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Vélo Magazine N°570 – Février 2019-compressed

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# 570
Nacer Bouhanni
Warren Barguil
Romain Bardet
Thibaut Pinot
Bryan Coquard
GUIDE
DE
LA
SAISON
ÉQUIPES MAILLOTS MATÉRIEL
46 / VÉLOMAGAZIN
R
UCI WORLD TOU
AG2R LA MONDIAL
E
NOM
28,9
MOYENNE D’ÂGE
NAT.
DATE ET LIEU
DE NAISSANC
FRANCE
TAILLE/
BAGDONAS Gediminas
E
CATÉGORIE DÉBUTS ÉQUIPE
POIDS
LIT
26/12/85 Siauliai
VICT. UCI
PROF. 2018
BARDET Romain
(LIT)
1,85m/78kg
FRA
2018 2018
09/11/90 Brioude
Rouleur
BIDARD François
2007 Ag2r La Mondiale
(Hte-Loire) 1,84m/65k
FRA
g
19/03/92 Flers (Orne)
Grimpeur
2
243
CHEREL Mikaël
2012 Ag2r La Mondiale
1,80 m/65 kg Puncheur
FRA
17/03/86 St-Hilaire-H.
1
CHEVRIER Clément
9
2016 Ag2r La Mondiale
(Manche) 1,83 m/65
FRA
kg Grimpeur
29/06/92 Chambéry
0
560
COSNEFROY Benoît
2007 AG2R La Mondiale
(Savoie) 1,77 m/56
FRA
kg
17/10/95
Grimpeur
0
Cherbourg (Manche)
505
DENZ Nico
2014 AG2R La Mondiale
1,76 m/64 kg Puncheur
ALL
15/02/94 Waldshut
0
1740
DILLIER Silvan
2017 AG2R La Mondiale
Tiengen(ALL) 1,83
m/69
SUI
kg
03/08/90 Baden (SUI)
Rouleur
0
235
DOMONT Axel
2016 AG2R La Mondiale
1,83 m/75 kg
FRA
07/08/90 Valence
Rouleur
1
273
DUMOULIN Samuel
2011
(Drôme)
AG2R
La
1,79 m/65 kg
Mondiale
FRA
20/08/80 Vénissieux
Complet
1
DUPONT Hubert
87
2013 AG2R La Mondiale
(Rhône) 1,59 m/57
FRA
kg Puncheur
13/11/80 Lyon (Rhône)
0
1200
DUVAL Julien
2002 AG2R La Mondiale
1,74 m/57 kg Grimpeur
FRA
27/05/90 Évreux
0
187
FRANK Mathias
2005 AG2R La Mondiale
(Eure)
1,79 m/68 kg
SUI
09/12/86 Roggliswil
Rouleur
0
677
GALLOPIN Tony
2013 AG2R La Mondiale
(SUI)
1,76 m/64 kg Grimpeur
FRA
24/05/88 Dourdan
0
581
GASTAUER Ben
2008 AG2R La Mondiale
(Essonne) 1,80
m/69 kg
LUX
14/11/87 Dudelange
Complet
0
154
GENIEZ Alexandre
2008 AG2R La Mondiale
(LUX)
1,90 m/73 kg
FRA
16/04/88 Rodez (Aveyron)
Complet
3
126
GOUGEARD Alexis
2010 AG2R La Mondiale
1,84
m/68 kg
FRA 05/03/93
Complet
0
1018
Rouen (S.-Maritim
JAUREGUI Quentin
2010 AG2R La Mondiale
e) 1,76 m/70 kg
FRA
22/04/94 Cambrai
Rouleur
4
136
LATOUR Pierre
2014 AG2R La Mondiale
(Nord)
1,76 m/60 kg Puncheur
FRA
12/10/93 Romans
0
518
NAESEN Oliver
2013 AG2R La Mondiale
(Drôme)
1,80 m/64 kg
BEL
16/09/90 Ostende
Complet
0
431
PARET-PEINTRE
2015 AG2R La Mondiale
(BEL)
1,84 m/71 kg
Aurélien
Rouleur
1
FRA
63
27/02/96 Annemasse
2014 AG2R La Mondiale
(Haute-Savoie)
PETERS Nans
1,84 m/62 kg Grimpeur
1
20
FRA
12/03/94 Grenoble
2018 AG2R La Mondiale
VANDENBERGH Stijn
(Isère)
1,77 m/70 kg
0
BEL
1121
25/04/84
Complet
Audenarde (BEL)
VENTURINI Clément
2017 AG2R La Mondiale
1,99 m/85 kg
FRA 16/10/93
Rouleur
0
1269
Villeurbanne (Rhône)
VUILLERMOZ Alexis
2006 AG2R La Mondiale
1,65 m/60 kg Puncheur
FRA
01/06/88 Saint-Claud
0
753
BOUCHARD Geoffrey
2014 AG2R La Mondiale
e (Jura) 1,74 m/60
FRA
kg Puncheur
01/04/92 Dijon (Côte-d’Or)
1
687
2013
AG2R
GODON Dorian
La Mondiale
1,77 m/63 kg Puncheur
0
FRA
129
25/05/96 Vitry/Seine
2019 CR4C Roanne
(Val-de-Marne)
WARBASSE Larry
1,90 m/77 kg
0
897
Rouleur
USA
28/06/90 Detroit
2017 Cofidis
(USA)
HÄNNINEN Jaakko
1,83 m/67 kg
1
855
Rouleur
FIN
16/04/97 Ruokolahti
2012 Aqua Blue
Sport
(FIN)
1,77 m/59 kg Grimpeur
0
DÉPARTS Jan Bakelants (Sunweb),
649
2019 Probikeshop
Rudy Barbier
Matteo Montaguti
Saint-Étienne Loire
(Androni Giocattoli- (Israel Cycling Academy), Cyril
1
471
Gautier (Vital Concept-B
Sidermec)
&B Hotel),
NOUVEAUX EN 2019
>DIRECTEUR GÉNÉRAL
Vincent Lavenu (FRA)
> DIRECTEUR GÉNÉRAL
DÉLÉGUÉ
Philippe Chevallier
(FRA)
> MANAGER SPORTIF
Laurent Biondi (FRA)
> RESPONSABLE
PERFORMANCE
Jean-Baptiste Quiclet
(FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Stéphane Goubert,
Didier Janel,
: Fi’zi:k
TIGE DE SELLESELLE
Julien Jurdie (FRA),
: Eddy Merckx
Arturas Kasputis
Gilles Mas (FRA), (LIT),
> ENTRAÎNEURS
ROUES : Mavic
Alexandre Abel (FRA),
BOYAUX : Vredestein
Stephen Barreth
Mikaël Bouget, (IRL),
Nicolas Guille (FRA)
ES
40 PAGES Le guide le plus complet de la presse cycliste
E n°570 / Février
2019
Pierre
Latour
SION :
Super Record EPS
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IDE DES ÉQUIP
FÉVRIER 2019 - N° 570 - 6 € - FRANCE MÉTROPOLITAINE - PUBLICATION DU GROUPE L’ÉQUIPE - BEL/LUX 7 € - ESP/GR/ITA/PORT (CONT.) 7 € - ALL/AUT/NL 7 € - DOM 8 € - GB 6 £ - SUI 9,90 FS - CAN 11 $C
FÉVRIER 2019
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CADRE : Eddy Merckx
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Performance. Juste ce qu’il vous faut, que vous meniez devant
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35 mm, en freinage standard ou disque, ces roues n’ont rien à
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elles sont juste l’outil idéal pour la course :
votre compétition, avec vos “amis“ ou en solitaire dans un col !
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SOMMAIRE
45 LE GUIDE DE LA SAISON
LES ÉQUIPES, LE MATÉRIEL,
LES COURSES EN 2019
Trente-quatre équipes présentées,
vingt-trois vélos décortiqués,dix mois
de compétitions détaillés... Notre
guide complet pour suivre une saison
2019 qui s’annonce riche en sommets,
notamment sur le Tour de France.
PHOTOS DE COUVERTURE : COFIDIS - THOMAS MAHEUX/ARKEA SAMSIC - VINCENT CURUTCHET/AG2R
LA MONDIALE - NICOLAS GÖTZ/GROUPAMA FDJ - FRANZ RENAN JOLY/VITAL CONCEPT-B&B HOTELS
28 > TOUT POUR LE TOUR
94 > SUR LE CHEMIN DE JÉRUSALEM
C’est officiel, Thibaut Pinot
et Romain Bardet prépareront
le Tour de France pour y jouer
le général.
L’équipe Israël Cycling Academy
a réuni coureurs israéliens et
nouvelles recrues étrangères
lors d’un camp d’entraînement
totalement atypique. Un séjour
musclé où sont mêlés sport
et culture.
34 > FONDUS DE GLISSE
Thibaut Pinot et Romain Bardet
sont adeptes du ski de fond,
qu’ils intègrent, de manière différente, dans leur préparation
hivernale. Ils vous disent tout.
28
110 > UN DÉFI EN TANDEM
Disputer l’Étape du Tour en
tandem, le 21 juillet : c’est
l’objectif que se sont fixé notre
journaliste Julien Chesnais et
Thibaut Rigaudeau, malvoyant,
étudiant en école de kiné.
36 > OUBLIER 2018
Figures emblématiques du
cyclisme français, Warren
Barguil, Nacer Bouhanni et
Bryan Coquard sont tous les
trois passés à côté de leur saison en 2018. Ils nous expliquent
comment ils comptent rebondir
en 2019.
82 > SKY, DERNIÈRE LIGNE DROITE
2019 sera la dernière saison
de la formation britannique.
Apparue en 2010 avec l’ambition
de gagner un jour le Tour de
France, elle a largement rempli
son contrat avec six succès,
complétés par une victoire
au Giro et à la Vuelta. On
a revisité la success story
sous ses différentes facettes.
RUBRIQUES
94
88 > « JE RÊVE DES CHAMPS-ÉLYSÉES »
Voici huit ans, Caleb Ewan était
venu sur les Champs-Élysées et
s’était promis de s’y imposer.
Pour cela, le coureur vient de
quitter son cocon du cyclisme
australien pour s’engager avec
la formation belge Lotto-Soudal.
126
11 > ÉDITO
12 > AU SPRINT
18 > ZOOM
102 > ON A ROULÉ AVEC…
114 > ENTRAÎNEMENT
118 > MATOS
124 > ARCHIVES
126 > LE GRAND PORTRAIT
Le mois prochain, Vélo Magazine
change de braquet : nouveau logo,
nouvelle maquette, nouvelles
rubriques… Seule la passion reste
la même ! C’est un numéro à ne pas
manquer ! En kiosque le 1er mars.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 3
PURE
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ENTRE FRANCE
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LE 14 JUILLET 2019
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DE PÂQUES
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C
’est le Wallon que les Flamands adoraient. C’est tout dire.Claudy Criquielion est né et a vécu à Deux-Acren,une
sorte d’enclave francophone en plein territoire néerlandophone. Avant lui,seul Eddy Merckx était parvenu à créer
l’unité nationale,mais en partie parce qu’il était bruxellois,et Bruxelles n’appartient ni aux uns ni aux autres,
et à peu près à tout le monde.Il faut dire que « le Crique » (son surnom) y a mis du sien pour se faire aimer :
les Wallons l’adulaient parce qu’il avait fait la nique aux Flamands à l’occasion du Tour des Flandres 1987.
Les Flamands le considéraient comme l’un des leurs parce qu’il avait eu le bon goût de gagner la classique qu’ils
entourent d’une ferveur religieuse,et néanmoins houblonnée.Mais lui,le Crique,il n’avait qu’une idée en tête :remporter
Liège-Bastogne-Liège.L’obsession tourna au cauchemar.Il monta trois fois sur le podium,échoua à deux reprises au pied
de ce dernier,sans jamais atteindre le but qu’il s’était assigné.Il avait essayé jusqu’au bout,terminant deuxième l’année de son
départ en retraite,en 1991.Cette anomalie dans une carrière bien remplie (champion du monde,doublé à la Flèche Wallonne,
cinq top 5 dans le Tour de France !) m’avait poussé à lui rendre visite dix ans après ses derniers tours de roues.Il en avait
encore gros sur la patate quand il repensait à la classique wallonne,traitait Moreno Argentin,qui l’avait battu à son dernier
essai,de « dikkenek »,une amabilité flamande qui signifie “gros cou”,à mi-chemin entre “prétentieux”et “idiot sans cervelle”.
Mais ce n’était rien comparé à la désillusion de 1987,où son bourreau était déjà dikkenek ! Au lendemain de la course,un
hebdomadaire belge avait titré :« Les cloches de Pâques ».« J’en avais été meurtri », se souvenait le Crique,qui était pourtant
copain avec le rédacteur en chef. Il était bien entendu l’une des cloches,avec Stephen Roche qui occupait à ses côtés la une
du journal. Les deux coureurs avaient si bien finassé dans le final qu’ils n’avaient pas prêté attention au retour d’Argentin,
moribond quelques instants plus tôt.C’était la savoureuse époque où la Doyenne s’achevait sur le boulevard de la Sauvenière.
Cette année,les organisateurs ont décidé de revenir aux fondamentaux,avec une arrivée au cœur de la Cité ardente.Finie
l’arrivée à Ans,un rien impersonnelle mais choisie dès 1992 pour répondre à ce fantasme moderne d’une course extrême,
donc spectaculaire et belle.On a envie de voir à nouveau des coureurs finasser,emberlificotés dans leur stratégie sous le poids
d’une trop lourde fatigue,le jugement amoindri par sept heures de selle,les pensées éparpillées par la douleur.Faut-il avoir un
esprit reptilien pour être un grand champion,ou un grand champion est-il au contraire un être qui pense quand la fatigue
le prive de son discernement ? Le coureur d’exception est-il une bête de somme plus endurante que les autres ou un athlète
doté d’une science inoxydable de la course ? À nos yeux,la définition du champion est sans équivoque,elle se trouve quelque
part là où s’est écrite la légende. ///
VÉLO
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VÉLO SPRINT 2000 MAGAZINE : DIRECTION, ADMINISTRATION, RÉDACTION, VENTES > 40-42, quai du Point-du-Jour 92100 Boulogne. Tél. : 01-40-93-20-20 / Fax :01-40-93-22-98. E-MAIL: velo@lequipe.fr
/ CCP PARIS 9 427 90 C. SIÈGE SOCIAL : 40-42, quai du Point-du-Jour, 92100 Boulogne-Billancourt. PRINCIPAL ASSOCIÉ : LES ÉDITIONS P. AMAURY. PRÉSIDENTE : Aurore AMAURY. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION ET DIRECTEUR GÉNÉRAL : Jean-Louis PELÉ. ÉDITEURS : Éric MATTON avec Sami BELHADJ. RÉDACTEUR EN CHEF : Gilles COMTE. RÉDACTION : Laurent BABUSIAUX et Nicolas PERTHUIS. CORRECTION :
David WEIL-RABAUD. Avec la collaboration de Julien Chesnais, Sébastien JACQUET, Matthieu LAMBERT, Jean-François QUÉNET DIRECTEUR ARTISTIQUE : Angelo PERITORE. MAQUETTE : Hervé JOLLY. PHOTOGRAVURE : Aldo BAZZANELLA et Cécile LECHEVALLIER. ICONOGRAPHIE : Virginie HADRI. ASSISTANTE : Séverine JANET. DIRECTEUR PRÉPRESSE ET FABRICATION : Bruno JEANJEAN, Alexandre MATZNEFF, Laurent
DUCLOS. PUBLICITÉ: AMAURY MEDIA, 40-42,quai du Point-du-Jour, 92100 Boulogne. Tél. : 01-40-93-20-20. PRÉSIDENTE : Aurore AMAURY. DIRECTEUR GÉNÉRAL : Kévin BENHARRATS. DIRECTEUR DE LA
PUBLICITÉ: Pascal Feix EXÉCUTION: Nadia LANAK, Philippe LERICHE. DIRECTEUR DE LA DIFFUSION : David ACHILLE. COMMUNICATION: Damien DARROMAN. PARTENARIATS : Xavier AUDEBERT et Julien LIZÉ.
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10-31-1557
Origine du papier : Allemagne - Taux defibres recyclées : 100 %
Ce magazine est imprimé chez Roto France certifié PEFC
Eutrophisation : PTot 0,008 kg / tonne de papier
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 11
AU SPRINT
RETOUR À
DU CLASSIQUE
TEAM SKY
L’année passée, à la même période, Michal Kwiatkowski
annonçait vouloir se tester sur les grands Tours. Une nouveauté
pour le Polonais, plutôt coureur de classiques à la base. Et sa
première partie de saison était plutôt prometteuse puisqu’il
remportait le Tour d’Algarve et Tirreno-Adriatico avant de se muer en
coéquipier de luxe sur le Critérium du Dauphiné et le Tour de France
pour Geraint Thomas et Chris Froome.
Lui restait alors à préparer le Tour d’Espagne où, pour
la première fois de sa carrière, il allait être protégé
sur trois semaines. Leader trois jours à l’occasion de
la première semaine, il était totalement dépassé
en montagne après dix jours de course. Une
expérience ratée qui pousse l’ancien champion
du monde à revenir à ses premières amours, c'està-dire les courses d’un jour qu’il n’avait pas
préparées spécifiquement la saison passée.
Liège-Bastogne-Liège devient son objectif
de première partie de saison. Déjà vainqueur de
Milan-San-Remo, de l’Amstel Gold Race, des Strade
Bianche, du Grand Prix E 3 et de la Clasica
San Sebastian, il manque au Polonais la Doyenne
des classiques. Ses adversaires sont prévenus !
TÉLEX
GERT FRANK,
lauréat d’une vingtaine
de Six Jours sur piste
dans les années 1980,
est décédé à l’âge de
63 ans. Il avait été
médaillé de bronze, pour
le Danemark, sur le
100 km par équipes aux
JO de Montréal en 1976.
PAULINE FERRANDPRÉVOT, qui n’a pas
remporté une seule
course sur route en
2018, vient d’être opérée
d’une endofibrose iliaque.
Elle devrait reprendre
l’entraînement début
mars.
WOUT VAN AERT,
triple champion du
monde de cyclo-cross,
qui intègre le Team Jumbo
Visma cette saison, a
annoncé qu’il participera
au Critérium du Dauphiné
en juin.
ALLAN PEIPER,
l’un des premiers
Australiens à avoir été
professionnel sur
route, intègre le staff
de UAE Team Emirates
en tant que directeur
sportif. Il officiait, les
saisons passées, chez
BMC Racing Team.
CARNET DE NOTES
DECEUNINK – QUICK STEP - GAUTIER DEMOUVEAUX - LAURENT ARGUEYROLLES/L’ÉQUIPE - TEAM SKY
VRAI
PARI
CHANGEMENT D'AIR
Bob Jungels, lauréat de LiègeBastogne-Liège la saison passée,a décidé de se focaliser sur
les classiques flandriennes en
2019. Une nouveauté pour ce
rouleur qui avait, dans un premier temps,axé ses priorités sur
les grands Tours. Il avait
d’ailleurs fini sixième et huitième du Tour d’Italie, en 2016 et
2017.
12 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
DANS SA SALLE DE BAINS
Afin de préparer La Tropicale Amissa
Bongo, Franck Renimel, entraîneur
chez Arkéa-Samsic, a demandé
aux coureurs de l’équipe (ci-dessous
Romain Le Roux), pour qu’ils
s’acclimatent au mieux à la chaleur,
de reproduire le climat gabonais dans
leur salle de bains. Eau chaude dansla
baignoire pour l’humidité, ventilateur
soufflant pour monter à 30 degrés,
il fallait alors pédaler quarante-cinq
minutes tous les jours et cela pendant
une semaine.
CHAUD
MATIÈRE
GRISE
UNE HISTOIRE
POUR SE REPOSER
En mode récupération, Arthur
Vichot, l’ancien champion de
France, aime regarder
à la télévision de longs
documentaires liés à l’histoire.
« Quand je suis devant,
je ne peux plus débrancher ! »,
admet celui qui vient
d’intégrer la formation Vital
Concept-B&B Hôtels
LA SORTIE QUI FAIT
JASER
6 720 m de dénivelé positif en un
seul entraînement, c’est la sortie
du mois pour Chris Froome,
en stage en Afrique du Sud. C’est
juste démentiel pour le mois de
janvier. 225 km en 6 h 31’, le tout
à 34,5 km/h de moyenne. On peut
imaginer qu’avec un tel dénivelé et
une telle moyenne, il a opéré une
partie de la sortie derrière scooter.
Mais ça, on ne sait pas !
SANS
FIN
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légère comme une plume !
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AU SPRINT
Vélo MATCH
Avec ses 1,89 m et 75 kg,
Marcus Burghardt n’a pas
franchement le gabarit du
grimpeur, mais ce spécialiste
des courses pavées semble
trouver son bonheur dès qu’il
côtoie les sommets. Adepte
de toutes formes de ski (fond,
alpin, de randonnée),
l’Allemand aime également le
trekking. Comme l’atteste
cette photo tout sourire au
sommet d’une arête rocheuse
qu’il vient « de dévorer ».
Marcus , l’aventurier !
Se hisser à 4 723 m
d’altitude, ça mérite bien
une photo souvenir.
Richard Carapaz,
4e du Giro 2018, a pris
de la hauteur avant le début
de saison. Le grimpeur
équatorien s’est attaqué
à l’ascension du Chiles,
un volcan situé
sur la frontière entre
la Colombie et l’Équateur.
Et au bout de cette incroyable
randonnée, les premiers bras
levés de l’année !
Ce coureur en civil
qui se balance à ce tronc
d’arbre, sur les bords de mer,
dans les environs de
Melbourne, ne s’apprête pas
à plonger. Marco Haller prend
une ultime respiration avant
d’entrer dans une année
charnière, après une saison
2018 marquée par une grave
chute. Un début d’année
très encourageant puisque
l’Autrichien s’est imposé
d’entrée sur les Bay Crits
à Geelong.
Des cartes géographiques,
un canoë contenant tout le
package du parfait aventurier
et sa compagne pour le suivre
dans cette folle aventure :
Alex Howes a trouvé la
meilleure méthode pour
souffler entre deux saisons.
120 miles à parcourir dans le
Canyonlands Park de l’Utah :
il n’y a plus qu’à ramer,
respirer pleinement et
profiter du décor grandiose…
sans oublier un bon VTT pour
tourner un peu « les pattes ».
INTERVIEW DÉCALÉE
ALVARO HODEG (DECEUNINCK–QUICK STEP)
TÉLEX
DECEUNINCK - QUICK STEP
Quel est ton film favori ?
Spirit, un dessin animé. C’est l’histoire d’un cheval sauvage.
Il franchit un obstacle impossible à la fin pour retrouver
sa liberté. Le cyclisme nous amène à accomplir des
choses dures alors je repense à ce moment.
Si tu n’avais pas été coureur cycliste...
Peut-être pilote de rallye. J’aime la vitesse, les virages
rapides, l’adrénaline.
Qu’est-ce que tu n’oublies jamais dans ta valise ?
Des gants offerts par Tom Boonen. Il me les a donnés il y a deux ans,
lors de mon premier camp d’entraînement avec l’équipe. Je ne roule
jamais avec, mais je les emporte toujours avec moi.
Quels types de musique écoutes-tu ?
Du rock’n roll espagnol, du reggae aussi, du reggaeton
bien évidemment, comme tous les Colombiens.
PETR VACOK, le vainqueur
de la Flèche Brabançonne
2016, qui n’a pas couru
en 2018 à cause d’un grave
accident, a repris la compétition
à l’occasion du Tour de San Juan
fin janvier.
14 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
PRO, la filiale du groupe
Shimano spécialisée
dans les composants,
fournira le Team Sunweb
pour la saison 2019. PRO
équipera les vélos en potences,
cintres et selles.
ANAËL AUBRY, conseiller
scientifique des équipes de
France de triathlon et d’eau
libre en vue des prochains
JO, travaille, depuis cet hiver,
avec le staff technique de Vital
Concept-B&B Hôtels.
MARCUS AU GRAND CŒUR
Marcus Burghardt a toujours veillé à ne jamais oublier d’où il vient.
L’aventure cycliste du géant allemand de 35 ans a débuté en 1993 au
Radsportverein 54 Venusberg (RSV 54 Venusberg), un club de son coin
dans les monts Métallifères, une chaîne de montagne entre l’Allemagne et la République tchèque.
Sponsor depuis plus de dix ans de son club formateur, Burghardt,
grand amateur de ski, a réussi à dégoter auprès de son partenaire personnel Fisher, pour les jeunes du club cet hiver, le parfait équipement
du fondeur. Pour s’entraîner quand les routes sont gelées…
*NOUS ARRÊTERONS QUAND VOUS ARRÊTEREZ
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DU MOIS
5
VINCENT KALUT/WANTY GOBERT
DES ESPOIRS
TALENTUEUX QUI
DOIVENT CONFIRMER
LOÏC VLIEGEN
STIEHL PHOTOGRAPHY
Wanty-Groupe Gobert
LOUIS MEINTJES
Les pieds et le bas des cannes « tartinés ». Un vélo « terreux », des portebidon aux manivelles, du passage de la roue arrière aux bases, qu’il va
falloir passer « une heure » à astiquer… Un rapide coup d’œil sur les bidons,
floqués du « Bison », son surnom, doit vous permettre d’identifier l’auteur
de ce post. Cette scène partagée par Adrien Petit à l’entraînement
est l’illustration parfaite du quotidien d’un routier qui a réenclenché à la fin
de l’automne, et des foutues saletés ramassées à cette période de l’année…
Une manière aussi pour l’Arrageois de baptiser ses nouvelles chaussures
Giro, nouveau partenaire de Direct Énergie en 2019.
EDUCATION FIRST
Dimension Data
ALBERTO BETTIOL
Education First
« MAS » GRASSE
16 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
JHONATAN RESTREPO
Manzana Postobon
NIPPO-VINI FANTINI
Cette photo des jambes d’Enric Mas
est le type de cliché devant lequel
nombre d’observateurs restent
interloqués. Dans cet affûtage
extrême, certains admirent le
résultat d’un travail minutieux et
sérieux, là où d’autres sont effrayés.
Le grimpeur espagnol de 24 ans,
deuxième de la Vuelta 2018, que l’on
compare à Alberto Contador, marque
déjà une différence avec le Pistolero,
dont les cannes étaient presque
lisses comme un œuf !
MORENO MOSER
Nippo-Vini Fantini-Faizanè
L’ŒIL DE
MAXIME BOUET
« J’AI COGITÉ PENDANT
ONZE SAISONS »*
«
P
ar le passé, si j’étais sur le point
de partir à l’entraînement, que
j’avais le malheur d’arriver dans
mon garage et qu’une ampoule
n’éclairait plus, ma journée était foutue !
Je me disais que c’était un problème qui
allait en générer un autre et ainsi de suite.
Sur le vélo, je fonctionnais de la même
manière.Je pouvais rouler quatre heures en
faisant de la qualité et il suffisait de quelques coups de pédales « carrés » pour que
tout s’inverse. Au final, je ne retenais
que le négatif !
Du coup,tout devenait compliqué dans
un sport où il faut sans cesse rebondir.À force, j’en perdais mon équilibre. Comme je
suis de nature à rigoler tout le temps,personne,à part mes proches,ne pouvait se douter
de la manière dont je vivais les choses.
Et puis, l’année passée, j’ai croisé Jacques Decrion (entraîneur de l’équipe Cofidis) sur un critérium.Il m’a dit que je n’avais
pas le palmarès de mon physique.Au fil de
la discussion,je me suis livré et il m’a donné
le téléphone d’un de ses proches susceptible de m’aider. J’ai appelé cette personne
qui me donne quelques solutions.
Aujourd’hui, si je pars à l’entraînement
et qu’une ampoule de mon garage est
grillée, eh bien, je me change, je vais au
supermarché,j’en achète une nouvelle et je
la change. Ainsi, je pars rouler l’esprit tranquille ! J’attaque ma douzième saison pro,
ma première sans cogiter ! » ///
.
* Coureur de la formation Arkéa-Samsic.
TÉLEX
MIKAEL CHÉREL,
qui débutera sa saison
au Grand Prix
La Marseillaise,
a accumulé 40 heures
d’entraînements,
1 350 kilomètres
et 17 500 mètres de dénivelé
positif, en neuf jours
de stage mi-janvier.
L’ÉQUIPE DE FRANCE
FÉMININE DE
POURSUITE
a battu le record de
France lors de la 6e manche
de la Coupe du monde,
à Hongkong. Marion Borras,
Clara Coppoli, Coralie Demay
et Marie Le Net ont parcouru
les quatre kilomètres
en 4’23’’567
VITAL CONCEPT-B&B
HÔTELS, managée par
Jérôme Pineau, a été
la seule équipe française,
de niveau pro-continentale,
à recevoir une wild-card
pour participer aux Strade
Bianche, épreuve qui aura
lieu le 9 mars.
Création : VITAMINE S
ZOOM
TOUR SANTOS DOWN UNDER
18 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
LES COULEURS 2019
CHRIS AULD PHOTOGRAPHY LTD
L
oin des yeux,mais jamais loin du cœur.
Voilà des années que le peloton fait sa
rentrée des classes de l’autre côté du
globe. Cela ne nous empêche pas de
la suivre avec toujours autant d’intérêt et de
gourmandise. Nouvelles têtes, nouvelles
équipes,nouvelles couleurs,le Tour Santos
Down Under vaut autant pour son intérêt
sportif que par les quelques nouveautés
qu’il dévoile.La carte postale d’Australie est
le premier visage du peloton version 2019.
Un aperçu qui donne toujours envie de voir
la suite.///
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 19
ZOOM
CADEL EVANS GREAT OCEAN ROAD RACE
20 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
RICTUS PERDANT
CON CHRONIS/BETTINI PHOTO
A
u centre de l’image,Caleb Ewan a le
rictus de celui qui sait qu’il sera trop
court. Sous ses nouvelles couleurs
de l’équipe Lotto-Soudal, le sprinteur de poche australien a lancé son effort
un peu trop tardivement dans la roue d’Elia
Viviani. Il parvient à grappiller centimètre
après centimètre. Mais il lui en manquera
encore une petite poignée sur la ligne
d’arrivée.Dommage pour lui. Tant mieux
pour Viviani (à droite), qui s’offre ainsi la
Cadel Evans Great Ocean Road Race, première course WorldTour d’un jour de
l’année.Le sprinteur de Deceuninck-Quick
Step, vainqueur douze jours plus tôt de la
1re étape du Santos Tour Down Under,avait
à cœur de prendre sa revanche sur l’épreuve australienne. Sa 2e place de l’an dernier
derrière Jay McCarthy l’avait terriblement
frustré. Mission réussie. ///
ACTU
LE JOURNAL DES COURSES
D’AUSTRALIE EN AFRIQUE,
LE TOUR RESTE LE TOUR
Elia Viviani, Peter Sagan et Fernando Gaviria sont repartis sur des bases élevées en Australie
et en Amérique du Sud et la guerre fait rage, même en Afrique, entre trois équipes françaises
candidates à deux places au Tour de France. Normal, c’est l’année du centenaire du Maillot Jaune !
> PAR JEAN-FRANÇOIS QUÉNET
LeMond, etc. Anderson est réapparu cette
année pour remettre à notre confrère Rupert
Guinness le premier Maillot Jaune porté par
un non-Européen sur le Tour de France, le
1er juillet 1981. La précieuse étoffe est une
combinaison puisqu’au lendemain de la prise de pouvoir du néo-pro de l’équipe Peugeot à St-Lary-Soulan au terme de l’unique
étape pyrénéenne de cette 68e Grande Boucle, se déroulait un contre-la-montre individuel d’à peine 27 km entre Nay et Pau (tiens,
on y retourne cette année pour un remake !).
Jussi Veikkanen,directeur sportif de Groupama-FDJ, a ramené le trésor fabriqué par Le
Coq Sportif dans son pays de naissance, le
confiant au journaliste Philippe Bouvet pour
l’exposition concoctée par ses soins,qui sera
visible de mars à septembre à Nice,au Musée
national du sport.
LA CHASSE AUX RECORDS
La saison des courses par étapes a
débuté à l’autre bout du monde par une victoire finale de Daryl Impey,premier Maillot
Jaune africain de l’histoire (deux jours
avant Chris Froome en 2013) tandis que,
pour mémoire et qualification à Questions
pour un champion,le premier Maillot Jaune
américain, en 1986, fut le Canadien Alex
Stieda (quinze jours avant Greg LeMond).
Elle sera, quoi qu’il se passe, celle de
l’année du centenaire du Maillot Jaune.
C’est le fil conducteur du dernier exercice
de la décennie, plus à même de tisser un
lien entre le passé et l’avenir que les réformettes en cours de l’UCI – qui ne diminueront pas la durée excessive des Grands
Tours ni les enchevêtrements du calendrier.
On va beaucoup entendre le nom d’Eugène Christophe, premier porteur de la couleur distinctive, moins celui de Firmin
Lambot,pourtant le premier à s’en être paré
à Paris au terme du premier Tour d’après la
Grande Guerre où le peloton,hors de condition, forcément, était revenu en lambeaux
dans la capitale :11 arrivants sur 69 partants.
C’est un record (par le bas). Cent ans plus
tard,surtout aujourd’hui à l’heure où les statistiques et les « data » envahissent notre
univers, on en est toujours à chasser les
records et les premières.Daryl Impey,encore lui, est le premier à remporter le Tour
Down Under deux ans d’affilée (mais le
recordman des victoires,quatre au total,reste le néo-retraité Simon Gerrans, qui avait
cédé le Maillot Jaune à Impey, son coéquipier,sur le Tour 2013).Ça s’est joué,comme
toujours, à une poignée de secondes.
Depuis 2012,une étape s’achève au sommet
de Willunga Hill.Depuis 2014,soit six fois de
rang,elle est invariablement remportée par
Richie Porte, mais pour la première fois,
gage de suspense jusqu’à l’ultime kilomètre,la dernière journée de course s’est achevée là-haut et le Sud-Africain s’est accroché
au sillage du Tasmanien.
De ce vingt et unième Tour Down Under,
il convient de retenir aussi le sprint de
maestro d’Elia Viviani à Port-Adelaïde.
L’une des questions du début de saison
2019 étant de savoir si le coureur le plus prolifique de l’an passé (18 victoires) avait connu un état de grâce sans lendemain, le
champion d’Italie a apporté une réponse
éclatante en sortant,face au vent,de la boîte
dans laquelle il était enfermé.Les locaux,
«
L
e Maillot Jaune est revenu des
antipodes ! Depuis vingt ans, janvier 1999 pour être précis, la saison
cycliste internationale démarre en
Australie méridionale. Le samedi, au
cours d’une soirée costumée, on y célèbre
« les légendes » et,cette année,s’y est invité
à titre posthume – et d’hommage émouvant – Paul Sherwen, dont le public de la
vieille Europe mesure sans doute mal
l’impact véritable qu’il a eu sur la mondialisation du cyclisme,supérieur certainement
à celui des politiciens de tous poils.
L’ancien coureur anglais de La Redoute,sept Tours de France à son actif,est décédé en décembre d’un arrêt cardiaque, à
62 ans, en Ouganda, où il exploitait une
mine entre deux voyages à travers le monde
pour commenter les courses avec son compère Phil Liggett, « The Voice of Cycling »
depuis quarante ans, soit à peu près le
moment où s’est constituée une audience
anglophone devant les postes de télévision
d’une majeure partie de la planète. Rohan
Dennis en Australie,Daryl Impey en Afrique
du Sud, Chris Froome au Kenya, Geraint
Thomas au pays de Galles ou Taylor Phinney au Colorado se sont tous éveillés au
cyclisme au son de Liggett et Sherwen.
À Adélaïde, la communauté itinérante
du milieu pro s’est sentie orpheline de ce
personnage à la joie communicative. Sherwen fut l’un des premiers compagnons de
route de Phil Anderson,débarqué en pionnier à l’ACBB en 1979,puis première « légende » célébrée par les organisateurs du Tour
Down Under qui ont, depuis, reçu tour à
tour Eddy Merckx, Bernard Hinault, Greg
ZAC WILLIAMS/SWPIX/PRESSE SPORTS
CHRIS AULD PHOTOGRAPHY LTD
ZAC WILLIAMS/SWPIX/PRESSE SPORTS
Dix-neuf équipes, dont 133 participants,
ont pris le départ de cette 21e édition
du Tour Down Under 2019.
Richie Porte (ci-dessus) s’impose pour la sixième année de suite au sommet de Willunga Hill et Daryl Impey conserve son titre pour la deuxième année d’affilée dans ce Tour Down Under.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 23
LE JOURNAL DES COURSES
«
qui s’y connaissent, y ont vu la patte du
pistard, et de fait, le champion olympique
en titre de l’omnium a disputé le 11 janvier
au Super Drome d’Adelaïde, devant
2 500 spectateurs passionnés, une compétition sur piste face aux représentants du dernier baby-boom australien, recordmen du
monde de poursuite par équipes (3’49’’804
le 8 avril dernier aux Jeux du Commonwealth à Brisbane).Il n’est peut-être pas inutile de retenir les noms de Kelland O’Brien,
Cam Scott,Alex Porter et Sam Welsford pour
avoir une idée de ce qui nous attend dans
les prochaines années, bien que l’exemple
récent du quatuor champion du monde à
Apeldoorn en 2011 (Jack Bobridge, Luke
Durbridge,Michael Hepburn et Rohan Dennis) rappelle que tous les poursuiteurs de
génie ne gagnent pas forcément le Tour de
France ensuite comme Bradley Wiggins et
Geraint Thomas.
Peter Sagan a ouvert son compteur en
s’imposant une deuxième fois d’affilée à
Uraidla.Il a suffisamment bien maquillé son
maillot de champion de Slovaquie pour
qu’on le croie toujours champion du monde,en attendant l’entrée en scène d’Alejandro Valverde, facile à imaginer tout aussi
bien vainqueur de Liège-Bastogne-Liège en
plein centre-ville, boulevard d’Avroy, que
sur les hauteurs de Ans,enfin abandonnées
après vingt-huit ans d’infidélité à la Cité
ardente – c’est une des nouveautés très
attendues de la saison 2019 !
La Belgique rieuse – et férue de cyclisme comme aucun autre pays au monde –
s’est à peine entichée de son nouveau prodige, Remco Evenepoel, passé directement
de ses titres de champion du monde juniors
au WorldTour chez Deuceninck-Quick Step,
qu’une autre idole naît : Jasper Philipsen,
20 ans et néo-pro à UAE Team Emirates (car
il n’y a pas de place pour tout le monde
chez Patrick Lefévère). Si Evenepoel est le
nouveau Merckx,alors Philipsen est le nouveau Boonen : même lieu de naissance
(Mol,qui signifie « taupe » en flamand,mais
c’est une autre histoire), même profil de
sprinteur qui deviendra routier-sprinteur et
chasseur de classiques,même prestance en
société, sympathie naturelle et aisance à
l’oral. Boonen aussi avait disputé le Tour
Down Under, sa première course pour
Quick Step-Davitamon en 2003, attiré
l’attention des médias de tous pays mais
pas gagné d’étape (5e au mieux).Philipsen
a déjà son nom au palmarès, vainqueur le
24 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
cinquième jour à Strathalbyn après déclassement de Caleb Ewan, reconnu coupable
d’avoir joué de son casque pour déloger le
Limbourgeois du sillage de Sagan.
Ewan a bien remporté le critérium
d’ouverture du Tour Down Under à Adélaïde,le soir où Viviani s’est arrêté en douceur
derrière son lanceur Michael Mørkøv,
auteur d’une erreur de trajectoire, une fois
n’est pas coutume. Mais sa frustration s’est
poursuivie à la Cadel Evans Great Ocean
Road Race qu’il est toujours difficile, au
bout de cinq éditions,de présenter comme
un événement WorldTour, c’est-à-dire qui
parle au monde entier. Cette jolie course
locale, au sud de Melbourne, était, dans
l’esprit de Viviani, « l’une des deux deuxièmes places de 2018 (qu’il) espérait transformer en victoire en 2019 ». L’autre, au
souvenir de ses interviews de fin de saison,
doit être Gand-Wevelgem (battu par Sagan).
Ewan s’est incliné face à l’Italien et reporte
à la campagne européenne ses ambitions
de succéder à André Greipel au leadership
de Lotto-Soudal dans la spécialité du sprint.
C’est en Australie,au Tour Down Under 2008
(victoire finale plus quatre étapes plus le
critérium d’ouverture) que l’Allemand
avait reçu le surnom « Gorilla » et c’est en
Afrique qu’il est entré dans le cercle restreint des pros s’étant imposés sur tous les
continents (le GP de Philadelphie et son
Manayunk Wall, qu’il a dompté en 2009,
était une sacrée course,très populaire,mais
le cyclisme est une fleur éphémère aux
États-Unis).Il l’a fait sous le maillot d’ArkéaSamsic, mais a dû attendre pour signer la
156e victoire de sa carrière la sixième arrivée au sprint de la Tropicale Amissa-Bongo,
au Gabon.
DEUX FAUTEUILS POUR TROIS
C’était la sensation de la période des
transferts : le débarquement d’un si grand
champion dans une équipe bretonne de
deuxième division. À 36 ans, le vainqueur
de onze étapes du Tour de France reste
motivé mais il a mis les pieds dans une écurie en manque de réussite criant après
l’embauche retentissante de Warren Barguil en 2018. Fortuneo-Samsic n’avait remporté qu’une seule course de catégorie 1
l’an passé (La Polynormande, par PierreLuc Périchon). Une forme de soulagement
est donc apparue à Oyem, mais le fait est
que la Tropicale Amissa-Bongo, désormais
bien ancrée dans le paysage cycliste inter-
national puisqu’elle dure depuis 2006 et la
victoire inaugurale de Jussi Veikkanen, a
pris cette année l’allure d’un premier round
dans la chasse aux cartons d’invitation
pour le Tour de France.Au début du XXIe siècle, ASO distribuait ses bristols au mois de
mai,si bien que tout le début de saison était
vicié par l’interprétation des résultats,
même à l’Étoile de Bessèges et à la Route
Adélie, en fonction du rendez-vous de
juillet. Ces dernières années, c’était plutôt
en janvier, ce qui permettait aux intéressés
de se concentrer sur les objectifs à leur portée. Cette fois, l’organisateur installé sur les
quais de Seine a coupé la poire en deux :
Cofidis et Wanty-Groupe Gobert seront du
grand départ de Bruxelles,sur la foi de leurs
résultats sportifs de l’an passé puisqu’il
s’agissait des deux premières équipes au
classement de l’Europe Tour. Cela permet
de confirmer un critère de sélection déjà
employé en 2018 pour privilégier WantyGroupe Gobert par rapport au nouveau-né
Vital Concept et c’est aussi une manière
d’anticiper ce qui deviendra la règle en
2020 : la qualification aux grands Tours
(sans obligation d’acceptation) pour les
deux premières formations de deuxième
division,deux tickets (ou plus) demeurant à
la discrétion de l’entité organisatrice.
Arkea-Samsic, Direct Énergie et Vital
Concept-Hôtels B & B,qui ont en commun,
outre leurs origines, leur ancrage et leur
rivalité de clocher en Bretagne-Pays de la
Loire, d’avoir sorti le carnet de chèques à
l’intersaison pour se renforcer, sont sur les
rangs pour ce jeu comportant deux fauteuils pour trois. Celui qui restera debout
sera connu entre Paris-Nice et la fin de la
campagne des classiques. Pour ASO, c’est
un casse-tête. Arkéa-Samsic a deux grands
coureurs du Tour (Greipel et Barguil) mais
un faible bilan sportif. Vital Concept-B & B
Hôtels en a recruté un,Pierre Rolland,après
ses débuts plutôt ratés.
Direct Énergie, à l’inverse, au terme
d’une saison 2018 fanée après la mi-avril, a
attiré un champion du Tour des Flandres et
de Paris-Roubaix (Niki Terpstra) et espère
sans garantie que Lilian Calmejane remplace Thomas Voeckler et Sylvain Chavanel
dans le cœur des foules françaises. Christian Prudhomme a bien rappelé qu’il
n’oubliera pas le passé,mais quelle lecture
lui accorder ? Que le passé de Pierre Rolland qualifie son équipe actuelle ou celle
qui l’a fait roi,à L’Alpe-d’Huez et à
«
ACTU
PHOTOS YUZURU SUNADA/PRESSE SPORTS
Le fantasque Peter Sagan (en haut), maillot de champion de Slovaquie sur les épaules, a
ouvert son compteur victoire cette année en remportant la 3e étape du Tour Down Under
devant l’Espagnol d’Astana, Luis León Sánchez.
L’Italien Elia Viviani (à gauche), coureur le plus prolifique en nombre de succès la saison
dernière, poursuit sur sa lancée en s’adjugeant la 1re étape de l’épreuve australienne.
Quant au prometteur Jasper Philipsen (ci-dessus), néo-pro de la formation UAE Team
Emirates,
il décroche à 20 ans une victoire de prestige sur la 5e étape de cette édition 2019.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 25
LE JOURNAL DES COURSES
GAUTIER DEMOUVEAUX
ACTU
La formation Direct Énergie (en haut à gauche) s’est illustrée sur la Tropicale Amissa-Bongo en décrochant trois étapes, grâce à sa recrue Niccolo Bonifazio (en haut à droite). L’Allemand André Greipel
a offert la première victoire de l’année à sa nouvelle équipe Arkéa-Samsic lors de la 6e étape. Lorenzo Manzin exulte à l’issue de la 7e et dernière étape de l’épreuve.
«
La Toussuire ? Que le passé de 2011
et 2012 est dépassé par des exploits plus
récents comme ceux de Barguil,à Foix et à
l’Izoard,en 2017 ? C’est cornélien.Autant le
choix de laisser Vital Concept faire ses preuves dans le grand monde était logique l’an
dernier, autant la bonne santé du cyclisme
français illustrée par cette abondance de
biens exige l’acceptation d’une tournante
et de l’idée que Jean-René Bernaudeau
puisse être invité à rester en Vendée déguster ses huîtres Gillardeau au lieu de suivre
son équipe sur les routes du Tour comme
depuis l’an 2000 sans interruption.
Les résultats d’ici avril valent donc plus
cher que d’ordinaire.Sur les sept étapes de
la Tropicale Amissa-Bongo, toutes arrivées
au sprint,Direct Énergie en a remporté trois
par sa recrue Niccolo Bonifazio, qui vient
des environs de San Remo où il aura l’occasion, le 23 mars, de situer son niveau de
compétence, Vital Concept en a ramené
deux, les deux premières françaises de
l’année, par Lorrenzo Manzin, premier pro
venu de l’île de la Réunion,et Arkéa-Samsic
une, par André Greipel donc. Nul ne s’arrê26 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
tera à ce premier bilan comptable car le
déplacement en Afrique a aussi donné le la
aux comportements collectifs qui servent
de base à la préparation d’autres sprints à
venir. Et il n’y a pas que des sprints en cyclisme, des cols aussi, comme celui de Turini,
alléchant sur le parcours de Paris-Nice pour
lequel toutes les équipes françaises de deuxième division,les trois candidats aux deux
fauteuils, l’éternelle Cofidis, candidate officielle au World Tour, et Delko-Marseille qui
a aussi le grand mérite d’exister,ont été conviées dans un plateau étendu à vingt-trois
équipes au lieu des vingt-deux habituelles.
Comme quoi,les organisateurs sont compatissants…
QUE LES CHOSES SÉRIEUSES
COMMENCENT ENFIN…
Au fait, au Gabon, un sprint n’a pas été
remporté par une des trois équipes françaises. La 3e étape, à Franceville, est revenue à
Biniam Girmay, membre de l’équipe nationale d’Érythrée.C’est le premier coureur né
dans le siècle en cours à remporter une
course professionnelle. Son état-civil indi-
que le 2 avril 2000 pour sa venue au monde
et il n’est pas un inconnu puisqu’il a fréquenté le Centre mondial du cyclisme l’an
passé,remporté tous les titres continentaux
juniors sur route en Afrique, et, surtout, il a
épinglé à l’arrivée de la 1re étape d’AubelThimister-Stavelot, épreuve de référence
chez les moins de 19 ans,son unique compagnon d’échappée répondant au nom de
Remco Evenepoel, l’Érythréen terminant
troisième au général évidemment remporté
par le prodige belge.L’an passé,le Rwandais
Joseph Areruya s’était adjugé le classement
final de la Tropicale.On attend encore,comme tous les noirs africains prometteurs
depuis dix ans, qu’il confirme ses dispositions dans les compétitions européennes.
La saison nouvelle a aussi redémarré
en Amérique du Sud, sur une victoire sans
surprise du Colombien Fernando Gaviria.
Mais on a beau dire, et explorer la planète
dans tous les sens, en janvier comme en
octobre, en cyclisme, c’est toujours dans la
bonne vieille Europe que les choses sérieuses se passent… et tournent autour de ce
Maillot Jaune qui fait un beau centenaire. ///
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JULIEN POUPART /L’ÉQUIPE
À LA UNE
SAISON 2019
TOUT POU
Thibaut Pinot.
C’est officiel, Thibaut Pinot et Romain Bardet prépareront le Tour de France
pour y jouer le général. Une évidence ? Aujourd’hui oui, mais tout n’était
pas si limpide il y a encore quelques semaines.
Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
Éléments de réponse.
> PAR NICOLAS PERTHUIS
28 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
i j’avais été malade sur le Tour
d’Espagne en septembre dernier,
comme cela a été trop souvent le
cas sur les grands Tours ces dernières années, je n’aurais pas construit
ma saison dans l’optique de jouer à nouveau
le général du Tour de France, admet Thibaut
Pinot.J’y serais revenu,certes,mais seulement
pour y gagner des étapes.Le général des courses de trois semaines, c’est trop de sacrifices
pour prendre des claques comme j’ai pu en
connaître ! » Effectivement, le leader de
l’équipe Groupama-FDJ (28 ans) n’avait pas
réussi à enchaîner trois semaines de compétition sans que son organisme ne le lâche
depuis le Tour de France 2014 qu’il avait fini à
la troisième place, paré du maillot blanc de
meilleur jeune. « À force, j’attendais le
moment où ça allait me tomber dessus… »,
nous confiait récemment Pinot, marqué à
jamais par cette avant-dernière étape du Giro
2018 où il a été transporté à l’hôpital avec un
début de pneumonie alors que le podium lui
était promis.Les choses sont ainsi faites et le
Tour d’Espagne qui a suivi – où il a remporté
deux étapes de montagne – ne lui a pas fait
oublier cet épisode douloureux, mais lui a
permis de continuer à toujours y croire dans
sa quête d’un classement général pour le
futur.Après avoir doublé Giro-Tour de
«
S
«
FRÉDÉRIC MONS
R LE TOUR
Romain Bardet.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 29
À LA UNE
SAISON 2019
« C’EST
CLAIREMENT
UN TOUR POUR
GRIMPEURS,
PAS SEULEMENT
PAR LE PROFIL,
MAIS PAR
L’AGENCEMENT
DES ÉTAPES. »
YUZURU SUNADA/PRESSE SPORTS
ROMAIN BARDET
«
France en 2017,et Giro-Vuelta l’année passée,il n’aura qu’un grand Tour à son programme en 2019 :la Grande Boucle.
Tour d’Italie ou Tour de France pour
Romain Bardet en 2019 ? Le leader de l’équipe AG2R La Mondiale (28 ans) a maintenu le
suspense jusqu’à début décembre avant
d’officialiser sa décision.Allait-il,comme Thibaut Pinot en 2017 et 2018,se focaliser sur le
Giro et non plus sur le Tour de France ? C’est
vrai qu’après un Tour de France 2018 plus
compliqué que les deux éditions précédentes, il avait émis l’idée, de manière officielle,
de tirer un trait sur juillet pour se focaliser sur
l’épreuve italienne.Décision plus que surprenante quand on sait toute l’énergie que Bardet a laissée sur le bord des routes depuis le
début de sa carrière dans l’optique du Tour
de France,et cela sans jamais se défiler face à
la pression.
Édition 2015 et première victoire d’étape
à Saint-Jean-de-Maurienne,après sa déconvenue dans la montée de la Pierre-Saint-Martin
qui l’avait écarté du général. Une bouffée
d’oxygène,une montée d’adrénaline extrême
qui le poussèrent,le temps de quelques jours,
à s’imaginer faire l’impasse sur le général des
grands Tours pour s’émanciper par des victoires d’étapes en montagne.Contre nature pour
celui qui répète souvent qu’il aime ce qui est
compliqué.C’est logiquement que le général
est vite redevenu sa raison de pédaler. Idem,
fin 2016, après sa deuxième place à Paris,
acquise sur un coup tactique de haut vol,lan30 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
cé dans les lacets glissants de la descente du
Domancy. Deuxième sur le podium à Paris
certes,derrière Chris Froome,mais pas véritablement « à la pédale », c’est un fait. Et ça,
Romain ne l’a jamais occulté.Alors,comment
affronter l’hypothétique désillusion d’une
édition 2017 où l’attente allait être énorme ?
Tenter le Giro aurait été,à l’époque,une fuite
honorable mais là encore, après réflexion, il
ne céderait pas à la tentation.
ENCHAÎNEMENT TRÈS DIFFICILE
La suite, on la connaît. Romain fait
vaciller Chris Froome en montagne et termine troisième à Paris avec cette certitude nouvelle qu’il peut,à présent,jouer la gagne sur le
Tour de France ! On attendait donc avec
impatience 2018. « Je finis sixième du général,
c’est une déception,mais à y regarder de près,
je termine le deuxième des non purs rouleurs », positive Romain Bardet sur cette édition qui l’a frustré tactiquement, affaibli par
l’abandon de trois de ses coéquipiers lors de
la première semaine : « Je n’ai pas su trouver
la situation qui aurait pu me faire faire des
étincelles ! Mais tout se joue sur tellement de
détails que je me doutais qu’un jour, ça
n’allait pas tourner dans notre sens ! Renoncer pour autant ? Je ne vais pas me mentir :ne
pas me projeter à fond sur le Tour de France
en 2019,c’était finalement dire d’une manière indirecte que je ne croyais plus pouvoir y
jouer la gagne alors que ce n’est pas la vérité !
Et puis, je ne crois pas qu’en interne, dans
l’équipe, nous soyons prêts à mettre l’équipe A sur le Tour d’Italie et l’équipe A’ sur le
Tour de France ! » Pour Romain Bardet existait
la solution d’enchaîner Giro-Tour de France,
mais à quel prix ? « Physiquement, jouer le
podium en enchaînant ces deux grands
Tours,c’est très difficile pour moi ! a répondu
très clairement Bardet. Mon expérience de
2017, où j’avais enchaîné Tour de France et
Vuelta,m’a servi de base de réflexion.Me battre contre les meilleurs coureurs du monde
sur le Tour de France si je ne suis qu’à 90 %
après un Giro éreintant,je n’y arriverai pas.Si
je viens sur le Tour de France, c’est pour y
jouer un rôle et pas pour faire de la figuration.
Il n’y a pas de demi-mesure ! »
Pour Thibaut Pinot,l’enchaînement GiroTour de France de 2017 a été des plus douloureux, et s’était traduit par un abandon en
ÉTIENNE GARNIER/L'ÉQUIPE
qua non pour performer. Et si je ne suis pas
tombé malade sur la dernière Vuelta, c’est
parce que j’avais fait une très longue coupure
après le Tour d’Italie.En pleine possession de
mes moyens, je sais que j’ai les watts pour
jouer les premiers rôles sur le Tour de France.
Je suis lassé de faire des grosses saisons et de
me rater en juillet.J’ai de l’orgueil,et quand je
vois Romain (Bardet) ou Julian (Alaphilippe)
performer comme ils le font sur le Tour,je me
dis que j’ai le droit d’y croire aussi. J’ai remporté deux étapes,mais je veux montrer que
je suis capable de bien plus ! »
LE TOUR DES SEPT SOMMETS
« Le jour de la présentation du Tour de
France, j’étais en vacances en Écosse, au fin
fond d’un highland, se remémore Romain
Bardet. Le réseau internet était hasardeux et
j’ai passé l’après-midi à décortiquer le parcours.C’est une des premières fois que j’ai vu
autant de possibilités s’offrir à moi tactiquement ! » Thibaut Pinot était au volant de sa
voiture, quand le parcours lui a été révélé :
« J’avais des infos, comme tout le monde, de
certaines arrivées comme Tignes ou la Planche des Belles Filles, mais je ne connaissais
pas le profil complet des étapes,et c’est ça qui
m’intéressait.Ce qui a fait tilt,c’est le nombre
conséquent de cols au-dessus des 2 000 m
d’altitude. Parfait pour moi. J’ai la chance de
ne pas subir la très haute altitude et de pouvoir y faire des écarts plus facilement. Je ne
fais pourtant pas de stages spécifiques, mais
mon corps s’adapte de lui-même. Quand je
gagne à Sölden,au Tour de Suisse 2015,c’était
à plus de 2 400 m ! » Ce sont sept sommets
au-dessus de 2 000 m qui seront escaladés
«
juillet sans jamais avoir été en mesure de
peser sur une seule étape. « Depuis 2016, je
n’ai pas préparé spécifiquement le Tour de
France,mais nous avons les modèles des saisons de 2012 à 2016.Je sais par exemple qu’il
ne me faudra pas commettre les mêmes
erreurs qu’en 2016 où, après le Tour de
Romandie, je n’avais pas assez coupé, seulement sept jours. J’étais arrivé sur le Tour de
France déjà usé.D’ailleurs,je renonce au Tour
de Romandie cette année. Je couperai plus
tôt,après le Tour de Catalogne qui se termine
fin mars, pour laisser le vélo quinze jours de
côté minimum avant de reprendre ma préparation pour juillet. »
Quinze jours de coupure,c’est beaucoup
comparativement à ce qui se fait à cette
période de l’année ! « Qu’importe, répond
l’intéressé. La fraîcheur est la condition sine
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 31
SAISON 2019
ÉTIENNE GARNIER/L'ÉQUIPE
À LA UNE
«
par les coureurs du Tour de France cet été,
dont trois comme lieu d’arrivée.Au Tourmalet
(2 115 m) au terme de la 14e étape, à Tignes
(2 113 m) juge de paix de la 19e, et Val-Thorens (2 365 m) qui sera la dernière difficulté,
la veille de l’arrivée à Paris.
« FEU D’ARTIFICE FINAL »
« L’étape entre Embrun et Valloire est
mythique, assure Romain Bardet.On enchaîne col de Vars (2 109 m), col de l’Izoard
(2 360 m) et col du Galibier (2 642 m) avant
de redescendre sur Valloire.C’est clairement
un Tour pour grimpeurs,pas seulement par le
profil, mais par l’agencement des étapes. Le
triptyque alpestre est idéal pour moi car ça va
permettre une course moins stéréotypée
avec des étapes très dures qui s’enchaînent,
32 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
une dernière montée très longue vers ValThorens où il faut compter plus d’une heure
d’effort. Tout est réuni pour un feu d’artifice
final.Ce qui est d’autant plus intéressant,c’est
que le chrono individuel est placé en deuxième semaine (13e étape).La conséquence est
que, contrairement à l’an passé, les places
entre les leaders ne seront pas figées. Je sais
que j’aurai du temps à rattraper, il me faudra
trouver les ouvertures. Ça me stimule car j’ai
su le faire par le passé.Autre avantage sur ce
Tour, j’ai peu de “reco’’ à faire car je connais
par cœur la majorité des cols, de même que
les étapes dites accidentées entre Saint-Dié et
Colmar (5e),et entre Saint-Étienne et Brioude
(9e) où je vais jouer à domicile.Il y a des choses à imaginer sur ces étapes où il est difficile
de contrôler la course pour un Maillot Jaune.
Non, vraiment, ne pas participer à ce Tour-là
aurait été un crève-cœur. »
« On s’imagine toujours que les étapes
accidentées peuvent créer des situations
dangereuses, analyse de son côté Thibaut
Pinot,mais au final,ce n’est que rarement le
cas. Si on prend l’étape des Vosges, que je
connais par cœur puisque c’est le parcours
sur lequel je roule quand je m’entraîne six
heures,il y avait moyen d’emprunter moins
de vallées et de concentrer davantage la
course sur des routes plus étroites.Alors là,
oui, ça aurait été plus propice pour tenter
quelque chose ! Quant aux longs cols, se
découvrir,c’est le risque de tout perdre également… Certes,ce Tour 2019 est tracé pour
nous les grimpeurs, mais tactiquement, la
donne reste la même que sur n’importe
THIBAUT PINOT
quel Grand Tour : il faudra être le plus fort,
un point c’est tout ! »
Romain Bardet, vice-champion du monde, et Thibaut Pinot, vainqueur du Tour de
Lombardie : nos deux meilleurs coureurs sur
les Grands Tours ont brillé de manière plus
marquée sur les courses d’un jour la saison
passée.Une réalité qui aurait pu les pousser à
travailler plus spécifiquement les grandes
épreuves d’un jour au détriment des courses
à étapes.La réponse de Romain est sans équivoque :« J’ai l’ADN d’un coureur de courses à
étapes,et je prends les courses d’un jour comme de l’agrément. Le travail que je réalise
dans la perspective des courses à étapes me
suffit pour “jouer’’ sur les courses d’un jour.
L’inverse serait moins vrai ! » Pas de bouleversement donc pour Bardet en 2019. Là aussi,
ÉTIENNE GARNIER/L'ÉQUIPE
« CERTES, CE TOUR
EST TRACÉ POUR
LES GRIMPEURS,
MAIS TACTIQUEMENT
LA DONNE RESTE
LA MÊME : IL FAUDRA
ÊTRE LE PLUS FORT,
UN POINT
C’EST TOUT ! »
c’est tout pour le Tour de France avec le
besoin de confrontation sur des courses à étapes telles que Paris-Nice,le Tour de Catalogne,
le Tour de Romandie et,on peut l’imaginer,le
Critérium du Dauphiné.
