveler la note de AA-/A-/1+ pour la
communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Selon l’agence, la communauté d’agglomération devrait maintenir de bonnes performances budgétaires grâce à
une forte maîtrise des dépenses. L’agglo devrait poursuivre son désendettement jusqu’en
2020. Celui-ci a déjà diminué de 80 millions d’euros depuis 2014. Ainsi, même si la dette
reste élevée, les perspectives sont rassurantes, notamment grâce à une maîtrise des frais
de fonctionnement. L’objectif d’évolution des dépenses de fonctionnement de 1,05 % fixé
par une contractualisation avec l’Etat est, en effet, respecté et les excédents de financements sont supérieurs aux prévisions.— A. P.
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04 // INITIATIVES LOCALES
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
Palaiseau est l’une des huit villes françaises à tester le système de points pour
l’attribution de places en crèche. Photo Loïc Venance / AFP
Palaiseau met en place un système
de points pour les places en crèche
CONSOMMATION. En 2020, 110.000 habitants auront accès à une eau adoucie. Photo Laurent Alamercery/Veolia
L’eau adoucie arrive
dans le sud de l’Essonne
Après l’accès aux HLM, au tour des crèches. Le conseil municipal de Palaiseau a décidé d’utiliser le même système de points utilisé pour les demandeurs de HLM depuis 2016 pour les
demandes de places en crèche. Une grille de critères a été déterminée avec un nombre de
points pour chacun. Par exemple, les familles dont un des parents est porteur d’un handicap
ou d’une maladie grave bénéficieront de 10 points. Palaiseau fait partie des huit villes françaises sélectionnées par l’Association des maires de France pour cette expérimentation. — L. Ba.
Une nouvelle délégation de service public de l’eau
potable attribuée à Veolia prévoit la mise en place
d’une unité de décarbonatation dans l’usine d’Itteville
pour diminuer la quantité de calcaire dans l’eau.
Lamia Barbot
Baisser la dureté de l’eau ainsi que la facture
d’eau et d’énergie des habitants de Sud Essonne.
Voilà les promesses annoncées par le Syndicat
intercommunal d’aménagement, de réseaux et
du cycle de l’eau (Siarce) lors de la signature de
la délégation de service public (DSP) à Veolia.
Pour y parvenir, l’usine d’Itteville va être modernisée et sa capacité augmentée de 50 % pour un
coût estimé à 15 millions d’euros. Deux nouveaux décanteurs vont être mis en place et
permettront d’éliminer la matière organique
(comme les déchets végétaux) ainsi que les
polluants émergents telles que les traces de
produits chimiques et médicamenteux ainsi
que les perturbateurs endocriniens.
« Il n’existe pas encore de réglementation concernant les seuils à ne pas dépasser pour ces polluants mais cela viendra donc autant avoir une
usine qui a prévu le traitement de ces paramètres
émergents avec un phénomène d’adsorption, ce
qui signifie la fixation de molécules sur la surface
d’un solide, en l’occurrence ici du charbon actif »,
explique Frédéric Le Scao, directeur de Veolia
Essonne.
Eau moins calcaire
En 2020 devraient débuter les travaux de construction de l’unité de décarbonatation à Itteville.
Celle-ci permettra de diminuer la dureté de l’eau
et donc de fournir de l’eau moins calcaire aux
110.000 habitants concernés sur les territoires du
Hurepoix, de La Ferté-Alais et de Champcueil.
« L’eau adoucie est une avancée significative en
matière de qualité d’eau et de satisfaction du
consommateur, générant pour lui un gain de
pouvoir d’achat estimé à au moins 200 euros par
an, sans compter les économies sur l’achat d’eau
en bouteille », estime le Siarce.
Moins d’achats de produits d’entretien et
d’hygiène, moins d’entretien sur les installations
(chauffage, machines à laver…), des équipements qui s’usent moins vite et qui consomment
moins d’énergie… Les avantages de l’eau adoucie
sont présentés comme nombreux.
« Dans le cahier des charges de l’appel d’offres, le
télérelevé était obligatoire », rappelle Frédéric Le
Scao. « Nous avons décidé de proposer en plus la
mise en place d’une alarme en cas de fuite dans le
réseau d’eau ou en cas de dépassement d’un
niveau préalablement déterminé par l’abonné »,
poursuit-il.
L’enseigne emploie 20 personnes, en majorité récrutées localement. Photo DR
Un magasin H&M s’installe au
centre commercial d’Athis Mons
Enquête de satisfaction
Une enquête de satisfaction téléphonique sera
réalisée tous les deux trois ans pour contrôler
certains indicateurs et améliorer le service si
besoin (qualité et goût de l’eau, prix de l’eau,
continuité de l’alimentation, information sur
l’eau et le service, qualité des données de relevé
des compteurs d’eau, présentation de la facture
et des paiements, accessibilité du service, réactivité du service en cas de problème).
Autre nouveauté, le déploiement sur 15 points
stratégiques (sur les 517 km de réseau) des
sondes Kapta, des appareils qui contrôlent en
temps réel la qualité de l’eau.
La nouvelle DSP a pour ambition de contribuer
au développement économique et social du
territoire, au côté des communes et des acteurs
locaux, notamment en matière d’emploi et
d’insertion. Ainsi, dix apprentis seront formés
sur la durée du contrat.
Le Siarce a obtenu de Veolia une optimisation
du prix de l’eau, que ce soit pour les abonnés particuliers du nouveau périmètre contractuel ou pour la vente en gros à d’autres collectivités. Pour tous les usagers de la nouvelle
délégation, le coût de l’abonnement au service
est en baisse et pour la majorité d’entre eux, le
prix du mètre cube baisse également.
4
À NOTER
Le rendement du réseau, aujourd’hui
à 86 %, devrait passer à 91 %.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Le nouveau magasin H&M du centre commercial Athis Mons a ouvert ses portes mi-décembre. Sur 1.700 mètres carrés répartis sur deux niveaux, il propose des collections pour femme,
homme et enfant. Vingt personnes sont employées dans le magasin, dont une majorité recrutée localement. Les managers de cette nouvelle boutique sont issus de promotions internes.
Avec cette nouvelle ouverture, le groupe suédois dépasse la barre des 200 magasins sur tout
le territoire français. — L. Ba.
Une centaine d’arbres ont été plantés pour préserver la biodiversité. Photo Shutterstock
Des arbres fruitiers plantés
dans le parc naturel du Gâtinais
Faire renaître les vergers au sein du parc naturel régional du Gâtinais. Voilà l’objectif du
programme de 6.000 euros cofinancé par la région Ile-de-France et les départements de
l’Essonne et de la Seine-et-Marne. Une centaine d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers, cerisiers et pruniers) ont été plantés mi-décembre pour restaurer le patrimoine naturel et préserver la biodiversité. Les élus des sept communes concernées espèrent qu’à terme les habitants
pourront se servir en fruits directement sous les arbres avant de servir, à plus long terme, les
habitants des villes voisines. — L. Ba.
fr
+4,1 % +8,9 % +20,7 %
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim en Essonne entre le T12018 et le T2-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim en Essonne entre le T22017 et le T2-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim en Essonne depuis début
2008.
décideurs locaux
SANTÉ
SERVICES
Carmat
BCAuto Enchères France
Pascale d’Arbonneau
Emilien Castelli
prend la direction administrative
et financière
devient directeur commercial
Cette diplômée de l’ESCP Europe était
directrice exécutive au sein du family office
Econocom International B.V. (EIBV). Après
avoir travaillé chez Johnson & JohnsonMSD, elle est passée par GlaxoSmithKline
(GSK) entre 1999 et 2016, notamment
comme vice-présidente finance.
A 37 ans, ce diplômé de l’ISEG est un spécialiste de la location de longue durée. Il a
assuré la direction commerciale de la
start-up Waykonect, une solution de gestion de flottes automobiles. Après avoir
évolué chez Fraikin et GE Capital Fleet Services, il avait pris la direction du développement commercial chez Arval.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INITIATIVES LOCALES // 05
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
Viaduc de Gennevilliers :
une troisième voie a rouvert
Six mois après l’effondrement d’une partie d’un mur de soutènement en amont du viaduc qui
enjambe la Seine entre Gennevilliers et Argenteuil, une troisième voie de circulation sur l’A15
a enfin été rouverte à la circulation le 5 décembre. Néanmoins, les voies sont plus étroites et
celle de droite est réservée aux véhicules lents. La vitesse est limitée à 70 km/h et un radar de
chantier a été installé. Un retour à la normale est prévu pour la mi-mars. D’ici là, les travaux
commencés en octobre, se poursuivront avec la réalisation d’un mur d’« écailles en béton
clouées ». « Je reste mobilisée […] jusqu’à l’ouverture totale des voies », a assuré Marie-Christine
Cavecchi, la présidente du département. — F. R.-G.
EMPLOI. Cergy-Pontoise compte 15 % d’emplois industriels, soit 14.000 personnes. Photo Hamilton/RÉA
L’industrie de CergyPontoise reçoit
le soutien de l’Etat
Le territoire Cergy-Saint-Ouen l’Aumône a été retenu
parmi les 124 « territoires d’industrie » labellisés par l’Etat.
Florence Renard
@FlorenceRG
tué en mars prochain, lors de la prochaine
réunion du Conseil national de l’industrie.
A quelques kilomètres de la Défense, citadelle
des affaires de l’Ouest parisien, la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise se
positionne depuis des années comme une
terre d’industrie. Ses efforts ont été récompensés le mois dernier puisque le périmètre
Cergy-Saint-Ouen l’Aumône, qui regroupe
l’essentiel des activités industrielles de l’agglomération, a été retenu parmi les 124 « territoires d’industrie » labellisés par l’Etat.
Que va retirer Cergy-Pontoise de cette sélection ? D’abord, comme les 123 autres territoires sélectionnés, l’agglomération va pouvoir
bénéficier du déblocage de 1,36 milliard
d’euros de financements, via la Banque des
territoires, le Programme des investissements
d’avenir et le Plan d’investissement compétences. L’objectif ? Doper l’attractivité du
territoire, que ce soit par exemple en termes
de logements, de système éducatif ou de
transports. L’idée c’est aussi que les services
de l’Etat apportent leur aide à un ou des
projets proposés par le territoire, porté par
un élu local et un représentant des industriels. Le tout via une contractualisation et un
financement géré par le président de conseil
régional.
Comment Cergy compte utiliser ce « coup de
pouce » de l’Etat ? Rien n’est encore décidé,
répond l’agglomération qui avoue avoir été
surprise d’avoir été retenue, d’une part, parce
qu’elle n’avait pas postulé et, d’autre part, car
elle pensait que le gouvernement s’adressait
en priorité aux zones rurales. Pour l’heure,
elle attend le point d’étape qui doit être effec-
640 entreprises industrielles
Mais si Cergy-Pontoise a été retenue, c’est parce
qu’elle remplit au moins un critère important :
compter plus de 15 % d’emplois industriels.
Avec quelque 14.000 personnes qui travaillent
dans l’industrie, soit plus de deux fois plus
qu’en Ile-de-France, l’agglomération est en effet
le seul territoire francilien où l’emploi industriel croît. Aujourd’hui, sur les 9.500 sociétés
implantées sur le territoire, Cergy-Pontoise
peut se targuer de compter 640 entreprises
industrielles. L’agglomération abrite aussi
15 centres de recherche et développement de
grands groupes, des unités de production et
des plate-formes logistiques. A sa création,
Cergy-Pontoise a en outre hérité de 1.000 hectares de foncier à vocation économique, ce qui
lui permet de proposer 20 parcs d’activité.
Sur le terrain, plusieurs secteurs se distinguent : l’automobile (Valeo, Visteon, Autoliv
Electronic…), la cosmétique (Sisley, Clarins,
Sensient Cosmetic Technologies…), l’aéronautique (Thales Training & Simulation, Sagem
Electronics & Defense, UTC Aerospace Systems…), la sécurité (IDeMa, 3M, Lheritier…)
ou encore l’intelligence embarquée (Infotrafic, Telma, Partnering Robotics…).
« La vraie force de notre territoire c’est de
posséder, en parallèle de cette activité industrielle, une activité tertiaire en plein renouveau
autour du quartier d’affaires du Grand Centre,
désormais perçu comme un des plus attractifs
de la grande couronne ! », se félicite Dominique Lefebvre, le président de la communauté
d’agglomération de Cergy-Pontoise. n
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Le retour à la normale sur le viaduc est prévu pour la mi-mars. Photo Remi Jouan/CC by SA 2.5
Sarcelles a un nouveau maire
Patrick Haddad (PS) a été élu par le conseil municipal maire de Sarcelles face à David Grandon (LREM). Il est le troisième à occuper ce poste depuis août 2017, date de la démission de
François Pupponi (DVG) en raison de la loi sur le non-cumul des mandats. En mars 2018, son
successeur Nicolas Maccioni (PS) avait également quitté son poste pour raisons personnelles
suivi d’Annie Péronnet (PCF), en novembre 2018, pour raison de santé. Ex-adjoint à l’éducation, Patrick Haddad a annoncé qu’il se présenterait aux élections municipales de 2020. Le
mois dernier, François Pupponi a été renvoyé en correctionnelle pour « abus de biens sociaux
» et « faux et usage de faux » dans le dossier de la SEM Chaleur. — F. R.-G.
C’est Patrick Haddad (PS) , ex-adjoint à l’éducation, qui a été choisi pour succéder
à Annie Péronnet. Photo Clicsouris/CC BY SA 3;0
Pontoise : le projet de parking du
Jardin de la Ville se concrétise
Après quinze ans de pourparlers, le parking sous le Jardin de la Ville de Pontoise pourrait
sortir de terre dans les mois à venir. Le projet prévoit la construction d’un parking sur deux
niveaux d’une capacité de 294 automobiles et de 26 motos. En parallèle, un réaménagement
du parc du Jardin de la Ville est programmé. Le coût total du futur parking et des réaménagements extérieurs est estimé à plus de 13 millions d’euros, dont plus de 6 millions seront financés par l’agglomération. Des pré-travaux pourraient démarrer dès février prochain. La municipalité espère une ouverture du parking en décembre 2020.— F. R.-G.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
La municipalité espère que les travaux seront achevés en décembre 2020.
Photo P.poschadel/CC by SA 2.0
fr
décideurs locaux
TRANSPORT
NUMÉRIQUE
–2,5 % –0,5 % +10,1 %
AFI KLM E&M
ATOS
Benjamin Moreau
Alexandre Menais
est nommé directeur du produit équipements
devient secrétaire général
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim dans le Val-d’Oise entre
le T1-2018 et le T2-2018.
Cet ancien de Polytechnique et de l’Ecole
nationale supérieure de l’aéronautique
était devenu directeur général de CRMA
(Air France KLM) en 2014. A partir de 2010,
il a assuré la direction des services client de
la direction équipements.
A 46 ans, ce diplômé en droit de l’université
de Strasbourg est titulaire d’un MBA à HEC.
Il conserve la responsabilité des fusions
acquisitions, ainsi que du département
juridique, conformité et gestion des
contrats.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans l’intérim dans le Val-d’Oise entre
le T2-2017 et le T2-2018.
L’évolution du nombre
d’emplois salariés dans
l’intérim dans le Val-d’Oise
depuis début 2008.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
ANNLEGALWK
75 • PARIS
SOCIETES
411677B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
01/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
BFVH FINANCE
411200B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
15/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
BE
Objet social : conseil en orientation professionnel
Siège social : 231 rue saint-honoré,
75001 Paris Nom commercial : BE Capital : 1000 € Président : M. Julien Morisson demeurant : 12 rue de Lesdiguières, 75004 Paris élu pour une durée
indéterminée Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris
411213B – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/12/2018 il a été
constitué une société :
NITOI BATIRENOV
Objet social : Renovation, électricité,
plomberie, peinture et carrelage notamment Siège social : 6, rue Claude DECAEN, 75012 Paris Forme : EURL Capital : 3000 € Gérant : Alin Petrica
NITOI, 6 rue Claude Decaen, 75012 Paris Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Paris
411326B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
13/12/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
BBT
Objet social : ACHAT ET VENTE DE
MATERIAL TELEPHONIQUE, RESEAU
INFORMATIQUE, ACHAT ET VENTE
EN GROS POUR ENTREPRISES
Siège social : 21 RUE LE SUEUR,
75116 PARIS Capital : 4000 € Gérance : M. MIKA’IL ARSH WASIM, 9
RUE JEAN BAPTISTE CLEMENT,
93000 BOBIGNY Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
411339B – LES ECHOS
Par acte SSP du 12/12/2018 il a été
constitué une société :
PLC IMMOBILIER
Objet social : Intermédiaire dans les
opérations d’achat, de vente, d’échange,
de location ou de sous location en nu et
en meublé d’immeubles bâtis et non bâtis. Siège social : 6 rue Paul louis Courier, 75007 Paris Forme : EURL Capital : 500 € Gérant : Paul-Philippe
DUMENIL, 19 avenue du Maréchal Maunoury, 75016 Paris Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
411464B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
17/12/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
Objet social : La promotion auprès
d’une clientèle institutionnelle et d’investisseurs qualifiés ou avertis, en France et
à l’étranger, de tout produit de placement
(...) La fourniture de services de conseil
relatifs aux caractéristiques des marchés
financiers et immobiliers (...) La fourniture de services de conseil stratégique et
mission de conseil auprès de banques,
sociétés d’assurance, caisses de retraite,
sociétés de gestion
Siège social : 9 RUE DE MONTMORENCY, 75003 PARIS Nom commercial : BASTIAT CAPITAL Capital : 100 €
Président : M. BERTRAND HAUMESSER demeurant : 9 RUE DE MONTMORENCY, 75003 PARIS élu pour une durée indéterminée Admission aux
assemblées et exercice du droit de
vote : Chaque actionnaire est convoqué
aux Assemblées. Chaque action donne
droit à une voix. Clauses d’agrément :
Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord
du Président de la société. Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Paris
411684B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
07/12/2018 il a été constitué une Société
Civile nommée :
DOMSIPAT
Objet social : l’acquisition, la construction, la détention, la propriété, l’administration et la gestion, par tous moyens directs ou indirects, de tous droits et biens
immobiliers, de tous droits et biens mobiliers, la régularisation de tous emprunts
auprès de toute banque, ainsi que de toutes garanties mobilières ou immobilières,
éventuellement l’aliénation des ses droits
et biens immobiliers, ainsi que toutes
opérations financières
Siège social : 50 quai Louis Blériot,
75016 Paris Capital : 1000 € Gérant :
Mme Claudine BARBEAU, 50 quai Louis
Blériot, 75016 Paris Cogérant : M. Dominique SIODLAK, 60 rue des dames,
75017 Paris Cessions de parts sociales : les parts sociales sont librement
cessibles au profit d’un Associé. Toute
cession à un tiers de la société est soumise au préalable à agrément de la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris
403721A – LES ECHOS
Par ASSP du 13/11/18, il a été constitué
une SAS à capital variable dénommée
VIRAGE 1.Siège social : 16 rue descartes 75005 Paris.Capital minimum : 10 €, capital initial : 100 €, capital
maximum : 1000 €.Objet : conseil et assistance opérationnelle aux entreprises
et management, stratégie et organisation, spécialisés dans le secteur de l’hôtellerie. Président : M. Luc CHAPEL, 16
rue descartes 75005 Paris.Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de PARIS.
HOUSE OF WELL
403768A – LES ECHOS
Objet social : La mise en place et le suivi
de coaching « bien-être » en tout domaine, de manière préventive ou curative, Le conseil dans l’élaboration et la
mise en place de méthodes et d’activités
bien être, La réalisation de prestation de
services de communication et de création d’outils liés aux activités susmentionnées ;
Siège social : 11 cité Leroy, 75020 PARIS Capital : 1000 € Président : FILLMORE JIVE SAS, au capital de 1000 €,
immatriculée au RCS de Paris sous le
numéro 808 287 270, domiciliée 11 Cité
Leroy, 75020 PARIS représentée par
Jean-Marc DRUESNE élu pour une durée indéterminée DG : M. Rodolphe
KODDERITZSCH demeurant : 156 Powers Street, Brooklyn, 1211 New York
USA Assemblées : chaque associé est
convoqué aux assemblées. Chaque action donne droit à une voix. Agrément
préalable donné par décision extraordinaire des associés pour toute cession à
un tiers. Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Paris
Par acte SSP du 5/11/2018 constitution
de la SAS : PRIVATE COURCHEVEL.
Capital : 3000 euros. Siège social : 12
rue vivienne 75002 paris. Objet : administration et gérance de biens immobiliers. Président philippe barnet 7 rue
mandar 75002 paris. Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
Paris.
411519B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
17/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
BENEFIT
Objet social : Ingénieur d’affaire
Siège social : 62 rue Albert, 75013 Paris
Nom commercial : BENEFIT Capital :
1000 € Président : M. Fayçal FOUAD
demeurant : 62 rue Albert, 75013 Paris
élu pour une durée indéterminée Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Paris
403779A – LES ECHOS
Par ASSP du 16/11/18, il a été constitué
une SAS dénommée NOTOX
CBRN.Siège social : 231, rue saint-honoré 75001 Paris.Capital : 1.000 €. Objet : Etudes/Analyse renseignements
techniques/ Conseils relatifs a l’impact de
la contamination Chimique, Biologique,
Radiologique et Nucléaire (CBRN).Président : M. LAURENT SATURNIN, 24 chemin des hauts de hyères 83400 Hyeres.Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de PARIS.
403840A – LES ECHOS
Par ASSP du 13/11/2018, il a été constitué une SAS dénommée STEVE GATES.Siège social : 23/25 rue j.j. rousseau
75001 Paris.Capital : 1000 €. Objet :Programmation informatique,Conception, développement de réseaux intranets, extranet et pivés
virtuels. Président : M. Guillaume Boutin,
44 allée du mail 92360 Meudon.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de PARIS.
403870A – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/11/2018 constitution
de la SASU : HOSAKKA STUDIO. Capital : 999 euros. Siège social : 197 rue du
faubourg saint-antoine, 75011 paris. Objet : Accompagnement et coaching
d’équipe technique et conception de solutions innovantes. Président : Alexis Kovalenko, 197 Rue Du Faubourg Saint-Antoine 75011 Paris. Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
Paris.
403929A – LES ECHOS
411104A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 07/11/2018 constitution de la SASU NUTREVEN. Capital : 25000 €. Siège social : 92 Boulevard
Flandrin 75116 Paris. Objet social : Distribution de produits parapharmaceutiques. Président : Intercarsons (INC), domiciliée au 315 West 33Rd Street, 31H,
10001 New York (United States) et immatriculée à New-York sous le numéro
4767961 . Commissaires aux comptes titulaire : KHADIRI & CO SARL, 50 avenue des Champs Elysées 75008 Paris,
au capital de 220.000 € et immatriculée
au RCS de Paris sous le numéro
401 074 547. Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris.
Par acte SSP du 27/11/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : SASU
ALR CONSEIL Siège social : 30 avenue
du maine 75015 PARIS Capital : 1.000 €
Objet : - toutes opérations de formation,
conseil, audit, coaching, recrutement ; la participation de la société, par tous
moyens, à toutes entreprises ou sociétés
créées ou à créer, pouvant se rattacher
à l’objet social ; et plus généralement,
toutes opérations industrielles, commerciales et financières, mobilières et immobilières pouvant se rattacher directement
ou indirectement à l’objet social et à tous
objets similaires ou connexes pouvant favoriser son extension ou son développement. Président : ROULIER Alexandre
30 avenue du maine 75015 PARIS
Transmission des actions : Les actions
sont librement négociables Admission
aux assemblées et exercice du droit de
vote : Tout Actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Durée : 99 ans à compter de
l’immatriculation au RCS de PARIS
403974A – LES ECHOS
Par ASSP du 15/11/18, il a été constitué
une SAS dénommée LIMPA.Siège social : 231 rue saint honore 75001 Paris.Capital : 1000 €. Objet : Désinfectation,désinsectisation,
dératisation. Président : M. DAVID PEREZ, 16 av du 8 mai 1945 95200 Sarcelles. Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de Paris.
409402A – LES ECHOS
Acte SSP du 10/12/2018 : Constitution
d’une société par actions simplifiée
Objet : La réalisation de toutes opérations immobilières, achat vente de terrains et d’immeubles. Toutes opérations
de marchand de biens. L’acquisition de
tous biens et droits immobiliers en vue
de leur revente, soit en l’état, soit en l’état
futur d’achèvement.
Dénomination :TÉTHYS
Siège : 10 Place Vendôme 75001 Paris
Capital : 1.000 € - Durée : 99 ans
Président : FINANCIERE HAVEN, SAS
au capital de 5.000 € sise 10 Place Vendôme 75001 Paris (823 712 153 RCS Paris)
Commissaire aux comptes : MAZARS,
SA sise 61 rue Henri Régnault 92400
Courbevoie (784 824 153 RCS Nanterre)
La cession et transmission des actions
est soumise à agrément (art. 11 des statuts). La société sera immatriculée au
RCS de Paris.
410231A – LES ECHOS
Acte SSP du 11/12/2018 : Constitution
d’une société par actions simplifiée
Objet : La réalisation de toutes opérations immobilières, achat vente de terrains et d’immeubles. Toutes opérations
de marchand de biens. L’acquisition de
tous biens et droits réels immobiliers en
vue de leur revente, soit en l’état, soit en
l’état futur d’achèvement.
Dénomination : JANUS
Siège : 10 Place Vendôme 75001 Paris
Capital : 1.000 € - Durée : 99 ans
411166A – LES ECHOS
AVIS DE CONSTITUTION Aux termes
d’un acte sous seing privé établi à PARIS
en date du 2/12/2018, il a été constitué
une société par actions simplifiée présentant les caractéristiques suivantes : DENOMINATION : HLKPROD,
SIEGE SOCIAL : 44 rue Mathurin Regnier, PARIS (75015) OBJET : Réalisation et production de films et reportages DUREE : 99 ans à compter de son
immatriculation au registre du commerce
et des sociétés. CAPITAL : 1.000 €
PRESIDENT : Madame Marie LACOREKAMM née LACORE, demeurant 44 rue
Mathurin Regnier, PARIS
(75015), AGREMENT : En cas de pluralité d’associés, toutes les cessions d’actions à des tiers seront soumises à l’agrém
e
n
t
d
e
s
associés. IMMATRICULATION : au registre du commerce et des sociétés de
PARIS. Pour avis, le Président ou le représentant légal
411242A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 10/12/2018, il
a été constitué une SARL denommée :
LAURENCE LOCKHART
CONSEIL
Capital : 5.000 €
Siège Social : 124 rue de Picpus à PARIS (75012)
Objet social : Conseil en image, Accompagnement en shoping, relooking, Accompagnement en événementiel familial
(mariages ...) et professionnel, Toutes
activités de formations pour adultes,
E-commerce
Gérance : Mme Laurence FORGUE demeurant 124 rue de Picpus à PARIS
(75012)
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PARIS.
411244A – LES ECHOS
La cession et transmission des actions
est soumise à agrément (art. 11 des statuts). La société sera immatriculée au
RCS de Paris.
Par acte SSP du 14 12 2018 il est constitué une S.A.S.U. Dénomination :
JP SERVICES. Capital social : 1.000 €.
Siège social : 49/51, rue de Ponthieu immeuble D 75008 PARIS. Durée : 99 ans.
Objet : travaux de bâtiment en général
et vente de tous produits non réglementés. Président : Mr GALVIS TORRES
Juan Pablo demeurant 30 rue des Mathurins 75008 PARIS. Chaque action
donne droit à la participation aux assemblées et au vote, les cessions sont libres.
Immatriculation au RCS de PARIS
410872A – LES ECHOS
411306A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 13/12/2018, il
a été constitué une SCI dénommée :
Aux termes d’un acte SSP en date du
12/12/2018 il a été constitué une société
Dénomination sociale :
Président : FINANCIERE HAVEN, SAS
au capital de 5.000 € sise 10 Place Vendôme 75001 Paris (823 712 153 RCS Paris)
Commissaire aux comptes : MAZARS,
SA sise 61 rue Henri Régnault 92400
Courbevoie (784 824 153 RCS Nanterre)
SCI HOSPICE DE BLANNAVES
Capital : 1 000 €
Siège social : 63, rue de Bretagne,
75003 PARIS
Objet social : l’acquisition, sous toutes
formes et par tous moyens, de biens immobiliers ; la location, l’exploitation par
tous moyens, la mise en valeur, la transformation, la vente de ces biens
Gérance : M. Pascal BRAULT demeurant 63, rue de Bretagne, 75003 PARIS
Cessions de parts sociales : les cessions de parts entre associés sont libres,
les autres cessions sont soumises à
agrément préalable des associés réunis
en A. G.
