close

Вход

Забыли?

вход по аккаунту

?

Journal De France N°37 – Janvier 2018-compressed

код для вставкиСкачать
JOURNAL DE FRANCE
Le bébé du
bonheur
Catherine
Laborde
“Je vais
me sauver”
Jane Birkin
Les secrets de
Miss Gainsbourg
Une belle
histoire
d’amour
Entretien
exclusif
Laurent
DELAHOUSSE
C’est la guerre !
Sylvie Vartan
Sa vérité choc
pour Johnny
Attaqué
et jalousé,
il se défend.
Après Michel Drucker,
Catherine Deneuve veut
attaquer l’animateur de
“Un jour, un destin”. Avec
“Monsieur”, Delahousse
réplique de la plus belle
des façons.
Vincent
Cassel
“On a tous envie
de se rebeller...”
L 17248 - 37 - F: 3,90 € - RD
Patrick
Bruel
Alice
TAGLIONI
Mensuel N°37 - Janvier 2019 - BEL : 4,20 € - DOM/S : 4,80 € - LUX : 4,80 € - CH : 6,50 FS - CAN : 6,99 $ cad - ESP/ITA/GR/PORT.CONT : 4,70 € - D/A : 5,10 € - NCAL/S : 600 CFP - POL/S : 700 CFP - MAR : 47 mad - TUN : 6,5 tnd
Laetitia
Milot
34 bis rue des plantes
75014 Paris
+33 1 45 39 31 31
Ouvert tous les jours
Service voiturier
Vérandas
Menus Moulin Vert 44€
Tout Compris
Apéritif, entrée, plat, dessert
vin et café bio
AubergeduMoulinVert
d o r r Paris
www.aubergemoulinvert.fr
d o r r Paris
AubergeduMoulinVert
d o r r Paris
Ouvert tous les jours
Menu Lever de rideau 41€
Tout Compris
Apéritif, entrée, plat, dessert
vin et café bio
www.lesdeuxtheatres.com
BistroDeuxTheatres
d o r r Paris
d o r r Paris
Bistrodesdeuxtheatres
d o r r Paris
Janvier 2019 - N°37 - Mensuel
www.lafontpresse.fr
JOURNAL DE FRANCE
SOMMAIRE JOURNAL DE FRANCE
Édité par Entreprendre (Lafont presse)
53, rue du Chemin Vert - CS 20056
92772 Boulogne-Billancourt Cedex
www.lafontpresse.fr
Tél. : 01 46 10 21 21
Robert Lafont
UN référendum pour
les gilets jaunes !
Directeur de la publication et de la rédaction :
Robert Lafont
robert.lafont@lafontpresse.fr
Chroniqueurs : Paul-Loup Sulitzer, Francis Dominguez.
L
RÉDACTION
53 rue du Chemin Vert - 92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 01 46 10 21 21 - Fax : 01 46 10 21 22
Rédacteur en chef : René Chiche
rchiche@hotmail.com
Rédaction : 26 Développement-26 Presse :
Éric Boukriss, Daniel Fiblonski, Caroline Finzarelli, Valérie Fontaine,
Robin Gerson, Pauline Kerren, Victor Nabeul, Juliette Ojay,
Valérie Loctin, Marc-Antoine Moretto, Olivier Certain
et les rédactions de Lafont Presse.
Photos : Abaca press
COORDINATION
Isabelle Jouanneau - Tél. : 01 46 10 21 21
isabelle.jouanneau@lafontpresse.fr
Sylvie
Vartan
ADMINISTRATION
Directeur comptable : Didier Delignou
didier.delignou@lafontpresse.fr
Comptable : Alizée Dufraisse - Tél. : 01 46 10 21 03
alizee.dufraisse@lafontpresse.fr
14
PUBLICITE & PARTENARIATS
Directeur : Éric Roquebert - Tél. : 01 46 10 21 06
eric.roquebert@lafontpresse.fr
avec Michel Berrebi
FABRICATION
Maquettiste : Vincent Doré - Tél. : 01 46 10 20 94
vincent.dore@lafontpresse.fr
Impression : Léonce Déprez Ruitz (62)
Papier LWC Couché brillant 60g Charisma
Communication environnementale : Origine du papier : Allemagne Taux de fibres recyclées : 100% - Certification : PEFC Eutrophisation : PTot 0.001 Kg/t.
DIFFUSION PRESSE
Isabelle Jouanneau - Tél. : 01 46 10 22 22
isabelle.jouanneau@lafontpresse.fr
Distribution : MLP (France) - Tondeur (Belgique)
ABONNEMENTS
Dominique Bokey
dominique.bokey@lafontpresse.fr
JourNAL de France, créé et édité par Entreprendre S.A au capital de
246 617.28€ - RCS NANTERRE 403 216 617
SIRET : 403 216 617 000 23 - NAF : 5814Z SA
53 rue du Chemin Vert 92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 01.46.10.21.21 - Fax : 01.46.10.21.22
Toute reproduction, même partielle, des articles et iconographies publiés dans
JourNAL de France sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction
ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
N° de commission paritaire : 0221 K 92976 - N°ISSN : 2491-9004.
Dépôt légal à parution.
Les
magazines positifs
À lire sur www.lafontpresse.fr
Économie : Entreprendre, Création d’entreprise magazine, Franchise &
Commerce, Manager & Réussir, Question Eco, Argent & Patrimoine magazine, Placements, Spécial Argent, Business event’, Nouvel agriculteur.
People : Journal de France, Intimité, Succès, Enquêtes magazine, Dossier enquêtes, Crimes magazine, Histoires vérité, Reality, Spécial People,
Paris confidences, France Actualité, La une de l’actualité, Actualité de
France, Hella, Confidences magazine, Viva Célébrité, Souvenirs Souvenirs, Numéro Spécial, Reines & Rois, Royauté, Gotha magazine, Femme
de cœur.
Auto : L’essentiel de l’Auto, Automobile revue, Panorama SUV, Auto 1,
Auto magazine, Pratique Auto, Spécial Auto, Auto Souvenir, Voitures classiques, Automobile verte, L’essentiel de la Moto, Tracteurs magazine,
Train magazine, Le magazine de l’aviation, L’essentiel du Drone.
Sport : Le Foot, Le Foot Gazette des Transferts, Le Foot Paris magazine,
Le Foot Lyon magazine, Le Foot Marseille, Le Foot magazine, Rugby
magazine, France Basket, Le Sport, Le journal du sport, Sport Panorama,
Féminin footing, Le Sport Vélo, Cyclisme magazine, Le Sport Tennis, Le
Sport Formule 1, Auto sport magazine, Sport souvenirs, Spécial Cheval.
Féminin : Féminin Psycho, L’essentiel de la Psycho, Santé femme,
Santé revue, Santé Info, Féminin Santé, Pratique Santé magazine, Santé
revue Seniors, Seniorito, Nutrition magazine, Dossier santé, Santé guide,
Réponse parents, Médecine douce, Médecine alternative, Santé bio, 365
jours femme, Le magazine des femmes, Féminin positif.
Maison-Déco : Maison Décoration, Maison Décoration cuisine, ­Maison
campagne & jardin, L’essentiel de la Déco, Spécial Déco, Bricolez
­magazine, Faire soi-même, Jardin magazine spécial, Jardiner, Info
Jardin, Potager pratique, Jardin potager facile, Potager bio de saison.
Centres d’intérêts : Spécial Chats, Spécial Chiens, Féminin pratique,
Les dossiers pratiques, Pratique magazine, Bio & écologie magazine,
Stop Arnaques, Pêche magazine, Chasse magazine, France Evasion,
Spécial Seniors, Féminin Senior, Viva Plus, Bien vivre sa retraite, Nouveau magazine.
Cuisine : Cuisine revue, Cuisine magazine, Spécial Cuisine, Végétarien
magazine.
Information-Culture : Science magazine, L’essentiel de la Science, La
revue de la Science, Science et paranormal, Science du
monde, Cerveau & Intelligence, Pratique santé spécial
mémoire, Question de Philo, L’événement magazine,
Diplomatie internationale, Informer, Spécial Céline, La
Presse littéraire, Histoire magazine.
Entreprendre (Lafont presse), groupe media
coté à la bourse d’Euronext Growth (code ALENR)
www.lafontpresse.fr
Laurent
Delahousse
18
4
ÉCHOS DE L’ACTUALITÉ
5
Didier Deschamps
Son capitaine, c’est sa femme Claude
62 Michel Delpech
Pour un flirt avec toi...
rebeller contre l’ordre établi »
10 Jean-Pierre Foucault
C’est son dernier mot !
64 Recettes gourmandes
CÉLÉBRITÉS
12 Sylvie Vartan
Sa vérité choc pour Johnny
66Beauté
16 Zaz
À 38 ans, elle prend le temps de vivre
18
Laurent Delahousse
Entretien exclusif
« Savoir ce qui se cache derrière
Jean d’Ormesson... »
Le chant des coques !
Accessoires essentiels
68Santé
Hypertension : je me surveille
au quotidien !
70 Arts & spectacles
Les meilleurs films du mois
À livres ouverts – Théâtre
22 Un réveillon de rêve...
Où sont nos vedettes pour ces fêtes ?
72 Art de vivre
26 David et Laura contre Laeticia
C’est trop grave, ils ne lâcheront rien !
74 Résolutions 2019
30 Michelle Obama
« Je suis passée des quartiers pauvres
de Chicago à la Maison Blanche »
34 France Gall
La poupée qui dit non était devenue
une lionne
36 Catherine Laborde
« Faites-vous confiance ! »
40 Patrick Bruel
Maintenant il nous touche au cœur !
42 Laetitia Milot
Son cadeau de l’année
44 Jane Birkin
Les confessions de Miss Gainsbourg
48 Dossier people
Jusqu’en haut du tapis rouge...
sans être grandes !
50 Lambert Wilson
« Je n’ai pas envie que la nature
se perde »
54 Après l’amour, l’amitié
Séparés, mais toujours ensemble !
58 Vincent Cassel
« On a tous un peu envie de se
Prochain Journal de France
le 23 janvier 2019
France côté Ouest
Dr Jean-Luc Ducher
« En 2019, je ne m’inquiète plus
pour rien ! »
79 Jeux/mOTS mélangés
80l’Horoscope
de François Lambert
82CONFIDENTIELS
Bonne année 2019 à nos lecteurs
’idée
de
Référendum
d’Initiative
Citoyenne est
une idée à explorer.
Regardons aussi ce
que font nos voisins
suisses. On ne peut
plus gouverner contre une lame de fond.
C’est cela qui aurait dû alerter nos dirigeants
technos, coupés de la base, et qui croient
se protéger en gouvernant à coups de
sondages et de conseils d’experts en communication. Autre signe, on voit très peu de
chômeurs ou de RSA aux rond-points des gilets jaunes… Mais des petits cadres, ouvriers,
artisans, entrepreneurs, retraités, et aussi
pas mal de femmes. Ce n’est pas fréquent
et pose la question de la rénumération du
travail. Celui qui bosse ne gagne pas assez
par rapport à celui qui “bulle”. Il y a 500 000
emplois non pourvus en France et tout le
monde connait des faux chômeurs… Cette
France active silencieuse durant des décennies, on ne l’entendait pas ! Et ne parlons pas
des corps intermédiaires : plus minoritaires
que jamais ! Moins de 2% des salariés du
privé adhèrent aux syndicats (subventionnés). Je vous épargne le couplet sur les médias enfermés dans leur bulle. Tout se passe
comme si le mouvement «en Marche» n’avait
été qu’une bouée de sauvetage, certes utile,
pour faire sortir de nouvelles têtes, ­issues de
la société civile. Les nouveaux “marcheurs”
sont ­devenus godillots et la démocratie participative dont ils avaient empli leurs discours,
a été remplacée par un langage énarchique
qu’ils ont vite appris à manier. Pour s’en tirer
dans la crise actuelle, le pouvoir n’a pas
beaucoup de portes de sortie… Il en a une…
Renverser la table. Celle des dépenses publiques, et les reprendre une par une en les
passant au peigne fin. La ­gabegie est phénoménale et on peut très vite redresser nos
­finances publiques tant le pays croule sous
les prélèvements. C’est la seule manière de
redonner des marges à la France qui bosse,
et entreprend… Si Macron ose le faire, il fera
ce qu’aucun de ses prédécésseurs n’aura
réussi à faire depuis 30 ans et il passera dans
l’histoire... Bonne chance au pays et bonne
année à tous ! On ne réussira qu’ensemble.
Robert Lafont
Abonnez-vous JOURNAL DE FRANCE
Et renvoyez ce bon rempli à Lafont presse - 53, rue du Chemin Vert - CS 20056 - 92772 Boulogne-Billancourt Cedex
p Oui, je souhaite m’abonner à JourNAL de France (14 numéros, dont 2 gratuits) pour 45 €
Nom : ............................................................................... Prénom : ..........................................................................
Adresse : ...................................................................................................................................................................
Code Postal : .............................. Ville : .....................................................................................................................
Télephone : ........................................................................ Date de naissance : .......................................................
:
Courriel r Je règle par Chèque bancaire ou postal à l’ordre de Lafont presse
53 rue du Chemin Vert - CS 20056 - 92772 Boulogne-Billancourt Cedex
r par carte Bancaire visa
N° :
signature : expire fin
cryptogramme (les trois derniers chiffres au dos de votre carte)
En cadeau de bienvenue, recevez
Numéro Spécial Johnny (en kiosques)
*dans la limite des stocks disponibles
“Conformément à la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Vous pouvez
avoir accès aux informations qui vous concernent, les rectifier et vous opposer à la transmission éventuelle de vos coordonnées en cochant la case ci-contre r ou en adressant
un courrier à Lafont presse - 53, rue du Chemin Vert, 92100 Boulogne Billancourt”
Tarifs DOM-TOM étranger : + 2� par numéro servi.
échos & indiscrétions
Laura Smet
Un mariage sans paparazzis
A
Julie Andrieu
En hausse
La sémillante animatrice des « Carnets de Julie »,
revient en beauté sur France 3. Son numéro exceptionnel reconstituant un dîner de gala au château
royal de Chambord a été une magnifique occasion de
visiter aussi ce joyau du patrimoine, tant envié dans
le monde entier. Julie Andrieu, 44 ans, fille de l’actrice Nicole Courcel, également cousine de l’écrivain
Marc Lévy, mériterait une émission régulière à heure
de grande écoute. Elle en a le talent.
près le deuil et la justice, place au bonheur nuptial pour
Laura Smet. La fille de Johnny et Nathalie Baye a épousé il
y a quelques jours Raphaël Lancrey-Javal, un chef d’entreprise
âgé de 49 ans qu’elle connaît depuis 5 ans. La cérémonie s’est
tenue en petit comité, à la mairie du 7ème arrondissement de
Paris. Parmi la vingtaine d’invités, il y avait David Hallyday, sa
mère Nathalie Baye, Dominique Besnehard, la chanteuse Dani
et l’acteur Stanislas Merhar. Les avocats de Laura, Maîtres Temime et Ravanas, étaient aussi présents. Et c’est Anne Hidalgo
qui a marié les nouveaux époux.
GILLES LELLOUCHE
Le sympathique acteur et réalisateur, que nous avions interviewé
dans Journal de France il y a 2 mois, est le grand vainqueur cinématographique de cette période de fêtes grâce à son excellente
comédie, « Le grand bain ». Avec près de 3,5 millions d’entrées
au moment où nous mettions sous presse, l’ancien compagnon
de l’actrice Mélanie Doutey a réussi son pari avec cette histoire
d’équipe masculine de natation synchronisée. Et les plus grands
studios Hollywood sont déjà intéressés pour produire une version américaine de ce réjouissant long métrage.
Catherine Ceylac
IRIS MITTENAERE
En baisse
Elle n’a pas gagné en finale de « Danse avec les stars »
il y a quelques semaines face au comédien Clément
Rémiens, héros de « Demain nous appartient », mais
la Miss France et Miss Univers en 2016 crève l’écran par
sa grâce, sa bonne humeur et son lien avec le public.
Les dirigeants de TF1 misent beaucoup sur cette jeune
femme de 26 ans pour qu’elle devienne l’un des visages
féminins de leur chaîne dans les prochains mois.
NIKOS ALIAGAS
Pour le présentateur de « The Voice » et « 50 minutes inside » sur TF1, son arrivée sur la tranche matinale d’informations à Europe 1, entre 7h et 9h, se solde pour l’instant par
un cuisant échec. En remplaçant Patrick Cohen, l’animateur-vedette de la Une est loin d’avoir conquis de nouveaux
auditeurs. Et ses mauvais scores d’audience ressemblent à
ceux en chute libre d’Europe 1 qui n’arrive pas à remonter la
pente depuis quelques années. Nikos est plus un animateur
de divertissement qu’un professionnel de l’information.
4 • JOURNAL DE FRANCE
privée de « Thé ou Café »
L
e 1er décembre dernier, l’heure était à l’émotion sur le plateau de « Thé ou Café » sur France 2
à l’occasion de la dernière diffusion de cette émission qui avait su conquérir les téléspectateurs depuis plus de 20 ans. Hôtesse attachante de ces petits-déjeuners riches en confidences
le samedi à 10h et le dimanche à 7h, la présentatrice Catherine Ceylac, très émue, n’avait pas
manqué de s’adresser à son fidèle public. Pour l’ultime numéro de « Thé ou Café » sur France 2,
Catherine Ceylac a pu compter sur le soutien de très nombreuses personnalités. Arielle Dombasle, l’écrivain Amélie Nothomb, le cuisinier Thierry Marx, le dessinateur Philippe Geluck,
Chantal Ladesou, Laurent Gerra ou encore le chanteur Louis Chedid ont effectivement tous été
présents pour dire au revoir à ce programme proposé depuis le 3 février 1996. Soutenue mais
tout de même très émue par la fin de cette aventure de vingt-deux années, l’animatrice de 64
ans a débuté son ultime numéro de « Thé ou Café » en s’adressant aux téléspectateurs : « Il est
rare de perdurer aussi longtemps et cela nous vous le devons. « Thé ou Café » a été leader de toutes
les chaînes durant tout ce temps et pourtant, on va vivre la 175ème émission, la dernière… » Sacrifié
injustement à la fois pour des raisons budgétaires et aussi par la volonté obsessionnelle de
Delphine Ernotte, la Pdg de France Télévisions, à rajeunir l’antenne, « Thé ou Café » recevait
toutes les personnalités de la culture, des médias, de la politique ou du sport. Et grâce à son
style d’interview et sa qualité d’écoute, Catherine Ceylac remplissait sa mission avec élégance,
authenticité et bienveillance. On ne peut donc que regretter l’arrêt de ce magazine. Et si une
autre chaîne avait la bonne idée de récupérer « Thé ou Café » pour le plus grand plaisir du
public ? V.F.
JOURNAL DE FRANCE
Didier Deschamps
Un Champion
du Monde sous
surveillance...
À 50 ans, celui qui a permis à l’équipe de France de football
de décrocher une 2ème étoile sur le maillot a été récemment
élu « manager de la décennie » par notre confrère, le magazine
GQ. S’il n’oublie évidemment pas le tragique accident d’avion qui ôta la vie à son frère Philippe en 1988, Didier Deschamps a révélé l’importance de sa femme Claude dans ses
choix quotidiens. « Elle me donne son avis et il m’importe car
elle ne me dira jamais ce que j’ai envie d’entendre. Elle n’hésite
d’ailleurs pas à me pousser dans mes derniers retranchements,
elle me connaît et elle sait que je peux basculer », a confié
l’entraîneur des Bleus à propos de celle qui partage sa vie
depuis près de 30 ans. Accaparé par sa vie de sportif de haut
niveau, Didier Deschamps s’est beaucoup reposé sur Claude
et le reconnaît : « Je n’ai pas toujours été là, elle a élevé notre
fils Dylan, qui a 22 ans, elle a assumé cette responsabilité-là.
C’est donc Claude qui a le lead ! ». Devenu plus riche que son
papa à l’âge de 16 ans grâce au foot, Didier Deschamps aurait
pu profiter de son statut de champion du monde 1998 pour
valoriser son image, notamment dans la publicité. Mais « La
Dèche », comme on le surnomme, ne s’est pas engouffré dans
cette brèche. « Je n’ai pas le profil ! Les annonceurs ne s’intéressaient pas à moi, et je n’ai rien fait pour. J’ai fait quelques
trucs ponctuellement mais je n’avais pas envie d’être une tête de
gondole », estime sans regret celui qui a fait rêver la France
avec les Bleus en 2018. V.F.
JOURNAL DE FRANCE • 5
Échos & indiscrétions
Un 4ème film ?
Les Bronzés veulent
revoir le soleil...
L
e réalisateur des « Bronzés », Patrice Leconte, aimerait réunir une
quatrième fois Gérard Jugnot, Michel
Blanc, Josiane Balasko, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel et Thierry
Lhermitte : « Mon rêve secret est de
faire « Les Bronzés 4 » dans une maison de retraite. Un petit peu comme « La
Fin du jour » de Julien Duvivier, dans
les années 1930, avec une maison de retraite pour comédiens, mais pas que. Et
pourquoi pas faire le film entièrement
en noir et blanc ! », confie le cinéaste
qui en a parlé avec ses acteurs, mais
rien ne se concrétise pour l’instant,
même s’ils ont trouvé l’idée de Leconte, drôle et tentante. Et que Michel Blanc a déjà dit qu’un quatrième
« Bronzés » ne l’intéressait pas. V.F
Elle a perdu
son Patrick...
Danièle Gilbert
Minuit dernière !
L
Jeanfi Janssens
Qui paye ses dettes,
s’enrichit !
E
ntre deux blagues aux « Grosses Têtes » de RTL, l’ancien stewart
a avoué ses récents problèmes financiers : « J’ai eu beaucoup de
soucis dans ma vie par rapport à l’argent. Donc j’ai un rapport à l’argent
qui est différent, je ne peux pas regarder mes comptes bancaires, a confié
l’humoriste, candidat dans « Danse avec les stars ». Je m’étais fait arnaquer par mon ex, il m’avait fait faire pleins de crédits à mon nom pour lui,
puis il est parti avec les crédits mais pas moi. J’ai dû rembourser 100 000
euros pendant 10 ans de ma vie pour lui ». Mais ce mauvais moment est
passé et Jeanfi Janssens assure avoir fini de régler ses dettes, notamment grâce à l’aide son ami, l’animateur de M6, Stéphane Plaza. V.F
6 • JOURNAL DE FRANCE
es fêtes de fin d’année ont été placées sous le signe de
la tristesse et du deuil pour Danièle Gilbert. Patrick,
l’homme de sa vie, s’est éteint il y a quelques semaines. Après
de longues années de combat contre une maladie neurologique dégénérative, Patrick Scemama est mort à la fin du mois
d’octobre dernier, soutenu jusqu’au bout par la célèbre présentatrice. « C’était quelqu’un d’exceptionnel, a confié l’ex-animatrice, aujourd’hui âgée de 75 ans. Je m’accroche, j’essaie de
continuer à vivre ». C’est entourée de ses proches que Danièle
a assisté aux funérailles organisées le 2 novembre dans un
cimetière parisien. Celui qu’elle surnommait Patoche était
un ingénieur au tempérament artiste, un vrai touche-à-tout,
tantôt compositeur, tantôt producteur de pièces de théâtre.
« J’aime toutes les facettes de sa personnalité », avait affirmé
celle qui présenta sur TF1, l’émission quotidienne « Midi
Première ». Danièle et Patrick s’étaient rencontrés en 1991 et,
depuis, ne s’étaient plus quittés. Une complicité notamment
préservée par leur décision de vivre dans des appartements
séparés. Avant qu’il ne disparaisse, Danièle Gilbert avait
réussi à concrétiser l’un de ses derniers souhaits : vivre un
dernier été à Saint-Tropez, face à la plage de Pampelonne.
On vous embrasse Danièle ! C.F.
JOURNAL DE FRANCE
Laurence Boccolini
Amanda Lear
Un gilet jaune pour Elle n’a jamais couché
soutenir les enfants pour arriver !
I
l y a quelques
jours, la majorité
des députés a rejeté
plusieurs amendements créant un
fonds de 18 millions
d’euros pour la recherche sur les cancers des enfants. La
majorité a voté un
fonds de 5 millions
d’euros. Une somme
jugée insuffisante
par Laurence Boccolini qui a exprimé
son
mécontentement sur Instagram.
« Un vote aussi important pour des enfants et des familles
dans la détresse, expédié à 5 h 30 du matin !!! 5 millions attribué au
lieu des 18 millions espérés ! Le message est clair : le cancer d’un enfant
n’est pas une priorité ! Je suis en colère. Je ne leur souhaite jamais de
connaître cette peur, ce sentiment de totale impuissance, ce chagrin dévastateur d’assister à la maladie d’un enfant. Comment trouver l’espoir
et le transmettre à toutes ces familles ! », s’est indigné la présentatrice
de TF1. V.F
Amir
Q
u’on l’apprécie ou pas, Amanda
Lear ne laisse pas indifférent. Elle
vient de publier le livre « Délires », dans
lequel elle retrace le fil de sa vie à l’aide
d’anecdotes et de formules dont elle a
le secret. Quelques exemples : « Mon
secret de beauté ? M’asseoir à côté d’une
moche. » Ou encore : « Je n’ai jamais
couché pour arriver. Je suis arrivée pour
pouvoir coucher. » Dans cet ouvrage, la
chanteuse, comédienne et peintre y
évoque notamment son succès sur les
planches. Avec les pièces « Panique au
ministère », « Lady Oscar », « Divina » ou
« La Candidate », Amanda Lear s’est offert un second souffle dans sa carrière,
chacun de ses spectacles ayant rempli les salles. Mais, au départ, la star
y est allée pour une raison intime. « Le producteur Jean-Claude Camus
m’a proposé une lecture de « Panique au ministère », ma première pièce
de théâtre, alors que j’étais en Italie. Mon histoire avec mon compagnon
de l’époque était en train de se terminer. J’ai hésité un moment, craignant
de ne pas être à la hauteur. Je savais qu’on m’attendait au tournant : « La
reine du disco veut jouer les actrices ? On va bien rigoler ! » Puis je me
suis rendu compte que cette proposition était une véritable aubaine pour
m’aider à panser ma blessure sentimentale. Car l’accepter m’obligeait à
rester des semaines à Paris, loin de l’Italie et de mon fiancé. Voire des mois,
si le spectacle marchait… Faire rire m’a permis de me consoler et d’oublier
mon bel Italien », écrit Amanda. On la croit sur parole. C.F
« Délires », éditions Le Cherche Midi.
On dirait... un père !
S
i Amir avait remporté
le Prix de la chanson
francophone l’année dernière aux NRJ Music Awards
avec son tube « On dirait »,
il était reparti les mains
vides de la cérémonie il
y a quelques semaines.
Mais cette défaite n’était
sûrement qu’un détail
pour l’ex-finalsite de « The
Voice ». Tut simplement
parce qu’il attend l’un des
plus beaux cadeaux qu’on
puisse espérer : un enfant !
L’ancien dentiste devenu
une star des variétés
s’apprête en effet à devenir papa et c’est sur le tapis rouge des NRJ
Music Awards 2018 qu’il avait annoncé la grande nouvelle. Sur son
compte Instagram, vous avez sûrement remarqué la photo de lui
et de sa femme enceinte, Lital. Une grossesse restée secret jusqu’à
aujourd’hui. Difficile désormais de le cacher. D’autant plus que
c’est un heureux événement... V.F
Faire mieux que Noah
L’incroyable destin d’Amélie...
A
mélie Mauresmo, ex-numéro un mondiale, est donc la première
femme à diriger l’équipe de France de tennis pour la Coupe Davis. Un défi de plus pour celle qu’on surnomme « Amé », mais qui a les
épaules assez larges pour supporter le poids de cette tâche. À 39 ans,
Amélie Mauresmo, ancienne meilleure joueuse du monde et lauréate
de deux Grands Chelems (Open d’Australie et de Wimbledon en 2006) a
officiellement succédé à Yannick Noah qu’elle considère non seulement
comme son ami, mais aussi comme son « idole » des courts. C.F
JOURNAL DE FRANCE • 7
Échos & indiscrétions
Claire Chazal
Elle continue à nous
raconter des histoires
D
Juliette Binoche
Elle voit dans le Cristal
C
’est le 4 février que se déroulera la 14ème édition des Globes de
Cristal dont la Présidente d’honneur sera cette année Juliette
Binoche. « Les journalistes des Globes de Cristal couronnent le cinéma,
les séries télévisées, le théâtre, le spectacle vivant, la musique et la littérature. C’est avec bonheur que j’ai accepté de présider cette cérémonie
pour honorer les créations qui font la force et la singularité de notre pays
et inspirent non seulement les oeuvres futures mais aussi le présent de
chacun », a dit l’actrice que l’on verra dans le film « Doubles vies » le
16 janvier. On en redemande. V.F.
Simone Veil
La lumière de la vie !
