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Nitro N°298 – Février-Mars 2019-compressed

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NITRO
NITRO
L’UNIVERS DE L’AMÉRICAINE EN FRANCE
o”
Par “Apache Lud
III
CHEVY PICK-UP 57
F-BIRD FORMULA 400
Survivor de 1975 !
N°298
février-mars 2019
www.nitromag.fr
!
e
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K
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Bes
Ford 32 Lloyd Bakan
Meetings :
Mysterion Ed Roth
Atomic Festival UK, Automédon,
American Day, Cévennes Rod Trip,
US Car Centre, Rock’n’roll Car Show
Mercury 40 Coupé
M 01860 - 298 - F: 5,80 E - RD
3’:HIKLSG=UUZ]UY:?a@m@j@s@a";
DOM : 6,50 E / BEL : 6,50 E / CH : 11,50 FS / AND. : 6,60 E / CAN : 10,20 $ CAN / MAY : 9,80 E / PORT.CONT. : 6,60 E / SPM : 7 E / LUX. : 6,50 E / TOM A : 1 850 XPF / TOM S : 1 000 XPF
NITRO
Tous les papiers
ont droit à
plusieurs vies.
Hot rod story
M
eilleurs vœux à tous et à toutes ! Plein de bonnes choses.
Espérons qu’à l’heure où vous lirez ces lignes notre beau pays
aura retrouvé un peu de sérénité. Traversons un court moment
l’Atlantique pour rêver un peu et nous réchauffer des rayons du soleil
californien. Une fois n’est pas coutume, nous vous offrons un focus sur
trois d’engins d’exception qui nous permettent de mieux comprendre
l’importance du hot rodding dans la culture automobile US. Ressentie
ici comme un hobby de gentils farfelus, cette passion pour le véhicule
personnalisé est bel et bien ancrée au plus profond de la culture nord
américaine. Et l’histoire ne remonte pas à hier… Heureusement la
passion sans limite qui vous anime arrive à effacer bien des embûches
et nous permet de vous présenter également des trésors immatriculés
chez nous (et ce parfois de longue date) comme la sublime Firebird
trônant aujourd’hui en couverture, ou ce Chevy pick-up street custom
sur lequel le travail accompli force le respect. Merci de votre passion.
À dans deux mois !
Didier Soyeux
Photo RM Sotheby’s
NITRO est un bimestriel édité par la SFEP
(Société Française d’Édition de Presse),
société du Groupe de
Presse Michel Hommell
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Administration et siège social :
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Didier Soyeux - dsoyeux@hommell.com
Collaborateurs : Daniel “Zoot” Dimov,
Kiki D. Bois, Fred Sougnoux, Joël Peyrou
Christian Bedei.
Directeur artistique : Thierry Pousseur
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Secrétaire de rédaction : Frédéric Vicente
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édito
Abonnez-vous à NITRO en page 75 !
3
sommaire n° 298 février - mars 2019
© Chevrolet
© Carrera Panamericana
6 news
8 usine
12 salon
14 actualités
16 MIRACULÉE !
22 X-LARGE
Chevrolet Caprice 1969
© RM Sotheby’s © RM Sotheby’s
26 DOWNSIZING
© Christian Bedei
Pontiac Firebird Formula
400 1975
Ford Thunderbird 1978
68 compte rendu
74 clubs
75 abonnement Nitro
76 petites annonces
32 HERITAGE
Concept Jeep Wagoneer
Roadtrip
38 THE MYSTERION
Réplique Ed “Big Daddy”
Roth
Ford 32 Coupé
52 KUSTOMRAMA
Mercury 1940 Coupé
56 TASK FORCE
Chevrolet pick-up 3 100
1957
© RM Sotheby’s
64 SLEEPER !
© Joël Peyrou
Best of
Kustom
Kulture !
46 THE HOT ROD
KING !
Posters
Ford 1932 Coupé
Jeep Wagoneer Roadtrip
© Jeep
Ford Falcon Tudor Wagon
Deluxe 1961
NITRO
© Fred Sougnoux
Retrouvez Nitro sur
www.nitromag.fr
et sur sa page
facebook.com/nitro.mag
Photos de couverture : Christian Bedei (Firebird 1975 et Chevy 1957),
RM Sotheby’s (Ford 32, Mysterion et Mercury 40)
4
news
ENTRETIEN
À garder sous la main dans l’atelier cette
nouvelle bombe de graisse blanche est signée
du spécialiste WD-40 dont le célèbre dégrippant-lubrifiant n’est plus à présenter. Le produit
dont il est question aujourd’hui
est directement indiqué pour la
lubrification dans le temps
des pièces mécaniques
en mouvement au
premier rang desquels
chaînes, charnières…
Principaux avantages :
facilité d’application
dans les endroits
difficiles d’accès
grâce à son long tube
rétractable (qui fait
également office
de verrouillage)
et sa graisse
épaisse qui évite
les coulures…
ww.wd40.fr
MOONEYES
EXCELLENCE
Mooneyes Excellence est le premier livre
“premium” entièrement consacré au Hot
Rod Custom Show, le salon de référence de
la Kustom Kulture, organisé chaque année
à Yokohama, au Japon, par la célèbre marque
aux deux yeux. Ce livre rassemble ainsi les
témoignages des principaux invités de ces
dernières années. Photos d’archives inédites, un
chapitre photos sur l’édition des 25 ans (2016),
les déclarations des invités… Ce livre offre ainsi
un excellent tour d’horizon de ce rendez-vous
d’amplitude internationale, avec une qualité
de réalisation haut de gamme. Custom US et
japonais, motos, mais aussi et surtout tout ce
qui tourne autour de la Kustom Kulture et de
son ambiance, quelques VW y font même une
apparition, sans oublier un historique de la
marque en introduction. Un “must have” pour
les fans de Mooneyes ! Édition limitée à 1 000
exemplaires. Texte en anglais, 272 pages,
240 mm x 320 mm. ISBN 978-2-36320-021-1
6
L’ÉTOILE DE WIXOM
SEPT GÉNÉRATIONS
De nombreuses concurrentes sont apparues
puis ont disparu, mais le règne de la Corvette
ne s’est jamais interrompu et perdure
aujourd’hui encore. Avec la septième
génération de la première voiture de sport
américaine, un nom sacré a refait surface :
Stingray. La Corvette Stingray a ainsi
ouvert un nouveau chapitre d’une histoire
familière. Ergonomie et fonctionnalité font
non seulement corps, mais les fonctions de la
Stingray dépassent toutes les attentes.
Cet ouvrage célèbre toutes les générations
de l’illustre voiture de sport de Chevrolet,
présentant des centaines de photos rares
et jamais publiées issues de GM Media
Archives et accompagnées d’un texte
détaillé du célèbre historien de la Corvette,
Randy Leffingwell. L’auteur relate l’histoire
de la plaque signalétique la plus renommée
d’Amérique, depuis le concept initial de
Harley Earl jusqu’à l’ultra-performante
Stingray. Ce livre explore tous les aspects de
la légendaire sportive : histoire, compétition,
marketing, principaux concepteurs et
ingénieurs tels que Bill Mitchell et Zora
Arkus-Duntov, propriétaires de la célèbre
Corvette. Un plaisir pour les passionnés de
voitures de sport. Un classique incontournable
pour les propriétaires et les fans de Corvette.
Né dans la banlieue nord de Chicago, Randy
Leffingwell obtient un diplôme de journalisme,
d’histoire de l’art et de psychologie
à l’université du Kansas et se dessine une
carrière chez des quotidiens comme le Kansas
City Star, Chicago Sun-Times et le magazine
Detroit Autoweek avant de s’orienter vers
le Los Angeles Times où il reste pendant
onze années, participant aux projets qui
permettront au journal d’obtenir le prix
Pulitzer. Il publie son premier livre en 1989
avant d’en écrire sept autres sur Porsche,
Harley-Davidson et les tracteurs agricoles.
Il soigne l’exactitude de l’information grâce
à de nombreuses interviews et la qualité de
l’image en travaillant sans relâche la lumière
de ses photographies. Plusieurs de ses
ouvrages ont été traduits et publiés chez ETAI.
Corvette, sept générations de haute
performance américaine. Éditions ETAI,
format 248x305 mm, 264 pages, 400 photos
couleurs, prix public conseillé 59 euros.
S’inspirant des canons stylistiques de la vieille
Europe, la très belle Continental brille par son
originalité. Elle impose rapidement de nouveaux
standards en matière de design et d’innovation
technologique. Le vaisseau amiral de Ford
adopte, en effet, une structure monocoque,
véritable gageure technique pour un véhicule de
la catégorie “full size”. Une forte personnalité qui
séduit immédiatement les grands de ce monde,
à l’instar du Président John Fitzgerald Kennedy,
indissociable de la belle Lincoln.
Icône incontournable de l’Amérique des Golden
sixties, la charismatique Continental entrera
de manière tragique dans l’histoire le vendredi
22 novembre 1963…
Préfacé par Hugues Aufray, grand amateur de
voitures américaines, cet ouvrage vous plonge
dans une ambiance très Bodega Bay à travers
une iconographie de premier choix.
Lincoln Continental. Dans la série Top Model.
192 pages en couleurs et noir et blanc. Format
240x290 mm. Prix public conseillé 49 euros.
communiqué
AMERICAN TOURS
FESTIVAL 2019
C’est encore un nouveau monstre sacré qui
sera l’une des stars de l’American Tours
festival 2019, Scorpions. Ce groupe aux hits
intemporels comme “Still Loving You” et “Wind
of Change” a déjà vendu plus de 100 millions
d’albums. L’immense succès de leur tournée
actuelle “Crazy World Tour” prouve que même
avec 40 ans de carrière, ces véritables bêtes
de scène maîtrisent à merveille un répertoire
régulièrement renouvelé. Ils enchaîneront
pendant plus de deux heures les titres qui
ont fait leur succès
au travers d’un
show exceptionnel.
Rendez-vous est donné
sur la scène extérieure
du Tours Speedway le
vendredi 5 juillet 2019.
L’AMERICAN TOURS
FESTIVAL 2019 se
tiendra les 5, 6 et
7 juillet 2019 au parc
des Expo de Tours (37).
usine
H GH VOLTAGE !
Le département Perfo fête les 50 ans de sa première Camaro COPO
en présentant au Sema Show de Las Vegas ce surprenant
eCOPO Concept propulsé, vous l’aurez compris, non pas par un big block
alu 427 ci mais par un moteur… électrique ! Après tout,
tant que les pneus arrière fument…
C
ette dernière décennie aura vu l’entrée de l’électrique dans l’univers de
la compétition automobile. Est-ce
l’avenir de ce sport mécanique ? Il
est vraiment trop tôt pour le savoir, ce qui est
sûr en revanche c’est qu’aucun constructeur
ne peut se laisser distancer par la concurrence et que le développement se doit être
fait. L’image tient également une part importante dans le process, ne pas communiquer
pour des solutions “alternatives” au pétrole
ne serait pas très bien perçu. Las Vegas et
son fameux Sema Show étaient l’occasion de
présenter cette EV Camaro et, pour rassurer
les fans de la première sur les performances
de la bête, le dossier de presse comprend
quelques clichés de cette COPO d’un nouveau genre en plein burn out. À l’heure de
8
mettre sous presse, Chevrolet n’a pas encore
testé la voiture de façon officielle mais elle
serait capable de runs dans les 9 secondes
aux 400 mètres, soit le chrono que l’on est
en droit d’espérer d’une telle monture. Pour
arriver à ce résultat, Chevrolet Performance
s’est alloué les services du réputé team de
drag Hancock and Lane Racing pour qu’il
assure le développement de cette eCOPO. Le
V8 a été remplacé par un moteur électrique
BorgWarner composé de deux unités HVH
250-150 capables de générer chacune
42 mkg de couple. Ce moteur électrique est
accouplé à une transmission automatique
classique type TH400. L’arbre de transmission et le pont sont eux aussi issus du programme COPO “normal”. Le moteur tire sa
puissance d’un ensemble de quatre batteries
délivrant au total 800 volts. Chaque élément
pesant 80 kg est bien sûr installé dans la voiture de façon stratégique pour une bonne
répartition des masses. 56 % sur l’essieu
arrière. On en trouve deux situés au niveau
des places arrière et deux dans le plancher du
coffre. L’arceau cage a d’ailleurs été adapté
pour protéger au mieux les éléments présents
dans le coffre. Le système est accompagné
de moniteurs de contrôle de charge et de
température. On peut remarquer sur la photo
de trois-quarts arrière que cette eCOPO
a conservé parachute, wheelie-bars et
coupe-circuit de sécurité mais que le logement de la plaque d’immatriculation est
équipé d’un témoin de charge ! Et il faut combien de temps de charge entre deux runs,
M. Chevrolet ?
Texte Didier Soyeux, photos Chevrolet
Nascar spirit
Cette eCOPO est bien un engin assemblé dans
l’unique but de participer à des compétitions
de drag racing. Notez les éclairs présents
sur la peinture du capot et le petit logo
E-COPO sur la grille de calandre…
Cette Chevelle 1973 présentée lors du Sema Show 2018 a reçu le nouveau moteur LT5
à compresseur, le même utilisé sur la Corvette ZR1. Le package comprend tout le système de
connexion électrique et électronique. Le style choisi est celui d’une caisse de la NASCAR…
À noter qu’à l’époque la Chevelle était d’ailleurs engagée dans ce championnat.
P
our Chevrolet Performance, le Sema
Show est aussi l’occasion de vanter et
de présenter des nouveaux moteurs
complets disponibles au catalogue. Ces
fameux crate engines (moteurs en caisse) lui
assurent une part importante du chiffre d’affaires car il faut savoir que la plupart des speed
shops n’assemblent pas eux-mêmes les
moteurs pour des raisons d’outillage et de
main-d’œuvre. La meilleure solution consiste
donc à passer commande d’un moteur complet et de se concentrer sur sa simple installation et sur son démarrage. Il suffit pour s’en
convaincre de regarder les shows TV mettant
en scène quelques ateliers de renom… Les
nouvelles normes ont fait s’adapter les trois
grands constructeurs US sur leurs programmes
de moteurs complets prêts à la pause grâce
à des systèmes Connect & Cruise facilitant
l’installation de ces mécaniques de nouvelle
génération et cela concerne aussi les trans-
missions. Au menu en 2019, le nouveau V8
LT5 de 6,2 l à compresseur qui équipe la Corvette ZR1. Celui-ci pourra donc trouver place
sous le capot d’une Chevy de 1955 ou encore
sous celui d’une Chevelle Laguna de 1973
comme ce fut le cas sur le stand Chevrolet lors
du Sema Show 2018. Une belle occasion de
réhabiliter une base souvent délaissée par les
hot rodders en raison de son esthétique
quelque peu ingrate et surtout des motorisations touchées à l’époque de plein fouet par la
crise pétrolière. Pour exemple la finition Laguna
comme celle présentée ici disposait d’un V8
350 ci de seulement 145 ch, une vraie pitié…
Grâce au team Chevrolet Performance elle dispose aujourd’hui d’un V8 supercharged de
755 ch, soit 610 de plus qu’à l’époque ! Et
force est de constater qu’avec le travail réalisé
sur la carrosserie et le style NASCAR appliqué
ici, cette Chevy des seventies a désormais une
sacrée gueule ! n
9
usine
Texte Didier Soyeux, photos constructeurs
HOT V!
La Cadillac CT6 V-Sport 2019
va être la première voiture du
célèbre manufacturier à recevoir
le tout nouveau V8 twin-turbo.
Une révolution technique qui
va permettre à cette sublime
berline à cinq places de prétendre
à des performances de coupé
sportif. Le V8 4,2 l est annoncé
pour 550 ch. Alliée à une transmission
ultra-performante à dix rapports (10L90
Hydra-Matic), cette nouvelle mécanique va en
faire une berline explosive bien en phase avec
l’engagement de Cadillac en compétition.
Connaissant l’efficacité technique des trois
marques au niveau racing, il y a fort à parier
que la puissance sera quasi identique et au max
des possibilités dans tous les camps. Le régime
moteur est à la hauteur lui aussi et est annoncé
entre 9 800 et 10 000 tr/mn ! Le côté Old-school
est assuré par la transmission manuelle
à quatre rapports. Il faut également tenir
compte des restrictor plates imposées (brides
à l’admission) sur les circuits les plus rapides
et qui limitent la puissance à 445 ch. Malgré
cela les plus de 200 mph (320 km/h) seront
atteints. Toujours un régal à suivre ces meutes
hurlantes !
MUSTANG NASCAR
C’est officiel, Ford annonce que la Mustang
entrera dans la série reine de la NASCAR
(les Monster Energy Cup Series) dès février
prochain à l’occasion des Daytona 500. Elle va
donc rejoindre dans l’arène sa rivale de
toujours, la Camaro, qui court, elle, en “Cup”
depuis l’an passé sous la forme d’une ZL1.
La Mustang va remplacer la Ford Fusion et
jouera également des coudes face à la Toyota
Camry. Ford, Chevrolet et Toyota seront donc
les trois constructeurs officiels engagés en
2019. On trouvera deux coupés et une berline
propulsés par un V8 limité à 5,9 l (5,86 l très
exactement) dont la puissance annoncée varie
de 725 à près de 800 ch selon les sources.
FACTORY STOCK
Après avoir débuté en Junior Dragster (en remportant cette
catégorie en 2000 et 2001) puis brillé dans le championnat
Hot Rod Heritage en 2010 aux commandes d’un funny car
Nostalgia, Leah Prichett est passée en 2013 aux choses
“sérieuses” en rejoignant la poignée de pilotes féminines
engagées dans la catégorie reine Top Fuel ! À trente ans, elle
a déjà un parcours impressionnant avec sept victoires dans
cette catégorie ultime. Elle court dans le team Don Schumacher
Racing sponsorisé par l’US Army et Mopar. Le constructeur est
heureux de pouvoir la compter parmi ses pilotes vedettes et ainsi
lui confier le volant d’une Dodge Challenger. Elle passe donc d’un
monstre fonctionnant au nitro à un coupé Factory Stock sans plus
de problème que cela. La concentration demandée par le pilotage
d’un Top Fuel semble porter ses fruits devant les cellules de l’arbre
de Noël car Leah Prichett excelle également face aux Camaro et
autres Mustang présentes dans cette catégorie. Elle domine pour
l’instant le plateau grâce à sa Challenger Drag Pak avec ses runs
réguliers dans les 8,10 s et des départs en butée de wheelie bars.
