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Les Années Laser N°260 – Février 2019-compressed

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On a testé
l’IMAX Enhanced
Succès et échecs
de l’année vidéo
Stan Lee
au cinéma
Faites vibrer
votre installation !
Couple prestige
Yamaha MX-A5200
+ CX-A5200
En test dans ce n° en DVD, Blu-ray, Ultra HD Blu-ray, VOD :
First Man, Jason et les argonautes, Le Grand bain, Venom, Bird Box,
Mademoiselle de Joncquières, Un Peuple et son roi, Girl, Halloween 2018,
Photo de famille, Guy, Les Frères Sisters, Manhunt 2017, Frères ennemis,
Regain, Killing Eve, Jugement à Nuremberg, Sex Education…
N°260 - FÉVRIER 19
AND : 5.95 € - BEL/LUX/ITA/NL/PORT CONT : 6.40 € CAN : 9.50 $CAN - CH : 9.90 FS - MAR : 60 DH - DOM Surface : 6.40 € - DOM Avion : 8.50 € - TOM : 750 XPF
www.annees-laser.com. Imprimé en France
CES de Las Vegas :
Des nouveautés
audio-vidéo futuristes
BLACKKKLANSMAN
En Steelbook Collector Blu-ray™
et Steelbook Collector 4K UHD™
®
®
6OSCARS 2019
© 2018 Focus Features LLC. All Rights Reserved.
© 2019 Universal Studios. All Rights Reserved.
NOMINATIONS AUX
MATÉRIEL
O
M
M
A
Hit matériel.................................40
Installation Home Cinéma..........42
Shopping.....................................46
TEST
■ Vidéoprojecteur à courte focale
Hisense Laser TV H80LSA........26
■ Téléviseur
Sony KD-55XF9005 ...................28
■ Ampli-tuner
Denon AVR-X4500H ..................30
■ Ampli & processeur Prestige
Yamaha MX-A5200
+ CX-A5200 ...........................32
■ Lecteur UHD/BD/DVD
LG UBK90 ..................................34
■ Pack d’enceintes
Klipsch All-New
Reference Premiere .............36
■ Barre de son
Samsung HW-N850...................38
■ Vibreur de sièges
Crowson Shadow-8 ...................39
I
R
E
FÉVRIER 19
EN
S
N°260
Éditorial ..........................5
Actualités ........................6
Petites annonces/
Courrier lecteurs ............47
Wanted DVD & BD .........84
Le best-of du numéro .106
k Prochain n° : le samedi 2 mars
k Abonnement : Page 29
Tops & flops vidéo
de 2018
Au cœur
du laboratoire VDM
18
48
50
20
Entre 8K, écran de 249 cm,
TV OLED enroulables…
ZOOMS Cinéma & séries
■ First Man : James R. Hansen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
■ Un Peuple et son roi : Pierre Schoeller . . . . . . . . . . . . . 58
Stan Lee éternel
par ses cameos !
VOD
■ Nos avis sur tous les films ........................54
EN
■ Mademoiselle de Joncquières : Emmanuel Mouret . . . . 59
■ Jugement à Nuremberg : Abby Mann . . . . . . . . . . . . . . . 61
■ Capharnaüm : Nadine Labaki . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
■ Girl : Lukas Dhont . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
■ Searching - Portée disparue : John Cho . . . . . . . . . . . . . 65
■ Angèle/Regain : Marcel Pagnol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
40
TEST
■ Films en DVD, Blu-ray,
Ultra HD Blu-ray & VOD.............................56
■ Découvertes................................................92
■ Séries TV ....................................................96
■ Musique ......................................................99
■ Le Grand bain : Histoire d'eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
■ Venez donc prendre le café… chez nous ! :
Ugo Tognazzi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
■ Les Frères Sisters/Climax : Benoît Debie . . . . . . . . . . . . 82
■ Duel sans merci : Audie Murphy. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
■ Mandy : Andrea Riseborough . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
■ Ad Vitam : Garance Marillier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
■
Les calendriers des parutions
Films…
en DVD .....94 Séries .........................96
Blu-ray .....93 Musique......................99
en Ultra HD Blu-ray .....95
en
IMPORTS ................................100
3
N°260 FÉVRIER 19 -
LE FILM PRÉFÉRÉ DES SPECTATEURS EN 2018 !*
UN FILM DE
NADINE LABAKI
NOMINATION AUX OSCARS®
MEILLEUR FILM
EN LANGUE ÉTRANGÈRE
NOMINATION AUX CÉSAR
MEILLEUR FILM
T
R
A
N
G
E
R
Photos : Fares Sokhon © 2018 Capharnaüm – Mooz Films © 2018 CAPHARNAÜM - MOOZ FILMS © 2019 Gaumont Vidéo
*Source Écho du Public / Observatoire de la satisfaction
É
LE 20 FÉVRIER EN DVD, BLU-RAY ET VOD
(Édito )
Il faut
le savoir…
GUIDE BLU-RAY & ULTRA HD BLU-RAY 2019
292 pages, soit 16 de plus que l’année dernière, 720 chroniques
Blu-ray 2D et 3D, 100 tests d’Ultra HD Blu-ray, les index de tous
les Blu-ray français parus, de tous les BD 3D, de tous les UHD BD…
C’est le contenu de la 11è édition cuvée 2019 du Guide annuel
Blu-ray & Ultra HD Blu-ray signé Les Années Laser qui recèle pas moins
de 73 films/séries ayant obtenu la note technique maximale de 10/10 !
Cet ouvrage est déjà disponible pour les
abonnés, en VPC au journal et sur notre
site. Il sera en kiosque un mois plus tard,
soit le samedi 2 mars, et uniquement sur la
France métropolitaine. Pour des raisons
de coûts de distribution trop élevés, il ne
sera pas proposé chez les marchands de
journaux des DOM-TOM et de l’étranger.
En revanche, il est possible de le commander à la rédaction pour un envoi postal sur
ces destinations.
Allez donc dire
à Laurent Desmet,
directeur de la photo,
David Faivre, chef
Double couverture
décorateur, Pierrepour ce N°
Jean Larroque, chef
costumier, Cécile de France, Edouard Baer et Emmanuel
Mouret, tous nommés aux César 2019 pour Mademoiselle
de Joncquières, que leur film n'a pas eu les honneurs
d'un Blu-ray. Pire, que le DVD de leur film ne rend pas
hommage à leur travail, avec une définition très pauvre
sur les arrière-plans. Leur réaction serait certainement
un mélange de déception et de colère. Et on le comprendrait aisément. Car quoi de plus frustrant que de ne pas
voir son travail de plusieurs mois parfois même années
mis en valeur correctement ?
RECENSEMENT
Il n’y a plus beaucoup de magasins indépendants qui font
encore l’effort de vendre avec passion des DVD et des Bluray. Ceux qui restent mériteraient bien un coup de pouce
de notre part, et ça ne peut se faire sans l’aide de nos lecteurs à travers l’Hexagone, la Suisse, la Belgique et le
Luxembourg.Vous êtes client régulier d'un point de vente
qui serait digne de ce coup de projecteur ? Dites-le par mail
à question@annees-laser.com
Et ils ne sont pas les seuls. Parmi les longs métrages
français pré-sélectionnés pour la grande cérémonie du
cinéma hexagonal (on met de côté volontairement les
catégories courts métrages et film étranger), presque
la moitié (14 sur 30 pour être précis) n'ont pas eu
(Mademoiselle de Joncquières donc, mais aussi
Shéhérazade, Ni juge ni soumise, Sauvage) ou n'auront
pas droit (En liberté !, Pupille, Guy, Les Chatouilles,
Amanda, De chaque instant, Le Grand bal, Pachamama,
Le Procès contre Mandela et les autres et, très certainement, L'Homme fidèle en raison de ses 130.000 entrées
salles en 3 semaines) à une parution en Haute Définition.
7, rue Dante à Paris.
INFOS FLASH
✔ Si l’augmentation des tarifs postaux pour 2019 sera de 2,77 %
pour les journaux d’information politique et générale, de 1,75 %
pour les quotidiens à faibles recettes publicitaires, elle sera
de 4,80 % pour l’envoi des exemplaires aux abonnés du magazine
Les Années Laser…
✔ Le kiosque numérique personnalisé des Années Laser, où sont
conservés tous les numéros en version dématérialisée dont vous
avez fait l’acquisition, a été inaccessible pendant un certain
temps. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.
✔ S’il fallait demander aux éditeurs d’exaucer trois vœux
prioritaires des consommateurs actifs en matière d’achat de vidéo
physique, ils seraient les suivants : continuer à éditer des
Blu-ray 3D ; ne pas interrompre la parution des séries avant
d’avoir sorti la dernière Saison, intégrer systématiquement des
pistes françaises Haute Définition sur tous les Blu-ray et Ultra
HD Blu-ray.
À la
LONGUE-VUE en DVD, Blu-ray & Ultra HD BD
Les Animaux fantastiques Les Crimes de Grindelwald ........25 mars
Aquaman ..............................................30 avril
Astérix - Le Secret de la
potion magique .............................30 avril
Bohemian Rhapsody ............................6 mars
Creed II ..................................................mai 19
Edmond ..................................................15 mai
L'Empereur de Paris ...........................19 avril
Glass ......................................................31 mai
Le Retour
de Mary Poppins ...........................30 avril
Dates prévisionnelles de parutions en DVD, Blu-ray ou Ultra HD Blu-ray sous réserves de modifications de la part des éditeurs.
Prochain N° 261 en kiosque entre le 2 et 5 mars
sur la France métropolitaine.
• Guide Blu-ray et UHD BD 2019 : parution pour les abonnés et en VPC
le 2 février ; en kiosque le 2 mars 2019.
• Guide DVD 2019 : parution pour les abonnés et en VPC le 2 mars ;
en kiosque le 30 mars.
Commandes Guides sur www.annees-laser.com et au 01 55 25 80 02 (tous les
matins du lundi au vendredi de 9H30 à 13H). L'ours du magazine se trouve en page 105.
Abonnements et réabonnements en 4 clics sur www.annees-laser.com
5
Parmi les 16 films gratifiés d’un Blu-ray,
notons 2 films que les éditeurs n'ont pas jugé bon de
nous adresser sur ce support pour test (Le Monde est
à toi - Studiocanal -, L'Apparition - francetélévisions)
et même 1 film carrément non reçu, Mektoub my Love :
Canto Uno - Pathé -, une exclu enseigne qui plus est. À
l'inverse, une surprise étonnante : une version longue du
Grand bain, qui non seulement ne s'était pas annoncée,
mais en plus ne figure même pas sur la jaquette ! Voilà
pourtant, traditionnellement, un atout commercial que
les éditeurs ne rechignent pas à mettre en avant…
Serait-ce sur l'insistance du cinéaste que cette version
longue a eu le privilège de parvenir jusqu'à nous ?
Mesdames et Messieurs les cinéastes, actrices
et acteurs, techniciennes et techniciens, levez-vous,
prenez la parole tant qu'il est temps, tant que vos films
ont encore la possibilité d'une parution physique. Dites
haut et fort que votre travail mérite le meilleur. Investissez nos colonnes pour raconter votre rapport à la vidéo
physique (nous vous les ouvrons bien volontiers !
question@annees-laser.com). Squattez les bonus de vos
films à l'instar de Gaspar Noé qui a convié Jan Kounen
sous l'égide de Wild Side pour discuter vidéo et transfert
numérique (cf. test de Climax page 62). Profitez de la
tribune des prochains César (le 22 février…) pour
déclamer votre amour du cinéma en salles, mais aussi
dans ce qu'il a de plus définitif, la vidéo physique. Car,
un jour, ce qui était disponible en version dématérisalisée ne le sera peut être plus forcément et vous ne pourrez
pas montrer vos œuvres à ceux qui vous sont chers…
Que nos films français paraissent - et soient correctement accompagnés commercialement, ce qui est bien
trop rarement le cas -, en DVD et Blu-ray devrait être
l'une des priorités de nos instances cinématographiques.
■ IR & PRM
N°260 FÉVRIER 19 -
Actualités
SHOW MUST GO ON
Énorme succès
en salles (4 millions
d’entrées France en
11 semaines) malgré
des critiques négatives et le renvoi de
Bryan Singer du
tournage, Bohemian
Rhapsody avec
Rami Malek (Mr.
Robot) dans le rôle
de Freddie Mercury
sera un titre Fox dont
la parution est
annoncée pour le
6 mars en DVD, Bluray, double Blu-ray
(exclu enseigne),
Blu-ray Steelbook et
Ultra HD Blu-ray +
Blu-ray. On trouvera
en bonus la
prestation de Queen
dans son intégralité
au concert Live Aid
(22’), un making-of
sur la reconstitution
de ce show d’anthologie au stade de
Wembley, des sujets
sur la performance
de l’acteur principal
dans la peau du
chanteur ainsi que
sur le look et le son
du groupe.
POUR MÉMOIRE
C’est le 20 mars que
sortira la très attendue édition 25è anniversaire de La Liste
de Schindler (voir
test Import dans ce
n°). Restauré en HD
d’après le négatif
original, le film sera
présenté en Ultra
HD Blu-ray (VF 5.1
DTS et VOST Dolby
Atmos) + Blu-ray (VF
5.1 DTS et VOST 5.1
DTS HD MA). Ces
2 disques seront
accompagnés d’un
Blu-ray dédié aux
bonus, avec un sujet
intitulé La Liste
25 ans plus tard,
l’histoire de l’USC
Shoah Foundation
en compagnie de
Steven Spielberg,
des témoignages et
une présentation
d’IWitness, un programme éducatif
sur la mémoire
des génocides.
- N°260 FÉVRIER 19
Ça bouge chez
Les six
premiers
titres (en
coffrets
Digibook
Blu-ray + DVD) de l’éditeur Coin
de Mire sortis à l’automne, incontestable révélation de l’année
passée, ont rencontré un franc
succès, mais l’exigence de son
fondateur Thierry Blondeau pour
la qualité des produits finis va
l’obliger à décaler quelque peu la
deuxième vague. Initialement
planifiés pour le mois de février,
Rue des prairies, Le Cas du
docteur Laurent et L’Affaire
Dominici avec Jean Gabin,
La Grosse caisse avec
Bourvil ou encore Le Train avec
Burt Lancaster, Jeanne Moreau et
Michel Simon également tête
d’affiche de Non coupable
d’Henri Decoin, ne paraîtront
ainsi que fin mars. “Nos prochains titres ont pris un peu de
retard en raison du gros travail de
recherche d’archives pour nos
livrets qui nous demande beaucoup de temps”, explique notre
interlocuteur. “La conception éditoriale est également longue, car
nous voulons vraiment de beaux
visuels, et il faut refaire pas mal
de fois avant de trouver le bon
équilibre.” Pour autant, suite à un
récent accord avec M6 Vidéo, de
nouveaux titres récemment acquis par l’éditeur en provenance
du catalogue SNC devraient venir
s’ajouter aux six films de la vague
numéro 3 prévue pour le mois de
juin, soit Le Tueur et Le Baron
de l’écluse avec Jean Gabin,
le désormais très rare Bateau
d’Émile avec Lino Ventura,
Annie Girardot, Pierre Brasseur
et Michel Simon sur d’époustou-
flants dialogues grinçants de
Michel Audiard, La Table aux
crevés, premier long métrage
d’Henri Verneuil avec Fernandel,
le drame judiciaire Les Bonnes
causes avec Bourvil et Marina
Vlady, ainsi que Paris est toujours Paris, comédie italienne
du début des années 50 située
dans la Capitale. En fonction de
la charge de travail de l’éditeur,
sortiront donc sans doute à la
même date La Horse, toujours
avec Gabin et réalisé par Pierre
Granier-Deferre sur une
mémorable musique de Serge
Gainsbourg, lequel joue également dans Ce sacré grandpère auprès de Michel Simon,
ainsi que Les Jeunes loups
de Marcel Carné et La
Chartreuse de Parme avec
Gérard Philipe. Bonne nouvelle
pour les passionnés du comédien
mythique, Coin de Mire a également acquis auprès de TF1 les
droits vidéo de Fanfan la
Tulipe et de Till l’espiègle,
seul film que l’acteur coréalisa
en 1956. Et les bonnes nouvelles
ne s’arrêtent pas là, puisque
quelques surprises concernant
d’autres titres de patrimoine, dont
certains totalement inédits en
vidéo !, s’annoncent pour très
bientôt. Plus de révélations dans
notre prochain numéro… ■ AA
Les Enfoirés 2019
P…, 30 ans !
Ça y est ! Le nouveau spectacle des
Enfoirés a été enregistré les 27 et 28 janvier
après 3 jours de répétitions à l’Arkéa Arena
de Floirac près de Bordeaux. La diffusion
télévisée devrait avoir lieu sur TF1 courant
mars (soirée à ne pas rater car, comme
d’habitude, elle ne sera pas dispo en
Replay), et la commercialisation du DVD
dans la foulée. Et dire que ça fait déjà 30 ans
que le tout premier concert a été organisé
au profit des Restos du Cœur. En 1989, au Zénith de Paris, la bande d’Enfoirés
comprenait Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Véronique
Sanson et Michel Sardou, troupe à laquelle se greffait Michael Jones pour la
tournée hivernale. Depuis, chaque année à compter de 1992, la bande, protéiforme au gré des arrivées toujours plus nombreuses que les départs, s’est reformée pour offrir un spectacle qui regroupe cette année une quarantaine d’artistes.
Au total, ils ne sont pas moins de 224, chanteurs, humoristes, comédiens et même
sportifs, à avoir participé aux 28 séries de concerts. Le premier DVD date de 1998
avec la tournée intitulée Les Enfoirés en Cœur, et seule l’année 2011 a été l’occasion de l’édition d’un Blu-ray, jugée depuis malheureusement pas assez rentable.
En 2018, le show a permis d’offrir 18 millions de repas. Régulièrement, votre
magazine participe à la campagne de sensibilisation en offrant de l’espace
■ IR
publicitaire à l’association comme c’est encore le cas cette année.
6
Actualités
Le monde en UHD
La Grande-Bretagne fera honneur à Giuseppe Verdi le 8 février
avec la sortie 4K en exclusivité mondiale de son opéra en 3
actes I Due Foscari (VO 5.1 DTS HD MA sous-titres français
annoncés), interprété par Plácido Domingo et Anna Pirozzi à la
Bel écrin pour
Scala de Milan en 2016, ainsi qu’à Rowan Atkinson avec la
A Quiet Place en
parution le 18 février de Johnny English contre-attaque,
Corée du sud !
troisième volet des aventures du plus gaffeur des agents
secrets britanniques non confirmé sur ce format chez nous.
Les États-Unis dégainent les premiers l’UHD de Ralph 2.0,
alias Ralph breaks the Internet, le 26 février, dont une édition
incluant un livre de contes exclusif pour les enseignes Target,
et ce moins de deux semaines après sa sortie française en
salles, ainsi que, le même jour, l’UHD du dessin animé Disney La Petite Sirène, pour laquelle une
VOST-F Atmos est prévue. Dynasties, le nouveau documentaire animalier de David Attenborough
consacré à cinq espèces protégées menacées de disparition, sortira également à la même date, tandis
que Widows, le nouveau film du réalisateur Steve McQueen avec VOST-F et VF qui ne sortira qu’en avril
de ce côté-ci de l’Atlantique, sera à la vente dès le 5 février, tout comme la nouvelle version animée du
Grinch, qui proposera là aussi VOST-F Atmos et VF.
Sur le mois de mars s’annoncent déjà Hellboy de Guillermo del Toro, Green Book avec Viggo
Mortensen, Mortal Engines, Lupin III - The Secret of Mamo (Edgar de la Cambriole - Le Secret
de Mamo chez nous), Code Blue - The Movie (VO DTS:X) ou bien encore Ballon. On vous en dit
■ AA
encore plus dans le prochain n°…
THE MASTER
Le documentaire
Never-ending Man :
Hayao Miyazaki,
occasion rare d’observer le cinéaste
japonais au travail (il
a laissé un confrère
et ami le filmer durant 2 ans), paraîtra
en combo Blu-ray +
DVD le 30 avril chez
l’éditeur américain
Shout Factory.
Contacté,
Eurozoom,
qui s’est chargé de
la distribution du film
dans nos salles le
2 janvier, précise
que Dybex
s’occupera de la
future édition
française.
UN CRI
DANS L’ESPACE
À l’occasion de son
40è anniversaire,
Alien - Le 8ème
passager (1979)
de Ridley Scott
sortira en Ultra HD
Blu-ray avec une
copie restaurée le
3 avril chez Fox
France.
N°260 FÉVRIER 19 -
Actualités
RETOUR VERS
LE FUTUR
Le film de sciencefiction Philadelphia
Experiment (l’original, pas le remake)
sera édité le 19 mars
par Bach Films et
distribué par ESC en
combo Mediabook
avec Blu-ray + DVD
+ livret de 24 pages
et un entretien avec
un duo de réalisateurs. Initiative originale de l’éditeur,
cette parution sera
disponible avec
2 visuels différents,
celui utilisé lors de la
sortie du film en
1984, et un autre
retravaillé de 2018.
(Home) Ciné-Must
DRAGONS 3 - LE MONDE CACHÉ
6 février
Cinq ans après la divine surprise que constitua un deuxième volet infiniment
plus spectaculaire et émouvant que le déjà très chouette original, ces retrouvailles propulsent Harold désormais adolescent à la tête d’un combat pour la paix
où dragons et Vikings devront unir leurs forces. On espère une apothéose pour
ce qui est officiellement annoncé comme le dernier épisode de la franchise.
NICKY LARSON ET LE PARFUM
DE CUPIDON
Light Vibes
6 février
“J’ai l’impression de vivre un rêve de gosse”, dit
Philippe Lacheau, fondateur de la célèbre Bande
à Fifi et heureux réalisateur des deux Babysitting et d’Alibi.com. Tiré de la série
animée éponyme jadis diffusée dans le Club Dorothée, elle-même inspirée du
violent manga City Hunter de Tsukasa Hojo, son nouveau film met en scène,
selon ses propres termes, “une espèce de James
Bond un peu spécial qui assure à mort dans son
métier, mais qui a soudain 5 ans d’âge mental
dès qu’il voit une jolie fille !”
TOUT CE QU’IL ME RESTE
DE LA RÉVOLUTION
6 février
Un premier film français aux allures de bilan des illusions politiques de
gauche, où une jeune femme tente malgré tout de changer le monde et de
l’arracher à la déprime ambiante.
PARCOURS FLÉCHÉ
Robin des Bois
version 2018 avec
Taron Egerton (les
deux Kingsman)
est prévu pour le
28 mars chez
Metropolitan en
DVD (VF et VOST 5.1
DD), Blu-ray (VF et
VOST 7.1 DTS HD
MA) et Ultra HD
Blu-ray + Blu-ray
boîtier Steelbook.
La galette UHD 4K
sera dotée d’une
VOST Dolby Atmos
et d’une VF 5.1
Dolby TrueHD.
Un making-of fera
office de supplément sur le DVD
ainsi que sur le BD.
ENTRE LES MURS
La luxueuse série
historique anglaise
Harlots, située
dans l’univers des
maisons closes
britanniques au
XVIIIè siècle, verra sa
Saison 1 éditée le
13 mars par Koba
Films en coffrets
3 DVD et 2 Blu-ray
avec VF et VOST, et
en bonus des entretiens avec les créatrices ainsi que les
secrets du tournage.
La Saison 2 avec Liv
Tyler est annoncée
pour le 5 juin, et la
3è est en cours de
réalisation.
- N°260 FÉVRIER 19
Ces films investiront dans
4 mois vos Home Cinémas, on
l'espère avec leurs meilleurs
atouts techniques…
ALITA BATTLE
ANGEL 13 février
S’i n’avait pas décidé de consacrer le reste de sa vie aux trois suites à venir
d’Avatar, James Cameron aurait dû orchestrer lui-même cette gigantesque
épopée futuriste tirée d’un manga en neuf volumes, au budget estimé à
200 millions de dollars et dont l’héroïne est une cyborg (un personnage en
“motion capture” au milieu d’un casting notamment
composé de Christoph Waltz, Jennifer Connelly et
l’oscarisé Mahershala Ali) confrontée à une menace
apocalyptique. Coscénariste et producteur du spectacle, il en a donc confié les rênes au revenant
Robert Rodriguez (Sin City).
RALPH 2.0
13 février
Adieu les jeux d’arcade du premier film : c’est aujourd’hui dans les méandres
infinis d’Internet que plonge le sympathique Ralph pour y retrouver une pièce
de rechange destinée à réparer… un jeu vidéo. À guetter : une “pyjama party”
au cours de laquelle plusieurs princesses Disney
arborent des tee-shirts clins d’œil aux films où elles
sont apparues, des caméos de personnages issus
des galaxies Star Wars, Toy Story et autre Muppet Show, sans oublier le grand
retour du célèbre “cri Wilhelm” et une surprise à la toute fin des 17 minutes qui
constituent le générique final.
LE CHANT DU LOUP
20 février
Il suffit d’écrire l’expression “film de sous-marin
français” pour donner un aperçu de l’ambition et
de l’envergure de ce projet inédit dans notre cinéma. Scénario, mise en scène, effets spéciaux,
travail démentiel sur la bande-son… Hormis
quelques acteurs mal à l’aise avec des dialogues
très techniques, le pari est relevé haut la main.
LA GRANDE AVENTURE
LEGO 2
20 février
Le concept a ses fans. On nous permettra néanmoins de trouver cette esthétique régressive un brin hideuse.
8
Actualités
(Home) Ciné-Must - suite
IDES DE MARS
ESCAPE GAME
27 février
Le célèbre jeu grandeur nature devient un thriller horrifique en huis clos dont
les personnages, enfermés dans plusieurs pièces truffées de pièges, devront
s’en sortir en utilisant toutes les ressources de leur intelligence.
Le 19 mars sera
l’occasion de (re)découvrir chez
Rimini Éditions en
DVD et Blu-ray le
péplum Jules
César réalisé en
1970 par Stuart
Burge, qui avait
réuni à l’époque
un casting d’anthologie, avec entre
autres :
Charlton Heston,
Richard Chamberlain,
Diana Rigg,
Christopher Lee,
Robert Vaughn…
MARY STUART, REINE D’ÉCOSSE
27 février
L’impitoyable lutte entre la veuve précoce du roi François II et la terrible
souveraine Elisabeth Ière pour étendre leur pouvoir. À la clé, deux grands
numéros d’actrices : Saoirse Ronan (Lady Bird) et Margot Robbie
(Moi, Tonya).
PATRIMOINE
LES AFFAMEURS
20 février
Peut-être le plus grand des cinq
westerns du tandem Anthony Mann/
James Stewart, où la conduite d’un
convoi de bétail sert de prétexte à une somptueuse confrontation
entre l’homme et la nature. Un mois après sa ressortie salles en
copie restaurée, il fera le 19 mars l’objet d’un bipack DVD/BD
chez Rimini Éditions en VF et VOST mono 2.0 DTS HD MA, avec
pour bonus une interview audio fleuve de l’acteur recueillie en
1973 (accessible à la façon d’un commentaire audio), l’analyse
d’un spécialiste français et le fac-similé de la revue L’Avantscène avec scénario intégral et textes thématiques.
MONUMENTS
FILMS
LES AMANTS DU CAPRICORNE
27 février
Méconnu, voire mal-aimé, le film le plus romanesque
d’Alfred Hitchcock a bénéficié d’une restauration complète que les Home Cinéphiles pourront acquérir pour la
première fois en Blu-ray à partir du 2 avril chez L’Atelier
d’Images. Aux côtés des VF et VOST mono 2.0 DTS HD
MA, l’interview de Claude Chabrol reprise du DVD de
2006 sera accompagnée d’autres suppléments
■ BA
actuellement à l’étude.
Le Dernier des
Mohicans de
Michael Mann et
Robin des Bois Prince des voleurs
avec Kevin Costner
sont tombés dans
l’escarcelle de
l’éditeur ESC qui
va préparer des
rééditions DVD,
Blu-ray et peut-être
Ultra HD Blu-ray de
ces titres pour 2019.
Quand on connaît le
soin qu’il apporte
à ses productions,
on ne peut qu’avoir
hâte !
À l’expo Star Wars
tu te rendras…
LES HORREURS
DE LA GUERRE
Troopers, Dark Vador, R2-D2,
C-3PO… Mais aussi des accessoires (casques, sabres laser),
des costumes, des figurines,
des décors et autres maquettes.
Enfin, de multiples panneaux
qui rappellent les contextes des
films et livrent quelques anecdotes sur les tournages sont
placés tout au long de la visite,
et des employés chargés
d’orienter le public répondront à
toutes vos questions. Que la
■ VC
Force soit avec vous…
www.centre-expo-Lafayette-drouot.com
Tous visuels D.R.
Jusqu’au 10 mars prochain
se tient l’exposition sur l’univers
Star Wars, Les Fans contreattaquent, au Centre Expo
Lafayette-Drouot, dans le 9è arrondissement de Paris. Il s’agit
de la plus grande collection privée d’Europe dédiée à l’univers
de la saga, rassemblée par
Daniel Prada, un fan espagnol né
à Madrid qui a lui-même conçu,
imaginé et monté l’événement.
On y découvre ainsi, sur trois niveaux et plus 1.300 m² quelque
six cents pièces exposées,
parmi lesquelles un Jabba Le
Hutt à taille réelle de 5 m de long,
un Rancor (créature enfermée
dans la fosse du palais de
Jabba) qui culmine à 3,90 m, la
salle du trône de l’Empereur, les
incontournables Chewbacca,
Ewoks, Maître Yoda, Leia, Storm
9
Overlord, le film
de guerre horrifique
produit par
J.J. Abrams, sortira
chez Paramount
le 27 mars en DVD
(VF et VOST 5.1 DD),
Blu-ray (VF 5.1 DD
et VOST Dolby
Atmos) et UHD BD +
BD (VF 5.1 DD,
VOST et…
allemande Dolby
Atmos). Les bonus
seront composés de
quelques featurettes
présentes surtout
sur le Blu-ray.
Comme d’habitude
chez cet éditeur, la
VF est le parent
pauvre de ce programme alors que
nos voisins d’outreRhin sont favorisés
avec de l’Atmos.
N°260 FÉVRIER 19 -
Actualités
La statuette réservée au combo
BD/UHD allemand de Venom.
RETOUR À LA VIE
Le coin du métal
Un Homme pressé,
la comédie dramatique avec Fabrice
Luchini et Leïla
Bekhti qui aborde en
le désacralisant le
difficile problème de
l’après-AVC, sera un
titre Gaumont Vidéo
dont la parution est
calée au 13 mars en
DVD et Blu-ray.
au choix en Steelbook
À RÉHABILITER
• Six éditions métal-
C’est Arte Éditions
qui se chargera
d’éditer le méconnu
Ragtime de Milos
Forman en Blu-ray
français. Cette parution est prévue pour
le 20 mars en double
DVD ou Blu-ray (film
+ bonus), avec une
version restaurée du
film, des pistes VF et
VOST, un portrait
d’époque du réalisateur (84’) ainsi qu’un
entretien de 18’ en
sa compagnie.
CAPTAIN UHD
Après Captain
America - The First
Avenger le 6 mars,
d’autres titres
Marvel pourraient
suivre en UHD BD
comme Captain
America 2 et 3 (Le
Soldat de l’hiver et
Civil War) a priori
pour le 24 avril, soit
le même jour que la
sortie en salles
d’Avengers Endgame.
First Man - Le Premier
homme sur la Lune,
français (à gauche),
britannique en exclu
Zavvi (au centre) ou
scandinave (à droite).
lisées se disputeront les faveurs
des collectionneurs en février (un
chiffre identique au même mois
l’année dernière) : Venom le 18
chez SPHE en combo BD/UHD +
un disque de bonus inédit (exclu
enseigne), suivi de First Man -
Le Premier homme sur
la Lune, au choix en Blu-ray
ou combo BD/UHD (également une exclu enseigne
avec un disque de bonus
inédit), The Predator en
Blu-ray (combo BD/UHD en
exclu enseigne) et A Star is
born, tous trois le 20 respectivement chez Universal Pictures,
Fox et Warner, et enfin le onzième
volet de la saga Halloween de
2018, le 27 chez Universal
Pictures en combo BD/UHD en
exclu enseigne. Les fans de DC
Comics guetteront enfin la paru-
tion le 6 chez Warner
de l’alléchante production animée
Reign of the Supermen.
• Cinq Blu-ray d’envergure sont
déjà calés sur mars. Soit Les
Animaux fantastiques 2 Les Crimes de Grindelwald,
Bohemian Rhapsody,
Overlord, Robin des Bois
version 2018 (y compris en UHD
pour des exclu enseigne) et, en
combo BD/UHD forcément attendu, La Liste de Schindler à
l’occasion du 25e anniversaire
du film.
• Côté Imports, le spécialiste anglais Zavvi propose trois éditions de toute beauté pour le deuxième
mois de l’année, avec d’une part un Steelbook de First Man - Le Premier homme sur la Lune
au visuel épuré différent du nôtre, et d’autre part deux classiques Disney aux jaquettes signées de la
galerie Mondo avec La Reine des neiges et Pinocchio, respectivement numérotés 30 et 31 pour
les complétistes. Ces trois titres ne renfermeront que la VO avec sous-titres anglais pour malentendants.
Non réservée à l’enseigne, la onzième Saison de Doctor Who sera non seulement proposée en édition
métallisée mais aussi en Blu-ray outre-Manche (VO pure), alors que les Français devront se contenter
début mars d’un classique coffret DVD… En Allemagne, l’actualité est plus calme ce mois-ci avec en
tout et pour tout des éditions métallisées du film d’action Hardcore Henry ainsi que des récents
Halloween et de Venom, tous deux avec des visuels inédits et surtout, pour ce dernier, un
Collector incluant une statuette du héros. Nos voisins italiens accueillent pour leur part des Steelbooks de
Sicario - La Guerre des cartels et de Casse-Noisette et les quatre Royaumes, le premier
avec un visuel différent de celui dont avait bénéficié l’édition métallisée hexagonale parue en octobre
■ GB
dernier, et le second étant prévu dans nos contrées le 5 avril.
PAS SI BÊTES
La date de sortie
officielle du film à
succès (4 millions
d’entrées en France)
Les Animaux
fantastiques Les Crimes de
Grindelwald
est fixée au 25 mars
en DVD, Blu-ray et
combo UHD BD +
2 BD 2D/3D logiquement proposé aussi
en Steelbook limité,
sans oublier les
éditions qui
regroupent les
2 films, en DVD
comme en Blu-ray,
ainsi que le coffret
que nous vous
détaillons ci-contre.
Évoquée un
temps, nous
n’avons pu
obtenir
confirmation de
la présence ou
non d’une version longue en
dématérialisé.
- N°260 FÉVRIER 19
Le coffret valise
C’est presque un crime de lèse portemonnaie… Car pour acquérir l’un des
950 exemplaires de cette fort belle édition
des Animaux fantastiques - Les Crimes de
Grindelwald, certes UHD BD + BD 3D +
BD 2D, il vous en coûtera 329,99 €…
D’ores et déjà disponible (une carte cadeau vous
permettra de récupérer le 25 mars l’édition Steelbook du
film), ce coffret - une exclusivité française, uniquement en vente dans une
enseigne… française -, est en fait une véritable reproduction de la valise de
Norbert Dragonneau, en bois et en
cuir, qui renferme dans ses compartiments secrets l’écharpe emblématique du jeune
héros, une carte du
monde des sorciers
et des cartes postales du film. Un vrai
Collector pour qui
aime à voyager sin■ IR
gulièrement !
10
Actualités
LE GRAND BAIN
Champions cinéma d'ailleurs
Sur les soixante-quinze pays qui nous servent de “panel” international, seulement sept ont vu une de leurs
productions maison arriver en tête du box-office local 2018 ! Outre la présence dans ce Top d’un inattendu
“petit poucet”, on notera qu’en France, il s’en est fallu de seulement 1.020 petites entrées pour que
Les Tuche 3 grimpe sur la première marche du podium. Mais une autre famille, la tribu Parr des
Indestructibles 2, en a décidé autrement.
USA, mais pas chez nous. Héros de l’année
passée, il a surclassé Cinquante nuances plus
claires. La mort d’un de ses acteurs principaux, le
très populaire Nebojsa Glogovac, 8 mois avant sa
sortie n’est sans doute pas étrangère à l’engouement qu’il a soulevé.
s CHINE
Pas un, mais quatre films
chinois ont occupé les premières places du box-office
de la saison. Hyperproduction
guerrière située dans une
République imaginaire,
le grand vainqueur
Operation Red Sea
a rapporté 576 millions de
dollars de recettes, un score impressionnant mais
très en deçà des 854 millions engrangés par le
numéro un de 2017 Wolf Warrior 2.
s INDE
Si, en plus des USA, il est un
pays dont les films dominent
systématiquement les bilans
financiers de fin d’année,
c’est bien l’Inde. Biopic de
2h35 consacré à l’existence
sulfureuse et à la carrière de
l’acteur iconique Sanjay Dutt
(toujours en constante activité, il affiche quelque
160 rôles au compteur et se fend d’un caméo musical à l’issue du générique final), Sanju emballe
drogue, sexe, mélodrame et chansons avec un
sens de l’excès typique de Bollywood.
Existe en Blu-ray Import indien VOST-A Régions multiples.
s POLOGNE
Avec la somme ici astronomique de quasiment
30 millions de dollars de recettes, Kler s’est offert
le luxe de coiffer au poteau son principal concurrent local, le sublime Cold War primé à Cannes.
Six fois couronné au Polish Film Festival, il entrecroise les destins de trois prêtres catholiques avec
un mélange secouant de cynisme, de satire et de
frontalité dramatique.
D.R.
D.R.
s SERBIE/MONTÉNÉGRO
Depuis l’âge d’or d’Emir Kusturica, on ne peut pas
dire que le cinéma serbe se manifeste souvent sur
nos écrans. Témoin Juzni Vetar, polar tourné en
19 jours, exploité en Belgique, en Autriche et aux
Existe en Blu-ray Import VOST-A
(Atmos sur l’édition hongkongaise Région A).
s JAPON
Héros depuis 1994 d’un
manga en 95 volumes et
d’une série au succès d’audience phénoménal (elle en
est à son 926è épisode au
moment où nous écrivons
ces lignes), le personnage du
Détective Conan a fait l’objet
de vingt-et-un longs métrages d’animation avant
que Zero the Enforcer ne consacre définitivement son aura commerciale avec les 80,4 millions
de dollars qu’il a raflés lors de son passage en salles.
Existe en Blu-ray Import japonais VO Région A.
s USA
Grâce à ses qualités propres
mais aussi à sa dimension
politique (jamais un film au
casting quasi intégralement
“noir” n’avait eu un tel succès ni un retentissement pareil), le rouleau-compresseur
Black Panther a battu
d’un souffle Avengers Infinity War avec 700 millions de dollars de recettes sur le territoire nord-américain. S’il s’est fait
largement surclasser dans le reste du monde par
son concurrent, son triomphe “maison” demeure
un événement culturel et social historique.
s CORÉE DU SUD
On ne change pas une
formule qui gagne : après
avoir dominé 2017, le fantôme du pompier décédé
d’Along with the Gods s’est
offert une triomphale résurrection via les 90,7 millions
de dollars recueillis par The
Last 49 Days, la première
“suite” de l’Histoire du cinéma coréen.
Existe en UHD BD, BD 3D (que nous n’avons
toujours pas reçus), BD 2D…
■ Bernard Achour
Existe en Blu-ray Import américain VOST-A en DTS:X Région A.
13
Produite en 2013
par le Studio
Kyoto Animation
(La Mélancolie de
Haruhi Suzumiya),
la Saison inaugurale
de Free!, première
série d’animation
japonaise dédiée à
l’univers de la natation, est au programme d’@Anime
le 6 mars, simultanément en coffrets
DVD et Blu-ray.
Soit 12 épisodes et
3 téléfilms en VF et
VOST, accompagnés
de 2 affiches A3,
de 12 cartes postales et d’un livret
de 16 pages.
ET DE 3 ?
Contacté par un éditeur il y a quelques
années, Quentin
Tarantino avait
donné son accord de
principe pour s’occuper de la version
inédite en vidéo de
son Kill Bill regroupant les 2 volets, The
Whole Bloody Affair,
et superviser le montage original avec le
segment d’animation
d’une demi-heure
finalisé par le studio
IG, mais pas avant
2 ou 3 ans. Depuis,
il a enchaîné sur
Once upon a Time in
Hollywood, son nouveau film prévu dans
les salles françaises
le 14 août 2019. Alors
ce sera peut-être
pour Kill Bill Volume 3, dont la
mise en production
est annoncée…
ATMOS ANNIHILÉ
Annihilation, récit
d’aventures fantastico-horrifiques avec
Natalie Portman
dirigée une nouvelle
fois par Alex Garland
(Ex_Machina), sera
au programme de
Paramount le 13
mars en DVD (VF et
VOST 5.1 DD) et Bluray (VF seulement
5.1 DD, ce qui en
devient rageant vu
que la VOST, elle, est
Dolby Atmos), avec
quelques bonus
sous formes de
featurettes. L’UHD
BD de ce titre prévu
un temps sur la
France a été annulé,
mais il est dispo
depuis mai 2018 aux
USA avec VOST
Atmos et VF 5.1.
N°260 FÉVRIER 19 -
Actualités
AU GRAND GALOP
Le western
L’Escadron noir de
Raoul Walsh avec
John Wayne, Walter
Pidgeon et Claire
Trevor est sorti en
salles en 1940 aux
USA, mais seulement en 1949 chez
nous en raison de
l’Occupation. Grâce
aux bons soins de
l’éditeur Sidonis, ce
titre paraîtra le
28 mars en DVD
et combo Blu-ray
+ DVD avec VF et
VOST, et bénéficiera
d’une copie dont
l’image et les pistes
sonores devraient
être restaurées.
La ville de l’illusion
Armé d’un e épée et d’un bouclier,
Kn ightfall vous met dan s la peau
d’un Templier défen dan t le Sain t Graal,
objet de bien des con voitises.
Avec ses 1.000 m2 saturés
d’expériences de réalité virtuelle,
l’espace Illucity qui a ouvert ses
portes le 12 décembre à deux
pas de la Cité des Sciences et
de l’Industrie à Paris s’impose
comme le plus grand parc
d’aventures VR du continent
européen. Créé par le Groupe
Ymagis (le labo Éclair, c’est lui),
le lieu abonde en activités solitaires ou collectives, avec une
volonté de dépasser le profil du
joueur chevronné de jeux vidéo
pour toucher un public familial.
Celui-ci a pourtant de quoi être
SACRÉ MOCKY !
Le réalisateur
Jean-Pierre Mocky
sera de nouveau à
l’honneur le 5 mars
chez l’éditeur ESC,
avec la parution de
4 de ses films en
DVD : Les Vierges
(avec Charles
Aznavour et
Jean Poiret),
Le Piège à cons,
Les Dragueurs
(son premier long
métrage) et L’Ibis
rouge (avec les trois
Michel : Serrault,
Simon et Galabru)
en DVD et Blu-ray.
BÊTE DE SCÈNE
Réalisée par Alexis
Michalik, et adaptée
à partir de sa pièce
de théâtre à succès,
la fresque flamboyante Edmond
avec Thomas
Solivérès dans le
rôle-titre et Olivier
Gourmet, sur les
déboires d’Edmond
Rostand pour écrire
son célèbre Cyrano
de Bergerac, sera
éditée le 15 mai par
Gaumont Vidéo en
DVD et Blu-ray.
MENU DE ROI
Deux titres se
profilent pour le
13 mars chez les
éditeurs distribués
par FPE : d’abord
chez EuropaCorp. le
drame sous-marin
Kursk en DVD et
Blu-ray, ensuite
chez Fox avec le
thriller décalé et
déjanté Sale temps
à l’hôtel El Royale
(voir test Import
dans ce n°) en DVD,
Blu-ray et UHD BD.
- N°260 FÉVRIER 19
dérouté à l’abord d’Illucity : entre
le corridor peuplé de nains de
jardins équipés de lunettes de
réalité virtuelle et les salles vides,
en sous-sol, éclairées aux néons,
on s’éloigne de l’idée qu’on se
fait d’un parc d’attractions. Il faut
chausser les casques et parfois
prendre place sur des sièges
équipés D-Box pour plonger enfin de plain-pied dans l’aventure,
ou plutôt les aventures puisque
pas moins de dix-huit expériences attendent les visiteurs
téméraires… Quatre types
d’activités VR sont proposés :
courts métrages (notamment
deux films d’animation des créateurs du succès DreamWorks
Madagascar), jeux d’arcade
(5’ en moyenne, parfait pour les
novices), escape games (45 à
60’ par session, un phénomène
qui prend de l’ampleur en
France), et hyper-réalité (surface
importante exigée). Il est ainsi
possible d’expérimenter sans
risque les sensations à bord
d’une voiture de course, d’une
fusée au décollage, d’un vais-
seau esquivant des astéroïdes
ou d’un galion de pirates, d’être
catapulté au temps des
croisades ou de l’Égypte antique, d’affronter des hordes
de zombies ou, plus posément,
d’explorer la planète Mars et les
récifs coralliens du Mexique.
Dépaysement garanti, à condition pour les escape games de
réserver préalablement un
créneau horaire sur le site de
l’établissement. En période de
forte affluence, Illucity peut accueillir cent cinquante personnes, sachant qu’il vous faudra
débourser une trentaine d’euros
pour vous initier aux joies de la
réalité virtuelle. Quelque 100.000
visiteurs sont attendus en 2019,
et un second parc devrait ouvrir
ses portes à Marseille dans le
■ GB
courant de l’année.
ET LES VAINQUEURS DE 2018 SONT…
(VENTES CUMULÉES JUSQU’AU 5 JANVIER 2019)
Classements GfK réalisés à partir des ventes hebdomadaires d’environ 1.600 points de vente.
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Coco
La Ch'tite famille
Star Wars - Les Derniers Jedi
Enfoirés 2018 Musique !
Cinquante nuances plus claires Éd. spéciale "dévoilée"
Les Tuche 3
Les Animaux fantastiques
Avengers - Infinity War
Vaiana - La Légende du bout du monde
Thor - Ragnarok
Les Indestructibles 2
Dunkerque (2017)
Black Panther
L'École buissonnière (2017)
Justice League
Le Sens de la fête
Taxi 5
Le Monde secret des emojis
La La Land
Jumanji - Bienvenue
dans la jungle
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Avengers - Infinity War BD 2D
Thor - Ragnarok BD 2D
Star Wars - Les Derniers Jedi
2 BD 2D surétui "Résistance"
Black Panther BD 2D
Coco BD 2D
Ready Player One
Solo - A Star Wars Story 2 BD 2D
Justice League (2017)
La Ch'tite famille
Blade Runner 2049 BD 2D
Star Wars - Les Derniers Jedi 2 BD 2D surétui "Premier ordre"
Jurassic World - Fallen Kingdom BD 2D
Star Wars - Les Derniers Jedi 3 BD 2D/3D
Valérian et la Cité des mille planètes 2 BD 2D
Dunkerque (2017)
Ça
Harry Potter Intégrale 8 films
Wonder Woman (2017)
Rogue One - A Star Wars Story 2 BD 2D
Spider-Man - Homecoming BD 2D
Actualités
Le temple
de la culture geek
Depuis fin novembre, une nouvelle adresse incontournable
pour les férus de pop culture a ouvert ses portes sur le boulevard Voltaire, bien connu des Parisiens pour sa multiplicité de
boutiques de jeux vidéo, figurines, DVD et Blu-ray neufs ou
d’occasion. Cette dernière-née, qui répond au doux nom
de Geek Story, se situe à deux pas de Manga Story (dédiée
spécifiquement aux mangas et aux anime, dirigée par la même
équipe) et se déploie sur deux niveaux totalisant près de 300 m2
truffés de produits dérivés de films, séries TV et autres licences
animées et vidéoludiques. Une incroyable caverne d’Ali Baba
aux univers savamment mis en scène, avec une mise en avant
conséquente des franchises Harry Potter (un mur entier inclut
une fausse chouette Hedwige dans une cage !), Star Wars,
Marvel et Game of Thrones. Outre les incontournables figurines
et statuettes à tous les prix, jusqu’aux impressionnants modèles
d’expo en taille réelle, on trouve pêle-mêle une large sélection
de mugs, peluches, sacs, jeux de société et paillassons, ainsi
qu’un rayon textile (tee-shirts, sous-vêtements, casquettes,
bonnets, écharpes…) à même d’inciter les plus mordus à renouveler intégralement leur garde-robe. “Détail qui tue”, la cabine
d’essayage trouve refuge derrière une porte à l’effigie de l’entrée
de l’enceinte Jurassic Park… À noter que 80 m2 sont entièrement
dévolus aux produits d’ABYstyle, partenaire de la boutique qui
expose un demi-millier de références de son riche catalogue de
produits dérivés jusqu’alors pour l’essentiel disponible en ligne.
■ GB
Les porte-monnaie risquent de souffrir…
7, Boulevard Voltaire, 75011 Paris. Tél. 01.47.00.08.86
Bons plans
de février
Le 1er février : • Chez USCV, à 10 € : Les
Affamés, Le Cercle littéraire de Guernesey,
Section 99 - Quartier de haute sécurité, Léo
et les extraterrestres et Book Club. À 13 €
le DVD : Jurassic World - Fallen Kingdom,
Skyscraper et Sans un bruit. À 10 € le DVD
et 15 € le Blu-ray : Death Race - Anarchy,
Midnight Sun et L’Extraordinaire voyage
du fakir.
15
N°256 OCTOBRE 18 -
Actualités
L’AUDIENCE
EST OUVERTE
Spin off de The
Good Wife produit
par Ridley Scott, la
Saison 1 de The
Good Fight, toujours située dans le
monde de la justice,
s’annonce pour le 13
mars chez Universal
Pictures avec les
10 épisodes en coffret 3 DVD, pistes VF
et VOST 5.1 DD,
bêtisier et scènes
coupées.
TOUTE SIRÈNE
DEHORS
Il se pourrait que le
classique La Petite
sirène ait aussi les
honneurs d’une parution en Ultra HD Bluray pour son 30è anniversaire en 2019 chez
Disney France.
La sortie de ce dessin
animé est en tout cas
déjà confirmée sur le
support aux USA
pour le 26 février.
Déco Home Cinéma
Enquête réalisée par Gersende Bollut
CAUCHEMAR ÉVEILLÉ
Alors qu’on s’apprête à célébrer le 35è anniversaire du premier Gremlins et qu’un troisième épisode
semble enfin se profiler à l’horizon (un reboot orchestré par Chris Columbus, scénariste du film
original), l’univers créé par Joe Dante continue de se décliner à travers un merchandising prisé des
collectionneurs. La gamme de figurines la plus remarquable, régulièrement enrichie de nouveaux
personnages, provient du fabricant américain NECA. Avec une finition pour l’heure inégalée, cinq
vagues successives ont ainsi reproduit Gizmo en plusieurs déclinaisons (classique, triste, en tenue
de combat ou de Père Noël) au côté de douze compères Mogwaïs plus ou moins inoffensifs (12 cm
en moyenne), parmi lesquels l’adorable Brownie, le malin Penny 1, le dodu Gary ou le sournois
Mohawk à la crête caractéristique. Une petite boule discrète à l’arrière des têtes permet
d’orienter à loisir la position des yeux. Et, bien sûr, se sont joints les terrifiants Gremlins,
entièrement articulés et assortis d’accessoires (20 cm)… Soit Lenny,
George, Mohawk 2, l’irrésistible exhibitionniste Flasher Gremlin et
l’inquiétant Phantom Gremlin avec son masque de carnaval pour
dissimuler son visage partiellement brûlé à l’acide. D’autres modèles
gonflent peu à peu la collection, dont les mutants chauve-souris et
araignée 3 à frémir… Compter 50 € en moyenne. En parallèle,
NECA édite des modèles latex taille réelle sur support
métallique au tarif plus élevé. Elite Creature se
spécialise de son côté sur les statuettes en
résine, aussi en taille réelle, saisissantes de
réalisme mais au ticket d’entrée à 2.500 €.
2
3
LA MAISON
DU DIABLE
The House that
Jack built, le drame
horrifique de Lars
Von Trier avec Matt
Dillon en serial killer
et Bruno Ganz, sorti
en octobre 2018
après sa présentation en mai au
Festival de Cannes,
sera édité en DVD
et Blu-ray par
Potemkine le 5 mars.
Vu le bon taux de
conversion entrées
salles/vidéo que le
réalisateur obtient
généralement, l’éditeur s’attend à un
excellent score pour
cette parution.
ROULEZ JEUNESSE
Guillaume Renard,
coréalisateur du film
d’animation francojaponais Mutafukaz
et auteur de la BD
d’origine parue chez
Ankama, a annoncé
lui-même sur Twitter
la date de parution
DVD et Blu-ray du
long métrage. C’est
donc le 20 février
(soit un léger décalage par rapport
à notre calendrier
semestriel) qu’AB
Vidéo éditera cette
œuvre iconoclaste
sortie en salles en
mai dernier.
Un Collector est
aussi prévu en
exclu enseigne.
- N°260 FÉVRIER 19
INTO THE WILD
1
necaonline.com
www.figurine-collector.fr
www.france-figurines.fr
www.lacitedesnuages.be
LE RETOUR DU POP-CORN
Exposées aux quatre coins du monde dans des galeries
prestigieuses, les œuvres de l’illustrateur A.J. Frena (qui
collabore régulièrement avec Nike, Disney, Marvel et Sony)
témoignent d’un univers singulier, voire inquiétant, où la
nature le dispute au surréalisme. Ce n’est donc pas une
surprise de retrouver dans son travail des affiches revisitées
du Magicien d’Oz, de Lawrence d’Arabie, de Blade Runner
ou d’Avengers - L’Ère d’Ultron, des films d’auteur Les Sept
Samouraïs ou L’Épouvantail avec Gene Hackman et
Al Pacino, et des classiques de Hayao Mizayaki Mon voisin
Totoro, Princesse Mononoké
et Le Voyage de Chihiro.
Contre une cinquantaine
d’euros en moyenne,
chaque création peut
rejoindre votre salle
dédiée en scrutant les
sites de galeries étrangères
(Bottleneck Art Gallery
ou HCG Art en proposent
actuellement plusieurs), ou
sur l’incontournable eBay.
bottleneckgallery.com
hcgart.com
www.ebay.com
16
Il y a 6 ans, nous présentions
dans cette même rubrique les
machines à pop-corn éditées
à l’occasion de la sortie du
troisième volet de la prélogie
Star Wars, La Revanche des
Sith (voir LAL 184). Toujours
disponibles sur le site américain
Snappy Popcorn, leur prix à
l’unité (250 € en moyenne)
risque de dissuader quelques
gourmands… Lesquels peuvent
se rabattre sur le modèle Étoile
de la Mort récemment paru sous
licence officielle, à l’effet garanti
lorsqu’on retire la demi-sphère
supérieure…
Compter 55 €.
www.geekstore.fr
Nous nourrissons toutes vos
passions.
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- Crédit photo : Pexels.
Enquête
Tops Flops
2018
&
Tout le monde debout !
Qui sont les grands gagnants, les outsiders et les candidats malheureux de l’année écoulée
en vidéo ? Fidèles à notre rendez-vous, sept éditeurs emblématiques nous livrent
leurs classements enthousiastes et contrastés.
horrifique Veronica, du créateur de [•REC],
“a enregistré un score honorable”. L’édition
ultime de la fresque 1900 du regretté Bernardo
Bertolucci a enfin surperformé en fin d’année.
LES SUCCÈS
• Au cinéma comme en vidéo, Disney a de
nouveau dominé la concurrence en 2018. Côté
salles, l’empire du divertissement a cumulé
7,3 milliards de dollars de recettes (chatouillant le
record historique établi un an plus tôt par la même
firme) grâce aux entrées
cumulées des productions Disney,
Pixar, Marvel et
Lucasfilm… Côté
vidéo, le directeur commercial David Lamoine
souligne avant tout les
excellentes ventes de
Coco, Thor - Ragnarok, Avengers - Infinity
War et même Solo - A Star Wars Story,
“qui ont particulièrement bien performé par rapports aux
entrées salles. Mais, sur
l’ensemble des titres pour
Coco, le Pixar cuvée
lequel il a été disponible, le
2017, a créé la sensation
format UHD en général peut
en vidéo.
être considéré comme le principal ‘Top’ de l’année”. De quoi laisser
espérer une arrivée sur le support des temps forts des mois à venir (pas moins
de quatorze films estampillés Disney & Co sont attendus en salles en 2019 !),
avec pêle-mêle La Reine des neiges 2, Toy Story 4, Avengers 4, Star Wars 9
et autres remakes photo-réalistes de Dumbo et du Roi Lion.
• Éléphant choisit de débuter son bilan en
soulignant les valeurs sûres de son catalogue au
rayon séries récentes, à savoir Les Enquêtes de
Murdoch et de Vera, Morse et Un Soupçon de magie, “dont les ventes, en actualité ou en coffret Intégrale pour les Fêtes de fin d’année, font toujours office
de locomotive pour les paris plus risqués. À ce titre, nos Intégrales Collectors
de séries vintage Universal en HD sont un véritable succès, que ce soit pour
Les Têtes brûlées, L’Incroyable Hulk ou Deux flics à Miami. Pour cette
dernière, plus de 250 coffrets en exclu enseigne se sont par exemple écoulés
le jour de sortie : vu qu’il est tiré à 800 exemplaires,
on devrait bientôt les avoir tous vendus - il restera
des éditions plus simples en Blu-ray”. Niveau films,
le succès de la Collection Cinema
Master Class ne se dément pas,
avec un vrai plébiscite pour
les œuvres de Cecil B. DeMille
restaurées en HD, notamment
Les Naufrageurs des mers du
Sud. “Reste à savoir si c’est pour
le réalisateur ou pour John
Wayne”, s’interroge l’éditeur…
• Metropolitan insiste sur le fait d’avoir continué, “malgré un marché
toujours fortement en baisse”, à éditer en 2018 toutes ses sorties cinéma (soit
quelque vingt-cinq films) sur support physique et digital. À quelques exceptions près, la plupart des titres sont parus en DVD et Blu-ray : “Nous avons
sorti dix-huit Direct-to-Video en physique, privilégiant là encore les supports
DVD et Blu-ray quand c’était possible”. Une année 2018 qui a aussi vu l’incursion de l’éditeur sur le marché de l’UHD, avec
Jigsaw, Sicario 2 - La Guerre des cartels et un
coffret Bruce Lee “dont nous sommes très fiers”.
En termes de ventes, Jigsaw, le dernier opus du
Tueur au Puzzle se retrouve en haut du podium avec
35.000 exemplaires écoulés, suivi du polar Wind
River (30.000 unités) et du western Hostiles
(20.000). Sur ces deux derniers titres, Metropolitan
a d’ailleurs varié les éditions avec des Steelbooks
en exclus enseignes, l’éditeur assurant que “les
acheteurs de produits physiques sont encore séduits
par la vidéo physique et les beaux objets”. Nous ne saurions lui donner tort…
Côté Direct-to-Video, Évasion 2 a tiré son épingle du jeu avec 16.000 unités
ventilées, grâce à la présence de Sylvester Stallone. “Les films à sortir directement en vidéo avec la star de Rocky et de Rambo sont rares, l’acteur
restant très aimé. Cette conjonction de facteurs explique les bonnes ventes
DVD, Blu-ray et VOD. Bonne nouvelle, Évasion 3 sortira cette année…”
• Cette année encore, Universal Pictures peut se
frotter les mains au vu des excellentes performances
de Cinquante nuances plus claires, Jurassic World Fallen Kingdom et Pacific Rim - Uprising chez
Universal, et de Mission : Impossible Fallout, Sans un bruit et Downsizing
chez Paramount. L’éditeur nous précise que ses meilleures ventes incluent
tous les supports physiques hors VOD,
“que nous ne gérons pas directement”.
• De son côté, Wild
Side se réjouit, “dans un
marché de plus en plus
difficile”, d’avoir rencontré quelques succès en 2018. Parmi eux,
les comédies Stars 80, la suite, “avec un taux de transformation record en physique pour une comédie française”, et Garde
alternée, “en physique et surtout en VOD” ; quand la production
- N°260 FÉVRIER 19
18
Enquête
// Réalisée par Gersende Bollut
• Koba Films distingue lui ses meilleures
performances en digital et sur supports physiques.
Soit respectivement Victoria, une série anglaise
qui retrace le parcours de la souveraine qui a fait
basculer le Royaume-Uni dans la modernité, “dont
les deux premières Saisons sont de beaux succès
commerciaux et critiques” ; Victoria à nouveau
(2 Saisons en DVD et Blu-ray) et Poldark (DVD
uniquement), “deux ‘costume dramas’ de grande qualité et meilleures ventes
de ces douze derniers mois”.
LES DÉCEPTIONS
L’excellen t
Le Château de
verre n ’a pas
ren con tré son
public.
• Enfin, @Anime salue les performances
notables, autant en DVD, Blu-ray que Steelbook, de
Your Name. paru en fin d’année 2017, du film
Sword Art Online - Ordinal Scale (non testé dans
LAL), des deux Saisons de L’Attaque des Titans, et
de l’irrésistible madeleine de Proust Tom Sawyer.
• En marge de ses performances, Disney reconnaît que “le contexte de fin d’année [NDLR : mouvement social des Gilets jaunes] n’a pas favorisé Les
Indestructibles 2 et les coffrets pour les Fêtes dont
nous attendions plus”.
LES SURPRISES
• 2018 a aussi apporté son lot de déceptions
chez Wild Side, qui cite plus particulièrement
l’épatant film d’animation franco-luxembourgeois Croc-Blanc dont le coffret Collector “n’a
pas bien marché, ce qui remet en cause ce type
d’édition pour des titres qui ne sont pas incontournables”, ainsi que le thriller coréen The
Villainess qui “n’a malheureusement pas rencontré son public, ce qui est
de mauvais augure pour l’action à l’asiatique en France”. Côté séries TV, la
déception est de mise pour la Saison 1 de Tin Star, “remarquable série noire
moderne avec Tim Roth”.
Près de 50 an s après sa
sortie, Borsalin o fait
toujours recette.
• Espérant lui offrir une seconde chance en vidéo
après son échec sans appel en salles, Metropolitan ne
peut que constater le gadin du Château de verre avec
Woody Harrelson et Brie Larson (moins de 1.000
ventes), alors que cette “superbe et très touchante aventure familiale aurait dû ravir les fans de Mosquito Coast
et de Captain Fantastic”. Même regret face aux ventes
insignifiantes de Liaisons à New York de Marc Webb (à
peine 1.000 galettes ont trouvé preneurs), “variation
sur Le Lauréat de Mike Nichols autant que labyrinthe amoureux qu’on croirait
sorti de l’imagination de Pedro Almodóvar. Et la photo de Stuart Dryburgh est
à tomber par terre”, enrage l’éditeur. Enfin, Last Flag Flying, le dernier film en
date de Richard Linklater (Boyhood), “est passé sous le radar. On retrouve son
talent à filmer l’amitié au cours d’un voyage via différents moyens de locomotion. On pense un peu à Un Ticket pour deux de John Hughes. Une splendeur”.
• Au rang des (bonnes) surprises chez Wild Side
figure la spectaculaire et inédite production russe
Viking, qui conforte l’éditeur dans l’idée que “les
films de genre ont encore leur place en Direct-toVideo”. Côté classiques, pour lequel “notre investissement éditorial historique reste fort malgré la dureté
du marché, on assiste vraisemblablement à un
renouveau du Blu-ray de patrimoine : notre belle
édition événementielle de 1900 de Bertolucci se vend
mieux que prévu, et nous sommes tout aussi satisfaits
des ventes des Kitano. Tout ceci nous conforte dans notre exigence à proposer
des produits et des packagings riches et aboutis”.
Il nous tarde de découvrir les prochains…
• De son côté, Koba Films ne cache pas sa déception face à l’échec de la
comédie romantique N’oublie pas que je t’aime “qui n’a pas du tout trouvé
son public” en digital, de même, en physique, que la comédie Le Foot ou moi
“éditée juste avant la Coupe du Monde, qui évoque la difficulté de concilier
une passion débordante avec la vie conjugale, mais qui n’a séduit manifestement ni les amateurs de ballon rond ni leurs compagnes…”.
• Chez Universal, la bonne surprise vient du
spectacle Sans modération de l’humoriste Laurent
Gerra, tandis que Paramount est heureux de l’accueil réservé au Blu-ray du classique français
Borsalino en version restaurée, et au combo
UHD/BD de Gladiator incluant les versions
cinéma et longue du péplum de Ridley Scott.
Autre motif de satisfaction pour Universal
Pictures, le coffret Intégrale de
Columbo à l’occasion du 50 è anniversaire de la série, renfermant pas moins
de 38 DVD et une réplique de la
Peugeot 403.
• En termes de contre-performances, Éléphant
admet que le pari des séries en HD n’est pas toujours
gagné : “Parmi les séries que nous avons sorties en
coffret par Saison, si Magnum a rencontré un public
fidèle, Arabesque a beaucoup plus de mal à trouver sa
place dans les vidéothèques de nos clients.” Niveau
films, l’éditeur déplore le score en-deçà des espérances du Collector de Mask de Peter Bogdanovich.
“Mais les ventes sont plutôt constantes, d’autant que
nos objectifs sont généralement réalisables. Nous
arrivons en effet à bien jauger du potentiel de tel ou
tel titre.”
• Enfin, Koba Films est agréablement surpris par les ventes digitales de
la comédie sentimentale américaine
Forever my Girl, “dont les scores sont très satisfaisants”, et en physique de l’Intégrale de la série Cap Random, “saga québécoise retraçant la rude vie des premiers migrants à Terre-Neuve, dont les
ventes sont très supérieures aux prévisions”. Tant mieux !
• @Anime se désole pour finir des chiffres en
berne des séries Rokka, Kiznaiver et Lupin the Third L’Aventure italienne (non testées dans LAL) et de la
pourtant délirante et digne d’intérêt production Night
is short, walk on Girl de Masaaki Yuasa, boudées par
les amateurs de japanime.
■
19
N°260 FÉVRIER 19 -
▼
▼
DOSSIER
2019
Janvier, c’est le rituel annuel ; le Salon CES à Las Vegas révèle en quatre jours toutes
les tendances qui feront l’année dans l’électronique. Et 2019 s’annonce prometteur !
A
près un millésime 2018 boosté par la Coupe du
Monde de football, qui favorise les ventes de
téléviseurs et donc stimule les marques, on aurait pu
s’attendre à une année 2019 morose. Eh bien non, ce n’est
pas le genre du secteur. Non seulement les instituts
économiques, mais aussi les constructeurs, promettent d’une
seule voix des niveaux de ventes a minima identiques. Mais
surtout, ces derniers rivalisent encore d’idées pour améliorer
image, son, expérience utilisateur… Et arrivent encore à nous
faire rêver avec cet objet pourtant nonagénaire, tel LG qui,
avec son TV OLED enroulable de 165 cm, en a scotché
plus d’un (tout en se gardant bien d’en révéler le prix, histoire
de ne pas plomber l’ambiance). Même si le concept avait en
fait déjà fuité au CES 2018...
Le CES est le royaume des annonces de téléviseurs, mais aussi,
pour ce qui nous concerne, les barres de son et les systèmes
audio directement embarqués au sein des écrans. Pour ces
derniers, la communication la plus intéressante est venue de LG,
qui prévoit d’intégrer la norme WiSa Ready dans ses écrans
premium 2019. Intérêt : le téléviseur devient directement
récepteur Home Cinéma capable de piloter seul* jusqu’à
8 enceintes multicanales HiFi sans fil (en 7.1 ou 5.1.2), en 24
bits. Et bien sûr sans latence, ce que ne permettent ni le Wi-Fi ni
le Bluetooth. Soit de quoi normalement faciliter l’équipement
et la configuration en véritable son surround et Dolby Atmos.
Et relancer le Home Cinéma comme on l’aime ?
Scénographie de TV OLED enroulables.
* : Cet adaptateur USB
Wisa-usb
Quant à l’annonce audio la plus étonnante, on la doit
peut-être à Sony qui, avec son concept 360 Reality Audio,
promet une expérience acoustique tourneboulante à 360°
au casque avec certains artistes, voire aussi sur des
enceintes. Toutefois, un nouveau décodeur sera
nécessaire puisque ces musiques seront encodées avec le
format objet ouvert et méconnu MPEG-H 3D Audio. Et
Sony n’a livré aucune information concrète de matériel de
décodage qui pourrait le faire, se
contentant d’évoquer des “écouteurs
et haut-parleurs sans fil […] logés
dans un seul boîtier”. À suivre...
