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Les Echos - 16 01 2019

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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Coup de mou sur le
marché du crédit conso
Shutterstock
Science Enquête
sur la nouvelle ruée
vers l’éthique
dans l’intelligence
artificielle // P. 14
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // MERCREDI 16 JANVIER 2019 // LESECHOS.FR
Baisse de la natalité : les
risques pour l’économie
L’ESSENTIEL
« UBÉRISATION » : VERS UN
NOUVEAU RÉGIME JURIDIQUE
Le ministère du Travail va élaborer un nouveau « régime juridique » pour les travailleurs des plates-formes Internet dans la future
loi LOM. // P. 2
MACRON PROMET UN DÉBAT
« SANS TABOU »
l Le nombre de naissances est en recul pour la quatrième année de suite.
l L’impact sera négatif, à long terme, sur la croissance et le financement des retraites.
Pour sa première intervention
lors du grand débat, mardi dans
l’Eure, le chef de l’Etat a promis
aux élus d’examiner les questions
soulevées « sans tabou ». // P. 3
A
vec 12.000 naissances en moins en
2018, la France accuse une quatrième année de baisse, selon le
bilan démographique publié mardi par
l’Insee. Un recul de la natalité imputable
en partie à la diminution du nombre de
femmes en âge de procréer et à la baisse du
taux de fécondité, tombé à 1,87 enfant par
femme. Le solde naturel entre les naissances et les décès reste toutefois positif, même
s’il n’a jamais été aussi bas depuis la
Seconde Guerre mondiale. C’est à cet excédent de 144.000 personnes que la France
doit de voir sa population continuer à croître, même faiblement, pour atteindre près
de 67 millions d’habitants. Mais la France
vieillit. Le décès des baby-boomeurs pousse
la mortalité à la hausse, tandis que l’allongement de l’espérance de vie à la naissance est
incertain. Ces évolutions démographiques
ont des implications fortes pour l’économie.
A court terme, les effets peuvent être positifs, les coûts diminuant pour l’Education
nationale. Et le PIB par habitant peut augmenter. Mais, à plus long terme, les effets
sont négatifs, la diminution de la population active pesant sur la croissance et le
niveau de vie. Surtout, le financement des
retraites sera rendu plus difficile.
BREXIT : LES DÉPUTÉS
À L’HEURE DE VÉRITÉ
Les députés britanniques
devaient se prononcer mardi soir
sur l’accord de divorce conclu par
Theresa May avec l’Union
européenne. // P. 7
ENTREPRISES
& MARCHÉS
NETFLIX AUGMENTE LES
TARIFS DE SES ABONNEMENTS
La plate-forme de vidéo par abonnement Netflix augmente de 2 dollars son forfait aux Etats-Unis, à
13 dollars. Mais d’autres pays pourraient suivre. // P. 17
UNE ANNÉE 2018 TRÈS
CONTRASTÉE POUR PSA
Le constructeur a enregistré des
ventes record grâce à l’intégration d’Opel et de Vauxhall. Mais il
a souffert en dehors de l’Europe.
// PAGE 4 ET L’ÉDITORIAL
DE JEAN-MARC VITTORI PAGE 10
// P. 19 ET « CRIBLE » P. 38
LA VOLATILITÉ PÈSE SUR
LES BANQUES AMÉRICAINES
JP Morgan et Citi ont pris de plein
fouet le retournement de la fin
d’année sur les marchés, qui a
pénalisé leurs divisions de banque d’investissement. // P. 34
L’impôt sur les sociétés en France
parmi les plus élevés au monde
ET « CRIBLE » P. 38
FISCALITÉ L’OCDE met en lumière les incohérences de ce prélèvement.
Bourse
Les familles,
premier actionnaire
du CAC 40// P. 31
Un taux élevé, une assiette mitée. C’est souvent
le préjugé qui prévaut concernant l’impôt sur
les sociétés (IS) français. Une comparaison
internationale, publiée mardi par l’OCDE, met
en lumière ses incohérences. Depuis la réforme
fiscale américaine, la France est l’un des pays au
monde où le taux d’impôt sur les sociétés est le
plus élevé. Pourtant, cette recette rentre mal
dans les caisses de l’Etat. L’étude montre
l’ampleur du mouvement à la baisse de l’IS à
l’échelle internationale depuis 2000. Pour avancer sur l’harmonisation au sein de l’UE, la Commission européenne propose de mettre fin à la
règle de l’unanimité en matière fiscale. Ce pavé
jeté dans la mare vise à alimenter le débat avant
les élections européennes. // PAGE 8
Eric Piermont/AFP
Hamilton/RÉA
CARNET // P.37
N’abusons pas
de l’abus de droit
Libre propos de
Gaspard Koenig
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22866
110e ANNÉE
38PAGES
Antilles Réunion 4 €. Guyane-St Martin
5,20 €. Belgique 3,40 €. Espagne 4,30 €.
Grande-Bretagne 3£70. Grèce 4 €. Italie
4,30 €. Luxembourg 3,70 €. Maroc 30 DH.
Suisse 5,70 FS. Tunisie 4,8 TND. Zone CFA
3000 CFA.
FINANCES PUBLIQUES L’économie
allemande a ralenti en 2018, avec une
croissance ramenée à 1,5 %, selon des
premières estimations publiées mardi.
Mais elle a échappé à une récession en
fin d’année. Surtout, l’Allemagne a
dégagé un excédent budgétaire record,
à 1,7 % de PIB, soit près de 60 milliards
d’euros. Cette cagnotte fiscale aiguise
les appétits et suscite des tensions dans
la coalition gouvernementale. La CDU
entend notamment faire voter des baisses d’impôts pour les entreprises,
contre l’avis du SPD.
// PAGE 6 ET L’ÉDITORIAL
D’ÉTIENNE LEFEBVRE PAGE 10
L’après-Ghosn
va s’enclencher
chez Renault
SUR
DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ÉCO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
Excédent
budgétaire
record en
Allemagne
D’un côté, l’Etat multiplie
les normes et les lois.
De l’autre, il étend
la notion d’abus de droit pour
sanctionner ceux qui les respectent
dans l’« intention » d’améliorer
au passage leur sort personnel.
Une dérive dangereuse.
// PAGE 12
Un réunion du conseil devrait
se tenir ce week-end.
AUTOMOBILE Une nouvelle étape va s’ouvrir chez Renault.
Alors que mardi le tribunal de Tokyo a refusé la mise en
liberté provisoire de Carlos Ghosn, le conseil d’administration du constructeur devrait lancer très vite le processus de
destitution de son PDG et la désignation de son successeur.
A ce stade, le patron de Michelin, Jean-Dominique Senard,
tient la corde pour la présidence, mais rien n’est encore joué
pour la direction générale. Pendant ce temps, de nouveaux
documents consultés par « Les Echos » montrent que
l’homme d’affaires franco-brésilien a contourné les règles
déontologiques de Nissan dès 2003, organisant des paiements par Nissan pour ses villas ou pour ses proches, en
toute opacité. // PAGE 18
Franck Crusiaux/RÉA
Federica Del Proposto pour « Les Echos »
L’essoufflement du marché
automobile pèse
sur la croissance. // P. 33
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02 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
FRANCE
Thérapie collective
Entendre la parole pour qu’elle se libère : voilà
comment Macron cherche à rendre son grand débat
attractif. Mais l’essentiel serait que les Français
réapprennent à se parler, entre eux.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
L
es spectateurs
regardent en direct
le chef de l’Etat écouter
les maires relayer sans filtre
la souffrance des Français…
Presque de la téléréalité
politique ! Il y a quelque chose
de vertigineux dans l’exercice
de thérapie collective que
vient de lancer Emmanuel
Macron et, en tout cas,
d’inédit. Pour que le débat
réussisse, il faut qu’il donne
envie. Il faut pouvoir parler.
Les maires normands ne s’en
sont pas privés. Mardi,
l’exécutif a tout fait pour que
la parole se libère. Crayon
à la main, posture d’écoute,
« l’objectif est surtout de vous
entendre », a affirmé
Emmanuel Macron. « Dites ce
que vous avez dans le cœur et
dans la tête. » Pour que les uns
parlent, il faut que les autres
entendent. Les réponses aux
35 questions « seront prises
en compte pour poursuivre
la transformation du pays »,
ont affirmé les deux têtes de
l’exécutif. Travaux pratiques
dans la foulée. L’Association
des petites villes dénonce le
matin « une métropolisation
mal maîtrisée » : l’après-midi,
le président reprend mot
pour mot la formule pour
s’inquiéter de la « fracture
territoriale ». Après le cadrage
de la lettre, l’ouverture
du premier jour. « Il ne doit
pas y avoir de tabou. »
Entendre, parler, mais surtout
« se » parler. La crise des
« gilets jaunes » a révélé une
« société en millefeuille »,
explique le sondeur Jérôme
Fourquet (Ifop). La société en
« silos », où droite et gauche
voyaient se côtoyer différentes
classes sociales, a cédé
la place à « une juxtaposition
de couches qui n’ont plus
d’interconnexions entre elles ».
Comment retrouver
un langage partagé ou juste
un minimum de commun
entre des Français qui ont
perdu confiance, ne parlent
plus le même langage et ne
reconnaissent plus la même
vérité ? Si le débat abat ne
serait-ce que quelques murs,
alors il aura été utile. Cela
implique sans doute une autre
façon d’avancer en politique,
par le consensus plus que par
l’affrontement. Pour réformer,
le président cherchait
jusqu’alors à « nommer les
problèmes, voire les hystériser.
Il a toujours été comme ça :
pour lancer les sujets, il tape
fort. Mais les temps ont changé
et il faut maintenant mettre de
l’huile dans les rouages », lui
suggère son ami Jean-Marc
Borello dans « Le Figaro »…
quelques heures avant qu’il
ne veuille « responsabiliser »
les gens en difficulté, car « il y
en a qui font bien et il y en a
qui déconnent ».
ccornudet@lesechos.fr
en bref
PMA, filiation, embryons : une mission
parlementaire veut tout changer
BIOÉTHIQUE PMA pour toutes les femmes, levée de l’anonymat
des donneurs de sperme, PMA post-mortem… : la mission parlementaire sur la loi de bioéthique a proposé mardi des changements majeurs. Elle a adopté et publié un rapport très attendu, le
dernier avant le début du processus législatif. « Les trois ministères, Santé, Recherche et Justice, décideront quelles préconisations
[de la mission] seront retenues », a souligné le rapporteur, le député
LREM Jean-Louis Touraine. Le projet de loi est aujourd’hui programmé pour un examen au Parlement vers l’été prochain.
Réforme de la justice : des milliers
d’avocats et magistrats défilent à Paris
POLITIQUE Des milliers d’avocats, magistrats et greffiers ont
défilé en robe mardi à Paris pour réclamer une « justice de proximité » et la suspension immédiate de l’examen au Parlement de
la réforme gouvernementale. Cette manifestation nationale s’est
déroulée au moment de l’entame en nouvelle lecture par les
députés de l’examen du texte porté par la garde des Sceaux
Nicole Belloubet. Le texte prône une révolution numérique et la
« simplification des procédures » civile et pénale. Il crée aussi
une nouvelle échelle des peines, afin de désengorger les prisons.
À 7h12, retrouvez Nicolas Barré
pour “L’édito éco”dans le
7h-9h de Nikos Aliagas.
2018, année record pour
la création d’entreprises
l Près de 700.000 entreprises ont vu le jour l’an passé.
l Le nombre de microentrepreneurs a augmenté à lui seul de plus de 25 %.
CONJONCTURE
Marie Bellan
@mbellan1
En 2018, 691.283 nouvelles entreprises ont vu le jour en France, soit
100.000 de plus qu’en 2017 (+16,9 %),
selon les chiffres de l’Insee publiés
ce mardi. Un record. Le précédent
pic remontait à 2010, l’année qui a
suivi la création du statut d’autoentrepreneur. On avait alors atteint
622.000 créations.
Et tous les types d’entreprises
sont concernés par ce succès. Les
microentrepreneurs progressent
de 25,5 % en 2018 (contre +8,7 % en
2017), les entreprises individuelles
de 20 % et les sociétés de 1,6 %. La
progression est plus modeste pour
les sociétés, mais c’est la première
fois que la barre des 200.000 sociétés créées est dépassée.
Créer son propre emploi
Plus de deux créations sur cinq sont
des demandes d’immatriculation
de microentrepreneurs. Plusieurs
facteurs peuvent expliquer cette
poussée spectaculaire. Certains
sont positifs, par exemple le fait que
la création d’entreprise soit davantage valorisée et facilitée depuis
q u e l q u e s a n n é e s e n Fr a n c e .
D’autres le sont moins, comme le
chômage de masse. Certaines personnes créent leur propre emploi à
défaut d’en trouver un dans une
entreprise déjà constituée. Pour
2018, un facteur bien particulier a
joué en faveur de la microentreprise : c’est le doublement des seuils
de chiffres d’affaires qui permettent
de bénéficier du régime simplifié
microsocial et microfiscal (les cotisations sociales sont notamment
forfaitisées). Depuis janvier 2018, ce
seuil est passé de 82.800 euros à
170.000 euros pour les activités de
vente de marchandises ou de denrées, et de 33.200 à 70.000 euros
pour les prestations de services.
Annoncé à l’automne 2017, ce
doublement des seuils a entraîné
une recrudescence des créations de
microentreprises dès la fin de
l’année 2017, mais le phénomène a
pris toute son ampleur en 2018,
comme l’attestent les chiffres
publiés ce mardi. On ne connaît pas
en revanche le nombre d’entrepre-
En 2018, les seuils
de chiffre d’affaires
qui permettent de
bénéficier du régime
simplifié microsocial
et microfiscal
ont été doublés.
neurs en entreprises individuelles
classiques qui auraient quitté leur
régime d’origine pour rejoindre
celui de la microentreprise du fait
de ce doublement de seuils.
2019 devrait être à nouveau une
bonne année pour les créations de
microentreprises. Le gouvernement va tout faire dans ce sens avec
le projet de loi Pacte dont l’examen
redémarre au Sénat cette semaine.
Le texte prévoit en effet la suppression du stage préalable à l’installation (un stage payant) que tous les
créateurs d’entreprise dans le
domaine artisanal et commercial
doivent effectuer depuis la loi Pinel
de 2014. Le texte supprime également l’obligation d’avoir un compte
bancaire professionnel séparé tant
que le chiffre d’affaires ne dépasse
pas 10.000 euros. n
Nouveau « régime juridique » à l’étude
pour les travailleurs des plates-formes
A la suite de l’arrêt de la
cour d’appel de Paris rendu
contre Uber, la ministre
du Travail va engager
des discussions avec
les plates-formes mais aussi
les parlementaires et les
organisations syndicales.
tes-formes, non sans être critiqué.
Un autre élément sera à verser au
débat : l’avis consultatif du Conseil
d’Etat sur le projet de loi. Il estime
que l’inscription d’un dispositif dans
la loi impose de lui donner une
dimension « normative ». Conséquence : si une plate-forme adopte
une charte, elle ne pourra pas faire
son marché dans les sujets énumérés par la loi. Elle devra tous les traiter, y compris « les règles garantissant
Leïla de Comarmond
@leiladeco
A la veille de Noël, le ministère du
Travail était catégorique. La requalification par la Cour de cassation
d’un livreur à vélo en salarié ne
changeait rien, compte tenu du fait
que le cas jugé était caricatural.
L’amendement du député LREM
Aurélien Taché à la loi avenir professionnel prévoyant la possibilité
pour les plates-formes d’adopter
une « charte sociale » en évitant le
risque d’une requalification de
leurs contrats commerciaux en
contrats de travail, sous le contrôle
de l’administration via une homologation, avait été retoqué cet été par
le Conseil constitutionnel. Le dispositif avait été repris quasiment tel
quel dans l’article 20 du projet de loi
d’orientation des mobilités (LOM)
déposé au Sénat fin novembre,
quelques jours après l’arrêt de la
Cour de cassation.
Aller vite
Mais la brèche a été élargie la
semaine dernière par une décision
de la cour d’appel de Paris. Les juges
de seconde instance ont renvoyé devant le Conseil de prud’hommes un VTC en conflit avec la plateforme Uber en requalifiant son
contrat commercial en contrat de
travail. Un jugement qui a fait grand
bruit. Le ministère du Travail a
Le Conseil d’Etat
estime que
l’inscription d’un
dispositif dans la loi
impose de lui donner
une dimension
« normative ».
Manifestation des VTC le 10 janvier dernier. Photo Bertrand Guay/AFP
donc revu sa position. « A la suite du
jugement de la cour d’appel de Paris,
il y a nécessité que le législateur
s’empare rapidement du sujet et définisse un nouveau régime juridique
précisant les liens entre les travailleurs et les plates-formes », explique-t-on dans l’entourage de la
ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Ses services souhaitent aller
vite pour intégrer ce nouveau
régime dans la future loi LOM. Le
report de son examen pour cause de
grand débat national tombe bien.
La première lecture au Sénat doit
démarrer mi-mars dans l’hémicycle. Ce sera un peu court. Le dispositif devrait être finalisé pour la prem i è r e l e c t u r e à l ’A s s e m b l é e
nationale. « Il faut que l’on discute
avec les parlementaires, les platesformes, les organisations syndicales
dans les semaines qui viennent »,
explique-t-on rue de Grenelle.
Pour élaborer le dispositif repris
dans l’article 20 du projet de loi LOM,
le ministère du Travail avait concentré ses discussions sur les seules pla-
le caractère non exclusif de la relation
entre les travailleurs et la plate-forme
et la liberté pour les travailleurs
d’avoir recours à la plate-forme » ou
encore « les modalités visant à permettre aux travailleurs d’obtenir un
prix décent pour leur prestation de
service ».
En outre, le Conseil d’Etat alerte
sur l’obligation de respecter le
préambule de la Constitution de
1946, qui impose de faire bénéficier
d’une participation aux bénéfices
de l’entreprise « tous ceux qui sont
intégrés de façon étroite et permanente à la communauté de travail
qu’elle constitue, même s’ils ne sont
pas salariés ». L’élaboration du nouveau régime juridique devra par
ailleurs être articulé avec les discussions engagées au ministère des
Transports avec les VTC. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 03
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
Face aux maires, Macron s’emploie
à répondre au malaise de la France rurale
la culture, aux loisirs et aux soins,
mais aussi inégalités entre les campagnes et les métropoles, mépris
ressenti de Paris, présence « oppressante » des radars routiers ou
encore poids excessif de l’administration et des normes…
Les critiques et reproches ont
fusé, reflet d’une crise qui ne date
pas d’hier et qui ne se réglera pas
par un seul débat. Certains ont
même évoqué un lien rompu entre
la nation et l’Etat. « Quand est-ce
qu’on arrête la machine à broyer la
machine à proximité ? », a lancé un
maire, semblant résumer le sentiment général.
GRAND DÉBAT
Mardi dans l’Eure, le
chef de l’Etat a promis
d’examiner tous
les sujets soulevés par
les élus « sans tabou ».
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
« La France est gravement malade » ;
« la France est dans une impasse » ;
« nous souffrons d’isolement » ;
« l’Etat ne fait pas d’effort »… Dès ses
premiers échanges avec les maires
de Normandie mardi, à Grand
Bourgtheroulde, dans l’Eure, pour
le lancement du grand débat national, Emmanuel Macron a pu se rendre compte de la gravité de la situation.
Face aux 600 maires majoritairement issus de communes rurales, il
a pu mesurer la profondeur de la
rupture entre la France des villes et
celle des champs, une des explications à la crise des « gilets jaunes ».
Dans le gymnase de cette commune de 3.800 habitants située à
30 kilomètres au sud-ouest de
Rouen, le chef de l’Etat a fait sa première sortie officielle en région
depuis un mois. Grand Bourgtheroulde était placée sous très haute
surveillance policière : les véhicules
étaient fouillés à l’entrée du village,
les passages des piétons filtrés, les
quelques « gilets jaunes » présents
cantonnés au niveau de la mairie.
Ses deux précédentes sorties en
Retour de la campagne
A Grand Bourgtheroulde, face aux 600 maires majoritairement issus de communes rurales, Emmanuel Macron a pu mesurer
la profondeur de la rupture entre la France des villes et celle des champs. Photo Ludovic Marin/AFP
décembre avaient été marquées par
des contextes dramatiques : au
Puy-en-Velay pour rencontrer les
agents de la préfecture incendiée
par les « gilets jaunes » et se rendre
compte par lui-même des dégâts ;
quelques jours plus tard sur le marché de Noël de Strasbourg, touché
par un attentat meurtrier.
« Une fracture sociale, une
fracture territoriale… »
A Grand Bourgtheroulde, Emmanuel Macron n’a pas nié l’ampleur
de la crise qui est venue bouleverser
son quinquennat. Il a évoqué « une
fracture sociale, une fracture territoriale qui n’a cessé de croître, une fracture économique qui a frappé les classes moyennes et une fracture
démocratique ». « Toutes ces fractures, on les a devant nous. Il ne faut pas
avoir peur mais repousser la violence
et la démagogie », a-t-il déclaré.
Placé au milieu du gymnase, les
élus autour de lui, Emmanuel
Macron leur a donc promis, dans
son bref propos liminaire, un débat
« sans tabou ». Malgré les questions
cadrées de la lettre aux Français,
malgré les thèmes prédéfinis par
l’exécutif, et en dépit de la démis-
« Toutes
ces fractures, on les
a devant nous. Il ne
faut pas avoir peur
mais repousser
la violence et
la démagogie. »
EMMANUEL MACRON
A Grand Bourgtheroulde
sion de Chantal Jouanno de la conduite de ce grand débat qui laisse
une impression de verrouillage, il
entend laisser les portes ouvertes.
« S’il y a des questions intelligentes, des sujets que je n’ai pas vus qui
émergent, ils seront aussi pris. Il ne
doit pas y avoir de tabou au moment
où l’on se parle », a-t-il dit aux maires. Il a redit aussi qu’il veut faire de
la période que traverse actuellement la France et de la crise des
« gilets jaunes » une « chance ». Les
maires ont saisi la balle au bond, se
faisant largement l’écho du malaise
général. Fiscalité, mobilité, accès à
Il ne devait pas parler ou presque,
mais Emmanuel Macron n’a pu
s’empêcher de longuement prendre la parole pour apporter des
réponses, donnant souvent raison
aux maires. Il a aussi proposé les
premières solutions : revoir la loi
NOTRe sur les territoires, accélérer
la déconcentration des services de
l’Etat. Il a remis sur le devant son
objectif de transformer l’Etat, rappelant les réformes mises en œuvre
comme le droit à l’erreur ou l’éducation, et défendant celles critiquées
comme les 80 km/h (tout en se
disant ouvert sur les modalités de
mise en œuvre, par un « dialogue
territorial »), l’ISF, la CSG ou la
transformation du CICE.
A l’aise, Emmanuel Macron a
profité de ce débat pour retrouver
les mots de sa campagne présidentielle, comme pour replonger dans
la marmite électorale. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 // FRANCE
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
Pourquoi les Français font de moins
en moins d’enfants
l Pour la quatrième année de suite, le nombre des naissances a baissé en 2018.
l Mais il reste le principal moteur d’une croissance démographique
qui plafonne à 0,3 %.
SOCIÉTÉ
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
La France se régénère mais à un
rythme décidément bien lent. Avec
758.000 naissances recensées en
2018 contre 770.000 en 2017, le nombre de nouveau-nés poursuit sa
pente déclinante amorcée en 2015,
pointe l’Insee dans son dernier
bilan démographique publié mardi.
Ce nouveau recul (12.000) est toutefois un peu moins prononcé
que les années précédentes. Et il
n’empêche pas la population totale
du pays de continuer à croître de
0,3 %. Sans ce ralentissement, la
France aurait tout de même été plus
près d’atteindre en 2018 la barre des
67 millions d’habitants, qu’elle rate
de seulement 7.000 individus
(66,993 millions). Le niveau des
naissances n’a jamais été aussi faible depuis vingt-quatre ans. La
cause est en partie structurelle.
Depuis le milieu des années 1990, le
nombre de femmes de 20 à 40 ans,
la tranche d’âge où elles sont les
plus fécondes, diminue. « Elles sont
8,4 millions en 2018, contre 8,8 millions en 2008 et 9,1 millions en 1998 »,
détaille l’Insee.
Identifiée à la fin de la décennie passée par les démographes, la « diagonale du vide » qui courait des
Ardennes au sud du Massif central
a étendu ses ramifications bien audelà. Le déclin démographique qui
frappe ces territoires, et s’y amplifie,
s’est propagé au sud et à l’ouest de la
Normandie (Cotentin, Orne), au
centre de la Bretagne, au nord des
Pays de la Loire et de la NouvelleAquitaine, à l’est des Hauts-deFrance et à la majeure partie de la
Lorraine. Les pertes de population
s’y chiffrent entre –0,1 % et –0,5 %
par an, voire davantage encore sur
la période 2011 et 2016, selon une
étude de l’Insee publiée ce mardi.
L’étalement urbain
en question
Ces territoires ont le tort d’être trop
éloignés des métropoles, ces grandes agglomérations dont le dynamisme démographique n’a cessé de
se renforcer au cours de cette
période. Celles de Bordeaux, Nantes, Montpellier, Rennes, Toulouse
et Lyon ont ainsi vu leur population
augmenter chaque année de plus
de 1 %. Un taux que seule Montpel-
Un impact négatif
sur la croissance et le
financement des retraites
I
descendu à 1,87 en 2018, accusant
une baisse pour la quatrième année
d’affilée. Conséquence, le solde naturel entre le nombre de naissances et
de décès dégringole, s’établissant à
144.000 personnes, soit moins de la
moitié du pic observé en 2006
(+302.000 personnes hors Mayotte).
Ce chiffre « n’a jamais été aussi bas
depuis la fin de la Seconde Guerre
mondiale », soulignent les experts de
l’Insee. Il n’est pas moins près de
trois fois supérieur au solde migratoire constaté en 2018 (+58.000 personnes), ce qui continue d’en faire le
premier facteur de la croissance
démographique en France.
Mais pour combien de temps ?
L’arrivée des générations nombreuses des baby-boomeurs à des âges
de forte mortalité tire le nombre de
décès à la hausse et ce, depuis le
début des années 2010, rappelle
l’lnsee. L’an dernier, 614.000 personnes sont mortes, soit 8.000 de
plus qu’en 2017. Et l’allongement de
l’espérance de vie à la naissance est
incertain.
Celle des femmes, après avoir
reculé en 2017, est repartie à la
hausse l’an dernier (85,3 ans), mais
sans retrouver le niveau de 2014
(85,4 ans). L’espérance de vie des
hommes, qui avait également un
peu fléchi, est stable. L’Insee
l’estime à 79,4 ans en 2018, soit le
neuvième rang européen, alors
que les femmes, dans ce registre
comparatif, occupent la deuxième
place derrière les Espagnoles.
La France poursuit son vieillissement, et ce, quasiment au même
rythme que ses voisins. Une personne sur cinq (20 %) y a atteint l’âge
de 65 ans (contre 12,8 % en 1985), soit
à peine plus que la moyenne de
l’Union européenne (19,4 %).
(
Lire l’éditorial
de Jean-Marc Vittori
Page 10
Les métropoles font le vide autour d’elles
L’essor démographique des
grandes villes de province
et de leurs agglomérations
s’exerce au détriment des
territoires plus éloignés,
montre une étude de l’Insee
publiée mardi.
risque de peser sur l’activité économique.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
Fécondité en baisse
Surtout, cette génération post - babyboom fait moins d’enfants et toujours plus tard. L’âge moyen de la
maternité est désormais de 30,6 ans
(29,8 ans en 2008). Et quand, en
2000, 100 femmes âgées de 25 à
29 ans donnaient naissance à
13,4 enfants, ce chiffre n’est plus que
de 11 nouveau-nés aujourd’hui. Une
baisse du taux de fécondité qui
affecte désormais les 30-34 ans avec
12,7 enfants pour 100 femmes relevant de cette tranche d’âge en 2018
contre 13,3 en 2010.
De 1,9 enfant par femme en 2017,
soit tout de même le niveau le plus
é l e vé d ’ E u r o p e , l ’ i n d i c a t e u r
conjoncturel de fécondité (ICF) est
DÉCRYPTAGE // La baisse de la natalité
lier atteignait précédemment. Or,
cette progression ne profite généralement qu’à la seule ville-centre et
aux communes de sa périphérie.
« Au-delà de trente minutes en voiture de la métropole la plus proche, le
rythme de croissance fléchit nettement », observe l’Insee. Les communautés de communes de l’« hinterland » sont moins attractives, et leur
solde migratoire se dégrade. Les jeunes ménages sont moins nombreux
à s’y installer, ce qui freine le renouvellement de la population.
L’Insee ne va pas
jusqu’à voir dans ce
déclin démographique
des territoires
éloignés une
explication à la crise
des « gilets jaunes ».
Près de la moitié de ces intercommunalités cumulaient encore excédents naturels et migratoires
entre 2006 et 2011. Elles ne sont plus
qu’un tiers aujourd’hui.
Une coupure est apparue à
rebours du phénomène d’étalement
urbain observé au cours des trente
dernières années. « Les parents
s’étaient installés dans les lotissements, les enfants se rapprochent des
villes, résume Vincent Vallès, responsable de la division exploitations sta-
tistiques du recensement national. Le
coût de l’essence dissuade les candidats
à l’installation loin des métropoles. »
L’Insee ne va toutefois pas jusqu’à
voir dans ce déclin démographique
des territoires éloignés une explication à la crise des « gilets jaunes ».
La question mériterait d’être analysée sous bien d’autres angles,
notamment celui des revenus.
A noter que le Grand Paris (7 mil-
lions d’habitants en 2016) ne suit
pas la tendance générale des
22 métropoles. Sa population croit
toujours, mais à un rythme deux
fois moins élevé (0,3 % par an). Les
ménages sont plus nombreux à
quitter l’agglomération parisienne
qu’à s’y installer. Heureusement
pour elle, son solde migratoire
négatif est compensé par les naissances (+1 % par an). — J. C.
l n’y a de richesses que d’hommes. » La célèbre phrase de
Jean Bodin se vérifie encore
cinq siècles après avoir été écrite.
Ces vingt-cinq dernières années, la
démographie a incontestablement
été une des forces de l’Hexagone.
Ce sera un peu moins le cas. Il
est certain que la baisse de la natalité depuis quatre ans aura des
conséquences économiques sur
le niveau de vie des Français à
terme puisque la croissance du
PIB dépend du progrès technique, bien sûr, mais aussi de l’évolution de la population active.
Il y a toutefois une difficulté,
comme l’explique Didier Blanchet,
économiste à l’Insee : « Les effets
d’un ralentissement de la natalité ne
sont pas les mêmes à court et à
long terme. » Dans un premier
temps, « moins de naissances, à
court terme, c’est moins de jeunes
dans le système scolaire et donc,
potentiellement, moins de dépenses
d’éducation », souligne ce dernier.
Donc les comptes publics devraient
avoir tendance à s’améliorer.
Le nombre d’élèves scolarisés
dans le premier degré à la rentrée
2018 a ainsi reculé de 33.000,
selon le ministère de l’Education
nationale. L’impact d’une moindre fécondité devrait aussi être
positif sur le PIB par habitant, et
donc sur le niveau de vie.
Mais au fur et à mesure que les
nouveaux Français vieillissent et
rentrent sur le marché du travail,
comme ils sont moins nombreux,
les problèmes commencent. La
croissance de la population active
ralentit, alors que le nombre de
retraités augmente. Ce qui a tendance à peser sur le PIB par habitant et donc à réduire le niveau de
vie. L’Allemagne, avec sa faible
natalité, devrait en faire les frais à
partir des années 2030. L’autre
question que pose une baisse de la
natalité, c’est celle du financement
du système de retraite à long terme.
Le Conseil d’orientation des
retraites (COR), dans son rapport
de 2018, notait déjà que les données étudiées au cours des
trois dernières années plaçaient l’indice de fécondité
observé dans la fourchette basse
des projections démographiques
de l’Insee. Le scénario le plus pessimiste tablait sur 1,8 enfant par
femme contre 1,95 dans le scénario central. Or, en 2018, l’indice de
fécondité s’est établi à 1,87. Résultat, le nombre d’actifs (qui financent les pensions) pour un retraité
aura tendance à diminuer par rapport aux prévisions initiales.
Le nombre d’actifs
pour un retraité aura
tendance à diminuer.
« Si cette tendance devait se confirmer, le solde financier du système
de retraite serait dégradé, et ce de
manière de plus en plus forte au
c o u r s d u t e m p s , d e l ’ o rd r e
de–0,5 point de PIB en 2070 »,
remarquait le COR. « Plus la fécondité est faible, plus la part des retraites dans le PIB est importante »,
résume Didier Blanchet. Or, en
2018, la France a enregistré
758.000 naissances alors que, dans
son scénario central, l’Insee en prévoyait 789.000. n
Les demandes d’asile en
hausse de 22 % en 2018
Plus d’un tiers des
dossiers ont connu une
suite favorable. Le cas
des « dublinés » demeure
délicat à traiter.
pas été renvoyés vers ce pays, les
demandeurs d’asile ont toutefois la
possibilité de déposer une
demande en France après avoir
patienté entre six et dix-huit mois.
La France a attiré davantage de
demandeurs d’asile mais la proportion de dossiers acceptés est
restée stable en 2018. C’est la
conclusion qui s’impose au vu
des données publiées mardi par
le ministère de l’Intérieur sur
l’application de ce droit fondamental qui divise l’Europe. En
2018, quelque 122.743 demandes
d’asile ont été enregistrées par
l’Office français de protection des
réfugiés et apatrides (Ofpra).
Ce chiffre fait de la France le
deuxième pays le plus sollicité de
l’Union européenne (UE) après
l’Allemagne (174.000 dossiers enregistrés sur les onze premiers mois
de 2018) et bien avant l’Italie
(54.000 dossiers). Il représente, par
rapport à 2017, une hausse de 22 %.
Un bond qui tient à l’importance
des « flux secondaires », selon la
Direction générale des étrangers
en France, qui a réalisé ce bilan. Ces
flux concernent notamment des
demandeurs d’asile déjà enregistrés dans un autre pays de l’Union
européenne, lequel est tenu, au
titre de la procédure Dublin, de se
charger de leur dossier. S’ils n’ont
Les Afghans, premiers
demandeurs
Les pouvoirs publics français
s’efforcent d’augmenter les transferts de ces « dublinés », au nombre
de 35.000 l’an dernier, vers les pays
où ils ont été enregistrés au
moment de leur arrivée. Sans
grand succès. Le taux global de ces
transferts reste de 12 % seulement.
Mêmes difficultés s’agissant des
reconduites à la frontière des
étrangers en situation irrégulière,
lesquelles ont toutefois progressé
de 9,9 % en 2018, « plus haut niveau
depuis le début de la décennie »,
selon la Direction générale des
étrangers en France.
Il faut noter que la hausse des
demandes d’asile n’a pas été suivie d’un bond du nombre de
bénéficiaires. Au total, ce droit a
été accordé l’an dernier pour 36 %
des dossiers, taux comparable à
celui de 2017. Parmi les demandeurs figurent en tête les Afghans
(9.452 dossiers). Leur nombre a
augmenté de 58 %, beaucoup
d’entre eux venant d’Allemagne,
où les chances d’obtenir l’asile
sont deux fois plus faibles. — J. C.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
FRANCE // 05
Les bons résultats
de l’insertion par
l’activité économique
SOCIAL
La Cour des comptes
salue dans un rapport
les performances
de ce dispositif d’aide
aux chômeurs
de longue durée.
Une efficacité difficile
à mesurer
Aux quatre grandes familles historiques (entreprises d’insertion ou de
travail temporaire d’insertion, ateliers et chantiers d’insertion ou associations intermédiaires), la loi « Avenir professionnel » a rajouté une
autre, orientée sur les indépendants.
Toutes misent sur le triptyque
« mise en situation professionnelleaccompagnement-formation », le
Les associations d’aide
à domicile tirent la
sonnette d’alarme car
elles peinent à recruter et à payer correctement leurs employés.
Elles envisagent
une hausse de 20 %
des rémunérations.
Solveig Godeluck
@Solwii
Alors que les travaux lancés par le
gouvernement sur le grand âge et
l’autonomie tirent à leur fin, le secteur de l’aide à domicile s’inquiète
déjà d’être le grand oublié de la
réforme à venir. Il prend donc les
devants. Mardi, l’Union nationale de
l’aide, des soins et des services aux
5%
des demandes d’aide sont
refusées, faute de personnel
(contre 3% en 2017).
Avec ce manifeste, nous lançons une alliance d’entreprises pour
le développement du Mécénat de compétences. Rejoignez-nous !
NOTRE CONVICTION
Le rôle sociétal de l’entreprise est conciliable avec la performance
économique. Il en est même un levier. C’est notamment le cas
avec le Mécénat de compétences qui offre la possibilité aux
salariés de s’engager sur leur temps de travail, dans une action
d’intérêt général.
Le Mécénat de compétences permet de partager des savoir-faire
et de créer du lien au cœur des territoires. Solution concrète mise
à la disposition des associations, il répond à leurs attentes et soutient
leurs innovations.
À l’heure où les salariés expriment un besoin d’engagement et de sens
dans leur vie professionnelle, le Mécénat de compétences leur donne
les moyens de s’engager.
Il renforce le sentiment d’appartenance, favorise l’ouverture sur
l’extérieur et l’acquisition de nouvelles compétences. En conjuguant
l’action de mondes différents, il crée de la valeur pour l’entreprise,
ses salariés et pour la société toute entière.
tout sur une durée limitée à 24 mois
la plupart du temps.
En moyenne, 132.300 personnes
occupaient un emploi d’insertion
chaque mois en 2017, sachant que
l’IAE dépend de financements étatiques, sous la forme d’aides aux postes principalement (830 millions en
2017), pour se développer.
Le ministère du Travail
promet de dégager des
crédits (100.000 postes
supplémentaires d’ici
à 2022) contre un gros
effort de productivité.
Pour quelle efficacité ? Les taux
de retour à l’emploi, aux alentours
de 37 %, sont « plutôt favorables au
regard du profil des bénéficiaires »,
souligne la Cour, d’autant qu’ils ont
tendance à s’améliorer pour les
bénéficiaires les plus en difficulté.
Le hic, c’est que la mesure de l’efficacité de l’IAE laisse encore à désirer, que ses entreprises sont fragi-
les, et que les crédits budgétaires
qui leur sont alloués ne le sont pas
de manière optimale. Sans oublier
les lourdeurs administratives qui
plombent leurs relations avec Pôle
emploi ou l’Etat.
Corriger tout cela, c’est l’enjeu de la
grande réforme à venir de l’IAE pilotée par le tout nouveau Conseil de
l’inclusion dans l’emploi (CIE). Un
peu comme il l’a fait pour les entreprises adaptées et le handicap, le
ministère du Travail promet de dégager des crédits (100.000 postes supplémentaires d’ici à 2022) contre un
gros effort de productivité. « Un rapport d’étape sera produit dans trois
mois qui préfigurera une prochaine loi
sur l’inclusion », assure Thibaut Guilluy, le président du CIE.
Sans attendre, la Cour des comptes a formulé une dizaine de propositions qui vont dans ce sens. Saluant le
rapport, la Fédération des entreprises d’insertion, qui regroupe une
partie du secteur, a rappelé qu’elle
était prête pour ce grand chantier.
Elle entend également formuler des
propositions « innovantes » en
matière d’assurance-chômage. n
Le secteur de l’aide à domicile
réclame 1,7 milliard
SOCIAL
Favorisons l’engagement citoyen des salariés
Face aux défis multiples auxquels sont confrontées nos sociétés
contemporaines, les entreprises doivent prendre leur part.
Riches de l’expertise et de l’énergie collective de leurs collaborateurs,
elles peuvent agir auprès du tissu associatif, en complément des
pouvoirs publics.
Alain Ruello
@AlainRuello
Bien, mais p eut mieux faire.
Contrairement à la formation des
chômeurs ou aux contrats aidés, la
Cour des comptes porte un regard
plutôt positif sur l’insertion par
l’activité économique (IAE), un des
plus anciens dispositifs de soutien
aux chômeurs de longue durée. Ce
qui ne l’empêche pas de mettre le
doigt sur ses insuffisances. « L’IAE
présente des résultats encourageants,
qui font toutefois l’objet d’une évaluation insuffisante et incomplète », écrivent les magistrats financiers dans
un rapport publié ce mardi.
L’IAE est apparue dans les
années 1970 d’initiatives locales et a
peu à peu gagné sa reconnaissance
i n s t i t u ti o n n e l l e . O n c o m p t e
aujourd’hui 3.700 structures, très
majoritairement sous statut associatif, avec une variété de modèles
économiques : mise à disposition
de salariés, production de biens ou
de services, caractère lucratif ou
non… Les débouchés les plus fréquents portent sur les services à la
personne ou aux collectivités,
l’entretien d’espaces verts ou la valorisation des déchets.
MANIFESTE DU MÉCÉNAT DE COMPÉTENCES
domiciles (UNA) a présenté ses
revendications lors d’une conférence
de presse. « Il faut 1,7 milliard d’euros
d’investissements pour revaloriser les
salaires de la branche, sinon, on ne
pourra pas organiser l’aide à domicile
dans les années qui viennent », a
déclaré Guillaume Quercy, le président bénévole de cette fédération qui
regroupe des associations, des centres communaux d’action sociale,
des mutuelles…
Des engagements
non financés
Pourquoi un tel ultimatum ? Tout
simplement parce qu’il n’y a pas
assez d’argent pour payer les salariés, qui travaillent généralement au
SMIC à temps partiel, avec un revenu
brut mensuel d’un millier d’euros.
Ces emplois sont financés via l’allocation personnalisée d’autonomie
(APA), une prestation versée par les
départements aux personnes
dépendantes. « L’APA solvabilise la
demande, mais pas l’offre », nuance
Guillaume Quercy. Autrement dit, la
subvention ne couvre pas tous les
frais des associations d’employeurs.
Elle permet seulement de régler
21 euros par heure travaillée, alors
que le tarif fixé par la convention collective de la branche est de 25 euros.
La différence entre le coût horaire
légal et la subvention effective
représente une dépense non financée de 740 millions par an, explique
l’UNA. Il faut y ajouter la prise en
charge du déplacement entre les
divers domiciles, qui a fait l’objet
d’un accord syndical en 2018, mais
dont le financement n’a pas encore
été trouvé à ce jour – 60 millions
d’euros. Enfin, pour atteindre
1,7 milliard d’euros, la fédération
ajoute 900 millions d’euros de revalorisation des salaires. Une somme
calculée en alignant le salaire
moyen brut sur celui des professionnels qui travaillent en maison
de retraite plutôt qu’au domicile.
« Nous avons besoin d’augmenter
les rémunérations de 20 % pour
résoudre le problème clef du manque
d’attractivité de l’aide à domicile »,
assure Guillaume Quercy. Selon un
sondage OpinionWay réalisé auprès
de 256 directeurs de structures
d’aide à domicile en 2018, un poste
ouvert sur cinq n’a pas été pourvu.
De ce fait, la moitié ont des postes
vacants. Ce sont des métiers pénibles
qui peuvent rebuter. Mais neuf fois
sur dix, lorsque le recrutement
échoue, les directeurs invoquent
plutôt le manque de moyens financiers. Par conséquent, faute de personnel, 5 % des demandes d’aide
sont refusées, contre 3 % en 2017. Et
ce pourcentage grimpe à 11 % pour
des services infirmiers. n
NOS ENGAGEMENTS D’ICI 2021
Mettre en place le Mécénat de compétences ou développer
un dispositif existant dans l’entreprise
Offrir une variété de missions à tous les salariés
Valoriser l’acte d’engagement des collaborateurs
Evaluer les résultats des programmes
Partager les expériences et les pratiques en France
et à l’international
Soutenir des travaux de recherche sur l’impact pour l’entreprise
et la société
Encourager les entreprises de toutes tailles à déployer
un dispositif
Olivier Girard
Président d'Accenture
Augustin de Romanet
Président-directeur général du groupe ADP
Pascal Gustin
Président-directeur général d’Algoé
Marion Darrieutort
CEO d'Elan Edelman
Christel Bories
Président-directeur général d’Eramet
Gilles Bonnenfant
Président d’Eurogroup Consulting
Nicolas Sekkaki
Président IBM France
Philippe Wahl
Président-directeur général
du Groupe La Poste
Alain Roumilhac
Président de ManpowerGroup France
Isabelle Bastide
Présidente de PageGroup France
Sibyle Veil
Présidente-directrice générale de Radio France
Jean-Pascal Tricoire
Président-directeur général de Schneider Electric
Thierry Petit
Fondateur de Showroomprivé
Guillaume Pepy
Président du Directoire de SNCF
Patrick Jeantet
Président délégué du Directoire de SNCF
et Président de la Fondation SNCF
Patrick Pouyanné
Président-directeur général de Total
Xavier Huillard
Président-directeur général de Vinci
Pour nous rejoindre,
contactez Fondation SNCF :
marianne.eshet@sncf.fr
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06 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
MONDE
en
chiffres
ZONE EURO : BAISSE DU
SURPLUS COMMERCIAL
CHINE : LÉGÈRE REPRISE
DES OCTROIS DE CRÉDIT
L’excédent commercial
de la zone euro a diminué
en novembre sur un an pour
revenir à 19,0 milliards
d’euros contre 23,4 milliards
en novembre 2017, selon
Eurostat. Sur onze mois de
2018, l’excédent commercial
de la zone euro a reculé à
175,2 milliards d’euros contre
210,4 milliards sur la même
période de 2017.
Les banques chinoises ont
accordé pour 1.080 milliards
de yuans en nouveaux prêts
en décembre. Sur l’ensemble
de l’année, le montant atteint
16.170 milliards de yuans
de nouveaux prêts, bien plus
que le précédent record
de 13.530 milliards établi
en 2017, selon les statistiques
communiquées par la
Banque populaire de Chine.
– 0,2 %
LES PRIX À LA
PRODUCTION AUX
ÉTATS-UNIS EN DÉCEMBRE
La chute des cours de l’énergie a pesé sur les prix à la
production aux Etats-Unis
en décembre (– 0,2 % après
+ 0,1 % en novembre). Sur un
an, la hausse à fin décembre
ressort à 2,5 % selon le
département du Travail.
Allemagne : excédent budgétaire
record malgré une moindre croissance
l Le pays a enregistré en 2018 une progression de 1,5 % de son produit intérieur brut.
l L’industrie, qui représente un quart de l’économie allemande, affiche une croissance de seulement 1 %.
EUROPE
Ninon Renaud
@NinonRenaud
— Correspondante à Berlin
Après deux années de boom
économique, l’Allemagne semble
opérer un atterrissage contrôlé.
Contrairement aux craintes des
dernières semaines qui s’étaient
nourries du recul de 0,2 % du produit intérieur brut au troisième trimestre, le pays devrait en effet éviter une récession technique (deux
trimestres négatifs consécutifs).
« Nous nous attendons à une légère
augmentation au quatrième trimestre », a indiqué mardi Tanja Mucha,
expert de l’Office fédéral de la statistique (Destatis), qui publiera des
chiffres définitifs pour cette
période le 14 février. Sur l’année
entière, l’institution fait état d’un
P I B e n p r o g r e s s i o n de 1,5 %,
à 3.388 milliards d’euros.
C’est moins que ce qu’anticipait
le « comité des sages » qui conseille
le gouvernement et ce niveau constitue un décrochage par rapport
aux 2,2 % de hausse des deux
années précédentes. Il s’agit même
de la moins bonne performance de
l’économie allemande depuis 2013,
mais elle lui permet d’enregistrer
sa neuvième année d’affilée de
croissance.
Bonne santé
des entreprises
« Une vision à plus long terme montre que la croissance économique
allemande en 2018 est supérieure à
la moyenne de +1,2 % enregistrée au
cours des dix dernières années »,
souligne Destatis. Plus encore, le
pays enregistre pour la cinquième
année d’affilée un excédent budgétaire record de 59,2 milliards
d’euros, soit 1,7 % du PIB contre 1 %
l’an dernier. Cette résistance malgré les tensions internationales
qui pèsent sur ses exportations,
l’Allemagne la doit au dynamisme
de son marché intérieur, qu’il
s’agisse de la consommation des
ménages (+1,1 %), soutenue
par l’accroissement continu du
nombre de personnes sur le marché du travail (+562.000 en un an,
soit une hausse de 1,3 %) et la progression des salaires (+3,2 %), ou
des dépenses publiques qui ont
progressé de 1 %.
La bonne santé des entreprises,
tous secteurs confondus hormis
celui de l’agriculture et de la pêche,
leur a en outre permis de doper
leurs investissements : ceux-ci ont
globalement progressé de 4,8 %
sur un an.
Certains secteurs sont néanmoins plus florissants que
d’autres et, pour la première fois
en cinq ans, le moteur des services
l’a emporté sur celui de l’industrie.
Le secteur de l’information et des
télécommunications a notamment enregistré la plus forte croissance (+3,7 %) devant celui de la
construction (+3,6 %). En regard,
l’industrie, qui représente un
quart de l’économie allemande, a
enregistré une croissance de seulement 1 %.
C’est d’ailleurs ce refroidissement industriel qui explique
l’essentiel du coup de frein actuel.
« Tout porte à croire
que le rythme
de l’économie
allemande revient
à la normale après
des années
de croissance
supérieure à la
moyenne. »
DIW
L’Institut allemand pour la
recherche économique
Déjà sous le coup du scandale
du diesel, l’industrie automobile
a souffert de la nouvelle norme
W LT P d ’ h o m o l o g a t i o n d e s
véhicules, celle -ci ayant fait
chuter la production au
troisième trimestre.
Des tensions
politico-économiques
La sécheresse extrême, l’été dernier, a par ailleurs limité en août et
en septembre les échanges de marchandises sur le Rhin, dont le
niveau était trop bas pour que des
bateaux puissent circuler. Ces facteurs sont cependant jugés exceptionnels, d’où le redressement
attendu pour le quatrième trimes-
tre. « En fin de compte, tout porte à
croire que le rythme de l’économie
allemande revient à la normale
après des années de croissance supérieure à la moyenne », conclut l’Institut allemand pour la recherche
économique (DIW). Compte tenu
des tensions politico-économiques
qui pèsent néanmoins sur les
exportations allemandes, celui-ci a
revu à la baisse ses anticipations
pour 2019 et 2020, mais il table
encore sur une croissance de 1,5 %
pour cette année et de +1,6 % pour
l’année prochaine.
(
Lire l’éditorial
d’Etienne Lefebvre
Page 10
La cagnotte fiscale de Berlin aiguise les appétits et suscite des tensions politiques
L’excédent budgétaire
allemand de 59 milliards
d’euros en 2018 nourrit les
frustrations des entreprises
et les tensions au sein de
la coalition allemande sur
la manière de l’utiliser.
C’est une situation qui ferait rêver
plus d’un pays mais qui pourrait
devenir problématique pour l’Allemagne ! Très attaché au dogme du
« s c h w a r z e Nu l l » , q u i v e u t
qu’aucune dépense ne soit financée
par de la dette, Berlin est allé bien
au-delà de ses ambitions en enregistrant en 2018 un excédent budgétaire record de 59,161 milliards
d’euros, soit 1,7 % de son produit
intérieur brut. En l’espace d’un an,
le pays a ainsi augmenté de plus de
25 milliards d’euros sa cagnotte
budgétaire. Et l’endettement se
réduit à grande vitesse.
L’Etat fédéral est le plus gros
contributeur avec un surplus de
20,3 milliards d’euros, devant la
Sécurité sociale, qui a enregistré un
supplément de 14,9 milliards
d’euros grâce au dynamisme du
marché de l’emploi allemand. Viennent ensuite les communes avec un
excédent de 13,6 milliards, puis les
Länder avec 10,3 milliards.
Aucun pays ne fait mieux :
l’Eurozone comme les 27 pays
membres de l’UE réunis enregistrent un déficit public moyen de
0,6 % du PIB. Deuxième élève de la
classe européenne, la République
tchèque enregistre un excédent
équivalent à 1,4 % de son PIB. Et
l’écart se creuse de manière abyssale avec les Etats-Unis, qui affichent un déficit représentant 5,8 %
de leur PIB. Mais voilà, au sein
m ê m e d e l ’A l l e m a g n e , c e t t e
cagnotte attise envies et
frustrations.
Pour atteindre ces sommets,
l’Allemagne a peu investi dans ses
infrastructures et les entreprises
s’inquiètent de perdre en compétitivité. Le déploiement de la 5G, tech-
nologie clef pour l’avenir de l’industrie, notamment pour la voiture
autonome, est un vrai sujet
d’inquiétude alors même que le
réseau 4G n’est que partiellement
déployé en Allemagne. « Nous
avons besoin de réseaux rapides et
efficaces non seulement dans le
domaine de l’informatique, mais
aussi dans celui des transports »,
précise Holger Bingmann, président de la Fédération des exportateurs allemands (BGA).
La fiscalité,
pomme de discorde
Le gouvernement répond avoir
justement augmenté de 4,1 milliards en 2018 les dépenses d’investissement, mais le patronat veut
des engagements concrets et
réclame en outre un allégement de
la fiscalité des entreprises. Ce sujet
est le plus complexe car il divise la
coalition gouvernementale et
pourrait devenir une pomme de
discorde dans les prochains mois.
L’atterrissage de la croissance allemande va, en effet, exiger de ses
dirigeants qu’ils fassent des choix
entre les nouvelles dépenses.
A l’instar du ministre chrétiendémocrate de l’Economie, Peter
Altmaier, la nouvelle présidente de
la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, s’est clairement positionnée
en faveur de ces allégements fiscaux lors de sa première réunion le
week-end dernier avec l’exécutif
fédéral de son parti à Potsdam. Le
ministre des Finances social-démocrate, Olaf Scholz, a, à l’inverse,
plusieurs fois fait savoir que l’excédent budgétaire était déjà fléché et
que de telles dépenses n’étaient pas
prévues dans le contrat de coalition.
« AKK » a prévenu que si les
pourparlers n’aboutissent pas
dans les semaines à venir, les allégements fiscaux devront figurer à
l’ordre du jour du bilan d’étape de
la coalition prévu en septembre. Le
SPD est prévenu. — N. Re.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 07
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
Les députés britanniques face à un agenda
très serré pour mettre en musique le Brexit
ROYAUME-UNI
Les députés n’ont
pas seulement à se
prononcer sur l’accord
de divorce conclu par
Theresa May avec l’UE.
Ils doivent aussi
adopter toute une
kyrielle de projets de
loi recréant, au niveau
national, des fonctions
jusque-là exercées
depuis Bruxelles.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Quand il n’y en a plus, il y en a encore.
Le slogan publicitaire qui vantait
dans les années 1980 un célèbre
détergent vaisselle s’applique à
merveille au travail parlementaire
nécessaire, outre-Manche, pour
mettre en musique le Brexit.
Toute l’attention médiatique s’est
largement concentrée, ces derniers
mois, sur les difficultés de Theresa
May à arracher un feu vert des députés sur l’accord de divorce qu’elle a
conclu fin novembre avec l’UE.
D’autant que le Parlement, qui
devait voter mardi soir sur ce texte,
risque de le rejeter vigoureusement,
ouvrant pour le pays une période
d’incertitude inédite.
Mais il ne suffit pas que les députés donnent ou non leur feu vert à ce
texte pour permettre d’organiser le
Brexit de manière ordonnée. Il leur
faut aussi adopter toute une kyrielle
de textes législatifs – sept au total –
pour recréer au niveau national des
fonctions jusque-là exercées depuis
Bruxelles.
Ces textes, tantôt sectoriels tantôt
transversaux, ont pour la plupart
commencé leur parcours parle-
en bref
Un Brexit dur compliquerait
les échanges de médicaments
SANTÉ Le scénario d’un Brexit dur aurait des répercussions sur
« plus de 3.000 médicaments » exportés ou importés de la
France au Royaume-Uni, a averti mardi Philippe Tcheng, de la
fédération française des industriels du secteur (Leem).
Le Royaume-Uni est « notre quatrième partenaire commercial à
l’export et le septième à l’import » dans le secteur pharmaceutique a dit le responsable, plaidant pour la mise en place
d’accords de reconnaissance mutuelle entre le Royaume-Uni et
l’Union européenne « qui permettraient de limiter les risques de
ruptures d’approvisionnement ». Un divorce brutal poserait des
problèmes douaniers et réglementaires. Le secteur pharmaceutique outre-Manche emploie quelque 5.000 salariés européens
non citoyens britanniques et le pays pèse plus de 16 % des programmes européens de la recherche dans le secteur.
La Chine va continuer les réductions
d’impôts pour stimuler l’économie
mentaire. Dans certains cas, il est
même bien entamé, comme pour
le projet de loi commerce, en
deuxième lecture à la Chambre
des lords, qui a déjà fait environ
65 % du chemin.
Les jours sont comptés
Toute l’attention médiatique s’est largement concentrée,
ces derniers mois, sur les difficultés de la Première ministre
britannique Theresa May. Photo Adrian Denis/AFP
Mais le processus d’adoption est,
pour d’autres, loin d’être achevé.
Il n’est mené qu’à hauteur de 40 %
environ pour le projet de loi agriculture, en attente de troisième
lecture à la Chambre des communes avant de revenir aux Lords.
Idem pour le texte sur la pêche
ou celui sur la santé.
Pis encore, le projet de loi sur les
services financiers n’a fait que 25 %
du chemin, et celui sur l’immigration et la sécurité sociale seulement
5 %. Un huitième texte pourrait
s’ajouter à la liste, qui inscrirait
dans la loi l’accord avec Bruxelles
s’il était entériné par les députés.
Pour celui-ci, les travaux n’ont évi-
demment pas débuté. « Si l’accord
est approuvé par les députés, la
période de transition de deux ans
qu’il prévoit permettra d’adopter
progressivement tous ces textes,
explique Nicholas Evans, avocat
chez BDB Pitmans. En cas de “no
deal”, en revanche, ils devront avoir
été adoptés par le Parlement d’ici
à l’entrée en vigueur du Brexit le
29 mars. ».
Les jours sont comptés. Il reste
environ 70 jours d’ici à cette date.
Or, « même si les choses se déroulent
rapidement, environ 50 jours de
travail parlementaire seront nécessaires à l’adoption de tous ces projets
de loi », estime Nicholas Evans.
La date du Brexit pourrait-elle
être repoussée pour donner de l’air
à l’agenda parlementaire ? Pour
l’instant, Theresa May a toujours
exclu d’en faire la demande à
Bruxelles. Mais la situation est si
incertaine que les choses pourraient rapidement changer. n
L’AVENIR,
C’EST VOUS
QUI SAUREZ
LE DÉCODER
Notre programme ITSchool
permet la reconversion
de demandeurs d’emploi
vers le coding.
RELANCE La Chine, qui a entrepris l’année dernière de réduire
certains impôts et taxes, va poursuivre dans cette voie en 2019,
au bénéfice notamment des petites et micro-entreprises, ont
annoncé mardi des responsables officiels. Alors que l’économie
chinoise donnait des signes de ralentissement, les autorités ont
privilégié en 2018 les mesures fiscales, pour un soutien à « l’économie réelle », plutôt qu’un plan d’investissements massifs.
« Les politiques de réduction d’impôts et de taxes jouent en général
un rôle important pour stimuler la vitalité du marché et réduire le
fardeau des entreprises », a souligné le ministre adjoint des
Finances Xu Hongcai, en affirmant que ces réductions avaient
r e p r é s e n t é 1 . 3 0 0 m i l l i a r d s d e y u a n s l ’a n n é e p a s s é e
(167 milliards d’euros).
Le renseignement allemand enquête
sur le parti Alternative pour l’Allemagne
John MacDougall/AFP
POLITIQUE L’agence alle-
mande du renseignement
intérieur va enquêter sur le
p a r t i A l t e r n a t i ve p o u r
l’Allemagne (AfD) pour établir si cette formation politique a des motivations
d’extrême droite, rapporte
mardi le « Tagespiegel ».
La loi fondamentale pour
la République fédérale
d’Allemagne contient des
dispositions qui autorisent
l’étroite surveillance des
organisations d’extrême
gauche et d’extrême droite.
Le chômage tombe à son plus bas
historique en Bulgarie
EMPLOI Le taux de chômage en Bulgarie est tombé à 6,2 % de la
population active en 2018, son plus bas niveau depuis la fin du
communisme, selon des chiffres publiés mardi par l’Agence
pour l’emploi dans un contexte d’émigration de travail massive.
Alimentée par le bas niveau des salaires, cette émigration
contribue à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et même
non qualifiée dans de nombreux domaines de l’économie. Le
pays a compté l’an passé 202.995 chômeurs enregistrés en
moyenne mensuelle, soit 33.757 de moins qu’en 2017. Le taux de
chômage s’était établi à 7,2 % en 2017, après 8,7 % en 2016.
Coding = codage.
Société Générale, S.A. au capital de 1009897173,75 € – 552120222 RCS PARIS – Siège social : 29, bd Haussmann, 75009 PARIS. Crédit photo : Tom Craig – Décembre 2018.
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08 // MONDE
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
L’impôt sur les sociétés français
reste l’un des plus élevés au monde
l D’après une étude de l’OCDE, le taux effectif d’imposition des entreprises demeure élevé en France.
l Cette comparaison ne tient pas compte du crédit impôt recherche, parmi les plus avantageux au monde.
ÉTUDE
Ingrid Feuerstein
@In_Feuerstein
Un taux élevé, une assiette mitée.
C’est souvent le préjugé qui prévaut
concernant l’impôt sur les sociétés
français. Une comparaison internationale, publiée mardi par l’OCDE,
met effectivement en lumière les
incohérences de cet impôt appliqué
aux bénéfices des entreprises.
Depuis la réforme fiscale américaine, la France est désormais l’un
des pays au monde où le taux
d’impôt sur les sociétés est le plus
élevé, derrière l’Inde, le Congo et
Malte (mais où les actionnaires
bénéficient d’avantages fiscaux
importants).
L’étude montre l’ampleur du
mouvement à la baisse de l’impôt
sur les sociétés à l’échelle internationale. En 2000, plus de la moitié
des pays affichaient un taux d’IS
supérieur à 30 %. En 2018, c’était le
cas pour 20 % d’entre eux. Pour
l’instant, la France a résisté à cette
tendance, même si le gouvernement a commencé à engager une
baisse de l’impôt sur les sociétés
pour les tranches de bénéfices les
plus faibles. En 2019, le taux français devait tomber de 33,3 % à 31 %,
selon la trajectoire fiscale votée à
l’élection d’Emmanuel Macron.
Cette baisse a été remise en cause
pour financer les mesures
d’urgence face au mouvement des
« gilets jaunes ». Le gouvernement
prévoit néanmoins de ramener le
taux d’IS à 25 % d’ici à 2022.
Malgré un taux qui reste élevé
aujourd’hui, l’impôt sur les sociétés
rentre mal dans les caisses de l’Etat.
La France se positionne presque en
dernière position si l’on regarde la
part de l’impôt sur les sociétés dans
les recettes fiscales totales, inférieure à 5 %, contre une moyenne de
l’OCDE autour de 9 %. Cette donnée
est complexe à analyser car elle
s’explique aussi par le poids important d’autres recettes, comme en
France les cotisations sociales, bien
plus élevées qu’ailleurs. Si l’on rapporte le rendement de l’impôt sur les
sociétés au PIB, le résultat n’est pas
bien meilleur. La France se classe en
73e position sur 88 pays étudiés.
Taux effectif d’imposition
Au-delà du taux facial de l’impôt sur
les sociétés, l’OCDE se penche pour
la première fois sur le taux effectif
d’imposition. Une donnée qui tient
compte des niches et des divers
mécanismes d’optimisation. La
France reste malgré tout en haut du
classement, avec un taux effectif
moyen d’imposition supérieur à
30 %. Et encore, cette comparaison
sur la base des données 2017 ne tient
pas compte de la réforme fiscale
américaine qui devrait faire passer
les Etats-Unis derrière la France. Si
l’on regarde le taux marginal moyen
d’imposition, qui mesure l’incitation à poursuivre un investissement
déjà engagé, la France se classe cette
fois au niveau du premier tiers,
sachant que certains pays, notamment la Belgique, affichent des taux
négatifs du fait d’une forte déductibilité des intérêts d’emprunt.
Une précision de taille vient
nuancer ce tableau. L’OCDE n’a pas
intégré dans son classement les
effets des crédits d’impôts destinés
à soutenir la R&D, ni des régimes
favorables en matière de propriété
intellectuelle. Or la France est
championne pour ce qui est de la
part des subventions (directes et fiscales) sur la recherche. Au regard
du rapport de ces dépenses sur le
PIB, elle arrive en deuxième position derrière la Russie. Les données
de l’OCDE soulignent bien les effets
de la réforme en 2008 du crédit
impôt recherche. C’est à partir de
cette date que la subvention française décolle clairement.
A noter que, d’après cette étude, le
CIR français n’avantage pas plus les
grands groupes que les PME. A
l’avenir, l’OCDE devrait intégrer les
effets des avantages fiscaux liés à la
R&D dans cette comparaison. Elle
permettra de mieux mesurer le
taux effectif d’imposition des entreprises françaises. n
La transparence et l’équité fiscale progressent à petits pas
Pour la première fois,
l’OCDE calcule
un taux d’imposition
sur les sociétés plus proche
de la réalité. D’autres
travaux sont nécessaires
pour affiner l’analyse.
Richard Hiault
@RHIAULT
En matière de fiscalité des entreprises, établir un classement des différents pays internationaux selon le
taux légal d’imposition sur les bénéfices affiché n’a guère de sens. Il
existe de nombreuses dispositions
modifiant son niveau. Que ce soit
par des déductions fiscales sur le
paiement d’intérêt d’une dette, des
déductions d’intérêt sur les fonds
propres, des règles d’amortissements, des incitations fiscales pour
la recherche et le développement
ou encore des taux d’imposition
préférentiels sur les revenus issus
de brevet.
L’Organisation de coopération et
de développement économiques,
dans son premier rapport statistique sur l’impôt des sociétés, publié
mardi, calcule un taux effectif, plus
proche de la réalité pour 74 pays.
Une première.
« Les taux d’imposition effectifs
sont généralement inférieurs aux
taux d’imposition prévus par la loi,
avec une réduction moyenne de 1,1
point de pourcentage observée en
2017 », constate l’Organisation. En
moyenne, le taux réel est plus proche de 20,5 % et non de 21,6 %. Ce
léger recul résulte essentiellement
des « incitations fiscales ciblées, telles
que les dépenses de recherche et développement (R&D) et les revenus de
centage pour disposer d’un taux
d’un peu plus de 25 % pour le premier et de moins de 25 % pour le
second. Pour s’approcher un peu
plus de la réalité fiscale des entreprises, d’autres travaux seront
nécessaires.
Les « patent box »
en question
la propriété intellectuelle (PI) ».
L’impact diffère selon les pays.
Aux Etats-Unis, où la réforme fiscale de Donald Trump n’a pas été
intégrée dans les calculs, le taux
d’imposition réel se réduit de près
de 5 points de pourcentage pour
rester au-dessus de 30 %. La Belgique et l’Italie parviennent à réduire
la fiscalité de 5 à 8 points de pour-
« Si nous avons pu intégrer l’impact
des règles d’amortissement fiscal des
biens incorporels, tels que les brevets
acquis ou les marques, par exemple,
il manque les effets des incitations fiscales pour les dépenses de R & D et
des taux préférentiels appliqués aux
revenus de la propriété intellectuelle
via les « patent box » », concède Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration
fiscales de l’OCDE. Ce n’est qu’une
question de temps.
Il est vrai que ces régimes de
« Patent box » ont été largement
décriés puisque certains pays les
ont mis en place pour inciter les
entreprises à y localiser leurs actifs
de propriété alors que les activités
de recherche et développement
étaient réalisées ailleurs.
Sous l’impulsion du G20 et des
travaux de l’OCDE, ces avantages
fiscaux sont possibles si les activités
de R & D menées dans le pays donné
y sont substantielles. En 2018, 41
pays avaient mis en place de tels dispositifs. A ce jour, les régimes qui
ont pu poser problème par le passé
sont soit modifiés soit supprimés,
assure l’OCDE. La France qui s’est
fait tancer, l’an passé, par l’Organisation sur son propre dispositif ne
fait plus partie de la liste des pays
non conformes aux nouvelles dispositions en vigueur. n
L’Afrique australe doute de la transition à Kinshasa
RDC
Les seize pays voisins
de la République
démocratique
du Congo se réunissent
pour discuter
du résultat suspicieux
de la présidentielle
du 30 décembre.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
Les voisins de la République démocratique du Congo (RDC) s’en
mêlent. La Communauté des Etats
d’Afrique australe (SADC), forte de
seize pays, va tenir jeudi à AddisAbeba une réunion d’urgence pour
discuter du résultat de la présidentielle du 30 décembre en RDC, for-
tement soupçonné d’avoir été
manipulé.
Le candidat de l’opposition
Martin Fayulu en conteste le résultat devant la Cour constitutionnelle
à Kinshasa. La Cour, qui a débuté
mardi ses travaux, doit déterminer
d’ici à vendredi si la Commission
électorale (Ceni) a trahi jeudi dernier la sincérité des 45 millions
d’électeurs du deuxième pays francophone de la planète en accordant
la victoire à Félix Tshisekedi. Ce dernier aurait profité, à l’issue de négociations secrètes avec le président
sortant, Joseph Kabila, de fraudes
de la part du régime. Dans l’impossibilité constitutionnelle de se
représenter, le chef de l’Etat aurait
préféré faire élire un opposant qu’il
pouvait contrôler, en l’occurrence
Félix Tshisekedi, qu’un opposant
déterminé comme Martin Fayulu.
Crédité de 34 % des voix par la Ceni
(contre 38 % à Félix Tshisekedi)
celui-là dénonce un « putsch électoral » et se targue d’avoir obtenu
62 % des suffrages, selon divers
procès-verbaux fuités dans la
presse étrangère.
Les trois missions d’observateurs
congolais, issus de la société civile,
des Églises protestantes et de
l’Église catholique, très respectée
dans le pays, ont aussi dénoncé
le résultat officiel et souhaitent
que le Conseil de sécurité de l’ONU
demande à la Ceni la publication
des procès-verbaux de la présidentielle. Plus à la pointe que ses partenaires occidentaux ou africains,
Paris l’a jugé carrément « non conforme » au vote des électeurs.
Sans aller aussi loin, la SADC
et la Conférence des Grands Lacs
(12 pays) ont demandé, lundi, un
recompte des voix. Une démarche
très inhabituelle en Afrique, où on
a longtemps rechigné à toute
ingérence chez un voisin… Ces
pressions seront-elles suffisantes
pour pousser la Cour constitutionnelle à demander un recompte,
comme cela avait été le cas au
Kenya en 2017 ? Rien n’est moins
sûr, puisque la majorité des neuf
juges est pro-Kabila.
Un pays stratégique
Cette élection présidentielle devait
marquer la première transition
pacifique, depuis l’indépendance
de la Belgique en 1960, d’une RDC
figurant parmi les pays les plus pauvres d’Afrique, malgré des ressources fabuleuses en minerais stratégiques (cuivre, or, cobalt, fer…) qui
suscitent l’attention des chancelleries occidentales et de Pékin. Joseph
Kabila était arrivé au pouvoir en
2001 après l’assassinat de son père.
On lui prêtait l’intention de garder
Les trois missions d’observateurs ont aussi dénoncé le résultat
de la présidentielle du 30 décembre. Photo Marco LONGARI / AFP
le pouvoir dans l’ombre d’un Félix
Tshisekedi démuni en relais dans
les forces de sécurité ou l’administration, et condamné en outre à une
cohabitation avec un Premier
ministre pro-Kabila. Le parti prési-
dentiel a en effet remporté 350 des
500 sièges de député mis en jeu le
30 décembre ! Félix Tshisekedi a
d’ailleurs intenté un recours, cette
fois contre le résultat des législatives, tout comme… Martin Fayulu. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 09
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
Fiscalité européenne :
Moscovici jette
un pavé dans la mare
HARMONISATION
La Commission
européenne veut
mettre fin à la règle
de l’unanimité pour
les réformes fiscales.
Sa proposition
de réforme a peu
de chances d’aboutir.
Derek Perrotte
@DerekPerrotte
— Bureau de Bruxelles
A quelques mois de la fin de son
mandat, c’est un baroud d’honneur
et une pierre dans le jardin du prochain exécutif européen. Mardi, la
Commission européenne a proposé
de mettre progressivement fin à la
règle de l’unanimité qui prévaut sur
toutes les questions fiscales dans
l’UE depuis sa création en 1957.
« Ma conviction est que l’unanimité ne protège plus la souveraineté
nationale, comme l’affirment certains Etats membres. Il est temps de
constater que face aux menaces
actuelles, elle n’est plus un rempart
mais un obstacle », plaide Pierre
Moscovici, le commissaire à la Fis-
calité. Une telle proposition était
agitée depuis un an et demi par
Jean-Claude Juncker. Le fait qu’elle
n’intervienne qu’en fin de mandat
rappelle qu’il est courageux mais
pas téméraire.
L’idée est très sensible mais fait
sens. L’incapacité de l’UE à finaliser
une « taxe Gafa » en dépit du soutien d’une large majorité d’Etats
illustre la paralysie que peut engend r e r u n s ys t è m e c o n ç u i l y a
soixante ans pour… six Etats. Trouver l’unanimité à 28 est bien plus
complexe.
Majorité qualifiée
De l’assiette commune de l’impôt
sur les sociétés à la taxe sur les transactions financières, en passant par
la liste noire sur les paradis fiscaux,
la liste est longue des dossiers bloqués ou vidés de leur substance sur
l’autel de l’unanimité. Au point
pour l’Europe d’être parfois sclérosée par ses contradictions : elle
encourage désormais la voiture
électrique mais ses taxes restent
favorables au diesel faute d’accord
sur la directive sur la fiscalité sur
l’énergie, figée depuis quinze ans.
Le terrain est miné. Les Etats
d’Europe du Nord, et ceux qui ont
fait – comme l’Irlande et Malte – de
leur fiscalité basse une arme, tiennent au droit de veto que leur con-
Mario Draghi
défend le bilan
de la monnaie unique
EUROPE
Le président de la BCE
a souligné devant
les parlementaires
européens la stabilité
des prix apportée
par l’euro né
il y a vingt ans.
Pauline Houédé
@Pauline_H
A l’occasion du vingtième anniversaire de l’euro, le président de la Banque centrale européenne (BCE),
Mario Draghi, est venu défendre
mardi devant les parlementaires
européens le bilan de la monnaie
unique. « Représentation la plus tangible » du projet européen, l’euro a
non seulement permis une intégration des économies de la zone euro
« inimaginable » il y a vingt ans mais
aussi apporté « deux décennies de
stabilité des prix, également dans des
pays où celle-ci n’existait plus depuis
longtemps », a souligné le dirigeant.
L’Italien, qui dirige la BCE depuis
novembre 2011 et a dû gérer la crise
de la dette souveraine, a également
reconnu le bilan imparfait de la
monnaie unique : « Dans certains
pays, tous les bénéfices de l’euro n’ont
pas été pleinement réalisés », explique-t-il, mettant en cause à la fois des
réformes insuffisantes au niveau
national et le caractère incomplet de
l’Union économique et monétaire.
Mario Draghi, dont la BCE s’est
substituée aux banques centrales
européennes pour piloter la politique monétaire de la zone euro, a
également évoqué la question de la
souveraineté, alors que les parlementaires britanniques devaient se
prononcer le jour même sur l’accord
négocié avec Bruxelles sur le
Brexit et à quelques mois des élections européennes : « La plupart des
défis sont aujourd’hui mondiaux et
ne peuvent être relevés qu’ensemble.
C’est cette unité qui renforce la capa-
cité des pays individuels à conserver
leur souveraineté sur les sujets importants, une souveraineté qui serait
sinon perdue dans ce monde globalisé », a-t-il déclaré.
Le dirigeant de la BCE intervenait
à Strasbourg alors que les nuages
s’accumulent pour l’économie de la
zone euro : l’Allemagne, le moteur
économique du Vieux Continent, a
vu sa croissance ralentir en 2018, à
1,5 %, selon des chiffres publiés
mardi. Le pays échappera tout juste
à la récession technique (deux trimestres négatifs consécutifs) grâce
à une légère progression de son PIB
au quatrième trimestre (dont les
chiffres définitifs seront publiés le
14 février), après un recul de 0,2 %
lors des trois mois précédents.
Avec le ralentissement
économique
de l’Allemagne, les
nuages s’accumulent
pour l’économie
de la zone euro.
Associés aux incertitudes liées au
Brexit ou à la guerre commerciale
entre Pékin et Washington, ces nuages pourraient remettre en question
le resserrement monétaire lancé
par la BCE. Après avoir mis un terme
fin décembre à ses rachats massifs
de dettes (QE) lancés pour stimuler
la croissance et l’inflation, la banque
centrale avait laissé entendre qu’elle
pourrait relever ses taux d’intérêt,
toujours à des points bas historiques, à partir de l’été 2019.
« L’évolution récente de la conjoncture économique a été plus faible que
prévu, et les incertitudes, liées notamment à des facteurs mondiaux, restent importantes », a commenté
mardi Mario Draghi, ajoutant
qu’« un degré élevé de soutien monétaire rest[ait] nécessaire ». Les gouverneurs de la BCE se réuniront le
24 janvier pour décider de l’évolution de leur politique monétaire. n
fère l’unanimité. Pour ne pas les
braquer, la Commission avance une
politique de petits pas, où le vote à la
majorité qualifiée s’étendrait progressivement. La bascule débuterait avec la lutte contre l’évasion fiscale – le besoin d’une plus forte
coordination a été mis en lumière
par les « Luxleaks » – et contre les
fraudes à la TVA intracommunautaire, qui coûtent 50 milliards par
an. Viendraient ensuite la fiscalité
de l’énergie et de l’environnement,
puis, à l’horizon 2025, les questions
liées au marché unique et au numérique. En outre, « on ne toucherait
pas aux taux. Cela est, et resterait,
une prérogative nationale », insiste
la Commission, consciente qu’il
s’agirait là d’un casus belli.
La proposition a reçu un accueil
favorable au Parlement européen.
Il a tout à y gagner : le projet prévoit
Pierre Moscovici,
le commissaire à la Fiscalité,
constate que « l’unanimité
[des décisions] n’est plus
un rempart mais
un obstacle » face
aux « menaces actuelles ».
Photo Aris Oikonomou/AFP
aussi de l’associer pleinement aux
réformes fiscales, contre une simple consultation pour avis actuellement. « Les Etats bloquent trop souvent les réformes pour préserver leur
propre système au détriment de
2018
l’intérêt et des attentes des citoyens. Si
on veut de vraies avancées en matière
fiscale, il faut en finir avec l’unanimité », a affirmé l’Allemand Udo
Bulmann, leader des eurodéputés
socialistes.
Les chances qu’une telle réforme
aboutisse n’en restent pas moins
minimes. Elle a le soutien de la
France et d’autres pays du Sud mais
nécessite une adoption… à l’unanimité. La Commission a en effet
renoncé à sortir l’arme lourde de
l’article 116 du traité de Lisbonne.
Celui-ci lui permet en théorie
d’imposer des décisions à la majorité et non plus à l’unanimité si la
concurrence au sein de l’UE risque
de se retrouver faussée. Cette
option avait des partisans mais a été
jugée trop incertaine juridiquement et le Conseil s’y est opposé.
Dans ce contexte, le pavé jeté dans la
mare vise avant tout à alimenter le
débat avant les élections européennes de mai. Et, face aux nombreux
discours populistes, diffuser l’idée
que la justice fiscale peut passer par
un approfondissement de l’Europe
plutôt que par son rejet. n
VOTEZ POUR LE STRATÈGE DE L’ANNÉE
Temps fort de la vie des affaires, depuis trente ans, le Prix du Stratège est remis à un chef d’entreprise de l’industrie
ou de la finance qui, durant l’année écoulée, a pris une initiative notable ou a fait preuve d’une réussite remarquable.
Le Prix sera remis par Les Echos, en fonction du choix de ses lecteurs.
Méka Brunel
Administratrice,
Directrice Générale
de Gecina
Née et élevée en Iran, elle
est Ingénieure en travaux publics, diplomée de l’ESTP Paris et est titulaire d’un
MBA à HEC Paris. Elle rejoint en 2017
GECINA en tant que directrice générale
et est nommée à la présidence du Conseil
de Développement de la Métropole du
Grand Paris (Codev). Méka Brunel est
également administratrice du Crédit
Foncier de France, de la Fédération des
Sociétés Immobilières et Foncières et de
l’Université de Cergy-Pontoise. Elle est
distinguée Professionnelle de l’année par
les Pierres d’Or en 2013 et 2018.
Thomas Buberl
Administrateur et
Directeur Général
d’AXA
Né en Allemagne, il est
diplômé de l’école de commerce WHU
de Coblence (Allemagne), d’un MBA
à l’Université de Lancaster (RoyaumeUni) et d’un Doctorat en économie à
l’Université de St. Gallen (Suisse). Il est
distingué en 2008 en tant que Young
Global Leader par le Forum Economique
Mondial. En 2012, il devient directeur général d’AXA Allemagne. Thomas
Buberl est nommé au 1er septembre 2016
administrateur et directeur général d’AXA,
président du conseil d’administration
d’AXA Equitable Holdings (États-Unis).
Charles Edelstenne
Président du Conseil
d’Administration
Dassault Systèmes
Charles Edelstenne
devient président directeur général de
Dassault Aviation en 2000. Il cède sa
place en 2013, tout en gardant la tête de
la holding Dassault Systèmes. Charles
Edelstenne est président du groupe
industriel Marcel Dassault, administrateur de Thales, de Carrefour, de Sogitec
Industries, de la Société anonyme belge
de constructions aéronautiques (SABCA),
de Dassault Medias, du Groupe Figaro
Benchmark et de la Banque Lepercq de
Neuflize (USA), Chairman de Dassault
Falcon Jet Corporation (États-Unis), président d’honneur de Dassault Aviation et
du GIFAS. Il est commandeur de l’ordre
national de la Légion d’honneur.
Yves Guillemot
Président
Directeur Général
& Cofondateur
d’Ubisoft
Diplômé de commerce à l’institut de
la PME (IPME), Yves Guillemot grandit dans une famille d’entrepreneurs. Il
fonde Ubisoft avec ses quatre frères en
1986, puis la société Gameloft en 1999.
Ubisoft devient l’un des leaders mondiaux
du développement et de l’édition de
logiciels de jeux vidéo interactifs destinés aux consoles de jeux. Yves Guillemot
a longuement défendu les intérêts
d’Ubisoft face à l’entrée de Vivendi au
capital du Groupe en 2015. En 2016, Yves
Guillemot est nommé chevalier de la
Légion d’honneur.
Laurent Mignon
Président
du directoire
du Groupe BPCE
Diplômé d’HEC et du
Stanford Executive Program, Laurent
Mignon exerce en banque et assurance
durant toute sa carrière. Il devient directeur général de Natixis en 2009. Laurent
Mignon entre à la tête de la BPCE au
1er juin 2018. Il est également président
du conseil d’administration de Natixis
et du Crédit Foncier, président de CE
Holding Participations, administrateur de CNP Assurances, de Sopassure,
d’Arkema et de l’AROP (Association pour
le Rayonnement de l’Opéra national
de Paris).