Durée de la société : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris.
411093A – LES ECHOS
Par acte SSP du 11/12/2018 il a été
constitué une SARL à associé unique dénommée : YAD VALUE Siège social : 68
rue archereau 75019 PARIS Capital :
1.000 € Objet : L’achat et la vente de
biens immobiliers propres, et notamment : immeubles résidentiels et maisons d’habitation ; immeubles non résidentiels, y compris les salles
d’exposition, les installations d’entreposage en libre-service, les galeries et centres commerciaux ; terres et terrains. Gérant : M. ABEN-DANAN Ephraïm 68 Rue
Archereau 75019 PARIS Durée : 99 ans
à compter de l’immatriculation au RCS
de PARIS
SCGP POUPS
Siège social : 128 rue de la pompe,
75116 PARIS
Forme : Société Civile de Gestion de Patrimoine
Capital : 1008 €
Objet social : La société a pour objet
l’acquisition, la vente, l’administration, la
gestion par location ou autrement de tous
immeubles biens et droits immobiliers
Gérant : Monsieur Alexandre MARCHAC, 128 rue de la Pompe, 75116 PARIS
Cessions de parts sociales : les parts sociales sont librement cessibles au profit
d’un Associé.
Toute cession à un tiers de la société est
soumise au préalable à agrément de la
collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Paris
411390A – LES ECHOS
SOFPAR 141
411411A – LES ECHOS
SOFPAR 136
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 141
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 136
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
411391A – LES ECHOS
411412A – LES ECHOS
SOFPAR 142
SOFPAR 137
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 142
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 137
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
411401A – LES ECHOS
411413A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 05/12/2018, il
a été constitué une SARL denommée :
HAILEYAL
Capital : 1 000 euros
Siège Social : 85, rue Vaneau 75007
PARIS
Objet social : l’exploitation d’instituts de
beauté, la réalisation de tous soins esthétiques, la beauté des mains et des
pieds, la vente de tous produits et services liés à ces activités
Gérance : M. Shannon ABIKER demeurant 78, Avenue du Général Billote 94000
Créteil
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Paris
411408A – LES ECHOS
SOFPAR 135
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 135
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
SOFPAR 138
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 138
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
411415A – LES ECHOS
SOFPAR 139
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 139
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
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// 07
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
411416A – LES ECHOS
SOFPAR 140
Société par actions simplifiée
au capital de 40.000 €
Siège social : 24/32 rue Jean
Goujon – 75008 Paris
AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing privé à Paris en
date du 13 décembre 2018, il a été
constitué une SAS nommée :
SOFPAR 140
Objet social : La Société a pour objet,
tant en France qu’à l’étranger le placement la gestion des fonds lui appartenant ; toute prise d’intérêts par voie de
participation directe ou indirecte, dans
toute société existante ou à constituer
ayant pour activité toutes opérations
commerciales, industrielles, agricoles,
mobilières, immobilières ou financières,
l’importation et l’exportation ; l’exploitation de tous domaines fonciers et agricoles ; de tout droit de propriété industrielle,
la gestion, la cession ou l’échange des
participations ainsi acquises et à toutes
activités similaires ou connexes.
Siège social : 24/32 rue Jean Goujon –
75008 Paris Capital : 40 000 € Président : Mme Caroline BERGERON
PLANTEFEVE, 20 rue du Laos - 75015
Paris, nommée à cette fonction dans les
statuts. Commissaire aux Comptes
MAZARS SA 61 rue Henri Regnault
92075 LA DEFENSE Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris.
411532A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 27/11/18 constitution de SASU SL ; Capital social : 100 € ;
Siège social : 11 rue Bailleul 75001 PARIS Objet : Participation par achat souscription apport fusion et par tout autremoyen et la gestion de toutes valeurs
mobilières et l’acquisition de tous biens
mobiliers et immobiliers ; Président :
Mme Sabine Leclercq demeurant au 11
rue Bailleul 75001 PARIS, élu pour une
durée illimitée ; Admission aux assemblées etexercice du droit de vote : chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à
une voix. Clauses d’agrément : Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord du
Président de la société. Durée de la société : 99 ans à compté de son immatriculation au RCS de Paris.
411534A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 14/11/18 constitution de SASU OLIVIER PENIN ; Capital
social : 100 € ; Siège social : 111 bd de
Grenelle 75015 Paris Objet : Participation par achat souscription apport fusion
et par tout autremoyen et la gestion de
toutes valeurs mobilières et l’acquisition
de tous biens mobiliers et immobiliers ;
Président : Mr Olivier Penin demeurant
au 111 bd de Grenelle 75015 Paris, élu
pour une durée illimitée ; Admission aux
assemblées etexercice du droit de vote :
chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à
une voix. Clauses d’agrément : Les actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord du
Président de la société. Durée de la société : 99 ans à compté de son immatriculation au RCS de Paris
411573A – LES ECHOS
Par ASSP du 16/12/18, il a été constitué
une EURL dénommée SUBVERTI.Siège
social :31 av de ségur 75007 Paris.Capital :42 €.Objet :création,production, l’édition, le commerce et la promotion de jeux
de société et de livres sous forme imprimée,électronique,vidéo,audio ou encore
sur Internet ; conception,développement
etmaintenance de sites internet, d’applications mobiles et tout autre système informatique ; formation et l’assistance en
développement d’interfaces personnalisées selon les besoins et problèmes des
utilisateurs.Gérance :M.Yoann Le Roscouet,20 rue guy péron 29200 Brest. Durée :99ans.Immatriculation au RCS de
PARIS.
411667A – LES ECHOS
Avis est donné de la constitution d’une
Société présentant les caractéristiques
suivantes.
FORME : Société civile immobilière
DENOMINATION :
KAMPECHE
SIEGE SOCIAL : 101 Rue Chardon Lagache - 75 016 PARIS
OBJET :
Exclusivement dans les Départements et
Territoires d’Outre-Mer :
- la construction, l’acquisition de logements neufs destinés à être donnés en
location nue à des personnes qui en font
leur résidence principale ;
- la construction, l’acquisition, la location
de logements dans le secteur locatif intermédiaire ;
- la gestion et l’administration des biens
immobiliers dont elle est propriétaire
DUREE : 99 années
CAPITAL : 200.000 €
APPORTS EN NUMERAIRE : 200.000 €
GERANCE :
Monsieur Olivier FLEURIAU-CHATEAU
demeurant : 2 Allée des Aubépines Montgaillard 97400 SAINT-DENIS
CESSION DE PARTS :
Les parts sociales sont librement cessibles entre associés et au profit du
conjoint, des ascendants ou descendants du cédant. Elles ne peuvent être
cédées à d’autres personnes qu’avec
l’autorisation préalable de l’assemblée
générale extraordinaire des associés.
IMMATRICULATION : au RCS de PARIS.
Pour avis,
411027B – LES ECHOS
SAS FRENCH PALS
SAS au capital de 20600,00 €
14 rue Eugene Gibez, 75015 Paris
801117417 RCS Paris
Par décision de L’AGO en date du
03/02/2015 il a été pris acte de la nomination de DG Mlle Astrid Suermondt, demeurant 14 rue Eugene Gibez, 75015
Paris à compter du 04/02/2015. Mention
en sera faite au RCS de Paris
411030B – LES ECHOS
AVEKAPETI
SAS au capital de 2439,02 €
10 rue de penthièvre, 75008 Paris
819788449 RCS Paris
Par décision en date du 14/11/2018 il a
été décidé de modifier le capital de la société en le portant de 2439,02 € à
3198,49 €. Mention en sera faite au RCS
de Paris
411046B – LES ECHOS
DEMENAGEMENTS
OUTRE-MER ROUTIERS ET
AERIENS
SARL au capital de 40000,00 €
39 rue Liancourt, 75014 PARIS
832162481 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
14/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 197 rue
de la Papeterie, 91100 CORBEIL-ESSONNES à compter du 14/12/2018. La
société sera immatriculée au RCS de
Evry et sera radiée du RCS de Paris
411070B – LES ECHOS
HELLO COIFFEUR
SAS au capital de 45000,00 €
4B RUE DU BOULOI, 75001 PARIS
830634085 RCS Paris
Par décision en date du 07/12/2018 il a
été décidé de modifier le capital de la société en le portant de 45000,00 € à
56250 €
Autres modifications :
- il a été pris acte de la nomination de
DG M. Thomas AUTHIER, demeurant 75
RUE PAUL LOUIS COURIER, 92500
RUEIL MALMAISON à compter du
07/12/2018. Mention en sera faite au
RCS de Paris
411168B – LES ECHOS
MAX BAT
SASU au capital de 1000,00 €
28, rue Biscornet, 75012 Paris
841367683 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
14/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 14, rue
Victor Hugo, 92000 Nanterre à compter
du 14/12/2018. La société sera immatriculée au RCS de Nanterre et sera radiée
du RCS de Paris
411181B – LES ECHOS
ATELIER D’ELIKA
SARL Unipersonnelle au capital de
1000,00 €
162 RUE SAINT MAUR, 75011 PARIS
840128122 RCS Paris
Par décision du Gérant en date du
14/12/2018 il a été pris acte de modifier
l’objet social de la société, à compter du
14/12/2018
Nouvel objet social : La coiffure mixte
hors salon, le maquillage, le conseil en
beauté, le Relooking. L’achat, la vente,
la distribution sous sa propre marque ou
pour le compte de tiers, l’importation,
l’exportation, la création, la commercialisation, la représentation, la commission,
le courtage et toutes opérations similaires, en gros, en demi-gros et au détail de
tous produits, petits matériels et mobilier
se rapportant à l’activité de coiffure et de
maquillage, au textile, à l’habillement et
aux bijoux, ainsi que toutes les prestations de services liées à ces opérations.
L’organisation et le management
d’équipe de professionnels en maquillage, en coiffure et autres activités accessoires pour l’événementiel, la production
audiovisuelle, la production cinématographique, la production publicitaire et la
mode. Ainsi que toutes opérations d’investissement ou de prise de participation
sous quelque forme que ce soit dans toutes affaires similaires ou complémentaires, notamment sous forme de pris en location gérance de fonds de commerce
entrant dans l’activité de la société et généralement toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières, pouvant se rattacher
directement ou indirectement à l’objet social et à tous objets similaires ou
connexes ou susceptibles d’en faciliter
l’extension ou le développement. Mention en sera faite au RCS de Paris
411199B – LES ECHOS
TRACK B
SARL au capital de 1000,00 €
34 RUE DE VANVES,
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
790056048 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
29/10/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 24 RUE
DE CLICHY, 75009 PARIS à compter du
29/10/2018.
Gérance : Mme Sandrine NOIRET, demeurant 107 rue Jules Guesde, 59700
MARCQ-EN-BAROEUL
Autres modifications :
- il a été pris acte de la nomination de
Mme Sandrine NOIRET, demeurant 107
rue Jules Guesde 59700 MARCQ-ENBAROEUL en qualité de nouveau Gérant, à compter du 29/10/2018 pour une
durée illimitée, en remplacement de M.
Baptiste LEPOUTRE, Gérant démissionnaire.
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Nanterre
411206B – LES ECHOS
GESTIONZENPRO
SAS au capital de 1000,00 €
24, rue Jean-Pierre TIMBAUD, 75011
PARIS
803580562 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 20/11/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
3 rue POISSONNIERE, 75002 PARIS à
compter du 01/12/2018.
Autres modifications :
- il a été pris acte de modifier l’objet social
Nouvelle mention : Tant en France qu’à
l’étranger : Conseils divers aux particuliers et aux entreprises ; Espace de coworking et de détente ; Café : vente de
boissons et petite restauration (assemblage) ; Assistance administrative (pour
professionnels et particuliers) ; Domiciliation d’entreprises et de particuliers ; Location d’espaces et salles ; Organisation
de conférences et débats ainsi que Toutes opérations commerciales et financières, mobilières et immobilières pouvant
se rattacher directement à l’objet social. »
- il a été pris acte de changer la dénomination de la société.
Ainsi, la dénomination sociale de la société est désormais :
La dénomination de la Société
est : GestionZen Le nom commercial
de la Société est : CaféZen
- il a été décidé de modifier le capital de
la société en le portant de 1000 € à
2900 €
Présidence : Mme Estelle GUILLERM,
demeurant 8 rue Eiffel, 78700
CONFLANS SAINT HONORINE. Mention en sera faite au RCS de Paris
411300B – LES ECHOS
ZM MANAGEMENT CONSEILS
SARL au capital de 1000,00 €
30 rue de condé, 75006 Paris
810304956 RCS Paris
Sigle : ZMMC
Par décision de L’AGE en date du
20/12/2017 il a été pris acte de la nomination de Gérant M. Eric Enghelborgs,
demeurant Parvis St Roch nº2 A, 1325
Chaumont-Gistoux Belgique à compter
du 20/12/2017. Mention en sera faite au
RCS de Paris
411309B – LES ECHOS
MAT MAINTENANCE
MULTITECHNIQUE HOTELIERE
ET IMMOBILIERE
SARL Unipersonnelle au capital de
1000,00 €
37, RUE DES MATHURINS, 75008
PARIS
811447499 RCS Paris
Sigle : MMHI
Par décision du Gérant en date du
12/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 3, RUE
NIEPCE, 93110 ROSNY SOUS-BOIS à
compter du 12/12/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Bobigny et sera
radiée du RCS de Paris
411314B – LES ECHOS
ABP GROUPE
SAS au capital de 311000,00 €
24 rue Charlot, 75003 PARIS
820050425 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
16/08/2018 il a été pris acte de la nomination de DG AMULIA CONSEILS, au
capital de 1000 €, immatriculée au RCS
de LYON sous le numéro 831 743 463,
domiciliée 1 rue de la fraternité 69100
VILLEURBANNE représentée par Julien
PIETRZAK à compter du 16/08/2018.
Autres modifications : - Aux termes
d’un projet de fusion établi par ass privé
en date du 30.04.2018, entre ABP
GROUPE, SAS au capital de 311.000 €,
immatriculée nº820 050 425, RCS de PARIS, siège social 24 rue Charlot 75003
PARIS et ADOREESS – ADVANCED &
OUTSOURCE REAL ESTATE BUSINESS (ci-après ADOREESS), SAS au
capital de 60.000 €, immatriculée nº819
716 069 RCS LYON, siège social 129 rue
Servient 69003 LYON, ADOREESS
transfère à ABP GROUPE, sous les garanties ordinaires de fait et de droit, et
sous réserve de la réalisation des conditions suspensives mentionnées dans le
traité de fusion, tous les éléments d’actif
et de passif qui constituent le patrimoine
d’ADOREESS, sans exception ni réserve, y compris les éléments d’actif et
de passif résultant des opérations qui seraient effectuées jusqu’à la date de réalisation de la fusion, l’universalité de patrimoine d’ADOREESS devant être
dévolue à ABP GROUPE dans l’état où
il se trouve à la date de réalisation de la
fusion. Cette fusion a été approuvée par
l’AGE de la société ABP GROUPE du 16
août 2018 et par décision de l’associée
unique de la société ADOREESS prise le
16 août 2018. La société ADOREESS, a
fait apport, à titre de fusion, à la société
ABP GROUPE de la totalité de son actif
évalué à 143.320,65 €, à charge par la
société ABP GROUPE de payer la totalité de son passif évalué à 85.570,65 €.
L’actif net apporté s’élève donc à
57.750 €. En rémunération de cet apportfusion, ABP GROUPE a augmenté son
capital social d’un montant de 30.000 €
pour le porter de 311.000 € à 341.000 €
par l’émission de 150 actions nouvelles
d’une valeur nominale de 200 € chacune
attribuée à l’associé unique d’ADOREESS à raison de 3 actions d’ABP
GROUPE pour 20 actions d’ADOREESS. La prime de fusion s’élève à un
montant de 27.750 €. Les éléments d’actif et de passif ont été déterminés sur la
base des comptes sociaux arrêtés au
31/12/2017. Il a été prévu que toutes les
opérations, actives et passives, effectuées par ADOREESS entre cette date
et celle de la réalisation définitive de la
fusion seraient considérées comme faites pour le compte d’ABP GROUPE. La
fusion a pris effet, d’un point de vue juridique, le 16.08.2018. La fusion a pris effet rétroactivement, d’un point de vue
comptable et fiscal, le 01.01.2018. L’article 7 des statuts relatif au capital social
et aux parts sociales a été modifié, ce qui
rend nécessaire la publication des mentions suivantes : ARTICLE SEPT - CAPITAL SOCIAL Ancienne mention : Le capital social de la Société est fixé à
311.000 €. Il est divisé en 1.555 actions
de 200 € chacune, entièrement libérées.
Nouvelle mention : Le capital social est
fixé à la somme de 341.000 €. Il est divisé en 1.705 actions de 200 € chacune,
entièrement libérées. L’AGE de la société ABP a décidé le 16/08/2018 d’étendre l’objet social à : Les travaux d’installation d’équipements thermiques et de
climatisation, confiés à des sous-traitants, le conseil aux entreprises et notamment en matière d’immobilier d’entreprises et de stratégie immobilière,
l’activité de marchands de biens et
l’achat de tous immeubles en vue de les
revendre, l’achat-vente de tous produits
réglementés, et d’affirmer sa considération des enjeux sociaux et environnementaux de son activité. Pour avis, le
président de la société ABP GROUPE.
Mention en sera faite au RCS de Paris
411328B – LES ECHOS
GODOT PRODUCTION
SAS au capital de 50000,00 €
17 RUE GODOT DE MAUROY, 75009
PARIS
753051135 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
15/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 81 RUE
NICOLAS DESLIENS, 76200 DIEPPE à
compter du 17/12/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Dieppe et sera
radiée du RCS de Paris
411632B – LES ECHOS
AGUIA CONSULTING
SARL au capital de 1000,00 €
22 RUE LE MAROIS, 75016 PARIS
513286799 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 15/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
4 PLACE LÉON DEUBEL, 75016 PARIS
à compter du 15/12/2018.
Gérance : M. THIERRY ROUSSIN, demeurant 4 PLACE LÉON DEUBEL,
75016 PARIS. Mention en sera faite au
RCS de Paris
411347B – LES ECHOS
ADN SERVICES
SARL au capital de 9000,00 €
148 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
814096822 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
14/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 6 rue Boutin, 75013 Paris à compter du
14/12/2018. Mention en sera faite au
RCS de Paris
411356B – LES ECHOS
YUMYCOM
SAS au capital de 1000,00 €
4 IMPASSE DES CHAUMES,
28150 LOUVILLE LA CHENARD
844091447 RCS Chartres
Par décision de L’AGE en date du
15/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 57 AVENUE D’AMSTERDAM, 75008 PARIS à
compter du 15/12/2018.
Président : SAS SOCODI, au capital de
1000 €, immatriculée au RCS de PARIS
sous le numéro 841 717 655, domiciliée
57 Rue d’Amsterdam - 75008 PARIS représentée par Sonia AYADI
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Chartres
411444B – LES ECHOS
IMMO FINANCE
SASU au capital de 12000,00 €
145, rue du ruisseau, Bois la Ville,
77120 Mouroux
797828621 RCS Meaux
Sigle : Immo Fi
Par décision de L’AGE en date du
03/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 10, rue
du Colonel Rozanoff, 75012 Paris à
compter du 03/12/2018.
Présidence : M. Marc Merlin, demeurant
145, rue du ruisseau, Bois la Ville, 77120
Mouroux
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Meaux
411642B – LES ECHOS
PAUL ET GASTON
SASU au capital de 7500,00 €
17 cours des lacs,
77185 LOGNES
842097693 RCS Meaux
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 33 rue
Richer, 75009 PARIS à compter du
17/12/2018.
Présidence : Mme Emilie TRAN, demeurant 17 cours des lacs, 77185 LOGNES
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Meaux
403685A – LES ECHOS
le 01.09.2018 l’age de la sci sci plen, capital 1000 €, 9 r de la martinière 91570
bièvres, objet "location de terrains et
d’autres biens immobiliers", durée 99
ans, rcs evry 830497392, transfère le
siège social au 11 av du général leclerc
75685 paris cedex 14. rad evry. immat
paris.
403700A – LES ECHOS
Jin Services, SASU au capital de 3000 €
Siège social : 37 rue lhomond 75005 Paris 840320170 RCS Paris. Le 16/11/18,
l’associé unique a pris acte de la révocation de Nacer Labdi, ancien Président en
date du 19/11/18 ; en remplacement, décidé de nommer Président Mme Jing
Zhu, 47 Avenue du Colonnel Fabien
94400 Vitry sur Seine ; . Mention au RCS
de Paris
403724A – LES ECHOS
8STATE, SAS au capital de 10000 €
Siège social : 91 rue du Faubourg Saint
Honoré 75008 Paris. 817466220 RCS
PARIS. Le 18/10/18, les associés ont décidé d’augmenter le capital social de
10000 € à 16000 €, par voie d’émission
de 600 actions ayant chacune une valeur
nominale de 10 €, par apport en numéraire. Modification au RCS de PARIS.
411474B – LES ECHOS
403918A – LES ECHOS
SIMA BTP
Factoriel, sasu au cap. de 5000 €, 122
bd st germain 75006 Paris. 798357646
rcs Paris. L’age du 31/10/18 a transferé
le siège au 27 rue de la huchette 75005
Paris, à compter du 01/11/18.
SARL au capital de 2000,00 €
26 rue des Rigoles, 75020 Paris
838293314 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 3 allée
Claude Debussy, 95390 Saint-Prix à
compter du 17/12/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Pontoise et sera
radiée du RCS de Paris
408865A – LES ECHOS
411476B – LES ECHOS
L’AGE du 01.04.2018 de la SAS
J.K.CONSULTING, capital : 1.000 Euros, siège : 41 rue des Tournelles 75003
PARIS, 822 708 350 RCS PARIS, a décidé de transférer le siège social 414 rue
Saint-honoré 75008 PARIS.Modification
RCS PARIS.
OMEGA FINANCE
410025A – LES ECHOS
SAS au capital de 200000,00 €
145, rue du ruisseau, Bois la Ville,
77120 Mouroux
538672056 RCS Meaux
Sigle : OMEGA FI
Par décision de L’AGE en date du
03/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 10, rue
du Colonel Rozanoff, 75012 Paris à
compter du 03/12/2018.
Présidence : M. Marc Merlin, demeurant
145, rue du ruisseau, Bois la Ville, 77120
Mouroux
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Meaux
411486B – LES ECHOS
SAS 10 MAGELLAN
SAS au capital de 1000,00 €
10 rue magellan, 75008 Paris
792173494 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 26/06/2018 il a été pris acte de
la nomination de M. Dinh-Kim TRAN, demeurant 30 Woodsome Road NW5 1RY
Londres Royaume-Uni en qualité de nouveau Président, à compter du 26/06/2018
pour une durée illimitée, en remplacement de M. Erwann CHIQUELLO, Président démissionnaire. Mention en sera
faite au RCS de Paris
411628B – LES ECHOS
BAKERY
PROJECT HOLDING
SARL au capital de 20000,00 €
1 Boulevard Victor, 75015 PARIS
840957054 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 11/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
23 Boulevard de Saint-François, 97400
SAINT-DENIS à compter du 11/12/2018.
La société sera immatriculée au RCS de
Saint Denis et sera radiée du RCS de Paris
OPTICANA
SAS au capital de 5.000 €. Siège social :
65 Avenue Paul Doumer 75116 PARIS.
RCS 805 055 894 PARIS.
L’AGE du 26/11/2018 a décidé à compter
du 26/11/2018 de . - nommer président :
M BENGHOZI Mickaël, 22 Rue Racine
92120 MONTROUGE en remplacement
de Mme SZNEK Julie. Mention au RCS
de PARIS.
410230A – LES ECHOS
29 FRANKLIN
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 Rue Raoul Nording, 92200 NEUILLY
SUR SEINE. RCS 482 734 555 NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 Rue de Maubeuge, 75009 PARIS, à compter du
28/12/2018. Durée de la société : 99 ans.
Objet : L’acquisition, la transformation,.
l’administration et la location de biens et.
droits immobilier. Radiation du RCS de
NANTERRE et immatriculation au RCS
de PARIS.
410305A – LES ECHOS
SCI DU CYGNE D’ENGHIEN
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 Rue Raoul Nording, 92200 NEUILLY
SUR SEINE. RCS 481 078 731 NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Durée de la société : 99 ans.
Objet : L’acquisition, la transformation,.
l’administration et la location de biens et.
droits immobilier. Radiation du RCS de
NANTERRE et immatriculation au RCS
de PARIS.
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08 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
410315A – LES ECHOS
411323A – LES ECHOS
SCI FLI-FLOUT
SCI au capital de 228.750 €. Siège social : 6 Rue Raoul Nording, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 433 897 360
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Durée de la société : 99 ans.
Objet : L’acquisition, la transformation,
l’administration et la location de biens et.
droits immobilier. Radiation du RCS de
NANTERRE et immatriculation au RCS
de PARIS.
LANNOY SAS
Société par Actions Simplifiée
unipersonnelle
Au capital de 4.000.000 euros
Siège social : 8 avenue Hoche 75008
PARIS
RCS PARIS 533 177 663
Aux termes du PV des Décisions de l’Associé unique du 6 décembre 2018, il a
été décidé :
- de nommer Monsieur Laurent VOUIN,
demeurant 15 rue Ernest Renan 92310
SEVRES, en qualité de Président, en
remplacement de la société MENELAS
HOLDING SAS, démissionnaire.
- de nommer Madame Bianca BOUESMELTINK, demeurant 5 route de la
Cascade 78110 LE VESINET, en qualité
de Directeur Général.
- d’adapter l’objet social afin de l’harmoniser avec les règles de fonctionnement
du groupe.
- de transférer le siège social du 8 avenue Hoche 75008 PARIS au 38 rue de
Berri 75008 PARIS.
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
410349A – LES ECHOS
SCI GUETTAGAB
SCI au capital de 1.500 €. Siège social :
6 RUE RAOUL NORDLING, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 523 489 946
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Durée de la société : 99 ans.
Objet : L’acquisition,. la transformation,
l’administration. et la location de biens et.
droits immobilier. Radiation du RCS de
NANTERRE et immatriculation au RCS
de PARIS.
410356A – LES ECHOS
411332A – LES ECHOS
SCI JABER
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 RUE RAOUL NORDLING, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 442 834 032
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Durée de la société : 99 ans.
Objet : L’acquisition,. la transformation,
l’administration. et la location de biens et.
droits immobilier. Radiation du RCS de
NANTERRE et immatriculation au RCS
de PARIS.
LUX BODY SARL au capital de 3000 euros Siège social :5 RUE DE LA VEGA
75012 PARIS RCS PARIS 838 561 587
Le 11/12/2018 L’AGE a nommé Gérant,
Madame LI ép VAN HERRENTHALS
Fenglan demeurant 3 Rue CHANZY
75011 PARIS en remplacement de Madame XU ép DOS SANTOS GONVALVES Yanghong démissionnaire. Modification au RCS de PARIS.
410358A – LES ECHOS
SCI JACANDRE
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 RUE RAOUL NORDLING, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 519 049 936
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Durée de la société : 99 ans.
Objet : L’acquisition, la transformation,
l’administration. et la location de biens et.
droits immobilier. Radiation du RCS de
NANTERRE et immatriculation au RCS
de PARIS.
