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Les Echos - 25.01.2019 - 26.01.2019

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AUJOURD’HUI
AVEC LES ECHOS
LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 25, SAMEDI 26 JANVIER 2019 // LESECHOS.FR
L’exil suisse
d’un superbanquier
L’ESSENTIEL
SENARD VEUT RAMENER
LA SÉRÉNITÉ CHEZ RENAULT
Le conseil de Renault a nommé
comme prévu le tandem SenardBolloré. Le président de Michelin
sera aussi patron de l’Alliance
Renault-Nissan et administrateur du groupe nippon. // P. 16
STMICROELECTRONICS
RÉSISTE AUX ENNUIS D’APPLE
Pour la deuxième année d’affilée,
les recettes du fabricant francoitalien de puces électroniques
progressent de plus de 15 %. La
Bourse apprécie. // P. 24
LES MANGAS TIRENT
LE MARCHÉ DE LA BD
Les éditeurs de BD qui ont rendezvous au Festival d’Angoulême
voient leurs ventes progresser de
2,5 % en 2018. Ils développent
de nouveaux segments, comme
les biographies et le roman
graphique. // P. 26
BANQUES : LES BRAQUAGES
NE FONT PLUS RECETTE
Le « casse » spectaculaire des
Champs-Elysées ne doit pas faire
oublier l’effondrement du nombre
de braquages de banques en
France : –95 % en vingt ans. // P. 28
économique et s’inquiète de la montée des risques.
l La confiance des patrons au plus bas depuis 2013.
l’unanimité, le Conseil des gouverneurs
réuni jeudi a reconnu « l’essoufflement » de
la croissance économique dans la zone
euro. « Le dynamisme de la croissance à court terme
est sans doute plus faible que précédemment anticipé », a déclaré Mario Draghi, le président de la BCE
à l’issue de la réunion. Confirmant ces inquiétudes,
l’indice PMI mesurant l’activité des entreprises
dans la zone euro est tombé à son plus bas depuis
juillet 2013, en particulier en France et en Allemagne. Outre la conjoncture, l’institut monétaire a cité
les menaces protectionnistes, le flou sur le Brexit,
A
de sortie sans accord, Airbus
pourrait quitter le RoyaumeUni, prévient Tom Enders.
A quatre mois de la fin de son mandat, le grand
patron d’Airbus, Tom Enders, ne prend plus de
gants pour mettre en garde les Britanniques
contre les conséquences d’un Brexit sans accord.
Dans une vidéo mise en ligne jeudi matin, Tom
Enders évoque pour la première fois un possible
transfert de la production des ailes des Airbus vers
d’autres pays. « En cas de Brexit sans accord, Airbus
devra prendre des décisions très douloureuses pour
le Royaume-Uni », prévient-il. « Bien sûr, il n’est pas
possible de déménager les sites les plus importants
du jour au lendemain, poursuit-il. Mais l’aéronautique est une industrie de long terme et nous pourrions
être contraints de réorienter nos futurs investissements. Ne vous y trompez pas : de nombreux pays
aimeraient fabriquer les ailes des Airbus. » La simple perspective d’un départ d’Airbus du RoyaumeUni serait une catastrophe pour l’industrie aéronautique britannique. Airbus emploie plus de
14.000 salariés au Royaume-Uni, répartis entre
25 sites, dont celui de Broughton, au pays de Galles,
où sont assemblées toutes les ailes de tous les
avions commerciaux d’Airbus. Le groupe fait vivre
plus de 4.000 sous-traitants aéronautiques britanniques, en achetant, chaque année, pour près de
6 milliards de livres d’équipements. Les moteurs
Rolls-Royce équipent une grande partie des avions
du groupe. // PAGE 20
SUR
NICOLAS BARRÉ
À 7H12 DU LUNDI AU VENDREDI
DANS LE 7H-9H DE NIKOS ALIAGAS
Cahier de 6 pages
l IMMOBILIER FAUT-IL ENCORE INVESTIR ?
l BOURSE COMMENT LIMITER LES RISQUES
l ASSURANCE-VIE L’ATOUT MAÎTRE DE
LA SÉCURITÉ l ÉPARGNE RETRAITE
QUE FAIRE EN ATTENDANT LA LOI PACTE
DE DOMINIQUE SEUX PAGE 9
Emmanuel Foudrot/Pool/AFP
Tom Hull
Tabac Le patron
de Marlboro veut
pouvoir innover // P. 13
les développements politiques dans certains pays
de la zone euro et le ralentissement chinois. Il a
maintenu ses taux directeurs au plus bas et répété
qu’ils ne bougeraient pas « au moins jusqu’à l’été
2019 ». Pour rassurer les marchés, Mario Draghi a
rappelé qu’en cas de dégradation durable de l’activité, la BCE n’était « pas à court d’instruments », tels
que les rachats d’actifs ou des prêts à long terme aux
banques. Une hausse des taux avant le départ de
Mario Draghi en octobre semble de moins en moins
probable. // PAGE 8 ET L’ÉDITORIAL
Brexit : la mise en garde au
Royaume-Uni du patron d’Airbus
AÉRONAUTIQUE En cas
CARNET // P. 33
Spécial Placements
l La BCE prend acte du ralentissement
Taxe d’habitation : Macron
réaffirme sa promesse
RCS Nantes B 390 652 931 - 13574 - ©gettyimages
Les Echos
Week-End
Croissance :
l’inquiétant
coup de frein
de l’Europe
Le Venezuela
ou la tragédie
du pire des
socialismes
La chronique
d’Eric Le Boucher
Le Venezuela s’est réveillé, jeudi, avec
deux présidents à sa tête. Une configuration inédite où l’on voit Nicolás
Maduro, le chef de l’Etat en titre, réélu dans des conditions rejetées quasi
unanimement par la communauté
internationale, être contesté par un
jeune opposant, Juan Guaidó, 35 ans,
président du Parlement, qui s’est
autoproclamé mercredi « président
par intérim ». Une situation ubuesque digne d’un pays autrefois riche
de ses formidables réserves pétrolières qu’Hugo Chávez puis Nicolás Maduro ont, peu à peu, conduit à la
faillite. Cet échec du socialisme
vénézuélien, qui a précipité le peuple
dans la misère, doit servir de leçon :
on ne peut pas redistribuer ce que
l’on ne produit pas. // PAGE 10 ET
NOS INFORMATIONS PAGES 6 ET 7
Construire selon
vos exigences
environnementales,
pour nous c’est
(éco)logique
Le chef de l’Etat a assuré jeudi soir
que « plus personne ne la paiera ».
POUR LA VIE EN MOUVEMENT
POLITIQUE Emmanuel Macron s’est invité jeudi soir, dans la
ISSN0153.4831
NUMÉRO 22873
110eANNÉE
36 PAGES
Antilles-Réunion 4 €. Guyane-St Martin 5,20
€. Belgique 6,20 €. Espagne 4,30 €. GrandeBretagne 6,40 £. Grèce 4 €. Italie 4,30 €
Luxembourg 6,50 €. Maroc 30 DH. Suisse
1 0, 5 0 F S . Tu n i s i e 4 , 8 T N D. Z o n e C FA
3000 CFA.
Drôme, dans un débat direct avec des citoyens. Il en a profité pour
réaffirmer deux engagements. D’abord, la suppression complète de
la taxe d’habitation, alors qu’un débat existe concernant les 20 % les
plus aisés. « Plus personne ne la paiera », a assuré le chef de l’Etat, qui
a aussi confirmé l’instauration d’un bonus-malus pour pénaliser les
entreprises qui abusent de contrats courts.
// PAGE 4 ET L’ÉDITORIAL D’ÉTIENNE LEFEBVRE PAGE 9
TA B L E S R O N D E S
LES NOUVEAUX CODES
DE LA CONSTRUCTION
Marseille 5 février
Toulouse 19 mars
Lille 4 avril
À découvrir sur cougnaud.com
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02 //
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
FRANCE
Darmanin,
la tentation du départ
Le ministre des Comptes publics hésite sérieusement
à quitter le gouvernement pour reconquérir sa ville
de Tourcoing, dont le maire vient de décéder.
LE FAIT
DU JOUR
POLITIQUE
Cécile
Cornudet
mmanuel Macron
donne malgré lui raison
aux maximes fleuries de
Jacques Chirac : un ennui ne
vient jamais seul. Inciter les
Français à se reparler entre eux,
éviter de voir son quinquennat
emporté dans l’eau du grand
débat, aborder les élections
européennes avec un projet au
point mort, gérer le
remaniement de ses équipes à
l’Elysée… La liste est aussi
longue qu’une chronique et
vient de s’enrichir d’une
nouvelle incertitude
gouvernementale. Gérald
Darmanin va-t-il quitter le
gouvernement pour reprendre
Tourcoing, dont le maire vient
de décéder ?
Le ministre de l’Action et des
Comptes publics hésite. Par
amour de sa ville, cela va sans
dire ; par interrogations
existentielles sur sa place dans
le dispositif Macron, voilà qui
est plus gênant pour le chef de
l’Etat. Du dernier remaniement
gouvernemental, Gérard
Darmanin a acquis la
conviction qu’il n’intégrerait
pas le cœur de la Macronie. Son
talent politique est loué, ses
conseils sont sollicités, mais au
fond que pèse-t-il ? Peu de
chose comparé aux marcheurs
de la première heure. Le
ministère de l’Intérieur qu’il
Dessins Fabien Clairefond pour « Les Echos »
E
convoitait a échu à Christophe
Castaner.
Le décès de Didier Droart
intervient à un moment où
l’hésitation devient possible.
L’impôt à la source qui liait
jusqu’ici Gérald Darmanin
arrive dans sa dernière ligne
droite. Il sortirait auréolé de
cette réforme, malgré les doutes
initiaux d’Emmanuel Macron.
Il a réussi à maintenir les
comptes publics sous la barre
symbolique des 3 %, ce qui sera
autrement plus difficile en 2019,
surtout après le grand débat. Il a
rempli son contrat, pourrait-on
dire. Il peut penser à la suite, et
commencer à le faire savoir.
Le privé lui ouvre ses portes,
des propositions lui ont été
faites. Pour qui a de grandes
ambitions politiques, un détour
de ce côté-là s’étudie désormais
sérieusement. Et surtout, quel
est l’avenir de ce quinquennat
et de son président ? Réformer
est-il encore possible ? Une
réélection de Macron en 2022
aussi ? Si Gérald Darmanin
quitte le navire pour
Tourcoing, l’intention sera
jugée louable, mais un message
aussitôt sera compris : il ne
croit plus en Macron. Message
d’autant plus insoutenable
pour le chef de l’Etat que son
ministre est resté proche de
Xavier Bertrand, qui lui aussi se
prépare pour 2022.
L’Elysée et Matignon
s’inquiètent. Comment
Emmanuel Macron peut-il
convaincre son ministre de
rester ? En lui promettant la
Défense ou la Justice ?
ccornudet@lesechos.fr
en bref
Les hôpitaux s’attendent encore
à un déficit de 1 milliard en 2019
SANTÉ
La Fédération hospitalière de France
réclame une mission
parlementaire sur le
financement des soins.
Solveig Godeluck
@Solwii
Zéro pointé. Pour Frédéric Valletoux, le président de la Fédération
hospitalière de France (FHF), l’objectif national de dépenses d’assurancemaladie (Ondam) est obsolète. Cet
outil de pilotage des 200 milliards
d’euros annuels de soins remboursés ne sert plus, selon lui, qu’à ponctionner des établissements de santé
et des maisons de retraite « vertueux » au profit de soins de ville dont
le coût n’est pas maîtrisé.
Jeudi, lors de la présentation de
ses vœux à la presse, il a réclamé
l’ouverture d’une mission parlementaire sur l’Ondam pour mettre fin à
ce « hold-up ». Et cela, sans attendre
les conclusions de la mission Aubert
sur les nouveaux modèles de tarification de soins, dont le rapport doit
être remis à la ministre de la Santé,
Agnès Buzyn, mardi prochain.
la Fédération
hospitalière
de France dénonce
l’objectif national
de dépenses
d’assurance-maladie.
Le déficit des hôpitaux publics
devrait tangenter le milliard
d’euros en 2018, mais il aurait
atteint 1,5 milliard sans le dégel de
crédits. Il oscillera à nouveau entre
850 millions et 1 milliard en 2019, a
prédit Frédéric Valletoux, en rappelant que la dépense des établis-
SOCIAL La négociation entre syndicats et patronat sur l’encadrement, débutée fin 2017, puis longuement interrompue, a
redémarré jeudi avec une réunion plénière au cours de laquelle
un calendrier a été fixé. Les participants ont retenu trois nouvelles dates pour des réunions plénières, les 5 mars, 29 mars et
19 avril. La négociation sur l’encadrement découle de la récente
fusion entre l’Agirc et l’Arrco.
Grève en demi-teinte dans l’Education
nationale
ENSEIGNANTS Le mouvement de grève jeudi dans les collèges
et lycées, à l’appel du SNES-FSU, de Sud-Solidaires, de la CGTEduc’Action et du Snuep-FSU (pour l’enseignement professionnel), a été suivi par 8 % des enseignants, selon le ministère de
l’Education. Le SNES, principal syndicat du secondaire, estime
la participation à un tiers des enseignants. Ces syndicats réclament le retrait de la réforme du lycée, du nouveau bac et de Parcoursup, ainsi que l’arrêt des suppressions de postes et l’augmentation des salaires.
SUR
RETROUVEZ DOMINIQUE SEUX
DANS « L’ÉDITO ECO »
À 7H45
DU LUNDI AU VENDREDI
sements a crû de 1,76 % par an seulement ces quatre dernières
années, contre 2,66 % pour les
soins de ville. Durant cette période,
autour de 600 millions d’euros
auraient été prélevés sur les premiers pour éponger les dérapages
budgétaires de ces derniers. « Chacun devrait contribuer à la régulation au prorata de son poids dans
l’Ondam », estime-t-il. Autrement
dit, il faudrait que les économies
soient partagées à 50/50.
La FHF a proposé à la mission
Aubert de sanctuariser certaines
dépenses hospitalières. Elle préconise la création d’un sous-objectif
budgétaire dédié au financement
de la recherche et de l’innovation
technologique, pharmaceutique,
biologique ou organisationnelle.
Aujourd’hui, les crédits ne sont pas
votés au Parlement avec le budget
de la santé et l’Ondam, mais attribués par le gouvernement en mars,
chaque année. Ils progressent
moins vite que l’ensemble des
dépenses d’assurance-maladie.
Une demande qui risque de rester
lettre morte. En effet, le gouverne-
ment cherche au contraire à décloisonner les soins de ville et l’hôpital. Il veut encourager les séjours
hospitaliers sans nuitée, et l’accompagnement coordonné des patients
avant, pendant, et après le passage
au bloc opératoire. D’ailleurs, la plupart des acteurs réclament non pas
la création d’une nouvelle poche de
financements au sein de l’Ondam,
mais au contraire une plus grande
fongibilité des deux enveloppes
actuelles. Selon nos informations,
on parle plutôt de les fusionner.
8,6 milliards d’euros
d’économie en quatorze ans
La Fédération voudrait également
récupérer une partie des crédits
non dégelés et des baisses de tarifs
subies par les hôpitaux chaque
année. En quatorze ans, a souligné
Frédéric Valletoux, les plans d’économies sur les établissements de
santé ont totalisé 8,6 milliards
d’euros. Les sommes ainsi obtenues seraient fléchées vers les
investissements hospitaliers, qui
sont en berne depuis sept ans, et
gravitent autour de 3 milliards
d’euros annuels contre 6 milliards
précédemment. Mais ces investissements devraient transiter via des
fonds régionaux. Là encore, le vœu
risque de se heurter, entre autres,
au refus du gouvernement d’une
régionalisation du pilotage financier des soins.
Quant à la troisième demande de
la Fédération, une plus grande pertinence des actes, elle va dans le
sens de l’action du gouvernement.
Devant le think tank Economie
Santé des « Echos », le 17 janvier,
Jean-Marc Aubert a évoqué un plus
grand recours aux recommandations médicales, la mise en place
d’indicateurs de suivi des patients
chroniques, et la nécessité pour les
soignants de faire remonter des
informations cliniques, avec des
incitations financières à la clef. Les
patients devront eux aussi « progressivement » avoir accès aux indicateurs de qualité, tels que le nombre d’incidents. Ce changement
« va être long et douloureux car le
système actuel fonctionne autour du
pilotage budgétaire », a reconnu le
haut fonctionnaire. n
Egalité femmes-hommes : les grandes
entreprises sous forte pression
ENTREPRISES
La négociation syndicats-patronat
sur l’encadrement redémarre
Le président de la Fédération hospitalière, Frédéric Valletoux, a proposé de sanctuariser certaines
dépenses hospitalières. Photo Richard Damoret/RéA
Le ministère du
Travail a présenté
ses calculs sur l’index
d’égalité entre femmes
et hommes.
Nombre d’entreprises
vont devoir prendre des
mesures importantes
pour éviter des pénalités dans trois ans.
Leïla de Comarmond
@leiladeco
C’est une première indication
pleine d’enseignements. Cette
semaine, le ministère du Travail a
présenté aux partenaires sociaux le
résultat de ses simulations concernant l’index d’égalité professionnelle institué par la loi Avenir prof e s s i o n n e l . L’o p é r a t i o n e s t
d’ampleur puisque ces simulations
ont été réalisées non sur un panel
mais sur l’ensemble des entreprises
de plus de 50 salariés (à l’exception
du secteur agricole). Pour compiler
les informations sur les 40.000
employeurs concernés, la Direction
de la recherche du ministère du
Travail (Dares) a exploité les déclarations de données sociales unifiées (DADS) adressées à la Sécurité
sociale pour 2015.
L’étude répond en premier lieu à
une interrogation sur le nombre
d’entreprises qui ont au moins dix
hommes ou dix femmes dans leurs
effectifs, condition pour être soumises à l’obligation de calculer et
publier leur index : 79 % des entreprises employant 83 % des salariés
du privé (hors secteur agricole)
seront concernées.
Cinq critères
L’examen des DADS n’a pas permis
de tester la totalité des cinq critères
qui composent l’index. Mais la
simulation montre le chemin que
vont devoir parcourir dans les trois
ans les entreprises si elles ne veulent
pas subir de pénalités sur deux critères majeurs : l’écart de rémunération femmes-hommes et la répartition entre femmes et hommes des
dix plus hautes rémunérations.
Dans les deux cas, les meilleurs
élèves ne sont pas forcément ceux
que l’on aurait imaginés. Concernant les dix plus hautes rémunérations, plus une entreprise est
grande, moins elle obtient en
moyenne une bonne note : 2 points
sur les 10 que peut rapporter le critère au maximum chez les plus de
5.000 salariés, contre 4,2 points
entre 50 et 99 salariés, la note
moyenne sur l’ensemble des entreprises étant de 4,1 points. Pas moins
de 54 % des employeurs de plus de
1.000 salariés n’obtiennent aucun
point sur ce critère, contre 44 %
entre 250 et 1.000 et 54 % jusqu’à
250. A contrario, respectivement
15 %, 22 % et 23 % selon la taille des
entreprises obtiennent la totalité
des 10 points
Sur le critère salarial, qui pèse
40 points sur les 100 de l’index, le
même phénomène se retrouve.
Alors que 6 % des entreprises au
global obtiennent la note maximale, elles ne sont que 1 % des plus
de 250 salariés, contre 8 % de celles
de 50 à 250. Le constat est moins
tranché lorsque l’on regarde les
entreprises obtenant entre 30 et
39 points. Au global, 65 % des entreprises sont dans ce cas, avec cette
fois-ci plutôt une prime aux plus
grandes. 83 % des plus de 1.000 salariés y figurent ,contre 73 % des 250 à
1.000 salariés et 61 % des PME.
Enfin, 13 % des plus grandes entreprises sont entre 20 et 29 points
contre 16 % des plus petites.
L e s e n t r e p r i se s d e p l u s d e
1.000 salariés devront publier
l’index à partir du 1er mars prochain.
Ce rendez-vous devrait réserver
quelques surprises, en particulier
dans le secteur bancaire, qui est le
plus mauvais élève sur le plan salarial derrière la construction dans
les simulations du ministère du
Travail, avec 53 % des entreprises à
30 points ou plus. On peut remarquer qu’il alimente aussi largement
le contentieux sur les discriminations femmes-hommes. Les industries extractives et manufacturières
sont, elles, à 60 %, tandis que la
palme revient à l’hôtellerie-caférestauration, dont 91 % des entreprises dépasseraient les 30 points.
Une performance qui s’explique par
le nombre important de bas salaires, chez les femmes comme chez
les hommes. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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04 // FRANCE
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
Taxe d’habitation, contrats courts :
Macron réaffirme ses promesses
l Le chef de l’Etat a échangé jeudi dans la Drôme pour la première fois avec des citoyens
dans le cadre du grand débat national.
l La taxe d’habitation sera bien supprimée pour tous, a-t-il promis.
POLITIQUE
In. F, R. Ho. et A.R.
« Pardon de m’inviter au dernier
moment. » Débarquant par surprise dans un débat organisé à
Bourg-de-Péage dans la Drôme,
Emmanuel Macron s’est lancé jeudi
soir dans un échange direct avec
des citoyens, comme l’avait invité à
le faire plus tôt dans la journée, le
président des Républicains, Laurent Wauquiez. Une première
depuis le lancement du grand débat
national, dominé jusqu’à présent
par des échanges avec des élus. Le
chef de l’Etat en a profité pour faire
passer quelques messages sur sa
politique économique, chahutée
par la crise des « gilets jaunes ».
Il y a d’abord la fiscalité. Début
janvier, plusieurs ministres ont
semblé remettre en question la suppression complète de la taxe d’habitation – promise depuis plusieurs
mois par l’exécutif – pour ne limiter
l’exonération qu’à 80 % des ménages. Jeudi, Emmanuel Macron a
clos le débat. « Plus personne ne la
paiera », a répondu le chef de l’Etat à
un participant.
Et de justifier une nouvelle fois
ce qui le pousse à aller au bout.
« C’est un impôt qui est assez injuste
socialement. Il est très inégal selon
les territoires. Dans les grandes villes, où il y a de la richesse, on a pu le
La taxe d’habitation
« est un impôt qui
est assez injuste
socialement. Il est
très inégal selon les
territoires ».
baisser, mais pas dans les villes
moyennes. » Le chef de l’Etat a promis « un projet de loi de finances à
l’été », qui devra tirer toutes les
conséquences pour la fiscalité
locale de cette suppression totale
de la taxe d’habitation.
Devant les citoyens présents, le locataire de l’Elysée a esquissé les deux
pistes les plus fréquemment évoquées, soit la possibilité d’octroyer
une part d’impôt sur le revenu aux
communes, soit celle de donner une
part de CSG aux départements. Il a
aussi assuré que le financement ne
passerait pas par l’augmentation
d’un autre impôt (alors que certains
imaginent une surtaxe foncière).
Deuxième dossier, la réforme de
l’assurance-chômage. Les partenaires sociaux ne manqueront pas de
Emmanuel Macron s’est invité, jeudi après-midi, au débat citoyen qui s’est tenu à Bourg-de-Péage,
dans la Drôme. Photo Emmanuel Foudrot/Pool/AFP
réécouter les échanges du président
avec les citoyens de la Drôme. Et
pour cause : Emmanuel Macron a
réaffirmé sa détermination à mettre
en place un bonus-malus pour limiter le recours aux contrats courts.
« Aujourd’hui, il y a une négociation
sur toute la réforme du chômage. On a
mis la proposition bonus-malus et
moi je souhaite qu’on aille au bout,
branche par branche, parce que c’est
vertueux », a-t-il déclaré.
La solution ? Définir une
« norme », « branche par branche »,
pour que « ceux qui emploient très
peu d’intérimaires et prennent tous
les gens en CDI » par rapport à la
moyenne du secteur aient un bonus.
A l’opposé, « ceux qui multiplient les
intérimaires » auraient un malus,
« parce que ce sont des gens qui quelque part utilisent le système ».
« Les entreprises qui ne prennent
que des intérimaires, en quelque
sorte, elles s’habituent à prendre des
gens qu’elles ne vont pas former dans
l’entreprise […]. Elles externalisent la
précarité », a-t-il ajouté.
Les syndicats applaudiront, eux
qui réclament – chacun avec sa formule – la mise en place d’un tel dispositif dont le principe est le suivant : augmenter les cotisations
chômage des employeurs qui font
tourner leur main-d’œuvre, baisser
celles des autres. A l’inverse, le
patronat ne veut pas en entendre
parler et propose une douzaine de
pistes alternatives.
(
Lire l’éditorial d’Etienne
Lefebvre Page 9
Face-à-face musclé avec Wauquiez en marge du grand débat
Romain Lafabregue/AFP
Le chef de l’Etat a pilonné
jeudi dans la Drôme les élus
qui « jouent avec le feu et la
colère ». Le président LR a
résumé les rencontres du
président avec les élus à un
« voyage dans une bulle ».
Isabelle Ficek
@IsabelleFicek
— Envoyée spéciale à Valence
« Souffler sur les braises. » C’est un
terme qui est souvent revenu au
sein de l’exécutif pour qualifier
l’attitude du président de LR et de la
région Auvergne-Rhône-Alpes,
Laurent Wauquiez, au début de la
crise des « gilets jaunes ». C’est peu
de dire qu’elle avait fortement
déplu. Cela s’est senti jeudi dans la
Drôme, à Valence, à l’occasion de la
troisième rencontre entre Emmanuel Macron et des maires, en
marge du grand débat national.
Une réunion à laquelle participait le
leader de la droite.
Sur le fond, le chef de l’Etat s’est
retrouvé confronté aux mêmes thématiques (injustices fiscales, sociales, territoriales) que lors de ses précédentes rencontres avec les
Le président LR, Laurent Wauquiez, s’est entretenu en tête-à-tête
avec le chef de l’Etat. Une première depuis le début du quinquénat.
maires. Sur la forme, en revanche,
le format était plus restreint, avec
un déjeuner autour d’une soixantaine d’élus d’Auvergne-Rhône-Alpes. Surtout, le chef de l’Etat s’est
entretenu en tête-à-tête avec le président de la région, juste avant le
déjeuner. Une première depuis le
début du quinquennat. Face-à-face
à table, les mots et les leçons ont
volé ensuite entre les deux hommes. Dernier élu à prendre la parole
avant le chef de l’Etat, Laurent Wauquiez a d’emblée attaqué en estimant que « si dès le début, on avait eu
cette écoute, on se serait épargné bien
des problèmes. On les connaît ».
« Il faut réconcilier »
Et l’ancien ministre de Nicolas
Sarkozy de lister les retraites, les
impôts « qui reposent sur cette
France qui travaille, les classes
moyennes » et enfin le « sentiment
des territoires ni aidés ni respectés »,
évoquant les « clopes et ceux qui roulent en diesel », les 80 km/h. « Il faut
réconcilier », a-t-il conclu, comme
pour appuyer sur l’échec qu’a
reconnu le chef de l’Etat en matière
de réconciliation des Français avec
leurs dirigeants politiques au tout
début de la crise des « gilets jaunes ».
Après le départ d’Emmanuel
Macron, il a enfoncé le clou, estimant que le débat avec les élus était
comme « un voyage dans une bulle » :
« Il faut que le président change et aille
sur le terrain », a-t-il lancé.
Sans jamais vouloir donner
l’impression de s’abaisser à s’adresser à lui directement, Emmanuel
Macron n’a pas retenu ses coups,
mettant en garde contre les « caricatures ». « Je n’ai pas attendu cette
crise pour considérer les élus », a-t-il
martelé avant d’ajouter ne pas avoir
attendu « le débat pour aller à la rencontre des Français ». Lui a pris un
malin plaisir à souligner l’état dans
lequel « on a trouvé le pays », évoquant la crise financière de 2008 et
ses conséquences, entre autres, la
hausse de la fiscalité. « Certains qui
sont ici étaient aux responsabilités »,
a-t-il glissé, jugeant que la « fracture » ne s’est « pas faite en dix-huit
mois » et déplorant ceux qui « se
défaussent ». Emmanuel Macron a
terminé son propos en assurant
qu’« à chaque fois qu’un élu veut
jouer avec le feu et la colère en pen-
sant qu’il peut en tirer profit pour luimême, il se trompe ». L’occasion,
pour le chef de l’Etat, de rappeler
l’attitude de Laurent Wauquiez au
début de la crise des « gilets jaunes », qui ont troublé l’électorat de
droite et de le repousser vers les
extrêmes pour définitivement
décrocher cet électorat peu
emballé par le président de la
région Auvergne-Rhône-Alpes.
Macron n’a pas retenu
ses coups, mettant
en garde contre
les « caricatures ».
Pour Laurent Wauquiez, cette
rencontre était une tribune unique.
Et une tentative pour lui de réparer
son image, de se poser comme une
« alternative » quand « les extrêmes
misent sur le chaos », selon un haut
cadre LR. Mais Emmanuel Macron
l’a pris un peu à contre-pied, en se
rendant sur le terrain au contact
des Français comme il le réclamait.
Le chef de l’Etat a achevé son déplacement en allant - une surprise débattre avec des « gilets jaunes ». n
Le dilemme de la majorité sur la marche des « foulards rouges »
Faut-il aller manifester
ce dimanche à l’appel
des « foulards rouges » ?
Les voix divergent au sein
de La République En marche.
Grégoire Poussielgue
@Poussielgue
Y aller ou pas ? La « marche républicaine des libertés » organisée ce
dimanche à Paris par les « foulards
rouges », en réponse au mouvement
des « gilets jaunes », sème le trouble
au sein de la majorité. Lancée par des
sympathisants de La République En
marche (LREM), l’initiative est con-
troversée. Désirant mobiliser la
« majorité silencieuse », appelant à un
« sursaut citoyen », la manifestation
de dimanche se veut une marche
contre les violences. Elle se révèle, de
fait, surtout un acte de soutien à
Emmanuel Macron. « Il y a une pression extrêmement forte de beaucoup
de gens, des marcheurs, mais aussi un
courant d’opinion qui a besoin d’exprimer non pas un soutien au gouvernement mais un “Ça suffit le bordel, ça
suffit les violences.” Ils veulent que l’on
sorte de cet état de sidération », estime
un poids lourd de la majorité.
Sortir dans la rue pour contrer un
mouvement issu des ronds-points ?
POLITIQUE
L’ancien conseiller
de Nicole Notat
à la CFDT va renforcer la présidence
le 4 février, comme
conseiller spécial.
Elsa Freyssenet
@ElsaFreyssenet
EMMANUEL MACRON
Président de la République
Bonus-malus « branche
par branche »
Grangeon
rejoint
l’Elysée
La question s’est posée depuis le
début du mouvement des « gilets jaunes », et de façon plus aiguë au lendemain des violences extrêmes de
début décembre. Mais maintenant
que le grand débat a été lancé par
Emmanuel Macron pour tenter
d’éteindre la crise des « gilets jaunes », l’initiative divise les marcheurs.
Certains estiment que c’est trop tard,
ou que ce n’est pas la bonne réponse.
Preuve de l’embarras de LREM,
la position pour le moins alambiquée de Stanislas Guerini, le patron
du mouvement, digne d’une synthèse du PS dont il est par ailleurs
issu. S’il « partage les valeurs » de
cette marche, le député de Paris et
délégué général d’En marche
depuis deux mois n’appelle pas à
manifester, mais il n’oublie pas non
plus de mentionner « la liberté de
chacun de s’y rendre »…
Eviter la « logique
du camp contre camp »
« Appeler à manifester dimanche
aurait pour conséquence d’encourager la logique du “camp contre
camp” », a ajouté Stanislas Guerini,
cité dans un communiqué du mouvement. Plusieurs parlementaires de
la majorité affichent pour leur part
leur intention de participer. « J’irai à
cette manifestation mais on doit être
clair sur le message. C’est une manifestation de soutien à la République et à la
démocratie représentative », insiste la
députée LREM Laurianne Rossi.
Le nombre de manifestants entre
la place de la Nation et celle de Bastille
sera scruté dimanche, au lendemain
de l’acte XI des « gilets jaunes », car ils
seront un marqueur de la capacité de
mobilisation de la majorité. « Nous
avons deux risques, un échec et la violence », pointe un député. Car au parti
présidentiel, on n’exclut pas un risque de confrontation avec les « gilets
jaunes » ou une manifestation polluée par des casseurs. n
Cette fois, c’est la bonne. Maintes
fois annoncée depuis l’élection
d’Emmanuel Macron, l’arrivée à
l’Elysée de Philippe Grangeon,
ancien cadre dirigeant de
Capgemini, a désormais une
échéance : ce sera le 4 février,
avec le titre de « conseiller spécial ». Membre fondateur d’En
marche, Philippe Grangeon est
depuis plusieurs années un conseiller de l’ombre d’Emmanuel
Macron. A l’automne, il avait
assuré l’intérim à la direction
de LREM pendant six semaines. Mais désireux de « conserver sa liberté », il renâclait à
rejoindre la présidence.
Le départ du conseiller en communication Sylvain Fort et
celui, probable, du conseiller
spécial Ismaël Emelien ont eu
raison de ses réticences.
Il avait plaidé en
vain pour établir de
meilleures relations
avec les corps
intermédiaires.
Philippe Grangeon ne
devrait pas remplir exactement les mêmes fonctions que
les deux hommes. Ne serait-ce
que parce qu’il prévoit de ne
passer que trois jours par
semaine à l’Elysée, toujours
pour garder sa liberté. Outre
qu’il continuera de donner son
avis sur les grandes réformes
et les sujets stratégiques, Philippe Grangeon doit dans
l’immédiat contribuer au
choix d’un nouveau conseiller
pour les relations avec les élus
en remplacement de Stéphane
Séjourné (parti coordonner la
campagne européenne de
LREM) et réorganiser la communication de la présidence. Il
n’entend pas être le dircom de
l’Elysée, se voyant comme un
« senior partner » et qualifiant
son rôle de « facilitateur plutôt
que “do”-eur » (un anglicisme).
Une mission qui mélangerait
conseil en stratégie et ressources humaines.
Philippe Grangeon a, par le
passé, dirigé la communication
de Nicole Notat (à la CFDT) et de
Dominique Strauss-Kahn (à
Bercy), puis il a conseillé, gratuitement, Bertrand Delanoë, Anne
Hidalgo et François Hollande. La
première année du quinquennat
d’Emmanuel Macron, il avait
plaidé en vain pour établir de
meilleures relations avec les
corps intermédiaires.
S’il va rendre tous les mandats qu’il avait conservés à
Capgemini après son départ en
retraite (à l’automne 2017), il
conservera la présidence de
Paris&Co, une structure d’aide
aux start-up de la Ville de Paris.
Philippe Grangeon ne sera pas
payé pour son travail à l’Elysée :
« Quand vous avez comme moi
une bonne retraite, ces jobs-là,
vous les faites par conviction, en
rendant au pays ce qu’il vous a
donné, explique-t-il. Je rejoins
Macron comme militant. Je
viens donner un coup de main à
un moment, je ne démarre pas
une carrière à l’Elysée. » En mars
dernier, dans « Les Echos », Philippe Grangeon s’était défini
comme « coéquipier de gros
temps ». Il va être servi. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FRANCE // 05
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
Européennes : la liste des
« gilets jaunes » sème la zizanie
POLITIQUE
Ingrid Levavasseur conduira la liste « gilets jaunes » aux élections
européennes. Photo Charly Triballeau/AFP
La liste de « ralliement
d’initiative citoyenne »
suscite la colère au
sein du mouvement.
Et maintenant ? L’émergence d’une
liste « gilets jaunes », annoncée
mercredi soir et conduite par Ingrid
Levavasseur, une aide-soignante de
trente et un ans, pourrait rebattre
les cartes sur le plan politique. Ce
qui est pour l’heure certain, c’est que
Hidalgo
lance sa
précampagne
pour les
municipales
COLLECTIVITÉS
LOCALES
L’adjoint à l’innovation
et à l’urbanisme de
la maire, Jean-Louis
Missika, a inauguré
Paris en commun.
Le mouvement travaillera au programme
d’Anne Hidalgo pour
l’élection de 2020.
Matthieu Quiret
@MQuiret
Sans condamner la liste, l’extrême
droite a dit soupçonner une « manipulation politique ». « Le danger, c’est
le danger de la récupération », a souligné Marine Le Pen sur CNews, tout
en assurant qu’elle n’avait « par
peur ». « Il ne suffit pas d’annoncer
une liste, il faut avoir un projet, des
personnalités qui défendent ce projet
et une cohérence », a épinglé Nicolas
Dupont-Aignan, jetant en creux le
discrédit sur les initiateurs de la liste.
« Ça va disperser des voix […] opposées
au gouvernement, alors qu’il faudrait
les concentrer, les centraliser sur une
force d’opposition centrale », a
déploré le député LFI, Ugo Bernalicis, sur franceinfo.
L’exécutif, lui, se frotte les mains.
« Chacun est libre […] de porter ses
idées et je préfère qu’on le fasse dans
les urnes, à visage découvert, plutôt
que planqué derrière des pseudos
anonymes sur les réseaux sociaux ou
cagoulés dans les manifestations »,
s’est félicité sur Radio Classique le
porte-parole du gouvernement,
Benjamin Griveaux. La liste « gilets
jaunes » peut permettre à La République En marche, bien que perdant
1 point dans le sondage Elabe dans
cette hypothèse, de creuser l’écart
avec l’ex-FN. Créditée de 22,5 %, elle
est aujourd’hui la seule formation à
dépasser la barre des 20 % dans les
intentions de vote. — P.-A. F.
Les fiascos en série
des deux dernières
années s’estompent
peu à peu.
Politiquement, Anne
Hidalgo retrouve
de l’air grâce aux
déboires nationaux
d’En marche.
Communs urbains
A un peu plus d’un an des élections,
Anne Hidalgo va s’appuyer sur ce
groupe de proches pour élaborer
son programme, dont le fil directeur sera la gestion des « communs
urbains ». Comprendre les ressources communes comme l’eau, l’air
propre, l’espace public mais aussi
les données publiques et privées,
la transparence des algorithmes
des plates-formes de services
urbains, etc. Le think tank compte
aussi mettre les pieds dans le plat
semaines, sur la stratégie à suivre.
« Je ne sais pas qui t’a racheté Ingrid,
qui t’a vendu du rêve, mais tu es en
train de trahir des milliers de personnes », a fustigé Maxime Nicolle,
alias « Fly Rider », pour lequel « les
européennes, c’est rester dans le système […], dans un jeu où ce n’est pas
nous qui faisons les règles ». « Ces
candidatures spontanées et ne représentant en aucun point les “gilets jaunes” feront le jeu de LREM », a renchéri Eric Drouet, autre figure de
proue du mouvement. François
Boulo, porte-parole des « gilets jaunes » de Rouen, y voit « une grave
erreur ». « Le Parlement européen ne
sert à rien et c’est en contradiction
totale avec les objectifs du mouvement. Ceux qui vont participer à cette
liste ne sont plus des “gilets jaunes” »,
a-t-il affirmé aux « Echos ».
Sur l’échiquier politique, ça
grince aussi des dents. Les extrêmes, qui ont soutenu et même alimenté la colère populaire, pourraient être les premières victimes
d’une liste « gilets jaunes », à commencer par le Rassemblement
national. Selon le sondage Elabe
publié mercredi, avant qu’elle ne
soit annoncée, cette liste,
aujourd’hui créditée de 13 % des
voix, priverait le parti de Marine Le
Pen de 3 points, à 17,5 %, contre
1,5 point pour Debout la France, son
allié de la présidentielle, et LFI, respectivement ramenés à 3,5 % et 8 %.
Les extrêmes, qui ont
soutenu et alimenté
la colère populaire,
pourraient être les
premières victimes
d’une liste « gilets
jaunes », le RN en tête.
« Nous abordons une phase de précampagne un peu bizarre car les candidats qui postuleront au remplacement d’Anne Hidalgo ne sont pas
connus », a dégainé jeudi midi JeanLouis Missika. L’adjoint à l’urbanisme de la maire de la capitale a
lancé, dans le cadre modeste d’une
librairie de l’Est parisien, l’association Paris en commun pour préparer la candidature de l’édile. « Celle-ci
démarrera quand l’offre politique
sera connue », a prévenu celui qui
était son directeur de la campagne
lors de l’élection de 2014.
Ce mouvement que préside le
Macron-compatible Jean-Louis
Missika réunit plusieurs adjoints
aux sensibilités et aux âges différents comme le centriste JeanFrançois Martins (tourisme et
sport), l’ex-ministre de Jacques Chi-
rac Dominique Versini (Solidarités)
ou l’écologiste Célia Blauel (Climat).
Le clan socialiste est bien présent :
la maire du 10e arrondissement,
Alexandra Cordebard, intègre
l’équipe qui compte la patronne de
l’agence de publicité Ogilvy France,
Natalie Rastoin, proche des socialistes, l’avocat Jean-Pierre Mignard,
intime de François Hollande ou
Audrey Pulvar de la Fondation
Nicolas Hulot.
l’initiative, baptisée « ralliement
d’initiative citoyenne » en référence
au référendum d’initiative
citoyenne réclamé sur les rondspoints, sème la zizanie chez les
« gilets jaunes » eux-mêmes, déjà
sensiblement divisés, ces dernières
sur certains enjeux comme l’excès
de touristes à Paris. « Sur le modèle
des réflexions sur la gratuité des
transports auxquelles j’ai participé », indique Jean-Louis Missika,
qui se réjouit qu’elles aient montré
que la gratuité « n’était pas possible,
ni souhaitable ». Ils s’interrogeront
aussi sur les nouvelles formes de
démocratie participative à inventer
au-delà du budget participatif déjà
mis en place.
Reste à savoir comment les alliés
d’Anne Hidalgo se positionneront
par rapport à cet embryon de cellule
de campagne. Célia Blauel espère
que le mouvement permettra de
dépasser les partis et assure que plusieurs membres du groupe écologiste s’interrogent aussi sur l’intérêt
d’une candidature verte au premier
tour des municipales. « Je pense que
la désignation des têtes de liste ne se
fera plus sur la base des négociations
entre partis », enfonce l’adjoint à
l’urbanisme. Les communistes et
leur adjoint au logement, Ian Brossat, sont actuellement concentrés
sur les élections européennes.
L’initiative Paris en commun se
lance dans un moment plutôt porteur pour Anne Hidalgo. Les fiascos
en série des deux dernières années
s’estompent peu à peu avec la
remise à flot de Vélib’, la victoire
politique et juridique de la mairie
sur la piétonnisation des berges ou
l’arrivée d’alternatives à Autolib’
Dans quelques jours, elle reprendra
la main sur les questions de sécurité
en annonçant la création d’une
forme de police municipale.
Politiquement, elle retrouve de
l’air grâce aux déboires nationaux
d’En marche et à la forte exposition
de Benjamin Griveaux, son principal candidat (non déclaré) aux
municipales. La droite parisienne,
elle, continue de se chercher un
candidat compatible avec Laurent
Wauquiez. n
La maire de Paris, Anne Hidalgo, et son adjoint, Jean-Louis
Missika. Photo Romuald Meigneux/Sipa
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
06 //
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
MONDE
en
chiffres
JAPON : BAISSE
DU MANUFACTURIER
FINLANDE : LE CHÔMAGE
SOUS LES 7 %
La croissance de l’activité
manufacturière au Japon
a marqué le pas en janvier
tandis que les nouvelles
commandes à l’exportation
ont atteint leur plus bas niveau
depuis deux ans et demi.
L’activité manufacturière
a chuté à 50 en janvier
en données corrigées
des variations saisonnières,
contre 52,6 en décembre.
Le taux de chômage
en Finlande a poursuivi
sa décrue en décembre,
ressortant à 6,6 % en
tendance, en baisse de
1,8 point sur un an, a indiqué,
jeudi, l’Institut finlandais
de la statistique. En données
brutes, le taux de chômage
s’est établi à 5,4 % le mois
dernier, soit son plus bas
niveau depuis juillet 2008.
5,8 %
LE TAUX DE CHÔMAGE
EN POLOGNE EN DÉCEMBRE
Le taux de chômage en Pologne a augmenté en décembre
à 5,8 % de la population
active, après 5,7 % en novembre et octobre, selon les données révisées publiées jeudi
par le Bureau national
des statistiques (GUS).
AMÉRIQUE LATINE
Le Venezuela est devenu un Etat à deux t
l Deux présidents coexistent désormais au Venezuela, chacun bénéficiant
de la reconnaissance diplomatique de ses partisans.
l La situation est intenable.
Michel De Grandi
@MdeGrandi
Le Venezuela s’est réveillé, jeudi,
avec deux présidents à sa tête.
Une configuration inédite où l’on
voit Nicolás Maduro, le chef de
l’Etat en titre, réélu dans des conditions rejetées quasi unanimement
par la communauté internationale,
obligé de faire de la place à un jeune
opposant qui s’est autoproclamé
mercredi « président par intérim ».
Juan Guaidó, trente-cinq ans, président du Parlement était encore
inconnu du grand public quelques
semaines plus tôt. Le voilà à présent
le nouveau leader d’une opposition
qui a été muselée par le régime de
Maduro, engagé depuis plusieurs
années dans une dérive autoritaire.
Appel à l’armée
Fait sans précédent : à peine l’opposant au président chaviste s’était-il
déterminé chef de l’Etat par intérim
que les Etats-Unis se sont empressés de le reconnaître alors que plusieurs centaines de milliers de personnes défilaient dans les rues de
Caracas. Sans attendre, le Canada,
le Brésil, la Colombie, le Pérou ont
emboîté le pas au président américain, tandis que le Mexique comme
la Bolivie défendaient la position
de Nicolás Maduro. Piqué au vif,
ce dernier a décidé de rompre ses
relations diplomatiques avec les
Etats-Unis, laissant 72 heures aux
diplomates américains pour quitter le pays. Rupture refusée par
Washington : selon le secrétaire
d’Etat américain Mike Pompeo,
Nicolás Maduro n’a aucune autorité
pour rompre les relations diplomatiques avec les Etats-Unis. « Les
Etats-Unis maintiennent leurs
relations diplomatiques avec le
Venezuela et poursuivront leurs
relations avec le gouvernement du
président par intérim Guaidó, qui a
invité notre délégation à rester au
Venezuela », a déclaré Mike Pompeo. L’imbroglio est total. Nicolás
« Les Etats-Unis
maintiennent […]
leurs relations avec
le gouvernement
du président
par intérim
Guaidó. »
MIKE POMPEO
Secrétaire d’Etat américain
Maduro a ensuite adressé un message à l’armée, son dernier rempart,
priant les militaires de maintenir
la discipline et l’unité. « Nous triompherons, encore une fois, nous en
sortirons victorieux », a lancé le chef
de l’Etat, qui a reçu le soutien du
président turc Recep Tayyip Erdogan, mais aussi ceux de Moscou et
de Pékin. La Russie juge « illégales »
les mesures en cours pour chasser
du pouvoir Nicolás Maduro, a
déclaré jeudi le président de la
Chambre basse du Parlement
russe, Viatcheslav Volodine.
De son côté, le président français
Emmanuel Macron a salué à son
tour « le courage des centaines de
milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté » face à
« l’élection illégitime de Nicolás
Maduro ». L’Union européenne a
appelé, pour sa part, les autorités
vénézuéliennes à respecter les
« droits civiques, les libertés et la
sécurité » de Juan Guaidó. Les
milieux d’affaires restent, eux aussi,
très attentifs à l’évolution de la
situation. Patrick Pouyanné, le
patron de Total, estime que les événements en cours au Venezuela, où
le groupe qu’il dirige est présent
depuis vingt-cinq ans, sont « probablement une très bonne nouvelle
pour le peuple vénézuélien ». n
L’essor
du « gamin »
C’est « un gamin qui joue à
la politique », avait dit de
lui Nicolás Maduro. Ingénieur de formation, Juan
Guaidó s’est lancé en politique en 2007, avec la génération des étudiants
descendus dans la rue
contre l’ex-président
Chávez. Membre fondateur du parti Volonté populaire en 2009, député de
l’Etat de Vargas, ce quasiinconnu de 35 ans est parvenu à remobiliser l’opposition. Son principal fait
d’armes : bâtir une vaste
coalition baptisée
« MUD » (Table de l’union
démocratique), rejointe
par la puissante
Conférence épiscopale.
Juan Guaidó, trente-cinq ans,
président du Parlement était
encore inconnu du grand public
il y a quelques semaines.
Photo Jimmy Villalta/VWPics/Sipa
Un désastre économique m
INTERVIEW // CHRISTOPHE VENTURA Directeur de recherche à l’IRIS
« L’opposition ne souhaite pas le dialogue,
elle veut l’élimination de Maduro »
ntre un président réélu mais
contesté et un opposant qui
s’autoproclame président
par intérim, le Venezuela s’engage
sur une voie inédite, que décrypte
Christophe Ventura, spécialiste de
l’Amérique latine.
face à une opposition qui a déjà
abattu toutes ses cartes.
E
Le coup de force de Juan
Guaidó sonne-t-il la fin
du règne de Nicolás Maduro ?
Il est trop tôt pour le dire. A ce stade,
plusieurs hypothèses sont possibles, toutes envisageables. Le scénario le plus brutal est évidemment
celui d’un basculement dans la
guerre civile. Une éventualité que
personne ne souhaite, mais qui
reste tout à fait probable si la logique de l’escalade persiste. L’autre
idée est une intervention militaire.
Si l’armée reste loyale à Nicolás
Maduro, un tel scénario a moins de
chances de se jouer. La troisième
option évoquée par le Mexique et
l’Uruguay consisterait à rétablir le
dialogue entre le gouvernement et
l’opposition, sans changement de
régime. A ce stade, ce n’est pas l’idée
dominante. Il y a aussi cette petite
m u s i q u e q u’o n e n t e n d ve n i r
d’Europe (Espagne, Portugal, PaysBas), celle qui propose la tenue de
nouvelles élections. A ce niveau de
tensions, cela n’est guère envisageab l e c a r ava n t d ’o rg a n i s e r u n
nouveau scrutin, il faut un minimum de dialogue. Or, ni Maduro, ni
« Le Venezuela est aujourd’hui
un pays en rupture qui
ne fonctionne plus de façon
rationnelle », explique
Christophe Ventura. Photo DR
Guaidó n’y sont prêts pour le
moment. L’opposition ne souhaite
pas le dialogue, elle veut l’élimination de Nicolás Maduro. Il ne faut
pas sous-estimer l’influence du
temps. Il peut agir en faveur de ce
dernier car le chef de l’Etat se trouve
De quels leviers disposent les
pays étrangers pour accélérer
le mouvement de destitution ?
Les opposants au régime chaviste
vont attendre de voir quel soutien la
population leur accorde. Ce sera un
premier test important qui permettra notamment aux pays qui soutiennent Juan Guaidó de mesurer
sa capacité à mobiliser le peuple.
Au-delà, on peut imaginer une opération de déstabilisation, mais là
encore il faut le soutien de l’armée,
ou du moins d’une partie d’entre
elle. Ce qui est sûr, c’est que Donald
Trump ne s’interdit rien. Quitte à
être accusé d’ingérence dans les
affaires intérieures du pays. C’est
d’ailleurs l’argument mis en avant
par Andrés Manuel López Obrador,
le nouveau président du Mexique
qui soutient Maduro. Il a été rejoint
sur ce point par son homologue de
l’Uruguay.
Dans leur quête pour asseoir
leur pouvoir, Maduro
et Guaidó font-ils jeu égal ?
Le Venezuela est aujourd’hui un
pays en rupture qui ne fonctionne
plus de façon rationnelle. Il y avait
jusqu’à présent deux pouvoirs législatifs – l’Assemblée nationale constituante et l’Assemblée nationale –,
il y a maintenant deux présidents et
donc deux pouvoirs exécutifs qui
clament leur légitimité respective. Nicolás Maduro bénéficie du
pouvoir de l’Etat, de celui de l’exécutif, de l’armée, de la police et des
municipalités de sa majorité. Il a de
solides bases sociales puisque les
partisans du chavisme représentent une partie importante de la
population. Ces derniers peuvent se
montrer critiques mais ne veulent
pas de l’opposition au pouvoir.
« Maduro bénéficie
du pouvoir de l’Etat,
de celui de l’exécutif,
de l’armée, de la police
et des municipalités
de sa majorité. »
Juan Guaidó a pour lui de renouveler le visage de l’opposition. C’est
très important car, pas plus tard que
fin décembre, les dirigeants historiques étaient impopulaires, avec
seulement 25 % d’avis favorables.
Propulsé nouveau fer de lance de
l’opposition, il incarne une ligne
rénovée et s’appuie sur l’Assemblée
nationale dont il est le président. Il a
surtout le soutien de la communauté internationale en tête de
laquelle Donald Trump. C’est son
principal atout.
Propos recueillis par M. G.
Les indicateurs économiques et sociaux sont en
chute libre, en raison d’une
politique absurde associant
depuis dix ans expropriations et contrôle des prix.
Yves Bourdillon
@yvesbourdillon
Une catastrophe économique et
sociale, à laquelle l’actuelle aggravation de la crise politique, avec le
face-à-face de « deux présidents »,
apportera sans nul doute son nouveau lot de souffrances. Depuis déjà
dix ans les Vénézuéliens perdent chaque jour des heures à faire
la queue devant des magasins, dans
l’attente d’une livraison. Car ils
manquent de tout : de médicaments, de couches-culottes, de
farine, de lait, d’œufs, de viande, au
point d’avoir maigri en moyenne de
8 kilos en deux ans.
Un dixième des 31 millions
d’habitants ont d’ailleurs fui le pays
depuis que Nicolás Maduro a succédé en 2013 à son mentor, Hugo
Chávez. Et les trois quarts de ceux
qui restent vivent désormais sous le
seuil de pauvreté, alors qu’il y a un
quart de siècle les Vénézuéliens disposaient en moyenne du revenu le
p l u s é l e v é d ’A m é r i q u e
l a t i n e . L’ i n f l a t i o n d é p a s s a i t
1.000.000 % fin 2018 et est attendue
par le FMI à dix fois plus fin 2019,
alors qu’elle atteignait « seulement » 700 % il y a un an. « La
balance électronique n’avait plus
assez de zéros pour afficher le prix de
mon kilo de papayes », se rappelle
Paula Vásquez, économiste du
CNRS (Centre national de recherche scientifique), de retour d’une
mission. Le régime a supprimé
5 zéros à la monnaie en août dernier
pour repartir sur des bases saines…
tout en multipliant le SMIC par 34.
La nouvelle devise, le bolivar souverain, s’est depuis lors dépréciée de
90 %, ce qui fait que le salaire minimum est officiellement équivalent
à… 3 dollars par mois. Le système
public d’éducation et de santé, qui
employait jadis 40.000 médecins
cubains, s’est effondré, au point que
la mortalité infantile est repartie à
la hausse, cas quasi unique au
monde. Sévissent quotidiennement des coupures d’eau et d’électricité d’autant plus absurdes que le
pays est assis sur les principales
réserves prouvées de pétrole de la
planète !
L’industrie locale
massacrée
Précisément, la production de
pétrole de PDVSA, le monopole
d’Etat d’un secteur fournissant la
quasi-totalité des recettes en devises du pays, s’est effondrée. Faute
d’investissements et en raison de la
fuite des majors occidentales, elle
ne dépasse plus 700.000 barils par
jour contre 2,3 millions en 2015. Une
chute, là encore, sans équivalent
dans le monde depuis un demi-siècle, hormis sous l’Irak de Saddam
Hussein. Le pays, surendetté, est au
1 million
LE POURCENTAGE
DE L’INFLATION FIN 2018
L’inflation, qui était encore
à 57,7 % en 2014, est passée
à 111,8 % l’année suivante
puis à 254,4 % en 2016, avant
d’atteindre 1.009 % en 2017.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
MONDE // 07
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
CORÉE DU SUD : CROISSANCE
REVISÉE À LA BAISSE EN 2019
PHILIPPINES : LE DERNIER
TRIMESTRE DÉÇOIT
La Banque centrale de Corée du Sud
a revu à la baisse, jeudi, sa prévision
de croissance pour 2019, renforçant
les inquiétudes sur la morosité de
l’économie et le chômage des jeunes.
La Banque de Corée (BOK) a prévu
un taux de croissance annuel du PIB
de 2,6 %, contre 2,7 % auparavant. Il
s’agit également d’un recul comparé
à la croissance effective enregistrée
en 2018, 2,7 %, son plus bas niveau
en six ans.
Le PIB des Philippines
a faiblement progressé au
quatrième trimestre, à +6,1 %
après +6 % au cours des trois
mois précédents. Au total,
pour les douze mois de 2018,
l’économie a progressé de 6,2 %,
son plus bas taux en trois ans.
Cela dit, elle reste l’une des plus
dynamiques d’Asie en même
temps que la Chine et le
Vietnam. Sans oublier l’Inde.
Macédoine du Nord :
un vote pour solder
trente ans de conflit
EUROPE
Les députés grecs
doivent se prononcer ce vendredi sur
la reconnaissance
officielle du nom
de leur voisin, qui
s’appellera « Macédoine du Nord ».
têtes
Une crise humanitaire
qui touche
tout le continent
Plus de 3 millions de
Vénézuéliens ont déjà
quitté leur pays en raison
de la crise politique
provoquée par la faillite
économique du régime
Maduro.
Thierry Ogier
– Correspondant à São Paulo
majuscule
bord du défaut de paiement. Le PIB
a reculé de 40 % en quatre ans. Et les
réserves de change, dans lesquelles
le gouvernement puise sans vergogne pour subventionner tel ou tel,
sont à un plus bas historique.
« Zimbabwe
de l’Amérique latine »
Cette litanie, qui fait dire à certains
que le pays est le « Zimbabwe de
l’Amérique latine », illustre à quel
point le « socialisme du XXIe siècle » théorisé par Hugo Chávez se
révèle être surtout le « désastre du
XXIe siècle ». L’explication en est
simple. Aux effets pervers de la
rente, qui a poussé le régime pendant des années à se servir de
PDVSA comme d’une tirelire clientéliste ou à financer des chantiers
bâclés, s’ajoutent ceux d’une politique d’expropriations sauvages et de
contrôle des prix qui a massacré
l’industrie locale. Laquelle ne
tourne plus qu’à un tiers de ses
capacités. Les terres, pourtant fertiles, sont en friche. Le régime a
aggravé la crise par une politique de
change qui fait que « votre vie quotidienne dépend de votre capacité à
avoir accès à des dollars, via vos
parents à l’étranger ou vos relations
dans les organismes habilités à les
fournir au taux de change officiel,
très supérieur au marché noir »,
explique Paula Vásquez. Cette crise
sociale sur fond de corruption massive nourrit une criminalité galopante. Mais Caracas interdit la
publication du taux d’homicides.
Pour ne pas porter atteinte au
moral de la population…
(
Lire nos informations
Page 32
Au Venezuela, les chiffres sont effarants. Pas seulement en termes
d’inflation, qui dépasse le million en
pourcentage, selon le FMI, mais
surtout en termes humanitaires. La
pénurie de biens de première
nécessité et la désorganisation
complète de l’économie ont poussé
3 millions de Vénézuéliens à quitter
le pays (près de 10 % de la population), soit « la plus grande crise de
réfugiés du monde occidental de l’histoire moderne », selon le think tank
Brookings, de Washington. L’ONU
estimait que le nombre de réfugiés
vénézuéliens pourrait atteindre
5 millions, avant la nouvelle
épreuve de force engagée au plan
politique.
Première destination : la Colombie voisine, qui a accueilli plus d’un
tiers des migrants et qui est redevable de l’aide accordée dans le passé à
ses propres ressortissants par le
Venezuela.
Pays hispanophones en tête
Les migrants se dirigent aussi dans
une moindre mesure vers le Pérou
et l’Equateur ou, plus au sud, vers
l’Argentine et le Chili. Le Brésil,
lusophone, est loin derrière. Ce dernier est toutefois dans une position
particulière : après avoir rejeté le
Pacte mondial sur les migrations et
après avoir menacé de fermer sa
frontière avec le Venezuela, le
nouveau président, Jair Bolsonaro,
a récemment affirmé que « le Brésil
ne pourrait jamais abandonner à
leur propre sort des centaines
de Vénézuéliens qui tentent chaque jour d’échapper à une crise
humanitaire ».
Le mois dernier, l’ONU a publié
un plan estimant à 3,6 millions le
nombre de réfugiés ayant besoin
d’aide humanitaire et de protection
dans le pays en 2019, avec un budget
de 738 millions de dollars. Quant au
Haut-Commissariat de l’ONU pour
les réfugiés, il affirme avoir reçu des
contributions équivalant à 7 % de
son budget annuel de 146 millions
de dollars en 2019.
Mais, sur le terrain, la Colombie
affirme que l’on est loin du compte
et que ses services publics sont sous
pression. « Le moyen le plus simple
de soulager les effets de cette crise
migratoire serait d’apporter une aide
humanitaire au Venezuela même,
estiment des chercheurs de Brookings (Dany Bahar, Ted Piccone, et
Harold Trinkunas), dans un rapport publié à la fin de l’an dernier. Mais le régime vénézuélien a
rejeté toute proposition d’aide humanitaire, en dépit des offres répétées de
plusieurs gouvernements étrangers. »
Une situation qui pourrait désormais changer en fonction du
dénouement de la crise ou, au
contraire, se détériorer davantage
en cas d’affrontements. « Nous
allons vivre des jours et des semaines
critiques à partir de janvier », prévenait dès la fin de l’an dernier David
Smolansky, responsable du groupe
de travail sur la migration vénézuélienne de l’Organisation des Etats
américains (OEA) et l’un des opposants au régime de Nicolás Maduro
à la BBC. Une prophétie qui est en
train de se réaliser… n
La Grèce et la Macédoine, ou
plutôt « l’Ancienne République
Yougoslave de Macédoine »
(ARYM), selon son nom provisoire à l’ONU, s’apprêtent à solder un conflit vieux de près de
trente ans. Le Parlement grec
doit se prononcer ce vendredi,
au terme de longues heures d’un
débat tendu, sur le nouveau
nom de ce petit pays balkanique
voisin de la république hellénique, qui s’appellera désormais
« Macédoine du Nord ».
L’accord a suscité la défiance
d’une grande partie de la population et mobilisé l’opposition. Dimanche, des milliers de
Grecs ont défilé dans les rues
d’Athènes pour protester contre
la reconnaissance du changement de nom de leur voisin.
Jeudi des défenseurs de la « grécité » de la Macédoine ont protesté devant le Parlement,
notamment à l’appel du parti
communiste. Le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, semble
pourtant assuré de remporter le
vote, grâce au soutien des
145 députés de son parti
Syriza. Devraient s’y joindre
trois élus centristes de Potami,
deux représentants du parti
souverainiste des Grecs Indépendants dont le leader, Panos
Kammenos, opposé à ce traité, a
quitté le gouvernement, et deux
élus indépendants.
Pendant le débat, l’opposition
a tiré à boulets rouges sur le projet de réconciliation avec le voisin du Nord : l’accord est une
« tragédie nationale » a jugé
Kyriákos Mitsotákis le chef du
parti conservateur, Nouvelle
Démocratie, tandis que
pour l’ancien Premier ministre
Costas Karamanlis, « le gouvernement aurait dû respecter la sensibilité du peuple grec et entendre
les inquiétudes légitimes des
citoyens ». Dans un dernier
L’accord a suscité la défiance d’une grande partie
de la population et mobilisé l’opposition. Photo Sipa
Hélène Jouan, Cécile Cornudet et Damien Fleurot reçoivent
© IBO/SIPA
Athènes de futurs conflits territoriaux basés sur la revendication du nom Macédoine.
L’accord comporte des mesures
qui visent à faire la différence
entre ce qui fait partie de l’héritage culturel grec et l’identité
slave de la Macédoine. Ainsi, le
statut des monuments et bâtiments publics de la Macédoine
du Nord va être révisé, et le pays
devra effacer toute représentation publique du « Soleil de Vergina » – symbole de la dynastie
antique macédonienne. Surtout, cette normalisation des
relations va lever le veto grec à
l’entrée de Skopje à l’Otan et
dans l’Union européenne. C’est
cette perspective que les dirigeants macédoniens ont mise
en avant pour vendre à leur opinion publique le changement de
nom de leur pays. Ils comptent
bien désormais que l’Union
européenne ouvre sans délai les
négociations d’adhésion de leur
pays à l’Europe. — G. N. et C. C.
EXPERTS
DE BROOKINGS
Le Grand rendez-vous
Député Européen Ecologiste
Faire la différence
entre ce qui fait
partie de l’héritage
culturel grec
et l’identité slave
de la Macédoine.
« Le régime
vénézuélien a rejeté
toute proposition
d’aide humanitaire,
en dépit des offres
répétées
de plusieurs
gouvernements
étrangers. »
Dimanche de 10h à 11h
Yannick Jadot
effort de conviction, le ministre
des Affaires étrangères de
l’Arym, Nikola Dimitrov, a souligné que ceux qui soutiennent
cet accord se situent « du bon
côté de l’histoire ». Le Parlement
macédonien a ratifié l’accord le
11 janvier dernier. Le conflit
remonte à la naissance même
du pays balkanique, au lendemain de l’explosion de la Yougoslavie, en 1991. Pour la plupart
des Grecs, le nom de Macédoine
appartient au patrimoine historique grec et doit être réservé à la
région du nord du pays qui tire
sa fierté des conquêtes d’Alexandre le Grand. Selon les derniers
sondages, 70 % de la population
est opposée à ce vote.
Dès la création de la Macédoine en 1991, la Grèce s’est
opposée à la reconnaissance
internationale du pays sous ce
nom, ainsi qu’à son drapeau et à
certains passages de sa constitution qui faisaient craindre à
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
08 // MONDE
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
Croissance :
la BCE tire
la sonnette
d’alarme
l L’institution monétaire a reconnu
les risques qui pèsent sur
la croissance en zone euro.
l Sans proposer de nouveaux
remèdes pour le moment.
CONJONCTURE
Pauline Houédé
@Pauline_H
— Correspondante à Francfort
La BCE a pris pour la première fois
clairement acte du coup de froid
économique en zone euro : les gouverneurs de la Banque centrale
européenne (BCE) ont « unanimement » revu leur estimation des risques qui pèsent sur les perspectives
de croissance. Si ces derniers étaient
encore jugés « globalement équilibrés » lors de leur dernière réunion
de décembre, ils sont maintenant
orientés « à la baisse ». L’institution
monétaire avait engagé un tournant
vers une politique moins accommo-
dante en décembre en mettant un
terme à l’un de ses dispositifs anticrise, ses rachats d’actifs massifs
(dits « QE »). Elle est maintenant
contrainte d’infléchir son discours
alors que les mauvaises nouvelles
s’accumulent en Europe.
La croissance de l’Allemagne,
première économie européenne, a
par exemple nettement ralenti.
Quelques heures avant la conférence de presse de Mario Draghi, la
publication d’indices PMI en net
repli n’ont pas davantage rassuré sur
la vigueur de l’économie de la zone
euro. Outre une « hausse de l’incertitude générale », Mario Draghi a donc
mis en avant « la persistance des
incertitudes liées aux facteurs géopolitiques et à la menace du protectionnisme, des vulnérabilités dans les
Mario Draghi a mis en avant « la persistance des incertitudes liées aux facteurs géopolitiques ». Photo Daniel Roland/AFP
marchés émergents et de la volatilité
des marchés financiers », en citant le
Brexit, les tensions commerciales, le
ralentissement chinois, ou encore
les difficultés du secteur automobile
allemand.