Carlos Tavares
Président
du directoire
PSA - Groupe Peugeot
Né et élevé à Lisbonne,
Carlos Tavares est diplômé de l’École
Centrale Paris. Il réalise toute sa carrière chez le constructeur automobile
Renault, où il est nommé directeur
général délégué aux opérations de 2011
à 2013, soit le numéro 2 du Groupe après
Carlos Ghosn. En 2014, il prend la tête
du groupe PSA en rejoignant la direction
opérationnelle de la branche automobile
du Groupe. Il occupe les fonctions de
président depuis 2017.
VOTEZ POUR TROIS DES SIX NOMINÉS PAR ORDRE DE PRÉFÉRENCE (1, 2, 3)
Une liste de six nominés a été sélectionnée par notre rédaction. C’est sur cette liste que nos lecteurs sont invités à
participer à la désignation du vainqueur en retenant trois des six noms par ordre de préférence. Un jury déterminera le
lauréat du Prix du Stratège 2018. Votez pour trois des six nominés par ordre de préférence jusqu’au vendredi 25 janvier et
envoyez votre choix à annick.rousseau@shan.fr
Retrouvez le Prix du Stratège
sur lesechos.fr/
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10 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
idées&débats
SOMMAIRE
Le meilleur du Cercle Chômage, indemnisation et employabilité
des Echos
La Chronique
Cessons de recourir à l’illusion en matière
de politique économique
Le Point de vue
Refonte de la protection sociale,
la mère de toutes les réformes
Cinéma
Colette la scandaleuse
LES ÉDITORIAUX
DES « ÉCHOS »
Si la France veut vraiment
plus d’enfants…
Ce fut longtemps une fierté nationale : la
France est une terre de natalité vigoureuse.
En 2018, 758.000 bébés y ont vu le jour.
A 187 enfants pour 100 femmes en âge de
procréer (ou 1,87 enfant par femme), l’indice
de fécondité reste le plus élevé d’Europe.
Mais le verre est à moitié plein. Car la
fécondité actuelle ne suffit pas à renouveler
Par Jean-Marc
la population. Ledit verre est même en train
Vittori
de se vider. L’indice de fécondité décline
en effet depuis maintenant quatre ans.
La fécondité La population ralentit : l’écart entre
naissances et décès n’a jamais été aussi faible
actuelle
ne suffit pas depuis l’après-guerre. L’érosion de la
fécondité a une cause macroéconomique.
à renouveler Comme dans toute l’Europe, la natalité
la
s’est nettement infléchie depuis la profonde
population. récession de 2009. Quand l’horizon
s’abaisse, cela n’encourage guère à faire
des enfants. Et cet effet se prolonge sans doute dans
une France anxieuse. Mais ce n’est pas la seule explication. Les
transformations du marché du travail font craindre à beaucoup de
Français un avenir moins brillant pour eux et leur descendance. Et
peut-être que la prise de conscience d’une planète aux ressources
limitées commence-t-elle à peser sur le choix essentiel d’avoir un
enfant – ou non. Faut-il lutter contre cette moindre vitalité ? La
France a un réflexe nataliste, forgé par son histoire. Elle est sortie
des deux guerres mondiales avec la conviction qu’il fallait une
population nombreuse pour avoir une armée forte. Mais ce n’est
heureusement plus d’actualité. Il y a en revanche deux excellentes
raisons d’encourager la natalité. La première est la préservation
d’une politique de protection sociale ambitieuse. Cette politique est
infiniment plus facile à financer quand de jeunes générations
arrivent nombreuses sur le marché du travail pour payer des
cotisations d’assurance santé et vieillesse. La seconde raison est à la
fois plus vague et plus essentielle. Les pays jeunes ont simplement
davantage d’énergie, d’imagination, d’optimisme. Mais une
politique nataliste a un coût élevé que les gouvernements français
n’ont cessé de raboter. Elle doit notamment se traduire par un effort
de solidarité horizontale, entre ceux qui ont des enfants et ceux qui
n’en ont pas. Or, elle est de plus en plus orientée vers une solidarité
verticale, entre riches et pauvres. Les ajustements de la politique
familiale sous le quinquennat Hollande allaient tous dans ce sens.
Ils ont ainsi créé un signal désastreux, faisant craindre que les
avantages fiscaux et sociaux accordés à tous les parents soient peu
à peu grignotés. Si la France veut plus d’enfants, elle devra repartir
durablement dans l’autre sens. La politique familiale mériterait un
grand débat national.
(
Lire nos informations
Page 4
Allemagne : un atterrissage
sous contrôle
Par Etienne Lefebvre
« Quand on se regarde, on se désole ; quand on se compare, on se
console. » Le proverbe n’est pas toujours vrai. Le gouvernement
français était soulagé d’annoncer, mardi, un déficit budgétaire un
peu moins élevé que prévu en 2018, ce qui devrait permettre de
contenir la dérive attendue cette année. Quelques heures après,
l’Allemagne faisait état d’un excédent de ses comptes publics de 1,7 %
de PIB en 2018, soit près de 60 milliards d’euros ! Les grincheux
auront retenu que la croissance allemande a ralenti à 1,5 %, ce qui
n’est pas faux. Mais cet atterrissage apparaît contrôlé, après un
rythme hors norme (supérieur à 2 % en 2016 et 2017) pour un pays
vieillissant et qui manque de bras. Surtout, l’Allemagne, qui craint
d’être la principale victime collatérale d’une guerre commerciale
sino-américaine, est prête à faire face aux secousses futures. Elle a
déjà ramené son endettement public sous les 60 % de PIB, alors qu’il
flirtait avec les 90 % dix ans plus tôt. Et ses excédents budgétaires lui
permettent d’envisager sereinement les réformes qu’Angela Merkel
a trop tardé à mettre en œuvre : investissements publics accrus
(transports, télécoms), intégration des migrants et des travailleurs
venant de l’extérieur, baisses d’impôts pour les entreprises alors que
la compétitivité donne des signes de faiblesse, etc. La France est dans
une situation inverse : elle voit son économie ralentir alors qu’elle n’a
même pas commencé à se désendetter. Et la diminution de la fiscalité
des entreprises – pointée comme une des plus lourdes dans un
nouveau rapport de l’OCDE – s’en trouve retardée. L’Allemagne n’est
pas quitte pour autant de sa responsabilité européenne. La force de
ses finances publiques et de son économie devrait la conduire à jouer
un rôle moteur dans la consolidation de la zone euro, alors qu’elle est
aujourd’hui le pied sur le frein. Berlin est le vrai responsable de
l’échec de la taxe européenne sur les Gafa, par crainte d’éventuelles
représailles américaines. Cette attitude frileuse, égoïste, ne peut plus
durer au vu des excédents budgétaires et commerciaux accumulés.
(
Lire nos informations
Page 6
Garnier pour « Les Echos »
Comment Paris est devenue la
capitale de la trottinette électrique
Adrien Lelièvre
@Lelievre_Adrien
A ce rythme, il ne restera plus
aucune couleur disponible. Depuis
quelques jours, les trottinettes électriques rouges de la start-up VOI et
les vertes de sa concurrente Tier ont
fait leur apparition sur le bitume
parisien. Elles y côtoient les engins à
roulettes de Lime, Bird, Bolt et Wind,
qui se sont lancés à tour de rôle
depuis l’été 2018.
Et la liste va encore s’allonger.
Scoot est en train de se constituer
une équipe à Paris, Dott, fondée par
deux « Frenchies » à Amsterdam, va
débuter un programme pilote à Station F au premier semestre 2019 et la
société versaillaise Wetrott’ arrivera
à la Défense en avril. Un an et demi
après la naissance des premières
start-up de trottinettes en libre-service aux Etats-Unis, Paris peut ainsi
se targuer d’être la capitale mondiale
de cette industrie en plein essor. A
titre de comparaison, Madrid
compte trois opérateurs – récemment suspendus –, Londres un seul,
New York et Berlin aucun. Il n’y a que
Washington qui boxe dans la même
catégorie. L’attraction exercée par la
Ville Lumière auprès de ces jeunes
pousses s’explique par des facteurs
démographiques, géographiques,
politiques et économiques. Avec
2,2 millions d’habitants, Paris est
l’une des métropoles les plus denses
d’Europe (environ 21.000 habitants
par kilomètre carré).
Alors que les transports en commun sont régulièrement saturés et
que les distances pour relier le Nord
au Sud (moins de 10 kilomètres) et
l’Est à Ouest (18 kilomètres) sont
relativement courtes par rapport à
d’autres capitales, ces sociétés estiment pouvoir tirer leur épingle du
jeu. Les premières données fournies
par Lime et Bird, les leaders américains du secteur, semblent confirmer cette intuition. Six mois après
leur arrivée à Paris, la première a
revendiqué plus de 2 millions de trajets et 315.000 utilisateurs. La
seconde estime que plus de 110.000
personnes ont déjà eu recours à son
service. Ces start-up bénéficient de
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
Pas moins de six
start-up se sont déjà
lancées sur le marché
parisien des trottinettes électriques
en libre-service.
Une bataille aussi
féroce qu’incertaine.
En attendant
d’en connaître
le vainqueur,
ces entreprises
transforment
l’espace urbain.
D
Les points à retenir
de Californie, l’offre
•dePartie
trottinettes électriques en
libre-service s’est développée à
Paris plus que dans n’importe
quelle autre métropole :
six start-up y opèrent déjà,
trois autres sont attendues
dans les prochains mois.
Cette attraction s’explique
par la densité de la capitale,
par la volonté de la mairie
d’encourager les mobilités
douces et par le flou juridique
qui entoure encore ce type
de services en France.
Mais le modèle économique,
séduisant au départ, risque
de pâtir des vols, dégradations
et privatisations
par des particuliers.
•
•
leur (relative) ancienneté et de leurs
moyens financiers importants. Elles
ont respectivement levé 455 et
415 millions de dollars depuis leur
création et rejoint à la vitesse de
l’éclair le troupeau des « licornes ».
Mais leurs rivales n’ont pas dit leur
dernier mot. Elles ont également
levé d’importantes sommes d’argent
ces derniers mois et mettent en
avant leur identité européenne
(pour Wind, Tier, Bolt, Dott, VOI)
pour se démarquer. L’un des points
communs de ces jeunes pousses est
qu’elles sont aimantées par la politique de transport d’Anne Hidalgo.
Depuis son élection en 2014, la maire
socialiste a fait du développement
des mobilités douces (marche à
pied, vélo, trottinette, etc.) l’une des
priorités de son mandat.
Pour cela, elle multiplie les chantiers – dont l’un des symboles est la
piétonnisation des voies sur berges
rive droite. Une aubaine pour les aficionados de la trottinette, qui
empruntent avec délice les pistes
cyclables récemment sorties de
terre. « Nous sommes favorables à
tout ce qui contribue à une mobilité
décarbonée et à un report modal de la
voiture vers les autres modes de transport comme la trottinette ou le vélo »,
observe Christophe Najdovski,
adjoint aux transports à la mairie de
Paris. L’arrivée quasi simultanée de
ces flibustiers du bitume peut également s’expliquer par le flou juridique entourant leur activité. L’une
des missions de la future loi d’orientation des mobilités (LOM) sera en
effet de créer un cadre réglementaire pour les acteurs du « free floating », terme anglais qui désigne les
véhicules en libre-service sans station. En attendant, les spécialistes de
la trottinette font le pari qu’il vaut
mieux être présent à Paris le plus tôt
possible, quitte à faire évoluer leur
stratégie dans quelques mois. Mais
surtout, ces entreprises tentent
l’aventure parisienne car elles sont
convaincues de pouvoir gagner de
l’argent en apportant une solution
au problème du dernier kilomètre,
crucial dans le secteur des transports. A la sortie du métro ou du
RER, de plus en plus de Parisiens uti-
lisent ainsi une trottinette pour
rejoindre plus vite leur lieu de travail
ou leur domicile. « Sur le papier, le
modèle économique de ces start-up est
attrayant », décrypte Maxime Lescrainier, consultant chez Colombus
Consulting. « Le prix d’achat d’une
trottinette électrique est compris dans
une fourchette allant de 400 euros à
600 euros. La course coûte 1 euro,
auquel il faut ajouter 15 centimes par
minute d’utilisation. Si l’usage est
intensif, la start-up peut espérer un
retour sur investissement rapide,
même si le coût de la gestion de la flotte
est l’une des grandes inconnues. »
Il faudra également voir comment les trottinettes résistent aux
vols, aux dégradations et aux privatisations par des particuliers : des
fléaux qui ont contraint trois
start-up de vélos en free floating
(Gobee. bike, Obike, Ofo) à se retirer
du marché parisien en quelques
mois. Alors que les six opérateurs
proposent un service assez semblable, la bataille promet d’être féroce.
« D’ici à la fin de l’année, l’hypothèse
d’une consolidation dans le secteur est
élevée », pronostique Maxime Lescrainier. En attendant de savoir qui
en sortira vainqueur, ces entreprises
transforment déjà le paysage
urbain. Des trottinettes de toutes les
couleurs sont déployées parfois
anarchiquement sur les trottoirs. Ce
qui n’est pas sans provoquer des frictions avec les piétons… Soucieuse
d’encourager ces offres de mobilité
tout en corrigeant les dérives, la Mairie de Paris travaille actuellement
sur une charte de bonne conduite
pour les start-up de trottinettes, à
l’image de celle déjà signée avec les
spécialistes du vélo. « L’idée, c’est que
les nouveaux opérateurs signent cette
charte à leur arrivée afin de faciliter
l’acceptation du public. Car, malheureusement, on observe des incivilités », précise Christophe Najdovski.
La Mairie expérimente également
des zones de stationnement dans les
2 e et 4 e arrondissements pour
l’ensemble des acteurs du free floating (trottinettes, vélos, scooters).
Autant d’évolutions que peu de personnes auraient pu imaginer il y a
encore quelques mois. n
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IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
opinions
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5. Ford et Volkswagen finalisent leur alliance
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Chômage, indemnisation
et employabilité
La Pologne, le pays
des extrêmes
NOUVELLE MÉTHODE « A l’heure où
l’exécutif demande aux partenaires sociaux
des économies dans leur négociation sur
l’indemnisation du chômage, il peut être utile
de s’interroger sur les conséquences
des modalités actuelles de calcul des durées
maximales d’indemnisation. Actuellement,
celles-ci sont déterminées par l’âge et la durée
de travail avant le chômage, ce qui correspond
à une logique de droits acquis mais non
à une logique d’employabilité, c’est-à-dire
de capacité plus ou moins rapide à retrouver
un emploi. Or c’est l’employabilité qui est
déterminante pour retrouver un emploi. »
MESURE PLUS JUSTE « En effet, y a-t-il
un sens à donner à un jeune ingénieur du
numérique qui recherche un emploi dans une
région dynamique où ses compétences sont
recherchées la même durée maximale
d’indemnisation qu’à un adulte plus âgé aux
compétences périmées et qui recherche dans
une région sinistrée ? Ne risque-t-on pas
d’inciter le jeune ingénieur à ne pas rechercher
avec plus d’énergie que s’il avait une durée
maximale d’indemnisation plus brève ? »
MODULATION OU ARBITRAGE « La
France dispose aujourd’hui d’un historique
de statistiques suffisamment fines pour
permettre d’affiner les durées maximales
d’indemnisation en fonction
de l’employabilité, cela au prix de quelques
catégories supplémentaires. Et dans
le pire des cas, Pôle emploi pourrait avoir
un pouvoir de modulation à la marge.
En cas de désaccord entre le chômeur
et Pôle emploi, des procédures d’arbitrage
pourraient être imaginées. »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle :
lesechos.fr/idees-debats/cercle
Des milliers de Polonais ont participé
•lundi
soir à des rassemblements contre
la violence après la mort du maire de
Gdansk, Pawel Adamowicz, poignardé
dimanche lors d’un événement caritatif.
Pour le « Financial Times », « cet acte
d’une violence rare a choqué la Pologne et
mis l’accent sur le débat politique de plus
en plus polarisé ». Adamowicz, maire
depuis 1998 de cette ville portuaire de la
Baltique, était un ancien membre du
principal parti d’opposition, la Plateforme civique. En 2018, cette fois-ci
comme indépendant, il avait battu le
candidat du parti ultra-conservateur au
pouvoir Droit et justice lors des élections municipales.
Son assassin présumé était récemment sorti de prison et accusait la Plateforme civique d’être responsable de sa
condamnation. Adamowicz, qui a été
adhérent de Solidarnosc, était aussi
connu pour avoir milité pour les droits
des homosexuels et des minorités, et
contre les politiques anti-immigration.
« La société polonaise, écrit le « FT », est
de plus en plus partagée entre les valeurs
de centre droit défendues par la Plateforme civique, qui a gouverné le pays de
2007 à 2015, et Droit et justice, qui a pris le
pouvoir il y a quatre ans sur la promesse
de restaurer les valeurs traditionnelles et
de réformer le système judiciaire. »
Si nombre de dirigeants de Droit et
justice ont condamné le meurtre, Jurek
Owsiak, le responsable de l’organisation
de l’événement caritatif, a accusé « l’incitation à la haine » contre les opposants
d’être responsable du crime. Selon le
« FT », en 2017 l’organisation la Jeunesse de Toute-Pologne avait lancé sur
les réseaux sociaux une liste de « certificats de mort politique » de onze maires,
dont Adamowicz, qui avaient signé une
pétition pro-immigration.
— J. H.-R.
LE LIVRE
DU JOUR
Un vrai suspense
LE PROPOS. Chaque jour,
l’actualité française
– l’internationale qui s’en soucie ? –
donne envie de se pendre. La
preuve ? Même deux des meilleurs
connaisseurs de la politique
tricolore s’en évadent. Voilà donc
Michèle Cotta et Robert Namias qui
préfèrent plonger dans la fiction.
Sans scrupule, l’ex-patronne du CSA,
assistée de son compère, donne
dans les « Fake News », on aura
tout vu ! Tel est en effet le titre de
leur roman, un « thriller politique ».
Pour eux c’est un nouveau genre,
l’essai est une réussite. Ses auteurs
se sont visiblement bien amusés
à l’écrire, et nous, tout autant,
à lire cette histoire du président
François Berlau piégé par une
gigantesque arnaque où l’on trouve
des Russes, la CIA, un président
du Sénat gastronome, un « Canard
enchaîné » déchaîné. Berlau est
également « le plus jeune président
de la République jamais élu ». Tiens,
tiens, direz-vous, en tentant de
décrypter ce roman plein de clefs.
Fake news et vrai suspense.
L’INTÉRÊT. Les auteurs ont tous
deux été aux commandes de TF1,
l’une comme directrice
Fake News
par Michèle Cotta et Robert
Namias, éditions Robert Laffont,
330 pages, 20 euros.
de l’information, l’autre comme
directeur général adjoint, et sont
toujours éditorialistes à Europe 1
dans l’excellente émission des
« Grandes Voix ». Ils ont surtout
des dizaines d’années de coulisses
et de confidences d’hommes
politiques dans la tête, comme
dans les célèbres carnets de Cotta.
Autant dire qu’il s’agit là d’une
fiction puisée aux meilleures
sources de la réalité. Et qu’elle est
à lire sans délai. Ni grand débat.
— Sabine Delanglade
Laurent Cerino/RÉA
Pour Xavier de Yturbe, consultant
et formateur en ressources humaines,
il faut calculer la durée maximale
d’indemnisation des chômeurs en fonction
de leur employabilité.
Fabriquer du faux pouvoir d’achat avec du déficit budgétaire est une constante depuis quarante-cinq ans.
Cessons de recourir à l’illusion en
matière de politique économique
Compte tenu de ses marges de manœuvre financières, la France
ne peut améliorer sensiblement le pouvoir d’achat ni procéder
à des allégements fiscaux massifs. Il faut commencer par bien gérer
avant de faire des promesses inconsidérées.
LA
CHRONIQUE
de Jean
Peyrelevade
N
ous avons besoin, espèce rare,
d’hommes politiques modestes. Qui l’est, parmi ceux qui
tiennent le devant de la scène ? Tous
devraient prendre conscience de l’étroitesse des marges de jeu disponibles en
matière économique. Ainsi éviteraientils peut-être (soyons optimistes) de multiplier pendant les campagnes électorales les promesses intenables, de faire
rêver leurs électeurs à des miracles
impossibles avant, une fois le pouvoir
conquis, de décevoir lourdement ceux
dont la crédibilité fut abusée.
Depuis dix ans, le taux de croissance
de l’économie française est en moyenne
plutôt inférieur à 1 % par an. Certes, la
période connut une crise mondiale
d’ampleur exceptionnelle. Peut-on, dès
lors, viser plus haut pour l’avenir ? La
croissance potentielle à moyen terme
du pays, conditionnée par la double évolution de la population active et de la
productivité du travail, est estimée par
l’ensemble des économistes au mieux à
1,3 % par an (contre plus de 5 % dans les
années 1960 et 2,5 % entre 1970 et 1980).
Ce chiffre, faible par rapport au passé
mais similaire à celui de la moyenne de
la zone euro, fait peser une double
contrainte sur l’évolution du pouvoir
d’achat et sur la gestion des finances
publiques.
Commençons par le pouvoir d’achat.
Le revenu net médian des ménages français est actuellement de 1.750,00 euros
par mois. Nous pouvons espérer créer,
au vu de ce qui précède, 1,3 % de richesses supplémentaires chaque année.
Cependant, le nombre de ménages luimême augmente régulièrement d’environ 0,5 % par an, sous le double effet
d’un accroissement de la population
(0,3 %) et des modifications des modes
de vie (0,2 %) : les pourcentages de personnes vivant seules (un tiers du total)
ou des familles monoparentales (10 %
des ménages) ne cessent de progresser.
En régime de croisière, l’augmentation des richesses produites (1,3 % par
an), appliquée à un nombre de ménages
lui-même en croissance de 0,5 %, se traduit par un gain de pouvoir d’achat
annuel de 0,8 % par ménage. Toutes
choses égales d’ailleurs, cela veut dire
que l’on peut augmenter tous les ans le
revenu médian mensuel de 14 euros. Qui
le dit ? Promettre plus, c’est promettre
du vent. « La France forte » scandait
Nicolas Sarkozy, « Le changement, c’est
maintenant », affirmait François Hollande, tandis qu’Emmanuel Macron
entendait transformer le pays…
Un président sérieux
ne peut pas accorder
plus d’une vingtaine
de milliards d’euros
d’allégements fiscaux sur
la durée de son mandat.
La situation est encore plus tendue en
matière de finances publiques, où la
France se distingue du reste de la zone
euro par le niveau extrêmement
dégradé tant du solde budgétaire que du
poids de la dette (seule l’Italie étant dans
une situation qui n’est guère plus enviable). Par comparaison avec les autres
pays, nous avons hélas un passif qui
reste à combler.
Sur un quinquennat, avec un taux de
croissance moyen de 1,3 %, le PIB augmente au total de 6,5 %. Les recettes
publiques (Etat, collectivités locales et
Sécurité sociale) représentent un peu
plus de la moitié du PIB. Sur les cinq ans,
elles augmentent donc de l’équivalent de
3,25 % du PIB. Ce montant, relativement
faible, détermine l’évolution maximale
des dépenses publiques, si l’on entend
que celles-ci ne s’alourdissent pas en
pourcentage du PIB.
Supposons que les dirigeants du pays,
décidés à lutter contre le « ras-le-bol »
fiscal, cherchent à réduire les prélèvements obligatoires d’un point de PIB (ils
sont à 48 % en France contre 41 % pour
l’ensemble de la zone euro). Supposons
également que pour enclencher la
réduction d’une dette publique devenue
excessive, ils entendent diminuer le défi-
cit budgétaire (de l’ordre de 3 % du PIB
contre moins de 1 % pour la zone euro)
d’un autre point de PIB, seul moyen
d’assurer à long terme la solvabilité du
pays, dans des conditions pourtant
exceptionnellement favorables de taux
d’intérêt. Le total des dépenses publiques ne peut donc pas progresser sur un
quinquennat de plus de 1,25 % du PIB ce
qui, rapporté à leur montant initial,
représente une augmentation moyenne
de 0,5 % en volume par an.
Synthétisons : un président sérieux
ne peut pas accorder plus d’une vingtaine de milliards d’euros d’allégements
fiscaux sur la durée de son mandat, et
peut réduire le déficit budgétaire d’un
point de PIB à condition de ne pas dépasser un taux de 0,5 % par an de croissance
en volume des dépenses publiques, soit
10 milliards par an. Ce n’est pas un thaumaturge qu’il nous faut, mais un arithméticien.
Quelle est la tentation, hélas bien présente, pour faire oublier la rigueur de
ces disciplines ? Repousser à plus tard
le rétablissement des finances publiques et fabriquer du faux pouvoir
d’achat avec du déficit budgétaire (une
constante depuis quarante-cinq ans).
Ou jouer au bonneteau, prenant aux
uns pour donner aux autres, aux retraités en faveur des actifs (ou inversement), aux riches pour les pauvres (ou
réciproquement), aux entreprises pour
les ménages (ou à l’opposé), ce qui ne
manque pas d’enflammer le ressentiment de tous sans créer aucune valeur
nette. La reconnaissance de celui qui
reçoit ne compense pas la fureur de
celui qui paie.
Nous avons besoin pour le prochain
quinquennat (puisqu’il faut déjà en parler) d’un président qui gère au plus près,
protège les personnes les plus modestes
et s’attaque enfin vigoureusement au
problème central : comment élargir les
marges de jeu, comment augmenter
notre croissance potentielle ? Comment obtenir des Français qu’ils travaillent plus et mieux, des entreprises
qu’elles améliorent plus rapidement
leur productivité ? Tout le reste relève
de l’illusion qui, malheureusement,
occupe une part de plus en plus préoccupante dans le fonctionnement de
notre démocratie. n
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12 // IDEES & DEBATS
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
opinions
LE POINT
DE VUE
de Charles de Froment
P
ognon de dingue, trappes à bas
salaire : le financement de la protection sociale est à bout de souffle. Le prélèvement à la source va sans
nul doute accroître chez les travailleurs
cette idée déjà bien présente chez les
employeurs : payer un salarié en France,
ça coûte très cher, surtout quand on
aspire à gagner plus que le SMIC.
Imaginez que vous êtes un individu
célibataire sans enfant (si on rajoute
conjoint et enfants, les seuils augmentent mais la philosophie reste la même).
Vous acceptez un emploi à temps plein
rémunéré au SMIC, soit 1.204 euros net
par mois. Votre objectif : parvenir à
1.800 euros d’ici quelques années.
1.204 euros net, voici donc votre
salaire 2019. C’est un montant net de cotisations sociales, et aussi net d’impôts,
car en France, pas d’impôt sur le revenu
pour un célibataire qui déclare moins de
15.000 euros de revenus annuels. Mais à
ces 1.204 euros s’ajoute la fameuse prime
d’activité, à laquelle vous êtes éligible.
Un petit tour sur le simulateur de la
CAF donne son verdict : comptez sur
241 d’euros supplémentaires (dont
90 euros grâce aux « gilets jaunes »).
Vous voilà avec 1.445 euros de revenus
mensuels.
Combien cela coûte-t-il à votre
employeur ? En raison des allégements
de charges très importants au niveau du
SMIC, les cotisations sociales totales
(salariales et patronales) ne sont que de
471 euros. Vous coûtez donc 1.654 euros
à votre employeur.
Grâce à votre travail sérieux, vous
obtenez vos augmentations, 100 euros
par an en moyenne, et vous voilà à
1.800 euros. Votre vie a-t-elle pour autant
LA CHRONIQUE
DU CERCLE
DES ÉCONOMISTES
d’ Alain Trannoy
D
es quatre thèmes choisis pour le
grand débat national, celui sur la
fiscalité, « Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et
plus efficace ? » est largement le plus
périlleux.
Il est permis de se demander d’abord
comment de simples citoyens pourraient avoir une idée informée sur un
sujet classique de l’économie politique
depuis David Ricardo : comment rendre
l’impôt moins nocif pour l’activité économique ? La réponse demande nécessairement une expertise dans le
domaine.
Le débat sur l’impôt dans une démocratie est d’ordinaire l’apanage du Parlement. La phrase de Jefferson, « no taxation without representation », n’a pas
pris une ride depuis deux cent cinquante
ans, car la justice fiscale ne peut être que
procédurale. À savoir que chaque
citoyen a sa conception de la justice fiscale, que différentes conceptions s’opposent. On n’a rien trouvé de mieux pour
établir un compromis raisonnable porteur de paix civile que d’organiser un
vote sur la base une personne, une voix.
Un système fiscal ne peut être jugé juste
d’une manière ontologique. Seule
l’onction du suffrage le rend juste.
Rien de tel dans le débat qui
s’annonce. Aller dans un sens risque de
contenter certains, tandis qu’il suscitera
l’ire des autres. A la fin, l’exécutif choisira
ce qui lui déplaira le moins et il n’aura
fait que des mécontents. Tous ceux qui
trouveront que l’on n’est pas allé assez
loin dans le sens de l’alourdissement
pour les plus aisés s’allieront à tous ceux
qui seront plus imposés pour clamer
leur colère.
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malgré les « gilets jaunes »
Refonte de la protection
sociale, la mère
de toutes les réformes
changé ? Et quels efforts a dû fournir
votre employeur ?
Votre première feuille de paie de
1.800 euros net arrive. Avec l’impôt sur le
revenu prélevé à la source, il vous reste
1.667 euros. Soit, vous êtes plus riche, et
participez à la solidarité nationale. Mais
le pire reste à venir. A 1.800 euros, vous
êtes trop riche pour la prime d’activité.
Vous perdez donc, par rapport à votre
premier salaire, 241 euros. Bilan : votre
salaire a certes augmenté de 50 %, mais
votre revenu disponible de seulement
15 %, soit d’à peine plus de 220 euros…
Chaque augmentation
directe ou indirecte
du SMIC piège davantage
de travailleurs dans
une trappe à bas salaire.
Le pouvoir d’achat
dépend aujourd’hui
beaucoup plus des
revenus de transfert que
des revenus du travail.
Pour votre employeur, la frustration
est encore plus grande : privé d’une
grande partie des allégements de cotisations, il a dû doubler son effort par
rapport au SMIC et débourser
3.071 euros. Bref, pour un effort supplémentaire de votre employeur de
plus de 1.400 euros, vous ne récupérez
que 220 euros sur votre compte en
banque… Ces calculs nous aident à
comprendre à quel point le SMIC
constitue un trou noir salarial, dont il
est extrêmement difficile de sortir.
Pour une proportion très importante
de la population active française, le
pouvoir d’achat dépend aujourd’hui
beaucoup plus des revenus de transfert que des revenus du travail.
Ils nous permettent également de réaliser l’ampleur des transferts sociaux et
la charge assumée par les classes
moyennes salariées, qui subventionnent
massivement les régimes de protection
sociale. Ils ne disposent d’aucune aide et
d’aucun outil d’optimisation fiscale : ils
sont toujours trop pauvres ou trop
riches pour pouvoir en bénéficier.
Nous comprenons donc mieux certaines frustrations et certaines colères très
actuelles. Pour un travailleur à faibles
revenus, ce n’est hélas pas en travaillant
plus ou mieux que l’on peut vraiment
gagner plus. Chaque augmentation
directe ou indirecte du SMIC piège
davantage de travailleurs dans une
trappe à bas salaire. Quant aux classes
moyennes dites « inférieures », dont les
revenus se situent juste au-dessus des
seuils des différents systèmes d’allégement ou de primes, leur peur du
« déclassement » et leur sentiment d’être
les laissés-pour-compte des politiques
publiques ne sont pas totalement sans
fondement.
La refonte globale de la protection
sociale est la mère de toutes les réformes
du marché du travail. La loi travail s’est
attaquée à la petite partie émergée de
l’iceberg. Il reste trois ans au gouvernement pour affronter le reste.
Charles de Froment
est fondateur du cabinet Pergamon.
Justice fiscale :
un débat piégé
Comme la fiscalité est une question
de dosage, elle se prête mal à la question référendaire. Seul le vote par une
majorité parlementaire de la répartition de la charge fiscale entre tous les
citoyens peut lui conférer l’équité
comme vertu.
La question de la justice
fiscale renvoie à celle
de la réforme de nos
institutions politiques.
L’intrusion massive de
l’Etat dans le financement
des collectivités locales
avec des exemptions
et dégrèvements de toutes
sortes rend le système
peu lisible.
À cette aune, est-ce-à dire que le système fiscal français est juste ? Force est
de constater que non. Le Parlement n’est
représentatif ni des forces politiques de
ce pays ni en termes de catégories socioprofessionnelles. 80 % des députés sont
des cadres, alors que ceux-ci ne comptent que pour 20 % de l’emploi. Ce phénomène s’est aggravé à la faveur du dernier
renouvellement de l’Assemblée nationale. La question de la justice fiscale renvoie donc à celle de la réforme de nos institutions politiques et, en premier lieu, au
mode de désignation des députés.
Ensuite, est-il adroit, d’entrée de jeu, de
faire savoir que l’ISF ne sera pas rétabli et
qu’il n’est pas question d’alourdir les
droits de succession ? Le commun des
mortels pourra en conclure à bon droit
que les jeux sont faits, que le débat n’est
pas sincère et n’est en réalité qu’une
comédie destinée à relégitimer un pouvoir politique vacillant.
Une dernière difficulté provient de la
complexité du sujet, qui n’a fait que croître au fil des années. Au vote de la loi de
finances s’est ajouté celui de la loi de
financement de la Sécurité sociale, où
l’impôt finance de plus en plus cette dernière, cependant que les cotisations
sociales sont devenues progressives.
L’intrusion massive de l’Etat dans le
financement des collectivités locales
avec des exemptions et dégrèvements de
toutes sortes rend le système peu lisible
et pas seulement pour le profane.
Il ne faut surtout pas perdre de vue
que le mouvement des « gilets jaunes »
est parti du sentiment d’injustice provoqué par l’alourdissement d’impôts indirects connus pour être régressifs. Le
relèvement de la taxe carbone, pour
l’instant différé, mais nécessaire au vu
des enjeux posés par le défi climatique,
doit être compensé par une plus grande
progressivité de notre système fiscal.
Quelques idées simples en ce domaine :
d’abord un reprofilage de la TVA avec
des taux réduits réservés aux biens de
première nécessité. Ensuite, la transformation de toutes les niches de l’impôt
sur le revenu en aides directes. Les idées
les plus simples ne sont pas forcément
les pires en ce domaine, car compréhensibles par tous.
Alain Trannoy est directeur
de recherche à l’EHESS et membre
du cercle des économistes.
Entre le fort et le faible, c’est la multiplication des lois qui opprime,
et la simplicité qui égalise. Photo Gilles Rolle/RÉA
N’abusons pas
de l’abus de droit !
LIBRE
PROPOS
Par
Gaspard Koenig
O
n nous martèle qu’il faut respecter
l’Etat de droit. Mais pas trop non
plus. Sinon, voilà que vous guette
l’« abus de droit », dont la définition vient
d’être étendue dans la loi de finances 2019
pour mieux réprimer certaines transactions légales, mais dont le but serait « principalement fiscal » (notamment dans le cas
de la nue-propriété, manière déguisée de
transmettre un héritage).
Cette vieille notion juridique d’abus de
droit, apparue dans le droit romain et sujet
d’innombrables controverses théoriques,
m’a toujours semblé sournoisement liberticide. Si le droit est bien rédigé, est-il possible
de « trop » s’y conformer ? Comment
peut-on à la fois demander à la fiscalité de
créer des incitations et punir ceux qui les
suivent ? Quels critères exogènes au droit le
juge utilisera-t-il pour en décider ? Pour
déchiffrer « l’intention » réelle du contribuable, lui faudra-t-il sonder les reins et les
cœurs ? L’abus de droit ouvre la porte à
l’extension indéfinie du domaine de la
norme.
Les Romains avaient donc raison de
s’en méfier. Sous l’Empire, le juriste Ulpien
avait formulé un antidote sous forme de
maxime : « Ne lèse personne celui qui use
de son droit ». Dans le cas français, l’abus de
droit reflète surtout les abus du droit. En
cherchant à sanctionner ceux qui prennent
ses textes trop au sérieux, le législateur acte
de sa propre faillite. Faute d’avoir su limiter
l’inflation normative et la prolifération des
lois, il doit maintenant donner au juge une
sorte de blanc-seing pour en corriger les
effets pervers.
Trop d’alinéas, trop d’exceptions, trop de
critères suscitent l’incompréhension et
invitent à la ruse, en offrant des échappatoires insoupçonnées et des combinaisons
inédites. Le Conseil d’Etat condamne régulièrement, quoique sans effet, ces lois trop
bavardes, d’autant plus choquantes que nos
voisins parviennent à se modérer. Dans son
rapport de 2016, il estimait que le corpus
législatif grossissait en moyenne de 1 million de mots par an.
Aucun de nos représentants ne s’intéresse véritablement à cette question, préférant toujours le verbe créateur à l’humble
travail de toilettage. On ne compte plus les
colloques sur la simplification des normes
et les propositions de réforme. Rien n’y fait.
Notre Etat est structurellement obèse dans
ses recettes, incontinent dans ses dépenses
et bilieux dans sa logorrhée. C’est là une
source d’injustice évidente. On ne manque
jamais de me rappeler la formule de Lacordaire : « Entre le fort et le faible, entre le riche
et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est
la liberté qui opprime, et la loi qui affranchit. » Or, dans un contexte d’hypertrophie
législative, l’inverse se produit. Entre le fort
et le faible, c’est la multiplication des lois qui
opprime, et la simplicité qui égalise. Les
avocats fiscalistes font merveille pour les
nantis tandis que les classes moyennes, brisées par l’excès réglementaire et l’aléa fiscal,
enfilent un gilet jaune. Dans ce contexte,
l’abus de droit cherche de manière un peu
pathétique à atténuer un symptôme faute
d’éradiquer la cause.
En cherchant à sanctionner
ceux qui prennent ses
textes trop au sérieux,
le législateur acte
de sa propre faillite.
Enfin, l’abus de droit s’inscrit dans un
mouvement général de moralisation, où
l’on estime que le respect de la loi n’est plus
un gage suffisant de bonne citoyenneté et
qu’il faut activement rechercher le bien
commun. De même que le contribuable est
censé avoir le cœur pur, l’entreprise redéfinie par la loi Pacte doit désormais faire
davantage que ce que la loi lui impose, en
considérant par exemple les « enjeux
sociaux ». Loi et morale, dissociées par la
modernité, se replient dangereusement
l’une sur l’autre.
Abus de droit et RSE constituent les deux
faces d’un même affaiblissement de l’Etat
de droit, faisant passer « l’esprit » des lois
devant une « lettre » devenue folle. Rappelons que Montesquieu lui-même exigeait
que, dans une république, « les juges suivent la lettre de la loi ». Dans une société
libre, le respect de la loi devrait suffire à
nous innocenter, quels que soient nos desseins secrets.
Les questions soulevées par cette extension discrète du champ de l’abus de droit
reflètent la déliquescence de nos systèmes
démocratiques. Notre droit est décadent. A
quoi bon discuter d’élections et de programmes quand le socle de nos institutions
s’effondre sous nos pieds ? Si la loi est devenue aussi fragile, floue et impuissante, de
quoi la politique devient-elle l’objet ? En
admettant que le grand débat national
fasse émerger la volonté du peuple, avonsnous encore les moyens de la mettre en
œuvre ?
Gaspard Koenig est philosophe et
président du think tank GenerationLibre.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
IDEES & DEBATS // 13
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
art&culture
CINÉMA // Wash Westmoreland réalise le premier biopic sur Colette, incarnée par Keira Knightley.
Une réussite, même si on regrette de devoir découvrir un pan de notre histoire littéraire en anglais.
Colette la scandaleuse
Assayas-Kindle :
le match
LA
CHRONIQUE
de Thierry
Gandillot
O
Après avoir incarné Jane Austen, Keira Knightley interprète l’auteure française Colette. Photo Mars Films
U
ne jeune fille de bonne famille
sait-elle encore ce qu’est un
« col Claudine » ? A Versailles
ou à Ville-d’Avray, peut-être. Mais il y a
un siècle, son arrière-grand-mère, si
elle avait un tant soit peu l’esprit rebelle,
en portait peut-être. Et si l’aïeule avait lu
la série des « Claudine », c’était certainement en bravant l’interdit maternel. Car
les premiers livres de Colette ont créé
un scandale qu’on a peine à imaginer
aujourd’hui.
En 1883, Gabrielle Sidonie Colette,
jeune fille fraîchement cueillie en Bourgogne, à l’âge de quinze ans, épouse
Willy. Sorte d’imprésario et auteur parisien, il dirige une équipe de nègres – ou
« prête-plume ». Acculé par des obligations financières, poursuivi par ses
créanciers, traqué par les huissiers et
lâché par ses nègres qu’il oublie de
payer, Willy demande à son épouse de
lui écrire un roman. La jeune femme
trempe sa plume dans ses souvenirs
d’enfance bourguignons. Sur des
cahiers d’école, elle crée le personnage
de Claudine. Or ce n’est pas son nom qui
se retrouve en couverFILM BRITANNIQUE
récompensé aux
ture, mais celui de son
Colette
Oscars) explique : « Il y
mari. Suite au triomde Wash Westmoreland
avait là un potentiel
phe de la série des
avec Keira Knightley,
pour un film formidaC l a u d i n e , Wi l l y n e
Dominic West. 1h50.
ble, surtout si on s’attatarde d’ailleurs pas à
chait à son premier
devenir célèbre. Les « col Claudine »
mariage. C’était une époque charnière
éclosent sur les cous des jeunes filles en
– les débuts de la modernité. Un véritable
fleur et le « merchandising » bat son
tsunami bousculait les rôles traditionnelplein.
lement attribués aux hommes et aux
femmes. »
Débuts de la modernité
Comme toujours dans les films de
Si la maternité des Claudine fut recon« Belle Epoque », le spectateur se laisse
nue à Colette sur le tard, on ne saura
emporter dans le Paris de la modernité,
jamais quel fut le degré d’influence de
des cabinets de curiosités et des salons
Willy. Ne cessait-il pas de lui ordonner
littéraires. Les costumes sont sublimes.
de mettre dans ses livres « plus de
Les plans travaillés rivalisent avec les
piment, moins de littérature » ? Conseil
tableaux de Caillebotte.
dont on retrouve l’influence sur l’écriture aux inclinaisons érotiques de
Romanesque
Colette. Ainsi que sur le style de vie de
Wash Westmoreland s’intéressait
l’auteure : Colette bousculait les nordepuis plus d’une dizaine d’années au
mes en entretenant des liaisons lesbiencas Colette. Même s’il s’est autorisé quelnes ou en se dénudant sur les scènes de
ques libertés historiques, ses connaiscabaret.
sances biographiques pointues lui ont
Le réalisateur Wash Westemoreland
permis de bien déployer la complexité
(dont le dernier film, « Still Alice », a été
du couple Colette-Willy. L’acteur Domi-
nic West (« The Wire ») apportant une
belle nuance à la figure de Willy. Le personnage de Colette et son parcours
s’avèrent d’un romanesque tel qu’on
regrette qu’ils ne fussent pas exploités
plus tôt par une équipe française. Comment retrouver le roulement des « R »
bourguignon de Colette quand les dialogues sont dans un anglais à l’accent
britannique ? C’est un peu agaçant.
Parmi les neuf femmes ayant eu
l’honneur d’être publiées dans la
Pléiade, Keira Knightley en a déjà joué
deux : Jane Austen, dont elle a incarné
l’héroïne dans « Orgueil et Préjugés » et,
dorénavant, notre Colette nationale.
(On s’amuse à l’imaginer en Marguerite
Yourcenar, en Madame de Sévigné ou
en George Sand, plus tard...) Keira Knightley paraît parfois trop fine, fluette,
fragile, peut-être pour le rôle mais son
talent d’actrice sauve la mise. Ou est-ce
l’aura de la romancière ? Qu’importe,
l’une et l’autre donnent envie de relire
Colette. A défaut de passer un col
Claudine.
— Julia Denis
Rosetta chez les Russes
Une descente aux enfers dans
une Russie déglinguée.
Eprouvant. L’actrice Samal
Yeslyamova a reçu le prix
d’interprétation à Cannes.
Le film commence mal. Ayka s’enfuit
d’une maternité déglinguée par la fenêtre des toilettes. Kirghize sans papiers,
elle abandonne derrière elle son nouveau-né. Toujours sanguinolente, Ayka
court dans Moscou et pousse la porte
d’un abattoir de poulets clandestin. Puis
on la retrouve tordue de douleur dans
une piaule immonde, louée à un marchand de sommeil patibulaire. Dans un
cabinet médical crasseux, un médecin
interrompt l’hémorragie. Ayka se fait
employer chez un vétérinaire qui n’a
d’humanité qu’envers
FILM RUSSE
latitudes, on ignore larles animaux. De temps
Ayka
gement le sort des Kiren temps, elle doit disde Sergey Dvortsevoy
ghiz exilés en Russie et
crètement extraire le
avec Samal Yeslyamova,
les circuits touristiques
lait qui congestionne
Zhipargul Abdilaeva,
moscovites esquivent
ses seins. Par ailleurs,
David Alaverdyan. 1h50.
les arrière-cours et
des gars très glauques
sous-sols inquiétants
cherchent à lui soutirer des roubles…
où nous traîne Sergey Dvortsevoy. QuelCette sinistre aventure se déroule,
ques images hors du commun jalonnecomme il se doit, en plein hiver, sous une
ront ainsi ce chemin de croix. Terrifiant
neige grise et sur un bitume gadouilleux.
dans son fond, « Ayka » s’avère lanciA Cannes, le prix d’interprétation féminant dans sa forme. Dvortsevoy paraît
nine a salué l’endurance de la comévouloir adapter Zola en jeu vidéo. Son
dienne kazakhe Samal Yeslyamova.
scénario trace un parcours semé
d’embûches, un labyrinthe infernal
Zola en jeu vidéo
dans lequel il propulse son héroïne
Remake hardcore du « Rosetta » des
comme une boule de flipper.
frères Dardenne, « Ayka » possède quelEn guise de mise en scène, Dvortseques qualités documentaires. Sous nos
voy va la traquer sans relâche. En plan
serré, il cadre ses épaules. En plan large,
il dévoile son dos. Parfois il s’arrête, le
temps d’exposer un visage crispé par la
peur ou la peine. Scandée par le fracas
du trafic et d’incessantes sonneries de
portable, la bande-son achève de saucissonner la salle. Le système du film
finit ainsi par se retourner contre luimême. A force de lapider son héroïne, le
metteur en scène évacue tout contexte
et devient le seul responsable de ses
malheurs. A chaque plan, il paraît plonger plus vigoureusement la tête d’Ayka
dans une bassine glacée. Le film, forcément, se termine mal. Le générique
apporte pourtant un soulagement. Si le
calvaire d’Ayka n’a pas de fin, le cinéaste
a la délicatesse d’achever celui du spectateur. — Adrien Gombeaud
livier Assayas est certainement l’un
des réalisateurs français les plus doués.
Invité régulier de Cannes, Venise et
Berlin, il a donné de beaux films, qui brillent par
leur éclectisme : « Sils Maria », « Carlos », « Les
Destinées sentimentales », « Clean », « Fin août,
début septembre », « Irma Vep »… De moins
bons aussi. Il a placé devant sa caméra
les meilleurs acteurs : Juliette Binoche, Kristen
Stewart, Chloë Sevigny, Maggie Cheung, Charles
Berling, Nick Nolte, Béatrice Dalle, Jeanne
Balibar, Mathieu Amalric, François Cluzet…
Cette fois, pour « Doubles Vies », il convoque son
actrice fétiche, Juliette Binoche, en compagnie
de Guillaume Canet, Vincent Macaigne et,
nouvelle venue empruntée à la scène du stand-up,
Nora Hamzawi, jolie découverte.
C’est une partie qui se joue à quatre : Alain,
un séduisant éditeur installé (Guillaume Canet) se
pose des questions sur l’avenir de son métier face
à la menace d’Amazon et de sa Kindle. Mais aussi
sur son pouvoir de séduction qu’il s’efforce de
prouver intact auprès d’une jeune spécialiste de
l’e-marketing (Christa Theret). Selena, sa femme,
une actrice en vogue (Juliette Binoche), est
écartelée entre son désir de continuer à interpréter
les grands rôles du répertoire alors qu’elle triomphe
dans une série télé où elle fait la flic de service.
Elle flirte aussi avec Léonard, romancier en proie
au doute (Vincent Macaigne), dont l’éditeur
historique n’est autre qu’Alain. Lequel Alain
lui refuse pour la première fois son nouveau
manuscrit au prétexte que l’autofiction, c’est fini.
Sa compagne, assistante parlementaire (Nora
Hamzawi), bien ancrée dans le réel auprès d’un
député aux dents longues, suit l’affaire avec un
détachement qui désarçonne Léonard. On passera
sur quelques incidentes germanopratines. Dans
« Doubles Vies » on parle beaucoup : de l’angoisse
du milieu de l’édition face au basculement
numérique, de la disparition des éditeurs
indépendants, de la mort de la librairie, de la
désertion des lecteurs au profit des réseaux sociaux.
On dîne entre soi, on boit des bordeaux millésimés,
on va en villégiature au bord de l’Atlantique,
on drague, on couche un peu, sans conviction.
Les dialogues d’Assayas sont brillants, les acteurs
fort à propos, mais tout cela est très « parisien
bobo bavard ». On a parfois le sentiment d’assister
à un débat d’après minuit sur Arte, à une table
ronde au festival de Brive ou à un entretien croisé du
« Monde des livres ». Cherche film désespérément.
Doubles Vies d’Olivier Assayas
Avec Juliette Binoche, Guillaume Canet,
Vincent Macaigne, Nora Hamzawi... 1h46.
En bref
Une jeunesse dorée
D’Eva Ionesco
Avec Galatéa Bellugi,
Isabelle Huppert, Melvil
Poupaud… 1h55.
Fin des années 1970, à Paris. Au hasard des nuits
•sulfureuses
du « Palace », Rose et Michel, encore
adolescents, rencontrent Lucille et Hubert, un couple de riches dandys. Le quatuor entame des relations perverses… Après son premier film, « My Little
Princess », puis son roman « Innocence », où elle
évoquait ses liens destructeurs avec sa mère photographe, Eva Ionesco, dans son second long métrage,
coécrit avec son compagnon Simon Liberati, revient
sur son adolescence tumultueuse balisée par ses
séjours dans les foyers de la DDASS et ses nuits enivrantes dans la capitale. Malgré sa toile de fond autobiographique, « Une jeunesse dorée » joue la carte du
romanesque noir, ressuscite les réalités marginales
d’une époque et convoque quelques-uns de ses fantômes, tels le rocker Johnny Thunders ou le journaliste
underground Alain Pacadis. Inégalement mis en
scène et interprété – les jeunes acteurs peinent à rivaliser avec le duo Isabelle Huppert-Melvil Poupaud –,
le film, malgré ses faiblesses, entraîne parfois dans
son charme singulier. — Olivier de Bruyn
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
14 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
enquête
Maintenant qu’elles battent
les humains au jeu de go
ou les radiologues
pour détecter des tumeurs,
les machines risquent-elles
de nous dépasser dans tous
les autres domaines ?
Illustration Federica Del Proposto
Benoît Georges
@bengeorges
— Envoyé spécial à Montréal
rithmes que l’on entraîne à partir de données
massives fait qu’il peut être impossible
d’expliquer, de comprendre comment ils
aboutissent à des réponses. Ce qui peut freiner l’adoption de ces outils dans certains secteurs critiques, comme l’aéronautique.
Et même quand les données sont bonnes,
et que les algorithmes font ce qu’on leur
demande, encore faut-il qu’ils n’aillent pas
trop loin. Sylvain Duranton, directeur
monde de BCG Gamma, cite l’exemple des
systèmes servant à la fixation des prix dans
la distribution : « Pour optimiser la marge, ils
pourraient décider d’augmenter les prix
dans des zones défavorisées et de les baisser
dans les zones favorisées, mieux informées. »
D’où l’importance d’anticiper et d’être prêt à
parer aux problèmes qui apparaîtront,
car « un algorithme n’a ni sens commun, ni
valeur morale. »
C
e n’est pas tous les jours qu’une réunion des membres du G7 se tient
dans une ancienne usine textile
reconvertie en pépinière de start-up et laboratoires high-tech. C’est là, début décembre,
dans les locaux d’Element AI, au cœur d’un
ancien quartier industriel de Montréal en
pleine reconversion, que Justin Trudeau a
prononcé un discours mêlant fascination et
inquiétude. « Nous devons reconnaître
qu’avec l’intelligence artificielle, nous entrons
dans des territoires inconnus. Aussi excitant
que cela paraisse, cela s’accompagne de nombreux défis, et c’est pour cela qu’il faut s’attaquer aux questions éthiques que soulèvent ces
technologies », mettait en garde le Premier
ministre canadien.
L’idée avait été lancée par Emmanuel
Macron lors de la présentation du rapport de
Cédric Villani, en mars 2018. Mais c’est à Justin Trudeau qu’est revenu l’honneur
d’annoncer officiellement la création, dès
cette année, d’un groupe d’experts internationaux chargés d’étudier les impacts de
l’intelligence artificielle. Une présentation
faite en marge du NeurIPS, le plus grand rendez-vous scientifique de la discipline, qui a
réuni cette année 8.500 chercheurs dans la
première ville francophone d’Amérique du
Nord. Il y avait déjà le GIEC pour le changement climatique, il y aura donc bientôt le
G2IA (ou IPAI en anglais) pour étudier les
bouleversements liés à l’intelligence artificielle. Cette nouvelle institution, dont les
contours devraient être précisés d’ici à l’été,
rassemblera des représentants de la communauté scientifique, de l'industrie, des
gouvernements et de la société civile.
Maintenant qu’elles peuvent battre les
humains au jeu de go ou les radiologues
pour détecter des tumeurs, les machines risquent-elles de nous dépasser dans tous les
autres domaines ? Les algorithmes, désormais capables d’apprendre, vont-ils mettre
au chômage des bataillons de cadres, de
chauffeurs routiers ou de codeurs ? Faut-il
laisser des outils aussi potentiellement dangereux que des voitures, des avions ou des
armes sous le seul contrôle de logiciels et de
processeurs ?
« Comprendre où se trouvent
les dangers »
Toutes ces questions, qui ont longtemps
relevé de la science-fiction, sont désormais
discutées le plus sérieusement du monde
par un nombre croissant de chercheurs en
intelligence artificielle, d’économistes, de
philosophes ou de gouvernants. Ces dernières années, les rapports, livres blancs, groupes d’études et autres initiatives sur l’intelligence artificielle et l’éthique se sont
multipliés, portés par les progrès spectaculaires des technologies d’apprentissage automatique profond (« deep learning »).
« Ces questions se sont déplacées des coulisses vers le centre de la scène », résume Joëlle
Pineau, professeur à l’université McGill et
directrice du laboratoire d’IA de Facebook
(FAIR) à Montréal, qui donnait une conférence sur la robustesse des algorithmes dans
le cadre de la conférence NeurIPS. « Les technologies arrivent à un niveau de maturité
qui fait qu’elles vont être déployées dans le
monde réel, donc il devient de plus en plus
important d’intégrer l’éthique dans les projets
de recherche. »
L’une des premières alertes, bruyamment
relayée par Elon Musk ou Stephen Hawking,
est venue en 2014 d’un philosophe et chercheur de l’université d’Oxford, Nick Bostrom. Dans un essai intitulé « Superintelligence : paths, dangers and strategy », il
imaginait les conséquences – potentiellement dévastatrices – d’une intelligence artificielle devenue supérieure à celle des
humains. Ce scénario catastrophe est en réalité très loin d’être partagé par les experts de
l’IA, en dehors de quelques fervents transhumanistes comme le futurologue américain
Ray Kurzweil. En juin 2017, dans un entretien aux « Echos », Nick Bostrom se disait luimême « plutôt optimiste sur les bénéfices à
attendre de l’intelligence artificielle ». Son
livre a cependant contribué à lancer un
débat mondial sur les enjeux éthiques de
l'IA. Il a inspiré une lettre ouverte appelant
les développeurs à tout faire pour que les
futurs systèmes d’intelligence artificielle
soient « à la fois robustes et bénéfiques pour
l’humanité ». Publiée en janvier 2015, elle a
été signée par plus de 8.000 experts et per-
Grands principes, peu de pistes
La ruée vers
l’éthique de
l’intelligence
artificielle
INNOVATION // Depuis cinq ans, les études et
initiatives consacrées aux enjeux éthiques et à
l’impact de l’intelligence artificielle se multiplient.
Le futur « GIEC de l’intelligence artificielle »,
annoncé début décembre par la France et le Canada,
permettra-t-il d’y voir plus clair ?
sonnalités, dont les « pères fondateurs » du
deep learning, Geoffrey Hinton, Yann LeCun
et Yoshua Bengio.
Six mois plus tard, des centaines de chercheurs reprenaient la plume, cette fois pour
demander l’interdiction des « robots
tueurs », ces armes autonomes capables de
faire feu sans intervention humaine. Les discussions sur l’avenir de ces armes, menées
par l’ONU à Genève depuis plusieurs années,
n’ont guère progressé depuis, mais le mouvement contre une utilisation militaire de
l’IA a eu des répercussions jusque dans la
Silicon Valley. Au printemps dernier, des
salariés de Google ont en effet obtenu que
leur employeur ne renouvelle pas le projet Maven, conclu avec le Pentagone. Dans la
foulée, Sundar Pichai, le PDG du groupe, a
publié un texte intitulé : « IA chez Google :
nos principes », où figure noir sur blanc
l’interdiction de développer « des armes ou
des objets dont le but est de blesser des
humains ».
Les emplois menacés
Mais les questions éthiques et sociales
posées par l’intelligence artificielle vont bien
au-delà d’un scénario à la Terminator. Il y a
d’abord, sur le plan macro-économique, toutes les questions liées à l’avenir du travail. Là
encore, l’alerte a été donnée par des chercheurs d’Oxford, Carl Benedikt Frey
et Michael A. Osborne, qui estimaient dans
un article publié en 2013 que « 47 % des
emplois américains étaient en danger » à
cause de l’automatisation et des progrès de
l’IA.
Depuis, des rapports venus de l’OCDE, du
Forum économique mondial ou du FMI sont
venus relativiser ces chiffres, en appelant à
prendre en compte également les emplois
créés ou modifiés par ces technologies. Reste
qu’aujourd’hui, la majorité des experts
s’accordent sur l’idée que l’intelligence artificielle va au minimum déplacer des emplois,
et que la quasi-totalité des systèmes éducatifs actuels ne sont pas adaptés aux besoins
de remise à niveau qui se profilent. D’où les
réelles craintes de déclassement exprimées
par les classes moyennes occidentales.
Lors de la réunion G7 de Montréal, où il
représentait la France, le secrétaire d’Etat au
Numérique, Mounir Mahjoubi, n’a d’ailleurs
pas hésité à faire le parallèle entre cette
peur de l’avenir et le mouvement des « gilets
jaunes » : « Vous voyez ce qui se passe en
France, a-t-il déclaré à la tribune. C’est pour
cela qu’il faudra étudier les impacts de l’intelligence artificielle sur la société, les mesurer et
donner des clefs de compréhension aux gens.
Car si on ne le fait pas, on va créer des résistances légitimes. »
L’arrivée d’outils d’intelligence artificielle
dans notre quotidien a aussi fait émerger des
inquiétudes plus techniques. Par exemple,
sur la responsabilité en cas d’accident causé
par un véhicule autonome, et sur la façon
dont on devra le programmer – le système
doit-il, pour ne citer qu’un exemple, protéger
dans tous les cas le propriétaire et les passagers de la voiture au détriment des autres ?
Un autre enjeu, moins spectaculaire mais
néanmoins majeur, concerne les données, et
en particulier les biais qu’elles reflètent, et
que la machine peut reproduire sans discernement : si l’on entraîne un moteur de
recherche à reconnaître des cadres d’entreprise à partir de photos d’hommes blancs, il
ne montrera jamais de femmes ou de personnes de couleur quand on lui posera la
question par la suite.
Autre problème régulièrement pointé du
doigt : l’opacité des systèmes utilisés, et la difficulté à expliquer leur fonctionnement. Le
passage d’une informatique où les logiciels
devaient suivre des règles écrites à des algo-
Bien avant l’annonce de la création du GIEC
de l’IA, les géants du secteur avaient commencé à réfléchir à ces questions : en septembre 2016, poussés par certains de leurs
chercheurs, Google, Amazon, Facebook,
IBM et Microsoft ont annoncé la création et
le financement d’une organisation à but non
lucratif, Partnership on AI (PAI), pour « formuler les meilleures pratiques » et « chercher
à garantir que les technologies d’IA bénéficient
au plus grand nombre ». Deux ans plus tard,
ce partenariat compte près de 80 membres,
dont un géant chinois de l’Internet, Baidu.
Mais à ce jour, il n’a encore produit aucune
règle ou liste de recommandations. « Les
premières publications devraient intervenir
en 2019, ou au plus tard en 2020 », assurait
début décembre aux « Echos » la directrice
exécutive de PAI, Terah Lyons.
D’autres initiatives ont, elles, progressé, à
l’image de la « Déclaration de Montréal pour
u n dével o p p ement res p o nsabl e de
l’IA », présentée en décembre dernier, en
marge de NeurIPS. Lancé par l’université de
Montréal avec le soutien de son chercheur le
plus célèbre, Yoshua Bengio, ce document
d’une vingtaine de pages, fruit d’une année
de débats publics, pose dix grands principes
éthiques : respect de l’autonomie des utilisateurs, protection de l’intimité et de la vie privée, prudence dans le développement de
nouveaux outils, responsabilité laissée aux
humains dans la prise de décision, etc.
« Un algorithme
n’a ni sens commun
ni valeur morale. »
SYLVAIN DURANTON
Directeur monde de BCG Gamma
Quasiment au même moment, la Commission européenne livrait elle aussi un
texte très attendu : la première version des
règles éthiques mises au point par un groupe
de 52 experts, réunis depuis le printemps
dernier. « L’idée n’est pas de créer un cadre
contraignant, mais d’aboutir à un développement durable de l’IA », explique Nozha Boujemaa, vice-présidente du groupe d’experts. Ce
texte, qui met en avant la notion de confiance, se distingue en esquissant des pistes
techniques pour répondre aux différents
problèmes. Car, pour rassurer les citoyens et
convaincre les entreprises, il faudra d’abord
améliorer les technologies. Comme le
résume l’un des plus grands chercheurs de la
discipline, Demis Hassabis, le patron du britannique DeepMind, à l’origine du logiciel
AlphaGo : « il y a beaucoup de travail philosophique sur l’éthique, mais nous avons encore
besoin de travail technique en parallèle. »
Si l’Europe et le Canada se mobilisent sur
l’éthique, c’est aussi parce qu’ils y voient une
chance de se distinguer dans un secteur où
les Etats-Unis et la Chine ont une très grande
longueur d’avance. En effet, les Américains
ne sont pas insensibles aux questions éthiques (dans un récent sondage, 82 % estimaient que l’IA devait être manipulée avec
précaution) mais misent avant tout sur
l’autorégulation des entreprises ; les Chinois,
eux, considèrent l’IA avant tout comme un
moyen d’augmenter leur puissance. D’où la
mise en avant d’une « troisième voie ». Reste
que le G2IA, voulu par la France et le Canada,
va très vite devoir relever un premier défi de
taille : pour devenir une autorité mondiale
aussi importante que le GIEC, il lui faudra
attirer des chercheurs et des institutions
bien au-delà de ses deux pays fondateurs… n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Mercredi 16 janvier 2019
Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 390,8 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.420 milliards d’euros courants
// Plafond Sécurité sociale : 3.377 euros/mois à partir du 01-01-2019 // SMIC horaire : 10,03 euros
à partir du 01-01-2019 // Capitalisation boursière de Paris : 1.406,33 milliards d’euros (au 28-12-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,45 en novembre 2018 // Taux de chômage (BIT) : 9,1 %
au 3e trimestre 2018 // Dette publique : 2.322,3 milliards d’euros au 3e trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
VIOLENCES LE TEXTE DE LOI
« ANTICASSEURS » DEVANT
L’ASSEMBLÉE FIN JANVIER
ESPAGNE CELLULE DJIHADISTE
DÉMANTELÉE
RIXE MORTELLE LE RAPPEUR
MHD EN GARDE A VUE
Les Etats-Unis seront « complètement » responsables d’une rupture du
traité INF sur les armes nucléaires de
portée intermédiaire (500 à 5.500 km),
a affirmé mardi le vice-ministre russe
des Affaires étrangères Sergueï Riabkov après des négociations à Genève
qui n’ont permis « aucune avancée ».
Les Etats-Unis menacent de se retirer
de ce traité datant de la guerre froide
au motif que Moscou le violerait via la
mise au point d’un nouveau système
de missiles.
CÔTE D’IVOIRE LAURENT
GBAGBO ACQUITTÉ
HÉRAULT SAISIE DE 1,2 TONNE
DE CANNABIS, TROIS HOMMES
DÉFÉRÉS
Trois hommes, âgés de 29 à 32 ans, ont
été présentés à un juge mardi pour un
trafic international de stupéfiant, après
la saisie de 1,2 tonne de cannabis, près
de Montpellier, selon le procureur de la
République. Le parquet a demandé
leur mise en examen et leur placement
en détention provisoire. L’enquête,
internationale, a mobilisé les autorités
marocaines et espagnoles.
CORSE-DU-SUD UN HOMME TUÉ
PAR BALLES EN PLEINE RUE
À SARTÈNE
Un homme connu des services de
police a été tué par balle mardi en
pleine rue à Sartène lors d’un règlement de comptes, lié au banditisme,
a-t-on appris de sources concordantes. La victime, un restaurateur âgé de
36 ans, avait été entendue par la police
dans des affaires liées aux stupéfiants
et à la détention d’armes.
Un blessé est évacué alors qu’un commando d’islamistes somaliens vient d’attaquer un complexe regroupant un hôtel et des
bureaux, mardi à Nairobi. Au moins cinq personnes ont été tuées sur une terrasse, en plus d’un kamikaze ayant actionné
sa ceinture d’explosifs. La fusillade entre les forces de sécurité kenyane et les terroristes a duré plusieurs heures.
Peter Dejong/AFP
Photo : Simon Maina/AFP
EMPOISONNEMENT PATRICIA
DAGORN CONDAMNÉE À 14 ANS
Patricia Dagorn a été condamnée
mardi en appel à 14 ans de prison pour
l’empoisonnement de deux hommes
âgés sur la Côte-d’Azur, qui ont survécu, mais la cour d’assises l’a acquittée de l’assassinat de deux autres. Les
jurés n’ont pas suivi l’avocate générale
qui avait requis 30 ans de réclusion
criminelle à l’encontre de cette femme
de 58 ans, qui était décrite comme une
empoisonneuse en série.
Attaque djihadiste dans un hôtel de Nairobi, au Kenya
TRAITÉ INF BLOCAGE ENTRE
MOSCOU ET WASHINGTON
Leo Mouren/AFP
Le rappeur à succès MHD a été placé en
garde à vue mardi dans une enquête
sur la mort d’un jeune homme en juillet
lors d’une rixe dans le 10e arrondissement de Paris. Début juillet, un jeune
homme de 23 ans était décédé après
avoir été blessé à l’arme blanche lors de
cette rixe à laquelle une quinzaine de
personnes avaient pris part. Le degré
d’implication de l’auteur du tube
« Champions League » n’est pas connu
pour le moment.
LA PHOTO DU JOUR
Dix-huit personnes ont été arrêtées
mardi dans le cadre d’une opération
antiterroriste impliquant une centaine
d’agents, à Barcelone et dans une ville
proche, contre une cellule soupçonnée
de vouloir commettre un attentat,
a-t-on appris auprès de la police régionale de Catalogne. Ces personnes, de
nationalité, algérienne, irakienne,
libyenne, marocaine, libanaise, répandaient une doctrine proche de celle de
Daech. Un attentat djihadiste avait fait
15 morts à Barcelone en 2017.
Le texte de loi durcissant les sanctions
contre les casseurs et les manifestations non déclarées, promis par le Premier ministre après des débordements
de « gilets jaunes », sera soumis à
l’Assemblée nationale le 29 janvier,
a-t-on appris mardi. Les députés examineront la proposition de loi des sénateurs LR adoptée en première lecture
par la Haute Assemblée en octobre.
// 15
La Cour pénale internationale (CPI) a
acquitté mardi l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, et l’ex-chef des
Jeunes Patriotes, Charles Blé Goudé,
de toutes les charges pour crimes de
guerre à leur encontre et ordonné leur
libération immédiate. Le juge italien
Cuno Tarfusser a précisé que l’accusation n’avait pas été en mesure de prouver la culpabilité des deux hommes
qui, présents à l’audience, se sont
donné l’accolade.
BRÉSIL BOLSONARO FLATTE LE
LOBBY EN FAVEUR DES ARMES
Le président brésilien, Jair Bolsonaro,
a signé mardi un décret assouplissant
les règles de détention d’armes, l’une
des promesses phares de sa campagne.
Le nouveau décret revient sur une loi
de 2003 qui limitait drastiquement le
permis de port d’armes pour les
citoyens. En 2017, quelque 64.000
meurtres ont été recensés.
CORÉE DU NORD UN ÉMISSAIRE
DE PYONGYANG EN SUÈDE
Une diplomate nord-coréenne de haut
rang a déclaré mardi se rendre en
Suède, selon l’agence de presse sud-coréenne au moment où les spéculations
vont bon train sur un deuxième sommet Kim-Trump. Cette nouvelle étape
intervient une semaine seulement
après le déplacement du leader nordcoréen en Chine pour y rencontrer Xi
Jinping.
ON EN PARLE À PÉKIN
En pleine affaire Huawei, la Chine condamne
un Canadien à la peine de mort
Jugeant « inquiétante » et « arbitraire » cette décision, le Premier ministre canadien,
Justin Trudeau, promet d’intervenir.
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo
mort. Immédiatement, cette
annonce surprise a provoqué le
courroux du gouvernement
canadien. « C’est très inquiétant
que la Chine commence à agir de
façon arbitraire pour appliquer la
peine de mort, surtout à un Canadien », a réagi le Premier ministre, Justin Trudeau, en promettant d’intervenir. Quelques
heures plus tard, Ottawa a appelé
les Canadiens se rendant en
Chine à faire « preuve d’une
grande prudence » face au « risque d’application arbitraire des
lois locales ». Pékin a fait de
même, avertissant ses citoyens
de « risques » à se rendre au
Canada après un cas de « détention arbitraire ».
Mardi matin, les médias d’Etat
chinois nient tout lien entre cette
affaire criminelle et le sort de
A
l’issue d’un premier
procès, en 2016, Robert
Lloyd Schellenberg, un
Canadien de trente-six ans, s’était
vu condamner à une peine de
15 ans de prison pour trafic de
drogue par un tribunal chinois.
Mais, après l’arrestation, début
décembre par le Canada, sur
demande américaine, de Meng
Wanzhou, la directrice financière du géant chinois Huawei,
les autorités judiciaires chinoises
ont soudain décidé de rejuger le
jeune Canadien, désormais présenté comme l’un des architectes
du trafic. Et lundi soir, après une
heure de délibéré, trois magistrats l’ont condamné à la peine de
Meng Wanzhou, qui attend toujours son éventuelle extradition
vers les Etats-Unis, où elle est
soupçonnée de complicité de
fraude pour avoir organisé un
contournement des sanctions
américaines mises en place
contre l’Iran. Mais, malgré ces
dénégations, de nombreux juristes soupçonnent la justice chinoise de mettre la pression sur le
gouvernement d’Ottawa.
« Politique des otages »
« La Chine joue à la politique des
otages », a ainsi commenté dans
un tweet Kenneth Roth, le directeur de l’organisation Human
Rights Watch. « C’est une tentative assez claire de faire pression
sur le Canada pour qu’il libère la
directrice financière de Huawei »,
a-t-il résumé.
Pour les analystes, cette condamnation par un pouvoir
judiciaire contrôlé directement par le Parti communiste
s’inscrit dans la lignée des
autres sanctions imposées ces
derniers temps à des ressortissants canadiens en Chine.
Pékin a ainsi fait arrêter, ces
derniers jours, Michael Kovrig,
un ex-diplomate canadien,
alors qu’il disposait de l’immunité diplomatique, ainsi que
Michael Spavor, un consultant
également canadien très impliqué dans les relations commerciales avec la Corée du Nord. Le
pouvoir chinois les accuse tous
les deux, sans beaucoup de
détails, d’avoir « menacé la
sécurité nationale ». Ils risquent
potentiellement de très lourdes peines. n
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Mercredi 16 janvier 2019
www.lesechos.fr
La PDG de la Française
des Jeux, Stéphane Pallez,
se déclare « confiante »
dans l’atteinte de son
objectif de numérisation
du groupe à horizon 2020.
// P. 23
Ludovic Marin/AFP
« Les mises numérisées dépassent
les 2 milliards à la FDJ »
DEVISES EUR/GBP 0,8929 EUR/JPY 1,238 EUR/CHF 1,1266 GBP/USD 1,2758 USD/JPY 1,0866 USD/CHF 0,9886 TAUX EONIA -0,366 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,308 OAT 10 ANS 0,6142 T-BONDS 10 ANS 2,7398
INDUSTRIE & SERVICE
RENAULT
DERNIÈRE HEURE
Le Losange et l’Etat vont
enclencher l’après-Ghosn. // P. 18
Netflix augmente le prix de ses
abonnements dans certains pays
PSA
L’Europe qui rit, le monde
qui pleure : l’année contrastée
du groupe français. // P. 19
ET « CRIBLE » P. 38
AUTOMOBILE
Au Salon de Detroit, les constructeurs américains privilégient
leur marché national. // P. 20
Vincent Collen
@VincentCollen
ÉNERGIE
Gaz liquéfié : l’Australie détrône
le Qatar. // P. 20
DR
INTERVIEW
Fabrice Barthélemy, le nouveau
président du directoire de Tarkett.
// P. 21
AIRBUS
L’avionneur poursuit son offensive
de charme au Canada. // P. 22
HIGH-TECH & MÉDIAS
NOKIA
460 nouvelles suppressions
de poste en France. // P. 24
RADIO
France Inter rattrape RTL,
Europe 1 est toujours en baisse.
Le service américain de vidéo à la demande par abonnement devrait dépenser en contenus cette année
12 milliards de dollars, contre 8 milliards environ en 2018. Photo Jeenah Moon/NYT-Redux-RÉA
// P. 25
START-UP
FINANCEMENT
La hausse concerne les
Etats-Unis et quelques pays
d’Amérique latine,
en tout cas pour l’instant.
DR
Malgré le Brexit, le Royaume-Uni
reste l’écosystème européen
le plus dynamique. // P. 28
PME & RÉGIONS
URBANISME
Immobilier : Paris dévoile
de nombreux projets innovants.
// P. 29
FINANCE & MARCHÉS
ACTIONNARIAT
A qui appartient le CAC 40 ? // P. 31
EMPRUNT D’ÉTAT
Razzia sur la dette italienne. // P. 32
Le groupe vient de nommer
un nouveau directeur
financier. Wall Street
apprécie.
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
Netflix teste à nouveau l’élasticité de la
demande à ses prix et Wall Street pense
qu’il a raison. Après une salve de hausse de
prix vers l’automne 2017, qui concernait la
France, le service américain de vidéo à la
demande par abonnement a décidé de relever toutes ses offres, dont celle de base de
8 à 9 dollars par mois, et son offre la plus
populaire permettant de visionner son service sur deux écrans en simultané de 11 à
13 dollars. La hausse concerne les Etats-
Unis et certains pays d’Amérique latine et
des Caraïbes qui facturent en dollars. Mais
la dernière fois qu’il a relevé ses tarifs, Netflix a ensuite étalé les augmentations en
fonction des zones géographiques. La
Bourse a apprécié la décision de la société
de Reed Hastings puisque le cours de Netflix s’est apprécié de 6 % suite à cette information. Sa capitalisation boursière atteint
154 milliards de dollars à Wall Street. Il faut
dire que, suite à la précédente augmentation des prix, la demande a bien résisté.
Hausse du cours de 6 %
Netflix affiche un bénéfice au bas de son
compte de résultat, mais dépense tellement en contenus – 12 milliards attendus
cette année, contre 8 milliards environ
pour 2018 – qu’il « consomme » des liquidités à un rythme de plus de 3 milliards de
dollars par an. Les marchés ne lui en tiennent pas rigueur car il est dans une phase
d’expansion exceptionnelle. Mais Netflix
devra un jour trouver un équilibre financier, « sa consommation de cash » le forçant à revenir régulièrement lever de la
dette ou du capital pour payer ses factures.
La solution ? Prouver que les investissements en contenus, notamment en contenus originaux, permettent d’augmenter les
prix et/ou de recruter des abonnés. Dans
d’autres pays comme la Malaisie, l’un de ses
plus petits marchés, le service de streaming vidéo propose un abonnement à prix
cassé pour mobile. Il mise particulièrement sur l’Asie pour gagner de nouveaux
clients.
Détail intéressant, concernant le
moment choisi pour cette hausse de prix,
Netflix vient de recruter un nouveau directeur financier. Il s’agit de Spencer Neumann, qui vient de l’éditeur de jeux vidéo
Activision Blizzard. Netflix doit présenter
ses résultats annuels ce jeudi à 3 heures,
heure de la côte ouest américaine. Ses précédents résultats, pour le troisième trimestre, ont rassuré les marchés. Il a séduit
7 millions de nouveaux utilisateurs, à
137 millions au total (dont 58 millions aux
Etats-Unis), une bonne surprise. Netflix
annonçait pouvoir en recruter 9,4 millions
de plus d’ici à la fin 2018. Réponse bientôt. n
PRÊTS
Coup de mou sur le marché du
crédit à la consommation. // P. 33
BANQUE
Les turbulences des marchés pèsent
sur les établissements américains.
// P. 34 ET « CRIBLE P. 38
CARNET // P. 37
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
Pétrochimie :
Ineos choisit la
Belgique pour son
investissement
géant
Perte de marché à 80 millions de dollars
pour BNP Paribas
Edouard Lederer
@EdouardLederer
Accidents de marché en série pour les banques françaises. Trois semaines après une
perte de 260 millions d’euros chez Natixis
en Asie, BNP Paribas a vu s’envoler 80 millions de dollars aux Etats-Unis, selon
l’agence Bloomberg, citant des sources proches. Contactée, la banque n’a pas souhaité
commenter. Dans le détail, l’établissement aurait essuyé cette perte dans le cadre
d’opérations de dérivés liées au S & P 500,
l’indice boursier des valeurs américaines,
dans la tourmente en fin d’année dernière.
Antoine Lours, le patron du trading sur
les indices américains, basé à New York
n’est pas revenu à son poste depuis les
vacances de Noël, rapporte une source citée
par Bloomberg. Selon nos informations, il
fait encore partie des effectifs de la banque.
Les plupart des pertes ont eu lieu sur
quelques jours, pendant les vacances de
Noël, alors que les marchés américains connaissaient une forte volatilité. En décembre,
l’indice US a fortement chuté – sur fond de
tensions commerciales entre les Etats-Unis
et la Chine – avant de se redresser rapidement.
Mises au carré
Cet incident survient alors que la banque de
la rue d’Antin semble lancée dans une mise
au carré de certaines de ses activités de tra-
ding, afin d’utiliser au mieux ses ressources,
sans que cela soit nécessairement lié aux
conditions de marché de la fin 2018. Le
géant bancaire européen va ainsi fermer
son bureau américain spécialisé en matières premières. La banque devrait toutefois
conserver une force de vente outre-Atlantique, le trading s’effectuant désormais
depuis Londres ou Singapour.
La filiale « prop trading » (activités de
marché pour compte propre) du groupe
bancaire va aussi baisser le rideau d’ici à
trois mois, le temps de liquider ses dernières positions. Mise en place en 2015 pour se
conformer à la loi bancaire française, cette
structure ne géraient plus des activités
devenues marginales. n
Qui a dit que l’industrie pétrochimique
n’avait plus d’avenir en Europe ? Jim
Ratcliffe, l’homme le plus riche de
Grande-Bretagne, prend le contre-pied
de cette analyse en investissant massivement sur le Vieux Continent. Sa
société, Ineos, va construire une unité
de production de grande envergure à
Anvers, en Belgique, pour 3 milliards
d’euros, a-t-elle annoncé mardi. Le site
comprendra en particulier un craqueur
d’éthane, premier maillon de la chaîne
de fabrication de produits chimiques à
partir de gaz. Il s’agit du premier investissement du genre en Europe « depuis
vingt ans », souligne fièrement Jim Ratcliffe. Le plus récent des quelque
44 vapocraqueurs du continent a été
mis en production par BASF dans les
années 1990, à Anvers également.
Ces dernières années, les grands
groupes pétrochimiques comme Total
ont plutôt eu tendance à réduire la voilure en Europe. Ineos construira aussi
dans la ville portuaire flamande une
unité de production de propylène, la
« brique » de base de nombreuses
matières plastiques. L’éthane qui
approvisionnera le site, issu du gaz de
schiste, sera essentiellement importé
des Etats-Unis. La mise en service est
Les nouvelles unités
de production devraient
« réduire significativement » les achats
externes d’éthylène et
de propylène pour Ineos.
prévue en 2024. « Nous pensons que cet
investissement inversera des années de
déclin dans le secteur chimique européen », poursuit le milliardaire, assurant que le site pourrait « changer la
donne pour l’économie belge ». « Ces
investissements sont transformationnels
pour Ineos mais aussi hautement significatifs pour le secteur pétrochimique
européen dans son ensemble », commente Patrick Kirby, analyste chez
Wood Mackenzie.
Ineos est déjà présent en Belgique
avec neuf sites de production, dont six à
Anvers. Le groupe avait annoncé cet
investissement l’été dernier, mais il
n’avait pas choisi le lieu d’implantation,
hésitant entre la Belgique, l’Allemagne
et les Pays-Bas. Avec cette nouvelle
unité, il fabriquera lui-même les produits chimiques de base qu’il doit
aujourd’hui acheter auprès de tiers
avant de les transformer en plastiques
ou en lubrifiants. Les nouvelles unités
de production devraient « réduire significativement » les achats externes
d’éthylène et de propylène pour Ineos,
sans les éliminer totalement, estime
Patrick Kirby.
Jim Ratcliffe a bâti Ineos en vingt ans
à coups d’acquisitions d’actifs, dont les
grands groupes voulaient se délester,
dans la chimie mais aussi les raffineries,
les pipelines, les terminaux pétroliers
ou encore l’exploration et la production
d’hydrocarbures. Dans la chimie, Ineos
est devenu le numéro cinq mondial,
selon le classement de « Chemical &
Engineering News », derrière l’allemand BASF, l’américain DowDuPont,
le chinois Sinopec et le saoudien
Sabic. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES Renault et l’Etat vont
enclencher l’après-Ghosn
l Carlos Ghosn n’étant plus en garde à vue mais en détention provisoire,
une nouvelle étape s’ouvre chez Renault.
l Une réunion du conseil d’administration devrait se tenir dès ce week-end.
DR - « L’abus d’alcool est dangereux pour la
santé. A consommer avec modération. »
à suivre
Nouvelle année de croissance
pour la filière cognac
SPIRITUEUX Les ventes de cognac ont pour la quatrième année
consécutive augmenté en 2018, avec des exportations en hausse
de 3,5 % en volume et de 2 % en valeur, selon l’interprofession
(BNIC). Le chiffre d’affaires, réalisé à 98 % à l’export, a atteint
3,2 milliards d’euros pour 204,2 millions de bouteilles expédiées.