Qui peut le plus peut le moins !
10
salon
AUTOMEDON 2018
V
oilà déjà 18 ans que les passionnés
se retrouvent le temps d’un week-end
au Bourget pour le salon Automédon.
Organisé par Yves Levasseur qui est
très sensible à la culture auto US, le show est
le seul en région parisienne à offrir une expo
extérieure en marge du salon. Résultat, l’accueil est hyper enthousiaste de la part des
passionnés qui y voient un contrepoids plus
populaire à un Rétromobile devenu trop élitiste
pour certains. L’accent est mis ici sur le côté
simple des collectionneurs avec une ambiance
bien plus conviviale et sans chichis ! Pour cette
édition 2018, un hommage à Johnny Hallyday
a permis aux visiteurs d’admirer un de ses premiers rods sur base Ford 32, une réplique
dénommée Panther de Ville, et sa fameuse
Cadillac 1953 que l’on ne présente plus. Sur
ce stand, la FSRA exposait aussi une belle brochette de rods. À l’extérieur, les 3 ha du parking ont été pris d’assaut dès l’ouverture officielle du salon à 9 heures. Dans la partie US
toujours très fournie, il y avait du choix avec
des autos fraîchement sorties de restauration
dont un Ford F100 dont nous reparlerons très
bientôt… Cette expo extérieure vient à point
nommé renforcer l’effet d’Automédon et, aux
dires de certains, c’est surtout elle qui fait le
succès du show. Si on y ajoute une partie des
exposants placés en extérieur donnant un style
swap meet, la formule d’Automédon n’est pas
loin d’être la meilleure avec cette ouverture
à la culture US qui fait son charme, et c’est
pour cela qu’on vous donne rendez-vous au
même endroit en 2019 !
n
Sur le plateau Rod trônait
le Ford 1934 Sedan de Philippe Pétré,
le Ford 34 coupé de Yann Gate et
le pick-up Citroën C4 de Pascal Dufoix.
Rendez-vous immanquable du petit monde de la
collection, Automédon qui se tient au Bourget est
bien rentré dans les mœurs avec une dix-huitième
édition qui a remporté un franc succès, avec pléthore
d’Américaines et de stands à la norme ISO Nitro.
En cours de construction, la Peugeot 202 1946
du Team ‘’202@232’’ devrait goûter du sel pour
l’édition 2019 de la Bonneville Speed Week.
Affaire à suivre de près !
Le stand de Goodies and Family est toujours
le plus photogénique avec cette ambiance de
swap meet californien qui permet de fouiner
des heures sans se lasser !
12
Traditionnel dans son style sans faille,
le Deuce de Thierry Fermyn exposé sur
le stand FSRA, est de toutes les manifestations
de France et d’ailleurs !
Hommage à Johnny Hallyday avec trois véhicules,
dont sa fameuse Cadillac 1953. Quant à ce Ford 1932 construit au milieu
des années 90 par Bernard Pouget, il a été le tout premier rod possédé par le rocker.
Texte et photos Kiki D. Bois
Cette Cadillac Serie 62 de 1955 a été
utilisée par la famille royale belge
pour les parades dans Bruxelles et
a été utilisée pour le mariage
du Roi Beaudoin et de Fabiola.
Sur le stand de Spirit of Le Mans,
on aime toujours autant les Corvette,
à l’image de ce coupé 1971 avec
son 454 ci de 365 ch et sa superbe
teinte Brands Hatch Green.
Vous trouvez que votre Mustang moderne
manque de watts ? TurboTechnique peut
vous rendre le sourire comme ici avec
cette Mustang 2010 poussée à 470 ch grâce
à un kit compresseur Edelbrock EForce.
Belle brochette de Fifties avec
au premier plan une sublissime
Cadillac Eldorado Biarritz 1956 et
une élégante Cadillac Serie 62 de 1949.
Il y avait un bel esprit West Coast
dans ce pick-up Ford 1966 rabaissé à souhait.
Chez Avenir
Automobiles, on aime
les choses insolites,
comme le show car
délirant HeliCar en
version sortie de grange.
Construit par l’Anglais
Ray Christopher, il a fait
partie de la collection
Barris qui s’est…
perdue en France !
Les cabriolets
Mopar E-Body ne
sont pas légion
sous nos cieux
même quand il
s’agit comme
ici d’une Dodge
Challenger 1970
motorisée par un
moteur 6 en ligne.
1
2
4
3
5
6
7
1 En voilà une vraie belle patine avec cette Chrysler 300 1955 que l’on croirait sortie tout droit d’un désert arizonien. 2 Les Corvettes 1963-67 sont
considérés comme les plus racées, et c’est justifié quand on regarde ces belles arêtes vives même si, sur ce modèle, les extensions ne sont pas factory.
3 Sympathique, cette fausse patine sur ce Chevy pick-up surbaissé à la déco Texaco. 4 Le style des calandres des Chrysler 1951 est clairement inspiré
par les Cadillac de la même période, comme le montre cette très belle New Yorker francilienne. 5 Ces Pontiac 1957 et Buick 1958 arborent une petite
touche mild custom qui en fait tout le charme, donnant un petit air de Paso Robles au Bourget. 6 Ce Ford Pick-up 1934 traité dans un style classique
intemporel appartient à Stéphane Quin, alors que Yannick Lebail cruise désormais avec ce Ford 1934 Sedan. 7 Le samedi midi est souvent l’occasion de
sortir les tables de pique-nique pour profiter d’un beau soleil digne d’un mois de juillet !
13
actualité
Texte et photos courtoisie de l’organisateur
The Ultimate Road Race
Pour sa 31e édition, la Carrera
Panamericana a aligné
près de 80 concurrents au
départ… Une fois de plus,
l’arrivée s’est déroulée
à Durango, face à la Plaza de
Armas, devant la cathédrale.
C’est là aussi que les
organisateurs ont décerné les
prix aux meilleurs pilotes de
cette épreuve emblématique,
et ce, après sept jours de
compétition.
Un parc toujours très haut en couleur !
Départs et arrivées sont des occasions uniques
d’échanger avec un public passionné !
C
omme chaque année, les concurrents
ont parcouru plus de 3 000 km
à une vitesse moyenne supérieure
à 180 km/h ! 78 voitures classiques
ont suivi un long itinéraire qui a débuté
à Oaxaca et qui s’est poursuivi à travers les
villes de Mexico, Queretaro, Morelia, San
Miguel de Allende, Zacatecas et se terminant
à Durango, parcourant près de 40 épreuves
spéciales chronométrées…
La Carrera Panamericana est bien l’une des seules
épreuves de sports mécaniques où l’on peut voir
évoluer autant de vieilles Américaines préparées !
Dans certains cas, nous ne sommes
pas loin du hot rod !
Intense !
Ce furent sept jours de rallye intenses, riches
en émotions et en défis, au cours desquels la
stratégie et la détermination de chaque
concurrent ont permis aux meilleurs de
rejoindre le podium tant attendu. Cette
31e édition s’est distinguée par plusieurs incidents sur les routes mexicaines en raison de
quelques sorties de route, pannes et abandons de certains participants et aussi par
diverses conditions météorologiques ayant
affecté la performance d’autres…
Après avoir parcouru les sept étapes de l’édition 2018, soit 3 000 km de rallye, tous les
concurrents ayant terminé, et ceux ayant remporté la médaille de la victoire dans les dix
catégories, ont vécu de grands défis, de folles
aventures et également beaucoup d’émotions
et de satisfaction…
Cette 31e édition a offert un mélange de
chance, de malchance et de stratégie, notamment après que le monarque Ricardo Cordero
fut éliminé le quatrième jour, dépassant alors
les rapides Emilio Velazquez et Hilaire Damiron !
14
Quel que soit le gabarit de la base, les
préparations appliquées transforment
radicalement le comportement des voitures.
La bataille…
Puis, après l’accident de Hilaire Damiron sur la
Studebaker (voiture n° 115), le quatrième jour
sur la route de Morelia (Michoacán), la stratégie de Velazquez fut très claire : rester à l’écart
des revers et maintenir sa Studebaker en bon
état mécanique, en restant lors des derniers
jours dans le top 5 du général, remportant
quand même quelques épreuves spéciales…
Trois jours après, il devient ainsi “le” champion
absolu de La Carrera Panamericana 2018,
copiloté par son coéquipier Christian Coronel,
sur Studebaker. La 2e place fut attribuée aux
Français Hilaire & Laura Damiron.
Les Studebaker ont toujours démontré leur
grande efficacité sur ces parcours délicats.
Quant à Luis et Pablo Cervantes, père et fils,
ils ont effectué un rallye impeccable et ont
finalement obtenu la 3e place au classement
général, aussi sur une Studebaker de près de
600 ch…
En Tourismo de Produccion, la catégorie juste
en dessous de la Tourismo Mayor, notons la
victoire d’un équipage européen, de Munich,
souvent présent au Tour Auto ainsi qu’au Mans
Classic, Joachim & Christina von Finckenstein,
aussi sur Studebaker, mais d’une puissance
de 400 ch, qui terminent 7e au scratch, ce qui
est très honorable pour leur première participation à La Carrera.
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Pont
Les ailes avant affichent le nom
du modèle et la cylindrée du moteur.
16
!
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LÉ
Située au milieu de la gamme Firebird seconde
génération, la Formula demeure l’une des versions
les plus séduisantes sur les plans de l’esthétique, du
confort et de la performance. Je vous emmène à bord
d’une Formula 400 de 1975 importée neuve en France,
et qui n’a parcouru que 25 000 km depuis !
Texte Daniel “Zoot” Dimov, photos Christian Bedei
17
P
roduite de 1970 à 1981, la deuxième
génération de Pontiac Firebird aura
connu un succès mérité. D’autant plus
qu’elle partage avec sa cousine Chevrolet Camaro le privilège d’être les seuls
coupés sportifs américains encore en production, après que la FoMoCo, Chrysler Corporation et AMC eurent supprimé ce type de voitures de leurs catalogues. Durant les seventies,
la gamme Firebird comprend quatre séries : le
coupé de base, l’Esprit, à la finition plus soignée, la Formula, première exécution sportive,
et la Trans Am, encore plus complète et plus
sportive. La Formula, qui nous intéresse particulièrement, se distingue extérieurement par
un capot surmonté d’une paire de prises d’air
des plus agressives, et un V8 de 400 ci durant
les deux premiers millésimes de la décennie.
Le small block de 350 ci Pontiac vient compléter l’offre à partir de 1972. Les pare-chocs
absorbants les impacts jusqu’à 5 mph
(8 km/h) devenant obligatoires à partir de
1974, les parties avant et arrière sont redessinées afin de les intégrer. La face avant de la
Formula connaîtra d’autres évolutions voyant
les prises d’air s’intégrer au capot à partir du
millésime 1976, leur décoration évoluant également chaque année. Des V8 de plus petites
cylindrées : 305 (5 l – 1977-1980), et 301
(4,9 l) atmosphérique (1977-1981) et turbocompressé (1980-1981), seront proposés.
Si les ventes de la Formula démarrent timidement durant les trois premières années de
production, elles dépassent enfin les 10 000
exemplaires pour 1973 pour atteindre un pic
de 24 850 unités pour 1979, avant de s’écrouler l’année suivante. Entre-temps, la Trans Am,
qui a elle aussi connu un début encore plus
difficile, prend également son envol à partir du
millésime 1974, pour devenir le modèle phare
de la gamme, faute de concurrentes sur le
marché des coupés sportifs.
avant trahissent son homologation en France.
Les roues en alu Honeycomb sont également
dans un état proche du neuf. Une fois de
plus, si j’ose dire, tant se trouver dans une
telle situation est rare, je m’apprête à prendre
le volant d’une Time Capsule miraculeusement préservée des outrages du temps. Si le
facelift avant et arrière enlève de l’agressivité
à la Firebird, il lisse le profil en lui conférant
une allure plus aérodynamique. Quel que soit
l’angle sous lequel on la regarde, la Formula
dégage une forte impression de vitesse et de
sportivité. L’intérieur dispose de la finition
optionnelle Esprit, avec ses panneaux intérieurs de portières copieusement rembourrés,
et d’immenses bacs de rangement autour des
accoudoirs. Cette option propose également
de superbes sièges avant, dont le confort n’a
rien à envier à ceux d’une Rolls-Royce, même
si leur garnissage se contente de simili. Du
fait du segment populaire supérieur de Pontiac, elles bénéficient toujours d’une meilleure qualité de finition que les Chevrolet avec
lesquelles elles partagent leurs structures.
Sur les Firebird, les plastiques sont souples et
rembourrés, les tissus de plus belle facture,
et le faux bois présent sur le tableau de bord
dès le modèle de base, ce dont ne peuvent
s’enorgueillir les Camaro. Notre Formula offre
donc une présentation luxueuse, complétée
par une console centrale abritant le levier de
commande de la boîtoto, les boutons chromés des vitres électriques optionnelles, et un
accoudoir sous lequel se trouve un videpoches.
Neuve mais d’époque !
Très confortablement installé dans ce cocon,
je m’émerveille de son état de conservation
extraordinaire. Le cuir enveloppant la jante du
volant Formula optionnel n’est même pas usé !
Disposant du réglage optionnel, je l’abaisse
afin de le tenir aisément. Le 400 démarre instantanément. Son ralenti bas et l’insonorisation poussée de la Formula le rendent très
discret. Boîtoto sur D, je prends la route pour
découvrir dès les premiers mètres de roulage
une auto… neuve ! Il ne me reste qu’à quitter
l’agglomération pour aller me la donner sur les
voies rapides et les petites routes bucoliques
de Lorraine. Le confort de marche de la Pontiac est tout aussi royal que son état. Le rap-
Impressionnante !
Après le facelift de 1974, les Firebird, dont la
Formula, bénéficient pour 1975 d’une lunette
arrière panoramique. Celle-ci devait en fait
équiper les voitures dès leur commercialisation en 1970, mais d’importantes coupes
dans le budget alloué à leur développement
en ont reporté l’installation. Avec ce capot
encore pourvu des prises d’air apparentes et
la lunette panoramique, la Formula 1975
devient aujourd’hui l’un des modèles les plus
désirables de cette génération. Celui que
nous présentons a de plus été importé régulièrement à l’époque par GM France. Son premier propriétaire l’a commandé avec toutes
les options disponibles, n’a jamais roulé sous
la pluie avec, et l’a conservé amoureusement
jusqu’à son décès. C’est à la suite de ce triste
événement que ses héritiers ont fait réviser la
voiture, puis fait appliquer par un peintre un
voile de peinture sur celle d’origine ternie par
le temps, avant de la mettre en vente. Kristoff
s’en est porté acquéreur au début de l’année
dernière. Je vous invite donc à prendre le
volant d’une Formula quasi neuve, puisqu’elle
n’a qu’un peu plus de 25 000 km réels.
Le coupé est juste magnifique ! Sa teinte
Sunstorm Yellow la place immédiatement au
cœur des seventies. Ses répétiteurs de feux
de position latéraux peints en noir, et les clignotants orange installés sous le pare-chocs
18
Les meurtrières couvrant partiellement les feux arrière restent
la marque de fabrique des Pontiac des années 60/70.
Normalement installés dans les phares de calandre et les répétiteurs latéraux, des clignotants avant
orange de moto ont été montés sur cette voiture par GM France afin de l’homologuer. Les chromes et
les caoutchoucs sont dans un état d’origine exceptionnel !
Le profil de la Firebird 1975
s’allège grâce à la nouvelle lunette arrière
panoramique, prévue pour être installée dès 1970,
mais victime à l’époque de restrictions budgétaires.
1
4
5
Les commandes des vitres électriques
sont justement installées sur la console,
sous celle de la boîtoto.
2
3
1 Le tableau de bord complet comprend toutes les
jauges indispensables. Le tachymètre indique
d’origine les vitesses en km/h. La finition bois est
propre à toutes les Firebird, Trans Am exceptée.
2-3 Les confortables et généreux sièges avant
de la finition Esprit sont proposés en option sur
les Formula. La banquette arrière, plus sommaire,
possède cependant des housses à la décoration
identique. 4 Le cadran du compte-tours abrite
également la montre de bord. 5 Les panneaux de
portières font partie de la finition Esprit. L’emblème
Firebird cache astucieusement les orifices prévus
pour les manivelles des vitres manuelles, ce coupé étant
équipé de vitres électriques optionnelles.
Le volant Formula optionnel à trous propose une
jante plus épaisse que celle du modèle de série.
Elle est gainée de cuir pleine fleur.
La commande du dégivrage par ventilation
de la lunette arrière, avec son voyant vert de
fonctionnement.
19
port du différentiel long limite volontiers les
accélérations du gros V8, mais elles n’en sont
pas moins efficaces. Les réglementations
fédérales antipollution et les chocs pétroliers
des années 70 ont poussé les constructeurs
à trouver rapidement des solutions permettant
de répondre à ces nouvelles normes, ainsi
qu’à baisser la consommation en carburant de
leurs voitures. Les rapports de différentiels très
longs, entre 2,50 et 3 à 1, permettent d’abaisser celle-ci, notamment sur les longs parcours
autoroutiers à bas régime. Quant aux arbres
à cames pointus, ils sont relégués aux poubelles de l’histoire pour faire place à d’autres,
développant moins de puissance à des régimes
bas et intermédiaires. Les rapports volumétriques des moteurs sont également plus bas,
1
afin de fonctionner avec de l’essence sansplomb. Notre Formula 400 développe ainsi
187 ch à 3 600 tr/mn dans sa version américaine. Dépourvue du pot catalytique pour l’exportation, elle récupère un peu de puissance
lui permettant d’attaquer sans peine l’entrée
sur la bretelle de la voie rapide. Le 400 pousse
fort jusqu’à 3 700 tr/mn, mais démissionne
ensuite. C’est pas grave, car je suis déjà loin
devant tout le monde ! La puissance arrive instantanément, sans pour autant se manifester
bruyamment tant le coupé est bien insonorisé.
Son comportement s’avère excellent pour une
voiture des années 70. Pas de mauvaises surprises à son volant. Même si elle affiche la tendance à sous-virer propre aux Américaines de
l’époque, elle est cependant contenue par la
2
présence de pneus radiaux et le calibrage de la
suspension. La Radial Tuned Suspension
contient parfaitement les appuis en courbe.