à connecter
au TV fait
le pont avec
les enceintes
WiSa.
Pour les autres tendances et annonces
de cette édition dans notre domaine,
du Home Cinéma, voici, dans les
pages suivantes, le résumé de ce qu’il
ne fallait pas manquer.
- N°260 FÉVRIER 19
20
(tous visuels : © constructeurs)
Hisense
DOSSIER
Très grands
téléviseurs & 8K
Troisième vendeur mondial
de TV, Hisense est sur toutes
les technologies du moment
sans exception : en LCD,
la marque va proposer
du QLED, popularisé par
Samsung, mais aussi une
technologie
▼
▼
● Dossier : Gilles Gerin ●
TENDANCES
Le CES nous a habitués au concours du "plus grand". Mais
jusque-là, cette gentille compétition de cour de récré ne
dépassait pas vraiment le cadre du Salon, c’est-à-dire qu'elle
restait au stade du concept destiné à faire parler (Twitter et
cie). Rien de plus. Là, sous l’impulsion de Samsung qui a lancé
commercialement en 2018 la résolution 8K, laquelle appelle
par définition des grandes tailles pour permettre à tous ces
exclusive double dalle pour optimiser les
noirs (cf. Encadré), l’ULED XD ; l’OLED entre
au catalogue en 2019, avec un premier 140 cm ;
le constructeur améliore son offre Laser TV (projecteur + écran de 254 cm) avec un premier modèle
3 lasers pour la fin d’année ; enfin, le Chinois se
positionne également sur la technologie MicroLED,
avec en démonstration un modèle géant concept
de 3,68 m. Autre tendance dans le vent, Hisense
confirme son engagement sur le 8K, avec un 191 cm
QLED, le H75U9E. Mais, en la matière, il nous en
promettait déjà à ce même CES, en 2016… À vérifier,
donc, dans les mois qui viennent.
Silhouette très élégante pour ce H75U9E.
IMAX Enhanced
Promu par DTS, le nouveau concurrent du label THX (pour
faire simple) a su convaincre les industriels si on en croit les
annonces du CES. Dans la catégorie audio Home Cinéma,
4 mois après sa création, c’est déjà carton plein avec
l’engagement des marques leaders Arcam, Denon, Integra,
Lexicon, Marantz, Onkyo, Pioneer et Trinnov de proposer
rapidement des amplis et les processeurs compatibles
(Yamaha étant l’absent - provisoire ? - le plus notable).
En TV, outre Sony, déjà connu (et dont les modèles Master
Series de 2019 sont annoncés compatibles), TCL s’invite
dans l’histoire. Du moins sur certains territoires, non précisés. Mais surtout, pour les contenus IMAX Enhanced, en
plus de quelques disques Ultra HD de Paramount et Sony,
on apprend que l’opérateur européen Rakuten.TV proposera
du contenu optimisé IMAX en VOD, c’est-à-dire, rappelonsle, avec format 16/9 plein écran pour les plans originellement IMAX au cinéma et bande-son DTS:X jusqu’au 7.1.4
sans compression de la dynamique.
millions de pixels d’être visibles (et donc utiles) à distance
normale de visionnage, ces mastodontes vont vraiment
débouler en magasin, et, normalement, dans vos salons ! Et
on ne parle pas de 195 cm (77’), mais désormais de 216 cm
(85’) et même 249 cm (98’) chez Samsung, pour le complément de gamme Q900R. Oui, vous avez bien lu : un téléviseur
de 2,5 m de diagonale, soit 2,17 m de largeur d’image ! Et le
Coréen n’est pas seul, loin de là. Tous ceux qui s’engouffrent
à leur tour dans cette brèche 8K le font par le biais de très
grands écrans : Sony, avec sa gamme ZG9, LG en LCD
(SM99) et OLED (Z9), ou encore TCL avec son X10. Bien sûr,
les prix (non révélés) seront sans doute à l’avenant de
l’encombrement et du poids de ces super jumbos, mais la
vidéoprojection a définitivement perdu le monopole de la
taille XL. Et dire qu'à une époque pas si lointaine, un TV de
82 cm était considéré comme un “grand écran”…
Venom, premier titre IMAX
Enhanced sur la plateforme
VOD US FandangoNOW.
Nouvelles générations de téléviseurs
TENDANCES
Au monopole technologique du CRT (tube cathodique) pendant
près de 70 ans a succédé le duopole LCD/plasma dans les
années 2000. Aujourd’hui, nous entrons dans une période où le
téléviseur de salon va se décliner en pas moins de quatre
technologies.
● Le LCD d’abord, toujours vivace, et qui s’enrichit chez Hisense
d’un procédé à deux panneaux LCD accolés, le Dual CELL. Le premier,
"noir et blanc" et Full HD, module le rétroéclairage en deux millions de
zones contrôlées individuellement, tandis que le second, Ultra HD, cisèle
les pixels de l’image en couleurs. Intérêt : des noirs comme l’OLED,
associés ici à un pic de luminosité LCD, soit 1.500 nits.
● L’OLED poursuit sa forte lancée, toujours dans les milieu et haut
de gamme des constructeurs qui l’adoptent, dont, en nouvel adepte,
Hisense (encore). Et il passe au 8K chez LG, en taille 223 cm pour un
modèle Z9 attendu sur la toute fin d’année au mieux. Plus spectaculaire,
il s’enroule comme un écran de projection pour disparaître quand on n’a
plus besoin de lui, sur le téléviseur R (comme "rollable" - enroulable),
toujours signé LG, pour cet été…
21
● Petit nouveau, le MicroLED confirme son envie de
percer le marché du très haut
de gamme (et taille XL), chez
Samsung MicroLED.
Samsung et Hisense (décidément partout). Là, les pixels
sont directement animés par des milliers de toutes petites LED, d’où le
coût élevé de fabrication. Mais, outre des taux de contrastes record, le
procédé promet surtout de grandes fantaisies de formes et de tailles, car
les panneaux de MicroLED peuvent être accolés sans jonction visible.
● Enfin, la projection s’en mêle avec le concept Laser TV
de Hisense (eh oui…), qui associe projecteur UHD à ultra courte focale
(20 cm de distance) et lampe laser (d’où le nom), avec un écran dédié
haut contraste et à réjection de lumière. Le constructeur dévoile cette
année sa seconde génération de Laser TV, avec comme nouveauté
une source laser 3 couleurs (R, V, B) qui lui permet d’afficher toutes les
couleurs de l’espace Rec2020 du HDR, une première sur un "TV" grand
public. Sinon, sans l’écran associé, citons les propositions de projecteurs
collés à l’écran d’Optoma avec le P1 et LG avec son HU85L.
N°260 FÉVRIER 19 -
▼
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DOSSIER
Klipsch
Suite au loupé commercial de son premier système d’enceintes
multicanal 7.1 sans fil WiSa (cf. Les Flops du Home Cinéma dans
LAL 258), notre interlocuteur chez Klipsch se montrait assez pessimiste pour un renouveau de la collection. Mais apparemment, l’intégration du protocole dans les téléviseurs LG de 2019 (mais aussi de
Sharp, cf. notre reportage sur l'IFA LAL 256) a fait changer d’avis
l’Américain, qui a dévoilé un tout nouvel ensemble bibliothèque/
centrale/subwoofer actif dédié au WiSa, utilisable (et évolutif, donc)
en stéréo, 2.1, 5.1, voire 7.1.
Klipsch Reference Wireless
LG
Autour de la sensation futuriste de ce CES, à savoir un
premier écran TV OLED 165 cm (65R9) enroulable dans un
meuble qui fait aussi office de barre de son, LG renouvelle sa
collection "classique" de téléviseurs OLED en déclinaisons
C9, E9 et W9. Principaux points d’amélioration : le traitement vidéo Alpha9 deuxième génération acquiert la capacité
LG a fait le show sur son stand avec son
mur cascade d'écrans OLED souples !
W9, E9, C9…
… et 65R9
d’ajuster les réglages du HDR en fonction de la pièce ; et le son (Dolby Atmos) est lui
aussi optimisé en fonction de l’acoustique. L’intelligence artificielle gagne en parallèle en
aisance (et s’occupe des réglages images et son), et répond à la fois à Alexa et à Google.
"Teasé" au Salon IFA, le 8K est confirmé pour cette année, avec un premier
223 cm OLED qui a la particularité supplémentaire de transmettre le son
au travers de la dalle, comme chez Sony. Il est intégré à son propre
meuble. Un "petit" frère de 191 cm l’accompagnera, en technologie LCD (Nano CELL) cette fois, et à un prix qui
devrait être bien plus doux. Particularité commune, ils intègrent au moins un
connecteur HDMI 2.1 de façon à
pouvoir afficher un jour des
sources 8K natives, s’il
y en a.
Après un premier projecteur 4K HDR prometteur
SL10YG
que nous n’avons jamais
réussi à obtenir en test
(et ce n’est pas faute
TENDANCES
d’avoir essayé), LG
remet le couvert pour
Sans rien présenter d'inédit, Dolby gagne surtout du
le printemps cette fois
terrain cette année sur le plan de l’acquisition de nouavec un modèle très
veaux partenaires pour ses deux technologies
courte focale “pied du
phares Dolby Atmos et Dolby Vision. La plus belle
mur” et, comme son
prise (car la plus symbolique) est celle de Panasonic,
prédécesseur, à lampe
dont le prochain flagship OLED TV embrassera ces
laser. Cet HU85L intègre
mêmes technologies. Car rappelons que Panasonic
système audio et Smart
est le cofondateur du HDR10+, le concurrent du
TV Web OS dans une jolie
Dolby Vision. TCL annonce également du Dolby
carrosserie sobre et
Vision à venir. Du moins aux USA. En Europe, c’est
blanche, très “salon
à confirmer, car les gammes TV sont très différentes.
friendly”. Enfin, la
Pour Hisense, la conversion au Dolby Vision est en
marque renouvelle ses barres de son, toujours avec l’aide
revanche entérinée. Ainsi, en 2019, le Dolby Vision
acoustique de Meridian. Dolby Atmos et DTS:X sont au
sera donc déployé sur les téléviseurs des marques
programme du modèle supérieur SL10YG en 5.1.4.
Dolby
Hisense, LG, Sony, Panasonic, Toshiba, mais aussi
Philips (TPVision). Quant au Dolby Atmos (sur sortie
HDMI eARC & simulation virtuelle), il est à retrouver
sur des téléviseurs Hisense, LG, Panasonic,
Phiilips, Sony et Samsung.
- N°260 FÉVRIER 19
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Optoma
Le Taïwanais a dévoilé un projecteur tendance
au CES : un ultra courte focale "pied du mur" tout de
noir vêtu façon luxe, le P1 (UHZ65UST chez nous).
Comme ses camarades du même genre, c’est un
modèle DLP à puce upscaling UHD, compatible
HDR10 et HLG, animé par une lampe laser pulsant
ici 3.000 lumens. Particularité propre, il intègre une
barre de son DD+/DTS en façade signée NuForce, qui
fait partie de la même maison. Et il peut se piloter à la
voix via Alexa et/ou Google. Sa commercialisation en
France est envisagée pour la fin d’année.
Apple
▼
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DOSSIER
TENDANCES
Absent historique en tant qu’exposant
du Salon, Apple n’est toutefois généralement jamais loin dans les esprits
et les conversations quand il s’agit
de parler d’électronique, l’Américain
étant leader sur à peu près tous les
secteurs où il est positionné (dont les casques). Là, non seulement Apple s’est invité sous la
forme d’une pique promotionnelle au Salon en affichant une pub géante sur un hôtel stratégiquement bien placé, vantant la sécurisation des données personnelles des utilisateurs de
son assistant connecté Siri. Mais surtout, en vidéo, il s’impose désormais directement dans
les téléviseurs. Non pas sous sa propre marque (la TV d’Apple reste un mirage toujours aussi
indéfini), mais sous la forme d’une appli Smart TV iTunes chez Samsung ou via l’intégration
de la fonction AirPlay 2 avec vidéo chez LG et Sony. Elle permet de visionner sur ces TV un
programme choisi sur iTunes via son ordi, iPhone ou iPad, sans passer par l’intermédiaire
d’un AppleTV. Ainsi, Apple vient donc désormais directement se positionner en concurrence
avec les opérateurs VOD traditionnels des Smart TV que sont les Rakuten.TV et CanalPlay,
avec la résonance (et l’ambition) qu’on connaît.
Samsung
Le leader du QLED, du 8K, du HDR10+ et des téléviseurs tableaux
(The Frame), et "accessoirement" numéro un mondial des TV, poursuit
naturellement sur ces quatre voies en 2019. En matière de 8K, tout
juste lancé depuis fin novembre, il est trop tôt, en janvier, pour évoquer
Panasonic
Pas aussi important aux USA qu’en Europe sur le grand public, Panasonic
a tout de même marqué les esprits (technophiles) sur le Salon en révélant
le premier téléviseur quadri-format HDR au monde, le GZ2000. C’est important, car jusque-là, les promoteurs du HDR10+ refusaient d’incorporer
le Dolby Vision. Et vice versa. Le GZ2000 avale lui, entre autres qualités,
HDR10, HDR10+, Dolby Vision et HLG. Outre des compétences très
poussées sur la fidélité colorimétrique, développée avec des étalonneurs
du cinéma, Panasonic lui octroie également un tout nouveau système
audio conçu avec Technics (c’est la même maison) doté, en plus de la
barre de son frontale, d’une cheminée audio à l’arrière pour propulser plus
efficacement les sons verticaux du Dolby Atmos vers le plafond.
Ce GZ2000, futur flagship de la nouvelle gamme TV (dont nous vous livrerons tous les détails en mars), sera décliné en 140 et 165 cm. La marque
complète également sa très belle gamme 2018 de platines Ultra HD Bluray avec deux nouvelles références : la DP-UB150, HDR10+, et surtout la
DP-UB450 compatible HDR10+ et Dolby Vision.
DP-UB450
23
un changement. Samsung a donc juste annoncé une nouvelle taille
jumbo, qui complète la collection aux côtés des 165, 191 et 216 cm
déjà en vente : 249 cm (98’’).
Samsung a également donné des nouvelles de son projet d’écrans
MicroLED, avec la démonstration d’un premier modèle de taille
“domestique”, 191 cm (75’’), ou du moins nettement plus raisonnable
que le sublime The Wall vu à l’IFA mais qui, avec ses 5,56 mètres,
même découpables en petits panneaux, ne rentrera pas partout.
Et notamment pas dans de nombreuses bourses. Toutefois,
la commercialisation n’est pas prévue pour cette année.
Les écrans TV et tableau The Frame montent en gamme en 2019 et
acquièrent le label (et la technologie) QLED, pour gagner en compétence
sur les couleurs avec des sources HDR. La ligne design Serif dessinée
en 2016 par le cabinet français Ronan & Erwan revient sur le devant de
la scène, avec la même promotion technologique QLED. Vendue
toutefois à l’époque uniquement dans des boutiques de meubles et de
décoration d’intérieur, elle sera cette fois bien plus largement distribuée.
Sinon, comme évoqué en encadré, la grosse annonce concrète de
Samsung à ce CES est l’intégration d’iTunes directement dans les téléviseurs SmartTV UHD 4K et 8K de 2019 mais aussi, par mise à jour,
sur les modèles de 2018.
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DOSSIER
Sennheiser
Sony
À l’occasion du CES, Sennheiser en a profité pour compléter les informations
de sortie concernant sa très prometteuse barre de son Dolby Atmos & DTS:X
5.1.4 Ambeo, dévoilée au Salon IFA (une des révélations d’alors, selon nous).
Elle sera commercialisée en mai, à 2.500 €.
TCL
Alors que les gammes américaines et européennes sont très différentes,
TCL a tout de même confirmé que le 191 cm QLED 8K montré sur le Salon
sortirait bien chez nous, avec d’autres camarades. Toutefois, au second
semestre, après l’IFA. AndroidTV, Google Assistant, Dolby Vision et Dolby
Atmos, ce modèle X10 inclut directement une barre de son dans son pied.
En audio, d’ailleurs, TCL a révélé son intention d’en proposer plus, avec à
venir des casques et surtout des barres de son taguées de la marque.
Jusque-là, TCL ne faisait que de l’OEM (vente à d’autres qui apposent leur
badge). Désormais, ce sera aussi en nom propre.
...
ussi
Et a
IBM a présenté le premier ordinateur
quantique “stable”, qui promet des puissances de calcul sans commune mesure
avec nos machines à transistors. L’objet
est par ailleurs magnifique, digne d’un
film de SF.
●
● DTS a dévoilé une nouvelle version
du DTS:X, le DTS:X Pro. Pour une raison
assez mystérieuse (de sécurité, paraît-il),
DTS avait choisi de limiter le décodage de
son DTS:X à un maximum de 11.1 (7.1.4)
enceintes. DTS:X Pro débride cette limitation jusqu’au maximum du procédé, soit
soixante-quatre enceintes, à destination
des gros systèmes. L’Altitude32 de Trinnov
sera le premier processeur à profiter de
l’aubaine, par mise à jour.
● Le Salon est très branché véhicules
électriques. Et à l’occasion de la conférence
Panasonic (qui fournit les batteries), Harley
Davidson a dévoilé le prix de sa première
- N°260 FÉVRIER 19
Comme ses
camarades, Sony se
lance à son tour dans
l’aventure 8K par le
biais de deux grandes
tailles dans la série
ZG9 : 216 et 249 cm
(85’’ et 98’’). Ce sont
des modèles LCD
éclairés au moyen du
rétroéclairage localisé
premium Backlight
Master Drive du fameux ZD9. Le processeur d’upscaling à la manœuvre
est le X1 Ultimate, dans une version optimisée pour gérer trente-trois millions
de pixels. Il intègre également une connectique HDMI 2.1 pour les futures
sources (Ultra HD Blu-ray 8K, quelqu’un ?). Et il sera compatible IMAX
Enhanced, avec service VOD dédié.
En OLED, Sony pousse vite fait vers la sortie sa série AF9 lancée à l’automne,
au profit d’une AG9 très proche techniquement, mais plus fine en accroche
murale et dotée d’un pied à double hauteur, de façon à pouvoir éventuellement
poser une barre de son sans cacher le bas de l’image. On conserve néanmoins l’excellente idée du prédécesseur, à savoir la possibilité d’utiliser le
système acoustique du TV (qui fait passer le son au travers de l’écran) comme
enceinte centrale d’un vrai Home Cinéma. AG9 sera lancé en 140 et 165 cm à
partir d’avril.
Sony rafraîchit également sa platine Ultra HD Blu-ray premium
UBP-X800 de 2017, qui avait le défaut majeur de ne pas
pouvoir évoluer vers le Dolby Vision,
contrairement aux
TV maison
de l’époque.
C’est désormais corrigé avec
l’UBP-X800M2, qui
gagne aussi, pour
l’anecdote, la compatibilité avec les
DVD-Audio en plus
des SACD, ce qui
lui permet d’acquérir notre intitulé maison de
“platine universelle”.
e-moto LiveWire (~30.000 $), et surtout
son bruit (bizarre), un élément signature
très attendu.
Comme chez le Suisse avec le café, il suffit
de mettre des dosettes et d’appuyer sur un
bouton pour obtenir sa mousse. Sauf qu’il
faut attendre quinze jours de fermentation
avant que ça ne se décide à couler…
Mieux vaut bien anticiper ses soirées !
● Dévoilé également, le sabre laser Waan,
conçu par des Français, évoqué en shopping
du LAL 259 et lancé sur Kickstarter à
229 €.
● “Teasée”
quelques semaines avant le
Salon, la tireuse
de bière à capsules de LG
HomeBrew a
bien produit
son petit effet.
24
● Amusant, le Français Studio-Duroy a mis
au point un subwoofer portatif sur
batterie, BassMe (129 €),
qui se porte en bandoulière
sur le thorax et transforme
les graves reçus par
Bluetooth en
vibrations.
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Matériel
Hit
TÉLÉPROJECTEUR UHD HDR
Technologie DLP 3.840 x 2.160
• Prix indicatif 3.990 € • Prix lampe N/A • Dispo
Spécificités : Projecteur ultra courte focale Lampe laser - Fourni avec écran 203 cm.
Hisense Laser TV H80LSA
TV LASER
Après un premier modèle 100" réussi, Hisense décline une version plus
petite et bien plus abordable de son fabuleux concept de Laser TV.
posé le projecteur), faute de quoi
l’image ne rentrera pas. Un patron
papier est fourni pour le perçage.
Étonnamment, l’écran est assez
épais, avec la même forme au dos
qu’un écran plat ; émincé sur les
bords, plus épais au centre. Le
calage de l’image dans l’écran
demande de la minutie. Le moindre
degré hors axe se traduit par des
effets de trapèze. La procédure
accapare à elle seule quatre pages
du manuel, pour ajuster pas à pas
assiette et inclinaison et obtenir
une belle image plein cadre, sans
débordement. C’est un écran à
gain. Son but est de concentrer le
renvoi d’image vers le spectateur,
tout en limitant le reflet des
sources lumineuses parasites
(fenêtre, éclairage) susceptibles
de réduire le contraste. Corollaire :
il ne faut pas trop s’éloigner du
centre. Si on se place au-delà d’un
des bords latéraux de l’écran, du
côté opposé, l’image est nettement
plus sombre. Second effet de cet
écran à gain, conjugué à la projection depuis un angle très incliné,
l’image rebondit en partie et se
reflète en inversé façon miroir
Un téléviseur en 2 parties :
écran rigide et projecteur dédié.
L
es projecteurs ultra courte
focale ne sont plus tout à fait
récents : notre test du premier Philips Screeneo commence
à dater (LAL 206). Ce qui est en revanche nouveau, c’est de proposer
en combo un projecteur de ce type
avec un écran technique haut
contraste dédié. Ce qu’on gagne
en simplicité (l’écran est spécialement adapté au projecteur et réciproquement, tout en limitant les
effets néfastes de l’éclairage de la
pièce), on le perd en liberté de
taille d’écran. Elle est ici fixe :
203 cm de diagonale. Ce qui est
déjà bien respectable. Le projecteur est un modèle en technologie DLP avec upscaling optique
UHD. La matrice est éclairée par
un système laser complexe, qui a
l’avantage d’avoir une très grande
durée de vie. Conçu pour remplir toutes les fonctions d’un téléviseur, le Laser TV intègre un
tuner TV, un système audio ainsi
qu’un portail connecté Smart TV
maison avec BeIn Sport, Netflix,
Rakuten.TV et YouTube en
Wi-Fi. Au niveau compatibilité,
le HDR10 est naturellement de la
partie ainsi que le HLG, notamment sur les 3 entrées HDMI.
MONTAGE DÉLICAT
Le montage s’effectue en deux
parties. D’abord l’écran rigide,
livré dans son immense carton,
et ensuite le projecteur. Comme la
focale du projecteur est fixe, le
placement du combo n’est pas
totalement libre. Le bas de l’écran
doit être positionné à 31,9 cm audessus du meuble (sur lequel est
- N°260 FÉVRIER 19
26
anamorphique au plafond et les
deux côtés. Fort heureusement, ce
qui se passe au centre de l’écran
est suffisamment captivant pour
ne pas se laisser distraire par ce
“spectacle” alentour.
CONFORTABLE
Ce qui ressort en premier, c’est la
belle vivacité de l’image, pas du
tout terne (y compris en HDR).
Hisense n’a pas poussé le projecteur dans ses retranchements pour
Hit
TECHNIQUEMENT PARLANT
● Taille de l’écran : 80"/203 cm (diagonale)
● Luminosité : 1.850 lumens ANSI
● Durée de vie de la lampe : 20.000 heures (Éco)
● Connectique
- 4 entrées HDMI, dont 2 HDMI 2.0
- 2 ports USB
- 1 entrée/1 sortie audio sur CINCH
- 1 sortie audio optique
- 1 entrée Sub-D15
- 1 prise casque
● Les chiffres
Dimensions projecteur (L x H x P) : 71,1 x 51 x 31,6 cm
Dimensions écran (L x H x P) : 179,4 x 102 x 4,4 cm
Poids projecteur : 22,7 kg
Consommation : NC
illuminer les 80’’ de l’écran, et la
réserve lumineuse est palpable. Y
compris avec un éclairage ambiant, voire un volet ouvert, grâce
aux propriétés anti-lumière parasite (sauf frontale) de l’écran dédié.
En revanche, et c’était un peu
prévisible vu la technologie (du
DLP), les noirs ne sont pas bien
sombres, mais au moins ils ne sont
pas tout bouchés ni désaturés. Et il
n’y a guère que sur les séquences
totalement nocturnes, sans lumière ambiante, qu’on se dit : là,
un bon TV pourrait faire mieux.
Les forts contrastes laissent sinon
s’échapper quelques effets d’arcen-ciel, que seules les personnes
sensibles remarqueront. Le piqué
est très convenable, mais pas aussi
tranché qu’avec un (bon) téléviseur UHD. D’une part, la matrice
DLP lisse un peu les pixels, et
d’autre part, le processeur de
netteté est assez basique. Mieux
vaut d’ailleurs éviter l’upscaling et
attaquer directement le système
avec une source de résolution
maximale, pour un bien meilleur
résultat. Au niveau des couleurs,
le Hisense délivre une palette
plaisante, légèrement vive et sans
dérive désagréable sur lespeaux, ce
Une
authentique
télécommande de
téléviseur.
Matériel
pales qualités sont toujours au
rendez-vous. On y gagne même en
champ de vision (plus de hot spot,
on peut donc s’éloigner du centre
de l’écran), et on réduit fortement l’effet de l’Ambilight. En
revanche, les bords de l’image ne
sont plus vraiment rectilignes si
le mur n’est pas impeccablement
plan, ce qu’il n’est jamais vraiment. Là-dessus (et sur la dynamique d’image), l’écran dédié
apporte vraiment un bonus. Enfin,
mention “correct” pour le son
intégré, puissant mais limité en
graves. Un tel écran appelle de
toute façon un système audio
multicanal.
qui est toujours appréciable. La
palette reste celle de la HD, sans
capacité d’explorer les nuances
extrêmes (notam ment dans les
rouges) possibles en HDR.
Comme sur les téléviseurs haut
de gamme, Hisense propose (et
active) un procédé anti-saccades,
que Tom Cruise ne va certainement pas apprécier (cf. notre
tribune du mois dernier) : il ne sait
que soit supprimer complètement
les cahots des films, soit en rajouter (3:2 pulldown), dans son
réglage à zéro. En tout cas, dans la
suppression, il est bon. Y compris
dans la réduction de bruit d’ailleurs, une qualité pas si courante.
Si le Laser TV est globalement
bien configuré pour les sources
HD, en UHD HDR, il pourra
falloir baisser le contraste pour
profiter des nuances lumineuses
et colorées en plus de ce type de
source, au risque d’assombrir un
peu l’image. Toutefois, le réglage
Le compor tement de
l'écran haut
contraste en
éclairage
ambiant est
impressionnant.
Contraste dynamique remplit bien
son rôle pour éviter cet écueil et au
final délivrer une image pimpante,
colorée et plutôt bien exposée. Ce
qui, si on se place dans le contexte
de la vidéoprojection, n’est pas si
courant.
SANS L’ÉCRAN
Pour l’anecdote, sachez que nous
avons aussi essayé le Laser TV
sans son écran dédié, juste sur un
mur blanc, “pour voir”. Les princi-
Un compromis très intéressant au
téléviseur taille XL même si, dans
ce secteur, les prix d’entrée ont
désormais bien baissé. Mais l’appel à la liberté avec un écran tiers
plus grand est possible…
■ Gilles Gerin
Testé en matériel Prestige dans
notre n° 254, le Laser TV 100”
d’Hisense était alors proposé
à 9.990 € l’été dernier.
NOTATIONS sur 10
Fonctions/Équipement : 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9 10
Comme un bon téléviseur UHD.
1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Ergonomie :
Comme un téléviseur Smart TV, une fois passée l’installation.
Performances :
1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Un bon compromis à la dureté (parfois) de l’image d’un téléviseur.
Rapport qualité/prix : 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Sans vraiment d’équivalent, hormis les écrans plats de même taille.
+
Concept abouti - Aussi facile à utiliser
qu’un TV - Réglages bien travaillés
-
Reflets au plafond - Contraignant à
installer - L’écran pourrait être encore
plus grand…
27
N°260 FÉVRIER 19 -
Matériel
TÉLÉVISEUR UHD HDR 2D
Sony KD-55XF9005
Déclinaison “light” du fameux ZF9, le KD-55XF9005
a de quoi séduire le Home Cinéphile avec son
rétroéclairage LED localisé.
Technologie LCD • Diagonale 140 cm (16/9)
• Luminosité max. mesurée 1.350 nits
• Prix indicatif 1.500 € • Dispo
Spécificités : Android TV - Processeur X1 Extreme
Dans la même famille :
KD-65XF9005, 165 cm (2.300 €) ;
KD-75XF9005, 191 cm (4.000 €)
EDGE. Même si ça épaissit la
ligne. L’installation nécessite de
monter 2 petits pieds, pour lesquels Sony a largement été plus
inspiré côté design par le passé.
Leur seul intérêt est leur écartement en canard qui permet d’intercaler entre eux une barre de son
Dolby Atmos de la maison. Le
téléviseur est d’ailleurs capable de
sortir le flux Atmos de Netflix via
son entrée/sortie HDMI ARC.
STANDARD AMÉLIORÉ
PREMIUM
ABORDABLE
O
n le sait, le LCD a 2 faiblesses principales face à
l’OLED : un angle de
vision plus réduit, qui voit les couleurs s’affadir et le contraste chuter dès qu’on s’éloigne de l’axe, et
des noirs jamais opaques du fait
de la luisance résiduelle visible
derrière le panneau LCD du rétroéclairage LED. Pour combattre
le premier point, les solutions sont
limitées. Pour le second, une seule
issue : le rétroéclairage localisé.
À condition de mettre en œuvre
suffisamment de zones, pour un
contour précis, ce qui est coûteux…
SUPÉRIEUR ÉCONOMIQUE
Le 55XF9005 est un LCD UHD de
140 cm, compatible HDR10,
HLG, mais aussi Dolby Vision. Il
convoque le processeur maison
X1 Extreme, qui n’est pas le tout
dernier mais reste un serviteur
doué et valeureux, au-dessus de la
mêlée. Sony a été le premier à
passer ses Smart TV sous Android 8
par mise à jour dans le courant de
l’année dernière. Et c’est une très
bonne chose tant cette dernière
version gagne en efficacité dans la
présentation des contenus en ligne
(Netflix, Amazon, YouTube…).
Au lieu de juste aligner les icônes
des applications (comme tous
les autres Smart TV), c’est leur
contenu qui est mis en avant, sur
une ligne, entre recommanda- N°260 FÉVRIER 19
TECHNIQUEMENT PARLANT
● La connectique
- 4 entrées HDMI, dont 22.0a (ARC, HDCP 2.2)
- 1 entrée YUV ou composite + audio stéréo
- 1 sortie audio optique + casque
- 1 port CI+
- 3 ports USB + réseau
● Les chiffres
Puissance audio RMS : 2 x 10 W
Dimensions avec socle (L x H x P) : 122,8 x 77,1 x 26,8 cm
Poids : 19,1 kg
Consommation max. : 246 W (classe B)
La télécommande inclut
le micro pour Google.
tions et programmes à poursuivre.
En revanche, les réglages restent
toujours éparpillés. Celui, important, pour débrider le HDR des
entrées HDMI est notamment
toujours aussi planqué. Il faut aller
sur Paramètres/Entrées externes/
Format signal, puis modifier le
réglage de Format standard à
Format amélioré. On apprend
en plus à cet endroit que l’entrée
HDMI 1 n’est pas débridable et,
du coup, ne doit pas être utilisée
avec un lecteur Ultra HD Blu-ray…
Comme point fort, le TV met en
œuvre un système de rétroéclairage LED localisé pour améliorer
le contraste. Il doit toutefois se
contenter de bien moins de zones
que celui des téléviseurs prestige
ZD9 et ZF9, mais c’est toujours
mieux que du rétroéclairage
Sony aime un peu plus que les
autres les préréglages images. Il y
en a donc beaucoup, avec des
dosages plus ou moins heureux.
Le mode Standard fait un bon
point de départ, car il n’est ni trop
terne ni délavé, contrairement à
d’autres aux noms plus tentants
(Cinéma). Attention comme d’habitude (chez Sony) au capteur
de luminosité, qui assombrit
beaucoup trop l’écran. Mieux
vaut le désactiver et se
choisir son propre réglage
de luminosité confortable
de l’écran.
Quelques retouches au
niveau de la lisibilité (à
diminuer) et des couleurs (plus de chaleur,
moins de Naturel), une
paire de clics en moins
sur le réglage de netteté, et le voilà prêt.
Avec à la clé de jolies
couleurs, vivantes mais
point trop, si on excepte une coquetterie
sur les verts pelouse
parfois un
peu fluo.
L’angle de
vision, hélas, n’est pas formidable,
et cette belle vivacité s’estompe
donc vite dès qu’on s’éloigne de
l’axe. Le piqué est assez réjouissant, avec de l’à-propos en uspcaling et UHD natif du processeur
X1 Extreme. Un beau procédé
anti-saccades peut être convoqué,
avec de vrais réglages intermédiaires. Comme sur tous les X1
depuis 2015, il est juste inactif
sur les sources TNT ; on a, comme
Sony France, renoncé à savoir
pourquoi. L’écran affiche une jolie
luminosité en réserve pour le HDR
(1.350 nits mesurés), mais attention : à trop pousser le rétroéclairage, le peu de zones se fait sentir
dans les noirs, particulièrement
autour des sous-titres dans les
barres noires.
Néanmoins, au quotidien, l’amélioration apportée par ce rétroéclairage supérieur est palpable,
même si elle ne rivalise en rien
avec la perfection de l’OLED en
la matière. Avec 88 % de l’espace
couleurs du DCI-P3, le Sony
comprime un peu le potentiel
couleurs du HDR (y compris
en Dolby Vision), mais le
bénéfice dy namique reste
largement palpable.
Prévu pour être remplacé d’ici
l’été, ce KD-55XF9005 premium s’affiche régulièrement
à des prix promo très sympathiques. À garder en ligne de
mire, si l’OLED reste inaccessible à votre budget.
■ Gilles Gerin
Il est possible de positionner une petite barre de
son entre ses pieds.
NOTATIONS sur 10
Fonctions/Équipement : 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Tout ce qu’il faut. Avec le bonus Dolby Vision.
1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Ergonomie :
Bien pour Android 8. Les réglages du TV restent épars.
1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Performances :
Du LCD amélioré soutenu par un bon processeur vidéo.
Rapport qualité/prix : 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
À surveiller en déstockage…
+
Contraste amélioré - Upscaling bien fouillé
-
Réglage des entrées HDMI Pas assez de zones de rétroéclairage
28
Matériel
Hit
AMPLI-TUNER 9.2 CANAUX
Denon AVR-X4500H
Principales configurations de décodage jusqu'à 7.1.2 ou 5.1.4
• Puissance 9 x 125 W (8 Ω) • Prix indicatif 1.599 € • Dispo
Spécificités : 9 amplis - IMAX Enhanced
EXPÉRIENCE SONORE
ÉTENDUE
L'AVR-X4500H est un modèle intéressant avec son prix raisonnable,
ses nombreux canaux et son IMAX Enhanced.
A
vec ses 9 amplis embarqués, l’AVR-X4500H
promet de belles immersions en Dolby Atmos, DTS:X
et même Auro-3D, ce format qui
ne semble pas vouloir percer,
guère commercialisé en dehors
du circuit Denon, Marantz et
Trinnov. Neuf canaux, ça permet
d’adresser 2 ou 4 enceintes en
hauteur, soit en radiation directe
pour des enceintes au plafond, soit
en réflexion indirecte depuis le
bas, dans le cas contraire, avec des
modèles d’élévation. Nous vous
conseillons de viser une configuration 7.1.2 pour profiter des
effets arrière 7.1, fréquents dans
les mixages multicanaux d’aujourd’hui, notamment en DTS
HD MA. Si 4 canaux aériens vous
tentent vraiment, vous avez la
possibilité d’ajouter un ampli stéréo et de faire travailler le Denon
en 11 canaux. C’est ce que nous
avons d’ailleurs fait pour tester
au mieux l’IMAX Enhanced.
TRÈS CONNECTÉ
La connectique est largement
suffisante pour couvrir toutes les
sources classiques d’une installation. De manière plus surprenante
à ce niveau de gamme intermédiaire, on observe la présence de
3 sorties HDMI, ce qui permet
d’alimenter simultanément un
téléviseur et un vidéoprojecteur,
- N°260 FÉVRIER 19
et en plus de transmettre en HDMI
de l’audio-vidéo multicanal dans
une autre pièce. Cette connectique
HDMI prend en charge les contenus 3D et Ultra HD 4K HDR10/
Dolby Vision. La sortie HDMI
principale est aussi eARC pour
récupérer l’audio Dolby Atmos
des applis d’un téléviseur. Denon
ajoute aussi, pour ses entrées
HDMI, le protocole Denon Link
qui réduit le jitter avec les lecteurs maison. Dommage que le
constructeur n’ait jamais produit
de platine Ultra HD Blu-ray.
pointilleux et moyennant 20 €,
vous pouvez utiliser l’application
iOS/Android Audyssey MultEQ
Editor pour un contrôle plus précis
et une personnalisation des corrections proposées par la mesure.
Sinon, l’ampli sait diffuser des
flux audio stéréo, sans fil, vers
des enceintes connectées répondant au protocole maison HEOS,
mais aussi recevoir en streaming
Bluetooth et Wi-Fi des listes de
lecture. Le contrôle vocal Amazon
Alexa est prévu, via une prochaine
mise à jour.
ENTRE ATTENTION
ET DISTRACTION
EXPÉRIENCE SPATIALE
D’humeur “symphonique cinéma”, nous avons débuté nos tests
HiFi avec la partition de John
Pour la musique, l’AVR-X4500H
met en œuvre des convertisseurs
32 bits AKM de qualité, et propose
son algorithme de sur-échantillonnage AL32 applicable aux
sources CD ou dématérialisées
pour apporter un meilleur filé lors
d’une écoute attentive. Pour
une écoute plus distraite, par
exemple en streaming (Apple
Music, Spotify, Tidal, Deezer,
SoundCloud) ou de radios
Internet, il ne faut pas hésiter à
activer par ailleurs la technologie
Restorer pour plus d’ampleur.
Fidèle à la maison Audyssey, ce
Denon intègre la technologie de
calibration acoustique par micro
MultEQ XT32, capable de s’adapter à la plupart des cas. Si vous êtes
30
Williams pour Star Wars - Le
Réveil de la Force dans sa version
Studio Master 24 bits/96 kHz. Il en
est ressorti une belle capacité de
retranscription de la stéréo, haute
et ample horizontalement. Le
mode Direct révèle également
des amplis répondant avec une
vigueur pondérée par une très
agréable douceur, un caractère
habituel chez la marque.
Nous avons ensuite goûté aux
joies de l’excellent mixage DTS:X
de Harry Potter et les Reliques de
la Mort 1è partie pour apprécier la
fermeté des amplis de puissance
et la belle vigueur dans la zone
arrière, notamment quand les
effets virevoltent au gré des sorts
lancés. L’AVR-X4500H est indiscutablement digne d’accompagner de belles enceintes et de créer
des séances cinéma percutantes
mais dénuées de toute agressivité ;
nous avons retrouvé l’un des
marqueurs forts du constructeur, à
savoir produire une enveloppe
sonore immersive.
Le mode IMAX DTS:X ne s’active
bien sûr qu’en présence d’un
signal spécifique et ne paraît pas
disposer de fonction “Upmix” qui
pourrait permettre d’en appliquer
les recettes à tout autre source.
Nous avons utilisé les deux premiers titres disponibles au monde,
Journey to the South Pacific et A
Beautiful Planet, des documentaires IMAX en Import Ultra HD
Blu-ray disposant de 3 pistes audio
IMAX DTS:X, dont une en français. Pour apprécier l’intérêt de ce
mode, nous avons activé/désactivé
sa mise en action automatique au
gré de nos tests. Et sur ces 2 programmes, les différences ne sont
vraiment pas flagrantes. Il faut dire
que, spontanément, tous 2 proposent un mixage d’une grande
richesse. Les sens sonores sont
constamment sollicités au service
des superbes images qui défilent
devant les yeux. Les effets sont
Hit
TECHNIQUEMENT PARLANT
● Calibration/égalisation par micro : Audyssey MultEQ
XT32
● Décodeurs
Dolby : Digital/EX/TrueHD/Plus/Surround/Atmos
DTS : ES/24-96/HD HRA &
MA/:X/Neural:X/Virtual:X/IMAX Enhanced
Audio HD: WAV, FLAC, AIFF, ALAC, DSD
Audio SD : MP3, WMA, AAC
● Autres fonctions
Conversion vidéo : Jusqu’à UHD
4K Ultra HD : HDCP 2.2, HDR10, DV, HLG
Certifications : IMAX Enhanced, Hi-Res Audio, DLNA,
ChromeCast, Amazon Alexa (mise à jour), AirPlay 2
(mise à jour)
Wi-Fi/Bluetooth : Oui/Oui
Applis : Denon AVR Remote, TuneIn, Spotify, Tidal,
Deezer
● Connectique
- 8 entrées/3 sorties HDMI 2.0b (HDCP 2.2)*
- 2 entrées/1 sortie YUV*
- 4 entrées/1 sortie A/V sur CINCH
- 2 entrées audio stéréo sur CINCH (Phono)
- 2 entrées numériques coaxiales*
- 2 entrées numériques optiques*
- 1 sortie pre-out 11.2 canaux
- 1 port Ethernet
- 1 port RS232 (domotique)
- 1 port USB frontal
* : assignable
● Les chiffres
Rapport signal/bruit (ligne) : 100 dB
Distorsion : 0,07 %
Dimensions (L x H x P) : 43,4 x 16,7 x 38,9 cm
Consommation max. : 710 W
Poids : 13,5 kg
souvent propulsés dans tous
les canaux simultanément. Par
exemple, sur A Beautiful Planet,
on ressent avec une excellente présence, presque oppressante dans
son enveloppe, la soufflerie d’une
station spatiale. On repère très
Matériel
bien les respirations lorsque les
hommes sortent dans l’espace, ici
localisées sur la droite arrière. La
voix off se place sur le canal central, tandis que celle des protagonistes s’entend alternativement
sur les canaux arrière et verticaux.
Il y a aussi la puissance des graves
qui peuvent se propager en pleine
bande passante sur toutes les enceintes. Attention à bien caler la
coupure de fréquence et les paramètres dédiés IMAX DTS:X.
Des graves, venant de toutes parts
donc, accompagnent par exemple
les éruptions solaires qui se
Denon est le premier avec Marantz à ajouter le label IMAX
Enhanced, qui n’est pas sans rappeler la certification THX
des beaux jours du Home Cinéma à la fin du XXè siècle. Pour
autant, ce n’est pas tout à fait pareil. Ici, ce sont le Canadien
IMAX et l’Américain DTS qui se sont associés (dans un
accord partageant licence et technique) pour offrir aux
consommateurs un spectacle visuel et sonore premium,
avec du vrai matériel multicanal (pas de barre de son, a
priori) et des sources adéquates. Sur les amplis Home
Cinéma certifiés, la lecture d’une piste DTS:X avec IMAX
Enhanced met notamment en œuvre un bass-management
spécifique, inspiré des salles IMAX, où toutes les enceintes
sont pleine bande. Pour les contenus, disques ou VOD,
IMAX et DTS encodent en DTS:X le mixage repris de
l’exploitation cinéma en IMAX, sans y appliquer de
compression de dynamique, contrairement à ce qui est
fait lors d’un transfert vidéo typique. Pour l’image, au
niveau des matériels (à venir chez Sony, cf. reportage CES),
IMAX Enhanced devient juste un label et un mode image de
type “cinéma” où la plupart des fonctions avancées du
téléviseur ou du vidéoprojecteur sont désactivées. Pour les
programmes, là aussi, c’est la copie salle IMAX qui sert de
base au télécinéma (ou, aujourd’hui, au transfert numérique), avec une attention
particulière sur la réduction de bruit. IMAX est en effet très fier de son procédé
maison, qui permet au réalisateur de doser finement zone par zone le grain final qu’il
veut voir à l’écran, entre pas du tout et tel qu’en sortie de caméra.
Du coup, y compris sans matériel dédié, un programme IMAX Enhanced délivre tout
de même un son plus dynamique, avec une image plus propre et, dans la mesure du
possible, au ratio 1.78.
■ GG
31
perdent ensuite dans un bain musical sur tous les canaux. Mais
quand même, tout est globalement
calme et relaxant dans ces
premiers mixages, avec une bien
belle immersion sonore mais pas
d’effets “sensations” ou d’écarts
dynamiques soudains comme
dans un film d’aventures.
L’AVR-X4500H se situe dans un
segment budgétaire raisonnable
pour des fonctions bien avancées,
voire exclusives à ce stade. Il est
l’un des premiers à offrir la fonction IMAX Enhanced avec derrière la promesse d’apporter des
impressions visuelles et audio
plus grandes. Ne changez pas pour
autant votre équipement uniquement pour ça. Il faudra attendre
des titres plus éloquents dans le
bénéfice.
■ Bruno Orrù
NOTE HIFI : 8,5/10
NOTE HOME CINÉMA : 9/10
Équilibre : Pur
Polyvalence : S’adapte à tous
systèmes
Traitement de la musique
compressée : Nuancé
+
Précision du décodage Tempérament reposant Enveloppant
-
Des mémoires pour stocker
différents profils d’écoute
seraient bienvenues
N°260 FÉVRIER 19 -
Matériel Prestige
AMPLI ET PROCESSEUR 11.2 CANAUX
Yamaha MX-A5200
+ CX-A5200
Principale configuration 7.1.4
• Puissance de l’ampli 11 x 150 W (8 Ω) • Prix indicatif 2.999 €
(ampli) + 2.699 € (processeur) • Dispo
Spécificités : Haut de gamme en éléments séparés - DSP Surround AI
MONUMENTAL
Vous visez la salle dédiée ? Pourquoi ne pas opter pour des éléments
séparés avec ce combo haut de gamme de Yamaha ?
thermique. Quant à l’usage de ces
11 amplis, il est tout à fait possible
d’opter pour une bi-amplification
de 5 canaux ou de bridger les 2 canaux principaux pour monter en
puissance à 200 watts. À vous de
voir : le logiciel du préampli est
assez souple pour offrir de nombreuses variantes d’installation.
Mais la configuration idéale et recommandée est bien sûr le mode
7.1.4 pour profiter pleinement du
Dolby Atmos et du DTS:X.
PROFONDEUR LOGICIELLE
En parlant de logiciel, avec
Yamaha vous avez par tradition les
meilleures possibilités de personnalisation des conditions d’écoute
du marché. Vous pouvez simplement profiter du mode Straight
qui, avec l’aide des nouveaux
convertisseurs N/A 192 kHz/
24 bits ES9016S Sabre32 sur tous
les canaux, véhicule les signaux
sans retraitement additionnel. Ou
alors vous pouvez convoquer les
Cinema DSP HD3 pour vous embarquer dans un tout autre voyage
audio 3D. Outre le choix manuel
de l’un de ces modes maison (il
y en a 17…), vous avez surtout
à présent la possibilité d’opter
pour le mode automatique DSP
Surround AI (nourri d’intelligence
artificielle, comme son nom
l’évoque). On ne peut le louper ;
il dispose de son propre bouton d’activation en plein milieu
de la télécommande ! Innovante,
cette technologie analyse les flux
audio (stéréo et multicanaux)
5 fois par seconde, et applique en
C’
est à une expérience
hors normes sous bannière Aventage (le haut
de gamme de la marque) qu’invite
ce couple. Il est composé du
MX-A5200, un bloc d’amplis de
puissance de 11 canaux, et du
CX-A5200, un processeur préampli Home Cinéma apte à gérer
toutes les situations.
SÉPARATION
Le premier réflexe quand on
découvre une offre en éléments
séparés, c’est de se questionner
sur l’intérêt de devoir ajouter autant de câbles (non fournis) pour
relier le processeur aux amplis ; de
dépenser plus et d’avoir finalement 2 gros blocs là où un intégré
peut proposer le même nombre de
canaux et les mêmes fonctions
dans un volume bien plus raisonnable… La réponse tient d’abord
- N°260 FÉVRIER 19
sur le fait que l’attention apportée
à la construction est tout autre : le
châssis du MX-A5200 est très
rigide, à double fond en acier, et
dispose d’un isolant spécifique
qui doit bloquer les vibrations
externes. Les amplis à l’intérieur
sont disposés symétriquement,
avec les côtés gauche et droit
isolés physiquement et électriquement. Avoir plus de place permet
de mieux séparer les circuits et
d’améliorer le rapport signal/
bruit. Les câbles électriques sont
plus gros, pour passer plus de
courant. Au niveau du CX-A5200,
l’attention supérieure sur la séparation des zones électriques est
palpable. Il dispose aussi du coup
de son transfo électrique dédié
et indépendant. Enfin, il est
capable de délivrer le fruit de son
travail sur des connectiques symétriques XLR, mieux résistantes
Imposant mais
majestueux.
aux parasites. Même si sur d’aussi
courtes distances (avec l’ampli),
le gain est discutable.
Alors c’est vrai, c’est du lourd et
du costaud, mais en salle dédiée,
l’électronique audio est souvent
cachée. Et on a tout de même
affaire à 11 canaux amplifiés en
classe A/B, ce qui nécessite place
et volume pour la dissipation
L'ampli à nu.
32
Un couple impressionnant !
Le processeur se dévoile…
Prestige Matériel
TECHNIQUEMENT PARLANT
● Calibration/égalisation par micro : YPAO R.S.C.
● Décodeurs
Dolby : Digital/EX/TrueHD/Plus/Surround/Atmos
DTS : ES/24-96/HD HRA & MA/:X/Neural:X
Audio HD : WAV, FLAC, AIFF, ALAC, DSD
Audio SD : MP3, WMA, AAC
● Autres fonctions
Conversion vidéo : Vers Ultra HD (toutes sources)
4K Ultra HD : HDCP 2.2, HDR10, DV, HLG
Certifications : Hi-Res Audio, DLNA, AirPlay, Amazon
Alexa ready
Réseau audio sans fil : MusicCast
Applis : Yamaha AV Controller, MusicCast Controller
Streaming : Qobuz, Spotify, TIDAL, Deezer, Napster
Wi-Fi/Bluetooth : Oui/Oui
Tuner FM/DAP+ : Oui / Oui
● Connectique
- 7 entrées/3 sorties HDMI 2.0b (HDCP 2.2, CEC)*
- 2 entrées composantes sur CINCH
- 4 entrées audio-vidéo sur CINCH
- 4 entrées audio stéréo sur CINCH (+ 2 XLR)
- 3 entrées numériques optiques*
- 3 entrées numériques coaxiales*
- 1 sortie pre-out 11.2 RCA + XLR
- 1 entrée analogique 5.1
- 1 sortie casque en façade
- 1 port USB frontal (iPod/iPhone/iPad,
USB FAT 16/32)
- 1 port Ethernet
* : assignable
● Les chiffres
CX-A5200
Rapport signal/bruit (ligne) : 112 dB
Distorsion : 0,06%
Dimensions (L x H x P) : 43,5 x 19,2 x 47,4 cm
Consommation max. : 65 W
Poids : 15,2 kg
MX-A5200
Dimensions (L x H x P) : 43,5 x 21,1 x 46,4 cm
Consommation max. : 650 W
Poids : 26,4 kg
Connectique de l’ampli.
Connectique du processeur.
conséquence le DSP approprié.
L’analyse est effectuée au niveau
des dialogues, de la musique principale ou en arrière-plan, des
sons d’ambiance, des effets sonores, de la balance droite/gauche
et avant/arrière, des effets verticaux… Tout ça dans le but de faire
profiter l’auditeur de la meilleure
expérience XL possible, naturelle,
et sans avoir à se poser de question.
YPAO MAXIMAL
La calibration met en œuvre le
procédé de mesure par micro
maison YPAO (Parametric Room
Acoustic Optimizer) pour assurer
un rendu optimal dans votre pièce.
Il est ici déployé dans sa version
64 bits la plus puissante avec son
module R.S.C. (Reflected Sound
Control) qui, pour chaque enceinte, détecte et corrige les fréquences en fonction de la réflexion
du son dans la pièce et de leur
position angulaire et en hauteur, au
moyen d’une mesure “3D” du lieu
(en fait par triangulation avec
4 mesures séparées). Carrément
utile pour optimiser la restitution
du Dolby Atmos ou du DTS:X.
Le système peut également gérer
2 caissons, en positionnement
droite/gauche ou avant/arrière. Le
tout peut être sauvegardé sur 2 mémoires pour alterner rapidement
selon le scénario (avec ou sans
écran de projection microperforé,
par exemple), sans toucher profondément aux réglages. Un plus appréciable. Et rare (chez les autres).
En bonus, le CX-A5200 sup porte naturellement le protocole
de son multipièce sans fil maison
MusicCast pour pousser des flux
audio stéréo qu’il gère vers des enceintes connectées dans d’autres
pièces. Vous pouvez aussi lui
envoyer vos musiques préférées en
Bluetooth, Wi-Fi ou Ethernet
depuis un serveur NAS. Pour les entrées/sorties HDMI, tous les HDR
de la norme 2.1b sont supportés.
ensemble japonais apporte une
présence inédite à la voix de Roger
Waters sur une production qui
manque, d’origine, d’un peu
d’énergie. La dynamique est ici
étonnante, portée par une amplification qui pousse les orchestrations avec une tranquillité inébranlable. La stéréo est large,
et si le piano est bien centré, les
guitares s’épanouissent dans toute
la pièce. En restant avec Roger
Waters et la version Blu-ray Audio
5.1 24 bits/96 kHz de son album
Amused to Death, le binôme MXA5200/CX-A5200 nous transporte avec sa belle élévation des
nappes synthétiques, une douceur
des guitares électriques et un socle
de graves d’une propreté inouïe.
Ensuite, que ce soit sur une source
CD ou du Blu-ray multicanal, le
DSP Surround AI propulse dans
une autre dimension avec plus
d’espace, en convoquant tous les
canaux disponibles. Alors, en
musique, tantôt c’est mieux, tantôt
inutile, et parfois un peu loin de la
production originelle.
Pour le cinéma c’est différent, le
DSP Surround AI développe une
expérience sonore plus ample et,
selon la qualité du mixage, plus
percutante. Prenons l’exemple de
la fameuse séquence de la poursuite en hélicoptères de Mission :
Impossible - Fallout. Les amplis du
MX-A5200 sont forts et réactifs,
mais ne semblent jamais
approcher une once de distorsion
en montant le volume. Ils font corps
sur des appels d’énergie importants et, du coup, c’est plus une
remarque qu’un reproche, ils pourraient être un peu plus détaillés.
Pour ce mixage VO Dolby Atmos
d’une grande densité et formidablement spatialisé, le Surround AI
permet de mieux ressentir les
écarts dynamiques, les différentes
strates d’effets sonores, et de
profiter d’une partition musicale
de Lorne Balfe qui se détache
mieux et dont les percussions ne
traînent jamais. Bien entendu,
la section décodage et traitement
du CX-A5200 y est aussi pour
quelque chose, et le savoir-faire
Yamaha permet de profiter à la
base d’une excellente précision et
de conserver toute l’intégrité du
signal source. Si c’est relativement
simple en mode Direct, c’est plus
sportif en cumulant avec des traitements numériques. Or, avec les
DSP manuels Action/Aventure en
action, si on perçoit un soupçon de
réverbération (corrigeable dans les
paramètres), la précision du décodage n’est absolument pas dégradée ; les effets gauche/droite et les
panoramiques sonores circulent
avec fluidité, les explosions sont
sèches, et le thème de Mission :
Impossible résonne parfaitement
dans les 11 canaux.
L’association MX-A5200/CXA5200 nous fait vivre un sacré
spectacle sonore, puissant et
qualitatif. Les larges possibilités
de personnaliser cette expérience
sont un plus très appréciable, et on
ressent bien dans cette offre que
nous sommes au-dessus des standards habituels du Home Cinéma.
Excellent.
■ Bruno Orrù
NOTE HIFI : 9,5/10
NOTE HOME CINÉMA : 10/10
Équilibre : Renversant
Polyvalence : Sait tout faire,
tout jouer
Traitement de la musique
compressée : Enjoué
MISSION AI
Nous vous l’avouons régulièrement mais, c’est vrai, avec des
appareils hors normes, nous savourons de redécouvrir nos enregistrements préférés. Prenons l’album de
Pink Floyd, The Final Cut. Ce bel
+
Haut degré de personnalisation - Choix automatique
du DSP - Grande sérénité musicale
-
Prévoir beaucoup de câbles Décodage natif “limité” à 11 canaux
33
N°260 FÉVRIER 19 -
Matériel
PLATINE UHD BD, BLU-RAY 2D/3D & DVD
Zone 2 (DVD)/Région B (Blu-ray) • Prix indicatif 249 € • Dispo
Spécificités : Wi-Fi - Dolby Vision
LG UBK90
DOLBY VISION, ÉPISODE II
En 2017, LG a lancé la première platine UHD BD annoncée comme compatible Dolby Vision, l'UP970.
Sa remplaçante pour la saison 2018/19 se nomme UBK90. Pour quelle(s) nouvelle(s) promesse(s) ?
I
l est indéniable que, sans LG,
le HDR premium Dolby
Vision n’en serait pas là où il
en est aujourd’hui. Le constructeur a en effet été le premier à le
déployer massivement sur ses
téléviseurs, d’abord OLED, puis
LCD. Et quand il s’est lancé dans
l’Ultra HD Blu-ray, c’est naturellement qu’il a développé une platine elle aussi capable de délivrer
du Dolby Vision. Néanmoins,
quand elle est sortie début 2017,
cette UP970 n’était pas nativement Dolby Vision. Un firmware
devait l’activer ultérieurement.
Initialement prévu pour l’été
2017, il a finalement été délivré
beaucoup plus tard.
VRAIMENT DV
La UBK90 ne vend pas, elle, la
promesse d’un Dolby Vision futur.
La platine est nativement compatible avec ce HDR, tant pour les
disques Ultra HD Blu-ray que
pour les contenus Netflix. C’est
l’aînée d’une gamme de 2 références, sa cadette faisant l’impasse sur ce HDR premium à
licence, comme sur la seconde
sortie HDMI. Elle reste cependant
accessible, loin des tarifs d’une
Oppo ou d’une Pioneer. Le matériel s’en ressent d’ailleurs, avec
cette connectique dépourvue de
sortie audio analogique et cette
absence d’afficheur en façade.
Plus étonnant (car c’est du logiciel), l’UBK90 est avare en fonctions multimédia. D’abord, le
portail SmartTV se limite à Netflix
et à YouTube. Ensuite, la fonction
lecture dématérialisée se borne
aux clés USB (certes avec une
- N°260 FÉVRIER 19
TECHNIQUEMENT PARLANT
● Décodeurs audio HD 2D : Tous
● Codages vidéo lus : MKV, H.264, H.265, VC1, AVCHD,
MPEG-2
● Codages son lus : AAC, MP3, WMA, PCM, FLAC
● Wi-Fi/Bluetooth : Oui/Non
● La connectique
- 2 sorties HDMI, dont 2.0b
- 1 port réseau
- 1 sortie audio numérique optique
- 1 port USB
● Les chiffres
Dimensions (L x H x P) : 43 x 4,6 x 20,7 cm
Poids : 1,65 kg
Consommation : 17 W
Oui, il est bien écrit “Blu-ray
Disc Player”. Mais elle pilote
aussi les UHD…
large compatibilité), donc sans
lecture réseau, alors même que LG
a placé un modem WiFi. Mais
bon, c’était déjà comme ça sur
l’UP970. Et pour cause…
nir) pour du HDR10 une palette de
couleurs SDR, donc limitée (c’està-dire sans le Rec2020). Quant au
Dolby Vision, si nous avons pu
apprécier la pertinence de la
gestion des expositions de ce HDR
sur un téléviseur LG, avec l’écran
Dolby Vision Sony testé dans ce
numéro, nous n’avons obtenu de la
platine que du HDR10… Pas très
rassurant pour l’ouverture avec un
matériel autre que LG.
L’UBK90 est donc un clone technique de l’UP970 sorti un an plus
tôt. Dommage que le temps gagné à
ne pas développer de nouveau matériel n’ait pas été dévolu à mieux
optimiser les performances et à
assurer une meilleure compatibilité
■ Gilles Gerin
multimarque.
Merci à Planète Technologie (75) pour le prêt.
NOTATIONS sur 10
DERRIÈRE
LES APPARENCES
Visuellement, les 2 platines paraissent assez différentes : carrosserie plastique mate striée pour la
nouvelle vs. lisse brillante pour la
précédente ; cabochon pour le port
USB sur l’UP970 ; noms de références très divers. De quoi imaginer un gros changement… Eh bien
pas du tout. Ouvrez le capot et vous
verrez, comme nous, que la carte
mère de l’UBK90 se nomme…
UP970 ! Ce que confirme par
ailleurs la comparaison des composants. Après tout, pourquoi pas ?
Siles ingénieurs n’ont pas passé de
temps à refaire de l’électronique
(contrairement à leurs camarades
du design), ils l’auront sans doute
consacré à optimiser le logiciel,
ô combien important dans le fonctionnement d’un appareil. Or ça
reste limité. D’après nos tests,
c’est assez similaire à ce que nous
avions repéré alors, avec certes un
peu de mieux sur les DVD, aux
contours plus propres, mais toujours avec ce rouge un peu baveux
sur le 1080i, cette absence d’ambition sur la réduction de bruit ou
le modulé du piqué, notamment
en upscaling UHD, et ce déficit
d’à-propos sur la conversion du
HDR en SDR (surexposition). Ce
qui n’empêche nullement l’UBK90
de bien faire son travail en dehors
de ces cas précis. Toutefois, nous
avons aussi observé avec nos
essais croisés des problèmes de
délivrance du HDR. À plusieurs
reprises, nous avons constaté que la
platine pouvait livrer (sans préve-
Fonctions/Équipement : 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Le minimum, quoi. Dommage notamment pour l’absence de DLNA.
1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Ergonomie :
Un menu pop-up permet de modifier quelques réglages en cours de
lecture.
1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Performances :
Inconstantes.
Rapport qualité/prix : 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10
Ce n’est plus la seule platine Dolby Vision à ce prix.
Pas de sortie
audio analogique stéréo.
Classique.
34
+
Dolby Vision Double HDMI & Wi-Fi
-
Souci de transfert du
HDR & Dolby Vision Clone du modèle de 2017 !
Matériel
Hit
PACK D'ENCEINTES 5.1
Prix indicatif du pack testé 4.587 €
• Dispo
Spécificité : Deux finitions,
ébène ou noyer
Klipsch All-New Reference Premiere
GERONIMO !
Geronimo,
c’est aussi le cri
Le mur du son
dans tous les sens
de guerre des
du terme.
parachutistes
américains.
Autant dire qu’on
ne va pas faire
dans l’atelier
tricot…
C
e ne sera pas une découverte pour les inconditionnels de Home Cinéma :
la maison Klipsch fait partie, ô
combien, des quelques incontournables qu’il faut avoir entendus
pour se faire une opinion sur le type
de salle dédiée (ou pas) qu’on peut
désirer. Avec une production toujours renouvelée, cet acteur majeur
de notre passion nous présente
l’une de ses dernières évolutions.
TRACTIONS
AU DÉBALLAGE
L’avantage, quand on reçoit du
Klipsch à la rédaction, c’est qu’on
couple souvent fitness et Home
Cinéma. Ce fut encore une fois le
cas avec la dernière livraison,
plus proche du format Sauron
que du format Bilbon. La nouvelle
version Reference Premiere,
dénommée “All-New Reference
Premiere” dans la catégorie des
“Floorstanding Speakers” sur le
site du constructeur, propose rien
moins que 4 enceintes colonne,
de la RP-4000F à l’intimidante
RP-8000F, qui est le modèle que
nous avons reçu et qui explique
en grande partie la tirade
ci-dessus sur l’association “Sport et
Anatomie
du pavillon
Tractrix®.
- N°260 FÉVRIER 19
Divertissement”. Outre cette riche
dotation, on note aussi la présence
de 3 enceintes bibliothèque. Du
choix, on n’a que l’embarras. En ce
qui concerne les enceintes centrales, on nous annonce la bagatelle
de 5 références… de Reference.
Nous nous sommes tournés là aussi
vers le modèle phare, la RP-504C
qui, posée à 90°sur la tranche, ferait
une honnête colonne sans frémir.
Côté enceintes surround, nous
avons sélectionné, parmi les 3 propositions, la seule qui ne soit pas
bipolaire, la RP-500SA qui, selon
le réglage de filtrage choisi (au
dos), peut être soit utilisée comme
enceinte d’effets Dolby Atmos,
soit comme surround murale.
Parmi l’offre pléthorique de
Klipsch - entre les Reference
Premiere, les Reference Premiere
Dolby Atmos et les All-New
Reference Premiere -, il y a de quoi
perdre son latin et une poule pourrait n’y pas retrouver ses petits.
Moyen mnémotechnique simple :
les All-New Reference Premiere
qui nous occupent ici ont un filet
couleur cuivre qui entoure et souligne les haut-parleurs, y compris
la compression au fond de son pavillon ; ainsi vous les identifierez à
coup sûr dans un showroom. Le
modèle colonne RP-8000F ne fait
pas dans le timide et l’ouvrage au
crochet ; il est équipé, outre
du classique pavillon dénommé
Hybrid Tractix® et de sa compression de 2,5 cm ventilée en titane,
d’une solide paire de médium/
grave de 20 cm de diamètre,
toujours fidèles à la membrane
“cerametallic” maison. C’est bien
entendu du bass reflex, avec un
considérable évent rectangulaire
débouchant sur l’arrière du boîtier.
On notera que les pieds inclinent
très légèrement les RP-8000F vers
l’arrière. La centrale RP-504C est
un monstre au format, avec sa
compression centrale entourée
36
de 4 (!) haut-parleurs de 13 cm.
Elle est aussi du genre bass-reflex,
avec le même type d’évent que
la RP-8000F. La Klipsch RP500SA, utilisée ici en surround, est
équipée de la même compression
que ses partenaires et d’un hautparleur de 13 cm. Pour le subwoofer, voir son encadré. On ne saurait
trop conseiller d’être 2 pour une
éventuelle installation…
de l’air… La centrale format king
size RP-504C participe d’ailleurs
grandement au rendu des basses
fréquences en l’absence de subwoofer. Mis à part cette capacité,
elle se montre tout à fait compétente dans les dialogues et la restitution des timbres. Comme pour
les RP-8000F, elle est à quelques
années-lumière de son point de
rupture dans notre pièce d’écoute.
DE LA JOIE DU
NITROMÉTHANE
Les surround RP-500SA suffisent
à l’ouvrage dans le volume imparti ; en revanche, il faudra sûrement envisager de s’orienter vers
les grandes sœurs RP-502S - les
plus volumineuses - pour avoir un
ensemble homogène capable des
mêmes performances en termes de
niveau et d’aptitude au remplissage d’un espace conséquent.