POINT NOIR, LE CONTRE-LA-MONTRE
Idem pour Thibaut Pinot qui n’a pas cédé
à l’envie d’aller disputer les classiques ardennaises comme il en a été question après sa
victoire en Lombardie. « Il faut comprendre
que sur une course à étapes,je ne suis jamais
super les deux premiers jours,explique-t-il.Le
Tour de Lombardie me correspond car il y a
cette série de semi-classiques qui s’enchaînent les jours avant,et ça me permet d’arriver
avec la bonne jambe le jour J » Le programme
du Franc-Comtois passera essentiellement
par des courses à étapes jusqu’en juillet avec
le Tour de Provence,le Tour du Haut-Var,Tirreno-Adriatico,le Tour de Catalogne,le Tour de
l’Ain et le Dauphiné. Une seule course d’un
jour à son programme : le Grand Prix Larciano juste avant Tirreno.Pas de Liège-BastogneLiège donc car cela frotte plus sur la Doyenne
que sur la classique Italienne,ce qui n’est pas
la qualité première de Thibaut Pinot.
Puisqu’on en est au registre des handicaps en course,on ne peut pas passer à côté
de la problématique du contre-la-montre, le
point faible de Romain Bardet qui est redevenu aussi celui de Thibaut Pinot,incapable de
retrouver son niveau de 2016,l’année de son
titre de champion de France de la spécialité.
« Je ne sais pas pourquoi, analyse Romain.
Mes données de puissance sont bonnes et
pourtant, je concède trop de temps. Est-ce
que ça vient de mon aérodynamisme ou de
ma gestion de l’effort ? Je n’ai pas encore la
réponse ! » Le chantier est en cours avec un
nouveau partenaire vélo, la marque Eddy
Merckx à la place de Factor. Du côté de Thibaut Pinot, l’analyse diffère quelque peu :
« C’est juste pas possible d’avoir autant
d’écart de puissance dans une montée de col
et sur un chrono ! Je ressens des douleurs aux
jambes que je n’avais pas avant,comme une
sorte de compression au niveau des cuisses,
c’est difficile à expliquer ! J’espère que ça va
se tasser ! »
Combien de temps Romain Bardet et Thibaut Pinot débourseront-ils dans le chrono
de Pau avant d’attaquer le lendemain la dernière étape pyrénéenne ? C’est la première
question à se poser avant d’imaginer la tactique qui en découlera.On pense,bien évidemment, à leur éventuel passif sur Geraint
Thomas et Chris Froome, rouleurs hors pair
qui,comme les Français,ne participeront pas
au Tour d’Italie pour se concentrer sur le Tour
de France. Ce qui ne sera pas le cas de Tom
Dumoulin et Primoz Roglic – respectivement
deuxième et quatrième du Tour 2018 – qui
ont décidé de s’aligner sur le Tour d’Italie.
Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils ne
seront pas au départ du Tour à Bruxelles,mais
ils partiront avec le handicap de ne pas tout
avoir misé sur le Tour de France. ///
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 33
À LA UNE
SAISON 2019
FONDUS D
Thibaut Pinot et Romain Bardet
sont adeptes du ski de fond qu’ils
intègrent, de manière différente,
dans leur préparation hivernale.
Ils vous disent tout.
> RECUEILLI PAR NICOLAS PERTHUIS
« C’EST
JUSTE MON
TRUC ! »
NILS LOUNA/MARATHON BESSANS
THIBAUT PINOT
« Si un hiver la neige tombe très tôt,je peux accumuler 1 500 km de ski de fond.C’est un vrai plaisir car chez moi (en Haute-Saône) j’ai
la neige et les paysages de forêt,c’est juste mon truc.Mais au-delà du plaisir,cela me permet de programmer,en reprise d’entraînement,des niveaux d’efforts élevés.Par exemple,sur la Transjurassienne (début février) que j’ai courue l’hiver passé,j’avais une durée
d’effort de deux heures trente à une moyenne de 170 pulsations au niveau cardiaque.Des intensités que je ne pourrais pas tenir longtemps en vélo à cette période de l’année car,musculairement,mes jambes ne suivraient pas.J’y arrive sur les skis car le haut du corps
est très sollicité,ce qui requiert plus d’énergie au final.D’ailleurs,depuis que je pratique plus régulièrement ce sport l’hiver,les kinés
ont vu mon dos se muscler.Pour vous donner une idée de la qualité du travail réalisé sur les skis,l’hiver dernier,où j’avais bien bossé
grâce aux chutes de neige précoces,j’ai battu mon record de puissance sur vingt minutes en vélo alors que je n’avais pas plus de mille
bornes sur la route ! Du ski,je peux en faire jusqu’en avril,ce qui peut paraître tard,mais je case ces séances comme de la “récup”.
Enfin,de la “récup”mentale car une fois que je chausse les skis,j’envoie ! D’ailleurs,l’hiver,quand je rentre d’une sortie de deux à trois
heures,il ne faut pas me parler de travail en bi-quotidien avec un autre sport à bosser après.Je suis rincé,simplement,mais je me sens
tellement bien ! » ///
34 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
E GLISSE
« UNE
SENSATION
GRISANTE »
« Au cours d’un hiver,je peux faire trente heures de ski de fond.Bref,je ne base pas ma préparation hivernale sur ce sport.De
toute manière, ma technique sur les skis me limite pour atteindre des intensités très hautes. Je m’en sers pour augmenter
mon volume d’entraînement,mais de manière ludique.Je vais programmer mon ski de fond entre deux séances de hometrainer.Au final,ça me fait de bonnes journées de travail. Je mixe le ski de fond l’hiver avec d’autres sports que le vélo,comme
la course à pied que j’aime transformer en trail.Durant la saison,en période de reprise,comme après les classiques de début
de programme ou le Tour de Romandie,mais aussi après le Tour de France,je peux faire du ski-roues sur mes premiers entraînements.J’adore la gestuelle du pas de patineur,c’est pour moi une sensation grisante.Il m’arrive de monter dix kilomètres
d’un coup ! Par contre,attention tout de même,ça peut vite devenir dangereux dans les descentes.En tout cas,ce sport me
permet de partager des moments conviviaux l’hiver. Je ne ressens pas le besoin de m’étalonner individuellement sur des
skis,je le fais suffisamment sur le vélo le reste de l’année.Par contre,j’en profite pour partager,le temps d’une compétition,de
bons moments avec un ou plusieurs amis.L’hiver passé,par exemple,j’ai disputé un duathlon des neiges et,cette année,un
marathon relais ! » ///
Février 2019
RICHARD MARTIN
ROMAIN BARDET
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 35
ÀLA UNE
SAISON 2019
OUBLIER
Figures emblématiques du cyclisme
français, Warren Barguil, Nacer Bouhanni
et Bryan Coquard sont tous les trois
passés à côté de leur saison en 2018.
Ils possèdent un registre et
des objectifs différents, mais ont
en commun de vouloir tirer un trait
sur les douze derniers mois pour revenir
à leur meilleur niveau et retrouver cette
superbe qui les a propulsés un jour au
sommet de la pyramide tricolore.
« Vélo Magazine » a passé un long
moment avec chacun d’eux pour
comprendre comment ils comptent
rebondir en 2019.
> PAR NICOLAS PERTHUIS - REPORTAGES PHOTO LAURENT ARGUEYROLLES/L’ÉQUIPE
36 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
THOMAS MAHEUX/ARKEA SAMSIC-COFIDIS-FRANZ RENAN JOLY/VITAL CONCEPT-B&B HOTEL
2018
Warren Barguil
« J’ÉTAIS TROP FOU FOU ! »
Malmené la saison passée, Warren Barguil (27 ans) n’a pas attendu l’intersaison pour recadrer
certains aspects de son travail. Nouvel entraîneur courant 2018, nouvelle ligne de conduite
face aux critiques, le Breton parle, sans tabou, de lui, de son caractère et de l’équilibre
dont il a besoin pour performer. Interview vérité.
mamie. Je ne voulais pas courir. C’est ma
famille qui m’a convaincu.Le soir dont parle Yvon,je voulais tout arrêter. Je souhaitais
être seul en montagne et faire le vide. Ça
s’ajoutait à mes performances qui,depuis le
début de la saison, n’étaient pas au niveau
escompté.C’est un tout,quoi !
VM : C’était différent à vivre de la période postchutes de 2016 et 2017 ?
W.B. : Psychologiquement oui ! En 2018,il y
avait une attente constante autour de moi.
Avant ça,je pouvais me rendre sur une course pour me préparer,alors que là,ce n’était
plus possible.Il me fallait avoir un minimum
de niveau sur chaque course en tant que
leader.Du coup,je me suis trop mis la pression. J’ai débuté l’hiver avec un temps de
retard,certes,mais ensuite,j’ai voulu revenir
trop vite et j’en ai trop fait à l’entraînement.
Je ne respectais pas assez de phases de
récupération et je ne m’écoutais pas suffisamment.Toujours rouler vite pour me rassurer, c’était ça l’idée. Ce qui était frustrant,
c’est que j’étais moyen, pas mauvais, mais
jamais avec le coup d’éclat espéré en course. C’est après le Tour de France que je me
suis enfin retrouvé physiquement. Comme
j’avais opéré une grosse coupure, ça m’a
démontré que j’étais bien en surentraînement une bonne partie du début de saison.
VM : Votre oncle, Sébastien Michon, qui est
également votre agent, pense que lorsque vous
signez pour Fortuneo-Samsic, vous ne prenez
pas en compte les conséquences éventuelles
d’être leader unique ?
W.B. : C’est vrai ! J’étais dans l’euphorie du
Tour et je ne sentais pas tout ce qui pouvait
en découler derrière. J’aime la difficulté,
j’en ai même besoin,mais là,je ne la mesurais pas. J’ai aussi ressenti le besoin de souffler physiquement fin 2017 car ma fin de
saison a été lourde en émotion.Mon divorce avec l’équipe Sunweb m’a pesé.
D’ailleurs, à partir du moment où je suis
exclu de la Vuelta (pour ne pas avoir attendu son leader Kelderman lors de la 7e étape
vers Xorret de Cati,il est exclu par son équipe
alors qu’il était treizième au général), c’est
comme si tout s’inversait. Et c’est ce qui
s’est passé en fait !
VM : Vous vous êtes éloigné du vélo plaisir que
vous aimiez ?
W.B. : Non, je n’irais pas jusque-là ! J’ai tou-
jours gardé l’envie sur le vélo, mais je roulais
trop vite tout le temps ! On en revient toujours à ça ! J’ai toujours voulu faire du « plus
plus » ! Au final,ça a donné du « moins » !
VM : Pourtant, quand vous signez chez FortuneoSamsic, vous demandez à être cadré pour
l’entraînement. Emmanuel Hubert trouve Théo
Ouvrard, formé à Besançon. Quatre mois plus
tard, vous vous rapprochez de Pascal Redou.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
W.B. : Cela va bien au-delà de ça ! J’ai eu
besoin de faire un point plus personnel en
me posant la question suivante : « C’est
quoi, ton plan de carrière ? » En neuf saisons, j’ai connu quatre entraîneurs différents.Il fallait que j’en trouve un extérieur à
l’équipe pour qu’il me suive jusqu’à la fin
de ma carrière.Avec Théo,on ne se connaissait pas. Je lui disais d’augmenter les charges alors qu’il ne le fallait pas.J’aurais pu
«
Vélo Magazine : Warren, vous êtes de nature
optimiste, pourtant Yvon Caër, votre directeur
sportif, a été surpris la saison dernière, au soir
d’une étape du Critérium du Dauphiné, de vous
trouver totalement abattu. Le ressort a vraiment
failli casser ?
Warren Barguil : Je venais de perdre ma
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 37
ÀLA UNE
SAISON 2019
«
éviter cette erreur avec un entraîneur qui
me connaissait depuis des années !
VM : Comment êtes-vous certain que Pascal
Redou soit le bon ?
W.B. : La manière dont il perçoit l’entraîne-
ment. Il vient d’autres sports et il est super
ouvert d’esprit. Le contact est passé tout
de suite. Un peu comme ça avait été le cas
avec Julien Pinot quand j’étais arrivé au
CC Étupes.
VM : Quand on discute avec vos proches, donner
du temps au temps, ça semble difficile pour
vous. De même, vous changez d’avis assez
souvent. Non ?
W.B. : J’avais pensé me trouver un entraî-
neur avant le début de la saison,mais je ne
l’avais pas acté.Mon mauvais début de saison a précipité les choses.Après, je ne change pas mon fusil d’épaule comme ça !
VM : Pourtant, je me souviens de certaines
courses où un jour vous annonciez jouer le
général et le lendemain, les étapes !
W.B. : (rires) Quand je pars sur une course à
étapes,je sais si je joue le général ou les étapes. C’est juste une feinte vis-à-vis des
journalistes. On m’a appris ça chez
Sunweb : « Warren, tu dis que tu verras au jour le jour, que tu vises une
étape,mais ne dis surtout pas que tu
joues le général car les journalistes
vont venir te parler tous les jours ! De
plus, si tu te rates, ils vont te critiquer !» C est ce qu’on m’a enseigné.
J’applique (rires) !
VM : Pas mal ! Vous êtes
constamment dans le
questionnement pour
trouver des leviers de
progression. Pascal
Redou admet que ça
part parfois dans tous
les sens, que vous
pouvez douter de vos
décisions, revenir
en arrière. Comment
fonctionnez-vous
concrètement ?
W.B. : Aujourd’hui,
j’apprends à synthétiser pour prendre
une décision. Hier,
par exemple, je
devais faire un test de
38 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
vingt minutes,mais j’étais malade.Du coup,
je pensais le faire aujourd’hui ou demain…
J’ai questionné Pascal pour savoir ce qui
était le mieux. Il m’a répondu demain. J’ai
posé la même question à Théo. Il m’a dit
pareil. Avec moi, ça fait trois avis. Perso, je
l’aurais fait aujourd’hui. Deux contre un, je
le ferai demain.
VM : C’est une évolution intéressante ça, non ?
W.B. : J’étais trop fou fou ! Ce côté imprévisi-
ble, c’est ce qui m’a rendu fort sur le vélo.
C’était une force,mais aussi une faiblesse !
VM : La saison passée, vous avez tenté de
reproduire votre préparation du Tour de France
2017 pour laquelle vous aviez bénéficié d’une
inattendue fraîcheur liée à votre indisponibilité
après votre chute au Tour de Romandie.
Pourtant, des proches vous l’avaient
déconseillé…
W.B. : J’ai été un mauvais élève qui a mal
recopié les lignes.Il y a eu trop de soucis et
ce n’était pas du copier-coller à 100 %. Le
copier-coller à l’identique, il marche et je
veux le refaire.
VM : Pourtant, Pascal Redou n’en est pas
persuadé du tout…
W.B. : Ça va négocier sec (rires) !
Dans ma tête,je sais que cette préparation-là est bonne car j’ai
besoin de repos. Mon père me
répète souvent ça. Il me voit courir
depuis des années et il sait de
quoi j’ai besoin. Le copier-coller, c’est moi tout seul
dans ma petite montagne, au même
endroit qu’en 2017,
à la même température, avec un
assistant.
VM : L’an passé,
sur le Tour de
France, quand on
aborde la
première étape
de montagne,
vous êtes dans
le même temps
que Bardet au
général. Votre
entraîneur et votre
directeur sportif
vous demandent de
courir ce jour-là comme quelqu’un qui joue le
général. Résultat, vous attaquez avant le dernier
col. Vous n’avez pas écouté, là…
W.B. : J’étais tellement frustré par mon début
de saison que j’ai couru le Tour de France à
l’envers. J’avais de bonnes jambes, pas celles de 2017 j’en conviens,mais je n’ai jamais
su me canaliser. Tous les jours, j’en faisais
trop. J’aurais dû me focaliser sur deux étapes, quitte à faire 70e au général. Mais, je
commets rarement deux fois la même
erreur !
VM : Jouer le général sur un grand Tour,
justement, où en êtes-vous avec ça ?
W.B. : Il faut dire les choses, 2018 a été une
année zéro à ce niveau-là ! Mais oui, j’ai
envie de rejouer le général et j’espère que ce
sera sur le Tour de France cette année ! La
saison passée a été compliquée, mais elle
m’a fait avancer sur des points importants
comme la gestion de la pression et des critiques négatives.Avant,j’étais plutôt du genre
à vouloir profiter de la vie car elle est trop
courte pour se prendre la tête. Du coup,
j’étais dans l’immédiateté et ça coïncidait
plus avec des victoires d’étape. Je me rends
compte aujourd’hui que je suis dans mes
meilleures années et que je dois en profiter
pour être le plus performant dans ce qui est
le plus difficile, à savoir le général sur les
grands Tours !
VM : C’est vrai que, techniquement, vous êtes
bien armé pour passer la première semaine sans
encombre…
W.B. : J’adore me faufiler et frotter dans un
peloton.C’est un jeu pour moi !
VM : Il faudra juste respecter une constance
tactique, et j’ai l’impression que c’est un peu
contre nature chez vous, non ?
W.B. : Je l’ai fait sur le Tour d’Espagne 2014
et je termine 8e. J’aimerais vraiment essayer
à nouveau sur le Tour de France cette
année !
VM : De plus, vous savez fédérer dans une équipe.
C’est important sur trois semaines. Dans le bus,
vos coéquipiers prétendent que quelque chose
a changé après le Tour de France. En quoi ont-ils
raison ?
W.B. : À partir du Tour d’Allemagne,j’avais à
nouveau les moyens d’attaquer. Tout le
début de saison,mes coéquipiers m’ont protégé alors que je courais sur la défensive.Pas
simple ni pour eux, ni pour moi. Après le
Warren Barguil a envie de jouer le général sur le Tour de France cette année. Mais avant cela, il devra briller en début de saison pour que son équipe soit invitée sur le Tour.
Tour de France,ils ont compris que j’étais de
retour avec le bon coup de pédale.Ça a été
comme un déclic !
VM : Redevenir compétitif, ça passe par la
nécessité de mettre de côté tout ce qui peut
vous parasiter ?
W.B. : Oui et j’ai commencé. Un de vos
confrères m’a fait la réflexion que j’étais
moins présent sur les réseaux sociaux.J’ai
pris du recul avec ces choses-là. Tout est
trop démesuré.On est jugé et critiqué tellement rapidement. C’est de la violence gratuite. Je vais la jouer « old school » et
revivre sans ça ! Quand on m’identifie sur
un article, je lis l’article mais je ne lis plus
les commentaires. Je ne veux plus
d’ondes négatives. Je ne veux pas vivre
non plus dans le monde des Bisounours,
mais je pense que la vie est tellement belle
que les choses négatives, tant qu’on peut
les squeezer,il faut le faire,sinon on ne vit
plus !
VM : Une des grandes qualités de Romain
Bardet est d’avoir réussi à lâcher prise sur des
tas de choses. Devez-vous en passer par là
également ?
W.B. : Oui, sauf pour tout ce qui touche à
ma famille, ça je ne pourrais pas. Je suis
capable d’aller rouler plus tôt le matin
pour manger avec ma femme le midi.
Idem pour le déjeuner du dimanche car
c’est repas de famille.Si on part en vacances,on part tous ensemble.On est comme
un clan,on vit en communauté !
VM : Pourtant, votre oncle m’a confié que vous
n’étiez pas forcément tendre avec vos proches ?
W.B. : Lui aussi, il est dur (rires) ! Mon père
est pareil.Un jour, il va aller bien et le lendemain, il tire la tronche. Eh oui, on est tous
susceptibles,c’est comme ça !
VM : De surcroît rancunier ?
W.B. : Si quelqu’un me pousse à bout, je
suis un tueur. Il faudra que je sois plus
méchant que lui ! Il m’arrive d’avoir des
mots durs, c’est vrai, mais si j’ai tort, je vais
toujours m’excuser.
VM : Effectivement, c’est ce qu’on m’a dit. Il
apparaît également que lorsque vous ne
maîtrisez pas tous les éléments, vous avez
tendance à vous renfermer sur vous-même.
C’est juste ?
W.B. : Oui, quand je sens que ça va mal se
passer et que je ne peux pas interférer sur
les événements, alors, oui, je me renferme
sur moi-même. C’est ma nature. Je suis
comme une tortue : s’il y a un danger, je
rentre dans ma carapace.
VM : Romain Le Roux, très proche de vous, dit
que vous êtes le même qu’en cadets : sympa,
jovial, ouvert. Pourtant, ce n’est pas forcément
l’image qui ressort de vous...
W.B. : Je mets une barrière avec les incon-
nus. Je ne veux pas qu’on rentre dans mon
intimité. Quand on me regarde de l’extérieur, on peut se dire que je ne suis pas un
mec sympa,et je peux le comprendre.J’ai le
caractère de mon père. Quand on ne le
connaît pas,il est froid alors qu’il est l’opposé de ça !
VM : On ne peut pas terminer cette interview
sans parler des deux dernières invitations
restantes pour le Tour de France. Contrairement
à la saison passée, votre équipe va devoir gagner
sa place sur le terrain. Comment allez-vous
gérer cette nouvelle pression ?
W.B. : Cette pression est positive, contraire-
ment à celle de l’année passée. En 2018, il
fallait que je fasse mieux que deux étapes et
un maillot à pois sur le Tour de France. On
me demandait la lune.Là,on a un Graal,et il
faut qu’on soit les meilleurs pour le toucher.
C’est le genre de défi que j’aime.De plus,la
motivation est collective,ça change la donne ! À titre personnel, à moi de tirer mon
épingle du jeu à Paris-Nice et au Tour de
Catalogne. Mais 2018 est fini, content que
l’on soit en 2019 ! ///
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 39
ÀLA UNE
SAISON 2019
Nacer Bouhanni
« J’AVAIS PERDU MON INFLUX »
Après deux saisons difficiles, conséquence de sa chute sur le Tour du Yorkshire 2017
et de relations tendues avec son équipe, Nacer Bouhanni (28 ans), qui entame sa dernière année
de contrat avec Cofidis, compte bien rebondir en 2019. Pour cela, il devait changer quelque chose.
Il nous en parle.
Vélo Magazine : Il y a deux ans, avant le début de
la saison, nous avions réalisé une interview avec
vous titrée: « La gloire est devant moi ! » On
pourrait presque garder le même titre, non ?
NACER BOUHANNI : La gloire est toujours
devant moi,ça oui.Si à vingt-huit ans je n’y
croyais plus, ce serait terrible ! Après, chaque saison est différente…
VM : Si vous pouviez revenir à un moment précis
de votre carrière pour corriger quelque chose, ce
serait lequel ?
N.B. : Je ne veux pas penser comme ça,vivre
avec des regrets. Ce qui s’est passé devait
arriver. C’est le destin et je crois au destin.
VM : Si on vous dit aujourd’hui que vous allez
revivre les trois mêmes saisons que celles que
vous venez de vivre, trouveriez-vous les
ressources pour continuer ?
N.B. : Si c’était le cas,je ferais en sorte de pen-
ser positivement. J’ai toujours trouvé les ressources mentales pour rebondir.Ce qui m’est
arrivé,je ne le souhaite à personne.D’ailleurs,
je dois être l’un des coureurs qui a compté le
plus de hauts et de bas dans sa carrière !
VM : Pas de Milan-San-Remo, ni de Tour de France
en 2018, qui sont les deux courses qui vous font
vibrer. Avez-vous déjà pensé tout arrêter ?
40 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
N.B. : Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort.
Il y a toujours pire dans la vie. Il ne faut pas
oublier que l’on vit de notre passion.
VM : La situation de votre frère, qui n’a pas couru
depuis mai 2017 suite à sa chute au Tour de
Belgique, vous permet-elle de relativiser ?
N.B. : Il suffit de regarder les coureurs handis-
ports dans l’équipe pour se rendre compte
qu’on a la chance d’être en bonne santé.Rien
que ça,ça remet tout à plat !
VM : Si vous voulez prendre le départ de MilanSan-Remo cette année, il va vous falloir être
performant tout de suite afin de gagner votre place
en interne...
N.B. : C’est comme ça et je m’adapterai,
mais je ne vais pas changer mes modèles
d’entraînement pour autant. Avec Jacques
Decrion, mon entraîneur, on est revenu à
des choses plus simples cet hiver. On a tenté
d’apporter des nouveautés ces dernières
saisons, et ça n’a pas été concluant. J’ai
repris une semaine plus tôt le vélo cet hiver.
J’habite à présent à Aix-en-Provence, c’est
bien pour l’entraînement. Je bouffais du jus
dans le froid,l’hiver,du côté de Nancy. Dans
le sud, je suis moins en stress à regarder la
météo pour savoir si je peux m’entraîner le
lendemain.
V.M. : Jacques Decrion dit que vous êtes plus
serein depuis cet hiver. Pourquoi ?
N.B. : Avant,je prenais tout trop à cœur.J’ai
verbalisé certaines choses avec diverses
personnes pour me détacher de ce qui pouvait parasiter mes performances.Ça m’a fait
avancer. Heureusement que j’ai un bon
entourage. C’est ma force ! Du coup, je
m’entraîne plus sereinement. Je me sens
bien,tout simplement.
VM : Tellement bien que vous venez de battre,
d’après nos infos, votre record de puissance sur
vingt minutes. Est-ce vrai ?
N.B. : Oui,et pas seulement,j’ai battu sept de
mes records de puissance. Je viens d’établir
un pic de 1 630 watts en puissance max. Je
n’avais pas amélioré cette valeur depuis
l’époque de la Française des Jeux (2014).
VM : L’année passée, vous avez déclaré avoir eu
l’impression de faire deux saisons en une.
L’usure était donc mentale ?
N.B. : Totalement, ma situation dans l’équi-
pe et les tensions qui ont suivi m’ont usé
mentalement. Je ne sais pas si tout est lié,
mais je suis tombé malade sur Paris-Nice.
J’ai mis un mois à m’en remettre. Quand je
reviens, je gagne deux étapes aux Boucles
de la Mayenne. Ce qu’il faut comprendre,
c’est que même quand je gagne en 2018,je
suis à 85 % de ma forme optimum. J’avais
perdu tout mon influx. Mon point fort était
mon jump et là,plus rien,juste la sensation
de sprinter en tirant une charrette.Mes pics
de puissance présentaient alors deux cents
watts de moins qu’aujourd’hui !
VM : Depuis quand n’avez-vous pas été à 100 %
physiquement ?
N.B. : Depuis le Championnat de France à
Chantonnay en 2015 où j’ai chuté.Ça commence à faire long !
VM : Justement, si vous aviez remporté ce
Championnat de France, ce Milan-San-Remo où
vous êtes victime d’un saut de chaîne en plein
sprint (2016) et le Grand Prix de Hambourg
(2016) où votre déclassement semble sévère,
pensez-vous que votre carrière aurait pris une
tournure différente ?
N.B. : Bien sûr,tout ça m’a perturbé.La con-
fiance n’est pas la même quand on a MilanSan-Remo à son palmarès. J’y repense de
temps en temps, mais je ne ressasse pas ça
en boucle comme à une certaine époque.
Autant Milan-San-Remo et le Championnat
de France,je les perds sur un fait de course,
autant Hambourg, on me l’a volé, c’est différent. Heureusement que j’ai remporté
mon étape sur le Tour d’Espagne en septembre dernier.
VM : Une des victoires les plus importantes de
votre carrière ?
N.B. : Psychologiquement oui ! Ça a été une
délivrance.Plus d’une année s’était écoulée
depuis ma commotion cérébrale sur le Tour
du Yorkshire.Ça a vraiment été long et
compliqué pour moi de retrouver
un niveau correct après ça !
VM : Quand on analyse la situation, vous
semblez mieux dans la roue d’un
sprinteur adversaire qui va vous lancer le
sprint que derrière votre propre train où vous
dégagez l’impression de chercher les autres
sprinteurs. Vrai ou faux ?
N.B. : J’ai arrêté de me poser ce
genre de questions.J’ai appris
à me débrouiller seul dans
les sprints. Je sais faire à
présent.Mais on en revient
à ce que je disais auparavant, quand on n’est pas
au mieux physiquement,
on perd ses automatismes
Nacer Bouhanni (ici en stage aux Canaries, en compagnie de Mickaël Houtteville) a repris le vélo plus tôt cette saison.
et c’est ce qui m’est arrivé.J’étais moins sûr
de moi et j’ai commis quelques erreurs de
placement.Je n’avais plus le bon feeling !
VM : Avez-vous été consulté en interne pour les
nouveaux coureurs recrutés en vue des sprints ?
N.B. : Non.
VM : Filippo Fortin sur le Tour de Valence,
Geoffrey Soupe sur le Tour d’Oman, voilà les
deux coureurs qui vous sont attribués sur vos
deux premières courses. Cela vous convient-il ?
N.B. : J’ai dit aux responsables de l’équipe
que je m’adapterai à tout et que je serai prêt
à courir avec n’importe qui sur n’importe
quelle course. Et même si je suis dans une
équipe qu’avec des grimpeurs,je serai partant !
VM : Après l’épisode de la prise de bec avec
Christophe Laporte sur la Route d’Occitanie
2018, pensez-vous qu’il soit possible de vous
revoir sur la même course ?
N.B. : Aucun problème pour
moi !
VM : Jacques Decrion a comparé, de
manière positive, votre intransigeance à celle de Laurent Fignon, qui
a été son coéquipier. Laurent Fignon
n’était pas facile avec ses équipiers
mais quand il marchait, les
gars se dépouillaient
pour lui. Cela n’a
jamais semblé
être le cas pour
vous, Comment
l’expliquer ?
N.B. : J’ai toujours entretenu de bonnes
relations avec mes coéquipiers.Il ne faut pas
croire tout ce qu’on dit.Je suis quelqu’un de
sincère et je m’entends bien avec ceux qui
ont la même sincérité que moi. Mais bon,
dans ce milieu,c’est un défaut finalement….
VM : Il y a peu, vous nous disiez que vous ne
cherchiez pas à rentrer dans le moule. Mettre un
peu plus les formes, n’est-ce pas souhaitable
pour votre carrière ?
N.B. : Non, car je ne serais plus moi-même. Il
faut être honnête, on n’a jamais eu un train
pour moi chez Cofidis. Quand on voit les
trains adverses,c’est compliqué de rivaliser…
VM : Pourquoi, alors que vous avez gagné beaucoup
de courses dont des étapes sur les grands Tours,
n’avez-vous pas réussi à fédérer un train ?
N.B. : Des coureurs sont venus pour ça comme Borut Bozic, Jonas Van Genechten ou
bien encore Dominique Rollin, mais ça n’a
pas fonctionné sur le terrain. Est-ce forcément de ma faute ? De toute manière,dans le
fonctionnement interne de l’équipe, je n’ai
jamais décidé de qui vient ou ne vient pas !
VM : Finalement, le meilleur poisson pilote que
vous ayez eu chez Cofidis, n’est-ce pas
Christophe Laporte ?
N.B. : Je pense que celui qui m’a le plus
apporté depuis le début de ma carrière,
c’est Sébastien Chavanel.C’est avec lui que
j’ai obtenu mes plus belles victoires. On
avait les bons automatismes, ça matchait
bien ! C’est quelqu’un avec qui j’aime toujours bien échanger d’ailleurs.
VM : Y a-t-il un sprinteur qui vous a tapé dans
l’œil comme possible poisson pilote aujourd’hui ?
N.B. : J’ai mon idée là-dessus ! L’avenir nous
le dira. ///
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 41
ÀLA UNE
SAISON 2019
Bryan Coquard
« J’AI ARRÊTÉ DE ME MENTIR »
Bryan Coquard (26 ans) s’est mis en danger en liant sa destinée à celle d’une équipe naissante
il y a un an. En voulant trop bien faire, il est passé à côté d’une partie de sa saison.
Trois succès en 2018, c’est trop peu. Il s’en explique.
Vélo Magazine : En 2008, nous avions mis en place
« l’opération grand frère »*, dans laquelle un pro
chapeautait un cadet. Nous vous avions associé à
Sébastien Chavanel, qui avait eu une expression
amusante et un peu amère, « être sur la photo »,
pour signifier qu’il était celui que l’on voyait à
côté du gars qui lève les bras, plus souvent battu
que vainqueur. Dix ans après, cette boutade doit
résonner bizarrement pour vous…
BRYAN COQUARD : On a échangé avec Sébas-
tien sur ce thème. Son parcours est différent
du mien. Je n’y pense pas trop,ça ne me fait
pas peur !
VM : Quand on analyse votre début de carrière,
c’est sur un échec relatif que vous apparaissez
comme un top sprinteur, quand Marcel Kittel vous
bat d’un rien à Limoges, sur le Tour de France
2016. Est-ce que tout a basculé du mauvais côté
ce jour-là ?
B.C. : Si j’avais gagné l’étape de Limoges,
tout aurait été différent. Comme ma saison
2018 aurait été différente si je ne perdais pas
bêtement, en levant les bras trop tôt, la
2e étape de l’Étoile de Bessèges. Limoges,
comment dire, j’ai l’impression que c’est
déjà une autre partie de ma carrière, plus
lointaine. Et comme je ne compte pas
m’arrêter là sur le Tour de France, je veux
effacer cet échec de mon esprit !
42 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
VM : Votre séparation d’avec Jean-René
Bernaudeau vous a-t-elle affecté plus que vous
ne le pensiez ?
B.C. : Clairement. On se construit une cara-
pace,on se croit plus fort que l’on est.Il faut
s’avouer les choses, ça m’a marqué, blessé.
En 2016,j’effectuais ma meilleure saison et
2017 a été un enfer.
VM : Vous avez ressenti de la culpabilité à quitter
Bernaudeau ?
B.C. : Bien sûr, mais le plus destruc-
teur a été de perdre confiance en
moi. En 2016, je faisais partie des
meilleurs sprinteurs, et je pouvais
naturellement gagner sur le Tour.
C’est ce que je me disais ! Début 2018,
quand je consultais une liste
d’engagés, certains noms
m’inspiraient beaucoup de
crainte.
VM : Comment peut-on
perdre confiance en si peu
de temps ?
B.C. : À fo rc e d e
m’entendre dire, toute la
saison 2017,que je n’étais
pas bon ! Ça m’a fait mal à
un point que vous n’imagi-
nez même pas. Je suis passé de la pépite au
coureur nul !
VM : Didier Rous, un des directeurs sportifs de
l’équipe, prétend que vous avez pris trop à cœur
le projet Vital Concept et que vous y avez laissé
des plumes mentalement...
B.C. : Ce projet m’appartient un peu quelque
part.Quand l’équipe a connu un gros creux,je
pensais plus à ça qu’à mon niveau sur le vélo.
VM : Était-ce trop tôt pour vous d’être leader
unique ?
B.C. : Sincèrement,je pensais que j’étais
prêt à assumer ce statut ! Dans les faits,
je croyais que j’avais vécu la même chose chez Direct Énergie.En fait non,car
il y avait Thomas (Voeckler) qui
était le patron, et c’est lui qui
portait tout sur ses épaules,
finalement. En réalité, je
n’avais que les bons côtés
du statut.C’est Thomas qui
épongeait tout le reste. Et
qu’est-ce que ça a fait
mal quand l’équipe n’a
pas été sélectionnée pour
Paris-Nice et le Tour de
France ! C’était moi qui portais l’équipe et indirecte-
ment, c’était moi qui n’étais plus
incontournable.
VM : Faut-il que vous deveniez plus égoïste pour
performer ?
B.C. : Oui,c’est certain.Tout le monde me dit
que je suis trop gentil, à trop vite m’attacher
aux personnes qui m’entourent.Cet hiver,j’ai
travaillé sur ce point.Je dois me focaliser sur
ma performance sportive et gueuler quand
ça ne va pas en interne,arrêter d’arrondir les
angles constamment.Depuis quelque temps,
mes proches m’avaient vu changer. J’étais
plus renfermé et moins déconneur.
VM : Jimmy Engoulvent, l’un des directeurs
sportifs de Vital Concept, vous a vu triste l’an
passé. Le manager de l’équipe, Jérôme Pineau, a
noté de son côté que vous aviez le rire facile au
stage de décembre. Qu’est-ce qui a déclenché ça ?
B.C. : J’ai arrêté de me mentir,de me dire que
tout allait bien quand ça n’allait pas, que la
pression ne m’impactait pas, que le divorce
d’avec Jean-René ne m’avait pas affecté.Pour
moi,tout ça allait passer comme le reste,mais
la réalité a été plus compliquée. J’ai également repris mon activité sur piste,qui me donne une bouffée d’oxygène. Je suis plus serein,
je me pose moins de questions, tout va bien
dans ma vie « perso » et,comme le dit Jérôme,
j’ai retrouvé le sourire à table. Du coup, je
raconte à nouveau des conneries (rires).
VM : Cette mue passait obligatoirement par un
changement d’entraîneur ?
B.C. : Avec Fabien (Aoustin), on était arrivés
au bout d’un cycle.Cela faisait plus de six ans
qu’il m’entraînait et, lui comme moi, on a
senti qu’il fallait changer des choses. La saison passée, j’ai suivi un régime alimentaire
censé améliorer mes qualités aérobies en
vue des classiques.Ça a été une catastrophe.
Et puis Fabien est comme moi,gentil.Il fallait
quelqu’un qui me rentre dedans pour me
recadrer parfois. Jimmy Engoulvent, qui va
donc tenir ce rôle d’entraîneur, sait le faire.
VM : Votre collaboration avec Fabien Aoutin était
constructive, vous cherchiez constamment de
nouveaux leviers de progression. Faire simple,
comme à vos débuts, c’est ça que vous
recherchez aujourd’hui ?
B.C. : Tout à fait ! J’étais moteur dans ma pré-
paration, et je pense que je dois davantage
lâcher prise sur ce point également.Revenir
à des choses plus simples avec Jimmy,ça me
va.Il est mon directeur sportif depuis 2016,il
Bryan Coquard avoue avoir perdu toute confiance en lui dans les sprints la saison passée. Aujourd’hui, il se sent plus serein.
sait ce qu’il me faut. Une situation qu’il faut
également corréler avec mon retour en compétition sur la piste qui devrait, comme en
2015, me servir de moteur. Au Championnat
du monde, je disputerai la poursuite par
équipes et l’américaine, comme en 2015.
Quant au spécifique sprint,je continue,bien
évidemment à le travailler sur la route.
VM : Vous avez répété dernièrement que la piste
était un jeu, mais les entraînements à la poursuite
par équipes, c’est juste limite à se faire vomir sur
certaines séries. Comment parler de plaisir ?
B.C. : Oui,mais c’est mon truc ! Tout ce que
je sais, c’est que l’année passée, je faisais
des sprints « bracasse » (en puissance plus
qu’en vélocité). J’ai trop déstabilisé mon
organisme avec des nouveautés,et il me fallait revenir à des choses qui ont marché par
le passé.La piste en faisait partie.
VM : Mais pourquoi l’avoir arrêtée alors ?
B.C. : À cause des déplacements que cela
engendrait.Aller à l’autre bout de l’Europe
pour les compétitions, les longs stages de
préparation, ça faisait trop avec la route.
Avec Steven Henry, l’entraîneur des épreuves d’endurance,on tente de mettre en place des regroupements plus courts.
VM : Votre poisson pilote, Kris Boeckmans, est
revenu à un bon niveau la saison passée. Est-il
l’une des clés de votre réussite en 2019 ?
B.C. : Tout à fait,il a retrouvé la plénitude de
ses moyens après sa grave chute sur la Vuelta 2015.Il a une expérience du sprint à part.
On sent qu’il a bossé dans le train d’André
Greipel.Le truc,c’est qu’il travaille pour que
je gagne, et non pas seulement pour me
replacer à 300 m de la ligne.Il s’adapte à la
situation pour que je puisse sprinter. L’an
dernier, au Tour d’Oman, quand Lorenzo
Manzin,positionné juste devant Boeckmans,
passe son relais, on se fait déborder par les
Sunweb sur la gauche.Kris décide de faire le
forcing, mais au lieu de nous replacer tous
les deux devant et lancer le sprint,il a choisi
de me poser en troisième position pour rester à mes côtés quelques secondes de plus et
me protéger du vent.Il s’est écarté juste avant
le sprint.C’était judicieux, et je l’emporte.
VM : Il n’était pas nécessaire d’avoir de nouveaux
renforts pour vous à ce niveau-là à l’intersaison ?
B.C. : Non, l’an passé, le train a plutôt bien
fonctionné. C’est moi qui n’étais pas forcément au niveau pour conclure. Jonas Van
Genechten a bien fini la saison et sait être efficace aussi dans le rôle de poisson pilote.
Kévin Réza récite à la perfection le lancement de Kris ou de Jonas, et Julien Morice,
qui bosse avant Kévin, a énormément progressé. Franchement,ça sent bon pour 2019 !
VM : Se recaler derrière un autre sprinteur avant
le sprint, c’est ce qui vous convient le mieux ?
B.C. : Nous continuons à travailler dans le
but que mon poisson pilote me dépose en
tête à 200 m de la ligne. Devant, on a toujours un vélo d’avance sur les autres sprinteurs,c’est important.
VM : Ce serait quoi une saison réussie pour vous ?
B.C. : De ne plus avoir peur d’aucun autre
sprinteur,comme en 2016 ! ///
*L’opération grand frère a été organisée par
notre magazine en 2008. Un pro accueillait
chez lui un jeune coureur. Sébastien Chavanel
avait reçu Bryan Coquard. Six ans plus tard,
Sébastien devenait le poisson pilote de Bryan
chez Europcar.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 43
Ana Benaroya NYC collection
INNOVATION, CRÉATIVITÉ, ART.
Il s’agit là de l’essence même de Cinelli et de son
identité. Le Cinelli Art Program est un projet de
création et réalisation de produits en série limitée,
en collaboration avec des artistes contemporains
à la pointe de leur art. Disponibles auprès des
meilleurs revendeurs et sur
wingedstore.com
GUIDE DE LA SAISON
2019
Quels acteurs pour quels enjeux ? Quelles machines pour quels
champions ? 35 pages pour tout connaître des forces en présence
et des courses sur lesquelles elles vont en découdre.
> PAR NICOLAS PERTHUIS ET JULIEN CHESNAIS - PHOTOS YUZURU SUNADA/PRESSE SPORTS ET LAURENT ARGUEYROLLES/L’ÉQUIPE
> PAR MATTHIEU LAMBERT (GUIDE DES COURSES)
SOMMAIRE
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
P. 46
P. 48
P. 50
P. 52
P. 54
P. 56
P. 58
P. 60
P. 62
AG2R LA MONDIALE – ASTANA PRO TEAM
BAHRAIN-MERIDA – BORA-HANSGROHE
CCC TEAM – DECEUNINCK-QUICK STEP
EF EDUCATION FIRST – GROUPAMA-FDJ
LOTTO-SOUDAL – MITCHELTON-SCOTT
MOVISTAR TEAM – TEAM DIMENSION DATA
TEAM JUMBO-VISMA – TEAM KATUSHA-ALPECIN
TEAM SKY – TEAM SUNWEB
TREK-SEGAFREDO – UAE TEAM EMIRATES
CONTINENTAL PRO
P. 64
P. 66
P. 68
P. 69
P. 70
P. 71
P. 72
ARKÉA-SAMSIC – COFIDIS SOLUTIONS CRÉDITS
DELKO MARSEILLE PROVENCE – DIRECT ÉNERGIE
VITAL CONCEPT-B&B HOTELS
ANDRONI GIOCATTOLI-S. – BARDIANI CSF
EUSKADI-MURIAS – ROOMPOT-CHARLES
RALLY UHC CYCLING – ISRAEL CYCLING ACADEMY
SPORT VLAANDEREN-BALOISE – WANTY-GOBERT
CONTINENTAL
P. 73 GROUPAMA-FDJ CONTINENTAL
NATURA4EVER-ROUBAIX LILLE MÉTROPOLE
SAINT-MICHEL–AUBER 93
AG2R LA MONDIALE
NOM
28,9
>DIRECTEUR GÉNÉRAL
Vincent Lavenu (FRA)
> DIRECTEUR GÉNÉRAL
DÉLÉGUÉ
Philippe Chevallier (FRA)
> MANAGER SPORTIF
Laurent Biondi (FRA)
> RESPONSABLE
PERFORMANCE
Jean-Baptiste Quiclet
(FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Stéphane Goubert,
Didier Janel,
Julien Jurdie (FRA),
Arturas Kasputis (LIT),
Gilles Mas (FRA),
> ENTRAÎNEURS
Alexandre Abel (FRA),
Stephen Barreth (IRL),
Mikaël Bouget,
Nicolas Guille (FRA)
NOUVEAUX EN 2019
MOYENNE D’ÂGE
TRANSMISSION :
Campagnolo Super Record EPS
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
46 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Pierre
Latour
NAT.
FRANCE
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
1,85m/78kg
1,84m/65kg
1,80 m/65 kg
1,83 m/65 kg
1,77 m/56 kg
1,76 m/64 kg
1,83 m/69 kg
1,83 m/75 kg
1,79 m/65 kg
1,59 m/57 kg
1,74 m/57 kg
1,79 m/68 kg
1,76 m/64 kg
1,80 m/69 kg
1,90 m/73 kg
1,84 m/68 kg
1,76 m/70 kg
1,76 m/60 kg
1,80 m/64 kg
1,84 m/71 kg
Rouleur
Grimpeur
Puncheur
Grimpeur
Grimpeur
Puncheur
Rouleur
Rouleur
Complet
Puncheur
Grimpeur
Rouleur
Grimpeur
Complet
Complet
Complet
Rouleur
Puncheur
Complet
Rouleur
2007
2012
2016
2007
2014
2017
2016
2011
2013
2002
2005
2013
2008
2008
2010
2010
2014
2013
2015
2014
Ag2r La Mondiale
Ag2r La Mondiale
Ag2r La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
2
1
0
0
0
0
1
1
0
0
0
0
0
3
0
4
0
0
1
1
243
9
560
505
1740
235
273
87
1200
187
677
581
154
126
1018
136
518
431
63
20
1,84 m/62 kg
Grimpeur
2018
AG2R La Mondiale
0
1121
1,77 m/70 kg
1,99 m/85 kg
1,65 m/60 kg
1,74 m/60 kg
1,77 m/63 kg
Complet
Rouleur
Puncheur
Puncheur
Puncheur
2017
2006
2014
2013
2019
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
AG2R La Mondiale
CR4C Roanne
0
0
1
0
0
1269
753
687
129
897
1,90 m/77 kg
Rouleur
2017
Cofidis
1
855
1,83 m/67 kg
Rouleur
2012
0
649
1
471
BAGDONAS Gediminas
BARDET Romain
BIDARD François
CHEREL Mikaël
CHEVRIER Clément
COSNEFROY Benoît
DENZ Nico
DILLIER Silvan
DOMONT Axel
DUMOULIN Samuel
DUPONT Hubert
DUVAL Julien
FRANK Mathias
GALLOPIN Tony
GASTAUER Ben
GENIEZ Alexandre
GOUGEARD Alexis
JAUREGUI Quentin
LATOUR Pierre
NAESEN Oliver
PARET-PEINTRE
Aurélien
PETERS Nans
VANDENBERGH Stijn
VENTURINI Clément
VUILLERMOZ Alexis
BOUCHARD Geoffrey
LIT
FRA
FRA
FRA
FRA
FRA
ALL
SUI
FRA
FRA
FRA
FRA
SUI
FRA
LUX
FRA
FRA
FRA
FRA
BEL
26/12/85
09/11/90
19/03/92
17/03/86
29/06/92
17/10/95
15/02/94
03/08/90
07/08/90
20/08/80
13/11/80
27/05/90
09/12/86
24/05/88
14/11/87
16/04/88
05/03/93
22/04/94
12/10/93
16/09/90
FRA
27/02/96
FRA
BEL
FRA
FRA
FRA
12/03/94
25/04/84
16/10/93
01/06/88
01/04/92
GODON Dorian
FRA
25/05/96
WARBASSE Larry
USA
28/06/90
Siauliai (LIT)
Brioude (Hte-Loire)
Flers (Orne)
St-Hilaire-H.(Manche)
Chambéry (Savoie)
Cherbourg (Manche)
Waldshut Tiengen(ALL)
Baden (SUI)
Valence (Drôme)
Vénissieux (Rhône)
Lyon (Rhône)
Évreux (Eure)
Roggliswil (SUI)
Dourdan (Essonne)
Dudelange (LUX)
Rodez (Aveyron)
Rouen (S.-Maritime)
Cambrai (Nord)
Romans (Drôme)
Ostende (BEL)
Annemasse
(Haute-Savoie)
Grenoble (Isère)
Audenarde (BEL)
Villeurbanne (Rhône)
Saint-Claude (Jura)
Dijon (Côte-d’Or)
Vitry/Seine
(Val-de-Marne)
Detroit (USA)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Aqua Blue Sport
HÄNNINEN Jaakko
FIN
16/04/97 Ruokolahti (FIN)
1,77 m/59 kg Grimpeur
2019 Probikeshop
Saint-Étienne Loire
Jan
Bakelants
(Sunweb),
Rudy
Barbier
(Israel
Cycling
Academy),
Cyril
Gautier
(Vital
Concept-B&B
Hotel),
DÉPARTS Matteo Montaguti (Androni Giocattoli-Sidermec)
CINTRE-POTENCE : Deda
SELLE : Fi’zi:k
TIGE DE SELLE : Eddy Merckx
CADRE : Eddy Merckx 525
ROUES : Mavic
BOYAUX : Vredestein
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : Rotor
VICT. UCI
2018 2018
NOM
NAT.
NOUVEAUX EN 2019
BILBAO Pello
BIZHIGITOV Zhandos
CATALDO Dario
CORT NIELSEN
Magnus
DE VREESE Laurens
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
Manuele
Boaro
KAZAKHSTAN
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
ESP
KAZ
ITA
25/02/90 Guernica (ESP)
1,75 m/61 kg
10/06/91 Petropavlosk (KAZ) 1,92 m/79 kg
17/03/85 Lanciano (ITA)
1,75 m/67 kg
Puncheur
Rouleur
Complet
2013
2013
2007
Astana
Astana
Astana
1
0
0
103
1122
667
DAN
16/01/93 Borholm (DAN)
1,83 m/69 kg
Sprinteur
2013
Astana
4
110
BEL
1,90 m/78 kg
Rouleur
2011
Astana
0
1599
1,85 m/72 kg
Rouleur
2012
Astana
1
962
1,84 m/69 kg
1,82 m/68 kg
1,79 m/69 kg
1,87 m/83 kg
1,78 m/62 kg
1,85 m/71 kg
1,69 m/58 kg
1,75 m/71 kg
1,86 m/74 kg
1,77 m/63 kg
1,82 m/66 kg
1,80 m/72 kg
1,78 m/70 kg
Grimpeur
Grimpeur
Sprinteur
Complet
Grimpeur
Rouleur
Grimpeur
Puncheur
Polyvalent
Complet
Grimpeur
Complet
Rouleur
2012
2006
2018
2006
2013
2011
2015
2012
2004
2012
2014
2014
2008
2
1
0
0
0
0
2
6
3
0
2
0
0
183
26
367
1,83 m/76 kg
Puncheur
2007
Astana
Astana
Vino-Astana Motors
Astana
Astana
Astana
Astana
Astana
Astana
Astana
Astana
Astana
Astana
Androni GiocattoliSidermec
3
104
FOMINYKH Daniil
KAZ
FRAILE Omar
FUGLSANG Jakob
GIDICH Yevgeniy
GRUZDEV Dmitriy
HIRT Jan
HOULE Hugo
LÓPEZ Miguel Ángel
LUTSENKO Alexey
SÁNCHEZ Luis León
STALNOV Nikita
VILLELLA Davide
ZAKHAROV Artyom
ZEITS Andrey
ESP
DAN
KAZ
KAZ
RTC
CAN
COL
KAZ
ESP
KAZ
ITA
KAZ
KAZ
29/09/88 Gand (BEL)
28/08/91 Ust-Kamenogorsk
(KAZ)
17/07/90 Santurtzi (ESP)
22/03/85 Genève (SUI)
19/05/96 Kokchetaou (KAZ)
13/03/86 Astana (KAZ)
21/01/91 Trebic (RTC)
27/09/90 Ste-Perpétue (CAN)
04/02/94 Pesca (COL)
07/09/92 Sokolovka (KAZ)
24/11/83 Murcie (ESP)
14/09/91 Astana (KAZ)
27/06/91 Magenta (ITA)
27/10/91 Astana (KAZ)
14/12/86 Palodarskaya (KAZ)
BALLERINI Davide
ITA
21/09/94 Cantu (ITA)
del Grappa 1,73 m/64 kg
BOARO Manuele
ITA
12/03/87 Bassano
Rouleur
2011 Bahrain-Merida
0
(ITA)
BOHORQUEZ Hernando COL
22/06/92 Umbita (COL)
1,78 m/68 kg Grimpeur
2016 Manzana Postobón
0
CONTRERAS Rodrigo
COL
02/06/94 Villapinzon (COL)
1,80 m/68 kg
Rouleur
2015 EPM
0
IZAGUIRRE Gorka
ESP
07/10/87 Ormaiztegi (ESP)
1,76 m/66 kg
Complet
2009 Bahrain Merida
1
IZAGUIRRE Ion
ESP
04/02/89 Ormaiztegi (ESP)
1,76 m/60 kg
Complet
2010 Bahrain Merida
0
KUDUS Merhawi
ERY
23/01/94 Asmara (ERY)
1,73 m/58 kg Grimpeur
2014 Dimension Data
1
NATAROV Yuriy
KAZ
28/12/96 Talgar (KAZ)
1,86 m/68 kg
Rouleur
2016 Astana City
0
Municipality 1,86 m/66 kg Grimpeur
WISLY Gregaard Jonas
DAN
30/07/96 Herlev
2015
Riwal
CeramicSpeed
0
(DAN)
Sergey Chernetskiy (Caja Rural), Oscar Gatto (Bora-Hansgrohe), Andriy Grivko (arrêt), Jesper Hansen (Cofidis),
DÉPARTS Tanel Kangert (EF Education First ), Truls Engen Korsaeth (arrêt), Bakhtiyar Kozhatayev (arrêt), Riccardo Minali (Israel Cycling
Academy), Moreno Moser (Nippo-Vini Fantini-Faizanè), Ruslan Tleubayev (arrêt), Michael Valgren (Dimension Data)
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : FSA
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
ROUES : Corima
BOYAUX : Schwalbe
CADRE : Argon 18 Gallium Pro/Nitrogen
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : FSA
698
361
14
57
67
620
285
925
503
1461
454
1220
65
28
306
1875
1254
28,5
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Alexandre Vinokourov
(KAZ)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Assan Bazayev (KAZ)
Bruno Cenghialta (ITA),
Dmitriy Fofonov (KAZ),
Giuseppe Martinelli (ITA),
Lars Michaelsen (DAN),
Dmitri Sedoun (RUS),
Alexander Shefer,
Sergey Yakovlev (KAZ),
Stefano Zanini (ITA)
UCI WORLD TOUR
ASTANA PRO TEAM
BAHRAIN-MERIDA PRO CYCLING TEAM
29,6
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Brent Michael Copeland
(AFS)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Borut Bozic (SLV),
Tristan Hoffman (HOL),
Franco Pellizotti (ITA),
Gorazd Stangelj (SLV),
Rik Verbrugghe (BEL),
Alberto Volpi (ITA)
> DIRECTEUR
DE LA PERFORMANCE
David Bailey (GBR)
> ENTRAÎNEURS
Paolo Artuso (ITA),
Vladimir Miholjevic (CRO),
Piermarino Rosti,
Paolo Slongo (ITA)
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
BAHREÏN
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
1,78m/72kg
1,70 m/64kg
1,77 m/68 kg
Rouleur
Puncheur
Sprinteur
2005
2006
2008
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
0
1
2
2144
296
353
1,76 m/71 kg
Sprinteur
2010
Bahrain-Merida
4
21
1,70 m/68 kg
1,83 m/80 kg
1,81 m/74 kg
1,83 m/73 kg
1,85 m/70 kg
1,80 m/65 kg
1,81 m/65 kg
1,81 m/70 kg
1,83 m/67 kg
Rouleur
Sprinteur
Puncheur
Rouleur
Polyvalent
Grimpeur
Complet
Grimpeur
Complet
2010
2015
2005
2005
2013
2014
2005
2014
2017
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
0
0
0
0
7
1
1
0
1
680
418
678
1242
40
1116
44
628
368
AGNOLI Valerio
ARASHIRO Yukiya
BOLE Grega
ITA
JAP
SLV
COLBRELLI Sonny
ITA
FENG Chun Kai
GARCÍA Iván
HAUSSLER Heinrich
KOREN Kristijan
MOHORIC Matej
NIBALI Antonio
NIBALI Vincenzo
NOVAK Domen
PADUN Mark
PERNSTEINER
Hermann
PIBERNIK Luka
POZZOVIVO Domenico
WANG Meiyin
BAUHAUS Phil
CARUSO Damiano
DENNIS Rohan
GAROSIO Andrea
TAI
ESP
AUS
SLV
SLV
ITA
ITA
SLV
UKR
06/01/85 Alatri (ITA)
22/09/84 Ishigaki (JAP)
13/08/85 Jesenice (SLV)
del
17/05/90 Desenzano
Garda (ITA)
02/11/88 Miaoli (TAI)
20/11/95 Gijon (ESP)
25/02/84 Inverell (AUS)
25/11/86 Postojna (SLV)
19/10/94 Kranj (SLV)
23/09/92 Messine (ITA)
14/11/84 Messine (ITA)
12/07/95 Novo Mesto (SLV)
06/07/96 Dorec’k (UKR)
AUT
07/08/90 Oberwart (AUT)
1,69 m/55 kg
Grimpeur
2016
Bahrain-Merida
1
169
SLV
ITA
CHN
ALL
ITA
AUS
ITA
23/10/93
30/11/82
26/12/88
08/07/94
12/10/87
28/05/90
06/12/93
1,77 m/70 kg
1,64 m/57 kg
1,82 m/70 kg
1,84 m/71 kg
1,79 m/67 kg
1,82 m/71 kg
1,75 m/58 kg
Puncheur
Grimpeur
Grimpeur
Sprinteur
Grimpeur
Rouleur
Grimpeur
2012
2005
2009
2013
2009
2009
2018
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Bahrain-Merida
Team Sunweb
BMC Racing
BMC Racing
D’Amico-Utensilnord
0
0
0
1
1
7
0
747
29
661
404
72
41
2287
SIEBERG Marcel
ALL
1,98 m/70 kg
Rouleur
2005
Lotto-Soudal
0
906
TEUNS Dylan
BEL
Ljubljana (SLV)
Policoro (ITA)
Jinning (CHN)
Bocholt (ALL)
Ragusa (ITA)
Ashford (AUS)
Brescia (ITA)
30/04/82 Castrop-Rauxel
(ALL)
01/03/92 Diest (BEL)
1,81 m/64 kg
Puncheur
2011
0
42
TRATNIK Jan
SLV
23/02/90 Ljubljana (SLV)
1,73 m/67 kg
Rouleur
2010
BMC Racing
CCC Sprandi
Polkowice
3
97
WILLIAMS Stephen
GBR
09/06/96 Aberystwyth (GBR)
1,84 m/59 kg
Grimpeur
2016
SEG Racing Academy
0
1001
DÉPARTS
Manuele Boaro (Astana), Niccolò Bonifazio (Direct Énergie), Borut Bozic (retraite), Enrico Gasparotto (Dimension Data), Gorka
Izagirre (Astana), Ion Izagirre (Astana), Ramunas Navardauskas (Delko Marseille Provence), Franco Pellizotti (nouveau directeur
sportif de l’équipe), David Per (Adria Mobil), Kanstantsin Siutsou (licencié suite à un contrôle positif), Giovanni Visconti (Tharcor)
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Merida
CADRES : Merida Scultura/Reacto III
ROUES : Fulcrum
BOYAUX : Continental
PORTE-BIDON : Elite
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
48 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Domenico
Pozzovivo
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : SRM
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
ALLEMAGNE
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
1,80 m/77 kg
1,82 m/74 kg
Sprinteur
2013
Bora-Hansgrohe
0
595
1,70 m/63 kg
1,78 m/69 kg
1,86 m/70 kg
1,81 m/62 kg
1,89 m/75 kg
1,81 m/62 kg
Polyvalent
Sprinteur
Rouleur
Complet
Rouleur
Grimpeur
2009
2011
2008
2012
2005
2014
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
0
7
1
0
0
0
833
71
479
75
468
82
ACKERMANN Pascal
ALL
BASKA Erik
SLQ
BENEDETTI Cesare
BENNETT Sam
BODNAR Maciej
BUCHMANN Emanuel
BURGHARDT Marcus
FORMOLO Davide
GROSSCHARTNER
Felix
KENNAUGH Peter
ITA
IRL
POL
ALL
ALL
ITA
17/01/94 Kandel (ALL)
Bystrica
12/01/94 Povazska
(SLQ)
03/08/87 Rovereto (ITA)
16/10/90 Wervik (BEL)
07/03/85 Breslau (POL)
18/11/92 Ravensburg (ALL)
30/06/83 Zschopau (ALL)
25/10/92 Negrar (ITA)
AUT
23/12/93 Wels (AUT)
1,84 m/64 kg
Complet
2016
Bora-Hansgrohe
0
109
GBR
1,73 m/66 kg
Polyvalent
2010
Bora-Hansgrohe
1
242
KÖNIG Leopold
RTC
1,78 m/62 kg
Complet
2006
Bora-Hansgrohe
0
1669
KONRAD Patrick
MAJKA Rafal
McCARTHY Jay
MÜHLBERGER Gregor
OSS Daniel
PFINGSTEN Christoph
POLJANSKI Pawel
PÖSTLBERGER Lukas
SAGAN Juraj
SAGAN Peter
SCHILLINGER Andreas
SCHWARZMANN
Michael
SELIG Rüdiger
DRUCKER Jempy
GATTO Oscar
SCHACHMANN
Maximilian
AUT
POL
AUS
AUT
ITA
ALL
POL
AUT
SLQ
SLQ
ALL
15/06/89 Douglas (GBR)
Trebova
15/11/87 Moravska
(RTC)
13/10/91 Mödling (AUT)
12/09/89 Myslenice (POL)
08/09/92 Maryborough (AUS)
04/04/94 Haidershofen (AUT)
13/01/87 Trente (ITA)
20/11/87 Potsdam (ALL)
06/05/90 Gdynia (POL)
10/01/92 Vöcklabruck (AUT)
23/12/88 Zilina (SLQ)
26/01/90 Zilina (SLQ)
13/07/83 Amberg (ALL)
1,80 m/65 kg
1,73 m/62 kg
1,74 m/63 kg
1,80 m/64 kg
1,90 m/75 kg
1,79 m/69 kg
1,82 m/62 kg
1,82 m/70 kg
1,73 m/65 kg
1,84 m/73 kg
1,88 m/71 kg
Complet
Grimpeur
Puncheur
Grimpeur
Rouleur
Rouleur
Polyvalent
Polyvalent
Puncheur
Puncheur
Rouleur
2010
2011
2011
2013
2009
2010
2014
2011
2007
2010
2006
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
Bora-Hansgrohe
0
0
2
1
0
0
0
1
0
8
0
52
83
131
202
514
553
1085
539
610
4
684
ALL
07/01/91 Kempten (ALL)
1,74 m/69 kg
Sprinteur
2010
Bora-Hansgrohe
0
1479
ALL
LUX
ITA
19/02/89 Zwenkau (ALL)
03/09/86 Sandweiler (LUX)
01/01/85 Montebelluna (ITA)
1,88 m/80 kg
1,82 m/75 kg
1,74 m/67 kg
Sprinteur
Sprinteur
Sprinteur
2012
2006
2007
Bora-Hansgrohe
BMC Racing
Astana
1
0
0
995
123
1552
ALL
09/01/94 Berlin (ALL)
1,83 m/70 kg
Complet
2013
Quick-Step Floors
3
74
DÉPARTS
Sprinteur
2013
9
24
Michal Kolar (retraite), Matteo Pelucchi (Androni Giocattoli-Sidermec), Aleksejs Saramotins (Interpro Stradalli)
SELLE : Specialized
TIGE DE SELLE : Specialized
CINTRE-POTENCE : Specialized-PRO
CADRES : Specialized S-Works Tarmac/Venge
ROUES : Roval
BOYAUX : Specialized
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
Bora-Hansgrohe
VICT. UCI
2018 2018
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
29,6
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Ralph Denk (ALL)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Enrico Poitschke (ALL),
Christian Pomer (AUT),
Steffen Radochla (ALL),
André Schulze (ALL),
Jan Valach (SLQ),
Jens Zemke (ALL)
> ENTRAÎNEURS
Helmut Dollinger (AUT),
Dan Lorang (ALL),
Patxi Vila (ESP)
UCI WORLD TOUR
BORA-HANSGROHE
Daniel
Oss
CCC TEAM
NOUVEAUX EN 2019
NOM
29,7
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Jim Ochowicz (USA)
> MANAGER SPORTIF
Piotr Wadecki (POL)
> RESPONSABLE
PERFORMANCE
Marco Pinotti (ITA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Fabio Baldato (ITA),
Steve Bauer (CAN),
Gabriele Missaglia (ITA),
Jackson Stewart (USA),
Valerio Piva (ITA)
> ENTRAÎNEURS
Andrea Fusaz (ITA),
Jakub Pieniazek (POL)
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
50 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Francisco
Ventoso
NAT.