Il suffit d’anticiper en freinant fort avant l’entrée du virage, pour remettre les gaz progressivement, permettant à la Firebird de passer en
souplesse. L’assistance de la direction allège
la conduite, et offre une précision chirurgicale
dans les enchaînements, facilitée par le peu
de tours de volant nécessaires de butée
à butée. Faute de puissance brutale, on peut
heureusement compter sur la tenue de route
de cette Formula pour ressentir les joies d’une
conduite sportive. Le freinage, pour sa part,
s’avère très puissant à l’attaque et suffisamment endurant à l’usage, compte tenu de l’âge
de cette voiture.
3
1 Les superbes rétroviseurs peints de la couleur de la carrosserie ont réussi à passer le cap de l’homologation à l’époque. Leur design ne manquera
pas d’inspirer les producteurs européens d’accessoires automobiles. 2 Ces superbes prises d’air de capot sont les marques distinctives de
la Firebird Formula. Le millésime 1975 est en revanche le dernier où ils sont aussi agressifs. Dès l’année suivante, ils seront lissés sur le capot.
3 Montées d’origine sur la voiture que nous vous présentons, les roues Honeycomb sont proposées en option sur les Firebird entre 1970 et 1976.
Notez les répétiteurs latéraux de feux de position et clignotants bouchés pour l’homologation française.
Les Pontiac Firebird restent parmi les plus emblématiques
sportives américaines des seventies, et surtout celles
bénéficiant de la finition la plus soignée.
20
Grâce à la suspension RTS (Radial Tuned Suspension), conçue en fonction de l’usage de pneus
à carcasse radiale, la Formula dispose d’une tenue de route remarquable tout en conservant
un confort appréciable lors de longs trajets.
La plaque constructeur GM France
atteste de l’importation régulière
de cette Formula.
Dépourvue de catalyseurs d’échappement
pour l’exportation, l’essence sans-plomb
n’existant pas encore en Europe,
ce sticker indique que ce véhicule est
uniquement destiné à la vente dans les
pays où la réglementation américaine
environnementale ne s’applique pas.
Le 400 ci s’avère ultrapuissant dès les bas régimes. Dépourvu du pot catalytique dorénavant
obligatoire aux USA, il développe plus que les 187 ch de sa version dépolluée américaine. Remarquez
l’état d’origine remarquable du moteur. Il est de plus raisonnablement gourmand en carburant, sa
consommation ne dépassant pas les 14 l aux 100 km.
Un oiseau sans ailes ?
L’incapacité du V8 à prendre des tours et la
longueur de la démultiplication finale sont
frustrantes pour l’amateur de sensations
fortes. Mais l’état exceptionnel de cette Formula 400 fait un peu pardonner ses défauts,
d’origine ! Voir les prises d’air du capot s’étirer
à travers le pare-brise panoramique fortement
teinté en vert, procure un plaisir immense.
Je découvre en même temps des sensations
que seuls ceux qui ont eu la chance de
conduire ces voitures neuves ont pu éprouver.
Après la Trans Am 1980 d’Olivier Haquette
essayée dans notre n° 296, je suis particulièrement gâté ces temps-ci en matière de Time
Capsules Pontiac. Parmi les 13 670 Formula
350 et 400 produites pour 1975, combien de
survivantes sont-elles aussi belles sans avoir
connu “la main de l’homme” ? Les journalistes
américains l’avaient surnommé en 1974 “l’oiseau à qui on a coupé les ailes”. Ils ne pouvaient pas se douter que 43 ans après, on
prendrait du plaisir à contempler comme
à conduire cette voiture. C’est une véritable
survivante d’une époque certes triste pour les
sportives américaines, mais incontournable de
l’histoire de Detroit.
n
Nous remercions Kristoff Vinter-Koch, de
Fast Horses (www.fasthorses.fr), qui vend
des voitures de collection peu kilométrées
et belles, pour sa confiance et le prêt de sa
superbe Formula 400.
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR V8 culbuté Cylindrée : 400 ci (6 555 cm3).
Alésage x course : 104,67 x 95,25 mm. Rapport
volumétrique : 7,6 à 1. Puissance : 187 ch
à 3 600 tr/mn. Couple : 42,78 mkg à 1 600 tr/mn.
Vilebrequin 5 paliers. Alimentation par un
carburateur quadruple corps.
TRANSMISSION aux roues arrière. Boîte
automatique 3 rapports.
CHÂSSIS Carrosserie autoporteuse. Suspension
indépendante à l’avant triangulée avec ressorts
hélicoïdaux, essieu arrière rigide avec ressorts
à lames, barres stabilisatrices av. et ar.,
amortisseurs télescopiques sur les quatre roues.
Direction par boîtier à recirculation de billes avec
assistance. Freins hydrauliques à double circuit
avec assistance, disques à l’avant, tambours
à l’arrière.
CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES. Empattement :
2,75 m. Longueur : 4,97 m. Largeur : 1,86 m.
Hauteur : 1,28 m. Voies av./ar. 1,55/1,52 m. Poids :
1 648 kg. Production : 13 670 exemplaires.
21
Chevrolet Caprice 1969
X-LARGE !
Les Américaines full-size des sixties sont souvent délaissées
au profit de modèles moins encombrants dégageant une image plus
jeune. Mais en voyant la Chevrolet Caprice 1969 de Renaud Anne,
on se dit qu’elles peuvent être bien plus cool que l’image de voiture
à papa qu’elles dégagent, vous ne trouvez pas ?… Texte et photos Kiki D. Bois
22
n Bien dessinées, les Chevrolet Caprice 1969 donnent dans le lourd comme c’était la mode en 1969,
avec de gros pare-chocs chromés, des phares escamotables et des feux arrière bien intégrés.
L
es cheminements qui font que les passionnés s’intéressent à telle ou telle
automobile sont très variés. Pour
Renaud Anne, tout a commencé un
beau jour quand ses parents décident d’acheter une Américaine aux USA et de la faire venir
en France. Nous sommes en… 1970 et
importer un véhicule depuis l’étranger n’était
pas aussi facile qu’aujourd’hui. Alors quand le
véhicule en question, une Camaro SS convertible 1969, arrive au pays des Gaulois, la belle
Américaine fait autant son effet sur la population locale que sur le petit rejeton de la famille
du haut de ses cinq ans.
Contamination héréditaire
n Pour mouvoir les 5,50 m et les 1 907 kg de cette Chevrolet full-size
climatisée, il faut bien un big block 396 ci (6 489 cm3). Ce dernier délivre
265 ch à 4 800 tr/mn. La vitesse de pointe était donnée pour environ
190 km/h selon le rapport de pont utilisé, ici un 2.56.
Tout gamin, notre passionné a donc été
immergé dans un univers américanisé, bercé
par le doux glougloutement du small block
Chevy de la Camaro de papa. Tout cela a fortement influencé ses goûts en matière d’automobiles. Son enfance et son adolescence
sont imbibées de culture auto US au point de
connaître sur le bout des doigts les modèles
avec une petite préférence sur les productions sixties et seventies. Adulte, avec son
job au sein de la compagnie aérienne
nationale, Renaud parcourt le monde
n Sublimée par une belle lumière, la teinte Glacier Blue (Code RPO 53) brille de mille feux sous le soleil francilien.
23
n Symbolisant le style full-size par
excellence, ce coupé Chevrolet Caprice 1969
a de belles formes, comme le prouvent les
renflements sur les flancs que l’on retrouvera
aussi sur les Chevelle 1970-1972.
n Qui a dit que de monter des American
Racing Torq Thrust en 17 pouces était
impossible sur une full-size ?
Ici, elles sont en 8x17 et sont montées en
Toyo Proxes en 225/55 et 255/60.
n Un bel angle de vue pour apprécier à sa juste valeur la face avant pour le moins sculptée. n Très stylisé avec son pied acéré,
le rétroviseur extérieur côté conducteur est commandé depuis l’intérieur. n Ces poignées de portes ont été utilisées sur toutes
les voitures GM pendant des années. Notez la superbe teinte Glacier Blue et l’insert dans la baguette latérale couleur caisse.
n Avec ce monogramme Caprice By Chevrolet, chez GM on avait déjà compris depuis les sixties le concept du “naming” pour marquer
les esprits en vantant un modèle. n Malgré un logo 396 ostentatoire typé muscle car, le terrain de jeu de cette Chevrolet Caprice
reste les autoroutes interminables. n Aussi attractif que le pare-chocs avant, l’arrière intègre très bien les feux bien encastrés.
24
n Dans un état de conservation impeccable, l’intérieur de la Caprice a traversé le temps sans trop de dommage. Avouez que cette entrée de porte est une
invitation aux voyages ! n Les compteurs de vitesse linéaires ne font pas très sport dans l’esprit des passionnés mais sont très lisibles à l’utilisation.
n Les intérieurs Deluxe GM se caractérisent souvent par des inserts de moquette dans le bas des panneaux de portes.
à 40 000 pieds d’altitude. Et lorsque ses rotations le poussent vers l’ouest en traversant
l’Atlantique, il cultive encore plus sa passion
pour les Ricaines. Respectant une sorte de
tradition familiale, Renaud ne met pas longtemps à s’offrir des jouets made in Detroit en
roulant au quotidien au volant d’un Chevrolet
Tahoe ou en Cadillac STS. Si le caractère exotique d’une Américaine moderne est toujours
appréciable vu de la France, ce qui le fait tripper, ce sont les anciennes.
Back to the family
Le plus cool dans cette histoire, c’est que
Renaud a été capable de retrouver la trace de
la Camaro paternelle en Corse. En restant
constamment en contact avec le propriétaire
d’alors, il a finalement pu la racheter. Faisant
dorénavant partie intégrante de la famille, la
Camaro semble bien partie pour y rester très
longtemps comme un héritage familial à transmettre de génération en génération. Avec
cette Camaro, il a été très longtemps un des
piliers du forum Camaro Members (CCM) et
a été très investi dans la préparation de certains événements comme les 50 ans de la
Camaro. Certains auraient pu se contenter de
cette Camaro pour se faire plaisir, mais le passionné qu’il est, est comme tout le monde !
Lorsqu’il ouvre un paquet de chips, il a du mal
à s’arrêter !... Et au fil des ans, en plus du
cabrio Camaro, quelques modèles intéressants ont franchi les portes du garage comme
une Dodge Challenger cabriolet de 70 ou une
Pontiac Formula 400 1976.
Plus de place
Après une période orientée “muscle”, l’envie
de voir plus gros se fait sentir ! Aimant plus
particulièrement les autos dans leur configuration d’origine, Renaud passe du temps sur le
Net pour trouver celle qui lui fera de l’œil. Et ce
clignement d’œil se fera le jour où cette Chevrolet Caprice 1969 s’affiche en haute résolution sur son écran d’ordinateur, et ce, malgré
la présence de jantes American Racing Torq
Thrust en 17 pouces. La Chevrolet ne manque
pas d’atouts à ses yeux, puisque c’est une première main qui a passé toute sa vie au Texas.
En plus d’avoir une belle allure, la Caprice est
montée d’origine avec un big block 396 ci.
Certes, la puissance de ce 396 ci de base
rend 110 ch au légendaire 396 ci L78 de
375 ch, avec seulement 265 ch pour déplacer
les 1 907 kg de l’engin. Mais le but premier de
cette Chevy full-size n’est pas de faire du quart
de mile (abattu en 16,8 s), mais plutôt du
freeway en mode cruise control. Cette modeste
puissance pour un big block est due en partie
au taux de compression faible pour l’époque,
affichant seulement 9 à 1, combiné à une carburation faisant appel à un simple carburateur
Rochester double corps. Rien de mieux pour
brider un moteur et le rendre plus civilisé pour
les clients réfractaires aux moteurs puissants
et voulant juste une auto pour se déplacer
dans cette période de guerre des muscles qui
sévit à Detroit. Ceci explique sûrement cela !
La vie en bleu
Esthétiquement, entièrement vêtue de bleu du
sol au plafond, cette Caprice est sortie de
l’usine GM de St Louis dans le Missouri en
143 348e position ! Sa superbe teinte Glacier
Blue (Code 53) est rehaussée par un toit vinyle
bleu contrastant à merveille. Les designers de
Detroit des sixties avaient le bon goût de
marier les couleurs extérieures avec des selleries en adéquation. Aussi, loin d’avoir un intérieur gris triste à mourir comme les autos
modernes d’aujourd’hui, la Chevy Caprice
arbore un superbe habitacle Deluxe en tissu et
vinyle dans les tons de bleu. Quand Renaud en
prend possession, il goûte tout de suite aux
joies de cruiser dans un gros coupé qui appelle
aux longs voyages sur des autoroutes rectilignes en compagnie de son fils Victorien, lui
aussi ayant le même attrait pour les autos de
papa. Après-tout, ne dit-on pas que l’histoire
est un éternel recommencement ?
n
25
DOWN
Ford Thunderbird 1978
Essai exclusif par “Zoot”
Produite de 1977 à 1979,
la 7e génération de
Thunderbird pulvérise tous
les records de production
dans sa catégorie,
avec plus de 300 000
exemplaires annuels ! Je vous emmène
à bord d’un magnifique modèle de 1978
découvrir les raisons de ce succès, et
redécouvrir cette Américaine inversement
peu connue sous nos cieux.
Texte Daniel “Zoot” Dimov, photos Joël Peyrou
Même raccourcie, la Thunderbird de
la 7e génération demeure une voiture
de prestige. Elle affirme ce statut
à grand renfort de chromes, de phares
escamotables et de vinyle de couleur
contrastée pour le toit et les protections
latérales. Son prix d’attaque dans la
fourchette des 5 000 dollars lui permet
de rencontrer un succès sans précédent.
26
SIZING
27
D
epuis 1958, la Ford Thunderbird est
devenue la plus symbolique des Personal Luxury Cars. À partir du millésime 1967, elle abandonne la structure monocoque pour adopter un châssis
qu’elle va partager avec les Continental
Mark III produites par Lincoln. Puis devenir un
quasi-clone de la gigantesque Mark IV
entre 1972 et 1976. Les seventies sont
cependant marquées par les crises de l’énergie suivant la guerre du Kippour, le prix du
pétrole jouant au yoyo selon les divergences
internes et les décisions de l’Opep. La loi Cafe
(Corporate average fuel economy, N.D.L.R.)
adoptée par le parlement américain en 1975,
force les constructeurs de Detroit à diminuer la
consommation en carburant de leurs productions. Ils réagissent dans la précipitation, et
l’une de leurs premières mesures sera le
downsizing de nombreux modèles, dont la
Thunderbird, vaisseau amiral de Ford.
Un luxe abordable
Dès 1974, la marque introduit déjà une série
spéciale plus luxueuse de la Torino : l’Elite.
Ce coupé à la carrosserie exclusive joue aussi
la carte du Personal Luxury Car, dans le but de
voir si une T-Bird dotée du gabarit intermédiaire de la Chevrolet Monte-Carlo peut rencontrer le succès. La sauce prend immédiatement, au détriment des ventes de la grande
T-Bird. Les comptes sont vite faits : la Thunderbird sera downsizée pour 1977, alors que la
Ford Elite, devenue LTD II, remplace la Torino
en devenant une série comportant une berline
en plus du coupé. La 7e génération de Thun-
derbird, pour sa part, use de tous les artifices
possibles afin de séduire et surtout développer
sa clientèle, à commencer par une nouvelle
politique tarifaire. Alors que le modèle 1976
était facturé 7 790 dollars hors taxes et hors
options, la nouvelle version 1977 offre bien
entendu une version Town Landau dotée d’un
big block de 400 ci (6,655 l – 175 ch) et de
toutes les options possibles pour 7 990 dollars. Elle se voit cependant soutenue par un
Hardtop Coupe basique au prix d’appel de
5 063 dollars ! Une différence apte à séduire
de nouveaux clients pour laquelle la T-Bird
n’était qu’un rêve inaccessible. Avec son V8
de 302 ci (5 l – 132 ch), ce modèle basique
offre la direction assistée, la boîtoto, des freins
assistés avec disques ventilés à l’avant, des
pneus à carcasse radiale, une montre électrique et une radio AM. Pour 371 dollars de
plus, vous pouvez avoir des pneus à liseré
blanc, un toit vinyle, des baguettes de protection latérales de couleur assortie, des parechocs Deluxe, un rétro extérieur réglable de
l’intérieur et des ceintures de sécurité de couleur assortie à celle de la sellerie ! Vous en
voulez davantage ? Le magasin est ouvert et le
catalogue déborde d’options et de séries spéciales ! Vous pouvez commander des peintures
deux tons, des roues en alliage léger et des
tonnes de gadgets. Le résultat de cette nouvelle politique commerciale est sans appel :
318 140 Thunderbird sont vendues pour
1977. À titre de comparaison, 52 965
exemplaires avaient quitté les
chaînes pour 1976 ! Les deux
millésimes suivants voient
arriver encore plus de séries et d’options. Une
Diamond Jubilee commémorant les 75 ans de
Ford se vend à 18 994 unités pour 1978, auxquels s’additionnent 333 757 coupés Standard et Town Landau, sans oublier la nouvelle
T-Roof Convertible, dotée d’un T-Top en verre,
qui vient compléter la gamme. Et si les ventes
retombent pour 1979, 284 241 voitures se
vendent néanmoins, dont une série spéciale
Heritage coupe. Les motorisations proposent
pour 1978, les trois mêmes moteurs qu’en
1977, le 302 poussé à 136 ch, le 351,
gagnant 17 ch, soit un total de 154 ch, le
400 ci voyant par contre sa puissance tomber
de 175 à 168 ch. Ce dernier disparaît pour
1979, les puissances des deux autres moteurs
retombant à 135 ch pour le 302, et 137 et
153 ch pour le 351 ci. Voyons maintenant de
plus près le coupé 1978 à bord duquel j’ai le
plaisir de vous emmener.
Drôle d’oiseau !
