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MX Magazine N°252 – Janvier 2019-compressed

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poster
TN
GAeSONAANN
DERSO
J
COLE SEELY
INTERVIEW
Tom Pagès
L’as des as
Test
Que valent
les 250 4T 2019 !
story
enquete
Ses années US
N° 252 - JANVIER 2019 MENSUEL
France Métro : 6,90 € - Bel/Lux : 7,50 € And : 6,90 € - Dom/S : 7,90 € - CH : 12,50 FS Port. Cont : 8,10 € - POL/S : 1 180 cfp N.CAL/S : 1 080 cfp
Qui pour contrer
Prado en MX2 ?
Ken Roczen
Teams, pilotes, motos : le guide de la saison 2019
58
66
58 Qui pour battre Prado ?
66 Roczen US story
Champion du monde MX2 en 2018, Jorge Prado est monté en puissance
au fil de la saison pour finalement s’offrir un titre plus que mérité. Dans
quelques semaines, la jeune star espagnole remettra sa couronne en jeu.
Grand favori à sa propre succession, nous nous sommes intéressés aux
hommes susceptibles de le contrarier.
Présent aux USA depuis 2012, tour à tour officiel KTM
Red Bull, Suzuki RCH puis American Honda, Ken Roczen
va débuter sa huitième saison américaine dans
quelques jours. De retour au top après deux ans
plombés par les graves blessures, le rider allemand
s’impose comme l’un des favoris pour le titre 450 SX.
Nous revenons en images sur son parcours US.
28 Interview Tom Pagès
Médaillé d’or lors des derniers X Games, créateur de nombreux tricks qu’il est le seul
à réaliser, Tom Pagès a révolutionné la discipline FMX. Très actif ces derniers mois,
présent sur les SX Tour de Lyon et Amneville, vedette du Nitro Circus, à l’honneur dans
le célèbre magazine Lui, TP nous a accordé une interview exclusive.
28
74 Preview SX US
L’excitation est à son comble, la pression monte, c’est une question d’heures
maintenant… Le 5 janvier prochain, comme tous les ans, c’est dans l’enceinte
de l’Angel Stadium d’Anaheim que se disputera l’ouverture de la saison US
de Supercross. Pour tout savoir sur cette saison 2019 qui s’annonce explosive,
on vous dit tout dans notre preview !
74
Couverture : Jason Anderson - Photo HVA
40
6 Rocket
La chronique de Mickaël Pichon…
10 Matos
Les produits tendance du mois…
12 MX Pass
Toutes les news du MX circus…
38 Interview
Thibault Benistant…
48 Pilotage
Les départs…
40 Panorama 250F 2019
Elles sont toutes là, les 250F 2019 sont à l’essai
dans ce nouveau numéro d’MX Magazine. Pour
faire votre choix entre la RM-Z, véritable nouveauté
de cette dernière production, l’YZ-F, la CRF, la KX-F
et les deux Européennes de chez KTM et Husky,
rendez-vous page 40.
52 Circuit du Mois
double
poster
GjaesonAandNersTon
cole seely
Landricourt (02)…
96 Focus
Honda 450 CRF HRC Tim Gajser 2018…
98 Le jour où…
Carmichael a pris sa retraite…
#252
84 Sport
Le championnat de France des Sables reprendra ses droits le 13 janvier
prochain, en attendant, nous faisons le point sur la situation après l’épreuve
d’Hossegor disputée début décembre. Au programme également de notre
page sportive, la conclusion du championnat de France SX Tour. Qui sont
les deux nouveaux champions SX2/SX1, réponse en fin de magazine.
84
Espace Clichy, Immeuble Agena, 12, rue Mozart,
92587 Clichy CEDEX - Tél. 01 41 40 32 32
E.mail : mxmag@editions-lariviere.fr.
Pour joindre votre correspondant, composez le 01 41 40
suivi du numéro de poste qui figure à la suite de son nom.
Président du Conseil de surveillance : Patrick Casasnovas - Présidente du Directoire : Stéphanie Casasnovas - Directeur Général : Frédéric de Watrigant - Directrice du pôle tout-terrain: Sophie Casasnovas - Éditeur: Philippe Budillon (3200) - Conseiller d’édition : Xavier Audouard.
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Bertrand Sanlaville (31 94). Rédacteur en chef adjoint : Jean-Christophe Vaschetto
(39 57). Rédacteurs : Mathias Brunner (56 90). Collaborateurs : Pascal Haudiquert,
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Véronique Charlet (39 58). Conception graphique : Thierry Horvelin (31 99). Photogravure : responsable : Béatrice Ladurelle (31 57). PUBLICITÉ : 01 41 40 32 05
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Mathou (32 11) - Assistante : Juliette Prime (32 05). ABONNEMENTS/VENTE
PAR CORRESPONDANCE : Accueil clients : Tél. 03 44 62 43 79. E-mail abonnements-VPC : abo.lariviere@ediis.fr - Correspondance : Éditions Larivière, MX Magazine, 45, avenue du Général Leclerc, 60643 Chantilly CEDEX - Tarifs : 1 an, 12 numéros + 1 Hors-série France : 77 euros - Autres pays et par avion nous consulter.
Le numéro : 6,90 euros - Promotion abonnements : Géraldine Savigny (40 91).
Service des ventes : (réservé diffuseurs de presse et dépositaires) Emmanuelle
Gay (01 41 40 34 99).
MX MAGAZINE est une publication des ÉDITIONS LARIVIÈRE. Immeuble
Agena, 12, rue Mozart, 92587 Clichy CEDEX. Tél. 0141403232. Société par actions
simplifiée au capital de 3200000 euros. Dépôt légal : 4e trimestre 2018. Commission paritaire : 0523 K 78121. N˚
de TVA intercommunautaire : FR 96572 071884. CCP
11 5915 A Paris. RCS Nanterre : B572071884. Imprimé
en France (printed in France) : Imprimerie de Compiègne,
avenue Berthelot, 60200 Compiègne. Papier issu de forêts
gérées durablement. Origine du papier: Suède. Taux de fibres
recyclées: 0 %. Certification: PEFC/EU ECO LABEL. Eutrophisation: 0,01 kg/tonne. Directeur de la publication et
responsable de la rédaction : Patrick Casasnovas. Les manuscrits non
insérés ne sont pas rendus.
Ce numéro comporte un poster 16 pages
encarté en central sur l’ensemble de la
diffusion.
Abonnez-vous P.51
chronique
La Rocket de la Pich’
Mickaël Pichon nous livre sa dernière chronique
en cette période hivernale que l’on sait ô combien
importante pour les pilotes. Sébastien Tortelli est
venu rouler avec la famille alors que Zach entame
sa préparation avec le team 114. On n’oublie pas
non plus le SX US et les GP sur lesquels Micka garde
un œil avisé.
alut à tous. Depuis le mois dernier, les choses se mettent progressivement en place avec le team
Honda 114. Zach a fait un bon break
fin novembre en pratiquant d’autres
sports comme du foot dans son village.
Ça lui a fait du bien. On a repris plus
sérieusement le roulage et le physique
début décembre. Sébastien Tortelli et
Benoît Paturel sont venus chez nous
pour rouler et tout se passe bien. On
a toujours été proches avec Séb et l’on
essaie de se voir régulièrement. Pour
2019, on va d’ailleurs mettre notre
S
et se régler soi-même. L’entraînement
n’est jamais facile durant cette période
car il faut trouver le bon réglage. On
a tendance à toujours vouloir s’entraîner comme des fous et l’on arrive en
début de saison sans envie. C’est important d’écouter son corps. Pour ma
part, j’ai mis du temps à trouver ce
bon dosage car lorsque j’étais en Europe avant de partir aux US, on roulait
toute l’année entre les GP et les supercross. L’hiver était d’ailleurs davantage une période de récupération
que de préparation. Aux États-Unis,
« Prado n’aura pas forcément
d’adversaires à sa hauteur. »
Avec Dylan Ferrandis,
Marvin Musquin sera
au centre de toutes les
attentions en janvier.
6
structure à disposition pour son jeune
pilote israélien qui va tenter de se qualifier sur l’Europe 125. De notre côté,
on prend notre temps, car même si les
courses de préparation sont fin janvier,
les premiers GP ne sont qu’en mars.
Il faut savoir s’entraîner correctement.
Les choses sérieuses vont débuter en
janvier où il faut se servir des épreuves
de préparation pour peaufiner la moto
c’était pareil, on roulait douze mois
sur douze avec les courses là-bas et
en Europe. Quand je suis rentré en
France, j’ai pu travailler sur le foncier
avec plus de temps l’hiver et surtout
faire d’autres sports à côté. C’est une
période importante de la saison et il
ne faut pas faire n’importe quoi. Il
m’est arrivé de trop en faire et j’étais
sur les rotules à l’entame du championnat. Aujourd’hui, avec
l’expérience et
les entraîneurs,
il est plus rare
de se tromper.
Il est essentiel
de garder du
jus et de l’envie. Ensuite, on
parle du physique, mais il
faut aussi travailler la vitesse. Pour Cairoli
ou
Herlings, elle
est déjà là, mais
pour Zach, il
faut à la fois
être capable de
faire progresser
son physique tout en travaillant sa vitesse. C’est parfois difficile de gagner
sur les deux tableaux sachant que cette
année, il y a le changement de team
qui implique une nouvelle moto et de
nouvelles personnes. Pour parler de
2019 en Mondial MX2, je pense que
Prado n’aura pas forcément d’adversaires à sa hauteur. C’est un pilote
d’exception qui place la barre très
haut. En MXPG, c’est différent car
Herlings prend un peu plus de risques
et peut s’auto-éliminer même s’il a
beaucoup progressé dans ce domaine.
Cairoli sera son adversaire principal.
Il va se battre jusqu’au bout. Cependant on est tous passé par là… En
vieillissant, on peut s’améliorer mais
face à des pilotes dans la force de l’âge
et avec un pilotage comme Herlings,
ça sera difficile pour lui sur la longueur
du championnat. Pour nos Français,
ça va être compliqué. Romain Febvre
a vécu quelques saisons difficiles et
même s’il avait retrouvé un bon niveau
avant sa blessure, il faut espérer qu’il
a bien récupéré. J’espère le voir se
battre pour le podium car le niveau
est très homogène derrière les deux
officiels KTM. Pour Gautier, ça reste
l’inconnu avec la Yam et il faut attendre un petit peu pour se faire une idée.
À côté de ça, le supercross est dans
les starting-blocks. Ça va être une saison encore assez folle. Le championnat
va se jouer entre Anderson, Musquin
et Tomac. J’ai du mal à croire en Roczen qui est moins incisif depuis ses
blessures, mais j’espère me tromper.
On espère tous voir Marvin aller chercher ce titre qu’il mérite. David Vuillemin à ses côtés ne peut être que bénéfique pour la saison. C’est toujours
bien d’avoir un œil extérieur. À mon
époque, j’aurais bien aimé avoir un
pilote d’expérience avec moi, c’est un
atout supplémentaire. DV va lui apporter des solutions quand c’est compliqué ou le perfectionner dans les
whoops, son point faible. Ça fait très
longtemps que l’on n’a pas eu deux
pilotes français capables de jouer la
victoire dans chaque catégorie. Dylan
Ferrandis doit faire une grosse saison
régulière en évitant les chutes pour
montrer son potentiel car nul doute,
il est bien là. Pour conclure, j’ai été
très heureux de partager nos aventures
et ma passion tout au long de l’année
avec les lecteurs de MX Magazine,
merci à vous. ■
Stop vol
Trop de monde est malheureusement passé par
l’étape du vol… L’ensemble antivol U
Intouchable + chaîne kryptonite associé au
socle d’ancrage est une solution pour
sécuriser un deux roues à l’intérieur ou à
l’extérieur. De l’acier trempé de 18 mm est
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Protec’
Scar annonce l’arrivée
de nouvelles pièces parmi
lesquelles une protection en
carbone pour les collecteurs
d’échappement. Cette pièce
universelle est destinée aux
4T. De quoi protéger des
impacts. Se monte sur les
échappements de diamètre
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Boots
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Beau heaume
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10
Beau bol
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Équipements
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11
L’ Homme
du
mois
Justin Brayton
2018 se termine et Justin Brayton n’est
sans doute pas près d’oublier cette saison
particulière pour lui. Cinquième du
championnat US de SX, vainqueur de sa
première course à Daytona, plus vieux pilote
de l’histoire à s’imposer dans ce
championnat, JB10 s’est aussi offert un
troisième titre de champion d’Australie
et une cinquième victoire au SX de Genève.
Well done, maintenant place à 2019 !
Rencontre
Quelques jours après le SX de Paris qu’il n’a finalement pas
pu disputer en raison de sa blessure au genou, Marvin
Musquin est allé voir le match de foot opposant la France à
l’Uruguay au Stade de France. MM25 en a profité pour faire la
connaissance du champion du monde et attaquant de
l’Atletico de Madrid Antoine Griezmann. Fan de sports US,
« Grizou » avait le sourire aux côtés de l’officiel KTM Red Bull.
Les Kings d’A1
Qui va remporter dans quelques jours
l’ouverture du championnat US
de Supercross à Anaheim ? Depuis
dix ans, sept riders ont réussi cette
performance. Avec trois succès
sur cette période, Ken Roczen s’est
montré le plus performant juste
devant Ryan Villopoto (2). À qui le
tour, réponse le 5 janvier prochain.
- 2018 : Musquin (KTM)
- 2017 : Roczen (Hon)
- 2016 : Anderson (HVA)
- 2015 : Roczen (Suz)
- 2014 : Roczen (KTM)
- 2013 : Millsaps (Suz)
- 2012 : Villopoto (Kaw)
- 2011 : Villopoto (Kaw)
- 2010 : Stewart (Yam)
- 2009 : Grant (Yam)
5
Dans quelques jours
à Anaheim, Jason
Anderson attaquera
sa cinquième saison
consécutive en
Supercross 450.
7e en 2015, 3e en 2016, 4e en
2017 et champion l’an dernier,
l’officiel HVA Rockstar va
défendre sa plaque de number
one. Depuis dix ans, deux
hommes ont réussi à la
conserver. Ryan Villopoto trois
fois entre 2011 et 2014, puis
Ryan Dungey à deux reprises
entre 2015 et 2017.
12
West coast
Le championnat 250 SX West coast qui débute
à A1 s’annonce une fois de plus très disputé.
Depuis dix ans, les teams Yamaha Star Racing
(Plessinger/Webb) et Kawa PC
(Hill/Tickle/Weimer) se sont montrés les plus performants en décrochant trois titres chacun. KTM s’est
imposé à deux reprises (Anderson 2014, Roczen 2013) alors que Geico Honda (Tomac 2012) et Suzuki
(Dungey 2009) n’ont gagné qu’une seule fois. À qui le tour, réponse en mai prochain à Las Vegas !
GSM
Gravement blessé au bras lors d’une
chute à l’occasion d’un stage de pilotage,
Serge Guidetty se remet tranquillement.
En 2019, il repart avec son team Yamaha
GSM Dafy avec l’appui de ses fidèles
sponsors Michelin, Scorpion, Shot, TCX
et Ipone. Le fondu savoyard soutiendra
notamment le champion de France
national MX2 Romain Pape (Élite MX2
plus un peu d’Europe) ainsi qu’Anthony
Guidolin, pilote du National 125.
Chaises musicales
Cette fin d’année a été mouvementée sur le front du MX
et du SX français, le jeu des chaises musicales a bien
fonctionné, voici notre point MX mercato 2018/2019 :
- Fabien Izoird : Honda SR Motoblouz > Kawasaki SN
- Anthony Bourdon : HVA CBO > Honda SR Motoblouz
- Thomas Ramette : Suzuki SR75 > Suzuki JPM
- Cédric Soubeyras : Suzuki JPM > Team 2B
- Nicolas Dercourt : Yamaha GSM > Suzuki JPM
- Charles Lefrançois : Suzuki France > Suzuki SR75
- Maxime Desprey : Kawasaki Gebben > Honda SR
Motoblouz
Trip
SX Tour 2019…
Confirmé chez Suzuki JPM pour l’an
prochain, Thomas Do est un homme
heureux. Le Sudiste s’est envolé
le 19 décembre dernier vers la
Californie et disputera les quatre
premières épreuves du SX US 250
West coast. Objectif, passer en
finale tous les week-ends et montrer
de quoi il est capable face aux
meilleurs riders de la catégorie !
Trio
Manager de l’équipe
Yamaha JWR, Johan
Westermark vient
d’officialiser la composition
de son team pour 2019.
Trois hommes disposeront
d’une 450 YZ-F pour
s’aligner en Mondial MXGP.
Il s’agit du Russe Vsevolod
Brylyakov, du Suédois Anton Gole et du vétéran belge Kevin Strijbos.
Ce dernier aura notamment la charge d’encadrer ses deux jeunes
teammates rookies en 450. Ce trio devrait logiquement disputer
l’intégralité de la saison.
Book
Après le succès de son premier ouvrage
intitulé « Motocross, le guide du pilotage
moderne », Pierrick Paget vient de mettre
en vente un deuxième opus. En cette
période de fêtes de fin d’année, voici une
belle idée de cadeau, riche et instructive.
Pour gagner quelques secondes durant
l’hiver en suivant des conseils techniques et
précis, « Le guide de la compétition » est
fait pour vous. Pour le commander, une adresse :
www.motocrossbook.com
Confiance
Douzième du dernier Mondial
MX2 au guidon de sa KTM
Hitachi, Conrad Mewse a encore
déçu. Annoncé comme une
future star de la catégorie,
le jeune Anglais tarde à trouver
la régularité nécessaire pour
s’inscrire durablement dans
le top cinq. Capable du meilleur comme du pire en Mondial, champion
d’Angleterre MX2 cette année, il a pourtant gardé toute la confiance
de son team manager Roger Magee pour 2019.
Bête
C’est avec cette
superbe 450 HVA
FC flanquée de la
plaque number
one que Jason
Anderson va
s’attaquer au
championnat US
de Supercross
2019. Juste pour le
plaisir des yeux,
nous tenions à
vous montrer la
bête !
Le SX Tour s’est terminé il y a
quelques jours seulement du
côté d’Amneville et le staff de
JLFO se projette déjà vers 2019
avec l’annonce des quatre
épreuves qui composeront
le prochain calendrier outdoor.
Après le grand succès
rencontré dans l’enceinte du
Stade Marcel Michelin, Fred Sandouly et son équipe
rempilent du côté de Clermont-Ferrand le 22 juin. Le
6 juillet, le championnat fêtera son retour du côté d’Agen
dans l’enceinte du parc Walibi pour un nouveau rendezvous. Ensuite, on retrouvera deux rendez-vous traditionnels
avec La Tremblade le 14 août puis Brienon le 7 septembre.
Les dates des épreuves indoor arriveront très vite, restez
connectés !
Trois tricolores
chez les reds !
Chez Honda Assomotor,
on aime bien les pilotes
français, c’est le moins
que l’on puisse dire. Après
le titre EMX2 décroché
cette année par Mathys Boisramé au guidon de la 250 CRF
du team italien, ce dernier a décidé d’aligner le Breton en
Mondial MX2 l’an prochain. MB ne sera pas seul puisque
les reds ont également engagé Pierre Goupillon (ex-Bud
Racing) et Stephen Rubini (ex-Silver Action). Les deux
hommes seront eux alignés sur le front de l’Europe avec
le titre comme objectif. Ils disputeront également quelques
GP, bonne nouvelle !
La blessure de
Yannis Irsuti…
Gravement blessé à une vertèbre
lors du dernier SX de Brienon,
Yannis Irsuti pensait enfin voir le
bout du tunnel après avoir porté
un corset durant de longues
semaines. Après un nouveau
contrôle, les médecins se sont
aperçus que sa vertèbre ne s’était pas ressoudée
et qu’une intervention chirurgicale était nécessaire.
Le pilote Yam est donc passé sur la table d’opération
le 16 novembre dernier à Marseille. Si son moral est
excellent, le champion de France SX2 2017 prend son mal
en patience et attend de pouvoir reprendre le sport
et préparer sa prochaine saison. Vu dans les tribunes
du SX de Genève, le garçon est motivé !
XB à la retraite !
Eh oui, il va falloir s’y faire,
on ne verra plus Xavier Boog
derrière les grilles de départ
en 2019. Comme déjà
annoncé il y a quelques
mois, le pilote Honda SR
Motoblouz a mis un terme à
sa carrière après de longues
et belles années passées sur les pistes du Mondial et des
différents championnats de France MX/SX. Pour l’ami
Boogy, l’heure de la reconversion est arrivée et nul doute
que l’Alsacien trouvera chaussure à son pied, dans le
monde de la moto ou non. Double champion de France
Élite au guidon de sa Honda SR, XB121 ne sera donc pas
là pour défendre sa couronne en 2019.
13
Rallyman
Comme tous les ans, Antonio Cairoli a profité de l’intersaison pour
disputer une course sur quatre roues. Début décembre, l’Italien a donc
participé au rallye de Monza et il a été présenté comme une véritable
vedette. L’Italien n’était pas la seule star de la moto présente puisque
Valentino Rossi et Chad Reed étaient aussi de la partie.
Bad news
Parti disputer une course de charité au
Congo, épreuve visant à récolter des fonds
pour la construction d’écoles dans la
région, Stefan Everts a contracté sur place
la malaria. De retour en Europe, le Belge
a été victime d’une grosse crise qui a
nécessité une hospitalisation et une mise
en coma artificiel. À l’heure d’écrire ces lignes, Everts était toujours
hospitalisé sans que l’on connaisse vraiment la gravité de son état.
Débuts
Actuellement en Belgique pour
préparer sa saison 2019 et ses
débuts chez KTM Red Bull
comme factory rider, Tom Vialle
enchaîne les séances
d’entraînement sous les ordres
de Joël Smets. Pour le jeune
Français, la première sortie
officielle aura lieu le 17 février 2019 en Angleterre, lors du cross
international d’Hawkstone Park !
Rapt
Damien Prévot, pilote officiel
Kawasaki France pour le
championnat de France des Sables
2018/2019 s’est fait voler ses deux
450 KX-F lors de l’épreuve d’Hossegor.
Selles blanches, numéros 30,
réservoirs spéciaux en carbone, les
deux machines sont reconnaissables. Si vous avez des informations
ou si vous croisez ces motos, n’hésitez surtout pas à les signaler.
Album
C’est une tradition depuis
dix ans, début décembre,
Stanley Leroux sort son
MXGP album revenant en
photos sur toute la saison
de GP. Plus de 200 pages,
des clichés magnifiques,
deux couvertures au choix, pour résumer, une très bonne idée de
cadeau. Pour vous le procurer, une adresse :
www.motocrossgpalbum.com
14
➜ Ferris : ex-pilote
des GP MX2/MXGP,
de retour chez lui
en Australie et
particulièrement
brillant, Dean Ferris
pourrait bien être
au départ du
championnat US de
Motocross 450 en
2019. 7e de l’épreuve de Mount Morris 2017 après
avoir claqué un podium en première manche (2e),
l’Aussie aurait quelques bonnes pistes pour faire
aboutir son projet.
➜ Four-stroke : depuis la saison
2006 et l’avènement des 450 4T en
Supercross US, toutes les marques
se sont imposées au moins une fois,
sauf Honda. Sur les treize dernières
saisons, l’usine Kawasaki s’est
montrée la plus performante
avec cinq couronnes (4 Villopoto,
1 Stewart). Elle devance KTM et
les trois titres de Dungey. American
Suzuki (Carmichael/Dungey) et Yamaha USA (Reed/Stewart) sont à
égalité avec deux sacres, HVA arrivant ensuite avec le championnat
remporté en 2018 par Jason Anderson. À qui le tour, réponse en
mai prochain !