La signature Klipsch qui fait le
bonheur de ses inconditionnels est
bien là, mais de façon presque plus
“raisonnable”, toutes proportions
gardées, que sur des modèles
moins massifs. Le volume de
charge, la taille des haut-parleurs,
la capacité d’encaissement du
pack All-New Reference dans sa
version la plus grand format font
que le point de crispation éventuel
Ant-Man et la Guêpe dans le lecteur : autant utiliser un film dont la
bande-son n’est pas une plaisanterie. Dans notre auditorium, qui
n’est pas immense, les massives
RP-8000F sont loin de pouvoir
donner leur maximum. Comme
toujours quand l’idée semble intéressante, nous avons testé les frontales en mode sans caisson en
pleine bande. Dès lors que l’amplification en montre les possibilités, les Klipsch RP-8000F sont capables d’envoyer un grave tout ce
qu’il y a de plus respectable et
parfois même impressionnant de
présence. Quatre haut-parleurs de
20 cm correctement alimentés,
ça commence à pouvoir brasser
Hit
Matériel
TECHNIQUEMENT PARLANT
Réponse
en fréquence
Rendement
Amplification
recommandée
Dimensions (cm)
Poids (kg)
Prix indicatif
RP-8000F
32 Hz - 25 kHz
98 dB
150 W
109,5 x 27,7 x 44,6
27,2
1.599 € la paire
RP-504C
58 Hz - 25 kHz
97 dB
150 W
17,3 x 79,1 x 36,7
15,4
699 € pièce
RP-500SA
NC
NC
75 W
16 x 39,5 x 19,8
5,5
699 € la paire
d’émission sonore “toutes voiles
dehors” que procurent plus que
d’autres certaines enceintes de la
marque, en particulier les plus modestes en format et en prix, n’ont
pas ici lieu d’être. On profite à
plein et sans vergogne de la signature, de l’énergie sans faille, de la
géniale capacité des Klipsch à
nous embarquer dans la navette
spatiale, dans la Ford Mustang
Shelby GT500 de 1967 hurlant de
est repoussé bien plus loin qu’avec
des modèles moins impressionnants ; du coup, la brillance, le côté
brut de décoffrage et le sentiment
Subwoofer Klipsch C-310ASWi
Il y a plusieurs séries dans la gamme Reference, et le C-310ASWi est issu de la
crème du genre en mode petit format, la série C. C’est le plus conséquent des 2 modèles proposés. Il est doté d’un haut-parleur actif de 25 cm et de 2 radiateurs passifs
de format similaire. La platine de l’amplification propose 3 potentiomètres de volume
séparés, chacun correspondant à un type de branchement : filaire via le LFE, sans fil
au moyen d’un module spécifique en option (le WA-3 wireless transmitter vendu
~200 $), ou en utilisant les borniers d’enceintes, une configuration généralement
employée en usage stéréophonique.
Nous sommes donc au croisement des 2 mondes : le bass-reflex et le clos. Du coup,
si l’objet est bien pensé, on doit récupérer le meilleur des 2 technologies en évitant
leurs possibles travers. Bingo ! C’est bien le cas. Nous avons la vitesse, l’articulation
- l’excellente articulation -, sans le corollaire de la sécheresse qui signe parfois les
caissons clos trop chiches en courant ; et la présence, la tenue du bass-reflex sans le
côté baveux, apanage lui aussi des alimentations faiblardes et/ou des membranes un
peu trop souples dans le genou. Ça va vite, très vite, parfaitement à l’unisson du reste
du système sans s’y superposer, sans rien surajouter, mais en amenant une dimension supplémentaire d’énergie, de présence dans le sous-grave qui assoit encore
mieux le message émis par le reste. C‘est la (très) grosse cerise sur le gâteau déjà
bien sympathique que nous avons dégusté. Sous son volume contenu, moins de 36 cm
d’arête au plus large, le caisson de basses Klipsch C-310ASWi dissimule une tornade
maîtrisée qui se marie idéalement à la philosophie de l’ensemble All-New Reference
Premiere. Tous les réglages possibles, et ils sont nombreux, peuvent se faire via
l’application dédiée très complète (Android et iOs) qui propose aussi une calibration
au moyen du micro de votre smartphone. C’est sans doute la seule petite réserve à
émettre : nous ne sommes pas totalement persuadés qu’un micro de smartphone
soit totalement capable de percevoir au mieux les basses et très basses fréquences.
Néanmoins, la calibration que nous avons lancée était satisfaisante ; sans doute un
micro plus adapté irait encore plus loin dans la qualité du résultat. Malgré ce très
léger bémol, le subwoofer Klipsch C-310ASWi se voit remettre son propre Hit,
haut la membrane et chapeau bas.
tous ses pistons, sur la scène d’un
concert de AC/DC à la grande
époque ou sous les papattes d’un
Tyrannosaurus Rex. Bref, c’est du
grand art ; signé, typé, assumé, revendiqué même, mais totalement
jubilatoire dès lors qu’on accepte
les règles du jeu. L’association se
devra d’être à la hauteur, surtout
dans un grand espace. Plus vous
collerez de watts en nombre et en
qualité derrière cet ensemble, plus
le décollage sera spectaculaire et
immédiat.
Pour achever ce voyage en beauté,
deux choses. Primo, un Hit haut la
main pour le pack ; secundo, le test
ci-contre du caisson de basses dont
nous vous détaillons l’apport, est
loin d’être anodin.
■ Jacques Paris
NOTE HIFI : 8/10
NOTE HOME CINÉMA : 10/10
Équilibre : Dynamique
Polyvalence : Bonne
Facilité d’association :
Courant et matière seront
idéaux (Anthem, Nad,
Marantz)
Le haut-parleur en détail.
Tenue
Articulation
Impact
Pression
Infra
Bande passante
25 - 150 Hz
★★★★
★★★★★
★★★★
★★★★
★★★★
Hit
Amplification
Dimensions (cm)
Poids (kg)
Prix indicatif
400 W
35,6 x 34,1 x 35,1
17,7
1.590 €
37
+
Énorme énergie Dynamisme communicatif
-
Volume en rapport nécessaire Philosophie non négociable
N°260 FÉVRIER 19 -
Matériel
BARRE DE SON DOLBY ATMOS/DTS:X
Puissance (crête) 372 W • Prix indicatif 999 € • Dispo
Spécificité : Première co-création
Samsung/Harman Kardon
Samsung HW-N850
AU-DESSUS DU COMMUN
DOUBLÉ
Samsung propose
Belle évolution, la HW-N850
est désormais aussi compatible
DTS:X en plus du Dolby Atmos.
Le surround virtuel est assuré
par le procédé maison Surround
Sound Expansion. Et puis, surtout,
la barre a été co-développée avec
Harman Kardon, comme en témoignent les logos des 2 marques
fièrement juxtaposés sur la grille.
Une collaboration américanocoréenne qui ne doit toutefois rien
avec la HW-N850 une
barre imposante aux
ambitions élevées.
TECHNIQUEMENT PARLANT
● Calibration/égalisation par micro : Non
● Décodeurs
Dolby audio, Dolby Atmos, DTS, DTS:X
AAC, MP3, WAV, OGG, FLAC, ALAC, AIFF
● Autres fonctions
Certifications : Spotify Connect, Amazon Alexa
Wi-Fi/Bluetooth : Oui/Oui
Appli : SmartThing
Médias : Via appareils mobiles
● Connectique
- 2 entrées/1 sortie HDMI 2.0 (HDCP 2.2, ARC)
- 1 entrée numérique optique
● Les chiffres
Dimensions barre : 122,6 x 8,3 x 13,6 cm
Poids barre : 8,8 kg
Dimensions caisson : 20,3 x 40 x 41,5 cm
Poids caisson : 9,6 kg
Consommation : 35 W + 28 W (4,5 W en veille)
M
ettre un billet de 1.000 €
sur une barre de son,
c’est assurément chercher une expérience qui se démarque du commun. Le commun,
disons que c’est dans les 500 €,
où on trouve par exemple la barre
HW-N650 (LAL 255) du même
auteur, qui distille déjà du beau
son, une belle aération et des
effets sensibles.
s’explique par la présence de
pas moins de 13 haut-parleurs,
en charge close et sous amplification numérique. La configuration
déployée est équivalente à du
5.1.2. Plus en détail, 3 trios de
haut-parleurs forment les 3 canaux
avant, épaulés en plus par un
tweeter à large directivité et 2 médiums elliptiques au rayonnement
moins directif. Deux haut-parleurs
diffusent sur les côtés en ricochet
vers les éventuels murs latéraux,
tandis que les 2 derniers, orientés à
environ 45° vers le plafond, se
chargent des effets verticaux. La
promesse d’une baignade sonore
est donc (presque) garantie. Sans
fil ni enceintes à l’arrière ou au
plafond. Pour les sceptiques, il est
possible d’opter pour une vraie
paire d’enceintes actives surround
avec le modèle supérieur HWN950. Mais la facture grimpe alors
à 1.490 €. On trouve sinon dans
le carton un caisson de basses, un
beau spécimen sans fil équipé
d’un haut-parleur de 20 cm chargé
en bass-reflex avec évent sur
l’arrière.
au hasard, Samsung ayant racheté tout le groupe Harman. Côté
pratique, le streaming audio emprunte Wi-Fi ou Bluetooth. Pour
le monde filaire, on peut compter
sur une entrée optique stéréo,
2 entrées HDMI et une entrée/
sortie HDMI (ARC, 3D, UHD
HDR) pour la liaison au téléviseur. Aucune connectique analogique. Pour les écoutes musicales,
la technologie UHQ (Ultra High
Quality) réalise une upconversion
32 bits de tout pour produire des
sons plus clairs et mieux détaillés.
Pour le JT du 20h, les émissions de
divertissement et pour dévorer
séries et films, vous pouvez alterner
entre les modes son Standard
(égalisation plate), Smart (embonpoint médium) ou Surround (plus
d’emphase).
La barre peut se piloter avec
l’ap pli SmartThing (Wi-Fi),
notam ment pour accéder aux
plateformes musicales. À ce jour,
Alexa n’est pas disponible en
France pour le pilotage vocal.
- N°260 FÉVRIER 19
+
Dynamique - Transparence Spatialisation latérale
-
Pas compatible avec Google Assistant
38
La HW-N850 sait convaincre avec
son entrain et sa puissance pour
des séances cinéma impulsives
et immersives. Quitte, oui, à
augmenter le budget envisagé
initialement…
■ Bruno Orrù
DE LA DYNAMITE
La première impression qui ressort d’écoutes musicales, de séries
et de films, c’est que la HW-N850
n’a rien de timide. Quel impact !
Quelle dynamique ! Et quelle
palette de nuances dans ces explosions sonores ! Nous sommes
donc bien au-dessus du commun
du monde des barres de son pour
un ressenti plus proche d’une
Pour assumer son prix costaud, la
HW-N850 affiche un joli poids et
une dimension qui la destinent
à accompagner les plus grandes
diagonales de téléviseurs. Outre
des matériaux solides, cette masse
configuration via un ampli début/moyen de gamme. Amateurs
de musiques entraînantes type
électro, vous allez être servis avec
un relais du caisson dans les graves
qui ne faillit pas, martelant le
tempo avec énergie et sans
traînage, chose rare.
Pour du ciné, on apprécie la grande
clarté des dialogues, solidement
ancrés au centre, et la diffusion
ordonnée des effets frontaux. Il
faut bien peaufiner le placement de
la barre pour optimiser les sensations virtuelles latérales et verticales. En espérant alors que votre
téléviseur soit plutôt bien centré
dans la pièce, et votre canapé à une
distance entre 2 et 3 mètres. Avec
Ready Player One et sa longue
séquence de course-poursuite, le
caisson est à son aise pour retranscrire des effets infra-graves relativement lourds tandis que la technologie Samsung & Harman permet
de bien pulser les effets sonores
en circulation permanente ; on
perçoit sans tirer l’oreille surround
et verticalité de l’Atmos.
Attention, grande largeur et
poids certain.
NOTE HIFI : 8/10
NOTE HOME CINÉMA : 9/10
Équilibre : Accessible
avec un positionnement
attentionné
Polyvalence : Fêtes
musicales et films à grand
spectacle
Traitement de la musique
compressée : Excellent
Matériel
SYSTÈME VIBRANT POUR FAUTEUIL & CANAPÉ
Crowson Shadow-8
Prix indicatifs vibreur Shadow-8 : 790 € pièce* +
amplificateur D-501 : 1.250 € • Dispo
Spécificités : Se branche sur la sortie LFE - Supporte 450 kg
STUPEUR ET
TREMBLEMENTS
Vous en voulez toujours plus ? Votre caisson ne vous
secoue pas assez ? Nous avons la solution.
N
ostalgiques des années 70
et du Sensurround de
Cerwin-Vega, amateurs
de sensations fortes, de descentes
en VTT sans suspensions, de ski
sur bosses, nous avons trouvé
votre Graal Home Cinéma…
UN PEU DE TECHNIQUE
Il existe différents systèmes, plus
ou moins complexes, pour augmenter les sensations physiques
d’une séance Home Cinéma. Le
plus sophistiqué (et connu) est
le D-Box, qui demande un encodage spécifique des mouvements
du siège pour chaque film, et chez
soi une assise très onéreuse
sur vérins dédiée (LAL 222).
L’autre méthode, plus abordable et
basique, consiste à poser des vibreurs (comme des haut-parleurs,
mais sans membrane) sous les
assises. Ceux-ci sont animés par
une alimentation, tout simplement
un amplificateur de puissance
conçu spécialement et relié à
une sortie audio, en règle générale la sortie LFE. Plus il y a de
signal LFE, plus le siège vibre à
l’unisson ; c’est simple et efficace,
du moins si le matériel est performant et moyennant quelques impératifs pour obtenir l’effet maximal. Nous préciserons les choses
plus loin. Le système américain
Crowson que nous avons testé
se compose d’une amplification
spécifique, le Crowson D-501, et
de patins vibreurs à poser sous le
fauteuil ou le canapé. On utilise
en général 2 vibreurs par fauteuil,
mais rien n’empêche d’en mettre
4 si on cherche les sensations
fortes. Les vibreurs Shadow-8
sont vendus à l’unité et fournis
avec des patins passifs pour éviter de se retrouver sur un siège
bancal ou incliné. Nous avons
reçu 4 Shadow, nous avons donc
testé avec 2 vibreurs, puis 4.
L’amplificateur Crowson D-501,
stéréophonique, permet d’ali menter jusqu’à 4 vibreurs. On
branche, dans cette configuration, outre l’amplificateur à une
sortie LFE, les patins en parallèle
ou en série 2 par 2 via de simples
câbles d’enceintes. Une petite
télécommande est fournie. On
peut inverser la phase sur le panneau arrière en cas de nécessité (si
haut-parleur du caisson et mouvements des vibreurs ne se font pas
de concert). Un réglage de fréquence de coupure haute est disponible (de 40 Hz à 160 Hz) positionné par défaut à 100 Hz qui
permet de modifier la plage
d’action des vibreurs, et on peut
compter sur 32 niveaux d’intensité, de 0 (rien) à 32 (beaucoup…).
TECHNIQUEMENT PARLANT
● Plage d’action : 1 - 600 Hz
● Impédance : 6 Ω
● Puissance ampli : 500 W
● La connectique (ampli)
- 2 entrées LFE sur CINCH
- Trigger 12 V
● Les chiffres
Dimensions : 43 x 4,3 x 28,5 cm/14,5 x 3 x 12 cm
(vibreur)
Poids : 9 kg (ampli)/1,6 kg (vibreur)
Consommation : NC
À CHEVAL !
Nous avons évidemment choisi
des extraits de films bien chargés
en basses fréquences, car le système Crowson se montre peu sensible à la flûte à bec et au murmure
du zéphyr dans les feuillages. En
revanche, dès lors que l’ambiance
s’anime et qu’Éole passe en mode
furax, ce n’est plus la même chanson. À la condition d’avoir une
assise lourde et rigide, une recommandation pertinente de l’importateur (www.votrecinema.fr), l’effet est indéniable, même avec 2 vibreurs seulement. On choisit entre
2 modes, Music ou Movie. C’est
bien entendu le second (gain +
6 dB) qui a eu notre préférence,
le premier nous semblant assez
improbable d’usage (l’écoute de
la 9è Symphonie de Beethoven
ou même d’un concert d’AC/DC
en mode vibratoire suscite le
doute de prime abord, mais nous
avons AUSSI essayé pour voir).
Indiscutablement, pour peu que
l’assise soit assez raide et pesante,
l’effet est patent. Les sensations
sont plus troublantes encore quand
on ne pose pas les pieds au sol,
puisque la référence à l’immobilité des lieux disparaît. Tout passe
par le réglage de volume, et la télécommande se montre bien utile.
On peut aller d’une simple “suggestion” de vibration et d’impact à
bas niveau jusqu’au franc et massif
secouage par un colosse vindicatif
si on se laisse aller sur le bouton
Vol+. Avec 4 vibreurs au lieu de 2,
la déconnexion d’avec le sol est
encore plus patente, et l’effet plus
spectaculaire. Cependant, l’investissement supplémentaire n’est
pas anodin pour un gain certes sensible, mais pas gigantesque. Il sera
plus raisonnable de commencer
par 2 vibreurs Shadow-8, quitte à
s’en offrir 2 autres au Noël suivant.
Même s’il est toujours possible de
régler le système Crowson à un
dosage élevé lors d’une écoute
tardive empêchant des niveaux de
pression acoustique conséquents,
l’idéal est de mettre les oreilles
et le corps en adéquation. Gros
volume/grosses vibrations, petit
volume/petites vibrations. Bien
réglé, et dès lors qu’on est adepte
de blockbusters et autres fins du
monde - il faut bien avoir à l’esprit
que le système Crowson se justifie
moins pour un film d’Ingmar
Bergman que pour toute la franchise Fast & Furious -, pourquoi
pas, car c’est plutôt très efficace
dans le genre.
Deux choses importantes pour
finir, l’usage en écoute musicale
pure ne nous a pas semblé franchement vital, et attention : si vous
êtes adeptes du gros seau débordant de pop-corn, allez-y mollo
sur le potentiomètre…
■ Jacques Paris
Offre spéciale LAL
*690 € pour tout acheteur se présentant
du magazine Les Années Laser jusqu’au
31 mars 2019. contact@votrecinema.fr
On peut
placer 1, 2
ou 4 vibreurs
actifs sous
les pieds de
son canapé,
en fonction de
sa taille (et de
son budget).
+
Vraiment efficace
dans de bonnes conditions
-
Un investissement qui n’est pas anodin
39
N°260 FÉVRIER 19 -
Hit
MATÉRIEL
Ce Hit Matériel vous présente de manière concise les appareils Home Cinéma sélectionnés après tests
comme étant les meilleurs rapports qualité/prix actuels. Pour plus de détails vous pouvez vous reporter
au test complet paru dans le numéro du magazine signalé par 260
Les prix sont donnés à titre indicatif hors éco-contribution. Le sigle ▼ vous indique un prix en baisse.
TÉLÉVISEURS UHD HDR
VIDÉOPROJECTEURS
Tous sont équipés d’un portail Web et de lecture réseau DLNA.
140 cm TCL 55DC760
Le plein de fonctions et un bon contraste.
EISA 2018/19 du rapport qualité/prix en LCD.
255
Prix indicatif : 899 €
LG OLED55B8
Belle entrée en matière dans l'OLED,
avec un super mode image “Conversion HDR”.
Prix indicatif : 1.499 €▼
140 cm
258
DIVERS
• EPSON EH-TW5210
Tri-LCD. Un concentré de bonnes idées pour ce projecteur Full HD mobile et polyvalent.
27 dB*.
224
Prix indicatif : 649 €
READY
• BENQ W1090
DLP. Un peu contraignant à placer, mais tout ce qu’il
faut après pour se plonger avec délice dans la projection Full HD, en grand. 30 dB*.
235
Prix indicatif : 589 €
READY
• EPSON EH-TW5650
Tri-LCD. Un quasi haut de gamme Full HD (hormis
sur les noirs). 27 dB*.
251
Prix indicatif : 999 €
READY
• VIEWSONIC PX727-4K
DLP. Un premier prix UHD très étonnant. En bien.
27 dB*.
251
Prix indicatif : 979 €▼
PHILIPS 55OLED803
Une image à nulle autre pareil, grâce à
son Perfect Natural Reality. EISA 2018/19 du
rapport qualité/prix en OLED.
255
Prix indicatif : 1.599 €▼
140 cm
140 cm PANASONIC TX-55FZ800E
Le constructeur maîtrise le sujet OLED.
Pas grand chose à retoucher.
254
Prix indicatif : 1.790 €▼
SONY KD-65ZF9
Un LCD qui titille l’OLED
sur les noirs et fait mieux en luminosité
max. pour le HDR.
Prix indicatif : 2.990 €
165 cm
257
165 cm PHILIPS 65OLED903
L’expertise image Philips,
associée ici à celle de B&W pour le son.
Prix EISA TV Home Theater.
Prix indicatif : 2.799 €▼
257
• BENQ W1700
DLP. UHD, HDR10 et 3D Ready. Un beau trio à prix
très raisonnable. 29 dB*.
249
Prix indicatif : 1.199 €
READY
• SONY VPL-HW45ES
Tri-SXRD. La vraie projection de qualité. Une valeur
sûre dans le Full HD. 22 dB*.
234
Prix indicatif : 1.890 €
READY
• JVC DLA-X7900
Tri-D-ILA. Le haut de gamme des projecteurs avec
upscaling optique UHD de JVC. Des noirs dignes de
l’OLED. HDR10. 21 dB*.
256
Prix indicatif : 3.990 €
READY
• DSPeaker Anti-Mode 8033S II
Correcteur de subwoofer
Un mini-boîtier miracle pour nettoyer les
résonances et stabiliser le grave de son caisson.
Une réelle efficacité !
Prix indicatif : 379 €
• LOGITECH Harmony Elite
Télécommande universelle 15 en 1 + appli
Le rêve, programmable par son utilisateur
et contrôlable en plus avec une appli
gratuite.
Prix indicatif : 260 €
• BC ACOUSTIQUE EX-502
Bloc ampli stéréo de 2 x 100 W. Pour
doper ou épauler efficacement un ampli HC.
Prix indicatif : 399 €
185
224
214
• NVIDIA Shield TV
Lecteur multimédia et console de jeu.
Pour Netflix en UHD sur un lecteur externe, et des
jeux jusqu'à la résolution Ultra HD.
Prix indicatif : 199 € télécommande incluse
224
• PLAYSTATION VR
Le casque avant tout VR dédié à la PS4 est aussi le
meilleur visiocasque Home Cinéma du marché.
Prix indicatif : 249 € (hors console)▼
244
• APPLE TV 4K
Pour accéder au store n° 1 de la VOD 4K (HDR10,
Dolby Vision & Dolby Atmos) d’aujourd’hui.
Prix indicatif : 199 € (32 Go)
246
• ZAPPITI NAS (8 baies) 4K HDR
Une jolie solution française pour dématérialiser tous
ses disques, de CD à UHD BD.
252
Prix indicatif : 2.499 € (sans HDD)
ENCEINTES CHAPEAU
• SONY VPL-VW270ES
Tri-SXRD. Sept ans d’expérience dans la projection 4K
(+3D), et ça se voit. Une valeur plus que sûre.
Prix indicatif : 4.990 €
READY
259
• JVC DLA-N5
Info : commercialisation retardée pour cause de souci
de fabrication.
• TANGENT Spectrum XATM
Une jolie efficacité à petit prix dans
ce rôle spécifique. Blanc ou noir.
Prix indicatif : 249 € la paire
257
• KEF R50
Le haut de gamme de la catégorie, pour une
aération verticale supérieure. Blanc ou noir.
Prix indicatif : 649 € la paire
214
VIDÉOPROJECTEURS À ULTRA COURTE FOCALE (à placer au pied de l’écran)
• OPTOMA GT5500+
DLP. Un Full HD lumineux et
talentueux. 28 dB*.
Prix indicatif : 1.425 €
234
READY
CHAÎNE HOME CINÉMA
NOUVEAU
*Bruit de ventilation en mode Éco.
• SONY BDV-N7200W
216
5.1, Bluetooth, DLNA, enceintes arrière sans fil.
Un 5.1 compact, malin et d’une clarté rare à ce tarif.
Prix indicatif : 629 €
- N°260 FÉVRIER 19
260
LECTEURS
• SONY UBP-X700
+ SACD. Le job est fait, et on peut compter sur
2 sorties HDMI.
Prix indicatif : 219 €
251
• PANASONIC DP-UB420
Le top pour finement optimiser le rendu HDR.
Pas de sortie analogique.
Prix indicatif : 279 €
254
• PANASONIC DP-UB820
Le top pour finement optimiser le rendu HDR, avec
sortie audio analogique et compatibilité Dolby vision.
Prix indicatif : 429 €
LECTEUR ENREGISTREUR
• PANASONIC DMR-BWT850
Portail Web, gravure sur BD-R, disque dur 1 To.
Il lit (très bien) les BD, mais surtout peut en graver,
pour les enregistrements TNT HD ou ses films
236
au caméscope.
Prix indicatif : 599 €
• HISENSE H80LSA Laser TV
DLP. Un compromis intéressant à un TV UHD taille
XL. Avec écran
dédié 203 cm.
HDR10.
Prix indicatif :
3.990 €
257
• MICROSOFT Xbox One S
Efficace hors quelques bogues
pour la lecture des UHD BD, en
plus de ses capacités vidéoludiques toujours appréciables (y
compris en HDR10)...
Prix indicatifs :
250 € (500 Go avec un jeu)
299 € (1 To avec un jeu),
40
233
• CAMBRIDGE CXUHD
+ DVD-Audio et SACD. L'ADN Oppo coule
dans ses veines. Dernières pièces…
Prix indicatif : 899 €
250
SUBWOOFERS
MATÉRIELS Prestige
• PARADIGM Defiance V12
Polyvalent et très bien doté, un excellent choix au vu de son prix.
App dédiée. 120 W. Prix indicatif : 699 €
• FOCAL Sub 1000F
Pour les soucieux de polyvalence et des grosses sensations
filmiques. 1.000 W. Prix indicatif : 1.299 €
258
240
NOUVEAU
• KLIPSCH C-310ASWi
Un petit format (<36 cm) énergique et articulé. Calibration
(via smartphone). 400 W. Prix indicatif : 1.590 €
240
SYSTÈMES SON POUR TV
Barre de son
PANASONIC SC-HTB250
Bluetooth. Pour sonoriser
efficacement (sans spatialisation) et à petit prix un
écran plat au souffle un peu
court. Sub sans fil.
Prix indicatif : 199 € 256
Barre de son Q ACOUSTICS M3
Bluetooth. Un grave surprenant
pour cette barre sans caisson qui se
focalise sur l'essentiel.
242
Prix indicatif : 399 €
• Platines Ultra HD BD/
BD 2D & 3D/DVD :
- Panasonic DP-UB9000
999 €
LAL 255
- Pioneer UDP-LX800
2.299 €
LAL 256
• Ampli Home Cinéma
Lexicon RV-6 5.040 € LAL 259
260
• SVS PB16-Ultra
Le monstre ultime. 1.500 W. 79 kg. Prix indicatif : 3.499 €
Vous cherchez du matériel premium, sans
considération de prix ? Ces appareils testés
catégorie Prestige sont à considérer…
• Processeurs Home Cinéma
- Yamaha CX-A5200
2.699 €
LAL 260
Barre de son JBL Bar 5.1
Bluetooth. Passez d'une barre de son
à un vrai 5.1 DD/DTS en un clin
d’œil en détachant les 2 enceintes
sans fil à ses extrémités. EISA.
150+300 W.
250
Prix indicatif : 699 €
Barre de son LG SK10Y
Enfin de vrais beaux effets verticaux en Dolby Atmos sur une
barre. 7x50 W + 200 W, Chromecast,Wi-Fi.
254
Prix
indicatif : 749 €▼
Barre de son YAMAHA YAS-207
Bluetooth. Une barre de son qui
envoie du bois avec son upmix
DTS:X.
245
Prix indicatif : 449 €
Barre de son SONOS Beam
Le minimalisme à la Apple.
Pour les adeptes ou ceux
déjà équipés en Sonos.
257
Prix indicatif : 449 €
Barre de son YAMAHA YSP-1600
La technologie IntelliBeam fait des
merveilles pour simuler un champ
surround 5.1.
229
Prix indicatif : 550 €
Support TV
CABASSE Stream Base
Une solution simple et
qualitative.
Prix indicatif : 499 €
242
k Packs spéciaux écran fin
• KEF T205
Des enceintes toutes plates
pour un son qui ne l’est pas.
Prix indicatif : 1.199 €
172
• DALI Opticon LCR
Finesse et subtilité pour ce pack
composé de 5 enceintes de 12,8 cm
d’épaisseur et d’un sub.
226
Prix indicatif : 4.450 €
• KLIPSCH Reference R-28F
Un son énergique et puissant pour les
amateurs de grosses sensations.
212
Prix indicatif : 1.695 €
k Packs design satellites
• JBL Cinema 610
À ce prix-là, il sera difficile de
trouver ensemble 5.1 plus
performant.
205
Prix indicatif : 349 €
• FOCAL Sib Evo Dolby Atmos
L'entrée en matière de Focal dans
le Dolby Atmos est une
réussite : compacité &
244
efficacité. En 5.1.2.
Prix indicatif : 899 €▼
• FOCAL Dôme Flax
Ensemble design avec sub sans fil
bien pratique et une belle capacité
à rendre le signal dans son
détail et sa matière.
214
Prix indicatif : 1.795 €
Version 5.1.2 Dolby Atmos : 2.299 €
k Packs design traditionnels
• MONITOR AUDIO Bronze
Une qualité audio d’excellente tenue
pour un prix très raisonnable.
233
Prix indicatif : 2.100 €
Hit
MATÉRIEL
AMPLIS HOME CINÉMA
Tous ont une autocalibration par micro.
• DENON AVR-X540BT
Une porte d'entrée petit prix dans le 5.1 qui ne transige
pas sur le plaisir Home Cinéma. 5x70 W, Bluetooth,
5 entrées/1 sortie HDMI 2.0a.
245
Prix indicatif : 219 €
• SONY STR-DH790
7 canaux rugissants pour bien commencer en 5.1.2 ou
7.1. Bluetooth, 4 entrées/
1 sortie HDMI 2.0b.
258
Prix indicatif : 449 €
NOUVEAU
- Lyngdorf MP-50 (16 canaux)
12.000 €
LAL 251
- Trinnov Altitude32 (32 canaux)
32.280 €
LAL 219
• Enceintes encastrables
Triad Silver 12.990 € LAL 247
• Pack d’enceintes 5.1
Focal Sopra 19.997 € LAL 237
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porte d'entrée au multipièce Sonos.
Évolutivité 5.1.
Prix indicatif : 799 €
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pack.
253
Prix indicatif : 1.645 €
Enquête de la
rédaction Matériel
• DEFINITIVE TECHNOLOGY
Série BP9000
Le caisson actif intégré dans les
colonnes et la centrale fait la différence. Option Dolby Atmos
possible.
256
Prix indicatif : 4.347 €
• KLIPSCH All-New Reference
Premiere
L’énergie qu’il faut pour les salles
grand format.
260
Prix indicatif : 4.587 €
NOUVEAU
• YAMAHA RX-V685
Une polyvalence Home Cinéma/son multipièce sans
fil & Alexa pour un prix relativement offensif. 7x90 W,
DLNA, AirPlay, Wi-Fi, multipièce, MusicCast,
Alexa Ready, 5 entrées/
2 sorties HDMI 2.0b.
254
Prix indicatif : 679 €
• ONKYO TX-NR686
L’ampli fougueux suréquipé par excellence ! Et champion du multiroom (5 protocoles !)
7x120 W, DLNA, AirPlay, Wi-Fi, Works with Sonos,
DTS Play-Fi, THX Select,
7 entrées/2 sorties HDMI 2.0a.
255
Prix indicatif : 699 €
• PIONEER VSX-LX303
Un rapport prestation/prix assez démentiel !
9x130 W, DLNA, Wi-Fi, multipièce
Play-Fi & FireConnect,
7 entrées/2 sorties HDMI 2.0b.
Prix indicatif : 899 €
256
• MARANTZ SR6013
Performant, tant en lectures musicales qu’en immersion
cinéma, et partageur avec Heos. 9x110 W, DLNA, Wi-Fi,
AirPlay2 Ready, IMAX Enhanced Ready, HEOS,
8 entrées/3 sorties HDMI 2.0b.
258
Prix indicatif : 1.399 €
• NAD T 758 V3
Un ampli musical, fonctionnel et en plus réellement
évolutif (la preuve, le V1 date de 2014). Un investissement durable. 7x60 W, Wi-Fi, multipièce
Bluesound, 3 entrées/1 sortie HDMI 2.0a.
247
Prix indicatif : 1.499 €
• DENON AVR-X4500H
Vigueur et douceur pour une belle immersion. Un des
tous premiers IMAX Enhanced. 9x125 W, DLNA,
Wi-Fi, AirPlay2 Ready, Alexa Ready, IMAX Enhanced,
Heos, 8 entrées/3 sorties HDMI 2.0b.
Prix indicatif : 1.599 €
260
NOUVEAU
• JAMO Studio 8
Un pack en 5.1.4 au rapport qualité/
prix ébouriffant. 3 coloris.
252
Prix indicatif : 2.494 €
• KEF Série Q (v.8)
Un ensemble à prix raisonnable pour
un rendu qui plaira aux audiophiles/
cinéphiles. Évolutif Atmos.
249
Prix indicatif : 3.160 €
• B&W Série 600
L’inoxydable série 600, dans sa
6è version, est encore meilleure.
Mais comment font-ils ?
259
Prix indicatif : 4.000 €
• B&W Série 700
L’élégance british : de la tenue et
aucun débordement.
3 coloris.
248
Prix indicatif : 7.628 €
• ATOHM GT-HD
Un ensemble 5.2 de très grande
classe destiné aux ciné/
audiophiles.
231
Prix indicatif : 12.730 €
k Pack 100 % Cinéma
• MAGNAT Cinéma Ultra
THX et Dolby Atmos (5.2.2) : de
quoi ravir les Home Cinéphiles en
mal de sensations fortes et subtiles
à la fois.
229
Prix indicatif : 7.265 €
41
• YAMAHA RX-A2080
Pour profiter un max de son installation 9 enceintes,
en confiant le pilotage automatique au très pertinent
Surround AI. 9x140 W, DLNA, AirPlay, Wi-Fi,
MusicCast, 7 entrées/
3 sorties HDMI 2.0b.
257
Prix indicatif : 1.899 €
• DENON AVR-X8500H
On n’est pas loin de l’arme ultime, catégorie intégré
Home Cinéma ! 13x150 W, AirPlay, DLNA, Wi-Fi,
multipièce Heos, 8 entrées/
3 sorties HDMI 2.0b.
252
Prix indicatif : 3.999 €
N°260 FÉVRIER 19 -
RETOUR vers le futur
Contraintes professionnelles et
mobilité, voilà qui se conjugue
mal avec système dédié.
Quoique…
M
arianne et François ont des
métiers d’albatros, ces vastes
oiseaux des mers qui passent
leurs vies à voler autour du monde sans
quasiment jamais toucher terre. Un
mode de vie qui, a priori, ne simplifie pas
l’installation d’un système multicanal
et/ou d’un système de diffusion de
l’image de haute tenue. La salle dédiée,
par définition peu transportable, n’étant
pas envisageable du fait de la fréquence
et parfois de l’imprévisibilité des déplacements, il n’était pour autant pas question de renoncer ou même de transiger
sur les niveaux d’exigence, en particulier de François, quant à la qualité de
restitution, principalement sonore.
Comme, d’autre part, Marianne est
sensible à l’image et aimerait pouvoir
- N°260 FÉVRIER 19
regarder en plus grand format et en
meilleure définition que jusqu’à présent
en tout cas, de nombreuses questions
quant aux solutions possibles les taraudent. Ils ont donc profité de notre venue
dans leur résidence actuelle en banlieue
parisienne pour poser tous les éléments
sur la table et chercher les solutions les
plus pérennes et les plus satisfaisantes
dans les limites de leurs forts impératifs
professionnels et personnels.
Et la lumière fut
Dès l’entrée dans la très vaste pièce
principale, on comprend que les paramètres des lieux sont contraignants, très
contraignants même. Soit un volume
conséquent de 9 m par 5 avec une hau-
teur sous plafond en rapport, des fenêtres
et des baies vitrées sur deux côtés, sans
compter une imposante double porte,
vitrée également. Luxe, calme et volupté,
mis à part le parquet blond, l’intégralité
de l’espace, la plupart des meubles
compris, est d’un blanc absolu. Si c’est
un plaisir de baigner dans une telle
ambiance, il faut bien reconnaître que
cette abondance de lumière, de quoi
pousser un luxmètre à chausser des
lunettes de soleil, ne facilite pas les choses
dès lors qu’on pense image projetée.
L’espace réservé à l’audio/vidéo occupe
tout le fond du local : c’est la surface
réservée au salon, la partie avant correspondant à la salle à manger. Tout le
matériel est à vue, tuyauteries comprises. Les électroniques sont rassem-
42
blées dans et sur un meuble dédié de
marque Norstone bien rempli ; certains
éléments ont d’ailleurs trouvé refuge
derrière lui pour cause de manque de
place voire de rusticité visuelle.
Archéologie électronique
Les électroniques mises en œuvre chez
Marianne et François ont fait leurs
preuves et même au-delà, en particulier dans le domaine du son, élément
très notablement privilégié dans la
configuration actuelle. Commençons
par l’image qui transite via un lecteur de DVD Denon DVD-1920 pour
s’exprimer sur un téléviseur Philips
52PFL7404H (132 cm de diagonale)
Full HD. C’est un modèle doté d’une
nourris par un amplificateur de sonorisation, des électroniques conçues
pour fonctionner dans des conditions
difficiles sur de longues périodes,
typiquement ce que demande le bas de
la bande passante très énergivore ;
c’est donc un bloc de puissance QSC
USA900, avec ses 2 x 240 W, qui s’y
colle. La réception et la distribution
des informations passent par un préamplificateur Harman Kardon 1.0, une
électronique qui a réalisé en son temps
l’exploit de réconcilier audiophiles et
Home Cinéphiles. C’est un matériel
strictement analogique, sans décodage
ni aucune conversion numérique/analogique. Il est doté d’une entrée et d’une
sortie en 7.1 ; l’intégralité du décodage
doit donc se faire en amont dans le
lecteur, qui doit lui-même disposer de
sorties analogiques en multicanal.
et surround sont toutes logées à la
même enseigne : 5 Divatech MC26
(nous sommes en 5.2). Pour soutenir
les MC26 dans le grave (ces moniteurs
de studio descendent à 60 Hz sans
frémir mais ne vont pas plus bas), on
utilise 2 Divatech SW113, des caissons
passifs dotés de haut-parleurs de
30 cm. L’alimentation de tout ce cheptel, autrefois confiée à des blocs de
puissance Harman Kardon Signature
1.5 (2 canaux) et 1.3 (3 canaux) qui ont
rendu l’âme, repose aujourd’hui sur les
épaules normandes de 2 amplificateursAtoll : un AM 100 stéréophonique
et un AV 100 doté de 3 canaux. Comme
leurs noms le laissent deviner, ils délivrent 100 W par canal. Les 2 caissons
de basses SW113 sont pour leur part
Dialogue de l’œil
et de l’oreille
Même si l’écran Philips 52PFL7404H
ne démérite pas et accomplit sa mission
avec efficacité, il faut bien reconnaître
qu’il n’est plus tout à fait à jour et que,
Quand on s’intéresse au son, on s’aperçoit très rapidement qu’on ne joue pas du
tout dans la même cour que l’image. Il
faut préciser qu’en dehors de son métier,
François a une oreille (voire deux) affûtée par une pratique musicale qui n’a
jamais cessé, autant du point de vue
instrumental que vocal. En outre, c’est
un grand consommateur de musique,
vivante comme enregistrée, et c’est clairement par ce biais, celui du son, qu’il est
arrivé dans notre univers home cinéphile. Autant dire que sa très grande
tolérance face à une image perfectible
n’est plus qu’un lointain souvenir dès
lors qu’on se tourne vers le son. C’est
bien pourquoi il a longtemps hésité
avant de s’orienter vers le multicanal,
inquiet qu’il était de ne pas retrouver ses
petits avec ce format. Après un système
en tri-amplification avec filtre actif
Full HD ou pas, il serait temps de lui
trouver un successeur, dès lors que le
lecteur Denon DVD-1920, lui aussi
dévoré par l’évolution des formats et
des supports, gagnera une retraite bien
méritée. Ce sont des matériels de qualité
et ils remplissent leurs missions avec
efficacité, mais l’impossibilité de lire
des Blu-ray, ne parlons même pas du
4K, est néanmoins un facteur quelque
peu limitatif. En revanche, l’excellente
luminosité du Philips est un plus indéniable dans cet environnement d’une
clarté toute méditerranéenne. Le format
d’écran, avec ses 132 cm de diagonale,
est un minimum dès lors qu’on
cherche à s’approcher d’une émotion
“filmique”. La proximité des assises
compense la relative petitesse de l’écran
sur des enceintes fabriquées sur mesure
pour ses tympans, système abandonné
pour cause de lassitude face à l’usine à
gaz (et à l’esthétique discutable aussi,
semblerait-il) et à l’impression d’écouter le système plus que la musique, l’univers musical de François fit un passage
par de colossales enceintes Quadral
Aurum Vulkan (un bon mètre quarante
sous la toise…). Le monde du multicanal et de l’image s’ouvrit à lui, en grande
partie par l’intermédiaire de l’œil de
Marianne, bien plus cinéphile que
François et sans doute un tantinet moins
enthousiaste que son époux face à la
présence de deux reproductions quasi
grandeur nature de Big Ben dans son
salon. L’heure du compromis avait
sonné…
8
Le point faible
dalle LCD sorti en 2009 ; il héberge
donc quelques connexions aujourd’hui
exotiques dans le genre Péritel ou YUV.
Néanmoins, le HDMI est bien présent.
Du côté du son, la dotation fait aussi
dans l’historique, mais de haute tenue.
En ce qui concerne les enceintes,
François s’est tourné vers un fabricant
français bien connu, autant des amateurs de Home Cinéma que des audiophiles et dans le monde des professionnels du son et de l’image : la maison
Divatech, dont un des murs Biosonic
équipe l’auditorium de notre rédaction.
Pas de mur Biosonic chez Marianne
et François, mais des Divatech MC26,
modèle très utilisé en monitoring
dans les studios d’enregistrement et de
broadcast. Les voies frontales, centrale
au regard des dimensions de la pièce.
Nous verrons plus bas les pistes éventuelles pour faire évoluer tout ça.
43
N°260 FÉVRIER 19 -
Quelques pistes
Afin de faire progresser au maximum
cet ensemble, essentiellement dans son
versant visuel, plusieurs pistes et un
incontournable. D’abord, trouver un
lecteur Blu-ray doté de sorties analogiques puisqu’il n’est pas à l’ordre du
jour, loin s’en faut, de se séparer de
l’Harman Kardon 1.0. Il faut donc une
machine apte à décoder les signaux
numériques. Ce n’est pas si simple,
car l’offre, dans ce segment particulier,
s’est considérablement amenuisée. Le
maître du jeu, et de loin, dans ce domaine, la maison Oppo, qui proposait
moult lecteurs dotés de sorties analogiques en 7.1, a rendu son tablier, laissant bon nombre de Home Cinéphiles
orphelins. L’arrière de la dernière base
lectrice haut de gamme Cambridge sur
base Oppo, la CXUHD, est un vrai
désert en connectique analogique (rien,
nada, même pas en stéréo), alors
que ses aînées proposaient le 7.1
(Cambridge CXU, Cambridge Azur
752BD). La Philips Fidelio BDP9700
est dans les limbes, le catalogue Sony
est vide dans ce domaine… Bref,
c’est la famine. Encore heureux que
Panasonic sauve l’honneur avec ses
deux propositions Ultra HD Blu-ray, la
DP-UB820 (429 €) et le modèle haut
de gamme DP-UB9000 (990 €).
Le point fort
Du multicanal d’accord, mais du son
surtout, c’était là la limite infranchissable pour François. Exit les deux
Colonnes d’Hercule, place à des modèles bien plus manipulables, d’autant
que la multiplicité conditionnait aussi
le volume. Après plusieurs écoutes,
l’opportunité d’acquérir un ensemble
multicanal Divatech complet avec ses
2 caissons et l’alimentation dédiée emporta l’affaire. D’autant que l’écoute du
préamplificateur Harman Kardon 1.0
avait ravi ses oreilles de mélomane.
Dans le respectable volume de la pièce,
l’espace délimité par les 5 enceintes n’a
aucun mal à être rempli. Les qualités de
ces dernières, même si elles ne peuvent
s’exprimer à plein dans un lieu relativement peu propice à la restitution sonore
du fait de ses nombreuses surfaces réfléchissantes, compensent en partie les
limites architecturales. L’association
avec les amplificateurs Atoll, précis
et analytiques, et le superbe préampli
Harman Kardon emporte l’adhésion
dès lors qu’on ne saute pas à pieds joints
sur le potentiomètre de volume. Les
caissons SW113, bien alimentés par
l’amplificateur QSC, offrent un soutènement efficace au système, même à
bas volume. Ils sont réactifs, articulés,
et ne tolèrent aucun traînage. Leur
bande passante limitée à 45 Hz dans le
bas du spectre favorise un rendu tendu,
détaillé, mais pas décharné pour autant,
grâce en soit rendue au préampli
Harman Kardon dont la finesse et la
subtilité magnifient la restitution. On
n’est certes pas dans la plus spectaculaire des ambiances filmiques, pas de
grondements d’apocalypse ni de char
d’assaut bondissant des haut-parleurs
pour vous coller au mur, mais un rendu
droit, sans sécheresse et suffisamment
dynamique pour offrir des sensations et
plonger sans vergogne dans l’action.
Étant donné l’usage et les préférences
des utilisateurs, tout va pour le mieux
dans le meilleur des mondes.
Des goulottes,
des attache-câbles
avec ou sans velcro,
en nylon, adhésifs ou non…
Il existe de multiples solutions pour
réunir et domestiquer ces fils qui
serpentent derrière
les électroniques !
- N°260 FÉVRIER 19
44
L’INSTALLATION DE
MARIANNE & FRANÇOIS
● Frontales Divatech MC26
● Centrale Divatech MC26
● Surround Divatech MC26
● Caisson de basses Divatech SW113
(x2)
● Lecteur DVD Denon DVD-1920
● Préamplificateur Harman Kardon
Signature 1.0
● Amplificateur Frontales Atoll AM100
● Amplificateur Centrale et Surround
Atoll AV100
● Amplificateur caissons QSC USA900
● Lecteur CD Musical Fidelity A2
● Écran Philips 52PFL7404H
En ce qui concerne la projection, on
pourra s’orienter vers des appareils
comme le Philips Screeneo HDP2510
ou le LG PF1000U qui se placent à
l’immédiate proximité de l’écran et
évitent l’agression du plafond au perfo-
rateur, à condition d’avoir un environnement lumineux moins flamboyant
qu’actuellement. Voire le Laser TV
d’Hisense testé dans ces pages. Sinon,
les propositions d’écrans plats de plus
en plus minces et de plus en plus vastes
étant légion, il n’y aura que l’embarras
du choix.
En attendant…
L’idée d’une salle dédiée fait mine de rien
son chemin dans l’esprit de Marianne et
de François, sans doute plusdans celui de
Marianne que dans celui deFrançois, une
rareté dans notre monde a priori très masculin. En attendant de replier leurs ailes
pour se poser dans un nid plus pérenne,
ils pourront toujours profiter de leur système, très performant en audio, qui leur
offre déjà de beaux moments d’évasion
et d’aventures.
■ Jacques Paris
Photos Emmanuel Vallée
45
N°260 FÉVRIER 19 -
Shopping
Réalisé par Gilles Gerin
HDMI LONGUE DISTANCE
Au-delà de 10, voire 15 m de distance, le transfert de HDMI n’est plus
vraiment garanti sur un simple cordon
classique. Surtout pour les très hautes résolutions
(UHD HDR à 60 Hz), qui requièrent du haut débit. Le
transmetteur filaire MegaView 241 UHD 2.0 (300 €)
signé Marmitek convertit le HDMI en câble Ethernet
Cat5/6, qui peut courir sans perte sur… 70 m ! Son débit de
18 Gbps lui permet de couvrir toutes les résolutions UHD, y
compris celles avec protection HDCP 2.2. Pour le contrôle à
(grande) distance de la source, 2 possibilités : soit le CEC du HDMI,
soit un signal infrarouge envoyé en retour par les boîtiers. Celui à la réception
a la particularité d’être auto-alimenté par l’émetteur via le cordon réseau.
www.marmitek.com/fr/
Dr HDMI
Si vous avez des soucis de
HDMI, entre ancien et nouvel
équipement, intercalez donc un
boîtier HD Fury Integral : vous
devriez retrouver image et son.
Ce boîtier convertit en effet tout
(upscale & downscale) jusqu’au
4K 60 Hz HDR pour attaquer un
écran au plus haut de ses capacités techniques. Pratique, son
menu à l’écran donne aussi un
diagnostic, entre la nature technique de la source et justement les capacités de l’écran
connecté. Néanmoins, plutôt en mode brutal ; il faudra
savoir interpréter… Aussi pratique, et dans ses fonctions
annexes, le HD Fury (260 €) peut séparer un signal HDMI
sur ses 2 sorties, avec d’un côté l’audio Dolby Atmos, et
de l’autre la vidéo Dolby Vision. Intérêt : contourner typiquement un ampli Home Cinéma antérieur à 2017, non
compatible Dolby Vision sur ses HDMI.
https://hdfury.com/product/integral-2/
CACHEZ CE SUB…
Le catalogue des constructeurs révèle parfois de belles surprises. Dans un joli salon, c’est
vrai, le subwoofer n’est pas l’élément le plus
gracieux et désirable : encombrant, noir,
moche… Samsung, très grande marque généraliste donc par définition potentiellement présente dans de très nombreux salons, propose
une solution origi nale et inédite à notre
connaissance pour son subwoofer optionnel sans fil
SWA-W700 (599 €) dédié à ses barres de son : une
housse en polyester, qui le transforme en “véritable
pouf” (dixit la fiche produit). Et de préciser : “Utile et
agréable, votre caisson de basses [revêtu de cette
Cover, 99 €] saura se faire discret dans votre intérieur, sans aucun compromis sur la qualité sonore.”
Bon, en revanche, pour le coloris, c’est gris ou gris.
www.samsung.fr
STEADICAM® DE POIGNET
Proposition très originale, l’Osmo Pocket
(359 €) signée DJI est une petite caméra vidéo
entièrement stabilisée via une nacelle 3 axes.
DJI capitalise sur sa grande expérience dans ce
type de caméra qui équipe tous ses drones pour
en proposer ici une version de poing, ultra
portable et facile à déployer. Pas besoin de
smartphone, contrairement aux stabilisateurs
classiques qui utilisent (et monopolisent) la
caméra de ce dernier. En plus de la fonction
stabilisée pour filmer en marchant, DJI en a
aussi inclus d’autres : le suivi automatique du
sujet affiché sur le petit écran de contrôle, juste
en cliquant dessus ; un time-lapse (vidéo très
accélérée) ; et un mode photo de nuit, qui
capitalise sur la stabilisation pour engranger un temps
de pause très long, sans flou. L’enregistrement vidéo se fait
en UHD 4K 60 Hz sur carte mémoire.
https://fr.creative.com
https://www.dji.com/osmo-pocket
- N°260 FÉVRIER 19
AMPLI CASQUE
HOLOGRAPHIQUE
Dévoilé au CES 2018
mais commercialisé tout
juste maintenant, le SXFI
Amp (150 €) signé Creative
est un intrigant petit ampli
DAC pour casque HiFi.
Il promet en effet “un
son holographique” obtenu grâce à la combinaison
de la capture par Creative
de systèmes d’enceintes hautes performances et à la
personnalisation du rendu, via la photographie des
oreilles du porteur (parfaitement), au moyen de l’appli
dédiée Android (pas iOs). Le tout tient dans un petit
stick de 15 g, avec un port USB d’un côté (source et
alimentation) et une prise casque mini-jack de l’autre.
Pour les sources justement, Creative mentionne une
compatibilité avec les smartphones Android, les PC sous
Windows 10, MacOS 10, la PS4 et la console Nintendo
Switch pour la musique, les films et les jeux. Creative
décline également cette technologie SXFI dans un
casque USB et Bluetooth.
46
P’tites
annonces
Le courrier des
lecteurs
Matériel, laserdiscs, DVD & Blu-ray / 5 lignes 8 €* / Ligne sup. +2,50 €
Divers / 5 lignes 10 €* / Ligne sup. +3 €
* Gratuit pour les abonnés dans la limite de 5 lignes par n° (env. 150 caractères).
Pour nous écrire : question@annees-laser.com
Réponses de Arnaud Alix, Gersende Bollut, Gilles Gerin et Patrick R. Marteau
Envoyez votre annonce à : Les Années Laser - 20 passage Turquetil - 75011 Paris
Vous pouvez adresser votre PA par e-mail à : petitesannonces@annees-laser.com
Est-il prévu une réédition 4K par Studiocanal
des films de John Carpenter Fog, New York
1997 et Prince des ténèbres ?
George B. - Question Internet
Les petites annonces sont publiées sous l'entière responsabilité de leurs auteurs.
Elles doivent parvenir au journal dans un délai d’1 mois avant parution.
Rech. exclusivement films complets sur bobines
cinéma (Super 8 et 16 mm) 1er doublage français
de Blanche Neige et les sept nains (mai 1938) avec
accent ; 1er doublage de Rox et Rouky (Noël 1981) ;
1er doublage de Bambi (1947) ; 1er doublage de
Peter Pan (1953). Tél. : 06.40.57.83.08.
Vds divers Blu-ray (2 €/pièce) et DVD (1 €/pièce)
à venir récupérer dans le sud du Luxembourg.
Liste sur demande. E-mail : yoda@vo.lu
Voici la réponse que nous avons reçue de la part
de Studiocanal à propos de ces Ultra HD Blu-ray
épuisés chez l’éditeur et dont les cotes d’occasion
grimpent vite : "Pour les sorties des quatre titres
de John Carpenter, Studiocanal est ravi de
l'accueil qui leur a été réservé. Comme tous les Steelbooks, il s’agissait d’éditions limitées." Donc, a priori, pas de repressage. PRM
Vds 140 Blu-ray + 410 DVD neuf +
75 films Super 8 (prix bradés). Liste sur demande.
Tél. : 03.21.92.25.26 ou 06.11.43.45.25 (Dpt 62).
Est-il exact que la version numérique du Roi Lion
disponible avec l’UHD aux États-Unis est en
Dolby Vision, alors que la version physique sur
l’Ultra HD BD paru sur le même territoire et dans
l’Hexagone bénéficie pour sa part du HDR ?
Question Internet
Je suis équipé d'un vidéoprojecteur JVC DLA-X5000, et je souhaite faire
évoluer mon installation avec un lecteur UHD BD. Devrais-je conserver
mon câble HDMI actuel (qui véhicule la 3D et le Full HD) et laisser le
JVC faire le travail de l'upscaling (e-shift 4), ou bien changer de câble
HDMI en version 2.0 et profiter quand même de l'upscaling ?
Guillaume DL - Question Internet
Disney France nous a en effet confirmé ce traitement de faveur réservé à la version numérique :
"Le Dolby Vision ne concerne bien que le service
Disney Movies Anywhere qui n’existe qu’aux
États-Unis". En revanche, l’UHD est encodé en
HDR10 tant aux USA que chez nous. L’éditeur ne se prononce pas pour
l’heure sur l’accueil réservé au premier UHD d’un classique animé Disney,
paru trop récemment. Gageons qu'il rectifiera le tir pour
ses productions récentes exploitées en salles en Dolby
Vision (20 films en 2 ans), parmi lesquelles Le Retour
de Mary Poppins, Captain Marvel, Toy Story 4 et le
prochain remake photoréaliste du Roi Lion, les
galettes Disney demeurant désespérément privées du
précieux encodage. GB
Pour le câble HDMI, il est probable que vous deviez
en changer, car la hausse de débit passe mal sur les
grandes longueurs et les anciens cordons.
Néanmoins, pour votre cas, tentez plutôt l'option
downscaling 4K avec une platine UHD Panasonic (de
2018). Vous aurez a priori de meilleurs résultats. GG
J'ai constaté des problèmes à la lecture de Blu-ray 3D. Certains ne
passent plus qu'en 2D (Spider-Man : Homecoming, Hôtel Transylvanie2)
alors que je n'ai rien modifié dans les réglages de mon projecteur ni de
ma platine Sony. De même, la 3D s'annule lorsque je mets Pause sur
Avengers - Infinity War et Star Wars - Les Derniers Jedi. Dois-je faire
une mise à jour de mon lecteur pour y remédier ?
Jean-Marc D. - Lyon
À propos du test du vidéoprojecteur Sony 4K (LAL 259), l'upconversion
en UHD 3D est-elle une particularité de cet appareil ? Cela donne quoi
au niveau du rendu ?
Question Internet
Les premiers films que vous évoquez ne passant
plus en 3D sont des titres Sony Pictures, et il s'agit
là d'un problème d'incompatibilité qui peut se
manifester avec la fonction qui permet aux platines
Sony de reprendre la lecture à l'endroit où elle a été
interrompue lors d'un précédent visionnage du
Blu-ray. Si vous choisissez Oui lorsque la platine
vous demande Reprendre la lecture, elle lira parfois
votre galette 3D en 2D ! Pour l'éviter, il faut choisir
Non pour se retrouver au menu principal et pouvoir accéder à la lecture en
3D. Quant à l'annulation de la 3D lorsque vous mettez le film en pause, au
ralenti ou si vous activez la touche Pop-up, votre platine n'y est pour rien,
car il s'agit d'un choix de programmation lors de l'encodage du disque, qui
touche les récents titres Paramount (Ghost in the Shell, xXx : Reactivated)
et Disney, dont tous les Star Wars et Marvel depuis Avengers, alors que ce
n'était pas le cas sur le premier Captain America, Le Drôle de Noël de
Scrooge, Cars 2, Volt ou encore Le Roi Lion. Pourtant beaucoup de titres,
notamment chez Fox, Metropolitan, SPHE, Universal Pictures et Warner
continuent de s'afficher en 3D lors des manipulations de lecture. AA
L'upconversion UHD n'a rien d'original sur les projecteurs Sony 4K ; c'est
même une obligation, sans quoi l'image 3D s'afficherait en mode fenêtre
sur 1/4 de la surface de l'écran. De fait, tous les projecteurs Sony 4K
depuis le VPL-VW1000ES en 2012 sont forcés de faire de l'upscaling sur
la 3D. Le dernier modèle en date le fait aussi bien que son prédécesseur.
Il n'y a plus de progrès en la matière, car le constructeur a arrêté de
développer la fonction (contrairement au rendu HDR, amélioré d'année
en année). Typiquement, si le piqué est très bon, les sources à plat
sont mieux loties en upscaling avec les
dernières évolutions du Reality
Creation. GG
Sony VPL-VW270ES 4K
Rectificatifs et additifs
• Erreur de notre part dans nos Actualités coffrets LAL 257 : la Saison 4
de la série The Strain n’est pas parue en Blu-ray, dans aucun pays que
ce soit, alors même qu’elle est disponible en HD en VOD…
• Le western À l’ombre des potences, initialement prévu chez Sidonis en
DVD et combo Blu-ray + DVD pour le mois de janvier, est décalé en
avril.
• Pour La Collection des courts métrages Pixar Vol. 3, un lecteur nous
informe que le Blu-ray US proposerait VF + ST-F et, important, serait
Régions multiples (ce qui n’est pas systématique chez Disney).
• La sortie de l'Ultra HD Blu-ray Annihilation qui était annoncé pour le
13 mars a été annulée.
• Notés pour juin dans notre planning semestriel, Le Silence est d'or et
Le Dernier milliardaire de René Clair sont dorénavant planifiés sur le
second semestre.
• Nous ne l’avions pas précisé dans la chronique Import (LAL 259), mais la
comédie Crazy rich Asians est également sortie aux USA en UHD BD.
• Dans LAL 259 en rubrique Imports (Nouvelles d’Italie), nous avons
indiqué pour Suspiria une VO italienne alors que nous aurions dû écrire
VO italienne et anglaise. Merci au lecteur qui nous l’a signalé.
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N°260 FÉVRIER 19 -
Reportage
// Réalisé par Gersende Bollut
C’est dans ses locaux d’Issy-les-Moulineaux, stratégiquement situés à un jet de pierre
des sièges de TF1, francetélévisions, Canal+ et Arte, que nous a conviés le laboratoire VDM,
leader historique et observateur averti du marché vidéo depuis 1972,
pour une visite complète de ses activités…
DANS LES ENTRAILLES DE VDM
QUAND LA VIDÉO FAIT
DE L’OMBRE AU CINÉMA
B
alayons d’emblée les sarcasmes qui pourraient
poindre à la lecture de
l’acronyme du labo qui nous a
chaleureusement ouvert ses portes
à l’orée de l’année 2019. Non,
VDM n’est pas une allusion à
l’expression “Vie De M…” aussi
imagée que populaire auprès des
jeunes, mais signifie plus prosaïquement Video Digital Multimédia.
Stéphane
Koenig,
directeur des
opérations.
“Longtemps, des personnes ont cru que ça signifiait
Voyageurs Du Monde, d’où des appels de passionnés
de voyages…”, soupire Stéphane Koenig, le directeur
des opérations qui a intégré la société en 2005 et été
notre guide intarissable le temps d’un après-midi.
Hors de question pour autant de changer de nom, l’intéressé estimant qu’il désigne une marque historique
du marché vidéo, identifiée comme telle par les
professionnels. À l’origine, le nom de la société créée
en 1972 signifiait même Video Duplication Maman,
“car les cassettes dupliquées au lancement de la vidéo
étaient les cours d’accouchement pour femmes
enceintes !”VDM demeure ainsi l’un des laboratoires
vidéo originels du marché hexagonal. Racheté en
2010 par Transatlantic, premier groupe de postproduction de France, VDM en constitue, avec ses
soixante-dix-sept salariés, la filiale la plus importante
au côté d’autres dédiées à la publicité, à la communication et à la télévision, laquelle gère la postproduction des émissions The Voice et Burger Quiz. Fort d’un
chiffre d’affaires annuel de douze millions d’euros,
VDM affiche une croissance continue depuis
plusieurs années, en dépit du contexte difficile du
marché vidéo. “VDM a connu son âge d’or dans les
années 90”, précise notre interlocuteur, “Nous étions
alors le premier duplicateur VHS de France avec
vingt-cinq millions d’exemplaires sur la seule année
1993. Quatre ans plus tard, nous avons opéré un
virage vers le DVD avec de la postproduction et du
premastering.” Entendre par-là le processus d’infographie, d’encodage, d’authoring, de vérification et
- N°260 FÉVRIER 19
d’envoi à l’usine de pressage de tout labo digne de ce
nom (voir reportage Silverway Media LAL 216). Léon
de Luc Besson et Cubede Vincenzo Natali ont ainsi été
les premiers DVD conçus en France à sortir de leurs
locaux. En 2006, rebelote avec le premier Blu-ray fabriqué dans l’Hexagone, Kingdom of Heaven de
Ridley Scott, suivi en 2010 du premier Blu-ray 3D
national, Le Voyage extraordinaire de Samy. “Chaque
nouveau support ou technologie redynamise nos activités… Sauf l’Ultra HD Blu-ray, pour lequel nous
sommes prêts depuis 2 ans mais qui peine à décoller.”
En cause selon Stéphane Koenig, la faible demande
des consommateurs et des éditeurs, “très prudents et
frileux”. Et de nous assurer que le coût de fabrication
ne saurait constituer un frein recevable car celui-ci est,
hors frais de pressage, dérisoire au regard du coût des
DVD et des Blu-ray à la même période. “Depuis le
lancement du support en 2017, nos UHD se comptent
sur les doigts de la main, alors que les États-Unis sont
très actifs en la matière…” On doit ainsi à VDM les
magnifiques éditions des films de patrimoine Le
Spécialiste et Les Aventures de Rabbi Jacob pour TF1
Vidéo, et de Terminator 2 (“Dans plusieurs versions
et pour plusieurs territoires”) et Paddington 2 pour
Studiocanal. Un titre qui constituait une innovation
puisqu’il s’agit du premier UHD
en Dolby Vision conçu chez nous.
“Et même un des premiers au
monde avec Dolby Atmos sur trois
pistes : VO, VF et allemande. C’est
donc possible d’avoir plusieurs
mix Atmos sur un disque !” Qu’on
le sache, VDM est en mesure de
concevoir des UHD Dolby Vision
et/ou Atmos “dans des délais très
brefs et pour un budget largement
inférieur à nos confrères américains”. Stéphane Koenig regrette
aussi que de trop nombreux éditeurs sacrifient des pistes sonores
sur l’autel de la rentabilité, alors
que l’ajout d’une piste n’alourdit
la facture qu’à hauteur d’une centaine d’euros…
48
En revanche, le visage du directeur
des opérations de VDM s’illumine
lorsqu’il précise qu’une “donnée
nouvelle est apparue à laquelle les
gens du cinéma vont devoir s’habituer : aujourd’hui, la vidéo est
technologiquement en avance sur
le cinéma. VOD compris, puisque
les plateformes comme Netflix
et iTunes supportent la 4K, le
HDR10, le Dolby Vision… La situation est inédite. Le Dolby Vision
est supérieur à ce qu’on peut avoir au cinéma, d’où les
salles Dolby Cinema qui tentent de reproduire l’expérience. Hélas, il y a encore une forme de snobisme
et surtout de méconnaissance des gens du cinéma qui
répugnent à s’intéresser au HDR et au Dolby Vision.
Des auteurs comme James Cameron ont eux très bien
compris le potentiel…” Dernière innovation en date
du labo VDM : la création en 2017 d’un département
“Airlab”. Soit le développement, pour son partenaire
Studiocanal, d’un portail en ligne regroupant l’intégralité de son monstrueux catalogue de films, de séries
et de documentaires, auquel l’éditeur a désormais
accès en permanence avec la possibilité de passer
directement commande pour, par exemple, la vente
d’un programme à une chaîne de télé étrangère.
“L’avantage est aussi de pouvoir visualiser le contenu, car un éditeur s’interroge souvent sur l’état de tel
ou tel programme. S’il constate qu’il a des ventes
régulières sur un film donné mais qu’il n’a à sa disposition qu’une version SD, ça peut l’inciter à lancer un
processus de remasterisation”. De quoi donner
quelques idées pour de futures parutions Blu-ray,
voire Ultra HD Blu-ray ? “Ça ne fait aucun doute”, se
réjouit l’intéressé. En 2018, nous avons précisément
remasterisé en 4K plus d’une centaine de films du
La salle d’étalonnage.
Reportage
Le département sous-titrage, voice over
et Audiodescription.
catalogue Studiocanal pour des ventes TV et VOD. Ces
œuvres sont donc tout à fait exploitables en Ultra HD
Blu-ray, même si bien sûr toutes n’ont pas un potentiel
commercial énorme. En tant que prestataire technique audiovisuel, nous sommes un peu frustrés de
constater que nos amis éditeurs sont aussi frileux sur
pour retravailler le premier
étalonnage jugé trop brillant de
Mortelle randonnée), le département “sous-titrage, voice over et
Audiodescription” (en croissance
en raison du doublement du volume d’heures de contenu chaque
année sur iTunes et Netflix), et
un arrêt prolongé dans la salle
audio/vidéo où s’activent quatre
permanents. À raison de Fabrice et
Francis dévolus à l’infographie, et
de Gilles et Sébastien à la technique avec l’encodage et l’authoring, Stéphane Koenig se plaît à
dire que le quatuor “cumule un
siècle d’expérience sur le sujet” !
Des intermittents sont en outre
sollicités pour effectuer le travail de vérification, avec
un pic d’activité à l’approche de l’été et une saison plus
calme en début d’année. À ce jour, au rythme d’une semaine de travail par projet en moyenne (“Pour l’UHD,
le temps d’encodage est plus long, les fichiers étant
beaucoup plus volumineux à traiter”), dix mille
envoyé aux chaînes de télé et aux plateformes, le labo
VDM conçoit régulièrement des DCP (Digital Cinema
Package), dans le cadre notamment de ressorties en
salles. “Or il nous manquait une vraie salle de projection, puisque lorsqu’on fait quelque chose pour le
cinéma, il faut pouvoir le vérifier dans les mêmes
conditions.” C’est chose faite depuis décembre, avec
une salle aux caractéristiques techniques inédites,
“sans équivalent en France”. Pourvu d’un projecteur
laser 4K Christie CP4325-RGB dont il n’existe que
deux exemplaires dans nos contrées, d’un écran de 6 m,
de 32 canaux en configuration Atmos et de dix sièges
VIP, l’écrin, qui a coûté la bagatelle d’un demi-million
d’euros, permet de savourer dans les meilleures conditions le travail effectué au sein du labo. “Pour nous, le
laser est l’avenir de la projection”, glisse notre guide
en adressant un clin d’œil au nom de notre magazine
dont il est un lecteur de longue date, “avec des niveaux
de performances bien supérieurs à ceux d’une lampe.