POLOGNE
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
1,80m/75kg
1,81m/60kg
1,86 m/76 kg
1,96 m/75 kg
1,81 m/74 kg
1,92 m/ 75 kg
1,80 m/69 kg
Complet
Grimpeur
Complet
Rouleur
Puncheur
Rouleur
Sprinteur
2010
2011
2011
2006
2006
2015
2004
1,73 m/58 kg
Puncheur
2011
1,76 m/66 kg
1,90 m/77 kg
1,86 m/75 kg
1,81 m/66 kg
1,70 m/66 kg
1,94 m/80 kg
1,87 m/75 kg
Puncheur
Rouleur
Rouleur
Complet
Polyvalent
Rouleur
Rouleur
2019
2013
2012
2011
2009
2013
2017
Hamilton (NZL)
S. Daniele del Friuli (ITA)
Decatur (USA)
Geuensee (SUI)
Lokeren (BEL)
Gooreind (BEL)
Reinosa (ESP)
Vila Real de
S. Antonio (POR)
Boise (USA)
Gliwice (POL)
Prague (RTC)
Vitoria-Gasteiz (ESP)
Berlin (ALL)
Kozieglowy (POL)
Schwabisch Hall (ALL)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
BEVIN Patrick
DE MARCHI Alessandro
ROSSKOPF Joey
SCHÄR Michael
VAN AVERMAET Greg
VAN HOOYDONCK Nathan
VENTOSO Francisco
NZL
ITA
USA
SUI
BEL
BEL
ESP
02/05/91
19/05/86
05/09/89
29/09/86
17/05/85
12/10/95
06/05/82
ANTUNES Amiro
POR
27/11/90
BARTA Will
BERNAS Pawel
CERNY Josef
DE LA PARTE Victor
GESCHKE Simon
GRADEK Kamil
KOCH Jonas
USA
POL
RTC
ESP
ALL
POL
ALL
04/01/96
24/05/90
11/05/93
22/06/86
13/03/86
17/09/90
25/06/93
MARECZKO Jakub
ITA
30/04/94 Jaroslaw (POL)
1,69 m/68 kg
Sprinteur
2015
OWSIAN Lukasz
PAUWELS Serge
SAJNOK Szymon
TEN DAM Laurens
VAN HOECKE Gijs
VAN KEIRSBULCK
Guillaume
WISNIOWSKI Lukasz
POL
BEL
POL
HOL
BEL
24/02/90
21/11/83
24/08/97
13/11/80
12/11/91
Torun (POL)
Lierre (BEL)
Kartuzy (POL)
Zuidwolde (HOL)
Gand (BEL)
1,81 m/66 kg
1,78 m/65 kg
1,84 m/75 kg
1,84 m/67 kg
1,86 m/75 kg
Puncheur
Puncheur
Sprinteur
Grimpeur
Sprinteur
2012
2004
2018
2004
2012
BMC Racing
BMC Racing
BMC Racing
BMC Racing
BMC Racing
BMC Racing
BMC Racing
CCC Sprandi
Polkowice
Hagens Berman-Axeon
CCC Sprandi Polkowice
Elkov-Author
Movistar
Team Sunweb
CCC Sprandi Polkowice
CCC Sprandi Polkowice
Wilier TriestinaSelle Italia
CCC Sprandi Polkowice
Dimension Data
CCC Sprandi Polkowice
Team Sunweb
Lotto NL-JUMBO
BEL
14/02/91 Roeselare (BEL)
1,92 m/85 kg
Rouleur
2011
Wanty-Groupe Gobert
POL
07/12/91 Ciechanow (POL)
1,90 m/79 kg
Complet
2013
VICT. UCI
2018 2018
0
3
2
1
9
0
1
497
1397
650
798
1
1161
1041
2
311
0
0
2
0
0
0
0
1451
511
232
2236
747
428
263
13
359
3
0
4
0
0
199
333
307
1123
1153
1
309
Team Sky
0
255
Felbermayr
Simplon
ZOIDL Riccardo
AUT
08/04/88 Linz (AUT)
1,77 m/65 kg Grimpeur
2012 Wels
3
209
Alberto Bettiol (EF Education First), Tom Bohli (UAE Team Emirates), Brent Bookwalter (Mitchelton-Scott), Damiano Caruso
(Bahrain-Merida), Rohan Dennis (Bahrain-Merida), Jean-Pierre Drucker (Bora-Hansgrohe), Kilian Frankiny (Groupama-FDJ),
DÉPARTS Simon Gerrans (arrêt), Stefan Küng (Groupama-FDJ), Richie Porte (Trek-Segafredo), Nicolas Roche (Team Sunweb), Jürgen
Roelandts (Movistar), Miles Scotson (Groupama-FDJ), Dylan Teuns (Bahrain-Merida), Tejay Van Garderen (EF Education First),
Loïc Vliegen (Wanty-Groupe Gobert), Danilo Wyss (Dimension Data)
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
SELLE : Giant
TIGE DE SELLE : Giant
CADRES : Giant TCR/Propel
ROUES : Giant
BOYAUX : Vittoria
PORTE-BIDON : Giant
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
NAT.
ALAPHILIPPE Julian
FRA
ASGREEN Kasper
DAN
CAPECCHI Eros
ITA
CAVAGNA Rémi
FRA
DECLERCQ Tim
DEVENYNS Dries
GILBERT Philippe
HODEG Álvaro José
JAKOBSEN Fabio
JUNGELS Bob
KEISSE Iljo
KNOX James
LAMPAERT Yves
MARTINELLI Davide
MAS Enric
MORKOV Michael
RICHEZE Maximiliano
SABATINI Fabio
SÉNÉCHAL Florian
SERRY Pieter
BEL
BEL
BEL
COL
HOL
LUX
BEL
GBR
BEL
ITA
ESP
DAN
ARG
ITA
FRA
BEL
STYBAR Zdenek
RTC
VAKOC Petr
VIVIANI Elia
RTC
ITA
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
11/06/92 St-Amand-Montrond
1,73 m/62 kg
(Cher)
08/02/95 Kolding (DAN)
1,92 m/73 kg
del Lago 1,83 m/65 kg
13/06/86 Castiglione
(ITA)
10/08/95 Clermont-Ferrand
1,86 m/78 kg
(Puy-de-Dôme)
21/03/89 Louvain (BEL)
1,90 m/78 kg
22/07/83 Louvain (BEL)
1,76 m/64 kg
05/07/82 Verviers (BEL)
1,79 m/69 kg
16/09/96 Monteria (COL)
1,86 m/76 kg
31/08/96 Gorinchem (HOL)
1,81 m/78 kg
22/09/92 Rollingen (LUX)
1,88 m/70 kg
21/12/82 Gand (BEL)
1,83 m/72 kg
04/11/95 Kendal (GBR)
1,73 m/58 kg
10/04/91 Izegem (BEL)
1,80 m/75 kg
31/05/93 Brescia (ITA)
1,86 m/71 kg
07/01/95 Arta (ESP)
1,77 m/61 kg
30/04/85 Kokkedal (DAN)
1,83 m/69 kg
07/03/83 San Martin (ARG)
1,77 m/68 kg
18/02/85 Pescia (ITA)
1,87 m/74 kg
10/07/93 Cambrai (Nord)
1,79 m/77 kg
21/11/88 Aalter (BEL)
1,86 m/66 kg
U
11/12/85 Plana
Marianskych (RTC) 1,83 m/68 kg
11/07/92 Prague (RTC)
1,79 m/68 kg
07/02/89 Isola della Scala (ITA) 1,77 m/70 kg
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
Puncheur
2014
Quick-Step Floors
12
5
Rouleur
2015
Quick-Step Floors
0
474
Grimpeur
2006
Quick-Step Floors
0
675
Rouleur
2016
Quick-Step Floors
1
238
Rouleur
Rouleur
Puncheur
Sprinteur
Sprinteur
Complet
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Sprinteur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
2012
2007
2003
2017
2015
2012
2005
2018
2013
2016
2016
2006
2006
2006
2013
2009
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
0
0
1
5
7
4
0
0
2
0
2
1
2
0
0
0
1096
134
30
100
70
47
1568
527
76
1039
38
316
217
1727
112
143
Puncheur
2006
Quick-Step Floors
0
53
Puncheur
Sprinteur
2013
2010
Quick-Step Floors
Quick-Step Floors
EVENEPOEL Remco
BEL 25/01/00 Aalst (BEL)
1,71 m/61 kg Polyvalent
2019 Acrog-Pauwels
Sauzen
HONORÉ Mikkel Frølich DAN 21/01/97 Fredericia (DAN)
1,85 m/68 kg Puncheur
2018 Team Waoo
Laurens De Plus (Jumbo-Visma), Fernando Gaviria (UAE Team Emirates), Jhonatan Narváez (Sky),
DÉPARTS
Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe), Niki Terpstra (Direct Énergie)
0
18
1466
3
/
/
1
550
SELLE : Specialized
TIGE DE SELLE : Specialized
CINTRE-POTENCE : Specialized-PRO
CADRES : Specialized S-Works Tarmac/Venge
ROUES : Roval
BOYAUX : Specialized
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
NOUVEAUX
EN 2019
NOM
Mikkel
Honoré
BELGIQUE
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
28,6
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER
Patrick Lefévère (BEL)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Davide Bramati (ITA),
Brian Holm (DAN),
Klaas Lodewyck, Wilfried
Peeters, Tom Steels,
Rik Van Slycke,
Geert Van Bondt (BEL)
> ENTRAÎNEURS
Remko Meeusen (BEL),
Koen Pelgrim (HOL),
Tom Steels (BEL)
UCI WORLD TOUR
DECEUNINCK-QUICK STEP
NOM
28,5
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Jonathan Vaughters (USA)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Juan Manuel Garate
(ESP), Fabrizio Guidi (ITA),
Andreas Klier (ALL),
Tom Souham (GBR),
Ken Vanmarcke (BEL),
Charles Wegelius (GBR)
NAT.
BRESCHEL Matti
BROWN Nathan
CARTHY Hugh
CLARKE Simon
CRADDOCK Lawson
DOCKER Mitchell
DOMBROWSKI Joe
HOWES Alex
LANGEVELD Sebastian
MARTINEZ Daniel Felipe
McLAY Daniel
MODOLO Sacha
OWEN Logan
PHINNEY Taylor
URÁN Rigoberto
VANMARCKE Sep
WOODS Michael
BENNETT Sean
BETTIOL Alberto
CAICEDO Jonathan
HIGUITA Sergio
HOFLAND Moreno
KANGERT Tanel
MORTON Lachlan
VAN DEN BERG Julius
VAN GARDEREN Tejay
VILLALOBOS Luis
WHELAN James
DÉPARTS
DAN
USA
GBR
AUS
USA
AUS
USA
USA
HOL
COL
GBR
ITA
USA
USA
COL
BEL
CAN
USA
ITA
EQU
COL
HOL
EST
AUS
HOL
USA
MEX
AUS
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
31/08/84
07/07/91
09/07/94
18/07/86
20/02/92
02/10/86
12/05/91
01/01/88
17/01/85
25/04/96
03/01/92
19/06/87
25/03/95
27/06/90
26/01/87
28/07/88
12/10/86
31/03/96
29/10/93
28/04/93
01/08/97
31/08/91
11/03/87
01/02/92
23/10/96
12/08/88
26/06/98
11/07/96
1,82m/71kg
1,82m/64kg
1,93 m/69 kg
1,75 m/63 kg
1,78 m/70 kg
1,80 m/75 kg
1,88 m/66 kg
1,80 m/61 kg
1,78 m/68 kg
1,74 m/63 kg
1,87m/78 kg
1,80 m/67 kg
1,80 m/67 kg
1,93 m/82 kg
1,73 m/63 kg
1,90 m/78 kg
1,75 m/63 kg
1,89 m/78 kg
1,80 m/68 kg
1,65 m /65 kg
1,66 m/ 57 kg
1,79 m/69 kg
1,78 m/67 kg
1,80 m/62 kg
1,89 m/78 kg
1,86 m/72 kg
1,80 m/66 kg
1,86 m/65 kg
Faxe (DAN)
Colorado Springs (USA)
Preston (GBR)
Melbourne (AUS)
Houston (USA)
Melbourne (AUS)
Delaware (USA)
Golden (USA)
Leyde (HOL)
Bogota (COL)
Wellington (NZL)
Conegliano (ITA)
Bremerton (USA)
Boulder (USA)
Urrao (COL)
Courtrai (BEL)
Ottawa (CAN)
El Cerrito (USA)
Poggibonsi (ITA)
Carchi (EQU)
Medellin (COL)
Roosendaal (HOL)
Vandra (EST)
Port Macquarie (AUS)
Purmerend (HOL)
Tacoma (USA)
El Refugio (MEX)
Melbourne (AUS)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Puncheur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Puncheur
Rouleur
Grimpeur
Sprinteur
Sprinteur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Puncheur
Puncheur
Rouleur
Puncheur
Grimpeur
Sprinteur
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Complet
Complet
Grimpeur
2005
2010
2013
2005
2011
2006
2010
2007
2004
2015
2015
2010
2015
2009
2006
2009
2013
2016
2014
2016
2016
2010
2008
2011
2015
2010
2017
2018
USA
VICT. UCI
2018 2018
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
EF Education First-Drapac
Hagens Berman-Axeon
BMC Racing
Medellin
Manzana Postobón
Lotto-Soudal
Astana
Dimention Data
SEG Racing Academy
BMC Racing
Aevolo
Drapac EF Cycling
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
1
1
0
0
2
0
1
1
0
0
0
0
1
0
4
3
1
1
Brendan Canty (sans contrat), Julián Cardona (Androni Giocattoli-Sidermec), William Clarke (Trek-Segafredo),
Kim Magnusson (Riwal Readynez), Pierre Rolland (Vital Concept-B&B Hotels), Tom Van Asbroeck (Israel Cycling Academy)
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Cannondale
CADRES : Cannondale SystemSix/SuperSix Evo
ROUES : Vision
BOYAUX : Vittoria
PORTE-BIDON : Tacx
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
EF EDUCATION FIRST PRO CYCLING
NOUVEAUX EN 2019
UCI WORLD TOUR
52 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Michael
Woods
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Cannondale Hollowgram SISL2
385
1056
208
334
668
757
487
2097
732
106
1283
197
0
588
39
64
37
709
1627
376
789
738
278
1683
447
118
673
256
NOUV. EN 2019
NOM
NAT.
ARMIRAIL Bruno
FRA
BONNET William
DELAGE Mickaël
DÉMARE Arnaud
DUCHESNE Antoine
GAUDU David
FRA
FRA
FRA
CAN
FRA
GUARNIERI Jacopo
ITA
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
Léo
Vincent
FRANCE
TAILLE/
POIDS
11/04/94 Bagnères-de-Bigorre
(Hautes-Pyrénées) 1,90 m /71 kg
25/06/82 Saint-Doulchard (Cher) 1,85 m/78 kg
06/08/85 Libourne (Gironde) 1,80 m/70 kg
26/08/91 Beauvais (Oise)
1,81 m/70 kg
12/09/91 Blainville (CAN)
1,88 m/74 kg
10/10/96 Landivisiau (Finistère) 1,72 m/55 kg
Predabissi 1,89 m/78 kg
14/08/87 Vizzolo
(ITA)
01/07/93 Stavanger (NOR)
1,83 m/74 kg
08/12/85 Panavezys (LIT)
1,90 m/75 kg
12/12/84 Pau (Pyrénées-Atl.) 1,81 m/73 kg
27/08/93 Brest (Finistère)
1,80 m/70 kg
22/02/91 Jonköping (SUE)
1,94 m/75 kg
12/07/96 Brest (Finistère)
1,78 m/71 kg
17/09/89 Gleizé (Rhône)
1,78 m/62 kg
30/01/83 Troistorrents (SUI) 1,86 m/73 kg
29/05/90 Lure (Haute-Saône) 1,80 m/63 kg
17/06/90 Graz (AUT)
1,89 m/ 69 kg
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
Complet
2015
Groupama FDJ
0
1312
Sprinteur
Sprinteur
Sprinteur
Rouleur
Grimpeur
2005
2005
2012
2013
2017
Groupama FDJ
Groupama FDJ
Groupama FDJ
Groupama FDJ
Groupama FDJ
0
0
9
1
0
2417
1556
18
721
236
Sprinteur
2009
Groupama FDJ
0
1214
HOELGAARD Daniel
NOR
Puncheur
2012 Groupama FDJ
KONOVALOVAS Ignatas
LIT
Rouleur
2008 Groupama FDJ
LADAGNOUS Matthieu
FRA
Rouleur
2006 Groupama FDJ
LE GAC Olivier
FRA
Rouleur
2014 Groupama FDJ
LUDVIGSSON Tobias
SUE
Rouleur
2011 Groupama FDJ
MADOUAS Valentin
FRA
Complet
2018 Groupama FDJ
MOLARD Rudy
FRA
Complet
2012 Groupama FDJ
MORABITO Steve
SUI
Complet
2006 Groupama FDJ
PINOT Thibaut
FRA
Grimpeur
2010 Groupama FDJ
PREIDLER Georg
AUT
Complet
2010 Groupama FDJ
REICHENBACH
SUI
28/05/89 Martigny (SUI)
1,78 m/64 kg Grimpeur
2010 Groupama FDJ
Sébastien
ROUX Anthony
FRA 18/04/87 Verdun (Meuse)
1,89 m/67 kg
Rouleur
2008 Groupama FDJ
SARREAU Marc
FRA 10/06/93 Vierzon (Cher)
1,82 m/74 kg Sprinteur
2015 Groupama FDJ
SEIGLE Romain
FRA 11/10/94 Vienne (Isère)
1,70 m /63 kg
Puncheur
2018 Groupama FDJ
SINKELDAM Ramon
HOL 09/02/89 Zaandam (HOL)
1,93 m /75 kg
Rouleur
2008 Groupama FDJ
THOMAS Benjamin
FRA 12/09/95 Lavaur (Tarn)
1,79 m /68 kg
Rouleur
2015 Groupama FDJ
VAUGRENARD Benoît
FRA 05/01/82 Vannes (Morbihan) 1,85 m/72 kg Puncheur
2003 FDJ
VINCENT Léo
FRA 06/11/95 Vesoul (Haute-Saône) 1,77 m/62 kg Grimpeur
2017 Groupama FDJ
FRANKINY Kilian
SUI
26/01/94 Reckingen (SUI)
1,88 m/ 68 kg Grimpeur
2017 BMC Racing
KÜNG Stefan
SUI
16/11/93 Wil (SUI)
1,93 m/ 80 kg
Rouleur
2015 BMC Racing
SCOTSON Miles
AUS 18/01/94 Campbeltown (ECO) 1,89 m/ 74 kg
Rouleur
2016 BMC Racing
DÉPARTS Davide Cimolai (Israel Cycling Academy), Jérémy Roy (arrêt), Arthur Vichot (Vital Concept-B&B Hotels)
0
0
0
1
1
1
1
1
5
2
547
819
438
350
566
86
102
537
12
196
0
215
3
5
0
1
0
0
0
1
3
0
108
219
603
407
1314
844
1087
723
159
1130
CINTRE-POTENCE :
Specialized-PRO
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Lapierre
CADRES : Lapierre Aircode/Xelius SL
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
ROUES : Shimano
BOYAUX : Continental
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
28,8
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Marc Madiot (FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Thierry Bricaud,
Martial Gayant,
Frédéric Guesdon,
Sébastien Joly,
Yvon Madiot,
Philippe Mauduit,
Franck Pineau (FRA),
Jussi Veikkanen (FIN)
> DIRECTEUR
PERFORMANCE
Frédéric Grappe (FRA)
> ENTRAÎNEURS
Anthony Bouillod,
David Han,
Julien Pinot (FRA)
UCI WORLD TOUR
GROUPAMA-FDJ
LOTTO-SOUDAL
28,4
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
John Lelangue (BEL)
> MANAGEUR SPORTIF
Marc Sergeant (BEL)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Mario Aerts, Herman
Frison, Bart Leysen,
Kurt Van de Wouwer,
Marc Wauters, Frederik
Willems (BEL)
> ENTRAÎNEURS
Wim Van Hoolst (BEL)
NOUVEAUX EN 2019
NOM
TRANSMISSION : Campagnolo Super Record EPS
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
54 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Adam
Blythe
BELGIQUE
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
AUS
BEL
BEL
BEL
POL
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
BEL
GBR
10/12/85
11/03/94
28/10/91
24/11/93
06/11/86
28/07/92
11/05/81
23/11/88
02/04/97
09/04/86
06/03/84
17/07/95
14/01/83
28/08/92
28/11/90
19/02/85
17/06/97
11/05/89
10/05/91
21/03/96
01/10/89
1,89m/72kg
1,89m/70kg
1,73 m/72 kg
1,78 m/68 kg
1,79 m/68 kg
1,94 m/79 kg
1,86 m/77 kg
1,85 m/70 kg
1,69 m/56 kg
1,89 m/76 kg
1,80 m/65 kg
1,75 m/70 kg
1,80 m/67 kg
1,90 m/72 kg
1,78 m/64 kg
1,84 m/65 kg
1,78 m/ 59 kg
1,84 m/77 kg
1,82 m/65 kg
1,83 m/75 kg
1,75 m/68 kg
Rouleur
Puncheur
Rouleur
Sprinteur
Puncheur
Rouleur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Complet
Complet
Complet
Rouleur
Puncheur
Puncheur
Puncheur
Rouleur
Puncheur
Sprinteur
Sprinteur
NAT.
Louvain (BEL)
Gand (BEL)
Wilrijk (BEL)
Asse (BEL)
Saint-Nicolas (BEL)
Geel (BEL)
Southport (AUS)
Bruges (BEL)
Gand (BEL)
Courtrai (BEL)
Cracovie (POL)
Luxembourg (LUX)
Bastogne (BEL)
Ostende (BEL)
Wilrijk (BEL)
Neerpelt (BEL)
Courtrai (BEL)
Roulers (BEL)
Saint-Trond (BEL)
Turnhout (BEL)
Sheffield (GBR)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
ARMÉE Sander
BENOOT Tiesj
CAMPENAERTS Victor
DE BUYST Jasper
DE GENDT Thomas
FRISON Frederick
HANSEN Adam
KEUKELEIRE Jens
LAMBRECHT Bjorg
MAES Nikolas
MARCZYNSKI Tomasz
MERTZ Rémy
MONFORT Maxime
NAESEN Lawrence
VAN DER SANDE Tosh
VANENDERT Jelle
VANHOUCKE Harm
WALLAYS Jelle
WELLENS Tim
WOUTERS Enzo
BLYTHE Adam
BYRIEL IVERSEN
Rasmus
DEWULF Stan
EWAN Caleb
HAGEN Carl Fredrik
KLUGE Roger
DAN
16/09/97 Marstrup (DAN)
1,90 m/ 80 kg
Puncheur
2019
BEL
AUS
NOR
ALL
20/12/97
11/07/94
26/09/91
05/02/86
1,75 m/ 75 kg
1,65 m/67 kg
1,80 m/65 kg
1,92 m/86 kg
Rouleur
Sprinteur
Rouleur
Sprinteur
2017
2014
2015
2008
THIJSSEN Gerben
BEL
21/06/98 Gand (BEL)
1,74 m/70 kg
Sprinteur
Stavele (BEL)
Sydney (AUS)
Oppegard (NOR)
Eisenhüttenstadt (ALL)
2010
2015
2014
2013
2009
2016
2003
2010
2018
2007
2006
2014
2004
2017
2012
2004
2018
2011
2012
2017
2010
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Lotto-Soudal
Aqua Blue Sport
General Store Bottoli
Zardini
Lotto-Soudal U23
Mitchelton-Scott
Joker Icopar
Mitchelton-Scott
0
1
2
0
2
0
0
1
1
0
0
0
0
0
0
1
0
2
7
0
1
2019
Lotto-Soudal U23
0
(pro au 1/7)
0
1101
0
(pro au 1/7)
VAN GOETHEM Brian
HOL
16/04/91 Sluiskil (HOL)
1,86 m/77 kg
Rouleur
2015
RoompotNederlandse Loterij
VAN MOER Brent
BEL
12/01/88 Beveren (BEL)
1,91 m/77 kg
Rouleur
2017
Lotto-Soudal U23
DÉPARTS
Lars Ytting Bak (Dimension Data), Jens Debusschere (Katusha-Alpecin), André Greipel (Arkéa-Samsic),
Moreno Hofland (EF Education First), James Shaw (sans contrat), Marcel Sieberg (Bahrain-Merida)
CINTRE-POTENCE : Deda
SELLE : Selle Italia
TIGE DE SELLE : Ridley
CADRES : Ridley Noah/Helium
ROUES : Campagnolo
BOYAUX : Vittoria
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : Campagnolo
VICT. UCI
2018 2018
1577
32
173
331
294
341
1558
224
155
741
2280
1910
831
2005
1140
91
1725
303
13
1481
200
0
0
2
4
1
5
465
68
276
1252
979
510
ALBASINI Michael
BAUER Jack
BEWLEY Sam
CHAVES Johan Esteban
DURBRIDGE Luke
EDMONDSON Alexander
HAIG Jack
HAMILTON Lucas
HEPBURN Michael
HOWSON Damien
IMPEY Daryl
JUUL-JENSEN Christopher
MEYER Cameron
MEZGEC Luka
NIEVE Mikel
TRENTIN Matteo
YATES Adam
YATES Simon
AFFINI Edoardo
BOOKWALTER Brent
GRMAY Tsgabu
SCHULTZ Nick
NAT.
SUI
NZL
NZL
COL
AUS
AUS
AUS
AUS
AUS
AUS
AFS
DAN
AUS
SLV
ESP
ITA
GBR
GBR
ITA
USA
ETH
AUS
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
20/12/80
07/04/85
22/07/87
17/01/90
09/04/91
22/12/93
06/09/93
12/02/96
17/08/91
13/08/92
06/12/84
06/07/89
11/01/88
27/06/88
26/05/84
02/08/89
07/08/92
07/08/92
24/06/96
16/02/84
25/08/91
13/09/94
1,72 m/65 kg
1,91 m/77 kg
1,79 m/81 kg
1,64 m/55 kg
1,87 m/78 kg
1,82 m/75 kg
1,90 m/67 kg
NC
1,86 m/76 kg
1,88 m/68 kg
1,83 m/70 kg
1,80 m/72 kg
1,81 m/70 kg
1,83 m/72 kg
1,73 m/62 kg
1,79 m/74 kg
1,73 m/58 kg
1,72 m/59 kg
1,90 m/90 kg
1,80 m/70 kg
1,75 m/63 kg
1,80 m/68 kg
Mendrisio (SUI)
Takaka (NZL)
Rotorua (NZL)
Bogota (COL)
Greenmount (AUS)
Miri (MLS)
Bendigo (AUS)
Ararat (AUS)
Brisbane (AUS)
Adélaïde (AUS)
Johannesburg (AFS)
Waldstein (DAN)
Viveash (AUS)
Kranj (SLV)
Leitza (ESP)
Borgo Valsugana (ITA)
Bury (GBR)
Bury (GBR)
Mantoue (ITA)
Albuquerque (USA)
Mekele (ETH)
Brisbane (AUS)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
Mitchelton-Scott
SEG Racing Academy
BMC Racing
Trek-Segafredo
Caja-Rural
SCOTSON Callum
AUS 10/08/96 Gawler (AUS)
1,84 m/77 kg
Rouleur
2018 MitcheltonBikeExchange
SMITH Dion
NZL 03/03/93 Taupaki (NZL)
1,79 m/67 kg Puncheur
2014 Wanty-Groupe Gobert
STANNARD Robert
AUS 16/09/98 Sydney (AUS)
1,79 m/68 kg
Complet
2017 MitcheltonBikeExchange
Caleb
Ewan
(Lotto-Soudal),
Mathew
Hayman
(arrêt),
Roger
Kluge
(Lotto-Soudal),
Roman
Kreuziger
(Dimension Data),
DÉPARTS Robert Power (Team Sunweb), Svein Tuft (Rally-UHC), Carlos Verona (Movistar)
Puncheur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Rouleur
Grimpeur
Complet
Rouleur
Rouleur
Puncheur
Polyvalent
Complet
Sprinteur
Grimpeur
Sprinteur
Complet
Complet
Rouleur
Complet
Grimpeur
Puncheur
2003
2010
2009
2011
2010
2016
2016
2018
2010
2011
2008
2008
2009
2010
2008
2012
2014
2014
2017
2005
2012
2016
VICT. UCI
2018 2018
2
0
0
3
0
1
1
0
0
0
4
1
2
0
1
2
2
8
0
0
1
0
237
858
2993
284
801
691
204
729
1689
345
34
375
369
540
218
73
45
2
329
318
483
562
0
1091
0
233
1
253
SELLE : Syncros
TIGE DE SELLE : Syncros
CINTRE-POTENCE : Syncros
CADRES : Scott Foil/Addict RC
ROUES : Shimano
BOYAUX : Pirelli
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
NOUVEAUX EN 2019
NOM
Alexander
Edmondson
AUSTRALIE
PORTE-BIDON : Syncros
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
28,3
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Shayne Bannan (AUS)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Vittorio Algeri (ITA), Gene
Bates (AUS), Julian Dean
(NZL), Mathew Hayman
(AUS), Laurenzo Lapage
(BEL), David McPartland,
Matthew White,
Matt Wilson (AUS)
UCI WORLD TOUR
MITCHELTON-SCOTT
MOVISTAR TEAM
NOM
30
MOYENNE D'ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Eusebio Unzué (ESP)
> DIRECTEURS SPORTIFS
José Vicente Garcia
Acosta, José Luis Arrieta,
José Luis Jaimerena,
Pablo Lastras (ESP),
Maximilian Sciandri
(GBR)
> RESPONSABLE
ENTRAÎNEMENT
Mikel Zabala (ESP)
NOUVEAUX EN 2019
ANDREY AMADOR
ANACONA Winner
ARCAS Jorge
BARBERO Carlos
BENNATI Daniele
BETANCUR Carlos Alberto
CARAPAZ Richard
CARRETERO Hector
CASTRILLO Jaime
ERVITI Imanol
FERNÁNDEZ Rubén
LANDA Mikel
TRANSMISSION : Campagnolo Super Record EPS
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
56 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Jasha
Sütterlin
NAT.
CRI
COL
ESP
ESP
ITA
COL
EQU
ESP
ESP
ESP
ESP
ESP
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
ESPAGNE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
29/08/86
11/08/88
08/07/92
29/04/91
24/09/80
13/10/89
29/05/93
28/05/95
13/03/96
15/11/83
01/03/91
13/12/89
San José (CRI)
1,81m/74kg
Complet
2009 Movistar
1
282
Bogota (COL)
1,79m/65kg
Grimpeur
2012 Movistar
0
1391
Sabinanigo (ESP)
1,87 m/68 kg
Complet
2016 Movistar
0
1413
Burgos (ESP)
1,77 m/66 kg Sprinteur
2012 Movistar
3
132
Arezzo (ITA)
1,84 m/75 kg
Rouleur
2002 Movistar
0
1444
Bolivar Antioquia (COL) 1,67 m/60 kg Puncheur
2011 Movistar
0
417
El Carmelo (EQU)
1,70 m/62 kg Grimpeur
2016 Movistar
3
54
Albacete (ESP)
1,83 m/67 kg
Complet
2017 Movistar
0
2342
Jaca (ESP)
1’86 m /66 kg
Rouleur
2018 Movistar
0
927
Pampelune (ESP)
1,83 m/70 kg
Rouleur
2005 Movistar
0
1420
Murcie (ESP)
1,76 m/61 kg Grimpeur
2013 Movistar
0
387
Murguia (ESP)
1,72 m/60 kg Grimpeur
2010 Movistar
1
55
Vilarinho
do
Bairro
OLIVEIRA Nélson
POR 06/03/89 (POR)
1,80 m/66 kg
Rouleur
2009 Movistar
0
352
PEDRERO Antonio
ESP 23/10/91 Terrassa (EP)
1,77 m/60 kg Grimpeur
2015 Movistar
0
678
QUINTANA Nairo
COL 04/02/90 Cómbita (COL)
1,67 m/59 kg Grimpeur
2010 Movistar
2
25
ROJAS José Joaquín
ESP 08/06/85 Cieza (ESP)
1,78 m/69 kg Sprinteur
2006 Movistar
0
389
SEPULVEDA Eduardo
ARG 13/06/91 Rawson Chubut (ARG) 1,74 m/62 kg
Complet
2013 Movistar
0
1112
SOLER Marc
ESP 22/11/93 Vilanova I la Geltrú (ESP) 1,86 m/68 kg
Complet
2015 Movistar
1
61
Fribourg-en-Brisgau
SÜTTERLIN Jasha
ALL
04/11/92 (ALL)
1,84 m/77 kg
Rouleur
2011 Movistar
0
506
VALLS Rafael
ESP 25/06/87 Cocentaina (ESP)
1,79 m/64 kg Grimpeur
2009 Lotto-Soudal
0
1827
VALVERDE Alejandro
ESP 25/04/80 Las Lumbreras (ESP) 1,78 m/61 kg
Complet
2002 Movistar
17
1
MAS Lluís
ESP 15/10/89 Ses Salines (ESP) 1,81 m/69 kg
Complet
2009 Caja Rural
0
1238
PRADES Eduard
ESP 09/08/87 Tarragone (ESP)
1,78 m/63 kg Puncheur
2009 Euskadi Basque
2
62
ROELANDTS Jürgen
BEL 02/07/85 Asse (BEL)
1,84 m/76 kg
Rouleur
2008 BMC Racing
2
176
Lorenzo de
VERONA Carlos
ESP 04/11/92 S.
1,86 m/68 kg Puncheur
2011 Mitchelton-Scott
0
246
El Escorial (ESP)
DÉPARTS Nuno Bico (Burgos-BH), Victor de la Parte (CCC Team), Dayer Quintana (Neri Sottoli-Selle Italia-KTM), Jaime Rosón (sans contrat)
CINTRE-POTENCE : Canyon
SELLE : Fi’zi:k
TIGE DE SELLE : Canyon
CADRES : Canyon Aeroad/Ultimate CF SLX
ROUES : Campagnolo
BOYAUX : Continental
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : Campagnolo
NOM
BOASSON HAGEN Edvald
CAVENDISH Mark
CUMMINGS Stephen
DAVIES Scott
DLAMINI Nicholas
EISEL Bernhard
GEBREIGZABHIER
Amanuel
GIBBONS Ryan
JANSE VAN
RENSBURG Jacques
JANSE VAN
RENSBURG Reinardt
O’CONNOR Ben
RENSHAW Mark
SLAGTER Tom-Jelte
THOMSON Jay Robert
VENTER Jacobus
VERMOTE Julien
BAK Lars Ytting
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
NOR
GBR
GBR
GBR
AFS
AUT
17/05/87
21/05/85
19/03/81
05/08/95
12/08/95
17/02/81
Lillehammer (NOR)
Douglas (GBR)
Wirral (GBR)
Carmarthen (GBR)
Le Cap (AFS)
Voitsberg (AUT)
1,81 m/74 kg
1,75 m/70 kg
1,90 m/75 kg
1,84 m/66 kg
1,76 m/65 kg
1,83 m/78 kg
Sprinteur
Sprinteur
Complet
Complet
Polyvalent
Rouleur
2006
2005
2005
2018
2018
2001
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
2
1
0
0
0
0
77
764
724
1014
2258
2985
ERY
17/08/94 Addis Adeba (ETH)
1,85 m/74 kg
Puncheur
2016
Dimension Data
1
147
AFS
13/08/94 Johannesburg (AFS) 1,81 m/70 kg
Sprinteur
2016
Dimension Data
0
1143
AFS
06/09/87 Springs (AFS)
1,75 m/63 kg
Grimpeur
2008
Dimension Data
0
920
AFS
03/02/89 Virginia (AFS)
1,81 m/72 kg
Sprinteur
2010
Dimension Data
0
593
AUS
AUS
HOL
AFS
AFS
BEL
DAN
25/11/95
22/10/82
01/07/89
12/04/86
13/02/87
26/07/89
16/01/80
1,88 m/66 kg
1,79 m/72 kg
1,69 m/58 kg
1,85 m/75 kg
1,89 m/70 kg
1,79 m/71 kg
1,90 m/76 kg
Complet
Sprinteur
Puncheur
Polyvalent
Polyvalent
Rouleur
Rouleur
2015
2004
2011
2007
2006
2011
2002
1
0
0
0
0
0
0
365
2557
157
1850
2395
459
741
0
564
0
0
2
1
0
2
0
84
50
172
138
497
19
576
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Dimension Data
Lotto-Soudal
Dimension
DE BOD Stefan
AFS
17/11/96 Worcester (AFS)
1,85 m/71 kg
Rouleur
2016 Qhubeka DataGASPAROTTO Enrico
ITA
22/03/82 Sacile (ITA)
1,74 m/65 kg Puncheur
2005 Bahrain-Merida
KREUZIGER Roman
RTC
06/05/86 Moravska Trebova (RTC) 1,83 m/65 kg
Complet
2006 Mitchelton-Scott
MÄDER Gino
SUI
04/01/97 Bern (SUI)
1,82 m/61 kg Grimpeur
2019 IAM Excelsior
NIZZOLO Giacomo
ITA
30/01/89 Milan (ITA)
1,84 m/72 kg Sprinteur
2011 Trek-Segafredo
TILLER Rasmus
NOR
28/07/96 Trondheim (NOR)
1,74 m/71 kg Puncheur
2017 Joker Icopal
VALGREN Michael
DAN
07/02/92 Osterild (DAN)
1,79 m/71 kg Puncheur
2011 Astana
WYSS Danilo
SUI
26/08/85 Pompaples (SUI)
1,76 m/75 kg
Rouleur
2007 BMC Racing
Igor Antón (retraite), Natnael Berhane (Cofidis), Mekseb Debesay (sans contrat), Nick Dougall (sans contrat),
DÉPARTS Merhawi Kudus (Astana), Lachlan Morton (EF Education First), Serge Pauwels (CCC Team), Scott Thwaites (sans contrat),
Johann van Zyl (The 303 Project)
Perth (AUS)
Bathurst (AUS)
Groningen (HOL)
Krugersdorp (AFS)
Stellenbosch (AFS)
Courtrai (BEL)
Silkeborg (DAN)
SELLE : Selle Italia
TIGE DE SELLE : BMC
CINTRE-POTENCE : BMC
CADRES : BMC Timemachine/Teammachine
ROUES : Enve
BOYAUX : Vittoria
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
NOUVEAUX EN 2019
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
NAT.
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Rotor
Ben
O’Connor
AFRIQUE DU SUD
30,2
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER
Douglas Ryder (AFS)
> DIRECTEUR
PERFORMANCE
Rolf Aldag (ALL)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Bingen Fernandez (ESP),
Jean-Pierre Heynderickx,
Henrik Redant (BEL),
Alex Sans Vega (ESP),
Gino Van Oudenhove
(BEL)
UCI WORLD TOUR
TEAM DIMENSION DATA
NOM
28
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER
Richard Plugge (HOL)
> MANAGER GÉNÉRAL
Justin Goetzee (HOL)
> MANAGER SPORTIF
Nico Verhoeven (HOL)
> DIRECTEUR
PERFORMANCE
Mathieu Heijboer (HOL)
NAT.
BENNETT George
BOUWMAN Koen
DE TIER Floris
EENKHOORN Pascal
GESINK Robert
GROENEWEGEN Dylan
JANSEN Amund Grondahl
KRUIJSWIJK Steven
KUSS Sepp
LEEZER Tom
LINDEMAN Bert-Jan
MARTENS Paul
OLIVIER Daan
POWLESS Neilson
ROGLIC Primoz
ROOSEN Timo
TOLHOEK Antwan
VAN EMDEN Jos
VAN POPPEL Danny
WYNANTS Maarten
DE PLUS Laurens
HOFSTEDE Lennard
MARTIN Tony
TEUNISSEN Mike
NZL
HOL
BEL
HOL
HOL
HOL
NOR
HOL
USA
HOL
HOL
ALL
HOL
USA
SLV
HOL
HOL
HOL
HOL
BEL
BEL
HOL
ALL
HOL
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
07/04/90
02/12/93
20/01/92
08/02/97
31/05/86
21/06/93
11/02/94
07/06/87
13/09/94
26/12/85
16/06/89
26/10/83
24/11/92
03/09/96
29/10/89
11/01/93
29/04/94
18/02/85
26/07/93
13/05/82
04/09/95
29/12/94
23/04/85
25/08/92
1,80m/58kg
1,78m/60kg
1,72 m/59 kg
1,85 m/70 kg
1,89 m/70 kg
1,77 m/70 kg
1,87 m/83 kg
1,78 m/66 kg
1,80 m/64 kg
1,85 m/76 kg
1,80 m/69 kg
1,78 m/69 kg
1,88 m/64 kg
1,83 m/67 kg
1,76 m/62 kg
1,94 m/75 kg
1,78 m/61 kg
1,86 m/76 kg
1,83 m/80 kg
1,90 m/76 kg
1,89 m/67 kg
1,86 m/73 kg
1,85 m/75 kg
1,84 m/73 kg
Nelson (NZL)
Ulft (HOL)
Gavere (BEL)
Genemuiden (HOL)
Varsseveld (HOL)
Amsterdam (HOL)
Oslo (NOR)
Nuenen (HOL)
Durango (USA)
La Haye (HOL)
Emmen (HOL)
Rostock (ALL)
Oegstgeest (HOL)
Roseville (USA)
Trbovlje (SLV)
Tilburg (HOL)
Yerseke (HOL)
Schiedam (HOL)
Moergestel (HOL)
Hasselt (BEL)
Alost (BEL)
Poeldijk (HOL)
Cottbus (ALL)
Ysselsteyn (HOL)
PAYS-BAS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto-NL Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Lotto NL-Jumbo
Quick-Step Floors
Team Sunweb
Katusha-Alpecin
Team Sunweb
Vérandas
WillemsVAN AERT Wout
BEL 15/09/94 Herentals (BEL)
1,87 m/70 kg Polyvalent
2013 Crelan et Cibel-Cebon
VAN DER HOORN Taco
HOL 04/12/93 Rotterdam (HOL)
1,87 m/75 kg Sprinteur
2015 RoompotNederlandse Loterij
VINGEGAARD Jonas
DAN 10/12/96 Hillerslev (DAN)
1,77 m/61 kg Polyvalent
2016 ColoQuick
Battaglin (Katusha-Alpecin), Lars Boom (Roompot-Charles), Stef Clement (arrêt), Bram Tankink (arrêt),
DÉPARTS Enrico
Gijs Van Hoecke (CCC Team), Robert Wagner (Arkéa-Samsic)
Grimpeur
Grimpeur
Puncheur
Rouleur
Grimpeur
Sprinteur
Sprinteur
Complet
Grimpeur
Rouleur
Polyvalent
Polyvalent
Complet
Complet
Complet
Puncheur
Grimpeur
Rouleur
Sprinteur
Polyvalent
Complet
Polyvalent
Rouleur
Rouleur
2011
2013
2015
2018
2005
2015
2017
2010
2016
2008
2010
2006
2011
2018
2012
2014
2015
2005
2012
2005
2016
2013
2006
2013
VICT. UCI
2018 2018
0
0
0
2
0
14
0
0
4
0
0
0
0
0
8
0
0
0
3
0
0
0
1
0
49
499
534
601
152
51
288
27
265
1696
2094
891
1661
498
11
81
171
396
79
879
558
337
156
2
69
2
128
0
789
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
SELLE : Fi’zi:k
TIGE DE SELLE : Bianchi
CADRES : Bianchi Oltre XR4/Specialissima
ROUES : Shimano
BOYAUX : Vittoria
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
TEAM JUMBO-VISMA
NOUVEAUX EN 2019
UCI WORLD TOUR
58 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Robert
Gesink
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
NAT.
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
30/10/95
07/02/91
13/02/96
03/10/88
10/04/95
13/02/89
12/03/89
01/04/91
22/08/85
11/05/88
1,84 m/78 kg
1,85 m/70 kg
1,83m/ 64 kg
1,82 m/75 kg
1,67 m/52 kg
1,84 m/71 kg
1,78 m/71 kg
1,78m/72 kg
1,97 m/81 kg
1,88 m/82 kg
Sprinteur
Grimpeur
Grimpeur
Rouleur
Grimpeur
Complet
Puncheur
Sprinteur
Rouleur
Sprinteur
2014
2013
2018
2011
2018
2012
2010
2010
2008
2007
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
0
0
0
0
0
0
1
0
0
2
910
1448
505
994
742
313
93
1264
950
315
1,84 m/72 kg
Grimpeur
2011
Katusha-Alpecin
0
681
BIERMANS Jenthe
BOSWELL Ian
CRAS Steff
DOWSETT Alex
FABBRO Matteo
GONÇALVES José
HAAS Nathan
HALLER Marco
HOLLENSTEIN Reto
KITTEL Marcel
BEL
USA
BEL
GBR
ITA
POR
AUS
AUT
SUI
ALL
KOCHETKOV Pavel
RUS
Geel (BEL)
Bend (USA)
Geel (BEL)
Maldon (GBR)
Udine (ITA)
Rodriz (POR)
Brisbane (AUS)
St Veit/Glan (AUT)
Frauenfeld (SUI)
Arnstadt (ALL)
07/03/86 Kamensk-Ouralski
(RUS)
KUZNETSOV
Viacheslav
POLITT Nils
SMIT Willie
SPILAK Simon
WÜRTZ SCHMIDT
Mads
ZABEL Rick
RUS
24/06/89 Tolyatti (RUS)
1,84 m/70 kg
Polyvalent
2010
Katusha-Alpecin
0
394
ALL
AFS
SLV
06/03/94 Cologne (ALL)
29/12/92 Lydenburg (AFS)
23/06/86 Tisina (SLV)
1,92 m/80 kg
1,80 m/72 kg
1,76 m/68 kg
Rouleur
Polyvalent
Complet
2013
2014
2005
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
Katusha-Alpecin
1
0
0
140
1319
222
DAN
31/03/94 Randers (DAN)
1,76 m/72 kg
Rouleur
2013
Katusha-Alpecin
0
638
ALL
07/12/93 Unna (ALL)
1,84 m/72 kg Sprinteur
2012 Katusha-Alpecin
0
801
Naberezhnye
Chelny
ZAKARIN Ilnur
RUS 15/09/89 (RUS)
1,87 m/67 kg
Complet
2012 Katusha-Alpecin
0
146
BATTAGLIN Enrico
ITA
17/11/89 Marostica (ITA)
1,74 m/66 kg Puncheur
2012 Lotto NL-Jumbo
1
245
DEBUSSCHERE Jens
BEL 28/08/89 Roeselare (BEL)
1,83 m/78 kg Sprinteur
2011 Lotto-Soudal
1
90
GUERREIRO Ruben
POR 06/07/94 Montijo (POR)
1,78 m/64 kg
Complet
2015 Trek-Segaredo
0
99
NAVARRO Daniel
ESP 18/07/83 Salamanca (ESP)
1,74 m/64 kg Grimpeur
2005 Cofidis
0
244
STRAKHOV Dmitry
RUS 17/05/95 Vyborg (RUS)
1,85 m/70 kg Polyvalent
2016 Lokosphinx
3
167
TANFIELD Harry
GBR 17/11/94 Great Ayton (GBR) 1,90 m/80 kg
Rouleur
2015 Canyon Eisberg
1
658
Maxim Belkov (sans contrat), Robert Kiserlovski (arrêt), Maurits Lammertink (Roompot-Charles), Tiago Machado (Sporting-Tavira),
DÉPARTS Tony Martin (Team Jumbo-Visma), Marco Mathis (Cofidis), Baptiste Planckaert (WB-Aqua Protect),
Jhonatan Restrepo (Manzana-Postobón)
SELLE : Selle Italia
TIGE DE SELLE : Canyon
CINTRE-POTENCE : Canyon
CADRES : Canyon Aeroad/Ultimate CF SLX
ROUES : Zipp
BOYAUX : Continental
TRANSMISSION : SRAM Red eTap
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : SRAM Red
28,4
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER
José Azevedo (POR)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Claudio Cozzi (ITA),
Dirk Demol (BEL),
Xavier Florencio (ESP),
Dmitry Konyshev,
Gennady Mikhaylov (RUS)
> DIRECTEUR
PERFORMANCE
Erik Zabel (ALL)
> ENTRAÎNEURS
Evgeny Popov (RUS),
Kevin Poulton (AUS),
Giuseppe Toni (ITA)
Vélo de la saison 2018. Les versions 2019 n’ont pas
été officiellement présentées avant le bouclage de ce numéro.
NOUVEAUX EN 2019
NOM
SUISSE
UCI WORLD TOUR
TEAM KATUSHA-ALPECIN
Alex
Dowsett
TEAM SKY
NOM
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Dave Brailsford (GBR)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Dario Cioni (ITA), Servais
Knaven (HOL), Brett
Lancaster (AUS), Nicolas
Portal (FRA), Gabriel
Rash (ALL), Xabier Zandio
(ESP)
> DIRECTEUR
PERFORMANCE
Rod Ellingworth (GBR)
> ENTRAÎNEURS
Xavier Artetxe (ESP),
Tim Kerrison (AUS),
Conor Taylor (GBR)
NOUVEAUX EN 2019
28,2
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
60 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Kristoffer
Halvorsen
NAT.
BASSO Leonardo
ITA
BERNAL Egan
CASTROVIEJO Jonathan
DE LA CRUZ David
DOULL Owain
ELISSONDE Kenny
FROOME Christopher
GEOGHEGAN HART Tao
GOLAS Michal
HALVORSEN Kristoffer
HENAO Sebastián
KIRYIENKA Vasil
KNEES Christian
KWIATKOWSKI Michal
LAWLESS Christopher
MOSCON Gianni
POELS Wouter
PUCCIO Salvatore
ROSA Diego
ROWE Luke
SIVAKOV Pavel
STANNARD Ian
THOMAS Geraint
VAN BAARLE Dylan
DUNBAR Edward
GANNA Filippo
NARVAEZ Jhonatan
COL
ESP
ESP
GBR
FRA
GBR
GBR
POL
NOR
COL
BLR
ALL
POL
GBR
ITA
HOL
ITA
ITA
GBR
RUS
GBR
GBR
HOL
IRL
ITA
EQU
GRANDE-BRETAGNE
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Veneto
25/12/93 Castelfranco
(ITA)
13/01/97 Zipaquira (COL)
27/04/87 Guecho (ESP)
06/05/89 Sabadell (ESP)
02/05/93 Cardiff (GBR)
22/07/91 Longjumeau (Essonne)
20/05/85 Nairobi (KEN)
30/03/95 Londres (GBR)
29/04/84 Torun (POL)
13/04/96 Kristiansand (NOR)
05/08/93 Rionegro (COL)
28/06/81 Retchitsa (BLR)
05/03/81 Cologne (ALL)
02/06/90 Chelmza (POL)
04/11/95 Wigan (GBR)
20/04/94 Trente (ITA)
01/10/87 Venray (HOL)
31/08/89 Menfi (ITA)
27/03/89 Corneliano d’Alba (ITA)
10/03/90 Cardiff (GBR)
11/07/97 San Dona di Pavé (ITA)
25/05/87 Chelmsford (GBR)
25/05/86 Cardiff (GBR)
21/05/92 Voorburg (HOL)
01/09/96 Banteer (IRL)
25/07/96 Verbania (ITA)
04/03/97 El Playon de SF (EQU)
1,78m/63kg
Complet
2018
1,74m/60kg
1,71 m/63 kg
1,82 m/66 kg
1,81 m/73 kg
1,59 m/52 kg
1,86 m/69 kg
1,81 m/61 kg
1,80 m/65 kg
1,76 m/68 kg
1,71 m/57 kg
1,82 m/70 kg
1,94 m/81 kg
1,76 m/68 kg
1,81 m/72 kg
1,80 m/69 kg
1,83 m/66 kg
1,82 m/68 kg
1,78 m/65 kg
1,83 m/72 kg
1,80 m/72 kg
1,89 m/83 kg
1,83 m/70 kg
1,87 m/77 kg
1,70 m/56 kg
1,95 m/75 kg
1,73 m/65 kg
Grimpeur
Rouleur
Puncheur
Rouleur
Grimpeur
Complet
Complet
Complet
Sprinter
Grimpeur
Rouleur
Rouleur
Puncheur
Complet
Puncheur
Grimpeur
Complet
Complet
Rouleur
Complet
Rouleur
Complet
Rouleur
Complet
Rouleur
Puncheur
2016
2008
2010
2014
2012
2007
2014
2007
2016
2012
2004
2004
2010
2015
2016
2006
2012
2013
2012
2018
2008
2007
2011
2018
2017
2018
Team Sky
VICT. UCI
2018 2018
0
301
Team Sky
6
33
Team Sky
2
195
Team Sky
2
145
Team Sky
0
409
Team Sky
0
585
Team Sky
3
15
Team Sky
0
272
Team Sky
0
1148
Team Sky
0
467
Team Sky
0
609
Team Sky
0
296
Team Sky
0
2143
Team Sky
9
17
Team Sky
1
424
Team Sky
5
36
Team Sky
3
139
Team Sky
0
1576
Team Sky
1
419
Team Sky
0
1239
Team Sky
0
415
Team Sky
1
1582
Team Sky
6
6
Team Sky
1
198
Aqua Blue Sport
0
257
UAE Team Emirates
0
610
Quick-Step Floors
1
226
Androni
GiocatolliSOSA Iván Ramiro
COL 31/10/97 Fusagasuga (COL) 1,67 m/52 kg Grimpeur
2017 Sidermerc
10
121
SWIFT Ben
GBR 05/11/87 Rotherham (GBR)
1,79 m/69 kg Sprinteur
2009 UAE Team Emirates
0
1676
Philip
Deignan
(arrêt),
Jonathan
Dibben
(sans
contrat),
Sergio
Henao
(UAE
Team
Emirates),
Benat
Intxausti
(Euskadi-Murias),
DÉPARTS David López (arrêt), Wisniowski Lukasz (CCC Team)
SELLE : Fi’zi:k
TIGE DE SELLE : Pinarello
CINTRE-POTENCE : Pinarello
CADRE : Pinarello Dogma F10
ROUES : Shimano
BOYAUX : Continental
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
ARNDT Nikias
CURVERS Roy
DUMOULIN Tom
FRÖHLINGER Johannes
HAGA Chad
HAMILTON Chris
HINDLEY Jai
KÄMNA Lennard
KELDERMAN Wilco
KRAGH ANDERSEN
Søren
MATTHEWS Michael
OOMEN Sam
STORER Michael
TUSVELD Martijn
VERVAEKE Louis
WALSCHEID Max
KRAGH ANDERSEN
Asbjørn
BAKELANTS Jan
BOL Cees
HIRSCHI Marc
KANTER Max
NIEUWENHUIS Joris
PEDERSEN Casper
POWER Robert
ALL
HOL
HOL
ALL
USA
AUS
AUS
ALL
HOL
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
18/11/91
27/12/79
11/11/90
09/06/85
26/08/88
18/05/95
05/05/96
09/09/96
25/03/91
1,88 m/77 kg
1,88 m/73 kg
1,85 m/69 kg
1,73 m/62 kg
1,91 m/72 kg
1,80 m/70 kg
1,83 m/70 kg
1,81 m/65 kg
1,85 m/65 kg
Buchholz (ALL)
Haelen (HOL)
Maastricht (HOL)
Gerolstein (ALL)
McKinney (USA)
Bendingo (AUS)
Perth (AUS)
Fredenbeck (ALL)
Amersfoort (HOL)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Rouleur
Rouleur
Complet
Grimpeur
Rouleur
Grimpeur
Grimpeur
Complet
Complet
2010
2008
2011
2007
2012
2014
2018
2015
2010
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
VICT. UCI
2018 2018
0
0
2
0
0
0
0
0
0
300
2160
8
904
1493
622
824
1790
78
DAN
10/08/94 Strib (DAN)
1,78 m/73 kg
Complet
2013
Team Sunweb
2
124
AUS
HOL
AUS
HOL
BEL
ALL
26/09/90
15/08/95
28/02/97
09/09/93
06/10/93
13/06/93
1,80 m/70 kg
1,77 m/65 kg
1,77 m/68 kg
1,87 m/70 kg
1,80 m/65 kg
1,99 m/89 kg
Complet
Grimpeur
Complet
Rouleur
Grimpeur
Sprinteur
2010
2014
2018
2012
2014
2012
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
Team Sunweb
4
0
0
0
0
2
10
89
545
1158
1370
191
1,82 m/72 kg
Rouleur
2012
Team Waoo
0
Canberra (AUS)
Tilburg (HOL)
Perth (AUS)
Utrecht (HOL)
Renaix (BEL)
Neuwied (ALL)
DAN
09/04/92 Strib (DAN)
BEL
HOL
SUI
ALL
HOL
DAN
AUS
14/02/86
27/07/95
24/08/98
22/10/97
11/02/96
15/03/96
11/05/95
Oudenaarde (BEL) 1,77 m/67 kg Puncheur
2008 AG2R La Mondiale
0
Zaandam (HOL)
1,94 m/83 kg Sprinteur
2014 SEG Racing Academy
0
Bern (SUI)
1,74 m/61 kg Puncheur
2018 Sunweb Development
0
Cottbus (ALL)
1,83 m/73 kg Sprinteur
2016 Sunweb Development
0
Doetinchem (HOL) 1,85 m/71 kg Polyvalent
2018 Sunweb Development
0
Copenhague (DAN) 1,84 m/74 kg Sprinteur
2015 Aqua Blue Sport
0
Perth (AUS)
1,84 m/68 kg Grimpeur
2016 Mitchelton-Scott
2
ROCHE Nicolas
IRL
03/07/84 Conflans-SainteComplet
2005 BMC Racing
0
Honorine (Yvelines) 1,78 m/70 kg
Phil
Bauhaus
(Bahrain-Merida),
Simon
Geschke
(CCC
Team),
Lennard
Hofstede
(Team
Jumbo-Wisma),
Tom
Stamsnijder
(arrêt),
DÉPARTS Laurens ten Dam (CCC Team), Mike Teunissen (Team Jumbo-Wisma), Edward Theuns (Trek-Segafredo)
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Cervélo
CINTRE-POTENCE : Cervélo-PRO
CADRES : Cervélo R5/S5
ROUES : Shimano
BOYAUX : Continental
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
Max
Walscheid
PAYS-BAS
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
590
526
162
114
229
1558
630
150
26,8
MOYENNE D’ÂGE
261
> MANAGER GÉNÉRAL
Iwan Spekenbrink (HOL)
> MANAGER SPORTIF
Rudi Kemna (HOL)
> RESPONSABLE
PERFORMANCE
Jorn Knops (HOL)
> MANAGER
PÔLE SCIENCE
Narelle Neumann (AUS)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Sebastian Deckert (ALL),
Koen De Haan, Michiel
Elijzen, Marc Reef (HOL),
Luke Roberts, Brian
Stephens (AUS),
Arthur Van Dongen,
Aike Visbeek (HOL)
>ENTRAÎNEURS
Hendrik Werner (ALL),
Matt Winston (GBR)
UCI WORLD TOUR
TEAM SUNWEB
TREK-SEGAFREDO
29,3
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Luca Guercilena (ITA)
> DIRECTEUR
PERFORMANCE
Josu Larrazabal (ESP)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Kim Andersen (DAN),
Adriano Baffi, Giorgia
Bronzini (ITA),
Steven de Jongh (HOL),
Luc Meersman (BEL),
Yaroslav Popovych (UKR),
Grégory Rast (SUI),
Ina-Yoko Teutenberg (ALL)
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
ÉTATS-UNIS
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
1,80m/69kg
1,76m/60kg
1,70 m/57 kg
1,84 m/68 kg
1,81 m/70 kg
1,80 m/77 kg
1,83 m/60 kg
1,75 m/68 kg
1,84 m/82 kg
1,86 m/70 kg
1,82 m/73 kg
1,81 m/64 kg
1,89 m/77 kg
1,73 m/61 kg
1,79 m/70 kg
Polyvalent
Grimpeur
Puncheur
Grimpeur
Polyvalent
Sprinteur
Complet
Puncheur
Sprinteur
Complet
Rouleur
Grimpeur
Rouleur
Polyvalent
Rouleur
2005
2016
2010
2018
2001
2008
2016
2009
2013
2012
2004
2007
2016
2012
2014
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
Trek-Segafredo
0
0
0
0
0
3
0
0
0
0
0
2
2
1
4
161
564
193
1012
4354
46
578
377
2066
374
3204
31
735
501
66
1,80 m/63 kg
Complet
2014
Trek-Segafredo
0
1309
1,78 m/70 kg
1,80 m/63 kg
1,86 m/78 kg
1,76 m/58 kg
Puncheur
Grimpeur
Puncheur
Grimpeur
2011
2010
2012
2016
BEPPU Fumiyuki
BERNARD Julien
BRAMBILLA Gianluca
CONCI Nicola
DE KORT Koen
DEGENKOLB John
EG Niklas
FELLINE Fabio
FRAME Alex
GOGL Michael
IRIZAR Markel
MOLLEMA Bauke
MULLEN Ryan
PANTANO Jarlinson
PEDERSEN Mads
JAP
FRA
ITA
ITA
HOL
ALL
DAN
ITA
NZL
AUT
ESP
HOL
IRL
COL
DAN
10/04/83
17/03/92
22/08/87
05/01/97
08/09/82
07/01/89
06/01/95
29/03/90
18/06/93
04/11/93
05/02/80
26/11/86
07/08/94
19/11/88
18/12/95
REIJNEN Kiel
USA
01/06/86
SKUJINS Toms
STETINA Peter
STUYVEN Jasper
CICCONE Giulio
LET
USA
BEL
ITA
15/06/91
08/08/87
17/04/92
20/12/94
Chigasaki (JAP)
Nevers (Nièvre)
Bellano (ITA)
Trente (ITA)
Gouda (HOL)
Gera (ALL)
Kibæk (DAN)
Turin (ITA)
Christchurch (NZL)
Gmunden (AUT)
Onati (ESP)
Groningue (HOL)
Birkenhead (IRL)
Cali (COL)
Holbaek (DAN)
Bainbridge Island
(USA)
Sigulda (LET)
Boulder (USA)
Louvain (BEL)
Chieti (ITA)
Campbell Town
(AUS)
Milan (ITA)
Launceston (AUS)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
Trek-Segafredo
4
95
Trek-Segafredo
0
854
Trek-Segafredo
3
16
Bardiani CSF
0
211
Education
CLARKE William
AUS 11/04/85
1,92 m/81 kg
Rouleur
2009 EF
0
2375
First-Drapac
MOSCHETTI Matteo
ITA
14/08/96
1,79 m/73 kg Sprinteur
2018 Polartec-Kometa
2
401
PORTE Richie
AUS 30/01/85
1,72 m/62 kg
Complet
2008 BMC Racing
2
35
WB-VeranclassicKIRSCH Alex
LUX 12/06/92 Luxembourg (LUX) 1,94 m/75 kg Sprinteur
2012 Aqua Protect
0
344
THEUNS Edward
BEL 30/04/91 Gent (BEL)
1,83 m/72 kg Sprinteur
2014 Team Sunweb
0
351
Eugenio Alafaci (EvoPro Racing), Matthias Brändle (Israel Cycling Academy), Gregory Daniel (DCBank Pro Cycling Team),
DÉPARTS Laurent Didier (arrêt), Tsgabu Grmay (Mitchelton-Scott), Ruben Guerreiro (Katusha-Alpecin), Giacomo Nizzolo (Dimension Data),
Grégory Rast (arrêt)
CINTRE-POTENCE : Bontrager
SELLE : Bontrager
TIGE DE SELLE : Bontrager
CADRES : Trek Madone/Emonda/Domane
ROUES : Bontrager
BOYAUX : Vittoria
PORTE-BIDON : Bontrager
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
Vélo de la saison 2018. Les versions 2019 n’ont pas été officiellement
présentées avant le bouclage de ce numéro (SRAM est notamment
le partenaire transmission en 2019).