411429A – LES ECHOS
SPT CONSEIL Société par actions simplifiée au capital de 1.000 € Siège : 128
rue La Boétie 75008 PARIS 818497489
RCS de PARIS Par décision de l’associé
unique du 03/12/2018, il a été décidé de :
- nommer Commissaire aux comptes titulaire la société COUTURIER MYRIAM
, EIRL, sise 8 passage coste 69006
LYON Nº822684734 RCS de LYON représentée par COUTURIER Myriam.nommer Commissaire aux comptes suppléant la société CABINET BOREL ET
ASSOCIES, SAS au capital de
138.560 €, sise immeuble odin 17 rue
louis guerin 69626 VILLEURBANNE CEDEX Nº950072058 RCS de LYON représentée par COSTARD Arnaud.Mention
au RCS de PARIS
411509A – LES ECHOS
410395A – LES ECHOS
XIAO LONG
SARL au capital de 10.000 €. Siège social : 62 RUE DIDOT 75014 PARIS. RCS
840 000 772 PARIS.
L’AGO du 01/12/2018 a nommé gérant :
M LUO WEICHENG, 31 RUE DE MONTREUIL 94300 VINCENNES en remplacement de M KAM Pascal, à compter du
01/12/2018. Mention au RCS de PARIS.
411208A – LES ECHOS
LENAPART
Société Civile
Au capital de 1.506.000 euros
Siège social : 80 rue de l’Université
75007 PARIS
RCS PARIS 532 181 096
Aux termes du PV de l’Assemblée Générale ordinaire du 29 juin 2018, il a été décidé de nommer Madame Solange LENART, demeurant 80 rue de l’Université
75007 PARIS, en qualité de co-gérante.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
411317A – LES ECHOS
PONT SAINTE MARIE SAS
Société par Actions Simplifiée
unipersonnelle
Au capital de 1.248.739,72 euros
Siège social : 8 avenue Hoche 75008
PARIS
RCS PARIS 521 480 269
Aux termes du PV des Décisions de l’Associé unique du 6 décembre 2018, il a
été décidé :
- de nommer Monsieur Laurent VOUIN,
demeurant 15 rue Ernest Renan 92310
SEVRES, en qualité de Président, en
remplacement de la société MENELAS
HOLDING SAS, démissionnaire.
- de nommer Madame Bianca BOUESMELTINK, demeurant 5 route de la
Cascade 78110 LE VESINET, en qualité
de Directeur Général.- d’adapter l’objet
social afin de l’harmoniser avec les règles de fonctionnement du groupe.
- de transférer le siège social du 8 avenue Hoche 75008 PARIS au 38 rue de
Berri 75008 PARIS.
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
SCI LA GRAPPE 7 capital 526804 €
Siège social 21 r.Clément Marrot 75008
PARIS 508604212 RCS PARIS l’AGE du
5/7/18 a transféré le siège social au 75
Bd de la Corniche d’Or Domaine de Port
la Galère 06590 THEOULE S/MER formalités RCS CANNES
411512A – LES ECHOS
GAMBETTA 62
SAS au capital de 1.000 €
Siège : 2 RUE COMMINES 75003
PARIS
811078195 RCS de PARIS
Par décision de l’AGE du 29/11/2018, il
a été décidé de transférer le siège social
à compter du 29/12/2018 au 60 RUE
AMELOT 75011 PARIS. Mention au RCS
de PARIS.
411577A – LES ECHOS
AVENTURES DE PARIS
SAS au capital de 2 000 €
34 rue Saint Dominique 75007 PARIS
833 636 228 RCS Paris
Le 03/12/2018 les associés ont nommé
Président M. Renato di Camillo, demeurant 17 rue Caron 92240 MALAKOFF, en
remplacement de M. Marc Coletta, et pris
acte de la démission de M.Renato di Camillo de ses fonctions de Directeur Général.
Le 03/12/2018 l’associé unique a modifié
l’objet qui devient "l’organisation d’activités évènementiels et l’organisation de
séminaires, l’activité de petite restauration et traiteur, l’activité de grossiste et
de vente de produits de souvenirs de Paris".
411593A – LES ECHOS
PLAYADD Société par actions simplifiée
à associé unique au capital de 10.000 €
Siège : 22 Avenue Edouard Belin 92500
RUEIL MALMAISON 804169373 RCS de
NANTERRE Par décision de l’AGE du
17/12/2018, il a été décidé de transférer
le siège social à compter du 15/12/2018
au 10 Rue Penthièvre 75008 PARIS. Président : M. REDOUANI Adil 22 avenue
Edouard Belin 92500 RUEIL MALMAISON Radiation au RCS de NANTERRE
et ré-immatriculation au RCS de PARIS.
411610A – LES ECHOS
MENELAS HOLDING SAS
Société par Actions Simplifiée
unipersonnelle
Au capital de 70.000 euros
Siège social : 36 rue du Louvre 75001
PARIS
RCS PARIS 815 202 494
Aux termes du PV des Décisions du 6
décembre 2018, l’Associé unique a :
- décidé de nommer Monsieur Laurent
VOUIN, demeurant 15 rue Ernest Renan
92310 SEVRES, en qualité de Président,
en remplacement de Monsieur Quentin
ORION, démissionnaire.
- pris acte des démissions de Monsieur
Quentin ORION, de Monsieur Michael
NATAS et de Madame Mathilde BLAVETTE, de leurs fonctions de Membres
du Conseil de surveillance.
- décidé de supprimer le Conseil de surveillance.
- décidé de nommer Madame Bianca
BOUE-SMELTINK, demeurant 5 route de
la Cascade 78110 LE VESINET, en qualité de Directeur Général.
- décidé d’adapter l’objet social afin de
l’harmoniser avec les règles de fonctionnement du groupe.
- décidé de transférer le siège social du
36 rue du Louvre 75001 PARIS au 38 rue
de Berri 75008 PARIS.
- constaté la réalisation d’une augmentation du capital social d’un montant de
59.802.675 euros, par la création de
59.802.675 actions nouvelles de 1 euro
de valeur nominale chacune.
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Nouvelle mention : le capital social est
fixé à la somme de 59.872.675 euros, divisé en 59.872.675 actions de 1 euro de
valeur nominale chacune.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
411624A – LES ECHOS
SCI LA GRAPPE 415 capital 171646 €
Siège social 21 r.Clément Marrot 75008
PARIS 523646826 RCS PARIS l’AGE du
5/7/18 a transféré le siège social au 75
Bd de la Corniche d’Or Domaine de Port
la Galère 06590 THEOULE S/MER formalités RCS CANNES
411647A – LES ECHOS
CLEGIA
SARL au capital de 7500 euros
Siège : 3 rue Morand 75011 PARIS
RCS PARIS 790 710 388
Par décision de l’associé unique du
12/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social au 66 rue Julien Lacroix
75020 PARIS. Modification au RCS de
PARIS.
411660A – LES ECHOS
ARLE
SAS au capital de 1.000 €
siège social : 25 place de la Madeleine
75008 PARIS
842 466 831 RCS PARIS
Par AGE du 30/11/18 le siège social est
transféré 248, Rue Michel Teule 34080
Montpellier. Nouveau greffe : Montpellier.
411673A – LES ECHOS
MIDDLEWAY PARIS
Société à responsabilité limitée
transformée en société par actions
simplifiée
Au capital de 5 000 euros
Siège social : 233 rue du Faubourg
Saint Honoré
75008 PARIS
815 058 193 RCS PARIS
AVIS DE TRANSFORMATION
Aux termes de décisions constatées
dans un procès-verbal en date du 24 Octobre 2018 l’associée unique a décidé la
transformation de la Société en société
par actions simplifiée à compter du
même jour, sans création d’un être moral
nouveau et a adopté le texte des statuts
qui régiront désormais la Société.
La dénomination de la Société, son objet,
son siège, sa durée et les dates d’ouverture et de clôture de son exercice social
demeurent inchangées.
Le capital social reste fixé à la somme de
5 000 euros.
Exercice du droit de vote : Tout associé
peut participer aux décisions collectives
sur justification de son identité et de l’inscription en compte de ses actions.
Chaque associé a autant de voix qu’il
possède ou représente d’actions.
Transmission des actions : Les cessions d’actions, y compris entre associés, sont soumises à l’agrément d’une
décision collective des associés.
Sous sa nouvelle forme de société par
actions simplifiée, la Société est dirigée
par :
PRESIDENT DE LA SOCIETE :
La Société MIDDLEWAY GROUP, SAS
au capital de 10 000 euros, ayant son
siège social 15 Quai Pierre SCIZE 69009
LYON, immatriculée au Registre du
commerce et des sociétés de LYON sous
le numéro 840 962 765.
Représentée par la Société NOVELI,
Présidente de la Société MIDDLEWAY
GROUP, elle-même représentée par
Monsieur David GROSPELIER, gérant.
COMMISSAIRE AUX COMPTES
nommé : La Société AURVALIA, domiciliée 119 rue Pierre CORNEILLE 69003
LYON.
Modification sera faite au greffe du Tribunal de Commerce de PARIS.
Pour avis
La Gérance
411706A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 75 et 78
CDA BATI. SASU au Capital de 1.000 €.
Siège social 584 avenue de la Gaule
78955 CARRIERES-SOUS-POISSY.
RCS VERSAILLES 841 541 402. Par
AGE du 17 12 2018 il a été décidé le
transfert du siège social au 49/51 rue de
Ponthieu immeuble D 75008 PARIS président Mme URIBE LONDONO Dennis
Alejandra demeurant 584 avenue de la
Gaule 78955 CARRIÈRES-SOUSPOISSY notification au RCS de VERSAILLES immatriculation au RCS de PARIS
411159B – LES ECHOS
MAKE YOUR MONDAY
SASU au capital de 100 €
3 rue Lefebvre, 75015 Paris
820956662 RCS Paris
Par décision de l’Associé unique en date
du 16/12/2018 l’associé unique a :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Mme STÉPHANIE MALIKOWSKI 3 rue Lefebvre,
75015 Paris, pour sa gestion et décharge
de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
411649B – LES ECHOS
MAISONQUE
SARL au capital de 300 €
91 Rue du Faubourg Saint-Honoré,
75008 PARIS
831498878 RCS Paris
Par décision de L’AGO en date du
15/10/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Mme
TCHERCHEEVA Gulsara 2, RUE MARÉCHAL LANNES, 91860 ÉPINAY
SOUS SÉNART, pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
411681B – LES ECHOS
DU HAUT
SCI au capital de 5000,00 €
224 rue de Charenton, 75012 Paris
492385307 RCS Paris
Par décision en date du 17/12/2018 il a
été décidé la dissolution anticipée de la
société et sa mise en liquidation amiable
à compter du 17/12/2018, nommé en
qualité de liquidateur M. Gilles DEBS,
124 rue de Lagny, 93100 Montreuil et fixé
le siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur. Mention
en sera faite au RCS de Paris
411384B – LES ECHOS
ETEASE
SAS au capital de 1000 €
6 rue taclet, 75020 Paris
814970752 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. Thomas Sayan 6 rue taclet, 75020 Paris,
pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
411421B – LES ECHOS
DU HAUT
SCI au capital de 5000,00 €
224 rue de Charenton, 75012 Paris
492385307 RCS Paris
Par décision en date du 17/12/2018 il a
été décidé la dissolution anticipée de la
société et sa mise en liquidation amiable
à compter du 17/12/2018, nommé en
qualité de liquidateur M. Gilles DEBS,
124 rue de Lagny, 93100 Montreuil et fixé
le siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur. Mention
en sera faite au RCS de Paris
411640B – LES ECHOS
SOLAR 2010
SAS à capital variable de 733100 €
37 rue des Acacias, 75017 PARIS
519187983 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
22/11/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. David
ELGRABLY 47 rue Saint-Ferdinand,
75017 Paris, pour sa gestion et décharge
de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
411643B – LES ECHOS
CONSEIL CONSEIL
SASU au capital de 500 €
33 rue Saint Antoine, 75011 PARIS
812839967 RCS Paris
Par décision de l’Associé unique en date
du 30/06/2018 l’associé unique a :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Mme
ODILE CONSEIL 33 RUE SAINT AMBROISE, 75011 PARIS, pour sa gestion
et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
411644B – LES ECHOS
CONSEIL CONSEIL
SASU au capital de 500,00 €
33 RUE SAINT AMBROISE, 75011
PARIS
812839967 RCS Paris
Par décision de L’Associé Unique en
date du 30/06/2018 il a été décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise
en liquidation amiable à compter du
30/06/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme ODILE CONSEIL, 33 RUE
SAINT AMBROISE, 75011 PARIS et fixé
le siège de liquidation et l’adresse de correspondance au siège de la société.
Mention en sera faite au RCS de Paris
403958A – LES ECHOS
Z Creation, SAS au capital de
500 €. Siège social : 77 boulevard malesherbes 75008 Paris. 801839952 RCS
Paris. Le 31/10/18, les associés ont approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son mandat et
constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Paris.
407143A – LES ECHOS
ATOUT SERVICES, SAS au capital de
1000 €. Siège social : 2 rue dupleix
75015 Paris. 834084949 RCS Paris. Le
13/11/18, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société, nommé
liquidateur M. Gilles Guillotin de Corson,
2 rue Dupleix 75015 Paris, et fixé le siège
de liquidation au siège social. Modification au RCS de Paris.
410024A – LES ECHOS
MAT PRO
SASU au capital de 8.000 €. Siège social : 5 AVENUE DE LAUMIERE 75019
PARIS. RCS 794 869 842 PARIS.
L’AGE du 30/11/2018 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 30/11/2018,
nommé liquidateur M TANNOUS OMAR,
26 RUE SAINT ROCH 75001 PARIS et
fixé le siège de la liquidation au siège social. Mention au RCS de PARIS.
411216A – LES ECHOS
MT. Société par actions simplifiées unipersonnelle au capital de 1.000 euros.
Siège social 2 rue duchefdelaville 75013
Paris RCS 751 591 447. Le 30/09/2018,
" L’assemblée générale extraordinaire "
a approuvé les comptes de liquidation, a
donné quitus au liquidateur et a constaté
la clôture des opérations de liquidation,
à compter du 30/09/2018. Radiation au
RCS de Paris.
411288A – LES ECHOS
SCI MEYA, au capital de 176.000 FRS,
sise 12, rue Dumont d’Urville, 75016 PARIS, RCS de PARIS 326 260 585.
Par AGE de l’associée unique du
07/12/2018, les comptes définitifs de liquidation ont été approuvés, prononce la
clôture des opérations de liquidation
à compter du 07/12/2018 et il a été donné
quitus de sa gestion au liquidateur,
Mme MOREAU Odile demeurant Qu Pallières, 83570 COTIGNAC. Radiation au
RCS de PARIS.
Pour avis.
411377A – LES ECHOS
WESTSUN
Société Civile
Au capital de 30.000 euros
Siège social : 33 avenue Foch 75016
PARIS
RCS PARIS 504 894 734
Aux termes du PV de l’Assemblée Générale extraordinaire du 10 décembre 2018,
il a été décidé de dissoudre la société par
anticipation et de la mettre en liquidation
amiable sous le régime conventionnel.
Le siège de liquidation est fixé au 33 avenue Foch 75016 PARIS. Madame Leslie
PICART, demeurant Les Boissières Le
Village 01680 LHUIS, est nommée liquidateur. La correspondance et les notifications devront être effectuées à
l’adresse du liquidateur.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
411398A – LES ECHOS
L&L
Société à Responsabilité Limitée
en liquidation au capital de 7.500 €
Siège social et siège de liquidation :
91, Rue Lafayette 75009 PARIS
529 189 979 RCS PARIS
Aux termes d’une décision en date du 10
décembre 2018, l’associée unique a décidé la dissolution anticipée de la Société
à compter de cette date et sa mise en
liquidation amiable sous le régime
conventionnel.
Madame Lucie TIEULIE, épouse LAGASSE, demeurant 11 avenue des Cèdres 92410 VILLE D’AVRAY, associée
unique, exercera les fonctions de liquidateur pour réaliser les opérations de liquidation et parvenir à la clôture de celle-ci.
Le siège de la liquidation est fixé au 91,
Rue Lafayette 75009 PARIS. C’est à
cette adresse que la correspondance devra être envoyée et que les actes et documents concernant la liquidation devront être notifiés.
Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de commerce de PARIS, en annexe
au RCS.
Pour avis
Le Liquidateur
411494A – LES ECHOS
SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE
L’ENCLOS
Capital de 102.140,84 €
Siège : 71 rue du Cherche-Midi
75006 PARIS
RCS PARIS 428 891 469
Aux termes du PV du 5 décembre 2018,
l’AGE a constaté la dissolution la société
par suite de la réalisation de son objet
suivant vente immobilière en date du 3
juillet 2018 et a décidé de fixer l’adresse
de liquidation pour la correspondance au
60 rue de Babylone PARIS 7EME
(75007) et de désigner en qualité de liquidateur Madame Martine BAUDETGERMAIN épouse LEMARCHAND demeurant 60 rue de Babylone PARIS
7EME (75007).
Mention au RCS de PARIS.
Aux termes du PV du 5 décembre 2018,
l’AGE a approuvé les comptes de liquidation, a déchargé le liquidateur de son
mandat, lui a donné quitus de sa gestion
et a constaté la clôture de liquidation, à
compter du 5 décembre 2018.
La société sera radiée au RCS de PARIS.
411518A – LES ECHOS
NEUILLY PRESSING
SARL au capital de 1000 €
Siège social : 22 avenue de Versailles
75016 PARIS
RCS PARIS 482 336 245
Le 31/10/2018 l’AGE a décidé la dissolution anticipée de la société à compter
du 31/10/2018. Caroline ELOFER demeurant 88 bd St Denis 92400 COURBEVOIE a été nommé liquidateur. Le
siège de liquidation a été fixé 22 avenue
de Versailles 75016 PARIS. Modification
au RCS de PARIS.
Le 20/11/2018, l’AGE a approuvé les
comptes de liquidation, a donné quitus
au liquidateur et a constaté la clôture des
opérations de liquidation, à compter du
20/11/2018. Radiation au RCS de PARIS.
403704A – LES ECHOS
rectificatif à l’annonce publiée le
19.12.2018 concernant la sci sci plen, il
fallait lire "101 av du général leclerc
75685 paris cedex 14".
411164A – LES ECHOS
RECTIFICATIF à l’annonce parue dans
LES ECHOS du 30/10/2018 concernant Le transfert de siège la SARL « A
ET B » ; Il fallait lire : Gérante : Mme Patricia BARTOLO demeurant 152 Route
des Plages 83990 SAINT TROPEZ. POUR AVIS
VENTE DE FONDS GERANCE
411683B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte sous-seing privé en
date du 12/12/2018 enregistré le
14/12/2018 au SDE de Paris, dossier numéro 201800061061, reference numéro
7544P612018A27645, la société DSN
SARL, au capital de 7623 €, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro
403791734, domiciliée 46 rue de Cléry
75002 Paris représentée par Mme Ida
UZAN,
a cédé à
la société MUSSUBI SARL, au capital
de 2000 €, immatriculée au RCS de PARIS sous le numéro 539233890, domiciliée 89 rue d’Hauteville 75010 Paris représentée par Mme Megumi IMAI,
un fonds de commerce de Restauration, vente sur place et à emporter de
plats préparés
sis et exploité 46 rue de Cléry, 75002 Paris, comprenant 1. la clientèle attachée à
l’activité cédée ainsi que l’achalandage y
attachés ; 2. le matériel, le mobilier
commercial, équipements et les ustensiles servant a son exploitation ; 3. le droit
au bail des lieux où est exploité le fonds
pour le temps qu’il reste à courir ; 4. le
droit à la jouissance du contrat d’abonnement au réseau ERDF-GDF.
L’entrée en jouissance a été fixée au
12/12/2018.
La présente vente est consentie et acceptée moyennant le prix principal de
240000 €.
Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues dans les dix jours suivant la dernière en date des publications légales.
Pour la réception des oppositions élection de domicile est faite tant pour la correspondance et le renvoi des pièces que
pour la validité à Séquestre Juridique de
l’Ordre des Avocats, 11 Place Dauphine
75053 Paris Cedex 01.
Pour unique insertion
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 09
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
411318A – LES ECHOS
411224A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 16/11/2018 enregistré le 27/11/2018 au SIE de Paris, nº de
dossier 2018 00059201, référence
7544P61 2018 A 26774, la société CEDANT, la SASU STARKE au capital de
25 000 euros sise 13, rue Pierre DUPONT 75010 Paris immatriculée au RCS
de Paris sous le nº 815 215 348, représenté par Mr Jonathan STARKE et son
mandataire la SELAFA MJA immatriculée au RCS de Paris sous le nº 440 672
509, en la personne de Maître CharlesAxel CHUINE en sa qualité de Liquidateur Judiciaire.
A cédé à la société ACQUEREUR, SASU
HOLDING AG, au capital de 1 000 euros
sise 27, rue Pierre Demours 75017 Paris
et immatriculée au RCS de Paris sous le
nº 814 025 078 représentée par Mme
Alexandra GUEZ et à la SAS ASG REPUBLIQUE, au capital de 500 euros, sise
12 rue Turgot 75009 Paris, Société en
cours d’immatriculation représentée par
Mr Mahamadou WAGUE, son fonds de
commerce de production et vente de
sandwiches sous le nom "BRAISE" sis et
exploité au 5, rue de Lancry à Paris 10
ème.
Cette vente a été consentie au prix de 20
000 € avec une entrée en jouissance au
16/11/2018.
Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues dans les formes légales dans les
dix jours de la publication au BODACC à
l’adresse du fonds cédé.
Pour avis.
Par acte sous seing privé en date
du 11/12/2018, il a été constitué une Société Civile présentant les caractéristiques suivantes :
Dénomination : VAVES.
Objet social : Prise de participation dans
toutes sociétés, entreprises ou groupements quelconques, la détention, la gestion, la souscription, l’acquisition, la cession, la location, le prêt de toutes
participations, titres de sociétés, valeurs
mobilières, droits sociaux ou parts d’intérêts de société ainsi que de tout titre de
placement, et ce par tous moyens...
Siège social : POISSY (78300) 12
Ter Rue de Chambourcy.
Capital : 1.000 euros.
Gérance : M. Mustapha BAYOU, demeurant à LES MUREAUX (78130)
88 Route de Verneuil.
Durée : 99 ans.
Cession de parts sociales : Librement cessibles entre associés et autorisation préalable de l’assemblée générale extraordinaire pour toutes
autres personnes.
Immatriculation au RCS de VERSAILLES.
DIVERS
411375A – LES ECHOS
Aux termes d’un acte authentique reçu
par Maître Constance VIDALENC, Notaire au sein de la SELARL VIDALENC
& ARNAL, 6 Place Saint-Michel 75006
PARIS, le 12/12/2018, il a été établit
l’acte de notoriété et de contrôle de la
saisine du légataire universel suite au décès de Mme Béatrice Anne SAPERSTEIN, née le 27/09/1947 à PARIS
(75016), décédée le 15/10/2018 à PARIS
(75019), demeurant en son vivant 1 rue
Carducci 75019 PARIS. Le Procès-verbal de dépôt et de description de testament en date du 04/05/2006 a été reçu
par Maître Bastien BORIES le
29/11/2018. La défunte a institué un légataire universel. L’opposition est formée
auprès du notaire susmentionné dans les
conditions de l’article 1007 du code civil.
78 • YVELINES
SOCIETES
411180B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
22/11/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
FKN TAXI
Objet social : exploitation d’une licence
de taxi
Siège social : 3 Chemin des Rues,
78200 JOUY MAUVOISIN Nom
commercial : SASU FKN TAXI Capital :
1000 € Président : M. Furkan BILGIN
demeurant : 3 Chemin des Rues, 78200
JOUY MAUVOISIN élu pour une durée
indéterminée Admission aux assemblées et exercice du droit de vote :
Chaque actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Clauses d’agrément : Les
actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord du
Président de la société. Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Versailles
403807A – LES ECHOS
411307A – LES ECHOS
INTERCOME
Constitution SSP du 12/12/2018 de INTERCOME, SARL au capital de 1000 euros. Siège : 6 Rue Du Canal, 78180 Montigny Le Bretonneux. Durée : 99 ans.
Gérance : Mme. HAMID (AMARA) Sara
6 Rue Du Canal, 78180 Montigny Le Bretonneux. Objet : Achat, vente sur internet
de tous articles et produits marchands
non réglementés. RCS : Versailles.
411449A – LES ECHOS
Par ASSP du 14/12/18,il a été constitué
une SAS dénommée INTERACTIVE
EVENTS SOLUTIONS.Siège social :2
place paul demange 78360 Montesson.Capital :1000 €.Objet :location de
biens matériels non réglementés,location
bail,activités photographiques et organisations d’événements intéractifs.Président :Mme Patricia Cynthia DOUZOBEU,2 place paul demange 78360
Montesson.DG :M.Toussaint Ngouma
kayembe,35 rue du passeur de boulogne
92130 Issy-les-moulineaux.Durée :99ans.Immatriculation au RCS de
VERSAILLES.
411598A – LES ECHOS
Par acte SSP du 17/12/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : BENEFITS CONSULTING & SERVICES Sigle : BCS Nom commercial : BCS Siège
social : 19 rue des beauvettes 78570 ANDRESY Capital : 1.000 € Objet : Courtage en assurances. Audit, conseil, formation et assistance Président :
MAXIMIN Philippe 66 boulevard pereire
75017 PARIS Transmission des actions :
Actions cessibles après agrément préalable des associés Admission aux assemblées et exercice du droit de vote :
Tout Actionnaire est convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à
une voix. Durée : 99 ans à compter de
l’immatriculation au RCS de VERSAILLES
411045B – LES ECHOS
AEROPORT-GARE-PORT A.G.P
SARL au capital de 100,00 €
20 PLACE DU 8 MAI 1945, 78200
Mantes la jolie
489648709 RCS Versailles
Par décision en date du 03/12/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 8 Avenue de L’Europe,
78200 Magnanville à compter du
19/12/2018. Mention en sera faite au
RCS de Versailles
411075B – LES ECHOS
AHT
411302B – LES ECHOS
411469A – LES ECHOS
403531A – LES ECHOS
CORPORATE PARTNER
SASU au capital de 1000,00 €
34, rue SAINTE RADEGONDE, 78100
SAINT GERMAIN EN LAYE
798707204 RCS Versailles
Par décision de L’Associé Unique en
date du 17/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
1060, Chemin SAINT RICHER, 14670
BASSENEVILLE à compter du
01/01/2019. La société sera immatriculée au RCS de Lisieux et sera radiée du
RCS de Versailles
PARC EOLIEN DE DYE
SAS au capital de 6.117.000 euros
Siège : BDO, 7 rue du Parc de Clagny
78000 VERSAILLES
793 435 553 R.C.S. VERSAILLES
Suivant PV des décisions du 12/11/2018,
l’associé unique a nommé Mme Margaux
DELAHAIE, domiciliée Sion Hall, 56 Victoria Embankment, Londres EC4Y 0DZ
(RU) en qualité de Président, en remplacement de M. Gordon JOHNSTON, démissionnaire.
Creation de la sasu : Auto91, 7 rue du
montoire 91310 Monthlery. Cap. : 100 €.
Obj. : négoce automobile. Pdt : Brahim
Kerida, 7 rue du montoire 91310 Monthlery. 99 ans au rcs d’Evry.
411523B – LES ECHOS
411587A – LES ECHOS
SHOPBOX FRANCE
SARL au capital de 20000,00 €
1 route de Herrlisheim,
67410 Drusenheim
800865560 RCS Strasbourg
Par décision en date du 22/11/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au allée André Ampère-rue
Gustave Eiffel, 78710 Rosny sur Seine à
compter du 22/11/2018.
Gérance : M. Stéphane DEDIEU, demeurant 29 rue du Modulor, 67370
Dingsheim
Autres modifications : - il a été pris acte
de la démission du Gérant M. Hans Peter
Vetvicka, et le fin du mandat de Mme
Beate Teschner à compter du
22/11/2018. M. Stéphane Dedieu, Gérant, demeure seul dirigeant à compter
de cette même date. La société sera immatriculée au RCS de Versailles et sera
radiée du RCS de Strasbourg
411634B – LES ECHOS
DOMOTIQUE & ELECTRICITE
LAMBERT
SARL Unipersonnelle au capital de
10000,00 €
2 Allée George Sand,
26700 Pierrelatte
489867705 RCS Romans-sur-Isère
Sigle : D&EL
Par décision du Gérant en date du
11/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 1 Ter Rue
des Anglais, 78770 Auteuil à compter du
01/01/2019.