➜ Ouverture : Anaheim 1
reste toujours une épreuve
particulière, celle qui lance
la saison du championnat
250 West coast. Premier
vainqueur d’A1 au guidon
d’une 250 4T en 2004, Ivan
Tedesco avait gagné avec
sa KX-F PC. En 15 ans,
seuls cinq riders s’étant
imposés à Anaheim sont
ensuite devenus champions : Cooper Webb (2016), Jason Anderson
(2014), Jake Weimer (2010), Ryan Villopoto (2007) et Ivan Tedesco
(2004). Vainqueur des deux dernières finales (2017/2018) au
guidon de sa KTM TLD, Shane McElrath, lui, visera la passe de trois
en 2019, ce qui n’est jamais arrivé depuis le début de l’ère 4T. Un
autre pilote compte deux succès consécutifs à A1, il s’agit de Jake
Weimer (2009/2010) alors officiel Pro Circuit.
➜ Back : après plusieurs
semaines de break à la suite
de sa blessure au genou
contractée début novembre,
Marvin Musquin a finalement
repris l’entraînement moto
début décembre, soit un mois
avant l’ouverture de la saison.
Si ce contretemps lui a bien
évidemment fait prendre du
retard dans sa préparation, l’officiel KTM Red Bull ne devrait malgré
tout pas être loin de pouvoir rouler à 100 % à Anaheim, course qu’il
avait remportée en 2018.
➜ Newcomer : c’est l’un des nouveaux
visages du SX US. Pilote officiel HVA
Rockstar Energy en 250, Jordan Bailey va
débuter sa carrière en SX pro en 2019.
Originaire de Floride, le jeune homme
s’est fait la main lors du dernier
championnat outdoor en scorant
quelques top dix. Le rookie est
ambitieux, même s’il sera avant tout
là pour apprendre.
En ligne
Benoit Paturel
Aperçu pour la dernière fois en
piste durant le GP à Ottobiano,
Benoît Paturel est de retour
en 2019 sur Kawasaki. Après
des soucis de santé récurrents,
le Français s’est vu offrir un
guidon dans le team Gebben
Van Venrooy.
Quel est ton état physique après tes pépins de santé ?
Sur son 31
Vous aviez pu découvrir en exclusivité les premiers pas de Tom Vialle
chez KTM dans le précédent numéro de MX Magazine (n° 251) et si ce
n’est pas fait, précipitez-vous en kiosque, quelques mag’ sont peut-être
encore dispos. Voici maintenant les premières images de Tom avec sa
tenue officielle floquée pour la saison prochaine. Rien à dire sur le look,
ça en jette ! Tom attend désormais la validation de la FIM pour dévoiler
son numéro pour sa première saison en Mondial MX2.
Crash
Vous l’avez sûrement vu sur
les réseaux sociaux, le terrible
crash du héros des Nations à
RedBud Glenn Coldenhoff aurait
pu avoir des conséquences
beaucoup plus dramatiques au
vu de la vitesse et de l’impact
de sa chute. Plus de peur
que de mal pour le pilote KTM Standing Construct qui s’en sort avec
un poignet brisé ainsi que trois vertèbres tassées et fissurées (T5, T6
et T7). Aucune opération prévue. Sa participation sur l’ouverture du
Mondial qui a lieu le 10 mars 2019 n’est pas remise en question même
si ce genre de blessure peut demander du temps.
Un Belge
de plus
Face aux résultats décevants de Maxime
Desprey sur la saison de sable, Josse
Sallefranque, manager du team Honda
SR, a pris le taureau par les cornes en
s’octroyant les services de Jeremy Van
Horebeek. L’ex-officiel Yamaha remplace
le Français pour les deux dernières
épreuves du championnat. L’objectif est
de jouer la victoire sur Le Touquet ou du moins, monter sur le podium
pour Jeremy dont la vitesse dans la silice en fait un sérieux client. Sans
guidon pour 2019, des discussions entre Honda SR et le pilote belge
pourront donner lieu à une possible collaboration par la suite. À suivre.
« Je me sens mieux, ça a été très compliqué physiquement
et mentalement mais ça s’est arrangé. Je suis guéri maintenant.
Je me régale sur la moto avec un team à 100 % derrière moi. »
Comment s’est fait le deal avec Kawasaki ?
« J’étais surpris lorsqu’ils m’ont contacté en milieu d’année
dernière, je ne m’y attendais vraiment pas et ça fait très plaisir.
Des pilotes de mon âge capables de jouer les trouble-fête en
MXGP, il n’y en a pas beaucoup et c’est peut-être pour ça aussi
que ça a joué en ma faveur. »
Où en es-tu dans ta préparation hivernale ?
« J’ai repris courant du mois de novembre et comme je l’ai dit,
je me régale sur la moto. On roule beaucoup dans le sable, que
ce soit en Belgique ou en Hollande. J’y avais déjà roulé l’an dernier,
« J’ai ouvert les yeux »
ça me semble important de s’y entraîner afin d’être devant en
Mondial. On a déjà une dizaine de jours de tests et on poursuivra
ces séances au mois de janvier. »
Quel est ton programme pour la saison à venir ?
« Je vais faire le championnat d’Italie afin de me préparer et peutêtre Lacapelle le 24 février. Ces courses me serviront à me remettre
dans le rythme comme ça fait longtemps que je n’ai pris le départ
d’une épreuve. Ensuite, je participerai à l’intégralité des GP ainsi
que les overseas. Je ne serai pas présent sur le championnat de
France Élite car le team préfère que je roule sur le championnat
hollandais. On roule souvent dans le sable et de très bons pilotes
de GP viennent. »
Explique-nous ton organisation au quotidien ?
« Je vis toujours en France mais je monte parfois du côté de la
Belgique et des Pays-Bas puisque le team est basé là-bas. Nous
allons souvent rouler à Lommel, Olmen ou dans les environs. »
Tu retiens quoi de ces derniers épisodes compliqués pour toi ?
« Du positif ! Ça a été des épreuves difficiles à vivre mais j’ai pu
ouvrir les yeux sur pas mal de points. Maintenant, tout cela est
du passé et je me concentre sur le futur. »
Ça t’a traversé l’esprit d’arrêter les frais et de te concentrer
sur autre chose que le Mondial ?
« Non, du tout, j’avais pour objectif de rouler devant en MXGP.
Déjà que je n’ai pas atteint mon but d’être champion du monde
MX2, maintenant je vais tout faire pour atteindre l’objectif que
je me suis fixé. »
Welcome
Vous aviez fait (un peu plus) connaissance
avec lui dans le MX Magazine n° 250,
le jeune Maxime Grau mets un premier pied
dans la cour des grands en signant pour
2019 avec KTM Autriche. Une bonne
nouvelle pour la famille qui bénéficiera
d’une aide de l’usine tout en poursuivant sa
progression au sein du team Tech 32 basé
dans le Sud avec lequel Maxime évoluait déjà cette saison. Anthony
Boissière continuera d’accompagner le jeune espoir français dont les
principaux objectifs seront l’Europe 85, le Cadet pour ensuite faire
quelques ADAC en Allemagne ainsi que du supercross en fin de saison.
C’est une des bonnes nouvelles de fin d’année !
16
Michel Mérel
condamné
Huit ans de prison ferme pour
viols et agressions sexuelles.
Une sentence lourde est tombée.
Michel Mérel, fondateur du
centre de pilotage Merel Off
Road, 65 ans, avait déjà été
condamné en 2015 en première instance à quatre ans de prison avec
sursis pour agression sexuelle sur une élève mineure mais acquitté
des faits de viol sur une autre élève, également mineure. Il a été placé
sous mandat de dépôt et a été écroué…
Les jeunes du sable !
Classique
C’est le moment de réviser vos classiques les amis. Dans cinq mois, on
connaîtra le nom du nouveau champion US de Supercross 2019. Avant
le début de cette nouvelle saison, voici les listes des riders qui
comptent déjà plusieurs titres à leurs palmarès : 1. Jeremy McGrath (7) ;
2. Ricky Carmichael (5) ; 3. Ryan Villopoto/Ryan Dungey (4) ; 4. Jeff
Stanton/Bob Hannah (3) ; 5. Chad Reed/James Stewart/Jeff Ward/Ricky
Johnson (2)… En cas de nouveau succès cette année, Jason Anderson
pourrait donc rejoindre cette glorieuse liste.
Seigneur
En 2019, Antonio Cairoli disputera sa
seizième saison de GP consécutive,
la onzième en MXGP. Pilote fidèle,
TC222 n’a connu que deux teams
dans sa carrière, Yamaha De Carli
(2004/2008) puis KTM Red Bull
(2009/2019). À 33 ans, il dispose
d’un palmarès hors-norme avec
9 titres mondiaux au compteur (2 MX2, 5 MX1, 2 MXGP) et pas moins
de 85 victoires acquises entre 2004 et 2018. Légende vivante de notre
sport, il partira dans quelques semaines à la conquête d’un 10e sacre
pour tenter d’égaliser le record de Stefan Everts !
Loupé
Engagé par le team Honda SR
Motoblouz pour la saison
2019, Maxime Desprey a
débuté son aventure en rouge
sur les épreuves du
championnat de France des
Sables. Neuvième du
provisoire après les quatre
premiers rounds, très loin de
jouer les podiums, le Français est passé au travers. Souhaitons-lui plus
de réussite en Élite MX1, championnat que le team de Josse
Sallefranque a remporté ces deux dernières années avec Xavier Boog.
Squad
Il y a quelques jours,
le célèbre
photographe
américain Simon
Cudby a sorti ses
appareils pour
« shooter » les riders
du team Geico
Honda. De dos,
ça donne cela.
De gauche à droite,
on reconnaît Jeremy Martin, Chase Sexton, RJ Hampshire, Michael
Craig et le rookie Hunter Lawrence. Une belle brochette qui devrait
régulièrement squatter les podiums.
18
Junior Bal et Thibault Maupin tiennent la tête du championnat
de France des Sables en catégories Espoir et Junior.
Deux rounds restent au programme en 2019 pour conclure.
Chez les 85, Junior Bal fait figure de solide leader. Avec trois
victoires et une seconde place, le jeune pilote KTM domine
le championnat mais reste sous la menace de Tejy Krismann,
vainqueur à Loon. Adrien Petit pointe en troisième position.
En Junior, la régularité de Thibaut Maupin fait pour l’instant
la différence. Quatre fois second, le pilote Yam a pris la tête du
championnat au soir d’Hossegor après l’abandon de Mathéo Miot
(1/1/1/DNF). La bagarre fait rage pour le podium puisque Puffet
et Dartus ne sont séparés que de deux petits points. Notez que
dans les Landes, Brian Moreau s’est imposé pour son unique course
de la saison.
➜ Espoirs : 1. Bal (KTM), 585 pts ; 2. Krismann (HVA), 525 ; 3. Petit
(HVA), 463 ; 4. Bourdieu (KTM), 445 ; 5. Bajeux (Yam), 418 ; 6.
Dumais (KTM), 410 ; 7. Luquand (KTM), 376 ; 8. Delclaux (HVA), 357 ;
9. Outrequin (HVA), 353 ; 10. Huchin (KTM), 351…
➜ Junior : 1. Maupin (Yam), 530 pts ; 2. Moi (KTM), 450 ; 3. Puffet
(Yam), 435 ; 4. Dartus (HVA), 433 ; 5. Dubernet (HVA), 370 ; 6.
Dangremont (KTM), 346 ; 7. Cochet (KTM), 346 ; 8. Farmanel (HVA),
345 ; 9. Zoldos (Hon), 342 ; 10. Madoulaud (HVA), 335…
Coverboy
Récemment engagé par le team
HVA Rockstar Energy, Pauls
Jonass, champion du monde MX2
2017, a récemment fait la
couverture d’un magazine letton.
Et pour le mettre en scène,
le photographe a décidé
de lui mettre une tronçonneuse
Husqvarna entre les mains.
Une très bonne idée pour mettre
en scène l’un des bûcherons
du MX mondial actuel !
Visserie
Non, ce n’est pas la visserie titane
de la 450 CRF factory de Tim
Gajser… Ce sont bien les plaques et
les visses que les chirurgiens ont
enlevé de la mâchoire de l’officiel
HRC il y a quelques semaines. On
vous rappelle que le Slovène s’était
fracturé cette fameuse mâchoire à
Mantova début 2018, ce qui avait
plombé une bonne partie de sa
saison MXGP.
Fashion
Élite
Le 24MX Tour 2019 est en train de se mettre en place. On connaît déjà
le calendrier qui compte sept rounds avec les rendez-vous de
Castelnau-de-Levis (16-17/03), Romagné (13-14/04), Bitche (27-28/04),
Bourguignons (11-12/05), Pernes-les-Fontaines (18-19/05), Rauville-lePlace (29-30/06) et Iffendic (13-14/07). Du côté de la FFM, on bosse
aussi sur la création de nouveaux contenus vidéo afin d’offrir au
championnat une visibilité renforcée et une promotion de qualité.
Winners
Le 5 janvier prochain
à Anaheim, lors du coup
d’envoi de la saison
de Supercross US, neuf
riders ayant déjà gagné
des finales se
retrouveront derrière
la grille. Il s’agit
de Chad Reed
(44 victoires), Eli Tomac
(21), Ken Roczen (11), Jason Anderson (7), Marvin Musquin (6), Justin
Barcia (2), Justin Brayton (1), Cole Seely (1) et Josh Grant (1). Plusieurs
de ces garçons devraient logiquement faire gonfler leurs stats en 2019 !
Neuvième performer de tous les temps en attaquant cette saison, ET3
a notamment la possibilité de dépasser des légendes comme Bob
Hannah et Ricky Johnson.
ArenaX anglais
Si le SX Tour s’est
terminé mi-décembre,
nos meilleurs riders
tricolores ne vont pas
avoir le temps de
se reposer puisque
la plupart seront au
départ de l’ArenaX
anglais qui débute
le 18 janvier à Belfast.
Champion l’an passé
en 450 devant Thomas Ramette, Cédric Soubeyras disputera cette
fois-ci la classe 250 Pro Lites au guidon d’une HVA aux couleurs
du team FRO Systems. Il croisera notamment la route d’Adrien
Escoffier engagé par le team Honda Buildbase de Dave Thorpe,
celle du revenant Cyrille Coulon (Suz SR75) et des jeunes Julien
Lebeau et Calvin Fonvieille. En 450, Greg Aranda (Kawa team
Green), Fabien Izoird (Kawa Shocktech) et Charles Lefrançois
(Suz SR75) seront également de la partie avec le même objectif,
remporter le titre 2019.
Calendrier
➜ 18/19 janvier : Belfast
➜ 1er/2 février : Birmingham
➜ 15/16 février : Sheffield
20
Le grand défilé de mode du
championnat US de Supercross
2019 va débuter dans quelques
jours. Toutes les grandes marques
seront bien représentées en 250
comme en 450. Alors, quel
couturier avec quel mannequin,
on fait le point :
➜ Alpinestars : Jason Anderson
(HVA), Eli Tomac (Kaw), Justin
Barcia (Yam)
➜ Answer : Alex Martin (Suz)
➜ Fox Racing : Ken Roczen (Hon),
Chad Reed (Suz), team Kawasaki
Pro Circuit Monster
➜ Fly Racing : Zach Osborne (HVA), Blake Baggett (KTM),
Justin Brayton (Hon)
➜ Just One : Joey Savatgy (Kaw)
➜ O’Neal : Justin Hill (Suz)
➜ Seven : Malcolm Stewart (Hon)
➜ Shift Racing : team Geico Honda
➜ Thor MX : Marvin Musquin (KTM), Aaron Plessinger (Yam),
Cooper Webb (KTM), team Yamaha StarRacing Monster
➜ Troy Lee Designs : Cole Seely (Hon), team KTM TLD Red Bull
Westman
C’est officiel, Dylan Ferrandis sera derrière
la grille d’Anaheim 1 pour l’ouverture de la
saison US de SX 250. Ce qui veut dire que
l’officiel Yamaha Star Racing Monster
disputera le championnat West coast avec
l’objectif de l’emporter. Jusqu’alors, aucun
pilote français n’a réussi à gagner sur cette
côte, Pichon, Roncada, Pourcel et Musquin
ont tous décroché leurs titres à l’Est !
À qui le tour ?
L’Enduropale du Touquet 2019,
ça approche à grands pas. Qui
remportera la prochaine édition ?
Ces six dernières années, les pilotes
Yamaha France ont tout raflé avec
Milko Potisek (2018), Daymond
Martens (2017), Adrien Van Beveren (2014/2015/2016) et Jean-Claude
Moussé (2013). Bloquez déjà votre week-end du 3 février, la lutte
s’annonce énorme entre tous les prétendants !
Préparation
Pour Gautier Paulin, 2019 c’est déjà
demain. Après une petite semaine de
break au soleil dans la foulée du MX des
Nations, GP21 s’est remis au boulot pour
préparer 2019. De retour chez Yamaha,
de nouveau soutenu par Monster,
le Français s’affûte physiquement tout en
mettant au point sa nouvelle YZ-F. Très
motivé, Gautier s’apprête à disputer sa
huitième saison consécutive en MXGP. Troisième en 2012 et 2017 avec
Kawa et HVA, vice-champion 2015 chez Honda, vainqueur de neuf GP
dans la catégorie, le Français qui fêtera ses 29 ans le 26 mars
prochain repart avec beaucoup d’ambition !
Come-back
Bonne nouvelle du côté des
Vosges, Romain Febvre est de
retour à l’entraînement depuis minovembre. Désormais débarrassé
de ses problèmes liés à sa chute
du GP de Turquie fin août, le
world’champ MXGP se prépare
pour 2019. Après avoir repris le
training au guidon d’une 250 YZ-F,
il roule désormais avec sa 450
d’usine et affinera son programme
de reprise d’ici la fin de l’année,
good news !
Les stars du cross interplanétaire
aiment les réseaux sociaux.
Après Facebook et Twitter, c’est sur
Instagram que vos idoles se font plaisir
en postant des photos… Voici notre
sélection InstagramX du mois.
1 – Électrique : la plaque numéro 34, un
démarreur électrique, la 250 YZ-F
officielle StarRacing Monster
de Dylan Ferrandis est prête pour
le début de saison SX.
Viva Argentina
Après de longues semaines d’attente, les pilotes du Mondial MX2/MXGP
savent désormais sur quelle piste ils débuteront leur saison 2019.
Un temps incertain, le GP d’Argentine est finalement reconduit
et se tiendra le 3 mars prochain. Une bonne nouvelle puisque Neuquen
fait indéniablement partie des plus beaux rendez-vous de la saison.
Jogging addict
Pour les runners de tous poils et plus
simplement les sportifs qui veulent
entretenir leur forme, à ne pas manquer
dans les kiosques,
le double numéro de
Jogging International.
Un mag de 116
pages rempli
de bons conseils
et un exemplaire
« calendrier » de
260 pages qui
recense plus de
6 000 courses en
2019. 376 pages
d’un coup d’un
seul !
SXTV
Bonne nouvelle, comme en 2018, Automoto
La Chaîne (ex-AB Moteurs) dispose des droits de retransmission du
championnat US de Supercross. La diffusion de toutes les épreuves
(sauf Daytona) aura lieu chaque dimanche matin à 10 heures. Une bonne
nouvelle pour les passionnés de Supercross qui pourront suivre les
exploits de Musquin et Ferrandis tranquillement calés dans leurs canapés !
22
2 – Looké : bonne nouvelle pour
Cédric Soubeyras, en 2019,
le pilote français sera
toujours soutenu par Fox
Europe, l’assurance d’être
looké comme une vraie MX fashion victim !
3 – Happy : Jeffrey Herlings
est comblé. Le champion
du monde a reçu une ligne
complète Akrapovic pour
booster les perfs de sa
Lamborghini.
4 – Selfie : Antonio Cairoli est déjà
en mode préparation pour 2019.
La preuve avec ce petit selfie
souriant pris lors d’une session
de training.
5 – Bam : après une petite
parenthèse en Suisse lors
du SX de Genève, Justin Barcia
est rentré à la maison pour
enquiller les tours avant A1.
Collector
Six étoiles, c’est pas
rien. Pour saluer nos
bleus auteurs d’un
succès historique aux
USA, la petite marque
française « french mud »
a produit un « hoodie »
à la gloire de cette belle
série. Un seul coloris
bleu/gris mais plein
de tailles, de XS à XXL.
69 euros le sweat.
www.frenchmud.com.
6 – Retour : blessé l’été dernier au
genou, Christian Craig est de retour
en pleine forme. S’il a récemment
roulé à Genève (2e) en 450, c’est bien
une petite 250 Geico qu’il pilotera
en 2019.
7 - Autrichiens : Jason Anderson
et Zack Osborne sont
récemment passés par
l’Autriche pour rencontrer
leurs employeurs de chez
HVA. Pit Beirer, à gauche, était bien évidemment de la partie.
8 – Fashion : vainqueur des Nations
avec l’EDF, excellent en SX en
cette fin de saison, Jordi Tixier
vient récemment de lancer sa
marque de fringues JT911, cool !
Collage
Si vous avez loupé les stickers d’MX
Mag cet été, session de rattrapage avec
une magnifique double planche actuellement placée en bonus avec
Moto Verte 537. En plus des stickers, un peu de lecture avec le match
250 4T et l’émouvante interview de Mathias Bellino. Go !
11 – King : Justin Brayton
ne devrait pas tarder
à demander la nationalité
suisse. Cinq fois vainqueur
du SX de Genève, le Ricain
se sent comme à la maison.
12 – Belle : Florent Richier n’a pas fait
les choses à moitié lors du SX de
Paris. Si ses résultats n’ont pas été
exceptionnels, le Sudiste avait
l’une des 450 les plus soignées
du plateau, la preuve !
13 – Lovers : Jason Anderson est
amoureux. Pour l’anniversaire
de sa belle, le champion US
2018 n’a pas oublié de poster
une petite image pour lui rendre
hommage.
14 – Au boulot : de retour des ISDE,
Livia Lancelot s’est remis au
boulot pour préparer la saison
2019 de son team Honda 114
9 – Préparation : les vacances sont
terminées pour Ken Roczen en
Floride. L’officiel Honda HRC se
prépare à bloc afin d’être prêt
à gagner dès l’ouverture d’A1.
10 – Cuvée : Flying T, c’est le nom
de la cuvée de vin portant le
nom d’Eli Tomac. Le double
champion outdoor 2017/18 ne
refuse jamais un bon petit verre,
surtout en périodes de fêtes.
Motorsport engagé en Mondial
MX2. Et la belle n’a pas vraiment
le temps de chômer !
15 – Showbiz : À Paris, s’il n’a pas
roulé, Marvin Musquin a partagé
de bons moments en
compagnie de l’acteur et
réalisateur français Guillaume
Canet, grand fan de moto
et de SX.
23
Deals
Dirt out
La forêt d’Hossegor, une petite balade en HVA, une descente,
un sapin, une collision, un tibia, un péroné, une opération, une tige,
quelques vis, c’est le bilan de notre Dirt Dictator en cette fin d’année.
Quelques jours avant Noël, notre conseiller d’édition s’est donc offert
une belle petite frayeur et va devoir se reposer quelques semaines.
Du coup, pas de block-pass ce mois-ci, mais un retour en grande
forme prévu le mois prochain !
King
Une couronne de plus pour
Justin Brayton ! Une semaine
après son triomphe de
Genève, l’Américain s’est
offert un nouveau succès
en Italie lors du SX de Turin.
Décidément très en forme en
cette fin de saison, le pilote
Honda Smartop s’est imposé
au général devant Cole Seely
et le Français Jimmy Clochet.
Victime d’un gros crash, Malcolm Stewart n’a pas terminé la soirée
mais sera remis sur pied pour l’ouverture du championnat US
d’Anaheim.
Ça commence !
La saison n’a pas encore démarré que
la liste des blessés pour le SX US 2019
est déjà ouverte. Prévu pour débuter sur
la côte West en 250, Christian Craig sera
finalement au départ du championnat
Est. Victime d’une fracture du pouce à
l’entraînement mi-décembre, l’officiel
Geico Honda a subi une petite
intervention médicale pour accélérer le
processus de guérison. Pas de chance,
il venait de signer une très belle course
à Genève et semblait en pleine forme à
quelques jours d’A1.