C
’est un ouvrage exceptionnel et consacré à l’immense Simone Veil qui est
publié par Lexis Nexis. Ce très beau livre, intitulé « Simone Veil. Un héritage
humaniste » et préfacé par ses deux fils, Jean et Pierre-François, réunit en près
de 500 pages les témoignages et contributions de 36 personnalités (femmes
et hommes politiques, avocats, médecins, universitaires ou acteurs de la vie
juridique et judiciaire qui soulignent l’empreinte indélébile de cette femme
hors du commun qui a marqué l’Histoire de France. Riche en archives, photos
de famille, analyses ou récits, « Simone Veil. Un héritage humaniste » est le reflet
des actions et des combats que Simone Veil, disparue à l’âge de 90 ans le 30 juin
2017, a menés avec force et conviction tout au long de sa vie personnelle et de
son parcours professionnel. Figure incontournable du paysage politique, social
et juridique, Simone Veil aura participé à la construction de notre modernité.
On croyait presque tout savoir sur Madame Veil, mais ce document montre qu’il
reste encore beaucoup de choses à découvrir sur elle. C.F.
« Simone Veil. Un héritage humaniste », 480 pages, 79 euros, Lexis Nexis.
8 • JOURNAL DE FRANCE
ans la magniDu 20 heures
fique adapà Peau d’Âne...
tation du film de
Jacques Demy,
« Peau d’âne »,
que l’on peut voir
actuellement et
jusqu’au 14 février
2019 à Paris, au
Théâtre Marigny,
l’exprésentatrice
du journal de 20h
de TF1 tient le
rôle de la narratrice. Pour ses
débuts sur scène
et même s’il ne
s’agit pas d’un
grand rôle, Claire
Chazal est très
convaincante et
d’une belle élégance dans son
costume féérique.
La journaliste,
qu’on peut voir
chaque soir sur
France 5 à 20h20 pour « Entrée libre », a accepté sans hésitation la
proposition de Jean-Luc Choplin, le directeur de Marigny : « Je sais
que Jean-Luc Choplin a toujours porté des productions formidables,
il nous a enchantés au Châtelet, je savais que ce serait un projet très
sérieux, ambitieux et exigeant ». Un coup d’essai réussi, chère Claire !
R.C.
JOURNAL DE FRANCE
Daniel Auteuil
Complètement
malade de théâtre
Ici avec Ludivine Sagnier.
I
Pierre Richard
Le vrai du faux !
P
ierre Richard était entré une première fois au Musée
Grévin en février 1981, sculpté à l’époque par Daniel
Druet. Et comme il est très rare d’être présenté plusieurs
fois, le comédien a rejoint ce club très fermé comptant Michel
Drucker, Bernard Pivot, le général De Gaulle, Julien Clerc ou
Jean Paul Gaultier. Pierre Richard, élu en novembre 2017 par
l’Académie Grévin présidée par Stéphane Bern, a donc fait son
retour il y a quelques jours à Grévin, sculpté par l’artiste Eric
Saint Chaffra et intronisé par le producteur de télévision et
animateur de Sud Radio Jacques Pessis. Michel Bouquet, Jane
Birkin, Catherine Frot, Patrice Leconte, le réalisateur Christophe Duthuron ou Jérémie Imbert lui ont fait la surprise de
leur présence à cette cérémonie. À Grévin, Pierre Richard est
habillé d’un costume noir, d’une chemise à col Mao blanche et
d’une basket blanche et d’une autre noire, clin d’oeil au film
culte, « Le Grand Blond avec une chaussure noire », réalisé par
Yves Robert en 1972. V.F.
l est partout Daniel Auteuil ! Après son film « Rémi sans famille »,
adapté du célèbre roman d’Hector Malot, actuellement sur les écrans,
le comédien revient sur les planches dans quelques jours avec la dernière comédie écrite par Molière et il jouera pour la première fois en
compagnie de sa fille, Aurore. Cela faisait des années que Daniel Auteuil
souhaitait monter « Le Malade imaginaire » et ce sera fait à partir du 25
janvier 2019 au Théâtre de Paris. C’est là qu’il était monté sur scène pour
la dernière fois en 2016 et 2017 dans « L’Envers du décor », de Florian
Zeller. Auteuil campera évidemment le rôle-titre d’Argan, le maître de
la maison et malade imaginaire, et mettra en scène ce classique qui se
moque des médecins. Daniel Auteuil interpréta déjà du Molière avec
« Les Fourberies de Scapin », en 1990 à Avignon, et « L’École des femmes »,
en 2008 à l’Odéon. La vérité est sur les planches. C.F.
Daniel Guichard
« Mon vieux »...
à l’Olympia
S
’il reconnaît lui-même ne pas
avoir été un père parfait, on
l’a vu rayonnant, le 21 novembre
dernier, à l’Olympia, où il est remonté sur scène pour ses 70 ans.
Le chanteur de l’inoubiable « Mon
vieux », qui a vu la mort de près,
a su célébrer le prix de la vie entouré de tous ses enfants et d’un
certain Michel Drucker, le fidèle
des fidèles. Vivement un nouveau
titre ! R.L
JOURNAL DE FRANCE • 9
Le célèbre ANIMATEUR PASSE LE RELAIS À Camille Combal
Jean-Pierre Foucault
C’EST SON
DERNIER MOT !
Il ne veut plus présenter
« Qui veut gagner
des millions ? »
L
Ancienne gloire de Radio
Monte Carlo (RMC), ce
Marseillais bon teint a
toujours gardé son accent.
10 • JOURNAL DE FRANCE
e 23 novembre dernier, Jean-Pierre Foucault fêtait en grandes
pompes son 71ème anniversaire à l’île Maurice. Depuis plusieurs
jours, les 30 Miss régionales, prétendantes au titre de Miss France
2019, se trouvaient dans cet endroit paradisiaque pour leur voyage
de préparation avant la grande élection du 15 décembre, qui se déroulait à Lille. Avec toujours, Monsieur Foucault à la présentation. Et
l’animateur de feu « Sacrée Soirée » a pris une grande décision : abandonner
l’animation de « Qui veut gagner gagner des millions ? », qui reviendra sur
l’antenne de TF1 au printemps 2019. « Je n’arrête pas mes activités avec
TF1, mais j’ai décidé de respecter l’engagement que je m’étais moi-même
fixé : lever un peu le pied. C’est un juste retour des choses : j’ai tellement
reçu dans ma vie professionnelle qu’il était temps de passer le relais »,
a confié Jean-Pierre Foucault. « J’ai proposé Camille Combal à TF1
car je me reconnais un peu en lui. La chaîne y pensait aussi. C’est sans
nostalgie et avec une certaine tendresse. On m’a passé plusieurs fois
le relais au cours de ma carrière, comme Guy Lux avec « Intervilles ».
C’est mon âme qui a parlé ». Camille Combal, le présentateur de
« Danse avec les stars » et ex chroniqueur- de « Touche pas à mon
poste », a décidément le vent en poupe depuis son arrivée sur
TF1 cet été. La chaîne a annoncé qu’il animerait aussi la version française de « Carpool Karaoké », un programme américain
culte dans lequel James Corden reçoit dans sa voiture les plus
grandes stars de la musique et fait avec eux des duos. Avec
cette émission d’une vingtaine de minutes, Camille Combal
devrait faire des envieux. Car TF1 n’a jamais autant misé sur
un animateur. L’ascension éclair de cet enfant des radios musicales, aux manettes de la matinale de Virgin Radio depuis
2014, rappelle celle, flamboyante, sur TF1 de Nikos Aliagas.
Après la « Star Academy » en 2001, le journaliste d’origine
grecque était devenu incontournable. L’animateur de « Danse
avec les stars » n’a pas caché pas son grand bonheur de reprendre « Qui veut gagner des millions ? » après Jean-Pierre
Foucault : « Les gens ont envie de retrouver ce jeu car c’est une
référence à la télévision. C’est impossible de refuser un cadeau
pareil ! Je l’animerai à ma façon : naturellement », a-t-il expliqué. Avec le départ de Jean-Pierre Foucault, c’est donc une page
du petit écran qui se tourne. Et l’ancien présentateur des « Années Tubes » aura encore plus de temps pour profiter de sa belle
demeure de Carry-le-Rouet, à côté de Marseille, en Provence.
Valérie FONTAINE
Les coulisses des chaînes
Secrets télé
Nicolas Canteloup
se paye Europe
C
haque soir à 20 h 40 sur TF1, l’imitateur obtient des scores record avec
son émission, « C’est Canteloup ». Par
contre, l’humoriste se pose des questions sur la poursuite de sa collaboration avec Europe 1. Depuis 2005, Nicolas Canteloup fait rire les auditeurs.
13 ans dans les matinales qui se sont
succédé avec des présentateurs différents, mais avec des résultats d’audience en baisse permanente.
Par l’intermédiaire de son producteur Jean-Marc Dumontet, il
a fait comprendre que les stratégies successives des directions
d’Europe 1 allaient dans le mur. Une façon de mettre la pression
en vue du renouvellement de son contrat en juin prochain.
Caroline Ithurbide,
« La Scoumoune »
D
ès le mois de janvier, C8 mettra à
l’antenne un nouveau jeu 100%
français créé par Cyril Hanouna et
intitulé « La Scoumoune ». On en sait
un peu plus sur ce prochain rendezvous. Figure de proue de l’émission
« C’est que de la télé » présentée par
Valérie Bénaïm sur C8 à 18h30 et récemment de retour dans
« Touche pas à mon poste ! », la séduisante Caroline Ithurbide
va avoir le plaisir de tourner et de co-animer un nouveau jeu
avec son mentor Cyril Hanouna. Une belle promotion pour cette
chroniqueuse et animatrice qu’on peut aussi retrouver en direct
dans « William à midi » sur C8 à 12h40. Dans « La Scoumoune »,
10 candidats vont s’affronter durant des épreuves plus loufoques
les unes que des autres comme, par exemple, passer une rivière
avec une liane. Un nouveau pari pour Cyril Hanouna et la ravissante Caroline Ithurbide.
Patrick Sébastien
dit non à tout !
A
lors que ses émissions « Le
plus grand cabaret du monde »
et « Les années bonheur » ne
seront plus à l’antenne de France 2
dans quelques mois, l’animateur
a décidé de tourner la page de la
télévision pour se consacrer à la
scène et à l’écriture de livres. Et
selon nos informations, Patrick
Sébastien aurait refusé une proposition pour présenter quelques
shows exceptionnels sur France 3.
Tout comme il n’a pas entendu
pour l’instant les appels pressants
de son ami Cyril Hanouna qui
souhaite son arrivée sur C8.
Le drame secret de Laurence Ferrari
L
a journaliste-vedette de Cnews a révélé
que sa mère s’était suicidée en 1989.
Quand le drame s’est produit, Laurence
Ferrari, alors âgée de 22 ans, travaillait à
Europe 1. L’une de ses amies lui demanda
de contacter sa famille car quelque chose
de grave avait eu lieu. Peu après, l’une
de ses soeurs lui annonçait la mort de sa
maman : « Mes jambes ont lâché, je suis
tombée par terre. C’était un tel choc ! Inimaginable. Sur le chemin j’ai versé toutes
les larmes de mon corps. Mais quand j’ai
passé le seuil de la porte, j’ai arrêté de
pleurer. Je savais que je devais être forte
pour ma petite soeur ». C’est réussi.
Malika Ménard
connaît son métier
L
e 5 décembre 2009, Malika Ménard
fut élue Miss France. Depuis son
sacre, elle a réalisé un parcours sans
faute dans le journalisme. Tout d’abord
dans la presse écrite et ensuite en
télévision à France 3 Ile de France puis
France 3 Normandie, où elle officie depuis plus d’un an. En effet, chaque matin, elle est aux commandes de « 9h50
le matin » aux côtés d’une équipe de
chroniqueurs. Et il y a quelques jours,
Malika a animé d’une émission consacrée à l’Olympiade des Métiers
sur l’antenne nationale de France 3 qui mise sur elle.
Bernard de La Villardière se confesse
A
près Jean-Pierre Pernaut qui s’était absenté
de l’antenne de TF1 quelques semaines et,
avant lui, Patrick Chêne, c’est une autre vedette
du PAF qui a levé un tabou sur son état de santé.
Bernard de la Villardière, le journaliste-producteur d’« Enquête exclusive » sur M6, a confié
avoir été opéré il y a plusieurs mois d’un cancer
à l’oreille. « À priori, je suis sorti d’affaire, même
si je reste sous observation pendant quelque
temps », a dit le présentateur.
Agathe Lecaron change
de maternelle...
A
vec « La Maison des Maternelles », diffusé
chaque matin sur France 5 entre 9h20 et
10h20, l’animatrice Agathe Lecaron a conquis
les téléspectateurs et aussi la direction de
France Télévisions par son naturel, son humour
et sa proximité avec le public. Celle qui a longtemps travaillé en
Belgique pour NRJ Belgique ou RTL-TVI avant d’arriver sur M6 en
2010 pourrait se voir confier un nouveau magazine lors de la rentrée de septembre 2019.
JOURNAL DE FRANCE • 11
Johnny nous quittait il y a un an...
C’était du temps
des belles années !
« Avec toi », c’est
également le titre
de l’album de
reprises que Sylvie
vient de consacrer
à son amour de
toujours, Johnny.
Alors que ce dernier bat toujours
des records de
vente, avec plus
de 1,2 millions
d’albums vendus
de « Mon pays
c’est l’amour ».
Sylvie Vartan
et Johnny
« Avec toi »
12 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
« Avec toi », c’est à la fois un témoignage d’affection pour celui qu’elle épousa en 1966 et un cadeau pour tous les fans du chanteur disparu le 5
décembre 2017. Et pour la mère de David, c’est
aussi une manière de montrer à Laeticia que ses
liens avec Johnny étaient à la fois solides, amoureux, familiaux et artistiques. Pour Sylvie, « Avec
toi » représente le plus beau message qu’elle pouvait adresser à l’homme qu’elle a tant aimé jusqu’à
leur séparation en 1980.
JOURNAL DE FRANCE • 13
QUAND SYLVIE CHANTE JOHNNY
Sylvie rallume le feu
L
’information avait longtemps
été tenue secrète, mais depuis quelques jours, tous les
admirateurs de Johnny Hallyday et ceux de Sylvie Vartan
peuvent écouter l’hommage de
la maman de David à son ex époux. Comme
elle l’avait annoncé sur les ondes d’Europe 1,
la première femme du chanteur disparu le 5
décembre 2017 a sorti un album de reprises
de Johnny Hallyday, intitulé « Avec toi », dans
les bas des disquaires depuis le 30 novembre
dernier. Avec des chansons déjà reprises lors
de dernier son concert au Grand Rex, comme
« Gabrielle » ou « Que je t’aime », des titres
légendaires dans l’œuvre de Johnny ; « J’ai
chanté ces titres en septembre 2017 et j’avais
déjà réservé Le Grand Rex pour le printemps
2018. Johnny est parti entre temps. J’ai réalisé à
quel point j’étais affectée par sa mort et il m’était
impensable de remonter sur scène sans lui rendre
hommage. Hommage à nos années passées ensemble, aux années lumières qui ont laissé en moi
des souvenirs inoubliables. C’étaient les années
de jeunesse, de passion, de découverte, d’apprentissage. On était deux adolescents, un peu adultes
mais on a tout appris ensemble », a expliqué
l’interprète de « La plus belle pour aller danser »
ou « La Maritza ». On peut évidemment retrouver dans cet album « La musique que j’aime », le
tube dont Johnny avait composé la musique et
qui fut diffusé dans la matinale de Nikos Aliagas sur Europe 1 il y a quelques semaines. « J’ai
choisi des chansons qui me parlaient, qui avaient
une signification et une histoire personnelle. « La
musique que j’aime », c’était une chanson que
Johnny voulait m’offrir car c’était une période où
nous étions brouillés. On aimait la même musique, je pouvais beaucoup chanter ces chansons
(...) Personne ne peut le remplacer », confia la
chanteuse. Sylvie Vartan a ensuite profité de
ce passage sur Europe 1 pour tacler le père de
Laeticia Hallyday, André Boudou, qui accusait
la chanteuse de tirer les ficelles de toute cette
histoire. Au lieu d’un nouveau clash, l’artiste a
préféré miser sur l’ignorance : « Je ne connais
pas ce monsieur, il ne me connaît pas non plus.
On a tellement dit de choses que je n’y prête plus
attention ». Parallèlement, Sylvie en a profité
pour des nouvelles de son fils qui vit désormais à Lisbonne, au Portugal : « David va bien,
il est en train de terminer son album qu’il a composé et auquel il travaille depuis un an. David, il
a toujours eu sa musique, comme moi. C’est une
thérapie extraordinaire ». Sylvie Vartan avoue
d’ailleurs ne pas pouvoir écouter « Mon pays,
c’est l’amour », l’album posthume du Taulier de
la chanson française, qui a allègrement dépassé
14 • JOURNAL DE FRANCE
le million d’exemplaires vendus depuis sa sortie le 19 octobre dernier. Sylvie Vartan a évoqué cet événement discographique : « Ça me
fait mal, je ne peux pas célébrer Johnny mort. Je
ne peux pas penser que c’est son dernier album,
que c’est la dernière fois que j’entends sa voix. Sur
scène, je le célèbre vivant, je le veux magnifique,
jeune, fort et extraordinaire. Je ne veux pas garder
cette image de lui alors qu’il savait lui-même que
ce serait son dernier disque. C’est insupportable,
je ne l’accepte pas. J’essaie de garder de lui une
« Sur scène, je célèbre
le Johnny vivant, je le
veux magnifique, jeune,
fort et extraordinaire... »
image en couleur : je connais toutes ses chansons
par cœur, elles font partie de mon ADN ». Pour
essayer de conserver sa propre image de Johnny, Sylvie Vartan a finalement décidé de choisir une photographie de Jean-Marie Périer, qui
avait, à de nombreuses reprises, pris pour modèle le couple Johnny-Sylvie durant les années
yéyé, en tant que pochette de l’album « Avec
toi » : « Cette photo reflète l’innocence et l’amour
qu’on se portait », raconte Sylvie. Comme pour
inscrire Johnny dans un espace-temps éternel.
Dans la bataille judiciaire qui oppose Laeticia Hallyday à son fils David Hallyday et à sa
demi-sœur Laura Smet, Sylvie Vartan tient le
rôle que l’on sait. Avec détermination, calme et
émotion. Il y a quelques semaines, l’interprète
de « L’amour, c’est comme les cigarettes » était
de retour sur scène pour entamer sa nouvelle
tournée de concerts. Le premier gala se tenait
au Silo de Marseille et comme elle l’avait promis, elle n’a pas manqué de rendre hommage à
son ex-époux, Johnny Hallyday. La chanteuse
avait également répondu à la pique que Laeticia Hallyday lui avait lancée quelques heures
plus tôt. Si elle laissait entendre à tout va
qu’elle cherchait la paix et la réconciliation, la
veuve de Johnny ne manqua pas non plus de
faire savoir au monde entier, qu’elle avait été
l’unique amour de Johnny Hallyday et la seule
à le soutenir durant les 23 dernières années.
C’est du moins ce qu’elle affirma le samedi 20
octobre 2018, au micro de Marc-Olivier Fogiel
sur RTL à l’occasion de la sortie de l’album
« Mon pays, c’est l’amour » : « J’ai apporté à
mon homme ce que personne n’avait su lui donner avant. Je lui ai permis de panser certaines
blessures qu’il n’arrivait pas à panser avant.
C’est une histoire d’amour inconditionnelle. On
a appris tous les deux. Quand on s’est rencontrés
on était deux âmes cabossées par la vie. Il n’y
avait pas de hasard dans cette rencontre. A travers nos blessures, on a su avancer, se construire.
J’ai essayé de comprendre ses démons, j’ai essayé
de les apprivoiser aussi. Sa souffrance était aussi
devenue la mienne. Et je lui ai apporté pendant
ces 23 années de vie…Il y avait tellement de
tolérance, de respect, d’admiration dans notre
couple ». Un tacle à la fois direct et subtil aux
deux anciennes compagnes de Johnny Hallyday : Sylvie Vartan et Nathalie Baye, respectivement mères de David et Laura. Mais Sylvie
Vartan, qui ne se laisse pas faire depuis que
l’affaire du testament a éclaté, n’a pas manqué
à son tour, de rappeler à quel point le rockeur a
marqué sa vie. Pendant ce premier concert qui
se déroulait dans la jolie salle Le Silo, à Marseille, la chanteuse de 74 ans a, comme elle
l’avait promis, rendu hommage à son premier
époux en reprenant ses plus grands tubes. Ensuite, et alors que des photos de Johnny apparaissaient sur un écran géant, elle s’est livrée
avec émotion sur leur passé : « Nos duos étaient
souvent le reflet de notre vie tumultueuse. La
vie nous a séparés mais nous avions beaucoup
d’amour et de respect l’un pour l’autre. L’amour
que nous avons eu ne s’éteindra jamais... » Ainsi
que le constatèrent les spectateurs, il n’y avait
évidemment aucune photo de Johnny avec
Laeticia durant ce photoroma scénique. Et face
au public, Sylvie prouve qu’elle n’a rien perdu
de sa superbe, son dynamisme et de la passion
pour son métier. Des cuivres, des paillettes, du
piano qui swingue, des basses qui frottent :
pas de doute, l’époque « Salut les Copains » est
bien de retour dans le cadre de cette tournée
qui a traversé la France, la Suisse et la Belgique
depuis deux mois. Il y a quelques jours, Sylvie Vartan remplaça ainsi Véronique Sanson,
en convalescence, et prévue à l’affiche dans la
ville de Saint-Chamond. Cheveux blonds ondulés et veste cintrée, elle a remonté le temps
à travers ses plus grands succès et ceux de son
époque. Aidée par ses deux choristes et ses
huit musiciens, Sylvie est allée crescendo dans
ce concert qui démarra timidement. Pourtant,
le ton était donné d’entrée avec « Le bon vieux
temps du rock’n’roll », l’un des succès de Johnny. Elle se lâcha davantage avec « Comme un
garçon », « En écoutant la pluie », sans oublier
l’indémodable « La plus belle pour aller danser »
que lui avait écrit Charles Aznavour. Grâce à
une bonne instrumentation, Sylvie Vartan a
démontré qu’elle avait conservé sa voix et son
élégance. Et il se murmure qu’elle pourrait se
produire à Paris en 2019 pour des shows avec
le répertoire de Johnny. Son pays, c’est l’amour.
Valérie FONTAINE
JOURNAL DE FRANCE • 15
C’EST L’UNE DES CHANTEUSES FRANCAISES LES PLUS CONNUES DANS LE MONDE
Zaz
à 38 ANS, ELLE PREND
DE VIVRE !
Un succès phénoménal,
et aussi l’envie d’avoir
des enfants...
16 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
LE TEMPS
E
Une voix française
lle a déjà vendu 4 millions d’albums, dont
la moitié à l’international ! Et avec Mylène
Farmer, elle est incontestablement l’une
des plus populaires chanteuses sur la planète,
donnant des concerts aussi bien aux USA qu’en
Amérique du Sud, en Russie, en Afrique, au
Japon ou dans l’Europe entière. Avec des fans
célèbres comme le ténor Placido Domingo,
l’acteur australien Russel Crowe ou le réalisateur américain Martin Scorses. À 38 ans, Zaz
(de son vrai nom Isabelle Geffroy) revient sur
le devant de la scène avec « Effet miroir », son
nouvel album composé de 15 chansons dont
« Qué Vendrá » aux rythmes latinos-américains.
La chanteuse s’est beaucoup impliquée dans ce
superbe disque. Celle qu’on a surnommé « la
nouvelle Piaf », en raison de son style de chant
et de sa gouaille, partira en tournée dans le
monde dès le mois février 2019 et se produira
à l’AccorHotel Arena (l’ex Palais Omnisports
de Paris Bercy) le 22 mars 2019. Zaz, qui ne
regarde plus la télévision depuis 10 ans et de
moins en moins internet, préfère agir. Pour le
mouvement écologiste et social « Colibris »,
pour « Zazimut », son réseau international
d’entraide locale auquel appartiennent une
centaine d’ONG ou pour le festival citoyen
qu’elle a créé à Crussol ( dans l’Ardèche),
dont la 3ème édition se tiendra les 6 et 7 juillet
2019. « J’y perds de l’argent, mais ce n’est
pas grave, dit-elle. Quand je peux faire des
soirées privées, ça sert à financer ça. Et je rêve
d’organiser un festival itinérant en Afrique ».
Elle a aussi été contactée par le producteur de
cinéma Thomas Langmann pour jouer dans
un film musical autour d’Édith Piaf. « C’est un
projet. Je ne veux pas en parler tant que je ne
suis pas dans le dur ». Le premier opus de cet
« Effet miroir » s’appelle « Demain avec toi ».
Une référence à son désir le plus fort : avoir un
bébé. « Je n’en ai pas dans le ventre, mais ça va
arriver, c’est sûr, a-t-elle récemment confié en
toute franchise. J’en veux. J’ai envie de vivre
l’expérience d’être enceinte ». L’interprète de
« Je veux », le tube qui la révéla en 2010, ne
rêve pas seulement d’avoir un ventre rond
mais elle envisage également l’adoption : « Je
pense même adopter un jour. Il y a tellement
d’enfants dans le monde qui attendent de
l’amour... Cela me fout les poils d’en parler »,
dit Zaz avec sa façon à elle, qui nous la rend si
attachante. Ce n’est pas la première fois que
la vedette évoque son envie de fonder une
famille. Déjà au micro de RTL il y a quelques
jours, elle s’était laissée aller à des confidences
sur le sujet avec ce ton qui lui est propre : « J’ai
vécu ce que j’avais besoin de vivre. Après, c’est
vrai que des fois c’est la course et tu oublies
un peu ta propre vie personnelle... Mais ouais
quand ce sera le moment, je pense que ce ne
sera pas compliqué. Je ferai des choix ». Zaz
a longtemps attendu le succès ; elle ne veut
plus trop attendre pour devenir maman. On la
comprend...
Daniel Fiblonski
JOURNAL DE FRANCE • 17
Remue-ménage dans le PAF
Laurent Delahousse
déchaîne les jalousies
C’est la guerre !
Le succès et le talent ravivent décidément les jalousies et les animosités. L’animateur de « Vivement
dimanche » est encore l’objet de vives attaques,
d’autant qu’elles sont adressées par Michel Drucker, qui a un peu d’expérience en la matière. Ce
dernier avait lancé dans Le Parisien : « Laurent
Delahousse n’est pas un mec bien. Il a demandé
ma place pendant près de dix ans. Chaque saison
il menace sa direction de partir s’il n’avait pas le 19
Heures, alors que j’étais une locomotive pour son
journal ». Le gentil Michel Drucker a la rancune
tenace. Il a récidivé le 17 novembre dernier au Salon littéraire de la ville de Pau. Phénomène aggravant, c’ets maintenant la dernière étoile du cinéma
français, Catherine Deneuve, qui s’en prend dans
Télérama au producteur de « Un jour, un destin ».
En estimant qu’il avait réalisé un « portrait superficiel et morbide à souhait », Deneuve dénonce :
« la vie survolée, les événements dramatiques multipliés, des interviews de personnes que je n’ai pas
vues depuis des décennies et qui me connaissent
à peine ». Bonjour l’ambiance... Heureusement,
Laurent a du talent, et il nous le prouve dans son
magistral « Monsieur », consacré à Jean d’Ormesson. Notre interview.
18 • JOURNAL DE FRANCE
Il met en scène le testament de « Monsieur » Jean d’Ormesson
JOURNAL DE FRANCE
Le journaliste vedette de France 2 était
très lié avec Jean d’Ormesson, disparu
le 5 décembre 2017, à 92 ans. Le même
jour que Johnny Hallyday. En dépit de
leur différence d’âge, ils avaient noué
une véritable complicité depuis plusieurs années. Dans son magnifique
documentaire « Monsieur », le présentateur d’« Un jour, un destin » filme les dernières années de la vie, riche et intense,
de l’écrivain que les Français aimaient
pour sa liberté, son talent et son style.
Un témoignage qui va rester...
Il a réalisé un
film-documentaire
bouleversant.
« Savoir qui se
cache derrière l’un
des plus grands
esprits français »
JOURNAL DE FRANCE • 19
Laurent Delahousse
Journal de France : Cher Laurent, comment en êtes-vous arrivé à réaliser ce documentaire pour le cinéma sur votre ami Jean
d’Ormesson ?
Laurent Delahousse : L’existence de Jean
d’Ormesson ressemble à un roman. Un roman
solaire. Au soir de sa vie, l’écrivain se demande
pourtant s’il a écrit le chef-d’œuvre qu’il portait en lui. Pour combler ce doute, il écrit sans
répit. La dernière ligne posée, le livre achevé,
son esprit vagabonde déjà à l’idée d’une nouvelle source d’inspiration. Un livre, encore un.
Peut-être, le dernier. L’écriture n’est plus une
fin, c’est un moyen. Une fuite en avant contre
le temps. « Monsieur » est le récit d’un crépuscule, celui d’un homme, d’un monde. Une
quête d’éternité. En 2014, je reçois un appel
téléphonique de Jean d’Ormesson. « Bonjour
Laurent, c’est Jean. Vous m’aviez parlé de votre
intention, il y a quelques temps déjà, que nous
« Au fil des mois, j’ai pu
filmer Jean d’Ormesson
à l’épreuve du temps.