J’ai découvert cette 7e génération de T-Bird un
dimanche après-midi des années 70 à la télévision, en regardant “Drôles de Dames”. Rappelez-vous, c’était la voiture de Bosley ! Je ne
vous cache pas que, connaissant la génération précédente, cette auto me paraissait bien
fade en comparaison de l’énorme modèle précédent partageant sa carrosserie avec la
Continental Mark IV. Quarante bonnes années
bien tassées plus tard, me voilà face à cette
Thunderbird 1978. Ses grandes surfaces vitrées font ressortir encore
davantage les près de 26 cm
de moins de cette généra-
Fabrice Dubot a fait l’acquisition de cette T-Bird 1978 il y a un an et demi. Il l’a
importée des USA dans le cadre de son activité professionnelle de mandataire
en automobile. Après l’avoir révisée et dûment immatriculée, il l’a utilisée
durant quelques mois avant de la vendre, appréciant son confort, sa tenue
de route et sa consommation raisonnable en carburant. Fabrice propose à la
vente des voitures lui appartenant et disponibles en France, à moins que vous
ne le mandatiez pour vous rechercher un modèle précis outre-Atlantique, où
il n’hésite pas à se rendre pour inspecter et acheter des autos. Vous pouvez
consulter son site Web : https://fdsolution.wixsite.com/fdsolutions
Le comportement routier de la T-Bird 1978 est plus convaincant que celui de la précédente génération. Avec
sa taille réduite de près de 26 cm en longueur, et surtout 353 kg de moins sur la balance que le modèle 1976 !
La consommation d’essence des V8 plus petits et le rapport de différentiel réduit de 2,50 à 1 (2,75 pour 1976),
devient également plus raisonnable, au détriment cependant des accélérations et de la vitesse de pointe.
28
Parmi les quatre types de sièges avant
disponibles, le Split Bench Seat est inclus
dans l’Interior Decor Group optionnel. Ces
deux sièges séparés disposent d’accoudoirs
centraux individuels. Le dossier passager
s’incline en position couchette. Leurs assises
recouvertes de tissu et les côtés de vinyle.
Des assises recouvertes de cuir pleine fleur
ou de vinyle sont proposées. Gris clair, bleu,
blanc, vert, beige et marron s’ajoutent au
rouge dans le choix des couleurs intérieures.
Très complet, le tableau de bord comprend en plus des instruments de base un compte-tours et une
jauge de pression d’huile. L’air conditionné est monté en série.
Les garnitures en vinyle du toit sont de fort
belle qualité. Elles ont été remarquablement
préservées des outrages du temps sur la
voiture que nous vous présentons.
L’accoudoir de la portière conducteur comprend
les commandes de condamnation des portes,
des vitres électriques et du rétroviseur extérieur
gauche. Celle du rétro extérieur droit se trouvant
au centre du tableau de bord.
L’autoradio AM/FM dispose d’un lecteur de
cassettes 8 pistes, un must durant les années 6070, garantissant une qualité optimale du son.
Les cassettes 8 pistes sont heureusement
toujours disponibles sur le marché de nos jours.
29
tion downsizée. Ses proportions demeurent
toujours un peu déséquilibrées, avec l’immense porte-à-faux avant, que celui de l’arrière, réduit, peine à compenser. Le long capot
suivi d’un court coffre affirme son statut de
coupé. Les petites vitres arrière ouvrantes ont
disparu, remplacées par un large montant
central évoquant celui des Ford Crown Victoria
1955-1956. Il est ajouré en son centre par
deux “Opera windows” fixes arborant l’Oiseau
de Tonnerre emblématique du modèle. De
même un stripping le partage-t-il en son centre
pour continuer jusqu’au bout des ailes arrière.
On le retrouve également sur les ailes avant,
courant vers les poignées des portières. Avec
ses moulures de protection en caoutchouc de
couleur assortie à celle de celui du toit et ses
entourages chromés, les fausses ouïes latérales et les enjoliveurs de roues à rayons, la
Thunderbird affirme visiblement son statut de
voiture de prestige. Je m’installe sur le confortable siège avant disposant de réglages électriques optionnels dans six directions. Entreautres options, notre T-Bird dispose aussi du
“Convenience Group”, doté de rétros extérieurs réglables de l’intérieur, d’essuie-glaces
intermittents, d’un compteur journalier, et d’un
système automatique de déblocage du frein
de parking. Le volant réglable en hauteur comprend sur ses branches les commandes du
régulateur de vitesse. L’air conditionné également optionnel se voit installé à portée de
main gauche du conducteur. Le 351 craque au
premier tour de clé, tournant dans un ralenti
à peine audible.
En vol
Je positionne le sélecteur sur D sans que ma
main n’ait à quitter le volant, j’accélère et la
Thunderbird décolle prestement. Avec 154 ch
sur le papier et un différentiel au rapport final
long comme un jour sans pain, le coupé n’est
clairement pas sportif. Cependant, à l’usage,
le Windsor, pourvu d’un arbre à cames distillant cette puissance à régime intermédiaire, et
surtout une énorme valeur de couple à bas
régime, prodigue au coupé de fort honorables
accélérations vous mettant immédiatement
à l’aise à ses commandes. La direction rapide
et précise, alliée à une suspension dotée
d’amortisseurs plus durs que ceux montés
à l’origine, permet un excellent contrôle de la
T-Bird qui facilite la conduite rapide. L’auto vire
presque à plat et je m’amuse beaucoup
à passer vite les enchaînements de virages, ce
qui n’est absolument pas sa vocation première ! Comme quoi il suffit de peu de choses
pour améliorer les performances d’une voiture.
Si le freinage a bien entendu vieilli, il n’en
demeure pas moins très puissant, ne peinant
pas à stopper les 1 700 kg du zoizô. Ce comportement très moderne pour une Américaine
des années 70, allié à sa taille importante,
mais pas imposante, en fait une voiture
agréable à conduire. Elle atteint évidemment
les vitesses légales sans difficulté, mais sa
transmission trop longue la handicape en
vitesse de pointe. Cette transmission préserve
par contre votre porte-monnaie sur les parcours autoroutiers, en faisant tourner le V8
Les feux arrière de taille conséquente restent l’un des gimmicks
distinctifs de la Thunderbird. Les surfaces vitrées gagnent du
terrain sur cette génération, à l’exception des séries spéciales
Diamond Jubilee 1978 et Heritage 1979. Sur ces dernières,
les vitres de custode sont recouvertes de vinyle.
30
à bas régime tout en roulant vite, aidé dans sa
tâche par un économique carbu double corps.
En nos temps de répression routière et de prix
des carburants en hausse, cette génération de
Thunderbird ne manque pas d’atouts pour
séduire. Très bien insonorisé, l’habitacle
s’avère un vrai cocon, à l’intérieur duquel les
bruits extérieurs sont imperceptibles, et celui
du moteur remarquablement filtré. Profitant du
confort de mon siège, le large pare-brise
m’offre une vue panoramique sur le V du capot
néoclassique au bout duquel trône l’Oiseau de
Tonnerre, qui semble flotter dans son encadrement. Les grandes surfaces vitrées offrent une
très agréable vision dépourvue d’angles morts
et illuminant l’habitacle coloré. Si le coupé est
supposé accueillir six passagers, quatre profiteront avec beaucoup plus d’aisance du luxe
de ce petit salon roulant aux couleurs vives,
lovés dans les sièges recouverts de Jersey
101 % synthétique, les pieds noyés dans une
douce moquette en pure peau d’acrylique
à poils longs ! Pour ceux qui privilégient l’ambiance et le confort d’un coupé américain à la
performance pure, cette Thunderbird est assurément un modèle à considérer, d’autant
qu’elle ne soulève pas l’enthousiasme des
foules. Le prix moyen d’un très bel exemplaire
aux USA comme en Europe s’établit entre
10 000 et 13 000 dollars ou euros, voire
moins car n’oubliez pas que tout se négocie !
C’est le moment d’en profiter.
n
Nous remercions Fabrice Dubot pour son
accueil et le prêt de sa Thunderbird.
Le long et disgracieux porte-à-faux avant distingue toujours
les Thunderbird, malgré l’allègement du profil de cette
nouvelle génération raccourcie. Vous noterez les fins montants
encadrant les surfaces vitrées de ce coupé, à son aise dans
les lotissements bourgeois nord-américains des seventies.
Les phares escamotables, déjà utilisés sur l’originale cinquième génération entre 1967 et 1969,
font leur retour sur cette septième génération. Ils ne sont cependant plus que deux au lieu de
quatre précédemment.
En plus de classiques enjoliveurs comme ces
modèles à rayons, deux types de roues en alu
étaient proposés en option.
FICHE TECHNIQUE
Malgré un jus d’usage, le V8 de 351 ci
fonctionne à merveille sur cette auto aujourd’hui
âgée de 40 ans, même s’il n’est pas un foudre
de guerre. La très longue démultiplication
du différentiel bridant ses performances.
Les “Opera Windows” très à la mode sur les Américaines des seventies, affichent bien sûr l’Oiseau
de Tonnerre. On le retrouve sur les immenses feux arrière. Notez la présence de l’emblème chromé
du concessionnaire sur la porte du coffre.
MOTEUR V8 culbuté en fonte ouvert à 90° en
position longitudinale avant. Cylindrée : 351 ci
(5 767 cm3) Windsor. Alésage x course : 101,6 x
88,9 mm. Rapport volumétrique : 8,1 à 1.
Puissance nette : 154 ch à 3 600 tr/mn. Couple
net : 52,026 mkg à 1 800 tr/mn. Vilebrequin 5
paliers. Poussoirs hydrauliques. Alimentation : 1
carburateur double corps Rochester Ford 2150.
TRANSMISSION aux roues arrière. Boîte
automatique 3 rapports C6 FMX. Rapport du
différentiel : 2,50 à 1. 2,75 et 3 à 1 en option.
CHÂSSIS séparé en acier. Suspension avant
indépendante avec ressorts hélicoïdaux. Essieu
arrière rigide, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
télescopiques sur les quatre roues. Direction
assistée par boîtier à recirculation de billes.
Double circuit de freinage hydraulique avec
disques ventilés à l’avant et tambours à l’arrière.
CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES empattement :
2,90 m. Longueur : 5,47 m. Largeur : 1,98 m.
Hauteur : 1,38 m. Voies av./ar. : 1 605/1 603 mm.
Poids : 1 917 kg. Pneus : HR78x14 ou 215/75R15.
Production 1978 : 352 751 exemplaires, dont
18 994 Diamond Jubilee. Prix de base à l’époque :
5 498 dollars.
31
HERITAGE
Concept Jeep Wagoneer Roadtrip
Si la Jeep Wagoneer était appréciée pour sa présentation avantageuse, ce concept Roadtrip joue la carte de la Jeep “baroudeuse”.
Parmi les sept créations exclusives présentées à l’occasion du traditionnel
Moab Easter Jeep Safari, notre préférence va sans hésitation à ce
sublime Wagoneer Roadtrip ! Son approche old school n’est pas étrangère
à ce choix car on retrouve l’esprit baroud et basique qui nous est cher,
même si à l’époque la Jeep Wagoneer se voulait au contraire un 4x4 de
loisirs des plus soignés… Texte Didier Soyeux, photos constructeur
Pour les franchissements,
la Jeep peut compter sur son
châssis très performant et
une garde au sol optimisée.
32
S’il est une voiture sur
laquelle une galerie
s’impose, c’est bien la
Jeep Wagoneer Roadtrip.
P
our Jeep, les Wagoneer et Grand
Wagoneer représentent beaucoup
dans son histoire et c’est sans surprise
que les bureaux de design travaillent
régulièrement sur ces bases pour le compte du
constructeur. Les nombreux salons automobiles ou événements (tels que le Moab Easter
Jeep Safari) sont des rendez-vous importants
durant lesquels Jeep sait tirer profit de ses
succès passés pour attirer de nouveaux clients.
Le marché des SUV et 4x4 de loisirs est
énorme et le groupe Chrysler n’hésite donc
pas à mettre la main à la poche lorsqu’il s’agit
de promotion !
Old school
L’ambiance demeure celle des années 60. On remarque le sublime vitrage teinté Bottle Green et…
l’absence de GPS intégré ! De bonnes vieilles cartes routières sont davantage à leur place ici.
Les deux accueillantes banquettes ainsi que les panneaux de portes sont recouverts d’un
cuir Oxblood (sang de bœuf). Notez le revêtement spécial tressé utilisé pour le pavillon.
L’instrumentation d’époque refaite à neuf a retrouvé sa place.
Pour Jeep, le produit phare sur ce créneau,
c’est bien entendu la Wrangler, digne héritière
de la Willys MB apparue en 1941, et avec l’arrivée de la nouvelle génération JL sur le marché
pour 2019, il n’est pas question de relâcher la
communication sur cette icône. Pour autant,
la gamme Jeep est vaste et les ventes de SUV
méritent elles aussi d’être poussées. Les Cherokee et Grand Cherokee ont également dans
leur arbre généalogique respectif quelques
parents qui ont fait leurs preuves et dont il
serait dommage de ne pas utiliser l’image.
C’est sans doute ce qui a décidé le marketing
à confier la réalisation de ce concept Roadtrip
à l’équipe de Mark Allen. Sur la base d’une
Wagoneer de 1965 dénichée sur Craigslist
(l’équivalent de notre leboncoin national…),
l’équipe Jeep’s Head of Design s’est attachée
à faire revivre l’esprit baroud et l’envie de voyager des milliers de familles américaines lorsqu’elles ont découvert la Jeep Wagoneer en
1963 ! C’est Jeep qui aurait utilisé la première
fois le terme de SUV (Sport Utility Vehicle) lors
de la présentation de son Cherokee en 1974,
mais force est de constater que cette appellation aurait tout à fait pu être attribuée à la
Wagoneer dès 1963. Pour l’équipe Jeep’s
Head of Design, le but sera de conserver le
feeling old school de la voiture tout en lui
apportant les améliorations mécaniques qui
vont la rendre capable d’appréhender sans difficulté tout type de terrain et donc de pouvoir
suivre les voitures plus performantes produites
aujourd’hui.
33
Grâce à un châssis utilisant de solides ponts Dana 44 et surtout la présence d’un moteur V8 moderne 5,7 l avec transmission automatique à quatre rapports,
cette Jeep Wagoneer Roadtrip s’est jouée de tous les obstacles rencontrés durant cette nouvelle session du Moab Easter Jeep Safari organisée dans l’Utah.
Si les deux valises sont des pièces d’époque chinées, en revanche,
la tool box (à gauche) est une pièce custom utilisant comme couvercle
le cache-culbuteurs du moteur six en ligne Tornado d’origine !
Razor
Le châssis d’époque est conservé mais son
empattement est allongé de cinq inches (près
de 13 cm) histoire d’offrir davantage d’espace
dans l’habitacle et apporter une touche unique
à cette Wagoneer Roadtrip. Du coup, pour
s’adapter, la caisse a été modifiée au niveau
des quatre portes. Pour une meilleure rigidité
du châssis, les rails d’origine de section en U
ont été fermés (boxés) puis équipés de nouveaux ponts avant et arrière type Dana 44
avec des différentiels à blocage Rubicon. Les
deux ponts sont guidés chacun par un système à quatre tirants (4-Link) et suspendus
à des solides combinés ressort amortisseur.
Le jeu latéral, lui, est maîtrisé par de solides
barres transversales type Panhard. La garde
au sol (et donc aussi le franchissement) est
34
Difficile de ne pas s’imaginer au volant de
cette Jeep Wagoneer Roadtrip pour une belle virée
dans les parcs nationaux !
optimisée par l’installation de jantes en tôle
peintes (pour le look Old-school) chaussées
de gros BF Goodrich Mud-Terrain. Ces nouvelles roues, offrant un diamètre extérieur de
33 pouces, ont en revanche nécessité un
agrandissement des passages de roues et la
pose d’extensions pour couvrir les nouvelles
bandes de roulement. La face avant de 1965
type Rhino à l’esthétique discutable a été corrigée par la pose d’une large calandre des millésimes ultérieurs type Razor (lame de rasoir).
Les pare-chocs ont également été modifiés et
ont reçu la même peinture que les jantes et le
toit. La peinture pastel Mintage Green respecte les teintes disponibles au catalogue de
l’époque et l’on retrouve cette même volonté
de conserver le feeling des années 60 dans
l’habitacle avec le revêtement Oxblood recou-
vrant banquettes et panneaux ou encore le
pavillon qui, lui, est garni d’un tissu tressé renforçant l’esprit baroud. Le traitement de surface granuleux (type bedliner) vert pastel qui
protège l’intégralité du plancher illumine l’habitacle et facilite l’utilisation de l’engin en
tout-terrain. Il ne faudrait pas oublier le cœur
de cette Wagoneer Roadtrip, et là l’équipe
Mark Allen n’a eu que l’embarras du choix
dans le catalogue Mopar. Son choix s’est
porté sur un V8 5,7 l (Grand Cherokee) procurant quelque 360 ch. La transmission a été
confiée à une boîte automatique moderne
à quatre rapports. Cette Wagoneer Roadtrip
n’est certainement pas la plus exubérante des
Jeep présentées à cette dernière édition du
Moab Easter Jeep Safari mais c’est définitivement notre préférée !
n
SAFARI
En 2018, Le Moab Easter Jeep Safari regroupait sept concepts exclusifs dont la Wagoneer Roadtrip
que l’on découvre ici en situation ouvrant la marche à ses petites sœurs ! Quatre Wrangler à forte
vocation ludique faisaient partie de la brochette d’engins présentés…
La carrosserie recouverte d’une superbe teinte
Mintage Green a retrouvé la quasi-totalité de
ses emblèmes et équipements d’époque.
La Wrangler Jeepster est basée sur un
modèle Rubicon et possède donc déjà l’ADN
indispensable à une franchisseuse d’exception !
Son style agressif vient du fait d’un hard-top
choppé de deux inches et d’un pare-brise très
incliné. Sa robe Firecracker est censée rappeler
celle de la Jeepster de 1966…
Avec la Wrangler 4Speed, l’ambiance est
résolument buggy avec un châssis tronqué de
plus de 55 cm mais qui conserve l’empattement
du modèle deux portes d’origine. La carrosserie
a été réduite au maximum et le châssis équipé
de jantes de 22 pouces. Sous le capot, le
nouveau moteur 2 l à turbocompresseur.
La Wrangler Nacho a été conçue en puisant
dans le catalogue Mopar aux pages Jeep
Performance Parts afin de donner un esprit
d’accessibilité au projet. Comme les trois
autres concepts Wrangler, le design Jeep a joué
à fond la carte du 4x4 ludique minimaliste. Sous
le capot, on retrouve le nouveau moteur quatre
cylindres essence turbo que l’on découvrira
sous peu sur nos routes.