L’inflation, elle, a reculé à 1,6 % en
décembre en zone euro, après avoir
atteint 1,9 % en novembre, en raison
de la baisse des prix de l’énergie.
Débarrassée des éléments volatils
comme l’énergie et l’alimentaire,
l’inflation reste bloquée autour de
1 %. L’objectif de la BCE est d’atteindre un niveau « inférieur mais proche
de 2 % » à moyen terme.
Mais au-delà de ce constat, la BCE
cherche à gagner du temps : le Conseil des gouverneurs, partagé sur le
caractère persistant des facteurs à
l’œuvre derrière le ralentissement,
ne change pas sa politique, et veut
garder la tête froide. Les gouverneurs estiment ainsi que la probabilité d’une récession en Europe reste
La Banque centrale
européenne n’a pas
modifié jeudi ses taux,
toujours à des niveaux
historiquement bas.
« faible ». « Des conditions financières
favorables, une dynamique positive
du marché du travail et la hausse de la
progression des salaires continuent
de soutenir l’expansion de la zone
euro et la hausse progressive des pressions inflationnistes », a souligné le
banquier central. La Banque cen-
Les craintes d’un ralentissement se renforcent
La confiance des chefs
d’entreprise de la zone
euro se situe au plus bas
depuis cinq ans et demi.
Guillaume de Calignon
@gcalignon
La publication des indicateurs de
confiance des chefs d’entreprise de
la zone euro a jeté un froid jeudi. Les
craintes de fort ralentissement économique ont été relancées. L’indice
PMI de l’institut Markit, qui retrace
le moral des patrons européens, a
chuté à 50,7 points en janvier, au
plus bas depuis l’été 2013. Ce niveau
est « de plus en plus proche de la stagnation » et « signale une très faible croissance de l’activité économique dans la région », selon le
communiqué de Markit. Selon les
modèles économiques, quand
l’indice PMI est légèrement au-dessus de 50, la croissance du PIB au
cours du trimestre est de l’ordre de
0,1 %. Il faut dire que, depuis le
début de l’année, les mauvaises
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nouvelles se sont accumulées, qu’il
s’agisse des tensions commerciales
entre la Chine et les Etats-Unis, de la
menace de mesures protectionnistes américaines visant le secteur
automobile européen, de la fermeture de services publics aux EtatsUnis et du Brexit sur lequel le flou
reste complet. Sans compter le
ralentissement chinois et la crise
des « gilets jaunes » en France. Car
dans l’Hexagone, la baisse de
l’indice s’est accélérée ce mois-ci
par rapport à décembre, période
pourtant marquée par le pic de la
révolte des ronds-points sur le territoire français. La France représentant environ 22 % du PIB de la zone
euro, c’est tout le continent qui se
trouve plombé.
L’Allemagne dépendante
de ses exportations
Dans la zone euro, seule l’Allemagne sort du lot. L’indice PMI a regagné un peu de vigueur en janvier
principalement dans les services.
Malheureusement, ce n’est pas le
cas dans l’industrie, où la confiance
des chefs d’entreprise se situe au
plus bas depuis l’automne 2014. Les
commandes de l’étranger se sont
repliées, ce qui semble indiquer un
ralentissement de l’économie mondiale et donc, peut-être un mouvement qui pourrait durablement
affecter la première économie
européenne, très dépendante des
exportations. D’ailleurs, selon le
« Handelsblatt », le ministère de
l’Economie devrait revoir à la baisse
sa prévision de croissance à 1 % seulement cette année.
« L’Allemagne est le portail européen sur l’international et sa puissance exportatrice a rendu l’économie de la zone euro plus sensible aux
variations de l’activité en Asie que
l’économie américaine », explique
Laurent Clavel, responsable de la
recherche macroéconomique chez
AXA Investment Manager. « Or,
nous sommes en train de vivre la fin
d’un cycle économique mondial. Il est
donc logique que le ralentissement
touche d’abord l’Allemagne », soulig n e l ’exp e r t , n o t a n t q u e « l a
demande intérieure allemande
résiste plutôt bien, comme le montre
l’indice PMI dans les services ».
Mais, pour lui, « nous n’assistons
probablement pas encore à une
récession car, si le ralentissement chinois se propage clairement à l’Allemagne, les autorités chinoises sont en
train de prendre des décisions de soutien à l’activité. Nous pensons que la
croissance de la zone va freiner à
1,2 % cette année et que l’activité ne
chutera réellement qu’à la fin de
l’année prochaine », conclut l’économiste. n
trale européenne n’a pas modifié
jeudi ses taux, toujours à des
niveaux historiquement bas, ni sa
communication sur leur trajectoire :
comme annoncé en juin, la BCE
maintiendra ses taux à leurs
niveaux actuels « au moins jusqu’à
l’été 2019 ».
Pour rassurer les marchés, la BCE
a par ailleurs souligné qu’elle continuait de réinvestir les montants
remboursés sur les obligations achetées dans le cadre du
« QE » et arrivées à maturité. Des
réinvestissements qui s’élèvent à
environ 15 milliards d’euros par
mois. Tout en rappelant être prête à
utiliser tous les dispositifs de sa
« boîte à outils ». « Il est faux de dire
que la BCE n’a plus de carburant ou
est à court d’instruments », a souligné
Mario Draghi. Interrogé sur une
éventuelle nouvelle salve de TLTRO,
ces prêts à long terme et très bon
marché accordés aux banques qui arrivent à échéance en
2020 et qui permettraient de soutenir le crédit, le dirigeant a reconnu
que plusieurs membres du conseil
avait soulevé la question mais précisé qu’aucune décision n’avait été
prise. Les observateurs s’attendent à
obtenir davantage d’informations
lors de la prochaine réunion du
mois de mars, à l’occasion de
laquelle la BCE doit publier ses nouvelles projections en matière de
croissance et d’inflation.
(
Lire l’éditorial
de Dominique Seux
Page 9
Davos plutôt confiant
sur l’année 2019
Les industriels et gouvernants présents au Forum
économique mondial
tempèrent les inquiétudes. Les tensions commerciales et le Brexit ne
devraient pas suffire
à casser la croissance.
Nicolas Barré
et Jean-Marc Vittori
On voyait venir les nuages depuis
longtemps. Et ils sont bien venus.
C’est par une métaphore climatique que Christine Lagarde décrit
l’économie mondiale en ce début
2019. La directrice générale du
Fonds monétaire international
(FMI) résume bien l’impression
des nombreux chefs d’entreprise
présents au 49e Forum économique mondial : « Le ralentissement
est modeste, et il vient des seuls pays
avancés. » Elle surveille de près
l’impact des tensions entre les
Etats-Unis et la Chine et le ralentissement de la croissance chinoise.
L’Amérique reste
sur une pente de
croissance soutenue.
Laurence Boone, l’économiste en
chef de l’OCDE, s’inquiète, elle
aussi, de l’effet des sanctions commerciales, des tensions au sein de
la zone euro et du Brexit – un
thème qui revient souvent dans les
conversations au Palais des Congrès où se tient le Forum.
Mais les participants du Forum
sont moins pessimistes que
d’autres fois. « Ça devrait tenir »,
semble être le sentiment général.
Le vice-président chinois, Wang
Qishan, a commencé son discours
en tentant de rassurer sur son
pays. « Sommes-nous sur une
pente descendante ? Je ne crois
pas. » La croissance de 6,6 % l’an
dernier a été la plus faible depuis
près de trente ans, mais c’est
encore « un chiffre significatif, qui
est loin d’être bas ». Il admet des
incertitudes pour 2019, mais
affirme que « notre croissance sera
plus durable ». A court terme, le
plan de relance budgétaire qui
commence à être appliqué va
aider. La hausse des droits de
douane semble avoir plus d’effets
sur les décisions d’investissement
que sur les exportations.
« En 2018, le ralentissement du
commerce n’a pas été massif car les
entreprises avaient anticipé les
sanctions, redoute Gita Gopinath,
économiste en chef du FMI. On
risque d’avoir leur plein effet cette
année. » Mais le pire est peut-être
déjà passé, veut croire Stuart
Eizenstat : « L’environnement
commercial devrait être plus favorable en 2019 qu’en 2018. » Cet
ancien ministre américain du
Commerce souligne les accords
commerciaux négociés par
l’administration Trump : Corée du
Sud, Mexique et Canada, l’Europe
sans doute bientôt…
L’Amérique reste sur une pente
de croissance soutenue. « En juin
prochain, l’économie sera en croissance depuis dix ans, relève David
Rubenstein, le cofondateur du
fonds d’investissement Carlyle.
Ça n’est jamais arrivé. » Nombre
de dirigeants américains s’inquiètent cependant de l’impact du
« shutdown » qui bloque l’administration fédérale. « Si aucune
solution n’est trouvée rapidement, il
y a un vrai risque de récession »,
estime Rubenstein.
Côté Europe enfin, c’est l’hypothèse du « hard Brexit » qui focalise l’attention. Personne n’y croit,
mais tout le monde le craint, sans
avoir la moindre idée précise de
ses conséquences. Les signes
d’affaiblissement de la production
en Allemagne, en France et
ailleurs ont bien été enregistrés et
nombre d’industriels racontent
des marchés moins porteurs.
Mais on est loin, très loin des catastrophes de 2009 et 2012. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 09
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
SOMMAIRE
idées&débats
Le meilleur du Cercle Le grand débat national vu par Jean Tirole
des Echos
La Chronique
Le Venezuela ou le socialisme pour les nuls
Le Point de vue
Technologies et santé : l’urgence
d’une stratégie nationale et européenne
Focus
Un regard lucide sur les périls du monde
LES ÉDITORIAUX
DES « ÉCHOS »
Gilets déchirés
Pascal Garnier pour « Les Echos »
L’Espagne fait le pari d’un budget
de soutien à ses classes moyennes
Cécile Thibaud
@CecileThibaud
— Correspondante à Madrid
Quitte ou double pour Pedro Sánchez. Le gouvernement espagnol
vient de déposer au Parlement de
Madrid son projet de budget 2019,
mais reste maintenant à savoir s’il
pourra vraiment le défendre devant
l’hémicycle. Le premier cap sera
d’éviter le barrage d’un amendement sur la totalité du texte, lors du
vote prévu le 14 février prochain,
afin de permettre au projet de loi de
poursuivre son parcours parlementaire. Rien n’est moins sûr car,
faute de majorité, l’exécutif socialiste est contraint à des acrobaties
pour arriver à réunir les alliances
parlementaires suffisantes.
Quelques semaines après
l’entrée en vigueur du décret actant
une spectaculaire augmentation du
salaire minimum de 22,3 %, cette
bataille est un enjeu politique
important pour l’Espagne. Il s’agit
rien moins que d’en finir avec les
années d’austérité afin d’éviter le
sort de bien des gouvernements
européens voisins, aujourd’hui en
proie à la poussée du populisme.
« C’est un projet chargé de valeur
sociale et de bon sens », n’a de cesse
de répéter le Premier ministre,
Pedro Sánchez, en lançant un appel
vibrant aux autres partis politiques.
« Avec ce budget, nous combattons
les inégalités, c’est un antidote face
aux bouillons de culture dont se
nourrissent les populistes », affirme
de son côté la ministre des Finances, María Jesús Montero, qui
défend l’importance d’« une fiscalité juste et progressive, pour restaurer la confiance des citoyens ». Il
s’agit de marquer le virage, après les
années de rigueur pilotées par le
gouvernement Rajoy.
Sur le papier, le projet vise à
redresser les comptes de l’Etat en
ramenant le déficit à 1,3 % du PIB
l’an prochain, tout en prévoyant la
plus forte augmentation des dépen-
L’ANALYSE
DE LA RÉDACTION
Après les années de
rigueur qu’a connues
l’Espagne, le gouvernement de Pedro
Sánchez joue sa
survie politique en
proposant un budget
en expansion afin de
contenir la menace
populiste.
D
Les points à retenir
Le projet de budget 2019
•déposé
au Parlement par le
gouvernement Sanchez
marque un virage après les
années de rigueur pilotées par
celui de Rajoy.
Le gouvernement se tourne
tout spécialement vers les
classes moyennes et prévoit la
plus forte augmentation des
dépenses publiques depuis
2010.
Un exercice périlleux qui
pourrait ne pas voir le jour
faute d’une majorité mais qui
pourra servir d’argument à
Pedro Sanchez en cas
d’élections anticipées.
Les partis catalans, de leur
côté, essayent de monnayer
leur soutien en échange de
gestes significatifs.
•
•
•
ses publiques depuis 2010, à
345 milliards d’euros, soit 5,3 % de
plus que l’année précédente, avec
de meilleures dotations pour la
santé, l’éducation, le logement, les
retraites, les programmes sociaux
ou l’aide aux chômeurs et à la
dépendance.
L e g o u ve r n e m e n t p r é t e n d
donc jouer la carte sociale d’un budget expansif et annonce qu’il est
temps de reverser les fruits de la
reprise, amorcée depuis 2014. Il se
tourne tout spécialement vers les
classes moyennes, malmenées et
précarisées par la crise, affirme la
ministre de l’Economie, Nadia Calviño, en défendant un projet qui
combine, selon elle, « discipline fiscale et croissance inclusive », même
si elle sait que l’exercice sera
périlleux, au moment où la
machine économique espagnole
donne des signes de ralentissement.
Ces dépenses devraient être financées grâce à la croissance (attendue à
2,2 % cette année) ainsi que des
recettes fiscales relevées de 9,5 %, à
travers des augmentations d’impôts
ciblées « avec une précision chirurgicale », selon la ministre des Finances, afin de ne pas affecter le pouvoir
d’achat des classes moyennes. Est
notamment prévu un relèvement
des contributions sur le revenu de
2 points pour les tranches supérieures à 130.000 euros annuels et de
4 points au-delà de 300.000 euros.
Même principe côté fiscalité des
sociétés, où seules les plus grandes
entreprises seront touchées, avec la
fin de niches fiscales pour rendre
effectif un taux plancher de 15 %,
qui montera à 18 % pour les banques et les compagnies pétrolières,
et sera assorti de 5 % sur les dividendes à l’étranger, alors que les PME
devraient au contraire bénéficier
d’une baisse d’impôt de 2 points (de
25 % à 23 %). Cette architecture fiscale sera complétée par une hausse
des taxes sur le diesel qui ne devrait
pas affecter les transporteurs, ainsi
que par la mise en place d’une nouvelle taxe Google et d’un impôt sur
les transactions financières.
Malgré les protestations du
patronat et le scepticisme des
experts qui estiment les prévisions
de recettes surévaluées, les analystes de Fitch et de S & P viennent de
réitérer, ces derniers jours, leur
confiance dans le redressement des
comptes publics et maintiennent
une perspective favorable pour
l’économie du pays.
« Il faut lire ce projet de budget avec
un filtre préélectoral, observe le politologue Pablo Simón, professeur à
l’université Carlos-III de Madrid. On
ne sait pas s’il va réellement voir le
jour, mais ce qui est sûr, c’est qu’il
pourra servir à Pedro Sánchez de
grand slogan de campagne en cas
d’élections anticipées. Il lui permettra
de se présenter comme le seul capable
d’incarner une alternative progressiste en rappelant aux autres forces
politiques qu’elles auront refusé de
soutenir un vrai budget de sortie de
crise tourné vers les classes moyennes,
après des années de rigueur. »
Les prochaines semaines promettent d’être délicates. Toute la
question est de savoir si ces arguments vont servir pour convaincre
les partis catalans qui essaient de
monnayer leur soutien en échange
de gestes « significatifs » envers les
dirigeants indépendantistes qui
passent en procès dans les prochains jours, accusés de rébellion
pour avoir organisé un référendum
d’autodétermination l’an dernier.
L’équipe de Pedro Sánchez s’y est
refusée jusqu’ici, en essayant malgré tout de poser sur la table des
arguments séduisants. Elle vient
tirer ses dernières cartouches en
promettant de dédier 18 % du total
des investissements publics à la
Catalogne l’an prochain (soit une
augmentation de 52 % par rapport
à 2018), c’est-à-dire un volume proportionnel au poids de la région
(qui représente 19 % du PIB du
pays), ainsi que le réclame depuis
longtemps Barcelone. Reste maintenant à savoir si l’argument financier sera suffisant pour convaincre
les séparatistes d’apporter un soutien pragmatique à Madrid. n
Bienvenue en politique ! La virulence des
réactions à l’annonce d’une liste « gilets
jaunes » pour les élections européennes – au
sein du mouvement lui-même comme en
dehors – montre bien qu’il s’agit d’un
tournant. Clarification bienvenue,
banalisation, nouveau coup d’épée dans
l’eau
? Le terrain est trop instable pour tirer
Par Etienne
déjà des conclusions – il faut voir si
Lefebvre
l’initiative ira au bout –, mais cette entrée
formelle dans le champ politique change
Au vu
indubitablement la donne.
de son
Le caractère hétéroclite de la révolte des
ronds-points, avec des revendications à
éclatement
variable, voire contradictoires, et
croissant en géométrie
des désaccords sur les formes d’action, est à
différentes
la fois sa force et sa limite depuis le départ. Sa
force car elle a une capacité attrape-tout et
chapelles,
n’est responsable de rien. Sa limite car elle ne
l’étiquette
semblait avoir jusque-là aucun débouché
« gilets
politique possible. Les seuls dénominateurs
communs sont le rejet des partis politiques,
jaunes »
des médias et de toutes les formes de
ne veut
représentation. Et surtout la haine
plus dire
d’Emmanuel Macron. Plus de deux mois
grand-chose. après la première mobilisation, toutes les
tentatives de structuration du mouvement
ont échoué, pour désigner des
représentants, définir une organisation ou encore établir
une doctrine. Dès qu’une tête commence à dépasser, elle est
aussitôt coupée. Ou se met en retrait. Pour sortir de cette impasse,
des « gilets jaunes » ont donc décidé de sauter le pas cette semaine
en se lançant dans la campagne des élections européennes.
L’extrême droite y voit un complot ourdi par la Macronie pour
l’affaiblir. « Trahison », clament d’autres courants du mouvement,
se revendiquant comme les « vrais gilets jaunes » et jugeant ni plus
ni moins que « voter gilets jaunes » aux européennes reviendrait à
« voter Macron » !
Vrais ou faux « gilets jaunes », l’inévitable point de rupture
semble atteint. De nombreux participants initiaux du mouvement,
qui avait rassemblé près de 300.000 personnes le 17 novembre,
l’ont déjà quitté par rejet de la violence et des méthodes sectaires de
certains leaders. Au vu de son éclatement croissant en différentes
chapelles, l’étiquette « gilets jaunes » ne veut plus dire grand-chose.
La liste en préparation pour les européennes devra clarifier son
positionnement, hiérarchiser ses propositions, tenter d’obtenir des
ralliements parmi les « gilets jaunes » eux-mêmes. Faire de la
politique en somme. Un retour à la normalité qui peut servir le
gouvernement. Mais qui ne signifie pas que la frange dure du
mouvement va s’effacer, bien au contraire.
(
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Les dégâts du populisme
Par Dominique Seux
Savoir ce qui, entre le politique et l’économie, a le plus d’influence
sur le cours des choses et change le plus la vie des gens n’a jamais
été facile. Au même titre que le fameux paradoxe de l’œuf et de la
poule – qui est arrivé en premier ? –, répondre à cette question
invite à chercher des interactions et des causalités complexes. La
situation économique actuelle dans le monde confirme en tout
cas que les deux sont très imbriqués, et pas en priorité dans le sens
que l’on croit généralement. Depuis des années, le discours
dominant pour ne pas dire unilatéral est que les désordres
économiques ont provoqué la montée des colères et, partant, des
populismes. On a désormais la preuve que cela fonctionne aussi,
voire surtout dans l’autre sens : les désordres populistes
commencent à avoir de sérieuses et néfastes conséquences
économiques, dont les peuples vont souffrir. A l’occasion de sa
réunion mensuelle, la Banque centrale européenne a affiché son
relatif pessimisme sur la conjoncture. « Le facteur clef est la
persistance de l’incertitude », a expliqué Mario Draghi, son
président, en pointant le Brexit et la montée du protectionnisme.
Il aurait pu ajouter les doutes sur les résultats de la coalition
italienne, le « shutdown » américain et le flottement politique en
France avec la crise des « gilets jaunes » qui dure maintenant
depuis plus de deux mois. En Chine, il semble que le nationalisme
et l’autoritarisme centralisateur de Xi Jinping inquiètent certaines
élites du pays et ne soient pas totalement étrangers au
ralentissement de la croissance. Bref, nous avons sous les yeux la
preuve que les coups de menton font des dégâts et n’apportent pas
nécessairement les solutions promises. Si les économies, partout
en Europe, ralentissent, le chômage augmentera et le pouvoir
d’achat ralentira. Cela n’exclut évidemment pas des ajustements
sur la répartition des fruits de la croissance, y compris par la
fiscalité. Mais il n’y a ni miracle ni trésor caché.
(
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10 // IDEES & DEBATS
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
opinions
LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESECHOS.FR
1. Le Venezuela, un désastre économique majuscule
2. Pourquoi le nouveau patron d'Air France fait le pari du premium
3. Emmanuel Macron recrute Philippe Grangeon comme
« conseiller spécial »
4. Le Venezuela ou le socialisme pour les nuls
5. Tidjane Thiam, ce super-banquier qui dérange la Suisse
LE MEILLEUR DU
CERCLE DES ÉCHOS
DANS LA PRESSE
ÉTRANGÈRE
Le grand débat national
vu par Jean Tirole
Priyanka Gandhi :
un défi pour les
nationalistes hindous
Le prix Nobel d’économie Jean Tirole
pointe les nombreux risques au bon
déroulement du grand débat national,
et alerte sur ses possibles dérives.
DEMANDES CONTRADICTOIRES
« L’opinion publique française est pleine de
contradictions. Les “gilets jaunes” souhaitent
par exemple moins d’impôts et plus de services
publics. Aucune de ces demandes n’est
irraisonnable, mais une telle approche
budgétaire n’est pas non plus viable dans un
pays où la dépense publique atteint 57 % du
PIB, et où le ratio dette/PIB, d’ores et déjà
estimé à 100 %, omet d’inclure d’importants
passifs publics hors bilan, tels que les retraites
non financées. »
VISION ERRONÉE « La manière dont les
citoyens français entrevoient les conditions
économiques s’inscrit rarement en phase avec
la réalité. Ils voient la France comme un pays
particulièrement inégalitaire, dans lequel les
plus fortunés ne paieraient pas d’impôts, où
les retraités seraient systématiquement pris à
la gorge, et où la lutte contre l’évasion fiscale
(aussi nécessaire soit-elle) et la réduction des
salaires des responsables politiques
apporteraient d’importantes ressources. Or,
aucune de ces affirmations ne résiste à un
examen des statistiques et des comparaisons
internationales. »
RIC PÉRILLEUX « Plusieurs siècles d’histoire
politique enseignent la prudence face à l’actuel
enthousiasme autour d’un “référendum
d’initiative citoyenne” (RIC). […] En
s’affranchissant de ces garde-fous, les
référendums en France risqueraient d’ouvrir
la porte à l’abrogation des lois qui autorisent
l’avortement, qui ont mis fin à la peine de
mort, et qui reconnaissent le mariage
homosexuel. […] Le pays se trouve néanmoins
à une croisée des chemins, et le risque demeure
que ses citoyens ne l’entraînent sur la voie de
l’intolérance et de la démagogie. »
a
A lire en intégralité sur Le Cercle :
lesechos.fr/idees-debats/cercle
Modi, un nationaliste hin•douNarendra
élu en 2014 comme Premier ministre de l’Inde à l’issue d’une campagne
sans précédent sur Internet, a du souci à
se faire. A quelques mois des élections
au Lok Sabha, le Parlement indien, « le
Bharatiya Janata Party (BJP de Modi) a
un nouveau défi après la décision de son
grand rival le parti du Congrès de jouer
son atout, Priyanka Gandhi », écrit
« The Economic Times ». D’après le
premier quotidien économique en
Inde, le parti au pouvoir a immédiatement réagi en mettant en avant la
nature dynastique du parti du Congrès.
Pour le BJP, il s’agit en outre d’une
« reconnaissance de l’échec de Rahul
Gandhi » comme dirigeant politique.
La famille Nehru-Gandhi domine la
vie politique indienne depuis l’indépendance. Priyanka, mariée à un homme
d’affaires, Robert Vadra, et âgée de quarente-sept ans, est la fille, la petite-fille et
l’arrière-petite-fille de Premiers ministres. Son arrivée comme secrétaire générale du Congrès en charge de l’est de l’UP
(Uttar Pradesh) « oblige le BJP et Modi à
adapter leur stratégie dans le “poorvanchal” » (tout le nord de l’Inde) y compris
dans la circonscription du Premier
ministre à Varanasi (anciennement
Bénarès). Jusqu’à présent, rappelle « The
Economic Times », Priyanka avait un
rôle de conseillère pour son frère Rahul
Gandhi, qui avait succédé comme président du Congrès à sa mère, Sonia. Leur
père, Rajiv Gandhi, Premier ministre de
1984 à 1989, a été assassiné en 1991. Pour
le journal, l’arrivée de Priyanka au premier plan aura un effet dans plusieurs
circonscriptions largement en faveur du
Congrès et du SP (Samajwadi Party
– parti socialiste) qui ne sont pas des alliés
mais qui ont un ennemi commun, le BJP.
Les Kennedy de l’Inde n’ont pas joué en
tout cas leur dernière carte.—J. H.-R.
LE LIVRE
DU JOUR
LE PROPOS Des sociologues se
LA PUBLICATION « L’Année
sociologique », fondée par Emile
Durkheim en 1898, compte parmi
Le Venezuela ou le socialisme
pour les nuls
Les dés semblent jetés : Nicolás Maduro ne restera plus longtemps à la
tête du pays qu’il a conduit à la faillite. L’échec du socialisme vénézuélien
doit servir de leçon : on ne peut redistribuer ce que l’on ne produit pas.
LA
CHRONIQUE
d’ Eric
Le Boucher
es images avaient fait rire le
monde entier. Samedi 4 août
2018, Nicolás Maduro préside
un défilé militaire. Son discours glorifie la victorieuse révolution bolivarienne redressant l’économie avec
brio, lorsqu’éclate une petite explosion. La caméra montre un président
rendu brutalement muet, bouche
ouverte, apeuré, désemparé, puis,
dans un plan large pris d’en haut, on
voit les régiments qui défilaient en
rang devant la tribune présidentielle se
carapater à vive allure dans un sauvequi-peut des plus pitoyables. Un drone
avait percuté la façade d’un immeuble.
Le régime a arrêté ensuite six « terroriste s » resp onsables du « coup
fomenté de l’extérieur » destiné à tuer le
valeureux président.
L’épisode illustrait l’éternel côté ridicule des dictatures que Charlie Chaplin avait si drôlement filmé. Il prouvait surtout que le dernier rempart qui
préserve encore le pouvoir du président du Venezuela est bien fragile. Ses
soldats ne feront pas preuve d’un courage à toute épreuve pour le défendre.
Nicolás Maduro n’en a donc plus pour
longtemps.
Arrivé au sommet de l’Etat en 2013 à
la mort du colonel Hugo Chávez, il a toujours compris qu’il fallait veiller au soutien des militaires. Il leur a accordé des
faveurs sans discontinuer et a donné
aux généraux les clefs rémunératrices
des industries de l’alimentation, du
pétrole et de nombreuses mines. Mais,
cette fois, les dés sont jetés.
En 2017, malgré l’effondrement complet de son économie, le régime véné-
L
La famille dans
tous ses états
penchent sur les familles et les
politiques familiales. Le pluriel
s’avère, en ces matières, partout
de mise. Les mutations
démographiques sont connues.
Il s’agit ici de les rapporter aux
transformations économiques, aux
mouvements des politiques
publiques et au souci accru du
genre. Les articles traitent des
difficultés à concilier vie familiale et
vie professionnelle, avec une étude
originale sur le cas des pilotes et
personnels navigants d’une
compagnie aérienne. Ils abordent le
thème général de la parentalité,
devenu un sujet aujourd’hui
majeur. L’option de la garde
alternée des enfants, en cas de
séparation, est étudiée au Québec,
en tant qu’« idéal de coparentalité
égalitaire », mais avec diverses
postures. Enfin, une contribution
décortique les différentes politiques
familiales dans les pays de l’OCDE.
Elles convergent et s’étendent, ce
alors que l’Etat providence se replie.
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, en compagnie de son épouse, lors d’une parade militaire à Caracas,
le 5 juillet 2018. Photo Ariana Cubillos/AP/Sipa
L’Année sociologique
vol. 68, no 2, 2018, 37 €
les plus anciennes et prestigieuses
revues en sciences sociales.
LA CITATION « La famille
d’aujourd’hui n’est ni plus ni
moins parfaite que celle de jadis :
elle est autre, parce que les
circonstances sont autres.
Elle est plus complexe, parce que
les milieux où elle vit sont plus
complexes » (Durkheim, 1888).
— Julien Damon
zuélien semblait tenir. L’opposition, qui
avait remporté les législatives en
décembre 2015, restait divisée, sans leader, incapable d’imaginer une stratégie.
Les manifestations étaient réprimées
dans le sang, on évoque 100 morts, et les
arrestations arbitraires multipliées,
Human Rights Watch en dénombre
12.800. Nicolás Maduro était parvenu à
écarter la Chambre des députés par la
mise en place d’une Assemblée constituante, chargée de réécrire la Constitution. En mai 2018, il truquait l’élection
présidentielle et se faisait réélire pour
un mandat jusqu’en 2025.
Le pays qui dispose
des plus grandes
réserves mondiales
d’or noir est tombé
dans la misère absolue.
Le rapport des forces
internes est désormais
tel que Nicolás Maduro
doit sentir qu’il sera
bientôt lâché.
Que s’est-il passé pour qu’au début
2019 on puisse affirmer que les jours de
Nicolás Maduro au palais de Miraflores
sont comptés ? Les 3 millions de Vénézuéliens qui ont quitté le pays donnent
la réponse. Le régime s’est perdu dans
l’impéritie et la corruption. Hugo
Chávez avait offert une caricature du
socialisme pour les nuls : distribuer ce
qu’on ne produit pas.
La nationalisation brutale du pétrole
et les harangues démagogiques contre
les Yankees ont coupé le pays de l’expertise pétrolière et glacé l’investissement
de la bourgeoisie locale. La mise en
place d’une administration parallèle
pour distribuer « au peuple » les bien-
faits de l’or noir a désorganisé l’Etat et
installé une corruption généralisée.
Nicolás Maduro, socialiste pour les
encore-plus-nuls, a foncé dans l’impasse,
distribué le peu qui restait à une fraction
toujours plus réduite de la population,
mis en armes une milice archi-corrompue et espéré se sauver par une répression féroce. Le pays qui dispose des plus
grandes réserves mondiales d’or noir est
tombé dans la misère absolue. Les pénuries touchent la nourriture, les médicaments et tous les objets de première
nécessité. L’inflation atteint 1 million de
pour-cent, c’est dire si le peuple ne trouve
plus rien, il est affamé, il fuit.
« Le peuple » perdu, reste l’armée ?
Mais les choses ont changé côté politique. L’unité de l’opposition s’est faite à
l’Assemblée derrière Juan Guaido, un
ingénieur de trente-cinq ans. Qui a eu
l’idée de le proclamer « président » par
intérim et de le faire reconnaître par les
Etats-Unis et par le Groupe de Lima,
regroupant 13 pays d’Amérique latine,
dont le Brésil et l’Argentine ? On ne sait
pas. Mais Marco Rubio, le sénateur de
Floride, a convaincu Donald Trump du
plan : « reconnu » comme autorité légitime, M. Guaido peut disposer des
avoirs vénézuéliens gelés aux EtatsUnis, il a une stature et des moyens.
Juan Guaido demande à l’armée de
le rejoindre pour rétablir la démocratie
et le droit, distribuer une aide humanitaire d’urgence et organiser des élections. Les tentatives précédentes de
certains officiers pour renverser le
pouvoir avaient échoué, mais le rapport des forces internes est désormais
tel que Nicolás Maduro doit sentir qu’il
sera bientôt lâché.
Il n’y a, dans le monde entier, que
Jean-Luc Mélenchon pour admirer
encore cette version bolivarienne du
socialisme, primaire et antidémocratique. Au prochain départ de Maduro, il
dénoncera un complot yankee. La réalité est que l’échec du chavisme était
écrit depuis le début. n
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IDEES & DEBATS // 11
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LESECHOS.FR
opinions
1. Boeing réussit le décollage de sa première voiture volante
autonome
2. Carlos Ghosn a démissionné de Renault
3. Les Français n’ont jamais eu aussi peu confiance
dans les médias
4. Une liste « gilets jaunes » aux élections européennes
5. Et si le deuxième porte-avions était allemand ?
LE POINT
DE VUE
de Cédric Arcos
Technologies et santé :
l’urgence d’une stratégie
nationale et européenne
Les deux versants
du grand débat
L’ŒIL DU
PHILOSOPHE
omme chaque année, le Consumer Electronics Show (CES) de
Las Vegas a tenu ses promesses.
Annonces d’innovations majeures susceptibles de changer le visage des villes
de demain, avancées concernant les
véhicules autonomes, accélération de
l’utilisation de l’intelligence artificielle
dans nos vies quotidiennes, plus que
jamais la technologie semble en passe
d’offrir des possibilités que l’on pensait
jusque-là réservées au monde de la
science-fiction. Au-delà de ces annonces parfois spectaculaires, il est un secteur qui était au centre de toutes les
attentions, celui de la santé. C’est en effet
le champ qui connaît l’accélération la
plus marquante avec des cas d’usage
désormais tangibles.
La première tendance qui se dégage
est la disparition progressive des gadgets, remisés au placard faute d’utilité
réelle, pour laisser la place à des solutions désormais reliées entre elles et
intégrées dans la vie quotidienne. Les
industriels ont atteint une maturité
technologique leur permettant de présenter de nouveaux usages globaux,
basés sur un nombre impressionnant
d’objets connectés, qui ont pour point
commun le recueil massif des données
des individus en temps réel et leur mise
en connexion avec les différents applicatifs du quotidien, via des plates-formes comme celles portées par Amazon
ou Google. Ainsi, nos différents paramètres de sommeil, de stress, d’hygiène,
de rythme cardiaque, nos habitudes de
consommation, de sport se trouvent
pour la première fois collectées, mises
en relation, analysées et utilisées pour
C
LE POINT
DE VUE
des initiateurs du Manifeste
étudiant pour un réveil
écologique
epuis septembre 2018, près de
26.000 étudiants provenant de
plus de 300 établissements
d’enseignement supérieur ont signé un
« Manifeste étudiant pour un réveil écologique ». Ce texte est un signal de la
part d’étudiants alarmés par l’impasse
vers laquelle nos systèmes économiques et idéologiques nous mènent.
Faut-il le rappeler ? Notre trajectoire
actuelle ne tient pas compte des limites
physiques de la planète, surconsomme
tout ce qui est nécessaire à notre vie
(énergie, eau, ressources minières, biodiversité, terres cultivables…) et modifie
le climat à une vitesse qui déclenchera
un emballement incontrôlable dans les
décennies à venir. Ces faits ont été soulignés à de nombreuses reprises par de
solides rapports scientifiques : notre
trajectoire est tout simplement insoutenable. Si notre génération est particulièrement sensible à ces sujets, c’est que
nous avons grandi dans la conscience
des urgences écologiques et sociales de
notre époque ; les « générations futures » de la convention de Rio de 1992,
c’est nous. Nous ne sommes pas simplement un groupe d’écologistes engagés.
Nous sommes une part croissante du
monde étudiant, futures forces vives des
entreprises. En quelques semaines et
sans aucune campagne de presse, notre
manifeste a été signé par 20 % des étudiants de Polytechnique, plus de
300 étudiants de HEC, 11 % des étudiants
de l’Essec, 16 % des étudiants des écoles
centrales, 36 % des étudiants d’AgroParisTech, près de 300 étudiants de l’université Paris-Dauphine…
D
adapter les différents choix de prévention, de consommation, de transport
qui nous sont proposés par ces platesformes. Se dessine ainsi un patient
pleinement autonome, capable de
gérer lui-même ses données, de décider
de leur partage, de construire son parcours, d’adapter ses traitements et de
faire de sa santé un paramètre déterminant de sa vie quotidienne.
Se dessine un patient
autonome, capable
de gérer lui-même
ses données, de décider
de leur partage, de
construire son parcours,
d’adapter ses traitements.
La seconde tendance qui ressort est
l’intérêt majeur porté à la santé par les
géants mondiaux du numérique.
L’omniprésence des assistants vocaux,
capables de recueillir les données et de
les transformer en solutions personnalisées en est l’illustration la plus frappante. C’est ici que se situe le point le plus
préoccupant car ces assistants vocaux
ne sont maîtrisés que par quelques
acteurs, dont aucun n’est européen. Cela
doit à mon sens nous conduire, Français
et Européens, à réaliser combien la
santé et la maîtrise technologique qui
l’entoure sont des sujets hautement
stratégiques et un enjeu de souveraineté
nationale et européenne.
Toutes ces évolutions ne seront pas
sans impact sur nos organisations et nos
systèmes de santé. La France ne peut raisonnablement avoir pour seule stratégie
la multiplication des réglementations et
l’ignorance de cette nouvelle donne aux
mains des patients et des acteurs du
numérique. La réforme du système de
santé doit donc prendre en compte ces
évolutions que rien ne pourra arrêter, au
risque, sinon, de voir nos organisations
tout comme nos professionnels de santé
balayés par ces nouveaux comportements ainsi que par les solutions
inventées ailleurs. Surtout, la santé doit
urgemment être inscrite au rang des
priorités de l’Europe et identifiée comme
un sujet nécessitant une stratégie partagée, reposant certes sur des règles
strictes de protection des droits fondamentaux des personnes, mais qui soit
favorable à l’innovation. C’est donc sa
propre voie que l’Europe doit inventer,
basée sur un nouvel équilibre entre
santé, éthique, données collectées et
nouveaux usages.
C’est enfin une stratégie industrielle
coordonnée qu’il nous faut définir, seul
moyen pour maîtriser ces technologies
déterminantes. L’Europe, en tant
qu’entité, était la grande absente du
CES. Si, par le passé, les Européens ont
su agir ensemble pour maîtriser les airs,
l’énergie ou l’espace, ils doivent
aujourd’hui définir une alliance nouvelle pour maîtriser un secteur, la santé,
qui s’annonce bien comme l’un des plus
stratégiques pour nos pays, tant économiquement qu’éthiquement.
Cédric Arcos est directeur général
adjoint de la région Ile-de-France
et expert du système de santé.
Les générations futures,
c’est nous !
Notre position est simple : nous ne
voulons pas mettre notre énergie au
service d’employeurs dont la stratégie
et la vision du monde sont anachroniques. Qui voudrait s’échiner du matin
au soir pour, par son travail, compromettre son propre futur ? Nous devons
sortir de la spirale infernale qui fait
dépendre le travail des uns de la
propension des autres à consommer
des produits peu utiles et délétères
pour les ressources naturelles et les
s o c i é t é s . No u s s o m m e s p r è s d e
26.000 étudiants, membres de la
classe dirigeante de demain, à vouloir
contribuer à ce chantier de grande
ampleur, qui est celui qui nous offre les
p e r s p e c t i v e s d ’a v e n i r l e s p l u s
épanouissantes.
Nous sommes souvent
face à des entreprises
qui n’ont pas intégré
les problématiques
sociétales.
Mais nous savons que cet élan ne saurait porter ses fruits sans que tous les
acteurs ne jouent leur rôle dans cette
transition. Il est plus que temps que l’on
cesse de se renvoyer la balle. Les
entrepreneurs sont responsables des
conséquences des activités qu’ils
développent ; au même titre que les
consommateurs portent une part de
responsabilité des conséquences de
leurs modes de vie et que les Etats sont
en charge d’encadrer les activités. Nous
ne pourrons mettre en place de modèle
alternatif crédible à grande échelle que
si chacun de ces acteurs cesse de se contenter de pointer du doigt les manquements des deux autres pour justifier ses
propres insuffisances.
Nous demandons que ceux qui nous
ont précédés sur les bancs de l’école
agissent enfin en conformité avec leurs
paroles. Arrivant sur le marché du travail, nous nous trouvons bien trop souvent face à des entreprises qui n’ont pas
intégré les problématiques sociétales
au cœur de leur stratégie. Le « développement durable » est en pratique accessoire, porté par une direction mise à
l’écart des décisions stratégiques et
dotée d’un budget anecdotique, et n’est
à peu près nulle part le déterminant
premier du développement des produits ou des marchés. L’activité n’est
pas accompagnée d’un système de pilotage quantitatif, pourtant essentiel
pour justifier le terme de « durable ». Le
temps de la schizophrénie entre les
discours et les actes est révolu. Les
employeurs doivent regarder la réalité
en face, et s’engager enfin dans la mise
en œuvre de stratégies cohérentes et
ambitieuses.
Corention Bisot, Ecole polytechnique
Claire Egnell, Université Paris-Sorbonne,
Sciences Po Paris, Marie Gillet, AgroParisTech, Marin Pitavy, Centrale Supélec, Lola Salem, Ecole normale
supérieure, et Matthieu Sattler, HEC
Paris, sont les initiateurs du Manifeste
étudiant pour un réveil écologique.
Par Roger-Pol
Droit
’est devenu le maître mot des temps
qui viennent. « Débattre », les Français y sont incités. Ils commencent à
s’y mettre, semble-t-il, de bon gré. Certains
restant à l’écart, les initiatives se multiplient
pour qu’ils participent, notamment la présence controversée de Marlène Schiappa
chez Cyril Hanouna. Citoyens enthousiastes, dubitatifs, pragmatiques… le catalogue
des nuances est si varié qu’il risque de faire
oublier de demander ce que « débattre »
signifie au juste. Parce que le terme est
usuel, on le croit clair et simple. Or ce n’est
pas le cas. Il désigne des activités distinctes,
qu’il est utile de démêler si l’on veut éviter les
confusions.
Deux versants s’opposent, dans le temps
et dans le contenu. Le sens ancien est rigoureux : classiquement, le mot désignait des
discussions rationnelles et argumentées,
qui portaient sur des désaccords de fond.
Quand Maurice Barrès, en 1902, écrit : « Je
ne débats point de savoir où est la bonne religion », il veut dire : « Je n’entre pas ici dans
une argumentation détaillée. » On pouvait
alors débattre – entre théologiens, philosophes, scientifiques… – de thèses suscitant
des désaccords. Le but de ces confrontations était, au moins idéalement, de savoir
qui avait raison. Chaque fois, il s’agissait de
trouver où se tenait la vérité.
Les « questions disputées », comme on
disait au Moyen Age, étaient multiples et
disparates, mais débattre exigeait toujours
trois conditions. Il fallait un objet du débat
clairement défini et délimité, des démonstrations et objections ajustées exactement
au problème à résoudre. D’autre part, les
arguments, logiques ou factuels, étaient
contraignants : ils devaient convaincre, se
disaient en mesure d’établir la « bonne solution » de manière définitive. Car, dernier
point essentiel, l’existence d’une réponse
vraie était nécessairement supposée. Ne
pas l’atteindre était possible. Ne pas la
concevoir était exclu. Cette manière
ancienne de débattre n’a pas complètement
disparu. Mais ce verbe s’est mis à parler, peu
à peu, de tout autre chose. Il a commencé à
évoquer une activité floue, où aucune
condition drastique n’est exigée.
Sur ce nouveau versant, débattre veut
dire : afficher ses partis pris, ses humeurs et
ses tripes. Peu importe qu’existe ou non une
question consistante, ce qui prime est le
choc des points de vue et des émotions. Il
devient même inutile, à la limite, de savoir
C
de quoi on parle. Cohérence, contraintes
logiques, vrai et faux sont hors du jeu. Une
seule chose compte : faire entendre sa voix,
exprimer sa colère ou son indignation. Il ne
s’agit plus, alors, d’une discussion intellectuelle, mais d’une collision d’opinions, de
préférences idéologiques ou même de simples goûts. Ce qu’on appelle « débattre » s’est
imposé sur ce mode, ces derniers temps, à
peu près partout – des plateaux de télévision aux réseaux sociaux, des shows culturels au café du Commerce. Débattre n’a
donc plus la même finalité : au lieu de tenter
de savoir « quelle est la vérité », le but est
devenu de placer « moi, je dis que… » C’est
entre ces deux versants que se tient le grand
débat national. Il examine des questions
suggérées, mais doit aussi les construire, les
compléter, les façonner ou les reformuler.
Traversé de souffrances, d’inquiétudes,
d’indignations, il lui faut à la fois exprimer
ce vécu et tenter d’aller au-delà, d’imaginer
des propositions pratiques.
Ce débat collectif
se tient à égale distance
d’un horizon de vérité
et d’une exhibition affective.
Il est probable que cette
expérience constituera,
pour beaucoup, une
découverte ou redécouverte
de la rugosité et de la
grandeur du politique.
Enfin, et surtout, ce débat collectif se tient
à égale distance d’un horizon de vérité et
d’une exhibition affective. Il ne peut pas
avoir la rigueur d’une démonstration de
géométrie. Il ne peut pas non plus tomber
dans le déballage vide des goûts et des
couleurs. Ce qu’il explore n’est pourtant pas
tellement inédit, en fin de compte. Car c’est
du politique qu’il s’agit. C’est-à-dire cet
espace commun où s’entremêlent paroles,
affrontements, tensions, compromis,
tâtonnements, expériences, utopies, réalités… Espace sans vérité ultime, sans modèle
absolu, sans certitude définitive, où les
humains tentent de bricoler ensemble
l’agencement des pouvoirs. Quels que
soient ses résultats, qui dépendront de multiples facteurs, il est probable que cette
expérience constituera, pour beaucoup, un
apprentissage effectif de cet espace hybride,
une découverte ou redécouverte de sa rugosité et de sa grandeur. Car telle est bien la
définition la plus simple du politique :
débattre plus pour se débattre moins.
Roger-Pol Droit est philosophe
et écrivain.
L’ACTUALITÉ
DES THINK TANKS
Moins de doléances, plus de réformes
IDÉE L’Iref estime que, face aux multiples sujets soulevés par le mouvement
des « gilets jaunes », il ne faut ni lettre présidentielle ni grand débat. Plutôt
que du bla-bla et des éclats, il faut des réformes. Plutôt que des appels
à remplir des cahiers de doléances, il faut appeler les Français à se reprendre
en main. Fidèle à son sillon libéral, l’Iref recommande et admoneste.
En premier lieu, il convient de responsabiliser, par des privatisations
et de la concurrence. Ensuite, il s’agit de baisser à la fois dépenses publiques
et prélèvements obligatoires. Enfin, il serait judicieux de réviser vraiment
en profondeur les règles du marché du travail.
INTÉRÊT Il y a un peu du pot-pourri ou du feu d’artifice dans cet ensemble
de recommandations d’extraction libérale, avec un mélange de constats
rigoureux et de prises de position radicales. Un peu à la manière des « gilets
jaunes », il y a un peu de tout, mais avec une colonne vertébrale claire. Enfiler,
avec l’Iref, le gilet libéral c’est vouloir mettre un terme à « l’énarchie », sortir
de l’OIT, mettre en place des « chèques éducation » pour le libre choix
des établissements scolaires. Bref, bien de la matière à verser dans
le chaudron du grand débat. Non pas pour papoter, mais pour décider.
— Julien Damon
www.irefeurope.org
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12 // IDEES & DEBATS
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
focus
BONNES FEUILLES
Par Guillaume de Calignon
L’épopée de l’économie
Noriko Hayashi/Panos-RÉA
L’économiste Jacques Mistral propose
dans son dernier essai une réflexion féconde
sur la construction de la pensée en économie.
Dans un hôtel de Rason, en Corée du Nord, le jour du lancement d’un missile nord-coréen.
A travers dix enjeux géopolitiques, le directeur de l’Institut français des
relations internationales donne les clefs d’un monde en train de basculer.
Un regard lucide
sur les périls du monde
LIVRES
Par Virginie Robert
@virginierg
omment ne pas céder à l’affolement du monde ? Face aux
bouleversements majeurs que
ce nouveau siècle doit affronter
– migrations, populismes, guerres
commerciales, annexions et agressions –, le nouvel ouvrage de Thomas
Gomart est une invitation à la lucidité.
Le directeur de l’Institut français des
relations internationales (Ifri) a dégagé
dix enjeux géopolitiques pour appréhender les tensions d’aujourd’hui et de
demain. Ce faisant, il débarrasse son
lecteur de toute illusion naïve de sécurité. Historien de formation, l’auteur
part du constat qu’« il n’existe plus
aujourd’hui de modèle convaincant de la
mondialisation, mais une diversité de
visions et d’aspirations ». Que va-t-il en
sortir ? Plutôt pessimiste, l’essayiste
n’exclut pas de nouveaux déchaînements de violence, même s’il accepte
l’hypothèse « d’un mouvement de
reconstruction dans un espace mondial
plus interdépendant ».
Il explore évidemment les questions
traditionnelles de puissance avec des
chapitres très éclairants dédiés à la
Chine, aux Etats-Unis, à l’Europe ou à la
Russie. Des cartes, la mise en lumière
de quelques faits historiques incontournables, un peu de doctrine internationale parfois doublée de références
littéraires offrent au lecteur le socle
d’une analyse alimentée par plus de
vingt ans d’études et de réflexion sur la
politique internationale.
L’un des intérêts de l’ouvrage est qu’il
aborde aussi des enjeux géopolitiques
thématiques. Des plus classiques,
comme celui de la maîtrise de l’énergie
et du dérèglement climatique, à
C
ESSAI
L’Affolement
du monde.
10 enjeux
géopolitiques
par Thomas
Gomart, éditions
Tallandier,
319 pages,
20,50 euros.
d’autres plus novateurs comme la lutte
pour le contrôle des espaces communs : air, espace et technologies de
l’information.
Pédagogue dans ses explications,
Thomas Gomart ne laisse pas le lecteur
se réconforter avec des idées simples. Ainsi, le précieux édifice de
l’Union européenne, construit depuis
soixante ans, est loin d’être une garantie
de paix « car les pays européens sont en
train de rompre avec l’insularité stratégique dans laquelle ils pensaient vivre
depuis 1991, sous l’effet combiné du terrorisme djihadiste et du retour de la compétition entre les grandes puissances ». Et
ce, alors que Bruxelles doit gérer crise
identitaire et populismes, désamour
politique de l’Union européenne, Brexit
et gestion des migrations, qui peuvent
remettre en cause son modèle même.
Si tu veux la paix,
prépare la guerre
« La violence des chocs endogènes et exogènes subis par la construction européenne depuis plus de dix ans soulève la
question de sa résilience et de sa plasticité, ainsi que celle de son format à horizon 2030 », écrit-il. Au baromètre de
l’affolement, les Européens, déboussolés par l’impression de ne plus maîtriser leur destin, risquent fort de devoir
affronter un gros avis de tempête,
alors qu’ils se croient encore protégés
par une Union érigée comme une
enceinte de paix.
Autre danger latent : après des
années marquées par une volonté politique de désarmement, la prolifération
des armes de destructions massives va
continuer. Les modes d’engagement
ont eu beau évoluer rapidement (drones, cyberattaques…), le nucléaire
devrait continuer à conditionner les
rapports de forces internationaux,
d’autant que les performances des lanceurs de missiles ne cessent de s’améliorer. Il faut « réapprendre notre grammaire nucléaire », enjoint l’auteur.
Précédemment utilisé pour assurer la
préservation du territoire national,
l’arsenal atomique peut aussi être utilisé pour mener des actions d’affaiblissement, voire d’attaque, sur des pays
voisins.
En quête de puissance
Enfin, inutile de se leurrer : les puissances émergentes ne sont pas seulement
avides d’affirmer leur identité ou d’améliorer leur bien-être économique,
elles sont bien en quête de puissance.
« Ce serait une erreur de feindre de croire
que les grands émergents n’ambitionnent pas, à leur tour, de dominer politiquement et militairement leurs environnements. »
Rien ne doit être exclu, pas même un
conflit ouvert entre la Chine et les EtatsUnis. Un chiffre pour attester les préparatifs en cours : la dépense militaire
mondiale a atteint 1.739 milliards de
dollars en 2017, le niveau le plus élevé
depuis la fin de la guerre froide.
Fils de militaire, Thomas Gomart
continue de penser que les armes sont
une carrière d’avenir, et que « la paix
n’est pas toujours perpétuelle ». Quitte à
s’affoler, autant le faire les yeux bien
ouverts. C’est même le secret. Car c’est
dans l’analyse que le lecteur trouvera
l’antidote à la panique. n
C’est à une magistrale odyssée de l’histoire de
la pensée économique que nous convie Jacques Mistral, ancien conseiller de Michel
Rocard à Matignon et économiste. Mercantilistes, physiocrates, classiques, néoclassiques, keynésiens, école de la régulation,
monétaristes… Vous saurez tout sur les courants intellectuels qui ont animé cette discipline qui constitue « à la fois le reflet de la
société et un outil de sa transformation ». Mais
l’ouvrage, qui paraît le 31 janvier, n’est pas un
manuel pour étudiants. C’est une réflexion
sur cette « science de la richesse », la façon
dont elle s’est développée depuis quatre siècles, non seulement ses avancées, ses tâtonnements, ses controverses mais aussi les
relations qu’elle entretient avec les autres
sciences morales ou encore les limites de la
mathématisation de l’économie. L’auteur
préfère d’ailleurs éviter de parler de « science
économique », terme qui « hypertrophie la
dimension théorique, survalorise l’apport des
mathématiques et de l’économétrie, suppose à
tort une complète unité du domaine ».
Passionnant ouvrage qui sera certes difficilement accessible aux néophytes mais qui tord
le cou à beaucoup d’idées préconçues. Ainsi,
« se borner à des oppositions convenues et routinières » entre économistes dans les médias
« nuit gravement à la qualité du débat démocratique ». Avec cette histoire, liée aux soubresauts du capitalisme, Jacques Mistral
montre « la fable des marchés efficients »,
sans jamais tomber dans la facilité d’une
certaine idéologie anti-individualiste.
INNOVATION « L’innovation ne peut pas,
pas plus que le marché, qu’un Etat volonta-
ESSAI
La Science
de la richesse.
Essai sur la
construction
de la pensée
économique
Jacques Mistral,
Gallimard,
496 pages,
24,50 euros.
riste ou que les luttes sociales, jouer le rôle
de deus ex machina. L’innovation naît […]
d’un processus social et culturel complexe.
Ce sont bien les interdépendances nouées en
son sein qui caractérisent le capitalisme et
engendrent les processus transformationnels
qu’il imprime à la société. »
THÉORIES COMPLÉMENTAIRES « La discipline économique se présente sous un aspect
un peu provocant : le fait qu’aient été élaborés
au fil du temps des systèmes de pensée concurrents doit-il être considéré comme un signe de
fragilité, l’indice que cette “science” ne serait
[…] que le théâtre de rivalités idéologiques ?
La réponse courte est clairement négative, et
tient à ce que les outils théoriques en question
sont plus complémentaires que rivaux. »
KEYNES « Il n’y a pas d’offensive plus déterminée contre l’harmonie économique universelle que la “Théorie générale” […]. Mais il y
a aussi chez Keynes un attachement aux
principes de la modernité à laquelle la société
doit le respect des libertés et les avantages
de l’individualisme ».
Livres en bref
Emplois et robots : la grande inconnue
Quel impact auront
•la robotisation,
l’intelligence artificielle et
plus largement la
révolution numérique sur nos emplois ?
Faut-il croire à une
prochaine « fin du
travail », et pour y
répondre mettre en
place un revenu universel ? Ces questions,
qui divisent politiciens et économistes, font
ces dernières années l’objet de nombreuses
prévisions, plus ou moins catastrophistes,
souvent contradictoires et toujours discutables. Dans ce petit essai, Erwann Tison,
directeur des études de l’Institut Sapiens,
replace d’abord le débat dans son contexte
historique (chaque révolution industrielle a
détruit des emplois,
mais en a aussi créé)
Les robots,
et technologique (les
mon emploi
machines ne concuret moi
rencent plus seulepar Erwann Tison, ment nos muscles,
MA Editions,
mais aussi nos cer172 pages,
veaux). Cette pre19,90 euros.
mière partie mérite
amplement la lecture, tout comme la dernière, où il esquisse
des pistes pour adapter notre marché du travail à cet environnement mouvant. Dommage qu’entre les deux, l’auteur se hasarde à
fournir, sans précautions d’usage ni indications méthodologiques, ses propres prédictions de destructions d’emplois en France,
très alarmistes… et tout aussi sujettes à caution que les autres. —B. G.
Le cerveau et son futur
« La menace de
•transformation
de la
condition humaine est
en train de sortir de la
science-fiction », écrit
la neurobiologiste
C a t h e r i n e Vi d a l ,
directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur et membre du comité d’éthique de l’Inserm, dès les
pages liminaires de son bref essai « Nos cerveaux resteront-ils humains ? ». Forte de ce
constat, la chercheuse a voulu « faire la part
du prouvé, du probable et de l’utopie » entre les
avancées des neurosciences depuis l’invention de l’imagerie par résonance magnétique et les visions techno-futuristes du trans-
humanisme.
Interfaces cerveaumachine, implants
Nos cerveaux
cochléaires, rétines
resteront-ils
artificielles, différenhumains ?
tes formes de neurospar Catherine
timulation, cryogéniVidal, Le Pommier, sation du cerveau,
83 pages, 11 euros.
neurones artificiels et
apprentissage automatique, la plupart des grands thèmes sont
passés en revue et analysés en un langage
accessible. Un ouvrage didactique et synthétique à conseiller à tous ceux qui se sentent
un peu perdus devant les développements
des neurosciences et de l’intelligence artificielle, et qui veulent s’en faire une première
idée par eux-mêmes. — Y. V.
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Les Echos Vendredi 25 et samedi 26 janvier 2019
Son actualité
le grand entretien
CEO de Philip Morris International
depuis 2013, André Calantzopoulos a
entrepris de négocier un très grand
virage dans la stratégie du premier
cigarettier mondial. Le patron de PMI
croit dans « un monde sans fumée ». Le
groupe a commencé la conversion de
ses usines pour développer la fabrication de tabac à chauffer sous la marque
Iqos. Le procédé, mis au point à grand
renfort d’investissements très substantiels, permet au fumeur de préserver
les arômes du tabac et son goût sans
en avoir les inconvénients.
Son parcours
Né en 1957 à Pyrgos, André Calantzopoulos a vécu en Grèce jusqu’à l’âge de
18 ans. Il a été admis à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne en 1974.
Après quelques années dans la robotique, il obtient un MBA à l’Insead de
Paris. Il a rejoint le groupe de tabac
Philip Morris International (PMI) en
1985, où il a occupé plusieurs fonctions
en Europe de l’est. Il est devenu le président du groupe avant la scission
entre Altria et PMI en 2008. De mars
2008 à 2013, il a exercé la fonction de
directeur des opérations du nouveau
groupe PMI. Il est nommé CEO de Philip
Morris International (PMI) en mai 2013.
cette innovation, car notre volonté est de
basculer le plus vite possible dans un
monde sans fumée. Et nous sommes prêts à
investir massivement pour cela dans un
esprit de dialogue avec les pouvoirs publics.
« Il faut que les
gouvernements sortent
de l’apathie »
Tom Hull
ANDRÉ CALANTZOPOULOS
CEO Philip Morris International
Propos recueillis par
Marie-Josée Cougard
et David Barroux
e patron de Philip Morris International négocie un grand virage stratégique. Le patron du premier cigarettier
mondial croit dans « un monde sans
fumée », où les alternatives à la cigarette
classique se créeraient une place de choix.
L
Le monde est-il en train
de se désintoxiquer de la cigarette ?
Chaque année, on brûle plus de 5.000 milliards de cigarettes et plus d’un tiers de ces
cigarettes sont allumées en Chine. Le point
positif, d’un point de vue de santé publique,
c’est que la consommation mondiale de cigarettes a tendance à ne plus progresser. Selon
l’Organisation mondiale de la santé, on
compte encore aujourd’hui environ 1 milliard de fumeurs et ce nombre devrait rester
stable au moins jusqu’en 2025. Cela veut dire
qu’environ 18 % des adultes de la planète sont
encore des fumeurs, sachant que, sur un
plan géographique, il y a des marchés qui
progressent, souvent pour des raisons de
base démographique, et que d’autres déclinent. Mais la consommation en volume ne
recule que de 2 à 2,5 % par an depuis quatrecinq ans. Malgré la radicalisation de la pression fiscale ou réglementaire, il y a encore
beaucoup de gens qui continuent de fumer.
On ne changera pas la situation en ne misant
que sur le tout-répressif.
Que proposez-vous ?
Il faut proposer des alternatives aux
fumeurs. Des produits qui nuisent moins
aux fumeurs comme à leur entourage. Et il
faut que les pouvoirs publics accompagnent cette transition vers de nouveaux
produits, qui seront moins nocifs pour la
santé, en créant un cadre réglementaire
d’évaluation basé sur la science et sur l’accès
à l’information pour le consommateur. On
rêve tous d’un risque zéro ou de produits qui
n’auraient pas le moindre effet secondaire
négatif. Pour l’instant, ce produit n’existe
pas dans le tabac, et c’est aussi vrai dans
plein de domaines comme l’alimentation
ou l’énergie. Même les panneaux solaires
ou la voiture électrique n’ont pas que des
avantages. Ils représentent sans doute une
forme de progrès mais ils ne sont pas parfaits. Nous ne poussons pas des solutions
parfaites, mais une approche qui a le mérite
d’être meilleure que la situation actuelle.
Sauf que vous ne vendez pas
de l’énergie dont on ne peut pas
se passer mais du tabac…
Le problème, ce n’est pas le tabac. C’est sa
combustion. C’est pareil pour le sucre.
Quand vous brûlez du sucre pour faire du
caramel, vous libérez des émanations toxiques… Nous avons investi plus de 4,5 milliards de dollars sur dix ans dans le développement de technologies alternatives qui
permettent de ne plus brûler le tabac mais
simplement de le chauffer. Et cela change
tout. Nos produits continuent de conserver
de la nicotine qui crée incontestablement
de la dépendance mais, si vous proposez
des innovations qui ne répondent pas aux
attentes des consommateurs, vous n’avez
aucune chance de faire évoluer leur comportement. Ce que nous proposons c’est un
produit qui réduit les risques. Il n’y a pas de
fumée, pas de combustion, pas de particules de carbone… Dix millions de fumeurs
dans le monde ont testé ce produit depuis sa
commercialisation en 2015. Six millions ont
abandonné la cigarette pour devenir des
utilisateurs exclusifs de cette alternative
moins nocive. Et dans les pays comme le
Japon, où nous avons pu faire la pédagogie
de cette innovation, la catégorie « tabac
chauffé » s’est développée très vite. Au total,
toutes marques confondues, 8 millions de
Japonais ont basculé. Cela représente 22 %
des fumeurs. D’ici à cinq ans, la moitié des
fumeurs japonais auront sans doute basculé. On a rarement vu un produit qui aura
eu, en aussi peu de temps, un impact si
bénéfique en termes de santé publique.
C’est un progrès dont les autres pays ne
devraient pas se priver.
« Il ne faut pas un débat
uniquement dominé par
l’émotion et l’idéologie. »
« Mais un débat entre
adultes, entre experts. »
Les industriels du tabac ont tellement
manipulé l’opinion dans le passé que
c’est difficile de vous faire confiance ?
Je dis souvent que, si nous étions une
start-up, on nous ferait sans doute plus
confiance. En tant qu’industriel du tabac, on
nous pose cent fois plus de questions que
dans d’autres industries. Mais que dirait-on
si un industriel comme nous développait
dans ses laboratoires un tel produit et décidait de ne pas le mettre sur le marché pour
préserver ses positions acquises… Nous
serions poursuivis en justice. Nous innovons, nous avons la connaissance du
consommateur et des moyens financiers.
Nous pouvons sans doute mieux que
d’autres faire évoluer le marché. Bien sûr,
nous avons aussi des actionnaires et nous
cherchons également à défendre les intérêts
de notre entreprise. Mais nous proposons de
passer le plus vite possible dans un monde
sans fumée de cigarette. Je ne peux pas changer le passé mais je peux faire en sorte de
changer le futur.
Ne cherchez-vous pas surtout
à séduire de nouveaux consommateurs ?
Nous nous engageons auprès des pouvoirs
publics à être extrêmement vigilants sur ce
point. Le but n’est pas de faire grossir le marché mondial de la nicotine, mais de proposer une alternative aux fumeurs actuels.
Nous ne visons pas les jeunes ou ceux qui ne
fument pas. On peut surveiller l’impact sur
la demande d’un nouveau produit et l’on
peut agir si on constate un problème.
Mais comment croire que cela puisse
avoir un intérêt économique pour
votre entreprise ?
Ma responsabilité de dirigeant, c’est de proposer une stratégie à long terme pour l’entreprise que je dirige. Là, nous avons un produit
qui peut répondre aux attentes des 80 % de
fumeurs qui disent chercher une alternative
à la cigarette classique. Cela représente une
opportunité. Nous pouvons gagner des parts
de marché. En prime, certains pays considèrent déjà que le tabac chauffé peut être un
peu moins taxé, ce qui peut avoir un impact
positif sur notre chiffre d’affaires. Enfin, en
plus du tabac nous vendons un produit et des
accessoires qui représentent une nouvelle
source de revenus. Nos ventes de tabac
chauffé ont doublé l’an dernier et notre
objectif est que ce produit représente 40 % de
nos volumes en 2025.
Voulez-vous pouvoir faire de
la publicité pour votre innovation ?
Nous ne demandons pas une liberté totale.
Nous voulons pouvoir informer les
consommateurs, pas faire de la publicité à
la télévision. Nous voulons pouvoir lancer
une conversation en disant que ce produit
n’est pas sans risque, mais qu’il représente
une alternative moins nocive qui contribuera aussi à lutter contre le tabagisme passif. Nous voulons permettre au marché de
basculer et, une fois qu’il aura atteint la taille
critique, le bouche-à-oreille fera le reste.
Suivant les marchés, déjà de 80 à 100 % de
nos efforts commerciaux sont au service de
La France vous semble-t-elle prête
à engager ce dialogue ?
Pour l’instant, la France ignore le sujet et les
autorités considèrent que tous les produits
à base de tabac se valent. Au Japon, les autorités ont évalué et considéré que la forme de
tabac chauffé que nous proposons était différente des cigarettes traditionnelles. Ils ont
accepté une forme de différenciation et ont
autorisé sa consommation dans les rues où
la cigarette traditionnelle est interdite.
D’une manière générale, il faut que les gouvernements sortent de l’apathie. L’intérêt
des consommateurs c’est que les pouvoirs
publics évaluent sérieusement et scientifiquement toutes les options. Même si nous
faisons preuve d’une totale transparence
sur ce qu’ont démontré nos études en
interne, nous ne sommes pas pour lancer
un grand débat public car nous vivons dans
un monde ou les opinions extrêmes poussent vite à une forme de polarisation qui
crée de la confusion. Nous souhaitons pouvoir établir un dialogue avec les autorités de
santé pour qu’elles évaluent nos produits. Il
ne faut pas un débat uniquement dominé
par l’émotion et l’idéologie. Mais un débat
entre adultes, entre experts, peut-être pas
évident à assumer pour les pouvoirs
publics, mais il faut parfois faire preuve
d’un peu de bravoure. Si la conclusion est
que cette innovation est pire que la cigarette
actuelle, nous ne la commercialiserons pas,
mais toutes nos études et un nombre croissant d’études indépendantes prouvent le
contraire.