En recueillant ses
confidences et ses
états d’âmes... »
échangions dans le cadre d’un documentaire…
Si tout cela est toujours pour vous d’actualité,
je pense qu’il est temps de nous voir… » Près de
trois ans plus tard, Jean d’Ormesson m’appelle
à nouveau, il me demande de venir le voir. Pas
dans quelques jours, vite, très vite. Le lendemain, je le retrouve dans le boudoir de son hôtel particulier de Neuilly sur Seine. Il porte un
col roulé pourpre, et ses mocassins de velours
assortis. Sa voix est un peu plus faible qu’à
l’accoutumée, son visage plus creusé mais son
esprit est un soleil une fois de plus. Nous parlons comme souvent de l’actualité puis, avant
de se quitter, il me demande si je peux lui montrer quelques images du film. Je les ai sur moi
dans mon ordinateur. Jean découvre les quatre
premières minutes du documentaire. Il est
silencieux. Il est ému. Je le suis également. Il
m’embrasse et me raccompagne comme toujours à la porte. En marchant dans la rue, je
suis envahi par un sentiment… Il ne s’agissait
pas d’un simple rendez-vous. Trois jours plus
tard au petit matin j’apprends que Jean d’Ormesson s’est éteint. J’avais compris qu’il avait
voulu me dire au revoir.
Laurent Delahousse et sa compagne,
l’actrice Alice Taglioni, lors de l’hommage national à Jean d’Ormesson,
aux Invalides le 8 décembre 2017.
20 • JOURNAL DE FRANCE
Qu’est-ce qui vous a subjugué et intéressé
dans la personnalité de Jean d’Ormesson
que vous avez bien connu ?
Ce film retrace le crépuscule de Jean d’Ormesson. Il joue dans sa forme et sa couleur sur le
contraste entre le personnage solaire de l’écrivain et le voile de la vieillesse et du temps qui
Son hommage bouleversant à son ami Jean
passe. Ancien secrétaire général de l’UNESCO,
directeur du Figaro, cadet puis doyen de l’Académie Française, illustre membre de La Pléiade
et récemment décoré Grand-Croix de la Légion
d’honneur : à quatre-vingt douze ans, l’âge
de sa disparition, Jean d’Ormesson n’en finit
pas de collecter les honneurs. L’écrivain est
le symbole d’une littérature éclairée et reste
l’une des figures les plus populaires de l’Hexagone. Le trait d’union entre le monde d’hier
et d’aujourd’hui. Fait rare, Jean d’Ormesson
fait partie des « Grands » consacrés avant leur
mort. C’était un « mythe social vivant ». L’incarnation de l’esprit français. Tout du moins,
d’une certaine France. Plus encore, Jean est
le reflet d’une époque, celle du XXème siècle et
de ses contradictions, et d’une rupture, celle
d’un monde révolu et du nôtre. Avec un pied
dans le passé et l’autre dans le présent, ses
yeux étaient pourtant toujours tournés vers
l’avenir. C’est son regard unique justement
qui a confirmé mon envie de réaliser ce documentaire. Comment mieux comprendre notre
monde qu’à travers les yeux d’un homme qui
y vit depuis près d’un siècle ? Comment mieux
appréhender le futur qu’en apprenant du passé ? En filmant l’écrivain ces dernières années,
j’ai vu la portée symbolique que pouvait représenter ce long métrage. Le témoignage d’une
vie par un « Immortel », la confrontation d’un
personnage brillant et de ses contradictions,
d’une France disparue et d’un monde pluriel :
c’est l’éternelle querelle du monde d’hier à
celui d’aujourd’hui.
Est-ce que Jean d’Ormesson était un personnage un peu hors du temps ?
Éternel hédoniste, tout au long de son existence, Jean a cherché à louer la beauté du
monde et des hommes… Des femmes, surtout.
Ce film souhaite s’interroger sur son message.
Il faut le voir comme une ode à la vie. Une ode
mélancolique où le spectateur pourra pénétrer
dans l’univers de Jean : un monde onirique,
méditerranéen, solaire. Parfois grave, égale-
« Jean est le symbole
d’une littérature éclairée et reste l’une des
figures les plus populaires de l’Hexagone. »
ment. À l’heure de la culture de l’instantané et
de la dictature de l’urgence, Jean nous offre la
possibilité de retrouver, un temps, un monde
contemplatif où la poésie règne en maître et
où la réflexion prime sur l’idée, les mots sur
les chiffres. La beauté sur les maux. Chose
tellement rare, l’écrivain qui n’aimait pas les
montres ne paraît pas en effet se régler sur le
temps universel mais sur son propre rythme intérieur. Plus ample, plus lent que notre société
contemporaine. Il faut voir ce film comme une
intrusion dans l’espace-temps de Jean d’Ormesson. Un temps condensé, étiré, réel ou
abstrait… Ainsi, derrière l’univers solaire,
éclatant et poétique de ses récits fantasmés,
se dévoile des heures passées à écrire, chaque
jour. Derrière ses yeux pétillants et son sourire se cachent une réalité plus grave et plus
sombre : la vie qui s’écourte et l’impuissance
d’un homme face à sa propre finitude.
On voit dans « Monsieur » Jean d’Ormesson évidemment mais aussi ses proches
comme son épouse Françoise, sa fille Héloïse, sa petit-fille Marie-Sarah, sa secrétaire Dominique Arnouilh ou son maître
d’hôtel depuis 40 ans, Olivier Cadot. Tous
ces gens qui ont beaucoup compté dans la
vie de l’écrivain…
Oui, mais c’est normal qu’ils témoignent car ce
film retrace ainsi les dernières années d’existence de l’écrivain et l’accompagne dans cette
étape si particulière de la vie d’un homme.
Le crépuscule. Au fil des mois, j’ai pu filmer
Jean d’Ormesson à l’épreuve du temps. En recueillant ses confidences et ses états d’âmes,
je souhaitais filmer la vieillesse d’un homme,
comme tout un chacun, de manière brute et
sans esquive. En dévoiler la beauté aussi. Dans
une société prônant le refus de vieillir, je souhaite montrer, au contraire, que c’est l’inéluctabilité de la mort qui donne une valeur
absolue à l’existence. Le caractère solaire de
Jean, son éternel soif de vivre m’ont permis de
montrer ce passage sous un autre jour, comme
une étape essentielle d’épanouissement et de
réalisation de soi. Si le crépuscule marque le
temps des bilans, des regrets et des remords,
il est surtout le temps des derniers actes, derniers désirs, derniers plaisirs… Ce film se veut
le dernier voyage de Jean d’Ormesson. Sa dernière « Odyssée » qui, du fait de l’irrévocabilité
de son issue, rend chaque instant plus vivant.
Plus réel. Finalement, ce film résulte d’une
envie : comprendre qui est Jean d’Ormesson.
On a l’impression que vous restez fasciné
par l’homme...
J’ai voulu savoir qui se cache derrière l’un des
plus grands esprits français de notre époque.
Quid de l’aristocrate, de l’écrivain du bonheur,
du séducteur invétéré ? Ce sont les failles et les
faux-semblants du personnage qui ont confirmé mon envie de réaliser ce film. Observer cet
homme au crépuscule de son existence avec
toute la gravité et la fragilité que cela suppose. Déceler ses doutes alors que l’écrivain
vit l’apogée de sa carrière et que la reconnaissance littéraire vient couronner son oeuvre.
Comprendre enfin ces mots qu’il me confie
souvent : « J’ai souvent l’impression d’être déguisé en grand écrivain ». Si l’homme a toujours
su se masquer derrière sa plume et le petit
écran, peut-être est-il temps de le démasquer
pour mieux comprendre son oeuvre, sa pensée
et sa philosophie. Pour mieux cerner le fils, le
père, l’époux, l’amant, l’ami qu’il était…
Propos recueillis par Caroline FINZARELLI
Jean d’Ormesson, un
écrivain si français !
« Monsieur ». Un film documentaire écrit et réalisé par Laurent Delahousse. Musique originale
de Julien Doré. Durée : 1h35. En salles depuis
le 5 décembre.
JOURNAL DE FRANCE • 21
Vacances d’hiver et TRÊVE DES CONFISEURS !
Un réveillon de rêve
pour démarrer
2019 en beauté
Où se reposent-ils pour les fêtes ?
Si le Président Macron ne peut pas se permettre d’aller bronzer
sous les cocotiers durant ces fêtes de d’année (le chef de l’État
est au Touquet, tout près de Paris) contrairement à Donald Trump
ou Barack Obama, les personnalités de la télévision, du cinéma,
de la chanson ou du sport n’hésitent pas à larguer à cette période
les amarres pour reprendre des forces avant la rentrée du mois de
janvier. On se souvient que Johnny Hallyday adorait décorer le
sapin de Noël dans sa propriété de Saint Barthélémy où Laeticia
a passé pour la deuxième fois avec Jade et Joy ces festivités. La
plupart de nos vedettes aiment le soleil des îles paradisiaques
ou la chaleur de contrées lointaines. Mais d’autres apprécient la
quiétude de leurs résidences secondaires en France et la joie de
se retrouver en famille pour se souhaiter « Bonne année 2019 ! ».
Caroline FINZARELLI
Alessandra Sublet à St-Barthélémy
Patrick Bruel incognito à Los Angeles
ts Oscar, 15 ans, et Léon, 13 ans,
Le chanteur est en Californie pour voir ses enfan
cière et cinéaste Amanda Sthers
roman
la
qui vivent à Los Angeles avec leur mère,
dans l’année ainsi que l’a
ngent
prolo
se
qui
r
d’hive
ces
vacan
Des
depuis 2016.
devenait partagée entre la
vie
ma
ent,
partai
qu’ils
confié Patrick Bruel : « Sachant
tous les deux mois. J’aime
ines
4 sema
France et les États-Unis. J’y passe entre 3 et
fait le plus grand bien.
leur
ience
expér
cette
et
,
là-bas
vie
la vie là-bas, j’aime leur
is deux ans, j’ai des
Depu
tté.
regre
ns
Si j’avais dit non, Amanda, eux et moi l’aurio
relation aux autres, qui sont
lle
nouve
une
ont
qui
uis,
épano
plus
e
enfants encor
rt au temps. C’est une jolie étape
totalement bilingues, qui ont un nouveau rappo
grande tournée en France en février.
pour nous tous ». Patrick Bruel entamera une
22 • JOURNAL DE FRANCE
Comme à chaque fête de fin d’année, la présentatrice de
« C’est Canteloup », chaque soir à 20 h 40 sur TF1, est à Saint
Barthélémy où elle a ses habitudes et où résident ses parents.
C’est dans ce lieu paradisiaque des Antilles françaises que
l’animatrice de 42 ans et le producteur de cinéma Clément
Miserez s’étaient mariés en 2012. Ensemble, le couple a
accueilli Charlie, six ans, et Alphonse, quatre ans. Mais Alessandra Sublet et son époux se sont récemment séparés alors
que le couple ne vivait déjà plus ensemble depuis quelques
semaines, Alessandra ayant quitté la région parisienne. Une
rupture qui s’est déroulée sans pertes ni fracas. Les parents de
Charlie et Alphonse auraient même choisi de passer Noël et
le réveillon du 31 décembre tous ensemble, sur l’île ensoleillée de Saint-Barthélemy où Alessandra Sublet a retrouvé son
amie Laeticia Hallyday qu’elle soutient sans coup férir depuis
le début de l’affaire autour de l’héritage de Johnny.
Destinations d’hiver
JOURNAL DE FRANCE
Le Président et la Première dame au Touquet
C’est au Touquet que le chef de l’État passe Noël et le réveillon de la
Saint Sylvestre avec son épouse Brigitte et ses proches. Le couple présidentiel a profité de quelques jours de repos dans la maison familiale
du Touquet. Au programme : lectures, promenades et un peu de tennis
sur un terrain couvert. Lors des fêtes en 2017, Emmanuel Macron avait
été faire du ski quelques jours à La Mongie, une station des HautesPyrénées où le Président de la République a passé une partie de son
enfance. Mais aux dernières nouvelles, il n’en est pas question cette année en raison de la situation sociale très tendue dans l’Hexagone depuis
l’apparition du mouvement des Gilets jaunes. Le locataire de l’Élysée est
évidemment retourné dans son palais pour l’enregistrement télévisé de
ses vœux aux Français, diffusé le 31 décembre à 20 heures.
Luxueux
chalets à
Courchevel
Les Trump à Palm Beach, en Floride
Stéphane Bern à Paros, en Grèce
2 retrouve
Le très populaire présentateur de « Secrets d’histoire » sur France
eur de
l’animat
où
Grèce,
en
s
Cyclade
les
dans
son petit paradis de Paros,
er. Le
RTL (chaque matin à 11 heures) part également chaque été se ressourc
ement
régulièr
croise
y
ue
Républiq
la
de
t
Présiden
du
ne
Monsieur Patrimoi
natal pour
son grand ami Nikos Aliagas, qui revient en famille dans son pays
a un lien
les festivités de fin d’année. Comme il l’a avoué, Stéphane Bern
été : « La
très fort avec Paros où il convie volontiers ses amis, hiver comme
personnes.
maison est pleine. On peut faire des déjeuners à vingt ou trente
. Dès qu’il
Là-bas, je suis un peu le président officieux de l’office du tourisme
mal — on
y a une personnalité française échouée sur l’île — et il y en a pas
!
m’appelle et je fais un déjeuner ». Une sorte de seconde patrie
Destination la Floride pour Donald et Melania Trump. C’est
dans son club très privé de Mar-a-Lago que le Président
américain et son épouse posent leurs valises les vacances
de fin d’année. Au programme : du golf tous les jours et des
salves de tweets. Le locataire de la Maison Blanche arrive,
comme chaque année, quelques jours avant Noël, accompagné de sa femme Melania. Et la même routine se reproduit
chaque jour ou presque. Peu avant neuf heures du matin, le
cortège présidentiel quitte Mar-a-Lago et emprunte le pont
qui relie l’île de Palm Beach au continent. L’imposant convoi
s’arrête généralement aux feux rouges. Direction : le Trump
International Golf Club, à West Palm Beach, à une dizaine de
minutes de route. Là, le Président des USA joue au golf soit
avec son fils aîné Eric, soit avec des golfeurs professionnels.
JOURNAL DE FRANCE • 23
Vacances d’hiver et TRÊVE DES CONFISEURS !
Un réveillon de rêve
2019 en beauté
Chez les vedettes françaises, si Michel Sardou est un adepte de Courchevel,
le chanteur M Pokora apprécie Hawaï, en particulier pour le surf qu’il pratique
dès qu’il le peut. Par contre, les animateurs Thierry Ardisson ou Marc-Olivier
Fogiel sont plus friands de l’océan Indien avec des destinations comme les
Seychelles, l’île Maurice ou les Maldives. De son côté, Gérard Lanvin aime
beaucoup terminer l’année Maroc, en particulier Marrakech, où il retrouve
Jamel Debbouze qui possède un magnifique ryad, pas très loin de celui de
Maître Gims.
Michel Drucker en Provence
Pour l’animateur-vedette de France 2, les fêtes de fin d’année se
pour
déroulent en Provence. Michel Drucker connaissait cette région
Le
y avoir fait plusieurs reportages à ses débuts dans le journalisme.
,
coup de foudre pour cet endroit eut lieu lorsque son père Abraham
ses
poser
de
1970
années
les
dans
décide
médecin à la retraite,
rallievalises à Maussane-les-Alpilles. Le lieu devint alors le point de
une
chacun
t
achèten
y
Jean
disparu
frère
son
et
Michel
ment familial.
maison. À cette époque, Michel, fou de vélo, sillonne déja les Alpilles
avec son ami Jacques Balutin. Totalement fasciné par les lumières
e
et les paysages de cette petite chaîne de montagnes, il en découvr
les merveilles comme Saint-Rémy-de-Provence, Aureille, Mouriès
ou Mollégès. Si Michel reste aujourd’hui attaché à Maussane, c’est
Sa
Eygalières, perle des Alpilles, qu’il a choisi dans les années 1990.
«
maison est un véritable lieu de vie consacré à l’hébergement des
protégés » de l’association de sa femme, Dany Saval.
Luxueux
chalets à
Courchevel
24 • JOURNAL DE FRANCE
Antoine Griezmann en Uruguay
jamais posé les
« Grizou » adore l’Uruguay, mais il n’y avait
e avec les Bleus
mond
du
pion
pieds ! Le footballeur et cham
e du Sud pour la
ériqu
d’Am
pays
ce
vert
décou
donc
a
208
en
Mia durant les
fille
petite
leur
et
e
femm
sa
première fois avec
le Montevideo
fêtes de Noël. Avec la découverte de la capita
aire huppée
et les magnifiques plages de la station balné
» et l’Uruguay,
u
Grizo
«
Entre
uruguyayenne, Punta del este.
s passées au
année
ses
à
nte
remo
qui
n
relatio
une
c’est
uayen Martin
club de la Real Sociedad. À l’époque, l’Urug
Uruguayens,
Lasarte est l’entraîneur du club basque. « Les
que j’adore :
gens
des
e,
j’ador
que
alités
nation
ce sont des
tout », avait
e
donn
je
rien,
j’ai un peu leur style, je ne lâche
e du monde
Coup
la
t
duran
is
frança
uant
l’attaq
enté
comm
id, Antoine
en Russie. Aujourd’hui à l’Atlético de Madr
si particulier avec
Griezmann n’a cessé de conserver ce lien
ne du PSG, et
la nation d’Edinson Cavani, la star uruguyayen
in de Mia,
parra
le
u
deven
,
Godin
il joue aux côtés de Diego
centraux de
seurs
défen
deux
les
nez,
Gime
Maria
José
et
l’équipe nationale d’Uruguay.
Destinations d’hiver
pour démarrer
Les Obama à Hawaï
Céline Dion au Canada
Son mari René aimait la mer et le soleil donc le couple s’offrait
donc des séjours luxueux au Mexique ou les îles des Caraïbes.
Il aimait aussi jouer au golf, regarder des matchs de boxe, jouer
dans les casinos et découvrir de nouveaux restaurants, capable
de passer à table 5 à 6 fois par jour ! Céline Dion suivait, heureuse de voir son compagnon détendu. Aujourd’hui, la chanteuse
choisit pour elle et ses trois fils de retrouver son pays natal pour
les festivités de Noël. Elle a envie de se retrouver chez elle et de
renouer avec les odeurs ou les paysages de son enfance.
Même s’il n’est plus Président des USA, Barack Obama ne change pas
ses habitudes. Comme chaque année, la famille Obama s’est installée à
Hawaï, dans le Pacifique, pour ses vacances traditionnelles de Noël. Un endroit que l’ex locataire de la Maison Blanche connaît bien puisque il y est
né et y a longtemps vécu L’ancien Président américain a quitté Washington quelques jours avant le 24 décembre et avait prévu de faire une escale
de quelques heures en Californie pour apporter son soutien et son témoignage d’affection aux sinistrés et victimes des récents et graves incendies.
Sa femme, Michelle, et leurs filles, Malia et Sasha, l’accompagnent. Leurs
vacances hawaïennes des Obama durent habituellement deux semaines.
Barack et Michelle ont à nouveau loué une villa en bord d’océan à Kailua,
à une demi-heure de route de la capitale Honolulu, lieu de naissance de
Barack Obama. L’ex numéro un américain est toujours accompagné de
quelques collaborateurs oeuvrant pour sa fondation ainsi que de plusieurs
journalistes, qui suivront à distance les congés hivernaux des Obama, où le
golf et les balades en famille constituent les activités principales. Le thermomètre monte jusqu’à 30 degrés durant cette saison à Hawaï. Barack
Obama n’a pas dérogé à cette tradition depuis sa première élection à la
Maison-Blanche en 2008, même si en 2012, il avait dû revenir quelques
jours à Washington pour gérer une crise budgétaire avec le Congrès. À
Hawaï, les Obama ont dû croiser la super star Beyoncé, qui s’accorde un
break bien mérité avec son mari, le producteur et rappeur Jay-Z, leur fille
Blue Ivy et leurs jumeaux nés en 2017. Chaque hiver, la belle chanteuse
de 35 ans passe plusieurs jours de vacances à Hawaï qu’elle considère
comme « le temple du soleil, de la mer et de l’amour ». Elle se détend sur
des plages aux allures de paradis et partagent ces moments sur son site
et sur son compte Instagram avec quelques clichés de cette escapade
ensoleillée. Une façon de faire rêver ses fans… mais aussi de les rassurer
sur l’état de son couple.
JOURNAL DE FRANCE • 25
Rebondissement à prévoir dans l’héritage Johnny
David et Laura
C’est trop grave,
ils ne lâcheront
rien !!!
Plus unis que jamais,
ils vont abattre leur
carte maîtresse.
JOURNAL DE FRANCE
26 • JOURNAL DE FRANCE
Laeticia en a décidément trop fait pour tout accaparer
Alors que les fans de Johnny Hallyday ont célébré
il y a quelques jours le premier anniversaire de la
disparition de leur idole, la guerre entre Laeticia et David et Laura se poursuit de plus belle.
Même si des contacts entre les avocats ont eu lieu,
aucun accord ne paraît possible actuellement.
Entre l’interview émouvante mais sans concession de David Hallyday sur TF1, le message de
Jade sur Instagram (que certains soupçonnent
d’avoir été rédigé par Laeticia Hallyday), l’action
en justice du duo Laura et David pour bloquer
les droits d’exploitation des disques de leur père
ou les polémiques sur les clips des chansons de
Johnny et David, rien se semble arrêter la machine infernale dans cette déchirure familiale.
Jusqu’où iront-ils ? Et pendant ce temps, l’album
posthume de Johnny, « Mon pays, c’est l’amour »
dépasse tous les records de vente.
JOURNAL DE FRANCE • 27
Johnny, un an déjà...
Malgré l’affaire, l
Plus d’1,2 millions
L
a bataille ne semble pas prête
de se terminer alors qu’on annonçait des signes de négociations et de réconciliation entre
les deux clans. Dimanche 19
novembre dernier, David Hallyday s’exprimait dans le magazine « Sept à
Huit » sur TF1, racontant les derniers moments
de son père mais aussi ses relations très tendues avec sa belle-mère. Et la réponse ne
s’est pas fait attendre. Sur son compte Instagram, Jade Hallyday a publié une photo d’elle
accompagnée de sa soeur Joy et de sa mère,
toutes main dans la main, regardant chacune
l’horizon. En légende, des mots qui s’adressaient à son père mais aussi à son frère. « Mon
cher papa, ta lumière est en nous, ta force et
ton courage nous porteront à jamais. Maman,
« Mon cher Papa, ta
lumière est en nous,
ta force et ton courage nous porteront
à jamais... Parce que
l’Amour est plus fort
que les mensonges ».
JOURNAL DE FRANCE
28 • JOURNAL DE FRANCE
Bercy en folie en
1990, à Paris, pour
voir Johnny Hallyday,
un mythe vivant.
Joy et moi t’aimons, tu nous manques tellement
chaque jour. Parce que l’Amour est plus fort que
les mensonges ».Un texte écrit par une adolescente de 14 ans qui a laissa perplexes certaines
personnalités qui connaissent la famille Hallyday comme le chroniqueur de « Touche pas
à mon poste », Bernard Montiel, convaincu
que les mots publiés sur le compte Instagram
de Jade ne viennent pas d’elle mais de sa
mère. « Qu’elle défende sa maman et sa petite
soeur, c’est normal. Mais là, c’est un texte écrit
par Laeticia. Vous savez pourquoi ? Parce qu’à
l’époque, quand Laeticia m’envoyait des mots,
je veux dire que Laeticia écrit très bien et c’est
toujours très lyrique, entre le soleil qui se lève
et le crépuscule… Et là, c’est sa fille, à 14 ans,
on n’écrit pas comme ça ! » Bref, la hache de
guerre est loin d’avoir été enterrée. Outre la
demande judiciaire de David Hallyday et Laura
Smet pour bloquer les droits d’exploitation
et les royalties des albums de Johnny, il y a
eu aussi la polémique sur les vidéos clips des
chansons « Pardonne-moi » de Johnny Hallyday et de « Ma dernière lettre » de David Hallyday. « Pardonne-moi », un des titres de l’album
posthume de Johnny Hallyday « Mon pays, c’est
l’amour », est une déclaration d’amour dédiée
à son épouse Laeticia. Plus d’un mois après
David et Laura en font une affaire de principes
les Français ne lâchent pas leur Johnny national.
s d’albums vendus. On n’avait jamais vu ça...
la diffusion du premier clip extrait du disque,
« J’en parlerai au diable », la vidéo de cette ballade avait été publiée sur YouTube. Mise en
scène le 6 novembre près de Fontainebleau
par Christophe Acker, réalisateur des clips
« Roma Amor » de Benjamin Biolay ou « Samedi
soir au Vauban » de Miossec, elle a été visionnée plus de 140.000 fois en quelques heures.
Le clip de « Pardonne-moi » met en scène une
femme représentant Laeticia Hallyday. Même
si son visage n’est jamais dévoilé, sa silhouette
blonde et sa tenue vestimentaire laissent présumer qu’il s’agit d’elle. La veuve fait face au
souvenir de son mari, seule chez elle tandis
que des archives vidéo du rocker sont projetées sur les murs blancs de sa maison. Depuis
sa diffusion, le clip a provoqué des débats fiévreux sur internet. Certains fans dénoncent
l’omniprésence de Laeticia, d’autres les ressemblances flagrantes avec la vidéo de « Ma
dernière lettre » de David Hallyday, réalisée en
septembre par Laura Smet et partagée le 13
novembre. Pour le réalisateur Christophe Acker, cette réaction est compréhensible : « C’est
très partagé. Il y a deux camps qui s’affrontent.
J’ai beaucoup de respect pour Laeticia Hallyday,
même si on ne se connaît pas. Je sais que c’est
une femme endeuillée qui a été auprès de son
mari jusqu’à la fin. Je trouve que c’est un geste
assez beau. Vis-à-vis des fans, je comprends
très bien les réactions des uns et des autres. Je
n’ai pas de déception particulière mais j’ai aussi
créé le clip pour eux. En remettant les symboles
représentant Johnny, en honorant la mémoire du
chanteur et en essayant de le faire revivre à travers les projections. C’est un hommage. Je comprends très bien que certains ne supportent pas
la présence de Laeticia et que d’autres trouvent
ça émouvant. Je crois que c’est assez fidèle de ce
qui se passe en ce moment autour de la disparition du chanteur. En ce qui concerne la similitude
avec le clip de « Ma dernière lettre », c’est vraiment le hasard du calendrier. Je n’étais pas du
tout au courant de tout ça. Ces similitudes entre
la nature, les animaux, le loup, sont assez marrantes mais ce n’est pas très étonnant non plus
lorsqu’il est question de Johnny ». Dans « Sept
à Huit », David était revenu sur sa « surprise »
en découvrant que sa soeur Laura Smet et lui
étaient déshérités par le testament de Johnny
Hallyday, rédigé en 2014 selon la loi californienne. « Vous savez un héritage, on beaucoup
parle d’argent, mais c’est aussi la preuve qu’on a
existé pour un parent. C’est surtout ça » rappela
David. Et le fils aîné de Johnny assura que son
père l’avait désigné, lors d’une interview croisée pour un média, comme le responsable de
son héritage artistique. « Quand on se voyait,
on parlait de tout, de musique surtout, c’était un
Jade, alors âgée de 2 ans, avec
ses parents lors du mariage de
Jean Reno en 2006. A-t-elle
vraiment écrit son message sur
les réseaux sociaux ?
lien très fort entre nous. Je demande simplement
le droit moral de nous quatre, voilà, que ce soit
partagé entre nous quatre. Qu’on puisse avoir
le droit de gérer son image, d’avoir en tout cas
un droit de regard sur son image et, personnellement, sur ce qui me liait avec lui, c’est-à-dire
la musique, son patrimoine musical, et rien du
reste », précisa David Hallyday, dont la collaboration avec son père sur « Sang pour Sang », en
1999, reste à ce jour le plus gros succès commercial de la carrière de Johnny Hallyday. « Le
pire pour moi, c’est que j’ai l’impression qu’on a
sali son image en disant que c’est un homme qui
détestait ses enfants. C’est une blague. Mon père
était quelqu’un d’aimant, qui adorait ses quatre
enfants, dont je fais partie. C’était un mec génial.
C’était un très bon père, j’aurais aimé avoir plus
de rapports avec lui », regrette David Hallyday.
Ce qui lui manque le plus ? « Regarder des films
d’horreur avec lui jusqu’à 5 heures du matin.