Yellow
squad
Ces dernières semaines,
le team Suzuki Yoshimura
JGR n’avait pas
communiqué
officiellement sur son
engagement en catégorie
250SX. Seul Alex Martin avait été confirmé. Mi-décembre, Jeremy
Albrecht a finalement confirmé que les jaunes seraient bien présents
sur les deux côtes avec quatre riders. En plus de Martin, Jimmy
Decotis, Kyle Peters et le Brésilien Enzo Lopes seront bien derrière
la grille, tous équipés d’une 250 RM-Z, good news.
24
D’ici quelques jours, le championnat US de SX reprendra ses droits
avec la traditionnelle ébullition qu’il génère. Voici les derniers petits
deals qui ont été signés dans le paddock américain…
➜ Cole Seely : pilote Spy depuis des années pour porter les
masques de la marque US, l’officiel HRC vient de rejoindre le clan
des pilotes 100%. CS14 a débuté sa collaboration avec la marque
à la mi-décembre
➜ Aaron Plessinger : sous contrat
avec Thor depuis 2016, année
de sa seconde saison pro chez
Yamaha StarRacing, Aaron
Plessinger est l’une des vedettes
soutenues par la marque
américaine. Très apprécié pour
sa communication et sa façon
d’interagir avec les fans, le double
champion 250 2018 vient de
prolonger son contrat de plusieurs saisons pour rester l’une des
égéries de Thor.
➜ Dean Wilson : s’il n’est plus officiellement pilote d’usine chez HVA
Rockstar Energy comme Anderson et Osborne, Dean Wilson sera
finalement toujours soutenu de près par la marque et son sponsor
principal. En 2019, le sympathique écossais aura donc le matos qu’il
faut pour rouler devant en SX. Côté fringues, il reste également dans
la famille Shift Racing.
➜ Justin Bogle : alors qu’il avait
trouvé un deal pour s’aligner en SX
450 avec le team Phoenix Racing,
l’ex-pilote Suzuki JGR s’est
retrouvé à pied début décembre.
Sans véritable solution, il sera au
départ du SX avec une 450 CRF
totalement privée avec l’espoir
de se relancer après une année 2018 plombée par les blessures.
Guest
Quelques jours avant de
fêter Noël, Romain
Febvre est venu faire un
petit tour à Amneville
pour suivre la finale du
SX Tour 2019. Le
World’champ MXGP 2015
était en pleine forme et a
apprécié les courses
comme le super show
FMX de notre interviewé
du mois Tom Pagès ! Au passage, sachez aussi que l’officiel Yamaha
Monster a signé un deal avec Alpinestars pour 2019 afin de porter le
nouveau casque de la marque italienne avec qui il est déjà sous
contrat pour les tenues et les bottes.
Prince
Prince of Paris en novembre
dernier au guidon de
la Kawasaki Bud Racing,
l’Américain Jace Owen va
retrouver le championnat
US 250 en 2019 après
plusieurs saisons d’ArenaX.
Proche de Ricky Carmichael
chez qui il s’entraîne régulièrement, Owen a signé un contrat avec
le team Honda Phoenix Racing et s’alignera donc dès l’épreuve
de Minneapolis au guidon d’une 250 CRF.
Date et lieu de naissance ?
« 21 août 1999 à Castres (81). »
Tes trois traits de caractère ?
« Discret, gentil, un peu trop, et
déterminé, je donne tout pour
obtenir ce que je veux ! »
Julien Roussaly
En 2019,
Julien Roussaly
roulera dans
le Team
2BMoraco
sur des HVA
aux côtés
de Cédric
Soubeyras.
Au programme,
l’Élite MX1
et surtout le
championnat
de France SX2
où il peut viser
le podium,
suivant une
courbe
ascendante
entamée
en 2016 avec
sa 4e place
en Junior.
Le dernier film que tu as vu ?
« “Very Bad Trip”, je ne l’avais
encore jamais vu, c’est pas mal. »
Les personnes les plus
influentes de ton entourage ?
« La plus influente, c’est mon
père, il me suit depuis tout petit
et il est toujours présent. Si j’en
suis là aujourd’hui, c’est en
grande partie grâce à lui. »
Écoutes-tu de la musique pour
te motiver avant de rouler ?
« J’en ai écouté sur les courses mais
dredi soir du SX de Lyon. Je pars
en tête et je mène les trois quarts
de la course avant de me faire
doubler, mais vraiment content
de ce podium et de la façon dont
j’ai roulé pour finir deuxième. »
Quand tu ne roules pas, quel
est ton passe-temps favori ?
« Être avec mes amis ou faire du
sport avec eux : vélo, tennis, foot…
j’aime tous les sports. »
Si demain, tu gagnes à
l’EuroMillions, tu fais quoi ?
« J’aimerais créer un grand complexe avec terrains de MX et SX
ouvert tous les jours et je donnerais l’autre partie à ma famille à
qui je dois beaucoup de choses. »
Quelle moto rêves-tu d’essayer ?
« La KTM 250 officielle pour
Le geste technique qui
t’impressionne le plus ?
« Les passages dans les whoops
de Stewart au SX de Genève. »
En 85, qui était ton principal
adversaire ?
« Calvin Fonvieille. On était tout
le temps ensemble dans cette catégorie et c’est toujours d’actualité aujourd’hui ! »
Es-tu superstitieux ?
« Pas vraiment… Juste que je
commence toujours par m’habiller du côté droit avant le
gauche ! »
Quels pays aimerais-tu
découvrir ?
« Les États-Unis, à la
découverte du monde de la moto
là-bas. »
« Il faut être déterminé et se
donner les moyens de réussir ! »
plus maintenant. Je préfère rester
seul en m’échauffant et en me
concentrant sur la course à venir. »
Ton moment préféré lors d’un
week-end de course ?
« Après la finale si tout s’est bien
passé et s’il y a un podium. Tu te
rends compte que le travail paie
et qu’on n’a pas fait tous ces sacrifices pour rien. »
Ta plus belle course ?
« Cette saison, la finale du ven-
pouvoir la comparer avec la
mienne et la faire évoluer. »
Qu’est-ce qui te révolte ?
« La politique. »
Ton plus beau souvenir
de course ?
« Mon premier podium au SX
Tour cette saison à Brienon. Personne ne s’y attendait et c’était
vraiment super. C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience
que je pouvais rouler devant. »
Faut-il forcément un entraîneur
pour réussir ?
« Je ne pense pas. Il faut surtout
être déterminé et se donner les
moyens de réussir. Après, c’est
quand même bien. Pour ma part,
je fais des stages de temps en
temps avec Sébastien Bonnal et
Thierry Van Den Bosch en motocross et Adrien Lopes en supercross. C’est bien d’écouter les
pilotes qui ont de l’expérience
comme Fabien Izoird, Flo Richier… »
Selon toi, qui est la prochaine
star du MX ?
« Je pense que Maxime Grau
peut y arriver. Il est bien entouré
et pour son âge (12 ans), il est
très fort sur la moto. »
As-tu un ennemi juré ?
« Non, je m’entends bien avec
tous les pilotes. »
As-tu des regrets ?
« Non, pas pour le moment. »
Quel est ton rêve ?
« Pouvoir vivre de la moto, même
si je sais que c’est difficile. »
Jusqu’où irais-tu pour séduire
la femme de ta vie ?
« Loin… mais elle ne me fera pas
arrêter la moto ! » (rires) ■
Par Claude de la Chapelle
26
Interview
Par Pascal Haudiquert
TOM PAGES
Aujourd’hui
considéré comme
l’un si ce n’est le
meilleur rider FMX
au monde, Tom
Pages vient
de boucler une
saison historique
après avoir
notamment
décroché quatre
médailles
dont deux d’or
aux X Games.
À 33 ans, Tom est
au sommet de son
art et ce bourreau
de travail n’entend
pas en rester là.
Rencontre avec
l’extraterrestre
le plus humain
qui soit !
28
L’extra
aterrestre
Quand il n’est pas sur
une moto, Tom Pagès
coupe, perce, rabote,
scie, calcule, bref, il
bricole pour peaufiner
son incroyable spot
d’entraînement.
ous sommes à Amneville
pour le dernier SX de l’année,
ce qui marque la fin de saison des pilotes de SX. La trêve hivernale existe
aussi pour un rider FMX ?
« C’est la fin de saison pour moi aussi
car il faut couper à un moment, et
puis les fêtes de Noël arrivent et si je
ne coupe pas, cela va être compliqué
avec mes parents qui aiment bien cette
période-là ! Mais pour moi, c’est toujours long car cela veut dire plusieurs
jours sans faire de moto. (rires) Mais
oui, je coupe jusque début janvier. Un
petit break hivernal. Dans tous les
cas, c’est une période compliquée pour
s’entraîner car il ne fait pas très beau
dehors et les conditions météo sont
hyper importantes pour moi. Il ne faut
pas d’humidité, pas de gras, contrairement au cross où si l’on est motivé,
on peut rouler dans la boue. »
N
La trêve pour toi c’est comme pour
un crossman, on se lâche un peu
après une saison de privations ?
« Moi, j’ai des breaks réguliers tout
au long de l’année en fonction des
contests. Donc je n’attends pas la fin
de l’année pour me relaxer ou faire
autre chose. La période hivernale est
la plus compliquée car c’est celle où
l’on essaye de rentrer de nouvelles figures. Ce sont des choses nouvelles
donc il y a de l’inconnue, du risque,
c’est vraiment la période la plus difficile. »
Ton début de saison 2019 est déjà
programmé ?
« Je pense que ce sera, si tout se passe
bien, une démo lors du supercross de
Herning au Danemark début février,
ce qui fait que je vais rater l’Enduropale du Touquet qui est trop près de
« Je vis dans un bungalow depuis
presque deux ans. Le budget est passé
dans le garage et le bac à mousse… »
30
ce SX en matière de calendrier.
J’adore rouler dans le sable, mais c’est
impossible pour moi d’y poser les
roues alors qu’une semaine plus tard
je dois faire une démo, c’est trop dangereux. »
Pourquoi venir faire une démo à
Amneville dans un espace où tu ne
peux pas rentrer de gros tricks ? Tu
as besoin de vibrer avec le public ?
« Le contact avec le public, déjà, c’est
une des raisons pour lesquelles je fais
ce sport. Ça m’attire, c’est un besoin.
Mais venir ici, c’est aussi parce que
cela me permet de rouler. C’est un
tout et comme en période hivernale,
c’est difficile de s’entraîner, de tels
contests me permettent de rester en
jambes et de performer. »
On peut performer dans une salle
comme le Galaxie ? On prend
du plaisir ?
« Avant de venir ici, j’ai eu la chance
de rouler au SX de Barcelone, de
Lyon, au Nitro Circus où il y avait
beaucoup de rampes ce qui signifie
interview
Tom Pages
il y a bien longtemps et passer du
BMX au cross comme Gautier Paulin,
c’est pas évident. Pour moi le BMX,
c’était déjà les sauts, et quand j’ai fait
mes premiers pas à moto en ligue des
Pays de la Loire, je prenais plus de
plaisir à faire des figures sur les tables
qu’à essayer de gagner ! C’était plus
difficile d’aller vite que de sauter et
c’est pour ça qu’on s’est dirigé vers
le FMX. »
pas mal de risques aussi. En venant
ici, je savais qu’il n’y aurait qu’une
rampe “normale”. Je me suis dit qu’il
y aurait peut-être moins de fun mais
en fin de compte, j’ai besoin parfois
d’apprécier la démo et pas de la vivre
avec la pression. »
Tu as fait des courses de vitesse,
du sable, tu as déjà roulé en SX ?
« Non, non, non, ça sort de mes compétences ! Ce que font les gars sur un
SX, c’est extraordinaire, je serais incapable de faire ce qu’ils font. Ça
m’est déjà arrivé de rouler sur une
piste de SX, sur une piste “propre”,
mais faire çà pendant 15-20 minutes
à bloc sur une piste qui évolue à
chaque tour, c’est impossible pour
moi. Il y a un gros gros niveau dans
le SX français, je suis pote avec beaucoup de pilotes et je sais combien c’est
difficile. »
Pourquoi le FMX plutôt que le MX
ou le SX ?
« Ça vient de notre cursus à Charles
et moi. On a commencé par le BMX
Tu sors d’une grosse saison. Peutêtre la meilleure de ta carrière ?
« J’ai fait une belle saison, une très
belle saison ! Deux médailles d’or,
deux d’argent, c’est le top. J’avais déjà
été médaillé sur les Red Bull X Fighters, mais pour moi les X Games sont
encore plus représentatifs car j’ai
grandi avec ça. Les X Fighters n’existaient pas quand j’ai découvert le freestyle à la télé. C’était l’époque Metzger, Pastrana, et gagner cette médaille
aux X Games c’est un peu comme gagner une médaille aux Jeux Olympiques. C’est une consécration et pour
moi, cela récompense douze ans de
travail. »
Les X Games, c’est un peu comme
le SX US pour un pilote français,
on en rêve ?
« C’est un peu ça car on idéalise les
États-Unis et aujourd’hui, dans le freestyle, on a presque réussi à vaincre
les Américains puisqu’ils ne sont plus
présents sur les contests. Il reste Pastrana qui est proche de la retraite et
qui performe encore, mais pas sur les
contests. »
découvrir de nouveaux pays,
de nouvelles cultures ?
« J’aime bien voyager, mais vu que
mon rythme de vie c’est l’entraînement quasi quotidien, dès que je suis
arrivé quelque part, j’aime bien rentrer le plus vite possible. »
Tom est allé chercher
le soleil en Espagne
pour pouvoir
s’entraîner à sa guise
toute l’année. Un
camp privé qu’il ouvre
volontiers à d’autres
pilotes de FMX.
C’est quoi une semaine normale
de Tom Pages ?
« En pleine saison, c’est moto tous les
jours, matin et après-midi. Les journées les plus longues sur la moto, c’est
l’hiver, parce que je vais tester plein
de nouvelles choses pour préparer de
nouvelles figures. On va dire qu’en
saison, c’est la qualité, en hiver, la
quantité. »
L’OEIL DE SEB BILLAULT
Pilier de la petite équipe qui entoure Tom,
Sébastien Billault cumule les fonctions et
connaît sans aucun doute Tom mieux que
quiconque. « Je connais Tom depuis 2007,
une époque où je m’occupais de Manu Troux
chez qui Tom et Charles sont un jour venus
s’entraîner. On a sympathisé et dans la foulée, on a commencé
à travailler ensemble. Au début, j’étais un peu l’agent de Tom. Aujourd’hui,
je dirais que je suis un consultant qui fait un peu tout. On est plusieurs
à travailler autour de Tom, mon rôle est aussi de faire en sorte que ces
gens travaillent bien ensemble avec pour unique but que Tom puisse
mettre 100 % de son énergie dans le ride. Tom est toujours à fond
dans son sport, mais il écoute les gens qui bossent avec lui. Il est tout
le temps dispo pour son job, notamment quand on lui demande de faire
des interviews. Il a fait une belle saison, mais je le connais bien et quoi
qu’il fasse, il fera toujours mieux, toute sa vie. Il n’est jamais rassasié!
Je pense qu’il va encore progresser sur la moto, il n’a jamais cessé
de le faire et ce n’est pas fini. Il a 33 ans, d’accord, mais quel âge
a Rossi? S’il ne se fait pas mal sur un run, aujourd’hui il est intouchable.
Tom a quelques potes dans le base-jump, le BMX, et il discute beaucoup
avec ces gens qui ont un rapport avec l’espace et le mouvement quand
il pense à de nouvelles figures. »
Tu voyages beaucoup, tu aimes
31
« Tout se déclenche quand
on décolle sur la rampe. Après,
on ne voit plus que la réception… »
32
interview
Tom Pages
33
Tom ne se fixe pas de
limite dans sa carrière
FMX. À 33 ans, même
si le dos et les
articulations souffrent
davantage, Tom
n’a pas l’intention de
stopper ses envolées.
L’hiver tu en parlais, c’est
la période où tu travailles
de nouvelles figures ?
« Exactement. C’est la période où l’on
découvre de nouvelles figures, et au
fur et à mesure que les premières compétitions vont approcher, je vais revenir sur mes acquis et les travailler
à nouveau. C’est important parce qu’il
y a plus de risques et qu’il faut donc
viser la perfection car si blessure il y
a, on perd du temps. Les deux semaines précédant une compétition, je
ne fais que de la répétition d’acquis,
c’est très monotone. C’est un peu lassant, mais c’est ce qui permet de durer
dans le temps. »
Comment ça se passe la genèse
d’une nouvelle figure ?
« Avant, c’était un peu plus simple
car il y avait plus de choses à faire.
Aujourd’hui, c’est plus difficile car je
ne suis pas vraiment un nouveau dans
ce sport et vu que j’arrive sur la fin
de carrière, beaucoup de figures existent déjà. J’ai un peu de mal à innover,
du coup je fais aussi évoluer certaines
figures. Ce qui est difficile, c’est de
créer des mouvements qui n’existent
pas. J’essaye d’y travailler, mais j’ai
un peu de mal. »
Pourtant tu es une référence
en matière d’innovation dans
34
la mesure où tu n’as jamais copié
tes rivaux mais apporté de
la nouveauté ?
« C’est ce qui m’a permis de tenir
dans le sport, ce qui m’a permis de
progresser, d’évoluer et d’aller à l’entraînement tous les jours. Je fais beaucoup de sacrifices pour mon sport,
avec un rythme de vie assez difficile. »
C’est quoi ton moteur aujourd’hui ?
Le fun ? L’adrénaline ? Les
médailles ?
« Il y a plein de choses. Ça commence
par le fait que plus je vieillis, plus je
me rends compte que c’est un privilège de vivre de sa passion et de bien
gagner sa vie en faisant ce que j’aime.
Le moteur aujourd’hui, c’est que j’ai
réussi à toucher la perfection dans
mon sport et j’ai réussi à gagner. Je
pense que ce qui me pousse à repartir,
c’est la victoire. La compétition n’est
pas ce que j’aimais le plus mais aujourd’hui, je me rends compte que de
voir le résultat d’un travail acharné
en décrochant une médaille, cela n’a
pas de prix. »
Ce doit être compliqué de toujours
essayer de faire mieux ?
« C’est ma grosse difficulté et c’est
pour ça qu’aujourd’hui j’accepte
mieux la victoire qu’avant. Quand j’ai
gagné ma première médaille aux Red
Bull X Fighters en 2013, pour moi
c’était terminé… Il a fallu travailler
avec ma psychologue du sport pour
trouver d’autres objectifs parce qu’il
y a un moment, je me disais “mais
qu’est-ce qu’il y a après ?”. Aujourd’hui je me dis, ça va être la même
chose, mais encore mieux. Et c’est
presque encore plus “challengeant”
de se dire que je suis vieux dans le
sport et que je peux encore performer.
Quand je suis arrivé dans ce sport, on
me disait toi le jeune, et aujourd’hui
on ne me le dit plus. » (rires)
Une nouvelle médaille forgerait
encore un peu plus la légende
Tom Pages ?
« Légendaire, je ne sais pas. Pour moi,
je suis la même personne depuis mes
débuts. Ce n’est pas parce que je fais
de la moto que j’ai changé. La seule
chose importante, c’est le travail.
J’aime ça, j’aime sacrifier ma vie pour
atteindre mon objectif. Ça me plaît. »
En MX ou en SX, il y a un chrono,
une ligne d’arrivée. En FMX, vous
dépendez d’une note, d’un juge.
Ce n’est pas difficile à accepter ?
« C’est difficile parce que tu ne sais
jamais vraiment qui est le meilleur en
fait. Tu peux faire une belle perf qui
ne ressemble pas du tout à celle des
autres concurrents. C’était un peu
interview
Tom Pages
mon cas pendant longtemps, et certains n’aimaient pas ça. Je gagnais parfois, je ne gagnais pas d’autres fois, et
il y a un moment où on te dit, “c’est
top ce que tu fais mais ça ressemble
pas à ce qu’on connaît”. Mon but aujourd’hui, c’est d’aller gagner des
contests en réussissant des figures difficiles. Chaque pilote a un peu son
trick préféré. Mon truc, c’est de réussir
les figures de mes quatre ou cinq principaux adversaires puis de poser les
miennes. C’est aujourd’hui ce que je
recherche. »
C’est quoi l’ambiance entre riders
en FMX ?
« J’ai des potes. Il y en a d’autres avec
qui on ne s’entend pas trop bien.
Ceux-là sont des mecs un peu égoïstes.
C’est un sport où l’on est seul avec sa
moto et ça sert à rien d’essayer de
mettre des bâtons dans les roues des
autres. Pour gagner, il faut simplement
être le meilleur. »
Qu’est-ce qui t’importe le plus ?
La reconnaissance des autres riders,
du public, des juges ?
« Tout ! Je ne cherche pas de la reconnaissance, mais voir les gens heureux c’est important et quand j’ai commencé à gagner les Red Bull X
Fighters, je n’avais pas trop de potes
et j’allais un peu à reculons sur les
compètes, je me disais pourquoi ? Au
début, quand tu ne déranges pas, tu
es pote avec tout le monde et au bout
d’un moment, j’en ai eu moins. Certains allaient parfois se plaindre de la
position de la rampe en disant que ça
allait m’avantager… Ça ne m’a jamais
dérangé qu’un adversaire demande à
modifier telle ou telle chose sur une
rampe car pour moi, cela signifie qu’il
y a moins de risques qu’il se fasse mal.
D’autres voyaient cela d’une autre
manière : “ah on ne va pas pouvoir
gagner”. Aujourd’hui, je suis au-dessus
de tout cela et les gars voient que
même s’ils ont placé les rampes à leur
manière, ça ne m’empêche pas de gagner. Ça se passe beaucoup mieux aujourd’hui, et quand je vois tout le
monde content, je suis heureux. »
Tu es perfectionniste. Es-tu encore
à la recherche du saut parfait
ou l’as-tu déjà réalisé ?
« En fait, je travaille pour que cette
perfection arrive un jour. J’ai fait
quelques runs où j’ai réussi la performance que je recherchais, sur les X
Games par exemple. Cette année, j’ai
eu le résultat escompté, j’avais travaillé pour faire une perf et je l’ai
réussie. »
L’hiver, tu bosses de nouvelles
figures. Il y en a combien dans
ta tête aujourd’hui ?
« Là, j’en ai trois majeures. Ce n’est
pas toujours de l’innovation, c’est aussi
passer certaines figures de mes adversaires et ce n’est pas facile car cela
sort de mes compétences, de ma technique, de ma zone de confort. Il y en
a une qui est de ma création, et si j’y
arrive, ce sera bien. »
Il y a une figure sur laquelle
tu as travaillé sans y arriver ?
« Ça arrive, oui. Le 720 que Travis a
essayé aussi, personne n’a encore
réussi à le poser. J’y travaille depuis
2009, je ne comprends pas le mouvement, je n’y arrive pas mais j’essaye
encore. Le bike flip que je réussis aujourd’hui, ça m’a pris cinq ans et je
peux me rater comme à Lyon le premier soir. Et pourtant, j’en passe cinq
par jour à l’entraînement, c’est comme
ça. Une figure, on ne peut pas la faire
à 90 ou 95 % comme peut le faire un
pilote de cross dans un virage. Nous,
on doit être nickel quelles que soient
les circonstances, comme sur une
démo lors d’un SX où la piste d’élan
passe sur la grille de départ… »
Le sport mécanique
est LA passion de
Tom Pagès. Peu de
loisirs en dehors. Un
peu de parachutisme
et quelques « rides »
en SSV.
Physiquement, tu bosses
beaucoup ?
« Je bosse un peu, surtout en vieillissant car j’ai quelques blessures qui
traînent et vu que je n’arrête jamais…
Je ne fais pas du cardio, je travaille
plus la souplesse, les étirements parce
que j’ai mal au dos, à la nuque. Ce
sont des sessions courtes, destinées à
chauffer le corps. En pleine saison, vu
que je roule sept jours sur sept, j’ai
très peu de temps pour faire du sport
à côté. »
On imagine qu’en FMX, la grosse
préparation, c’est mental ?