LE GUIDE DES ÉQUIPES
UCI WORLD TOUR
62 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Ryan
Mullen
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
ARU Fabio
BYSTROM Sven Erik
ITA
NOR
CONSONNI Simone
ITA
CONTI Valerio
COSTA Rui
DURASEK Kristijan
FERRARI Roberto
KRISTOFF Alexander
LAENGEN Vegard Stake
MARCATO Marco
MARTIN Daniel
MIRZA Yousif
MORI Manuele
PETILLI Simone
POLANC Jan
RAVASI Edward
RIABUSHENKO
Aleksandr
SUTHERLAND Rory
TROIA Oliviero
ULISSI Diego
BOHLI Tom
GAVIRIA Fernando
HENAO Sergio
MOLANO BENAVIDES
Juan Sebastián
ITA
POR
CRO
ITA
NOR
NOR
ITA
IRL
UAE
ITA
ITA
SLV
ITA
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
03/07/90 San Gavino M. (ITA)
21/01/92 Haugesund (NOR)
San Pietro
12/09/94 Ponte
(ITA)
30/03/93 Rome (ITA)
05/10/86 Povoa de Varzim (POR)
26/07/87 Varadzin (CRO)
09/03/83 Gavardo (ITA)
05/07/87 Stavanger (NOR)
07/02/89 Fredrikstad (NOR)
11/02/84 San Dona di Piave (ITA)
20/08/86 Birmingham (GBR)
08/10/88 Khor Fakkan (UAE)
09/08/80 Empoli (ITA)
04/05/93 Bellano (ITA)
06/05/92 Kranj (SLV)
05/06/94 Besnate (ITA)
1,83 m/63 kg
1,88 m/71 kg
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Grimpeur
Puncheur
2012
2012
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
VICT. UCI
2018 2018
0
0
123
759
1,65 m/60 kg
Sprinteur
2017
UAE Team Emirates
1
354
1,72 m/62 kg
1,83 m/68 kg
1,70 m/56 kg
1,73 m/70 kg
1,81 m/78 kg
1,95 m/80 kg
1,74 m/67 kg
1,76 m/63 kg
1,76 m/73 kg
1,72 m/62 kg
1,78 m/63 kg
1,72 m/59 kg
1,81 m/62 kg
Puncheur
Puncheur
Grimpeur
Sprinteur
Sprinteur
Rouleur
Puncheur
Grimpeur
Rouleur
Complet
Grimpeur
Puncheur
Grimpeur
2014
2007
2006
2007
2006
2012
2005
2008
2016
2004
2014
2012
2017
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
0
0
0
0
5
1
0
2
3
0
0
0
0
815
157
577
2086
23
484
932
48
205
1467
1841
347
769
BLR
12/10/95 Minsk (BLR)
1,78 m/60 kg
Puncheur
2018
UAE Team Emirates
0
787
AUS
ITA
ITA
SUI
COL
COL
08/02/82
01/09/94
15/07/89
17/01/94
19/08/94
10/12/87
1,86 m/76 kg
1,89 m/80 kg
1,75 m/61 kg
1,83 m/71 kg
1,80 m/71 kg
1,69 m/61 kg
Rouleur
Rouleur
Puncheur
Rouleur
Sprinteur
Grimpeur
2005
2017
2010
2016
2014
2007
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
UAE Team Emirates
BMC Racing
Quick-Step Floors
Team Sky
0
0
1
0
9
1
3216
1338
43
674
105
127
COL
04/11/94 Paipa Boyaca (COL) 1,80 m/72 kg
Sprinteur
2017
Manzana Postobón
8
144
Canberra (AUS)
Bordighera (ITA)
Cecina (ITA)
Uznach (SUI)
La Ceja (COL)
Rionegro (COL)
Zenu
MUNOZ Cristian Camilo
COL
20/03/96 Ventaquemada
1,80 m/63 kg Grimpeur
2017 Coldeportes
0
2237
(COL)
Sello Rojo
OLIVEIRA Ivo
POR
05/09/96 Vila Nova de Gaia (POR) 1,85 m/68 kg
Rouleur
2017 Axeon-Hagens Berman
1
1673
OLIVEIRA Luis
POR
05/09/96 Vila Nova de Giai (POR) 1,83 m/66 kg
Rouleur
2017 Axeon-Hagens Berman
0
421
PHILIPSEN Jasper
BEL
02/03/98 Mol (BEL)
1,76 m/69 kg Sprinteur
2018 Axeon-Hagens Berman
1
141
POGACAR Tadej
SLV
21/09/98 Komenda (SLV)
1,76 m/66 kg Grimpeur
2017 Ljubljana Gusto Xaurum
1
115
DÉPARTS John Darwin Atapuma (Cofidis), Matteo Bono (arrêt), Filippo Ganna (Team Sky), Ben Swift (Team Sky), Przemyslaw Niemiec (arrêt).
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Colnago
CINTRE-POTENCE : Colnago
CADRES : Colnago C64/Concept
ROUES : Campagnolo
BOYAUX : Vittoria
TRANSMISSION : Campagnolo Super Record EPS
Diego
Ulissi
ÉMIRATS ARABES UNIS
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : Campagnolo
29
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Joxean Matxin (ESP)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Marco Marzano (ITA),
Simone Pedrazzini (SUI),
Allan Peiper,
Neil Stephens (AUS),
Paolo Tiralongo (ITA)
> RESPONSABLE
PERFORMANCE
Inigo San Millan (ESP)
> ENTRAÎNEURS
Rubens Bertogliati (SUI),
Aurelio Corral Ruiz (ESP),
Adrie Van Diemen (HOL),
John Wakefield (AFS)
UCI WORLD TOUR
UAE TEAM EMIRATES
ARKÉA-SAMSIC
NOM
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Emmanuel Hubert (FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Yvon Caër,
Sébastien Hinault,
Yvon Ledanois (FRA)
Roger Tréhin (FRA)
> ENTRAÎNEURS
Théo Ouvrard
Franck Renimel (FRA)
NOUVEAUX EN 2019
29
NAT.
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
FRANCE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
28/10/91 Hennebont
1,83 m/60kg
Grimpeur
2013 Fortuneo-Samsic
(Morbihan)
BONNAMOUR Franck
FRA
20/06/95 Lannion
1,80 m/70kg Puncheur
2016 Fortuneo-Samsic
(Côtes-d’Armor)
BOUET Maxime
FRA
03/11/86 Belley (Ain)
1,83 m/65 kg
Complet
2008 Fotuneo-Samsic
DANIEL Maxime
FRA
05/06/91 Rennes
1,86 m/74 kg Sprinteur
2013 Fortuneo-Samsic
(Ille-et-Vilaine)
DELAPLACE Anthony
FRA
11/09/89 Valognes (Manche) 1,81 m/64 kg
Rouleur
2010 Fortuneo-Samsic
FEILLU Brice
FRA
26/07/85 Châteaudun
1,89 m/66 kg Grimpeur
2009 Fortuneo-Samsic
(Eure-et-Loir)
GESBERT Élie
FRA
01/07/95 Saint-Brieuc
1,81 m/63 kg Puncheur
2017 Fortuneo-Samsic
(Côtes-d’Armor)
Châteaulin
GUERNALEC Thibault
FRA
31/07/97 (Finistère)
1,85 m/71 kg
Rouleur
2018 Fortuneo-Samsic
HARDY Romain
FRA
24/08/88 Flers (Orne)
1,73 m/62 kg Puncheur
2010 Fortuneo-Samsic
JARRIER Benoît
FRA
01/02/89 Le Mans (Sarthe)
1,78 m/66 kg
Rouleur
2012 Fortuneo-Samsic
LE ROUX Romain
FRA
03/07/92 Guipavas (Finistère) 1,73 m/59 kg Puncheur
2015 Fortuneo-Samsic
Noisy-le-Sec
LEDANOIS Kévin
FRA
13/07/93 (Seine-St-D.)
1,81 m/63 kg Puncheur
2015 Fortuneo-Samsic
MAISON Jérémy
FRA
21/07/93 Auxerre (Yonne)
1,80 m/62 kg Grimpeur
2016 Fortuneo-Samsic
MOINARD Amaël
FRA
02/02/82 Cherbourg (Manche) 1,80 m/69 kg
Complet
2005 Fortuneo-Samsic
PICHON Laurent
FRA
19/07/86 Quimper (Finistère) 1,78 m/69 kg Puncheur
2010 Fortuneo-Samsic
RUSSO Clément
FRA
20/01/95 Lyon (Rhône)
1,85 m/71 kg Puncheur
2018 Fortuneo-Samsic
VACHON Florian
FRA
02/01/85 Montluçon (Allier) 1,80 m/67 kg Puncheur
2008 Fortuneo-Samsic
WELTEN Bram
HOL
29/03/97 Tiburg (HOL)
1,88 m/81 kg Sprinteur
2018 Fortuneo-Samsic
GREIPEL André
ALL
16/07/82 Rostock (ALL)
1,84 m/82 kg Sprinteur
2005 Lotto-Soudal
RIOU Alan
FRA
02/04/97 Lannion
1,76 m/68 kg Puncheur
2019 Team Pays de Dinan
(Côtes-d’Armor)
WAGNER Robert
ALL
17/04/83 Magdebourg (ALL) 1,86 m/74 kg
Rouleur
2005 Lotto NL-Jumbo
Carbel (Team Waoo), Armindo Fonseca (arrêt), Arnaud Gérard (arrêt), Sindre Lunke (Riwal Readynez),
DÉPARTS Michael
Pierre-Luc Périchon (Cofidis)
BARGUIL Warren
FRA
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : BH
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
CADRES : BH G7/Ultralight Evo
ROUES : Fast Forward
BOYAUX : Vittoria
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
CONTINENTAL PRO
64 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
Benoît
Jarrier
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Shimano Dura-Ace
PÉDALIER : FSA
0
160
0
928
1
661
0
694
0
434
0
1414
0
1592
0
2143
0
0
0
725
1343
2545
0
1620
0
0
0
0
0
0
8
1146
1484
755
1112
1739
253
85
0
1881
0
2961
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
BOUHANNI Nacer
BOUHANNI Rayane
CHETOUT Loïc
CLAEYS Dimitri
EDET Nicolas
HERRADA Jesús
HERRADA José
HOFSTETTER Hugo
LAFAY Victor
LAPORTE Christophe
LEMOINE Cyril
LE TURNIER Mathias
MATÉ Luis Ángel
PEREZ Anthony
ROSSETTO Stéphane
SIMON Julien
SOUPE Geoffrey
VANBILSEN Kenneth
VAN LERBERGHE Bert
ATAPUMA John Darwin
BERHANE Natnael
FORTIN Filippo
HANSEN Jesper
MATHIS Marco
MORIN Emmanuel
PÉRICHON Pierre-Luc
TOUZÉ Damien
FRA
FRA
FRA
BEL
FRA
ESP
ESP
FRA
FRA
FRA
FRA
FRA
ESP
FRA
FRA
FRA
FRA
BEL
BEL
COL
ERY
ITA
DAN
ALL
FRA
FRA
FRA
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
25/07/90
24/02/96
23/09/92
18/06/87
02/12/87
26/07/90
01/10/85
13/02/94
17/01/96
11/12/92
03/03/83
14/03/95
23/03/84
22/04/91
06/04/87
04/10/85
22/03/88
01/06/90
20/09/92
15/01/88
05/01/91
01/02/89
23/10/90
07/04/94
13/03/95
04/01/87
07/07/96
1,75 m/65 kg
1,85 m/70 kg
1,78 m/68 kg
1,89 m/77 kg
1,76 m/60 kg
1,83 m/72 kg
1,75 m/64 kg
1,71 m/65 kg
1,76 m/63 kg
1,89 m/76 kg
1,82 m/73 kg
1,80 m/63 kg
1,78 m/72 kg
1,90 m/71 kg
1,80 m/68 kg
1,76 m/65 kg
1,77 m/65 kg
1,84 m/70 kg
1,90 m/85 kg
1,67 m/59 kg
1,82 m/66 kg
1,83 m/78 kg
1,79 m/74 kg
1,86 m/73 kg
1,79m/73 kg
1,82 m/69 kg
1,75 m/65 kg
Épinal (Vosges)
Épinal (Vosges)
Chambéry (Savoie)
Gand (BEL)
La Ferté-Bernard (Sarthe)
Mota Del Cuervo (ESP)
Mota Del Cuervo (ESP)
Altkirch (Haut-Rhin)
Lyon (Rhône)
La Seyne-sur-Mer (Var)
Tours (Indre-et-Loire)
Audenge (Gironde)
Madrid (ESP)
Toulouse (Hte-Garonne)
Melun (Seine-et-Marne)
Rennes (Ille-et-Vil.)
Viriat (Ain)
Herk-de-Stad (BEL)
Courtrai (BEL)
Tuquerres (COL)
Asmara (ERY)
Venise (ITA)
Slangerup (DAN)
Tettnang (ALL)
Nantes (Loire-Atl.)
Bourg-en-Bresse (Ain)
Iville (Eure)
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
Sprinteur
Rouleur
Complet
Puncheur
Grimpeur
Puncheur
Complet
Sprinteur
Grimpeur
Sprinteur
Rouleur
Grimpeur
Complet
Complet
Complet
Puncheur
Rouleur
Rouleur
Sprinteur
Grimpeur
Grimpeur
Rouleur
Complet
Rouleur
Puncheur
Complet
Sprinteur
VICT. UCI
2018 2018
2011
2016
2015
2007
2011
2011
2008
2016
2018
2014
2003
2017
2008
2016
2010
2008
2011
2011
2013
2009
2013
2011
2011
2013
2019
2012
2017
Cofidis
6
149
Cofidis
0
0
Cofidis
0
1835
Cofidis
1
174
Cofidis
2
181
Cofidis
0
122
Cofidis
0
802
Cofidis
1
56
Cofidis
0
946
Cofidis
6
58
Cofidis
0
2257
Cofidis
0
1090
Cofidis
0
948
Cofidis
1
570
Cofidis
1
709
Cofidis
1
135
Cofidis
0
2305
Cofidis
0
3391
Cofidis
0
433
UAE Team Emirates
0
786
Dimension Data
0
549
Team Felbermayr
5
460
Astana
0
410
Katusha-Alpecin
0
2876
Sojasun espoir-ACNC
0
Fortuneo-Samsic
1
290
Saint-Michel–Auber 93
2
2710
WillemsWAEYTENS Zico
BEL
29/09/91 Ledegem (BEL)
1,80 m/68 kg
Rouleur
2011 Verandas
0
1402
Crelan
Bonnafond (arrêt), Dorian Godon (AG2R La Mondiale), Daniel Navarro (Katusha-Alpecin), Anthony Turgis (Direct Énergie),
DÉPARTS Guillaume
Jimmy Turgis (Vital Concept-B&B Hotels), Michael Van Staeyen (Roompot-Charles)
SELLE : Fi’zi:k
TIGE DE SELLE : Deda
ROUES : Campagnolo
BOYAUX : Michelin
TRANSMISSION : Campagnolo Super Record EPS
FRANCE
CINTRE-POTENCE : Deda
CADRE : Kuota Khan
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : Campagnolo
29,2
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Cédric Vasseur (FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Roberto Damiani (ITA),
Alain Deloeuil, Christian
Guiberteau, Jean-Luc
Jonrond (FRA),
Thierry Marichal (BEL)
> ENTRAÎNEURS
Jacques Decrion (FRA),
Vincent Villerius (HOL)
CONTINENTAL PRO
COFIDIS-SOLUTIONS CRÉDITS
Loïc
Chetout
Fabien
Schmidt
NOM
28,3
MOYENNE D’ÂGE
NAT.
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
FRANCE
VICT. UCI
2018 2018
3
180
0
426
0
2308
0
533
0
391
0
1667
0
206
0
1050
3
319
0
2482
0
1683
2
240
0
571
0
1739
0
748
2014
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Delko Marseille
Provence-KTM
Trevigiani-Phonix Hemus 1896
Nippo-Vini FantiniEuropa Ovini
6
304
2007
Bahrain-Merida
0
332
Bourg-en-Bresse Ain
0
Cyclisme
Côtes
d’Armor-Marie
SCHMIDT Fabien
FRA 23/03/89 Colmar (Haut-Rhin) 1,77 m/63 kg Puncheur
2012 Morin-Véranda Rideau
1
Di Grégorio (NC), Angel Madrazo (Burgos-BH), Yannick Martinez (Guidon Chalettois), Nikolay Mihaylov (Efapel),
DÉPARTS Rémy
Johan Rodriguez (EPM), Gatis Smukulis (NC)
942
ARERUYA Joseph
RWA
01/01/96 Mukarange (RWA)
1,76m/74kg
Puncheur
2018
COMBAUD Romain
FRA
01/04/91 St-Doulchard (Cher) 1,75m/64kg
Complet
2015
DE ROSSI Lucas
FRA
Puncheur
2018
EL FARES Julien
FRA
(Bouches– 1,84 m/72 kg
16/05/95 Marseille
du Rhône)
01/06/85 Manosque
(Alpes-de-Hte-P.) 1,73 m/62 kg
Puncheur
2006
FERNÁNDEZ Delio
ESP
17/02/86 Moana (ESP)
1,78 m/69 kg
Grimpeur
2008
FILOSI Iuri
ITA
17/01/92 Brescia (ITA)
1,84 m/72 kg
Puncheur
2015
FINETTO Mauro
ITA
10/05/85 Tregnago (ITA)
1,77 m/64 kg
Complet
2008
GUÉRIN Alexis
FRA
09/06/92 Libourne (Gironde)
1,76 m/68 kg
Polyvalent
2014
JONES Brenton
AUS
12/12/91 Jindivick (AUS)
1,82 m/79 kg
Sprinteur
2013
KASPERKIEWICZ
Przemyslaw
POL
01/03/94 Kalisz (POL)
1,82 m/70 kg
Puncheur
2014
LEVEAU Jérémy
FRA
17/04/92 Argentan (Orne)
1,77 m/66 kg
Puncheur
2015
MORENO Javier
ESP
18/07/84 Jaen (ESP)
1,81 m/63 kg
Grimpeur
2006
SISKEVICIUS Evaldas
LIT
30/12/88 Vilnius (LIT)
1,83 m/77 kg
Rouleur
2011
TRARIEUX Julien
FRA
(Alpes19/08/92 Nice
Maritimes)
1,83 m/71 kg
Puncheur
2018
FEDELI Alessandro
ITA
02/03/96 Negrar (ITA)
1,85 m/64 kg
Grimpeur
2018
GROSU Eduard
Michael
NAVARDAUSKAS
Ramunas
ROU
04/09/92 Zarnesti (ROU)
1,73 m/67 kg
Sprinteur
LIT
30/01/88 Silale (LIT)
1,90 m/77 kg
Rouleur
Motte-Servolex
18/06/96 La
(Savoie)
1,65 m/52 kg
ROCHAS Rémy
SELLE : Selle San Marco
TIGE DE SELLE : Look
FRA
Grimpeur
2019
CINTRE-POTENCE : Look
CADRES : Look 795 Blade RS/785 Huez RS
ROUES : Corima
BOYAUX : Schwalbe
PORTE-BIDON : Look
TRANSMISSION : SRAM Red eTap
LE GUIDE DES ÉQUIPES
> MANAGER GÉNÉRAL
Frédéric Rostaing (FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Andy Flickinger (FRA),
Gorka Gerrikagoitia
(ESP), Arvis Piziks (LET),
Hristo Zaikov (BUL)
> ENTRAÎNEURS
Kevin Rinaldi (FRA)
NOUVEAUX EN 2019
CONTINENTAL PRO
66 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
DELKO MARSEILLE PROVENCE
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : SRAM Red
1229
NOUVEAUX EN 2019
NOM
NAT.
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
1,75 m/67 kg
1,84 m/69 kg
Sprinteur
Polyvalent
2015
2016
Direct Énergie
Direct Énergie
2
2
184
92
1,80 m/70 kg
Sprinteur
2016
Direct Énergie
1
957
1,80 m/74 kg
Rouleur
2011
Direct Énergie
1
1020
1,90 m/79 kg
Rouleur
2008
Direct Énergie
1
281
BOUDAT Thomas
CALMEJANE Lilian
FRA
FRA
CARDIS Romain
FRA
COUSIN Jérôme
FRA
GAUDIN Damien
FRA
GÈNE Yohann
FRA
GRELLIER Fabien
FRA
HIVERT Jonathan
FRA
JOURNIAUX Axel
FRA
NAULEAU Bryan
FRA
OURSELIN Paul
FRA
PETIT Adrien
FRA
PICHOT Alexandre
FRA
QUÉMÉNEUR Perrig
FRA
SELLIER Simon
FRA
SICARD Romain
FRA
TAARAMÄE Rein
TULIK Angelo
BONIFAZIO Niccolò
BURGAUDEAU
Mathieu
EST
FRA
ITA
FRA
24/02/94 Langon (Gironde)
06/12/92 Albi (Tarn)
(Seine12/08/92 Melun
et-Marne)
Saint-Sébastien05/06/89 sur-Loire (LoireAtlantique)
(Maine20/08/86 Beaupréau
et-Loire)
25/06/81 Pointe-à-Pitre
(Guadeloupe)
31/10/94 Aizenay (Vendée)
23/03/85 Chambray/Tours
(Indre-et-L.)
(Ille20/05/95 Saint-Malo
et-Vilaine)
17/03/88 Olonne-sur-Mer
(Vendée)
13/04/94 St-Pierre/Dives
(Calvados)
(Pas-de26/09/90 Arras
Calais)
06/01/83 Caen (Calvados)
26/04/84 Landerneau
(Finistère)
04/01/95 Le Perrier (Vendée)
(Pyrénées01/01/88 Bayonne
Atl.)
24/04/87 Tartu (EST)
02/12/90 Moulins (Allier)
29/10/93 Cuneo (ITA)
Roche-sur-Yon
17/11/98 La
(Vendée)
LIGTHART Pim
HOL
16/06/88 Hoorn (HOL)
TERPSTRA Niki
HOL
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
VICT. UCI
2018 2018
1,75 m/67 kg
Sprinteur
2005
Direct Énergie
0
2718
1,80 m/64 kg
Polyvalent
2016
Direct Énergie
0
1082
1,70 m/63 kg
Polyvalent
2006
Direct Énergie
5
125
1,72 m/63 kg
Puncheur
2018
Direct Énergie
0
-
1,82 m/68 kg
Rouleur
2013
Direct Énergie
0
2249
1,85 m/70 kg
Polyvalent
2017
Direct Énergie
0
972
1,87 m/80 kg
Sprinteur
2011
Direct Énergie
0
402
1,83 m/72 kg
Rouleur
2006
Direct Énergie
0
1671
1,81 m/67 kg
Complet
2008
Direct Énergie
0
2187
1,75 m/66 kg
Puncheur
2018
Direct Énergie
0
2183
1,77 m/64 kg
Complet
2009
Direct Énergie
0
1455
1,84 m/66 kg
1,76 m/64 kg
1,72 m/68 kg
Complet
Sprinteur
Sprinteur
2008
2012
2014
Direct Énergie
Direct Énergie
Bahrain-Merida
0
0
1
158
696
414
1,68 m/62 kg
Puncheur
2019
Vendée U
0
1312
1,81 m/72 kg
Polyvalent
2007
0
210
Rouleur
2003
RoompotNederlandse Loterij
Quick-Step Floors
3
22
Puncheur
2015
Cofidis
0
398
18/05/84 Beverwijk (HOL)
1,88 m/75 kg
Bourg-la-Reine
TURGIS Anthony
FRA 16/05/84 (Hauts-de-Seine)
1,79 m/79 kg
DÉPARTS Sylvain Chavanel (arrêt), Jérémy Cornu (UC Nantes-Atlantique)
CINTRE-POTENCE : Wilier
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Ritchey
CADRE : Wilier Cento10PRO
ROUES : Fast Forward
BOYAUX : Hutchinson
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
Anthony
Turgis
FRANCE
PORTE-BIDON : Tacx
PÉDALES : Look Kéo Blade Carbon
PÉDALIER : Shimano Dura-Ace
29,7
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Jean-René Bernaudeau
(FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Lylian Lebreton,
Dominique Arnould,
Benoît Genauzeau,
Thibaut Macé (FRA)
> PÔLE PERFORMANCE
Maxime Robin,
Alexis Loiseau (FRA)
CONTINENTAL PRO
DIRECT ÉNERGIE
Cyril
Gautier
NOM
NAT.
MOYENNE D’ÂGE
> MANAGER GÉNÉRAL
Jérôme Pineau (FRA)
> DIRECTEURS
SPORTIFS
Jimmy Engoulvent,
Didier Rous,
Gilles Pauchard,
Yvonnick Bolgiani (FRA)
> COORDINATEUR
PERFORMANCE
Fabien Rabeau (FRA)
> ENTRAÎNEURS
Fabien Aoustin,
Alban Renaud (FRA),
NOUVEAUX EN 2019
28,3
DATE ET LIEU
DE NAISSANCE
TAILLE/
POIDS
BOECKMANS Kris
BEL
COQUARD Bryan
FRA
COURTEILLE Arnaud
FRA
DE BACKER Bert
ERMENAULT Corentin
FOURNIER Marc
GAREL Adrien
LAMMERTINK Steven
BEL
FRA
FRA
FRA
HOL
LE BON Johan
FRA
LECROQ Jérémy
FRA
MANZIN Lorenzo
FRA
MORICE Julien
MOTTIER Justin
MÜLLER Patrick
PACHER Quentin
RÉZA Kévin
VAN GENECHTEN
Jonas
FRA
FRA
SUI
FRA
FRA
06/09/87 Salon-de-Provence
(Bouches-du-Rhône) 1,82m/65kg
13/02/87 Malle (BEL)
1,80m/74kg
25/04/92 Saint-Nazaire
(Loire-Atlantique) 1,71 m/61 kg
13/03/89 Saint-Hilaire-du
Harcouet (Manche) 1,76 m/62 kg
02/04/84 Eeklo (BEL)
1,83 m/79 kg
27/01/96 Amiens (Somme)
1,88 m/73 kg
12/11/94 Alençon (Orne)
1,83 m/71 kg
12/03/96 Paris (Paris)
1,87m/76 kg
04/12/93 Wierden (HOL)
1,76 m/68 kg
Lannion
(Côtes03/10/90 d’Armor)
1,80 m/71 kg
07/04/95 Paris (Paris)
1,85 m/75 kg
26/07/94 Bras-Panon
1,75 m/70 kg
(La Réunion)
20/07/91 Vannes (Morbihan) 1,90 m/80 kg
14/09/93 Mayenne (Mayenne) 1,80 m/68 kg
18/04/96 Zurich (SUI)
1,92 m/74 kg
06/01/92 Libourne (Gironde) 1,79 m/63 kg
18/05/88 Versailles (Yvelines) 1,87 m/72 kg
BEL
16/09/86 Lobbes (BEL)
CAM Maxime
FRA
GAUTIER Cyril
FRA
09/07/92 Landerneau
(Finistère)
(Côtes26/09/87 Pabu
d’Armor)
BAGOT Yoann
ROLLAND Pierre
FRA
10/10/86 Gien (Loiret)
VICT. UCI
2018 2018
Grimpeur
2011
Vital Concept CC
0
2050
Sprinteur
2010
Vital Concept CC
0
1098
Sprinteur
2013
Vital Concept CC
3
216
Puncheur
2011
Vital Concept CC
0
1904
Rouleur
Rouleur
Rouleur
Rouleur
Rouleur
2009
2017
2016
2018
2012
Vital Concept CC
Vital Concept CC
Vital Concept CC
Vital Concept CC
Vital Concept CC
0
0
0
0
0
1100
2368
4163
1812
Rouleur
2009
Vital Concept CC
0
632
Sprinteur
2017
Vital Concept CC
1
574
Sprinteur
2015
Vital Concept CC
1
190
Rouleur
Puncheur
Complet
Puncheur
Complet
2015
2018
2018
2015
2011
Vital Concept CC
Vital Concept CC
Vital Concept CC
Vital Concept CC
Vital Concept CC
1
0
0
1
0
1495
937
954
182
824
1,76 m/67 kg
Sprinteur
2009
Vital Concept CC
1
241
1,69 m/62 kg
Puncheur
2015
VC Pays de Loudéac
0
2622
1,68 m/64 kg
Puncheur
2007
AG2R La Mondiale
0
869
2007
EF Education
First-Drapac
0
327
1,84 m/67 kg
Grimpeur
10/08/91 Bourg-la-Reine
1,75 m/64 kg
(Hauts-de-Seine)
VICHOT Arthur
FRA 26/11/88 Montbéliard (Doubs) 1,83 m/69 kg
DÉPARTS Erwann Corbel (arrêt), Tanguy Turgis (arrêt)
Complet
2012
Cofidis
0
642
Puncheur
2010
Groupama FDJ
2
117
TURGIS Jimmy
FRA
FRANCE
ÉQUIPE
CATÉGORIE DÉBUTS
PROF. 2018
FRA
CINTRE-POTENCE : FSA-Vision
SELLE : Prologo
TIGE DE SELLE : Orbea
CADRES : Orbea Orca/Orca Aero
ROUES : Mavic
PNEUS : Mavic
TRANSMISSION : Shimano Dura-Ace Di2
LE GUIDE DES ÉQUIPES
CONTINENTAL PRO
68 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
VITAL CONCEPT-B&B HOTELS
PORTE-BIDON : Elite
PÉDALES : Time
PÉDALIER : FSA
ANDRONI GIOCATTOLI-SIDERMEC
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
NOUVEAUX EN 2019
NOM
BELLETTI Manuel
ITA
14/10/85
2008
BENFATTO Marco
ITA
06/01/88
2016
BISOLTI Alessandro
ITA
07/03/85
2007
CATTANEO Mattia
ITA
25/10/90
2013
FRAPPORTI Mattia
ITA
02/07/94
2017
FRAPPORTI Marco
ITA
30/03/85
2008
GAVAZZI Francesco
ITA
01/08/84
2006
MASNADA Fausto
ITA
06/11/93
2017
RIVERA Kevin
CRI
28/06/98
2017
SPREAFICO Matteo
ITA
15/02/93
2016
VENDRAME Andrea
ITA
20/07/94
2017
BUSATO Matteo
ITA
20/12/87
2012
CARDONA Julián
COL
19/01/97
2018
FEDRIGO Leonardo
ITA
21/07/96
2019
FLÓREZ Miguel Eduardo
COL
21/02/96
2016
MONTAGUTI Matteo
MUNOZ Daniel
PELUCCHI Matteo
VIEIL Mattia
ITA
COL
ITA
ITA
06/01/84
21/11/96
21/01/89
22/04/95
2008
2016
2011
2016
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni-GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Androni GiocattoliSidermec
Wilier Triestina–
Selle Italia
EF Education
First-Drapac
Petroli FirenzeMaserati-Hoppla
Wilier Triestina–
Selle Italia
AG2R La Mondiale
EPM
Bora-Hansgrohe
Holdsworth
VICT. UCI
2018 2018
5
116
4
912
0
939
0
275
0
2254
0
1069
1
130
2
166
1
2021
2
650
0
383
0
393
0
1899
0
2846
0
1824
0
0
2
0
1270
2981
476
2923
Davide Ballerini (Astana), Raffaello Bonusi (arrêt), Luca Chirico (sans contrat),
DÉPARTS Matteo Malucelli (Caja Rural), Iván Sosa (Team Sky), Rodolfo Torres
(Team Illuminate)
BARDIANI CSF
ITALIE
> MANAGER GÉNÉRAL
Bruno Reverberi (ITA)
> MANAGER SPORTIF
Roberto Reverberi (ITA)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Claudio Cucinotta (ITA), Stefano Zanatta (ITA)
NOM
NOUVEAUX EN 2019
ALBANESE Vincenzo
BARBIN Enrico
BRESCIANI Michael
CARBONI Giovanni
GUARDINI Andrea
MAESTRI Mirco
MARONESE Marco
ORSINI Umberto
ROTA Lorenzo
SAVINI Daniel
SENNI Manuel
SIMION Paolo
TONELLI Alessandro
WACKERMANN Luca
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
ITA
12/11/96
04/03/90
20/12/94
31/08/95
12/06/89
26/10/91
25/12/94
06/12/94
23/05/95
26/09/97
11/03/92
10/10/92
29/05/92
13/03/92
2016
2013
2017
2018
2011
2016
2017
2018
2014
2018
2015
2015
2015
2013
Bardiani CSF
Bardiani CSF
Bardiani CSF
Bardiani CSF
Bardiani CSF
Bardiani CSF
Bardiani- CSF
Bardiani-CSF
Bardiani CSF
Bardiani-CSF
Bardiani-CSF
Bardiani-CSF
Bardiani-CSF
Bardiani-CSF
Mastromarco
Sensi FC
COVILI Luca
ITA
10/02/97
2019 Nibali
PESSOT Alessandro
ITA
01/07/95
2019 Friuli
ROMANO Francesco
ITA
09/07/97
2019 Colpack
Simone
Andreetta
(arrêt),
Giulio
Ciccone
(Trek-Segafredo),
DÉPARTS Luca Sterbini (Giotti Victoria-Palomar)
VICT. UCI
2018 2018
0
0
0
0
3
2
0
0
0
0
0
1
1
1
1553
1363
2281
1086
473
752
1524
2863
1148
2420
1826
651
1033
422
0
3050
0
0
1472
1492
CONTINENTAL PRO
> MANAGER SPORTIF
Gianni SAVIO (ITA)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Leonardo Canciani, Giovanni Ellena,
Giampaolo Cheula, Alessandro Spezialetti (ITA)
ITALIE
EUSKADI-MURIAS
ESPAGNE
> MANAGER Jon Odriozola (ESP)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Rubén Pérez, David Echávarri, Ion Rivero (ESP)
> ENTRAÎNEURS Xabier Muriel (ESP)
NOUVEAUX EN 2019
> MANAGERS
Michael Zijlaard (HOL), Nick Nuyens,
Chris Compagnie (BEL)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Jean-Paul Van Poppel, Erik Breukink,
Michael Boogerd (HOL)
> ENTRAÎNEUR
Guido Vroemen (HOL)
DÉPARTS
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
ARISTI Mikel
ESP
28/05/93
2013 Euskadi-Murias
BAGUES Aritz
ESP
19/08/89
2011 Euskadi-Murias
BARCELÓ Fernando
ESP
06/01/96
2018 Euskadi-Murias
BARRENETXEA Ander
ESP
29/03/92
2015 Euskadi-Murias
BARTHE Cyril
FRA
14/02/96
2018 Euskadi-Murias
BIZKARRA Mikel
ESP
21/08/89
2011 Euskadi-Murias
BRAVO Garikoitz
ESP
31/07/89
2010 Euskadi-Murias
IRIZAR Julien
ESP
26/03/95
2017 Euskadi-Murias
ITURRIA Mikel
ESP
16/03/92
2013 Euskadi-Murias
RODRÍGUEZ Sergio
ESP
22/02/92
2017 Euskadi-Murias
RODRÍGUEZ Oscar
ESP
06/05/95
2017 Euskadi-Murias
SÁEZ Héctor
ESP
06/11/93
2016 Euskadi-Murias
SAMITIER Sergio
ESP
31/08/95
2018 Euskadi-Murias
SANZ Enrique
ESP
11/09/89
2011 Euskadi-Murias
UDONDO Gotzon
ESP
01/12/93
2016 Euskadi-Murias
BERRADE Urko
ESP
28/11/97
2019 Lizarte
GONZÁLEZ Mario
ESP
06/06/92
2014 Sporting-Tavira
INTXAUSTI Benat
ESP
20/03/86
2007 Team Sky
LÓPEZ-CÓZAR Juan
ESP
20/08/94
2018 Team Euskadi
Antonio
VIEJO José Daniel
ESP
08/12/97
2017 Caja Rural amateur
Jon
Aberasturi
(Caja
Rural),
Eduard
Prades
(Movistar),
DÉPARTS Aitor Gonzalez Prieto (sans contrat), Benat Txoperena (arrêt)
ROOMPOT-CHARLES
VICT. UCI
2018 2018
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
1
0
1055
1214
591
800
339
502
2217
1264
1836
625
2100
0
1075
0
-
778
790
2283
PAYS-BAS
NOM
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
VICT. UCI
2018 2018
Roompot-Nederlandse
0 1966
Loterij
Roompot-Nederlandse
REINDERS Elmar
HOL
14/03/92
2012 Loterij
0
781
RIESEBEEK Oscar
HOL
23/12/92
2011 Roompot-Nederlandse
0
248
Loterij
Roompot-Nederlandse
VAN DER LIJKE Nick
HOL
23/09/91
2010 Loterij
0
491
VAN GINNEKEN Sjoerd
HOL
06/11/92
2014 Roompot-Nederlandse
0
635
Loterij
Roompot-Nederlandse
VAN SCHIP Jan-Willem HOL
20/08/94
2014 Loterij
1
170
WEENING Pieter
HOL
05/04/81
2003 Roompot-Nederlandse
1
323
Loterij
BOOM Lars
HOL
30/12/85
2004 Lotto NL-Jumbo
0 1871
WillemsDE BIE Sean
BEL
03/10/91
2013 Verandas
1
107
Crelan
WillemsDE WITTE Mathias
BEL
29/03/93
2017 Verandas
0
853
Crelan
WillemsDUIJN Huub
HOL
01/09/84
2005 Verandas
0
186
Crelan
LAMMERTINK Maurits
HOL
31/08/90
2009 Katusha-Alpecin
0
379
WillemsLEYSEN Senne
BEL
18/03/96
2018 Verandas
0
2017
Crelan
WillemsLIVYNS Arjen
BEL
01/09/94
2017 Verandas
0 1824
Crelan
Verandas
WillemsSTEELS Stijn
BEL
21/08/89
2010 Crelan
0 2406
Cycling
TIMMERMANS Justin
HOL
25/09/96
2016 Delta
0 2252
Rotterdam
VAN POPPEL Boy
HOL
18/01/88
2007 Trek-Segafredo
0
545
VAN STAEYEN Michael
BEL
13/08/88
2007 Cofidis
0 2028
Martijn Budding (BEAT Cycling Club), Robbert de Greef (Alecto Cycling Team), Floris Gerts (Tarteletto-Isorex), Pim Ligthart (Direct Énergie), Jeroen Meijers
(Taiyuan Miogee), Etienne Van Empel (Neri Sottoli-Selle Italia-KTM), Brian van Goethem (Lotto-Soudal), Taco van der Hoorn (Team Jumbo-Visma),
Coen Vermeltfoort (Alecto Cycling Team), Wouter Wipper (EvoPro Racing)
ASSELMAN Jesper
NOUVEAUX EN 2019
LE GUIDE DES ÉQUIPES
CONTINENTAL PRO
70 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
NOM
HOL
12/03/90
2009
> MANAGER GÉNÉRAL Charles Aaron (USA)
> MANAGER POUR L’EUROPE Stéphane Heulot (FRA)
> PÔLE PERFORMANCE Jonas Carney (USA)
> MANAGER GÉNÉRAL
Pat McCarty (USA), Eric Wohlberg (CAN), Andy Bajadali (USA),
Zach Bell (CAN), Joanne Kiesanowski (NZL)
ÉTATS-UNIS
NOUVEAUX EN 2019
NOM
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
ANDERSON Ryan
CAN
22/07/97
2008 Rally Cycling
0
BRITTON Rob
CAN
22/09/84
2010 Rally Cycling
1
CARPENTER Robin
USA
20/06/92
2012 Rally Cycling
0
DAL-CIN Matteo
CAN
14/01/97
2015 Rally Cycling
0
DE VOS Adam
CAN
21/10/93
2015 Rally Cycling
2
ELLSAY Nigel
CAN
30/04/94
2015 Rally Cycling
0
HUFFMAN Evan
USA
07/01/90
2013 Rally Cycling
0
JOYCE Colin
USA
06/08/94
2017 Rally Cycling
1
MAGNER Ty
USA
03/05/91
2011 Rally Cycling
0
MCNULTY Brandon
USA
02/04/98
2017 Rally Cycling
1
MURPHY Kyle
USA
05/10/91
2016 Rally Cycling
0
ORONTE Emerson
USA
29/01/90
2011 Rally Cycling
0
CÔTÉ Pier-André
CAN
24/04/97
2017 Silber Pro Cycling
2
MANNION Gavin
USA
24/08/91
2010 UnitedHealthcare
3
MURPHY John
USA
15/12/84
2007 Holowesko-Citadel
1
TUFT Svein
CAN
09/05/77
2005 Mitchelton-Scott
1
DÉPARTS Jesse Anthony (arrêt), Danny Pate (arrêt), Eric Young (Elevate-KHS Pro Cycling)
ISRAEL CYCLING ACADEMY
NOUVEAUX EN 2019
> MANAGER GÉNÉRAL
Kjell Carlström (FIN)
> DIRECTEURS SPORTIFS
René Andrle (RTC), Lionel Marie (FRA), Oscar Guerrero (ESP),
Eric Van Lancker (BEL)
> RESPONSABLE PERFORMANCE
Nicki Sorensen (DAN)
> ENTRAÎNEURS
Paulo Saldanha (CAN), Xabier Zabalo (ESP)
VICT. UCI
2018 2018
1383
479
381
0
583
969
3032
251
1474
224
1365
2901
1509
205
1907
760
ISRAËL
NOM
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
ÁVILA Edwin
BOIVIN Guillaume
DEMPSTER Zakkari
EARLE Nathan
SONDRE Holst Enger
GEBREMEDHIN Awet
GOLDSTEIN Omer
GOLDSTEIN Roy
HERMANS Ben
JENSEN August
NEILANDS Krists
NIV Guy
PERRY Benjamin
PLAZA Ruben
RAIM Mihkel
SAGIV Guy
SBARAGLI Kristian
SCHREURS Hamish
TUREK Daniel
VAN WINDEN Dennis
BADILATTI Matteo
BARBIER Rudy
BRÄNDLE Matthias
CARISEY Clément
CATAFORD Alexander
CIMOLAI Davide
DUNNE Conor
COL
CAN
AUS
AUS
NOR
SUE
ISR
ISR
BEL
NOR
LET
ISR
CAN
ESP
EST
ISR
ITA
NZL
RTC
HOL
SUI
FRA
AUT
FRA
CAN
ITA
IRL
21/11/89
25/05/89
27/09/87
04/06/88
17/12/93
05/02/92
13/08/96
20/05/93
08/06/86
29/08/91
18/08/94
08/03/94
07/03/94
29/02/80
03/07/93
05/12/94
08/05/90
23/01/94
19/01/93
02/12/87
30/07/92
18/12/92
07/12/89
23/03/92
01/09/93
13/08/89
22/01/92
2013
2010
2006
2014
2014
2017
2018
2017
2009
2015
2017
2018
2015
2001
2013
2016
2013
2017
2015
2010
2018
2013
2008
2019
2013
2010
2014
EINHORN Itamar
ISR
20/09/97
2019
MINALI Riccardo
VAN ASBROECK Tom
ITA
BEL
19/04/95
19/04/90
2017
2012
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel CyclingAcademy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Israel Cycling Academy
Team Vorarlberg-Santic
AG2R La Mondiale
Trek-Segafredo
Pro Immo Nicolas Roux
UnitedHealthcare
Groupama-FDJ
Aqua Blue Sport
Israel Cycling Academy
Développement
Astana
EF Education First-Drapac
VICT. UCI
2018 2018
1
1
0
0
0
0
1
1
2
0
2
0
0
2
5
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
683
189
432
639
382
1193
1023
1129
133
446
177
1968
481
349
188
1523
251
0
1088
771
511
876
1527
1823
558
484
721
0
0
2
0
266
1271
Manuel Díaz (Vorarlberg-Santic), Luis Lemus (arrêt), Tyler Williams (sans contrat),
DÉPARTS José
Aviv Yechezkel (arrêt)
CONTINENTAL PRO
RALLY UHC CYCLING
> MANAGER Christophe Sercu (BEL)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Walter Planckaert, Hans De Clercq, Andy Missotten
et Luc Colyn (BEL)
> ENTRAÎNEUR Ward Vande Capelle (BEL)
DE VYLDER Lindsay
BEL
30/05/95
2017
DECLERCQ Benjamin
BEL
04/02/94
2017
DELTOMBE Kevin
BEL
27/02/94
2017
GHYS Robbe
BEL
11/01/97
2018
MENTEN Milan
BEL
31/10/96
2018
NOPPE Christophe
BEL
29/11/94
2017
PLANCKAERT Edward
BEL
01/02/95
2017
PLANCKAERT Emiel
BEL
22/10/96
2017
SPRENGERS Thomas
BEL
05/02/90
2013
VAN GESTEL Dries
BEL
30/09/94
2016
VAN GOMPEL Mathias
BEL
24/09/95
2018
VAN HECKE Preben
BEL
09/07/82
2004
VAN ROOY Kenneth
BEL
08/10/93
2016
VERWILST Aaron
BEL
02/05/97
2018
WARLOP Jordi
BEL
04/06/96
2018
WEEMAES Sasha
BEL
09/02/98
2018
VAN POUCKE Aaron
BEL
04/04/98
2019
WILLEMS Thimo
BEL
09/02/96
2019
Aimé De Gendt (Wanty-Gobert), Maxime Farazijn (CC Villeneuve-Saint-Germain), Jonas Rickaert (Corendon-Circus)
NOUVEAUX
EN 2019
DÉPARTS
WANTY-GOBERT
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Sport Vlaanderen-Baloise
Lotto-Soudal U23
EFC-L&R-Vulsteke
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
1395
320
325
1238
346
513
293
2679
373
548
809
274
810
2514
863
509
1419
1529
BELGIQUE
> MANAGER GÉNÉRAL Jean-François Bourlart (BEL)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Hilaire Van Der Schueren, Jean-Marc Rossignon,
Sébastien Demarbaix, Steven de Neef (BEL)
> ENTRAÎNEURS Samuel Bellenoue (FRA), Frederik Veuchelen (BEL)
DÉPARTS
BELGIQUE
> MANAGER GÉNÉRAL
DATE
DÉBUTS ÉQUIPE
VICT. U CI
NOM
Christophe
Sercu (BEL) NAT. DE NAISSANCE PROF.
2018
2018 2018
> DIRECTEURS SPORTIFS
ALLEGAERT
Piet (BEL), Hans
BEL De Clercq
20/01/95
999
Walter
Planckaert
(BEL), 2017 Sport Vlaanderen-Baloise 0
CAPIOT
Amaury
BEL
25/06/93
2015
Sport
Vlaanderen-Baloise
0
279
Andy Missotten (BEL) et Luc Colyn (BEL)
>DEENTRAÎNEUR
KETELE Kenny
BEL
05/06/85
2007 Sport Vlaanderen-Baloise 0 2793
Ward
Vande
Capelle (BEL)BEL
DE PAUW
Moreno
12/08/91
2014 Sport Vlaanderen-Baloise 0
NOM
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
BACKAERT Frederik
BEL
13/03/90
2014 Wanty-Groupe Gobert
BAUGNIES Jérôme
BEL
01/04/87
2006 Wanty-Groupe Gobert
DE CLERCQ Bart
BEL
26/08/86
2011 Wanty-Groupe Gobert
DE WINTER Ludwig
BEL
31/12/92
2015 Wanty-Groupe Gobert
DEGAND Thomas
BEL
13/05/86
2008 Wanty-Groupe Gobert
DEVRIENDT Tom
BEL
29/10/91
2014 Wanty-Groupe Gobert
DOUBEY Fabien
FRA
21/10/93
2017 Wanty-Groupe Gobert
DUPONT Timothy
BEL
01/11/87
2009 Wanty-Groupe Gobert
EIKING Odd Christian
NOR
28/12/94
2014 Wanty-Groupe Gobert
KREDER Wesley
HOL
04/11/90
2009 Wanty-Groupe Gobert
MARTIN Guillaume
FRA
09/06/93
2016 Wanty-Groupe Gobert
MEURISSE Xandro
BEL
31/01/92
2015 Wanty-Groupe Gobert
MINNAARD Marco
HOL
11/04/89
2012 Wanty-Groupe Gobert
OFFREDO Yoann
FRA
12/11/86
2008 Wanty-Groupe Gobert
PASQUALON Andrea
ITA
02/01/88
2011 Wanty-Groupe Gobert
VALLÉE Boris
BEL
03/06/93
2014 Wanty-Groupe Gobert
VAN MELSEN Kevin
BEL
01/04/87
2007 Wanty-Groupe Gobert
VANSPEYBROUCK Pieter BEL
10/02/87
2008 Wanty-Groupe Gobert
DE DECKER Alfdan
BEL
09/09/96
2019 Lotto-Soudal U23
DE GENDT Aimé
BEL
17/06/94
2016 Sport Vlaanderen-Baloise
VLIEGEN Loïc
BEL
20/12/93
2015 BMC Racing
Simone Antonini (sans contrat), Mark McNally (sans contrat), Dion Smith (Mitchelton-Scott), Guillaume Van Keirsbulck (CCC Team)
NOUV. EN 2019
LE GUIDE DES ÉQUIPES
CONTINENTAL PRO
72 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
SPORT VLAANDEREN-BALOISE
VICT. UCI
2018 2018
0
1
0
0
0
0
0
1
1
0
2
1
0
0
4
1
0
0
0
0
0
428
148
439
715
1593
60
355
400
96
111
1398
811
59
499
1212
905
495
271
613
GROUPAMA-FDJ CONTINENTAL
NOM
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
BRUNEL Alexys
DAVY Clément
GENIETS Kevin
GUGLIELMI Simon
INKELAAR Kevin
JERMAN Ziga
KNEISKY Morgan
LAUK Karl-Patrick
FRA
FRA
LUX
FRA
HOL
SLV
FRA
EST
10/10/98
17/07/98
09/01/97
01/07/97
08/07/97
26/06/98
31/08/87
09/01/97
2019
2019
2019
2019
2018
2017
2010
2019
MANFREDI Samuele
ITA
22/03/00
2019
NONNEZ Théo
FRA
30/11/99
2019
SCARONI Christian
ITA
16/10/97
2019
02/10/99
2019
STEWART Jake
GBR
DÉPARTS Aucun (nouvelle équipe)
CC Étupes
Sojasun espoir-ACNC
Chambéry CF
CR4C Roanne
Polartec-Kometa
Rog-Ljubljana
Roubaix-Lille Métropole
Pro Immo Nicolas Roux
Work Service Brenta
Romagnano
CC Nogent-sur-Oise
Petroli FirenzeMaserati-Hoppla
100% Me Team
NATURA4EVER-ROUBAIX LILLE MÉTROPOLE
NOUV. EN 2019
> MANAGER GÉNÉRAL Daniel Verbrackel (FRA)
> DIRECTEURS SPORTIFS
Frédéric Delcambre (FRA), Michel Dernies (FRA)
NOM
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
ANTOMARCHI Julien
BARBIER Pierre
DERNIES Tom
GOUAULT Pierre
IDJOUADIENE Pierre
LEROUX Samuel
VERMEULEN Emiel
FERASSE Thibault
FRA
FRA
BEL
FRA
FRA
FRA
BEL
FRA
> DIRECTEUR GÉNÉRAL Stéphane Javalet (FRA)
> DIRECTEUR SPORTIF Stephan Gaudry (FRA)
NOUVEAUX
EN 2019
NOM
0
0
0
0
0
0
0
0
659
2045
2241
1324
627
888
0
-
0
-
0
767
0
902
FRANCE
Roubaix-Lille Métropole
Roubaix-Lille Métropole
Roubaix-Lille Métropole
Roubaix-Lille Métropole
Roubaix-Lille Métropole
Roubaix-Lille Métropole
Roubaix-Lille Métropole
UC Nantes Atlantique
MASSON Christophe
FRA
06/09/85
2007 WB-VeranclassicAqua Protect
VAUBOURZEIX Thomas FRA
16/06/89
2011 Project Nice Côte d’Azur
Jérémy Cabot (SCO Dijon), Morgan Kneisky (Groupama-FDJ Continental),
DÉPARTS Thomas Joly (CC Nogent-sur-Oise), Jérôme Mainard (CR4C Roanne),
Lander Seynaeve (arrêt), Steven Tronet (CC Nogent-sur-Oise)
SAINT-MICHEL–AUBER 93
16/05/84
25/09/97
22/11/90
09/02/93
06/01/96
27/11/94
16/02/93
12/09/94
VICT. UCI
2018 2018
2011
2016
2012
2014
2018
2018
2017
2016
VICT. UCI
2018 2018
0
0
0
0
0
0
0
0
322
584
2015
711
867
2943
597
-
0
2290
0
-
FRANCE
DÉBUTS ÉQUIPE
NAT. DATE
DE NAISSANCE PROF.
2018
BALDO Nicolas
FRA
10/06/84
2009
FEILLU Romain
FRA
16/04/84
2007
JAKIN Alo
EST
14/11/86
2014
LE CUNFF Kevin
FRA
16/03/88
2017
MALDONADO Anthony
FRA
09/04/91
2015
MAURELET Flavien
FRA
16/03/91
2018
PAILLOT Yoann
FRA
28/05/91
2018
THOMINET Camille
FRA
22/06/90
2018
HUREL Tony
FRA
01/11/87
2011
VAN NIEKERK Morne
AFS
17/08/95
2019
DÉPARTS Guillaume Levarlet (arrêt), Damien Touzé (Cofidis)
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Saint-Michel–Auber 93
Sojasun espoir-ACNC
Christian Magimel
VICT. UCI
2018 2018
0
0
0
1
1
0
0
0
2
0
2687
1412
711
358
568
851
310
1745
1321
0
CONTINENTAL
> MANAGER GÉNÉRAL Jens Blatter (SUI)
> DIRECTEUR SPORTIF Jérôme Gannat (FRA)
>ENTRAÎNEURS
Nicolas Boisson (FRA), Joseph Berlin-Semon (FRA)
FRANCE
74 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
LE GUIDE DES COURSES 2019
JANVIER
SAMEDI 15 Santos Tour Down Under (AUS), UCI WorldTour,
jusqu’au 20.
LUNDI 21 Tropicale Amissa Bongo (GAB), cat. 2.1, jusqu’au 27.
DIMANCHE 27 Cadel Evans Great Ocean World Race (AUS),
UCI WorldTour ; Tour de San Juan (ARG), cat 2.1,
jusqu’au 3 février.
MERCREDI 30 Herald Sun Tour (AUS), cat 2.1, jusqu’au 3 février.
JEUDI 31 Trofeo Ses Salines, Campos, Porredes, Felanitx (ESP),
cat.1.1
LE GUIDE DES COURSES
FÉVRIER
VENDREDI 1er Trofeo Andratx Lloseta (ESP), cat.1.1.
SAMEDI 2 Trofeo de Tramuntana Soller-Deia (ESP), cat. 1.1.
DIMANCHE 3 GP La Marseillaise (FRA), cat. 1.1 ; Trofeo Palma
(ESP), cat. 1.1. Cyclo-Cross : Championnat du monde Élites
à Bogense (DAN).
LUNDI 4 Espoirs : Tour de l’Espoir (CAM), Coupe des nations UCI,
jusqu’au 9.
MERCREDI 6 Étoile de Bessèges (FRA), cat. 2.1, jusqu’au 10 ;
Tour de la communauté de Valence (ESP), cat 2.1, jusqu’au 10.
MARDI 12 Colombia 2.1 (COL), cat. 2.1, jusqu’au 17.
JEUDI 14 Tour de la Provence (FRA), cat. 2.1, jusqu’au 17.
SAMEDI 16 Tour de Murcie (ESP), cat. 1.1 ; Tour d’Oman (OMA),
2.HC, jusqu’au 21.
DIMANCHE 17 Classica de Almeria (ESP), 1.HC. ;
Trofeo Laigueglia (ITA), 1.HC.
MERCREDI 20 Tour de l’Algarve (POR), 2.HC, jusqu’au 24 ;
Ruta del Sol (ESP), 2.HC, jusqu’au 24.
VENDREDI 22 Tour du Haut-Var (FRA), cat. 2.1, jusqu’au 24.