Premier client, les Etats-Unis réalisent 42 % des volumes devant
Singapour et la Chine, qui a ralenti un peu au second semestre. En
Europe, les ventes ont baissé de 5,3 % en volume et 2,2% en valeur.
Des manifestations d’intérêt ont été
soumises pour les sites de Sequana
PAPIER Des manifestations d’intérêt ont été soumises pour la
reprise de trois sites français exploités par des filiales du groupe
papetier Sequana placées en redressement judiciaire la
semaine dernière, a annoncé mardi Agnès Pannier-Runacher,
la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des
Finances. Pour rappel, environ 900 salariés sont employés dans
ces trois usines situées à Bessé-sur-Braye et au Bourray (Sarthe)
et celle de Greenfield à Château-Thierry (Aisne).
Plus d’informations sur lesechos.fr/Industrie-services
TRANSPORT Car2Go, le service
AGROCHIMIE Le tribunal administratif de Lyon a annulé mardi
l’autorisation de mise sur le marché
du Roundup Pro 360, un désherbant commercialisé par Monsanto
qui représente 2 % des ventes de glyphosate en France et est surtout utilisé dans la vigne. Le tribunal a
estimé que l’Agence nationale de
sécurité sanitaire de l’alimentation
(Anses) avait « commis une erreur
d’appréciation au regard du principe
de précaution ». Le Roundup Pro
360 n’est pas fabriqué en France .
Alors que l’interpellation de Carlos Ghosn remonte au 19 novembre, le conseil du Losange
avait tergiversé en attendant les évolutions judiciaires en cours au Japon. Photo Fabrice Coffrini/AFP
à hauteur de 15 % de Renault, l’Etat
compte deux représentants au
conseil et s’affirme très impliqué
dans le dossier. « Bruno Le Maire y
consacre entre une et trois heures
par jour », assure l’un de ses proches, rappelant cependant que les
décisions relèvent du conseil du
constructeur. Les propos du directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a insisté dans « Les
Echos » sur son engagement vis-àvis de l’Alliance sans volonté de
renverser les équilibres en présence, ont aussi pu rassurer à
Paris.
A ce jour, le patron de Michelin,
Jean-Dominique Senard, tient la
corde pour la présidence. Le dirigeant de soixante-six ans, qui doit
passer la main chez le manufacturier en mai, coche les cases. La
question est plus ouverte concernant la direction générale. Si
Thierry Bolloré, actuel directeur
général délégué du Losange, est
Sa libération sous caution refusée
Alors que Carlos Ghosn nie toute malversation, sachant
que toutes les révélations à son sujet ne sont pas répréhensibles au niveau légal, la demande de libération sous
caution faite vendredi par ses avocats a été refusée
mardi. La défense de Carlos Ghosn a fait appel, sans
grands espoirs. Carole, son épouse, a dénoncé les conditions de sa détention à l’ONG Human Rights Watch.
l’un des candidats possibles, ce
n’est pas le seul. Plusieurs autres
noms, parmi lesquels celui de
Didier Leroy, numéro deux de
Toyota, figurent sur la liste.
Travail de deuil
pas terminé
Même si certains au sein de l’exécutif manifestent une volonté
d’aller vite, le dossier reste complexe. « Il faut s’assurer que la gouvernance sera effectivement légitime
aux yeux des Japonais, et que les
deux groupes pourront continuer à
travailler ensemble dans une relation de confiance », tempère une
source gouvernementale. « En
outre, la direction de Renault semble encore dans le déni, leur travail
de deuil n’est pas encore terminé… »
assure une autre source proche du
dossier. Difficile de tourner la page
de quatorze ans de règne de Carlos
Ghosn. n
Daimler
Le dirigeant choyait ses proches aux frais de Nissan
DR
La justice
interdit le
Roundup Pro
Cette fois, l’après-Ghosn est bel et
bien lancé chez Renault. Le tribunal de Tokyo ayant refusé mardi de
libérer sous caution le PDG de
Renault en détention, le conseil
d’administration du Losange va
enfin se saisir de la question de la
gouvernance. Seule inconnue restant à lever mardi soir, le résultat
de l’appel interjeté par les avocats
du patron franco-brésilien.
Selon nos informations, si la
décision du tribunal est bien confirmée en appel, une réunion du
conseil devrait se tenir très vite, dès
ce week-end, après la tenue de
comités ad hoc (nominations,
rémunérations, etc.). « Il faut avancer maintenant, car chaque jour fait
perdre du temps et de la valeur à
Renault », insiste un bon connaisseur du dossier. Deux cabinets ont
été mandatés pour proposer des
candidats extérieurs, Korn Ferry et
Emeric Lepoutre & Partners.
Jusqu’à présent, alors que l’interpellation de Carlos Ghosn remonte
au 19 novembre, le conseil avait tergiversé en attendant les évolutions
judiciaires en cours au Japon. « Il
s’agissait de respecter la présomption d’innocence et le principe de
procédure contradictoire », avance
une source gouvernementale.
Depuis la fin de sa garde à vue, le
11 janvier, Carlos Ghosn est passé
en détention provisoire, un changement de statut qui permet aux
administrateurs de franchir une
nouvelle étape.
« Si, et seulement si, Carlos Ghosn
est empêché, nous en tirerons les
conséquences », avait indiqué le
ministre de l’Economie, Bruno Le
Maire, il y a une dizaine de jours.
C’est désormais le cas. Actionnaire
AÉRIEN Les grèves d’Air France au premier semestre 2018 et le
mouvement des « gilets jaunes » en décembre ont eu un impact,
mais faible. Au total, le trafic de Paris Aéroport a crû de 3,8 % sur un
an (c’était +4,5% en 2017), à 105,3 millions de passagers, dont
72,2 millions à Paris-Charles de Gaulle (+ 4 %) et 33,1 millions à
Paris-Orly (+ 3,4 %). Sans les grèves au premier semestre, la hausse
aurait été de 4,5 %. En décembre, les hausses, tant pour Paris-Charles de Gaulle (+ 3,7 %) que pour Paris-Orly (+ 2 %), sont légèrement
inférieures à celles sur douze mois.
d’« autopartage flexible » lancé par le
groupe Daimler, a commencé à
déployer mardi 400 Smart fortwo
électriques à Paris. Déjà présente en
Europe à Amsterdam, Madrid et
Stuttgart, cette offre 100 % électrique
sera accessible à un prix compris
entre 0,24 et 0,34 euro la minute, en
fonction du lieu et du moment de la
location. Les conducteurs pourront
avoir recours aux anciennes bornes
Autolib’, pour une utilisation circonscrite à Paris intra-muros.
Anne Feitz
@afeitz
et Julien Dupont- Calbot
@jdupontcalbot
Présomption d’innocence
Les grèves et l’effet « gilets jaunes »
ont légèrement freiné ADP en 2018
Daimler lance
son service
d’autopartage
à Paris
AUTOMOBILE
De nouveaux documents,
consultés par « Les Echos »,
montrent que le PDG
a commencé dès 2003
à contourner les règles
déontologiques
du constructeur nippon.
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo
C’est une lettre très courte datée
du 27 mars 2003. Carlos Ghosn y
annonce formellement à une certaine Claudine Oliveira que le constructeur vient de décider la création
d’un « Conseil Global des Donations », et qu’elle a été choisie pour
devenir l’unique membre de cette
nouvelle institution. Il entame sa
lettre, que « Les Echos » ont pu consulter, par la formule : « Dear Sir » –
Cher Monsieur – et la signe d’un
strict « Yours Faithfully. Carlos
Ghosn ». Pourtant, c’est à sa sœur
vivant au Brésil que le PDG de Nissan écrit pour lui annoncer son
heureux recrutement lui donnant
droit à de généreux honoraires.
Selon d’autres lettres citées dans
l’enquête intern e de Nissan ,
Claudine Oliveira a reçu entre septembre 2003 et décembre 2016 un
total de 660.000 euros. « Le problème, c’est que nous n’avons aucun
document prouvant qu’elle ait effectué le moindre travail. Et surtout, ce
Conseil Global des Donations n’a
jamais existé ! » révèle une personne proche de l’enquête.
Continuant à exploiter des centaines de documents glanés ces derniers mois, les équipes légales de
Nissan prennent conscience de
l’ampleur des violations éthiques de
leur ancien dirigeant. « Il n’est pas
interdit d’employer un proche, mais
cela doit faire l’objet de démarches et
de contrôles », rappelle un consultant. Or, Carlos Ghosn, profitant
d’une gouvernance d’entreprise
défaillante, aurait mis en place un
système opaque tenu par une poignée de fidèles pour avantager ses
proches en secret.
Adhésion au yacht-club
A plusieurs reprises, celui qui nie
toute malversation a ainsi confirmé
les paiements à sa sœur sans être
questionné. Sur un mémo datant
du 24 novembre 2010 et concernant
le paiement d’un bonus à Claudine
Oliveira « pour sa contribution spéciale en faveur de Nissan », il a ainsi
simplement écrit au stylo : « Ok
pour 30.000 dollars. Cette année ! »
en marge du texte typographié. Le
paiement a été effectué quelques
jours plus tard. Sa sœur rédigera un
e-mail de remerciement. « Et remerciez bien Monsieur Ghosn aussi ».
D’autres documents montrent
comment des sous-filiales de Nissan aux Pays-Bas payaient pour lui
différentes factures liées à son train
de vie personnel ou à celui de ses
proches. En février 2014, un cabinet
d’avocat brésilien rappelle par
exemple à un employé de Nissan
qu’il faut rapidement payer l’adhésion du dirigeant au yacht-club de
Rio de Janeiro – 55.000 euros.
« Si vous ne
parvenez pas
à régler ce problème,
je vais devoir payer
moi-même... »
CARLOS GHOSN
Un lustre pour le salon
à 65.000 euros
Dans un e-mail du 29 septembre
2017, Carole Ghosn, l’épouse qui
dénonce les conditions de détention de son mari, demande à
l’employé de Nissan mis à la disposition du couple pour gérer leur
nouvelle luxueuse résidence à Beyrouth de bien vouloir payer un
décorateur d’intérieur de la ville,
concernant l’achat d’un nouveau
lustre pour le salon à 65.000 euros.
Sur des photos de la villa, le
luxueux lustre apparaît au-dessus
d’une longue table, non loin du
somptueux hall d’entrée où les
Ghosn ont fait construire un
chemin de verre au-dessus d’une
crypte, là où sont exposés les deux
sarcophages découverts au hasard
des travaux de restauration. L’achat
de la maison et sa rénovation ont
coûté 16,7 millions de dollars à
Nissan, le propriétaire officiel.
Le constructeur, lui, n’avait
jusqu’à récemment aucune conscience de ces dépenses. Elles
avaient été habilement gérées par
un fonds baptisé « Phoinos » intégré au Liban et contrôlé par une
filiale du constructeur aux PaysBas. L’appartement de Rio, payé par
un autre fonds baptisé « Hamsa 1 »,
avait coûté 5,8 millions de dollars à
l’entreprise. « Tout ça était systématiquement dissimulé », souffle un
proche de l’enquête, pointant le sentiment d’impunité totale du patron.
Dans un e-mail du 13 octobre
2017, Carlos Ghosn prend lui-même
la plume pour s’agacer d’un retard
de paiement au Liban. Le texte,
adressé à un cadre de Nissan au fait
de ses activités parallèles, indique
que des artisans se plaignent de
factures non honorées. « Pourriezvous m’expliquer pourquoi nous
devons faire face à ces problèmes ? »,
tance-t-il. « Si vous ne parvenez pas
à régler ce problème, je vais devoir
payer moi-même les vendeurs pour
éviter tout embarras ainsi que les
commérages désagréables autour
de la maison ! » n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
L’Europe qui rit, le monde qui pleure :
l’année contrastée de PSA
AUTOMOBILE
En 2018 et dans
un contexte difficile,
le constructeur a
enregistré des ventes
record.
Mais c’est grâce
à l’intégration d’Opel
et de Vauxhall.
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Chez PSA, il y a l’Europe et le reste du
monde. Portée par la bonne performance sur le Vieux Continent (et
l’intégration complète d’Opel), la
maison Peugeot a enregistré l’an
dernier des ventes record – 3,88 millions de véhicules écoulés, un gain
de 6,8 %. Une déception, à vrai dire,
car le premier semestre avait laissé
augurer bien mieux (2,18 millions
d’unités vendues sur les six premiers
mois de l’année).
Sans l’apport d’Opel, qui a fourni
plus de 1 million de voitures à son
propriétaire malgré sa politique
commerciale plus stricte, le constructeur français aurait vu ses ventes
refluer de 12 %. La faute de Donald
Trump, qui a forcé le groupe à se retirer d’Iran et à abandonner plus de
400.000 ventes en année pleine. La
faute, aussi, de la bérézina chinoise :
le premier marché mondial s’est
contracté en 2018 pour la première
fois depuis trente ans, et PSA continue là-bas sa descente aux enfers.
Avec 262.000 clients chinois ces
douze derniers mois, le constructeur vend dans l’empire du Milieu
trois fois moins qu’il y a quatre ans.
« Nous ne sommes pas contents de la
performance en Chine », assume
Jean-Philippe Imparato, le patron
de la marque Peugeot. « Les stocks
des constructeurs y sont énormes, les
premiers mois de l’année vont être
une boucherie. Nous ne ferons pas de
rabais », prévient le dirigeant, qui
explique que le groupe va faire le
dos rond en réduisant le nombre de
ses concessionnaires chinois
de 400 à 250.
Création d’une nouvelle
marque
Pour relancer les ventes, PSA a par
ailleurs décidé de créer une nouvelle marque de voitures électriques
en Chine. Il s’agit de « Fukang », le
nom chinois de la Citroën ZX, qui a
fait les beaux jours de la marque aux
chevrons dans le pays il y a une vingtaine d’années. Pour l’instant, les
Fukang reposent sur la technologie
Dongfeng. Le premier modèle est
fabriqué à Wuhan depuis début
novembre, et un second véhicule
– un SUV – devrait être usiné dans le
courant de l’année.
En attendant et heureusement, il
reste le fief européen. Malgré le
La marque DS bouge à nouveau
Cela faisait cinq ans et son émancipation de Citroën
que cela n’était pas arrivé. DS, la marque premium de PSA,
a vu ses ventes progresser l’an dernier – certes de 0,77 %, à
53.265 unités. « Nous sommes dans une logique de construction
de marque qui prend vingt ans [...]. L’année zéro de DS, c’est
l’année 2018 », affirme Yves Bonnefond, le patron de la marque
qui proposera bientôt la petite DS 3 en sus de son SUV DS 7.
La French Fab débute
son tour de France
INDUSTRIE
Le French Fab Tour
s’installera dans
60 villes d’ici octobre,
pour faire la promotion
de l’industrie.
Emmanuel Grasland
@EGrasland
— A Laval
En 1821, Claude Joseph Rouget de
Lisle avait composé un hymne à
l’industrie à la demande de Saint-Simon. Ce mardi à Laval, c’est le
groupe de musique électronique
The Penelopes qui accueillait la
secrétaire d’Etat auprès du ministre
de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, des chefs d’entreprises et
des groupes d’étudiants et de collégiens de la région. Bpifrance y inaugurait en partenariat avec France
Industrie et une série de partenaires, la première étape de son French
Fab Tour. Un tour de France en
60 villes étapes, destiné à promouvoir l’industrie française auprès des
jeunes. Sur place, une scène de concert et de grands igloos gonflables
abritant des stands et des « serious
games », destinés à faire découvrir
l’industrie de façon ludique.
Dépoussiérer l’image
Avec ce type d’événement, bpifrance veut dépoussiérer l’image de
la filière, montrer que l’industrie
s’attaque aux questions environnementales et qu’il existe aussi des
opportunités d’emplois dans les
PMI ou les ETI locales. « Je voudrais
que 2019 soit l’année de l’industrie »,
remue-ménage de la nouvelle
norme d’homologation WLTP,
PSA a fait bien mieux que la concurrence avec une croissance de
30 % avec Opel et de 5 % sans.
« Nous avons acheté Opel car nous
voulions être forts en Europe et maîtres de notre destin, et nous sommes
devenus un très fort numéro deux »
derrière Volkswagen, pointe
Maxime Picat, le numéro deux du
groupe, qui reconnaît néanmoins
des « fortunes diverses » sur le reste
du monde.
Logiquement, Peugeot devient
encore plus européen qu’il ne l’était.
Avec 3,1 millions de véhicules
immatriculés, la zone pèse désormais 80 % des volumes du groupe,
contre 65 % en 2017. Ces dernières
semaines, Carlos Tavares pouvait
se targuer d’une part de marché
européenne supérieure à 17 %.
(
Lire « Crible »
Page 38
« Les stocks des
constructeurs
[chinois] sont
énormes,
les premiers mois
de l’année vont être
une boucherie.
Nous ne ferons pas
de rabais. »
JEAN-PHILIPPE IMPARATO
Directeur général de Peugeot
À NOTER
Peugeot est devenu en 2018
la marque qui vend le plus
de voitures aux particuliers
en France, devant Renault.
Une première historique.
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a expliqué Agnès Pannier-Runacher. « On est dans un temps de
doute, lié au chômage de masse et à
un sentiment de déclassement dans
les territoires. L’industrie est une clef
pour répondre à cela. Depuis deux
ans, il y a un mouvement de réindustrialisation, avec plus d’usines qui
ouvrent que de fermetures. »
Un étendard
Laval a été choisie par bpifrance
parce que c‘est ici que s’est créé le
premier club d’entrepreneurs
French Fab. C’est aussi un territoire
où les entreprises peinent à recruter. Le taux de chômage y est relativement faible (5,8 %) et les jeunes
ont plutôt tendance à partir. « Avoir
un étendard en Mayenne, c’était ce
qui nous manquait », explique
Erwan Coatanéa, créateur du club
et patron d’une PME locale.
Ce tour de France itinérant se
déroulera jusqu’en octobre. L’événement fera suite à L’Usine extraordinaire, qui s’est tenue en novembre, et s’ajoutera à la traditionnelle
Semaine de l’industrie, prévue pour
fin mars, mais souvent perçue
comme trop institutionnelle.
Avec cette initiative, bpifrance
entend accélérer l’entreprise de
reconquête industrielle menée en
France, même si certains dirigeants s’irritent parfois à mots couverts du poids pris par la banque
publique.
Le French Fab Tour a nécessité
un budget d’environ 3 millions
d’euros, dont 2 millions financés
par des sponsors comme L’Oréal ou
STMicroelectronics. Détail marquant, le grand industriel de la
région, Lactalis, ne participait pas à
l’événement. n
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20 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
Au Salon de Detroit, l’automobile
américaine privilégie son marché national
l Les constructeurs américains
ont tendance à réduire la voilure en
Europe, un marché jugé compliqué.
l Ils privilégient les Etats-Unis, où
les ventes continuent d’être lucratives.
AUTOMOBILE
Nicolas Rauline
@nrauline
— Envoyé spécial à Detroit
La succession d’annonces, ces derniers jours, va dans le même sens :
les constructeurs automobiles, en
particulier américains, délaissent le
Vieux Continent pour concentrer
leurs efforts sur l’Amérique et l’Asie.
Ford va revoir ses gammes en
Europe et tailler dans ses effectifs.
Des milliers d’emplois pourraient
être concernés, principalement au
Royaume-Uni, en Allemagne et en
Espagne, en plus de la fermeture
programmée du site de Blanquefort,
en Gironde. Fiat Chrysler a annoncé
en début de semaine qu’il revoyait
son plan d’investissement en Italie,
après l’adoption dans la péninsule
de taxes sur l’achat de grosses voitures à moteur à essence et Diesel. Et
certains constructeurs japonais ne
produisent plus de gamme spécifique pour le Vieux Continent…
« L’Europe est un marché difficile,
tourné vers les petits véhicules, les
moins rentables pour les constructeurs. En outre, la fiscalité y est plus
lourde, elle n’est pas harmonisée et les
normes sont contraignantes », explique Bertrand Rakoto, analyste chez
SBD Automotive. « Même un constructeur aux volumes importants y
dégagera peu de marges. Sous la pression des marchés, qui veulent des
marges à deux chiffres, l’Europe est
donc la première région à faire les
frais des restructurations. »
La nouvelle donne des SUV
Dans le même temps, à Detroit,
Volkswagen a annoncé un investissement de 800 millions de dollars
aux Etats-Unis. Le groupe allemand
avait promis, lors de sa condamnation dans le « dieselgate », de créer
des emplois et d’investir outre-Atlantique. Une manière de réduire sa
peine. Mais l’investissement
répond aussi à des enjeux stratégiques. Cette deuxième usine américaine, qui sera située, comme la
première, à Chattanooga, dans le
Tennessee, doit produire ses véhicules électriques. « Volkswagen
a réfléchi à la manière de tourner
cette condamnation à son avantage,
le groupe en profite pour investir sur
le long terme sur sa flotte et son
réseau électrique, c’est cohérent »,
juge Bertrand Rakoto.
Si l’alliance avec Ford peut conduire à un partage des territoires
entre les deux partenaires, l’Amérique fait toujours rêver Volkswagen,
en particulier sur la voiture électrique : le constructeur allemand est
en train de construire un vaste
réseau de recharges sur l’ensemble
du territoire.
A Detroit, le constructeur coréen
Kia a aussi présenté son Telluride,
le plus gros SUV jamais construit
par la marque. Et il a bien insisté sur
le fait qu’il s’agit là d’une œuvre
purement américaine, « fièrement
mis au point en Californie et produit
en Géorgie ».
Investissements
de long terme
Ces dernières semaines, il se murmurait également que Fiat Chrysler
pourrait ouvrir une nouvelle usine à
Detroit. La nouvelle n’a pas été confirmée, mais ce serait la première
d’un constructeur américain sur
son sol, depuis plus de dix ans. FCA
y produirait des SUV, le segment qui
submerge le marché américain.
Et, si General Motors et Ford
cherchent à rationaliser leur production, en fermant certaines usines aux Etats-Unis, les deux groupes continuent d’y investir
fortement dans les gammes les plus
rentables, SUV et crossovers, mais
aussi dans les véhicules électriques
ou dans la conduite autonome.
« Ces technologies demandent de tels
investissements qu’une rationalisation s’impose. Or, les constructeurs
américains ne sont pas très performants sur le marché européen »,
estime Jessica Caldwell, analyste
d’Edmunds. n
« L’Europe est
un marché difficile,
tourné vers
les petits véhicules,
les moins rentables
pour les
constructeurs. »
BERTRAND RAKOTO
Analyste chez SBD Automotive.
Lundi, Jim Hackett et Herbert Diess scellent leur alliance au Salon de l’auto de Detroit. Photo dpa Picture-Alliance/AFP
Ford et Volkswagen finalisent leur alliance
Les deux constructeurs
mettront en commun leurs
ressources pour la production de fourgons et de
pick-up. Une alliance
qui pourrait être étendue
par la suite.
Les allées du Salon de Detroit bruissaient de rumeurs concernant
l’annonce attendue de l’alliance
entre Ford et Volkswagen. C’est finalement un partenariat a minima qui
a été présenté mardi. Les deux constructeurs vont mettre en commun
leurs ressources pour la production
de fourgons et de pick-up destinés
au marché mondial. Ford va produire des pick-up pour les deux
sociétés, un segment sur lequel
Volkswagen a du mal à peser. Le
constructeur américain va aussi
concevoir des fourgons, tandis que
Volkswagen fabriquera son modèle
de van citadin pour Ford. Les premiers véhicules devraient sortir dès
2022. « Dans cette nouvelle ère de
grands changements pour l’industrie,
nous ne pouvons plus faire tout, tout
seuls, a reconnu le patron de Ford,
Jim Hackett. Nous voyons tous de
nouveaux concurrents, de nouveaux
défis. Notre alliance marque le début
d’une transformation du secteur. »
Ford et Volkswagen espèrent ainsi
dégager des « économies d’échelle
considérables », qui doivent permettre de doper les bénéfices opérationnels de chacun à partir de 2023.
« Miser sur ses forces »
Les deux partenaires n’ont fourni
aucun détail sur la manière dont
cette alliance allait se traduire sur le
terrain et si elle allait déboucher sur
des fermetures ou des réorganisations d’usines. « Nous essaierons
d’utiliser au mieux les usines existantes », a confié Jim Hackett lors de la
présentation du partenariat.
Herbert Diess, de son côté, s’est
contenté de dire que cela aurait des
« implications importantes » sur les
opérations du constructeur, évoquant des réallocations de ressources. « Chaque constructeur va évidemment miser sur ses forces, a-t-il
ajouté. Volkswagen est un leader du
secteur en Europe et en Chine, Ford
l’un des acteurs les plus puissants en
Amérique. » Au moment où Ford
réduit la voilure en Europe, cela ressemble à un partage géographique.
L’alliance sera dirigée par un comité
composé de représentants des deux
sociétés, à parts égales, et présidée
par Jim Hackett et Herbert Diess.
Ford et Volkswagen ont également signé un mémorandum pour
explorer d’autres collaborations
dans trois domaines : les véhicules
électriques, la conduite autonome
et les services de mobilité. En revanche, ils écartent pour le moment
toute participation croisée.
« L’industrie va voir se multiplier ce
type de partenariat, a commenté
Michelle Krebs, analyste chez Auto-
trader. Un constructeur seul ne peut
répondre à la demande de tous les
clients à travers le monde au moment
où les développements technologi-
L’alliance sera dirigée
par un comité
composé de
représentants des
deux sociétés, à parts
égales, et présidée
par Jim Hackett et
Herbert Diess.
ques deviennent de plus en plus
chers. » Ce type d’alliance entre
acteurs européens et américains
pourrait aussi anticiper les effets
d’une guerre commerciale, de part
et d’autre de l’Atlantique, alors que
Donald Trump menace toujours
d’augmenter les taxes sur les véhicules européens. — N. Ra.
Gaz liquéfié : l’Australie détrône le Qatar
ÉNERGIE
La mise en service
de nouvelles unités
de production de GNL
va permettre au pays
de passer devant
l’émirat en termes
d’exportations en 2019.
Inpex
Grégory Plesse
— Correspondant à Sydney
Dans le nord de l’Australie,
le projet Ichthys est porté
par le japonais Inpex
et le français Total.
En fin d’année dernière, dans les
terminaux gaziers du port de
Gladstone, dans le Queensland,
dans le nord-est de l’Australie, on a
sabré le champagne. 2018 s’est term i n é ave c u n n i ve a u r e c o r d
d’exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), pour un total de 20,6 millions de tonnes, comme cela a été
annoncé il y a quelques jours.
Des résultats qui illustrent la
montée en puissance de l’Australie
sur le marché énergétique mondial,
et plus particulièrement sur celui
du GNL, tiré par la hausse de la
demande sur le continent asiatique,
et notamment en Chine. Pour la
première fois de son histoire, en
novembre dernier, l’Australie a
exporté davantage de GNL que le
Qatar, jusqu’alors le leader incontesté dans ce domaine.
Une première qui n’a duré qu’un
mois, mais qui devrait se confirmer
sur l’ensemble de l’année 2019, selon
le ministre australien de l’Industrie. Dans son bulletin sur les minéraux et l’énergie paru en décembre,
le gouvernement indique que
« l’Australie prendra la place du
Qatar en tant que premier exportateur mondial de GNL en 2019 avec des
exportations atteignant 77 millions
de tonnes et accroîtra encore légèrement son avance en 2020 ».
Tout comme les quantités exportées (62 millions de tonnes en 20172018 et 77 millions prévus en 20182019), les revenus tirés de ces
exportations de GNL vont significativement progresser l’année prochaine, passant de 31 milliards à
50 milliards de dollars australiens
(plus de 31 milliards d’euros).
« Méga projets »
En fin d’année 2018, de nombreux
« méga projets » d’exploitation
gazière sont entrés en activité et,
pour certains, ont même effectué
leurs premières livraisons. C’est
notamment le cas du projet Ichthys,
dans le nord de l’Australie, porté par
le japonais Inpex et le français Total
(à hauteur de 30 %), dont la première livraison de GNL à destination du Japon est partie du port de
Darwin en octobre dernier.
Et en toute fin d’année, c’est la plus
grande plate-forme offshore de GNL
au monde, Prelude, appartenant à
Shell, qui est entrée en activité.
Située à 475 km au large de Broome,
en Australie-Occidentale, cette plateforme de 600.000 tonnes dispose
d’une capacité d’extraction annuelle
de 3,6 millions de tonnes de GNL, de
1,3 million de tonnes de condensats
et de 400.000 tonnes de GPL.
L’avenir du GNL
australien apparaît
prometteur.
Si ces projets ont pu voir le jour,
c’est parce que la demande de GNL
n’a cessé de progresser ces dernières années. Le Japon reste le premier importateur mondial et le premier client de l’Australie. Mais il est
talonné par la Chine, désireuse de
diversifier son mix énergétique. Elle
devrait devenir le premier client
mondial pour le GNL en 2019, selon
l’Agence internationale de l’énergie.
Malgré des incertitudes sur le
prix du pétrole, sur lequel est
indexé celui du GNL, l’avenir du
GNL australien apparaît prometteur. Porté par un dollar australien
faible, il pourrait également bénéficier des tensions commerciales
entre Washington et Pékin, qui a
imposé fin septembre une taxe de
10 % sur les importations de GNL
américain.
Mais le leadership australien sur
le marché du GNL ne devrait pas
durer. Aux Etats-Unis comme au
Qatar, de nombreux projets visant à
accroître les capacités de production et d’exportation de ces deux
pays sont en cours de réalisation.
L’Agence internationale de l’énergie
estime ainsi qu’en 2023, le Qatar
sera en mesure d’exporter 105 milliards de m3, les Etats-Unis 101 milliards et l’Australie, 98 milliards. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
INTERVIEW // FABRICE BARTHÉLEMY Le nouveau président du directoire de Tarkett
« Nous devons à la fois augmenter notre
productivité et nos prix de vente »
l Le dirigeant doit relancer le groupe, malmené par la hausse du pétrole.
l Il veut notamment mettre l’accent sur les canaux numériques et renforcer
l’engagement du groupe sur l’économie circulaire.
Vous venez d’être nommé à la
présidence du directoire de
Tarkett. Quelles seront vos
priorités à ce poste ?
La première sera de redresser assez
rapidement les résultats financiers.
Nous avons enregistré une croissance organique de 3 % de nos ventes sur les neuf premiers mois de
2018, mais nos marges ont souffert
de la hausse de matières premières
comme le pétrole ou le bois, de
l’inflation des coûts de transport et
des tensions sur les salaires dans la
plupart des pays. Nous avons compensé 40 % des hausses de prix des
matières par des augmentations de
prix de vente.
Comment comptez-vous
redresser les résultats ?
Nous devons à la fois augmenter
notre productivité et nos prix de
vente. Le groupe a pour cela des
opportunités en matière d’automatisation. Par exemple en utilisant
des systèmes de reconnaissance
d’image pour trier les planches ou
des véhicules automatisés dans la
logistique. Il est aussi très probable
qu’il y ait des ajustements sur les
usines, même si nous ne sommes
pas dans une logique de délocalisation. Nous allons aussi continuer
d’ajuster nos prix en 2019. Mon
autre priorité sera de faire de Tarkett une entreprise de référence en
matière d’orientation client, en
mettant l’accent sur les canaux
numériques.
C’est-à-dire ?
Nos clients traditionnels se digitalisent de plus en plus. Ils veulent des
vidéos, du contenu numérique
pour leurs sites. Des pure players de
la distribution arrivent aussi
comme Amazon Business ou des
start-up. Les services attendus par
ces acteurs ne sont pas les mêmes et
peuvent par exemple inclure une
livraison au client final. Ce sont des
demandes à prendre en compte.
Sur le long terme, nous allons aussi
renforcer notre engagement sur
l’économie circulaire, car notre secteur est très créateur de déchets.
Cela va nous permettre de nous différencier. Aujourd’hui, 12 % des
produits que nous vendons sont
issus du recyclage.
« La Chine est un
marché très difficile
[...]. On ne joue pas
avec les mêmes
règles. »
quasiment intégralement remplacé les rouleaux. Dans les produits PVC, ce sont des lames imitant
le bois ou d’autres décors qui ont le
vent en poupe. Ces produits modulaires sont plébiscités par les installateurs professionnels comme par
les enseignes. Ils sont plus simples à
poser et à stocker. Nous avons
investi dans nos usines au Luxembourg, en Allemagne, en Pologne et
aux Etats-Unis pour nous adapter à
cette tendance et nous allons continuer. Nous devons aussi investir
dans l’impression numérique pour
améliorer la qualité et la précision
des décors.
Quel est le profil
de vos clients ?
Nos clients sont des distributeurs,
des installateurs, des architectes
prescripteurs… Nous avons énormément de petits clients, locaux ou
multilocaux. Un million d’euros de
commandes par an, c’est déjà un
gros client pour Tarkett alors que
nous réalisons 3 milliards de chiffre
d’affaires. A mes yeux, on n’est
jamais suffisamment proche de ses
clients. C’est là que l’on se confronte
à un regard externe sur l’entreprise,
que l’on sent ce qui se passe sur le
terrain.
Cette croissance du modulaire
a-t-elle redistribué les cartes ?
Elle s’est accompagnée de l’émergence d’acteurs asiatiques. Car le
modulaire nécessite moins d’investissements pour se lancer et moins
de technicité. Cela a compliqué
notre tâche, en nous imposant de
nous réinventer. Cela met aussi une
pression sur les prix. La force de
Tarkett, c’est de disposer de forces
de vente locales dans tous les pays,
qui visitent les architectes ou les
installateurs. Dans notre métier, où
nous vendons des produits très
volumineux, nous avons également
une carte à jouer en termes de services. En proposant par exemple à un
client de ne pas livrer les dalles trois
semaines avant la pose, mais le jour
même. C’est plus difficile à faire
quand les produits viennent de
Chine.
Quelles sont justement
les grandes tendances
du marché mondial ?
On constate une évolution des produits en rouleaux vers des produits
modulaires, proposés sous forme
de dalles. C’est la catégorie qui connaît la plus forte croissance chez
Tarkett depuis 2014. Les dalles
moquettes dans les bureaux ont
Tarkett est peu présent
en Chine. Est-ce pour vous un
axe de développement ?
Ce ne sera pas ma priorité. La Chine
est un marché très difficile avec
pour catégorie dominante le carrelage, où nous ne sommes pas présents. Sur les autres produits, on ne
peut pas concurrencer les acteurs
locaux parce que nous avons des
L’équipe dirigeante
d’AstraZeneca décimée
PHARMACIE
Le plan de réorganisation présenté
la semaine dernière
par le président
d’AstraZeneca, Pascal
Soriot, est mal passé.
Certains membres
de l’état-major
quittent le groupe.
Catherine Ducruet
@CDucruet
Y a-t-il crise ouverte chez AstraZeneca ? La question mérite d’être
posée après trois départs, en quelques semaines, de personnalités
unanimement reconnues par leurs
pairs et occupant des postes clefs.
Après Bahija Jallal, ex-patronne
de MedImmune, le « Genentech » de
AstraZeneca, et Mark Mallon, l’exresponsable de la stratégie et du portefeuille, c’est au tour du directeur
médical Sean Bohen, également
vice-président en charge du développement des nouveaux produits, de
quitter l’entreprise. Celui-ci a joué un
rôle majeur chez AstraZeneca, contribuant au succès du Lynparza et du
Tagrisso, deux anticancéreux qui
ont beaucoup aidé à la relance du
laboratoire britannique.
Cette annonce, comme celle des
précédents départs, intervient alors
que le président d’AstraZeneca,
Pascal Soriot, a présenté la semaine
dernière une réorganisation du
groupe en deux entités dénommées d’une part « Oncology » (cancer) et d’autre part « BioPharmaceuticals », c’est-à-dire les activités
d’AstraZeneca dans le domaine respiratoire et cardiovasculaire (diabète en particulier). Chacune des
deux entités regroupera la R & D et
le marketing correspondant.
Pascal Soriot a expliqué lors de la
présentation de cette nouvelle organisation qu’elle devait permettre au
groupe, qui vient de renouer avec la
croissance au dernier trimestre
2018, d’être en meilleure position
pour conforter et amplifier cette
tendance. Cette nouvelle organisation permet en réalité d’autonomiser la branche cancérologie
au centre de tous les espoirs du
laboratoire.
A bras ouverts
Les analystes ne croient pas qu’il y
ait de crise de la R & D derrière ces
démissions mais observent que le
départ de personnalités appréciées
pour leur professionnalisme n’est
jamais bien perçu. De fait, cette nouvelle organisation conduit à ce que,
à chaque dirigeant commercial ou
R & D, corresponde un périmètre
plus restreint, puisqu’il ne couvre
qu’une partie des axes thérapeutiques du groupe, un changement qui
n’est pas forcément du goût de tout
le monde. « S’ils n’ont pas réussi à
négocier un nouveau poste dont le
contour leur convienne, ils partent »,
conclut un observateur.
Cette nouvelle
organisation permet
d’autonomiser la
branche cancérologie
au centre de tous les
espoirs du laboratoire.
« Et comme ce sont des professionnels réputés qui ont largement contribué au redressement d’AstraZeneca, ils sont accueillis à bras ouverts
à l’extérieur », quand on ne vient pas
purement et simplement les y chercher. Ce fut notamment le cas de
Luke Miel, débauché par GSK en
2017 pour prendre la direction de
ses médicaments, au bout de quelques mois à peine. Bahija Jallal, est
ainsi devenue présidente de la biotech Immunocore et Mark Mallon
p a t r o n d ’u n e a u t r e b i o t e c h ,
Ironwood Pharmaceuticals. Quant
à Ludovic Helfgott qui pilotait l’activité diabète, et qui était parti en
octobre dernier, il est devenu viceprésident exécutif de l’unité biopharmaceutique de Novo Nordisk.
standards plus élevés en matière de
développement durable. On ne joue
pas avec les mêmes règles. Nous
avons deux usines en Chine pour
servir le marché haut de gamme,
c’est-à-dire des écoles, des universités ou des hôpitaux, pour lesquels
les architectes préconisent des
revêtements de sol aux normes
internationales. Mais on ne peut
pas et on ne veut pas se battre sur le
marché résidentiel chinois.
Vous envisagez une diversification dans la céramique ?
Oui, cela fait partie du champ des
possibles. Le carrelage représente
50 % du marché des revêtements de
sols, avec une prédominance dans
l’Europe du Sud, en Amérique
latine et en Chine. Mais le jour où
l’on décidera d’entrer sur ce segment, cela ne se fera pas seulement
dans une logique de diversification.
Il faudra que le marché ciblé et sa
géographie soient pertinents.
« Il est important
de marier croissance
organique et
acquisitions. »
Les acquisitions vont-elles
se poursuivre ?
Elles font partie du modèle de Tarkett. En dix ans, nous avons réalisé
24 acquisitions de toutes tailles.
Certaines de ces sociétés réalisaient
quelques dizaines de millions de
ventes, d’autres plusieurs centaines. En septembre, nous avons
repris Lexmark, l’un des leaders
américains de la moquette pour
l’hôtellerie. Une société de 120 millions de dollars de chiffre d’affaires.
Il est important de marier croissance organique et acquisitions.
Nous avons acquis un savoir-faire
en la matière, qui nous apporte des
Christophe Beauregard/Tarkett
Propos recueillis par
Emmanuel Grasland
@EGrasland
et Dominique Chapuis
dchapuis@lesechos.fr
Fabrice Barthélemy : « Nous avons compensé 40 % des hausses
de prix des matières par des augmentations de prix de vente. »
accès à une nouvelle catégorie de
produits ou de nouveaux segments,
comme l’hôtellerie. Sur le court
terme, nous allons nous focaliser
sur nos résultats financiers et le
désendettement lié aux dernières
acquisitions. Nous visons un ratio
de dette sur Ebitda entre 1,5 à 2,5 à
moyen terme. Les détails seront
précisés dans le plan stratégique,
dont les objectifs seront mis à jour
avant l’été.
Votre cours est aujourd’hui
inférieur à celui de votre
entrée en Bourse en 2013.
Quel regard portez-vous
sur cette situation décevante ?
Nous sommes un groupe coté,
contrôlé à 50,7 % par la famille
Deconinck avec une vision de long
terme. Notre volonté est bien sûr de
faire remonter notre action. Notre
entrée en Bourse en 2013 a permis
d’offrir une sortie à KKR et nous a
donné une certaine visibilité. Ce
dont les salariés de Tarkett sont
fiers. Cela nous impose aussi une
discipline financière.
Tarkett en chiffres
l Le groupe – 2,8 milliards
d’euros de chiffre d’affaires
en 2017, 315 millions d’Ebitda –
a vu son activité repartir au
3e trimestre 2018, avec une
hausse à taux et périmètre
constants de 3,4 % des ventes.
l Sa marge d’exploitation,
qui était tombée à 8,8 % sur
le 1er semestre, est remontée
à 11,6 %.
l Entré il y a dix ans chez
Tarkett comme directeur
financier, Fabrice Barthélemy
a commencé sa carrière chez
Safran et Valeo. En 2017, il est
nommé président de la zone
Emea & Amérique latine. Depuis
septembre 2018, il occupait
l’intérim à la tête du directoire
l Il succède à la présidence
du directoire à Glen Morrison,
ancien dirigeant de la zone
Amérique du Nord de Tarkett,
remercié par le conseil
en septembre.
AVIS FINANCIERS
CHIFFRE D’AFFAIRES 2018 : 1041 M€
+9% À PCC, 1ère OPÉRATION DE CROISSANCE
EXTERNE FINALISÉE EN CHINE.
Chiffre d’affaires annuel consolidé 2018 : 1041 M€, +9% (9% à pcc*) avec un effet de change défavorable de
34M€ compensé par les entrées de périmètre. 50% de l’activité de l’exercice réalisée à l’International.
CHIFFRE D’AFFAIRES PAR PÔLE
+19,4 %
— GL events Live – CA : 563,5 M€, +19,4% (+17,2% à pcc). Au 4ème trimestre
2018, prestations importantes en France comme à l’international : Equita
Longines Lyon (170.000 visiteurs), Mondial de l’auto, Euronaval et Equip Hôtel.
À l’international : Formula E en Arabie Saoudite, COP 24 en Pologne.
— GL events Exhibitions – CA : 156 M€, -5,6%. Effet de biennalité moindre sur
Chiffre d’affaires
l’exercice, absence du Sirha et de la Biennale du Livre de Rio compensée par le
GL events Live
succès de la première édition du salon Global industrie à Paris en mars dernier.
– Au 4ème trimestre : Kidexpo, Enova et Denim by PV à Paris, Amenago à Lille, Exponaval à Valparaiso ont
enregistré de bonnes performances. Piscine Global Europe a renforcé son leadership sur son marché.
– Sirha 2019, surface record attendue en croissance de 10% et Global Industrie se tiendront à Lyon en
janvier et en mars.
— GL events Venues – CA : 321 M€, +1,3% (+4,8% à pcc). Poursuite de la croissance de Budapest, Barcelone
et Paris. Au 4ème trimestre : Pollutec à Lyon, Gartner symposium et l’Ispor Annual Congress à Barcelone
et le salon de l’automobile à Sao Paulo.
– Renforcement du réseau avec de nouveaux sites : Reims, Saint-Etienne, Caen et Dubaï. Renouvellement
de concessions : Scarabée de Roanne (10 ans) et Palais des Congrès de Lyon (20 ans).
DÉVELOPPEMENTS EN CHINE
— ZZX : process d’acquisition de 51% du capital finalisé (prestations d’ingénierie logistique et
d’installation générale pour les organisateurs de salons, fabricant et vendeur de stands pour les
exposants), CA de 19M€ environ en 2019, marge opérationnelle supérieure à 20%.
— Poursuite du process d’acquisition de deux cibles exhibitions, 50 M€ de CA, marges opérationnelles
supérieures à 30 %.
PERSPECTIVES
— Résultat net part du groupe : confirmation d’une amélioration sensible.
— L’endettement net bénéficie du succès de l’augmentation de capital, il est impacté par les récentes
acquisitions (FISA et Even Pro…) et les investissements opérationnels (hors croissance externe) à hauteur
de 70 M€.
*pcc : périmètre et change constants
L’intégralité du communiqué sur gl-events.com
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22 // INDUSTRIE & SERVICES
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
Airbus poursuit son offensive
de charme au Canada
AÉRONAUTIQUE
Après l’intégration du
programme CSeries de
Bombardier, l’avionneur
espère étendre ses
activités au Canada dans
le domaine des satellites
et des avions de combat.
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
Six mois après la reprise du programme CSeries de Bombardier, la
romance d’Airbus au Canada se
poursuit. L’avionneur européen n’a
pas traîné pour consommer l’union.
Sur le site de Bombardier à Mirabel,
à 50 kilomètres de Montréal, la marque Airbus figure désormais partout et toute référence aux CSeries,
rebaptisés « A220-100 » et « A220300 », a disparu.
Les deux petits monocouloirs
moyen-courriers québécois de 100
à 150 sièges font désormais partie
intégrante de la gamme d’Airbus.
Les 20 exemplaires livrés au second
semestre ont même permis à l’avionneur européen d’atteindre son
objectif de 800 livraisons en 2018. Et
si le groupe reste discret sur ses
objectifs pour 2019, les investissements prévus à Mirabel (30 millions de dollars canadiens pour
deux nouveaux bâtiments) ainsi
qu’à Mobile, aux Etats-Unis – où se
construit une deuxième ligne
d’assemblage d’A220 –, devraient
permettre de multiplier par cinq les
livraisons d’A220 d’ici à 2025, à raison de 10 appareils par mois à Mirabel et 4 à Mobile.
De quoi conforter l’avance d’Airbus sur le marché des monocouloirs moyen-courriers face à Boeing
et son nouveau vassal brésilien
Embraer. Cependant, les ambitions
d’Airbus au Canada ne se limitent
pas aux avions commerciaux. Le
groupe européen, déjà présent
industriellement au Canada via sa
branche hélicoptères, lorgne
d’autres opportunités, qui pourraient lui permettre de changer de
dimension outre-Atlantique.
La première est l’appel d’offres,
attendu pour cette année, de l’opérateur télécoms Telesat pour une
constellation de 300 satellites, baptisée « LEO Vantage ». D’une valeur
de 3 à 5 milliards de dollars canadiens (jusqu’à 3,3 milliards d’euros),
ce marché pourrait permettre à
Airbus d’implanter une usine
dédiée de fabrication de satellites
au Canada, « ce qui changerait la
donne pour l’industrie spatiale canadienne », estime Simon Jacques, le
responsable d’Airbus Defence and
Space au Canada.
De nombreuses perspectives
Toutefois, l’enjeu le plus important
pour l’avenir d’Airbus au Canada
reste le marché de renouvellement
des avions de combat de l’armée
canadienne. Une commande
potentielle de 88 appareils, d’une
valeur de 20 milliards de dollars
canadiens « et au moins le double
pour la maintenance », selon Simon
Jacques, pour laquelle Airbus rêve
de placer son Eurofighter Typhoon.
L’appel d’offres devrait être lancé
en mai, juste avant les élections
générales, pour une possible déci-
sion huit ou neuf mois plus tard. Et
là encore, Airbus se dit prêt à investir lourdement pour l’emporter face
à Boeing et Lockheed Martin. Avec à
la clef une possible chaîne d’assemblage de Typhoon au Canada. « C’est
une possibilité, assure Simon Jacques. Nous voulons présenter une
solution canadienne », affirme-t-il.
Et ce n’est pas tout. Airbus espère
Jusqu’à présent,
le Canada a toujours
acheté ses avions
de combat auprès de
son voisin américain.
également convaincre Ottawa et
l’Aviation royale canadienne de
choisir son A330 MRTT pour remplacer ses avions ravitailleurs ainsi
qu’une nouvelle version militarisée
de l’A320neo pour la lutte antisous-marine, à l’issue des deux
appels d’offres prévus en 2020-2021.
Avec, là encore, des contrats à la clef
pour les sous-traitants et équipementiers canadiens.
Jusqu’à présent, le Canada a toujours acheté ses avions de combat
auprès de son puissant voisin américain. Mais, compte tenu des tensions actuelles entre les EtatsU n i s d e D o n a l d Tr u m p e t l e
Canada de Justin Trudeau, des
problèmes du F-35 et des poursuites engagées par Boeing contre
Bombardier, Airbus a vu s’ouvrir
une porte au Canada, dans
laquelle il s’est empressé de mettre
un pied. Fin 2016, le Canada a ainsi
passé commande à Airbus de
16 avions de transport C295 pour
moderniser sa flotte d’avions de
patrouille maritime, pour une
valeur totale de 2,4 milliards de
dollars canadiens.
Si Airbus réussissait le Grand
Chelem en remportant le marché
des avions de combat et celui des
satellites, le Canada deviendrait le
seul pays à héberger des lignes
d’assemblage dans les trois secteurs
d’activité du groupe Airbus que
sont l’aviation commerciale, les avions militaires et le spatial. Une
ambition dont le sauvetage du CSeries de Bombardier ne serait finalement que la première brique. n
En 2018, nombre
de projets privés ne
se sont pas concrétisés,
faute d’investisseurs.
Les acteurs traditionnels
de l’espace reviennent
en force.
Anne Bauer
@annebauerbrux
L’effervescence du New Space estelle en train de retomber ? Les projets issus de l’arrivée de nombreuses entreprises privées dans le
spatial tardent à se concrétiser.
Dans le secteur, on évoque une possible « courbe de Gartner » : après
une envolée, la courbe plonge avant
un tri et une reprise de croissance.
Les projets se multiplient toujours,
mais les financements commencent à caler faute de savoir qui
seront réellement les clients de ces
nouvelles capacités satellitaires.
« Aux Etats-Unis, sur des dépenses
spatiales de 50 à 60 milliards de dollars, le New Space représente entre 2
et 4 milliards », relativise le président du CNES, Jean-Yves Le Gall,
pour rappeler le poids toujours
dominant des Etats dans l’exploration spatiale, les services météo, de
navigation et de défense. Aux EtatsUnis, la Nasa et le Department of
Photo « Les Echos »
Decathlon part
à la conquête
de l’Australie
DISTRIBUTION
SPÉCIALISÉE
Le géant français
nourrit de grandes
ambitions dans
ce pays où sont
dépensés 2,5 milliards
d’euros par an
dans ce secteur.
Grégory Plesse
— Correspondant à Sydney
La chaîne d’assemblage de l’A220 à Mirabel, près de Montréal, porte les ambitions d’Airbus au Canada.
Photo Airbus
Bug de croissance pour le New Space
ESPACE
L’enseigne s’est adaptée aux coutumes locales : un panonceau
G’day (« good day », bonjour) est posé à l’entrée du magasin.
Defense (DoD) sont d’ailleurs les
principaux soutiens de quelquesunes des vedettes du New Space,
non seulement de SpaceX mais
aussi de Rocket Lab, avec son minilanceur Electron, ou de la société
californienne Planet Labs, qui se
rêve en « Google de l’observation ».
La démocratisation du secteur
spatial pourrait prendre plus de
temps que prévu. A la fin 2018,
aucune des constellations promises
pour apporter un service Internet
bon marché à l’humanité n’avait
bouclé son financement. Qu’il
s’agisse de Starlink, de SpaceX ; de
OneWeb, principalement financé
par SoftBank ; de Léosat, soutenu par
Sky Perfect JSAT ; ou de LeoVantage,
promis par le canadien Telesat, tous
ces méga-projets peinent encore à
convaincre les investisseurs. SpaceX
cherche 500 millions de dollars pour
démarrer Starlink, OneWeb va lancer un premier lot de 10 satellites en
février mais cherche des clients…
Premières faillites
Parmi les start-up spatiales, on
enregistre aussi les premiers décès,
comme celui de Planetary Resources qui voulait explorer les astéroïdes. La société vient d’être reprise
par ConsenSys, un spécialiste de la
blockchain, et le Luxembourg, qui
soutenait l’entreprise, a perdu
12 millions d’euros. Entre rêve et
réalité il y aura bien une place pour
le New Space, mais après un tri
sévère…
Dans le haut débit, la victoire se
remportera sans doute à terre : « le
gagnant sera celui qui trouvera le bon
accès à l’utilisateur final et, donc,
maîtrisera le segment sol », prédit un
investisseur. Dans l’observation, les
acteurs traditionnels comme Airbus ou Boeing devraient reprendre
la main, car les militaires s’intéressent de plus en plus au sujet.
Euroconsult table
sur l’envoi de sept fois
plus de petits satellites
dans l’espace au cours
de la prochaine
décennie qu’au cours
des dix années passées.
Airbus vient ainsi de décrocher
un contrat de développement pour
un petit satellite pour l’agence de
recherche militaire américaine
Darpa. Enfin, du côté des petits lanceurs privés, les premiers arrivés,
comme Rocket Lab, et bientôt Virgin ou Vector devraient vite assécher le marché. Sur une centaine de
projets, il n’y a pas de viabilité commerciale pour plus de cinq petits
lanceurs, prédisent les spécialistes.
Restent tous les développements
autour des microsatellites. Le
bureau Euroconsult table sur
l’envoi de sept fois plus de petits
satellites dans l’espace au cours de
la prochaine décennie qu’au cours
des dix années passées. C’est pourquoi en 2018, ce sont essentiellement des équipementiers qui ont
réussi des levées de fonds, comme
les start-up françaises Exotrail et
ThrustMe, spécialisées dans la propulsion, le finlandais Iceye (miniradars), le danois GomSpace…
En 2019, la mise en orbite du
satellite Angels, conçu par Nexeya
avec l’aide du CNES, donnera le
coup d’envoi d’une filière française
des microsatellites. « Un cubesat
étudiant a une durée de vie de quelques mois, le satellite Angels durera
cinq ans, c’est tout l’enjeu de cette
future filière », explique Nicolas
Multan chez Nexeya. Angels servira notamment à la constellation
Kineis pour remplacer les balises
Argos. « Le financement de plus
d’une centaine de millions d’euros
sera bouclé d’ici au Salon du Bourget
en juin », promet-on au CNES.
Placer le spatial français au cœur
du futur marché des micro ou nanosatellites, c’est aussi l’ambition de
Gregory Pradels, qui vient de créer à
Toulouse l’association Newspace
Factory pour vanter le savoir-faire
des PME toulousaines du spatial.
Dix PME (Anywaves, Callisto,
Comat, CS, ECA, Erems, Mecano ID,
Nexeya, Syntony et Trad) en font
partie. « Notre ambition est de réaliser une marketplace du New Space
français pour répondre à des appels
d’offres et exporter », explique Gregory Pradels. Airbus comme Thales
ont promis leur appui. n
C’est à une dizaine de kilomètres
à l’ouest du centre de Sydney,
dans une zone qui rappelle les
centres de magasins d’usine en
France, qu’émerge sur le fronton
d’un immense entrepôt un logo
bien connu des Français. Sur un
fond bleu azur se détache en lettres majuscules blanches la
marque « Decathlon », quasiment inconnue aux antipodes.
Cette grande surface de près
de 4.000 mètres carrés a ouvert
ses portes à Auburn, fin novembre 2018. C’est le quatrième
magasin en Australie, et ce
moins d’un an après l’ouverture
du premier, également à Sydney. Entre-temps, deux autres
magasins, de même dimension,
o n t o u ve r t à M e l b o u r n e .
« Decathlon n’a jamais ouvert
autant de magasins aussi rapidement dans un pays où il n’était
pas présent », assure le PDG de
la filiale locale, Olivier Robinet,
qui, vingt ans plus tôt, a lancé la
marque en Italie.
Les premiers chiffres d’activité semblent plutôt prometteurs, avec une moyenne de
60.000 articles vendus chaque
mois et plus de 100.000 « membres » inscrits pour le seul magasin de Tempe. Car c’est l’une des
particularités de l’enseigne en
Australie : pour y faire ses courses, il faut être « membre », sur
le modèle du géant américain
du club-entrepôt, Costco. Sauf
qu’ici, l’inscription est gratuite.
« C’est un moyen de fidéliser nos
clients et de régulièrement les
interroger sur une multitude de
sujets : ils ont, par exemple, décidé
de nos horaires d’ouverture »,
précise le dirigeant. Les magasins australiens sont ainsi
ouverts sept jours sur sept, de
7 heures à 23 heures.
Selon l’analyste Brian Walker,
du Retail Doctor Group, les Australiens sont séduits par l’enseigne française « car elle propose
une gamme très large de produits
de bonne qualité, recouvrant plus
de 70 sports, mais aussi des articles de camping, avec une politique tarifaire très agressive et des
prix très bas ». Des concurrents
existent, bien sûr, « mais chacun
sur un créneau bien précis »,
ajoute l’expert. Ce qui lui fait dire
que « Decathlon est très bien positionné pour devenir d’ici à quelques années le magasin de sport
de référence en Australie ».
Possibilité d’essayer
les produits
L’enseigne se démarque aussi de
la concurrence, en misant beaucoup sur l’expérience consommateur. « On peut essayer les produits avant de les acheter, mais
aussi échanger avec des vendeurs,
qui sont de vrais sportifs », note
Brian Walker. Le patron de
Decathlon Australie s’est également efforcé de nouer des liens
avec les principales chaînes de
salles de sport où, en échange
d’articles fournis gratuitement
(tapis de gym, rouleaux de massage…), des publicités sont diffusées, mais aussi avec des associations locales.
Cette année, le distributeur
prévoit d’ouvrir deux magasins supplémentaires à Melbourne et envisage de s’installer à Brisbane, la troisième plus
grande ville de l’île-continent
du bout du monde. L’objectif
est de faire en sorte « que 80 %
des Australiens se trouvent à
moins de 30 minutes d’un
magasin Decathlon », observe
Olivier Robinet. Cela nécessiterait « au moins 10 magasins
autour de Sydney, et de 25 à 30
dans tout le pays ». n
en bref
Vilmorin lance une nouvelle opération
d’actions gratuites
SEMENCES Le Conseil d’administration de Vilmorin & Cie a
décidé l’attribution gratuite d’actions à raison de 1 action nouvelle
pour 10 actions déjà détenues.Tout actionnaire ayant négocié des
actions avant la clôture de Bourse du 16 janvier en bénéficiera.
Les actions nouvelles, au nombre de 2.083.390, seront assimilées
aux actions anciennes à compter du 21 janvier 2019. Le droit
d’attribution ne sera pas coté. Le nouveau capital social de Vilmorin & Cie s’établira à 349.488.703 euros divisé en 22.917.292
actions d’une valeur nominale de 15,25 euros. Le semencier avait
déjà procédé à des attributions gratuites d’actions en janvier 2013
et en janvier 2015. Et dit ainsi vouloir « poursuivre une relation
privilégiée avec ses actionnaires fidèles ».
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 23
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
INTERVIEW // STÉPHANE PALLEZ PDG du groupe Française des Jeux
« Les mises numérisées dépassent
les 2 milliards d’euros à la FDJ »
l La numérisation des ventes de l’opérateur public s’amplifie.
l En trois ans, la part des mises prises sur le site et l’appli FDJ ou préparées
sur les smartphones est passée de 3,7 % à 15 %.
comme toute entreprise, mais aussi
pour bien mettre en œuvre nos
politiques de jeu responsable. De
baromètres clients annuels, nous
sommes passés à un r ythme
d’enquêtes trimestriel, et bientôt
mensuel. Au-delà du recrutement,
il y a la fidélisation. Nous avons
beaucoup recruté dans le domaine
des paris sportifs, mais nous voyons
bien que les clients sont volatils.
Pour fidéliser, la relation-client est
tout aussi importante que les cotes.
Propos recueillis par
Christophe Palierse
— A Las Vegas
P
DG du groupe Française des
Jeux, Stéphane Pallez, se
déclare « confiante » dans
l’atteinte de son objectif de numérisation de l’entreprise fixé à horizon
2020. L’opérateur public de jeux de
loterie et de paris sportifs a multiplié par quatre la part de ses ventes
sur supports numériques depuis
2015. Le renforcement du nouvel
écosystème de la FDJ autour de
l’innovation est également d’actualité. Pas étonnant donc de retrouver
la patronne de la FDJ au CES de Las
Vegas la semaine dernière.
Que retenez-vous de la dernière édition du Consumer
Electronics Show de Las
Vegas ?
Il y a un élargissement de la notion
de « data ». En soi, la collecte et
l’exploitation des données, ce n’est
pas nouveau. Mais, désormais, les
données, ce sont aussi nos gestes,
nos yeux, notre voix. Les technologies vues au CES permettent de capter toutes les datas émises par les
clients. Cela soulève une question
fondamentale sur leur collecte et
leur utilisation. Grâce au règlement
sur la protection des données,
RGPD, l’Europe est leader dans cette
réflexion. J’ai été également frappée
par l’évolution de la logistique. Ce
que fait JD. com [le numéro deux
chinois de l’ e-commerce, NDLR] est
impressionnant. Pour ser vir
nos 30.000 détaillants sur tout le territoire, il nous faut la meilleure
logistique. J’ai observé l’émergence
de prototypes de véhicules de livraison autonomes qui pourraient
devenir un jour des points de contact éphémères avec les clients. Ce
ne sera jamais un substitut au
réseau. Je suis d’ailleurs fière que
l’an dernier le nombre de nos points
de vente n’ait décru que de 300 unités, alors que nous en perdions plus
de 700 par an fin 2014 au moment de
mon arrivée à la tête de l’entreprise.
Où en êtes-vous, à ce propos,
du plan de transformation de
l’entreprise lancée en 2015 ?
Les analyses sur lesquelles était
fondé notre projet stratégique FDJ
2020 sont validées par la transformation digitale de notre environnement. Nous avons eu raison d’initier
cette transformation, alors que
l’entreprise était en bonne santé,
pour ne pas prendre le risque d’être
Stéphane Pallez, PDG du Groupe Française des Jeux. Photo « Les
Echos »
marginalisés par de nouveaux
acteurs. Depuis 2015, l’entreprise a
profondément changé tout en continuant à générer de la croissance.
Nos résultats sont en avance sur nos
point de vente. Notre application de
préparation de paris sportifs en
point de vente, lancée fin 2014,
représente 60 % des ventes à fin
2018, à comparer à 45 % en 2017.
« Nous avons
beaucoup recruté
dans le domaine des
paris sportifs, mais
nous voyons bien que
les clients sont
volatils. »
Et pour le Loto ?
Le développement est plus
modeste. Notre priorité était
d’investir dans le pari sportif en
point de vente, alors que le pari
sportif en ligne se développe de
façon très dynamique. S’agissant du
Loto, nous réfléchissons aux services qui permettront demain de
développer l’usage de l’application.
« Pour fidéliser,
la relation-client est
tout aussi importante
que les cotes. »
ambitions. Indicateur clef du plan,
la part des mises numérisées [mises
prises sur le site et les appli FDJ et
Parionssport ou préparées sur les
smartphones, NDLR], atteint 15 % à
fin 2018, dépassant les 2 milliards
d’euros. Cette part était de 3,7 % au
début du plan, pour un montant de
478 millions. Je suis donc confiante
dans l’atteinte de l’objectif de 20 %
en 2020. Le numérique est l’ami du
L’objectif de gain d’un million
de clients à horizon 2020 serat-il lui aussi atteint ?
Le maintien et le renouvellement
d’un bassin important de clients
reste une priorité fondamentale.
Mais le chiffre de 26 millions de
joueurs ne constitue pas la base
c l i en t s d e F DJ a u s e n s où o n
l’entend dans le monde digital
d’aujourd’hui. L’EuroMillions, qui
voit monter le nombre de joueurs
occasionnels quand le jackpot
s’élève, est un indicateur d’activité
mais pas forcément une base
clients stable. Ma priorité est de
mieux conna ître nos clients
La fidélisation est donc un axe
stratégique ?
Tout à fait. La fidélisation est un des
enjeux des prochaines années pour
chacun de nos segments de jeu. Ce
sujet est au cœur de l’organisation
que nous avons mise en place au
1er janvier, avec une business unit
Loterie et une business unit Sport,
avec pour chacune d’entre elles un
marketing unique « off line » et « on
line ». La direction clients est désormais transverse au service de ces
deux pôles et nous constituons aussi
un centre d’expertise Data Groupe.
Par ailleurs, l’entreprise compte
aller plus loin en matière d’innovation dans la distribution. Nous
hébergerons cette année dans notre
nouveau siège un incubateur qui
accueillera une vingtaine de
start-up, ainsi que des entreprises
partenaires. C’est un nouvel élément
de l’écosystème que FDJ a constitué
avec succès depuis 2015.
Si l’e-sport était l’une des thématiques du dernier Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, la
semaine dernière, tout le monde du
jeu, et des jeux d’argent notamment,
était concerné par cette grandmesse annuelle autour des nouvelles technologies. Les dernières générations d’écran, l’imagerie virtuelle,
l’intelligence artificielle ou encore la
monnaie électronique tendent en
effet à bouleverser l’environnement
des opérateurs de paris, des loteries,
et des casinos. Un secteur qui pèserait 525 milliards de dollars de revenus selon un rapport publié par le
groupe d’études et de conseil Arizton. « Il y a une accélération continue
depuis dix ans dans tous les domaines », constate ainsi le directeur
général adjoint chargé du pôle technologie, développement et international de la Française des Jeux,
Xavier Etienne, tout en soulignant
que « la transformation des systèmes
de toutes les loteries prendra du temps
dans ce secteur très réglementé ».
Le potentiel des nouvelles technologies en matière d’expérience du
jeu, mais aussi de la gestion de la
relation-client paraît sans limite. La
« jeune pousse » française Datakalab, spécialisée dans la mesure des
émotions à l’aide des neurosciences
et de solutions d’intelligence artificielle, a ainsi annoncé avoir développé, sur la base d’une technologie
IBM, le prototype d’un nouvel outil
de mesure des émotions et du comportement de clients des sites de
commerce électronique. En substance, un outil aussi pour les acteurs
des jeux en ligne. Prevision.io, autre
start-up tricolore spécialisée dans
l’intelligence artificielle, est de
nature à intéresser les opérateurs
avec ses solutions prédictives en termes d’optimisation tarifaire et de
relation-client.
Le bitcoin s’invite
à la table de jeu
Quant à l’éventuelle percée de la
monnaie électronique, elle fait
débat. « La blockchain touche » aussi
le secteur des jeux d’argent, constate
Thomas France, l’un des cofondateurs de Ledger. Cette autre « jeune
pousse » française, spécialisée, elle,
dans la sécurité des transactions en
monnaie électronique, avec des
équipes à Paris, Vierzon et… San
Francisco. De fait, FunFair Technologies, une start-up britannique,
développe une plate-forme B to B de
jeux de casinos reposant sur la
chaîne de blocs. En revanche, l’émergence du bitcoin et autres monnaies
Le « french design » en
quête de reconnaissance
STRATÉGIE
Le Via, organisme dédié
au meuble, distingue
100 personnalités,
porte-drapeau du style et de
l’art de vivre made in France.
Objectif : démontrer aux
entreprises du secteur
l’efficacité du design comme
levier de croissance.
A l’export notamment.
Valérie Leboucq
@vleboucq
De Philippe Starck aux frères
Bouroullec en passant par Inga
Sempé ou Matalie Crasset, les
designers français jouissent
d’une grosse cote à l’international. Pourtant, ces réussites individuelles ont peu d’effet d’entraînement sur l’industrie tricolore
du meuble, constituée pour
l’écrasante majorité de TPE. Sur
les quelque 9.200 entreprises du
secteur, 8.800 ont moins de
10 salariés et seulement 11 plus
de 250.
Et la filière exporte peu :
2 milliards d’euros en 2016, rapportés à une production globale
de 7,5 milliards. C’est à cet état de
fait qu’essaie de remédier le Via,
l’organisme de recherche et de
promotion du meuble.
au prix d’une exigence de toujours plus de qualité et de rigueur,
le goût de l’intemporel et un sens
poussé du détail. La France
n’aurait jamais accouché du
grunge ou du punk. »
La sélection (par un jury
international) des 100 lauréats
comprend des architectes
d’intérieur réputés pour leurs
réalisations dans l’hôtellerie de
luxe et le retail, Sybille de Margerie, Gilles & Boissier, Saguez
& Partners, Maison Philippe
Hurel ou le cabinet Alberto
Pinto qui travaillent aussi pour
le compte de particuliers ; des
designers reconnus Noé
Duchaufour Lawrance, Adrien
Gardère, et les talents récents,
Constance Guisset, Ionna Vautrin… Des talents auxquels le Via
veut « donner plus de visibilité à
l’international », explique son
directeur général Jean-Paul
Bath.
L’aura du luxe
« Les Scandinaves sont actifs
dans le design d’usage et de l’objet
alors que les Français sont spontanément associés à la qualité de
vie et à la qualité d’exécution de
l’artisanat. Nous bénéficions à ce
titre de l’aura des grandes marques de luxe », relève l’architecte
Anne-Cécile Comar, fille de la
décoratrice Agnès Comar et
lauréate du FD 100 du Via. Son
FDJ continue de creuser l’écart
avec les autres acteurs du
secteur des jeux d’argent…
Chaque opérateur a son propre
cadre de développement et de régulation. Mon souhait est que
« l’équipe de France des jeux »
gagne. Je souhaite notamment
pleine réussite au PMU qui s’est
engagé dans un plan stratégique
courageux et ambitieux. n
2019, année
de la privatisation ?
« Le gouvernement continue
de travailler à la mise en
place du cadre juridique
dans lequel une telle
opération pourrait avoir lieu.
Il reviendra au Parlement de
se prononcer également.
Ensuite, la décision de lancer
une opération tient toujours
compte du contexte
économique et financier. »
Les nouvelles technologies bouleversent les jeux d’argent
Les dernières générations
d’écran, l’imagerie virtuelle,
mais aussi l’intelligence
artificielle changent
la donne pour
les opérateurs de jeux.
marketing
virtuelles laisse sceptique Grégory
Chochon, responsable de l’activité
poker en ligne de Caesars Interactive
Entertainment – le pôle jeux en ligne
du groupe de casinos américains
Caesars –, eu égard aux « contraintes » sectorielles. De fait, relève-t-il,
« le bitcoin n’est pas reconnu par les
autorités compétentes aux EtatsUnis ». En clair, l’évangélisation reste
à faire. Outre la bonne compréhension de la monnaie électronique, les
arnaques et soubresauts en Bourse
confortent les résistances.
Quoi qu’il en soit, la confrontation
entre mondes physique et virtuel ne
se pose plus. Le dernier CES de Las
Vegas a montré, en effet, à quel point
les technologies offrent des possibilités de modernisation des points de
vente, et de création, si nécessaire,
d’espaces de distribution éphémères
ou de libre-service. Cela vaut pour le
commerce de proximité comme
pour les jeux d’argent. — C. P.
Anne-Cécile Comar fait de l’aménagement « clefs en main »
de boutiques de luxe, comme ici à Dubai. Photo DR
Sous l’impulsion de son président Bernard Reybier, qui est
aussi le patron de Fermob – une
des rares ETI du secteur dont la
réussite mondiale s’appuie sur
le design –, le Via a sélectionné
40 meubles et objets, pièces
maîtresses du style français
illustrant les valeurs auxquelles
on l’associe : audace, élégance,
goût de l’innovation, sens de la
transmission.
Les 100 personnalités
les plus influentes
« No taste for bad taste » : cette
exposition a tourné dans les
grandes capitales, Milan (et
Venise) en 2017, New York et Los
Angeles en 2018, Tokyo et Pékin
cette année. Le Via récidive avec
le FD 100, une liste, dévoilée le
16 janvier, des 100 personnalités
du design et de l’architecture les
plus influentes. Une exposition,
dont Philippe Starck est le parrain, leur sera consacrée, elle
aussi destinée à voyager.
« Il y a un esprit français, cette
French Touch qui doit beaucoup au métissage et à la sédimentation des influences », explique-t-il, « et plus encore à notre
extraordinaire esprit critique, visà-vis des autres et de nous-mêmes, ce qui apparente le processus de création à un vrai chemin
de croix. Les meilleurs survivent
agence, l’atelier du Pont, fait de
l’aménagement « clefs en
main » allant de l’architecture à
l’agencement et à la décoration
pour des maisons de vacances
au Cap Ferret et en Sardaigne,
des boutiques de luxe, celles du
joaillier Repossi et de Burma au
Moyen-Orient, ou des hôtels
d’agri-tourisme à Minorque.
Autre lauréat, Olivier Saguez
dont l’agence réalise 30 % de ses
honoraires à l’international.
« Le design doit aider les entreprises à redéfinir leur offre de produits et de services dans la perspective de la crise écologique. »
Grâce à ces initiatives, le
Via souhaite surtout « montrer aux acteurs de la filière que le
design aide à se développer et
exporter », dit Jean-Paul Bath.
Exemple, Ligne Roset (éditeur
de Pierre Paulin) qui exporte les
deux tiers de son chiffre d’affaires ou le distributeur Roche
Bobois, récemment introduit en
Bourse, qui vend plus à New
York qu’à Paris. Le Via organise
aussi régulièrement des journées « speed dating » mettant en
contact artisans, designers,
fabricants, décorateurs et donneurs d’ordre français ou étrangers (grandes agences d’architecture, groupes hôteliers,
promoteurs....) et dont le succès
va grandissant. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
HIGH-TECH
&MEDIAS
L’éditeur de la série de jeux vidéo
NBA 2K va débourser 1,1 milliard
de dollars au championnat américain de basket, d’après le « Wall
Street Journal ». Il pourra commercialiser sa franchise pendant
sept ans. Le « New York Times »
indique qu’Electronic Arts paie
160 millions de dollars par an
à la Fifa pour son jeu de football.
Décès de Xavier
Gouyou-Beauchamps
Jack Guez/AFP
DR
en
pixels
Take-Two et la NBA
signent pour
1,1 milliard de dollars
L’ancien haut fonctionnaire et
dirigeant de France Télévisions
(de 1996 à 1999) Xavier GouyouBeauchamps (photo) est décédé
à l’âge de 81 ans. Ex-président
de plusieurs sociétés de l’audiovisuel, il avait aussi travaillé
dans les cabinets ministériels.
Il a été notamment l’un
des principaux collaborateurs
de Valéry Giscard d’Estaing.
Nokia : 460 nouvelles suppressions
de poste en France
munication de demain. Mais l’objectif sera vraisemblablement atteint
d’ici à mi-2019. Il restera à le maintenir à ce niveau pendant un an,
comme convenu initialement.
TÉLÉCOMS
C’est le troisième plan
de cette ampleur depuis
le rachat d’AlcatelLucent en 2015.
Les licenciements
s’inscrivent dans
un contexte mondial
compliqué pour Nokia.
Il concerne 8 %
de l’effectif hexagonal,
filiales comprises.
Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln
La réduction des effectifs se poursuit chez Nokia France. Un nouveau
plan de 460 suppressions de poste
va être prochainement présenté
aux salariés. « La plupart des groupes d’activité et des fonctions centrales devraient être impactés. Sa mise
en œuvre devrait se faire progressivement en 2019 et 2020 », écrit la
direction dans un communiqué.
Cela représente environ un employé
sur 10, parmi les 4.000 que compte
l’équipementier dans l’Hexagone,
hors filiales (ASN – Alcatel Submarine Networks –, RFS et Bell Labs).
Ces nouveaux départs porteront
l’effectif autour de 3.600, soit environ 800 de moins que lorsque
Nokia a racheté Alcatel-Lucent,
son concurrent franco-américain,
en 2015 pour 15,6 milliards d’euros.
La R&D épargnée
Les départs ne concernent pas la
R&D, qui compte 2.457 personnes.
Ce sont les autres (services support,
commerciaux…) qui paieront un
lourd tribut en voyant fondre leurs
effectifs d’un tiers d’ici à 2020.
Ces indicateurs sont surveillés
de près à Bercy. Une réunion sur
le sujet s’est encore tenue dans le
bureau de la secrétaire d’Etat à
l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, le 21 décembre. Mais l’exécutif
ne voit pas de motifs pour taper du
poing sur la table. D’autant que
tous les départs ont jusqu’à présent été volontaires.
La 5G dans le viseur
L’annonce est d’autant plus dure
qu’il s’agit du troisième plan d’une
ampleur similaire depuis 2015.
Un premier, qui a vu 400 personnes
quitter le groupe, vient de s’achever.
Un deuxième, qui ambitionnait initialement de supprimer 600 postes,
a été revu à la baisse pour ne plus
concerner qu’environ 450 personnes, et doit se terminer fin 2019.
Le projet repose la question des
engagements pris par le finlandais lors du rachat d’Alcatel-Lucent.
Nokia a flirté avec la ligne, mais
respecté ses promesses dans les
grandes lignes. L’emploi devait
être maintenu chez Alcatel-Lucent
(environ 4.200 personnes en 2015)
pendant deux ans. L’engagement
est échu et le groupe s’en approche.
Par ailleurs, les équipes de R&D
devaient être renforcées pour faire
de la France un pilier de sa recherche, notamment dans la 5G.
500 ingénieurs devaient ainsi rejoindre les laboratoires de Nokia d’ici à
fin 2018. Il reste une quarantaine de
postes à pourvoir pour arriver au
chiffre de 2.500 cerveaux phosphorant sur les technologies de télécom-
Les autorités savent aussi que les
licenciements dans l’Hexagone
s’inscrivent dans un contexte mondial compliqué pour Nokia. En octobre, un plan d’économies mondial
de 700 millions d’euros d’ici à fin
2020 avait été annoncé. En Finlande,
où les coupes dans les effectifs ont
été nombreuses ces dernières
années, l’effectif doit encore fondre
de 6 %. Et de 12 % en Allemagne.
L’équipementier télécoms doit
consacrer d’importants budgets à
sa R&D pour rester dans la course
face à Huawei et Ericsson. Mais la
5G ne devrait commencer à faire
rentrer des revenus substantiels
dans les caisses qu’en 2020. Il lui
faut gagner du temps. Au détriment des équipes. n
Bouygues Telecom accélère
sur le marché des entreprises
TÉLÉCOMS
Pour concurrencer
Orange et SFR
sur ce segment,
Bouygues multiplie
les acquisitions.
Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Bouygues Telecom a commencé
2019 avec une priorité : se renforcer sur le marché des entreprises. Orange, avec environ 70 % du
marché, suivi par SFR avec 20 %,
domine ce segment. Mais face à
ce duopole, l’opérateur de Martin
Bouygues, loin derrière avec 7 %, ne
veut pas rester l’éternel Petit Poucet
sur un secteur qui pèse 9,2 milliards
d’euros, selon l’Arcep. Soit presque
un tiers des télécoms en France.
Pour cibler davantage de PME,
surtout celles qui ne sont pas encore
passées à la fibre, le groupe a
d’abord pris, en décembre, plus de
43 % de Keyyo, un opérateur télécoms travaillant avec 14.000 entreprises. Désormais, Bouygues Telecom est en passe de racheter Nerim,
un autre opérateur qui fournit
de la fibre, du cloud et de la téléphonie à des professionnels,
selon « L’Express ».
Sur cette deuxième opération,
non officialisée, « pas de commentaire », dit-on chez Bouygues Telecom. Mais l’opérateur ne veut pas en
rester là. « Il y aura d’autres choses.
Pas forcément des rachats, d’ailleurs.
Peut-être des partenariats. Nous
n’avons pas la même force de frappe
qu’Orange, il faut donc que nous développions des relations privilégiées
avec d’autres acteurs qui ont, eux, une
compétence sur des métiers que nous
maîtrisons moins en interne. »
Un marché plus lucratif
Bouygues Telecom envisage notamment un rapprochement avec
Céleste. « Nous avons des discussions
car nous sommes complémentaires », explique Nicolas Aubé, son
PDG. L’opération permettrait à
Bouygues Telecom d’accéder au
réseau de 1.500 kilomètres de fibre
de ce dernier. Bouygues Telecom
s’intéresserait aussi à NextiraOne,
un intégrateur qui « installe » les
réseaux télécoms dans les entreprises, mais « aucun rapprochement »
n’est en cours, selon la société.
« Le marché des
entreprises fait saliver tous les opérateurs. [...] Mais c’est
un marché conservateur, qui évolue
beaucoup plus lentement que la partie
grand public. »
RICHARD TOPER
PDG du cabinet Setics
Bouygues Telecom souhaite notamment cibler davantage de PME.
Photo Romuald Meigneux/Sipa
Alors que la guerre des prix fait
toujours rage dans le marché grand
public, celui des entreprises pourrait offrir un peu de répit. Même si
l’écart s’est réduit, les entreprises
paient toujours davantage que les
particuliers pour s’équiper. Sur le
mobile, par exemple, les entreprises déboursent en moyenne 6 euros
de plus, selon l’Arcep. Dans le fixe, le
panier moyen peut même atteindre
345 euros par mois chez les grandes
entreprises. Celles-ci ont des
besoins particuliers (par exemple,
le rétablissement de la connexion
très rapidement en cas de panne)
qui permettent aux opérateurs de
proposer des offres plus onéreuses.
Mais surtout, les clients professionnels sont moins enclins à
changer d’opérateur à la moindre
promotion. « Le marché des entreprises fait saliver tous les opérateurs,
résume Richard Toper, PDG du
cabinet Setics. Mais c’est un marché
conservateur, qui évolue beaucoup
plus lentement que la partie grand
public. » L’arrivée, fin 2015, d’un
nouvel opérateur soutenu par bpifrance et censé apporter plus de
concurrence, Kosc, n’a d’ailleurs
pas fait bouger les lignes. « Ce n’est
pas l’acteur numéro trois qu’avait
promis l’Arcep », regrette un membre du secteur.
Si Bouygues Telecom accélère en
ce début 2019, c’est aussi que SFR a
mis un peu de côté le marché des
entreprises pour reconquérir les
abonnés grand public partis ailleurs.
« Une brèche s’est ouverte, explique
Sylvain Chevallier, chez BearingPoint. Bouygues monte en puissance
au moment où SFR perd du terrain,
alors qu’Orange reste le leader. » n
300
MILLIONS DE DOLLARS
Facebook a annoncé mardi
un investissement sur
trois ans pour soutenir
la presse locale, surtout aux
Etats-Unis. En mars 2018,
Google avait lui aussi mis
300 millions de dollars
sur la table pour lutter
contre les fake news.
Vers une
ouverture
du ciel pour
les drones
ÉLECTRONIQUE
L’autorité fédérale
de l’aviation a publié
des recommandations qui devraient
faciliter leur déploiement commercial.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Il faudra peut-être s’habituer,
aux Etats-Unis, à entendre le sifflement des drones, en toutes
circonstances et en tous lieux.
La FAA (Federal Aviation Administration) a publié ses recommandations, préconisant une
large ouverture du marché.
L’autorité de régulation du trafic
aérien entend notamment former le personnel terrestre et installer des radars anticollision.
Les nouvelles règles institueraient plusieurs catégories
parmi les drones. Les drones
seraient ainsi soumis à différentes obligations. Ceux pesant
moins de 25 kilogrammes pourraient se voir autoriser le survol
de concerts ou de stades, dès lors
que le public est averti. Des autorisations pourraient aussi être
données pour les vols de nuit.
Des autorisations
pourraient être
données pour
les vols de nuit.
La FAA cherche aussi à simplifier ses procédures. Les opérateurs de drones ne seraient
plus obligés de demander des
permis pour chaque opération.
Des demandes standardisées
seraient mises en place. L’autorité a toutefois averti qu’elle
n’appliquerait pas ces propositions dans l’immédiat. Elle veut
d’abord s’assurer que les industriels prendront toutes les mesures nécessaires pour sécuriser
leurs engins et répondre à toute
urgence. Cette vérification pourrait prendre plusieurs années.