Ce projecteur est déjà prêt pour le HDR en salles, ainsi
que pour le HFR, ou High Frame Rate, c’est-à-dire
des cadences largement supérieures aux 24 images/
seconde auxquelles on est habitué. Il est prêt pour
du 120 images/seconde.” Bigre… Une démo d’une
L’espace dédié au premastering, où travaillent d’arrache-pied quatre permanents chevronnés dans le domaine de la vidéo.
l’UHD. Pire, quand un film n’a pas fonctionné en
salles, nombre d’éditeurs importants nous appellent
pour annuler le Blu-ray et ne garder que le DVD, ce
qui nous rend fous car on préférerait que ce soit l’inverse !” Nous déambulons alors parmi les nombreuses salles qui hébergent les multiples activités du
labo, avec un détour par le département masterisation
et restauration 4K (équipé depuis un an d’un scanner
dernière génération avec une vitesse de scan de
7 images/seconde, contre trois fois moins auparavant,
ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’euros d’investissement), la salle d’étalonnage (où s’était
en son temps rendu le directeur photo Pierre Lhomme
galettes sont passées entre les mains de VDM qui collabore avec une cinquantaine de clients aux profils différents, entre producteurs, distributeurs et éditeurs.
LA SALLE ULTIME
Notre visite s’achève par une surprise de taille dont
Stéphane Koenig n’est pas peu fier. Car outre les supports physiques qui rejoignent nos foyers ou le contenu
dizaine de minutes, constituée des bandes-annonces de
The Dark Knight rises et de Tomb Raider version 2018,
d’extraits de films de patrimoine signés Jacques Doillon
et Robert Hossein, et de deux spots Dolby Atmos, nous
persuade de la supériorité technique du lieu. Tout bien
considéré, à en juger par la pluralité des activités et le
niveau d’exigence du labo qu’incarne cette salle dédiée
aux professionnels, l’acronyme VDM pourrait finalement bien signifier “Vendre Du Merveilleux”…
■
La salle de projection interne inaugurée il y a 2 mois. On a connu pire, comme
conditions de travail…
Capable d’aller jusqu’à un scan 10K, le scanner acquis l’année
dernière est “une petite Formule 1 dont on est très content”,
dixit VDM.
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N°260 FÉVRIER 19 -
Dossier
// Réalisé par Gersende Bollut
STAN
LEE
On se fait une toile ?
Avec plus d’une centaine de cameos (apparitions furtives dans
des séries, téléfilms ou longs métrages) à son actif, le regretté
Stan Lee s’est glissé malicieusement dans les traces du maître
Alfred Hitchcock en investissant les adaptations des super
héros imaginés sous sa plume. Petit florilège…
Sauf mention contraire, les films cités sont a minima disponibles en DVD et Blu-ray. Les minutages indiqués correspondent toujours au support HD.
de réaliser des comics,
mais d’être comédien”,
confiait-il en 2010 dans
le documentaire With
Great Power : The Stan
Lee Story, inédit dans nos
contrées (DVD US). Et
d’ajouter en 2017, dans
un entretien accordé à un
quotidien californien :
“Durant douze secondes
environ, je me sens acteur. Quand
j’étais gosse, je me disais : ‘Ce serait
super d’être Errol Flynn’. D’où mes
cameos”. Décédé le 12 novembre dernier à l’âge vénérable de 95 ans, Stan
Lee a eu le temps de mettre en boîte
d’ultimes interventions que les passionnés ne manqueront pas de repérer en salles dans les prochains mois,
après celle de Venom à découvrir en
vidéo le 18 février (test dans ce n°).
Soit le film d’animation Ralph 2.0 le
13 février, Captain Marvel le 6 mars,
Avengers : Endgame le 24 avril, et
Spider-Man : Far from Home le 3 juillet. Le maître n’a toujours pas dit son
dernier mot.
Saurez-vous
prochainement y repérer
les cameos de Stan Lee ?
Il y a tout juste 30 ans, Stan Lee découvrait les joies des apparitions clin
d’œil (encore muettes) en campant le rôle d’un juré assistant médusé à la
transformation de Bruce Banner en Hulk, respectivement interprétés par
Bill Bixby et Lou Ferrigno, avant de décamper aussi sec dans le bien nommé
Procès de l’incroyable Hulk (43’, uniquement disponible en DVD). Quatorze
ans plus tard, Stan Lee retrouvait le même Lou Ferrigno dans la première adaptation
d’envergure du “Titan vert” par le cinéaste Ang Lee : à 12’05, tous deux incarnent des agents de
sécurité en grande discussion. Enfin, dans le reboot orchestré en 2008 par le Français Louis
Leterrier, Stan Lee s’invite à l’écran à 13’08 en quidam ouvrant nonchalamment un frigo pour
boire une canette de soda contaminée par le sang de Bruce Banner… À noter que le créateur du personnage
apparu en 1962 ne dédaigne pas non plus se manifester dans la déclinaison animée Hulk et les agents du
S.M.A.S.H. (inédit vidéo) dans la peau du maire nommé… Stan.
s Hulk (2003)
© Universal Pictures
- N°260 FÉVRIER 19
50
s Le Procès de l’incroyable Hulk (1989)
s Hulk et les Agents du S.M.A.S.H. (série, 2013)
D.R.
s L’Incroyable Hulk (2008)
© Artedis
Saga HULK
D.R.
A
vec son visage buriné, son œil qui frise,
son crâne dégarni
et ses lunettes aux verres
fumés éternellement vis sées sur le nez, le créateur
de Spider-Man, Iron Man,
Hulk, X-Men et quantité
d’autres super héros n’a cessé de promener sa bouille
de grand-père sympathique
dans la quasi-totalité des transpositions
de ses œuvres sur petit et grand écrans,
ne séchant une poignée d’entre elles
(X-Men : Le Commencement et Days of
Future Past, ou le reboot navrant des
4 Fantastiques de 2015) que pour
incompatibilité d’emploi du temps.
C’était même devenu un rituel : capter
l’apparition de “Stan the Man”, lui qui
assouvissait ainsi une carrière contrariée d’acteur. “Enfant, je ne rêvais pas
Dossier
D.R.
Saga 4 FANTASTIQUES
Alors qu’il apparaît régulièrement dans son propre rôle dans l’épatante série d’animation
des Quatre Fantastiques produite en 1994 (inédite en vidéo), Stan Lee se fend de deux jolis
clins d’œil dans les longs métrages respectivement sortis en 2005 et 2007. Dans le premier,
il se glisse dans la peau du facteur Willy Lumpkin pour déclarer, enjoué : “Bienvenue au
Baxter Building, professeur Richards ! J’ai votre courrier, comme d’habitude. Ça fait bien plaisir de vous revoir !” (43’55). Non content d’avoir enfin quelques dialogues dans sa bouche, Stan Lee
incarne pour la première fois un second rôle issu d’un de ses comics, et non un quidam anonyme. Autre première
dans le second film : le nom de Stan Lee est explicitement cité alors qu’il se voit refouler sans ménagement du
mariage de Mr Fantastique et de la Femme invisible, l’agent de sécurité étant persuadé qu’il s’agit d’un plaisantin
(19’35). Cet amusant débarquement dans son propre rôle reste unique à ce jour dans une production Marvel.
© Fox
© Fox
s Les Quatre Fantastiques (série, 1994)
s Les 4 Fantastiques (2005)
s Les 4 Fantastiques et le Surfer d’argent (2007)
s X-Men (2000)
© Fox
Trois opus de la saga X-Men sont honorés de la présence de leur créateur, immanquablement bouche bée devant la situation dont il est témoin. Ainsi dans le film fondateur de
Bryan Singer, il incarne un vendeur balnéaire de hot-dogs, incrédule face au sénateur
Robert Kelly qui émerge des flots (43’45). Même expression éberluée dans L’Affrontement
final, troisième film de la franchise, en voisin de Jean Grey constatant que l’eau de son tuyau
d’arrosage défie les lois de la gravité (2’54)… Et dans le plus récent Apocalypse, il étreint son épouse
en observant impuissant, dans le ciel, le déploiement d’armes nucléaires prémices d’un terrible cataclysme
(72’20). Assimilés à la saga X-Men, les deux volets nettement plus désopilants de Deadpool sont l’occasion de
clins d’œil potaches : dans le premier, Stan Lee officie en tant
que DJ survolté du club de strip-tease (71’15) ; et dans le second,
on le voit sur la publicité géante qui orne un immeuble (75’20).
© Fox
Saga X-MEN
© Fox
s X-Men :
L’Affrontement
© Fox
final (2006)
s X-Men : Apocalypse
(2016)
© SPHE
s Spider-Man 3 (2007)
© Fox
s The Amazing Spider-Man (2012)
Saga SPIDER-MAN
Voilà sans conteste la franchise la plus fournie en termes de cameos du facétieux créateur de
l’Homme-Araignée. À commencer par l’excellente trilogie de Sam Raimi. Dans le volet inaugural, l’intéressé protège sans hésiter une fillette des débris qui tombent lors du premier affrontement entre le Bouffon vert et le tisseur (66’59) ; dans la suite directe, rebelote en évitant cette
fois à une femme en panique de prendre un morceau de mur chutant durant le combat entre Docteur
Octopus et Spider-Man (50’40) ; et dans l’ultime opus, lorsque Peter Parker découvre que Spider-Man va hériter des
clés de la ville, Stan Lee arrive et lui affirme qu’il pense qu’une personne peut faire la différence,
en concluant par son célèbre “Nuff said”(expression spécifique de l’auteur en guise de conclusion dans ses récits, signifiant “Assez discuté”) à 39’55. Les deux volets de la nouvelle franchise The Amazing Spider-Man au début des années 2010 lui réservent à leur tour une place de
choix. Dans le premier, l’apparition, l’une des plus cocasses de sa “carrière” d’acteur, a lieu à
97’26 dans la bibliothèque du lycée : tandis que Spider-Man et le Lézard s’affrontent en cassant
tout à l’arrière-plan, Stan Lee, en amorce du cadre, n’entend rien car il écoute de la musique
classique au casque ! Dans le second, il est présent dans les gradins durant la remise des
diplômes (14’19) et lâche, surpris, un “Je le connais, ce garçon !” alors que Spider-Man vient
d’arriver à la cérémonie. Dans le plus récent Spider-Man : Homecoming, Stan Lee apparaît à
une fenêtre pour admonester le héros à l’origine du vacarme causé dans un
paisible quartier résidentiel (17’50). Et même dans l’excellente relecture animée Spider-Man : New Generationsortie en salles en décembre dernier, l’intéressé campe le vendeur d’un magasin de déguisements qui cède un costume
de Spider-Man à l’ado afro-américain Miles Morales (vers 30’)…
© Fox
© SPHE
s Deadpool (2016)
s The Amazing Spider-Man :
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▲
Le Destin d’un héros (2014)
s Spider-Man : Homecoming (2017)
N°260 FÉVRIER 19 -
Dossier
Film officiel de lancement du tentaculaire “Marvel Cinematic Universe” (MCU pour les initiés), Iron Man premier du nom se fend d’un cameo coquin avec un Tony Stark, alias Robert
Downey Jr., apostrophant Stan Lee de dos, vêtu d’un peignoir en soie rouge et en charmante
compagnie, en lançant un : “En forme, Hefner ?” (68’10). Une allusion savoureuse à Hugh
Hefner, le légendaire fondateur du magazine de charme Playboy. L’intéressé est à nouveau
confondu avec une autre personnalité dans la suite directe, en l’occurrence le journaliste Larry King, lors
du lancement de la Stark Expo (10’15). Mais gare à ne pas cligner des yeux, sous peine de louper ce cameo quasi
subliminal… Guère plus de présence à l’écran dans le troisième film, où Stan Lee fait office de juge dans un concours
de beauté, qui attribue la note maximale “10” via une pancarte. Contrairement à Spider-Man, le super héros de fer
apparu en 1963 a réservé la portion congrue à son créateur dans ses aventures cinématographiques…
© M6 Vidéo
Saga IRON MAN
© Paramount
© Walt Disney
s Iron Man (2008)
Saga THOR
Inspiré de son homologue issu de la mythologie nordique, Thor a connu à ce jour trois
adaptations sur grand écran dans lesquelles Stan Lee s’est à nouveau invité le temps de
quelques secondes. Dans le premier film, il est le chauffeur d’un pick-up qui, comme des
dizaines d’autres concurrents téméraires, tente d’arracher avec son véhicule le marteau du
héros planté solidement dans le sol (36’10). Sans s’apercevoir que l’arrière a été détaché sous
la pression de l’arme, l’homme lance, bravache : “Alors, est-ce que ça a marché ?”… Deux ans plus
tard, il incarne dans la suite directe le patient d’un hôpital psychiatrique qui interpelle sur un ton désabusé le
docteur Erik Selvig, alias Stellan Skarsgård, que personne n’écoute : “Tu me rends ma chaussure, mon pote ?”
(52’50). Mais son apparition dans l’ultime volet constitue à n’en pas douter l’une des plus tordantes : le voici
dans la peau d’un coiffeur farfelu bardé de gadgets aux airs d’instruments de torture, prévenant Thor ligoté sur
un siège : “Surtout ne bouge pas, je n’ai plus les mains que j’avais, je ne voudrais pas te rater !” (51’03).
© Paramount
s Iron Man 3 (2013)
s Iron Man 2 (2010)
© Marvel
© Marvel
s Thor (2011)
s Thor : Ragnarok (2017)
s Thor : Le Monde des ténèbres (2013)
Si Stan Lee n’est (pour une fois) pas le créateur du super héros patriotique, la résurrection
remarquée du personnage dans les années 1960 lui vaut une participation digne de ce nom
dans la trilogie sur grand écran. Ainsi campe-t-il dans le premier film un officier affirmant à
son voisin : “Je l’imaginais bien plus costaud” au sujet de Captain America, le confondant avec
un individu montant sur scène lors d’une cérémonie de remise de médaille du mérite pour justifier
l’absence de l’intéressé (72’20). Dans la suite directe, Stan Lee se glisse dans la peau d’un gardien de musée qui
enrage de découvrir les mannequins dépouillés de leurs costumes de super héros : “Oh bon sang, cette fois
je suis viré sec !” (93’53). Et dans le dernier, il incarne un livreur de colis FedEx qui, derrière une porte vitrée,
interpelle Tony Stark en lisant péniblement son nom sur le colis : “C’est vous, Tony Trash ?” (134’42).
© Marvel
Saga CAPTAIN AMERICA
© Marvel
© Marvel
s Captain America : First Avenger (2011)
s Captain America : Civil War (2016)
s Captain America : Le Soldat de l’hiver (2014)
- N°260 FÉVRIER 19
52
Dossier
© Marvel
Saga AVENGERS
“Des super héros à New York ? Vous me prenez pour qui ?”,
déclare avec agacement un joueur d’échecs interrompu dans
sa partie, parmi le flot de témoignages télévisés qui ponctue la
toute première aventure d’Avengers (130’10). Lequel joueur
n’est autre que Stan Lee, vous l’aurez deviné… La suite directe lui
réserve une autre réplique bien sentie, en vétéran de la Seconde Guerre
mondiale convié à une fête organisée par les Avengers (25’14). Alors que Thor
assure que son élixir n’est pas destiné aux simples mortels, Stan Lee déclare :
“Omaha Beach non plus !”, et insiste pour goûter l’alcool millénaire en question.
Dans le plan suivant, visiblement dans un état second et soutenu par deux serveurs,
il bredouille : “Excelsior…”. Une allusion à une expression fameuse de l’auteur
dans ses comics, qui fut la devise de la ville de New York au XVIIIè siècle et qui
signifie “Toujours aller de l’avant”. De l’aveu de l’intéressé, il s’agissait là de son
cameo préféré. Et dans le troisième film, en chauffeur de bus scolaire, il tente de
calmer ses jeunes passagers paniqués : “Mais qu’est-ce qui vous prend, vous n’avez
jamais vu de vaisseau spatial ?” (18’45).
© Marvel
© Marvel
s Avengers (2012)
s Avengers - Infinity War (2018)
s Avengers : L’Ère d’Ultron (2015)
• AUTRES FRANCHISES DE SUPER HÉROS •
autre Runaways (pour la plupart
inédites en vidéo, mais disponibles
en SVOD). Des apparitions toujours
appréciées, la palme de la mise en
abyme revenant sans conteste à
celles de Stan Lee’s Lucky Man,
série à paraître le 27 février en
France avec son super héros pour
le moins singulier.
Aucun blockbuster de super héros
issus de l’écurie Marvel ne déroge à
la règle. Saurez-vous ainsi trouver
les apparitions tour à tour anecdotiques et surprenantes du regretté
Stan Lee dans Daredevil, Kick-Ass,
Doctor Strange, Black Panther et
les deux volets d’Ant-Man et des
Gardiens de la galaxie ? Au-delà,
l’auteur s’est aussi invité dans les
séries Les Agents du S.H.I.E.L.D.,
Agent Carter, Jessica Jones, Luke
Cage, Iron Fist, The Defenders et
Stan Lee, jamais là
où on l’attend…
ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI… ET AUSSI…
Plus généreuses en termes de présence à l’écran, les apparitions de Stan Lee dans des films dépourvus de super héros méritent d’être portées à la connaissance des amateurs.
L’intéressé intervient ainsi dans son propre rôle dans le thriller L’Ambulance, inédit vidéo de 1990 réalisé par Larry Cohen (futur scénariste de Phone Game), alors que le
héros interprété par Eric Roberts aspire à devenir auteur de comics. De même que 5 ans plus tard, la comédie Les Glandeurs lui offre de répondre à une question existentielle
du rôle-titre (61’47), qui se demande si tous les membres de Mr Fantastique peuvent s’étirer… jusqu’aux parties les plus intimes. Dans le même registre, Stan Lee fait le
pitre avec une référence aux Marx Brothers face à Julie Andrews, en invité des noces royales d’Un Mariage de princesse sorti en 2004 (87’25, inédit en HD). La production
horrifique Yoga Hosers de 2016 (VOD uniquement) réserve également une place à l’insatiable cabotin caméléon… Enfin, dans le registre de l’animation, outre LesSimpson
qui ne pouvaient manquer d’ajouter Stan Lee à leur panthéon, Disney s’est chargé de l’immortaliser dans Les Nouveaux héros de 2014 ainsi que dans le récent Ralph 2.0,
dans nos salles le 13 février.
De gauche à droite : L’Ambulance, Les Glandeurs, Un Mariage de princesse, Les Simpson et Les Nouveaux héros.
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N°260 FÉVRIER 19 -
Tableau
des avis
Ad Vitam L'Intégrale
L’Amour est une fête
Angèle
L’Appel de la forêt (1935)
Avengers - Infinity War 3D
Bird Box
Breaking in (2018)
The Cakemaker
Capharnaüm
Carrousel
Le Cavalier traqué
Céline (1992)
The Charmer
Les Chasses du comte Zaroff (1932)
Climax (2018)
Les Contes merveilleux de Méliès en couleur
Donbass
Duel sans merci
En eaux troubles 3D
L’Énigme du lac noir
L’Étrange incident
L’Évadé de l'enfer (1946)
Les Fiancées en folie
First Man - Le Premier homme sur la Lune
La Folle journée de Ferris Bueller
Frères ennemis (2018)
Les Frères Sisters
Girl (2018)
Le Grand bain
Guy (2018)
Halloween (2018)
House by the River - Au fil de l'eau (1950)
I feel good (2017)
Iwo Jima
J'ai même rencontré des tziganes heureux
J'ai perdu Albert
Jason et les argonautes
Jugement à Nuremberg
Justice League 3D
Katie says goodbye
Killing Eve Saison 1
Mademoiselle de Joncquières
Mandy
Manhunt (2017, J. Woo)
Manon Lescaut
Massacre à la tronçonneuse 2
Les Mille et une recettes…
Nobody's watching
Nora Hamzawi Au Casino de Paris
Un Pacte avec le diable
The Pagan King
Le Pape François - Un Homme de parole
La Petite sirène (2018)
Un Peuple et son roi
Photo de famille
Le Poulain
Upgrade
Venom
La Veuve noire (1987)
La Vie dissolue de Gérard Floque
Test Test Test Test
VOD DVD Blu-ray UHD BD
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Et aussi en DVD
10, rue Frederick .....................64
Billionaire Boys Club...............64
The Black Cage........................88
Bonhomme ..............................73
Carnage chez les Puppets........76
Cœurs purs..............................59
Come as you are......................62
Duel sur le Mississippi............84
Le Fauve en liberté ... ..............67
Féminin féminin .....................60
Forever my Girl........................81
Il ou elle ..................................63
Missing L'Intégrale ..................97
Quel cirque ! ............................91
La Ravisseuse..........................58
RBG : Ruth Bader Ginsburg .....92
La Révolte des jouets...............91
Les Rivières pourpres
L'Intégrale ...........................96
Seal Team Saison 1 .................97
La Sentinelle endormie ...........72
Tout ou rien (1951) ..................68
Transit (2018) ..........................60
L’Une chante l'autre pas...........71
Venez donc prendre le café...
chez nous !..........................76
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En Blu-ray
L’Amie prodigieuse Saison 1 ...97
Avec le sourire.........................75
The Cloverfield Paradox ..........88
Equalizer 2...............................66
Godless ...................................66
L’Ombre d'Emily.......................66
La Prophétie de l'horloge ........88
La Raison du plus fou..............76
Regain .....................................71
Road Games (1981) .................67
Roulez jeunesse (2018) ...........72
Searching - Portée disparue ....65
The Seen and Unseen..............62
Sharp Objects L'Intégrale ........96
Star Wars - Les Derniers
Jedi 3D ..............................90
Vikings - L'Invasion
des Francs...........................80
En VOD/SVOD
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Blackwood - Le Pensionnat .....89
The Last Laugh .......................75
The Quake ..............................80
Sex Education..........................98
The Wife (2018) .......................56
You ..........................................97

Nos préférés  Excellent  Très bien  Bien  Moyen  Médiocre. Pas de note : pas vu ! Ces notes ne tiennent pas compte de l’avis technique.
- N°260 FÉVRIER 19
54
COLLECTION GAUMONT DÉCOUVERTE BLU-RAY
UN FILM DE GEORGES LAUTNER
UN FILM DE FRANÇOIS REICHENBACH
UN FILM DE NANA DJORDJADZE
Interview de Roland Giraud
Interview de Daniel Janneau,
assistant réalisateur
Interviews de Marc Roscart, producteur du
film et Eugénie Zvonkine, spécialiste du
cinéma soviétique et postsoviétique
UN FILM DE MAURICE TOURNEUR
UN FILM DE JEAN-CLAUDE BRISSEAU
UN FILM DE SERGE DE POLIGNY
Interview de Christine Leteux, auteur de
Interview de David Vasse, auteur de
Analyse du film par Nicolas Stanzick,
directeur de L’Intégrale Midi-Minuit Fantastique
Maurice Tourneur, réalisateur sans frontières
Jean-Claude Brisseau, entre deux infinis
Tous les films présentés bénéficient d’un sous-titrage optionnel en français pour sourds et malentendants
R
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I
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V
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2
LE
FILMS
Lors d’un voyage en Suède au cours
duquel son mari doit recevoir le Prix
Nobel de littérature, une femme
réalise qu’elle ne supporte plus
leur union.
Notre avis : C’est donc en VOD
que la France à décidé d’exploiter ce
film magnifique. Implacable autopsie
Note film
8
/10
Dispo. en VOD
le Paru
π
Note film
KATIE SAYS GOODBYE
Genre : Drame.
Réalisateur : Wayne ROBERTS.
Acteurs : Olivia COOKE,
Christopher ABBOTT,
Mary STEENBURGEN.
Musique : Dan ROMER.
USA/France - 2016 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 10 ans.
Dans un coin reculé du Sud-Ouest
américain, une jeune serveuse
qui rêve d’une nouvelle vie à
San Francisco tombe amoureuse
d’un repris de justice.
● 100’ - TF1 Vidéo.
● Infos techniques : 2.35 - VF et
VO en 5.1 DD - Sous-titres français,
imposés sur la VO.
Notre avis : Volet inaugural d’un
triptyque en chantier (Richard says
MANON LESCAUT
Genre : Drame.
Réalisateur :
Gabriel AGHION.
Acteurs :
Céline PERREAU,
Samuel THEIS,
Xavier GALLAIS.
Musique :
François STAAL.
France - 2010 Couleurs.
Note film
Dispo. en
le
- N°260 FÉVRIER 19
Avis technique
7
/10
Paru
π
● 1 DVD - 83’ - Bodega Films.
● Bonus : Photos ; bande-annonce
(VOST). Inclut un livret de 16 pages.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.85 - 16/9 Pas de VF ; VO en 5.1 DD Sous-titres français.
● Images : Paysages, bâtiments
et visages (souvent filmés en plans
serrés) sont d’une netteté
impressionnante.
● Son : Globalement feutré, en dehors d’une circulation urbaine, du
passage d’un wagon de marchandises et d’étreintes en arrière-fond.
● Note technique : 8/10
■ GB
/10
DONBASS
28.01
π
● 1 DVD - 92’ Condor
Entertainment.
Testé sur DVD-R.
● Bonus : Bandeannonce du film
Le Portrait interdit
(VF et VOST
mêlées).
● Infos
techniques : 1.78 16/9 - VF en stéréo
DD - Aucun
sous-titre.
Au XVIIIè siècle,
la passion tragique
entre un noble et une
roturière contraints
de fuir et de se vendre
pour tenter de continuer à vivre librement leur amour.
Notre avis : Bonne initiative
d’éditer cette adaptation romantique,
sérieuse et très vite accrocheuse d’un
classique de la littérature qui trouve
sous la caméra de Gabriel Aghion
(Pédale douce, Belle maman) une très
belle illustration à l’imagerie érotique
dosée avec soin et aux quelques duels
à l’épée réalistes d’une fort belle
dramaturgie. Une jolie découverte
assez inattendue où les comédiens,
y compris le vétéran Robert Hirsch
plutôt grandiose en vieux lubrique
fortuné et sur-poudré, donnent le
meilleur d’eux-mêmes.
7
Dispo. en VOD
le Paru
Avis technique
Genre : Drame.
Réalisateur : Björn RUNGE.
Acteurs : Glenn CLOSE,
Jonathan PRYCE, Max IRONS.
Musique : Jocelyn POOK.
USA/Grande-Bretagne/Suède 2017.
Golden Globe de la meilleure
actrice pour Glenn Close.
goodbye, avec Johnny Depp, est
annoncé pour 2019), ce premier film
indépendant tourné caméra à l’épaule
charge la barque en termes de poisse
pour l’héroïne, tiraillée entre une
mère démissionnaire, un petit ami
taiseux et des clients avec qui elle
se prostitue pour subvenir au besoin
du foyer. Au cœur de ce quotidien
sordide (éprouvante scène de viol
collectif), le miracle se produit pourtant grâce à la présence lumineuse
d’Olivia Cooke en jeune femme au
courage et à l’optimisme désarmants.
● Images : Pas de défaut de
compression et une bonne restitution des éclairages vacillants à la
bougie sur certaines séquences,
mais quelques furtifs petits défauts
de master (traits noirs horizontaux
entre 55’43 et 55’54, ainsi qu’à
86’54) et une définition par
moments cotonneuse.
● Son : Composition musicale
élégante et romantique bien
restituée, tout comme certains
bruitages d’ambiances (campagne,
grondement de tonnerre, bord de
mer) bien de circonstance.
● Note technique : 7/10
■ AA
Genre : Drame.
Réalisateur : Sergei LOZNITSA.
Acteurs : Tamara YATSENKO,
Irina ZAYARMIUK,
Grigory MASTIUK.
Musique : Divers.
Ukraine/Allemagne/Pays-Bas/
France/Roumanie - 2018 - Couleurs.
Prix de la mise en scène de
la section Un Certain regard
au Festival de Cannes.
Les destins croisés de
plusieurs personnages dans
une région de l’Ukraine
orientale occupée par
les Russes.
Notre avis : Déconcertant
par sa construction en
vignettes indépendantes,
difficile d’accès par l’aspect
“codé” de certaines
séquences, ce film empli
d’une rage froide compose à l’arrivée
le tableau désolé d’un pays totalement
déboussolé en même temps qu’un
puzzle terriblement critique envers
une certaine Russie. Tour à tour
bouffon, kafkaïen, choquant et cauchemardesque, sa maîtrise formelle
enrobe l’ensemble d’une autorité
qu’on ne rencontre pas souvent.
56
Note film
Dispo. en
le
6
/10
05.02
π
● 1 DVD - 117’ - Pyramide.
● Bonus : Entretien très original et
technique avec le réalisateur sur le
rapport qu’il entretient avec le son,
élément capital de son cinéma (34’,
remarquable
traduction
simultanée
en français) ;
bandesannonces
(VOST).
Note bonus :
★★
● Infos
techniques :
2.35 - 16/9 - Pas
de VF ; VO en
5.1 DD - Soustitres français.
Avis technique
THE WIFE
d’un mariage, portrait de femme
comme on en voit peu, il repose sur
un “secret” terrible dont la révélation
progressive ouvre des perspectives
vertigineuses dont il n’est bien
entendu pas question de révéler ici
la teneur. Mais s’il est d’ores et déjà
promis à faire date, c’est avant tout
pour l’interprétation anthologique
qu’y livre Glenn Close. Cadrée en
gros plans dont l’intensité rappelle
les plus grandes heures d’Ingmar
Bergman, son visage orchestre une
symphonie de nuances proprement
hypnotiques (il mérite à lui seul la
plus grande surface de projection
possible), que la comédienne distille
avec une maîtrise aussi admirable que
déchirante. Si l’Oscar, auquel elle a
déjà été nommée à six reprises, ne
vient pas couronner cette fabuleuse
démonstration de talent et de maturité
artistique (en même temps qu’une
carrière phénoménale), c’est à ne
plus rien y comprendre.
■ BA
● Images : Un réalisme implacable
excellemment retranscrit.
● Son : Une immersion urbaine
et atmosphérique de tout premier
ordre. Puissance et découpage
impressionnent constamment.
Top son.
● Note technique : 10/10 ■ BA
FILMS
personnalité méconnue d’un homme
au destin hors du commun, meurtri
par la disparition de sa fille et soutenu
du bout des lèvres par une épouse
transie d’inquiétude. À rebours
d’épopées telles L’Étoffe des héros
ou Apollo 13, le film réserve tout de
même dans la dernière ligne droite
une séquence d’alunissage à inscrire
au panthéon des œuvres sur la
conquête spatiale.
James R. Hansen
Dans la lune
Figure majeure des études liées à l’aéronautique
internationale, James R. Hansen a écrit le livre définitif
sur Neil Armstrong sur lequel repose First Man Le Premier homme sur la Lune.
Note film
A
Dispo. en VOD
le 17.02 20.02 20.02
Le Premier homme
sur la Lune
(First Man)
Genre : Drame.
Réalisateur : Damien CHAZELLE.
Acteurs : Ryan GOSLING,
Claire FOY, Jason CLARKE.
Musique : Justin HURWITZ.
USA - 2018 - Couleurs et (un peu)
N&B.
Golden Globe de la meilleure
musique.
Le parcours de l’Américain Neil
Armstrong qui, lors de la mission
Apollo 11, devint le 21 juillet 1969
le premier homme à marcher sur
la Lune.
Notre avis : Peut-on faire de
l’avancée technologique la plus
prodigieuse du XXè siècle un drame
intime en forme de réflexion sur la
difficile acceptation du deuil ? Le
jeune réalisateur prodige de La La
Land répond par l’affirmative en signant un biopic qui lève le voile sur la
Dispo. en VOD
le 17.02 20.02 20.02
π
/10
20.02
π
● Images : Sans véritablement
creuser l’écart avec le Blu-ray, le
Dolby Vision se manifeste surtout
par la profondeur inouïe des noirs
dès lors que le module de commande quitte l’orbite terrestre à
106’, pour culminer sur l’époustouflant plan large de la Lune à 116’.
Un peu plus accentué que sur le
BD, le fourmillement argentique
se montre parfois envahissant.
Menu d’accueil très lumineux.
● Son : Identique au BD.
● Note technique : 8/10
■ GB
coupées, dont l’anxiogène incendie
nocturne de la maison du héros.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : Identiques à
l’UHD BD.
20.02
● 1 BD Régions multiples - 141’ Universal Pictures. Testé sur BD
marqué.
● Bonus : En HD et VOST.
Commentaire audio soutenu du
réalisateur, du scénariste et du
monteur ; 8 courts mais substantiels
modules de making-of où s’entremêlent archives de Neil Armstrong,
témoignages de son fils et aperçus
du tournage (36’) ; 2 bonnes scènes
57
8
● 1 UHD BD + 1 BD Régions
multiples - 141’ - Universal Pictures.
Boîtier métal.
● Bonus : En HD, identiques au BD
(bravo à l’éditeur !), voir ci-dessous.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 et (un peu)
1.78 Imax - VF en 7.1 DD+ ; VO en
Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby
TrueHD - Sous-titres français, et
automatiques sur les dialogues
étrangers de la VF ; anglais pour
malentendants.
Avis technique
FIRST MAN
Avis technique
D.R.
ujourd’hui retraité de l’université d’Auburn où il a enseigné durant 31 ans
la longue saga de l’aéronautique, James R. Hansen est sans doute le
spécialiste le plus mondialement reconnu de la conquête spatiale - et
pas seulement américaine. Auteur d’une douzaine d’ouvrages de référence,
sélectionné en 1995 pour le prestigieux Prix Pulitzer, son nom a récemment
franchi le cercle des spécialistes grâce à l’adaptation cinématographique que
Damien Chazelle a tirée de sa biographie de Neil Armstrong, la seule jamais
autorisée par le légendaire astronaute, où il effectue d’ailleurs un bref caméo.
“J’avais 17 ans, j’étais encore au
lycée, et j’étais vissé au poste de
télévision de mes parents lorsqu’Armstrong a posé le pied sur la
lune le 21 juillet 1969”, se souvient
ce natif de l’Indiana. “Je suis resté
devant l’écran douze heures d’affilée, c’était un des plus grands
moments de l’Histoire de l’humanité, et ces images ont décidé du
reste de ma vie.” Il avait cependant
déjà été “échaudé” quelques années plus tôt lorsqu’Alan Shepard
avait été le premier Américain à
s’envoler vers l’espace dans le
cadre du programme MercuryRedstone 3. “Ça n’avait duré
qu’une quinzaine de minutes, mais
assez longtemps pour me faire
rêver.” Étrangement, ce n’est pas
tant le fait de prendre lui-même place à bord d’une fusée que l’envie de comprendre les enjeux (technologiques, économiques, politiques, métaphysiques)
de la course aux étoiles et la psychologie des astronautes qui l’incitera à leur
vouer l’essentiel de son existence. Aiguillonné par une inattendue passion
parallèle pour le golf (“L’architecture des terrains exerçait sur moi une inexplicable fascination”) au point de lui consacrer également de nombreux livres,
articles et séminaires universitaires, James R. Hansen s’est donc principalement illustré, le plus souvent en collaboration avec la NASA, à travers ses essais
en plusieurs volumes sur l’aérodynamique, les débuts de l’aviation, les premiers
réacteurs à fusion nucléaire ou encore la catastrophe de la navette Challenger
qui, le 28 janvier 1986, provoqua devant les caméras du monde entier l’atomisation de ses sept membres d’équipage.
Publiée en 2005, sa biographie de Neil Armstrong, conséquence directe de son
heureux traumatisme d’adolescence, est également née de ce qu’il appelle
“un vide”. Pour lui, à l’exception du roman de Tom Wolfe qui inspira le sublime
L’Étoffe des héros (par ailleurs l’unique film du genre à mériter son approbation
inconditionnelle), la littérature spécialisée, y compris la sienne, manquait d’un
ancrage susceptible de réellement donner chair à une épopée certes fascinante
mais trop souvent réduite à des considérations scientifiques ou à des images
aussi inouïes que déshumanisées. Qui étaient les astronautes ? Pourquoi
acceptaient-ils de tutoyer la mort à chaque mission ? Que se passait-il dans leurs
têtes ? Comment réagissaient leurs familles à la terreur de ne plus jamais les revoir ? “Je ne voyais personne d’autre que Neil Armstrong pour répondre à toutes
ces questions”, dit James R. Hansen avec raison. Fort de sa considérable réputation, il n’a pas eu trop de mal à convaincre l’intéressé de lui ouvrir ses archives,
son cœur et la porte de sa maison. “La préparation du livre a duré 5 ans, et Neil
était bouleversé de puiser tout au fond de lui pour extérioriser des souvenirs et
des sentiments qu’il n’avait partagés avec personne”, raconte son désormais
biographe. “L’alunissage en lui-même n’avait pas fondamentalement changé sa
vie. C’est l’après qui l’a percuté de plein fouet : la célébrité, le refus de la NASA
de lui confier d’autres missions, le placard doré dans lequel il s’est retrouvé enfermé… Alors qu’il pensait collaborer aux autres programmes aéronautiques de
l’Agence, il a été balloté dans toutes sortes d’administrations gouvernementales
et de réunions de notables pour poser sur des photos ou signer des autographes,
au point de le rendre incapable d’assurer comme il le fallait son poste de professeur de collège universitaire qu’il a dû abandonner à la fin des années 70.”
Mort en 2012, il aurait été selon James R. Hansen “ému, fier et infiniment
reconnaissant” de se découvrir dans First Man.
■ Bernard Achour
● Images : Un transfert rutilant
qui fait honneur au support. Le
format bascule spectaculairement
du 2.35 à l’Imax à partir de la
120è minute.
● Son : Une VF solide toutefois
supplantée par la VO au mix
Atmos à la fois subtil et offensif,
de l’explosion inaugurale à 4’40
au décollage tonitruant à 103’.
● Note technique : 9/10
■ GB
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
Genre : Drame.
Réalisateur : Pierre SCHOELLER.
Acteurs : Gaspard ULLIEL,
Adèle HAENEL, Olivier GOURMET.
Musique : Philippe SCHOELLER.
France - 2017 - Couleurs et N&B.
De la prise de la Bastille à l’exécution de Louis XVI, les 3 années où la
Révolution fit irrémédiablement basculer les fondations de tout un pays.
LA RAVISSEUSE
Genre : Drame.
Réalisateur : Antoine SANTANA.
Acteurs : Isild Le BESCO,
Émilie DEQUENNE,
Grégoire COLIN.
Musique :
Louis SCLAVIS.
France - 2005 Couleurs.
- N°260 FÉVRIER 19
Avec Un Peuple et son roi, Pierre Schoeller orchestre
une ample fresque historique en prise directe
avec notre époque.
D
iscret, exigeant, cohérent, Pierre Schoeller est parvenu en seulement
trois films, auxquels il convient d’ajouter quelques dramatiques télé et
documentaires dont les thématiques ne cessent de se recouper, à imposer
sa griffe dans ce que notre cinéma a de plus sérieux, sans pour autant renoncer à se
rendre accessible. Auteur à ce jour d’une trilogie étonnamment complémentaire et
par certains côtés prophétique sur la manière dont la politique influe sur le destin des
Français, d’hier comme d’aujourd’hui, il affirme : “Le sentiment de citoyenneté est au
cœur de mon travail.”
/10
● 1 Blu-ray - Région B - 122’ Studiocanal.
● Bonus : Court making-of correctement emballé.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.85 - VF en 5.1
et stéréo DTS HD MA ; piste Audiovision en stéréo DTS - Sous-titres
français pour malentendants.
● Images : L’envergure des décors
et le luxe des costumes bénéficient
à plein régime d’un piqué souverain. Multiples et splendides
éclairages.
● Son : Canonnades, coups de feu,
brouhaha de foules grouillantes,
joutes oratoires… On y est !
● Note technique : 10/10 ■ BA
à tour complice et distante entre
les deux ravissantes héroïnes, dont
l’excès de familiarité contrevient aux
usages liant maîtres et domestiques.
Note film
Dispo. en
le
6
/10
Paru
π
● 1 DVD - 86’ Doriane Films.
● Bonus : Stupéfiant
documentaire sur les
nourrices du Morvan
(52’). Inclut un livret
de 12 pages.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques :
1.85 - 16/9 - VF en stéréo
DD - Aucun sous-titre.
Avis technique
Au XIXè siècle, une
jeune paysanne est
engagée comme
nourricière par un
couple de bourgeois
afin de s’occuper de
leur nouveau-né.
Notre avis : D’une
sobriété qui confine
presque à l’austérité, la mise en scène
et l’interprétation se mettent tout au
service d’un sujet méconnu, celui de
la condition des nourrices dans une
France alors très réticente à l’allaitement maternel. L’essentiel de l’intrigue se concentre sur la relation tour
7
Liberté, égalité…
Dispo. en VOD
le 30.01 30.01 30.01
π
Avis technique
Notre avis : Louis XVI, MarieAntoinette, Danton, Robespierre,
Marat, Saint-Just… Les “célébrités”
sont toutes au rendez-vous, ce sont
elles qui ancrent le film dans sa réalité
historique, et les séquences où elles
interviennent, copieusement docu-
Note film
Pierre Schoeller
D.R.
UN PEUPLE
ET SON ROI
mentées, sont peut-être les plus
réussies de cette ambitieuse superproduction. Ce qui intéresse au
premier chef le réalisateur, ce sont
cependant les autres, les anonymes,
ce “peuple” qu’il décide de célébrer
à travers de nombreux personnages
imaginaires (prépondérance marquée
des femmes) fondus dans l’immense
canevas narratif, chronologique et
audiovisuel d’un spectacle au luxe impressionnant. En dépit d’une structure
chorale bien négociée, l’aspect artificiel de ces êtres de fiction et de ce qui
leur arrive ne fusionne hélas pas autant qu’il le devrait avec le contexte,
au point même de, parfois, contredire
sa crédibilité.
● Images : Une copie propre
mais sans éclat et à la compression
poussive.
● Son : Discrètement
atmosphérique.
● Note technique : 6/10
■ GB
Né en 1961 à Paris, c’est en intégrant la section Scénario de la prestigieuse École Louis
Lumière qu’il a forgé sa première carrière de scénariste. Essentiellement formé à la
télévision (Le Masque, De père en fils, Vertiges, À bicyclette), c’est en coécrivant pour
le cinéma L’Afrance en 2001 qu’il aborde les sujets “sociaux” qui constitueront la
colonne vertébrale de son œuvre à venir : en l’occurrence le quotidien d’un jeune
Sénégalais immigré dans la Capitale, que suivra sur un mode plus léger Quand tu
descendras du ciel, variation mordante sur les sans-papiers. Lorsqu’il passe derrière
la caméra en 2003 pour le téléfilm Zéro défaut, c’est au travail à la chaîne qu’il s’intéresse, et le résultat ne passe pas inaperçu. À partir de là, à l’exception de De particulier
à particulier et de Peur de rien, il se consacrera aux scénarios qu’il mettra lui-même
en scène.
À sa sortie en 2008, le réalisme social de Versailles, où Guillaume Depardieu incarne
un poignant sans-abri, lui vaut d’être comparé à Ken Loach ; 3 ans plus tard, la puissance baroque et l’authenticité de L’Exercice de l’État réinventent le cinéma politique
hexagonal tout en raflant le César du scénario ; en 2013, il reconstitue pour Canal+
l’assassinat du préfet Érignac dans Les Anonymes ; l’année suivante, son documentaire
Le Temps perdu s’intéresse aux réfugiés kurdes qui ont fui la Syrie…
Reste que le plus étonnant demeure peut-être l’intuition visionnaire de ses films. Dans
L’Exercice de l’État, il exposa ainsi avec 7 ans d’avance les bases de la crise qu’entraînerait la réforme de la SNCF voulue par Emmanuel Macron, tout en consacrant une
paire de séquences à l’embauche dans un gouvernement de personnalités issues de
la société civile, un choix qui permettra à l’actuel président de créer l’événement en
offrant (avec les suites qu’on connaît) le ministère de l’Écologie à Nicolas Hulot. “Je
n’écris pas mes scénarios après avoir consulté une voyante ou manipulé un pendule”,
sourit Pierre Schoeller. “Il se trouve que la politique me passionne.” Dans ces conditions, c’est carrément de sorcellerie qu’il faut parler à propos d’Un Peuple et son roi,
à moins qu’il ne s’agisse plus simplement d’un sens inouï de notre époque, doublée
d’une connaissance presque télépathique de ce qui anime les classes moyennes et
populaires de notre pays. Sortie en septembre dernier, cette reconstitution du soulèvement qui allait conduire à la Révolution puis à l’exécution de Louis XVI présente en
effet d’ahurissantes similitudes avec le mouvement des Gilets jaunes qui commença
à se manifester exactement un mois plus tard sur l’ensemble du territoire national.
“On manque de révolutions, en France”, disait-il durant la promotion de son film.
“Après avoir montré le peuple victime dans Versailles et la pratique du pouvoir dans
L’Exercice de l’État, j’ai voulu parler du peuple actif, de ces hommes et de ces femmes
qui décident à un moment donné de tout renverser pour prendre leur destin en mains
et revendiquer les droits, la dignité et la considération qu’on leur refuse.” Deux cent
trente ans séparent la prise de la Bastille de l’insurrection qui continue aujourd’hui de
redéfinir les contours de notre démocratie. En un film conçu et réalisé bien avant que
le terme “Gilets jaunes” n’intègre notre vocabulaire quotidien, Pierre Schoeller a dans
un même élan fait œuvre d’historien et de prophète.
Mais l’homme aime prendre son temps, et on ignore à ce jour la teneur de son
prochain projet.
■ Bernard Achour
58
FILMS
lique orchestrée par une Cécile de
France tour à tour victime et bourreau
à l’endroit de l’incorrigible séducteur
campé par Edouard Baer questionne
de manière intemporelle la sincérité
du sentiment amoureux et le poison
amer du ressentiment.
Emmanuel Mouret
Sujet, verbe, compliment
Jusque-là célébré pour ses comédies “bavardes”,
Emmanuel Mouret a pris tout le monde à contrepied
avec Mademoiselle de Joncquières.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
Genre : Drame.
Réalisateur :
Emmanuel MOURET.
Acteurs : Cécile de FRANCE,
Édouard BAER, Alice ISAAZ.
Musique : Divers.
France - 2018 - Couleurs.
Quittée par un marquis libertin dont
elle reste éprise, une jeune veuve
décide de se venger avec la complicité
contrainte d’une belle jeune femme.
Notre avis : Librement inspiré d’un
roman de Diderot, le nouveau film
d’Emmanuel Mouret séduit à la fois
par le charme et le raffinement de ses
dialogues, de ses costumes et de sa
distribution. La vengeance machiavé-
CŒURS PURS
(Cuori puri)
Genre : Drame.
Réalisateur : Roberto de PAOLIS.
Acteurs : Selena CARAMAZZA,
Simone LIBERATI,
Barbora BOBULOVA.
Musique : Emanuele de RAYMONDI.
Italie - 2017 - Couleurs.
Un jeune vigile un peu
marginal rencontre une
adolescente élevée
dans le culte de valeurs
très traditionnelles.
Notre avis : Toujours
aussi peu représenté
sur nos écrans, le jadis
florissant cinéma italien se rappelle à notre
bon souvenir à travers
des films qui échappent
par miracle aux mailles
tristement restrictives
de la distribution internationale.
Chronique fiévreuse au naturalisme
romanesque confondant d’authenticité,
Cœurs purs combine ainsi rapports
humains (familiaux, amicaux, amoureux) et contexte socio-politique
59
Avis technique
D.R.
MADEMOISELLE
DE JONCQUIÈRES
/10
π
π
Paru
● 1 DVD - 106’ - francetélévisions.
● Bonus : Aucun regret, plaisant
court métrage de 2016 du même
réalisateur sur un sujet analogue
mais dans un contexte contemporain
(22’) ; 2 scènes coupées facultatives,
dont une avec le comédien
Laurent Stocker.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF en 5.1 DD ; piste Audiovision en
stéréo DD - Sous-titres français pour
malentendants.
● Images : Une luminosité
débordante (trop ?) et une palette
chromatique flatteuse, mais les
plans larges de végétation et plus
généralement les arrière-plans se
révèlent vraiment trop imprécis.
Dommage pour l’abandon du
Blu-ray un temps pressenti !
● Son : Dialogues, ambiances
champêtres et grands airs de
musique classique cohabitent
harmonieusement.
● Note technique : 6/10
■ GB
superbement fusionnés, qui nous
attachent au destin de personnages
pour lesquels on prend fait et cause
jusqu’à la toute dernière image.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
7
/10
Paru
π
● 1 DVD - 110’ - UFO Distribution.
● Bonus : En VOST.
Entretien assez
éclairant avec le réalisateur sur la genèse
et le propos de son
film (21’) ; deux
scènes inédites
joliment vivantes.
Note bonus : ★★
● Infos techniques :
1.85 - 16/9 - Pas de
VF ; VO en 5.1 et stéréo DD - Sous-titres
français, imposés.
Technique
Q
uand son nom est
apparu en 2000
au générique de
Laissons Lucie faire !, toute une
frange cinéphile eut l’impression de retrouver l’émoi intellectuel qu’avaient soulevé en leur
temps les films les plus accomplis de Sacha Guitry, d’Éric
Rohmer, voire de Woody Allen.
Comprendre par-là : un cinéma
essentiellement verbal, entre marivaudage, introspection sentimentale, réflexion existentielle et
mots d’esprit, le tout emballé
dans une mise en forme, une ironie, une légèreté, des gags et un
tempo on ne peut plus contemporains. “Tout est venu de ma
propre timidité, de mon impossibilité à être aussi drôle, volubile,
intéressant ou séducteur que je
le voulais”, dit-il. De son premier
succès Changement d’adresse en 2006 à l’admiration quasi unanime que lui vaut
aujourd’hui Mademoiselle de Joncquières, il a conquis un public certes averti
mais incontestablement “captif”.
“Le plus étrange, c’est que je suis issu d’une filière scientifique et que j’ai un rapport très spécial au langage, que ce soit sur le papier ou à l’oral”, affirme avec
son accent du midi celui qui est devenu au fil du temps le principal pourvoyeur
de cinéma “littéraire” de notre époque. Né en 1970 à Marseille “dans un milieu
où la lecture et l’écriture étaient loin de s’inviter tous les jours à la maison”, c’est
en suivant un cursus scolaire avec une attention qu’il qualifie lui-même de “très
intermittente” qu’il a fini par décrocher son Bac C. “Mais j’avais découvert le
cinéma grâce à la télévision de ma grand-mère, et j’ai su dès 14 ans que je voulais
aller dans cette direction-là.” Une fois sa majorité venue, il s’offre ainsi une double
formation de comédien et de réalisateur. Après Caresse bricolé avec des subventions, son moyen métrage de fin d’études à la FEMIS, Promène-toi donc tout
nu !, où il incarne un garçon confronté à un dilemme amoureux qu’il doit résoudre
en 24 heures, connaîtra l’honneur d’une sortie en salles en 1999.
L’année suivante, son premier long Laissons Lucie faire ! renforce les bases de
ce qui constitue déjà son univers : un héros maladroit, voire “loser”, confronté à
toutes sortes d’imbroglios affectifs. “J’avais une tendresse infinie pour Buster
Keaton, Jacques Tati et Pierre Richard, pour leurs personnages qui tombent et
ne cessent de se relever sans rancœur, amertume ni pessimisme.” S’il n’apparaît
que très fugitivement dans Vénus et Fleur, où deux jeunes femmes cherchent
l’homme parfait, son sens inné du dialogue “ping-pong” et de la spontanéité
fait une nouvelle fois mouche. Et lorsque Changement d’adresse sort, l’intrigue
à tiroirs qu’il tricote alors rencontre pour la première fois un public dont la fidélité
ira croissant. “J’aime le fait que mes histoires et mes personnages puissent
sembler désinvoltes”, explique-t-il alors. “C’est la sincérité que j’y mets qui,
j’espère, leur donne du sens.”
Pourtant, lorsqu’on découvre Un Baiser s’il vous plaît quelques mois plus tard,
une émotion immense, adulte, inédite, se déverse de l’écran. Variation moderne
sur l’adultère au point de départ cocasse (les conséquences d’un bref contact
entre deux bouches), le film, où Julie Gayet se montre l’égale d’une Jessica Lange,
révèle chez Emmanuel Mouret une gravité parfois bouleversante, doublée d’une
sensibilité et d’un sens de l’image eux aussi inédits. De Fais-moi plaisir ! à Caprice
en passant par le choral L’Art d’aimer et Une Autre vie, son “système”, au
demeurant toujours maîtrisé, a ensuite connu des hauts et, aussi, quelques bas
aux allures d’essoufflement. D’où la surprise qu’a constituée Mademoiselle de
Joncquières, pur drame en costumes inspiré d’un récit conté par un personnage
de Diderot dans Jacques le fataliste et son maître, dont l’élégance et la cruauté
se hissent presque au niveau des Liaisons dangereuses. “J’avais envie et surtout
besoin de me renouveler, mais sans renoncer pour autant à ma fascination pour
les mécanismes de l’amour et le rôle fondamental de la parole”, avoue-t-il.
Désormais propulsé dans la cour des grands, il a toute latitude pour continuer à
construire ce qu’il convient d’appeler une œuvre.
■ Bernard Achour
7
● Images : Très réalistes et
lumineuses.
● Son : Forte présence
environnementale et musicale.
● Note technique : 8/10
■ BA
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
Genre : Drame.
Réalisateur :
Stanley KRAMER.
Acteurs :
Spencer TRACY,
Burt LANCASTER,
Marlène DIETRICH.
Musique :
Ernest GOLD.
USA - 1961 Noir & blanc.
Oscars des meilleurs acteur pour
Maximilian Schell et scénario adapté.
En 1948, le procès des quatre juristes
allemands accusés d’avoir légalisé les
atrocités nazies.
Dispo. en
le
8
Paru
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Régions multiples
(film et bande-annonce uniquement) 179’- Rimini Éditions.
● Bonus : Entièrement inédits (l’antique DVD en était dépourvu), en SD
et VOST sauf précision. Conversation
émouvante enregistrée en 2004 entre
TRANSIT
Genre : Drame.
Réalisateur : Christian PETZOLD.
Acteurs : Franz ROGOWSKI,
Paula BEER, Godehard GIESE.
Musique : Stefan WILL.
France/Allemagne 2018 - Couleurs.
De nos jours, en France,
un réfugié allemand qui
cherche à fuir les forces
d’occupation fascistes
change d’identité et se
rend à Marseille pour
prendre un bateau en
direction du Mexique.
Notre avis : À travers
l’intéressante idée de
transposer la débâcle
de 1940 au XXIè siècle,
le réalisateur superpose
deux époques pour narrer
l’histoire universelle et
troublante de personnages qui errent
dans l’attente de fuir leur pays pour
survivre. Une intrigue forte et sensible
qui fait justement écho aux actuelles
thématiques de l’exil et des réfugiés.
- N°260 FÉVRIER 19
Dispo. en VOD
le Paru
7
J’AI MÊME
RENCONTRÉ DES
TZIGANES HEUREUX
(Skuplja i perja)
Genre : Drame.
Réalisateur : Aleksandar PETROVIC.
Acteurs : Bekim FEHMIU,
Velimir Bata ZIVOJINOVIC,
Gordana JOVANOVIC.
Musique : Non créditée.
Yougoslavie - 1967 - Couleurs.
Grand Prix du jury au Festival
de Cannes.
● Images : De fréquentes petites
poussières se manifestent encore
tout au long du film, mais la définition (en dehors des archives) au
rendu quasi intimiste sur les visages et les contrastes garantissent
une restitution de très belle qualité.
● Son : En VF, les dialogues sont
clairs mais écrasent pratiquement
toutes les ambiances, tout en diffusant parfois un peu de souffle. VO
stéréo naturelle, tandis que la piste
5.1 moins dynamique se montre
essentiellement centrale en dehors
de quelques ambiances de rues,
surtout confinées aux canaux
avant. Pas de piste HD…
● Note technique : 7/10
■ AA
Note film
En Serbie, dans une communauté tzigane qui vit du commerce de plumes
d’oies, un homme s’éprend d’une jeune
femme désirée par son beau-père.
Notre avis : Candidat malheureux à
l’Oscar et au Golden Globe du meilleur
Paru
π
● Images : Parfaitement définies
et réalistes.
● Son : Bonne gestion des
ambiances urbaines et portuaires.
● Note technique : 8/10
■ VC
Note film
Dispo. en
le
8
/10
Paru
π
● 1 DVD - 83’ - Malavida.
● Bonus : Présentation du film par
Claude Lelouch (extraits en VOST).
Inclut un livret de 16 pages.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.66 - 16/9 Pas de VF ; VO en mono 2.0 DD Sous-titres français, imposés.
● Images : Des couleurs délavées
et une définition en dents de scie
(surtout sur les rares plans larges),
mais les contrastes tiennent le
choc.
● Son : Discrètement atmosphérique.
● Note technique : 7/10
■ GB
diennes, où on aperçoit le chanteur
Carlos en artiste sculpteur éméché,
permet aussi de retrouver le comédien
François Leccia, qui incarna entre
autres le fils aîné de Louis de Funès
dans Les Grandes vacances et la voix
française d’Albator dans la série
animée de 1984.
/10
● 1 DVD - 97’ - Doriane Films.
● Bonus : Intéressant entretien avec
le réalisateur sur son
film et ses enjeux
(VO allemande,
avec extraits en VF
et VOST, 26’) ;
court métrage
conceptuel et sans
dialogues du même.
Note bonus : ★★
● Infos
techniques : 2.35 16/9 - VF multilingue en stéréo
DD - Sous-titres
français, imposés
sur les dialogues
allemands.
Technique
Note film
Avis technique
Notre avis : Très beau développement d’un lourd cas de conscience où
s’affrontent la volonté de partir sur de
nouvelles bases et celle de punir pour
l’exemple.
film étranger, passée à deux doigts de
la Palme d’or (président du jury cette
année-là, Claude Lelouch, tombé
éperdument amoureux du film,
démissionna avec fracas après que le
délégué général du Festival eut “promis” la récompense à Blow-up), cette
immersion criante de vérité dans la
société tzigane préfigure sans conteste
le cinéma d’Emir Kusturica. Rythmé
de chants traditionnels d’où est issue
la phrase ironique qui donne son titre
au film et de scènes de liesse et de détresse, ce quasi docu-fiction presque
tout en en gros plans reste d’une modernité éclatante à tous points de vue.
Avis technique
(Judgement at
Nuremberg)
Maximilian
Schell et le
scénariste Abby
Mann autour de
la genèse du film
(20’) ; bel hommage au travail
du réalisateur et à
l’impact du film
sur sa carrière ;
réflexions
engagées du
scénariste sur le
message profondément antiimpérialiste qu’il
souhaitait faire passer auprès du
public ; bande-annonce (HD, VO).
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.66 - VF en
mono 2.0 PCM ; VO en 5.1 DD et
mono 2.0 PCM - Sous-titres français.
Note film
Dispo. en
le
FÉMININ FÉMININ
Genre : Drame.
Réalisateurs : Henri CALEF,
Joào CORRÉA.
Acteurs : Marie-France PISIER,
Olga GEORGES-PICOT,
François LECCIA.
Musique : Jean WIENER.
France/Belgique - 1973 - Couleurs.
La vie banale d’un jeune couple
vivant dans un château isolé sous l’œil
de la mère du mari se trouve bouleversée par l’arrivée d’une invitée aux
mœurs très libres.
Notre avis : Ce drame sentimental et
social légèrement coquin aux effets
appuyés mais aux séduisantes comé-
60
6
/10
Paru
π
● 1 DVD - 90’ - LCJ Éditions.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 1.66 - 4/3 VF en mono 2.0 DD - Aucun soustitre.
Avis technique
JUGEMENT À
NUREMBERG
● Images : Un master valable en
termes de propreté (en dehors des
fins de bobines problématiques)
et plutôt bien défini, mais dont
la nature 4/3 oblige à zoomer,
grossissant ainsi le grain et les
soucis de compression sur certains
plans de lac au soleil (17’40).
● Son : Sans souci sur les dialogues, et une BO entraînante qui
swingue de manière inattendue.
● Note technique : 6/10
■ AA
STAR LASÉRIFIÉE
E
D.R.
n recevant le 9 avril 1962
son Oscar pour Jugement à
Nuremberg,Abby Mann déclara sur la scène du Santa Monica Civic
Auditorium : “Un scénariste digne de
ce nom a pour obligation non seulement de divertir, mais aussi de commenter le monde dans lequel il vit et,
au-delà, de tenter sa chance pour le
transformer.” En un demi-siècle de
carrière, du nazisme au handicap
mental et du système judiciaire américain aux minorités stigmatisées, il a
ainsi mis sa plume au service de sujets
historiques ou de société d'une extrême
puissance morale, tout en donnant à sa
discipline une cohérence d'auteur très
inhabituelle dans le contexte hollywoodien de l'époque.
EN DIRECT
Né en 1927 à Philadelphia, son statut
de Juif dans un environnement urbain
très majoritairement catholique a
beaucoup joué dans sa future inspiration de scénariste. “Une conscience
sociale suraiguë, le sentiment d'être un
outsider, les injustices du système…
Oui, tout m'est venu de ma jeunesse”,
disait-il. Doué pour l'écriture, étudiant
brillantissime, il a profité de l'émergence de la télévision en direct au tout
début des années 50 pour proposer
ses services à NBC et CBS, chaînes
pionnières en la matière dont les
programmes Cameo Theatre, Matinee
Theater, Robert Montgomery presents
et autre Star tonight regorgeaient de
fictions “live” de trente minutes à une
heure. Mais c'est avec un épisode de
l'anthologie Studio One que, en 1957,
il provoque un séisme d'une puissance
maximale en imaginant avec Un
Enfant attend la destinée d'un jeune
garçon autiste abandonné par ses
parents dans une institution spécialisée. À ses yeux, “la télé d'alors était
surtout une fenêtre d'évasion, et le
public n'était pas habitué à des
histoires aussi graves, qui éveillaient
des sentiments aussi complexes”. D'où
l'immense succès d'audience et le débat
qu'il souleva dans la foulée. D'où,
aussi, la certitude pour son auteur
d'avoir trouvé sa voie.
LE PROCÈS DU SIÈCLE
“Quand j'ai émis l'idée de consacrer
un scénario au procès de Nuremberg,
on m'a répondu d'une seule voix qu'il
valait mieux laisser toute cette poussière sous le tapis, ce qui a décuplé ma
détermination.” Abby Mann se plonge
alors à corps perdu dans toutes les
archives écrites et audiovisuelles
relatives à l'action intentée du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 par le
Tribunal Militaire International contre
vingt-quatre hauts responsables du
Troisième Reich, prélude à douze
condamnations à mort et à sept peines
de prison allant jusqu'à la perpétuité.
Validé par la chaîne CBS, le scénario
pose néanmoins un problème, une
ligne de dialogue pourtant cruciale qui
déchirant de sa carrière finissante.
Avec La Nef des fous 1 (Ship of Fools 5),
nomination à l'Oscar en prime, il retrouve Stanley Kramer pour orchestrer
une saisissante croisière chorale entre
l'Afrique du Sud et l'Allemagne (encore elle) des années trente. En 1968, il
infuse au Détective 1 (The Detective 5)
une dose de réalisme inédite dans le
thriller hollywoodien en propulsant,
comme le fera plus tard William
Friedkin avec l'Al Pacino de Cruising,
un flic incarné par Frank Sinatra dans
les bas-fonds gays de New York. Écrits
sur une période de sept ans, ces cinq
films constituent l'essentiel du corpus
cinématographique d'Abby Mann,
que rejoindront en 1975 et 85 les moins
réputés Rapport confidentiel (Report
to the Commissioner 4, un polar correctement efficace) et War and Love (dont
le héros est un jeune Juif polonais
rescapé de l'épouvante nazie). “Je me
suis laissé emporter avec plaisir dans
le tourbillon du cinéma, mais c'est une
machinerie très lourde, contraignante
et surveillée qui pose des limites trop
restrictives à la liberté d'expression”,
jugeait-il.
RETOUR AUX SOURCES
Abby Mann
Date dans l'Histoire du cinéma,
Jugement à Nuremberg 2 a fait de son
scénariste Abby Mann un auteur majeur
du cinéma et de la télévision.
fait peser sur l'ensemble une menace
d'annulation : “Comment pouvez-vous
me demander d'oublier que des
millions de gens sont morts dans les
chambres à gaz ?”, s'insurge à un
moment donné le magistrat suprême.
“Or le principal sponsor du programme n'était autre que l'American
Gas Company, qui craignait que cette
simple phrase n'ait des conséquences
désastreuses sur son image et ses bénéfices”, précise Abby Mann. Réalisée
par George Roy Hill, la dramatique de
90 minutes sera pourtant diffusée en
direct le 16 avril 1959 dans sa version
intégrale… Au détail près que les mots
“chambre à gaz” seront opportunément “bipés” à l'antenne par un technicien. “C'est cette censure inadmissible
qui m'a incité à développer Jugement à
Nuremberg pour le cinéma, un médium
auquel je ne m'étais encore jamais
frotté.” C'est ainsi que, sous la direction
impeccable du solide Stanley Kramer,
le téléfilm deviendra une fresque de
trois heures saturée de stars, et vaudra à
Abby Mann l'Oscar de l'adaptation et à
Maximilian Schell (préféré à Marlon
Brando pour reprendre le rôle qu'il
avait déjà tenu sur le petit écran) celui
du meilleur acteur. Trente-deux ans
avant La Liste de Schindler, cette
œuvre majeure sera la première à
sensibiliser le public américain aux
horreurs de l'Holocauste.
LES DOSSIERS DE L'ÉCRAN
Déjà amplement reconnu pour ses
faits d'armes cathodiques, Abby Mann
trouve aussitôt dans cette consécration l'occasion de creuser son sillon
au cinéma. Dès 1962, il poursuit son
exploration du traumatisme nazi en
transposant pour Vittorio de Sica
la pièce de Jean-Paul Sartre Les
Séquestrés d'Altona où, dans un
saisissant contre-emploi, Maximilian
Schell incarne un criminel SS convaincu seize ans après la fin de la guerre
que l'Allemagne défaite est toujours
occupée par l'ennemi. L'année suivante, il transforme à son tour le téléfilm Un Enfant attend en un admirable
drame éponyme 1 qui permet à John
Cassavetes d'offrir à une Judy Garland
dévastée par la maladie le rôle le plus
61
De retour à la télévision à partir de
1973, il entame alors une longue
période d'exceptionnelle créativité,
notamment favorisée par l'émergence
du réseau indépendant HBO. Qu'il
s'attaque à l'intégrisme religieux (The
Greatest Gift), à un terrible dilemme
thérapeutique (Medical Story), aux
droits civiques des Noirs (King 4), à la
condition ouvrière (Skag), à de glaçants faits divers (The Atlanta Child
Murders, Indictment - The McMartin
Trial 4, dont l'annonce du tournage
provoqua l'incendie criminel de sa
maison), à la chasse aux tortionnaires
nazis (Wiesenthal), à la mafia (Jeux
d'influence) ou à une icône culturelle
(la mini-série Sinatra 4), il a à chaque
fois tapé dans le mille tout en cumulant
les victoires et les citations aux Emmy
Awards. Reste que sa création la plus
populaire demeure le personnage
central de The Marcus-Nelson Murders,
téléfilm policier conçu comme une fiction unitaire d'une très grande noirceur
dont le succès inattendu entraînera la
mise en chantier de sept autres enquêtes et surtout du show de cent dixhuit épisodes connu sous le nom de…
Kojak 1. Absolument pas intéressé par
le médiocre et éphémère reboot “black
power” de 2005 avec Ving Rhames en
lieu et place de Telly Savalas, Abby
Mann s'est éteint trois ans plus tard.
S'il n'a pas “transformé le monde”,
il a laissé une trace indélébile dans
l'exercice de son art.
■ Bernard Achour
1
2
3
4
5
Existe en DVD
Existe en DVD et Blu-ray
Existe en DVD, Blu-ray et UHD BD
Existe en DVD Import
Existe en DVD et Blu-ray Imports
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
maladie et à la mort. Bouffées
poétiques et oniriques en guise
d’échappatoire, de jolies scènes se
détachent du lot, parmi lesquelles la
danse envoûtante des deux jumeaux
en pittoresques costumes d’oiseaux.
Note film
Une jeune fille tente de faire face à
la maladie incurable qui touche son
frère jumeau.
Notre avis : Du déni à l’acceptation,
cette œuvre contemplative à hauteur
d’enfant interroge sans détourner le
regard notre rapport originel à la
CLIMAX
Genre : Drame.