Gérance : M. Bernard Lambert, demeurant 1 Ter Rue des Anglais, 78770 Auteuil
Autres modifications :
- il a été pris acte de modifier substantiellement l’objet social. Ancienne Mention : Electricité Générale. Nouvelle Mention : Activité de trading pour propre
compte. - gestion de patrimoine pour propre compte par opérations sur les marchés financiers ou marchandises. - activité de courtage de valeurs mobilières
pour propre compte.
La société sera immatriculée au RCS de
Versailles et sera radiée du RCS de Romans-sur-Isère
403952A – LES ECHOS
FABELIE, SCI au capital de 1000 €
Siège social : 38 RUE DES TROIS CORNEILLES 78410 BOUAFLE 792164055
RCS VERSAILLES. Le 19/11/18, les associés ont : décidé de transférer le siège
social au 3 Clos de Pesson 40230
TOSSE. Radiation au RCS de VERSAILLES. Inscription au RCS de DAX
411041A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 78 et 75
SAFO FRANCE
SAS au capital de 5 000 euros
Siège social : 54/56 Avenue Hoche,
75008 PARIS
RCS PARIS 824 207 039
Le 30/09/2018, l’Assemblée Générale
Extraordinaire des associés de la société
par actions simplifiée SAFO FRANCE a
décidé de transférer le siège social du
54/56 Avenue Hoche, 75008 PARIS au
39 Boulevard Vauban, Immeuble
ARAGO II à GUYANCOURT 78280 à
compter du même jour et de modifier en
conséquence l’article 4 des statuts. Le
Président est Monsieur Elpidio SACCHI
demeurant 2, Turnoak Park - Windsor,
Berkshire - SL4 4UN – Royaume-Uni. En
conséquence, elle sera immatriculée au
RCS de VERSAILLES, et radiée du RCS
de PARIS. POUR AVIS. Le Président
Par ASSP du 18/11/2018, il a été constitué une SAS dénommée SC ASSOCIATES.Siège social : 28 avenue du lac
78121 Crespieres.Capital : 100 €. Objet : commerce de détail d’objets d’ameublement, d’arts de la table, de décoration
et d’intérieur. Président : Mme Stella
Carré, 28 avenue du lac 78121 Crespieres.Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de VERSAILLES.
SARL au capital de 7000,00 €
138 avenue de Paris, 78740 Vaux sur
Seine
532613585 RCS Versailles
Par décision de L’AGE en date du
07/03/2018 il a été pris acte de changer
la dénomination de la société, à compter
du 07/03/2018, pour BACHA SERVICES.
Autres modifications :
- il a été pris acte de modifier l’objet social
Nouvelle mention : La réalisation de
prestations de services de toutes natures
en matière d’organisation ; de création ;
et de gestion d’entreprise. De faire des
études de toutes natures, notamment de
marketing, dans le cadre d’accords
conclu avec des personnes physiques ou
morales. La participation directe ou indirecte de la société dans toutes opérations ou entreprises commerciales ou industrielles ; Et généralement toutes
opérations mobilières, immobilières, financières, commerciales et industrielles
pouvant se rattacher, directement ou indirectement, à l’objet ci-dessus. Mention
en sera faite au RCS de Versailles
410397A – LES ECHOS
411179B – LES ECHOS
411463A – LES ECHOS
FLORENCE MORIO
EXPERTISES ET CONSEILS
PARC EOLIEN DE PLIBOUX
SAS au capital de 5.239.350 euros
Siège social : 7 rue du Parc de Clagny
78000 VERSAILLES
529 641 722 R.C.S. VERSAILLES
Suivant PV des décisions du 12/11/2018,
l’associé unique a nommé Mme Margaux
DELAHAIE, domiciliée Sion Hall, 56 Victoria Embankment, Londres EC4Y 0DZ
(RU) en qualité de Président, en remplacement de M. Gordon JOHNSTON, démissionnaire.
Par acte en date du 17/11/2018, il a été
constitué une SCI dénommée MASSAQ.
Capital : 300 €. Siège social : 10 Place
du Grimpereau 78720 Cernay-la-ville.
Objet social : Gestion immobilière. Gérance : Soumya Massaq, 10 Place du
Grimpereau 78720 Cernay-la-ville. Les
parts sociales sont librement cessibles
au profit d’un associé. Toute cession à
un tiers de la société est soumise au
préalable à agrément de la collectivité
des associés réunis en Assemblée Générale. Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Versailles.
403980A – LES ECHOS
Par acte SSP du 15/11/2018 il a été
constitué une SARL dénommée :
JTSL
Siège social : 14 Route de CHATEAU
GAILLARD 78490 MONTFOR T L
AMAURY. Capital : 100 €. Objet : Acquisition immoblière, Vente et Location,
Gestion de tous biens immobiliers destinés à être loués en meublés. Gérant : M
CAMPION Thomas, 4 Sharpleshall
Street NW1 8YL Londres . Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de VERSAILLES.
SASU au capital de 1000,00 €
5 rue des missionnaires, 78000
Versailles
528963838 RCS Versailles
Par décision du Président en date du
01/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 6 rue Magenta, 78000 Versailles à compter du
01/12/2018. Mention en sera faite au
RCS de Versailles
411098A – LES ECHOS
ACENTIC Société à responsabilité limitée à associé unique au capital de
370.000 € Siège : 40 Rue des Vignobles
78400 CHATOU 421801846 RCS de
VERSAILLES Par décision de l’associé
unique du 16/11/2018, il a été décidé à
compter du 30/11/2018 de : - prendre
acte du départ du Gérant non associé
BURTON DAVID démissionnaire.Mention au RCS de VERSAILLES
PIERRE ETE SAS
SAS au capital de 486 000 €
38 rue de la Paroisse – 78000
VERSAILLES
RCS Versailles 302 204 185
Le 3 décembre 2018, les associés ont
pris acte de la démission de Mme MarieChristine ETE, épouse DUVAL de ses
fonctions de Présidente à compter du 15
décembre 2018, et ont nommé en remplacement M. Sylvain DUVAL, demeurant 38 rue de la Paroisse – 78000 VERSAILLES, jusque là Directeur général de
la société qui démissionne de ces fonctions et n’est pas remplacé. Mention sera
faite au RCS de Versailles.
411529B – LES ECHOS
SCI DU 11 AV. GL. LECLERC
SCI au capital de 1524,49 €
11 avenue du général Leclerc, 78470
Saint Rémy lès Chevreuse
334304185 RCS Versailles
Par décision de L’AGE en date du
28/11/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation am ia ble à c ompt er du
31/12/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Jean-Lucien Maureille, 25 rue
du TEMPLE, 47800 La Sauvetat du Dropt
et fixé le siège de liquidation et l’adresse
de correspondance chez le liquidateur M.
Jean-Lucien Maureille. Mention en sera
faite au RCS de Versailles
411698A – LES ECHOS
SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE
LES MEUNIERS
Société civile en liquidation
au capital de 120 euros
Siège social : 11 Allée Desaix
78110 LE VESINET
318 288 776 RCS VERSAILLES
Aux termes du procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire du 30 novembre
2018 :
Les associés, après avoir entendu le rapport du Liquidateur, ont :
- approuvé les comptes de liquidation ;
- donné quitus au Liquidateur Yves DE
FOUCHIER, demeurant 11 Allée Desaix
– 78110 LE VESINET et déchargé ce
dernier de son mandat ;
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation.
Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de commerce
de Versailles.
411443A – LES ECHOS
Rectificatif dans l’annonce Nº410236, relative à la constitution de la société DAY
SOLUTIONS INFORMATIQUES, parue
en date du 12/12/2018 dans Les Echos,
il convient de supprimer la mention relative au sigle.
91 • ESSONNE
SOCIETES
411197B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
15/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
UCAB PREMIUM
Objet social : TRANSPORT DE VOYAGEURS PAR TAXIS
Siège social : 16 RUE GASTON BOCQUILLON, 91260 JUVISY SUR ORGE
Capital : 500 € Président : M. EURICO
DA CUSTODIA demeurant : 16 RUE
GASTON BOCQUILLON, 91260 JUVISY
SUR ORGE élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Evry
411419B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
11/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
GROUPEMENT TECHNIQUE
DES METIERS DU BATIMENT
Objet social : TRAVAUX DE PLOMBERIE - CHAUFFAGE- CLIMATISATIONELECTRICITE
Siège social : 13 rue du besly, 91800
BOUSSY SAINT ANTOINE Sigle :
GTMB Nom commercial : GDEL BAT
Capital : 1000 € Président : Mlle CHERYLLE-LAURE-CLEVIE BARBOT demeurant : 13 rue du besly, 91800
BOUSSY SAINT ANTOINE élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Evry
403797A – LES ECHOS
Par ASSP du 17/11/18,il a été constitué
une SAS dénommée 3DMEDLINK.Siège
social :86 rue de paris 91400 Orsay.Capital : 100 €.Objet :Conception, fabrication, commercialisation de tous produits
à usage médical et chirurgical. Président : M. didier NIMAL, 24 route de damiette 91190 Gif-sur-yvette.Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de EVRY.
411659B – LES ECHOS
ANATSY
Société Civile De Moyens au capital de
5250,00 €
112 bis, rue Saint Jean de Beauregard,
91940 Gometz-le-Chatel
817581267 RCS Evry
Par décision de L’AGE en date du
05/09/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 13, square
des Neuveries, 91190 Gif-sur-Yvette à
compter du 01/09/2018.
Gérance : Mme Anne-Sophie Bourrousse, demeurant 3, domaine de Val
Vert, 91190 Gif-sur-Yvette. Mention en
sera faite au RCS de Evry
403850A – LES ECHOS
Par ASSP du 19/11/18,il a été constitué
une EURL dénommée SOLEIL
SUD.Siège social :3 rue victor hugo
91370 Verrieres le buisson.Capital :5000 €.Objet :Acheter,vendre et
louer des biens immobilier et mobilier,des bateaux moteur et voiliers.Gérance :M.Kurt Verstappen,3 rue victor
hugo 91370 Verrieres le buisson.Durée :99ans Immatriculation au RCS de
EVRY.
403909A – LES ECHOS
Par ASSP du 19/11/18,il a été constitué
la SCI à capital variable dénommée UPWEST.Siège social :13 av portalis 91800
Brunoy.Capital min :1000 €,capital initial :1000 €,capital max :2000000 €Objet :acquisition et gestion de biens mobiliers et immobiliers.Gérance :M.Pascal
PIGOT,13 av portalis 91800 Brunoy.
Cessions soumises à agrément.Durée :99ans.Immatriculation au RCS de
EVRY.
411661B – LES ECHOS
SITMO
SCI au capital de 945183,91 €
5 RUE NICEPHORE NIEPCE, 91420
MORANGIS
391573045 RCS Evry
Par décision de L’AGE en date du
12/12/2018 il a été décidé de modifier le
capital de la société en le portant de
945183,91 € à 217000.00 €. Mention en
sera faite au RCS de Evry
403681A – LES ECHOS
le 01.09.2018 l’age de la sci sci plen, capital 1000 €, 9 r de la martinière 91570
bièvres, objet "location de terrains et
d’autres biens immobiliers", durée 99
ans, rcs evry 830497392, transfère le
siège social au 11 av du général leclerc
75685 paris cedex 14. rad evry. immat
paris.
403977A – LES ECHOS
Par ASSP du 18/11/2018, il a été constitué une SAS à capital variable dénommée REDPILL CHOICE.Siège social : 5
avenue saint-exupéry 91170 Viry-châtillon.Capital minimum : 25000 €, capital
initial : 25000 €, capital maximum : 100000 €. Objet : activité de webradio, agence digital.Président : M.
Mahmoud Sliti, 5 avenue saint-exupéry
91170 Viry-châtillon.Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de EVRY.
411387A – LES ECHOS
Par acte SSP du 02 07 2018 il est constitué une : S.C.I. Dénomination : SCI
CHRISTIAN. Capital social : 1 000 euros.
Siège social : 2 Allée de Saint Brieuc 1er
Etage Logement nº 3 - 91170 VIRY CHATILLON. Durée : 99 ans. Objet : Acquisition, gestion et location de tous biens immobiliers. Gérant : Mr LABELLE
Bernard, Jean, Louis demeurant 2 Allée
de Saint Brieuc 1er Etage Logement. nº 3
- 91170 VIRY CHATILLON. Immatriculation au RCS d’EVRY
411586A – LES ECHOS
Par acte SSP du 07/12/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : CMCC
RENOV Siège social : 2 rue pierre brossolette 91700 STE GENEVIEVE DES
BOIS Capital : 5.000 € Objet : Tous travaux de peinture, plâtrerie, rénovation de
bâtiments Président : PEIXOTO
ARAUJO Claudino 2 rue pierre brossolette 91700 STE GENEVIEVE DES BOIS
Transmission des actions : Les actions
ne peuvent être cédées y compris entre
associés qu’avec l’agrément préalable
de la collectivité des associés. Admission
aux assemblées et exercice du droit de
vote : Tout Actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Durée : 99 ans à compter de
l’immatriculation au RCS de EVRY
411047B – LES ECHOS
DEMENAGEMENTS
OUTRE-MER ROUTIERS ET
AERIENS
SARL au capital de 40000,00 €
39 rue Liancourt,
75014 PARIS
832162481 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
14/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 197 rue
de la Papeterie, 91100 CORBEIL-ESSONNES à compter du 14/12/2018.
Gérance : M. PASCAL LEMARIE, demeurant LICORNOU, 35720 SAINT
PIERRE DE PLESGUEN
La société sera immatriculée au RCS de
Evry et sera radiée du RCS de Paris
409733A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 91 et 78
BARNABÉ RICHARD
SARL au capital de 10.000 €. Siège social : 102 route de Limours, Domaine de
Saint Paul, bâtiment 12B la menuiserie
78470 ST REMY LES CHEVREUSE.
RCS 802 316 794 VERSAILLES.
L’AGE du 01/12/2018 a décidé de transférer le siège social au 20 bis rue de
Marly, 91410 CORBREUSE. Co-gérant :
M RICHARD Barnabé, 7 rue du Viaduc
91470 LIMOURS. Co-gérant : Mme DUPIF Margot, 7 rue du Viaduc 91470 LIMOURS. Radiation du RCS de VERSAILLES et immatriculation au RCS de
EVRY.
411102A – LES ECHOS
L’EPI D’OR SARL au capital de 8.000 €
Siège : 4 RUE DES CANADIENS 91300
MASSY 810899005 RCS de EVRY Modifications L’EPI D’OR sarl au Capital de
8000 € sise 4 rue des Canadiens
91300-MASSY-810899005 RCS
D’EVRY, par décision en AGE du
01/10/2018 Il à été décidé de nommer
gérant Mr AZRI Dhaou,74 rue Castor78200-MANTES LA JOLIE, en remplacement de Mme HENON Corinne démissionnaire. Mme GUY Josette à cédé 50
parts sociales de 1 €uro la part ,de la société L’EPI D’OR à Mr AZRI Dhaou, 74
rue Castor-78200-MANTES LA JOLIE, et
ce à compter du 01/10/2018. Mention au
RCS D’EVRY
411171B – LES ECHOS
ACETT
SCI au capital de 60000,00 €
10 allée des champs élysées, 91042 Evry
Courcouronnes
432839322 RCS Evry
Par décision de L’AGE en date du
20/11/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation a miab le à c om pte r du
20/11/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Pierre TRONCHON, 76 route
de Kergrist, 22500 PAIMPOL et fixé le
siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M.
Pierre TRONCHON. Mention en sera
faite au RCS de Evry
411446B – LES ECHOS
SASU BRICO RENOV
411381B – LES ECHOS
SASU au capital de 1500 €
2 rue Marc Sangnier, 91290 ARPAJON
804275139 RCS Evry
CDP DE BAVILLE
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 l’associé unique a :
SARL au capital de 750 €
84 RUE DE LEUVILLE, 91310
LONGPONT SUR ORGE
789416377 RCS Evry
Aux termes d’une AGE en date du
15/06/2018 il a été pris acte de transformer la société en SAS.
Capital : 750 €, divisé en 15 actions de
50 € chacune entièrement souscrites, et
libérées.
Objet social : LOCATION D’EMPLACEMENT DE PECHE SPORTIVE
-Président : M. ALEXIS NEGRET demeurant 84 RUE DE LEUVILLE, 91310
LONGPONT SUR ORGE ; élu pour une
durée indéterminée.
Directeurs généraux : Monsieur
PIERRE-ADRIEN DAUVET demeurant :
392 rue Jourdain 91530 Sermaise ; Monsieur KEVIN LE DREAU demeurant : 104
rue d’Angerville 91410 Les Granges le
Roi
Mention en sera faite au RCS de Evry
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Mme CARREAUD Hélène 8 rue du Porche, 11 220
ST PIERRE DES CHAMPS, pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Evry
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
411333A – LES ECHOS
403944A – LES ECHOS
411151B – LES ECHOS
410300A – LES ECHOS
AGENCE PWS
AGENCE PWS, SAS au capital de 1000
euros, 210 Avenue du Maréchal Leclerc,
91300 Massy RCS : Evry 833910094. A
compter A.G.E du 30-11-2018 : Dissolution anticipée et mise en liquidation volontaire. Siège de liquidation : au siège
social. Liquidateur : Mme BERTHOUT
Patricia Edith Ginette 210 Avenue Du
Marechal Leclerc, 91300 MASSY. Mention et formalités au RCS d’Evry.
Creation de la sas : Touilson, 1 rue georges corette/angle av. laurent cely 92230
Gennevilliers. Cap. : 5000 €. Obj. : restauration. Pdt : Anwar Touil, 31 rue des
grouettes 95180 Menucourt. 99 ans au
rcs de nanterre.
AGENCE FRANCAISE ANTI
NUISIBLES
SCI DU CYGNE D’ENGHIEN
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 Rue Raoul Nording, 92200 NEUILLY
SUR SEINE. RCS 481 078 731 NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Radiation du RCS de NANTERRE et immatriculation au RCS de
PARIS.
411648B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 26/10/2018, concernant la société SELURL LUBIN JENNIFER, lire
Par acte SSP du 11/12/2018 en lieu et
place de Par acte SSP du 26/10/2018
403702A – LES ECHOS
rectificatif à l’annonce publiée le
19.12.2018 concernant la sci sci plen, il
fallait lire "101 av du général leclerc
75685 paris cedex 14".
411278A – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue le
14/11/2018, concernant la société TYCHE CONSULTING, il y a lieu de supprimer la mention : Sigle : TYCHE
92 • HAUTS-DE-SEINE
SOCIETES
411187B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
01/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
V. EVOLUTION
Objet social : INSTALLATION DE GAINES DE VENTILATION ET AUTRES
ACTIVITES ANNEXES.
Siège social : 11 RUE PAUL SIGNAC,
92390 VILLENEUVE LA GARENNE Capital : 1000 € Président : M. COCO
VANGU AMISI demeurant : 11 RUE
PAUL SIGNAC, 92390 VILLENEUVE LA
GARENNE élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Nanterre
411203B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
11/12/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
PEUPLIERS DIAS
Objet social : Acquisition, administration, gestion par location et vente de
biens immobiliers
Siège social : Chez Davy Dias, 2 rue des
peupliers, 92190 MEUDON Capital :
10000 € Gérant : M. Davy DIAS, 2 rue
des peupliers, 92190 MEUDON Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Nanterre
411507B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
17/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
BY GROUPE
Objet social : conseil de toute nature
dans le cadre de la gestion de relations
d’affaires fourniture de service de formation de toute nature
Siège social : 40 rue pierre poli, 92130
ISSY LES MOULINEAUX Capital :
1000 € Président : M. YACINE BENYASSINE demeurant : 40 rue pierre
poli, 92130 ISSY LES MOULINEAUX élu
pour une durée indéterminée Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Nanterre
410125A – LES ECHOS
Acte SSP du 11/12/2018 : constitution
d’une Société Civile Immobilière
Objet : La propriété, l’administration et
l’exploitation par bail ou location, des
biens immobiliers qui seront apportés à
la société ou acquis par elle. L’achat, la
vente, l’échange ou l’apport de tous biens
immobiliers.
Dénomination : SCI JMCG Invest
Siège social : 5 Square du Capitaine
Claude Barrès 92200 Neuilly sur Seine
Capital : 10.000 € - Durée : 99 ans
Gérant : Mr Michaël DAYAN demeurant
5 Square du Capitaine Claude Barrès
92200 Neuilly sur Seine
La cession des parts sociales est soumise à agrément. La société sera au immatriculée RCS de Nanterre.
410201A – LES ECHOS
Par acte SSP du 03/12/2018 il a été
constitué une SCI dénommée :
IMMOBILIÈRE DES GRANDS
BOULEVARDS
Siège social : 107 RUE CHARLES LAFFITTE, NEUILLY SUR SEINE 92200
NEUILLY SUR SEINE. Capital :
10.000 €. Objet : Acquisition, aménagement, mise en valeur, administration, location de tous immeubles et biens immobiliers. Gérance : M SMILA Rami, 107,
rue Charles Laffitte 92200 NEUILLY SUR
SEINE et M ZAGHDOUN David, 198,
avenue Victor Hugo 75116 PARIS. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
NANTERRE.
411121A – LES ECHOS
Par acte SSP du 13/12/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : AF CAPITAL Si gle : AF CAPITAL Nom
commercial : AF CAPITAL Siège social :
39 ter rue des abondances 92100 BOUL O G N E B I L L AN C O U RT Ca p i t a l :
1.000 € Objet : Acquisition, détention et
gestion de participations Président : ABTAN Franck 39 ter rue des abondances
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
Transmission des actions : Tant que la
Société demeure unipersonnelle, toutes
les transmissions d’actions s’effectuent
librement. Admission aux assemblées et
exercice du droit de vote : Tout Actionnaire est convoqué aux Assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
411272A – LES ECHOS
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte sous seing privé
établi à NEUILLY-SUR-SEINE en date
du 13 décembre 2018, il a été constitué
une société par actions simplifiée présentant les caractéristiques suivantes :
DENOMINATION : STEPHEN CHOISET
SASU,
SIEGE SOCIAL : 4 Villa Blaise Pascal,
NEUILLY-SUR-SEINE (92200)
OBJET : Conseils pour les affaires et autres conseils de gestion
DUREE : 99 ans à compter de son immatriculation au registre du commerce et
des sociétés.
CAPITAL : 1.000 €
PRESIDENT : Monsieur Stephen CHOISET, demeurant 4 Villa Blaise Pascal,
NEUILLY-SUR-SEINE (92200),
AGREMENT : En cas de pluralité d’associés, toutes les cessions d’actions à
des tiers seront soumises à l’agrément
des associés.
IMMATRICULATION : au registre du
commerce et des sociétés de NANTERRE.
Pour avis, le Président
411652B – LES ECHOS
Par acte SSP du 13/12/2018 il a été
constitué une société :
STURIAÑ
Objet social : Prestations de services,
de conseils dans le domaine des systèmes et logiciels informatiques Siège social : 2 RUE ANDRE MESSAGER,
92500 RUEIL MALMAISON Forme :
EURL Capital : 1000 € Gérant : Olivier
LE FOLL, 2 RUE ANDRE MESSAGER,
92500 RUEIL MALMAISON Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Nanterre
411700B – LES ECHOS
Par acte SSP du 11/10/2018 il a été
constitué une société :
DJOUZA
Objet social : Fabrication et commercialisation des gâteaux orientaux raffinés
Siège social : 39 Rue Boris Vildé, 92260
Fontenay Aux Roses Forme : EURL Capital : 2000 € Gérant : KAHINA IGUERGUIT, 39 Rue Boris Vildé, 92260 Fontenay Aux Roses Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Nanterre
403871A – LES ECHOS
Par ASSP du 17/11/2018, il a été constitué une SAS dénommée ARTSONIS.Siège social : 7 rue ybry 92200
Neuilly sur seine.Capital : 5000 €. Objet :
Achat, vente internet et magasin de produits marchands non réglementées. Président : Mme Soumia INANE, 7 rue ybry
92200 Neuilly sur seine.Durée : 99 ans.
Immatriculation au RCS de NANTERRE.
411432A – LES ECHOS
AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing privé en date du 8
décembre 2018, il a été constitué une Société par Actions Simplifiée présentant
les caractéristiques suivantes :
Objet social : La Société a pour objet,
en France et dans tous pays :
- La réalisation de travaux de voirie et réseaux divers, installation, maintenance
de réseaux, tous travaux de terrassement, démolition, rénovation, maçonnerie, assainissement, négoce de matériaux,
- L’apport d’affaires en bâtiment, travaux
publics, tous travaux de terrassement,
démolition, rénovation, maçonnerie, assainissement, négoce de matériaux.
Dénomination sociale : MINEVAS
Siège social : 101 Rue Pierre Brossolette – 92140 CLAMART
Durée : 99 années à compter de l’immatriculation au registre du commerce et
des sociétés
Capital social : 1.000 €
Président désigné pour une durée illimitée : Monsieur Arnaud SCHILDER De
nationalité Française Né le 28/10/1975 à
NOGENT SUR MARNE
Demeurant à CLAMART (92140), 101
Rue Pierre Brossolette.
La société sera immatriculée au Registre
du Commerce de NANTERRE.
SASU au capital de 2600,00 €
17 square Victor Schoelcher, 92220
BAGNEUX
834595993 RCS Nanterre
Par décision de L’Associé Unique en
date du 06/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
112 AVENUE DE PARIS, 94306 Vincennes à compter du 06/12/2018. La société
sera immatriculée au RCS de Créteil et
sera radiée du RCS de Nanterre
411157B – LES ECHOS
MAX BAT
SASU au capital de 1000,00 €
28, rue Biscornet,
75012 Paris
841367683 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
14/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 14, rue
Victor Hugo, 92000 Nanterre à compter
du 14/12/2018.
Présidence : M. Robert NOVAK, demeurant 14, rue Victor Hugo, 92000 Nanterre
Autres modifications :
- il a été pris acte de la nomination de M.
NOVAK ROBERT, demeurant 14, rue
Victor Hugo 92000 Nanterre en qualité
de nouveau Président, à compter du
14/12/2018 pour une durée illimitée, en
remplacement de M. Maksym GUSEINOV, Président démissionnaire.
La société sera immatriculée au RCS de
Nanterre et sera radiée du RCS de Paris
411182B – LES ECHOS
TRACK B
SARL au capital de 1000,00 €
34 RUE DE VANVES, 92100
BOULOGNE-BILLANCOURT
790056048 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
29/10/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 24 RUE
DE CLICHY, 75009 PARIS à compter du
29/10/2018. La société sera immatriculée au RCS de Paris et sera radiée du
RCS de Nanterre
411631B – LES ECHOS
YOLO COMMUNICATION
SARL Unipersonnelle au capital de
2000,00 €
73 RUE DES BAS ROGERS, 92150
SURESNES
809016819 RCS Nanterre
Par décision en date du 30/09/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 1 PLACE DE LA VIEILLE
EGLISE, 92800 PUTEAUX à compter du
01/11/2018. Mention en sera faite au
RCS de Nanterre
411676B – LES ECHOS
SKILLSPIRIT
SAS au capital de 100000,00 €
130 rue de Normandie, 92400
Courbevoie
819967480 RCS Nanterre
Par décision en date du 03/12/2018 il a
été pris acte de modifier l’objet social de
la société, à compter du 03/12/2018
Nouvel objet social : activités de formation professionnelle par tous moyens et
notamment par e-learning ou en blended-learning, le développement de plateforme de type LMS et l’activité de franchiseur dans tous domaines d’activités
ainsi que le conseil dans le domaine de
la formation
Autres modifications : - L’AGE a pris
acte le même jour de la démission de ses
CAC titulaire et suppléant respectivement Messieurs Edouard BAZELAIRE
DE RUPPIERE et Christian DROUET, en
dates respectives des 21 et 24/09/2018
et l’absence de nomination de nouveaux.
Mention en sera faite au RCS de Nanterre
403793A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 92 et 94
ESPERN CONSULTING. SAS au capital
de 2000 €. Siège social : 1 av. de la pelouse 94160 st mande. 820 023 711
RCS créteil. Par AGE du 15/11/2018, il a
été décidé de transférer le siège social
41 rue gambetta 92100 boulogne-billancourt. Président : M. Erwann Bruyelle demeurant 41 rue gambetta 92100 boulogne-billancourt. En consèquence elle
sera immatriculée au RCS de nanterre et
elle sera radiée au RCS de créteil.