Là, on était peinards… » Et dans ce feuilleton
médiatico-judiciaire qui dure depuis près d’un
an maintenant, il y a aussi de nouvelles informations sur la fortune de Laeticia Hallyday. La
mère de Jade et Joy possèderait un patrimoine
conséquent estimé à cent millions d’euros et
le train de vie qui va avec. Mais il y a un problème : en tant que directrice artistique – elle
travaillait en effet avec son mari-, il paraît
difficile d’avoir de tels revenus permettant un
tel patrimoine. Laeticia pourrait donc avoir
du mal à justifier ses derniers achats auprès
du fisc et notamment le capital grâce auquel
elle s’est offert 50% des possessions de Johnny
avant sa mort. C’est ce que remarque la journaliste du Figaro Léna Lutaud qui a publié un
ouvrage sur l’affaire Hallyday: « Elle risque de
devoir justifier les quarante ou cinquante millions dépensés pour acheter la moitié des parts
des maisons et des sociétés de Johnny. Son statut
de directrice artistique auprès de son mari parait insuffisant pour gagner une telle somme ».
Pour Laeticia Hallyday, l’enjeu est gros. Si elle
ne parvient pas à justifier cet argent, il sera
considéré comme une donation et taxé par le
fisc. Tout cela pourrait lui coûter très cher à
terme. Il faut dire que le patrimoine de Johnny
réserve de nouvelles surprises : en plus de
ce qui était déjà connu du fisc, un pavillon
résidentiel à Santa-Monica et deux maisons à
Saint Barthélémy ont récemment été découverts. « Tout est transparent », affirmait il y a
quelques mois Maître Ardavan Amir-Aslani,
l’avocat de Laeticia. Des propos qui paraissent
aujourd’hui éloignées de la réalité.
C’est bizarre, plus on apprend de choses,
moins Laeticia semble blanche comme neige.
En attendant, les fans n’ont pas les moyens
de se payer le déplacement à Saint-Barth’,
comme le rappelait dans notre dernier numéro
Geneviève de Fontenay. Et en soi, c’est déjà un
mini scandale. Comme si on avait voulu nous
enlever notre Johnny. À suivre...
Daniel Fiblonski
JOURNAL DE FRANCE • 29
Exclusif
JOURNAL DE FRANCE
Michelle
Obama
« JE SUIS PASSÉE DES
QUARTIERS PAUVRES
DE CHICAGO À LA
MAISON BLANCHE »
C’est à Chicago que notre correspondante aux
USA a pu rencontrer, en exclusivité, l’ex-First
Lady à l’occasion de la sortie de son ouvrage, « Devenir », à la fois livre de mémoires et de réflexions.
Pour Journal de France, Michelle Obama se confie
sur Barack Obama évidemment, mais aussi sur
leur vie quotidienne dans leur nouvelle demeure
à Washington, sur le racisme ou sur ses années
d’étudiante. Un entretien qui met en valeur l’intelligence, la clairvoyance et la simplicité de cette
femme qui n’aurait jamais imaginé l’incroyable
destin qu’elle a partagé avec son époux.
30 • JOURNAL DE FRANCE
L’ÉPOUSE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT NOUS PARLE DE SA NOUVELLE VIE
JOURNAL DE FRANCE • 31
Michelle Obama
« Mon mari Barack, c’est
d’abord un homme vrai,
honnête et d’une grande
décence morale… »
Journal de France : Madame Obama,
comment se passe votre nouvelle vie
depuis que vous avez quitté la Maison
Blanche en janvier 2017 ?
Michelle Obama : Au début, je ne faisais
pas grand chose, je me réveillais quand je voulais me réveiller. Mais avec l’écriture et le gros
travail pour mon livre « Devenir », cela a rapidement changé. Sinon, tout va bien. Les filles
vont bien, mon mari Barack travaille, nous
avons plein de projets en cours, on s’occupe.
On voyage, on s’amuse, nous avons l’esprit
plus libre même si nous sommes totalement
concernés par les problèmes dans notre pays
ou dans le monde. Mais j’avoue que c’est un
ravissement que d’avoir la possibilité d’être
responsable de sa journée, sans dépendre
d’un agenda officiel imposé. Et c’est que nous
avons vécu pendant 8 ans quand mon époux
était Président des USA. Quand je me lève, je
peux prendre mes propres décisions, décider
comment je veux utiliser mon temps. Et puis,
je me suis beaucoup occupé de l’installation
32 • JOURNAL DE FRANCE
dans notre nouvelle maison à Washington.
Et mon mari Barack Obama n’a obtenu qu’un
petit espace de bureau. Il m’en parle encore !
Il s’est fait avoir. Il n’a pas assez de place pour
ranger ses affaires, désolée pour lui (rires).
La plus petite chambre lui sert de bureau. Et
l’une de nos filles, Sasha, elle, a bien joué, car
« Aujourd’hui, quand
je me lève, je peux
prendre mes propres
décisions, décider
comment je veux utiliser mon temps... »
elle a une sorte de deux-pièces avec un espace
salon et une chambre à coucher, elle a fait les
plans elle-même. Donc mon époux est un peu
dégoûté ! (rires)
Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ce
livre « Devenir » qui raconte votre parcours
personnel, votre vie avec Barack Obama et
votre expérience à la Maison Blanche ?
J’ai voulu partager ce que j’ai vécu et il faut
reconnaître qu’avec Barack et nos deux filles,
nous avons eu un destin incroyable. Nous
sommes là, à Chicago, pour la promotion de «
Devenir », et c’est là que tout a commencé pour
nous. Je pense qu’il était important pour moi
de raconter aux gens cette aventure politique
qui a permis à mon époux de devenir le premier
Président noir des États-Unis d’Amérique. Et
mon histoire individuelle peut aussi intéresser les femmes, non seulement aux USA, mais
dans le monde entier. J’ai connu des hauts et
des bas, des joies et des peines, des victoires
et des défaites. On peut ne pas croire ce que je
vais vous dire parce que le statut de First Lady
est quelque chose d’évidemment peu commun
avec tout ce qu’il nécessite de responsabilités, de sécurité, d’engagements ou de moyens,
mais je demeure avant tout une femme, une
Les quatre vérités de l’ex-Première dame des États-Unis
épouse, une mère de famille. Et c’est tout ce
que j’ai souhaité exprimer dans mon livre.
Avez-vous vite compris que le fait d’être
Noir aux USA représentait à la fois un handicap ou un obstacle pour accéder à la présidence de votre pays ?
Absolument ! On a ressenti cette pression à la
minute où a débuté notre campagne électorale
pour la première élection présidentielle de
Barack Obama. D’abord, il a fallu convaincre
ceux qui nous soutenaient, c’est-à-dire notre
base, qu’un Noir pouvait l’emporter et entrer
à la Maison Blanche. La question n’était pas
de remporter la première primaire de la campagne en Iowa, il a fallu avant tout convaincre
l’électorat noir. Car des personnes comme
mes grands-parents, par exemple, n’auraient
jamais cru cela possible. Ils le voulaient pour
nous évidemment, mais la vie leur avait appris que c’était impossible. À chaque fois, on
nous répondait : « Jamais ! » Hillary Clinton
semblait le pari le moins risqué à leurs yeux,
parce qu’elle était connue et qu’elle avait l’expérience du pouvoir au plus haut niveau, à la
fois comme ancienne First Lady ou sénatrice
de New York. Comment croire que l’Amérique mettrait de côté son racisme profond qui
existe en elle et élirait à la Maison Blanche tête
un homme noir ? C’était très difficile à imaginer et à envisager pour eux. C’est uniquement
lorsque Barack a remporté la primaire dans
l’état de l’Iowa que les gens ont commencé
à s’interroger : « Ah, tiens, pourquoi pas lui à
la tête de la nation ? » Cela a été une sorte de
déclic pour mettre de côté les origines ou la
couleur de la peau de mon mari.
Vous êtes issue d’une famille prolétaire et
vous avez vécu dans les quartiers populaires de South Side à Chicago. Vous avez
fait de brillantes études dans les prestigieuses universités Princeton et à Harvard
pour vos études de droit et devenir avocate
dans un grand cabinet à Chicago, cette ville
où nous sommes aujourd’hui. Mais pourquoi n’avez-vous pas aimé ce métier ?
C’est vrai et je m’en excuse auprès de mes amis
avocats ! Il m’a fallu faire beaucoup d’efforts
pour parvenir à confesser cela. Dans mon livre
« Je n’ai pas du tout
aimé mon métier
d’avocate et il m’a
fallu faire beaucoup
d’efforts pour parvenir
à confesser cela. »
« Devenir », j’ai voulu raconter comment la
petite fille que j’étais et qui réussissait brillamment à l’école est devenue, comme tous
les enfants qui savent ce qu’ils veulent, une
sorte d’obsédée de « l’objectif permanent à
atteindre ». Je cochais les cases qui allaient
garantir mon avenir, ma réussite. Je devais
récolter d’excellentes notes au lycée, m’inscrire dans les meilleures écoles ou obtenir mon
admission à l’université de Princeton. Quand
je suis arrivé dans ce temple de l’éducation et
Lors de la Journée de la Fille
qu’elle a organisée à New
York au mois d’octobre.
de la formation des élites aux USA, je me suis
interrogé : étudier mais quoi ? Je devais faire
quelque chose qui allait m’assurer de bons
résultats pour pouvoir ensuite intégrer une faculté de droit : encore une case à cocher dans
mon projet de vie ! Tout comme décrocher mon
diplôme de droit pour m’élever socialement et
financièrement. Je n’étais pas du genre à faire
des écarts ou à prendre de risques. Alors, je
me suis contentée de devenir cette personne
que j’imaginais devoir être. Il m’a fallu perdre
des êtres chers avant de me questionner sur le
sens de tout cela : « T’es-tu demandé qui tu
voulais vraiment être » ? Je travaillais au 47e
étage d’un immeuble, à examiner des dossiers
juridiques et à écrire des argumentaires ou des
mémos. Et je ne m’étais jamais vraiment posé
cette question, mais au fond, je n’aimais pas ce
que je faisais.
Qu’est-ce qui vous a séduit chez Barack
Obama et qu’est-ce que vous admirez le
plus échez votre époux ?
C’est d’abord un homme vrai, honnête et d’une
grande décence morale. Barack possède aussi
un grand sens de l’empathie et ses capacités
intellectuelles sont immenses. Mon mari lit
tout et se souvient de tout, c’est impressionnant ! Il a cette capacité naturelle à parler
en public, il a milité auprès des communautés, et il se sent totalement investi. Comment
peut-on résister à cela et en plus, il est plutôt
bel homme, non ? (rires). En même temps et
comme je l’ai dit à mon amie Oprah Winfrey
lors d’une interview, j’ai aussi dû penser en
citoyenne plutôt qu’en épouse (NDLR : Oprah
Winfrey est la plus célèbre animatrice noire à
la télévision américaine). Et quand il a voulu
devenir Président, je me suis dit s’il pouvait,
s’il devait et s’il fallait le faire. La question
s’était déja posée quand Barack a voulu être
élu au Sénat de l’Illinois, puis au Congrès, et
au Sénat des États-Unis. Je savais que Barack
était quelqu’un de bien et d’intelligent. Mais
la politique, ce n’est pas très beau et c’est très
cruel ! C’est un fardeau et cela représente une
immense responsabilité. Je n’étais pas persuadée que mon mari ait le tempérament pour
vivre. Et je ne voulais pas le voir dans ce milieu implacable. Mais en même, il y a tous les
problèmes auxquels le monde doit faire face.
Plus vous vivez, plus vous lisez des livres et
des journaux, plus vous regardez la télévision
et plus vous comprenez à quel point ces problèmes sont importants et complexes. Et je me
disais : de tous ceux et de toutes celles que je
connais, qui a le plus de talent pour affronter
ces problèmes ? Et pour moi, Barack était le
plus armé et le meilleur pour affronter cette
situation.
Propos recueillis par Karin LEIFFER
À lire : « Devenir », 520 pages, 24,50 euros,
éditions Fayard.
JOURNAL DE FRANCE • 33
La petite fiancée des Français disparaissait il y a un an
France Gall
La poupée
qui dit
non était
devenue
une lionne
34 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
L
La dernière icone pop
e dimanche 7 janvier 2018, France Gall
nous quittait à l’âge de 70 ans. Un mois
après la mort de son ami Johnny Hallyday,
la veuve de Michel Berger tirait elle aussi sa
révérence en provoquant, elle aussi, une vague
d’émotion et de tristesse dans l’Hexagone.
La chanteuse laisse derrière elle des tubes en
pagaille (d’une fidélité exemplaire, elle avait
fait toute sa carrière musicale chez Warner)
ainsi qu’une vie faite de nombreux coups durs.
Pour commémorer le premier anniversaire de
sa disparition, ses milliers de fans se réuniront
dans divers endroits du pays et beaucoup iront
se recueillir devant sa tombe au cimetière de
Montmartre à Paris, juste à côté de celles de
Michèle Berger, disparu en 1992, et de leur
fille Pauline, emportée à l’âge de 19 ans par
une mucoviscidose en 1997. La star, discrète
sur ses problèmes, avait donc connu durant
sa vie certes la gloire et la réussite, mais aussi
la maladie et la perte de ses proches. Le jour
de son décès, Geneviève Salama, sa chargée
de communication, écrivait : « Il y a des mots
qu’on ne voudrait jamais prononcer. France
Gall a rejoint le Paradis blanc le 7 janvier,
après avoir défié depuis 2 ans, avec discrétion
et dignité, la récidive de son cancer ». Si l’on
savait que l’interprète de « Si Maman si » avait
été hospitalisée mi-décembre 2017 pour une
infection sévère (une infection pulmonaire
impossible à enrayer) qui lui a été fatale, on
ignorait que son cancer était revenu. Déjà
très affaiblie avant son hospitalisation du
19 décembre 2017, France n’avait pas pu se
rendre aux obsèques de Johnny Hallyday. Une
disparition qui l’avait totalement bouleversée.
La chanteuse avait déjà eu un cancer du sein
en 1993, soit environ un an après la mort de
son mari Michel Berger, emporté à seulement
44 ans d’un infarctus. « À l’annonce de la mort
de Michel, j’ai ressenti une douleur dans le
ventre, dans le corps, tellement forte, je me
suis dit qu’elle devait ressortir d’une manière
ou d’une autre. Mon cancer était la concrétisation de mon mal intérieur », déclarait-elle à
notre confrère Gala en 2012. La fin des années
1990 sera encore plus sombre pour France
Gall puisque, en 1997, c’est sa fille Pauline qui
mourait. Par la suite, la chanteuse, également
maman de Raphaël, se retirera de la scène et
mènera une vie discrète, multipliant les séjours
en Afrique et plus précisément au Sénégal où
elle vivait presque toute l’année, s’investissant
pour de grandes causes en faveur de l’Afrique.
Elle était revenue dans la lumière en 2015
avec la comédie musicale « Résiste ». Avec ses
grands titres écrits par Michel Berger comme,
entre autres, « Musique », « La déclaration », « Il
jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle
l’a », « Babacar » ou « Tout pour la musique » et
ceux composés par Serge Gainsbourg comme
« Les sucettes » ou « Poupée de cire, poupée
de son », France reste à jamais ancrée dans nos
souvenirs. Merci à elle...
Daniel Fiblonski
JOURNAL DE FRANCE • 35
Les épreuves d’une grande Dame de la télévision
Catherine Laborde
« Faites-vous
CATHERINE LABORDE
« Fconfiance ! »
aites-vous confiance ! »
Catherine
Laborde
souffre
syndrome
Parkinsonetetde
delalamaladie
maladieà àcorps
corpsde
deLewy.
Lewy.Dans
Catherine
Laborde
souffre
dudu
syndrome
dedeParkinson
Dans
son dernier
livre,
elle raconte
tout
en pudeur,
émotion,
humour
aussi,
touche
son
dernier
livre, elle
raconte
tout en
pudeur,
émotion,
humour
aussi,
ce ce
malmal
quiqui
touche
pluplusieurs
milliers
personnes,
maladesetetaidants
aidantsinclus.
inclus. Rencontre
Rencontre avec
sieurs
milliers
de de
personnes,
malades
avecune
unegrande
grandeDame
Dame
porteuse de bienveillance
et dedemessages
d’espoir.
porteuse
bienveillance
et de messages d’espoir.
Dans une période où la parole des
femmes se libère sur de nombreux
sujets de société, votre livre est très
utile, car il permet de lever le voile
sur la maladie de Parkinson. N’estce pas le plus beau pied de nez à la
maladie ?
Catherine Laborde : J’aime beaucoup
votre comparaison autour d’une parole
qui se libère sur de nombreux tabous,
et j’avoue que je n’y avais pas pensé. Etre
utile, c’est ce que je cherchais. J’ai fait le
pari de continuer à vivre le plus normalement possible. De ne pas déroger à mes
règles d’exigence dans l’existence. C’est le
seul moyen de me sentir vivante ! Plus de
150 000 personnes se sentent aujourd’hui
isolées avec cette maladie. Ce livre est là
pour leur dire qu’elles ne sont pas seules,
même s’il y a autant de sortes de Parkinson
qu’il y a de malades. Nous assistons à une
montée des maladies dites neurodégénératives en France et dans le monde. Ce sont
des maladies récentes que l’on ne sait pas
encore traiter. Mais il y a de l’espoir si on se
dépêche de vivre longtemps ! (sourire)
Vous avez fait partie pendant de
longues années du quotidien des
Français qui vous témoignent une
grande affection. Ce livre est-il aussi
une façon de leur rendre cette amitié
et cette tendresse ?
de moi-même. Le rire, vous savez, c’est une
arme aussi…
C.L. : C’est à la fois leur rendre leur amitié
et pouvoir m’y reposer aussi, même si c’est
certainement un peu égoïste. Je fais partie
des gens très optimistes. Je pense qu’on a
tous le meilleur en nous. Au début, quand
j’ai appris ma maladie, je ne savais pas s’il
fallait le dire ou non. Et puis je l’ai fait. Et
j’ai pu m’appuyer sur les regards bienveillants que je croisais et que je croise toujours. Je reçois beaucoup de témoignages
d’affection. Et c’est vrai, je puise beaucoup
de force dans ces élans, dans ces messages
d’amitié et de tendresse.
C.L. : C’est amusant que vous me posiez
cette question aujourd’hui, car c’est d’actualité. Je viens d’être contactée par des
responsables d’association qui ont lu mon
livre et qui ont envie qu’on travaille ensemble. Ça me rend très joyeuse, car je vais
pouvoir continuer à être utile au travers de
ce combat.
Comment garder le moral à l’annonce
du verdict médical ?
C.L. : Dans mon cas, bizarrement, j’ai
d’abord éclaté de rire en sortant de chez le
médecin. C’était comme si on m’enlevait un
poids de la poitrine, comme si j’étais libérée
« Cette lenteur obligée me permet aussi de profiter vraiment
de tous les moments de la vie. Elle m’apprend la patience, la
jouissance de retrouver le bonheur d’être. »
36 • JOURNAL DE FRANCE
Avez-vous été contactée par des
associations de malades pour les
aider ?
Vous avez établi une liste des
nombreux symptômes de la maladie
de Parkinson. Quels sont ceux qui
sont les plus pénibles au quotidien ?
C.L. : La lenteur à laquelle je suis désormais
condamnée… une lenteur obligée dans tous
les gestes du quotidien. Et puis je bafouille,
je cherche mes mots, j’en invente. J’ai l’impression de tout faire à 0,5 km/h et non plus
à 20km/h. Ce temps pour faire, pour parler,
pour marcher est devenu beaucoup plus
lent et donc beaucoup trop long pour moi.
Mais en même temps, cette lenteur obligée
me permet aussi de profiter vraiment de
tous les moments de la vie. Elle m’apprend
la patience, la jouissance de retrouver le
bonheur d’être.
L’ex-madame Météo se confie
JOURNAL DE FRANCE • 37
Catherine Laborde
JOURNAL DE FRANCE
LA
DÉCOUVERTE
DE LA MALADIE
L'ex-présentatrice
météo raconte : « La
maladie a fait ses
premières apparitions il
y a quatre ans. Un jour,
devant les ascenseurs
à TF1, pendant deux
minutes, je ne savais
plus où je me trouvais.
Plus aucun repère...
J'étais estomaquée. A
l’époque, je travaillais
beaucoup, ma vie était
morcelée entre mes
filles, mon amoureux
et la télé. Je pensais
que j’en demandais
trop à ma tête, je ne
reliais pas la fatigue à
une maladie. Puis, le
diagnostic est tombé.
Mon neurologue m'a
conseillé de continuer
à travailler, de n’en
parler à personne et de
faire comme si de rien
n’était. Mais la météo,
c’est du direct. J’avais
peur de confondre les
nuages avec le soleil...
Après mon départ
de TF1, à partir du
moment où je me suis
retrouvée face à moimême, la maladie a pris
tout son sens. Je me
suis aperçue que les
absences de mémoire
étaient quotidiennes.
Jusque-là, j’avais fait
comme les enfants : ce
qu’on ne dit pas n’existe
pas...»
38 • JOURNAL DE FRANCE
« Mon combat se livre avec des mots.
Alors j’ai décidé de lui en faire voir
de toutes les couleurs... »
« Ce qui est certain c’est que
le regard des autres a changé.
C’est peut être ça qui parfois
est le plus compliqué. Mais
moi aussi j’ai changé ! »
Vous ne cachez rien ou presque de
votre nouveau quotidien et vous
utilisez des « petits noms » pour
parler de votre maladie. Pourquoi
ce choix alors que vous n’êtes
absolument pas dans le déni ?
C.L. : Ça, c’est mon combat ! Il se livre avec
des mots. Alors j’ai décidé de lui en faire
voir de toutes les couleurs. Je me venge
en l’affublant de noms complètement ridicules pour qu’elle perde de sa vigueur. Ce
qui n’est pas dit, n’existe pas. Je me bats
donc avec mes mots à moi.
De nombreux malades expliquent
que ce qui est terrible avec une
maladie chronique invisible, c’est
justement qu’on ne la voit pas. Mais
n’est-ce pas aussi une protection visà-vis du regard des autres ?
C.L. : C’est possible... C’est pour ça aussi
qu’au début je ne voulais pas en parler. C’est
À LIRE
Trembler
vrai que c’est une protection, vous avez raison, mais en même temps, les gens peuvent
être gênés pour vous. Tant qu’on ne le dit
pas aux autres, les gens vous regardent d’un
drôle d’air. Si vous bafouillez ou vous mettez à trembler, ils se demandent : « qu’est-ce
qui lui arrive ? » Dans mon cas, il fallait que
ça s’arrête et j’ai décidé d’en parler. Ce qui
est certain c’est que le regard des autres a
changé. C’est peut être ça qui parfois est le
plus compliqué. Mais moi aussi j’ai changé ! Et ce n’est pas facile non plus pour les
proches. C’est aussi pour cette raison que
j’ai écrit ce livre, pour les malades bien-sûr
mais aussi pour les aidants dont la vie s’en
trouve totalement bouleversée.
Votre livre est en effet un message
d’amour aux aidants en général et à
votre mari en particulier…
Votre livre est aussi un merveilleux
message d’espoir : Ne pas se
résigner, rechercher ce que l’on aime,
bouger, danser, écrire… C’est ça le
secret ?
C.L. : On me l’a conseillé plusieurs fois. J’y
songe mais je n’ai pas encore démarré quoi que
ce soit. A l’âge de 25 ans, j’ai pratiqué la méditation transcendantale. J’en ai gardé quelques
mantras. Je pense que toutes ces techniques
de relaxation en pleine conscience peuvent
faire du bien et donner de bonnes vibrations.
Je fais aussi régulièrement des séances d’orthophonie. Je ne connais pas l’EMDR, mais je
vais me renseigner.
C.L. : C’est en tous cas ce que je me dis, mais
ce n’est pas tous les jours facile. Bouger,
c’est un impératif, tous les médecins vous
le diront. C’est encore plus difficile pour
moi qui suis depuis toujours de nature un
peu paresseuse ! (rires) Mais je bouge, je
fais chaque jour du vélo d’appartement.
Et puis… vous voir bouger, ça fait aussi du
bien à ceux qui vous accompagnent et qui
ne sont pas malades !
Catherine Laborde, qui a des années durant présenté la météo sur TF1,
se dévoile avec ce livre vérité, tout en pudeur, émotion, humour aussi,
qui parlera à tous : « Après avoir réfléchi à mon quotidien, j'établis ainsi la
liste non exhaustive des symptômes de la maladie de Parkinson qui me
touchent : trembler, baver, tourner en rond, crampe, ralentissement de la
marche, hésitations, mémoire récente défaillante, discours incohérent,
cauchemars, perte de repères géographiques, main gauche tordue,
constipation, larmes, sentimentalisme, trébuchements, insomnies, hallucinations fugaces.
Mais aussi fourmillement dans les pieds, le dos, peur des escaliers, des vélos, de la vitesse,
des bêtes sauvages, d'être abandonnée, d'être seule la nuit, peur de tout, perte des repères
géographiques, généalogie incertaine, déambulations sans objet. Est-ce que tout cela fait
une maladie ? »
De Catherine Laborde, Plon, 160 p., 16,90 €.
C.L. : Oui et d’ailleurs quand on est dans
les bras de celui qu’on aime, on ne tremble
presque plus. Y’a comme un mystère avec
l’amour... C’est mon mari qui a découvert le
premier ma maladie. C’est l’aidant en Chef !
(rires) Je m’appuie beaucoup sur lui. Ça ne doit
pas être facile pour lui tous les jours… mais il
ne le montre pas…
On parle beaucoup de thérapies douces
qui peuvent être très utiles comme la
sophrologie, la relaxation, l’hypnose
ou l’EMDR. Les pratiquez-vous ou y
songez-vous ?
Comment vivez-vous cette période de
travail intense pendant la promotion de
votre livre ? Ce n’est pas trop fatigant ?
C.L. : Si c’est très fatigant, mais comme je
bouge beaucoup et me déplace partout, je n’ai
pas besoin de faire du vélo en plus en ce moment ! (rires) Mais ça m’apporte aussi des témoignages très chouettes, de belles rencontres
et des échanges passionnants. Je me sens vraiment soutenue et ça fait un bien fou !
Qu’aimeriez-vous que les lecteurs
retiennent de votre livre et de cet
entretien ?
C.L. : J’ai envie de leur dire : faites-vous
confiance ! Aimez la vie, aimez les belles
choses, aimez les autres ! Faites confiance au
déroulement de la vie, apprenez à recevoir ce
que la vie vous offre. Il y a aussi beaucoup de
cadeaux ! n
Propos recueillis par Valérie Loctin.
JOURNAL DE FRANCE • 39
Une grande tournée en 2019, et un album à messages
40 • JOURNAL DE FRANCE
« Ce soir on sort », ou les inquiétudes françaises
Patrick
Bruel
Maintenant il
nous touche
au cœur !
À 60 ans, il transcende toutes les générations.
Au fil des albums et des films, le chanteur de
« Place des grands hommes » a su conquérir
son statut de star française et faire oublier
l’image de chanteur pour midinettes de ses
débuts. Avec le départ de Johnny et d’Aznavour, le vide est énorme.
JOURNAL DE FRANCE • 41
Patrick Bruel
Toujours bien entouré cet été 2018 en vacances
à St-Tropez.
P
« Patriiiiiiiick ! » est un véritable show-man
et un performer sur scène.
atrick Bruel est à lui tout
seul un phénomène de la
chanson française et du
cinéma contemporain.
Adolescent, il a fait pleurer des
millions de jeunes filles en fleur.
A 59 ans, il charme encore sur
scène et sur grand écran toutes
les générations.
carrière d'acteur et de chanteur
enchaînant les tubes et les films
à succès. Homme de cœur, auteur-compositeur de talent,
acteur émouvant et doué, il est
l'un des rares artistes contemporains à être entré dans la
légende et à séduire toutes les
générations.
ENTRE CHANSON
ET CINÉMA
LE PHÉNOMÈNE
DE LA BRUELMANIA
D’origine algérienne, élevé dans
la tradition juive, Patrick Bruel,
né Maurice Benguigui le 14
mai 1959 à Tlemcen, change de
nom très rapidement. C'est une
drôle d'histoire que sa vie, avec
déjà quarante ans de vie commune avec les Français. Révélé
au public par le cinéma en 1979,
Alexandre Arcady l'engage dans
son film Le coup de Sirocco,
Patrick fait ses premiers pas
dans la chanson en 1984 avec
Marre de cette nana-là. Depuis
presque quarante années, il
mène tambour battant une
Lorsque le jeune homme de
l’époque débarque dans le Top
50 en 1984, il ne se doute pas qu'il
s'apprête à connaître un succès
immense, unique dans l'histoire de la chanson française.
Celui-ci se confirme à la sortie
du deuxième album au début
des années 1990, avec le titre
phare Alors regarde. Il devient
l’un des chanteurs les plus adulés de toute cette décennie. Il est
alors le premier artiste français
à vendre plus de 2 millions d'un
même album. La « Bruelmania »
avec ses hordes de jeunes
42 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
En 2014 avec Sophie Marceau, deux top-stars à la
projection de « Tu veux ou tu veux pas ».
femmes hurlant des « Patriiiiick
» enamourés le propulse sur le
devant de la scène, mais, ne supportant pas vraiment la pression
du succès, il se met en retrait et
arrête - très provisoirement - la
chanson pour se consacrer au cinéma. Car, en artiste accompli,
Bruel est également un formidable acteur, aussi à l'aise dans
Patrick/Maurice
Né Maurice Benguigui,
Patrick est le fils de Pierre
Benguigui et d'Augusta
Kammoun, tous deux
citoyens français. En 1960,
ses parents enseignants,
se séparent. En juin 1962, à
l'indépendance de l'Algérie, sa famille quitte le
pays. Patrick et sa mère
s'installent tous deux à
Argenteuil, en banlieue parisienne, avant que celle-ci se
remarie avec un architecte.
les comédies, les films policiers,
les drames, que sur la scène d'un
théâtre.