DIMANCHE 24 UAE Tour (UAE), UCI World Tour, jusqu’au 2 mars ;
Tour du Rwanda (RWA), cat. 2.1, jusqu’au 3 mars.
MERCREDI 27 Piste : championnats du monde à Pruszków (POL),
jusqu’au 3 mars.
MARS
SAMEDI 2 Omloop Het Nieuwsblad (BEL), UCI WorldTour ;
Faun Environnement Classic de l’Ardèche Rhône Crussol (FRA),
cat. 1.1.
DIMANCHE 3 Kuurne-Bruxelles-Kuurne (BEL), 1.HC ;
Royal Bernard Drôme classic (FRA), cat. 1.1.
MARDI 5 Le Samyn (BEL), cat 1.1.
SAMEDI 9 Strade Bianche (ITA), UCI WorldTour.
Femmes : Strade Bianche (ITA), UCI WorldTour.
DIMANCHE 10 Paris-Nice (FRA), UCI WorldTour, jusqu’au 17 ;
GP Jean-Pierre-Monseré (BEL), cat 1.1 ; GP de l’Industrie
et de l’artisanat de Larciano (ITA), 1.HC.
MERCREDI 13 Tirreno-Adriatico (ITA), UCI WorldTour,
jusqu’au 19.
DIMANCHE 17 Tour de Drenthe (HOL), 1.HC. Femmes :
Tour de Drenthe (HOL), UCI WorldTour ; Tour de Taïwan (TAI), cat.
2.1, jusqu’au 21.
MERCREDI 20 Danilith Nokere Koerse (BEL), 1.HC.
VENDREDI 22 Bredene Koksijde Classic (BEL), 1.HC.
SAMEDI 23 Milan-San Remo (ITA), UCI WorldTour.
DIMANCHE 24 Tour de Langkawi (MAL), 2.HC, jusqu’au 31 ;
GP de Denain Porte du Hainaut (FRA), 1.HC.
Femmes Trofeo Alfredo Binda (ITA), UCI WorldTour.
LUNDI 25 Tour de Catalogne (ESP), UCI WorldTour, jusqu’au 31.
MERCREDI 27 Trois Jours de La Panne (BEL), UCI WorldTour.
PARIS-NICE
À COUPS
DE SECONDES
En 2018, 4’’ entre Marc Soler et Simon Yates. 2’’ entre Sergio Henao et Alberto Contador
en 2017. 4’’ entre Geraint Thomas et ce même Contador en 2016. Paris-Nice se joue à un
souffle depuis trois ans. C’est la nouvelle marque de fabrique de la « Course au Soleil »,
qui réunira pour la première fois 23 équipes. Petits écarts, grosses difficultés. Après la
Couillole et la Colmiane, ASO sort du chapeau le col de Turini, point d’orgue d’une semaine animée. Louison Bobet, Jean Robic et Vincente Lopez-Carril, passés en tête lors des
trois incursions du Tour de France sur ce sommet des Alpes-Maritimes, ne sont plus là
pour nous en parler. Mais l’on sait que le Turini, totalement inédit sur Paris-Nice, c’est
14,9 km à 7,3 %, des pentes très irrégulières, favorables aux grimpeurs. De quoi séduire
Quintana et Bardet, annoncés au départ, prêts à y ferrailler. Car au suspense, on ajoutera
la qualité du plateau. « Le vainqueur de Paris-Nice aura des allures de vainqueur de Tour
de France », s’est d’ailleurs félicité Christian Prudhomme lors de la présentation.
LES ÉTAPES. Dimanche 10 mars : Saint-Germain-en-Laye - Saint-Germain-en-Laye
(138,5 km) ; lundi 11 : Les Bréviaires-Bellegarde (163,5 km) ; mardi 12 : Cepoy - MoulinYzeure (200 km) ; mercredi 13 : Vichy-Pélussin (210,5 km) ; jeudi 14 : CLM individuel à
Barbentane (25,5 km) ; vendredi 15 : Peynier-Brignoles (176,5 km) ; samedi 16 : NiceCol de Turini (181,5 km) ; dimanche 17 : Nice-Nice (110 km).
CLASSIQUES
LA JOLIE QUINZAINE
FLAMANDE
Des vacances à passer en Belgique pour voir du vélo ? Optez pour la fin mars-début avril et
posez vos valises en Flandre orientale. C’est la période où le calendrier est le plus dense outreQuiévrain, le plus qualitatif aussi. Dans un rayon de 150 km, cinq courses se tiennent en l’espace de onze jours, toutes WorldTour. Car les Trois Jours de La Panne (27 mars) viennent d’obtenir
le prestigieux label en 2019. Cette course dévolue aux sprinteurs, battue par les vents de la
mer du Nord, se dispute sur une seule journée depuis 2018. Mais il y aura bien en réalité
« trois » jours à La Panne : la course hommes, celle des femmes et une journée cyclisme loisirs.
On enchaînera sur le E3 BinckBank Classic (ex-GP E3 Harelbeke, 29 mars), qui emprunte une
partie du Ronde et offre l’occasion de prendre ses marques sur le Vieux Quaremont (2,2 km,
pente maxi 11,6%). Le surlendemain, on vérifiera que Gand-Wevelgem (31 mars), en dépit de sa
relative platitude, ne se conclut plus par une arrivée massive. Le 3 avril, À travers La Flandre
(Dwars Door Vlaanderen) propose un parcours vallonné entre Roulers et Waregem, dans les
Ardennes flamandes. Au menu : du pavé et des monts, parfaite rampe de lancement au clou de
ce court séjour. Le mythique Tour des Flandres (7 avril) se dégustera d’autant plus que l’on aura
eu tout loisir d’apprécier les forces en présence, la forme des uns et des autres, lors des rendez-vous précités. Le Ronde compte 267 km entre Anvers et Audenarde, dix-huit monts. Son
parcours serpente en Flandre orientale, à tel point que les plus costauds et/ou fortiches en
orientation parmi les spectateurs à vélo arriveront à voir passer les coureurs à sept reprises
durant la journée. La « quinzaine flamande » aura alors tenu ses promesses.
Semaine Internationale Coppi et Bartali (ITA), cat. 2.1, jusqu’au 31.
JEUDI 28 Femmes : Trois Jours de la Panne (BEL), UCI WorldTour.
VENDREDI 29 E3 BinckBank Classic (BEL), UCI WorldTour.
SAMEDI 30 Classic Loire-Atlantique (FRA), cat. 1.1.
DIMANCHE 31 Gand-Wevelgem (BEL), UCI WorldTour.
Femmes : Gand-Wevelgem (BEL), UCI WorldTour.
Espoirs : Gand-Wevelgem-Course des Chats, à Ypres (BEL), Coupe
des nations UCI. Juniors : Gand-Wevelgem-GP A-Noyelle (BEL),
Coupe des nations UCI ; Cholet Pays-de-la-Loire (FRA), cat. 1.1.
AVRIL
TOUR D’ITALIE
PATRIMONIAL
ET PENTU
Le Giro est un musée à ciel ouvert. S’y promener, c’est un peu visiter
l’Italie, son histoire, ses héros, au gré d’un parcours truffé de références.De l’autre côté des Alpes, les étapes prennent des allures de
journées du patrimoine. Départ de Vinci (3e) pour saluer le vieux
Léonard, ascension du Mortirolo (16e) pour rendre hommage à
Pantani, révélé jadis en ces lieux, arrivée à L’Aquila (7e) pour marquer les dix ans du tremblement de terre, passage à Novi Ligure
pour honorer Fausto Coppi (11e), qui aurait eu cent ans en 2019,
grimpée du Croce D’Aune (20e),sur les pentes duquel Tullio Campagnolo inventa l’attache rapide. Parce qu’il recèle une part de
magie,le Giro peut tout se permettre :un chrono inaugural ponctué
par la raide ascension de San Luca (2,1 km à 9,7 %), haut lieu du
Tour d’Émilie, neuf étapes au-delà des 200 kilomètres (la plus longue atteindra 237 bornes),et une approche lente de la haute montagne, abordée « seulement » le 13e jour. Assurance d’une épreuve
longue à se décanter, mais jamais figée : le premier bloc laisse présager une course de mouvement, animée par baroudeurs, sprinteurs et puncheurs. À partir de Pinerolo, changement de braquet,
avec une traversée des Dolomites durant laquelle il faudra affronter
les forts pourcentages et passer à trois reprises les 2 000 mètres
d’altitude, dont le Gavia (2 618 m, lors de l’étape Lovere-Ponte di
Legno). Indécis jusqu’au bout, ce Giro 2019 promet un beau duel
entre Tom Dumoulin, avantagé par les trois contre-la-montre
(58,5 km en tout),Simon Yates revanchard après son effondrement
de 2018, et le jeune Egan Bernal, pépite de Sky, dont le leader et
vainqueur sortant Chris Froome a jugé plus sage de passer son tour.
LUNDI 1er Tour de Thaïlande (THA), cat. 2.1, jusqu’au 6.
MERCREDI 3 À travers la Flandre (BEL), UCI WorldTour.
VENDREDI 5 Route Adélie à Vitré (FRA), cat. 1.1.
SAMEDI 6 Tour du Limbourg (BEL), cat. 1.1 ;
GP Miguel-Indurain (ESP), cat. 1.1.
DIMANCHE 7 Tour des Flandres (BEL), UCI WorldTour.
Femmes Tour des Flandres (BEL), UCI WorldTour ; La Roue
Tourangelle Région Centre - Val-de-Loire – Trophée Harmonie
Mutuelle (FRA), cat. 1.1 ; Tour de la Rioja (ESP), cat. 1.1.
LUNDI 8 Tour du Pays Basque (ESP), UCI WorldTour, jusqu’au 13.
MARDI 9 Circuit de la Sarthe-Pays de la Loire (FRA), cat. 2.1,
jusqu’au 12.
MERCREDI 10 Scheldeprijs (BEL), 1.HC ; Tour d’Israël (ISR),
cat. 2.1, jusqu’au 14.
VENDREDI 12 GP Beiras e Serra da Estrala (POR), cat. 2.1,
jusqu’au 14.
SAMEDI 13 Espoirs : Tour des Flandres (BEL),
Coupe des nations UCI.
DIMANCHE 14 Paris-Roubaix (FRA), UCI WorldTour.
Juniors : Paris-Roubaix (FRA), Coupe des nations UCI ;
Klasika Primavera de Amorebieta (ESP), cat. 1.1.
MARDI 16 Paris-Camembert (FRA), cat. 1.1 ;
Tour de Turquie (TUR), UCI WorldTour, jusqu’au 21.
MERCREDI 17 La Flèche Brabançonne (BEL), 1.HC.
JEUDI 18 Belgrade Banjaluka (SER), cat. 2.1, jusqu’au 21.
SAMEDI 20 : Liège-Bastogne-Liège (BEL), UCI WorldTour ;
Tour du Finistère (FRA), cat 1.1.
DIMANCHE 21 Amstel Gold Race (HOL), UCI WorldTour.
Femmes : Amstel Gold Race Ladies edition (HOL), UCI WorldTour.
LUNDI 22 Tour des Alpes (ITA), 2.HC, jusqu’au 26 ;
Tro Bro Léon (FRA), cat. 1.1.
MARDI 23 Tour de Croatie (CRO), cat. 2.1, jusqu’au 28.
MERCREDI 24 La Flèche Wallonne (BEL), UCI WorldTour.
Femmes : La Flèche Wallonne (BEL), UCI WorldTour.
VENDREDI 26 Tour de Castille et Leon (ESP), cat. 2.1, jusqu’au 28.
DIMANCHE 28 Liège-Bastogne-Liège (BEL), UCI WorldTour.
Femmes : Liège-Bastogne-Liège (BEL), UCI WorldTour ;
Tour des Apennins (ITA), cat. 1.1.
MARDI 30 Tour de Romandie (SUI), UCI WorldTour, jusqu’au 5 mai.
MAI
MERCREDI 1er Eschborn-Francfort (ALL), UCI WorldTour.
JEUDI 2 Tour du Yorkshire (GBR), cat. 2.1, jusqu’au 5.
VENDREDI 3 Tour des Asturies (ESP), cat. 2.1, jusqu’au 5.
SAMEDI 4 Espoirs : L’Étoile d’Or (FRA), Coupe des nations UCI.
JEUDI 9 Tour de la Communauté de Madrid (ESP), cat. 2.1,
jusqu’au 12. Femmes : Tour of Chongming Island (CHN), UCI
WorldTour, jusqu’au 11. Juniors : Course de la Paix (RTC),
Coupe des nations UCI.
SAMEDI 11 Tour d’Italie (ITA), UCI WorldTour,
1re étape : Bologne-Bologne CLM (8,2 km).
DIMANCHE 12 Tour d’Italie, 2e étape : Bologne-Fucecchio
(200 km) ; Amgem Tour of California (USA), UCI WorldTour,
jusqu’au 18.
76 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
LE GUIDE DES COURSES
LUNDI 13 Tour d’Italie, 3e étape : Vinci-Orbetello (219 km).
MARDI 14 Tour d’Italie, 4e étape : Orbetello-Frascati (228 km) ;
1.HC, jusqu’au 19.
MERCREDI 15 Tour d’Italie, 5e étape : Frascati-Terracina (140 km).
JEUDI 16 Tour d’Italie, 6e étape : Cassino-San Giovanni Rotondo
(233 km) Femmes : Amgem Tour of California (USA),
UCI WorldTour, jusqu’au 18.
VENDREDI 17 Tour d’Italie, 7e étape : Vasto-L’Aquila (180 km) ;
Tour d’Aragon (ESP), cat. 2.1, jusqu’au 19.
SAMEDI 18 Tour d’Italie, 8e étape : Tortero Lido-Pesaro (235 km).
DIMANCHE 19 Tour d’Italie, 9e étape : Riccione-San Marin
CLM (34,7 km) ; Tour du Japon (JAP), cat. 2.1, jusqu’au 26.
LUNDI 20 Tour d’Italie repos à San Marin.
MARDI 21 Tour d’Italie : 10e étape : Ravenne-Modène (147 km).
MERCREDI 22 Tour d’Italie : 11e étape : Carpi-Novi Ligure (206 km).
Femmes : WWT Emakumeen XXXII Bira (ESP),
UCI WorldTour, jusqu’au 25.
JEUDI 23 Tour d’Italie : 12e étape : Cuneo-Pinerolo (146 km) ;
Tour d’Estonie (EST), cat. 2.1, jusqu’au 25.
VENDREDI 24 Tour d’Italie, 13e étape : Pinerolo-Ceresole Reale
(188 km) ; Tour de l’Ain (FRA), cat. 2.1, jusqu’au 26 ;
Hammer Stavanger (NOR), cat 2.1, jusqu’au 26.
SAMEDI 25 Tour d’Italie, 14e étape : Saint-Vincent-Courmayeur
(131 km). Juniors : Trophée Centre Morbihan (FRA) ;
Coupe des nations UCI, jusqu’au 26.
DIMANCHE 26 Tour d’Italie, 15e étape : Ivrea-Côme (237 km) ;
GP Marcel-Kint (BEL), cat 1.1.
LUNDI 27 Tour d’Italie : repos à Côme.
Winston Salem Classic (USA), cat 1.1.
MARDI 28 Tour d’Italie, 16e étape : Lovere-Ponte-di-Legno
(226 km).
MERCREDI 29 Tour d’Italie, 17e étape : Commezzadura-Anterselva
(180 km) ; Tour de Norvège (NOR), 2.HC, jusqu’au 2 juin.
JEUDI 30 Tour d’Italie, 18e étape : Valdaora-Santa Maria di Salia
(220 km). Circuit de Wallonie (BEL), cat. 1.1 ; Szlakiem Walk Majora
Hubala (POL), cat 2.1, jusqu’au 2 juin. Juniors : Tour du pays de
Vaud (SUI), Coupe des nations UCI, jusqu’au 2 juin.
VENDREDI 31 Tour d’Italie, 19e étape :
Trévise-San Martino di Castrozza (151 km).
JUIN
SAMEDI 1er Tour d’Italie, 20e étape : Feltre-Monte Avena
(193 km) ; GP de Plumelec-Morbihan (FRA), cat. 1.1.
Espoirs : Orlen Nations Grand Prix (POL), Coupe des nations UCI,
jusqu’au 2.
DIMANCHE 2 Tour d’Italie, 21e étape : CLM à Vérone (15,6 km) ;
Rund um Köln (ALL), cat. 1.1 ;
Boucles de l’Aulne à Châteaulin (FRA), cat. 1.1.
MERCREDI 5 Skoda Tour du Luxembourg (LUX), 2.HC, jusqu’au 9.
JEUDI 6 Boucles de la Mayenne (FRA), cat. 2.1, jusqu’au 9.
Espoirs Course de la Paix GP Priessnitz Spa (RTC),
Coupe des nations UCI.
VENDREDI 7 Tour de Bihor (ROU), cat 2.1, jusqu’au 9 ;
Hammer Limburg (HOL), cat 2.1, jusqu’au 9.
SAMEDI 8 À Travers les Ardennes flamandes (BEL), cat. 1.1.
DIMANCHE 9 Critérium du Dauphiné Libéré (FRA), UCI WorldTour,
jusqu’au 16 juin ; Boucles de la Mayenne (FRA), cat. 2.1, jusqu’au 9 ;
GP de Lugano (SUI), cat. 1.1.
LUNDI 10 Femmes : Ovo Energy Women’s Tour (GBR),
UCI WorldTour.
MARDI 11 Tour de Hongrie (HON), cat 2.1, jusqu’au 16.
MERCREDI 12 Baloise Belgium Tour (BEL), 2.HC, jusqu’au 16 ;
Tour de Corée (CDS), cat. 2.1, jusqu’au 16.
JEUDI 13 GP du Canton d’Argovie (SUI), 1.HC.
SAMEDI 15 Tour de Suisse (SUI), UCI WorldTour, jusqu’au 23.
NOUVEAUTÉS
ISRAËL SUR SA LANCÉE
Il faut croire que le grand départ du Giro 2018, avec trois étapes à la clé moyennant
27,5 millions d’euros, a marqué le point de départ de l’engouement d’Israël pour le
cyclisme. En 2019, en plus du modeste Tour féminin d’Arava, course d’un jour classée 1.2
par l’UCI, le pays aura carrément son tour national professionnel, du 10 au 14 avril. Cinq
étapes entre nord et sud, alternant plaine et montagne, un parcours jugé idéal dans
l’optique du Giro. Justement, RCS, l’organisateur de la course rose, pourrait prêter son
concours logistique. Derrière cette initiative, on retrouve Sylvan Adams, l’homme
d’affaires canadien, mécène de l’équipe continentale pro Israel Cycling Academy et
grand artisan du vélo en Israël comme outil de promotion sportive et touristique. Les
organisateurs du Tour d’Israël espèrent attirer au départ des équipes WorldTour. Pas forcément évident en cette période de calendrier embouteillé, avec de nombreux coursiers
engagés sur le front belge, et la concurrence directe du Tour de Turquie et du Circuit de
la Sarthe. Qu’importe. L’État hébreu s’éveille au vélo.
CHAMPIONNAT DE FRANCE
PROMIS À UN « SUPER » ?
En 108 éditions, le Championnat de France ne s’était jamais disputé dans le département
de la Loire-Atlantique, pourtant terre de vélo. Anomalie réparée cette année, avec un
parcours très prometteur à La Haye-Fouassière, au cœur du vignoble nantais, que les
habitués de la Classic Loire-Atlantique connaissent bien. Ces derniers ne seront
d’ailleurs pas dépaysés : le circuit de ce Championnat, abordé après 7 km de mise en
jambes depuis Vertou, est trait pour trait celui de l’épreuve chère à l’organisateur
Jean-Luc Chaillot. Autrement dit, du costaud : 16,8 km, trois bosses à gravir, ChâteauThébaud, le mur de Saint-Fiacre, et le dernier « taquet » dans La Haye-Fouassière, juge
de paix à 1 200 m de la ligne d’arrivée. L’histoire nous enseigne que celui qui y bascule en
tête dans le final a course gagnée. D’ordinaire, les puncheurs ont la cote sur ce parcours
sélectif et farci de relances. Les stars du peloton français pourraient avoir leur mot à
dire. Championnat national oblige, le kilométrage explose : ce ne sont pas onze, mais
bien quinze tours que les concurrents devront se farcir. Endurance, puissance et « giclette » le moment venu seront requises. Les qualités d’un Pinot ou d’un Alaphilippe. Car le
cru 2019 semble propice à l’avènement d’un de ces « top-coureurs » qui boudent leur
Championnat depuis quelques années. Il faut remonter à Laurent Jalabert (Charade
1998) pour voir un « super » enfiler le maillot tricolore. Ça commence à faire long.
LE PROGRAMME
Jeudi 27 juin : CLM Élite femmes, amateurs et pros hommes ; samedi 29 juin : épreuves en
ligne amateurs hommes et Élite femmes ; dimanche 30 : épreuve en ligne Élite hommes.
GRIMPEURS
LE VENTOUX
A « SA » COURSE PRO
Il y avait un manque à combler : une course française d’un jour dévolue aux (grands)
grimpeurs, privés de terrain de jeu depuis la disparition de la classique des Alpes pro. Ils
pourront s’en donner à cœur joie le 17 juin avec la « Mont Ventoux dénivelé challenge ».
L’épreuve, classée 1.1, propose une confrontation alléchante avec le mythique Géant de
Provence. Le départ sera donné de Vaison-la-Romaine, et les participants seront invités
à gravir les petits cols des Aires et de l’Homme Mort, avant le gros morceau, abordé par
Bédoin : 173 km en tout, pour 4 100 m de dénivelé positif. À trois semaines du départ du
Tour, et au lendemain du Dauphiné, la tentation sera grande pour les coureurs de s’étalonner sur les pentes du col hors catégorie. La veille, 2 500 cyclosportifs auront ouvert la
voie lors de la fameuse Santini GF Mont Ventoux.
TOUR DE FRANCE
MONTAGNE
À FOISON
LUNDI 17 Mont Ventoux dénivelé Challenge (FRA), cat 1.1.
MERCREDI 19 Tour de Slovénie (SLV), 2.HC, jusqu’au 23 ;
ZLM Tour (HOL), cat. 2.1.
JEUDI 20 La Route d’Occitanie – Dépêche du Midi (FRA), cat 2.1,
jusqu’au 23. Juniors : Saarland Trofeo (ALL),
Coupe des nations UCI.
VENDREDI 21 À Travers le Hageland (BEL), cat. 1.1.
SAMEDI 22 Flèche de Heist (BEL), cat. 1.1.
DIMANCHE 23 Elfstedenronde (BEL), cat. 1.1.
MERCREDI 26 Halle Ingooigem (BEL), cat 1.1.
DIMANCHE 30 Championnat de France Élite Hommes,
à La Haye-Fouassière (Loire-Atlantique).
JUILLET
Confronté à une baisse d’intérêt sportif, en dépit de la créativité
d’organisateurs prompts à se décarcasser pour proposer des parcours attractifs, le Tour semble condamné à se réinventer chaque
année.En 2019,exit les pavés,la quête de bordures ou de secteurs
non bitumés propres (seulement dans nos rêves de spectateurs
candides) à enflammer la course.Pour cette 106e cuvée,qui s’élancera de Liège le 6 juillet,ASO durcit le ton.Avec un parti pris net et
sans détour : de la montagne à foison. Pas n’importe laquelle : la
moyenne, vectrice d’insécurité, abordée dès la 6e étape dans les
Vosges, puis le Massif Central, et la très haute. Par très haute, on
entend au-dessus de 2 000 mètres :pas moins de sept cols de la prochaine édition culminent au-delà de cette barrière tant psychologique que physiologique. L’arrivée au mythique Tourmalet
(14e étape) annonce un programme monstrueux dans les Alpes,où
ce Tour se jouera en troisième semaine. Un triptyque démentiel
attend les coureurs lors des étapes Embrun-Valloire (Vars-IzoardGalibier,tous trois dans le « club des 2 000 »), Saint-Jean-de-Maurienne-Tignes (avec l’Iseran et ses 2 770 m) et Albertville-Val-Thorens
(cette dernière montée culmine à 2 365 m),à la veille du défilé sur
les Champs-Élysées.Enchaîner sur trois jours de tels sommets à une
intensité maximale,en fin de Tour,ne sera pas sans conséquences
sur les organismes,questionne les concurrents et pose déjà un vrai
problème aux staffs médicaux. Ce Tour radical est calibré à 100 %
pour un grimpeur,au détriment des spécialistes de l’effort solitaire,
clairement lésés : l’unique chrono individuel survenant lors de la
13e étape à Pau (27 km),avant les Alpes,n’aura aucune incidence
sur l’issue de cette Grande Boucle en apnée.
MERCREDI 3 Sibiu Cycling Tour (ROU), cat. 2.1, jusqu’au 7.
VENDREDI 5 Femmes : Tour d’Italie féminin (ITA), UCI WorldTour,
jusqu’au 14.
SAMEDI 6 Tour de France (FRA), UCI WorldTour,
1re étape : Bruxelles-Bruxelles (192 km) ; Tour d’Autriche (AUT),
cat. 2.1, jusqu’au 12.
DIMANCHE 7 Tour de France, 2e étape : CLM par équipes
à Bruxelles (27 km).
LUNDI 8 Tour de France, 3e étape : Binche-Epernay (214 km).
MARDI 9 Tour de France, 4e étape : Reims-Nancy (215 km).
MERCREDI 10 Tour de France,
5e étape : Saint-Dié-des-Vosges-Colmar (169 km).
JEUDI 11 Tour de France, 6e étape : Mulhouse-La Planche
des Belles Filles (157 km).
VENDREDI 12 Tour de France,
7e étape : Belfort-Châlon-sur-Saône (230 km).
SAMEDI 13 Tour de France, 8e étape : Mâcon-Saint-Étienne
(199 km). Juniors : GP du général Patton (LUX),
Coupe des Nations UCI, jusqu’au 14.
DIMANCHE 14 Tour de France, 9e étape : Saint-Étienne-Brioude
(170 km) ; Tour du Lac Qinghai (CHN), 2.HC, jusqu’au 27.
LUNDI 15 Tour de France, 10e étape : Saint-Flour-Albi (218 km).
MARDI 16 Tour de France : repos à Albi. Juniors : Tour de L’Abitibi
(CAN), Coupe des nations UCI, jusqu’au 21.
MERCREDI 17 Tour de France, 11e étape : Albi-Toulouse (167 km).
JEUDI 18 Tour de France, 12e étape : Toulouse
-Bagnères-de-Bigorre (202 km).
VENDREDI 19 Tour de France, 13e étape : CLM individuel à Pau
(27 km). Femmes : La Course by le Tour de France (FRA),
UCI WorldTour.
SAMEDI 20 Tour de France, 14e étape : Tarbes-Col du Tourmalet
(117 km).
DIMANCHE 21 Tour de France, 15e étape : Limoux-Foix (185 km).
LUNDI 22 Tour de France : repos à Nîmes.
MARDI 23 Tour de France, 16e étape : Nîmes-Nîmes (177 km) ;
Adriatica Ionica Race (ITA), cat. 2.1, jusqu’au 28.
MERCREDI 24 Tour de France, 17e étape : Pont-du-Gard-Gap
(206 km).
JEUDI 25 Tour de France, 18e étape : Embrun-Valloire (207 km) ;
Classique d’Ordizia (ESP), cat. 1.1 ; GP Cerami (BEL), cat. 1.1.
VENDREDI 26 Tour de France,
19e étape : Saint-Jean-de-Maurienne - Tignes (123 km).
SAMEDI 27 Tour de France, 20e étape : Albertville - Val-Thorens
(131 km) ; Tour de Wallonie (BEL), 2.HC, jusqu’au 31.
DIMANCHE 28 Tour de France, 21e étape : Rambouillet-Paris
(127 km).
MERCREDI 31 Circuit de Gexto – Mémorial Ricardo-Otxoa (ESP),
cat. 1.1 ; Tour du Portugal (POR), cat. 2.1, jusqu’au 11 août.
LE GUIDE DES COURSES
78 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
AOÛT
SAMEDI 3 Clasica San Sebastian (ESP), UCI WorldTour ;
Tour de Pologne (POL), UCI WorldTour, jusqu’au 9 ;
Johan-Museeuw Classic (BEL), cat. 1.1. Femmes : Prudential
RideLondon Classique (GBR), UCI WorldTour.
DIMANCHE 4 Prudential RdeLondon-Surrey Classix (GBR),
UCI WorldTour.
MERCREDI 7 Championnat d’Europe, aux Pays-Bas, jusqu’au 11.
DIMANCHE 11 Koga Slag om Norg (HOL), cat. 1.1.
LUNDI 12 Tour de l’Utah (USA) 2.HC, jusqu’à 18 ;
BinckBank Tour (BEL-HOL), UCI WorldTour, jusqu’au 18.
MARDI 13 Tour de Burgos (ESP), 2.HC, jusqu’au 17.
JEUDI 15 Artic Race of Norway (NOR), 2.HC, jusqu’au 18 ;
Czech Cycling Tour (RTC), cat. 2.1, jusqu’au 18.
VENDREDI 16 Femmes : Postnord UCI WWT Vargarda
WestSweden TTT (SUE), UCI WorldTour. Espoirs :
Tour de l’Avenir (FRA), Coupe des Nations UCI, jusqu’au 25.
DIMANCHE 18 La Polynormande (FRA), cat. 1.1 ; Fyen Rundt (DAN),
cat. 1.1. Femmes : Postnord UCI WWT Vargarda
WestSweden (SUE), UCI WorldTour.
MARDI 20 GP de la ville de Zottegem (BEL), cat. 1.1.
MERCREDI 21 : Tour du Limousin – Nouvelle Aquitaine (FRA),
cat. 2.1, jusqu’au 24 ; Veenendaal-Veenendaal (HOL), cat.1.1 ;
Tour du Danemark (DAN), 2.HC, jusqu’au 25. Femmes :
Ladies Tour of Norway (NOR), UCI WorldTour, jusqu’au 25.
JEUDI 22 Colorado Classic (USA), 2.HC, jusqu’au 25.
SAMEDI 24 Tour d’Espagne (ESP), UCI WorldTour, 1re étape :
Torrevieja-Torrevieja CLM par équipes (18 km).
DIMANCHE 25 Tour d’Espagne 2e étape : Benidorm-Calp (193 km) ;
EuroEyes Ctclassics Hambourg (ALL), UCI WorldTour ; Schaal Sels
Merksem / Johan-Museeuw Classic (BEL), cat. 1.1.
LUNDI 26 Tour d’Espagne, 3e étape : Ibi-Alicante (186 km).
MARDI 27 Tour d’Espagne, 4e étape : Cullera-El Puig de Santa Maria
(177 km) ; Tour Poitou-Charentes en Nouvelle-Aquitaine (FRA), cat.
2.1, jusqu’au 30.
MERCREDI 28 Tour d’Espagne, 5e étape : L’Eliana-Observatorio
Astrofisico de Javalembre (165,5 km) ; Course des Raisins
à Overijse (BEL), cat. 1.1.
JEUDI 29 Tour d’Espagne, 6e étape : Mora de Rubielos-Ares del
Maestrat (196,5 km) ; Tour d’Allemagne (ALL), 2.HC,
jusqu’au 1er septembre.
VENDREDI 30 Tour d’Espagne, 7e étape : Onda-Valderrobres
(182,5 km) ; Great War Remembrance Race (BEL), cat. 1.1. Juniors :
Tour de DMZ (CDS), Coupe des Nations UCI, jusqu’au 3 septembre.
SAMEDI 31 Tour d’Espagne, 8e étape : Valls-Igualda (168 km) ;
Omloop Mandel-Leie-Schelde Meulebeke (BEL), cat. 1.1 ;
Tour d’Almaty (KAZ), cat. 2.1, jusqu’au 1er septembre.
Femmes : GP de Plouay- Lorient Agglomération Trophée WNT
(FRA), UCI WorldTour.
SEPTEMBRE
DIMANCHE 1er Tour d’Espagne, 9e étape : Andorre-la-Vieille-Cortals d’Encamp (96,5 km) ; Bretagne Classic (FRA), UCI WorldTour ;
GP Jef-Scherens (BEL), cat. 1.1.
LUNDI 2 Tour d’Espagne : repos à Pau.
MARDI 3 Tour d’Espagne, 10e étape : Jurançon-Pau (36 km).
Femmes : Boels Ladies Tour (PB), UCI WorldTour, jusqu’au 8.
MERCREDI 4 Tour d’Espagne, 11e étape : Saint-Palais-Urdazubi
(169 km).
JEUDI 5 Tour d’Espagne, 12e étape : Los Arcos-Bilbao (175 km).
VENDREDI 6 Tour d’Espagne, 13e étape : Bilbao-Los Machucos
(167 km).
SAMEDI 7 Tour d’Espagne, 14e étape : San Vicente de la Barquera
-Oviedo (189 km) ; Brussels Cycling Classic (BEL), 1.HC.
TOUR D’ESPAGNE
VUELTA
TONIQUE ET
COHÉRENTE
La Vuelta est affaire d’hommes pressés. Pressés, les organisateurs,
qui ont dévoilé le parcours en décembre, soit un mois en avance,
coupant court à toutes les spéculations. Pressés, les coureurs, soumis à des étapes brèves (aucune ne passe la barre des 200 km),et
qui en découdront dès le 5e jour, à l’Alto de Javalambre (12 km à
7 %),première arrivée en altitude d’une Vuelta qui en comptera six,
plus deux finales en bosse.À propos d’ascensions,cinquante-neuf
difficultés sont répertoriées au GP de la montagne, soit treize de
plus qu’en 2018. Vu ainsi, on pourrait craindre une overdose de
« courses de côtes » répétitives,mais il n’en est rien à l’analyse.Si le
tracé se veut tonique et porté sur la quête de reliefs, les difficultés
sont judicieusement réparties sur les trois semaines,on va alterner
avec cohérence plaine et montagne. Ce découpage harmonieux
est le signe d’une course engagée sur la bonne voie.La Vuelta n’est
plus une session de rattrapage,mais bien un grand Tour à part entière,traquant chaque année l’inédit : neuf villes-départs et autant de
villes-arrivées seront visitées pour la première fois. Sans suivre la
mode, la séduisante épreuve cède tout de même à son penchant
récent pour la France, avec un chrono individuel de 36 km entre
Jurançon et Pau le 10e jour, et à la tentation du chemin empierré :
l’alto de Engolasters (9e étape,sans doute la plus difficile) propose
4 km non asphaltés. Si la hiérarchie pourrait se dessiner assez tôt,
les concurrents auront jusqu’à l’avant-veille de l’arrivée pour tenter
de renverser le leader dans la Sierra de Gredos. De quoi ne pas
s’ennuyer en suivant la Vuelta.
COUPE DE FRANCE
LE TERROIR
DU VÉLO
Créée en 1992, la Coupe de France de cyclisme prend les allures de calendrier
parallèle, peu médiatisé, mais passionnant pour qui a la curiosité de s’y intéresser.
De février à octobre, de La Marseillaise au Tour de Vendée, ce challenge par points
(50, 35, 25 distribués aux trois premiers de chaque manche) permet de mettre en
valeur des courses méritantes du patrimoine national, aux profils divers, occasionne des confrontations « inter-classes sociales » entre les cadors du WorldTour et
les obscurs des formations continentales, peuplées de coureurs inconnus capables
de créer la surprise. On se souvient du pittoresque Danois barbu Rasmus Quaade,
improbable vainqueur de la Classic Loire-Atlantique 2018 ou de l’exploit de Kevin le
Cunff lors des dernières Boucles de l’Aulne. La Coupe, dont la dernière édition a été
remportée par Hugo Hofstetter devant le recordman Samuel Dumoulin, est âprement disputée. Gage de mouvements et de spectacle.
156km
RANDONNÉE
Distance
unique
LES QUINZE MANCHES DE LA COUPE
3 février : GP La Marseillaise ; 24 mars : GP de Denain ; 30 mars : Classic Loire-Atlantique ; 5 avril : Route Adélie de Vitré ; 7 avril : Roue Tourangelle ; 16 avril :
Paris-Camembert ; 20 avril : Tour du Finistère ; 22 avril : Tro Bro Léon ; 1er juin : GP
de Plumelec-Morbihan ; 2 juin : Boucles de l’Aulne-Châteaulin ; 18 août : La Polynormande ; 8 septembre : GP de Fourmies ; 15 septembre : Tour du Doubs ; 22
septembre : GP d’Isbergues ; 6 octobre : Tour de Vendée.
TÉLEX
Signe encourageant pour le
cyclisme africain, le TOUR
DU RWANDA accède à la
classe 2.1.
L’UAE TOUR est le fruit de
la fusion du Tour d’Abou
Dhabi et du Dubaï Tour.
Cette nouvelle épreuve
bénéficie du label UCI
WorldTour.
LE TOUR DU HAUT-VAR
comptera trois étapes au
lieu de deux, et s’achèvera
au sommet du mont Faron.
TIRRENO-ADRIATICO
tourne le dos à la montagne. Le point culminant de
la « Course des deux
Mers » n’excédera pas
660 m d’altitude.
Un temps compromise par
l’organisation du Championnat de France, la
CLASSIC LOIRE-ATLANTIQUE se tiendra finalement, avec un budget
réduit.
Les épreuves élites hommes, femmes, espoirs et
juniors de GAND-WEVELGEM se disputent le même
jour : dimanche 31 mars.
Le TRO BRO LÉON
empruntera quatre nouveaux chemins empierrés.
La part des « ribins »
passera donc de 28,4
à 31 km.
LIÈGE-BASTOGNE-LIÈGE
arrivera boulevard d’Avroy, au
cœur de la ville de Liège, et
non plus à Ans, comme
c’était le cas depuis 1992.
Le triptyque Wanne-StockeuHaute Levée fait également
son retour.
D’ordinaire disputé
en août, LE TOUR DE
HONGRIE est avancé
au mois de juin.
Annulé en 2018 à cause de
problèmes financiers,
LE TOUR DE LA RIOJA
renaît de ses cendres en
2019. La course espagnole
se disputera le 7 avril.
LE TOUR DE TURQUIE
revient au mois d’avril,
après deux éditions
en octobre.
Infos et inscriptions sur
www.lille-hardelot.com
80 / VÉLOMAGAZINE n°570 / Février 2019
LE GUIDE DES COURSES
DIMANCHE 8 Tour d’Espagne, 15e étape : Tineo-Santuario
de Nuestra Senora del Acebo (159 km). GP de Fourmies – La Voix
du Nord (FRA), 1.HC ; Antwerpen Port Epic (BEL), cat. 1.1 ;
OVO Energy Tour of Britain (GBR), 2.HC, jusqu’au 15.
LUNDI 9 Tour d’Espagne : repos dans les Asturies.
MARDI 10 Tour d’Espagne, 16e étape : Pravia-Puerto de la Cubilla
(155 km).
MERCREDI 11 Tour d’Espagne, 17e étape : Aranda de Duero-Guadalajara (199,5 km).
JEUDI 12 Tour d’Espagne, 18e étape : Colmenar Viejo-Becerril
de la Sierra (181 km).
VENDREDI 13 Tour d’Espagne, 19e étape : Avila-Tolède (163,5 km) ;
GP cycliste du Québec (CAN), UCI WorldTour.
SAMEDI 14 Tour d’Espagne, 20e étape : Arenas de San Pedro
-Plataforma de Gredos (189 km) ; Coppa Agostoni – Giro delle Brianze (ITA), cat. 1.1. Femmes : Madrid Challenge by La Vuelta (ESP),
UCI WorldTour.
DIMANCHE 15 Tour d’Espagne, 21e étape : Fuenlabrada-Madrid
(105,5 km) ; Tour du Doubs (FRA), cat. 1.1 ; GP cycliste de Montréal
(CAN), UCI WorldTour ; Coppa Bernocchi (ITA), cat. 1.1 ;
Duo Normand (FRA), cat. 1.1.
MARDI 17 Tour de Toscane (ITA), cat 2.1, jusqu’au 18.
MERCREDI 18 GP de Wallonie (BEL), cat. 1.1 ;
Tour de Slovaquie (SLQ), cat. 2.1, jusqu’au 21.
JEUDI 19 :Coppa Sabatini – GP citta di Peccioli (ITA) cat. 1.1.
VENDREDI 20 Championnat des Flandres (BEL), cat 1.1.
SAMEDI 21 Mémorial Marco-Pantani (ITA), cat. 1.1 ;
Primus Classic (BEL), 1.HC.
DIMANCHE 22 Trofeo Matteotti (ITA), cat. 1.1 ; GP d’Isbergues
(FRA), cat. 1.1 ; Gooikse Pijl (BEL), cat. 1.1.
LUNDI 23 Championnat du monde dans le Yorkshire :
CLM juniors filles et CLM juniors garçons.
MARDI 24 Championnat du monde dans le Yorkshire :
CLM Espoirs hommes et CLM Élite femmes.
MERCREDI 25 Championnat du monde dans le Yorkshire :
CLM Élite hommes ; Omloop van het Houtland Lichtervelde (BEL),
cat. 1.1.
JEUDI 26 Championnat du monde dans le Yorkshire :
course en ligne juniors garçons.
VENDREDI 27 Championnat du monde dans le Yorkshire :
course en ligne espoirs hommes et course en ligne juniors filles.
SAMEDI 28 Championnat du monde dans le Yorkshire :
course en ligne Élite femmes.
DIMANCHE 29 Championnat du monde du Yorkshire :
course Élite hommes ; Paris-Chauny (FRA), cat. 1.1.
OCTOBRE
MERCREDI 2 Tour d’Iran (Azerbaïdjan) (IRN), cat. 2.1, jusqu’au 6.
JEUDI 3 Sparkassen Münsterland Giro (ALL), 1.HC.
SAMEDI 5 Tour d’Emilie (ITA), 1.HC ;
Tour de l’Eurométropole (BEL), 1.HC.
DIMANCHE 6 GP Bruno-Beghelli (ITA),1.HC ; Tour de Vendée (FRA),
cat. 1.1 ; La DH Famenne Ardenne Classic (BEL), cat. 1.1
MARDI 8 Tre Valli Varesine (ITA), 1.HC ; Binche-Chimay-Binche /
Mémorial Frank-Vandenbroucke (BEL), cat. 1.1
MERCREDI 9 Milan-Turin (ITA), 1.HC.
JEUDI 10 Gran Piemonte (ITA), 1.HC ;
Paris-Bourges (FRA), cat. 1.1.
SAMEDI 12 Tour de Lombardie (ITA), UCI WorldTour ;
Tacx Pro Classic / Ronde Van Zeeland (HOL), cat. 1.1 ;
Hammer Hongkong (HKG), cat. 2.1.
DIMANCHE 13 Paris-Tours (FRA), 1.HC ;
Mémorial Rik Van Steenbergen (BEL), cat. 1.1.
JEUDI 17 Tour de Guangxi (CHN), UCI WorldTour, jusqu’au 22.
DIMANCHE 20 Japan Cup (JAP), 1.HC ; Chrono des nations (FRA),
cat. 1.1. Femmes : Tour de Guangxi féminin (CHN), UCI WorldTour.
MONDIAL DANS LE YORKSHIRE
LE JOUR LE PLUS LONG
Coursiers endurants, levez le doigt ! En 2019, le Championnat du monde, de retour au
Royaume-Uni après trente-sept ans d’absence, délaisse les dénivelés effrayants, mais
sa difficulté tiendra dans son kilométrage : 284,5 km. Il faut remonter à Ostuni (ITA) en
1976 pour trouver trace d’un Mondial aussi long. Une telle distance n’est plus guère proposée que lors de Milan-San Remo, synonyme de course d’usure, d’élimination par
l’arrière dans les replis du Yorkshire. Avant d’arriver sur le circuit final d’Harrogate,
14 km à parcourir sept fois, les concurrents auront enchaîné trois difficultés, les côtes
de Cray (1,6 km à 7,1 %), de Buttertubs (4,5 km à 6,8 %), et de Griton Moor (3 km à
6,6 %), lors de la liaison Leeds-Harrogate (180 km), largement inspirée de l’étape du
Tour 2014 remportée par Kittel devant Sagan. Le circuit, annoncé « technique », présente
un profil légèrement vallonné, avec l’ascension de Cornwall Road (700 m, un passage à
11 %) convenant à la fois aux puncheurs et aux sprinteurs capables de passer les bosses. Peter Sagan, qui a gentiment prêté pour un an son maillot irisé à Alejandro Valverde,
dispose de toutes les qualités pour reprendre son bien. Chez les rouleurs, le titre du contre-la–montre se méritera aussi, puisque 52 km, une distance inhabituelle, sont prévus.
TÉLEX
Fleuron du calendrier
italien, remporté par de
grands noms comme Moser,
Van Looy, Saronni et Nibali,
LA COPPA BERNOCCHI
fête ses cent ans.
LE TOUR DE L’AVENIR
abandonne la Bretagne au
profit d’un grand départ à
Marmande, prélude d’une
traversée du Massif Central
avant les Alpes.
LA POLYNORMANDE
recule de quinze jours :
l’épreuve chère à Daniel
Mangeas se tiendra
le 18 août.
Autrefois épreuve de la
Coupe du monde,
LA JAPAN CUP remonte
en gamme : elle sera
classée hors catégorie.
LE TOUR DE SICILE,
qui devait faire son retour
en octobre, n’est
finalement pas organisé.
RCS Sport envisagerait
toutefois de le mettre sur
pied en avril 2020.
Dispersées jusqu’ici dans le
calendrier de fin de saison,
L’EUROMÉTROPOLE
TOUR, la Famenne Ardenne
Classic et Binche-ChimayBinche font cause
commune. Les semi-
classiques se tiendront sur
une période de quatre jours,
pour mutualiser les coûts
et « fixer » les équipes dans
les Ardennes.
C’est une première : L’UCI
introduit un contre-lamontre par équipes couru
sous la forme d’un relais
mixte (trois garçons puis
trois filles) lors du
Championnat du monde sur
route, en septembre.
Séparées d’une semaine en
2018, PARIS-TOURS ET LE
TOUR DE LOMBARDIE ont
à nouveau lieu le même
week-end mi-octobre.
FASTER THAN
YOU CAN IMAGINE
kask.com
BILAN
2010-2019, LES ANNÉES SKY
SKY DERNIÈRE
2019 sera la dernière saison de la formation dirigée par Dave Brailsford.
Apparue en 2010 avec l’ambition de gagner un jour le Tour de France,
elle a largement rempli son contrat avec six succès dans
la course au Maillot Jaune, complétés par une victoire
au Giro et à la Vuelta. On a revisité la success
story sous ses différentes facettes.
> PAR JEAN-FRANÇOIS QUÉNET
82 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
«
1
PREMIÈRE ÉQUIPE WORLDTOUR
MONTÉE UN AN À L’AVANCE
Historiquement, la genèse des équipes
cyclistes reflétait des histoires de passionnés
sympathiques lancés dans de folles aventures.La réalité forçait les survivants à se structurer plus tard,au fil du temps.Le WorldTour,
lancé en 2005 sous le vocable de Pro Tour,
devait modifier la donne et offrir une plateforme à des affaires sérieuses.Le coup d’œil
dans le rétro impose de constater que le
Team Sky fut la première du genre, après
cinq saisons où les montages et remontages
de groupes sportifs sur des fondations déjà
existantes tenaient du rafistolage (Astana,
Milram, Unibet, Katusha, Garmin). Tout au
long de l’année 2009, pratiquement dans la
foulée des JO de Pékin où les Britanniques
avaient raflé sur la piste sept médailles d’or
sur dix possibles, un staff surdimensionné a
travaillé à temps plein à la création du Team
Sky, entré dans les pelotons en 2010. Il était
question, alors, d’un budget annuel de
10 millions d’euros pendant quatre ans (il a
quadruplé à l’amorce de la dixième et dernière saison !), fixant un nouveau modèle
d’organisation sur lequel allaient se baser
Leopard-Trek (née en 2011) et Orica-GreenEdge (2012), également financées – par du
mécénat – des mois à l’avance.Hormis Bahrain-Merida, arrivée sur le marché en 2017
après la scission au sein de l’historique Lampre-Merida, le WorldTour n’a enfanté aucun
nouveau-né depuis lors, d’où cette remarque de Jonathan Vaughters, le patron de
l’actuelle EF Education First : « La présence
de Sky a été vraiment dissuasive pour l’arrivée de nouveaux sponsors. »
Avant le Team Sky, jamais l’UCI n’avait
constaté la réunion de comités d’experts
pour l’établissement de chaque partie du
dossier de candidature au Pro Tour.L’écurie
britannique n’aurait pas recours aux wildcards pour disputer le Tour mais elle avait
pris les devants en déroulant le tapis rouge à
Christian Prudhomme, à Manchester à l’été
2009.Pat McQuaid,le président de l’instance
mondiale à l’époque,était dithyrambique au
sujet de ces nouveaux entrepreneurs, dont
son allié Brian Cookson, membre du premier board du Team Sky et qui allait devenir
son bourreau, mais il a revu son jugement,
déclarant au printemps 2018 : « Ils trompaient les gens. » « Le Team Sky ne tombe pas
du ciel », titrait Vélo Magazine dans son
n° 468 d’octobre 2009,prévenant : les Britanniques s’attaquent au Tour de France sur le
modèle de la piste avec beaucoup de minutie. Entre la fin des équipes nationales, en
1968, et 2010, une seule formation d’outreManche a participé à la Grande Boucle :
ANC-Halfords, en 1987, avec des athlètes
hors de condition et des finances si faibles
que l’histoire s’était terminée au tribunal
entre les coureurs et le commanditaire. Sky
serait tout l’inverse.
Dave Brailsford, le sémillant principal
(dénomination plus pédante que mana-
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 83
TIM DE WAELE/GETTY IMAGES
LIGNE DROITE
BILAN
2010-2019, LES ANNÉES SKY
De la victoire de Wiggins en 2012 (à dr.) à celle de Thomas en 2018,
STÉPHANE MANTEY
«
«
ger),faisait sourire la communauté cycliste en proclamant son objectif de « faire
gagner proprement le Tour de France à un
Britannique en l’espace de cinq ans ». Le terme « clean », qu’il employait à dessein pour
désigner l’éthique en général,revêt toute son
importance.Mais il est clair qu’il y a dix ans,
le Gallois s’inscrivait en rupture avec la mouvance du tout-puissant Johan Bruyneel,
désormais banni à vie pour son rôle dans le
84 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
dopage de Lance Armstrong. Le passeport
biologique venait d’être instauré, une nouvelle ère s’ouvrait, un jeune patron d’écurie
disposant de moyens financiers élevés pouvait nourrir ses ambitions, mais jusqu’alors,
aucun cycliste du Royaume-Uni n’était monté sur le podium du Tour et Bradley Wiggins,
4e en 2009 (comme Robert Millar en 1984),
semblait avoir déjà atteint un niveau supérieur à ses compétences connues de routier.
2
LA TRANSPARENCE,
EN APPARENCE
La marque de fabrique de Sky, dès ses
débuts,fut la pléthore de son staff.L’assistance aux coureurs, y compris dans des épreuves de faible importance stratégique,
dépassait de très loin les usages en vigueur.
On se souviendra par exemple de ce nutritionniste qui accompagnait le team pour les
deux jours du Critérium International 2010
en Corse (où les autres équipes invitaient
plutôt quelques VIP dispensés du voyage
dans les Ardennes les années précédentes…).Tendant sa carte de visite à l’aéroport
d’Ajaccio, il révélait : « On nous a demandé
d’être sympathiques avec les médias. » Le
Team Sky a très vite changé,jusqu’à devenir
une cible favorite des publications les plus
sérieuses d’Angleterre. Il a consommé des
dizaines d’officiers de presse,hachés menus
dans un rôle intenable dès lors que l’opacité
est devenue la règle,un halo de mensonges
autour de supposés secrets de fabrication.
Au début, Brailsford était lui-même le
parfait interlocuteur des reporters, disponible, aimable, passionnant et si différent de
BERNARD PAPON
SÉBASTIEN BOUÉ
ses confrères – avant qu’il ne se barricade
dans son bus,feigne d’être au téléphone ou
drape ses dissimulations d’une puissante
rhétorique… Le 21 mai 2010,au départ de la
13e étape du Giro à Porto Recanati,deux journalistes se sont approchés de lui avec toutes
les précautions d’usage compte tenu des
tabous du milieu,pour lui demander si éventuellement il leur accorderait une réaction
aux accusations de dopage portées la veille
par Floyd Landis à l’encontre de son coureur
Michael Barry.« Mais bien sûr ! Nous sommes
transparents et ouverts. Tous les sujets peuvent être abordés. » C’était le premier accroc
dans la politique « zéro tolérance » affichée
en matière de recrutement :tout membre du
Team Sky devait n’avoir jamais été impliqué
dans une affaire de dopage ou y avoir eu
recours.
C’est ainsi que David Millar, le meilleur
ami de Brailsford à l’époque (mais ça aussi,
ça a changé) et dont la sœur Fran est depuis
le début l’une des têtes pensantes de l’équipe (directrice des attitudes victorieuses, eh
oui, c’est un job !), n’était pas éligible. Le
manager gallois concédera que le plus dur
DÈS SA TROISIÈME SAISON,
LE TEAM SKY A PORTÉ UN
BRITANNIQUE SUR LA PLUS
HAUTE MARCHE DU PODIUM
À L’ARRIVÉE DU TOUR
«
le Team Sky est devenu l’équipe incontournable sur le Tour de France.
fut de trouver des directeurs sportifs – et de
fait il dut limoger Steven De Jongh et Bobby
Julich qui, comme Barry et d’autres sans
doute, l’avaient abusé lors des entretiens
d’embauche.
Le Team Sky, à l’origine, devait aussi
n’employer que des médecins britanniques
n’ayant pas travaillé dans le cyclisme auparavant, gage contre les « mauvaises habitudes ». Mais dès 2011, suite au décès du
soigneur Txema Gonzalez pendant la Vuelta,
ont été engagés le Dr Leinders, Belge ayant
œuvré chez Rabobank à sa grande époque
des Michael (Boogerd, Rasmussen…), et le
Dr Bartalucci, spécialiste italien de la récupération, ancien de Polti, TVM, FDJ, Phonak,
Bouygues Telecom et Cervélo. Mais à la fin,
c’est par un praticien anglais que le scandale est arrivé : le Dr Freeman attend de comparaître devant un
tribunal médical pour avoir
envoyé en 2011
des patches de
testostérone au
centre national
du cyclisme de
Manchester où
le Team Sky et
l’équipe britannique sur piste partagent le
même toit.C’est lui aussi qui,la même année,
a fait délivrer le mystérieux colis (« jiffy
bag ») à Bradley Wiggins,au moment du Critérium du Dauphiné, sujet sur lequel Brailsford n’a concédé que sa « mauvaise gestion
de la communication » alors qu’il était question de dopage et des principes fondateurs
du Team Sky.
3
GAINS MARGINAUX ET RÈGLES
Pour le grand public, le Tour de France
2012 marque le début de la success story :
1er Wiggins, 2e Froome. Dès sa troisième saison,le Team Sky a effectivement porté un Britannique sur la plus haute marche du
podium, et même un deuxième à sa droite.
Mais il serait faux de croire que la programmation par ordinateur a fonctionné.Après le
Tour de France 2010 qu’il a terminé 23e, la
direction s’est demandé,en réunion,que faire de Bradley Wiggins,acheté à grands frais à
Garmin.Et elle n’avait pas prévu de renouveler le contrat de Chris Froome,qui n’a dû sa
participation à la Vuelta 2011 (2e) qu’au forfait de dernière minute du Norvégien LarsPetter Nordhaug ! Parmi les légendes venues
du ciel figure le prêt par James Murdoch, le
boss de Sky, de son avion privé à Brailsford
pour filer en Espagne et négocier avec le
Kényan blanc avant qu’il ne s’engage avec
Saxo Bank ou Astana.
Le cyclisme, le Tour et la France doivent
aux Britanniques l’ouverture des JO de Londres 2012 par un homme sonnant la cloche
vêtu d’un tricot jaune (sans publicité naturellement) cinq jours après son triomphe à
Paris. Avec un peu de recul, on peut aussi
attribuer à Wiggins le Maillot Jaune de la
grosse tête,terme qu’on n’emploie plus guère pour les sportifs, mais a-t-on vu, depuis
1903, un vainqueur du Tour de France se
comporter de manière aussi hautaine
envers la communauté cycliste après son
sacre, lui qui était vraiment un type sympa
auparavant ? Adoubé par la reine d’Angleterre, Brailsford est devenu Sir Brailsford. C’est
un élément à prendre en compte pour saisir
qu’après la consécration, le
Team Sky s’est
cru tout permis.
Son arrogance a culminé au Giro 2015
quand son leader, Richie Porte, jamais entré
dans le top 5 d’un Grand Tour mais utilisé
comme cobaye pour tester de nouvelles
méthodes, a été hébergé chaque nuit (jusqu’à son abandon) dans un motor-home
particulier. Au motif d’augmenter ses
fameux « gains marginaux », l’idée était de
créer, à terme, un « Sky village » entre deux
étapes,où staff et coureurs se reposeraient à
l’écart des infrastructures hôtelières, au
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 85
BILAN
2010-2019, LES ANNÉES SKY
«
Le 29 juillet 2018, en route vers les Champs-Élysées, Geraint Thomas, Chris Froome et Dave Brailsford savourent la domination du Team Sky sur le Tour. En 2019, les deux coureurs rivaliseront de nouveau : l’un
«
mépris des acteurs de l’industrie du tourisme qui sert pourtant de fondement à la
tenue des courses cyclistes dont l’équilibre
financier est au moins aussi fragile que celui
des groupes sportifs. Elle fut vite abandonnée,car non conforme aux règlements.
Brailsford a aussi contesté, enregistreur
en main en guise de menace, la sanction
infligée au même Richie Porte au cours de
ce même Giro où il a été dépanné par un
adversaire, et néanmoins compatriote,
Simon Clarke. Il a encore fait le siège du
bureau mobile réunissant commissaires et
organisateurs du Tour de France 2016, au
Chalet-Reynard,pour que Froome soit reclassé dans le même temps que Bauke Mollema,
décision contraire aux règles du jeu.Ce jourlà, le Maillot Jaune a couru à pied : ce n’est
plus autorisé,pas plus que l’usage des billes
de Vortex dans les combinaisons qui ont permis au Team Sky de dominer le Tour de France 2017 dès son chrono inaugural à
Düsseldorf (quatre dans les huit premiers).
Ce sont autant d’exemples où l’UCI a légiféré
86 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
après-coup (comme pour le guidon de triathlète de Greg LeMond en 1989). Le Team
Sky a beaucoup joué avec les failles entre les
lignes des règlements – et bénéficié,comme
dans la première affaire Moscon (propos
racistes), de la mansuétude d’une gouvernance britannique alors en place.
4
DU BLANC AU GRISÉ
Il a fallu des hackeurs russes, les « fancy
bears » des JO de Rio 2016, plus efficaces
que les gardiens de la lutte antidopage,pour
établir qu’en la matière aussi, le Team Sky a
évolué en « zone grise » – ainsi fut située par
les commentateurs la prise de corticoïdes
de Bradley Wiggins,avalisée par l’UCI,avant
chaque Grand Tour en 2011,2012 et 2013.La
zone grise n’aurait jamais dû exister dans un
projet bâti et vendu pour laver plus blanc
que blanc. D’emblée, il n’était pas cohérent
que Brailsford refuse d’adhérer au MPCC
(Mouvement Pour un Cyclisme Crédible,qui
prohibe l’usage des corticoïdes,notamment,
sur la base du volontariat),prétendant en fai-
re encore plus contre le dopage. L’histoire
enseigne aujourd’hui pourquoi… Le Gallois
a introduit beaucoup de matière grise dans
l’encadrement de son équipe. Sa faute aura
été de se laisser lui-même griser par les résultats,et en cela,son parcours épouse la trajectoire de celui de Manolo Saiz, le gourou
déchu de la ONCE : venu d’un autre monde
que le secteur professionnel,avec des idées,
de la méthode,une manière identique de faire passer l’équipe et sa propre personnalité
avant les coureurs, un recours aux stages à
répétition et des études technologiques
poussées, un sponsor plus opulent et plus
généreux que les autres… et aucune restriction à l’ambition une fois le doigt mis dans
l’engrenage. Les comparaisons ont leurs
limites et tout indique, en l’état actuel des
connaissances publiques, que la décennie
Sky,malgré ses imperfections,est la plus propre de l’histoire du cyclisme d’après-guerre.
Par rapport à l’ère Armstrong,les courses ont
retrouvé du sens et un faux procès consiste à
imputer à l’écurie britannique la responsabi-
pour défendre son maillot jaune, l’autre pour décrocher une 5e victoire.
lité de l’ennui des téléspectateurs durant le
Tour. Comme si les Molteni de Merckx, les
Renault-Gitane d’Hinault, les Banesto
d’Indurain et les US Postal d’Armstrong
n’avaient pas dicté leur loi de manière assez
semblable lors de chaque période de domination d’une équipe. Chris Froome attaquant au basculement de Peyresourde pour
s’emparer du Maillot Jaune à la faveur de la
descente en 2016,puis relevant le gant face à
Peter Sagan dans une bordure en direction
de Montpellier quatre jours plus tard, renvoie l’image d’une course inventive et moins
stéréotypée que dans les clichés trop répandus. Et si l’on veut bien être objectif, l’étape
de l’Alpe d’Huez 2018 avec le Team Sky cravachant derrière Steven Kruijswijk parti seul
dans la Croix-de-Fer,c’est un cyclisme infiniment plus passionnant que celui de Fausto
Coppi, premier vainqueur des vingt et un
virages en 1952 après 266 km dont les 251
premiers décrits comme « insipides » par les
historiens ! Il faudrait que le public accepte
le fait qu’il regarde, au XXIe siècle, non pas
STÉPHANE MANTEY
une épopée de forçats de la route mais un
sport pro dont les acteurs sont payés pour
obtenir les meilleurs résultats possible,et pas
pour la beauté du geste s’il s’avère perdant.