410228A – LES ECHOS
29 FRANKLIN
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 Rue Raoul Nording, 92200 NEUILLY
SUR SEINE. RCS 482 734 555 NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 Rue de Maubeuge, 75009 PARIS, à compter du
28/12/2018. Radiation du RCS de NANTERRE et immatriculation au RCS de
PARIS.
410314A – LES ECHOS
SCI FLI-FLOUT
SCI au capital de 228.750 €. Siège social : 6 Rue Raoul Nording, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 433 897 360
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Radiation du RCS de NANTERRE et immatriculation au RCS de
PARIS.
410347A – LES ECHOS
SCI GUETTAGAB
SCI au capital de 1.500 €. Siège social :
6 RUE RAOUL NORDLING, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 523 489 946
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Radiation du RCS de NANTERRE et immatriculation au RCS de
PARIS.
410355A – LES ECHOS
411321A – LES ECHOS
JEMS IT SERVICES
SAS au caital de 37 500 €
8 rue de l’Hôtel de Ville 92200 NEUILLY
SUR SEINE
507 387 342 RCS Nanterre
Le 14/12/2018 l’associé unique a décidé
de nommer Président la société METALINE, SAS au capital de 7 097 €, sis 183
Avenue Georges Clémenceau 92000
NANTERRE, 807 974 472 RCS Nanterre, en remplacement de Mme Elena
Gihan, et de transférer le siège social au
183 Avenue Georges Clémenceau
92000 NANTERRE.
411354A – LES ECHOS
ALTIM DEFENSE
Société par actions simplifiée au capital
de 16 203 euros
Ancien Siège social : 110 Avenue Victor
Hugo, 92100 BOULOGNE
BILLANCOURT
795 394 667 RCS NANTERRE
Aux termes d’une délibération en date du
14/12/2018, l’Assemblée Générale Extraordinaire des associés de la société
ALTIM DEFENSE a décidé de transférer
le siège social du 110 Avenue Victor
Hugo, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT au 2, rue Joseph Hubert BPARK – Bâtiment B 31130 BALMA à
compter du même jour et de modifier en
conséquence l’article 3 des statuts.
POUR AVIS. Le Président.
411470A – LES ECHOS
ZAUDERER SCI
SCI JABER
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 RUE RAOUL NORDLING, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 442 834 032
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Radiation du RCS de NANTERRE et immatriculation au RCS de
PARIS.
Capital : 110.068,57 euros
Siège social : 35 rue Escudier
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
RCS NANTERRE Nº 421.105.602.
Aux termes d’une délibération en date du
31 mai 2018, les associés ont décidé de
réduire le capital social de 32.014,40 euros pour le porter de 110.068,57 à
78.054,17 euros par voie de réduction du
nombre de parts sociales.
410357A – LES ECHOS
411526A – LES ECHOS
SCI JACANDRE
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
6 RUE RAOUL NORDLING, 92200
NEUILLY SUR SEINE. RCS 519 049 936
NANTERRE.
L’AGE du 28/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 51 RUE DE MAUBEUGE, 75009 PARIS, à compter du
28/11/2018. Radiation du RCS de NANTERRE et immatriculation au RCS de
PARIS.
411094A – LES ECHOS
F. CLEMENT CONSULTING Société à
responsabilité limitée au capital de
1.000 € Siège : 32 Avenue Gabriel Péri
92160 ANTONY 830225587 RCS de
NANTERRE Par décision des associés
du 02/11/2018, il a été décidé de : - nommer Gérant Mme CLEMENT Francoise
32 ave gabriel peri 92160 ANTONY en
remplacement de MARKOWICZ CHARLES démissionnaire.Mention au RCS de
NANTERRE
411097A – LES ECHOS
CREPERIE 4 TEMPS Société à responsabilité limitée au capital de 3.000 €
Siège : 10 rue Mabillon 75006 PARIS
807900071 RCS de PARIS Par décision
de l’AGE du 01/12/2018, il a été décidé
de transférer le siège social au 15 PARVIS DE LA DÉFENSE 92092 PARIS LA
DEFENSE CEDEX. Gérant : M. BERTHET Emeric 6, avenue de madrid 92200
NEUILLY SUR SEINE Radiation au RCS
de PARIS et ré-immatriculation au RCS
de NANTERRE.
411167A – LES ECHOS
Suivant acte sous seing privé du 10 décembre 2018, les associés de la SARL
ASNIERES OPTIC sise 23 B rue Pierre
Brossolette 92600 Asnières sur Seine au
capital de 10.000 €, immatriculée au
RCS de NANTERRE 520 284 688 ont décidé :
De décaler l’exercice social se terminant
au 31/12/2018 afin qu’il se termine au 30
juin 2019.
Désormais l’exercice social commencera
le 1er juillet pour se terminer le 30 juin de
chaque année
L’inscription se fera au RCS de NANTERRE
411234A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 92 et 95
SO MAZING
SARL au capital de 10.000 €
Siège social : 6 allée de l’Orangerie
95160 Montmorency
RCS 840 642 771 DE PONTOISE
Par Le PV d’AGE du 13/12/2018 a décidé de transférer le siège social au
22-92 boulevard Gallieni 92390 Villeneuve La Garenne
Gérant : Mme Sonia MARCELLIN demeurant 6 allée de L’orangerie 95160
Montmorency. Elle sera immatriculée au
RCS de NANTERRE et elle sera radiée
au RCS de PONTOISE.
D6D CONSEILS
Société par actions simplifiée au capital
de 1.000 €
Siège social : 29 rue de la Saussière
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
812 678 365 RCS NANTERRE
Aux termes d’une décision de l’associé
unique du 10 décembre 2018, il a été décidé d’augmenter le capital d’une somme
de 9 000 euros pour le porter à 10 000
euros.
Modification au RCS de NANTERRE.
411558A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 92 et 75
Le 02/11/2018 l’AGM de la société
BORNE RECHARGE SERVICE (SAS au
capital de 67 200 €, 14 rue de Chatillon
75014 PARIS, 751 657 313 RCS Paris)
a nommé Commissaire aux comptes titulaire la société AUTEUIL AUDIT, SARL
au capital de 40 000 €, 19 rue Eugène
Manuel 75015 PARIS, 524 282 993 RCS
Paris, et en qualité de Président M. Stéphane MAULBON D’ARBAUMONT, demeurant 3 rue Paul Cézanne 95240
CORMEILLES EN PARISIS, en remplacement de M. John HONORE, et décidé
de transférer le siège au 4 avenue Laurent Cély 92600 ASNIERES SUR SEINE.
Immatriculation au RCS de Nanterre.
411178B – LES ECHOS
LES FACILITATEURS
SARL Unipersonnelle au capital de
1000,00 €
77 allée des Pouvins, 92000 Nanterre
820767150 RCS Nanterre
Par décision de L’Associé Unique en
date du 08/12/2018 il a été décidé de la
dissolution anticipée de la société et sa
mise en liquidation amiable à compter du
08/12/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Alexandre COUDRAY, 77 allée des Pouvins, Appt 2031, 92000 Nanterre et fixé le siège de liquidation et
l’adresse de correspondance au siège de
la société. Mention en sera faite au RCS
de Nanterre
411196B – LES ECHOS
SCI DU THEVEN
SCI au capital de 183 €
53 RUE DU 22 SEPTEMBRE, 92400
COURBEVOIE
932756607 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
12/12/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. RENAUD HEMMET 33 RUE MAZARINE,
75006 PARIS, pour sa gestion et décharge de son mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Nanterre
411291B – LES ECHOS
SCI LOUIS ARMAND
SCI au capital de 10000,00 €
11 rue Louis Armand, 92600 Asnières sur
Seine
487501983 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
10/12/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, M. Alain
Roux 32 avenue Georges Mandel, 75016
Paris, pour sa gestion et décharge de son
mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Nanterre
411149A – LES ECHOS
LALYRE CONSEIL. EURL au capital
de 150 €. Siège social : 16 av. dubonnet
92400 courbevoie. 751 842 873 RCS
nanterre. Le 07/12/18, l’associé unique a
décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 07/12/18. M. David
Ouaknine demeurant 16 av. dubonnet
92400 courbevoie, a été nommé liquidateur. Le siège de liquidation a été fixé au
siège social. Modification au RCS de
Nanterre.
411520A – LES ECHOS
HHCS CONSULTING
Société par Actions Simplifiée
Unipersonnelle au capital de 5.000 €
Siège social : 7, rue Pierre Cherest 92200 NEUILLY SUR SEINE
RCS NANTERRE 810 366 658
AVIS DE DISSOLUTION
Aux termes des décisions de l’associé
unique en date du 30 novembre 2018, il
a été décidé :
? de dissoudre la société par anticipation
à compter de ce jour,
? de désigner, en qualité de liquidateur
et pour la durée de la liquidation, Monsieur Olivier HOMOLLE, demeurant 7,
rue Pierre Cherest, 92200 NEUILLY SUR
SEINE,
? de fixer le siège de la liquidation au 7,
rue Pierre Cherest, 92200 NEUILLY SUR
SEINE, siège social actuel de la société.
Le dépôt sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de NANTERRE.
411540A – LES ECHOS
ZAUDERER SCI
Capital : 78.054,17 euros
Siège social : 35 rue Escudier
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
RCS NANTERRE Nº 421.105.602.
Suivant décision collective des associés
en date du 31 mai 2018, les associés ont
décidé la dissolution anticipée de la Société à compter du 31 mai 2018 et sa
mise en liquidation.
L’assemblée générale susvisée a
nommé comme Liquidateur Monsieur
Robert ZAUDERER, demeurant 35 rue
Escudier à BOULOGNE-BILLANCOURT
(92100), avec les pouvoirs les plus étendus pour réaliser les opérations de liquidation et parvenir à la clôture de celle-ci.
Le dépôt des actes et pièces relatifs à la
liquidation sera effectué au greffe du tribunal de commerce de NANTERRE.
Le siège de la liquidation est fixé à
l’adresse du siège social de la société,
adresse à laquelle toute correspondance
devra être envoyée, et, actes et documents relatifs à la liquidation devront être
notifiés.
Mention sera faite au RCS : NANTERRE
411622A – LES ECHOS
ZAUDERER SCI
Capital : 78.054,17 euros
Siège social : 35 rue Escudier
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
RCS NANTERRE Nº 421.105.602.
Suivant acte reçu par Me BONTE, notaire à PARIS le 31 mai 2018, il résulte
que les associés, après avoir entendu le
rapport du Liquidateur, ont :
- approuvé les comptes de liquidation ;
- donné quitus au Liquidateur Monsieur
Robert ZAUDERER demeurant 35 rue
Escudier à BOULOGNE-BILLANCOURT
(92100) et déchargé ce dernier de son
mandat ;
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation.
Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de commerce
de NANTERRE.
Mention sera faite au RCS : NANTERRE.
411693A – LES ECHOS
Caroline Duret Conseil - CDC. Société
par actions simplifiée au capital de 1 000
euros. Siège social : 16, rue Valiton,
92110 Clichy. 829 105 816 RCS Nanterre. Par décision du 1/12/2018 l’associé unique a décidé la dissolution anticipée de la Société et sa mise en
liquidation à compter du même jour. .
Mme Caroline DURET, demeurant 16,
rue Valiton, 92100 Clichy, associée unique, exercera les fonctions de liquidateur
pour réaliser les opérations de liquidation
et parvenir à la clôture de celle-ci. . Le
siège de la liquidation est fixé 16, rue Valiton, 92110 Clichy. Dès lors, toute correspondance devra être envoyée à cette
adresse, de même que les actes et documents relatif à la liquidation. Dépôt au
GTC de Nanterre. Pour avis. Le Liquidateur.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
93 • SEINE-SAINT-DENIS
SOCIETES
411434B – LES ECHOS
Par acte SSP du 15/12/2018 il a été
constitué une société :
PRO BAT PETRILA
Objet social : PEINTURE REVETEMENT MURAL ET DE SOL, PLOMBERIE ET CHAUFFAGE, ELECTRICITE,
MENUISERIE Siège social : 10 VILLA
GLORIETTE, 93380 PIERREFITTE SUR
SEINE Forme : EURL Capital : 3000 €
Gérant : FLORINEL PETRILA, 10 VILLA
GLORIETTE, 93380 PIERREFITTE SUR
SEINE Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Bobigny
411636B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
VR ANIMATION
Objet social : La conception, l’organisation, la mise en oeuvre et la commercialisation de séances d’activités de loisirs
et de divertissements en réalité virtuelle
Siège social : 3 RUE THOMAS EDISON, 93600 AULNAY-SOUS-BOIS Capital : 100 € Président : M. Adnane
ECH-CHETOUIA demeurant : 3 RUE
THOMAS EDISON, 93600 AULNAYSOUS-BOIS élu pour une durée indéterminée Admission aux assemblées et
exercice du droit de vote : Chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : Les actions sont
librement cessibles entre actionnaires
uniquement avec accord du Président de
la société. Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Bobigny
403815A – LES ECHOS
Par ASSP du 17/11/18, il a été constitué
une SAS dénommée EXCELSIOR
CONSEIL.Siège social : 4 rue guichard
93110 Rosny-sous-bois.Capital : 500 €. Objet : conseil et assistance
opérationnelle en ventes, activités, de
management, stratégie et organisation.
formation aux méthodes de ventes et de
management. Président : M. Dikran Tabbakh, 4 rue guichard 93110 Rosny-sousbois. Durée : 99 ans. Immatriculation au
RCS de Bobigny.
403964A – LES ECHOS
Par ASSP du ...., il a été constitué une
SAS dénommé e CEY LON CH ICKEN.Siège social :5 av lénine 93120 La
courneuve.Capital : 100 €. Objet : la
vente au comptoir d’aliments et de boissons non alcoolisées à consommer sur
place ou à emporter,dans une salle sur
place ou dans des équipements mobiles.Président :M.MOHAMED AJMALDEEN,34 rue beaufils 93120 La courneuve.Durée :99ans.Immatriculation au
RCS de BOBIGNY.
410273A – LES ECHOS
Par acte SSP du 26/11/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
411246A – LES ECHOS
Par acte SSP du 13 12 2018 il est constitué une : SASU. Dénomination :
MLM TRANSPORT. Capital social :
9.000 €. Siège social : 6 avenue Lelievre 93600 AULNAY-SOUS-BOIS. Durée : 99 ans. Objet : Transport de marchandises avec conducteurs de moins de
3,5 Tonnes de P.M.A, location véhicules
sans chauffeur, négoce de véhicules et
vente de tous produits non réglementés.
Président : Mme ZEROUROU épouse
AIT ALI Saida demeurant 6 avenue Lelievre 93600 AULNAY-SOUS-BOIS.
Chaque action donne droit à la participation aux assemblées et au vote, les cessions sont libres. Immatriculation au RCS
de BOBIGNY
411329A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 17/12/2018 il a
été constitué une SAS au capital de
1.000 € dénommée : JL CONSEILS.
Siège social : 37 rue François Arago
93100 Montreuil. Objet : Intermédiaire
d’Assurance et d’opérations de banque,
Formalités au registre de Commerce,
Conseils en gestion d’entreprises et patrimoines. Président : Monsieur AITOMAR Imad demeurant au 7, Rue de Périgueux 75019 Paris. Directeur général :
LUTAUD Jean-Guy demeurant au 18,
rue des Trois Moulins 77000 Melun. Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
411417A – LES ECHOS
Suivant acte SSP daté du 03/12/2018, il
a été constitué une SCI au capital de
1000 € dénommée :
SCI ERSEV
Siège : 7 avenue Edmond Hurtret 93250
VILLEMOMBLE.
Objet : acquisition de tous immeubles de
toute nature, propriété administration,
gestion, attribution gratuite en jouissance
aux associés des locaux occupés par
eux-mêmes.
Gérant : Monsieur PEREIRA DE DEUS
Ernesto, demeurant 22, avenue Fournier
93220 GAGNY. Les parts sont librement
cessibles entre associés, conjoints, descendants et ascendants.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
411500A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 12/12/2018 constitution de la SASU PARIS ESCAPADE
Capital fixe : 100 € Siège social : 89
DEUXIEME AVENUE 93290 TREMBLAY EN France Objet social : EXPLOITATION DE VEHICULES DE
TRANSPORT AVEC CHAUFFEUR
(VTC), LOCATION DE VEHICULES
SANS CHAUFFEUR Président : Mr MIMOUN AFEKOUH demeurant 89
DEUXIEME AVENUE 93290 TREMBLAY EN France, la société SASU PARIS ESCAPADE située 89 DEUXIEME
AVENUE 93290 TREMBLAY EN France
est en cours d’immatriculation au RCS
de BOBIGNY élu pour une durée illimitée Durée de la société : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de BOBIGNY
411555A – LES ECHOS
Par ASSP du 14/12/18,il a été constitué
la SCI dénommée OURS INVEST.Siège
social :22 rue du globe 93240 Stains.Capital :100 €.Objet :acquisition et gestion
de biens mobiliers et immobiliers.Gérance :Mme Maria Victoria Mata Garcia,22 rue du globe 93240 Stains ;
M.Talla Robert Dieye,22 rue du globe
93240 Stains. Cessions soumises à
agrément.Durée :99ans.Immatriculation
au RCS de BOBIGNY.
FAST TRANSPORTATION CHIC
Siège social : 166 B, Avenue Emile
COSSONNEAU 93160 NOISY LE
GRAND. Capital : 200 €. Objet : Activité
de VTC, achat-vente et location de voiture avec et sans chauffeurs. Président :
Mme SEGHIR ÉPOUSE JONCHERAY
Hanane, 166 B, Avenue Emile COSSONNEAU 93160 NOISY LE GRAND. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
BOBIGNY.
410396A – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/12/2018 il a été
constitué une SAS dénommée :
SALON CHERIF
Siège social : 4, rue du Général De
Gaulle 93370 MONTFERMEIL. Capital :
2.000 €. Objet : Salon de coiffure. Président : M EL FIRITI Chérif, 148, avenue
Jean Jaurès 93370 MONTFERMEIL. Directeur Général : M KISSI Abdenabi, 2,
allée du 8 mai 1945 93390 CLICHY
SOUS BOIS. Admission aux assemblées
et droits de vote : Tout actionnaire est
convoqué aux assemblées. Chaque action donne un droit à une voix. Clauses
d’agrément : Actions librement cessibles
entre les associés uniquement. Durée :
99 ans. Immatriculation au RCS de BOBIGNY.
411096A – LES ECHOS
Par acte SSP du 01/12/2018 il a été
constitué une SCI dénommée : SCI LSV
Siège social : 12 avenue burger 93130
NOISY LE SEC Capital : 1.000 € Objet :
L’acquisition, l’administration et la gestion par location ou autrement de tous immeubles et biens immobiliers. Gérant :
M. VASILACHI Vitali 12 Avenue BURGER 93130 NOISY LE SEC Cession des
parts sociales : LIBRE DE TOUT AGRÉMENT Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
411691A – LES ECHOS
Par acte SSP du 12 12 2018 il est constitué une : SASU. Dénomination : LAMBERT AUTOS. Sigle : L.A. Capital social : 10.000 €. Siège social : 2 Allée Guy
de Maupassant 93240 STAINS. Durée :
99 ans. Objet : Négoce de véhicules,
vente et location de tous produits non réglementés, location de véhicules sans
chauffeur, conseil et assistance dans
l’entretien, la mécanique, carrosserie,
peinture et le nettoyage des véhicules
donnés en sous traitance. Président : Mr
ISMAIL Boudjema demeurant 2 Allée
Guy de Maupassant 93240 STAINS.
Chaque action donne droit à la participation aux assemblées et au vote, les cessions sont libres. Immatriculation au RCS
de BOBIGNY
411310B – LES ECHOS
MAT MAINTENANCE
MULTITECHNIQUE HOTELIERE
ET IMMOBILIERE
SARL Unipersonnelle au capital de
1000,00 €
37, RUE DES MATHURINS,
75008 PARIS
811447499 RCS Paris
Sigle : MMHI
Par décision du Gérant en date du
12/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 3, RUE
NIEPCE, 93110 ROSNY SOUS-BOIS à
compter du 12/12/2018.
Gérance : M. GAUCHER MATUALA
NKEBOLO, demeurant 3, RUE NIÉPCE,
93110 ROSNY SOUS-BOIS
La société sera immatriculée au RCS de
Bobigny et sera radiée du RCS de Paris
411447B – LES ECHOS
411406A – LES ECHOS
403722A – LES ECHOS
H.P SOCIETY
OSMOSE INTERNATIONAL
Creation de la sasu : It Development
Group, 4b av. st louis 94210 La Varenne
St Hilaire. Cap. : 1000 €. Obj. informatique. Pdt : Stéphane Hayat, 4b av. st louis
94210 La Varenne St Hilaire. 99 ans au
rcs de Créteil.
SARL Unipersonnelle au capital de
15000,00 €
3 Place du 8 Mai 1945,
94200 IVRY SUR SEINE
838543494 RCS Créteil
Par décision du Gérant en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 1 Allée
Pierre et Marie Curie, 93390 CLICHY
SOUS BOIS à compter du 17/12/2018.
Gérance : M. David BONPAERTS, demeurant 1 Allée Pierre et Marie Curie,
93390 CLICHY SOUS BOIS
La société sera immatriculée au RCS de
Bobigny et sera radiée du RCS de Créteil
411521B – LES ECHOS
TECHNISTAND
SARL au capital de 10000,00 €
01 Rue Georges Rémond, 93220 Gagny
790096036 RCS Bobigny
Par décision de L’AGE en date du
27/11/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 62 Bis rue
Aristide Briand, 93220 Gagny à compter
du 01/01/2019. Mention en sera faite au
RCS de Bobigny
410022A – LES ECHOS
ZHU
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
7 boulevard de la république, 93130
NOISY LE SEC. RCS 502 700 727 BOBIGNY.
L’AGE du 09/12/2018 a décidé de transférer le siège social au 60 sentier des sablons, 94230 CACHAN. Radiation du
RCS de BOBIGNY et immatriculation au
RCS de CRETEIL.
411388A – LES ECHOS
LNC. SARL Au capital de
10.000 €. Siège social : 111 Avenue Victor Hugo 93300 AUBERVILLIERS. RCS
BOBIGNY 498 537 810. Aux termes
d’une décision extraordinaire des associés en date du 05/12/2018, il a été décidé de transférer le siège social au
73-75 avenue de la Plaine 75020 PARIS
et ce, à compter du 05/12/2018. Radiation au RCS de Bobigny. Immatriculation
au RCS de Paris.
SARL au capital de 19600 euros
Siège social : Site Dron. 71-77, avenue
du Général Leclerc. 93500 Pantin
392 057 980 RCS Bobigny
Le 29 Octobre 2018, l’AGO a approuvé
les comptes de liquidation, a donné quitus au liquidateur et a constaté la clôture
des opérations de liquidation, à compter
du 29/10/2018. Radiation au RCS de Bobigny
94 • VAL-DE-MARNE
SOCIETES
411028B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
13/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
TAMAYA SPA
Objet social : Location d’espaces privatifs et service liés au bien être et beauté
(coiffure) et petite restauration.
Siège social : 4 rue du Grange Ory,
94230 Cachan Nom commercial : Tamaya Spa Capital : 400 € Président : M.
Ali Himidi demeurant : 17 rue des paradis, 92260 Fontenay aux roses élu pour
une durée indéterminée Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Créteil
411290B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
17/12/2018 il a été constitué une SARL
nommée :
PHARELISSAC
Objet social : transports de voyageurs
par taxi ;
Siège social : 14 QUAI DE L EGLISE,
94340 JOINVILLE LE PONT Capital :
50 € Gérance : M. MONGI KADRI, 14
QUAI DE L EGLISE, 94340 Joinville le
Pont Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Créteil
411635A – LES ECHOS
NIOCHAU FERROVIAIRE
CONSEIL
SARL au capital de 1000 € - Siège
social : 7 rue du Pré aux Saules - 93410
VAUJOURS - 823705538 RCS
BOBIGNY
Le 01/06/2018 l’associé unique a décidé
qu’il n’y avait pas lieu à dissolution de la
société malgré les pertes constatées, en
application de l’art. L223-42 du Code de
commerce. Modification au RCS de BOBIGNY.
411708A – LES ECHOS
POWER CHROME
SARL au capital de 15.000 euros
siège social : 5 rue Albert Einstein 93000 BOBIGNY
821 210 374 RCS BOBIGNY
Aux termes d’une ordonnance rendue
par Monsieur le Président du Tribunal de
Commerce de BOBIGNY en date du 7
novembre 2018, Maître Philippe BLERIOT, Administrateur Judiciaire, demeurant 26 Chemin de la Madeleine 93000
BOBIGNY, a été désigné en qualité d’Administrateur Provisoire de la Société,
pour une durée de trois mois, avec pour
mission : de gérer et d’administrer la société avec les pouvoirs les plus étendus
conformément aux statuts et aux dispositions légales et règlementaires en vigueur en remplacement de l’ensemble
des organes sociaux de direction et de
gestion des sociétés ; disons qu’il disposera des pouvoirs que la loi et les décrêts
en vigueur confèrent au gérant d’une société à responsabilité limitée. L’autorisons à se faire assister de toute personne de son choix.
411076B – LES ECHOS
SCHLEMMER-SEROR
411320B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
TAXI DA MOTA
Objet social : TRANSPORTS DE
VOYAGEURS PAR TAXIS
Siège social : 15 RUE GUTENBERG,
94460 VALENTON Capital : 100 € Président : M. LUIS FILIPE DA MOTA MARINHO demeurant : 15 RUE GUTENBERG, 94460 VALENTON élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Créteil
411630B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
02/09/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
SCI LUIJER FAMILY
Objet social : ACHATS, VENTES, LOCATIONS DE LOGEMENTS. RÉPARATION ET ENTRETIEN
Siège social : 16 rue du Plateau, 1ER
FACE, 94800 VILLEJUIF Capital : 100 €
Gérant : M. Christophe LUIJER, 16 rue
du Plateau, 1ER FACE, 94800 VILLEJUIF Cessions de parts sociales : les
parts sociales sont librement cessibles
au profit d’un Associé. Toute cession à
un tiers de la société est soumise au
préalable à agrément de la collectivité
des Associés réunis en Assemblée Générale Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Créteil
411639B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
04/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
Société Civile De Moyens au capital de
300,00 €
53 boulevard de la Liberté, 93260 LES
LILAS
490995842 RCS Bobigny
Par décision de L’AGE en date du
01/12/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation a miabl e à c o m pt e r d u
31/12/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme Catherine SCHLEMMER, 53
boulevard de la Liberté, 93260 LES LILAS et fixé le siège de liquidation et
l’adresse de correspondance au siège de
la société. Mention en sera faite au RCS
de Bobigny
Siège social : 9 RUE JULES FERRY,
94500 CHAMPIGNY SUR MARNE Sigle : B.C.P Nom commercial : GALVAO
MADEIRA MICHEL Capital : 200.00 €
Objet social : chauffage plomberie Président : M. MICHEL GALVAO MADEIRA
demeurant : 9 RUE JULES FERRY,
94500 CHAMPIGNY SUR MARNE élu
pour une durée de 99 années Durée : 99
ans à compter de son immatriculation au
RCS de Créteil
410399A – LES ECHOS
411641B – LES ECHOS
OCEANE
SARL au capital de 1.000 €. Siège social : 45 Avenue Victor Hugo 93300 AUBERVILLIERS. RCS 812 691 665 BOBIGNY.
L’AGE du 30/11/2018 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 30/11/2018,
nommé liquidateur M ZHUANG Jialin, 12
Rue Riquet 75019 PARIS et fixé le siège
de la liquidation chez le liquidateur.
L’AGO du 30/11/2018 a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus au
liquidateur, l’a déchargé de son mandat
et prononcé la clôture de liquidation, à
compter du 30/11/2018. Radiation au
RCS de BOBIGNY.