Réalisateur : Gaspar NOÉ.
Acteurs : Sofia BOUTELLA, Romain
GUILLERMIC, Shouheila YACOUB.
Musique : Divers.
France/Belgique/USA - 2017 Couleurs et N&B.
Interdit aux moins de 16 ans.
Réunis dans un chalet pour des
répétitions, de jeunes danseurs
absorbent sans le savoir une sangria
contenant un produit hallucinogène aux
effets dévastateurs.
Notre avis : Loin
de l’ultraviolence
d’Irréversible, des
transgressions
d’Enter the Void ou
de la pornographie de
Love, le plus “clivant”
des cinéastes français
met cette fois la pédale
douce sur les provocations morales et visuelles. Ce qui n’empêche pas Climax de
plonger tête baissée
dans une sorte d’enfer moderne où,
après une transe chorégraphique inaugurale d’anthologie, le chaos le plus absolu
se répand jusqu’à la dernière image.
Entre fulgurances et naïveté, efficacité
immédiate et prétention, l’ensemble part
- N°260 FÉVRIER 19
CÉLINE
Genre : Drame.
Réalisateur :
Jean-Claude BRISSEAU.
Acteurs : Isabelle PASCO,
Lisa HEREDIA,
Daniel TARRARE.
Musique : Georges DELERUE.
France - 1992 - Couleurs.
Suite à un drame familial, une jeune
femme est sauvée d’une tentative de
suicide par une infirmière qui l’initie
au yoga.
cependant un peu dans tous les sens, au
point de laisser parfois perplexe sur la
finalité de son propos.
6
Notre avis : Sur un point de départ
analogue à celui de Noce blanche
réalisé trois ans plus tôt (deux femmes
vulnérables sont secourues par des
figures d’autorité), ce drame
COME AS YOU ARE
/10
(The Miseducation of
Cameron Post)
Dispo. en VOD
le Paru 30.01 30.01
π
● 1 Blu-ray - Région B - 97’ Wild Side.
● Bonus : En HD. Conversation à
bâtons rompus entre le réalisateur et
Jan Kounen ; très original entretien
avec le concepteur des génériques
démentiels de Gaspar Noé depuis
Enter the Void ; court
métrage un peu vain sur un
ballon de foot en plan subjectif ; clip. CD de la BO.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 2.35 VF en 5.1 DTS HD MA ;
piste Audiovision en stéréo
DTS HD MA - Sous-titres
français, automatiques sur
les dialogues étrangers ;
français pour malentendants.
● Images : Tout bonnement
fabuleuses.
● Son : Une pêche musicale
renversante et des basses
d’ambiance telluriques. Top son.
● Note technique : 10/10 ■ BA
/10
Dispo. en VOD
le Paru 20.02 20.02
π
● Images : Pointues mais un peu
pâlichonnes. Transfert 1080i.
● Son : Quelques ambiances
atmosphériques dans un ensemble
feutré.
● Note technique : 7/10
■ GB
Note film
6
Paru
π
Genre : Drame.
Réalisatrice : Desiree AKHAVAN.
Acteurs : Chloë Grace MORETZ,
John GALLAGHER Jr, Sasha LANE.
Musique : Julian WASS.
USA - 2017 - Couleurs.
En 1993, après avoir été surprise en
flagrant délit de rapprochement
amoureux avec
une amie, une
adolescente
américaine est
envoyée par des
parents dans une
institution évangéliste pour retrouver
sa “normalité”.
Notre avis :
L’aspect terriblement manichéen
du scénario (d’un
côté, les infortunées victimes, de
l’autre, la monstruosité de l’Église
et des familles), la platitude de la
réalisation et le relatif manque
de flamme de l’interprétation ne
suscitent quasiment aucune émotion
malgré le sujet, pas davantage qu’ils
62
● 1 Blu-ray - Régions multiples 87’ - Gaumont Vidéo.
● Bonus : En HD. Excellent entretien analytique avec l’auteur d’un
ouvrage sur le cinéaste, qui établit
un judicieux parallèle entre Noce
blanche et le présent film, deux
“fables sur la connaissance” avec,
pour la première, une approche plus
pédagogique et philosophique et, pour
la seconde, davantage spirituelle et
métaphysique (40’) ; bande-annonce.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.33 - VF
en stéréo DTS HD MA - Sous-titres
français pour malentendants.
Avis technique
Genre : Drame.
Réalisatrice : Kamila ANDINI.
Acteurs : Thaly Titi KASIH, Ida
Bagus Putu Radithya MAHIJASENA,
Ayu LAKSMI.
Musique :Yasuhiro MORINAGA.
Indonésie - 2017 - Couleurs.
Technique
(Sekala Niskala)
Note film
Paru
● 1 Blu-ray + 1 DVD (film + bonus) Région B - 83’ - Spectrum Films.
● Bonus : En HD. Éprouvant court
métrage documentaire de la même
réalisatrice sur le quotidien d’une
jeune femme et de sa mère violée
durant l’invasion indonésienne du
Timor oriental entre 1975 et 1999
(VOST-A, 39’) ; courte interview de
la réalisatrice et de deux producteurs
(VOST) ; analyse du film par deux
YouTubeurs français.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - Pas
de VF ; VO en 5.1 DTS HD MA Sous-titres français, imposés.
Avis technique
THE SEEN
AND UNSEEN
/10
● Images : La copie est si nette,
propre et éclatante que le film
semble avoir été tourné hier.
Encore une bien belle
restauration signée Gaumont.
● Son : D’une absolue limpidité.
● Note technique : 9/10
■ GB
ne soulèvent un débat véritablement
digne de ce nom.
Note film
5
/10
Dispo. en VOD
le Paru Paru
π
● 1 DVD - 88’ - Condor
Entertainment.
● Bonus : En VOST sauf précision.
Débat public agréablement substantiel
avec la réalisatrice et Chloë Grace
Moretz (22’, VOST) ;
entretien très complémentaire avec la réalisatrice (traduction simultanée en voice over) ;
bandes-annonces.
Note bonus : ★★
● Infos techniques :
1.85 - 16/9 - VF en 5.1 DD
et DTS mi-débit ; VO en
5.1 DD - Sous-titres français, et automatiques sur
les chansons de la VF.
Avis technique
Dispo. en
le
7
s’éloigne du plus gros succès public
de Jean-Claude Brisseau par son
virage surnaturel opéré à mi-parcours.
On reste hélas sceptique face au
propos ésotérique un peu fumeux,
malgré la justesse des dialogues et
l’interprétation toute en nuances des
deux comédiennes.
● Images : Sages et classiquement
correctes.
● Son : VF DTS et VO sur un pied
d’égalité en termes de clarté
intimiste.
● Note technique : 8/10
■ BA
FILMS
des acteurs enfants, réalisme inouï de
certaines séquences comme captées à
la volée) propres à susciter de fortes
émotions.
Nadine Labaki
Chaos debout
Note film
Révélée par Caramel, la cinéaste libanaise Nadine Labaki
a frappé un très grand coup avec l’admiré, mais aussi
contesté, Capharnaüm.
Genre : Drame.
Réalisatrice : Nadine LABAKI.
Acteurs : Zain AL RAFEEA,
Yordanos SHIFERAW,
Boluwatife Treasure BANKOLE.
Musique : Khaled MOUZANAR.
Liban/France - 2018 - Couleurs.
Prix du jury au Festival de Cannes.
Dans un quartier déshérité de
Beyrouth, un garçon de 12 ans décide
d’intenter un procès à ses parents pour
l’avoir fait naître dans un monde de
misère et de violence.
Notre avis : Musique orchestrale
très présente, ralentis, situations
paroxystiques… On ne peut pas dire
que le film se distingue par sa discrétion. Mais l’audacieuse puissance de
son sujet y est déclinée dans toutes ses
ramifications avec une fougue, des
élans de lyrisme et des prouesses de
mise en scène (ahurissante direction
IL OU ELLE
(They)
Genre : Drame.
Réalisatrice :
Anahita GHAZVINIZADEH.
Acteurs : Rhys FEHRENBACHER,
Koohyar HOSSEINI,
Nicole COFFINEAU.
Musique :
Vincent GILLIOZ.
USA/Qatar - 2017 Couleurs.
Un adolescent décide de
retarder sa puberté afin de
déterminer s’il veut rester
un homme ou devenir
une femme.
Notre avis : La question
du “genre” chez les adolescents trouve ici une
illustration vaporeuse, au symbolisme
très voyant, où flous, miroirs et fenêtres
se relayent sans finesse pour accentuer
le trouble et la dualité du personnage
principal.
63
Avis technique
CAPHARNAÜM
● 1 Blu-ray - Régions multiples 127’ - Gaumont Vidéo.
● Bonus : En HD et VOST
sauf précision. Making-of composé
d’instantanés de tournage aux apartés comiques ou complices parfois
déplacés ; joli clip musical sur la
BO du film ; bande-annonce.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 2.35 - VF et
VO en 5.1 et stéréo DTS HD MA Sous-titres français, imposés sur les
VO et automatiques sur les dialogues
étrangers des VF ; français pour
malentendants.
● Images : Somptueux rendu
d’une esthétique aux lumières
et aux couleurs volontiers sableuses, dont le niveau de définition sublime notamment les très
impressionnants panoramas
aériens de la ville.
● Son : VF puissante mais dont
les ambiances très marquées
assourdissent parfois certains
dialogues. C’est sur la VO que
l’extrême ouverture générale,
où l’ample musique s’invite souvent, remplit le mieux son exceptionnel pouvoir d’immersion
urbaine. D’où un Top son
automatique.
● Note technique : 9/10
■ BA
Note film
Dispo. en
le
5
/10
Paru
π
● 1 DVD - 79’ - Optimale.
● Bonus : En VOST. Interview de
la réalisatrice, qui
établit un parallèle
entre le sujet du
film et son statut
d’Iranienne à
l’identité contrariée ; bandesannonces.
Note bonus : ★★
● Infos
techniques : 1.85 16/9 - Pas de VF ;
VO en stéréo DD Sous-titres français, imposés.
Technique
D.R.
/10
Dispo. en VOD
le 20.02 20.02 20.02
π
J
usqu’au dernier moment, les pronostics ont donné Capharnaüm gagnant
dans la course à la Palme d’Or 2018. La présidente du jury Cate Blanchett
était sortie en larmes de la projection officielle, les séances publiques
avaient soulevé une floraison spontanée de mouchoirs sur fond d’ovation à tout
rompre… Derrière l’enthousiasme, de très nombreuses voix s’étaient pourtant
insurgées contre la dimension “spectaculaire”, “manipulatrice”, “sentimentale”,
voire, pour les plus virulentes, “obscène”, du troisième film de la Libanaise
Nadine Labaki. “J’ai forcément été un peu déçue”,
reconnaît cette dernière,
rétrogradée à l’arrivée par
un conséquent mais incontestablement plus modeste Prix du jury.“ Mais
au fond, je suis heureuse
d’avoir divisé le public.
Le débat a posé de vraies
questions sur la nature
même du cinéma tout
en braquant les projecteurs sur les enjeux de
l’histoire que j’ai voulu
raconter.”
Si ses films ont pour particularité de poser un regard impitoyable, contestataire, parfois dérangeant (mais toujours empathique)
sur le Liban d’aujourd’hui, on y cherchera en vain la moindre trace autobiographique. Née voilà pile 45 ans à Beyrouth, elle s’excuse presque de ne pas avoir
souffert plus que ça de la guerre civile qui a longtemps déchiré son pays. “Bien
sûr, j’ai passé beaucoup de temps dans les abris ou derrière des sacs de sable”,
dit-elle. “En contrepartie, j’ai vécu une enfance heureuse, confortable d’un point
de vue matériel, entourée d’amour et gâtée par mes parents.” Davantage témoin
que victime, elle n’en a pas moins tiré l’essence de ce qui allait devenir sa
personnalité de femme et d’artiste. “C’est mon père qui m’a transmis le virus du
cinéma”, poursuit-elle. “Il me racontait comment, jeune garçon, il passait son
temps dans une petite salle tenue par mon grand-père, et à quel point il aimait
l’odeur des bobines.” Une pause émue, puis : “Il n’a pas pu concrétiser son rêve
de devenir réalisateur. J’ai grandi avec ça.”
Diplômée en études audiovisuelles à l’université francophone Saint-Joseph de
Beyrouth, son court métrage de fin de cursus, 11 rue Pasteur, remporte en 1997
la Biennale du cinéma arabe et fait d’elle la toute première femme en mesure de
porter le flambeau du cinéma libanais. “Comme beaucoup, j’aurais pu quitter
mon pays pour travailler ailleurs, mais je ne voulais pas m’enfuir, même si ça
aurait objectivement été plus facile pour moi”, explique-t-elle. Reste que, d’un
côté, la production cinématographique nationale tutoie le néant et que, de l’autre,
son statut de femme ne joue guère en sa faveur. “Faute de pouvoir tourner des
films, je me suis alors engouffrée dans l’industrie de la musique et de la publicité,
beaucoup plus vivante et accessible.” C’est ainsi que, entre 2001 et 2006, elle
réalisera une vingtaine de clips pour des gloires locales de la chanson ainsi qu’un
certain nombre de spots promotionnels. Et c’est sa rencontre avec la productrice
belge Anne-Dominique Toussaint qui la convaincra, tout en lui offrant les moyens
techniques et financiers, de se lancer dans son premier film.
Huis clos situé dans un salon de coiffure où cinq femmes parlent à cœur ouvert,
Caramel sera une des sensations de 2007. Adultère, homosexualité, recours à la
chirurgie pour se recoudre l’hymen... Les sujets les plus tabous y sont abordés
avec un humour et une franchise inédits, au point de faire du film le plus grand
succès, dans son pays comme à l’étranger, du cinéma libanais. Quatre ans plus
tard, le Prix du public au Festival de Toronto consacre Et maintenant, on va où ?,
nouvelle variation sur le rôle des femmes dont les héroïnes s’ingénient à empêcher un conflit entre leurs hommes. Soit deux manifestes profondément engagés
qui permettront à Nadine Labaki, par ailleurs candidate progressiste malheureuse
aux élections municipales de 2006, de mettre sur pied le coup de tonnerre
Capharnaüm. “Ce film m’a changée physiquement et moralement, à tous points
de vue”, dit-elle aujourd’hui. Interrogée sur son prochain projet, elle constate :
“J’y penserai le moment venu. Pour l’instant, je n’arrive pas à tourner la page.”
■ Bernard Achour
8
● Images : Travail sur les lumières
très bien restitué.
● Son : Tout en délicatesse.
● Note technique : 8/10
■ BA
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
réalisateur débutant un cinéaste déjà
grand, et dans son épilogue un coup
de force qui fera date.
/10
Dispo. en VOD
le 19.02 19.02 19.02
π
GIRL
Genre : Drame.
Réalisateur : Lukas DHONT.
Acteurs : Victor POLSTER,
Arieh WORTHALTER,
Oliver BODART.
Musique : Valentin HADJADJ.
Belgique/Pays-Bas - 2018 Couleurs.
Caméra d’Or et Prix de la Critique
internationale au Festival de Cannes.
● 1 Blu-ray - Région B - 106’ Diaphana.
● Bonus : Magnifique interview
audio en français du réalisateur,
très construite, attentive, sincère
et profonde (54’) ; bande-annonce
(HD, VF et VOST mêlées).
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.66 - VO
franco-flamande en 5.1 et stéréo DTS
HD MA - Sous-titres français,
imposés.
Né dans un corps de garçon, un jeune
danseur entreprend la thérapie qui fera
de lui la femme biologique qu’il est au
fond de son âme.
● Images : Tour à tour glaciales,
nimbées de lumière ambrée ou
chatoyantes de couleurs, elles
sont en permanence idéales
de précision.
● Son : Ambiances musicales,
fête foraine, sécheresse impressionnante des impacts physiques
et captation des voix composent
un ensemble magistral.
● Note technique : 10/10 ■ BA
Pour en savoir plus…
D.R
Auteur à 27 ans du premier film
le plus célébré de 2018, le Belge
Lukas Dhont a découvert le
cinéma grâce aux émotions que
les films soulevaient chez sa
mère. “Elle me racontait les
scènes qui lui avaient plu, je
notais tout dans un petit carnet,
et j’essayais ensuite de les
rejouer tout seul”, se souvientil. “À partir de là, je me suis juré
d’essayer à mon tour d’écrire
des histoires et de tourner des
images capables de toucher les
gens à travers ce sentiment
sublime qu’est l’empathie.”
Inscrit au Kask, la faculté des
arts de la Haute École de Gand, il
se forme aux métiers de l’écriture et de la mise en scène, connaît de terribles périodes de découragement (“Il m’arrivait
de pleurer dans la voiture de mon père quand il venait me chercher”), mais trouve les
ressources nécessaires pour mettre sur pied ses premiers courts métrages, tous consacrés à la jeunesse homosexuelle. Lorsqu’il découvre en 2009 dans la presse locale le
destin d’une adolescente confrontée au corps de garçon dans lequel elle était née, il
est foudroyé. Et 5 ans plus tard, après avoir trouvé in-extremis le non professionnel
Victor Polster dans une école de danse d’Anvers pour tenir le rôle principal, l’aventure
de Girl put alors commencer.
■ BA
- N°260 FÉVRIER 19
Dispo. en
le
10, RUE FREDERICK
(10 North Frederick)
Genre : Drame.
Réalisateur : Philippe DUNNE.
Acteurs : Gary COOPER,
Diane VARSI, Suzy PARKER.
Musique : Leigh HARLINE.
USA - 1958 - Noir & blanc.
Alors que son père vient de mourir,
une jeune femme tente de comprendre
ce qui l’a poussé à devenir alcoolique.
Avis technique
Notre avis : Le premier éclair
de génie de Girl tient à son refus
farouche de transformer son personnage et son scénario en sujet de société, encore moins en mélo sur le
“droit à la différence”. D’une intensité
parfois exténuante que tempère une
bienveillance solaire, cette bouleversante ode au courage trouve dans le
non professionnel Victor Polster un
interprète miraculeux, dans son
Note film
Notre avis : Un portrait touchant
du malheur mais aussi du fugace
bonheur qui touchent de plein fouet
le personnage incarné avec grandeur
6
Paru
π
● Images : Très beau transfert
16/9 d’une copie bien définie,
peu granuleuse et seulement
parcourue de légères poussières.
● Son : La VF subit malheureusement de façon totalement aléatoire
de fréquentes baisses de volume
des dialogues, qui se retrouvent
alors noyés par les bruitages ou la
musique, ce qui oblige à jouer de
la télécommande. VO plus aérée
qui ne comporte pas ce désagrément, et qui est donc à privilégier.
● Note technique : 7/10
■ AA
BILLIONAIRE
BOYS CLUB
divers en le
noyant sous des
préciosités visuelles et narratives quasiment
plagiées du Loup
de Wall Street,
ce qui débouche
sur un résultat
choquant par son
propos mais très
bancal dans son
esthétique et la
caractérisation
de ses personnages.
Genre : Drame.
Réalisateur :
James COX.
Acteurs :
Ansel ELGORT,
Kevin SPACEY,
Taron EGERTON.
Musique :
Joel R. RICHARD.
USA - 2017 - Couleurs
et (un peu) N&B.
Déconseillé aux moins
de 12 ans.
En 1983, les membres d’un cercle très
sélectif où de jeunes hommes fortunés
investissent des sommes folles voient
une tentative d’escroquerie virer au
drame.
Notre avis : C’est sans doute une
des dernières fois (si ce n’est la dernière tout court) qu’on a l’occasion de
retrouver sur un écran Kevin Spacey,
tombé en irrémédiable disgrâce après
un retentissant scandale sexuel, qui
plus est dans un rôle pas si éloigné que
ça de ses propres démons. De fait, le
film n’a connu que des sorties microscopiques et a même réussi l’exploit
historique de “rapporter”… 126 dollars lors de son premier jour d’exploitation américaine. En tout état de
cause, il reconstitue un glaçant fait
64
/10
● 1 DVD - 102’ - BQHL.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 - VF
et VO en mono 2.0 DD - Sous-titres
français.
Avis technique
8
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
5
/10
Paru
π
● 1 DVD - 104’ - Metropolitan.
● Bonus : Bandes-annonces (VF).
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF et VO en 5.1 DD - Sous-titres
français.
Avis technique
Note film
par Gary Cooper, homme d’âge
mûr emporté par l’ambition de son
épouse, le poids de ses convictions
séculaires et le qu’en dira-t-on.
Dommage que le discours moral
au final très conventionnel ne soit
que timidement contredit par les
remarques de sa progéniture, ellemême profondément blessée.
● Images : Une bonne tenue
générale, même si le support SD
fait souvent mieux. Archives
familiales en retrait logique.
● Son : D’excellentes basses, des
ambiances palpables, et une VF
très bien intégrée.
● Note technique : 8/10
■ BA
FILMS
John Cho
toujours un peu “gadget”, mais
l’ingéniosité du scénario, la richesse
high-tech des images et l’intensité de
John Cho hissent le principe à un
niveau qu’il n’avait pas encore atteint.
À noter que, même en VO, les innombrables logos, sites Internet et échanges
écrits apparaissent tous en français.
Un père et passe
Magnifique en père aux abois dans Searching - Portée
disparue, l’Américano-Coréen John Cho est l’un des très rares
acteurs asiatiques régulièrement sollicités par Hollywood.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
(Searching)
Genre : Drame.
Réalisateur : Aneesh CHAGANTY.
Acteurs : John CHO, Sara SOHN,
Alex Jayne GO.
Musique : Torin BORROWDALE.
USA/Russie - 2018 - Couleurs.
Afin de retrouver la trace de sa fille
adolescente disparue, un homme
décide d’explorer son ordinateur.
Notre avis : Sur le modèle des
deux Unfriended, Searching - Portée
disparue reprend le concept du film
entièrement vu à travers un écran
d’ordinateur où réseaux sociaux,
conversations multiples et diffusions
par webcams interposées assurent
l’intégralité du spectacle. Au pur récit
d’horreur de ses prédécesseurs, il
troque une enquête policière dont la
mise en forme décuple les effets et la
portée émotionnelle. C’est certes
Paru
π
● Images : Éblouissantes sur
les écrans d’ordinateurs visibles
en permanence, elles respectent
scrupuleusement le rendu des
diverses webcams qui les émettent.
● Son : En VF comme en VO,
avalanche de bruits électroniques
découpés au scalpel et ouverture
de compétition. Top son.
● Note technique : 10/10 ■ BA
aux agissements d’une seule et même
femme.
Notre avis : Une relecture moderne,
sexy, captivante et pleine de classe du
film noir et du rôle de la femme fatale.
Note film
Dispo. en
le
LA VEUVE NOIRE
(Black Widow)
Genre : Thriller.
Réalisateur : Bob RAFELSON.
Acteurs : Debra WINGER,
Theresa RUSSELL, Sami FREY.
Musique : Michael SMALL.
USA - 1987 - Couleurs.
Un agent fédéral découvre que la mort
de plusieurs hommes riches est liée
65
7
/10
29.01
π
● 1 Blu-ray Région B + 1 DVD (non
reçu) - 102’ - BQHL. Testé sur BD-R.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 1.85 - VF et VO
en mono DD - Sous-titres français.
Avis technique
D.R.
SEARCHING PORTÉE DISPARUE
Paru
/10
● 1 Blu-ray - Régions multiples 102’ - SPHE.
● Bonus : En HD et VOST, via une
interface très originale. Commentaire
audio mitraillette, ludique et informatif
du réalisateur/coscénariste et du
producteur lui aussi coscénariste ;
interviews encore ébahies des comédiens sur le défi de jouer face caméra,
sans personne pour leur donner la
réplique. Bonus caché : Énorme
“spoiler” qui révèle tous les indices
disséminés dans le film pour la
résolution du mystère.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.85 - VF
et VO en 5.1 DTS HD MA ; piste
Audiovision française en 5.1 DD Sous-titres français et anglais.
Avis technique
E
n France, ce n’est pas difficile, il n’y en a qu’un : Frédéric Chau, popularisé
grâce au triomphe de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? Aux USA, c’est un
peu mieux. Côté femmes, Sandra Ho, récompensée par un Golden Globe pour
la série Killing Eve ; côté hommes, lui, John Cho, homonyme de son alter ego
hexagonal, le seul à se voir régulièrement propulsé tête d’affiche. Michelle Yeoh
(Demain ne meurt jamais), Lucy Liu (Kill Bill), Maggie Q (Divergente) ou Chow
Yun-fat (Mission : Impossible 2) ne sont certes pas de parfaits inconnus ; le succès
massif de Crazy Rich Asians vient de braquer les projecteurs sur Constance Wu ;
Bruce Lee a connu son heure de gloire avec Opération Dragon ; Pat Morita a ému
dans Karaté Kid ; Jackie Chan a fait rire avec Rush Hour, de même que Ken
Jeong dans Very bad Trip ; le
non-professionnel Haing S.
Ngor a reçu un Oscar pour
La Déchirure avant d’être
assassiné en 1996… Mais le
fait est là : en dehors de deux
planètes dominantes et d’une
poignée de satellites, la communauté asiatique, qui représente pourtant 6,9 % de la
population nord-américaine
totale, est très loin de constituer aujourd’hui à Hollywood
une priorité pour les directeurs
de casting.
“Est-ce qu’on peut appeler ça
du racisme ?”, demande John
Cho. “ Entre le fossé culturel,
les considérations économiques, le passé lié aux
guerres du Vietnam et de
Corée et la persistance de
certains clichés, ce n’est pas
aussi tranché.” Né à Séoul en
1972, ce fils d’un ministre du
culte est arrivé 6 ans plus tard
à Los Angeles. “À part en faisant le clown à l’école et au
lycée, je n’avais jamais pensé devenir acteur”, affirme-t-il. Jusqu’à un colossal coup
de pouce du destin. “À l’université, un étudiant qui participait à un atelier d’écriture
est venu me voir pour me demander ma taille et mon poids”, se souvient-il. “Je lui
ai répondu, il m’a dit qu’un gars qui devait jouer dans sa pièce venait de le laisser
tomber, que j’avais les mêmes mensurations que lui, que son costume m’irait
comme un gant, et que ce serait sympa de ma part de le dépanner pour reprendre
son rôle. J’ai accepté, j’ai adoré l’expérience, et voilà !”
Le visage de John Cho est ainsi apparu à 25 ans dans la comédie “ciblée” Yellow
(en référence au jaune supposé de la couleur des peaux asiatiques), prélude à une
foule de micro-participations à quelques films et séries, dont la très cotée Charmed.
Mais c’est en 1999 que, sans même passer d’audition (“Un ami m’avait recommandé”), il décrochera dans American Pie le tout petit rôle de John, ado littéralement
obsédé par les femmes plus âgées que lui, qui deviendra à la surprise générale l’idole
de toute une génération de jeunes Yankees. “Quand j’ai lu le scénario, ma première
pensée a été : ‘Wow ! Qu’est-ce que c’est vulgaire !’”, se souvient-il. Étoffé dans les
deux suites du film, son potentiel comique lui vaudra, après de nombreux autres
emplois limités (Bowfinger, roi d’Hollywood, American Beauty, Les Pieds sur terre,
Solaris), d’être bombardé en 2004 co-héros de Harold & Kumar chassent le burger,
une comédie pas si bête dont le succès strictement américain, suivi de deux autres
volets tout aussi populaires, fera de lui une vedette à part entière. “Le scénario prenait
à rebours tous les stéréotypes liés aux Asiatiques et aux Indiens, et je pense que
c’est ce qui a plu”, estime-t-il.
Kitchen Confidential, The Singles table, FlashForward, Sleepy Hollow, L’Exorciste à
la télé ; le Sulu des trois Star Trek “rebootés” par J.J. Abrams (il sera du quatrième,
en cours de production), Total Recall - Mémoires programmées, Arnaque à la carte,
Grandma, Columbus, son rôle majeur de père désespéré dans Searching - Portée
disparue au cinéma… Aucun acteur de ses origines ne travaille autant à Hollywood.
“Je ne sais pas si ma carrière est susceptible de faire école”, dit John Cho. “Mais
l’autre jour, le mari acteur d’une amie m’a raconté qu’un directeur de casting lui avait
dit rechercher quelqu’un de ‘type John Cho’. C’est peut-être un signe, qui sait…”
■ Bernard Achour
7
● Images : Encore quelques
points blancs, mais les couleurs
ressortent bien et le fourmillement
reste discret.
● Son : Une clarté tout à fait
probante. VF un peu plus effacée
sur les ambiances mais plus nette
sur les dialogues.
● Note technique : 7/10
■ AA
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
les rapports humains au cœur d’un
système où les performances comptent plus que les personnes, s’acheminant ainsi vers son autodestruction.
justice, cette suite un peu étirée
renforce encore l’empathie envers
son héros de l’ombre.
Note film
Note film
Dispo. en
le
Genre : Thriller.
Réalisateur : Alain GSPONER.
Acteurs : Jannis NIEWÖHNER,
Fahri YARDIM, Emilia SCHÜLE.
Musique : Enis ROTTHOFF.
Allemagne - 2017 - Couleurs.
● 1 Blu-ray - Région B - 110’ Condor Entertainment.
● Bonus : Bandes-annonces (HD,
VF).
● Infos techniques : 2.35 - VF et
VO en 5.1 DTS HD MA - Sous-titres
français.
EQUALIZER 2
(The Equalizer 2)
Notre avis : Situé dans un futur dystopique malheureusement très proche
de notre présent, ce thriller bien
troussé, qui revient à mi-parcours sur
les faits à partir de points de vue différents, dénonce avant tout les dérives
très actuelles d’une société basée sur
la compétition et l’absence de vie privée. Un divertissement intelligent qui
tire la sonnette d’alarme pour replacer
MANHUNT
(Zhui bu)
Genre : Thriller.
Réalisateur : John WOO.
Acteurs : ZHANG Hanyu,
Masaharu FUKUYAMA, HA Ji-won.
Musique : Tarô IWASHIRO.
Chine/Hong Kong 2017 - Couleurs et
(un peu) N&B.
Avis technique
Une trentaine de jeunes gens intègrent
un camp en pleine nature qui permettra
aux plus méritants d’entrer dans la
plus prestigieuse université du pays,
mais la mort de l’un d’entre eux remet
tout en cause.
- N°260 FÉVRIER 19
Désormais chauffeur de VTC,
Robert McCall décide de venger la
mort de sa meilleure amie assassinée
dans des circonstances troubles.
Notre avis : Légitimant à nouveau le
très contestable principe de l’auto-
L’OMBRE D’EMILY
(A Simple Favor)
Genre : Thriller.
Réalisateur : Paul FEIG.
Acteurs : Anna KENDRICK,
Blake LIVELY, Henry GOLDING.
Musique : Theodore SHAPIRO.
USA/Canada - 2018 - Couleurs.
aux Trois royaumes, soit 10 ans en
arrière, pour trouver le dernier film
valable d’un cinéaste qui semble pour
l’instant avoir perdu la flamme.
Note film
5
/10
Une mère célibataire enquête sur
la disparition inexpliquée de
sa meilleure amie.
08.02 08.02
π
● 1 Blu-ray - Région B 110’ - Metropolitan-HK
Vidéo.
● Bonus : En HD et
VOST. Court et efficace
making-of ; bandesannonces.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 VF et VO en 5.1 DTS HD
MA - Sous-titres français.
Avis technique
Traqué sans relâche
par un policier pour
un crime qu’il n’a
pas commis, l’avocat
d’une puissante firme
pharmaceutique
clame son innocence.
Notre avis : Si
John Woo s’y entend
toujours pour chorégraphier avec virtuosité les scènes
d’action, enchaînant course-poursuite
à jet-ski et fusillades intenses au sein
du labo pharmaceutique, l’intrigue
cousue de fil blanc, les rebondissements éculés et l’interprétation en
roue libre (il faut dire que les personnages sont taillés à la serpe) laissent
franchement à désirer. Il faut remonter
Genre : Thriller.
Réalisateur : Antoine FUQUA.
Acteurs : Denzel WASHINGTON,
Pedro PASCAL, Melissa LEO.
Musique :
Harry GREGSON-WILLIAMS.
USA - 2018 - Couleurs.
Interdit aux moins de 12 ans.
● Images : Une définition au top
sur les splendides paysages de
montagnes et de nature sauvage,
avec seulement quelques travellings
un peu saccadés et de l’aliasing
sur une corde tendue lors d’une
séquence d’escalade. Transfert
1080i.
● Son : Des ambiances très fouillées (extérieurs, pluie battante,
rivière) et du peps sur la BO en VF
comme en VO, toutefois plus fluide.
● Note technique : 8/10
■ AA
Dispo. en
le
Paru
Paru
π
/10
Paru
08.02 08.02
π
● Images : Supérieurement
affûtées. Léger bruit délibéré sur
les flashbacks en N&B.
● Son : Deux pistes de haute
volée, où chaque balle fait l’effet
d’un véritable uppercut. Dommage
de ne pas retrouver le mix Atmos
salles.
● Note technique : 9/10
■ GB
Notre avis : Un mélange de
thriller à tiroirs, de mystère
façon Gone Girl, de franche
comédie, de ruptures de ton
et de saisissant contraste (le
jeu quasi burlesque d’Anna
Kendrick vs. la classe de
Blake Lively) : c’est à la fois
la grande originalité et la
principale limite d’un exercice de style où les rebondissements se succèdent à un tel
tempo qu’ils en perdent
parfois leur crédibilité.
Note film
Dispo. en
le
6
08.02 08.02
π
● 1 Blu-ray - Région B - 117’ Metropolitan.
66
/10
● 1 Blu-ray - Régions multiples 121’ - SPHE.
● Bonus : En HD et VOST.
Identiques au DVD testé dans
LAL 258, plus inédits : Mode de
visionnage qui intercale un commentaire vidéo instructif du réalisateur
et de Denzel Washington (149’) ;
11 scènes coupées ou prolongées
(23’) ; piste informative en français
(quelques coquilles).
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en 5.1
DTS HD MA ; VO en 7.1 DTS HD
MA ; piste Audiovision française en
5.1 DD - Sous-titres français, et automatiques sur les dialogues étrangers
de la VF ; anglais.
Avis technique
(Jugend ohne Gott)
Dispo. en VOD
le Paru
● Images : Un transfert
absolument remarquable.
● Son : Mixage puissant et
déterminé en VF, encore plus
précis en VO 7.1. Un Top avec
mention spéciale à toute la
dernière scène en pleine tempête.
● Note technique : 10/10 ■ AA
● Bonus : Wow, quelle richesse !
En HD et VOST sauf précision. Intro
engageante du réalisateur ; 3 commentaires audio pleins d’infos (VO,
hélas) ; sympathique making-of (20’) ;
7 sujets bien emballés (42’) ; intro
du réalisateur à un épilogue rejeté
lors des projections-tests avec son
making-of ; 11 scènes inédites brièvement préfacées ; bêtisier passable ;
bandes-annonces (VF, VOST).
Note bonus :
★★★★★
● Infos
techniques :
1.85 - VF en 5.1
DTS HD MA ;
VO en 7.1
Dolby TrueHD ;
piste Audiovision française
en 5.1 DTS Sous-titres
français ;
français pour
malentendants.
Avis technique
GODLESS
7
7
/10
● Images : Rutilantes de précision
numérique.
● Son : Excellente spatialisation
des voix, de la musique (beaucoup
de hits français !) et des quelques
effets d’action. VF un peu moins
punchy.
● Note technique : 9/10
■ BA
FILMS
Notre avis : Suffisamment sérieux,
adulte et maîtrisé pour avoir figuré
en Compétition au dernier Festival de
Venise, ce thriller noir, sec et fiévreux
se prend parfois les pieds dans une
complexité censée masquer le classicisme de son scénario. Mais son
tempo, son réalisme tant humain
que social et le face-à-face entre deux
acteurs tendus à craquer marquent les
points qui font la différence.
le doute que le suspense chez le
spectateur, ravi de pouvoir enfin
découvrir cette petite perle du cinéma
d’exploitation des Antipodes.
Dispo. en
le
Déviation mortelle
Genre : Thriller.
Réalisateur : Richard FRANKLIN.
Acteurs : Stacy KEACH, Jamie Lee
CURTIS, Marion EDWARD.
Musique : Brian MAY.
Australie - 1981 - Couleurs.
Persuadé d’avoir identifié un tueur en
train de se débarrasser du corps d’une
de ses victimes, un camionneur se
lance à sa poursuite en compagnie
d’une jeune femme qu’il vient de
prendre en stop.
Notre avis : Cette subtile et
percutante relecture de Fenêtre sur
cour transposée dans l’Outback australien abonde en trouvailles visuelles
et en clins d’œil à l’œuvre d’Alfred
Hitchcock, ménageant autant
/10
30.01 30.01
π
● 1 Blu-ray + 1 DVD (non reçu) Région B - 101’ - Studiocanal.
● Bonus : En HD et VOST sauf
précision. Présentation concise de
Jean-Baptiste Thoret ; commentaire
audio soutenu du réalisateur enregistré
au début des années 2000 ; analyse
complète du film par le rédacteur en
chef de Mad Movies, qui fait également
l’historique du cinéma australien de
genre (37’) ; bonnes interviews des
comédiens et de l’équipe du film,
notamment sur l’hostilité de la presse
australienne en raison de la nationalité
américaine des acteurs (61’) ; bandeannonce.
Note bonus : ★★★★
●Infos techniques : 2.35 - Pas de
VF ; VO en mono 2.0 DTS HD MA Sous-titres français, imposés.
Avis technique
ROAD GAMES
7
● Images : Encore quelques
poussières, raccords et du bruit
ponctuel, mais une précision qui
ne se dément guère.
● Son : Très à propos et sans
souffle.
● Note technique : 7/10
■ AA
Note film
7
FRÈRES ENNEMIS
Genre : Thriller.
Réalisateur : David OELHOFFEN.
Acteurs : Matthias SCHOENAERTS,
Reda KATEB, Sofiane ZERMANI.
Musique : SUPERPOZE.
France/Belgique - 2018 - Couleurs
et N&B.
À l’occasion d’un trafic de drogue qui
vire au carnage, deux amis d’enfance,
l’un devenu flic, l’autre dealer, voient
leurs chemins se percuter de plein
fouet.
● 1 Blu-ray - Régions multiples 111’ - M6 Vidéo.
● Bonus : Bande-annonce (HD).
● Infos techniques : 2.35 - VF en 5.1
et stéréo DTS HD MA - Sous-titres
français, automatiques sur les
dialogues étrangers ; français
pour malentendants.
● Images : Un rendu général
de pointe, qui ne s’embarrasse
d’aucune fioriture.
● Son : Une dynamique
environnementale et policière
très affirmée.
● Note technique : 9/10
■ BA
dans L’Ennemi public de William
Wellman. Riche idée d’avoir opté
pour un procès en fil rouge du récit.
Note film
Une mère de famille affronte de dangereux individus en quête d’un coffre
fort renfermant 4 millions
de dollars, caché dans la
demeure de son père
décédé.
Notre avis : Le réalisateur du très réussi V pour
Vendetta ne parvient pas à
renouveler le genre avec
ce thriller en huis clos et
quasi-temps réel parfois
tendu mais qui ne surprend
pas plus que ça.
Note film
6
/10
Dispo. en VOD
le 06.02 06.02 06.02
π
● 1 Blu-ray - Régions multiples 88’ - Universal Pictures. Testé sur BD
marqué.
● Images : Excellente gestion des
contrastes et zéro fourmillement,
y compris lors de la scène en
infrarouge !
● Son : La VF, un peu moins
percutante que la VO, en reproduit
néanmoins avec application les
fréquents bruitages hors champ.
Les basses de la BO renforcent
régulièrement la tension.
● Note technique : 9/10
■ AA
Dispo. en
le
LE FAUVE EN LIBERTÉ
(Kiss tomorrow goodbye)
Genre : Policier.
Réalisateur : Gordon DOUGLAS.
Acteurs : James CAGNEY,
Barbara PAYTON, Ward BOND.
Musique : Carmen DRAGON.
USA - 1950 - Noir & blanc.
Avec la complicité de la sœur d’un
détenu, un gangster s’évade d’une
ferme pénitentiaire et parvient à faire
chanter un inspecteur corrompu.
Notre avis : D’une rare brutalité
dans la production hollywoodienne
des années 1950, ce film de gangsters
taillé sur mesure pour James Cagney,
de tous les plans ou presque, permet
à l’intéressé de tirer en beauté sa
révérence des rôles de fripouilles
et de durs à cuire, près de deux
décennies après avoir été révélé
67
7
/10
30.01
π
● 1 DVD - 98’ - Sidonis. Testé sur
DVD-R. Uniquement disponible au
sein du Coffret encyclopédique du
film noir américain.
● Bonus : Présentations érudites
et volubiles du film par Bertrand
Tavernier et François Guérif, qui
s’attardent sur le roman d’origine signé de l’auteur d’On achève bien les
chevaux (45’) ; bande-annonce (VO).
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.33 - 16/9 VF en mono 2.0 DD ; VO en mono
1.0 DD - Sous-titres français, imposés
sur la VO et automatiques sur deux
courts dialogues non doublés de la
VF à 78’15.
Avis technique
Genre : Thriller.
Réalisateur : James McTEIGUE.
Acteurs : Gabrielle UNION,
Billy BURKE, Richard CABRAL.
Musique : Johnny KLIMEK.
USA - 2018 - Couleurs.
● Bonus : En HD et VOST sauf
précision, très promo. Commentaire
audio du réalisateur et du scénariste ;
5 scènes coupées ou prolongées pourtant réussies, avec commentaire
optionnel (VO) ; 4 modules sur
l’héroïne, la vision du réalisateur,
les cascades et, bien trop succinct, la
place des femmes
noires dans le
cinéma d’action.
Note bonus : ★★
● Infos
techniques :
2.35 - VF en 5.1
DTS ; VO en 5.1
DTS HD MA Sous-titres
français ; anglais
pour malentendants.
Avis technique
BREAKING IN
/10
Dispo. en VOD
le 03.02 07.02 07.02
π
Avis technique
Note film
● Images : Des contrastes
irréprochables que ne parviennent
pas à entamer les régulières et
insignifiantes pétouilles qui
parsèment le master.
● Son : Une VF très claire au
léger souffle continu sans incidence (à peine plus présent à 73’).
Dialogues mieux intégrés mais en
sourdine sur la VO.
● Note technique : 7/10
■ GB
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
Après le meurtre
involontaire de sa servante,
un romancier se débarrasse du corps
avec l’aide forcée de son frère.
Notre avis : Onirisme cauchemardesque, érotisme et paranoïa s’entrechoquent pour donner naissance à une
folie meurtrière habilement contenue
dans cette œuvre assez exceptionnelle
qui partage de nombreux points communs thématiques et esthétiques avec
Le Secret derrière la porte tourné
deux ans plus tôt.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
8
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray + 1 DVD (film + bonus) Régions multiples - 89’ - Lobster.
● Bonus : Inédits, en SD upscalée
sauf précision. Stolen Crime, épisode
TOUT OU RIEN
(Go for broke !)
Genre : Guerre.
Réalisateur : Robert PIROSH.
Acteurs : Van JOHNSON,
Lane NAKANO, George MIKI.
Musique :
Alberto COLOMBO.
USA - 1950 - Noir & blanc.
Dispo. en
le
- N°260 FÉVRIER 19
/10
Paru
π
Avis technique
● Images : Lumineuses, une
définition valable, mais une
compression chahutée et de petits
points blancs et imperfections.
● Son : Globalement clair et
peu dérangé par un souffle
intermittent.
● Note technique : 6/10
■ VC
Genre : Drame.
Réalisateur : Milad ALAMI.
Acteurs : Ardalan ESMAILI,
Soho REZANEJAD,
Susan TASLIMI.
Musique : Martin DIRKOV.
Danemark/Suède - 2017 Couleurs.
Dispo. en VOD
le Paru
Notre avis : D’une grande densité
narrative où s’entremêlent tragédie
humanitaire, comédie romantique
acide et thriller social, le film a pour
mérite essentiel de poser sur son héros
un regard très éloigné de la compassion indignée que réserve en général
le cinéma consacré à l’immigration.
● 1 DVD 87’ - Artus
Films.
● Bonus :
Bandesannonces
du film et de
la Collection
(VO).
● Infos
techniques :
1.33 - 4/3 Pas de VF ;
VO en
stéréo DD Sous-titres
français.
En 1943, un jeune lieutenant
américain n’est pas satisfait
d’avoir été affecté à une unité
principalement composée de
soldats d’origine japonaise.
Notre avis : Nommé pour
l’Oscar du meilleur scénario
original en 1952, ce film,
inspiré d’une histoire vraie et
interprété par une majorité de
comédiens non-professionnels,
marque par son réalisme, son authenticité et la force de son message. Un
propos éminemment positif et rare,
car c’est une des seules productions
cinématographiques de l’époque à
reconnaître et à valoriser l’abnégation
et le courage d’une minorité (ici les
Nippo-Américains) tout en dénonçant
le racisme de façon frontale.
7
Note film
(Charmoren)
Immigré au Danemark, un jeune
Iranien use de ses charmes afin
d’obtenir un permis de séjour.
● Images : Quelques défauts de
pellicule demeurent (fines lignes
verticales sur les bords de l’écran
ou “poil” oublié dans le bas du
cadre) et des plans à effets
optiques d’origine moins définis
fourmillants, mais le gain en
détails est par ailleurs manifeste,
soutenu par une compression plutôt
sans hoquets. Légers clignotements
dans les portions sombres.
● Son : D’une limpidité notable.
● Note technique : 7/10
■ AA
Note film
THE CHARMER
(Sands of Iwo Jima)
Genre : Guerre.
Réalisateur :
Allan DWAN.
Acteurs : John WAYNE,
John AGAR, Adele MARA.
Musique : Victor YOUNG.
USA - 1949 Noir & blanc.
Connu pour sa dureté,
un sous-officier de l’armée
américaine forme les jeunes
recrues lors de la guerre dans
le Pacifique.
Notre avis : Peu de surprises, si ce
n’est des blessures sanglantes pour
l’époque, mais une efficacité classique
rehaussée par la prestation de
John Wayne.
Dispo. en
le
6
Paru
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région B - 110’ Rimini Éditions.
● Bonus : Inédits, en SD. Making-of
rétrospectif très correctement informa68
/10
Paru
π
● Images : Très lumineuses et
naturelles.
● Son : Beaucoup d’étoffe
intimiste.
● Note technique : 8/10
■ BA
tif avec le témoignage de certains
des comédiens
réalisé en 1993
(VOST) ; bandeannonce (VO).
Note bonus :
★★
● Infos
techniques :
1.33 - VF et VO
en mono PCM Sous-titres
français.
IWO JIMA
Note film
6
● 1 DVD - 97’ - Blaq Out.
● Bonus : En VOST. Interview
vivante et argumentée du réalisateur
(25’) ; entretien d’une grande intensité avec l’acteur principal Ardalan
Esmaili, qui livre un vrai traité
d’interprétation.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.85 - 16/9 Pas de VF ; VO en 5.1 et stéréo DD Sous-titres français, imposés sur
les VO.
Technique
Genre : Drame.
Réalisateur :
Fritz LANG.
Acteurs :
Louis HAYWARD,
Lee BOWMAN,
Jane WYATT.
Musique :
George ANTHEIL.
USA - 1950 Noir & blanc.
Victime, certes, mais aussi arriviste
et calculateur cynique, il révèle non
sans audace une facette inédite d’un
sujet beaucoup plus ambigu qu’on ne
le croit. Proche par son intensité des
meilleurs suspenses moraux orchestrés par l’Asghar Farhadi d’Une
Séparation, du Passé et du Client,
The Charmer, premier film d’un
réalisateur iranien lui-même expatrié,
étouffe cependant un peu sous sa
propre maîtrise, au point d’emprisonner ses personnages dans la mécanique
du scénario sans vraiment les laisser
vivre.
Avis technique
Au Fil de l’eau
de la série policière
britannique des
années 50 Les
Aventures du
colonel March
avec Boris Karloff
dans le rôle principal (VF, 25’) ; long
module chapitré
d’actualités variées
parfois spectaculaires de l’année
1950 (accompagnement musical) ;
photos (HD). Les
copieux bonus (près
de 100’) du DVD de
2007 (conversation entre William
Friedkin et Fritz Lang, entretien avec
Pierre Rissient auquel la présente restauration est dédiée, genèse du film
par Patrick Brion) n’ont pas été repris.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.33 - Pas
de VF ; VO en mono 2.0 PCM Sous-titres français.
Avis technique
HOUSE BY
THE RIVER
● Images : Les contrastes solides
et la définition valeureuse qui
offrent une belle lisibilité aux
amples scènes de combats ou à
certains gros plans (visage fermé
de John Wayne à 59’) sont malheureusement au service d’une copie
très inégale, où les petits points
blancs, fines griffures et crasses
multiples ne se cantonnent pas
aux stock-shots d’authentiques
archives de guerre.
● Son : VF tout à fait valable à son
niveau, mais la VO offre beaucoup
plus de naturel et surtout de dynamisme aux scènes de guerre.
● Note technique : 6/10
■ AA
BON DE COMMANDE À RENVOYER AVEC LE RÈGLEMENT
L’île Mysterieuse - Combo DVD/BRD - 19,99 €
L’île Mysterieuse - DVD - 16,99 €
Jason et les Argonautes - Mediabook - 29,99 €
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D.R.
STAR LASÉRIFIÉE
prophétique. Enfant de la Provence,
collégien d’une précocité et d’une excellence sidérantes, il témoigne d’un
tel intérêt pour les langues, la littérature
et la rédaction que son avenir ne fait
aucun doute : il sera enseignant.
Professeur d’anglais à 20 ans, Marcel
Pagnol n’a cependant pas consacré tout
son temps aux études et à son métier :
durant son adolescence, il a publié
quelques poèmes dans un magazine
local, écrit un drame en vers et fondé
une revue. Nommé à Paris, il y conçoit
Pirouettes, chronique romanesque
située à Marseille (elle ne sera publiée
qu’une fois le succès venu) et, surtout,
ses premières pièces de théâtre. S’il en
qualifie certaines de “tissus d’âneries
et de gaudrioles”, Jazz remplira les
salles, Topaze se jouera plus de six
cents fois, et le véritable triomphe
réservé en 1929 à Marius (premier
volet, avant Fanny et César, de la
fameuse Trilogie marseillaise), qui
marque sa rencontre avec l’immense
Raimu, le consacre définitivement
comme une figure majeure de la scène.
DE L’ÉCRIT À L’ÉCRAN
Marcel
Pagnol
Géant de la scène, de la littérature et
du cinéma français, Marcel Pagnol nous
régale ce mois-ci de son inimitable
univers avec Angèle 2 et Regain 2.
D
u théâtre filmé. Cette formule
dédaigneuse aux allures d’accusation, Marcel Pagnol n’a
jamais cessé de la craindre, de la
combattre, de souffrir lorsqu’elle lui
était destinée. “Pour lui, Marius et
Fanny, c’était déjà du cinéma sur
scène”, plaide Claude Beylie, un de ses
nombreux biographes. Monument du
théâtre national, romancier étudié
dans les écoles suite à son élection
à l’Académie française en 1946, réalisateur de dix-huit longs métrages
dont il fut pour la majorité scénariste
(César 2, Le Schpountz 1, La Femme
du boulanger 2), inspirateur d’adaptations tournées de son vivant par
d’autres (Marius 2, Fanny 2), de remakes essentiellement conçus après sa
mort (Manon des sources 2, La Fille du
- N°260 FÉVRIER 19
puisatier 2) et de transpositions inédites
issues de ses souvenirs d’enfance (La
Gloire de mon père 2, Le Château de ma
mère 2), son héritage artistique ne cesse
d’enchanter toutes les générations.
EN TOUTES LETTRES
Lui qu’on assimile souvent davantage
à un homme de paroles plutôt que
d’images est né à Aubagne le 28 février
1895. Soit dix-neuf jours avant que
Louis Lumière ne tourne à Lyon Sortie
d’usine, le premier film officiel de
l’Histoire du cinéma, et à seulement
seize kilomètres de l’endroit où les
cinquante secondes de L’Arrivée d’un
train en gare de La Ciotat sèmeront la
panique chez leurs premiers spectateurs. Deux “signes” auxquels il
donnera plus tard une dimension
Mais le déclic après lequel plus rien ne
sera jamais pareil survient en mai 1930.
Alors que l’art du cinéma, passé depuis
peu du muet au parlant, ne cesse d’évoluer, Marcel Pagnol décide de se rendre
à Londres où, d’après un de ses amis,
un film chavire littéralement les spectateurs à chaque séance. Dès son
arrivée, il verra deux fois de suite la
comédie musicale Broadway Melody,
et deux autres fois le lendemain. À son
tour chamboulé par l’expérience,
le dramaturge/romancier adulé des
foules qu’il est encore estime qu’il
s’agit là de “la forme presque parfaite,
et peut-être définitive, de l’écriture”.
Dès lors, l’alliance entre l’image et le
son (aussi bien les ambiances en prise
directe et la musique que les dialogues,
auxquels il donne le superbe nom de
“prose phonétique”), sublimée par
l’expressivité des interprètes, les partis
pris de mise en scène, la composition
des cadres, les nuances de la photographie ou encore le rythme du montage,
lui ouvre des horizons illimités, au
point de devenir une des grandes
affaires de sa vie. “Je veux tourner un
film sur une vraie montagne, avec de
vrais arbres, dans une vraie ferme et du
vrai mistral”, s’enflammait-il. “Les
cigales font du bruit ? J’enregistrerai le
bruit des cigales. Et si le mistral et les
cigales font tellement de bruit qu’ils
couvrent les voix des acteurs, ça prouvera que le bruit du mistral et le bruit
des cigales sont plus importants que les
voix des acteurs.” Infiniment novatrice,
loin d’être perçue par la critique
influente de l’époque, cette approche
hyperréaliste, que certains continuent
cependant obstinément à trouver académique, balaye ainsi par nature tout ce
qui pourrait relever du théâtre filmé. En
parallèle du cinéma parlant, Marcel
Pagnol a inventé un “cinéma parlé” qui
70
n’appartient qu’à lui, où la surabondance du verbe s’avère indissociable
de la générosité de ce qu’elle donne
simultanément à voir.
PAROLES D’HONNEUR
Faute d’expérience derrière la caméra, c’est au cinéaste transfrontalier
Alexander Korda que Paramount
France, après en avoir acheté les droits,
confie en 1931 les commandes de
Marius, le premier “Pagnol movie”.
Coproducteur et scénariste du film,
décisionnaire sur le casting (en l’occurrence Raimu, Pierre Fresnay et Orane
Demazis), présent du premier au
dernier jour de tournage, l’intéressé
observe le travail du metteur en scène,
donne son avis sur la direction d’acteurs, valide les prises… Le temps
d’écrire Fanny pour le théâtre, et de
voir la même Paramount adapter quasiment dans son dos Topaze avec Louis
Jouvet (il se “vengera” via deux remakes, d’abord en 1936, puis en 1951
avec Fernandel 1), il fonde son propre
Studio grâce auquel Fanny - le film sera dirigé en 1932 par Marc Allégret.
Désormais à la tête de toute une chaîne
de fabrication (production, plateaux,
techniciens, troupe de comédiens,
circuits de programmation), il la met
bien entendu au service de son désir de
cinéma. Mais, contrairement à ce
qu’on pourrait croire, sa carrière de
réalisateur n’est pas, loin de là, exclusivement constituée de transpositions de
ses œuvres à lui : son premier film Le
Gendre de monsieur Poirier est tiré
d’Émile Augier ; Naïs 1, d’Émile Zola ;
Jofroi, Angèle et Regain viennent
de Jean Giono ; Les Lettres de mon
moulin 1 et Le Curé de Cucugnan,
d’Alphonse Daudet... Il n’en demeure
pas moins que ses films les plus connus
et accomplis sont issus de son corpus
littéraire personnel : César, La Femme
du boulanger, La Fille du puisatier 1,
Manon des sources 1, Ugolin 1… Autant
de déclarations d’amour à la Provence,
de comédiens grandioses et de dialogues immortels (“Tu me fends le
cœur”, la “tirade de la Pomponette”),
que des réalisateurs comme Claude
Berri, Gérard Oury, Joshua Logan (aux
USA), Kajiro Yamamoto (au Japon) ou
Daniel Auteuil revisiteront plus tard
avec un bonheur parfois inégal.
À ce jour, de La Petite fille aux yeux
sombres à Catulle et du Mariage de
Peluque à Fabien, une douzaine de
romans ou de pièces de théâtre signés
Marcel Pagnol attendent encore d’être
portés à l’écran. Nul doute que l’aisance
de sa plume, la magie de ses dialogues,
l’humanité de ses personnages et le
flux de son inspiration de conteur n’ont
pas encore dit leur dernier mot.
■ Bernard Achour
1
2
3
4
5
Existe en DVD
Existe en DVD et Blu-ray
Existe en DVD, Blu-ray et UHD BD
Existe en DVD Import
Existe en DVD et Blu-ray Imports
FILMS
douleur et leur bonté face aux
dilemmes de l’amour propre, du paraître et du qu’en-dira-t-on. Un bijou.
Note film
Notre avis : Superbement adapté
du roman de Jean Giono Un de
Baumugnes, avec des dialogues
chantants pleins de sens, le troisième
film de Marcel Pagnol vibre toujours
autant de sagesse, de générosité et
d’amour pour ses personnages, qu’on
apprend à aimer et à comprendre au
fil d’une intrigue qui prend son temps
pour nous faire découvrir toute leur
L’UNE CHANTE
L’AUTRE PAS
Genre :
Comédie dramatique.
Réalisatrice :
Agnès VARDA.
Acteurs :
Thérèse LIOTARD,
Valérie MAIRESSE,
Ali RAFFI.
Musique : Divers.
France - 1976 Couleurs.
Entre 1962 et 1976,
l’amitié ente deux femmes sur
fond d’évolution des mœurs.
Notre avis : Cette chronique féministe ouvertement militante a pris un
sacré coup de vieux, notamment dans
son esthétique “babacool” et ses situations aujourd’hui dépassées. Mais on
peut apprécier son charme rétro et le
rôle pionnier qu’il occupa à l’époque
de sa sortie.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
6
/10
Paru
π
● 1 DVD - 115’ - Arte Éditions.
● Bonus : Courte présentation du
film, passionnée et engagée, par sa
8
Paru
π
Dispo. en
le
REGAIN
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur : Marcel PAGNOL.
Acteurs : Orane DEMAZIS,
FERNANDEL, Gabriel GABRIO.
Musique : Arthur HONEGGER.
France - 1937 - Noir & blanc.
● Images : Avec seulement
quelques rares occasions
(extérieurs de la gare de Marseille,
gros plan d’une tasse essentiel à
l’intrigue) moins définies d’origine,
cette copie remasterisée dans ses
moindres détails (infimes vestiges
d’accidents de pellicule) offre un
écrin définitif à cette œuvre qui ne
fait absolument pas ses 80 ans
passés. Bravo !
● Son : Vivant, clair, sans souffle
handicapant, d’une belle dynamique sur des dialogues et à la
musique limpide.
● Note technique : 9/10
■ AA
Dans un village isolé de HauteProvence, l’ultime habitant persuade
une femme misérable de passage avec
un rémouleur de demeurer à ses côtés.
Notre avis : Radieuse et optimiste
malgré un contexte pesant (la femme
réchappe d’un viol collectif qui ne dit
pas son nom, l’unique villageois est le
symbole terrible des petits hameaux
qui se meurent), cette adaptation d’un
roman de Jean Giono rend hommage
réalisatrice ;
entretien récent
avec cette
dernière sur les
enjeux et l’impact de son
film ; bref
extrait d’une
émission où
elle défend la
cause
féministe ;
documentaire
audacieusement revendicatif sur les
droits des femmes ; émission télé,
festive, musicale mais aussi un peu
longuette d’Agnès Varda sur une tournée de saltimbanques féminines (50’) ;
court métrage où un couple d’amoureux déambule en Iran, inspiré par une
séquence du film ; bande-annonce.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.66 - 16/9 - VF
en mono 2.0 DD - Sous-titres anglais ;
français pour malentendants.
● Images : Une restauration à la
définition agréable et à la palette
chromatique tour à tour “pop” et
naturaliste.
● Son : Excellente présence générale, notamment sur la musique.
● Note technique : 8/10
■ BA
Paru
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région B - 137’ - CMF.
● Bonus : En HD. Éloquent aperçu
avant/après restauration de plusieurs
séquences ; photos.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.33 - VF
en mono 2.0 DTS HD MA ; piste
Audiovision en mono 2.0 DTS HD
MA - Sous-titres anglais ; français
pour malentendants.
Avis technique
Deux braves valets viennent en aide
à l’unique enfant de leur patron devenue
fille-mère après s’être fait embobiner
par un bellâtre sans scrupule qui l’a
prostituée.
Avis technique
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur : Marcel PAGNOL.
Acteurs : Orane DEMAZIS,
FERNANDEL, Henri POUPON.
Musique : Vincent SCOTTO.
France - 1934 - Noir & blanc.
Note film
Paru
● 1 Blu-ray - Région B - 143’ - CMF.
● Bonus : En HD. Aperçu avant/
après restauration très probant sur
deux séquences ; photos.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.33 - VF
en mono 2.0 DTS HD MA ; piste
Audiovision en mono 2.0 DTS HD
MA - Sous-titres anglais ; français
pour malentendants.
Avis technique
ANGÈLE
/10
● Images : Peuchère, il n’est pas
certain que les spectateurs des
années 1930 aient pu découvrir
le film dans pareilles conditions !
Contrastes impeccables, niveau
de détails stupéfiant, propreté
exemplaire, grain contenu…
En dehors d’une poignée
d’images manquantes à 58’, la restauration menée par la Compagnie
Méditerranéenne de Films ébahit.
● Son : Des dialogues parfaitement intelligibles et un souffle
insignifiant.
● Note technique : 9/10
■ GB
Notre avis : Entre le père lâche et
bougon, la mère envahissante et reine
des gaffes, l’ado en souffrance, le
frère suicidaire et les sœurs tour à tour
en mal d’amour et d’enfant, c’est un
véritable inventaire à la Prévert que
dresse cette variation souvent cocasse
sur la dépression. Six ans après Je me
suis fait tout petit, déjà sur le thème
de la famille, la réalisatrice signe un
film tendre et sensible avec une tribu
attachante malgré (ou grâce à ?) ses
multiples névroses, tout en abordant
de front la question de la dépendance
avec la “garde alternée” de l’aïeule
aux absences répétées.
Note film
PHOTO DE FAMILLE
Genre : Comédie dramatique.
Réalisatrice : Cécilia ROUAUD.
Acteurs : Jean-Pierre BACRI,
Camille COTTIN,
Vanessa PARADIS.
Musique : Alexandre LIER,
Sylvain OHREL, Nicolas WEIL.
France - 2018 - Couleurs.
À l’occasion de l’enterrement du
grand-père, une famille est tiraillée
sur les démarches à entreprendre pour
la grand-mère atteinte d’Alzheimer.
71
Dispo. en VOD
le Paru
7
/10
Paru
π
● 1 DVD - 94’ - M6 Vidéo.
● Bonus : Bande-annonce (VF).
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF en 5.1 DD ; piste Audiovision en
stéréo DD - Sous-titres français pour
malentendants.
Technique
Dispo. en
le
8
à la générosité désintéressée des
petites gens avec dans les rôles-titres
l’actrice fétiche de Marcel Pagnol et,
dans un singulier contre-emploi
pleutre et misogyne, Fernandel.
● Images : Agréablement pointues
et lumineuses.
● Son : Une dynamique très
appréciable.
● Note technique : 8/10
■ GB
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
naturalistes, ponctués de répliques
bien graveleuses, croquant avec une
vraie tendresse des personnages
touchants de médiocrité. Étonnant
numéro de Michel Fau, aussi allumé
qu’inquiétant en nabab pornocrate
dans ce chant du cygne mélancolique
qui fige l’insouciance d’une époque
décomplexée juste avant l’arrivée
du sida.
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur : Cédric ANGER.
Acteurs : Guillaume CANET,
Gilles LELLOUCHE, Michel FAU.
Musique : Grégoire HETZEL.
France/Belgique - 2018 - Couleurs.
Interdit aux moins de 12 ans.
En 1982, deux flics sous couverture
gèrent un sex-shop/peep-show à
Pigalle afin de mettre à jour les
magouilles du milieu du porno.
Notre avis : L’enquête sur le
blanchiment d’argent est surtout
un prétexte pour plonger dans l’ambiance à la fois glauque et insouciante
de la pornographie française d’alors.
Dans un esprit à la Boogie Nights, on
passe de la comédie paillarde au malaise, avec passages surréalistes, voire
THE CAKEMAKER
(Der Kuchenmacher)
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur : Ofir Raul GRAIZER.
Acteurs : Tim KALKHOF,
Sarah ADLER, Roy MILLER.
Musique : Dominique
CHARPENTIER.
Israël/Allemagne - 2017 Couleurs.
- N°260 FÉVRIER 19
● Images : Fort correctes, même
si les fréquentes scènes noyées
sous les éclairages rouges passent
moyennement au vu des capacités
de définition du support. On
regrette l’annulation du Blu-ray.
● Son : Belle mise en avant de la
playlist festive “dance floor”,
mais aussi d’ambiances variées,
notamment de sous-bois.
● Note technique : 8/10
■ AA
Dispo. en VOD
le Paru
6
/10
Paru
π
● 1 DVD - 105’ Damned
Distribution.
● Bonus : Clip ;
3 recettes écrites de
gâteaux vus dans le
film.
Note bonus : ★
● Infos
techniques : 2.35 16/9 - Pas de VF ;
VO germanohébraïque en stéréo
DD - Sous-titres
français.
Avis technique
● Images : Naturelles et précises,
elles offrent quelques irrésistibles
gros plans de pâtisseries.
● Son : Une clarté toute en
sobriété intimiste.
● Note technique : 7/10
■ BA
ROULEZ JEUNESSE
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur : Julien GUETTA.
Acteurs : Éric JUDOR,
Laure CALAMY, Brigitte ROÜAN.
Musique : Thomas KRAMEYER.
France - 2017 - Couleurs.
Paru
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région B - 82’ Le Pacte.
● Bonus : En HD. Intéressante interview du réalisateur (20’) ; 3 sympathiques scènes coupées ; joli court
métrage du réalisateur (26’) ; photos ;
bande-annonce.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en
5.1 et stéréo DTS HD MA ; piste
Audiovision en stéréo DTS Sous-titres français pour
malentendants.
Un dépanneur automobile remorque
la voiture d’une femme avec laquelle
il passe la nuit mais se retrouve, le
lendemain matin, avec trois enfants
sur les bras.
Notre avis : Jusqu’ici rarement mis
à contribution dans le domaine du
drame et de l’émotion, Éric Judor
se montre d’une très grande justesse
pour incarner le rôle principal de cette
comédie douce-amère qui a le bon
tiers jusqu’à la quasi-faute de goût,
que rattrapent heureusement les toutes
dernières minutes.
À la mort de son amant
israélien, un jeune pâtissier allemand se rend à
Jérusalem pour se rapprocher de la veuve du défunt.
Notre avis : C’est avec
beaucoup de délicatesse
que cette chronique à
combustion lente installe
ses enjeux narratifs.
Véhiculée par des personnages bien dessinés, une
tension émotionnelle presque policière y voisine avec une vision parfois
cinglante de la société israélienne et
une touchante célébration du pouvoir
fédérateur de la nourriture. On en
regrette d’autant plus la longue baisse
d’inspiration qui plombe le dernier
Paru
π
Note film
/10
6
/10
● 1 DVD - 114’ - francetélévisions.
● Bonus : Making-of articulé autour
d’interviews de l’équipe du film (pas
des acteurs, cependant), instructives
mais frappées d’un écran noir de 15’’
en plein entretien et au final manquant
clairement de rythme (52’).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF en 5.1 DD ; piste Audiovision en
stéréo DD - Sous-titres français pour
malentendants.
Avis technique
L’AMOUR EST
UNE FÊTE
7
Dispo. en VOD
le Paru
LA SENTINELLE
ENDORMIE
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur :
Jean DRÉVILLE.
Acteurs : NOËL-NOËL,
Michel GALABRU,
Micheline LUCCIONI.
Musique :
Georges AURIC.
France - 1966 - Couleurs.
Technique
Dispo. en VOD
le Paru
Note film
Dispo. en
le
72
7
/10
Paru
π
● 1 DVD 87’ - LCJ
Éditions.