Des partenariats public-privé
dans trois Etats – le Nevada, la
Virginie et le Dakota du Nord –
ont été mis en place pour tester,
grandeur nature, la cohabitation avec les autres engins.
Les recommandations
publiées lundi vont toutefois
dans le sens voulu par la Maison-Blanche et le département
des Transports, qui veulent
développer la filière des drones
et leur utilisation commerciale.
Jusqu’ici, leur développement a été limité par des divergences techniques entre les
industriels et par les graves préoccupations soulevées par certains sur la vie privée. La FAA a
d’ailleurs reconnu qu’elle avait
eu connaissance de situations
dans lesquelles les drones « ont
été utilisés pour de la surveillance
et de l’espionnage industriel »,
pour livrer des produits de
contrebande en prison, « mener
des cyber-activités malveillantes » ou porter atteinte à des
réseaux de communication. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
HIGH-TECH & MEDIAS // 25
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
France Inter rattrape RTL,
Europe 1 est toujours en baisse
rique avec 13,4 % sur la période
novembre-décembre, contre 13,1 %
l’an passé. « C’est un niveau jamais
vu pour une radio », se félicite Christopher Baldelli, vice-président du
directoire du groupe M6 chargé des
radios et de l’information. France
Inter termine la période à 12,1 %,
contre 11,1 % l’an passé sur ce critère.
RADIO
La radio du groupe M6
reste largement en tête
sur le critère de la part
d’audience, avec
un chiffre record de
13,4 % de la population.
1,998 million d’auditeurs
Grande latitude
Pour les observateurs, France Inter
continue à b énéficier de son
mélange de sérieux et d’humour et
de sa grande latitude, comparé aux
radios privées qui doivent monétiser leurs audiences, pour faire
résonner ses contenus sur les
réseaux sociaux. Certains évoquent
aussi un ras-le-bol des auditeurs
pour la publicité, même s’il y en a
également un peu plus qu’avant
sur France Inter. Il est possible aussi
que France Inter bénéficie de la
chute d’Europe 1 qui se poursuit,
puisque la station termine la
période avec une audience cumulée de 6 %. Elle était à 6,6 % sur
la même période l’an dernier et
à 6,2 % pour la vague septembreoctobre de cette saison. Entre
7 heures et 18 heures, tous les quarts
d’heure moyens d’audience, sauf
un, de la station de Lagardère sont
dans le rouge par rapport à l’an
dernier, précise un observateur.
Sur les 60 dernières vagues de
mesure d’audience de Médiamétrie, c’est-à-dire depuis 2002, RTL
est arrivée 40 fois en tête en AC,
explique un observateur. Mais la
station souligne qu’elle n’a à ce jour
jamais été battue sur le critère de la
part d’audience (PDA). A cette aune,
RTL affiche en effet un record histo-
La PDA représente le volume
d’écoute d’une station dans le
volume d’écoute global du média
radio. Pour RTL, c’est le seul vrai
critère, notamment pour les annonceurs publicitaires, parce qu’il
prend en compte la durée d’écoute
des auditeurs. Sur la matinale de
7 heures à 9 heures, qui est de loin le
prime time de la radio, France Inter
affiche 1,998 million d’auditeurs
(+8 %) en moyenne à chaque quart
d’heure et arrive en tête devant RTL
(1,823 million d’auditeurs, +4 %).
Europe 1 est à 897.000.
Radio France se targue, de son
côté, d’avoir dépassé les 15 millions
d’auditeurs pour la première fois
avec toutes ses stations. « Nous
avons recruté 536.000 auditeurs
en un an, dont 500.000 de moins
de 50 ans, ce qui nous permet de
rajeunir nos audiences », explique
Sibyle Veil, PDG du média public.
La station a notamment profité des
bonnes audiences de franceinfo,
portée par l’actualité des « gilets
jaunes ». Son audience est à un
plus haut depuis onze ans, se félicite
Vincent Giret, son directeur. RMC
est l’autre généraliste à grimper, à
7,7% d’AC. La station souligne sa
place de numéro deux en part
d’audience sur les 25-49 ans, à 8,4%,
contre 8,9% pour France Inter. n
Scott Garfitt/Shutterst/Sipa
Nicolas Madelaine
@NLMadelaine
avec M. A.
France Inter poursuit son ascension et tutoie désormais RTL au
sommet des radios les plus écoutées en France. La station généraliste du service public Radio France
affiche en effet une audience cumulée (AC) de 11,9 % sur la période
novembre-décembre, contre 11,3 %
l’an dernier. La filiale de M6 est,
elle, à 12 % sur ce critère, contre
12,1 % l’an dernier. L’AC correspond
à l’ensemble des personnes ayant
écouté au moins une fois une station dans la journée. Inter n’a certes
pas dépassé RTL, mais la radio
dirigée par Laurence Bloch n’est
plus qu’à un cheveu. Sur les dernières années, seule NRJ a réussi à
dépasser RTL
Panini double son
chiffre d’affaires
et cherche
un acquéreur
Panini a bénéficié de la Coupe du monde de football 2018.
L’éditeur de vignettes a demandé à une
banque d’investissement américaine
de trouver de potentiels acquéreurs.
Olivier Tosseri
— Correspondant à Rome
Chiffre d’affaires record pour
le groupe Panini, l’entreprise
célèbre pour ses vignettes de
footballeurs. Elle clôt une année
2018 marquée par la Coupe du
monde de football en Russie
avec des revenus qui dépassent
le milliard d’euros. C’est près du
double des 563 millions d’euros
enregistrés en 2017.
Les années paires, marquées
par les championnats du monde
ou d’Europe, sont fastes pour le
groupe qui généralement voit
son chiffre d’affaires bondir,
avant de subir une forte contraction l’année suivante. En 2014,
il avait atteint 758 millions
d’euros avant de chuter à près de
300 millions d’euros en 2015.
Pas de quoi mettre en crise l’éditeur, qui s’est hissé au rang de
numéro un mondial des albums
de collection de vignettes.
Fondé en 1961 à Modène par
la famille Panini, il est présent
dans plus de 120 pays avec une
dizaine de filiales de l’Europe
aux Etats-Unis, en passant par
l’Amérique latine avec plus d’un
millier de salariés.
Son activité s’est diversifiée.
En France, les albums traitant
du handball, à l’occasion du
Mondial qui y était organisé en
2017, ou encore du rugby ont
rencontré un vif succès. Tout
Mediawan acquiert un producteur italien
AUDIOVISUEL
« Nous avons
l’ambition d’aller
vers des projets
d’envergure,
à dimension
internationale, c’està-dire à plus gros
budgets et faisant
intervenir plusieurs
diffuseurs. »
La société de PierreAntoine Capton, Xavier
Niel et Matthieu Pigasse
réalise sa première
acquisition à l’étranger.
Marina Alcaraz
@marina_alcaraz
Mediawan n’avait jamais caché son
intérêt pour l’Europe du Sud. Le
véhicule d’investissement dans les
médias de Pierre-Antoine Capton,
Xavier Niel et Matthieu Pigasse
passe à l’acte et annonce une acquisition en Italie : celle de Palomar, présenté comme le premier producteur
indépendant de films, de séries et de
documentaires. Palomar est notamment connu pour la série « Commissaire Montalbano » à partir des
romans de l’auteur sicilien Andrea
Camilleri, un succès d’audience
dans la Botte (quelquefois plus de
40 % de part d’audience en Italie,
selon Mediawan), qui est aussi déjà
passé sur France 3. Il a aussi coproduit, entre autres, « Le Nom de la
rose », une série à gros budget (plus
de 20 millions d’euros pour 8 épisodes) qui va arriver sur les écrans.
Une cinquantaine
de millions d’euros
Le prix de l’acquisition, la première à
l’étranger pour Mediawan, n’a pas
été précisé, mais, selon nos informations, l’entreprise vaudrait autour de
50 millions d’euros (avec dette), et est
rentable depuis plusieurs années.
Elle sera financée majoritairement
en cash. Les productions de Palomar représentent plus de 40 millions de budget cumulé en 2018.
Précisément, Mediawan, connu
notamment pour « Les Bracelets
rouges », « Alice Nevers », « Apocalypse », « Infidèle » (actuellement
sur TF1) ou encore « Miraculous »
comme ses autres pôles, tel
Panini Kids, traitant des magazines pour la jeunesse, mais
surtout Panini Comics, publiant
des bandes dessinées sous
licence DC et Marvel (de Batman à Superman en passant par
X-Men et Spiderman), ainsi que
Generation Comics qui publie
des mangas asiatiques. En 2013,
Panini a en outre racheté la
filiale italienne de Disney.
ÉDITION
GUILLAUME IZABEL
Directeur financier de Mediawan
Deux candidats
pressentis
Ces derniers mois, la presse italienne s’est fait l’écho d’une vente
du groupe. Le quotidien « Il Sole
24 Ore » a notamment révélé
que Panini a chargé la banque
d’investissement Lincoln International d’identifier de potentiels acquéreurs. Deux candidats sérieux, un fonds de capitalinvestissement et un groupe
industriel américain, pourraient dans les prochaines
semaines témoigner de leur
intérêt pour une entreprise valorisée plus de 1 milliard d’euros.
Panini ne souhaite pas commenter ces indiscrétions.
Cela ne serait pas son premier
changement de propriétaire,
bien que la famille Panini ait
toujours pris part à sa gestion. Sa
rentabilité n’a cessé de susciter
la convoitise dans et hors des
frontières de la péninsule.
En 1988, il a été racheté par le
britannique Maxwell, dont la
gestion s’est avérée désastreuse.
En 1992, Panini est redevenu italien grâce à la famille De Agostini qui l’a cédé deux ans plus
tard à l’américain Marvel Entertainment. En 1999, il a finalement été acquis par Fineldo
SpA, la société de Vittorio Merloni, qui est sortie de son capital
en 2016. A qui le tour ? n
AVIS FINANCIERS
Mediawan met la main sur l’italien Palomar, qui produit
« Commissaire Montalbano ». Photo Fabrizio Di Giulio/RAI/Palom
en dessin animé, va prendre 72 % de
la société italienne, le reste étant
détenu par le fondateur et dirigeant,
qui avait jusqu’à présent la majorité.
Présent dans la production,
la distribution et la diffusion,
Mediawan, qui a réalisé 7 acquisitions depuis sa création fin 2015
– notamment Groupe AB, la première et la plus grosse –, a plusieurs
projets avec Palomar. Notamment, une version italienne de la
série « Dix pour cent », alors
que Mediawan a mis la main en janvier dernier sur la majorité (60 %) de
Mon Voisin Productions, qui produit cette fiction. Mediawan réfléchit aussi à une coproduction avec
l’une de ses sociétés hexagonales
pour « Commissaire Montalbano ».
Le groupe, qui cherche à créer
« une société intégrée de médias » à
l’échelle européenne, comme le
disait il y a quelques mois PierreAntoine Capton, travaille aussi sur
des projets à dimension internationale – comme un western sous
forme de série, « That Dirty Black
Bag », porté par Palomar, qui devrait
faire intervenir plusieurs diffuseurs
internationaux. « C’est une étape
structurante pour nous. Nous avons
l’ambition d’aller vers des projets
d’envergure, à dimension internationale, c’est-à-dire à plus gros budgets et
faisant intervenir plusieurs diffuseurs », dit Guillaume Izabel, le
directeur financier de Mediawan.
D’autres acquisitions en vue
Le groupe, qui a fait une opération
de refinancement de sa dette en fin
d’année dernière et dépensé autour
de 400 millions d’euros depuis ses
débuts dans des acquisitions, veut
continuer ses emplettes, notamment en Allemagne et en Espagne,
ses marchés de prédilection. Il « peut
encore investir plusieurs centaines de millions d’euros », précise
Guillaume Izabel. En France, la
société regarde le dossier Lagardère
Studios, actuellement sur le marché.
Il n’exclurait pas de faire une offre. n
BNP PARIBAS INSTICASH
(the “Company”)
SICAV under Luxembourg law – UCITS class
Registered Office: 10, Rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg
Chers Actionnaires,
Suite au courrier envoyé par la Commission européenne à l’Autorité européenne des marchés financiers (« AEMF ») le 4 octobre 2018 et suite aux développements successifs
sur le sujet, le mécanisme d’annulation de parts (1) a été déclaré incompatible avec le cadre juridique établi par le Règlement (UE) 2017/1131 du Parlement européen et du
Conseil du 14 juin 2017 sur les fonds monétaires (« MMFR »).
Par conséquent, l’opération suivante décrite dans l’avis aux actionnaires publié le 14 décembre 2018 pour BNP Paribas InstiCash EUR est annulée.
Situation actuelle
Code ISIN
Situation après la scission
Compartiments scindés
Devise de
référence
Actions absorbées
LU0167237543
Classic-CAP
LU0547770783
Classic T1-CAP
LU0167237972
LU0094219127
LU0167238434
LU0212992274
BNP Paribas InstiCash
EUR (qui sera renommé
“BNP Paribas InstiCash
EUR 1D LVNAV”)
Privilege-CAP
I-CAP
X-CAP
Devise de
référence
Code ISIN
Compartiment absorbant
Actions absorbantes
Classic-CAP
LU0167237543
BNP Paribas InstiCash
EUR 1D SHORT TERM
VNAV
Classic T1-CAP
LU0547770783
Privilege-CAP
LU0167237972
EUR
I-CAP
X-CAP
Actions non
absorbées
Compartiment scindé
(renommé)
Actions non
absorbées
I -DIS
BNP Paribas InstiCash
EUR 1D LVNAV
I -DIS
EUR
LU0094219127
LU0167238434
LU0212992274
Il n’y aura aucune opération de scission et aucun autre changement pour le compartiment ci-dessus le 14 janvier 2019.
Cette décision n’impacte pas l’opération de scission des compartiments BNP Paribas InstiCash GBP and BNP Paribas InstiCash USD qui sera effective le 14 janvier 2019.
BNP Paribas InstiCash EUR sera transformé en compartiment monétaire Short Term VNAV en vertu de MMFR au plus tard le 21 mars 2019. Dans ce contexte et afin de se
conformer à l’interdiction du mécanisme d’annulation de parts, la part I DIS (LU0212992274) sera fusionnée dans la part I CAP (LU0094219127) à la même date.
Des informations complémentaires sur ces opérations vous seront communiquées prochainement.
Le Conseil d’Administration
(1)
Le mécanisme d’annulation de parts est utilisé par les fonds monétaires afin de maintenir une VNI stable et de compenser la distribution de revenus négatifs générés par
les rendements négatifs, ce qui implique la réduction de la participation d’un investisseur correspondant au montant des rendements négatifs.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
© Nicolas GOUHIER – Antoine FLAMENT-William BEAUCARDET - Jean-Marie PERIER - Julien FAURE - Frédéric BUKAJLO - François ROELANTS / SIPA PRESS / RTL
LEADER
1
ÈRE RADIO
DE FRANCE
ON A TELLEMENT DE CHOSES À SE DIRE
Source : Médiamétrie 126 000, Novembre-Décembre 2018,
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
ABSOLU !
13,4 %, PLUS FORTE PART D’AUDIENCE JAMAIS ATTEINTE PAR UNE RADIO
6.523 MILLIONS AUDITEURS PAR JOUR, LEADER EN AC MILLIERS
2H29 DE DEA, LEADER EN DURÉE D’ÉCOUTE
Lundi-Vendredi, 5h-24h, RTL, 13 ans et +, AC, PDA, QHM et DEA.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
28 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
START
UP
y
LE RDV
Les start-up ont encore un
mois pour candidater, en
ligne, aux challenges Viva
Technology. A la clef, un stand gratuit
pour la prochaine édition de l’événement, qui se déroulera à Paris du 16 au
18 mai. Selon une enquête menée par le
cabinet GoudLink pour l’organisateur,
79 % des start-up ayant participé à la précédente édition évaluent positivement
l’apport business de leur participation.
-
LE PRODUIT
1
MILLION D’EUROS
La FinTech PayTrip, qui permet aux membres
d’une même famille de transférer de l’argent partout dans le monde, vient de boucler un tour de
table d’un million d’euros. Il lui permettra de
« lancer ses opérations à grande échelle en France et
en Belgique », a fait savoir la jeune pousse.
La start-up Dooh it a signé un partenariat avec le groupe Publicis, chez
qui elle installera ses supports
CharLi. Ces derniers, qui permettent de recharger des smartphones, diffusent également de la
publicité, et mettront en avant les dernières
campagnes réalisées par le groupe. La jeune
pousse prépare par ailleurs sa prochaine levée
de fonds, avec pour objectif de boucler un tour
de table à 1,2 million d’euros.
Malgré le Brexit, le Royaume-Uni reste
l’écosystème européen le plus dynamique
FINANCEMENT
Les start-up britanniques ont attiré l’an
dernier plus d’investissements en capital-risque que la France et
l’Allemagne réunies.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Même pas mal ! Malgré le Brexit, et
la montée en puissance de la France
et l’Allemagne, le Royaume-Uni
reste en matière de start-up, et de
très loin, le premier écosystème en
Europe. A elles seules, les jeunes
pousses britanniques ont ainsi
attiré l’an dernier plus d’investissements en capital-risque (2,49 milliards de livres) que la France
(1,38 milliard) et l’Allemagne
(1,03 milliard) réunies.
Selon London & Partners,
l’agence chargée du développement
économique de Londres, la capitale
s’arroge 72 % du gâteau, à 1,8 milliard
de livres, devançant ainsi Berlin
(936,5 millions) et Paris (797 millions). Une performance en retrait
par rapport à 2017 (2,53 milliards),
mais l’an dernier avait été gonflé par
quatre énormes levées de fonds
Revolut,
la plus grosse
levée de 2018
(Improbable pour 391 millions, Deliveroo pour 364 millions, Truphone
pour 255 millions et TransferWise
pour 211 millions de livres). Et c’est, en
2018, tout le capital-risque européen
qui marque une pause, à 10,44 milliards contre 10,47 milliards en 2017.
Les jeunes pousses londoniennes ont attiré l’an dernier 1,8 milliard de livres d’investissements
en capital-risque. Photo Shutterstock
Avec une série C
de 177,68 millions
de livres (250 millions
de dollars) en avril,
la fintech Revolut a réalisé,
l’an dernier, la plus grosse
opération de financement
de capital-risque à Londres. Cette levée, qui porte
à 340 millions de dollars
l’ensemble des fonds réunis
par la start-up depuis
sa création en 2015,
l’a valorisée 1,7 milliard
de dollars, faisant d’elle
une licorne.
C’est DST Global
qui a mené le tour de table,
auquel ont aussi participé
Index Ventures ou encore
Ribbit Capital.
Autre carte que souhaite jouer
la capitale britannique : la coopération avec les autres hubs européens que sont Berlin et Paris.
Alors que la France franchissait
pour la première fois l’an dernier
le cap du milliard de livres de
financement, sa capitale bondissait de 35 % en termes de finance-
d’échanges organisés ces dernières
années entre les deux villes.
D’où l’ouverture récente, aussi, d’un
bureau de London & Partners à
Paris. « Cette stratégie est d’autant
plus pertinente avec le Brexit, dit
Laura Citron. Nous sommes plus
que jamais une ville ouverte. Et nous
restons une ville européenne. » n
Segments porteurs
« L’incertitude liée au Brexit n’est
certainement pas le contexte le plus
propice à la croissance, reconnaît
Laura Citron, la directrice générale
de London & Partners. Mais il est
trop tôt pour évaluer l’impact du
Brexit. Et le moral reste prudemment
positif chez les entrepreneurs de
l’écosystème londonien. »
Le Royaume-Uni se félicite d’être
bien positionné sur plusieurs segments porteurs, comme l’intelligence artificielle, où les investissements en capital-risque ont bondi
l’an dernier de 47 % (à 736 millions),
la blockchain, où ils ont décuplé (à
200 millions contre 19 millions
l’année précédente), ou encore le
Big Data, où les entreprises britanniques ont attiré en un an 551,8 millions de livres de capitaux.
Idem sur les fintech, où deux
entreprises britanniques, Revolut
et Monzo, sont devenues des licornes en 2018. Au total, 17 start-up se
sont introduites en Bourse l’an dernier au Royaume-Uni, pour 1,3 milliard de livres de fonds levés.
La capitale britannique
joue la carte
de la coopération
avec les autres hub
européens que sont
Berlin et Paris.
Worldia veut imposer sa plate-forme
de voyage dans l’e-commerce
ment, à 797 millions de livres, soit
près du double de 2016.
« Nous nous réjouissons de leur
croissance, car nous avons besoin de
créer ensemble un écosystème européen puissant pour pouvoir être en
mesure de rivaliser avec la Chine ou
les Etats-Unis », explique Laura
Citron. D’où les programmes
Marbotic surfe sur le
succès de ses ventes
dans les Apple Store
TOURISME
La jeune pousse
propose des voyages
sur-mesure en marque
blanche aux tourpérateurs, mais
s’ouvre à d’autres
secteurs d’activité.
Avec plus de 1.000 agences clientes
depuis sa création en 2013, Worldia
a éprouvé son modèle : proposer en
marque blanche un service de voyages personnalisés. Désormais, la
start-up parisienne vise d’autres
secteurs pour continuer d’assurer une croissance entre 75 et
100 % par an, pour un chiffre
d’affaires de quelques dizaines
de millions d’euros.
Et c’est celui d’e-commerce qu’elle
vise en priorité. Après Cdiscount et
Zank you, le p ortail dédié au
mariage, la jeune pousse ne manque pas d’ambition, comme l’affiche
Grégoire Pasquet, l’un de ses quatre
cofondateurs avec David Parlange,
Christian Daguerre et Erwan Corre :
« Nous sommes reconnus en marque
blanche, mais notre approche a toujours été tournée vers le consommateur final, ce qui nous ouvre de nombreuses portes. Et aujourd’hui, la
diversification des secteurs fait partie
de nos quatre grandes priorités. »
De nouveaux e-commerçants
profitent de l’outil pour proposer à
leurs consommateurs des voyages
JEUX ÉDUCATIFS
La start-up bordelaise, qui propose
des jeux éducatifs
en bois connectés
à un iPad, lève
2 millions d’euros.
Guillaume Bregeras
@gbregeras
Le site Worldia propose des séjours de formation en photographie, comme ici à Abu Dhabi,
avec des professionnels. Photo DR
spécialisés, comme The Photo Academy. Le site qui organise des formations de photographie vend
directement sur son site des périples dans les endroits les plus photogéniques de la planète avec des
professeurs.
Imposer son modèle
par l’international
Mais aussi la conciergerie de luxe
John Paul, rachetée par AccorHotels en 2016. « Nous sommes entrés
dans une nouvelle ère pour le
voyage, détaille Grégoire Pasquet.
Si le prix, pour le voyageur, est toujours un élément important, l’expérience l’est au moins tout autant. Et
nous facilitons cette approche à nos
clients en nous adaptant à leurs
besoins et à leur cible. »
Autre relais de croissance pour
Worldia, l’internationalisation. Si la
start-up officie déjà dans certains
pays européens comme l’Allemagne ou la Suisse, elle voit déjà plus
loin, notamment en Asie, avance le
startuppeur : « Le marché allemand
est le premier en Europe, c’est pourquoi nous avons ouvert un bureau à
Berlin. D’autres opportunités se présentent, comme avec John Paul, avec
qui nous allons tester le service dans
les pays où ils sont présents. »
Pour assurer cette croissance, la
start-up doit se renforcer et va
recruter entre 15 et 20 personnes dans l’année à venir, et étoffer ainsi l’équipe actuelle composée
de 50 employés. Simplement financée via ses fonds propres et un tour
de table de 2 millions d’euros en
2015, elle devrait probablement solliciter de nouveaux investisseurs.
Elle devra alors convaincre que son
modèle est le bon et que sa progression peut encore se poursuivre
dans les années à venir. Notamment
face à Perfect Stay, qui s’est armée
avec 15 millions d’euros en juin dernier, mais aussi Evaneos, positionné en BtoC, mais qui pourrait
un jour se déployer aussi du côté
des professionnels. — G. B.
Devialet, Parrot, Withings… Avec
son jeu éducatif, Marbotic entre
dans la petite liste des rares
start-up françaises qui ont réussi
à s’imposer dans les Apple Store.
En vente depuis le mois de
novembre dernier, son kit
d’apprentissage contenant des
pièces en bois qui interagissent
avec un iPad via une appli lui a
permis de passer la barre du million d’euros de chiffre d’affaires,
soit quatre fois plus qu’il y a deux
ans. « La boîte Delux que nous
proposons chez Apple a été notre
best-seller en 2018 en deux mois
de commercialisation », explique
Marie Mérouze, PDG et fondatrice de Marbotic.
Ce débouché change la donne
pour la jeune pousse bordelaise
et accélère son ambition internationale. Avec 97 % de son
chiffre d’affaires réalisé hors
de ses frontières, la pépite veut
profiter du maillage mondial
d’Apple pour conquérir de nouveaux territoires.
Mais pour suivre le rythme,
Marbotic doit produire ses box
avant qu’elles ne soient proposées à la vente par Apple, et n’a
levé que 1,45 million d’euros en
2017 auprès de Mirabelle et de
Michelin Développement. « Si
ça se passe bien, il va aussi falloir
continuer à investir en R&D afin
d’avoir plusieurs produits à proposer aux autres retailers », avoue
Marie Mérouze. Ce qui explique
sa nouvelle levée de 2 millions
d’euros auprès de Turenne Capital, afin d’assurer sa présence
sur tous les marchés.
Le marché des écoles
Marbotic arrive aussi à
convaincre des écoles de s’équiper pour aider les enfants de 3 à
6 ans dans l’apprentissage des
mathématiques ou de la lecture.
Aux Pays-Bas, il est présent
dans 40 % des écoles grâce à un
partenariat avec Heutink. « Nous
souhaitons développer ce marché
car c’est l’ADN de notre entreprise,
assure Marie Mérouze. Nous
allons viser les pays en avance
sur les méthodes d’apprentissage,
comme la Scandinavie. » Là-bas,
le corps enseignant a compris
l’intérêt de mélanger outils physiques et numériques pour le
bien des petits. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 29
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
en
direct
Lingerie :
Indiscrète reprise
ÎLE-DE-FRANCE Les Franciliens
CENTRE Le tribunal de com-
ont tranché. Les 183 rames qui
équiperont les lignes 15, 16 et 17
du métro du Grand Paris auront
un « nez » au design englobant,
soit la solution 2 des trois variantes mises aux voix sur Internet
par Île-de-France Mobilités, la
Société du Grand Paris et Alstom,
arrivée en tête avec 40 % des
suffrages sur 13.000 réponses.
Alstom
PME
&REGIONS
Le design du métro
du Grand Paris voté
merce de Poitiers a accepté
l’offre de reprise de l’homme
d’affaires Michel Gouzon pour
la fabrique poitevine de lingerie
Indiscrète, dont un dirigeant
s’était suicidé en août. L’offre
de reprise s’élève a plus de
500.000 euros. L’homme d’affaires prévoit notamment la création d’une ligne homme. Quatre
personnes dont les deux directrices actuelles seront à la tête de
cette entreprise de Chauvigny
(Vienne) qui regroupe 28 salariés et 86 vendeuses à domicile
indépendantes. Le 24 juillet le
tribunal avait mis le corsetier en
redressement judiciaire et avait
donné six mois pour trouver une
solution à son déficit de
200.000 euros. Une soixantaine
de repreneurs avaient manifesté
leur intérêt, mais une seule offre
a été réellement déposée.
Immobilier : Paris dévoile de
nombreux projets innovants
Catherine Sabbah
@csabbah
C’est presque devenu une habitude… Tous les six mois Paris ou la
Métropole annoncent les résultats
d’un appel à projets urbains innovants : la nouvelle méthode de certaines collectivités pour faire de
l’aménagement urbain. Cette fois, la
Ville s’est plongée dans ses tréfonds
et a choisi une trentaine de sites, stations de métro, tunnels, anciens
réservoirs, locaux techniques… pas
tous enterrés d’ailleurs, qui seront
loués ou vendus à des groupements
privés, censés leur trouver un
usage.
Les cessions vont rapporter
63 millions d’euros soit dix fois
moins que le premier concours. Sur
les 33 sites proposés trois n’ont pas
reçu de réponse et 7 sont considérés
comme infructueux. Celui du tunnel de l’étoile sera relancé.
Mystérieux, poétique, propre à
tous les fantasmes, le sous-sol est
aussi inondable, mal ventilé, peu
éclairé et souvent difficile d’accès.
Ces contraintes – ou ces défis – qui
laissent augurer autant d’obstacles
techniques que de coûts exorbitants, n’ont pas découragé les
217 candidats qui ont répondu sur ce
nouveau type de « terrains ». Ils exigent des modèles économiques
inhabituels mais rentables, souvent
sous forme d’occupation temporaire ou de baux de long terme, à
cause des servitudes ; sans compter
le risque de devoir parfois tout
démonter en quelques jours en cas
de crue. Seuls 20 sites ont gagné un
lauréat. Plusieurs consultations ont
été décalées, comme celle portant
sur le tunnel de l’Arc de triomphe ou
n’ont pas abouti sur des sites moins
attractifs ou parce que les candidats
n’ont pas été à la hauteur… De nombreux projets sont culturels, comme
le « Chai subaquatique » pour les
réser voirs de Passy dans le
16e arrondissement, entre caveau à
vins et fosse à plongée, porté par
Winereef et les architectes de
Miguel Montouro et Associés.
De nombreux projets
sont culturels,
comme le « Chai
subaquatique » pour
les réservoirs de Passy.
Entre caveau à vins
et fosse à plongée.
Le sport, qui ne demande pas forcément de structures pérennes,
occupe aussi une bonne place. Avec
par exemple la Station Henri 24 du
Studio Dorell dans le tunnel Henri
IV près de la Bastille ou encore le
projet Blocpark sous le viaduc de la
ligne 6 du métro, dans le 13e arrondissement de The Wall-Arkose et
Baehr & Landau Architectes.
La musique est également un
thème adapté aux sous-sols, où l’on
peut faire du bruit sans déranger les
voisins. L’ancien poste transformateur d’Enedis, un superbe immeuble industriel, accueillera Murmure, en surface et en sous-face : un
ensemble de studios d’enregistre-
ment et de salles de concerts pour la
pratique amateur et professionnelle développé par les architectes
Gillot + Givry et Batipart Immo
Europe management France. Sur le
parc de stationnement du GrenierSaint-Lazare, dans le 3e, Syvil Architecte et la Sogaris ont imaginé un
vrai immeuble inversé destiné à des
activités de logistique urbaine.
Ces groupements interdisciplinaires, comme il est désormais
d’usage dans ces consultations (et
grandement conseillé dans les
cahiers des charges), rassemblent
les traditionnels architectes, urbanistes, promoteurs et investisseurs
associés à des exploitants, des
start-up, des associations, des artistes… qui s’engagent à construire,
commercialiser et/ou exploiter les
lieux. Il leur revient aussi de les
« réinventer ». En proposant des
usages qui correspondent aux
besoins de la ville, souvent indiqués
entre les lignes, ainsi que des innovations que la collectivité n’a pas les
moyens ou l’envie de tester à ses
frais. Les projets sont entièrement
financés par des groupes privés,
même lorsqu’ils contiennent des
espaces ouverts au public, comme
des parcs.
Les premières éditions des
« Réinventer » ont apporté une
bouffée d’air au secteur de l’immobilier peu connu pour son audace.
A défaut d’innovation révolutionnaire, ils ont entériné des manières
de faire et, au premier chef, la
mixité des usages ou des populations au sein d’un même immeuble.
Jusqu’alors, et depuis des décennies, ce mélange était toujours considéré comme trop compliqué au
regard des contraintes juridiques,
techniques ou financières. Sous la
pression des collectivités, les
acteurs ont soudain trouvé des
solutions.
Au fur et à mesure que se multipliaient les appels à projets (Réinventer Paris 1 et 2, Inventons la
Métropole du Grand Paris 1 et 2,
Reinventing Cities, Imagine Angers
et Dessine-Moi Toulouse, jugés ou
en cours), les promoteurs ont compris l’opportunité de s’y engager,
même si ces consultations, tous le
disent, leur coûtent très cher. En les
poussant à comprendre et à définir
ce dont le monde urbain a besoin,
ces concours (et les collectivités qui
les organisent) leur offrent un nouveau rôle, une responsabilité sociétale qu’ils ont peu l’habitude
d’endosser. Reste à savoir si c’est
vraiment leur rôle. n
Varappe sous le métro. La PME francilienne Arkose, qui
exploite déjà une dizaine de salles d’escalade en France
(à Bordeaux, Massy, Montreuil ou Marseille), pourra s’installer à Paris sous le métro. Dans le 13e arrondissement, sous
un viaduc de la ligne 6, l’entreprise va développer sur
170 mètres de long et 10 mètres de large un espace
de blocs d’escalade combiné avec des aires de restauration
et d’exposition.
Les chiffres clefs
63
MILLIONS D’EUROS
Montant des cessions
prévues par la Ville de Paris
sur les 7 ventes.
7
Loci Anima
URBANISME
Arkose
l Les 20 lauréats du concours Réinventer Paris 2 ont été désignés sur 33 sites,
dont certains en sous-sol ou situés sur des parcelles compliquées à aménager.
l Les cessions de terrains vont rapporter dix fois moins qu’il y a trois ans.
Un projet de riverain dans l’usine de pompage. C’est le seul
projet entièrement porté par les riverains, selon Anne Hidalgo.
L’Usine des cinq sens concentre tous les fantasmes urbains
actuels. Dans cette ancienne usine de pompage des eaux dans
le 16e arrondissement qui magnifie l’architecture industrielle du
XIXe siècle (brique et fer), le cabinet Loci Anima a imaginé
un espace de vie de 3.500 mètres carrés pour les habitants
du quartier. Un lieu de vie « intergénérationnel » proposant
des oasis de verdure, de la production locale et écologique
de cosmétiques, de l’agriculture urbaine, une hôtellerie
de jeunesse, etc.
BAUX DE LONGUE DURÉE
ont également été accordés
et rapporteront des loyers
sur le long terme
à la municipalité.
Alimentation et art aux Invalides. La gare des Invalides,
bâtie en 1900, et ses 18.000 mètres carrés de sous-sol
attenants vont être transformés par l’architecte Dominique
Perrault et le promoteur Emerige. La gare elle-même
accueillera des espaces d’expositions d’artisanat et d’art et
des points de vente. Sous les gazons de l’esplanade, un
musée pour enfants voisinera avec une grande halle alimentaire. En revanche, le restaurant Chez Françoise où défilent
les politiques ne sera pas supprimé à la suite du fort lobbying de ses gérants.
Batipart
Baumschlager Eberle Architekten
Aerog’art Dominique Perrault Architecture/ADAGP
Cinq projets marquants
Une Cité du handicap porte de Pantin. « Une situation métropolitaine
de choix, à proximité d’équipements culturels majeurs avec une offre de
transport variée. » La mairie n’avait pas lésiné pour vanter ce site compliqué de 7.000 mètres carrés de surface plaqué contre le périphérique
extérieur. Le promoteur de bâtiments innovants Ga Smart Building a
conçu avec les agences Baumschlager Eberle Architekten un ensemble
immobilier de 30.000 mètres carrés destinés aux handicapés comprenant un complexe pour le handisport de haut niveau, un cabinet médical, un espace de travail partagé de l’opérateur Startway et des
bureaux, ainsi qu’un établissement de 159 chambres de Louvre Hotels.
Musique à tous les étages dans l’ex-transformateur
La conversion de l’ex-transformateur électrique du boulevard
de Charonne dans le 11e arrondissement a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis début janvier. Le jury a préféré le projet
Murmure porté par Batipart à celui de la Maison des médias
libres, qui voulait regrouper une soixantaine de médias
« indépendants », comme Mediapart. Batipart va créer sur
9.000 mètres carrés et sous les beaux volumes industriels
du bâtiment des studios d’enregistrement, des commerces
et d’autres activités liées au son.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
30 // PME & REGIONS
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
47
ÎLE-DE-FRANCE Depuis mardi,
teurs Sicli. Le groupe américain
UTC, propriétaire de Carrier, avait
annoncé la fermeture de l’usine en
avril 2018. Depuis, cinq comités de
pilotage ont été organisés par le préfet avec les élus. Sur les 87 ex-salariés, 47 n’ont pas retrouvé d’emploi.
DR
EX-SALARIÉS CARRIER TOUJOURS SANS EMPLOI
Les anciens locaux de Carrier, qui
fabriquait des vitrines réfrigérées à
Romorantin (Loir-et-Cher), ont été
repris par le transporteur Charbonnier (groupe Sarrion), qui va en faire
un entrepôt logistique et reprend
l’activité de dénaturation des extinc-
innovateurs
Paris en compagnie
bichonne les seniors
les seniors parisiens isolés peuvent
bénéficier, une fois par semaine et
pour 4 heures, du nouveau service
gratuit d’accompagnement baptisé « Paris en compagnie ».
Financé par la Ville, il est piloté
par trois structures : Autonomie
Paris Saint-Jacques, les Petits
frères des pauvres et Lulu dans ma
rue.
Carmat affiche un taux
de réussite de 70 % sur
les dix premiers patients
gne la dirigeante. Pour permettre à
ses 2.000 clients de disposer de toutes les pièces de rechange, la PME
entretient un stock de 100 millions
d’articles, heureusement peu volumineux, entreposés dans des tours
logistiques elles aussi modernisées
tout récemment.
AUVERGNERHÔNE-ALPES
Le spécialiste du joint
d’étanchéité double
la capacité de son
usine de Morancé.
50 % d’export
Léa Delpont
— Correspondante à Lyon
Joints hydrauliques, bagues d’étanchéité, soupapes, modèles roulés,
frittés, statiques ou aseptiques, le
catalogue Techné comporte plus de
30.000 références de pièces aussi
petites qu’indispensables à tous les
secteurs de l’industrie : mécanique,
agroalimentaire, automobile, distribution de gaz et d’eau… La PME
familiale de 45 millions d’euros de
chiffre d’affaires en 2017, experte en
accessoires d’étanchéité, vient
d’inaugurer deux nouveaux sites de
production.
L’investissement de 7 millions
d’euros se répartit entre Techné
France, vaisseau amiral dédié à la
production d’usinage, dont la capacité a été doublée sur le site de
Morancé – siège du groupe éparpillé
en huit entités jusqu’à Shanghai –, et
deux filiales stratégiques rapatriées
de la région parisienne à la région
Techné s’est imposé sur le marché des petites et moyennes séries
à délais serrés et à forte technicité. Photo Techné
lyonnaise, à Pommiers. Il s’agit de
H+Valves, fabricant de robinetterie
industrielle, activité développée
depuis 2006 à partir d’une acquisition. Et de Créat, précieuse pièce
dans les rouages du groupe car elle
est la seule société certifiée
pour l’aéronautique.
Ce nouveau bâtiment de
3.000 mètres carrés a été financé via
la création d’une SCI associant les
salariés, « la quatrième depuis
1988 », précise la présidente du
directoire, Marie Fontaine. Cette SCI
et la précédente, pour la filiale Chromex dans l’Essonne, ont mobilisé
chacune une cinquantaine de salariés. A raison de 1.000 euros la part,
le capital salarial mobilisé sur Pommiers représentait 750.000 euros
sur les 3 millions requis.
En 2019, la PME continue
d’investir avec sa première
machine de contrôle 3D. « Notre
produit requiert un niveau de tri de
qualité extrêmement pointu », souli-
Dans un secteur dominé par les
multinationales, l’entreprise créée
en 1981 s’est imposée sur le marché
des petites et moyennes séries à
délais serrés et à forte technicité,
jusqu’à la production sur plan. Elle
est « la seule en France à maîtriser le
traitement de surface sur élastomère », assure la fille du fondateur.
Le procédé innovant, appliqué à
20 % des produits commercialisés,
améliore les caractéristiques des
joints, rendus plus glissants.
Techné a développé plusieurs types
de traitements depuis dix ans dans
son bureau d’études, préférant « le
secret au brevet ».
L’ETI en puissance (400 salariés),
embarquée dans l’accélérateur bpifrance, réalise la moitié de son chiffre d’affaires à l’export dans 50 pays,
l ’A l l e m a g n e e n t ê t e . Te c h n é
emploie 200 personnes à Istanbul,
Milan et Dongguan (Chine), où elle
exploite depuis 2004 une usine de
moulage. n
Pichon Industries racheté par le groupe
danois Samson
BRETAGNE
Le fabricant de tonnes
à lisier et d’épandeurs,
qui était en redressement judiciaire, est
repris par le groupe
danois Samson.
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Pichon Industries change de mains.
L’entreprise bretonne spécialisée
dans la conception et la fabrication
de tonnes à lisier et d’épandeurs
agricoles vient d’être reprise à la
barre du tribunal de commerce de
Rennes par le groupe danois Samson. Samson reprend les deux usines de Pichon Industries, l’une
située à Landivisiau et l’autre en
Pologne. La famille Pichon a présenté un plan de continuation qui
n’a pas été retenu par les juges.
Les 220 salariés de Pichon, qui
était en redressement judiciaire
depuis plusieurs semaines, intègrent le périmètre de Samson, également spécialisé dans les matériels
agricoles pour l’épandage, mais de
taille plus importante.
Le danois, qui concentre ses productions à Viborg au Danemark, se
trouve confronté à une quasi-saturation de son usine, malgré une
extension en cours de plus de
4.000 mètres carrés.
Une nouvelle usine
L’entreprise familiale bretonne,
qui réalise un chiffre d’affaires
annuel de 34 millions d’euros, a
marqué le pas suite à la construction d’une nouvelle usine en 2016 à
Landivisiau, un investissement de
plus de 14 millions d’euros qui a pu
peser sur ses fonds propres. Elle a
aussi été affectée par les difficultés
de Gilibert, sa filiale de fabrication
de remorques implantée en Isère.
La société, qui emploie une soixan-
taine de salariés reprise en 2015,
est désormais liquidée.
En reprenant Pichon Industries,
Samson entend conforter son positionnement européen. Le groupe
familial, composé de 225 collaborateurs, vend ses épandeurs – 200 unités par an – et autres machines partout en Europe. Il consacre 6 % de
ses activités à la création de nouveaux produits.
Samson entend surfer sur la
stratégie de renforcement de l’agriculture sans pesticide, de plus en
plus privilégiée sur les différentes
cultures des épandages naturels
liquides ou solides issus des
effluents d’élevages. n
UVGermi vise le marché de l’eau en Arabie saoudite
LA PME À SUIVRE
NOUVELLEAQUITAINE
Effectif : 40 salariés
Chiffre d’affaires : 5 millions
Activité : environnement
Jean-Pierre Gourvest
— Correspondant à Limoges
Spécialiste du traitement de l’air et
de l’eau par des techniques d’ultraviolets, UVGermi a ouvert récemment un bureau à Riyad (Arabie
s a o u d i t e ) . S o u s l ’e n s e i g n e
U VG e r m i M i d d l e E a s t , c e t t e
antenne est chargée de la promotion des systèmes sortis des ateliers
limousins, et particulièrement des
outils dédiés au traitement des
« eaux grises » (douches, lavabos, etc.), utilisées en irrigation.
Occupant 40 salariés, cette entreprise familiale, fondée en 1979 à
Objat (Corrèze) et installée depuis
2009 à Saint-Viance (Corrèze), a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de
plus de 5 millions d’euros, en augmentation de 10 % par rapport à
l’exercice précédent. Son développement sur le marché saoudien est
une étape de la stratégie mise en
place par son PDG, André Bordas.
Elle s’est traduite en 2017 par une
levée de fonds de 6 millions d’euros,
précédée d’une entrée en Bourse, et
l’investissement de 2 millions
d’euros dans une unité de R&D. Elle
a notamment mis au point en qua-
tre ans un process baptisé « Airclean », purificateur d’air destiné
aux bâtiments publics et à l’habitat,
qui sera commercialisé prochainement.
Extension programmée
L’agence de Riyad devrait être le premier bureau d’un réseau implanté
au Moyen-Orient, UVGermi ayant
d’autres projets à Dubaï (Emirats
arabes unis), dans le Maghreb ou en
Egypte, représentant un marché
jugé prometteur. Des territoires
dans lesquels le traitement des eaux
est une priorité, entre réduction de
la consommation, sauvegarde de la
ressource et gestion des liquides
usagés. Sans oublier les besoins en
assainissement de l’air, auxquels
pourront répondre justement les
dernières productions corréziennes. D’une superficie de 2.500
mètres carrés, le site de Saint-Viance
va bénéficier d’un agrandissement
de 1.500 mètres carrés en 2019 afin
de maîtriser la croissance de la production. Les objectifs de ses dirigeants sont ambitieux : atteindre
10 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à trois ans, passer dans le
même temps la part de l’export de
20 % à 50 %, et créer une vingtaine
d’emplois supplémentaires.
« Que ce soit dans les traitements de
l’air ou de l’eau, les applications de nos
produits sont multiples, en agroalimentaire, pharmacie, etc.. et les marchés sont énormes. Ainsi travaillonsnous en ce moment sur les solutions
de réponse au virus de la grippe
H1N1 », conclut André Bordas. n
LA STRATÉGIE
CARMAT
« Depuis le problème de batteries
que nous avons rencontré avec le
premier patient de cette étude
pivot [décédé en octobre 2016,
NDLR], nous avons rapidement
appris de nos déboires. Nos équipes ont accompli un travail monstrueux pour pallier d’éventuels
écueils à l’avenir, explique le
directeur général. Nous avons
désormais démontré que la bioprothèse cardiaque est facilement
désimplantable, ce qui n’est pas le
cas avec d’autres technologies
comme les petites pompes. »
Chantal Houzelle
@HouzelleChantal
Deux nouveaux pays
européens en négociation
DR
Techné associe ses salariés à la
rénovation de ses bâtiments industriels
Mardi matin, Carmat a dévoilé
les résultats intermédiaires
positifs de la première moitié de
son étude pivot en cours en
Europe, qui portent sur les dix
patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire
terminale implantés avec son
cœur artificiel entre août 2016 et
juillet 2018. « Dix ans après la
création de la société, c’est la réalisation tangible de la vision du
professeur Alain Carpentier qui,
à l’époque, semblait un défi presque impossible à relever »,
estime Stéphane Piat (photo),
directeur général de Carmat.
« Ces données intermédiaires
confirment que notre cœur bioprothétique respecte la physiologie du corps humain et permet
d’éviter les complications habituelles rencontrées avec d’autres
technologies. »
Trois transplantations
cardiaques réussies
A mi-parcours, le taux de réussite ressort à 70 %, à comparer
aux 50 % obtenus lors de l’étude
de faisabilité réalisée en France.
Plus précisément, l’objectif primaire de l’étude clinique européenne est atteint chez sept des
dix patients de la première
cohorte : quatre d’entre eux, qui
sont toujours porteurs du cœur
artificiel de Carmat, ont dépassé
la période de survie de six mois
requise, depuis le 5 janvier pour
le dixième implanté à l’Ikem de
Prague, en République tchèque.
Les trois autres ont pu recouvrer
un état de santé assez satisfaisant grâce à la bioprothèse pour
bénéficier d’une transplantation
cardiaque opérée, pour les deux
premiers, au National Research
Center of Cardiac Surgery à
Astana, au Kazakhstan. « Agé de
trente-cinq ans, le deuxième
patient a retrouvé la pleine forme
un mois après la transplantation
et a pu remonter sur un vélo elliptique », raconte Stéphane Piat.
« Nous espérons pouvoir annoncer fin mars, lors de la prochaine
assemblée générale de la société,
qu’on aura atteint le seuil symbolique d’un an de survie après
l’implantation », confie-t-il.
A ce jour, le temps de support
cumulé du cœur artificiel a
atteint cinq ans chez les onze
patients implantés dans le cadre
de l’étude pivot en cours, le
onzième traité en septembre 2018 n’étant pas inclus dans
ces résultats. Le profil de sécurité de la bioprothèse s’avère
aussi excellent sur cette première cohorte : absence d’AVC,
pas de saignement gastro-intestinal, ni d’infection liée au câble
percutané.
Malgré ces résultats positifs,
Carmat, qui a la capacité de contrôler et d’analyser en temps réel
toutes les données cliniques et
techniques, a interrompu sa
production, au dernier trimestre 2018, pour perfectionner
encore certains points précis du
processus de fabrication, en particulier au niveau du contrôle de
l’intégrité et de la propreté du
compartiment technique de la
bioprothèse. « Nous avons
apporté les modifications nécessaires et redémarré la production
début 2019. Pour accélérer le
recrutement des neuf derniers
patients, nous finalisons les négociations avec des centres cliniques
dans deux nouveaux pays européens », précise Stéphane Piat.
Pour sa part, le Danemark, qui
est fin prêt, n’a pas encore réalisé
sa première implantation.
D’ores et déjà, Carmat remplit, avec ces résultats intermédiaires, les conditions qui lui
permettent de débloquer la première tranche de 10 millions
d’euros du prêt de 30 millions
que la BEI lui a accordé à la midécembre. « Il n’y a pas
d’urgence, car nous avons 25 millions d’euros en caisse, ce qui nous
laisse huit mois de visibilité financière. La société est dans une
bonne position vis-à-vis de ses
investisseurs, avec plusieurs
outils de financement à sa disposition, pour finaliser comme
prévu l’étude pivot et soumettre le
dossier de marquage CE avant la
fin 2019 », estime le directeur
général. Pour respecter son
calendrier, Carmat devra avoir
réalisé la vingtième et dernière
implantation de l’étude clinique
européenne d’ici à six mois. n
Dix ans après sa création, Carmat a réussi à démontrer que
son cœur artificiel a atteint un haut degré de fiabilité. Photo DR
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 31
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
FINANCE
&MARCHES
LES COURS DU PÉTROLE
POURSUIVENT LEUR REBOND
Le prix du baril de pétrole a
nettement progressé. Les investisseurs pariaient sur un nouveau
recul des stocks de brut aux
Etats-Unis au cours de la semaine
passée. Le gouvernement doit
publier les chiffres mercredi.
En attendant, un sondage réalisé
par Bloomberg évoque
une sixième semaine de baisse
sur sept. Depuis le 24 décembre,
le brent a repris 19%.
les
indices
A qui appartient le CAC 40 ?
l Euronext a étoffé son étude sur les principales catégories d’actionnaires en France.
l Si les fonds d’investissement dominent toujours, les familles et les fondateurs montent en puissance.
ACTIONNARIAT
Pierrick Fay
@pierrickfay
Le CAC 40 devient de plus en plus
une affaire de famille et de moins
en moins une affaire d’investisseurs
particuliers. C’est ce qui ressort de
l’étude annuelle d’Euronext sur
les actionnaires du CAC 40 sur la
période allant de fin 2012 à fin 2017.
Une étude élargie aux sociétés du
SBF 120. De quoi donner une vision
plus globale de l’actionnariat des
plus grandes entreprises cotées en
France. L’étude porte sur une valorisation de 2.100 milliards d’euros
pour ces 120 sociétés cotées
(1.447 milliards pour le seul CAC 40
à fin 2017), en hausse significative
sur un an (le SBF 120 avait bondi
de 10,8 % en 2017). C’est sur cette
base que sont calculés les pourcentages de détention, sachant que
l’étude n’a pu identifier que 60 %
de l’actionnariat total.
Les particuliers perdent
du poids, l’Etat aussi
Malgré tout, Euronext a constaté
quelques changements importants
par rapport à son étude réalisée il y
a un an pour les trente ans de son
indice vedette, le CAC 40. Il ressort
ainsi que les familles et fondateurs
détiennent 11,2 % de la capitalisation, connue, de l’indice, contre 10 %
fin 2016. Grâce à la bonne tenue de
la Bourse, la valorisation de leur
patrimoine est passée en un an de
136 à 167 milliards d’euros. « Les
sociétés avec un fort actionnariat
familial ont très bien marché en
Bourse, en particulier le secteur du
luxe », explique Nicolas Rivard,
auteur de l’étude.
Leur part augmente un peu plus
lorsque l’on ajoute les valeurs du
SBF 120, qui intègrent un certain
nombre de belles sociétés familiales. Elle monte alors à 13,7 % du
capital, contre 12,8 % en 2012. De
fait, ces actionnaires historiques
détiennent plus de 20 % du capital
Un territoire
encore inconnu
Pas facile de connaître
avec précision les actionnaires des principales
sociétés cotées à la Bourse
de Paris. Euronext s’est
penché, à l’occasion de sa
conférence annuelle, sur
ses trois sources principales pour approcher au
mieux de la vérité : les
rapports et documents
de référence des entreprises, la base de données
de Morningstar sur les
principales positions des
15.000 fonds investis dans
au moins une société du
CAC 40 à fin décembre 2017, ainsi que la base
de données de Facset, qui
inclut notamment les
investissements des fonds
souverains. Malgré ces
centaines de milliers de
données, on ne connaît
que 60 % de l’actionnariat.
des groupes de l’indice SBF 120,
hors CAC 40. Ils passent même ce
seuil dans un tiers des sociétés.
Dans le même temps, l’étude
montre une diminution assez nette
du poids des investisseurs particuliers en direct (du moins pour les
20 entreprises du CAC 40 publiant
cette information). Leur part est
tombée de 5,3 %, en 2016, à 4,6 % en
2017. Euronext a constaté une
baisse dans une société sur deux.
Cela ne signifie pas pour autant
qu’ils sont moins nombreux.
La dernière étude de Kantar TNS
pour l’AMF montrait en effet que le
nombre d’actionnaires individuels
avait augmenté en mars 2017 de
22 %, à 3,67 millions. « Cela ne s’est
pas encore traduit dans les chiffres
diffusés par les entreprises », poursuit Nicolas Rivard. Par ailleurs, la
part des salariés dans le capital du
SBF 120 a aussi reculé de 2,8 % du
total, à 2,4 %. La loi Pacte pourrait
toutefois, à l’avenir, dynamiser
l’actionnariat salarié.
A noter que la part de l’Etat français a aussi diminué, passant de 3 %
du CAC 40 à 2,7 %. L’APE, l’Agence
des participations de l’Etat, avait
notamment vendu, en 2017, 4,15 %
d’Engie et 4,7 % du capital de
Renault. Au sein du SBF 120, l’Etat
est passé de 5,8 % à 4 %, sachant
qu’il détient 7,5 % du capital des
80 valeurs de l’indice ne faisant pas
partie du CAC 40. La présence
d’EDF et d’ADP dans cette catégorie
explique ce poids plus important.
Vanguard, fonds numéro
un en France
Pour le reste, les gestionnaires
d’actifs demeurent les principaux
propriétaires du SBF 120, dont
ils détiennent 24,1 %, contre 20,2 %
en 2012. Pour l’indice CAC 40, à
fin 2017, ils avaient la main sur
25,9 % du capital, contre 22 % fin
2012. Leur part s’est donc renforcée
ces dernières années, notamment
via le développement des fonds
passifs – à l’instar des ETF, les fonds
indiciels cotés – dont le poids est
passé en cinq ans de 3 à 6 % de
l’indice CAC 40.
Enfin, Euronext a dressé la liste
des 10 premiers actionnaires du
CAC 40, en pourcentage de la capitalisation. Outre l’Etat français, on
retrouve les familles de deux des
plus grandes capitalisations françaises, la famille Arnault (3,9 % du
total, sachant que LVMH pesait, fin
2017, 8,43 % de la capitalisation du
CAC 40) et la famille Bettencourt
Meyers (2,3 %, sachant que L’Oréal
pesait 7 % de l’indice à cette date).
L’Etat norvégien apparaît aussi
en bonne place (1,6 % de l’indice
CAC 40) au travers de son fonds
souverain, le plus gros du monde.
Celui-ci est investi dans 38 entreprises de l’indice. Enfin cinq fonds
d’investissement se distinguent :
trois américains (Vanguard, BlackRock et Capital Group) et deux
français, Natixis GAM (1,2 %) et
Amundi (1,1 %). Vanguard devient
d’ailleurs le premier actionnaire
du CAC 40 parmi ces fonds avec
2 % de la capitalisation (contre
0,8 % en 2012), prenant ainsi la
place de BlackRock passé en un an
de 2,3 % de l’indice à seulement
1,9 %. Ensemble, ce club des cinq
pèse 7,1 % de l’actionnariat connu
du CAC 40. Autant qu’en 2016. n
INTERVIEW // JAMES NORRIS Responsable des opérations internationales de Vanguard
« L’activisme n’est pas une stratégie
d’investissement »
Elsa Conesa
@ElsaConesa
— Bureau de New York
Vanguard, qui a banalisé
la gestion indicielle, est
le quatrième actionnaire du
CAC 40. Au niveau mondial,
vous avez 5.300 milliards de
dollars sous gestion et
seulement 17.000 salariés.
Comment faites-vous pour
suivre toutes les entreprises ?
BlackRock est plus gros et a moins
de salariés que nous ! Nous avons
des ressources importantes dédiées
à la gouvernance. Nous participons
aux votes en assemblée générale,
nous publions un rapport annuel
sur nos initiatives auprès des entreprises… Cette année, nous avons
poussé des thèmes comme la diversité ou la transparence en matière
de lutte contre le réchauffement climatique. Concrètement, nous chercherons à savoir comment l’entreprise gère le risque que représente
le réchauffement climatique, pas à
contester la stratégie publiquement. Ce n’est pas notre rôle.
Vous ne croyez pas
à l’activisme ?
Il y a la place pour des investissements dits agressifs. Mais nous
nous demandons toujours quels en
sont les bénéfices à long terme.
Beaucoup de produits qui entrent
dans cette catégorie n’ont pas
d’intérêt à long terme. L’activisme
n’est pas une stratégie d’investissement. On peut être un hedge fund,
chercher à faire bouger le titre
d’une entreprise, mais ce n’est pas
une stratégie. Mais être un investisseur passif ne nous dédouane évi-
demment pas de jouer notre rôle
de surveillance auprès des dirigeants des entreprises dont nous
sommes actionnaires, c’est notre
responsabilité.
Cet environnement de rendements
faibles va continuer à peser sur la
rémunération des gestionnaires
d’actifs. Quand vous gagnez 15 % par
an, la différence entre des frais de
gestion de 1,5 % et de 0,1 % est relativement secondaire. Mais si vous
gagnez 3 %, cela fait une différence !
C’est l’un des moteurs de ce mouvement massif que nous observons
vers la gestion passive et les frais de
gestion faibles.
Comment exercez-vous
cette responsabilité ?
En tant qu’investisseur passif, nous
ne pouvons pas voter avec nos pieds,
il est donc important pour nous de
parler avec les dirigeants des entreprises. Mais nous ne sommes pas
des activistes, nous ne faisons pas
cela dans la presse. Le mieux, c’est
de travailler avec les directions et les
conseils d’administration. Mais
notre métier ne consiste pas à appliquer des normes sociales aux entreprises, ce n’est pas notre rôle. Si vous
cherchez cela en tant qu’investisseur, il faut choisir certains types de
portefeuilles dédiés.
Les marchés craignent que
la phase d’embellie de ces dix
dernières années n’ait atteint
son terme. Comment voyezvous l’environnement en 2019 ?
Ce que je peux vous dire, c’est que les
actions vont monter et qu’elles vont
baisser ! Nous sommes des investisseurs de long terme, ce qui nous
intéresse c’est de prédire ce qui se
passe sur dix ans, et nous savons le
faire avec une certaine fiabilité. Pour
les obligations, nous tablons ainsi
sur des rendements compris entre
2,5 et 4,5 %, et pour les actions américaines, entre 3,5 et 5 %, c’est-à-dire
moins qu’au cours des dix dernières
années. Pour la première fois depuis
longtemps, les obligations feront
aussi bien que les actions, et les
actions non américaines feront
mieux que les actions américaines.
« Nous sommes des investisseurs de long terme », plaide
James Norris.
Photo Carlos Alejandro
Quels risques pour 2019 ?
Si les tensions commerciales persistent, cela aura un impact sur la croissance. Mais ce qui pèse sur les marchés, c’est moins l’évolution de la
croissance que l’incertitude. Quand
les valorisations sont aussi élevées
qu’aujourd’hui, notamment aux
Etats-Unis, la moindre mauvaise
nouvelle fait dérailler la Bourse.
Mais un investisseur passif est là
pour toujours, par définition. Et il y a
aussi un risque à être hors du marché : sur les cinquante dernières
années, 90 % de la performance ont
été réalisés sur 10 % de la période. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
32 // FINANCE & MARCHES
Le Zimbabwe
veut lancer sa
nouvelle monnaie
DEVISE
Le pays, miné par
l’inflation et les
pénuries, veut
lancer sa nouvelle
devise en 2019.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
Le Zimbabwe veut lancer sa
nouvelle monnaie dans moins
de douze mois, a indiqué le
ministre des Finances, Mthuli
Ncube. Le pays disposait de près
de 200 millions de dollars de
réserves de change en septembre et avait besoin de cinq fois
plus pour stabiliser son économie et envisager de lancer sa
nouvelle devise dans de bonnes
conditions, avait déclaré la présidente de la banque centrale,
Jesimen Tarisai Chipika. « Si
nous réintroduisons une nouvelle
monnaie, nous reviendrons à la
situation de 2008 », avait-elle
mis en garde.
Le dollar du Zimbabwe avait
été emporté par l’hyperinflation
de 2008, un record mondial où
les prix doublaient toutes les
vingt-quatre heures, et le pays
avait alors décidé d’abandonner
sa devise l’année suivante. Il
avait opté pour la « dollarisation » de son économie
entre 2009 et 2013. Il introduisit
trois années plus tard des
« billets obligations », hybrides
entre des billets et obligations,
en théorie gagées sur la valeur
du dollar et échangeables contre
la devise américaine. Dans la
pratique, cette monnaie vaut
bien moins que le billet vert,
autour de 30 cents, et la population préfère disposer du dollar,
une monnaie stable.
Les 44.000 enseignants et
professeurs du syndicat Zimta
se sont mis en grève depuis
octobre et réclament d’être
payés en devises étrangères, et
notamment en dollars américains. Les docteurs ont les
mêmes exigences. L’inflation
élevée, estimée à 200 % en
r y t h m e a n n u e l p a r S t e ve
Hanke, du Cato Institute, et alimentée par la hausse de salaires
des fonctionnaires, qui pèsent
pour 90 % du budget, a fait chuter la valeur de la devise du pays.
Fonds souverain
Pour créer une monnaie qui inspire confiance à sa population, le
pays doit sortir de la crise économique et retrouver des ressources financières. Ses exportations
(tabac, or, coton, nickel) ont été
de 3,8 milliards de dollars sur les
neuf premiers mois de l’année,
mais les importations ont été de
5,9 milliards. Depuis 2010, le
pays envisageait de lancer son
fonds souverain. Ce projet, qui a
refait surface en 2018, a reçu
l’aval du gouvernement. Ce
fonds, alimenté par les ressources minières, pourrait être opérationnel cette année si le pays
parvient à dégager les ressources financières pour constituer
son capital de départ. n
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
Razzia sur la dette italienne
EMPRUNT D’ÉTAT
L’Italie a reçu
des souscriptions
record pour
son emprunt
à 15 ans.
Le carnet d’ordres
atteint 35,5 milliards
d’euros.
Isabelle Couet
@icouet
Le 15 janvier restera dans les annales du Trésor italien. Celui-ci a
choisi cette date pour placer des
emprunts d’Etat à 15 ans sur les
marchés et a reçu 35,5 milliards
d’euros de souscription. Jamais
l’Italie n’avait affiché un livre
d’ordres aussi substantiel. D’après
une source de marché, la demande
pour les « BTP » – le nom des titres
italiens – est venue aussi bien des
acheteurs domestiques (gros gestionnaires d’actifs, banques) que
des investisseurs étrangers. Malgré
les incertitudes économiques et
politiques, l’Italie, comme nombre
d’émetteurs, profite à plein des
liquidités abondantes que les
gérants de portefeuille veulent
investir en ce début d’année.
« Une grande réussite »
L’Etat, qui hésitait à émettre sur une
maturité de 30 ans, a décidé de lever
10 milliards d’euros sur cette opération, qui a été arrangée par Barclays, Citi, HSBC, JP Morgan et UniCredit. Le taux d’emprunt est
ressorti à 3,41 %. « C’est une grande
réussite. L’Italie n’avait pas émis par
syndication depuis douze mois et le
Trésor n’a même pas eu besoin de
faire un roadshow pour convaincre
les investisseurs », souligne Frédéric
Gabizon, chargé de l’opération chez
HSBC.
L’Italie va lever
260 milliards d’euros
sur les marchés
financiers et reste
ainsi, de loin, le plus
gros emprunteur
de la zone euro.
Les investisseurs se sont arraché
les titres malgré un programme de
financement très chargé en 2019.
L’Italie va lever 260 milliards
d’euros sur les marchés financiers
et reste ainsi, de loin, le plus gros
emprunteur de la zone euro. Les
annonces concernant Banca Carige
– que l’Etat envisage de nationaliser
– ou Monte dei Paschi, pointé du
doigt par le superviseur bancaire
européen pour ses problèmes de
rentabilité et de solvabilité, n’ont
pas perturbé l’émission de dette.
La tension est retombée ces derniers mois sur le marché obligataire. Le taux italien à 10 ans, qui
évoluait au-dessus de 3,6 % en
novembre, s’est détendu à 2,8 %
début janvier. Le bras de fer avec
Bruxelles concernant le budget a
finalement débouché sur un accord
en décembre. Le gouvernement a
fini par accepter de réviser à la
baisse ses prévisions de déficit (à
2,04 % du PIB) et de croissance (à
1 %) pour 2019.
Coût de financement
Les milieux financiers restent sur
leurs gardes. Les projections officielles semblent toujours optimistes par rapport aux scénarios des
analystes. Bank of America Merrill
Lynch vient de revoir à la baisse sa
prévision de PIB : il devrait croître
de seulement 0,2 % cette année
(contre 0,6 % anticipé auparavant).
« Les statistiques sont décevantes : la
confiance des acteurs économiques
n’était pas bonne en décembre et la
production industrielle a décliné
pour le deuxième mois d’affilée en
novembre », fait valoir la banque
américaine. « L’incertitude politique pourrait perdurer jusqu’à la fin
du semestre », ajoute-t-elle.
Le Trésor italien, lui, fera tout son
possible pour empêcher une flambée des coûts de financement.
L’exercice 2018, qui a été notamment rythmé par les agences de
notation, a été difficile. Le taux
d’emprunt annuel s’est élevé à
1,07 % contre 0,68 % en 2017,
d’après UniCredit. « Cela reste néanmoins modéré et surtout très inférieur au coût du service de la dette,
qui était de 2,7 % en octobre. » n
Le marché des obligations
« high yield » sort de sa torpeur
DETTE
Le groupe Targa
a placé 1,5 milliard
de dollars sur le
marché obligataire
américain.
La première émission
d’une entreprise
notée en catégorie
« spéculative »
depuis fin novembre.
Guillaume Benoit
@gb_eco
Quarante et un jours sans opérations. Le marché américain de la
dette à haut rendement (« high
yield ») – celle des entreprises
notées BB+ ou en dessous – a connu
sa plus longue traversée du désert
depuis au moins 1995. Cette période
de disette vient de s’achever. Le
groupe énergétique Targa (noté
Ba2/BB) a placé 1,5 milliard de dollars d’obligations à 8 ans et à 10 ans.
Initialement, il visait un montant
deux fois inférieur.
Un succès qui illustre le regain
d’appétit des investisseurs pour le
risque, outre-Atlantique. Selon les
chiffres des stratégistes de Bank of
America-Merrill Lynch, les fonds
dédiés au marché du « high yield »
ont connu une de leurs plus importantes collectes depuis un an, avec
des flux entrant de 1,5 milliard de
dollars. De bon augure pour les
émetteurs, qui se trouvaient dans
une situation délicate. Selon UBS,
les émissions en attente sur le segment spéculatif américain totaliseraient 8,5 milliards de dollars.
Cette première opération, réalisée
par un groupe appartenant
au haut de la catégorie spéculative,
devrait être rapidement suivie
d’autres levées de fonds.
Plusieurs entreprises ont en effet
dû reporter leurs émissions sur un
marché déserté par les investisseurs en fin d’année dernière. Plus
de 60 milliards de dollars avaient
été retirés des fonds « high yield »
en 2018, malgré trois premiers trimestres plutôt dynamiques en termes de performance. Mais depuis
septembre, les mauvaises nouvelles s’étaient accumulées.
Climat
plus favorable
D’abord, l’hypothèse d’une hausse
des taux et donc des coûts de financement avait pu faire émerger des
doutes sur la capacité des sociétés
de ce segment au crédit plus fragile
à pouvoir refinancer leur importante dette existante. La crainte
d’un ralentissement économique a
également joué, tout comme la
baisse des prix de l’or noir. Aux
Etats-unis, les entreprises exerçant
dans le secteur du gaz et du pétrole
représentent une part importante
des émetteurs « high yield ».
L’apaisement temporaire du
conflit commercial entre les EtatsUnis et la Chine et la pause du cycle
de hausse des taux directeurs de la
Réserve fédérale anticipée par les
marchés ont redonné le goût des
actifs risqués aux investisseurs ces
derniers jours. De son côté, le marché des obligations de la catégorie
« investissement » (notée BBB– et
au-dessus) a lui aussi fait preuve de
dynamisme. Le brasseur géant
AB InBev a ainsi levé 15,5 milliards
de dollars jeudi.
4
À NOTER
Selon l’enquête mensuelle
menée par BofA-Merrill Lynch
auprès des gérants de fonds
d’investissement, ces derniers
s’inquiètent de plus en plus
du très fort endettement
des entreprises et souhaitent
majoritairement qu’elles
utilisent leur cash en priorité
pour améliorer leur bilan.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
en bref
Coup de mou
sur le marché
du crédit à la
consommation
La production de
nouveaux prêts n’a
progressé que de 2 %
sur un an en novembre,
après une croissance
de 9 % en octobre.
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Les voyants ne sont pas passés au
rouge pour les banques françaises,
mais la croissance du marché du
crédit à la consommation a donné
des signes d’essoufflement en fin
d’année passée.
En novembre dernier, la production de nouveaux crédits à la consommation n’a progressé que de
2 % sur un an, pour atteindre
3,6 milliards d’euros, selon les données publiées mardi matin par
l’Association française des sociétés
financières (ASF), une organisation
regroupant notamment les filiales
des banques spécialisées dans ce
type de prêt.
Ce chiffre contraste avec celui du
mois précédent, où la production
de crédit à la consommation avait
bondi (+9,2 % sur un an), notam-
BOURSE Le nombre de projets d’introduction en Bourse (IPO)
en 2019 est « excellent », a déclaré mardi Stéphane Boujnah,
PDG de l’opérateur boursier Euronext. « Si tous les deals dans le
pipeline étaient réalisés, on aurait significativement plus d’IPO en
2019 qu’en 2018. Mais je suis prudent car on avait aussi un “pipeline” très important en 2018. » L’an dernier, en France, de nombreuses opérations ont été annulées. Gefco, ancienne filiale de
PSA dont le constructeur automobile détient encore 25 %, a
retenu Société Générale, JP Morgan, Citigroup, UBS et Credit
Suisse pour préparer une possible IPO.
ment grâce à un calendrier plus
favorable qu’en 2017, avec plus de
jours ouvrés et donc plus de crédit.
La BCE va fixer des échéances
pour couvrir les prêts à risque
Essoufflement
du marché automobile
Sur trois mois, la tendance d’ensemble au ralentissement est cependant
visible (à +4,4 % en moyenne contre
+6,3 % un mois plus tôt). Principal
moteur de croissance du marché, le
financement de l’automobile n’a pas
échappé à la perte de vitesse. Y compris les opérations de location avec
option d’achat, qui ont connu un
boom ces dernières années et soutenu le marché. Au total, la production de prêts a progressé de près de
6 % sur les onze premiers mois de
l’année 2018, pour atteindre près de
39 milliards d’euros. De quoi en faire
– a priori – un bon millésime par rapport au cru 2017, marqué par une
croissance de la production de 4,4 %.
« La phase de redressement du
marché enclenchée en 2015 se poursuit », insiste Françoise PalleGuillabert, déléguée générale de
l’ASF. Entre 2008 et 2015, la production de crédits à la consommation avait plongé en raison de la
crise financière et des multiples
tours de vis réglementaires censés
prévenir les abus et le surendettement des ménages. Elle a cepen-
RÉGULATION Tous les établissements bancaires supervisés par
dant progressé à un rythme soutenu (plus de 6 %) en 2015 et 2016
sur fond d’amélioration de l’activité économique.
Impact des « gilets jaunes »
« Il est trop tôt pour savoir si ce
ralentissement va se confirmer ou
non dans le temps et tirer un bilan
de l’année 2018 », assure Françoise
Palle-Guillabert. Il n’empêche, certains professionnels sont sur leurs
gardes alors que des signaux présagent d’un ralentissement de la
croissance en zone euro. « La fin de
l’année globalement n’est pas extraordinaire en Europe », estime Laurent David, directeur général de
BNP Paribas Personal Finance, un
poids lourd du crédit conso au
niveau européen. « Vraisemblablement, le niveau de confiance des
Le cyber-risque premier péril
pour les entreprises
ASSURANCE
Pour la première fois,
les cyber-incidents
sont vus comme le
principal risque par
les entreprises interrogées par Allianz.
Laurent Thévenin
@laurentthevenin
Le risque cyber arrive désormais
tout en haut de la pile chez les « risk
managers ». D’après le traditionnel
Baromètre des risques de l’assureur
Allianz publié mardi et réalisé
auprès de plus de 2.400 experts
dans 86 pays, c’est devenu, au
niveau mondial, la principale
crainte des entreprises (37 % des
réponses), ex æquo avec l’interruption d’activité (37 %). En France, les
entreprises en font même
aujourd’hui leur risque numéro un.
« Le risque cyber est un risque
majeur depuis plusieurs années,
mais comme tout nouveau risque, il
n’a pas fait l’objet d’une sensibilisation à ses débuts », explique Marek
Stanislawski, directeur mondial
adjoint du risque cyber chez Allianz
Global Corporate & Specialty
(AGCS), cité dans un communiqué.
Un impact croissant
La multiplication des cyber-attaques et leur impact économique
croissant a évidemment accéléré
cette prise de conscience. Selon
AGCS, la moyenne des pertes assurées pour les incidents cyber sur les
cinq dernières années s’élève à
2,3 millions d’euros. Soit plus que
pour des risques « classiques » de
l’entreprise comme les incendies et
les explosions (1,5 million d’euros).
« Les assureurs ont constaté une
hausse des pertes d’exploitation dues
à des incidents cyber, avec des demandes d’indemnisation en risques
industriels dépassant les 100 millions
de dollars », signale aussi la division
d’Allianz spécialisée dans les
grands risques. Et les conséquences
financières pourraient aller crois-
sant. « Les incidents cyber sont plus
en plus susceptibles d’entraîner des
litiges, notamment des actions de
groupe d’actionnaires ou de consommateurs », anticipe l’assureur.
La multiplication des
cyber-attaques et leur
impact économique
croissant a accéléré la
prise de conscience.
Le Top 5 est complété
par l’interruption
d’activité, les
catastrophes
naturelles, les
évolutions législatives
et les « évolutions
de marché ».
A côté de cette menace galopante, l’interruption d’activité reste,
pour la septième année d’affilée, le
premier risque d’entreprise. « Les
scénarios d’interruption d’activité
deviennent de plus en plus divers et
complexes », indique AGCS. Ils vont
des pannes des systèmes informatiques centraux aux rappels de produits, en passant par les émeutes
(comme les perturbations causées
par les « gilets jaunes » en France),
les incidents cyber ou le terrorisme.
« La plupart se produisent sans dommages matériels, mais causent des
pertes élevées », note AGCS. Les
demandes d’indemnisations sont
« sensiblement » plus élevées qu’il y a
cinq ans, à 3,1 millions d’euros en
moyenne.
Dans le Top 5 des risques, au
niveau mondial, on trouve toujours
les catastrophes naturelles (28 % des
réponses), devant les évolutions législatives et réglementaires (27 %) et les
« évolutions de marché » (23 %). n
consommateurs est en train de perdre plusieurs points », dit-il.
Dans l’Hexagone, certains acteurs
pourraient aussi ressentir l’impact
du mouvement des « gilets jaunes ».
« Un certain nombre d’enseignes, du
fait de leur positionnement dans les
zones commerciales, ont vu arriver
moins de clients. Moins de clients qui
viennent acheter, c’est moins de clients
qui souscrivent un crédit », résume le
banquier. D’autres disent avoir bien
tiré leur épingle du jeu en fin
d’année. « En ce qui nous concerne, les
trois derniers mois de l’année 2018
sont bons et supérieurs à l’année dernière en termes de production de crédits », souligne Céline François,
directrice marketing de Cofidis. Et
d’expliquer que les partenariats avec
les acteurs de l’e-commerce ont bien
fonctionné. n
la BCE se verront donner une date limite pour constituer suffisamment de provisions afin de couvrir entièrement leurs stocks
de prêts non performants, rapporte Reuters. La date sera établie
à moyen terme et pourra différer selon les banques. En Italie, où
le secteur croule sous les créances douteuses, le vice-président
du Conseil, Matteo Salvini, a accusé la BCE de porter atteinte au
système bancaire italien, estimant que la couverture totale de
ses prêts à risque pourrait coûter 15 milliards d’euros.
Santander renonce à prendre Andrea
Orcel comme directeur général
BANQUE La première ban-
Bloomberg
CRÉDIT
IPO : le pipeline est « excellent »,
selon le PDG d’Euronext
que de la zone euro a
renoncé à nommer à sa
direction générale l’ancien
d i r e c t e ur d e l a b a n q u e
d’investissement d’UBS,
Andrea Orcel. Santander
indique avoir revu sa décision à cause du coût de
l’indemnisation des avantages dont Andrea Orcel
bénéficiait chez UBS :
« Cette somme est sensiblement au-dessus des attentes
du conseil d’administration. »
les conférences de
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28
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РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
34 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
Les turbulences des marchés pèsent
sur les banques américaines
l JP Morgan et Citi ont souffert de la volatilité
du dernier trimestre.
l Le plafond de croissance imposé par la Fed
à Wells Fargo s’appliquera jusqu’à la fin de l’année.
BANQUES
Elsa Conesa
@ElsaConesa
— Bureau de New York
Les comptes des banques américaines sont comme un modèle réduit
de la première économie du
monde. JP Morgan, Citi ou Wells
Fargo, qui ont publié leurs comptes
lundi et mardi, ont ainsi profité de la
belle santé de l’économie américaine l’an dernier, mais ont pris de
plein fouet le retournement de la fin
d’année sur les marchés, qui a pénalisé leurs divisions de banque
d’investissement.
JP Morgan, la plus grosse des
banques de Wall Street, a ainsi affiché des profits en hausse de 67 %
au quatrième trimestre (+34 %
hors effet de la réforme fiscale l’an
dernier), à plus de 7 milliards de
dollars. Mais ceux-ci ont été éclipsés par le plongeon de ses activités
de trading, qui ont affiché une
baisse de 6 % en fin d’année, avec
un recul marqué dans l’obligataire
(–16 %).
Recul dans l’obligataire
Une contre-performance qui a déçu
les investisseurs – ceux-ci s’attendaient que l’établissement fasse
mieux que prévu, comme c’est le
cas presque chaque trimestre
depuis quatre ans. Son rival Citi,
dont les comptes sont revenus dans
le vert en fin d’année, avait pour sa
part affiché la veille des revenus de
trading en baisse de 14 %, avec un
plongeon de 21 % pour les métiers
obligataires.
Les profits de JP Morgan dans la
banque de détail ont en revanche
grimpé de 53 % à 4 milliards de dollars, en partie grâce au resserrement monétaire opéré par la Fed
depuis la fin 2015, qui lui a permis
d’accroître les revenus d’intérêt.
Mais symétriquement, celui-ci a
pénalisé ses métiers de crédit,
notamment dans l’immobilier. Les
provisions pour créances douteu-
ses, qui couvrent les défauts sur les
cartes de crédit et les prêts aux
PME, ont en outre continué à grimper le trimestre dernier, à 1,5 milliard ce trimestre, contre 968 millions au troisième trimestre.
Déconnexion
« Il y a une vraie déconnexion entre
ce que nous voyons dans notre activité au jour le jour et que ce disent
les marchés, a souligné Michael
Corbat, le directeur général de Citi
lundi. Pour nous, le risque est
davantage de se trouver en récession
en en parlant, que d’y arriver avec
les fondamentaux de l’économie ».
Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, a de son côté affirmé qu’il ne
« prêtait pas beaucoup d’attention » aux variations des marchés.
« Les volumes des trois dernières
semaines de décembre sont moins
bons, mais honnêtement, je m’en
fiche complètement ». Il a pourtant
adressé une mise en garde à la
Maison-Blanche et aux élus du
Congrès à propos du « shu-
tdown », qui paralyse les institutions fédérales depuis le
22 décembre. « Si cela dure tout le
trimestre, ça peut nous conduire à
une croissance nulle », a-t-il prévenu, les appelant à trouver un
compromis rapidement.
Toujours embourbé dans le
scandale des comptes fantômes
depuis deux ans, Wells Fargo a de
son côté dû annoncer qu’il resterait
plus longtemps que prévu sous le
plafond imposé par la Fed en février
dernier. Elle espérait s’extraire à la
mi-année de cette contrainte, qui
corsète la croissance de son bilan
sous les 1.950 milliards de dollars.
Mais le directeur général, Tim
Sloane, a annoncé qu’elle s’appliquerait jusqu’à la fin 2019. Une con-
trainte dont tous ses métiers ont
souffert l’an dernier, y compris le
crédit immobilier, son département phare – c’est le plus gros du
pays. Les profits au dernier trimestre ont ainsi reculé légèrement à
6,1 milliards de dollars.
(
Lire « Crible »
Page 38
Le « shutdown » freine les fusions-acquisitions aux Etats-Unis
La fermeture partielle
ou totale des principaux
régulateurs depuis le
22 décembre commence
à ralentir les projets de
rapprochement ou d’introduction en Bourse.
tournent avec des effectifs très
réduits. Une situation qui risque
de se prolonger, aucun compromis ne semblant se dessiner à
Washington.
L a p a r a l ys i e d e s s e r v i c e s d e
l’administration fédérale aux
Etats-Unis pourrait faire des victimes collatérales inattendues : les
banques d’affaires. Depuis la fermeture des agences gouvernementales faute de financement, le
22 décembre dernier, les principaux régulateurs intervenant sur
le marché des fusions et acquisitions, des investissements et des
marchés actions sont à l’arrêt ou
Depuis près d’un mois, le gendarme des marchés (SEC), qui
examine toutes les opérations de
marché menées par les entreprises et enregistre la documentation réglementaire, a renvoyé
chez eux 94 % de ses quelque
4.400 salariés. Et ceux qui sont
tenus de venir travailler ne sont
pas rémunérés. Ce qui commence
à inquiéter les entreprises qui ont
besoin d’aller sur les marchés ou
4.400 salariés de la SEC
renvoyés chez eux
ont des projets d’introduction en
Bourse, et les investisseurs qui les
attendent.
Parmi les plus gros projets de
l’année, la cotation des sociétés de
VTC Uber et Lyft, qui ont déposé
en décembre dernier les premiers
documents relatifs à leurs projets.