Aux termes d’un acte SSP en date du
17/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
BOUTEILLE.CHAUFFAGE.PLOMBERIE
EMILIE TOURPE
Objet social : courtage en opérations de
banque et services de paiement - mandataire d’intermédiaire en assurance
Siège social : 22 RUE PAUL VALERY,
94450 LIMEIL BREVANNES Capital :
100 € Président : Mlle Emilie TOURPE
demeurant : 22 RUE PAUL VALERY,
94450 LIMEIL BREVANNES élu pour
une durée indéterminée Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Créteil
410017A – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/12/2018 il a été
constitué une Société Civile dénommée :
JS
Siège social : 10 Avenue du Président
Salvador 94400 VITRY SUR SEINE. Capital : 1.000 €. Objet : La gestion et l’acquisition de toutes valeurs mobilières.
Gérant : M HADJ HAMOUDA Mohamed,
23, Rue de la Paix 91600 SAVIGNY SUR
ORGE. Durée : 99 ans. Immatriculation
au RCS de CRETEIL.
410113A – LES ECHOS
Par acte SSP du 01/12/2018 il a été
constitué une SARL dénommée :
PMD GAZ
Siège social : 30 Rue des Fusillés
94600 CHOISY LE ROI. Capital :
1.000 €. Objet : Maintenance, équipements thermiques individuel tout
combustible et grosse puissance, électricité, serrurerie, ramonage, vitrerie, rénovation intérieure et peinture. Gérant : M
LKOUATLI Moustapha, 30 Rue des Fusillés 94600 CHOISY LE ROI. Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de CRETEIL.
410146A – LES ECHOS
Par acte SSP du 12/12/2018 il a été
constitué une SCI à capital variable dénommée :
SCI MMER
Siège social : 16 avenue de la commune
de Paris 94400 VITRY SUR SEINE. Capital minimum : 1.200 €. Capital initial :
1.200 €. Capital maximum : 1.000.000 €.
Objet : L’acquisition, la gestion et la location d’immeubles et biens immobiliers.
Gérance : M TANG Eric, 10 rue des Pavillons 92800 PUTEAUX et Mme TANG
MARINA, 10 rue des Pavillons 92800
PUTEAUX. Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de CRETEIL.
411564A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 26/11/18 constitution de SASU LACROIX ; Capital social :
100 € ; Siège social : 64 rue de Strasbourg 94300 Vincennes Objet : Participation par achat souscription apport fusion
et par tout autremoyen et la gestion de
toutes valeurs mobilières et l’acquisition
de tous biens mobiliers et immobiliers ;
Président : Mr Vincent Lacroix demeurant au 64 rue de Strasbourg 94300 Vincennes, élu pour une durée illimitée ; Admission aux assemblées etexercice du
droit de vote : chaque actionnaire est
convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à une voix. Clauses
d’agrément : Les actions sont librement
cessibles entre actionnaires uniquement
avec accord du Président de la société.
Durée de la société : 99 ans à compté de
son immatriculation au RCS de Créteil
411567A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 12/12/2017 constitution de SASU : FILKI FAFNIR ; Capital
social : 100 € ; Siège social : 2 rue Victor Schoelcher 94230 Cachan Objet :
Participation par achat souscription apport fusion et par tout autremoyen et la
gestion de toutes valeurs mobilières et
l’acquisition de tous biens mobiliers et immobiliers ; Président : Mr Vivian Oliveres demeurant au 2 rue Victor Schoelcher 94230 Cachan , élu pour une durée
illimitée ; Admission aux assemblées
etexercice du droit de vote : chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : Les actions sont
librement cessibles entre actionnaires
uniquement avec accord du Président de
la société. Durée de la société : 99 ans à
compté de son immatriculation au RCS
de Créteil
411184B – LES ECHOS
CMMR
SCI au capital de 1000,00 €
13 bis rue Christophe Colomb, 94600
Choisy le Roi
798639894 RCS Créteil
Par décision du Gérant en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 86 avenue
Paul Vaillant Couturier, 94400 Vitry sur
Seine à compter du 17/12/2018. Mention
en sera faite au RCS de Créteil
411191B – LES ECHOS
AGENCE FRANCAISE ANTI
NUISIBLES
SASU au capital de 2600,00 €
17 square Victor Schoelcher,
92220 BAGNEUX
834595993 RCS Nanterre
Par décision de L’Associé Unique en
date du 06/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
112 AVENUE DE PARIS, 94306 Vincennes à compter du 06/12/2018.
Présidence : M. Francis ZERBIB, demeurant 17 square Victor Schoelcher,
92220 BAGNEUX
La société sera immatriculée au RCS de
Créteil et sera radiée du RCS de Nanterre
411370B – LES ECHOS
MEGAN
SASU au capital de 1000,00 €
141 QUAI WINSTON CHURCHILL,
94210 La Varenne Saint Hilaire
834272288 RCS Créteil
Par décision de L’Associé Unique en
date du 14/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
15 Villa Vauthier, 94100 Saint Maur Des
Fosses à compter du 20/12/2018.
Présidence : M. Michel Nersisyan, demeurant 15 Villa Vauthier, 94100 Saint
Maur des Fosses. Mention en sera faite
au RCS de Créteil
411445B – LES ECHOS
H.P SOCIETY
SARL Unipersonnelle au capital de
15000,00 €
3 Place du 8 Mai 1945, 94200 IVRY SUR
SEINE
838543494 RCS Créteil
Par décision du Gérant en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 1 Allée
Pierre et Marie Curie, 93390 CLICHY
SOUS BOIS à compter du 17/12/2018.
La société sera immatriculée au RCS de
Bobigny et sera radiée du RCS de Créteil
411645B – LES ECHOS
TERRE ROUGE
SCI au capital de 1000,00 €
34 RUE EMILE ROUX, 94120
FONTENAY-SOUS-BOIS
530170471 RCS Créteil
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au LIEU-DIT
TERRE ROUGE, 46240 LUNEGARDE à
compter du 17/12/2018. La société sera
immatriculée au RCS de Cahors et sera
radiée du RCS de Créteil
402648A – LES ECHOS
Le 08.11.2018, l’age de la sarl h.s.r., capital 500 €, 53-55 r victor hugo 94700
maisons-alfort, rcs créteil 808214530,
accepte la démission de haikel ben yacoub de ses fonctions de gérant, et
nomme comme nouveau gérant mounir
ben yacoub sis 53-55 r victor hugo 94700
maisons-alfort. rcs créteil.
403690A – LES ECHOS
TECHPHONY, SARL au capital de
5000 € Siège social : 134 avenue de paris 94300 Vincennes 838881209 RCS
VINCENNES. Le 02/11/18, les associés
ont pris acte de la démission de YILE
FANG, ancien Gérant ; en remplacement, décidé de nommer Gérant Mme
Lei FANG, 117 Boulevard jean jaurès
78800 Houilles. Mention au RCS de VINCENNES
410023A – LES ECHOS
ZHU
SCI au capital de 1.000 €. Siège social :
7 boulevard de la république, 93130
NOISY LE SEC. RCS 502 700 727 BOBIGNY.
L’AGE du 09/12/2018 a décidé de transférer le siège social au 60 sentier des sablons, 94230 CACHAN. Durée de la société : 99 ans. Objet : Acquisition, apport,
gestion et administration de tous bien
mobiliers ou immobiliers. Radiation du
RCS de BOBIGNY et immatriculation au
RCS de CRETEIL.
411438A – LES ECHOS
CROSSARD
EURL au capital de 1 000 Euros
Siège social : 14 Rue de la Croix Heurtebise 94120 FONTENAY SOUS BOIS
R.C.S : 752 281 154 CRETEIL
TRANSFERT DE SIEGE
Par décision de l’associé unique du
03/12/2018, il a été décidé le transfert du
siège de la Société, domiciliée au « 14
Rue de la Croix Heurtebise – 94120
FONTENAY-SOUS-BOIS », elle
sera désormais domiciliée au « 34 Rue
de Neuilly-94120 FONTENAY-SOUSBOIS ». L’article 3 des Statuts a été modifié en conséquence. Toutes les démarches ont été faites à cet effet. Le dépôt
légal sera effectué au RCS de CRETEIL.
411442A – LES ECHOS
BELLAVITA
Société à responsabilité limitée
au capital de 40.000 euros
Siège social : 199 avenue de la
République
94700 MAISONS ALFORT
440 857 456 RCS CRETEIL
AVIS DE PUBLICITE
Aux termes du procès-verbal de l’assemblée générale extraordinaire du 19 septembre 2018 :
Le capital a été augmenté de 260.000 euros, pour être porté à 300.000 euros, par
incorporation de réserves. L’article 8 des
statuts a été modifié en conséquence.
Ancienne mention : Capital : 40.000 euros
Nouvelle mention : Capital : 300.000 euros
Mention sera faite au RCS : Créteil.
Pour avis,
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
403630A – LES ECHOS
411161B – LES ECHOS
409918A – LES ECHOS
Par acte SSP du 06/11/2018, il a été
constitué une SCI ayant les caractéristiques suivantes :Dénomination :SCI
VOLANT 15Objet social : ImmobilierSiège social :26 avenue emile95160
Montmorency.Capital : 600 €Durée : 99
ansGérance : M. Mengus Didier, demeurant 16 bis boulevard Montmartre, 75009
ParisImmatriculation au RCS de Pontoise
WEYZ CLOTHING
SARL TEMPERE
SARL au capital de 400.000 €. Siège social : 7 rue Alexandre Prachay 95590
PRESLES. RCS 347 730 475 PONTOISE.
L’AGE du 26/11/2018 a décidé de transférer le siège social au 1 rue Lavoisier
95660 CHAMPAGNE SUR OISE. Mention au RCS de PONTOISE.
403636A – LES ECHOS
Par acte SSP du 5/11/2018 constitution
de la SAS : 25 POURCENT. Capital :
1000 euros. Siège social : 6 rue jean
bouillot 95130 franconville. Objet : activités de commerces, e-commerces,
commerce et distribution. Président
christsian dao duc-grosjean 6 rue bellanger 92300 levallois-perret. Directeur général jean-francois proux Les maisons
salines numéro 63, 22 rue de la grenette,
17880 les portes de ré. Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
Pontoise
403748A – LES ECHOS
411479A – LES ECHOS
B.F.P
Société par Actions Simplifiée
au capital de 200.000 €
Siège social : 48 Avenue du Général de
Gaulle
94500 CHAMPIGNY SUR MARNE
RCS CRETEIL B 330 731 043
L’assemblée générale ordinaire en date
du 30/06/2017 a décidé de ne pas renouveler les mandats de Commissaire aux
Comptes titulaire de THOMAS ET ASSOCIES et suppléant de M. Serge
QUESNE à compter du même jour.
Mention en sera faite au Registre du
Commerce et des Sociétés de CRETEIL.
411490A – LES ECHOS
B3M
SARL au capital de 5 000 €
31, avenue de PARIS – 94300
VINCENNES
RCS CRETEIL 820 501 054
Par décision de l’AGE du 17/12/2018, il
a été décidé de transférer le siège social
au 14, rue du Général Leclerc – 77170
Brie-Comte-Robert à compter du
01/01/2019. Radiation au RCS de Creteil
immatriculation au RCS de Melun
VENTE DE FONDS GERANCE
411460A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 01/10/2018,
La Société Lobrot & Cie SAS au capital
de 38113 € dont le siège social est 4, rue
Marcelin Berthelot-94220 Charenton Le
Pont, immatriculée au RCS de Créteil
sous le nº 542 091 400
A donné en location gérance son fonds
de négociant et grossiste de fourniture de
petits équipements à destination des cuisines professionnelles qu’elle exploitait
4, rue Marcelin Berthelot-94220 Charenton Le Pont à la Société Multiroir-Controlec SA au capital de 51012 €
dont le siège social est 10, route de Brie
Comte Robert – 94520 Périgny sur Yerres, immatriculée au RCS de Créteil sous
le nº 589 813 997.
La présente location gérance a été
consentie et acceptée pour une durée de
2 ans à compter du 01/10/2018, renouvelable par tacite reconduction.
95 • VAL-D'OISE
SOCIETES
411175B – LES ECHOS
411069B – LES ECHOS
PRAGMATIC SOURCE
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
SARL au capital de 10000,00 €
22 Rue Des Marronniers, 94260 Fresnes
490206760 RCS Créteil
Par décision en date du 14/12/2018 il a
été décidé la dissolution anticipée de la
société et sa mise en liquidation amiable
à compter du 14/12/2018, nommé en
qualité de liquidateur M. Farzad FARID,
22 Rue Des Marronniers, 94260 Fresnes
et fixé le siège de liquidation et l’adresse
de correspondance au siège de la société. Mention en sera faite au RCS de
Créteil
411177B – LES ECHOS
NICOLAS IMMOBILIER
SCI au capital de 152,00 €
15 rue Raymond Radiguet, 94210 LA
VARENNE SAINT HILAIRE
380934075 RCS Créteil
Par décision en date du 10/12/2018 il a
été décidé la dissolution anticipée de la
société et sa mise en liquidation amiable
à compter du 10/12/2018, nommé en
qualité de liquidateur M. PHILIPPE BONNICHON, 2 chemin de la Villa Ariane,
41400 Monthou sur Cher et fixé le siège
de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M. PHILIPPE
BONNICHON. Mention en sera faite au
RCS de Créteil
411073A – LES ECHOS
FT-ABC. SOCIETE PAR ACTIONS SIMPLIFIEE au capital de 3 000 €. Siège social : 45 bis Rue des Blondeaux. 94240
L’HAY LES ROSES. RCS CRETEIL 811
625 805. Le PV de l’AGE, a décidé la
dissolution anticipée de la société à
compter du 31/10/2018. Mme Thérèse
LE QUEAU demeurant 45 Bis Rue des
Blondeaux 94240 L’HAY LEs ROSES. Le
siège de liquidation a été fixé au siège
social. et la correspondance est à adresser à l’adresse du liquidateur. Modification au RCS de CRETEIL
EXOTIC CARS AND BIKES
Objet social : - Le transport public de
personne par le biais de véhicule motorisé à 2 ou 3 roues (Taxi-Moto) - Le transport public de personne par le biais de
véhicule léger motorisé (VTC) - Le transport de plis, colis, courriers, produits sanguins labiles et produits d’origine humaine - La location, avec ou sans
chauffeur, de véhicules routiers motorisés de tous types (Automobiles, Camions, Limousines, Motocycles, Cyclomoteurs…) - L’achat et la vente de
véhicules routiers motorisés de tous types, neufs ou d’occasions - L’achat et la
vente de pièces détachées et équipements à destinations de véhicules routiers motorisés de tous types - La maintenance, réparations, personnalisation,
carrosserie, peinture de véhicules routiers de tous types
Siège social : 18 Rue de la Platrière,
95220 HERBLAY Capital : 1000 € Président : M. Kevin LINZBERGER demeurant : 18 Rue de la Platrière, 95220 HERBLAY élu pour une durée indéterminée
Admission aux assemblées et exercice du droit de vote : Chaque actionnaire est convoqué aux Assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
Clauses d’agrément : Les actions sont
librement cessibles entre actionnaires
uniquement avec accord du Président de
la société. Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Pontoise
411189B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
07/12/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
QAMAE
Objet social : location, acquisition, et généralement gestion de tous biens immobiliers
Siège social : 10 rue des Rocailles,
95490 VAUREAL Capital : 1000 € Gérant : Mme Maryline MAROT, 10 rue des
Rocailles, 95490 VAUREAL soumise à
agrément Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Pontoise
411305B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
08/12/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
RRILOS INVESTISSEMENT
Objet social : acquisition, administration, gestion de tous biens immobiliers
Siège social : 218 rue Noel Seyssen,
95120 ERMONT Capital : 1000 € Gérant : M. Rami SAHLOUL, 218 rue Noel
Seyssen, 95120 ERMONT Cogérant :
Mme Rafah SAHLOUL NéE AKHRAS,
218 rue Noel Seyssen, 95120 ERMONT
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Pontoise
Par ASSP du 17/11/18,il a été constitué
la SCI dénommée SCI DU PRÉ DES
EMERAUDES.Siège social :29 rue jules
verne 95240 Cormeilles en parisis.Capital :100 €.Objet :acquisition,gestion de
biens mobiliers et immobiliers.Gérance :M.Dimitri KARKI,29 rue jules
verne 95240 Cormeilles en parisis ; Mme
Lucile GUFFROY,29 rue jules verne
95240 Cormeilles-en-parisis.Cessions
soumises à agrément.Durée :99ans.Immatriculation au RCS de PONTOISE.
SASU au capital de 5000,00 €
6 RUE RENAUD, 95160
MONTMORENCY
823479217 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
01/11/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 10 AVENUE DES CURES, 95580 ANDILLY à
compter du 01/11/2018. Mention en sera
faite au RCS de Pontoise
411170B – LES ECHOS
OLIVIER
SELOSSE INGENIERIE
SARL Unipersonnelle au capital de
2000,00 €
2 MAIL DES PIRETINS, 95110
SANNOIS
803901362 RCS Pontoise
Sigle : O.S.I.
Par décision en date du 13/12/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 18 RUE DE SOLFERINO, 95110 SANNOIS à compter du
13/12/2018.
Autres modifications : - Aux termes
d’une AGE en date du 13/12/2018 il a été
pris acte de transformer la société en
SAS sans la création d’une nouvelle personne morale, à compter du 13/12/2018.
La dénomination de la société, son capital, sa durée, son objet et la date de clôture de son exercice demeurent inchangés. Président : M. OLIVIER SELOSSE
demeurant 18 RUE DE SOLFERINO,
95110 SANNOIS ; élu pour une durée indéterminée. Les statuts ont été modifiés
en conséquence. Mention en sera faite
au RCS de Pontoise
411095A – LES ECHOS
Par acte ssp en date du 10/10/2018, il a
été constitué une SARL
Dénomination :
DJ SERVICES
Siège social : 1 Place Du Bois Joli
95400 VILLIERS LE BEL
Capital : 7500 €
Activités principales : travaux de batiment general
Durée : 99 ans
Gérance : M. KANTE BAILO 3 Avenue
Jeanne D’arc 78150 LE CHESNAY
Immatriculation au RCS de PONTOISE
411111A – LES ECHOS
Par acte SSP du 01/12/2018 il a été
constitué une SARL dénommée : SARL
SHURMA Sigle : SH Siège social : 33 rue
du Tiers, 95140 GARGES LES GONESSE Capital : 20.000 € Objet : RESTAURATION RAPIDE AVEC BOISSONS NON ALCOOLISE A
CONSOMMER SUR PLACE Gérant : M.
SUMON AHMED Xxx 33 rue du Tiers,
95140 GARGES LES GONESSE Durée :
99 ans à compter de l’immatriculation au
RCS de PONTOISE
411487A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 14/12/2018, il
a été constitué une SARL denommée :
SKILLS AND AFFINITY
Capital : 5000 euros
Siège Social : 14 rue du voyage 95490
VAUREAL
Objet social : Conseil en recrutement
l’ingénierie informatique
Gérance : Mme Mouna BADI demeurant
14 rue du voyage 95490 VAUREAL
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de PONTOISE
HOTEL DU VILLAGE, SARL au capital
de 5.000 €, 29, rue Albert 1er, 95260
Beaumont Sur Oise, 510 517 675 RCS
Pontoise. L’Associé unique a décidé, le
12.12.2018, de transformer la société en
SAS sans la création d’un être moral nouveau. Président : HA HOLDING, société
au capital de 1.000 €, sis 1, Rue Hadancourt, 95340, Persan, 834 012 718 RCS
Pontoise, représentée par Mr ALLOUACHE Hakim, 1, Rue Hadancourt, 95340
Persan, pour une durée indéterminée.
Du fait de la transformation, il est mis fin
aux fonctions de la Gérance. Mention au
RCS de Pontoise
410296A – LES ECHOS
Par acte sous seing privé du 13 décembre 2018, il a été créé la société suivante :
Dénomination :
GOOD JOB SPORTS
Forme : SAS
Capital : 1.500 €
Siège social : 6 allée des Tilleuls –
95600 EAUBONNE
Objet : Management sportif, conseil en
activité sportive, organisation de toutes
manifestations sportives ; toutes opérations de marketing, publicité et activités
de consultant en matière sportive ;
conseil en carrière sportive, en gestion
d’image et plus généralement tous services et commerces dans le domaine sportif et des activités physiques en général
Durée : 99 ans
Président : Mme Fabienne GAUTIER,
demeurant 6 allée des Tilleuls – 95600
EAUBONNE
Cessions d’actions : Cessions d’actions libres entre associés ; cessions à un
tiers soumises à l’agrément des associés
statuant à la majorité des droits de vote.
La société sera immatriculée au RCS de
Pontoise.
Siège : 35 BOULEVARD KARL MARX
95100 ARGENTEUIL
833549223 RCS de PONTOISE
Par décision de l’AGE du 12/12/2018, il
a été décidé de :
- nommer Président M. IEPURAS
Constantin 35 boulevard karl marx 95100
ARGENTEUIL en remplacement de M.
KADRI Rachid démissionnaire.
Mention au RCS de PONTOISE
411248A – LES ECHOS
SCI CONFORT D ’ARMOR Société civile
immobilière au capital de 612 € Siège :
13 Rue JEANNE D ’ARC 95130 FRANCONVILLE LA GARENNE 442284477
RCS de PONTOISE Par décision de
l’AGE du 28/10/2018, il a été décidé de
transférer le siège social à compter du
26/10/2018 au 16 Rue De la Grande
Douve 85330 NOIRMOUTIER EN L ILE.
Radiation au RCS de PONTOISE et réimmatriculation au RCS de LA ROCHESUR-YON
411193B – LES ECHOS
SCI EURO PRO
411037A – LES ECHOS
407514A – LES ECHOS
AADSP VOYAGES
SCI OPALI SCI en liquidation au capital
de 400 euros. Siège social : 75 rue de
Senlis 95260 Beaumont sur Oise
523 634 996 RCS Pontoise. L’AGO du
30/11/2018 a approuvé les comptes de
liquidation, a donné quitus au liquidateur,
l’a déchargé de son mandat et prononcé
la clôture des opérations de liquidation à
compter du 30/11/2018. Dépôt au RCS
de Pontoise.
SCI au capital de 1500,00 €
21 rue Jean Perrin, 95450 Ableiges
750197196 RCS Pontoise
Par décision de L’AGO en date du
15/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 45 Ter
Quai du Génie, 95220 Herblay à compter
du 17/12/2018. Mention en sera faite au
RCS de Pontoise
411194B – LES ECHOS
HGV TRANSPORT
SASU à capital variable de 3000,00 €
Sentier des Rosières Hameau du
Beaujardin, 95770 Saint-Clair-sur-Epte
820450427 RCS Pontoise
Par délibération en date du 08/06/2018,
de L’Associé Unique statuant en application de l’article L.225.248 du Code de
Commerce, a décidé qu’il n’y avait pas
lieu à dissolution malgré un actif net inférieur à la moitié du capital social. Mention en sera faite au RCS de Pontoise
411202B – LES ECHOS
HGV TRANSPORT
SASU à capital variable de 3000,00 €
SENTIER DES ROSIERES HAMEAU
DU BEAUJARDIN, 95770
Saint-Clair-sur-Epte
820450427 RCS Pontoise
Par décision de L’Associé Unique en
date du 07/12/2018 il a été décidé de
transférer le siège social de la société au
5 rue de Frémécourt, 95830 Cormeilles
en Vexin à compter du 07/12/2018. Mention en sera faite au RCS de Pontoise
411477B – LES ECHOS
SIMA BTP
SARL au capital de 2000,00 €
26 rue des Rigoles,
75020 Paris
838293314 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 3 allée
Claude Debussy, 95390 Saint-Prix à
compter du 17/12/2018.
Gérance : M. Ioan SIMA, demeurant 3 allée Claude Debussy, 95390 Saint-Prix
La société sera immatriculée au RCS de
Pontoise et sera radiée du RCS de Paris
SARL au capital de 4.000 €
Siège social : 3 Avenue Jules Valles,
Villa Entreprise la Bussie, Bat 3,
95490 Vauréal
798 800 751 RCS de Pontoise
L’AGE du 31/10/2018 a décidé de transférer le siège social de la société 5/7 rue
du Petit Albi, 95800 Cergy, à compter du
01/09/2018
Mention au RCS de Pontoise
411038A – LES ECHOS
AADSP GROUP
SARL au capital de 8.000 €
Siège social : 3 Avenue Jules Valles,
Villa Entreprise la Bussie, Bat 3,
95490 Vauréal
750 830 747 RCS de Pontoise
L’AGE du 31/10/2018 a décidé de transférer le siège social de la société 5/7 rue
du Petit Albi, 95800 Cergy, à compter du
01/09/2018
Mention au RCS de Pontoise
411048A – LES ECHOS
TRANSGEO
SAS au capital de 4.500 €
Siège social : 3 Avenue Jules Valles,
Villa Entreprise la Bussie, Bat 3,
95490 Vauréal
800 118 960 RCS de Pontoise
L’AGE du 31/10/2018 a décidé de transférer le siège social de la société 5/7 rue
du Petit Albi, 95800 Cergy, à compter du
01/09/2018
Mention au RCS de Pontoise
411099A – LES ECHOS
MARGALEXANDRINE Société civile immobilière au capital de 100 € Siège : 8
Rue GRISY 95830 CORMEILLES EN
VEXIN 801664889 RCS de PONTOISE
Par décision de l’AGE du 05/09/2018, il
a été décidé de augmenter le capital social de 700 € par apport en numéraire, le
portant ainsi à 800 €. Mention au RCS
de PONTOISE
411524B – LES ECHOS
411595A – LES ECHOS
GMA
SASU au capital de 2.000 €
LE CHEMIN DE L’ESPOIR, SARL au capital de 57.024 €, 1, Rue Hadancourt,
95340 Persan, 453 603 722 RCS Pontoise. L’Associé unique a décidé, le
12.12.2018, de transformer la société en
SAS sans la création d’un être moral nouveau. Président : HA HOLDING, SARL
au capital de 1.000 €, sis 1, Rue Hadancourt, 95340, Persan, 834 012 718 RCS
Pontoise, représentée par Mr ALLOUACHE Hakim, 1, RueHadancourt, 95340
Persan, pour une durée indéterminée.
Du fait de la transformation, il est mis fin
aux fonctions de la Gérance. Mention au
RCS de Pontoise
410208A – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/12/2018 il a été
constitué une SASU dénommée :
DG WAY
Siège social : 1 Bis Boulevard Cotte
95880 ENGHIEN LES BAINS. Capital :
8.000 €. Objet : Activité de conseil en
système et logiciels informatiques. Président : M RACHDI Lotfi, 12 rue Jean
Baptiste Legendre 95210 ST GRATIEN.
Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS
de PONTOISE.
410274A – LES ECHOS
411239A – LES ECHOS
CEFLOTOM
SCI au capital de 457,35 €
27 avenue Pierre Curie, 95250
Beauchmp
348947276 RCS Pontoise
Par décision en date du 19/11/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 30 bis avenue de Ceinture, 95880 Enghien-les-Bains à compter
du 20/11/2018. Mention en sera faite au
RCS de Pontoise
403606A – LES ECHOS
I-BOO STUDIO. Société À Responsabilité Limitée au capital de 7 700 €. Siège
social : 6 rue Charles Cavan. 95800
COURDIMANCHE. 444 232 508 RCS
PONTOISE. Par PV de l’AGE du
31/10/2018, il a été décidé d’augmenter
le capital d’une somme de 242.300 € par
incorporation de réserves pour le porter
à 250.000 €. Modification au RCS de
Pontoise.
403862A – LES ECHOS
CROWN CARS, Société par actions simplifiée au capital variable de 1.000 €,
Siège social : 8 rue du Relais, 95130
FRANCONVILLE LA GARENNE,
842.492.217 RCS PONTOISE. L’AGE du
15/11/2018, a pris acte, à compter de ce
même jour, de la démission des fonctions
de Directeur Général de Mme Hayate
AYAD et a décidé de ne pas pourvoir à
son remplacement.
411112A – LES ECHOS
KOPITOVIC Société par actions simplifiée à associé unique au capital de
3.000 € Siège : 1 Avenue ADOLPHE
CHAUVIN 95300 PONTOISE
801518929 RCS de PONTOISE Par décision du président du 11/12/2018, il a été
décidé de transférer le siège social à
compter du 12/12/2018 au 4 Route
d’Ableiges 95650 BOISSY L AILLERIE.