● Bonus :
Filmographie
du réalisateur.
● Infos
techniques :
2.35 - 16/9 VF en mono
2.0 DD Aucun
sous-titre.
Redoutant un attentat
contre Napoléon en route
pour la campagne de
Russie, la police réquisitionne, pour héberger
l’empereur, la demeure
d’un médecin qui n’est
autre que l’un des complotistes.
Notre avis : Outre sa très belle
reconstitution historique, la représentation aussi énigmatique qu’iconique
de l’empereur et l’abattage des comédiens rejoints par Raymond Souplex
et surtout Francis Blanche lors d’une
scène de révélation particulièrement
délectable avec Noël-Noël dans la
cuisine, cette comédie en quasi
huis clos à la charge ironique aussi
sévère qu’efficace demeure encore
aujourd’hui une savoureuse récréation.
● Images : Propres et pointues,
avec des couleurs soutenues.
● Son : Tout en équilibre et en
réalisme.
● Note technique : 8/10
■ VC
Note film
Avis technique
Note film
goût de toujours garder une certaine
légèreté et de ne jamais sombrer dans
le mélo facile. Un bel élan d’humanité
et de tendresse à peine entaché par
une (première) réalisation quelque
peu académique.
● Images : Un transfert 16/9
stable, une définition correcte
et des rouges qui claquent, mais
quelques petits scratches ou
légères variations colorimétriques
sans gravité et surtout la présence
régulière quoique fort atténuée de
stries verticales au centre de
l’écran.
● Son : Net malgré de petits plops
et crépitements furtifs lors des
changements de bobines.
● Note technique : 7/10
■ AA
FILMS
/10
Genre :
Comédie dramatique.
Réalisateur :
Alex LUTZ.
Acteurs : Alex LUTZ,
Tom DINGLER,
Pascale ARBILLOT.
Musique : Vincent
BLANCHARD,
Romain GREFFE.
France - 2018 Couleurs et (un peu)
N&B.
Dispo. en VOD
le Paru 20.02 20.02
π
Un cuisinier français s’établit en
Géorgie auprès de sa bien-aimée et
ouvre un restaurant de grande réputation, mais la Révolution va venir
bouleverser son existence.
Notre avis : Film inclassable et
précieux dans la filmographie de
Pierre Richard, cette “tragi-comédie
ensoleillée” vibre plus d’une fois
d’émotion, de charme, d’humour
comme politesse du désespoir et
de délicatesse.
NOBODY’S WATCHING
(Nadie nos mira)
Genre : Comédie dramatique.
Réalisatrice : Julia SOLOMONOFF.
Acteurs : Guillermo PFENING,
Marco Antonio CAPONI,
Elena ROGER.
Musique : Sacha AMBACK,
Pablo MONDRAGON.
Argentine/Espagne/
Colombie/Brésil/
USA - 2017 Couleurs.
Exilé à New York,
un acteur argentin
dans la galère tente
de concilier ses
aspirations
professionnelles
et sentimentales.
Notre avis : Le personnage principal est attachant,
New York est filmé avec une rare
originalité… Mais après une première
demi-heure prometteuse, les situations se mettent à tourner en rond, le
héros fait du sur-place, et le retour
d’un ancien amant ne peut rien pour
contrecarrer la monotonie désormais
installée.
Avis technique
Genre : Comédie dramatique.
Réalisatrice : Nana DJORDJADZE.
Acteurs : Pierre RICHARD,
Micheline PRESLE,
Nino KIRTADZE.
Musique : Goran BREGOVIC.
France/Géorgie - 1996 - Couleurs.
● 1 Blu-ray - Régions multiples 100’ - Gaumont Vidéo.
● Bonus : En HD, inédits. Sympathiques souvenirs (incroyable anecdote avec Gorbatchev) du producteur
français sur un tournage joyeux mais
très difficile à cause des perpétuels
retards (minimum 3 heures !) au
“joyeux pays des vignes et de la
mer”où Pierre Richard était déjà
une star incontestée (22’) ; module
concis sur le cinéma géorgien après
la perestroïka par une spécialiste française, maître de conférences ; extraits
muets avant/après restauration ;
bande-annonce.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.85 - VF multilingue en 5.1 et stéréo DTS HD MA Sous-titres français, automatiques sur
les dialogues étrangers ; français pour
malentendants.
Un journaliste de
télévision réalise le
portrait d’un chanteur
de variétés à la gloire un peu fanée
dont il pourrait bien être le fils.
Notre avis : Avec une maîtrise
totale des codes du documentaire,
le film donne à sa fiction un poids de
réalisme et de vérité qui en fait, toutes
époques et nationalités confondues,
un des exercices les plus accomplis
du genre. C’est donc sans se poser la
moindre question qu’on assiste, médusé, hilare et parfois ému aux larmes,
à ce biopic imaginaire (le héros est une
sorte de croisement mutant entre
Michel Sardou, Claude François et
Herbert Léonard) dont la tendresse et
la mélancolie dénuées de tout cynisme
passent aussi bien par la richesse inattendue de son scénario, sa construction dramatique et le feu d’artifice de
ses dialogues que par le génie mélodique de sa bande originale. On y en-
● Images : Pouvoir profiter
ainsi des superbes décors, des
innombrables plats extrêmement
appétissants et du regard bleu
du Grand blond sous sa barbe
blanche, c’est fabuleux.
● Son : Quelques bonnes
ambiances, une clarté parfaite
dans les dialogues et aucune
fausse note à l’horizon.
● Note technique : 9/10
■ AA
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
5
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
8
/10
Paru
π
● 1 DVD - 97’ - Studiocanal.
● Bonus : Quatre teasers et c’est tout.
Quel dommage !
● Infos techniques : 1.85 - 16/9 VF en 5.1 et stéréo DD ; piste Audiovision en stéréo DD - Sous-titres
français pour malentendants.
● Images : Elles remplissent
leur fonction alternativement
“moderne”, “rétro”, “cathodique”
ou “prises sur le vif” avec un
parfait équilibre.
● Son : Une étoffe musicale
absolument délicieuse.
● Note technique : 10/10 ■ BA
/10
Notre avis : À travers un sujet grave,
le handicap, la réalisatrice traite avec
un mélange d’humour, de drame et
de tendresse une histoire d’amour
singulière sans tabou et parfois un
peu crue portée par l’interprétation
de Nicolas Duvauchelle, bouleversant, et d’Ana Girardot. Une expérience de vie qui ne sombre jamais
dans la facilité ou le larmoyant.
Paru
π
● 1 DVD - 98’ (et non 101’ comme
indiqué) - Épicentre Éditions.
● Bonus : Interview en français de
la réalisatrice, un peu plate malgré sa
bonne volonté manifeste ; bio-filmographie de cette
dernière ; galeries de
photos et de projets
d’affiches ; bandesannonces (VF, VOST).
Note bonus : ★
● Infos techniques :
1.85 - 16/9 - Pas de
VF ; VO anglo-espagnole en 5.1 DD Sous-titres français et
anglais ; français pour
malentendants.
Avis technique
LES MILLE ET
UNE RECETTES
DU CUISINIER
AMOUREUX
tend des chansons composées hier qu’on
a l’impression
de connaître
depuis toujours
(Dadidou est à
ce titre un pur
chef-d’œuvre)
et Alex Lutz,
rendu méconnaissable par
un travail de
maquillage
digne de
l’Oscar, s’y
livre à un
numéro qui
fera date.
GUY
Avis technique
7
● Images : Du numérique
tellement précis que certaines
séquences flirtent carrément avec
la HD.
● Son : Musique et ambiances
urbaines sont réparties avec une
grande générosité.
● Note technique : 9/10
■ BA
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
BONHOMME
Genre : Comédie dramatique.
Réalisatrice : Marion VERNOUX.
Acteurs : Nicolas DUVAUCHELLE,
Ana GIRARDOT, Béatrice DALLE.
Musique : Dan LEVY.
France - 2018 - Couleurs.
Suite à un accident de voiture, un
jeune couple cherche à reprendre une
vie normale alors que le mari, qui a
subi un grave traumatisme crânien,
n’a plus toute sa tête.
73
6
/10
Paru
π
● 1 DVD - 99’ - francetélévisions.
● Bonus : Trois petites scènes
coupées.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.85 - 16/9 VF en 5.1 DD ; piste Audiovision en
stéréo Dolby surround - Sous-titres
français pour malentendants.
Technique
Note film
● Images : Propres et parfaitement
réalistes.
● Son : Tout en douceur et en
nuances.
● Note technique : 8/10
■ VC
N°260 FÉVRIER 19 -
© Studiocanal
|| CINÉMA ||
Histoire d’eau
Triomphe “feel good” de l’année, Le Grand bain représente pour son réalisateur
Gilles Lellouche un aboutissement après lequel il a longtemps couru.
P
ersonne ne l’avait vu venir, et
lui le premier. “C’est de la pure
folie !”, s’est exclamé Gilles
Lellouche, en larmes, chaviré de bonheur, un sourire presque douloureux
sculpté vingt minutes durant sur le
visage, au terme de la standing ovation
anthologique qui couronna la projection de gala du Grand bain au dernier
Festival de Cannes. En apprenant que
son “Full Monty aquatique” avait
rejoint, hors compétition, la Sélection
officielle de la plus grande et exigeante
manifestation cinématographique du
monde, la presse spécialisée avait de
son côté réagi avec un scepticisme un
brin hautain sur le mode : “Allons bon,
une grosse comédie française tournée
entre copains, on demande à voir.” On a
vu, et l’effet de surprise qualitative a fait
le reste : non seulement auprès d’une critique réputée pour sa défense farouche
d’un certain cinéma d’auteur, mais aussi
chez un public conquis par l’irrésistible
charisme de ce “feel good movie” choral dont tous les personnages croulent
sous le poids de leur déprime.
À VOS MARQUES…
Acteur populaire et estimé (son rôle de
père d’accueil dans le touchant Pupille
vient de lui valoir les plus beaux éloges
de sa carrière), Gilles Lellouche avait
déjà tâté de la mise en scène en cosignant avec Tristan Aurouet Narco, une
des meilleures surprises de 2004, puis
en dirigeant tout seul huit ans plus tard
un sketch des Infidèles, satire du machisme qui fit couler beaucoup d’encre
à sa sortie. “Narco était un film de
commande que j’ai eu plaisir à faire
mais qui ne me correspondait pas intimement, et Les Infidèles a été totalement incompris”,dit-il. Dévoré par son
impressionnante productivité de comédien (une soixantaine de films
depuis qu’on l’a découvert en 2002 dans
Mon idole), il a longtemps cherché un
- N°260 FÉVRIER 19
sujet dans lequel il se reconnaîtrait pleinement : “J’avais un besoin très fort de
m’exprimer, de faire quelque chose qui
pouvait enfin me ressembler.” Même
s’il reconnaît que le passage à la mise
en scène n’est pas une étape obligatoire
(“Je crois même que pas mal d’acteurs
devraient s’abstenir de réaliser”, balance-t-il au passage), il se donne d’excellentes raisons d’avoir sauté le pas :
“Je ressens une espèce de frustration à
servir les mots des autres, à ne pas
exprimer mes goûts, mes choix, ma
vision du monde.” Et c’est en découvrant
un documentaire sur l’équipe suédoise
masculine de natation synchronisée
diffusé par Arte que la foudre a frappé.
“Ça m’a mis par terre”, résume-t-il.
PRÊTS ?...
Il lui faudra 5 ans pour écrire le scénario, d’abord en solo puis avec l’apport
de deux professionnels de l’exercice,
frapper à la porte des producteurs et
réunir son casting. “À partir du moment où j’ai su que l’action tournerait
autour d’un championnat du monde
de natation synchronisée, il ne me
restait plus qu’à me mettre au travail”,
s’amuse-t-il. “J’avais mon contexte,
mon point de départ, et c’était pour
moi le plus important.” Encore blessé
par l’accueil incendiaire réservé aux
Infidèles, il a ainsi désiré porter son
propre regard sur les hommes, “pas des
riches, pas des obsédés sexuels, pas des
caricatures à l’italienne comme dans
Les Monstres, une approche honnête,
une façon de dire qu’en faisant des
efforts, on peut trouver un sens à sa
vie même si on n’a pas une Rolex à
50 ans”. D’où l’idée d’un échantillon
de quadras/quinquas globalement malheureux dans leur vie professionnelle,
sentimentale ou paternelle, tout sauf
des playboys, carrément bedonnants
pour certains, qui se retrouvent autour
d’un projet aussi incongru que la
formation improvisée d’une équipe
destinée à remporter une médaille d’or
dans le sport le moins macho qui soit,
face à des adversaires aux corps
d’Apollons et au mental de winners.
“Je voulais aussi lutter contre une
certaine dictature de la beauté”, explique Gilles Lellouche. “Contre tous
ces rêves qu’on nous inflige : ‘T’as une
calvitie ? T’as pas d’abdos ? Va te
coucher !’ C’est de la discrimination,
ni plus ni moins.” Dans la rencontre
entre toutes ces solitudes, il a également vu la grandeur du groupe, la solidarité qui naît d’un objectif commun, le
courage de braver le regard des autres,
la fierté d’être qui on est, comme on
est… “Il y a un peu de moi dans tous les
personnages du film”, dit-il. “Si on
regarde bien, il y a dans chacun d’eux
une grande part d’enfance et de rêve
inachevé ou inavoué.”
NAGEZ !
Un budget plus que confortable de
19millions d’euros, sept mois d’entraînement pour les acteurs (“On ne va pas
y arriver”, jugea d’abord Julie Fabre,
coach de l’équipe de France de natation
synchronisée, recrutée pour le film),
quinze semaines de tournage… “Je
dois avouer que j’ai bénéficié d’une
incroyable succession de feux verts”,
s’excuse presque le réalisateur. Même
s’il ne pensait à personne en particulier
en rédigeant le scénario, il a ainsi vu
tous les comédiens auxquels il l’a
soumis donner leur accord : Mathieu
Amalric, Guillaume Canet, Philippe
Katerine, Jean-Hugues Anglade, Félix
Moati, Alban Ivanov, les décisives
Leïla Bekhti, Marina Foïs et Virginie
Efira (“C’est au contact de ces femmes
extraordinaires qu’ils assument leur
fragilité”)… Sans oublier l’incontrôlable Benoît Poelvoorde et le filou
Balasingham Thamilchelvan, engagé
lors d’un casting sauvage au cours
74
duquel il avait prétendu se “débrouiller”
alors que, comme il le confesse, “je ne
savais pas du tout nager”. À l’exception de quelques plans, notamment
surles jambes, ce sont bien eux qui évoluent dans les piscines du film.
QUI PERD GAGNE
Seule ombre au tableau, mais terriblement désolante : malgré son succès
critique et commercial aux allures de
mini-raz de marée (4,2 millions de
spectateurs au moment où nous
écrivons ces lignes), Le Grand bain
n’obtiendra pas ce 23 février le
deuxième César du Public, inauguré
l’an dernier pour faire plaisir à Dany
Boon. Amer comme un radis cru, il
n’avait toujours pas digéré le “boycott”
dont Bienvenue chez les Ch’tis avait
fait selon lui l’objet en 2009 de la part
de l’Académie, laquelle a eu l’idée
génialement popu liste de bricoler
un trophée non compétitif destiné à
“récompenser” le film français ayant
attiré le plus de spectateurs. En l’occurrence… Devinez quoi ? RAID dingue !
De… Devinez qui ? Dany Boon. D’ici
quelques semaines, c’est donc le super
champion hexagonal du box-office
2018, à savoir… Les Tuche 3 d’Olivier
Baroux qui, fort de ses 5,7 millions
d’entrées, recevra la prime au tiroircaisse (La Ch’tite famille de Dany Boon
s’est cette fois fait coiffer au poteau à
61.153 entrées près…). “Le succès est
un drame”, estime contre toute attente
Gilles Lellouche. “C’est un anesthésiant, il rend paresseux et bourgeois.”
Qu’à cela ne tienne : adoré par la quasitotalité de ceux qui sont allés le voir,
Le Grand bain, qui concourra à coup
sûr dans une paire de catégories
majeures tout en ayant des chances
d’en dominer quelques-unes, a d’ores
et déjà décroché le plus impalpable et
précieux des Césars. Celui du cœur.
■ Bernard Achour
FILMS
8
/10
Dispo. en VOD
le Paru 30.01 30.01
π
Genre : Comédie.
Réalisateur : Buster KEATON.
Acteurs : Buster KEATON,
T. Roy BARNES, Ruth DWYER.
Musique : Robert ISRAEL.
USA - 1925 - Noir & blanc et (un
peu) couleurs.
Afin de toucher un héritage de sept
millions de dollars, un timide homme
d’affaires en faillite doit impérativement se marier avant 19 heures et,
faute d’avoir convaincu sa fiancée,
publie une petite annonce dans le
journal.
Notre avis : Plus de 90 ans après, ce
monument du burlesque débordant
de folie et de tours de force autant
techniques que physiques (l’ébouriffante poursuite entre le beau parti et
l’armada de prétendantes n’a pas pris
une ride) suscite toujours autant
d’enthousiasme. Un classique à
voir et à revoir dans des conditions
désormais idéales.
AVEC LE SOURIRE
Genre : Comédie.
Réalisateur : Maurice TOURNEUR.
Acteurs : Maurice CHEVALIER,
André LEFAUR,
Marie GLORY.
Musique :
Marcel
LATTÈS.
France - 1936 Noir & blanc.
Grâce à son
sourire et à la
rencontre d’une
danseuse de
music-hall, un
jeune homme
parvient à se
rendre indispensable auprès du
directeur de l’établissement.
Notre avis : Cette comédie fleure bon
une France insouciante où l’audace et
la roublardise semblaient ouvrir
toutes les portes.
Avis technique
(Seven Chances)
LE GRAND BAIN
Versions cinéma et longue
Genre : Comédie.
Réalisateur : Gilles LELLOUCHE.
Acteurs : Mathieu AMALRIC,
Guillaume CANET,
Benoît POELVOORDE.
Musique : Jon BRION.
France/Belgique - 2018 - Couleurs.
Dix nominations pour les Césars 2019 :
Meilleurs film, réalisation, scénario
original, acteur (J.-H. Anglade, Ph.
Katerine) et actrice (L. Bekhti, V. Efira)
dans un second rôle, photo, montage et
son. Confirmations le 22 février.
● Images : Une reconstruction
stupéfiante de précision opérée
à partir de 25 éléments différents
- y compris pour la séquence d’introduction en Technicolor malgré
deux bandes dont les extrémités
du cadre n’ont pu être totalement restaurées -, qui offre à ce
chef-d’œuvre un véritable parfum
d’éternité grâce à une définition
incroyable. Discret frémissement
mural par moments.
● Son : Une stéréo des plus
admirables, toujours pimpante qui
met la musique au premier plan.
● Note technique : 8/10
■ AA
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
6
En proie à de sérieux ennuis existentiels, professionnels, familiaux ou
sentimentaux, sept hommes décident
de concourir à un championnat de
natation synchronisée.
/10
Paru 20.02
π
● 1 Blu-ray Régions multiples - 97’ Gaumont Vidéo.
● Bonus : Inédit, en HD.
Présentation instructive
et pointue du film par
l’historienne du cinéma
Christine Leteux.
Note bonus : ★★
● Infos techniques :
1.33 - VF en mono
2.0 DTS HD MA Sous-titres français
pour malentendants.
Avis technique
LES FIANCÉES
EN FOLIE
● 1 Blu-ray + 1 DVD (non reçu) Régions multiples - 57’ - Éléphant.
Testé sur BD-R.
● Bonus : En HD. Analyse aussi
pointue que passionnante du film en
voix-off par un spécialiste français,
qui en décrypte les accusations de
sexisme et de racisme en les replaçant
dans le contexte de l’époque (29’) ;
The Railrodder, court métrage de
1965 avec Buster Keaton dans un
épatant “rail-movie” sans paroles à
travers le Canada (25’) ; formidable
et précieux making-of d’époque du
court métrage qui constitue en outre
un très vibrant portrait du comédien
alors en fin de carrière (VOST, 56’) ;
photos ; bandes-annonces (VOST).
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 1.33 - Musique
en stéréo DTS HD MA - Sous-titres
français sur les intertitres.
● Images : Une copie quasi
immaculée et un piqué minutieux.
● Son : Les répliques sont fluides,
même si elles résonnent parfois
un peu, et les parties chantées
mélodieuses.
● Note technique : 8/10
■ VC
Notre avis : “Feel good movie”
choral sur fond de dépression masculine, le film surprend par sa nature
paradoxale, son poids d’humanité, ses
bouffées d’humour, ses pics de gravité
et la maîtrise de son crescendo. Tous
les personnages ne sont pas du même
niveau (l’un est raté, l’autre inexistant,
le troisième banal, et la coach interprétée par Leïla Bekhti bien trop
“chargée”), mais le formidable élan
collectif, le soin technique inattendu
et la réussite proprement épique de
l’épilogue achèvent d’emporter le
morceau. La version longue, dont
personne ne soupçonnait l’existence,
ajoute onze minutes essentiellement
consacrées à la solitude et aux galères
des quatre meilleurs “héros”, tout en
prolongeant un peu l’humour d’un vol
à l’étalage qui tourne mal. Sans rien
changer de fondamental à l’ensemble,
leur grande tenue amplifie sensiblement ses résonances intimistes.
Note film
● Images : Impeccablement
réalistes la plupart du temps,
elles explosent littéralement de
couleurs et de lumières lors de la
compétition finale.
● Son : La parfaite proximité cède
en bout de course la place à des
fanfares surpuissantes et à des
ambiances panoramiques.
● Note technique : 10/10 ■ BA
les États-Unis vaut
essentiellement le détour
pour ses cocasses séquences de stand-up
assurées par le toujours
fringant Richard
Dreyfuss. Soit un “onesenior-show” sympathique et sans prétention
qui illustre l’aphorisme
selon lequel l’humour
est la politesse du
■ GB
désespoir.
Juste pour rire
Fraîchement installé dans une maison
de retraite, un agent hollywoodien persuade un ancien humoriste gravement
malade de remonter sur scène.
Notre avis : De clubs miteux en
motels minables, la cavale des deux
complices nonagénaires à travers
75
/10
● 2 Blu-ray - Région B - 122’ (version cinéma)/133’ (version longue) Studiocanal.
● Bonus : En HD. Making-of assez
irrésistible sur l’entraînement des
acteurs (35’) ; diaporama musical.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en 5.1
DTS HD MA ; piste Audiovision en
stéréo DTS HD MA - Sous-titres
anglais ; français pour malentendants.
THE LAST
LAUGH
Genre : Comédie.
Réalisateur :
Greg PRITIKIN.
Acteurs : Richard
DREYFUSS,
Chevy CHASE,
Andie
MacDOWELL.
Musique :
Jay WEIGEL,
Greg PRITIKIN.
USA - 2018 - Couleurs.
8
Dispo. en VOD
le 27.02 27.02 27.02
π
Avis technique
Note film
Note film
6
/10
Dispo. en SVOD
Paru
le π
● 99’ - Netflix.
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 - VF
et VO en 5.1 DD - Sous-titres français,
et automatiques sur les chansons
(pourtant parfois doublées !) de la
VF ; anglais pour malentendants.
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
sommet de la “comédie italienne”,
cette agréable et tardive réussite du
genre tire à boulets rouges sur l’appât
du gain et sur la virilité arrogante
du personnage principal. Cruel,
cynique, grivois, voire parfois un
brin sordide, un grand numéro d’Ugo
Tognazzi, dans une mise en scène
un peu trop sage.
(Venga a prendere
il Caffè da noi !)
Genre : Comédie.
Réalisateur : Alberto LATTUADA.
Acteurs : Ugo TOGNAZZI,
Milena VUKOTIC,
Francesca Romana COLUZZI.
Musique : Fred BONGUSTO.
Italie - 1970 - Couleurs.
Un fonctionnaire des impôts
tente de séduire une des trois sœurs
célibataires dépositaires d’un héritage
considérable afin de l’épouser.
Notre avis : Sans constituer un
(The Happytime Murders)
Genre : Comédie.
Réalisateur : Brian HENSON.
Acteurs : Melissa McCARTHY,
Bill BARRETTA, Joel McHALE.
Musique : Christopher LENNERTZ.
USA/Chine - 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
Dans une Amérique
où cohabitent humains et marionnettes, deux flics
d’espèces différentes enquêtent
sur une série de
meurtres.
Notre avis :
Langage cru,
fusillades, morts
“violentes”, situations parfois très
sexuées… Si le
père des Muppets voyait le traitement
que son propre fils fait subir à ses chères
marionnettes, il se retournerait peut-être
dans sa tombe. Mais aussi prometteur
soit-il sur le papier, ce détournement
en règle déçoit énormément à l’image.
Entre la pauvreté des gags et la grossièreté forcée des dialogues, la facture technique très moyennement convaincante
ne relève guère le niveau. Seule une
séquence où une vache s’adonne au
- N°260 FÉVRIER 19
05.02
π
LA RAISON
DU PLUS FOU
Genre : Comédie.
Réalisateur :
François REICHENBACH.
Acteurs : Raymond DEVOS,
Paula MOORE, Patrick PENN.
Musique : Vladimir COSMA.
France - 1973 - Couleurs.
● Images : Une restauration très
réussie, tant au niveau de la propreté du master que de la définition
et de la restitution de couleurs tour
à tour vives et pastel.
● Son : Clair, puissant, mais un
très léger bruit de fond et des
dialogues un tantinet saturés.
● Note technique : 8/10
■ BA
Note film
4
Dispo. en
le
7
/10
Dispo. en VOD
le Paru 20.02 20.02
π
Bien décidé à leur faire voir la mer,
un surveillant d’asile psychiatrique
parisien entraîne deux jeunes
pensionnaires à bord de la voiture
de sa directrice qui se lance à leur
poursuite.
Notre avis : Dopé par une assez
incroyable pléiade de vedettes invitées
plaisir laisse fugitivement entrevoir
la direction franchement délirante et
transgressive qu’il aurait fallu
emprunter d’un bout à l’autre.
/10
Paru
π
● 1 DVD - 87’ - Metropolitan.
● Bonus : En VOST sauf précision.
Quatre modules techniques
corrects sur les effets
spéciaux ; bêtisier guère
crédible ; sélection d’improvisations médiocres ; bandesannonces (VF, VOST).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 16/9 - VF et VO en 5.1 DD ;
piste Audiovision française
en stéréo DD - Sous-titres
français ; français pour
malentendants.
Avis technique
CARNAGE CHEZ
LES PUPPETS
Note film
● 1 DVD - 96’ - Tamasa.
● Bonus : Filmographies sélectives
du réalisateur et d’Ugo Tognazzi ;
nombreuses bandes-annonces
(VOST). Livret d’infos.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.66 - 16/9 Pas de VF ; VO en mono 2.0 DD Sous-titres français.
Avis technique
VENEZ DONC
PRENDRE LE CAFÉ…
CHEZ NOUS !
/10
● Images : Assez pâles en
extérieurs, elles n’offrent qu’une
définition correcte dont pâtissent
au premier chef les textures toutes
de tissu et de latex des marionnettes.
● Son : Quelques coups de feu et
éclats musicaux éveillent raisonnablement l’ensemble des canaux
sur les deux versions.
● Note technique : 7/10
■ BA
I FEEL GOOD
Genre : Comédie.
Réalisateurs : Benoît DELÉPINE,
Gustave KERVERN.
Acteurs : Jean DUJARDIN,
Yolande MOREAU, Jo DAHAN.
Musique : MOTIVÉS.
France - 2018 - Couleurs.
Bien décidé à
gagner de l’argent,
un homme
débarque dans
la communauté
Emmaüs dirigée
par sa sœur afin
d’y monter une
douteuse entreprise de chirurgie
esthétique.
Notre avis :
Comédie
maladroite,
caricaturale et artificielle, cette
fable utopique sur fond de satire
candide de l’individualisme et de la
politique libérale (la France “start-up”
d’Emmanuel Macron est directement visée) voit sa bienveillance
forcée, ses gags balourds, ses personnages improbables et ses péripéties
parfois vulgaires déboucher sur un
76
● 1 Blu-ray - Régions multiples 89’- Gaumont Vidéo.
● Bonus : En HD. Bon retour
sur ce film à la triple paternité par
l’assistant-réalisateur ; court module
muet sur la restauration ; bandeannonce superbement restaurée.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.66 - VF en
mono 2.0 DTS HD MA - Sous-titres
français pour malentendants.
Avis technique
Dispo. en
le
7
● Images : Un éclatant transfert
HD pour cette remasterisation
2K totalement chatoyante, qui
rend justice à la campagne
française.
● Son : Toujours franc du collier
et fort généreux avec sa BO
champêtre méconnue et
particulièrement joyeuse.
● Note technique : 9/10
■ AA
embarras aussi pénible que le contreemploi de Jean Dujardin.
Note film
4
/10
Dispo. en VOD
le 05.02 05.02 05.02
π
● 1 Blu-ray - Région B - 103’ Ad Vitam.
● Bonus : Documentaire
infiniment plus humain,
touchant et constructif
que le film sur le village
Emmaüs où il a été tourné
(SD, 75’) ; bandesannonces (HD).
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.66 VF en 5.1 et stéréo DTS
HD MA - Sous-titres français, automatiques sur les
dialogues étrangers ; français pour malentendants.
Avis technique
Note film
(Marthe Keller, Pierre Richard, Lino
Ventura, Yves Robert) et de seconds
rôles à l’avenant, ce film-évasion
entièrement écrit par le maître des
jeux de mots joint l’image à la parole
grâce à un charmant sens de l’absurde
et de la poésie mêlés. Un bol d’air qui
ne se refuse pas, révélant également
les talents de funambule et de jongleur
de l’humoriste.
● Images : Éclatantes de lumières,
de couleurs et de définition. Plans
tournés avec une vieille caméra en
retrait logique.
● Son : Particulièrement pimpant,
avec en prime un saisissant effet de
crash automobile.
● Note technique : 9/10
■ BA
STAR LASÉRIFIÉE
JAMAIS TROP TARD
D’origine modeste, Ugo Tognazzi est
né en 1922 dans la cité lombarde de
Crémone. Vaguement comptable dans
une entreprise de charcuterie, il avait
gardé un souvenir émerveillé du jour
où, à 4 ans, il avait été engagé pour un
tout petit rôle sur la scène du théâtre
Donizetti de Bergame. “C’était ça et
rien d’autre que je voulais faire”,
disait-il. Alors il quitte le domicile
familial, rejoint une compagnie d’amateurs, se fait tirer l’oreille par son père
qui veut le voir suivre des études de
droit, fait semblant d’obtempérer pour
mieux suivre des cours du soir de
fantaisiste au music-hall et accueille la
Seconde Guerre mondiale “comme
une bénédiction”. Paisiblement mobilisé, il organise des spectacles de variétés pour ses camarades militaires et,
dès son retour, s’émancipe définitivement à Milan, où il peaufine en autodidacte sa formation artistique. En 1950,
il débute ainsi au cinéma dans Les
Cadets de Gascogne, marivaudage
troupier prélude à une décennie entière
où se succèdent sans discontinuer
quelque trente comédies légères
globalement oubliées (sauf, peut-être,
Le Confident de ces dames 1 avec
Fernandel), tandis qu’il connaît un
vrai triomphe cathodique sur la RAI
naissante grâce aux pitreries du tandem
qu’il forme avec son complice
Raimondo Vianello. “Je faisais le
métier de mes rêves, mais j’avais l’impression de ne pas exister aux yeux du
public et de la presse”, estimait-il.
“Personne ne me parlait jamais de mon
travail, ni en bien ni en mal.” Il lui faudra attendre 1961 et Mission ultra se-
crète (Il Federale 4),chronique tragi-comique sur fond de guerre, pour que son
interprétation toute en nuances attire
enfin l’attention sur lui.
LES RECETTES DU SUCCÈS
À partir de là, Ugo Tognazzi devient
indissociable de la renaissance d’un
cinéma italien qui, après avoir épuisé
toutes les ressources du néoréalisme,
trouve un nouveau souffle dans un style
totalement inédit de comédie où le
cynisme, la provocation et la satire
composent un mélange explosif. Avec
Dino Risi, il tourne ainsi La Marche sur
Rome (La Marcia su Roma 4), se démultiplie dans le génialement cruel Les
Monstres et survit à l’invraisemblable
imbroglio sentimental de Fais-moi très
mal mais couvre-moi de baisers 1 ; chez
Marco Ferreri, il succombe à la libido
dévorante de Marina Vlady dans Le Lit
conjugal 1 (une situation pour le moins
inconfortable qu’il retrouvera à la
puissance 3 dans Venez donc prendre
le café… chez nous !) avant d’épouser l’Annie Girardot simiesque du
Mari de la femme à barbe 1 ; grâce au
Mario Monicelli de Nous voulons les
colonels 1, il tourne l’extrême droite
en dérision. Parallèlement à ces fleurons du genre (il reçoit le premier de
ses trois David di Donatello du meilleur acteur pour Beaucoup trop pour un
seul homme), il fait un petit détour
coquin par Barbarella 2, bouleverse les
foules face à Romy Schneider dans La
Califfa 1, traverse le sulfureux Porcherie 1
(Porcile 5) de Pasolini… Et se réjouit
comme un enfant malicieux du scandale planétaire que soulève en 1973 la
présentation de La Grande bouffe au
Festival de Cannes. Au point de publier
l’année suivante une sorte d’“autobiographie culinaire” unique en son genre
où, entre deux souvenirs, il revisite les
grandes recettes du terroir national, des
spaghettis carbonara aux… testicules de
taureau flambés au pastis.
LE CHANT DU CYGNE
Tournée dans la foulée, sa cinquième et
ultime collaboration avec Marco Ferreri,
le western parodico-contestataire Touche
pas à la femme blanche ! 1, lui permet de
croiser Catherine Deneuve. Mais il n’y
tient qu’un second rôle et la tonalité expérimentale du résultat déconcerte autant la
presse que le public. Par chance, même
si les films qu’il réalise lui-même - Qui
chauffe le lit de ma femme ? (Cattivi
Pensieri4), I Viaggiatori della Sera 4) - ne
recueillent aucun écho positif, ses retrouvailles avec d’autres géants le remettront
sur la voie du succès jusqu’à la fin des
seventies. Dino Risi avec sa dévastatrice
satire libertine du fascisme mussolinien
La Carrière d’une femme de chambre 1,
le très cynique La Chambre de l’évêque 1
ou encore le poignant Dernier amour 1 ;
Mario Monicelli et son extraordinaire
Mes chers amis, où il fait les quatre
cents coups aux côtés de Bernard Blier
et de Philippe Noiret ; Ettore Scola,
dont Les Nouveaux monstres 1 se hisse
D.R.
C
omme les trois mousquetaires,
ils étaient quatre : Alberto
Sordi, Vittorio Gassman, Nino
Manfredi et lui, Ugo Tognazzi. Le carré
d’as de ce qui a constitué pendant une
quinzaine d’années l’âge d’or de la
“comédie à l’italienne”. De tous, qu’il
retrouvait très souvent à l’écran, il était
le plus imprévisible, le plus introspectif, le plus tourmenté aussi. “Quand je
vois ce que notre cinéma est en train de
devenir, je regrette presque de lui avoir
autant donné”, disait-il vers la fin de sa
vie. Essentiellement connu en France
pour avoir repris en 1978 le rôle de Jean
Poiret dans l’adaptation de LaCage aux
folles 2, il bénéficiait chez lui d’une
réputation grandiose : sans doute pas
tout à fait aussi chaleureuse que celle de
ses illustres camarades, mais peut-être
encore davantage respectueuse de
ses choix souvent audacieux. Des
Monstres 1 (I Mostri 5) à l’apothéose
personnelle deLa Tragédie d’un homme
ridicule 1 en passant par Mes chers
amis 1 (Amici miei 5) et le scandale
historique de La Grande bouffe 2, des
cinglants divertissements populaires
aux chefs-d’œuvre désenchantés des
grands auteurs de son temps, sa filmographie brosse en creux le panorama
social et moral de tout un pays.
Ugo
Tognazzi
Totem de la comédie italienne
mais pas seulement, Ugo Tognazzi a
notamment brillé dans Venez donc
prendre le café… chez nous ! 1.
à la hauteur de son modèle et qui acte
dans La Terrasse 1 la fin des illusions
de toute une génération ; Luigi
Comencini, maître d’œuvre du terriblement virtuose et pessimiste Grand
embouteillage 1… Entre-temps, Ugo
Tognazzi a fait se gondoler l’Europe
entière (dont 5,4 millions de spectateurs français) grâce à la version
cinéma de La Cage aux folles où il
incarne le pendant “masculin” du très
maniéré Michel Serrault, que suivront
de médiocres deuxième 1 et troisième
volets. Mais c’est grâce à son unique
rencontre avec Bernardo Bertolucci
qu’il trouve en 1981 son rôle le plus
inattendu, subtil et bouleversant : celui
d’un petit industriel confronté au
kidnapping de son fils dans La
Tragédie d’un homme ridicule, qui
lui vaudra de recevoir le Prix d’interprétation à Cannes. “À cette époque, le
cinéma italien avait fini de rire
avec intelligence”, estimait-il. “Silvio
Berlusconi venait de lancer sa chaîne
77
de télé privée, la vulgarité gagnait le
pays, les grands réalisateurs avaient
déjà tout donné, les petits nouveaux
voulaient faire table rase du passé,
et j’ai senti le désespoir m’envahir.”
De fait, entre un Pétomane (Il
Petomane 4) embarrassant, un Bon roi
Dagobert 2 sinistre, un Mes chers amis 3
(Amici miei - Atto 3 5) superflu et un
Yiddish Connection 1 à oublier, la suite
de sa carrière confirmera ses propos.
Foudroyé en 1990 par une hémorragie
cérébrale, Ugo Tognazzi a fait 20 ans
après sa mort l’objet d’un documentaire,
Portrait de mon père (Ritratto di mio
Padre 4), conçu par sa fille. “S’il avait
pu le voir, je crois qu’il aurait pu vivre
beaucoup plus longtemps”, dit-elle.
■ Bernard Achour
1
2
3
4
5
Existe en DVD
Existe en DVD et Blu-ray
Existe en DVD, Blu-ray et UHD BD
Existe en DVD Import
Existe en DVD et Blu-ray Imports
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
de langage sont loin de relever de
la pure fiction, il restitue avec la
même verve réaliste et malicieuse
(les initiés reconnaîtront Gaspard
Gantzer, ex-conseiller en communication de François Hollande, dans une
apparition clin d’œil) débats télévisés,
meetings publics et autres affrontements à fleurets mouchetés. Menée
sur un tempo bondissant que viennent
agrémenter quelques savoureuses
incrustations animées et des numéros
d’acteurs aux petits oignons, la satire
fait mouche.
Notre avis : Avec Le Promeneur
du Champ de Mars, L’Exercice du
pouvoir et Quai d’Orsay, Le Poulain
fait désormais partie du club très
fermé des films français où le milieu
de la politique est dépeint de façon
constamment crédible. Le fait qu’il
s’agisse ici d’une pure comédie ajoute
encore au petit exploit que constitue
sa réussite. Ultra documenté, truffé
de séquences et de dialogues dont la
cruauté, l’hypocrisie ou les éléments
J’AI PERDU ALBERT
Genre : Comédie.
Réalisateur :
Didier Van CAUWELAERT.
Acteurs : Julie FERRIER,
Stéphane PLAZA,
Josiane BALASKO.
Musique : Michel LEGRAND.
France/Belgique - 2018 - Couleurs.
- N°260 FÉVRIER 19
LA FOLLE JOURNÉE
DE FERRIS BUELLER
(Ferris Bueller’s Day off)
● 1 DVD - 93’ - francetélévisions.
● Bonus : Deux scènes inédites, dont
la seconde se démarque nettement.
On aurait cependant aimé en savoir
plus sur le film.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.85 - 16/9 VF en 5.1 DD ; piste Audiovision en
stéréo DD - Sous-titres français pour
malentendants.
Genre : Comédie.
Réalisateur : John HUGHES.
Acteurs : Matthew BRODERICK,
Mia SARA, Alan RUCK.
Musique : Ira NEWBORN.
USA - 1986 - Couleurs.
Les aventures buissonnières
d’un collégien.
● Images : Une esthétique très
sage retranscrite par une définition
assez quelconque. Mais aucun défaut objectif à déplorer. Un temps
envisagé, le Blu-ray a été annulé.
● Son : Quelques percussions
musicales et de bonnes ambiances
de foules dans un ensemble aussi
clair que mesuré.
● Note technique : 8/10
■ BA
Notre avis : Hilarante, frénétique,
remplie de morceaux de bravoure et de
trouvailles visuelles et humoristiques,
cette “leçon de sèche” a dû donner des
migraines à tous les ministères de
l’éducation du monde ! Pourtant,
à y regarder de près, le personnage
Note film
4
Dispo. en VOD
le Paru
/10
Technique
● Images : Un compromis très
équilibré entre la source pellicule
et l’apport de la HD, notamment
au niveau de certaines couleurs
(rouges, bleus) et des textures (la
séquence du musée, où la caméra
pénètre au cœur d’un tableau).
Contrastes marqués, et quelques
plans où le grain est un peu moins
raffiné.
● Son : VF stéréo claire mais forcément moins expressive que la VO
5.1, où la séquence anthologique
de la fanfare publique explose de
tous ses cuivres.
● Note technique : 8/10
■ BA
Note film
π
● Images : Sans la moindre fausse
note.
● Son : Un mixage agréablement
équilibré.
● Note technique : 8/10
■ GB
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région B - 103’ Paramount.
● Bonus : Plus rien ! Pas plus le
commentaire audio du réalisateur du
DVD Zone 2 que la rétrospective, le
making-of, les zooms sur deux personnages ou l’entretien avec Matthew
Broderick et Alan Ruck du Blu-ray
américain n’ont été repris.
● Infos techniques : 2.35 - VF en stéréo DD ; VO en 5.1 Dolby TrueHD Sous-titres français et anglais.
Paru
● 1 DVD - 96’ Studiocanal.
● Bonus : Aucun.
● Infos
techniques :
2.35 - 16/9 - VF
en 5.1 et stéréo DD ;
piste Audiovision
en stéréo DD Sous-titres français,
automatiques sur
les dialogues
étrangers ; français
pour malentendants.
/10
avec tout ce que ça comprend de
musique, de coiffures punk, de looks
psychédéliques et d’insouciance. Et
si le scénario manque quelque peu
d’imagination, comme la réalisation
de liant, les envolées lyriques de
Michel Galabru, au début, et de
Jacqueline Maillan, qui chante du
Jeanne Mas, à la fin, valent à elles
seules le coup d’œil.
(les flashbacks avec le fantôme
d’Einstein sont embarrassants), le
buddy movie, la comédie romantique
et le film écolo.
Une très médiatique médium
voit l’esprit d’Albert Einstein,
qui l’habite depuis son
enfance, “déménager” dans
un apiculteur au bord de la
ruine.
Notre avis : Il ne faut
pas imputer l’échec public
sans appel de cette comédie
conceptuelle (moins de
60.000 spectateurs téméraires) au jeu d’acteur de
l’agent immobilier le plus
populaire de France, étonnamment
sobre en éleveur d’abeilles possédé
par l’esprit du célèbre physicien,
mais à l’intrigue tarabiscotée qui part
dans toutes les directions, hésitant
tour à tour entre le fantastique
/10
Paru
π
8
Dispo. en VOD
le Paru Paru
Avis technique
Un débutant devient l’assistant de la
conseillère en communication d’un
candidat à l’élection présidentielle.
Dispo. en VOD
le Paru
7
Note film
Dispo. en
le
LA VIE DISSOLUE
DE GÉRARD FLOQUE
Genre : Comédie.
Réalisateur : Georges LAUTNER.
Acteurs : Roland GIRAUD,
Clémentine CÉLARIÉ,
Jacqueline MAILLAN.
Musique : Divers.
France - 1987 - Couleurs.
Un créatif publicitaire qui apprend
le même jour qu’il est renvoyé, que sa
femme le trompe et que sa fille vend
de la drogue, pense à changer de vie.
Notre avis : Même s’il ne s’agit pas
du meilleur Lautner, loin s’en faut,
cette comédie nous replonge avec
un certain plaisir dans les années 80
78
6
/10
20.02 20.02
π
● 1 Blu-ray - Régions multiples 82’- Gaumont Vidéo.
● Bonus : En HD. Intéressante
présentation du film par un spécialiste
du réalisateur ; interview récente et
bourrée d’anecdotes de Roland
Giraud, qui revient sur sa vie, sa
carrière et le film ; bande-annonce.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.66 - VF en
stéréo DTS HD MA - Sous-titres
français pour malentendants.
Technique
Genre : Comédie.
Réalisateur : Mathieu SAPIN.
Acteurs : Alexandra LAMY,
Finnegan OLDFIELD,
Gilles COHEN.
Musique : Nicolas REPAC.
France - 2018 - Couleurs.
Note film
Avis technique
LE POULAIN
principal n’est pas toujours si sympathique que ça.
● Images : Le master est impeccable, la définition pointue et la
colorimétrie d’une belle densité.
● Son : Clair et dynamique.
● Note technique : 9/10
■ VC
L A COLLECTION
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« Le Graal de la comédie musicale »
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« Un génie du cinéma burlesque »
France Culture
© 1925 Buster Keaton Productions
© 2016 Cohen Film Collection LLC
© 1930 UNIVERSAL PICTURE CORP., RENEWED 1958 UNIVERSAL PICTURE COMPANY INC. All Rights Reserved.
© 1928 UNIVERSAL PICTURE. All Rights Reserved.
LE 30 JANVIER 2019
EN COMBO (BLU RAY + DVD) ET DVD COLLECTOR
DÉJÀ DISPONIBLES
FILMS
religieux certes un peu longuette mais
aux moyens conséquents, tournée
dans de remarquables décors naturels
et riche en combats particulièrement
violents (amputations et décapitations
souvent au ralenti), se suit avec un
intérêt plusieurs fois renouvelé grâce
à sa mise en scène aérienne particulièrement esthétique.
Note film
Dispo. en
le
Au VIIIè siècle, après avoir
été banni par sa tribu, le fils d’un roi
viking tué lors de l’attaque des Francs
prend la tête d’une armée pour combattre l’envahisseur.
Notre avis : Si les (trop) nombreux
personnages manquent un peu de charisme, cette ample fresque historique
doublée d’une ferme condamnation
de la manipulation et du sectarisme
THE PAGAN KING
(Nameja Gredzens)
Genre : Aventures.
Réalisateur : Aigars GRAUBA.
Acteurs : Edvin ENDRE,
James BLOOR, Dainis GRUBE.
Musique :
Rihards ZALUPE.
Lettonie/
Grande-Bretagne 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins
de 12 ans.
Au XIIIè siècle, un orphelin propulsé à la tête d’une
région lettone est résolu à
venger l’assassinat du roi
et du prince légitime de
son royaume.
Notre avis : En dépit de l’absence
de comédien de premier plan, de dialogues qui sonnent très contemporain
et d’une violence excessivement complaisante, cette production au budget
plutôt confortable (témoins les nombreux figurants, costumes et drakkars)
nous entraîne “gentiment” dans son
récit de vendetta, sur fond de contexte
historique méconnu dans nos contrées
entre des guerriers païens et des
croisés chrétiens en Lettonie.
- N°260 FÉVRIER 19
Note film
Paru
π
Dispo. en
le
6
(Call of the Wild)
Genre : Aventures.
Réalisateur :
William A. WELLMAN.
Acteurs : Clark GABLE,
Loretta YOUNG,
Jack OAKIE.
Musique : Alfred NEWMAN.
USA - 1935 - Noir & blanc.
● Images : Un master vierge
de tout défaut et une définition
tranchante, que ce soit sur les gros
plans de visages sales et burinés
comme sur les panoramas
d’ensemble ou de batailles, quitte
à faire ressortir les giclées de sang
numérique.
● Son : Une ampleur démultipliée
sur la piste originale en 5.1 malgré
l’absence de traitement HD, mais
volume général un peu juste sur
toutes les versions à ajuster.
Doublage français assez moyen.
● Note technique : 8/10
■ AA
Note film
L’APPEL
DE LA FORÊT
Avis technique
Genre : Aventures.
Réalisateur : Roel REINÉ.
Acteurs : Gijs NABER, Jonathan
BANKS, Loes HAVERKORT.
Musique : Trevor MORRIS.
Belgique/Pays-Bas - 2018 Couleurs.
Déconseillé aux moins de 10 ans.
Paru
Notre avis : Moins sauvage que sa
source littéraire, le film n’en demeure
pas moins assez audacieux sur le plan
mélodramatique et offre quelques
séquences très réussies.
/10
● 1 Blu-ray - Régions multiples 161’ - Rimini Éditions.
● Bonus : Bande-annonce (HD, VF).
● Infos techniques : 2.35 - VF en stéréo PCM ; VO anglo-hollandaise en
5.1 DD et stéréo PCM - Sous-titres
français.
Avis technique
(Redbad)
7
/10
29.01 29.01
π
● 1 Blu-ray + 1 DVD (film) Région B - 92’ - BQHL.
● Bonus : Aucun,
hélas. Le DVD édité
par Wild Side en
2012 proposait
une analyse de 26’,
une filmographie,
des photos et
bandes-annonces.
● Infos techniques :
1.33 - Pas de VF ; VO
en mono 2.0 DD Sous-titres français.
● Images : Si l’encodage MPEG-2 ne manque pas de faire tiquer (le débit HD
rassure heureusement sur la nature de la galette), force est de constater que
le piqué est très décent pour une production octogénaire, de même que la
stabilité et la propreté du master. De quoi faire oublier la copie usée, instable
et granuleuse du DVD de 2012. Bruit largement contenu.
● Son : Là aussi, l’absence d’encodage HD n’empêche pas la très grande
clarté des dialogues, jamais noyés dans le brouhaha des chercheurs d’or.
● Note technique : 7/10
■ GB
/10
Dispo. en VOD
le 20.02 20.02 20.02
π
● 1 Blu-ray - Région B - 110’ Condor Entertainment.
● Bonus : En HD.
Florilège dispensable de scènes
coupées, dont un
égorgement en
gros plan (VOST) ;
bande-annonce
(VF).
Note bonus : ★
● Infos
techniques : 2.35 VF et VO en 5.1
DTS HD MA Sous-titres
français.
Avis technique
VIKINGS - L’INVASION
DES FRANCS
7
Deux amis partent à la recherche
d’une mine d’or découverte par un
prospecteur décédé avant d’avoir pu
la déclarer.
● Images : Une définition aussi
tranchante que les lames affûtées
des protagonistes, mais les noirs
manquent de profondeur. Transfert
1080i.
● Son : Une différence de volume
en VF pas toujours très heureuse
entre les dialogues et les bruitages.
VO bien plus large et généreuse.
● Note technique : 7/10
■ GB
THE QUAKE
(Skjelvet)
Genre : Aventures.
Réalisateur :
John Andreas ANDERSEN.
Acteurs : Kristoffer JONER,
Kathrine THORBORG
JOHANSEN,
Edith HAAGENRUD-SANDE.
Musique : Johannes RINGEN,
Johan SÖDERQVIST.
Norvège - 2018 - Couleurs.
Suite à plusieurs micro-alertes, un
géologue norvégien comprend qu’un
gigantesque tremblement de terre est
sur le point de dévaster Oslo.
Notre avis : Après voir échappé en
2016 à un tsunami, le héros de The
Wave, décidément poursuivi par la
mouise, se retrouve à l’épicentre d’un
séisme apocalyptique. Comme dans
le précédent film, personne ne veut le
croire lorsqu’il tente d’avertir les
autorités d’un
nouveau désastre imminent, et
il va de soi qu’il
a une fois de plus
raison. De ce
point de vue,
The Quake réussit correctement
ses séquences
de dévastation
numérique,
même si elles
n’apportent rien de franchement
inédit aux catastrophes dégoupillées
par Hollywood jusqu’au récent San
Andreas. En contrepartie, il faut subir
un “suspense” joué d’avance et des
atermoiements psychologiques aux
allures de bouche-trou destiné à
enrober les vingt minutes de grand
spectacle promis.
■ BA
Note film
5
/10
Dispo. en VOD
le π
Paru
● 103’ - MyTF1VOD, MyCanal,
FilmoTV, iTunes (achat uniquement).
● Infos techniques : 2.35 - VF et VO
en 5.1 DD - Sous-titres français,
imposés sur la VO.
80
FILMS
Notre avis : Dans la lignée de King
Kong, un chef-d’œuvre d’angoisse,
de technique et de poésie.
Dispo. en VOD
le Paru
(The Most
Dangerous
Game)
Genre : Aventures.
Réalisateurs : Ernest
B. SCHOEDSACK,
Irving PICHEL.
Acteurs : Fay WRAY,
Robert ARMSTRONG, Joe McCREA.
Musique : Max STEINER.
USA - 1932 - Noir & blanc.
Un groupe de naufragés devient le
gibier du mystérieux comte Zaroff.
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray + 1 DVD (film + bonus) Régions multiples - 63’ - Lobster
Films.
● Bonus : En HD. Brève présentation
du film par l’éditeur, qui en évoque au
passage la restauration ; recueillie en
1971, inestimable interview carrière
audio de Merian C. Cooper, coréalisateur de King Kong et producteur associé du film, illustrée
de magnifiques archives (VOST) ;
spectaculaire extrait sans dialogues de King Kong ; photos.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.33 - Pas
de VF ; VO en mono 2.0 PCM Sous-titres français.
Avis technique
LES CHASSES
DU COMTE
ZAROFF
8
● Images : Parfaitement
dépoussiéré, le master affiche
d’irrémédiables défauts et des
plans (maquettes, fondus enchaînés)
en net retrait. Mais le niveau
général de la définition et des
contrastes est bluffant.
● Son : Une clarté, une assise et
une puissance saisissantes, tant
sur la musique que sur les dialogues. Le très léger souffle perceptible lors des plages de silence
n’occasionne pas la moindre gêne.
● Note technique : 8/10
■ BA
JASON ET
LES ARGONAUTES
(Jason and the Argonauts)
Genre : Aventures.
Réalisateur : Don CHAFFEY.
Acteurs : Todd ARMSTRONG,
Nancy KOVACK, Gary RAYMOND.
Musique : Bernard HERRMANN.
USA/Grande-Bretagne - 1963 Couleurs.
Pour reconquérir le trône de son père
assassiné, Jason doit s’emparer de la
Toison d’Or aux confins du monde.
Notre avis : Les effets spéciaux
d’époque du génial Ray Harryhausen
ressuscitent admirablement la magie
de la mythologie antique.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
8
18.02
π
/10
?
Avis technique
Note film
Régions multiples - 104’ Sidonis.
● Bonus : En HD.
Présentation très érudite
des sources mythologiques
du film par un spécialiste suisse (35’) ; Ray
Harryhausen - Le Titan
des effets spéciaux,
formidable documentaire marathon où, entre
interviews de ce dernier
et rarissimes archives
d’époque, de très nombreux
intervenants de prestige
(Steven Spielberg, James
Cameron, Tim Burton,
Peter Jackson, Guillermo Del Toro,
Joe Dante…) évoquent la pérennité
de son héritage (VOST, 93’, test LAL
204) ; bandes-annonces (musicale,
VOST, VO). Livre de 152 p. (non reçu).
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 1.66 - VF en
mono 2.0 DTS HD MA ; VO en 5.1
et stéréo DTS HD MA - Sous-titres
français, imposés sur les VO.
?
● 1 Blu-ray + 1 DVD (non reçu) -
(The Little Mermaid)
Genre : Aventures.
Réalisateur : Blake HARRIS.
Acteurs : Poppy DRAYTON,
William MOSELEY, Loreto PERALTA.
Musique : Jeremy RUBOLINO.
USA - 2018 - Couleurs.
Note film
4
Dispo. en
le
/10
06.02
π
● 1 DVD - 82’ Koba Films.
● Bonus :
Bandesannonces (VF).
● Infos
techniques :
2.35 - 16/9 - VF
en stéréo DD ;
VO en 5.1 DD Sous-titres français, imposés
sur la VO.
Avis technique
Un journaliste enquête
sur une eau prétendument
miraculeuse vendue dans
un cirque où une sirène est
exhibée comme un animal
de foire.
Notre avis : Intrigue
sirupeuse, effets spéciaux
fauchés, interprétation
quelconque, méchant caricatural, introduction animée au rabais… Même les
spectateurs ayant conservé
leur âme d’enfant auront bien du mal
à s’immerger dans cette production
au suspense limité qui tente de nous
convaincre de l’existence des sirènes.
Et tout flatteur soit-il, ce n’est guère
le casting comprenant notamment
Shirley MacLaine en narratrice,
FOREVER MY GIRL
● Images : Un piqué sans éclat et
une compression souvent sensible.
● Son : VO logiquement plus
ample que la VF stéréo au
doublage correct.
● Note technique : 6/10
■ GB
Genre : Comédie dramatique.
Réalisatrice :
Bethany ASHTON WOLF.
Acteurs : Alex ROE, Jessica ROTHE,
John Benjamin HICKEY.
Musique : Brett BOYETT.
USA - 2018 - Couleurs.
Huit ans
après avoir
fait faux
bond à sa
fiancée le
jour de leur
mariage,
une star de
la Country
revient
dans sa
ville et
découvre
qu’il a une fille.
Notre avis : Passée l’amorce du
portrait ironique d’une vedette de la
chanson déconnectée du quotidien et
raillée par toutes les personnes qui
81
l’ont connue avant la gloire, on assiste
médusé à une comédie romantique
tire-larmes, gonflée de clichés, de
séquences gnangnan et de ballades
sirupeuses qui semblent s’adresser
uniquement à un public de préadolescentes transies d’amour.
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
5
/10
Paru
π
● 1 DVD - 104’ - Koba Films.
● Bonus : Bandes-annonces (VF).
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF et VO en 5.1 DD - Sous-titres
français.
Avis technique
LA PETITE SIRÈNE
Gina Gershon et, dans le rôle du reporter, l’interprète du fils aîné de la
trilogie Narnia (disparu de la circulation), qui parvient à relever le niveau.
● Images : Définition, couleurs et
propreté du master donnent entière
satisfaction… sauf sur l’écrasante
majorité des grandes scènes
d’effets spéciaux (le géant de
bronze, l’intervention de Poséidon,
l’attaque des harpies, le duel avec
l’hydre, le combat contre l’armée
de squelettes), où cela se brouille,
s’affadit et perd de son éclat.
● Son : Ouverture 5.1 modeste
mais efficace quand il le faut.
VF correcte au grésillement de
fond parfois perceptible.
● Note technique : 7/10
■ BA
● Images : Colorées et bien définies, elles frisent le sans-faute.
● Son : Très axé sur la restitution
des nombreuses chansons mais
également expansif sur les petites
ambiances (pluie, jardin), il assure
parfaitement sa fonction en VF
comme en VO.
● Note technique : 9/10
■ AA
N°260 FÉVRIER 19 -
D.R.
STAR LASÉRIFIÉE
“J’étais passionné de photographie.”
Ce sera donc l’Institut des Arts de
Diffusion de Louvain-La-Neuve, où
il s’inscrira dans la section “Image”.
Diplômé à 23 ans, il entame alors une
longue formation de terrain sur la
chaîne RTL-TVI. Entre deux émissions
(dont la célèbre Strip-tease), quelques
publicités et une paire de clips (il y
reviendra avec Bitch better have my
Money pour Rihanna), il assiste les
frères Dardenne, mais c’est en éclairant
en 1999 le premier court métrage d’un
camarade rencontré à la télévision
que son destin bascule définitivement. Déjà, parce que l’ami en question, Fabrice du Welz, fera un peu
plus tard beaucoup pour sa notoriété.
Ensuite, parce que cette petite fiction de
vingt-trois minutes sera présentée deux
ans plus tard en avant-programme
bruxellois d’un autre premier film : Seul
contre tous, d’un certain Gaspar Noé.
L’ARCHE DE NOÉ
Benoît
Debie
Nommé au César de la meilleure photo
pour Les Frères Sisters 2, Benoît Debie
prouve l’exceptionnelle amplitude
de son registre visuel en signant
également la photo de Climax 2
(en test page 62).
I
l n’a pas encore l’aura interna tionale d’un Roger Deakins (Blade
Runner 2049) ou d’un Emmanuel
Lubezki (The Revenant), mais en
Europe, le Belge Benoît Debie est
considéré comme le chef opérateur le
plus créatif, moderne et original de
notre époque. Environné d’un “culte”
rarissime dans sa profession, affamé de
défis, il a imposé chez Gaspar Noé,
Fabrice du Welz, Ryan Gosling,
Harmony Korine ou Jacques Audiard
un univers visuel reconnaissable entre
mille où le comble de la sophistication chromatique s’accompagne d’une
passion chevillée à la caméra pour
les lumières brumeuses, les éclairages
naturels et les noirs d’encre. “Les réalisateurs avec lesquels je travaille ont
des exigences, des rêves, des folies
différentes et extrêmes”, explique-t-il.
“Je ne me vois pas faire un film où il
n’y aurait aucune image à écrire.” Des
étourdissants néons d’Enter the Void
- N°260 FÉVRIER 19
aux faramineux contrastes des Frères
Sisterset de l’horreur frontale au biopic
rock, sa versatilité ne semble connaître
aucune limite.
LE DISCOURS
DE LA MÉTHODE
“J’ai procédé par élimination”, dit-il.
Né en 1968 à Liège, Benoît Debie a
commencé par s’acquitter de ses obligations scolaires, “une torture à cuisson lente, mais comme je n’aimais pas
m’avouer vaincu dans ce que j’entreprenais, je me suis accroché.” Au point
de décrocher assez brillamment ses
humanités, l’équivalent wallon de
notre baccalauréat. Quant à savoir ce
qu’il allait faire de son avenir… “J’ai
d’abord écarté tout ce qui m’aurait
obligé à respecter des horaires fixes ou
à rester enfermé dans un bureau.” Sur
le terrain désormais déblayé, il ne reste
alors que deux options. D’un côté :
“J’étais fou de musique.” De l’autre :
“Dès que j’ai vu les images de Benoît,
je suis tombé par terre”, se souvient
ce dernier. Les deux hommes se rencontrent à l’issue de la projection et
sympathisent immédiatement.
“Gaspar avait deux demandes très
spécifiques”, explique Benoît Debie.
“Primo, il ne voulait pas de projecteurs
pour pouvoir faire des plans à 360 degrés. Et secundo, il tenait à ce que son
film ressemble le plus possible à un fait
divers, avec une image brute dans un
enrobage très marqué.” Contraint de
construire une toute nouvelle approche
de la lumière, c’est avec des ampoules
au sodium et en utilisant au maximum
les sources naturelles d’éclairage dans
le champ qu’il parviendra à ses fins,
méthode qu’il réutilisera en 2004 pour
le sophistiqué Innocence 2 de Lucile
Hadzihalilovic, où l’éclat du soleil sera
diffracté par des réflecteurs et des
miroirs. Valorisé par l’énorme scandale
soulevé à Cannes par Irréversible 1/5,
son travail tape logiquement dans l’œil
de très nombreux professionnels (il dit
oui à Dario Argento, dont il admirait
Suspiria, pour The Card Player 1/5),
mais sa fidélité à Gaspar Noé prime sur
tout le reste. “Heureusement qu’il n’enchaîne pas les films comme Woody
Allen, sinon il serait mon unique employeur ! ”, plaisante le chef opérateur.
Aux antipodes du naturalisme de leur
première collaboration, Enter the Void 2,
“trip” hallucinogène d’une complexité
et d’une virtuosité technique invraisemblables, se présentera en 2009 sous
la forme d’une apocalypse de néons bariolés et de travellings ; l’ouvertement
pornographique Love 2 le confronte au
numérique pour cause de tournage en
3D native (“Une écrasante majorité de
plans fixes pour que l’effet fonctionne
à plein régime”) avec les mêmes
optiques très légères Summilux-C
employées sur le relief très intimiste
d’Every Thing will be fine 2 et des Beaux
jours d’Aranjuez 1 (Die Schönen Tage
von Aranjuez 5) de Wim Wenders ; et le
82
récent Climax,tourné en deux semaines
avec une caméra Arri Alexa Mini dont
l’objectif 12 mm Zeiss Go redonne une
texture organique à l’image, affiche
des aplats de couleurs anthologiques
obtenus grâce à des tubes à LED. “Je
n’abandonne le celluloïd que lorsque
j’y suis contraint par le temps ou la
3D”,confesse Benoît Debie. “Il y a non
seulement dans la pellicule une beauté
incomparable, mais le fait qu’elle coûte
cher et que son utilisation prenne du
temps incite à une rigueur et à une
concentration totalement oubliées à
cause du numérique, beaucoup plus
économique et rapide.”
D’UN CONTINENT À L’AUTRE
Quand il ne se mobilise pas pour
Gaspar Noé, Benoît Debie se montre
tout aussi attaché à Fabrice du Welz,
son compatriote évoqué plus haut.
En deux films d’horreur hallucinés
(Calvaire 1, Vinyan 1/5) et un pur polar
urbain (Colt 45 2), brumes forestières,
humidité tropicale et brillance de
l’asphalte se sont parées de nuances
inédites. Aux USA, outre les assez
classiques Day Night Day Night 4 et
Joshua 1/5, l’ingénieux Infectés 2, le musical Les Runaways 2, le sous-évalué
Kill the Gringo 2 (“Éclairer le visage de
Mel Gibson avec une simple lampe,
quel bonheur !”), le très pop et bariolé
Spring Breakers 2 d’Harmony Korine
(“De la gélatine sur les néons pour
obtenir des explosions de couleurs”)
ainsi que l’inabouti mais spectaculaire
Lost River 2 de Ryan Gosling ont
permis à son savoir-faire de s’installer
aussi outre Atlantique. Mais son style
n’est jamais aussi éblouissant que
lorsqu’il côtoie des auteurs européens.
À ce titre, ce qu’il donne à voir dans
Les Frères Sisters constitue peut-être
son chef-d’œuvre. Jacques Audiard
voulait “un film noir avec une image
noire”, raconte-t-il. De fait, les couleurs et les lumières s’épanouissent au
sein d’une des plus parfaites obscurités
jamais vues sur un écran.
“On m’a déjà proposé deux/trois
gros trucs qu’on pourrait qualifier de
blockbusters”, dit Benoît Debie en
évoquant notamment le Hercule tourné
en 2014 par Brett Ratner avec Dwayne
Johnson dans le rôle-titre. “Ça a
quelque chose d’attirant, je serais beaucoup mieux payé, mais ce sont des films
qui sortent du schéma indépendant dans
lequel je me sens bien.” Cette année on
découvrira The Beach Bum, du farouchement autonome Harmony Korine,
où Matthew McConaughey incarne un
junkie bien décidé à vivre selon ses
propres règles. Exactement comme lui :
“Je n’ai aucune envie de basculer dans
le fast-food.”
■ Bernard Achour
1
2
3
4
5
Existe en DVD
Existe en DVD et Blu-ray
Existe en DVD, Blu-ray et UHD BD
Existe en DVD Import
Existe en DVD et Blu-ray Imports
FILMS
(The Ox-Bow Incident)
Genre : Western.
Réalisateur : William A. WELLMAN.
Acteurs : Henry FONDA,
Dana ANDREWS, Anthony QUINN.
Musique : Cyril J. MOCKRIDGE.
USA - 1942 - Noir & blanc.
En 1885, un groupe d’hommes part à la
recherche de meurtriers qui ont tué un
de leurs amis.
Notre avis : Ici, pas de duel au pistolet,
pas d’Indiens ni de cavalerie, juste une
analyse psychologique de la violence
collective et de la justice qui lorgne
vers la tragédie.
L’ÉNIGME
DU LAC NOIR
(The Secret of Convict Lake)
Genre : Western.
Réalisateur : Michael GORDON.
Acteurs : Glenn FORD,
Gene TIERNEY, Ethel BARRYMORE.
Musique : Sol KAPLAN.
USA - 1951 - Noir & blanc.
Note film
Dispo. en
le
LE CAVALIER TRAQUÉ
(Riding Shotgun)
Genre : Western.
Réalisateur : André De TOTH.
Acteurs : Randolph SCOTT,
Wayne MORRIS, Joan WELDON.
Musique : David BUTTOLPH.
USA - 1954 - Couleurs.
● Images : Le master est d’une
propreté étonnante, la résolution
soignée et les contrastes sont
parfaitement appuyés. Tout juste
peut-on signaler des fourmillements.