« Le mental et la psycho, j’en fais tout
au long de l’année depuis 2009. Cette
année-là, j’ai eu un coup de blues et
j’ai tout arrêté. Il a fallu que je travaille
avec une psy du sport qui me suit toujours. J’ai beaucoup travaillé avec
cette personne. Je sais ce que je veux,
c’est très clair. Ma préparation, c’est
rouler, rouler, rouler. Si tu veux être
excellent, il faut bosser, bosser, bosser. »
On te voit sur la 2, TF1, dans
Match, Lui, ce sont des choses
qui te plaisent ?
« Euh… Non ! Je suis un peu obligé
de le faire parce que dans mon sport,
il n’y a pas une industrie énorme, tu
peux gagner tout ce que tu veux, tu
ne dégages que de l’image. Ça fait
partie du jeu, mais je suis d’un naturel
« Le rythme de vie que je m’impose
fait que je n’ai le temps de voir
personne, si bien que je me
renferme sur moi-même… »
35
interview
Tom Pages
roues, j’adore la vitesse et j’ai une R6
à la maison. Le Touquet, j’aime beaucoup mais le souci, c’est que je n’ai le
temps de rien faire. J’adore sauter en
parachute avec un pote de chez Red
Bull. Je m’autorise quelques sorties.
Cette année, j’ai fait un saut en parachute, je suis allé une fois rouler sur
un circuit de vitesse, mais du cross, je
n’en ai pas fait une fois. Une fois que
j’aurai arrêté, j’aurai plein de trucs à
faire! À la fin de ma carrière, j’aimerais
continuer le sport. Je ne sais pas où ça
ira mais sur deux ou quatre roues, j’ai
envie de continuer à performer. »
Fan des X Games
depuis son plus jeune
âge, Tom a réalisé un
rêve en remportant
l’or cette année.
plutôt timide. J’essaye de donner une
image positive du sport moto car c’est
vrai qu’aujourd’hui, les sports mécaniques n’ont pas trop le vent en poupe
avec l’écologie. »
Tu as parlé des blessures, des
risques. Vous en prenez beaucoup ?
« La blessure, c’est un risque qui existe
comme dans n’importe quel sport. Je
pense que je prends moins de risques
qu’un mec qui roule à fond de cinq
et qui découvre quand il arrive au
freinage qu’un trou qui n’existait pas
au tour précédant s’est formé. Moi, il
n’y a rien d’aléatoire dans mon sport.
Si je me blesse, cela peut signifier fin
de carrière ou perdre un an. Le stress,
le plus gros qu’on a tous, c’est l’échec.
PAGES DIGEST
Né le 25 mars 1985 à Nantes (44)
Athlète Red Bull, officiel Yamaha
Palmarès :
➜ 2018: médaille d’Or aux X Games de Minneapolis (États-Unis)
médaille d’Or aux X Games de Sydney (Australie)
médaille d’Argent aux X Games de Minneapolis, catégorie Best Tricks
médaille d’Argent aux X Games de Sydney, catégorie Best Tricks
vainqueur Ullevaal XTreme à Oslo (Norvège)
➜ 2017: vainqueur du Finist’air show
➜ 2016: médaille d’Or aux X Games d’Austin (États-Unis)
vainqueur de l’AUS X-Open de Sydney (Best Whip, Best Trick)
vainqueur des Red Bull X Fighters de Madrid (Espagne)
vainqueur du Finist’air show
➜ 2015: médaille d’Or aux X Games d’Austin (États-Unis)
vainqueur des Red Bull X Fighters de Pretoria (Afrique-du-Sud)
vainqueur des Red Bull X Fighters de Madrid (Espagne)
vainqueur du Finist’air show
➜ 2013: vainqueur des Red Bull X Fighters
➜ 2012: vainqueur du Crusty Demons Cup en Australie (Best Whip)
sixième du Bol d’Argent
➜ 2011: vainqueur du Finist’air show
➜ 2010 : vainqueur du Freestyle MX Master à Barcelone (Espagne)
➜ 2008 : vainqueur du Freestyle.ch (Best Trick) à Zurich (Suisse)
➜ 2007 : vainqueur du Freestyle MX International à Nîmes
36
Il y a trop de travail pour pouvoir accepter un échec. »
Quand on est la tête en l’air, dans
l’espace, cela doit être compliqué
de savoir où on est et ce qu’on doit
faire dans la seconde qui suit ?
« Non, parce qu’on a tellement répété
la figure qu’on la maîtrise. Ce sont
des fractions de seconde, on n’a pas
le temps de réaliser. En fait, tout se
déclenche quand on décolle sur la
rampe. Après, on ne voit plus que la
réception. 80 % de la figure se fait
dans la rampe. »
Tu es un solitaire, c’est un choix
ou une obligation ?
« C’est parce qu’à un moment, le
rythme de vie que je m’impose fait
que je n’ai le temps de voir personne,
si bien que je me renferme sur moimême. Mes amis, je les vois rarement.
Les sorties, j’en fais pas. Voir du
monde, c’est aussi perdre du temps.
Quand je me retrouve sur les compètes, c’est tellement cool, je pense
que je vis un truc exceptionnel ! »
Tu as 33 ans, un âge où bien
souvent un crossman a raccroché.
En FMX, il y a une limite d’âge ?
« Non, pas vraiment. J’ai commencé
le sport à 20 ans. C’est sans doute pour
ça que je dure. À 33 ans, je reste motivé. Je ne dis pas que je vais continuer
à aller chercher des médailles pendant
des années mais tant que j’ai le niveau
et que je me fais plaisir, pourquoi arrêter ? »
Tu as roulé au Bol d’Argent, au
Touquet, ça te branche de pratiquer
d’autres sports ?
« J’aime bien tous les sports sur deux
Quatre roues aussi ?
« Un peu. J’ai mon buggy 1000R de
chez Yamaha que je sors (rarement)
quand j’ai un peu de temps et je suis
allé rouler deux fois dans la Coupe
Peugeot 208, un truc super excitant
car tu arrives dans une discipline où
tu te retrouves face à des mecs qui
maîtrisent un max. Tout ce qui est
challenge, ça me plaît ! »
Parle-nous un peu de ton nouveau
spot d’entraînement !
« Je suis parti habiter en Espagne en
2017 pour trouver un peu plus de soleil
l’hiver pour pourvoir rider. Jusquelà, chaque début de saison, j’arrivais
un peu juste face aux Australiens qui
ont eu tout l’été chez eux (l’hiver chez
nous) pour se préparer. J’ai trouvé
une maison avec beaucoup de terrain,
et aujourd’hui, quand je sors de la
maison, j’ai mon bac à mousse qui est
à 50 mètres. C’est du rêve ! »
Je me suis laissé dire que tu as mis
plus d’argent dans les rampes, le
bac à mousse que dans la maison ?
« Oui. Je vis dans un bungalow depuis
presque deux ans. Le budget est passé
dans le garage et le bac à mousse. J’ai
mes rampes à moi, mon bac à mousse
est bien spécial (15 m x 11 m, rien que
les mousses ont coûté 30 000 € !). Je
fais tout. Dans mon garage, il y a 20 m2
pour les motos et 100 m 2 pour
construire mes rampes. J’ai appris la
soudure quand j’ai débuté dans ce
sport, ça me plaît beaucoup et je développe même certaines pièces spéciales pour mes motos. Je soude le
TIG, la baguette, l’alu, je m’amuse !
Tout ça, ce n’est pas du travail pour
moi, c’est du bricolage ! »
C’est ton spot exclusif ?
« Les collègues sont les bienvenus,
même si tout le monde a son terrain
et ses rampes. Si des potes viennent
rider chez moi, c’est avant les compètes, je sais qu’ils n’auront pas le
temps de copier donc ça ne me dérange pas. » ■
« Le stress le plus gros qu’on a
tous, c’est l’échec. Il y a trop
de travail pour pouvoir
accepter un échec… »
37
Interview
Par Mathias Brunner
THIBAULT BENISTANT
«Le plus dur
est à venir»
Après Jordi Tixier et Brian Moreau, Thibault Benistant
est le nouveau champion d’Europe 125 français. Le jeune
pilote Yamaha a dans le viseur un passage éclair en
EMX250 avant de tenter sa chance en Mondial MX2 dans
la cour des grands où il espère se faire un nom.
lorsqu’il n’y a pas de résultats, ce qui
est normal. Pour le reste, ça n’a pas
changé mon approche de la compétition. C’était un de mes objectifs, mais
pas l’ultime objectif. Le but est de
faire des bonnes places en Mondial. »
Titre européen en
poche, Thibault a fait
ses armes au guidon
de la 250 dans
les sables de Berck.
uelles ont été tes premières
pensées quand le titre s’est
définitivement joué en ta faveur ?
« En fait, dès le matin aux essais à
Assen, j’ai pris une bonne chute et je
me suis fait mal au dos. J’ai fait une
première manche compliquée vu que
je souffrais et j’ai commencé à douter… Heureusement, ça l’a fait en première manche et j’étais très soulagé.
Je n’ai pas vraiment eu de pensées
particulières car je n’ai pas réalisé sur
le coup. J’avais déjà pris la température en ayant la plaque rouge et ça a
été un aboutissement d’être sacré. J’ai
réellement pris conscience avec tous
les messages reçus. C’est une bonne
chose de faite, mais le plus dur est à
venir, il faut encore bosser. »
Q
Peut-on dire qu’il y a un avant et un
après ton titre ?
« Oui un peu parce que les sponsors
sont plus présents. Le team et la
marque sont contents et je peux peutêtre demander plus de choses que
Quel a été selon toi le moment
le plus difficile à gérer durant
ta saison ?
« Je suis passé au travers de deux ou
trois courses. En Allemagne par exemple, je me souviens être parti à chaque
fois dans les trois premiers et j’aurais
dû gagner. Je termine finalement 4e
et 6e en perdant des places à chaque
fois. Le team, la marque, les sponsors,
l’entourage et moi-même étions déçus.
Ça a été compliqué, je me suis remis
un peu en question. C’est tellement
serré l’Europe 125 que si un petit détail ne va pas, on perd vite beaucoup
de places. J’ai eu un moment de doute
et je me suis vite repris en main pour
encore y croire. »
Sur les huit derniers champions
d’Europe 125, quatre ont été
champion du monde : Tixier, Gajser,
Jonass, Prado. Penses-tu avoir une
chance sur deux de l’être aussi ?
« C’est compliqué comme on ne sait
pas trop de quoi sera fait l’avenir avec
les blessures ou les mauvais choix de
carrière. Quand on regarde ces noms
et quand on voit où ils sont aujourd’hui, c’est clair que c’est motivant
pour essayer de faire comme eux. »
Être champion d’Europe était un
rêve ou juste une étape à passer ?
« On doit sacrifier sa vie pour
devenir pilote de haut niveau. »
38
« C’était presque un rêve, mais je dirais plus que c’est une étape dans ma
carrière. Je veux faire une bonne saison en Europe 250 l’an prochain et
réussir à entrer dans le top 5 voire
mieux pour monter directement en
Mondial en 2020. C’est ce que je souhaite et ce que tout le monde souhaite. »
Te verra-t-on sur le championnat de
France Élite ?
« J’y serai, tous les meilleurs Français
y seront comme Moreau, Boisramé
ou Renaux. On se tire vers le haut
entre Français sur l’Élite pour arriver
au mieux sur l’Europe le week-end
d’après. »
Penses-tu t’être battu à armes
égales face aux redoutables KTM ?
« Beaucoup de monde pense que les
KTM sont les meilleures, mais je pense
avoir prouvé le contraire. Je prenais
de bons départs même si en fin de
saison, j’étais plus grand et plus lourd
donc je galérais un peu plus. De 2017
à 2018, j’ai pris 15 cm et 10 kg. Ma
moto était incroyable. Pour dire, beaucoup se demandaient ce qu’il y avait
dans le moteur et pourquoi elle marchait si fort. On a fait un gros travail
avec le team, tout était calculé, il n’y
avait plus aucune pièce d’origine et
toutes les choses les plus légères qui
existaient étaient sur ma moto. Le
moteur a reçu la meilleure préparation
avec Rinaldi et ça m’a permis de rivaliser avec les KTM. »
Parle-nous de ton entourage.
Qui t’accompagne ?
« J’ai toujours eu mon père sur les
courses et ma mère sur quelques
épreuves de l’Europe. Mon oncle qui
n’était pas mauvais en moto aupara-
vant vient sur quelques courses aussi.
Mon entraîneur Jean-Marc Charpin
est à mes côtés également et je m’entraîne toute la semaine avec lui. Je
roule chez moi dans le Sud et de temps
en temps, je monte au team m’entraîner avec les autres pilotes. Enfin il y
a Jérémy Debize qui s’occupe de mes
contrats. »
Tu as fait tes débuts en 4-temps.
Comment te sens-tu dans cette
cylindrée ?
« Je me sens bien, ça fait deux mois
que je roule avec. C’est une moto sur
laquelle je m’amuse beaucoup. C’est
encore un peu difficile de faire des
manches car j’ai fait une grosse pause
hivernale. C’est une moto qui a plus
de force, plus de couple, plus de traction donc je me régale avec. »
Dans quels domaines dois-tu
progresser ?
« L’agressivité. Dans les premiers
tours et en général sur la course, je
suis encore trop gentil. J’essaie aussi
de progresser dans les freinages, les
virages et les départs. Sinon pour le
reste, ça va, je suis assez à l’aise sur
les sauts. »
Tu as fait ta première sortie avec la
250 lors de la Beach Cross à Berck.
Surpris du niveau de tes adversaires
dans le sable ?
« Non, je sais que c’est une catégorie
totalement différente. Il y a quelques
pilotes qui ne sont pas impressionnants sur la terre, mais qui vont très
vite dans le sable vu que c’est leur
discipline. Je savais que ça allait être
compliqué vu que c’était mon
deuxième roulage en 250 juste après
une grosse coupure. J’y suis allé pour
faire plaisir à Yamaha France et mon
team. J’aurais préféré m’entraîner
pour jouer la gagne, mais c’était un
bon week-end tout de même. »
Quels sont tes objectifs ?
« Être champion du monde MX2 et
pourquoi pas faire comme Marvin et
Dylan, partir aux USA ensuite. Je suis
en attente de mon contrat avec Yamaha pour voir dans quelle direction
je vais partir. Pour le moment, je suis
certain de faire l’Europe avec eux
l’année prochaine et j’attends leur
proposition pour la suite. »
Es-tu prêt à sacrifier ta vie pour
y parvenir ?
« Tout à fait, je pense qu’on est obligé
d’en passer par là pour devenir pilote
de très haut niveau. »
Thibault Benistant
regarde droit devant,
quel que soit l’angle
de vue !
Le supercross est une discipline
qui t’attire ?
« Oui. J’ai essayé d’en parler avec Yamaha pour faire les indoors cette année mais ils n’étaient pas trop chauds.
Pour le moment, je mets le SX de côté
et on verra à l’avenir s’ils sont d’accord. »
Le mental et la gestion de
la pression sont des paramètres
que tu travailles ?
« Non, je n’y travaille pas encore, mais
je pense que je vais m’attacher les
services de quelqu’un pour l’année
prochaine. » ■
BENISTANT DIGEST
Âge : 16 ans (né le 31 juillet 2002)
Vit à : Avignon (84)
Statut : pilote officiel Yamaha MJC
Hobbies : vélo et salle de sport
Palmarès :
➜ 2018: champion EMX125, vice-champion de France Junior
➜ 2017: champion de France Junior, 12e du championnat EMX125…
39
panorama
Par Mathias Brunner & Fred Rombaut – Photos MB, Vincent Licky
Avec une Yamaha et une Suzuki
entièrement revues, le marché du 250
4-temps est en perpétuelle évolution.
Le niveau de performance est monté
d’un cran pour cette excellente cuvée
2019 et si vous hésitez encore, voici
la revue des effectifs.
Toutes
les 250
40
0 4T
41
panorama
Comparatif 250 cross 4T
stabilité,
ergonomie, look
courbes
d’allumage
250 CR
Des petites
améliorations par ci
par là font de cette
250 CRF 2019 une
moto très aboutie.
Honda
N
ous n’attendions pas
de grosses évolutions sur
la 250 Honda 2019. Pour autant, les
ingénieurs nippons n’ont pas chômé
et ont continué le développement
du nouveau bloc (culasse avec
des conduits retravaillés, diamètre
inférieur du corps d’admission) pour
renforcer le couple de la 250. Le
silencieux droit a été raccourci de
5 cm afin de maintenir la puissance
à hauts régimes. La partie-cycle n’est
pas en reste avec jantes DID noires,
étrier de frein avant identique
à la 450, sabot, protège-fourche
redessiné, repose-pieds 20 % plus
légers, guidon Renthal Fatbar, tés
de fourche). Apparition d’un launch
control (3 modes) inspiré par ceux
du HRC. En piste, l’ergonomie est
Son couple la rend redoutable
en sortie de virage.
parfaite, la moto est fine et l’on se
sent instantanément bien à son
guidon. La partie-cycle est à la fois
maniable et stable. Niveau moteur,
le travail sur les bas régimes est
palpable. Il est facile et la plage
d’utilisation est grande. Son couple
la rend redoutable en sortie de virage.
On regrette les courbes d’allumage
trop similaires, bien que retravaillées.
Pas évident de ressentir la différence.
Le launch control est convaincant sur
le mode 1, moins sur les modes 2 et
3 où l’utilisation demande un temps
d’adaptation.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR
Type : monocylindre 4T à refroidissement liquide,
double ACT, 4 soupapes
Alésage x course : 79 x 50,9 mm
Cylindrée : 249,4 cm3
Alimentation : injection électronique
PGM-FI
Démarrage : électrique
Boîte : 5 rapports
PARTIE-CYCLE
Cadre : double poutre et simple berceau dédoublé
en aluminium
Fourche : Showa inversée à ressorts Ø 49 mm,
déb. 305 mm, triple réglage
Amortisseur : Showa Pro Link, déb. 315 mm,
quadruple réglage
Disques AV/AR : Ø 260/240 mm
Empattement/garde au sol : 1486/327 mm
Hauteur de selle : 957 mm
Réservoir : 6,3 litres
Poids constructeur (tous pleins faits) :
107,8 kg
Disponibilité : immédiate
Prix : 8049 €*
*Tarif Cadre Rouge
42
moteur, châssis,
équipement
…
250 FC
Husqvarna
T
otalement métamorphosée
en 2015, la 250 FC continue
de progresser chaque année.
2019 ne déroge pas à la règle.
Alors certes, ce n’est pas la
révolution mais plutôt une belle
évolution avec un nouveau cadre
(rigidité renforcée et couleur bleue),
un réservoir et un bras oscillant
(plus long) inédits, sans oublier des
tés de fourche usinés. Le moteur
n’est pas en reste. On trouve
de nouveaux arbres à cames ainsi
que l’embrayage (plus léger), le
manchon du filtre à air (plus gros)
et la ligne d’échappement (plus
courte). Résultat ? Il est plus que
satisfaisant vu que la HVA fait partie
des meilleures machines de la
catégorie. Aucun temps d’adaptation
n’est nécessaire à son guidon bien
aidé par un poste de pilotage et un
châssis équilibrés. Cela permet de se
lancer sans retenue sur les obstacles
et de découvrir son moteur qui fait
toujours autant merveille. La force
en bas est efficace sans être violente
pour ensuite libérer tout son potentiel
à mi et hauts régimes. Accrochezvous au guidon car l’allonge a de quoi
décoiffer tant le moulin prend des
tours à n’en plus finir. Les
suspensions jouent parfaitement leur
rôle et il est bien difficile de prendre
en défaut cette 250 FC.
Avec des évolutions
notables chaque
année, la 250 FC a
atteint un niveau de
performance assez
impressionnant.
Accrochez-vous au guidon car
l’allonge a de quoi décoiffer.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR
Type : monocylindre 4T à refroidissement liquide,
double ACT, 4 soupapes
Alésage x course : 78 x 52,3 mm
Cylindrée : 249,9 cm3
Alimentation : injection électronique
Keihin Ø 44 mm
Démarrage : électrique
Boîte : 5 rapports
PARTIE-CYCLE
Cadre : simple berceau dédoublé en acier, boucle
arrière démontable en polyamide
Fourche : WP AER inversée Ø 48 mm,
déb. 310 mm, triple réglage
Amortisseur : WP, déb. 300 mm, quadruple
réglage
Disques AV/AR : Ø 260/220 mm
Empattement/garde au sol : 1480/330 mm
Hauteur de selle : 940 mm
Réservoir : 7 litres
Poids vérifié (tous pleins faits) : 104,8 kg
Disponibilité : immédiate
Prix : 8536 €*
*Tarif MX Pioneers
43
panorama
Comparatif 250 cross 4T
maniabilité,
souplesse moteur
équipement,
manque de fun
250 KX
Kawasaki
La KX marque le pas
face à la concurrence
mais remplit son rôle
grâce à sa belle
maniabilité et son
moteur agréable.
S
ervice minimum pour 2019
chez les verts après une
cure de jouvence en 2017. On
remarque une nouvelle tenue de
soirée mise en lumière par une déco
axée sur le vert. Le logo KX-F a tiré
sa révérence pour laisser place au
non moins célèbre KX. Il faudra très
certainement attendre l’an prochain
pour voir quelques évolutions
notables. Elle reste néanmoins une
bonne machine au rapport qualitéprix imbattable sur le marché.
À 1 000 euros de moins que ses
premières concurrentes, la question
se pose d’autant plus qu’elle n’a pas
à rougir de ses performances sur
la piste. C’est d’ailleurs la plus fine
et la plus maniable en action. Son
moteur se montre facile, puissant,
C’est une bonne machine au
rapport qualité-prix imbattable.
mais il manque un petit truc
en plus dans chaque compartiment
face à la concurrence. Les
suspensions s’en sortent bien
également après quelques clics.
La contrepartie est évidemment
technique puisque la verte n’est
pas équipée d’un démarreur.
Elle n’est pas non plus connectée
et ne dispose pas de courbe au
guidon. Sa finition n’est pas aussi
léchée qu’une Yamaha par exemple,
mais suivant vos attentes, sachez
que la 250 KX est une solution
séduisante.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR
Type : monocylindre 4T à refroidissement liquide,
double ACT, 4 soupapes
Alésage x course : 77 x 53,6 mm
Cylindrée : 249,6 cm3
Alimentation : injection électronique Keihin
Ø 43 mm
Démarrage : kick
Boîte : 5 rapports
PARTIE-CYCLE
Cadre : périmétrique en aluminium, boucle arrière
démontable en aluminium
Fourche : Showa SFF inversée Ø 48 mm,
déb. 310 mm, triple réglage
Amortisseur : Showa, déb. 310 mm, quadruple
réglage
Disques AV/AR : Ø 270/240 mm
Empattement/garde au sol : 1480 mm/330 mm
Hauteur de selle : 940 mm
Réservoir : 6,4 litres
Poids vérifié (tous pleins faits) : 106,2 kg
Disponibilité : immédiate
Prix : 7299 €*
*Opération Team Green
44
moteur,
maniabilité
avant plus ferme
250 SX-F
KTM
O
n ne présente plus
la 250 SX-F et ses neuf
titres mondiaux MX2 sur les dix
dernières saisons. KTM a mis au
point une arme redoutable en Grand
Prix. Le son de cloche est à peu
près le même sur les terrains de
ligue. En proposant ses nouveautés
dès l’arrivée des vacances estivales,
KTM possède une longueur
d’avance dans les concessions
et sur le terrain. Médaille d’or sur
la balance, la 250 SX-F 2019 est
la plus légère. Elle a vu son cadre
rigidifié, un bras oscillant rallongé,
une boucle arrière plus longue ainsi
qu’une amélioration du débit d’air
dans le manchon du filtre. On note
également la présence de nouveaux
radiateurs recentrés, une nouvelle
selle, une batterie lithium plus
puissante et des tés de fourche
censés améliorer la maniabilité.