UN ARTISTE DE CŒUR
ENGAGÉ
Avec une carrière impressionnante qui est loin d’être terminée, il reste toujours l’idole
de ses fans inconditionnels
qui n’hésitent pas à se casser
la voix en reprenant à tue-tête
ses tubes ; un artiste complet
qui chante aussi bien qu’il joue
au cinéma et bluffe au poker.
De chanteur star à champion
du monde de hold’em, le beau
brun n’a en effet rien perdu de
son charme, même s’il a pris
quelques années. Très engagé
dans plusieurs causes politiques
et humanitaires qui lui tiennent
à cœur, comme la lutte contre
le racisme, la famine ou encore
la liberté d’expression, fidèle
des Restos du cœur dont les
membres aimeraient le voir succéder à Jean-Jacques Goldmann,
Au dela du chanteur et de l’acteur,
les Français ont découvert l’homme,
sensible, enthousiaste et passionné
VIE PRIVÉE
En 2004, Patrick Bruel
épouse à Paris sa compagne,
l’auteure de théâtre et romancière Amanda Sthers, rencontrée en 2001. Ils ont deux
enfants : Oscar, né en 2003 et
Léon, né en 2005. Fin 2007,
le couple se sépare. On le voit
de 2009 à 2012 aux cotés de
Céline Bosquet, mannequin
et présentatrice de télévision,
puis entre 2013 et 2017 avec
Caroline Nielsen.
Un trio de charme sur scène avec Julien Clerc et son ami, le regretté Charles Aznavour.
il n’hésite pas à chanter ce qu’il
pense dans ses albums ou à
le révéler en interviews. Son
temps libre, il le consacre à des
œuvres caritatives, à son goût
pour le bon vin et à sa passion
dévorante pour le poker, sans
oublier son intérêt pour le sport,
notamment le tennis et le football dont il suit tous les matchs
de l’équipe de France.
Pour la petite
histoire !
Patrick a été candidat en
1982 au casting du film
de Claude Pinoteau, La
Boum 2 pour jouer le rôle
de Philippe Berthier (obtenu
par Pierre Cosso) aux côtés
de Sophie Marceau. Arrivé
en deuxième position pour
sa bonne humeur et son
humour, il n'aurait pas obtenu le rôle car « il ne faisait
pas rêver les jeunes filles ».
Grossière erreur !
Artiste engagé, il ne ménage pas son
temps pour les Restos du cœur, la
Croix Rouge et bien d’autres combats.
| Son nouvel album
Avec l’auteure
Amanda Sthers, la mère
de ses deux enfants.
TOUJOURS TOUT
RECOMMENCER
Avant de le retrouver bientôt au
cinéma dans le film de son exfemme – Holy lands d'Amanda
Sthers – Patrick Bruel sort le
2 novembre un nouvel album
de chansons originales très attendues, Ce soir on sort…, où
il se réinvente sans se trahir.
Le premier extrait déjà dans
les bacs, Tout recommencer,
composé par Mickaël Furnon
et qu’il a co-écrit, habillé d’une
production résolument actuelle
de Vianney, augure d’un opus
puissant, aux multiples facettes. On y retrouve un Patrick
Bruel reconnaissable entre tous
avec un supplément d’exigence
et une envie de renouveau. Tout
recommencer, sans balayer le
passé, mais en en gardant l’essentiel pour commencer encore et toujours… telle semble
être la devise de ce boulimique
de travail, résolument positif,
fidèle en amitié, à la personnalité bienveillante et à l’humour
corrosif. Certainement la meilleure recette de séduction pour
durer… n A.M.
« Ce soir on sort… », CD
Columbia, le 2 novembre
2018 dans les bacs.
| A redécouvrir
« Conversation
avec Claude
Askolovitch »
de Patrick
Bruel, Plon
(2011), 312 p.,
19,50 €.
JOURNAL DE FRANCE • 43
Laetitia Milot
Son cadeau de l’année
Heureuse maman de Lyana depuis huit mois, Laetitia Milot savoure un bonheur de chaque
instant. Une victoire sur la maladie qui lui inflige douleurs et difficultés depuis de longues
années, mais n’empêche pas la jeune femme de mener de front famille et tournages. Une vie
à mille à l’ heure !
S
on congé maternité n’aura pas duré
bien longtemps. Laetitia Milot a
eu beau savourer chaque minutes
des premières semaines de vie de
Lyana, quand on est un bourreau
de travail, on ne change pas comme ça ! La
jeune maman de 38 ans est retournée sur le
plateau de la fiction qu’elle tourne pour TF1
depuis l’an dernier : « Un Bébé pour Noël ».
La comédienne y incarne Noémie, une jeune
femme, qui suite à une mauvaise chute, se
réveille à l’hôpital.
Elle découvre simultanément qu’elle a passé
six mois dans le coma... et qu’elle est enceinte. La situation est d’autant plus stressante qu’elle ignore qui peut être le père de
l’enfant : Olivier, son fiancé, avec lequel elle
s’est disputée la semaine précédant son accident ou... Yan, son ex, dans les bras duquel
elle est retombée par dépit la même semaine ?
Une intrigue prometteuse dont elle avait débuté le tournage au début de sa grossesse
et qu’elle avait dû suspendre en mars dernier à l’occasion de son congé maternité.
Après avoir profi té un maximum de ses premières vacances en famille avec son mari,
Badri, et sa petite princesse, Laetitia Milot a
retrouvé les joies du tournage fin août. Visiblement aux anges de retrouver le rôle de
Noémie, c’est sur son compte Instagram que
la jolie brune a affiché son bonheur de retrouver ses collègues de travail. Sur un cliché, on voit notamment l’interprète de Mélanie dans « Plus Belle la vie » à Chamonix,
posant avec un clap dans les mains, et ajoutant en commentaire : « Et ça continue ! »
Une publication qui n’a pas manqué d’enthousiasmer son public, qui lui a écrit de
44 • JOURNAL DE FRANCE
nombreux encouragements pour sa reprise.
Il aurait été logique que la jeune femme
souffre de l’éloignement de sa petite fille,
mais il n’en est rien, et pour cause : très organisés, Laetitia et Badri, son époux, avaient
fait en sorte que la petite fille et son papa
soient également à Chamonix, accompagnant
l’actrice sur le tournage du téléfi lm. Une
condition sine qua non pour Laetitia Milot,
comme elle l’avait confié il y a peu de temps
au magazine « Télé 2 semaines » : « Tant que
ce sera possible, ma fille m’accompagnera. »
« ON RÉFLÉCHIT À UN DEUXIÈME BÉBÉ… »
L’actrice, qui a longtemps souffert d’endométriose, une maladie qui réduisait fortement ses chances de concevoir un enfant,
est aujourd’hui au comble du bonheur. Interviewée dans les colonnes de « Gala » en cette
fin août, l’actrice n’est pas avare de confi dences lorsqu’il s’agit d’ailleurs d’évoquer
sa joie d’être maman, et ce que la maternité
a changé chez elle. « Ça change la vie tout
court ! Les priorités, les choix, les projets, la
vision des choses... On se sent terriblement
responsables, parfois trop même, on a peur
de mal faire… »
Heureuse, elle souhaite néanmoins réfléchir
avant d’envisager d’offrir à Lyana un petit
frère ou une petite sœur : « Sincèrement,
avec mon mari, on a juste envie de profi ter
de Lyana. Sans compter l’âge : je viens d’avoir
38 ans, Badri en aura 40, quand notre fille
aura 20 ans on sera dans notre soixantaine...
Peut-être que dans six mois, un an, je vous
dirai autre chose mais là, tout de suite, on
veut juste savourer ce bonheur. Être parents.
Enfin. »
Magnifique
Laetitia a vaincu sa
maladie à force de
courage et d’optimisme
O
I
T
A
S
U
C
UNE AC
.
.
L
A
M
T
I
QUI FA
JOURNAL DE FRANCE • 45
Confessions intimes
Jane Birkin
Les confessions de
Miss Gainsbourg
C’est la plus française des anglaises. Née à Londres le 14 décembre
1946, Jane s’installera dès la fin des années 1960 en France. Le début d’une longue histoire d’amour entre le public français et elle.
Musique, cinéma, théâtre, publicité, la petite Anglaise deviendra
ainsi au fil de temps, une des plus célèbres et attachantes vedettes.
Serge a bien fait de la révéler au grand jour.
46 • JOURNAL DE FRANCE
Souvenirs partagés avec Serge
GAINSBOURG, SON MENTOR
Quand l’on parle de Jane Birkin, difficile de ne pas parler de
Serge Gainsbourg avec lequel elle a formé un couple mythique pendant une décennie. Leur histoire n’avait pourtant
pas commencé sous les meilleurs auspices. Bien décidée à
tenter sa chance en France, elle passe un essai pour le film
« Slogan » de Pierre Grimblat. Lors du casting, celui que les
Français connaissent déjà en arrive à la faire pleurer. Cela
marque malgré tout le début d’une formidable romance de
laquelle naîtra Charlotte en 1971. Grâce à leur collaboration,
Jane Birkin goûtera au cinéma mais aussi à la musique où
la patte de Serge Gainsbourg ne sera jamais loin. Pour le
premier film que l’artiste réalise, « Je t’aime moi non plus »,
dont le sujet évoquant l’ambiguïté sexuelle et la sodomie attire l’attention et le scandale, Jane sera ainsi nommée au César de la meilleure actrice. Il sera également son pygmalion
sur la scène musicale. Avec le sulfureux duo « Je t’aime…
moi non plus », sorti en 1969 et initialement écrit pour et enregistré avec Brigitte Bardot, Jane Birkin se dresse alors au
sommet des hit-parades internationaux. Cette chanson scandaleuse marque les esprits et connaît un retentissement durable. La voix enfantine de la chanteuse, parfois proche d’un
simple souffle et son accent anglais prononcé la rendent
alors immédiatement reconnaissable. C’est le départ d’une
longue collaboration qui aboutira à une œuvre à peu près
unique dans la chanson française. Plusieurs albums de Jane
Birkin ont ainsi été disques d’or dont « Baby Alone in Babylone » (1983) et « Arabesque ». Durant les années 1970 et
1980, Jane Birkin enchaîne tout naturellement les albums
studio et les prestations télévisées, notamment dans les
shows de Maritie et Gilbert Carpentier, Serge Gainsbourg
n’étant jamais bien loin d’elle, même si elle le quitte à la fin
des années 1970, épuisée de supporter l’alcoolisme, le rythme
de vie et les coups donnés, de l’aveu de Serge Gainsbourg
lui-même, de celui que l’on peut considérer être à l’origine
de sa carrière.
UNE ARTISTE TOUCHE À TOUT
Cinéma, musique, théâtre, Jane Birkin s’essaiera à toutes les
disciplines. Fille de Judy Campbell, c’est tout naturellement
qu’elle se tournera en premier lieu vers le cinéma. Malgré
des débuts très remarqués en Grande-Bretagne, elle franchit vite la manche pour conquérir le cinéma français. Sa
prestation dans « La Piscine » de Jacques Deray, huis clos
avec Romy Schneider, Alain Delon et Maurice Ronet, lui offre
ainsi son ticket d’entrée. Elle devient alors une vedette populaire en France, souvent employée pour des comédies où
elle joue des rôles de « ravissante idiote » (ses duos avec
Pierre Richard se concluent par de nombreux succès au boxoffice). Elle enchaîne ensuite des collaborations prestigieuses.
Elle tournera ainsi avec Brigitte Bardot et travaillera, outre
Serge Gainsbourg, avec Claude Zidi, Michel Audiard, Pierre
Granier-Deferre, Bernadette Lafont, Isabelle Huppert, Patrick
Dewaere, Gérard Depardieu, mais aussi Christopher Lee et
Bette Davis. Il y aura encore plus tard Patrice Leconte et Michel Blanc, Gérard Jugnot, Jean-Pierre Mocky ainsi que Paul
Morrissey. Dans les années 1980, elle abandonne les grosses
productions pour se tourner vers le cinéma d’auteur grâce
à sa rencontre avec Jacques Douillon, son compagnon de
l’époque qui la met en scène dans « La Fille prodigue ». Bien
que ce film ne marche pas, il prouve que Jane Birkin peut
jouer dans les deux registres. La musique n’est pourtant jamais loin. La notoriété aidant, elle pourra s’adjoindre les services de compositeurs et de musiciens de talent comme
Miossec, MC Solaar, Brian Molko, Rufus Wainwright, Beth
Gibbons, Étienne Daho, Cali, Arthur H, Dominique A ou Alain
Souchon. Des collaborations qui aboutiront à trois albums
à succès : « À la légère », « Rendez-vous avec » (un opus de
reprises) et plus récemment « Fictions ». Forte de tout cela,
Jane Birkin s’essaiera ensuite au théâtre. Elle fera ainsi ses
débuts en 1985 dans une pièce de Marivaux aux côtés de
Michel Piccoli et Didier Sandre. Elle créera trois ans plus tard
au Théâtre du Splendid Saint-Martin « L’ex Femme de ma
vie » de Josiane Balasko face à Thierry Lhermitte. Au début
de l’année 1995, en forme de consécration, Jane jouera
quelques semaines « Les Troyennes d’Euripide » au National Theatre de Londres avant de donner vie à son propre
texte, « Oh ! Pardon tu dormais » en 1999.
UNE BÊTE DE PUB
Personnage iconique, Jane Birkin prêtera son image à de
nombreuses marques. La plus célèbre étant Hermès. Assise
à côté du directeur général d’Hermès lors d’un vol ParisLondres, elle lui fera part de son souhait d’avoir un sac plus
adapté à la vie moderne. Il imaginera pour elle le célèbre
« Birkin », un modèle dont le succès est immédiat et qui continue d’attiser les convoitises des femmes du monde entier.
La comédienne et chanteuse mettra également sa notoriété
au service de produits divers et variés. En 1972, elle enregistra ainsi une chanson avec Serge Gainsbourg pour le parfumeur Caron. En 1974, toujours sous la houlette de Serge, elle
posera en double page du magazine « Playboy » afin de promouvoir les ceintures Léo Isba. Le chanteur continuera alors
de la mettre en scène pour de nombreuses marques. Il réalise ainsi trois publicités pour la marque Woolite destinées
à la télévision. Ces spots auront un fort impact, atteignant
85% d’indice d’attention d’après les sondages. Toutefois, les
chiffres des ventes ne suivront pas la même courbe. « Jane
a littéralement vampirisé le produit », expliquera Serge Gainsbourg dans un article. Elle vantera ensuite les mérites des
jeans Lee Cooper. Un basique de sa garde-robe, dont elle
reste aujourd’hui encore le fer de lance. Elle travaillera ensuite pour Men de Mennen, Woolmark, la laine Bouton d’Or,
la crème anglaise Alsa, Renault, Opel, Converse, Krys et bien
d’autres encore. Elle participera également à une publicité
pour le parfum Miss Dior Chérie réalisée par Sofia Coppola.
Une collaboration qui n’est pas sans rappeler celle avec le
parfumeur Lyn Harris qui avait créé spécialement pour elle
« L’air de rien » de Miller Harris. Aujourd’hui, Jane Birkin préfère prêter son image à des causes qu’elle soutient comme
Médecins du monde, la lutte contre le sida ou celle contre
l’homophobie.
JOURNAL DE FRANCE • 47
DOSSIER
Eva Longoria
La star de « Desperate Housewifes » est,
comme son personnage de Gabrielle
Solis, toujours perchée sur hauts
talons, ce qui lui permet de regarder ses
partenaires de jeu dans les yeux. Car
avec son 1,57 mètre, la sublime Eva ne
compte pas beaucoup de consœurs à
sa hauteur ! Ce qui ne l’empêche pas
d’aimer les hommes grands et forts
comme son mari, José Antonio Baston.
JOURNAL DE FRANCE
Kylie Minogue
La bombe venue
d’Australie est connue
pour ses chansons pop,
ses chorégraphies pleines
d’énergie et ses sublimes
jambes. On les croit
longues comme un jour
sans pain, mais avec son
1,52 mètre, la chanteuse
a pris l’habitude de
mettre ses atouts en
valeur… ce qui marche
admirablement.
s
e
t
u
a
Jusqu’en
haut
du
h
s
r
a
Ces st
is
tapis
rouge...
me trosans
com
êtrepgrandes !
ommes !
Petites stars en grand
48 • JOURNAL DE FRANCE
Jada Pinkett-Smith
Reese Witherspoon
Petite personne mais grande carrière ! Avec
son 1,56 mètre, Reese est l’une des actrices
les mieux payées du monde depuis « La
revanche d’une blonde » en 2001, avec un
cachet par film entre 15 et 18 millions de
dollars ! Bonne nouvelle pour les fans de la
saga, Elle Woods, son personnage de blonde
emblématique, reviendra prochainement
sur les écrans puisqu’une suite est en
préparation et prévue pour 2020.
La comédienne Jada Pinkett est un tout petit
format d’1,52 mètre, ce qui ne l’a pas empêchée
d’épouser un des géants d’Hollywood, le très
charismatique Will Smith qui affiche un
impressionnant 1,88 mètre. Ensemble, ils ont
trois enfants Jayden, 1,74 mètre, Willow,
1,70 mètre et Trey, qui se rapproche de son père
avec son 1,84 mètre.
Salma Hayek
La bomba latina se fait de plus
en plus rare au cinéma, mais
est toujours très présente aux
premiers rangs des défilés de
haute couture grâce à son mari,
François-Henri Pinault, PDG
du groupe de luxe Kering (Yves
Saint Laurent, Gucci…). Une
passion qu’elle assouvit grâce
à la magie de couturières de
talent : avec son 1,57 mètre,
Salma Hayek a l’habitude de
faire retoucher ses sublimes
vêtements !
Shakira
La star colombienne et son légendaire
déhanché sont un fantasme pour des
milliers d’hommes, mais elle n’est
plus un cœur à prendre. Shakira est
en couple avec le footballeur Gerard
Piqué, un géant du ballon rond qui
mesure 1,94. Du haut de son 1,57
mètre, la chanteuse se hausse sur la
pointe des pieds pour enlacer le père
de ses deux garçons.
Lady Gaga
La Mother Monster et phénomène
pop de ces dernières années est
connue pour ses looks de scène
délirants et ses platform shoes de
20 centimètres… Ce qu’on comprend
mieux en apprenant que la star ne
mesure qu’1,55 mètre.
Ce qui ne l’empêche pas par ailleurs
de débuter une carrière d’actrice que
l’on dit prometteuse.
JOURNAL DE FRANCE • 49
La classe au service de la planète
JOURNAL DE FRANCE
Lambert
Wilson
« Je n’ai pas
envie que
la nature
se perde »
C’est l’un des plus talentueux et l’un des plus élégants de nos
acteurs. Aussi convaincant en prêtre dans « Des hommes et des
dieux », en dictateur d’opérette dans « Sur la piste du Marsupilami » ou qu’en commandant Cousteau, Lambert Wilson fait aussi
l’unanimité quand il chante du lyrique ou les grands succès d’Yves
Montand. Dans le très beau film « Au bout des doigts », il campe
un directeur du Conservatoire de musique qui va aider un jeune
pianiste, issu des quartiers populaires. Mais cet artiste est aussi un
citoyen engagé pour l’écologie, et il nous le dit.
50 • JOURNAL DE FRANCE
COMÉDIEN, CHANTEUR ET DÉFENSEUR DE L’ENVIRONNEMENT
JOURNAL DE FRANCE • 51
Lambert Wilson : « Il y a 20 000 espèces
Journal de France : Cher Lambert, estce que votre passion et votre connaissance
pour la musique classique vous a incité à
jouer dans « Au bout des doigts » ?
Lambert Wilson : Au départ, comme je
connais très bien le monde de la musique classique, je dois dire que j’avais plutôt des réticences sur la manière dont cet univers pouvait
être traité au cinéma. J’ai donc résisté au scénario mais le charme et la passion du réalisateur Ludovic Bernard ont opéré : il est tellement bienveillant, sympathique et persuasif
que je me suis laissé convaincre. Et quand Kristin Scott Thomas a donné son accord, j’ai été
enthousiasmé par l’idée de retravailler avec
elle. Parallèlement, j’ai eu l’agréable surprise
de découvrir chez Jules Benchetrit, un jeune
et bel acteur de 20 ans qu’on a découvert en
2015 dans le film de son père Samuel Benchetrit « Asphalte ».
Est-ce que cette histoire vous a touché
pour des raisons personnelles ?
Il est évident que ce sujet a intrinsèquement
une valeur génératrice d’espoir et d’humanité :
rendre accessibles à tous les lieux de culture
et démontrer que les rêves les plus fous sont
réalisables. Ce film raconte le parcours d’un
jeune de banlieue condamné par ses origines
sociales. Mais comme il est incroyablement
« Pour protéger l’environnement, chacun
est responsable. Ce
qu’il faut, c’est se
remettre en question
soi-même. »
JOURNAL DE FRANCE
52 • JOURNAL DE FRANCE
Avec les actrices Valeria
Bruni-Tedeschi et Valeria
Golino au 70ème festival de
Cannes en mai 2017.
doué, il se réconcilie avec un monde de privilégiés -dont il se sent exclu- parce qu’il trouve
sur son chemin les bonnes personnes. Ces musiciens, émus par son don, vont lui faire comprendre que réussir est à sa portée. Cette histoire et son message positif m’ont beaucoup
touché. La proposition de Ludovic Bernard est
formidable et rejoint en cela nombre de musiciens qui font découvrir la musique classique à
un public jeune. Car, même si financièrement
ils sont abordables, les théâtres nationaux,
les maisons de la culture ou les scènes dramatiques restent des lieux intimidants. Il se
trouve aussi que j’ai lu peu de temps avant un
roman passionnant, « Corps et âme », de Frank
Conroy, qui raconte le parcours d’un jeune pianiste issu d’un milieu extrêmement pauvre et
que rien ne disposait à recevoir une éducation
musicale : ce roman m’a bouleversé. On trouve
dans le film la même trajectoire et quelques
similitudes avec le personnage plus âgé qui
découvre chez le jeune un génie à l’état pur et
qui va l’initier à son art.
animales et végétales qui disparaissent...»
Est-ce que vous vous êtes inspiré d’artistes
de la musique classique pour composer
votre personnage ?
C’est un milieu que je connais très bien : non
seulement je fréquente les hauts lieux musicaux mais mes amis, qui sont de grands musiciens, prennent du temps pour enseigner au
Conservatoire national et je leur ai posé beaucoup de questions avant le tournage d’« Au
bout des doigts ». J’ai eu la chance d’approcher
de grands interprètes, de grands musiciens ou
de grands chefs d’orchestre et j’ai constaté une
chose qui leur est commune : il y a chez eux du
mystère et une part de mysticisme. Le chant,
par exemple, est un désir d’élévation et une
forme de prière. Pierre, le personnage que j’interprète, pressent que Mathieu, joué par Jules
Benchetrit, est habité par cette grâce, et qu’il
est le talent à l’état pur, c’est-à-dire pas seulement le fruit de l’effort et du travail, mais d’un
souffle très particulier. C’est une expérience
qui s’approche d’une forme de mysticisme :
cela relève en effet de l’absolu, d’un ordre supérieur, presque du divin.
Comment avez-vous vécu l’apprentissage
du piano ?
J’avais fait quelques années de piano et pour
Chostakovitch, je ne suis pas doublé, mais il
m’a fallu énormément travailler car c’était très
difficile de synchroniser la main gauche et la
main droite et de jouer de manière convaincante. Ces séances de travail avec le pianiste
Harry Allouche, qui a composé la bande orginale d’ « Au bout des doigts », m’ont permis
d’entrer dans la réalité du film, de sentir physiquement mon rôle en passant des heures
devant la partition.
Vous avez été impressionné par votre
Lors de la vente aux enchères de
costumes de cinéma pour l’association « Rêve de cinéma » dont
il est Président d’honneur.
jeune partenaire Jules Benchetrit, qui est
le fils de Samuel Benchetrit et la regrettée
Marie Trintignant. C’est une graine de star
pour vous ?
Jules est vraiment merveilleux : il est très pudique dans ses émotions et d’une incroyable
douceur, mais c’est un garçon complexe dont
on sent le bouillonnement intérieur et la force
« Ma dépression a été
un épisode de ma vie
qui appartient au passé après les décès de
mes parents. Je vais
bien aujourd’hui ! »
des sentiments. Il est jeune et s’est montré
toujours prêt à écouter nos conseils et nos suggestions. Et son travail au piano est épatant :
son énergie, son implication personnelle et la
qualité de son apprentissage sont absolument
impressionnants. J’ai vu le film accompagné
d’un jeune pianiste qui l’a trouvé d’une totale
crédibilité, tant il donne l’impression d’être
un pianiste de haut niveau. Et puis, il a une
photogénie extraordinaire, avec un visage des
acteurs américains des années 1950 à la James
Dean et Marlon Brando : quand on regarde
l’image après une prise, on se dit qu’il y a une
alchimie particulière et que la caméra l’a aimé.
C’est une véritable créature de cinéma ! Quant
à Kristin Scott-Thomas, je la connais bien
pour l’avoir mise en scène dans « Bérénice »
au théâtre : elle est impressionnante, rétive
par moments, mais très drôle et naturellement
joyeuse avec un côté anglais auquel je suis très
sensible. C’est une comédienne talentueuse et
nous adorons jouer ensemble car on se devine
et on comprend exactement ce que l’autre fait.
On sait que vous êtes un grand défenseur
de la protection de l’environnement et des
espèces animales. Pourquoi cet engagement de votre part ?
Récemment, je suis allé vérifier sur internet le
nombre d’espèces qui disparaissent de la planète par an. Si on mélange les espèces animales
et végétales, on arrive au chiffre de 20.000
chaque année ! Depuis le début du siècle, plus
de 100 espèces de vertébrés ont totalement
disparu. Les chiffres sont accablants et tout ça
est dû à l’activité humaine. Que faire ? Eh bien
d’abord on se renseigne, on va chercher les
informations auprès des associations comme
le WWF, Greenpeace ou d’autres, on les aide
et puis on essaie d’être cohérent au quotidien.
Ai-je besoin de tout ce plastique qui m’entoure
au quotidien ? Comment est-il recyclé ? Il faut
arrêter de dire que c’est la responsabilité des
gouvernements et des industriels. Non, chacun
est responsable. On n’a pas besoin de tous ces
emballages, ni de tous ces voyages, d’ailleurs !
Ce qu’il faut, c’est se remettre en question soimême.
Avec le recul, comment analysez-vous la
dépression dont vous avez été victime il y
a quelques années ?
La dépression a été un épisode de ma vie, peutêtre incontournable après le décès de ma mère
en 2009 et celui de mon père en 2010, mais qui
appartient au passé. Je vais bien aujourd’hui,
je vous assure ! Aujourd’hui, je n’éprouve plus
de colère vis-à-vis de mon père (le grand comédien et metteur en scène de théâtre, Georges
Wilson). Sa vie a été très dure. Il a eu une enfance misérable, étant orphelin de très bonne
heure. J’imagine que cela devait être difficile
pour lui de voir son fils sur son terrain d’action qui risquait de salir son nom par manque
de talent… C’est d’ailleurs mon père qui m’a
transmis ma passion pour la nature et qui m’a
fait découvrir la beauté qu’elle pouvait renfermer. J’ai plusieurs souvenirs avec lui : je plante
des capucines avec mon père, je dois avoir 4
ans, et j’observe avec lui le cycle de la fleur. On
part ensemble en forêt ramasser des fruits sauvages. Je le suis en expédition en pleine nuit
pour admirer les étoiles… Mon père aimait se
sentir vivre comme une sorte de chef indien
pour ses deux fils. Il avait un rapport très organique à la nature, dont il savait ressentir la
beauté.
Propos recueillis par Robin GERSON
« Au bout des doigts ». Un film de Ludovic Bernard. Avec Lambert Wilson, Krsitin Scott-Thomas, Jules Benchetrit, Karidja Touré, Michel
Jonasz, Elsa Lepoivre, André Marcon. En salles
le 26 décembre. Durée : 1h46.
JOURNAL DE FRANCE • 53
Quand L’AMOUR LAISSE PLACE À L’AMITIÉ
SÉPARÉS, MAIS toujours
ensemble !
Se fâcher, c’est trop dur !