La SEC ayant cessé d’examiner les
dossiers d’introduction en
Bourse, aucune des deux entreprises n’aurait reçu de commentaire de cette dernière. Le laboratoire Eli Lilly, qui compte céder sa
participation de 81 % dans Elanco
Animal Health, a indiqué craindre des complications du fait du
« s h u t d ow n » . « No u s a vo n s
besoin que la SEC rouvre pour faire
cela », a expliqué le directeur
Risques de marché :
les banques limitent la casse
RÉGULATION
Le Comité de Bâle
planchait depuis un an
sur les risques liés
aux activités de marché des banques.
Les nouvelles règles
seront moins coûteuses qu’attendu dans
une première version
du projet.
Edouard Lederer
@EdouardLederer
Les banques limitent la casse. Le
Comité de Bâle – sorte d’ONU de la
réglementation bancaire – a
publié lundi soir de nouvelles
règles de calcul visant à mieux
appréhender les risques liés aux
activités de marché des banques.
Dans une version initiale de ce
texte, la charge en fonds propres
– c’est-à-dire les coussins de capitaux qu’un établissement place en
face de chaque exposition pour
couvrir une éventuelle perte –
aurait augmenté de 40 %.
Or, après une année de consultations et de calculs, les exigences en
fonds propres – qui entreront en
vigueur début 2022 – ne vont finalement augmenter que de 22 % en
moyenne. La hausse va logiquement
se concentrer sur ceux qui ont les
activités de marché les plus fortes,
sans dissonance majeure entre les
banques américaines et européennes, estime un bon connaisseur.
Les risques de marché recouvrent pour une banque toutes les
pertes qu’elle pourrait essuyer sur
l e s m a r c h é s d ’o b l i g a t i o n s ,
d’actions, de change, de matières
premières ou de dérivés. Avec cette
hausse de 22 % – dont les grands
jalons avaient été posés fin 2017
après une négociation houleuse –
les régulateurs ne renversent pas la
table. A l’échelle globale, les instruments de marché pèsent relativement peu dans les bilans bancaires.
Ils ne représentent que 5 % des
actifs détenus par les banques (une
fois pondérés par le risque), selon
les calculs du Comité de Bâle.
Régime simplifié
Outre ces nouvelles exigences en
capital, les négociateurs bâlois
– 28 régulateurs ou gouverneurs de
banques centrales – ont créé un
régime simplifié d’analyse du risque
de marché, et défini ce qui est ou
non « modélisable » par la banque,
et selon quels paramètres. Ce terme
recouvre l’idée que certains risques
peuvent être calculés par la banque
elle-même. Le nouveau règlement
permettra de rendre ces modèles de
calcul plus comparables, et donc
plus facilement contrôlables.
général, Dave Ricks, à l’agence
Bloomberg.
Accords en attente
A Washington, le CFIUS, organe qui
dirige des enquêtes sur les opérations de rapprochement ou d’investissement menées sur le territoire
américain par des groupes étrangers, a dû lui aussi interrompre ses
travaux. Il aurait indiqué avoir suspendu ses examens en cours au
groupe minier canadien Americas
Silver Corp, qui a des projets
d’acquisitions aux Etats-Unis, et
repoussé le rachat par l’électricien
texan Oncor d’InfraREIT, qui nécessite son feu vert. La Commission du
commerce (FTC) et le bureau
chargé de l’antitrust au ministère de
la Justice ont également prévenu
qu’elles fonctionneraient au ralenti,
avec des effectifs réduits.
Parmi les autres projets menacés, le rapprochement des deux
groupes pétroliers Eclipse Resources et Blue Ridge Mountain Resources, qui ont dû décaler la date de clôture de leur fusion à 900 millions de
dollars « pour donner de la flexibilité
à la lumière de la fermeture du gouvernement fédéral », selon ces derniers. Le groupe immobilier Ready
Capital, qui a lancé une offre sur
Owens Realty Mortgage, a, de son
côté, fait savoir à ses actionnaires
qu’il devrait décaler l’assemblée
générale convoquée pour voter sur
une levée de capitaux nécessaire au
financement de l’opération. — E. C.
Les projets de cotations sont
suspendus tant qu’un accord
au Congrès n’est pas trouvé.
Photo Jim Watson/AFP
CYBER SÉCURITÉ : QUEL RÔLE
POUR LA DIRECTION FINANCIÈRE ?
Comment répondre aux nouvelles exigences en matière de protection
des données ? Comment s'adapter pour faire face aux cyber-risques
d'aujourd'hui et de demain ? Quelles sont les bonnes pratiques à mettre
en place pour limiter les risques ?
Débat animé par Cécile DESJARDINS, journaliste - Les Echos
Un soulagement en soi
L’existence de cet accord bâlois est
aussi un soulagement en soi, les
tensions entre l’Europe et les EtatsUnis ayant considérablement
ralenti les travaux des régulateurs
après l’élection de Donald Trump
jusqu’à la fin 2017. Par comparaison, les travaux se sont déroulés
bien plus discrètement tout au long
de l’année 2018.
Reste à présent aux autorités
nationales – et européenne – à traduire ce texte dans leurs droits respectifs, les textes rédigés à Bâle
n’ayant pas de valeur contraignante. L’exercice n’a rien d’anodin
à l’heure où les Etats-Unis envisagent de détricoter certaines des
régulations bancaires adoptées
après la crise. n
Jean BOUQUOT
Président - CNCC
Guillaume POUPARD
Directeur général - ANSSI
Nathalie MALICET
Vice-Présidente de
la Commission Numérique
et Innovation - CNCC
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FINANCE & MARCHES // 35
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
euronext
SÉANCE DU 15 - 01 - 2019
CAC 40 : 4786,17 (0,49 %) NEXT 20 : 10656,64 (0,26 %)
CAC LARGE 60 : 5315,76 (0,47 %)
CAC ALL-TRADABLE : 3739,61 (0,41 %)
DATE DE PROROGATION : 28 JANVIER
CAC 40
SRD Suite
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV
ACCOR (AC) R
A
FR0000120404
AIR LIQUIDE (AI) R
11/05/18 1,05
A
FR0000120073
28/05/18 2,65
AIRBUS GROUP (AIR) R
A
NL0000235190
16/04/18 1,28
ARCELORMITTAL (MT)
A
LU1598757687
ATOS SE (ATO) R
FR0000051732
AXA (CS) R
17/05/18 0,09
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31/05/18 1,7
A
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03/05/18 1,26
BNP PARIBAS (BNP) R
A
FR0000131104
BOUYGUES (EN) R
30/05/18 3,02
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02/05/18 1,7
CAP-GEMINI (CAP) R
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CARREFOUR (CA) R
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21/06/18 0,46
CREDIT AGRICOLE (ACA) R
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DANONE (BN) R
22/05/18 0,63
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04/05/18 1,9
DASSAULT SYSTEMES (DSY) R A
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ENGIE (ENGI) R
29/05/18 0,58
A
FR0010208488
10/10/18 0,37
ESSILORLUXOTTICA (EI) R
A
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26/04/18 1,53
HERMES INTL (RMS) R
A
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KERING (KER) R
07/06/18 7,6
A
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L.V.M.H. (MC) R
15/01/19 3,5
A
FR0000121014
LEGRAND (LR) R
04/12/18 2
A
FR0010307819
L'ORÉAL (OR) R
01/06/18 1,26
A
FR0000120321
25/04/18 3,55
OUV
VOL.
NB TITRES
37,73
621558
290.969.205
103,2
812879
428.341.474
90,5
1870631
776.469.994
19,55
4659887
1.021.903.623
70
472708
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19,84
7012083
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42,13
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89,2
956132
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62
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491
57317
105.569.412
400
199800
126.279.322
253,95
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50,36
415030
267.471.813
196,8
374464
560.341.550
CLOT
+ HAUT
+ BAS
37,49
37,94
37,49
103,55
103,7
102,4
92,31
92,5
90,42
19,21
19,878
19,03
69,58
70,98
68,96
19,738
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19,612
41,695
42,385
41,245
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29,91
29,26
91
91,06
89,2
15,91
16,265
15,725
9,956
10,138
9,909
62,26
62,34
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107
108,45
106,05
13,605
13,63
13,425
111,95
112,5
111,9
494
495,2
490,1
394,3
404,4
391,5
250,8
254,7
249,7
50,22
50,9
50,04
196,9
198,05
194,55
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
- 0,24
- 0,74
- 18,48
+ 1,12
- 3,4
- 4,21
+ 2,67
+ 4,11
+ 2,57
- 0,53
- 1,08
- 37,06
+ 0,38
+ 0,55
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+ 0,31
+ 2,81
- 26,34
+ 0,18
+ 0,24
- 38,26
+ 0,64
-10,3
- 34,31
+ 3,76
- 3,42
- 14,39
- 0,72
+ 6,6
- 11,14
- 0,02
- 1,78
- 34,86
+ 0,86
- 2,84
- 9,99
+ 0,9
+ 1,81
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+ 1,83
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- 0,09
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+ 1,09
+ 1,69
+ 10,71
+ 0,03
- 2,5
+ 5,65
- 0,36
- 0,46
+ 3,32
- 0,08
+ 1,07
- 24,32
+ 0,51
- 3,62
+ 6,75
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
+ 1,02
38,05
36
2,8
- 4,52
107,95
102,05
2,56
+ 9,95
3,4
92,5
27,19
77,5
1,63
+ 5,9
20,15
17,056
- 2,66
75,14
67,5
2,44
+ 4,67
19,982
18,428 6,38
+ 5,62
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38,135
7,24
- 5,26
31,21
29,26
5,73
+ 4,84
91,4
79,8
1,87
+ 6,71
16,265
14,485 2,89
+ 5,58
10,138
9,095 6,33
+ 1,22
62,46
60,2
3,05
+ 3,18
108,45
96,02
0,54
+ 8,62
1,21
13,63
11,28
12,17
2,72
+ 1,36
112,6
108,95
1,37
+ 1,9
501
462,4
1,54
- 4,2
429,8
380,7
0,89
- 2,87
266,2
243,65
0,8
+ 1,87
51,32
47,91
2,51
- 2,14
201,2
194,55
1,8
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV
MICHELIN (ML) R
A
FR0000121261
ORANGE (ORA) R
22/05/18 3,55
A
FR0000133308
04/12/18 0,3
PERNOD-RICARD (RI) R
A
FR0000120693
PEUGEOT (UG) R
28/11/18 1,35
A
FR0000121501
02/05/18 0,53
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A
FR0000130577
RENAULT (RNO) R
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SAFRAN (SAF) R
06/06/18 2
A
21/06/18 3,55
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29/05/18 1,6
SAINT-GOBAIN (SGO) R
A
FR0000125007
SANOFI (SAN) R
11/06/18 1,3
A
FR0000120578
11/05/18 3,03
SCHNEIDER ELECTRIC (SU) R A
FR0000121972
02/05/18 2,2
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE (GLE) R A
FR0000130809
SODEXO (SW) R
30/05/18 2,2
A
FR0000121220
01/02/18 2,75
STMICROELETRONICS (STM) R A
NL0000226223
17/12/18 0,05
TECHNIPFMC (FTI) R
A
GB00BDSFG982
TOTAL (FP) R
19/11/18 0,13
A
FR0000120271
25/09/18 0,64
UNIBAIL-R/WFD (URW)
A
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VALEO (FR)
A
DIV 3 06/06/16
FR0013176526
04/06/18 1,25
VEOLIA ENV. (VIE) R
A
FR0000124141
VINCI (DG) R
14/05/18 0,84
A
FR0000125486
VIVENDI (VIV) R
06/11/18 0,75
A
FR0000127771
20/04/18 0,45
OUV
VOL.
NB TITRES
89,8
683002
179.750.453
13,685
8191989
2.660.056.599
137,5
410821
265.421.592
20,59
3648430
904.828.213
52,86
430946
235.249.801
56,66
1366273
295.722.284
106,5
803410
409.116.893
29,01
1329726
546.585.004
73,32
2383212
1.252.219.053
58,62
1818032
579.138.192
29,36
5245567
807.917.739
93,46
301396
147.454.887
12,195
3554103
911.156.920
19,75
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47
5998007
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17,85
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565.593.341
73,6
1249642
597.489.393
21,92
2186962
1.305.804.297
SRD
CLOT
+ HAUT
+ BAS
88,58
90,72
88,14
13,46
13,715
13,36
138,3
138,3
136,05
20,64
20,86
20,13
52,42
53,2
52,16
55,92
57,2
55,51
108
108,1
106,5
28,81
29,265
28,68
74,19
74,19
72,75
58,2
59,7
57,86
29,005
29,53
28,74
92,72
93,92
91,58
12,31
12,54
12,185
19,92
20,16
19,665
46,985
47,29
46,385
142,4
145,02
141,8
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25,47
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17,96
17,7
73,46
74,2
72,82
21,59
21,99
21,54
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
- 0,41
+ 1,7
- 30,8
- 0,7
- 7,43
- 7,01
+ 1,28
- 6,81
+ 5,9
+ 1,33
+13,19
+ 15,6
- 0,3
+ 4,88
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- 0,32
+ 0,49
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+ 2,08
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+ 20,13
+ 0,14
- 2,65
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+ 1,77
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+ 1,35
- 0,62
- 4,59
- 21,96
- 0,09
- 2,83
- 37,44
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+ 2,52
- 13,95
+ 1,28
+ 0,65
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+ 1,27
+ 8,35
- 29,78
- 0,14
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- 3,27
- 1,03
- 1,54
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+ 6,29
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+ 0,51
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+ 0,58
- 0,08
- 13,15
- 0,55
+ 1,41
- 10,08
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
+ 2,17
90,72
83,74
4,01
- 4,91
14,34
13,36
2,23
- 3,49
142,3
136
0,98
+ 10,7
20,86
17,87
2,57
+ 4,67
53,74
48,7
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57,44
51,98
6,35
+ 2,47
108,95
101,1
1,48
- 1,22
30,165
28,275
4,51
- 1,94
75,68
72,75
4,08
- 2,55
60,86
57,58
3,78
+ 4,26
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+ 3,6
94,62
86,78
2,97
- 1,4
0,23
12,54
54,17
10,635 0,43
+ 12,86
20,47
16,6
+ 1,74
48,075
44,775
1,36
+ 5,17
145,02
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28,41
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17,5
4,72
+ 2
74,2
70,2
1,02
+ 1,46
22,1
20,8
2,08
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV
OUV
VOL.
NB TITRES
AB SCIENCE (AB) g
CLOT
% VEIL % AN
BPA
+ HAUT % MOIS + HAUT AN PER
+ BAS % 52 S. + BAS AN RDT
B 3,85
3,836
25114
3,87
40.789.901
3,8
B 6,2
6,22
22509
6,25
FR0004040608
27/11/18 0,2 58.512.053
6,16
ABIVAX (ABVX) g
B 10,7
10,92
17136
11,24
FR0012333284
10.024.182
10,5
ACANTHE DEV. (ACAN) g
C 0,51
0,518
7040
0,518
FR0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,51
ACTIA GROUP (ATI) g
C 3,425
3,33
27542
3,475
FR0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
3,33
ADOCIA (ADOC) g
B 16
15,5
13127
16,1
FR0011184241
6.916.753
15,5
AÉROPORTS DE PARIS (ADP) G
A 167,6
166,8
69279
169,2
FR0010340141
06/12/18 0,7 98.960.602
166,6
AIR FRANCE-KLM (AF) G
A 9,054
8,774
6421203
9,2
FR0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
8,68
AKKA TECHNOLOGIES (AKA) g
B 46,5
47,05
15493
47,95
FR0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
46,5
AKWEL (AKW) g
B 16,2
16,22
8864
16,48
FR0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
16,2
ALD (ALD)
A 11,37
11,26
45190
11,44
FR0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
11,17
ALPES (CIE DES ) (CDA) g
B 23,8
23,9
5169
24
FR0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
23,75
ALSTOM (ALO) LR
A 34,59
35,13
921666
35,13
FR0010220475
20/07/18 0,35 223.256.020
34,26
ALTAREA (ALTA) g
A 169
167,6
958
169,6
FR0000033219
22/05/18 12,5 16.061.329
167,2
ALTEN (ATE) G
A 74,65
74
41884
74,85
FR0000071946
25/06/18 1 33.829.958
73,6
ALTRAN TECHNOLOGIES (ALT) G A 7,47
7,44
712655
7,56
FR0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
7,34
AMPLITUDE SURG. (AMPLI) g
3,07
3,14
9714
3,15
FR0012789667
47.804.841
3,07
AMUNDI (AMUN) G
A 48,8
48,56
EX-DS 15/03/17
126459
49,22
FR0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
48,28
APRIL GROUP (APR)
B 20,4
20,4
195945
20,5
FR0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
20,4
ARCHOS (JXR) g
C 0,329
0,304
732851
0,329
FR0000182479
57.851.743
0,298
ARKEMA (AKE) L
A 81,96
80,86
239167
81,96
FR0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
80,12
ARTPRICE.COM (PRC) g
C 14,76
14,84
52197
15,48
FR0000074783
6.651.515
14,72
ASSYSTEM (ASY) g
B 26,8
27,9
OPA 24/11/17
4513
27,9
FR0000074148
19/06/18 1 15.668.216
26,8
ATARI (ATA)
C 0,35
0,349
744039
0,358
FR0010478248
255.105.360
0,344
AUBAY (AUB) g
C 28,8
30,8
8048
30,9
FR0000063737
08/11/18 0,27 13.136.796
28,8
AUREA (AURE)
C 5,74
5,72
2870
5,92
FR0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
5,72
AVENIR TELECOM (AVT) g
C 0,169
0,164
867422
0,177
FR0000066052
21/10/11 0,05 110.501.888
0,164
AXWAY SOFTWARE (AXW) g
B 12,02
12
2476
12,38
FR0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
11,92
BÉNÉTEAU (BEN)
A 12,74
12,5
60253
12,74
FR0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
12,48
BIC (BB) G
A 88,85
89,1
83341
89,4
FR0000120966
28/05/18 3,45 45.988.387
87,85
BIGBEN INT. (BIG) g
C 9,2
9,09
44461
9,32
FR0000074072
30/07/18 0,1 19.500.119
8,52
BIOMÉRIEUX (BIM)
A 58,2
58,5
69207
58,6
FR0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
57,3
BOIRON (BOI) g
A 51,3
51,5
5209
51,5
FR0000061129
31/05/18 1,6 17.565.560
51,1
BOLLORÉ (BOL) G
A 3,592
3,532
1222495
3,624
FR0000039299
07/09/18 0,02 2.927.197.152
3,512
BONDUELLE (BON) g
B 31
31,15
11375
31,2
FR0000063935
14/12/18 0,5 32.281.118
30,85
BUREAU VERITAS (BVI) L
A 18,225
18,3
507943
18,365
FR0006174348
18/05/18 0,56 442.216.000
18,18
BURELLE SA (BUR)
A 896
880
33
896
FR0000061137
05/06/18 16 1.853.315
880
CARMILA (CARM)
C 16,1
15,84
126542
16,2
FR0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
15,76
CASINO (CO) LR
A 36,25
35,61
320594
36,58
FR0000125585
03/12/18 1,56 109.729.416
35,48
CATANA GROUP (CATG) g
C 2,7
2,7
79625
2,775
FR0010193052
30.514.178
2,64
CGG (CGG) G
C 1,525
1,522
4392859
1,545
FR0013181864
709.944.398
1,501
CHARGEURS (CRI) g
C 18,79
18,59
8260
18,8
FR0000130692
12/09/18 0,3 23.551.755
18,48
CHRISTIAN DIOR (CDI)
A 343,7
344,1
EX D OP 08/06/17
16681
347,1
FR0000130403
04/12/18 2 180.507.516
342,2
CIE DU CAMBODGE (CBDG)
A
/101218
FR0010557264
ABC ARBITRAGE (ABCA) g
FR0000079659
A : Indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : Bénfice par action. PER : Price Earning Ratio. Les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. Les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres A pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et C pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : Valeurs de l’indice CACNext20. R : Valeurs de l’indice CACLarge60. G : Valeurs de l’indice CACMid60. g : Valeurs de l’indice
CACSmall. Les bénéfices par action : source FacSet JCF Estimates. Mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 0,79
+ 0,42
- 57,43
+ 0,32
+ 1,97
- 4,89
+ 2,06
- 5,86
+ 17,55
+ 1,57
- 4,07
- 35,25
- 2,63
+ 4,06
- 58,17
- 3,13
+25,81
- 9,46
- 0,06
+ 0,36
+ 2,02
- 5,19
- 5,68
- 31,27
+ 1,18
- 1,98
- 8,99
+ 0,75
+10,34
- 52,71
- 0,97
+ 3,59
- 18,23
+ 0,21
+ 5,05
- 31,62
+ 2,12
- 8,61
- 1,43
- 0,24
- 3,79
- 18,84
+ 0,75
- 3,83
- 5,25
+ 0,81
+ 6,9
- 44,11
+ 1,95
+21,24
- 19,28
+ 0,39
+ 0,94
- 33,75
- 0,49
+27,5
+ 32,47
- 4,7
- 6,75
- 57,08
+ 0,77
+ 2,82
- 19,94
+ 2,06
+30,4
- 13,32
+ 3,72
+ 0,72
- 8,22
+ 1,75
- 3,06
- 23,8
+ 6,57
+ 9,03
- 11,37
- 3,7
- 32,07
+ 0,31
- 4,66
- 38,3
- 0,17
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- 0,32
+ 9,65
- 44,69
+ 0,34
- 0,06
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+ 2,48
- 37,91
+ 0,86
- 2,5
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+ 0,39
- 0,96
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- 0,84
- 3,5
- 23,02
+ 1,14
+ 3,32
- 30,55
+ 0,91
- 0,81
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- 1,35
+ 9,18
- 36
- 0,63
- 6,82
- 33,02
- 1,58
- 3,42
- 29,71
+ 0,19
+16,63
- 22,37
+ 1,74
+32,35
- 15,65
+ 0,05
+11,05
- 30,01
+ 0,91
+ 2,84
+ 14,89
- 25,33
+ 10,61
4,128
3,378
+ 2,3
6,27
5,98
- 7,77
12,8
10,5
+ 4,44
0,52
0,491
- 1,48
3,61
3,24
- 6,29
17,08
15,2
+ 0,79
171,3
159,1
- 7,45
9,78
8,68
+ 6,45
48,2
42,1
+ 0,75
17,6
15,3
+ 8,27
11,6
10,1
- 3,24
24,65
22,55
- 0,4
35,6
33,4
+ 1,09
175,4
163,4
+ 1,79
78,75
70,25
+ 6,21
7,86
6,51
+ 14,18
3,15
2,75
+ 5,2
49,42
44,59
+ 2,26
20,5
19,95
- 16,71
0,397
0,298
+ 7,87
83,8
72,88
+ 3,34
15,48
13,1
+ 3,14
27,9
25,75
+ 2,5
0,386
0,32
+ 9,41
30,9
25,8
+ 4
6,08
5,18
+ 6,17
0,188
0,146
- 3,38
13,52
11,9
+ 8,89
12,86
10,72
- 0,06
90,9
85,35
+ 13,48
9,6
7,8
+ 1,74
59,4
53,1
+ 5,21
54,3
47,5
+ 0,91
3,714
3,412
+ 9,68
31,45
28,2
+ 2,84
18,77
16,99
+ 10,55
900
730
- 1,98
16,64
15,76
- 2,01
36,81
34,01
+ 17,39
2,965
2,115
+ 31,66
1,548
1,081
+ 10,65
19,08
16,18
+ 3,05
354,6
323,9
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV
CLARANOVA (CLA) g
C 0,628
2254515
393.613.788
A 19,26
224332
FR0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
COFACE (COFA) g
A 8,04
119463
FR0010667147
24/05/18 0,34 153.899.261
COLAS (RE)
A 136,4
417
FR0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
COVIVIO (COV) G
A 86,5
126844
FR0000064578
15/05/18 4,5 82.902.898
COVIVIO HOTELS (COVH)
A 24,7
2
FR0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
DASSAULT AV. (AM) G
A 1228
5475
FR0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
DASSAULT SYSTÈMES (DSY) R
A 106,95
379503
FR0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
DBV TECHNOLOGIES (DBV) G
B 14,06
208305
FR0010417345
30.137.977
DERICHEBOURG (DBG) g
B 4,12
411806
FR0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
DEVOTEAM (DVT) g
C 92,8
11028
FR0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
DNXCORP (DNX) g
C 5,34
885
FR0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
EDENRED (EDEN) G
A 35,2
334795
FR0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
EDF (EDF) LR
A 13,89
EX-DS 7/03/17
1720263
FR0010242511
06/12/18 0,15 3.010.267.676
EIFFAGE (FGR) LR
A 75,8
473188
FR0000130452
22/05/18 2 98.000.000
EKINOPS (EKI) g
2,82
26391
FR0011466069
21.529.161
ELIOR (ELIOR) G
A 13,03
186638
FR0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
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703050
FR0012435121
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EOS IMAGING (EOSI)
C 2,91
11255
FR0011191766
26.237.907
ERAMET (ERA) Gg
A 63,9
68172
FR0000131757
29/05/18 2,3 26.633.660
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B 6,98
19764
FR0011471135
17.940.035
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C 27,75
3449
FR0004110310
6.017.892
EURAZEO (RF) G
A 63,85
88998
FR0000121121
30/04/18 1,25 76.518.341
EURO RESSOURCES (EUR)
C 3,01
2550
FR0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
EUROFINS SCIENTIFIC (ERF) G
A 337,2
28940
FR0000038259
28/06/18 2,04 17.649.834
EUROPCAR GROUPE (EUCAR) G
A 8,015
250002
FR0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
EUTELSAT COM. (ETL) LG
A 17,765
438032
FR0010221234
20/11/18 1,27 232.774.635
EXEL INDUSTRIES (EXE) g
B 78
425
FR0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
FAURECIA (EO) G
A 36,22
797064
FR0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
FFP (FFP) g
A 86,5
8356
FR0000064784
22/05/18 2 24.922.589
FIGEAC AERO (FGA) g
B 12,5
11638
FR0011665280
31.839.473
FIN. ODET (ODET)
A 784
54
FR0000062234
07/06/18 1 6.585.990
FNAC DARTY (FNAC)
A 59,95
50858
FR0011476928
26.792.938
FONCIÈRE LYONNAISE (FLY)
A 59,8
147
FR0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
FROMAGERIES BEL (FBEL)
A 342
12
FR0000121857
18/05/18 7 6.872.335
FUTUREN (FTRN) g
B 1,14
N/P REGR.
1065
FR0011284991
277.776.587
GECI INTERNATIONAL (GECP) g
C 0,111
583491
FR0000079634
01/10/01 0,1 163.325.030
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A 120,3
119590
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A 50,66
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B 17,52
178297
FR0004163111
31.166.437
GENSIGHT (SIGHT)
C 3,03
282832
FR0013183985
24.766.723
GENTICEL (GTCL) g
1,18
169524
FR0011790542
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A 11,95
753912
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22/05/18 0,3 550.000.000
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B 17,74
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FR0004026714
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3,22
3,6
0,42
1,49
1,85
4,89
2,09
1
1,35
3,23
5,15
1,32
2,84
3,58
0,88
2,62
1,67
2
3,87
1,1
0,58
3,11
0,57
1,61
3,06
1,82
4,38
1,61
0,99
3,21
OUV
VOL.
NB TITRES
CLOT
% VEIL % AN
BPA
+ HAUT % MOIS + HAUT AN PER
+ BAS % 52 S. + BAS AN RDT
0,62
0,646
0,613
19,1
19,48
19,1
7,91
8,1
7,91
133,8
136,4
133,8
85,6
86,8
85,45
24,8
24,8
24,7
1233
1256
1228
107
108,45
106,05
14,1
14,3
13,9
4,038
4,15
4,014
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93,6
92
5,34
5,38
5,34
35,39
35,84
35,15
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13,95
13,815
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77,12
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2,74
2,9
2,655
12,94
13,12
12,92
13,56
14,04
13,56
2,89
2,925
2,855
62,05
64,6
62,05
6,845
6,98
6,76
27,5
28
27,4
63,75
64,25
63,4
3,14
3,15
3,01
330,2
343,6
328
7,865
8,135
7,81
17,48
17,805
17,44
77,4
78,6
77,4
34,89
37,38
34,7
87,6
88,6
86,5
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12,62
12,34
774
784
774
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61
59,75
60
60
59,8
342
342
342
1,14
1,14
1,13
0,109
0,113
0,109
119,4
120,3
118,4
50,7
50,7
50,66
18,07
18,28
17,47
2,9
3,18
2,86
1,182
1,2
1,16
11,96
12,09
11,9
17,06
17,86
16,88
- 1,67
- 0,4
- 11,25
- 0,11
- 0,37
- 5,26
- 0,88
+ 1,15
- 16,21
- 1,47
- 2,62
- 28,3
- 0,75
+ 0,29
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+ 0,41
+ 1,64
- 13,89
+ 0,65
- 1,83
- 9,14
+ 0,9
+ 1,81
+ 15,05
- 0,7
-46,75
- 67,66
- 1,99
+ 3,54
- 49,87
+ 0,08
0,7
0,563
+ 3,13
19,48
17,92
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7,73
- 4,43
139,8
133,8
+ 1,66
86,8
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23,5
+ 1,9
1256
1168
+ 3,18
108,45
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+ 32,89
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+ 1
4,298
3,812
+ 12,48
+ 2,32 97,5
+ 18,37 76,5
+ 20,54
+ 7,23
5,4
- 21,01
4,63
+ 0,54 + 10,21
+ 8,13 35,84
+ 43,69 31,44
+ 1,34 + 1,05
- 2,07 14,005
+ 34,15
13,55
+ 2,36 + 4,52
+ 3,19 77,12
- 17,52 71,04
- 2,84 + 3,01
+ 1,48
3,045
- 42,62
2,535
- 0,92 - 0,92
+ 1,81
13,74
- 31,17
12,52
- 2,87 - 6,8
- 2,8
15,41
- 40,94 13,56
- 0,69 - 14,62
-24,64
3,46
- 47,26
2,855
- 0,48 + 2,82
+13,64 65,45
- 48,68 55,4
- 0,58 + 9,52
+ 5,55
7,115
- 62,96
6,02
- 0,18 - 0,9
- 3,17 28,75
- 38,27 26,2
+ 0,24 + 3,16
+ 1,03 64,45
- 19,45 60,55
+ 1,95 + 13,36
+ 9,79
3,18
- 7,92
2,69
- 1,61 + 1,29
+ 0,06 361,2
- 36,44 313,2
- 0,44
+ 3,01
8,395
- 26,01
7,53
- 0,65 + 1,6
- 5,26 18,68
- 7,66 16,99
+ 13,82
+22,08 79,2
- 36,56 65
- 0,91 + 5,5
+12,51 38,84
- 51,05 30,12
+ 1,51 + 9,23
+ 3,79 88,6
- 16,57 78,1
- 0,96 + 12,55
+ 9,56 13,1
- 35,18
10,24
- 0,77 - 2,76
+ 1,84 802
- 23,74 764
+ 1,17 + 5,78
+14,39 62,25
- 40,49 55
- 1,32
- 3,85 60,8
57,8
+ 7,55 + 17,12
+ 7,55 342
- 29,63 286
+ 0,89 + 0,88
+ 0,88
1,14
+ 0,44
1,13
+ 7,43
-10,7
0,124
- 54,41
0,101
+ 0,34 + 5,66
- 2,53 120,3
- 22,52 110,3
+ 0,04 + 0,08
- 0,08 50,76
+ 1,91 50,64
+ 3,67 + 4,15
-12,79 19,18
- 29,52 16,55
- 3,97 - 12,91
-22,46
3,79
- 52,15
2,82
- 0,51 + 16,34
+12,57
1,288
- 31,6
0,98
+ 0,59 + 1,96
+ 4,91
12,105
+ 10,13
11,615
- 4,69 - 0,93
+ 4,02 18,5
- 32,51
15,92
4,4
4,3
6,13
1,24
0,54
3,47
0,97
26,22
1,08
2,62
3,25
2,73
3,71
1,96
4,78
0,73
1,93
7,27
2,04
3,15
2,28
0,13
2,05
4,21
12,03
2,51
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OUV
CLOT
OST
VOL.
+ HAUT
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV NB TITRES
+ BAS
GROUPE CRIT (CEN) g
B 52,3
51,4
1180
53,4
FR0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
51,4
GROUPE FLO (FLO) g
B 0,21
0,208
EX D S 13/06/17
20470
0,21
FR0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,2
GROUPE GORGÉ (GOE) g
B 9,99
9,98
3885
10
FR0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
9,86
GROUPE LDLC (LDL) g
C 7,2
6,9
NOM.
39964
7,6
FR0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
6,62
GROUPE PARTOUCHE (PARP)
19,1
19
REGR.
1180
19,3
FR0012612646
11/09/17 0,31 9.627.034
18,65
GTT (GTT) Gg
A 68
68,95
76696
68,95
26/09/18 1,33 37.028.800
FR0011726835
67
HAULOTTE GROUP (PIG)
B 9,1
9,01
14513
9,13
FR0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
8,93
HIGH CO (HCO) g
C 5,12
5,06
15773
5,3
FR0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,05
HUBWOO (HBW) g
C 0,155
0,155
500
0,155
FR0004052561
136.345.527
0,155
ICADE (ICAD) G
A 70,85
70,55
60402
71,3
FR0000035081
02/05/18 4,3 74.535.741
70,2
ID LOGISTIC (IDL) g
B 130,6
133
2166
134
FR0010929125
5.628.475
130,6
ILIAD (ILD) G
A 113,25
106,3
314489
113,5
FR0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
104,05
IMERYS (NK) G
A 44,66
44
90382
44,74
FR0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
43,72
INGENICO GROUP (ING) LR
A 53,1
50,76
332529
53,1
FR0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
50,5
INNATE PHARMA (IPH) g
B 7,325
7,245
163715
7,38
FR0010331421
63.932.655
7,16
INSIDE SECURE (INSD)
C 1,69
1,662
23498
1,734
FR0010291245
44.119.162
1,66
INTERPARFUMS (ITP) g
A 38
38,9
71474
39,95
FR0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
38
IPSEN (IPN) G
A 115,65
116,6
62481
116,7
FR0010259150
04/06/18 1 83.794.128
114,75
IPSOS (IPS) G
A 21,68
21,38
20144
21,88
FR0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
21,34
JACQUET METAL SERVICE (JCQ) g B 16,76
16,18
28853
16,96
FR0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
16,14
JCDECAUX (DEC) G
A 25,74
25,06
166459
25,96
FR0000077919
22/05/18 0,56 212.757.582
24,92
KAUFMAN & BROAD (KOF)
B 33,9
33,62
37791
34,24
FR0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
33,54
KLEPIERRE (LI) LR
A 28,12
27,8
438351
28,18
FR0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
27,64
KORIAN (KORI)
A 32,4
32,7
108318
32,86
FR0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
32,4
LAFARGEHOLCIM (LHN)
A 39,72
39,86
23404
40,36
CH0012214059
CHF 11/05/18 2 606.909.080
39,7
LAGARDÈRE (MMB) G
A 22,87
22,3
423776
22,88
FR0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
22,25
LATECOERE (LAT) g
C 2,83
2,775
107472
2,875
FR0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
2,755
LE BÉLIER (BELI) g
C 33,2
33,5
1972
34
FR0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
33,2
LNA SANTÉ (LNA) g
B 46,75
45,95
1798
47
FR0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
45,95
LECTRA (LSS)
B 20,3
20,35
59172
20,7
FR0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
20,2
LINEDATA SVICES (LIN) g
B 37,2
37,15
348
37,2
FR0004156297
05/07/18 1,35 7.293.356
36,9
LISI (FII) g
A 24,8
25,8
14670
25,8
FR0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
24,8
LUMIBIRD (LBIRD) g
C 11,7
12,24
28540
12,3
FR0000038242
16.754.425
11,24
M6-MÉTROPOLE TV (MMT) G
A 14
13,46
253704
14
FR0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
13,43
MAISONS DU MONDE (MDM)
B 20,42
19,99
78044
20,52
FR0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
19,71
MAISONS FRANCE CONF. (MFC) g B 34,3
33,5
2395
34,3
33,5
FR0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
MANITOU (MTU) g
B 24,3
24,15
10881
24,35
FR0000038606
18/06/18 0,62 39.668.399
24
MARIE BRIZARD W & S (MBWS)
B 2,78
2,73
9578
2,78
FR0000060873
27/09/07 0,5 28.338.654
2,69
MAUNA KEA (MKEA)
C 2,26
2,24
17425
2,295
FR0010609263
23.147.338
2,23
MERCIALYS (MERY) g
A 12,41
12,45
95038
12,55
FR0010241638
19/10/18 0,5 92.049.169
12,37
MERSEN (MRN) g
B 26,15
26,4
28307
26,45
FR0000039620
03/07/18 0,75 20.636.663
26,1
METABOLIC EXPLORER (METEX) g C 1,58
1,586
2896
1,62
FR0004177046
23.261.500
1,58
NANOBIOTIX (NANO) g
B 12,16
11,89
96346
12,39
FR0011341205
19.633.373
11,72
NATIXIS (KN) LR
A 4,326
4,272
4605837
4,36
FR0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
4,253
NEOEN (NEOEN)
A 19,9
20,15
11776
20,3
FR0011675362
84.957.498
19,86
NETGEM (NTG) g
C 1,15
1,2
34945
1,24
FR0004154060
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1,15
NEXANS (NEX) G
A 24,66
24,07
107418
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FR0000044448
22/05/18 0,7 43.604.914
24,03
NEXITY (NXI) G
A 39,4
38,8
96974
39,68
FR0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
38,76
NICOX (COX)
B 6,4
6,31
48001
6,47
FR0013018124
22.869.669
6,305
NRJ GROUP (NRG) g
B 7,36
7,36
655
7,36
FR0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
7,3
OENEO (SBT) g
B 9,77
9,75
11072
9,77
FR0000052680
31/07/18 0,15 64.103.519
9,55
ONXEO (ONXEO) g
B 0,998
0,99
71869
1,013
FR0010095596
50.892.509
0,99
ORPÉA (ORP) G
A 86,82
86,5
121560
87,34
FR0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
85,48
PARROT (PARRO) g
B 3,24
3,4
48068
3,4
FR0004038263
30.174.671
3,235
PHARMAGEST INT. (PHA)
58
57,4
2826
58
FR0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
57
PIERRE & VACANCES (VAC) g
B 17,3
17,2
14831
17,44
FR0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
17,06
PIXIUM VISION (PIX) g
C 1,814
1,722
146477
1,82
FR0011950641
21.606.363
1,712
PLASTIC OMNIUM (POM) G
A 23,08
22,45
504389
23,81
FR0000124570
02/05/18 0,67 148.566.107
22,23
PLASTIVALOIRE (PVL)
B 9,29
9,15
DIV 8 02/05/17
29926
9,37
FR0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
9,1
RALLYE (RAL)
A9
8,86
23642
9,15
FR0000060618
30/05/18 1 53.738.266
8,855
RAMSAY GDS (GDS)
A 21,4
21
2121
21,8
FR0000044471
02/12/14 1,4 75.957.095
20,4
RECYLEX SA (RX)
C 6,58
6,49
21037
6,75
FR0000120388
04/07/90 0,61 25.886.482
6,44
RÉMY COINTREAU (RCO) G
A 99,35
100,2
81689
101
FR0000130395
31/07/18 1,65 50.949.787
98,85
REXEL (RXL) G
A 9,7
9,65
753684
9,828
FR0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
9,552
ROBERTET SA (CBE)
B
/061218
C.I.P.
FR0000045601
28/06/18 5,2 143.582
ROBERTET SA (CBR)
B
/040119
C.D.V. NOM.
FR0000045619
ROTHSCHILD & CO (ROTH) G
A 29,05
29,95
28140
29,95
FR0000031684
22/05/18 0,68 77.512.776
29,05
RUBIS (RUI)
A 49,74
49,88
DIV 2 28/07/17
124557
50,15
FR0013269123
08/06/18 1,5 96.811.004
49,48
SARTORIUS STED. BIO. (DIM)
A 87
88,4
DIV 6 10/05/16
44154
88,75
FR0013154002
09/04/18 0,46 92.180.190
86,95
SAVENCIA (BH)
B 62
59,2
2888
62,6
FR0000120107
14/05/18 1,4 14.032.930
59
SCOR (SCR) LR
A 41,6
41,14
310102
41,87
FR0010411983
30/04/18 1,65 192.784.482
41,02
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
- 1,91
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
- 3,02
55,8
- 32,81 48,8
8,56
+ 3,75 + 6,41
+ 2,22
0,212
- 29,42
0,185
+ 0,3 + 18,67
+22,91 10,18
- 44,62
8,26
- 3,77 + 19,38
+ 8,32
8,9
- 66,26
5,66
+ 0,8 - 5
- 2,56 20
- 43,28 18,6
+ 1,4 + 2,68
- 1,71 69,1
+ 27,8
63,7
1,93
- 1,31 + 2,04
+ 1,81
9,65
- 49,44
8,18
+ 0,2 + 14,61
+ 9,05
5,3
4,305
2,77
- 6,06 + 14,81
+ 5,44
0,165
- 3,13
0,138
- 0,07 + 6,09
+ 6,41
71,6
- 16,71 64,05
+ 2,31 + 15,65
+ 5,89 135
- 0,89 112,2
- 5,13 - 13,33
-17,6 123,65
- 48,37 104,05
0,64
+ 0,05 + 4,81
+ 1,15 46,74
- 47,49 40,6
4,72
- 3,06 + 2,46
-11,54 53,1
- 45,16 46,63
- 0,89 - 2,56
- 6,33
8,08
+ 29,38
7,16
- 0,24 + 20,78
+15,42
1,84
- 45,06
1,302
+ 8,06 + 15,26
+12,1
39,95
+ 12,16 32,05
1,72
+ 1,17 + 3,32
- 2,14 118,4
+ 12,01 107,65
0,86
- 0,74 + 4,09
+ 1,04 22,42
- 33,81 20,08
4,07
- 3
+ 4,25
+ 8,74 17,96
- 46,16
15,08
4,33
- 1,49 + 2,2
- 3,24 27,2
- 28,73 23,84
2,24
- 0,59 + 0,66
+ 8,03 37
- 16,7
32,76
- 0,61 + 3,12
- 3,87 28,23
- 21,95 26,26
+ 1,36 + 5,21
+ 3,88 33,8
+ 12,76 30,08
+ 0,48 + 11,25
4
+ 6,86 40,36
- 20,18 35,21
- 2,54 + 1,27
- 2,28 22,96
- 13,36 21,36
5,83
- 1,42 - 0,18
+ 8,82
3,035
- 51,66
2,61
+ 1,06 + 10,74
+14,33 34
- 39,31 28,9
3,52
- 2,03 + 5,51
+ 0,88 48,7
- 19,39 43,2
+ 0,49 + 11,94
+ 7,67 20,7
- 19,09 17,84
1,87
+ 0,68 + 17,94
+23,01 38,3
+ 1,23 31,3
3,63
+ 3,61 + 25,85
+17,81 25,85
- 36,84 20,2
1,86
+ 6,81 + 11,27
+14,39 12,8
+ 71,26 10,66
- 3,1 - 4,13
- 5,14 14,27
- 38,03 13,43
7,06
- 2,2 + 19,63
+15,08 21,74
- 47,45 16,15
2,2
- 0,45 + 4,52
+ 4,69 34,3
30
- 44,9
5,08
+ 0,21 + 7,81
+12,33 25,2
- 25,23 20,8
2,57
+ 1,87 + 3,8
-31,06
2,89
- 78,13
2,4
- 0,89 + 11,44
+ 3,23
2,475
- 52,24
1,984
+ 0,24 + 4,01
- 4,38 12,83
- 31,93
11,78
+ 1,34 + 12,34
+14,04 26,95
- 34
22,8
2,84
- 1
- 1,37
- 5,6
1,66
- 35,13
1,58
- 2,22 + 2,15
- 7,33 13,82
- 20,73
11,2
- 0,33 + 3,71
- 6,05
4,36
- 40,02
4,06
8,66
+ 0,85 + 6,39
+ 6,5
20,3
+ 22,12
18,8
+ 8,11 + 22,45
+27,66
1,24
- 52,19
0,94
41,67
- 1,64 - 1,07
- 3,99 25,95
- 52,62 23,13
2,91
- 1,32 - 1,52
- 7,62 40,5
- 22,28 37,78
6,44
- 0,4 + 25,95
+35,99
7,145
- 38,32
4,96
- 0,81
- 0,54
7,7
- 19,3
7,26
2,04
- 0,21 + 11,81
+ 8,45 10
- 8,88
8,58
+ 13,53
+ 9,76
1,045
- 42,81
0,871
+ 0,26 - 3,05
- 8,08 94,1
- 13,27 84,82
1,27
+ 3,34 + 6,42
+ 4,94
3,49
- 62,35
3,19
- 1,03 + 12,33
+10,38 60,3
+ 24,65 50
- 0,58 + 7,5
+10,97 18,5
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- 3,48 + 2,87
- 5,59
1,978
- 40,32
1,652
- 0,93 + 11,3
+17,17 24,3
- 43,71
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+14,52
9,77
- 49,89
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- 1,56 - 1,66
- 2,9
9,285
- 41,6
8,7
11,29
- 4,55 - 1,87
+ 2,94 22
+ 29,63 19,9
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+ 7,99
7,47
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+ 1,47 + 1,26
- 2,62 101,5
- 10,54 94,15
1,65
+ 0,06 + 3,76
- 0,86
9,95
- 35,88
8,752
4,35
+ 30,3
+ 2,92
- 0,5
- 1,48
+ 0,69
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+ 1,67
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+ 36
- 4,52
- 3,27
- 27,98
- 0,94
+ 3,29
+ 14,6
44
44
- 2,92
30,85
29,05
+ 6,4
50,45
45,8
+ 1,2
91,5
83
+ 6,09
62,6
55,4
+ 4,42
41,87
37,95
2,27
3,01
SRD Suite
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OUV
OST
VOL.
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV NB TITRES
SEB (SK) G
A 127
48964
FR0000121709
21/05/18 2 50.169.049
SEQUANA (SEQ)
C 0,221
335984
FR0011352590
65.183.351
SES-IMAGOTAG (SESL) g
B 25,6
32560
FR0010282822
25/06/12 0,5 14.376.762
SHOWROOMPRIVÉ (SRP) g
B 2,695
84034
FR0013006558
34.623.503
SIPH (SIPH) g
B 82,5
2913
FR0000036857
14/06/18 0,79 5.060.790
B 56,45
SOITEC (SOI) G
EX-DS 13/05/16 REGR.1P20
114796
FR0013227113
30.311.510
SOLOCAL GPE (LOCAL) g
B 0,524
REGR.
1619948
FR0012938884
583.630.365
SOMFY (SO)
A 66
672
FR0013199916
01/06/18 1,3 37.000.000
SOPRA STERIA GP (SOP)
A 82,9
28040
FR0000050809
03/07/18 2,4 20.547.701
SPIE (SPIE) G
A 13,02
582739
FR0012757854
26/09/18 0,17 150.000.000
SQLI (SQI)
18
4405
FR0011289040
21/07/17 0,88 4.425.786
ST DUPONT (DPT) g
C 0,131
222486
FR0000054199
16/09/14 0 524.279.556
B 78,5
STEF (STF) g
1623
FR0000064271
04/05/18 2,45 13.165.649
STENTYS (STNT) g
C 0,493
94670
FR0010949404
26.824.657
SUEZ ENVIRONNEMENT (SEV) LR A 11,3
1702161
FR0010613471
22/05/18 0,65 621.362.579
SUPERSONIC IM. (SSI) g
C 1,46
13649
FR0010526814
23.209.127
SWORD GROUP (SWP) g
B 32,4
1730
FR0004180578
12/11/18 3,06 9.544.965
SYNERGIE (SDG) g
B 26,55
2281
FR0000032658
20/06/18 0,8 24.362.000
TARKETT (TKTT) G
A 17,86
107593
FR0004188670
03/07/18 0,6 63.722.696
A 0,955
TECHNICOLOR (TCH) G
1607399
FR0010918292
21/06/17 0,06 414.461.178
A 137,7
TELEPERFORMANCE (RCF) G
110338
FR0000051807
25/04/18 1,85 57.780.000
TERREIS (TER)
B 36,4
561
FR0010407049
13/11/18 0,44 25.327.454
TF1 (TFI) G
A 7,03
254843
FR0000054900
30/04/18 0,35 209.912.140
TFF GROUP (TFF)
B 40,4
730
FR0013295789
06/11/18 0,35 21.680.000
THALES (HO) LR
A 101,75
291060
FR0000121329
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THERMADOR GROUPE (THEP)
B 45,9
5644
FR0013333432
9.109.752
TIKEHAU CAPITAL (TKO)
A 19
EX D S 03/07/17
3368
FR0013230612
30/05/18 1 103.477.599
C 4,9
TOUAX (TOUP) g
839
FR0000033003
30/12/14 0,5 7.011.547
TRANSGÈNE (TNG)
B 2,885
8763
FR0005175080
62.275.923
TRIGANO (TRI) g
B 80,6
45268
FR0005691656
11/01/19 2 19.336.269
UBISOFT ENTERTAINMENT (UBI) LRA 77,76
589776
FR0000054470
112.968.495
VALLOUREC (VK) G
A 1,822
4907636
FR0000120354
04/06/15 0,81 457.987.760
VALNEVA (VLA) g
B 3,47
26172
FR0004056851
92.106.952
VICAT (VCT) G
A 43,24
28109
FR0000031775
20/04/18 1,5 44.900.000
A 56,8
VILMORIN & CIE (RIN) G
7955
FR0000052516
12/12/18 1,35 20.833.902
VIRBAC (VIRP) g
A 123
6031
FR0000031577
26/06/15 1,9 8.458.000
VRANKEN-POMMERY M. (VRAP)
B 23,5
655
FR0000062796
06/07/18 0,8 8.937.085
WAVESTONE (WAVE)
B 26,35
11939
FR0013357621
20.196.492
WENDEL (MF) G
A 106,5
34829
FR0000121204
22/05/18 2,65 46.279.301
WORLDLINE (WLN) G
A 40,42
102738
FR0011981968
182.554.317
X-FAB SILICON (XFAB)
A 4,78
90537
BE0974310428
130.781.669
A
XPO LOGISTICS (XPO) g
FR0000052870
CLOT
+ HAUT
+ BAS
127,7
128,4
125,3
0,216
0,227
0,212
23,2
25,8
23,1
2,565
2,76
2,565
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82,5
81,9
56,65
57,6
55,7
0,506
0,532
0,506
64,9
66
64,9
81,55
83,5
81,3
13,13
13,22
12,94
17,84
18,08
17,6
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0,12
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79,4
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0,485
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11,235
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1,414
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32,4
31,95
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26,8
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17,56
18,34
17,23
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139,4
136,2
36,9
37
36,4
6,81
7,13
6,79
41
41,2
40,03
100,75
102,45
100,75
45,6
46
45,6
19
19
18,65
4,9
4,9
4,87
2,9
2,9
2,855
78,2
81,7
78,1
78,5
78,82
77,68
1,761
1,855
1,755
3,46
3,47
3,425
42,96
43,44
42,64
60
60
56,7
123,6
123,6
119,2
23,6
23,8
23,5
25,9
26,4
25,2
106,5
107,5
106,2
40,06
40,74
39,28
5,17
5,17
4,765
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
+ 1,51
+10,47
- 22,61
- 3,15
- 5,48
- 73,46
- 9,38
+32,57
- 22,41
- 4,82
+ 2,6
- 74,63
+ 0,74
+ 0,74
- 3,07
+ 0,8
+10,43
- 18,9
- 3,25
- 4,89
- 48,1
- 0,15
+ 3,02
- 22,55
+ 0,25
- 6,21
- 50,55
+ 4,12
+15,07
- 39,49
- 0,89
+12,2
- 52,75
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+ 2,31
- 18,4
+ 1,15
+11,99
- 21,07
- 1,42
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- 72,19
+ 0,36
- 7,03
- 17,78
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- 1,51
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- 0,93
+10,9
- 2,88
- 1,49
+10,46
- 43,65
- 3,14
- 8,45
- 45,53
+ 0,94
-13,29
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+ 0,59
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+ 9,08
+ 1,37
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- 22,15
- 3,68
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+ 2,5
+15,17
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- 0,35
- 3,08
+ 12,75
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+ 2,7
- 25,85
+ 1,06
- 9,52
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+ 0,41
-12,5
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+ 0,52
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- 5,54
- 2,31
- 7,4
- 51,52
+ 3,02
+12,85
+ 12,59
- 2,76
-12,04
- 70,6
+ 8,13
+ 7,12
- 0,37
+ 4,47
- 38,01
+ 5,63
+ 8,89
- 31,97
+ 0,98
+ 4,57
+ 3,69
- 0,84
- 1,67
+ 0,43
- 2,26
-10,07
- 38,33
+ 0,38
+4
- 27,2
+ 0,1
-13,18
- 7,35
+ 8,16
+ 8,16
- 50,86
- 2,48
+ 21,71
12/07/18 0,8 9.836.241
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
+ 13,21
129,7
107
+ 5,38
0,26
0,195
+ 27,61
26,9
16,84
+ 6,43
3,055
2,37
+ 1,11
82,5
81
+ 11,96
58,5
48,6
+ 0,5
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+ 3,02
67,7
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+ 1,12
88,7
78,1
2,94
+ 13,29
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3,05
+ 8,25
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+ 3,12
81
75
3,09
+ 11,75
0,586
0,416
- 1,91
11,845
11,185
5,75
+ 5,74
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+ 10,52
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3,42
+ 0,89
1
0,87
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147
133,7
1,35
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+ 17,16
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34
0,85
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105,2
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0,5
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- 3,31
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+ 0,41
4,95
4,69
+ 6,23
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2,695
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86,1
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2,56
+ 11,38
78,82
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+ 8,34
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+ 9,15
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3,1
+ 3,62
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3,49
+ 6,19
60
53,5
2,25
+ 8,61
124,8
111,8
- 0,42
23,8
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+ 11,88
29,55
23,45
+ 1,72
109,7
101,4
2,49
- 5,07
43,3
38,44
+ 21,36
5,17
4,145
+ 0,64
320
306
80
AUTRES VALEURS DE LA ZONE EURO
GEMALTO (GTO) L
NL0000400653
NOKIA (NOKIA) R
FI0009000681
SES (SESG) LR
LU0088087324
A 50,66
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A 5,244
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17,38
16,955
+ 0,04 + 0,08
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0,3
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4,71
VALEURS ZONE INTERNATIONALE
GENERAL ELECTRIC (GNE)
7,8
26127
USD 19/12/18 0,01 8.698.115.000
7,25
6578
GB0005405286
USD 11/10/18 0,1 20.035.547.017
LAFARGEHOLCIM LTD (LHN)
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23404
CH0012214059
CHF 11/05/18 2 606.909.080
SCHLUMBERGER (SLB)
A 36
4413
AN8068571086
USD 04/12/18 0,5 1.434.212.164
STALLERGENES GREER (STAGR) A 29,15
595
GB00BZ21RF93
19.738.742
US3696041033
HSBC (HSB)
7,7
7,84
7,7
7,176
7,25
7,175
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39,7
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36,7
35,6
29
29,15
28,75
- 0,13
+23,2
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+ 0,41
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+ 0,48
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7,89
6,46
- 0,64
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6,996
+ 11,25
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35,21
+ 11,59
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30,9
+ 2,47
29,9
27,15
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
36 // FINANCE & MARCHES
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD
ISIN
VALEUR
OUV
+HT +BS
FR0013341781 2CRSI
C 8,96 8,96
8,76
FR0000076887 A.S.T. GROUPEg
C 5,99 6,21
5,55
FR0013185857 ABEO
C 32
32
31,7
FR0000076861 ACTEOSg
C 1,705 1,71
1,67
BE0974269012 AD CAPITAL
FR0000062978 ADL PARTNERg
C 13,5
13,65
13,5
FR0012821890 ADUX (EX:HI MEDIA) C 3,11
3,11
3,07
FR0004152874 ADVENISg
C 1,445 1,45
1,445
FR0013296746 ADVICENNE
C 10,9
10,9
10,9
FR0000053043 ADVINI
C 29
29
28,4
FR0000044612 AFONE PART.
C 11,5
11,5
11,5
FR0000062804 ALPHA MOS
C
FR0000053837 ALTAMIRg
B 14,5
14,8
14,2
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B438 438
438
FR0011051598 AMOEBAg
C 2,34 2,34
2,27
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B 0,921 0,921
0,911
FR0010481960 ARGANg
B 44,3 44,4
44
FR0012185536 ARTEA
C 15
15
15
FR0000076952 ARTOIS
A
C 11,44 12,2
FR0011992700 ATEME
11,36
FR0000061780 AUGROS CP
C 5,55
5,55
5,55
FR0013183589 AURES TECH.
C 32,45 32,45 32,25
FR0011800218 AWOXg
1,235 1,235
1,16
FR0000064123 BACCARAT
B200 208
200
MC0000031187 BAINS MONACO
B 48,3 48,3
47,7
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C 4,25 4,25
4,005
FR0000062788 BARBARA BUI
C
FR0000035370 BASTIDE
C 29,85 30
28,6
FR0000062150 BLEECKER
C
FR0011592104 BLUE SOLUTIONSg
B 16,35 16,45 16,35
FR0004548873 BOURBONGg
A 3,505 3,555 3,465
FR0000074254 BOURSE DIRECT
C 1,16
1,16
1,16
FR0000078958 BUSINESS ET DEC.g
C
FR0010151589 CAFOM
C 6,15
6,2
6,15
FR0012969095 CAPELLI
34
34,8
33,3
FR0000064156 CARP.DE PARTIC.
C
FR0000072894 CASTg
C 3,8
3,8
3,79
FR0000064446 CATERING INTER.g
B 9,26 9,34
8,8
FR0010193979 CBO TERRITORIAg
C 3,28 3,3
3,2
FR0000078339 CCA INTERN.
C
FR0000053506 CEGEDIMg
B 22,1
22,3
21,6
FR0010309096 CEGEREALg
B 34,6 34,6
33,6
FR0012633360 CELLNOVOg
C 1,442 1,442
1,286
FR0012616852 CERENISg
B 0,54 0,54
0,486
FR0000037475 CFI
C
FR0000060907 CHAUSSERIA SA
C
FR0000054322 CIBOX INTER.g
C 0,113 0,118
0,113
FR0000060824 CLAYEUXg
C
FR0000053399 CNIMg
B 83
83,4
83
FR0013335742 COGELEC
C 7
7
6,981
FR0004031763 COHERISg
C 1,68
1,68
1,665
FR0000065393 COURTOIS
C 126
126
126
FR0000044323 CR ALPES PROV.
C 111,02 111,6
111
FR0000185506 CR ATL. VENDÉE
C 135
135,98 135
FR0010483768 CR BRIE PICARD.
B 25,7
25,795 25,55
FR0000045213 CR ILLE VILAINE
C102
102,5 102
FR0010461053 CR LANGUEDOC
C 75,2
75,4
74,5
FR0000045239 CR LOIRE HTE-LOIRE C 94,6 94,6
94,5
FR0000045551 CR MORBIHAN
C 85
85,2
85
FR0000185514 CR NORD FRANCE
B 22,7
22,7
22,5
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C130,02 130,2 130
FR0000045528 CR PARIS IDF
B 90,6
91,14 90,5
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C201,15 202,5
201,15
FR0000045544 CR TOULOUSE
C 113,62 113,8
113,6
FR0000045304 CR TOUR. POITOU
C 115
116,18 115
FR0000050395 CROSSWOOD
C
FR0007317813 CS-COM. ET SYST.g
C 3,96 4
3,96
FR0011026749 DALETg
C 12,1
12,3
12,1
FR0000036774 DANE-ELEC MEMORYg C
FR0010879056 DEINOVE
1,8
1,838
1,68
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37
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C
FR0012202497 DMS
C 1,215 1,215
1,06
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FR0010099515 ECAg
B 11,9
12,1
11,9
FR0000072373 EGIDEg
C 1,49
1,53
1,49
FR0000031023 ELECT. STRASBOURG B 101
101
98,2
FR0012650166 ELECTRO POWERg
C 13,7
14,05
13,5
FR0004030708 ENCRES DUBUITg
C 5,12
5,12
5,12
FR0000120669 ESSOg
B 34,75 34,8
33,4
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C
FR0000075343 EUROMEDIS GROUPEg C 6,6
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FR0010490920 EUROPACORPg
C 1,16
1,21
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103
103
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C
FR0000039026 EXPL. PROD. CHIM.
C
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C
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C
FR0000038184 F.I.P.P.
C 0,282 0,296 0,282
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C
FR0011271600 FERMENTALGg
2,8
2,82
2,74
FR0000062101 FERMIÈRE CANNES
B
FR0000061418 FIDUCIAL OFFICE
C 28,4 28,4
28,4
FR0000060535 FIDUCIAL RE
B 169
169
169
FR0000076986 FIN. MONCEY
A
FR0000035123 FINATIS
B 41,2
41,2
41,2
FR0000074759 FLEURY MICHON
B 47
47
46,4
FR0000065930 FONCIÈRE 7 INV.
C 2
2
2
FR0000064362 FONCIÈRE ATLAND
C 113
114
113
FR0000038499 FONCIÈRE EURIS
B 29,4 29,4
29,4
FR0010341032 FONCIÈRE INEA
B 38,5 38,5
38,5
FR0011277391 FONCIÈRE PARIS NORD C 0,034 0,034 0,032
FR0000053944 FONCIÈRE VOLTA
C
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12,25
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B 27,2
27,2
27,2
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C
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B 116,5 116,5
116,5
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C 87,2
87,2
84
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C 3,42
3,44
3,41
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0,284 0,299 0,275
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C
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C 139
139
132,5
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B 53
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53
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C
FR0000066219 IND. FIN. ENT.
C
FR0000071797 INFOTELg
C 42,45 42,65 42,3
FR0000064297 INNELEC MULT.g
C 4,81
5,08
4,81
FR0000060451 INSTALLUX SA
C 314
314
314
FR0000064958 INTEXA
C
FR0013233012 INVENTIVA
B 6,2
6,2
5,92
FR0000072597 IT LINKg
C 7,46
7,46
7,24
FR0004026151 ITESOFTg
C 3,78
3,78
3,78
FR0000073843 ITS GROUPg
C 4,85 4,88
4,85
FR0012872141 JACQUES BOGART
C 6,26 6,26
6,24
FR0004029411 KEYRUSg
C 5,08 5,16
5,02
FR0000039638 LA FONCIÈREVERTE C
FR0000066607 LACROIX SA
C 20,8 20,8
19,5
FR0000035263 LAFUMA
C 22,6
22,6
22,6
FR0004027068 LANSON-BCC
B 29,4 29,4
29,4
FR0006864484 LAURENT-PERRIER
B 94,2 94,2
90
FR0000075673 LE TANNEURg
C
FR0000121295 LEBON
C 127
129
127
FR0004165801 LES HÔTELS DE PARIS C 2,82
2,82
2,82
FR0004023208 LES NX CONSTR.
B 35,1
35,1
34,2
FR0000033599 LEXIBOOKg
C 0,9
0,9
0,876
FR0000121352 LOCINDUS
B 26,8 26,9
26,5
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C600 605
600
FR0000032302 MANUTAN INTER.g
B 66,2 66,2
66
FR0000051070 MAUREL & PROMG
A 3,425 3,43
3,33
FR0011742329 MCPHY ENERGYg
4,4
4,5
4,4
FR0000061244 MECELEC
C 1,47
1,47
1,47
FR0000052623 MEDASYSg
C 0,29 0,29
0,29
FR0000064404 MÉDIA 6
C 12,5
12,5
12,5
FR0004065605 MEDINCELL
C 6,8
6,8
6,65
FR0010298620 MEMSCAPg
C 2,01
2,01
2
FR0000077570 MICROPOLEg
C 1,105 1,18
1,105
FR0000064180 MOUL. STRASBOURG C
CLÔT
8,84
5,75
31,7
1,67
ÉCART VOL
- 0,9
1616
- 3,2
37625
- 0,63
200
- 2,05
2011
0,09
13,65 + 1,11
3,11 + 2,64
1,45 + 2,11
10,9
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14,8 + 2,07
438
- 0,46
2,33 - 0,43
0,918- 0,22
44,4
15
396
3228
364
132
400
68
4225
11
8947
32774
526
1
5050
12,12 + 5,94
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32,25 - 0,46
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11277
210
1969
30540
54
329
104031
7
28,95 - 1,7
4671
105
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2430
9514
1
636
1316
45,6
3,79 - 0,26
9
- 2,81
3,2 - 2,44
12
10783
35010
4,99
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11091
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434
1,332- 16,75 692318
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1
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681
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517
7022
471
719
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69
321
4,8
4
+ 1,01
12,3 + 2,5
651
167
0,56
1,68 - 0,12
37,2 + 0,54
26364
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0,945
1,1
- 5,98
73628
466
12,1 + 1,68
1,53
101 + 0,5
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5,12
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195
4409
625
23177
11
1230
0,244
6,6
1,185+ 2,16
103
1
22485
24
860
ISIN
FR0004034320
FR0000060196
FR0000037970
FR0011341205
FR0013018041
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FR0004050250
FR0012789386
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FR0000066482
FR0000060949
FR0000064388
FR0000039240
VALEUR
OUV
+HT
MR BRICOLAGE SA
B 7,76
7,76
MRM
C 1,4
1,4
MUSÉE GRÉVIN
C
NANOBIOTIXg
B 12,16 12,39
NAVYA
B 1,922 1,985
NEOPOSTG
A 25,54 25,68
NEURONESg
B 19,05 19,25
NEXTSTAGE
C 90
90
OFFICIIS PROPERTIESg C 0,75
0,75
OL GROUPEg
C 2,8
2,8
ORAPIg
C 5,24 5,24
ORCHESTRA-PRE.
C 0,53 0,54
OREGE
2,85 2,85
PARAGON ID
C 18,82 18,82
PAREFg
C 76
76
PASSAT
C 3,43 3,45
PATRIMOINE & COM
B 16,1
16,1
PCAS g
B
POUJOULAT
C 34
34
POXELg
C 5,2
5,24
PRECIA g
C
PRISMAFLEXg
C 9,62
9,74
PRODWAYS GROUP
B 3
3,01
PROLOGUEg
C 0,46 0,464
PSB INDUST.
B 33,6 34
QUOTIUM TECH.
C
RIBERg
C 1,912 1,916
ROBERTET SA
B538
538
ROCHE BOBOIS
B 17,1
17,1
S.A.M.S.E.
B 139
141
SABETON
C
SCBSMg
C 6,45 6,45
SÉCHÉ ENV.g
B 29,8 29,9
SELECTIRENTE
C
SERGEFERRARI GROUP C 5,92
5,92
SIGNAUX GIROD
C 12,8
12,8
SII
C 22,2 22,4
SMCP
A 15
15
SMTPCg
B 18,18 18,66
SOC. FR. CASINOS
C
SODIFRANCE
C
SODITECH ING.
C
SOFIBUS
C
SOFT COMPUTINGg C 24,4 24,4
SOGECLAIRg
C 24,2 24,5
SPIR COM.
C 2,7
2,7
TAYNINH
C
B160
160
TESSIg
TIPIAK
C 76
76
TIVOLY
C 32
32
TONNA ELECT.
C
TOUPARGEL GROUPE C 2,14
2,14
105
0,296- 0,67
10008
32,2
2,74 - 2,14
7045
1350
28,4
169
1
1
5450
41,2
46,4 + 0,22
2
+ 8,11
114
+ 1,79
29,4
38,5
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1
333
10
3
3225
29
23167
3,98
12,7 - 3,42
27,2
5402
37
36,2
24,6
1
116,5
32
84,2 - 3,22
285
3,41 - 0,29
922
0,291+ 2,47 205084
46,9 + 1,74
217
36
22
23,6
1
1,45
18,96 - 2,07
14,4 - 1,71
2,27
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3,75 + 1,35
0,224
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6,82
39,4 - 0,25
132,5 + 0,38
53,8
5534
80
15154
4802
9766
10100
1887
1763
74
423
4
193
1,04
53
42,55 + 0,24
5,06 + 5,86
314
- 1,88
11,72
1,922
25,08
18,8
89
0,75
2,7
5,2
0,53
2,7
18,76
76
3,42
16,1
34
5,07
9,62
2,86
0,448
33,6
VAR.
VEILLE
EN %
VAR.
ANNÉE
EN %
DOLLAR US
1,1391
LIVRE STERLING
0,8931
FRANC SUISSE
1,1259
COURONNE DANOISE
7,4631
COURONNE NORV.
9,7429
KUNA CROATE
7,4279
COURONNE SUEDOISE
10,2268
DOLLAR CANADIEN
1,512
YEN JAPONAIS
123,83
DOLLAR AUSTRALIEN
1,5841
ROUBLE RUSSE
76,3278
ROUPIE INDIENNE
80,895
DOLLAR NEO-ZELANDAIS 1,6724
COURONNE TCHEQUE
25,5455
FORINT HONGROIS
323,14
ZLOTY POLONAIS
4,2957
LEV BULGARE
1,9556
DOLLAR HONG-KONG
8,9335
WON SUD COREEN
1279,848
PESO MEXICAIN
21,7055
REAL
4,2339
DOLLAR SINGAPOUR
1,5452
RAND SUD-AFRICAIN
15,7091
LIVRE TURQUE
6,202
RENMIBI YUAN
7,7021
RUPIAH
16128,3633
PESO PHILIPPIN
59,3707
RINGGIT MALAIS
4,6771
BATH THALANDAIS
36,3335
-0,68
0,24
0,08
-0,01
-0,66
-0,01
-0,37
-0,74
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-0,59
-0,75
-0,37
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-0,04
0,44
0,09
-0,11
-0,68
-0,67
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-0,79
-0,78
-0,44
-0,86
-0,49
-0,82
-0,66
-0,88
-0,06
-0,04
-1,67
0,12
-0,17
-2,83
-2,57
-2,89
-3,94
1,22
-2,08
-0,64
0,64
0,09
-0,30
-0,65
0,27
-3,78
-4,99
-1,13
-5,53
2,14
-2,30
-2,31
-1,51
-1,33
-1,81
TAUX DE RÉFÉRENCE
18,8
21,6
6,4
29,3
6,4 + 0,79
29,7
151
3186
86
5,88
12,7
22,1
14,45
18
5,88 12,8
22,1 14,712 18,18 +
0,68
944
533
3119
48813
5297
0,9
1,92
0,89
1,93
16
0,94
183
24,4
23,7
2,6
24,4
23,7 + 1,72
2,6 - 0,38
494
1800
40
1,36
160
76
32
160
76
32
936
1
1
0,41
2,02
2,02 - 5,61
2601
+BS
36,1
12,6
12,6
12,6 + 4,98
20
0,02
CLÔT ÉCART VOL
36,1 - 0,28
4078
735
23,2
0,54
23,2
0,54
22,9
0,54
22,9 - 0,44
0,54
872
1
EURONEXT GROWTH (Sélection)
1,89
46,5
1,92
4,68
3,38
47,2
1,92
4,69
3,38
46,5
1,92
4,6
3,38
47,2 + 1,72
1,92
4,69 - 0,21
3,38
5,019
9,25
40,85
1,89
5,02
9,55 + 5,76
40,85 - 2,27
1,94 - 6,73
1809
1
433
110
ISIN
FR0010641449
FR0010397760
FR0012788065
FR0012816825
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FR0004045847
2,3
5,019 5,02
9,54 9,9
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2,1
2,1
148
62465
11500
59761
A 25,12
25,61
24,58
24,58 - 1,36
19,45 19,99
3,62
3,66
3,62
3,69
53,1
54,2
19,21
3,6
3,62
52,9
19,5
3,6
3,65
53,15
0,66
C
A
C
A
58,4
A 5,244
C
36,59
37,06
59
5,3
58
5,194
+ 0,83
15796
- 0,55
445
+ 0,83
1041
+ 1,14
137078
4,12 + 1,25
59
+ 1,03
5,256+ 0,57 255607
36,59
37,06
36,59
37,06
36,59 - 0,35
37,06 - 0,27
8,98
VALEUR
AGROGENERATION
AUPLATA
BIOCORP
BIOPHYTIS
BLOCKCHAIN GROUP
CARBIO
CARMAT
ESKER
EVOLIS
EUROPLASMA
GAUSSIN
GROUPE GUILLIN
GROUPE PAROT
HIOLLE INDUSTRIES
HYBRIGENICS
IMPLANET
MASTRAD
MNDg
NEOVACS
NEXTEDIA
NSC GROUPE
PISCINES DESJOYAUX
THERADIAG
UMANIS
VERGNET
VOY. DU MONDE
OUV
0,098
0,054
7,52
1,796
0,168
4,95
26,5
65,5
22,3
0,042
0,26
21,1
5,38
4,28
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0,159
0,419
1,35
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+HT
0,098
0,054
7,9
1,798
0,168
4,95
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66,9
22,3
0,045
0,265
21,25
5,44
4,3
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0,16
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1,448
0,208
0,689
+BS
0,09
0,052
7,5
1,71
0,156
4,83
23,55
65,5
22,3
0,036
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20,7
5,38
4,28
0,18
0,149
0,403
1,35
0,201
0,655
CLÔT ÉCART VOL
0,09 - 8,16 665745
0,053- 2,4
6881111
7,9 + 5,33
984
1,72 - 4,23
34562
0,158 - 6,94 279307
4,83 - 0,62
1487
25,3 - 5,24
54801
66,5 + 1,37
2831
22,3 - 0,45
2
0,039- 11,46 12060115
0,264+ 2,53 315694
21,1 + 1,93
8221
5,44 + 0,74
2308
4,3
101
0,18 - 13,88 27325377
0,152 - 4,4
231146
0,478+ 14,35 159186
1,406+ 6,03 114013
0,201- 0,74
183126
0,675- 0,59
7245
78
11,75 11,75
11,75
11,75
50
1,125 1,13
1,075
1,1 - 2,66
8608
8,04 8,16
8,02
8,14 + 1,5
1339
0,24 0,264 0,24
0,255+ 10,15 828300
121,5 121,5
118,5
120,5 + 0,84
2049
VALEURS ZONE INTERNATIONALE
CH0008853209
SN0008626971
CM0000035113
US1491231015
SN0000033192
GB0002374006
US5324571083
CI0000053161
CH0308403085
US4282911084
US4567881085
MA0000011488
US58933Y1055
US7427181091
LU0934195610
US9098831004
CH0008175645
GA0000121459
AGTA RECORD
BRAS. OUEST AFR.
BRASS. CAMEROUN
CATERPILLAR INC.
CFOA
DIAGEO
LILLY AND CO
FORESTIÈRE EQ.
GENEUROg
HEXCEL
INFOSYS
MAROC TELECOM
MERCK AND CO INC
PROCTER & GAMBLE
RORENTO CDH
RUSAL PLC
TELEVERBIER
TOTAL GABON
B 65,5
C
B
65,5
65,5
65,5 - 0,76
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
86,5
- 2,19
112,5
C
CERTIFICAT/FONDS
1
680
INVESTIR 10
I10GS - FR0011630474
FR0013284114
111.3
85.94
0,71
-0,31
4,02
30,6
30,6
30,57
30,57 - 0,29
200
102
C
B 3,38
750
3,39
3,3
3,3 - 2,37
- 13,79
1180
51,5
C
15,2
13
13
12,85
12,95
79,4
80,6
79,4
80,6
65
1551
- 0,76
+ 1
131
59,13
19,91
C 43,2
A 126
43,6
126,5
43,2
126
43,6 - 9,17
126,5 + 0,4
255
181
15-01-2019
EUR
EUR
USD
GBP
CHF
SEK
DKK
JPY
CAD
USD
1
1,1391
0,8931
1,1259
10,2268
7,4631
1,2383
1,512
GBP
CHF
0,8779
1,1197
0,8882
1
1,2758
1,0114
0,7838
1
0,7928
0,9887
1,2614
1
8,9784
11,4552
9,0814
6,5525
8,3599
6,6276
1,0873 138,7088 109,96
1,3274
1,6938
1,3428
MARCHÉ OBLIGATAIRE
TAUX MARCHÉS MONÉTAIRES ET EURODEVISES
SEK
DKK
0,0978
0,1114
0,0873
0,1101
1
0,7297
12,1089
0,1479
0,134
0,1526
0,1196
0,1509
1,3704
1
0,1659
20,2611
JPY (100)
CAD
0,8076
0,9197
0,7209
0,9094
0,0826
6,027
1
1,2215
0,6614
0,7534
0,5904
0,7447
6,7629
4,9356
0,8187
1
15-01-2019
MARCHÉS MONÉTAIRES
1 MOIS
3 MOIS
JOUR
6 MOIS
1 AN
ZONE EURO-0,33/-0,63-0,24/-0,54 -0,15/-0,45 -0,14/-0,44 -0,05/-0,35
ECARTS DE TAUX AVEC L’ALLEMAGNE
15-01-2019
6 MOIS
ALLEMAGNE 100,25
PORTUGAL
-0,25
FRANCE
-0,03
ESPAGNE
-0,09
ITALIE
-0,25
2 ANS
5 ANS
7 ANS
10 ANS
-0,60
0,48
0,12
0,31
1,01
-0,30
0,78
0,27
0,53
1,67
-0,05
1,15
0,33
0,81
2,25
0,18
1,51
0,44
1,17
2,55
EUROMTS
INDICE
FRANCE
1-3 ANS
5-7 ANS
10-15 ANS
PLUS 15 ANS
PLUS 25 ANS
EMTXI-BE
247,60 -0.05 245,87 0.75
171,37 0.08 171,32 0.30
237,42 0.14 236,50 0.25
287,60 0.03 287,33 0.07
338,72 0.07 337,19 0.39
349,03 0.07 346,89 0.55
235,77 0.05 235,28 0.16
VAR %
31/12 VAR %
COURS A TERME DE L’EURO CONTRE LES PRINCIPALES DEVISES
USD
GBP
CHF
SEK
DKK
JPY (100)
CAD
1,1390
1,1391
0,8931
0,8932
1,1262
1,1263
10,2261
10,2276
7,4617
7,4644
123,8100
123,8600
1,5119
1,5121
-0,0074
-0,0078
0,0037
0,0034
0,0005
0,0003
-0,0126
-0,0163
0,0003
0,0020
-0,3806
-0,3454
-0,0085
-0,0088
-0,0131
-0,0135
0,0040
0,0015
0,0012
0,0009
-0,0162
-0,0206
0,0027
0,0042
-0,3916
-0,3686
-0,0140
-0,0144
-0,0222
-0,0226
-0,0013
-0,0017
0,0023
0,0021
-0,0215
-0,0267
0,0057
0,0061
-0,4161
-0,3981
-0,0231
-0,0234
-0,0406
-0,0413
-0,0079
-0,0086
0,0048
0,0044
-0,0370
-0,0431
0,0117
0,0104
-0,3885 -0,0426
-0,4050 -0,0434
15-01-2019
COMPTANT
ACHAT
VENTE
A 1 MOIS
ACHAT
VENTE
A 3 MOIS
ACHAT
VENTE
A 6 MOIS
ACHAT
VENTE
A 12 MOIS
ACHAT
VENTE
TAUX BONS DU TRÉSOR
BTF
TAUX
1 MOIS
3 MOIS
6 MOIS
9 MOIS
1 AN
2 ANS
5 ANS
10 ANS
-0,56
-0,57
-0,57
-0,56
-0,56
-0,47
-0,01
0,66
INDICES DE RÉFÉRENCE DES EMPRUNTS À TAUX VARIABLES
MOY.
MENS.
NOV. 16
DÉC. 16
JANV. 17
FÉV. 17
MARS 17
AVR. 17
MAI 17
JUIN 17
JUIL. 17
AOÛT 17
SEPT. 17
OCT. 17
NOV. 17
DÉC. 17
JANV. 18
FÉV. 18
MARS 18
AVR. 18
MAI 18
JUIN 18
JUIL. 18
AOÛT 18
SEPT. 18
OCT. 18
NOV. 18
DÉC. 18
TMM
EURIBOR
1 MOIS
3 MOIS
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,3636
-0,359
-0,3609
-0,3662
-0,3614
-0,3608
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,369
-0,371
-0,37
-0,369
-0,367
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
-0,319
-0,319
-0,318
-0,316
-0,312
TME
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
0,77
0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
0,68
0,73
0,79
0,86
0,81
0,74
SOURCE CDC IXIS
TMOR.
PUB. PRIV.
MOY.
EONIA
EURIBOR
TEC
HEBDO
1 MOIS 3 MOIS 10
THE
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
06-12
07-12
10-12
11-12
12-12
13-12
14-12
17-12
18-12
19-12
20-12
21-12
24-12
26-12
27-12
28-12
31-12
02-01
03-01
04-01
07-01
08-01
09-01
10-01
11-01
14-01
15-01
0,76
0,71
0,71
0,71
0,71
0,71
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,72
0,72
0,72
0,72
0,73
0,73
0,73
0,73
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,73
0,73
0,73
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
0,93
0,99
1,06
1,01
0,94
-0,369
-0,358
-0,359
-0,359
-0,358
-0,36
-0,36
-0,362
-0,362
-0,364
-0,366
-0,367
-0,374
-0,369
-0,369
-0,369
-0,355
-0,356
-0,356
-0,368
-0,365
-0,365
-0,365
-0,362
-0,365
-0,366
-0,366
-0,367
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,369
-0,369
-0,369
-0,367
-0,366
-0,365
-0,365
-0,364
-0,364
-0,363
-0,362
-0,363
-0,363
-0,363
-0,363
-0,364
-0,364
-0,365
-0,368
-0,316
-0,315
-0,315
-0,314
-0,312
-0,312
-0,311
-0,311
-0,311
-0,311
-0,309
-0,31
-0,31
-0,309
-0,309
-0,309
-0,31
-0,309
-0,31
-0,309
-0,309
-0,31
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
0,66
0,67
0,69
0,74
0,69
0,70
0,69
0,71
0,70
0,70
0,67
0,68
0,68
0,68
0,68
0,69
0,69
0,64
0,65
0,66
0,69
0,73
0,74
0,68
0,65
0,63
0,61
THOR.
PUB.
PRIV.
0,96
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,92
0,92
0,92
0,92
0,93
0,93
0,93
0,93
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,93
0,93
0,93
0,96
0,91
0,91
0,91
0,91
0,91
0,95
0,95
0,95
0,95
0,95
0,92
0,92
0,92
0,92
0,93
0,93
0,93
0,93
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,93
0,93
0,93
MATIÈRES PREMIÈRES
MÉTAUX NON FERREUX
MÉTAUX STRATÉGIQUES
PARIS
OR (EUROS CPROR/*COURS HEBDO)
15/01
14/01
COURS PRIME PREC.