La Bourse semble douter
de votre stratégie ?
L’univers du tabac est prévisible. Nous basculons dans un monde tiré par l’innovation.
Cela crée de l’incertitude et de la volatilité, il
est normal que cela nourrisse une forme de
scepticisme. Nous devons apporter la preuve
que notre stratégie fonctionne. Et en parallèle, même si nous ne sommes pas actifs aux
Etats-Unis, nos investisseurs sont souvent
américains et nous sommes impactés par
l’actualité américaine. Quand les autorités
sanitaires, la FDA, s’en prennent à la cigarette électronique de JUUL qui n’a rien à voir
avec notre innovation, cela affecte notre
cours de Bourse.
En France on a lancé le paquet neutre
et on va vers le paquet à 10 euros.
Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Quand les cigarettes deviennent trop chères,
cela ne fait pas reculer de façon significative
la consommation. A long terme, cela freine
peut-être l’arrivée de nouveaux fumeurs
mais, à court terme, ceux qui fument se tournent surtout vers la contrebande. En France,
plus de 25 % des cigarettes consommées
sont vendues sur le marché parallèle. Pareil
pour le paquet neutre, on ne voit pas
d’impact sur la santé publique, car il crée de
nouvelles barrières à l’entrée. On ne changera pas le monde si on ne fait que taper sur
le consommateur. Pour changer les comportements, il faut proposer des alternatives,
mais il faut aussi pouvoir en faire la pédagogie. On ne peut pas dicter son comportement
au consommateur. n
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14 //
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019Les Echos
,
Budget de l’Etat 2018 : 390,8 milliards d’euros // PIB 2017 : 2.420 milliards d’euros courants
// Plafond Sécurité sociale : 3.377 euros/mois à partir du 01-01-2019 // SMIC horaire : 10,03 euros
à partir du 01-01-2019 // Capitalisation boursière de Paris : 1.406,33 milliards d’euros (au 28-12-2018)
// Indice des prix (base 100 en 2015) : 103,45 en novembre 2018 // Taux de chômage (BIT) : 9,1 %
au 3e trimestre 2018 // Dette publique : 2.322,3 milliards d’euros au 3e trimestre 2018
Les chiffres
de l'économie
EN FRANCE
À L’ÉTRANGER
ACCIDENT FIN DES RECHERCHES
POUR RETROUVER LE
FOOTBALLEUR EMILIANO SALA
ÉTATS-UNIS TRUMP REPOUSSE
LE DISCOURS SUR L’UNION
Dans la bataille qui se joue entre
Donald Trump et la présidente de la
Chambre des représentants Nancy
Pelosi, cette dernière a gagné une
manche. Le président a annoncé mercredi soir qu’il attendrait la fin du «
shutdown » pour prononcer son traditionnel discours annuel devant le
Congrès, initialement programmé le
2 9 j a n v i e r. N a n c y P e l o s i a v a i t
demandé son report, avant de carrément refuser l’autorisation de le faire
dans le Capitole.
Les garde-côtes ont mis un terme
jeudi à leurs recherches pour retrouver l’avion emprunté par le footballeur argentin Emiliano Sala, mystérieusement disparu lundi en mer. Les
chances de survie sont « infimes ». Le
joueur venait de quitter le FC Nantes
pour le pays de Galles. « C’est peutêtre le moment le plus difficile de ma
vie sportive », a souligné l’entraîneur
du FC Nantes Vahid Halilhodzic.
SOUPÇONS DE FAVORITISME
PÉCRESSE DÉNONCE
« UNE VOLONTÉ DE SALIR »
Un tribunal de Kiev a condamné jeudi
l’ex-président ukrainien Viktor
Ianoukovitch à 13 ans de prison pour
« haute trahison », au terme d’un procès qui s’est déroulé en son absence.
Elu président de l’Ukraine en 2010,
Viktor Ianoukovitch avait été exfiltré
par Moscou en février 2014 à Rostovsur-le-Don, en Russie, après plusieurs
semaines d’une contestation proeuropéenne à Kiev réprimée dans le
sang. Il avait été destitué le 22 février
2014 par le Parlement.
RDC TSHISEKEDI FAIT
UN MALAISE LORS
DE SON INVESTITURE
HABITAT INSALUBRE
UNE PROPOSITION DE LOI
POUR MARS PROCHAIN
Le Sénat examinera le 5 mars une proposition de loi du sénateur (LR) des
Bouches-du-Rhône, Bruno Gilles,
pour « améliorer la lutte contre l’habitat insalubre ou dangereux », quatre
mois après l’effondrement de deux
immeubles marseillais qui avait tué
huit personnes. Candidat déclaré à la
mairie de Marseille en 2020, Bruno
Gilles avait réclamé, en novembre
dernier, un « plan Marshall » contre
l’habitat insalubre.
NIÈVRE UN VILLAGE HÉRITE
DE 4,5 MILLIONS D’EUROS
Le village de Mesves-sur-Loire (Nièvre) vient d’hériter de 4,5 millions
d’euros d’une ancienne habitante,
décédée à La Baule (Loire-Atlantique)
et sans héritier : 3 millions en numéraire, le reste en assurance-vie. « Une
aubaine », selon le maire, Bernard
Gilot : la manne représente plus de
quatre fois le budget annuel de cette
commune de 700 habitants.
Au premier jour de sa visite au Panama, pays dans lequel il va participer aux troisièmes Journées mondiales de la jeunesse
avec 150.000 jeunes du monde entier, le pape François a plaidé pour « appuyer tous les efforts visant à éviter que d’autres souffrances ne soient infligées » aux Vénézueliens.
John Wessels/AFP
SANTÉ LES HAUTS-DE-FRANCE
PARTICULIÈREMENT TOUCHÉS
PAR LE CANCER
Il y a plus de cancers et de morts dus à
cette maladie dans les Hauts-deFrance que dans le reste du pays,
notamment ceux liés au tabac et à
l’alcool, souligne une cartographie
inédite établie par les autorités sanitaires. Cette cartographie, qui porte sur
23 types de cancer, met en évidence de
grandes disparités et des spécificités
marquées selon les territoires.
Depuis le Panama, le pape François s’adresse aux Vénézueliens
UKRAINE TREIZE ANS DE PRISON
POUR IANOUKOVITCH
Eric Piermont/AFP
La présidente (LR) de la région Ile-deFrance, Valérie Pécresse, a dénoncé
jeudi « une volonté de salir, diffamer et
calomnier », après un article de Médiapart sur des « soupçons de favoritisme »
dans l’attribution d’un marché de construction de deux lycées franciliens et la
saisie du procureur par un élu d’opposition. « La procédure a été scrupuleusement respectée », assure-t-elle.
LA PHOTO DU JOUR
Le nouveau président congolais Félix
Tshisekedi a été obligé d’interrompre
son discours d’investiture, visiblement
en raison d’un malaise, jeudi au palais
présidentiel sous les yeux de son prédécesseur Joseph Kabila, des invités
officiels et de centaines de ses partisans.La chaîne d’Etat RTNC a interrompu la retransmission de la cérémonie marquant la première transition
pacifique du pouvoir.
ITALIE LES PORTS RESTENT
FERMÉS AUX MIGRANTS
Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, chef de la Ligue (nationaliste) a réaffirmé jeudi que les ports
italiens restaient fermés pour les navires des ONG secourant des migrants,
dont l’un, Sea Watch 3, se rapproche
de la Sicile. Son homologue au gouvernement, Luigi Di Maio, chef du
Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), a invité le navire à se diriger
vers la France.
SOUDAN LA CONTESTATION
NE FAIBLIT PAS
Plusieurs manifestations contre le
pouvoir d’Omar el-Béchir ont été dispersées jeudi au Soudan. Depuis le
19 décembre, le Soudan est secoué par
un mouvement de protestation déclenché par la décision du gouvernement
de tripler le prix du pain, dans un pays
en plein marasme économique.
Photo : Carlos Jasso/Reuters
ON EN PARLE À EDIMBOURG
Alex Salmond, la chute d’une icône écossaise
L’ancien Premier ministre d’Ecosse, champion de l’indépendance de la province,
a été inculpé jeudi pour agressions sexuelles et pour tentatives de viol.
de viol et deux autres pour attentat à la pudeur et trouble à
l’ordre public. A son arrivée au
tribunal, l’ancien Premier
ministre écossais a néanmoins
clamé son innocence.
Aujourd’hui âgé de 64 ans, cet
ancien économiste de la Royal
Bank of Scotland, qui a été élu en
1987 pour la première fois à la
Chambre des communes britannique, est, comme le souligne encore le « Guardian »,
« l’une des principales figures de
l’histoire politique britannique
récente ». Il a incarné le combat
visant à « libérer les Ecossais »
des « chaînes » qui les lient au
pouvoir central, souligne pour
sa part l’AFP. En moins de dix
ans, Alex Salmond est parvenu à
’annonce de l’arrestation
de l’ancien Premier ministre d’Ecosse a envoyé une
onde de choc dans le parti qu’il a
reconstruit », titre le « Guardian ». Une émotion après la
mise en accusation d’Alex Salmond, qui dépasse largement
l’Ecosse. Jeudi, l’ancien chef du
gouvernement écossais (2007 à
2014) a comparu à huis clos
devant le tribunal d’Edimbourg. A l’issue de quatre mois
d’enquête policière ouverte à la
suite d’accusations de harcèlement sexuel remontant à 2013
par deux femmes qui faisaient
partie de son équipe ministérielle. Il est visé par neuf chefs
d’inculpation pour agression
sexuelle, deux pour tentatives
L
normaliser la question de l’indépendance de la province et à
reconstruire le Parti national
écossais (SNP) pour en faire une
véritable machine électorale qui
a remplacé le Parti travailliste
comme force politique dominante en Ecosse.
L’échec au référendum
d’indépendance
Faisant trembler Downing
Street, il a voulu rompre avec le
Parlement de Westminster, où il
a siégé de 1987 à 2010. Son ambition était de présider aux destinées « d’un nouveau petit pays
comptant parmi les 20 plus
riches au monde », grâce à l’or
noir de la mer du Nord, et au
whisky. Mais lors du référen-
dum sur l’indépendance de
2014, 55 % des Ecossais ont voté
pour rester dans le RoyaumeUni. La défaite est amère et dans
la foulée, Alex Salmond
annonce sa démission de la tête
du SNP et du poste de Premier
ministre. Il a laissé à sa successeure, Nicola Sturgeon, le soin
de négocier une autonomie
accrue vis-à-vis de Londres.
Mais il reste encore populaire.
Après l’ouverture de l’enquête
de la police, il était parvenu à
lever en quelques jours par
crowdfunding 100.000 livres
(114.000 euros) auprès de quelque 4.000 personnes pour
financer sa défense. Plus dure
est aujourd’hui la chute.
— J. H.-R. avec agences
3
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SAMEDI
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Vendredi 25, samedi 26 janvier
2019
www.lesechos.fr
Le Festival
international de la
bande dessinée a
contribué à créer
une économie
locale autour de
l’image. // P. 26
DEVISES EUR/GBP 0,8685 EUR/JPY 1,242 EUR/CHF 1,1281 GBP/USD 1,3029 USD/JPY 1,0972 USD/CHF 0,9965 TAUX EONIA -0,368 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,308 OAT 10 ANS 0,6144 T-BONDS 10 ANS 2,8201
INDUSTRIE & SERVICES
RENAULT
DERNIÈRE HEURE
Senard veut ramener la sérénité.
La Commission européenne défend
Airbnb face à la ville de Bruxelles
// P. 16
Shutterstock
FORD
La Caisse
d’Epargne
Grand Est va
supprimer plus
de 500 postes
Le Brexit pourrait coûter 800 millions à l’entreprise. // P. 17
Sharon Wajsbrot
@Sharonwaj
ENTREPRISE
Lourdes menaces sur le miracle
industriel allemand. // P. 18
Annoncée avant l’été 2018, la fusion des
Caisses d’Epargne d’Alsace et de Lorraine Champagne-Ardenne entre
désormais dans le vif du sujet. Début
janvier, la nouvelle banque a présenté
sa feuille de route stratégique à ses partenaires sociaux et celle-ci prévoit
notamment la suppression de 550 postes d’ici à 2022, soit 18 % des effectifs
de la banque, comme l’a révélé la presse
locale. « Nous voulons améliorer notre
performance financière, pour cela nous
voulons actionner le levier du développement commercial mais aussi celui des
coûts. Nous ne sommes pas dans
l’urgence c’est pourquoi nous nous sommes fixés pour objectif la suppression de
550 postes sur quatre ans, sans départs
contraints, et tout en restant présent sur
tous nos territoires », explique aux
« Echos » Bruno Deletré, qui préside la
Caisse d’Epargne Grand Est Europe.
INDUSTRIE LOURDE
Nexans va supprimer 900 emplois
en Europe. // P. 19
AIRBUS
En cas de Brexit sans accord,
Tom Enders menace de quitter
le Royaume-Uni. // P. 20
AMAZON
Au Royaume-Uni, les fournisseurs
sous pression pour
qu’ils emballent à sa place. // P. 21
MARCHÉ DE L’ART
HIGH-TECH & MÉDIAS
JEUX VIDÉO
Cloud Imperium Games Corp
La Brafa, baromètredu marché de
l’art européen. // P. 22
Star Citizen : l’incroyable projet
à plus de 200 millions. // P. 23
Comme d’autres capitales, Bruxelles, sous la pression de ses hôteliers, est parti en guerre contre la plate-forme. Photo Sipa
L’exécutif européen a
adressé une lettre de mise
en demeure à la Belgique.
Derek Perrotte
— Bureau de Bruxelles
ÉLECTRONIQUE
Les ennuis d’Apple devraient peu
impacter STMicroelectronics.
// P. 24 ET »CRIBLE » P. 36
START-UP
ÉLECTRONIQUE
Le Pavé Parisien veut relancer la
filière audio en France. // P. 25
PME & RÉGIONS
BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ
R.Bourgeois investit pour suivre
la demande des véhicules
électriques. // P. 27
FINANCE & MARCHÉS
BANQUE
Braquages : pourquoi le phénomène a quasiment disparu. // P. 28
DETTE
C’est Bruxelles contre Bruxelles ! Jeudi, la
Commission européenne a envoyé une lettre de mise en demeure à la Belgique dénonçant la procédure d’autorisation et les exigences générales que la région Bruxelles
Capitale applique aux prestataires de services d’hébergement touristique. L’exécutif
européen les juge contraires à la directive
sur les services et aux règles sur la libre
prestation de service inscrites dans le Traité
de Rome. La Belgique a deux mois pour
répondre. Une telle mise en demeure est la
première étape d’une longue démarche qui
peut déboucher sur des amendes.
Derrière cette apparente technicité, l’objet
du contentieux et du bras de fer est simple :
la gestion d’Airbnb, la célèbre plate-forme
de locations de meublés en ligne entre particuliers. Comme beaucoup d’autres capitales
européennes, Bruxelles, sous la pression de
ses hôteliers, est partie en guerre contre le
géant américain et les autres services du
même acabit issu de la nouvelle économie.
A défaut de pouvoir l’interdire, la région a
durci depuis avril 2016 les obligations à remplir pour pouvoir louer en résidence touristique ou en hébergement chez l’habitant.
Parmi une longue liste, il faut ainsi des
« rideaux opaques » aux fenêtres et « un
interrupteur de lumière principale à l’entrée
de chaque chambre ». Depuis, des particuliers
dénoncent une approche visant à les décourager. « La volonté de la Région est de refuser
ou de faire interdire les logements qui sont
exclusivement destinés à de l’hébergement touristique. Dans mon cas, il n’y a personne qui est
domicilié dans mon appartement. C’est ça que
la Région visiblement vise », témoignait, par
exemple, l’un d’entre eux auprès de la RTBF
dans un reportage diffusé le 26 juillet 2017.
Obligations disproportionnées
La Commission, y explique une porte-parole, juge que de telles obligations, bien plus
élevées que celles en vigueur en Flandre et
en Wallonie (les deux autres régions du Plat
pays), « sont disproportionnées ». L’exécutif
européen indique qu’il a toujours appelé les
autorités nationales à une approche « proportionnelle » dans son encadrement de
l’économie collaborative. Or à Bruxelles
« les mêmes règles s’appliquent aux grands
hôtels, aux petits “bed and breakfast” et à la
location de chambre chez un particulier »,
déplorent les experts de la Commission.
Cela n’empêche pas l’offre de continuer à
s’exprimer, même si les nouvelles règles
semblent à tout le moins ralentir le phénomène. Jeudi, sur le site du géant américain,
une recherche de logements pour deux
adultes ce week-end dans la capitale belge
faisait apparaître « plus de 300 offres ». En
tout, selon les autorités belges, près de
7.000 logements sont proposés sur la plateforme à Bruxelles et ses alentours. De
novembre 2016 à novembre 2018, plus de
600 contrôles ont été menés, débouchant
sur 266 avertissements aux propriétaires.
« C’est une bonne nouvelle pour les hôtes et
les petits acteurs de l’hospitalité à Bruxelles.
Les formalités d’enregistrement complexes
mises en place par la région […] tranchent
avec les réglementations simples et claires en
œuvre ailleurs en Belgique. Les hôtes Airbnb
de Bruxelles sont confrontés à des processus
administratifs inextricables et totalement
inadaptés », a réagi Airbnb dans un communiqué. Contactés par « Les Echos », les
services chargés de la politique de la ville
pour la région Bruxelles Capitale n’étaient
pas en mesure jeudi soir de commenter. n
Les émissions de dette hybride
devraient marquer le pas. // P. 31
PÉTROLE
Crise au Venezuela : les marchés
dans l’incertitude. // P. 32
CARNET
Vente-privée va devenir Veepee
Philippe Bertrand
@Bertra1Philippe
// P. 35
SUR
DANS
« LA CHRONIQUE
BOURSE »
À 13H ET 17H30
DU LUNDI AU VENDREDI
C’est un mouvement tellement « progressif » qu’il n’a pas fait l’objet d’une communication officielle jeudi. Vente-privée, le site
de déstockage de Jacques-Antoine Granjon, change de nom. Il va devenir Veepee.
Dès jeudi, la bascule était annoncée sur le
site : « Vente-privee devient Veepee ». « Votre
grand magasin évolue avec un seul et même
nom dans toute l’Europe », ajoute la page
d’accueil.
Le Groupe Vente-privée, qui aurait réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros, crée une marque globale
pour tous ses marchés. Il était jusqu’à présent connu sous l’appellation Vente-exclusive en Belgique, Privalia en Espagne, en Ita-
lie, au Brésil et au Mexique, Aboutich.ch en
Suisse, Designers & Friends au Danemark
et sous un autre nom encore en Pologne.
Cette variété de marques provient de
rachats successifs. Vente-privée a aussi
pénétré le Royaume-Uni et l’Allemagne par
ses propres moyens.
Une protection plus sûre
A l’évidence, Vente-privée n’est pas un nom
compréhensible partout même si la connotation française peut être un atout quand on
évolue dans l’univers de la mode. Veepee,
cela sonne mieux dans beaucoup de langues.
Au moins en anglais. La transition s’effectuera dans un premier temps en Europe,
selon nos informations. Les fonctionnalités
et l’« expérience shopping » resteront les
mêmes. Un peu plus tard dans l’année, le
design du site français évoluera vers plus de
fluidité et le nouveau nom s’imposera,
appuyé par une campagne ad hoc.
Un pari
Changer de marque est toujours un pari,
voire un crève-cœur pour son créateur. En
plus de la difficulté à s’internationaliser
Vente-privée souffrait d’un autre handicap.
Vente-privee.com a eu des difficultés à
s’imposer comme une marque protégée. Le
concurrent Showroomprive a mené une
longue guérilla judiciaire. L’expression ventes privées demeure usuelle et utilisée par
de nombreux commerçants. Sur la Toile,
Showroomprive s’affirme comme « un site
Internet de ventes privées ». Veepee sera plus
facile à défendre. Le papillon rose demeure
comme logo. n
La Caisse d’Epargne
Grand Est Europe
veut faire fondre son
coefficient d’exploitation
qui, à 74 %, fait partie
des plus élevés dans le
réseau des Caisses
d’Epargne.
Dans le détail, la Caisse d’Epargne
prévoit 800 départs d’ici à 2022
(350 départs en retraite et 450 départs
naturels liés aux démissions notamment) et n’envisage d’en remplacer
qu’un seul sur trois. Ceci afin de faire
fondre son coefficient d’exploitation
qui, à 74 %, fait partie des plus élevés
dans le réseau des Caisses d’Epargne.
« Notre approche n’a rien d’originale sur
la place. Toutes les banques sont dans la
même logique de rationalisation, le
rythme et les modalités dépendent du
point de départ de chacun », estime
Bruno Deletré.
Inquiétudes
Au sein de la banque, le projet suscite
toutefois des inquiétudes. D’abord
parce que si d’autres fusions de Caisse
d’Epargne ont eu lieu dans la région de
Hauts-de-France par exemple, elles ne
sont pas traduites, pour l’instant, par de
vastes suppressions de postes.
Ensuite parce que les effets collatéraux du rapprochement des deux Caisses d’Epargne de l’Est de la France sont
une surprise : « lors de l’étude du projet
seules 150 suppressions de postes ont été
évoquées, les fonctions commerciales
devaient être épargnées », rappelle un
syndicaliste Unsa Caisse d’Epargne qui
pointe des risques pour les salariés : « la
baisse d’effectifs anticipée n’est pas associée à une baisse d’ambition commerciale, la pression risque d’être maximale
pour les salariés qui restent ».
Au sein de la Caisse d’Epargne Grand
Est Europe, l’étude de cette feuille de
route stratégique doit se poursuivre jusqu’en février. « Les élus ont posé des questions et pourraient recourir à un droit
d’alerte pour disposer d’expertises sur les
conséquences de ces suppressions de postes », indique encore ce syndicaliste. n
DR
Angoulême : les bons comptes
de la bande dessinée
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
16 //
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
INDUSTRIE
&SERVICES
TRANSPORT La Société du Grand Paris a attribué le premier
des trois marchés de génie civil de la ligne 17 Nord du Grand
Paris Express au groupement « Avenir » emmené par Demathieu Bard Construction avec Impresa Pizzarotti, ImpleniaFrance, Implenia Suisse, Implenia Spezialtiefbau, BAM Contractors, GALERE, Wayss & Freytag Ingenieurbau. Il concerne,
pour 439,4 millions d’euros, le lot 1 du parcours entre le Bourget
et le Triangle de Gonesse. Le Parquet national financier aurait
ouvert une enquête préliminaire pour des contrats antérieurs.
l Nommé comme prévu président de Renault par le conseil d’administration
du constructeur, Jean-Dominique Senard joue l’apaisement.
l Il devrait devenir le nouveau président de l’Alliance Renault-Nissan.
Voiture autonome : Apple va licencier
200 salariés de son projet Titan
AUTOMOBILE Le groupe californien a annoncé jeudi son intention de se séparer de 200 personnes qui travaillaient sur son
projet Titan dédié à la voiture autonome. Cette annonce a
relancé les interrogations sur ses intentions dans ce domaine.
Pour autant, la poursuite des tests en cours tend à montrer qu’il
n’a pas abandonné le sujet. Il a recruté en juin un ancien de
Tesla, Doug Field, pour y travailler. Selon le « Washington
Post », il employait 5.000 personnes fin juillet sur le projet.
AUTOMOBILE
Julien Dupont-Calbo
@jdupontcalbo
Anne Feitz
@afeitz
Sérénité. C’est le maître mot du nouvel homme fort de Renault, JeanDominique Senard, devenu président du groupe après la démission
effective de Carlos Ghosn. Celui qui
est encore, en parallèle et jusqu’en
mai prochain le patron de Michelin,
a été comme prévu coopté jeudi
matin au conseil d’administration
du constructeur. Dans la foulée, les
administrateurs l’ont élu président
du conseil. « Un véritable soulagement, après deux mois plutôt douloureux ! » commente un proche du
Losange.
« Il est important de retrouver une
forme de sérénité après les événements particulièrement extraordinaires que nous venons de vivre », a
de son côté martelé plusieurs fois le
héros du jour, qui aura fort à faire
pour apaiser la situation chez
Renault et dans le trio Renault-Nissan-Mitsubishi.
Devant la presse, Jean-Dominiq u e S e n a r d , s e d i s a n t « t rè s
Le transport aérien européen
peine à réduire sa pollution
AÉRIEN Malgré les progrès réalisés, les émissions de gaz à effet
de serre du transport aérien en Europe ont continué d’augmenter entre 2014 et 2017, selon un rapport des institutions européennes. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le ciel
européen ont encore augmenté de 10 % sur cette période, et de
16 % comparé à 2005, pour atteindre 163 millions de tonnes. Le
transport aérien représente 3,2 % des émissions de gaz à effet de
serre des 28 pays de l’Union européenne.
Plus d’informations sur lesechos.fr/Industrie-services
SPORT Real Madrid est redevenu
QUE FAUT-IL
ATTENDRE DES
RÉSULTATS 2018
DES SOCIÉTÉS
DU CAC 40 ?
Demain chez
votre marchan
de journaux
honoré », a expliqué avoir deux
priorités : d’abord, « proposer, après
réflexion, dans les semaines qui viennent, une gouvernance du groupe
Renault ». Le conseil d’administration devrait donc évoluer rapidement, avec notamment la nomination de nouveaux administrateurs
indépendants.
Le nouveau président s’est par
ailleurs engagé à reprendre les discussions avec Nissan et Mitsubishi,
afin de renouer des fils qui se sont
passablement distendus depuis
deux mois. « Dans le contexte actuel
d’une transformation tout à fait
extraordinaire du monde de la mobilité, nous ne pouvons pas être seuls.
L’Alliance est totalement essentielle », a-t-il insisté.
Gouvernance bicéphale
Désireux d’en « superviser activement le fonctionnement », le conseil
a confié au dirigeant la « pleine responsabilité du pilotage de
l’Alliance », indique le communiqué. Il sera « l’interlocuteur principal du partenaire japonais » et « proposera au conseil tout nouvel accord
d’alliance qui lui semblerait utile à
l’avenir ». Il aura par ailleurs « vocation à être le représentant principal
de Renault dans les organes de direc-
« Il y a le souhait
d’avoir une direction
générale très
exécutive […] et un
président avec
pour mission
de consolider
l’Alliance. »
BENJAMIN GRIVEAUX
Porte-parole du gouvernement
– dont le nom n’a pas été cité une
seule fois – de gérer les opérations
du groupe et de relever les nombreux défis actuels du secteur.
Avec ce duo, il y a « le souhait
d’avoir une direction générale très
exécutive, très opérationnelle, parce
que c’est une très grosse machine à
faire tourner, et un président avec
une stratégie pour le groupe, avec
pour mission de renforcer et de consolider l’Alliance », a rappelé, pour
sa part, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, interviewé jeudi matin sur Radio Classique.
Extrême vigilance de l’Etat
tion de l’Alliance et chez Nissan ». En
clair, Jean-Dominique Senard
devrait bientôt devenir patron de
Renault-Nissan BV, la structure
commune aux deux groupes basée
aux Pays-Bas, jusque-là une boîte
noire pour les administrateurs.
Chez Renault, une gouvernance
bicéphale a été instaurée, comme
chez PSA ou Engie. Une pratique
qui a les faveurs de l’Etat, actionnaire principal de Renault avec 15 %
du capital. Comme attendu,
Thierry Bolloré a été nommé directeur général. Charge à l’ancien
numéro deux de Carlos Ghosn
Si Carlos Ghosn s’en va de lui-même
de la présidence de Renault, les dispositions de cette sortie n’ont pour
l’heure pas été communiquées. « Il
y a un contrat, qui doit déterminer ce
que le groupe lui doit, ni plus ni
moins », déclarait récemment aux
« Echos » une source proche de
Renault.
Ce n’est toutefois pas si simple,
car ce contrat peut faire l’objet de
différentes interprétations. L’Etat
sera « extrêmement vigilant » sur les
indemnités de départ de l’ancien
PDG de Renault, a prévenu Bruno
Le Maire. n
Nissan salue l’arrivée d’un nouveau président
DR
le club de football réalisant le
chiffre d’affaires le plus élevé au
monde, selon l’étude annuelle du
cabinet Deloitte sur les revenus
des clubs. Au terme de la saison
2017-2018, le Real a engrangé
750,9 millions d’euros de recettes, devançant Barcelone
(690,4 millions) et Manchester
United (666 millions), le club
anglais ayant reculé de deux places. Le PSG se classe au sixième
rang mondial (541,7 millions).
Neuf clubs anglais se placent
dans le Top 20.
Le tandem Jean-Dominique Senard (à gauche) et Thierry Bolloré aura notamment pour tâche de maintenir Renault sur son cap économique.
Senard veut ramener
la sérénité chez Renault
Un contrat de 439 millions d’euros
pour la ligne 17 du Grand Paris Express
Real Madrid à
nouveau sur le
toit du monde
Eric Piermont/AFP
Xavier Popy/RÉA
à suivre
A Paris, on souhaite que
Jean-Dominique Senard
devienne aussi président de
Nissan. Ouvert sur la forme,
le constructeur japonais
fait néanmoins peu de
concessions sur le fond.
Yann Rousseau
@yannsan
— Correspondant à Tokyo
Le décor n’a pas changé – il est tout
aussi austère –, mais le ton est radicalement différent. Neuf semaines
après l’arrestation surprise de Carlos
Ghosn à Tokyo et sa sortie à la sulfateuse contre son ancien patron,
Hiroto Saikawa s’est de nouveau présenté à la presse jeudi soir à Yokohama. Cette fois, le PDG de Nissan a
multiplié les amabilités à l’égard de
la direction de Renault, son principal actionnaire. « Nous sommes ravis
de pouvoir ouvrir un nouveau chapitre dans notre partenariat historique », s’est enthousiasmé le dirigeant japonais, saluant l’arrivée d’un
binôme à la tête de Renault, lui qui
dénonçait la concentration des pouvoirs chez Carlos Ghosn.
Avouant n’avoir jamais travaillé
avec Jean-Dominique Senard, le
nouveau président de Renault,
Hiroto Saikawa a assuré qu’il était
impatient de collaborer avec « cet
homme d’expérience ». « Je sens que
nous allons pouvoir échanger en toute
transparence », a expliqué le cadre
japonais, qui se plaignait ces dernières semaines de la mauvaise qualité
de la communication avec RenaultNissan ne comprenant pas que la
direction du groupe français refuse
obstinément d’étudier les résultats
de l’enquête interne japonaise
sur les malversations reprochées à
Carlos Ghosn.
Alors que Renault le pressait
d’organiser dans les plus brefs délais
une assemblée générale extraordinaire de ses actionnaires, Hiroto Saikawa a expliqué que ce grand rendez-vous n’aurait finalement lieu
qu’à la mi-avril. « Nous ne retardons
pas intentionnellement cette assem-
blée », a martelé le PDG de Nissan,
avant de laisser entendre que cette
procédure nécessitait certains délais
légaux et administratifs. « Nous
essayons d’aller au plus vite. »
Option tricolore
Cette assemblée n’aura d’ailleurs
qu’une portée très limitée. Il s’agira
de faire valider la révocation de Carlos Ghosn et de Greg Kelly du conseil
et d’y intégrer Jean-Dominique
Senard en tant qu’administrateur.
« Je veux qu’il puisse s’impliquer dans
le travail de réforme de gouvernance
de Nissan », a expliqué Hiroto Saikawa. Dès sa nomination, l’ancien
patron de Michelin se joindra aux
travaux du comité spécial mis en
place par le groupe japonais pour
renforcer ses procédures de contrôle interne et de supervision des
rémunérations des dirigeants.
De fait, Jean-Dominique Senard
n’aura que très peu de temps pour
peser sur ces débats qui doivent normalement prendre fin en juin. Il risque aussi de se retrouver bien seul
pour orienter la réforme du fonctionnement interne du constructeur
où les failles, en partie cultivées par
Carlos Ghosn, paraissent énormes.
Pour les combler, la partie française
souhaite pouvoir remanier en profondeur le conseil d’administration
du constructeur japonais. A Paris,
on conserve dans la sphère politique
l’espoir de voir le président de
Renault prendre la présidence de
Nissan – comme Carlos Ghosn en
son temps. Depuis fin novembre,
Nissan fonctionne sans président.
Cette option tricolore n’est toutefois pas encore officiellement à
l’étude au Japon. Le choix du futur
président du groupe ne doit intervenir qu’en juin. Peu prolixe sur le
sujet, Hiroto Saikawa ne cesse
d’affirmer que la priorité est la stabilisation de Nissan et de l’Alliance
avec Renault et Mitsubishi. Il affirme
d’ailleurs être prêt à « passer le
témoin » une fois cet immense chantier de la gouvernance achevé.
Sans donner de calendrier pour sa
sortie. n
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INDUSTRIE & SERVICES // 17
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
Le Brexit pourrait coûter
800 millions à Ford
L’ex-Pechiney
Dunkerque
relancé
AUTOMOBILE
MÉTALLURGIE
En pleine restructuration à international,
le constructeur américain peine à convaincre les marchés.
Le milliardaire
Sanjeev Gupta
a dévoilé
un programme de
100 millions d’euros
d’investissements.
Elsa Conesa
@ElsaConesa
— Bureau de New York
Manque de précisions
Cette annonce intervient alors que
Ford peine à convaincre les marchés
des effets de la cure d’amaigrissement infligée par son nouveau
patron Jim Hackett, nommé au
printemps dernier. Celui-ci a promis
des réductions de coûts et d’effectifs
partout dans le monde pour se
recentrer sur les Etats-Unis, mais ses
résultats, publiés mercredi, n’en
montrent pas encore les effets.
Le plan de restructuration, qui
s’est traduit par une charge de 11 milliards de dollars, est censé s’étendre
sur plusieurs années et pourrait
comporter des fermetures d’usines
en Europe. L’entreprise prévoit aussi
de réduire les coûts de 25,5 milliards
d’ici à 2022. Mais les analystes lui
reprochent un manque de précisions sur ces projets, et une vitesse
d’exécution qui ne leur semble pas à
la mesure de la situation.
Ford souffre aussi de la comparaison avec son grand rival GM, qui a
affirmé il y a quelques jours tabler
sur une croissance de ses profits
supérieure aux attentes en 2019. Le
cours de Ford a perdu près de 40 %
l’an passé. « Ford parle beaucoup
mais fait peu par rapport à GM », ont
écrit les analystes d’Evercore.
C’est grâce au marché américain
que Ford a pu enregistrer un bénéfice l’an dernier, alors que son activité recule fortement à l’international. En Amérique du Nord, où
l’entreprise entend miser sur les gros
calibres – SUV et camions – Ford a
généré 10,2 milliards de résultat
d’exploitation, tandis qu’il a perdu
près de 900 millions en Chine et en
Europe au dernier trimestre. Ses
profits annuels ont du coup reculé
de près de 30 %, à 7 milliards de dollars sur l’année. Au dernier trimestre, une moins-value sur son fonds
de retraites, pénalisé par les turbu-
Comment l’Etat veut changer
600.000 chaudières au fioul
ÉNERGIE
« La chaudière à
1 euro » pour les plus
modestes repose sur la
globalisation des aides
et leur promotion
par les opérateurs.
Total, Engie, Effy et EDF
ont finalisé leur offre.
Joël Cossardeaux
@JolCossardeaux
Shutterstock
Hervé-Matthieu Ricour, le responsable des activités grand public
d’Engie, est formel : « Il n’y a pas de
reste à charge ». Ses homologues
d’Effy, d’EDF et de Total qui,
comme lui, ont livré jeudi, au
ministère de la Transition écologique, le détail de leur offre commerciale pour remplacer la chaudière à
fioul des ménages les plus modestes au prix de 1 euro, se sont montrés aussi catégoriques. Un défi que
leur hôte, François de Rugy, avait
lancé le 16 janvier dernier, lors de
ses vœux au monde de l’écologie,
et qu’il tenait à « voir explicité de
façon concrète » par ces quatre opérateurs. Ceux-ci n’ont pas tardé à le
relever, signe qu’il sous-tend un
marché alléchant. Il s’agit « en deux
ans de changer 600.000 chaudières
sur 3 millions », a indiqué le ministre de la Transition écologique, en
rappelant l’enjeu environnemental
– hâter la sortie des énergies fossiles – et social – résorber la précarité
énergétique – du dispositif.
Pour atteindre ce cap que, à l’instar de la prime à la casse dans
l’automobile, François de Rugy
n’écarte pas de voir dépassé, les termes de l’équation financière ont été
totalement inversés. « Ce sont les
entreprises qui iront au contact et
iront chercher les consommateurs »,
explique Julien Denormandie, le
ministre chargé de la Ville et du
Logement. L’écheveau des aides
publiques, auxquelles les ménages
modestes ont droit, a été simplifié
à l’extrême. Cette démarche permet de proposer un « package com-
Pour le gouvernement, il s’agit « de changer en deux ans
600.000 chaudières sur 3 millions ».
plet », vendu par les opérateurs,
et d’éviter à ces foyers « la galère
de la recherche des aides », indique
le ministre. De quoi également
réduire le nombre de cas d’abandon.
Le « package » en question
englobe deux types d’aides : d’une
part, la prime à la conversion des
chaudières, de loin la plus importante, qui comprend les certificats
d’économie d’énergie (CEE) payés
par les entreprises émettrices de
CO2 et les subventions spécifiques
de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) ;
d’autre part, le Crédit d’impôt transition énergétique (CITE), qui se
monte à 30 % du coût de l’opération,
déduction faite des autres aides.
lences des marchés actions en fin
d’année, a fait passer ses comptes
dans le rouge.
O u t r e l e B r ex i t , l e s m o t i f s
d’inquiétude ne manquent pas pour
2019. Aux Etats-Unis, les experts
s’attendent à un ralentissement des
ventes de voitures aux Etats-Unis
après des années historiques,
notamment sous l’effet de l’augmentation des taux d’intérêt. Et d’autres
facteurs – tensions commerciales,
coût des matières premières – pourraient aggraver la situation. « L’environnement est très volatil, a prévenu
le directeur financier, Bob Shanks,
mercredi. Les changements politiques sont imprévisibles. » n
L’addition ne suffisant pas à couvrir
les frais de remplacement, ce package est bouclé par un prêt à taux
zéro. Une démarche rendue possible par le fait, qu’à compter de mars
prochain, sa souscription ne sera
plus limitée à la commande d’un
bouquet de travaux de rénovation.
C’est ce prêt qui pourrait constituer
un « reste à charge ». Sauf que
les économies d’énergie réalisées
permettront de l’effacer, assuret-on au ministère.
D’après ses simulations, un couple qui dispose d’un revenu annuel
de 26.000 euros et qui opte pour
une pompe à chaleur air-eau, soit
une dépense de 12.000 euros, devra
emprunter 2.813 euros. Mais grâce
à ce nouvel équipement, il ne
payera plus que 750 euros par an
pour se chauffer au lieu de
1.950 euros avec sa vieille chaudière. La différence lui permettra à
la fois de rembourser son prêt et
d’économiser 640 euros par an sur
la durée de celui-ci. L’économie réalisée atteindrait alors 1.200 euros. n
« Le bon moment »
Sanjeev Gupta a en outre évoqué
un autre investissement plausible – mais pas encore décidé, de
30 à 40 millions d’euros, pour
augmenter la production d’anodes. L’usine de Dunkerque pourrait ainsi alimenter une autre
fonderie d’aluminium à Lochaber, en Ecosse, qui s’approvisionne aujourd’hui en Chine.
« Nous sommes très confiants sur
le fait que c’est le bon moment
pour investir en France et en
Europe », a souligné Sanjeev
Gupta, qui était présent au château de Versailles au sommet
« Choose France » organisé par
le président Macron. n
AVIS FINANCIERS
ACTIVITÉ 2018
(Données non auditées)
ACTIVITÉ CUMULÉE À FIN DÉCEMBRE 2018
2017
2018
France
378 487
358 555
-5,3%
-5,3%
Europe (hors France)
155 151
135 901
-12,4%
-10,3%
Amérique du Nord
68 572
88 400
+28,9%
+34,7%
Autres pays
15 330
21 356
+39,3%
+44,4%
Total groupe
617 540
604 212
-2,2%
-0,8%
2017
2018
Var. taux courant
2018/2017
Var. taux constant
2018/2017
Médicaments à Nom Commun
310 594
287 243
-7,5%
-7,3%
Spécialités
305 552
315 577
+3,3%
+5,7%
1 394
1 392
-0,1%
+0,0%
617 540
604 212
-2,2%
-0,8%
en milliers d’euros
en milliers d’euros
Autres
Total groupe
Var. taux courant
2018/2017
Var. taux constant
2018/2017
ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ TRIMESTRIELLE EN 2018 (variation à taux courant)
1er trimestre
en milliers d’euros
Prêt à taux zéro
Sanjeev Gupta ne perd pas de
temps. A peine installé aux commandes de la plus grosse fonderie d’aluminium de France, Aluminium Dunkerque, rachetée à
Rio Tinto pour 500 millions de
dollars, le dirigeant du conglomérat britannique GFG est venu
sur place jeudi inaugurer sa
nouvelle filiale en présence du
ministre des Comptes publics,
Gérald Darmanin. Le site
emploie 576 personnes pour
une production de 284.000 tonnes. L’occasion pour le magnat
anglo-indien d’annoncer un
important programme d’investissement, de 100 millions
d’euros dans les trois ans, dont
55 millions dès cette année.
L’objectif affiché est à la fois de
faire de l’usine le centre d’excellence pour l’aluminium du
groupe, et de « descendre le long
de la chaîne de valeur pour aller
au plus près des clients pour fournir des composants ». C’est
d’ailleurs dans cette logique que
GFG a racheté en mai 2018 le
fabricant de jantes AR Indus-
2ème trimestre
2017
2018
France
97 134
Europe (hors France) 40 418
Var.
18/17
91 982 -5,3%
32 899 -18,6%
79 328
27 421
Amérique du Nord
29 617 +62,9%
14 465
Autres pays
Total groupe
2017
2018
18 179
4 532
4 895
160 263 159 393
+8,0%
3 191
1 trimestre
en milliers d’euros
77 199
24 795
14 958
101 423
42 319
Var.
18/17
100 602 95 147 -5,4%
44 993 40 237 -10,6%
+3,4%
16 055
18 685 +16,4%
19 873 25 140 +26,5%
4 185 +31,2%
4 126
4 962 +20,3%
2
ème
-2,6%
trimestre
2017
3
ème
2018
Var.
18/17
2017
2018
Var.
18/17
2017
Médicaments à
Nom Commun
81 016
76 575
-5,5%
74 567
69 997
-6,1%
74 350
Spécialités
78 968
82 506
+4,5%
49 391
50 791
+2,8%
89 342
312 +11,8%
447
349
-21,9%
231
-0,5% 124 405 121 137
-2,6%
Total groupe
279
160 263 159 393
2018
163 923 155 844
2017
Autres
4ème trimestre
Var.
18/17
94 227 -7,1%
37 970 -10,3%
-0,5% 124 405 121 137
er
3ème trimestre
Var.
18/17
-2,7%
-9,6%
-4,9%
2017
3 481
4
Var.
18/17
7 314 +110,1%
168 949 167 838
trimestre
2018
2018
ème
trimestre
2018
Var.
18/17
66 493 -10,6%
80 661 74 178
-8,0%
89 097
87 851 93 183
-0,3%
2017
-0,7%
254 +10,0%
163 923 155 844
-4,9%
437
+6,1%
477
+9,2%
168 949 167 838
-0,7%
FAITS MARQUANTS DU QUATRIÈME TRIMESTRE
Confirmant les tendances observées à fin septembre, le chiffre d’affaires du quatrième trimestre 2018 est en diminution de 0,7 % (- 0,3 % à taux
constant). La baisse des ventes en France, en Italie et en Espagne est atténuée par une progression aux Etats-Unis et dans la plupart des autres
pays d’Europe ainsi qu’en Tunisie et en Asie.
ANNÉE 2018
Le chiffre d’affaires annuel s’élève à 604 212 milliers d’euros, en recul de 2,2 % par rapport à 2017 (- 0,8 % à taux constant).
Compte tenu de cette évolution et en particulier de l’impact des investissements industriels, le résultat opérationnel de 2018 sera inférieur à celui de 2017.
Dans le cadre du litige opposant notre filiale belge UNDA à son ancien distributeur italien, le tribunal arbitral a rendu sa sentence le 18 décembre
2018. Cette sentence est susceptible d’un recours en annulation. L’impact sur le résultat 2018 est non significatif (- 171 K€).
Nous poursuivons avec la même confiance et la même détermination le développement de l’homéopathie dans le monde.
Laboratoires BOIRON
Notre prochain rendez-vous : le mercredi 13 mars 2019 à la clôture de bourse, publication des résultats 2018.
Responsable de l’information inancière : Valérie Poinsot
Contact information inancière : Fabrice Rey
Relations actionnaires : +33 (0) 4.78.45.63.43 - e-mail : boironinances@boiron.fr
Code ISIN : FR0000061129 (BOI) - Bloomberg : BOI FP - Reuters : BOIR.PA
L’information inancière du groupe est en ligne sur le site : www.boironinance.com
www•ACTUS•fr
Ford n’avait sans doute pas besoin de
ça. Alors que le constructeur de
Detroit est empêtré dans une délicate restructuration de ses activités à
l’international, voilà que le Brexit
vient ajouter un peu de complexité. Ford estime en effet qu’un
Brexit sans accord lui coûterait
800 millions de dollars en 2019,
selon des calculs internes, révélés
jeudi par la chaîne britannique Sky
News et confirmés par l’entreprise.
Une évaluation qui tient compte de
la remise en place de tarifs douaniers, d’un ralentissement économique et de l’effet de change lié à un
affaiblissement de la livre sterling.
Olivier Ducuing
— Correspondant à Lille
tries, près de Châteauroux, dont
Aluminium Dunkerque est le
principal fournisseur.
L’usine va d’abord investir
20 millions dans le remplacement de cuves d’électrolyse, et
autant dans un huitième four de
fonderie, capable de recycler
l’aluminium en circuit court. La
capacité de recyclage montera
jusqu’à 50.000 tonnes à terme.
L’intérêt est à la fois environnemental mais aussi économique
car l’aluminium recyclé nécessite seulement 10 % de l’énergie
nécessaire à produire l’aluminium primaire. Or, l’énergie est
le premier poste de l’usine, dont
elle représente 25 % des coûts.
Liberty Aluminium Dunkerque
est d’ailleurs le premier consommateur électrique de la région, à
hauteur de l’équivalent d’une
demi-tranche nucléaire.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
18 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
Lourdes menaces sur le miracle
industriel allemand
Les entreprises
de formation
professionnelle
s’attendent
à une année
« difficile »
l Les signes de ralentissement se multiplient au sein des grandes entreprises du secteur.
l Tensions commerciales, changement climatique et évolution démographique vont forcer
les industriels à se réinventer dans les années qui viennent.
FORMATION
Selon la Fédération
de la formation
professionnelle, la
réforme Pénicaud
est plébiscitée.
ENTREPRISES
Mais l’inquiétude
porte sur la phase
de transition.
Ninon Renaud
@NinonRenaud
— à Berlin
et Pauline Houédé
@Pauline_H
— à Francfort
Alain Ruello
@AlainRuello
La fin du miracle économique allemand prend corps : pour la première fois depuis quatre ans, l’activité manufacturière s’est contractée
en janvier outre-Rhin, passant sous
la barre fatidique des 50, à 49,9, selon
l’enquête d’IHS Markit. Cet atterrissage brutal de la première économie
européenne résulte d’un changement structurel : les moteurs traditionnels de l’Allemagne s’essoufflent
au profit de nouveaux réacteurs
moins puissants. Explications.
Prêts à sauter le pas, mais
inquiets du chemin à parcourir.
C’est, en résumé, la perception
des organismes de la formation
professionnelle vis-à-vis de la
réforme Pénicaud mesurée par
la FFP, la première fédération du
secteur, auprès de ses adhérents. « L’appréciation globale
était beaucoup moins forte lors de
la précédente réforme [qui ne
date que de quatre ans, NDLR] »,
constate sa vice-présidente, Sylvie Petitjean. Mais comme pour
la précédente, le secteur s’attend
à ce que 2019, première année de
mise en place, soit « difficile »,
particulièrement pour les organismes qui travaillent avec les
entreprises.
Les industriels orientés à l’export
ont les premiers senti le vent tourner, à l’instar du spécialiste des
machines à découpe laser Trumpf.
Le groupe familial basé près de Stuttgart note depuis cet été un ralentissement de la demande. Outre la
fin attendue d’un cycle d’investissement de neuf ans incroyablement
long, dopé par le loyer de l’argent
bon marché, Trumpf met en avant
l’inquiétude de nombreux clients
liée à la géopolitique, avec la guerre
commerciale entre les Etats-Unis et
la Chine, le Brexit ou encore la situation politique en Turquie.
Après une croissance historique
de son chiffre d’affaires en 2018
(+14,6 %), à 3,6 milliards d’euros, le
groupe se montre sceptique sur sa
capacité à atteindre cette année son
objectif de + 10 %. « Nous prenons
[ce ralentissement] au sérieux, sans
sombrer dans le pessimisme », souligne un porte-parole. Financièrement solides, les groupes allemands s’organisent pour résister.
L’avertissement sur résultat du
fabricant de lessive Henkel cette
semaine était ainsi non pas le fait
d’une difficulté mais de sa volonté
d’accroître ses investissements
pour préparer l’avenir.
2 LE CHANGEMENT
CLIMATIQUE OBLIGE
À UNE TRANSFORMATION
DES MODÈLES
Touchée de plein fouet par les tensions commerciales, l’industrie
automobile doit aussi intégrer les
nouvelles préoccupations environnementales. Certains économistes,
comme Stefan Kooths à l’Institut de
Kiel, veulent croire à un rattrapage
de la production au cours des premiers mois de cette année, du fait
du retard pris par les constructeurs
pour s’adapter aux nouveaux standards antipollution WLTP au troisième trimestre 2018. Mais d’autres,
comme Roland Döhrn, économiste
à l’Institut Leibniz de recherche
économique, ne croient pas à un
Jeff Chiu/AP/Sipa
1 L’INDUSTRIE ALLEMANDE
VICTIME DES TENSIONS
INTERNATIONALES
Le fabricant de robots Kuka, qui travaille beaucoup avec l’industrie automobile, a revu récemment ses prévisions à la baisse.
rebond pérenne. « Après le scandale
du diesel, la multiplication des interdictions de circuler dans les centresvilles allemands pour les véhicules
équipés de tels moteurs va induire des
changements de comportements des
consommateurs », anticipe-t-il.
Obligés d’investir massivement
pour accélérer la bascule vers les
voitures électriques, dans une économie digitale qui modifie les
modes de consommation, les constructeurs doivent aussi repenser
leur système de production et de
distribution. « Cela va avoir un
impact sur l’ensemble de leurs fournisseurs », poursuit Roland Döhrn.
Selon lui, c’est près de 10 % de la production allemande qui serait affectée par cette mue. L’équipementier
Continental, comme le fabricant de
robots Kuka, qui travaille beaucoup
avec l’industrie automobile, ont
d’ailleurs revu récemment leurs
prévisions à la baisse.
La sécheresse, qui a fait baisser le
niveau du Rhin à des niveaux historiquement bas cet été, a perturbé la circulation des bateaux, et donc la logistique des chimistes installés au bord
du fleuve, comme BASF et Evonik.
Elle a coûté jusqu’à 200 millions
d’euros à BASF, qui a cité ce facteur
pour expliquer en décembre la révision à la baisse de ses prévisions pour
2018. Le Rhin a retrouvé un niveau
navigable, mais un nouvel épisode de
sécheresse n’est pas exclu. Ce qui va
obliger les groupes à s’adapter.
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3 LA CONSOMMATION
DES MÉNAGES STIMULE
LE BÂTIMENT
ET LES SERVICES
200
Certains secteurs s’en sortent
cependant mieux : les mesures de
soutien de l’exécutif allemand à la
consommation des ménages
(réductions d’impôts et renforcement des aides sociales) couplées
avec des conditions de financement
favorables et un programme
d’investissement dans les infrastructures vieillissantes, donnent un
coup de fouet au secteur du bâtiment. La filière a enregistré une
croissance de 3,6 % en 2018. Son
seul frein réside dans le manque de
MILLIONS D’EUROS
Le coût pour BASF
de la sécheresse, qui a fait
baisser le niveau du Rhin cet
été, perturbant la logistique
des chimistes installés
au bord du fleuve.
main-d’œuvre qualifiée, qui touche
aussi le secteur de la santé.
Dans ce domaine, le vieillissement de la population allemande
rend plus aigu le problème. Le
ministre de la santé, Jens Spahn, a
fait passer une loi en fin d’année
dernière pour améliorer les conditions de travail des personnels infirmiers et renforcer les équipes. Mais
ces métiers de soin à la personne
restent sensiblement moins rémunérateurs que ceux de l’industrie.
Autrement dit, à moyen terme, « ces
nouveaux emplois risquent d’être
moins favorables à une consommation dynamique des ménages », prévient Roland Döhrn. n
Le virage vers la voiture électrique met
150.000 emplois en danger
Le déclin des moteurs
thermiques détruira
plus de 150.000 emplois
outre-Rhin, selon IG Metall.
L’essor du moteur
électrique ne créera
que 40.000 postes
au maximum.
Le syndicat de la métallurgie allemande s’inquiète des conséquences des grandes transformations
qui s’annoncent dans l’industrie
– qu’il s’agisse du virage électrique
dans l’automobile ou de la numérisation des processus de production.
Dans la branche automobile, IG
Metall estime que l’électrification
de la flotte, en faisant notamment
reculer la production de moteurs
thermiques, détruira plus de
150.000 emplois dans les prochaines années outre-Rhin. Alors que le
moteur électrique, peu complexe,
ne créera que jusqu’à 40.000 postes,
et ce si l’ensemble de ses composants sont produits en Allemagne.
Or, les cellules de batteries, élément
clef du véhicule électrique, sont
pour le moment produites par des
entreprises asiatiques.
La stratégie des constructeurs
allemands comme Volkswagen qui
investissent massivement dans
l’électrique est « bâtie sur des fondations fragiles », critique Jörg Hofmann, à la tête du syndicat, en rappelant le coût élevé des batteries
performantes et le nombre insuffisant de bornes de recharge. Le syndicat aux 2,3 millions d’adhérents
demande du coup des investissements dans ces domaines.
Intelligence artificielle
La transformation numérique des
entreprises, avec leur automatisation et l’adoption de l’intelligence
artificielle, apporte aussi son lot de
défis pour l’emploi : 1,5 million de
salariés pourraient disparaître d’ici
à 2035, selon une estimation de
l’institut de recherche IAB. Autant
de salariés inquiets pour leur avenir, selon IG Metall.
« Nous avons avant tout besoin
d’une analyse réaliste des répercussions, une vaste offensive en matière
de qualification et de bons accords
d’entreprise sur les nouvelles formes
de travail comme les projets agiles »,
a souligné Christiane Benner,
cheffe adjointe de l’organisation,
qui demande également un rallongement de la durée d’indemnisation du chômage outre-Rhin.
— P. H.
Le temps libre plébiscité
IG Metall a tiré un premier bilan de l’accord négocié l’année
dernière pour les 3,9 millions d’employés de l’industrie
métallurgique et électrique. Parallèlement à une hausse
salariale de 4,3 % pour tous, 260.000 salariés (avec un enfant
en bas âge ou un parent à charge ou alors qui font les troishuit) ont opté pour huit jours de congé en plus, plutôt qu’une
augmentation supplémentaire, comme prévu par l’accord,
selon un sondage mené auprès de plus de 2.600 entreprises.
« En gros,
on passe
d’une logique
de moyens
à une logique
de résultat. »
OLIVIER PONCELET
Délégué général de la FFP
Le sondage de la FFP a été
réalisé entre septembre et
novembre. Même si les décrets
n’a v a i e n t p a s e n c o r e é t é
publiés, les adhérents avaient
connaissance des grands changements à venir, la loi « Pour la
liberté de choisir son avenir
professionnel » venant d’être
promulguée. Il en ressort un
véritable plébiscite puisque
98 % des répondants y voient
une source « d’opportunités » :
nouvelles offres de formation,
diversification vers des offres
certifiantes, ou encore accès à
de nouveaux publics.
Apréhensions
Pour Sylvie Petitjean, trois
changements nourrissent cet
optimisme : la monétarisation
du compte personnel de formation (CPF), la libéralisation de
l’apprentissage et l’élargissement de la définition de l’action
de formation. Huit répondants
sur dix anticipent des impacts
p ositifs de cette dernière
mesure. « En gros, on passe
d’une logique de moyens à une
logique de résultat même si la
fiche d’émargement ne va pas
disparaître de sitôt », résume le
délégué général de la FFP, Olivier Poncelet.
Sauf que tout cela n’ira pas de
soi, compte tenu de la complexité et de l’intensité de la
transition. L’autre versant du
sondage traduit bien les appréhensions de court terme. Un
quart des répondants se donnent un an avant de juger des
effets de la bascule du CPF
d’heures en euros. Même attentisme vis-à-vis de Pro-A, un
nouveau dispositif par alternance ciblé sur les peu qualifiés, pour 60 % des répondants.
Et à peine moins en ce qui concerne le CPF de transition, destiné aux reconversions. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 19
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
Nexans va supprimer
avis financiers
900 emplois en Europe
INDUSTRIE LOURDE
Le fabricant de câbles
précise son projet de
restructuration visant
à accroître son efficacité opérationnelle.
Les suppressions de
postes visent notamment l’Allemagne,
la France, la Suisse.
Enrique Moreira
@EnriqueMoreira
Le nouveau patron de Nexans,
Christopher Guérin, ne s’en est
jamais caché : pour lui, le fabricant
de câble doit « retrouver [son] ADN
entrepreneurial ». Un virage qui
passe par un grand plan de restructuration au niveau européen, lancé
ce jeudi.
Celui-ci pourrait, selon la société,
« entraîner la suppression de 939 postes et la création de 296 » autres. Les
conséquences sociales « concerneraient l’Allemagne, la France, la
Suisse et dans une moindre mesure, la
Belgique, la Norvège et l’Italie », précise le communiqué. « Pour l’instant, il ne s’agit que d’une proposition
de plan de restructuration présentée
aux partenaires sociaux », précise-
t-on aux « Echos », chez Nexans. En
France, 158 postes sont menacés.
« La grande majorité au sein des fonctions supports (ressources humaines,
finances, achats, etc.) », précise
l’entreprise. Tandis que les emplois
créés, seront proposés en priorité
aux salariés de Nexans et dans toutes les branches de l’entreprise, en
France et en Europe. « Le seul site
que nous proposons de fermer est
celui de Hanovre, en Allemagne, où
sont fabriquées des lignes haute tension terrestres », nous précise la
société. C’est d’ailleurs outre-Rhin
que l’emploi sera le plus impacté
avec la suppression de 503 postes.
En Suisse, ce sont une centaine
d’emplois qui sont menacés, 78 en
Belgique et une vingtaine en Italie.
Une structure plus efficace
Ce plan de restructuration, envisagé dès novembre 2018 par Christopher Guérin, doit remettre sur les
rails l’entreprise de 25.000 salariés.
Nexans, dont l’action a chuté de
plus de 50 % l’an dernier, vise un
résultat opérationnel à 500 millions d’euros d’ici à 2021 (contre
411 millions en 2017) et un free cashflow supérieur à 200 millions sur la
période 2018-2021 (contre – 160 millions entre 2016 et 2018). Pour Christopher Guérin, cet objectif impose
une simplification de la structure
de cette « fédération de PME ».
PARVEST
Le plan présenté ce jeudi prévoit
« un redimensionnement complet de
l’organisation ». Celle-ci sera moins
complexe, en supprimant les structures régionales. Surtout, elle
recentrera l’entreprise sur ses activités cœur de métier. L’objectif est
d’obtenir une organisation « plus
efficiente et plus agile », notamment
au niveau hiérarchique. Un « stress
test » réalisé l’an dernier avait ainsi
révélé que « 80 à 85 % des activités
déficientes » du câblier l’étaient
« pour des raisons opérationnelles
internes ».
La nouvelle organisation imaginée par Christopher Guérin doit
également permettre de « mutualiser certaines activités » entre les
différents pays, où Nexans est
implanté. Mais aussi de mieux corréler l’implantation industrielle du
groupe à l’évolution de la demande.
Nexans possède 16 sites en France.
Avec ce plan de restructuration, le
patron de Nexans espère baisser les
coûts de 210 millions d’euros par an.
Autre étape de la transformation
de la société : allez au-delà du câble
seul pour proposer des solutions
clefs en main. Pour cela, Nexans
entend sceller des partenariats avec
des grands noms d’autres secteurs.
Comme celui monté récemment
avec Total dans les bornes de
recharge pour voitures électriques. n
SICAV de droit luxembourgeois – OPCVM
Siège social : 10, rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg
Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n° B 33363
AVIS AUX ACTIONNAIRES
Luxembourg, le 25 janvier 2019
Chers Actionnaires,
Nous vous adressons la présente afin de vous informer des modifications suivantes qui seront intégrées dans la prochaine version du prospectus datée de janvier 2019.
Ces modifications entreront en vigueur le 31 janvier 2019.
MODIFICATIONS APPLICABLES A LA SICAV (LIVRE I)
« Réglementation sur les Fonds monétaires »
Justification des modifications
Le Règlement (UE) 2017/1131 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017 sur les fonds monétaires (le « Règlement »), qui entrera en vigueur le 21 janvier 2019, introduit
une nouvelle segmentation des fonds monétaires européens (« FM »), qui peuvent être des FM à valeur liquidative constante de dette publique (VLC de dette publique), à valeur
liquidative à faible volatilité (VLFV) ou à valeur liquidative variable (VLV). Ces différents types de FM sont soumis à i) différentes directives d’investissement qui pourraient donner lieu
à un écart entre les rendements, ainsi qu’à ii) différentes structures opérationnelles qui pourraient être plus adaptées, dans certains cas, à vos besoins.
Chaque compartiment monétaire de la Société investira dans des instruments éligibles du marché monétaire, des dépôts auprès d’établissements de crédit, des instruments
financiers dérivés (tels que des swaps de taux d’intérêt, des contrats à terme standardisés et non standardisés), des contrats de prise et de mise en pension, des parts ou des actions
d’autres FM, comme stipulé dans le Prospectus, dans la limite fixée et comme autorisé par le Règlement.
Par conséquent, le Prospectus est modifié pour assurer la mise en œuvre du Règlement au niveau de la Société.
Les compartiments « Money Market Euro » et « Money Market USD » actuels, mais également tous les autres compartiments monétaires créés à l’avenir pour la
Société sont ou seront classés comme des Fonds monétaires standard classés comme VLV.
Avertissement :
• Les résultats passés ne sont ni une indication ni une garantie des résultats futurs.
• La Société n’est pas un investissement sans risque. Un investissement dans un compartiment diffère d’un placement dans des dépôts, en ce qu’il comporte le
risque de fluctuation du principal investi dans un compartiment. La Société n’a recours à aucun prestataire externe pour garantir la liquidité des compartiments
ou la stabilisation de la VNI par action. Le risque de perte du principal est assumé par les actionnaires.
• Ajout d’une politique de gestion de la liquidité décrivant les mesures qui seront prises pour garantir que les seuils de liquidité quotidiens et hebdomadaires sont conformes
au Règlement.
Procédure interne d’évaluation de la qualité de crédit (« PIEQC »)
Une section dédiée indiquant en détail le processus par lequel la Société de gestion crée, met en œuvre et applique de manière cohérente une PIEQC personnalisée est ajoutée
au Prospectus, conformément au Règlement.
Annexe 1 – Restrictions d’investissement
Conformément au Règlement, l’Annexe 1 est réorganisée pour prendre en compte les Règles spécifiques relatives aux compartiments monétaires :
• les actifs éligibles dans lesquels ils sont autorisés à investir ;
• les activités interdites qu’ils ne peuvent effectuer ;
• les règles de diversification ;
• les règles de portefeuille ;
• la limite pour éviter la concentration de l’actionnariat.
Annexe 2 – Gestion des garanties, tests de résistance, contreparties
L’Annexe 2 est également réorganisée conformément au Règlement afin de tenir compte des Règles spécifiques relatives aux compartiments du marché monétaire :
• de la gestion des garanties pour les Opérations de prise en pension et les Instruments dérivés de gré à gré.
• des processus des tests de résistance surveillés par le Gestionnaire des compartiments.
Informations mises chaque semaine à la disposition des actionnaires :
Conformément au Règlement, la Société de gestion mettra l’ensemble des informations suivantes à la disposition des investisseurs au moins toutes les semaines :
• la ventilation par échéance du portefeuille du compartiment ;
• le profil de crédit du compartiment ;
• l’EMP et la DVMP du compartiment ;
• le détail des 10 principales positions du compartiment, y compris le nom, le pays, l’échéance et le type d’actif, ainsi que la contrepartie dans le cas d’opérations de mise
en pension et de prise en pension ;
• la valeur totale des actifs du compartiment ;
• le rendement net du compartiment.
Ces informations sont disponibles sur un site Internet, comme indiqué dans le Prospectus de la Société. Après avoir sélectionné le compartiment et la classe d’actions de leur
choix, les investisseurs pourront accéder au compte rendu hebdomadaire d’informations dans la section « Documents » du site Internet.
MODIFICATIONS APPLICABLES AUX COMPARTIMENTS (LIVRE II)
« Money Market Euro » et « Money Market USD »
Philippe Merle/AFP
Veuillez noter que les politiques d’investissement de ces compartiments monétaires standard classés comme des VLV seront totalement réécrites comme indiqué ci-dessous,
conformément au Règlement 2017/1131 sur les Fonds monétaires européens du 14 juin 2017 :
Jusqu’au 20 janvier 2019
En novembre 2018, l’entreprise avait déjà annoncé un plan ambitieux de restructuration.
General Electric lance son plan
de restructuration en France
CONGLOMÉRAT
Le site de Belfort, qui
avait connu 300 créations de postes depuis
son rachat par
le groupe américain,
en 2015, pourrait
perdre 170 emplois.
Monique Clémens
@mo_clemens
— Correspondante à Besançon
La restructuration de GE France est
lancée. Lors d’un comité d’entreprise ordinaire de l’activité manufacturing du groupe, jeudi, à Belfort
(Territoire de Belfort), il a bien évidemment été question des négociations lancées la veille, à BoulogneBillancourt, par l’industriel
américain, sur deux projets visant à
réduire les effectifs hexagonaux. Le
premier s’inscrit dans le cadre
d’une rupture conventionnelle collective, comme l’autorisent les
ordonnances Macron de septembre 2017 ; le second est un « projet
seniors » qui faciliterait le départ
des salariés les plus âgés.