La Wrangler Sandstorm basée sur le châssis
long des Unlimited s’inspire des engins
engagés en Baja. Le châssis fait donc la part
belle au débattement (35 cm à l’avant et plus
de 45 cm à l’arrière) grâce à des suspensions
type sauterelle. Avec un look pareil il fallait des
performances à la hauteur et c’est pourquoi
la mécanique fait appel à un V8 6,4 l issu du
catalogue Mopar.
35
Jeep Wagoneer 1963
Jeep Gladiator 1963 qui partage son châssis avec la Wagoneer
JEEP WAGONEER (SJ)
Passée entre les mains de
Kaiser, AMC puis Chrysler,
la production des Jeep
Wagoneer s’est étalée
sur 28 années, de 1963
à 1991. À sa sortie,
la nouvelle Wagoneer
partage son châssis
(SJ platform) avec le pickup Gladiator, un rustique
utilitaire. Le concept
est dès sa mise en
circulation celui d’un gros
4x4 de loisir avec lequel
la famille américaine
va pouvoir découvrir
du pays ! Les modèles
haut de gamme seront
les Super Wagoneer ou
Grand Wagoneer avec
leur V8, et la finition en
faux bois (wood body style
vinyl) est parmi la plus
populaire. Les derniers
4 200 exemplaires
des Grand Wagoneer
seront fabriqués pour le
millésime 1991.
36
Jeep Wagoneer 1969
Jeep Wagoneer 1975
Texte Didier Soyeux, archives constructeur
Les moteurs disponibles
n
n
n
n
n
n
6 en ligne 230 ci (3,8 litres) Tornado de 140 ch
6 en ligne 258 ci (4,2 litres) AMC de 150 ch
V8 327 ci (5,4 litres) AMC de 250 ch
V8 350 ci (5,7 litres) Buick de 230 ch
V8 360 ci (5,9 litres) AMC de 175 ch
V8 401 (6,6 litres) AMC de 235 ch
Jeep Grand Wagoneer 1984
Jeep Wagoneer 1978 Limited
Documents d’époque
Jeep Wagoneer et Grand Wagoneer
Jeep Grand Wagoneer 1986
Jeep Grand Wagoneer 1991
37
D
ans le milieu des années 60, on est
en pleine vague show rods aux USA !
Tous les week-ends, des dizaines de
shows ont lieu dans tout le pays.
Cela se passe généralement dans des stadiums couverts, des halls de champs de
foire, et parfois sur une simple pelouse
à l’extérieur quand la météo le permet. On
s’y rend en famille pour découvrir les réalisations sur roues les plus exubérantes possible. Les grands y viennent pour piquer
quelques bonnes idées pour leur prochaine
réalisation et les gamins, eux, repartent avec
un beau T-shirt coloré ou une maquette plastique à assembler sous le bras.
Savante promotion
Jeffrey Jones, l’auteur de ce clone, était l’un
d’eux. À l’époque, il faut bien savoir qu’Ed
Roth ne vivait pas de la création et de la
vente de ses engins délirants, il les concevait
comme des outils de promotion pour la vente
de ses T-shirts et autres produits dérivés.
La Revell Model Company était un de ses
partenaires réguliers. Les kits plastique au
1/25 connaissaient alors un grand succès
(pas d’iPhone à l’époque !), les gamins
rêvaient au travers de ces maquettes
à assembler. Ed Roth a donc réalisé le Mysterion en ce sens dans son studio en 1963
pour la saison des shows 1964, et c’est Bob
Larivee, son partenaire sur ces opérations,
qui a eu en charge la logistique. Le Mysterion, comme l’ensemble des créations Roth,
était un pur show rod, c’est-à-dire qu’il n’a
pas du tout été conçu pour rouler, même si
ses deux moteurs devaient lui permettre de
monter et descendre d’une remorque sans
assistance. Ed Roth était un artiste dans
tous les sens du terme et absolument pas un
technicien. Peu lui importaient les contraintes
physiques que le châssis, la mécanique ou la
carrosserie devaient pouvoir supporter. Le
Mysterion en était l’exemple parfait et son
châssis n’avait absolument pas été pensé
pour supporter le poids de deux moteurs V8.
Bob Larivee n’a d’ailleurs jamais pesé ses
mots en ce qui concerne cet engin : « The
Mysterion was a total piece of sh** ! » Inutile
de traduire… Le simple fait de monter et de
descendre de sa remorque suffisait à casser
les soudures de son châssis ! En 1965, la
tournée des shows terminée, Bob Larivee,
qui avait déjà récupéré l’Outlaw et le Beatnik
Bandit, les échangea à Roth contre le Mysterion avant de lui rendre un an plus tard en
échange d’une autre voiture. Ed Roth désirait
récupérer les trains avant et arrière pour les
stocker dans son atelier de Kansas City.
Le reste qui n’avait aucun intérêt aux yeux de
l’artiste fut vendu à un gamin local, Doug
Wright, qui les stocka durant trois ans sur le
terrain de ses parents avant que ceux-ci ne
lui demandent de s’en débarrasser définitivement… La carrosserie et le châssis furent
revendus à une carrosserie dans le Missouri.
THE MYSTERION
Dans le milieu du hot rodding, tout le monde connaît Ed Roth pour ses
délires automobiles déjantés, ses T-shirts aux designs loufoques et,
bien sûr, son fameux Rat Fink. Les collectionneurs s’arrachent les pièces
d’époque et son nom fait encore vendre aujourd’hui des centaines
d’articles portant sa griffe. Une poignée de ses exubérants show cars ont
été retrouvés et restaurés mais, pour ceux qui ont définitivement disparu,
la seule solution demeure la reconstruction intégrale à partir de… zéro !
Texte Didier Soyeux, photos Karissa Hosek, courtoisie RM Sotheby’s
Réplique Ed “Big Daddy” Roth
38
Best of
Kustom
Kulture !
En 1963 Ford va fournir de
quoi motoriser le Mysterion.
La réplique de Jeffrey Jones
utilise des V8 390 ci dont seul
celui de gauche (côté conducteur)
est fonctionnel.
Les jantes Radir sont chaussées
de pneumatiques slicks
Inglewood Pos-A-Traction…
Notez les gros feux ronds style
tuyère de réacteur, il faut cela
à une carrosserie digne d’une
soucoupe volante !
En 1963, Ed Roth se lance dans
la création de ce show rod pour
la promotion de ses T-shirts mais
également les kits Revell au 1/25.
Les gamins en raffolaient !
Grâce à l’incroyable
investissement personnel du
Californien Jeffrey Jones, un des
plus iconiques engins d’Ed “Big
Daddy” Roth fait son grand retour
sur la scène de la Kustom Kulture.
39
Ed Roth va s’inspirer des nombreux dragsters à deux
moteurs qui voient le jour au début des années 60 !
40
Comme le kit…
Les créations d’Ed Roth ont sérieusement
marqué l’esprit du Californien Jeffrey Jones
à tel point qu’il décida au début des années
2000 de se lancer dans la reconstruction intégrale d’une copie du fameux Mysterion, ce
curieux engin asymétrique à cockpit bulle qui
l’avait tant fait rêver étant gamin. Jeffrey Jones
sait ce qui l’attend car il va devoir concevoir
l’intégralité de l’engin en se fiant aux seules
photos d’époque disponibles de l’engin terminé. Jeffrey Jones va également avoir comme
source d’information le numéro de Rod & Custom
Magazine datant de septembre 1963 sur
lequel apparaît le Mysterion en couverture.
Le Mysterion a beau avoir été une perle de
l’âge d’or du customizing, c’est certainement
un des engins pour lesquels il existe aussi peu
de documents véritablement techniques sur sa
construction. Les documents de référence
vont donc être pour Jeffrey Jones un ouvrage
de modélisme d’époque, « Here is your Hobby :
Car Customizing » datant de 1965, et le
numéro d’octobre 1964 de Car Model Magazine. Le kit Revell au 1/25 va donc être la base
de travail la plus fiable car on peut imaginer
qu’Ed Roth a dû à l’époque guider au mieux
l’équipe d’ingénieurs Revell pour la réalisation
des éléments du kit ! Lorsqu’Ed Roth se lança
dans le projet en 1963, il pensait initialement
équiper le Mysterion de deux moteurs Oldsmobile, mais Ford qui avait eu vent du projet lui
offrit trois V8 FE 406 ci. Un terminera dans le
compartiment moteur de sa vieille Chevy 55
(un comble !) et les deux autres furent installés
dans un châssis maison qui devra supporter
également les deux transmissions Cruise-OMatic. À l’arrière, un pont spécial (Ford 46)
avec deux différentiels soudés prend place.
Ed Roth se serait inspiré des premiers dragsters à deux moteurs apparus au début des
années 60. Sur sa réplique, Jeffrey Jones va
privilégier un minimum de fiabilité et va abandonner l’idée des deux moteurs fonctionnels.
Seul un des deux V8 Ford 390 ci est vraiment
fonctionnel, celui de gauche qui utilise une
transmission Cruise-O-Matic comme la véritable création Ed Roth. Pour un gain de poids,
La carrosserie réalisée en fibre de verre respecte le design d’époque !
Le gros phare avant type cyclope est issu d’une Plymouth Fury de 1962…
Jeffrey Jones a dû travailler avec le kit Revell
en main pour créer chaque ligne de cette
carrosserie unique et totalement asymétrique.
Du grand délire signé Ed Roth !
Le poste de pilotage est bien dans l’esprit voulu par Ed Roth, délirant ! Jeffrey Jones a su
recréer l’habitacle dans ses moindres détails et cela comprend la colonne et le volant Cragar,
l’instrumentation Stewart Warner d’époque et la petite télévision non fonctionnelle dans laquelle
Ed Roth avait installé une partie du circuit électrique.
la seconde transmission n’est pas installée
derrière le moteur de droite “factice”. Grâce
à un jeu de courroies croisées, les poulies du
moteur factice tournent de concert avec celles
du moteur fonctionnel afin de donner le
change. Ce gros défit technique mis de côté,
Jeffrey Jones a pu se concentrer sur les détails
et la qualité d’assemblage. Les deux moteurs
avec cache-culbuteurs Thunderbird et carburateurs Stromberg sont vraiment sublimes. Il lui
faudra une quinzaine d’années pour achever
sa version du Mysterion. En grand passionné
d’Ed Roth, il a eu l’idée de rendre hommage
à son maître en réalisant un ouvrage de
256 pages retraçant l’intégralité de la
construction (sorti fin 2016 chez McFarland
Publishing). Le point d’orgue de cette
incroyable aventure a été la vente aux enchères
RM Sotheby’s en décembre dernier au
Petersen Museum de Los Angeles.
n
Comme sur le véritable Mysterion, la réalisation
du bubbletop a été un véritable défi !
45
NITRO
Ford 32 Coupé
photo RM Sotheby’s
NITRO
Jeep Wagoneer Roadtrip,
photo Jeep
THE HOT
ROD KING !
Best of
Kustom
Kulture !
46
Ford 32 Coupe
Lorsque le photographe de Hot Rod magazine,
Eric Rickman, entreprit d’immortaliser le Ford 32
d’un certain Lloyd Bakan sur le bord d’une piscine,
accompagné de deux charmantes jeunes filles,
il ne pouvait pas imaginer que cela ferait de
cette couverture d’octobre 1957 l’une des plus
populaires jamais imprimées par le magazine !
Mais c’est également en raflant une multitude
de trophées en Californie que Lloyd Bakan et son
coupé vont se faire connaître. Aujourd’hui encore
ce hot rod a de quoi faire tourner les têtes.
Lorsque le Ford 32 apparaît
en couverture de Hot Rod
magazine c’est la première fois
que des mannequins posent en
maillot de bain en couverture.
Texte Didier Soyeux, photos RM Sotheby’s
47
H
ot Rod magazine est vite devenu le
magazine référence en matière de
hot rodding. Passer en couverture
assurait une sacrée belle notoriété
à l’engin présenté et à son propriétaire.
Lorsque Eric Rickman installe le coupé Ford 32
du jeune Lloyd Bakan (alors 22 ans) sur le
bord d’une piscine puis demande à deux charmantes demoiselles de poser à ses côtés car il
souhaite créer une scène idyllique pour le
commun des mortels, le succès va aller
au-delà de ses espérances. En maillot blanc
on trouve Saralynn qui n’est autre que la
femme de John Geraghty à qui Lloyd Bakan
doit l’assemblage du moteur Hemi présent
dans son coupé. On découvre dans l’excellent
The Rodder’s Journal qu’une série de photos
avait également été réalisée pour le compte
du fabricant de produits d’entretien Meguiar’s.
On y voit le jeune hot rodder avec une bouteille
du nouveau Mirror Glaze en main…
The right stuff
Si le coupé de Lloyd Bakan attire à l’époque
autant l’attention, c’est tout simplement qu’il
représente ce qui se fait de mieux en matière
de hot rods. D’ailleurs la rédaction de Hot Rod
magazine n’hésite pas à titrer America’s True
Sports Car – The Hot Rod. Ce coupé Ford 32
représente pour elle la véritable voiture de
sport américaine, puissante, racée, classe, et
ce pour à peine une fraction du prix d’une véritable sport car disponible alors sur le marché.
Avec sa carrosserie choppée, son gros moteur
DeSoto, ses jantes de Mercury chromées cernées de pneus à flanc blanc, la qualité de sa
peinture tout bonnement irréelle à cette
période, sa sellerie en cuir ou encore ses pareLes ailes de Ford 32 sedan modifiées
étaient un des signes distinctifs du coupé
de Lloyd Bakan.
48
chocs uniques, le coupé de Lloyd Bakan est
tout simplement le rêve de tous les hot rodders. Ces derniers se pressent pour aller le
détailler lors des shows organisés dans toute
la Californie. On va le retrouver en couverture
de nombreux programme. À l’époque, sa qualité de réalisation laisse tout le monde pantois !
Le célèbre peintre Herschel “Junior” Conway
(à l’époque un des meilleurs dans la place) se
souvient : « J’ai vu cette voiture pour la première fois lors d’un show à San Diego à la fin
de l’année 57. La finition était incroyable.
C’était vraiment impressionnant. Lloyd mettait
beaucoup d’efforts dans la présentation. Il
était si pointilleux qu’il nettoyait la peinture
avec des Kleenex de peur de la rayer ! En plus,
il remorquait son coupé avec sa Cadillac
1949 ! » Pourtant le coupé de Lloyd Bakan
était tout sauf une trailer queen. « Je le conduisais tout le temps. J’ai fait le tour de tous les
drive-in Bob’s Big Boy, d’Eagle Rock à Toluca
Lake en passant par Glendale. Mon coupé attirait l’attention partout, c’était une vraie star !
Mes potes m’appelaient The Hot Rod King ! »,
se rappelle-t-il.
Titian red
Lorsque Lloyd Bakan a acheté le coupé au
milieu des années 50, il n’en était pas à son
premier hot rod, il en avait déjà eu sept avant
Le bas des ailes arrière avait été aligné sur le réservoir de carburant.
On note des feux de Pontiac 1950.
la plus mémorable, mais d’autres détails vont
également apporter leur contribution comme
de nouvelles ailes arrière issues d’une Ford 32
sedan. Lloyd Bakan va les faire basculer vers
l’avant jusqu’à aligner l’arrière avec la ligne du
réservoir. La partie avant, trop longue, a été
tronquée et le rebord a été redessiné pour une
présentation factory. Les deux pare-chocs
tubulaires chromés vont également être réalisés chez Altadena Auto Body et ils vont suivre
le coupé tout au long sa carrière, au même
titre que la planche de bord et ses neuf compteurs Stewart Warner à glace incurvée. Gardeboue, nerf bars, planche de bord et sellerie
vont permettre à de nombreux fans de reconnaître le coupé dans les shows au fil des
décennies, et ce, en dépit des nombreuses
modifications apportées par les autres propriétaires…
Show winner
La superbe sellerie en cuir avait marqué les esprits lors de sa présentation à la fin des années 50.
À la
demande de
Lloyd Bakan,
la colonne de
direction Ford 32
avait été modifiée pour
recevoir une clé de contact
de Ford 1950 et surtout le sublime volant
de Mercury Monterey 1956.
La petite banquette supplémentaire d’époque
formant le rumble seat avait été supprimée mais le
sens d’ouverture de la malle n’avait pas été modifié.
celui-là ! Le coupé avait été assemblé au tout
début des années 50 par un certain Roger
Long qui l’avait équipé d’un V8 flathead 296 ci
préparé. C’est ainsi qu’on le découvre dans les
pages d’une publication Best Hot Rods en
1953… Il fait à nouveau surface en
novembre 1956 et c’est cette fois Lloyd Bakan
d’Eagle Rock en Californie qui en est le propriétaire. Il s’agit un ancien marin de la Navy
de seulement 22 ans. Celui-ci se souvient
avoir acheté le coupé à Alan Johnson… Son
Fire Dome Deuce (titre de l’article qui le présente sur quatre pages dans Rod and Custom
de novembre 1956) apparaît sous livrée bleu
satiné et propulsé par un moteur Hemi DeSoto
291 ci de 1954 que lui a assemblé John Geraghty. Ce dernier affirmait qu’avec ce moteur,
le coupé était capable d’atteindre plus de
165 km/h sur le quart de mile. Le coupé se
caractérisait également alors par ses gardeboue arrière rapportés. Suite à cet article,
Lloyd Bakan va entreprendre de nombreuses
améliorations qui vont amener le coupé à la
somptueuse version présentée fin 1957.
Sa sublime peinture custom basée sur une
teinte Buick de 1954-1955 (Titian Red) en est
À la fin des années 50 (on imagine fin 59…)
Lloyd Bakan se sépare de son coupé show
winner et le vend à Richard Strock de Southgate, toujours en Californie. Celui-ci va
l’équiper d’un V8 de Lincoln Mark II coiffé de
six carburateurs et demander à Dean Jeffries
qu’il lui réalise du pinstriping sur la carrosserie.
L’étape suivante sera des scallops dorés signés
George Barris et “Junior” Conway. Le coupé va
être présenté ainsi dans Car Craft et participera également au Grand National Roadster
L’insert en alu bouchonné a retrouvé son
instrumentation complète Stewart Warner.