LINGOT
36870
0
36000
10 FLORINS
225
0,87
225
5 DOLLARS*
325
17,22
325
10 DOLLARS
600,5
8,29
620
20 DOLLARS
1210
9,07
1225
5 ROUBLES*
0
-100
0
50 PESOS
1371
-0,84
1390
LATINE
215
0,44
215
NAPOLEON
221,9
3,66
221,5
1/2 NAPOLEON* 120,4
12,49
125,7
SOUVERAIN ELI I* 280
3,75
280
SOUVERAIN
274,5
1,71
269
1/2 SOUVERAIN* 143
5,97
143
SUISSE
220,9
3,19
215,1
TUNISIENNE*
213
-0,5
213
MARK*
275
4,17
275
KRUGERRAND
1205
5,08
1205
LINGOTIN 500GRS 18750
1,71
18750
LINGOTIN 250GRS 9400
1,98
9400
LINGOTIN 100GRS 3760
1,98
3780
ARGENT C3E (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
526,63
525,09
CUIVRE (GIRM):
LONDRES
(EN DOLLARS)
PALLADIUM (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
FIX1
37 242
36 820
FIX2
37 322
37 509
PLATINE (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
FIX1
22 531
22 462
FIX2
22 539
22 640
4966
80
101
211
NEW YORK
ARGENT (EN CENTS PAR ONCE)
1 293
PALLADIUM (EN DOLLARS PAR ONCE TROY)
1 328
1 337
PLATINE (EN DOLLARS PAR ONCE TROY)
802
807
57
33
2000
213
3922
3951
146
19
75587
11542
61
1000
1
504
601
54816
79644
567
924
40
+HT
36,5
12,6
C
2,58
A
B
C
C
B
C
C
C
C
C
B
C
APERAM
BENI STABILI
CELYAD
CNOVA NV
DEXIA
EURONEXT
MAINSTAY MEDICAL
MONTEA CVA
NOKIAR
RENTABILIWEB GPg
ROBECO NV
ROLINCO
MÉTAUX PRÉCIEUX
19,55 - 5,1
22,6
29,4
91,4 - 1,93
129
+ 1,58
2,82 - 2,08
35
- 0,29
0,898- 0,22
26,5 - 0,75
605
66
3,355- 0,45
4,455+ 1,25
1,47
0,29
12,5 + 0,4
6,65 - 2,21
2
- 0,99
1,16 + 4,51
2
23128
75756
3
OUV
B 36,2
AUTRES VALEURS DE LA ZONE EURO
LU0569974404
IT0001389631
BE0974260896
NL0010949392
BE0974290224
NL0006294274
IE00BJYS1G50
BE0003853703
FI0009000681
BE0946620946
NL0000289783
NL0000289817
TAUX PRET MARGINAL 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux depOt
-0.40 %
ROYAUME UNI TAUX JOUR LE JOUR
0.45 %
taux de base
0.75 %
USA
TAUX JOUR LE JOUR
2.35 %
fOnds federaux
2.50 %
2 ans
2.57 %
10 ans
2.74 %
JAPON
BOJ TOKYO
-0.10 %
taux JOur le JOur
-0.45 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.01 %
- 1,57
2,06
1
39035
VALEUR
TOUR EIFFEL
TXCELLg
UNIBEL
UNION FIN. FR. BQUE g
UTIg
VERNEUIL PART.
VETOQUINOLg
VIDELIO (EX:IEC)
VIEL ET CIEg
VIKTORIA INVESTg
VISIODENTg
VOLUNTIS
VOLTALIA
XILAM ANIMATIONg
YMAGISg
BCE
3764
1320
195
133
554
3779
- 0,81
96346
8741
66800
6446
10
1
10909
212
13435
1741
51
28
216
542
1,824
1,882 - 1,47
514
516
- 0,77
16,7
16,7 - 2,34
139
141
+ 1,44
TAUX EN %
OR (EN DOLLARS PAR OZ)
FIX
1 294
- 4,52
+ 1,64
11,89 - 2,22
1,97 + 2,5
25,46 + 0,16
19,2 + 2,13
89
- 1,11
0,75
2,73 - 2,85
5,2 - 0,76
0,536+ 1,13
2,7 - 5,26
18,76 - 0,32
76
+ 2,01
3,42
16,1 - 0,62
13,6 + 2,56
34
5,1 - 0,78
174
+ 2,35
9,74 + 1,25
2,86 - 4,03
0,46 - 0,43
34
+ 1,19
ISIN
FR0000036816
FR0010127662
FR0000054215
FR0000034548
FR0000074197
FR0000062465
FR0004186856
FR0000066680
FR0000050049
FR0000035719
FR0000065765
FR0004183960
FR0011995588
FR0004034072
FR0011471291
COURS DE CHANGES CROISÉS
COURS
BCE
15-01-2019
1 EURO EN DEVISE
LONDON BULLION MARKET
15/01
14/01
ARGENT (EN CENTS PAR OZ)
FIXAGE
1 556
1 561
645
64
CHANGES : COURS AU COMPTANT
1087
2995
31
2,3
CLÔT ÉCART VOL
7,76 + 0,26
68
1,39 - 0,71
19501
US91912E1055 VALE SA
BMG9887P1068 ZCI LIMITED
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD Suite
TAUX ET CHANGES
PAYS
5,3
5,92
7,44
3,78
4,88
6,24
5,02
+BS
7,76
1,39
PRINCIPAUX TAUX DIRECTEURS
820
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD Suite
SETTLEMENT
15/01
JANV. 19
15,56
MARS 19
15,6
MAI 19
15,7
JUIL. 19
15,78
SEPT. 19
15,88
OR (EN DOLLARS PAR ONCE)
SETTLEMENT
SETTLEMENT
14/01
15,62
15,69
15,78
15,88
15,97
SETTLEMENT
15/01
JANV. 19
1292,7
AVR. 19
1294,9
JUIN 19
1301
AOUT 19
1307
DÉC. 19
1319,5
PLATINE (EN DOLLARS PAR ONCE)
SETTLEMENT
JANV. 19
FÉV. 19
AVR. 19
JUIL. 19
OCT. 19
15/01
797,9
800
803,5
807,8
813,9
14/01
1290,4
1298,5
1305,1
1311,5
1323,1
SETTLEMENT
14/01
799,6
803,2
805
810,2
815,9
CATHODES : 5339 A COMPTER DU 15/01/
AUTRES DEMI PRODUITS CUIVREUX :
BASE CUIVRE
611,82 DEPUIS LE 15/01
BASE LAMINÉ LAITON 1 TITRE 515,46 DEPUIS LE 15/01
BASE LAMINÉ LAITON 70/30
524,23 DEPUIS LE 15/01
BASE LAMINÉ LAITON 85/15
568,02 DEPUIS LE 15/01
BASE LAMINÉ BRONZE 94/6
709,55 DEPUIS LE 15/01
BASE LAMINÉ BRONZE 94/4
676,96 DEPUIS LE 15/01
LONDON METAL EXCHANGE
15/01
14/01
ALLIAGE D`ALUMIN. (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1440-1450
140-1460
10400
1380-1385
1425-1435
10400
ALUMINIUM (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1775-1775,5
1813-1814
1294050
1815-1816
1840-1840,5
1284725
CUIVRE (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
STOCKS
5860-5861
5888-5893
133700
5926-5926,5
5945-5950
133700
ETAIN (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
20625-20650
20465-20470
1365
20475-20500
20340-20360
1440
CASH
3 MOIS
VOL.
11415-11420
11390-11400
199542
11395-11400
11430-11435
201096
PLOMB (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1961-1962
1974-1976
104525
1960,5-1961,5
1972-1974
104525
ZINC (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
2467-2467,5
2463,5-2464
126225
2469-2470
2465-2466
126800
NEW YORK
CUIVRE (EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
JANV. 19
FÉV. 19
MARS 19
AVR. 19
15/01
2,65
2,64
2,64
2,65
14/01
2,64
2,63
2,63
2,64
VOL
35
253
53383
214
ÉLECTRICITÉ
ICE
(EN GBP PAR MWH)
CLÔTURE
15/01
BASE
40,69
POINTE
46,28
ICE FUTURES
(EN GBP PAR MWH)
15/01
BASE FEB 19 61,43
BASE MAR 19 58,4
POINTE FEB 19 67,83
POINTE MAR 19 62,19
ETAIN (EN DOLLARS PAR TONNE)
SETTLEMENT SETTLEMENT
JOU R
15/01
20600
14/01
20420
VOL
CLÔTURE
14/01
40,69
46,28
CLÔTURE
14/01
61,43
58,4
67,83
62,19
VOL
364004
192492
VOL
CLÔTURE
CLÔTURE
AVR. 19
MAI 19
JUIN 19
JUIL. 19
AOUT 19
15/01
52,43
52,9
53,3
53,13
53,4
14/01
51,15
51,55
51,95
52,3
52,55
375
350
SINGAPOUR
GASOLINE 97
GAS OIL
FUEL OIL (180)
FUEL OIL (380)
63,2
70,38
417,5
385,5
63,2
70,38
418,5
386,5
ÉMISSION CO2
NYMEX EMISSIONS (EN EUROS PAR TONNE)
CLÔTURE
15/01
22,55
CLÔTURE
14/01
21,95
SETTLEMENT SETTLEMENT
14/01
28,9
29,15
29,3
VOL
GAZ NATUREL
FÉV. 19
MARS 19
AVR. 19
15/01
3,52
3,26
2,86
CLÔTURE
14/01
3,57
3,28
2,89
CLÔTURE
14/01
22,35
VOL
VOL
42
3
4
SETTLEMENT SETTLEMENT
15/01
FEV 2018 21,93
MARS 2019 21,66
AVR 2019 21,37
14/01
22,54
22,15
21,58
VOL
14/01
73,04
75,81
74,73
14/01
12,72
12,87
12,98
13,25
13,84
87828
49936
19995
8117
4060
CLÔTURE
CLÔTURE
15/01
14/01
MARS 19 1669
1702
MAI 19
1692
1731
JUIL. 19
1703
1740
SEPT. 19
1710
1748
DÉC. 19
1715
1751
NEW YORK (EN $ PAR TONNE)
VOL
10955
7632
5621
3184
2877
MARS 19
MAI 19
SEPT. 19
DÉC. 19
JUIL. 10
15/01
2277
2313
2349
2356
2379
14/01
2343
2378
2419
2428
2433
VOL
27578
16604
1613
2416
38
VOL
15/01
14/01
JANV. 19 1500
1517
6
MARS 19 1526
1545
3743
MAI 19
1551
1566
2116
JUIL. 19
1569
1585
1040
SEPT. 19
1587
1601
459
NEW YORK-ARABICA (EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
7175
1733
MARS 19
MAI 19
SEPT. 19
DÉC. 19
15/01
101
104,3
110
113,9
14/01
102,4
105,85
111,75
115,55
VOL
14526
9991
2227
1008
VOL
SETTLEMENT SETTLEMENT
JOU R
14/01
112,45
115,7
VOL
112.45
465
509
10
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
15/01
14/01
MARS 19 10,49
10,56
MAI 19
10,68
10,73
JUIL. 19
10,69
11,11
AVOINE À CHICAGO
(EN CENTS PAR BOISSEAU)
268
10
2
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
312
42
1
SETTLEMENT SETTLEMENT
15/01
163,3
163,3
175,75
VOL
14/01
173
172,5
177,5
55
VEAU VIVANT - BRESIL - BRL :
152
LE 14/01//19
BETAIL VIVANT - CME - USD : 1.25425
LE 14/01//19
BETAIL D'ENGRAIS - CME - USD : 1.4485
LE 14/01//19
PORC MAIGRE - CME - USD :
0.6185
LE 14/01//19
PORC FRANCE E - EUR :
1.5
LE 02/03//17
INDICES
15/01
RJ CRB
15/01
VOL
15/01
14/01
MARS 19 374
379,25
116385
MAI 19
382,5
387,5
25094
JUIL. 19
390,25
395,25
20584
RIZ À CHICAGO (EN CENTS PAR LB)
BETAILS
CLÔTURE
NEW YORK (CONT. NO2 - EN CENTS PAR LB)
14/01
339,5
346,7
360
SETTLEMENT SETTLEMENT
LONDRES-ROBUSTA (EN $ PAR TONNE)
CLÔTURE
113
10
15/01
14/01
MARS 19 179,75
179,75
JUIN 19
183
183,25
AOUT 19 186,75
187,5
MAIS À CHICAGO (EN CENTS PAR
BOISSEAU)
VOL
CHICAGO (EN $ PAR 1000 BDFT)
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
JANV. 19
MARS 19
MAI 19
JUS D’ORANGE
15/01
338,4
346,1
355,1
SETTLEMENT SETTLEMENT
15/01
14/01
MARS 19 511
514,25
MAI 19
513,88
519,75
SEPT. 19
527,88
532,75
MAIS À PARIS (EN EUROS PAR TONNE)
CAFÉ
BOIS
MARS 19
MAI 19
JUIL. 19
VOL
Prix indicatif de l'Organisation internationale du
café (cents US/livre) :
Prix composé : 100.6
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
NEW YORK (CONT. N°2 - CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
15/01
13,09
13,19
13,27
13,52
14,11
VOL
SETTLEMENT SETTLEMENT
15/01
14/01
MARS 19 203,75
203,5
13875
MAI 19
204,5
204,75
5353
SEPT. 19
187,75
187,5
1573
BLÉ À CHICAGO (EN CENTS PAR BOISSEAU)
VOL
COTON
15/01
72,73
75,44
74,62
MARS 19
MAI 19
JUIL. 19
OCT. 19
MARS 10
CLÔTURE
BLÉ DE MEUNERIE N°2 À PARIS
(EN EUROS PAR TONNE)
15/01
14/01
MARS 19 298,5
299,75
MAI 19
290,5
292,75
JUIL. 19
289
285
BLÉ FOURRAGER À LONDRES
(EN £ PAR TONNE)
INDICE COTLOOK A : 82,15, LE 15/01//19
Mars 19
Juil. 19
Oct. 19
CLÔTURE
SETTLEMENT SETTLEMENT
NYMEX ( EN $ PAR MBTU)
CLÔTURE
VOL
8736
3969
1597
328
69
Prix indicatif de l'Organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 13/01/
Prix indicatif : 2289,41
LONDRES (EN £ PAR TONNE)
URANIUM NYMEX (EN $ PAR LB)
15/01
28,9
29,15
29,3
CLÔTURE
CACAO
URANIUM
JANV. 19
MAI 19
JUIN 19
CLÔTURE
15/01
14/01
MARS 19 351,9
344,5
MAI 19
361,2
353,9
AOUT 19 366,7
360,6
OCT. 19
369,9
364,4
DÉC. 19
375,1
370,3
NEW YORK (EN CENTS PAR LB)
VOL
POWERNEXT GAS FUTURES
VOL
15/01
14/01
FÉV. 19
557
567,5
59544
MARS 19 557,75
567,75
65054
AVR. 19
557,25
567,25
21447
MAI 19
557
566,75
11912
JUIL. 19
559
568
8227
NEW YORK NYMEX WTI (EN $ PAR BARIL)
CLÔTURE
372
347
SPOT
CÉRÉALES
12,95 cts/lb
LONDRES (EN DOLLARS PAR TONNE)
527,5
FUEL
FUEL OIL (HS 180)
FUEL OIL (HS 380)
CLÔTURE
15/01
14/01
JOUR
59,96
58,99
MARS 19 59,96
58,99
167221
AVR. 19
60,08
59,18
74080
LONDRES-GAZOLE (EN $ PAR TONNE)
CLÔTURE
SUCRE
London Daily Price:
15/01
NORD DA 21,69
LONDRES-BRENT (EN $ PAR BARIL)
CLÔTURE
PRODUITS PÉTROLIERS
ROTTERDAM
(BARGES - FOB) (EN $ PAR TONNE)
GAS OIL 0.1% SUL.
530,5
POWERNEXT GAS SPOT
PRODUITS PÉTROLIERS
CLÔTURE
KUALA LUMPUR
14/01
ANTIMOINE 99,65% (PAR TONNE)
8050
8050
BISMUTH 99,99% (PAR LB)
3,75
3,75
CADMIUM 99,95% (PAR LB)
1,35
1,35
COBALT (CATHODES) 99,80% (PAR LB)
25,5
25,5
EPONGE DE TITANE 99,60% (PAR KG)
6,8
6,8
FERRO MANGANESE (HC) (PAR TONNE)
975
975
FERRO MOLYBDENE (PAR KG)
28,3
28,3
GERMANIUM (PAR KG)
1300
1300
SELENIUM 99,50% (PAR LB)
14,5
14,5
SILICIUM (PAR TONNE)
1905
1905
CLÔTURE
NICKEL (EN $ PAR TONNE)
15/01
14/01
184,96
184,41
REUTERS COM. 2397,4
2389,14
MOODYS COM. 5737,27
5741,94
OR INDUSTRIEL 36527
36579
LMEX
2814,1
2797,1
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 37
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
DERNIER
DIVIDENDE NET
EN EUROS**
MONT. DATE
Mirabaud Asset Management
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CODE ISIN
DÉSIGNATION
DES VALEURS
VAL. UNIT DATE
HORS FRAIS DE LA
EN EUROS** VALOR.
LU0130728842 PICTET-EMERGING EUROPE
310,06 14/01
LU0130729220 PICTET-EMERGING MKTS
518,21 14/01
DERNIER
DIVIDENDE NET
EN EUROS**
MONT. DATE
CODE ISIN
DÉSIGNATION
DES VALEURS
LU0128490280 PICTET-EUR BONDS
549,82 15/01
235,81 14/01
LU0128467544 PICTET-GLOBAL EMERG.DEBT
365,89 15/01
LU0935268721 RAM (L) SF EM MKT CORE EQ
LU0168449691 PICTET-GREATER CHINA
490,82 14/01
LU0188501257 PICTET-HEALTH
259,3
LU0070964530 PICTET-INDIAN EQ.
494,48 14/01
DÉSIGNATION
DES VALEURS
VAL. UNIT DATE
HORS FRAIS DE LA
EN EUROS** VALOR.
LU0704154292 RAM (L) SF EM MKT EQ
165,06 14/01
LU1626129727 SWISS ALL CAPS (CHF)
98,82 14/01
LU0375629556 RAM (L) SF EUROPEAN EQ
406,1
LU1626130816 SILK ROAD ZONE STOCKS (USD)
94,64 14/01
117,9 14/01
LU0851564897 EUROPEAN EQUITY (EUR)
144,57 14/01
LU1048876350 RAM (L) SF GB SHLDR YLD EQ
14/01
93
14/01
LU0176900511 PICTET-JAPANESE EQ. SEL.
13706,12 11/01
LU0705072691 RAM (L) SF L/S EM MKT EQ
118,89 14/01
LU1626130220 HIGH DIV. EUROPE STOCKS (EUR)
90,32 14/01
LU0217139020 PICTET-PREMIUM BRANDS
140,73 15/01
LU0705071701 RAM (L) SF L/S EUROPEAN EQ
148,16 11/01
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Tél. 04 72 07 31 50
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EN EUROS** VALOR.
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VAL. UNIT DATE
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DES VALEURS
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Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DÉSIGNATION DES VALEURS».
carnet
fr
DISPARITION
ENTREPRISES
par Laetitia Lienhard,
Yves Vilaginés
et Laurance N’Kaoua
Benoît Rabilloud
devient président de Bayer
France et directeur général
de Crop Science pour la France.
Benoît Rabilloud, 47 ans,
diplômé de l’Institut supérieur de
gestion, est entré chez Bayer en
1995. Il a occupé plusieurs postes
de direction, en finance et au sein
des activités pharmaceutiques
tant en France qu’en Allemagne.
Depuis cinq ans, il était directeur
général adjoint de Crop Science.
Romain Gaillard/RÉA
L’entrepreneur
Bruno Vanryb
est décédé
BAYER
CHAMPAGNE LANSON
La nouvelle s’est répandue sur les réseaux
sociaux comme une traînée de poudre. L’entrepreneur Bruno Vanryb s’est éteint samedi, victime d’un terrible accident de moto au Maroc. Il
avait à peine 61 ans. Ce dirigeant chevronné, qui
devint très tôt l’un des chefs de file de la hightech française, avait, entre autres, cofondé l’éditeur de logiciels Avanquest S oft ware,
renommé depuis « Claranova ».
Mais cet ardent défenseur de l’entrepreneuriat a aussi présidé le réseau CroissancePlus ou
encore le collège éditeurs de logiciels du Syntec
numérique. « Il a fait partie de cette première
génération d’entrepreneurs qui n’ont pas eu peur
de grandir », glisse un proche. Pourtant, sur le
papier, l’homme, business angel à ses heures,
heureux investisseur, notamment de Cityscoot,
mais aussi associé chez Avolta Partners et dernièrement créateur de la société de conseils
pour start-up BeBrave n’était en rien prédestiné
à devenir un chef d’entreprise à succès.
« Un type qui décoiffait »
Le bagage de ce fils d’un gérant de société et
d’une directrice de magasin né à Suresnes ? Des
origines modestes, quelques cours de médecine pour faire plaisir à ses parents, la passion
du rock et le goût de l’informatique…
Ainsi Bruno Vanryb fut d’abord, et tour à
tour, un ingénieur du son rebelle puis un journaliste. « Bruno, c’était un type qui décoiffait. Il
avait un look qui détonnait, se souvient JeanBaptiste Danet, actuel président de CroissancePlus. On avait toujours l’impression qu’il sortait
de son lit, il n’avait jamais la barbe rasée de la
même manière et il portait des bagues aux doigts
dans tous les sens. Mais c’était quelqu’un qui
avait des tas d’idées entrepreneuriales. Il réfléchissait en permanence à des projets futurs. »
En 1984, il fonde avec son ami Roger Politis,
BVRP d’après leurs initiales et grâce à leurs
indemnités de chômage. « C’était une start-up
avant l’heure, avant même que le mot soit inventé.
On était tous les deux, on travaillait de chez nous
en réalisant de petits logiciels. Et nous sommes
restés trente ans associés », se rappelle Roger
Politis. Le groupe, piloté par le duo et rebaptisé
« Avanquest Software » en 2005, deviendra dès
2010 le 7e éditeur de logiciels grand public dans
le monde, avec une gamme de programmes de
synchronisation, de partage, de sécurité, de
retouche de photos, de création de sites…
Certes l’éditeur a aussi connu des bas. Mais
Bruno Vanryb, qui a quitté Avanquest en 2015,
« était visionnaire, il avait toujours un coup
d’avance par rapport aux marchés », estime
Ziad Gebran, directeur de l’agence de communication Little Wing, qui, en tant que conseiller,
l’a aidé à monter BeBrave.
Entrepreneur militant
Entre-temps, ce patron militant, renommé
pour son franc-parler, a livré ses recettes dans
l’ouvrage « Les 10 Commandements de l’entrepreneur », préfacé par Xavier Niel et paru fin
2017 aux Editions du Rocher. « Bruno Vanryb
est un personnage qui réunit deux qualités précieuses : il sait de quoi il parle, et il sait en parler »,
écrivait alors Daniel Fortin dans « Les Echos ».
Le texte, truffé de conseils avisés pour ceux qui
osent se lancer dans la création d’entreprise,
était à son image. « Les anecdotes relatées… je les
ai toutes vécues dans mes différentes carrières »,
prévient en préambule Bruno Vanryb.
Il partageait déjà régulièrement ses expériences, notamment, en tant que chroniqueur
sur BFM Business. Car il en était convaincu :
entreprendre est à la portée de tous dès lors que
certains principes sont respectés. « Il a vraiment eu le nez creux avec Cityscoot. Pour moi, il
était un vrai mentor, confie Ziad Gebran. Il m’a
transmis beaucoup de choses et de valeurs. Il
aidait beaucoup les jeunes talents. »
Engagé, entier, ce collectionneur de motos
anciennes, passionné de poker et amoureux de
la côte ligure, faisait rarement les choses à
demi. Y compris au sein de CroissancePlus,
association à l’origine de la création des bons de
souscription de parts de créateur d’entreprise.
« Il a repris le flambeau, commente le premier
président du réseau et son prédécesseur, Denis
Payre. Il s’est battu avec une grande énergie pour
que les BSPCE soient valables pour des entreprises de moins de 15 ans. C’était quelqu’un qui avait
une grande capacité de conviction, beaucoup
d’enthousiasme et du charisme. Il était chaleureux, droit et attachant. » Bruno Vanryb continuait d’ailleurs à s’investir. « On réfléchissait sur
pleins de sujets, poursuit Jean-Baptiste
Danet. C’était un type qui faisait beaucoup de
choses. C’est une énorme perte pour nous. »
« Une grande pudeur »
Néanmoins, il était aussi visible et engagé en
public qu’il était discret sur sa vie privée, malgré l’importance qu’elle revêtait pour ce père de
deux enfants, deux fois beau-père, qui venait de
fêter ses vingt ans de mariage. « Il avait une
énorme pudeur et il était d’une grande discrétion
sur sa vie privée et sur ses sentiments, raconte
Jean-Baptiste Danet. C’est quelqu’un dont j’étais
un ami très proche en tant qu’entrepreneur. On
parlait de tout sur le business, les idées, l’amitié,
les relations entre les gens, les valeurs sociétales…
Mais je ne l’ai jamais vu avec nos familles. »
Pour le serial entrepreneur Marc Ménasé,
« c’était quelqu’un de bienveillant qui s’attardait
toujours sur la dimension humaine des choses ».
Frédéric Monvoisin, fondateur de Green United Music, dont il était resté très proche, évoque, quant à lui, sa générosité : « Bruno était un
transmetteur, un passeur. Il détestait garder pour
lui ce qu’il avait appris de la vie, livre son ami. Il y
avait aussi dans le regard qu’il portait sur l’existence une curiosité immense, presque enfantine.
Un moment avec Bruno c’était comme un menu
excellent où l’on profite de chaque plat, nourri de
discussions et d’échanges d’une pertinence et
d’une justesse rares. C’était quelqu’un qui vous
rendait meilleur. »
La rédaction adresse ses plus sincères
condoléances à ses proches et à sa famille. n
François Van Aal
est nommé président.
Il succède à Philippe Baijot,
qui occupait ce poste
depuis 2006 et a fait valoir
ses droits à la retraite.
François Van Aal, 53 ans, diplômé
de la Northeastern University de
Boston (aux Etats-Unis), puis de
l’université de Paris-Dauphine, a
débuté en 1990 dans la publicité
chez J. Walter Thomson avant de
devenir responsable du sponsor i n g i n t e r n a t i o n a l c h e z Ta g
Heuer (1991-92). Après deux ans
chez BDDP, il a rejoint en 1994
Rémy Cointreau où il est resté
vingt-quatre ans. Il y était dernièrement directeur du global travel
retail EMEA.
CONFORAMA
Sylvaine Audrain
Guillaume Lebeau
sont respectivement nommés
directrice marketing et directeur
financier de Conforama France.
Sylvaine Audrain, 55 ans, titulaire d’un master de l’Essec, est
ingénieure en agronomie. Débutant chez Mars, elle a intégré, en
1991, le groupe Nestlé pour y être
notamment directrice marketing
de Nestlé Waters France. Devenue directrice marketing d’Intermarché entre 2005 et 2009, elle
est nommée successivement
directrice générale de Mars Food
France, directrice marketing et
offre de Nocibé et directrice marketing et communication de Jardiland. Depuis 2016, elle était
directrice d’enseigne de Krys.
Guillaume Lebeau, 46 ans, est
t i t u l a i r e d ’u n e m a î t r i s e d e
finance et d’un master 2 contrôle
de gestion et système d’information de l’Institut de gestion de
Rennes. De 1997 à 2008, il a
exercé plusieurs responsabilités
financières chez Promodès et
Carrefour, devenant notamment
directeur du contrôle de gestion
de Carrefour Hyp ermarchés
France. Entre 2010 et 2016, il a été
directeur du contrôle de gestion,
puis directeur administratif et
financier de Brico Dépôt. Plus
récemment, il a fondé Capafrica
dont il assurait la direction administrative et financière.
CHAMPAGNE CASTELNAU
Olivier Legrand
est, depuis le 3 janvier dernier,
le nouveau directeur marketing
et communication
de Champagne Castelnau.
Olivier Legrand, 48 ans, est titulaire du master commerce international vins et spiritueux de la
B ourgogne Business S chool.
Durant son parcours professionnel, il a travaillé plus de dix ans à
Inter Rhône. En 2015, il avait
rejoint le CVC – Champagne Nicolas Feuillatte.
ILS SONT NÉS
UN 16 JANVIER
Sade Adu, chanteuse, 60 ans.
Olivier Biancarelli, directeur
général de Tractebel, 48 ans.
Richard Bohringer, comédien,
77 ans.
Daniel Fasquelle, député du
Pas-de-Calais, vice-président
de la commission des Affaires
économiques de l’Assemblée
nationale, 56 ans.
Alain Genestar, journaliste,
69 ans.
Seydou Keita, footballeur,
39 ans.
Kate Moss, mannequin, 45 ans.
Jean-Claude Narcy,
journaliste, 81 ans.
Jean Van Hamme, auteur
de BD, 80 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
Mercredi 16 janvier 2019
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
La course en tête
Peugeot, vedette boursière de l’auto en 2018,
conserve son avance.
LA SÉANCE DU 15 JANVIER 2019
La Bourse
de Paris se
reprend après
trois séances
de baisse
Les marchés ont retenu leur
•souffle,
mardi, à quelques heu-
res d’un vote sur le Brexit au
parlement britannique. Si le
rejet semble assuré, c’est
l’ampleur de la défaite qui sera
scrutée. L’inconnue réside dans
la suite des événements, une
fois le texte rejeté. La Bourse de
Paris a clôturé en hausse de
0,49 %, après avoir gagné jusqu’à plus de 1 % en séance.
L’indice CAC 40 a terminé à
4.786,17 points, dans un volume
d’échanges modéré de 3,17 milliards d’euros.
La côte parisienne a dans un
premier temps salué la politique chinoise de baisses d’impôt
ciblées pour relancer l’économie. Puis elle a cédé du terrain,
avant de redresser la barre en
fin de séance.
Ailleurs, en Europe, les Bourses ont aussi terminé dans le
vert. A Londres, le FTSE 100 a
gagné 0,58 % et à Francfort, le
DAX a progressé de 0,33 %.
Du côté des valeurs, le secteur technologique a profité
d’une embellie. Capgemini a
gagné 3,76 %, STMicroelectronics, 1,28 %.
Eiffage a avancé de 2,36 %
après le relèvement de sa
recommandation à « acheter »
par HSBC.
Spie a profité pour sa part
(+4,12 %) par la recommandation de MainFirst, avec la
recommandation « surperformer ».
Peugeot a gagné 1,33 %, en
raison de ventes mondiales
record en 2018, grâce à l’intégration des marques Opel et
Vauxhall qui a compensé la
perte du marché iranien et la
chute des livraisons en Chine.
L’action Valeo a enregistré le
plus fort recul du CAC 40
(-3,44 %). Enfin, Carmat s’est
enfoncé de 5,24 %, après
l’annonce du retard pris par
une étude clinique décisive sur
son cœur artificiel total.
LES ENTREPRISES CITÉES
Airbus 22
Alcatel-Lucent 24
Allianz 33
Amazon Business 21
Americas Silver Corp 34
AstraZeneca 21
Bird 10
Bombardier 22
Bouygues 24
Bouygues Telecom 24
Carmat 30
Céleste 24
Citi 34
Europe 1 25
Fiat Chrysler 20
Ford 20
France Inter 25
General Motors 20
Immunocore 21
Ineos 17
Inpex 20
Ironwood
Pharmaceuticals 21
JP Morgan 34
Keyyo 24
Kia 20
Kosc 24
Lexmark 21
Lime 10
Lyft 34
Marbotic 28
Maxwell 25
Mediawan 25
Nerim 24
Newspace Factory 22
NextiraOne 24
Nissan 18
Nokia 24
Novo Nordisk 21
NRJ 25
Orange 24
Palomar 25
« Les voitures de course ne sont ni belles ni laides. Elles sont belles quand elles
gagnent. » Carlos Tavares, le patron de PSA, peut d’autant plus faire sienne
la formule d’Enzo Ferrari qu’il a laissé derrière lui en Bourse l’an dernier
l’écurie à l’étalon cabré. Sochaux plus fort que Maranello et que le reste de
l’industrie automobile : le titre Peugeot, seule hausse (+12,9 % dividende
réinvesti) du secteur dans une année 2018 où la marque a pris le leadership
des voitures particulières à Renault en France et où le groupe a doublé
Volkswagen pendant un mois en Europe, continue d’avancer plus vite depuis le 1er janvier (+9,9 %). Mais il a toutefois laissé la tête à ceux de Ferrari et
de Fiat Chrysler. Le double moteur de la reconquête du débouché européen
et d’un redressement en V de la rentabilité chez Opel, rééditant l’exploit
réussi chez sa maison mère, a été d’une vivacité et d’une robustesse qui ne
pouvaient qu’en faire le véhicule préféré des gérants malgré les crevaisons
chinoises, iraniennes, turques et argentines. Le reflet inversé d’un Renault
déboussolé par l’emprisonnement de son PDG, plus forte chute boursière
depuis, a en outre creusé l’écart de leurs capitalisations, en faveur de PSA,
à un plus haut en seize ans (2 milliards d’euros). Mais les valeurs à la casse
ne manquent pas, et les investisseurs attendent de savoir si la marque
au lion en a gardé sous le pied. Comme disait aussi Enzo Ferrari, « Pour
arriver premier, il faut premièrement arriver. »
EDITORIALISTES
Cécile Cornudet,
Jacques Hubert-Rodier, Eric Le Boucher,
Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori,
Sabine Delanglade, Laurent Flallo,
Sylvie Ramadier (Le Crible)
LES ECHOS EXECUTIVES
RÉDACTRICE EN CHEF Muriel Jasor
LES ECHOS WEEK-END
DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Henri Gibier
RÉDACTEURS EN CHEF Gilles Denis,
Karl de Meyer et Lucie Robequain
DIRECTRICE ARTISTIQUE Cécile Texeraud
SÉRIE LIMITÉE
RÉDACTRICE EN CHEF Frédérique Dedet
DIRECTRICE ARTISTIQUE
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DIRECTEUR DE LA DIFFUSION ET DU MARKETING CLIENTS Etienne Porteaux
DIRECTEUR STRATÉGIE ET COMMUNICATION Fabrice Février
PUBLICITÉ Les Echos Team Media Tél. : 01 87 39 78 00.
PRÉSIDENTE Corinne Mrejen
DIRECTEUR GÉNÉRAL Philippe Pignol
DIRECTRICE PUBLICITÉ FINANCIÈRE Céline Vandromme
DIRECTRICE PUBLICITÉ COMMERCIALE Emmanuelle Denis
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SERVICE ABONNEMENTS LES ECHOS 4, rue de Mouchy 60438 Noailles Cedex
Tél. : 01 70 37 61 36. Fax : 01 55 56 70 38 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 15 JANVIER 2019 : 86.119 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
Membre de membre ACPM OJD CPPAP : 0421 c 83015. Toute reproduction, même partielle, est
interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
Ce numéro comporte un 3e cahier de 12 pages « Les Echos Entreprises et Collectivités »
En odeur de sainteté
Le record de ventes d’Interparfums augure
une croissance plus rapide.
JP Morgan rate les prévisions de Wall Street
mais s’avère aussi rentable qu’avant la crise.
« Charme profond, magique, dont nous grise, dans le présent le passé restauré ! » Il n’est pas courant qu’un relèvement d’objectifs annuels prenne les accents d’un vers baudelairien. Mais la perspective d’un chiffre d’affaires atteignant finalement les 450 millions d’euros en 2018, soit une progression
de 7 % par rapport à l’année précédente et 5 % de mieux qu’annoncé en novembre, a sonné comme de la poésie aux oreilles des actionnaires d’Interparfums. En effet, le spécialiste des parfums de marques de luxe sous licence aura enfin repassé l’an dernier le record de 2012 (445 millions), le dernier
exercice avant sa rupture avec Burberry, qui représentait plus de la moitié
de ses revenus. Si le titre, coté en Bourse depuis près d’un quart de siècle, est
assez vite revenu en odeur de sainteté après le purgatoire de 2011 (–34 %),
c’est parce que la signature de grandes marques entre 2009 et 2015 (Jimmy
Choo, Montblanc, Coach) et le rachat de Rochas ont tourné la page dans les
esprits. Ces nouveaux emblèmes ont préparé un tremplin de croissance
que les investisseurs ont commencé à anticiper depuis un an et demi. En révisant en hausse la cible de marge opérationnelle, à 14 % pour l’an dernier,
tout en laissant celui du chiffre d’affaires pour 2019, à 470 millions, environ
3 % sous les estimations des analystes, le PDG, Philippe Bénacin, sait ménager les effets que nécessite un multiple de capitalisation aussi entêtant que
celui d’Hermès (38 fois les bénéfices escomptés en 2018). En neuf ans, les
objectifs ont été rehaussés dix-neuf fois, rappelle Oddo BHF. Ce qui s’appelle avoir du nez.
EN VUE
Les Echos est une publication du
PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH)
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Pierre Louette
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RÉDACTEURS EN CHEF
David Barroux (Entreprises)
Laura Berny (Enquêtes)
Daniel Fortin (Magazine, Opinions, Innovation)
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et opérations spéciales)
Etienne Lefebvre (France et International)
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Guillaume Maujean (Finance-Marchés)
Pascal Pogam (Information
et transformation digitale)
RÉDACTEUR EN CHEF TECHNIQUE Didier Boileau
DIRECTEUR DE CRÉATION Fabien Laborde
DIRECTRICE ARTISTIQUE ADJOINTE
Marion Moulin
« Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Même si de nos jours les verdicts de Wall Street choisissent d’autres couleurs que celles de la fable, la saison des résultats annuels montre que ses grandes banques ne sont plus traitées comme des
pestiférées, malgré le brouillard économique ambiant, à la différence des
congénères européennes. La plus grosse de toutes, JP Morgan n’a pas été
boudée très longtemps après une ouverture en baisse à cause de son bénéfice trimestriel inférieur d’un dixième aux attentes, une première depuis
quatre ans et sa pire fin d’année en trading obligataire depuis 2008. Non
seulement la performance de Citigroup s’était avérée encore moins bonne,
mais le patron Jamie Dimon n’a pas allumé les signaux d’alarme pour le risque d’impayés, insistant plutôt sur les divisions politiques à surmonter à
Washington. Tout le monde l’a compris chez l’Oncle Sam, la croissance des
établissements de crédit va devenir plus problématique, vu la situation des
prêts immobiliers et automobiles. Devenus plus circonspects, les investisseurs américains peuvent toutefois contempler la richesse accumulée depuis la crise de 2007 dans la plus puissante forteresse bancaire du pays. Le
bilan a crû de 67 % et les effectifs de 41 % tandis que les fonds propres ont
été multipliés par deux, comme la valeur boursière. La rentabilité des fonds
propres a fini par retrouver le niveau de 2007 (13 %) l’année dernière et celles des actifs est supérieure (1,24 % contre 1,06 % à l’époque). De quoi voir
venir le retournement cyclique, aussi inévitable qu’impossible à prédire.
Richesses de forteresse
Panini 25
Pichon Industries 30
PSA 19
Radio France 25
Renault 18
RTL 25
Samson 30
Scoot 10
SFR 24
Shell 20
Tarkett 21
Techné 30
Total 20
Uber 34
UVGermi 30
VOI 10
Volkswagen 20
Wells Fargo 34
Wetrott’ 10
Wind 10
Worldia 28
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & PRÉSIDENT DE LA SAS LES ECHOS Pierre Louette
Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
10, boulevard de Grenelle, CS10817, 75738 Paris Cedex 15 Tél. : 01 87 39 70 00.
www.lessechos.fr
ÉDITRICE Capucine Marraud des Grottes
ÉDITRICE ADJOINTE Clémence Callies
DIRECTEUR DES DÉVELOPPEMENTS ÉDITORIAUX DU PÔLE LES ECHOS Henri Gibier
crible
F
Carlos Tavares
a u t- i l ê t r e c o m p l è t e m e n t
dingue pour être un grand de
l’automobile ? Multiplions les
conditionnels car nous sommes plus
sensibles que la justice japonaise à la
présomption d’innocence, mais il semble que Carlos Ghosn soit en train de
payer une certaine folie des grandeurs.
Quant à Carlos Tavares – l’autre Carlos,
l’autre cador –, il l’avoue lui-même :
« Je suis un psychopathe de la performance. » Fils d’un comptable de
Lisbonne, élève boursier du lycée français où sa mère était prof, le PDG de
PSA n’est pas né avec une cuillère
d’argent dans la bouche mais avec un
volant dans les mains. Dans son jardin
près de Rambouillet, il a installé un
paddock niveau Formule 1 pour rafistoler ses vieilles voitures. Un vrai
« alien » : « Il a de l’essence qui coule
dans les veines », dit aux « Echos » un
cadre de Peugeot. Et il passe un week-
end sur deux à courir sur les circuits, la
même passion que François Fillon sauf
que lui porte des chemises Yves Dorsey
à 20 euros. Concurrents, collègues,
employés... ils sont unanimes : dans
l’auto il sait tout faire, les vendre
comme les démonter. Réussir à gagner
de l’argent en vendant des Corsa, il faut
le faire. Le centralien a commencé chez
Renault. Charme des noms de métier, il
y est entré en 1981 comme « ingénieur
tenue de route ». La sienne fut une
vraie ligne droite jusqu’à ce que l’existence de son patron Carlos Ghosn lui
bloque l’accès au sommet. Depuis 2014,
il a montré ce qu’il savait faire chez Peugeot, réussissant même à digérer Opel.
Avec Ghosn, ils jouaient enfin dans la
même cour, jusqu’à ce qu’un lustre à
65.000 euros se décroche du plafond.
(
Lire nos informations
Page 18
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MERCREDI 16 JANVIER 2019// SUPPLÉMENT GRATUIT AU NUMÉRO 22866 | ISSN 0.153.4831 | NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT
MARCHESPUBLICS.LESECHOS.FR
Les ponts d’Ile-de-France
sous surveillance
v
LE BAROMÈTRE
DE L’ÎLE-DE-FRANCE
Après l’affaissement en mai dernier d’une partie d’un mur de soutènement du viaduc de
Gennevilliers, à Argenteuil, 21 ouvrages construits selon une technique similaire ont fait
l’objet de vérifications. Deux murs de soutènement de la RN118 présentent une fragilité.
Lamia Barbot
Les images de l’effondrement du pont de
Gênes l’été dernier en Italie sont toujours dans
les esprits. Plus près et sans faire de victimes,
l’affaissement d’un pan de mur du viaduc de
Gennevilliers, en mai 2018, a également marqué les esprits. Les difficultés de circulation
occasionnées sur l’A15 sont toujours d’actualité. C’est pour éviter une « catastrophe » que
la direction des routes d’Ile-de-France (DiRIF)
a engagé l’été dernier un programme de
vérification des murs de soutènement de
21 ouvrages d’Ile-de-France construits selon
une technique similaire à celui de Gennevilliers. Les murs dits de première génération
ont été les premiers à subir une inspection.
Construits dans les années 1970, ils ont des
armatures métalliques de 3 mm d’épaisseur,
en acier galvanisé selon un procédé moins
efficace que les murs des générations suivantes. L’Ile-de-France en compte cinq dont ceux
de Gennevilliers (A15) et de Sèvres (RN118).
« Les premiers diagnostics par carottages sur la
RN118 à Sèvres ont fait état d’un risque d’affaissement. Nous avons programmé des travaux
dès l’été 2019. Mais des examens plus approfondis en décembre montrent que la situation
s’avère plus grave, nécessitant d’avancer les
travaux et de prendre des mesures de précaution pour alléger la charge supportée par ces
murs », précise Alain Monteil, directeur de la
DiRIF, qui assure toutefois que la situation
n’est pas dangereuse.
Les travaux de renforcement devraient commencer au printemps. L’appel d’offres a été
lancé le 2 janvier. En attendant, une voie de
circulation (sur deux) a été neutralisée et la
circulation des poids lourds de transports de
marchandises de plus de 13 tonnes interdites
sur ce tronçon.Les investigations réalisées sur
les trois autres murs de soutènement de
première génération, situés dans le secteur
ACCIDENT. L’affaissement d’un pan de mur du viaduc de Gennevilliers, en mai 2018, a marqué les esprits. Photo Sipa
d’Argenteuil sur l’A15 et l’A86, n’ont pas révélé
d’état grave nécessitant une action à court
terme. La programmation de la rénovation a
donc été repoussée d’ici trois à cinq ans.
Covoiturage gratuit
La Région a réagi à la fermeture en urgence
d’une voie de circulation. « Nous avons été pris
de court par cette nouvelle qui impacte fortement les 100.000 Franciliens qui empruntent
cette voie », s’est insurgée Valérie Pécresse qui
reproche à l’Etat de « ne pas avoir su entretenir
le réseau routier dont il a la charge ». « Je vais
demander à Elisabeth Borne, la ministre des
Transports, de réaliser un audit des principaux
ouvrages dans les plus brefs délais en précisant
les investissements à réaliser et cet audit devra
se faire en totale transparence avec les collectivités qui doivent être informées et rassurées sur
Le chiffre
100.000
Franciliens
empruntent quotidiennement la RN118.
l’état de nos routes », ajoute Valérie Pécresse.
Des mesures visant à limiter la congestion de
cette zone pendant les travaux ont été prises.
Le passage du tramway T6 sera accéléré toutes les 4 minutes aux heures de pointe (prolongées d’une heure trente le matin et le soir).
Les lignes de bus pourraient aussi être renforcées. Le covoiturage devient gratuit dans les
départements concernés par la fermeture
(Yvelines, Essonne et Hauts-de-Seine). Ile-deFrance Mobilités prend à sa charge la part de
l’usager s’il utilise une des 8 plates-formes
partenaires (BlaBlaLines, Clem’, Covoit’ici,
Idvroom, Karos, Klaxit, OuiHop’et RoulezMalin).« Moins se déplacer est aussi une réponse
possible », estime Valérie Pécresse qui rappelle
que la région compte près de 40 % de cadres
qui pourraient pratiquer le télétravail en cas
de nécessité. n
Paris : un HLM sur ressorts
au bord de la voie ferrée
L’ICF Habitat La Sablière a reconstruit 75 logements sociaux
le long des voies de la gare Montparnasse, alliant solutions
acoustiques et thermiques.
Marion Kindermans
@MaKindermans
DÉFI. Le besoin de résistance acoustique
est accru du fait de l’augmentation du
trafic gare Montparnasse. Photo Muriel Lasson
Le train passe à toute volée juste en
face de la fenêtre. Un transilien régional ou le TGV Atlantique, parti de la
gare Montparnasse vers les villes de
l’ouest. L’immeuble qui a été inauguré
début décembre passage Gergovie par
l’ICF Habitat La Sablière, dans le
14e arrondissement, est installé pile au
pied de la voie ferrée. La nouvelle
résidence de 75 logements sur huit
étages, dans laquelle les locataires se
sont installés cet été, répondait à
plusieurs défis techniques, à la fois
acoustiques et thermiques. Il s’agit de
coller aux exigences du plan Paris
Climat élaboré par la Ville.
Ces deux objectifs sont souvent en
conflit. « La difficulté de l’exercice est
que bien souvent, dans les solutions de
bâti, plus on est thermique, moins on
est acoustique » glisse Sylvie Solvet,
l’architecte retenue au terme d’un
concours. C’est le cas pour le bâtiment, qui a du être construit en béton
branché, avec une isolation en laine
de roche, pour faire barrière contre le
bruit. Mais qui n’est pas la solution la
plus logique en terme d’isolation
thermique.
Logements traversants
De l’autre côté de la voie ferrée, l’idée
a été de profiter au mieux de la coulée
verte qui longe l’immeuble. Le dossier
de rénovation a été lancée en 2011.
L’ancienne résidence de 39 logements,
construite en 1953, a été démolie trois
ans plus tard. Les habitants ont été
relogés avec l’aide des réservataires
Etat, Ville de Paris, et SNCF.
Sur le nouveau projet, plusieurs solutions pour réduire les nuisance sonores. Les bâtiments sont construits en
béton branché avec une isolation par
l’extérieur. Le plan masse a été adapté.
Les logements sont traversants, la
quasi-totalité d’entre eux n’ayant pas
de pièces principales du côté de la voie
ferrée, où ont été privilégiés la cuisine,
la salle de bain, le salon. Les entrées
d’air sont également du côté coulée
verte, imbriquées dans la maçonnerie
et dotées de « pièges à son ».
Pour limiter les vibrations du train,
les niveaux en superstructure sont
posés et suspendus par plus d’un
millier de boîtes à ressorts installés
sur le sol du parking. Les menuiseries
extérieures sont en aluminium thermolaqué pour renforcer la protection
acoustique. L’opération a coûté
19,2 millions d’euros (dont 47% par
prêt bancaire, le reste par subventions
et fonds propres). A deux pas, de
l’autre côté de la rue, une autre résidence de la Sablière, de 300 logements, cette fois-ci réhabilités, est en
voie d’achèvement pour 50 millions
d’euros. Le besoin de résistance
acoustique est accru. Le trafic de la
gare Montparnasse est appelé à doubler dans les prochaines années. n
DU 10 AU 16 JANVIER 2019
Chaque semaine, « Les Echos »
présente le baromètre des marchés
publics, en partenariat avec la plateforme e-marches-publics.com.
Il s’agit des marchés en cours
de publication.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
+0,1 pt
L’évolution du taux de chômage en
Ile-de-France entre le T2-2018 et
le T3-2018.
–1 pt
La baisse du taux de chômage
en Ile-de-France depuis mi-2015.
+0,7 pt
La hausse du taux de chômage
en Ile-de-France par rapport à son
point bas d’avant-crise (T1-2008).
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
02 // GRAND PARIS
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
Trois tours démolies à Alfortville
L’acte 2 de la rénovation urbaine dans le sud d’Alfortville
a été validé, avec la destruction dans deux ans des trois
tours dans le quartier Chantereine.
Marion Kindermans
@MaKindermans
C’est parti pour la démolition des trois tours
du quartier Chantereine, à Alfortville. Dans la
foulée de son accélération sur les dossiers,
l’Agence nationale de rénovation urbaine
(ANRU) a annoncé avoir validé fin novembre,
parmi une dizaine d’autres, le nouveau projet
d’aménagement de la ville. Il donne le feu vert
à la disparition d’immeubles construits dans
les années 1960, rue Nelson Mandela. Ce sera
la deuxième opération de renouvellement
urbain d’Alforville, puisqu’un premier programme Anru, lancé en 2005, est aujourd’hui
achevé. La réhabilitation du quartier de
Chantereine est qualifiée « d’une grande
importance » par Luc Carvounas, ex-maire
d’Alfortville, aujourd’hui député (PS) du Val
de Marne, qui a suivi ce dossier de près. A
part Chantereine, qui concentre le gros des
travaux, deux autres secteurs sont concernés : Grand Ensemble et Saint-Pierre Toulon.
Mixité
AMÉNAGEMENT. Le renouvellement urbain a fait passer en dix ans le nombre de logements sociaux
de 99 % à 50 % dans les quartiers du sud, ces derniers étant construits ailleurs dans la ville. Photo Alfortville
La ville se donne deux ans pour vider les trois
tours et reloger les habitants, avant de
démarrer les démolitions. Ces immeubles
abritent 351 logements sociaux. L’idée est d’en
construire 80 nouveaux sur le site, ainsi que
234 logements privés. Les 271 autres HLM
seront construits ailleurs pour permettre une
plus grande mixité du quartier Chantereine.
« Actuellement, une maîtrise d’œuvre urbaine
et sociale et un diagnostic social mené par
Logial-OPH sont en cours, préalables nécessaires au relogement » indique l’ex-maire.
Le renouvellement urbain a fait passer en
dix ans le nombre de logements sociaux de
99 % à 50 %, ces derniers étant construits
ailleurs dans la ville. « Nous avons créé plus
de 600 appartements neufs, relogé plus de
550 familles, et surtout transformé la physionomie du sud de la ville grâce à ce projet global
de rénovation » explique Luc Carvounas.
La transformation du quartier Chantereine
est pour lui « le fer de lance de la transformation de tout le sud de la ville ». Cet acte 2 doit
permettre de créer de nouveaux services à la
population. D’ici à 2024, les services publics
existants sur la place San Benedetto (mairie
de proximité, voire la médiathèque) seront
relocalisés en rez-de-chaussée des immeubles neufs. Une crèche privée et une maison
de santé seront aussi implantées. Et les
locaux restés vacants devraient être occupés
par des commerces, avec l’extension prévue
de la supérette. Les écoles n’échappent pas à
ce second souffle. Le groupe scolaire Montaigne sera rénové. Ce n’est pas le seul. « Nous
avons, à chaque fois que cela a été possible,
privilégié une approche environnementale
comme c’est le cas pour l’école Lacore-Moreau
dont nous allons revoir l’architecture en y
apposant une « peau bioclimatique » », ajoute
aussi Luc Carvounas. Avec Alfortville notamment, le nombre de projets nationaux et
régionaux validés dans l’année 2018 par
l’ANRU dépasse la barre des 150. C’est l’objectif que s’était fixé l’agence de l’Etat.
4
À NOTER
Depuis le lancement de la phase opérationnelle du NPNRU en mai dernier, 3,4 milliards d’euros ont été attribués par l’ANRU
pour permettre la réalisation de projets
d’un montant estimé à 11,3 milliards
d’euros en métropole et en outre-mer.
Boulogne-Billancourt donne un coup
de jeune au port Legrand
Haropa-Ports de Paris modernise les quais de la rive
droite moyennant 7 millions d’euros de travaux.
Laurence Albert
Boulogne-Billancourt poursuit le réaménagement de ses quais de Seine. Sur la rive droite
de la ville, face au Parc de Saint-Cloud, le Port
Legrand, vieux d’un siècle, va connaître un
lifting. Haropa-Ports de Paris, gestionnaire
du site, vient de lancer un appel à projet pour
renouveler les conventions d’occupation
des quais bas, qui arrivent à expiration
à l’automne 2019. Ils accueillent aujourd’hui
un ensemble immobilier commercial de
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PORT MIXTE. Ports de Paris souhaite conserver la vocation logistique du port et en
faire une étape pour les passagers des bateaux de croisière. Photo Illustration Ports de Paris
9.000 mètres carrés : restauration, réparation
de bateaux, plaisance… De nouvelles activités
viendront y prendre place. Le site sera toujours tourné vers l’animation, mais avec une
volonté affirmée de valoriser les utilisateurs
de la Seine (navigation etc..). Dans leur modèle
économique, les candidats devront, d’ailleurs,
à la fois prévoir de réhabiliter les locaux et de
consentir à des investissements « flottants »
(ponton, embarcations..).
Créer une nouvelle escale de passagers
Dans le prolongement du site, les quais hauts
(4.000 mètres carrés) dits à « usage partagé »
servent essentiellement à l’approvisionnement ou l’export de matériaux. Utilisés pour
les grands chantiers du secteur (Seine Musicale, ZAC du Trapèze, gare du Pont de Sèvres
de la future ligne 15…), ils conserveront leur
vocation de logistique urbaine.
Ports de Paris engage 7 millions d’euros de
travaux pour moderniser les ouvrages portuaires et l’assainissement, restructurer
l’ensemble immobilier, et réaménager les
accès piétons et voitures. « Nous souhaitons
un port mixte, tourné vers le fleuve, et qui puisse
accueillir du transport de passagers, notamment des bateaux de croisière de moins de
quarante mètres » explique Nicolas Mouyon,
le directeur de l’agence Paris-Seine de Ports de
Paris. Il s’agit de créer une nouvelle escale de
passagers de courte durée pour la desserte
fluviale. La baignade, en revanche, n’est pas
à l’ordre du jour. Pour améliorer les liens avec
la ville, des cheminements doux seront créés.
Une promenade le long des quais verra le jour.
Reste à savoir comment concilier activité
économique (le jour) et loisirs (le soir et le
week-end). Cela suppose d’imaginer des accès,
de sécuriser les lieux et de contraindre les
entreprises à nettoyer et ranger chaque soir…
« Il y a des contraintes d’exploitation supplémentaires. Mais à l’avenir, cette question de la
mixité des usages va devenir centrale en Ile-deFrance, où le foncier est très contraint. Port
Legrand peut devenir un laboratoire » affirme
Nicolas Mouyon. Des concertations avec les
habitants ont été organisées cet automne.
Ville et Département sont étroitement associés au projet dont les premiers coups de
pioche devraient résonner en 2020.
4
À NOTER
Haropa-Ports de Paris gère 70 ports
en Ile-de-France, dont 4 à BoulogneBillancourt.
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INITIATIVES LOCALES // 03
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
Saint-Germain-Boucles-de-Seine :
seconde chance pour l’agglo
Après le coup de théâtre du 19 avril 2018 qui a vu le tribunal
administratif (TA) de Versailles annuler l’arrêté préfectoral
de création de la communauté d’agglo Saint-Germain-Bouclesde-Seine, cette dernière pourrait renaître de ses cendres.
Alain Piffaretti
Cette fois pourrait être la bonne. Le projet de
relance de la communauté d’agglo (CA)
Saint-Germain-Boucles-de-Seine engrange
de nombreux votes positifs. Ce processus a
été enclenché par les préfets des Yvelines et
du Val d’Oise, suite à la demande de plusieurs conseils municipaux.
Les communes sont actuellement en train
de se prononcer sur le dossier, et 19 municipalités sur 20 ont déjà voté, dont 14 positivement. La ville de Saint-Germain-en-Laye a
notamment approuvé le processus, même si
Arnaud Péricard, son maire et également un
des vice-présidents de la CA, souligne : « Je
perçois surtout la nouvelle agglo comme une
sorte de super syndicat intercommunal technique de gestion de l’eau, déchets, transports…
Il ne faut pas en attendre davantage. La commune reste le socle sur lequel s’articule les
services à la population ». Quatre communes
se sont opposées au projet (Bezons, Houilles,
Carrières-sur-Seine et Montesson). L’approbation majoritaire des communes est donc
déjà largement acquise.
Réticences surmontées
RAPPROCHEMENT. Le projet de relance de la communauté d’agglo a été enclenché par les préfets des Yvelines
et du Val d’Oise, suite à la demande de plusieurs conseils municipaux. Photo Laurent Grandguillot/RÉA
fr
décideurs locaux
DISTRIBUTION
BTP
BUT
LÉON GROSSE
nommé directeur général exploitation
nommé directeur administratif et financier
Vincent Dosne
Olivier Crillon
A 53 ans, ce titulaire d’un DUT GEA avait rejoint, en
2009, le comité de direction de Brico Dépôt France
en qualité de directeur d’exploitation. Il a été directeur de la filière meuble au sein de la direction des
achats et directeur commercial de la filiale de Sourcing International dans le groupe Conforama.
Ce diplômé de l’European Business School fut chief
financial officer de Bouygues UK. Débutant dans le
groupe Bouygues en 1995, il a notamment assumé la
fonction de directeur financier pour l’Asie et le
Moyen-Orient de Bouygues Bâtiment International
qu’il a rejoint en 2006.
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
Pour parvenir à ce nouveau résultat, les
tractations ont été intenses. Les promoteurs
du nouveau projet, Pierre Fond, président de
la communauté d’agglo et maire de Sartrouville, en tête, n’ont pas ménagé leur peine
pour convaincre les élus. La gouvernance a
été revisitée pour donner une meilleure
place aux maires des petites communes.
Surtout, les mécanismes de compensation
financière ont été renégociés (selon des
modalités très techniques) afin de satisfaire
davantage de communes. « Nous avons signé
une nouvelle charte financière qui modifie les
compensations fiscales et nous allons améliorer notre gouvernance pour donner plus de
place aux petites communes. Finalement cette
histoire a du bon, puisqu’elle a permis d’initier
un véritable débat entre nous », se réjouit
Pierre Fond. Un avis aujourd’hui partagé par
Michèle Vitrac, responsable du groupe
d’opposition à la CA et conseillère municipale d’opposition : « Nous avons voté en
faveur du projet car nous attendons beaucoup
de la CA pour la mutualisation des politiques
publiques, notamment en matière de mobilités, logement social, aide aux copropriétés
dégradées, culture, etc. » Même si la CA
nouvelle version semble en bonne voie, rien
n’est encore totalement acté. Une fois les
votes de tous les élus enregistrés, il restera
encore aux préfets des Yvelines et du Val
d’Oise à réunir une commission interdépartementale de la coopération intercommunale. Laquelle doit également approuver la
« Finalement cette
histoire a du bon,
puisqu’elle a permis
d’initier un véritable
débat entre nous. »
PIERRE FOND Président de la
communauté d’agglo et maire
de Sartrouville
création de la nouvelle agglo. Le premier
risque serait un rejet par la commission
interdépartementale du nouveau processus.
Une telle probabilité est assez mince. Le
second risque est plus sérieux : des recours
des communes opposées. Le maire de
Bezons a notamment déjà annoncé son
intention d’en déposer un.
Il n’en demeure pas moins que dans tous les
cas, l’annulation par le tribunal administratif
de Versailles de la communauté d’agglo,
dans sa forme actuelle, prendra effet le
20 avril 2019. Avec toutes ses conséquences
juridiques concernant les contrats publics, le
devenir des personnels, les dotations de
l’Etat, le projet de territoire, etc. Si la procédure de création d’une nouvelle CA parvient
à son terme, l’actuelle interco disparaîtra
dans la nuit du 18 au 19 avril pour être remplacée par la seconde. La continuité de tous
les actes juridiques, administratifs et financiers sera ainsi assurée. Dans le cas inverse,
on se retrouverait face à un vaste imbroglio
administratif et politique !
4
À NOTER
Le conseil communautaire de la communauté d’agglo a pour sa part approuvé
le périmètre de la nouvelle agglo à une
très large majorité.
Mantes-la-Jolie : un centre
de rééducation pour 2021
Le groupe médical Fineve annonce l’ouverture, d’ici le début de l’année 2021, d’un vaste
centre de rééducation de 120 lits à Mantes-la-Jolie, nommé L’Oiseau Blanc. L’établissement sera situé à proximité immédiate de l’hôpital. Il accueillera des patients pour des
soins de suite après une opération. Il comprendra un volet rééducation neurologique
après un accident vasculaire cérébral, et un volet rééducation fonctionnelle (prothèses
de hanches, genoux…). Il accueillera également des consultations spécialisées pour les
sportifs. Le groupe Fineve possède divers établissements dans les Yvelines, dont une
maison médicale aux Mureaux. — A. P.
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Situé à proximité immédiate de l’hôpital, l’établissement de 120 lits accueillera
des patients pour des soins de suite après une opération. Photo 78actu
+0,1 pt
L’évolution du taux de chômage dans les Yvelines entre
le T2-2018 et le T3-2018.
–0,6 pt +1,9 pt
La baisse du taux de
chômage dans les Yvelines depuis mi-2015.
La hausse du taux de chômage dans les Yvelines par
rapport à son point bas
d’avant-crise (T1-2008).
Chanteloup-les-Vignes : une
épicerie bio et solidaire voit le jour
Une boutique solidaire et bio, Les Pot’iront vient d’ouvrir ses portes à Chanteloup-les-Vignes.
Elle propose des produits bio et locaux (fruits, légumes, fromages, viande…) à des prix accessibles. Les Jardins de Cocagne, association d’insertion, sera le principal fournisseur de l’épicerie
avec quelques producteurs du Vexin. La boutique emploie deux personnes en parcours
emploi compétences en 2019 et 2020 pour assurer les fonctions commerciales. Un encadrant
technique ainsi que deux jardiniers en contrat d’insertion du côté de la production à ConflansSainte-Honorine viendront compléter l’équipe. Le commerce vise également à créer du lien
social dans le centre-ville de Chanteloup. L’épicerie solidaire Le Pot’iront est portée par l’association d’insertion Agir Combattre Réunir. — A. P.
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04 // INITIATIVES LOCALES
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
L’immeuble avec une devanture en bois s’ouvrira sur la promenade du Commandant Cousteau de 9.000 mètres carrés. Photo Fresh Architectures
Massy poursuit sa transformation
contemporaine
PROTECTION. La première mesure concerne la sécurisation des sites appartenant au département
(collèges, PMI, les domaines de Méréville, de Chamarande et de Montauger, etc.). Photo Hamilton/RÉA
L’Essonne renforce sa
politique de sécurité
Un nouveau projet avec va voir le jour dans le quartier de la ZAC Paris-Briis, à Massy. Avec aux
manettes deux promoteurs, Emerige et Linkcity, Bouygues Construction en constructeur et
l’agence Fresh Architectures pour la partie architecture, le nouveau bâtiment de 129 logements (en accession à la propriété et sociaux) devrait être livré au premier trimestre 2019.
L’immeuble avec une devanture en bois s’ouvrira sur la promenade du Commandant Cousteau de 9.000 mètres carrés où les nouvelles constructions contemporaines fleurissent.
— L. B.
Pour la première fois, le conseil départemental
de l’Essonne a adopté un schéma directeur de sécurité
et de prévention de la délinquance.
Lamia Barbot
Sécurisation des collèges, déploiement de la
vidéoprotection, lutte contre les violences faites
aux femmes, formation des agents à la prévention de la radicalisation… Voilà quelques orientations inscrites dans le tout premier schéma
directeur de sécurité et de prévention de la
délinquance du département de l’Essonne.
« Cette démarche est novatrice et entend répondre
aux besoins de sécurité des Essonniens, notamment au regard des évolutions démographiques,
de l’attractivité et de l’activité de notre territoire »,
expliquait le président du département, François Durovray, après l’adoption en fin d’année
du document pour la période 2018-2021. Dans le
passé, d’autres départements ont mis en place
des plans de prévention, comme la Seine-etMarne et le Maine-et-Loire.
Première mesure, la sécurisation des sites
appartenant au département (collèges, PMI, les
domaines de Méréville, de Chamarande et de
Montauger etc). Plus de 200 sites recensés
feront l’objet d’un investissement de 15 millions
d’euros pour des travaux de sécurisation (vidéoprotection, alarmes intrusion, etc.) En parallèle,
un poste de contrôle départemental assurera la
surveillance à distance de ces sites.
Sécuriser les collèges
Au collège Paul Bert de Savigny-sur-Orge, un
des neuf collèges pilotes choisi par le département ont été installés des visiophones, caméras,
écran de contrôle, portes à ouverture électrique,
portes blindées. Les entrées et sorties sont
filmées, mais ce n’est pas le cas des salles de
classe ou de la cour de récréation.
D’ici à 2020, les 100 collèges du département
auront fait l’objet de travaux de sécurisation
pour un budget de 9 millions d’euros. Un fonds
départemental dédié à des actions de prévention de la délinquance, comme les dangers
d’Internet, auprès de publics ciblés (collégiens et
primo-délinquants) va être crée. La lutte contre
la radicalisation fait également partie
des missions du fonds, qui soutiendra les
initiatives portées par les territoires et les associations. 150.000 euros seront versés en 2019 et
permettront de financer 10 à 15 projets.
Le département va aussi participer à hauteur
de 100.000 euros au bouclier de sécurité de la
région Ile-de-France.
Gestion de crise
Autre cheval de bataille, celui des violences
faites aux femmes. Le département prévoit de
participer au financement du dispositif national
« téléphone grave danger ». Un portable attribué
aux victimes par le procureur de la République
afin de prévenir toute récidive grâce à une
touche dédiée sur le téléphone qui contacte
24h/24 et 7j/7 le service de téléassistance.
« Bien sûr nous reconnaissons le rôle essentiel
de l’Etat en matière de sécurité et des maires en
matière de prévention de la délinquance. Toutefois, nous accueillons de nombreux Essonniens
dans nos équipements et nous nous devons de
les protéger », précise Alexandre Touzet, viceprésident du département délégué à la prévention de la délinquance et de la sécurité.
Les élus veulent enfin renforcer la culture du
risque . Face au changement climatique, aux
risques d’inondation, aux attentats, l’idée est
de travailler sur des mesures visant à renforcer
la résilience.
Des vidéos de formation au massage cardiaque
seront diffusées ainsi que des conseils sur
les conduites à tenir en cas d’inondation.
Selon les dernières données communiquées
par le ministère, l’Essonne a enregistré près
de 70.000 crimes et délits en 2014. Un chiffre en
légère hausse qui classe l’Essonne onzième
du classement des départements les plus
dangereux, loin derrière la Guyane et la SeineSaint-Denis, respectivement numéro 1 et 2 du
classement. n
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
Le groupement d’entreprises Merlin/BPR est chargé d’analyser les réseaux. Photo Shutterstock
Les réseaux d’eaux du centre
de l’Essonne inspectés
Etablir une cartographie de l’état des réseaux d’eaux du Hurepoix. Voilà l’objectif du Siarce qui
a annoncé étendre son périmètre d’action à l’usine de dépollution des eaux usées de Marolles/
Saint-Vrain. Cette usine traite les effluents de sept communes du Hurepoix (Marolles-en-Hurepoix, Guibeville, Cheptainville, Avrainville, Saint-Vrain, Itteville et Leudeville). Cette usine
serait victime de la vétusté de certains des réseaux d’eaux usées qui l’alimentent, ayant perdu
avec le temps de leur étanchéité. Après appel d’offres, c’est le groupement d’entreprises
Merlin/BPR qui est chargé d’analyser les réseaux pour un montant de 400.000 euros, subventionné à 80 % par l’agence de l’eau et le conseil départemental. — L. B.
Présent depuis 40 ans sur ce site, le groupe Renault y fabrique ses moteurs pour
les véhicules de Formule 1. Photo Jose Jordan/AFP
L’usine Renault s’agrandit
dans la zone d’activités Kennedy
L’usine Renault Sport devrait recevoir prochainement l’autorisation de construire un nouveau
bâtiment dans la zone d’activités Kennedy à Viry-Châtillon. Présent depuis 40 ans sur ce site,
le groupe Renault y fabrique ses moteurs pour les véhicules de Formule 1. Un temps menacée
de disparaître, l’usine a finalement été maintenue et souhaite même s’agrandir depuis le
retour de Renault en Formule 1 en 2016. La nouvelle unité devrait accueillir près de 150 salariés supplémentaires. — L. B.
fr
=
L’évolution du taux de
chômage en Essonne entre le
T2-2018 et le T3-2018.
–0,8 pt +2,2 pts
La baisse du taux de
chômage en Essonne depuis
mi-2015.
La hausse du taux de chômage
en Essonne par rapport à son
point bas d’avant-crise (T1-2008).
décideurs locaux
MEDIA
BANQUE
ATEME
CRÉDIT AGRICOLE CONSUMER FINANCE FRANCE
promu directeur de la stratégie
nommé directeur général
Rémi Beaudouin
Agé de 37 ans, il a une formation d’ingénieur à l’ENSEIRB-MATMECA de Bordeaux et est titulaire d’un master en traitement du signal. En 2005, il a rejoint ATEME
au sein duquel il fut ingénieur d’applications, chef de produit, directeur du marketing produit et enfin directeur de l’intégralité du marketing (VP marketing).
Laurent Cazelles
A 53 ans, ce diplômé de Télécom Bretagne
est titulaire d’un mastère en finance internationale de HEC et d’un DESS fiscalité
internationale de HEC-Paris XI. Il a été
notamment directeur général adjoint de la
Caisse régionale de l’Anjou et du Maine en
2012 et enfin de la Caisse régionale Toulouse 31 en 2017.
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INITIATIVES LOCALES // 05
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
Le département a gagné 41.500 habitants entre 2011 et 2016. Photo Shutterstock
La population du Val-d’Oise a
augmenté de 0,7 % en cinq ans
TRAVAUX. Plus de 16.000 points d’éclairage ont été remplacés depuis 2014. Photo Agglomération de Cergy-Pontoise
La facture pour rénover
l’éclairage de Cergy
moins lourde que prévu
Cinq ans après le lancement du chantier de rénovation
de l’éclairage public de l’agglomération, cette dernière
se félicite d’avoir réalisé une économie de 21 millions
d’euros par rapport à ce qui était initialement prévu.
Florence Renard
@FlorenceRG
En ces temps de rigueur budgétaire, l’agglomération de Cergy se targue d’avoir réalisé
des économies grâce à la rénovation de son
éclairage public.
Cette dernière a été confiée en juin 2013 à
Cylumine, groupement porté par Spie et
Vinci, via un contrat de partenariat publicprivé (PPP) de 18 ans. L’objectif est alors de
« doter Cergy-Pontoise d’un réseau d’éclairage
public plus sûr, plus performant, plus respectueux de l’environnement, et qui met en valeur
le patrimoine de l’agglomération », expliquet-on à l’agglomération.
Cinq ans après le lancement du chantier, en
février 2014, plus de 16.000 points d’éclairage
ont été remplacés, soit 75 % des reconstructions prévues, tandis que quelque 318 kilomètres de réseau basse tension et 45 kilomètres
de réseau haute tension ont été rénovés.
Moins de pannes
Le nombre de pannes a chuté. L’éclairage
public, hérité des années soixante-dix, à la
création de la ville nouvelle, souffrait de
graves dysfonctionnements. Les travaux ont
permis de faire passer le nombre d’interventions pour défaillances de 12.900 en 2014 à
4.300 en 2017. Conformément à son objectif,
l’agglomération est en outre parvenue à
afficher un taux de panne inférieur à 2 % dès
2016. Elle vise un taux de 0,5 % en fin de
contrat.
Par ailleurs, quelque 5.100 luminaires LED
ont été installés sur les 7.000 prévues lors de
la signature du contrat. Tous ces paramètres,
alliés à d’autres critères comme le « juste
éclairage » qui consiste à adapter l’éclairage
aux caractéristiques propres à chaque voirie,
ont permis de réaliser des économies d’énergie de 28,5 %. Ces économies devraient atteindre près de 50 % à l’issue du contrat et 39 %
pour la seule baisse des gaz à effet de serre.
Quant à la facture globale, elle est moins
lourde que prévu. Le contrat de partenariat
qui s’établissait initialement à 176 millions
d’euros pour l’agglomération atteignait
finalement 155 millions fin 2017. Soit une
économie de 21 millions d’euros, alors
même que le choix d’un partenariat publicprivé avait fait grincer les dents d’un certain
nombre d’élus inquiets de voir grimper la
note. « Un partenariat public privé, d’habitude cela dépare et coûte plus cher au final.
Là, ça dérape dans le bon sens. Ça ne coûte
pas plus cher qu’avant et ça marche mieux »,
se félicite aujourd’hui le président d’agglomération de Cergy-Pontoise, Dominique
Lefebvre.
Le Val-d’Oise comptait 1.222.923 habitants au 1er janvier 2016, selon les dernières statistiques
publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cela
représente quelque 41.500 personnes de plus vivant dans le département depuis le dernier
recensement, en 2011, soit une progression de 0,7 %. Sur la période, le nombre de naissances
a représenté 1 % de la population globale, tandis que le nombre de personnes ayant quitté
le département atteint 0,5 % de la population globale. Malgré cette hausse significative, le
Val-d’Oise reste le département le moins peuplé de la région Ile-de-France. — F. R.
La structure ouvrira en avril et pourra accueillir 30 parents. Photo DR
Une maison des parents à l’hôpital
pour enfants de Margency
Il aura fallu attendre quinze ans et l’investissement de nombreuses personnalités pour réunir
les 3,8 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet de maison des parents de
Margency dans le Val d’Oise. En avril prochain, le bâtiment désaffecté datant du XVIIIe siècle
situé sur le site de l’hôpital pour enfants de Margency, aura fini d’être transformé en maison
des parents et ouvrira ses portes. Il abritera des espaces communs, comme une bibliothèque,
et des chambres individuelles équipées chacune de sanitaires. Elle pourra accueillir trente
parents venus d’Afrique ou d’Outre-mer dont les enfants souffrent de pathologies lourdes
et dont la durée d’hospitalisation peut durer plusieurs mois. L’hôpital pour enfants de
Margency est géré par la Croix-Rouge française.— F. R.
Des sites patrimoniaux éclairés
Quant au « Plan lumière » pris en charge par
Cylumine, le dispositif destiné à mettre en
lumière 34 richesses patrimoniales de la
communauté d’agglomération, il avance à
grands pas. Après les mairies de Jouy-leMoutier, Maurecourt et Menucourt, l’église
de Boisemont, la passerelle de l’Axe Majeur,
notamment, six nouveaux lieux ont été éclairés fin 2018 : le pont et le pavillon d’amour à
Neuville, les églises Notre-Dame de Vauréal et
Saint-Martin de Courdimanche, le théâtre des
Louvrais à Pontoise et le château de Grouchy
à Osny. n
LE TABLEAU DE BORD
DE LA SEMAINE
EN PARTENARIAT AVEC
LA CCI PARIS ÎLE-DE-FRANCE
La taxe foncière va retrouver en 2019 son niveau de 2009. Photo Jean Claude Moschetti/RÉA
En 2019, les habitants d’Argenteuil
verront leur taxe foncière baisser
Une bonne nouvelle pour 28.000 foyers fiscaux d’Argenteuil. La taxe foncière va retrouver en
2019 son niveau de 2009. A l’unanimité, le conseil municipal a adopté une diminution de la
taxe de 6,23 % cette année. Le taux s’élève ainsi à 21,84 % cette année, contre 23,29 % en 2018.
Ce faisant, il se rapproche de celui de la moyenne des villes du Val-d’Oise (21,87 %). Si la municipalité se félicite de cette baisse, conséquence d’un rééquilibrage des finances, l’opposition
estime qu’elle est « symbolique » et rappelle que l’ensemble des tarifs des services municipaux
augmente depuis 2014. — F. R.
fr
décideurs locaux
SANTÉ
+0,1 pt –1,1 pt
+2,3 pts
L’évolution du taux de chômage dans le Val-d’Oise entre
le T2-2018 et le T3-2018.
La hausse du taux de chômage
dans le Val-d’Oise par rapport
à son point bas d’avant-crise
(T1-2008).
La baisse du taux de chômage dans le Val-d’Oise
depuis mi-2015.
AGENCE DE LA BIOMÉDECINE
GIE INFOGREFFE
Nommé directeur général adjoint chargé
des ressources
Nommé président
Hugo Gilardi
Ancien élève de l’ENA, il a été adjoint au
sous-directeur en charge du financement
du système de soins à la Direction de la
sécurité sociale (DSS depuis 2016. Au cours
de sa carrière, il a occupé différents postes
au sein de l’administration centrale de la
santé et en région.
Dieudonné Mpouki Moussouki
Diplômé de l’IEP de Paris et de l’Essec, titulaire d’une maîtrise en économie et gestion
des entreprises, il est devenu en 2012 greffier associé du Tribunal de commerce de
Paris. Depuis 2016, il assurait la vice présidence du GIE qui permet d’assurer la diffusion de l’information légale sur les entreprises.
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06 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
ANNLEGALWK
75 • PARIS
SOCIETES
417685B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
07/01/2019 il a été constitué une SCI de
Construction Vente (SCICV ou SCCV)
nommée :
SCCV PLENEUF CROIX
BAUDOT
Objet social : Acquisition d’un terrain en
vue de réaliser une opération de promotion immobilière
Siège social : 83 BOULEVARD EXELMANS, 75016 PARIS Capital : 1 000 €
Gérant : la société SVM PROMOTION,
au capital de 89 850 €, immatriculée au
RCS de PARIS sous le numéro
800564361, domiciliée 83 Boulevard
Exelmans 75016 PARIS représentée par
Sébastien VAN MOERE Cessions de
parts sociales : les parts sociales sont
librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société
est soumise au préalable à agrément de
la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale Durée : 30 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
417696B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
ROYAL LITERIE
Objet social : Négoce, achat vente de
meubles, électroménager, téléviseur, hi fi
et accessoires, tous objets de décoration
d’intérieur et plus généralement toute
opération de quelque nature commercial
de rattachement à l’objet social.
Siège social : 226 bis BOULEVARD
VOLTAIRE, 75011 PARIS Capital :
1000 € Président : M. BENABOU DAVID demeurant : 226BIS BOULEVARD
VOLTAIRE, 75011 PARIS élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
417737B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/01/2019 il a été constitué une SAS
nommée :
BARIZE
Objet social : Toute opération de négoce, L’achat, la vente, l’importation, la
commercialisation, la distribution de produits manufacturés, de produits de luxe
et de produits artisanaux de toute nature.
Siège social : 14 rue Eugène Sue,
75018 Paris Capital : 100 € Président :
M. Louis-Alexandre Malbéqui demeurant : 14 rue Eugène Sue, 75018 Paris
élu pour une durée indéterminée Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Paris
417755B – LES ECHOS
Siège social : 138 avenue des Champs
Elysées, 75008 PARIS Capital : 50000 €
Président : M. Anthony PONS demeurant : 35 avenue du Maréchal de Lattre
de Tassigny, 94220 CHARENTON LE
PONT élu pour une durée de un an Admission aux assemblées et exercice du
droit de vote : chaque actionnaire est
convoqué aux Assemblées. Chaque action donne droit à une voix. Clauses
d’agrément : Les actions sont librement
cessibles entre actionnaires uniquement
avec accord de la Société et toute cession d’actions ouvre droit à un droit de
préemption préalable par les autres associés. Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Paris
417859B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
02/01/2019 il a été constitué une SAS
nommée :
PROCLERO
Objet social : La constitution et la gestion d’un portefeuille d’instruments financiers et de dépôts.
Siège social : 12 Rond-point des
Champs-Elysées, 75008 Paris Capital :
60 232 317,59 € Président : M. PascalAndré Dumont demeurant : 8, place de la
Basilique, 53600 Evron élu pour une durée de 3 années CAC : - Titulaire : PriceWaterhouseCoopers Audit, au capital de
2510460 €, immatriculée au RCS de
Nanterre sous le numéro 672 006 483,
domiciliée 63, rue de Villiers, 92208
Neuilly-sur-Seine Cedex représentée par
Frédéric SELLAM Admission aux assemblées et exercice du droit de vote :
Chaque actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Paris
418030B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
02/01/2019 il a été constitué une SAS
nommée :
GVED-GESTION ET
VALORISATION EN ENERGIE
DES DÉCHETS
Objet social : Conseil, accompagnement et fourniture d’informations objectives en matière de développement et
d’orientations d’actions et de politiques
environnementales
Siège social : 12 rue Ginoux, 75015 PARIS Capital : 1000 € Président : Mme
Marie-Eugénie BLAT demeurant : 12 rue
Ginoux, 75015 PARIS élu pour une durée de 3 années Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Paris
411133A – LES ECHOS
Creation de la sasu : Upfront technologies, 5 av. ingres 75016 Paris. Sigle : Ut.
Cap. : 50 €. Obj. : informatique. Pdt :
Brandy Mputu Bolia, 75 bd beethoven
78280 Guyancourt. 99 ans au rcs de paris.
Aux termes d’un acte SSP en date du
05/11/2018 il a été constitué une SCI
nommée :
SALAMIS
Objet social : La société a pour objet :
la location de tous biens mobiliers et immobiliers construits, à construire ou en
cours de construction, en pleine propriété, nue-propriété ou usufruit ; l’acquisition de tous biens mobiliers et immobiliers construits, à construire ou en cours
de construction, en pleine propriété, nuepropriété ou usufruit ; la mise en valeur,
la transformation, l’aménagement, la
gestion par location ou autrement desdits
biens acquis ; l’emprunt de tous fonds
nécessaires à la réalisation de cet objet
social ainsi que l’octroi, à titre accessoire
et exceptionnel, de toutes garanties à
des opérations conformes au présent objet social et susceptibles d’en favoriser le
développement.
Siège social : 47 rue Censier, 75005 Paris Capital : 4000 € Gérant : M. Evagoras MAVROMMATIS, 24 villa Lourcine,
75014 Paris Cessions de parts sociales : les parts sociales sont librement
cessibles au profit d’un Associé. Toute
cession à un tiers de la société est soumise au préalable à agrément de la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris
417849B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
19/12/2018 il a été constitué une SAS
nommée :
LE HUB COLOMBUS
Objet social : conseil aux entreprises et
administrations en matière de systèmes
d’informations et pilotage de projets informatiques
411135A – LES ECHOS
Constitution de la sasu : Lbpi Le Bon Placement Immobilier, 24 rue de clichy
75009 Paris. Sigle : Lbpi Cap. : 1000 €.
Obj. : consultant immobilier. Pdt : Julien
Jovet, 2 rue jeanne d’arc 92250 La Garenne Colombes. 99 ans au rcs de Paris.