● Son : Net et sans parasitage,
avec des dialogues qui ressortent
clairement. L’ensemble reste
néanmoins globalement plat.
● Note technique : 7/10
■ VC
Injustement soupçonné d’être le
complice d’une bande de brigands,
un as de la gâchette aux trousses de
leur chef se réfugie dans un saloon
pour échapper au lynchage de la
population.
Note film
Dispo. en
le
7
/10
Paru
π
● 1 DVD - 72’ - LCJ Éditions.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 1.33 - 4/3 - VF
et VO en mono 2.0 DD - Sous-titres
français.
● Images : Sautes, points blancs,
fines griffures, changements de
chroma, la copie n’est certes pas
d’hier, mais l’ensemble demeure
lumineux, lisible et sans écart de
compression.
● Son : Bon, avec juste un léger
souffle en VF qui, visiblement doublée plus tardivement, constitue
une véritable réunion des grands
doubleurs des années 70.
● Note technique : 6/10
■ AA
/10
Note film
Paru
π
Dispo. en VOD
le Paru
● 1 DVD - 80’ Sidonis.
● Bonus :
Présentation contrastée
du film par Patrick
Brion et François
Guérif (extraits en
VOST, 21’) ; bandeannonce musicale de
l’éditeur.
Note bonus : ★★
● Infos techniques :
1.33 - 4/3 - Pas de VF ;
VO en mono 2.0 DD Sous-titres français,
imposés.
Avis technique
7
d’une nation vers la modernité.
Mais aussi pour le pire, où le refus
du “spectacle” (un cheval en flammes,
un foudroyant “gunfight” dans une
étable, c’est à peu près tout pour l’action), le charisme approximatif des
personnages et la surabondance des
dialogues ne facilitent pas l’adhésion.
internes dans les deux camps. En
outre, il n’est pas interdit de voir dans
la volonté de réhabilitation du héros
calomnié une analogie avec le propre
parcours de Michael Gordon.
Après avoir trouvé
refuge avec quatre
autres prisonniers
évadés dans une
petite ville de
montagne peuplée
de femmes qui attendent le retour de
leurs conjoints, un
homme est résolu à
tuer celui qui l’a
dénoncé à tort.
Notre avis :
Longtemps invisible, probablement en raison de
la mise au placard de son réalisateur
frappé de plein fouet par le maccarthysme, ce western psychologique
mâtiné de film noir constitue une jolie
découverte, tant par la singularité du
cadre et des personnages que par
l’intrigue qui dévoile des tensions
Notre avis : Formidable idée que
de faire du héros le méchant fantasmé
d’habitants assoiffés de vengeance
pour ce western rythmé particulièrement habile dans sa mise en scène.
Outre le grand Randolph Scott, tête
d’affiche mais également narrateur
via une voix off, à noter la présence,
déjà magnétique, de Charles Bronson
dans un second rôle d’intrigant
belliqueux.
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région B - 75’ ESC Éditions.
● Bonus : Inédits, en HD :
Discussion experte et analytique
sur le film entre un critique cinéma
et un critique littéraire/scénariste
(VF et VOST mêlées, 34’) ; présentation complète et riche en
anecdotes suivie d’une analyse
pointue du film par un journaliste
(VF et VOST mêlées, 60’) ; intéressante petite interview d’un peintre/
romancier sur les thématiques du
livre et de son adaptation cinématographique ; présentation de la
Collection.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.33 - Pas de
VF ; VO en stéréo DTS HD MA Sous-titres français.
Avis technique
L’ÉTRANGE INCIDENT
Paru
/10
Avis technique
Dispo. en
le
7
● Images : D’une grande lisibilité,
y compris au cœur de la tempête de
neige du prologue, et une propreté
exemplaire. Rares éraflures.
● Son : Une clarté appréciable.
● Note technique : 7/10
■ GB
LES FRÈRES SISTERS
(The Sisters Brothers)
Genre : Western.
Réalisateur : Jacques AUDIARD.
Acteurs : John C. REILLY, Joaquin
PHOENIX, Jake GYLLENHAAL.
Musique : Alexandre DESPLAT.
France/Espagne/Roumanie/
USA/Belgique - 2018 - Couleurs.
Prix de la mise en scène au Festival de
Venise. Neuf nominations aux César.
Deux frères hors-la-loi se lancent à la
poursuite d’un homme qu’ils sont
chargés de tuer.
Notre avis : Présente de la toute
première image à l’ultime ligne de
dialogue, la “griffe” d’auteur imprimée par Jacques Audiard sur le genre
ne fait aucun doute. Pour le meilleur,
avec des fulgurances visuelles et une
réflexion aiguë sur le basculement
83
/10
5
Paru
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région B - 121’ UGC. Testé sur BD-R. Boîtier métal.
● Bonus : Making-of riche et bien
construit sur l’appartenance ou non
du film au western (HD, VF et VOST
mêlées, 62’).
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF et VO
en 5.1 DTS HD MA ; piste Audiovision française en stéréo DD - Soustitres français, imposés sur la VO.
Avis technique
Note film
● Images : Piqué majuscule. La
parfaite lisibilité des nombreuses
et volontaires séquences sombres
ne s’apprécie que dans l’obscurité
totale.
● Son : Deux pistes d’égale valeur
où détonations et ambiances
fusionnent ou se relaient dans une
impeccable harmonie multicanale.
● Note technique : 10/10 ■ BA
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
Note film
Dispo. en
le
(The Duel at Silver Creek)
Genre : Western.
Réalisateur : Don SIEGEL.
Acteurs : Audie MURPHY,
Faith DOMERGUE,
Stephen McNALLY.
Musique : Joseph GERSHENSON.
USA - 1952 - Couleurs.
Le Marshall d’une ville minière se fait
aider par un jeune tireur pour lutter
contre des assassins.
Notre avis : Malgré des personnages
un peu superficiels, un western bien
ficelé où coexistent machos et
femmes à poigne.
Paru
/10
Bobby
Juin 1968. Moins de 5 ans après l’assassinat de
JFK, l’Amérique ignore qu’elle s’apprête à vivre
un nouveau traumatisme avec la mort de Robert
“Bobby” Kennedy. Il est abattu à bout portant dans
les cuisines d’un palace de Los Angeles à la fin de
la réception organisée pour fêter sa victoire aux
primaires démocrates de Californie lors de la course
à la Maison Blanche. C’est sur la journée précédant ce drame au sein de
l’Ambassador Hotel que
s’est penché le comédien
Emilio Estevez, fils de
Martin Sheen et frère de
Charlie, dans son film Bobby
Demi Moore et
sorti début 2007 au cinéma
Sharon Stone
en France. Bénéficiant d’un
dans Bobby.
impressionnant casting de
jeunes comédiens (Mary
Elizabeth Winstead, Lindsay Lohan, Heather Graham, Shia LaBeouf, Ashton
Kutcher, Elijah Wood) mais également de vedettes confirmées (Helen Hunt,
Anthony Hopkins, Harry Belafonte, Christian Slater, Laurence Fishburne,
William H. Macy), cette œuvre chorale qui dépeint le destin de multiples
personnages gravitant ce jour-là dans l’établissement est également la seule
à offrir une scène commune à Demi Moore et Sharon Stone. Mariant reconstitution et véritables images d’archives grâce à un savant montage signé
Richard Chew (Conversation secrète, Star Wars - Un Nouvel espoir), le
résultat s’avère particulièrement réussi. Si un DVD d’excellente facture et
très bien pourvu en bonus (solide making-of de presque 30’ et entretien de 20’
mené par Harry Belafonte) avait été commercialisé par TF1 Vidéo, très peu
d’éditions Blu-ray ont vu
le jour, avec des sorties
aux Pays-Bas, à Taïwan
ou au Japon, mais sans
trace de VF ni de soustitres français. Une édition HD serait la bienvenue pour réhabiliter
ce très beau film malheureusement très peu
connu du grand public.
● Images : Master stable
bénéficiant d’une belle luminosité, mais pas mal de vestiges
d’accidents de pellicule et petites
salissures (taches bleues
fréquentes), et du chevauchement de chroma dédoublant
certains contours de vert
et de bleu.
● Son : Hormis une musique un
peu saturée sur le générique de
début seulement, il reste aussi
classique qu’efficace.
● Note technique : 6/10
■ AA
davantage que la romance prévisible
et la distribution assez quelconque
(sans leur faire injure et aussi
séduisants soient-ils, Lex Barker
et Patricia Medina ne sont pas des
acteurs de premier plan), plusieurs
duels tantôt à l’épée, tantôt à la machette, sans qu’aucune goutte de sang
ne soit versée.
Note film
Dispo. en
le
(Duel on the Mississippi)
Genre : Western.
Réalisateur : William CASTLE.
Acteurs : Lex BARKER,
Patricia MEDINA,
Warren STEVENS.
Musique : Non créditée.
USA - 1955 - Couleurs.
En Louisiane, le fils d’un propriétaire de plantation de canne à sucre
est condamné à la servitude sous les
ordres d’une gérante de navire-casino.
Notre avis : Une plaisante mais
anecdotique série B où se distinguent,
- N°260 FÉVRIER 19
6
/10
Paru
π
● 1 DVD - 69’ - Sidonis.
● Bonus : Présentation standard du
film par Patrick Brion, qu’il qualifie
de “très sympathique complément de
programme” ; bandes-annonces (VO
et musicale).
Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.85 - 16/9 Pas de VF ; VO en mono 2.0 DD Sous-titres français, imposés.
Avis technique
DUEL SUR
LE MISSISSIPPI
WANTED
Paru
π
● 1 Blu-ray + DVD (non reçu) Régions multiples (film et photos
uniquement) - 77’ - Sidonis.
● Bonus : Présentation de
Patrick Brion, qui revient sur
les cafouillages au démarrage
de la production dus à des querelles
autour du scénario (HD) ; rapide
portrait d’Audie Murphy par le
même (SD, identique à celui sur
Les Cavaliers de l’enfer) ; photos
(HD) ; bande-annonce (SD, VO).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.33 - Pas de
VF ; VO en mono 2.0 DTS HD MA Sous-titres français, imposés.
Avis technique
DUEL SANS MERCI
6
● Images : Un piqué fatigué sur
les plans larges du bateau, mais la
copie est propre et le Technicolor
met en valeur les diverses robes
de l’héroïne.
● Son : Honorable, passé
le générique au volume
étonnamment bas.
● Note technique : 6/10
■ GB
84
Les Dents du diable
Le grand réalisateur Nicholas Ray (La Fureur de
vivre, Les 55 jours de Pékin) n’a travaillé qu’une
seule fois avec Anthony Quinn à l’occasion de ce
film également connu sous le titre Ombre blanche,
où le comédien d’origine mexicaine joue... un
guerrier inuit traqué par les autorités judiciaires
après avoir accidentellement abattu un prêtre
missionnaire. Il fait face à Peter O’Toole dans
cette coproduction franco-italo-américaine qui fut
présentée au Festival de Cannes en 1960 en compétition pour la Palme d’Or, laquelle fut cette année-là décernée à La Dolce Vita
de Federico Fellini. Un temps prévu en France en avril 2005 chez PVB Éditions,
ce film d’aventures n’a depuis connue aucune sortie française. On a pu le trouver
sous le titre anglais The Savage Innocents en DVD aux États-Unis ainsi qu’en
Grande-Bretagne, et en Blu-ray américain depuis juin 2017 mais entièrement
en version anglaise et
verrouillé Région A.
Une piste à creuser pour
nos éditeurs hexagonaux friands de petites
pépites oubliées qui
ont pourtant bercé les
jeunes années des
cinéphiles.
Rubrique réalisée
par Arnaud Alix
STAR LASÉRIFIÉE
IL FAUT SAUVER
LE SOLDAT MURPHY
Né en 1925 au Texas dans une modeste
famille de métayers, Audie Murphy
s’est précocement retrouvé contraint
d’abandonner sa scolarité pour veiller sur les cinq frères et sœurs, sur un
total de douze, dont il était l’aîné. Son
père avait quitté le foyer, sa mère était
morte peu après… Il n’aurait de toute
façon pas poursuivi ses études au-delà
d’une certaine limite. Descendant
d’une longue lignée de militaires ayant
servi durant tous les conflits majeurs
de l’Histoire américaine depuis la
Révolution de 1775, il avait comme il
le disait “l’amour de la patrie dans
le sang” au point, ainsi qu’il devrait
l’avouer beaucoup plus tard, de souhaiter “ne pas mourir avant de l’avoir
défendue”, voire se “sacrifier pour
elle”. Résolu quoi qu’il arrive à s’engager sous les drapeaux, il en trouve
l’occasion “idéale” le 7 décembre 1941
lorsque, bouleversé par l’attaque japonaise de Pearl Harbor, il se présente dès
le lendemain aux principaux centres de
recrutement militaire. Problème : il a
16 ans, donc trop jeune, et pèse 45 kilos
pour 1m66, donc trop maigre. “Alors
je me suis astreint à prendre du poids,
et j’ai demandé à ma sœur aînée
Corrine de me vieillir d’un an sur un
bulletin de naissance falsifié”, racontera-t-il dans son autobiographie.
Enrôlé le 30 juin 1942, il sera démobilisé 3 ans plus tard. Entre-temps, le
fantassin Audie Murphy aura participé
en Italie et en France à neuf opérations
majeures ; décimé, blessé ou fait
prisonniers plus de six cents ennemis ;
sauvé la vie d’une centaine de ses camarades ; contribué à la protection et à la
récupération de multiples positions
stratégiques… Frappé par la malaria
puis par un début de gangrène consécutif à une blessure à la hanche, il recevra
des armées U.S., française et belge
le total astronomique de trente-trois
décorations, dont la Médaille d’Honneur
du Congrès, la plus haute distinction
militaire américaine. “Les vrais héros
sont ceux qui ont une croix de bois audessus de leur tête”, disait-il. De retour
au pays, porté en triomphe, atteint d’un
stress post-traumatique qui ne le quittera
jamais, il a seulement 21 ans, et c’est
une vie entière qu’il s’agit désormais
pour lui de remplir. Il n’attendra pas
bien longtemps.
D.R.
S
i Audie Murphy ne connaissait rien au métier de comédien lorsqu’il débuta en 1948
devant la caméra, il possédait un avantage considérable sur tous les Alan
Ladd, John Wayne, Joel McCrea et
autre Randolph Scott qui se disputaient
alors la place de cow-boy numéro un
du western yankee. Être un héros, un
vrai, il savait ce que c’était, et personne,
à Hollywood comme ailleurs, n’était
en mesure de lui disputer cette légitimité hors normes. Soldat américain le
plus décoré de la Seconde Guerre mondiale, il a convoyé dans chacun de
ses rôles l’authenticité impossible à
contrefaire des horreurs dont il avait été
témoin, de l’idéalisme qui l’avait
poussé à s’engager, de l’épouvante qui
l’avait saisi face à l’obligation de
recourir lui-même à la violence et du
courage sans lequel il serait probablement tombé au front. De sa première
incursion au Far West avec Le Kid du
Texas 1 à son chant du cygne Qui tire le
premier ? (A Time for dying 4) en passant par L’Étoile brisée 1, La Charge
victorieuse 1 et le sublime Vent de la
plaine 2 signé John Huston, son visage
paradoxalement juvénile, son charisme
naturel, son jeu plein d’une bonne
volonté parfois maladroite et l’aura de
respect qui ne cessa jamais de l’entourer
ont ainsi conféré une rare humanité au
genre qui fleurissait à l’époque.
UNE ÉDUCATION
Frappé par le visage d’Audie Murphy
en une du magazine Life daté du 16 juin
1945, ému par le récit développé en
pages intérieures, la superstar de la
Warner James Cagney est comme
frappé par la foudre. “Pour mille raisons, ce garçon devait absolument faire
du cinéma”, racontera ce dernier. Il
prend alors une initiative inouïe en
envoyant au jeune soldat une invitation tous frais payés à le rejoindre à
Hollywood. “L’idée de gagner un peu
d’argent en faisant du cinéma me
plaisait bien”, se dit-il. Débutent alors
trois années de formation sous la supervision de Cagney, désormais à la tête
de sa propre société indépendante de
production. Expression corporelle,
diction, exercices de mémoire, cours
d’arts dramatiques, improvisations,
approche de la caméra… Tout y passe.
Après deux petits rôles en 1948 dans
Texas, Brooklyn & Heaven et Retour
sans espoir, le Studio Allied Artists décide detenter sa chance en offrant l’année
suivante à Audie Murphy la tête d’affiche de Garçons en cage (Bad Boy 4),
un drame de l’adolescence délinquante
dont le retentissement commercial
inattendu incite la Major Universal à le
recruter pour Le Kid du Texas 1, son
premier western, où il incarne rien de
moins que le légendaire Billy the Kid.
Formidablement accueilli par le public,
le film marque ainsi la naissance d’un
acteur digne de ce nom en même temps
que d’un nouveau cow-boy vedette.
MR. WESTERN
Sierra 1, Kansas en feu 1 (Kansas
Raiders 5), La Charge victorieuse, À feu
et à sang 2, Duel sans merci, Le Tueur du
Montana 1, L’Héroïque lieutenant 1,
Qui est le traître ? 1, La Chevauchée
avec le diable 1… Les westerns s’enchaînent à toute allure, parfois ponctués de parenthèses guerrières (L’Enfer
des hommes 1, La Bataille de Bloody
Beach 1), de polars noirs (World in
my Corner, Un Américain bien tranquille 1/The Quiet American 5) parfois
mâtinés d’espionnage (La Malle
Audie
Murphy
Indissociable du western,
témoin Duel sans merci 2,
Audie Murphy a connu une existence
et une carrière hors du commun.
du Caire), voire de comédies (Joe
Butterfly). Mais il est clair que, de la
tête et des épaules, c’est revêtu d’un
stetson et un colt à la bandoulière que
les spectateurs et l’industrie du cinéma
veulent le voir. Pris dans l’engrenage
du succès et des sollicitations, totalement indifférent à sa popularité pourtant immense, Audie Murphy aurait
voulu varier les plaisirs, prouver qu’il
savait faire autre chose, montrer qu’il
pouvait être encore meilleur. “J’avais
à peine le temps de réfléchir”, avouaitil. “Et quand je me montrais un peu
ferme sur mes envies de renouvellement, on me répondait : ‘On en reparlera après ce film’. Or “ce film”, c’était
à chaque fois cinq ou six projets déjà
en cours de fabrication.” Alors il
se soumet : “Je me sentais presque
comme une prostituée incapable
d’échapper à son souteneur”, dira-t-il
crûment. Toujours auréolé de sa gloire
passée, il continue ainsi de défendre la
veuve et l’orphelin dans Le Bagarreur
85
solitaire 1 ; de prouver son innocence
dans Le Diable dans la peau 1 ; de
poursuivre les malfrats dans Les Sept
chemins du couchant 1 ; de rétablir la
justice chaque fois que nécessaire…
S’il trouve de temps à autre des
personnages plus nuancés, témoins
Une Balle signée X 2 et Le Vent de la
plaine, son statut de héros ne cessera
de lui coller à la peau, jusqu’à sa mort
en 1971 dans un accident d’avion.
Son ultime film, Qui tire le premier ?,
où il incarne un magnifique Jesse
James, est sorti en 1969. L’année même
où, avec La Horde sauvage, Sam
Peckinpah signa l’acte de décès du
western tel qu’on le connaissait
jusque-là.
■ Bernard Achour
1
2
3
4
5
Existe en DVD
Existe en DVD et Blu-ray
Existe en DVD, Blu-ray et UHD BD
Existe en DVD Import
Existe en DVD et Blu-ray Imports
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
sonore très travaillé : Mandy cherche
autant à frapper durablement les
esprits qu’à flatter les amateurs de
séries B bien saignantes. Mais l’exercice traîne trop en longueur et donne
plusieurs fois envie de décrocher.
6
Porte-voix
/10
Dispo. en VOD
le 06.02 06.02 06.02
π
Genre : Horreur.
Réalisateur : Panos COSMATOS.
Acteurs : Nicolas CAGE, Andrea
RISEBOROUGH, Linus ROACHE.
Musique : Jóhann JÓHANNSSON.
USA/Belgique/Grande-Bretagne 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
Après avoir réussi à échapper aux
membres d’une secte qui les avaient
enlevés lui et sa compagne, un homme
sans histoire se transforme en tueur
sanguinaire pour se venger.
Notre avis : Séquences hyper gore
avec un Nicolas Cage totalement
halluciné, style graphique visuel et
MASSACRE À LA
TRONÇONNEUSE 2
Avis technique
MANDY
● 1 Blu-ray - Régions multiples 121’ - Universal Pictures.
● Bonus : En HD et VOST. Making-of
assez original dont la première partie
est composée d’un diaporama
commenté (22’) ; 5 scènes coupées
ou prolongées qui ne changent pas
grand-chose.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en
5.1 DTS ; VO en 5.1 DTS HD MA Sous-titres français ; anglais pour
malentendants.
● Images : Une explosion de vermillon et de teintes orangées, mais
du bruissement en basse lumière.
● Son : Des effets qui encerclent
bien le spectateur, mais les
dialogues sont mixés assez bas,
y compris sur la VO HD plus
expressive.
● Note technique : 8/10
■ AA
Note film
6
/10
Dispo. en
le
Genre : Horreur.
Réalisateur : Tobe HOOPER.
Acteurs : Dennis HOPPER,
Caroline WILLIAMS, Bill MOSELEY.
Musique : Jerry LAMBERT,
Tobe HOOPER.
USA - 1986 - Couleurs.
Interdit aux moins
de 12 ans.
● Édition Collector limitée 1 BD
Région B + 2 DVD (film + bonus) 101’ - Le Chat qui fume.
● Bonus : En HD et VOST sauf
précision. Repris de l’édition DVD :
Deux commentaires audio (réalisateur/acteurs et Tom Savini) ; 5 scènes
coupées (SD upscalée déplorable) ; making-of (SD upscalée,
87’). Inédits : Très intéressant
documentaire sur les effets
spéciaux (43’) ; interview d’un
journaliste sur le film (33’) ;
bandes-annonces (VF, VOST).
Livret de 4 pages en français.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 1.85 - VF
en stéréo et mono 1.0 DTS HD
MA ; VO en stéréo DTS HD
MA - Sous-titres français,
imposés sur la VO.
Suite au meurtre
de deux yuppies
en direct sur les
ondes, une animatrice de radio se
retrouve aux
prises avec la
famille de tueurs
texane.
Notre avis :
De nombreuses
séquences très
dérangeantes, une galerie de
personnages plus tordus les uns que
les autres, des effets de maquillages
signés Tom Savini très inventifs,
mais le résultat final se cherche un
peu, entre le désir affiché de comédie
des auteurs et le remontage opéré par
les producteurs qui cherchaient plus
à effrayer les spectateurs.
- N°260 FÉVRIER 19
Avis technique
(The Texas Chainsaw
Massacre 2)
Paru
Paru
π
● Images : Correctes malgré
quelques points blancs et des
fourmillements.
● Son : Rien d’extravagant tant
l’ensemble manque de puissance,
même si la VO reste néanmoins
préférable à une VF claire mais
globalement en retrait.
● Note technique : 7/10
■ VC
86
Très malmenée dans le frappadingue et éprouvant Mandy,
l’Anglaise Andrea Riseborough est loin de prendre
son métier d’actrice à la légère.
À
l’heure où le statut des femmes dans l’industrie du divertissement
connaît une révolution historique initiée par le contrecoup de l’affaire
Weinstein, Andrea Riseborough est sans doute une des personnalités les plus actives qui soient. “Quand je reçois un scénario écrit par une femme,
je le place tout de suite en haut de la pile”, dit-elle en assumant l’aspect “discrimination positive” de sa démarche. “Et lorsque je m’engage pour un rôle, c’est
non seulement pour donner vie au personnage, mais aussi pour défendre une
cause.” Très estimée dans son Angleterre natale, jeune “vétérane” de la scène,
de la télévision et du cinéma britanniques, ses incarnations de Shakespeare, de
la tragique Duchesse de Windsor
dans W.E. sous la caméra de
Madonna ou de Margaret Thatcher
dans le téléfilm The Long Walk
to Finchley ont ainsi enraciné sa
réputation, à laquelle il ne manque
pas grand-chose pour traverser
pour de bon les frontières du
Royaume.
Née près de Newcastle en 1981,
formée à l’école du théâtre, de la
danse et de la musique, elle a débuté à 9 ans sur les planches de sa
ville dans une pièce mise en scène
par le coiffeur de sa mère. “Très
tôt, le regard des hommes m’a fait
me demander : ‘Est-ce qu’il y a
quelque chose de mal à être une
femme ?’ Si j’ai décidé de devenir
actrice à la fin de mes études, c’est
pour répondre à cette question.”
Elle côtoie brièvement l’immense
Peter O’Toole pour ses débuts
au cinéma en 2006 dans Venus,
trouve l’année suivante son premier grand rôle dans la série politique Party Animals, mais c’est avec la Margaret
Thatcher du biopic télé cité plus haut qu’elle trouve vraiment ses marques, avant
que le bien nommé We want Sex Equality et W.E. n’impriment définitivement sa
griffe artistique et militante. De Brighton Rock en Projet Nim et d’Oblivion avec
Tom Cruise en Nocturnal Animals, elle est connue pour disparaître de la circulation durant des périodes pouvant aller jusqu’à un an et demi (son record, dans
la foulée de Birdman où elle incarnait la maîtresse de Michael Keaton) pour
“remonter à la surface tellement je m’immerge”. Mais ses tours de force
cathodiques dans Bloodline, Monstre sacré et autre Témoin à charge justifient
amplement l’attente, de même que ses irrésistibles contributions aux récents
Battle of the Sexes et le très coté La Mort de Staline.
Si elle a accepté un scénario, un rôle et, à l’arrivée, un film aussi extrême que
l’inclassable et ultra saignant Mandy, c’est bien sûr pour la teneur générale de
l’histoire, mais aussi pour une séquence en particulier : celle où, confrontée à un
terrifiant gourou, elle éclate d’une hilarité inattendue, incontrôlable, démentielle.
“Ce rire, je l’ai intégré à mon jeu comme un instrument de castration”, dit-elle.
“Je l’ai puisé tout au fond des quatre-vingt-mille ans de domination masculine
exercée sur les femmes depuis l’apparition de l’espèce humaine.” Diable… Mais
elle est comme ça, Andrea Riseborough : surinvestie, cérébrale, prête à saisir la
moindre occasion pour faire entendre sa voix et, à travers sa toute récente activité
de productrice, celle des autres. Bouleversée par la lecture de Nancy, le premier
script de la Sino-Américaine Christina Choe, elle a ainsi tout mis en œuvre, son
argent, son temps, son implication d’actrice, pour que le film voie le jour et pour
que son héroïne, persuadée d’avoir été enlevée à sa naissance, bouleverse le
Festival de Sundance au point de lui accorder son prix du scénario.
Bientôt vedette de la série policière ZeroZeroZero après avoir retrouvé l’univers
des sectes dans la première Saison de Waco, elle rejoindra au cinéma le drame
choral The Kindness of Strangers, l’horrifique Grudge et le thriller futuriste
Possessor réalisé par le fils de David Cronenberg. “Je veux qu’avec moi, puis
après moi, l’image, le talent, la reconnaissance et l’influence des femmes ne
soient plus tout à fait les mêmes qu’avant ma naissance”, espère-t-elle avec une
ambition fièrement assumée. Pour le meilleur comme pour le pire, il semble
qu’elle soit arrivée au bon moment.
■ Bernard Achour
D.R.
Note film
Andrea Riseborough
FILMS
Notre avis : Capable du meilleur
(Stronger) comme du pire (Votre
majesté), le réalisateur se sort très
honorablement de ce onzième volet
de la saga Halloween, quitte à faire
table rase de toutes les suites du
classique culte de John Carpenter.
Passons sur l’énoooorme coïncidence
(le tueur masqué est transféré le soir
d’Halloween, pile 40 ans après le
massacre !) pour se laisser prendre
à un jeu macabre qui réserve son lot
d’effets de sursauts, où trois générations de femmes tentent de mettre
un terme au cauchemar.
squale sont respectés à la lettre mais,
hormis deux scènes d’action vaguement angoissantes, l’effet de terreur
reste limité en raison de personnages
artificiels dont le massacre en règle
laisse indifférent le spectateur, et de la
nature numérique du monstre affamé
dont la taille objectivement déraisonnable nuit hélas à toute crédibilité.
EN EAUX
TROUBLES
Dispo. en VOD
le Paru
(The Meg)
Genre : Horreur.
Réalisateur : Jon TURTELTAUB.
Acteurs : Jason STATHAM,
Li BINGBING, Rainn WILSON.
Musique :
Harry GREGSON-WILLIAMS.
USA/Chine - 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 10 ans.
En mission scientifique dans les profondeurs du Pacifique, un sous-marin
est attaqué par un gigantesque requin
préhistorique.
6
Paru
Paru
/10
Paru
π
● 1 UHD BD + 1 BD 3D (non reçu) +
1 BD 2D Régions multiples - 113’ Warner. Boîtier métal.
● Bonus : Sur le BD 2D, voir
ci-dessous.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en
5.1 DD ; VO en 5.1 DTS HD MA et
Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby
TrueHD - Sous-titres français, et automatiques sur les dialogues étrangers
de la VF ; anglais pour malentendants.
Note film
Genre : Horreur.
Réalisateur :
David GORDON GREEN.
Acteurs : Jamie LEE CURTIS,
Judy GREER, Andi MATICHAK.
Musique : John et Cody
CARPENTER, Daniel DAVIES.
USA - 2018 - Couleurs.
Interdit aux moins de 12 ans.
Durablement traumatisée, Laurie
Strode affronte Michael Myers, parvenu à s’échapper durant son transfert
dans un nouvel asile psychiatrique.
Technique
Notre avis : Tentative d’accrochage
de traceur GPS, immersion dans une
cage à requin, lancer de harpons,
plans anxiogènes à la surface de
l’eau… Tous les clichés du film de
Avis technique
HALLOWEEN
● Images : La différence avec l’excellent Blu-ray ne saute pas aux yeux,
notamment sur le plan chromatique, si ce n’est en termes de luminosité grâce
à l’apport du Dolby Vision et, ce qui n’est pas un compliment, du côté des
effets spéciaux dont le support accentue la nature très artificielle.
● Son : Identique au BD.
● Note technique : 9/10
■ GB
Paru
Paru
● 1 Blu-ray 2D - Régions multiples 113’ - Warner.
● Bonus : En HD et VOST. Making-of
très premier degré ; intéressant gros
plan sur la création du mégalodon ;
zoom sur les décors qu’on croirait
sponsorisé par l’office du tourisme
de la Nouvelle-Zélande.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en
Avis technique
Paru
π
● Images : Aussi tranchantes que
la mâchoire du monstre.
● Son : La VF non HD se révèle
bien impuissante face à la VO
Atmos qui se déchaîne dans les
canaux aériens pour nous immerger
au mieux dans l’océan (impact à
14’, accrochage à 36’, explosion à
94’45), entre deux effets classiques
d’hélicos (5’, 78’55) et apparitions
surprises de la créature.
● Note technique : 9/10
■ GB
27.02
π
● 1 UHD BD + 1 BD Régions
multiples - 106’ - Universal Pictures.
● Bonus : En HD, identiques au
BD (bravo à l’éditeur !), voir
ci-dessous.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en 5.1
DTS ; VO en DTS:X compatible 7.1
DTS HD MA - Sous-titres français ;
anglais pour malentendants.
une scène de douche qui cite explicitement Psychose et la pendaison
perturbante d’un chien.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en 5.1
DTS ; VO en DTS:X compatible 7.1
DTS HD MA - Sous-titres français ;
anglais pour malentendants.
Dispo. en VOD
le 24.02 27.02 27.02
π
Paru
/10
● Images : Un piqué optimal qui ne creuse pas l’écart de manière décisive
avec la très méritoire copie HD, mais l’apport du HDR permet au transfert de
gagner en chaleur, de la citrouille du générique d’ouverture à l’orange plus
soutenu jusqu’aux impressionnantes flammes finales encore plus intenses.
● Son : Identique au BD.
● Note technique : 8/10
■ GB
5.1 DD ; VO en 5.1 DTS HD MA et
Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby
TrueHD - Sous-titres français, et automatiques sur les dialogues étrangers
de la VF ; anglais pour malentendants.
Dispo. en VOD
le Paru
7
Dispo. en VOD
le 24.02 27.02 27.02
27.02
● 1 Blu-ray - Régions multiples 106’ - Universal Pictures.
● Bonus : En HD et VOST. Bon
making-of qui insiste sur la volonté de
rendre hommage au film de 1978 sans
en faire le remake ; 3 courts zooms sur
le personnage de Jamie Lee Curtis,
le masque et la musique ; brève table
ronde avec John Carpenter, Jamie Lee
Curtis, le réalisateur et le producteur ;
7 scènes coupées ou allongées, dont
87
Avis technique
Note film
● Images : Un transfert de pointe.
● Son : La VF robuste ne peut
rivaliser avec la VO plus généreuse
sur le plan musical, l’entêtant
thème-titre envahissant des canaux
aériens par ailleurs bien chiches
en effets, alors que le plancher
qui grince dans le dernier acte,
lorsque les héroïnes se réfugient
au sous-sol, s’y prêtait.
● Note technique : 9/10
■ GB
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
Notre avis : Esthétiquement aboutie
et volontairement conduite avec
lenteur, cette première réalisation
intrigue par son atmosphère étrange
qui saisit dès les tout premiers instants.
Une ambiance qui doit beaucoup à la
photo d’une précision chirurgicale et
à une interprétation particulièrement
envoûtante, notamment de la part de
la jeune Lowena McDonell. On sera
en revanche un peu moins séduit
par le scénario qui, après quelques
intéressantes trouvailles, finit par se
déliter au fil des minutes.
Dispo. en VOD
le Paru
Une jeune fille dotée d’un bras artificiel qui vit avec son père et son chien
dans une maison isolée découvre un
mystérieux cube noir dans la forêt
environnante.
VENOM
Genre : Fantastique.
Réalisateur :
Ruben FLEISCHER.
Acteurs : Tom HARDY,
Riz AHMED,
Michelle WILLIAMS.
Musique :
Ludwig GÖRANSSON.
USA/Chine - 2018 Couleurs.
Devenu l’hôte d’une
forme extraterrestre peu
amène, un journaliste se voit
doté de super pouvoirs destructeurs.
Notre avis : Gros carton au box
office mondial malgré des grincements de dents unanimes de la critique
et du public d’aficionados, cette adaptation sans substance s’avère aussi dispensable que prévisible. Le meilleur
de ce programme mal fichu se trouve
tout à la fin du générique, avec une séquence du formidable film d’animation Spider-Man : New Generation qui
ridiculise encore plus tout ce qui s’est
déroulé auparavant.
Note film
5
Dispo. en VOD
le 18.02 18.02 18.02
π
/10
18.02
● 1 Blu-ray - Régions multiples 112’- SPHE.
- N°260 FÉVRIER 19
/10
LA PROPHÉTIE
DE L’HORLOGE
Paru
π
(The House with a
Clock in its Walls)
● 1 DVD - 101’ - Rimini Éditions.
● Bonus : Bande-annonce (VOST).
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 Pas de VF ; VO anglaise en 5.1 DD Sous-titres français.
Avis technique
Genre : Fantastique.
Réalisateur :
Sadrac GONZÁLEZ-PERELLÓN.
Acteurs : Lowena McDONELL,
Julian NICHOLSON,
Haydée LYSANDER.
Musique : Sergio RAMIS.
Espagne - 2017 - Couleurs.
Interdit aux moins de 12 ans.
Genre : Fantastique.
Réalisateur : Eli ROTH.
Acteurs : Jack BLACK,
Cate BLANCHETT, Owen VACCARO.
Musique : Nathan BARR.
USA/Canada/Inde - 2018 - Couleurs.
● Images : Sombres et précisément
glaciales.
● Son : Il baigne dans une
ambiance incertaine et presque
fantastique où chaque silence,
et ils sont nombreux, a son
importance.
● Note technique : 8/10
■ VC
Recueilli par son oncle, un orphelin
emménage dans une demeure dont
les murs renferment un secret aux
conséquences potentiellement
apocalyptiques.
● Bonus : En HD
et VOST. Modules
globalement sans
saveur et aux propos dithyrambiques
(“La version John
Carpenter du film
de super héros”,
ben voyons !) sur le
personnage, les différents symbiotes,
les scènes d’action
et les effets visuels,
ce dernier plus
intéressant car il
revient sur les difficultés d’adaptation
des codes graphiques d’un comic au
cinéma (35’) ; 2 courtes scènes coupées et version allongée sans intérêt
de la première scène post-générique ;
extrait de Spider-Man : New
Generation identique à celle en fin
de film ; piste d’infos en français ;
2 clips ; bande-annonce.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF
et VO en 5.1 DTS HD MA ; piste
Audiovision française en 5.1 DD Sous-titres français et anglais.
Avis technique
(Black Hollow Cage)
● Images : Un sans-faute
technique qui se joue de l’hystérie
quasi perpétuelle à l’écran.
● Son : Aussi furibard et massif
que sans subtilité ni invention particulières, en VF comme en VO.
● Note technique : 9/10
■ AA
6
/10
Dispo. en VOD
le 06.02 06.02 06.02
π
Notre avis : Pour sa première
incursion dans le cinéma “familial”,
le réalisateur d’Hostel semble tiraillé
entre sa nature profonde et les
concessions au genre. Plombé
par les pitreries de Jack Black et
la gestuelle très apprêtée de Cate
● 1 Blu-ray - Régions multiples 105’ - Universal Pictures.
● Bonus : En HD et VOST.
Commentaire audio du réalisateur et
de Jack Black moyennement informatif ; ouverture alternative, fin prolongée et 9 scènes inédites commentées ;
modules sur les acteurs, les décors, les
effets spéciaux, l’adaptation ; journal
de tournage du réal. ; fausse impro
autour d’une chanson ; visites du
plateau ; bêtisier grimaçant ; quiz ;
blague consternante ; tour de magie
d’Elie Roth ; gros plan sur la BO et
l’impressionnant orgue.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VF
en 5.1 DTS ; VO en Dolby Atmos
compatible 7.1 Dolby TrueHD Sous-titres français et anglais.
Avis technique
THE BLACK CAGE
7
Note film
● Images : Une lisibilité optimale
en toutes circonstances.
● Son : Les effets Atmos sollicitent
les tympans avec autant de finesse
que de puissance. VF timide mais
solide à son échelle.
● Note technique : 9/10
■ BA
Notre avis : Un naufrage total entre
une caméra qui s’agite vainement,
un équipage décimé sans qu’on ait le
temps de s’y attacher et une intrigue qui
se perd dans un flot d’incohérences.
Note film
5
/10
Dispo. en SVOD
le Paru 06.02 06.02
π
THE CLOVERFIELD
PARADOX
Genre : Fantastique.
Réalisateur : Julius ONAH.
Acteurs : Gugu MBATHA-RAW,
Daniel BRÜHL,
Elizabeth DEBICKI.
Musique : Bear McCREARY.
USA - 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
Suite à une avarie majeure causée par
un accélérateur de particules, l’équipage d’une station spatiale américaine
réalise que la Terre a disparu.
88
● 1 Blu-ray - Région B - 102’ Paramount.
● Bonus : En HD et VOST. Making-of
informatif ; intéressant module sur les
personnages et les acteurs.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en
5.1 DD ; VO en Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby TrueHD - Sous-titres
français, et automatiques sur les
passages en mandarin de la VF ;
anglais.
Avis technique
Note film
Blanchett, le film tente de combiner
l’angoisse gothique façon Edgar Poe
à l’horreur tempérée. Décors opulents
et mise en scène expressive tentent
bien de cimenter le tout, mais rien n’y
fait : on ne sait jamais sur quel pied
danser.
● Images : Un exemple.
● Son : Si la VF non HD offre une
agréable répartition équilibrée,
la VO Atmos transporte l’intrigue
dans une tout autre dimension.
● Note technique : 9/10
■ VC
FILMS
franche réussite signée du co-créateur
des sagas Saw et Insidious qui, pour
son second passage derrière la caméra,
gagne haut la main ses galons de
réalisateur.
personnage campé par un Ray Milland
à la sinistre présence particulièrement
inquiétante.
Note film
(Alias Nick Beal)
Genre : Fantastique.
Réalisateur : John FARROW.
Acteurs : Thomas MITCHELL,
Ray MILLAND, Audrey TOTTER.
Musique : Franz WAXMAN.
USA - 1949 - Noir & blanc.
Afin de mettre toutes les chances
de son côté pour se faire élire gouverneur, un procureur jusqu’ici honnête
et désintéressé prend pour agent un
mystérieux inconnu à l’influence
pour le moins surnaturelle.
Notre avis : Invisible pendant très
longtemps, ce joyau méconnu, qui
joue avec brio sur différents registres
(film noir, drame psychologique et
véritable film fantastique), justifie
une (re)découverte immédiate.
Une grande leçon de mise en scène,
qui se plaît à savamment soigner les
apparitions/disparitions du diabolique
BIRD BOX
Genre :
Science-fiction.
Réalisatrice :
Susanne BIER.
Acteurs :
Sandra BULLOCK,
Trevante RHODES,
John MALKOVICH.
Musique :
Trent REZNOR,
Atticus ROSS.
USA - 2018 Couleurs.
Interdit aux moins
de 16 ans.
Alors qu’une force invisible
contraint la population mondiale au suicide, une femme et
ses enfants partent, yeux bandés,
en quête d’un refuge.
Notre avis : Entaché d’un parfum
de scandale en raison de la présence
(fugace) d’authentiques archives d’un
accident ferroviaire qui a endeuillé le
Québec en 2013 et que Netflix refuse
toujours de retirer à l’heure où nous
mettons sous presse, ce puissant et
conceptuel film d’anticipation
Note film
● 1 Blu-ray - Régions multiples 100’ - Universal Pictures.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 2.35 - VF en
5.1 DTS ; VO en 5.1 DTS HD MA Sous-titres français ; anglais pour
malentendants.
UPGRADE
Genre : Thriller.
Réalisateur : Leigh WHANNELL.
Acteurs : Logan MARSHALL-GREEN,
Harrison GILBERTSON,
Betty GABRIEL.
Musique : Jed PALMER.
Australie - 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 10 ans.
Suite à une agression qui a coûté la vie
à sa femme et l’a laissé tétraplégique,
un homme accepte de se faire implanter une puce révolutionnaire qui lui
redonne l’usage de ses membres.
convoque, après
l’ouïe dans Sans
un bruit, le sens de
la vue. Diablement
malin avec ses
allers-retours à
l’issue incertaine
entre l’apparition
de la pandémie
et la survie de
l’héroïne 5 ans
plus tard, souvent
inventif, rythmé de
séquences tour à
tour éprouvantes
et haletantes
jusqu’à la toute
dernière minute, ce survival de très
haute tenue offre à Sandra Bullock
l’un de ses meilleurs rôles depuis
des lustres.
■ GB
8
Notre avis : Particulièrement bien
ficelé, ce cauchemar sur la vie connectée et le futur auto-assisté devenus
réalité interroge avec un grand sens du
suspense et du divertissement l’(inter)
dépendance aux nouvelles technologies,
tout en développant des scènes d’action
violentes (attention, ça gicle !), sèches et
innovantes, où s’affrontent les humains
augmentés, sans oublier une pointe très
bien dosée d’humour ironique. Une
BLACKWOOD
Le Pensionnat
(Down a Dark Hall)
Genre : Fantastique.
Réalisateur :
Rodrigo CORTÉS.
Actrices :
AnnaSophia ROBB,
Uma THURMAN,
Isabelle FUHRMAN.
Musique :
Víctor REYES.
Espagne/USA - 2016 - Couleurs.
Déconseillé aux moins
de 10 ans.
/10
Dispo. en SVOD
Paru
le π
● 124’ - Netflix.
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 - VF
et VO en Dolby Atmos compatibles
7.1 Dolby TrueHD - Sous-titres français ; anglais pour malentendants.
/10
Dispo. en VOD
le 13.02 13.02 13.02
π
● Images : Quelques pétouilles
et rayures, mais la compression
s’en sort avec les honneurs lors
des angoissantes séquences noyées
de brouillard très difficiles à
retranscrire.
● Son : Des plus audibles
malgré un léger bruit de fond et
des cuivres qui couinent un peu sur
la musique du début.
● Note technique : 7/10
■ AA
Note film
8
30.01
π
● 1 DVD - 89’ - Sidonis. Testé sur
DVD-R. Uniquement disponible au
sein du Coffret encyclopédique du
film noir américain.
● Bonus : Présentations/analyses
de Bertrand Tavernier, toujours aussi
passionnant dans ses remarques et
anecdotes, Patrick Brion et François
Guérif, qui reviennent sur la personnalité fascinante du réalisateur,
capable du plus extrême sadisme
comme de l’altruisme le plus surprenant (53’) ; version radiophonique du
film illustrée de photos et d’affiches
(VOST, 55’).
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.33 - 16/9 Pas de VF ; VO en mono 2.0 DD Sous-titres français, imposés.
Avis technique
UN PACTE
AVEC LE DIABLE
/10
Une adolescente difficile est
envoyée dans un pensionnat avec
quatre filles de son âge qui ne tardent
pas à développer d’incroyables dons
artistiques.
Notre avis : Le réalisateur de l’oppressant Buried, la trop rare Uma Thurman,
voilà qui nous mettait d’emblée dans
89
Avis technique
Dispo. en
le
8
● Images : Une très haute densité
de détails, des éclairages chauds
ou froids retranscrits sans jamais
déborder de leurs contours, aucun
fourmillement et une fluidité qui ne
faiblit pas.
● Son : Un mixage subtil, aérien,
truffé d’activité hors champ et de
déplacements précis, de mouvements aux sonorités “biomécaniques” et de bruitages toujours
très localisables (les drones volant
à travers la pièce), reproduits au
plus près sur la VF non HD qui
s’incline humblement devant une
VO encore plus immersive, notamment pour la voix intérieure du
héros. Basses profondes et scènes
d’action explosives dans tous les
sens du terme ! Top son.
● Note technique : 9/10
■ AA
de bonnes dispositions. On aurait dû
se méfier. Passée
l’arrivée intrigante
dans l’établissement,
cette adaptation d’un
roman se borne à
enchaîner les événements paranormaux
effarouchant les
demoiselles, entre
rites sataniques et
comportements
anormaux des enseignants, jusqu’à
un final grand-guignolesque qui nous
laisse libres d’interpréter un mystère
■ GB
fumeux.
Note film
5
/10
Dispo. en VOD
le 02.02
π
● 93’ - M6 Vidéo.
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF (VO non présente sur notre lien).
N°260 FÉVRIER 19 -
FILMS
Note film
Notre avis : Ce troisième volet recule
encore les frontières du genre avec
des morceaux de bravoure à perdre
haleine, saupoudrés d’une bonne
dose d’humour.
AVENGERS
INFINITY WAR
Genre : Fantastique.
Réalisateurs : Anthony et Joe RUSSO.
Acteurs : Robert DOWNEY Jr.,
Josh BROLIN, Chris HEMSWORTH.
Musique : Alan SILVESTRI.
USA - 2018 - Couleurs.
9
Paru
Paru
Paru
π
Paru
● 1 BD 3D + 1 BD 2D - Régions
multiples - 149’ - Marvel.
● Bonus : Sur le BD 2D, identique à
celui testé dans LAL 255.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF en 7.1
DD+ ; VO en 7.1 DTS HD MA Sous-titres français ; anglais pour
malentendants.
JUSTICE LEAGUE
Genre : Fantastique.
Réalisateurs : Zack SNYDER,
Josh WHEDON.
Acteurs : Ben AFFLECK,
Gal GADOT, Jason MOMOA.
Musique : Danny ELFMAN.
USA/Canada/Grande-Bretagne/
Nouvelle-Zélande - 2017 - Couleurs.
Avis technique
Les Avengers et leurs alliés se mobilisent
afin d’empêcher Thanos de réunir les
six Pierres d’Infinité aptes à détruire
la moitié de l’Univers.
STAR WARS LES DERNIERS JEDI
(Star Wars - The Last Jedi)
Genre : Fantastique.
Réalisateur : Ryan JOHNSON.
Acteurs : Daisy RIDLEY,
Mark HAMILL, Carrie FISHER.
Musique : John WILLIAMS.
USA - 2017 Couleurs.
Tandis que le
Premier Ordre
est en mesure
d’anéantir la
flotte rebelle,
Rey peine à
convaincre Luke
Skywalker de
prêter main
forte à la
Résistance.
Avis technique
Suite à la mort de Superman,
Bruce Wayne entreprend de former
une équipe de guerriers aux dons
d’exception pour protéger la Terre d’un
ennemi ancestral prêt à la détruire.
● Images : Très attachée à démultiplier les innombrables morceaux de
bravoure, ou d’affrontements titanesques avec plongées au cœur des combats,
la 3D propose un festival sans faille de sensations fortes, avec éléments flottants (les pierres d’Infinité à 13’40) et mouvements de caméra propres à donner le tournis (110’15). Mais pourquoi ne pas avoir proposé la version IMAX,
dont le format domestique converti en 1.78 aurait rendu le spectacle encore
plus immersif ? Scène post-générique à plat.
● Son : Un spectacle auditif diversifié mais un peu juste en VF, et qui aurait
mérité un surplus de dynamique sur la VO.
● Note technique : 8/10
■ AA
Dispo. en VOD
le Paru
8
Paru
Paru
Paru
π
Paru
● 1 BD 3D + 2 BD 2D
(film + bonus) - Régions
multiples - 152’ - Walt
Disney. Boîtier métal.
● Bonus : Sur les 2 BD 2D,
identiques à ceux testés
dans LAL 253.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 2.35 VF en 7.1 DD+ ; VO en 7.1
DTS HD MA - Sous-titres
français ; anglais pour
malentendants.
Paru
Paru
π
● Images : La 3D apporte une
raison de visionner le film avec
un certain plaisir tant sa gestion
s’avère spectaculaire, bien étudiée
et particulièrement généreuse côté
effets de vertige, profondeur de
champ, mais aussi jaillissements
divers souvent au ralenti. Scènes
post-générique converties, mais
totalement plates.
● Son : On perd malheureusement
les pistes Atmos du BD 2D et donc
leur relief. En l’état, l’activité
multicanale demeure débordante
et permet même fugitivement
d’apprécier la réutilisation du
mythique thème de Batman issu
du film de 1989.
● Note technique : 8/10
■ AA
Paul Scarface Muni dans le corps
d’un homme à l’opposé de son propre
tempérament fait face au maître des
Enfers manipulateur campé par
Claude L’Homme invisible Rains.
D’où de savoureux échanges
surréalistes, les autres personnes
présentes ne pouvant voir ni entendre
l’interlocuteur diabolique. À découvrir
malgré des conditions techniques
précaires.
/10
● Images : Depuis la fantastique première bataille spatiale avec sa folle
profondeur de l’espace sidéral au jaillissement du nez de vaisseau directement au milieu de la pièce en passant par les panoramiques sur les reliefs de
l’île refuge de Luke Skywalker et les ruelles de la cité casino en vue subjective
à 68’10, c’est une 3D royale qui offre un souffle supplémentaire au spectacle,
gigantesque (projections de sel sur le spectateur à 119’45) ou intimiste
(prolongement à l’infini de l’image de Rey à 74’).
● Son : Identique au Blu-ray 2D, soit une étoffe et une directivité
phénoménales encore renforcées en VO.
● Note technique : 9/10
■ AA
- N°260 FÉVRIER 19
Notre avis : Au mieux une mauvaise
blague, au pire une catastrophe qui
ne suscite pas le prélude d’un début
d’implication de la part du spectateur.
Notre avis : Une audace narrative
souvent déstabilisante, quelques raccourcis étranges, un humour parfois
incongru, mais quel spectacle !
Note film
Paru
● 1 UHD BD + 1 BD 3D + 1 BD 2D Régions multiples - 120’ - Warner.
● Bonus : En HD et VOST, sur le
BD 2D, identique à celui testé dans
LAL 251.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.85 - VF et
VO en 5.1 DTS HD MA - Sous-titres
français, et automatiques sur les dialogues étrangers de la VF ; anglais
pour malentendants.
Avis technique
Dispo. en VOD
le Paru
/10
Note film
Dispo. en
le
L’ÉVADÉ DE L’ENFER
(Angel on my Shoulder)
Genre : Fantastique.
Réalisateur : Archie MAYO.
Acteurs : Paul MUNI,
Claude RAINS, Anne BAXTER.
Musique : Dimitri TIOMKIN.
USA - 1946 - Noir & blanc.
Méphistophélès utilise le désir de
vengeance d’un petit voyou abattu
par son ancien complice pour lui
permettre d’investir le corps d’un juge
briguant un poste de gouverneur
qui se révèle son parfait sosie.
Notre avis : Une fable fantastique et
ironique bien vue car à la fois critique
et mâtinée de comédie, où l’intimidant
90
7
/10
Paru
π
● 1 DVD - 101’ - Artus Films.
● Bonus : Bande-annonce de la
Collection Les Classiques de l’éditeur
(VO).
● Infos techniques : 1.33 - 4/3 Pas de VF ; VO en mono 2.0 DD Sous-titres français.
Avis technique
Note film
Dispo. en VOD
le Paru
/10
5
● Images : Pas toujours très
lisibles dans l’obscurité et parfois
tachées et fortement accidentées,
elles demeurent juste correctes.
Définition moyenne.
● Son : Plutôt clair en dépit de
certains petits bruits parasites,
pas de souffle envahissant, mais
vieillot sur la musique.
● Note technique : 5/10
■ AA
FILMS
Note film
Dispo. en
le
Cinq courts métrages du réalisateur
Ladislas Starewitch et de sa fille Irène.
Notre avis : Récompensés pour
deux d’entre eux de prix prestigieux,
ces joyaux animés réalisés après la
Seconde Guerre mondiale convoquent
un bestiaire fabuleux issu des contes
de Charles Perrault, des fables de
La Fontaine ou de l’imagination du
cinéaste russe. Un programme de
choix qui permet enfin à l’amateur
d’animation d’avoir accès, au côté de
Nina Star, des Aventures de Fétiche et
LA RÉVOLTE
DES JOUETS
Genre : Animation.
Réalisateurs : Hermina TYRLOVA,
Bretislav POJAR.
Musiques : Zdenek LISKA,
Wiliam BUKOVY, Julius KALAS.
République
tchèque - 1946 à 60 Couleurs et N&B.
Un jouet malicieux
parvient à calmer un
bébé en pleurs/Un
petit train en bois est
délaissé à l’arrivée
d’un train électrique/
Des jouets malmenés
se révoltent contre
un membre de la
Gestapo résolu à
arrêter leur fabricant.
Notre avis : Judicieusement réunies
au sein d’un même programme, ces
trois pépites au charme fou réalisées
par “la mère de l’animation tchèque”
et un de ses plus éminents contemporains s’imposent comme les ancêtres
éclatants de Toy Story. Joyeusement
anarchiste, le court métrage qui
clôture la sélection est particulièrement virulent à l’égard du régime
nazi.
Avis technique
Genre : Animation.
Réalisateurs : Ladislas et
Irène STAREWITCH.
Musique : Daniel LESUR,
André MUSCAT, Daniel WHITE.
France - 1949 à 58 - Couleurs.
/10
29.01
π
● 1 DVD - 78’ - Doriane Films.
● Bonus : Intégralement muets, ils
constituent une mine d’or pour les
passionnés et chercheurs dans le domaine de l’animation. Soit, pêle-mêle,
des extraits de films inachevés (dont
son ultime production) et d’un projet
non identifié, des scènes et images
inédites de films terminés, une
séquence décomposée pour l’observation des trucages, des archives de son
passé d’entomologiste, des idées de
pubs… Inclut un excellent livret de
16 pages.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.33 - 4/3 - VF
en mono 2.0 DD - Sous-titres anglais.
Dispo. en
le
8
Genre : Animation.
Réalisateurs : Bretislav POJAR,
Zdenek OSTRCIL, Karel Zeman.
Musiques : Milos VACEK,
Jirí KOLAFA, Zdenek LISKA.
République tchèque - 1957 à 1983 Couleurs.
prouesses techniques retiendront du
premier film la séquence du clown
en équilibre précaire sur un fil au côté
de cubes qui changent de formes.
Note film
Dispo. en
le
7
/10
Paru
π
● 1 DVD - 37’ Malavida.
● Bonus : Sympathique
court métrage publicitaire avec le héros du
3è titre du programme.
Excellent livret analytique de 16 pages et
cahier ludique sur la
partie ROM.
Note bonus : ★★
● Infos techniques :
1.33 - 4/3 - VF en stéréo
DD ; pas de VO - Aucun
sous-titre.
Un lutin
pénètre dans
une chambre
d’enfant pour
donner vie aux
jouets/
Une troupe de
cirque voit d’un
mauvais œil la
relation entre
un clown et une
acrobate/
Un cirque
extraordinaire
se produit dans
une ville.
Notre avis : Merveille d’animation
artisanale, de poésie et d’espièglerie,
ce facétieux et candide programme
thématique constitué de trois courts
métrages tchèques est accessible aux
plus jeunes spectateurs. Les férus de
● Images : Même si la pellicule
est régulièrement accidentée
(couleurs instables et décrochages
sur Fleur de fougère, taches et
compression sensible sur Gazouilly
petit oiseau), la restauration reste
significative.
● Son : Musique et voix
cristallines.
● Note technique : 6/10
■ GB
Note film
● Images : Les couleurs sont
certes un peu délavées, mais le
transfert reste exemplaire en
termes de précision et de propreté.
● Son : Un accompagnement musical aussi discret qu’agréable.
● Note technique : 7/10
■ GB
/10
Paru
π
● 1 DVD - 35’ - Malavida. Réédition
restaurée.
● Bonus : Trépidant court métrage en
couleurs d’Hermina
Tyrlova où une
poupée égarée entreprend de retrouver
sa jeune propriétaire.
Inclut un excellent
livret analytique de
16 pages et un cahier
ludique sur la partie
ROM.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques :
1.33 - 4/3 - VF en 5.1
DD ; pas de VO Aucun sous-titre.
Avis technique
CARROUSEL
8
QUEL CIRQUE !
Avis technique
du Roman de Renard parus chez le
même éditeur, à l’ensemble de l’œuvre
d’un géant de l’animation française.
● Images : Il faut se pincer pour
réaliser que ces productions sont
déjà septuagénaires tant la netteté
et la propreté du master laissent
pantois.
● Son : Le résumé de l’histoire,
chuchoté en préambule de chaque
court, est limpide. Grésillement
insignifiant sur les films.
● Note technique : 8/10
■ GB
91
N°260 FÉVRIER 19 -
DOCUMENTAIRES
la richesse visuelle et l’aspect
révolutionnaire des trucages qui
irriguent ces purs trésors auquel le
cinéma doit tant. Malgré les limites
imposées par l’usage des plans fixes,
les cadres débordent de personnages,
de décors, de détails et de mouvements,
et l’apport de couleurs appliquées au
pochoir ajoutent encore à la féerie de
l’ensemble.
Note programme
Notre avis : Qu’il s’agisse de pures
démonstrations techniques aux allures
de tours de magie ininterrompus ou
de mini-fictions à part entière (Jeanne
d’Arc, La Légende de Rip van Winkle,
Le Voyage dans la Lune), on reste
ébahi par le rythme, l’inventivité,
Note programme
Paru
Paru
π
d’armes d’une carrière qui a bouleversé la condition des Américaines.
Genre : Documentaire.
Réalisatrices : Betsy WEST,
Julie COHEN.
Musique : Miriam CUTLER.
USA - 2018 - Couleurs et N&B.
Note programme
- N°260 FÉVRIER 19
Genre : Humour.
Réalisateur : Nicolas DRUET.
Musique : Divers.
France - 2018 - Couleurs.
Spectacle enregistré le 10 janvier
2018 au Casino de Paris.
Notre avis : Humoriste, comédienne
et chroniqueuse de talent,
LE PAPE FRANÇOIS,
UN HOMME
DE PAROLE
(Pope Francis A Man of his Word)
/10
Dispo. en VOD
le 19.02 19.02
π
● 1 DVD - 94’ - L’Atelier d’Images.
● Bonus : Entretien avec la coréalisatrice Betsy West
(VOST) ; bref entretien avec Zabou
Breitman, voix
française de la juge
dans le film (VF) ;
bandes-annonces
(VF et VOST).
Note bonus : ★★
● Infos techniques :
1.85 - 16/9 - VF
(voice over) et VO en
5.1 DD - Sous-titres
français.
Avis technique
Notre avis : Véritable
icône outre-Atlantique
au point d’avoir décroché
le surnom de “Notorious
RBG” en référence à
un célèbre rappeur, la
deuxième femme à avoir
accédé au sommet du pouvoir judiciaire américain
continue, du haut de ses
85 ans, son combat militant contre
les discriminations de genre, ce qui
en fait la bête noire de l’actuel résident
de la Maison-Blanche. À l’aide de
vibrants témoignages d’adversaires
politiques, de biographes, d’amis de
longue date et de ses enfants et petitsenfants, le film revient sur les faits
8
● Images : Une alternance
d’archives bien conservées (hors
une poignée de vidéos familiales)
et d’entretiens récents à la netteté
irréprochable.
● Son : Très pêchu dans les deux
versions.
● Note technique : 8/10
■ GB
Genre : Documentaire.
Réalisateur : Wim WENDERS.
Musique : Laurent PETITGAND.
France/Italie/Suisse/
Allemagne - 2018 - Couleurs
et (un peu) N&B.
Un entretien intime avec l’ancien
archevêque de Buenos Aires
Jorge Mario Bergoglio, chef de
l’Église catholique depuis 2013.
Notre avis : Agrémenté
de reconstitutions façon film
muet de la vie de Saint François
d’Assise (dont l’actuel pape a été
le premier à adopter le prénom),
ce documentaire valorise une
personnalité à la fois ferme et
généreuse, dont le message universel
à vocation pacifiste passe par la
condamnation absolue de tout acte de
pédophilie commis par les membres
du clergé et une position sans ambiguïté à l’égard des migrants. De quoi
poser un regard et une oreille attentifs,
qu’on soit croyant ou non.
Note programme
6
Dispo. en VOD
le Paru
/10
Paru
π
● 1 DVD - 92’ - Universal Pictures.
Testé sur DVD marqué - Existe en
92
8
/10
Paru
π
● 1 DVD - 84’ - TF1 Vidéo.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 VF en stéréo DD - Sous-titres français
pour malentendants.
Nora HAMZAWI
● Images : Des conditions de
préservation fabuleuses, où la
définition et les couleurs d’époque
font le plus souvent de purs
miracles. Défauts de pellicule
irrattrapables mais jamais
handicapants, et début de La Fée
Carabosse au rendu inférieur.
● Son : Du cristal musical, même
en l’absence de piste HD.
● Note technique : 9/10
■ BA
RBG : RUTH BADER
GINSBURG
Un portrait de Ruth Bader Ginsburg,
juge progressiste à la Cour
suprême des États-Unis
qui se bat depuis 1993
pour l’égalité hommes/
femmes.
Dispo. en
le
● 1 Blu-ray + 1 DVD - Régions
multiples - 144’ - Lobster.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : Plein écran Versions musicales, “bonimentées”
(une voix off raconte l’histoire et
lui ajoute des dialogues sur huit films)
et orchestrale (Le Voyage dans la
Lune) en stéréo DD - Aucun
sous-titre.
Avis technique
Treize courts métrages de
Georges Méliès.
/10
● Images : Nettes, avec une
bonne gestion des couleurs et des
lumières, excepté sur quelques
plans larges du public.
● Son : Un mixage clair et
dynamique.
● Note technique : 8/10
■ VC
Blu-ray américain Régions multiples
avec VOST-F et VF.
● Bonus : Inclut un livret très
complet de 48 pages.
● Note bonus : ★
● Infos techniques : 1.85 et (un peu)
1.33 - 16/9 - VF (narration) et VO
multilingue en 5.1 DD - Sous-titres
français,
et automatiques
sur les
très nombreux
propos
en
langues
étrangères de
la VF ;
anglais
pour
malentendants.
Avis technique
Genre : Divers.
Réalisateur : Georges MÉLIÈS.
Acteurs : Georges MÉLIÈS,
Marguerite THÉVENARD,
Bleuette BERNON.
Musiques : Antonio COPPOLA,
Neal KURTZ, Robert ISRAËL…
France - De 1899 à 1909 - Noir &
blanc et (un peu) couleurs.
Dispo. en
le
Avis technique
LES CONTES
MERVEILLEUX DE
MÉLIÈS EN COULEUR
8
Nora Hamzawi se lance dans un one
woman show enlevé, brillant et bourré
d’autodérision dont la réussite tient
autant à son écriture ciselée qu’à son
incroyable débit ou à sa très jolie présence scénique. Un spectacle dense et
terriblement attractif au cours duquel
l’artiste parle ouvertement d’amour,
de sexe, d’amitié, de désillusion et
des petits aléas de la vie. Un univers
“girly” qui s’adresse intelligemment
au plus grand nombre.
● Images : Sans défauts sur les
entretiens, souvent très belles sur
les panoramiques des lieux même
si elles sont un peu bridées par la
définition, mais plus brutes sur
les archives d’actualités et
volontairement patinées sur les
reconstitutions en noir & blanc.
● Son : Très classique. Certaines
scènes de tempête se montrent toutefois plus rentre-dedans. Les différentes interventions restent claires
malgré les conditions d’enregistrement pas toujours optimales.
● Note technique : 7/10
■ AA
CALENDRIER BLU-RAY
DÉJÀ PARU
Le Chat qui fume :
● Massacre à la tronçonneuse 2
Collector limité 1 BD + 2 DVD
JANVIER
22 JANVIER
Rimini Éditions :
● Iwo Jima
● Jugement à Nuremberg
ESC Éditions :
● L’Étrange incident
Hellraiser - Le Pacte Rééd. à l’unité
Hellraiser II - Les Écorchés Rééd. à l’unité
Hellraiser III Rééd. à l’unité
Leviathan
Wishmaster BD + DVD + livret 16p.
6 FÉVRIER
Rimini Éditions : La Pêche au trésor (1949)
Paramount :
● The Cloverfield Paradox
Pathé : Alad’2
Factoris Films : Décharnés
Warner :
Reign of the Supermen Boîtier métal
Universal Pictures :
● Breaking in (2018)
● Mandy (2018)
● La Prophétie de l’horloge
DreamWorks :
Gang de requins
Le Prince d’Égypte
Spirit - L’Étalon des plaines
Wild Side :
Mermaid - Le Lac des âmes perdues
7 FÉVRIER
M6 Vidéo : ● Frères ennemis (2018)
8 FÉVRIER
Metropolitan : ● L’Ombre d’Emily
Blaq Out : Thunder Road (2018)
Metropolitan-HK Video :
● Manhunt (2017, J. Woo)
Condor Entertainment : ● Godless
11 FÉVRIER
Rezo Films : L’Amour flou
23 JANVIER
UGC :
● Les Frères Sisters (2018) Standard et
Boîtier métal
Kazé : A Silent Voice - The Movie BD + DVD
SPHE : ● Searching - Portée disparue
29 JANVIER
BQHL :
● L’Appel de la forêt (1935) BD + DVD
● La Veuve noire (1987) BD + DVD
Terreur à l’hôpital central BD + DVD
Éléphant :
● Les Fiancées en folie BD + DVD
La Féerie du Jazz (1930) BD + DVD
L’Homme qui rit (1928) BD + DVD
20 FÉVRIER
Warner :
Le Jeu (2018)
A Star is born
Standard et
Boîtier métal
Yéti &
Compagnie
Fox :
The Predator
Standard et
Éd. limitée
Boîtier métal
Universal Pictures :
● ♦ First Man - Le Premier homme sur la
Lune Boîtier métal
AB Vidéo :
Mutafukaz Standard et Exclu enseigne BD +
DVD + digibook 20 p.
Condor Entertainment : ● The Pagan King
Gaumont Vidéo :
● Avec le sourire
● Capharnaüm
● Céline (1992)
● Les Mille et une recettes du cuisinier
amoureux
● La Raison du plus fou
● La Vie dissolue de Gérard Floque
La Fiancée des ténèbres
Carlotta :
Noroît (1975) À l’unité
Duelle (1976) À l’unité
Merry-go-Round (1977) À l’unité
Jacques Rivette Duelle/Noroît/
Merry-go-Round 3 BD
26 FÉVRIER
30 JANVIER
Studiocanal :
● Un Peuple et son roi
● Road Games - Déviation mortelle (1981)
BD + DVD
Wild Side : ● Climax (2018) BD + CD de la BO
ESC Éditions :
Candyman Rééd. BD + DVD + livret 16 p.