« Dans un contexte particulièrement difficile dans le secteur de
l’énergie, GE procède actuellement à
une revue de ses activités pour s’assurer qu’elles sont le mieux à même de
répondre aux réalités du marché et
permettre leur succès à long terme »,
a seulement indiqué la direction de
l’entreprise.
Les deux trains de mesures pourraient concerner entre 400 et
500 salariés hexagonaux, sur un
effectif total de 16.000 personnes.
A Belfort, où trois entités juridiques
cohabitent (activités Power,
Conversion et Electrique),
170 emplois seraient impactés, sur
4.400 en tout. La CGT rejette le projet. « On s’y attendait un peu »,
reconnaît pour sa part Alain Ogor,
délégué CFDT du site et secrétaire
du CE. « Pour la partie Power, John
Flannery [ex-PDG de General Electric, NDLR] avait déjà annoncé
12.000 suppressions d’emplois à
l’échelle mondiale fin 2018, mais zéro
en France. Nous étions protégés. » En
rachetant, en 2015, le pôle énergie
d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros,
le conglomérat américain s’était en
effet engagé à maintenir les emplois
pendant au moins trois ans et à réaliser 1.000 embauches nettes sur la
même période, sous peine de devoir
verser une pénalité de 50.000 euros
par emploi non créé.
« Nous sommes redevenus
un pays comme les autres »
« Mais cet accord a pris fin début
2019 et nous sommes redevenus un
pays comme les autres. Alors, qu’on
le fasse de façon plus légère, sur la
base du volontariat et sans obliger
personne, pourquoi pas », poursuit
Alain Ogor en précisant que la
CFDT sera très vigilante sur les conditions de départ des salariés et sur
le maintien des compétences locales. Sur la partie nucléaire, Belfort a
en effet un carnet de commandes de
10 à 15 turbines de grande puissance
et est la seule usine du groupe à
savoir les fabriquer.
GE s’était engagé
à maintenir les
emplois pendant
au moins trois ans
et à réaliser
1.000 embauches
nettes sur la même
période.
De leur côté, les élus locaux ont
écrit au ministre de l’Economie,
Bruno Le Maire, pour réclamer que
l’Etat s’implique dans ce dossier, en
rappelant que la vente de l’activité
énergie d’Alstom à GE avait été bouclée par Emmanuel Macron. Ils
proposent aussi que les pénalités
du groupe puissent être utilisées
pour la diversification du site,
notamment dans l’aéronautique.
Pour les salariés comme pour les
élus, la publication des résultats de
GE, fin janvier, est très attendue. n
*
À compter du 21 janvier 2019
Objectif
Le compartiment appartient à la catégorie des Fonds monétaires. Il a pour principal
d’investissement objectif de maintenir la valeur de ses actifs par le biais d’investissements dans
des instruments du marché monétaire. Il diffère toutefois d’un investissement en
dépôts bancaires en cela que ni le rendement ni la protection du capital ne peuvent
être garantis. Investir dans ce compartiment ne constitue donc pas un placement
à rendement garanti.
Afin d’obtenir le meilleur rendement possible dans la devise
comptable* en ligne avec les taux du marché monétaire, sur
une période de 3 mois, tout en visant à protéger le capital
conformément auxdits taux et à maintenir un haut niveau de liquidité
et de diversification, la période de 3 mois correspond à l’horizon
d’investissement recommandé du compartiment.
Politique
Le compartiment investit dans des instruments du marché monétaire de qualité
d’investissement supérieure, des dépôts à terme et d’autres titres à revenu fixe à court terme
libellés dans la devise comptable*. La Société de gestion effectuera elle-même une
évaluation formelle de la qualité de crédit des instruments du marché monétaire
afin de déterminer les instruments qui doivent être considérés comme étant de
« qualité supérieure ».
Le compartiment peut détenir des liquidités à titre accessoire et, dans une
limite de 10 % de ses actifs, des OPCVM ou des OPC sous réserve que les fonds
d’investissement sous-jacents soient reconnus comme des fonds monétaires à
court terme ou des fonds monétaires.
Le compartiment limite ses investissements à des valeurs mobilières ayant une
échéance finale légale de 2 ans maximum.
Le compartiment ne peut avoir recours à des instruments financiers dérivés que
dans la lignée de sa stratégie d’investissement.
La maturité moyenne pondérée des investissements du compartiment est inférieure
à 6 mois et leur durée de vie moyenne pondérée est inférieure à 12 mois.
Des Opérations de mise et de prise en pension sont utilisées à des fins de gestion
du portefeuille efficace dans l’objectif de lever des capitaux à court terme pour
accroître la liquidité du compartiment de manière sûre, aussi longtemps que les
conditions précisées à l’Annexe 2 du Livre I sont respectées.
Les investissements en actions et/ou obligations convertibles ou titres assimilés
aux actions et/ou obligations convertibles ne sont pas autorisés.
Après couverture, l’exposition du compartiment aux devises autres que la devise
comptable* est nulle. Les opérations sur devises sont uniquement réalisées à des
fins de couverture.
Le compartiment est un fonds monétaire à valeur liquidative variable
standard tel que défini par le Règlement 2017/1131.
Le compartiment investit dans les limites fixées dans l’Annexe 1 du
Livre 1 dans un portefeuille diversifié d’instruments du marché
monétaire libellés dans la devise comptable*, de dépôts auprès
d’établissements de crédit, de contrats de prise et de mise en
pension, de parts ou d’actions d’autres FM à court terme ou d’autres
FM standard et, à titre accessoire, de liquidités libellées en EUR.
Les instruments financiers dérivés (par ex. les IRS) sont utilisés aux
seules fins de couvrir les risques liés à l’évolution du taux d’intérêt du
compartiment. L’impact de ces instruments financiers dérivés sera
pris en compte dans le calcul de l’EMP.
Ces investissements doivent respecter les règles du Portefeuille
fixées dans l’Annexe 1 du Livre 1.
Niveau (proportion d’actifs) d’utilisation d’opérations de prise en
pension :
- prévu :
5%
- maximum : 100 %
Compte rendu
hebdomadaire
Le compte rendu hebdomadaire est disponible sur le site
https://www.bnpparibas-am.lu. Après avoir sélectionné le compartiment et la classe d’actions de leur choix, les actionnaires peuvent
accéder au compte rendu hebdomadaire dans la section « Documents »
du site Internet.
s.o.
EUR (pour le compartiment « Money Market Euro »), USD (pour le compartiment « Money Market USD »)
Ceci ne constitue pas une modification matérielle de la politique d’investissement ; il s’agit d’une clarification concernant la stratégie efficace suivie par le gestionnaire d’actifs
du portefeuille.
“Equity World Low Volatility”
Please note that the Investment Policy of the sub-fund is updated to mention clearly that the sub-fund invest in worldwide equities.
This is not a material change of the investment policy but a clarification regarding the effective strategy followed by the investment manager of the portfolio.
INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES
D’autres modifications d’ordre rédactionnel ont été apportées afin d’actualiser et d’améliorer la formulation générale du Prospectus ou pour être conformes aux nouvelles lois
et réglementations.
Les termes et expressions non définis dans le présent avis ont la même signification que dans le Prospectus de la Société.
Il est recommandé aux actionnaires qui détiennent leurs actions par le biais d’une chambre de compensation de se renseigner sur les dispositions spécifiques s’appliquant
aux souscriptions, rachats et conversions effectués par le biais de ce type d’intermédiaire.
Veuillez noter qu’à l’avenir, à l’exception des publications dans les journaux imposées par la Loi, le média officiel permettant d’obtenir tout avis adressé aux
actionnaires sera notre site Internet www.bnpparibas-am.com.
En cas de question, veuillez contacter notre Service clientèle au (+ 352 26 46 31 21 /AMLU.ClientService@bnpparibas.com).
Bien à vous,
Le Conseil d’administration
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
20 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
En cas de Brexit sans accord, Airbus
menace de quitter le Royaume-Uni
AÉRONAUTIQUE
Dans une vidéo
à l’adresse
des Britanniques,
le grand patron
d’Airbus, Tom Enders,
évoque pour
la première fois
un possible
désengagement
du Royaume-Uni.
Bruno Trévidic
@BrunoTrevidic
A quatre mois de la fin de son mandat, le grand patron d’Airbus, Tom
Enders, ne prend plus de gants pour
mettre en garde les Britanniques
contre les conséquences d’un Brexit
sans accord. Dans une vidéo mise
en ligne, jeudi matin, sur le site
d’Airbus, Tom Enders évoque pour
la première fois un possible trans-
fert de la production des ailes des
Airbus vers d’autres pays.
« En cas de Brexit sans accord, Airbus devra prendre des décisions très
douloureuses pour le RoyaumeUni », prévient-il.
« L’industrie aéronautique britannique est au bord du précipice,
déclare Tom Enders. Le Brexit risque de détruire un siècle de progrès
basé sur l’éducation, la recherche et
les talents […] S’il vous plaît, n’écoutez pas la folie des partisans du Brexit
qui croient que parce que nous avons
d’importants sites industriels au
Royaume-Uni, nous ne bougerons
pas et nous serons toujours là. Ils se
trompent », affirme-t-il.
« Bien sûr, il n’est pas possible de
déménager les sites les plus importants du jour au lendemain, poursuit-il. Mais l’aéronautique est une
industrie de long terme et nous pourrions être contraints de réorienter
nos futurs investissements. Ne vous y
trompez pas : de nombreux pays
aimeraient fabriquer les ailes des
Airbus », prévient-il.
6 milliards de livres
d’équipements par an
« L’industrie
aéronautique
britannique est
au bord du précipice.
Le Brexit risque
de détruire un siècle
de progrès basé
sur l’éducation,
la recherche
et les talents. »
TOM ENDERS
Président exécutif
d’Airbus Group
Jamais jusqu’à présent, le patron
d’Airbus n’avait évoqué si clairement un possible désengagement
du Royaume-Uni, qui reste, à ce
jour, le troisième pays le plus
important après la France et l’Allemagne. Si le Royaume-Uni compte
d’autres acteurs majeurs dans
l’aérospatiale, comme le groupe
d’armement BAE et le motoriste
Rolls-Royce, Airbus est de loin le
plus important dans le domaine
civil. Au total, le groupe emploie
plus de 14.000 salariés aux Royaume-Uni, répartis entre 25 sites, dont
celui de Broughton, au pays de Galles, où sont assemblées toutes les
ailes de tous les avions commerciaux d’Airbus.
Airbus fait vivre plus de 4.000
sous-traitants aéronautiques britanniques, en achetant, chaque
année, pour près de 6 milliards de
livres d’équipements, dont les
moteurs Rolls-Royce qui équipent
Jamais le patron d’Airbus, Tom Enders, n’avait évoqué un possible désengagement du Royaume-Uni. Photo Lydie Lecarpentier/RÉA
une grande partie de ses avions. Le
groupe est, par ailleurs, le premier
fournisseur d’hélicoptères, de satellites de communications, d’avions
militaires et de système de cybersécurité de l’armée britannique. Mais
ces acquis ne sont pas intangibles,
martèle Tom Enders. « Nous ne
sommes pas dépendants du Royaume-Uni pour notre avenir, soulignet-il. Airbus survivra quoi qu’il arrive.
La question est : le Royaume-Uni
veut-il participer à nos futurs succès ? Si vous êtes convaincus que le
Brexit est la meilleure chose pour la
Grande-Bretagne, mettez-vous
Les compagnies aériennes américaines
vont augmenter leurs tarifs
AÉRIEN
Les marchés
craignaient
une guerre des prix.
American Airlines,
JetBlue ou Southwest
rebondissent
en Bourse.
Nicolas Rauline
@nrauline
— Bureau de New York
Malgré les vents de face, les compagnies aériennes américaines maintiennent leur cap. American Airlin e s , A l a s k a A i r, J e t B l u e e t
Southwest, quatre des leaders du
marché outre-Atlantique, ont
publié jeudi des résultats supérieurs aux attentes, pour le quatrième trimestre 2018.
American, tout comme Delta,
avait pourtant prévenu les marchés, il y a quelques jours, qu’il ne
tiendrait pas ses objectifs sur
l’année. Mais il prévoit en 2019
d’augmenter les tarifs de ses vols et
d’ouvrir de nouvelles liaisons,
notamment au départ et à destination de ses hubs, Charlotte et Dallas.
« Notre bénéfice par action, hors éléments exceptionnels, devrait augmenter d’environ 40 % par rapport à
l’année 2018 », affirme le patron du
groupe Doug Parker dans un communiqué. Ces décisions ont été
saluées par les marchés : le titre s’est
envolé de près de 6 %, à l’ouverture
de Wall Street jeudi.
Revenus supplémentaires
Southwest, de son côté, tire profit
d’une forte demande pour les voyages d’affaires et les vols de dernière
minute. Et prévoit également de
relever ses tarifs cette année. La
compagnie a indiqué qu’elle comptait générer 5 % de revenus supplémentaires sur chaque billet. « Des
prévisions qui dépassent les attentes
les plus optimistes », souligne l’analyste de JPMorgan, Jamie Baker,
dans une note.
Ces performances viennent
s’ajouter à celles de Delta et de United, qui avaient aussi fait mieux que
prévu la semaine dernière. Des
nouvelles de nature à rassurer les
marchés, qui avaient lourdement
sanctionné les compagnies aériennes en 2018. Sur l’année, Delta avait,
par exemple, chuté de 10 % en
Bourse, et American Airlines de
près de 40 % ! Dans un contexte de
carburant bon marché et de concurrence exacerbée, les investisseurs craignaient que les compa-
Le groupe IAG renonce à racheter
la low cost Norwegian
Maison mère de British Airways, IAG, a dit jeudi renoncer à racheter la low cost norvégienne et annoncé la
vente des quelque 4 % du capital déjà en sa possession.
L’action Norwegian a piqué du nez à la Bourse d’Oslo,
clôturant en baisse de 21,48 % et ramenant la capitalisation à moins de 6,4 milliards de couronnes (654 millions
d’euros). « IAG confirme qu’il n’a pas l’intention de faire
une offre pour Norwegian », a écrit dans un bref communiqué le groupe, qui s’était fait éconduire à plusieurs
reprises l’an dernier par la troisième compagnie à bas
coûts en Europe, pionnière sur ce segment dans le long
courrier. Cette décision survient alors que Norwegian
voit ses caisses se vider sous l’effet combiné d’une rentabilité insuffisante et d’une dette colossale de quelque
30 milliards de couronnes.
gnies aériennes ne s’engagent dans
une guerre des prix. Ils sont désormais rassurés.
Une autre inquiétude grandit
toutefois : les conséquences
qu’aura le « shutdown » sur les activités des compagnies aériennes.
Une étude du cabinet ICF chiffre à
105 millions de dollars les pertes
occasionnées pour les entreprises
du secteur, pendant le premier
mois de « shutdown ». Et les dégâts
pourraient être plus élevés par la
suite, janvier étant traditionnellement un mois calme.
Il y a quelques jours, le patron de
Delta Ed Bastian évaluait à 25 millions de dollars, sur le mois de janvier, les pertes liées au blocage des
institutions. Il a ainsi dû reporter la
mise en service d’une flotte d’Airbus
A220, prévue à l’origine le 31 janvier.
Les compagnies aériennes doivent
en effet obtenir l’autorisation des
administrations fédérales pour
mettre sur le marché de nouveaux
appareils ou de nouvelles routes.
Des administrations fermées
depuis un mois, ou qui tournent au
ralenti…
Certains recrutements sont également gelés. Et la queue dans les
aéroports, due au taux d’absence du
personnel de la Transportation
Security Administration (TSA), qui
effectue des contrôles de sécurité,
pourrait décourager certains voyageurs. n
d’accord et parvenez à un accord de
sortie pragmatique et ordonné »,
martèle le patron d’Airbus. Et
d’ajouter : « C’est une honte que, plus
de deux ans après le résultat du référendum de 2016, les entreprises ne
peuvent toujours pas planifier correctement l’avenir. » n
14.000
SALARIÉS SUR 25 SITES
Le Royaume-Uni est le troisième
pays le plus important d’Airbus,
après la France et l’Allemagne.
« Shutdown » : le secteur
aérien américain s’alarme
des risques pour la sécurité
AÉRIEN
En sous-effectif
et privé de salaire
depuis plus d’un
mois, le personnel
décrit une situation
« qui se détériore
chaque jour ».
Sophie Amsili
@samsili
Le personnel du secteur tire la
sonnette d’alarme : la sécurité
du transport aérien américain
pourrait être actuellement
compromise. Après plus d’un
mois d’un « shutdown » qui ne
semble pas près de se terminer,
trois syndicats représentant les
aiguilleurs du ciel, les pilotes et
le personnel navigant ont alerté
sur les « graves problèmes de
sécurité » causés par la fermeture partielle de l’administration américaine.
« Nous ne pouvons même pas
calculer le niveau de risque
actuel, ni prédire à quel moment
le système entier peut lâcher.
C’est inédit », s’alarment-ils. Le
personnel – aiguilleurs du ciel,
agents de sécurité, inspecteurs,
agents du FBI… – travaille
depuis plus d’un mois sans
salaire. Les effectifs sont réduits
au minimum – le nombre
d’aiguilleurs du ciel n’ayant
jamais été aussi bas depuis
trente ans – et le personnel présent doit travailler 10 heures par
jour et 6 jours par semaine, précisent les syndicats.
Le nombre de contrôleurs
aériens inquiète particulièrement : alors que le « shutdown » a entraîné la fermeture
de leur école de formation et le
gel des recrutements, 20 % des
professionnels actuels auraient
le droit de partir à la retraite.
« Nous n’avons aucun moyen de
les retenir sans salaire », font
remarquer les organisations
syndicales.
Même la surveillance des
données sur la sécurité, qui permet de réduire les risques
d’accident, est peut-être compromise. « Nous ne sommes pas
sûrs [qu’elle] fonctionne à
100 % », s’inquiètent-elles.
Dans cet « environnement qui
se détériore chaque jour », le personnel appelle le Congrès et la
Maison-Blanche « à mettre fin
au “shutdown” immédiatement ». Deux votes étaient prévus jeudi au Sénat pour tenter
de mettre fin à cette situation.
Mais aucun ne devrait aboutir,
républicains et démocrates restant fermement opposés sur la
nécessité d’un mur à la frontière avec le Mexique. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
INDUSTRIE & SERVICES // 21
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
Emballage : au Royaume-Uni, Amazon
met ses fournisseurs sous pression
UPS teste
une solution
d’emballage
réutilisable
LOGISTIQUE
Le géant américain
a donné jusqu’au
1er octobre
à ses fournisseurs
britanniques
pour s’aligner
sur ses procédures
d’emballage.
L’objectif est
de s’éviter tout
reconditionnement
avec, à la clef,
une économie majeure.
Alexandre Counis
@alexandrecounis
— Correspondant à Londres
Officiellement, l’objectif est, évidemment, de réduire le volume de
déchets en évitant le gaspillage de
cartons. En réalité, il s’agit aussi pour
Amazon de réduire ses coûts
d’emballage et de simplifier la réexpédition des colis. Le géant américain de la vente en ligne a demandé à
ses fournisseurs au Royaume-Uni
d’emballer leurs articles selon ses
propres normes, afin qu’il n’ait pas à
les réemballer. La demande, qui
remonte à plusieurs mois, exclut
pour l’instant les plus petits colis, et
ne porte que sur ceux de plus de
12,3 kg ou dont les dimensions
dépassent 45,5 cm × 34 cm × 26,5 cm.
Incitations ou pénalités
Les fournisseurs ont jusqu’au
1er octobre prochain pour se mettre
en conformité. Plus ils obtempéreront rapidement, plus ils bénéficieront de l’incitation financière mise
en place par Amazon, fixée à
0,75 livre par colis. Mais s’ils tardent trop, ils essuieront au-delà de
cette date une pénalité deux fois
plus élevée (1,50 livre).
Concrètement, le géant améri-
Stade final de l’expédition des colis au moment du Black Friday, l’un des jours les plus chargés de l’année. Amazon demande désormais
à ses fournisseurs d’utiliser des cartons marron « neutres » plutôt que leurs emballages habituels. Photo Sipa
cain demande aux fournisseurs
dont il stocke les produits dans sa
vingtaine d’entrepôts britanniques
d’utiliser désormais pour les lui
expédier des cartons marron « neutres » (dont le livreur ne peut identifier le contenu) plutôt que leurs
emballages habituels, généralement plus attractifs, destinés à la
vente en magasins. Il leur demande
aussi de suivre ses procédures
d’emballage, en soumettant notamment les colis à une série de tests de
résistance pour éviter la casse.
Un client majeur
Une telle politique permettra à
Amazon de réaliser une économie
substantielle : là où il réemballe
aujourd’hui les articles qui lui parviennent de ses fournisseurs avant
de les réexpédier au client, il s’agit
tout simplement d’éviter le reconditionnement. Pour les fournisseurs,
pas le choix.
Qui va payer ?
Amazon est souvent l’un de leurs
tout premiers clients et son poids va
grandissant. Ils souhaitent aussi
profiter de l’occasion pour améliorer leur propre process. « Ce que
nous faisons avec Amazon nous servira demain pour nos autres clients »,
résume un responsable logistique.
Reste à savoir qui supportera le
coût supplémentaire. « Notre position, c’est que c’est à Amazon de
Trois fonds sont sur les rangs
pour le rachat d’Areas à Elior
RESTAURATION
Carlyle, Lonestar et PAI
auraient été retenus
pour la reprise de
la branche restauration
de concession d’Elior.
Le groupe en attend
au moins 1,6 milliard
d’euros. L’italien
Autogrill serait sorti
du processus.
Anne Drif
@ANNDRIF
Elior a franchi une nouvelle étape
dans le processus de vente de son
pôle restauration concession dans
les gares, les aéroports et les aires
d’autoroutes. A l’issue du conseil
tenu mercredi soir, selon nos informations, au moins trois fonds ont
été retenus pour déposer des offres
définitives dans les prochaines
semaines. Il s’agit des américains
Carlyle et Lonestar, et du français
PAI. L’acteur du secteur de la restauration, l’italien Autogrill a, selon
des sources, été sorti du processus
d e ve n t e , E l i o r ay a n t f i x é l a
barre autour de 1,6 milliard d’euros
de valorisation.
Hausse de 3,5 %
du chiffre d’affaires
Cependant, tout n’est pas encore
figé. Un industriel, notamment,
pourrait encore rallier le tour final
Le chiffre d’affaires d’Elior en restauration de concession
est de 440 millions d’euros. Photo Hamilton / RÉA
des enchères. Le nom du concurrent britannique SSP a été évoqué,
ainsi que celui du suisse Gategroup.
Néanmoins, le principal actionnaire de cette entreprise helvétique,
le chinois HNA, semblait ces derniers mois davantage dans l’optique
de sortir du capital via une introduction en Bourse. Un projet qui valorisait le suisse, d’une taille pas beaucoup plus élevée que celle d’Areas,
entre 1,8 et 2,2 milliards d’euros.
Par ailleurs, Elior qui n’a pas souhaité faire de commentaire sur ce
processus de cession, a fait état
jeudi matin d’une hausse de 3,5 %
de son chiffre d’affaires, à 1,75 milliard d’euros, dont 440 millions
dans la restauration de concession.
Philippe Guillemot, directeur
général d’Elior Group, s’est dit satisfait de la progression du groupe,
affecté par plusieurs avertissements sur résultat ces derniers
mois : « Le niveau d’activité au premier trimestre est bon, en ligne avec
nos prévisions. La croissance organique de 1,8 % est le reflet à la fois d’une
bonne dynamique commerciale et
d’une plus grande rigueur dans la
sélection et la gestion des contrats »,
a-t-il commenté. En France, « malgré un contexte perturbé, je suis confiant dans notre capacité à atteindre
les objectifs annuels que nous nous
sommes fixés », a poursuivi Philippe
Guillemot.
(
Lire « Crible »
Page 36
payer, puisque tout cela lui permet de
réduire ses dépenses », explique un
fournisseur. Chacun devra négocier avec le géant de Seattle qu’on
imagine peu enclin à ouvrir son
porte-monnaie. « Ils nous demandent de financer leur stratégie commerciale », estime un patron.
Autre question : qui paiera
demain en cas de casse ? « Amazon
se retournera sans doute alors vers
nous, redoute un fournisseur. A
charge pour nous d’être irréprochables. Nous ne sommes pas leurs
transporteurs. Mais plus on est responsable, plus on est en risque. » n
Le groupe UPS, parmi
les géants mondiaux
du secteur de la logistique, a annoncé jeudi
au World Economic
Forum de Davos, en
Suisse, le lancement de
tests à Paris et New York
d’« un système révolutionnaire », baptisé « Loop »,
nouvelle solution
innovante d’emballage
réutilisable et consignée.
Pour ce faire, le groupe
américain a rejoint
la coalition formée par
les plus grands fournisseurs de biens de grande
consommation et TerraCycle, leader international du recyclage
de déchets.
« Loop mettra fin aux
déchets liés aux emballages, tout en améliorant
l’expérience d’achat et avec
le produit », a déclaré
Tom Szaky, CEO de TerraCycle. Les clients de Loop
recevront des emballages
durables, réutilisables ou
entièrement recyclés à
partir de matériaux tels
que des alliages, du verre
et des matières plastiques.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
22 // INDUSTRIE & SERVICES
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
mécénat
La Brafa, baromètre
du marché de l’art européen
Generali : une fondation
pour accompagner les
personnes vulnérables
RSE
Le groupe Generali a alloué
au mécénat sociétal
12,3 millions d’euros en 2017.
Son initiative phare est
sa fondation, The Human
Safety Net.
Les professionnels français et belges accaparent une cinquantaine de stands. Photo Emmanuel Crooy/Brafa
MARCHÉ DE L’ART
La première foire d’art
de l’année se tient à
Bruxelles du 26 janvier
au 3 février.
Elle conserve sa
recette gagnante :
taille humaine, éclectisme et convivialité.
Martine Robert
@martiRD
Comme le festival du Printemps de
Bourges donne le « la » dans les
musiques actuelles, la Brafa (Brussels Antiques & Fine Art Fair) ouvre
le bal des foires d’art en début
d’année et constitue un baromètre
du marché et de ses tendances. Car
la foire belge est très éclectique avec
ses 20 spécialités, de l’archéologie à
l’art contemporain, en passant par
les arts premiers, les arts asiatiques,
la Haute Epoque, les arts décoratifs
du XVIIIe, les sculptures, le design,
la bande dessinée… Moins huppée
que la prestigieuse Tefaf de Maastricht, plus conviviale que l’élégante Biennale Paris, la Brafa a
aussi ses fidèles : sur 133 marchands de 15 pays, seize enseignes
nouvelles. « Il est important d’allier
des galeries que nos visiteurs aiment
à retrouver et une touche de nouveauté », commente le président de
la Brafa, t’Kint de Roodenbeke, préoccupé de séduire les acheteurs
pointus comme les amateurs.
Le duo Gilbert & George
Les professionnels français et belges accaparent une cinquantaine
de stands : les deux pays sont très
liés, avec des galeries parisiennes
ayant un lieu de vente bruxellois et
nombre de collectionneurs français installés en Belgique. Reflet des
évolutions du marché, la Brafa fait
la part belle à l’art du XXe siècle.
Mais sa spécificité par rapport à la
Tefaf est de ne pas être organisée en
sections spécialisées afin de pouvoir mélanger les styles et les époques, rendre le visiteur curieux et
133
MARCHANDS
originaires de 15 pays seront
présents à la foire. A l’origine,
cet événement était réservé aux
seuls antiquaires belges, elle
s’est ouverte en 1995 aux
étrangers.
l’inciter à arpenter des territoires
inhabituels. Et cela plaît. En six ans,
la Brafa est passée de 42.000 à
65.000 visiteurs. La foire a en outre
la réputation d’être une manifestation où les exposants vendent bien.
Avec des prix, certes plus sages que
Tefaf, même si certaines œuvres
peuvent atteindre plusieurs millions d’euros.
A l’origine, en 1956, cette foire
organisée par les marchands était
réservée aux seuls antiquaires belges, elle s’est ouverte en 1995 aux
étrangers en s’installant sur le vaste
site événementiel Tour & Taxis,
tout en élargissant ses spécialités.
Soucieuse de la qualité de son offre
commerciale, la Brafa soigne aussi
son image d’espace culturel : cette
année, elle fait le grand écart entre
l’exposition de trésors qui ont tous
été, à un moment ou un autre, vendus par des membres de la Chambre royale des antiquaires et négociants de Belgique, et l’invitation
faite au duo britannique excentrique Gilbert & George de présenter
cinq œuvres, un joli coup médiatique. Enfin le monde de l’art en Belgique se mobilise pendant la Brafa.
Ainsi la Winter Bruneaf, foire
dédiée aux arts premiers, un secteur fort à Bruxelles en raison du
passé colonial du pays, se déroule
en parallèle, du 23 au 27 janvier.
Le mois dernier, le musée de Tervuren, rebaptisé « AfricaMuseum », a rouvert et agrandi de
6.000 à 11.000 mètres carrés, après
66,5 millions de travaux. Il fait partie du parcours VIP tout comme
l’exposition de préfiguration de
Kanal, le Centre Pompidou belge,
ou encore le jardin d’hiver restauré
de la Fondation Frison Horta. n
Ascott accélère son développement
dans les résidences hôtelières
HÔTELLERIE
Le singapourien,
numéro un mondial
des résidences hôtelières, a pulvérisé son
objectif de taille de
parc fixé pour 2020.
Il vise désormais les
160.000 appartements
et chambres en 2023.
Christophe Palierse
@cpalierse
Le numéro un mondial des résidences hôtelières, The Ascott Limited,
accélère la cadence en matière de
développement. Connue sous ses
marques Ascott (niveau 5 étoiles),
Citadines (3-4 étoiles) ou Somerset
(résidences pour de longs séjours)
notamment, la filiale du groupe
immobilier singapourien CapitaLand, a d’ores et déjà dépassé l’an
dernier son objectif de taille fixé à
horizon 2020, à 80.000 unités
d’hébergement (appartements et
chambres), pour un total de plus de
100.000 dans 660 établissements. Il
compte désormais atteindre la
barre des 160.000 en 2023.
Pour soutenir son expansion,
outre sa croissance organique soutenue, l’opérateur a procédé à des
acquisitions ou partenariats, lui
ouvrant de nouveaux champs
d’expansion. Ascott a notamment
pris le contrôle d’un groupe hôtelier
indonésien, Tauzia, avec une centaine d’hôtels sous six marques. En
Indonésie toujours, il a conclu un
partenariat avec un promoteur
local, Ciputra, en vue d’y réaliser de
nouveaux projets communs.
Autre opération majeure de
2018 : Ascott a créé une société commune avec le groupe hôtelier chinois Huazhu – par ailleurs partenaire d’AccorHotels – en vue de
réaliser 16.000 hébergements sous
la marque Citadines en Chine d’ici à
2025, soit un plus que triplement du
réseau dans l’ex-empire du Milieu.
Par ailleurs, le singapourien prévoit
d’y développer ses autres enseignes,
notamment Lyf (pour « live your
freedom »), laquelle vise plus spécifiquement les Millennials. Sa première unité doit voir le jour à Shenzhen d’ici à la fin mars, une autre
étant annoncée à Dalian en cours
d’année.
Actif en Europe
Ascott n’en demeure pas moins tout
aussi actif en Europe. Le groupe
prévoit d’y « doubler son parc d’ici à
2023 », selon son directeur général
Europe, Ngor Houai Lee, soit à
terme une centaine de résidences.
A ce stade, Ascott en compte 48,
dont 29 en France. Il est également
présent en Belgique, en Espagne, en
Allemagne, en Irlande et en Géorgie. Début mars, l’implantation
d’une résidence Citadines est
annoncée à Amsterdam. Il s’agirait
de la première franchise Citadines,
deux autres étant programmées à
Nantes (pour juin) et Strasbourg (en
2020) dans le cadre d’un partenariat avec Domitys.
En Europe, « l’essentiel du développement se fera sur Citadines »,
précise Ngor Houai Lee. L’opérateur mise également sur le haut de
gamme avec Ascott mais aussi The
Crest Collection. Cette dernière,
dédiée aux édifices ayant une certaine historicité, ouvre ce vendredi
une résidence à Paris, non loin de
l’Arc de Triomphe, sa troisième
adresse dans la capitale. La marque
Lyf a également vocation à s’installer en Europe. n
« En Europe,
l’essentiel du
développement se
fera sur Citadines. »
NGOR HOUAI LEE
Directeur général Europe
d’Ascott
En France, Generali est grand
mécène du 500e anniversaire
de Chambord, soutenant l’exposition « L’utopie à l’œuvre », la
création d’un potager écologique en permaculture, et la
reconstitution itinérante du dernier voyage de Léonard de Vinci
de Milan à Chambord. L’assureur italien a également contribué au financement de l’événement « Eblouissante Venise »
proposé durant quatre mois au
Grand Palais. Mais c’est sur ses
terres vénitiennes justement,
place Saint-Marc, que le groupe
a commencé sa plus importante
action de mécénat : restaurer les
Procuratie Vecchie pour en faire
le lieu d’accueil de The Human
Safety Net (THSN), sa fondation
dédiée aux initiatives sociétales.
« Notre idée, c’est de recréer un
rayonnement sociétal autour de
la place Saint-Marc, en attirant
des fondations, des universités,
Frédérique-Rose Maléfant a pu
lancer rapidement des initiatives en France. La fondation s’est
notamment appuyée sur
l’expertise du Groupement Prévoyance Maladie Accident
(GPMA) que Generali accompagne déjà sur le programme
Atout Soleil qui, en douze ans, a
apporté 1,7 million d’euros à
163 associations aidant des
populations fragilisées.
Cinq structures caritatives
sont soutenues dans le cadre de
THSN : les Apprentis d’Auteuil,
Intermèdes Robinson, la Sauvegarde de l’enfance du Finistère,
l’Ecole des parents et des éducateurs des Bouches-du-Rhône,
les Restos Bébés du Cœur. Et
9 espaces sont créés pour
accueillir les jeunes enfants et
leurs parents et leur proposer
des activités dédiées. « Souvent
la pauvreté induit l’isolement,
d’où l’intérêt de ces lieux pilotés
par les cinq associations choisies », explique Frédérique-Rose
Maléfant. Pour ce qui est des
réfugiés, « l’idée est qu’ils ne
soient plus considérés comme un
poids mais comme une opportunité, en les aidant à acquérir les
compétences et outils pour lancer
leur propre activité », poursuitelle. La fondation collabore ainsi
avec les associations spéciali-
Neuf espaces sont créés pour accueillir les jeunes enfants et
leurs parents et leur proposer des activités dédiées. Photo DR
des associations, des services de la
ville », souligne Philippe Donnet,
directeur général de Generali.
D’ici à 2020, pour la première
fois depuis 500 ans, le bâtiment
des Procuratie Vecchie, restauré
sous la houlette de l’architecte
David Chipperfield, sera accessible au public : il deviendra la
vitrine de The Human Safety
Net sur ce site arpenté par
30 millions de visiteurs par an.
Cinq structures aidées
« Cette fondation est une initiative
d’envergure internationale, pour
venir en aide aux personnes les
plus vulnérables, à travers trois
programmes axés sur les réfugiés, les familles en difficulté, et les
bébés souffrant de problèmes
d’asphyxie à la naissance. Dans
chacun des 18 pays lancés, il faut
identifier les bons partenaires
pour déployer ces programmes »,
explique Frédérique-Rose
Maléfant, en charge, au sein de
la direction de la communication de Generali, du BeeoTop,
un « tiers lieu » dédié aux acteurs
de l’engagement sociétal et aux
ONG, à la fois incubateur,
espace de co-working, Fab Lab…
Travaillant déjà en lien avec
de nombreuses associations,
sées, Wintegreat et Singa, pour
mettre en place une formation
longue destinée aux réfugiés
tentés par l’entrepreneuriat.
« Ceux-ci peuvent tester leur
projet, analyser le marché, construire leur plan de financement.
Un jury sélectionne les propositions les plus viables, qui bénéficient d’une incubation de six mois
au sein de BeeoTop ou de la plateforme Singa », précise encore
cette cadre de Generali. Déjà
125 réfugiés ont participé à la
formation, 20 projets ont été
incubés, 12 entreprises créées.
Ces réfugiés viennent
d’Afghanistan, du Rwanda, du
Congo, du Tibet… Parmi ceux-ci,
l’architecte syrienne Leen
Almasri, dont les diplômes ne
sont pas reconnus en France :
elle a développé une agence touristique intégrant la réalité virtuelle dans ses parcours de visite
pour faire revivre le passé, et
l’été dernier elle a pu recruter
deux guides réfugiés, également
formés à l’architecture. Le
groupe Generali a alloué au
mécénat sociétal 12,3 millions
d’euros en 2017. THSN devrait, à
fin 2020, concentrer 80 % de ce
budget.
— M. R.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 23
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
Tencent lorgne
un géant du jeu
vidéo sud-coréen
398
La BBC envisage d’installer
un « important bureau » dans
l’Union européenne après le
Brexit et songe à Bruxelles, dans
la « short list » avec deux autres
villes dont Amsterdam, rapporte
l’AFP. Avec le Brexit, les chaînes
internationales vont se relocaliser
sur le continent pour pouvoir
continuer d’émettre dans l’UE.
D’après Reuters, le groupe
chinois, déjà numéro un mondial
du secteur, manifesterait
discrètement son intérêt pour
prendre le contrôle de l’éditeur
Nexon (connu pour son jeu
Dungeon Fighter) à un prix
compris entre 6 et 8 milliards
de dollars. Samsung serait
aussi sur les rangs.
SUPPRESSIONS DE POSTES
DR
en
pixels
DR
HIGH-TECH
&MEDIAS
Brexit : la BBC
pourrait ouvrir un
bureau à Bruxelles
Nokia France a revu
à la baisse le plan social
annoncé le 15 janvier,
qui visait initialement
le départ de 460 des
4.234 salariés de sa filiale
Alcatel-Lucent International.
L’équipementier ferme aussi
dix postes non pourvus.
Star Citizen : l’incroyable projet
à plus de 200 millions dans le jeu vidéo
l Ce titre de simulation spatiale
est en développement depuis plus
de six ans et pourrait sortir fin 2020.
l Depuis 2012, la société Cloud
Imperium Games a levé un montant
record via du financement participatif.
Nicolas Richaud
@NicoRichaud
C’est l’un des projets les plus
pharaoniques que l’industrie du jeu
vidéo ait jamais connu. Son nom ?
Star Citizen, un titre de simulation
spatiale. Pour développer cette production, la société Cloud Imperium
Games (CIG) a ouvert un financement participatif directement via
son site fin 2012. Depuis, 2,2 millions de personnes ont mis au pot
pour un montant total de plus de
215 millions de dollars ! Soit le
record en termes de crowdfunding
et un budget gigantesque pour le
développement d’un jeu. Et ce chiffre va encore grimper, puisque le
financement est toujours ouvert.
Derrière ce marathon, on
retrouve Chris Roberts, un vétéran
de l’industrie bien connu pour sa
franchise mythique de simulation :
Wing Commander. « Sa réputation
joue pour beaucoup dans la popularité de ce projet », estime Jean-Christophe Baillie, dirigeant du studio
français Novaquark qui développe
un jeu (Dual Universe) de sciencefiction massivement multijoueurs
depuis plusieurs années également. Au tout début de l’aventure,
Chris Roberts avait lancé un projet
de financement participatif sur la
plate-forme Kickstarter qui lui avait
permis de collecter 2,1 millions de
dollars. Une opération pensée,
aussi, pour convaincre des investisseurs d’injecter des fonds dans son
projet. Sans succès. C’est la raison
pour laquelle Chris Roberts a mis
sur pied son propre crowdfunding
Sortie prévue pour fin 2020
« A l’époque, il y avait très peu de
jeux de science-fiction, ce n’était
pas la mode comme aujourd’hui.
Il a su sentir qu’il y avait un manque
et une forte attente de la communauté de joueurs », rembobine JeanChristophe Baillie. Pour attirer
les gamers et alimenter le boucheà-oreille, CIG révèle des bandesannonces et extraits du jeu, communique sur l’avancée du développement et propose des modules à
tester aux joueurs qui l’ont déjà précommandé. CIG vend aussi déjà
certains contenus additionnels
dans le jeu (tels que des vaisseaux
spatiaux) à ces derniers, etc. Ce qui
explique que ni le buzz autour du
jeu ni son financement ne faiblissent. En décembre, Chris Roberts a
fait savoir qu’il visait une sortie du
jeu pour la deuxième moitié de
l’année 2020, pour la version solo
de Star Citizen. CIG va en effet proposer deux jeux en un : le premier
(intitulé Squadron 42) proposera
au joueur de mener seul sa quête
spatiale dans un univers persistant
Cloud Imperium Games Corp
JEUX VIDÉO
Pour l’heure, la commercialisation de Space Citizen, qui s’annonce très gourmand en termes de puissance requise, n’est prévue que sur PC.
et le second prendra la forme d’un
mode massivement multijoueurs.
En parallèle, le groupe a publié
ses comptes pour la première
fois fin 2018 ; CIG est à l’équilibre
puisque la firme a généré 207,6 millions de dollars de revenus (en
comptant aussi les abonnements,
les opérations de sponsoring...)
pour 193,3 millions de dépenses
entre 2012 et 2017.
Opération transparence
Une opération transparence sans
doute destinée à rassurer les personnes qui ont déjà payé pour le jeu
dont la date de sortie était initialement prévue pour fin 2016, avant
d’être repoussée sine die. Mais aussi
à convaincre de nouveau joueurs de
précommander son jeu en développement, alors que certains sites spécialisés s’inquiétaient ces dernières
années que le jeu ne sorte jamais…
207,6
MILLIONS DE DOLLARS
Les revenus générés
par Cloud Imperium Games
entre 2012 et 2017.
Discrètement, Amazon avance ses pions
être lancé, ses équipes continuent de
travailler sur deux autres jeux
« AAA » : New World et Crucible.
Le groupe est présent
dans une multitude
d’activités du secteur
et devrait accélérer encore
dans les années à venir.
Amazon pourra s’appuyer sur Twitch, la plate-forme digitale de
diffusion de parties de jeux vidéo en direct qu’il a rachetée en 2014.
ont ou mettent au point un service
de « cloud gaming ». « Netflix devrait
aussi bouger et proposer à terme sa
plate-forme. Mais pour tous ces groupes, l’enjeu va être de se constituer un
large portefeuille de contenus s’ils
veulent attirer des joueurs. Convaincre les éditeurs de jeux sera la clef »,
note Charles-Louis Planade, analyste financier jeu vidéo chez Mid-
cap Partners. Du contenu dans les
jeux vidéo justement, Amazon en a
dans les tuyaux. Depuis plusieurs
années, le groupe travaille sur des
grosses productions, dîtes « AAA »
(soit a minima près de 50 millions de
dollars de budget de développement). Si le groupe a annoncé, l’an
passé, avoir tiré un trait sur son premier gros titre (Breakaway) à devoir
Cette semaine, la société a commercialisé son premier titre (moins
ambitieux en termes de budget),
The Grand Tour Game, sur PS4 et
Xbox One. « Etant donné la puissance de feu d’Amazon, on n’en est
qu’au début de l’histoire sur le marché
des jeux vidéo. Pour l’heure, ils testent
et cherchent à apprivoiser le secteur »,
estime Charles-Louis Planade. Il y a
trois ans, le groupe avait lancé Lumberyard, un moteur de jeu (un logiciel qui permet de développer un
titre) s’appuyant notamment sur la
technologie du studio Crytek. Fin
2016, le groupe Cloud Imperium
Games est ainsi passé de CryEngine
à Lumberyard pour sa méga-production Star Citizen (lire ci-dessus).
E-sport, production, moteur de
jeux et probablement une plateforme de streaming à venir : Amazon est présent sur la quasi-intégralité de la chaîne de valeur du secteur.
Or, la première capitalisation boursière ne pose jamais un pied sur un
marché pour n’en être qu’un second
couteau. — N. R.
marketing, alors que la sortie du jeu
approche.
Au-delà de la qualité intrinsèque
du titre, une question majeure se
pose : Star Citizen parviendra-t-il à
toucher le grand public ? Ou resterat-il cantonné à une communauté de
joueurs purs et durs ? « Une chose est
sûre : si ce n’est pas un succès, ce sera
un signal très négatif pour l’industrie
et il sera très dur de faire appel à du
financement participatif pour un
jeu », souligne Jean-Christophe
Baillie. Pour l’heure, la commercialisation du titre, qui s’annonce très
gourmand en termes de puissance
requise, n’est prévue que sur PC. n
appels d’offres
TRAVAUX
« Apprivoiser le secteur »
AP Photo/Microsoft/Twitch
Pour un géant, Amazon est bien
discret sur le marché des jeux vidéo.
Pourtant, le groupe de Seattle ne
manque pas d’ambitions ; il plancherait actuellement sur un service
de jeux accessibles en streaming
comme les séries sur Netflix et qui
pourrait voir le jour en 2020, croit
savoir The Information.
Pour drainer de l’audience vers
son futur service, le groupe pourra
s’appuyer sur Twitch, la plate-forme
digitale de diffusion de parties de
jeux vidéo en direct qu’il a rachetée
1 milliard de dollars en 2014. Très
populaire au sein de la communauté de joueurs, ce service axé sur
l’e-sport est consulté chaque mois
par plus de 15 millions de fans qui
suivaient ainsi des parties.
Un atout qui sera bien utile pour
Amazon, qui n’est pas le seul géant
de la tech à avoir des ambitions dans
le jeu vidéo distribué sans console.
Google, Microsoft, le poids lourd du
jeu vidéo Electronic Arts, la start-up
française Blade : tous ces groupes
« Star Citizen a levé plus de
200 millions de dollars et donc,
immédiatement, les gens pensent
que nous sommes partis sur une
île déserte, sirotant des piña coladas
à l’arrière de notre super yacht.
Mais nous avons 500 personnes
employées dans cinq studios à
travers le monde et cela coûte de
l’argent », a confié Chris Roberts au
site VentureBeat fin décembre, lors
d’une de ses rares déclarations
publiques. La société vient également de lever 46 millions lors
d’un tour de table qui la valorise
près de 500 millions de dollars.
Cet argent frais sera destiné au
92 CODEVAM
TRAVAUX DE FINITION
DE VOIRIE
Nom et adresse officiels de l’organisme
acheteur : CODEVAM.
Correspondant : Claude ITHURRALDE, 42,
rue de la Reine Henriette 92700 Colombes,
tél. : 01-47-80-65-38, courriel : c.ithurralde@codevam.fr.
Principale(s) Activité(s) du pouvoir adjudicateur : Société d’Economie Mixte – Aménageur de la ville de Colombes.
Objet du marché : travaux de finition de
voirie (enrobé chaussée, trottoirs) pour la
desserte de l’îlot 5 de la ZAC CHARLES de
GAULLE EST de COLOMBES.
Type de marché de travaux : exécution.
Lieu d’exécution : ZAC CHARLES DE
GAULLE EST, rue d’Estienne d’Orves et
rue Colbert au droit de l’îlot 5 de la ZAC
Charles de Gaulle EST - 92700 Colombes.
Caractéristiques principales :
Travaux de finition des voiries rue d’Estienne d’Orves (175 ml environ) et rue Colbert (65 ml environ).
Les travaux consistent en des travaux de
finitions de voiries (enrobé, trottoirs définitifs, entrées charretières) et de déplacement d’un éclairage existant.
Ces travaux se dérouleront impérativement à partir du lundi 4 mars 2019 jusqu’au
24 mai 2019 au plus tard suivant un phasage
décrit dans le dossier de consultation.
La notification du marché interviendra vers
le 15 février 2019.
Les variantes ne sont pas autorisées.
Les caractéristiques détaillées du projet
et l’ensemble des documents à remettre à
l’appui de l’offre sont décrits dans le dossier de consultation.
Le marché sera conclu soit en entreprise
générale ayant les qualifications requises,
soit en entreprises groupées conjointes, le
mandataire du groupement sera alors solidaire de l’ensemble des co-traitants.
Unité monétaire utilisée , l’euro.
Le retrait du dossier de consultation
peut être effectué sur la plateforme
« e-marchespublics.com » ou bien sur
simple demande par courrier ou mail à
la CODEVAM (c.ithurralde@codevam.fr).
Justifications à produire quant aux qualités et capacité du candidat :
Justificatifs à produire : conformément au
règlement de consultation
Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères
énoncés dans le cahier des charges (règlement de consultation, lettre d’invitation
ou document descriptif).
Type de procédure :
Procédure adaptée
Date limite de remise des offres : 07 février 2019 à 12h00.
Délai minimum de validité des offres :
150 jours à compter de la date limite de
réception des offres.
Les offres seront remises conformément
aux conditions décrites dans le règlement
de consultation.
Date d’envoi du présent avis à la publication : 23/01/2019
Renseignements complémentaires :
Des renseignements complémentaires
pourront être demandés à la CODEVAM, 42
rue de la Reine Henriette, à l’attention de
Monsieur Claude ITHURRALDE, tél : 01 47
80 65 38, courriel : c.ithurralde@codevam.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
24 // HIGH-TECH & MEDIAS
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
Les ennuis d’Apple devraient peu
impacter STMicroelectronics
Smartphone :
Huawei vise
la place de leader
mondial
TÉLÉCOMS
Malgré la tourmente, le groupe
chinois espère bien
doubler Samsung.
Pour la première fois,
ses ventes de smartphones ont dépassé
celles des équipements télécoms.
Frédéric Schaeffer
@fr_schaeffer
— Correspondant à Pékin
et Raphaël Balenieri
@RBalenieri
Nouvelle semaine, nouvelle prise de parole pour
Huawei. Après les annonces du
18 décembre, plusieurs visites
guidées de son siège en Chine
pour les journalistes et une rare
interview de son fondateur,
Ren Zhengfei, c’est le patron
de la division grand public
(smartphones, tablettes, ordinateurs…) du groupe chinois
qui est monté au créneau, lors
d’une conférence jeudi à Pékin.
ÉLECTRONIQUE
Pour la deuxième
année d’affilée, les
recettes du fabricant
franco-italien de puces
électroniques progressent de plus de 15 %.
des résultats records. Devançant Apple, Huawei a écoulé
plus de 200 millions de smartphones en 2018, confortant sa
place de numéro deux mondial
derrière Samsung, acquise cet
été. Porté par le succès croissant
de ses mobiles, les revenus de sa
division « grand public » ont
augmenté de 50 % pour dépasser les 52 milliards de dollars,
soit davantage que son métier
historique (les équipements de
réseaux), qui est devenu pour la
première fois minoritaire dans
la composition du chiffre
d’affaires total.
En 2017, pourtant, l’activité
smartphone de Huawei ne
représentait « que » 39,3 % du
chiffre d’affaires total, contre
49,3 % pour les équipements
télécoms. La multinationale
aux 180.000 employés s’était
lancée sur le marché des smartphones en 2004, à la fois pour se
faire connaître du grand public
et pour être présente sur toute
la chaîne de valeur, des équipements… aux téléphones
mobiles. « Nos clients nous font
confiance », a lancé Richard Yu,
le patron de la division, recevant
les médias chinois et étrangers
Florian Dèbes
@FL_Debes
Une pomme pourrie ne gâchera
pas la récolte. Jeudi, le groupe franco-italien STMicroelectronics a fait
entendre – juste après avoir publié
des résultats 2018 de haute volée –
qu’en dépit d’un début d’année
s’annonçant difficile, il avait bon
espoir de revoir grossir son chiffre
d’affaires durant le reste de l’exercice fiscal 2019.
Pour 2018, le fabricant de puces
électroniques a enregistré un chiffre d’affaires annuel de 9,66 milliards de dollars, en hausse de
15,8 % par rapport à la performance
de 2017. Mais la nouvelle année s’est
ouverte pour tout le secteur des
semi-conducteurs par une mauvaise nouvelle, à savoir le récent
avertissement sur résultat d’Apple,
l’un des principaux clients de STMicroelectronics auquel ce dernier
fournit notamment le fameux capteur 3D des iPhone. Après TSMC et
Dialog Semiconductor au début du
mois, « ST » anticipe à son tour un
impact du ralentissement des ventes de smartphones, toutes marques confondues, sur ses propres
recettes.
Un pari sur l’évolution
du marché du smartphone
Fred Dufour/AFP
STMicroelectronics, qui emploie
45.500 personnes dans le monde,
prévoit 5,7 % de baisse sur ses recettes au premier trimestre, par rapport à la même période en 2018.
« L’ajustement de la demande en
composants pour smartphone a été
brutal », livre aux « Echos » JeanMarc Chéry, le PDG de STMicroe-
Le patron de la division grand public de Huawei, Richard
Yu, s’est exprimé lors d’une conférence, jeudi à Pékin.
Les dirigeants de Huawei
voient sans doute dans ces multiples contre-feux la meilleure
réponse aux critiques et aux
soupçons qui s’abattent sur le
géant chinois depuis l’arrestation, au Canada début décembre, de sa directrice financière,
sur demande des Etats-Unis.
Washington suspecte la dirigeante, qui n’est autre que la fille
du fondateur de Huawei, d’avoir
manipulé les banques pour
aider l’entreprise à commercer
avec l’Iran, malgré l’embargo
américain. Pendant ce temps,
sur fond de soupçons d’espionnage, l’équipementier affronte
de multiples risques de boycott.
Huawei a beau
essuyer la plus forte
tempête depuis
trente ans,
il n’a jamais autant
vendu de téléphones
mobiles.
Mais le géant des télécoms a
beau essuyer la plus forte tempête depuis sa création il y a
trente ans, il n’a jamais autant
vendu de téléphones mobiles.
Sa division « grand public »,
l’une de ses trois activités (avec
les équipements pour les opérateurs et les services aux entreprises, comme le cloud) affiche
dans le centre de R&D au nordouest de Pékin ce jeudi. « Seuls
les hommes politiques tentent de
faire pression sur nous. » Et
d’annoncer que Huawei pourrait devenir le plus gros fournisseur de smartphones au monde
cette année ou, « au plus tard »,
en 2020, en dépit de son absence
des Etats-Unis et d’un ralentissement général (–6 % au troisième trimestre, selon IDC) sur
le marché des smartphones.
Smartphone pliable
Cet optimisme affiché tranche
avec la prudence émise récemment par Samsung et Apple, qui
ont tous deux signalé un ralentissement des ventes en Chine.
Huawei, lui, entend poursuivre
sur sa lancée et dévoilera, le
mois prochain, un smartphone
pliable équipé de sa nouvelle
puce 5G développée en interne,
pour une commercialisation au
plus tôt en avril.
En plus de ce modem pour
smartphones, le Balong 5000,
Huawei a dévoilé jeudi une puce
5G pour les antennes qu’il fournit aux divers opérateurs de la
planète. Une à une, le groupe
chinois assemble les briques
technologiques nécessaires au
prochain standard de téléphonie mobile. Une façon de dire
que, malgré les soupçons, le
groupe sera incontournable
pour les opérateurs qui veulent
être au rendez-vous de la 5G. n
Jean-Marc Chéry, PDG de STMicroelectronics. Photo Eric Piermont/AFP
lectronics – sans pouvoir citer Apple
pour des raisons contractuelles.
Néanmoins, la promesse est
faite que le ver ne restera pas longtemps dans le fruit et la Bourse
salue cette perspective, avec une
hausse de 10,12 % du cours de
l’action sur Euronext. « Sur l’ensemble de l’année, nous nous attendons
éventuellement à une légère décroissance des volumes de smartphones
vendus, mais des constructeurs vont
aussi lancer de nouvelles plates-formes, notamment pour les technologies 5G », explique le patron.
Egalement pénalisé par le ralentissement de la croissance en Chine,
STMicroelectronics fait le pari d’une
amélioration de la situation macroéconomique et des relations entre
les Etats-Unis et l’empire du Milieu.
« L’impact de la guerre commerciale
devient important quand les tensions
durent et touchent la confiance »,
remarque Jean-Marc Chéry. Pour le
successeur de Carlo Bozotti, nul
doute que les grandes tendances
autour de l’automatisation des
objets et de l’industrie continueront
de profiter à ses ventes de microcontrôleurs et autres composants de
puissance dédiée à l’autonomie
énergétique. Le groupe peut toujours compter sur le marché des voitures et autres véhicules connectés,
de plus en plus gourmand en électronique. Ses ventes de « produits
automobiles et discrets » ont augmenté de 16,2 % en 2018, à 3,5 milliards d’euros.
Préparer les capteurs
d’image de demain
L’entreprise a décidé de maintenir
son niveau d’investissement,
notamment pour préparer les
capteurs d’image de demain et
rattraper l’allemand Infineon sur
les puces gravées sur du carbure de
silicium, une matière clef pour les
voitures connectées dans cinq à
dix ans. STMicroelectronics peut se
permettre de dépenser après avoir
fait passer sa marge d’exploitation
de 12 % à 14,5 % en un an.
Le résultat net de l’entreprise a,
lui, augmenté de 60 %, à 1,28 milliard de dollars, contre 802 millions
l’an dernier. Bien que consciente des
questions sur le pouvoir d’achat qui
se posent en France, la direction de
STMicroelectronics n’a pas accordé
de « prime Macron » immédiate et
défiscalisée, au grand regret des syndicats. Mais elle entend, comme l’an
dernier, compléter le montant versé
au titre de l’intéressement aux plus
basses rémunérations (déjà au-dessus du niveau du salaire minimum).
(
Lire « Crible »
Page 36
BuzzFeed va supprimer 15 % de ses effectifs
MÉDIAS
Le site d’informations
a été brutalement
touché par la dégradation du marché publicitaire sur Internet.
Jean-Philippe Louis
@JPhLouis
Il semble loin le temps où Jonah
Peretti, le créateur de BuzzFeed,
était considéré comme le gourou
des médias numériques. Aujourd’hui, son site fondé en 2016, réputé
pour afficher sur la même page
Web badineries numériques et
enquêtes de fond, vit une période
plutôt sombre. Après le licenciement de 100 personnes en 2017, soit
8 % de ses effectifs, et l’arrêt de sa
version française, BuzzFeed serait
désormais sur le point d’annoncer
la suppression de 15 % de son effectif. Et ce, dès la semaine prochaine.
BuzzFeed a vu ses revenus croître de 15 % en 2018, à 300 millions
de dollars, selon le « New York
Times ». Mais la société est toujours
en pertes et veut atteindre l’équilibre cette année.
Selon le site The Hollywood
Reporter, près de 215 personnes
devraient être licenciées. Une
annonce faite via une note envoyée
par Jonah Peretti à ses employés
au titre évocateur : « Changements
difficiles ». Si, jusqu’à présent, les
métiers du journalisme étaient plutôt épargnés dans ses coupes, à la
BuzzFeed s’est lancé dans une entreprise de diversification et de restructuration. Photo Drew Angerer/AFP
différence des métiers de la publicité
ou des opérations commerciales,
cette fois la division « information »
devrait être également touchée.
Longtemps jalousé dans la communauté des pure players du Web
pour ses audiences phénoménales
– 200 millions de visiteurs uniques
par mois en 2015 –, BuzzFeed n’a pas
résisté à la fragilisation du secteur
publicitaire. Son modèle économique était entièrement axé sur les
annonces – quand les médias traditionnels se sont lancés dans les
« paywalls » – et près de 75 % de
son audience était réalisée sur
Facebook. Mais, dans le monde de
la presse Internet, c’est bien connu :
l’audience via les réseaux n’engendre pas forcément une monétisation efficiente, alors que Facebook
ou Google captent l’essentiel des
budgets publicitaires.
Appel aux dons
1.450
EMPLOYÉS
travaillent chez BuzzFeed, selon
le site The Hollywood Reporter.
Le site s’est alors efforcé de diversifier ses revenus afin d’atteindre la
rentabilité. Mi-2018, il avait même
tenté de convertir ses lecteurs en
donateurs, en leur proposant de
contribuer à son financement à
hauteur de 5 à 100 dollars. « Malheureusement, la croissance des
revenus en soi n’est pas suffisante
pour réussir à long terme », écrit le
patron de BuzzFeed dans sa note.
Avant d’ajouter : « La restructuration que nous entreprendrons nous
permettra de réduire nos coûts et
améliorera notre modèle opérationnel afin que nous puissions nous épanouir et contrôler notre destin, sans
avoir besoin de lever des fonds. »
A ce jour, on compte près de
1.450 employés chez BuzzFeed,
selon The Hollywood Reporter.
En février 2018, le site était la
quatrième marque d’information généraliste aux Etats-Unis,
derrière CNN, le « New York
Times » ou Yahoo! News. Mais les
annonceurs concentrent leurs
investissements en publicité numérique sur Google et Facebook. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
// 25
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
START
UP
REBOND
U
Wosmu reçoit le soutien financier de
TF1 via son fonds d’investissement One
Innovation. La jeune pousse tricolore
est l’éditeur de Delitoon, une plate-forme digitale
de mangas et de webtoons. Son offre, payante, est
exclusivement accessible via son application et
elle revendique 400.000 inscrits, et 600.000 visiteurs mensuels. Le montant de l’opération n’est
pas divulgué.
75
MILLIONS DE DOLLARS
La légende du football américain, Joe Montana, a participé
au tour de table de 75 millions
de dollars bouclé par un des
leaders californiens de la
vente de produits à base de
marijuana, la start-up Caliva.
Le Pavé Parisien veut relancer
la filière audio en France
Elle veut se lancer
dans quatre villes
françaises d’ici
à la fin de l’année.
Déborah Loye
@Loyedeborah
Adrien Lelièvre
@Lelievre_Adrien
Le Pavé Parisien exposait avec Paris Région au Consumer Electronics Show. Photo Le Pavé Parisien
par Devialet », indique Pierre-Axel
Izerable ; le béton fibré est fourni
par l’entreprise familiale Vicat et la
carte électronique est « tapée » près
de Bordeaux. « Convaincre ces
acteurs de nous fournir de petites
séries a été un défi, que nous sommes
fiers d’avoir relevé », affirme le
cofondateur de l’entreprise.
« Mais, à l’époque, ils ne disposaient
pas du béton qu’il fallait », raconte
l’entrepreneur. C’est l’utilisation par
son frère ingénieur d’un béton nouvelle génération, le béton fibré à
ultra hautes performances (BFUP),
qui poussera le musicologue à
effectuer des tests acoustiques et à
reprendre le projet de Pierre
Schaeffer et Joseph Léon.
Les premiers pavés
seront envoyés
avant le printemps
aux 300 personnes en
ayant précommandé à
349 euros.
Orchestre de haut-parleurs
Il faut dire que le projet de la
famille Izerable dépasse la simple
production d’enceintes connectées.
Diplômé de musicologie, PierreAxel Izerable raconte avec ferveur
sa découverte de l’intention de
Joseph Léon d’utiliser le béton pour
construire son Elipson BS 50, une
enceinte des années 1950 devenue
mythique, lors de la lecture de sa
correspondance avec l’ingénieur et
compositeur Pierre Schaeffer.
En 2015, la fratrie commence par
créer un dispositif pour une pièce
de théâtre, en Suisse. « Nous avons
travaillé sur le principe de l’immersion sonore, qui consiste à répartir
les sources de son de sorte à transmettre une certaine émotion au spectateur », décrit l’entrepreneur. A
terme, c’est cet « orchestre de hautparleurs », appelé « acousmonium », que le créateur du Pavé
Parisien souhaite pouvoir reproduire. « En créant un système modulaire avec 4 ou 5 enceintes, qui serait
étalonné grâce à une application et
dont le son serait calibré par un algorithme, on donnerait accès à un système immersif à tout le monde, avec
une expérience utilisateur incroyable », s’enthousiasme-t-il.
Une expérience à l’impact écologique contrôlé, puisque Le Pavé
Parisien se positionne contre
l’obsolescence programmée.
« Toutes les pièces de nos produits
sont réparables ou remplaçables, et
tous nos modèles seront rétro-compatibles », indique l’entrepreneur.
Ce dernier souhaite en outre utiliser du sable de recyclage pour
fabriquer le béton des prochaines
pièces. « La construction du Grand
Paris va générer beaucoup de sable
de recyclage, et nous aimerions pouvoir dire à nos clients qu’avec notre
enceinte ils repartent avec un bout de
Paris », sourit-il.
Mais, avant d’y arriver, Le Pavé
Parisien devra trouver le moyen de
baisser ses coûts de production, car
la marge dégagée par la start-up est
aujourd’hui très faible. Dans quelques mois, elle intégrera Métropole 19, un lieu dédié à la fabrication
industrielle et artisanale locale.
« Notre objectif est d’y créer une ligne
de production », explique PierreAxel Izerable. La jeune pousse travaille en outre sur la possibilité de
personnaliser totalement ses produits, pour devenir « la Harley-Davidson des enceintes connectées ». n
La Maif grimpe au capital de Numa
en vue d’un virage stratégique
L’acteur parisien
historique de la French
Tech fait de la place
à l’assureur mutualiste
pour recentrer
son activité autour
de la formation.
Guillaume Bregeras
gbregeras
et Laurent Thévenin
laurentthevenin
C ’e s t u n e n o u v e l l e è r e q u i
s’annonce pour Numa. Ce lieu historique du Silicon Sentier prépare
discrètement sa mue tandis que
son actionnaire de référence, Maif
Avenir, mène une opération de
Zoov veut séduire
les actifs avec ses vélos
à assistance électrique
La start-up cofondée
par Eric Carreel lève
6 millions d’euros.
Avec ses enceintes
connectées en béton,
la jeune pousse s’inscrit
dans le made in France
et lutte contre l’obsolescence programmée.
ASSURANCE
-
TravelWell s’adresse aux personnes atteintes
d’aviophobie. Cette jeune pousse propose une
expérience totalement digitalisée intégrée aux
écrans situés devant chaque passager d’un avion, afin
d’améliorer leur bien-être, notamment à travers des exercices de relaxation et de méditation. Elle vient d’être sélectionnée pour participer à l’un des plus grands concours internationaux pour les concepts de cabine d’avion, les Inflight
Awards et les Crystal Cabin Awards.
VÉLO-PARTAGE
ÉLECTRONIQUE
Chemise blanche, bretelles et
nœud papillon : au CES de Las
Vegas, l’équipe du Pavé Parisien a
joué la carte « frenchy » à fond. Une
stratégie qui a fait ses preuves : son
stand n’a cessé de grouiller de visiteurs, attirés par ces drôles de
« pavés » de béton qui diffusent de
la musique. « Nous avons été agréablement surpris par la bienveillance
des gens au CES », relate PierreAxel Izerable, cofondateur de la
jeune pousse, qui présentait son
produit pour la première fois.
Car la start-up, qui a pour ambition de « relancer la filière de l’audio
en France », rêvant de retrouver la
même effusion que dans les
années 1970, où régnaient des
acteurs comme Cabasse ou Elipson, n’est qu’au début de son aventure. Incubée à La Ruche, dans le
20e arrondissement de Paris, elle
dispose de quelques mètres carrés
pour assembler, à la main, ses premiers pavés, qu’elle enverra avant
le printemps aux 300 personnes en
ayant précommandé à 349 euros,
notamment lors de sa campagne
de crowdfunding. « Et d’ici à
février, nous devrions en avoir
assemblé 1.000 », compte PierreAxel Izerable.