5
LA FIN DE LA LOI DU PLUS RICHE ?
La réalité d’aujourd’hui, c’est le plus
riche qui gagne.D’où les supputations : quel
cyclisme après le Team Sky ? Il n’est pas dit
que la formation disparaisse des pelotons,et
de fait,l’économie de ce sport passe un vrai
test après la reprise au rabais de BMC par
CCC et la disparition de Tinkoff, les anciens
dauphins de Sky au classement des budgets :
s’il n’y a pas une multinationale pour investir
dans la meilleure structure du monde, cela
voudra dire que le cyclisme est invendable
aux tarifs gonflés par ces trois-là (Sky, BMC,
Tinkoff),soit au-delà des 20 millions d’euros
l’année. Dès lors que bSkyb, le network
anglais, n’a pas embrassé le business de la
télédiffusion des courses (achat de droits et
vente d’abonnements et de publicité comme
il le fait en football) mais utilisé ce sport
pour soigner son image, il n’y avait rien de
rationnel à poursuivre ce sponsoring à partir
du moment où
la perception du
public
était
entrée dans une
spirale négative. De fait, le Team Sky n’était
plus que le jouet de James Murdoch et du
directeur exécutif Jeremy Darroch.Le rachat
par le géant américain Comcast en octobre
dernier a évidemment sonné le glas des
dépenses fastueuses.
Brailsford a tout acheté : la matière grise,
la technologie,les watts des coureurs,la paix
des ménages,les avocats et les experts les plus
FRÉDÉRIC MONS
Le Colombien Egan Bernal, recruté en 2017, endossera le rôle de leader de l’équipe britannique sur le Giro 2019.
chers pour blanchir Froome de son contrôle
anormal,à juste titre sans doute.Une équipe
cycliste est un microcosme où l’argent sert
aussi à résoudre les conflits. Il convient de
reconnaître au dirigeant de s’être peu trompé
dans ses choix mais serait-il aussi génial s’il
avait,comme ses confrères,des soucis de fin
de mois ? L’équipe appartenant à 85 % à Sky, il
s’est permis de signer des contrats (Bernal
pour cinq ans, Thomas pour trois saisons de
plus, Froome jusqu’à fin 2020, et d’autres en
cours, Moscon, Kwiatkowski, Rowe, le nouveau Colombien Ivan Sosa, etc.) bien au-delà
de la durée de l’engagement du sponsor principal,contrevenant là aussi à une disposition
de l’UCI.Comment,dans ce contexte qui incite ou oblige l’entreprise à régler quelques factures pendant deux ou trois ans encore,
absorber sans tiquer l’annonce par Sky d’une
« conclusion naturelle » au bout de dix ans ?
Si cette écurie n’est pas refinancée dans
les mêmes proportions, une nouvelle ère
s’ouvrira pour le peloton pro qui peut redevenir commercialement attractif en 2020. Une
redistribution des cartes est la bienvenue,surtout au Tour,
dont se détournent
cette
année, totalement ou partiellement, certains
leader s
qui
visent plutôt le Giro : Tom Dumoulin, Primoz
Roglic, Mikel Landa, Ilnur Zakarin, Bob Jungels, Alejandro Valverde, Vincenzo Nibali,
Miguel Ángel López et Simon Yates. Ils semblent avoir enfin compris l’inutilité de lutter
contre le Team Sky dont l’histoire retiendra
qu’il a échoué dans son objectif de « faire
gagner proprement le Tour de France à un Britannique ». À cause de l’adverbe.///
DANS UNE ÉQUIPE CYCLISTE,
L’ARGENT SERT AUSSI
À RÉSOUDRE LES CONFLITS
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 87
ENTRETIEN
CALEB EWAN
« JE RÊVE DES
CHAMPS-ÉLYSÉES »
Voici huit ans, Caleb Ewan était venu sur les Champs-Élysées et s’était promis de s’y imposer.
Pour cela, le coureur de 24 ans vient de quitter son cocon du cyclisme australien pour s’engager
avec la formation belge Lotto-Soudal. À Adélaïde, il s’est confié en exclusivité à « Vélo Magazine ».
> PAR JEAN-FRANÇOIS QUÉNET
ma nouvelle équipe Lotto-Soudal. Après
avoir perdu André Greipel, qui avait beaucoup gagné avec eux, les supporters belges
voient en moi son successeur. Je crois que je
peux le faire. J’ai confiance en mon équipe
et en mon train. Je cours beaucoup plus cette année, j’aurai plus d’opportunités de
m’imposer. Beaucoup plus ! J’ai dû prendre
50 départs l’an passé et j’ai 85 jours de compétition à mon programme cette année.
VM : Au regard de votre parcours depuis votre
passage chez les pros, avec Orica-GreenEdge en
août 2014, vous avez très peu couru en France
et en Belgique. Cela va-t-il changer ?
C. E. : Oui, je suis prévu à Paris-Nice, au Tour
de Belgique, au Tour de France et au
BinckBank Tour,qui passe en Belgique. Je ne
suis pas très fort sur les pavés,qui ne me conviennent pas, du moins pour le moment. En
France, et c’est assez incroyable vu l’importance de ce pays dans le calendrier cycliste
mondial, je n’ai couru que Paris-Tours, une
fois, et pris un départ du GP de Plouay. Mais
j’ai de grands souvenirs du Tour de l’Avenir
(trois victoires d’étape en 2013 et 2014) et de
La Côte Picarde (remportée à 18 ans,en 2013)
où Simon Yates (3e) m’avait donné du fil à
retordre. On ne savait pas encore qu’il allait
devenir un grand grimpeur, on l’a compris
plus tard,au Tour de l’Avenir.Il avait toujours
88 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
dans les jambes la vitesse du programme de
la piste, dont il faisait partie. Je pensais qu’il
serait plutôt un coureur de classiques. Je me
souviens qu’il était super fort ! En Picardie,je
peinais dans sa roue dans les côtes.
toujours réalisable,surtout dans l’équipe où
je suis maintenant.
VM : Était-ce votre découverte du cyclisme
français ?
domaine j’avais des capacités.On ne choisit
pas. C’est génétique et on ne combat pas la
génétique. Le sprint est mon point fort. Je le
savais en juniors, même si à cet âge-là, je
n’étais pas si mauvais qu’aujourd’hui dans
les cols et les chronos.
C. E. : Non. Deux ans plus tôt, en juniors première année,alors que j’étais surtout un pistard (champion du monde de l’omnium,un an
avant Fernando Gaviria), mon mentor à
l’époque, Bradley McGee, m’avait envoyé
dans l’ouest de la France pour participer à
des courses locales.J’en avais gagné une en
Bretagne (à Arzano,près de Lorient) et Marc
Madiot m’avait prêté un vélo pour les contrela-montre de fin de saison.Ce n’était déjà pas
ma spécialité, je n’étais pas satisfait de mon
résultat au Chrono des nations (12e) mais ça
m’avait aidé à devenir champion d’Australie
juniors du chrono l’année suivante et l’expérience m’avait permis de découvrir les coulisses des courses en Europe. Ça m’avait
ouvert les yeux sur plein d’aspects du cyclisme que j’ignorais complètement. J’avais
même assisté à la présentation du Tour de
France 2012 et,curieusement,je ne suis encore jamais retourné à Paris depuis !
VM : Qu’aviez-vous ressenti sur les ChampsÉlysées, vous qui êtes né à Sydney ?
C. E. : J’avais dû dire : je gagnerai ici un jour !
Et ça reste le rêve de ma carrière. Je le crois
VM : À 17 ans, vous saviez donc déjà quel type de
coureur vous vouliez devenir ?
C. E. : Oui. Enfin, je comprenais dans quel
VM : Vous êtes sprinteur. Aucune chance de vous
voir devenir un routier-sprinteur chez LottoSoudal ?
C.E. : Mes premières expériences en Belgi-
que,à Kuurne-Bruxelles-Kuurne et Gand-Wevelgem,n’ont pas été très fructueuses,mais je
sais que les classiques sont des courses particulièrement excitantes. J’espère y marcher
un jour.Toutefois,je préfère dans un premier
temps me concentrer sur ce que je sais faire
de mieux car j’ai le sentiment de ne pas avoir
encore accompli ce qui est dans mes cordes
dans les courses qui me conviennent le plus.
Après cela,je passerai à autre chose.
VM : Que savez-vous du cyclisme belge ?
C.E. : Eddy Merckx est belge.
VM : Flamand ou Wallon ?
C.E. : Hum… J’hésite. Mais je sais qu’il vit à
Monaco,comme moi.
«
Vélo Magazine : Qu’est-ce que le monde du
cyclisme belge, très passionné, attend de vous ?
CALEB EWAN : Que je gagne des courses pour
YUZURU SUNADA /PRESSE SPORTS
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 89
CALEB EWAN
Caleb Ewan essaie de rester proche du public : à la veille du dernier Tour Down Under, il a offert le café à un groupe de jeunes cyclistes qui avaient pris sa roue.
«
CHRIS AULD
ENTRETIEN
VM : Le connaissez-vous personnellement ?
C.E. : Il habite près du premier appartement
que j’occupais à Monaco, donc je l’ai croisé
quelques fois,mais je ne le connais pas bien.
Quand on grandit en Australie en suivant le
cyclisme avec passion, ce n’est pas comme
en Europe où l’on regarde tout, même les
semi-classiques.Tout ce que l’on voit en Australie, c’est le Tour de France. C’est la seule
course qui m’est vraiment familière. Pour le
reste, je n’ai pas une grande culture des
épreuves cyclistes, à part celles auxquelles
j’ai déjà participé.
VM : Savez-vous que la Belgique est
historiquement le pays des sprinteurs ?
C.E. : Ah non ! Alors,ça doit dater d’avant ma
naissance… Je ne serais pas capable de citer
un nom de grand sprinteur belge.
VM : Justement, votre nouvelle équipe, depuis
quinze ans, embauche des sprinteurs étrangers.
C.E. : Ça je le sais,un Allemand et un Australien : André Greipel et, avant lui, Robbie
(McEwen), à qui j’ai accordé une interview
avant le Tour Down Under car il commente le
cyclisme à la télévision désormais.C’est probablement quelqu’un avec qui je vais échanger plus dans un proche avenir car il a été
dans une situation équivalente à la mienne
actuellement,même si nos parcours sont dif-
90 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
férents.Il n’a pas eu l’opportunité de débuter
sa carrière dans une équipe australienne,
comme moi, car ça n’existait pas à son époque.Moi,je suis un produit du système australien : j’ai fait mes classes à l’institut de
Nouvelle-Galles-du-Sud, puis en équipe
nationale,puis néo-pro chez GreenEdge.
VM : Comment avez-vous compris qu’il était
temps de quitter ce système ?
C.E. : Quand la priorité de l’équipe Mitchelton-Scott (née en 2012 autour des sprinteurs
Matt Goss, Robbie McEwen, Baden Cooke,
Allan Davis et de coureurs de classiques comme Simon Gerrans) est devenue le classement général des Grands Tours,vers la moitié
de mes quatre saisons avec eux.C’était l’organisation parfaite pour commencer ma carrière.Mais je veux bien faire dans les sprints des
Grands Tours et une équipe, quelle qu’elle
soit,ne peut pas accorder beaucoup d’espace à un sprinteur si elle vise le classement
général. Les Yates et Esteban (Chaves) ont
signé en même temps que moi mais ils ont
très vite progressé et la direction a entrevu la
possibilité de remporter un Grand Tour (ce
qui s’est produit à la Vuelta 2018 avec Simon
Yates).J’étais dans le confort chez GreenEdge,où je connaissais tout le monde,et la solution de facilité était d’y rester, mais chaque
fois que je me suis posé la question de savoir
ce qui était le mieux pour relancer ma carrière,la réponse était toujours la même :il fallait
que je parte. Peut-être qu’avant, avec des
équipes de neuf coureurs,il était possible de
jouer un peu sur les deux tableaux, maintenant,à huit,c’est soit l’un soit l’autre.
VM : Pourquoi avoir choisi Lotto-Soudal ?
C.E. : C’était un choix naturel car c’est une
équipe articulée autour d’objectifs d’un
jour : les classiques et les étapes,comme Orica-GreenEdge avant. Ça me correspond parfaitement.
VM : La pression ne vous effraie pas ?
C.E. : Non.J’y suis habitué.J’aime ça et je pré-
fère de loin ressentir la pression en ayant une
équipe entièrement dévouée à mon service.
VM : À quoi pensez-vous en disant cela ? À
l’épisode de Milan-San Remo avec Matteo Trentin,
l’année dernière ?
C.E. : Vous ne me verrez pas souvent sur une
photo de podium à la droite de Vincenzo
Nibali (avec Arnaud Démare à sa gauche,
pour rappel) ! Mais je garde le sentiment
d’une grande occasion manquée parce que
je n’avais pas une équipe entière à mon service. Si je franchissais le Poggio avec les
meilleurs,Trentin devait m’aider,mais au lieu
de cela,il a couru pour lui-même en contre-
ZAC WILLIAMS/SWPIX /PRESSE SPORTS
Après ses premières courses en Australie en janvier, Caleb Ewan a mis à son programme un nombre de jours de course bien plus important que les saisons précédentes.
VM : Votre non-sélection pour le Tour de France
2018 a dû vous rester en travers de la gorge, alors
que votre équipe Mitchelton-Scott avait
publiquement annoncé, dès décembre, vos débuts
sur la Grande Boucle…
C.E. : C’est le moins que l’on puisse dire… Je
ne vais pas jusqu’à prétendre avoir été puni
pour avoir été contacté par Lotto-Soudal,
bien que mon contrat n’était pas signé avant
le Tour, mais j’estime avoir été injustement
traité.Ils soutiendront toujours que je n’avais
pas assez de résultats mais j’étais en stage en
altitude au lieu de courir, entre Milan-San
Remo et le Tour de Californie,où j’ai fini sur le
podium des quatre étapes arrivées au sprint.
Je n’allais pas être à mon meilleur niveau en
Californie en mai alors que mon pic de forme était programmé en juillet… Lors des
deux sprints du Tour de Slovénie (mi-juin),
j’étais par terre à un kilomètre de l’arrivée.
VM : Avez-vous dressé un bilan de vos quatre
premières saisons pros avant de vous lancer dans
cette nouvelle aventure ?
C.E. : Je ne suis pas vraiment satisfait de ce
que j’ai accompli jusque-là. J’aurais voulu
avoir un plus gros palmarès à 24 ans, plus de
victoires et dans des plus grandes courses.
Environ trente victoires pros (34) à ce stade
de ma carrière, ce n’est pas trop mal mais je
veux plus.
VM : Comme quoi ?
C.E. Des monuments et des étapes du Tour
de France.
VM : Junior, votre modèle était Peter Sagan. Êtesvous resté fan ?
C.E. Oui,en quelque sorte.Mais maintenant,
je dois l’affronter. Je le regarde plus comme
un concurrent et j’ai le plus grand respect
pour ce qu’il a réalisé,ce qui vaut pour beaucoup d’autres coureurs qui sont aujourd’hui
des collègues et des adversaires.Ça fait bizarre de courir contre ses anciennes idoles
qu’on regardait avant à la télé, surtout Mark
Cavendish,qui gagnait énormément de cour-
« ÇA FAIT BIZARRE DE COURIR CONTRE
SES ANCIENNES IDOLES QU’ON REGARDAIT
AVANT À LA TÉLÉ, SURTOUT MARK CAVENDISH »
VM : Quelle est votre plus belle victoire ?
C.E. La plus inattendue,l’étape de la Vuelta
2015 (victoire au sprint devant Degenkolb et
Sagan). J’étais néo-pro. Jusqu’au dernier
moment, l’équipe n’avait pas l’intention de
m’aligner au Tour d’Espagne.J’avais dû faire
mes preuves pour être au départ et à part le
jour où j’ai gagné, j’étais toujours lâché.
C’était une grande et bonne surprise.La classique de Hambourg en 2016 et l’étape du
Giro 2017 sont de belles victoires aussi,mais
c’est du passé. Je veux gagner à plus grande
échelle, donc sur le Tour de France.
ses quand j’avais 14-15 ans et que je dois
essayer de battre à présent.
VM: Qu’avez-vous découvert des relations
humaines entre les grands sprinteurs du peloton
actuel ?
C.E. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait
autant de respect entre eux. Je m’entends
bien avec Greipel,avec « Cav » et Kittel aussi.
VM : Y a-t-il plus de tensions avec les sprinteurs
de votre âge, Fernando Gaviria, Dylan
Groenewegen, Pascal Ackermann… ?
«
attaquant derrière Nibali.Quand j’ai discuté
avec Lotto-Soudal,il a été clair que ce genre
de chose ne se produirait pas les jours où
l’équipe court pour moi. Mes deux objectifs
de la saison 2018 étaient Milan-San Remo et
le Tour de France…
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 91
CALEB EWAN
En passant chez Lotto-Soudal, Caleb Ewan espère avoir une équipe à son service pour lui permettre de gagner des sprints sur les grands Tours.
«
C.E. Pas vraiment.Le respect mutuel existe aussi entre nous, les jeunes sprinteurs.
D’après ce que j’ai entendu, il y a eu par le
passé des rivalités et des tensions bien plus
fortes entre sprinteurs que ce que nous
vivons aujourd’hui. En plein sprint, on ne va
pas se faire des amabilités mais on félicite
toujours le mec qui nous bat.Ce n’est pas la
guerre entre nous.
VM : La saison 2019 semble annoncer un tournant
entre deux générations de sprinteurs, à moins qu’il
ait déjà eu lieu l’an passé. Le ressentez-vous ainsi ?
C.E. : Non. Il n’y a pas de conflit de généra-
tions. Le désir de succès est le même, peu
importe face à qui.Il y a beaucoup de jeunes
qui montent et des plus vieux qui restent
rapides. Je comprends tout de même que je
dois m’intéresser davantage aux rivaux de
mon âge car c’est contre eux que je vais courir le plus souvent et le plus longtemps.Nous
voulons juste chacun être le meilleur et
gagner chaque course qui a des chances
d’arriver au sprint.
VM : Vous rendez-vous compte que vous êtes
probablement le plus populaire des jeunes
sprinteurs ?
C.E. : Je préférerais être celui qui gagne le
plus de courses que le plus populaire ! L’idéal,c’est d’être les deux.Mais de quelle popu92 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
larité parle-t-on ? Auprès des autres coureurs
ou du public ?
VM : Du public.
C.E. : Je ne sais pas.Je reste moi-même.Je me
souviens d’être venu au Tour Down Under
vers l’âge de 16 ans. J’essayais d’accompagner les pros pendant leurs entraînements
et… disons qu’ils ne donnaient pas beaucoup de leur temps. Je me disais que si un
jour j’avais la chance d’être dans leur situation, j’accorderais autant d’attention que
possible à des jeunes cyclistes.Je sais ce que
ça représente pour un adolescent si un
champion lui parle,fait une photo avec lui ou
lui signe un autographe.Là,à la veille du Tour
Down Under, un petit groupe de cadets ou
juniors a pris ma roue et je leur ai proposé de
s’arrêter pour un café. Ce n’était pas grandchose de leur payer une boisson à quatre dollars mais je me souviens qu’à leur âge,
j’aurais vécu une grande journée si un pro
m’avait invité au café ! Je sais ce que les fans
apprécient.
VM : Tous vos supporters à travers le monde n’ont
pas la chance de prendre le café avec vous mais
être australien, à moitié asiatique par les origines
coréennes de votre mère et de petite taille alors
qu’au sprint, vous affrontez des balèzes, tout cela
contribue-t-il à votre popularité ?
ZAC WILLIAMS /SWPIX /PRESSE SPORTS
ENTRETIEN
C.E. : C’est déjà un avantage de venir de deux
pays puisque je compte beaucoup de fans en
Australie et en Corée.Et les gens qui ne s’intéressent pas à la nationalité ou aux origines
s’attardent sur mon poids : je pèse 67 kg. Je
suis toujours considéré comme un outsider
face à des adversaires parfois monstrueux.
Mais en course, je ne vois jamais les choses
comme cela.Si je peux,dans un sprint,je tire
un avantage d’être petit,mais je n’en joue pas.
Je veux juste gagner.
VM : Une curiosité de votre palmarès, c’est la
victoire finale au Tour de Corée plus quatre étapes,
alors que vous étiez néo-pro en 2015. Qu’est-ce
que cela a représenté pour vous, sur les terres de
vos ancêtres ?
C.E. : L’accueil que j’ai reçu a été fantastique.
En Corée comme en Australie, le cyclisme
est en pleine expansion.Il reste peut-être un
sport mineur là-bas mais j’espère contribuer
à son développement si les gens me considèrent à moitié coréen en regardant les
grandes courses à la télévision. Un de mes
regrets,c’est que ma mère et mes grands-parents, qui ont migré à Sydney en 1976, ne
m’aient pas appris à parler coréen quand
j’étais petit. Mais je suis fier de mes racines
et j’aimerais beaucoup que des Coréens,
ou autres Asiatiques, rejoignent le peloton
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ÉVASION
STAGE AU MOYEN-ORIENT
SUR LE CHEMIN DE
94 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
L’équipe Israël Cycling
Academy, une continentale pro
financée exclusivement par
deux mécènes de Tel-Aviv,
a réuni coureurs israéliens
et nouvelles recrues
étrangères lors d’un camp
d’entraînement totalement
atypique. Un séjour musclé où
se sont mêlés sport et culture.
> PAR GILLES COMTE - PHOTOS NOA ARNON
D
«
JÉRUSALEM
ehors, il n’y a pas un chat. Ou
plutôt,si,il n’y a que des chats sur
lesquels les réverbères promènent une lumière blafarde, dévoilant un peu plus encore le relief
des côtes sous un pelage talqué par le sable
et la poussière.Ils vont de poubelle en poubelle,à la recherche d’un peu de nourriture.
La nuit,ils sont les propriétaires des lieux.Ils
avancent d’un pas feutré entre de petites
maisons basses qui tiennent du baraquement. Certaines sont en bois, peintes de
couleurs pâles à moins que le temps ne les
ait délavées.Guère plus larges que des roulottes,elles semblent raconter une histoire.
Cloués aux façades ou bien posés à même
le sol,des objets par centaines sont figés en
un indescriptible fatras avec l’intention évidente de nous dire quelque chose.Comme
une exposition permanente d’un artiste
fou, d’une branche dadaïste. Une sorte
d’œuvre d’art à l’échelle d’un village.On y
trouve des ordinateurs de la première
génération,de vieux téléphones,des sandales, des disques vinyles, des machines à
écrire, des outils… Un ensemble d’objets
hétéroclites et obsolètes dont il ne reste à
certains que la forme sous une épaisse
croûte de peinture. On en arrive à ne plus
savoir si le lieu est moche ou beau.
Parfois, les chats vont miauler devant les
portes,et derrière ces portes,il y a des coureurs. Ils appartiennent à l’équipe d’Israël
Cycling Academy, une continentale pro.
Nul ne songe à faire un tour dehors car ils
ne sauraient où aller. D’ailleurs, le village
est cerclé de hauts barbelés, et son point
d’accès est fermé la nuit.Chats,coureurs
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 95
ÉVASION
STAGE AU MOYEN-ORIENT
Même un tracteur hors d’usage raconte un bout de la vie du kibboutz. Mais la parole est restée à Roy Goldstein, qui s’est fait un devoir d’expliquer son pays à ses équipiers étrangers.
96 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
pe et en tirait juste ce dont il avait besoin.
Les ressources provenaient de l’agriculture,
puis plus tard de l’industrie, et tout était
redistribué sans qu’il ne soit jamais question d’argent, de salaire. Le centre du village était construit autour du réfectoire, de
l’auditorium, de la bibliothèque, autant de
lieux utiles au collectivisme. Les premiers
kibboutzim (pluriel de kibboutz) sont
apparus vers 1910,bien avant la création de
l’État d’Israël (1947), et aujourd’hui, si les
règles ont évolué et que les rentrées
d’argent ne sont plus bannies,l’état d’esprit
perdure. » Dehors, tous ces objets muets,
leur côté « arty »,racontent un passé encore
vivace où l’on rêvait d’un socialisme rural
anti-industriel et anti-autoritaire, comme
un acte militant d’une cause intellectuelle
dans laquelle se fondait bien l’art.Le silence et la pâleur de la nuit les rendent encore
plus intrigants,presque inquiétants.
PLUS DE 200 KM EN PLEIN DÉSERT
Parmi les nouvelles et lucratives activités des kibboutzim,il y a donc cette forme
d’hôtellerie à laquelle goûtent les coureurs
d’Israël Cycling Academy. Ils y passeront
deux nuits. Pour l’heure, ils dorment à
poings fermés. Rincés par une sortie de
plus de sept heures à travers le désert du
Néguev, un triangle de pierres et de sable
qui s’étend sur 13 000 km2 dans le sud du
pays. Le Néguev occupe 60 % du territoire
d’Israël,mais n’abrite que 8 % de sa population. Malgré ça, les coureurs ont été confrontés à un trafic de poids lourds
étonnamment dense dans un environnement à l’apparence aussi vide,et les chauffeurs routiers semblaient ignorer ces
cyclistes en les rasant à vive allure, créant
des appels d’air qui nécessitaient de bien
tenir le guidon. « C’est dingue, en plein
désert, on a monté une bosse de quarante
minutes,et au final,on avait 3 000 mètres de
dénivelé… », n’en revenait pas Rudy Barbier à son retour. Le sprinteur d’AG2R La
Mondiale a changé d’équipe à l’intersaison, et c’est l’autre Français de l’équipe
avec Clément. La « bosse » en question est
une curiosité géologique connue sous le
nom de « grand cratère », un impressionnant cirque d’érosion karstique. Les coureurs ont effectué une boucle autour du
grand cratère,de sorte qu’ils ont plongé jusqu’aux rives de la mer Morte,le point le plus
bas de la surface du globe avec une alti-
«
«
et résidents permanents sont dans un
kibboutz.
« Quand on m’a dit que l’on dormirait
dans un kibboutz, j’ai cherché de quoi il
s’agissait sur internet, sourit Clément Carisey, le néo-pro français de l’équipe israélienne, à l’évocation de cette inattendue
expérience. Je n’avais pas la bonne orthographe mais ça me l’a quand même sorti… » Entre une définition Wikipédia et la
réalité du terrain,il y a un monde que Chen
Tal,ancien haut gradé de la marine militaire israélienne et directeur d’Israël Cycling
Academy, s’est fait un devoir d’expliquer
en partant de sa propre expérience : « Mes
parents vivaient dans un kibboutz.Mais un
jour, ma mère a dit à mon père : “Ce n’est
pas de cette façon que je veux voir grandir
notre enfant”. Alors, ils sont partis. Mais
entre nous, les deux plus belles années de
ma vie ont été dans le kibboutz. Dans ce
système communautaire et laïc,les enfants
d’une même tranche d’âge dormaient
ensemble dans un bâtiment dortoir où les
parents venaient les déposer tous les soirs.
C’était dans la logique d’une organisation
collectiviste qui reposait sur le partage :
chacun apportait ce qu’il pouvait au grou-
GILLES COMTE
Les coureurs d’Israël Cycling Academy ont passé deux nuits dans le
kibboutz de Mash’abei Sedah. Dépaysement garanti pour Rudy
Barbier (ci-dessus) et Clément Carisey (au centre), qui avait pris
soin de chercher la définition d’un kibboutz avant son séjour.
La surprise n’en fut pas moins énorme. Chen Tal, directeur général,
a passé une partie de son enfance dans ce type de communauté et
s’est fait fort d’en expliquer les principes à ses coureurs. Question
immersion, on pouvait difficilement faire plus extrême...
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 97
ÉVASION
STAGE AU MOYEN-ORIENT
Les coureurs d’Israël Cycling Academy filent en direction du point le... plus bas de la planète, à savoir la mer Morte (en arrière-plan), dont l’altitude négative est de – 429 mètres ! Frissons garantis !
«
tude de… moins 429 m ! La salinité y est
telle qu’un être humain ne peut pas faire
autrement que de flotter.
Dans ce décor à couper le souffle, on
apercevait de temps en temps des campements de Bédouins, devenus sédentaires
dans des baraques de bois, préférant une
grande précarité à la main tendue par le
gouvernement israélien. « La vie au kibboutz te plaît ? » La question a claqué dans
la nuit, nous faisant sursauter et provoquant la fuite de quelques chats apeurés.
On se retourne sur le visage souriant de Sylvan Adams. Installé à Tel-Aviv depuis trois
ans seulement, le milliardaire canadien a
apporté la moitié des six millions d’euros
de budget de l’équipe Israël Cycling Acadamy, l’autre moitié provenant de Ron
Baron, gestionnaire de fortunes israélien
aux comptes bancaires personnels bien
fournis.Sylvan Adams a également « offert »
un vélodrome à Tel-Aviv.Il se décrit comme
le « premier coureur » de l’équipe,affichant
fièrement son palmarès depuis qu’il a commencé le vélo à quarante ans : six fois
champion du Canada, quatre titres panaméricains et surtout, surtout, champion
du monde Masters à deux reprises. « C’est
98 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
pour ça que je porte le liseré arc-en-ciel sur
mon maillot ! »,juge-t-il bon de préciser.
Le temps passe au ralenti le soir dans
un kibboutz.Rien ne presse,donc,si ce n’est
de trouver un coin pour s’asseoir et prolonger la discussion : « Le kibboutz, c’est une
manière de faire découvrir le pays à nos
nouvelles recrues. Notre marque, c’est
Israël, et, à mes yeux, on ne peut pas bien
porter ce maillot si on ne sait pas ce qu’il
représente vraiment. Nous ne sommes pas
un sponsor classique, nous n’attendons
aucun retour sur investissement,si ce n’est
de véhiculer une image plus juste d’Israël
hors de nos frontières et d’en développer le
cyclisme à l’intérieur. “Academy” n’est pas
un mot vide de sens, il renvoie aux académies que nous avons créées dans des
zones défavorisées : on offre des vélos, on
organise des épreuves ludiques,on est présents dans des internats pour adolescents
difficiles, et un pourcentage élevé des
bénéficiaires de ces écoles de cyclisme est
arabe. Notre vœu le plus profond, c’est de
voir un jour des coureurs arabes intégrer
notre équipe continentale pro. On veut
montrer l’image d’un pays ouvert, et ce
n’est pas un hasard si nous avons dix-huit
nationalités dans notre équipe,ce qu’aucune autre ne peut revendiquer.Nos maillots
portent la notion de “Ambassadeurs de
paix”, et nous sommes des ambassadeurs
officiels du centre Shimon-Peres, l’ancien
président,décédé en 2016,qui a reçu le prix
Nobel de la paix (en 1994,pour ses pourparlers avec les Palestiniens qui menèrent aux
accords d’Oslo). Le centre s’appelle le
“Peres Center for Peace and Innovation”,et
reflète exactement ce que nous sommes :
un pays innovateur qui aspire à la paix.
Vous avez vu des militaires aujourd’hui ?
Vous en voyez peut-être plus en ce moment
à Paris qu’ici ! »
ISRAËL S’EST ÉPRIS DU GIRO
Sûr de l’effet de sa remarque, Sylvan
Adams amorce un rire qu’il réfrène presque aussitôt, les traits prononcés de son
visage ayant cette capacité à passer d’une
expression à l’autre en une fraction de
seconde, ce qui doit être l’élément clé de
son charisme : « Pourquoi l’image du pays
est-elle aussi désastreuse ? Parce que nous
sommes le deuxième pays du monde en
densité de journalistes étrangers qui n’intéresseraient personne s’ils écrivaient :
Le stage poursuivait deux buts : faire découvrir aux recrues étrangères le vrai visage d’Israël, dont ils portent le nom sur le maillot, et densifier l’entraînement en vue de la saison qui débute.
que près d’un million d’Israéliens sont
venus voir une course dont ils ne connaissaient même pas l’existence quelques
semaines auparavant.J’ai fait campagne,je
suis allé à la rencontre de tous les maires
concernés par l’itinéraire de l’épreuve,et je
leur ai dit : “Je vous amène des centaines
de millions de téléspectateurs à travers le
monde, en échange, je ne vous demande
qu’une chose : décorez votre municipalité
en rose et sortez votre population !”Je voulais que les caméras montrent un Israël passionné. Je n’ai jamais été aussi fier d’être
israélien que pendant ces trois jours-là ! »
TROIS ANS D’ARMÉE
Une nouvelle journée commence et les
chats n’offrent plus l’aspect squelettique et
souffreteux de la veille au soir.Au contraire,
leurs poils semblent avoir retrouvé une
brillante consistance sous l’effet des premiers rayons de soleil, et ils s’étirent paisiblement, comme repus d’un repas qu’ils
n’ont pas eu.L’étape du jour nous conduit à
Jérusalem. Avec son maillot de champion
d’Israël,Roy Goldstein ne passe pas inaperçu en pleins préparatifs, et son air débonnaire prouve qu’il n’est pas fermé à la
discussion,ce que ses nouveaux équipiers
ont d’ailleurs bien perçu quand ils roulent
à ses côtés : « Ah oui,ils me posent plein de
questions ! Ça va de “comment sont les
filles ici ?”à “c’est quoi exactement la Palestine et pourquoi êtes-vous toujours en conflit avec ?”Ils se montrent vraiment curieux
de tout, de notre culture, de notre style de
vie, et je suis fier de pouvoir leur parler de
mon pays natal. » Roy incarne la difficulté
d’être cycliste de haut niveau en Israël :
« Moi,je suis venu au vélo par le VTT.Je suis
d’ailleurs champion national juniors. J’ai
intégré un peu de route à mon entraînement, j’ai commencé à m’intéresser au
Tour de France à la télé,et je me suis dit : “I
want to be a part of this crazy life (“Je veux
faire partie de cette vie de folie”) ! Et voilà où
ça m’a mené. Ce qui freine la progression
du cyclisme en Israël, c’est que nous
devons faire trois ans d’armée, entre 18 et
21 ans. Tu dois t’y conformer, que tu le
veuilles ou non.On bénéficie d’un petit statut à part qui permet tout juste de s’entretenir un peu, histoire de ne pas repartir de
zéro à la sortie du service militaire. »
Parmi ceux qui pressent Roy de questions,
il y a Alex Cataford, le Canadien à
«
“Aujourd’hui encore, il fait beau et il ne se
passe rien.” Mais franchement, vous vous
sentez dans une zone de combat ici ? Non,
on vit comme un pays normal. » L’œil
goguenard, il s’empresse d’ajouter :
« Remarquez, la densité de journalistes a
tourné pour une fois en notre faveur l’an
dernier, avec le grand départ du Giro. Pour
eux,c’était une histoire en or,et on a fait la
une et les premières pages du New York
Times, du Guardian, on était sur CNN et
d’autres médias qui s’intéressent peu au
sport habituellement.Les organisateurs du
Giro m’ont avoué qu’ils n’avaient jamais
connu une couverture aussi large et diversifiée auparavant ! »
Le Tour d’Italie ne serait jamais venu en
Israël sans Sylvan Adams : « Avec Mauro
Vegni,le patron de l’épreuve,ça nous a pris
un an et demi pour se serrer la main en guise d’accord lors de la dernière étape du
Giro 2017 ! Je lui avais proposé mon idée,il
avait rigolé,je crois qu’il ne m’avait pas pris
au sérieux. Je lui ai commandé un billet
d’avion,je l’ai invité,je l’ai présenté au maire de Jérusalem,et il a été piqué par le projet.Ce qui me donne encore aujourd’hui la
chair de poule rien que d’en parler, c’est
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 99
ÉVASION
STAGE AU MOYEN-ORIENT
Clément Carisey (au premier plan) et Rudy Barbier (en noir) découvrent des routes très inhabituelles pour eux, et ont été parfois surpris de constater qu’un désert n’était pas toujours... plat !
«
l’accent et aux expressions qui ne
cachent rien de ses origines : « Ils sont “tannés”(saoulés) avec moi, je suis curieux de
tout.” C’est quoi le mot pour ça ? Ce que tu
manges là,c’est quoi ? Ça goûte bon ? (Ça a
bon goût ?)”D’où je viens, il y a beaucoup
de cultures différentes, c’est l’essence
même du Canada.C’est aussi celle d’Israël,
mais avec des spécificités liées à la géopolitique.C’est intéressant de voir comment le
vivre-ensemble est possible ici,comment la
tolérance peut s’exercer en dépit de religions différentes. Nous venons de passer
deux nuits dans un kibboutz,c’est génial de
vivre de l’intérieur une culture qui nous est
totalement étrangère, d’expérimenter
d’autres styles de vie… »
QUAND RUDY VEILLE SUR AWET
Que Roy et ses équipiers israéliens parlent de leurs trois ans d’armée ou de l’image du pays, tout ramène à la question
palestinienne. Davide Cimolai, poisson
pilote d’Arnaud Démare la saison dernière
encore,ne cache pas sa perplexité :« Je suis
impressionné de voir comment les jeunes
vivent en toute décontraction, car il y a la
guerre, non ? Je suis honnête, j’aurais peur
100 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
de vivre ici,alors que pour eux,tout est normal ! Je ne comprends pas ce qu’est réellement la Palestine.Ce n’est pas un pays,mais
alors c’est quoi ? L’autre jour,on est passés
près de la bande de Gaza (bande de terre de
41 km de long et de 6 à 12 km de largeur,elle
abrite 1,9 million de Palestiniens, dont un
grand nombre de réfugiés déplacés par le
conflit israélo-arabe.La bande de Gaza,comme la Cisjordanie,constituent les territoires
revendiqués par l’Autorité palestinienne
pour l’établissement d’un État. Sa frontière
avec Israël est le théâtre de heurts réguliers),
et j’ai cette opportunité d’en savoir un peu
plus, comme un cours de géo en situation
réelle ! » Avisant du regard ses équipiers
israéliens, le sprinteur italien ajoute :
« Quand je pense à ma propre carrière… Je
suis passé pro à vingt ans,si j’avais vécu ici,
ça n’aurait pas été possible à cause de
l’armée. »
Sur la route qui nous conduit à Jérusalem,on constate à quel point le groupe a tissé des liens forts au bout de quatre jours
seulement à partager des expériences.Il est
comme un kibboutz où chacun amène ce
qu’il peut à la communauté,les uns racontant leur pays, les autres distillant des con-
seils.« En passant de Groupama-FDJ à Israël
Cycling Academy,je suis dans un rôle totalement différent, admet Davide Cimolai.
Mais j’éprouve un vrai bonheur à transmettre mes connaissances à de jeunes coureurs issus d’un pays sans culture cycliste,je
ne suis pas utile de la même façon à l’équipe, mais humainement, j’en tire plus de
satisfaction.Je leur montre comment réguler un effort,je les sensibilise sur l’importance de la diététique… »
Rudy Barbier, lui, a pris sous son aile
l’Érythréen Awet Gebremedhin. Avec son
corps massif de sprinteur, il est le meilleur
abri possible pour le frêle grimpeur venu
d’Afrique. Le vent a rarement lâché son
emprise,contraignant l’équipe à mettre en
place ce mouvement ascendant et descendant de relais. Dès qu’un éventail se formait, Rudy veillait à ce qu’Awet soit dans
son sillage immédiat : « J’avais remarqué
que,quand il descendait,il restait trop longtemps dans le vent.Il y restait quinze secondes quand il pouvait rechoper une roue au
bout de quatre secondes.C’est pour ça que
je lui ai dit de garder ma roue,je veux qu’il
apprenne à s’économiser,à rester un maximum à l’abri.Les coureurs de l’équipe sont
SOUS LE CHOC
À l’entrée du musée, Awet doit laisser
filer le groupe pour les besoins de Channel 5, une télévision nationale. Tsadok
Yecheskeli, responsable Relations Presse
de l’équipe,reste à ses côtés pour lui servir
ensuite de guide personnel.Il découvre un
jeune homme totalement atterré par ce
qu’il voit : « Awet était choqué,et moi j’étais
sous le choc de constater qu’il découvrait
sous mes yeux une horreur dont il n’avait
jamais entendu parler ! Plus que jamais,j’ai
senti en quoi notre équipe est différente.Je
sais, c’est cliché et toutes les équipes prétendent cela,mais je crois sincèrement que
notre action a un sens particulier.Et Cimolai, vous l’avez vu ? Il était au bord des larmes… » En effet, l’Italien a connu une
émotion particulière avant de pénétrer
dans le musée. Il s’est recueilli devant un
mur sur lequel le nom de Gino Bartali est
gravé.Idolâtré en Italie où sa foi chrétienne
Comme l’ensemble de ses équipiers étrangers, Davide Cimolai
a été saisi par l’atmosphère de la vieille ville de Jérusalem,
notamment à proximité du mur des Lamentations (ci-dessus,
il apparaît à droite de l’image). Mais l’instant qui a le plus
bouleversé l’Italien, c’est de découvrir lors de la visite du
musée de l’Holocauste le nom de Gino Bartali, mythe du
cyclisme transalpin, gravé dans une liste de “Justes” qui ont
sauvé des juifs pendant la guerre.
le faisait préférer à Fausto Coppi,« Gino le
Pieux » fut à sa manière une victime de
guerre puisqu’il gagna deux Tours de France,l’un en 1939,l’autre en 1949.Ce que l’on
ne sut qu’après sa mort (en 2000), c’est
qu’il avait continué à s’entraîner pendant
le conflit pour… dissimuler des documents
dans le cadre de son vélo.Il lui est arrivé de
parcourir jusqu’à 350 km dans une journée
pour fournir de faux papiers d’identité à
des juifs réfugiés dans des couvents. Yad
Vashem,le mémorial consacré à la mémoire et à l’étude de la Shoah,l’a reconnu « Juste parmi les nations », et a fait graver son
nom parmi ceux qui ont sauvé des juifs.
Ron Baron,le copropriétaire de l’équipe,a
prononcé quelques mots dans un silence
religieux : « Nous sommes à l’intersection
de beaucoup de choses ici : il y a Gino Bartali, la légende cycliste, sa ténacité sur un
vélo, son courage dans l’effort, mais il y a
aussi les valeurs humaines et morales qu’il
incarne,il y a son nom parmi d’autres noms
qui nous demandent de ne jamais oublier… Puisse-t-il vous inspirer. »
« C’est indéniablement le moment le
plus fort de mon séjour ici,expliquait après
coup Davide Cimolai.L’héroïsme de Bartali
GILLES COMTE
plutôt adroits sur un vélo,mais on sent qu’il
manque la culture de la bordure ! »
Tout à l’heure, Awet va connaître un
choc. Plus violent que tous les chocs de
l’esprit qu’il aura à subir à jamais sur un
vélo.Avec l’ensemble de ses équipiers,il va
se rendre à Yad Vashem,le musée de l’Holocauste.Il découvrira l’horreur.Une horreur
dont il n’avait jamais entendu parler, lui
l’enfant d’Érythrée, ce pays africain dont
on dit parfois que c’est une « prison à ciel
ouvert ». Il est 17 heures et le car roule vers
ce musée dont Awet ignore tout du contenu. Jusqu’au moment où Sylvan Adams
prend le micro : « Je m’adresse à vous avec
ma propre histoire familiale,car ma mère et
mon père sont deux survivants des camps
de la mort. Ils n’ont pas vécu les mêmes
choses mais ils ont tous les deux traversé
l’horreur. L’État d’Israël a été créé en 1947
pour devenir la terre d’asile du peuple juif
de manière à ce qu’une atrocité telle que
l’Holocauste ne se reproduise jamais.Vous
allez voir des images extrêmement choquantes,les nazis ont déshumanisé les juifs,
ils ont “industrialisé”le crime. Ce n’est pas
une visite “fun”’’, c’est une visite pénible,
mais c’est important que vous sachiez
pourquoi Israël a été créé,pourquoi le pays
est un refuge pour les juifs. Tirez le maximum de cette visite, et si vous avez envie
d’en parler avec moi à votre retour à l’hôtel,
je serai ravi de le faire. »
est d’autant plus remarquable qu’il n’a
jamais parlé à personne de son action pendant la guerre. Il me rend fier d’être italien
et d’appartenir à cette équipe.Tout le monde devrait aller visiter ce musée pour comprendre les vraies valeurs de la vie, de
l’humanité. » Demain, Rudy, Awet, Davide,
Roy, Clément et les autres partiront à la
découverte de la vieille cité de Jérusalem,
du mur des Lamentations et du Saint-Sépulcre,le sanctuaire qui couvre,selon la tradition,le lieu où le Christ aurait été crucifié et
la grotte où son corps aurait été déposé.
D’autres émotions les attendent. ///
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 101
ON A ROULÉ AVEC...
STEFAN KÜNG
« J’AIME ÊTRE LE
CHEF DE LA MEUTE »
Stefan Küng est la recrue XXL de Marc Madiot pour 2019. Rouleur d’exception, le Suisse
devient la nouvelle locomotive de Thibaut Pinot dans la perspective du chrono par équipes
du Tour de France, mais surtout un coleader avec Arnaud Démare sur les classiques du Nord.
Rien de tel qu’une petite sortie d’entraînement pour mieux connaître l’ancien champion
du monde de poursuite avant que ne débute la saison.
> PAR NICOLAS PERTHUIS - PHOTOS JULIEN POUPART/L’ÉQUIPE
Stefan Küng : Hé,tu n’as pas de casque ?
Vélo Magazine : Mon vélo est resté à Paris. Les
bagages « hors-format » n’ont pas été mis dans
l’avion. La tuile ! Depuis hier soir, c’est système D
pour trouver un vélo et des chaussures. Je
t’avoue que le casque ne faisait pas partie de mes
priorités. En tout cas, merci Thibaut Pinot pour ce
vélo et Romain Seigle pour la paire de chaussures. Je nage un peu dans du 43 mais bon, je m’en
contente. Le top pour choper une tendinite !
S.K. : Ça,c’est certain ! Ses chaussures,on ne
s’en sépare jamais !
VM : J’ai compris, tout le monde me dit ça depuis
hier soir ! Je sais que vous les coursiers vous
voyagez toujours avec vos chaussures dans le
sac que vous gardez en cabine dans l’avion. Mais
je ne roule pas avec des pédales Shimano, alors
même avec mes chaussures, il aurait fallu changer les cales ! Je dis ça juste pour avoir « bonne
conscience » !
S.K. : Pas de casquette non plus ! Il pleut,
dommage (rires).
102 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
VM : Pas de problème, que des solutions. Ça te
correspond cette citation, non ? Daniel Gisiger*
me l’a soufflée. Tu l’as impressionné aux Mondiaux sur piste 2015, à Saint-Quentin-en-Yvelines,
quand tu gagnes la poursuite individuelle. Car tu
étais malade et jamais tu ne t’es plaint ou réfugié
derrière ça pour anticiper une éventuelle défaite !
S.K. : Je viens d’une famille où l’on ne se
plaint jamais.Quand je me suis blessé,en 2015
et 2016,après mes deux grosses chutes,je n’ai
jamais baissé la tête et pourtant il y avait de
quoi. Tu loupes une partie de la saison, tu
entames ta progression, mais bon, il faut
rebondir quelle que soit la situation.Regarde,
Paris-Roubaix, l’année passée, je me casse la
mâchoire. Je me suis dit de suite que c’était
l’occasion de faire une expérience sur mon
poids. Je savais que je n’allais pas pouvoir
manger pendant quatre semaines. Mon alimentation se limitait à des shakes.J’ai repris la
compétition à 80 kg au lieu de 83. J’ai passé
les bosses comme jamais en juin- juillet,mais
surtout,je n’ai rien perdu de ma puissance sur
le plat.La preuve avec ma victoire sur le chrono long du Tour de Suisse.Ce moment difficile s’est transformé en une expérience vitale
pour la suite de ma carrière !
VM : Tu es donc devenu champion du monde de
poursuite avec une bronchite ?
S.K. : Oui, mais là encore, je savais que sur
quatre minutes,ça pouvait passer.Il m’a fallu
quatre semaines pour me récupérer ensuite.
Mais ça valait la peine pour un titre mondial.
VM : J’étais dans le vélodrome ce jour-là. Jack
Bobridge, finaliste contre toi, était parti à bloc !
S.K. : Il m’a sous-estimé et pensait gagner en
me rattrapant très vite.Moi,je savais que si je
faisais mon truc et que je n’explosais pas,
j’allais revenir.À trois tours de la fin,j’ai
vu les yeux de l’entraîneur australien. Il était soucieux. Là, je me
suis dit que j’étais bien !
VM : Tu parles, tu étais réglé
comme une horloge. Les années
ont passé vite et te voilà sous le
maillot de Groupama-FDJ.
Julien Pinot m’a dit que tu
l’avais appelé plusieurs fois, dès
juin, pour te faire une idée !
S.K. : Je voulais ne pas me
tromper car je sais que je n’ai
pas encore exploité tout mon
potentiel.Je voulais trouver l’équipe
pour cela.La structure m’a séduit.
Les entraîneurs d’un côté, les directeurs
sportifs de l’autre.Chacun son rôle avec une
autonomie essentielle sur les prises de décision.C’est mieux qu’un patron qui veut décider de tout sans être spécialiste de rien ! Et
puis niveau entraîneur,je sais que je suis bien
servi.
«
C
’est à Calpe, sur la côte Est de
l’Espagne, en stage avec sa nouvelle équipe, Groupama-FDJ,
que Stefan Küng a partagé,en mode
foncier, une sortie d’entraînement.
Manque de bol pour nous,il pleuvait ce jourlà. Un problème pour le Suisse ? Non, car il
s’accommode de tout.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 103
ON A ROULÉ AVEC...
STEFAN KÜNG
Champion du monde de poursuite individuelle en 2015, Stefan Küng a tout de suite été performant lors des chronos longs sur route.
«
VM : Tu connaissais Julien Pinot ?
S.K. : De réputation oui ! Je connaissais plus
Frédéric Grappe.Laurent Gané (champion du
monde de vitesse 1999 et 2003,champion du
monde de keirin 2003, champion olympique
de vitesse par équipes 2000) m’avait énormément parlé de ses méthodes et je trouvais ça
fascinant.
VM : Tu connaissais Laurent parce que Daniel Gisiger, qui a longtemps dirigé la piste en NouvelleCalédonie, t’emmenait en stage là-bas ?
S.K. : Oui et c’est comme ça que Laurent est
devenu mon entraîneur pendant deux saisons,en 2013 et 2014.
VM : Incroyable… Laurent Gané a été ton
entraîneur !
S.K. : Et c’est avec lui que j’ai fait le doublé
route et chrono aux Championnats
d’Europe Espoirs. Il savait ce qu’il me fallait pour gagner sur la route. Il vient de la
piste, mais il a beaucoup travaillé pour
bien maîtriser l’activité des routiers. C’est
lui qui m’a appris comment travailler les
longs chronos,à trouver le seuil cardiaque
adéquat pour que je puisse tenir quarante
minutes.
VM : Je comprends pourquoi tu as été tout de suite
efficace sur les chronos longs chez les pros !
D’ailleurs, Daniel Gisiger dit de toi que, dans les
104 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
catégories jeunes, tu étais plus endurant que
Fabian Cancellara. Mais bon, le plus impressionnant te concernant, et ça, c’est Amaël Moinard qui
me l’a confié, c’est ta capacité à prendre de très
longs relais sur les chronos par équipes. Ça peut
approcher les quarante-cinq secondes contre
quinze habituellement…
S.K. : C’est ma qualité première de maintenir
des puissances hautes longtemps tout en
arrivant à récupérer très vite. Un long relais,
quand le chrono par équipes est un peu technique et que tout se désorganise, ça calme
tout le monde et ça laisse le temps à chacun
de reprendre sa place sans perdre de vitesse.
Ça fait la différence.
VM : De la même manière que tu étais capable de
prendre des relais de deux tours en poursuite par
équipes. Démentiel !
S.K. : Je ne suis pas super explosif, et j’ai du
mal à être tout de suite dedans sur un départ
type poursuite par équipes.On avait observé
avec Gisiger que j’apportais plus en étant en
quatrième position pour prendre de longs
relais dans la deuxième partie de la poursuite.Normalement,après 2,5 km je commence
à me sentir de mieux en mieux par rapport
aux autres et là,je suis capable de prendre un
relais de deux tours. Une fois, j’ai mené six
tours et demi avec deux relais de deux tours
et un dernier de deux tours et demi.Tout ça
aux alentours de 700 watts.
VM : Je comprends mieux alors pourquoi tu étais
l’homme de base de Marco Pinotti dans les chronos par équipes chez BMC ! Tu vas être d’une aide
précieuse pour Thibaut Pinot dans l’optique du
Tour de France !
S.K. : Bien sûr, Groupama-FDJ veut s’investir
encore plus dans le chrono. J’adhère totalement ! Je dois être une locomotive pour mettre le train en route.Avec mes longs relais,on
peut passer du cinquième rang au podium.
Le chrono par équipes était une discipline
vitale pour BMC et Marco Pinotti, lui-même
ancien spécialiste du chrono, était mon
entraîneur. Alors, on a travaillé beaucoup
là-dessus. Pour le Mondial, par exemple,
j’avais une préparation spécifique pour le
chrono par équipes et non pour le chrono
individuel.Préjudiciable à titre perso.
VM : Efforts lissés pour le chrono individuel contre
travail à différents rythmes en vue du chrono par
équipes, c’est ça ?
S.K. : Oui. Sur un chrono par équipes,tu rou-
les à 600 watts lors de ton relais et derrière,
dans les roues,tu récupères à 300.Il faut avoir
un gros moteur pour digérer ça. C’est différent d’un chrono seul ou tu dois être capable
de maintenir une puissance donnée pendant une longue durée. Si tu ne répètes pas
assez ça à l’entraînement,c’est impossible de
le réciter ensuite en mode compétition.
L’entraînement type chrono par équipes
peut être intéressant pour des contre-la-montre courts,mais pas pour les longs.
VM : As-tu appris des choses au contact de Rohan
Dennis ?
S.K. : Même si on était dans la même équipe,
on était adversaires. C’est arrivé assez souvent qu’il gagne et que je fasse deux.Il a ses
idées qui ne sont pas les miennes sur le chrono.Pour moi,ce n’est pas un problème de faire un chrono à 105 tours de pédales par
minute de moyenne alors que lui tire toujours des braquets assez gros. C’est différent
dans la gestion et tout ce qui en découle.
(Philippe Gilbert nous double !)
PHILIPPE GILBERT : Hé,King Küng,ça va ?
S.K. : Hé,Phil ? Tu roules seul ?
P.G. : Je fais un stage perso ! Nico,c’est inter-
dit de rouler sans casque en Espagne. Fais
gaffe à l’amende ! Tu as changé de vélo
depuis novembre ? (On avait roulé avec le
Wallon à cette époque pour cette rubrique.)
souffler d’ouest en début d’étape et passerait
de dos dans le final.Je suis allé voir le mécano et je lui ai dit de mettre le plateau de cinquante-quatre dents.J’ai pris l’échappée et je
me doutais que ça irait au bout. Dans une
descente, à une trentaine de kilomètres de
l’arrivée, sur une chaussée humide, je suis
parti sans le vouloir. J’ai insisté car je savais
qu’il serait difficile de refaire la différence
une deuxième fois.
VM : On m’a dit que tu ne t’es retourné qu’une seule fois !
S.K. : Oui ! Daniel Gisiger m’a dit un jour :
« Quand tu attaques,tu te mets à 100 %.Si derrière on te rattrape,tu le sauras suffisamment
vite ! » J’ai toujours gardé ça en tête.
VM : Quand tu es tout seul devant, tu arrives à
jouer avec le peloton
S.K. : Maintenant, tout le monde a peur de
moi quand je suis devant et le peloton me
laisse rarement plus de 1’30’’. Alors, je joue
peux tenir trente kilomètres seul, mais pas
plus ! » C’est juste.
VM : Tu parles vraiment bien français. Daniel Gisiger m’a dit que c’était Théry Schir (avec qui il a été
médaillé de bronze de l’américaine au Championnat du monde en 2014) qui t’a appris…
S.K. : C’est vrai. Nous avons été la première
fois ensemble à Montechiari en juniors pour
les Mondiaux sur piste. Nous partagions la
même chambre. Lui parlait français et moi
allemand. J’ai dit : « O.K., c’est moi qui fais
l’effort. » J’avais de mauvaises notes en français avant ça ! Après avoir rencontré Théry,j’ai
obtenu la note maximale.Les stages en Nouvelle-Calédonie m’ont bien aidé également.
VM : D’ailleurs, Théry m’a dit que tu avais gardé
quelques expressions caldoches !
S.K. : Il t’a dit ça ! (rires).Comme « l’engin » ça
remplace l’expression « Oh mon dieu ! » Ou
« l’enculé » (rire).Pour eux,ça signifie un truc
extraordinaire.Il t’a dit quoi d’autre,Théry ?
VM : C’est une longue histoire, Philippe. Quant au
vélo, je crois qu’il n’a jamais beaucoup servi. Un
vélo de parade pour Thibaut s’il avait remporté le
Giro. La batterie du dérailleur ne fonctionne plus.
On est partis depuis une petite demi-heure et déjà
plus rien. Je dois être 39 x 15, je m’en sors bien
P.G. : Salut les gars,je continue ma route !
VM : Tu pourrais gagner toi aussi un Tour des
Flandres, Stefan, comme l’a fait Philippe en 2017, en
anticipant de loin. C’est ta marque de fabrique non?
S.K. : Oui (rires) ! Les classiques, c’est aussi
VM : Tes victoires jusqu’à aujourd’hui, c’est toujours en anticipant de loin. Quand tu remportes ton
étape sur le Tour de Romandie 2015, on m’a dit que
tu étais le premier sur la ligne de départ. Vrai ?
S.K. : Oui.Je m’étais renseigné sur la météo,et
j’ai vu qu’il allait pleuvoir et que le vent allait
Grâce à sa puissance, Stefan Küng parvient à jouer seul face à un peloton durant quarante-cinq minutes.
avec ça. Je sais quelle puissance je peux
maintenir seul sur quarante-cinq minutes.
Plus, c’est compliqué physiquement de la
jouer seul face à un peloton.Exemple,à la Flèche Ardennaise que je gagne (2014), j’étais
parti seul à soixante kilomètres de l’arrivée.
Rik Verbrugghe,qui était alors mon directeur
sportif chez BMC Développement,est venu à
côté de moi et il m’a dit :« Tu fais quoi là ? » Je
lui ai répondu que je me sentais bien, que
j’étais parti. Il m’a ordonné de m’arrêter en
ajoutant :« Tu vas la gagner,cette course,mais
si tu cours comme ça,tu vas la perdre ! » Je me
suis alors relevé et je suis ressorti dans le final
pour gagner. Après la course, il m’a dit : « Tu
VM : Que tu aimais avoir toujours raison !
S.K. : (Rires) Je suis un mâle Alpha. On dit
comme ça en allemand.C’est en référence aux
animaux.Le chef de la meute,c’est moi quoi !
C’est vrai que j’ai mes idées.Quand je suis convaincu de quelque chose,c’est dur de me faire
changer d’avis. Mais j’écoute. Théry, lui, je
l’écoute car je sais qu’il va me dire des choses
dures non pas pour me démoraliser,mais pour
m’aider.
VM : Daniel Gisiger m’a dit que sur la poursuite par
équipes, vous parliez tous français parce que toi tu
parlais le français.
S.K. : C’est vrai ! (Rires.)
«
une des raisons pour lesquelles je suis venu
dans cette équipe.Chez BMC,Greg Van Avermaet était leader unique. Aucune liberté
pour moi,aucune possibilité de me projeter à
l’avant de la course. Durant le briefing
d’avant-course, c’était tout pour Greg et tout
mettre en œuvre pour qu’il gagne. Je suis
d’accord avec ça,mais il y a parfois des situations où il faut savoir anticiper ou réagir sur
l’instant. Chez BMC, nous restions trop souvent sur ce qui était prévu. Avec Arnaud
(Démare),on doit profiter l’un de l’autre.
À nous d’être malins. Être coleader sur les
classiques du Nord,c’est idéal pour moi !
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 105
ON A ROULÉ AVEC...
STEFAN KÜNG
Le Suisse avoue penser au record de l’heure, mais pas avant les Jeux Olympiques de 2020, où il veut performer sur le chrono.
«
soi, ne jamais renoncer, toujours aller de
l’avant,c’est juste ça !
der de la poursuite par équipes. J’attendais
beaucoup de moi, mais aussi des autres.
Comme pour moi,je voulais qu’ils soient tous
à 100 %.
VM : Et toi le record de l’heure, ça te dit ?
S.K. : Quand je serai au top de ma condition
VM : Tu leur disais en face quand ça n’allait pas ?
S.K. : Bien sûr ! Dans le sport, si tu ne peux
VM : Tu disais que tu pèses maintenant 80 kg,
comme Cancellara. J’ai vu ta performance l’année
passée sur les Strade Bianche. Je me dis que….
S.K. : Plus la course est usante et mieux je
VM : Et quand tu disais O.K. pour un truc, tout
le monde adhérait !
S.K. : Mâle alpha quoi ! (Rires). J’étais le lea-
pas accepter les critiques,alors arrête ! Tu ne
deviens pas meilleur quand on te dit tout le
temps : ta technique de pédalage, elle est
super ! Il ne faut pas avoir peur de ses faiblesses. Tu peux même les imaginer devenir un
potentiel pour la suite.
VM : Pour terminer avec Théry, il m’a confié que tu
lisais beaucoup d’autobiographies.
S.K. : Juste. C’est important de voir com-
ment les autres sportifs surmontent leurs
difficultés ! Découvrir ces différents vécus
me motive. J’ai tout de suite envie d’aller
rouler quand je ferme un bouquin.
VM : Quel est le récit qui t’a le plus marqué ?