Cela n’a pas été simple de remettre la main sur
les neuf compteurs et manos d’époque.
Le long levier de vitesse commande une boîte
manuelle Ford 1939 à trois rapports.
49
Les collecteurs d’échappement qui avaient
disparu ont été intégralement reconstruits par
Olle Ericksson à partir des photos d’époque.
L’essieu avant, un Ford 1932 d’époque droppé de
4 inches, est guidé par ses tirants d’origine.
Ces flasques chromés cachent un freinage
à tambour Ford 1940.
Show d’Oakland en 1960. Deux ans plus tard,
on l’aperçoit à nouveau dans Car Craft équipé
de jantes en tôle chromées (reversed wheels).
Le célèbre coupé est revendu à Steve Gilligan
de Vancouver dans l’État de Washington, puis
à John Potter dans les années 70. Le coupé
est alors équipé d’un small block Chevy et
d’une boîte de vitesses à quatre rapports mais
arrive à être identifié en raison du tableau de
bord, des garde-boue et des nerf bars… John
Potter va malgré tout le revendre à son pote
Jim Donovan à Battle Ground toujours dans
l’État de Washington. En fait, durant plusieurs
années, les deux compères vont se partager,
s’échanger, se racheter le coupé jusqu’à
quatre fois ! Il faut noter qu’entre les mains de
Steve Gilligan le coupé a un temps été débarrassé de ses nerf bars et de sa banquette (au
profit de deux baquets) car celui-ci a fait un
peu de drag racing avec. En revanche les
pièces avaient été conservées et sont passées
entre les mains de Jim Donovan et John
Potter… Jim Donovan va par la suite installer
un V8 flathead coiffé d’un blower S.Co.T et un
Le pont chromé est un Ford 1932
équipé d’un rapport de 4,11 à 1.
Les lames de ressort transversales
travaillent avec des amortisseurs
à friction Houdaille.
Les jantes sont issues d’une
Mercury 1950 garnies de
leurs cerclages et enjoliveurs
chromés d’époque. Il s’agit de
15 pouces de diamètre.
Cornes de châssis avant et arrière servent de
support aux sublimes nerf bars chromées.
Il s’agit de répliques car les pièces d’époque
étaient trop abîmées. En revanche, les plaques
d’immatriculation sont celles d’origine restaurées.
Le toit avait été choppé de 4 inches et on
remarque l’insert réalisé en vinyle blanc.
50
Les deux parties supérieures du capot d’époque
et leurs rangées de louvers… La teinte de la
peinture a été copiée grâce aux photos d’Andy
Soutard réalisées en 1958.
Le cadre de pare-brise est ici chromé
mais il avait été peint sur les premières
versions du coupé.
Le célèbre coupé de Lloyd Bakan a retrouvé tout
son éclat d’antan. À la fin des années 50 ce hot rod
raflait les trophées à chacune de ses sorties !
Le moteur DeSoto 276 ci de 1954 est une pièce de choix ! Une pipe en aluminium
Weiand avait permis la pose de quatre carburateurs Stromberg type 81.
Il a été reconstruit par Jack Freese de Salinas en Californie.
pont Halibrand avec quick change… Des
photos montrent ensuite le coupé en 1987
lors des Northwest Nostalgia Nationals avec un
réservoir Moon, une injection Hilborn et des
pneus slick. Jim Donovan décédera au milieu
des années 90 et c’est son meilleur copain de
l’époque, Doug Louzon, qui va en hériter sans
mécanique. C’est finalement le collectionneur
de hot rods Don Orosco qui va pister le coupé
grâce à son réseau de limiers dont fait partie
Tim Cunha. C’est ce dernier qui va localiser le
coupé et permettre à Don Orosco de le racheter à Doug Louzon qui est malheureusement
en phase terminale d’un cancer à cette
période. Don Orosco lui promet de tout mettre
en œuvre pour redonner au coupé son éclat de
1957, tel qu’il apparaissait en couverture de
Hot Rod magazine.
Resurrection
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Don
Orosco va également retrouver la trace de
Lloyd Bakan à Sacramento. Il était même
remonté jusqu’à ses oreilles que son ancien
coupé avait refait surface et Lloyd Bakan fournit à Don Orosco une enveloppe remplie de
photos d’époque avec une multitude de petits
détails jamais montrés dans les différents
articles. Il s’agissait donc là d’une véritable
mine d’infos. Il y avait plusieurs planches
contact ainsi que des négatifs en noir en
blanc. Lloyd Bakan viendra rendre plusieurs
fois visite à Don Orosco et à son équipe dans
son atelier installé dans la région de Carmel,
car une de ses sœurs y réside. Olle Ericksson
qui fait partie du team de Don Orosco aura la
lourde tâche de restaurer la carrosserie. Et le
mauvais état général s’est confirmé avec une
planche de bord très abîmée dont l’insert en
alu bouchonné avait perdu la majorité de ses
instruments d’époque… Idem pour les portes
qui au fil du temps avaient pris un jeu inquiétant. Les différents transports avant la restauration n’ont fait qu’amplifier le problème. Don
Orosco, à qui l’on doit quelques-unes des restaurations les plus abouties de ces dernières
années, arrivera finalement au terme de son
challenge pour que le coupé fasse son grand
retour à l’occasion des 75 ans du Ford 32
à Pomona en 2007, lors du Grand National
Roadster Show. La peinture de la carrosserie
déclencha des discussions passionnées,
chacun y allant de sa vérité sur la teinte exacte
car il était difficile de se fier à l’unique photo
en couleur publiée en couverture de Hot Rod
magazine. Eric Rickman n’a heureusement
pas été le seul photographe à immortaliser
à l’époque le coupé de Lloyd Bakan… Andy
Shoutard avait lui aussi capturé le coupé et
cette fois en Kodachrome. Il fournit une série
de photos en couleur en garantissant qu’elles
avaient été développées avec les meilleurs
produits chimiques Kodak et qu’elles n’avaient
pas bougé ! C’est donc d’après sa série de
photos que le marron métal a été reproduit.
Cinquante ans plus tard Lloyd Bakan fut invité
à renouer avec son vieux hot rod et une participation au concours d’élégance de Pebble
Beach la même année en 2007 vint récompenser les efforts de chaque intervenant.
Le coupé Ford 32 de Lloyd Bakan remporta le
Best in Class cette année-là devant une poignée de hot rods de haut vol dont le fameux
roadster noir flammé de Tom McMullen. Le
coupé Ford 32 de Lloyd Bakan renoua ainsi
avec son succès d’antan !
n
51
KUSTOMRA
Dans les années 50, les meilleurs ateliers de
personnalisation automobile de la région de
Los Angeles ont signé de véritables sculptures.
Les bases sélectionnées pouvaient être des
populaires à bout de souffle mais on trouvait
également de rutilants haut de gamme sortant
tout droit des showrooms. Le sublime coupé
Mercury 40 de Paul Hoffmann aurait pu être
martelé durant cet âge d’or…
Texte Didier Soyeux, photos Andrew Miterko, courtoisie RM Sotheby’s
Mercury 1940 Coupe
L
es meilleurs customiseurs US ont souvent tapé dans la tôle de voitures flambant neuves, leurs clients désirant
repartir au volant d’une voiture personnalisée, soit, mais bénéficiant des dernières
évolutions, tant au niveau de la mécanique
que des équipements de confort. Il suffit, pour
s’en rendre compte, de se souvenir du travail
réalisé par les frères Barris sur des coupés
Mercury tout neufs comme celui de Bob Hirohata. Ce coupé 40 aurait pu sortir du Barris
Kustom Shop…
Classe absolue
Pour le grand public, la customisation d’une
voiture américaine prend souvent la forme
52
d’une réalisation baroque frôlant parfois le
mauvais goût. Cela peut arriver mais cela peut
également se présenter comme la sublime
Mercury de vous avez aujourd’hui sous les
yeux, et c’est plutôt sur cette école que nous
aimons nous pencher. Rudy Rodriguez aurait
pu monter un bouclard sur Los Angeles pendant l’âge d’or du custom et il aurait sans
doute vu débarquer chez lui un client tel que
Paul Hoffmann. C’est en fait ce qui s’est passé
il y a une dizaine d’années alors que Rudy
Rodriguez travaillait encore à l’arrière de son
jardin. C’était donc avant l’ouverture de son
atelier Fullerton Fabrication à Brea où il prépare également désormais quelques sublimes
hot rods traditionnels. Rudy Rodriguez lui
Best of
Kustom
Kulture !
MA
La Mercury custom
de Paul Hoffmann est
telle qu’elle aurait pu
être réalisée dans les
années 50…
53
confie la Mercury Sedan Coupé de 1940 qu’il
vient dénicher sur Los Angeles. Première
main, 50 000 miles au compteur, pas une
trace de rouille, la base de rêve. Cela ne va
pas attendrir les deux hommes pour autant,
Rudy Rodriguez cisaille le toit pour reformer
celui que vous avez sous les yeux avec seulement une partie infime de la tôle d’époque
tant les lignes sont éloignées de la version
Mercury. Le traitement est radical, moins
25 cm sur la partie arrière et moins 13 cm sur
la partie avant. Et pourtant la magie opère
tout semble parfaitement proportionné et
fignolé, tel sorti d’une chaîne d’usine. Cet
effet est en grande partie dû à l’incroyable travail réalisé sur l’ensemble des cadres de
vitres. C’est sur le parfait ajustement de ces
éléments que réside le tableau final.
Old-school
L’approche est celle d’un custom du début des
années 50 comme celle utilisée pour le coupé
de Nick Matranga… Par pur exotisme Rudy
Rodriguez et Paul Hoffmann, eux, aiment évoquer nos carrossiers et constructeurs automobiles d’antan, Talbot-Lago et autre Delahaye.
Cela a d’ailleurs été leur inspiration pour les
sublimes enjoliveurs équipant les roues avant.
C’est l’atelier Hot Rods and Hobbies à Long
Beach qui va se charger des finitions apportées à la carrosserie et à sa mise en peinture.
Là encore pas d’extravagance, on trouve un
sobre noir laqué. Un bouclier avant modifié va
Dans les années 50, les meilleurs ateliers de
Los Angeles réalisaient de véritables œuvres
d’art. Rudy Rodriguez est l’un des artisans
capables de faire perdurer la tradition…
La voiture a été présentée à la vente aux
enchères RM Sotheby’s organisée début
décembre 2018 au Petersen Museum…
Le capot moteur cache un très beau V8 flathead
équipé de quelques très belles pièces perfo
d’époque comme une paire de culasses spéciales
Edelbrock et une rampe de trois carburateurs.
54
venir protéger l’arrière de la voiture. C’est du
grand classique et il n’en faut pas plus. L’approche va être la même au niveau du châssis
et des suspensions qui sont droppées au maximum grâce à des jeux de cales et des ressorts
coupés à l’ancienne. Il n’est pas question ici
de boudins pneumatiques. Il a fallu réaliser
une belle découpe dans les rails arrière et
créer un dégagement pour le débattement du
pont (C-notched). À noter que les ressorts
possèdent malgré tout trois positions d’ancrage, ce qui permet, avec intervention
manuelle, de pouvoir remonter légèrement
l’arrière de la voiture en cas de besoin absolu.
Sinon la voiture glisse à quelques centimètres
du bitume. Magnifique à voir évoluer. Mécaniquement le vénérable V8 d’époque et sa boîte
de vitesses à trois rapports avaient été conservés lors des premières sorties de la voiture
mais il semble qu’un nouveau flathead légèrement préparé ait été installé depuis. L’ouverture du long et lourd capot moteur trahit en
effet la présence d’une paire de culasses Edelbrock et de trois carburateurs… Le pont est du
type Columbia avec overdrive, ce qui permet
un peu d’allonge sur les freeways. La superbe
sellerie monochrome en cuir Bottle Green
apporte un parfait contraste avec la robe noire
de l’extérieur. On retrouve le dessin du tableau
de bord d’époque qui a été entièrement restauré puis subtilement détaillé. La colonne de
direction avec sélection de vitesse supporte un
volant de modèle 1946… Paul Hoffmann a pu
présenter sa voiture pour la première à Pomona
en 2011 à l’occasion du Grand National
Roadster Show mais l’événement aurait tout
aussi bien pu se dérouler en 1959 tant l’approche traditionnelle est parfaite.
n
Le pare-chocs arrière est en fait un élément
prévu pour l’avant modifié…
La calandre garde la forme d’époque mais sa
grille a été entièrement reconstruite à la main.
C’est bien sûr le toit qui
a demandé le plus de travail
à Rudy Rodriguez car il a dû
être reconstruit intégralement,
le pavillon d’époque n’ayant
pas les bonnes courbes…
La sublime sellerie en cuir Bottle Green
contraste parfaitement avec la robe noire
de la carrosserie… Le grand volant est un
modèle issu d’une Mercury de 1946.
Les suspensions retouchées permettent
à cette Mercury de glisser à quelques
centimètres du bitume !
55
TASK
Après un long chantier
de près de quatre ans,
Apache Ludo vient enfin de
récupérer son Chevy pick-up
de 1957 ! Tous ceux qui se sont déjà lancés
un jour dans ce style de chantier savent
que si l’on connaît toujours la date d’entrée
dans l’atelier, celle de la sortie est souvent
plus floue. Mais finalement seul le résultat
compte et ici, c’est une réussite !
Texte Didier Soyeux, photos Christian Bedei
Après un long chantier chez Hoche Frères,
Apache Ludo a enfin récupéré son Chevy
pick-up 57 ! Le résultat est superbe.
56
FORCE
Chevrolet pick-up 3100 1957
57
A
près plusieurs tentatives infructueuses avec des importateurs qui
devaient se charger de dénicher pour
eux l’engin de leurs rêves aux USA,
Ludo et sa femme Sylvie commençaient
à désespérer… Finalement, contre toute
attente, c’est en Belgique lors d’un meeting
à Chimay qu’ils vont tomber sur le truck Chevy
tant convoité. Il est entre les mains d’un
tatoueur français qui l’a fait venir des USA et
qui possède donc déjà des papiers en règle.
Cela va pousser Ludo, alias Apache Ludo,
à sauter le pas car le Chevy 57 est en vente
pour cause d’un nouveau projet sur base Bel
Air. Le deal est conclu et l’engin rapatrié de
Roubaix à Vallères en Indre-et-Loire où notre
couple de passionnés réside.
Remise à niveau
Encore sous le feu de l’excitation, Ludo et
Sylvie se rendent à leur premier meeting dans
la région du Mans au volant de leur nouveau
jouet, mais le trajet aller et retour va être révélateur de l’état exact du beau Chevy 57 qu’ils
viennent de s’offrir. Certes, le truck possède un
look d’enfer avec son nez par terre mais il
s’avère assez vite inconduisible car le train
avant racle tant qu’il peut sur le bitume et les
suspensions
sont
quasi
inexistantes.
Les bouches d’égout sur le trajet en portent
encore les traces ! Le petit road trip va égale-
ment révéler que le gros moteur six en ligne
n’aime pas trop les chaleurs estivales et que la
peinture métal commence à cloquer à de
nombreux endroits de la carrosserie. Rien de
bien méchant mais Ludo est un perfectionniste et il entrevoit déjà quelques améliorations à apporter à cet utilitaire bricolé aux
USA… Malgré ces déconvenues, Ludo
demeure positif, d’autant plus qu’au même
meeting sarthois il vient de faire la connaissance des frères Hoche, une fratrie de trois
jeunes passionnés qui vient d’ouvrir son atelier
de restauration automobile à Parcay-Meslay
(37). Rendez-vous est donc pris avec Nathanaël, Stéphane et Ghislain Hoche pour une
petite expertise des points à améliorer sur le
vieux pick-up 3100. Le constat va révéler
quelques interventions rapides et impératives.
Ludo donne son feu vert pour une dépose de
la mécanique car d’inquiétants bruits et
diverses limailles sont détectés au niveau du
volant moteur. Vous venez de comprendre que
Ludo va finalement craquer et démonter son
pick-up entièrement afin de le refaire dans les
moindres détails. Les frères Hoche vont avoir
en charge le chantier.
Plan d’attaque
Le but ne va pas être de modifier davantage le
truck, car sa configuration correspond aux
attentes de Ludo, mais de reprendre tout ce
Un bel attelage non ? Ludo adore promener
sa petite remorque vintage TipTop derrière son Chevy 57 !
Une benne dans un utilitaire cela
doit demeurer fonctionnel mais cela
n’empêche pas de soigner la finition !
58
qui a été effectué un peu à la légère, fiabiliser
la mécanique, corriger les défauts du châssis,
rafraîchir la carrosserie et habiller l’habitacle
d’une belle sellerie. Simple. En théorie oui,
mais allez jeter un rapide coup d’œil aux pages
qui suivent et vous découvrirez combien la
main-d’œuvre est importante et le travail parfois long et fastidieux. Assez rapidement il
s’avère que les portes sont à reprendre en profondeur… Elles sont étonnamment lourdes et
au démontage on découvre avec stupeur
qu’elles sont remplies à mi-hauteur de résidus
de métal et de sable provenant d’un précédent
sablage. Tout va être repris, y compris le plancher sur lequel les frères Hoche vont installer
une trappe de visite en prévision du nouveau
maître-cylindre. La batterie va également être
déplacée dans l’habitacle au niveau de la boîte
à gants afin de libérer esthétiquement le compartiment moteur. Le système de chauffage ne
pose pas de problème puisqu’il avait été supprimé auparavant. Les frères Hoche vont donc
simplement réaliser de nouvelles tôles d’habillage pour la cloison pare-feu. Cabine et benne
quittent le châssis le temps de cette remise
à niveau histoire de travailler de façon confortable. Il aurait donc été dommage de ne pas
en profiter pour corriger tout ce qui ne va pas
sur le châssis et en particulier le train avant
(d’origine Chevrolet des années 90).
Les triangles tubulaires installés aux USA sont
La robe bleu métal est un
mix réalisé sur mesure pour
le truck de Ludo et Sylvie.
Ne cherchez pas la référence !
Ludo est tatoué et son truck Chevy 57 également ! C’est Yan, un passionné
de Clermont-Ferrand, qui s’est chargé de la carrosserie.
Des petits feux ronds
custom ont été adaptés sur
les grosses ailes ceinturant la benne.