Mille pièces fabriquées de composants exclusivement made in
France, en quête desquelles les quatre frères à la tête de l’entreprise ont
sillonné l’Hexagone durant deux
ans. Résultat, les haut-parleurs sont
produits dans la Sarthe par Audax,
« le dernier producteur français
indépendant après le rachat de PHL
LE PRODUIT
rachats des parts des actionnaires minoritaires. Selon nos informations, le mutualiste, qui avait
déjà engagé 3 millions d’euros dans
l’incubateur en 2015 pour environ
21 % du capital, a déjà bouclé l’opération auprès de ses co-investisseurs Adeo (Leroy Merlin) et
Roland Berger. Et il serait en phase
d’acquisition des parts réservées
aux actionnaires qui avaient investis directement au capital de Numa
en 2015 via une opération de financement participatif.
Ce mouvement capitalistique
devrait permettre à la Maif de devenir l’actionnaire majoritaire, mais
Numa préservera sa minorité de
blocage. Il marque aussi un réengagement fort de la part du mutualiste
qui y voit une opportunité, assure
Pascal Demurger, le directeur général de la Maif : « Dans le cadre de son
nouveau plan stratégique 2019-2022,
la Maif adresse de plus en plus le
champ du B to B. Demain, nous pourrons avoir une offre diversifiée qui ira
bien au-delà de l’assurance, et dans
laquelle Numa pourrait s’inscrire. »
Incubateur à la peine
Reconnu pour sa capacité à accélérer des jeunes pousses à travers des
programmes intensifs, Numa
devrait en profiter pour recentrer
son activité autour de la formation,
notamment pour les entreprises en
phase de transformation digitale.
L’activité d’incubation des start-up
selon un modèle d’échange de services contre un faible pourcentage
de l’entreprise semble arriver à
bout de souffle, admet Marie Vorgan Le Barzic, à la tête de Numa : « Le
modèle d’accélérateur n’est plus compétitif vis-à-vis des start-up, et il ne
tient plus économiquement. » En
cause ? Le besoin en liquidités des
pépites tech et la compétition entre
les investisseurs ont rendu le marché trop tendu pour les petites organisations comme Numa.
Depuis 2015 et l’entrée de Maif
Avenir à son capital, Numa avait
pourtant anticipé ce changement de
marché et fortement diversifié ses
activités. Notamment à travers un
plan d’expansion international
ambitieux qui prévoyait de dupliquer son activité dans 19 pays d’ici à
2019 (seuls 8 bureaux ont pu être
ouverts dans le monde à date). Mais
aussi en mettant l’accent sur certaines technologies émergentes,
comme la réalité virtuelle. Ou en
misant sur Station F, pour lequel
l’incubateur avait notamment
promu des start-up ayant une action
positive pour l’environnement. n
C’est l’envers du décor de la
mobilité partagée : si les vélos,
trottinettes et scooters en libreservice ont sensiblement étoffé
l’offre de transport des citadins
ces dernières années, cela s’est
s o u ve n t f a i t a u p r i x d ’u n
encombrement des trottoirs.
La start-up Zoov a conscience de ce problème et
entend y remédier avec ses
vélos à assistance électrique
tours de roue sur le plateau de
Saclay dans le cadre d’une expérimentation. Celle-ci s’achèvera
en mai. « Nous déployons une
flotte de 200 vélos », précise
Amira Haberah.
Le service est gratuit pendant cette période. Mais, à
terme, Zoov proposera des
locations à la course et des
abonnements. Afin de financer son développement, la
start-up annonce ce jeudi une
levée de fonds de 6 millions
d’euros menée par Daphni,
C4 Ventures et Road Ventures.
BNP Paribas Développement
et la Banque des Territoires
ont également participé au
tour de table.
Travail
avec les entreprises
« Nous avons pour objectif de
nous lancer dans quatre villes
françaises d’ici à la fin 2019 »,
explique Amira Haberah.
Dans le même temps, la jeune
La nouvelle génération de bornes de stationnement
permet d’installer de 15 à 20 vélos Zoov sur une place
de parking classique. Photo Zoov
qui, dans les zones denses, peuvent s’accrocher les uns aux
autres dans des stations ultracompactes. L’objectif : limiter
leur emprise sur la voie publique. Une stratégie destinée à
mieux se faire accepter par les
collectivités et les habitants.
Zoov a été créé en juin 2017
par trois spécialistes des objets
connectés : Eric Carreel, également fondateur de Withings,
Arnaud Le Rodallec et Amira
Haberah. On comprend donc
mieux pourquoi leurs vélos au
design élégant sont des concentrés de technologies…
Deux batteries
Ils comptent deux batteries :
l’une permanente, qui a vocation à être rechargée aux bornes, et une autre de la taille
d’une gourde rechargeable à
domicile. Un GPS permet de
géolo caliser les vélos via
l ’a p p l i c a t i o n d e l a j e u n e
pousse.
Les bicyclettes bleues de
Zoov effectuent depuis le début
de la semaine leurs premiers
pousse veut faire passer ses
effectifs de 25 à 50 personnes.
En misant sur le vélo à assistance électrique, Zoov veut
notamment séduire les actifs.
« Il s’agit d’un moyen de transport idéal pour réaliser les tra-
La moitié des
salariés français
travaille à moins de
8 kilomètres de leur
lieu de travail.
jets domicile-travail », insiste
Eric Carreel. La moitié des salariés français travaille à moins
de 8 kilomètres de leur lieu de
travail. Dans cette logique, Zoov
travaille déjà sur le plateau de
Saclay avec Thales, l’Office
national d’études et de recherches aérospatiales (Onera) ou
des établissements publics
comme CentraleSupélec et
l’Ensea. Un bon moyen de tester
ses produits et de se faire connaître du grand public. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
26 //
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
en
direct
Tours : accord sur
le PSE de Sandvik
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
CENTRE-VAL DE LOIRE Plus de
Le commissaire-priseur lyonnais
Jean-Claude Anaf a été condamné à quinze mois de prison
avec sursis et 250.000 euros
d’amende pour « abus de
confiance » pour avoir fait payer
par sa société des dépenses
personnelles. Le commissairepriseur assurait 60 % des ventes
judiciaires du ressort lyonnais.
80 % des 161 salariés de l’usine
Sandvik de Fondettes ont donné
leur accord mercredi au projet de
plan de sauvegarde de l’emploi
négocié par la direction et les
syndicats, selon « La Nouvelle
République ». Ce PSE pourrait
être signé dès la semaine prochaine. L’industriel suédois a
accepté de verser 47.000 euros
Laurent Cerino/RÉA
PME
&REGIONS
Un commissaire
priseur condamné
par salarié et d’offrir aux plus
anciens salariés des congés de
reclassement de plusieurs années.
En contrepartie, les employés
s’engagent à remettre le site en
état et à relancer la production.
Le groupe serait sur le point de
faire visiter l’usine à de potentiels
repreneurs. Sandvik a annoncé il
y a plus de trois ans vouloir se
délester du site de production de
plaquettes en carbure de tungstène et de ses 161 employés pour
en délocaliser la production.
Festival d’Angoulême : les bons comptes
de la bande dessinée
l Le Festival international de la bande dessinée a contribué à créer une économie locale autour de l’image.
l Le segment de la BD ne cesse de croître, une exception dans un marché du livre en baisse continuelle.
ÉDITION
Frank Niedercorn
— Correspondant à Bordeaux
Avec son 46e Festival international
de la bande dessinée (FIBD), inauguré ce jeudi, Angoulême peut prétendre au titre de capitale :
1.500 auteurs, 228 maisons d’édition
7.000 professionnels… Rien de ce
qui compte dans la bande dessinée
ne peut faire l’impasse sur l’événement. Avec des retombées importantes pour cette ville de Charente
qui cherche son deuxième souffle
économique après la disparition de
son industrie du papier. Certes le
FIBD a un coût de 4,3 millions
d’euros (dont 56 % de subventions),
largement compensés par les recettes liées aux dépenses locales des
200.000 visiteurs attendus (2,7 millions d’euros), mais surtout par
l’impact en termes d’image, estimé
à 10 millions d’euros pour la ville.
Créé en 1974, le Festival attire
l’attention des pouvoirs publics et
Jack Lang annonce, en 1984, la création d’un Centre national de la bande
dessinée et de l’image. L’année suivante, François Mitterrand vient en
visiteur et se voit offrir un album de
caricatures d’hommes politiques du
dessinateur Morchoisne. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Edu-
cation nationale, est annoncé cette
année. Une première en 46 éditions.
Aujourd’hui, toute une économie
s’est créée autour de l’image. La Cité
internationale de la bande dessinée
et de l’image et son musée attirent
50.000 visiteurs par an. L’École européenne supérieure de l’image (Eesi)
héberge 210 étudiants. On recense
200 auteurs de bandes dessinées à
Angoulême et 25 collectifs d’auteurs.
L’éditeur Dupuis va d’ailleurs annoncer sa volonté de créer un « pool »
d’auteurs à Angoulême.
Un tournant majeur est pris en
1997 avec la création de Magelis, un
pôle de développement qui a permis l’essor du cinéma d’animation
avec une trentaine de studios,
employant 1.500 personnes, quatre
écoles et 1.200 étudiants. « C’est bien
le Festival avec l’appui des pouvoirs
publics qui a donné naissance à cette
économie créative », insiste Franck
Bondoux, le délégué général du
FIBD. Avec des passerelles entre BD
et animation. « Une partie des
auteurs de BD trouvent des débouchés dans l’animation car leur situation économique est souvent très précaire, avec des à-valoir faibles et des
droits d’auteur payés tard, et seulement en cas de succès », analyse
Emmanuelle Lavoix, chargée de
mission de l’économie du livre à
l’Agence livre, cinéma et audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine.
Hormis Eidola ou Scutella basées
à Angoulême les maisons d’édition
en Nouvelle-Aquitaine sont plutôt
installées à Bordeaux, Poitiers ou
Limoges. « On ne peut pas parler de
ligne éditoriale de la Nouvelle-Aquitaine qui se distingue, au contraire,
par une grande diversité », insiste
Emmanuelle Lavoix. Akata, Akileos ou Lézard Noir éditent des
mangas. Un créneau devenu très
important pour le Festival qui
consacre cette année plus de
10 % de sa surface aux éditeurs
asiatiques.
A Poitiers, les éditions FLBLB
créées en 2002 par des étudiants,
sous forme d’un fanzine humoristique, ont gardé leur ton mais ont
ajouté des titres autour du documentaire. A l’image de sa « Petite
Histoire des colonies françaises »
dont les 5 volumes se sont vendus à
60.000 exemplaires. Les Requins
Marteaux et Cornelius, hébergés
par la Fabrique Pola, un collectif
d’artistes à Bordeaux, font partie
des pionniers de la BD alternative.
Les Requins Marteaux, présidés
par le dessinateur Winshluss, ont
été primés à Angoulême en 2009 .
Capacité hôtelière
Le Festival est aussi important pour
les prix décernés. Notamment le
prix spécial du Jury et, surtout, le
Fauve d’or qui, en 2015, a lancé la
carrière de « L’Arabe du futur ». La
moitié des éditeurs régionaux ont
d ’a i l l e u r s é t é s é l e c t i o n n é s .
L’ouvrage « Moi, ce que j’aime, c’est
les monstres », paru chez l’éditeur
bordelais Monsieur Toussaint Louverture, est régulièrement cité
parmi les favoris.
Pour tenir son statut à l’heure ou
la concurrence s’exacerbe, notamment avec Paris et son S oBD,
Angoulême va toutefois devoir
régler un problème. Celui de
l’accueil des participants, nombreux à devoir se loger à Bordeaux
ou Poitiers. « Le Festival est devenu
un événement international, mais la
capacité hôtelière n’a pas augmenté.
C’est un handicap pour le développement », reconnaît l’éditeur Jacques
Glénat, présent à toutes les éditions
depuis la création. n
Des collectifs protéiformes
Très dynamique, la « scène » de la BD angoumoisine a vu fleurir
une vingtaine de collectifs d’auteurs. Certains comme Ion sont
devenus des éditeurs. D’autres ont gardé un statut informel
comme Les Mains Sales ou Plan B. Ils ont souvent été fondés par
des auteurs formés à l’Ecole européenne supérieure de l’image.
A l’image de Café Creed créé il y a vingt ans. « C’est devenu un
laboratoire qui nous permet de tester des formules et de montrer
nos travaux aux éditeurs », explique Tristan Lagrange son cofondateur. Le collectif présente « Chorégraphie », un recueil de
travaux autour de la danse. L’Atelier du Marquis est plutôt un
espace de co-working associant 24 auteurs. « Nous travaillons
tous pour de grosses maisons d’édition mais avons l’envie de nous
retrouver pour mutualiser des moyens, partager des informations
sur notre secteur et tout simplement échapper à la solitude de ce
métier », explique Jean-Luc Loyer cofondateur de l’atelier il y a
onze ans. Le collectif prépare une histoire de New York quand
elle s’appelait « Nouvelle Angoulême ».
Parmi les œuvres en vue, « Ranma ½ »
de Rumiko Takahashi, sacrée Grand
Prix mercredi soir, le phénomène
« L’Arabe du futur » et le favori pour le
Fauve d’or, « Moi, ce que j’aime c’est
les monstres ». Photos DR
Marché de la BD : l’exception française
Dans un marché du livre en
baisse, la BD ne cesse de
croître, poussée par le
succès des mangas japonais
et des comics américains
Quelle est la potion magique du
marché de la bande dessinée ? Il s’est
vendu l’an dernier 44 millions
d’albums, soit 2,5 % de plus que
l’année précédente pour un chiffre
d’affaires de 510 millions d’euros
selon les données du cabinet GFK.
Un record depuis une quinzaine
d’années, sans pourtant de nouvel
d’album d’Astérix pour doper les
ventes. En 2005, on sortait d’une
décennie bénie, avec une diversification du marché qui est passé de
700 titres par an en 1995 à 5.000. Des
ventes qui s’étaient érodées, puis
avaient même chuté de 2009 jusqu’en 2014. La croissance est depuis
ininterrompue.« Le marché de la BD
francophone reste une anomalie dans
le monde de l’édition mondiale, quand
le livre recule de 1 % par an et qu’aux
Etats-Unis et au Japon les comics et les
mangas sont en déclin depuis 8 ans »,
analyse Stéphane Beaujean directeur artistique du Festival. Car, si les
mangas font moins recette au
Japon, ils connaissent un engouement croissant en France avec 38 %
des volumes vendus (+11 % l’an dernier) selon GFK. C’est le segment le
plus dynamique que se disputent 45
éditeurs. « Je suis allé au Japon en
1989 pour tenter de diffuser nos produits et je suis revenu avec les premiers mangas. Cela ne cesse de progresser depuis », sourit Jacques
Glénat, le fondateur de la maison du
Si les mangas font
moins recette au
Japon, ils connaissent
un engouement
croissant en France.
même nom et numéro un du manga
en France, avec notamment « Dragon Ball » et « One Piece ». Derrière,
même s’il est plus petit, celui des
comics américains est aussi dynamique et peut compter sur la sortie
de films autour des superhéros.
La BD hexagonale fait pourtant
mieux que se défendre. Certes le format classique de 46 pages souffre
un peu et les grands héros comme
Largo Winch, Thorgal ou XIII, dû au
prolifique scénariste Jean Van
Hamme, n’ont pas vraiment d’héritier. Et même si les ventes s’érodent,
les héros des séries patrimoniales
(Blake et Mortimer, Tintin ou Lucky
Luke) continuent de se vendre. Le
dernier Lucky Luke « Un cow-boy à
Paris » s’est écoulé à plus de
300.000 exemplaires en 2018. Outre
sa soif de BD importées, le marché,
dominé par les poids lourds Média-
Participations, Delcourt, Glénat et
Casterman ne cesse de se renouveler. La série « Les Vieux Fourneaux » édité par Le Lombard a
atteint le million d’exemplaires.
Le roman graphique est devenu
un genre en soi. « L’Arabe du futur »
est devenu un phénomène dans la
foulée de « Persepolis » en 2000 qui
décrivait la révolution iranienne.
Les documentaires sont aussi à
l’honneur, avec par exemple
« Kivu », qui raconte le pillage et les
ravages de la corruption en Afrique,
vendu à 40.000 exemplaires. Un joli
score quand la moyenne des ventes
est à 5.000 exemplaires. La biographie aussi fonctionne comme
l’album « Dans la combi de Thomas
Pesquet » avec 160.000 exemplaires
l’an dernier ! La situation est moins
favorable pour les auteurs dont une
bonne partie vivent avec un statut
précaire. Il faudra aussi prendre le
train du numérique. Une bonne partie des mangas japonais sont ainsi
diffusés gratuitement par des passionnés qui les mettent en ligne peu
après leur sortie au Japon. Le milieu
surveille aussi de près le réseau de
200 librairies spécialisées indépendantes dont les ventes dépassent
désormais celles des hypermarchés. « Ces librairies sont très importantes, car elles assurent mieux que
personne la promotion des nouveautés », insiste Christel Hoolans, directrice général du Lombard. — F. N.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PME & REGIONS // 27
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
742
NOUVELLE AQUITAINE L’aéroport de La Rochelle-Ile-de-Ré a
dépassé l’an dernier le seuil des
240.000 passagers en hausse de
8,4 %. Ce résultat s’explique par
le choix d’Air France de relancer
la ligne avec Orly toute l’année.
Les dessertes étrangères progressent aussi et une seconde
compagnie, Jet2.com, desservira
Manchester cette année.
mobilisation d’une quarantaine de
botanistes.Modification des habitats naturels, artificialisation des
terres, intensification ou l’abandon
de certaines pratiques agricoles
sont au cœur des menaces qui
pèsent sur les plantes.
Shutterstock
ESPÈCES DE LA FLORE MÉTROPOLITAINE MENACÉES
selon une étude. 15 % des espèces
encourent un risque de disparition.
L’analyse des menaces s’est faite
notamment par la synthèse de près
de trente millions de données floristiques rassemblées par les
conservatoires botaniques et la
innovateurs
L’aéroport de
La Rochelle brille
PayTrip finance son
e-portefeuille partagé
en famille à l’étranger
R.Bourgeois investit pour suivre la
demande des véhicules électriques
R.Bourgeois
Pour pouvoir répondre aux commandes de
circuits magnétiques,
l’entreprise de Besançon investit 20 millions
d’euros et table sur au
moins 50 embauches.
Monique Clémens
— Correspondante à Besançon
Les difficultés de 2006 sont oubliées
chez R.Bourgeois, un fabricant de
circuits magnétiques (rotors et stators) pour moteurs électriques. Cette
année-là, victime de la hausse du
prix de ses deux matières premières,
l’acier et de l’aluminium, l’entreprise
familiale avait dû envisager de licencier pour la première fois depuis sa
création il y a quatre-vingt-dix ans.
Mais la montée en puissance des
mobilités électriques – boostées
depuis 2015 par les objectifs européens en matière de rejets de CO2 – et
des choix industriels stratégiques
ont remis l’entreprise dans des vents
favorables.
Après avoir investi 15 millions
d’euros entre 2012 et 2014 dans les
R.Bourgeois a pour objectif d’agrandir son siège de Besançon
pour répondre au « tsunami » de commandes qui affluent.
machines-outils et presses de plus
grande précision que demandait ce
marché, elle annonce un nouvel
investissement de 20 millions
d’euros sur deux ans. Cette fois,
l’objectif est d’agrandir son siège de
Besançon (Doubs) pour pouvoir
répondre au « tsunami » de commandes, qui, après s’être fait attendre, affluent désormais pour les
marchés des véhicules électriques et
celui des énergies renouvelables,
confirme Raymond Nicolas Bourgeois, le directeur général du groupe
et petit-fils de Raymond Bourgeois,
son fondateur. Car sur ces marchés
en croissance, sa compétence historique d’outilleur, en interne, fait la
différence avec la concurrence.
Porsche Cayenne et Zoé
Son chiffre d’affaires dans l’automobile représente 20 % de l’activité, sur
un total de 192 millions d’euros, mais
le carnet de commandes promet
35 % pour 2021. Sur ce produit stratégique, les clients sont les constructeurs : Porsche fut le premier pour
son Cayenne hybride, puis vinrent
Renault pour la Zoé, Volvo, General
Motors et maintenant Daimler et la
plate-forme commune RenaultNissan-Mitsubishi. Et Tesla ? « C’est
un prospect pour notre unité au
Mexique », confie le dirigeant. Quant
au marché des énergies renouvelables, celui des rotors et stators pour
éoliennes et des gros générateurs
thermiques, il ne représente encore
que 5 % de l’activité mais devrait
atteindre 15 % d’ici à deux ans grâce
aux contrats signés avec Vestas et
Siemens Gamesa, rentabilisant
ainsi un investissement en 2018 de
6 millions d’euros pour des presses
de 600 à 700 tonnes.
Pour pouvoir s’agrandir sur ce
site historique, où il emploie 450 de
ses 1.080 salariés dans le monde, le
groupe familial à 70 % (ArcelorMittal en détient 30 % depuis 1989)
avait racheté l’ancienne gendarmerie dont il lance maintenant le chantier de démolition. Quelque
11.700 mètres carrés de surface
industrielle supplémentaire vont
s’ajouter aux 50.000 mètres carrés
déjà opérationnels, et le nouveau
bâtiment, livré fin 2019, adoptera
les codes de l’usine 4.0 avec une alimentation filoguidée des pièces, de
la production aux expéditions. Un
projet qui s’accompagnera d’au
moins 50 embauches, indique
l’entreprise. n
LA LEVÉE DE FONDS
PAYTRIP
Date de création : 2017
Fondateur : Bennaceur Kasbi
Montant : 1 million d’euros
Effectif : 10 personnes
Secteur : fintech
Christine Berkovicius
— Correspondante à Orléans
Pour financer le lancement de
son portefeuille électronique
partagé, PayTrip vient de lever
1 million d’euros auprès d’investisseurs privés et de banques,
dont bpifrance. L’objectif de la
start-up, créée en 2017 à Orléans,
après avoir été incubée dans le
programme HEC Challenge+,
est de faciliter les transferts
d’argent au sein des familles,
notamment pour soutenir des
proches à l’étranger depuis la
France. Elle a créé une solution
technologique qui se veut « plus
facile, transparente et moins
chère » que les services proposés
par des opérateurs comme Wes-
Group Label, l’e-marchand qui investit
dans les magasins physiques
Après les sites d’e-commerces, Group Label
s’est lancé dans l’ouverture de magasins.
Il ouvre son capital au
fonds d’investissement
IDI qui investit 12 millions d’euros en fonds
propres.
Claire Garnier
— Correspondante à Rouen
Quand l’e-marchand se met au
magasin physique, cela donne
le « phygital ». C’est ce modèle
hybride qu’Emin Alaca, fondateur
en 2010 de Group Label, spécialiste
de l’équipement de la maison
– 40 millions d’euros de chiffre
d’affaires – va développer.
Spécialisation par métiers
L’entreprise de Saint-Marcel dans
l’Eure, a ouvert son capital au
groupe coté parisien IDI, spécialiste
du capital investissement. Ce dernier prend une participation minoritaire dans Group Label (22 %)
avec un investissement en fonds
propres de 12 millions d’euros. Il va
accompagner la croissance de
l’entreprise reposant notamment
sur la constitution d’un réseau
national de magasins d’une superficie de 200 à 400 mètres carrés.
L’entreprise prévoit de passer de
60 magasins à 100 d’ici mai 2020 et
de recruter 70 collaborateurs
s’ajoutant aux 122 employés actuels.
« Dans ces magasins très connectés,
les clients peuvent trouver les produits vus en ligne – tous fabriqués en
Europe – et passer commande via des
iPad géants » précise Emin Alaca.
« Le Web a été le premier étage de la
société avec une série de sites marchands » résume-t-il. La PME a
d’abord fait ses preuves dans la
vente en ligne avec des sites spécialisés par métiers – radiateurplus.com, coffrefortplus.com poeleaboismaison.com, etc – avant de
se lancer dans la menuiserie alumimium sur-mesure avec mistermenuiserie.com, ce qui l’a décidé à
ouvrir des magasins physiques.
Emin Alaca est prêt à s’attaquer à
partir de mars 2019 à un nouveau
marché, la fenêtre ; « Nous proposerons la vente de fenêtres sur mesure à
partir de mars 2019, ce qui va nous
permettre de proposer une gamme
complète de produits à nos clients. » A
partir d’un configurateur, le client
pourra en ligne choisir et visualiser
son matériau (PVC ou aluminium),
sa couleur, son vitrage. Un devis lui
sera proposé et la pose sera assurée
par un réseau d’installateurs
locaux agréés par Group Label.
L’entrepreneur regarde aussi audelà des frontières. L’ouverture en
2018 en Grande-Bretagne du site
Mister Gates Direct précède l’ouverture d’un premier magasin en 2020.
L’Allemagne va suivre avec l’ouverture fin 2019 du site « Mister Tore
Direkt ». n
Insight SiP mise sur le câblage sans fil
LA PME À SUIVRE
PACA
Effectif : 20 salariés
Chiffre d’affaires : 2,7 millions
Activité : microélectronique
Christiane Navas
— Correspondante à Nice
C’est du Japon et d’Amérique du Nord
qu’est venue la reconnaissance pour
Insight SiP, spécialisé dans la conception de circuits RF (radiofréquence)
ultra-miniaturisés. Cette entreprise
référencée par le département de la
Défense américain emploie 20 salariés à Sophia Antipolis (Alpes-Mariti-
mes). Portée par la vague des objets
connectés qui ont besoin de composants miniatures pour assurer une
communication sans fil, elle réalise
90 % de son chiffre d’affaires de
2,7 millions d’euros à l’international
avec une croissance de l’ordre de 10 %
depuis plusieurs années.
Le marché français en représente
une portion congrue, mais cela
pourrait changer. En décembre 2018, Insight SiP a été distingué
par le Syndicat professionnel de la
distribution en électronique industrielle (SPDEI). « Cela confirme
qu’Insight SiP est aujourd’hui repéré
par les professionnels de l’électronique française », constate Michel
Beghin, directeur général. Tout a
commencé en 2005. Une équipe
d’ingénieurs expérimentés dans la
microélectronique fait le pari de la
technologie « system-in-package »,
qui permet de réunir dans un même
module des composants miniatures plutôt que de développer un seul
composant plus complexe (« system-on-chip »). « Nous avions
l’intuition que cela serait la solution
d’avenir », explique Michel Beghin.
Véhicules connectés
Avantage de ces systèmes miniatures, ils permettent de réduire la taille
des composants et leur consommation d’énergie sans nuire aux performances. Les débouchés sont multiples. « Nous sommes présents sur
deux marchés à fort potentiel que sont
les applications pour l’industrie du
futur, c’est 40 % de notre activité,
essentiellement en Europe et au Japon,
expose le dirigeant. Les objets connectés dans le secteur médical avec plusieurs clients aux Etats-Unis, notamment l’un des leaders pour les capteurs
de suivi du glucose des diabétiques,
constituent notre deuxième marché. »
Enfin, un troisième marché émerge,
celui « des véhicules connectés pour
apporter des solutions de connexion
sans câblage », ajoute Michel Beghin.
Insight SiP fait du sur-mesure
pour ses clients, mais il conçoit et
développe aussi ses propres produits. Fabriqués à Taïwan et aux
Philippines, ils sont vendus par ses
bureaux au Japon et aux EtatsUnis, et par des distributeurs dans
le reste du monde. n
Comment ça marche ? Sur son
mobile ou ordinateur, l’utilisateur crée un compte en quelques clics, grâce à un algorithme qui certifie l’identité et le
domicile. Il peut ensuite le créditer, y rattacher une ou plusieurs cartes prépayées Mastercard qu’il alimente. Ses proches
peuvent l’utiliser chez eux pour
des retraits et des paiements sur
Internet ou dans les commerces. Seule contrainte : leur faire
parvenir la carte fournie par
PayTrip. L’utilisateur n’a pas de
découvert possible et le titulaire
du compte peut suivre sa position en temps réel. La fintech se
rémunère sur l’abonnement au
service : 24,90 euros par an ou
3,49 euros par mois pour une
carte, ainsi que sur le change et
les retraits réalisés à l’étranger.
En revanche, l’utilisation pour
le paiement est gratuite.
Ce service sera lancé fin
février, en France et en Belgique,
pour deux types de clientèles :
les résidents européens d’origine africaine et les familles qui
veulent mettre de l’argent à la
disposition de leurs enfants
sans ouvrir un compte. n
OpenHealth Company
relève 5 millions d’euros
avec LBO France
Open Health Company
NORMANDIE
Lancement fin février
Paytrip
BOURGOGNEFRANCHE-COMTÉ
tern Union, qui impliquent de
retirer l’argent liquide dans une
agence. Avec à la clef : « Une
commission faciale et des coûts
cachés liés aux taux de change »,
explique le fondateur, Bennaceur Kasbi, qui va renforcer son
effectif de 10 à 17 personnes.
LA LEVÉE DE FONDS
OPENHEALTH
COMPANY
Date de création : 2015
Président : Patrick Guérin
Montant : 5 millions d’euros
Effectif : 45 personnes
Secteur : santé
Stanislas du Guerny
— Correspondant à Rennes
Après avoir levé 5 millions
d’euros en septembre 2017
auprès de LBO France, OpenHealth Company vient de boucler un second tour. La société
relève le même montant, avec
le même souscripteur et ses
fondateurs, principalement
Patrick Guérin, son président.
Le spécialiste de la collecte et
l’analyse de données des officines permet aux industriels,
grâce à 400 indicateurs, de
connaître en temps réel la
situation des ventes de leurs
produits pharmaceutiques et
ceux de la concurrence. Les
autorités sanitaires utilisent
aussi sa plate-forme pour les
aider au pilotage de crises.
L’entreprise, qui ne s’arrête pas
au seul suivi des données de
santé, va commercialiser sa
solution dédiée au schéma thérapeutique et au comportement des patients. « Il s’agit de
déterminer avec précision et de
façon anonyme les conditions
du bon ou du mauvais usage du
médicament », précise Patrick
Guérin. Par exemple, si des
femmes enceintes utilisent un
type de produit déconseillé ou
si certains médicaments sont
prescrits à des enfants malgré
une interdiction.
Royaume-Uni et Italie
Pour nourrir sa base de données, la société récupère de
manière automatique les informations nécessaires auprès de
11.000 des 21.600 pharmacies
en France. En contrepartie,
elles reçoivent des indicateurs
précis sur leurs ventes. L’entreprise profite aussi du renforcement de ses fonds propres pour
se développer à l’étranger, avec
un premier partenariat signé
au Royaume-Uni et des projets
en cours en Italie.
Avec ses activités réparties
entre Vannes et Paris, OpenHealth Company a réalisé
8 millions de chiffre d’affaires
en 2018. La société s’est engagée
dans le projet de recherche
M4P, piloté par Altran, afin de
créer une base de référence sur
le diabète qu’elle hébergera. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
LES TAUX FRANÇAIS À LEUR
PLUS BAS DEPUIS JUIN 2017
FINANCE
&MARCHES
Le discours plutôt accommodant de Mario Draghi, à l’issue
de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale
européenne a entraîné un mouvement général de détente sur
les taux européens. Le rendement de la dette d’Etat française
à 10 ans a ainsi perdu 6 points
de base pour atteindre 0,58 %,
son plus bas niveau depuis
la mi-juin 2017.
les
indices
Braquages de banques : pourquoi
le phénomène a quasiment disparu
Les nouvelles
techniques
des cyberbraqueurs
l Spectaculaire, l’attaque de l’agence
Milleis près des Champs-Elysées,
mardi, reste un cas isolé.
l Le nombre de braquages a diminué
de… 95 % depuis 1996.
Les agences ont changé
Non seulement les chiffres sont bas,
mais les banques sont moins exposées que les tabacs et les supérettes.
Autre indicateur, des données circulant dans le secteur bancaire – et
portant strictement sur les agences
de réseau – font état d’à peine… huit
braquages ou tentatives pour
l’année écoulée. Il convient d’y ajouter 47 attaques contre des distributeurs automatiques et huit contre
les « dabistes », chargés de recharger les distributeurs.
« Dans les années 1970 et 1980, les
braquages de banques étaient une des
priorités des services de police. Certains d’entre eux étaient motivés politiquement, une partie de l’action terroriste se finançant même par ce
moyen », rappelle Christophe Soullez, chef de l’Observatoire national
de la délinquance et des réponses
pénales (ONDRP).
« Le ciblage des
coffres, la gestion
des otages
et la lourdeur de
l’armement suppose
une anticipation et
l’action d’un groupe
professionnel. »
CHRISTOPHE SOULLEZ
Chef de l’Observatoire national
de la délinquance et des
réponses pénales (ONDRP)
Des groupes structurés
et professionnels
Cette diminution des braquages
intervient dans un contexte plus
large de repli du nombre de vols à
main armée en France. On en
dénombrait 2.103 fin 2017, contre
plus de 6.000 en 2009, selon l’Office
central de lutte contre le crime organisé (OCLCO). La chute s’accélère
encore après les attentats de 2015 et
la mise en place du Plan Vigipirate.
« Tous ceux qui faisaient du braquage
ne sont pas partis préparer l’ENA ! On
observe par exemple une recrudescence de hold-up en Suisse », remarque Doron Levy, criminologue et
auteur d’un livre sur le braquage au
CNRS. Désormais les agences souffrent bien davantage d’incivilités et
de vandalisme, comme à l’occasion
du mouvement des « gilets jaunes ».
Dans le même temps, la cybercriminalité a pris son essor, car la perception du risque – en cas d’interpellation ou de condamnation – est
plus faible, et les butins potentiellement élevés. D’où la multiplication
de « cyberbraquage » ces dernières
années.
LES MESSAGERIES
•INTERBANCAIRES
Trois attaques emblématiques
Eric Feferberg/AFP
Une attaque d’autant plus spectaculaire qu’elle est devenue très rare.
Mardi matin, des malfaiteurs ont
braqué une agence Milleis (ex-Barclays France) à Paris dans le quartier des Champs-Elysées. Selon le
récit du « Parisien », les quatre
auteurs ont séquestré pendant plusieurs heures les personnes présentes, et réussi à ouvrir une trentaine
de coffres, avant de prendre la fuite,
pour un préjudice inconnu pour
l’heure. Perpétré en plein cœur de
Paris, ce hold-up à l’ancienne a certes attiré les projecteurs. Mais ce
genre d’agression tend pourtant à
diminuer. Selon les données enregistrées par les services de police et
de gendarmerie (dites « état 4001 »
dans le jargon policier), les vols à
main armée contre des établissements financiers (agences bancaires, mais aussi trésor public, crédits
municipaux, bureaux de change…)
sont passés de 1.474 en 1996 à 79 en
2018, soit une diminution de 95 %.
Les criminels vivent avec leur
temps. A mesure que la finance se
dématérialise, les cyberattaques se
multiplient, leurs techniques se
sophistiquent et les montants
s’envolent, souligne un rapport de
Thales-Sekoia, qui passe en revue
les grandes tendances des cybermenaces pesant sur le secteur
financier.
La question du butin
Pour certains groupes structurés et
professionnels un braquage reste
toutefois toujours « rentable »,
comme semble l’indiquer le cas de
Milleis. Sous réserve des avancées
de l’enquête « le ciblage des coffres, la
gestion des otages et la lourdeur de
l’armement suppose une anticipation et l’action d’un groupe professionnel », souligne Christophe Soullez. Très aguerris, ces braqueurs
agissent en dépit du risque physique, plus important que dans la
cyber criminalité. « Ceux qui vont
au braquage ont une motivation
importante, parce qu’ils ont une
information, ils savent ce qu’ils cherchent. Mais ils ne calculent pas le risque, parce que sinon, ils ne le feraient
pas », estime Dorion Levy.
Ce qui pose la question du butin
potentiel… question taboue pour
les établissements. Par définition,
les banques ne connaissent pas le
contenu des coffres. Les clients y
mettent généralement peu de liquides, mais des documents, voire des
œuvres d’art ou des bijoux. Quant à
la présence de cash au guichet, elle
est devenue limitée. « Le calcul des
préjudices est très voilé », relève
Dorion Levy. Ce qui n’empêche pas
les banques de s’assurer contre ce
risque de braquage via une garantie
dite « globale de banque ». Des polices qui couvrent aussi les fraudes
telles que d’éventuels détournements de fonds. n
Sipany/Sipa
Edouard Lederer
@EdouardLederer
avec Laurent Thévenin
Laurent Martinat/AFP
BANQUE
Etienne Goetz
@etiennegoetz
Depuis, les agences ont changé
de physionomie. Outre les dispositifs de sécurité – sas à l’entrée, automates de dépôts, présence de plots
sur les trottoirs… –, le développement des services en ligne a limité la
présence de cash dans les agences,
réduisant l’intérêt d’un hold-up.
Le hold-up subi mardi dernier par l’agence Milleis
(ex-Barclays France) semble
l’œuvre de criminels aguerris. Selon le récit qu’en fait
« Le Parisien », quatre hommes
armés pénètrent dans l’agence
juste avant l’ouverture au
public. Ils ligotent le directeur
d’agence et un employé présents, installent une affichette
annonçant une « fermeture
exceptionnelle » et désactivent
les systèmes de sécurité. Ils
fracturent une trentaine de
coffres et prennent la fuite
avant que les otages ne parviennent à donner l’alerte.
Début 2016, des pirates informatiques ont dérobé 81 millions de dollars à la banque
centrale du Bangladesh en
utilisant un simple clavier
d’ordinateur. En utilisant les
codes SWIFT de l’institution,
les cybercriminels ont fait des
demandes de virements à
l’antenne de la Fed de New
York, où la banque centrale
bangladaise à un compte. Le
butin des hackers aurait pu
être bien plus élevé si la Fed
n’avait pas arrêté les transferts après avoir repéré une
faute d’orthographe grossière.
La Banque de France de
Toulon est ciblée en décembre 1992 par ce qui est resté
un « casse du siècle » tant
pour le montant du butin
que pour son mode opératoire : un vigile et sa famille
sont pris en otage à leur
domicile. L’homme ensuite
ceinturé d’explosifs est
contraint de faire ouvrir la
salle des billets à la banque.
Les malfaiteurs parviennent
à dérober 146 millions de
francs (environ 22 millions
d’euros) en liquide, soit 4 m3
de billets.
Première cible des pirates, relèvent
les auteurs du rapport, les infrastructures bancaires. Les cybercriminels passent par le système d’échanges interbancaires comme Swift,
pour s’attaquer à l’ensemble des
banques qui l’utilisent. Une fois
qu’ils ont récolté suffisamment
d’informations sur une banque, mot
de passe et identifiant, les pirates
réalisent de faux virements à leurs
profits. Les montants sont colossaux : 81 millions volés à la banque
centrale du Bangladesh, 60 millions
p o u r l a t a ï w a n a i s e Fa r E a s tern International, 6 millions subtilisés à la banque centrale russe et jusqu’à 1,77 milliard pour la Banque
nationale du Penjab infectée pendant sept années. Ce n’est pas Swift
qui est ici en cause, mais les protocoles de sécurité internes aux banques.
• LES DISTRIBUTEURS
Les distributeurs de billets (DAB)
sont également dans le viseur des
cybercriminels. Souvent, « l’attaque
consiste en l’installation d’un composant malveillant sur le distributeur
bancaire, qui commande à ce dernier
de distribuer les billets aux pirates »,
explique le rapport. Les DAB ont par
exemple tous des ports USB cachés
pour mettre à jour le logiciel qui les
fait fonctionner. Un hacker l’ayant
repéré peut ainsi s’y connecter et
prendre le contrôle de la machine
en installant un programme malveillant – qui s’échange contre
5.000 dollars sur le darkweb. Les
criminels doivent cependant dépêcher une personne sur place pour
récupérer les billets. Ce type d’attaque est en augmentation en Europe,
avertit Thales-Sekoia.
• LES CLIENTS
De même que Jesse James détroussait les passagers d’un train arrêté
de force, les pirates siphonnent les
comptes des clients bancaires.
Directement en faisant installer des
fausses applications de nettoyage,
en réalité vérolées, ou via leur carte
de crédit. En injectant des lignes de
codes malicieuses sur des sites
d’e-commerce, les criminels récupèrent des numéros de cartes bancaires qui sont ensuite revendues
sur le darknet. Le rapport note ainsi
que sur un échantillon de 255.000
sites marchands, le pourcentage de
sites compromis est passé de 1,37 %
en 2015 à 3,25 % en 2018. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
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Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
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aide à la famille, soins infirmiers à domicile.
- Produits 2018 : 13 millions d’euros
- Effectif : 643 salariés
- Forme d’exercice : Association Loi 1901
- Localisation : Seine Maritime (Rouen/Le Havre)
- Financeurs : Département : 11 M € (APA+ASE) ; ARS : 1 M€ ; CAF : 1 M€
- Actifs à céder : Activité + Immeuble regroupant les services centraux à Rouen
Date Redressement Judiciaire : 17 Janvier 2019
La date limite de dépôt des offres est fixée au : 18 février 2019
Data room électronique hébergée sur notre site www.ajadataroom.fr et
Data room physique sur rendez-vous qui seront accessibles après acceptation d’un
engagement de confidentialité.
Activité : Société d’assemblage de cartes électroniques, d’intégration et test de
produits complets et de prestations de service (SAV, maintenance, industrialisation).
Nombreuses références et qualifications dans les domaines de l’électronique
embarquée de défense, ferroviaire et gestion d’énergie.
Implantation : BREST (29) Nombre de salarié : 28
Réception des offres: A.J.I.R.E.-Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY
Bureau de Rennes : 6, cours Raphael Binet - 35065 RENNES CX
Contact :Dorian LEGOUT
Tel: 02 99 67 84 90 - Fax: 02 99 30 50 10 - etude.rennes@ajire.eu
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
Maitre Franck MICHEL
6 Bis rue de la Barre
37000 TOURS
CONTACT :
Frédéric BLANCHARD
Tel: 02 47 20 47 50
Fax: 02 47 66 27 28
tours@ajassocies.fr
www.ajadataroom.com
Activité : Charpente-couverture
Chiffre d’affaires au 31/12/2017 : 811 K€ HT
Effectif : 12 (7 CDI et 5 CDD)
Localisation : Centre Val de Loire
Clientèle : Carnet de commandes à hauteur de 290 K€ H.T
Date Redressement Judiciaire : 15 janvier 2019
Une data room électronique hébergée sur notre site
www.ajadataroom.fr sera accessible après acceptation d’un
engagement de confidentialité. Réf. à rappeler : 21738
Date limite de dépot des offres : Vendredi 01 Mars 2019 à 12h
Plan de cession des actifs conformément aux dispositions de l'article
L642-1 du Code du Commerce
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI - Hervé COUSTANS
Blois-Bobigny-Cayenne-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille- Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans
Paris Flandrin-Paris La Fayette-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
RECHERCHECANDIDATS A LA REPRISE
SOCIETE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
EXPLOITANT UN HOTEL
Maître Franck MICHEL
Le Ribera
376, avenue du Prado
13008 MARSEILLE
Maître Vincent GILLIBERT
11 rue Venture
13001 MARSEILLE
CONTACT :
s.bres@ajassocies.fr
bsilve@thevenotpartners.eu
www.ajadataroom.fr
Chiffre d’affaires au 30/09/2018 (12 mois): 787 098,30 €
Effectif : 9 salariés
Activité : Hôtel
Localisation : CHAMPIGNY SUR MARNE
Actifs à céder : Fonds de commerce d’hôtellerie
Date Redressement Judiciaire : 22 novembre 2017
La date limite de dépôt des offres est fixée au : 1er mars 2019 à 12h00
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http://www.ajadataroom.fr/AJA_REP_01_WEB/FR/PAGE_AfficherRoomPublic_
Nav.awp?P1=ACC_DIR&P2=498
Réf. à rappeler : 19403
MICHEL-MIROITE-GORINS-DESHAYES-BIDAN-BOURGOIN-PREVILLE-MIROITE-GRICOURT-MASCHI-COUSTANS
Blois-Bobigny-Cayenne-Colmar-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille-Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans-Paris-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
Hélène Bourbouloux Nathalie Leboucher
Jean-François Blanc Sylvain Hustaix
Gaël Couturier
Benjamin Tamboise
Cécile Dür
Chiffre d’affaires Hôtel au 30/09/2018 (12 mois): 729 397,28 €
Chiffre d’affaires Restaurant au 30/09/2018 (12 mois): 647 893,91 €
Effectif Hôtel : 8 salariés / Effectif Restaurant : 7 salariés
Activité : Hôtel Restaurant
Localisation : GAP
Actifs à céder : Fonds de commerce d’hôtellerie et de restauration
Date Redressement Judiciaire : 22 novembre 2017
Maître Vincent GILLIBERT
La date limite de dépôt des offres est fixée au : 1er mars 2019 à 12h00
11 rue Venture
13001 MARSEILLE
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CONTACT :
s.bres@ajassocies.fr
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bsilve@thevenotpartners.eu Nav.awp?P1=ACC_DIR&P2=500
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Réf. à rappeler : 19442 / 19396
MICHEL-MIROITE-GORINS-DESHAYES-BIDAN-BOURGOIN-PREVILLE-MIROITE-GRICOURT-MASCHI-COUSTANS
Blois-Bobigny-Cayenne-Colmar-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille-Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans-Paris-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
RECHERCHECANDIDATS A LA REPRISE
SOCIETE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
EXPLOITANT UN HOTEL
Maître Franck MICHEL
Le Ribera
376, avenue du Prado
13008 MARSEILLE
Maître Vincent GILLIBERT
11 rue Venture
13001 MARSEILLE
CONTACT :
s.bres@ajassocies.fr
bsilve@thevenotpartners.eu
www.ajadataroom.fr
Chiffre d’affaires au 30/09/2018 (12 mois): 954 713,58 €
Effectif : 14 salariés
Activité : Hôtel
Localisation : AUBAGNE
Actifs à céder : Fonds de commerce d’hôtellerie et quote-part des murs
Date Redressement Judiciaire : 22 novembre 2017
La date limite de dépôt des offres est fixée au : 1er mars 2019 à 12h00
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Nav.awp?P1=ACC_DIR&P2=499
Vendredi 22 février 2019 à 12h00
Si vous souhaitez des informations complémentaires, merci de contacter :
SELARL de SAINT-RAPT & BERTHOLET – Mme Isabelle DELFOLIE – isabelle@desaintrapt.fr
RECHERCHE DE REPRENEURS EN PLAN DE CESSION
LIQUIDATION JUDICIAIRE AVEC POURSUITE D’ACTIVITE
(Art. L.642-1 et S. du Code de Commerce)
Transport Distribution Livraison Course (TDLC)
Les tiers sont invités à remettre leur offre (conforme à l’article L.642-2 du code de commerce) en 6 exemplaires
(dont 1 non relié) à l’administrateur judiciaire et au liquidateur judiciaire. L’accès à une data room électronique
sera autorisé après régularisation d’un engagement de confidentialité, signature du réglement, et remise d’une
présentation succinte du candidat à la reprise. Référence à rappeler impérativement : 6729 TDLC
Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou e-mail auprès de :
SELARL FHB – Administrateurs Judiciaires Associés – Me Hélène BOURBOULOUX
Tour CB21, 16 place de l’Iris – 92 040 Paris La Défense – www.fhbx.eu
Fax : 01.40.97.02.33 / E-mail : morgan.bayon@fhbx.eu
Hélène Bourbouloux Nathalie Leboucher
Jean-François Blanc Sylvain Hustaix
Gaël Couturier
Benjamin Tamboise
Cécile Dür
RECHERCHE DE REPRENEURS
ATELIER BRONZIER D’ART
ACTIVITÉ : Atelier spécialisé dans le travail du bronze (Label d’Etat Entreprise
du Patrimoine Vivant) situé à Charenton-le-Pont exerçant 4 types d’activités :
• Production et vente de bronzes d’ornement • Production et vente de profilés laitons
décoratifs • Décoration sur métaux • Restauration de bronzes et d’objets d’art
CA : 2015 : 1 294 K € – 2016 : 902 K € – 2017 : 951 K €
REX : 2015 : -122 K € – 2016 : -274 K € – 2017 : -94 K €
EFFECTIF À CE JOUR : 9 salariés
Date limite de dépôt des offres : 11 février 2019 à 12h00
MERCI D’ÉCRIRE À :
SCP THEVENOT PARTNERS, Maître Aurélia PERDEREAU
Accès à une data room après signature d’un engagement de confidentialité
Merci d’indiquer la référence du dossier : LB 3414
E-mails : lbeal@thevenotpartners.eu – jbatisse@thevenotpartners.eu
RECHERCHE DE PARTENAIRE OU DE REPRENEUR
ENTREPRISE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
APPEL D’OFFRES
SAS AQYLON
BOULANGERIE – PÂTISSERIE (69)
Magasin : 66 Cours Lafayette / 157 rue de Créqui, 69003 Lyon
2 baux commerciaux d’une surface totale de 220m2
Loyer annuel + charges : 33 K €
C.A. au 31/12/2017 (exercice clos): 363 K € / C.A. avril-décembre 2018 (9 mois): 252 K €
Effectif total : 6 salariés
La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au vendredi 1er mars 2019 à 12h00.
Les tiers sont invités à remettre leur offre (conforme à l’article L.642-2 du Code de Commerce) en
6 exemplaires (dont 1 non relié) à l’administrateur judiciaire. L’accès à une data room électronique sera
autorisé après régularisation d’un engagement de confidentialité, la signature du règlement, et une
présentation succinte du candidat à la reprise. Référence à rappeler impérativement : 6236
Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou e-mail auprès de :
SELARL FHB, Me Gaël COUTURIER – Administrateurs Judiciaires Associés
Tour CB21, 16 place de l’Iris – 92040 Paris La Défense – www.fhbx.eu
Fax : 01 40 97 02 33 / E-mails : charlotte.desombre@fhbx.eu et morgan.bayon@fhbx.eu
Me Jérôme CABOOTER
Administrateur Judiciaire Associé
SELARL AJILINK LABIS
CABOOTER
77144 MONTEVRAIN
www.ajilink.fr
Merci de contacter: SELARL AJ PARTENAIRES
Maître Maurice PICARD, Administrateur Judiciaire
22 rue du Cordier – BP 107 – 01000 Bourg-en-Bresse
Tél.: 04.74.45.91.80 – Fax: 04.74.45.92.11
Email: marion.clair@ajpartenaires.fr
Un note de présentation sera adressée sur demande écrite précisant l’identité du candidat
repreneur et justifiant de sa capacité commerciale et financière à intervenir dans une telle affaire.
DATE LIMITE DE DÉPÔT DES OFFRES : LUNDI 25 FÉVRIER 2019 À 12H00
Sophie GAUTIER
ADMINISTRATEUR JUDICIAIRE
111 bd de Lattre de Tassigny
CS 14235
35042 RENNES CEDEX
Tél.: 02 99 14 40 14
Fax: 02 99 14 40 15
Mail: etude@aj-gautier.com
Internet: www.aj-gautier.com
Activité: Fabrication et vente de lits médicalisés
et meubles de collectivité
Clientèle: Établissements médico-sociaux et sanitaires,
hôpitaux, EHPAD
CA 31.12.2017: 18.649 K € (14 mois)
CA 30.09.2018: 10.780 K € (9 mois)
Efectif: 111 salariés
Localisation: Ille et Vilaine
Date limite de dépôt des ofres :
Réf. à rappeler : 19361
04/03/2019 à 11h00
Une data room électronique hébergée sur notre site
www.aj-gautier.com sera accessible après signature d’un
engagement de confidentialité et présentation du candidat repreneur.
Blois-Bobigny-Cayenne-Colmar-Créteil-Evreux-Fort de France-Gosier-Le Mans-Marseille-Mulhouse-Nantes-Nevers-Orléans-Paris-Poitiers-Rennes-Rouen-Tours-Versailles
APPEL D’OFFRES AUX FINS DE CESSION
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS
SELARL AJRS - Administrateurs Judiciaires
M Thibaut MARTINAT – 3 avenue de Madrid – 92200 NEUILLY/SEINE / Tél.: 01 55 62 06 40
E-mails : thibaut.martinat@aj-rs.com / thomas.pebarthe@aj-rs.com
L’accès à une data room électronique sera autorisé après la régularisation d’un engagement
de confidentialité et une présentation succincte du candidat à la reprise
APPEL D’OFFRES DE REPRISE DANS LE CADRE
D’UNE PROCÉDURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE
(Article L642-2 du Code de Commerce)
Activité : Agence de publicité
Localisation : Hauts de Seine
Chiffre d’affaires : 2017: 2.528 K € – 2016 : 1.726 K €
Effectif : 6 salariés
Date limite de dépôt des offres : 26 février 2019 à 12h00
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS
SELARL AJRS - Administrateurs Judiciaires
Me Francisque GAY – 3 avenue de Madrid – 92200 NEUILLY/SEINE / Tél.: 01 55 62 06 40
Mails : thibaut.martinat@aj-rs.com / francisque.gay@aj-rs.com
L’accès à une data room électronique sera autorisé après la régularisation d’un engagement
de confidentialité et une présentation succincte du candidat à la reprise
RECHERCHE PARTENAIRES / REPRENEURS
APPEL D’OFFRES DE CESSION
SIÈGE SOCIAL : BEN & FIT
LA FORMATION PROFESSIONNELLE
Chez Now Coworking – 40 pl. du Théâtre – 59800 LILLE
Etablissement principal : 280 route de Saint-Simon – 31100 TOULOUSE
Activité : Exploitation de sites de remise en forme
CA au 31/12/2017 : 5.209.576 € dont 338.030 € (site de Toulouse)
Nombre de salariés : 10
Société en Redressement Judiciaire, par jugement du Tribunal de Commerce
de Lille Métropole en date du 14 janvier 2019.
Conformément aux dispositions du livre VI du Code de Commerce, les tiers sont admis à soumettre
à l’Administrateur Judiciaire, des offres tendant au maintien de l’activité de l’entreprise concernée.
Les propositions devront être transmises pour le 22 février 2019 à 18h au plus tard,
accompagnées des documents prévus par les Articles 642-1 et suivants du Code de Commerce, à:
Me Jean-Jacques BONDROIT, Administrateur Judiciaire
119 rue JACQUEMARS GIELEE – 59041 LILLE CEDEX
Tél.: 03.28.36.17.36 – Fax: 03.28.36.17.37 – Email: contact@bondroit-aj.com
SELARL V&V
Maître Daniel VALDMAN
Maître Stéphane VERMUE
Administrateurs Judiciaires Associés
Chiffre d’affaires « net » au 31/12/2017 : 3.045 K €
Implantation : Ardennes (08), Marne (51), Haute Marne (52),
Haut Rhin (68), Aube (10)
Personnel : 41
Date du redressement judiciaire : 13 novembre 2018
CONTACT:
COMMENTAIRES: Cette structure associative, spécialisée dans l’insertion
et la formation professionnelle, est implantée sur 5 départements du GrandEst. Elle réalise quotidiennement, depuis plus de 40 ans, des prestations de
bilans de compétences, d’évaluation, de formation, de reconnaissance des
acquis, de conseils à visée d’insertion ou d’évolution professionnelle. Elle est
propriétaires de ses locaux de CORMONTREUIL (51) et de TROYES (10)
Maître Stéphane VERMUE
1 rue de Lorraine
08000 CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
Tél. : 03.23.05.64.44
E-mail : ardennes@reajir.fr
APPEL D’OFFRES de CESSION D’ENTREPRISE
DE COMMISSIONNAIRE DE TRANSPORT A SAINT WITZ (Val-d’Oise)
Article L. 642-2 du Code de commerce – au capital de 300 000 €
Activité : Commissionnaire de transport national et européen.
Spécialiste de la distribution sur l’Ile-de-France.
Affrètement national.
Clientèle : Professionnels, manufacturiers, industriels
Chiffre d’affaires annuel HT au 31/12/2017 : 2.476.441 €
Nombre de salariés : 6
Un dossier peut être retiré sur demande confirmée par écrit chez :
SCP CANET, Mandataire judiciaire
1 rue de la Citadelle – 95300 PONTOISE
Tél. : 01.30.73.87.49 – Fax : 01.34.22.08.99 – E-mail : pontoise@mjfr.fr
APPEL D’OFFRE DE REPRISE DE FONDS DE COMMERCE
(Article L. 642-19 du Code de commerce)
SOCIÉTÉ RZN
RETROUVEZ UNE SÉLECTION
D’ANNONCES SUR :
reprise-entreprise.lesechos.fr
ACTIVITÉ :
Salons de coiffure et d’esthétique situés aux : • 6 rue Dante à Paris (75005)
• 35 rue Debelleyme à Paris (75003)
• 11 rue d’Ormesson à Paris (75004)
OPÉRATION ENVISAGÉE :
Reprise du fonds de commerce (baux commerciaux, enseigne commerciale,
marque déposée à l’INPI, site internet, page Facebook, page Instagram, clientèle).
ÉLÉMENTS CHIFFRÉS : C.A. annuel : 243.617,00 € (exercice 2017)
DATE LIMITE DE DÉPÔT DES OFFRES : 8 février 2019 à 12h00 en l’Étude de :
SCP B.T.S.G² – 15 rue de l’Hôtel de Ville – 92200 Neuilly-sur-Seine
CONTACTS : andrea.kunovsky@btsg.eu / marilyne.roncin@btsg.eu
08/02/2019 à 16h00
e
RECHERCHE PRISE DE PARTICIPATION
OU PLAN DE CESSION DES ACTIFS,
conformément aux dispositions de l’article
L.642-1 du Code de Commerce
Date limite de dépôt des offres :
Activité : Gros-œuvre, dans le domaine de la rénovation lourde
d’immeubles anciens et le renforcement de structures
pour des marchés publics et privés
Localisation : Nanterre (92000)
Chiffre d’affaires : 2017: 7.514 K € – 2016 : 7.093 K €
Effectif : 30 salariés
Date limite de dépôt des offres : 6 mars 2019 à 12h00
RECHERCHE PARTENAIRES OU CANDIDATS REPRENEURS EN PLAN DE CESSION
Groupe de 3 sociétés spécialisées dans la menuiserie industrielle située à DIJON
• Société spécialisée dans la menuiserie PVC : Effectif : 136 – CA 2017 : 15 M €
Clientèle professionnelle 75% (privé : 50% / public : 50% et particuliers 25%)
• Société spécialisée dans l’agencement Bois : Effectif : 32 – CA 2017 : 5 M €
Clientèle professionnelle (privé : 50% / public : 50%)
• Société holding : Effectif : 3 salariés
 Région : SEINE ET MARNE
CA:
853 K€ au 31/12/2017
 Activité : Bureau d’étude spécialisé ORC
(Cycle Organique de Rankine)
 Effectif : 4 salariés
Modalités :
 Cession organisée en application des articles L.642-1 et suivants
du Code de Commerce.
 L’accès aux informations sera réalisé par dataroom électronique
après un premier contact auprès de l’étude : j.dechanaud@ajilink.fr
 Les identifiants de connexion seront communiqués après remise
de l’engagement de confidentialité et des pièces mentionnées,
téléchargeables sur le site : www.ajilink.fr
APPEL D’OFFRES DE REPRISE DANS LE CADRE
D’UNE PROCÉDURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE
(Article L642-2 du Code de Commerce)
APPEL D’OFFRES EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
MICHEL-MIROITE-GORINS-DESHAYES-BIDAN-BOURGOIN-PREVILLE-MIROITE-GRICOURT-MASCHI-COUSTANS
De trois bâtiments composés de 129 locaux d’hébergement (studios et
chambres), d’une piscine extérieure, d’un local commercial et divers
locaux annexes
Situé sur la station DES DEUX ALPES
15 ROUTE DE CHAMPAME 38860 MONT-DE-LANS
Date de dépôt des offres au plus tard le 15 avril 2019
Envoi du cahier des charges et conditions de l’offre sur demande par
courrier électronique à l’adresse suivante :
lesdeuxalpes@nebotavocats.fr
Signé Jean-Claude NEBOT Avocat
Date limite de remise des offres auprès de l’étude d’Avignon de la SELARL de SAINT-RAPT & BERTHOLET:
RECHERCHE DE REPRENEURS
Coursier spécialisé dans les solutions d’acheminement des plis et colis
Société créée en 1990, spécialisée dans les solutions d’acheminement des plis et petits colis, et notamment
dans la course urgente de proximité pour le compte de grands comptes (250 à 270 courses/jour)
Activités : Course à course (70% du CA), location de matériel avec chauffeur (25% du CA),
sous-traitance (5% du CA)
C.A. 2018 : 2.054 K € – REX : -153 K €
Effectif : 33 salariés – Lieu d’activité : Garches 92380
La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 28 février 2019 à 12h00
RECHERCHECANDIDATS A LA REPRISE
SOCIETES EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
EXPLOITANT UN HOTEL & UN RESTAURANT
Maître Franck MICHEL
Le Ribera
376, avenue du Prado
13008 MARSEILLE
RECHERCHE DE REPRENEURS
Entreprise propriétaire de 2 marques emblématiques
disposant d’un réseau de distribution en France
Activité : Création de maille de luxe
Localisation : Filature et teinturerie en Vaucluse (84)
C.A. HT : 1.676 K € au 31 décembre 2017 (12 mois)
Nombre de salariés : 37 personnes
VNC de l’actif immobilier et mobilier au 31.12.17 : 775 K €
Date limite de dépôt des offres : 08/03/2019 à midi.
(accès donné à une data room électronique sur demande écrite et motivée justifiant d’une capacité
commerciale, industrielle ou financière adaptée, après signature d'un engagement de confidentialité et d’un
cahier de charges)
Franck MICHEL - Alain MIROITE - Charles GORINS - Nicolas DESHAYES - Christophe BIDAN - Yves BOURGOIN- Serge PREVILLE Lesly MIROITE - Nicolas GRICOURT - Céline MASCHI - Hervé COUSTANS
Recherche candidats à la reprise
121 rue Jean Dausset
Boîte Postale 41250 – 84911 Avignon
Tél.: 04.32.40.51.00 – Mail: isabelle@desaintrapt.fr
RECHERCHE DE REPRENEURS EN PLAN DE CESSION
La date limite de dépôt des offres de reprise / partenariat est fixée au:
JEUDI 28 FÉVRIER 2019 À 11H00
Tout dossier de présentation sera remis sur la base d’une lettre de confort émanant
du candidat, justifiant de sa qualité et de sa capacité à présenter une éventuelle offre.
RECHERCHE CANDIDATS À LA REPRISE,
SOCIÉTÉ EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE :
Activité : Restauration française traditionnelle
Localisation : Paris 5ème (Boulevard du Port Royal)
Superficie : 155 m²
Couverts : 121 (dont 36 sur une terrasse permanente)
CA 2017 : 390 K €
Effectifs : 4
Ouverture du Redressement Judiciaire : le 08 août 2018
CONTACT :
CBF ASSOCIÉS
4 Place de Wagram
75017 PARIS
01 85 08 30 30
paris@cbfassocies.com
Les candidats devront régulariser un engagement de confidentialité
en ligne afin de pouvoir accéder à la data room.
Date limite de dépôt des offres:
Vendredi 15 Février 2019 à 16h00
Pour toute manifestation d’intérêts, se rendre sur le site Internet:
www.aj-dataroom.fr
RECHERCHE REPRENEUR
SARLU STGF 72
ZA Maison Brulée, 61250 LONRAI
Activité: Transport routier de fret de proximité (colis)
exploité à LA CHAPELLE ST AUBIN (72)
CA 2018 : 2.165 K € – CA 2017 : 2.142 K €
Effectif : 26 salariés
Dépôt des offres en 6 exemplaires au plus tard
le 21 février 2019 à 12h00
et dossier de présentation auprès de la SELARL TRAJECTOIRE,
Charles BEAUSSART, Administrateur Judiciaire
8 place Gardin – 14000 CAEN
Tél: 02.33.80.39.00 – Mail: alencon@aj-trajectoire.fr
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
30 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
Les salaires des cadres vont
se stabiliser dans la banque
Les sociétés
du SBF 120 ont
moins augmenté
les patrons
BOURSE
En 2017, 10 %
des dirigeants
ont bénéficié
d’une hausse de
leur rémunération,
contre 30 % en 2016.
CAC 40 est environ 5 fois plus
grosse qu’une société du SBF 80,
son dirigeant ne gagne que 2 fois
plus. Un patron du CAC 40 a
perçu, au titre de 2017, en
moyenne 4,4 millions d’euros
au total, contre 2,1 millions pour
un dirigeant du SBF 80.
Le secteur compte
Laurence Boisseau
@boisseaul
Cette année, les rémunérations
des dirigeants sont encore au
centre des préoccupations des
investisseurs. Ces derniers ont
déjà alerté les sociétés qu’en vue
des prochaines assemblées
générales, ils examineraient de
près toute hausse salariale, les
packages de départ, et s’assureraient aussi que le variable était
bien en ligne avec la perform a n c e à m o ye n t e r m e d e
l’entreprise.
Dans ce contexte, Kienbaum
France a publié son guide 2018
des rémunérations des dirigeants. Il en ressort, qu’en 2017,
moins de dirigeants ont été augmentés qu’en 2016. C’est une des
conséquences plus ou moins
directes de l’application du Say
On Pay (vote en assemblée
générale des rémunérations
par les actionnaires). 10 % des
dirigeants du SBF 120 ont bénéficié d’une hausse de leur fixe,
en moyenne de 10 %. En 2016, ils
étaient 30 %. Pour justifier cette
hausse, les entreprises mettent
en avant les pratiques des sociétés comparables ou bien l’évolution des responsabilités du
dirigeant.
Autre enseignement, le
niveau des rémunérations augmente avec la taille de l’entreprise, mais il n’est pas proportionnel. Si une entreprise du
D’autres facteurs jouent par
conséquent sur les niveaux de
salaire, comme le secteur. Le
luxe et la pharmacie paient
ainsi trois fois plus que l’énergie
e t l ’e n v i r o n n e m e n t . P a r
ailleurs, la concentration du
capital et la présence de l’Etat
tirent les émoluments vers le
bas. Tandis que le potentiel de
création de valeur et l’expérience internationale du dirigeant les tirent vers le haut.
Le guide de Kienbaum
France explique aussi que,
comme en 2016, les indicateurs
de performance pris en compte
pour le variable annuel en 2017
(soit l’équivalent de 130 % du
salaire fixe pour un patron du
CAC 40 et de 100 % pour un dirigeant du SBF 80) sont essentiellement financiers. Ils pèsent en
général plus de 60 % de l’ensemble du variable. La croissance
des résultats prédomine.
Les dirigeants ont ainsi tendance à privilégier une croissance immédiate plutôt que la
rentabilité des capitaux investis. La performance boursière
du titre entre également peu en
ligne de compte pour déterminer le variable. Les critères
extra-financiers (notamment
ESG) sont rares. Ils ne sont retenus que par 25 % des entreprises et pèsent seulement pour
22 %, en moyenne, dans le variable annuel.
BANQUE
Selon le baromètre
du cabinet Robert
Walters, les salaires
des cadres français
ne devraient pas
progresser en 2019.
Un phénomène en
partie dû à l’absence
d’effet Brexit
sur les recrutements.
Thibaut Madelin
@ThibautMadelin
Le Brexit n’augmentera pas les
salaires des cadres de la Banque en
France. C’est la conclusion du baro-
mètre de l’emploi publié jeudi par le
cabinet de recrutement Robert
Walters.