Une complicité éternelle
On le sait : il n’est jamais facile de rester dans les meilleurs termes
avec son ex, mais ces couples de célébrités prouvent qu’ils ne faut
jamais désespérer. Séparés eux ? À les voir quand ils se revoient,
on ne dirait pas ! Des mois ou des années après leur rupture, ces
anciens amoureux, conjoints ou amants ont choisi de la jouer
ami-ami plutôt que de se faire la guerre et de se vouer une haine
éternelle. Une façon intelligente de préserver leurs enfants quand
il y en a eu ! Et peu importe qu’ils aient refait leur vie amoureuse
ou pas : c’est tout juste s’ils ne passent pas plus de temps depuis
qu’ils sont séparés qu’à l’époque où ils étaient en couple. Certains devraient en prendre de la graine et mettre en pratique de
bonnes résolutions pour la nouvelle année. Aimez-vous les uns les
autres et si vous ne vous aimez plus, devenez amis !
Éric BOUKRISS
Alain Delon et Mireille Darc
Claude Lelouch et Evelyne Bouix
e » et l’héroïne d’« Édith et
Entre le réalisateur d’« Un homme et une femm
se revoient toujours avec
ils
et
us
romp
s
jamai
sont
se
ne
liens
Marcel », les
ce Evelyne Bouix s’éprend
l’actri
que
1980
s
plaisir. C’est au début des année
les apparitions sur les
îna
du célèbre cinéaste français avec qui elle encha
malgré leurs 16 ans
solide
ur
d’amo
re
histoi
une
fût
ce
tapis rouge. Entre eux,
devenir maman
de
ne
Evely
à
ettra
de différence d’âge. Leur relation perm
nce de Salomé, devenue
naissa
la
avec
1983
en
fois
ière
prem
pour la toute
et metteuse en scène. Mais leur
une brillante directrice de théâtre, auteure
par se séparer peu de temps après
mariage tournera court et le couple finira
cette séparation laissera ensuite
ne,
Evely
pour
Et
fille.
la naissance de leur
compagnon depuis 1986.
son
,
place à la rencontre avec Pierre Arditi
54 • JOURNAL DE FRANCE
Mireille Darc a été l’un des plus grands amours d’Alain
Delon. La comédienne, disparue fin août 2017, était tombée
amoureuse du célèbre acteur alors que celui-ci affrontait
les remous judiciaires de la sombre affaire Markovic, un ami
yougoslave assassiné à la fin de l’année 1968. Mireille Darc
et Alain Delon vivront ensemble une love story riche et dense
pendant 15 ans. Mais Alain Delon quittera Mireille en 1981
pour tomber dans les bras d’Anne Parillaud. La rupture a été
très douloureuse pour Mireille Darc mais la comédienne restera malgré tout, sa vie durant, une amie très proche d’Alain
Delon, qui fût déchiré à sa mort. Vingt-six ans après, en 2007,
l’ancien couple le plus glamour du Tout-Paris, avait fini par se
reformer sur scène. Ils jouèrent ensemble la bouleversante
pièce de théâtre, « Sur la route de Madison ».
Mon pays, c’est l’amour !
JOURNAL DE FRANCE
Bruce Willis et Demi Moore
Après avoir eu trois filles et divorcé en 2000, Bruce Willis et Demi
Moore ne sont pas restés en froid pour autant. 18 ans après leur séparation, les deux vedettes hollywoodiennes se retrouvent régulièrement pour les évènements familiaux. Comme pour fêter les 30 ans
de leur fille aînée chérie, Rumer il y a quelques mois. Un anniversaire
célébré en grande pompe avec une grande soirée à laquelle avaient
bien évidemment pris part ses deux sœurs cadettes, Tallulah (24
ans) et Scout Larue (27 ans). Sur des photos postées sur Instagram,
on pouvait voir Bruce et Demi posant ensemble aux côtés de leurs
enfants et partageant de grands moments de complicité. Séparé
depuis 2000 et ayant refait leur vie chacun de son côté, l’ex couple
paraît toujours en très bons termes aujourd’hui et n’hésitent pas à se
retrouver pour leurs filles.
Mathilde Seigner
et Antoine Duléry
Julien Clerc et Miou-Miou
n, sa compagne et mère
Avant de filer le parfait amour avec la romancière Hélène Grémillo
Coupérie-Eiffel.
Virginie
et
iou
Miou-M
Gall,
France
de son fils Léonard, Julien Clerc a aimé
1975 qu’ils se renconAvec Miou-Miou, il partage encore une belle complicité. C’est en
leur liaison naîtra la réalisatrèrent sur le tournage du film « D’amour et d’eau fraîche ». De
leur rupture, le chanteur
trice Jeanne Herry en 1978 et le couple se sépara en 1981. Malgré
en 1992. Leurs filles ont
Angèle,
,
Deware
Patrick
de
et
iou
Miou-M
de
aînée
fille
la
adoptera
vie de son côté et
sa
refait
a
chacun
,
Jeanne)
pour
grandi (44 ans pour Angèle et 40 ans
s présente aux 70 ans du
pourtant leur relation amicale est réelle. Miou-Miou était d’ailleur
avec bonheur », a confié
chanteur en octobre 2017. « AvecMiou-Miou, on se revoit toujours
Julien Clerc.
Au début des années 1990, la comédienne
Mathilde Seigner tomba sous le charme de l’acteur
Antoine Duléry. Durant quatre ans, les deux artistes
filèrent le parfait amour et, malgré leur séparation
en 1998, sont restés très proches. Ils ont même
accepté de « rejouer » les couples sur grand écran
pour les célèbres films à succès de Fabien Onteniente, « Camping » et « Camping 2 », où Mathilde
et Antoine partageaient l’affiche aux côtés de
Franck Dubosc, Claude Brasseur et Mylène
Demongeot. La petite-fille du grand Louis Seigner
se rappelle de cette belle histoire basée sur la
complicité, l’humour et la simplicité. Mais Mathilde
Seigner a toujours conservé d’excellentes relations
avec les anciens hommes de sa vie comme l’imitateur Laurent Gerra ou Anthony Delon. « Je l’adore
Anthony, on est restés très amis ! », a récemment
confié celle qu’on verra bientôt au cinéma dans
« Edmond », l’adaptation de la pièce d’Alexis
Michalik qui remporta un triomphe.
JOURNAL DE FRANCE • 55
La reine du boulevard passe de l’autre côté
Elle a fait rire la
France entière
dans « Au théâtre ce
soir ». Pourtant à ses
obsèques, il n’y avait
que deux acteurs
présents : Bernard
Le Coq et Daniel
Auteuil...
Maria Pacôme
Le rideau est tombé
56 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
E
Maria Pacôme
lle nous a quittés dans la discrétion,
quelques semaines avant les fêtes de
Noël et sa disparition n’a pas accaparé la
une des magazines. Et pourtant, Maria Pacôme
représentait l’art de rire, le plaisir à la française,
l’esprit « Au Théâtre ce soir ». C’était une reine
du théâtre de boulevard, avec des pièces
comme « Oscar » ou « Joyeuses Pâques ». Au
cinéma, elle incarna la mère de l’amoureuse de
Jean-Paul Belmondo dans « Les tribulations d’un
Chinois en Chine » de Philippe de Broca, une
professeur rigide dans « Les sous-doués » ou
une sexagénaire sans tabou face à ses grands
enfants dans « La Crise ». Maria Pacôme est
partie à l’âge de 95 ans d’une longue maladie,
le 1er décembre dernier. Condisciple de Michèle
Morgan et Danièle Delorme, elle était entrée au
cours Simon à 18 ans, en 1941. Elle vivra deux
drames ces années-là : l’exécution par les Allemands de son petit frère, un résistant, et la déportation de son père, un militant communiste.
Quelques années plus tard, Maria rencontra
l’acteur Maurice Ronet (la star de « Plein soleil »,
avec Alain Delon), qu’elle épousera et avec
lequel elle aura son fils François. Sa carrière
débuta sur les planches en 1956 avec la pièce
« La Reine et les insurgés », aux côtés d’Edwige
Feuillère et Laurent Terzieff. Deux ans après,
Maria Pacôme donnera la réplique à Pierre
Mondy et Jean-Paul Belmondo dans « Oscar ».
Ce sera ensuite « N’écoutez pas Mesdames » de
Sacha Guitry, « Les Grosses Têtes » de Jean Poiret et Michel Serrault ou « Joyeuses Pâques » de
Jean Poiret. Et à nouveau « Oscar » qui triompha
lorsqu’elle le reprendra avec Louis de Funès en
1971. Lassée de jouer les bourgeoises exaltées,
l’actrice décidera ensuite d’écrire elle-même
des pièces de théâtre. À partir de 1977, elle
jouera sept de ses créations, dont la dernière,
« L’Eloge de ma paresse », un monologue libre,
drôle et passionné qu’elle interprétera entre
2002 et 2004. Tandis qu’au cinéma, elle a
tourné pour Jean Girault, Pierre Richard, Michel
Audiard ou Georges Lautner, Maria Pacôme
s’est aussi illustrée à la télévision. Entre 1995
et 2001, elle avait incarné l’assistante du héros
dans « Docteur Sylvestre », la série diffusée sur
France 3. Malgré ses nombreux rôles, l’actrice
n’avait été nommée qu’une seule fois aux César.
C’était pour son personnage dans « La Crise »,
en 1993. Coline Serreau lui avait offert un personnage hilarant de mère se débarrassant de
sa « charge mentale ». Face à un Vincent Lindon
en fils médusé, Maria Pacôme lâchait, tout sourire : « Tes problèmes, je m’en fous comme de
l’an 40... Pendant trente ans, je vous ai torchés,
nourris, couchés, levés, consolés... Je me suis
fait des monceaux de bile... Alors maintenant,
je prends ma retraite... Tu permettras que pour
une fois, je m’occupe de mes affaires avant les
tiennes ! » Une tirade hilarante et authentique.
Comme Maria Pacôme, l’une de nos comédiennes populaires àSaqui
JournalAlizée
de France
compagne,
Guinochet,
est à la fois mannequin, comérend hommage.
dienne et styliste de mode.
Caroline Finzarelli
JOURNAL DE FRANCE • 57
En VEDETTE Dans « L’EMPEREUR DE PARIS »
JOURNAL DE FRANCE
Vincent
Cassel
« On a tous un
peu envie de se
rebeller contre
l’ordre établi »
58 • JOURNAL DE FRANCE
Vidocq ou gilet jaune ?
C’est le grand film français populaire à ne
pas manquer. Dans « L’Empereur de Paris »,
il campe magnifiquement le célèbre Vidocq,
ce brigand devenu policier sous Napoléon.
Sous la direction de Jean-François Richet,
le réalisateur qui le dirigea dans « L’instinct
de mort » et « L’Ennemi public n°1 », le comédien, âgé de 52 ans, récemment remarié
avec Tina Kunakey, une mannequin de 21
ans, et qui vit une grande partie de l’année
au Brésil, crève l’écran. Entretien exclusif
avec cet acteur singulier, fils de Jean-Pierre
Cassel, qui nous parle de son personnage
et aussi de son ex-femme, Monica Bellucci.
Cela promet !
JOURNAL DE FRANCE • 59
« Si Monica Bellucci
un héros populaire et un rebelle. C’est un personnage trouble, qui ne trouve pas sa place
dans la société. Il fréquente la rue, la pègre, la
police, le pouvoir et sans appartenir à aucun de
ces univers. Devenu policier, il est rejeté par les
bourgeois en raison de son passé de bagnard,
et la pègre le considère comme une balance.
Vidocq est un homme déclassé en lutte perpétuelle avec sa propre identité, tout à fait le type
de rôle qui m’attire.
En quoi Vidocq reste-t-il un héros moderne ?
Il est brillant. Son histoire est passionnante et
son parcours incroyable. Il est en lutte contre
lui-même, échappe à son milieu, entreprend
des choses extraordinaires pour changer son
destin. Ça, ça parle à tout le monde. Toutes
générations confondues et que Vidocq soit de
notre époque ou non.
Avez-vous un plaisir d’enfant à incarner les
justiciers ?
Jouer au gendarme et au voleur, je l’ai fait. Je
ne le vis plus de la même manière. Les scènes
de « baston » sont là ! On s’est démenés pour
qu’elles soient belles. Mais ce n’est pas ce qui
me motive le plus. Aujourd’hui mon plaisir se
situe ailleurs. Plus que de courir après des types
pour leur filer des pêches, ce qui m’excite c’est
« Vidocq est un
héros moderne
et son histoire
passionnante ! »
de tenter de comprendre mon personnage, de
l’explorer. Sans verser dans le cliché de l’acteur
ténébreux, c’est l’aspect dramatique du rôle
qui suscite mon intérêt.
Monica Bellucci, l’ex-femme de
Vincent Cassel, vient de tourner
avec Claude Lelouch dans la suite
d’« Un homme et une femme »,
face à Jean-Louis Trintignant.
Journal de France : Cher Vincent, quelle
image aviez-vous de Vidocq avant d’accepter le rôle ?
Vincent Cassel : C’était une image à la
fois galvaudée, diffuse, et plutôt orientée par
la prestation de Claude Brasseur dans l’adaptation télévisée que j’ai vue enfant. Je me
souviens notamment de son chapeau haut de
forme posé sur l’arrière du crâne. J’ignorais en
revanche qu’avant de devenir policier puis détective, Vidocq avait été condamné au bagne,
alors qu’il n’était pas un véritable voyou.
Quand j’ai lu le scénario, cela a été une évidence ! Les producteurs ont pensé au binôme
60 • JOURNAL DE FRANCE
que nous formons avec le réalisateur JeanFrançois Richet et nous l’ont transmis simultanément. Jean-François et moi avions un projet
sur la vie de Lafayette, lui-même contemporain de Vidocq. On baignait déjà dans l’époque.
On a simplement eu à changer de projet.
Qu’est-ce qui a motivé votre envie de plonger dans cette aventure ?
Le point de vue, la narration et le personnage.
Comme pour Jacques Mesrine que j’avais campé sous la direction de Jean-François Richet,
on retrouve ici une figure à la fois très française et ambigüe. Vidocq peut être vu comme
Vous êtes entourés de nombreux acteurs
dont Fabrice Luchini ou Patrick Chesnais
avec qui vous n’aviez jamais tourné…
Absolument ! Avec Fabrice Luchini, on était
curieux l’un de l’autre, et content de passer un
moment ensemble. Même chose avec Patrick
Chesnais. On a beaucoup ri. Lorsqu’on incarne
le personnage central d’un film, on est un peu
le taulier. On se sent responsable du confort
des acteurs. Comme un type qui anime un
talk-show et reçoit des invités, j’ai envie de
les mettre en valeur. Quand Fabrice Luchini
arrive, je veux qu’il soit content, qu’il puisse
s’exprimer. Pour ce qui mon concerne, je m’accorde bien avec mes partenaires. Pour que je
ne le fasse pas, il faut vraiment qu’il y ait un
problème. À ce moment-là, s’il faut pratiquer
une opération chirurgicale, on opère. Mais
quand on a la chance de participer à un film
qui dispose de véritables moyens, la moindre
des choses c’est de faire en sorte que tout se
passe bien. Sur ce film, j’étais curieux et excité
a besoin de moi, je la rejoindrais au bout du monde... »
de travailler avec tous les comédiens venus
d’horizons et de pays variés. C’est une production française, mais le casting est ouvert,
élégant, surprenant. C’était le cas pour « Mesrine ». C’est aussi le cas pour « L’Empereur de
Paris ». Il y a une sensibilité chez les acteurs
de ce film porté vers l’international. Denis
Ménochet est français, mais il a été révélé par
Quentin Tarantino et vit en Angleterre. Quant
à Olga Kurylenko, française d’origine ukrainienne, le public français la connaît notamment pour son rôle dans « James Bond ». En
ce qui concerne August Diehl, comédien allemand, il est incroyable ! C’est une grosse pointure qui a accès au cinéma international, tout
comme Freya Mavor, une actrice écossaise qui
parle parfaitement notre langue.
que dans ce qui marche déjà aujourd’hui :
les comédies fédératrices qui nous rassurent
sur notre environnement social et culturel.
« L’Empereur de Paris » fait le pari inverse :
celui d’investir massivement dans un film qui
n’est pas une comédie plus ou moins formatée
par les chaînes ou les financiers. Si un tel film
Quels sont les défis que vous souhaitiez relever avec « L’Empereur de Paris » ?
Ce film est un pari. Nous vivons un moment de
mutation qui revient environ tous les quinze
ans dans le cinéma. Tellement de choses ont
changé : le mode de financement, le public,
les supports. Dans ces phases de transition les
gens du métier font attention à leurs billes,
se montrent frileux. Beaucoup n’investissent
fonctionne en salles, ça aura un fort impact sur
les années à venir. Ça mettra du beurre dans
les épinards et permettra à des projets différents de se monter. Pour cela, je dis bravo
aux producteurs Éric et Nicolas Altmayer. Ils
se sont lancés ! Bravo aux financiers qui ont
joué le jeu, et à tous ceux qui ont participé à ce
film. Je suis fier d’en faire partie. Parce qu’on
est en train de se battre pour quelque chose
« La vie de célibataire,
c’était sympathique,
mais après un moment, j’ai réalisé que
mon existence était
vide... »
d’important. Et c’est ce qui me donne l’envie
de faire du cinéma encore aujourd’hui.
Même si vous n’aimez pas évoquer votre vie
privée, est-ce qu’on peut vous demander
pourquoi vous avez choisi de vous marier il
y a quelques mois avec Tina Kunakey, une
femme beaucoup plus jeune que vous ?
La vie de célibataire, c’était sympa mais après
un moment j’ai réalisé que mon existence
était vide. Je n’avais pas prévu de rencontrer
quelqu’un, mais c’est arrivé... Quand j’ai croisé
Tina à Biarritz, elle n’était âgée que de 18 ans.
Mais tu ne choisis pas de qui tu tombes amoureux. Je ne savais pas quel âge elle avait quand
je l’ai rencontrée. Le lendemain, quand elle me
l’a dit, j’ai été un peu surpris mais j’ai pensé,
eh bien, cela se passe comme ça. J’ai demandé
dès le lendemain à rencontrer son père, afin de
le rassurer. Et tout de suite après, j’ai pensé :
« Mais qu’est-ce que ce que c’est cette idée ? ».
Je l’avais à peine rencontrée. À l’époque, je
ne savais pas pourquoi je faisais ça, quoique
j’étais persuadé que ce n’était pas une bonne
idée mais je le faisais quand même…
Et quels sont vos rapports avec Monica Bellucci, avec qui vous avez vécu 18 ans ?
Je ne ferais jamais de mal à Monica. Je l’aime
beaucoup et je la respecte. Si elle avait besoin
de moi, je la rejoindrais à l’autre bout du monde.
La pire chose est de faire du mal à l’autre intentionnellement. Par vengeance, par exemple.
Comment aimeriez-vous que le public réagisse en sortant des salles ?
Qu’il se dise : « Il a vraiment fait tout ça ? » On
a tous un peu envie d’être comme ces gens,
à l’image de Vidocq qui se rebellent contre
l’ordre établi. Lorsqu’on est englué dans son
quotidien et qu’on découvre que des hommes,
tels que lui ont existé, ont eu le courage de
s’affirmer, envers et contre tous… En tant que
spectateur, c’est jouissif. La liberté du personnage nous galvanise.
Vidocq pourrait d’ailleurs vous conduire
dans d’autres aventures ?
Oui ! Il a le potentiel pour exister sur plusieurs
films. Mais il faut d’abord voir comment sera
accueilli celui-ci. En tout cas, Jean-François
Richet et moi ne voulions pas d’un film d’auteur âpre et passéiste. On a dès le début eu
envie de faire de « L’Empereur de Paris » une
fresque populaire. Avec du souffle !
Propos recueillis par Valérie FONTAINE
Avec sa jeune épouse Tina, âgée de
22 ans, lors d’un défilé de monde à
Milan il y a quelques semaines.
« L’Empereur de Paris ». Un film de Jean-François Richet. Avec Vincent Cassel, Olga Kurylenko, August Diehl, Fabrice Luchini, Patrick Chesnais, Denis Ménochet. En salles depuis le 19
décembre. Durée : 2h.
JOURNAL DE FRANCE • 61
« Quand j’étais chanteur »
AVEC SES TUBES, LE
CHANTEUR DISPARU IL Y
A 3 ANS RESTE DANS NOS
CŒURS ET DANS NOS TÊTES
62 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
Michel Delpech
Pour un flirt...
avec toi...
Ses chansons ont rythmé nos vies
et son souvenir reste intact
On se souvient de l’immense émotion qui
s’empara de la France lors des disparitions
de Johnny Hallyday en décembre 2017, de
France Gall en janvier 2018 et de Charles Aznavour le 1er octobre dernier. Mais celle qui
traversa le pays lors de la mort de Michel Delpech le 2 janvier 2016 fut également importante. De « Chez Laurette » à « Quand j’étais
chanteur » en passant par « Les divorcés »,
« Pour un flirt », « Wight is Wight », « Je l’attendais », « Marianne était jolie », « Le Loir et
Cher », « Le chasseur », « Fais un bébé », « La
fille avec des baskets », « Ce lundi-là » ou « Tu
me fais planer », Michel Delpech, disparu à
69 ans, avait su capter le parfum des années
1960-1970 avec des refrains nostalgiques
devenus des tubes qui font aujourd’hui partie de la grande histoire de la variété française. Ancienne idole tendance hippie dans
les sixties, cet artiste à la voix douce a connu
la gloire mais aussi la dépression, une longue
traversée du désert et un retour en grâce,
avant d’être frappé par le cancer. Il n’aura
finalement pas atteint les 73 ans qu’il fredonnait dans son tube « Quand j’étais chanteur »
dans lequel il se mettait en scène, frappé
par l’insuccès d’une fin de carrière. « Michel
Delpech était un poète parlant de la vie des
gens, un mélodiste hors pair et un homme
très attachant », avait exprimé Pascal Nègre,
l’ex-Pdg de la maison de disques Universal
Music France à l’annonce de son décès. Et
pour le présentateur de « Taratata », Nagui,
« la force de Delpech est qu’il restera toujours
avec nous ». Michel Delpech, qui écrivait ses
textes, s’était inscrit dans une époque charnière entre la fin des yéyés et l’arrivée des
hippies, cheveux longs et rouflaquettes. Dans
ses chansons, il chroniquait avec simplicité et
finesse la France des années 1970, de la famille à l’exode rural en passant par le divorce,
l’écologie ou la célébrité. Delpech vécut à
fond la devise de l’époque, « sexe, drogue
et rock & roll », dilapidant l’argent, consommant des substances illicites et accumulant
les conquêtes féminines. « Je collais à une
image qu’on m’imposait : le prince charmant
ou le chanteur pour filles avec ses chemises à
pois. J’avais en moi un mélange d’orgueil et
d’arrogance mais aussi de pureté qui pouvait
être touchant. Avec le temps, je me suis aperçu que je n’avais pas eu de vie », raconta-t-il
dans une interview à France-Soir. Il laisse une
œuvre indéniable et l’image d’un chanteur
populaire que les Français n’oublient pas.
JOURNAL DE FRANCE • 63
On craque pour
les
coques
Le chant des coques !
Saveurs fruits de mer
Petites par la taille mais grandes par les possibilités culinaires qu’elles offrent,
les coques sont des coquillages au goût unique qui ravit les papilles des adeptes
Petites par la taille mais grandesdes
par produits
les possibilités
culinaires qu’elles offent, les coques
de la mer.
sont des coquillages au goût unique qui Par
ravit
les papilles des adeptes des produits de la mer.
Julie Romanelli
C
oquillages fragiles qui cassent facilement,
les coques sont de petits fruits de mer
à la coquille blanche, bombée et striée.
Selon les régions, elles sont aussi appelées
bucardes, rigadots, sourdons, hénons ou
maillots. Elles contiennent une petite noix
charnue et ferme avec une petite languette
orangée appelée corail. Peu enfouies dans le
sable, elles sont faciles à pêcher à l’aide d’un
râteau et font le bonheur des pêcheurs à pied.
Sur les plages de la Manche et de l’Atlantique,
on les ramasse de septembre à avril... en respectant la taille minimale de pêche de 3 cm.
Peu caloriques, elles sont riches en fer, phosphore et zinc. Si on en trouve toute l’année, la
meilleure saison pour les acheter se situe entre
septembre et mars. Elles se mangent crues ou
cuites et se prêtent à de multiples recettes
rapides ou plus longues selon vos souhaits.
Crues, arrosez-les d’un jus de citron. Cuites,
consommez-les sautées sur feu vif comme les
moules, dans un risotto, avec des
64 • JOURNAL DE FRANCE
Le plein
de fraîcheur
Les coques étant des
coquillages fragiles, veillez lors
de votre achat à ne pas
prendre des coquillages
cassés. Assurez-vous de leur
fraîcheur en vérifiant qu’elles
sont fermées ou qu’elles se
ferment lorsque vous tapez
dessus. Conservez-les au
réfrigérateur dans un
récipient recouvert d’un linge
humide entre 24 et 48h.
pâtes, en salade, dans des quiches, dans des
soupes… Bref, une infinité de recettes.
Attention à la préparation
Si vous voulez vous régaler, pas question de
rater la préparation. Vous devez disposer de
coques bien propres. En effet, rien de plus
désagréable que de manger des coques contenant du sable qui fait crisser vos dents. Pour
éviter ce désagrément et débarrasser vos
petits coquillages du sable et des résidus de
vase qu’ils contiennent, vous devez les faire
dégorger pendant au moins 2h dans une
grande quantité d’eau salée (2 poignées de
gros sel dans une bassine remplie d’eau).
Durant ce temps, vous devez les remuer à
plusieurs reprises afin de faciliter leur nettoyage. Il vous suffit ensuite de les égoutter,
de les rincer à l’eau claire et
de les cuisiner selon
la recette que vous
avez choisie.
Pavillon France - Cooklook
Pavillon France - Cooklook
JOURNAL DE FRANCE
Coques comme en Algarve
POUR 4 PERSONNES
Préparation : 15 mn
Cuisson : 35 mn
Coût :  – Difficulté : 
• 1 kg de coques • 320 g
de poitrine fraîche • 400 g
de sauté de porc • 600 g
de pommes de terre • 10 cm
de chorizo • 3 gousses d’ail
• 4 brins de thym • 4 feuilles
de laurier • 20 cl de vin blanc
sec • 3 c. d’huile d’olive • Sel
• Poivre
Mettez les coques dans
un grand saladier d’eau salée
et laissez-les dégorger
pendant 24h.
Dans une sauteuse, placez
2 cuillères d’huile et faites-y
revenir la poitrine en petits
morceaux, le sauté en plus gros
morceaux, le chorizo en
rondelles et l’ail émincé. Salez,
poivrez, ajoutez le thym
effeuillé et le laurier et laissez
cuire 15 mn jusqu’à ce que la
viande soit bien dorée. Ajoutez
le vin et laissez réduire le jus.
Réservez.
Mettez les coques dans une
casserole, couvrez d’eau et sur
feu vif. Dès qu’elles sont
ouvertes, arrêtez la cuisson.
Égouttez les coques en
récupérant l’eau que vous
passez au chinois.
Dans une sauteuse contenant
1 cuillère d’huile, faites revenir
les pommes de terre épluchées
et découpées en morceaux.
Ajoutez l’eau de cuisson des
coques et laissez cuire 10 mn.
Ajoutez les coques et laissez
mijoter 10 mn sur feu doux.
Mélangez les deux
préparations et servez.
Soupe de coques à la thaï
POUR 4 PERSONNES
Préparation : 40 mn
Cuisson : 15 mn
Coût :  – Difficulté : 
• 2 kg de coques • 2 gousses
d’ail • 4 échalotes • 1 c. à
soupe de gingembre râpé
• 750 ml de lait • 20 g de
Maïzena • 3 c. à soupe d’huile
d’olive • Sel • Poivre
Laissez dégorger les coques
dans l’eau salée une demijournée.
Plongez-les dans l’eau
bouillante 5 mn. Réservez-en
quelques-unes entières et
décortiquez le reste. Pelez et
hachez l’ail et les échalotes et
faites-les revenir dans l’huile.
Versez le lait froid et portez à
ébullition. Ajoutez la Maïzena
préalablement diluée dans 1 c.
à soupe d’eau. Assaisonnez de
sel et de poivre. Laissez bouillir
à petit feu une dizaine de
minutes.
Ajoutez le gingembre râpé et
les coques ouvertes (pour la
beauté du plat).
Vous pouvez parsemer de
ciboulette ou de coriandre et
accompagner de riz nature.
Crème de coques à l’oseille
POUR 4 PERSONNES
Préparation : 15 mn
Cuisson : 20 mn
Coût :  – Difficulté : 
• 600 g de coques • 100 g
d’échalotes • 10 cl de vermouth
blanc • 100 g de beurre • 30 g de
farine • 20 cl de crème liquide
entière • ½ botte d’oseille
• 4 tranches de pain de mie • Sel
• Poivre • Gros sel
le jus de cuisson. Réduisez-le de
moitié, puis ajoutez la crème
liquide entière. Faites réduire
jusqu’à obtenir une consistance
onctueuse.
Lavez l’oseille, équeutez-la,
ciselez-la et faites-la fondre
rapidement dans un peu de
beurre. Vérifiez l’assaisonnement
de la crème et ajoutez l’oseille et
les coques. Servez avec de petits
croûtons sautés au beurre.