Enfin côté moteur, l’embrayage
est redessiné et la boîte de vitesses
modifiée. En action, ça donne une
moto carrément « Ready to Race »
avec un moteur qui peut sans
problème s’aligner derrière une grille
de l’Élite tant il est performant à tous
les étages et surtout dans les tours.
L’ensemble demande un temps
d’adaptation par rapport à sa cousine
HVA et l’avant est un poil rigide mais
pour le reste, c’est que du bonheur !
Difficile de prendre
en défaut la 250 SX-F
fruit de toute
l’expérience de KTM
à haut niveau.
Un moteur qui peut sans
problème s’aligner en Élite.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR
Type : monocylindre 4T à refroidissement liquide,
double ACT, 4 soupapes
Alésage x course : 78 x 52,3 mm
Cylindrée : 249,9 cm3
Alimentation : injection électronique Keihin
Ø 44 mm
Démarrage : électrique
Boîte : 5 rapports
PARTIE-CYCLE
Cadre : simple berceau dédoublé en acier,
boucle arrière démontable en aluminium
Fourche : WP AER inversée Ø 48 mm,
déb. 310 mm, triple réglage
Amortisseur : WP, déb. 300 mm, quadruple
réglage
Disques AV/AR : Ø 260/220 mm
Empattement/garde au sol : 1480/330 mm
Hauteur de selle : 950 mm
Réservoir : 7 litres
Poids vérifié (tous pleins faits) : 103,8 kg
Prix : 8390 €*
*Tarif Race Orange
45
panorama
Comparatif 250 cross 4T
finesse, allonge
moteur, look
kick, coffre
250 RM-Z
Suzuki
Un gros travail a été
fait sur le châssis
et le moteur de cette
nouvelle 250 RM-Z.
La jaune se replace
sur le marché.
S
uzuki a totalement revu
sa copie d’une 250 RM-Z qui
en avait bien besoin après quelques
années sans réelles évolutions.
On retrouve la silhouette amaigrie que
vous connaissez déjà sur la 450. Un
gros travail a été fait sur le cadre plus
fin et mieux équilibré. Le bras oscillant
hydroformé est plus léger pour
contrebalancer le retour de la fourche
à ressort Kayaba 48 mm. Le moteur
se voit doté d’un double injecteur, d’un
embrayage, d’une culasse, d’arbres
à cames, d’une assistance au départ
et d’une boîte à air optimisés. Enfin,
il sera possible en option grâce à GET
d’utiliser son smartphone comme sur
la Yamaha pour gérer l’électronique.
En revanche, pas de démarreur
électrique et c’est dommage, car on
On peut dire que la nouvelle
RM-Z est bien née…
devient exigeant. On apprécie la
finesse de l’ensemble notamment
dans les virages où avec un poste de
pilotage assez bas, elle concurrence
sérieusement la Kawasaki, reine dans
le domaine. Le double injecteur
a donné du peps au moteur qui,
dans une jolie mélodie, recolle à la
concurrence avec des mi-régimes très
solides et une allonge dans l’air du
temps. On peut regretter une relance
un poil timide qui nécessite parfois
l’embrayage. L’avant nous a paru
ferme mais dans l’ensemble,
la nouvelle 250 RM-Z est bien née.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR
Type : monocylindre 4T à refroidissement liquide,
double arbre à cames
Alésage x course : 77 x 56,3 mm
Cylindrée : 249 cm3
Alimentation : injection électronique, double
injecteur
Boîte : 5 rapports
Démarrage : kick
PARTIE-CYCLE
Cadre : périmétrique en aluminium, boucle arrière
démontable en aluminium
Fourche : Kayaba inversée Ø 48 mm, déb. n.c.,
triple réglage
Amortisseur : Kayaba, déb. n.c., quadruple
réglage
Disques AV/AR : Ø 270/220 mm
Empattement/garde au sol : n.c.
Hauteur de selle : n.c.
Réservoir : 6,3 litres
Poids constructeur sans essence : 95,5 kg
Disponibilité : mars 2019
Prix : n.c.
46
punch moteur,
suspensions
allonge
250 YZ-F
Yamaha
N
e cherchez pas. Hormis
la couleur et quelques
accessoires, tout a été revu sur la
250 YZ-F. La liste serait trop longue
à énumérer mais dans les grandes
lignes, le moteur (embrayage,
radiateurs, échappement, piston,
segment, axe DLC, cylindre, pipes
d’admission, arbres à cames, bielle,
vilebrequin) n’a plus grand-chose
à voir avec celui de 2018. Le cadre
provient de la 450 et permet enfin
d’avoir une moto plus fine et mieux
équilibrée, bien aidée par un
nouveau bras oscillant. Enfin
la fourche Kayaba à ressort ainsi que
l’amortisseur enregistrent quelques
modifications notables. Et nous
l’attendions, le démarreur fait son
apparition pour la première fois sur
la 250 YZ-F avec, cerise sur le
gâteau, une moto connectée à son
smartphone. Le gap de performance
est assez conséquent avec un
moteur plus costaud à bas régimes
qui repart au moindre coup de gaz.
Les montées en régime sont féroces
et l’on gagne en allonge, point faible
de la bleue l’an dernier. Sa
maniabilité est clairement améliorée
également avec plus de finesse
et un arrière moins haut. Comme
à son habitude, les suspensions
encaissent bien les chocs. Point
noir, son prix reste élevé. ■
La nouvelle 250 YZ-F
est certes onéreuse
mais sa qualité de
fabrication et ses
équipements
compensent la note.
Le gap de performance est
assez conséquent.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR
Type : monocylindre 4T à refroidissement liquide,
double ACT, 4 soupapes
Alésage x course : 77 x 53,6 mm
Cylindrée : 249,6 cm3
Alimentation : injection électronique
Démarrage : électrique
Boîte : 5 rapports
PARTIE-CYCLE
Cadre : périmétrique en aluminium, boucle arrière
démontable en aluminium
Fourche : Kayaba inversée Ø 48 mm, déb. 310 mm,
double réglage
Amortisseur : Kayaba, déb. 315 mm, quadruple
réglage
Disques AV/AR : Ø 270/245 mm
Empattement/garde au sol : 1470/335 mm
Hauteur de selle : 940 mm
Réservoir : 6,2 litres
Poids vérifiés (tous pleins faits) : 106 kg
Disponibilité : immédiate
Prix : 8499 €
47
Pilotage
Par la rédaction
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➜ Certains maîtrise un passage de vitesse chirurgical.
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49
Pratique
Par Mathias Brunner et Léo Demeester – Photos MB
Circuit du mois
Landricourt
Cette semaine, direction l’Aisne pour vous
présenter un circuit qui fait son grand retour.
C’est entre les champs que l’on trouve
le tracé de Landricourt, bien connu par
les pilotes régionaux depuis 1975.
52
Aisne (02)
53
pratique
Circuit du mois
dénivelé, terre,
roulage
cailloux, manque
de gros sauts
le circuit en chiffres
➜ 16: mètres de dénivelé
➜ 5: épingles à droite
➜ 5: épingles à gauche
➜ 3: virages à droite
➜ 1: virage à gauche
➜ 1: courbe à gauche
➜ 2: courbes à droite
➜ 6: descentes
➜ 6: montées
➜ 6: sauts à plat
➜ 6: tables
➜ 3: marches en descente
➜ 4: camels en descente
Pas encore d’infrastructures pour ce jeune club qui mise pour l’instant tout sur la qualité de son tracé et la préparation de cette terre.
54
Historique
Ouvert en 1975, le terrain a accueilli
sa dernière course à la fin des
années 2000. C’est en 2015 que
le MX Landricourt en fait l’acquisition
et s’y installe. Le chantier imaginé
par les bénévoles est alors immense
puisque la volonté de tout refaire
à neuf nécessite du matériel. Ce sont
près de 40 camions de terre qui sont
acheminés pour un nouveau tracé.
La quinzaine de personnes du bureau
fait alors l’acquisition d’un tracteur,
pour régulièrement préparer la piste.
Après avoir passé l’étape de
l’homologation, l’objectif est
d’organiser de nouveau une course
à Landricourt. Le retour de pilotes
de renom fait plaisir à l’organisation
avec les visites de Dan Houzet,
Jeremy Van Horebeek ou bien même
Josse Sallefranque qui n’hésite pas
à ramener certains de ses coureurs.
Et parmi tous ces noms, celui qui
détient le record du tour n’est autre
que Milko Potisek avec un temps
de 1 minute 51. Après l’adhésion
d’une soixantaine de licenciés,
le président du club David Molin
peut enfin annoncer le retour d’une
épreuve sur le circuit. Le 7 octobre
dernier, c’est le championnat des
Hauts de France zone sud qui a posé
ses valises dans l’Aisne avec 224
participants. La grande satisfaction
pour le président est la qualification
de l’endroit comme « une des plus
belles épreuves de Picardie » par
ses compères. La volonté est toujours
d’organiser des événements afin
de continuer de le faire vivre au fil
des années.
Le tracé en détail
Ce circuit semble tout droit sorti d’un jeu vidéo ! Le tracé a été fait intelligemment et le site s’y prêtait merveilleusement.
La piste de Landricourt dans les
Hauts de France est un circuit
régional plaisant, un peu à l’image
d’un petit Ernée, grâce à un dénivelé
très intéressant. La pluie n’est pas à
craindre car le tracé sèche vite grâce
à son exposition et ce fameux
dénivelé. Lors de notre visite, c’était
l’une des seules pistes ouvertes dans
la région après de nombreux
passages pluvieux. C’est bon à savoir.
Sans être très large, elle offre une
bonne variété d’obstacles à savoir
des camels, des tables et des sauts
à plat, le tout très bien dessiné.
On peut se faire plaisir rapidement
quel que soit le niveau même si l’on
peut regretter l’absence de grosses
tables. Le circuit absorbe l’eau
comme évoqué précédemment
et offre une bonne texture meuble
lorsqu’elle est humide. Des ornières
peuvent se former assez rapidement
par ailleurs. En été, le circuit est
plutôt sec et béton avec quelques
pierres qui peuvent ressortir puisque
le sol est assez rocailleux en dessous
de la bonne terre.
55
pratique
Circuit du mois
Infos pratiques
Le club de Landricourt vous accueille
les mercredis après-midi, les weekends et les jours fériés.
Généralement ouvert de 13h à 18h,
sauf les dimanches et jours fériés où
l’ouverture s’effectue à 10h. Il faudra
vous munir d’une licence FFM
ou UFOLEP pour y rouler. Pour
10 euros, vous aurez le droit de vous
entraîner. Les licenciés du club
peuvent eux payer 80 euros pour
avoir l’accès au terrain à l’année.
Si vous souhaitez obtenir des
renseignements supplémentaires,
cela se passe sur le Facebook du
club: Mx Landricourt. De manière
plus classique, il y a le téléphone:
0768377857. Contact également
par mail à l’adresse suivante:
mx.landricourt@laposte.net
Le plan d’accès
Retournée régulièrement, la terre reste meuble et forme de nombreuses ornières et trajectoires. Top pour progresser.
56
Si vous vous rendez dans la
commune de Landricourt, il vous
faudra traverser Quincy-Basse
et à la sortie du village, prendre la D5
sur votre gauche. Ensuite pendant
2 km, continuez sur la route et vous
tomberez sur le circuit à votre
gauche. Sinon, vous pouvez vous
rendre à 18 km de Soissons, 1h30
d’Amiens et 73 km de Reims, dans
la ville de Coucy par la D1. Sortez
de nouveau sur la D5 et après 3 km,
le terrain sera sur votre droite.
Les coordonnés GPS du circuit:
49°31’30.15”N - 3°21’43.60”E
ANALYSE
Par JCV – Photos R. Archer, constructeurs, J.-P. Acevedo, PH
Jorge Prado roi du MX2
58
Intouc
Champion du monde MX2 cette saison,
Jorge Prado sera l’homme à battre
dans la catégorie en 2019. Pour tenter
d’entraver la marche en avant de
l’Espagnol, les différents teams phares
du championnat se sont réorganisés.
Sur le papier, la mission semble
impossible tant le phénomène
espagnol impressionne !
chable ?
59
ANALYSE
Intouchable ?
La saison MX2 2019 va débuter en Argentine avec un homme à battre : Jorge Prado. Champion du monde en titre,
la jeune star espagnole s’annonce redoutable.
les francais du mx2
Bonne nouvelle, les Français sont de retour en masse du côté du MX2
puisque cinq tricolores sont engagés sur l’intégralité de la saison 2019.
Tom Vialle (KTM RedBull) : propulsé officiel KTM Red Bull, Tom Vialle va disputer
sa première saison de MX2 au sein du meilleur team. Huitième de l’Europe 2018, vainqueur
d’une manche en Russie avant de finir l’année par deux podiums en Bulgarie puis dans
les sables d’Assen, le petit Viallou pourrait bien en surprendre plus d’un après un hiver passé
sous les ordres de Joël Smets.
Mathys Boisramé (Honda Assomotor) : solide champion d’Europe MX2, le Breton
souhaitait absolument monter en Mondial en 2019, c’est chose faite. Soutenu comme cette
année par l’équipe italienne Assomotor, le Français dispose clairement du potentiel pour faire
son trou dans la catégorie. Dans le top dix d’une manche cette saison lors d’une pige au GP
d’Allemagne, la vitesse est là.
Maxime Renaux (Yamaha SM Action) : comme ses collègues
de l’Europe 2018 Vialle, Boisramé et Moreau, le Nordiste change de monde.
Un peu perturbé par les blessures en 2018, 12e du championnat, le pilote Yam
a cependant signé des perfs très intéressantes. Second à Lommel en gagnant
une manche, son talent ne peut être remis en cause. Dixième du GP de Loket
lors d’une petite pige (10/10) enrichissante, Maxime repart avec une 250 YZ-F
du team SM Action. Si les pépins physiques le laissent tranquille, il aura une
belle carte à jouer.
Zach Pichon (Honda 114 Motorsports) : présent cette année
sur plusieurs épreuves du MX2 pour prendre de l’expérience au sein de son
team personnel, Zach Pichon a changé d’air à l’intersaison. Engagé par Livia
Lancelot, il défendra les couleurs Honda 114 Motorsports sur l’ensemble
du championnat. Une bonne nouvelle pour ZP101 qui a toutes les cartes
en main pour poursuivre sa progression dans de bonnes conditions.
Brian Moreau
(Kawasaki Bud
Racing) : champion
d’Europe 125 2017, septième de l’EMX2 2018 avec des podiums et une
victoire de manche en Bulgarie, le jeune pilote Kawasaki Bud Racing
se trouve dans une phase de progression permanente. Aperçu en MX2 lors
du dernier GP de la saison, il a marqué des points dans les deux manches
après avoir animé les débuts de courses. Après un hiver sérieux, lui aussi
a le potentiel pour s’imposer comme l’un des rookies les plus en vue
du prochain championnat.
60
rois courses fin 2016 pour prendre la température. Une saison
2017 complète pour trouver ses
marques. Une troisième année pour
gagner au plus haut niveau mondial.
C’est le tableau de marche emprunté
par Jorge Prado. À bientôt 18 ans, il
fêtera son anniversaire le 5 janvier
prochain, l’Espagnol s’impose comme
un OVNI du MX interplanétaire.
Quarante-deux GP, c’est le nombre
de courses dont l’officiel KTM Red
Bull a eu besoin pour devenir champion du monde. Une statistique amusante puisqu’elle est partagée par le
monstre Jeffrey Herlings. Dans le clan
des world champs précoces, notez au
passage que Ken Roczen a fait encore
plus fort avec une quarantaine de GP
courus avant d’être couronné. À deux
mois et demi d’attaquer sa défense
de titre, JP61 compte déjà une quinzaine de victoires sur son CV. Un total
auquel s’ajoutent vingt et une
manches terminées sur la plus haute
marche du podium. Compte tenu de
ses performances de fin d’année, on
se demande bien qui pourra lui barre
la route l’an prochain. Et ce n’est pas
son incroyable prestation du MXDN
de Red Bud (3/3) qui a dû redonner
un peu d’espoir à ses rivaux. Sous la
coupe du duo De Carli/Cairoli, Prado
n’a cessé de monter en puissance. En
2019, avec un an d’expérience en plus
et un hiver studieux passé à s’entraîner
en compagnie des deux Italiens, on
peut déjà craindre pour l’intérêt sportif du championnat. Pauls Jonass parti
T
Patron du MX2 en
2018, Jorge Prado
compte bien le rester
l’an prochain !
61
ANALYSE
Intouchable ?
L’Anglais Ben Watson,
quatrième du dernier
Mondial, repart avec
Yamaha Kemea
Monster.
chez HVA Rockstar pour débuter en
MXGP, Thomas Covington et Hunter
Lawrence envolés vers les USA, le
jeune homme pourrait se retrouver
bien seul. Une situation déjà vécue
dans le passé par Herlings. Au sein de
sa propre équipe, on a clairement décidé de le positionner en pilote numéro un en recrutant le jeune Tom
Vialle. Un pilote certes très prometteur, mais qui ne pourra être une menace pour Prado en 2019. D’ici
quelques mois, Jorge devra malgré
tout rester très concentré et se fixer
des objectifs précis. C’est la condition
afin de rester sur les rails du succès.
Faire preuve d’humilité, ne jamais relâcher ses efforts, ne pas sous-estimer
la concurrence, c’est l’apanage des
vrais champions. Des qualités que son
teammate/mentor Cairoli affiche depuis plus de dix ans. Nul doute qu’Antonio s’efforcera de lui inculquer les
valeurs qui ont fait de lui la légende
vivante qu’il représente aux yeux de
tout le monde. Aujourd’hui, le constat
s’avère plus que limpide. Trouver des
défauts à l’étoile Jorge Prado n’est
pas chose franchement évidente. Intenable dans le sable, désormais
presque aussi fort sur le dur, capable
de gérer la pression d’une plaque
rouge et d’un nouveau statut de champion du monde à assumer aux Nations,
l’Espagnol est un phénomène rare.
Une nouvelle pépite couvée par
l’usine KTM depuis son plus jeune
âge et qui n’a jamais déçu, aussi bien
sur la piste qu’en dehors.
Qui pour l’embêter ?
Pour organiser la réplique, les cousins
de l’usine HVA aligneront deux machines d’usine confiées à Thomas Kjer
Olsen et Jed Beaton. Sur la troisième
marche du podium final des deux dernières campagnes MX2, le pilote danois a déjà prouvé sa solidité. Mais à
21 ans, il n’a gagné que deux GP et
très peu de manches (3). Si l’officiel
Husky s’affiche clairement comme
une valeur sûre du championnat, on
l’imagine cependant mal combler le
gap qui le sépare de Prado. Sans tourner autour du pot, le champion d’Europe 2016 n’a pas le talent de son
jeune rival. Aux côtés de TKO, on
trouve une nouvelle recrue australienne. Découvert en 2017 lors de
quelques piges réussies au guidon de
la 250 Honda du HRC, Beaton occupait la sixième place du Mondial cette
année avant de se détruire la jambe
en Angleterre. Sous contrat avec Kawasaki F&H ces derniers mois, le garçon intègre officiellement un team
d’usine pour la première fois de sa
carrière. À 21 ans, il sera plus un outsider intéressant pour le podium qu’un
champion du monde potentiel. Deux
Sur le papier, Prado semble
au-dessus du lot en MX2…
62
pilotes chez KTM RedBull, deux chez
HVA Rockstar Energy, ils seront le
même nombre à disposer d’une 250
YZ-F aux couleurs Kemea/Monster
Energy. Respectivement quatrième
et huitième du dernier exercice, Ben
Watson et Jago Geerts ont fort logiquement été confortés dans leur statut
de pilotes officiels. L’Anglais est la
révélation de cette saison 2018. Très
régulier, souvent au pied du podium,
troisième en Russie pour la première
fois de sa carrière, le protégé de Jacky
Vimond a terminé sur une bonne note
aux Nations (4 e de la seconde
manche). Pour lui, l’heure de la confirmation est arrivée. Il fait partie des
hommes qui seront probablement en
mesure de s’offrir un premier succès
en Mondial. Même si une belle surprise n’est jamais à exclure, il serait
malgré tout surprenant de le voir
contester à la régulière l’hégémonie
annoncée du roi Prado. De son côté,
son teammate Jago Geerts devrait lui
aussi avoir un rôle intéressant à jouer.
Désormais débarrassé de ses études
Confirmé au HRC,
Vlaanderen qui a
gagné son premier GP
MX2 cette année a de
l’ambition. Sur le
podium final en
2017/2018 (3e)
Thomas Kjer Olsen
(#19) attaque sa
troisième saison de
Mondial avec HVA !
63
ANALYSE
Intouchable ?
Septième pour ses
débuts en MX2,
le jeune Yago Geerts
sera l’un des hommes
à suivre en 2019.
qu’il a terminées en juin dernier, le
jeune Belge se consacre désormais à
100 % à son sport. Sur le podium à
Kegums (2e), septième du classement
pour son année de rookie, excellent
dans le sable, il incarne la nouvelle
génération de la catégorie. Champion
du monde et d’Europe 125 en 2016,
le Belge progresse tous les ans. Il fait
partie des rares chanceux à disposer
d’une 250 officielle. Avec les retraits
de Suzuki et Kawasaki, sept pilotes
seulement auront la chance d’être
soutenus par une usine en 2019. Ça
sera le cas de Calvin Vlaanderen.
Sixième cette année, vainqueur de
deux manches et de son premier GP
en Indonésie, l’officiel Honda a connu
une fin de saison délicate à la suite
d’un crash en Bulgarie. Pour sa dernière année de MX2, il fêtera ses 23
ans en juin prochain, le Sudaf à licence
néerlandaise doit briller afin d’avoir
une opportunité intéressante pour
poursuivre sa progression en MXGP
dans un an. Mais comme l’ensemble
des pilotes cités précédemment, il ne
semble pas avoir les épaules assez
larges pour titiller un Prado à 100 %
sur la longueur d’un championnat. En
clair, comme à l’époque d’Herlings,
la catégorie tient son patron et ce dernier n’évolue pas sur la même planète.
Dans le clan des outsiders, on peut
également citer des garçons comme
Darian Sanayei de retour de blessure
chez Kawasaki Dixon ou encore Michel Cervellin, septième en 2018. L’un
comme l’autre sont également loin
derrière l’Espagnol, tout comme l’Allemand Henri Jacobi désormais pilote
Kawasaki F&H.
Et l’avenir ?
À la lecture de notre analyse, le
constat est clair. Nous venons d’entrer
dans une nouvelle ère, celle d’une domination aux accents ibériques. Avec
Prado, la catégorie a son nouveau
boss. Pour combien de temps, c’est la
question que nous sommes en droit
de nous poser ? Compte tenu de l’âge
du jeune homme, de son talent hors
du commun, quel virage va-t-il prendre pour la suite de sa carrière ? Un
temps annoncé partant pour une carrière américaine à très court terme,
son arrivée dans le giron Claudio De
Carli aurait changé la donne. Cairoli
plus proche de la fin que du début, le
manager italien tient avec Prado sa
nouvelle perle. Et pour lui, pas question d’envisager un départ outre-Atlantique. L’objectif serait plutôt de
construire un parcours calqué sur celui
de Tony. À savoir plusieurs titres MX2,
puis une montée en MXGP dans
quelque temps. Dans quel sens le vent
La lutte pour le podium final
s’annonce très ouverte en MX2 !