« Le Brexit n’a pas encore les conséquences attendues, déclare
Antoine Morgaut, président des
activités européennes (Emea) et
américaines de Robert Walters. Au
début, il y avait plein de signaux de
banques étrangères qui avaient des
projets en France, mais depuis trois
mois, certains ont changé leurs
plans. » En France, Robert Walters
avait prévu une hausse des salaires
des cadres de 2 % en moyenne en
2018, tablant sur une guerre de
talents sur fond de Brexit. Cette
année, le cabinet s’attend à une
« stabilisation ».
Ce phénomène s’expliquerait par
deux facteurs. La concurrence de
Francfort, de Dublin, de Luxem-
bourg et de la Suisse d’une part. Le
contexte économique et social,
d’autre part. Autrement dit, le mouvement des « gilets jaunes » aurait
écorné l’image de l’Hexagone.
Dans un contexte d’érosion
structurelle des effectifs
Pourtant, l’attractivité des salaires
en Grande-Bretagne se dégrade
relativement : « Hors bonus, les
salaires de Londres sont revenus
quasiment en ligne avec ceux de
Paris. Il y a eu peu de progrès outreManche et avec la baisse de la livre
sterling, ça a tendance à converger »,
assure Antoine Morgaut.
Dans ce contexte, un banquier
ayant trois à six ans d’expérience en
France de « corporate banking »
restera dans une fourchette de
salaire fixe comprise entre 60.000
et 90.000 euros par an. Dans la banque de détail, un directeur d’agence
ayant la même expérience continuera à tourner en moyenne entre
45.000 et 60.000 euros. Seuls les
responsables de banque privée
peuvent sourire, avec un seuil de
rémunération en légère hausse, à
55.000 euros.
Cette stabilisation globale s’inscrit dans un contexte d’érosion
structurelle des effectifs sur fond de
transformation numérique et de
réductions des coûts dans la banque. Elle ne touche pas seulement
les cadres, mais aussi les employés,
comme en témoigne l’absence de
mesures collectives d’augmentation des salaires, qui ont provoqué
en fin d’année dernière des tensions
sociales chez BNP Paribas
ou Société Générale. n
Le gérant de hedge fund John Paulson
envisage une préretraite
Un outil de prédilection
Les actions de performance
restent l’outil de prédilection
des entreprises en termes
d’incitation long terme. 60 %
des sociétés du CAC 40 en attribuent à leurs dirigeants, et 51 %
des sociétés du SBF 120. Les
actions gratuites dépendent,
elles, très souvent des indicateurs de performance boursière. Les stocks options continuent à perdre du terrain, sans
doute pour des raisons fiscales.
Seulement 10 % des dirigeants
du SBF 120 en ont perçu en 2017.
Enfin, environ 60 % des dirigeants du SBF 120 bénéficient
d’indemnités de départ. La
valeur médiane de ces indemnités représente en moyenne
18 mois de la rémunération de
référence (fixe + variable) au
sein du SBF 120. A l’inverse, les
indemnités de non-concurrence sont peu répandues. Seulement un tiers des dirigeants
en bénéficient. n
FONDS
Le gérant de hedge
fund décidera
avant deux ans
s’il ferme son fonds
pour le transformer
en family office.
Nessim Aït-Kacimi
@NessimAitKacimi
John Paulson, le gérant de hedge
fund qui fit fortune lors de la crise
immobilière de 2007, envisage une
forme de préretraite. D’ici à deux
ans, il décidera s’il transforme son
hedge fund en société d’investissement familiale. Il pourrait opter
pour une formule hybride, son pro-
pre argent étant géré dans une
structure séparée des capitaux de
ses clients. Son fonds, qui géra jusqu’à 38 milliards de dollars en 2011, a
vu ses capitaux chuter à 8,7 milliards fin 2018. Les contre-performances à répétition ont suscité la
fuite des clients.
Aujourd’hui son propre argent
représente de 75 % à 80 % des capitaux de son hedge fund. L’annonce
de la possible préretraite de celui
qui fit fortune en pariant sur l’éclatement de la bulle immobilière
américaine est un nouveau signe de
la morosité du secteur. Le financier,
qui a soutenu Donald Trump lors
de la dernière élection, lui maintiendra sa confiance s’il se présente
de nouveau. John Paulson a compté
le président américain parmi ses
clients jusqu’en 2017.
Transitions
la cote hebdomadaire des opcvm
Nom du fonds
VL au
31/12/2018
Dernière VL
Date VL
290,10
206,12
347,77
62,25
22/01/2019
23/01/2019
22/01/2019
22/01/2019
Performance
Depuis le
31/12/2018
Performance
1 an
Performance
3 ans
FEDERAL FINANCE GESTION
1 allée Louis Lichou - 29480 Le Relecq-Kerhuon
Service Relations Clientèle : N° Cristal 09.69.32.88.32 (appel non surtaxé)
contact@federal-finance.fr
www.federal-finance.fr
Federal Indiciel US (FR0000988057)
Federal Indiciel Japon (FR0000987968)
Federal APAL (FR0000987950)
Federal Croissance P (FR0000987703)
286,18
197,31
329,87
60,32
1,37
4,47
5,43
3,20
1,26
-6,05
-4,36
-8,70
36,42
26,24
38,86
-0,21
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d’Information Clé pour l’Investisseur et les
prospectus des FCP sont disponibles sur le site www.federal-finance.fr
La transformation d’un hedge fund
en family office intervient quand
son fondateur a passé un certain âge
ou qu’il a perdu la confiance des
investisseurs après plusieurs
années de contre-performances.
L’année passée, Leon Cooperman, le
fondateur d’Omega, avait décidé de
fermer son fonds et de lancer sa
société d’investissement familiale.
« Je viens d’avoir soixante-quinze ans
et je ne veux pas passer le reste de ma
vie à courir après l’indice S&P 500 »,
a-t-il expliqué à ses clients.
Les sociétés d’investissement
familiales des fondateurs de hedge
funds prennent généralement
moins de risques et ont une approche plus conservatrice. C’est au
début de leur carrière que les fonds
alternatifs connaissent leurs
Dix ans après la crise de 2008 qui fit sa fortune, John Paulson
n’exclut pas de transformer son fonds en société d’investissement
familiale. Photo Andrew Harrer/Bloomberg
meilleurs rendements. Quand la
réussite n’est pas au rendez-vous, le
couperet peut vite tomber dans un
38
MILLIARDS DE DOLLARS
EN 2011
de capitaux gérés par
son fonds. Ils ont chuté
à 8,7 milliards fin 2018.
environnement très compétitif.
Randall Yuen, un gérant ayant travaillé avec George Soros, a fermé
son hedge fund en 2018 après seulement deux années d’existence et il a
lancé sa société d’investissement
familiale.
Après une année noire pour le
secteur, d’autres fonds devraient
garnir les rangs des family offices
en 2019. Le marché s’interroge sur
l’avenir de David Einhorn, dont le
hedge fund Greenlight a perdu 34 %
l’année passée.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 31
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
Les émissions de dette hybride
devraient marquer le pas
Mais on trouve également des
constructeurs au t o mo bi l es,
comme Volkswagen. Sa branche
« international finance » a émis
2,75 milliards d’euros pour refinancer des obligations hybrides
antérieures. L’an dernier, le plus
grand émetteur européen avait
été Vodafone. Le britannique
avait levé 4 milliards d’euros en
quatre tranches pour financer en
partie l’acquisition des activités
de Liberty Global en Allemagne
et en Europe de l’Est. UnibailRodamco a obtenu 2 milliards
pour le rachat de Westfield.
En 2019, néanmoins, ce moteur
du marché primaire de la dette
hybride devrait ralentir. « La probable baisse en nombre et en taille
des opérations de fusions-acquisitions, étant donné la dégradation
des perspectives des entreprises, va
réduire cette source d’émissions »,
témoigne Azza Chammem. De
plus, le marché de ces obligations
devrait suivre la tendance du marché classique et donc enregistrer
des volumes en baisse.
DETTE
Les volumes sont
attendus en baisse
pour les émissions
de ces obligations
à mi-chemin entre
dette et fonds propres.
Guillaume Benoit
@gb_eco
Cette année, c’est Engie qui a ouvert
le bal des émissions de dette
hybride en Europe. Et comme l’an
dernier, le groupe énergétique a
opté p our un format « green
bond ». Une opération qui a plu au
marché : la demande des investisseurs a atteint 6,25 milliards
d’euros, pour une taille d’opération
d’un milliard d’euros.
Mais ce début retentissant, bien
que suivi jeudi par l’émission de
500 millions d’euros d’Accor,
n’annonce pas pour autant un millésime aussi dynamique que celui
de 2018. L’année dernière a en effet
été assez exceptionnelle, avec
22 milliards d’euros d’émissions, en
hausse de 37 % par rapport à l’an
dernier, selon les calculs de l’agence
de notation Scope Ratings.
Un quart des émissions
Les entreprises françaises avaient à
elles seules représenté près d’un
quart des volumes. Outre Engie,
EDF avait placé 1 milliard d’euros et
La Poste avait réalisé la première
émission hybride de son histoire, en
levant 750 millions d’euros. Un
intérêt des entreprises dû aux
caractéristiques spécifiques de ces
titres. En théorie, ils peuvent n’être
jamais remboursés. Cette parti-
Un appétit moindre
En 2018, La Poste avait réalisé la première émission hybride
de son histoire, en levant 750 millions d’euros.
Photo Stéphane Audras/RÉA
cularité entraîne des conséquences
sur le plan de la comptabilité et de la
notation. « Selon les cas, les
obligations hybrides peuvent être
considérées comme des fonds propres, pour des proportions allant de
50 % à 100 % de leur montant, explique Azza Chammem, analyste chez
Scope Ratings. Ces instruments sont
donc intéressants pour les entreprises ayant d’importants besoins de
financement et qui ne veulent pas
détériorer leur levier financier (ratio
dette nette/Ebitda). » Néanmoins,
une clause prévoit une hausse du
coupon ou sa transformation en
coupon à taux variable au-delà
d’une première date de remboursement (le « call »).
Les emprunteurs sont donc
majoritairement issus du secteur
des services aux collectivités, de
la téléphonie et de l’immobilier,
très consommateurs de capitaux.
L’appétit pour les hybrides devrait
être également moindre du côté des
investisseurs, moins enclins à
miser sur des titres risqués. Ces
obligations étant subordonnées,
elles sont donc remboursées après
celles des créanciers classiques.
Elles sont de ce fait plus rémunératrices mais théoriquement moins
sûres. « Moins de “calls” sont attendus cette année, donc il y a moins de
besoins de refinancement, souligne
Azza Chammem. Et les entreprises
dont le bilan le permet choisiront
sûrement de rembourser leurs titres
hybrides avec des financements
internes. » n
Non-coté : Londres, Paris et Berlin serrent
les rangs face aux secousses politiques
pose un report pour l’approuver à
juillet ou septembre », veut croire
Tim Hames. « Avec les montants
levés, c’est vrai qu’il est plus difficile
d’investir, le Brexit a cassé la confiance et la consommation, a dit
Garry Wilson, du fonds de retournement d’entreprises en difficultés
Endless. Mais avec la dévaluation de
la livre, nous avons vendu quatre
entreprises à des Japonais, des
Américains, des Allemands et des
Belges ! »
CAPITALINVESTISSEMENT
A la grand-messe
du « private equity »
à Cannes, les fonds
britanniques sont
venus en force.
Anne Drif
@Anndrif
« Ce n’est pas le Brexit qui fera que
les investisseurs viendront plus en
France. » L’année dernière à la
grand-messe du capital-investissement de Cannes (IPEM), Tim
Hames, le puissant patron de la
BVCA, le lobby des fonds britanniques, prenait les ambitions de
Paris dans le non-coté européen
avec une certaine hauteur. Il
représente à lui seul le premier
marché européen avec plus de
500 milliards de livres d’actifs
sous gestion.
Un an plus tard, et à quelques
semaines du déclenchement du
divorce, le ton n’est plus tout-àfait le même : « Les marchés français et britannique du “private
equity” sont des proches partenaires », déclare-t-il. Pas moins de
300 acteurs britanniques sur les
plus de 1.900 participants à
l’IPEM avaient d’ailleurs fait
l’effort de traverser la Manche
mercredi et jeudi. Chez France
Invest, l’heure n’est plus également à vouloir détrôner ouvertement la place de Londres. « Face
au Brexit et aux mouvements
sociaux et politiques européens, il
faut resserrer les rangs. Nous
avons plus de défis à affronter
ensemble que d’enjeux pour les-
« 2.000 opportunités
d’investissement »
quels rivaliser », estime Dominique Gaillard, le président de
l’association française, qui pèse
quelque 120 milliards d’euros
d’actifs.
« 5 % de chances qu’il y ait
un hard Brexit »
Même volonté à la BVK, la fédération allemande. « Il y a 30 ans
déjà, l’Europe et le reste du monde
étaient secoués par les mouvements politiques et sociaux, de
Solidarnosc à la Perestroïka, en
passant par Tiananmen et la chute
du Mur », a déclaré son président
Max Römer. Ils n’ont pas empêché le capital-investissement
allemand de croître par un facteur 100, à 55 milliards d’euros
d’actifs sous gestion. « Nous ne
devons pas nous inquiéter des
frontières géographiques ou politiques et des obstacles économiques.
Cela veut dire signer des transactions d’Istanbul à Oslo et de Tel
Aviv à Londres, d’Edimbourg à
Lisbonne, de Paris à Bucarest ! »
Face à la principale menace pour
le non coté, le tsunami du Brexit,
les intervenants anglo-saxons ont à
tour de rôle rappelé qu’ils étaient
favorables au maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Surtout, ils ont insisté sur
la force du marché britannique :
65 millions d’habitants,
575.000 entreprises, dont 7.000
groupes industriels, etc. « Il y a 5 %
de chance de faire face à un hard
Brexit, 5 % à un nouveau référendum. En réalité, le plus probable est
qu’il y ait des changements substantiels dans l’accord et que cela sup-
« Nous devons faire avec, a renchéri Michael England, du fonds
Pollen Street. Nous sommes assez
confiants car nous avons beaucoup d’entreprises exposées à
l’international. Nous nous inquiétons surtout de notre exposition
monétaire. Mais fondamentalement, la Grande-Bretagne restera
u n m a r c h é c o m p é t i t i f, n o u s
connaîtrons une période de récession et des opportunités en ressortiront même en cas de no deal ». Un
thème était étonnamment
absent des conversations à Cannes, les « gilets jaunes » : « Des
“gilets jaunes” ? J’en ai vu à Westminster ! Ces mouvements ne sont
pas propres à la France et touchent
toute l’Europe. Il y a 2.000 opportunités d’investissement dans des
fonds, c’est certainement le bon
m o m e n t d ’ i nve s t i r » , e s t i m e
Richard Hope, du fonds de fonds
Hamilton Lane.
Le non-coté ne pèse que 552 milliards d’euros d’actifs nets, soit 5,6 %
du marché coté MSCI Europe
(9.900 milliards), rappelle-t-il.
« C’est deux fois moins que la
moyenne mondiale ! La marge de
croissance est forte. » n
Le crowdfunding
porté par l’intérêt
des particuliers
pour l’immobilier
FINANCE
PARTICIPATIVE
En 2018, les projets
immobiliers
ont drainé 44 %
de la collecte
réalisée auprès
des particuliers.
Solenn Poullennec
@SolennMorgan
Porté par l’engouement des
Français pour l’immobilier, le
jeune secteur de la finance participative garde le vent en
poupe dans l’Hexagone. En
2018, les start-up permettant
d’investir dans des sociétés ou
de financer des projets en ligne
ont coll ecté 402 millions
d’euros auprès des particuliers,
selon un baromètre présenté
par KPMG jeudi et réalisé
auprès d’un échantillon de près
de 80 plates-formes. C’est 20 %
de plus qu’en 2017.
« Nous sommes assez rassurés, le secteur n’est pas mort »,
ironise Stéphanie Savel, présidente de l’association Financement Participatif France (FPF).
L’an dernier, les acteurs du
financement par « la foule » ou
« crowdfunding » ont vécu la
disparition d’Unilend, l’un de
leurs pionniers. Par ailleurs, les
risques liés aux investissements proposés par les platesformes de prêts aux entreprises
ont été pointés du doigt par
l’association de défense des
consommateurs UFC-Que
Choisir. « Cela n’a pas fait bouger
d’un cil l’évolution des collectes »,
assure Benoît Granger, un autre
membre de FPF. Dans un secteur hétéroclite, toutes les plates-formes n’ont cependant pas
connu de croissance en 2018.
Celles proposant du don ou des
investissements en capital ont
vu leur collecte reculer. Au
contraire, les acteurs proposant d’investir dans des projets
de promotion immobilière, tels
que Wiseed, Anaxago,
ClubFunding ou Fundimmo,
ont tiré leur épingle du jeu avec
une collecte en hausse de 60 %
sur un an, selon KPMG.
L’immobilier a ainsi drainé
44 % de la collecte de la finance
participative (contre 33 % en
2017). Traditionnellement intéressés par l’immobilier, les particuliers sont d’autant plus
enclins à investir dans ce type
de projets qu’ils se voient souvent proposer des rendements
allant de 8 à 10 %.
La plate-forme Credit.fr
se diversifie
Surfant sur cet intérêt, la plateforme de financement en prêts,
Credit.fr, filiale du groupe de
gestion d’actifs Tikehau Capital,
a annoncé mercredi le rachat
de la start-up spécialisée en
crowdfunding immobilier
Homunity. « Cela nous permet
de doubler notre terrain de jeu »,
explique Thomas de Bourayne,
président de Credit.fr.
« Les particuliers mais aussi
les investisseurs institutionnels
sont assez attirés par cette nouvelle classe d’actifs », assure-t-il.
D’ores et déjà, Credit.fr ouvre
ses investissements aux professionnels pour augmenter sa
force de frappe. n
en bref
Deutsche Bank sommée par le Congrès
de révéler ses liens avec Donald Trump
BANQUE Deux commissions de la Chambre des représentants
américaine ont adressé des demandes d’informations à Deutsche
Bank pour nourrir leurs investigations sur les finances du milliardaire et président américain Donald Trump, a indiqué un porteparole de la banque allemande, jeudi à l’AFP. Selon l’agence, des
élus démocrates veulent notamment savoir si Deutsche Bank a
accordé des lignes de crédit à des taux d’intérêt favorables à un
holding chapeautant les actifs du magnat de l’immobilier et dirigé
aujourd’hui par ses fils. Ils voudraient également obtenir des
informations sur les acteurs d’une affaire de blanchiment d’argent
russe ayant valu à Deutsche Bank une amende de 630 millions de
dollars en 2017 aux Etats-Unis.
« Green bond » : la France identifie
8 milliards d’euros de dépenses éligibles
OBLIGATIONS L’Agence France Trésor, chargée de placer la dette
française sur les marchés avait annoncé, lors de la présentation
de son programme de financement, de nouvelles émissions de
son OAT verte, le « green bond » de l’Etat français. Ces levées de
fonds s’appuieront sur 8 milliards d’euros de dépenses éligibles.
Ces projsets sont identifiés chaque année par un comité de pilotage interministériel placé sous l’égide du Premier ministre, et
font l’objet d’un reporting et d’une évaluation. L’encours de l’OAT
verte s’élève aujourd’hui à 14,8 milliards d’euros.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
32 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
Crise au Venezuela : les marchés
pétroliers dans l’incertitude
l L’impact de la crise politique sur les cours mondiaux est difficile à évaluer.
l Plus de 100 milliards d’investissements seraient nécessaires pour redresser
la production pétrolière.
MATIÈRES
PREMIÈRES
Vincent Collen
@VincentCollen
L’espoir d’un changement de
régime au Venezuela a été accueilli
avec circonspection sur les marchés pétroliers jeudi. En fin d’aprèsmidi, le WTI américain comme le
brent de la mer du Nord étaient peu
affectés, affichant des variations
inférieures à 0,5 %. Difficile en effet,
à ce stade de la crise, d’évaluer les
conséquences sur la production
vé n é z u é l i e n n e , t o u t c o m m e
l’impact d’éventuelles sanctions
américaines contre le pays. « Le
marché ne croit pas à des sanctions
imminentes, décrypte Alexandre
Andlauer, analyste chez Kpler. Les
Etats-Unis sont déjà sur le point
d’infliger des sanctions à l’Iran et ils
n’ont pas intérêt à faire de nouveau
flamber les cours mondiaux. »
« Le jeu diplomatique est compliqué car l’interdépendance pétrolière
entre les deux pays est forte », rappelle
Francis Perrin, chercheur associé au
Policy Center for the New South. Les
Etats-Unis sont le premier débouché
pour le brut vénézuélien et l’industrie du raffinage américaine est configurée pour traiter le pétrole lourd
exporté par le Venezuela tout proche. L’administration américaine a
déjà averti les compagnies pétrolières que des sanctions pourraient
entrer en vigueur. Un embargo sur le
pétrole du Venezuela contraindrait
les raffineries du Texas et de Louisiane à revoir leurs circuits d’approvisionnement. « Ce serait gênant
pour certaines d’entre elles, mais pas
catastrophique », relativise Francis
Perrin. Les sanctions auraient néanmoins un impact inflationniste sur
les cours. « A court terme, les prix
devraient augmenter [en cas de sanctions, NDLR] étant donné que les
Etats-Unis importent quelque
350.000 barils par jour de brut du
Venezuela », commentent les analystes de Commerzbank.
rien n’a été entretenu depuis une
décennie, explique David Voght, consultant chez IPD Latin America.
Nous estimons que 126 milliards de
dollars d’investissements seront
nécessaires sur une durée de sept ou
huit ans pour ramener la production
au-dessus des 3 millions de barils par
jour qui étaient produits avant l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir à la fin
des années 1990. »
Membre de l’Opep, le Venezuela
dispose en théorie des plus importantes réserves d’or noir au monde :
plus de 300 milliards de barils, 40
de plus que l’Arabie saoudite. Mais
faute d’investissements ces dernières années, la production s’est
effondrée, tombant à moins de
1,3 million de barils, au plus bas
depuis trente ans. Le pays ne comptait que 25 puits actifs à la fin de l’an
dernier contre près de 70 en 2016,
selon l’agence américaine Energy
Information Administration.
(
Lire nos informations
Pages 6-7
Les obligations du pays s’envolent
Installations délabrées
A plus long terme, un changement
de régime pourrait « ouvrir la voie »
à une reprise des investissements
dans le secteur pétrolier, soulignentils. Et donc conduire à une hausse de
la production, ce qui ferait, au contraire, baisser les cours. Mais pas du
jour au lendemain. « Même s’il y a un
changement de régime politique, cela
ne va pas se faire comme ça. Il faudra
investir d’énormes sommes d’argent,
les installations ne sont pas en très
bon état. Il n’y aura donc pas d’impact
rapide sur le marché du pétrole », a
déclaré jeudi, sur CNBC, le PDG de
Total, Patrick Pouyanné. « Les
infrastructures pétrolières sont dans
un état déplorable car pratiquement
L’espoir d’un renversement
du régime réveille
celui d’une négociation
sur la dette.
Le bruit de la rue à Caracas résonne
à Wall Street. En 24 heures, les
obligations internationales du
Venezuela se sont envolées. Les
manifestations de soutien à Juan
Guaidó, qui préside le Parlement et
s’est autoproclamé « président en
exercice », ont reçu l’appui de
Washington et d’autres capitales.
Ces événements sont suivis de
près par les porteurs des 4 milliards de dollars de titres vénézuéliens en défaut.
« Le règne de Maduro est en train
de prendre fin. Cela ouvre la perspective de négociations sur la dette, qui
est en défaut depuis novembre 2017 »,
témoigne Romain Bordenave, chez
Edmond de Rothschild AM. Certains fonds de la maison sont exposés à hauteur de 20 %. Comme nombre d’investisseurs – parmi lesquels
BlackRock ou Fidelity ont figuré –, le
gérant a constaté qu’il n’y avait
aucun dialogue, malgré les promesses. Au lieu de ça, Caracas a cessé
tout paiement sur la plupart de ses
obligations, poussant des créanciers à lancer des procédures. Le
pétrolier ConocoPhillips a même
fait pratiquer des saisies de cargos.
« Le pays a un faible endettement et
détient les premières réserves pétrolières au monde. Le problème a toujours
été la mauvaise gestion politique,
même si c’est la chute des cours pétroliers en 2014 qui a été l’événement
Caracas a cessé tout
paiement sur la plupart
de ses obligations.
déclencheur », juge Romain Bordenave. « La suite logique sera de participer à la restructuration de dette,
qu’elle aboutisse à un rééchelonnement ou à une décote. Cela restera
ventes aux enchères publiques //
intéressant pour nous, étant donné
que la valeur de recouvrement postdéfaut devrait dépasser 60 % du
nominal. » Par comparaison, le prix
des titres a chuté jusqu’à moins de
20 % et s’élève maintenant à environ
30 %. Le fait que Donald Trump
adoube le principal opposant de
Nicolás Maduro peut annoncer une
levée des sanctions contre le pays.
L’embargo imposé par les Etats-Unis
a bloqué toutes transactions avec
des banques étrangères, rendant
impossible une restructuration de la
dette. Caracas doit aussi rembourser
sa dette à l’égard de pays du Club de
Paris. A la fin 2017, il devait 5,7 milliards de dollars. — I. Co.
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du Juge de l’Exécution du TGI de PARIS, où il a été déposé sous la
Référence Grefe 18/00219, à Maître Luc MICHEL, Avocat à PARIS 6ème, 3
rue de Grenelle, Tél. : 01 45 49 33 55 (du Mardi au Jeudi de 10 H 00 à 12 H 00)
VISITE sur place le Mercredi 27 février 2019 de 9 H 30 à 10 H 30
publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93)
93 VENTE aux leenchères
mardi 26 février 2019 à 13h30 - EN UN LOT
93
UN APPARTEMENT de 81,52 M² à NOISY LE GRAND (93)
ZAC du Clos St VINCENT, lot 4.3 de ladite ZAC,
10 Allée des petits jardins
Bât.B, au RdC de la résidence dénommé la fontaine St Vincent portant
le n°6 comprenant : entrée, cuisiné équipée, TERRASSE, 3 chambres,
salon, 2 WC, SdB, SdE. - 2 EMPLACEMENTS de VOITURE n°56 et
n°57 (Esc A et B, au sous-sol) - UNE CAVE n°35 (Esc B, au sous-sol)
Mise à Prix : 60.000 € - Occupé
(Consignation : 6.000 €)
S’adresser : - A Maître Alain CIEOL, avocat, 27-29 rue de Carency
(93) BOBIGNY, Tél. 01.48.30.11.11, dépositaire d’une copie du cahier des CCV
- Au grefe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé
- Sur les lieux pour visiter, le : lundi 18 février 2019 à partir de 13h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 121750)
93
93
VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93)
le mardi 26 février 2019 à 13h30 - EN UN SEUL LOT
APPARTEMENT de 71,31 M² à VILLEPINTE (93)
Résidence Parc de la Noue, Bd du Président Kennedy
Au 3ème étage (Bât. I, Esc. I2), porte face gauche, comprenant : séjour,
salon, 3 chambres, cuisine, salle d’eau et WC (Appartement 464)
Mise à Prix : 20.500 € - Occupé (Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée
Michelet (93) LES PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une
copie du CCV - Au grefe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV
est déposé - Sur les lieux pour visiter, le lundi 18 février 2019 de 9h à 9h30
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 121741)
93
93
VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93)
le mardi 26 février 2019 à 13h30 - EN UN SEUL LOT
APPARTEMENT de 26,05 M² à BAGNOLET (93)
68 rue Victor Hugo (Bâtiment B)
Au RdC, comprenant séjour/ cuisine américaine, chambre, SdE - CAVE - JARDIN
Mise à Prix : 17.367,04 € - Libre (Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée Michelet
(93) LES PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une copie
du CCV - Au grefe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est
déposé - Sur les lieux pour visiter, le mercredi 20 février 2019 de 14h.30 à 15h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 121749)
LES MEILLEURES OPPORTUNITÉS AUX ENCHÈRES
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93
93
VENTE aux enchères publiques sur réitération, au palais de justice
de BOBIGNY (93) le mardi 26 février 2019 à 13h30 - EN UN SEUL LOT
UN PAVILLON D’HABITATION à BOBIGNY (93)
26 rue Eugène Varlin
Sur un TERRAIN de 254 M², composé de :
- Au RdC : UN APPARTEMENT comprenant : entrée, séjour, cheminée, bureau,
cuisine, chambre, SdE, WC, TERRASSE
75
– Au 1er 93
étage : UN APPARTEMENT comprenant : séjour sur BALCON, cuisine
aménagée, chambre, SdE – Sur le même niveau : WC et pièce inoccupée
ème
– Au 2 étage : UN APPARTEMENT comprenant : palier, cuisine, séjour, chambre,
dégagement, débarras, SdE/WC
- JARDIN - APPENTIS - (DPE : E – GES : C)
Mise à Prix : 50.000 € - Occupé (Consignation : 5.000 €)
(Précédemment vendu : 218.000 €)
S’adresser : - A Maître Valérie GARÇON, avocat de la SCP W2G, 21 av. du
général de Gaulle (93) ROSNY SOUS BOIS, Tél. 01.48.54.90.87 dépositaire
d’une copie du CCV - Au grefe du TGI de BOBIGNY où le CCV est
déposé - Sur les lieux pour visiter, le : Lundi 18 février 2019 de 14h à 15h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 121739)
93
93
VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93)
le mardi 5 mars 2019 à 13h30 - EN UN LOT
UN PAVILLON à MONTREUIL SOUS BOIS (93)
10 bis rue Racine
Comprenant : entrée, cuisine équipée, séjour, chambre, SdE avec WC
Mise à Prix : 30.000 € - Inoccupé
(Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A Maître Alain CIEOL, avocat, 27-29 rue de Carency
(93) BOBIGNY, Tél. 01.48.30.11.11, dépositaire d’une copie du cahier des CCV
- Au grefe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé
- Sur les lieux pour visiter, le : Lundi 25 février 2019 à 12h30.
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 121751)
enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93)
93 VENTE aux
le mardi 26 février 2019 à 13h30 - EN UN SEUL LOT
93
APPARTEMENT de 50,07 M² à CLICHY SOUS BOIS (93)
2 Allée de la Fontaine (Escalier B)
Au 3ème étage, Bât. LA FONTAINE : séjour, 2 chambres, cuisine, SdE, WC - CAVE
Mise à Prix : 12.000 € - (Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A la SCP DOMINIQUE-DROUX & BAQUET avocats, 14 allée Michelet
(93) LES PAVILLONS SOUS BOIS, Tél. 01.48.47.43.47, dépositaire d’une copie
du CCV - Au grefe du juge de l’exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est
déposé - Sur les lieux pour visiter, le lundi 18 février 2019 de 10h30 à 11h
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 12740)
94
93
VENTE aux enchères publiques au palais de justice de CRETEIL (94),
le jeudi 28 février 2019 à 09h30 - EN UN SEUL LOT
APPARTEMENT de 34,07 M² à CRETEIL (94)
9 avenue de la Habette (Bât. E)
Au RdC, dit porte gauche, droite après le hall, comprenant : entrée, séjour
avec cuisine ouverte, couloir, WC, SdB, 2 chambres – JARDIN privatif CAVE n°13 au sous-sol - EMPLACEMENT pour voiture n° 13, au 1er niveau
Mise à Prix : 30.000 € - Occupé (Consignation : 3.000 €)
S’adresser : - A Maître Florence CHOPIN, avocat, membre de la SCP LANGLAIS
CHOPIN, 1-5 av. Pierre Brossolette (94) CRETEIL, Tél.01.42.07.29.56 dépositaire
d’unecopieduCCV-Augrefedujugedel’exécutionduTGIdeCRETEILoùleCCV
est déposé - Sur les lieux pour visiter, le : Mardi 19 février 2019 de 9h45 à 10h45
Retrouvez toutes les informations sur le site www.vlimmo.fr (réf : 121752)
PROCHAINES VENTES (extrait)
T. G. I. de BOBIGNY (93)
l Audience du 29/01/2019 à 13H30
PAVILLON à AULNAY SOUS BOIS (93600) - MISE À PRIX : 221 100 €
Ref VLimmo 121113
Maître SOGOBA
PAVILLON à LE BLANC MESNIL (93150) - MISE À PRIX : 149 000 €
Ref VLimmo 121059
Maître DOMINIQUE-DROUX & BAQUET
LOCAUX à NOISY LE GRAND (93160) - MISE À PRIX : 100 000 €
Ref VLimmo 120904
Maître ROULETTE, GARLIN, BOUST, MAHI
APPARTEMENT à CLICHY SOUS BOIS (93390) - MISE À PRIX : 80 000 €
Ref VLimmo 121128
Maître BOUSSAC-COURTEY
APPARTEMENT à NEUILLY SUR MARNE (93330) - MISE À PRIX : 54 000 €
Ref VLimmo 121101
Maître LANGLAIS
PAVILLON à LE BLANC MESNIL (93150) - MISE À PRIX : 44 000 €
Ref VLimmo 121012
Maître GARCON
APPARTEMENT à VILLEPINTE (93420) - MISE À PRIX : 26 000 €
Ref VLimmo 120781
Maître CIEOL
APPARTEMENT à LIVRY GARGAN (93190) - MISE À PRIX : 15 000 €
Ref VLimmo 121018
Maître GARCON
APPARTEMENT à LE BOURGET (93350) - MISE À PRIX : 15 000 €
Ref VLimmo 121050
Maître DOMINIQUE-DROUX & BAQUET
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
FINANCE & MARCHES // 33
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
euronext
SÉANCE DU 24 - 01 - 2019
CAC 40 : 4871,96 (0,65 %) NEXT 20 : 10851,51 (0,28 %)
CAC LARGE 60 : 5411,23 (0,62 %)
CAC ALL-TRADABLE : 3811,27 (0,60 %)
DATE DE PROROGATION : 28 JANVIER
CAC 40
SRD Suite
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV
ACCOR (AC) R
A
FR0000120404
AIR LIQUIDE (AI) R
11/05/18 1,05
A
FR0000120073
28/05/18 2,65
AIRBUS GROUP (AIR) R
A
NL0000235190
16/04/18 1,28
ARCELORMITTAL (MT)
A
LU1598757687
ATOS SE (ATO) R
FR0000051732
AXA (CS) R
17/05/18 0,09
A
31/05/18 1,7
A
FR0000120628
03/05/18 1,26
BNP PARIBAS (BNP) R
A
FR0000131104
BOUYGUES (EN) R
30/05/18 3,02
A
FR0000120503
02/05/18 1,7
CAP-GEMINI (CAP) R
A
FR0000125338
CARREFOUR (CA) R
04/06/18 1,7
A
FR0000120172
21/06/18 0,46
CREDIT AGRICOLE (ACA) R
A
FR0000045072
DANONE (BN) R
22/05/18 0,63
A
FR0000120644
04/05/18 1,9
DASSAULT SYSTEMES (DSY) R A
FR0000130650
ENGIE (ENGI) R
29/05/18 0,58
A
FR0010208488
10/10/18 0,37
ESSILORLUXOTTICA (EI) R
A
FR0000121667
26/04/18 1,53
HERMES INTL (RMS) R
A
FR0000052292
KERING (KER) R
07/06/18 7,6
A
FR0000121485
L.V.M.H. (MC) R
15/01/19 3,5
A
FR0000121014
LEGRAND (LR) R
04/12/18 2
A
FR0010307819
L'ORÉAL (OR) R
01/06/18 1,26
A
FR0000120321
25/04/18 3,55
OUV
VOL.
NB TITRES
38,86
894453
290.969.205
105
604606
429.423.434
94,24
1534265
776.469.994
18,65
3417344
1.021.903.623
73,26
600835
106.884.219
20,3
6104402
2.424.916.626
41,61
4585018
1.249.798.561
29,74
1072629
372.377.939
95,3
616086
167.293.730
17,405
3035508
789.252.839
10,048
6486170
2.866.437.156
62,92
1152375
685.055.200
111,3
350433
261.541.129
13,79
7400827
2.435.285.011
111,8
640417
426.777.218
501
44492
105.569.412
412,6
186646
126.279.322
257,05
538318
505.028.789
50,58
508826
267.471.813
200,2
457856
560.341.550
CLOT
+ HAUT
+ BAS
38,57
39,31
38,4
105,3
105,7
104,35
95,92
95,92
93,97
18,994
19,028
18,608
76,26
77,76
73,26
20,38
20,565
20,26
41,38
42,23
41,165
30,55
30,63
29,67
97,2
97,2
95,3
17,22
17,41
17,12
10,132
10,262
9,991
62,8
63,08
62,38
110,65
112,15
110,25
13,755
13,855
13,705
111,85
112,4
111,55
500,6
504,8
499,3
414,7
418,2
410,5
257,85
259,5
254,85
51,18
51,38
50,58
199,5
200,5
198,4
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
- 0,31
+ 6,55
- 15,31
+ 0,24
- 1,4
- 2,09
+ 2,25
+17,51
+ 5,99
+ 1,74
+ 5,72
- 34,97
+ 4,7
+11,2
- 40,45
+ 0,54
+ 8,59
- 24,73
- 0,47
+ 6,68
- 38,4
+ 2,93
- 1,16
- 32,8
+ 1,76
+15,47
- 9,2
- 1,4
+18,68
- 10,92
+ 0,24
+ 9,09
- 33,78
+ 0,19
+ 1,91
- 10,57
+ 0,14
+10,98
+ 18,8
- 0,36
+12,01
- 2,96
+ 0,09
+ 2,01
- 0,84
+ 0,16
+8
+ 12,75
+ 0,49
+ 7,16
+ 9,83
+ 0,19
+ 5,18
+ 6,9
+ 1,19
+ 5,68
- 23,06
- 0,5
+ 0,94
+ 8,37
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
+ 3,93
39,31
36
2,72
- 2,9
107,95
102,05
2,52
+ 14,24
3,4
95,92 28,25
77,5
1,56
+ 4,71
20,25
17,056
+ 6,69
77,76
67,5
2,23
+ 8,07
20,61
18,428 6,18
+ 4,83
43,08
38,135
7,3
- 2,52
31,21
29,02
5,57
+ 11,98
97,2
79,8
1,75
+ 15,49
17,58
14,485 2,67
+ 7,44
10,424
9,095 6,22
+ 2,1
63,66
60,2
3,03
+ 6,7
112,15
96,02
0,52
+ 9,82
1,21
13,89
11,41
12,17
2,69
+ 1,27
112,85
108,95
1,37
+ 3,26
504,8
462,4
1,52
+ 0,75
429,8
380,7
0,84
- 0,14
266,2
243,65
0,78
+ 3,81
51,5
47,91
2,46
- 0,84
202,1
194,55
1,78
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV
MICHELIN (ML) R
A
FR0000121261
ORANGE (ORA) R
22/05/18 3,55
A
FR0000133308
04/12/18 0,3
PERNOD-RICARD (RI) R
A
FR0000120693
PEUGEOT (UG) R
28/11/18 1,35
A
FR0000121501
02/05/18 0,53
PUBLICIS GROUPE (PUB) R
A
FR0000130577
RENAULT (RNO) R
FR0000131906
SAFRAN (SAF) R
06/06/18 2
A
21/06/18 3,55
A
FR0000073272
29/05/18 1,6
SAINT-GOBAIN (SGO) R
A
FR0000125007
SANOFI (SAN) R
11/06/18 1,3
A
FR0000120578
11/05/18 3,03
SCHNEIDER ELECTRIC (SU) R A
FR0000121972
02/05/18 2,2
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE (GLE) R A
FR0000130809
SODEXO (SW) R
30/05/18 2,2
A
FR0000121220
01/02/18 2,75
STMICROELETRONICS (STM) R A
NL0000226223
17/12/18 0,05
TECHNIPFMC (FTI) R
A
GB00BDSFG982
TOTAL (FP) R
19/11/18 0,13
A
FR0000120271
25/09/18 0,64
UNIBAIL-R/WFD (URW)
A
FR0013326246
VALEO (FR)
A
DIV 3 06/06/16
FR0013176526
04/06/18 1,25
VEOLIA ENV. (VIE) R
A
FR0000124141
VINCI (DG) R
14/05/18 0,84
A
FR0000125486
VIVENDI (VIV) R
06/11/18 0,75
A
FR0000127771
20/04/18 0,45
OUV
VOL.
NB TITRES
90,54
639220
179.750.453
13,395
5785467
2.660.056.599
143
490881
265.421.592
20,86
2130007
904.828.213
53,18
721375
235.249.801
57,8
1299804
295.722.284
110
752718
435.767.951
29,74
1431588
546.585.004
73,17
1842695
1.247.395.472
59,2
1716760
579.138.192
27,55
4577719
807.917.739
94
337910
147.454.887
12,515
9944412
911.156.920
19,8
1040980
450.145.880
46,72
4864460
2.641.814.774
148,66
369858
138.286.626
25,54
2234919
240.253.100
18,075
1900267
565.593.341
74,8
1025929
597.515.984
21,52
2109444
1.305.804.297
SRD
CLOT
+ HAUT
+ BAS
94,44
94,44
90,22
13,365
13,455
13,275
142,2
143
141,35
21,57
21,57
20,79
53,78
54,04
53,16
58,3
58,56
56,67
109,25
110
108,65
30,19
30,225
29,61
72,97
73,47
72,85
60,18
60,44
59,2
27,72
28,085
27,52
93,82
94,32
93,12
13,765
13,89
12,46
20,15
20,17
19,45
47,01
47,1
46,24
150,24
150,78
147,96
27,17
27,19
25,37
18,175
18,215
18,04
75,6
75,6
74,52
21,53
21,57
21,38
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
+ 1,4
+10,61
- 25,4
- 0,11
- 5,25
- 8,93
+ 0,14
+ 0,39
+ 10,75
+ 2,71
+18,74
+ 16,47
+ 1,2
+10,57
- 5,15
+ 1,55
+ 6,19
- 35,57
- 0,46
+ 7,53
+ 21,36
+ 1,62
+ 6,38
- 35,97
- 0,03
- 1,71
+ 1,35
+ 1,69
+ 3,79
- 20,46
+ 0,56
+ 0,4
- 39,74
- 0,49
+ 7,79
- 11,2
+ 10,12
+16,16
- 26,74
+ 1,23
+22,42
- 28,55
+ 0,87
+ 3,94
- 1,14
+ 0,77
+11,67
+ 5,8
+ 7,9
- 57,97
+ 0,41
+ 1,03
- 11,47
+ 1,02
+ 7,23
- 13,06
+ 0,19
+ 2,52
- 8,73
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
+ 8,93
94,44
83,74
3,76
- 5,58
14,34
13,255 2,25
- 0,77
143
136
0,95
+ 15,69
21,59
17,87
2,46
+ 7,39
54,04
48,7
3,72
+ 6,87
58,56
51,98
6,09
+ 3,65
111,2
101,1
1,47
+ 3,51
30,225
28,275
4,31
- 3,56
75,68
72,59
4,15
+ 0,77
60,98
57,58
3,66
- 0,36
30,385
26,88
7,94
+ 4,83
95,8
86,78
2,93
+ 10,25
0,23
13,89 60,57
10,635 0,38
+ 14,16
21,04
16,6
+ 1,8
48,075
44,775
1,36
+ 10,96
151,5
130,18
+ 6,51
28,41
23,5
4,6
+ 1,23
18,4
17,5
4,62
+ 4,97
75,96
70,2
0,99
+ 1,17
22,1
20,8
2,09
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV
OUV
VOL.
NB TITRES
AB SCIENCE (AB) g
CLOT
% VEIL % AN
BPA
+ HAUT % MOIS + HAUT AN PER
+ BAS % 52 S. + BAS AN RDT
B 3,92
3,98
25473
3,98
40.789.901
3,884
B 6,17
6,14
31854
6,17
FR0004040608
27/11/18 0,2 58.512.053
6,09
ABIVAX (ABVX) g
B 10,32
11,58
55162
11,96
FR0012333284
10.024.182
10,32
ACANTHE DEV. (ACAN) g
C 0,506
0,52
22589
0,52
FR0000064602
08/02/18 0,3 147.125.260
0,49
ACTIA GROUP (ATI) g
C 3,38
3,39
19816
3,47
FR0000076655
13/06/18 0,12 20.099.941
3,38
ADOCIA (ADOC) g
B 14,66
14,44
6458
14,96
FR0011184241
6.916.753
14,4
AÉROPORTS DE PARIS (ADP) G
A 166,4
165,5
57406
166,9
FR0010340141
06/12/18 0,7 98.960.602
165,5
AIR FRANCE-KLM (AF) G
A 11
11,005
3493391
11,225
FR0000031122
14/07/08 0,58 428.634.035
10,825
AKKA TECHNOLOGIES (AKA) g
B 51,3
51,8
11444
52,1
FR0004180537
29/06/18 0,49 20.291.990
50,8
AKWEL (AKW) g
B 16,18
16,18
6728
16,42
FR0000053027
06/06/18 0,3 26.741.040
16,1
ALD (ALD)
A 11,8
11,93
34074
11,99
FR0013258662
30/05/18 0,55 404.103.640
11,76
ALPES (CIE DES ) (CDA) g
B 23,5
23,25
6665
23,55
FR0000053324
13/03/18 0,5 24.413.271
23,2
ALSTOM (ALO) LR
A 34,21
34,28
622744
34,53
FR0010220475
20/07/18 0,35 223.256.020
34,09
ALTAREA (ALTA) g
A 174,4
177,8
2631
178
FR0000033219
22/05/18 12,5 16.061.329
174,4
ALTEN (ATE) G
A 78,1
78,6
55096
79,95
FR0000071946
25/06/18 1 33.829.958
78,1
ALTRAN TECHNOLOGIES (ALT) G A 8,24
8,4
703163
8,48
FR0000034639
11/05/18 0,24 257.021.105
8,24
AMPLITUDE SURG. (AMPLI) g
3,18
3,28
28518
3,28
FR0012789667
47.804.841
3,16
AMUNDI (AMUN) G
A 49,17
49,8
EX-DS 15/03/17
100684
49,93
FR0004125920
22/05/18 2,5 201.704.354
49,03
APRIL GROUP (APR)
B 20,7
20,8
34083
20,9
FR0004037125
10/05/18 0,27 40.904.135
20,7
ARCHOS (JXR) g
C 0,321
0,327
175361
0,329
FR0000182479
57.851.743
0,321
ARKEMA (AKE) L
A 81,36
81,14
332690
82,26
FR0010313833
25/05/18 2,3 76.532.456
80,1
ARTPRICE.COM (PRC) g
C 14,52
14,62
5885
14,94
FR0000074783
6.651.515
14,52
ASSYSTEM (ASY) g
B 28,7
28,4
OPA 24/11/17
2610
29,2
FR0000074148
19/06/18 1 15.668.216
28,4
ATARI (ATA)
C 0,335
0,335
465809
0,341
FR0010478248
255.105.360
0,332
AUBAY (AUB) g
C 33
31,5
24293
33
FR0000063737
08/11/18 0,27 13.136.796
30,75
AUREA (AURE)
C 5,54
5,66
2587
5,7
FR0000039232
27/06/18 0,15 12.017.008
5,54
AVENIR TELECOM (AVT) g
C 0,151
0,152
76660
0,157
FR0000066052
21/10/11 0,05 112.001.888
0,151
AXWAY SOFTWARE (AXW) g
B 12,14
12,7
9903
12,96
FR0011040500
02/07/18 0,2 21.210.546
12,14
BÉNÉTEAU (BEN)
A 12,86
12,72
105094
12,96
FR0000035164
14/02/18 0,25 82.789.840
12,56
BIC (BB) G
A 90
88
117726
90,75
FR0000120966
28/05/18 3,45 45.988.387
87,8
BIGBEN INT. (BIG) g
C 9,5
9,6
97986
9,6
FR0000074072
30/07/18 0,1 19.500.119
8,55
BIOMÉRIEUX (BIM)
A 61,7
61,9
82894
63
FR0013280286
05/06/18 0,34 118.361.220
61,6
BOIRON (BOI) g
A 49,5
49,5
4248
49,9
FR0000061129
31/05/18 1,6 17.565.560
49,3
BOLLORÉ (BOL) G
A 3,59
3,504
1288579
3,604
FR0000039299
07/09/18 0,02 2.927.197.152
3,492
BONDUELLE (BON) g
B 31,7
30,5
28429
31,8
FR0000063935
14/12/18 0,5 32.538.340
30,5
BUREAU VERITAS (BVI) L
A 19,09
19,165
590871
19,325
FR0006174348
18/05/18 0,56 442.216.000
19,07
BURELLE SA (BUR)
A 962
970
108
970
FR0000061137
05/06/18 16 1.853.315
950
CARMILA (CARM)
C 16,8
16,94
54114
17,12
FR0010828137
23/05/18 0,75 136.561.695
16,78
CASINO (CO) LR
A 39,84
39,11
447384
39,9
FR0000125585
03/12/18 1,56 109.729.416
38,7
CATANA GROUP (CATG) g
C 2,535
2,55
32249
2,585
FR0010193052
30.514.178
2,535
CGG (CGG) G
C 1,5
1,496
4054769
1,517
FR0013181864
709.944.398
1,462
CHARGEURS (CRI) g
C 19,38
19,49
14799
19,49
FR0000130692
12/09/18 0,3 23.551.755
19,13
CHRISTIAN DIOR (CDI)
A 353
355
EX D OP 08/06/17
22326
355,5
FR0000130403
04/12/18 2 180.507.516
350,7
CIE DU CAMBODGE (CBDG)
A
/170119
FR0010557264
ABC ARBITRAGE (ABCA) g
FR0000079659
A : Indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : Bénfice par action. PER : Price Earning Ratio. Les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l’année
civile. Les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres A pour les capitalisations
supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et C pour les capitalisations inférieures
à 150 millions d’euros. L : Valeurs de l’indice CACNext20. R : Valeurs de l’indice CACLarge60. G : Valeurs de l’indice CACMid60. g : Valeurs de l’indice
CACSmall. Les bénéfices par action : source FacSet JCF Estimates. Mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos-comfi.fr
07/06/18 180 559.735
+ 3,11
+22,09
- 54,98
- 0,16
+ 4,42
- 8,22
+ 12,65
- 0,17
+ 28,1
+ 2,77
+ 0,78
- 37,5
- 0,59
+15,7
- 56,48
- 1,64
+ 9,39
- 12,06
- 0,3
+ 2,41
+ 1,72
- 0,5
+20,56
- 10,56
+ 1,17
+20,75
- 0,38
+ 0,12
+ 9,32
- 55,43
+ 1,27
+16,05
- 14,6
- 0,43
+ 1,53
- 33,48
+ 0,23
- 1,07
- 5,85
+ 1,6
+10,02
- 15,33
+ 0,96
+10,55
- 0,63
+ 2,31
+26,7
- 37,03
+ 3,8
+26,15
- 13,68
+ 1,59
+ 8,17
- 31,4
+ 14,76
4,128
3,378
+ 0,99
6,27
5,98
- 2,2
12,8
9,51
+ 4,84
0,52
0,49
+ 0,3
3,61
3,24
- 12,7
17,08
14,2
171,3
159,1
+ 16,09
11,225
8,68
+ 17,19
52,3
42,1
+ 0,5
17,6
15,3
+ 14,71
12,04
10,1
- 5,87
24,8
22,55
- 2,81
36,1
33,4
+ 7,24
178
163,4
+ 8,12
79,95
70,25
+ 19,91
8,575
6,51
+ 19,27
3,29
2,75
+ 7,89
49,93
44,59
+ 4,26
+18,18
21
+ 30,41
19,95
+ 2,03 - 10,55
+15,17
0,397
- 53,71
0,294
- 0,73 + 8,24
+ 9,59 84,12
- 23,78 72,88
+ 0,55 + 1,81
+34,13
15,48
- 14,9
13,1
- 3,4 + 4,99
+ 5,97 29,8
- 5,65 25,75
- 1,62
+ 8,06
0,386
- 38,42
0,32
- 4,4 + 11,9
+26
33,3
- 14,63 25,8
+ 3,29 + 2,91
+10,98
6,08
- 30,64
5,18
- 2,56 - 1,3
- 7,32
0,188
- 48,82
0,146
+ 4,79 + 2,25
+ 5,83 13,52
- 43,3
11,8
- 1,85 + 10,8
+20,45 13,48
- 42,18
10,72
- 2,33 - 1,29
- 1,79 92,45
- 7,95 85,35
+ 1,16 + 19,85
+23,55
9,74
- 26,27
7,8
+ 0,81 + 7,65
+12,75 63
- 16,91 53,1
- 0,5 + 1,12
+ 3,99 54,3
- 35,21 47,5
- 2,01 + 0,11
+ 1,74
3,714
- 24,97
3,412
- 3,18 + 7,39
+ 8,16
31,8
- 28,65 28,2
+ 0,29 + 7,7
+10,11
19,36
- 19,31
16,99
+ 0,83 + 21,86
+28,31 970
- 30,22 730
+ 1,07 + 4,83
+ 4,7
17,12
- 30,86 15,76
- 1,51 + 7,62
+11,11 40,18
- 18,09 34,01
+ 0,2 + 10,87
+38,74
2,965
- 26,58
2,115
- 0,99 + 29,41
+46,81
1,549
- 54,75
1,081
+ 0,98 + 16,01
+25,99 19,49
- 31,42 16,18
+ 0,2 + 6,32
+ 8,9 355,5
+ 18,45 323,9
+ 7,14
+ 7,14 6000
- 20 5700
VALEURS MNÉMO / INFO /
OST
ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV
CLARANOVA (CLA) g
C 0,651
1889678
393.613.788
A 19,93
240956
FR0000120222
03/05/18 0,84 686.618.477
COFACE (COFA) g
A 8,09
133228
FR0010667147
24/05/18 0,34 153.899.261
COLAS (RE)
A 136,4
384
FR0000121634
30/04/18 8,2 32.654.499
COVIVIO (COV) G
A 87,8
86172
FR0000064578
15/05/18 4,5 82.902.898
COVIVIO HOTELS (COVH)
A 25,1
418
FR0000060303
11/04/18 1,55 118.057.886
DASSAULT AV. (AM) G
A 1272
4617
FR0000121725
01/06/18 15,3 8.348.703
DASSAULT SYSTÈMES (DSY) R
A 111,3
350433
FR0000130650
29/05/18 0,58 261.541.129
DBV TECHNOLOGIES (DBV) G
B 9,8
757536
FR0010417345
30.137.977
DERICHEBOURG (DBG) g
B 3,954
251250
FR0000053381
13/02/18 0,14 163.878.780
DEVOTEAM (DVT) g
C 95,4
5073
FR0000073793
14/06/18 0,9 8.332.407
DNXCORP (DNX) g
C 5,7
1094
FR0010436584
10/07/18 0,6 2.834.575
EDENRED (EDEN) G
A 36,31
613678
FR0010908533
14/05/18 0,85 239.266.350
EDF (EDF) LR
A 14,025
EX-DS 7/03/17
1763042
FR0010242511
06/12/18 0,15 3.010.267.676
EIFFAGE (FGR) LR
A 78,38
253836
FR0000130452
22/05/18 2 98.000.000
EKINOPS (EKI) g
3,11
145042
FR0011466069
21.529.161
ELIOR (ELIOR) G
A 12,87
989131
FR0011950732
16/03/18 0,42 172.289.164
ELIS (ELIS) G
A 13,71
453264
FR0012435121
29/05/18 0,37 219.927.545
EOS IMAGING (EOSI)
C 2,62
12846
FR0011191766
26.237.907
ERAMET (ERA) Gg
A 54,75
187924
FR0000131757
29/05/18 2,3 26.633.660
ERYTECH PHARMA (ERYP) g
B 7,18
122270
FR0011471135
17.940.035
ESI GROUP (ESI) g
C 26,6
5189
FR0004110310
6.017.892
EURAZEO (RF) G
A 64,25
83399
FR0000121121
30/04/18 1,25 76.518.341
EURO RESSOURCES (EUR)
C 3,06
100
FR0000054678
12/06/18 0,15 62.491.281
EUROFINS SCIENTIFIC (ERF) G
A 360,2
27185
FR0000038259
28/06/18 2,04 17.649.834
EUROPCAR GROUPE (EUCAR) G
A 7,64
337663
FR0012789949
29/05/18 0,15 161.030.883
EUTELSAT COM. (ETL) LG
A 18,275
388480
FR0010221234
20/11/18 1,27 232.774.635
EXEL INDUSTRIES (EXE) g
B 75,2
1597
FR0004527638
14/02/18 1,58 6.787.900
FAURECIA (EO) G
A 35,93
656646
FR0000121147
01/06/18 1,1 138.035.801
FFP (FFP) g
A 87,5
2593
FR0000064784
22/05/18 2 24.922.589
FIGEAC AERO (FGA) g
B 12,7
9428
FR0011665280
31.839.473
FIN. ODET (ODET)
A 778
101
FR0000062234
07/06/18 1 6.585.990
FNAC DARTY (FNAC)
A 63,7
32254
FR0011476928
26.605.439
FONCIÈRE LYONNAISE (FLY)
A 62,8
1338
FR0000033409
30/04/18 2,3 46.528.974
FROMAGERIES BEL (FBEL)
A 338
38
FR0000121857
18/05/18 7 6.872.335
FUTUREN (FTRN) g
B 1,13
N/P REGR.
2891
FR0011284991
277.776.587
GECI INTERNATIONAL (GECP) g
C 0,107
159455
FR0000079634
01/10/01 0,1 163.325.030
GECINA (GFC) G
A 121
92748
FR0010040865
12/06/18 2,65 76.265.492
GEMALTO (GTO) L
A 50,6
170693
NL0000400653
22/05/17 0,43 90.920.356
GENFIT (GNFT) G
B 18
84544
FR0004163111
31.166.437
GENSIGHT (SIGHT)
C 2,7
197667
FR0013183985
24.766.723
GENTICEL (GTCL) g
1,068
85513
FR0011790542
79.347.621
GETLINK (GET) LR
A 12,575
896676
FR0010533075
22/05/18 0,3 550.000.000
GL EVENTS (GLO) g
B 17,66
10798
FR0000066672
13/06/18 0,65 29.982.787
FR0004026714
CNP ASSURANCES (CNP) GR
3,26
3,54
0,42
1,35
1,85
4,61
2,15
1,02
1,27
2,86
5,02
1,3
2,84
3,52
0,86
2,65
1,58
1,97
3,92
1,04
0,55
3,23
0,57
1,64
2,92
1,65
3,99
1,54
0,96
3
OUV
VOL.
NB TITRES
CLOT
% VEIL % AN
BPA
+ HAUT % MOIS + HAUT AN PER
+ BAS % 52 S. + BAS AN RDT
0,638
0,663
0,638
20
20,18
19,93
8,06
8,1
7,97
136,8
137,4
136,4
87,9
88,15
87,45
24,8
25,2
24,8
1287
1300
1266
110,65
112,15
110,25
10,66
11,05
9,62
3,994
4,02
3,94
96,6
96,7
94,3
5,76
5,76
5,7
35,8
36,49
35,63
14,3
14,3
14,015
79,78
80
78,3
3,12
3,18
3,06
12,61
12,87
12,13
13,79
13,84
13,68
2,61
2,62
2,58
53,7
56,9
53,45
7,54
7,575
6,995
26,3
26,8
25,7
64,2
64,55
63,8
3,06
3,06
3,06
359,6
368,8
357
7,615
7,705
7,485
18,25
18,48
18,14
75,2
75,4
75,2
37,98
38,19
35,91
88,4
89
87,5
12,8
13,08
12,66
780
786
774
62,9
63,75
62,05
62,8
63
62,8
338
338
338
1,13
1,13
1,13
0,107
0,108
0,106
120,4
121,5
120,3
50,7
50,7
50,6
17,84
18,18
17,8
2,6
2,75
2,54
1,02
1,068
1
12,755
12,79
12,55
17,54
17,66
17,46
- 1,62 + 3,07
+20,38
0,7
- 33,75
0,563
+ 0,6 + 7,99
+ 8,75 20,18
- 1,86 17,92
+ 0,25 + 1,64
+ 8,33
8,37
- 12,68
7,73
+ 0,59 - 2,29
+ 2,4 139,8
- 26,61 133,6
+ 0,29 + 4,39
+ 4,52 88,4
- 1,24 81,95
- 1,2 + 2,06
+ 3,33 25,2
- 15,07 23,5
+ 0,39 + 6,36
+ 6,8 1303
- 4,81 1168
+ 0,14 + 6,7
+10,98 112,15
+ 18,8
96,02
+ 5,55 + 0,47
+ 9,33 14,97
- 73,8
9,62
+ 0,61 - 0,1
+ 4,39
4,298
- 50,93
3,812
+ 2,55 + 17,09
+21,51 97,5
+ 23,37 76,5
+ 0,35 + 30,02
+20
5,78
- 12,2
4,63
- 0,75 + 11,49
+11,28 37,05
+ 37,69 31,44
+ 1,82 + 3,62
+ 5,11
14,42
+ 27,22 13,55
+ 1,73 + 9,35
+12,15 80
- 17,33 71,04
+ 6,3 + 17,29
+29,46
3,18
- 34,04
2,535
+ 3,36 - 3,45
+ 2,11
13,74
- 33,67 12,13
+ 0,58 - 5,22
- 2,2
15,41
- 41,42 13,26
- 22,9
-17,8
3,46
- 52,55
2,525
- 2,98 - 11,02
- 3,07 71,4
- 54,41 53,45
+ 7,33 + 20,64
+32,05
7,575
- 59,68
6,02
- 1,13 - 5,23
- 2,59 28,75
- 42,26 25,7
- 0,39 + 3,88
+ 5,42 65,65
- 21,34 60,55
+ 0,66 + 10,47
+36,61
3,18
- 10,53
2,69
+ 0,5 + 10,31
+14,01 373,4
- 32,53 313,2
+ 0,2 - 3,18
+ 0,53
8,395
- 33,44
7,485
- 0,25 + 6,07
+ 6,38 18,68
- 4,92 16,99
+ 10,59
+19,37 79,2
- 37,07 65
+ 5,38 + 14,85
+22,08 38,84
- 48,41 30,12
+ 0,8 + 10,22
+13,33 90,1
- 15,49 78,1
+ 0,79 + 16,36
+18,96 13,1
- 32,28 10,24
+ 0,26 - 2,01
+ 2,09 802
- 24,64 764
- 1,02 + 10,16
+23,09 65,5
- 32,87 55
+ 3,29
+ 3,29 63
+ 7,53 57,8
+ 15,75
+14,19 342
- 30,45 286
- 0,44
1,14
1,13
+ 5,45
+ 6,5
0,124
- 59,66
0,101
- 0,58 + 6,55
+ 7,31 122,2
- 24,18 110,3
+ 0,12 + 0,08
+ 0,24 50,76
+ 2,22 50,6
- 0,56 + 2,82
+12,63 19,18
- 34,07 16,55
- 4,06 - 21,92
-23,98
3,79
- 56,38
2,54
+ 0,39
+ 3,03
1,288
- 45,16
0,98
+ 0,99 + 8,74
+11,49 12,79
+ 14,29 11,615
+ 0,11 + 1,86
+ 5,03 18,5
- 32,04 15,92
4,2
4,22
5,99
1,19
0,52
3,51
0,93
24,31
1,05
2,51
3,33
2,68
4,28
1,95
4,9
0,67
1,99
6,96
2,1
2,9
2,26
0,13
2,07
4,21
12,03
2,35
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OUV
CLOT
OST
VOL.
+ HAUT
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV NB TITRES
+ BAS
GROUPE CRIT (CEN) g
B 53,6
52
1384
53,6
FR0000036675
27/06/18 4,4 11.250.000
52
GROUPE FLO (FLO) g
B 0,21
0,201
EX D S 13/06/17
7790
0,21
FR0004076891
08/07/14 0,06 765.157.113
0,201
GROUPE GORGÉ (GOE) g
B 9,42
9,47
2092
9,55
FR0000062671
19/06/18 0,32 13.502.843
9,41
GROUPE LDLC (LDL) g
C 6,92
7
NOM.
6506
7,07
FR0000075442
06/10/16 0,5 6.322.106
6,92
GROUPE PARTOUCHE (PARP)
19,8
20,1
REGR.