S.K. : Celui de Graeme Obree (le Britannique
avait battu le record de l’heure avec une
machine de sa fabrication et une position de
l’« œuf » totalement inédite puis interdite).Ce
mec avait ses idées, tout le monde se
moquait de lui.Il a poursuivi son chemin et,à
la fin, c’est lui le recordman de l’heure et le
champion du monde de poursuite.Croire en
106 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
physique,je veux le tenter.Mais pas avant les
JO 2020 où je veux performer sur le chrono.
suis ! Je passe relativement bien les bosses.Au
Tour de Suisse, quand il reste quarante coureurs, je suis encore là ! Sur tous les temps
d’effort,c’est sur quatre ou cinq minutes que
je suis le plus fort finalement, ça cadre avec
les efforts du type Strade Bianche.
VM : Et sur les efforts plus courts, d’une trentaine
de secondes, tu dois être pas mal car on m’a dit
que c’était toi qui sprintais contre Van Avermaet à
l’entraînement !
S.K. : Une fois, c’est lui qui gagnait, une fois
c’était moi. Sprint très long assuré (rires).
Je sais comment gagner contre Greg ! Quand
je me présente pour la victoire avec le seul
Grivko au Tour de Romandie 2017, c’est en
lançant le sprint de très loin que je m’impose.
(Il enlève sa veste de pluie.)
VM : Je me demande comment vous n’attrapez pas
froid quand vous enlevez votre veste de pluie dans
le final des courses…
S.K. : Tu as forcément froid mais tu sais que le
rythme va s’accélérer, et tu remontes vite en
température. Moi, je ne souffre pas du froid,
mais du chaud.Un temps comme ça en course, j’adore. Mon corps fonctionne parfaitement. Il n’a pas besoin de transpirer, de se
refroidir lui-même.Quand il fait chaud,j’ai du
sel partout sur le cuissard,c’est compliqué.
VM : À présent, tu peux préparer les classiques
plus sereinement qu’avant. Ça change la donne ?
S.K. : Oui, avant, je devais être en forme très
vite car il y avait des chronos par équipes très
tôt dans la saison. Il y a un an, mi-décembre,
j’avais plus de mille bornes au compteur
avec des intensités déjà assez hautes. Je fais
confiance à Julien pour ça. Je voulais du
changement, mais psychologiquement, ce
n’est pas simple quand tu vois les autres qui
font plus de spécifique que toi, plus de kilomètres.Il faut que je m’habitue à ça.L’idée est
d’approcher vraiment lentement de l’objectif pour avoir un pic plus important.
VM : Quand on y pense, tu as le profil idéal pour
courir chez Quick-Step. Vu ton anticipation et ton
moteur, tu ferais un Terpstra bis sans problème ?
S.K. : Tu as vu mon maillot, c’est celui de la
Groupama - FDJ ! (Rires.) ///
*Daniel Gisiger,ancien coureur pro,spécialiste
du chrono, est aujourd’hui l’entraîneur national de l’équipe suisse sur piste pour les épreuves dites de fond.
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PRIX T2 T3 T4 T5 T6 C
QUICK STEP
LOTTO SOUDAL
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VITAL CONCEPT
BAHRAIN MERIDA
DELKO MARSEILLE
COFIDIS
ARMEE DE TERRE
MARCARINI
BREIZH / BRETAGNE
NORMANDIE
82 €
82 €
88 €
75 €
99 €
88 €
88 €
88 €
71 €
71 €
71 €
*FC : Fermeture Centrale
18 €
18 €
17 €
MARQUES
MARQUES
PRIX T2 T3 T4 T5 T6 C
FORTUNEO SAMSIC
88 €
ISRAEL CYCLING ACADEMY
88 €
TREK SEGAFREDO ROUGE 99 €
DIRECT ENERGIE
89 €
SKY
99 €
ASTANA
110 €
AG2R
85 €
CAJA RURAL
88 €
AQUA BLUE
82 €
CORSICA
71 €
CATALUNYA
71 €
CORSAIRES
PRIX
CORSAIRE QUICK STEP
90 €
CORSAIRE SOUDAL
90 €
CORSAIRE MARCARINI
84 €
CORSAIRE BREIZH
84 €
CORSAIRE POLI IZAN NOIR
82 €
TS
TM
MARQUES
PRIX T2 T3 T4 T5 T6 TOTAL
105 €
105 €
100 €
95 €
169 €
93 €
93 €
MARQUES
QUICK STEP
LOTTO SOUDAL
SANTINI "COLLE" VERT ❏ MARINE ❏
DIRECT ENERGIE
BAHRAIN MERIDA
BREIZH
160 €
160 €
170 €
199 €
145 €
130 €
TXL
TXXL
TOTAL
MARQUES
119 €
94 €
105 €
100 €
115 €
140 €
109 €
150 €
130 €
125 €
130 €
130 €
130 €
20 €
BONNET / TOUR DE COU RAFA’L : BELGIQUE ❏ US ❏ ROYAUME UNI ❏
20 €
BONNET / TOUR DE COU BJORKA ROUGE ❏ ROSE ❏ JAUNE FLUO ❏ NOIR / ARGENT ❏
19 €
BONNET / BREIZH ❏ MARCARINI ❏
20 €
SOUS CASQUE ONDA NOIR ❏ BJORKA NOIR ❏
13 €
TOUR DE COU MOVISTAR
14 €
MARQUES
ORANGE / NOIR ❏ JAUNE / NOIR ❏
BLANC / ROUGE ❏ COULEUR ITALIA ❏
ROUGE / NOIR ❏ BLEU / NOIR ❏ JAUNE / NOIR ❏
CASQUE SPIUK DHARMA
BLANC / NOIR ❏ ORANGE / NOIR ❏ BLANC ❏ NOIR ❏
CHAMPION DU MONDE ❏
ROUGE ❏ VERT ❏ BLANC ❏ NOIR / ORANGE ❏
PRIX TS TM TL TXL TXXL TOTAL
40 €
45 €
33 €
PRIX NOTER LE TOUR DE TETE TOTAL
115 €
129€
100 €
FILET ANTI-MOUSTIQUE ❏
17€
SERRAGE ARRIERE AVEC MOLETTE ❏
19€
SPIUK
SERRAGE ARRIERE
12€
VELOTOZ
PROTECTION COUVRE CASQUE NOIR ❏ ROUGE ❏ BLANC ❏
28€
SELEV MATRIX
TL
TXL
TXL TXXXL
COUVRE-CHAUSSURES
MARQUES
PRIX
VOTRE POINTURE
18 €
23 €
DROIT DE RETRACTATION : Dans les conditions prévues par l’article L 121-6 du code de
la consommation et dans le cadre de la vente à distance, l’acheteur dispose d’un délai de
rétractation de 7 jours francs à compter de la livraison de sa commande.
CONDITIONS DE VENTE : Les envois en contre remboursement sont limités à la
France métropolitaine et à un montant de 300 € - taxe en vigueur 9 € supplémentaire*
- Expéditions DOM-TOM et Etranger selon tarifs postaux, merci de nous contacter
au 02.97.36.16.60 ou via l’adresse gianni.marcarini@wanadoo.fr. Nous contacter pour
autres articles ne figurant pas sur ce bon. Ecrire en lettres capitales et adressez votre
paiement à l’adresse ci-dessus.
PRIX TOTAL
6€
18 €
12 €
BROOKLYN BLEU ❏ BROOKLYN NOIR ❏ BROOKLYN ROUGE ❏ BROOKLYN ROSE ❏ BROOKLYN BLANCHE ❏
RALEIGH ❏ SALVARINI ❏ BIANCHI ❏ BIC ❏ GAZZOLA ❏ PANASONIC ❏ REYNOLDS ❏ 7 ELEVEN ❏ SANSON ❏
SCIC ❏ CARRERA ❏ LEGNANO ❏ PDM ❏ LA VIE CLAIRE ❏ LEJEUNE BP ❏ SYSTÈME U ❏ SAINT-RAPHAEL ❏ FIAT ❏
MAPEI ❏ PEUGEOT ❏ PEUGEOT BLEU ❏ MERCATONE UNO ❏ T.MOBILE ❏ FESTINA ❏ RENAULT ❏ LA PERLE ❏
MERCIER ❏ MOLTENI ARCORE ❏ CLEMENT ❏ KAS ❏ ONCE ❏ MAGICRÈME ❏ USA ❏ FILOTEX ❏
GITANE CAMPA A CERCLES ❏ PARIS / ROUBAIX ❏ DOMINA VACANZE ❏ SAECO ❏ MOG ❏ SAMMONTANA ❏
TEKA ❏ DEL TONGO ❏ CILO AUFINA ❏ FASSA BORTOLO ❏ JOLLJ CERAMICA ❏ PANARIA ❏ MAGNIFLEX ❏
VETEMENT Z ❏ PANASONIC SPORTLIFE ❏ CARPANO ❏
BANESTO ❏ DE ROSA ❏ AUSTRALIA ❏ EDDY MERCKK ❏
COLLANT CX D’ECHAUFFEMENT BJORKA
PANTALON D’ECHAUFFEMENT AVEC MEMBRANE IMPERMEABLE
SUR LE DEVANT 2 ZIP INTEGRALES
COLLANT CYCLO CROSS "POLI"
NOIR / BLANC ❏ ROUGE / BLANC ❏ JAUNE / NOIR ❏
PRIX
PRIX TOTAL
10 €
12 €
TXXXS TXXS TXS TS TM TM TXL TOTAL
59 €
PRIX
TXXXS TXXS TXS TS
TM TM TXL TXL
69 €
LOTTO SOUDAL ❏ LAMPRE MERIDA ❏ DIRECT ENERGIE ❏ DRAPAC ❏ ASTANA ❏ CAJA RURAL ❏
AG2R ❏ SKY BLEU ❏ TREK ❏ QUICK STEP ❏ FORTUNEO VITAL ❏ LOTTO JUMBO ❏ MOVISTAR ❏
FDJ GROUPAMA ❏ COFIDIS ❏ ARMEE DE TERRE ❏ BORA HANSGROHE ❏ SKY JAUNE ❏
BURGOS BH ❏ DIMENSION DATA ❏
BANDANAS
MODÈLE
NEUTRE «ALE» JAUNE ❏ BLANC ❏ NOIR ❏ ORANGE ❏
BREIZH ❏ CORSICA ❏
«KUTTER» POLI BLANC / NOIR ❏ BLEU / NOIR ❏ JAUNE / NOIR ❏ ROUGE / NOIR ❏
BANDEAU DE SPORT ET TOUR DE COU «FDJ»
CASQUETTES PODIUM
BJORKA «FAST»
BJORKA «FLASH»
TOTAL
46 €
COFIDIS ❏ MERIDA BAHRAIN ❏ MITCHELTON SCOTT ❏ ASTANA ❏ MOVISTAR ❏ FDJ GROUPAMA ❏
QUICK STEP ❏ BORA HANSGROHE ❏ LOTTO SOUDAL ❏ KATUSHA ALPECIN ❏ DIRECT ENERGIE ❏
AG2R ❏ BMC ❏ CANNONDALE DRAPAC ❏ LOTTO JUMBO ❏ TREK ❏ FORTUNEO SAMSIC ❏
UAE ❏ DIMENSION DATA ❏ SKY❏
SKY ❏ AG2R ❏
KATUSHA ROUGE ❏ MARINE ❏
TOTAL
27 €
49 €
MUSETTES RAVITO PRO
MARQUES
CASQUE SPIUK NEXION
34 €
27 €
32 €
33 €
55 €
29 €
CASQUETTES ROUTE RÉTRO
PRIX TOTAL
BBB WEATHERPROOF
HIVER NOIR GIORDANA
SPIUK FEMME NOIR / ROSE
TM
19 €
LE BIDON ALU ANJOU VINTAGE (BOUCHON DE LIEGE)
29 €
CASQUE SELEV MARTIX
TS
VOTRE POINTURE TOTAL
BIDONS
BONNET / TOUR DE COU RAFA’L BREIZH
40 €
51 €
40 €
PRIX
MANCHETTES GIORDANA NOIR ❏
MANCHETTES BBB NOIR ❏ BLANC ❏ JAUNE FLUO ❏
JAMBIÈRES BBB NOIR ❏ BLANC ❏
COUVRE-CHAUSSURES VELOTOZE «LATEX HAUTE»
NOIR ❏ BLANC ❏ ROUGE ❏ ROSE ❏ JAUNE ❏ VERT ❏ ORANGE ❏
PRIX T2 T3 T4 T5 T6 TOTAL
MARQUES
PRIX TS TM TL TXL TXXL TOTAL
14 €
12 €
12 €
13 €
16 €
18 €
15 €
18 €
10 €
NEUTRE LYCRA GIORDANA ❏ NOIR ❏ BLANC ❏ BLEU ROY ❏
BONNET / TOUR DE COU ONDA BLANC / NOIR
MARQUES
PRIX
SHIMANO NOIR AVEC BANDE BLEU H20 DE -5° A 10° PLUIE, VENT, FROID
BONNETS / SOUS CASQUES / TOUR DE COU 2018
SKY NEOPRENE
DELKO MARSEILLE
NEOPRENE SANTINI NOIR
MARQUES
DIRECT ENERGIE
FORTUNEO SAMSIC
SIDI CH. DU MONDE
MOVISTAR
TREK SEGAFREDO
BORA HANSGROHE
BREIZH / BRETAGNE RAFA’L
BMC
MARCARINI
PROTECTIONS
MODELE
PRIX T2 T3 T4 T5 T6 TOTAL
FDJ GROUPAMA
AG2R
VITAL CONCEPT
MARCARINI
MOLTENI ARCORE
MOLTENI CAMPA
GANTS HIVER 2018
12 €
12 €
14 €
12 €
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15 €
SOUS MAILLOT ENDURA TRANSLITE BASELAYER MANCHES COURTES
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PRIX T2 T3 T4 T5 T6 TOTAL
12 €
QUICK STEP
LOTTO SOUDAL
ASTANA
COFIDIS
KATUSHA
AG2R
POP DRAPAC
SKY
FRANCE RAFA’L
SOCQUETTES PRO
PRIX VOTRE POINTURE TOTAL
GENOUILLÈRES BBB NOIR
IMPERMEABLE TRANSPARENT BBB «TRANSSHIELD»
SOUS MAILLOT CRAFT PETITES MANCHES FEMME ❏ HOMME ❏
SOUS MAILLOT «LE VRAI SOUS MAILLOT PRO 20% LAINE» INFIL
MANCHES LONGUES 20 € ❏ MANCHES COURTES 17 € ❏
DIRECT ENERGIE
VITAL CONCEPT
FDJ GROUPAMA BLEU / NOIR
DELKO MARSEILLE
TREK SEGAFREDO
BAHRAIN MERIDA
"RARO" SANTINI
BLOUSONS 2018
13 €
14 €
15 €
18 €
TL
COLLANTS PRO A BRETELLES 2018
ETIXX QUICK STEP
LOTTO SOUDAL
AG2R
POLI IZAN NOIR
SORPASSO 2 SKY 2018
MARCARINI
BREIZH / BRETAGNE
TOTAL
MARQUES
MARQUES
PRIX TOTAL
10 €
PRIX
TOTAL
19 €
18 €
14 €
12 €
PRIX
TOTAL
30 €
30 €
41 €
41 €
LUNETTES
NOIR / GRIS ❏ ROUGE / NOIR ❏ JAUNE / NOIR ❏ BLEU / NOIR ❏
ROSE / ARGENT ❏ BLEU / ARGENT ❏ ROUGE / ARGENT ❏ JAUNE / ARGENT ❏
Nom : ...................................................................................................................................... Prénom : .................................................................................................................................................
N° ................................... Rue ..................................................................................................................................................................................................................................................................................
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Grand ch ards
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Cycles Marcarini
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de
@cyclesmarcarini
e
g
a
t
n
i
V
@CyclesMarcarini
Temps de confection : 4 à 5 semaines
GAMME «GIA E BATTISTA»
MARQUES
PRIX
MAILLOT MANCHES COURTES GIA
62 €
CUISSARD GIA
75 €
MAILLOT MANCHES COURTES BATTISTA
62 €
CUISSARD BATTISTA
75 €
CHAUSSETTES GIA
12 €
CHAUSSETTES BATTISTA
12 €
CASQUETTE GIA
12 €
CASQUETTE BATTISTA
12 €
TS
TM
TL
TXL
TXXL TOTAL
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site interne
ète, voir le
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Pour la ga
JEUX ET LIVRES
PRIX
POCHETTE 18 PETITS COUREURS A PERSONNALISER TEAM 2018
40€
LIVRE «LA LEGENDE DESSINEE DE BERNARD HINAULT»
30 €
MARQUES
GAMME FEMME
PRIX
COLLANT COLDSHIEL FEMME SANS BRETELLE ET AVEC PEAU - COLORI NOIR
VESTE ELITE BARRIER BLEU ATOMIC / NOIR
VESTE ELITE BARRIER ROSE SCREAMING / GRIS SMOKED
VESTE ELITE BARRIER JAUNE SCREAM / GRIS SMOKED
T2
T3
T4
T5
T6
MAILLOTS MANCHES COURTES ETE 2018
MARQUES
PRIX
48 €
62 €
55 €
77 €
55 €
56 €
55 €
48 €
58 €
48 €
MARQUES
T2
T3
SPECIAL CUISSARDS
PRIX
FDJ GROUPAMA
BMC ASSOS
FORTUNEO SAMSIC
VITAL CONCEPT
ASTANA
TREK ROUGE
AG2R
TOTAL
90 €
90 €
90 €
90 €
FDJ GROUPAMA
69 €
MITCHELTON SCOTT 2018 SPECIAL TOUR DE FRANCE LETS GO 89 €
BORA HANSGROHE 2018
79 €
BMC 2018
110 €
FORTUNEO SAMSIC
69 €
ASTANA
80 €
TREK ROUGE
79 €
DIRECT ENERGIE
69 €
AG2R
82 €
COFIDIS
69 €
82 €
180 €
79 €
79 €
90 €
85 €
89 €
T2
T3
T4
T4
T5
T5
T6
TOTAL
T6
48 €
126 €
55 €
55 €
63 €
60 €
62 €
TOTAL
T7
MAILLOTS MANCHES COURTES ET CUISSARDS
MARQUES
PRIX
MAILLOT BREIZ / BRETAGNE
MAILLOT BREIZH / BRETAGNE FERMETURE CENTRALE
CUISSARD BREIZH / BRETAGNE
MAILLOT MARCARINI
CUISSARD MARCARINI
MAILLOT CORSICA
CUISSARD CORSICA
T2
T3
T4
T5
T6
T7
TOTAL
59 €
64 €
69 €
59 €
69 €
59 €
69 €
SACOCHES DE SELLES VINTAGE
PRIX
BASIL SAC DE VELO PORTLAND SACOCHE DE SELLE BLEU
19 €
BASIL SAC DE VELO PORTLAND SACOCHE DE SELLE CREME
19 €
BASIL SAC DE VELO PORTLAND SACOCHE DE SELLE ROUGE
19 €
MAILLOT PRO
SPÉCIAL ENFANTS
PRIX
PRIX
ALCYON (DARRIGADE ) ( MAHE ) ( FORESTIER ) 1961
TOTAL
4 ANS 6 ANS 8 ANS 10 ANS 12 ANS 14 ANS TOTAL
MAILLOTS MYTHIQUES - RÉTRO - VINTAGE
MARQUES
Temps de confection : 4 à 5 semaines
ARROW (1950 / 1965) AUDAIRE ARMAND, MORVAN JOB
59 €
ATALA CAMPAGNOLO ( BUGNO / PANIZZA / FREULER )
59 €
BARTALI GARDIOL
59 €
BIANCHI PIRELLI ( COPPI ) 1949 - 1955 PETRUCCI
59 €
BIC ( ANQUETIL - GROSSKOST - OCANA )
59 €
BROOKLYN ( MANCHETTES ARC EN CIEL ) ( DE VLAEMINCK )
59 €
CARPANO ( ZILIOLI - DE BRUYNE - DE FILIPPIS )
59 €
CHAMPION DU MONDE BIANCHI ( GIMONDI )
59 €
CHAMPION DU MONDE MOLTENI CAMPA ( MERCKX )
59 €
FOLLIS ( FORESTIER )
59 €
FORD ( ANQUETIL - STABLINSKY - AIMAR )
59 €
GAN MERCIER ( POULIDOR / ZOETEMELK )
59 €
GBC LIBERTAS 1963 ( VAN LOOY - MARCARINI - SORGELOOS )
59 €
GITANE-CAMPAGNOLO A CERCLES ( B. HINAULT - V. IMPE )
59 €
GITANE RENAULT ( HINAULT - FIGNON )
59 €
GITANE RENAULT AVEC LISERETS CHAMPION DU MONDE
59 €
HELYETT LEROUX HUTCHINSON ( ANQUETIL - STABLINSKI )
59 €
JOBO LE JEUNE
59 €
KAMOME DILECTA ( DARRIGADE - MARCARINI )
59 €
LA PERLE ( ANQUETIL / KOBLET / DARRIGADE )
59 €
LA VIE CLAIRE ( HINAULT - LEMOND )
59 €
LEGNANO PIRELLI ( COL EN POINTE ) BARTALI ( COPPI 1939 )
59 €
LEJEUNE BP 1976 ( SCHUITEN - LEGEAY - BRAKE )
59 €
MAGICREME ( DU FILM “LE VÉLO” DE GHYSLAIN LAMBERT )
60 €
MAGIGLACE JUANEDA 1974 ( HOCHARD / LEGEAY )
59 €
CUISSARD MAPEI
139 €
90 €
MERCIER HUTCHINSON ( POULIDOR - CAZALA - MARCARINI )
59 €
MIKO DE GRIBALDY SUPERIA 1976 ( LAURENT )
59 €
MIKO - MERCIER ( POULIDOR - ZOETEMELK )
59 €
MOLTENI - ARCORE ( E. MERCKX ) MANCHETTES ARC EN CIEL
59 €
MOLTENI CAMPAGNOLO ( MERCKX )
59 €
MOLTENI CHAMPION DE BELGIQUE ( MERCKX )
59 €
MOLTENI CAMPA CHAMPION DU MONDE
59 €
PEUGEOT 75 (THEVENET) A DAMIER
59 €
PEUGEOT 1958 (CERAMI - OCKERS) BLEU JAUNE
59 €
PELFORTH SAUVAGE LEJEUNE ( GROUSSARD / JANSSENS )
59 €
REYNOLDS ( DELGADO - INDURAIN )
59 €
ROKADO (BELLONE - AIMAR - 1972)
59 €
ROOLD
59 €
SALVARANI ( GIMONDI - ADORNI )
59 €
SANSON ( MOSER - DE VLAEMINCK )
59 €
SANSON 1965 ( ZILIONI ) ( BALMAMION )
59 €
59 €
55 €
ST RAPHAEL GITANE-CAMPAGNOLO ( ANQUETIL )
CUISSARD FDJ CH. DE FRANCE
64 €
MAILLOT FDJ 2018
55 €
ST RAPHAEL QUINQUINA (GEMINIANI)
59 €
CUISSARD FDJ 2018
64 €
SOLO SUPERIA ( VAN LOOY - SELS )
59 €
MAILLOT VITAL CONCEPT
55 €
SYSTÈME U (FIGNON - BERNAUDEAU)
59 €
CUISSARD VITAL CONCEPT
55 €
MAILLOT SKY
59 €
TEKA
59 €
TERROT 1952 ( TESSEIRE ) ( ROBIC ) ( DELADDA )
59 €
TELEVIZIER ( KARSTEN )
59 €
TI - RALEIGH MAC GREGOR ( KNETEMANN - KUIPER )
59 €
CUISSARD SKY
69 €
MAILLOT QUICK STEP
50 €
CUISSARD QUICK STEP
55 €
WIELS - GROENE - LEEUW ( VANNITSEN - JUNKERMANN - BEHEYT )
59 €
MAILLOT SAMSIC
65 €
CUISSARDS ASSORTIS ( NOTER LA MARQUE )
59 €
80 €
MAILLOTS M. LONG ASSORTIS ( NOTER LA MARQUE )
64 €
DROIT DE RETRACTATION : Dans les conditions prévues par l’article L 121-6 du code de
la consommation et dans le cadre de la vente à distance, l’acheteur dispose d’un délai de
rétractation de 7 jours francs à compter de la livraison de sa commande.
CONDITIONS DE VENTE : Les envois en contre remboursement sont limités à la
France métropolitaine et à un montant de 300 € - taxe en vigueur 9 € supplémentaire*
- Expéditions DOM-TOM et Etranger selon tarifs postaux, merci de nous contacter
au 02.97.36.16.60 ou via l’adresse gianni.marcarini@wanadoo.fr. Nous contacter pour
autres articles ne figurant pas sur ce bon. Ecrire en lettres capitales et adressez votre
paiement à l’adresse ci-dessus.
T3
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110 €
CUISSARD MERCATONE UNO
MAILLOT FDJ CH. DE FRANCE
KIT BMC (MAILLOT + CUISSARD)
Délais de livraison : 1 à 4 semaines
T2
59 €
Nom : ...................................................................................................................................... Prénom : .................................................................................................................................................
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L’ÉTAPE DU TOUR
OPÉRATION TANDEM
UN DÉFI
EN TANDEM
Disputer l’Étape du Tour en tandem, le 21 juillet : c’est l’objectif que se sont fixé notre journaliste
Julien Chesnais et Thibaut Rigaudeau, malvoyant, étudiant en école de kiné. Le premier n’est jamais
monté sur un tandem tandis que le second n’a jamais parcouru plus de 70 km à vélo. Mi-décembre,
ils ont fait leur première sortie sur le circuit de Longchamp, à Paris. Julien raconte.
> PAR JULIEN CHESNAIS – PHOTOS PAULINE BALLET/L’ÉQUIPE
110 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
aussi capitaine). Si on la retire,il n’y a plus
que le pédalier arrière qui tourne. » C’est
cette chaîne qui permet de synchroniser le
mouvement entre le pilote et celui qui se
trouve à l’arrière, le coéquipier (ou « stocker »). Le pédalage des deux coureurs ne
fait ainsi plus qu’un.Chacun ressent la force
déployée par l’autre,me décrit-il :« Si tu relâches ton effort, c’est moi qui vais devoir
pédaler plus fort pour maintenir la vitesse.
Et inversement. » Me voilà prévenu.
« Ce qui est important en tandem, ce
sont les démarrages et les arrêts, poursuit
Candide Codjo, accordeur de piano qui a
côtoyé du beau monde dans sa carrière,de
France Gall à Ray Charles en passant par
Michel Berger et Johnny Hallyday. Il faut
intégrer que tu mets en mouvement le
poids des deux personnes. Tu dois donc
garder une certaine tonicité sur les bras
pour ne pas que la direction louvoie au
départ. Si tu ne mets pas un minimum de
fermeté,ta roue va partir en zigzag.Et la chute peut arriver. N’oublie pas de pédaler,
même si tu n’as calé qu’un pied.Le deuxième, tu as largement le temps de le caler
après. Aussi, il faut choisir un bon braquet
pour démarrer sur un développement relativement souple.Ce qui n’est pas le cas là. »
Il me demande de remonter deux dents.
Je m’exécute. Le moment de vérité arrive.
Candide et moi enfourchons la bécane. Il
faut placer les pédales de manière à démarrer sur notre pied fort, le droit pour moi.
Nous voilà prêts au décollage : 3, 2, 1… ! Je
fais à haute voix le décompte pour que
LE FONDACTION L’ÉQUIPE, C’EST QUOI ?
Créé en 2017, le Fondaction L’Équipe est la structure solidaire du groupe L’Équipe.
Il a pour mission de permettre aux personnes en difficulté, quelles qu’elles soient,
de s’épanouir et de s’enrichir à travers la culture sportive, sa pratique et ses valeurs.
Il soutient les projets d’intérêt général menés par des associations en France
qui font de l’émancipation par le sport le cœur de leur programme. En 2018, plus
de 600 personnes ont été soutenues par le Fondaction L'Équipe.
«
E
n marge du tumulte parisien,à deux
pas de la Défense, Longchamp est
le havre de paix des cyclistes de la
capitale. On y trouve une route fermée à la circulation, un circuit de
3,6 kilomètres qui borde joliment l’hippodrome,au cœur du bois de Boulogne.C’est
l’endroit rêvé pour rouler en toute tranquillité. On s’y sent bien, normalement. Mais là,
j’ai comme une boule au ventre en approchant de cette monture spéciale. Je n’ai
jamais roulé sur un tandem. Alors le faire
avec un aveugle derrière…
J’ai pourtant bien dormi la veille, mais
une appréhension me saisit.Candide Codjo,
lui,n’a pas l’air inquiet derrière ses lunettes
noires et ses éclats de rire. Pour lui, c’est la
routine. Le président de l’ASLAA (Association sports et loisirs pour aveugles et amblyopes) en a fait par centaines,des initiations
en tandem.Il est aveugle,mais ce sera mon
guide.Mon coach de luxe avant d’effectuer,
dans la foulée, mes premiers tours de roue
avec Thibaut. « Tu vas voir, c’est pas sorcier ! »,me lance Candide.
Le baptême commence par un cours de
mécanique. Ce qui saute aux yeux, c’est la
présence d’une deuxième chaîne. Elle est
sur la gauche, de l’autre côté de la chaîne
traditionnelle. Elle lie deux pédaliers. « On
l’appelle la chaîne de liaison,m’explique-til.Elle entraîne le pédalier du pilote (le coureur à l’avant du tandem, que l’on appelle
Thibaut Rigaudeau a pris place derrière Julien Chesnais pour leur premier entraînement, sur le circuit fermé de Longchamp. Dans six mois, la route grimpera davantage !
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 111
ENVIE
DE VOUS METTRE
AU TANDEM ?
L’ASLAA (Association sports et loisirs
pour aveugles et amblyopes) est un
club basé à Paris qui a pour but
d’organiser et de promouvoir des
activités sportives, ski et tandem,
pour les déficients visuels. Ceux-ci
ont besoin de personnes valides pour
tenir le rôle de pilote sur le tandem.
« Il nous faudrait au moins dix pilotes
de plus pour assurer une rotation
régulière de l’effectif », estime le
président de l’ASLAA, Candide Codjo.
Pour trouver un club hors de la
capitale, rendez-vous sur le site de
la Fédération française handisport
(www.handisport.org).
Téléphone de l’ASLAA : 01 43 20 73 08
Site web : www.aslaa.org
112 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
OPÉRATION TANDEM
«
L’ÉTAPE DU TOUR
l’on puisse se lancer ensemble, c’est la
procédure. Au premier coup de pédale, j’ai
un peu l’impression de faire un démarrage
de pistard. Sauf que l’on reste en position
assise. Le tandem tangue d’abord un peu.
Ça fait bizarre.Mais très vite,une fois qu’il y
a un peu de vitesse, la stabilité s’installe.
Franchement, je n’avais pas de quoi être
inquiet ! Au bout de 200 mètres, Candide
m’indique de ralentir. Maintenant, il faut
apprendre à s’arrêter. Ça freine plus facilement que je ne le redoutais. « Il faut que tu
préviennes ton coéquipier.Quoi qu’il arrive,
c’est toi qui as la maîtrise des commandes »,
m’indique-t-il, en rappelant que ses cocottes à lui sont fausses.Elles ne lui servent que
d’appui pour ses mains. Le freinage et la
conduite du tandem reposent totalement
sur les miennes.
ÇA TANGUE PAS MAL !
« Il ne faut jamais freiner avec son pied,
m’avertit-il. C’est vraiment la manette de
frein qui immobilise le tandem.Je vois tellement de gens qui laissent traîner le pied par
terre… » L’inertie est telle qu’une catastrophe peut vite arriver.Surtout en terrain glissant. Après trois brefs allers-retours histoire
de travailler les départs et les arrêts, Candide me juge bon pour le service.Il m’emmène faire trois tours de circuit autour de
Longchamp. Visiblement, je suis bon élève.
« Tu es à l’aise, c’est bien ! Ce n’est pas toujours le cas chez les nouveaux pilotes. Certains paniquent,même parmi les coursiers.
Je me suis déjà vautré pas mal de fois lors
d’initiations ! » Nous nous essayons alors à
la danseuse. L’exercice se révèle un peu
plus périlleux.Ça tangue pas mal,tout mon
corps est un peu en panique, il ne faut pas
trop balancer les bras et rester bien gainé.
Ça me demandera du travail avant de pouvoir maîtriser cette position.
Au bout d’une demi-heure,nous retournons à notre point de départ.Thibaut Rigaudeau m’y attend,prêt à s’installer à la place
de Candide à l’arrière.Il dit ne pas ressentir
d’appréhension particulière à monter pour
la première fois avec moi. Pour lui aussi,
c’est la routine. Depuis qu’il a rejoint
l’ASLAA, en septembre dernier, il a eu un
pilote différent sur chacune de ses huit sorties. « Et puis Candide t’a rassuré,me souritil.Je pense que ça se passera très bien ! » En
effet,notre première sortie se déroule à merveille. L’avantage en tandem, c’est qu’on a
toujours quelqu’un avec qui discuter. La
demi-heure passe vite. Thibaut me décrit
ainsi son bonheur de rouler à vélo : « Le fait
de ne rien maîtriser,en matière de direction,
c’est une source d’exaltation. On prend du
plaisir tout en ne voyant pas. La sensation
de vitesse crée de l’adrénaline,tout comme
les forces centrifuges qui s’exercent dans
les virages.Et je peux légèrement percevoir
le paysage quand le contraste de couleurs
est important. »
C’est la deuxième fois qu’on se rencontre avec Thibaut, après un premier rendezvous pour discuter de cette envie
commune de faire l’Étape du Tour en tandem, un projet soutenu par le Fondaction
L’Équipe et l’ASLAA.Le courant est tout de
suite passé. Nous avons le même âge
(28 ans). Son histoire m’a touché. Thibaut
est en train de perdre la vue progressivement.Il est atteint d’une rétinite pigmentaire évolutive. Une maladie qui lui ronge la
rétine. Elle est irréversible. Il sait qu’il finira
aveugle. « Je n’ai plus que 1/20e d’acuité,
décrit-il. Pour résumer, c’est comme regarder le cryptage de Canal + pour l’œil droit.
Et pour l’œil gauche,c’est le brouillard complet. » Le diagnostic lui est tombé dessus à
l’âge de 8 ans. « La première chose qu’on
m’a dite, c’est que je ne pourrais pas être
pilote d’avion. » Alors, jusqu’à l’adolescence, il répondait toujours ceci quand on lui
demandait ce qu’il voudrait faire plus
grand :« Pilote d’avion ! »
AVENTURE HUMAINE
Le Vendéen a l’esprit de contradiction.Il
en a fait une arme pour surmonter les obstacles semés par sa maladie. Son rêve était
de devenir joueur de foot professionnel ? Il
a bifurqué vers le cécifoot à 20 ans,et réussi
à être sélectionné aux Championnats du
monde en 2011. Il voulait faire STAPS ? Il a
fini par valider sa licence, quitte à y passer
cinq ans,contre trois normalement.« Le jour
des portes ouvertes, la responsable de la
promotion m’avait clairement signifié que
je ne serais pas capable d’assumer toutes
les épreuves sportives, se souvient-il. Ça
m’avait si profondément touché que j’avais
choisi quand même de m’inscrire et de
prouver que j’étais capable d’y parvenir. »
Il est désormais décidé à devenir kiné
dans le monde sportif. Il est arrivé à Paris
dans ce but,intégrant une école spécialisée
pour handicapés visuels (AVH, l’Association Valentin-Haüy).S’il a dû tirer un trait sur
le cécifoot, la faute à une rupture des ligaments croisés en 2014, il a fini par trouver
une nouvelle vocation : le triathlon.Il ne s’y
est vraiment mis qu’en septembre.Mais des
tests menés début décembre lui ont déjà
Candide Codjo, président de l’Association sportive pour aveugles et amblyopes, a initié notre journaliste à la conduite du tandem.
C’EST NOTRE DÉFI DU 21 JUILLET !
permis d’intégrer l’équipe de France handisport. Il rêve de participer aux Jeux Paralympiques de Paris en 2024. Alors cet
automne,quand Candide lui a parlé du projet de disputer l’Étape du Tour, Thibaut
Rigaudeau a rapidement été séduit par ce
nouveau défi à sa mesure : « J’ai tout de suite été partant.Ça va me servir dans le cadre
de ma préparation pour le triathlon.L’aventure humaine me tente. » Et il ajoute : « Je
vais aussi pouvoir réaliser un rêve.Celui de
monter pour la première fois un col dans les
Alpes. »
Thibaut sera bien servi. La 29e édition
de l’Étape du Tour proposera 135 kilomètres de haute montagne au départ d’Albertville,le 21 juillet.Trois cols seront à gravir :le
Cormet de Roselend, la côte de Longefroy,
puis l’interminable montée vers Val-Thorens,arrivée la plus haute dans l’histoire de
la cyclosportive (2 365 m). Le tout pour un
dénivelé total de 4 365 m. Gargantuesque,
alors que Thibaut n’a encore jamais disputé
de course.Ni roulé plus de 70 km à l’entraînement.« Rouler dans un peloton,ça me fait
un peu peur sur le papier, reconnaît-il. Je
perçois un peu les masses autour de moi,du
coup je le sens quand il y a du monde.Sur le
plan physique, je n’ai pas encore les qualités d’un cycliste. J’ai peur d’être mort au
bout de 80 km. Il va falloir qu’on mette en
place des entraînements de plus en plus
longs. » Ça et d’autres choses encore.
L’aventure ne fait que débuter. ///
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 113
ENTRAÎNEZ-VOUS COMME UN PRO
MAXIME DANIEL
LANCEUR
DE POIDS
LOURD
114 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
Maxime Daniel a été promu poisson-pilote d’André Greipel
en ce début de saison. Alors, pas le choix, ce rôle demande
une préparation différente de celle d’un sprinteur classique.
On vous explique pourquoi.
> PAR NICOLAS PERTHUIS - PHOTOS BERNARD LE BARS/L’ÉQUIPE
LES DIX PREMIÈRES
SECONDES ASSIS
« Quand on a le rôle de lancer un sprinteur, il faut éviter les à-coups pour que ce
dernier ne perde pas d’énergie inutilement,
analyse Maxime Daniel.Cela demande maîtrise et coordination,et ce n’est pas simple !
Pour obtenir un effort le plus progressif pos-
UN 55 DENTS POUR ÉVITER
LES À-COUPS
« Toujours dans l’optique de rester progressif dans mon effort,et cela en limitant les
à-coups,Greipel m’a demandé de mettre un
gros plateau de 55 dents.Le but est de nuancer mon accélération quand je me mets en
danseuse.Forcément,je vais être légèrement
moins “punchy” avec un 55 dents plutôt
qu’un 54 ou 53. Et cela tient du fait également que je vais être moins véloce (approximativement 110 tours/min). Lorsque je me
mets en danseuse, il me faut descendre
deux dents d’un coup. Cela présente un
double intérêt : celui de limiter,encore une
fois, un trop gros écart de puissance d’un
coup lié à un démarrage trop brusque,mais
aussi de pouvoir réaccélérer après quinze
secondes d’effort et de reprendre de la vitesse. L’emploi de manivelles de 175 millimètres aide dans cette optique-là ! C’est le
genre de détails qui va faire basculer les
choses. Sur le premier stage de l’équipe,
nous avons testé différentes configurations,
et il apparaissait qu’avec des variations de
vitesse trop importantes, le sprint d’André
devenait moins efficace. »
RÉPÉTITIONS D’EFFORTS
SUR VINGT SECONDES
« Dix fois vingt secondes avec quarante
secondes de récupération,c’est la première
partie de la séance,précise Franck Renimel,
l’entraîneur de l’équipe Arkéa-Samsic. Le
but est de familiariser un peu plus Maxime à
son effort type poisson-pilote sur vingt
secondes, qu’il répète dans la même configuration qu’en course, c’est-à-dire avec dix
secondes assis, dix secondes en danseuse.
Opérer cela, de manière répétée, avec très
peu de temps de récupération, c’est habituer son organisme à cet effort type sur de la
fatigue. Un sprint, concrètement, ce n’est
jamais qu’un seul effort. Ça ne se passe
jamais de la sorte dans les faits.Avant d’arriver dans le dernier kilomètre d’une course,il
est quasi obligatoire de devoir opérer ce
que l’on nomme dans notre jargon des
“sauts de puce’’, c’est-à-dire des efforts plus
ou moins courts, pour se replacer. Cette
séance sert,de manière concrète,à travailler
ce point. Alors forcément, les valeurs de
puissance recherchées ne vont pas être aussi élevées que lors de certaines séances où
Maxime va effectuer cinq efforts de vingt
secondes,mais avec vingt minutes de récupération à chaque fois.Dans cette configuration-là,plus proche des valeurs enregistrées
en compétition, il doit débuter son effort à
900 watts pour le terminer à 1 300.Ici,sur les
dix répétitions,il lui est davantage demandé
d’être sur un début d’effort à 700 watts pour
finir à 1 100. »
«
UN EFFORT PLUS LONG
QU’UN SPRINT CLASSIQUE
Le rôle d’un poisson-pilote est de permettre à son sprinteur de lancer son sprint à
la bonne vitesse pour atteindre, dans les
secondes qui suivent, un pic de puissance.
Dans le cas de Maxime Daniel, au moment
où il s’écarte pour lancer André Greipel, il
doit être à 1 350 watts pour que l’Allemand,
qui a un pic de puissance aux alentours de
1 850 watts,se mette en action de la manière
la plus efficace possible. « À partir du
moment où je rentre en action,précise Maxime Daniel, mon temps d’effort dure vingt
secondes,ce qui est long par rapport à celui
d’un sprinteur qui avoisine les dix secondes.
Quand mon tour est venu de passer à
l’action,je dois me situer aux alentours des
700 watts pour monter en régime ensuite jusqu’à 1 350 watts.C’est un effort à apprivoiser
pour moi qui tenais un rôle de sprinteur.Ma
puissance max est de 1 800 watts, et finalement,aujourd’hui,elle n’a plus d’incidence
dans le travail que j’ai à opérer.Tant pis,mais
ce rôle me va à ravir car j’ai toujours eu des
aptitudes dans les sprints très longs. »
sible,André Greipel me demande de rester
assis les dix premières secondes,et donc de
ne pas me mettre en danseuse. » Se lever de
sa selle pour relancer a l’incidence d’affecter la concentration du coureur qui vous
suit.En effet,quand on se met en danseuse,
le vélo va opérer un ralentissement infime
pour contrebalancer le poids du corps vers
l’avant du vélo,de sorte que le coureur dans
le sillage immédiat peut toucher la roue
arrière s’il anticipe mal.Il faut donc éviter à
tout poisson-pilote de répéter ces phases
heurtées pour ne pas contrarier la progression de son sprinteur.Maxime Daniel : « Certains sprinteurs,surtout ceux de petite taille,
demandent à leur poisson-pilote d’opérer
les vingt secondes assis.Le fait de se mettre
en danseuse génère des turbulences au
niveau de l’air qui peuvent freiner la vitesse
du sprinteur, et donc l’obliger à produire
plus de puissance pour garder la même
vitesse. Étant plutôt grand (1,86 m), André
Greipel ne voit pas d’inconvénient à ce que
je me mette en danseuse dans la deuxième
partie de mon effort afin de reprendre de la
vitesse quand je commence à buter. »
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 115
ENTRAÎNEZ-VOUS COMME UN PRO
FICHE TECHNIQUE
Maxime Daniel
Sprinteur (Arkéa-Samsic)
27 ans, 1,86 m, 74 kg.
Professionnel depuis 2013.
1 victoire.
Puissance de référence
Puissance max 1 800 watts.
«
UNE SÉANCE QUI PIQUE
« Si je devais noter, en difficulté, cette
série de dix sprints, je ne serais pas loin du
10/10, affirme Maxime Daniel. C’est vraiment difficile d’enchaîner de la sorte des
sprints aussi longs,surtout qu’on me demande de ne pas être sur la réserve. Ça pique
sévère ! L’idée n’est pas de faire une puissance équivalente à chaque effort,d’ailleurs je
ne regarde pas mon capteur pour réguler
mon effort, mais de me rentrer dedans de
manière significative à chaque fois. »
« Il est intéressant, ajoute Franck Renimel,d’observer le peu de perte de puissance de Maxime entre le premier et le dixième
sprint, ce qui signifie qu’il est déjà capable
de supporter l’accumulation des efforts. Il
suffit d’analyser la moyenne des puissances
réalisées sur les dix efforts pour s’en rendre
compte (806 watts / 760 w / 802 w / 720 w /
116 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
MAXIME DANIEL
794 w / 735 w / 725 w / 607 w / 758 w /
777 w).Mais la séance ne s’arrête pas à ces
dix sprints, poursuit le coach. Après vingt
minutes de récupération active, Maxime
s’impose cinq nouveaux efforts, mais de
trente secondes,entrecoupés d’une récupération d’une minute et demie. Ces trente
secondes doivent être réalisées à 110 % de
sa PMA (*).On est sur les puissances moyennes suivantes pour les cinq efforts : 677 w /
645 w / 661 w / 880 w / 712 w. Le but est
d’assimiler les efforts de trente secondes
pour mieux supporter ceux de vingt. »
À LA FRONTIÈRE DU LACTIQUE
« Sur les deux exercices, précise Franck
Renimel, que ce soit la série des sprints de
vingt secondes ou les efforts répétés sur trente secondes,il est important de comprendre
qu’on flirte avec la séance dite de “lactique’’
sans pour autant en avoir les effets,qui signifierait l’arrêt pur et simple de l’exercice.Sur
les sprints de vingt secondes,les retours de
la lactatémie mesurée prouvent que le taux
de lactate dans le sang n’a pas le temps de
monter.C’est le but recherché.Sur les efforts
de trente secondes,si l’on dépasse les 110 %
de la PMA, la filière lactique va rentrer en
action et là,on débute un tout autre travail et
ça ne va pas être constructif.S’ils sont bien
réalisés, ces exercices permettent aux coureurs de mieux assimiler les séances de tolérance aux lactates qui viendront ensuite.
C’est juste un passage obligé. »
UNE SÉANCE À PRÉPARER
EN AMONT
Avant de vous lancer dans un tel entraînement, il est important d’avoir des bases
solides.Franck Renimel : « Pour cela,je conseille de commencer par des séances dites
de “fartlek’’ où vous placez, pour débuter,
une quinzaine d’efforts de trente secondes
à 95 % de votre PMA. Vous pourrez aller, de
manière progressive,jusqu’à vingt-cinq répétitions. Il est juste vital de laisser minimum
deux minutes de récupération entre chaque
effort. Ensuite, intégrez des entraînements
qui vont développer votre puissance maximale aérobie. Il s’agit de la traditionnelle
sortie de 30/30 (voir Vélo Magazine n° 526,
février 2015) et du fameux “Gimenez’’
(n° 567,octobre 2018).Après ça,vous serez
parés. » ///
*PMA : la puissance maximale aérobie est
une puissance cible tenue approximativement cinq minutes.
nouveau
Tournoi des Six Nations
En vente chez votre marchand de journaux. 3 €
également disponible sur le site et l’appli L’Équipe
MATOS
> PAR SÉBASTIEN JACQUET
À LA POINTE
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SELLE SCICON ELAN CARBON POWER ERGO DESIGN
Spécialiste de la bagagerie cycliste et des « box » pour protéger et transporter son
vélo pendant de longs voyages, Scicon a développé avec le centre italien d’études
ASG Bike Science la selle Elan Carbon. Ce modèle proposé à taille unique repose sur
la mise au point d’un « Power Ergo Design », qui offre un profil et une ergonomie
assurant une rotation pelvienne optimale combinée à une diminution de la pression
centrale pour limiter la compression. Légère (199 g) et dotée d’une mousse
de densité moyenne, la selle est construite sur des rails en fibre de carbone
tressés et sur une coque en polymère renforcée de fibre de carbone. Et
pour optimiser l’effet recherché, sachez que Scicon s’est également
lancé dans le développement d’un cuissard.
DIMENSIONS : 148 x 248 mm
POIDS : 199 g
199 €
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>www.scicon.com
POTENCE DEDA SUPERZERO
Nouveau graphisme et lignes aérodynamiques pour cette potence Deda Superzero. Combinaison de rigidité et de
légèreté (140 g en 110 mm), elle est conçue avec un procédé innovant de forgeage 3D de l’aluminium 2014 qui lui
donne cette forme et ce dessin. D’un diamètre de 31,7 mm, proposée en longueurs de 90 à 140 mm, elle dispose
d’un angle de 82° et d’une visserie acier CrMo. Elle s’adapte au pivot de fourche 1 pouce 1/8’’. DEDA la destine
« aux coureurs les plus exigeants », dans une des finitions disponibles TEAM, Blanc, et POB (noir poli).
94 €
>www.dedaelementi.com
118 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
GPS TWONAV VELO
Dans la famille des GPS pour bicyclette, voici TwoNav. Il présente une simplicité
d’utilisation et une grande précision de navigation – avec une cartographie détaillée IGN et
d’autres fournisseurs (FFCT, GPSies, IGN, TraceGPS, LaTrace.com et UtagawaVTT). Le GPS
TwoNav regroupe des fonctions idéales pour être aiguillé dans son périple cyclo, vététiste
ou touriste. TwoNav intègre aussi la fonctionnalité « See Me », qui permet d’avertir vos
proches dès le départ de l’activité grâce à une carte SIM intégrée. Un lien, actualisé
en permanence, leur donne en direct votre position tout au long du parcours.
POIDS : 110 g
DIMENSIONS : 60 x 105 x 16 mm
ÉCRAN : 240 x 400 pixels
AUTONOMIE : 10 heures
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399 €
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> www.twonav.com
CINTRE PRO DISCOVER
JUMBO FLARE
Alors que les routes sont grasses et sales en cette période,
certains optent pour l’aventure plus ludique dans les sous-bois
et les chemins cabossés. Pour les adeptes de la pratique Gravel
et terrains hors route, PRO a développé ce cintre Discover Jumbo
Flare dont les arcs/creux sont pensés avec « une inclinaison »
de 30 degrés, qui lui donne ce dessin évasé pour conserver
stabilité et agressivité de conduite dans les chemins. Le cintre
pèse 280 g et est disponible en deux largeurs (42 cm et 44 cm).
Pour exemple, 42 cm sur le haut, mais un peu plus de 55 cm au
niveau de la zone évasée, soit un écart d’environ 13 cm (6,7 cm
de chaque côté). De façon à offrir un maximum de précision
dans la maniabilité et de résistance aux chocs de la chaussée.
54,99 €
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> www.pro-bikegear.com
GANTS CASTELLI
SPETTACOLO ROS
Bien qu’on aimerait déjà s’alléger
au niveau de l’équipement, la saison
nous réserve encore quelques froides
matinées… Ces gants Castelli
Spettacolo sont parfaits pour couvrir
une multitude de sorties et de conditions
météo. Indiqués pour une pratique par
des températures de 3 à 12° C, ils
conviennent aussi bien à la froideur de
l’hiver qu’à une météo fraîche. Conçus
en Primaloft Gold et dotés d’un tissu
polaire coupe-vent, ils sont isolants
et déperlants pour vous garder au sec
lors de petites averses, et peuvent
se montrer très chauds tout en étant
respirants. Et pour vous éviter d’avoir
à les enlever, ils sont compatibles avec
les écrans tactiles. Avec une coupe peu
encombrante qui séduira les coursiers.
89,95 €
> www.castelli.com
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 119
MATOS
Comme toujours chez Café du Cycliste, les objets sont personnifiés. Voici Heidi. Une
veste technique chaude, doté d’un style « sophistiqué ». Développée à partir de tissu
italien, elle dispose d’une couche intérieure brossée confortable qui conserve la chaleur
et d’un revêtement coupe-vent sur le torse, les épaules et les manches. Parce que
l’hiver n’est pas fini, et qu’il nous réserve encore quelques sorties bien fraîches, Heidi
sera une couche de protection élégante, très appréciée. Elle présente la double fonction
suivant la météo : « barrière très efficace contre le froid
hivernal », elle peut se porter directement sur la peau
par temps doux. À noter les deux poches cargo
sur l’arrière ainsi qu’une grande poche à fermeture
éclair qui permettent d’emporter un large stock
de ravitos pour les longues sorties.
205 €
> www.cafeducycliste.cc
»»»
»»»
VESTE CAFÉ DU CYCLISTE HEIDI
SAC PRO DISCOVER 15 L
C’est le type de sac qu’on a pu apercevoir sur
les vélos de Thomas De Gendt et Tim Wellens lors
de leur périple touristique de fin de saison 2018,
ou encore sur celui de Daniel Oss lors de son
pèlerinage annuel avant l’été. PRO, la filiale
de Shimano spécialisée dans la conception de
composants, a dévoilé une gamme Gravel nommée
Discover. Quatre sacs viennent garnir la collection,
dont ce modèle de 15 l à monter sur la selle et la tige
de selle. Le sac dispose d’attaches par boucles
Velcro et d’un amortisseur de choc pour empêcher
le jeu latéral et les frottements usants. Doté
d’éléments à haute visibilité si vous partez à l’aube
ou que vous vous êtes égarés en fin de journée,
il dispose d’une plaque interne en plastique pour
en modifier l’espace… Alors certes, ça donne un
caractère moins sportif à votre machine, mais c’est
pratique pour emporter le matériel indispensable
et partir à l’aventure !
69,99 €
> www.pro-bikegear.com
120 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
»»»
MAILLOT RAPHA EF EDUCATION
FIRST TRAINING
Nouveau partenaire de l’équipe EF Education First, Rapha
a développé une grande collection d’équipements divers
pour les coureurs de l’équipe et ses supporters. T-shirt,
bob, foulard, « base layer » et bien sûr maillots réplica
de l’équipe : le tout disponible pour les femmes et
les hommes. L’élégant maillot « entraînement » présenté
ici reprend sobrement les couleurs de l’équipe EF
Education First. Un maillot au tissu d’épaisseur moyenne,
très extensible pour s’adapter au corps, doté de panneaux
latéraux en mesh : un tricot idéal pour les sorties
par temps chaud ou doux, conçu avec un ajustement
moins compressif que les maillots aérodynamiques
de course. De quoi combler le supporter qui voudrait
rouler, discrètement, aux couleurs de son équipe favorite.
100 €
> www.rapha.cc
»»»
BOYAU
VREDESTEIN FORTEZZA SENSO T
Romain Bardet et ses coéquipiers d’AG2R La Mondiale rouleront
cette saison sur des boyaux Vredestein. Sur leurs vélos des cycles
Eddy Merckx, les coureurs bénéficieront de boyaux Fortezza Senso T,
un pneu haute performance en coton fait main de 700 x 25 C. Le Fortezza
Senso T s’appuie sur une carcasse 290 TPI présentant « une faible résistance
au roulement et un confort supérieur ». Muni d’une couche anticrevaison
en polycoton, il intègre également le composé All Weather Silica, qui augmente
son niveau d’adhérence pour en faire un pneu polyvalent sur sol sec et mouillé.
À noter que l’équipe AG2R La Mondiale devrait opter pour les 28 C pour
les classiques pavées.
79,95 €
> www.vredestein.com
»»»
CASQUE
POC VENTRAL AIR EF
EDUCATION FIRST
C’est l’un des équipements fournis
par la société suédoise POC aux
coureurs de l’équipe
EF Education First pour
la saison 2019. De par
ce coloris, mais surtout
par son dessin unique,
ce POC Ventral Air présente
un style sûr de se dégager
en peloton, qui reprend les influences
de deux autres modèles de la marque : Octal
et Ventral. Le Ventral Air dispose d’une structure
pensée avec des points précis et canaux internes
pour assurer un contrôle du flux d’air et
de la ventilation, que ce soit à haute ou faible
vitesse. Tout en essayant de maintenir
une réduction des turbulences. Léger, façonné
d’une construction monocoque dite « uni-body »
et d’une doublure EPS optimisée, le casque Ventral
Air est doté d’un système de coussin en silicone.
Et de « nouveaux yeux » pour le rangement pratique
d’une paire de lunettes. Pour ceux que le rose
freinerait, il existe en dix coloris mats et brillants.
TAILLES : S (50-56 cm)
M (54-59 cm) /
L (56-61 cm)
POIDS : 230 g en taille M
249,95 €
> www.pocsports.com
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 121
MATOS
PAR GILLES COMTE ET SÉBASTIEN JACQUET
ON A TESTÉ
VESTE WINDBREAK SHIMANO
On vous le montre en début de magazine (pages 34-35) : Thibaut Pinot
et Romain Bardet ont mis le ski de fond au cœur de leur préparation
hivernale. Nous aussi… à notre (très) modeste niveau ! Le monde du
nordique a ses propres marques, ses propres lignes de vêtements
techniques, pas si éloignées que ça dans leur conception de l’univers
du vélo. Et pour cause, les attentes sont les mêmes.
On a donc commencé par tester la veste Windbreak de Shimano
sur des ski-roues (en attendant la neige), puis sur des skis
skating, avant de l’utiliser là où elle est censée servir, c’est-àdire sur la route. En gros, entre – 10°C et + 10°C, soit une
belle amplitude thermique tout en restant dans des
températures disons… frisquettes. Autant le dire d’emblée :
l’amplitude a glissé sur nous aussi facilement qu’une paire
de skis bien fartés sur une piste damée. Bref, par grand
froid, aucune sensation d’être trop peu couvert.
Ni aucune sensation d’étouffer, de transpirer dans
une étuve dès que l’on « tape dedans ».
Au dos, apportant une touche non négligeable
d’esthétisme à la tenue, un système de ventilation
contribue grandement à cette perception d’une
aération justement dosée. D’une certaine manière,
cette cheminée régule la chaleur dont l’une des
sources vient d’un procédé au nom de code
révélateur : Metallic Thermal Tech. Pour en résumer
le principe, il s’agit d’une membrane qui réfléchit
le rayonnement infrarouge émis par le corps,
contribuant à réchauffer la couche d’air entre
le tissu et la peau.
C’est l’une des trois couches présentes, en
complément d’une surface intérieure grattée
pour obtenir un toucher doux et moelleux,
et d’un tissu coupe-vent sur lequel a été
appliqué un fini hydrofuge spécial pour améliorer
la capacité du matériau de base à résister à l’eau au fil du temps.
Contrairement au vélo, le haut du corps est très sollicité en ski de fond où
le pas de patineur nécessite une torsion permanente du buste, et l’on a
donc pu apprécier à sa juste valeur la bande de grip qui maintient la veste
en place au niveau des hanches. Gros plus par rapport à un pur vêtement
de ski nordique, la Windbreak de Shimano dispose de trois poches arrière,
dont une étanche. Moins utile en revanche sur les pistes de ski, mais
indispensable à la route, la large présence d’éléments réfléchissants.
Utile dans les bois enneigés uniquement si vous êtes perdu et que l’on
vous cherche au moyen de torches électriques ! Mais nous, on rentrait
avant la nuit.
139,95 €
>www.shimano.com
COUVRE-CHAUSSURES S21 00D
Bien lutter contre le froid commence par se protéger les pieds,
les premiers exposés aux projections humides de la route. Dans
sa panoplie hivernale, Shimano propose également des couvrechaussures en néoprène extensible de 2 mm d’épaisseur.
Dans la même logique que pour sa veste Windbreak, la marque
nipponne n’a pas lésiné sur les éléments réfléchissants
en partant certainement du principe qu’un pied dans son
mouvement circulaire est un excellent support lumineux pour
attirer l’attention. On n’a pu que constater l’excellence
des coutures étanches et le soin apporté
au renforcement des zones plus exposées à l’usure,
mais il nous manque encore les kilomètres au compteur
pour juger de la résistance réelle au temps.
122 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
44,95 €
>www.shimano.com
250 €
>www.mavic.fr
CASQUE MAVIC COMÈTE ULTIMATE
Depuis 2011 et le lancement de la première gamme de casques route Mavic à Lindau, sur
les bords du lac de Constance, la marque française au sang jaune, spécialiste historique
de la conception de roues, a largement validé sa place dans le peloton des constructeurs
de casques. Les suiveurs les plus attentifs du peloton professionnel ont pu apercevoir
ce modèle Mavic Comète Ultimate sur les têtes des coureurs de la formation Vital
Concept-B&B Hôtels depuis le Critérium du Dauphiné l’an dernier.
La dénomination « Comète Ultimate », qui peut rappeler la roue pleine utilisée sur la piste
ou dans les contre-la-montre et aussi les roues performances les plus renommées de
Mavic, les Cosmic Ultimate, place ce modèle dans la catégorie des casques
aérodynamiques, conçus pour filer au maximum dans l’air.
Construit avec une mousse EPS 4D pour renforcer sa résistance aux impacts, le Comète
Ultimate dispose d’un dessin racé et découpé, combiné à de larges canaux et évents
et d’un aileron sur le haut de l’arrière du crâne. L’ajustement des sangles très fines au
niveau des tempes et des oreilles se veut « autofit », très pratique dès la mise en place,
dans le sens où les sangles sont constituées d’un unique élément, coulissant sur
l’arrière du crâne pour s’ajuster au mieux sous les oreilles. Il ne reste plus
qu’à resserrer la sangle du menton, et le micro-serrage arrière bien réparti
et sans avoir une impression désagréable de compression.
Le confort interne « Livefit SL » est très bon et avec ses 215 grammes en taille M,
le Comète Ultimate apparaît très léger une fois installé… Et sur le vélo, on peut même
aller plus loin en soulignant qu’on l’oublie au fil des sorties ! Le casque est très
confortable, jamais encombrant, et on conserve surtout l’impression d’être idéalement
ventilé et de ne jamais surchauffer dans l’effort. Un bon point pour un casque
aérodynamique qui ne donne pas de sensations de prises au vent par ailleurs.
On a traversé les fortes chaleurs du mois de juillet 2018 avec ce modèle, il nous
a épaulé aussi dans le doux four de l’Étape du Tour entre Annecy et le Grand-Bornand…
et ce test a largement validé le CV qu’on nous avait présenté : « Ultraléger,
taillé pour la vitesse et conçu pour vous garder au frais et confortable ».