Mention au RCS de PONTOISE.
403941A – LES ECHOS
F-INK, SAS au capital de 2000 €. Siège
social : 3 boulevard, albert camus 95200
Sarcelles. 837597533 RCS Pontoise. Le
31/08/2018, les associés ont approuvé
les comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté la
clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Pontoise.
411498A – LES ECHOS
Par décision de l’associé unique de CECILIA MODE, SASU au capital de
5000 €, 78 AVENUE DE LA VICTOIRE
95100 ARGENTEUIL, SIREN
835158221, RCS de PONTOISE, en
date du 25/10/2018, il a été décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise
en liquidation amiable à compter du
25/10/2018, nommé en qualité de liquidateur MLE. SANAA CECILIA, 78 AVENUE DE LA VICTOIRE 95100 ARGENTEUIL et fixé le siège de liquidation et
l’adresse de correspondance au siège de
la société. En outre, par une deuxième
AGE du 31/10/2018, l’associé unique a
approuvé les comptes définitifs de liquidation, donné quitus au liquidateur pour
sa gestion, déchargé de son mandat et
prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de PONTOISE.
411637B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 23/11/2018, concernant la société CHLORE & NET SERVICES, lire
Par décision en date du 20/11/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 38 RUE PASTEUR,
95310 SAINT OUEN L’AUMÔNE à
compter du 21/11/2018 avec pour objet
social : Nettoyage, Nettoyage industriels
des surfaces, locaux, chantier, Multi services et toutes activités annexes. en lieu
et place de Par décision en date du
20/11/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 38 RUE
PASTEUR, 95310 SAINT OUEN L’AUMÔNE à compter du 20/11/2018.
409505A – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue le
22/11/2018 dans Les Echos, concernant
la société AFB, il y avait lieu de lire : Capital : 2.400 €
DIVERS
411174A – LES ECHOS
411173B – LES ECHOS
AADSP TRANSPORT
Avis de changement de nom
patronymique
SARL au capital de 36.000 €
Siège social : 3 Avenue Jules Valles,
Villa Entreprise la Bussie, Bat 3,
95490 Vauréal
753 169 473 RCS de Pontoise
L’AGE du 31/10/2018 a décidé de transférer le siège social de la société 5/7 rue
du Petit Albi, 95800 Cergy, à compter du
01/09/2018
Mention au RCS de Pontoise
M. HEUREUX Nazim Agit,
né le 23/08/1986 à Metz (Moselle),
demeurant 24 avenue Denis Papin,
95400 Arnouville (Val-d’Oise),
dépose une requête auprès du Garde
des Sceaux afin de s’appeler à l’avenir
KUTLU.
Pour avis
410026A – LES ECHOS
M DRUINE adrien, né le 10/10/1994 à
95240 CORMEILLES EN PARISIS, demeurant 116 avenue de la chesnaie
95220 HERBLAY, dépose une requête
auprès du Garde des Sceaux à l’effet de
substituer à son nom patronymique, celui
de DESCHAMPS.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 13
Les Echos Mercredi 19 décembre 2018
appels d’offres
FOURNITURES
50 CNAC LA BRÈCHE
FOURNITURE
ET ACHEMINEMENT
DE GAZ NATUREL
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : CNAC La Brèche.
Correspondant : COQ PIERRE, BP 238
50102 CHERBOURG-OCTEVILLE tél. :
02-33-88-43-73 télécopieur : 02-33-20-1902 Courriel : administration@labreche.fr
Adresse internet : http://http://www.labreche.fr/.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://http://www.labreche.fr/.
Objet du marché : FOURNITURE ET
ACHEMINEMENT DE GAZ NATUREL
Lieu d'exécution et de livraison: BP 238
Rue de La Chasse Verte 50102 CHERBOURG-EN-COTENTIN CEDEX
Caractéristiques principales :
Le présent marché a pour objet la fourniture de gaz naturel nécessaire à l'alimentation en continu et sans aucune altération
des besoins du site de L'Établissement
public de coopération culturelle - La
brèche / Pôle National des Arts du Cirque
de Normandie.
Des variantes seront-elles prises en
compte: oui
Possibilité de présenter une offre pour un
lot
à compter du 01 février 2019 et jusqu'au
31 janvier 2021
Date prévisionnelle de début des
prestations
(fournitures/services)
:
01 février 2019
Les candidatures et les offres seront entièrement rédigées en langue française ainsi
que les documents de présentation associés.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Autres renseignements demandés :
- Autres renseignements demandés :
Confère Règlement de consultation
Marché public simplifié : oui
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
15 janvier 2019 à 12:00
Délai minimum de validité des offres :
jusqu'au 20 janvier 2019.
Autres renseignements :
Numéro de référence attribué au marché
par le pouvoir adjudicateur / l'entité adjudicatrice : A -2019-01
Date d'envoi du présent avis à la publication : 17 décembre 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et technique peuvent être obtenus : LA BRECHE
POLE NATIONAL DES ARTS DU CIRQUE
Correspondant : PIERRE COQ BP 238
Rue de La Chasse Verte 50102 CHERBOURG-EN-COTENTIN CEDEX , tél. :
0233884373 , courriel : administration@
labreche.fr.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/demandes de participation doivent
être envoyées : LA BRECHE POLE NATIONAL DES ARTS DU CIRQUE
Correspondant : PIERRE COQ BP 238
Rue de La Chasse Verte 50102 CHERBOURG-EN-COTENTIN CEDEX, tél. :
0233884373.
92 SIVU CO.CLI.CO
FOURNITURE
DE CARBURANTS
SIVU CO.CLI.CO
M. Le Président, 26/30 RUE DE BELLEVUE, 92700 Colombes
Tél : 0156838830 - Fax : 01 56 83 88 39,
mèl : frederic.souchet@coclico-sivu.fr :
http://marchespublics.colombes.fr
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compte d'autres pouvoirs adjudicateurs
Durée : 12 mois
Accord-cadre avec un seul opérateur.
Objet : Fourniture de carburant
Procédure : Procédure adaptée
Description : Fourniture de carburants
pour les véhicules du SIVU CO.CLI.CO.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : NON
Forme de la procédure : Prestation divisée en lots : non
Les variantes sont refusées
Quantité/étendue : Marché passé en
PROCEDURE ADAPTEE en application
de l’article 27 du décret n° 2016-360
du 25 mars 2016. L’accord-cadre est
mono-attributaire et à bons de commande
avec minimum et maximum, passé en
application des articles 78 et 80 du décret
2016-360 du 25 mars 2016. Le marché est
conclu à prix unitaires sur la base des prix
et remises indiqués dans l’acte d’engagement.
Le marché est composé des montants
suivants :
Minimum annuel : 5 000 €HT
Maximum annuel : 35 000 €HT
Estimation annuelle de commande :
20 000 €HT
Ces montants s’entendent annuellement.
Reconductions : oui
Nombre de reconductions éventuelles :
entre 1 et 3
Conditions relatives au contrat
Cautionnement : Aucune clause de garantie financière ne sera appliquée.
Financement : Virement par mandat administratif, financé sur le budget du SIVU.
Conditions de participation
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l'appui des candidatures par le candidat, au choix de
l'acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles.
- Présentation d'une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières
années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé.
Autres renseignements demandés :
- Les renseignements concernant la situation juridique de l'entreprise tels que prévus à l'article 48 et 49 de l'ordonnance
n° 2015-899 du 23 juillet 2015:
· Lettre de candidature ou imprimé DC 1
et d'habilitation du mandataire par les
co-traitants, le cas échéant
· Copie du ou des jugements prononcés, si
le candidat est en redressement judiciaire
(ou imprimé DC 1)
. Déclaration sur l’honneur pour justifier
que le candidat n’entre dans aucun des
cas mentionnés aux articles 45 et 48 de
l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
(ou imprimés DC 1 et DC2)
· Renseignements sur le respect de l'obligation d'emploi mentionnée aux articles
L. 5212-1 à L . 5212-4 du code du travail (ou
imprimé DC 1)
· Déclaration sur l'honneur relative à l'égalité professionnelle entre les femmes et les
hommes
· Tout document relatif aux pouvoirs des
personnes habilitées à engager la société
. un extrait K-BIS de moins de trois mois
- Déclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pour
l'année en cours
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération
25% Valeur technique de l'offre
10% Critère environnemental
65% Prix
Renseignements administratifs : SIVU
CO.CLI.CO, M. Le Président, Restauration
collective, Colombes - Clichy la Garenne,
26-30 rue de Bellevue 92700 Colombes Tél : 01 56 83 88 30 - Fax : 01 56 83 88 39
Renseignements techniques :
SIVU
CO.CLI.CO, M. Le Président, Restauration
collective Colombes - Clichy la Garenne,
26-30 rue de Bellevue, 92700 Colombes Tél : 01 56 83 88 30 - Fax : 01 56 83 88 39
Remise des offres : 03/01/19 à 12h00 au
plus tard.
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Validité des offres : 150 jours, à compter
de la date limite de réception des offres.
Renseignements complémentaires :
Il s'agit d'un marché périodique : OUI
Calendrier prévisionnel de publication
des prochains avis :
2023
Le marché s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds communautaires : NON
Instance chargée des procédures de
recours : TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE
CERGY-PONTOISE, 2-4 bd de l'Hautil, BP
30322, 95027 Cergy-Pontoise - Cedex,
Tél : 01 30 17 34 00 - Fax : 01 30 17 34 59,
mèl : greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.fr
Précisions concernant le(s) délai(s) d'introduction des recours : Recours en référé pré-contractuel peut être exercé contre
les manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence devant le
juge des référés du TA depuis le début de
la procédure de passation jusqu'à la signature du marché
Recours en référé contractuel peut être
exercé contre les manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence devant le juge des référés du TA, à
compter de la date de signature du marché
et ce jusqu’à l’expiration d’un délai d’un
mois si un avis d'attribution est publié
au JOUE, à défaut d’une telle publication
jusqu'à l'expiration d’un délai de six mois
à compter de la signature du marché. Ce
recours est impossible si le référé pré
contractuel a été exercé (ou si un délai
de 11 jours a été respecté entre la date de
publication au JOUE d’un avis d’intention
de conclure le marché et sa signature pour
les marchés à procédure adaptée)
Recours de pleine juridiction formé contre
la validité du marché, dans le délai de
2 mois à compter de la publication d’un
avis d'attribution, devant le juge du TA
Envoi à la publication le : 13/12/18
Les dépôts de plis doivent être impérativement remis par voie dématérialisée. L'avis
autorise la candidature MPS. Pour retrouver cet avis intégral, accéder au DCE,
poser des questions à l'acheteur, déposer
un pli, allez sur http://marchespublics.
colombes.fr
93
VILLE DE
LIVRY GARGAN
Prestations divisées en lots : non.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : financement par
fonds propres et paiement direct dans
un délai global maximum de paiement de
30 jours à compter de la date de réception
de la facture
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Conditions de participation :
Critères de sélection des candidatures :
les candidats seront sélectionnés en fonction de leurs capacités techniques, professionnelles et financières appréciées au
regard des documents communiqués
Les documents demandés sont listés dans
le règlement de la consultation (article 13)
Marché public simplifié : NON
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
29 janvier 2019 à 12:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Autres renseignements :
Numéro de référence attribué au marché
par le pouvoir adjudicateur / l'entité adjudicatrice : 2019-021.
Renseignements complémentaires :
Conformément aux dispositions de l'article
39 du Décret n° 2016-360 du 25 mars 2016
relatif aux marchés publics, la présente
procédure fait l'objet d'une mise à disposition par voie électronique du dossier de
consultation des entreprises.
Le dossier de consultation peut être téléchargé gratuitement à l'adresse suivante :
http://livrygargan.e-marchespublics.com
ou www.livry-gargan.fr rubrique marchés
publics.
Le dossier de consultation mis à disposition des entreprises sur la plateforme de
dématérialisation est un dossier complet.
Le téléchargement partiel de ce dossier
est de la seule responsabilité de l'entreprise.
L'authentification préalable n'étant plus
obligatoire, nous recommandons toutefois aux entreprises d'indiquer le nom de
la personne chargée du téléchargement
ainsi qu'une adresse électronique, afin
que puissent lui être communiquées les
modifications éventuelles et/ou les précisions apportées aux documents de la
consultation
Une assistance téléphonique est disponible pour les candidats au numéro suivant : 01 72 36 55 48 du lundi au vendredi
de 9h à 12h30, et de 13h30 à 18h00. Attention, le support ne garantit pas la résolution des problèmes moins d'1 heure avant
la date limite de soumission des plis.
Pour obtenir une assistance d'urgence, en
cas de survenance d'un problème technique ou lié à l'utilisation de la plateforme
le candidat pourra appeler ce numéro.
ATTENTION : cette assistance ne couvre
que l'utilisation de la plateforme et non
celle nécessaire à la soumission des plis
(accès à Internet, poste de travail du
candidat, antivirus, outil de signature,
applet-java, pare-feu ...).
Conditions de remise des offres ou des
candidatures :
Selon article 14 du règlement de la consultation
Date d'envoi du présent avis à la publication : 17 décembre 2018.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et technique peuvent être obtenus : Service de
la Commande Publique : Mme REYDANT,
tél. : 0141707181 , courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif 7 rue
Catherine Puig 93100 Montreuil , tél. :
0149202030 , adresse internet : https://
www.montreuil.tribunal-administratif.f .
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l'introduction des recours : Tribunal
administratif 7 rue Catherine Puig 93100
Montreuil, tél. : 0149202030 , adresse
internet : https://www.montreuil.tribunal-administratif.f.
SERVICES
MOBILIER DE BUREAU ET
ÉQUIPEMENTS DIVERS POUR
LES SERVICES MUNICIPAUX
ET LES SERVICES DU CCAS
Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : Ville de Livry-Gargan,
Reydant Isabelle, 3 place François-Mitterrand 93891 Livry-Gargan cedex. tél. :
0141708800, télécopieur : 0145092115,
Courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr,
Adresse internet : https://www.livry-gargan.fr, profil d'acheteur : http://livrygargan.e-marchespublics.com.
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compte d'autres pouvoirs adjudicateurs.
Objet du marché : fourniture, livraison,
montage et installation de mobilier de
bureau et équipements divers pour les services municipaux et les services du ccas.
Accord-cadre avec un seul opérateur.
Durée de l'accord-cadre : 4 an(s).
Fréquence et valeur des marchés à attribuer : Le présent marché fait l'objet d'un
accord cadre qui sera exécuté au fur et à
mesure des besoins par l'émission de bons
de commande.
Ville : Cet accord-cadre est conclu sans
montant minimum et avec un montant
maximum, annuel HT fixé à 25 000 euros, et
répond aux dispositions de l'article 78 du
Décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif
aux marchés publics CCAS : Cet accordcadre est conclu sans montant minimum et
avec un montant maximum, annuel HT fixé
à 20 000 euros, et répond aux dispositions
de l'article 78 du Décret n° 2016-360 du
25 mars 2016 relatif aux marchés publics
euros.
Nombre de reconductions éventuelles :
3.
Calendrier des marchés ultérieurs en cas
de marchés reconductibles : Le marché
est conclu pour une durée d'un an à compter du 1er janvier 2019. Il pourra être ensuite
renouvelé trois (3) fois pour une période de
douze (12) mois par reconduction tacite.
Ce marché ne pourra excéder quatre (4)
années consécutives.
Le marché pourra être dénoncé par l'une
ou l'autre des parties par écrit en recommandé avec accusé de réception postal
trois mois avant sa date anniversaire.
Refus des variantes.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : oui.
13
HÔPITAL
SAINT THOMAS
ENTRETIEN ET
BLANCHISSAGE D'ARTICLES
TEXTILES HÔTELIERS ET DE
VÊTEMENTS DE TRAVAIL
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur :
HOPITAL SAINT THOMAS, 40 COURS DES
ARTS ET METIERS, 13100 AIX EN PROVENCE, 0442171102
Objet du marché :
Entretien et blanchissage d'articles textiles hôteliers et de vêtements de travail.
Type d'avis :
Avis d'appel public à concurrence
Type de procédure :
AO Ouvert
Catégorie :
Service
Date et heure limite de dépôts :
Offre : 30/01/2019 à 17 h 00
75 MNHN
PRESTATIONS DE SERVICE
INFORMATIQUE DE
VISUALISATION DES
DONNÉES ASSOCIÉES AUX
PRINCIPAUX NATURALISTES
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Museum National d'Histoire
Naturelle.
Correspondant : administrateur Service
de la Commande Publique, 57 rue CUVIER
75005 PARIS tél. : 01-40-79-32-45 Courriel : marches@mnhn.fr, profil d'acheteur :
http://www.mnhn.fr.
Objet du marché : Prestations de service
informatique de visualisation des données
associées aux principaux naturalistes du
Muséum National d'Histoire Naturelle (projet Datapoc)
Caractéristiques principales :
Quantités : Réalisation d'un référentiel et
d'un site de consultation " test " (projet
datapoc) visant à visualiser des données
associées aux principaux naturalistes du
MNHN afin d'améliorer leur intégration et
leur accès.
La description des prestations et leurs
spécifications techniques sont définies
dans le cahier des clauses techniques particulières (CCTP).
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
04 février 2019 à 12:00
Durée du marché et délai d'exécution : La
durée globale du marché est de 36 mois et
les délais d'exécution sont les suivants :
- Pour la tranche ferme " Elaboration du
projet Datapoc " : le délai d'exécution est
de 12 mois à compter de l'ordre de service
prescrivant le démarrage des prestations ;
- Pour la tranche optionnelle n°1 " Maintenance " : le délai d'exécution est de
24 mois à compter de la décision d'affermissement.
Délai d'affermissement : le délai d'affermissement de la tranche optionnelle
n°1 court à compter de l'ordre de service
prescrivant le démarrage des prestations
et devra intervenir au plus tard à la date de
fin d'exécution de la tranche ferme.
Les délais de réalisation de chacun des
livrables du projet sont contractualisés au
sein d'un calendrier prévisionnel d'exécution fourni en annexe du CCTP.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Les justifications à produire par le candidat sont énumérées dans le règlement de
consultation.
Numéro de référence attribué au marché
par le pouvoir adjudicateur / l'entité adjudicatrice : 18M53
Renseignements complémentaires : Le
marché fait l'objet d'une décomposition en
tranches:
- tranche ferme "Elaboration du projet
Datapoc";
- tranche optionnelle n°1 "Maintenance".
Variantes : La proposition de variantes est
autorisée.
Négociation : Le pouvoir adjudicateur se
réserve la possibilité de négocier. Il pourra
toutefois décider d'attribuer le marché sur
la base des offres initiales lorsque la négociation n'apparaît pas nécessaire.
Signature : La signature électronique est
obligatoire.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Paris, 7,
rue de Jouy, 75181, Paris cedex 04, Courriel : greffe.ta-paris@juradm.fr
Date d'envoi du présent avis à la publication : 12 décembre 2018.
93
VILLE D'EPINAY
SUR SEINE
MISSION D’AMO POUR LA
DÉFINITION D’UN SCHÉMA
DIRECTEUR POUR LES
AMÉNAGEMENTS DES
ESPACES EXTÉRIEURS DE
L’AFUL DES ECONDEAUX
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) Nom et adresses
Nom officiel : Hôtel de ville
Adresse : 1-3 rue Quetigny 93800 Epinaysur-Seine
Point(s) de contact : Direction de la commande publique
Adresse générale (URL) : https://marches.
maximilien.fr
I.2) Communication
Documents de marché
Les documents et informations sont
accessibles à l'adresse suivante (URL) :
https ://marches.maximilien.fr/?page =entreprise.EntrepriseAdva nce dSear ch & A llCons & r ef Consult ation=324150&orgAcronyme=h5j
Communication électronique
La communication électronique requiert
l'utilisation d'outils et de dispositifs qui
ne sont pas généralement disponibles. Un
accès direct non restreint et complet à ces
outils et dispositifs est possible gratuitement à l'adresse URL suivante : https://
marches.maximilien.fr/?page=entreprise.
EntrepriseAdvancedSearch&AllCons&refConsultation=324150&orgAcronyme=h5j
SECTION II : OBJET DU MARCHÉ
II.1) Étendue du marché
Intitulé : Mission d’AMO pour la définition
d’un schéma directeur pour les aménagements des espaces extérieurs de l’AFUL
des Econdeaux
Numéro de référence de l'objet :
SERV20182996
Mot descripteur : Etude
Code CPV principal : 71241000
Type de marché : Services
Description succincte : Le présent marché a pour objet une mission d’AMO pour
la définition d’un schéma directeur pour
les aménagements des espaces extérieurs
de l’AFUL des Econdeaux, de la définition
du devenir du foncier d’un ancien foyer et
de la rédaction d’un cahier des recommandations architecturales et paysagères.
Ce marché est divisé en lots : Marché
unique
II.2) Description du marché
- Description N°1
Description
Intitulé : Mission d’AMO pour la définition
d’un schéma directeur pour les aménagements des espaces extérieurs de l’AFUL
des Econdeaux
Code CPV : 71241000
Lieu d'exécution
Lieu principal d'exécution : (93) SeineSaint-Denis,
Description des prestations
Description succincte : Le présent marché a pour objet une mission d’AMO pour
la définition d’un schéma directeur pour
les aménagements des espaces extérieurs
de l’AFUL des Econdeaux, de la définition
du devenir du foncier d’un ancien foyer et
de la rédaction d’un cahier des recommandations architecturales et paysagères.
Critères d'attribution
Valeur technique 60€
Prix 40€
Informations sur les options de reconduction
Ce marché peut-il faire l'objet d'une
reconduction ? : Non
Des variantes seront prises en considération : Non
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ÉCONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) Conditions liées au marché (le cas
échéant)
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : Oui
SECTION IV : PROCÉDURE
IV.1) Description
Type de procédure
Type de procédure : Procédure adaptée
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics (AMP) : Non
IV.2) Renseignement d'ordre administratif
Date limite de réception des offres :
09/01/2019 12:00
Délai minimum pendant lequel le soumissionnaire est tenu de maintenir son offre
Durée en jours à partir de la date de
réception des offres : 120
Modalités d'ouverture des offres
Date : 09/01/2019 12:00
SECTION V : RENSEIGNEMENTS
COMPLÉMENTAIRES
V.1) Informations complémentaires
Sans objet
V.2) Procédures de recours
Instance chargée des procédures de
recours
Nom officiel : Tribunal administratif de
Montreuil
Adresse : 7 rue catherine puig 93100 Montreuil France
Adresse internet : greffe.ta-montreuil@
juradm.fr
V.3) Langue de publication du présent avis
Langue de publication de l'avis : Français
(fr)
V.4) Critères sociaux et environnementaux
Critères sociaux : Non
Critères environnementaux : Non
TRAVAUX
VILLE DE SAINT
69 SYMPHORIEN
D'OZON
ENTRETIEN
DES ESPACES VERTS
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur :
Commune de Saint Symphorien d‘Ozon
Correspondant : JULLIEN Audrey, 24
rue centrale 69360 SAINT SYMPHORIEN
D'OZON. tél. : 0478023613, Courriel : a.jullien@saintsymphoriendozon.fr,
Adresse internet : http://saint-symphorien-ozon.e-marchespublics.com.
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://saint-symphorien-ozon.e-marchespublics.com.
Objet du marché : entretien des espaces
verts.
Nombre de reconductions éventuelles :
2.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : .
Prestations divisées en lots : oui.
Possibilité de présenter une offre pour un
ou plusieurs lots.
Conditions de participation :
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l'appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés,
si le candidat est en redressement judiciaire (si ces documents ne sont pas déjà
demandés dans le cadre du formulaire
DC2, ci-après)
-Déclaration sur l'honneur du candidat
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
d'interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu'il n'entre dans aucun
des cas d'interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n'est pas déjà
demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.)
-Déclaration sur l'honneur du candidat attestant qu'il est en règle, au cours
de l'année précédant celle au cours de
laquelle a lieu le lancement de la consultation, au regard des articles L. 5212-1,
L. 5212-2, L. 5212 5 et L. 5212-9 du code
du travail, concernant l'emploi des travailleurs handicapés (si cette déclaration
n'est pas déjà demandée dans le cadre du
formulaire DC1, ci-après)
Documents à produire à l'appui des candidatures par le candidat, au choix de
l'acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles (renseignements à inscrire dans le formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l'acheteur
public)
-Déclaration appropriée de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels (déclaration à produire en
annexe du formulaire DC2, si celui-ci est
demandé par l'acheteur public)
-Présentation d'une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières
années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l'opérateur économique (documents à fournir
en annexe du formulaire DC2, si celui-ci
est demandé par l'acheteur public)
-Indication des titres d'études et professionnels des cadres de l'entreprise et
notamment des responsables de prestation de services ou de conduite des travaux de même nature que celle du marché
(documents à produire en annexe du formulaire DC2, si celui-ci est demandé par
l'acheteur public)
-Déclaration indiquant l'outillage, le matériel et l'équipement technique dont le
candidat dispose pour la réalisation de
marchés de même nature (déclaration à
produire en annexe du formulaire DC2, si
celui-ci est demandé par l'acheteur public)
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants (disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat individuel ou du membre du groupement.(disponible à l'adresse suivante :
http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-du-candidat)
La transmission et la vérification des
documents de candidatures peut être
effectuée par le dispositif Marché public
simplifié sur présentation du numéro de
SIRET : NON
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
17 janvier 2019 à 12:00.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 13 décembre 2018.
Renseignements relatifs aux lots :
Lot n°1: Entretien des terrains de sports.
Entretien de terrain de sports :
Coût estimé (HT) : 81000 euros.
Mots descripteurs : Espaces verts, Terrain
de sport.
Lot n°2: Fleurissement.
Fleurissement hivernale et estivale de la
commune :
Coût estimé (HT) : 63000 euros.
Mots descripteurs : Espaces verts.
Lot n°3: Elagage.
Élagage du patrimoine arboré :
Coût estimé (HT) : 48000 euros.
Mots descripteurs : Espaces verts.
88
VILLE DE
GÉRARDMER
RESTRUCTURATION –
EXTENSION DU CENTRE
AQUATIQUE ET DE BIEN ÊTRE
AVIS DE MARCHÉ
Directive 2014/24/UE
Le présent avis constitue un appel à la
concurrence
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) NOM ET ADRESSES
Mairie de Gerardmer, 46, rue Charles de
Gaulle , 88400, Gérardmer, Téléphone :
(+33) 3 29 60 60 60, Courriel : services.
techniques@mairie-gerardmer.com, Fax :
(+33) 3 29 60 60 86, Code NUTS : FRF34
Adresse(s) internet :
Adresse principale : http://http://mairie-gerardmer.fr/
Adresse du profil acheteur : http://mairie-gerardmer.e-marchespublics.com
I.2) PROCÉDURE CONJOINTE
I.3) COMMUNICATION
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non
restreint et complet, à l'adresse suivante :
http : //mairie-gerardmer.e-marchespublics.com
Adresse à laquelle des informations complémentaires peuvent être obtenues :
au(x) point(s) de contact susmentionné(s)
autre adresse :
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées :
par voie électronique à l'adresse : http://
mairie-gerardmer.e-marchespublics.com
à l'adresse suivante :
I.4) TYPE DE POUVOIR ADJUDICATEUR
Autorité régionale ou locale
I.5) ACTIVITÉ PRINCIPALE
Services généraux des administrations
publiques
SECTION II : OBJET
II.1) ÉTENDUE DU MARCHÉ
II.1.1) Intitulé : Restructuration - Extension
du Centre Aquatique et de Bien Etre
Numéro de référence : 18-034-VI
II.1.2) Code CPV principal :
Descripteur principal : 45212212.
II.1.3) Type de marché
Travaux
II.1.4) Description succincte : Le présent
avis concerne les travaux de terrassement
et de déconstruction par anticipation de
l'opération globale : Phase 1
II.1.5) Valeur totale estimée :
Valeur hors TVA :
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : Oui
Il est possible de soumettre des offres
pour tous les lots
II.2) DESCRIPTION
II.2.1) Intitulé : TERRASSEMENT.