51
20,1
FR0012612646
11/09/17 0,31 9.627.034
19,8
GTT (GTT) Gg
A 71,45
73,2
69169
73,2
71,2
FR0011726835
26/09/18 1,33 37.028.800
HAULOTTE GROUP (PIG)
B9
9
22448
9,07
FR0000066755
10/07/18 0,22 31.371.274
8,92
HIGH CO (HCO) g
C 5,56
5,5
15284
5,56
FR0000054231
01/06/18 0,14 22.421.332
5,4
HUBWOO (HBW) g
C 0,168
0,168
5000
0,168
FR0004052561
136.345.527
0,168
ICADE (ICAD) G
A 72,25
72,55
58892
72,7
FR0000035081
02/05/18 4,3 74.535.741
72
ID LOGISTIC (IDL) g
B 136,8
136,2
847
137,4
FR0010929125
5.628.475
135,8
ILIAD (ILD) G
A 105,55
102,5
159535
105,55
FR0004035913
20/06/18 0,68 58.975.840
102,15
IMERYS (NK) G
A 44,1
45,08
99235
45,32
FR0000120859
11/05/18 2,08 79.604.285
43,78
INGENICO GROUP (ING) LR
A 45
46,42
638384
46,42
FR0000125346
23/05/18 1,6 63.144.527
44,99
INNATE PHARMA (IPH) g
B 6,92
6,78
127471
7,005
FR0010331421
63.932.655
6,76
INSIDE SECURE (INSD)
C 1,6
1,56
77811
1,618
FR0010291245
44.119.162
1,56
INTERPARFUMS (ITP) g
A 42,5
43,6
50722
43,8
FR0004024222
09/05/18 0,67 42.965.628
41,85
IPSEN (IPN) G
A 119,7
118,75
105181
120,55
FR0010259150
04/06/18 1 83.794.128
117,15
IPSOS (IPS) G
A 20,86
21,28
37306
21,3
FR0000073298
02/07/18 0,87 44.436.235
20,84
JACQUET METAL SERVICE (JCQ) g B 16,16
16,04
34085
16,32
FR0000033904
04/07/18 0,7 24.028.438
15,86
JCDECAUX (DEC) G
A 25,34
26
210417
26,54
FR0000077919
22/05/18 0,56 212.810.350
25,32
KAUFMAN & BROAD (KOF)
B 34
32,6
26217
34
FR0004007813
09/05/18 2,1 21.864.074
32,52
KLEPIERRE (LI) LR
A 28,5
28,52
527276
28,82
FR0000121964
26/04/18 1,96 314.356.063
28,36
KORIAN (KORI)
A 32,66
31,74
131171
32,7
FR0010386334
21/06/18 0,6 81.976.425
31,34
LAFARGEHOLCIM (LHN)
A 39,68
39,92
34287
40,2
CH0012214059
CHF 11/05/18 2 606.909.080
39,51
LAGARDÈRE (MMB) G
A 22,75
22,98
210279
22,99
FR0000130213
07/05/18 1,3 131.133.286
22,68
LATECOERE (LAT) g
C 2,83
2,875
56426
2,885
FR0000032278
29/06/07 0,75 94.744.952
2,805
LE BÉLIER (BELI) g
C 35,5
33
10992
35,55
FR0000072399
29/05/18 1,18 6.582.120
31,75
LNA SANTÉ (LNA) g
B 46
46,7
2350
46,95
FR0004170017
06/07/18 0,32 9.705.937
46
LECTRA (LSS)
B 20,75
21,1
10839
21,2
FR0000065484
02/05/18 0,38 31.577.881
20,65
LINEDATA SVICES (LIN) g
B 35,45
35,35
2498
35,6
FR0004156297
05/07/18 1,35 7.132.856
35,05
LISI (FII) g
A 24,8
25
5885
25
FR0000050353
02/05/18 0,48 54.114.317
24,55
LUMIBIRD (LBIRD) g
C 12,8
13,68
27904
14,02
FR0000038242
16.754.425
12,8
M6-MÉTROPOLE TV (MMT) G
A 13,49
13,65
64332
13,69
FR0000053225
16/05/18 0,95 126.414.248
13,49
MAISONS DU MONDE (MDM)
B 22,52
21,96
89723
22,78
FR0013153541
18/06/18 0,44 45.241.894
21,94
MAISONS FRANCE CONF. (MFC) g B 34,9
35
3423
35,25
34,9
FR0004159473
05/06/18 1,7 6.937.593
MANITOU (MTU) g
B 22,9
22,9
12376
23,8
FR0000038606
18/06/18 0,62 39.668.399
22,85
MARIE BRIZARD W & S (MBWS)
B 2,69
2,68
67444
2,745
FR0000060873
27/09/07 0,5 28.338.654
2,675
MAUNA KEA (MKEA)
C 2,305
2,27
32966
2,305
FR0010609263
23.147.338
2,25
MERCIALYS (MERY) g
A 13,06
12,96
108954
13,07
FR0010241638
19/10/18 0,5 92.049.169
12,93
MERSEN (MRN) g
B 26,25
26,55
14035
26,65
FR0000039620
03/07/18 0,75 20.636.663
25,95
METABOLIC EXPLORER (METEX) g C 1,58
1,57
10547
1,612
FR0004177046
23.261.500
1,556
NANOBIOTIX (NANO) g
B 11,71
11,35
82814
11,71
FR0011341205
19.633.373
11,27
NATIXIS (KN) LR
A 4,545
4,528
5179986
4,589
FR0000120685
28/05/18 0,37 3.150.288.592
4,464
NEOEN (NEOEN)
A 20,4
20,45
3365
20,5
FR0011675362
84.957.498
20,35
NETGEM (NTG) g
C 1,195
1,195
3391
1,195
FR0004154060
16/05/18 0,1 29.664.667
1,18
NEXANS (NEX) G
A 24,75
25,03
152148
25,51
FR0000044448
22/05/18 0,7 43.604.914
24,75
NEXITY (NXI) G
A 40,78
39,92
88749
40,78
FR0010112524
05/06/18 2,5 56.129.724
39,56
NICOX (COX)
B 5,95
5,96
34375
6,05
FR0013018124
22.869.669
5,87
NRJ GROUP (NRG) g
B 7,6
7,46
624
7,6
FR0000121691
05/06/18 0,15 78.107.621
7,44
OENEO (SBT) g
B 10,32
10,38
10272
10,4
FR0000052680
31/07/18 0,15 64.103.519
10,24
ONXEO (ONXEO) g
B 0,932
0,92
61070
0,932
FR0010095596
53.376.375
0,92
ORPÉA (ORP) G
A 89,48
88,78
97675
90,4
FR0000184798
13/07/18 1,1 64.586.323
88,78
PARROT (PARRO) g
B 3,3
3,32
3801
3,36
FR0004038263
30.174.671
3,3
PHARMAGEST INT. (PHA)
57
57,3
535
57,6
FR0012882389
02/07/18 0,75 15.174.125
57
PIERRE & VACANCES (VAC) g
B 18,5
17,82
11504
18,5
FR0000073041
19/03/12 0,7 9.804.565
17,8
PIXIUM VISION (PIX) g
C 1,776
1,76
29819
1,784
FR0011950641
21.606.363
1,748
PLASTIC OMNIUM (POM) G
A 23,26
24,08
203197
24,39
FR0000124570
02/05/18 0,67 148.566.107
23,26
PLASTIVALOIRE (PVL)
B 8,9
8,57
DIV 8 02/05/17
42222
8,9
FR0013252186
05/04/18 0,27 22.125.600
8,51
RALLYE (RAL)
A 9,35
9,255
21284
9,38
FR0000060618
30/05/18 1 53.738.266
9,245
RAMSAY GDS (GDS)
A 19,1
18,9
11031
19,1
FR0000044471
02/12/14 1,4 75.957.095
18,9
RECYLEX SA (RX)
C 6,5
6,43
26975
6,62
FR0000120388
04/07/90 0,61 25.886.482
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RÉMY COINTREAU (RCO) G
A 101,9
101
145098
102
FR0000130395
31/07/18 1,65 50.949.787
100,4
REXEL (RXL) G
A 9,946
10,2
1242457
10,23
FR0010451203
04/07/18 0,42 303.988.899
9,88
ROBERTET SA (CBE)
B
/210119
C.I.P.
FR0000045601
28/06/18 5,2 143.582
ROBERTET SA (CBR)
B
/040119
C.D.V. NOM.
FR0000045619
ROTHSCHILD & CO (ROTH) G
A 29,3
29,85
10743
29,9
FR0000031684
22/05/18 0,68 77.512.776
29,3
RUBIS (RUI)
A 51,65
51,55
DIV 2 28/07/17
168073
52,1
FR0013269123
08/06/18 1,5 96.811.004
51,15
SARTORIUS STED. BIO. (DIM)
A 88,6
89,4
DIV 6 10/05/16
48663
90,6
FR0013154002
09/04/18 0,46 92.180.190
88,3
SAVENCIA (BH)
B 58,6
58,8
335
59
FR0000120107
14/05/18 1,4 14.032.930
58,4
SCOR (SCR) LR
A 41,35
41,55
404489
41,73
FR0010411983
30/04/18 1,65 192.784.482
41,11
% VEIL
% MOIS
% 52 S.
- 2,8
+ 7,66
- 30,85
% AN
BPA
+ HAUT AN PER
+ BAS AN RDT
- 1,89
55,8
48,8
8,46
+ 2,82
+ 5,42
0,212
- 27,88
0,185
+ 0,64 + 12,6
+19,42 10,5
- 47,79
8,26
+ 0,72 + 21,11
+23,46
8,9
- 64,89
5,66
+ 1,01 + 0,5
+ 2,03 21,2
- 43,54 18,55
+ 3,83 + 9,01
+12,44 73,2
+ 36,69 63,7
1,82
+ 1,12 + 1,93
+11,11
9,65
- 53,37
8,18
+ 0,55 + 24,58
+22,22
5,56
+ 1,29
4,305
2,55
+ 24,44
+21,74
0,175
+ 5
0,138
+ 0,07 + 9,1
+12,05 72,7
- 16,32 64,05
+ 0,3 + 18,43
+17,01 137,4
- 5,55 112,2
- 3,17 - 16,43
-12,65 123,65
- 51,99 101,8
0,66
+ 1,9 + 7,38
+ 9,1
46,74
- 45,36 40,6
4,6
+ 3,16 - 6,3
- 3,33 53,14
- 48,91 44,41
- 2,52 - 8,81
- 2,59
8,08
+ 21,07
6,76
- 1,64 + 13,37
+28,5
1,986
- 47,21
1,302
+ 2,59 + 29,19
+34,15 43,8
+ 27,55 32,05
1,54
- 1,08 + 5,23
+ 6,5
121,4
+ 3,76 107,65
0,84
+ 2,51 + 3,6
+ 9,58 22,42
- 34,24 20,08
4,09
- 0,37 + 3,35
+10,62 17,96
- 47,5
15,08
4,36
+ 1,56 + 6,04
+ 8,06 27,2
- 28,14 23,84
2,15
- 3,15 - 2,4
- 1,03 37
- 21,33 32,52
+ 0,35 + 5,79
+ 6,42 28,82
- 20,93 26,26
- 2,58 + 2,12
+ 4,82 34,28
+ 20,32 30,08
- 1,55 + 11,42
4
+15,78 41,98
- 20,45 35,21
+ 0,97 + 4,36
+ 6,88 23,11
- 9,53 21,36
5,66
+ 2,13 + 3,42
+20,29
3,035
- 48,29
2,61
- 7,3 + 9,09
+15,99 36,8
- 44,35 28,9
3,58
+ 0,65 + 7,23
+ 4,94 48,7
- 15,7
43,2
+ 2,18 + 16,06
+21,82 21,5
- 12,81
17,84
1,8
- 0,28 + 12,22
+16,67 38,3
- 6,23 31,3
3,82
+ 1,63 + 21,95
+31,58 25,85
- 37,26 20,2
1,92
+ 4,75 + 24,36
+29,06 14,02
+110,58 10,66
+ 1,19 - 2,78
+ 0,52 14,27
- 37,9
12,76
6,96
- 1,88 + 31,42
+38,99 22,96
- 41,87 16,15
2
+ 0,29 + 9,2
+16,67 35,65
- 42,62 30
4,86
+ 0,44 + 2,23
+14,96 25,2
- 28,44 20,8
2,71
- 0,92 + 1,9
- 6,29
2,89
- 77,48
2,4
- 1,3 + 12,94
+17,86
2,59
- 51,39
1,984
- 0,46 + 8,27
+ 7,64 13,19
- 30,77
11,78
+ 1,53 + 12,98
+15,18
27,35
- 36,02 22,8
2,83
- 0,63 - 2,36
+ 2,35
1,66
- 30,84
1,556
- 3,49 - 2,49
+ 7,08 13,82
- 22,26 11,2
- 0,26 + 9,93
+12,92
4,61
- 38,39
4,06
8,17
- 0,24 + 7,97
+ 9,36 20,5
+ 23,94 18,8
+ 0,42 + 21,94
+34,27
1,26
- 56,7
0,94
41,84
+ 2,5 + 2,88
+10,85 25,95
- 49,8
23,13
2,8
- 1,97 + 1,32
+ 0,96 41,18
- 19,94 37,78
6,26
+ 1,45 + 18,96
+24,17
7,145
- 42,14
4,96
- 1,84 + 0,54
+ 5,37
7,7
- 18,02
7,26
2,01
+ 0,97 + 19,04
+25,82 10,5
- 4,07
8,58
- 0,22 + 5,5
+ 6,73
1,045
- 47,61
0,871
- 0,52 - 0,49
+ 0,54 94,1
- 11,17 84,82
1,24
- 2,07 + 3,91
+ 3,11
3,49
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3,19
+ 0,53 + 12,13
+12,35 60,3
+ 25,11
50
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+14,97 19,38
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1,978
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1,652
+ 3,39 + 19,39
+22,54 24,39
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9,77
- 54,99
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8,7
10,81
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44
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62,6
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+ 5,46
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37,95
2,28
2,91
SRD Suite
VALEURS FRANÇAISES
VALEURS MNÉMO / INFO /
OUV
OST
VOL.
ISIN / DEVISE / DATE DÉTACH. / DIV NB TITRES
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A 125,5
94641
FR0000121709
21/05/18 2 50.169.049
SEQUANA (SEQ)
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65.183.351
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FR0013006558
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FR0013227113
30.311.510
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B 0,499
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FR0012938884
583.630.365
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A 68,9
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FR0013199916
01/06/18 1,3 37.000.000
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A 13,67
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FR0012757854
26/09/18 0,17 150.000.000
SQLI (SQI)
17,6
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FR0011289040
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04/05/18 2,45 13.165.649
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FR0010949404
26.824.657
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FR0010613471
22/05/18 0,65 621.362.579
SUPERSONIC IM. (SSI) g
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A 97,6
634281
FR0000121329
04/12/18 0,5 213.104.081
THERMADOR GROUPE (THEP)
B 51,6
686
FR0013333432
9.109.752
TIKEHAU CAPITAL (TKO)
A 19,15
EX D S 03/07/17
3838
FR0013230612
30/05/18 1 103.477.599
C 5,3
TOUAX (TOUP) g
6807
FR0000033003
30/12/14 0,5 7.011.547
TRANSGÈNE (TNG)
B 2,97
32138
FR0005175080
62.275.923
TRIGANO (TRI) g
B 81,15
27834
FR0005691656
11/01/19 2 19.336.269
UBISOFT ENTERTAINMENT (UBI) LRA 77,9
365831
FR0000054470
112.968.495
VALLOUREC (VK) G
A 1,676
7383581
FR0000120354
04/06/15 0,81 457.987.760
VALNEVA (VLA) g
B 3,4
31380
FR0004056851
92.106.952
VICAT (VCT) G
A 44,34
21163
FR0000031775
20/04/18 1,5 44.900.000
A 58
VILMORIN & CIE (RIN) G
7631
FR0000052516
12/12/18 1,35 22.917.292
VIRBAC (VIRP) g
A 121,4
6773
FR0000031577
26/06/15 1,9 8.458.000
VRANKEN-POMMERY M. (VRAP)
B 23,7
716
FR0000062796
06/07/18 0,8 8.937.085
WAVESTONE (WAVE)
B 25,6
16466
FR0013357621
20.196.492
WENDEL (MF) G
A 106,9
48545
FR0000121204
22/05/18 2,65 46.279.301
WORLDLINE (WLN) G
A 46,62
95671
FR0011981968
182.554.317
X-FAB SILICON (XFAB)
A 4,98
75078
BE0974310428
130.781.669
A 302
XPO LOGISTICS (XPO) g
314
FR0000052870
12/07/18 0,8 9.836.241
CLOT
+ HAUT
+ BAS
131,4
134,7
124
0,209
0,212
0,206
24,8
24,85
23,75
2,66
2,755
2,64
83,9
83,9
83,9
67
67,5
61,55
0,499
0,504
0,491
68,1
68,9
67,3
92,2
92,5
88,85
13,8
13,83
13,57
17,5
17,9
17,3
0,131
0,132
0,128
80,3
80,4
79,5
0,434
0,445
0,434
11,42
11,46
11,335
1,314
1,366
1,286
32,75
33
32,55
25,9
26,55
25,05
19,32
19,6
19,18
0,989
1,026
0,968
149,2
149,6
145,3
38,5
39,2
38
7,2
7,33
7,1
41
42
41
96
97,66
94,32
50
51,6
49,8
19,1
19,25
19,05
5,5
5,56
5,3
2,86
2,97
2,83
81,55
83
79,5
76,7
78,38
76,06
1,768
1,8
1,662
3,39
3,475
3,39
44,3
44,62
43,7
58,8
59,4
57,7
118,8
121,4
117
23,8
23,8
23,5
25,2
25,7
24,7
106,9
107,3
106,4
46,6
47,42
46,34
5,02
5,15
4,92
302
308
290
% VEIL % AN
BPA
% MOIS + HAUT AN PER
% 52 S. + BAS AN RDT
+ 5,12 + 16,49
+22,92 134,7
- 21,74 107
- 0,95 + 2,2
+ 4,5
0,26
- 73,07
0,195
+ 3,33 + 36,41
+45,03 26,9
- 17,33 16,84
- 3,27 + 10,37
+13,19
3,055
- 74,28
2,37
+ 0,24 + 3,33
+ 3,33 84,3
- 1,64 81
+ 5,1 + 32,41
+35,9
68,35
+ 5,43 48,6
+ 0,97 - 0,93
+ 7,78
0,562
- 51,76
0,473
- 1,16 + 8,1
+11,46 70
- 15,19
61,7
+ 3,89 + 14,32
+16,64 92,5
- 44,12 78,1
2,6
+ 0,95 + 19,07
+24,32 14,23
- 35,09 10,99
2,9
- 2,24 + 6,19
+12,9
18,2
- 54,47 15,5
- 1,13 + 4,38
+ 5,22
0,135
- 20,61
0,12
+ 0,75 + 4,29
+11,84 81
- 20,96 75
3,05
- 1,14
+ 4,08
0,586
- 74,52
0,416
+ 0,62 - 0,95
- 2,39
11,845
- 2,52
11,185
5,69
- 7,85 - 3,38
+10,05
1,5
- 34,95
1,286
+ 0,46 + 12,93
+14,11
33,3
- 5,35 28,35
10,99
- 3,36 + 5,93
+ 9,51 29,5
- 47,94 22,6
3,09
- 0,36 + 10,27
+14,32 19,6
- 38,94 16,96
3,11
+ 1,85 + 3,67
+18,37
1,058
- 68,34
0,87
+ 2,4 + 6,88
+11,43 149,6
+ 23,51 133,7
1,24
+ 1,58 + 6,94
+ 6,65 39,2
- 16,85 35,4
+ 1,77 + 1,69
+ 8,93
7,33
- 40,84
6,435
4,86
- 2,38 + 17,16
+17,71 43,6
- 9,88 34
0,85
- 2,16 - 5,88
- 3,17 105,2
+ 8,04 94,32
0,52
- 2,72 + 12,36
+14,68 52
- 23,08 43
- 2,8
- 1,55 20,7
- 15,86 18,6
5,24
+ 4,56 + 12,7
+15,06
5,56
- 54,17
4,69
- 3,38 + 4,76
+10,42
3,01
- 13,98
2,695
+ 0,68 + 1,12
+ 8,37 86,1
- 48,06 70,65
2,45
- 2,14 + 8,83
+14,96 79,96
+ 12,2
65,8
+ 5,21 + 8,74
+ 9,78
1,966
- 69,92
1,554
- 0,29 + 6,94
+ 9,71
3,78
- 1,74
3,1
+ 0,68 + 6,85
+ 8,58 44,74
- 32,98 40,84
3,39
+ 1,73 + 14,48
+22,97 60
- 28,69 48,636
2,3
- 1,49 + 4,39
+ 7,41 126
- 5,71 111,8
+ 0,42 + 0,42
+ 0,42 23,8
+ 3,03 23,2
- 0,98 + 8,86
+ 7,69 29,55
- 40
23,45
+ 2,1
+ 5,11 109,7
- 28,88 101,4
2,48
- 0,85 + 10,43
+14,83 47,42
+ 2,6
38,44
+ 1,72 + 17,84
+24,57
5,27
- 48,51
4,145
+ 0,67 - 3,21
- 1,31 320
+ 15,27 290
0,27
AUTRES VALEURS DE LA ZONE EURO
GEMALTO (GTO) L
NL0000400653
NOKIA (NOKIA) R
FI0009000681
SES (SESG) LR
LU0088087324
A 50,6
170693
22/05/17 0,43 90.920.356
A 5,324
402058
31/05/18 0,13 5.635.945.159
17,125
614122
23/04/18 0,68 360.037.272
50,7
50,7
50,6
5,422
5,442
5,32
17,19
17,28
17,125
+ 0,12 + 0,08
+ 0,24 50,76
+ 2,22 50,6
+ 1,96 + 7,07
+ 9,54
5,442
+ 36,44
4,874
+ 0,26 + 2,87
+ 6,6
17,89
+ 28,09 16,26
4,21
12,03
0,3
18,31
3,5
4,65
VALEURS ZONE INTERNATIONALE
GENERAL ELECTRIC (GNE)
7,7
15891
USD 19/12/18 0,01 8.698.115.000
7,34
8487
GB0005405286
USD 11/10/18 0,1 20.035.547.017
LAFARGEHOLCIM LTD (LHN)
A 39,68
34287
CH0012214059
CHF 11/05/18 2 606.909.080
SCHLUMBERGER (SLB)
A 38,5
4005
AN8068571086
USD 04/12/18 0,5 1.434.212.164
STALLERGENES GREER (STAGR) A 29,9
3939
GB00BZ21RF93
19.738.742
US3696041033
HSBC (HSB)
7,8
7,81
7,61
7,25
7,34
7,247
39,92
40,2
39,51
38
39
38
29,6
29,9
29,5
+ 1,04
+25
- 41,62
- 0,86
+ 1,05
- 18,25
- 1,55
+15,78
- 20,45
- 0,26
+22,19
- 39,68
+ 0,17
+ 2,07
- 24,01
+ 17,65
8,11
6,46
+ 0,39
7,407
6,996
+ 11,42
41,98
35,21
+ 15,85
40,2
30,9
+ 4,59
29,9
27,15
1,29
52,19
4
3,45
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
34 // FINANCE & MARCHES
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
euronext//taux&changes//matières premières
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD
ISIN
VALEUR
OUV
+HT +BS
FR0013341781 2CRSI
C 8,92 8,92
8,76
C 5,29 5,29
5,15
FR0000076887 A.S.T. GROUPEg
FR0013185857 ABEO
C 30,4 30,4
30
FR0000076861 ACTEOSg
C 2,31
2,42
2,16
BE0974269012 AD CAPITAL
FR0000062978 ADL PARTNERg
C 14,2
14,2
13,9
FR0012821890 ADUX (EX:HI MEDIA) C 3,22
3,3
2,97
FR0004152874 ADVENISg
C 1,45
1,45
1,45
FR0013296746 ADVICENNE
C 10,8
10,8
10,7
FR0000053043 ADVINI
C
FR0000044612 AFONE PART.
C 11,8
11,8
11,8
FR0000062804 ALPHA MOS
C 0,346 0,408 0,346
B 14,9
15,42
14,9
FR0000053837 ALTAMIRg
FR0000039216 ALTAREIT
B436 436
436
FR0011051598 AMOEBAg
C 2,255 2,295 2,225
FR0013258589 ANTALIS
B 0,935 0,939 0,93
FR0010481960 ARGANg
B 48
48,2
47
FR0012185536 ARTEA
C 14,6
14,6
14,6
FR0000076952 ARTOIS
A
FR0011992700 ATEME
C 12,36 12,6
12,36
FR0000061780 AUGROS CP
C
FR0013183589 AURES TECH.
C 35,1
35,2
35,05
1,71
1,78
1,45
FR0011800218 AWOXg
FR0000064123 BACCARAT
B
MC0000031187 BAINS MONACO
B 46,7
47,2
46,7
FR0013258399 BALYO
C 3,75
3,75
3,57
FR0000062788 BARBARA BUI
C 6,35 6,35
6,35
FR0000035370 BASTIDE
C 30,5 30,65 30,15
FR0000062150 BLEECKER
C
FR0011592104 BLUE SOLUTIONSg
B 16,45 16,6
16,45
FR0004548873 BOURBONGg
A 3,395 3,415
3,385
FR0000074254 BOURSE DIRECT
C 1,16
1,16
1,15
C 7,74
7,74
7,74
FR0000078958 BUSINESS ET DEC.g
FR0010151589 CAFOM
C 6,4
6,4
6,4
FR0012969095 CAPELLI
36
39,5
36
FR0000064156 CARP.DE PARTIC.
C
FR0000072894 CASTg
C 3,9
3,9
3,86
FR0000064446 CATERING INTER.g
B 10,6
10,9
9,88
FR0010193979 CBO TERRITORIAg
C 3,24 3,28
3,23
FR0000078339 CCA INTERN.
C
FR0000053506 CEGEDIMg
B 23,5
23,5
22,7
FR0010309096 CEGEREALg
B 35
35,2
35
C 1,344 1,346 1,312
FR0012633360 CELLNOVOg
B 0,517 0,52
0,503
FR0012616852 CERENISg
FR0000037475 CFI
C
FR0000060907 CHAUSSERIA SA
C
FR0000054322 CIBOX INTER.g
C 0,114 0,114
0,107
FR0000060824 CLAYEUXg
C
FR0000053399 CNIMg
B 85
85
84,2
FR0013335742 COGELEC
C 7,06 7,06
7
FR0004031763 COHERISg
C 1,59
1,59
1,54
FR0000065393 COURTOIS
C 126
126
126
FR0000044323 CR ALPES PROV.
C 107,02 107,22 107,02
FR0000185506 CR ATL. VENDÉE
C 129
129,58 128
FR0010483768 CR BRIE PICARD.
B 25,405 25,9
25,405
FR0000045213 CR ILLE VILAINE
C 101
101,5
101
FR0010461053 CR LANGUEDOC
C 75,11 75,12
75
FR0000045239 CR LOIRE HTE-LOIRE C 93,52 93,52 93
FR0000045551 CR MORBIHAN
C 83,6 83,7
83,6
FR0000185514 CR NORD FRANCE
B 22,45 22,55 22,45
FR0000044364 CR NORM. SEINE
C 129,8 130,14 129,6
FR0000045528 CR PARIS IDF
B 91,5
91,71
91,5
FR0000045346 CR RHÔNE-ALPES
C205,9 210
203,05
FR0000045544 CR TOULOUSE
C 114,1 114,12 113,5
FR0000045304 CR TOUR. POITOU
C 115
115,58 114,1
FR0000050395 CROSSWOOD
C
FR0007317813 CS-COM. ET SYST.g
C 3,91
3,99
3,91
FR0011026749 DALETg
C 12,4
12,4
12,3
FR0000036774 DANE-ELEC MEMORYg C
FR0010879056 DEINOVE
1,72
1,72
1,616
FR0013283108 DELTA PLUS GROUP B 38
38,2
37,8
FR0000035784 DIGIGRAM
C
FR0012202497 DMS
C 1,195 1,215
1,165
FR0000065260 DOCKS PÉTROLES A C478
478
478
B 12,75 13,85
12,75
FR0010099515 ECAg
FR0000072373 EGIDEg
C 1,3
1,305 1,26
FR0000031023 ELECT. STRASBOURG B 105,5 105,5 104
FR0012650166 ELECTRO POWERg
C 13,6
14,15
13,3
FR0004030708 ENCRES DUBUITg
C 5,14
5,14
5,12
FR0000120669 ESSOg
B 33,3
33,3
32,4
FR0000061475 EURASIA FONC INV
C
FR0000075343 EUROMEDIS GROUPEg C 6,6
6,6
6,6
FR0010490920 EUROPACORPg
C 1,11
1,12
1,1
FR0000064164 EXACOMPTA CLAIREF. C
FR0000037343 EXPL. PROD. CHIM.
C
FR0000039026 EXPL. PROD. CHIM.
C
FR0000062341 F.I.E.B.M.
C
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C
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C
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C
FR0011271600 FERMENTALGg
2,81
2,83
2,81
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B
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C 28,4 28,4
28,4
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B 171
171
171
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A
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B 39,8 39,8
39
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C
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C 112
112
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B 29,4 29,4
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B 38,7
39,4
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B 28
28
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C
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88
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1,78
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FR0000064404 MÉDIA 6
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12,05
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8,9 - 0,22
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30
- 1,32
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VOL
3340
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201
22355
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192
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1576
1
5000
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1804
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200
46,8
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30,15
+ 0,43
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- 9,29
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624
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100
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1816
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VAR.
VEILLE
EN %
VAR.
ANNÉE
EN %
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YEN JAPONAIS
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ROUPIE INDIENNE
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COURONNE TCHEQUE
25,727
FORINT HONGROIS
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ZLOTY POLONAIS
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LEV BULGARE
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DOLLAR HONG-KONG
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WON SUD COREEN
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PESO MEXICAIN
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REAL
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RUPIAH
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BATH THALANDAIS
35,881
-0,52
-0,12
-0,34
-0,02
-0,42
0,00
0,10
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-1,20
-3,03
32,2
2,83 + 0,71
1096
1380
28,4
171
1
1
5450
39
45,2
- 1,02
197
26
112
29,4
38,6 - 0,52
0,032 - 1,24
1
757
522
92987
1,97
3,98
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28
753
23
36,2
24,6
117,5
88
3,48
0,305 - 1,14
53
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36
24,8
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16,8 - 1,87
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1
226
98
17176
125127
376
9
41
2340
23258
400
12394
3372
1986
0,23
6,04
8,78
6,96
40,9
+ 2,03
- 2,23
+ 0,87
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2226
231
1806
126
338
1,04
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19492
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1727
1440
2041
4001
2977
57
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665
22,6
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- 0,22
1
100
- 0,72
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2,06
138
2,88
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51
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1,38
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10001
67
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1,76
20,28
19,8
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172
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172
6
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32
591
699
251
4705
10
37407
5
12755
20655
43539
203
18,8
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548
550
- 0,72
15,3
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137 + 0,74
PRINCIPAUX TAUX DIRECTEURS
BCE
+ 3
CLÔT ÉCART VOL
6,3 + 1,61
788
2,27 + 6,57
32793
1,09 - 0,46
3615
14296
203
153
51
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29,5
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20,5
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86
6
- 0,33
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1316
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13
3641
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115251
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24,4
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2398
1,36
ISIN
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VALEUR
TESSIg
TIPIAK
TIVOLY
TONNA ELECT.
TOUPARGEL GROUPE
TOUR EIFFEL
TXCELLg
UNIBEL
UNION FIN. FR. BQUE g
UTIg
VERNEUIL PART.
VETOQUINOLg
VIDELIO (EX:IEC)
VIEL ET CIEg
VIKTORIA INVESTg
VISIODENTg
VOLUNTIS
VOLTALIA
XILAM ANIMATIONg
YMAGISg
OUV
B160
C 79
C 32
C
C
B 39
+HT
160,5
79
32
+BS
160
78,5
32
39,1
38,9
CLÔT ÉCART VOL
160,5 + 0,31
205
78,5 - 0,63
23
32
21
APERAM
CELYAD
CNOVA NV
DEXIA
EURONEXT
MAINSTAY MEDICAL
MONTEA CVA
NOKIAR
RENTABILIWEB GPg
ROBECO NV
ROLINCO
A735
735
B 22,4 22,4
C 0,528 0,528
C
B 48,5 49,2
C 1,85
1,91
C 5,26 5,26
C 3,24 3,24
C
C 4,95 5,02
B 9,69 9,73
C 36,3
39,45
2
2,01
735
735
22,1
22,1 - 1,34
0,504
0,506- 4,53
9
945
10453
ISIN
FR0010641449
FR0010397760
FR0012788065
FR0012816825
FR0011053636
FR0011648716
FR0010907956
FR0000035818
FR0004166197
FR0000044810
FR0010342329
FR0012819381
FR0013204070
FR0000077562
FR0004153930
FR0010458729
FR0004155687
FR0011584549
FR0004032746
FR0004171346
FR0000064529
FR0000061608
FR0004197747
FR0013263878
FR0004155240
FR0004045847
1,89
48,2
1,85
5,02
3,24
49
+ 1,66
1,91 + 3,24
5,14 + 3,84
3,24 + 15,71
4,95
9,15
36,2
1,935
5,02 + 0,4
9,52 - 0,31
39,45 + 9,58
1,935 - 3,73
517
901
12160
200
2,4
120
13350
12756
5286
25,46 26,17
19,88 19,88
3,62
3,7
3,51
3,57
52,5 54,1
26,06
19,5
3,62
3,57
54,1
25,44
19,45
3,62
3,51
52,5
+ 2,24
- 1,27
19322
676
138
98333
- 1,11
+ 2,85
3,36 + 0,49
61
+ 1,67
5,422+ 1,96 402058
60
61
59,8
A 5,324 5,442 5,32
C
37,34 37,34 37,34
38,35 38,35 38,35
AGTA RECORD
BRAS. OUEST AFR.
BRASS. CAMEROUN
CATERPILLAR INC.
CFOA
DIAGEO
LILLY AND CO
FORESTIÈRE EQ.
GENEUROg
HEXCEL
INFOSYS
MAROC TELECOM
MERCK AND CO INC
83,2 - 0,95
77,4
153
59,13
19,91
C 43,2
A 123,5
43,2
126
43,2 - 0,46
123,5 - 0,4
12,6 + 4,98
43,2
123
C
2
1747
0,02
B 66,5 70
66,5
C
B 96
100
96
118,5 118,5
116,5
C
31,52 31,52
31,3
108
108
104
C
B 3,1
3,19
3,1
VALEUR
AGROGENERATION
AUPLATA
BIOCORP
BIOPHYTIS
BLOCKCHAIN GROUP
CARBIO
CARMAT
ESKER
EVOLIS
EUROPLASMA
GAUSSIN
GROUPE GUILLIN
GROUPE PAROT
HIOLLE INDUSTRIES
HYBRIGENICS
IMPLANET
MASTRAD
MNDg
NEOVACS
NEXTEDIA
NSC GROUPE
PISCINES DESJOYAUX
THERADIAG
UMANIS
VERGNET
VOY. DU MONDE
OUV
0,136
0,049
9,28
1,72
0,158
5,16
23,85
70,2
22,1
+HT
0,137
0,049
9,3
1,726
0,158
5,18
23,85
70,2
22,1
+BS
0,123
0,048
9
1,66
0,156
5,13
23,35
68,1
21,4
CLÔT ÉCART VOL
0,127 + 1,6
456938
0,048+ 0,63 2511871
9,3 + 0,22
1361
1,68 - 1,64
38169
0,158 - 0,63
9443
5,16 + 0,39
3454
23,65 - 0,63
2871
68,6 - 1,86
2696
22 + 0,46
13374
0,283
20,15
5,3
4,28
0,161
0,149
0,482
1,42
0,191
0,729
0,295
21
5,38
4,28
0,169
0,153
0,482
1,52
0,191
0,729
0,279
19,8
5,3
4,28
0,153
0,148
0,46
1,406
0,185
0,703
0,284+ 1,43 1726668
20,6 + 1,73
14965
5,38 - 0,37
151
4,28
1
0,16 + 4,99 1595140
0,148 - 1,99
64551
0,478- 0,83
16493
1,506+ 11,56 516876
0,189 - 2,98 524119
0,725- 0,69
4715
0,038
78
11,7
1,195
8,5
0,236
119
11,7
11,55
1,21
1,16
8,5
8,36
0,243 0,236
119
116
11,55 1,165 8,4 0,241+
119
1,28
2,51
1,18
1,48
615
11367
308
211994
1223
8,98
37,34 - 0,4
38,35 - 0,29
CERTIFICAT/FONDS
INVESTIR 10 GRANDES VALEURS
INVESTIR PEA PALATINE
VALEURS ZONE INTERNATIONALE
CH0008853209
SN0008626971
CM0000035113
US1491231015
SN0000033192
GB0002374006
US5324571083
CI0000053161
CH0308403085
US4282911084
US4567881085
MA0000011488
US58933Y1055
83,8
EURONEXT GROWTH (Sélection)
2629
2,58
A
C
A
C
A
77,4
2,04
AUTRES VALEURS DE LA ZONE EURO
LU0569974404
BE0974260896
NL0010949392
BE0974290224
NL0006294274
IE00BJYS1G50
BE0003853703
FI0009000681
BE0946620946
NL0000289783
NL0000289817
PROCTER & GAMBLE
RORENTO CDH
RUSAL PLC
TELEVERBIER
TOTAL GABON
VALE SA
ZCI LIMITED
0,41
39
70
+ 5,26
INVESTIR 10
114.22
86.91
I10GS - FR0011630474
FR0013284114
0,46
-0,33
373
680
100
+ 8,7
116,5 - 2,1
169
366
4,02
31,3 - 0,64
104
+ 4
323
30
750
3,19 + 3,24
- 13,79
763
53
C
15,2
13,45 13,45
65,5 65,5
13
65,5
13,4 - 0,37
65,5
511
6
TAUX DE RÉFÉRENCE
TAUX EN %
24-01-2019
EUR
EUR
USD
GBP
CHF
SEK
DKK
JPY
CAD
USD
1
1,1321
0,8691
1,1282
10,2735
7,4657
1,2422
1,5106
GBP
0,8833
1,1506
1
1,3028
0,7676
1
0,9966
1,2984
9,0762
11,8232
6,5947
8,5909
1,0973 142,9628
1,3344
1,7385
CHF
0,8863
1,0034
0,7702
1
9,1062
6,6167
110,105
1,339
MARCHÉ OBLIGATAIRE
TAUX MARCHÉS MONÉTAIRES ET EURODEVISES
COURS DE CHANGES CROISÉS
COURS
BCE
24-01-2019
1 EURO EN DEVISE
820
0,281
+BS
6,15
2,13
1,08
CHANGES : COURS AU COMPTANT
PAYS
5,75
VALEUR
OUV
+HT
MEDINCELL
C 6,2
6,3
MEMSCAPg
C 2,13
2,28
MICROPOLEg
C 1,095 1,095
MOUL. STRASBOURG C
MR BRICOLAGE SA
B 7,48
7,48
MRM
C 1,39
1,39
MUSÉE GRÉVIN
C
NANOBIOTIXg
B 11,71 11,71
NAVYA
B 1,76
1,84
NEOPOSTG
A 21,84 22,14
NEURONESg
B 20
20,1
NEXTSTAGE
C 88
89
OFFICIIS PROPERTIESg C 0,74 0,74
OL GROUPEg
C 2,79
2,79
ORAPIg
C 5,52
5,58
ORCHESTRA-PRE.
C
OREGE
2,49 2,5
PARAGON ID
C 20,75 21,75
PAREFg
C
PASSAT
C 3,51
3,54
PATRIMOINE & COM
B 15,9
16
PCAS g
B
POUJOULAT
C 34
34
POXELg
C 5,18
5,21
PRECIA g
C 172
172
PRISMAFLEXg
C 6,28 6,82
PRODWAYS GROUP
B 2,93 2,995
PROLOGUEg
C 0,44 0,444
PSB INDUST.
B 32,8 32,8
QUOTIUM TECH.
C
RIBERg
C 1,866 1,89
ROBERTET SA
B554
556
ROCHE BOBOIS
B 16,2
16,2
S.A.M.S.E.
B 136
137
SABETON
C
SCBSMg
C 6,45 6,75
SÉCHÉ ENV.g
B 29,7 30
SELECTIRENTE
C 86
86
SERGEFERRARI GROUP C 6,12
6,16
SIGNAUX GIROD
C 12,75 12,85
SII
C 21,7
21,7
SMCP
A 16,298 16,374
SMTPCg
B 18,48 18,48
SOC. FR. CASINOS
C
SODIFRANCE
C
SODITECH ING.
C
SOFIBUS
C
SOFT COMPUTINGg C
SOGECLAIRg
C 24
24
SPIR COM.
C 2,7
2,7
TAYNINH
C
US7427181091
LU0934195610
US9098831004
CH0008175645
GA0000121459
US91912E1055
BMG9887P1068
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD Suite
TAUX ET CHANGES
860
105
ACTIONS
FRANÇAISES
EURONEXT HORS SRD Suite
SEK
DKK
0,0973
0,1102
0,0846
0,1098
1
0,7267
12,0917
0,147
0,1339
0,1516
0,1164
0,1511
1,3761
1
0,1664
20,2367
JPY (100)
CAD
0,805
0,9113
0,6995
0,9082
0,0827
6,0092
1
1,216
0,662
0,7494
0,5752
0,7468
6,8007
4,9415
0,8224
1
24-01-2019
MARCHÉS MONÉTAIRES
1 MOIS
3 MOIS
JOUR
6 MOIS
1 AN
ZONE EURO -0,31/-0,61 -0,23/-0,53 -0,12/-0,42 -0,09/-0,39 0,00/-0,30
ECARTS DE TAUX AVEC L’ALLEMAGNE
24-01-2019
6 MOIS
ALLEMAGNE 100,23
PORTUGAL
-0,23
FRANCE
0,02
ESPAGNE
-0,04
ITALIE
-0,23
2 ANS
5 ANS
7 ANS
10 ANS
-0,58
0,44
0,10
0,28
0,90
-0,30
0,68
0,25
0,45
1,49
-0,05
1,06
0,32
0,73
2,11
0,17
1,41
0,44
1,09
2,48
EUROMTS
INDICE
VAR %
FRANCE
1-3 ANS
5-7 ANS
10-15 ANS
PLUS 15 ANS
PLUS 25 ANS
EMTXI-BE
248,07
171,42
238,49
290,67
343,48
354,82
237,28
0.37
0.61
0.30
0.45
1.01
1.27
0.39
31/12 VAR %
245,87
171,32
236,50
287,33
337,19
346,89
235,28
0.52
0.76
0.54
0.53
0.85
1.00
0.45
COURS A TERME DE L’EURO CONTRE LES PRINCIPALES DEVISES
USD
GBP
CHF
SEK
DKK
JPY (100)
CAD
1,1321
1,1321
0,8690
0,8691
1,1282
1,1283
10,2741
10,2758
7,4654
7,4661
124,2200
124,2290
1,5105
1,5107
-0,0057
-0,0057
-0,0015
-0,0018
0,0010
0,0005
-0,0030
-0,0072
0,0017
0,0017
-0,3084
-0,3492
-0,0069
-0,0073
-0,0116
-0,0117
-0,0012
-0,0037
0,0017
0,0012
-0,0070
-0,0105
0,0040
0,0037
-0,3199
-0,3709
-0,0126
-0,0130
-0,0205
-0,0206
-0,0063
-0,0067
0,0029
0,0023
-0,0132
-0,0169
0,0081
0,0064
-0,3503
-0,3954
-0,0215
-0,0220
-0,0392
-0,0395
-0,0130
-0,0136
0,0052
0,0046
-0,0310
-0,0359
0,0146
0,0120
-0,3789
-0,4426
-0,0412
-0,0420
24-01-2019
COMPTANT
ACHAT
VENTE
A 1 MOIS
ACHAT
VENTE
A 3 MOIS
ACHAT
VENTE
A 6 MOIS
ACHAT
VENTE
A 12 MOIS
ACHAT
VENTE
TAUX PRET MARGINAL 0.25 %
taux repO (refi)
0.00 %
taux depOt
-0.40 %
ROYAUME UNI TAUX JOUR LE JOUR
0.45 %
taux de base
0.75 %
USA
TAUX JOUR LE JOUR
2.36 %
fOnds federaux
2.50 %
2 ans
2.65 %
10 ans
2.82 %
JAPON
BOJ TOKYO
-0.10 %
taux JOur le JOur
-0.35 %
taux repO (refi)
-0.10 %
10 ans
0.00 %
TAUX BONS DU TRÉSOR
BTF
TAUX
1 MOIS
3 MOIS
6 MOIS
9 MOIS
1 AN
2 ANS
5 ANS
10 ANS
-0,58
-0,56
-0,56
-0,56
-0,55
-0,48
-0,04
0,65
INDICES DE RÉFÉRENCE DES EMPRUNTS À TAUX VARIABLES
MOY.
MENS.
NOV. 16
DÉC. 16
JANV. 17
FÉV. 17
MARS 17
AVR. 17
MAI 17
JUIN 17
JUIL. 17
AOÛT 17
SEPT. 17
OCT. 17
NOV. 17
DÉC. 17
JANV. 18
FÉV. 18
MARS 18
AVR. 18
MAI 18
JUIN 18
JUIL. 18
AOÛT 18
SEPT. 18
OCT. 18
NOV. 18
DÉC. 18
TMM
EURIBOR
1 MOIS
3 MOIS
-0,3486
-0,3501
-0,3511
-0,353
-0,3532
-0,3563
-0,3585
-0,3569
-0,359
-0,3561
-0,3573
-0,3589
-0,3513
-0,3411
-0,3614
-0,3649
-0,3628
-0,3648
-0,3628
-0,3614
-0,3636
-0,359
-0,3609
-0,3662
-0,3614
-0,3608
-0,373
-0,373
-0,371
-0,372
-0,372
-0,372
-0,373
-0,373
-0,373
-0,372
-0,372
-0,372
-0,372
-0,369
-0,369
-0,37
-0,371
-0,372
-0,371
-0,37
-0,37
-0,369
-0,371
-0,37
-0,369
-0,367
-0,313
-0,313
-0,325
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,33
-0,33
-0,329
-0,329
-0,33
-0,329
-0,328
-0,328
-0,329
-0,328
-0,329
-0,326
-0,322
-0,321
-0,319
-0,319
-0,318
-0,316
-0,312
TME
0,70
0,80
0,91
1,11
1,10
0,97
0,87
0,71
0,89
0,78
0,77
0,77
0,65
0,62
0,82
0,97
0,85
0,80
0,83
0,83
0,68
0,73
0,79
0,86
0,81
0,74
SOURCE CDC IXIS
TMOR.
PUB. PRIV.
MOY.
EONIA
EURIBOR
TEC
HEBDO
1 MOIS 3 MOIS 10
THE
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
17-12
18-12
19-12
20-12
21-12
24-12
26-12
27-12
28-12
31-12
02-01
03-01
04-01
07-01
08-01
09-01
10-01
11-01
14-01
15-01
16-01
17-01
18-01
21-01
22-01
23-01
24-01
0,75
0,75
0,75
0,75
0,72
0,72
0,72
0,72
0,73
0,73
0,73
0,73
0,70
0,70
0,70
0,70
0,70
0,73
0,73
0,73
0,73
0,73
0,67
0,67
0,67
0,67
0,67
0,90
1,00
1,11
1,31
1,30
1,17
1,07
0,91
1,09
0,98
0,97
0,97
0,85
0,82
1,02
1,17
1,05
1,00
1,03
1,03
0,88
0,93
0,99
1,06
1,01
0,94
-0,362
-0,362
-0,364
-0,366
-0,367
-0,374
-0,369
-0,369
-0,369
-0,355
-0,356
-0,356
-0,368
-0,365
-0,365
-0,365
-0,362
-0,365
-0,366
-0,366
-0,366
-0,369
-0,37
-0,371
-0,371
-0,369
-0,368
-0,368
-0,369
-0,369
-0,369
-0,367
-0,366
-0,365
-0,365
-0,364
-0,364
-0,363
-0,362
-0,363
-0,363
-0,363
-0,363
-0,364
-0,364
-0,365
-0,368
-0,369
-0,369
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,368
-0,311
-0,311
-0,311
-0,309
-0,31
-0,31
-0,309
-0,309
-0,309
-0,31
-0,309
-0,31
-0,309
-0,309
-0,31
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
-0,308
0,71
0,70
0,70
0,67
0,68
0,68
0,68
0,68
0,69
0,69
0,64
0,65
0,66
0,69
0,73
0,74
0,68
0,65
0,63
0,61
0,62
0,62
0,65
0,63
0,64
0,63
0,60
THOR.
PUB.
PRIV.
0,95
0,95
0,95
0,95
0,92
0,92
0,92
0,92
0,93
0,93
0,93
0,93
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
0,87
0,87
0,87
0,87
0,87
0,95
0,95
0,95
0,95
0,92
0,92
0,92
0,92
0,93
0,93
0,93
0,93
0,90
0,90
0,90
0,90
0,90
0,93
0,93
0,93
0,93
0,93
0,87
0,87
0,87
0,87
0,87
MATIÈRES PREMIÈRES
MÉTAUX PRÉCIEUX
MÉTAUX NON FERREUX
MÉTAUX STRATÉGIQUES
PARIS
OR (EUROS CPROR/*COURS HEBDO)
24/01
23/01
COURS PRIME PREC.
LINGOT
36870
0
36210
10 FLORINS
224
0,42
224
5 DOLLARS*
315
13,61
310
10 DOLLARS
641
15,59
630
20 DOLLARS
1270
14,47
1260
5 ROUBLES*
0
-100
0
50 PESOS
1398
1,11
1393
LATINE
212,1
-0,92
212
NAPOLEON
223,3
4,31
223,2
1/2 NAPOLEON* 125,5
17,25
125,5
SOUVERAIN ELI I* 279,9
3,71
279,9
SOUVERAIN
268,5
-0,51
276,5
1/2 SOUVERAIN* 140
3,75
140
SUISSE
218,2
1,93
221
TUNISIENNE*
215
0,44
215
MARK*
275
4,17
275
KRUGERRAND
1208
5,34
1208
LINGOTIN 500GRS 18850
2,25
18850
LINGOTIN 250GRS 9420
2,2
9400
LINGOTIN 100GRS 3790
2,79
3810
ARGENT C3E (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
520,07
522,38
CUIVRE (GIRM):
LONDRES
(EN DOLLARS)
PALLADIUM (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
FIX1
38 190
38 139
FIX2
37 261
38 167
PLATINE (EURO PAR KILO) (CSFANMP)
FIX1
22 454
22 396
FIX2
22 510
22 368
LONDON BULLION MARKET
24/01
23/01
ARGENT (EN CENTS PAR OZ)
FIXAGE
1 526
1 532
OR (EN DOLLARS PAR OZ)
FIX
1 284
1 280
PALLADIUM (EN DOLLARS PAR ONCE TROY)
1 316
1 348
PLATINE (EN DOLLARS PAR ONCE TROY)
795
790
SETTLEMENT
24/01
JANV. 19
15,27
MARS 19
15,33
MAI 19
15,43
JUIL. 19
15,51
SEPT. 19
15,63
OR (EN DOLLARS PAR ONCE)
SETTLEMENT
23/01
15,29
15,38
15,47
15,55
15,64
SETTLEMENT
24/01
790,8
800,1
806,6
812,1
815,5
23/01
1283,2
1288,2
1294,1
1302,3
1315,2
SETTLEMENT
23/01
790
800,9
796,6
801,7
804,2
616,67 DEPUIS LE 24/01
BASE CUIVRE
BASE LAMINÉ LAITON 1 TITRE 523,81 DEPUIS LE 24/01
BASE LAMINÉ LAITON 70/30
532,25 DEPUIS LE 24/01
BASE LAMINÉ LAITON 85/15
574,45 DEPUIS LE 24/01
BASE LAMINÉ BRONZE 94/6
717,36 DEPUIS LE 24/01
BASE LAMINÉ BRONZE 94/4
683,8 DEPUIS LE 24/01
LONDON METAL EXCHANGE
24/01
23/01
ALLIAGE D`ALUMIN. (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1420-1425
1480-1490
9860
1465-1470
1485-1495
9860
ALUMINIUM (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
1877-1877,5
1890-1892
1301825
1867-1867,5
1867,5-1868
1301625
CUIVRE (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
STOCKS
5920-5920,5
5955-5956
145575
CASH
3 MOIS
VOL.
20775-20780
20610-20620
985
5926-5926,5
5961-5962
145025
20850-20890
20650-20700
1090
11610-11615
11675-11680
202302
11610-11615
11655-11660
202668
PLOMB (EN $ PAR TONNE)
2011-2011,5
2020-2022
86625
2002-2002,5
2011-2013
88550
ZINC (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
2607-2607,5
2606-2606,5
118100
2600-2602
2586-2587
118825
NEW YORK
CUIVRE (EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
JANV. 19
FÉV. 19
MARS 19
AVR. 19
24/01
2,68
2,65
2,65
2,65
23/01
2,69
2,66
2,66
2,66
VOL
50
80
46343
139
KUALA LUMPUR
ETAIN (EN DOLLARS PAR TONNE)
SETTLEMENT SETTLEMENT
JOU R
24/01
20800
23/01
20550
ANTIMOINE 99,65% (PAR TONNE)
7950
7950
BISMUTH 99,99% (PAR LB)
3,75
3,75
CADMIUM 99,95% (PAR LB)
1,25
1,25
COBALT (CATHODES) 99,80% (PAR LB)
25,5
25,5
EPONGE DE TITANE 99,60% (PAR KG)
6,95
6,95
FERRO MANGANESE (HC) (PAR TONNE)
975
975
FERRO MOLYBDENE (PAR KG)
27,25
27,25
GERMANIUM (PAR KG)
1350
1350
SELENIUM 99,50% (PAR LB)
14,5
14,5
SILICIUM (PAR TONNE)
1910
1910
ICE
(EN GBP PAR MWH)
CLÔTURE
24/01
BASE
40,69
POINTE
46,28
ICE FUTURES
(EN GBP PAR MWH)
CLÔTURE
NICKEL (EN $ PAR TONNE)
CASH
3 MOIS
VOL.
23/01
ÉLECTRICITÉ
ETAIN (EN $ PAR TONNE)
SETTLEMENT
24/01
JANV. 19
1280,2
AVR. 19
1287
JUIN 19
1294,1
AOUT 19
1300,3
DÉC. 19
1313
PLATINE (EN DOLLARS PAR ONCE)
JANV. 19
FÉV. 19
AVR. 19
JUIL. 19
OCT. 19
AUTRES DEMI PRODUITS CUIVREUX :
CASH
3 MOIS
VOL.
NEW YORK
ARGENT (EN CENTS PAR ONCE)
SETTLEMENT
CATHODES : 5382 A COMPTER DU 24/01/
24/01
VOL
24/01
BASE FEB 19 60,85
BASE MAR 19 59,17
POINTE FEB 19 67
POINTE MAR 19 63,05
CLÔTURE
23/01
40,69
46,28
CLÔTURE
VOL
364004
192492
VOL
23/01
62,55
59,17
68,88
63,05
PRODUITS PÉTROLIERS
SUCRE
ROTTERDAM
(BARGES - FOB) (EN $ PAR TONNE)
GAS OIL 0.1% SUL.
530
London Daily Price:
391,5
366,5
392
367
SINGAPOUR
GASOLINE 97
GAS OIL
FUEL OIL (180)
FUEL OIL (380)
63,05
71,77
438
406
63,05
72,01
438,5
406,5
ÉMISSION CO2
NYMEX EMISSIONS (EN EUROS PAR TONNE)
SETTLEMENT SETTLEMENT
CLÔTURE
AVR. 19
MAI 19
JUIN 19
JUIL. 19
AOUT 19
CLÔTURE
24/01
53,65
53,7
53,45
54,6
54,45
23/01
52,93
53,33
53,73
54,1
54,35
24/01
3,13
3,02
2,84
23/01
3,03
2,96
2,81
VOL
VOL
170
20
3
1
VOL
24/01
13,06
13,15
13,26
13,56
14,25
23/01
12,98
13,09
13,21
13,51
14,18
MARS 19
MAI 19
JUIL. 19
OCT. 19
MARS 10
24/01
FEV 2018 22,55
MARS 2019 22,41
AVR 2019 22,31
CLÔTURE
CLÔTURE
24/01
23/01
MARS 19 1632
1626
MAI 19
1645
1639
JUIL. 19
1653
1647
SEPT. 19
1662
1656
DÉC. 19
1670
1660
NEW YORK (EN $ PAR TONNE)
VOL
6346
5133
4045
2372
1145
24/01
2256
2288
2320
2333
2357
23/01
2243
2275
2309
2322
2346
VOL
12517
7566
1300
814
25
VOL
24/01
23/01
JANV. 19 1500
1499
9
MARS 19 1541
1522
4526
MAI 19
1563
1547
2356
JUIL. 19
1582
1566
817
SEPT. 19
1597
1584
237
NEW YORK-ARABICA (EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
24/01
73,22
75,86
74,65
5257
651
SETTLEMENT SETTLEMENT
MARS 19
MAI 19
SEPT. 19
DÉC. 19
24/01
105
108,15
113,7
117,5
23/01
103,7
106,9
112,25
116,1
VOL
12557
5849
1373
1810
CHICAGO (EN $ PAR 1000 BDFT)
SETTLEMENT SETTLEMENT
24/01
366,1
372,5
380
23/01
366,2
372,4
379,4
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
63821
16999
9887
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
24/01
23/01
MARS 19 10,73
10,74
MAI 19
10,98
10,94
JUIL. 19
11,11
11,09
AVOINE À CHICAGO
(EN CENTS PAR BOISSEAU)
VOL
NEW YORK (CONT. NO2 - EN CENTS PAR LB)
SETTLEMENT SETTLEMENT
JOU R
24/01
23/01
112,45
115,7
201
4
2
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
98
33
SETTLEMENT SETTLEMENT
24/01
167
173
177,5
VOL
23/01
172
173
179
144
VEAU VIVANT - BRESIL - BRL :
151.7
LE 23/01//19
BETAIL VIVANT - CME - USD :
1.2555
LE 23/01//19
BETAIL D'ENGRAIS - CME - USD :1.43025
LE 23/01//19
PORC MAIGRE - CME - USD :
0.60775
LE 23/01//19
PORC FRANCE E - EUR :
1.5
LE 02/03//17
INDICES
RJ CRB
JUS D’ORANGE
BOIS
503
266
55
BETAILS
LONDRES-ROBUSTA (EN $ PAR TONNE)
NEW YORK (CONT. N°2 - CENTS PAR LB)
VOL
24/01
23/01
MARS 19 377,5
378,75
MAI 19
386
387,25
JUIL. 19
394
395,5
RIZ À CHICAGO (EN CENTS PAR LB)
VOL
CLÔTURE
102
2
SETTLEMENT SETTLEMENT
MARS 19
MAI 19
JUIL. 19
CLÔTURE
VOL
24/01
23/01
MARS 19 181,75
182,5
JUIN 19
185
185,25
AOUT 19 187,75
187,75
MAIS À CHICAGO (EN CENTS PAR
BOISSEAU)
CAFÉ
23/01
22,18
21,92
21,94
23/01
73,55
76,15
74,96
MARS 19
MAI 19
SEPT. 19
DÉC. 19
JUIL. 10
SETTLEMENT SETTLEMENT
Prix indicatif de l'Organisation internationale du
café (cents US/livre) :
Prix composé : 101.22
Moyenne quinze derniers jours : 205.461
COTON
MARS 19
MAI 19
JUIL. 19
CLÔTURE
VOL
24/01
23/01
MARS 19 524
526
MAI 19
530,25
531,75
SEPT. 19
540,88
545,75
MAIS À PARIS (EN EUROS PAR TONNE)
VOL
INDICE COTLOOK A : 82,55, LE 24/01//19
Mars 19
Juil. 19
Oct. 19
34573
18157
12977
6508
4223
SETTLEMENT SETTLEMENT
24/01
23/01
MARS 19 205,75
206
18543
MAI 19
207
206,75
7797
SEPT. 19
188,25
188,5
2139
BLÉ À CHICAGO (EN CENTS PAR BOISSEAU)
24/01
23/01
MARS 19 294,25
294
MAI 19
293
293,5
JUIL. 19
290,75
290
BLÉ FOURRAGER À LONDRES
(EN £ PAR TONNE)
23/01
22,24
SETTLEMENT SETTLEMENT
VOL
CLÔTURE
SETTLEMENT SETTLEMENT
CLÔTURE
POWERNEXT GAS FUTURES
24/01
23/01
FÉV. 19
570,25
568
22074
MARS 19 571
568,5
48884
AVR. 19
571
568,5
30835
MAI 19
571,25
568,25
17875
JUIL. 19
573,75
571,25
4793
NEW YORK NYMEX WTI (EN $ PAR BARIL)
CLÔTURE
VOL
23/01
28,9
29,25
29,35
CLÔTURE
CLÔTURE
VOL
CLÔTURE
NYMEX ( EN $ PAR MBTU)
FÉV. 19
MARS 19
AVR. 19
VOL
2632
1646
591
68
49
Prix indicatif de l'Organisation internationale du
cacao (dollars/tonne) : le 22/01/
Prix indicatif : 2216,32
LONDRES (EN £ PAR TONNE)
GAZ NATUREL
24/01
NORD DA 22,66
24/01
23/01
JOUR
61,44
61,14
MARS 19 61,44
61,14
184651
AVR. 19
61,38
61,03
147626
LONDRES-GAZOLE (EN $ PAR TONNE)
CLÔTURE
24/01
28,9
29,25
29,35
CLÔTURE
CACAO
URANIUM NYMEX (EN $ PAR LB)
JANV. 19
MAI 19
JUIN 19
CLÔTURE
24/01
23/01
MARS 19 352,9
351
MAI 19
361
359,5
AOUT 19 366,4
365,3
OCT. 19
368,9
368,8
DÉC. 19
375,4
374,1
NEW YORK (EN CENTS PAR LB)
VOL
URANIUM
LONDRES-BRENT (EN $ PAR BARIL)
CLÔTURE
CLÔTURE
23/01
24,42
POWERNEXT GAS SPOT
PRODUITS PÉTROLIERS
CLÔTURE
CLÔTURE
24/01
24,6
BLÉ DE MEUNERIE N°2 À PARIS
(EN EUROS PAR TONNE)
LONDRES (EN DOLLARS PAR TONNE)
543
FUEL
FUEL OIL (HS 180)
FUEL OIL (HS 380)
SPOT
CÉRÉALES
13,17 cts/lb
VOL
24/01
23/01
186,46
185,42
REUTERS COM. 2383,64
2389,66
MOODYS COM. 5807,83
5788,55
OR INDUSTRIEL 36549
112.45
LMEX
2865
36659
2843,5
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FINANCE & MARCHES // 35
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
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329,35 23/01
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535,24 23/01
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552,14 24/01
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241,46 23/01
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371,91 24/01
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505,78 23/01
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269,52 23/01
488,31 23/01
96,49 23/01
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167,73 23/01
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102,21 23/01
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413,79 23/01
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96,85 23/01
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119,69 23/01
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147,12 23/01
LU1626130220 HIGH DIV. EUROPE STOCKS (EUR)
LU0705072691 RAM (L) SF L/S EM MKT EQ
119,1
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144,63 23/01
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148,68 18/01
23/01
238,09 23/01
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131,5
23/01
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276,48 23/01
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697,13 23/01
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61,13 23/01
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139,81 23/01
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141,93 23/01
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14021,32 23/01
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de Genève (France) SA
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144,04 23/01
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Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d’une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DÉSIGNATION DES VALEURS».
carnet
fr
PORTRAIT
François Bordry,
capitaine de la
Biennale de Lyon
François Bordry est un homme discret. Mais le
successeur de Bernard Faivre d’Arcier à la présidence de la Biennale de Lyon n’en est pas moins
un passionné de culture et, en particulier, d’art.
Sa courtoisie et son sens aigu de la diplomatie
lui seront utiles à la tête de cette institution
complexe qui recouvre non pas une, mais
deux biennales : la première, dédiée à la danse,
a pour directrice artistique la célèbre danseuse
et chorégraphe Dominique Hervieu ; la
seconde, devenue la référence en matière d’art
contemporain depuis que Paris n’organise plus
ce type d’événement, a été confiée à l’historienne d’art Isabelle Bertolotti, qui dirige aussi
le Musée d’art contemporain de Lyon.
Heureusement, François Bordry connaît
les rouages de cette institution pour en être,
depuis 2006, le vice-président. Quant à l’art
contemporain, ce collectionneur, né dans le
Finistère il y a soixante et onze ans, y est venu progressivement. Il grandit à Puiseaux, un village du
Loiret pas vraiment réputé pour ses musées. Et,
très vite, il quitte le cocon familial pour la pension et le collège des Carmes à Avon, près de Fontainebleau, avant d’entrer en khâgne au lycée
Condorcet à Paris. A l’époque, il s’intéresse plutôt
à l’Antiquité et décroche en 1969, à la fac de Nanterre, une licence de lettres classiques (latin et
grec ancien, et même étrusque !) C’est dans les
amphis qu’il rencontre son épouse Martine,
ENTREPRISES
ACTION LOGEMENT
Joël Chéritel
est élu à la présidence
d’Action Logement Services.
Baptiste Lignel
par Martine Robert
@martiRD
future mère de ses deux enfants, Marguerite,
normalienne agrégée d’italien, et Jean-Marie,
journaliste à Sud Radio.
Etudiant déjà, François Bordry est engagé. Elu
dans les organes paritaires de la faculté de lettres,
il devient bientôt délégué permanent auprès du
doyen Ricœur dans le cadre de l’expérimentation de la loi Faure d’orientation de l’enseignement supérieur. De quoi lui donner l’envie de se
« reconvertir ». Il se lance alors dans une licence
de droit public à Paris-I Panthéon-Sorbonne, en
prélude à un diplôme de l’IEP de Paris.
Le virus de la politique
Démarre ainsi une carrière européenne longue
de vingt-deux ans, du secrétariat du groupe
démocrate-chrétien du Parlement européen à
la direction de l’information de l’institution.
Entre-temps, après les premières élections
européennes au suffrage universel en juin 1979,
il est nommé attaché de presse de Simone Veil,
première femme présidente du Parlement européen. « Je présidais les Jeunes Démocrates
sociaux. Simone Veil était venue à notre université
d’été et m’avait embarqué dans ses bagages », se
souvient François Bordry.
Le poste n’est pas de tout repos, à l’heure où la
rivalité entre gaullistes et giscardiens bat
son plein. Mais la personnalité de Simone Veil,
son image, lui permettra de faire avancer la
R é t i s , q u’ i l a f o n d é e n 1 9 9 3 .
Après avoir été président du
Medef Ille-et-Vilaine pendant
sept ans, il avait été élu président
du Medef Bretagne en 2013.
APSYS
Joël Chéritel, 63 ans, est autodidacte. Il bénéficie de vingt ans
d’expérience dans la téléphonie
et les réseaux informatiques.
Actuellement, il est président de
Céline Poix
est promue directrice
générale adjointe chargée
de la commercialisation
et du specialty leasing.
cause européenne sur toutes les latitudes
où son attaché de presse la suivra.
A force de côtoyer des personnalités politiques, François Bordry attrape le virus, et
devient conseiller régional du Centre de 1986
à 2004. C’est ainsi qu’on lui propose, en 1988,
la présidence du Fonds régional d’acquisition
des musées. Dix ans plus tard, ce sera celle du
FRAC, le Fonds régional d’art contemporain,
d’Orléans. Dans ce cadre, il participe au lancement d’Archilab, le Salon de l’architecture
de recherche. « J’avais un cousin marchand
de tableaux et, lorsque j’étais étudiant, nous
allions voir des expositions, j’étais sensibilisé à
l’art. Ensuite, le FRAC m’a permis de rencontrer
de nombreux artistes et professionnels du
secteur qui m’ont guidé », explique, avec modestie, François Bordry.
Lorsqu’en 1994 il prend la présidence de
l’établissement public Voies navigables de
France qui gère le réseau fluvial français, il
passe tout naturellement des commandes
d’œuvres, de Fabrice Hyber à Jeppe Hein.
Au passage, il fait classer par l’Unesco le canal
du Midi et aménage Les Docks de Lyon, où se
trouve La Sucrière, devenue un haut lieu de la
Biennale d’art contemporain.
Malgré quelque 4.500 personnes à manager
au sein de VNF, ce patron infatigable dès qu’il
s’agit de culture trouve le temps de présider, pendant plusieurs années, l’Ecole nationale des
beaux-arts de Bourges et l’Ecole spéciale d’architecture de Paris. Il sera aussi inspecteur général
de l’équipement dès 2009 et membre permanent du Conseil général de l’environnement et
du développement durable jusqu’en 2015.
Depuis lors, pas vraiment de retraite pour cet
esthète, prêt à parcourir des kilomètres pour
visiter des expositions ou des foires d’art. Avec
son épouse, fine cuisinière, il organise dans son
appartement parisien des dîners où se mêlent
artistes, galeristes, patrons d’institutions culturelles. Autant dire que sa présidence de la Biennale n’est pas pour lui qu’honorifique. La prochaine, consacrée à l’art contemporain, aura
lieu de septembre 2019 à janvier 2020, avec
l’équipe du Palais de Tokyo comme commissaires artistiques invités. n
Céline Poix, 39 ans, titulaire d’une
licence en management commercial, a étudié à l’Ecole de la
grande distribution. Elle est devenue leasing manager puis directrice commerciale de La Compagnie de Phalsbourg. Elle avait
rejoint Apsys en 2014 comme
manager commerciale avant
d’être promue directrice commerciale adjointe en 2015, puis
directrice commerciale en 2017.
BNP PARIBAS REAL ESTATE
Astrid Ginon
est nommée directrice adjointe
corporate services advisory 9.
Astrid Ginon, 31 ans, est titulaire
d ’u n D e s u p e n i m m o b i l i e r
d’entreprise (RICS) et a débuté en
2008, chez GE Capital Real Estate.
Elle avait rejoint BNP Paribas
Real Estate Transaction France
en 2011 en tant que consultante.
INFRAVIA
Peter Etzenbach
Athanasios Zoulovits
deviennent partners du fonds
d’investissements.
Peter Etzenbach, 50 ans, diplômé
de l’université de Stuttgart et de
l’ESCP Europe, a d’abord travaillé
chez Goldman Sachs à Londres,
Hong Kong, Francfort et Paris.