64
va-t-il tourner, à l’aube de cette saison
2019, il est sans doute trop tôt pour
le dire. Si Jorge se promène dans
quelques mois en MX2, qu’Herlings
lui aussi encore très jeune poursuit sa
campagne d’extermination du MXGP,
quelle sera la stratégie adoptée par
KTM ? Mettre les deux hommes en
confrontation directe, ou pousser l’Espagnol vers les USA prendre la succession de Musquin en SX US. Avec
son style de pilotage et sa technique
parfaite, nul doute que Prado ferait
un malheur en supercross. Pour l’instant, rien de tout cela n’a été évoqué
officiellement, mais nul doute que du
côté de l’Autriche, on prépare déjà le
futur de sa nouvelle star ! ■
CALENDRIER 2019
➜ 10 mars: Neuquen (ARG)
➜ 24 mars: Matterley Basin (GB)
➜ 31 mars: Valkenswaard (NL)
➜ 7 avril: Trentino (I)
➜ 21 avril: Hong Kong
➜ 1er mai: Shanghai (Chine)
➜ 12 mai: Lombardie (I)
➜ 19 mai: Agueda (P)
➜ 26 mai: Saint-Jean-d’Angély (F)
➜ 9 juin: Orlyonok (R)
➜ 16 juin: Kegums (L)
➜ 23 juin: Teutschenthal (D)
➜ 7 juillet: Palembang (Ind)
➜ 14 juillet: Semarang (Ind)
➜ 28 juillet: Loket (RT)
➜ 4 août: Lommel (B)
➜ 25 août: Uddevalla (S)
➜ 8 septembre: Afyonkarahisar (T)
➜ 22 septembre: Imola (I)
STORY
Par JCV – Photos archives MX, ODV, S. Cudby
Ken Roczen
66
Dans quelques jours à Anaheim, Ken
Roczen démarrera sa huitième saison
américaine. Débarqué en 2012 chez KTM
Red Bull dans la foulée de son titre MX2,
l’Allemand est resté trois ans chez les
Autrichiens avant de retrouver Suzuki
puis de rejoindre le HRC. En 2019, il repart
à l’assaut du titre Supercross qui manque
toujours à son palmarès, rétro !
K-Roc
l’Américain !
67
story
Ken Roczen
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KTM
Champion du monde MX2 2011,
Ken Roczen rejoint le continent
américain quelques semaines plus
tard pour débuter son nouveau
challenge. Après deux saisons en 250,
il rejoint les ténors US en 2014.
Vice-champion du monde MX2
derrière Musquin en 2010, Ken
Roczen remplace le Français en
Mondial l’année suivante chez KTM
Red Bull. Début 2011, il dispute
ses premiers SX en 250. L’objectif,
prendre la température puis rentrer
en Europe pour s’offrir la couronne
mondiale. Cette première expérience
US se solde par trois podiums et une
victoire en neuf finales, plus deux
top 10 chez les big guys au guidon
d’une 350 SX-F du côté d’Houston
et Daytona.
➜ 2012
Ses vrais débuts en tant qu’officiel
KTM USA à temps plein ont lieu le
18 février 2012 à Arlington pour l’ouverture du championnat 250 East
coast. Initialement prévu pour rouler
à l’Ouest, une fracture du bras
contractée quelques jours avant A1
oblige Roger De Coster à l’aligner finalement sur la côte opposée. Face à
lui, on trouve Justin Barcia, Darryn
Durham et Blake Baggett. Auteur
d’une saison correcte marquée par un
succès à Houston, KR94 monte sur
le podium final du championnat (3e)
avant de prendre la quatrième place
de l’outdoor. À 18 ans, l’Allemand est
dans le coup tout en décevant légèrement quand même. Certaines critiques émanent alors du paddock US.
Roczen ne serait pas toujours très sé-
2012, Roczen s’aligne pour sa première saison US au guidon de sa 250 SX-F Red Bull
avec à la clé, un podium final en SX East coast.
rieux à l’entraînement et passerait un
peu trop de temps à faire du surf sur
les plages californiennes.
➜ 2013
Dès la saison suivante, il remet pourtant les pendules à l’heure en s’imposant sur le championnat 250 West
coast face à Tomac. Après un vrai duel,
Avec le team KTM Red Bull,
Roczen s’est offert deux titres US !
À gauche, l’Allemand
est en action en 2012,
un an plus tard, il
s’offre son premier titre
US en remportant le
championnat 250 West
coast in extremis
devant Tomac !
68
le titre se joue pour deux petits points
lors de la finale de Las Vegas. Si ET3
prend sa revanche en outdoor, l’officiel Katé conclut son année par un
nouveau podium final (2e) avant d’officialiser sa montée en 450. Plus personne ne doute de lui, K-Roc est taillé
pour les US même s’il s’accorde toujours quelques sessions de snowboard
de temps en temps !
➜ 2014
En 2014, il devient donc le teammate
de Ryan Dungey. Le 4 janvier, il entre
resultats
2012 : 3e 250 SX East, 4e 250 MX
2013 : champion 250 SX West,
vice-champion 250 Motocross
2014 : 3e Supercross, champion Motocross
dans l’histoire en remportant l’ouverture d’Anaheim, fait rarissime pour
un rookie. De nouveau vainqueur
quelques semaines plus tard à Atlanta,
auteur de six podiums supplémentaires, Roczen monte sur le podium
final du Supercross derrière Villopoto
et RD5. Dans la foulée, il se régale
en outdoor. RV2 absent après s’être
blessé au genou, l’Allemand domine
Dungey, gagne cinq courses et le titre.
À vingt ans, Roczen devient aussi l’un
des riders les plus « bankables » de la
scène US. Après quatre ans passés
chez KTM, il rejoint le team Suzuki
RCH de Ricky Carmichael et Carey
Hart en empochant au passage plusieurs millions de dollars.
2013, une KTM
factory, la plaque
rouge, K-Roc est
champion SX à
l’Ouest !
En 2014 pour ses
grands débuts en 450,
l’Allemand gagne
l’ouverture du SX
du côté d’A1 et porte
la plaque rouge
une semaine plus tard.
3e du classement final,
il s’impose en outdoor
quelques mois plus tard,
son deuxième titre US
avec KTM !
69
story
Ken Roczen
2015/2016
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S
C’est le transfert de l’intersaison
2014/2015. Roczen est de retour
chez Suzuki, marque qui le soutenait
à ses débuts avant de l’aligner
en championnat du monde. Avec
le come-back de l’enfant prodige
à la maison, les jaunes rêvent de titre
Supercross.
➜ 2015
Roczen qui quitte le team KTM Red
Bull, son expérience, Roger De Coster, sa puissance de feu, c’est un choix
qui en 2015 avait interpellé de nombreux observateurs. Pourquoi un jeune
pilote qui sort d’une saison exceptionnelle en tant que rookie prend le
risque de repartir à zéro ? Le plus dur
étant toujours de confirmer, mieux
vaut souvent jouer la carte de la continuité avec une moto, un entourage et
une équipe que l’on connaît sur le
bout des doigts… Oui mais, l’appel
du gain est un paramètre que l’on ne
peut occulter. Une carrière est courte,
les risques pris sont très importants
et quand on a seulement vingt ans, un
chèque de plusieurs millions de dollars, ça fait forcément réfléchir. Toujours soutenu par ses principaux sponsors, Fox et RedBull, K-Roc prépare
donc sa deuxième saison 450 au guidon d’une RM-Z RCH, équipe managée par le duo Carmichael/Hart.
Sur le papier, le package fait plutôt
envie. Et sur la piste, ça se passe plutôt
bien également. Après trois courses
de SX, des victoires à Anaheim 1&2,
une seconde place à Phoenix, l’Allemand mène le championnat devant
Dungey et Anderson. Ses débuts idyl-
En 2016, pour sa seconde saison chez Suzuki RCH, K-Roc termine vice-champion SX avant
de dominer l’outdoor pour ce qui reste à ce jour sa plus belle saison US.
liques prennent une tout autre tournure à Oakland. Trop court sur un triple, l’Allemand est stoppé net à la réception. Quinzième de la finale, il perd
sa plaque rouge et pas mal d’illusions.
Quatrième la semaine suivante à A3,
second à San Diego puis Arlington,
l’officiel Suz est toujours dans la
course au titre après sept rounds. Ses
espoirs s’envolent à Atlanta, après un
gros crash lors des essais puis un second en finale, l’Allemand ne termine
que 18e. Blessé à la cheville, il roule
la semaine suivante à Atlanta 2, dans
la douleur (8e) avant de se refaire mal
à Daytona. Sa saison SX se termine
sur cette mauvaise note. Chez Suzuki,
on fait grise mine. En interne, les relations sont tendues avec Ken, mais
également son père qui critique ouvertement le matériel. « Out » plu-
En 2015 et 2016, Roczen a retrouvé
Suzuki, la marque de ses débuts !
De retour en jaune en
2015, l’Allemand s’offre
un début de saison
canon en SX avant de se
blesser et de vivre une
année délicate !
70
sieurs semaines, il signe son retour le
16 mai pour l’ouverture de l’outdoor
à Sacramento. Gêné par une blessure
au dos, il vit un week-end très délicat
(19/5) avant de retrouver le rythme
petit à petit. De retour sur le podium
à Thunder Valley, vainqueur à Mount
Morris, il termine vice-champion derrière Dungey. Ce retour en jaune s’est
finalement traduit par une saison
moyenne lors de laquelle de nombreuses tensions ont émergé. Oui, le
plus dur reste toujours de confirmer,
le Roczen version 2015 peut le confirmer.
➜ 2016
Son contrat portant sur deux saisons,
Roczen est toujours là en 2016. Après
de franches et notables remises en
question de l’ensemble de l’équipe
Suzuki RCH, l’Allemand attaque sa
seconde saison revigoré et bien plus
à l’aise au guidon de la nouvelle RMZ. Après deux courses moyennes pour
débuter son championnat SX, il re-
resultats
2015 : 12e Supercross, vice-champion
Motocross
2016 : vice-champion Supercross, champion
Motocross
trouve le chemin du podium du côté
d’A2 avant de remporter la finale de
Glendale. Également vainqueur à Toronto, Foxborough et East Rutherford, l’Allemand termine vice-champion SX derrière Dungey et devant
Jason Anderson. De retour sur le devant de la scène, il atomise ensuite
l’outdoor en dominant le championnat
de bout en bout avec à la clé neuf victoires et trois deuxièmes places. Après
une première saison délicate en 2015,
Roczen a complètement redoré son
blason. Mais comme il l’avait fait fin
2013 avec KTM quand tout allait bien,
il décide de quitter le team RCH. Nou-
veau transfert à sensation de l’intersaison, K-Roc rejoint le HRC avec
un contrat longue durée en poche.
Après avoir connu deux teams en cinq
saisons US, il s’apprête donc à en découvrir un troisième, le plus prestigieux de l’histoire du supercross américain !
Le style, la vitesse,
le titre, l’Allemand
écrase l’outdoor 2016
de toute sa classe !
Ken Roczen ne s’en
cache pas, il aime
profiter de la vie, faire
du surf, manger des
glaces de temps en
temps, c’est la Roczenlife
comme l’explique
ce patch cousu
sur son pantalon Fox.
À droite, il porte
la plaque rouge n° 1
de champion MX,
nous sommes en 2015.
71
story
Ken Roczen
2017/2018
C
R
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a
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H
n
a
c
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r
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m
A
À la recherche du titre suprême en SX
US depuis 2003 et le sacre de Ricky
Carmichael, Honda décide de casser
sa tirelire pour attirer la star
allemande. Le 15 octobre 2016 lors
de la Monster Cup, Ken Roczen débute
officiellement chez les reds au guidon
d’une 450 CRF made in HRC.
L’ouverture d’un nouveau chapitre.
➜ 2017
En signant Roczen à coup de millions
de dollars, la stratégie d’Honda est
claire. Dominé depuis des années par
Yamaha, Suzuki, Kawasaki et KTM,
le premier constructeur mondial n’a
toujours pas réussi à faire gagner sa
450 CRF en supercross US. Si les reds
ont remporté des courses avec Barcia,
Canard, Seely, ils n’ont jamais décroché la couronne suprême. Il est temps
de remédier à cela, d’où l’opération
K-Roc. Dès sa première sortie avec
la CRF lors de la Monster Cup, KR
montre qu’il n’a pas mis longtemps à
s’adapter à sa nouvelle équipe. Il
gagne deux manches sur trois, mais
se prend aussi un volume mémorable.
On ne le sait pas encore, mais cette
course donne le ton de ce que sera
son début d’année 2017. En engageant
Roczen, Honda s’est attaché les services d’un champion potentiel, mais
également ceux d’un garçon roi de la
communication et des réseaux sociaux. Quelques semaines avant A1,
il est la vedette d’une vidéo Terrafirma
revival dans laquelle il évolue au guidon d’une 250 CR ex-McGrath. KR
crée un nouveau buzz quelques jours
plus tard en débarquant à la traditionnelle conférence de presse d’avant
Début de saison 2017, Roczen est en feu et domine le début du championnat de SX avant de
se blesser gravement au bras !
saison en costume-cravate quand tous
ses rivaux portent les chemises de
leurs teams. Le championnat n’a pas
encore débuté que l’Allemand éclipse
déjà tout le monde. Son histoire
d’amour avec Honda commence de
la plus belle des manières puisque
dans la foulée, la star gagne A1 puis
San Diego. Mais dès le week-end suivant, de retour dans l’Angel Stadium
pour A2, l’Allemand se pulvérise le
bras à la suite d’un terrible crash.
L’image est horrible et les souffrances
qu’il devra endurer lors des mois suivants le sont tout autant. Après avoir
évité l’amputation de peu, Roczen
subi de multiples interventions chirurgicales dans une clinique spéciali-
3 du MX 450 2018, Roczen s’est
relancé après des mois de galères !
e
En 2017, Roczen
découvre cette superbe
450 CRF made in HRC.
En 2018, il termine sur
le podium final de
l’outdoor à son guidon
après une saison
régulière.
72
sée. Sa carrière sportive passe alors
au second plan et rien ne dit qu’il
pourra remonter un jour sur une
moto. Au prix d’efforts quotidiens, son
caractère de champion et son mental
l’aident à trouver le chemin de la rédemption. En fin d’année 2017, Roczen est de retour en selle pour préparer 2018. S’il n’a quasiment pas
roulé de l’année, l’histoire de son combat a marqué le monde du MX et renforcé son image de champion à part.
Côté HRC, comme ce fut le cas dans
le passé avec Trey Canard, on n’a jamais laissé tomber Roczen. Mais les
faits sont là, le palmarès SX de la 450
CRF est toujours vierge.
➜ 2018
Durant tout l’hiver, Roczen prépare
donc son come-back sans oublier de
le mettre en scène sur les réseaux sociaux. Travail physique acharné, rou-
resultats
2017 : 20e Supercross
2018 : 18e Supercross, 3e Motocross
kr stats
Depuis son arrivée officielle sur
le sol US, Ken Roczen a remporté
34 victoires auxquelles s’ajoutent
65 podiums. Le pilote allemand
s’est offert trois titres, un en 250
SX et deux en outdoor 450.
Victoires : 34
➜ 250 SX: 6
➜ 250 MX: 2
➜ Supercross: 11
➜ Motocross: 15
Podiums : 65
➜ 250 SX: 12
➜ 250 MX: 16
➜ Supercross: 18
➜ Motocross: 19
Cette année, l’Allemand
lage avec son pote Adam Cianciarulo,
K-Roc est en mode « Robocop » afin
d’être opérationnel pour Anaheim 1.
Un an après le pire chapitre de sa
jeune carrière, Kenny retrouve ses rivaux derrière la grille d’A1. Sa présence fait déjà figure de victoire. Quatrième de la finale, il retrouve le
podium une semaine plus tard à Houston (2e). Il galère ensuite un peu à A2,
épreuve délicate à aborder émotionnellement compte tenu de son accident survenu sur cette piste douze
mois plus tôt. Derrière, il retrouve la
flamme à Glendale (3e) puis Oakland
(2e) où il n’est pas loin de gagner. Dauphin d’Anderson après cinq courses
avec une quinzaine de points de retard, sa montée en puissance est indéniable. Le miracle Roczen est en
train de prendre forme, suivi par plus
d’un million de followers sur Instagram. Sept jours plus tard, le rêve se
transforme une fois de plus en cauchemar. À la suite d’une attaque mal
contrôlée sur Webb, Kenny chute et
se retrouve le bras pris dans la roue
arrière de la Yamaha Monster. Cette
nouvelle fracture met déjà un terme
à sa saison SX. Depuis son arrivée en
rouge, il n’aura donc disputé que neuf
petites finales sur les trente-quatre
que compte le calendrier américain !
Après une nouvelle opération et plusieurs semaines de convalescence,
« Iron Ken » signe un nouveau comeback. Le 11 mai dernier, il est donc
de retour en selle pour l’ouverture du
championnat MX de Sacramento
(6/16). De mieux en mieux week-end
après week-end, auteur de six podiums
en douze courses, vainqueur d’une
manche à Budds Creek et sur le podium final derrière Tomac et Musquin,
Roczen s’est enfin relancé. Pour la
première fois depuis son arrivée chez
Honda, il a terminé un championnat a retrouvé le chemin des
podiums, un vrai
sans pépins physiques. D’ici quelques
bonheur !
jours, il sera au départ d’A1 pour la
sixième année consécutive en 450 ! À
24 ans, il a encore tout l’avenir devant
lui pour atteindre son objectif, décrocher le titre Supercross ! ■
ROCZEN DIGEST
➜ Né le : 29 avril 1994 (24 ans)
➜ Nationalité : allemande
➜ Statut : officiel Honda HRC en SX/MX US
➜ Numéro AMA : 94
➜ Palmarès : 18 SX, 3 MX 2018 (Hon) ; 20 SX 2017
e
e
e
(Hon) ; vice-champion SX, champion MX 2016 (Suz) ;
12e SX, vice-champion MX 2015 (Suz) ; 3e SX, champion
MX 2014 (KTM) ; champion SX Lites West coast, vicechampion MX Lites 2013 (KTM) ; 3e SX Lites East coast,
4e MX Lites 2012 (KTM) ; champion du monde MX2
et 6e SX Lites West coast 2011 (KTM) ; 2e MX2 2010
(Suz) ; 5e MX2 2009 (Suz).
73
HOLESHOT
Par JCV – Photos ODV, MB, LR, Cudby
Championnat US de Supercross
20
c’est aujo
74
019
ourd’hui !
Dans quelques jours,
les stars du SX US
seront de retour
pour l’ouverture du
championnat 2019.
En 450, Jason
Anderson sera l’homme
à battre. Trois pilotes
ne pensent qu’à cela :
Marvin Musquin, Eli
Tomac et Ken Roczen.
Côté 250, les
champions 2018 étant
montés chez les gros
bras, les deux côtes
s’annoncent très
ouvertes !
75
HOLESHOT
Championnat US de Supercross
Husqvarna
Champion Supercross avec Anderson et 250 East coast avec Osborne, le team HVA
Rockstar Energy sort d’une saison exceptionnelle. En 2019, les Autrichiens aligneront
cinq machines d’usine, deux dans la catégorie reine plus trois en 250. Toujours
en charge du team, Bobby Hewitt a repensé sa composition d’équipe.
Jordan Bailey, Michael
Mosiman, Thomas
Covington, Zach
Osborne et Jason
Anderson sont les
officiels HVA Rockstar
en 2019 !
Rockstar Energy 250
Thomas Covington, Michaël
Mosiman #36, Jordan Bailey #133
Classe : 250
Résultats 2018 : Michaël Mosiman 15e East
coast, Thomas Covington 5e MX2
Chez Husky, le team Supercross engagé en 250 se compose de trois garçons qui ne semblent pas en mesure
de jouer les titres. Le plus expérimenté
d’entre eux se nomme Michaël Mosiman. Rookie en 2018, le jeune Ricain
s’est souvent blessé et n’a pas vraiment réussi à prouver son talent. Issue
de la filière jeune Husqvarna, il a malgré tout été conservé, mais n’aura pas
le droit à l’erreur cette année. Pour
l’instant, son meilleur résultat en Supercross est une huitième place à
Saint-Louis. À ses côtés, on trouve
deux newcomers : Jordan Bailey et
Thomas Covington. Le premier débute chez les pros du Supercross et
s’est offert la 16e place finale de l’outdoor 250 cette année. Le second n’a
jamais roulé en Supercross non plus
et revient à la maison après cinq ans
de Mondial MX2 en Europe. Si ce
trio manque d’expérience sur le papier, une bonne surprise n’est pas à
exclure.
Rockstar Energy SX
Jason Anderson #1,
Zach Osborne #16
Classe : Supercross
Résultats 2018 : Jason Anderson champion,
Zach Osborne champion 250 East coast
Dans la catégorie reine, le team HVA
Rockstar aligne deux poids lourds du
En 2019, Jason Anderson devra
assumer son statut de champion !
76
Supercross US, Jason Anderson et
Zach Osborne. Champion en titre,
vainqueur de quatre finales, onze fois
sur le podium lorsqu’il ne gagnait pas,
El Hombre sera l’homme à battre en
2019. Blessé en outdoor l’été dernier,
le nouveau numéro un US a retrouvé
le rythme supercross ces dernières semaines. Deuxième de la Monster Cup
puis vainqueur à Sidney puis Paris,
l’officiel Husqvarna a retrouvé toute
sa grinta, son attaque et son engagement. Oui, comme on dit, le plus dur
reste toujours de confirmer. Jason Anderson est attendu au tournant, il portera le number one, mais le garçon
est fin prêt pour cela. À ses côtés, on
retrouve Zach Osborne qui va débuter
en 450 sur le tard à 29 ans. Double
champion 250 East coast 2017/2018,
Zacho a lui aussi prouvé à Paris qu’il
était déjà bien affûté. Après des semaines d’entraînement en Floride
avec Marvin Musquin et Aldon Baker,
Zach Osborne a parfaitement assimilé
son changement de cylindrée. S’il ne
sera pas un candidat pour jouer le titre, on le sent capable de s’imposer
d’entrée comme l’un des hommes qui
comptent dans ce championnat. À
l’aise dans une équipe qu’il connaît
bien, le rookie est prêt pour son nouveau défi !
Kawasaki
En 2019, Eli Tomac sera une fois de plus le pilote numéro un du team Kawasaki Monster.
4e en 2016, vice-champion 2017, 3e cette année, ET3 part une nouvelle fois pour jouer
le titre que les Verts attendent depuis le retrait de Ryan Villopoto. En 250, les riders Pro
Circuit seront quatre avec le même objectif, retrouver la plus haute marche du podium final.
Monster Energy
Eli Tomac #3, Joey Savatgy #17
Classe : Supercross
Résultats 2018 : Eli Tomac 3e,
Joey Savatgy 4e 250 West coast
Finalement, le temps passe vite. Quatre ans déjà que Ryan Villopoto a
quitté la scène du SX US, quatre saisons durant lesquelles le team Kawasaki Monster n’a plus gagné de titre.
Depuis son arrivée chez les verts, Eli
Tomac a gagné beaucoup de finales
(18), mais le rider du Colorado a aussi
commis beaucoup trop d’erreurs. En
2019, il fait bien évidemment partie
des grands favoris pour le titre. Mais
pour cela, il faudra se montrer plus
régulier tout en gardant cette capacité
à dominer le pack. Vainqueur de la
MEC et du million de dollars qui va
avec, ET3 doit réussir en SX ce qu’il
fait depuis deux ans en outdoor. Désormais comme à la maison chez Kawasaki, en phase avec la KX-F et toute
l’équipe technique, à lui de mettre
bout à bout toutes les pièces du puzzle
comme ont su le faire avant lui Villopoto, Dungey et plus récemment Anderson. Pour 2019, il récupère un nouveau teammate en la personne de Joey
Savatgy. Transfuge de chez Pro Circuit,
team avec lequel il a disputé les quatre
dernières saisons 250, le Ricain a signé
pour un an. Excellent pilote de SX et
de MX, vice-champion West en 2016,
3e à l’Est en 2017, il sort d’une année
moyenne (4e à l’Ouest). Très bon à la
Monster Cup, troisième de l’épreuve,
il aurait dû gagner la dernière manche
sans les consignes d’équipe visant à
offrir la victoire à Tomac. Rookie
comme Osborne et Plessinger, il aura
pour objectif de se rapprocher le plus
possible du top cinq tous les weekends.