Lot nº : A
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
Code CPV principal : 45112500.
II.2.3) Lieu d'exécution
Code NUTS : FRF34|
Lieu principal d'exécution : 7 rue des
Pêcheurs - 88400 GERARDMER
II.2.4) Description des prestations : Terrassement des accès et de la plateforme
II.2.5) Critères d'attribution
Le prix n'est pas le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les documents du marché
II.2.6) Valeur estimée
Valeur hors TVA : EUR.
II.2.7) Durée du marché, de l'accord-cadre ou du système d'acquisition
dynamique
Durée en mois : 3
Ce marché peut faire l'objet d'une reconduction : non
Description des modalités ou du calendrier des reconductions :
II.2.9) Informations sur les limites
concernant le nombre de candidats invités à participer
Critères objectifs de limitation du
nombre de candidats :
II.2.10) Variantes
Des variantes seront prises en considération : oui
II.2.11) Information sur les options
Options : non
II.2.12) Informations sur les catalogues
électroniques
Les offres doivent être présentées sous
la forme de catalogues électroniques ou
inclure un catalogue électronique : non
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non
II.2.14) Informations complémentaires :
Visite obligatoire du site le 18.12.2018 à
14h30 sur place
II.2.1) Intitulé : DESAMIANTAGE DECONSTRUCTION.
Lot nº : B
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
Code CPV principal : 45262660.
Code CPV principal : 45110000.
II.2.3) Lieu d'exécution
Code NUTS : FRF34|
Lieu principal d'exécution : 7 rue des
Pêcheurs - 88400 GERARDMER
II.2.4) Description des prestations :
Déconstruction avec désamiantage (1
plaque 1 m² dans local technique traitement d'air), déplombage (4 poteaux métalliques)
II.2.5) Critères d'attribution
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 //
Mercredi 19 décembre 2018 Les Echos
appels d’offres
Le prix n'est pas le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les documents du marché
II.2.6) Valeur estimée
Valeur hors TVA : EUR.
II.2.7) Durée du marché, de l'accord-cadre ou du système d'acquisition
dynamique
Durée en mois : 3
Ce marché peut faire l'objet d'une reconduction : non
Description des modalités ou du calendrier
des reconductions :
II.2.9) Informations sur les limites
concernant le nombre de candidats invités à participer
Critères objectifs de limitation du nombre
de candidats :
II.2.10) Variantes
Des variantes seront prises en considération : oui
II.2.11) Information sur les options
Options : non
II.2.12) Informations sur les catalogues
électroniques
Les offres doivent être présentées sous
la forme de catalogues électroniques ou
inclure un catalogue électronique : non
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non
II.2.14) Informations complémentaires :
Visite obligatoire du site le 18.12.2018 à
14h30 sur place
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ÉCONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) CONDITIONS DE PARTICIPATION
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences
relatives à l'inscription au registre du
commerce ou de la profession
Liste et description succincte des conditions :
III.1.2) Capacité économique et financière
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation
Liste et description succincte des critères
de sélection :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.3) Capacité technique et professionnelle
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation
Liste et description succincte des critères
de sélection, indication des informations
et documents requis :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.5) Informations sur les marchés
réservés :
III.2) CONDITIONS LIÉES AU MARCHÉ
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions particulières d'exécution :
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
du marché
III.2.4) Marché éligible au MPS
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : non
SECTION IV : PROCÉDURE
IV.1) DESCRIPTION
IV.1.1) Type de procédure
procédure ouverte
IV.1.3) Informations sur l'accord-cadre
ou le système d'acquisition dynamique
Dans le cas d'accords-cadres - justification d'une durée dépassant quatre ans :
IV.1.4) Informations sur la réduction du
nombre de solutions ou d'offres durant la
négociation ou le dialogue
IV.1.5) Information sur la négociation
IV.1.6) Enchère électronique :
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP)
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : oui
IV.2)
RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE
ADMINISTRATIF
IV.2.1) Publication antérieure relative à la
présente procédure
Numéro de l'avis au JO série S :
IV.2.2) Date limite de réception des offres
ou des demandes de participation
14 janvier 2019 à 17:30
IV.2.3) Date d'envoi estimée des invitations à soumissionnner ou à participer
aux candidats sélectionnés
Date :
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
français
IV.2.6) Délai minimal pendant lequel le
soumissionnaire est tenu de maintenir
son offre :
L'offre doit être valable jusqu'au :
ou
Durée en mois : 3 (A compter de la date
limite de réception des offres)
IV.2.7) Modalité d'ouverture des offres
Date : 15 janvier 2019 à 10:00 Lieu : 46 rue
Charles de Gaulle
Informations sur les personnes autorisées
et les modalités d'ouverture :
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
VI.1) RENOUVELLEMENT
Il ne s'agit pas d'un marché renouvelable
Calendrier prévisionnel de publication des
prochains avis :
VI.2)
INFORMATIONS
SUR
LES
ÉCHANGES ÉLECTRONIQUES
VI.3) INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
VI.4) PROCÉDURES DE RECOURS
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal administratif de Nancy, 6 Rue du
Haut Bourgeois Case Officielle 15, 54035,
NANCY, Téléphone : (+33) 3 83 35 05 06,
Fax : (+33) 3 83 32 78 32,
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation :
VI.4.3) Introduction de recours :
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours :
VI.5) DATE D'ENVOI DU PRÉSENT AVIS
04 décembre 2018
92 VILLE D’ANTONY
REMPLACEMENT DE
MENUISERIES EXTÉRIEURES
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : Mairie d’ANTONY, Mme Véronique GABARD, Mairie d’ANTONY, Place de
l’Hôtel de Ville, 92160 Antony, tél. : 01 40 96
73 52, courriel : marchespublics@ville-antony.fr, adresse internet : https://www.ville-an-
tony.fr, adresse internet du profil acheteur :
https://marches.maximillien.fr
Le pouvoir adjudicateur n’agit pas pour le
compte d’autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : Remplacement de
menuiseries extérieures de divers bâtiments
Type de marché de travaux : exécution
La procédure d’achat du présent avis est
couverte par l’accord sur les marchés
publics de l’OMC.
L’avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Le présent marché a pour objet le remplacement des menuiseries dans divers
bâtiments de la ville d’Antony. Il s’agit d’un
marché de travaux au sens de l’article 5 de
l’ordonnance du 23 juillet 2015 relative aux
marchés publics.
• Descriptions concernant les achats complémentaires : Il n’est pas prévu d’options
Prestations divisées en lots : non
Cautionnement et garanties exigés : Le
taux de la retenue de garantie est fixé à 5 %
(cinq pour cent) du montant des travaux
éventuellement modifié par avenant, ceci
jusqu’à sa libération totale.
Cette retenue de garantie peut être remplacée par une caution personnelle et solidaire
conformément à l’article 123 du décret du
25 mars 2016, dès le début des travaux.
Modalités essentielles de financement
et de paiement et/ou références aux
textes qui les réglementent : Les paiements seront effectués par virement dans
les délais prévus au décret n° 2013-269
du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les
retards de paiement dans les contrats de la
commande publique, soit trente jours.
En cas de dépassement de ce délai, le taux
des intérêts moratoires est le taux d’intérêt
marginal en vigueur de la banque centrale
européenne, majoré de 8 points.
Forme juridique que devra revêtir le groupement d’opérateurs économiques attributaire du marché : Conformément à l’article
45 du décret du 25 mars 2016, les candidats peuvent se présenter soit en tant que
candidat individuel, soit sous la forme d’un
groupement conjoint ou d’un groupement
solidaire.
L’exécution du marché est soumise à
d’autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l’offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l’euro
Conditions de participation :
• Capacité économique et financière - références requises : Critères de sélection tels
que mentionnés dans les documents de la
consultation
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Critères
de sélection tels que mentionnés dans les
documents de la consultation
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire à l’appui des candidatures par le candidat, au choix de
l’acheteur public :
• Déclaration concernant le chiffre d’affaires
global et le chiffre d’affaires concernant les
fournitures, services ou travaux objet du
marché, réalisés au cours des trois derniers
exercices disponibles.
• Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement pour chacune des
trois dernières années.
• Présentation d’une liste des travaux exécutés au cours des cinq dernières années,
appuyée d’attestations de bonne exécution
pour les travaux les plus importants. Ces
attestations indiquent le montant, l’époque
et le lieu d’exécution des travaux et précisent s’ils ont été effectués selon les règles
de l’art et menés régulièrement à bonne fin
• Certificats de qualifications professionnelles. La preuve de la capacité du candidat
peut être apportée par tout moyen, notamment par des certificats d’identité professionnelle ou des références de travaux
attestant de la compétence de l’opérateur
économique à réaliser la prestation pour
laquelle il se porte candidat
• Document prouvant que le candidat dispose
d’une autorisation spécifique ou est membre
d’une organisation spécifique pour pouvoir
fournir, dans leur pays d’origine, le service
concerné : QUALIBAT 3522 QUALIBAT 3722
Concernant la spécialisation relative à
l’amiante, le candidat doit disposer d’une
certification délivrée par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC (QUALIBAT ou AFNOR) ou par un équivalent européen suivant la norme NF X 46-011 d’août
2012 « Travaux de traitement de l’amiante Modalités d’attribution et de suivi des certificats des entreprises », prouvant sa capacité à effectuer les travaux de retrait d’amiante
en respectant les exigences définies dans la
norme NF X 46-010 d’août 2012 « Travaux
de traitement de l’amiante - Référentiel
technique pour certification des entreprises
- Exigences générales »
Suivant sa situation le candidat doit fournir :
- un pré-certificat (dans ce cas, la date prévisionnelle du premier chantier devra être
précisée) ;
- un certificat probatoire ;
- un certificat ;
• Formulaire DC1, Lettre de candidature - Habilitation du mandataire par
ses co-traitants. (disponible à l’adresse
suivante
:
http://www.economie.gouv.
f r/d a j / f o r m u l a i r e s - d e c l a r a t i o n - c a n d i dat-dc1-dc2-dc3-dc4)
• Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
(disponible à l’adresse suivante : http://
www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-declaration-candidat-dc1-dc2-dc3-dc4)
• Formulaire DC4, Déclaration de
sous-traitance. (disponible à l’adresse
suivante
:
http://www.economie.gouv.
f r/d a j / f o r m u l a i r e s - d e c l a r a t i o n - c a n d i dat-dc1-dc2-dc3-dc4)
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d’opérateurs durant
la négociation ou le dialogue (procédure
négociée, dialogue compétitif) : Recours à
une procédure se déroulant en phases successives afin de réduire progressivement
le nombre des solutions à discuter ou des
offres à négocier : NON
Marché public simplifié : NON.
Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier
des charges (règlement de la consultation,
lettre d’invitation ou document descriptif)
• Pas d’enchère électronique
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres : 29
janvier 2019 à 12 h 00
Délai minimum de validité des offres
: 180 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : Le
marché est conclu pour une durée allant de
sa date de notification, pour toute la période
d’exécution des travaux jusqu’à l’achèvement de toutes obligations en découlant,
période de garantie incluse.
La remise des offres sera subordonnée à
une visite obligatoire de l’ensemble des
6 sites afin que les candidats puissent
prendre pleinement connaissance des
contraintes de chacun des lieux. A cet effet,
il est recommandé aux sociétés de se munir
du matériel adéquat pour mesurer ou compléter les plans d’implantation proposés lors
de la visite et pouvoir présenter une offre
pertinente (voir article 2.5 du Règlement de
la consultation pour les jours de visite).
Dans un premier temps, la Ville peut procéder à la régularisation des offres irrégulières
(à condition qu’elles ne soient pas anormalement basses) et/ou inacceptables au sens
de l’article 59 du décret 25 mars 2016. La
régularisation s’opérera durant une première phase de négociations.
Dans un second temps, la Ville se réserve
le droit de procéder à un ou plusieurs tours
de négociation supplémentaires avec l’ensemble des candidats.
Les négociations pourront soit prendre
la forme d’auditions en mairie, soit d’une
demande écrite.
Elles pourront porter sur tous les aspects
de l’offre et notamment le prix, la quantité,
la qualité, le délai et les garanties de bonne
exécution du marché.
A chaque tour de négociation, les candidats
devront faire parvenir une offre négociée qui
sera analysée en fonction des critères énoncés à l’article 4.2.2 du présent Règlement de
Consultation.
Suite aux négociations, si le candidat ne remet
pas de nouvelle offre négociée, son offre initiale est prise en compte pour l’analyse des
offres.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 13 décembre 2018
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : adresse
internet
:
https://marches.maximilien.
fr/?page = e ntreprise.EntrepriseAdvancedSearch& AllCons&refConsultation=324255&orgAcronyme=d5w
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : Mme Véronique
GABARD , VILLE D’ANTONY, Place de l’Hôtel de Ville, 92160 Antony, tél. : 01 40 96 73
52, télécopieur : 01 40 96 07 24, courriel :
marchespublics@ville-antony.fr,
adresse
internet : https://www.ville-antony.fr
Informations complémentaires :
• La prestation n’est pas réservée à une profession particulière
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy-pontoise, 2/4 boulevard de l’Hautil,
95000 Cergy-pontoise, tél. : 01 30 17 34 00,
télécopieur : 01 30 17 34 59, courriel : greffe.
ta-cergy-pontoise@juradm.fr
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l’introduction des recours : Tribunal administratif de Cergy-pontoise, 2/4 boulevard
de l’Hautil, 95000 Cergy-pontoise, tél. : 01
30 17 34 00, télécopieur : 01 30 17 34 59,
courriel : greffe.ta-cergy-pontoise@juradm.
fr
92 VILLE DE SCEAUX
OPÉRATION 2 DE
RESTAURATION DE L'ÉGLISE
ST JEAN-BAPTISTE
AVIS RECTIFICATIF
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : SCEAUX, M. Samir SAIFI,
Juriste, 122 rue Houdan, 92330 Sceaux,
tél. : 01 41 13 32 65, adresse internet du
profil acheteur : http://maximilien.fr
Objet du marché : Opération 2 de restauration de l'église St Jean-Baptiste de
Sceaux
Type de marché de travaux : exécution
Classification CPV (Vocabulaire Commun
des Marchés) :
• Objet principal : 45000000
• Objets complémentaires : 45212361
Lieu d'exécution et de livraison : Sceaux
Type de procédure : Procédure adaptée
Date d'envoi à la publication :
17 décembre 2018
Informations rectificatives :
Dans la rubrique "Date de réception des
offres" :
au lieu de : 20 décembre 2018 à 12 h 00
lire : 15 janvier 2019 à 12 h 00
Dans la rubrique "visite obligatoire" :
ajouter : Une visite supplémentaire est
organisée le lundi 7 janvier 2019 à 15h Lieu
de rendez-vous sur place : 1 rue du docteur
Berger 92330 Sceaux.
AUTRES AVIS
69
HOSPICES CIVILS
DE LYON
Adresse à laquelle des informations
complémentaires peuvent être obtenues : le ou les point(s) de contact susmentionné(s).
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées : par voie
électronique via : ,
I.4) Type de pouvoir adjudicateur : Autre :
Établissement publique de santé
I.5) Activité principale : Santé.
SECTION II : OBJET
II.1) Etendue du marché
II.1.1) Intitulé : Convention d'Occupation
du Domaine Public : MISE A DISPOSITION
D'ATTELLES POUR DIVERS SERVICES
Numéro de référence : E18_0713
II.1.2) Code CPV principal : 33000000
II.1.3) Type de marché : Services.
II.1.4) Description succincte : Convention
d'Occupation du Domaine Public : MISE A
DISPOSITION D'ATTELLES POUR DIVERS
SERVICES
II.1.5) Valeur totale estimée
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : non.
II.2) Description
II.2.1) Intitulé
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
II.2.3) Lieu d'exécution :
Code NUTS : FRK26
II.2.4) Description des prestations :
Convention d'Occupation du Domaine
Public : MISE A DISPOSITION D'ATTELLES
POUR DIVERS SERVICES
II.2.5) Critères d'attribution :
La concession est attribuée sur la base
des critères énoncés dans les documents
du marché.
II.2.6) Valeur estimée
II.2.7) Durée de la concession :
Durée en mois : 60
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne :
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non.
II.2.14) Informations complémentaires
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ECONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) Conditions de participation
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences
relatives à l'inscription au registre du
commerce ou de la profession :
Liste et descritption succincte des conditions : Voir lettre de consultation
III.1.2) Capacité économique et financière :
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation.
III.1.3) Capacité technique et professionnelle :
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation.
III.1.5) Informations sur les concessions
réservés
III.2) Conditions liées à la concession
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions d'exécution de la
concession
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
de la concession
III.2.4) Marché éligible au MPS
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : non.
SECTION IV : PROCEDURE
IV.1) Description
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP) :
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : non.
IV.2) Renseignements d'ordre administratif
IV.2.2) Date limite de remise des candidatures ou de réception des offres :
14/01/2019 à 12 h 30
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
Français.
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
VI.1) Renouvellement :
Il s'agit d'un marché renouvelable.
Calendrier prévisionnel de publication des
prochains avis : Au cours de la dernière
année d'exécution.
VI.2) Informations sur les échanges électroniques
VI.3) Informations complémentaires :
Marché donnant lieu à une redevance
d'occupation du domaine public.
La durée du contrat s'appliquera de sa
date de notification pour une durée quatre
ans reconductible tacitement une fois pour
un an sauf décision contraire du Pouvoir
Adjudicateur dans un délai minimum d'un
mois avant la fin de la première période.
Article 2
VI.4) Procédures de recours
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation
VI.4.3) Introduction de recours
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours
VI.5) Date d'envoi du présent avis :
17 décembre 2018
91 VILLE D'YERRES
MISE À DISPOSITION
D'ATTELLES POUR DIVERS
SERVICES
CONVENTION D’OCCUPATION
DU DOMAINE PUBLIC
AVIS DE CONCESSION
Directive : 2014/23/UE
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR /
ENTITÉ ADJUDICATRICE
I.1) Nom et adresses : Hospices Civils de
Lyon - Direction des Achats, 45, rue Villon
CS 48283, F - 69373 Lyon cedex 08, courriel : da.dms-cm1@chu-lyon.fr
Code NUTS : FRK26
Adresse(s) internet :
Adresse principale : https://www.chulyon.fr/
Adresse du profil d'acheteur : https://
www.marches-publics.gouv.fr/
I.3) Communication :
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct
non restreint et complet, à l'adresse :
h t t p s : / / w w w. m a r c h e s - p u b l i c s . g o u v.
fr/?page = entreprise.EntrepriseAdva nce dSear ch & A llCons & r ef Consult ation=408788&orgAcronyme=x7c
EXPLOITATION
DE LOCAUX DESTINÉS
À LA RESTAURATION
CONVENTION D’OCCUPATION
DU DOMAINE PUBLIC
La
Commune
d’Yerres
(91330),
30 000 habitants, située à 20 km de Paris,
destination impressionniste la plus proche
de la Capitale, recherche un exploitant
pour ses locaux sis Ferme Ornée, parc de
la propriété Caillebotte ayant appartenu
au célèbre peintre impressionniste, 1ere
destination touristique de l’Essonne avec
fort potentiel de visiteurs (150 000 visiteurs
par an), destinés à une activité de salon de
thé/débit de boissons en journée et à une
activité de restauration de qualité, le midi
et le soir .
Locaux situés au cœur de la propriété
Caillebotte, à côté du Centre d’Art et d’Exposition.
Forme juridique de l’accord : convention
d’occupation précaire du domaine public
communal.
La convention à passer est exclue du
champ d'application des baux commerciaux. La présente consultation n'est
soumise ni aux dispositions relatives à la
commande publique ni aux dispositions
de la loi n°93-122 du 29 janvier 1993 dite
loi "sapin" ni aux dispositions des articles
l. 1414-1 et suivants du code général
des collectivités territoriales relatifs aux
contrats de partenariat.
Le bénéficiaire de cette autorisation y
exercera, dans son intérêt propre, des
activités de restaurant, salon de thé, traiteur, débit de boissons, incluant vente à
emporter.
La Commune met à disposition du bénéficiaire la licence de 4 ème catégorie attachée
aux locaux.
Le futur exploitant est informé qu’il fera
son affaire de la suite à donner quant à la
reprise du personnel en place.
Autorisation consentie pour une durée de
cinq années. Reconductions annuelles
expresses. A titre indicatif, début de l’occupation des locaux au 1er avril 2019.
Paiement d’une redevance à la Commune
par le bénéficiaire, comportant une part
fixe et une part variable (pour cette dernière, montant annuel de 40 000 euros HT
pour la première année), calculée en fonction d’un pourcentage du chiffre d’affaires
HT réalisé par le bénéficiaire.
Cette procédure se déroule en deux
phases : réception des candidatures puis
envoi d’une lettre de consultation aux trois
premiers candidats (maximum) du classement des candidatures.
Candidatures : envoyer : 1) lettre de candidature, 2) liste des expériences dans le
domaine d’activité depuis 3 ans, 3) bilans
et chiffres d’affaires des trois dernières
années (si le candidat est exploitant d’un
établissement), 4) CV, 5) références, 6)
expériences.
Après analyse des candidatures, les candidats seront classés sur la base des éléments demandés supra et un courrier sera
envoyé aux trois premiers (maximum) du
classement les invitant à déposer une offre,
par la remise des documents suivants : un
business plan, une note sur les modalités
de financement du projet, une présentation de la carte du salon de thé/débit de
boissons, de la carte du restaurant, les
modalités de fonctionnement envisagées
(les horaires du restaurant et salon de thé,
le personnel, les aménagements…). Les
tarifs devront être accessibles à un large
public. Une visite des lieux sera possible
sur rdv. Des négociations seront menées
au vu des offres reçues.
Le projet de convention d’occupation
précaire du domaine public communal
correspondant est téléchargeable sur le
site suivant :
h t t p : // w w w.ye r r e s .f r / i n d ex .p h p /
March%C3%A9s-publics?idpage=170&afficheMenuContextuel=true
Dépôt des candidatures au plus tard le
mercredi 2 janvier 2019 à 16h, dans les
conditions suivantes :
Envoi postal en recommandé avec AR ou
par tout autre moyen permettant son suivi et son bon acheminement, à l’adresse
suivante : MAIRIE D’YERRES – Monsieur le
Maire - 60 rue
Charles de Gaulle – 91330 YERRES
Remise en mains propres contre récépissé : Pôle technique Municipal - Service
Juridique – 22 rue du
Mont Griffon 91330 YERRES – Ouvert
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de
13h30 à 17h. Tél :
01 69 49 77 05 (service joignable pour tout
renseignement)
AVIS
D'ATTRIBUTION
93
VILLE DE
LIVRY GARGAN
ACHAT ET LIVRAISON D'UNE
BALAYEUSE COMPACTE 4M3
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Livry-Gargan.
Correspondant : Mme REYDANT, 3 place
François-Mitterrand, 93891, Livry-Gargan
cedex, tél. : 01-41-70-88-00, télécopieur :
01-45-09-21-15, Courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr , adresse internet :
https://www.livry-gargan.fr .
Objet du marché : Achat et livraison d'une
balayeuse compacte 4m 3
Type de marché de fournitures : Achat.
Critères d'attribution retenus : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : Procédure adaptée
Attribution du marché ou du lot :
Numéro du marché ou du lot : 169. Achat
et livraison d'une balayeuse compacte 4m 3
Nom du titulaire / organisme : MATHIEU SA,
Avenue d'Immercourt 62000 ARRAS FR,
Montant final du marché ou du lot attribué
(H.T.) : 138 000 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
03 décembre 2018
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : oui.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif, 7 rue
Catherine Puig, 93100, Montreuil, tél. :
01-49-20-20-30, Adresse internet : https://
www.montreuil.tribunal-administratif.fr
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l'introduction des recours : Tribunal
administratif, tél. : 0149202030, Adresse
internet : https://www.montreuil.tribunal-administratif.fr
Date d'envoi du présent avis à la publication : 13 décembre 2018
93
VILLE DE
LIVRY GARGAN
TRANSFORMATION DE LA PMI
SAINT-CLAUDE EN CRÈCHE
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Livry-Gargan.
Correspondant :Mme REYDANT, 3 place
François-Mitterrand, 93891, Livry-Gargan
cedex, tél. : 01-41-70-88-00, télécopieur :
01-45-09-21-15, Courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr , adresse internet :
https://www.livry-gargan.fr .
Objet du marché : Travaux de transformation de la PMI Saint-Claude en crèche
Type de marché de travaux : Exécution
Critères d'attribution retenus :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation
ou document descriptif).
Type de procédure : Procédure adaptée
Attribution du marché ou du lot :
Numéro du marché ou du lot : 1. Installation
de
chantier-Curage-Démolition-Gros
oeuvre-Etanchéité-Carrelage-Faïence-Clôtures
Nom du titulaire / organisme : LEGENDRE
FRERES, 1 rue Jean Jaurès 77410
CLAYE-SOUILLY FR,
Montant final du marché ou du lot attribué (H.T.) : 140 000 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
03 décembre 2018
Numéro du marché ou du lot : 2. Serrurerie-Menuiseries extérieures-Protection
solaire-Menuiseries bois-Mobiliers-Cloisons doublages-Sols souples
Infructueux
Numéro du marché ou du lot : 3.
CVCD-Plomberie-Electricité
courants
forts et faibles-Extincteurs-Equipements
de cuisine-plafonds suspendus
Nom du titulaire / organisme : STEREP,
24 avenue Graham Bell 77600 BUSSY ST
GEORGES FR,
Montant final du marché ou du lot attribué (H.T.) : 191 354,03 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
03 décembre 2018
Numéro du marché ou du lot : 4. Bardage
bois-Isolation par l'extérieur-Volets coulissants
Nom du titulaire / organisme : MARTEAU
SAS, 27-31 rue des Roches 93100 Montreuil Sous Bois FR,
Montant final du marché ou du lot (H.T.) :
67 527,7 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
03 décembre 2018
Numéro du marché ou du lot : 5. Désamiantage
Nom du titulaire / organisme : UTB, 159
avenue Jean Lolive 93595 PANTIN cedex FR,
Montant final du marché ou du lot attribué (H.T.) : 21 026,5 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
03 décembre 2018
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : oui.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif, 7 rue
Catherine-Puig, 93100, Montreuil, tél. :
01-49-20-20-30, Adresse internet : https://
www.montreuil.tribunal-administratif.f .
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l'introduction des recours : Tribunal
administratif, tél. : 0149202030, Adresse
internet : https://www.montreuil.tribunal-administratif.fr .
Date d'envoi du présent avis à la publication : 13 décembre 2018
94 VILLE DE RUNGIS
ORGANISATION D'UN SÉJOUR
DE SKI POUR ADOLESCENTS
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Rungis, M. Raymond Charresson, Maire, 5 rue Sainte Geneviève, 94150
Rungis, tél. : 01 45 12 80 00, télécopieur : 01
45 12 80 47, courriel : services.techniques@
ville-rungis.fr, profil acheteur : https://www.
achatpublic.com/sdm/ent/gen/index.jsp
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compte d'autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du marché : Organisation d'un
séjour de ski pour adolescents de 11 à
17 ans en février 2019
Catégorie de services : 26
Type de procédure : Procédure adaptée
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés dans le cahier
des charges (règlement de la consultation,
lettre d'invitation ou document descriptif)
Attributions du marché
Résultat du marché :
Attribué à un titulaire / organisme
Intitulé du marché : Organisation d'un
séjour de ski pour des adolescents de 11 à
17 ans en février 2019
date d'attribution : 28 novembre 2018
Titulaire du marché ou du lot : ADAV,
10bis rue du Collège, 59380 BERGUES
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Melun,
43 rue du Général de Gaulle Case postale
n°8630, 77008 Melun, tél. : 01 60 56 66 30,
télécopieur : 01 60 56 66 10
Date d'envoi à la publication :
17 décembre 2018
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
dans les départements du Rhône, de Paris, des Yvelines, de l’Essonne, des Hautsde-Seine, de Seine-Saint Denis, du Val de Marne, et du Val d’Oise.
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◗ Par E-mail : marchespublics@lesechos.fr
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