C. Herlédan/Cercles Culinaires de France
Si elles ne le sont pas, mettez les
coques à dégorger dans de l’eau
froide avec du gros sel pendant
au moins 2h.
Rincez plusieurs fois les coques
à l’eau claire.
Émincez finement les échalotes.
Faites-les suer avec un peu de
beurre. Mouillez au vermouth,
ajoutez les coques et faites-les
ouvrir rapidement à couvert en
remuant.
Décoquillez les coques et filtrez
JOURNAL DE FRANCE • 65
Féminin
Votre beauté
Accessoires essentiels
Maquillage « cadeau »
Il y a de la magie dans l’air pendant les fêtes avec la Rising Star
Palette de Nocibé. Commencez par son ouverture magique :
tournez la partie centrale pour faire apparaître les 5 branches de
l’étoile. La palette de star s’ouvre à vous : chaque
extrémité cache un secret de beauté qu’il faut
dévoiler. 5 harmonies d’ombres à paupières
différentes, 4 ombres correctrices, 3 poudres
bronzantes, 4 blushs et 1
enlumineur, une multitude
de teintes de rouges à
lèvres, 3 poudres pour
structurer les sourcils.
Le mécanisme sur le
dessus s’ouvre sur
6 teintes de rouges à
lèvres, 3 accessoires
maquillage, 1 mascara
et 1 crayon smoky (24,95 € sur
nocibe.fr). ❚
66 • JOURNAL DE FRANCE
L fleu qu lifte
Le Narcisse, fleur sauvage de couleur jaune
ou blanche, fleurit sous les climats doux du
printemps et de l'automne. Pendant sa période de
repos, il se met en « dormance » pour préparer
sa floraison. Il se protège ainsi des agressions
extérieures et fait le plein de réserves grâce à la
présence de molécules de Dormins qu'il contient.
Delarom a puisé ces molécules au puissant
pouvoir anti-âge dans le bulbe de Narcisse pour
créer le complexe actif unique IBR-Dormins® qui
contribue à ralentir le
vieillissement cutané,
freiner l'apparition de taches et
augmenter l'hydratation de la peau
(crème liftante anti-âge visage
Objectif Jeunesse, Delarom, 96 € les
50 ml). ❚
JOURNAL DE FRANCE
Sourire de star
Objectif peau nette
Gloss d’Enfer de Guerlain
colore et galbe le sourire
pour une moue
faussement
innocente,
audacieusement
brillante et
délicieusement
provocante. Non
collante, sa texture
fine et mœlleuse
glisse comme
un voile sur les
lèvres. Composée
d’huiles minérales
et végétales, elle
maintient l’hydratation et garde
les lèvres douces. Intensément
brillante, elle assure au sourire
un fini miroitant, galbant et
repulpant. Existe en 16 teintes,
mais pour les fêtes, pourquoi
ne pas craquer pour la teinte
dorée 400 Gold ? (32,50 €). ❚
Un peuple d'Asie du Sud-Est sur l’île de Kitiva
ne connait pas les imperfections cutanées
et notamment l’acné qui se manifestent
pourtant partout ailleurs dès la puberté.
Novexpert s'est inspiré de cette découverte
pour élaborer des formules différentes à l'efficacité prouvée.
Disposez enfin d'un trio de soins 2 en 1 : purifiants et anti-âge. Une
formule complète, anti-oxydante, qui réduit les imperfections, la
brillance et laisse la peau plus lisse et plus nette (gelée moussante
16,90 €, gel pureté 24,90 € et fluide pureté 24,90 €, Novexpert). ❚
Le plei de lumière
La texture crème riche de ce soin nettoie et démaquille
en profondeur tout en respectant le film hydrolipidique
des peaux les plus fragiles. Plus qu'un démaquillant, sa
formule à base de Longevitine, un extrait d'algue Alaria
Esculenta, raffermit et rajeunit l’apparence de la peau.
L'Huile de Karité et le Complexe Hydrocyte à l’Acide
Hyaluronique complètent cette action jeunesse : ils
restructurent la barrière lipidique, hydratent et apportent
confort à la peau (Crème de soin démaquillage Clean
Logic de Guinot, 36 € les 150 ml). ❚
Issue de la Recherche Cinq
Mondes, la Crème Lumière
Sublime renferme des actifs
naturels qui aident la peau à
gérer ses excès en boostant
ses propres mécanismes de
protection. Ainsi tout en assurant
une hydratation optimale, ce
soin réapprend à la peau à agir
sur trois éléments : la prévention
et la correction des taches,
l'uniformisation du teint et la
protection cellulaire contre les
méfaits des UV (Crème Lumière
Sublime by Cinq Mondes, 93 €
les 50 ml). ❚
E direc de Beverl Hills !
Anastasia Beverly Hills Blush Kit est un ensemble
de quatre fards à joues pigmentés pour une
intensité constructible avec une finition naturelle.
Cette palette offre quatre nuances de blushs en
un seul compact. La formule finement broyée offre un mélange
homogène et un résultat pigmenté contrôlé. Mélangez les nuances
ensemble pour une créer un fard à joues personnalisé (49,99 € sur
makeupsens.com). Ça y est, vous êtes une star ! ❚
Démaquillage anti-âge
Coup d'éclat immédiat
Ce « Sérum Concentré Anti-Rides Raffermissant de Coup
d'Eclat », à la texture fine, offre à la peau une véritable
cure anti-âge qui va avoir pour effet de remodeler le
visage, estomper les rides et raffermir la peau. Et s’il
incorpore « concentré » à son intitulé, c’est justement
parce que ce soin particulièrement riche en principes
actifs est à utiliser en cure ponctuelle, 2 fois par an
et lorsque la peau, fatiguée, ridée ou bien encore
relâchée, réclame une action plus puissante qu’à l’accoutumée
pour enfin retrouver sa jeunesse et son éclat (33 € les 30 ml). ❚
Cheveu colorés
Parce qu’une
coloration
assèche toujours
un peu la fibre,
ces deux soins de
la marque américaine
OGX s’attachent à
apporter un maximum
de douceur grâce à
l’huile d’Orchidée nourrissante,
revitalisante et fortifiante. A
ses côtés, de l’huile de pépins
de Raisin aide pour sa part à
prévenir les cheveux cassants.
Grâce à leurs textures riches
et réconfortantes, ces soins se
révèlent être de précieux alliés
pour une chevelure en bonne
santé (shampooing et après
shampooing Orchid Oil, 9,99 €). ❚
Masque au fraises !
Voici un véritable smoothie
pour les peaux sèches et/ou
déshydratées qui se délectent de
sa formule s’appuyant, comme
son nom l’indique, sur tous les
bienfaits d’extraits de fraises. Et
oui, ce fruit gourmand et juteux
ne comble pas uniquement nos
papilles puisque sa
richesse naturelle
en sucres, AHA
et BHA, vitamines
(B, C, E), sels
minéraux et oligoéléments minéraux
(fer, magnésium,
potassium, phosphore, calcium) en
fait un actif de prédilection pour
hydrater immédiatement, lisser
et tonifier l’épiderme. Repulpé
et reposé, le visage apparaît
plus jeune et le teint éclatant de
beauté (Simone Malher, 34,80 €
les 50 ml). n E.d.B.
JOURNAL DE FRANCE • 67
Santé pour tous
Ne vousHYPERTENSION
faites
plus un sang
d’encre
Je me surveille
au quotidien !
Hypertension
Je me surveille
au quotidien !
Non, l'hypertension n'est pas une fatalité ! Il existe
des moyens de l'éviter : lutter contre le stress, arrêter
la cigarette, faire du sport et surtout, adopter une
alimentation qui agit favorablement sur vos artères.
LA MALADIE
DES ARTÈRES
En France, nous sommes 12 millions
à souffrir d'hypertension artérielle.
Cette maladie des artères peut être
68 • JOURNAL DE FRANCE
familiale mais généralement, elle résulte d'une accumulation de facteurs
de risques comme le surpoids, la
sédentarité, le tabagisme, l'excès de
cholestérol ou encore le stress. Elle
ATTENTION À L'EXCÈS DE SEL
Le sel entraîne de la rétention d’eau, mais
il est surtout un facteur d’élévation de
la tension. Attention donc à limiter son
utilisation et à éviter d’en ajouter, car on
en trouve déjà en excès dans toute la
nourriture industrielle.
n'est donc pas une fatalité. Les mesures de prévention passent par l'alimentation, la pratique de certaines
JOURNAL DE FRANCE
ARRÊTER DE FUMER !
C’est le facteur n°1 d’hypertension qui
cause chaque année une importante
mortalité.
activités physiques et la prise de compléments alimentaires, sans oublier
la nécessité de suivre un traitement
médicamenteux lorsqu'il est prescrit
pour éviter des complications cardiovasculaires parfois graves.
Il est donc conseillé d'augmenter la
consommation de certains aliments
qui, grâce à leurs propriétés, facilitent
le contrôle de la pression artérielle de
manière naturelle.
ACTION N°1 : JE BOUGE
TOUS LES JOURS
Pratiquer une activité physique régulière est essentiel pour réduire cette
tension. Avant 64 ans, il convient de
pratiquer chaque semaine au moins
150 minutes (une heure et demie)
C’EST QUOI EN FAIT ?
d'activité d'endurance d'intensité moL’hypertension est une des maladies
dérée ou au moins 75 minutes d'activité d'endurance d'intensité soutenue.
chroniques qui affecte le système carA partir de 65 ans et plus, le nombre
diovasculaire, caractérisée par une
de minutes hebdohausse de la tension
sanguine des artères.
LE SAVIEZ-VOUS ? madaires reste identique, mais l'activité
Avoir une pression éle22% des femmes soit
d'endurance devrait
vée, au-dessus de ce
6 millions d’entre elles
qui est établit comme
être pratiquée par pésont traitées pour de
riodes d'au moins 10
« normal », augmente
l’hypertension artérielle.
minutes.
considérablement le
risque de souffrir de troubles artéACTION 2 : JE CHOISIS
riels, d'accidents cérébrovasculaires
LA BONNE ALIMENTATION
ou autres pathologies cardiaques qui
peuvent conduire à la mort. On dit
Un régime contre l’hypertension est
qu’une personne souffre de ce prosimple à suivre. Il consiste en une aliblème quand sa pression artérielle
mentation pauvre en sel, mais riche
ou taux d’hypertension est régulièreen potassium et magnésium, qui priment supérieur ou égal à 140/90 mm
vilégie les fruits et légumes, les céHg.
réales entières,
légumineuses
UNE MALADIE
et légumes à
CHRONIQUE INVISIBLE
feuilles vertes
ainsi que les aliL’hypertension artérielle est asymptoALIMENTS
ments bons pour
matique dans ses premières étapes,
POUR FAIRE
c’est-à-dire, qu’elle ne se manifeste
le cœur : le choBAISSER
VOTRE
pas de façon évidente lorsqu'elle
colat noir, le thé
TENSION
commence à peine à se développer.
vert, les épices,
les amandes et
Brocolis
Artichaut
les noix. Buvez
C'EST PROUVÉ !
Tomate
beaucoup de tiAil
sanes à base de
De nombreuses études scientifiques
Curcuma
fleurs d’aubémontrent qu'en opérant des changePatate douce
pine, d’hibiscus
ments alimentaires simples (moins de
Banane
et de feuilles de
sodium, plus de potassium protecteur),
Amandes
cassis qui font
on peut abaisser la tension artérielle et
Yaourt
Cacao
ce, sans forcément passer par la case
baisser la presmédicament !
sion artérielle.
10
ACTION 3 :
JE ME FAIS DU BIEN
Tout ce qui aide à combattre le mauvais stress sera utile dans votre
programme quotidien, ainsi que de
nombreuses thérapies douces.
❙ L’HOMÉOPATHIE
En cas d’hypertension légère ou modérée (en dessous de 18), prendre
Aconitum napellus 5CH, Aurum metallicum 5CH et Nux vomica 5CH, 3
granules de chaque trois fois par jour.
Dans tous les cas, consultez d’abord
votre médecin homéopathe.
❙ L’HYPNOSE
Elle est notamment conseillée pour
vaincre les mauvais effets du stress
et pour réussir son sevrage tabagique. En cas d’hypertension récente
et légère, vous pouvez tester 3 à 10
séances d’hypnose, qui a d’assez bons
résultats.
❙ LA SOPHROLOGIE
Chez certains patients hypertendus,
la sophrologie fonctionne très bien.
Essayez 5 séances une fois par semaine puis 2 à 3 séances tous les 15
jours, et 1 séance par mois pendant 1
ou 2 mois.
❙ LA MÉDITATION
Comme la sophrologie, pratiquer la
méditation en pleine conscience, tous
les jours 10 minutes, martin et soir,
au lever et au coucher donne des résultats intéressants chez les patients
hypertendus. n I.N.
TENSIOMÈTRE CONNECTÉ !
iHealth Track est un nouveau
tensiomètre connecté simple
et accessible qui permet à
l’utilisateur de surveiller et de
suivre facilement et rapidement sa tension artérielle,
d’accéder instantanément à ses données
sur l'écran et de les partager avec son
médecin. (iHealth Track, 39,95 €)
JOURNAL DE FRANCE • 69
Cinéma & Spectacles
CINÉMA Les meilleurs fILMS DU MOIS
Rubriques cinéma, livres et spectacles coordonnées par René CHICHE
L’empereur de Paris
EN SALLES DEPUIS LE 19 DÉCEMBRE
DE : JEAN-FRANCOIS RICHET
AVEC : VINCENT CASSEL, PATRICK CHESNAIS, August Diehl, OLGA KURYLENKO, Denis Lavant,
Freya Mavor, DENIS MÉNOCHET, Jérôme
Pouly, James Thierrée et FABRICE LUCHINI.
L’histoire :
François Vidocq, le
seul homme à s’être
échappé des plus
grands bagnes du
pays, est une légende
des bas-fonds parisiens. Laissé pour
mort après sa dernière
évasion, il veut se faire
oublier sous les traits
d’un simple commerçant. Accusé d’un
meurtre qu’il n’a pas
commis, il propose un
marché au chef de la
sûreté : rejoindre la
police pour combattre
la pègre, en échange
de sa liberté. Malgré
des résultats exceptionnels, il provoque l’hostilité de ses confrères policiers et la fureur de la pègre qui a mis sa tête à prix.
Notre avis : Quand Vincent Cassel retrouve son metteur en scène de « L’ennemi public n°1 », « L’instinct
de mort » et « Un moment d’égarement », Jean-François Richet, cela donne avec « L’empereur de Paris » un
grand film populaire en costumes à la fois flamboyant, divertissant et d’une efficacité impressionnante. Dans
le rôle du légendaire Vidocq, Vincent Cassel signe une de ses meilleures interprétations. Entouré d’un casting d’acteurs au diapason de son talent, le comédien est remarquable dans ce long métrage à ne pas rater
en cette fin d’année.
Au bout des doigts
Doubles vies
Colette
SORTIE : LE 26 DÉCEMBRE
SORTIE : LE 16 JANVIER
SORTIE : LE 16 JANVIER
DE : LUDOVIC BERNARD
AVEC : LAMBERT WILSON, KRISTIN SCOTT
THOMAS, JULES BENCHETRIT, KARIDJA
TOURÉ, MICHEL JONASZ.
DE : OLIVIER ASSAYAS
AVEC : GUILLAUME CANET, JULIETTE
BINOCHE, VINCENT MACAIGNE,
CHRISTA THERET, NORA HAMZAWI,
PASCAL GREGGORY.
DE : WASH WESTMORELAND
AVEC : KEIRA KNIGHTLEY, DOMINIC WEST,
DENISE GOUGH, FIONA SHAW,
ELEANOR TOMLINSON.
L’histoire :
La musique est le secret de Mathieu Malinski, un sujet dont
il n’ose pas parler dans
sa banlieue. Alors
qu’un des petits cambriolages qu’il fait avec
ces derniers le mène
aux portes de la prison, Pierre Geithner,
directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique, l’en
sort en échange d’heures de travail d’intérêt général. Mais Pierre a une toute autre idée en tête : il inscrit Mathieu au concours national de piano.
Notre avis : « Mathieu est le type même du
jeune qui n’a jamais osé lever le doigt pour réciter
une poésie et qui est resté au fond de la classe. Et
il faut être très bien accompagné pour apprendre
à ne plus craindre le regard des autres, pour comprendre qu’on possède un don, pour briser les
préjugés », explique le réalisateur Ludovic Bernard sur le héros de son film émouvant, juste et
d’une très belle humanité. À voir.
L’histoire :
Alain, la quarantaine, dirige une célèbre maison
d’édition où il publie les
romans de son ami Léonard, un écrivain bohème.
La femme d’Alain est la star
d’une série TV populaire et
Valérie, compagne de Léonard, assiste vaillamment
un homme politique. Bien
qu’ils se croient amis de longue date, Alain s’apprête à refuser le nouveau manuscrit de Léonard.
Les relations entre les deux couples, plus entrelacées qu’il n’y paraît, vont alors se compliquer.
Notre avis : En se penchant sur les rapports
entre des personnages qui pensent se connaître,
le réalisateur Olivier Assayas réussit une excellente satire sur un certain pan de la bourgeoisie
parisienne où se mélangent la littérature, l’ambition, la célébrité, l’argent et l’infidélité. Avec sa
troupe d’acteurs tous aussi convaincants les uns
que les autres et des dialogues toujours savoureux, le cinéaste nous propose l’un des meilleurs
moments de cinéma de cette nouvelle année
2019.
L’histoire :
1893. Malgré leurs 14 ans
d’écart, Gabrielle Sidonie Colette, jeune fille à l’esprit rebelle,
épouse Willy, écrivain aussi égocentrique que séducteur. Grâce
à ses relations, elle découvre
le milieu artistique parisien qui
stimule sa propre créativité. Sachant repérer les talents mieux
que quiconque, Willy autorise
Colette à écrire – à condition qu’il signe ses romans à sa
place. Suite au triomphe de la série des « Claudine », il ne
tarde d’ailleurs pas à devenir célèbre. Pourtant, tandis que
les infidélités de Willy pèsent sur le couple, Colette souffre
de plus en plus de ne pas être reconnue pour son œuvre.
Notre avis : La romancière Colette est une source
d’inspiration et une figure fascinante pour d’innombrables lecteurs depuis qu’elle est devenue célèbre, et
aussi scandaleuse, au début du XXème siècle. Et cela fait
plus de 20 ans que le réalisateur Wash Westmoreland
travaillait sur projet concernant cette immense auteure.
Il en résulte un superbe film d’époque, admirablement
photographié, qui montre Colette sous toutes ses facettes. Dans le rôle de la créatrice des « Claudine », l’actrice britannique Keira Knightley est époustouflante !
70 • JOURNAL DE FRANCE
La Sélection
À livres ouverts
La joie de vivre
au cinéma
A l’occasion de la première exposition
consacrée à la comédie musicale à la
Philharmonie de Paris, ce magnifique ouvrage explore ce
genre cinématographique avec de précieux témoignages
dont ceux de Julie Andrews, Alex Beaupain, Lambert
Wilson ou Lambert Wilson, qui dévoilent la fabrique d’un
« musical ». Et tous les plus grands noms comme Fred
Astaire, Gene Kelly, Judy Garland, Cyd Charisse, Jacques
Demy, Michel Legrand ou Bob Fosse figurent au menu
de ce très beau livre, superbement illustré, alors que
la comédie musicale connaît un formidable regain de
popularité, toutes générations confondues.
« Comédies musicales », sous la direction de N.T.Binh,
Éditions de La Martinière, 35 euros.
La légende du
Maillot jaune
Ce livre cristallise non seulement les
plus beaux Tours de France mais aussi
les plus belles histoires pour peu peu que l’on sache où
piocher, où chercher, où trouver et, donc, où surprendre.
Avec des anecdotes jamais entendues et des photos
rares, l’auteur Serge Laget (ancien journaliste de L’Équipe
et collectionneur spécialisé de la Grande Boucle) nous
emmène au cœur de cette légendaire course cycliste, au
milieu du peloton et en compagnie de ces héros de la
pédale. Cette passionnante immersion avec des révélations
et des informations inédites se nourrit aussi d’un entretien
exclusif avec Bernard Hinault, alias « Le blaireau ».
« 100 ans de Maillot jaune », de Serge Laget,
Hugo et Cie, 29,95 euros.
Les dernières
années de Napoléon
Le 17 octobre 1815, après une traversée de
plus de deux mois et la défaite à Waterloo,
Napoléon débarque à Sainte-Hélène, une île
perdue au milieu de l’Atlantique Sud. Il y vivra ces dernières
années sous étroite surveillance et cet exil tragique marque
le point de départ de la légende napoléonienne. Pour cet
excellent document richement illustré, le docteur en histoire
Charles-Éloi Vial a exploré les collections de la Bibliothèque
nationale de France, la plupart étant méconnu ou inédits.
Cet ouvrage, qui séduira les amateurs et les spécialistes,
relate de manière originale la captivité et la mort de celui qui
fut l’empereur des Français.
« Napoléon à Sainte-Hélène », de Charles-Éloi Vial,
BNF Éditions-Perrin, 29 euros.
Un groupe anglais
mythique
Né en 1976 sur le front de la rébellion
punk londonienne, le groupe The Clash
allait survivre à ses semblables de la
scène avec plusieurs disques qui ont fait l’histoire du
rock and roll. Dans ce superbe « Beau Livre », le journaliste
Martin Popoff dissèque les 91 titres de Clash avec des
photographies rares, de nombreux documents et des
analyses pertinentes. On apprend une multitude de choses
et cet hommage à ces musiciens légendaires, ainsi qu’à
une période, se dévore avec un réel plaisir. À découvrir !
« The Clash », de Martin Popoff, Éditions Place des
Victoires, 29,95 euros.
Quand la liberté est
menacée
La censure est depuis toujours le miroir de
l’humanité et de nos peurs. L’avocat Emmanuel
Pierrat propose plus de 200 histoires de censure, connues
et inconnues, françaises et internationales. Dans son livre,
Maître Pierrat visite la censure au gré de ses différentes
obsessions comme les bonnes mœurs, la religion, la
politique et le pouvoir, la préservation de la santé, le
maintien de dogmes scientifiques, la lutte contre le
pacifisme, la drogue, la sorcellerie ou le « socialement
incorrect ». Pour comprendre qu’il s’agit du miroir de
l’humnaité et de nos peurs.
« Le grand livre de la censure », d’Emmanuel Pierrat,
Plon, 19,90 euros.
En route pour
l’aventure
C’est l’histoire d’un couple. François et
Françoise Lemarchand se sont rencontrés
à 20 ans. À la tête de l’enseigne mythique
Pier Import, ils ont pratiqué le commerce comme au
temps de Marco Polo. Ils allaient eux-mêmes chercher des
merveilles chez les artisans du monde entier.C’est une
histoire d’entrepreneurs. Au tournant des années 1980, Pier
Import est rattrapée par la mondialisation. Après avoir cédé
l’entreprise, François et Françoise Lemarchand se lancent
dans une nouvelle aventure : Nature et Découvertes. Voila
un livre positif et inspirant pour tous ceux qui veulent faire
de leur vie une aventure.
« En explorateurs », de Françoise et François
Lemarchand, Les Arènes, 25 euros.
Les Renoir ou deux
vies pour l’art
Jean Renoir, second fils du grand peintre
impressionniste Pierre-Auguste Renoir, fut
l’un des cinéastes les plus influents du XXème siècle et même
selon Orson Welles, « le plus grand de tous les réalisateurs
». Alors que l’exposition « Renoir, père et fils » se déroule au
Musée d’Orsay, ce livre montre tout ce que le père et son fils
ont partagé (des modèles et des lieux, une palette vibrante
et les effets de lumière dans la nature) et se penche sur la
production artistique d’un immense metteur en scène (« La
grande illusion », « La règle du jeu ») et d’un peintre sous
l’angle fascinant et passionnant de la lignée familiale. Et
comment l’œuvre de Pierr-Auguste a influencé celle de Jean.
« Renoir, père et fils », écrit par un collectif sous la
direction de Sylvie Patry, Flammarion, 42 euros.
Les dessous de
l’affaire Hallyday
À l’église de la Madeleine, en ce jour d’obsèques
le 10 décembre 2017, ils sont déjà séparés. D’un
côté, Laeticia et ses deux enfants. De l’autre,
les deux aînés de Johnny : David et Laura,
accompagnés de Sylvie Vartan et Nathalie Baye. Quelques
semaines après, la nouvelle tombe : l’héritage de Johnny
revient en totalité à sa femme. Dans leur livre, Armel Mehani
et Sébastien Catroux ont mené l’enquête. Ils interrogent les
proches de l’artiste ainsi que des policiers, magistrats et avocats.
Avec leurs révélations sur les fréquentations troubles de Johnny
au fil de sa vie, ils donnent leur version des faits. À lire.
« Main basse sure Johnny », d’Armel Mehani et
Sébastien Catroux, L’Archipel, 18 euros.
JOURNAL DE FRANCE
THÉÂTRE
par Pauline KERREN
Peau d’âne
C’est sans aucun doute l’un des plus jolis
spectacles qu’on peut voir actuellement à Paris.
Avec cette adaptation scénique du chef d’œuvre
de Jacques Demy, qui réunissait Catherine
Deneuve et Jacques Perrin en 1970, le spectateur
est embarqué dans un tourbillon enchanteur où
se croisent l’amour pur, la beauté, la jeunesse et la
poésie. Avec une troupe de comédiens, chanteurs
et danseurs qui servent à merveille les célèbres
chansons de Michel Legrand, on voyage avec
délectation dans un autre monde durant 2 heures
et au milieu de décors féériques et de costumes
flamboyants. Ne manquez pas cette version de «
Peau d’âne » qui est une réussite incontestable et
qui a le mérite de nous rendre heureux !
« Peau d’âne ». Un spectacle d’après le livre de
Charles Perrault et le film de Jacques Demy.
Direction artistique d’Emilio Sagi. Musique de
Michel Legrand. Avec Marie Oppert, Franck
Lopez, Marie-Agnès Gillot, Claire Chazal.
Théâtre Marigny. Réservations au 01 76 49 47 12
Localement agité
Après avoir échoué 4 ans
plus tôt à disperser les
cendres de leur père, selon
ses dernières volontés,
la fratrie se rassemble à
nouveau dans la maison
familiale, située au bout
de la Bretagne. Année
bissextile oblige, ils n’ont
que les 24 heures du 29
février pour en finir avec cette obligation
morale qui pèse lourdement sur eux. Mais un
vent de sud-est en février ne se commande
pas, la découverte d’un secret de famille
ne se prévoit pas et les liens du sang ne se
choisissent pas. Une comédie névrotique
déjantée et pleine de rebondissements avec
une crise de nerfs et de cœur où frères, sœur
et belle fille vont devoir se reconstruire autour
d’une image paternelle doublement « en
cendre ».
« Localement agité ». Une pièce d’Arnaud
Bédouet. Mise en scène d’Hervé Icovic.
Avec Lisa Martino, Anne Loiret, Thierry
Frémont, Nicolas Vaude, Arnaud Bédouet,
Guillaume Pottier. À partir du 17 janvier
2019. Théâtre de Paris
Réservations au 01 48 74 25 37
La ménagerie de verre
À Saint-Louis, en pleine
tourmente des années 1930,
on découvre l’équilibre
fragile d’une famille, dont le
père s’est volatilisé. La mère,
Amanda, et ses enfants,
Tom et Laura sont tels des
funambules, refusant le vide,
l’espoir en balancier et le
point d’équilibre accroché
à leurs rêves. Cet équilibre bascule lorsque
Tom, à la demande pressante d’Amanda,
invite un galant pour Laura : un employé de
l’entrepôt, Jim. Le temps d’une soirée, les
rêves prennent vie, les fantômes ressurgissent
et la réalité s’immisce, alors que, pourtant, on
ne l’avait pas invitée. Il s’agit probablement
de la pièce la plus émouvante de Tennessee
Williams et premier succès public. Elle narre
l’histoire d’une famille au plus profond de ses
sentiments et de ses conflits.
« La ménagerie de verre ». Une pièce
de Tennessee William. Mise en scène de
Charlotte Rondelez. Décors de Jean-Michel
Adam. Avec Cristiana Réali, Ophélie Kib,
Charles Templon, Félix Beaupérin.. Théâtre
de Poche-Montparnasse
Réservations au 01 45 44 50 21
JOURNAL DE FRANCE • 71
Art de vivre
Notre pays recèle de trésors
touristiques. Encore faut-il
s’y arrêter et passer par les
chemins de traverse.
De La Rochelle à Saint-Emilion...
France côté Ouest
La Rochelle, dans les
Charentes Mariitmes.
L
a Rochelle est sûre de son fait.
La Cité portuaire n’a-t-elle pas
été celle de riches marchands et
armateurs ? De sublimes hôtels
particuliers en témoignent.