Petite touche mild custom pour le capot moteur avec ces évacuations d’air…
59
Ébauché aux USA, le Chevy 57
d’Apache Ludo a finalement été
remis à niveau dans l’atelier des
frères Hoche en Indre-et-Loire.
À force de patience et d’investissement, Ludo est
enfin arrivé au terme de son projet Apache Blue Truck.
60
Remise à niveau également dans la cabine
avec une sellerie en cuir réalisée grâce aux
mains de fée de Nathalie Piat. Le volant
est un Moon tout comme la grosse pédale
d’accélérateur typique des sixties. Comme
à l’origine, les panneaux de portes se
contentent de peinture.
conservés mais ils travaillent désormais avec
des suspensions de qualité et surtout bien
pensées avec des combinés ressort amortisseur Koni. C’est également du matériel Koni
qui va être utilisé pour travailler avec ce qui
semble être les lames de ressort d’époque.
Les ancrages des lames longitudinales sont en
revanche contrôlés et réalignés afin que le
débattement du pont rigide se fasse correctement et surtout dans l’axe, ce qui n’était pas le
cas avant l’intervention.
Straight six
Ce chantier sur le châssis révèle que le réservoir de carburant est celui d’époque et que son
remplacement s’impose. Un nouveau réservoir
de carburant (71 l) prend place entre les rails
arrière sous le plancher. Le plein se fera donc
au travers du plancher (nouveau lui aussi et
refait sur mesure en inox) grâce à un bouchon
type vintage racing. Pas très pratique aux dires
de Ludo mais il était difficile techniquement de
faire autrement. Niveau look en revanche, rien
à redire sur la benne et son nouveau plancher,
c’est sublime. Le vénérable moteur six en ligne
Chevrolet 235 ci (3,9 l) d’époque fonctionne
parfaitement, aussi pour des raisons de coût
et d’homologation, il est conservé après une
bonne révision et un stage de relooking. Il est
équipé d’une pipe spéciale Clifford qui a permis
l’installation d’un carburateur Edelbrock qua-
druple corps et un collecteur d’échappement
en deux parties Fenton expédie les gaz brûlés
vers une ligne d’échappement dédoublée et
équipée de silencieux Trush. Nouvelle admission d’air et échappement permettent ainsi au
vieux truck de ronfler comme il faut. Les problèmes de refroidissement sont corrigés par la
pose d’un nouveau radiateur d’eau en alu OER
lui aussi commandé aux USA. C’est Philippe
Danh de Frog Specialties à Gardena en Californie qui va être en charge de récolter les pièces
détachées manquantes auprès des divers
fournisseurs US et de les contrôler avant leur
expédition vers la France. Fufu va également
s’occuper de dénicher les divers joints et éléments chromés destinés à la carrosserie.
La boîte automatique type TH350 installée aux
US via un kit d’adaptation reprend du service
une fois le problème du volant moteur résolu.
Rallye wheels
La présentation générale du truck qui avait fait
craquer Ludo et Sylvie lors de sa découverte
est conservée elle aussi, pas question de tout
chambouler. Les jantes type Rallye en
15 pouces sont de retour une fois garnies de
nouveaux pneumatiques BF Goodrich en
225/75 à flanc blanc. Toutes les parties chromées refaites à neuf ont également retrouvé
leur place car ce sont elles qui donnent cet
esprit resto mod au truck. Une excellente préAprès quelques modifications apportées
sur les suspensions, le Chevy est
désormais facilement utilisable même
sur les longs road trips.
paration carrosserie a été primordiale avant le
passage en cabine. On note le petit bandeau
arrière avec la plaque d’immatriculation encastrée. Cette dernière est entourée de chaque
côté de petits feux type Chevy 48 (qui servent
en fait de clignotants rouges). Les deux ailes
reçoivent chacun un petit feu rond servant aux
feux de position et aux stops. Pour apporter
une petite touche mild custom et aussi évacuer un peu d’air chaud du compartiment
moteur, Ludo va réaliser trois ouvertures
rondes de chaque côté du capot moteur, sur
les flancs. Le bleu métal appliqué est une
teinte spéciale custom réalisée sur place à la
carrosserie Hoche Frères. Il est souligné de
quelques pinstripings réalisé par Yan, un passionné de Clermont-Ferrand… Ne restait plus
qu’à fignoler l’intérieur de la cabine et c’est
cette fois Nathalie Piat (atelier STA) qui a mis
son talent au service du projet Apache Blue
Truck de Ludo. Les dossiers des deux sièges
modernes qui étaient en place ont été modifiés et un large et confortable accoudoir a été
créé histoire de pouvoir cruiser confortablement. Les portes, elles, ont conservé leur finition basique en tôle peinte pour respecter la
présentation utilitaire d’époque du vieux Chevy.
La colonne de direction réglable a reçu un
volant metalflake Moon afin d’accentuer le
look mild custom et il est accompagné dans sa
tâche par une grosse pédale d’accélérateur
Moon ! Il manquait une dernière chose au
Chevy de Ludo afin qu’il puisse se rendre sur
les meetings, l’installation d’un attelage
démontable entre les rails arrière (VW Touran
pour ceux que cela intéresse) qui lui permet de
tracter sa petite caravane à l’ancienne TipTop.
Directeur artistique de son état, Ludo s’est
impliqué dans la création de ces petites
remorques de camping en dessinant leur carrosserie. Avec ses ailes rapportées peintes du
même bleu violet et des pneumatiques à flanc
blanc, c’est le parfait complément à ce truck !
Apache Ludo, dont la tête regorge d’idées,
pense déjà à la réalisation d’une petite série
de trois trucks similaires qui seraient réalisés
avec les frères Hoche, mais il doit également
penser à son projet de Ford T-Bird custom, un
modèle 1962 qu’il a déjà en stock ! On suivra
tout cela…
n
Pas de V8 ici mais le gros six en ligne 235 ci
d’époque qui a reçu quelques pièces perfo
comme ce carburateur Edelbrock installé via une
pipe d’admission Clifford. Le moteur est suivi
d’une boîte automatique type TH350…
61
Remise à niveau, Chevrolet 3100 1957
Venu pour un
check-up chez
Hoche Frères, le
Chevy 57 de Ludo
va finalement rester
bien plus longtemps
que prévu dans la
carrosserie des trois
frères.
Au fil du
démontage, il est
devenu évident que
le vieil utilitaire
avait été bricolé
aux USA sans trop
se soucier de la
sécurité des futurs
propriétaires…
Comme souvent un examen plus approfondi des éléments de carrosserie déjà “restaurés” a démontré
qu’il fallait reprendre une partie du travail pour repartir sur des bases saines.
Dans la liste des bonnes nouvelles, une pipe d’admission spéciale Clifford permettant l’utilisation d’un
carburateur plus moderne Edelbrock et le collecteur d’échappement “perfo” Fenton en deux parties.
De très belles pièces qui vont rendre le fonctionnent du vieux moteur plus agréable.
Hormis un petit problème de surchauffe,
le gros moteur six en ligne fonctionnait bien.
Après vérification des compressions,
Ludo prend la décision de le conserver et
de lui offrir une petite beauté.
L’absence du gros système de chauffage
d’origine (très certainement déposé lors d’une
précédente restauration aux USA) va permettre
d’obtenir un compartiment moteur plus sympa…
La batterie va être intégrée dans l’habitacle et
le nouveau système de freinage (maître-cylindre
+ assistance) est installé à même le châssis.
Contrôle de l’état du plancher dans la cabine
et réalisation d’une trappe de visite pour le
maître-cylindre.
Les travaux sur la cabine à proprement parler
sont terminés, l’apprêt est pulvérisé, l’équipe
Hoche va pouvoir passer à l’étape suivante…
De son côté, le châssis a été sablé, traité et
repeint… Un nouveau réservoir de carburant est
venu remplacer celui d’origine, hors d’âge.
De nombreux éléments du châssis
comme le pont rigide sont contrôlés
et envoyés en cabine de peinture
également.
Les lames de ressort longitudinales reprennent
du service après correction de leurs points
d’ancrage qui n’étaient plus véritablement
“alignés”. Le train arrière va enfin travailler
dans l’axe !
Le train avant en place et sa triangulation sont
conservés car le problème des suspensions va
être réglé par la pose de combinés fonctionnant
avec une course correcte.
62
Texte Didier Soyeux, photos Apache Ludo
Le bloc-moteur
a eu droit à une
réfection dans les
règles ! Sa culasse
et son système de
distribution sont
coiffés d’un beau
cache-culbuteurs
chromé.
La mise
en place des
nouveaux
éléments neufs
sur le châssis
repeint redonne le
moral, les travaux
avancent bien !
Retour de l’ensemble moteur/boîte entre les rails
du châssis ! La boîte automatique TH350 a été
installée derrière le vieux moteur Chevy grâce
à un kit d’adaptation.
La ligne d’échappement se dédouble après la
transmission et chacune des lignes est équipée
d’un silencieux Thrush.
Dos-d’âne et bouches d’égout ne sont plus
qu’un mauvais souvenir ! Le nez du truck est
désormais à une hauteur convenable et surtout
la suspension fonctionne !
L’arbre de transmission est de retour et
à l’avant le moteur a retrouvé un système de
refroidissement efficace grâce à la pose d’un
nouveau radiateur d’eau performant.
Remise en place des armatures de sièges après
modification des dossiers qui étaient bien trop
hauts. Un large accoudoir amovible va également
participer au confort des deux utilisateurs.
La trappe de visite réalisée dans le
plancher pour intervenir sur le circuit
de freinage si besoin.
Le look général du Chevy ne va pas être transformé car cela correspond
aux goûts de Ludo et Sylvie. Quelques petites touches vont toutefois être
réalisées comme ces sorties d’air chaud sur les flancs du capot moteur.
Après quelques essais, les frères Hoche
parviennent au mix parfait qui va recouvrir la
carrosserie du pick-up !
La benne est la première à recevoir la nouvelle
robe bleu métal. Elle va également être équipée
d’un nouveau plancher réalisé en inox.
Philippe Danh de Frog Specialties en Californie
va être appelé à la rescousse pour la commande
et l’expédition vers l’Indre-et-Loire des très
nombreuses pièces détachées nécessaires
à cette remise à niveau en profondeur !
63
Sleeper !
Ford Falcon Tudor Wagon Deluxe 1961
Il faut toujours se méfier des apparences car elles sont souvent
trompeuses. S’il vous arrivait de vous retrouver, au volant de votre Camaro,
à côté de cette Falcon Station Wagon au feu rouge, évitez de la provoquer
d’un coup de gaz rageur. Vous risquez de vous souvenir longtemps de la
fumée blanche et des traces noires qu’elle laissera sur le
bitume en vous précédant d’une centaine de mètres !
Texte et photos Fred Sougnoux, photos construction Neil Williams
Chris “Pacha” Bergogne prend soin de la Falcon
dans son garage associatif, Crazy Wheels,
à Gaillac, depuis le retour de Neil en Angleterre.
La Falcon est actuellement en vente, pour plus de
détails, contactez Chris au 06 24 92 44 82.
64
La caisse a été mise à nu et décapée.
Le compartiment moteur a reçu la même peinture
blanche que le toit. C’est une galère à entretenir
mais pratique pour identifier les fuites.
La Falcon étant plutôt compacte, l’installation
du V8 289 et sa boîte T5 nécessite beaucoup de
minutie pour ne pas abîmer le compartiment
moteur fraîchement repeint. Plusieurs montages
à blanc ont permis de s’assurer que tout tombait
bien en ligne. Les collecteurs d’échappement
quatre-en-un seront fixés une fois le moteur
installé dans le compartiment.
N
eil Williams est Britannique, il est ce
que l’on qualifie dans son pays un
“gearhead”, c’est-à-dire un passionné d’automobiles sous toutes ses
formes, capable de les réparer ou de les modifier. Il a toujours possédé depuis qu’il a l’âge
de conduire, une muscle car, un rod ou un
custom. Au moment où j’écris ces lignes, le
total serait de dix-sept véhicules à classer
dans ces catégories ! Neil a toujours plusieurs
projets sur le feu et lorsqu’il se sépare d’une
voiture c’est qu’une autre est déjà dans son
garage pour subir un traitement de remise en
forme. Il est aussi connu en France où il a une
résidence et où il a travaillé autant qu’en
Angleterre. Il faut dire qu’il a le chic pour dénicher des voitures intéressantes, peu courantes
mais toujours avec beaucoup de personnalité.
Les véhicules ne restant jamais très longtemps
dans son garage, de nombreuses personnes
en France ont bénéficié de ses coups de cœur
lorsqu’il a mis ses voitures en vente.
Réseaux
Neil est un homme de réseaux. Il a des contacts
dans tous les endroits stratégiques du monde
automobile. Et lorsque l’un de ses indics lui
signale un projet intéressant, Neil vérifie ses
sources et le potentiel de ce projet. Quand un
de ses amis à Antelope, en Californie, l’appelle
pour lui parler du projet sur lequel il travaille,
Neil prête une oreille attentive. En effet, son
ami restaure une Ford Falcon Station Wagon
de 1961 mais prévoit de la faire évoluer vers
quelque chose de plus pêchu. Cela plaît à Neil
et les deux protagonistes trouvent un deal !
La Falcon, bien qu’épargnée par le climat californien, est mise à nu pour une restauration
totale. La carrosserie est préparée et repeinte
Les jantes en tôle sont équipées des
enjoliveurs d’origine et de pneus en
195/70x14 à l’avant et 205/70x14
à l’arrière.
La seule entorse à l’origine
dans l’habitacle est le levier
de vitesse Hurst qui trahit
la présence de la boîte T5.
Les panneaux de portes
sont d’origine alors que les
banquettes sont habillées avec
des éléments refabriqués par
Falcon Enterprises.
Une fois la banquette arrière et
le hayon rabattus, l’espace de
chargement est important.
Lorsque la banquette est en
position rabaissée, un support
fixé à l’arrière de celle-ci se
déplie et sert de support qui
permet d’avoir un plancher de
chargement bien plat.
Le 289 rentre sans problème dans le
compartiment moteur puisque certains
modèles de Falcon en 1961 recevaient en
monte d’origine un V8 260 ci.
L’installation d’une boîte T5 a nécessité la
fabrication d’un nouveau support afin de pouvoir
l’adapter. On distingue également les collecteurs
d’échappement quatre-en-un et les nouvelles
lignes d’échappement en inox.
La crémaillère de direction, non assistée, de
marque Flaming River et son support sont fixés
sur le châssis. On distingue la barre antiroulis
de gros diamètre ainsi que les freins (disques
ventilés) de Mustang. Ces quelques modifications
améliorent considérablement la tenue de route
de la Falcon.
65
Les divers
chromes sur la
voiture, tels que
les rétroviseurs,
les poignées de
portes ou les
baguettes, ont
retrouvé tout leur
brillant après un
polissage.
La vitre du hayon se rabat et celui-ci
peut s’ouvrir vers le bas, offrant un
espace de chargement supplémentaire.
La galerie sur le toit complète le look
utilitaire. La Falcon cache bien son jeu !
Le small block
Ford a été habillé
avec des cacheculbuteurs et
un filtre à air en
aluminium. Un
jeu de poulies
fabriquées dans
le même métal
est installé sur le
vilebrequin et la
pompe à eau.
en deux tons de bleu Harley Davidson et de
blanc Old English White pour le toit, les jantes
et le compartiment moteur. Le faisceau électrique est remplacé par un neuf et des plaques
isolantes Dynamat recouvrent l’intérieur. L’idée
derrière ce projet est de conserver au maximum l’aspect d’origine du break bien paisible
mais d’y coller une mécanique affûtée histoire
de tailler des croupières aux muscle cars qui
voudraient en découdre !
V8 289
Le six cylindres en ligne d’origine est mis au
rebut. Il est remplacé par un V8 289 ci de chez
Ford, bien sûr. Le small block subit une bonne
préparation avant de rejoindre le compartiment
66
moteur. Les culasses sont des modèles haute
performance, tout comme l’arbre à cames
beaucoup plus pointu. Une pipe d’admission
Super Comp Carter reçoit un carburateur Holley
quadruple corps. Les gaz d’échappement sont
envoyés dans une double ligne inox équipée de
silencieux du même métal. La boîte de vitesses
est également revue, une T5 préparée gère les
changements de rapports. Un nouveau support
est fabriqué afin de pouvoir la fixer au châssis.
Vu les watts que développe le moteur, pas
question de laisser le châssis d’origine. Une
crémaillère de direction de chez Flaming River
remplace le boîtier à vis d’origine. Une barre
antiroulis de gros diamètre rejoint le train avant
qui est refait à neuf. Des disques ventilés de
Mustang sont fixés sur les fusées commandées
par un maître-cylindre double circuit. Les tambours sont conservés à l’arrière. Afin de cacher
son jeu, les suspensions de la Falcon sont
conservées à hauteur d’origine. Extérieurement, aucun élément ne trahit la présence
d’une mécanique affûtée, même les jantes et
les enjoliveurs sont ceux qui équipaient le station wagon à sa sortie d’usine !
Neil a des goûts sûrs et sait ce qu’il faut pour
qu’une voiture sorte du lot. Avec cette Falcon,
il ne s’est pas trompé, elle répond à tous les
critères du parfait sleeper. Maintenant, on
vous aura prévenu, méfiez-vous des paisibles
breaks arrêtés aux feux rouges, vous pourriez
être surpris !
n
compte rendu
RENCONTRE US CAR CENTRE
Très prisées dans le milieu kustom et low rider, les Chevy début fifties
restent des bases sûres, même pour une belle restauration comme le
montre ce beau coupé De Luxe 1951.
Les Américaines des années 30 restaurées sont assez rares
sur les meetings de Ricaines, comme en témoigne ce superbe
cabriolet Ford 1936 immaculé.
Avec un état d’esprit toujours très ouvert, le club “US Car Centre” a réussi à faire
de son meeting annuel de Saint-Denis-de-l’Hôtel, le plus gros rassemblement
de caisses US de France. Retour en images sur cette 22e édition qui s’est tenue
début septembre dans le Loiret (45). Texte et photos Kiki D. Bois
Vous rêvez d’une Américaine pour épater
vos copains le temps d’une journée ?