411214A – LES ECHOS
Par acte SSP, il a été constitué une
EURL dénommée Inolab Capital :
5000 € Siège social : 12 Rue Emile Allez 75017 PARIS Objet : Conseil et services en systèmes et logiciels informatiques ; développement, édition et vente
de logiciels, de sites web et d’applications web et mobiles ; formation non réglementée dans lesdits domaines. Gérant : HOFMAN Gabriel 12 rue Emile
Allez 75019 PARIS 19 Durée : 99 ans.
Immatriculation au RCS PARIS
411265A – LES ECHOS
Par ASSP du 12/12/18,il a été constitué
une EURL dénommée TICAL.Siège social :23 rue bichat 75010 Paris.Capital :100 €.Objet :conseil,assistance aux
entreprises et autres organisations en
matière de relations publiques,communication,réalité virtuelle,publicité.Gérance :M.Jonathan Candan,23 rue bichat
75010 Paris.Durée :99ans.Immatriculation au RCS de PARIS.
411280A – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/12/2018 constitution
de la SCI : S.C.I. FEDENN. Capital : 500
euros. Siège social : 16 bis rue d’odessa,
boite 37, 75014 paris. Objet : Gestion immobilière. Gérance : Rolland Margotin &
Anna Glukhovskaya, 18 rue duport
22130 Créhen. Les parts sociales sont
librement cessibles au profit d’un associé. Toute cession à un tiers de la société
est soumise au préalable à agrément de
la collectivité des associés réunis en Assemblée Générale. Durée : 99 ans à
compter de l’immatriculation au RCS de
Paris.
411410A – LES ECHOS
Creation de la sasu : Fabbrick, 11 rue des
amiraux 75018 Paris. Cap. : 100 €. Obj. :
architecture d’intérieur. Pdt : Clarisse
Merlet, 11 rue des amiraux 75018 Paris.
99 ans au rcs de Paris.
411428A – LES ECHOS
Par acte SSP, il a été constitué une
SASU dénommée SL Retail - Consulting
& Stratégie Capital : 1000 € Siège social : 5 Place des Victoires 75001 PARIS
Objet : Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion (hors activité réglementée) ; coaching et formation dans les
domaines précités. Président : HEMERY Sylvie 5 Place des Victoires
75001 PARIS Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS PARIS
. SA FINANCIERE LERINS, capital
95 364,80 €, siège social : 790 Avenue
du Docteur Maurice Donat, Marco Polo,
Bât D1, 06250 MOUGINS, RCS CANNES 401 628 110
. SARL SOMURCO, capital 1 000 €,
siège social : 11 Rue Piccini, 75016 PARIS, RCS PARIS 513 449 678
GERANCE :
. SARL SOMURCO, capital 1 000 €,
siège social : 11 Rue Piccini, 75016 PARIS, RCS PARIS 513 449 678
. Madame Priscillia LEAL, demeurant
Villa Sun Deck, 23 Avenue Victoria,
06110 LE CANNET
411556A – LES ECHOS
Par ASSP du 11/12/18,il a été constitué
une SAS dénommée JBF IMMOBILIER
.Siège social :32 rue du dragon 75006
Paris.Capital :4000 €.Objet :L’intermédiation en matière d’achat, de vente,de
location de biens immobiliers pour le
compte de tiers. ; Gestion immobilière ;
La location et l’exploitation d’appartements et de maisons,vides ou meublés,destinés a l’habitation principale ou
secondaire et commerciale ; Conciergerie, services dédiés aux locataires saisonniers.Président :M.JULIEN FIOLET,32 rue du dragon 75006
Paris.Durée :99 ans.Immatriculation au
RCS de PARIS.
411626A – LES ECHOS
Par acte SSP du 11/12/2018 constitution
de l’EURL : DE LOGIS EN CHÂTEAUX. Capital : 10000 euros. Siège social : 54 rue du faubourg montmartre
75009 paris. Objet : Location et acquisition de bâtiments pour exploitation de gîtes et organisation d’événements. Gérance : Jean-Bernard Monnier, 5 Rue
Charles Laffitte 92200 Neuilly-sur-Seine.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de Paris.
417684A – LES ECHOS
Suivant acte sous seing privé, en date à
PARIS, du 8 janvier 2019, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes :
FORME : Société en Nom Collectif
DENOMINATION SOCIALE : ART BUSIER
CAPITAL : 1.000 €
418011A – LES ECHOS
417736A – LES ECHOS
AVIS DE CONSTITUTION Aux termes
d’un acte sous seing privé établi à PARIS
en date du 19/12/2018, il a été constitué
une société civile de moyens présentant
les caractéristiques suivantes : DENOMINATION : RUE DE LA TOUR, SIEGE
SOCIAL : 33 rue de la Tour, PARIS
(75016) OBJET : La société a pour objet
exclusif de facilité l’activité professionnelle de ses membres, par la mise en
commun des moyens utiles à l’exercice
de leurs professions, sans que la société
puisse elle-même exercer cette profession. DUREE : 99 ans à compter de son
immatriculation au registre du commerce
et des sociétés. CAPITAL : 1.000 € GERANCE : Monsieur François HAAB, demeurant 4 rue du Bel Air, PARIS
(75012), AGREMENT DES CESSIONS :
Les parts sociales sont librement cessibles entre associés. Elles ne peuvent
être cédées, à titre onéreux ou à titre gratuit, à des tiers étrangers à la société (y
compris le conjoint et membre de la famille du cédant) qu’avec le consentement des associés, représentant plus
des trois quarts des parts sociales. IMMATRICULATION : Au registre du
commerce et des sociétés de PARIS. Pour avis, L’associé fondateur mandaté à cet effet ou le gérant
Par ASSP du 14/12/2018, il a été constitué une SAS dénommée MIERUKA.Siège social : 5 rue des suisses
75014 Paris.Capital : 1000 €. Objet : le
conseil et l’assistance opérationnelle apportés aux entreprises et autres organisations en matière de management visuel, stratégie et organisation.
Président : Mme virginie valiere, 3 rue
dupont de l’eure 75020 Paris, DG M Bertrand Verret, 15 Boulevard des Invalides
75007 Paris Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de PARIS.
OBJET : . l’acquisition, la gestion et l’administration de fonds de commerce de
galeries d’art,
. le commerce d’œuvres d’art (tableaux,
sculptures et tous types d’œuvres d’art),
. Edition non périodique et commercialisation de livres,
. Acquisition, vente et administration de
toutes participations dans le capital de
toutes sociétés françaises ou étrangères, constituées ou à constituer, quels
qu’en soient la forme et l’objet, par achat,
souscription, échange ou autrement.
DUREE : 99 années
ASSOCIES EN NOM :
Par ASSP du 09/01/19,il a été constitué
une EURL dénommée EQUIFIN.Siège
social :7 rue du perche 75003 Paris.Capital :100 €.Objet :conseils,apports d’affaires,assistance opérationnelle aux entreprises et autres organisations
publiques, para-publiques, et associatives en France et à l’étranger.Gérance :M.Jerome Heilmann,7 rue du perc
h
e
7
5
0
0
3
Paris.Durée :99ans.Immatriculation au
RCS de PARIS.
417840A – LES ECHOS
Paer ASSP du 11/1/19, constitution de la
SASU d’architecture "Aurélien Clovis Architecture". Objet : architecte. Capital :
5000 €. Siège : 18-32, rue Léon Frot,
75011 Paris. Pdt : Aurélien Clovis, 18-32,
rue Léon Frot, 75011 Paris. Tout actionnaire est convoqué aux AG. 1 action
donne droit à 1 voix et est cessible entre
actionnaires si accord du Pdt. Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de Paris.
418015A – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/01/2019 il a été
constitué une SASU dénommée : JD
CONSEILS Siège social : 94 rue de l’assomption 75016 PARIS Capital : 1.000 €
Objet : Le conseil en entreprise et le
conseil en acquisition et conseil en développement commercial. Activité d’intermédiaire dans le commerce Président :
DANA Jonathan 94 rue de l’assomption
75016 PARIS Transmission des actions :
Actions librement cessibles Admission
aux assemblées et exercice du droit de
vote : Tout Actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Durée : 99 ans à compter de
l’immatriculation au RCS de PARIS
Par ASSP le 8/01/2019, il a été constitué
la société suivante :
Dénomination :
ROLLIER
Siège : 5 rue Frédéric Bastiat 75008 PARIS
Durée : 99 ans
Objet : Holding animatrice.
Par acte sous seing privé en date du
14/01/2019 il a été constitué une SARL
présentant les caractéristiques suivantes :
Président : Antoine CANTIN, 1847 Magnolia street SARASOTA FL 34239
(USA).
Immatriculation au RCS de Paris.
Pour avis, Le Président.
Dénomination sociale :
Oulac Paris SARL
Siège social :37, rue des Mathurins,
75008 Paris.
Objet social : La distribution des produits cosmétiques et alimentaires.
Capital social 7500 euros, durée de la
société 99 années à compter de l’immatriculation au RCS de Paris
Gérant : Monsieur Changqing Ye
Demeurant : APT.206, IMMB. A1, 49 Rue
Shun Bei, Ling Nan New World, Guang
Zhou (Chine).
418108A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 10/01/2019 constitution de la SASU PARADA SAS
Capital fixe : 1000 € Siège social : 126
BOULEVARD HAUSSMANN 75008 PARIS Objet social : ELECTRICITE Président : Mr PAUL PARADA demeurant 12
RUE THEOPHILE GAUTIER - CHEZ
MME FLORES 92120 MONTROUGE. La
société SASU PARADA SAS située 126
BOULEVARD HAUSSMANN 75008 PARIS est en cours d’immatriculation au
RCS de PARIS élu pour une durée illimitée Durée de la société : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de PARIS
417945A – LES ECHOS
Par acte SSP du 09 01 2019 il est constitué une S.A.S.U. Dénomination : PERFECT INNOVATION. Capital social :
10 000 euros. Siège social : 6 rue du Cardinal Mercier 75009 PARIS. Durée : 99
ans. Objet : Recherche et développement de solutions d’optimisation, ingénierie, études, conseils, édition de logiciel. Président : Mr MIGNON Laurent
demeurant 16 Passage de la
Noue 44470 CARQUEFOU. Chaque action donne droit à la participation aux assemblées et au vote, les cessions sont
libres. Immatriculation au RCS de PARIS
PREMIUM-COSME
SASU au capital de 1000,00 €
12 boulevardv de strasbourg, 75010
Paris
837649011 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
24/10/2018 il a été pris acte de la nomination de M. MAMANE JOHN, demeurant 23 Place de la République 75003
PARIS en qualité de nouveau Président,
à compter du 24/10/2018 pour une durée
illimitée, en remplacement de M. SAMUEL BISMUTH, Président démissionnaire. Mention en sera faite au RCS de
Paris
417763B – LES ECHOS
SCI FAMILY
SCI au capital de 1000,00 €
6 Domaine des Bellingants,
77210 AVON
503229460 RCS Melun
Par décision de L’AGE en date du
07/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 103 rue
de Sèvres, 75006 PARIS à compter du
07/01/2019.
Objet : Acquisition, exploitation et location de biens immobiliers
Durée : 99 ans
Gérance : M. Arnaud RICHARD, demeurant 6 Domaine des Bellingants, 77210
AVON
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Melun
417791B – LES ECHOS
SCI LEVY-CHAMPION
SCI au capital de 51000,00 €
9 RUE DE BELZUNCE, 75010 PARIS
503328965 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
02/01/2019 il a été décidé de modifier le
capital de la société en le portant de
51000,00 € à 63500 €. Mention en sera
faite au RCS de Paris
Forme : Société par actions simplifiée
unipersonnelle
Capital : 1 080.000 €
417874A – LES ECHOS
417747B – LES ECHOS
Suite à ce transfert, il est rappelé les caractéristiques suivantes :
418017A – LES ECHOS
SIEGE SOCIAL : 11 Rue Piccini, 75016
PARIS
411229A – LES ECHOS
Par acte SSP du 14/01/2019 il a été
constitué une SARL dénommée : EXPONENTIEL Nom commercial : EXPONENTIEL Siège social : 36 rue greneta 75002
PARIS Capital : 1.000 € Objet : En
France et à l’étranger : l’activité de
conseil et de coaching des établissements, leurs dirigeants et managers et
les professionnels de santé ; la conception de services et d’outils et la dispense
de formations aux établissements, leurs
dirigeants et managers et les professionnels de santé et aux patients Gérant : M.
COUSIN Patrick 36 Rue Greneta 75002
PARIS Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de PARIS
IMMATRICULATION : R.C.S. de PARIS
411466A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 06/12/2018, il
a été constitué une EURL denommée :
Unutsi. Capital : 5 000 euros. Siège Social : 70 rue de la Folie Méricourt 75011
Paris. Objet social : Conseil en systèmes
d’information. Gérant : Grégory Le Grand
demeurant 70 rue de la Folie Méricourt
75011 Paris. Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Paris.
417948A – LES ECHOS
417695B – LES ECHOS
SELARL L&A
SELARL au capital de 1000,00 €
82 Rue de Rivoli, 75004 PARIS
824370555 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
05/01/2019 il a été pris acte de changer
la dénomination de la société, à compter
du 01/01/2019, pour S.E.L.A.R.L.U L&A.
Mention en sera faite au RCS de Paris
417792B – LES ECHOS
4 PRINCESSES
SCI au capital de 1000,00 €
6 Domaine des Bellingants,
77210 AVON
825159031 RCS Melun
Par décision de L’AGE en date du
07/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 103 rue
de Sèvres, 75006 PARIS à compter du
07/01/2019.
Suite à ce transfert, il est rappelé les caractéristiques suivantes :
Objet : Acquisition, exploitation et location de biens immobiliers
Durée : 99 ans
Gérance : Mme Laure BOUQUEROD,
demeurant 6 Domaine des Bellingants,
77210 AVON
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Melun
417834B – LES ECHOS
46 CLICHY
SCI au capital de 1000,00 €
6 Domaine des Bellingants,
77210 AVON
831047246 RCS Melun
Par décision de L’AGE en date du
07/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 103 rue
de Sèvres, 75006 PARIS à compter du
07/01/2019.
Suite à ce transfert, il est rappelé les caractéristiques suivantes :
Objet : Acquisition et location de biens
immobiliers en France et à l’étranger
Durée : 99 ans
Gérance : Mme Laure BOUQUEROD,
demeurant 6 Domaine des Bellingants,
77210 AVON
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Melun
417726B – LES ECHOS
417946A – LES ECHOS
Par acte SSP du 28 12 2018 il est constitué une S.A.S.U. Dénomination : ENERGIE INSIDE. Sigle : E.I. Capital social :
1 000 euros. Siège social : 4 rue Botzaris
75019 PARIS. Durée : 99 ans. Objet :
Travaux d’installation de climatisation,
plomberie et vente de tous produits non
réglementés. Président : Mr BOUGOFFA
Abdelkader demeurant 3 rue des Bois
75019 PARIS. Chaque action donne droit
à la participation aux assemblées et au
vote, les cessions sont libres. Immatriculation au RCS de PARIS.
SCOP CAUSAVOSTRA
SARL au capital de 1000,00 €
61 quai Michelet,
92300 Levallois Perret
750123507 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
22/10/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 36, rue
des Ardennes, 75019 Paris à compter du
22/10/2018.
Gérance : Mr Jacques HELARY 36, rue
des Ardennes, 75019 Paris La société
sera immatriculée au RCS de Paris et
sera radiée du RCS de Nanterre
417877B – LES ECHOS
AGENCE 8
SAS au capital de 2000,00 €
11T Rue Bergeret,
95290 L’ISLE-D’ADAM
503081374 RCS Pontoise
Par décision en date du 02/01/2019 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 60, Rue de Dunkerque,
75009 PARIS à compter du 02/01/2019.
Président : M. Jules BEBEY TCHATCHOUANG, demeurant 21 Quai de Grenelle, 75015 PARIS
Autres modifications :
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 07
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
- il a été pris acte de la nomination de
Mme Oksana BESEDINA, demeurant 67,
Boulevard Bineau 92200 NEUILLY SUR
SEINE en qualité de nouveau Président,
à compter du 02/01/2019 pour une durée
illimitée, en remplacement de M. Jules
BEBEY TCHATCHOUANG, Président démissionnaire.
- il a été pris acte de modifier l’objet social
Nouvelle mention : L’exercice de l’activité
d’aménageur urbaniste en collaboration
avec des cabinets d’architecture. L’exercice de bureau d’étude du bâtiment et de
maître d’œuvre se rapportant à l’activité
du bâtiment. Travaux de bâtiment tout
corps d’état en maître d’ouvrage. Achat
et vente de tout matériel non réglementé.
- il a été pris acte de changer la dénomination de la société.
Ainsi, la dénomination sociale de la société est désormais :
AGENCE 8 SERVICES
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Pontoise
411372A – LES ECHOS
ABC IMMONEUF SASU au capital :
5000 €.8, rue de Moscou, 75008 PARIS
RCS : 811746932 de Paris En date du
01/12/2018, L’associé unique décide, à
compter du 30/11/2018 de la fin des fonctions de président de MATIGNON EMMANUELLE ; la nomination en tant que
président de GUICHET Nathalie domicilié 40, rue Victor Hugo, 92800 PUTEAUX ; la clôture de l’exercice social au
31/03 ; Modification au RCS de Paris
L’ESCALIER
Par décision du Gérant en date du
31/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 32 boulevard d’Ormesson, 95880 Enghien les
bains à compter du 31/12/2018. La société sera immatriculée au RCS de Pontoise et sera radiée du RCS de Paris
418022B – LES ECHOS
AUTRE CHOSE AUTREMENT
SARL au capital de 60000,00 €
11, RUE GOUNOD, 75017 PARIS
508883808 RCS Paris
Par décision en date du 02/01/2019 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 15, CHEMIN DE HALAGE, 45000 ORLEANS à compter du
02/01/2019. La société sera immatriculée au RCS de Orléans et sera radiée du
RCS de Paris
418094B – LES ECHOS
POUR AVIS
XG TECH EUROPE SASU au capital :
2000 €.38 av villemain 75014 PARIS
RCS : 833548670 de PARIS En date du
07/12/2018, L’associé unique décide,à
compter du 07/12/2018, du transfert du
siège social au 13 Rue des Mûriers,
75020 Paris ; la fin des fonctions de président de GEBRE HIWAT Salomon ; la
nomination en tant que président deYUSSEF ADAM Noor domicilié 138 av Pasteur, 93170 Bagnolet ; Modification au
RCS de PARIS
Le Président
Par décision de L’AGE en date du
15/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 32, avenue de Saint-Mandé, 75012 Paris à
compter du 15/01/2019. Mention en sera
faite au RCS de Paris
ANJOU POMPADOUR
SAS au capital de 1.394.175 Euros
Siège social : 8 Rue d’Anjou
75008 PARIS
Services du Faso, SARL au capital de
10000 € Siège social : 66 rue des
champs-Elysées 75018 Paris
843122383 RCS Paris. Le 10/12/18, les
associés ont : décidé de transférer le
siège social au 4 rue Doudeauville 75018
Paris à compter du 31/10/18 ; . Mention
au RCS de Paris
R.C.S CRETEIL B 753 529 205
Suiv ant décis ion de géran ce du
10/01/2019, il a été décidé du transfert
de siège au 21 Place de la République
75003 PARIS . A compter de ce jour. Immatriculation au RCS PARIS. Pour avis
– le Gérant
- de remplacer la dénomination sociale
par MAZIN 1728,
417807A – LES ECHOS
Par A.G.E en date du 1.01.2019, la collectivité des associés de la société JEANBAPTISTE PIETRI ARCHITECTE SAS
d’architecture au capital de
100000 €,siège social :2, rue de Vallois
75001 PARIS, immatriculée sous le
Nº481741023 RCS PARIS a décidé de
transférer le siège social du 2, rue Vallois, 75001 PARIS au 47, rue Popincourt
75011 Paris à compter du 01.01.2019 et
de modifier en conséquence l’article 4
des statuts.
417977A – LES ECHOS
LIBRALIANCE Société d’exercice libéral
à responsabilité limitée au capital de
40.000 € Siège : 153 boulevard Haussmann 75008 PARIS 531173755 RCS de
PARIS Par décision de l’associé unique
du 30/06/2018, il a été décidé de transférer le siège social à compter du
01/09/2018 au 8 Rue MANSART 75009
PARIS. Mention au RCS de PARIS.
RODEX
SAS au capital de 100 Euros
Siège social : 3 Passage Lisa 75011 PARIS
R.C.S : 839 850 938 PARIS
L’Assemblée générale du 09/01/2019, a
décidé du transfert du siège de la Société, domiciliée au « 3 Passage Lisa,
75011 PARIS », elle sera désormais domiciliée à l’adresse « 128 Rue La Boétie,
75008 PARIS ». L’article 4 « SIEGE SOCIAL » des Statuts a été modifié
en conséquence. Toutes les démarches
ont été faites à cet effet. Le dépôt légal
sera effectué au RCS de PARIS. Pour
avis et mention.
G.P.S EURL au capital : 10 000 €. 76
Rue de Ménilmontant , 75020 PARIS
RCS : 801591215 de PARIS En date du
11/12/2018, L’associé unique décide le
transfert du siège social au 229 Rue Solférino , 59000 Lille, à compter du
12/12/2018, le changement de domicile
de BELMON ALAIN , gérant de la société, à présent domicilié : 6 Rue de
Noisy 94350 Villiers-sur-Marne ; Immatriculation au RCS de LILLE METROPOLE
ILLICOPRO Société par actions simplifiée au capital de 27.225 € Siège : 11 bis
r u e J e a n L e c la i r e 7 5 0 1 7 P A R I S
825188576 RCS de PARIS Par décision
du président du 08/01/2019, il a été décidé de augmenter le capital social de
5.714 € par apport en numéraire, le portant ainsi à 32.939 €. Mention au RCS de
PARIS
UNIFIN
Siège social : 3-5 rue Saint Georges
75009 PARIS
RCS PARIS 824 458 665
Aux termes du PV des Décisions des Associés du 21 octobre 2018, il a été décidé
de nommer Monsieur Pierre REMY, demeurant 23 rue Gutenberg 92100 BOULOGNE BILLANCOURT, en qualité de
membre du Conseil de surveillance, en
remplacement de Madame Magdalena
SVENSSON, démissionnaire.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
418078A – LES ECHOS
WE DESIGN AMBITIOUS &
REALISTIC ENTERTAINMENT
SAS au capital de 4 000 €
Siège social : 12 rue Bouchut 75015
PARIS
418050A – LES ECHOS
417831A – LES ECHOS
418070A – LES ECHOS
Au capital de 169.900.200 euros
417959A – LES ECHOS
- d’étendre l’objet social aux activités de :
toutes activités musicales et tous événements corrélés.
Par décision de l’associé unique en date
du 25/10/17, il a été décider de nommer
la société KPMG SA, représentée par
François Lambert, située 25 rue Hubert
Curien, 87038 Limoges Cedex, en qualité de commissaire aux comptes pour
une durée de 6 années devant prendre
fin lors de l’assemblée générale appelée
à statuer sur les comptes de l’exercice
2023.
Société par Actions Simplifiée
LE MORLAND. SASU au Capital de
20.000 €. Siège social 2 Boulevard Morland 75004 PARIS. RCS PARIS 832
380 778. Par L’AGE du 01 01 2019 il a
été décidé le transfert du siège social au
83 rue Rochechouart 75009 PARIS Modification au RCS de PARIS.
417851A – LES ECHOS
CAROLLES PARTICIPATIONS
Société Civile
Au capital de 5.562.500 euros
801779398 RCS PARIS
L’AGE du 14/01/2019 a constaté la démission de Peter BARRETT de ses fonctions de Directeur Général à compter du
14/01/2019 et a décidé de ne pas procéder à son remplacement.
Siège social : 7 rue Georges Berger
75017 PARIS
RCS PARIS 538 345 927
Aux termes du PV des Décisions du Gérant du 11 janvier 2019, il a été décidé
de transférer le siège social du 7 rue
Georges Berger 75017 PARIS au 1b rue
Henri Rochefort 75017 PARIS.
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention en sera faite au RCS de PARIS
418054A – LES ECHOS
M Y AUTO. SASU au Capital de 2.000 €.
Siège social 25 rue de Ponthieu 75008
PARIS. RCS PARIS 805 087 871. Par
L’AGE du 14 01 2019 il a été décidé le
transfert du siège social au 49/51, rue de
Ponthieu Immeuble D 75008 PARIS, modification de l’objet social par rajout activités de prestations de services, conseils
et activités dans l’événementiel non réglementés dont voiturier, conciergerie,
location de salle et matériels non réglementés pour événements modification au
RCS de PARIS
SCI SAF
SCI au capital de 200 euros - Siège social : 3 Rue LM Nordmann 94360 BRY
SUR MARNE – 534 336 961 RCS DE
CRETEIL
er
Le 1 décembre 2018, l’assemblée générale de cette société ayant pour gérant
Mr Patrick HALIMI demeurant 14 Place
du Général Koenig 75017 PARIS a décidé de transférer le siège social au 14
Place du Général Koenig 75017 PARIS.
En conséquence elle sera immatriculée
au RCS de Paris et elle sera radiée au
RCS de Creteil.
417702B – LES ECHOS
LA MAISON EN THE
SARL au capital de 7500,00 €
84 RUE DU CHEMIN VERT, 75011
PARIS
812844991 RCS Paris
Par décision en date du 28/06/2018 il a
été décidé la dissolution anticipée de la
société et sa mise en liquidation amiable
à compter du 02/01/2019, nommé en
qualité de liquidateur Mme ELISABETH
GONZALEZ, 92 RUE OBERKAMPF,
75011 PARIS et fixé le siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez
le liquidateur Mme ELISABETH GONZALEZ. Mention en sera faite au RCS de
Paris
DécoFab-Services
Société à responsabilité limitée au capital
de 3 334 euros
Siège social : 6 Square de l’Opéra Louis
Jouvet 75009 PARIS
SARL au capital de 1000 €
66 RUE RODIER, 75009 PARIS
818650749 RCS Paris
Par décision de L’AGE en date du
30/12/2018 les Associés ont :
- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,
- donné quitus au Liquidateur, Mme PULENDERARAJAH tharsini jasmine 42
rue anatole France, 9315 Le blanc Mesnil, pour sa gestion et décharge de son
mandat,
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Radiation au RCS de Paris
ECOB, EURL au capital de 1 €. Siège social : 101 rue de sevres 75006 Paris.
528743669 RCS PARIS. Le 30/09/18,
l’associé unique a approuvé les comptes
de liquidation, déchargé le liquidateur de
son mandat et constaté la clôture des
opérations de liquidation. Radiation au
RCS de PARIS.
753 855 170 RCS PARIS
Suivant délibération en date du 17 décembre 2018, l’AGE a décidé :
- de remplacer la dénomination "DécoFab-Services" par "D. SERVICES"
- d’étendre l’objet social aux activités de :
- Organisation de réceptions, séminaires,
réunions évènementielles, et loisirs en
tous genres,- Organisation et promotion
de tous sports.
et de modifier en conséquence les articles 2 et 3 des statuts.
Pour avis
La Gérance
SOCIETE FERMIERE DE
CAMPOLORO
Société par actions simplifiée
au capital de 431 085 euros
Siège social : 33, rue de la Baume,
75008 PARIS
300 631 991 RCS PARIS
Aux termes d’une délibération en date du
02/01/2019, l’Assemblée Générale Extraordinaire des associés de la société
par actions simplifiée SOCIETE FERMIERE DE CAMPOLORO a décidé de :
418058A – LES ECHOS
HeyTalents France
Société par Actions Simplifiée
Au capital de 5.000 euros
Siège social : 7 rue de Louvois 75002
PARIS
RCS PARIS 821 322 906
Aux termes du PV de l’Assemblée Générale extraordinaire du 10 décembre 2018,
il a été décidé :
- de modifier la dénomination sociale en
HeyTalent France.
SCI LO
SCI au capital de 200 euros - Siège social : 3 Rue LM Nordmann 94360 BRY
SUR MARNE – 483 456 208 RCS DE
CRETEIL
Le 1er décembre 2018, l’assemblée générale de cette société ayant pour gérant
Mr Patrick HALIMI demeurant 14 Place
du Général Koenig 75017 PARIS a décidé de transférer le siège social au 14
Place du Général Koenig 75017 PARIS.
En conséquence elle sera immatriculée
au RCS de Paris et elle sera radiée au
RCS de Creteil.
418045B – LES ECHOS
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 27/12/2018, concernant la société SCCV ROOFTOP NOVALPHA LAGILLE, lire Cogérant : M. Chafik
Mohamed Cherif MOKDAD, 14 bis rue
Oudinot, 75007 PARIS Cogérant : M.
Francisco Jose BARROSO VISERAS, 14
bis rue Oudinot, 75007 PARIS en lieu et
place de Gérant : la société NOVALPHA,
au capital de 7500 €, immatriculée au
RCS de Paris sous le numéro
824987234, domiciliée 14 bis rue Oudinot, 75007 Paris représentée par Chafik
Mohamed Cherif MOKDAD
PARATI HOLDING Société Par Actions
Simplifiée au capital de 500.00 €
Siège social : 48 rue de l’Echiquier 75010
PARIS 837 975 903 RCS PARIS
AVIS DE PUBLICITE LEGALE D’un procès-verbal de l’associé unique et Président du 31 juillet 2018, il résulte que : En
conséquence, l’article 8 des statuts a été
modifié de la manière suivante : Ancienne mention : Le capital social est fixé
à la somme de cinq cents (500) euros. Il
est divisé en cinq cents (500) actions de
un (1) euros chacune, toutes de même
catégorie, entièrement souscrites et attribuées en totalité à l’actionnaire unique. Nouvelle mention : Le capital social
est fixé à la somme de cinquante-quatre
mille trois cent trente (54330) euros. Il est
divisé en cinquante-quatre
VERSAILLES ESTATE
Objet social : Acquisition, location, gestion et vente de biens immobiliers et toutes opérations pour en favoriser la réalisation
Siège social : 42b rue Henri de Régnier,
78000 Versailles Capital : 100 € Gérant : M. Grégory LECONTE, 42b rue
Henri de Régnier, 78000 Versailles
Transmission des parts : Il existe des
clauses statutaires d’agrément à l’égard
des tiers Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Versailles
418101B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
27/07/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
ALGOQUANT
Objet social : La fourniture de tous services administratifs et informatiques
Siège social : 9 route de Croissy, 78110
Le Vésinet Capital : 1000 € Président :
M. Iulian Sova demeurant : 9 route de
Croissy, 78110 Le Vésinet élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Versailles
Par acte SSP, il a été constitué une
SASU dénommée HrBB Consulting Capital : 500 € Siège social : 1A Rue du
Moulin 78117 CHATEAUFORT Objet :
Conseils pour les affaires et autres
conseils de gestion (hors activité réglementée) notamment dans le domaine
des ressources humaines ; organisation
d’évènements (hors spectacles vivants) ;
la formation et le coaching dans les domaines susvisés. Président : BRETTE
Hélène 1A Rue du Moulin 78117 CHATEAUFORT Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS VERSAILLES
411414A – LES ECHOS
Par ASSP du 13/12/2018, il a été constitué une SAS dénommée ONLY
ONE.Siège social : 78 b rue emile zola
78200 Mantes la jolie.Capital : 1000 €. Objet : INTERMEDIAIRE EN
OPERATION DE BANQUE ET SERVICE
DE PAIEMENT, AGENT PRESTATAIRE
DE PAIEMENT ELECTRONIQUE,
CROWDFUNDING. Président : M. KAMEL NAIT-OUTALEB, 78 b rue emile
zola 78200 Mantes la jolie.Durée : 99
ans. Immatriculation au RCS de VERSAILLES.
417710A – LES ECHOS
SOCIETES
Par acte SSP du 12/12/2018 il a été
constitué une SARL dénommée : ACCROCAMP SAINT GERMAIN EN LAYE
Siège social : 48 rue albert priolet 78100
ST GERMAIN EN LAYE Capital :
10.000 € Objet : La gestion et la commercialisation d’un parc accrobranche, les
activités de petite restauration rapide et
de snacking, ainsi que d’activités sportives et de loisirs, et, plus généralement,
toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières, se rapportant directement ou indirectement à l’objet social ou
susceptibles d’en faciliter l’extension ou
le développement. Gérant : M. COLIRE
Joris 250 AVENUE NAPOLEON BONAPARTE 92500 RUEIL MALMAISON CoGérant : M. TESTON Eric 5 RUE DE
L’OUEST 92500 RUEIL MALMAISON
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de VERSAILLES
417773B – LES ECHOS
417850B – LES ECHOS
78 • YVELINES
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/01/2019 il a été constitué une SARL
nommée :
PUCCIA FOOD TRUCK
Objet social : Restauration Rapide et
Ambulante
418098A – LES ECHOS
418089B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/01/2019 il a été constitué une SCI
nommée :
411338A – LES ECHOS
J5
411217A – LES ECHOS
418086A – LES ECHOS
Siège social : 46 AVENUE DES FRERES LUMIERES, 78190 TRAPPES Nom
commercial : RS ASSOCIES Capital :
7500 € Gérance : M. RUDY DUMARTIN,
1 VILLA DES PETITS HOUX, 78310
MAUREPAS Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Versailles
417759B – LES ECHOS
418096A – LES ECHOS
417903A – LES ECHOS
411273A – LES ECHOS
833 372 030 RCS Paris
L’Assemblée Générale Extraordinaire du
12 Décembre 2018 a décidé :
411271A – LES ECHOS
G.P.SEURL au capital : 10 000 €.76
Rue de Ménilmontant , 75020 PARIS
RCS : 801591215 de PARIS En date du
11/12/2018, L’associé unique décide du
transfert du siège social au 229 Rue Solférino , 59000 Lille, à compter du
31/12/2018, le changement de domicile
de BELMON ALAIN , gérant de la société, à présent domicilié : 6 Rue de
Noisy 94350 Villiers-sur-Marne ; Radiation au RCS de PARIS
Siège social : 23 rue Galilée, 75116 Paris
482.855.640 RCS PARIS
TRANSFERT DE SIEGE
411258A – LES ECHOS
417905A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 75 et 94
MONO STUDIO
418112A – LES ECHOS
Mention en sera faite au RCS de PARIS
Bernis Pierre
SARL au capital de 4 000 €
mille trois cent trente (54330) actions de
un (1.00) euros l’une, toutes de même
catégorie, entièrement souscrites et attribuées en totalité à l’actionnaire unique. Dépôt légal au greffe du tribunal de
commerce de PARIS. Pour avis, le représentant légal.
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
SAS au capital de 1 000.000 €
94600 CHOISY LE ROI
417713A – LES ECHOS
- de nommer la société HeyTalent SA,
Société Anonyme de droit suisse sise 6
rue Centrale 1003 LAUSANNE, immatriculée en Suisse sous le numéro CHE139.203.098, représentée par Monsieur
Ludovic LE MOULEC, demeurant 10 rue
Grand Pont 1003 LAUSANNE Suisse, en
qualité de Président, en remplacement
de Monsieur Christophe NERET, démissionnaire.
418060A – LES ECHOS
Siege Social : 2 rue Médéric
SCI PLATANES
SCI au capital de 10000,00 €
58 boulevard de Clichy, 75018 Paris
808113328 RCS Paris
- nommer la société FARANGE, Société
par actions simplifiée au capital de
42200 euros, dont le siège social est 20,
boulevard Georges Pompidou,
20090 AJACCIO, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés d’AJACCIO sous le numéro 331 466 755, en
qualité de Présidente en remplacement
de M. Pierre VALLA, démissionnaire.
411471A – LES ECHOS
417881B – LES ECHOS
SARL au capital de 7800,00 €
105 rue du faubourg saint denis, 75010
Paris
429929516 RCS Paris
- transférer le siège social du 33, rue de
la Baume, 75008 PARIS au 20, boulevard Georges Pompidou, 20090 AJACCIO à compter du 02/01/2019 et de modifier en conséquence l’article 3 des
statuts.
Siège social : 5 rue de l’Artoire, 78690
Les Essarts le Roi Capital : 4000 € Gérance : Mme Morgane TELLAI, 11 rue de
la Gare, Bat A, Appt 101, 78640 Villiers
Saint Frédéric Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Versailles
CONCEPT VOITURES SANS
PERMIS
SARL au capital de 8000 €
16 rue Pierre Métairie,
78120 Rambouillet
520005679 RCS Versailles
L’AGE du 21/12/2018 a décidé d’étendre
l’objet social à l’activité de vente de pièces détachées pour automobiles.
417891B – LES ECHOS
OBJECTIF DIAGNOSTIC
417904B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte authentique en
date du 19/12/2018 il a été constitué une
SARL nommée :
R&S ASSOCIES
Objet social : RESTAURANT/ BAR /
BRASSERIE/ TRAITEUR /ORGANISATION EVENEMENT /VENTE A EMPORTER
SARL au capital de 2000,00 €
26 AVENUE RENE DUGUAY TROUIN,
78960 VOISINS LE BRETONNEUX
825400542 RCS Versailles
Par décision du Gérant en date du
14/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 14 RUE
JACQUES PREVERT, 78280 GUYANCOURT à compter du 14/01/2019. Mention en sera faite au RCS de Versailles
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
417919B – LES ECHOS
418004A – LES ECHOS
BB TRANSPORTS
NOVOS Société par actions simplifiée à
associé unique au capital de 500 €
Siège : 43 Avenue de la Forêt 78510
TRIEL SUR SEINE 830325270 RCS de
VERSAILLES Par décision de l’associé
unique du 01/01/2019, il a été décidé de
transférer le siège social au 10 Rue Fleurie Residence Villa Fleurie 85100 LES
SABLES D OLONNE. Radiation au RCS
de VERSAILLES et ré-immatriculation au
RCS de LA ROCHE-SUR-YON
SASU au capital de 3000,00 €
cité du petit bois, bât D.1, 78420
Carrières sur seine
815343843 RCS Versailles
Par décision en date du 04/01/2019 il a
été pris acte de changer la dénomination
de la société, à compter du 01/02/2019,
pour PREMIUM CAR SERVICE. Mention
en sera faite au RCS de Versailles
PIXEL POTATO
SARL au capital de 1200,00 €
9 square Lavoisier, 78990 Elancourt
794977306 RCS Versailles
Par décision du Gérant en date du
02/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 1 allee
Christian Charpentier, 78490 Bazoches
sur Guyonne à compter du 03/01/2019.
Mention en sera faite au RCS de Versailles
418034B – LES ECHOS
SCI PARIS LA ROCHE
SCI au capital de 2000,00 €
101 Rue Jean Jaures, 78130 Les
Mureaux
752619171 RCS Versailles
Par décision de L’AGE en date du
11/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 39 Grande
Rue, 95510 VETHEUIL à compter du
15/01/2019. La société sera immatriculée au RCS de Pontoise et sera radiée
du RCS de Versailles
411576A – LES ECHOS
Le 11.12.2018,l’age de la sarl at ome,capital 7000 €,57 rte du chene rogneux
78490 grosrouvre,rcs versailles
538392135,decide du transfert du siege
au domicile du gerant marc vouillarmet
sis 1 r ernest may 78490 montfort
l’amaury.rcs versailles
HAMEAU DE LA CENSE
Société par Actions Simplifiée
unipersonnelle
Au capital de 1.000 euros
Siège social : le Moulin de Brétigny
RD 988 78830 BONNELLES
RCS VERSAILLES 799 342 704
Aux termes du PV des Décisions du 20
décembre 2018, l’Associé unique
a constaté la réalisation :
- d’une augmentation du capital social
d’un montant de 700.984 euros, par
l’émission de 700.984 actions nouvelles
de 1 euro de valeur nominale chacune.
- d’une réduction du capital social d’un
montant de 700.984 euros, par voie de
réduction du nombre d’actions à 1.000.
Les statuts ont été modifiés en conséquence.
Mention en sera faite au RCS de VERSAILLES
417705B – LES ECHOS
SAVOLY FRANCE
SARL au capital de 3000,00 €
1 RUE DE LA BOURBONNERIE, 78690
LES ESSARTS LE ROI
824747125 RCS Versailles
Par décision de L’AGE en date du
31/10/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liqui dat ion am iable à c omp ter du
31/10/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme SALMA MARZOUK, 1 RUE
DE LA BOURBONNERIE, 78690 LES
ESSARTS LE ROI et fixé le siège de liquidation et l’adresse de correspondance
au siège de la société. Mention en sera
faite au RCS de Versailles
416859A – LES ECHOS
ACPR CONSULTING
414692A – LES ECHOS
ACPR CONSULTING, SASU au capital
de 1000 euros, 4 Square Du Printemps
78150 Le Chesnay. RCS Versailles
830578332. A compter A.G.E du
10-01-2019 : Ajout à l’objet actuel : Activité de transactions sur immeubles et
fonds de commerce. Statuts mis à jour.
Formalités au RCS de Versailles.
SASU au capital de 28.000 €. Siège social : 11 avenue du vercors 78450 VILLEPREUX. RCS 833 372 915 VERSAILLES.
417762A – LES ECHOS
MARECHAL CATINAT DE LA
FAUCONNERIE
SCI au capital de 100 euros
Siège social : 46 avenue Albine 78600
MAISONS LAFFITTE
6T’MD78
L’AGE du 30/11/2018 à 12h00 a décidé
la dissolution de la société et sa mise en
liquidation amiable à compter du
30/11/2018, nommé liquidateur M GODARD David, 11 avenue du vercors
78450 VILLEPREUX et fixé le siège de
la liquidation au siège social.
L’AGE du 30/11/2018 à 16h00 a approuvé les comptes de liquidation, donné
quitus au liquidateur, l’a déchargé de son
mandat et prononcé la clôture de liquidation, à compter du 30/11/2018. Radiation
au RCS de VERSAILLES.
843 934 977 RCS VERSAILLES
L’AGE du 21/12/2018 a décidé de transférer le siège social au 1 avenue Catinat
78600 MAISONS LAFFITTE à compter
de ce jour.
Modification au RCS de VERSAILLES.
417801A – LES ECHOS
TONY TRANSPORT
SASU au capital de 500 Euros
Siège social : 2 Ter Bis rue du Manoir
78580 BAZEMONT
R.C.S : 819 500 208 VERSAILLES
TRANSFERT DE SIEGE
Par décision de l’associé unique du
30/10/2018, il a été décidé le transfert du
siège de la Société, domiciliée au « 2 Ter
Bis rue du Manoir – 78580 BAZEMONT », elle sera désormais domiciliée
au « 7 Rue de la Carrière – 78440
BREUIL EN VEXIN ». L’article 4 « SIEGE
SOCIAL » des Statuts a été modifié en
conséquence. Toutes les démarches ont
été faites à cet effet. Le dépôt légal sera
effectué au RCS de VERSAILLES.
416368A – LES ECHOS
MAZAGRAN
SAS au capital de 1.000 €. Siège social :
24 bis rue Charles de Gaulle 78840 FRENEUSE. RCS 823 246 822 VERSAILLES.
L’AGE du 30/11/2018 a décidé la dissolution de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du 30/11/2018,
nommé liquidateur M SAHED Sifdine, 24
bis rue Charles de Gaulle 78840 FRENEUSE et fixé le siège de la liquidation
au siège social.
L’AGE du 30/11/2018 a approuvé les
comptes de liquidation, donné quitus au
liquidateur, l’a déchargé de son mandat
et prononcé la clôture de liquidation, à
compter du 30/11/2018. Radiation au
RCS de VERSAILLES.
418115A – LES ECHOS
A.O.B.
SARL au capital de 7 700 €
Siège : 6 route des 40 Sous
78410 AUBERGENVILLE
431 420 512 RCS VERSAILLES
417829A – LES ECHOS
FRENCH BLOODSTOCK AGENCY
SARL au capital de 16.000 €
Siège social : 3 Place des Douves
78960 VOISINS LE BRETONNEUX
403 698 426 RCS VERSAILLES
Suivant PV de l’AGO du 31/12/2018, il
résulte que les mandats de Monsieur Philippe EVEZARD, Commissaire aux
Comptes titulaire, et de la société CALISSEO, Commissaire aux Comptes suppléante, sont arrivés à expiration et qu’il
n’est pas désigné de Commissaire aux
Comptes.
SOCIETES
418025B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
ASLAN PRESTATION SERVICE
418042A – LES ECHOS
418018B – LES ECHOS
91 • ESSONNE
L’AGE du 30/11/2018 a décidé la dissolution anticipée de la société à compter
du même jour. M. Francis PINEAU, 6
route des 40 Sous, 78410 AUBERGENVILLE, a été nommé liquidateur. Le siège
de liquidation a été fixé au siège social.
Modification au RCS de VERSAILLES.
Objet social : Gros œuvre maçonnerie
carrelage enduits façade charpente couverture platerie menuiserie plomberie
chauffage location d’engins de chantier
& location d’échafaudages.
Siège social : 8 RUE CHABRIER, 91240
SAINT MICHEL SUR ORGE Sigle : APS
Nom commercial : ASLAN PRESTATION SERVICE Capital : 500 € Président : Mme Nurgul ASLAN demeurant :
8 RUE CHABRIER, 91240 SAINT MICHEL SUR ORGE élu pour une durée
indéterminée Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Evry
418082B – LES ECHOS
417706A – LES ECHOS
DOMI-VENTILATION Société par actions simplifiée à associé unique au capital de 351.000 € Siège : 16 Rue du Clotais 91160 CHAMPLAN 821643897 RCS
de EVRY Par décision de l’associé unique du 29/12/2018, il a été décidé de réduire le capital social de 331.000 €, le
portant ainsi à 20.000 €. Mention au RCS
de EVRY
Objet social : Aide à domicile et services
à la personne
Siège social : 33 RUE DES ROULLES,
91360 EPINAY SUR ORGE Capital :
2500 € Président : M. cauville patrick
demeurant : 33 RUE DES ROULLES,
91360 EPINAY SUR ORGE élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Evry
411267A – LES ECHOS
Par acte SSP, il a été constitué une
SASU dénommée JGA-HI2 Consulting Capital : 2000 € Siège social : 64
Avenue De La Liberté 91700 Ste Genevieve des Bois Objet : Conseil et services en systèmes et logiciels informatiques ; Programmation informatique ;
Développement, édition et vente de logiciels, de sites web et d’applications web
et mobiles Président : GOBINA Jean 64
Avenue De La Liberté 91700 Ste Genevieve des Bois Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS EVRY Transmission
des actions : cession libre des actions
de l’associé unique. Admission aux assemblées et droit de vote : chaque actionnaire est convoqué aux assemblées.
Chaque action donne droit à une voix.
417776A – LES ECHOS
Par acte SSP du 24/12/2018 il a été
constitué une SARL dénommée : I2A
Siège social : 42 rue de jarcy 91480
QUINCY SOUS SENART Capital :
5.000 € Objet : TOUS TRAVAUX DE MACONNERIE TRAVAUX PUBLICS Gérant : M. ARAS Ilhan 3 Rue D’OTLEY
77130 MONTEREAU FAULT YONNE
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de EVRY
417786A – LES ECHOS
Par acte SSP du 10/01/2019 il a été
constitué une Société civile dénommée :
ZAM’S Siège social : 9 rue raoul dautry
bâtiment c 91190 GIF SUR YVETTE Capital : 600.000 € Objet : L’acquisition par
tous moyens, également par voie
d’échange, apport ou autrement, la prise
en crédit-bail immobilier, l’administration
et l’exploitation par bail, location de
courte durée ou autrement de tous biens
et droits immobiliers et notamment l’acquisition d’un immeuble à usage d’habitation, situé 5bis Grande Rue de Grolleau - 17220 SALLES SUR MER.
Gérant : M. BRISSET Patrick Schottenfeldgasse 87/1/39 1070 WIEN AUTRICHE Cession des parts sociales : Agrément pour toutes cessions accordé par
la gérance. Durée : 99 ans à compter de
l’immatriculation au RCS de EVRY
Objet social : Le nettoyage de tous locaux commerciaux et industriels, petits
travaux de rénovation, vitrerie, entretien
espaces verts.
Société Civile au capital de 200000,00 €
8 avenue montaigne, 91190 Gif sur
Yvette
812343895 RCS Evry
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation a miabl e à c o m pt e r d u
17/12/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Vincent DURET, 5 rés des 12
arpents, 78810 Feucherolles et fixé le
siège de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M. Vincent DURET. Mention en sera faite au
RCS de Evry
417716B – LES ECHOS
SCP VDDD
Société Civile au capital de 200000,00 €
8 avenue montaigne, 91190 Gif sur
Yvette
812303089 RCS Evry
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation a miabl e à c o m pt e r d u
17/12/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Vincent Duret, 5 rés des 12 arpents, 78810 Feucherolles et fixé le siège
de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M. Vincent Duret. Mention en sera faite au RCS de Evry
417723B – LES ECHOS
SCP VDTD
Société Civile au capital de 200000,00 €
8 avenue montaigne, 91190 Gif sur
Yvette
812506723 RCS Evry
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation a miabl e à c o m pt e r d u
17/12/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Vincent Duret, 5 rés des 12 arpents, 78810 Feucherolles et fixé le siège
de liquidation et l’adresse de correspondance chez le liquidateur M. Vincent Duret. Mention en sera faite au RCS de Evry
HBG, SARL au capital de 1000 €. Siège
social : 17 avenue du maréchal leclerc
91160 Longjumeau. 794701292 RCS
EVRY. Le 30/11/18, les associés ont approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son mandat et
constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de EVRY.
411569A – LES ECHOS
Bienfait au quotidien, SASU au capital de
1000 €. Siège social : 58 av pierre loti
91420 Morangis. 840531032 RCS Evry.
Le 01/12/18, l’associé unique a approuvé
les comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté la
clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Evry.
VENTE DE FONDS GERANCE
Par acte ssp en date à MELUN du
12/12/2018, enregistré au SIE ETAMPES le 19/12/2018, Dossier
2018 00006583 référence
9104P61 2018 A 0268, la société MIL,
SARL au capital de 7000 €, siège social : Place du 08 mai 1945 91540 MENNECY, immatriculée au RCS d’EVRY
sous le nº497585323, représentée par sa
gérante Isabelle BOURET, A CEDE à la
société SEVGIM, SARL au capital de
1000 €, siège social : 5 rue du 26 Août
1944 77820 LE CHATELET EN BRIE,
immatriculée au RCS de MELUN sous le
nº844319830, représentée par gérant Sinan CILGI, un fonds de commerce de
BAR, BRASSERIE AVEC LICENCE IV,
JEUX DE LA FRANCAISE DES JEUX,
PMU, exploité Place du 8 mai
1945 91540 MENNECY, moyennant le
prix de 110000 €. La prise de possession
et l’exploitation effective par l’acquéreur
ont été fixées au 12/12/2018. La présente
cession intervenant dans le cadre d’un
redressement judiciaire, il ne sera pas fait
élection de domicile pour la réception des
oppositions, les créanciers ayant d’ores
et déjà été invités à déclarer leurs créances entre les mains du mandataire judiciaire : Me Alain François SOUCHON 1
rue des Mazières 91000 EVRY.
GALAXIE IMPRIMERIE
SAS au capital de 51000,00 €
12 rue des liquidambars, 91580
ETRECHY
410233654 RCS Evry
Par décision en date du 20/11/2018 il a
été pris acte de la nomination de M. Bernard FAREZ, demeurant 4 Villa Mozart
91580 ETRECHY en qualité de nouveau
Président, à compter du 20/11/2018 pour
une durée illimitée, en remplacement de
M. Christian LAQUIEZE, Président démissionnaire. Mention en sera faite au
RCS de Evry
Siège social : 5 avenue Médéric, 92300
Meudon La foret Capital : 1000 € Président : M. SERGE FULGENCE KACOU
demeurant : 5 AVENUE MEDERIC,
92300 Meudon La foret élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Nanterre
417727B – LES ECHOS
SCOP CAUSAVOSTRA
SARL au capital de 1000,00 €
61 quai Michelet, 92300 Levallois Perret
750123507 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
22/10/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 36, rue
des Ardennes, 75019 Paris à compter du
22/10/2018. La société sera immatriculée au RCS de Paris et sera radiée du
RCS de Nanterre
417730B – LES ECHOS
POLY-INK
SAS au capital de 248190,00 €
67 avenue Aristide Briand, 92120
MONTROUGE
532678885 RCS Nanterre
Par décision de L’AGM en date du
30/06/2017 il a été décidé de modifier le
capital de la société en le portant de
248190,00 € à 261510 €. Mention en
sera faite au RCS de Nanterre
411552A – LES ECHOS
Par ASSP du 13/12/2018, il a été constitué une SAS à capital variable dénommée HOMERCI.Siège social : 20 bis rue
louis philippe 92200 Neuilly-surseine.Capital minimum : 300 €, capital
initial : 3000 €, capital maximum : 40000 €. Objet : Société de services dans le logement.Président : Mme
Priscille Pousse, 16 rue de l’assomption
75016 Paris. DG : M. Jean-François
Pousse, l’abbaye 28140 Péronville.Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de
NANTERRE.
417748B – LES ECHOS
LA MARINE IMMOBILIER
SASU au capital de 15000,00 €
5 rue mertens, 92270 BOIS COLOMBES
752258350 RCS Nanterre
Par décision du Président en date du
04/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 21 rue
Carnot, 95160 Montmorency à compter
du 29/12/2018. La société sera immatriculée au RCS de Pontoise et sera radiée
du RCS de Nanterre
417734A – LES ECHOS
Par ASSP du 10/01/19,il a été constitué
une SARL dénommée BORÉE.Siège social :7 rue henri say 92600 Asnières-surseine.Capital :100 €.Objet :Conseil et
soutien á la création et au développement de nouvelles affaires dans les domaines des énergies renouvelables et
des technologies de l’information.Gérance :M.Samy Biyadi,7 rue henri say
92600 Asnieres sur seine Durée :99ans.Immatriculation au RCS de
NANTERRE.
417875A – LES ECHOS
Par acte SSP du 05/12/2018 il a été
constitué une SASU dénommée : JO
TRAVEL Siège social : 20 rue malakoff
92600 ASNIERES SUR SEINE Capital :
1.500 € Objet : Exploitation de véhicule
de tourisme avec chauffeur Président :
M. JOWAHEER Seewooraj 20 rue malakoff 92600 ASNIERES SUR SEINE Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de NANTERRE
411468A – LES ECHOS
CONTINENTAL FONCIER
418024B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
12/11/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
SCP VDMD
417927A – LES ECHOS
Par décision en date du 18/12/2018 il a
été décidé de modifier le capital de la société en le portant de 132000,00 € à
262000 €. Mention en sera faite au RCS
de Evry
417739B – LES ECHOS
BETHEL NETTOYAGE SERVICE
417694B – LES ECHOS
SARL au capital de 132000,00 €
18 rue Christophe de SAULX, 91310
Montlhéry
509322343 RCS Evry
SOCIETES
417712B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
12/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
ASSIST’FAMILY
92 • HAUTS-DE-SEINE
417970A – LES ECHOS
Par acte SSP du 12/01/2019 il a été
constitué une SARL à associé unique dénommée : LOUISETTE-POTERIE Sigle :
Lo-Pe Siège social : 115 rue du maréchal
joffre 92700 COLOMBES Capital : 250 €
Objet : Création et vente de céramiques
à usage utilitaire ou décoratif Gérant :
Mme AUGENDRE Louisette 115 du Maréchal Joffre 92700 COLOMBES Durée :
99 ans à compter de l’immatriculation au
RCS de NANTERRE
418038A – LES ECHOS
Par acte SSP du 12/01/2019 il a été
constitué une SCI dénommée : ANICLAU. Siège social : 1 Allée Emmanuel
Chabrier, Résidence Vivaldi, 92260
FONTENAY AUX ROSES. Capital :
120.000 €.
Objet : Acquisition, vente et location de
biens immobiliers et toutes opérations se
rapportant à cet objet.
Gérant : Mme MOUGIN Anne, 14 Rue
du Charolais, 75012 PARIS. Co-Gérant :
M. MOUGIN Nicolas 1 Allée Emmanuel
Chabrier, Résidence Vivaldi, 92260
FONTENAY AUX ROSES. Cession des
parts sociales : Les parts sociales ne
peuvent être cédées, même entre associés ou entre conjoints, qu’avec l’agrément unanime de tous les associés. Durée : 99 ans à compter de
l’immatriculation au RCS de NANTERRE.
417687B – LES ECHOS
LES3J
SASU au capital de 3000,00 €
58 chemin de la justice, Centre d’affaire
92, 92390 CHATENAY MALABRY
820978187 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
20/12/2018 il a été décidé de modifier le
capital de la société en le portant de
3000,00 € à 15000 €. Mention en sera
faite au RCS de Nanterre
417915B – LES ECHOS
KELLEWANDA SECURITE
SASU au capital de 6000,00 €
117 avenue Victor HUGO, 92100
BOULOGNE BILLANCOURT
828108159 RCS Nanterre
Sigle : KWS
Par décision de L’AGE en date du
17/12/2018 il a été pris acte de la nomination de M. Pierre BIBOUM, demeurant
745 avenue du Général LECLERC
92100 BOULOGNE BILLANCOURT en
qualité de nouveau Président, à compter
du 17/12/2018 pour une durée illimitée,
en remplacement de M. Giuseppe PASCALE, Président démissionnaire. Mention en sera faite au RCS de Nanterre
418028B – LES ECHOS
SCI SHAD THAMES
IMMOBILIER
SCI à capital variable de 1000,00 €
67 avenue Le Notre, 92160 Antony
528099351 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
14/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 326 route
de la Forge Tragin, 14800 Englesqueville-En-Auge à compter du 14/01/2019.
La société sera immatriculée au RCS de
Lisieux et sera radiée du RCS de Nanterre
418029B – LES ECHOS
SCI WAPPINGIMMOBILIER
SCI à capital variable de 1000,00 €
67 avenue Le Notre, 92160 Antony
535319024 RCS Nanterre
Par décision de L’AGE en date du
14/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 326 route
de la Forge Tragin, 14800 Englesqueville-En-Auge à compter du 14/01/2019.
La société sera immatriculée au RCS de
Lisieux et sera radiée du RCS de Nanterre
411313A – LES ECHOS
TGM, SARL au capital de 2000 €. Siège
social : 18 RUE GAMBETTA 92240 MALAKOFF.
Le 20/09/2018, les associés ont : pris
acte de la démission en date du
01/05/2018 de Redouane Ziada, ancien Gérant ; en remplacement, décidé
de nommer Gérant Jean Roger LAPARRE, résidant 22 PASSAGE DU
NORD 92240 MALAKOFF, né le
23/05/1960 à Oran (Algérie). Mention au
RCS de Nanterre.
411491A – LES ECHOS
SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE VAULEPO. SCI au capital de 1 524.49 euros.
Siège social :18 bis rue Borghese 92200
Neuilly-sur-Seine. 428 620 900 RCS
NANTERRE
Par décision du gérant du 12/12/2018, le
siège social est transféré au 61 boulevard d’Inkermann 92200 Neuilly-surSeine. Modification au RCS de Nanterre.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 09
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
411505A – LES ECHOS
417841B – LES ECHOS
tous fonds nécessaires à la réalisation de
cet objet
417917B – LES ECHOS
417777B – LES ECHOS
417753B – LES ECHOS
S.C.I. D.A.M.Y. SCI au capital de 152.45
euros. Siège social :18 bis rue Pauline
Borghese 92200 Neuilly-sur-Seine
PROGRES CONSULTING
Siège social : 132, avenue Aristide
Briand, 93320 LES PAVILLONS SOUS
BOIS Capital : 1000 € Gérant : M. Hasan KACAR, 24, rue Maurice Bureau,
93000 BOBIGNY Agrément nécessaire
pour toute cession Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Bobigny
ZK TP
EASY SERVICE PRESTIGE
Aux termes d’un acte SSP en date du
19/12/2018 il a été constitué une SASU
nommée :
377 549 266 RCS NANTERRE
Par décision du gérant du 12/12/2018, le
siège social est transféré au 61 boulevard d’Inkermann 92200 Neuilly-surSeine.
Modification au RCS de Nanterre.
411525A – LES ECHOS
SCI JOSEPH. SCI au capital de 7 622.45
euros. Siège social : 13 rue Messimy
68000 Colmar. 388 090 078 RCS Colmar.
Par AGE du 12/12/2018, le siège social
est transféré au 16 rue Voltaire 92300 Levallois-Perret. Objet social : Propriété,
administration, exploitation par bail, location ou autre, des immeubles apportés ou
acquis par elle. Durée : 99 ans. En
conséquence, elle sera immatriculée au
RCS de Nanterre et elle sera radiée au
RCS de Colmar.
411623A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 92 et 75
PHOTOTREND. SARL au capital de
200 €. Siège social : 4 av. de champaubert 75015 paris. 791 150 873 RCS paris. Par AGE du 11/12/2018 a décidé de
transférer le siège social 867 crs aquitaine 92100 boulogne-billancourt. Gérant : M. Damien Roue, 867 crs aquitaine
92100 boulogne-billancourt. En consèquence elle sera immatriculée au RCS
de nanterre et elle sera radiée au RCS
de paris.
SASU au capital de 2000,00 €
79 rue Vincent Fayo, 92290 CHATENAY
MALABRY
828431056 RCS Nanterre
Par décision de L’Associé Unique en
date du 03/01/2019 il a été décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise
en liquidation amiable à compter du
31/12/2018, nommé en qualité de liquidateur M. Patrick GARNIER, 79 rue Vincent Fayo, 92290 Chatenay-Malabry et
fixé le siège de liquidation et l’adresse de
correspondance au siège de la société.
Mention en sera faite au RCS de Nanterre
418053A – LES ECHOS
S.C.I. MORGANT
SCI Au capital de 2 000 €
Siège Social : 192 Grande Rue
92 310 SEVRES
R.C.S. NANTERRE 484 333 570
Suivant délibération de l’assemblée générale extraordinaire du 30 décembre
2018, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société à compter de
ce même jour et sa mise en liquidation. L’Assemblée Générale a nommé
comme liquidateur Monsieur Rémi MORGANT, demeurant 8, rue des pierres plates 29 910 Tregunc et lui a conféré les
pouvoirs les plus étendus pour terminer
les opérations sociales en cours, réaliser
l’actif et acquitter le passif. Le siège de
liquidation est fixé au 8, rue des pierres
plates 29 910 Tregunc. C’est à cette
adresse que la correspondance devra
être envoyée et que les actes et documents concernant la liquidation devront
être notifiés. Le dépôt des actes et pièces relatifs à la liquidation sera effectué
au greffe du tribunal de commerce de
Nanterre. Pour avis, le liquidateur.
417832A – LES ECHOS
418075B – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 92 et 75
Rectificatif à l’annonce parue dans Les
Echos (Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 20/11/2018, concernant la société LEIMONT PRODUCTIONS, lire
Aux termes d’un acte SSP en date du
18/12/2018 il a été constitué une SAS
nommée en lieu et place de Aux termes
d’un acte SSP en date du 13/11/2018 il
a été constitué une SAS nommée
ACTIVE ASSURANCES
GROUPE
SAS au capital de 32.599.175 euros
Siège social : 203, rue du Faubourg Saint
Honoré 75008 PARIS
RCS PARIS 837619477
Par décision de l’AGM du 19/12/2018, il
a été décidé de transférer le siège social
au 71 rue de Billancourt 92100 BOULOGNE BILLANCOURT à compter de ce
jour.
Président : Thomas RIOTTOT 26 rue de
Paris 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.
En consèquence elle sera immatriculée
au RCS de NANTERRE et elle sera radiée au RCS de PARIS.
417868A – LES ECHOS
SANHEN
SAS au capital de 5.000 €
Siège social : 56 Rue de Sèvres
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
837 712 439 RCS NANTERRE
Par AGE du 19/12/18, les associés de la
SAS SANHEN ont décidé de transférer
le siège social au Bd de la Marine Aéroport de Toulon Hyères, 83400 HYERES
à compter de ce jour et de modifier en
conséquence l’art 4 des statuts.
417928A – LES ECHOS
LSN
93 • SEINE-SAINT-DENIS
SOCIETES
417809B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
14/01/2019 il a été constitué une Société
Civile De Moyens nommée :
SCM MÉDECINE INTÉGRATIVE
HOFFMANN
Objet social : La société a pour objet exclusif la mise en commun de moyens utiles à l’exercice de la profession de ses
membres en veillant au respect de la liberté de choix du thérapeute par le patient et de l’indépendance technique et
morale de chaque praticien. Elle peut notamment acquérir, louer, vendre, échanger les installations et appareillages nécessaires, rénover, entretenir les locaux
occupés, procéder à toutes opérations financières, mobilières et immobilières se
rapportant à l’objet social et n’altérant
pas son caractère civil.
Siège social : 118 rue Philibert Hoffmann, 93110 Rosny sous bois Capital :
100 € Gérant : M. ABRAHAM BRAHIM,
03 rue seyer, 93110 Rosny sous bois Cogérant : M. DAVID FAHMI, 06 ALLEE
GASPARD MONGE, 93110 ROSNY
SOUS BOIS Durée : 99 ans à compter
de son immatriculation au RCS de Bobigny
417781A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 21/12/2018 constitution de la SASU TASSIMO TRANSPORTS.
Capital fixe : 1.500 €. Siège social :
1 RUE EMMANUEL CHABRIER, 93800
EPINAY SUR SEINE.
Objet social : EXPLOITATION DE VEHICULES DE TRANSPORT AVEC
CHAUFFEUR (VTC). Président :
Mr SAID EL KATMOUR, demeurant
1 RUE EMMANUEL CHABRIER, 93800
EPINAY SUR SEINE. La société SASU
TASSIMO TRANSPORTS située 1 RUE
EMMANUEL CHABRIER, 93800 EPINAY SUR SEINE, est en cours d’immatriculation au RCS de BOBIGNY élu pour
une durée illimitée. Durée de la société :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de BOBIGNY.
92600 ASNIERES-SUR-SEINE
RCS NANTERRE 800 811 291
Suivant procès-verbal du 26 novembre
2018, par décision de l’A.G.E, le capital
a été augmenté de 80.000 € pour être
porté à 120.000 € par les associés. Notification au RCS de Nanterre
417951A – LES ECHOS
VISUAL INGENIERIE
SARL au capital de 3.000 Euros
Siège social : 64 rue Anatole France
92300 LEVALLOIS PERRET
491 688 057 RCS NANTERRE
Le 31 décembre 2018, l’AGM a décidé
1º) la transformation de la société en Société par Actions Simplifiée. En conséquence : 1º) il a été mis fin aux fonctions
de M. Firmin SANCHEZ, Gérant. 2º) A
été nommé Président : M. Firmin SANCHEZ demeurant 5 avenue des Fleurs
95110 SANNOIS. Le reste sans changement. 2º) de transférer le siège social au
140 avenue de la République 92400
COURBEVOIE.
418013B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
MONSIEUR VTC
Objet social : Transport routier de personnes avec des véhicules n’excédant
pas neuf places y compris le conducteur,
location de véhicules
Siège social : 181, Bld de l’Europe,
93370 MONTFERMEIL Capital : 100 €
Président : M. Hakan UCKUN demeurant : 181, Bld de l’Europe, 93370 MONTFERMEIL élu pour une durée indéterminée Chaque action donne droit à une
voix. Les actions sont librement cessibles
entre actionnaires uniquement avec accord du Président de la société. Durée :
99 ans à compter de son immatriculation
au RCS de Bobigny
418102B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/01/2019 il a été constitué une SCI
nommée :
HK INVEST
Objet social : L’acquisition, la gestion, la
location et l’administration de tous biens
mobiliers et immobiliers ; l’emprunt de
SAS au capital de 1500,00 €
44 avenue Danielle Casanova, 93150 Le
blanc mesnil
828282640 RCS Bobigny
Par décision de L’AGE en date du
07/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 39 Rue
Guynemer, 93700 DRANCY à compter
du 07/01/2019.
Par décision de L’AGE en date du
31/12/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation am iab l e à c ompt er du
31/12/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme jenitha anusia jorge balendiran, 44 av daniellle Casanova, 93150
Le blanc mesnil et fixé le siège de liquidation et l’adresse de correspondance au
siège de la société. Mention en sera faite
au RCS de Bobigny
Autres modifications :
- il a été pris acte de la nomination de M.
Nurhak UNAL, demeurant 37 Rue Guynemer 93700 DRANCY en qualité de
nouveau Gérant, à compter du
07/01/2019 pour une durée illimitée, en
remplacement de M. Zulfikar KOCGOZ,
Gérant démissionnaire.
- il a été pris acte de changer la dénomination de la société.
Ainsi, la dénomination sociale de la société est désormais :
SMG-ND. Mention en sera faite au RCS
de Bobigny
418020B – LES ECHOS
OTIM HOLDING SAS
417950A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 31/10/2018 il a
été constitué une S.A.S.U au capital de
6.500 € dénommée :
KAIIS
Siège social : 4 Allée du Colonel Fabien
93320 Les Pavillons-sous-Bois
Objet : Transport de marchandises de
moins de 3,5 tonnes.
SAS au capital de 914694,00 €
30-42 RUE HENRI GAUTIER, ZI LES
VIGNES, 93000 BOBIGNY
314817271 RCS Bobigny
Par délibération en date du 26/10/2018,
de L’AGE statuant en application de l’article L.225.248 du Code de Commerce,
a décidé qu’il n’y avait pas lieu à dissolution malgré un actif net inférieur à la
moitié du capital social. Mention en sera
faite au RCS de Bobigny
418085B – LES ECHOS
YALAMI
SCI au capital de 1,00 €
36 rue blanqui appt 101, 93400
Saint-ouen
452275779 RCS Bobigny
Par décision de L’AGE en date du
20/12/2018 il a été décidé la dissolution
anticipée de la société et sa mise en liquid ation am iab le à com pte r d u
20/12/2018, nommé en qualité de liquidateur Mme Lamia Haddouche, 36 rue
Blanqui appt 101, 93400 Saint-ouen et
fixé le siège de liquidation et l’adresse de
correspondance au siège de la société.
Mention en sera faite au RCS de Bobigny
417842A – LES ECHOS
Siège social : 39 Boulevard Pasteur
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de Bobigny
RD RENOVATION
R.C.S Bobigny 491 677 118
Par acte SSP du 09/01/2019 il a été
constitué une SASU dénommée : PREMIUM TRANSPORT Siège social : 3 rue
audenet 93380 PIERREFITTE SUR
SEINE Capital : 500 € Objet : Vtc Président : M. BEN MOUSSA Zakaria 3 rue
audenet 93380 PIERREFITTE SUR
SEINE Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de BOBIGNY
93160 Noisy-le-Grand
Par décision en date du 02/01/2019 il a
été pris acte de changer la dénomination
de la société, à compter du 02/01/2019,
pour MENA RENOVATION. Mention en
sera faite au RCS de Bobigny
416566A – LES ECHOS
TGM
418056A – LES ECHOS
Par acte SSP du 09/01/2019 il a été
constitué une SASU dénommée : FIRST
TRANSPORT Siège social : 3 rue audenet 93380 PIERREFITTE SUR SEINE
Capital : 2.700 € Objet : Transport léger
de marchandise Président : M. BEN
MOUSSA Zakaria 3 rue audenet 93380
PIERREFITTE SUR SEINE Durée : 99
ans à compter de l’immatriculation au
RCS de BOBIGNY
SARL au capital de 500 €. Siège social :
rue des Alpes Imm Faucigny, apt 691 9et 76800 ST ETIENNE DU ROUVRAY.
RCS 809 480 098 ROUEN.
L’AGE du 12/10/2018 a décidé de transférer le siège social au 13 rue de l’Etang,
93290 TREMBLAY EN FRANCE et de
nommer gérant : M ALBERICI Gabriel,
12 rue de la Confluence 93200 ST DENIS en remplacement de M DEMIR Sefik. Radiation du RCS de ROUEN et immatriculation au RCS de BOBIGNY.
418092A – LES ECHOS
417735A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 24/12/2018 constitution de la SAS ETOILE PRESTATIONS HÔTELIERES
BADINI CONSEIL. SARL à associé unique au capital de 1 000 €. Siège social :37 avenue Jean Jaurès . 93310 Le
Près St Gervais. RCS Bobigny 834 141
665. Par décission de l’associé unique du
14/01/2019, il a été décidé de modifier
l’objet social par la supression de l’activité de comptable et de conseil en formation à compter du 14/01/2019, le reste de
l’activité est inchangé. Notfication au
RCS de Bobigny.
Capital fixe : 200 € Siège social : 2
RUE J ET ETIENNE DE MONTGOLFIER
93110 ROSNY SOUS BOIS Objet social : PRESTATIONS DE SERVICES
DANS LES HOTELS ET RESTAURANTS Président : Mme APIE EMILIENNE MONNEY demeurant 3 RUE
D’AURION 93110 ROSNY SOUS BOIS.
La société SAS ETOILE PRESTATIONS
HÔTELIERES située 2 RUE J ET
ETIENNE DE MONTGOLFIER 93110
ROSNY SOUS BOIS est en cours d’immatriculation au RCS de BOBIGNY élu
pour une durée illimitée Directeur Général : Mme GERTRUDE YAPI SEKA demeurant 3 RUE D’AURION 93110
ROSNY SOUS BOIS Durée de la société : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de BOBIGNY
Le siège de la liquidation est fixé 29 rue
du Bois Saint-Denis 94350 Villiers-surMarne, adresse à laquelle toute correspondance devra être envoyée, et, actes
et documents relatifs à la liquidation devront être notifiés, le siège social restant
par ailleurs fixé au 39 Boulevard Pasteur
- 93160 Noisy-le-Grand.
Le dépôt des actes et pièces relatifs à la
liquidation sera effectué au greffe du tribunal de commerce de Bobigny.
Mention sera fate au R.C.S de Bobigny
En liquidation
Au capital de 1.000 €
Siège social : 39 Boulevard Pasteur
93160 Noisy-le-Grand
- donné quitus au Liquidateur Eric RABOUILLE, demeurant 29 rue du Bois
Saint-Denis 94350 Villiers-sur-Marne
L’article 2 « OBJET », et l’article 4
« SIEGE SOCIAL » des Statuts ont été
modifiés en conséquence. Toutes les démarches ont été faites à cet effet. Le dépôt légal sera effectué au RCS de BOBIGNY.
et déchargé ce dernier de son mandat ;
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation.
Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de commerce
de Bobigny.
Mention sera faite au R.C.S de Bobigny
94 • VAL-DE-MARNE
SOCIETES
417686B – LES ECHOS
417838B – LES ECHOS
ABC DUGNY DISTRIBUTION
SARL au capital de 8000,00 €
Angle rue Guynemer et rue Pasteur,
93440 DUGNY
830736088 RCS Bobigny
Par décision en date du 21/12/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 23 Rue de la Porte de
C h ar t r e s , 2 8 3 2 0 G A L L A R D O N à
compter du 01/01/2019. La société sera
immatriculée au RCS de Chartres et sera
radiée du RCS de Bobigny
418093A – LES ECHOS
L’ATELIER 40
SARL au capital de 10 000 €
Aux termes d’un acte SSP en date du
09/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
MOUSSA
Siège : 4 rue Louis Marchand, Carrefour
Pleyel - 93200 SAINT DENIS
Objet social : PEINTURE INTERIEURE
EXTERIEURE EN BATIMENT
828 602 482 RCS BOBIGNY
Siège social : 29 RUE ETIENNE DOLET, 94140 ALFORTVILLE Capital :
1000 € Président : M. IHAB MOUSSA
demeurant : 30 RUE DE L’ERMITAGE,
75020 PARIS élu pour une durée indéterminée Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Créteil
L’AGE du 30/10/2018 a décidé qu’il n’y
avait pas lieu à dissolution de la société
malgré les pertes constatées, en application de l’art. L223-42 du Code de
commerce. Modification au RCS de BOBIGNY.
417923A – LES ECHOS
Par acte SSP en date du 04/01/2019, il
a été constitué une SARL au capital de
1 000 € dénommée : MEGHLA TELECOM
Gérant : M. FARHAD Mohammad demeurant 36 avenue Henri Barbusse
93300 AUBERVILLIERS
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au RCS de CRETEIL
Siège de liquidation : 29 rue du Bois
Saint-Denis
R.C.S : 825 160 0096 BOBIGNY
- Insérer la nouvelle activité dans l’objet
social de la Société « Location de véhicules » ;
Par acte SSP du 14/12/2018 constitution
de l’EURL : DS CONSULTING. Capital :
300 €. Siège social : 1 rue pierre et marie
curie 94800 villejuif. Objet : conseil, expertise, intégration de projets. Gérance :
Raquel Pires De Sousa, 1 rue pierre et
marie curie 94800 villejuif. Durée : 99 ans
à compter de l’immatriculation au RCS
de Créteil.
Objet : Commerce au détail ou en gros
de tous produits informatiques, de téléphonie prestations internet, taxi phone.
- approuvé les comptes de liquidation au
10/12/2018 ;
GALAXIE SECURITE PRIVEE
411484A – LES ECHOS
SCI ROLLER
Société civile immobilière
Siège social : 1RUE DE TEHERAN
APPT 1380 93000 BOBIGNY
- Transférer le siège de la Société, domicilié au « 1 RUE DE TEHERAN APPT
1380, 93000 BOBIGNY », elle sera désormais domiciliée à l’adresse « 66 AVENUE ANATOLE FRANCE, 93140
BONDY » ;
411322A – LES ECHOS
Par ASSP du 14/12/2018, il a été constitué une SAS dénommée SPELLWOOD.Siège social : 45 chemin des
lyonnes 94350 Villiers sur marne.Capital : 5000 €. Objet : création d’objets de
communication visuelle, création d’éléments graphiques de sites internet, d’applications mobiles.Président : M. Johann
Frizon, 45 chemin des lyonnes 94350 Villiers sur marne.Durée : 99 ans. Immatriculation au RCS de CRETEIL.
Siège social : 51 rue Lénine 94200
IVRY-SUR-SEINE
SASU au capital de 1000 Euros
417700B – LES ECHOS
Siège social : 317 allées des maisonnée, 94500 Champigny sur Marne, Chez
M. Oyolo Essoua Venance Capital :
100 € Président : M. Ulrich Venance
Oyolo Essoua demeurant : 317 allées
des maisonnée, 94500 Champigny sur
Marne, élu pour une durée indéterminée
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS de Créteil
417844A – LES ECHOS
Suivant décision collective des associés
en date du 10/12/2018 à 11h, il résulte
que les associés, après avoir entendu le
rapport du Liquidateur, ont :
DRIVER OF THE KING
TRANSFERT DE SIEGE
Par décision de L’AGE en date du
08/01/2019 il a été pris acte de la nomination de M. CLAUDE ZANGA, demeurant 10 IMPASSE DES MIMOSAS 60800
CREPY-EN-VALOIS en qualité de nouveau Président, à compter du 08/01/2019
pour une durée illimitée, en remplacement de Mme MICHELE NKINDU, Président démissionnaire. Mention en sera
faite au RCS de Bobigny
L’assemblée générale susvisée a
nommé comme Liquidateur Eric Rabouille, demeurant 29 rue du Bois SaintDenis 94350 Villiers-sur-Marne, avec les
pouvoirs les plus étendus pour réaliser
les opérations de liquidation et parvenir
à la clôture de celle-ci.
94350 Villiers-sur-Marne
Par décision de l’Associé unique du
30/06/2018, il a été décidé de :
SASU au capital de 1500,00 €
70 BOULEVARD ANATOLE FRANCE,
93200 SAINT-DENIS
818142465 RCS Bobigny
Suivant décision collective des associés
en date du 10/12/2018 à 10h, les associés ont décidé la dissolution anticipée de
la Société à compter du 10/12/2018 et sa
mise en liquidation.
R.C.S Bobigny 491 677 118
417916A – LES ECHOS
OPTILUX
Objet social : installation de transmission, exploitation et entretien des installations de communication, acquisition de
l’accès et la capacité réseau auprès des
opérateurs de reseau
SCI ROLLER
Société civile immobilière
418071B – LES ECHOS
417992A – LES ECHOS
Siège social : 36 RUE DU PLESSIS
TREVISE, 94500 CHAMPIGNY SUR
MARNE Capital : 10000 € Président :
M. LAHOUAG SOFIENE demeurant : 36
RUE DU PLESSIS TREVISE, 94500
CHAMPIGNY SUR MARNE élu pour une
durée indéterminée Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Créteil
Aux termes d’un acte SSP en date du
15/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
Au capital de 1.000 €
SARL au capital de 10000,00 €
8BIS RUE HOCHE, 93170 BAGNOLET
833164361 RCS Bobigny
AQUA BAT
Objet social : Plomberie, chauffage, maçonnerie et peinture
418021B – LES ECHOS
Président : Monsieur RAMADAN Ismet
demeurant au 26 rue du 4 septembre
93140 BONDY
SAS au capital de 40 000 €
Siège social : 6 B rue du Bois
SARL au capital de 8000,00 €
73 Rue Schaeffer, 93300
AUBERVILLIERS
808625669 RCS Bobigny
417836B – LES ECHOS
EIM DE FRANCE
SARL au capital de 7622,00 €
6 Allée Louis Blériot, 94420 LE PLESSIS
TREVISE
537536815 RCS Créteil
Par décision en date du 10/12/2018 il a
été pris acte de la nomination de M. Adu
ACHEAMPONG, demeurant 69 Rue Jules Michelet 92700 COLOMBES en qualité de nouveau Gérant, à compter du
10/12/2018 pour une durée illimitée, en
remplacement de M. Hado, Isaac ASHIAGBOR, Gérant démissionnaire. Mention en sera faite au RCS de Créteil
416390A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 94 et 75
ALIMENTATION GÉNÉRALE
SAS au capital de 15.000 €. Siège social : 84 rue du Fbg. St. Martin, 75010
PARIS. RCS 803 925 064 PARIS.
Le Président, en date du 09/01/2019, a
décidé de transférer le siège social au 38
rue J. d’Arc, 94160 ST MANDE. Président : M HIVERNAT Pierre, 38 rue J.
d’Arc 94160 ST MANDE. Radiation du
RCS de PARIS et immatriculation au
RCS de CRETEIL.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
10 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
417936A – LES ECHOS
411353A – LES ECHOS
418014B – LES ECHOS
417961A – LES ECHOS
Cette annonce paraît dans les départements 94 et 75
sci desguers, SCI au capital de
100 €. Siège social : 10 av gabriel péri
94100 Saint-maur-des-fossés.
488463233 RCS creteil. Le 11/12/18, les
associés ont approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son
mandat et constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de
creteil.
Aux termes d’un acte SSP en date du
10/01/2019 il a été constitué une SARL
nommée :
Par acte SSP du 09 01 2019 il est constitué une S.A.S.U. Dénomination : B.A.S.
Capital social : 1 000 euros. Siège social : 72 avenue Jean Jaurès 95100 ARGENTEUIL. Durée : 99 ans. Objet : Location de parkings, boxes et espaces de
stockages. Président : Mr SALAM Syriane demeurant 77-79 Boulevard du Général Koenig 9220 NEUILLY-SURSEINE. Chaque action donne droit à la
participation aux assemblées et au vote,
les cessions sont libres. Immatriculation
au RCS De PONTOISE
CRIT CENTER
SAS au capital de 750.734 euros
Siège social : 6 rue Toulouse Lautrec
75017 PARIS
652 016 270 RCS Paris
Le 7 janvier 2019, l’associé unique a
1º) pris acte de la démission de M.