Monster Energy
Pro Circuit
Austin Forkner #24, Garrett
Marchbanks #61, Martin Davalos
#73, Adam Cianciarulo #96
Classe : 250
Résultats 2018 : Austin Forkner 4e East coast,
Martin Davalos 14e East, Adam Cianciarulo 2e West
coast
Un seul changement est à noter chez
Kawasaki Pro Circuit, le remplacement de Joey Savatgy par le jeune
Garrett Marchbanks déjà intégré au
team cette saison en outdoor. Auteur
de quelques belles manches, blessé
par la suite, le rookie va découvrir le
SX pro en 2019. Ses trois teammates
ont beaucoup plus d’expérience. Cianciarulo vient d’enchaîner deux places
de vice-champion, Forkner a gagné ses
premières finales cette saison et Davalos qui revient d’une longue blessure
est un vieux de la vieille. Avec AC96
et Forkner, Mitch Payton a clairement
deux atouts pour jouer la gagne à l’Est
comme à l’Ouest. La dernière couronne
250 SX décrochée par un rider PC remonte au sacre 2017 de Justin Hill.
Eli Tomac en 450 et
Adam Cianciarulo
(#92) en 250 SX sont
de sérieux candidats
aux titres !
Kawa Monster attend un titre 450
SX depuis la retraite de Villopoto !
77
HOLESHOT
Championnat US de Supercross
Honda
Chez les rouges, le mercato d’hiver a vraiment été très calme. Du côté du HRC,
Ken Roczen et Cole Seely sont de nouveau associés après une saison 2018 plombée
par les blessures. En 250, le team Geico repart à l’attaque des deux côtes avec
cinq riders et une seule nouvelle recrue : Hunter Lawrence.
78
HRC
Cole Seely #14, Ken Roczen #94
Cole Seely est bien
de retour après sa
grave blessure !
Classe : Supercross
Résultats 2018 : Cole Seely 17e, Ken Roczen 18e
Chez Honda, on repart sur les mêmes
bases et un team de deux pilotes composé de Ken Roczen et Cole Seely.
En 2018, le premier a disputé les six
premiers rounds du championnat, signé trois podiums avant de se blesser
à San Diego. Son teammate s’est aligné au départ d’une finale de plus
puis s’est gravement amoché à Tampa.
Si l’Allemand est ensuite revenu en
outdoor (3e), le Californien fêtera son
grand come-back sur la piste d’Anaheim, onze mois après son terrible
crash. Pour K-Roc, l’objectif est bien
évidemment de redevenir un candidat
au titre. Vice-champion 2016 derrière
Dungey, il veut oublier ses deux dernières saisons noires et enfin justifier
son transfert astronomique chez les
reds. Roczen n’a plus gagné de course
depuis le 14 janvier 2017, une éternité
pour un compétiteur de sa trempe.
Pour sa troisième année de contrat
avec le HRC, il serait de bon ton de
boucler une saison complète en SX.
Cole Seely attaque de son côté sa cinquième année consécutive avec
Honda. 3e du championnat en 2015,
6e en 2016, 7e en 2017, il a été confirmé
en tant que factory rider alors que de
nombreux doutes ont longtemps subsisté sur sa capacité à revenir au plus
haut niveau après son dernier accident. Avant celui-ci, CS14 s’était offert
un début de championnat intéressant
avec notamment une seconde place
sur ses terres d’A2. De retour en
forme depuis plusieurs mois, il devrait
arriver prêt en janvier. À 100 %, Seely
reste bien évidemment un candidat
au podium.
Smartop Motoconcepts
Justin Brayton #10, Malcolm
Stewart #27, Vince Friese #42
saison en SX US et reste l’un des meilleurs seconds couteaux du championnat. Aidé par le team depuis plusieurs
semaines, Malcolm Stewart pourrait
bien être de la partie lui aussi, à condition de trouver un budget suffisant.
Les deux parties sont sur la même
longueur d’onde afin de trouver une
solution pour Mookie, onzième du
dernier championnat au guidon d’une
RM-Z du team Suzuki JGR Yoshimura.
Geico
Jeremy Martin #6, Chase Sexton
#23, RJ Hampshire #31, Christian
Craig #38, Hunter Lawrence #196
Classe : 250
Résultats 2018 : Jeremy Martin 3e East coast,
Chase Sexton 5e West coast, RJ Hampshire 11e
East coast, Christian Craig 9e West coast,
Hunter Lawrence 9e MX2
Chez Geico, on a joué la carte de la
continuité. Le but sera bien évidemment de jouer les deux titres 250 SX,
à l’Ouest comme à l’Est. La dernière
couronne de l’équipe remonte à 2016
avec le sacre de Malcolm Stewart. Sur
le papier, il y a du talent. Rookie l’an
passé et 5e à l’Ouest en signant des
podiums, Chase Sexton fait partie des
« titrables » potentiels. Gravement
blessés en outdoor, Jeremy Martin et
Christian Craig auront également de
gros objectifs. Le premier a gagné une
finale cette année, le second a réussi
de belles finales avant de switcher en
450. À ce jour, leurs palmarès restent
vierges de titre en SX. Blessé à Daytona puis auteur d’un bel outdoor
(4e), RJ Hampshire peut lui aussi viser
haut pour sa cinquième année dans
la catégorie. Unique recrue en provenance du MX2, Hunter Lawrence
s’apprête de son côté à découvrir un
nouveau monde. L’Australien est là
pour apprendre tout en restant ambitieux.
Hunter Lawrence est
la seule recrue
du team Geico !
Classe : Supercross
Résultats 2018 : Justin Brayton 5e,
Malcolm Stewart 11e, Vince Friese 12e
Le team managé par Tony Alessi sort
d’une très bonne saison avec la cinquième place finale de Brayton et sa
victoire à Daytona, sa première à titre
personnel, mais également la première
de l’équipe. JB10 est toujours sous
contrat pour l’an prochain et ses récentes performances en Australie puis
à Paris ont bien démontré qu’il restait
une vraie pointure. Il sera toujours
associé au rugueux Vince Friese. À
28 ans, le garçon sort de sa plus belle
Ken Roczen s’est préparé tout
l’hiver pour jouer le titre 450 !
79
HOLESHOT
Championnat US de Supercross
KTM
Chez KTM Red Bull, on souhaite récupérer le titre 450. Vice-champion 2018, passé proche
du sacre, Marvin Musquin est bien évidemment le pilote numéro. Il est associé à Copper
Webb alors que Baggett et Bloss repartent chez Rocky Mountain avec du matos d’usine.
Le team TLD s’occupe toujours du programme 250 avec deux pilotes sur chaque côte.
bras. À l’heure de boucler ces lignes
et compte tenu de l’état de forme de
son duo franco-américain, le team
KTM Red Bull n’affichait donc pas
son habituelle sérénité.
Rocky Mountain
Blake Baggett #4, Benny Bloss #29
Classe : 250
Résultats 2018 : Blake Baggett 4e,
Benny Bloss 16e
Six pilotes d’usine
porteront les couleurs
KTM en 2019, trois
en 250, deux en 450 !
RedBull
Cooper Webb #2, Marvin Musquin #25
Classe : Supercross
Résultats 2018 : Marvin Musquin 2e,
Cooper Webb 9e
Comme tous les teams d’usine 2019,
KTM Red Bull alignera deux riders.
Déjà sous contrat, Marvin Musquin
reste bien évidemment le numéro un.
Troisième en 2017, vice-champion
2018, il lui reste une marche à gravir
pour décrocher la lune. Petit pro-
blème, le Français s’est blessé au genou mi-novembre et a perdu un bon
mois de préparation. Sera-t-il prêt
pour Anaheim, c’est la grande question. Lui-même est incapable de le
dire aujourd’hui. MM25 a attaqué la
rééducation quelques jours seulement
après son pépin avec l’espoir de revenir le plus rapidement possible.
Avec l’expérience qui est la sienne,
son entourage très professionnel, tout
est mis en œuvre pour qu’il soit prêt
à entamer le combat dès le premier
round. On croise les doigts. Cette année, son teammate se nomme Cooper
Webb. Arrivé chez KTM après deux
premières saisons 450 très moyennes
passées chez Yam US, l’Américain
doit se relancer. Pas vraiment dans le
coup pour ses débuts à la Monster
Cup, il n’était toujours pas prêt minovembre, aussi bien physiquement
qu’en termes de vitesse de pointe.
Désormais coaché en Floride chez
Baker, il lui reste encore quelques semaines pour monter en puissance sous
peine de rester un espoir qui ne percera jamais réellement chez les gros
Pour cette nouvelle saison, Musquin
est associé à Cooper Webb !
80
Team satellite de l’usine, l’équipe
KTM Rocky Mountain reprend sur
les mêmes bases. Quatrième du dernier championnat SX, Blake Baggett
repart avec l’ambition d’accrocher enfin une première victoire en 450, lui
qui aborde sa cinquième saison dans
la catégorie. Cinq fois sur le podium
en 2018, BB4 est une valeur sûre du
championnat, mais on ne l’imagine
pas aller beaucoup plus haut. Le petit
Californien aura toujours Benny Bloss
à ses côtés. Auteur de trois top dix
l’an passé dont une sixième place à
Las Vegas, excellent en outdoor (7e)
dans la foulée, l’Américain de 21 ans
doit passer un cap et entrer plus régulièrement dans le top dix.
Troy Lee Designs
RedBull
Shane MCElrath #12,
Jordon Smith #28,
Sean Cantrell #40, Mitchell Falk
Classe : 250
Résultats 2018 : Shane McElrath 3e West
coast, Jordon Smith 2e East coast, Sean Cantrell 7e
East coast
Chez KTM TLD RedBull, on aimerait
bien que 2019 soit une année synonyme de titres. L’équipe compte deux
valeurs sûres avec Jordon Smith et
Shane McElrath plus deux jeunes
moins expérimentés. Rookie l’an
passé, Sean Cantrell s’en est bien sorti
avec une 7e place finale, mais il devra
monter en puissance pour justifier son
statut. Chez Katé le newcomer de l’année s’appelle Mitchell Falk. Sur les
podiums en catégories Open Pro
Sport et 250A (3e) à la Loretta Lynn’s
cette saison, il va découvrir le SX dans
les meilleures conditions possibles
avec une KTM Factory. La dernière
fois que cette machine a remporté un
titre, c’était en 2015 sur la côte Est
avec Marvin Musquin. Ça commence
à faire long ! McElrath et Smith savent
quelle est leur mission pour 2019.
Suzuki
Chez Suzuki, tous les espoirs sont concentrés chez JGR Yoshimura.
Pour le moment, une seule recrue officielle a été annoncée, il s’agit
d’Alex Martin qui pilotera la 250 RM-Z. Justin Hill va débuter en 450
alors que Peick et Reed ont probablement leurs sorts liés.
LE CALENDRIER 2019
un certain flou
entoure le team
JGR. Si Justin
Hill et Weston
Peick sont officiellement les
deux pilotes
d’usine, la grave
blessure de ce
dernier à Paris
remet en question pas mal de
choses. Après
avoir roulé en
Justin Hill (#46) est assuré de disputer le championnat 450.
jaune à la MEC
De son côté, Reed pourrait profiter de la blessure de Peick, à suivre…
puis en Australie,
Chad Reed bataillait toujours pour trouver un budget qui lui aurait permis de débuter
Alex Martin #26, Weston Peick #18,
la saison normalement. Chez JGR, le
Chad Reed #22, Justin Hill #46
boss ne veut plus dépenser d’argent
Classe : 250/450
Résultats 2018 : Alex Martin 23e West coast,
Justin Hill 6e West coast, Weston Peick 6e,
Chad Reed 13e
Comme chez KTM avec la méforme
de Webb et la blessure de Musquin,
Yoshimura JGR
Janvier
➜ 5: Anaheim
➜ 12: Glendale
➜ 19: Anaheim
➜ 26: Oakland
Février
➜ 2: San Diego
➜ 9: Minneapolis
➜ 16: Arlington
➜ 23: Detroit
Mars
➜ 2: Atlanta
➜ 9: Daytona
➜ 16: Indianapolis
➜ 23: Seattle
➜ 30: Houston
Avril
➜ 6: Nashville
➜ 13: Denver
➜ 27: East-Rutherford
Mai
➜ 4: Las Vegas
avec le programme
SX ce qui explique
la complexité du cas
Reed. Depuis le
crash de Peick à Paris, rien ne dit qu’il
sera opérationnel en
janvier, même si son
état s’est nettement
amélioré. Si WP
n’est pas remis,
CR22 héritera-t-il
directement de la
RM-Z, la réponse
reste en suspens.
Une chose est sûre
en revanche, Alex
Martin déboule dans le team pour
faire rouler la 250 RM-Z en SX
comme en MX. Blessé l’an passé, il
espère se relancer.
Chez les jaunes, Justin Hill va
débuter sa carrière en 450 SX…
81
HOLESHOT
Championnat US de Supercross
Yamaha
Six factory riders porteront les couleurs Yamaha Monster
Energy en 2019, quatre en 250, deux en Supercross. Les bleus
ont misé sur la continuité. Plessinger arrive en 450 aux côtés
de Barcia et n’a pas été remplacé chez Star Racing.
semble aller pour lui. Il quitte la
catégorie 250 avec un doublé SX/MX
et vient de récupérer le numéro sept.
Problème, après un MX des Nations
désastreux pour son image, Plessinger
s’est très vite blessé en préparant
2019 avec sa nouvelle 450. Si l’info
est restée plutôt secrète, AP7 a été
victime d’une bonne commotion cérébrale qui l’a mis sur la touche un
moment. Ce type de blessure étant
toujours délicat, il est impossible de
savoir aujourd’hui dans quel état il
abordera Anaheim 1.
Star Racing
Monster Energy
Dylan Ferrandis #34, Justin
Cooper #32, Colt Nichols #39,
Mitchell Oldenburg #66
Classe : 250
Résultats 2018 : Dylan Ferrandis 22e East
coast, Justin Cooper 26e West coast,
Colt Nichols 13e East coast, Mitchell Oldenburg
13e West coast
Une fois de plus, le team Yamaha Star
On croise les doigts
pour que Dylan
Ferrandis garde son
beau sourire toute la
saison. En 450, Barcia
(#51) et Plessinger
sont associés.
Monster Energy Factory
Aaron Plessinger #7,
Justin Barcia #51
Classe : Supercross
Résultats 2018 : Aaron Plessinger champion
250 West coast, Justin Barcia 10e
Justin Barcia, dixième du championnat
2018, et Aaron Plessinger, champion
250 West coast, sont les deux riders
officiels en 450. De retour au top cette
année, Bam Bam a retrouvé le chemin
du top trois à A1, Houston et Glendale
avant de se blesser et de signer une
fin de championnat correcte. Avec
lui, Yamaha dispose d’un candidat
au podium. Très à l’aise au guidon
de la nouvelle YZ-F, le jeune marié
est principalement resté aux USA
durant l’hiver et n’a disputé que le
SX de Genève. Il s’impose comme
une valeur sûre, sans pour autant
avoir l’étoffe d’un candidat au titre.
Son nouveau teammate se nomme
Aaron Plessinger. Sur le papier, tout
Chez Yamaha, Ferrandis et Cooper
sont deux grands favoris en 250 !
82
Racing dispose de l’une des équipes
les plus prometteuses en 250. Après
les titres de Webb en 2015/2016 et
Plessinger en 2018, les Bleus rêvent
d’enchaîner. Avec Dylan Ferrandis,
impressionnant à Paris en 450 et la
pépite Justin Cooper étincelant en
outdoor pour sa saison de rookie,
l’équipe dispose de deux options très
intéressantes. Rapides mais blessés
tous les deux en 2018, Nichols et Oldenburg font d’excellents seconds pilotes capables de jouer des podiums
occasionnellement. Avec ce quatuor,
nul doute que l’on devrait retrouver
des YZ-F aux avant-postes à l’Est
comme à l’Ouest ! ■
SPORT
Par Léo Demeester – Photos PH, M. Brunner
Championnat de France des Sables
KTM
à la relance !
La dernière victoire de KTM au Touquet
remonte à 1986. Après le succès de Kees
Van Der Ven, les Autrichiens sont entrés
dans une longue période de disette. Pour
autant, l’usine ne s’est pas découragée.
Depuis l’an passé, un vrai programme sable
a été relancé. En 2019, l’équipe factory
vise la victoire. Explications !
84
85
Très régulier, Jeffey
Dewulf a pris
la plaque rouge
de leader au soir
d’Hossegor.
a firme orange a posé la première brique de son nouvel édifice lors de la présaison 2017/18 en
recrutant officiellement Camille Chapelière. Dans le même temps, Nathan
Watson s’est pointé lui aussi à Berck
au guidon d’une 450 SX-F. Les bonnes
performances cumulées du rider fran-
L
L’AVIS DE CHAPELIERE...
Champion de France des Sables
en 2016 au guidon d’une Yam, le
Normand exilé dans le Sud-Ouest
porte les couleurs KTM depuis
l’an passé.
« La saison passée, j’ai démarché
personnellement KTM pour intégrer le team
Factory. J’avais un petit soutien de l’usine pour ma saison mais ça
s’arrêtait la. Maintenant, beaucoup de choses ont changé. Tout d’abord
mon coéquipier Nathan Watson est un mec cool avec qui je peux tester
les pièces pour les courses. Toute la partie développement provient
directement de l’usine. On a un vrai suivi pour que la moto marche comme
il faut. Dans l’équipe, il y a déjà deux pilotes officiels et ça fait beaucoup
pour le championnat et Le Touquet. La marque aime bien tout structurer.
Je ne pense pas qu’ils feront venir des pilotes de GP au Touquet. C’est
plutôt Husqvarna qui devrait s’investir dans le sable, avec peut-être, dès
l’année prochaine, un retour. »
86
çais et du rider britannique ont donné
envie à l’usine d’en faire encore plus
pour le championnat en cours. C’est
dans cette optique que le team KTM
Factory Racing a été créé, avec une
préparation précise pour Le Touquet.
Avec déjà deux victoires obtenues
cette saison par Watson, le plan de
marche est parfaitement respecté. Un
dernier objectif reste à atteindre, la
victoire au prochain Touquet, épreuve
lors de laquelle les deux teammates
étaient montés sur le podium en 2018.
Nous en parlions dans notre numéro
précédent, avec deux pilotes officiels
et un pilote support (Jeremy Hauquier), c’est un investissement conséquent qui est réalisé par les Autrichiens. En plus de cette équipe d’usine,
une autre s’est formée, mais privée
cette fois. Deux guidons ont été
confiés à Jeffrey Dewulf et Petar Petrov. North Europe Racing se montre
aux avant-postes du championnat. Visant une victoire lors de la messe touquettoise, ces deux structures placent
la marque autrichienne au premier
plan pour tenir tête à Yamaha. Le re-
tour dans le sable n’a pas qu’un objectif sportif, mais aussi un objectif
marketing. Lors des années Demeester/Béthys/Potisek, Yamaha et Honda
étaient les deux marques les plus représentées dans les paddocks sablonneux. Déjà leader mondial en TT, sur
le devant de la scène en MX2/MXGP
comme aux USA, KTM cherche
maintenant à asseoir sa domination
dans la silice. Surface sur laquelle Yamaha reste la marque à battre, comme
le démontrent les performances récentes de Milko Potisek, Adrien Van
Beveren et Daymond Martens.
Dans le vif du sujet…
Avec deux courses en l’espace d’une
semaine début décembre à Saint-Léger puis Hossegor, les pilotes du championnat ont pu confirmer leur entraînement du mois de novembre.
Certains en ont profité pour recharger
les batteries, d’autres se sont alignés
au départ de la Red Bull Knockout
pour garder le rythme. Mais le réel
objectif reste évidemment Le Touquet.
Au lendemain du rendez-vous landais,
SPORT
Championnat de France des Sables
Déclassé à Hossegor à la suite d’un problème de sonomètre, Milko Potisek reste
très bien placé pour s’offrir le titre et un deuxième Touquet !
le bilan dressé était largement favorable à KTM, et notamment à Nathan
Watson. Le Britannique est sorti vainqueur des deux épreuves même si la
victoire d’Hossegor a eu un goût particulier. Longtemps en tête de la course
avant de se faire déborder par Potisek,
l’Anglais a finalement récupéré la victoire suite au déclassement de Milko
Potisek. Dans l’incapacité de redémarrer son YZ-F après l’arrivée pour la
passer au sonomètre, le pilote Yam a
perdu dix places. Absent à Loon-Plage
pour concurrence de date avec le
WEC, l’Anglais montre que cette année, il faudra une nouvelle fois compter sur lui pour Le Touquet. NW reste
l’atout principal des Autrichiens, il ne
lui manque que Grayan et Le Touquet
à son palmarès, rendez-vous donc en
L’épreuve d’Hossegor a souri aux pilotes KTM avec un triplé signé Watson,
Chapelière et Dewulf, les orange reviennent en force !
2019 pour l’enduriste. Son coéquipier
Camille Chapelière a lui connu une
semaine particulière. Parti en tête à
chaque fois, il a été contraint à l’abandon entre les pins de Saint-Léger à
cause d’un problème d’embrayage. CC
va se rattraper du côté de son nouveau
domicile, la plage des Landes lui offrant un premier podium. Après une
course solide, il a profité d’Hossegor
pour se relancer après un début de
saison compliqué. Progressant au fil
des courses, le Français peut espérer
performer sur les deux dernières
épreuves du championnat. Celui qui
réalise la bonne opération du mois de
décembre, c’est Jeffrey Dewulf, le
Belge complétant un podium 100 %
orange du côté de Capbreton, et récupérant la plaque rouge à égalité de
points avec Potisek. Les « orange » se
retrouvent avec deux pilotes sur le podium provisoire du championnat. Pour
ce qui est de Petar Petrov, le Bulgare
a tout d’abord entamé cette période
en entrant dans le top 5 pour la première fois de la saison à Saint-Léger.
Obligé d’abandonner lors de la
deuxième épreuve alors qu’il était 8e,
il monte lui aussi en puissance. De son
Déjà vainqueur de deux épreuves,
Nathan Watson est en feu !
87
sport
Championnat de France des Sables
RESULTATS
Quatrième et sixième
du provisoire, Sot
(#14) et Watel (#7)
restent dans le coup
pour le podium final.
Saint-Léger
1. Watson (KTM); 2. Potisek (Yam); 3. Dewulf
(KTM); 4. Petrov (KTM); 5. Sot (Yam); 6. Van
De Sande (Yam); 7. Hauquier (KTM); 8. Watel
(Hon); 9. Meplon (Yam); 10. Desprey (Hon); 11.
McKeown (HVA); 12. Dumontier (Suz); 13. Gembala (Yam) ; 14. Cazaunau (Kaw) ; 15. Jagu
(Hon)…
Hossegor
1. Watson; 2. Chapelière (KTM); 3. Dewulf; 4.
Martens (HVA); 5. Martens (Yam); 6. Sot; 7.
Kellett (Yam); 8. Watel; 9. Meplon; 10. Dumontier; 11. Potisek; 12. Florin (Kaw); 13. De Sande;
14. Desprey; 15. Collignon (Hon)…
Provisoire
1. Dewulf, 500 pts; 2. Potisek, 500; 3. Watson,
435; 4. Sot, 397; 5. Martens, 390; 6. Watel,
366; 7. Meplon, 358; 8. Chapelière, 350; 9. Desprey, 350 ; 10. McKeown, 345 ; 11. Collignon,
340; 12. Dumontier, 329; 13. Dulot (KTM), 324;
14. Cazaunau (Kaw), 323; 15. Martens, 312…
LES SOUVENIRS DE VIALLOU...
À la fin des années 1990, Fred
Vialle avait signé chez KTM
pour s’aligner au Touquet avec
une moto d’usine. Il revient sur
cette période de sa carrière
et commente la situation actuelle.