Le Comète Ultimate est disponible en couleur jaune, blanc, noir, et également
avec la technologie MIPS en coloris bleu nuit ou noir (270€). 215 g en taille M.
CHAUSSURES MAVIC COSMIC ULTIMATE SL FTW
380 €
>www.mavic.fr
Présentées comme conçues pour gravir les sommets notamment, les Mavic Cosmic Ultimate SL FTW réunissent les
parfaits ingrédients pour accompagner au mieux la progression du cycliste dans ses entreprises estivales. Pas loin de
11 000 km parcourus avec ce modèle, nous permettent de le vérifier et le valider. La Cosmic Ultimate repose sur une
semelle Full Carbon Energy SLR qui réduit la distance entre le pied et la pédale à 6,5 mm, et s’il est toujours dur de jauger
et comparer les niveaux de rigidité entre les modèles, le transfert de puissance paraît ici très bon et assure un niveau
d’efficacité optimal. La chaussure présente aussi une structure parfaitement ventilée. La semelle dispose d’une double
aération sur l’avant du pied, et également de la voûte au talon. Et la tige en mesh est très fine et ultra légère. On apprécie
cette combinaison qui évite vraiment aux pieds de chauffer lors de sorties sous forte chaleur, ou
encore favorise une meilleure évacuation de l’eau et un séchage plus rapide sous la pluie.
Ces chaussures sont en revanche un poil légères pour les sorties fraîches à froides. La
Cosmic Ultimate dispose d’un serrage Boa IP1 unique qui garantit un ajustement
au millimètre et un desserrage rapide et pratique en tirant vers l’extérieur.
La répartition du serrage est bonne, un peu plus lâche sur l’avant du pied,
d’où l’importance de bien choisir sa taille pour une chaussure qui vise
à envelopper le pied au plus près pour bénéficier d’une pleine
efficacité (pour exemple ici, un pied fin habitué à chausser du
43 optera plutôt pour un 42,5 qu’un 43,5). La tige intègre une
structure TPU soudée au laser aux panneaux en mesh. Elle offre
une fine enveloppe bien recouvrante, et favorise le maintien
et la stabilité du pied. À noter que malgré des pieds fins,
l’entrée de celui-ci n’apparaît pas large, ce qui ne facilite
pas forcément la chausse. Le col abaissé autour de la
cheville offre une belle liberté de mouvement en action.
Le pied est parfaitement maintenu, sans point de
pression, avec en plus un système de blocage du talon
intégré sur l’arrière. Malgré une structure affinée et un
volume réduit, la Cosmic Ultimate fournit un très bon
confort. Et annoncée à 199 grammes en taille 42, on
savoure grandement cette extrême légèreté. Un super
produit dont on apprécie également le style allégé,
l’association de cette structure TPU soudée sur le tissu
mesh, et l’inscription Mavic sur le flanc, qui lui donne un
look et des lignes très réussies. Et pour ceux que le coloris
jaune historique de la marque, trop voyant, pourrait freiner,
la Cosmic Ultimate existe également dans des couleurs plus
sobres, en noir ou blanc.
Poids : 199g (en taille 42)
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 123
ARCHIVES
ROUTE/PISTE/CYCLO-CROSS/ÉLITES/FEMMES
ROUTE INTERNATIONALE
Daryl Impey réussit l’exploit de remporter, deux années de suite,
le Santos Tour Down Under, alors que Richie Porte,
sur cette même épreuve, s’impose pour la sixième fois
au sommet de Willunga Hill.
ROUTES
HOMMES
VUELTA TACHIRA
(VENEZUELA,
11 AU 20-1, CAT. 2.2)
Étapes remportées par :
Marco Benfatto (ITA-ANS) ;
Yonathan Salinas (VUE-VUE);
Orluis Aular (COL-COL); Yonathan
Monsalve (COL-COL) ; Ronald
Javier Gonzalez (COL-COL) ;
Yimmi José Briceno (COL-COL) ;
Luis Guillermo Mora (COL-COL) ;
Miguel Eduardo Florez (COLANS).
Classement final :1. Yimmi
José Briceno (COL-COL) en
28 h 50’23’’ ; 2. Luis Guillermo
Mora (COL-COL) à 53’’;
3. Yonathan Salinas (COL-COL)
à 1’20’’ ; 4. Ronald Javier
Gonzalez (COL-COL) à 1’42’’ ;
5. Miguel Eduardo Florez (COLANS) à 1’59’’; 6. Anderson
Timeteo Paredes (COL-MTE) à
2’16’’ ; 7. Yonder Godoy (COLCOL) à 2’46’’ ; 8. Roniel Campos
(COL-COL) à 3’06’’ ; 9. Nelson
Camargo (COL-COL) à 3’24’’ ;
10. Manuel Eduardo Medina
(COL-COL) à 3’36’’
SANTOS TOUR DOWN
UNDER (AUSTRALIE,
15 AU 20-1, CAT. 2.UWT)
1re étape, Adelaïde-Adelaïde :
1. Elia Viviani (ITA-DQT) les
129 km en 3 h 19’47’’ ;
2. M. Walscheid (ALL-SUN) ;
3. J. Mareczko (ITA-CPT) ;
4. P. Bauhaus (ALL-SUN) ;
5. R. Gibbons (AFS-TDD) tous
m.t.
2e étape, Norwood-Angaston :
1. Patrick Bevin (AUS-CPT)
les 122,1 km en 3 h 14’31’’ ;
2. C. Ewan (AUS-LTS) ;
3. P. Sagan (SLV-BOH) ; 4. D. Van
Poppel (HOL-TJV) ; 5. J. Philipsen
(BEL-UAD) tous m.t.
Leader : Patrick Bevin (AUSTCC).
3e étape,Lobethal-Uraidla :
1. Peter Sagan (SLV-BOH) les
146,2 km en 3 h 46’06’’ ;
2. L.L. Sanchez (ESP-AST) ;
3. D. Impey (AFS-MTS) ;
4. D. Van Poppel (HOL-TJV) ;
5. P. Bevin (AUS-TCC) tous m.t.
Leader : Patrick Bevin (AUSTCC).
4eétape, Unley-Campbelltown :
1. Darl Impey (AFS-MTS) les
129,2 km en 3 h 3’27’’ ; 2. P.
Bevin (AUS-TCC) ; 3. L.L. Sanchez
(ESP-AST) ;
4. R. Guerreiro (POR-TKA) ; 5. R.
Fernandez (POR-TKA) tous m.t.
Leader : Patrick Bévin (AUSTCC).
5e étape, Glenelg-Strathalbyn :
1. Jasper Philipsen (BEL-UAD)
les 149,5 km en 3 h 37’00’’ ;
2. P. Sagan (SLV-BOH) ;
3. D. Van Poopel (HOL-TJV) ;
4. J. Debusschere (BEL-TKA)
tous m.t.
Leader : Patrick Bevin (AUSTCC).
6e étape, McLaren
Vale-Willunga Hill :1. Richie
Porte (AUS-TFS) les 151,5 km
en 3 h 30’14’’ ; 2. W. Poels (HOLSKY) ; 3. D. Impey (AFS-MTS)
tous m.t. ; 4. R. Dennis (AUSTBM) à 3’’ ; 5. L.L. Sanchez (ESPAST) à 6’’.
Classement final :1. Daryl
Impey (AFS-MTS) en 20 h 30’42’’ ;
2. R. Porte (AUS-TFS) à 13’’ ;
3. W. Poels (HOL-SKY) à 17’’ ;
4. L.L. Sanchez (ESP-AST) à 19’’ ;
5. R. Dennis (AUS-TBM)à 26’’ ;
6. C. Hamilton (AUS-SUN) mt. ;
7. M. Woods (CAN-EF1) à 38’’ ;
8. R. Guerreiro (POR-TKA) à 40’’ ;
9. D. Ulissi (ITA-UAD) ;
10. D. Devenyns (BEL-DQT)
tous m.t.
TROPICALE AMISSA BONGO
(GABON, 21 AU 27-1, CAT.
2.1)
Étapes remportées par :
Nicolo Bonifazio (ITA-TDE), Nicolo
Bonifazio (ITA-TDE), B. Ghirmay
(ERY-ERY), Lorenzo Manzin (FRAVCC).
1re étape, Bongoville-Moanda :
1. Niccolo Bonifazio (ITA-TDE) les
100 km en 2 h 43’23’’ ; 2. L.
Manzin (FRA-VCB) ; 3. A. Greipel
(ALL-PCB) ;
4. Y. Reguigui (ALG-ALG) ;
5. H. Mulubrhan (ERY-ERY)
tous m.t.
2e étape, Franceville-Okondja :
1. Niccolo Bonifazio (ITA-TDE)
les 169 km en 4 h 4’23’’ ; 2. A.
Greipel (ALL-PCB) ; 3. B.
Uwizeyimana (RWA-RWA) ;
4. A. Vandrame (ITA-ANS) ; 5. F.
Gebremariam (ERY-ERY) tous m.t.
Leader : Niccolo Bonifazio (ITATDE).
3e étape, Leconi-Franceville :
1. Biniyam Ghirmay (ERY-ERY)
les 98 km en 2 h 35’9’’ ; 2. Y.
Reguigui (ALG-ALG) ; 3. N.
Bonifazio (ITA-TDE) ; 4. L. Manzin
(FRA-VCB) ;
5. A. Greipel (ALL-PCB) tous m.t.
Leader : Niccolo Bonifazio (ITATDE).
4e étape, Mitzic-Oyem :
1. Lorenzo Manzin (FRA-VCB)
les 113 km en 2 h 35’24’’ ;
2. N. Bonifazio (ITA-TDE) ;
124 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
3. M. Pelucchi (ITA-ANS) ;
4. A. Greipel (ALL-PCB) ;
5. Y. Reguigui (ALG-ALG)
tous m.t.
Leader : Niccolo Bonifazio
(ITA-TDE).
5e étape, Bitam-Mongomo :
1. Niccolo Bonifazio (ITA-TDE)
les 126 km en 3 h 4’51’’ ;
2. Y. Reguigui (ALG-ALG) ;
3. L. Manzin (FRA-VCB) ;
4. M. Pelucchi (ITA-ANS) ;
5. B. Ghirmay (ERY-ERY)
tous m.t.
Leader : Niccolo Bonifazio
(ITA-TDE).
6e étape, Bitam-Oyern :
1. André Greipel (ALL-PCB)
les 110 km en 2 h 30’54’’ ;
2. Y. Reguigui (ALG-ALG) ;
3. L. Manzin (FRA-VCB) ;
4. M. Pelucchi (ITA-ANS) ;
5. B. Ghirmay (ERY-ERY)
tous m.t.
Leader : Niccolo Bonifazio
(ITA-TDE).
7e étape, Nicok-Libreville :
1. Lorenzo Manzin (ITA-VCB) les
140 km en 3 h 6’1’’ ; 2. A. Greipel
(ALL-PCB) ; 3. Y. Reguigui (ALGALG) ; 4. B. Ghirmay (ERI-ERI) ;
5. M. Pelucchi (ITA-ANS) tous
m.t.
Classement final : 1. Niccolo
Bonifazio (ITA-TDE) en
20 h 39’25’’ ; 2. L. Manzin (FRAVCB) à 6’’ ; 3. A. Greipel (ALLPCB) à 14’’ ; 4. Y. Reguigui (ALGALG) à 17’’ ; 5. S. Tesfom (ERYERY) à 26’’ ; 6. M. Eyob (ERY-ERY)
à 28’’ ; 7. A. Bisolti (ITA-ANS)
à 33’’ ; 8. D. Munyaneza (RWARWA) à 33’’ ; 9. D. Teklehaimanot
(ERY-EYI) à 34’’ ; 10. H.
Mulubrhan (ERY-ERY) à 37’’.
CADEL EVANS RACE
(AUSTRALIE, 27-1
À GEELONG, CAT. 1.UWT)
1.Elia Viviani (ITA-DQT) les
164 km en 3 h 54’35’’ ; 2. C. Ewan
(AUS-LTS) ; 3. D. Ympey (AFSMTS) ; 4. R. Gibbons (AFS-TDD) ;
5. J. Debusschere (BEL-TKA) ;
6. L. Rowe (GBR-SKY) ;
7. M. Morkov (DAN-DQT) ;
8. J. McCarthy (AUS-BOH) ;
9. O. Doull (GBR-SKY) ;
10. L.L. Sanchez (ESP-AST) ;
11. B. Cosnefroy (FRA-ALM) ;
12. R. Gesink (HOL-TJV) ;
13. D. Ulissi (ITA-UAD) ;
14. K. Elissonde (FRA-SKY) ;
15. R. Guerreiro (POR-TKA) ;
16. C. Hamilton (AUS-SUN) ;
17. W. Poels (HOL-SKY) ;
18. S;E. Bystrom (NOR-UAD) ;
19. A. Bettiol (ITA-AF1) ;
20. N. Denz (ALL-ALM) tous m.t.
NEW ZEALAND CYCLE
CLASSIC (NOUVELLE
ZÉLANDE, 23 AU 27-1, CAT.
2.2)
Étapes remportées par :
Aaron Gate (NZL-EVO) ; Stefan
Bissegger (SUI-SUI) ; Jensen
Plowright (AUS-DCC) ; Jesse
Featonby (AUS-OLI) ; Theodore
Yates (AUS-DCC).
Classement final : 1. Aaron
Gate (NZL-EVO) en 16 h 42’34’’ ;
2. J. Featonby (AUS-OLI) à 1’9’’ ;
3. J. Vine (AUS-NEB) à 1’15’’ ;
4. D. Whitehouse (GBR-EVO)
à 1’28’’ ; 5. T. Lebas (FRA-KCT)
à 1’31’’ ; 6. L. Mawditt (AUSBLN) à 1’39’’ ; 7. M. Torckler
(NZL-BFL) à 1’48’’ ; 8. C. Thiery
(SUI-SUI) à 1’59’’ ; 9. J. Oram
(NZL-NZL) à 2’02’’ ; 10. M.
Zenovich (NZL-STG) à 2’08’’.
ROUTES
FEMMES
SANTOS WOMEN’S TOUR
DOWN UNDER
(AUSTRALIE, 10 AU 13-1,
CAT. 2.1)
Étapes remportées par :
Letizia Paternoster (ITA-TFS) ;
Amanda Spratt (AUS-MTS) ;
Grace Brown (AUS-MTS) ; Chloe
Hosking (AUS-ALE).
Classement final : 1. Amanda
Spratt (AUS-MTS) en
10 h 27’26’’ ; 2. Lucy Kennedy
(AUS-MTS) à 49’’ ; 3. R. Neylan
(AUS-UNI) à 53’’ ; 4. K. DoebelHickok (USA-RLY) à 55’’ ;
5. A. Jackson (CAN-TIB) à 1’8’’ ;
6. J. Gunning (AUS-SWR) à 1’9’’ ;
7. L. Stephens (USA-TIB) à
1’34’’ ; 8. T. Heather (AUS-SWR)
à 1’37’’ ; 9. E. Roper (AUS-UNI) à
1’52’’ ; 10. R. Winder (USA-TFS)
à 1’54’’.
CADEL EVANS RACE
(AUSTRALIE, 26-1
À GEELONG, CAT 1.1)
1. Arlenis Sierra (CUB-AST)
les 113,3 km en 3 h 7’10’’ ;
2. L. Kennedy (AUS-MTS) à 19’’ ;
3. A. Spratt (AUS-MTS) m.t. ;
4. A. Moolman (AFS-CCC) à 34’’ ;
5. E. Longo Borghini (ITA-TFS) ;
6. B. Chapman (AUS-TIB) toutes
m.t. ; 7. R. Neylan (AUS-AUS)
à 39’’ ; 8. E. Roper (AUS-AUS)
à 55’’ ; 9. R. Winder (USA-TFS) ;
10. G. Brown (AUS-MTS)
toutes m.t.
CYCLO-CROSS
Le Néerlandais Mathieu
Van Der Poel continue de
dominer la spécialité. Reste
la dernière marche qui se
refuse à lui ces dernières
saisons : le Championnat
du monde.
COUPE DU MONDE
(BELGIQUE, 25-12,
À KOKSIJDE)
HOMMES
1. Mathieu Van Der Poel (HOL)
en 1 h 4’13’’ ;
2. W. Van Aert (BEL) à 25’’ ;
3. T. Aerts (BEL) à 48’’ ;
4. L. Van Der Haar (HOL) à 1’45’’ ;
5. C. Van Kessel (HOL) à 2’18’’ ;
6. L. Sweeck (BEL) à à 2’22’’ ;
7. D. Soete (BEL) à 2’26’’ ;
8. M. Vanthourenhout (BEL)
à 2’37’’ ; 9. J. Nieuwenhuis (HOL)
à 2’40’’ ; 10. K. Pauwels (BEL)
m.t.
FEMMES
1. Denise Betsema (HOL)
en 45’53’’ ;
2. N. Brammeier (GBR) à 8’’ ;
3. A. Worst (HOL) à 11’’ ;
4. C. Alvarado (HOL) à 12’’ ;
5. A.M. Arzuffi (ITA) à 27’’ ;
6. L. Verdonschot (BEL) à 29’’ ;
7. S. Cant (BEL) à 30’’ ;
8. E. Van Loy (BEL) à 44’’ ;
9. E. Richards (GBR) mt. ;
10. F. Nagengast (HOL) à 1’3’’.
COUPE DU MONDE
(BELGIQUE, 23-12,
À NAMUR)
HOMMES
1. Mathieu Van Der Poel (HOL)
en 1 h 3’37’’ ;
2. W. Van Aert (BEL) à 1’4’’ ;
3. T. Aert (BEL) à 1’50’’ ;
4. J. Nieuwenhuis (HOL) à 2’2’’ ;
5. M. Vanthourenhout (BEL)
à 2’11’’ ; 6. C. Van Kessel (HOL)
à 3’13’’ ; 7. M. Meisen (ALL)
à 3’21’’ ; 8. L. Sweeck (BEL)
3’29’’ ; 9. G. Vermeersch (BEL)
3’32’’ ; 10. L. Van Der Haar (HOL)
à 3’50’’.
FEMMES
1. Lucinda Brand (HOL) en
45’40’’ ; 2. M. Vos (HOL) à 27’’ ;
3. A. Worst (HOL) à 32’’ ;
4. N ; Brammeier (GBR) à 35’’ ;
5. J. Neff (SUI) à 36’’ ;
6. E. Lechner (ITA) à 54’’ ;
7. D. Betsema (HOL) à 58’’ ;
8. K. Keough (USA) à 1’15’’ ;
9. C. Alvarado (HOL) à 1’28’’ ;
10. L. Sels (BEL) 1’31’’.
COUPE DU MONDE
(BELGIQUE, 26-12,
À ZOLDER)
HOMMES
1. Mathieu Van Der Poel (HOL)
en 1 h 2’49’’ ;
2. W. Van Aert (BEL) à 16’’ ;
3. J. Nieuwenhuis (HOL) à 29’’ ;
4. T. Aerts (BEL) à 35’’ ;
5. L. Sweeck (BEL) à 36’’ ;
6. Q. Hermans (BEL) à 55’’ ;
7. D. Van Der Poel (HOL) à 1’3’’ ;
8. L. Van Der Haar (HOL) à 1’7’’ ;
9. C. Van Kessel (HOL) à 1’10’’ ;
10. D. Soete (BEL) à 1’16’’.
FEMMES
1. Maranne Vos (HOL) en 48’50’’ ;
2. L. Brand (HOL) à 1’’ ;
3. S. Cant (BEL) à 6’’ ;
4. C. Alvarado (HOL) à 15’’ ;
5. M. Kapthejns (HOL) à 20’’ ;
6. L. Sels (BEL) à 22’’ ;
7. N. Brammeier (GBR) à 23’’ ;
8. I. Van Der Heijden (HOL)
à 26’’ ; 9. A. Worst (HOL) à 32’’ ;
10. E. Lechner (ITA) à 35’’.
COUPE DE FRANCE
(30-12, À FLAMANVILLE)
Hommes : 1. Francis Mourey
(FRA) en 1 h 9’02’’ ; 2. F. Canal
(FRA) à 2’’ ; 3. S. Chainel (FRA)
à 6’’ ; 4. C. Russo (FRA) à 10’’;
5. T. Periou (FRA) à 14’’
Femmes : 1. Marlène Petit
(FRA) en 48’34’’ ; 2. M. N.
Riberolle (FRA) à 13’’ ;
3. J. Labous (FRA) à 28’’ ;
4. M. Morel Petitgirard (FRA)
à 45’’ ; 5. P. Clauzel (FRA) à 1’6’’
CHAMPIONNAT DE FRANCE
(BESANÇON, 13 janvier)
HOMMES
Élites : 1. Clément Venturini
(ALM) en 1 h 4’10’’ ; 2. F. Canal
(SAF) à 16’’ ; 3. F. Mourey (SIN)
à 40’’ ; 4. C. Russo (PCB) à
1’12’’ ; 5. D. Menut (FRA) à 1’16’’.
Espoirs : 1. Antoine Benoist
(CHC), en 52’46’’ ; 2. E. Finé
(ARA), à 1’30’’ ; 3. S. Dujardin
(ARA), à 2’25’’ ; 4. M. Bonsergent
(PDL), à 2’48’’ ; 5. S. Lepoittevin
Dubost (PDL), à 3’17’’.
Juniors :1. Antoine Huby (BRE),
en 39’22’’ ; 2. T. Thomas (GES),
à 25’’ ; 3. R. Auffret (IDF), à 39’’.
Cadets : 1. Pierrick Burnet
(ARA), en 32’05’’ ; 2. P. Gautherat
(BFC), à 12’’ ; 3. P. Anchain
(HDF), m.t.
FEMMES
Élites : 1. Caroline Mani (FRA)
en 46’16’’ ; 2. M. Petit (FRA)
à 18’’ ; 3. M. Riberole (FRA)
à 1’30’’ ; 4. J. Labous (SUN) à
2’’ ; 5. P. Delhaye (FRA) à 2’21’’.
Juniors : 1. Amandine
Fouquenet (BRE), en 35’28’’ ;
2. L. Curinier (ARA), à 13’’ ;
3. L. Duraffour (ARA), à 50’’.
Cadettes : 1. Line Burquier
(ARA), en 27’11’’ ; 2. O. Onesti
(NAQ), à 11’’ ; 3. A. Blot (NOR),
à 1’40’’.
COUPE DU MONDE
(FRANCE,
20-01, À PONT-CHATEAU)
HOMMES
1. Wout Van Aert (BEL) en
1 h 4’34’’ ; 2. T. Aerts (BEL) à 1’’ ;
3. M. Vanthourenhout (BEL)
à 7’’ ; 4. L. Van Der Haar (HOL)
à 8’’ ; 5. J. Adams (BEL) m.t. ;
6. L. Sweeck (BEL) à 11’’ ;
7. D. Van Der Poel (HOL) à 1’9’’ ;
8. K. Pauwels (BEL) à 1’15’’ ;
9. C. Van Kessel (HOL) à 1’16’’ ;
10. G. Vermeersch (BEL) m.t.
FEMMES
1. Marianne Vos (HOL) en
46’53’’ ; 2. D. Betsema (HOL)
à 8’’ ; 3. M. Kaptheijns (HOL)
à 30’’ ; 4. C. Alvarado (HOL) à
47’’ ; 5. E. Van Loy (BEL) à 1’6’’ ;
6. AM. Arzuffi (ITA) à 1’7’’ ;
7. A. Worst (HOL) à 1’23’’ ;
8. F. Nagengast (HOL) m.t. ;
9. I. Van Der Heijden (HOL)
à 1’24’’ ; 10. K. Compton (USA)
à 1’25’’.
COUPE DU MONDE
(BELGIQUE, 27-1,
À HOOGERHEIDE)
HOMMES
1. Mathieu Van Der Poel (HOL)
en 1 h 1’30’’ ;
2. T. Aerts (BEL) à 13’’ ;
3. W. Van Aert (BEL) à 32’’ ;
4. C. Van Kessel (HOL) à
2’29’’ ; 5. G. Vermeersch (BEL)
à 2’38’’; 6. J. Nieuwenhuis
(HOL) à 2’58’’ ; 7. Q. Hermans
(BEL) à 3’8’’ ; 8. L. Van Der
Haar (HOL) à 3’14’’ ;
9. F. Mourey (FRA) à 4’14’’ ;
10. T. Meeusen (BEL) à 4’16’’.
Classement final : 1. Toon
Aerts (BEL) 615 pts ; 2. Wout
Van Aert (BEL) 613 pts ;
3. Mathieu Van Der Poel (HOL)
480 pts ; 4. Corne Van Kessel
(HOL) 445 pts ; 5. Quinten
Hermans (BEL) 438 pts ;
6. Lars Van Der Haar (HOL)
436 pts ; 7. Laurens Sweek
(BEL) 425 pts ; 8. Michael
Vanthourenhout (BEL) 399 pts ;
9. Daan Soete (BEL) 376 pts ;
10. Kewin Pauwels (BEL)
367 pts.
FEMMES
1. Lucinda Brand (HOL)
en 43’18’’ ;
2. K. Compton (USA) à 9’’ ;
3. M. Vos (HOL) à 26’’ ;
4. S. Cant (BEL) à 28’’ ;
5. N. Brammeier (GBR) à 30’’ ;
6. K. Keough (USA) à 33’’ ;
7. D. Betsema (HOL) à 40’’ ;
8. L. Sels (BEL) à 57’’ ;
9. S. De Boer (HOL)à 1’10’’ ;
10. C. Majerus (LUX) à 1’13’’.
Classement final :
1. Marianne Vos (HOL) 559 pts ;
2. Sanne Cant (BEL) 418 pts ;
3. Annemarie Worst (HOL)
400 pts ; 4. Kattlin Keough
(USA) 384 pts ; 5. Denise
Betsema (HOL) 378 pts ;
6. Loes Sels (BEL) 367 pts ;
7. Ceylin Del Carmen Alvarado
(HOL) 357 pts ; 8. Katherin
Compton (USA) 349 pts ;
9. Eva Lechner (ITA) 348 pts ;
10. Ellen Van Loy (BEL)
347 pts.
PISTE
Ryan Helal et Sébastien
Vigier, la relève du sprint
tricolore, se hissent sur le
podium de deux manches
de Coupe du monde en
terminant troisième sur la
vitesse individuelle.
6 JOURS DE LONDRES
(GRANDE-BRETAGNE,
23 AU 28 -10 2018)
1. Yoeri Havik (HOl)-W. Strotinga
(HOL) ; 2. Leigh Howard (AUS)Kelland O’Brien (AUS) ; 3. Roger
Kluge (ALL)-Theo Reinhardt (ALL) ;
4. Christopher Latham (GBR)Andrew Tennant (GBR) ; 5.
Wojciech Pszczolarski (POL)Daniel Staniszewski (POL) ;
6. Marc Hester (DAN)-Jesper
Morkov (DAN) ; 7. Jules Hesters
(BEL)-Otto Vergaerde (BEL) ;
8. Andreas Graf (AUT)-Andreas
Muller (AUT) ; 9. Nick Stopler
(HOL)-Melvin Van Zil (HOL) ;
10. Shane Archbold (NZL)-Aaron
Gate (AUS).
6 JOURS DE GAND
(BELGIQUE, 13 AU 18-11
2018)
1. Elia Viviani (ITA)-Iljo Keisse
(BEL) ; 2. Kenny De Ketele (BEL)Robbe Ghys (BEL) ; 3. Jasper De
Buyst (BEL)-Tosh Van Der Sande
(BEL) ; 4. Roger Kluge (ALL)-Theo
Reinhardt (ALL) ; 5. Yoeri Havik
(HOL)-Wim Stroetinga (HOL) ;
6. Otto Vergaerde (BEL)-Jules
Hesters (BEL) ; 7. Lindsay De
Vylder (BEL)-Moreno De Pauw
(BEL) ; 8. Francesco Lamon (ITA)Michele Scartezzini (ITA) ; 9.
Jonas Rickaert (BEL)-Stijn Steels
(BEL) ; 10. Jesper Morkov (DAN)Roy Pieters (HOL).
COUPE DU MONDE
(ALLEMAGNE À BERLIN,
30-11 AU 2-12, 3e MANCHE)
HOMMES
Vitesse : 1.Matthew Glaetzer
(AUS) ; 2. M. Buchli (HOL) ;
3. R. Helal (FRA) ; 4. M. Rudyk
(POL) ; 5. M. Levy (ALL).
Keirin : 1. Matthijs Buchli
(HOL) ; 2. M. Glaetzer (AUS) ;
3. M.A. Awang (MLS) ;
4. S. Vigier (FRA) ;
5. K.S. Quintero Chavarro (COL).
Kilomètre : 1. Joachim Eilers
(ALL) ; 2. Q. Lafargue (FRA) ;
3. T. Bos (HOL) ; 4. S. Ligtlee
(HOL) ; 5. E. Engler (ALL).
Omnium : 1. Sam Welsford
(AUS) ; 2. A. Torres Barcelo
(COL) ; 3. J.W. Van Schip (HOL) ;
4. C. Volikakis (GRE) ;
5. A. Zakharov (KAZ).
Vitesse par équipes :
1. Pays-Bas (Van’t Hoenderdaal,
Lavreysen, Hoogland) ;
2. Grande-Bretagne (Owens,
Hindes, Kenny) 3. Allemagne
(Bichler, Botticher, Eilers)
Poursuite par équipes :
1. Australie (Porter, Welsford,
Howard, O’Brien) ; 2. Danemark
(Hansen, Pederen, Johansen, Von
Folsach) ; 3. Canada (Caves,
Foley, Lamoureux, Gee).
Américaine : 1. Danemark
(Hansen, Von Folsach) ;
2. Grande-Bretagne (Stewart,
Wood) ; 3. Allemagne
(Kluge,Reinhardt).
1. Huub Wattbike Test Team
(Bigham, Wale, Lambie,
Arcibald) ; 2. Belgique (De
Vylder, Van Den Bossche, Ghys) ;
3. Grande-Bretagne (Walls,
Vernon, Tidball, Wright).
Américaine : 1. Danemark
(Johansen, Von Folsach) ;
2. Grande-Bretagne (Wright,
Walls) ; 3. Espagne (Torres
Barcelo, Mora Vedri).
Bommel (ALL)-Matias Gunnar
Malmberg (DAN) ; 9. Joshua
Harrison (AUS)-Moritz Augenstein
(ALL) ; 10. Bryan Boussaer (BEL)Sebastian Schmiedel (ALL).
FEMMES
FEMMES
Vitesse : 1. Stephanie Morton
(AUS) ; 2. E. Hinze (ALL) ;
3. L. Van Riessen (HOL) ;
4. O. Starikova (UKR) ;
5. Zhong Tianshi (CHN)
Keirin : Stephanie Morton
(AUS) ; 2. D. Shemeleva (RUS) ;
3. U. Los (POL) ; 4. K. Marchant
(GBR) ; 5. M. Bayona Pineda
(COL).
Omnium : 1. K. Wild (AUS) ;
2. J. Valente (USA) ;
3. A. Beveridge (CAN) ;
4. L. Berthon (FRA) ; 5. E. Barker
(GBR).
Vitesse par équipes : 1. Chine
(Lin Junhong, Zhong Tianshi) ;
2. Allemagne (Welte, Hinze) ;
3. Pays-Bas (Lamberink,
Braspennicx).
Poursuite par équipes :
1. Grande-Bretagne (Evans,
Kenny, Dickinson, Archibald) ;
2. États-Unis (Geist, Birch,
Catlin, White) ; 3. Italie
(Frapporti, Guazzini, Balsamo,
Valsecchi).
Américaine : 1. GrandeBretagne (Archibald, Kenny) ;
2. Australie (Cure, Edmonson) ;
3. Belgique (D’Hoore, Kopecky).
HOMMES
Vitesse : 1. Nathan Hart (AUS) ;
2. M. Rudyk (POL) ; 3. S. Vigier
(FRA) ; 4. E. Mitchell (NZL) ;
5. J. Schmid (AUS).
Keirin : 1. Edward Dawkins
(NZL) ; 2. Q ; Lafargue (FRA) ;
3. Y. Nitta (JAP) ; 4. M. Sahrom
(MLS) ; 5. T. Babek (RTC).
Omnium : 1. Claudio Imhof
(SUI) ; 2. R. Tsishkou (BLR) ;
3. L. Bertazzo (ITA) ;
4. C. Volikakis (GRE) ;
5. E. Hashimoto (JAP).
Scratch : 1. Christos Volikakis
(GRE) ; 2. T. Schir (SUI) ;
3. S. Matzner (AUT) ;
4. J. Drizners (AUT) ; 5. V. Hryniv
(UKR).
Vitesse par équipes :
1. Nouvelle-Zélande (Mitchell,
Webster, Dawkins) ; 2. Australie
(Hart, Schmid, Clarke) ; 3. France
(Baugé, Vigier, D’Almeida).
Poursuite par équipes :
1. Nouvelle-Zélande (Kergozou,
Stewart, Gough, Kerby) ;
2. Canada (Caves, Lamoureux,
Gee, Jamieson) ; 3. Suisse
(Pasche, Bissegger, Imhof, Thery).
Américaine : 1. Nouvelle Zélande (Stewart, Gate) ;
2. Pays-Bas (Havik, Pieters) ;
3. États-Unis (Holloway,
Hegyvary).
Vitesse : 1. Stephanie Morton
(AUS) ; 2. A. Voinova (RUS) ;
3. O. Starikova (UKR) ;
4. D. Shmeleva (RUS) ;
5. L. Van Riessen (HOL).
Keirin : 1. Laurine Van Riessen
(HOL) ; 2. E. Hinze (ALL) ;
3. Y. Kobayashi (JAP) ;
4. S. Braspennincx (HOL) ;
5. S. Krupeckaite (LIT).
500 m : 1. Olena Starikova
(UKR) ; 2. M. Welte (ALL) ;
3. D. Shmeleva (RUS) ;
4. E. Ligtlee (HOL) ;
5. U. Los (POL).
Omnium : 1. Katie Archibald
(GBR) ; 2. L. Paternoster (ITA) ;
3. J. Valente (USA) ;
4. A. Edmonson (AUS) ;
5. J. Leth (DAN).
Vitesse par équipes : 1. Russie
(Shmeleva, Voinova) ;
2. Allemagne (Welte,Hinze ) ;
3. Chine (Lin Junhong, Zhong
Tianshi).
Poursuite par équipes :
1. Grande-Bretagne (Archibald,
Kenny, Nelson, Kay) ; 2. Australie
(Edmonson, Ankudinoff, Baker,
Cure) ; 3. Canada (Beveridge,
Roorda, Bonhomme, ForemanMackey).
Américaine : 1. GrandeBretagne (Kenny, Nelson) ;
2. Danemark (Leth, Schmidt) ;
3. Belgique (D’Hoore,Kopecky).
COUPE DU MONDE
(GRANDE-BRETAGNE
À LONDRES, 14 AU 16-12,
4e MANCHE)
HOMMES
Vitesse : 1. Harrie Lavreysen
(HOL) ; 2. M. Glaetzer (AUS) ;
3. J. Hoogland (HOL) ; 4. J.
Carlin (GBR) ; 5. N. Paul (TRI).
Keirin : 1. Matthijs Buchli
(HOL) ; 2. Ma. Awang (MLS) ;
3. T. Bos (HOL) ; 4. J. Carlin
(GBR) ; 5. K. Browne (TRI).
Omnium : 1. Matthew Walls
(GBR) ; 2. I. Prado Juarez (MEX) ;
3. E. Viviani (ITA) ; 4. C.
Volikakis (GRE) ; 5. S. Mora
Vedri (ESP).
Vitesse par équipes :
1. Pays-Bas (Van Den Berg,
Lavreysen, Buchli) ; 2. GrandeBretagne (Owens, Hindes,
Truman) ; 3. Allemagne (Bichler,
Levy, Eilers).
Poursuite par équipes :
6 JOURS DE ROTTERDAM
(PAYS-BAS, 3 au 8-1 2019)
1. Niki Terpstra (HOL) – Thomas
Boudat (FRA) ; 2. Lasse Norman
Hansen (DAN) – Marc Hester
(DAN) ; 3. Wim Stroetinga (HOL) –
Yoeri Havik (HOL) ; 4. Wojciech
Pszczolarski (POL) – Robbe Ghys
(BEL) ; 5. Jan Willem Van Schip
(HOL) – Stijn Steels (BEL) ;
6. Albert Torres Barcelo (ESP) –
Sebastian Mora Vedri (ESP) ;
7. Dion Beukeboom (HOL) –
Melvin Van Zijl (HOL) ; 8. Pim
Ligthart (HOL) – Moreno De Pauw
(BEL) ; 9. Bryan Boussaer (BEL) –
Jules Hesters (BEL) ; 10. Ramon
Sinkeldam (HOL) – Roy Pieters
(HOL).
6 JOURS DE BRÊME
(ALLEMAGNE, 10 AU 15-1)
1. Iljo Keisse (BEL)-Jasper De
Buyst (BEL) ; 2. Marc Hester
(DAN)-Théo Reinhardt (ALL) ;
3. Simone Consonni (ITA)-Tristan
Marguet (SUI) ; 4. Achim Burkart
(ALL)-Andreas Graf (AUT) ;
5. Christian Grasmann (ALL)Jesper Morkov (DAN) ; 6. Wim
Stroetinga (HOL)-Moreno De Pauw
(BEL) ; 7. Melvin Van Zil (HOL)Jules Hesters (BEL) ; 8. Henning
COUPE DU MONDE
(CHINE À HONGKONG,
25 au 27-1, 6e MANCHE)
COUPE DU MONDE
(NOUVELLE-ZÉLANDE
À CAMBRIDGE, 18 AU 20-1,
5e MANCHE)
FEMMES
Vitesse : 1. Wai Sze Lee (HKG) ;
2. O. Starikova (UKR) ;
3. K. Mc Culloch (AUS) ;
4. N. Hansen (NZL) ; 5. M. Gros
(FRA).
Keirin : 1. Wai Sze Lee (HKG) ;
2. K. Marchant (GBR) ;
3. L. Basova (UKR) ; 4. U. Los
(POL) ; 5. K. Mcculloch (AUS).
Omnium : 1. Annette Edmonson
(AUS) ; 2. A. Bievedidge (CAN) ;
3. Y. Kajihara (JAP) ;
4. L. Kopecky (BEL) ;
5. D. Pikulik (POL).
Scratch : 1. Martina Fidanza
(ITA) ; 2. D. Pikulik (POL) ;
3. J. Hodges (NZL) ;
4. P. Pivovarova (BLR) ;
5. N. Suzuki (JAP).
Vitesse par équipes : 1. Chine
(Song Chaorui, Bao Shanju) ;
2. France (Clair, Gros) ;
3. Pologne (Harwacka, Los).
Poursuite par équipes :
1. Nouvelle-Zélande (James,
Sheath, Buchanan, Botha) ;
2. Canada (Beveridge,
Bonhomme, Simmerling,
Foreman-Mackey).
Américaine : 1. Belgique
Février 2019
(D’Hoore, Kopecky) ; 2. Italie
(Paternoster, Confalonieri) ;
3. Nouvelle-Zélande (Sheath,
Buchanan).
HOMMES
Vitesse : 1. Thomas Clarke
(AUS) ; 2. J. Brister (AUS) ;
3. Xu Chao (CHN) ; 4. Q. Lafargue
(FRA) ; 5. N. Phillip (TRI).
Keirin : 1. Théo Bos (HOL) ;
2. T. Kawabata ((JPN) ;
3. H. Barrette (CAN) ;
4. Oh Je-seok (CDS) ; 5. Y. Nitta
(JAP).
Omnium : 1. Cameon Meyer
(AUS) ; 2. B. Thomas (FRA) ;
3. C. Stewart (NZL) ; 4. N. Larsen
(DAN) ; 5. C. Volikakis (GRE).
Scratch : 1. Guo Liang (CHN) ;
2. A. Hegvary (USA) ; 3. C. Davy
(FRA) ; 4. Y. Karaliok (BLR) ;
5. M. Scartezzini (ITA).
Vitesse par équipes :
1. Australie (Richardson, Clarke,
Brister) ; 2. Japon (Amagai ,
Nitta, Fukaya) ; 3. Pologne
(Milek, Bielecki, Rajkowski).
Poursuite par équipes :
1. Italie (Bertazzo, Lamon,
Plebani, Ganna) ; 2. États-Unis
(Young, Lange, Summerhill,
Lambie) ; 3. Australie (Slattery,
Plapp, Leahy, Drizners).
Américaine : 1. NouvelleZélande (Sexton, Stewart) ;
2. Australie (Welsford, O’Brien) ;
3. France (Thomas, Maitre).
FEMMES
Vitesse : 1. Wai Sze Lee (HKG) ;
2. Lee Hye-jin (CDS) ;
3. S. Krupeckaite (LTU) ;
4. O. Starikova (UKR) ;
5. C. Ward (AUS).
Keirin : 1. Wai Sze Lee (HKG) ;
2. R. Ohta (JAP) ; 3. H.Y. Lee
(HKG) ; 4. E. Hinze (ALL) ;
5. N. Degrendele (BEL).
Omnium : 1. Karsten Wild
(HOL) ; 2. L. Berthon (FRA) ;
3. A. Manly (AUS) ;
4. L. Paternoster (ITA) ;
5. L. Kopecky (BEL).
Scratch : 1. M. Fidanza (ITA) ;
2. A. Matin Wallace (AUS) ;
3. J. D’hoore (BEL) ;
4. A. Usabiaga Balerdi (ESP) ;
5. J. Kaczkowxka (POL).
Vitesse par équipes : 1. Chine
(Lin Junhong, Zhong Tianshi) ;
2. Ukraine (Starikova, Basova) ;
3. Lituanie (Marozante,
Krupeckaite).
Poursuite par équipes :
1. Italie (Alzini, Balsamo,
Paternoster, Cavalli) ;
2. Allemagne (Braube, Klein,
Becker, Stock) ;
3. Nouvelle-Zélande (Andrews,
Shearman, Drummond, Ellis).
Américaine : 1. Pays-Bas (Wild,
Pieters) ; 2. Belgique (Kopecky,
D’Hoore) ; 3. Italie (Balsamo,
Confalonieri).
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 125
LE GRAND PORTRAIT
JÉRÔME GANNAT
GG
ENFIN PRO
126 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
Il est le trait d’union d’une génération d’exception. Au CC Étupes, Jérôme Gannat a formé
quelques-uns des plus grands champions actuels, de Thibaut Pinot à Warren Barguil.
À 48 ans, c’est à son tour de passer pro puisque le directeur sportif a rejoint cet hiver l’équipe
continentale Groupama-FDJ. Une promotion méritée pour ce personnage emblématique
du cyclisme amateur.
> PAR JULIEN CHESNAIS PHOTOS ÉTIENNE GARNIER
d’assemblée générale,GG s’était lâché,lorsque avait résonné le tube de hard-rock du
groupe Trust. Un souvenir mythique parmi
tant d’autres qui ont nourri la légende du
« Guidon », surnom donné au dernier étage
de la maison de Robert Orioli,ancien président et fondateur du CC Étupes, où tant de
fêtes et victoires ont été célébrées. Là aussi
où,lors d’une autre nuit animée,un certain
Warren Barguil avait profité du sommeil de
certains pour exercer ses talents de
maquilleur.Au réveil,paraît-il,Mickey et Zorro prenaient le petit déjeuner ensemble.
Raconter Jérôme Gannat, c’est se plonger à la fois dans l’histoire d’un club familial
et celle d’une génération qui a marqué le
renouveau du cyclisme français.En quatorze saisons de directeur sportif au CC Étupes,
le Bisontin a vu passer une trentaine de coureurs chez les pros. Et pas des moindres.
Dans la pré-sélection tricolore des Mondiaux d’Innsbruck en septembre,on dénombrait six de ses anciens protégés : Thibaut
Pinot,Rudy Molard et Kenny Elissonde (tous
trois toujours licenciés à Étupes) mais aussi
Warren Barguil, Guillaume Martin et Alexis
Vuillermoz. Six coureurs qui pèsent onze
victoires d’étapes en Grand Tour,un podium
sur le Tour de France et un maillot rouge de
leader sur la Vuelta. Côté international, il
faut ajouter le Tchèque Petr Vakoc et le Britannique Adam Yates (4e du Tour 2016).
Robert Orioli s’émerveille ainsi de temps à
autre devant sa télé : « Quand je zappe,il y a
toujours des coureurs de chez nous. C’est
incroyable. » S’il n’est pas l’unique artisan de
la réussite du club,Jérôme Gannat en a assurément été son maître d’œuvre, son fil conducteur et son âme. « Il nous a apporté la
sérénité, la stabilité et la reconnaissance,
résume Robert Orioli. C’est lui qui est au
départ de la véritable formation du club. »
Mais désormais, son histoire avec Étupes
appartient au passé, bien qu’il garde toujours sa licence au club :Jérôme Gannat est
directeur sportif chez Groupama-FDJ. Il n’a
pas signé dans la WorldTour, mais dans
l’équipe réserve, nouvellement créée, qui a
pour but de former des jeunes talents. L’an
dernier, quand le recrutement s’est lancé,
Jérôme Gannat n’a pas hésité à postuler. Il
ressentait le besoin de voir autre chose.Pour
lui,c’était le moment ou jamais.« L’opportunité était exceptionnelle. J’ai 48 ans. Si ce
n’était pas maintenant,ça aurait été compliqué après. J’aurais sans doute fait une
année de plus à Étupes, mais après je me
serais posé beaucoup de questions… »
TRANSFÉRÉ EN ÉCHANGE
D’UNE ROUE LENTICULAIRE
Le monde pro l’a toujours attiré.Mais ce
dernier l’a longtemps snobé. Son absence
de CV pro (comme coureur) a sans doute
pesé. Comme peut-être aussi son combat
pour la mise en place des indemnités de formation,sujet crispant pour les équipes pros.
« En quinze ans, on ne m’a jamais approché », dit-il. Il avait bien rencontré l’an dernier Jérôme Pineau et Didier Rous, de
l’équipe Vital Concept.Mais il n’avait finalement pas été retenu. « Quelque part, ça
m’aurait fait bizarre d’aller là-bas.J’ai regardé l’effectif,et c’est l’une des seules équipes
en France où je n’ai pas formé un coureur ! »
Chez la Groupama-FDJ,c’est sûr,il arrive en
terrain connu.Dans l’équipe continentale,il
retrouve Nicolas Boisson,qui fut coureur et
entraîneur à Étupes. Et dans la formation
WorldTour,qu’il côtoie lors des stages et des
rassemblements, il recroise désormais les
frères Pinot,Rudy Molard,Romain Seigle
«
D
ans le local du CC Étupes
(Doubs), encadré sur un mur, le
maillot blanc de Thibaut Pinot du
Tour 2012 est sans doute le plus
beau des trophées. Un petit mot a
été signé de la main du champion franccomtois : « Pour GG le King ». « GG », c’est
Jérôme Gannat. Au club, tout le monde
l’appelle comme cela.Ça fait bon camarade,
type sympa et humain, sur qui l’on peut
compter. Ça lui va bien. Mieux que « Poilu »
forcément, lui le chauve, qui traînait ce
sobriquet dans la cour d’école, quand il
avait encore des cheveux. « Ce n’était pas
pour la pilosité,mais par rapport aux poilus
de la Grande Guerre, rigole-t-il. Car je ne
disais jamais rien. Ça me plaisait. » Ensuite,
« Poilu » est devenu « Lucho » pour sa manière d’attaquer, crinière au vent, lorsqu’il portait les couleurs de l’Amicale Cycliste
Bisontine. « C’était à la fin des années 1980,
l’époque du Colombien Lucho Herrera,
raconte-t-il. J’aimais bien les nuques longues, comme celles des Néerlandais Henk
Lubberding et Johan Van der Velde (Maillots
Blancs respectifs du Tour 1978 et 1980).Et à
Étupes, c’est devenu “GG”. Patrick Vallet
(ancien pro chez RMO) disait quand j’attaquais : “Ah, t’as fait une GG !’’ J’attaquais la
tête bien en avant, proche de la roue quoi.
Maintenant,quand je signe des documents,
je marque “GG.” »
Chez lui,il y a à la fois le souci de discrétion et un goût prononcé pour l’action.Une
nature effacée doublée d’un esprit rebelle.
En retrait au premier abord, il n’aime rien
tant que lorsque ça déménage, en course,
comme sur scène. « Je ne peux pas concevoir d’aller sur une course sans en être
acteur », dit-il. À Étupes, la chanson Antisocial est devenue son emblème. Un soir
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 127
«
et Léo Vincent. « S’il y avait une équipe où
je voulais aller, c’était bien là, affirme-t-il.
Après,mon Graal,ce serait un jour de réunir
tous les anciens d’Étupes.Ça ferait une bonne équipe non ? »
Petit, Jérôme Gannat ne rêvait pas de
vélo. Il voulait être agriculteur, comme ses
grands-parents.C’est peut-être de là qu’il tire
JÉRÔME GANNAT
dire : “Bon O.K., donne-moi une roue lenticulaire et puis je signe.” Avec le recul,c’était
pas cher vu les services rendus ! » À Étupes,il
mène une honnête carrière de coureur
amateur. Il en vit. Et ça suffit à son bonheur.
« Je n’avais pas beaucoup de watts,expliquet-il.Mais je compensais en faisant des courses de mouvement. »
« MON GRAAL, CE SERAIT UN JOUR DE RÉUNIR
TOUS LES ANCIENS D’ÉTUPES. ÇA FERAIT
UNE BONNE ÉQUIPE, NON ? »
son côté taiseux, son goût du labeur. Son
rejet,aussi,de l’injustice sociale et des inégalités,que ce fils de douanier a pu humer en
grandissant à Planoise, « un quartier
d’immeubles à Besançon où il y avait tous
les milieux sociaux, et qui est maintenant
surtout très pauvre ».Il n’adore alors rien de
plus que de passer du temps dans sa maison
de campagne à Abbans-Dessus,un village à
10 kilomètres de là.« Mon oncle avait une ferme.Quand j’avais 14-15 ans,je le remplaçais
quand il partait en vacances. Il y avait des
vaches laitières,des Montbéliardes. »
Naturellement,il file à l’école nationale
d’industrie laitière, à Mamirolle, en BTS
industrie agroalimentaire et biotechnologie.
Mais il n’est pas le plus assidu en classe.« À la
fac,j’ai fait plus de vélo que d’études »,rigole-t-il. C’est à ce moment-là que sa priorité
devient le cyclisme, sport pratiqué par son
père (un pionnier des cyclosportives qui fait
encore 10 000 kilomètres annuels malgré
ses 83 ans !) et par ses deux grands frères.En
1991, après deux saisons prometteuses à
l’AC Bisontine, il se décide à filer chez le
concurrent qui monte dans la région. Le
CC Étupes. Un club parti de rien, lancé en
1974 par un médecin,Robert Orioli,qui s’est
d’abord autofinancé par l’énergie de ses
bénévoles,capables de faire venir dans une
commune d’à peine 2 500 habitants Michel
Sardou,les Grosses Têtes,le Petit Théâtre de
Bouvard,avant de monter eux-mêmes leurs
propres spectacles.
GG a longtemps réfléchi avant de rejoindre ce qui allait devenir une seconde
famille.« Il a tellement hésité qu’il a fini par
signer après la fin de la période des mutations,aime à rappeler Robert Orioli.Le président de Besançon ne voulait pas le laisser
partir. J’ai un peu insisté et il a fini par me
128 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
Les victoires sont rares.Mais il en claque
des belles.Son succès sur le Tour du Doubs
1999,épreuve qui faisait alors son retour au
calendrier professionnel, est son grand fait
d’armes. Il en repartira avec une Peugeot 206, prix réservé au vainqueur car la
course comptait… 206 kilomètres. Jérôme
Gannat brille par son dévouement pour les
autres.Il participe à l’ascension du club,qui
devient une machine à gagner dans les
années 1990 (six victoires en Coupe de France DN 1 entre 1996 et 2004).« C’était un parfait équipier, juge Jean-Pierre Douçot, son
ancien directeur sportif.Il savait courir,prendre ses responsabilités.C’était quelqu’un de
très investi.Il adorait le vélo.Et il faisait super
bien son métier. »
EN DUO AVEC PINOT
L’entraînement le passionne. D’ailleurs,
quand il achève sa carrière en 2003, il ne
veut pas se reconvertir en directeur sportif.
Mais être entraîneur. Son vœu est d’abord
exaucé.Il passe les deux premiers degrés du
brevet d’État.Et devient,en 2004,le premier
entraîneur à officier à Étupes.Mais ses plans
se retrouvent vite chamboulés.Dès la fin de
l’année,le directeur sportif de l’époque,Pascal Pofilet,met les voiles pour la Guadeloupe.On lui demande d’assurer la succession.
Jérôme Gannat accepte, un peu à contre-cœur.Mais en fixant ses conditions :prendre un maximum de coureurs qui sortent de
la catégorie juniors, faire de la formation à
l’aide d’un entraînement plus scientifique
et sortir de l’empirisme qui régnait dans le
vélo.« Les trois-quatre premières années ont
été compliquées, même si on a eu Steve
Chainel en 2006, raconte-t-il. Ce n’était pas
encore structuré comme je le voulais. »
L’arrivée de Julien Pinot va tout accélérer.Le
grand frère de Thibaut (qui n’est alors qu’un
junior prometteur) débarque en tant que
coureur lors de l’hiver 2007-2008.Il a 20 ans
et veut poursuivre sa progression en provenance de Besançon.Mais tout s’arrête brusquement avant même la première course
de la saison. On lui détecte une anomalie
cardiaque. « Je n’ai jamais pu porter le
maillot d’ Étupes, hormis sur une course
gentleman,ironise Julien Pinot,aujourd’hui
entraîneur de renom à la Groupama-FDJ et
ami proche de GG. On ne se connaissait
encore pas vraiment avec Jérôme et le reste
du staff,mais ils m’ont tendu la main.Tout de
suite, ils m’ont proposé de basculer dans
l’encadrement.Ça m’a aidé à surmonter cette épreuve-là.Petit à petit,j’ai switché entre le
coureur que je voulais être et l’entraîneur
que j’allais devenir. » Ou comment un drame sportif s’est transformé en opportunité
de carrière.Jérôme Gannat se souvient : « Je
lui ai dit : “Tu es fait pour être entraîneur,tu
as le bagage intellectuel avec la licence
STAPS (il était alors en 3e année de licence à
Besançon, où enseignait Fred Grappe). Et
puis, tu as ce ressenti de coureur.” C’était
vraiment le profil idéal pour lancer quelque
chose au club. » GG pouvait enfin mettre en
œuvre son modèle, à savoir une formation
pilotée à deux têtes : « Un directeur sportif
qui dirige,et un entraîneur qui entraîne. » Au
niveau amateur, ça n’existait pas encore.
« C’est en ça qu’on a été précurseurs à Étupes, estime Julien Pinot. La mayonnaise a
bien pris. » Le duo fait des merveilles.
En 2009, l’utilisation des capteurs de
puissance est généralisée au sein du club.
Révolutionnaire là-aussi.Très vite,le CC Étupes devient une référence de la formation
française,à l’instar du Vendée U et du Chambéry CF. « Tout s’est bousculé rapidement,
raconte Gannat. Julien nous a rejoints en
2008,puis son frère Thibaut en 2009.Kenny
Elissonde a voulu venir ensuite (2010),Geoffrey Soupe est devenu champion de France
Espoir (2010).Puis Warren Barguil est arrivé
de Bretagne en 2012, l’année de référence.
On attirait les grimpeurs, car on avait un
beau calendrier pour eux.Et tout le monde
savait que c’était Julien qui entraînait, ça a
fait notre notoriété. »
GG sait aussi faire de bonnes pioches,
comme le Britannique Adam Yates, en provenance de l’UVCA Troyes. Surtout, tout le
monde entend parler de ses qualités de
management. Sous ses ordres, les cou-
«
LE GRAND PORTRAIT
Le 30 novembre, pour son dernier jour de contrat, neuf coureurs pros, dont Rudy Molard, Thibaut Pinot (quatrième
en partant de la gauche, photo du haut) ou Geoffrey Soupe (sixième), tous passés par Étupes, ont fait la surprise
à leur ancien directeur sportif de venir partager un repas et disputer un match de foot. Match au cours duquel
Jérôme Gannat a revêtu son maillot floqué « GG Okocha », surnom trouvé par Arthur Vichot en référence
au footballeur nigérian Jay-Jay Okocha, passé notamment par le Paris-SG.
Le soir, tous ces coureurs lui ont remis un maillot de leur équipe actuelle. « Je n’ai pas l'impression d’être
important », lâchait Jérôme Gannat, ému et surpris de tant d’attentions à son égard.
Février 2019
/ VÉLOMAGAZINE n° 570 / 129
LE GRAND PORTRAIT
JÉRÔME GANNAT
Jérôme Gannat a suivi Thibaut Pinot lors de sa saison Espoirs en 2009, juste avant son passage chez les professionnels.
«
reurs savent qu’ils vont trouver le cadre
idéal pour s’épanouir et progresser.Son leitmotiv :faire les choses sérieusement sans se
prendre au sérieux. Responsabiliser plutôt
que de diriger avec autorité. « C’est quelqu’un qui est très calme et très pédagogue,
raconte Warren Barguil, qui, pendant son
année à Étupes, vivait dans l’appartement
du club, au-dessus du local, au 9 rue des
Roses, avec Pierre Bonnet, devenu son ami.
C’est sa force. Il ne s’énerve jamais. Il m’a
beaucoup appris à me canaliser. » « C’est un
peu un taiseux,poursuit Kenny Elissonde.Il
ne parle pas beaucoup,mais quand il le fait,
on l’écoute. » « Ce qui était assez fort pour
les coureurs,c’est que Jérôme était un petit
peu tout seul pour tout gérer,précise Julien
Pinot.On avait certes Nathalie Guillaume (la
secrétaire), mais c’était le directeur sportif
qui donnait tout pour son équipe. Sur les
courses,il massait les coureurs,il faisait son
boulot de DS, il lavait les voitures et parfois
les vélos pour aider le mécanicien (Richard
Szostak). Évidemment, beaucoup de bénévoles le font aussi,mais ce n’est pas si commun en DN 1. »
« Il entretenait une vision du club qui
était familiale,poursuit le coureur de Groupama-FDJ Rudy Molard,passé dans l’équipe
en 2011.En stage,on dormait dans un gîte,et
pas à l’hôtel,pour que l’on se retrouve tous
130 / VÉLOMAGAZINE n° 570 / Février 2019
ensemble.Il fallait laisser le gîte nickel et on
faisait le ménage. Il était vraiment carré sur
tout ce qui se rapportait à la gestion du groupe. Et au final, ça nous a tous rapprochés.
L’esprit famille puis après,le briefing sérieux,
ça fonctionnait super bien. »
UN SECOND PÈRE
Jérôme Gannat sait aussi élever la voix.
Geoffrey Soupe se souvient d’une belle soufflante avant un Championnat de France
amateurs (en 2009), qu’il avait finalement
conclu à la 4e place à l’issue d’un beau
numéro.« Je me rappellerai toujours qu’à la
fin de la course, il m’a dit : “Jeff, bravo, chapeau,là y a eu quelque chose.”Il savait provoquer les sursauts d’orgueil chez les coureurs,
les toucher dans le bon sens. » Thibaut Pinot
en a fait aussi l’expérience lors du Tour de
Savoie Mont-Blanc 2009. « C’était l’un des
premiers objectifs pour Thibaut,se souvient
son frère.Mais sur la 2e étape,il a eu une grosse fringale dans le col de la Madeleine. Le
soir,à l’hôtel,il était vraiment abattu.Jérôme
a su le remotiver. Le lendemain,il a gagné à
La Toussuire. Un grand moment. » « Au-delà
de ses talents de manager, c’est vraiment
quelqu’un qui a beaucoup de qualités
humaines », apprécie Alexis Vuillermoz. Le
coureur d’AG2R La Mondiale avait connu
une terrible chute lors du Tour d’Alsace 2011,
perdant connaissance pendant plusieurs
heures.À son réveil à l’hôpital,Jérôme Gannat était là.« C’était crucial. Je commençais à
paniquer,j’avais peur d’être défiguré.Mais il
m’a tout de suite rassuré.Ça m’a marqué. »
La main tendue de Jérôme Gannat,
Boris Zimine (le nouveau DS à Étupes) et
Nicolas Boisson l’avaient également trouvée lorsque des soucis de santé ont éteint
leurs rêves de coureur. « Pour nous, c’est un
second père », estime Nicolas Boisson. Lui
comme beaucoup d’anciens étaient présents pour les adieux de GG au CC Étupes.
C’était le 30 novembre, au dernier jour de
son contrat qui coïncidait, comme par
hasard,avec l’AG du club.Répondant favorablement à la surprise concoctée par le président Sylvain Chalot, neuf coureurs pros,
dont Thibaut Pinot, Rudy Molard et Kenny
Elissonde,avaient fait le déplacement pour
partager un repas et disputer un match de
foot.Avant de lui remettre,le soir,un maillot
de leur équipe actuelle. Un remerciement
pour sa contribution dans leurs carrières
respectives. « Je n’ai pas l’impression d’être
important »,lâchait-il,ému et surpris de tant
d’attentions à son égard.Tous étaient un peu
tristes de voir cette page se tourner dans ce
club qu’ils aiment tant. Mais le bonheur
l’emportait de savoir que GG allait enfin évoluer.Une promotion bien méritée.///
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et la nouvelle gamme de sécurité Varia™ pour voir et être
vu par les véhicules
GARMIN.COM/CYCLING
VARIA™UT800
EDGE520® PLUS
VARIA™RTL510
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Журналы и газеты
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