Cette sublime Edsel 1958 convertible
était à louer avec son chauffeur…
L
a passion est un moteur puissant chez
les membres de l’US Car Centre. Depuis
le milieu des années 90, ce club
regroupe tous les passionnés de véhicules US sans distinction de style, de périodes
ou d’influences. Les membres cruisent aussi
bien en fifties qu’en muscle cars. L’idée d’une
concentre a toujours fait partie des objectifs
avoués. Après s’être tenu pendant une longue
période à Saran, le club a dû déménager son
meeting à Saint-Denis-de-l’Hôtel (45) pour
des questions relatives à l’accès et à la sécurité. Alors que la rentrée a déjà fait oublier les
souvenirs de vacances, des centaines de
Ricaines se dirigent vers un show ouvert à tout
possesseur d’Américaine quel que soit son
style, son âge ou son état. Et cette année
2018, ce show, entièrement gratuit pour tous
les belligérants, a réussi à rameuter 609
autos, 250 motos et 5 gros trucks US et surtout plus de 13 000 visiteurs sur une journée.
Avec de nombreuses animations pour les visiteurs tels qu’un manège, un concert live, etc.
Le club a trouvé un rythme de croisière pour de
nombreuses années à venir. Le rendez-vous
est d’ores et déjà pris pour une édition 2019
toujours plus haute en couleur…
n
Toutes générations confondues, les Pontiac
Firebird sont des modèles prisés des amateurs.
Ce bel exemplaire Esprit de la période 79-81
était dans un superbe jus d’origine que l’on
pourrait qualifier de survivor.
68
Ce beau duo de Mustang montre bien
l’évolution de style entre la génération
67-68 et la ligne beaucoup plus
sportive du millésime 69.
Modifier une auto qui a déjà un fort caractère
comme une Corvette n’est pas une chose aisée,
mais l’exemplaire 1982 de Vince fait dans le cool et
le subtil avec un feeling abouti.
Les gros breaks seventies ont les faveurs du
public, comme ce magnifique Chevrolet 1976
à la teinte bicolore inhabituelle.
Les Américaines récentes sont les bienvenues, à l’image de
cette brochette de Camaro en habit de fête avec au premier plan
une version Hot Wheels côtoyant une version Transformer.
Réalisé il y a quelques années, ce convertible Bel
Air 1956 “street” fait toujours son effet avec son
petit rake et sa peinture candy apple red.
Avec ses lignes tendues, cette Ford Galaxy 500
motorisée par un V8 390 ci a de quoi séduire
avec son magnifique intérieur rouge.
Le design des ailerons et des feux arrière de
cette Dodge 1959 nous replonge à une époque
où la conquête spatiale se passait aussi dans les
studios de design !
Dénommées “Fuselage Styled Cars” par Mopar, les grosses barges des
années 70 sont des véhicules sous-estimés qui représentent vraiment l’âge
d’or des grosses Américaines. Ici, un coupé Chrysler 1970…
En 1957, les Ford Thunderbird s’embourgeoisent
un peu mais restent très attirantes, surtout sous
livrée blanc et saumon !
Le style des Oldsmobile du début des fifties
a toujours été attrayant, comme le prouve ce
beau modèle 88 de 1953.
69
compte rendu
American Day #7
Le 9 septembre dernier, le Tommy’s
Diner de Montauban (82) organisait une
journée dédiée à l’American way of life.
Rassemblement de véhicules US, concerts
et exposants étaient au programme de
ce dimanche. Texte et photos Fred Sougnoux
A
ssocié au club toulousain, l’American
Feeling Car Club, qui a en charge l’organisation du rassemblement de
véhicules US, le Tommy’s Diner de
Montauban a donné rendez-vous à tous les
passionnés de culture US pour une journée
conviviale autour du restaurant. Au menu de
ce dimanche, un car show qui remplira très
rapidement le parking du diner et des commerces autour. Les concerts de Peter’s Friends
et des Fuzzy Dice et le show dance de la troupe
des Ultra’s Chicas sont toujours appréciés du
public ! La recette fonctionne bien et permet
de passer un moment sympa entre amis.
La septième édition de l’American Day de
Montauban a été un succès et a rassemblé de
nouvelles voitures dont certaines peu communes. Souhaitons que l’expérience soit
renouvelée en 2019.
n
En fin de matinée,
il était difficile
de trouver une
place de libre
sur le parking du
Tommy’s !
Chromes et accessoires à profusion sur
cette Chevrolet Impala 59 quatre portes sans
montants. Continental kit, lake-pipes, “antennes”
de trottoir, butoirs de pare-chocs, casquettes de
phares et on en oublie !
Difficile de ne pas remarquer le roadster 31
de Thierry Cazabat ! L’absence de capot laisse
admirer le V8 Ford 351 Cleveland aux accessoires
chromés. Les jantes American Racing Torq Thrust
polies tranchent avec la peinture noir flammé.
René Robinet et sa fidèle Chouchouille sont
venus au Tommy’s avec leur coupé Chrysler
Cordoba 76. La teinte turquoise met bien en
valeur les chromes et les jantes Torq Thrust de
20 pouces polies.
À l’entrée du restaurant, vous étiez accueillis par
une Corvette 56, une Cadillac 50 Convertible et
une Mustang Eleanor. Sympa l’ambiance !
Très élégante Cadillac 54
Coupé de Ville dans une teinte
rare de cuivre métallisé.
Peu courante en France, la Dodge Polara 500
de 1962 de Sébastien Pessin. Le coupé est
motorisé par un 361 ci.
La Lincoln Continental 75 Mark IV de Fernand
Collot est une série limitée “Lipstick” motorisée
par un V8 460 ci.
70
Il y avait un peu de l’esprit Christine
à Villeneuve-Saint-Georges avec la
Plymouth 1958 de Jean-Marc Daste.
Récemment importé, ce bel exemplaire
rouge vif de Dodge Challenger 1970
fait son effet avec son capot R/T.
7 Rock’n’Roll Car Show
th
Se plaçant dans le
calendrier en fin de
saison, le meeting de
Villeneuve-Saint-Georges
dans le Val-de-Marne,
organisé par les Fishes
and Swalows, arrive
à point nommé pour
redonner la banane aux
passionnés le temps d’une
journée après une rentrée
toujours morose.
Guillaume Vesnat a délaissé son Fastback 1966
rouge équipé Rallye pour apprécier la conduite
de la version cabriolet que conduisait son papa,
malheureusement parti trop tôt.
Qui a dit qu’il fallait avoir une caisse au look rats
quand on est branché fifties comme le prouve
cette superbe berline Buick millésimée 1953.
Texte et photos Kiki D. Bois
V
oilà déjà sept ans que les membres
des Fishes and Swalows nous gratifient d’un show très vivace où se mêle
tout ce qui fait l’attrait de la Kustom
Kulture. En ce dimanche 30 septembre, les
groupes rock Gerry and The 5 Strings, Nelson
Carrera & the Scoundrels, les Honky Tonk
D’Jack, Stardust ainsi que la soixantaine de
stands typés vintage présents, ont accueilli
avec enthousiasme les passionnés et les visiteurs sur le stade de rugby Clément Ader de
Villeneuve-Saint-Georges (94). Au total, plus
de 200 Ricaines pré-1975 et plus d’une centaine de motos se sont déplacées, dont un
club francilien venu à 35 motos ! En dehors
des concerts, les participants ont assisté à des
défilés de mode rétro avec une partie sono distillée par le DJ parisien Lone Gone Peter. Pendant ce temps-là, les autres se sont défoulés
sur des jeux de café rétros très populaires
avant l’ère PlayStation. En faisant leur shopping, certains en ont aussi profité pour se
refaire un look chez “Carlito Barber”, déjà présent en 2017. Pour 2019, des nouveautés
sont à venir avec une deuxième date de meeting encore plus orientée “Rock et Fifties” avec
une limitation de millésime encore renforcée,
pour conserver une homogénéité à l’esprit du
club. On vous tient au jus…
n
Cette belle brochette d’autos parquées comme
à la parade est emmenée par une berline Cadillac
four doors HT 1970, fait partie du club Vintage
American Cars Club de France.
Cette Trans Am “street machinisée” semble bien
esseulée face à ce beau trio de Mustang.
Les Chevy El Camino ont une belle cote d’amour
en France, tel cet exemplaire venu de Californie.
La couleur noire est vraiment la plus adaptée
pour bien apprécier les lignes sculptées d’une
Buick Riviera 1971, vous ne trouvez pas ?
Christian, un passionné de longue date, a mis de
côté son Audi R8 pour replonger dans la marmite
au volant de sa Camaro 1968 à la calandre
standard aussi cool que la version RS équipant la
plupart des versions Export !
Comme à leur habitude, les Honky Tonk D’Jack
ont assuré le spectacle dans le car show.
71
compte rendu
1 Cévennes Rod Trip
er
Quoi de mieux qu’un road trip permettant de voir des rods et
des Américaines en mouvement et de découvrir une belle région ?
Une soixantaine d’Américaines, de rods et de customs ont répondu
à l’appel de David Huguet à l’occasion du 1er Cévennes Rod Trip se déroulant
dans le parc National des Cévennes. C’était début septembre 2018…
L
’important n’est pas la destination, c’est
le voyage. David Huguet aurait pu
reprendre la citation de Robert Louis
Stevenson et l’inscrire sur le programme
du 1er Cévennes Rod Trip tant elle matche bien
avec l’esprit de ce week-end. L’objectif de
David était d’organiser un rassemblement où
l’on roule et en même temps de découvrir la
région des Cévennes dont il est originaire.
La Lozère mérite d’être découverte, ses paysages rappellent certains décors de l’Ouest
américain et la diversité du parc National des
Cévennes vaut à elle seule le déplacement.
Le rendez-vous était donné à Meyrueis, au
Domaine Aigoual Cévennes qui allait servir de
camp de base pour le week-end. Une fois l’inscription réalisée, le logement affecté, le roadbook et les goodies récupérés, il était presque
temps de se préparer à reprendre la route.
Les stations-service étant rares il nous est
recommandé de faire le plein avant de partir
pour le cruising qui doit durer toute l’aprèsmidi. On ne prend pas de risque et on gave
notre GMC Sierra Classic de SP98 avant de
prendre la route.
On the road again !
Pour éviter les soucis de circulation, deux itinéraires sont proposés. Les départs se font par
petits groupes avec deux points de ralliement
établis sur le parcours où tous les participants
peuvent se retrouver. Le premier stop est prévu
au mont Aigoual qui culmine à 1 565 m d’altitude. Le lieu offre un panorama exceptionnel
permettant d’avoir une vue des Alpes aux Pyrénées et du puy de Sancy à la Méditerranée.
Les conditions météo étant souvent extrêmes,
alors on profite du spectacle qu’offre un tel
endroit avec un temps dégagé. On a une petite
pensée pour les propriétaires de roadsters qui
Même pas peur la P60 custom de Robert Jocelyn
avec 5 personnes à bord pour la montée du Col
des Charbonnières. Le 4 cylindres Simca Super
Rush n’a pas faibli.
72
Très réussi coupé Vedette de Tony Follorou qui a reçu un traitement leadsled avec top chop et
rabaissement des suspensions. On aime l’absence de chrome sur la peinture bleu satiné.
Les baby-Merc méritent que l’on s’occupe d’elles !
ont sorti les blousons pour se protéger du vent
et du froid et l’on se remet en route vers le
prochain point d’arrêt. La descente du Col de
la Serreyrède offre une grande diversité de
paysages. Arrivées au Lac de Camprieu, les
deux caravanes se rejoignent et le parking
à disposition est très rapidement complet.
Après une collation offerte par les organisateurs, les participants repartent en direction de
Meyrueis en suivant une route en lacets longeant l’abîme de Bramabiau. Tout le monde
rejoint le Domaine Aigoual où un apéritif offert
par Jean-François Gros de JF Auto est servi.
La journée se clôture par un dîner, préparé par
un traiteur permettant de découvrir la gastronomie locale.
La Croisière Jaune
Le dimanche, le programme est plus calme,
un espace est réservé dans le centre de
Le traditionnel apéro a permis
de découvrir les spécialités
régionales.
Meyrueis pour exposer les véhicules au
public. Au même moment, les organisateurs
ont prévu la visite d’une brasserie et du
garage Citroën de la famille Malafosse connu
pour avoir hébergé les véhicules et les ingénieurs de la Croisière Jaune qui venaient s’entraîner dans le massif des Cévennes. Le
garage n’est plus en activité mais c’est un
endroit hors du temps qui regorge de documents pour certains remontant au début du
siècle dernier. En début d’après-midi c’est la
route du retour qui nous attend. Bercé par le
glougloutement du V8, les souvenirs de ce
superbe week-end défilent. Le 1er Cévennes
Rod Trip est une belle réussite, David a organisé un événement convivial, à taille humaine
où tout le monde semble avoir pris plaisir
à rouler en groupe en découvrant une belle
région. Vivement la prochaine édition, alors
rendez-vous dans deux ans !
n
Le Coupé Frégate présenté dans notre n° 275 et réalisé
par Damien Danière est toujours aussi fringant avec
son top chop et le passage en coupé deux portes. Il est
toujours motorisé par un 6 cylindres Datsun.
Texte et photos Fred Sougnoux
Le 32 de Jean-François Gros est probablement le rod le plus performant
en France à l’heure actuelle. Un châssis ultra-travaillé et un V8
LS survitaminé accouplé à une boîte 6 confèrent au roadster des
performances de supercar !
Le pick-up Rosalie 36 de Benoît Dupont ne passe
pas inaperçu. Entre son top chop prononcé et sa
peinture jaune flammée, difficile de le manquer !
La Rosalie est propulsée par un V6 PRV et le train
avant rigide provient d’un fourgon Mercedes 308.
Muriel Follorou est venue par la
route à bord de son T 27 Roadster.
À l’arrivée, au sommet du mont
Aigoual à 1 565 m d’altitude, le vent
et le froid rappelaient que rouler en
roadster cela se mérite !
Le 32 roadster de Jérôme Vancas tient compagnie au modified de Gilles
Carrié au premier plan. Gilles a pratiquement tout fabriqué sur son
modified, du châssis aux suspensions avant indépendantes, à la coque
moulée sur un arrière de C4 !
La C4 de Lionel Quatain est l’exemple à suivre
lorsque l’on part d’une base française. Coque
élargie, transformée en deux portes, proportions
équilibrées assez proches d’une Ford.
L’ancien garage Citroën de la famille Malafosse abrite
aujourd’hui des véhicules en cours de restauration après avoir
été une concession depuis 1919 ! Visiter ce garage est un
voyage dans le temps…
Jean-Pierre Babbi est venu avec sa superbe Chevy
51 mild custom. On aime la teinte sobre gris métal
associée au toit rouge metalflake. Les jantes Astro
Supreme vont parfaitement avec le style de la voiture.
Le dimanche matin, un espace réservé
dans Meyrueis, permettait d’exposer
les véhicules participants
La 2 CV Sixrose est toujours fringante, 30 ans
après sa première sortie. Toujours entre les
mains de Christophe Grivot qui avait fait réaliser
le top chop et la peinture par Paul Boutin. Jamais
restaurée, la célèbre Deuche roule régulièrement.
Gérard Fau à bord de son roadster 34 et Pierre
Porta et son coupé Buick 65 Skylark attaquent
l’ascension vers le mont Aigoual dans le parc
National des Cévennes.
Un groupe local animait
la soirée du samedi
73
clubs
Par Cindy Betin - cbetin@hommell.com
NEWS FRANCE
5-7 avril, Tancrou (77). 6 Nolimit Cars n’Bikes Festival. Concerts rock,
exposition de véhicules de caractère, motos, trikes, side-cars, voitures
anciennes, véhicules américains. Sur place : restauration, buvette, camping, animations, show bikes, stands marchands et bourses de pièces.
Entrée 1 euro par jour au-dessus de 16 ans. 06 80 05 87 98. espacenatureaucreuxduchene@orange.fr - facebook : Nolimit Cars n’bikes Festival
19 mai, Saint-Victor (03). American Motor Show. Rassemblement de voitures US de collection ou d’exception et Harley Davidson. Deux concerts
avec le groupe Let’s Go Rock’N’Roll/Rockabilly, animations, swap meet,
stands US, restauration et buvette sur place. Entrée gratuite. Infos au
06 59 54 22 81 (Jérémy).
1er-2 juin, Cormeilles-en-Parisis. Festival HandiWeek 2. Week-end dédié
aux enfants atteints de maladies rares. Stands, buvettes, tattoo/piercing,
animations enfants, baptême moto, balades, coiffeur barbier, concert,
expo auto/moto, pin-up, tombola. Organisé par le Children’s Smiles avec
la participation de la Mairie. 06 64 58 94 10. childrenssmiles.fr - contact@
childrenssmiles.fr ou facebook : childrenssmiles
8-9 juin, Lavaur (81). 12e Festival Blues Rock & Cars. Rockabilly,
Rock’N’Roll, entrée gratuite, buvette et restauration, voitures de collection, US cars, rods, kustoms, motos, show cars, show bikes, cruisings,
pin-up, stands US. bobby.cadillc@wanadoo.fr
6-7 juillet, Bellerive-sur-Allier (03). Cromzanfolie. cromzanfolie@gmail.com
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74
CALENDRIER
FRANCE
5-7 avril, Tancrou (77).
6e Nolimit Cars n’Bikes Festival
19 mai, Saint-Victor (03).
American Motor Show
1er-2 juin, Cormeilles-en-Parisis.
Festival HandiWeek 2
8-9 juin, Lavaur (81).
12e Festival Blues Rock&Cars
5, 6 et 7 juillet, Tours (37).
American Tours Festival
6-7 juillet, Bellerive-sur-Allier (03).
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les 5, 6 et 7 juillet prochains ! Ce sera toujours au Parc-Expo de Tours, et
l’équipe de Nitro sera à nouveau de l’aventure sur place pour un concours
de voitures américaines. Nous
reviendrons donc en détail sur tout
cela dans notre prochain numéro
et sur la page facebook de Nitro.
Pour l’heure, on peut tout de même
profiter de l’annonce officielle
concernant les deux têtes d’affiche
qui se produiront dans l’enceinte
du Tours Speedway ! Il s’agit du
légendaire groupe de hard-rock
Scorpions qui ouvrira le bal dès le
vendredi 5 juillet au soir à l’occasion
de son Crazy World Tour, suivi le
lendemain soir, le samedi 6 juillet,
par le trio original des Stray Cats
regroupé de nouveau pour sa
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fait déjà donc deux énormes raisons
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