« J’ai fait un an avec le programme KTM
usine en 1999. C’était Kees Van Der Ven le patron, il était encore
recordman de victoires sur l’épreuve. Je me suis dit que c’était les
meilleures conditions pour rouler au Touquet. De mon côté, je devais
représenter la marque au mieux alors que David Hauquier était
entraîné pour gagner avec une machine préparée en France. Il s’est
malheureusement fait disqualifier le samedi avant la course alors qu’il
effectuait des tests de carburation. De mon côté, je voulais rouler avec
sa moto, mais on me l’a interdit alors que c’était le top! Finalement,
j’ai découvert les rapports de la moto d’usine dans la ligne droite. C’est
la seule fois où je me suis retrouvé dans le bouchon au goulet. Aujourd’hui,
le team KTM de Watson et Chapelière dispose de bonnes pièces, mais
les deux machines ne sont pas non plus full-factory. Le jour où
ils débarqueront avec la vraie 450 d’usine, Herlings et tous les ingénieurs,
ils mettront deux tours à tout le monde. »
88
côté, Jérémy Hauquier a réussi une
course pleine de maturité entre les
pins en finissant 7e, une belle performance pour le jeune pilote qui avait
connu quelques difficultés en début
de saison. Du côté d’Hossegor, après
un départ réussi, le fils de David Hauquier va malheureusement être
contraint à l’abandon.
Retour en force
des Orange !
Si les voyants sont au vert pour le
team KTM Factory Racing, la fin de
saison nous dira si la marque aux multiples titres mondiaux peut gagner Le
Touquet, et pourquoi pas le championnat par la même occasion. Car si
Watson remporte des épreuves, son
impasse à Loon-Plage lui a fait perdre
beaucoup de points. Notez qu’il occupe actuellement la 3e place. Chape-
lière a lui aussi connu des problèmes
en début de saison et sera trop court
pour espérer remporter le championnat. Celui qui est le mieux placé n’est
autre que le leader actuel, Jeffrey Dewulf. Ex aequo avec Potisek, le Belge
vise lui aussi la victoire en février prochain mais il ne dit pas non au championnat qui serait déjà une victoire
pour son équipe. De retour avec des
moyens conséquents et de l’effectif,
le team Katé officiel se doit de performer. Team manager de l’équipe,
Christophe Meyer a régulièrement les
dirigeants autrichiens au téléphone
après les courses pour parler des résultats. Les pilotes attaquent désormais
la dernière ligne droite avant l’Enduropale avec d’abord la course de
Grayan le 13 janvier prochain. Nul
doute que les KTM boys vont vouloir
y jouer la victoire ! ■
holeshot
Par JCV – Photos PH
SX Tour
Champion de France SX1
pour la troisième année
consécutive et pour
la quatrième fois de sa
carrière, Cédric Soubeyras
a démontré qu’il était bien
le patron du pack tricolore.
En SX2, Adrien Escoffier s’est
offert sa première couronne
nationale après un beau duel
remporté face à Thomas Do,
rendez-vous en 2019 !
Soub
puissance 3 !
90
91
À Amneville, finale
du SX Tour 2018,
Soubeyras a disputé
sa dernière course
chez Suzuki JPM.
epuis 2016, le pack SX1 a
trouvé son boss, c’est Cédric
Soubeyras. Titré pour la troisième année consécutive au soir d’Amneville,
Soub a montré qu’il avait les nerfs solides. Pour mieux comprendre comment notre homme est allé chercher
cette nouvelle couronne, revenons sur
son parcours 2018. Champion d’Angleterre d’ArenaX en février dernier,
Cédric lance parfaitement son année.
Dans la foulée, il s’offre une belle
campagne américaine riche de neuf
D
qualifications consécutives en SX 450.
De retour en France mi-mai, une semaine après Las Vegas, on le retrouve
logiquement en pleine forme à Clermont-Ferrand. Pour l’ouverture du
SX Tour, CS85 tient son rôle de favori.
Dans un stade Marcel-Michelin
chauffé à blanc par les 15 000 spectateurs présents pour ce nouveau grand
rendez-vous du SX français, l’officiel
Suzuki JPM ne tremble pas. Vainqueur
devant un excellent Thomas Ramette
tout juste de retour de blessure et un
Cédric Soubeyras s’est battu
jusqu’au bout pour s’offrir
un 4e titre SX1 !
92
Greg Aranda déjà au rendez-vous du
podium, Soubeyras ne peut rêver de
meilleure entame. Pour lui, les choses
se compliquent pourtant quelques semaines plus tard. Présent le 29 juin à
Châteauneuf-les-Martigues pour le
premier round de la Pro Hexis Supercross, le pilote Suz se fracture le
péroné. Un contretemps malheureux
qui ne l’empêche pas d’être au départ
de la deuxième épreuve du SX Tour
prévue à La Tremblade un mois et
demi plus tard. Second ce soir-là en
dépit d’un manque de roulage, Soub
s’offre ensuite la troisième marche du
podium de l’épreuve de Brienon, ultime rendez-vous outdoor de la saison.
Coleader du SX1 avant d’attaquer les
courses indoor, Cédric assure les gros
les vainqueurs de la saison...
Sept riders ont gagné des finales cette année en SX
Tour, trois en SX2 et quatre en SX1. Ils se nomment
Escoffier, Do, Soubeyras, Teillet, Aranda et Boog.
#1 Clermont-Ferrand
➜ SX2: Thomas Do (Suz)
➜ SX1: Cédric Soubeyras (Suz)
#2 La Tremblade
➜ SX2: Anthony Bourdon (HVA)
➜ SX1: Valentin Teillet (KTM)
#3 Brienon
➜ SX2: Thomas Do
➜ SX1: Xavier Boog (Hon)
#4 Paris
➜ SX2 1: Adrien Escoffier (Hon)
➜ SX2 2: Thomas Do
#5 Lyon
➜ SX2 1: Adrien Escoffier
➜ SX2 2: Thomas Do
➜ SX1 1: Cédric Soubeyras
➜ SX1 2: Greg Aranda (Kaw)
#6 Genève
➜ SX2 1: Adrien Escoffier
➜ SX2 2: Adrien Escoffier
➜ SX1 1: Cédric Soubeyras
➜ SX1 2: Valentin Teillet
#7 Amneville
➜ SX2 1: Adrien Escoffier
➜ SX2 2: Thomas Do
➜ SX1 1: Cédric Soubeyras
➜ SX1 2: Greg Aranda
points à Lyon (1/2), gagne ensuite la
première soirée de Genève avant
d’abandonner dans la seconde. Sorti
une première fois par le Ricain Vince
Friese, victime d’une seconde cabriole,
sa soirée se termine comme ça. Avant
l’ultime rendez-vous lorrain, il ne
compte plus que quatre points
d’avance sur Aranda et cinq sur Teillet.
Leader mais sous pression, Soubeyras
(1/2) fait le job en Lorraine et décroche la timbale. Avec désormais
quatre titres SX1 au compteur, il n’est
plus qu’à deux longueurs du recordman Fabien Izoird. En 2019, Soubeyras repart pour un programme qua-
Avec un podium en Élite MX1 (3e), un succès en Pro Hexis Supercross et une place
de vice-champion SX Tour, Greg Aranda s’est offert une très belle saison !
Soubeyras, Aranda, Teillet, c’est le podium du SX1 cette année, les trois hommes
ont dominé la saison et tous ont gagné des finales !
93
Pour ses débuts chez
Honda SR, Adrien
Escoffier a remporté
le titre SX2 !
Longtemps détenteur de la plaque rouge de leader, Thomas Do s’est fait surprendre
en fin de championnat et termine finalement second, comme en 2017 !
94
Nouveau champion SX2, Adrien Escoffier retrouvera les gros bras en 2019. Thomas
Do sera toujours de la partie en 250, tout comme l’étonnant Julien Roussaly !
HOLESHOT
SX Tour
2019 chez Kawa SN aux côtés
d’Aranda, le second a disputé la dernière finale de sa carrière en Lorraine
avec une belle troisième place. Pour
conclure avec le SX1, on retiendra
aussi la blessure au genou de Ramette.
Thomas avait très bien débuté la saison outdoor (2/3) et sera de nouveau
un client en 2019 chez Suzuki JPM.
Escoffier première !
siment similaire avec l’ArenaX anglais, mais cette fois-ci au guidon d’une
250 HVA. Marque avec laquelle il
roulera aussi en France en 450 sous
les couleurs 2B. Entre temps, il s’envolera une nouvelle fois pour les USA
avec un contrat chez HEP Suzuki pour
disputer une dizaine de courses. Si
Soubeyras est le nouveau champion,
il a cependant dû se battre jusqu’au
bout. Greg Aranda et Valentin Teillet,
tous les deux vainqueurs de deux finales, ont très bien roulé toute la saison. Ils terminent logiquement sur le
podium final dans cet ordre. Teammates chez Honda SR, Fabien Izoird
et Xavier Boog décrochent les quatrième et cinquième places finales. Si
le premier nommé sera de retour en
En SX2, le championnat s’est également joué à l’issue de la toute dernière
finale. Et c’est finalement Adrien Escoffier qui s’est imposé. Son histoire
mérite d’être racontée. Pilote SX1 depuis plusieurs saisons au guidon d’une
HVA privée, l’Aixois n’avait pas forcément prévu de redescendre de catégorie cette année. Le jeu des chaises
musicales va alors bouleverser ses
plans. Champion SX2 2017 chez Suzuki JPM, Yannis Irsuti, parti aux US
en début d’année avec Soubeyras, rentre en France et quitte les jaunes dans
la foulée. Sur le marché, lrsuti reçoit
alors une offre intéressante d’Honda
SR. Alors que le contrat est sur la table, le team Kawasaki Bud Racing entre dans la danse et relance les négociations. Au dernier moment, Yannis
se tourne finalement vers les verts.
Peu à l’aise avec la KX-F, il quittera
l’équipe quelques semaines plus tard
pour retrouver une YZ-F préparée
par Didier Vuillemin. Alors que la
forme revient, le champion en titre
se blesse très sérieusement à Brienon
et doit tirer un trait sur sa saison. C’est
donc le choix d’Irsuti qui a permis à
Escoffier de rejoindre l’équipe de
Josse Sallefranque quelques semaines
avant les premiers SX estivaux. Et
très vite, Adrien va prendre confiance
en lui au guidon de la 250 CRF. Vainqueur de la Pro Hexis SX2 en septembre, solide en SX Tour lors des
épreuves outdoor (5/2/4), le red rider
monte en puissance à Paris (1/2) en
gagnant sa première finale. Derrière,
il ne va plus jamais baisser de rythme.
Très bon à Lyon (1/4), il prend ensuite
les commandes du championnat en
dominant Genève (1/1) avec autorité.
Comme Soubeyras chez les gros bras,
Adrien gère avec maîtrise la finale
d’Amneville (1/4) pour s’offrir un premier titre plus que mérité. L’an prochain, il n’aura pas la chance de porter
la plaque de numéro un puisqu’on le
retrouvera en SX1, toujours chez SR
et avec de belles ambitions. Son dauphin se nomme Thomas Do. Très bon
toute la saison, vainqueur de cinq fi-
RESULTATS
➜ Lyon
SX2 1er soir : 1. Escoffier (Hon); 2. Roussaly (KTM); 3. Bourdon (HVA); 4. Do (Suz);
5. Fonvieille (KTM); 6. Lozzi (HVA); 7. Kappel (Kaw); 8. Regner (Kaw); 9. Clochet
(KTM); 10. Lamarque (Hon)…
2e soir : 1. Do; 2. Roussaly; 3. Lozzi; 4. Escoffier; 5. Lebeau; 6. Regner; 7. Bourdon;
8. Lamarque; 9. Clochet; 10. Fonvieille…
SX1 1er soir : 1. Soubeyras (Suz); 2. Aranda (Kaw); 3. Izoird (Hon); 4. Boog (Hon);
5. Teillet (KTM); 6. Aubin (Suz); 7. Lefrançois (Suz); 8. Le Hir (Hon); 9. Ballanger
(Yam); 10. Dercourt (Yam)…
2e soir : 1. Aranda; 2. Soubeyras; 3. Boog; 4. Izoird; 5. Teillet; 6. Lefrançois; 7. Aubin;
8. Macler (Hon); 9. Le Hir; 10. Ballanger…
➜ Genève
SX2 1er soir : 1. Escoffier; 2. McAdoo (Yam); 3. Fonvieille; 4. Roussaly; 5. Bourdon;
6. Lesiardo (KTM); 7. Lozzi; 8. Do; 9. Guillod (KTM); 10. Clochet…
2e soir : 1. McAdoo; 2. Escoffier; 3. Roussaly; 4. Do; 5. Bourdon; 6. Lozzi; 7. Guillod;
8. Fonvieille; 9. Clochet; 10. Regner…
SX1 1er soir : 1. Brayton (Hon); 2. Craig (Hon); 3. Osborne (HVA); 4. Friese (Hon); 5.
Tixier (KTM); 6. Seely (Hon); 7. Barcia (Yam); 8. Soubeyras; 9. Aranda; 10. Stewart (Hon)…
2e soir : 1. Barcia; 2. Brayton; 3. Craig; 4. Friese; 5. Tixier; 6. Teillet; 7. Seely; 8.
Aranda; 9. Izoird; 10. Vongsana (Hon)…
➜ Amneville
SX2 1er soir : 1. Escoffier; 2. Do; 3. Lozzi; 4. Bourdon; 5. Roussaly; 6. Fonvieille; 7.
Regner; 8. Doré; 9. Briatte; 10. Caillat…
2e soir : 1. Do; 2. Lozzi; 3. Roussaly; 4. Escoffier; 5. Bourdon; 6. Fonvieille; 7. Regner;
8. Briatte; 9. Caillat; 10. Doré…
SX1 1er soir : 1. Soubeyras; 2. Aranda; 3. Teillet; 4. Izoird; 5. Boog; 6. Lefrançois; 7.
Dercourt; 8. Aubin; 9. Macler; 10. Thury…
2e soir : 1. Aranda; 2. Soubeyras; 3. Teillet; 4. Boog; 5. Aubin; 6. Izoird; 7. Macler; 8.
Lefrançois; 9. Clermont; 10. Ballanger…
➜ Classements finaux
SX2 : 1. Escoffier 173 pts; 2. Do 171; 3. Roussaly 138; 4. Boudon 134; 5. Lozzi 121;
6. Fonvieille 94; 7. Regner 70; 8. Doré 33; 9. Clochet 31; 10. Auberson 30…
SX1 : 1. Soubeyras 136 pts; 2. Aranda 132; 3. Teillet 124; 4. Izoird 105; 5. Boog 105;
6. Aubin 70; 7. Lefrançois 55; 8. Dercourt 53; 9. Ballanger 45; 10. Le Hir 45…
nales, le pilote Suzuki s’est un peu
loupé à Genève le premier soir. Ce
qui lui a coûté très cher. Comme en
2017, il laisse échapper le titre à l’issue
de la dernière épreuve, et ce pour
deux petits points seulement. Derrière
ce duo, on trouve Julien Roussaly, la
belle surprise de la saison. Pour la
première fois de sa carrière sur le podium à Lyon, le pilote KTM a terminé
l’année en trombe pour finalement
doubler Anthony Bourdon au finish.
Vainqueur d’une finale à La Tremblade, Bourdon n’a pas retrouvé la
même réussite en indoor. Cinquième
du championnat, le sympathique
Pierre Lozzi termine l’année en
beauté avec deux podiums à Amneville (3/2). Il devance au classement
le jeune Calvin Fonvieille qui a, également, goûté au podium du côté de
Genève, une première pour lui. On
n’oubliera pas de mentionner Arnaud
Aubin, cinquième du provisoire après
les outdoors et victime d’une fracture
de la jambe à Paris. Tous ces garçons
seront bien évidemment derrière la
grille du championnat 2019 qui débutera une fois de plus à ClermontFerrand, une excellente nouvelle pour
le sport et le SX Tour ! ■
Le duel Escoffier/Do en SX2
a tourné à l’avantage du premier…
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Honda 450 CRF HRC Tim Gajser 2
Équipements
Sortez vos lunettes de soleil, cette Honda fait mal aux yeux ! Sobre et classe,
son kit déco officiel frappé du logo HRC donne la tendance générale de cette
machine. À l’avant, on trouve un guidon et des poignées Renthal ainsi que
des tés de fourche spéciaux usinés. Tim Gajser aime aussi utiliser une selle
antidérapante spécialement conçue pour cette 450 CRF. Les jantes DID factory
récupèrent des moyeux renforcés et une monte Pirelli. Au niveau de la
transmission, on distingue des éléments Yutaka et Supersprox. Au menu
également, des plastiques Acerbis, de nombreuses protections en carbone
(sabot moteur, disques de frein avant et arrière, guide-chaîne), une visserie
et des repose-pieds titane et pour terminer, un très beau réservoir en alu.
Échappement
Comme c’est le cas aux USA avec les CRF pilotées
par Roczen et Seely, le HRC collabore avec
Yoshimura pour développer les lignes
d’échappement utilisées en MXGP par Gajser
et Bogers. Le très beau collecteur titane se trouve
donc connecté à deux silencieux dont les embouts
sont taillés dans le carbone, trop classe !
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Moteur
C’est un véritable moteur d’usine que l’on retrouve sur
cette Honda HRC. Du coup, impossible d’obtenir des
informations précises, les Reds n’étant pas du genre
à partager ce type d’informations. Extérieurement, vous
noterez la présence d’un carter d’embrayage Hinson. Le
filtre Twin Air se place dans un boîtier en alu et permet
à la CRF de mieux respirer. Durits spéciales pour assurer
un meilleur refroidissement et allumage programmable
font également partie du package. Pour le reste,
on laisse libre cours à votre imagination !
Quatrième du Mondial MXGP cette année avec Tim Gajser à son guidon, la
450 CRF développée par le HRC est l’une des plus belles machines d’usine
du paddock. Notre rubrique focus se fait un plaisir de vous la présenter en
détail, en attendant de découvrir la version 2019.
2018
Suspensions
Ce n’est pas vraiment une surprise, la 450 Honda officielle est
équipée d’un ensemble fourche/amortisseur Showa d’usine.
À l’avant, on trouve un modèle SFF Air TAC sur lequel
on remarque le traditionnel kit de départ. À l’arrière, l’amorto
dispose de multiples solutions de settings qu’il faut affiner
en fonction des conditions de course.
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Par JC Vaschetto
Ricky Carmichael a mis un terme à sa carrière !
Plus grand champion de tous les temps, Ricky Carmichael a dominé le MX et le SX US pendant quasiment
dix ans. Le 23 septembre 2007 à Budds Creek, RC a
mis un terme à sa carrière en terminant en beauté par
une victoire lors du MX des Nations.
icky Carmichael, c’est l’histoire d’un champion hors
norme. Le parcours d’une machine à
gagner emportant tout sur son passage. Le tsunami RC débute ses ravages aux USA en 1997. Il lance sa
dernière lame dix ans plus tard : le
23 septembre 2007. Associé ce jourlà à Ryan Villopoto et Tim Ferry, le
Floridien claque une ultime victoire
lors du MX des Nations organisé sur
ses terres américaines de Budds
Creek. Avant de revenir plus précisément sur cette épreuve, impossible
de ne pas passer en revue l’incroyable
trajectoire de l’une des légendes vivantes de notre sport. « The GOAT,
R
signé deux saisons parfaites en MX
lors desquelles il a gagné toutes les
manches du championnat. Chez les
gros bras, il compte 150 victoires à
son actif : 102 en cross et 48 en SX.
Après une brillante carrière amateur
également teintée de titres multiples,
RC démarre donc chez les pros en
1997 au guidon d’une 125 KX préparée par Mitch Payton et l’ensemble
du team PC. Petit gabarit à la Jeff
Ward, pas forcément le plus technique
au départ, Carmichael se forge finalement un mental et une condition
physique au-dessus de la moyenne.
Sa rencontre avec Aldon Baker et le
début de leur relation en 2000 contribue à son inexorable montée en puissance. Après ses brillantes années Kawasaki (1997/01), « Carmi » remet le
team American Honda sur le devant
de la scène (2002/04) puis termine en
beauté chez Suzuki (2005/07) sous les
ordres de Roger De Coster. C’est en
2006 qu’il dispute sa dernière saison
complète chez les jaunes en remportant les deux championnats SX/MX.
À l’issue de celle-ci, il annonce qu’il
sera toujours au guidon de sa 450 RMZ d’usine la saison suivante, mais seulement pour quelques courses de son
choix. La tournée d’adieux de l’idole
RC se compose finalement de sept
RC a mis un terme à sa carrière
en remportant les Nations 2007 !
the Greatest Of All Time », c’est le surnom de Ricky Carmichael. Tour à tour
pilote officiel Kawasaki Pro Circuit,
Kawasaki US, American Honda puis
Suzuki, le garçon s’est offert la bagatelle de seize titres : quatre en 125 (3
MX, 1 SX East) puis douze en 250/450
(5 SX, 7 MX). Sur l’ensemble de sa
carrière, RC a également réussi l’incroyable performance de rester invaincu en MX. Entre 1997, son année
de rookie, et 2006, sa dernière saison
complète en outdoor, tous les titres
lui sont revenus. Carmichael a aussi
98
SX et de six MX. En Supercross, le
semi-retraité signe cinq secondes
places et gagne à San Francisco puis
à Saint-Louis le 3 mars, son dernier
succès dans la catégorie. En outdoor,
il ne fait pas dans la dentelle en décochant un 6/6 impeccable. Le 12 août,
Ricky quitte donc l’outdoor sur un
dernier doublé à Millville. Il lui reste
alors un peu plus d’un mois pour préparer son jubilé de Budds Creek !
Le dernier défi !
Comme ce fut le cas un an plus tôt en
Angleterre pour Stefan Everts, autre
monument du cross mondial, Ricky
Carmichael prépare sa sortie sur la
course la plus médiatisée de l’année,
le MX des Nations. Déjà vainqueur
de l’épreuve deux fois avec les USA
lors des éditions 2000 et 2005 de SaintJean-d’Angély et Ernée, RC rêve de
sortir en beauté. Bien que gêné depuis
plusieurs mois par le virus d’EpsteinBarr, l’Américain ne peut envisager
autre chose que la victoire. À Budds
Creek, De Coster décide de l’aligner
dans la catégorie MXGP alors que
Villopoto et Ferry disputent les classes
MX2/Open. Auteur des meilleurs
chronos de son groupe devant Reed
et Séb Pourcel, l’officiel Suz gagne
plus que tranquillement sa manche
de qualification en reléguant Langston
et Philippaerts à 30 et 55 secondes sur
une manche de douze tours. Également dominateurs dans leur catégorie,
RV et Ferry sont dans la même dynamique. Dimanche 23 septembre, le
grand jour est arrivé pour Ricky avec
la manche MX2/MXGP. Côté US, on
décide de donner la meilleure place
derrière la grille à Villopoto et sa petite 250. Bien que s’élançant de l’extérieur, « Carmi » négocie bien son
premier virage et se retrouve calé
dans le top dix avant de chuter
quelques virages plus tard. Alors que
Villopoto atomise tout le monde et
mène la manche, « The GOAT »
pointe au seizième rang après deux
tours. Fidèle à lui-même, il sort la
grosse attaque pour revenir vers la
tête. Troisième à la fin du neuvième
tour, il termine à cette place derrière
« Villo » et Chad Reed. Le job est fait
et le team Yankee pointe en tête avec
quatre petits points. Dans la manche
suivante, Villopoto, de nouveau intouchable avec sa 250 PC, et Ferry
(4e) confortent la domination américaine. Pour Ricky, l’heure du dernier
départ est arrivée. La manche
MXGP/open sera la dernière de sa
carrière chez les pros. Et cette fois-ci,
il ne se fait pas surprendre ! En tête
dès la première boucle, il assomme la
concurrence et s’impose en solitaire
devant son teammate Ferry et Grant
Langston. Le rideau tombe alors sur
l’immense carrière du Floridien. Dix
ans après ses débuts, RC quitte la
scène sur un dernier triomphe ! ■
©HVA
.
©S. Cudby
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