Il a été promu directeur exécutif
en 1998 avant de rejoindre,
en 2005, le siège d’AXA en tant que
responsable du développement
du groupe aux Etats-Unis et de la
gestion d’actifs. En 2008, il a été
nommé directeur général adjoint
chargé des investissements et de
la stratégie d’AXA Japan. En 2011,
il a intégré le comité exécutif
d’Allianz France, où il s’est trouvé
chargé des investissements, puis
de la direction financière. Il était
devenu, en 2016, directeur général
délégué d’Allianz France.
Athanasios Zoulovits, 38 ans,
est diplômé de l’ASOEE (université d’économie d’Athènes) et de
la Cass Business School. Il a commencé sa carrière à la Société
Générale. Après avoir été en
poste chez Access Capital Partners à Londres, il était devenu
directeur d’investissement chez
InfraVia Capital Partners en 2013.
AXA
Ulrike Decoene
Emmanuel Touzeau
deviendront respectivement
directrice de la communication
et de la marque du groupe
AXA et directeur
des ressources humaines
et de la communication d’AXA
Partners, à compter du 1er mars.
Ulrike Decoene, 43 ans, ancienne
é l è ve d e l ’ E N S , d i p l ô m é e d e
l’université de Paris-IV, est,
depuis 2016, directrice du cabinet
de Thomas Buberl, directeur général d’AXA. Après plusieurs postes
en cabinets ministériels, elle a
rejoint, en 2007, le groupe AXA
comme directrice des relations
presse et de la communication
interne d’AXA Investment Managers. Elle fut ensuite directrice de
la communication, de la responsabilité d’entreprise et des affaires
publiques au sein de la région
Méditerranée, Amérique latine et
Afrique du groupe. En 2015, elle
était devenue directrice du fonds
AXA pour la recherche.
Emmanuel Touzeau, 42 ans,
diplômé de l’ESCP Europe, est
directeur de la communication
du groupe AXA depuis 2011 et
directeur de la marque depuis
2017. Il est également administrateur unique du GIE AXA depuis
2016. C’est en 2003 qu’il a intégré
la direction de la communication
financière du groupe. En 2008, il
a pris la direction des relations
presse, avant d’accéder au poste
de directeur de la communication externe du groupe en 2009.
ILS SONT NÉS
UN 25 JANVIER
Olivier Assayas,
réalisateur, 64 ans.
Nicole Bacharan,
politologue, 64 ans.
Jean-Marc Ayrault,
ex-Premier ministre,
ex-ministre des Affaires
étrangères, 69 ans.
Christophe Barbier,
journaliste, 52 ans.
Paule Constant,
romancière, 75 ans.
François Delage,
PDG de De Beers Diamond
Jewelers, 54 ans.
Guillaume Dervieux,
président de l’Asfored, 52 ans.
David Ginola,
footballeur, 52 ans.
Tatiana Golovin,
joueuse de tennis, 31 ans.
Bruno Maquart, président
d’Universcience, 55 ans.
Olivier Mathiot,
cofondateur de PriceMinister,
CEO de Rakuten France,
président de Thecamp, 48 ans.
Iris Mittenaere,
miss France 2016,
miss Univers 2016, 26 ans.
Laurent Sorbier,
conseiller du président
et partner de Onepoint, 52 ans.
Alex Türk, ex-sénateur, ancien
président de la CNIL, 69 ans.
, Envoyez vos nominations à
carnetlesechos@nomination.fr
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crible
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
` SUR LE WEB WWW.LESECHOS.FR
Grand saut de puces
Les résultats records de STMicroelectronics
ouvrent les yeux des boursiers.
LA SÉANCE DU 24 JANVIER 2019
Regain
d’optimisme
à la Bourse
de Paris
Pour la première fois de la
•semaine,
la Bourse de Paris a
fini la séance en hausse, gagnant
0,65 % jeudi. Dans un volume
d’échanges modéré de 3,06 milliards d’euros, l’indice CAC 40 a
progressé de 31,58 points à
4.871,96 points. Un optimisme
qui a perduré malgré les déclarations du président de la Banque centrale européenne. Mario
Draghi a pris acte du ralentissement économique en Europe, et
pointé une aggravation des risques potentiels. Les marchés y
ont vu le signal que la politique
monétaire de la BCE resterait
durablement accommodante.
Cette annonce a toutefois
pesé sur le secteur financier. La
rentabilité des banques pâtit en
effet de l’environnement de
taux négatifs. Société Générale
a tout de même pris 0,56 % et
Crédit Agricole 0,24 %, mais
BNP Paribas a cédé 0,47 %.
STMicroelectronics a pour sa
part signé la plus belle performance de l’indice, bondissant
de 10,12 % après l’annonce d’un
bénéfice net en hausse de 60,5 %
l’an dernier. Une dynamique qui
a bénéficié au secteur, Atos
(+4,70 %) se classant troisième
derrière Valeo (+5,80 %).
Renault, qui vient de tourner
la page de l’ère Ghosn en nommant à sa tête le président de
Michelin, Jean-Dominique
Senard, s’est adjugé 1,55 %. Airbus a pour sa part gagné 2,25 %.
En dehors du CAC 40, Nexans
a monté de 2,50 % après
l’annonce d’un projet de restructuration massive. Les bons
résultats d’Elior pour son premier trimestre 2018-2019 ont
fait grimp er son cours de
3,36 %.
SEB a affiché une hausse de
5,12 % grâce à une progression
de 5,1 % de son chiffre d’affaires
qui a atteint 6,81 milliards
d’euros en 2018, porté notamment par la Chine et les machines à café à destination des
professionnels.
LES ENTREPRISES CITÉES
Accor 31
Action Logement
Services 35
Alstom 19
Amazon 11, 23
Anaxago 31
Apple 24
Apsys 35
AXA 35
BASF 18
Blade 23
Casterman 26
Cloud Imperium Games 23
ClubFunding 31
Continental 18
Credit.fr 31
Crytek 23
Delcourt 26
Dupuis 26
EDF 31
Eidola 26
Electronic Arts 23
Engie 31
Evonik 18
Ford 17
Fundimmo 31
GE France 19
Glénat 26
Google 11
Group Label 27
Henkel 18
Huawei 24
IDI 27
IG Metall 18
Kuka 18
L1
La Poste 31
Le Lombard 26
Liberty Global 31
Média-Participations 26
Microsoft 23
Mitsubishi 16
Netflix 23
Nexans 19
La transition par le menu
« Infiniment grand par rapport à l’infiniment petit et infiniment petit par
rapport à l’infiniment grand, ce qui le réduit presque à zéro ». L’investisseur
en Bourse peut difficilement ne pas se reconnaître dans la définition
de l’homme par le philosophe du « presque-rien », Vladimir Jankélévitch,
surtout lorsqu’il se confronte au secteur technologique. Et s’il l’oubliait,
STMicroelectronics est là pour le lui rappeler. La quatorzième plus forte
hausse du premier semestre 2018 au sein de l’indice CAC 40 n’a-t-elle pas
terminé l’année au piquet de la onzième plus forte baisse (–31,4%) ?
Une nouvelle fois, les sauts de puce du groupe franco-italien s’apparentent
à du yo-yo. Les gérants ont tellement survendu le passé – une fin d’année
assombrie par les méventes d’iPhone par Apple – qu’ils ont négligé un futur
proche loin d’être catastrophique grâce à l’électrification des voitures. Même
la prévision d’une chute de 21 % revenus d’un trimestre à l’autre en début
d’exercice, soit un tiers de plus que prévu, leur a ouvert les yeux. Son patron,
Jean-Marc Chéry, ne décèle pas pour 2019 de recul d’un marché dont il compte dépasser la croissance, comme ce fut le cas l’an dernier. Le rebond du titre
jeudi (+10,1 %), le laissant encore 26,7 % sous son étiage d’il y a un an, extériorise une décote de 30 % sur son concurrent allemand Infineon. Celle-ci est deux
fois plus large que sa moyenne sur cinq ans alors que depuis 2014, leur écart
de marge a été divisé par deux. Le microscope donne rarement la perspective.
Metro Bank rappelle que les petites banques
de détail peuvent réserver des surprises.
Avant le plat de résistance, rien de mieux qu’un amuse-bouche.
En vieux briscard de la restauration cotée, Elior sait bien
l’importance de réussir à faire honneur à son nouveau menu financier,
après avoir dû revoir à la baisse ses objectifs l’année dernière.
En confirmant ses perspectives annuelles pour l’exercice clos
fin septembre, le nouveau patron Philippe Guillemot permet aux pronostiqueurs encore sous le coup des derniers « profit warnings » d’attendre
plus sereinement la cession potentielle d’Areas – une procédure située
encore sur les fourneaux du « M & A » –, le numéro trois mondial
de la restauration de concession. Ce pôle affiche une croissance
organique trimestrielle (+6,7 %) suffisamment alléchante pour motiver
les acheteurs, à défaut d’enlever toute nostalgie à l’histoire boursière.
Les oracles boursiers n’espéraient pas une telle croissance trimestrielle
pour le groupe dans son ensemble (+1,8 % contre +1 % estimé),
et il explique leur bonne surprise. La différence de rythme avec la
restauration collective reste flagrante (+0,2 %). Les actionnaires désireux
de regarder vers le futur se rassureront en constatant que ce brouet
un peu clair est la conséquence de sortie volontaire de contrats pas assez
profitables. Selon les experts d’Oddo, la cession des concessions
permettrait de rehausser le standing boursier de la restauration
collective, très légèrement décotée face à Sodexo mais beaucoup plus
face à Compass, les deux grands chefs mondiaux.
AVIS FINANCIERS
BNP Paribas AM 19
Boiron 17
EN VUE
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PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Pierre Louette
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et transformation digitale)
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IMPRESSION L’Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier).
TIRAGE DU 24 JANVIER 2019 : 87.981 exemplaires
Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%.
Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l’Ecolabel européen
sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : Ptot 0.013kg/tonne de papier
Membre de membre ACPM OJD CPPAP : 0421 c 83015. Toute reproduction, même partielle, est
interdite sans l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)
Ce numéro comporte un 3e cahier de 6 pages « Les Echos Patrimoine »
Elior confirme ses perspectives,
de quoi rassurer sur sa carte stratégique.
Challenger un peu vert
Nissan 16
Numa 25
OpenHealth Company 27
PayTrip 27
Renault 16
Samsung 24
Scutella 26
STMicroelectronics 24
Tikehau Capital 31
Trumpf 18
UnibailRodamco 31
Unilend 31
Vente-privée 15
Vodafone 31
Volkswagen 18
Westfield 31
Wiseed 31
Zoov 25
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Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros RCS 582 071 437
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ÉDITRICE Capucine Marraud des Grottes
ÉDITRICE ADJOINTE Clémence Callies
DIRECTEUR DES DÉVELOPPEMENTS ÉDITORIAUX DU PÔLE LES ECHOS Henri Gibier
« Ailleurs l’herbe est plus verte, jusqu’à ce qu’on découvre que c’est du gazon
artificiel ». L’expérience pouvant s’avérer particulièrement « shocking »
au pays de Wimbledon, les « challenger banks » qui empêchent les géants
bancaires outre-Manche de tourner en rond, espèrent ne jamais se retrouver
dans ce dicton rallongé. Il n’empêche, la mauvaise surprise réservée par
Metro Bank devrait faire un peu relativiser l’opposition trop confortable
entre les banques de détail et les banques d’investissement, les premières
étant censées réserver moins de surprises que les secondes. En effet,
ce réseau né en 2010 partage avec Société Générale et UBS le point commun
d’avoir mentionné une hausse de ses encours pondérés des risques au
dernier trimestre. Comme cet indicateur sert de dénominateur aux ratios
réglementaires fixant les coussins de capital obligatoire, le sujet importe
pour ses actionnaires. Or, là où les deux acteurs continentaux signalent
logiquement l’environnement plus difficile sur les marchés de capitaux
mondiaux, le petit prêteur encore un peu vert avoue une classification
défectueuse en interne de certains crédits immobiliers – des hypothèques
commerciales et des financements d’actifs destinés à la location –, découlant
d’une mauvaise interprétation des règles. Même si ses déposants particuliers
n’ont rien à craindre, le challenger se retrouve challengé. Ses encours après
reclassification (11 % de plus que prévus) consomment davantage de fonds
propres, autant de moins pour la croissance ou les dividendes. La City n’a
pas pu faire dans le détail (–35 % pour l’action), bien obligée de reconstituer
son propre coussin de sécurité.
Melvyn Richardson
’intrusion d’une liste « gilets
jaunes » aux européennes va-telle se finir en eau de boudin ?
Porter un coup fatal aux Amoureux
de la France (ce nom…) de Nicolas
Dupont-Aignan que l’on sent déjà
mort de trouille ? Le brouillard
politique s’épaissit, mais les enjeux
sportifs sont clairs. « L’Equipe » est
formelle, on se dirige vers une demifinale « énorme ». Les deux champions des prélèvements obligatoires
en Europe, le Danemark et la France,
vont s’affronter à Hambourg pour
une place en finale du Mondial de
handball.
Forts de 6 victoires et un nul en
7 matchs, les Français ont péché par
excès de confiance mercredi et perdu
contre la Croatie. Promis, ils se le tiendront pour dit : « Ça met une bonne
gifle. Ça peut nous servir », espère
l’ailier Valentin Porte. Une chose est
L
sûre, les « fils de » voudront être à la
hauteur de leurs pères. Il y en a deux
dans la relève des « Barjots » : Kentin
Mahé et surtout Melvyn Richardson,
le fils du grand Jackson.
Face à la Russie, Melvyn a joué son
premier match international en bleu
quatorze ans après la retraite de son
père. Entrée réussie : « Ce soir un nouveau grand demi-centre a vu le jour », a
exulté son entraîneur. Modeste, du
haut de son 1 m 90, Melvyn reconnaît
dans « Le Monde » : « Ça a toujours été
un avantage d’avoir un paternel qui connaît le milieu. »
Né à Marseille, il est élevé à Pampelune, puis Chambéry, les deux dernières affectations de son père. En 2017, il
« explose » avec le club de Montpellier.
Son bras gauche est exceptionnel. A
17 ans, sa sœur Ilana suit aussi le chemin des as de la « roucoulette » et du
« pastis ». Reproduction des élites.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
VENDREDI 25 ET SAMEDI 26 JANVIER 2019 // SUPPLÉMENT GRATUIT AU NUMÉRO 22873 | ISSN 0.153.4831 | NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENTPATRIMOINE.LESECHOS.FR/
PATRIMOINE
IMMOBILIER, BOURSE, ASSURANCE, FISCALITÉ...
Quels sont les meilleurs
placements pour 2019 ?
Une douloureuse fin de cycle
omme une civilisation qui
refuserait sa fin prochaine,
les piliers de l’épargne font
de la résistance. L’immobilier
d’abord dont on annonce depuis
des années qu’il est l’objet d’une
bulle et mènera les propriétaires
à la ruine. Une prédiction qui, pour
l’instant, se voit contredite par les
faits. Ils se traduisent par un essor,
non démenti en 2018, des grandes
métropoles et spots de tourisme.
Le reste du territoire étant victime
d’une stagnation, voire d’une
Getty Images
C
L’ÉDITORIAL
de
Marie-Christine
Sonkin
régression du nombre de transactions comme des prix. Et en termes
de rendement, la pierre tient la
corde, du moins sur le papier. Les
coups de boutoir fiscaux ne détournent pas les épargnants d’un placement qui rapporte entre 2 % et 5 %
brut. Résilience aussi de l’assurance-vie en euros. Certes, nombre de
contrats se trouvent déjà – une fois
les frais déduits – en situation de
rendement nul, voire négatif. Mais
comparé à d’autres produits, moins
liquides et plus risqués, ils tirent
leur épingle du jeu. Et ils se situent
en position de force face au Livret A
plafonné jusqu’en 2020 à 0,75 %.
Les marchés financiers quant à eux
commençaient à convaincre les
sceptiques. Le CAC 40, baromètre
de l‘investisseur français, venait de
signer trois ans de hausse. Un signal
positif pour les petits porteurs qui
décident le nez vissé sur le rétroviseur. La Bourse de Paris a hélas
terminé 2018 sur une perte à
deux chiffres. Laissant aux derniers
arrivés le goût amer des occasions
manquées. Cette fin de cycle,
qui devrait se traduire d’abord par
une hausse des taux, n’en finit pas
d’agoniser dans des soubresauts
qui laissent les conseillers
en gestion de patrimoine dubitatifs
et les épargnants craintifs. n
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
02 // PATRIMOINE
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
PIERRE // Même si les prix sont élevés, l’immobilier reste un placement qui a toute sa place dans un patrimoine.
Tangible et résilient, cet actif a l’avantage de se financer à crédit, le tout dans un contexte de taux bas.
Faut-il encore investir dans l’immobilier ?
Elle a dit
ace à la mauvaise passe des
marchés financiers et à des
placements de taux toujours
en panne, l’immobilier garde la
cote. Même si le rendement locatif
moyen s’érode pour cause de
hausse des prix et des charges, il
demeure somme toute honorable,
évoluant entre 2 et 5 % par an selon
la localisation. « A condition d’être
hypersélectif sur la qualité de
l’emplacement, cet investissement
s’avère une bonne carte à jouer en
contrepartie d’une détention sur une
longue durée », poursuit Jean-Maximilien Vancayezeele, dirigeant fondateur du groupe Crystal. « Dans
des périodes d’incertitudes, la pierre
a toujours été appréciée pour son côté
tangible », ajoute-t-il.
Malgré des prix élevés, qui continuent de s’apprécier dans les grandes villes dans l’ancien comme dans
le neuf, « c’est toujours une bonne
solution pour se constituer un capital au fil de l’eau et pour se préparer à
terme des revenus complémentaires », reconnaît Olivier Eluère, économiste en charge des marchés
immobiliers au Crédit Agricole SA.
Le levier du crédit
Avantage unique de la pierre par
rapport à d’autres placements, elle
se finance à crédit. « Grâce à ce puissant effet de levier, on s’endette sur
plusieurs années à un coût modeste.
Il serait donc dommage de s’en priver », reconnaît Patrick Ganansia,
président d’Herez, cabinet de gestion de patrimoine. Car du côté des
taux d’intérêt, aucune augmentation n’est prévue, tout du moins en
ce début de 2019. Les acteurs de ce
marché s’attendent toutefois à une
légère remontée mais plus tardivement dans l’année.
« Dans les mois à venir, le niveau
des taux devrait rester globalement le
même que celui de l’an dernier car les
taux directeurs sont encore bas.
Autre élément stabilisateur du marché : les banques en ligne sont toujours aussi agressives dans leurs prop o s i t i o n s c o m m e rc i a l e s . C e t
affichage offensif anime la concurrence », commente Maël Bernier,
porte-parole du courtier Meilleurtaux.com. En ce mois de janvier,
DR
F
« Dans les mois
à venir, le niveau des
taux devrait rester
globalement
le même que celui
de l’an dernier car
les taux directeurs
sont encore bas. »
MAËL BERNIER Porte-parole
du courtier Meilleurtaux.com
s’endetter sur 10, 15, 20 et 25 ans permet, selon Cafpi, d’accéder à des
taux moyens de 0,70 % sur 10 ans ;
1 % sur 15 ans ; 1,15 % sur 20 ans et
1,20 % sur 25 ans. Ces offres bon
marché permettent de compenser
la récente baisse du pouvoir d’achat
immobilier dû à l’appréciation des
prix qui, selon MeilleursAgents,
s’est élevée à 4 % en 2018 après 4,3 %
de hausse en 2017. En l’espace de
deux ans (2016-2018), à budget équi-
Défiscalisation : encore
un nouveau dispositif
Les dispositifs de défiscalisation pour un investissement
dans la pierre sont toujours aussi nombreux : Pinel,
Malraux, Monuments historiques, location en meublé.
Le dernier dispositif en date, en vigueur depuis le 1er janvier, a été baptisé « Denormandie », du nom de l’actuel
ministre chargé du Logement et de la Ville. Il ouvre
droit à avantage fiscal de 12 à 21 % du prix du bien à louer
6, 9 ou 12 ans, à condition d’y réaliser des travaux
d’au moins 25 % du coût total de l’opération.
Cette mesure fiscale concerne les logements situés
dans des communes signataires, elles sont 222, d’une
convention d’opération de revitalisation de territoire.
Quant au Pinel, prorogé jusqu’à fin décembre 2021, il est
désormais circonscrit aux zones les plus tendues (A et
B1). Avec cette mesure, « il faut prendre soin de ne pas
surpayer le bien neuf sous prétexte d’un avantage fiscal »,
avertit Olivier Rozenfeld, président fondateur de Fidroit.
valent, on achète de 9 à 14 m2 de surface en moins dans 10 des 20 plus
grandes villes de France, signale
Meilleurtaux.com. En 2019, la
hausse des valeurs pourrait se poursuivre mais de façon plus modeste.
Le département des études économiques du Crédit Agricole évalue
cette progression autour de 2 %.
Des loyers encadrés
Il ne faut pas oublier qu’un rendement locatif n’est jamais garanti.
Aucun bailleur n’est à l’abri d’une
défa illance de son o ccupant
(impayés de loyers, dégradations)
ou d’une vacance locative. Une protection est envisageable en contrepartie du paiement d’une assurance
loyers impayés qui viendra raboter
le rendement.
Un autre élément est susceptible
de venir perturber une opération : le
retour de l’encadrement des loyers.
Depuis le 1er janvier dernier, la loi
Elan prévoit de laisser le choix aux
villes et aux métropoles de limiter
les valeurs locatives pratiquées sur
leur territoire. Il faudra réfléchir
avant d’investir dans un secteur où
cette mesure s’appliquera. Pour
mémoire, cet encadrement concerne les locations nues et meublées.
Le poids de la fiscalité
Une autre variable peut aussi changer la donne en matière de rendement : le renchérissement de la taxe
foncière. La suppression partielle et
déjà effective de la taxe d’habitation
pourrait conduire certaines collectivités locales à récupérer ailleurs
des recettes, en majorant leur taxe
foncière, supportée par les propriétaires immobiliers. Sur la période
Le retour
de l’encadrement
des loyers et
le renchérissement
de la taxe foncière
pourraient changer
la donne en matière
de rendement.
2012-2017, cette taxe foncière a
grimpé, selon l’UNPI, de 11,71 %.
C’est 5 fois plus que l’inflation et
8 fois plus que la hausse des loyers
Enfin, en matière de fiscalité, la
pierre est depuis un an moins bien
lotie que les valeurs mobilières
assujetties à la « flat tax » de 30 %.
Les revenus fonciers issus des locations nues continuent d’être taxés
au barème progressif de l’impôt sur
le revenu. Ainsi pour les ménages
les plus aisés, cette ponction peut
culminer à 62,2 % (45 % d’impôts
+ 17,2 % de prélèvements sociaux).
Deux parades destinées à éviter
cette lourde imposition sont possibles. Investir via une structure
(SARL, SAS…) afin d’être taxé à
l’impôt sur les sociétés aux taux de
28 et 31 % ou acheter la nue-propriété dans le cadre d’un démembrement temporaire de propriété.
Dernier point à prendre en
compte : la pierre sous toutes ses
formes (détention en direct ou indirect via de la pierre papier) est la
cible de l’impôt sur la fortune
immobilière (IFI). « Il faut être vigilant, notamment si le contribuable
en passe d’investir est proche du premier seuil d’imposition ou est en
mesure de passer à la tranche supérieure du barème », avertit Olivier
Rozenfeld.
— Laurence Boccara
LE MATCH SCPI vs studio meublé
Se constituer un portefeuille de SCPI ou opter
pour une seule petite
surface meublée ? Le choix
dépend de la situation
patrimoniale et fiscale
de chacun.
Disposer d’une capacité d’achat et
d’emprunt de 200.000 euros permet d‘envisager deux scénarios
d’investissement en immobilier
locatif. Le premier consiste à acheter des parts de SCPI et le second à
devenir propriétaire d’une petite
surface (studio ou 2-pièces) destinée à être louée meublée. Voici
quelques paramètres à examiner
avant de choisir.
• L’OBJECTIF
D’un point de vue patrimonial,
l’investissement immobilier permet de satisfaire deux besoins :
acheter à crédit pour se constituer
un capital pour le futur ou acheter
comptant pour percevoir tout de
suite des revenus réguliers.
L’immobilier physique et la
pierre papier sont toutes deux en
mesure de répondre à ces objectifs.
A noter que la souscription de
parts de SCPI est rapide et les premiers revenus locatifs tombent
quelques semaines plus tard. Quant
au bien physique après des années
de location, il peut être occupé par
soi-même ou un proche.
• LE TYPE D’ACTIF
En faisant le choix de la détention
de l’immobilier en direct, l’épargnant limite son champ d’investissement à l’habitation. « Mieux vaut
alors cibler un studio à Paris ou dans
les grandes métropoles régionales.
Privilégier une localisation de choix
dans des quartiers où la demande
locative est importante et pérenne »,
conseille Jérémy Schorr, responsable du département immobilier
chez Haussmann Patrimoine.
Avec le placement SCPI, l’univers
d’investissement immobilier est
plus ouvert. Il y a certes le logement
via les SCPI fiscales, mais pas seulement. L’investisseur accède également aux bureaux, aux commerces, à la logistique, aux résidences
de services et même à de l’immobilier de santé. C’est l’occasion de
diversifier un patrimoine immobilier et d’accéder à des classes
d’actifs impossibles à acquérir
e n s o l o . Av e c u n b u d g e t d e
200.000 euros, il est concevable de
se composer un portefeuille de 3 ou
4 SCPI afin de mixer les typologies
d’immeubles et les stratégies
d’investissement des sociétés de
gestion.
LE RISQUE
•LOCATIF
En matière de diversification du risque, la SCPI dispose d’un avantage
majeur sur la détention d’un bien
physique. Le patrimoine de ce véhicule collectif est composé de plusieurs dizaines, voire de centaines
d’immeubles. Même si un locataire
part ou ne paie plus, les autres occu-
À
RETENIR
Pour un ménage im•posé
à 41 %, le meilleur
placement en termes
de rendement s'avère
la location meublée
grâce à une fiscalité
quasi nulle (voir simulation).
En revanche, si on
•réalise
les mêmes simulations avec une
TMI à 14 %, les résultats diffèrent. La SCPI,
sans soucis de gestion,
(6,82 %) fait jeu égal
avec le studio meublé
(6,57 %).
pants continuent de générer des
revenus. Pour l’investisseur possédant un seul studio, l’absence de
loyers (impayés, vacance) constitue
une perte sèche. Il faut être en
mesure de se passer de ces revenus
locatifs (sauf si l’assurance prend
le relais) et continuer à rembourser
le prêt en cours et à régler les dépenses liées à la propriété immobilière
(t a x e s , a s s u r a n c e s , c h a rg e s
d’entretien).
• LE RENDEMENT
Jamais garantie, la performance
d’une SCPI se révèle somme toute
assez stable et résiliente dans le
temps car la plupart des baux sont
signés pour 6, 9 ans, voire plus « En
2018, le rendement moyen des SCPI,
devrait s’établir à 4,2 % contre 4,4 %
en 2017. Ce taux 2018 pourrait même
être un plancher par rapport à la
baisse amorcée depuis quelques
années », avance Christian de
Kerangal, directeur de l’Institut de
l’épargne immobilière et foncière
(IEIF). Reste que ce chiffre moyen
cache de grandes disparités avec des
taux allant de 3 à 6 % selon la catégorie de SCPI. « Les SCPI régionales,
diversifiées ou avec des thématiques
(santé, loisirs, Grand Paris) sont celles qui servent les performances les
plus élevées », souligne Thibault
Feuillet, directeur commercial chez
Norma Capital. De plus, ce rende-
ment est net de frais de gestion. Pour
une petite surface louée meublée
dans un bon quartier, le rendement
locatif peut évoluer entre 2 et 6 %.
« Mais attention, ce rendement n’est
que facial. Il faut prendre soin d’enlever les frais liés au paiement des
impôts locaux, des travaux, de la gestion locative et des charges de copropriété », souligne Guillaume Eyssette, gestionnaire de patrimoine au
cabinet Gefineo.
• LA FISCALITÉ
Pour les contribuables les plus fiscalisés, la location meublée s’avère
gagnante (voir simulation). Les
revenus locatifs distribués par une
SCPI sont considérés par le fisc
comme des revenus fonciers taxés
au barème progressif de l’impôt sur
le revenu. Autrement dit, la ponction peut s’élever au maximum à
62,2 %, soit 45 %, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. C’est un des
inconvénients de la SCPI surtout
pour des ménages situés dans les
plus hautes tranches du barème.
En revanche, la location meublée
non professionnelle (LMNP) d’un
bien physique est quant à elle éligible au régime dit « des bénéfices
industriels et commerciaux » (BIC).
« Cela rend possible un amortissement comptable sur vingt-cinq ou
trente ans qui permet de réduire
l’imposition, voire de l’annuler. C’est
très efficace », explique Sabine Jiskra, responsable de la gestion de
fortune à l’Institut du patrimoine.
— L. B.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PATRIMOINE // 03
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
PORTEFEUILLE // Après le coup de grisou de 2018, les épargnants sont échaudés.
Les pistes pour limiter les mauvaises surprises et profiter d’éventuels rebonds.
Miser sur la Bourse en limitant les risques
’année boursière 2018 est la
pire depuis… Tout le monde
s’accorde sur le début de
cette phrase, mais la conclusion
n’est pas toujours la même. Si l’on
regarde le CAC 40, en recul de 11 %
l’an dernier, 2018 n’apparaît pas
comme un millésime si désastreux,
surtout si on réintègre l’effet dividendes, qui limite la baisse à 8 %.
Désagréable, oui ; cataclysmique,
non. Parmi les sept années baissières de l’indice depuis le début de ce
siècle, quatre ont été plus éprouvantes, dont 2008 bien sûr
(–42,7 %), mais aussi, plus récemment, 2011, avec une baisse de 17 %.
L
LA HAUSSE DES TAUX,
•FACTEUR
DE STRESS
Mais ce qui a caractérisé l’exercice
écoulé, c’est une baisse synchronisée des différentes classes d’actifs.
Selon les chiffres de Deutsche Bank
arrêtés au 20 décembre et exprimés
en dollars, ce sont 93 % des actifs
qui ont produit une performance
négative : du jamais-vu et un contraste saisissant avec l’année 2017
où seulement 1 % des actifs s’avéraient perdants.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer un tel recul, à commencer par
l’accélération de la hausse des taux
directeurs américains : après les
trois hausses de taux de 2017, la
Réserve fédérale en a ajouté quatre
en 2018, amenant le taux des « Fed
funds » dans une fourchette de
2,25 % à 2,50 %. Or, « un coût du
capital plus élevé en dollar est, et a
toujours été, source de stress pour
l’économie et les marchés mondiaux », rappellent les stratégistes
de la banque privée Lombard Odier.
Cela a notamment contribué au
retour de l’inquiétude sur les marchés émergents.
La croissance mondiale a aussi
souffert d’un essoufflement de la
zone euro, passée d’une croissance
de 2,5 % en 2017 à 1,9 % en 2018,
selon les prévisions. Enfin, c’est le
risque politique qui a fait dérailler
les marchés : l’arrivée d’une alliance
gouvernementale inédite en Italie,
le difficile divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne et
surtout la guerre commerciale
déclarée par le président américain
à la Chine.
valeurs, massacrées en Bourse,
même quand leurs résultats étaient
bons, on peut se positionner pour
jouer un rebond, au travers de
fonds comme Dorval Small Cap
Euro pour 2019.
Les marchés émergents partent
eux aussi de niveaux de valorisation
faibles, malgré une croissance économique plus forte que les pays
développés. Ils semblent attrayants
tant côté obligataire (on peut les
jouer avec un fonds comme Nordea 1 - Emerging Market Bond, qui a
plutôt résisté en 2018) que côté
actions (via Comgest Growth Emerging Markets, par exemple).
N’EST
•PASRALENTISSEMENT
RÉCESSION
Au moment d’aborder 2019, le cocktail économique reste certes délicat
pour les marchés, mais pas catastrophique pour autant. « Le ralentissement de la croissance mondiale
se poursuit et tend même à s’accélérer, alors que l’inflation remonte »,
constate Frédéric Rollin, conseiller
en stratégie d’investissement chez
Pictet AM. Autrement dit, la croissance des bénéfices des entreprises
devrait fléchir au moment où les
banques centrales offriront peu de
soutien aux valorisations.
Mais qui dit ralentissement ne dit
pas récession. Pour l’heure, les
Etats-Unis semblent toujours capables de délivrer une croissance
significativement positive en 2019 :
de l’ordre de 2,5 %, selon le FMI,
notamment grâce à la vigueur de la
consommation. Quant à la Chine,
autre zone clef, le ralentissement
de sa croissance se poursuit, sans
dérapage pour l’instant. Il existe
donc une vraie divergence entre
cette économie en simple ralentissement et la lourde chute des
marchés.
Un des points à suivre en 2019
sera l’évolution des relations sinoaméricaines. « La tonalité du président américain semble plus conciliante récemment et une guerre sans
victoire est pour lui impossible »,
note Louis Bert, directeur général
STRATÉGIES
•« LONG-SHORT
»
délégué de Dorval AM. Mais rien
n’est acquis et le risque politique, de
manière générale, est difficile à prévoir. Pour limiter les risques, bien
diversifier ses actifs entre différentes stratégies ayant des chances de
se comporter différemment est
plus que jamais important. Et conserver quelques liquidités pour
bénéficier de mouvements excessifs de marché peut aussi se révéler
opportun.
FIN DE CYCLE
•POUR
LES TECHNOS ?
Pour gagner en Bourse en limitant
les risques, acheter à un prix raisonnable est un bon début. Les valorisations actuelles semblent, à ce titre,
plus attrayantes qu’il y a un an avec
deux réserves : rester sélectif et se
souvenir qu’étudier le passé n’est pas
un bon moyen de prévoir le futur.
Sans doute est-on arrivé au terme
d’une période où l’Amérique, singulièrement au travers de ses valeurs
LE MATCH Fonds patrimoniaux
vs fonds structurés
Face à des fonds patrimoniaux en échec en 2018, les
fonds structurés font figure
d’alternative séduisante.
Promesses non tenues ! Ainsi
peut-on résumer l’année 2018 des
fonds patrimoniaux. Censés protéger le capital par la diversification,
ils ont failli à leur tâche l’an dernier.
Cette contre-performance pourrait, par contraste, raviver l’intérêt
des investisseurs pour les fonds
structurés (ou à formule) offerts à la
souscription pour des durées limitées. Ces fonds ont une durée de vie
prédéfinie, et la performance finale
dépend de l’évolution d’un indice
sous-jacent, généralement observée à chaque date anniversaire. A
ce moment, si l’indice est supérieur
à un niveau prédéfini, l’investisseur
se voit rembourser son investissement, augmenté d’un rendement
annuel lui aussi connu à l’avance.
LES FONDS PATRIMONIAUX
•PÉNALISÉS
Certes, certains fonds patrimoniaux restent pénalisés par le
contexte actuel, bien résumé par les
récentes prévisions de Robeco. Sur
la période 2019-2023, la société de
gestion attend une performance
annuelle moyenne de 4 % pour les
actions des marchés développés
et de 4,5 % pour les actions émergentes, alors que les obligations
d ’ E t a t , à l ’é c h e l l e m o n d i al e ,
devraient « rapporter » en
moyenne – 0,25 % par an ! Autrement dit, un potentiel des actions
inférieur à la moyenne historique,
quand celui des obligations est nul.
Pour autant, un rattrapage boursier
est possible en 2019.
LES FONDS À FORMULE
•DIFFICILES
À DÉCORTIQUER
En face, les fonds à formule comptent nombre d’inconvénients. Déjà,
leur durée de vie est limitée et pas
toujours connue : l’investisseur
sera parfois amené à arbitrer pour
un autre produit à une date qu’il n’a
pas choisie. Surtout, ils ne sont pas
toujours faciles à comprendre.
Si le gain, en cas de scénario favorable est assez clair, sa probabilité
de réalisation l’est moins. Prenons
l’exemple du fonds H Absolu 4,
commercialisé jusqu’à fin janvier
par Hedios : il va servir 8 % par an
(moins les frais) si l’indice sousjacent retouche son niveau initial à
une date anniversaire.
C’est séduisant, mais il faut comprendre que l’indice sous-jacent, le
S&P Euro 50 Equal Weight Synthetic 5 % Price n’est pas un banal
indice actions, mais un indice
conçu pour baisser chaque année si
les actions qui le composent sont
stables. Un fonds comme Chorelia
N°4, commercialisé par Amundi, se
fonde lui sur un indice bien connu,
l’Euro STOXX 50, mais n’inclut pas
les dividendes dans le calcul de la
performance qui, d’autre part,
n’intervient qu’une fois, au bout des
dix ans de durée de vie, là où le produit précédent offrait plusieurs
dates de réalisation possible pour le
cas favorable. Chorelia N°4 est donc
un produit plus binaire, qui a le
mérite, en revanche, de limiter clairement la perte maximale à 15 % de
l’investissement.
•DELALAQUESTION
LIQUIDITÉ
On le voit, tous les fonds à formule
ne se ressemblent pas : il faut bien
comprendre le produit avant
d’investir et se souvenir que l’argent
sera indisponible, là où un fonds
patrimonial offre l’intérêt de pouvoir retirer ou remettre de l’argent
dans la stratégie à tout moment.
— E. Sch.
technologiques, a tout raflé en termes de performances. « Nous avons
commencé à alléger et vendre des
actions de notre fonds Comgest
Growth World détenues parfois
depuis plus de dix ans, soit parce que la
trajectoire de croissance à long terme
des entreprises semblait moins certaine, soit parce que les valorisations
atteintes étaient élevées », indique
ainsi Zak Smerczak, analyste-gérant
chez Comgest.
Le fonds a notamment cédé des
titres technologiques pour revenir
vers des valeurs de croissance moins
emblématiques et exagérément
délaissées, dans le secteur des biens
de consommation courante, par
exemple. Et avec une performance
positive de 4,7 % en 2018, il surpasse
haut la main ses concurrents, souvent dans le rouge.
SUR
•LESRETOUR
SEGMENTS MAL-AIMÉS
Si 2019 marque un reflux du stress
qui a envahi les marchés en 2018 et
une reconnexion avec les fondamentaux économiques, il peut être
intéressant de revenir sur des segments mal aimés de la cote, comme
les actions dites « value » (actions à
faible valorisation), supplantées
par les valeurs de croissance ces
cinq dernières années, en optant
pour des fonds spécialisés, comme
Mandarine Valeur ou Schroder ISF
European Value. Quant aux petites
Mais gagner en Bourse sans prendre pleinement le risque actions
peut aussi passer par des stratégies
particulières comme les fonds
« long-short » actions, qui prennent
simultanément des paris haussiers
et baissiers sur des titres, limitant
ainsi leur exposition au marché. Si
un fonds comme Moneta Long
Short a connu en 2018 sa deuxième
plus mauvaise année, il a limité la
casse en ne perdant « que » 7,4 % et
une normalisation des marchés
serait un contexte plus favorable.
Enfin, miser sur des obligations
convertibles avec un fonds comme
Dynasty Global Convertibles permet de participer à une éventuelle
hausse des marchés actions tout en
amortissant les baisses : une sorte
de véhicule tout-terrain adapté à un
contexte qui demeure incertain.
— Emmanuel Schafroth
RÉFORME DES RETRAITES
COMMUNIQUÉ
Quelles solutions pour
sécuriser sa retraite ?
FUTURS RETRAITÉS,
CADRES ET EMPLOYÉS DES
ENTREPRISES PRIVÉES OU
PUBLIQUES,
TOUT LE MONDE
EST CONCERNÉ !
QUEL PLACEMENT
POUR QUEL RISQUE ?
Pour sécuriser leur avenir, les
Français sont nombreux à rechercher des revenus « à tout
La réforme des retraites an- prix ». Il existe trois grandes
nonce une probable harmoni- familles de produits :
sation vers le bas. Le système
mis en place à l’horizon 2025
prévoit que chaque euro cotisé Ceux à risques, liés à la
puisse compter pour la retraite. Bourse, qui peuvent faire
Une refonte qui s’appliquerait gagner comme perdre le
à tous les régimes et aplanirait capital investi. Ce qui est
les différences entre le public prévisible avec la Bourse,
c’est qu’elle est imprévisible.
et le privé.
Elle n’a d’ailleurs plus vraiAujourd’hui, dans la fonction ment la cote, puisque les
publique, seule la dernière sociétés qui la quittent sont
année cotisée compte pour plus nombreuses que celles
calculer la retraite. Quant au qui y entrent. À Wall Street,
privé, ce sont les 25 meil- le nombre de sociétés cotées
leures années qui sont a fondu de moitié depuis
comptabilisées. Avec cette une vingtaine d’années.
nouvelle réforme, ce serait
toute la carrière qui serait prise
en compte. Nous savons que
le vieillissement de notre population et l’espérance de vie
accrue pèsent sur le système
des retraites. Il est évident
pour beaucoup d’observateurs
qu’une telle réforme vise à
verser des pensions moins
élevées. Il conviendra donc de
percevoir des revenus complémentaires, qu’il est prudent
d’anticiper maintenant.
RETROUVEZ-NOUS LORS DE
NOS ÉVÉNEMENTS DE MARS :
Ceux moins risqués qui ne
couvrent pas l’inflation.
Parmi
ces
derniers,
l’assurance-vie offre une
bonne sécurité, mais avec
quelques points négatifs.
Elle distribue des revenus
qui peinent à dépasser
l’inflation et les frais de
gestion affaiblissent son
rendement. Le constat est le
même pour le livret A et ses
0,75 %.
LA RÉSIDENCE OCÉANE À CHERBOURG
Ceux moins risqués qui dépassent largement l’inflation. Dans ce panorama,
l’immobilier locatif en résidences avec services est une
excellente piste car les loyers,
s’ils sont garantis, suivent la
croissance des prix. C’est
un « investissement pierre »
dans un secteur immobilier
à fort potentiel locatif : celui
des résidences pour étudiants,
pour seniors, ou dédiées au
tourisme d’affaires. Il génère
un revenu régulier garanti
net de charges pouvant aller
jusqu’à 4,25 % HT/HT (1). À cela
s’ajoute un statut fiscal très
avantageux, dans le cadre de
la Location Meublée Non
Professionnelle. Ce statut
vous offre la possibilité de
choisir entre une réduction
d’impôt sur le revenu (2) ou
l’amortissement dans le
temps (3). Afin d’éviter toute
surprise et optimiser votre
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Professionnelle (LMNP). Revenus nets d’impôt à due proportion du montant des amortissements. – Société par actions simplifiée au capital de 20 000
000 € – RCS PARIS B 350 902 102 – FR 44 350 902 102 – APE 6831Z. Titulaire cartes professionnelles G 3246 et T 6338 délivrées par la préfecture
de Paris. Garantie financière : Compagnie européenne de garanties et cautions.
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
04 // PATRIMOINE
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
ÉPARGNE // A l’heure où le bal des taux 2018 des fonds en euros bat son plein, nombre d’épargnants
s’interrogent sur le cap à donner à leur contrat multisupport dans un contexte boursier tumultueux.
Afin d’éviter les écueils, quelques repères de bon sens s’imposent.
La sécurité demeure l’atout maître
de l’assurance-vie en 2019
cofondateur de la fintech Nalo.
Faire les bons choix n’en demeure
pas moins délicat dans un contexte
où, comme le rappelle Nicolas CagiNicolau, « les niveaux de dispersion
des résultats sur les marchés européens atteignent des records ».
La solution de facilité consiste en
général à opter pour l’une des multiples gestions « clefs en main »
déclinées en profils de risque plus
ou moins offensifs et déléguées à
des professionnels que proposent
les réseaux. Mais exception faite de
quelques offres Internet ou haut de
gamme dédiées, force est de constater que « bien souvent, ces gestions
profilées, fortement chargées en frais,
délivrent une performance décevante », déplore le fondateur du site
Goodvalueformoney.eu, Cyrille
Chartier-Kastler. Il recommande
plutôt de privilégier pour la fraction
diversifiée de son contrat « les fonds
actions les plus “purs” possible, ou
encore les trackers, plus lisibles et
moins coûteux ».
’assurance-vie a beau rester,
selon l’Insee, le « placement
financier privilégié des Français après les livrets d’épargne », elle
risque une fois de plus de faire bien
des déçus parmi les « 39 % des
ménages métropolitains qui possèdent au moins un contrat, soit 2,5
points de plus qu’en 2015 » *.
Attendu en moyenne entre 1,6 %
et 1,8 % (avant frais sur primes et
prélèvements sociaux de 17,2 %), le
rendement net 2018 des fonds en
euros ne protège plus vraiment le
capital de l’inflation (anticipée à
1,6 % sur la même période). Quant
aux supports en UC (unités de
compte), ils sont pour nombre
d’entre eux passés du vert au rouge,
dans le sillage de la chute du
CAC 40. Alors que faire ? Au moins
cinq questions s’imposent en ce
début d’année pour piloter au
mieux son contrat.
L
1
FAUT-IL GARDER SON
FONDS EN EUROS ?
Même s’il est grignoté par l’inflation, le fonds en euros ne doit pas
être jeté aux orties, car « à qualité
comparable, c’est le placement
garanti le plus concurrentiel du marché », rappelle Guillaume Doré,
président-fondateur de Mieuxplacer.com. Sécurisé à tout moment
par l’assureur (et susceptible d’être
racheté chaque jour par l’assuré).
Ce support d’épargne, qui profite
d’un effet cliquet (son rendement est
définitivement acquis chaque
année), est notamment plus attractif
q u’u n L i v r e t A p l a f o n n é à
22.950 euros de dépôts et dont le
taux de rémunération, aussi net de
frais, de fiscalité et de prélèvements
sociaux soit-il, est capé à 0,75 % jusqu’en 2020. « Le fonds en euros
demeure un amortisseur indispensable, simplement il convient d’en proportionner la quote-part au sein de
son contrat en fonction de son horizon de placement et de son aversion
au risque, sans pour autant céder aux
besoins de diversification propres aux
assureurs, qui vous poussent parfois
à détenir 30 % ou 40 % d’UC, sans
toujours tenir compte de votre connaissance financière ou de votre profil
patrimonial », résume Nicolas CagiNicolau, directeur général associé
de la plate-forme Investisseur Privé.
LES FONDS « EURODYNAMIQUES » ATTEIGNENT-ILS LEUR LIMITE ?
2
Ce n’est pas l’avis de Bernard Le
Bras, président du directoire de
Suravenir (groupe Crédit Mutuel
4
Arkéa), l’une des rares compagnies
(avec Generali, AG2R La Mondiale
ou encore Spirica-Crédit Agricole
Assurances) à promouvoir ces
fonds en euros atypiques au capital
garanti, mais peu chargés en obligations et fortement exposés en
immobilier tertiaire (euro-pierre)
et/ou en actions (euro-actifs). « La
qualité des investissements réalisés
depuis la création de notre fonds
Sécurité Pierre Euro, conçu avec Primonial, nous a permis de servir un
taux de 3,20 % en 2018 et nous conservons une très bonne visibilité à
moyen terme sur ce rendement, assis
sur un portefeuille majoritairement
immobilier qui a généré un rendement brut de 4,80 % l’an passé. »
Proposées par une poignée de
courtiers en ligne et de réseaux
patrimoniaux, ces offres alternatives assorties de barrières à l’entrée
(50 % minimum d’investissement
en UC pour accéder à Sécurité
Inégalité
de traitement
C’est le constat dressé
par l’association Consommation, logement et cadre
de vie (CLCV), qui, après
avoir passé au crible
207 contrats en 2018,
relève des écarts de
rendement pour les fonds
en euros, variant du
« simple au quadruple »
(de 0,75 % pour les moins
bien lotis à 3,5 % pour
le meilleur) avec à la clef
un écart qui se creuse
au bout de 8 ans : 19,84 %
en rendement cumulé
pour les produits
de la bancassurance
contre 26,38 % pour
ceux des autres acteurs
du marché.
Pierre Euro, par exemple) restent
cependant des produits de niche
réservés à des épargnants avertis
car, aussi sophistiqué soit-il, leur
moteur de performance est toujours susceptible de caler (la contreperformance 2018 des fonds euroa c t i f s ex p o s é s e n a c t i o n s e n
témoigne).
3
DOIT-ON RENONCER
AUX UC ?
Tributaires, à la hausse comme à la
baisse, des marchés financiers où
ils sont investis, les supports en unités de compte ont évidemment pâti
de la dépression boursière en 2018.
Mais ce n’est pas une raison pour
rabattre totalement la voilure. « La
diversification reste l’élément clef
d’une allocation pérenne, construite
en fonction d’objectifs (achat de son
logement, retraite) et de durées de
placement préalablement bien définis », affirme Guillaume Piard,
LE MATCH Unités de compte vs eurocroissance
Pour améliorer la performance de son assurance-vie
à long terme, a-t-on intérêt à
jouer la carte de la diversification avec l’eurocroissance
ou sur des supports en
unités de compte (UC) ?
Nos éléments de réponse.
• ACCESSIBILITÉ
Avantage aux UC. Tous les multisupports du marché sont
aujourd’hui ouverts sur une palette
plus ou moins large et variée d’UC
susceptibles d’être investis en fonds
actions, obligataires, monétaires,
structurés, flexibles ou profilés, en
titres vifs, private equity, immobilier, etc.
Commercialisés depuis 2014, les
fonds eurocroissance sont en
revanche proposés par un nombre
encore très limité d’acteurs (Afer,
AXA, BNP Paribas Cardif, CNP
Assurances, Generali, PredicaCrédit Agricole..) qui ont du mal à
faire la promotion de ce produit
complexe.
• SÉCURITÉ
Avantage à l’eurocroissance. Dans
le cas des unités de compte, la
prise de risque repose sur les épaules de l’assuré et, 2018 en témoigne,
les pertes sont parfois sévères !
L’eurocroissance propose sur ce
front une alternative astucieuse
puisqu’en offrant une garantie du
capital non plus permanente
comme le fonds en euros mais à
échéance (huit ans minimum), il
permet à l’assureur de dynamiser la
gestion de ses actifs tout en protégeant à terme les avoirs qui lui sont
confiés.
A noter toutefois, pour ce faire,
l’eurocroissance s’appuie sur une
mécanique financière complexe à
double ressort : une « provision
mathématique » exprimée en
euros assure la garantie à terme du
capital et une « provision de diversification », davantage chargée en
valeurs boursières et immobilières,
dynamise le rendement.
Résultat, toute sortie avant terme
est comme dans le cas de produits
structurés, à éviter, alors qu’avec les
UC, le souscripteur garde la main
sur ses rachats et arbitrages en
fonction des cours boursiers.
• PERFORMANCES
Elles sont très variables dans les
deux cas (avec une amplitude à la
hausse comme à la baisse plus marquée pour les UC) mais difficilement comparables car les résultats
affichés par les offres eurocroissance (–1,66 % par exemple en 2018
pour celle de l’Afer contre + 2,87 %
en 2017) sont des taux moyens qui
recouvrent différentes durées
d’engagement. A noter, les frais de
gestion contractuels sont souvent
comparables (aux alentours de
0,9 % –1 %).
• FISCALITÉ
Dans les deux cas, les produits
financiers sont exempts d’impôts et
de prélèvements sociaux tant qu’ils
sont capitalisés au sein du contrat et
récupérables au bout de huit ans
(c’est la durée minimale recommandée pour un placement diversifié) moyennant un prélèvement
forfaitaire.
Il s’élève à 7,5 % (ou 12,8 % sur les
intérêts générés par des primes versées depuis le 27 septembre 2017 et
des encours supérieurs à
150.000 euros) et s’applique après
abattement annuel de 4.600 euros
(ou 9.200 euros pour un couple).
— L. D.
PEUT-ON LIMITER
LES FRAIS ?
« C’est un enjeu essentiel pour la rentabilité globale du contrat », indique
Aurore Gaspar, directrice générale
adjointe de B oursorama, qui
comme la plupart des acteurs Internet ne prélève aucun frais sur les
primes placées par ses clients en
assurance-vie.
Faire jouer la concurrence exige
cependant de bien distinguer les
frais contractuels négociables – sur
primes, encours (frais de gestion
annuels), arbitrage, mandat, etc. –
détaillés dans le DIC (document
d’informations clefs précontractuelles, obligatoirement remis
avant signature) de ceux propres
aux fonds dans lesquels sont investies les UC. Ces derniers, lorsqu’ils
sont élevés, peuvent parfois « témoigner d’une excellente gestion de conviction, d’où l’importance, pour une
même catégorie de fonds, de repérer
les différentiels de performances nettes », conseille Guillaume Doré.
LA FISCALITÉ ESTELLE TOUJOURS
AVANTAGEUSE ?
5
Même si, ces derniers temps, le serpent de mer de la remise en cause
du régime successoral de l’assurance-vie a refait surface, ce placement
reste sans égal pour à la fois optimiser sa transmission (le contrat
n’entre pas dans l’actif du défunt et
demeure le seul moyen de concéder
à la personne de son choix jusqu’à
152.500 euros en franchise de
droits) et profiter de revenus faiblement fiscalisés.
L’assurance-vie
reste sans égale
pour optimiser
sa transmission.
En cas de sortie, les gains cumulés sur le contrat sont taxés sur la
base d’un prélèvement libératoire
forfaitaire dégressif qui, hors prélèvements sociaux, passe de 35 %
pour un retrait avant 4 ans à 15 %
entre 4 et 8 ans, puis tombe à 7,5 %
au-delà, après abattement de
4.600 euros (ou 9.200 euros pour
un couple) pour les produits générés par des primes versées avant le
27 septembre 2017.
Si les revenus proviennent de primes enregistrées à partir de cette
date, le prélèvement forfaitaire
(toujours hors prélèvements
sociaux) est de 12,8 % quel que soit le
moment du retrait, sachant toutefois que les épargnants qui détiennent moins de 150.000 euros
d’encours d’assurance-vie (tous
contrats confondus) profitent toujours du taux de 7,5 % après 8 ans. A
noter également, l’assuré peut
opter pour le régime classique
d’imposition au barème progressif
si celui-ci est plus favorable.
— Laurence Delain
*Etude Insee Première no 1722,
« Le Patrimoine des ménages en 2018 »,
publiée le 3 décembre 2018.
DÉSORMAIS
EN POCHE !
" Piketty a
transformé
notre discours
économique.
Nous
ne parlerons
plus jamais
de richesse
et d’inégalité
de la même
manière."
Paul Krugman, prix Nobel
2008 d’économie
РЕЛИЗ ПОДГОТОВИЛА ГРУППА "What's News" VK.COM/WSNWS
PATRIMOINE // 05
Les Echos Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019
RETRAITE // La loi Pacte a, parmi ses nombreux objectifs,
celui de créer, à l’horizon de 2020, « un choc d’attractivité
pour les produits d’épargne retraite supplémentaire ».
Epargne retraite : en
attendant la loi Pacte
T
Etat des lieux
Il existe actuellement deux produits phares pour épargner à titre
individuel pour ses vieux jours : les
PERP (plan d’épargne retraite
populaire ouvert à tous les épargnants) et les contrats Madelin
(réservés aux travailleurs non-salariés – TNS – soumis à l’impôt sur le
bénéfice industriel et/ou non-commercial). S’y ajoutent pour les fonctionnaires des régimes spécifiques
en points (Préfon Retraite, Corem,
CGOS, etc.). Et pour les salariés, la
possibilité d’effectuer des VIF (versements individuels facultatifs)
dans des PER Entreprises-contrats
article 83, à cotisations obligatoires
prises pour partie en charge par
l’employeur.
Tous ces dispositifs sont, sauf
dérogation (pour invalidité, décès
du conjoint, surendettement, fin de
droits au chômage, PERP de moins
de 2.000 euros…), bloqués jusqu’à la
prise de la retraite, date où ils
1 Unification Le législateur
crée avec le PER un seul
« compte » retraite susceptible
d’être alimenté par des sommes
provenant soit de versements
individuels volontaires
(actuellement canalisés dans
les PERP, contrats Madelin et
VIF) ; soit de primes d’épargne
salariale (qui irriguent l’actuel
Perco) ; soit de contributions
obligatoires aux plans
d’épargne retraite d’entreprise à
cotisations définies (les
contrats à prestations définies
– article 39 – sont traités à
part). Cette enveloppe
homogénéisée règle la question
de la portabilité des dispositifs
entre eux.
l 2 Souplesse On pourra
casser son PER avant terme
sans pénalité pour acheter
sa résidence principale et tous
les encours constitués à partir
de versements volontaires
(ou issus de l’épargne salariale)
seront récupérables au choix
sous la forme d’un capital ou
de rentes viagères, imposables
dans les deux cas.
l 3 Diversification La gestion
pilotée par horizon (exposée
aux actions puis sécurisée
au fur et à mesure que la
retraite approche) devient
la norme et l’investissement
en titres éligibles au PEA PME
est encouragé.
l
De fait, les actuels Perco qui permettent déjà de profiter à échéance
d’un capital défiscalisé (ou de rentes
viagères taxées sur la base d’une
assiette dégressive avec l’âge) vont
perdre au change. Quant aux assurés qui ont décidé de toucher 20 %
de leur PERP (ou de leur Préfon) en
cash, ils profitent pour cette fraction
de capital d’un régime fiscal dérogatoire (prélèvement forfaitaire de
7,5 % après abattement de 10 %) plus
intéressant que celui qui s’annonce
pour le PER (imposition du capital
au barème progressif). Tous ces
points sont appelés à être traités par
voie d’ordonnance d’ici à la fin de
l’année.
— Laurence Delain
Statu quo
A priori, rien ne change sur ce front
pour les cotisations d’épargne
retraite facultative comptabilisées
en 2019. Certes, le PERP (et régimes
assimilés) reste (ent) partiellement
contraint (s) par un amendement
voté fin novembre 2017, qui, pour
éviter que certains n’abusent des
effets d’aubaine consécutifs à la
mise en place du prélèvement à la
source, a prévu que « pour l’imposition des revenus de l’année 2019, le
montant de cotisations pris en
compte serait égal à la moyenne du
montant des cotisations versées
en 2018 et 2019, si le montant versé en
2018 est inférieur à la fois à celui versé
en 2017 et à celui versé en 2019 ».
En clair : un épargnant qui a
versé 1.000 euros en 2017, zéro en
2018 et de nouveau 1.000 euros en
2019 ne pourra déduire en 2019 que
500 euros, contre 1.000 euros s’il
avait maintenu constant son effort
d’épargne en 2018. En revanche,
non concerné par cet amendement,
« le régime de déductibilité fiscale des
contrats retraite Madelin retrouve
son plein effet cette année », indiquet-on chez Médicis, spécialiste de la
retraite complémentaire.
Communication à caractère publicitaire
Mutuelle d’épargne, de retraite et de prévoyance Carac
AJUSTER
SES
CHOIX
pour atteindre
Quid de la fiscalité ?
Mais qu’en sera-t-il en 2020, année
– prévue – d’entrée en vigueur du
Pacte ? Dès le lancement de son
projet de réforme, le gouvernement
s’est engagé à ce que les Français
puissent placer « leur argent dans
des produits retraite qu’ils comprennent et qui répondent à des caractéristiques communes sans remettre
en cause la spécificité des versements
existants ». Dans la pratique, l’équation s’annonce cependant plus délicate à résoudre qu’énoncé.
Que va-t-il advenir des plans déjà
ouverts ? Seront-ils fermés à la
commercialisation (ce qui obligera
à ouvrir un nouveau PER pour continuer de cotiser) ou les contrats
existants seront-ils modifiés par
avenant ? « Les assureurs vont sans
doute faire leur possible pour que
leurs clients ne perdent pas au
change afin de les retenir sur un marché qui s’annonce fort concurrentiel », remarque Philippe Crevel,
directeur du Cercle de l’Epargne.
Et quid de la fiscalité ? Il est
annoncé que tous les versements
individuels bénéficieront du
régime de déductibilité fiscale dont
profitent actuellement les PERP (et
assimilés) avec maintien de plafonds spécifiques pour l’épargne
retraite des travailleurs indépendants. Mais, à la sortie, une imposition à plusieurs vitesses s’appliquera-t-elle selon que les produits
financiers proviendront de versements enregistrés avant ou après la
création du PER ? Le projet de loi
Pacte instaure en effet la possibilité
de récupérer sous forme de capital
imposable les encours constitués à
partir de versements volontaires
sur le PER ou issus de l’épargne
salariale.
ses objectifs !
NA19PR-LE
Trois changements
débouchent sur le versement d’une
rente viagère imposable. Les PERP
– et la Préfon – admettent toutefois
une sortie en capital à hauteur de
20 % de l’épargne constituée (voire
de 100 % pour les retraités qui achètent leur premier logement).
Ces placements compensent leur
effet tunnel par un levier fiscal : chaque année, les primes d’épargne
retraite individuelle (et les VIF des
plans d’entreprise) sont déductibles
du revenu imposable dans des limites indexées sur le plafond de la
Sécurité sociale (31.785 euros en
2019 pour les PERP-Préfon et les
VIF et jusqu’à 74.969 euros pour les
contrats Madelin) qui échappent au
plafonnement des niches fiscales.
Desfondssélectionnésofrantdynamismeou
sécuritépourrépondreàvosobjectifsd’épargne.
ConceptionCréation Carac_janvier 2019_ Illustration : Olivier Charrel
rès ambitieuse, la loi Pacte,
annoncée pour le printemps prochain, pose en
creux la question du devenir des
plans déjà ouverts. Faut-il épargner
pour sa retraite en 2019 ? Nombre
de détenteurs de plans spécifiquement souscrits pour délivrer un
complément de revenus viagers
s’inquiètent en ce début d’année du
devenir de cette épargne appelée à
se fondre prochainement dans le
nouveau PER (plan d’épargne
retraite) institué par l’article 20 du
projet de loi Pacte (voir encadré).
Pourtant, si l’on en croit Youmna
Hamze, directeur adjoint Marché
Epargne & Prévoyance d’AXA
France, il semble plus urgent que
jamais « de prendre date en ouvrant
un plan ou en alimentant l’existant.
L’épargne retraite devient incontournable au regard de la dégradation des
régimes de base depuis plusieurs
années. Et la réforme qui s’annonce
profitera à tous les souscripteurs,
car on n’enlèvera rien des avantages
existants, ils seront au contraire
bonifiés ».
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06 // PATRIMOINE
Vendredi 25, samedi 26 janvier 2019 Les Echos
LE MATCH // Ces deux placements permettent de se constituer un complément de revenus récurrents
dans un cadre fiscal avantageux. Mais leurs fonctionnements respectifs ne sont pas comparables.
PERP vs tontine en cascade :
deux philosophies différentes
Accessibilité
Avantage au PERP qui, contrairement à la tontine, distribuée de façon quasi exclusive par
le groupe Le Conservateur, est commercialisé dans tous les réseaux
financiers.
1
Souplesse
Avantage à la tontine. Lorsqu’on souscrit un PERP, les
sommes épargnées sont, sauf accidents de la vie (invalidité, décès du
conjoint, etc.), bloquées jusqu’à la
prise de la retraite, échéance où
elles sont converties à hauteur d’au
moins 80 % en rentes viagères
imposables.
Rien de tel avec une tontine. Chaque année, Le Conservateur lance
une nouvelle association tontinière
pour une durée de vingt-cinq ans,
terme où son actif est dissous et
réparti entre ses souscripteurs
(si un adhérent décède avant,
ses primes s’ajoutent au pot commun). L’épargnant a le choix entre
s’engager sur cette durée ou adhérer à une association créée antérieurement sous réserve de bloquer son investissement a minima
dix ans. Dans une perspective de
retraite, il aura intérêt à répartir
ses primes dans différentes associations – tontine en cascade – pour
2
échelonner les échéances de son
placement.
Performance
Avantage à la tontine, dont
les gestionnaires profitent
de la durée incompressible de blocage pour chercher de la plus-value
sur les marchés financiers avant de
sécuriser leurs actifs au fur et à
mesure que la date de dénouement
approche. Résultat, sur quinze ans,
la rentabilité moyenne brute
annuelle de la tontine dépasse 4 %.
Théoriquement, le PERP, également géré par horizon (la réglementation impose une diversification dégressive dans le temps)
devrait générer le même type de
rendement, mais les performances
moyennes connues sont souvent
inférieures.
A noter également, la tontine
ponctionne en une seule fois, à
l’adhésion, des frais forfaitaires sur
primes de 18,5 % qui, lissés sur la
durée, pèsent moins sur la rentabilité globale du placement que les
frais sur prime et de gestion prélevés au fil de l’eau sur un PERP.
3
Fiscalité
En la matière, les deux solu4 t i o n s s’avè r e n t , s e l o n
Corinne Caraux, directrice de
À
RETENIR
Lorsqu’un avantage
•fiscal
est consenti
à l’entrée, les sommes
touchées à la sorties
sont soumises à l’impôt.
La réversion d’une rente
viagère souscrite via un
PERP n’est pas soumise
aux droits de succession
mais imposée au titre
des pensions.
La fiscalité de la temporaire décès est très avantageuse car l’assiette
des droits est constituée
de seules primes versées.
•
•
l’ingénierie patrimoniale du
groupe Le Conservateur, « plus
complémentaires qu’opposables ».
Le souscripteur d’un PERP pourra,
durant toute sa phase d’épargne,
déduire chaque année ses cotisations de son revenu imposable dans
des marges appréciables. En revan-
che, à la sortie, la rente viagère qu’il
touchera sera imposée au barème
progressif (après battement de
10 %).
La tontine, à l’inverse, n’offre pas
d’avantage fiscal à l’entrée, mais, à
l’échéance, le souscripteur récupère son capital majoré de revenus
peu fiscalisés (prélèvement libératoire de 7,5 % ou 12,8 % selon les
encours, après abattement de
4.600 euros ou 9.200 euros pour un
couple), voire net d’impôts, s’il a
souscrit des tontines « en cascade »,
afin d’optimiser l’abattement au gré
de leurs dénouements successifs.
Par ailleurs, pour protéger ses
héritiers, l’adhérent d’une tontine
peut contracter avant soixante-dix
ans une temporaire décès, dont le
capital reversé au (x) bénéficiaire(s)
désigné(s) profitera du régime successoral dérogatoire de l’assurance-vie (prélèvement forfaitaire de
20 % ou 31,25 % après abattement
de 152.500 euros par bénéficiaire) et
sera taxé sur une assiette imposable
limitée à la seule prime d’assurance-décès.
Le bénéficiaire désigné d’un
détenteur de PERP disparu prématurément, touchera, lui, en franchise de droits de succession, une
rente viagère (ou temporaire d’éducation s’il s’agit d’un mineur) imposable au titre des pensions.
— Laurence Delain
`
SUR
LE WEB
de l’art Jusqu’au 3 février se tient à Bruxelles
•la Marché
deuxième foire européenne d’antiquités et d’art actuel, la Brafa.
Elle présente l’avantage d’offrir beaucoup d’œuvres
à des tarifs relativement accessibles. Retrouvez la chronique
de Judith Benhamou-Huet sur lesechos.fr/patrimoine
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la ville et favorise l’usage
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intègre un immeuble aux façades
en terre crue associant des planchers
en bois, des matériaux bas carbone
issus des filières locales qui limitent
l’impact environnemental.
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