Avec ses aménagements, le
port est sublime, tout est fait pour le piéton
et le cycliste. L’ancien maire Michel Crépeau,
a laissé sa marque. L’Île de Ré, sa voisine branchée l’a ­remise dans le courant. ChâtelaillonPlage, à quelques 20 kms, fait la joie de ceux
qui recherchent tranquillité, beau sable, et
appartements vue mer abordables. Loin des
prix de Royan, l’ancienne station huppée du
siècle dernier qui conserve une plage unique
en Europe, et des villas XIXème incomparables.
Sur la route de Blaye, pas beaucoup de commerces ouverts. Les automobilistes préfèrent
l’autoroute. Dommage, l’estuaire de la Gironde offre de belles perspectives. Les vignerons pourraient proposer des assiettes de
72 • JOURNAL DE FRANCE
Saint-Emilion, 2000 ans d’Histoire
entre les hommes et la vigne.
JOURNAL DE FRANCE
charcuterie, fromage avec leur dégustation de
vin. Bizarre que personne n’y ait pensé !
En arrivant à Blaye, en bas de l’imposante
citadelle Vauban, un salon de thé boulangerie accueille et sans discontinuer. Ce n’est pas
comme son voisin, un bistrot avec vue sur l’estuaire, qui a la curieuse idée de fermer à 14h.
Surprise, en haut de la citadelle, en arrivant
sur l’esplanade, des échoppes, des auberges,
un camping et un hôtel. En bas, ce n’était indiqué nulle part. À l’heure d’Internet, ne négligez pas la PLV, on n’a pas toujours son smartphone branché...
À Saint-Émilion, un Saint-Tropez de la vigne,
les Anglais sont plus nombreux que les Espagnols. On les voit repartir avec leurs caisses de
vin. La polémique sur l’orthographe du cannelé
(un ou deux n ?) bat son plein mais n’émeut
pas la vénérable maison Baillardran (10 boutiques). Une page dans le journal Sud-Ouest,
presqu’autant pour savoir si Thierry Henry
allait débarquer aux Girondins. Finalement,
il a préféré revenir dans son club d’origine,
plus argenté ; l’AS Monaco. Cela n’empêche
pas de dormir Mme Lacoste qui, à l’entrée de
la cité, tient depuis 45 ans le petit bistrot Le
Médiéval : « Avant, c’était une station-service.
Mes deux maris n’ont pas tenu. Difficile de trouver du personnel pendant la saison. Regardez
les vendangeurs, c’est pareil, ils n’arivent pas à
en trouver. Pourtant, ils sont payés 1700 € net
le mois pendant l’été. Les jeunes ne veulent plus
travailler. On devrait suspendre les allocations
de Pôle Emploi pour les moins de 30 ans ». L’idée
est lancée. En Gironde, tout le monde fait la
route des grand crus mais néglige le Château
de Cadillac (connu dans le monde entier parce
que le créateur de sa voiture était du coin),
un petit bijou datant d’Henri III, et construit
Escapades sur la façade Atlantique
Le vignoble de Blaye, situé au bord
de l’estuaire de la Gironde, connu
pour ses grands vins et sa citadelle
Vauban, classée à l’UNESCO.
sous Henri IV puis Louis XIII, et qui vaut bien
« Tout le monde fait
la route des grand
crus mais néglige le
Château de Cadillac,
un petit bijou datant
d’Henri III et qui vaut
bien certains de nos
prestigieux châteaux
de la Loire. »
certains de nos prestigieux châteaux de la
Loire. Bizarrement, là aussi, pas d’affichage à
l’entrée ni à la sortie de la ville. Même les jardins à la française ne sont pas entretenus. La
première adjointe au maire, que je croise à la
sortie avec des visiteurs japonais, ferait bien
de s’en occuper.
À la librairie, le marchand de journaux me
répond : « le château d’accord, mais plutôt le
château Latour... » (rires). Tout cela pour dire
qu’on a beau être champion du monde du tourisme, on ne sait toujours pas se vendre. Dans
notre pays, on ne se vend pas, mais qu’est-ce
qu’on se vante ! Cela n’empêche pas d’être
une destination unique.
Robert LAFONT
Le château ducal
de Cadillac (33).
JOURNAL DE FRANCE • 73
Bonnes résolutions
Les bons conseils de Jean-Luc Ducher
DR JEAN-LUC
« En
2019,DUCHER
je ne
plus
« m’inquiète
Surmonter son anxiété,
pour
rien !!! »
c'est possible ! »
Véritable « peste psychologique des temps modernes », l’anxiété concerne tout le monde,
« peste psychologique des temps modernes », l’anxiété concerne tout le monde,
carVéritable
nous avons
tous été un jour touchés par cette souffrance émotionnelle universelle.
car nous avons tous été un jour touchés par cette souffrance émotionnelle universelle.
Rencontre
pour comprendre comment la combattre avec le psychiatre Jean-Luc Ducher.
Rencontre pour comprendre comment la combattre avec le psychiatre Jean-Luc Ducher.
« Le problème c’est l’altération de notre
qualité de vie, la gêne engendrée par
tout ce que l’anxiété nous oblige ou
nous empêche de faire, l’entrave à notre
liberté qu’elle représente, que ce soit
dans notre vie quotidienne, personnelle
ou professionnelle. »
(Dr Jean-Luc Ducher)
BIO EXPRESS
Jean-Luc Ducher est médecin psychiatre
à Clermont-Ferrand. Clinicien, psychothérapeute, enseignant, chercheur dans le
champ de la dépression et de l’anxiété, il
est également auteur de « La Dépression
en 60 questions » aux éditions Odile
Jacob.
Pourquoi ce livre Docteur ?
Est-ce parce que l’anxiété est
« la maladie du siècle » ?
Dr Jean-Luc Ducher : Je ne sais pas si c’est
la maladie du siècle, car l’anxiété a toujours
existé. C’est une souffrance émotionnelle
74 • JOURNAL DE FRANCE
universelle qui peut toucher tout le monde,
à tout âge et à différents moments de la vie.
Il existe différentes formes et niveaux d’anxiété qui peuvent être causés par des situations de la vie courante, mais aussi des
évènements imprévus, des accidents, des
traumatismes comme des projections de ce
qui pourrait nous arriver. L’important c’est
de trouver les techniques pour surmonter
l’anxiété quand elle survient, afin que cela
ne se transforme pas en TAG, le trouble
d’anxiété généralisée.
Quelle est la différence
entre le stress et l’anxiété ?
J-L. D. : J’étais certain que vous me poseriez cette question ! Ce sont en effet deux
choses bien différentes. Le stress est une
réponse de l’organisme à toute sollicitation
qui va lui être faite. Exemples : Il fait très
froid, je me retrouve face à un animal dangereux, je vais passer dans 5 minutes devant un jury pour un examen, etc. C’est
une réaction organique naturelle, une décharge d’adrénaline, ce laps de temps pendant lequel vous allez vous adapter à cette
situation. Le stress nous invite à dépasser
nos capacités et parfois à nous surpasser.
L’anxiété est davantage psychologique.
C’est avoir peur d’un certain nombre de
choses qui pourraient arriver face à une
situation que j’anticipe et qui entraîne une
somatisation. C’est plus un cheminement
intellectuel.
Pourquoi sommes-nous
de plus en plus anxieux ?
J-L. D. : Parce que nous sommes de plus
en plus sollicités par la mondialisation,
les nouvelles technologies de l’information, les conditions de travail, parce que
nous sommes de plus en plus souvent
dans l’urgence de faire tout le plus vite
possible - même si la notion de temps n’est
pas la même partout –, mais aussi parce
que nous mettons la barre trop haut en
permanence...
JOURNAL DE FRANCE
« En matière d’anxiété,
le poids de l’éducation est
beaucoup plus important que
le poids génétique. On peut
en effet avoir été conditionné
dans son enfance à être plus
anxieux. »
Existe-t-il des anxieux à vie ?
Est-ce génétique ou héréditaire ?
J-L. D. : Il y en a, dans le sens où s’ils sont
déjà anxieux de nature, et s’ils ne font rien
pour la combattre, l’anxiété va s’aggraver au
fil du temps. En matière d’anxiété, le poids
de l’éducation est beaucoup plus important
que le poids génétique. On peut en effet
avoir été conditionné dans son enfance à
être plus anxieux. Par ailleurs, on note que
l’anxiété se développe souvent chez les personnes âgées qui sont isolées et manquent
d’occupations. Si je suis seul et que je m’ennuie, que j’ai beaucoup de temps libre, je
vais me mettre à penser en boucle et je vais
faire monter mon anxiété.
Un manque de sommeil, une
mauvaise alimentation ont-ils des
effets néfastes sur l’anxiété ?
J-L. D. : Oui, bien entendu. Quelqu’un qui
dort mal ou pas assez, va forcément développer une fatigue chronique qui fait le lit
de l’anxiété. Une mauvaise alimentation va
aggraver le processus, c’est certain.
Quand peut-on considérer qu’on
souffre d’une anxiété généralisée ?
J-L. D. : Nous avons tous tendance à être
anxieux et c’est normal. Il y a danger quand
l’anxiété devient excessive, permanente,
qu’elle devient pénible et invalidante. Le
problème c’est l’altération de notre qualité
de vie, la gêne engendrée par tout ce que
l’anxiété nous oblige ou nous empêche de
faire, l’entrave à notre liberté qu’elle représente, que ce soit dans notre vie personnelle
JOURNAL DE FRANCE • 75
Mes bonnes résolutions anti-anxiété pour 2019
« Le bonheur est un art qui
se cultive. Il faut en prendre
conscience et se le dire.»
ou professionnelle. Quand l’anxiété devient
pathologique, cela devient un véritable handicap dans notre existence quotidienne.
Vous donnez dans votre livre de
nombreux conseils et astuces pour
surmonter son anxiété. Vous parlez
notamment de réapprendre la
respiration abdominale.
J-L. D. : Quand un bébé naît, c’est naturel pour lui, il respire par le ventre. Or, on
s’aperçoit que cette habitude disparaît vers
l’âge de 6-7 ans, quand l'enfant cesse de
vivre à 100% au présent. A ce que l’on appelle « l’âge de raison », il rentre dans une
capacité d’anxiété et d’anticipation, qui
s’exprime par tout ce que l’on connaît : sensation d’oppression thoracique et de boule
au ventre. Si l’on n’apprend pas la technique
de respiration abdominale, cela va se développer et s’amplifier à l’âge adulte du fait de
toutes les difficultés de la vie. Il y a pourtant une technique excessivement simple
à mettre en place à chaque fois que l’on
ressent de l’anxiété, à tout âge, c’est de réapprendre la respiration abdominale et de
la pratiquer, comme une hygiène de vie, 3 à
4 fois toutes les demi-heures. Testez cette
méthode à chaque fois que vous vivez un
épisode anxieux, vous verrez, ça marche.
Votre sensation d’anxiété va redescendre
très rapidement.
La 2e technique qui a fait ses preuves
selon vous est celle de l’arrêt de
la pensée. Comment ça marche
concrètement ?
J-L. D. : Si j’appréhende quelque chose ou
une situation particulière, c’est ainsi, je me
mets à y penser tout le temps, j’anticipe,
j’imagine des choses affreuses. Le problème, c’est qu’on ne pense pas à arrêter le
flot de ses pensées toxiques. Et pourtant,
c’est possible, c’est une gymnastique qui
s’apprend. A chaque pensée négative qui me
trotte dans la tête, je décide de dire stop, de
bloquer le flux de mes pensées, de fermer le
robinet. Certaines personnes pour y arriver
plus facilement disent « Stop » à voix haute
ou en se regardant dans un miroir, d’autres
visualisent un panneau de sens interdit.
Quelle que soit la méthode, ça marche et
ça arrête immédiatement les ruminations.
Il faut le faire de façon systématique, sans
réfléchir, sinon on active la zone du cerveau
qui est responsable de l’anxiété. Il ne faut
donc pas chercher de contre-arguments, il
faut dire « Stop » et passer à autre chose. Si
on couple cette méthode à celle de la respiration abdominale, on arrive à contrôler la
plupart des épisodes anxieux. A condition
bien entendu de ne pas souffrir d’anxiété
généralisée, car dans ce cas, je conseille
bien entendu de consulter un médecin ou
un spécialiste.
Si c’est le cas, il faut donc consulter
rapidement ?
J-L. D. : Oui, car plus on attend, plus on
se voile la face, plus on va s’enfermer
dans un trouble anxieux généralisé qui va
s’amplifier. Quelle que soit la forme d’anxiété qui nous fait souffrir, il faut se faire
En cas d'anxiété passagère, testez la respiration
abdominale et la technique d'arrêt de la pensée.
accompagner et aider. Souvent, quelques
séances de thérapies cognitives comportementales suffiront, car elles ont déjà largement fait leurs preuves en la matière. On
peut également envisager des séances de
relaxation avec un sophrologue. D’autres
fois, il faudra envisager des thérapies plus
longues et se faire suivre par un psychiatre
ou un psychothérapeute.
« La plupart des épisodes anxieux peuvent se traiter sans
médicaments, avec les techniques dont j’ai parlé. On peut donc
surmonter très souvent l’anxiété par soi-même. C’est tout à fait
possible. Si cela ne suffit pas, on peut faire quelques séances de
thérapies cognitives comportementales. »
76 • JOURNAL DE FRANCE
JOURNAL DE FRANCE
« Il est possible de se libérer
de son anxiété. Certes cela
demande des efforts,
mais le sentiment de liberté
que l'on ressent après
en vaut la peine. »
donc l’imperfection, lâcher un peu de son
amour-propre, être patient avec soi-même,
s’accepter tel que l’on est, s’aimer et se féliciter. Il faut réfléchir au lieu de ruminer et
vivre l’instant présent.
Quel message essentiel souhaitezvous que l'on retienne de votre livre
sur l’anxiété ?
J-L. D. : Avant tout, celui d'un message d'espoir, à savoir qu'il est possible de se libérer
de son anxiété. Certes cela demande des efforts, mais le sentiment de liberté que l'on
ressent après en vaut la peine. n
Propos recueillis par Valérie Loctin.
SON DERNIER LIVRE
Existe-t-il des traitements contre
l’anxiété qui ont fait leurs preuves ?
J-L. D. : La plupart des épisodes anxieux
peuvent se traiter sans médicaments,
avec les techniques dont j’ai parlé. On
peut donc surmonter très souvent l’anxiété par soi-même. C’est tout à fait possible. Si cela ne suffit pas, on peut faire
quelques séances de thérapies cognitives comportementales. Concernant les
traitements médicamenteux, la plupart
des antidépresseurs ont montré une efficacité sur l’anxiété. Autant pour une
anxiété généralisée, ils sont nécessaires,
autant pour de simples épisodes anxieux
épisodique, on peut les éviter. On peut
également se tourner vers des antidépresseurs plus naturels à base de plantes
comme le Millepertuis, mais attention,
ils ont les mêmes effets secondaires et les
mêmes contre-indications que les antidépresseurs chimiques, d’où l’intérêt de
consulter son médecin traitant et de ne
pas pratiquer l’automédication.
Vous posez la question en fin
d’ouvrage : « L’anxieux peut-il être
heureux ? ». Il semblerait que oui ?
J-L. D. : Oui, c’est certain. C’est la façon
dont je vais gérer ma vie quotidienne qui
va faire que je vais m’angoisser ou pas. Le
bonheur est un art qui se cultive. Il faut
en prendre conscience et se le dire. Pour
cela, il faut arrêter de se mettre en permanence la pression et de vouloir tout planifier, accepter d’être parfois anxieux et
Anxiété : 100 questions & réponses
Voici des réponses
à toutes vos questions sur votre
anxiété, qu’elle soit
légère, gênante dans
certaines situations,
envahissante ou très
perturbante dans votre
vie, mais aussi des
techniques faciles à mettre en œuvre pour
rendre votre quotidien plus agréable à
vivre. Rédigé de manière concrète et accessible, ce livre pratique deviendra votre
guide pour mieux comprendre et surmonter votre anxiété, ou aider un proche.
« Vaincre son anxiété par soi-même » du
Dr Jean-Luc Ducher, Odile Jacob, 250 p.,
21,90 €.
JOURNAL DE FRANCE • 77
Souvenirs, souvenirs… XXL !
Ce livre exceptionnel rend hommage à Johnny Hallyday
par André Bercoff
32 cm
495 €r vous
- 100 € pou
€
5
9
3
t
i
o
S
LIMITÉE
OFFRE de port
Frais
offert.
55 cm
BON DE COMMANDE
Remplissez et renvoyez ce bulletin avec votre règlement à :
Entreprendre. 53 rue du Chemin Vert 92100 Boulogne Billancourt. Tél : 01 46 10 20 94
VPV18004
395€
RCS B 403216617
VPV18004
Entreprendre
vincent.dore@lafontpresse.fr
Jeux & mots mélangés
T
2 O
B
A
A
1 C
O M
C
L
I
D E
A O
C
2 E
MINICROISÉS
A
1 C
B
E
U
C
D
N
I
E
L
D E
E R
50
P
VIOLONCELLE
CLAVECIN
MOTS MÉLANGÉS
Le magazine des femmes
A
VERTICALEMENT
A. Cercle en bois servant
à monter les tamis
B. Intervalle
C. Tromper
D. Râpé
E. Servent à guider
B
E
R
L
I
O
Z
A
N
I
L
I
S
Z
T
Solutions multi jeux
3 R
1. Flancher
2. Pas original
3. Peintre sans grand talent
4. Presque blanc
5. Ils sont humains
N
HORIZONTALEMENT
B
A
C
H
R
O
S
S
I
N
I
V
M
N
H
RODRIGO
ROSSINI
SAINTSAËNS
STRAUSS
TCHAÏKOVSKI
VIVALDI
WAGNER
ZANI
E
5
MÉHUL
MOUSSORGSKI
MOZART
OFFENBACH
ORF
RAMEAU
REA
REICH
M
T
C
H
A
I
K
O
V
S
K
I
E
I
C
Y
4
O
C
U
A
E
M
A
R
E
L
J
O
N
K
I
O
3
GLUCK
HAYDN
JARRE
KAGEL
LALO
LISZT
MARAIS
MENDELSSOHN
U
N
L
S
S
U
A
R
T
S
A
L
D
A
E
3 D
2
AUBER
BACH
BERLIOZ
BRUBECK
CHOSTAKOVITCH
CIMAROSA
DVORAK
GERSHWIN
E
1
M
E
E
D
S
C
I
M
A
R
O
S
A
C
R
A
E
R
R
R
C
S
O
N
I
W
H
S
R
E
G
R
L
L
O
O
4 C
B
O
O
F
F
E
N
B
A
C
H
E
A
S
V
D
T
A
R
M
E
H
U
L
L
M
A
R
A
I
S
D
R
R
A. Recueils de symboles
B. Petit fruit
C. Probe
D. Douloureuse
E. Maintenant grasse
G
L
F
R
O
B
R
U
B
E
C
K
O
C
I
A
VERTICALEMENT
S
H
C
T
I
V
O
K
A
T
S
O
H
C
G
C
1. Oiseau des forêts
tropicales d’Afrique.
2. Langue indienne
3. Le plus ancien des
membres
4. Différence entre
les choses
5. Assaisonnée
K
O
E
G
L
U
C
K
A
G
E
L
N
E
O
4 E
HORIZONTALEMENT
I
A
U
B
E
R
T
R
A
Z
O
M
R
E
A
S
5
S
N
E
A
S
T
N
I
A
S
H
A
Y
D
N
E
4
V
I
V
I
V
A
L
D
I
R
E
N
G
A
W
R
3
T
2
5 E
E
E
E
D
D
E
C
C
L
B
B
REPÉREZ TOUS LES MOTS figurant dans la liste ci-après. Ils sont placés
horizontalement et verticalement, en diagonale, de haut en bas et vice versa,
de droite à gauche et inversement. Les mots peuvent se croiser, et une lettre
peut servir plusieurs fois, sauf celles des noms de deux instruments à cordes
que l’on utilise en musique classique.
A
A
1 A
Mots mélangés
5 S
Minicroisés
JOURNAL DE FRANCE • 79
JOURNAL DE FRANCE • 81
ne le répétez pas !
JOURNAL DE FRANCE
Confidentiels de la rédaction
PPDA : QUAND T’ES
DANS LE DÉSERT !
On savait que Patrick Poivre d’Arvor
était un grand amateur de jogging. Il en
a donné encore la preuve en participant
à l’âge de 71 ans, quelques jours
avant les fêtes de Noël, à la nouvelle
édition du Half MDS qui s’est déroulée au Pérou.
Cette course légendaire et en autosuffisance
alimentaire, disputée en 3 étapes sur 8 jours,
regroupait 327 coureurs prêts à affronter les 120
kilomètres de sable fin, en plein coeur du désert
d’Ica. Parmi les coureurs, on retrouvait donc
PPDA mais aussi le chef cuisiner de l’Elysée,
Guillaume Gomez. Bravo à tous les deux.
DAVE SE MET AUX
FOURNEAUX
On connaît tous le chanteur
Dave, mais on découvre Dave
le cuisinier avec son livre,
« Cuisinez-moi », publié au
Cherche-Midi. Avec un sens
de l’autodérision et un ton
impertinent, l’interprète de
« Vanina » nous propose plus de 40 recettes
savoureuses agrémentées du récit épicé de la vie
de l’artiste. Régalez-vous avec ses patates douces
au carvi, le paillasson de pommes de terre, la
caponata ou les escalopes milanaises !
KARINE LE
MARCHAND FACE
AUX DÉPUTÉS
Depuis 2010, Karine
Le Marchand anime « L’amour est
dans le pré » sur M6 et connaît
donc très bien le monde des
agriculteurs. C’est pourquoi elle a
été reçue le 4 décembre dernier
à l’Assemblée nationale par une commission
parlementaire pour évoquer leurs conditions de
vie difficiles. « Ce sont des gens qui travaillent 7
jours sur 7, 18 heures par jour, et qui, à cause de
leur remboursement, ne se payent que 500 euros
par mois. Ce n’est pas un métier qui est valorisé »,
a précisé la présentatrice devant les élus.
DANIEL
GUICHARD,
pas de
chinoiseries
pour le
remariage !
Alors qu’à 70 ans, il vient
de remplir cinq soirs de suite l’Olympia,
preuve de sa popularité et de la fidélité de son
public, l’interprète de « Mon vieux » ou « La
tendresse » a décidé de se marier une nouvelle
fois avec son épouse Christine. Et pour
célébrer ce nouveau mariage, il va l’emmener
en Chine afin de fêter leur 3ème cérémonie
car ils s’étaient déjà dit oui en 1991 et en
2002 ! Quand on s’aime, on ne compte pas.
82 • JOURNAL DE FRANCE
Ils osent le dire !
« Je déteste les conventions bourgeoises sur
l’amour. Je déteste l’amour utile. Quand la relation commence à se sédimenter, mieux vaut se
quitter. À l’époque de mes parents, les gens restaient mariés car ils avaient la trouille de se séparer. C’est toujours un rapport au social, certes qui
existe encore…Mais j’essaie de ne pas me laisser
embarquer dans des histoires qui ne me plaisent
pas, qui me font souffrir, qui me tuent… »
CHARLES BERLING - Paris confidences
« À l’âge de 9 ans, j’ai subi les attouchements
et les tripotages d’un adolescent de 13 ans, le
fils du compagnon de ma mère à l’époque. J’ai
essayé de le retrouver, sans succès. Cela m’a
soulagée d’évoquer ce traumatisme dans mon
livre. On ne se construit pas sur les non-dits. »
GABRIELLE LAZURE - L’Express
« Lors du « Juste prix », je suis tombé dans le
vide.Je m’écrase la tête la première. Je m’éclate,
coma. On m’a raconté tout ça parce que je ne
me souvenais de rien. Il me manque 2h30-3h
dans ma vie. Je me souviens au moment où
je suis dans le vide et au moment où on me
réveille. J’ai la notion de la mort, avec le vide »
GÉRARD VIVÈS – Special People
« On m’a posé la question : est-ce qu’il y a
quelqu’un avec qui vous aimeriez partir ?
J’ai lâché un nom et j’ai dit Sophie Marceau.
Depuis, c’est revenu à toutes les interviews,
et donc à toutes les interviews j’étais un looser national, et donc Sophie Marceau n’est
pas partie en terre inconnue. »
FRÉDÉRIC LOPEZ - L’événement magazine
« Je méprise la violence, mais qu’est-ce
que la violence de toutes ces personnes et
ces voitures de luxe brûlées, comparés à la
violence structurelle des élites françaises
et mondiales ? Nous devons nous poser la
question : d’où sont-elles venues ces tensions entre l’élite et les pauvres des milieux
ruraux, entre la politique représentée par
Macron et les 99% qui en ont assez de l’inégalité, partout dans le monde. »
PAMELA ANDERSON - Intimité
« Ça marque l’Histoire des femmes, je suis très
fière d’entrer dans l’Histoire et d’obtenir ce
premier Ballon d’or féminin. C’était important de
créer ce prix, c’est un grand pas vers l’avant pour
le football féminin, et pour les femmes surtout. »
ADA HEGERBERG - Elle
HÉLÈNE SÉGARA en voit de toutes les couleurs
Il y a 5 ans, Hélène Ségara dévoilait sa maladie auto-immune qui lui
cause des problèmes de vision. Depuis, elle a trouvé une méthode
pour alléger sa souffrance mais elle n’est toujours pas guérie. Alors
qu’elle a récemment été réopérée et qu’elle a des implants changés
tous les 3 mois pour lui éviter de perdre la vue, Hélène se montre
toutefois assez pessimiste concernant une guérison totale. « Ça ira
mieux lorsqu’on aura découvert la cause et qu’on pourra cibler un
vrai traitement. En attendant, je me bats avec des armes éphémères
et beaucoup de force mentale », a-t-elle dit courageusement. On lui
souhaite pleins de bonnes choses.
DENEUVE
se paye
Delahousse
« Voilà un enterrement
de première classe :
vous auriez pu attendre
quelques années
encore ! » Quand
Catherine Deneuve
est en colère, elle ne
mâche pas ses mots. La comédienne a publié
une lettre ouverte à Laurent Delahousse,
pour lui faire part de son mécontentement
concernant le « Un jour un destin » qui lui
était consacré sur France 2 fin novembre. « Un
portrait superficiel et morbide à souhait »,
estime-t-elle. Pour la star, le pire est le
mélange information et fiction qui n’est pas
pardonnable et lui a fortement déplu.
Prochain
Lecœuvre monte
au créneau pour
Patrick Sébastien
De retour des Etats-Unis, où il
a rencontré Michel Polnareff,
l’historien de la chanson française,
Fabien Lecœuvre (ici en photo avec
Robert Lafont, à qui il a raconté ses confidences
sur les Présidents de la Vème République) en veut
terriblement au service public, et à Delphine
Ernotte en particulier, d’avoir supprimé l’émission
culte de son ami Patrick Sébastien « Les années
bonheur », qui était regardée dans le monde
entier. La présidente de France Télévisions, que
l’on a vu déjeuner récemment à Vin & Marée
avec le président du CSA, Olivier Schrameck, ne
semble guère à l’écoute de la France populaire.
Mais c’était avant les Gilets Jaunes...
le 23 janvier 2019
Le magazine
qui dit tout...
Dans Journal de France,
des reportages d’actualité,
des témoignages intimes,
des interviews exclusifs, et
une vision passionnée de
l’actualité, des célébrités et
des vedettes. Au cœur des
grands moments
de l’époque, avec toujours
l’actualité du bon côté.
En cadEau
d’abonnEmEnt
recevez chez vous
le dernier numéro
de confidences
magazine
Actuellement en kiosques
ABONNEZ-VOUS
merci de renvoyer le coupon accompagné de votre règlement à Lafont presse, 53 rue du chemin Vert - cS 20056 - 92772 boulogne-billancourt cedex
❑ Oui, je m’abonne à Journal de France (12 n°+ 2 n° gratuits) pour 45 € et je reçois en cadeau le dernier numéro de Confidences magazine
❑ Je profite de l'occasion pour m'abonner à Entreprendre (20 n°) pour 58 € ou (10n°) pour 29 €
❑ Je profite de l'occasion pour m'abonner à Stop arnaques (6 n°+ 2 n° gratuits) pour 23 €
Total commande :......................€
Ci-joint mon règlement à l'ordre
de Lafont Presse par :
❑ Chèque bancaire ou postal
Nom .................................................... Prénom ................................................................
Adresse .............................................................................................................................
Code postal .................. Ville ............................................................................................
Téléphone .......................................... Date de naissance ...............................................
Courriel
❑ Carte bleue Visa N°
Expire-le :
ImPoRtant, je note les 3 derniers chiffres du numéro inscrit au dos de ma carte bancaire :
Signature Obligatoire :
tarifs dom-tom étranger : + 2 € par numéro servi
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les
rectifier et vous opposer à la transmission éventuelle de vos coordonnées en cochant la case ci-contre ❑ ou en adressant un courrier libre à Lafont presse – 53, rue du Chemin vert, 92 100 Boulogne Billancourt.
www.lafontpresse.fr
.
Документ
Категория
Журналы и газеты
Просмотров
0
Размер файла
68 738 Кб
Теги
Journal De France
1/--страниц
Пожаловаться на содержимое документа