Claude GUEDJ, Mme Nathalie JAOUI,
Mme Karine GUEDJ et la SA GROUPE
CRIT, de leurs fonctions de Membre du
Conseil de Direction. 2º) nommé en qualité de Membre du Conseil de Direction :
M. Alain KRAEMER, demeurant 7 rue
des Chênes 77170 BRIE COMTE ROBERT, Mme Nadège KRAEMER demeurant 7 rue des Chênes 77170 BRIE
COMTE ROBERT et la SARL KRAEMER
INVESTISSEMENT, au capital de
16.578.576 euros, sise 23 rue du Val de
Marne 94250 GENTILLY (790 664 189
RCS CRETEIL).
Le 7 janvier 2019, le Conseil de Direction a 1º) nommé en qualité de Président : M. Alain KRAEMER, demeurant 7
rue des Chênes 77170 BRIE COMTE
ROBERT, en remplacement de M.
Claude GUEDJ, démissionnaire. 2º)
Transféré le siège social au 23 rue du Val
de Marne 94250 GENTILLY. EN conséquence, la société sera immatriculée au
RCS de CRETEIL.
418012A – LES ECHOS
411553A – LES ECHOS
P’TIT RESTO, SAS au capital de
1000 €. Siège social : 11 bis all du perruchet 94320 Thiais. 832452585 RCS
Creteil. Le 18/11/18, les associés ont approuvé les comptes de liquidation, déchargé le liquidateur de son mandat et
constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Creteil.
VENTE DE FONDS GERANCE
417725B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte sous-seing privé en
date du 02/01/2019 enregistré le
04/01/2019 au SDE de CRETEIL, dossier numéro 201900000124, reference
numéro 9404P612019A00016, la société
SOUYOU SARL, au capital de 1000 €,
immatriculée au RCS de CRETEIL sous
le numéro 817591357, domiciliée 40 AV
ARDOUIN 94420 le Plessis-Trévise représentée par SOUMIA CHOUBAR,
SN TRANS CAR
a cédé à
SASU au capital de 1500 Euros
la société COMFO LAVE SARL, au capital de 1000 €, immatriculée au RCS de
CRETEIL en cours d’immatriculation, domiciliée 40 AV ARDOUIN 94420 le Plessis-Trévise représentée par M HICHEM
HAMIDATOU,
Siège social : 7 Allée Mendes
France 94240 L’HAY-LES-ROSES
R.C.S : 831 603 485 CRETEIL
POURSUITE DES ACTIVITES
Le 30/06/2018, l’associé unique et Président, après avoir constaté que l’actif net
est devenu inférieur à la moitié du capital
social, a décidé qu’il n’y avait pas lieu de
dissoudre la société, et décide également la poursuite de ses activités, conformément aux dispositions de l’article :
L223-42 du code de Commerce. Mentions au RCS CRETEIL.
418095A – LES ECHOS
SCI LO
SCI au capital de 200 euros - Siège social : 3 Rue LM Nordmann 94360 BRY
SUR MARNE – 483 456 208 RCS DE
CRETEIL
er
Le 1 décembre 2018, l’assemblée générale de cette société ayant pour gérant
Mr Patrick HALIMI demeurant 14 Place
du Général Koenig 75017 PARIS a décidé de transférer le siège social au 14
Place du Général Koenig 75017 PARIS.
En conséquence elle sera immatriculée
au RCS de Paris.
418109A – LES ECHOS
SCI SAF
SCI au capital de 200 euros - Siège social : 3 Rue LM Nordmann 94360 BRY
SUR MARNE – 534 336 961 RCS DE
CRETEIL
er
Le 1 décembre 2018, l’assemblée générale de cette société ayant pour gérant
Mr Patrick HALIMI demeurant 14 Place
du Général Koenig 75017 PARIS a décidé de transférer le siège social au 14
Place du Général Koenig 75017 PARIS.
En conséquence elle sera immatriculée
au RCS de Paris.
418068B – LES ECHOS
BASSETS
SAS au capital de 10,00 €
11-13 avenue de la Division Leclerc,
94230 Cachan
830633566 RCS Créteil
Par décision en date du 21/12/2018 il a
été décidé la dissolution anticipée de la
société et sa mise en liquidation amiable
à compter du 21/12/2018, nommé en
qualité de liquidateur M. Stephen Belfond, 75 rue Saint Charles, 75015 Paris
et fixé le siège de liquidation et l’adresse
de correspondance chez le liquidateur M.
Stephen Belfond. Mention en sera faite
au RCS de Créteil
411215A – LES ECHOS
VT STARS, SASU au capital de
1500 €. Siège social : 35 r des aubépines
94320 Thiais. 820931863 RCS Créteil.
Le 13/11/18, l’associé unique a approuvé
les comptes de liquidation, déchargé le
liquidateur de son mandat et constaté la
clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Créteil.
un fonds de commerce de LAVERIE ET
NETTOYAGE A SEC
GN RENOV
Objet social : RÉNOVATION IMMOBILIÈRE
Siège social : 69 RUE DES CHAMPIOUX, 95100 ARGENTEUIL Capital :
5000 € Gérance : M. GEOFFREY NEEL,
69 RUE DES CHAMPIOUX, 95100 ARGENTEUIL Durée : 99 ans à compter de
son immatriculation au RCS de Pontoise
418099B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
15/01/2019 il a été constitué une SAS
nommée :
RING A BEL
Objet social : conseil d’affaires et de
gestion
Siège social : 5 Allée du clos Armelle,
95110 SANNOIS Capital : 100 € Président : M. Eric, Jules, Nessim BELLAÏCHE demeurant : 5 Allée du clos Armelle,
95110 SANNOIS élu pour une durée de
10 années DG : Mlle Laura BELLAÏCHE
demeurant : 194 chaussée Jules César,
95600 Eaubonne Admission aux assemblées et exercice du droit de vote :
Chaque actionnaire est convoqué aux
Assemblées. Chaque action donne droit
à une voix. Clauses d’agrément : Les
actions sont librement cessibles entre actionnaires uniquement avec accord du
Président de la société. Durée : 99 ans
à compter de son immatriculation au
RCS de Pontoise
411219A – LES ECHOS
L’entrée en jouissance a été fixée au
02/01/2019.
Par ASSP le 13/12/2018, il a été constitué la SASU : VAPE ON DIY Capital :
2000 €.Objet : Autres commerces de détail spécialisés divers. Siège et Président : CHALVIDAL Gary demeurant 3
Rue de la Garenne , 95270 Viarmes.Durée : 99 ans. Au RCS de PONTOISE
La présente vente est consentie et acceptée moyennant le prix principal de
10000 €.
411342A – LES ECHOS
sis et exploité 40 AV ARDOUIN, 94420
Le Plessis-Trévise, comprenant MACHINES A LAVEES.
Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues dans les dix jours suivant la dernière en date des publications légales.
Pour la réception des oppositions élection de domicile est faite tant pour la correspondance et le renvoi des pièces que
pour la validité à 40 AV ARDOUIN
94420le Plessis-Trévise.
Pour unique insertion
418121A – LES ECHOS
Suivant acte SSP du 31/12/2018,
la Sarl TAMIMA au capital de 5.000 €
dont le siège social est 01 Rue de Verdun
94270 Le Kremlin Bicetre immatriculée
au RCS de Creteil sous le nº 799 875 455
A donné en location gérance son fonds
de BOUCHERIE CHEVALINE - OVINE
– TRIPERIE- VENTE DE PRODUITS DE
CHARCUTERIE – EPICERIE FINE TRATEUR - FROMAGE A LA
COUPE qu’elle exploitait à 01 Rue de
Verdun 94270 Le Kremlin Bicetre.
a la Sas AZAZGA au capital de 5.000 €
dont le siège social est 01 Rue de Verdun
94270 Le Kremlin Bicetre immatriculée
au RCS de Creteil sous le nº 843 967 027
La présente location gérance a été
consentie et acceptée pour une durée de
01 an à compter du 01/01/2019 au
31/12/2019.
95 • VAL-D'OISE
SOCIETES
Par ASSP du 13/12/18,il a été constitué
la SCI dénommée SCI CCBD.Siège social :4 square du berry 95600 Eaubonne.Capital :1000 €.Objet :acquisition
et gestion de biens mobiliers et immobiliers.Gérance :Mme CATHERINE DESBORDES,4 square du berry 95600 Eaubonne.Cessions soumises à
agrément.Durée :99ans.Immatriculation
au RCS de PONTOISE.
Objet social : Plomberie, Chauffage et
Climatisation.
Siège social : 11 RUE DU GÉNÉRAL
LECLERC, 95270 BELLOY-ENFRANCE Capital : 1 000,00 € Président : M. Abdennabi EL HACHMI demeurant : 11 RUE DU GÉNÉRAL
LECLERC, 95270 BELLOY-ENFRANCE élu pour une durée de 99 années Durée : 99 ans à compter de son
immatriculation au RCS de Pontoise
417811B – LES ECHOS
Aux termes d’un acte SSP en date du
11/01/2019 il a été constitué une SARL
nommée :
MERIT INTERIM
Objet social : TRAVAIL TEMPORAIRE
Siège social : 4 Rue de la Croix Blanche, 95370 MONTIGNY LES CORMEILLES Capital : 30000 € Gérance : M. Ismail BEYAZ, 3 Place du Bois Joli, 95400
VILLIERS LE BEL Durée : 99 ans à
compter de son immatriculation au RCS
de Pontoise
DOLCE VITA
Objet social : Acquisition, en état futur
d’achèvement ou achevés, apport, propriété, mise en valeur, transformation,
construction, aménagement, administration, location et vente (exceptionnelle) de
tous biens et droits immobiliers, ainsi que
de tous biens et droits pouvant en constituer l’accessoire, l’annexe ou le complément et plus généralement, la gestion de
toutes opérations financières, mobilières
ou immobilières du patrimoine de la société, à condition de respecter le caractère civil de la société.
Siège social : 3 place François
Rude 95590 Presles.
Capital : 10000 €
Durée : 99 ans
Gérance : M. HENRI Nicolas, demeurant
23 rue des Aulnaies, 95110 Sannois.
Par décision de L’AGE en date du
11/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 39 Grande
Rue, 95510 VETHEUIL à compter du
15/01/2019.
Suite à ce transfert, il est rappelé les caractéristiques suivantes :
Objet : Achat vente immobilier
Durée : 99 ans
Gérance : Mlle Jamila RIH, demeurant
39 Grande Rue, 95510 VETHEUIL
La société sera immatriculée au RCS de
Pontoise et sera radiée du RCS de Versailles
GLAPYC
417729A – LES ECHOS
SCI au capital de 120770.11 euros
GREEN SHUTTLE sarl en liquidation au
capital de 7500 €. Siège : 1 Rue Simon
Bolivar 95190 GOUSSAINVILLE.
522388347 RCS PONTOISE. L’associé
unique par une décision du 31.12.18,
après avoir entendu le rapport de Mohammad RIAZ, liquidateur, a approuvé
les comptes de liquidation, donné quitus
au liquidateur et décharge de son mandat, et constaté la clôture des opérations
de liquidation à compter de ce jour. Les
comptes de liquidation seront déposés
au rcs Pontoise. Pour avis, le liquidateur.
Immatriculation au RCS de Pontoise
Siège social :46 Grande Rue 95280 Jouy
le Moutier
421 856 196 RCS PONTOISE
Par AGE du 30/11/2018, il a été décidé
de :
417741B – LES ECHOS
SARL au capital de 5000,00 €
29 Rue Emile Zola, 95470 Fosses
832849061 RCS Pontoise
Par décision de L’AGE en date du
02/01/2019 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 17/19
Boulevard de la Muette, 95140 Garges
Les Gonesse à compter du 02/01/2019.
Mention en sera faite au RCS de Pontoise
AGENCE 8
SAS au capital de 2000,00 €
11T Rue Bergeret, 95290
L’ISLE-D’ADAM
503081374 RCS Pontoise
Par décision en date du 02/01/2019 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 60, Rue de Dunkerque,
75009 PARIS à compter du 02/01/2019.
La société sera immatriculée au RCS de
Paris et sera radiée du RCS de Pontoise
- transférer le siège social au 44 Grande
Rue 95280 Jouy le Moutier.
- prendre acte du départ des gérants, M.
Pierre CARTRY et Mme Yvette CARTRY.
Modification au RCS de PONTOISE.
418019A – LES ECHOS
TRANSE ET SENS
417701A – LES ECHOS
A D P S Société à responsabilité limitée
au capital de 7.622 € Siège : DOM ILL
LOCAL HABITATION CODE 95320 ST
LEU LA FORET 434052064 RCS de
PONTOISE Par décision de l’AGO du
12/11/2018, il a été décidé de : - nommer
Gérant Mme PAGNON Syndie 21 rue du
coteau 60390 AUNEUIL en remplacement de MAZET Jacqueline démissionnaire.Mention au RCS de PONTOISE
417760A – LES ECHOS
AGENCE COURTAGE CERGY
Par décision du Gérant en date du
31/12/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au 32 boulevard d’Ormesson, 95880 Enghien les
bains à compter du 31/12/2018.
Gérance : M. robert yagan, demeurant
30-32 boulevard d’Ormesson, 95880
Enghien les bains
Par acte SSP du 11/01/2019 il a été
constitué une SASU dénommée :
MOBSTORES Nom commercial :
MOBSTORES Siège social : 174 boulevard des aviateurs alliés 95610 ERAGNY
SUR OISE Capital : 2.000 € Objet : Édition, commercialisation et distribution des
logiciels applicatifs et services commerciaux associés : matériels, conseils et
formations. Président : NDJANDJA
SANDJO Jacob 174 boulevard des aviateurs alliés 95610 ERAGNY SUR OISE
Transmission des actions : Oui Admission aux assemblées et exercice du droit
de vote : Oui Durée : 99 ans à compter
de l’immatriculation au RCS de PONTOISE
417929B – LES ECHOS
RENOVATION ET
AMENAGEMENT DE L HABITAT
Additif à l’annonce parue dans Les Echos
(Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 08/01/2019, concernant la société NEXCOM CONSULTING, lire CAPITAL MINIMUM 10 €
SASU au capital de 2000 euros
Siège social : 5 rue de l’Esplanade de
Paris 95800 CERGY
823 024 682 RCS PONTOISE
SARL au capital de 7800,00 €
105 rue du faubourg saint denis,
75010 Paris
429929516 RCS Paris
TRANSE ET SENS SARL au capital de
1000 euros, 130 Rue Pierre Brossolette
95590 Presles. RCS Pontoise
530961762. A compter A.G.E du
31-12-2018 : Dissolution anticipée et
mise en liquidation volontaire. Liquidateur durée liquidation : Mr Dangu Benoit,
370 Rue De Vaugirard, 75015 Paris.
Siège liquidation : Adresse liquidateur.
Mention au RCS Pontoise.
417758B – LES ECHOS
Aux termes d’une AGE en date du
01/01/2019, il a été pris acte de transformer la société en SARL à compter du
01/01/2019, sans création d’un être moral nouveau et de mettre fin aux fonctions
de la présidence. Il a été nommé Mr Jérémy LEROY demeurant 5 rue de l’Esplanade de Paris 95800 CERGY en qualité de gérant.
- de changer la dénomination sociale qui
devient :
EMJL Courtage
Modification au RCS de PONTOISE
417920A – LES ECHOS
417954A – LES ECHOS
417965A – LES ECHOS
K. A. D COUVERTURE Société à responsabilité limitée au capital de 3.000 €
Siège : 59 Avenue d’Argenteuil 92600
ASNIERES SUR SEINE 789093630
RCS de NANTERRE Par décision de
l’AGE du 20/12/2018, il a été décidé de
transférer le siège social à compter du
01/01/2019 au 106 Rue Pierre Carlier
95370 MONTIGNY LES CORMEILLES.
Gérant : M. KOITA ABDOULAYE 106
RUE PIERRE CARLIER 95370 MONTIGNY LES CORMEILLES Radiation au
RCS de NANTERRE et ré-immatriculation au RCS de PONTOISE.
Clause d’agrément : Toutes les cessions de parts sont soumises à l’agrément préalable à l’unanimité des associés.
La société sera immatriculée au RCS de
Pontoise et sera radiée du RCS de Paris
Par ASSP du 19/12/18,il a été constitué
la SCI dénommée NEOLI HOLDING.Siège social :39 bd du général de
gaulle 95200 Sarcelles.Capital :100 €.Objet :acquisition et gestion de
biens mobiliers et immobiliers.Gérance :M.lionel Bueno,39 bd du général
de gaulle, 95200 sarcelles 95200 Sarcelles.Cessions soumises à agrément.Durée :99ans.Immatriculation au RCS de
PONTOISE.
CHATTI ENTREPRISE SARL au capital
de 34.000 € Siège : 41 RESIDENCE LES
NOUVEAUX HORIZONS 78990 ELANCOURT 789772852 RCS de VERSAILLES Par décision de l’AGE du
11/01/2019, il a été décidé de transférer
le siège social au 02 Rue Du Fond Des
Ponceaux 95000 CERGY. Gérant : M.
CHATTI Abderrazak 02 Rue Du Fond
Des Ponceaux 95000 CERGY Radiation
au RCS de VERSAILLES et ré-immatriculation au RCS de PONTOISE.
417691A – LES ECHOS
L’ESCALIER
Capital : 100 €
DBG INVESTISSEMENTS Société civile
au capital de 1.000 € Siège : 63 Rue DU
BEAUREGARD 95480 PIERRELAYE
488234006 RCS de PONTOISE Par décision de l’AGO du 15/11/2018, il a été
décidé à compter du 01/12/2018 de : prendre acte du départ du Gérant DUBOS NÉE DELATTRE Bernadette démissionnaire.Mention au RCS de PONTOISE
Gérance : M. CANNIZZARO Fabrice et
Mme ANCEAU-CANNIZZARO Julie, demeurant tous deux 3 place François
Rude, 95590 Presles
Par acte SSP du 07/01/2019, il a été
constitué la SCI GABRIEL BERTIN
ayant pour objet social : acquisition d’un
immeuble sis à 44 rue Gabriel Bertin
95130 Franconville.
Siège social : 44 rue Gabriel Bertin
95130 Franconville.
SCI au capital de 2000,00 €
101 Rue Jean Jaures,
78130 Les Mureaux
752619171 RCS Versailles
Durée : 99 ans
417879B – LES ECHOS
417740B – LES ECHOS
APC
SCI PARIS LA ROCHE
417909A – LES ECHOS
Immatriculation au RCS de Pontoise
Aux termes d’un acte SSP en date du
01/01/2019 il a été constitué une SASU
nommée :
Par acte authentique du 10/01/2019, il a
été constitué une société civile ayant les
caractéristiques suivantes :
Dénomination :
417839A – LES ECHOS
417858A – LES ECHOS
418033B – LES ECHOS
417860B – LES ECHOS
411502A – LES ECHOS
Autres modifications : - il a été pris acte
de la nomination de M. Florian DORAS
demeurant 3 Avenue FREDERIC JOLIOT CURIE 95140 Garges-lès-Gonesse
en qualité de nouveau Gérant, à compter
du 28/12/2018 pour une durée illimitée,
en remplacement de M. Reda SAWIRS,
Gérant démissionnaire. La société sera
immatriculée au RCS de Pontoise et sera
radiée du RCS de Melun
418039A – LES ECHOS
MODESTYLE
Par ASSP du 14/12/18,il a été constitué
une SARL dénommée BEAUTY
HAIR.Siège social :6 square du nord
95500 Gonesse.Capital :500 €.Objet :Coiffure à domicile,vente d’extensions.Gérance :Mme Jennifer KUMBU,6
square du nord 95500 Gonesse Durée :99ans.Immatriculation au RCS de
PONTOISE.
Gérance : M. Reda SAWIRS, demeurant
5 Rue jacques DECOUR, 95140 Gargeslès-Gonesse
417797A – LES ECHOS
TRAD’INOV
SARL au capital de 15 000 euros
417833B – LES ECHOS
Additif à l’annonce parue dans Les Echos
(Le Publicateur Légal – La Vie Judiciaire), le 08/01/2019, concernant la société NEXCOM CONSULTING, lire CAPITAL MINIMUM 100 €
VENTE DE FONDS GERANCE
417876A – LES ECHOS
Par acte SSP à Marseille du 21/12/2018,
e n r e gi s t r é p a r l e S D E E R MO N T
le 08/01/2019 dossier 2019 000000506 –
Réf 4504P61 2019 A 00053,
- La SA PADME CAPITAL, au capital de
10.000 €, dont le siège social est à Bezons 95870 – 220, Rue Michel CARRE
– 342 838 158 RCS Pontoise,
A vendu à :
- La SAS MAGELEC, au capital de
10.000 €, dont le siège social est à Bezons 95870 – 220, Rue Michel CARRE
– 844 557 751 RCS Pontoise,
SARL au capital de 10000,00 €
36 Rue des Myosotis, 95340 Bernes sur
Oise
798155024 RCS Pontoise
Siège social :16 avenue de
Chennevières - Lot A 95310 SAINT
OUEN L’AUMONE
Par décision de L’AGE en date du
31/10/2018 il a été décidé de transférer
le siège social de la société au Rue Leonard de Vinci, ZAC Les Portes de l’Oise,
60230 Chambly à compter du
31/10/2018. La société sera immatriculée au RCS de Compiègne et sera radiée
du RCS de Pontoise
Par AGE du 30/09/2018, il a été décidé
d’augmenter le capital d’une somme de
14970 euros par apport de numéraire
pour le porter à 29 970 euros. Modification au RCS de PONTOISE.
Un fonds de commerce d’achat et de
vente d’appareillage électrique et électronique en tous genres fils et câbles,
conduits appareillage domestique, tertiaire et industriel, chauffage, ventilation
sis et exploité à Bezons 95870 –
220-222, Rue Michel CARRE pour l’exploitation duquel le vendeur est immatriculé sous le nº342 838 158 RCS Pontoise,
417819A – LES ECHOS
Moyennant le prix de 4.000.000 € (quatre
millions d’euros),
Cette annonce paraît dans les départements 95 et 75
Date d’entrée en jouissance : 31/12/2018
418016B – LES ECHOS
SARL CONCEPT & AVENIR
SARL au capital de 2000,00 €
11 Bis Rue Du Hongre,
77710 REMAUVILLE
843250366 RCS Melun
Par décision en date du 28/12/2018 il a
été décidé de transférer le siège social
de la société au 57 avenue de Stalingrad,
95140 Garges-lès-Gonesse à compter
du 28/12/2018.
832 726 186 RCS PONTOISE
SONI BAT- SARL au capital de
7623 € Siège Social : 26 rue des Rigoles 75020 PARIS RCS PARIS
423 224 040 Par l’AGE du 01/04/2011, il
a été décidé de transférer le siège social
au 48, Bis avenue d Général Leclerc
95480 PIERRELAYE. Radiation au RCS
de Paris immatriculation au RCS de Pontoise.
Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues dans les dix jours de la dernière en
date des publications légales à l’adresse
du Séquestre juridique de l’ordre des
Avocats de PARIS - 11, Place Dauphine
– 75053 PARIS CEDEX 01.
Election de domicile à l’adresse du fonds
de commerce cédé.
Pour avis
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 11
Les Echos Mercredi 16 janvier 2019
appels d’offres
CONCESSION
75 SNCF MOBILITÉS
AMÉNAGEMENT ET
EXPLOITATION DU SERVICE
DE CONSIGNES À BAGAGES
ET CONCIERGERIE
GARE DE MARSEILLE SAINT
CHARLES (13)
AVIS DE CONCESSION
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR/
ENTITÉ ADJUDICATRICE
I.1) NOM ET ADRESSES
SNCF MOBILITES, 9, rue Jean-Philippe
RAMEAU , Point(s) de contact : vincent.
sevestre@sncf.fr, 93200, SAINT DENIS.
Téléphone : (+33)4-13-25-11-85. Courriel :
vincent.sevestre@sncf.fr. Fax : (+33)4-1325-11-90, Code NUTS : FR106.
Adresse(s) internet :
Adresse
principale
:
https://
www.e-marchespublics.com
Adresse du profil d'acheteur : https://
www.e-marchespublics.com
I.3) COMMUNICATION
L'accès aux documents du marché est restreint. De plus amples informations peuvent
être obtenues à l'adresse suivante : https://
www.e-marchespublics.com
Adresse à laquelle des informations complémentaires peuvent être obtenues :
le ou les point(s) de contact susmentionné(s)
Les candidatures ou, le cas échéant, les
offres doivent être envoyées :
par voie électronique via : https://
www.e-marchespublics.com
I.4) TYPE DE POUVOIR ADJUDICATEUR
Autre type : Services de chemin de fer
I.5) ACTIVITÉ PRINCIPALE
Services de chemin de fer
I.6) ACTIVITÉ PRINCIPALE
SECTION II : OBJET
II.1) ÉTENDUE DU MARCHÉ
II.1.1) Intitulé : Contrat de concession de
service pour l'aménagement et l'exploitation du service de consignes à bagages et
conciergerie de la gare de Marseille Saint
Charles
Numéro de référence : 2019-01
II.1.2) Code CPV principal :
Mots descripteurs : Prestations de services.
Descripteur principal : 44421710.
II.1.3) Type de marché
Services
II.1.4) Description succincte : Contrat
de concession de service pour l'aménagement et l'exploitation d'un service de
consignes à bagages et conciergerie.
II.1.5) Valeur totale estimée :
Valeur hors TVA : 1 840 000 euros
II.1.6) Information sur les lots :
Ce marché est divisé en lots : non
II.2) DESCRIPTION
II.2.1) Intitulé : .
Lot nº :
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
Mots descripteurs : Prestations de services.
Code CPV principal : 98341130.
II.2.3) Lieu d'exécution
Code NUTS : FRL04|
Lieu principal d'exécution : Gare de Marseille Saint Charles, Square Narvik, 13232
Marseille
II.2.4) Description des prestations :
1. La gestion et l'exploitation d'une activité
de consignes à bagages sécurisée; 2. La
gestion d'activités complémentaires de
conciergerie autour de la mobilité et de la
vie quotidienne, comme par exemple des
services de portage de bagages, de remise
de clés (en cas de location d'appartement
ou de location de véhicules), de dépannage (vente de cartes SIM pour clients
étrangers, de chargeurs, d'écouteurs...),
de rechargement de batterie pour les vélos
ou trottinettes, de consignes à casques
de moto, de location de poussettes, de
parapluies, de vente de tickets de métro,
pass touristique ; 3. Le financement et la
réalisation des travaux d'aménagement et
de mise aux normes du local ; 4. La maintenance des équipements (porte automatique, système de ventilation, chauffage,
climatisation, scanner...)
II.2.5) Critères d'attribution
La concession est attribuée sur la base
des critères énoncés dans les documents
du marché
II.2.6) Valeur estimée
Valeur hors TVA : 1 840 000 euros
II.2.7) Durée de la concession
Durée en mois : 60
I.2.13) Information sur les fonds de
l'Union européenne
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non
II.2.14) Informations complémentaires :
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ÉCONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) CONDITIONS DE PARTICIPATION
I.1.1) Habilitation à exercer l'activité professionnelle, y compris exigences relatives à l'inscription au registre du commerce ou de la profession
Liste et description succincte des conditions, indication des informations et documents requis : -Habilitation à exercer l'activité professionnelle, y compris exigences
relatives à l'inscription au registre du commerce; -Capacité financière; -Capacité
technique et professionnelle...
III.1.2) Capacité économique et financière
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation
Liste et description succincte des critères
de sélection, indication des informations
et documents requis :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.3) Capacité technique et professionnelle
Critères de sélection tels que mentionnés
dans les documents de la consultation
Liste et description succincte des critères
de sélection, indication des informations
et documents requis :
Niveau(x) spécifique(s) minimal/minimaux
exigé(s) :
III.1.5) Informations sur les concessions
réservées
III.2) Conditions liées à la concession
III.2.1) Information relative à la profession
Références des dispositions législatives,
réglementaires ou administratives applicables :
III.2.2) Conditions d'exécution de la
concession :
III.2.3) Informations sur le personnel responsable de l'exécution de la concession
Obligation d'indiquer les noms et qualifications professionnelles des membres
du personnel affectés à l'exécution de la
concession
III.2.4) Concession éligible au MPS
La transmission et la vérification des documents de candidatures peut être effectuée
par le dispositif Marché public simplifié sur
présentation du numéro de SIRET : NON
SECTION IV : PROCÉDURE
IV.1) DESCRIPTION
IV.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP)
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : non
IV.2)
RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE
ADMINISTRATIF
IV.2.2) Date limite de remise des candidatures ou de réception des offres
08 février 2019 à 16:00
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
Français
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
VI.1) RENOUVELLEMENT
VI.2)
INFORMATIONS
SUR
LES
ÉCHANGES ÉLECTRONIQUES
VI.3) INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
VI.4) PROCÉDURES DE RECOURS
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours :
Tribunal Administratif de Marseille, 22-24
rue Breteuil, 13006 Marseille , Téléphone :
(+33) 4 91 13 48 13 , Courriel : greffe.
ta-marseille@juradm.fr , Fax : (+33) 4 91
81 13 87 .
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation :
VI.4.3) Introduction de recours :
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours :
VI.5) DATE D'ENVOI DU PRÉSENT AVIS
VILLE DE
94 CHENNEVIÈRESUR-MARNE
DÉLÉGATION DE SERVICE
PUBLIC POUR LA
RESTAURATION COLLECTIVE
MUNICIPALE
SECTION I : Pouvoir adjudicateur
I.1) Nom et adresses
Mairie de Chennevières-sur-Marne
14 avenue du Maréchal Leclerc 94430
Chennevières-sur-Marne
Point(s) de contact : Monsieur le Maire
Adresse générale (URL) : www.maximilien.fr
I.2) Communication
Documents de marché
Les documents et informations sont accessibles à l'adresse suivante (URL) : https://
marches.maximilien.fr/?page=entreprise.
EntrepriseAdvancedSearch&AllCons&refConsultation=326391&orgAcronyme=w1t
Communication électronique
La communication électronique requiert
l'utilisation d'outils et de dispositifs qui
ne sont pas généralement disponibles. Un
accès direct non restreint et complet à ces
outils et dispositifs est possible gratuitement à l'adresse URL suivante : https://
marches.maximilien.fr/?page=entreprise.
EntrepriseAdvancedSearch&AllCons&refConsultation=326391&orgAcronyme=w1t
SECTION II : Objet du marché
II.1) Étendue du marché
Intitulé : Délégation de service public pour
la restauration collective municipale
Type de marché : Services
Description succincte : La présente
consultation a pour objet la gestion déléguée par voie de concession du service
public de la restauration collective de la
Ville de CHENNEVIERES-SUR-MARNE et
du Centre Communal d’Action Sociale de
la Ville de CHENNEVIERES-SUR-MARNE.
Valeur totale estimée : 8 000 000,00 EUROS
Ce marché est divisé en lots : Marché
unique
II.2) Description du marché
Intitulé : Délégation de service public pour
la restauration collective municipale
Description succincte : La présente
consultation a pour objet la gestion déléguée par voie de concession du service
public de la restauration collective de la
Ville de CHENNEVIERES-SUR-MARNE et
du Centre Communal d’Action Sociale de
la Ville de CHENNEVIERES-SUR-MARNE.
Critères d'attribution : Le prix n'est pas
le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les
documents du marché
Valeur estimée : Valeur hors TVA :
8 000 000,00 EUROS
Durée du marché ou délai d'exécution :
Durée
Durée à compter de la date d'attribution
du contrat : 60 Mois
Ce marché peut-il faire l'objet d'une
reconduction ? : Non
Des variantes seront prises en considération : Non
SECTION III : Renseignements d'ordre
juridique, économique, financier et technique
III.1) Conditions liées au marché (le cas
échéant)
Marché public simplifié : Non
SECTION IV : Procédure
IV.1) Description
Type de procédure : Procédure autre
Le marché est couvert par l'accord sur
les marchés publics (AMP) : Oui
IV.2) Renseignement d'ordre administratif
Date limite de réception des offres :
05/03/2019 12:00
Délai minimum pendant lequel le soumissionnaire est tenu de maintenir son offre
Durée en jours à partir de la date de
réception des offres : 210
Modalités d'ouverture des offres : Date :
05/03/2019 12:00
SECTION V : Renseignements complémentaires
V.1) Informations complémentaires
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou référence aux textes qui
les réglementent (le cas échéant) :
Les prestations, objet du présent marché,
seront rémunérées dans les conditions
fixées par les règles de la comptabilité
publique et financées selon les modalités
suivantes : fonds propres de la ville de
Chennevières-sur-Marne.
V.2) Procédures de recours
Instance chargée des procédures de
recours
Tribunal Administratif de Melun
43 rue du Général de Gaulle 77000 Melun
France
Adresse internet : http://melun.tribunal-administratif.fr/
V.3) Langue de publication du présent avis
Langue de publication de l'avis : Français
(fr)
V.4) Critères sociaux et environnementaux
Critères sociaux : Non
Critères environnementaux : Oui
V.5) Facturation
Adresse de facturation
Mairie de Chennevières-sur-Marne
14 avenue du Maréchal Leclerc 94430
Chennevières-sur-Marne
France
SIRET : 21940019900184
SERVICES
69 HOSPICES CIVILS
DE LYON
MAITRISE D'ŒUVRE POUR
LA RELOCALISATION DE
LA PLATEFORME DECHETS
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : HOSPICES CIVILS DE LYON,
Mme Catherine GEINDRE, 3 quai des
Célestins, 69229 Lyon
Objet du marché : GROUPEMENT HOSPITALIER SUD - CHLS - Relocalisation de
la plateforme déchets MARCHE DE MAITRISE D'ŒUVRE Opération n° 360265
L'avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• GROUPEMENT HOSPITALIER SUD
(GHS)- CENTRE HOSPITALIER LYON SUD
(CHLS) Relocalisation des activités de Sainte-Eugénie sur Jules Courmont :
Relocalisation de la plateforme des
déchets, des jardiniers et des vaguemestres
MARCHE DE MAITRISE D'ŒUVRE - Opération n° : 360265 MOE
• Quantités (fournitures et services),
nature et étendue (travaux) : Pour plus
d'informations, se reporter au Dossier de
Consultation des Entreprises (DCE).
Prestations divisées en lots : non
Date prévisionnelle de début des prestations (Marché de fournitures/services) :
15 avril 2019
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Voir article 8.1 - Sélection des candidatures du Règlement de la consultation (RC)
• Capacité économique et financière références requises : Voir article Article 5 :
Conditions de participation à la consultation du Règlement de la consultation (RC)
• Référence professionnelle et capacité technique - références requises : Voir
article Article 5 : Conditions de participation à la consultation du Règlement de la
consultation (RC)
Nombre de candidats :
• Réduction du nombre d'opérateurs
durant la négociation ou le dialogue (procédure négociée, dialogue compétitif) :
Recours à une procédure se déroulant en
phases successives afin de réduire progressivement le nombre des solutions à
discuter ou des offres à négocier : NON
La transmission et la vérification des
documents de candidatures peut être
effectuée par le dispositif Marché public
simplifié sur présentation du numéro de
SIRET : NON.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
06 février 2019 à 12 h 30
Délai minimum de validité des offres :
180 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Numéro de référence attribué par le pouvoir adjudicateur / l'entité adjudicatrice :
360265_MOE_PH
Renseignements complémentaires : Une
visite sur le site est obligatoire.
Les candidats pourront à leur initiative
prendre contact avec Monsieur BESSES
par courriel : laurent.besses@chu-lyon.fr
(Tel. 04 78 56 90 94) ou Monsieur Jeremie
TOLUB : jeremie.tolub@chu-lyon.fr (Tel. 04
78 86 10 03) pour effectuer une visite des
installations avant d'établir leur offre.
Date(s) de(s) visite(s) sur place : le lundi
21/01/2019 à 09H00 et le lundi 28/01/2019
à 09H00.
A l'issue de celle-ci, une attestation de
visite devra être impérativement signée
par le référent HCL.
Cette attestation complétée et signée par
le référent de chacun des sites devra être
jointe à l'offre du candidat, sous peine
d'élimination.
Un modèle d'attestation de visite est jointe
au présent document.
Date des négociations : la date sera fixée
ultérieurement
Date d'envoi du présent avis à la publication : 11 janvier 2019
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : adresse
internet : https://www.marches-publics.
gouv.fr/?page = entreprise.EntrepriseAdva nce dSea rch & A llCons & ref Consult ation=410372&orgAcronyme=x7c
Instance chargée des procédures de
recours : Greffe du Tribunal administratif de Lyon,, 184, rue Duguesclin, 69003
Lyon, tél. : 04 78 14 10 10, courriel : greffe.
ta-lyon@juradm.fr
Adresse internet : http://melun.tribunal-administratif.fr
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation
VI.4.3) Introduction de recours
Précisions concernant les délais d'introduction de recours :
Un référé pré contractuel peut être exercé
jusqu'à la signature du marché conformément aux dispositions des articles L. 551-1
et R. 551-1 à R. 551-6 du Code de justice
administrative. Un référé contractuel peut
être exercé à compter déjà signature du
marché conformément aux articles L. 551-13
et R. 551-7 à R. 551-10 du code de justice
administrative dans un délai de 31 jours
en cas de publication d'un avis d'attribution ou de 6 mois en cas d'absence d'avis
d'attribution. Un recours en contestation
de validité du contrat peut être exercé,
conformément à l'arrêt du Conseil d'État
du 04/04/2014 "Tarn-et-Garonne" dans un
délai de 2 mois, suivant l'accomplissement
de mesures de publicité précisant notamment la t date de conclusion du marché
et ses modalités de consultation assortie
le cas échéant d'un référé suspension en
application de l'article L. 521-1 du code de
justice administrative.
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours
Greffe du Tribunal administratif de Melun
43 rue du général de Gaulle, MELUN,
77000, France
Téléphone : +33 160566650
Fax : +33 160566610
Adresse internet : http://melun.tribunal-administratif.fr
VI.5) Date d'envoi du présent avis :
04/01/2019
94 INA
FOURNITURE
DE MÉTADONNÉES
PRÉVISIONNELLES DES
PROGRAMMES DIFFUSÉS SUR
LES CHAÎNES DE TÉLÉVISION
Avis de marché
Services
Base Légale
Directive 2014/24/UE
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
I.1) Nom et adresses
Institut National Audiovisuel - INA
4 avenue de l'Europe
Bry sur Marne Cedex
94366
France
Téléphone : +33 149832000
Courriel: service-achats@ina.fr
Code NUTS: FR107
Adresse(s) internet :
Adresse principale : http://http://www.
institut.ina.fr/
Adresse du profil d'acheteur : http://
ina.e-marchespublics.com
I.2) Procédure conjointe
Le marché ne fait pas l'objet d'une procédure conjointe
I.3) Communication
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non
restreint et complet, à l'adresse : http://
ina.e-marchespublics.com
Adresse à laquelle des informations
complémentaires peuvent être obtenues
autre adresse :
le ou les point(s) de contact susmentionné(s)
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées par voie électronique via : http://ina.e-marchespublics.
com
Les offres ou les demandes de participation doivent être envoyées à l'adresse
suivante :
Au(x) point(s) de contact susmentionné(s)
I.4) Type de pouvoir adjudicateur
Autre : Etablissement public à caractère
industriel et commercial
I.5) Activité principale
Autre : Gestion des bibliothèques et des
archives, acitivié de l'audiovisuel
SECTION II : OBJET
II.1) Étendue du marché
II.1.1) Intitulé :
Fourniture de métadonnées prévisionnelles des programmes diffusés sur des
chaînes de télévision
II.1.2) Code CPV principal
72310000
II.1.3) Type de marché
Services
II.1.4) Description succincte :
Le présent marché a pour objet la réalisation de prestations de fourniture de
métadonnées prévisionnelles des programmes diffusés sur des chaînes de télévision, afin d'enrichir les bases de données
constituées par l'INA au titre de l'accès au
dépôt légal de la télévision.
La fourniture des métadonnées décrites
dans le cahier des clauses techniques particulières visera à alimenter les bases de
données patrimoniales de l'INA, pour un
usage établi en cohérence avec le statut
du dépôt légal et les différents régimes
d'utilisation des données publiques.
II.1.5) Valeur totale estimée
II.1.6) Information sur les lots
Ce marché est divisé en lots : non
II.2) Description
II.2.1) Intitulé
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s)
72310000
II.2.3) Lieu d'exécution
Code NUTS : FR107
Lieu principal d'execution : France
II.2.4) Description des prestations :
Le présent marché a pour objet la réalisation de prestations de fourniture de
métadonnées prévisionnelles des programmes diffusés sur des chaînes de télévision, afin d'enrichir les bases de données
constituées par l'INA au titre de l'accès au
dépôt légal de la télévision.
La fourniture des métadonnées décrites
dans le cahier des clauses techniques particulières visera à alimenter les bases de
données patrimoniales de l'INA, pour un
usage établi en cohérence avec le statut
du dépôt légal et les différents régimes
d'utilisation des données publiques.
II.2.5) Critère d'attribution
Critères énoncés ci-dessous
Le prix n'est pas le seul critère d'attribution et tous les critères sont énoncés uniquement dans les documents du marché
II.2.6) Valeur estimée
II.2.7) Durée du marché, de l'accord-cadre ou du système d'acquisition
dynamique
Durée en mois : 48
Ce marché peut faire l'objet d'une reconduction : non
II.2.10) Variantes
Des variantes seront prises en considération : non
II.2.11) Information sur les options
Options : non
II.2.12) Informations sur les catalogues
électroniques
II.2.13) Information sur les fonds de
l'Union eurpéenne
Le contrat s'inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l'Union
européenne : non
II.2.14) Information complémentaires
La présente consultation est lancée sous
la forme d'un appel d'offres ouvert conformément aux articles 66 et 67 du décret
n°2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux
marchés publics.
SECTION III : RENSEIGNEMENTS
D'ORDRE JURIDIQUE, ÉCONOMIQUE,
FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) Conditions de participation
III.1.1) Habilitation à exercer l'activité
professionnelle, y compris exigences
relatives à l'inscription au registre du
commerce ou de la profession
Liste et description succincte des conditions :
Les renseignements concernant la situation juridique de l'entreprise tels que prévus à l'article 48 du décret n°2016-360 du
25 mars 2016 relatif aux marchés publics :
- Une lettre de candidature et, le cas
échéant, d'habilitation du mandataire par
les cotraitants (ou imprimé DC1) ;
- Le(s) pouvoir(s) habilitant le signataire à
engager le candidat individuel ou chaque
membre du groupement (extrait k-bis,
délégation de signature...) ;
Nota : le ou les personnes physiques ayant
le pouvoir d'engager le candidat individuel
ou le membre du groupement peuvent être
identifiées dans la rubrique C1 du formulaire DC2 (téléchargeable sur le portail de
l'Economie et des Finances à l'adresse
suivante : http://www.economie.gouv.fr)
- Une déclaration sur l'honneur (ou l'imprimé DC1) indiquant que le candidat n'entre
dans aucun des cas mentionnés à l'article
45 et 48 de l'ordonnance n°2015-899 du
23 juillet 2015 relative aux marchés publics
qu'il est en règle au regard des articles
L. 5212-1 à L. 5212-11 du Code du travail
concernant l'emploi des travailleurs handicapés ;
- La copie du ou des jugement(s) prononcés si le candidat est en redressement
judiciaire.
III.1.2) Capacité économique et financière
Liste et description succincte des critères
de sélection :
- Les renseignements demandés au titre
de l'article 44 du décret n°2016-360 du
25 mars 2016 relatif aux marchés publics
(cadres fournis par l'INA) :
- Une déclaration du chiffre d'affaires
global des trois derniers exercices disponibles y compris la part représentant les
prestations objet du contrat. Le candidat
pourra utilement utiliser le formulaire DC2
à cet effet.
III.1.3) Capacité technique et professionnelle
Liste et description succincte des critères
de sélection :
- Les renseignements demandés au titre
de l'article 44 du décret n°2016-360 du
25 mars 2016 relatif aux marchés publics
(cadres fournis par l'INA) :
- Une liste des principales références du
candidat au cours des trois (3) dernières
années pour des services similaires aux
prestations objet de la présente consultation avec indication des montants, dates
de réalisation et bénéficiaires qu'ils soient
publics ou privés.
III.1.5) Informations sur les marchés
réservés
III.2) Conditions liées au marché
III.2.1) Information relative à la profession
III.2.2) Conditions particulières d'exécution :
Aucune prestation de la présente consultation n'est réservée au profit d'entreprises ou
d'établissements visés par les articles 36 et
37 de l'ordonnance n°2015-899 du 23 juillet
2015 relative aux marchés publics.
III.2.3) Informations sur les membres du
personnel responsables de l'exécution
du marché
SECTION IV : PROCÉDURE
IV.1) Description
IV.1.1) Type de procédure
Procédure ouverte
IV.1.3) Information sur l'accord-cadre ou
le système d'acquisition dynamique
IV.1.4) Informations sur la réduction du
nombre de solutions ou d'offres durant la
négociation ou le dialogue
III.1.6) Enchère électronique
III.1.8) Information concernant l'accord
sur les marchés publics (AMP)
Le marché est couvert par l'accord sur les
marchés publics : oui
IV.2) Renseignements d'ordre administratif
IV.2.1) Publication antérieure relative à la
présente procédure
IV.2.2) Date limite de réception des offres
ou des demandes de participation
Date : 21/02/2019
Heure : 17:00
IV.2.3) Date d'envoi estimée des invitations à soumissionner ou à participer aux
candidats sélectionnés
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s)
dans l'offre ou la demande de participation :
Français
IV.2.6) Délai minimal pendant lequel le
soumissionnaire est tenu de maintenir
son offre
Durée en mois : 6 (à compter de la date
limite de réception des offres)
IV.2.7) Modalités d'ouverture des offres
Date : 22/02/2019
Heure : 10:00
Lieu : Bry-sur-Marne
Informations sur les personnes autorisées
et les modalités d'ouverture : Service des
achats de l'INA
Section VI : Renseignements complémentaires
VI.1) Renouvellement
Il s'agit d'un marché renouvelable : oui
Calendrier prévisionnel de publication des
prochains avis : 2023
VI.2) Informations sur les échanges électroniques
VI.3) Informations complémentaires :
Les candidats sont prévenus qu'ils ne
doivent en aucun cas modifier la structure des documents communiqués dans
le DCE à plus forte raison, s'agissant des
documents ayant valeur contractuelle et
remis au titre de l'offre, sous peine d'irrégularité de l'offre conformément à l'article
59 du décret relatif aux marchés publics.
Dans le cas où des erreurs purement
matérielles au sens de la jurisprudence (de
multiplication, d'addition ou de report ...)
seraient constatées entre les indications
du bordereau des prix unitaires et celles
reportées dans le détail quantitatif estimatif, le premier prévaudra et le montant du
détail quantitatif estimatif sera rectifié en
conséquence. L'entreprise sera informée
de cette modification et invitée à confirmer
les montants ainsi rectifiés. Le présent
marché est financé sur les fonds propres
de l'INA.
VI.4) Procédures de recours
VI.4.1) Instance chargée des procédures
de recours
Tribunal administratif de Melun
43 rue du général de Gaulle, MELUN,
77000, France
Téléphone : +33 160566650
Fax : +33 16056610
Adresse internet : http://melun.tribunal-administratif.fr
VI.4.2) Organe chargé des procédures de
médiation
VI.4.3) Introduction de recours
Précisions concernant les délais d'introduction de recours :
Un référé pré contractuel peut être exercé
jusqu'à la signature du marché conformément aux dispositions des articles L. 551-1
et R. 551-1 à R. 551-6 du Code de justice
administrative. Un référé contractuel peut
être exercé à compter déjà signature du
marché conformément aux articles L. 551-13
et R. 551-7 à R. 551-10 du code de justice
administrative dans un délai de 31 jours
en cas de publication d'un avis d'attribution ou de 6 mois en cas d'absence d'avis
d'attribution. Un recours en contestation
de validité du contrat peut être exercé,
conformément à l'arrêt du Conseil d'État
du 04/04/2014 "Tarn-et-Garonne" dans un
délai de 2 mois, suivant l'accomplissement
de mesures de publicité précisant notamment la t date de conclusion du marché
et ses modalités de consultation assortie
le cas échéant d'un référé suspension en
application de l'article L. 521-1 du code de
justice administrative.
VI.4.4) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus sur l'introduction de recours
Greffe du Tribunal administratif de Melun
43 rue du général de Gaulle, MELUN,
77000, France
Téléphone : +33 160566650
Fax : +33 160566610
Adresse internet : http://melun.tribunal-administratif.fr
VI.5) Date d'envoi du présent avis :
04/01/2019
94
RATP REAL
ESTATE
MISSION D’ASSISTANCE
À MAÎTRISE D’OUVRAGE
ENVIRONNEMENT
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : RATP REAL ESTATE.
DUVINAGE MATHILDE, 12 avenue du Val
de Fontenay 94120 Fontenay sous Bois
tél. : 07-88-29-57-31 Courriel : mathilde.
duvinage@sedp.ratp.fr
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://ratprealestate.e-marchespublics.
com.
Objet du marché : MISSION D'ASSISTANCE A MAÎTRISE D'OUVRAGE ENVIRONNEMENT
Caractéristiques principales :
Quantités (fournitures et services), nature
et étendue (travaux) : MISSION D'ASSISTANCE A MAÎTRISE D'OUVRAGE ENVIRONNEMENT
Durée du marché ou délai d'exécution :
96 mois à compter de la notification du
marché.
Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) : 02 avril 2019
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée
en fonction des critères énoncés dans
le cahier des charges (règlement de la
consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
31 janvier 2019 à 17:00
Autres renseignements :
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Les justifications à produire par le candidat sont énumérées dans le règlement de
consultation.
Numéro de référence attribué au marché
par le pouvoir adjudicateur / l'entité adjudicatrice : MOD 19-006 , MOD 19-007
Procédure de recours :
Instance chargée des procédures de
recours : RATP Real Estate, 12 Avenue
du Val de Fontenay de Fontenay, 94120,
Fontenay sous Bois, Courriel : mathilde.
duvinage@ratprealestate.com
Adresse
internet : http://www.ratprealestate.com.
95
VILLE DE
SARCELLES
SÉJOURS JEUNES
ET FAMILLES PENDANT
LES VACANCES SCOLAIRES
DE L’ÉTÉ 2019
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Sarcelles
Patrick HADDAD, 14 place de France
95200 sarcelles. tél. : 0134382788, Courriel : commande.publique@sarcelles.fr,
Adresse internet du profil d'acheteur :
http://sarcelles.e-marchespublics.com.
Principale(s) activité(s)s du pouvoir
adjudicateur : Services généraux des
administrations publiques.
Objet du marché : séjours jeunes et
familles pendant les vacances scolaires de
l'été 2019.
L'avis implique un marché public.
Caractéristiques principales : Le présent
marché est décomposé en 12 lots et comporte une tranche optionnelle par lot, et
ce, pour les lots de 1 à 12 (sauf les lots 2,
4, 6 et 9).
Refus des variantes.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : non.
Prestations divisées en lots : oui.
Possibilité de présenter une offre pour
tous les lots.
Date prévisionnelle de début des prestations : 06 juillet 2019
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : mandat administratif - budget communal
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d'opérateurs économiques
attributaire du marché : conformé-
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
12 //
Mercredi 16 janvier 2019 Les Echos
appels d’offres
ment à l'article 45 du décret 2016-360 du
25 mars 2016, les opérateurs économiques
sont autorisés à se porter candidat sous
forme de groupement d'entreprises, solidaire ou conjoint.
le mandataire du groupement conjoint est
solidaire, pour l'exécution du marché, de
chacun des membres du groupement pour
ses obligations contractuelles à l'égard de
l'acheteur.
un même opérateur économique ne peut
pas être mandataire de plus d'un groupement pour un même marché public.
un soumissionnaire ne peut présenter à un
marché ou certains de ses lots, plusieurs
offres, en agissant à la fois en qualité de
candidat individuel et de membre d'un ou
plusieurs groupement ou en qualité de
membres de plusieurs groupements.
sans préjudice du i de l'article 50 de l'ordonnance du 23 juillet 2015, la composition
du groupement ne peut être modifiée entre
la date de remise des offres et la date de
signature du marché.
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro.
Conditions de participation :
Situation juridique - références : - déclaration sur l'honneur pour justifier qu'il
n'entre dans aucun des cas mentionnés aux
articles 45 et 48 de l'ordonnance n°2015-899
du 23 juillet 2015 relative aux marchés
publics,
- déclaration sur l'honneur qu'il est en
règle au regard des articles l.5212-1 à
l. 5212-11 du code du travail concernant
l'emploi des travailleurs handicapés,
- pour satisfaire cette obligation, le soumissionnaire complète le formulaire dc1
(rubrique f1).
Capacité économique et financière - références requises : - déclaration concernant
le chiffre d'affaires global du soumissionnaire et, le cas échéant, le chiffre d'affaires
du domaine d'activité faisant l'objet du
marché public, portant sur les trois derniers exercices disponibles en fonction
de la date de création de l'entreprise ou
du début d'activité de l'opérateur économique, dans la mesure où les informations
sur ces chiffres d'affaires sont disponibles.
si, pour une raison justifiées, l'opérateur
économique n'est pas en mesure de produire les renseignements et documents
demandés par l'acheteur, il est autorisé à prouver sa capacité économique et
financière par tout autre moyen considéré
comme approprié par l'acheteur.
- pour satisfaire cette obligation, le soumissionnaire complète le formulaire dc2
(rubrique f1).
Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : - une
liste des principales livraisons effectuées
au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire
public ou privé. les livraisons sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l'opérateur économique ;
- une déclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pendant les trois dernières années ;
- pour satisfaire cette obligation, le soumissionnaire fournit les renseignements
listés dans le formulaire dc2 (rubrique g1).
Marché réservé : non.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Documents à produire obligatoirement
par le candidat, à l'appui de sa candidature :
-Copie du ou des jugements prononcés,
si le candidat est en redressement judiciaire (si ces documents ne sont pas déjà
demandés dans le cadre du formulaire
DC2, ci-après)
-Déclaration sur l'honneur du candidat
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
d'interdiction de soumissionner obligatoires prévus aux articles 45 et 48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015
ou, pour les marchés publics de défense
ou de sécurité, qu'il n'entre dans aucun
des cas d'interdiction de soumissionner
obligatoires prévus aux articles 45 ,46 et
48 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 (si cette déclaration n'est pas déjà
demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après.)
-Déclaration sur l'honneur du candidat attestant qu'il est en règle, au cours
de l'année précédant celle au cours de
laquelle a lieu le lancement de la consultation, au regard des articles L. 5212-1,
L. 5212-2, L. 5212 5 et L. 5212-9 du code
du travail, concernant l'emploi des travailleurs handicapés (si cette déclaration
n'est pas déjà demandée dans le cadre du
formulaire DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi en France, une
déclaration sur l'honneur du candidat
justifiant que le travail est effectué par
des salariés employés régulièrement au
regard des articles L. 1221-10, L. 3243-2
et R. 3243-1 du code du travail (dans le
cas où e candidat emploie des salariés,
conformément à l'article D. 8222-5-3° du
code du travail) (si cette déclaration n'est
pas déjà demandée dans le cadre du formulaire DC1, ci-après)
-Si le candidat est établi ou domicilié à
l'étranger, une déclaration sur l'honneur du
candidat attestant qu'il fournit à ses salariés des bulletins de paie comportant les
mentions prévues à l'article R. 3243-1 du
code du travail, ou des documents équivalents (si cette déclaration n'est pas déjà
demandée dans le cadre du formulaire
DC1, ci-après)
Documents à produire à l'appui des candidatures par le candidat, au choix de
l'acheteur public :
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux
objet du marché, réalisés au cours des
trois derniers exercices disponibles (renseignements à inscrire dans le formulaire
DC2, si celui-ci est demandé par l'acheteur
public)
-Déclaration indiquant les effectifs moyens
annuels du candidat et l'importance du
personnel d'encadrement pour chacune
des trois dernières années (déclaration à
produire en annexe du formulaire DC2, si
celui-ci est demandé par l'acheteur public)
-Présentation d'une liste des principales
fournitures ou des principaux services
effectués au cours des trois dernières
années, indiquant le montant, la date et le
destinataire public ou privé. Les livraisons
et les prestations de services sont prouvées par des attestations du destinataire
ou, à défaut, par une déclaration de l'opérateur économique (documents à fournir
en annexe du formulaire DC2, si celui-ci
est demandé par l'acheteur public)
-Formulaire DC1, Lettre de candidature Habilitation du mandataire par ses co-traitants
-Formulaire DC2, Déclaration du candidat
individuel ou du membre du groupement.
Documents à produire obligatoirement
par l'attributaire, avant la signature et la
notification du marché public ou de l'accord-cadre (formulaire NOTI1) :
-Les pièces prévues aux articles D. 8222-5
ou D. 8222-7 et D. 8222-8 du code du travail -Si l'attributaire est établi en France,
les attestations et certificats délivrés par
les administrations et organismes compétents prouvant qu'il a satisfait à ses obligations fiscales et sociales ou un état annuel
des certificats reçus (formulaire NOTI2) -Si
l'attributaire est établi dans un Etat autre
que la France, un certificat établi par les
administrations et organismes du pays
d'origine. Lorsqu'un tel certificat n'est pas
délivré par le pays concerné, il peut être
remplacé par une déclaration sous serment, ou dans les Etats où un tel serment
n'existe pas, par une déclaration solennelle faite par l'intéressé devant l'autorité
judiciaire ou administrative compétente,
un notaire ou un organisme professionnel
qualifié du pays -Si les documents fournis par le candidat ne sont pas établis en
langue française, ils doivent être accompagnés d'une traduction en français, certifiée conforme à l'original par un traducteur
assermenté
Marché public simplifié : NON
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération.
- La valeur technique de l'offre : 60%;
- Le prix des prestations : 40%.
Type de procédure : procédure adaptée.
Date limite de réception des offres :
20 février 2019 à 16:00.
Délai minimum de validité des offres :
120 jour(s) à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires :
Les entreprises peuvent télécharger
l'ensemble des pièces constitutives des
documents de la consultation à l'adresse
suivante : sarcelles.fr rubrique " marchés
publics ".
En aucun cas les documents de la consultation ne seront envoyés par mail. Celui-ci
est téléchargeable dans son intégralité sur
le site susvisé.
Date d'envoi du présent avis à la publication : 14 janvier 2019.
Adresse à laquelle les offres/candidatures/projets/demandes de participation
doivent être envoyés : Mairie de Sarcelles
- Direction de la Commande Publique 14
place de France 2ème étage code 2201
95200 Sarcelles, tél. : 0134382788, courriel : commande.publique@sarcelles.fr,
adresse internet : http://sarcelles.fr.
Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratif et
technique peuvent être obtenus : Mairie de Sarcelles - Direction de la Commande Publique 14 place de France
2ème étage code 2201 95200 Sarcelles,
tél. : 0134382788, courriel : commande.
publique@sarcelles.fr, adresse internet :
http://sarcelles.fr.
Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : Mairie
de Sarcelles - Direction de la Commande Publique 14 place de France
2ème étage code 2201 95200 Sarcelles,
tél. : 0134382788, courriel : commande.
publique@sarcelles.fr, adresse internet :
http://sarcelles.fr.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Cergy-pontoise 2-4 boulevard de l'Hautil BP
930322 95027 Cergy-pontoise cedex, tél. :
0130173400, télécopieur : 0130173459,
courriel : Greff.ta-cergy-pontoise@juradm.
fr, adresse internet : http://cergy-pontoise.
tribunal-administratif.fr/ta-caa/.
Organe chargé des procédures de médiation : Greffe du Tribunal administratif de
Cergy-pontoise 2-4 boulevard de l'Hautil
BP 930322 95027 Cergy-pontoise cedex,
tél. : 0130173400, télécopieur : 0130173459,
courriel : Greff.ta-cergy-pontoise@juradm.
fr, adresse internet : http://cergy-pontoise.
tribunal-administratif.fr/ta-caa/.
Adresse à laquelle des renseignements
complémentaires peuvent être obtenus : Mairie de Sarcelles - Direction de la
Commande Publique 14 place de France
2ème étage code 2201 95200 Sarcelles,
tél. : 0134382788, courriel : commande.
publique@sarcelles.fr, adresse internet :
http://sarcelles.fr.
Renseignements relatifs aux lots :
Lot n°1 : Organisation d'un séjour à
caractère sportif en bord de mer pour
des jeunes de 11 à 17 ans, entre le 20 juillet et le 20 août 2019, en Espagne (Catalogne). - Organisation d'un séjour à caractère sportif en bord de mer pour des jeunes
de 11 à 17 ans, entre le 20 juillet et le 20
août 2019, en Espagne (Catalogne)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°2 : Organisation d'un séjour en bord
de mer pour 26 personnes, entre le 03 et
le 31 août 2019, en France (Bretagne). Organisation d'un séjour en bord de mer
pour 26 personnes, entre le 03 et le 31 août
2019, en France (Bretagne)
Entre 1 et 4 lieux de séjours de 8 jours et
7 nuits en camping uniquement (entre le
03 août et le 31 août 2019) - Un camping
à proximité des commerces permettant
au groupe d'aller faire ses courses à pied
(épicerie, boulangerie...) - Un hébergement en mobil home ; - Un camping avec
piscine ; - Un effectif de 26 personnes. Le
public visé est un public de familles ; - Les
activités souhaitées sont : découverte de
la région, découverte des produits locaux,
visite de musées et sites historiques... Transport en car - La mise à disposition de
cars avec chauffeur pour se rendre sur le
lieu des activités proposées
Lot n°3 : Organisation d'un séjour en eau
vive et montagne pour des jeunes de 12
à 17 ans, entre le 10 juillet et le 20 août
2019, en France (Alpes ou Massif Central). - Organisation d'un séjour en eau
vive et montagne pour des jeunes de 12 à
17 ans, entre le 10 juillet et le 20 août 2019,
en France (Alpes ou Massif Central)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°4 : Organisation d'un séjour à la
campagne pour 20 personnes, entre le
01 et le 31 août 2019, en France. - Organisation d'un séjour à la campagne pour 20
personnes, entre le 01 et le 31 août 2019,
en France
Entre 1 et 4 lieux de séjours de 3 jours et
2 nuits (entre le 01 et le 31 août 2019) - Lieu
du séjour dans un rayon de 400 kms maximum autour de Sarcelles - Un effectif de 20
personnes. Le public visé est un public de
familles ; - Les activités souhaitées sont :
découverte du patrimoine local et des produits du terroir, équitation... - Transport en
car - La mise à disposition de cars avec
chauffeur pour se rendre sur le lieu des
activités proposées
Lot n°5 : Organisation d'un séjour en bord
de mer pour des jeunes de 12 à 17 ans,
entre le 03 et le 15 août 2019, en France
ou en Espagne (Hérault, Occitanie ou
Costa Brava). - Organisation d'un séjour
en bord de mer pour des jeunes de 12 à
17 ans, entre le 03 et le 15 août 2019, en
France ou en Espagne (Hérault, Occitanie
ou Costa Brava)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°6 : Organisation d'un séjour en bord
de mer pour 30 personnes, entre le 01 et
le 31 août 2019, en France (Gironde ou
Pyrénées Orientales). - Organisation d'un
séjour en bord de mer pour 30 personnes,
entre le 01 et le 31 août 2019, en France
(Gironde ou Pyrénées Orientales)
Entre 1 et 4 lieux de séjours de 8 jours et
7 nuits (entre le 01 et le 31 août 2019) - Un
effectif de 30 personnes. Le public visé est
un public de familles ; - Les activités souhaitées sont : découverte du patrimoine
local et des produits du terroir... - Transport en car et train - La mise à disposition
de cars avec chauffeur pour se rendre sur
le lieu des activités proposées
Lot n°7 : Organisation d'un séjour en bord
de mer pour des jeunes de 15 à 17 ans,
entre le 01 et le 15 août 2019, en Espagne
(Costa Brava). - Organisation d'un séjour
en bord de mer pour des jeunes de 15 à
17 ans, entre le 01 et le 15 août 2019, en
Espagne (Costa Brava)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°8 : Organisation d'un séjour à
caractère sportif en bord de mer pour des
jeunes de 12 à 14 ans, entre le 15 et le 31
juillet 2019, en France (Pyrénées Orientales). - Organisation d'un séjour à caractère sportif en bord de mer pour des jeunes
de 12 à 14 ans, entre le 15 et le 31 juillet
2019, en France (Pyrénées Orientales)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°9 : Organisation d'un séjour à
la campagne pour 20 personnes, le
1er week-end du mois d'août 2019, en
France. - Organisation d'un séjour à la
campagne pour 20 personnes, le 1er weekend du mois d'août 2019, en France
Entre 1 et 4 lieux de séjours de 3 jours et
2 nuits (le 1er week-end du mois d'août
2019) -Lieu du séjour dans un rayon de
400 kms maximum autour de Sarcelles
-Un centre à proximité des commerces
-Un effectif de 20 personnes. Le public
visé est un public de familles ; -Les activités souhaitées sont : découverte du
patrimoine local et des produits du terroir,
équitation... -Transport en car -La mise à
disposition de cars avec chauffeur pour se
rendre sur le lieu des activités proposées
Lot n°10 : Organisation d'un séjour à
caractère sportif en eau vivre ou en montagne pour des jeunes de 12 à 17 ans,
entre le 06 et le 31 juillet 2019, en France
(Pyrénées Orientales). - Organisation
d'un séjour à caractère sportif en eau vivre
ou en montagne pour des jeunes de 12 à
17 ans, entre le 06 et le 31 juillet 2019, en
France (Pyrénées Orientales)
- Tranche ferme : participation de 24 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°11 : Organisation d'un séjour à caractère sportif en bord de mer pour des jeunes
de 12 à 17 ans entre le 17 et le 31 août 2019,
en France ou en Espagne (Hérault, Occitanie ou Costa Brava). - Organisation d'un
séjour à caractère sportif en bord de mer
pour des jeunes de 12 à 17 ans entre le 17
et le 31 août 2019, en France ou en Espagne
(Hérault, Occitanie ou Costa Brava)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
Lot n°12 : Organisation d'un séjour à
caractère sportif en bord de mer pour
des jeunes de 12 à 17 ans entre le 6 et
le 15 août 2019, en France (Occitanie,
Hérault). - Organisation d'un séjour à
caractère sportif en bord de mer pour des
jeunes de 12 à 17 ans entre le 6 et le 15 août
2019, en France (Occitanie, Hérault)
- Tranche ferme : participation de 12 jeunes
et 2 animateurs - Tranche optionnelle : participation de 1 à 5 jeunes supplémentaires
TRAVAUX
VILLE DE
93 NEUILLY-SURMARNE
RÉNOVATION DE LA
CHAUFFERIE GAZ DE L’ÉCOLE
PRIMAIRE JULES VERNE
ET DU CENTRE DE LOISIRS
LÉO LAGRANGE
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Mairie de Neuilly sur Marne
M. Jacques MAHEAS, Le Maire, 1 Place
François Mitterrand B.P 40, 93331 Neuilly
sur marne cedex, tél. : 01 43 08 96 96, courriel : service.marches.publics@neuillysurmarne.fr, adresse internet : https://www.
achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2018_o82zNv0wOd
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compte d'autres pouvoirs adjudicateurs
Principale(s) Activité(s) du pouvoir adjudicateur :
• Services généraux des administrations
publiques
Objet du marché : Rénovation de la chaufferie gaz de l'école primaire Jules verne et
du centre de loisirs Léo Lagrange
Type de marché de travaux : exécution
Lieu d'exécution et de livraison : Neuilly
sur Marne, 93330 Neuilly sur marne
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC.
L'avis implique un marché public
Caractéristiques principales :
• Variantes refusées
• Le délai du marché est de 3 mois non reconductible à compter de l'ordre de service.
Décomposition en 3 phases :
Phase 1 : Réalisation du plan de retrait et
demande d'autorisation
Entre le 31-05-2019 et le 30-06-2019
Phase 2 : Désamiantage des zones contaminées
Entre le 08-07-2019 et le 26-07-2019
Phase 3 : Rénovation complète de la
chaufferie gaz
Entre le 29-07-2019 et le 16-08-2019
Une visite sur site sera obligatoire.
Prendre contact avec M. GIBERT au tél
01.56.49.19.20.
Une attestation de passage sera établie à
l'issue de la visite et devra être jointe au
dossier de candidature (original ou copie).
A défaut d'attestation de visite, l'offre sera
déclarée non conforme.
Prestations divisées en lots : non
Cautionnement et garanties exigés : Les
modalités de cautionnement et de garan-
ties exigées seront mentionnés dans le
dossier de consultation.
Modalités essentielles de financement et
de paiement et/ou références aux textes
qui les réglementent : Les dépenses du
marché seront imputées sur le budget global communal
Le délai global de paiement est fixé à 30 jours,
à compter de la réception de la facture.
Le défaut de paiement dans les délais prévus fait courir de plein droit des intérêts
moratoires au bénéfice du titulaire du marché. Le taux des intérêts moratoires est égal
au taux d'intérêt appliqué par la Banque
centrale européenne à ses opérations principales de refinancement les plus récentes,
en vigueur au premier jour du semestre de
l'année civile au cours duquel les intérêts
moratoires ont commencé à courir, majoré
de huit points de pourcentage.
Forme juridique que devra revêtir le
groupement d'opérateurs économiques
attributaire du marché : Les candidats à la
présente consultation sont informés qu'ils
ne sont pas autorisés à présenter plusieurs
candidatures an agissant à la fois en qualité de candidats individuels ou de membres
d'un ou plusieurs groupements.
L'exécution du marché est soumise à
d'autres conditions particulières : non
Langues pouvant être utilisées dans
l'offre ou la candidature : français.
Unité monétaire utilisée, l'euro
Conditions de participation :
• Critères de sélection des candidatures :
Seront éliminés les candidats dont la candidature est irrecevable au regard des dispositions légales et réglementaires et dont
les capacités techniques et financières
paraissent insuffisantes au vu des pièces
contenues dans la candidature.
En cas de groupements, tous les membres
du groupement doivent produire l'ensemble des pièces indiquées.
• Capacité économique et financière références requises : Celles mentionées
aux règlement de consultation
• Référence professionnelle et capacité
technique - références requises : Qualification Qualibat 5313 (installations thermiques
(technicité supérieure)) ou FNTP 5122 (Distribution d'eau chaude Température =<
110°C) ou des certificats similaires pour au
moins 3 opérations de même nature.
Marché réservé : Non
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Autres renseignements demandés :
• Une Lettre de candidature sur imprimé
DC1 ou équivalent sur papier libre comportant une déclaration sur l'honneur établie
en application des articles 43 ,44, 48 et 49
du décret portant sur les marchés publics
- Une Déclaration du candidat sur imprimé
DC2 (une pour chaque co-traitant) ou équivalent ainsi que les documents ci-après
mentionnées:
- a) déclaration que le candidat ne fait
pas l'objet d'une interdiction de concourir
depuis moins de cinq ans ou ne pas avoir
fait l'objet d'une condamnation pour une
infraction de même nature dans un autre
Etat de l'Union Européenne.
- b) déclaration sur l'honneur d'absence de
condamnation depuis moins de cinq ans
pour infraction prévue à l'article 1741 du
Code Général des Impôts ou ne pas avoir
fait l'objet d'une condamnation pour une
infraction de même nature dans un autre
Etat de l'Union Européenne.
- c) déclaration sur l'honneur de non inscription d'une condamnation au bulletin
n°2 du casier judiciaire depuis moins de
cinq ans ou ne pas avoir fait l'objet d'une
condamnation pour une infraction de
même nature dans un autre Etat de l'Union
Européenne.
- d) déclaration sur l'honneur d'absence de
liquidation judiciaire ou à une procédure
équivalente régie par un droit étranger.
- e) déclaration sur l'honneur d'absence
de faillite personnelle ou à une procédure
équivalente régie par un droit étranger
- f) ne pas être admis au redressement
judiciaire ou à une procédure équivalente
régie par un droit étranger
• G) déclaration sur l'honneur justifiant que
le candidat a satisfait à ses obligations
fiscales et sociales. Il est toutefois recommandé aux entreprises de fournir directement, au lieu de la déclaration sur l'honneur, les attestations sociales et fiscales
mentionnées à l'article 46 ou l'état annuel
des certificats reçus (imprimé NOTI2).
- h) déclaration sur l'honneur sur le respect du code du travail pour l'emploi des
travailleurs handicapés (entreprise de plus
de 20 salariés).
- i) que le travail est effectué par des salariés employés régulièrement au regard des
articles L. 1221-10, L. 3243-2 et R. 3243-1
du code du travail (dans le cas où les candidats emploient des salariés, conformément à l'article D. 8222-5-3° du code
du travail), pour le candidat individuel ou
membre du groupement établi en France.
- j) fournir à ses salariés des bulletins de
paie comportant les mentions prévues à
l'article R. 3243-1 du code du travail, ou
des documents équivalents, pour le candidat individuel ou membre du groupement
établi ou domicilié à l'étranger.
- k) que les renseignements fournis dans
le formulaire DC2 et ses annexes sont
exacts.
Commentaire sur les justifications : Extrait
de l'inscription au registre du commerce
et des sociétés (K ou K bis), délivré par
les services du greffe du tribunal de commerce et datant de moins de 3 mois.
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires
global et le chiffre d'affaires concernant les
travaux objet du contrat, réalisés au cours
des trois derniers exercices disponibles.
- Attestations d'assurances en cours de
validité couvrant les risques professionnels
inhérents à l'exécution du présent marché.
Le candidat devra être en mesure de fournir au minimum une assurance couvrant
les dommages aux biens et aux personnes
avec un minimum de garantie offerte.
- Liste des prestations similaires en cours
d'exécution ou exécutées au cours des
trois dernières années, indiquant notamment le montant, la date et le destinataire
public ou privé.
- Moyens en personnel et en matériel dont
dispose le candidat.
- Attestation de visite
Marché public simplifié : NON.
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci dessous
avec leur pondération :
• Valeur technique appréciée à partir du
mémoire (60 %)
• Prix des prestations (40 %)
Type de procédure : Procédure adaptée
Date limite de réception des offres :
11 février 2019 à 12 h 00
Délai minimum de validité des offres :
120 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Renseignements complémentaires : Pour
obtenir tous renseignements complémentaires qui leur seraient nécessaires au cours
de leur étude, les candidats devront faire
parvenir au plus tard 8 jours avant la date
limite de remise des offres , une demande
sur l'adresse indiquer ci-dessous:
https://www.achatpublic.com /sdm /ent/
gen/ent_detail.do?PCSLID = CSL_2019__
y4I2svK7F
Concernant les informations relatives à
la remise des offres dématérialisées, il
convient de se reporter à l'article du règlement de consultation qui y est relatif.
Renseignements administratifs
Correspondant : service Marchés Publics
Téléphone : 01.43.08.79.47
Fax : 01.43.08.76.99
Courriel : service.marches.publics@neuillysurmarne.fr
Adresse internet : http://achatpublic.com
Date d'envoi du présent avis à la publication : 14 janvier 2019
Adresse auprès de laquelle les
documents peuvent être obtenus :
adresse internet : https://www.achatpublic.com /sdm /ent /gen /ent_detail.
do?PCSLID=CSL_2019__y4I2svK7F
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif de Montreuil,
7, rue Catherine Puig (niveau 206 rue de
Paris), 93558 Montreuil cedex, tél. : 01 49 20
20 00, télécopieur : 01 49 20 20 99, courriel :
greffe.ta-montreuil@juradm.fr, adresse internet : http://montreuil.tribunal-administratif.fr
Détails d'introduction des recours :
Recours pour excès de pouvoir : (art.
R.421-1 et suivants du CJA) : dans les 2
mois de la notification ou de la publication
de décision attaquée (délais supplémentaires de distance : art. R.421-7 du CJA).
Possibilité de faire précéder ce recours
d'un recours gracieux auprès du pouvoir
adjudicateur dans les mêmes délais qui
proroge d'autant le délai du recours pour
excès de pouvoir.
Recours de pleine juridiction : dans les
2 mois à compter de l'accomplissement des
mesures de publicité appropriées au moyen
d'un avis mentionnant la conclusion du marché et les modalités de sa consultation.
L'ouverture du recours de pleine juridiction
ferme le recours pour excès de pouvoir.
Référé précontractuel (art. L. 551-1 du code
de justice administrative): introduction avant
la signature du marché laquelle interviendra
après notification de la lettre de rejet de leur
offre aux candidats non retenus.
AVIS
D'ATTRIBUTION
92 FONTENAY
AUX ROSES
Montant HT : 277 829,52 Euros
LOT N° 6 - Menuiseries intérieures bois
Nombre d'offres reçues : 2
Date d'attribution : 03/01/19
DEMATTEC, ZA Les Hauts des Vignes,
91940 Gometz-le-Châtel
Montant HT : 236 034,71 Euros
LOT N° 7 - Serrurerie
Ce lot a été déclaré INFRUCTUEUX.
LOT N° 8 - Plomberie sanitaire - chauffage - traitement d'air
Nombre d'offres reçues : 3
Date d'attribution : 26/12/18
LGC, 34 rue du val de l'Eure, 28630 Fontenay-sur-Eure
Montant HT : 390 112,83 Euros
LOT N° 9 - Electricité - courant forts et
faibles
Nombre d'offres reçues : 4
Date d'attribution : 27/12/18
SDE, 3, rue de la Fosse aux Canes, 28200
Châteaudun
Montant HT : 188 999,99 Euros
LOT N° 10 - Cloisons - doublages - plafonds suspendus
Nombre d'offres reçues : 3
Date d'attribution : 26/12/18
Décor Acoustic', 5, rue Pierre Curie, 95240
Cormeilles-en-Parisis
Montant HT : 66 128,48 Euros
LOT N° 11 - Carrelage - faïence - sols
souples - peinture - nettoyage
Nombre d'offres reçues : 4
Date d'attribution : 02/01/19
ADLVO, ZA de Vaubesnard - Bât B - Chemin de Vaubesnard, 91410 Dourdan
Montant HT : 228 573,69 Euros
LOT N° 12 - Revêtement de sol sportif
Nombre d'offres reçues : 4
Date d'attribution : 26/12/18
JMS, 7 RUE DES FRERES NOGER, 93160
Noisy-le-Grand
Montant HT : 76 702,00 Euros
LOT N° 13 - Equipements sportifs
Nombre d'offres reçues : 2
Date d'attribution : 03/01/19
NOUANSPORT, ROUTE DE VALENCAY,
37460 Nouans-les-Fontaines
Montant HT : 29 791,20 Euros
LOT N° 14 - Ascenseur
Nombre d'offres reçues : 2
Date d'attribution : 27/12/18
KONE, 30 AVENUE ROGER HENNEQUIN,
78190 Trappes
Montant HT : 38 356,08 Euros
Envoi le 09/01/19 à la publication
Pour retrouver cet avis intégral, allez
sur
https://www.marches-publics.info/
accueil.htm
93
RÉHABILITATION
ET EXTENSION DU GYMNASE
DU PARC
AVIS D’ATTRIBUTION
VILLE DE FONTENAY-AUX-ROSES
M. Mairie de Fontenay Roses - Maire, Conseiller départemental des Hauts-de-Seine
http://fontenay-aux-roses.e-marchespublics.com/
92260 Fontenay aux Roses
Tél : 01 41 13 20 00
mèl : priscilla.virton@fontenay-aux-roses.fr
web : http://www.fontenay-aux-roses.fr
Objet : 18A30 Réhabilitation et extension du gymnase du Parc à Fontenay-aux-Roses
Référence acheteur : 18A30
Nature du marche : Travaux
Procédure adaptée
Classification CPV : Principale : 45212222
- Travaux de construction de gymnases
Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en
fonction des critères énoncés ci-dessous
avec leur pondération
60% Valeur technique de l'offre. Se reporter au RC pour les sous critères.
40% Prix
Attribution du marché
LOT N° 1 - Désamiantage
Nombre d'offres reçues : 4
Date d'attribution : 26/12/18
Sodacen, 208 rue des bouleaux, 59860
Bruay-sur-l'Escaut
Montant HT : 99 628,50 Euros
LOT N° 2 - Démolition - Terassement Gros oeuvre - VRD
Nombre d'offres reçues : 2
Date d'attribution : 26/12/18
domatech, 2 rue Louis Armand, 95230
Soisy-sous-Montmorency
Montant HT : 1 785 484,00 Euros
LOT N° 3 - Charpente et structure bois
Nombre d'offres reçues : 6
Date d'attribution : 07/01/19
CRUARD CHARPENTE SAS, 5, rue des
Sports, 53360 Simplé
Montant HT : 485 000,00 Euros
LOT N° 4 - Couverture - étanchéité - zinguerie - bardage aluminium
Nombre d'offres reçues : 5
Date d'attribution : 07/01/19
ETB, ZA des Grouettes, 91590 Cerny
Montant HT : 480 000,00 Euros
LOT N° 5 - Menuiseries extérieures
mixtes bois/aluminium
Date d'attribution : 02/01/19
J2M ENTREPRISE, 3 chemin de la Vierge,
95190 Goussainville
VILLE DE
LIVRY-GARGAN
TRANSFORMATION DE LA PMI
SAINT-CLAUDE EN CRÈCHE
Nom et adresse officiels de l'organisme
acheteur : Ville de Livry-Gargan.
Correspondant : Mme REYDANT, 3 place
François-Mitterrand, 93891, Livry-Gargan
cedex, tél. : 01-41-70-88-00, télécopieur :
01-45-09-21-15, Courriel : isabelle.reydant@livry-gargan.fr , adresse internet :
https://www.livry-gargan.fr .
Objet du marché : Travaux de transformation de la PMI Saint-Claude en crèche
(suite infructuosité du lot 2)
Type de marché de travaux : Exécution
Critères d'attribution retenus :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation
ou document descriptif).
Type de procédure : Procédure adaptée
Attribution du marché ou du lot :
Numéro du marché ou du lot : 196. Lot n°2A :
Serrurerie-Menuiseries extérieures - Protection solaire-Menuiseries bois-Mobiliers
Nom du titulaire / organisme : SARL
MENTEK, 41 boulevard Anatole-France
93200 Saint-Denis FR,
Montant final du marché ou du lot attribué (H.T.) : 156 091 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
20 décembre 2018
Numéro du marché ou du lot : 197.
Lot n°2B : Cloisons doublages-Sols
souples-Peinture
Nom du titulaire / organisme : LEGENDRE
FRERES et CIE, 1 rue Jean-Jaurès 77410
CLAYE-SOUILLY FR,
Montant final du marché ou du lot attribué (H.T.) : 77 500 EUR
Date
d'attribution
du
marché
:
21 décembre 2018
Valeur totale finale (H.T.) : 233 591 euros.
La procédure d'achat du présent avis est
couverte par l'accord sur les marchés
publics de l'OMC : oui.
Instance chargée des procédures de
recours : Tribunal administratif, 7 rue
Catherine Puig, 93100, Montreuil, tél. :
01-49-20-20-30, Adresse internet : https://
www.montreuil.tribunal-administratif.f .
Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant
l'introduction des recours : Tribunal
administratif, tél. : 0149202030, Adresse
internet : https://www.montreuil.tribunal-administratif.fr .
Date d'envoi du présent avis à la publication : 04 janvier 2019
Les Échos sont habilités à publier les annonces judiciaires et légales
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