Quand la terre s’entrouvrira (1965)
Eurozoom :
Penché dans le vent (5 courts métrages
inédits) 2 BD
13 FÉVRIER
Condor Entertainment : Leave no Trace
francetélévisions : Dilili à Paris
27 FÉVRIER
Studiocanal :
Johnny English contre-attaque
Universal Pictures :
● Upgrade (2018)
UGC :
Voyez comme on danse (2018)
Walt Disney : Jean-Christophe & Winnie
6 MARS
Pathé :
Silvio et les autres Exclu enseigne Standard
et Versions française + italienne 2 BD
Fox :
Bohemian Rhapsody Standard, boîtier métal
et exclu enseigne 2 BD
Carlotta :
Cinq et la peau Rééd. standard
Comme un chien enragé Rééd. standard
De Palma Rééd. standard
The Last Movie Rééd. standard
The Last Picture Show (La Dernière
séance) Rééd. standard
Saint Jack (Jack le magnifique) Rééd.
standard
Time and Tide BD + DVD
La Vengeance aux deux visages
Rééd. standard
Wild Side :
Les Forbans de la nuit Éd. Collector limité BD
+ DVD + livre 220 p.
Solis
SPHE :
Chair de poule 2 - Les Fantômes
d’Halloween
12 MARS
The Ecstasy of Films :
Re-Animator Édition limitée Mediabook
2 DVD + 2 BD
18 FÉVRIER
13 MARS
Blaq Out :
Nos batailles (2018)
SPHE :
● Venom
Sidonis :
● Jason et les argonautes BD + DVD +
livre 152 p.
Winchester ‘73 Rééd. standard
L’Île mystérieuse (1961) BD + DVD
Paramount : Annihilation
FÉVRIER
Fox : Sale temps à l’hôtel El Royale
EuropaCorp. : Kursk
Gaumont Vidéo :
Un Homme pressé
Studiocanal :
France, société anonyme/Hitler… Connais
pas (1963, Bertrand Blier) 2 BD + 2 DVD
● Le Grand bain Version cinéma et longue
2 BD
Universal Pictures : ● ♦ Halloween (2018)
5 FÉVRIER
28 FÉVRIER
Arte Éditions :
700 requins dans la nuit BD + DVD (bonus)
Diaphana : Burning (2018)
Éléphant :
Chacal (1973) BD + DVD
Un Hold-up extraordinaire BD + DVD
Les Loups de haute mer BD + DVD
Madigan, Police sur la ville BD + DVD
Ad Vitam : ● I feel good (2017)
Rimini Éditions : Témoin à charge
MARS
1
ER
Metropolitan :
Le Flic de Belleville
L’Internat
19 FÉVRIER
ESC Éditions :
Le Corps et le fouet
Mediabook BD + DVD
Incidents de parcours Rééd. standard
Tamasa :
Chaussure à son pied BD + DVD
L’Homme de Berlin (1953) BD + DVD
Spectrum Films :
Merry Christmas Mr. Mo BD + DVD
ESC Éditions :
La Baie sanglante BD + DVD
L’Ibis rouge (J.P. Mocky)
L’Ange de la vengeance BD + DVD +
livret 16 p.
Movinside :
Badlands of Dakota
Les Rebelles - Border River
Diaphana :
● Girl (2018)
Bach Films :
Amityville La Trilogie (+ Amityville 5 en
bonus) Mediabook 3 DVD + 3 BD +
livret 36 p.
Spectrum Films :
Nuoc 2030 BD + DVD
Where are you going BD + DVD
MARS
Pathé :
La Reine Margot Rééd. standard exclu
enseigne
Les Sorcières de Salem Rééd. standard
exclu enseigne
5 MARS
Diaphana : Cold War
Bach Films :
Alexandre Nevski BD + DVD
Ivan le terrible BD + DVD
Echo Video : Du Big Bang au Vivant
Potemkine :
The House that Jack Built
Le Sacrifice
93
14 MARS
SPHE :
Millénium : Ce
qui ne me
tue pas
Millénium
1 & 2 2 BD
19 MARS
Sidonis :
Exodus (1960) Rééd. version restaurée
BD + DVD
Les Guichets du Louvre BD + DVD
Bach Films :
Creepshow 2 BD + DVD Visuel 1980 ou 2018
Flic ou zombie BD + DVD Visuel 1980 ou
2018
The Philadelphia Experiment BD + DVD
Visuel 1980 ou 2018
Sans issue (1986) BD + DVD Visuel 1980 ou
2018
Vamp BD + DVD Visuel 1980 ou 2018
Spectrum Films :
Khavn de la Cruz Alipato/Mondomanila/
Overdosed Nightmare/Mondomanila in the
Fang of Darkness/Squatterpunk 2 BD
Rimini Éditions :
Les Affameurs BD + DVD
Jules César (1970)
ESC Éditions :
Carmen Jones
Crime à distance
N°260 FÉVRIER 19 -
Calendriers des films et découvertes
CALENDRIER DVD ZONE 2
DÉJÀ PARUS :
Le Chat qui fume :
● Massacre à la tronçonneuse 2
Collector limité 1 BD + 2 DVD
Lobster :
Ub Iwerks - De Flip la grenouille à Willie
Whopper 2 DVD
JANVIER
22 JANVIER
Rimini Éditions :
● Iwo Jima Rééd.
● Jugement à Nuremberg Rééd.
ESC Éditions :
● L’Étrange incident Rééd.
Hellraiser : Le Pacte Rééd. à l’unité
Hellraiser II : Les Écorchés Rééd. à l’unité
Hellraiser III Rééd. à l’unité
Leviathan 2 DVD
Wishmaster BD + DVD + livret 16 p.
Wild Side : ● Climax (2018)
Warner : Reign of the Supermen
Éléphant :
La Féerie du Jazz (1930) DVD et BD + DVD
● Les Fiancées en folie Rééd. DVD et BD +
DVD
L’Homme qui rit (1928) DVD et BD + DVD
Le Meilleur de Claude Vega
Universal Pictures :
● Breaking in
● Mandy
● La Prophétie de l’horloge
Sam le pompier Les Cow-boys de
Pontypandy
Sept nains & moi Reine d’un jour 2 DVD
Simon Saison 1 - Vol. 2
T’choupi à l’école Le Petit chouchou
AB Vidéo : Patrick (2018)
FÉVRIER
5 FÉVRIER
M6 Vidéo :
Alvinnn !!! et les Chipmunks Saison 1 4 DVD
Arte Éditions :
700 requins dans la nuit 2 DVD
Testé dans ce numéro en :
▲ DVD ● Blu-ray ♦ Ultra HD Blu-ray ■ VOD
Koba Films :
Happy Birthday (2017)
▲ La Petite sirène (2018)
DreamWorks :
Dragons : Par-delà les rives Saisons 1 et 2
2 x 2 DVD
Wild Side :
Mermaid - Le Lac des âmes perdues
E.D Distribution : La Belle (1969)
Kazé :
A Silent Voice - The Movie DVD et BD + DVD
francetélévisions :
▲ L’Amour est une fête
▲ Le Poulain
Citel : World of Winx Vol. 3
UGC : ● Les Frères Sisters
SPHE :
Les Déguns
● Searching - Portée disparue
28 JANVIER
Condor Entertainment : ▲ Manon Lescaut
29 JANVIER
INA :
Roméo et Juliette (2016) Comédie française
La Trilogie de la villégiature (1979) Comédie
française
Pyramide : ▲ Donbass
7 FÉVRIER
M6 Vidéo : ● Frères ennemis (2018)
Bach Films : Night of Fear
LCJ Éditions :
La Classe déclare sa flamme
Les Plus grands peintres du monde Valadon/Utrillo
Millimages : Mölang Saison 2 3 DVD
8 FÉVRIER
Echo Video :
Pilates pour un dos fort
Yoga intensif : Modelage du corps
CS Prod :
Fête des lumières à Lyon 2007-2017
Tamasa :
▲ Venez donc prendre le café... chez nous !
Ad Vitam : ● I feel good (2017)
Metropolitan :
● Manhunt (J. Woo)
Niki Larson Rééd.
● L’Ombre d’Emily
Condor Entertainment : ● Godless
- N°260 FÉVRIER 19
L’Atelier d’Images :
▲ RBG : Ruth Bader Ginsburg
Rimini Éditions :
La Bible - Saint Paul Rééd.
La Pêche au trésor (1949) Rééd.
Factoris Films : Décharnés
UFO Distribution :
L’Empire de la perfection - John McEnroe/
Yvan Lendl
Ma fille (Laura Bispuri)
Eurozoom : Penché dans le vent
ESC Éditions :
Candyman Rééd. BD + DVD + livret 16 p.
Quand la terre s’entrouvrira
L’Avant-scène cinéma : Marthe 2 DVD + livre
Colored Films : Cadavres exquis (1976)
20 FÉVRIER
Fox : The Predator
30 JANVIER
Arte Éditions :
▲ Invasion (2018) Testé dans LAL 259
Diaphana : ● Girl (2018)
Memento : Sofia (2018)
BQHL :
● L’Appel de la forêt (1935) DVD et BD +
DVD
Terreur à l’hôpital central BD + DVD
● La Veuve noire (1987) BD + DVD
Studiocanal :
● Un Peuple et son roi
● Road Games - Déviation mortelle (1981)
BD + DVD
Pathé : The Little Stranger
19 FÉVRIER
Blaq Out :
Thunder Road
Rafiki
Doriane Films : ▲ Carrousel
Sidonis :
Coffret encyclopédique du film noir américain
Tueur à gages/L’Ange noir/L’heure du crime/
Traquée/Impitoyable/Le Maître du gang/
Tokyo Joe/▲ Un Pacte avec le diable/Midi
gare centrale/▲ Le Fauve en liberté/La
Main qui venge/Le Violent/M/L’Inexorable
enquête/Du plomb pour l’inspecteur/Le
Destin est au tournant/New York
Confidential/À 23 pas du mystère/Plus
dure sera la chute/Les Sept voleurs Éd.
limitée et numérotée 20 DVD + livre 660 p.
+ photos + affiches + certificat
d’authenticité numéroté
Rimini Éditions :
La Mule (policier islandais)
Bach Films :
Amityville - La Trilogie (+ Amityville 5 en
bonus) Mediabook 3 DVD + 3 BD + livret
36 p.
Spectrum Films :
Nuoc 2030 BD + DVD
Where are you going BD + DVD
KMBO : Une Valse dans les allées (2018)
LCJ Éditions : Après moi le bonheur
Blaq Out : Fortuna (2018)
SPHE : ● Venom
Pyramide : Amin
23 JANVIER
Diaphana : Burning (2018)
Sidonis :
L’Île mystérieuse (1961) DVD et BD + DVD
● Jason et les argonautes BD + DVD + livre
152 p.
Blaq Out : Nos batailles (2018)
Rimini Éditions : Hypnose
11 FÉVRIER
Rimini Éditions :
Le Soldat de boue
Témoin à charge Rééd.
Terror 5
Factoris Films :
Chasseur de monstres 2 DVD
Monsieur Yves Saint Laurent
Victor et le manoir aux secrets/
Nils Holgersson au pays des oies
sauvages 2 DVD
Compagnie des Indes :
Ce que le Djazz fait à ma Djambe
(Jacques Gamblin)
Jedicom :
Éthique au poste
ESC Éditions :
Le Corps et le fouet Mediabook BD + DVD
Incidents de parcours Rééd. standard
Mouk Les P’tits loulous Vague 2 2 DVD
Didou Les P’tits loulous Vague 2 2 DVD
SAJE : Jean-Paul II
Rezo Films : L’Amour flou
13 FÉVRIER
Studiocanal : Johnny English contre-attaque
Universal Pictures : ● Upgrade (2018)
francetélévisions : Dilili à Paris
Koba Films : Miss Dolittle (2018)
jhr Films : Lindy Lou, jurée n° 2
UGC : Voyez comme on danse
6 FÉVRIER
18 FÉVRIER
Paramount :
● The Cloverfield Paradox
Pathé : Alad’2
Metropolitan :
Le Flic de Belleville
L’Internat
94
Universal Pictures :
● ♦ First Man - Le Premier homme sur la
Lune
AB Vidéo :
Mutafukaz DVD et Exclu enseigne BD + DVD
+ Digibook 20 p.
Carlotta :
Duelle (1976) À l’unité
Merry-go-Round (1977) À l’unité
Noroît (1975) À l’unité
Jacques Rivette Duelle/Noroît/
Merry-go-Round 3 DVD
Gaumont Vidéo :
● Capharnaüm
● Céline
● Les Mille et une recettes du cuisinier
amoureux
● La Raison du plus fou
● La Vie dissolue de Gérard Floque
Condor Entertainment : ● The Pagan King
Warner :
Antoine : Caraïbes (2019) 3 DVD
Le Jeu (2018)
Scooby-Doo ! Et la
malédiction du
13è fantôme
A Star is born
Yéti & Compagnie
Arte Éditions :
Le Procès contre
Mandela et
les autres
CALENDRIER DVD ZONE 2
26 FÉVRIER
Condor Entertainment : Leave no Trace
Six portraits XL d’Alain Cavalier en trois
films de 100 min. 3 DVD
Rimini Éditions : Ballerine, rêve d’étoile
Vamp BD + DVD (2 visuels au choix)
Jour2Fête : Libre (2018)
13 MARS
Paramount : Annihilation
Juste Distribution : Ouaga Girls
Rimini Éditions :
Les Affameurs BD + DVD
Jules César (1970)
Factoris Films :
Sur le toit du monde/Le Temps d’une apnée
Rééd. 2 DVD
ESC Éditions :
Carmen Jones Rééd.
Crime à distance
Transformers - Cyberverse Saison 1 2 DVD
Cheyenne Carron Productions :
Le Corps sauvage
jhr Films :
Derniers jours à Shibati
Fukushima
Ad Vitam : Heureux comme Lazzaro
20 MARS
Spectrum Films :
Merry Christmas Mr. Mo BD + DVD
Folimage :
Ta mort en short(s) 6 courts métrages
Factoris Films :
La Légende des Kray Rééd. 2 DVD
Trek du bout du monde
ESC Éditions :
L’Ange de la vengeance BD + DVD +
livret 16 p.
La Baie sanglante BD + DVD
Les Dragueurs (J.P. Mocky) Rééd.
L’Ibis rouge (J.P. Mocky) Rééd.
Le Piège à cons (J.P. Mocky) Rééd.
Les Vierges (J.P. Mocky) Rééd.
SAJE :
Le Cœur de l’homme
Victor - De l’ombre à la lumière
Movinside :
Badlands of Dakota
Les Rebelles - Border River
Wayna Pitch : People that are not me
Koba Films : The Endless (2018)
27 FÉVRIER
Fox : Sale temps à l’hôtel El Royale
Walt Disney :
Jean-Christophe & Winnie
Studiocanal :
France, société anonyme/Hitler… Connais
pas (1963, Bertrand Blier) 2 BD + 2 DVD
● Le Grand bain 2 DVD
Universal Pictures :
● ♦ Halloween (2018)
EuropaCorp. : Kursk
Kana Home Vidéo :
Naruto Shippuden Intégrale Partie 1 24 DVD
Gaumont Vidéo : Un Homme pressé
14 MARS
Orange Studio : Les Chatouilles
28 FÉVRIER
francetélévisions :
Le Plus beau pays du monde - Opus 3 :
Le Sanctuaire
Éléphant :
Chacal (1973) Rééd. DVD et BD + DVD
Un Hold-up extraordinaire Rééd. DVD et
BD + DVD
Les Loups de haute mer Rééd. DVD et
BD + DVD
Madigan, Police
sur la ville Rééd.
DVD et BD + DVD
MARS
1ER MARS
Pathé :
Les Amoureux sont seuls au monde
Rééd. standard Exclu enseigne
Une Histoire simple Rééd. standard Exclu
enseigne
La Môme vert de gris Rééd. standard Exclu
enseigne
Premier de cordée Rééd. standard Exclu
enseigne
Symphonie pour un massacre
Rééd. standard Exclu enseigne
Arte Éditions : Ragtime Rééd. 2 DVD
SPHE :
Millénium : Ce qui ne me tue pas
Millénium 1 & 2 2 DVD
19 MARS
Arte Éditions :
Toutankhamon, le trésor redécouvert
Sidonis :
Exodus (1960) Rééd. version restaurée BD +
DVD
Les Guichets du Louvre Rééd. version
restaurée DVD et BD + DVD
Bach Films :
Creepshow 2 BD + DVD (2 visuels au choix)
Flic ou zombie BD + DVD (2 visuels au choix)
The Philadelphia Experiment BD + DVD
(2 visuels au choix)
Sans issue (1986) BD + DVD (2 visuels au choix)
6 MARS
Fox : Bohemian Rhapsody
Tous comprennent
1 Ultra HD Blu-ray
+ 1 Blu-ray sauf
mention contraire
Pathé : Silvio et les autres Exclu enseigne
23 JANVIER
Bach Films :
Alexandre Nevski BD + DVD
Ivan le terrible BD + DVD
Arte Éditions :
Les Petits secrets des grands tableaux Vol. 5
Blaq Out :
La Particule humaine
Premières solitudes
INA :
Les Guerres de Coco Chanel
Echo Video :
Du Big Bang au Vivant
Potemkine :
Cure (1997) Rééd.
De la Terre à la Lune Fly me to the Moon/Un
Voyage autour de la Terre/In the Shadow of
the Moon 3 DVD
Voyage autour de la Terre À l’unité
Orfeu Negro Rééd.
The House that Jack Built
SPHE :
Millénium : Les Hommes qui n’aimaient
pas les femmes 1 UHD BD + 2 BD
20 MARS
18 FÉVRIER
SPHE : ● Venom
25 MARS
20 FÉVRIER
Warner :
Les Animaux
fantastiques :
Les Crimes de Grindelwald Standard,
1 UHD BD + 2 BD 2D/3D et Éd. numérotée
et limitée à 950 exemplaires en exclu
enseigne 1 UHD BD + 2 BD 2D/3D +
certificat d’authenticité + reproduction
valise en simili cuir + écharpe + carte du
Monde des Sorciers + cartes postales
Fox :
The Predator Standard et Exclu enseigne
boîtier métal
Warner : A Star is born
Universal Pictures :
Here and Now (2018)
Lego Jurassic World L’Expo secrète
Peppa Pig Gérald la girafe
Petit ours brun Un Déguisement pour Doudou
Robot trains Vol. 3 et 4
Universal Pictures :
● ♦ First Man - Le Premier homme sur la
Lune Boîtier métal et Exclu enseigne
1 UHD BD + 2 BD (dont 1 de bonus)
boîtier métal
27 FÉVRIER
Paramount : Overlord
AB Vidéo :
Ghost House
Citel :
World of Winx Vol. 4
Pyjamasques Saison 1 - Vol. 4
Carlotta :
Time and Tide Rééd. DVD et BD + DVD
Wild Side :
Les Forbans de la nuit Collector limité BD +
DVD + livre 220 p.
Solis
LCJ Éditions : L’Homme aux cercles bleus
Universal Pictures :
● ♦ Halloween (2018) Standard et Exclu
enseigne boîtier métal
28 MARS
6 MARS
Fox :
Bohemian
Rhapsody
SPHE :
Chair de poule 2 Les Fantômes
d’Halloween
Marvel :
Captain
America - First
Avenger
SPHE :
Chair de poule 2 - Les Fantômes
d’Halloween
francetélévisions : En liberté !
Diaphana :
Cold War
Tamasa :
Chaussure à son pied BD + DVD
The Goose steps out
L’Homme de Berlin (1953) BD + DVD
M6 Vidéo :
St. Agatha
Chacun pour tous
Galveston
Universal Pictures :
La Liste de
Schindler Édition
25è anniversaire
boîtier métal 1 UHD
BD + 2 BD
DreamWorks :
Dragons 1 UHD BD + 2 BD 2D/3D
Dragons 2 1 UHD BD + 2 BD 2D/3D
5 MARS
Carlotta :
Bergman - Une Année dans une vie DVD et
Collector 2 BD + 3 DVD + livre 142 p.
Le Pacte : Un Amour impossible (2018)
13 MARS
Le Pacte : Quién te cantará
Fox : Sale temps à l’hôtel El Royale
12 MARS
14 MARS
LCJ Éditions :
Les Plus grands peintres du monde Camille Pissaro
The Ecstasy of Films :
Re-Animator Édition limitée Mediabook
2 DVD + 2 BD exclu web
SPHE : Millénium : Ce qui ne me tue pas
19 MARS
ESC Éditions :
Zombie Éd. Collector 40è anniversaire
1 UHD BD + 4 BD + livre 152 p.
95
27 MARS
Metropolitan :
Robin des Bois (2018)
AVRIL
Paramount :
Bumblebee
Simetierre Boîtier métal
Universal Pictures :
Le Grinch (2018)
Mortal Engines
King Kong (2005) Boîtier métal 1 UHD BD
+2 BD
Fox :
Alien (1979)
Les Veuves
SPHE :
Spider-Man :
New Generation
Marvel :
Captain America Le Soldat de l’hiver
Captain America - Civil War
Warner :
Aquaman Boîtier métal 1 UHD BD +
2 BD 2D/3D
N°260 FÉVRIER 19 -
DVD/BLU-RAY
DVD
30 JANVIER
signée Mathieu Kassovitz, cette série de
quatre enquêtes développe des intrigues
globalement prenantes menées par un
duo de personnages toujours à la limite
de la légalité et de la rupture, brillamment interprétés par Olivier Marchal
(qui reprend ici le rôle joué en 2000 par
Jean Reno) et Erika Sainte. Une œuvre
télévisuelle efficace, à l’atmosphère
sombre et inquiétante, qui reste néanmoins freinée par quelques répétitions
et petites baisses de tension.
LCJ Éditions :
Meurtres à Baie de Somme &
Saint Paul de Vence
Arte Vidéo :
Il Miracolo L’Intégrale 3 DVD
Éléphant :
Les Enquêtes de Murdoch Saison 11 Vol. 1 4 DVD
Le Virginien Saison 7 - Vol. 2 4 DVD
La Caméra explore le temps L’Intégrale
38 DVD
6 FÉVRIER
Paramount :
NCIS : Los Angeles Saison 9 6 DVD
▲ Seal Team Saison 1 6 DVD
Caïn Saison 6 4 DVD
Les Enquêtes de Vera Saison 8 4 DVD
Note série
20 FÉVRIER
Nina Saison 3 5 DVD
Studiocanal :
Secret médical Saison 1
2 DVD
Warner :
The Deuce Saison 2 3 DVD
Supergirl Saison 3 5 DVD
SPHE :
The Blacklist Saison 5
6 DVD et Saisons 1
à 5 29 DVD
francetélévisions :
Cherif Saison 6 4 DVD
Philharmonia L’Intégrale 2 DVD
12 MARS
LES RIVIÈRES
POURPRES
L’Intégrale
LCJ Éditions :
Daktari Saison 2 7 DVD
Genre : Policier.
Créateur : Jean-Christophe GRANGÉ.
Acteurs : Olivier MARCHAL,
Erika SAINTE, Ken DUKEN.
Musique : David REYES.
France/Allemagne - 2018 - Couleurs.
13 MARS
Paramount :
The Good Fight Saison 1 3 DVD
NCIS Saison 15 6 DVD
Studiocanal :
Engrenages Saison 7 4 DVD
Koba Films :
Harlots Saison 1 3 DVD
Muté à la tête de l’Office central
contre les crimes de sang, un capitaine
et sa coéquipière sont appelés sur des
missions compliquées.
BLU-RAY
DÉJÀ PARU
Studiocanal :
● L’Amie prodigieuse
3 BD Exclu enseigne
Notre avis : Dérivée du roman éponyme de Jean-Christophe Grangé et de
son adaptation cinématographique
30 JANVIER
Dispo. en
le
7
Paru
π
26.11
/10
Paru
● 3 DVD - 8 x 48’ env. francetélévisions.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 2.00 - 16/9 - VF
en stéréo DD - Sous-titres français pour
malentendants.
Avis technique
CALENDRIER
● Images : Solides, pointues et
baignées dans une luminosité froide
et volontairement terne.
● Son : Un mixage qui fait bien
ressortir les dialogues et déploie une
BO dynamique qui accentue l’ambiance mystérieuse des intrigues.
● Note technique : 8/10
■ VC
Arte Vidéo :
Il Miracolo L’Intégrale 3 BD
20 FÉVRIER
27 FÉVRIER
Koba Films : Lucky Man Saison 1 3 DVD
SHARP OBJECTS
L’Intégrale
Genre : Drame.
Créatrice : Marti NOXON.
Acteurs : Amy ADAMS, Patricia
CLARKSON, Chris MESSINA.
Musique : Divers.
USA - 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
SPHE : The Blacklist Saison 5 6 BD
27 FÉVRIER
Koba Films : Lucky Man Saison 1 2 BD
6 MARS
Fox :
This is us Saison 2 5 DVD et Saisons 1 & 2
10 DVD
Universal Pictures :
New-York : Unité spéciale Saison 19 6 DVD
Koba Films : Miniaturiste L’Intégrale 2 DVD
Notre avis : Toute
en inquiétude rampante, en soupçons
paranoïaques et
en haines viscérales, cette minisérie excelle dans
le déploiement
d’une ambiance
toxique, considérablement aidée par la mise en scène au
rasoir de Jean-Marc Vallée, le réalisateur
de Dallas Buyers Club auquel le petit
écran américain doit déjà Big little Lies.
Un brin trop diluée dans ses ramifications policières, l’intrigue n’est
jamais aussi prenante que lorsqu’elle
se consacre à l’héroïne et aux rapports
Éléphant :
Les Enquêtes de Murdoch Saison 11 5 BD
SPHE :
House of Cards Saison 6 3 BD et
Saisons 1 à 6 23 BD
13 MARS
- N°260 FÉVRIER 19
Note série
Dispo. en
le
Une journaliste retourne dans sa ville
natale pour y couvrir le meurtre de
deux adolescentes.
6 MARS
francetélévisions :
Doctor Who Saison 11 4 DVD
Wild Side :
Les Médicis Saison 2 3 DVD et
Saisons 1 & 2 6 DVD
Éléphant :
Les Enquêtes de Murdoch Saison 11 Vol. 2 3 DVD
SPHE :
House of Cards Saison 6 3 DVD et
Saisons 1 à 6 23 DVD
infernaux qu’elle entretient avec sa mère :
l’occasion pour Amy Adams et Patricia
Clarkson de former un tandem dont on
se souviendra longtemps. Le générique
final du dernier épisode comporte un
choc audiovisuel à ne pas manquer.
Studiocanal :
Engrenages Saison 7 3 BD
Koba Films :
Harlots Saison 1 2 BD
20 MARS
AB Vidéo :
Babylon Berlin Saison 2 2 BD
Éléphant :
Hard Sun Saison 1 2 BD
Magnum Saison 5 4 BD
Picnic at Hanging Rock L’Intégrale 2 BD
96
7
Paru
/10
Paru
π
● 2 Blu-ray - Régions
multiples - 62’ (Pilote) +
7 x 52’ env. - Warner.
● Bonus : Mini makingof correct sur la conception de la ville fictive où
se déroule l’intrigue
(HD, VOST).
Note bonus : ★
● Infos techniques :
1.78 - VF en 5.1 DTS ;
VO en 5.1 DTS HD MA Sous-titres français et
anglais.
Avis technique
AB Vidéo :
Frankie Drake Mysteries Saison 1 4 DVD
Warner :
The Deuce Saison 2 3 BD
Supergirl Saison 3 4 BD
Éléphant : Arabesque Saison 5 4 BD
● Images : Une merveille de piqué
et de richesse chromatique.
● Son : Des ambiances feutrées,
idéalement découpées et ventilées.
VF non HD très valable à son
niveau.
● Note technique : 9/10
■ BA
remplir sa mission quelles que soient
les circonstances. Une série militaire
aux intrigues plutôt intenses et majoritairement en rapport avec le terrorisme,
mais qui reste bien moins aboutie dans
le genre que l’excellente The Unit créée
en 2006 par David Mamet.
Note série
Saison 1
Genre : Guerre.
Créateur : Benjamin CAVELL.
Acteurs : David BOREANAZ,
Max THIERIOT, Jessica PARÉ.
Musique : W. G. SNUFFY WALDEN,
A. Patrick ROSE.
USA - 2017/2018 - Couleurs.
Le quotidien d’une des plus prestigieuses équipes de Navy Seals au sein
de laquelle l’officier en chef doit intégrer une nouvelle recrue après avoir
perdu un de ses coéquipiers.
Notre avis : Après avoir joué les
suceurs de sang dans Buffy contre
les vampires puis Angel ainsi que
les agents du FBI dans Bones,
David Boreanaz incarne avec son
charisme habituel un chef d’unité en
proie aux doutes mais qui continue à
MISSING
Dispo. en
le
Dispo. en
le
Genre : Thriller.
Créateur : Colin NUTLEY.
Acteurs :
Helena BERGSTRÖM,
Johan H:SON KJELLGREN,
Mattias NORDKVIST.
Musique : Daniel NORGREN.
Suède - 2017 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
(L’Amica geniale)
Saison 1
Genre : Drame.
Réalisateur : Saverio COSTANZO.
Actrices : Gaia GIRACE, Margherita
MAZZUCCO, Anna Rita VITOLO.
Musique : Max RICHTER.
Italie/USA - 2018 - Couleurs et (un
peu) N&B.
6
Une vieille femme se souvient de
l’amitié d’enfance qui décida de toute
sa vie.
Notre avis : Il n’était pas facile, et
même sacrément risqué, de transposer
le phénomène mondial d’édition en
quatre tomes signé Elena Ferrante,
immense fresque intimiste étalée sur
60 ans de sentiments ballottés par les
soubresauts de l’Histoire et les intermittences du cœur. Pari réussi sur toute la
Avis technique
Paru
/10
Paru
π
● Images : Admirables de définition
tout sauf “métallisée” et de densité
chromatique placée sous le signe
d’une déclinaison de beiges et de
teintes savamment désaturées pour
traduire l’effet rétro.
● Son : Une ouverture générale
magistrale aux ambiances et à la
musique, y compris sur une VF aux
allures de chef-d’œuvre d’expressivité
et d’intégration.
● Note technique : 10/10
■ BA
/10
Paru
π
YOU
Saison 1
● 2 DVD 4 x 45’ env. Rimini Éditions.
● Bonus :
Bande-annonce
(VF).
● Infos
techniques :
2.00 - 16/9 VF en stéréo
DD ; VO en 5.1
et stéréo DD Sous-titres
français.
De retour dans la petite ville de
son enfance pour les vacances,
une commissaire de police est
amenée à enquêter sur l’assassinat d’une jeune fille retrouvée
sur le bord de la route.
8
● 3 Blu-ray - Région B - 8 x durées
aléatoires, entre 52’ et 60’ - Studiocanal.
Exclu enseigne.
● Bonus : Making-of plutôt bien fait
qui, après un début alarmant de superficialité, se densifie lorsqu’il se focalise
sur le doublage français et la mise en
scène (HD, VF et VOST mêlées).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.78 - VF et
VO en 5.1 DTS HD MA - Sous-titres
français, imposés sur la VO.
L’AMIE PRODIGIEUSE
● Images : Solides, avec un
aspect réaliste provoqué par les
plans “caméra sur l’épaule” qui
donnent parfois l’impression d’être
devant un reportage.
● Son : Proches, VF et VO disposent d’une répartition efficace qui
sollicite l’ensemble de l’installation
à travers une palette d’effets multidirectionnels détonants.
■ VC
● Note technique : 8/10
Note série
(Saknad)
L’Intégrale
Notre avis : S’il maintient une atmosphère angoissante et mystérieuse sur
l’ensemble de l’intrigue notamment
grâce à ses décors, à ses personnages
et à ses enjeux (religieux, familiaux,
sociaux...), ce polar nordique pêche
néanmoins par son relatif manque de
rythme et par un suspense qui se heurte
à la découverte quelque peu précoce du
coupable. Des réserves qui n’empêchent
pas d’y prendre un certain plaisir.
Note série
06.02
π
● 6 DVD - 22 x 42’ env. - Paramount.
● Bonus : En VOST. Making-of qui
insiste notamment sur les personnages
et le réalisme de la série (21’) ; petits
modules sur le chien Dita et les décors,
intérieurs comme extérieurs ; 10 courtes
scènes coupées variées ; amusant bêtisier ; bandes-annonces.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 - VF
et VO en 5.1 DD - Sous-titres français ;
anglais pour malentendants.
Avis technique
SEAL TEAM
/10
Avis technique
Dispo. en
le
7
ligne grâce à un scénario d’une fidélité
très intelligemment adaptée à une narration cathodique, à une reconstitution
d’époque sobrement parfaite et à une
mise en scène qui n’a pas oublié le glorieux héritage du néoréalisme italien.
Orchestrée par la même équipe, la suite
promet de se montrer à la hauteur de
cette très émouvante Saison inaugurale.
Genre : Thriller.
Créateurs :
Greg BERLANTI,
Sera GAMBLE.
Acteurs :
Penn BADGLEY,
Elizabeth LAIL,
Luca PADOVAN.
Musique :
Blake NEELY.
USA - 2018 Couleurs.
Un jeune libraire new-yorkais un peu
déconnecté s’éprend d’une cliente
étudiante de façon obsessionnelle.
● Images : Un excellent rendu de
l’atmosphère froide qui oscille entre
le bleuté et le grisâtre, illustrée par
un piqué pointu et une colorimétrie
particulièrement mate.
● Son : Si les versions stéréo font
déjà parfaitement leur travail avec
un mixage équilibré, la piste 5.1
offre un joli surcroît de finesse,
d’ampleur et de précision.
● Note technique : 9/10
■ VC
Notre avis : De façon obsessionnelle
mais sans sombrer dans la folie furieuse, bien au contraire, enfin apparemment. Et c’est justement sur cette
corde que joue cette série créée originellement pour la chaîne américaine
Lifetime, jusqu’à s’amuser avec nos
propres émotions vis à vis de ce
jeune homme finalement très
97
ordinaire. C’est
plutôt réussi
dans le genre,
avec à la clé des
sentiments
contradictoires
qui s’enchaînent
à un rythme vraiment soutenu
tout au long des
10 épisodes. La
Saison 2 est
d’ores et déjà
programmée
(par Netflix
cette fois), mais
devrait s’éloigner de la trame du roman
de Caroline Kepnes. Rendez-vous est
déjà pris d’ici la fin de l’année. ■ IR
Note série
7
/10
Dispo. en SVOD
le Paru
π
● 10 x 45’ env. - Netflix.
● Infos techniques : 1.78 - VF et
VO en 5.1 DD - Sous-titres français ;
anglais pour malentendants.
N°260 FÉVRIER 19 -
série qui navigue entre polar, espionnage et thriller. Une véritable tuerie
qui baigne dans une ambiance souvent
absurde et teintée de second degré, notamment grâce à un scénario ingénieux
et à une réalisation léchée. Une grande
vague de fraîcheur en compagnie du
tandem Sandra Oh/Jodie Comer qui
entraîne derrière lui un casting des
plus brillants.
Dispo. en
le
Saison 1
Genre : Espionnage.
Créatrice : Phoebe WALLER-BRIDGE.
Actrices : Sandra OH, Jodie COMER,
Fiona SHAW.
Musique : David HOLMES,
Keefus CIANCIA.
USA/Grande-Bretagne - 2018 Couleurs.
Golden Globe de la meilleure actrice
dans une série dramatique pour
Sandra Oh.
Habituée à un travail de bureau, une
agente travaillant pour les Services
secrets britanniques part à la recherche
d’une brillante tueuse à gages.
Notre avis : Originale, novatrice,
tendue, drôle, délicieusement décalée,
passionnante, excitante… Autant de
qualificatifs prompts à définir cette
Paru
π
/10
Paru
Note série
AD VITAM
● 2 DVD - 8 x 42’ env. - Universal
Pictures.
● Bonus : En VOST. Sympathiques
petits modules sur les meurtres, l’équipe
d’Eve, les décors, l’univers de Villanelle,
les relations entre les 2 personnages principaux, l’obsession de l’héroïne et la
création de la série.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 - VF et
VO en 5.1 DD - Sous-titres français, et
automatiques sur les dialogues étrangers
de la VF ; anglais pour malentendants.
Avis technique
KILLING EVE
8
Genre : Fantastique.
Créateurs : Thomas CAILLEY,
Sébastien MOUNIER.
Acteurs :Yvan ATTAL,
Garance MARILLIER,
Niels SCHNEIDER.
Musique : HiTnRUN.
France - 2018 - Couleurs.
Dispo. en
le
Dans un futur où la mort biologique a
été éradiquée, un flic de 119 ans qui en
paraît 50 mène l’enquête sur le suicide
de sept adolescents avec l’aide d’une
jeune femme rescapée d’une secte
hostile à la vie éternelle.
● Images : De la SD de qualité
qui s’appuie sur une définition et une
compression de haut niveau, avec une
excellente gestion de la colorimétrie.
● Son : Deux versions proches par
leur dynamique, leur force et leur
précision.
● Note technique : 8/10
■ VC
/10
6
Paru
π
Paru
?
?
● 2 DVD - 6 x 52’ env. francetélévisions.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 - VF
en stéréo DD - Sous-titres français, automatiques sur les dialogues étrangers.
Notre avis : Après Les Revenants,
la télévision française donne une
Avis technique
Note série
nouvelle preuve de son savoir-faire en
matière de fantastique teinté d’horreur
et agrémenté d’une bonne dose de
métaphysique. Original, stimulant,
réalisé avec un sens aigu de l’image et
de l’atmosphère, Ad Vitam ouvre des
perspectives propres à alimenter bien
des débats. Mais un trop-plein de
cérébralité contemplative et d’arborescences dramatiques (notamment durant
la seconde moitié de cette unique
Saison) peine à maintenir le même
niveau d’intérêt sur la durée.
● Images : Une palette chromatique
tour à tour glaciale et chaleureusement saturée, servie par une définition dont le niveau au demeurant très
satisfaisant aurait mérité d’être
poussé un ou deux crans plus haut.
● Son : Feu d’artifice, foules
animées, éruptions musicales,
ambiances subtiles ou prégnantes…
C’est excellent.
● Note technique : 8/10
■ BA
Pour en savoir plus…
Genre :
Comédie dramatique.
Créatrice : Laurie NUNN.
Acteurs : Asa BUTTERFIELD,
Gillian ANDERSON,
Ncuti GATWA.
Musique : Oli JULIAN.
Grande-Bretagne/USA 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins
de 16 ans.
Très influencé par le métier de sa mère,
le fils encore puceau d’une célèbre
sexologue participe à la création d’un
centre de thérapie sexuelle clandestin
dans son lycée.
Notre avis :Au bout de trente secondes
chrono, on comprend que ce sera plus
“chaud”, frontal et décomplexé que
n’importe quelle série télé depuis la mémorable version américaine de Queer
as Folk. De ce point de vue, la suite tient
largement cette promesse en déclinant
toute la gamme des sexualités contemporaines avec une sorte de crudité tour
à tour joyeuse, sensuelle ou grinçante,
- N°260 FÉVRIER 19
constamment
justifiée et
parfois contagieuse. Mais
ce qui frappe
au moins autant, outre un
bataillon de
personnages
débordants de
charisme et
de caractère,
c’est l’intelligence du propos, sa dimension aussi
bienveillante et lucide que fondamentalement progressiste. Emballé avec une
belle énergie, tant visuelle que verbale
et narrative, l’ensemble se dirige en
outre vers une toute dernière séquence
absolument enthousiasmante. ■ BA
Note série
Dispo. en SVOD
le Paru
π 02.01
8
Paru
?
Étudiante cannibale dans
l’atypique et gorissime Grave,
adolescente rebelle libérée de
prison pour mener une enquête existentielle dans Ad
Vitam… En deux rôles, l’un
au cinéma, l’autre à la télévision, Garance Marillier s’est
imposée comme une actrice
à l’intensité peu commune,
presque inquiétante. “Je suis
arrivée là par hasard”, dit-elle.
Née en 1998 à Paris, musicienne de formation (trombone et percussions), c’est à
sa mère que, une fois décroché son bac littéraire, elle doit
d’avoir été inscrite au casting
de Junior, premier court
métrage de Julia Ducournau,
la future réalisatrice de Grave.
“Dieu sait pourtant si je déteste les films d’horreur !”, s’amuse-t-elle. Mais elle prend goût à la comédie,
s’inscrit au Cours Florent, tourne une demi-douzaine d’autres courts, et se retrouve
à 18 ans bombardée vedette d’un des films français les plus remarqués de 2016.
“C’était beaucoup plus qu’un simple étalage de meurtres, de tripes et de sursauts”,
explique-t-elle. Logiquement très sollicitée après ces fracassants débuts salués
par une nomination au César du meilleur espoir, c’est, assez étonnamment, vers
le petit écran et Ad Vitam qu’elle a ensuite décidé de se tourner : “C’est le seul
scénario et le seul personnage dont la force, la profondeur et l’originalité m’ont
rappelé celles de Grave.” Jeune et déjà très exigeante, Garance Marillier
chamboulera cette année la vie de deux frères dans Pompéi.
■ BA
D.R.
SEX EDUCATION
/10
?
● 8 x 52’ env. - Netflix.
● Infos techniques : 1.78 - 16/9 - VF
et VO en 5.1 DD - Sous-titres français ;
anglais pour malentendants.
98
MUSIQUE
un mélange de rock, de blues et de
funk du meilleur effet. De la musique
généreuse et bourrée d’énergie parfaitement illustrée par la voix intense,
matinée de soul, de la chanteuse
Jessyka Aké.
archives familiales inédites qui
le montrent dans son intimité. Une
expérience riche et prenante qui résonne aujourd’hui comme une sorte
de testament et permet d’aller de son
amitié avec Frank Sinatra, Édith Piaf
ou Johnny Hallyday à sa carrière de
chanteur et d’acteur en passant par
l’émotion éprouvée par l’homme et
le père à l’évocation de la disparition
de son fils Patrick en 1976.
Autobiographie
Genre : Documentaire.
Réalisateur : Marc Di DOMENICO.
Musique : Charles AZNAVOUR.
France - 2018 - Couleurs et (un peu)
N&B.
La vie et l’œuvre de l’artiste.
CALENDRIER
Paru
?
?
● 1 DVD - 93’ - Universal Pictures.
● Bonus : Séquences supplémentaires au cours desquelles l’artiste
parle notamment de sa passion
pour la photo.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - 16/9 VF en stéréo DD - Sous-titres français, imposés sur les parties en langue
étrangère et sur des propos difficilement audibles ; français pour
malentendants.
Avis technique
Notre avis : Suivi au quotidien par
le réalisateur lors de ses quatre dernières années, Charles Aznavour se
dévoile comme rarement à travers des
séquences de sa vie de tous les jours
mais aussi de très nombreuses
Paru
π
/10
● Images : Une totale harmonie
entre plans récents immaculés et archives naturellement plus abîmées.
● Son : Si la stéréo est
d’excellente qualité, on aurait
tout de même apprécié la présence
d’une version 5.1 pour magnifier
les parties musicales.
● Note technique : 8/10
■ VC
RED BEANS &
PEPPER SAUCE
The Red Tour
Réalisateur : Laurent GALICHON.
Inclus : Just need your Love, Gimme
your Love, You can’t turn around…
Couleurs et (un peu) N&B.
Compilation de titres du groupe issue
de cinq concerts enregistrés lors de la
tournée The Red Tour entre mars 2017
et novembre 2018, le tout entrecoupé
d’interviews, d’extraits d’émissions
et de virées backstage.
Notre avis : Avec des influences qui
vont de Led Zeppelin à Jimi Hendrix
en passant, entre autres, par Deep
Purple, ce groupe héraultais indépendant délivre avec force et générosité
DVD
Mercury :
Johnny
Hallyday
Le Concert
de sa vie
1 DVD +
3 CD
Sony Music :
Concert du
Nouvel An 2019
Nucleart Blast :
Accept Symphonic Terror Live at Wacken
2017 1 DVD + 2 CD
Napalm Records :
Legion of the Damned Slaves at the Shadow
Realm 1 DVD + 1 CD
Capital Records :
Paul McCartney Red Rose Speedway
2 DVD + 3 CD
Inside Out :
Steve Hackett At the
Edge of Light
1 DVD + 1 CD
5 FÉVRIER
La Huit :
Pierre de Bethmann
Standards & Medium Ensemble
7 FÉVRIER
LCJ Éditions :
Elsa sous la neige
Top à Jacques Dutronc
8 FÉVRIER
Blaq Out :
Chilly Gonzales Shut up and play the Piano
15 FÉVRIER
Cherry Red Records :
Bruford - Borstlap
Sheer Reckless
Abandon
1 DVD + 3 CD
20 FÉVRIER
Éléphant :
Le Meilleur de
Patrick Juvet
22 FÉVRIER
Inside Out :
Dream Theater Distance over Time
1 BD + 1 DVD + 2 CD
BLU-RAY
DÉJÀ PARUS
Sony Music :
Concert du Nouvel An 2019
Nucleart Blast :
Accept Symphonic Terror
Live at Wacken 2017
1 BD + 2 CD
Crossroads :
● Red Beans &
Pepper Sauce
The Red Tour
22 FÉVRIER
Inside Out :
Dream Theater
Distance over
Time 1 BD +
1 DVD + 2 CD
Paru
π 26.05
/10
?
● Images : Des couleurs vives,
une définition solide et une
compression rarement prise en
défaut par les jeux de lumières. À
noter deux sautes d’images lors de
changements de chapitres à 17’15
(entre le 5 et le 6) et 35’21 (entre
le 9 et le 10).
● Son : L’absence d’une piste
5.1 HD n’empêche pas l’ensemble
de baigner dans une belle
puissance.
● Note technique : 7/10
■ VC
venues partager le studio avec lui pour
Deux minutes trente-cinq de bonheur
et Mon ami le pélican. Un divertissement bon enfant, typique de l’époque,
où Carlos, jovial et prenant visiblement un grand plaisir travesti en
doudou et en pâtissière à barbe,
évoque son père dans un atelier de
poupées, s’offre une parenthèse
mélancolique, un chouette numéro
de claquettes en compagnie de son
double animé et une jolie reprise d’un
titre de la comédie musicale Chantons
sous la pluie, jusqu’à une conclusion
touchante de modestie.
DVD/BLU-RAY
DÉJÀ PARUS
8
● 1 Blu-ray - Région B - 97’ Crossroads. Test réalisé sur BD-R.
● Bonus : Cinq clips vidéo placés à la
suite du programme principal (HD,
23’).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.78 - Stéréo
DD - Aucun sous-titre.
Avis technique
Dispo. en
le
AZNAVOUR
8
Dispo. en
le
CARLOS
Numéro 1
Genre : Émission de variétés.
Réalisatrice : Marion SARRAUT.
Inclus : Papa Mambo, Rosalie,
Tico Tico...
Couleurs.
Émission produite par Maritie et
Gilbert Carpentier et enregistrée le
30 juin 1979.
Notre avis : Entrecoupé de sketches
auxquels Salvatore Adamo et Enrico
Macias prêtent leur concours, ce sont
essentiellement des playbacks de
quelques-uns de ses plus grands
succès qu’interprète le chanteur/amuseur, ancien secrétaire et grand ami de
Sylvie Vartan et de Chantal Goya,
99
Note programme
7
Dispo. en
le
Paru
π
Paru
/10
?
?
● 1 DVD - 50’ (et non 60’) LCJ Éditions.
● Bonus : Aucun.
● Infos techniques : 1.33 - 4/3 VF en mono 2.0 DD (et non stéréo) Aucun sous-titre.
Avis technique
Note programme
Note programme
● Images : Fidèles à leur origine
vidéo télévisuelle, c’est-à-dire
peu piquées mais sans défaut
rédhibitoire particulier, même si
les contours s’avèrent souvent
flottants.
● Son : Un mono immanquablement entraînant.
● Note technique : 6/10
■ AA
N°260 FÉVRIER 19 -
Actus Imports
CRITERION D’AVRIL
Relatif petit mois
chez Criterion avec
la sortie en avril
d’un double
programme
Police Story de et
avec Jackie Chan
restauré en 4K
après les parutions
récentes équivalentes chez
Eureka en
Angleterre ;
2 excellents
Jim Jarmush,
Night on Earth et
Stranger than
Paradise (incluant
en bonus son
premier film,
Permanent
Vacation), sans
oublier, restauré en
4K aussi,
A Face in the
Crowd (Un Homme
dans la foule)
d’Elia Kazan.
LE PLEIN DE SHOUT
Shout Factory a
annoncé ses
premiers titres Bluray d’avril avec par
ordre d’apparition :
le 16, The Manitou
(Le Faiseur
d’épouvantes)
adapté de Graham
Masterton avec
Tony Curtis et
Superstition
(La Malédiction de
la sorcière), suivis
le 23 de
Paradise Alley
(La Taverne
de l’enfer) avec
Sylvester Stallone
et de Grave
of the Vampire
(Bébé vampire)
sorti chez nous en
DVD, mais qu’on
espère ici en
version intégrale.
EXCLU ATMOS
L’Ultra HD Blu-ray
français de
Cliffhanger ne
possède pas de
piste Dolby Atmos.
C’est vers les
États-Unis qu’il faut
se tourner pour
profiter, en UHD BD
et en VO, des
innombrables effets
en hauteur superbement localisés
distillés par les
vrombissements
d’avions et autre
avalanche
qui déferlent
depuis le plafond
avec une
expressivité
souvent ravageuse.
- N°260 FÉVRIER 19
Réalisées par Bruno Terrier
SEVERIN NUMBER ONE
Après le ralentissement des productions
des 2 éditeurs historiques dans le cinéma
de genre, Blue
Underground et
Synapse Films, Severin
Films est en passe de
devenir le poids léger
numéro un sur le
marché du Blu-ray.
Après la sortie ces
jours-ci d’une nouvelle
édition de All the
Colors of the Dark
(Toutes les couleurs du
vice) de Sergio Martino,
d’une compilation de
bandes-annonces fort
bien nommée All the
Colors of Giallo (3
Blu-ray) et de 2 doubles
programmes de
Mondo Movies, il vient
d’annoncer pour février
un très B Invasion of
the Blood Farmers
de 1972, le slasher
culte Skinner de
1993 d’après un
nouveau master 4K,
et l’excellent Next
of Kin (Montclare Rendez-vous de
l’horreur), un
superbe film fantastique
australien de 1982 qui
paraîtra chez nous
Skinner
au printemps prochain
après des sorties
australienne et anglaise.
DES TUEURS, DES VAMPIRES ET DES ANNEAUX
Arrow Video revient en mars avec un coffret inespéré, en attendant
le second à l’été, d’un réalisateur d’origine espagnole, José Larraz,
réunissant le très rare Whirlpool (L’Enfer
de l’érotisme), Vampyres (sorti jadis en
VOST français chez Blue Underground)
et The Coming of Sin, 3 films des années 70, le tout accompagné d’un livre de
80 pages sur le réalisateur. Ensuite, Strip
nude for your Killer (Nue pour
l’assassin) un giallo sorti chez nous en
DVD chez Neo Publishing avec Edwige Fenech, mais ici d’après un nouveau
master 2K. Enfin, un coffret The Ring, la trilogie de Hideo Nakata, là aussi
d’après des nouveaux masters 4K tirés des négatifs avec de nombreux suppléments inédits et un livret de 60 pages.
BORIS
ET BELA
JACKSON EARLY YEARS
Universal ayant
fait le tour de tous
les Universal Monsters
emblématiques des
années 30 à 50 avec
pas moins de 30 titres
disponibles en Blu-ray
répartis sur 6 coffrets, Régions multiples
et sous-titrés français, les autres films
fantastiques produits par le Studio à la
même période sortiront dorénavant chez
Shout Factory. Régions multiples et
sous-titres français ne seront plus
contractuellement de la partie, mais pour
les fans équipés et bilingues, le premier
coffret réunira en avril 4 films des années
30 avec Boris Karloff et Bela Lugosi :
The Black Cat (Le Chat noir) d’Edgar
G. Ulmer, un superbe film sadien de 1934,
The Raven (Le Corbeau), The
Invisible Ray (Le Rayon invisible)
et Black Friday (Vendredi 13).
The Black Cat
100
Peter Jackson, connu
mondialement pour ses
adaptations des œuvres de
J.R.R. Tolkien, a commencé
sa carrière en NouvelleZélande avec des films à
petits budgets tout aussi
cultes comme Bad Taste
(autrefois disponible chez
Sony Columbia en DVD),
BrainDead (en Blu-ray
dans un montage court US, et en intégrale 2 cuts
pour un Blu-ray autrichien), Meet the Feebles
(jamais paru officiellement malgré un DVD
canadien qui a longtemps circulé) et le très
beau Heavenly Creatures (Créatures
célestes) sorti
Heavenly Creatures
jadis en France sur
DVD, et aux USA +
Canada en Blu-ray.
Toutes ces éditions
sont épuisées chez
leurs éditeurs
respectifs, mais
Jackson a annoncé
la restauration 4K de ses 4 films pour 2019, avec
pour chacun des suppléments inédits : on parle
déjà de plus de 30 heures ! Pour l’instant on ne
sait pas qui sera l’heureux élu, mais les noms
commencent à circuler : Arrow Films, Shout
Factory ou Vinegar Syndrome pour le territoire
américain. Aucune info pour l’instant concernant
la France. On vous en reparlera…
IMPORTS
Dispo. en
le Paru
Genre : Fantastique.
Réalisateur : John CARPENTER.
Acteurs : Jeff BRIDGES,
Karen ALLEN, Charles Martin SMITH.
Musique : Jack NITZSCHE.
USA - 1984 - Couleurs.
Invité sur Terre par un message spatial,
un extraterrestre découvre le meilleur
et le pire de l’espèce humaine.
Notre avis : Derrière son apparence
de conte “à la Spielberg”, Starman
délivre une des satires les plus écœurées de l’Amérique qui se puisse
imaginer. Bouleversant.
Paru
π
● Images : Les séquences
nimbées de bleu et l’ampleur
des décors naturels constituent le
meilleur d’un transfert très solide
sans se montrer éblouissant.
● Son : La somptueuse musique
et les quelques manifestations
extraterrestres bénéficient à plein
régime d’une remarquable
ventilation générale.
● Note technique : 8/10
Dispo. en
le Paru
Genre : Thriller.
Réalisatrice : Mélanie LAURENT.
Acteurs : Ben FOSTER,
Elle FANNING, Lili REINHART.
Musique : Marc CHOUARAIN.
USA - 2018 - Couleurs.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
Atteint d’une maladie incurable, un
tueur à gages se lance dans une cavale
de la dernière chance en compagnie
d’une jeune prostituée.
Notre avis : D’abord prévu pour le
réalisateur danois de Borg McEnroe,
le premier film américain de Mélanie
Laurent est un thriller bancal. Car si le
héros et son interprète bénéficient de
toute son attention (le regard compassionnel et érotisé qu’elle porte sur lui
ne manque pas d’intérêt), les deux
Paru
π
Dispo. en
le Paru
SCHINDLER’S LIST
(La Liste de Schindler)
25th Anniversary Edition
Genre : Drame.
Réalisateur : Steven SPIELBERG.
Acteurs : Liam NEESON,
Ralph FIENNES, Ben KINGSLEY.
Musique : John WILLIAMS.
USA - 1993 - N&B et (un peu)
couleurs.
Oscars des meilleurs film, réalisateur,
scénario adapté, musique, photo,
décors et montage.
● Images : Des partis pris
de clairs-obscurs et d’aplats
chromatiques superbement retranscrits, mais le HDR densifie
tellement les noirs que la lisibilité
des séquences très sombres en devient franchement problématique.
De ce point de vue, le Blu-ray
est préférable.
● Son : Quelques frappants effets
de turbulences atmosphériques,
d’ambiances industrielles et de
fusillades panoramiques.
● Note technique : 7/10
Genre : Drame.
Réalisateur :
John SCHLESINGER.
Acteurs : Richard GERE,
Vanessa REDGRAVE,
William DEVANE.
Musique : Richard
Rodney BENNETT.
USA - 1979 - Couleurs.
Dans l’attente du jour J, la
vie sentimentale d’un petit
groupe de soldats basé en Angleterre.
Notre avis : Des acteurs déchirants
au service d’un scénario un peu lent,
mais gorgé d’humanité.
Note film
Dispo. en
le Paru
7
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray + 1 DVD (film + bonus) Région B - 138’ - Eureka Entertainment Import anglais.
101
/10
10
Paru
Paru
π
● 1 Ultra HD Blu-ray + 1 Blu-ray Régions multiples - 195’ - Universal Import américain.
● Bonus : En HD et VOST sauf
précision. Identiques au Blu-ray français de 2013 : Documentaire sur les
Juifs sauvés par Schindler (SD, 77’) ;
2 reportages sur la Shoah Foundation.
Inédits : Magnifique retour public sur
le film avec Steven Spielberg et quatre
comédiens (40’) ; court sujet sur
l’amour en temps de haine introduit
par le cinéaste. Inclut un texte inédit
du réalisateur.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 1.85 - VO en
Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby
TrueHD ; VF en 5.1 DTS - Sous-titres
français ; anglais pour malentendants.
● Images : Magistralement réparti par l’apport du Dolby Vision, le grain
pellicule d’origine sublime comme jamais les textures, tandis que la profondeur de champ, les contrastes N&B et les sources lumineuses se hissent
eux aussi à un niveau inédit.
● Son : Peu d’effets spécifiquement Atmos, mais toujours justifiés et
équilibrés (piétinement de prisonniers dans un train, annonce par haut-parleur,
écho dans un tunnel). La sensation d’espace s’avère constamment enveloppante,
et les pics d’expressivité acoustique (coups de feu, flammes, bruits de foules)
relèvent de la démo.
● Note technique : 10/10
YANKS
● 1 Ultra HD Blu-ray + 1 Blu-ray Région A - 93’ - RLJ Entertainment Import américain.
● Bonus : En HD et VO. Making-of
qui croule sous les éloges de Mélanie
Laurent ; bandes-annonces.
Note bonus : ★
● Infos techniques : 2.35 - VO en
5.1 DTS HD MA - Sous-titres anglais
pour malentendants.
Avis technique
GALVESTON
Note film
/10
5
Paru
Notre avis : Spielberg a bouleversé
le monde entier. Loin de ses brillantes
fantaisies passées, il témoigne d’une
véritable maturité intime avec cette
œuvre vibrante.
Sympathisant nazi, un industriel
grands personnages féminins
de l’intrigue pâtissent de sérieuses
incohérences ainsi que, plus embêtant, d’une direction d’actrices loin
d’être optimale.
Note film
comprend peu à peu l’atroce destinée
à laquelle sont promis les Juifs.
Avis technique
Collector’s Edition
/10
● 1 Blu-ray - Région A - 115’ Shout Factory - Import américain.
● Bonus : Identiques au DVD français de 2002 : Superbe commentaire
audio de John Carpenter et Jeff
Bridges ; making-of d’époque (SD) ;
bande-annonce (HD). Inédits :
Formidable retour collectif récent sur
le film que le réalisateur, Jeff Bridges,
Charles Martin Smith et la superviseuse du scénario évoquent sans la
moindre langue de bois (HD, 24’) ;
galerie de photos (HD) ; teaser et
spots TV (SD, HD).
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en
5.1 DTS HD MA - Sous-titres anglais
pour malentendants.
Avis technique
STARMAN
8
● Bonus : En
VO.
Exceptionnelle interview audio
marathon du
réalisateur,
qui revisite sa
carrière avec
une bonhomie, une précision et une
franchise inépuisables
(132’) ; bande-annonce (HD). Inclut
un très bon livret d’analyse et d’infos.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 1.85 - VO en
mono 2.0 PCM - Sous-titres anglais
pour malentendants.
Avis technique
Note film
● Images : Couleurs un peu pâles,
mais définition argentique
probante et master bien nettoyé.
● Son : Parfaitement clair, riche
et équilibré.
● Note technique : 8/10
N°260 FÉVRIER 19 -
IMPORTS
Dispo. en
le Paru
(Sale temps
à l’hôtel El Royale)
Genre : Thriller.
Réalisateur : Drew GODDARD.
Acteurs : Jeff BRIDGES,
Cynthia ERIVO, Dakota JOHNSON.
Musique : Michael GIACCHINO.
USA - 2018 - Couleurs.
Interdit aux moins de 12 ans.
Sept hommes et femmes se retrouvent
dans un palace jadis florissant sans
vraiment savoir ce qui les relie.
Paru
π
Paru
● 1 Ultra HD Blu-ray + 1 Blu-ray
Régions multiples (et non “A”) 141’- Fox - Import américain.
● Bonus : En HD, sur le BD.
Making-of intéressant lorsqu’il se
consacre au travail sur les décors et
la photo (VOST) ; galerie d’images ;
bandes-annonces (VOST-A).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en
Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby
TrueHD ; VF canadienne correcte en
5.1 DD - Sous-titres français ; anglais
pour malentendants.
Avis technique
BAD TIMES AT
THE EL ROYALE
/10
7
Notre avis : Entre violence éruptive,
humour à froid, franc malaise et éclats
● Images : Le HDR se régale des
éclairages, des couleurs et des impressionnants décors pour valoriser
reflets, couleurs vives, flammes et
textures. Mais l’écart avec le
parfait Blu-ray est assez modéré.
● Son : Un apport Atmos très
musical où quelques effets,
notamment vers la fin, déboulent
joyeusement du plafond.
● Note technique : 9/10
Dispo. en
le Paru
Genre : Comédie dramatique.
Réalisateur : David LOWERY.
Acteurs : Robert REDFORD,
Sissy SPACEK, Casey AFFLECK.
Musique : Daniel HART.
USA - 2018 - Couleurs.
Dans les années 1980, l’histoire
authentique d’un braqueur de
banques septuagénaire bien décidé
à poursuivre sa “carrière”.
Notre avis : Pour ce qui constitue
officiellement son dernier film en
tant qu’acteur, Robert Redford met
tout le poids de sa légende dans un
personnage plein d’obstination, de
malice et de mélancolie. Davantage
que l’aspect policier, c’est la dimension
- N°260 FÉVRIER 19
Recruté par le FBI pour infiltrer un
gang de trafiquants de drogue, un
adolescent devient un véritable dealer.
Notre avis : Autre reconstitution
de faits réels, cette fois beaucoup
plus choquants, tristes et brutaux,
ce film d’une grande intensité doit
beaucoup à la mise en scène virtuose
du Français Yann Demange, dont
les débuts avec ‘71 avaient déjà fait
forte impression, et au jeu du jeune
Richie Merritt.
Note film
Dispo. en
le Paru
7
/10
Paru
π
● Images : Du numérique
excellemment retravaillé façon
“cinéma”. Des couleurs diurnes
volontairement tempérées en
extérieurs, mais très chaleureuses,
voire ponctuellement bigarrées
par ailleurs.
● Son : Une dynamique générale
du tonnerre, y compris sur les
canaux arrière, qui relaye sans
discontinuer ambiances très variées, crash automobile et coups de
feu. VF formidablement intégrée.
● Note technique : 10/10
/10
ASSASSINATION
NATION
Paru
π
● 1 Blu-ray + 1 DVD (film + bonus) Régions multiples (et non “A”) - 93’ Fox - Import américain.
● Bonus : En HD et VOST.
Commentaire audio absolument
remarquable du réalisateur ; conversation entre le même et Robert
Redford ; tournage de deux moments
clés ; interview du vrai détective interprété par Casey Affleck ; scènes et
plans inédits ; séquence intégrale
avec des chats ; galerie de photos ;
bandes-annonces.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en
5.1 DTS HD MA ; très moyenne
VF canadienne en 5.1 DD ; piste
Audiovision en 5.1 DD - Sous-titres
français ; anglais pour malentendants.
Avis technique
THE OLD MAN
& THE GUN
7
Genre : Thriller.
Réalisateur :
Yann DEMANGE.
Acteurs : Matthew
McCONAUGHEY,
Richie MERRITT,
Bel POWLEY.
Musique :
Max RICHTER.
USA - 2018 Couleurs et N&B.
● 1 Blu-ray - Régions multiples 111’ - Sony Pictures - Import
américain.
● Bonus : En HD et VOST-A sauf
à la fois ludique et crépusculaire de
l’ensemble qui touche droit au cœur.
Note film
(Undercover Une Histoire
vraie)
précision.
Making-of
promo assez confus ;
6 scènes
inédites
d’un haut
niveau dramatique ;
saisissantes
archives
d’actualités
à l’appui,
retour choral sur les
faits ; zoom
standard
sur les acteurs et leurs personnages ;
piste d’infos écrites ; bandes-annonces.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en 7.1
DTS HD MA ; vraie VF en 5.1 DTS
HD MA ; piste Audiovision en 5.1
DD - Sous-titres français ; anglais
pour malentendants.
● Images : Issues d’un tournage
pellicule en Super 16 mm, elles
dégagent de magnifiques vibrations organiques. Luminosité
générale un peu insuffisante.
● Son : Tout en sobriété intimiste.
● Note technique : 8/10
Genre : Thriller.
Réalisateur :
Sam LEVINSON.
Actrices : Odessa YOUNG,
ABRA, Suki WATERHOUSE.
Musique : Ian HULTQUIST.
USA - 2018 - Couleurs.
Interdit aux moins de 12 ans.
Quatre adolescentes s’insurgent contre le hacker qui a piraté les données personnelles
de tous les habitants de leur ville.
Notre avis : Ce n’est certes pas très
finaud, mais cette variation apocalyptique et barbare sur la tyrannie des
réseaux sociaux et des “fake news”
a quelque chose de joyeusement
libérateur.
Note film
Dispo. en
le Paru
6
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région A - 108’ Universal - Import américain.
102
/10
● Bonus :
En HD
sauf précision. Huit
scènes
inédites
ou prolongées, dont
certaines
s’avèrent
franchement secouantes ;
bêtisier
moyennement drôle ; bandes-annonces (VO).
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en 5.1
DTS HD MA - Sous-titres anglais
pour malentendants.
Avis technique
Note film
WHITE
BOY RICK
Avis technique
baroques, le chaos ambiant se pare à
l’arrivée d’une pertinence politique
assez surprenante. Très original et
brillant, mais un brin frimeur.
● Images : Des éclairages et des
couleurs souvent sophistiqués, très
bien restitués par un piqué aiguisé
que visite ponctuellement un léger
bruit numérique dans l’obscurité.
● Son : Très englobant, et des
effets chocs redoutablement
spatialisés dans le dernier acte.
● Note technique : 8/10
IMPORTS
Genre : Espionnage.
Réalisateur :
Alfred HITCHCOCK.
Acteurs : Cary GRANT,
Ingrid BERGMAN,
Claude RAINS.
Musique : Roy WEBB.
USA - 1947 - Noir &
blanc.
La fille d’un espion
allemand est embauchée par les USA pour
se rapprocher d’un ancien
prétendant suspect.
Notre avis : Ce monument de
suspense et de romantisme tragique
reste toujours aussi délectable plus de
70 ans après.
Dispo. en
le Paru
8
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région A - 102’ Criterion - Import américain.
● Bonus : En HD et VO sauf précision. Identique au Blu-ray français :
Bande-annonce. Inédits : Deux commentaires audio prioritaires assurés
par des spécialistes ; rétrospective
complémentaire (21’) ; fabuleux
WHEN HARRY
MET SALLY...
(Quand Harry
rencontre Sally...)
30th Anniversary Edition
Genre : Comédie.
Réalisateur :
Rob REINER.
Acteurs : Meg RYAN,
Billy CRYSTAL,
Carrie FISHER.
Musique :
Marc SHAIMAN,
Harry CONNICK Jr.
USA - 1989 - Couleurs.
Profondément amis, un homme et
une femme se demandent s’il serait bon
pour eux de “sauter le pas”.
Notre avis : Peut-être un peu surestimée,
cette histoire amicalo-sentimentaloamoureuse est émouvante et parfois
très drôle.
Avis technique
Note film
● Images : Une nouvelle
restauration qui surclasse le
Blu-ray français par les nuances
glamour de ses halos lumineux
ainsi que le niveau de ses
contrastes et de son piqué, même
si ce dernier connaît quelques
légères fluctuations ponctuelles.
● Son : Une parfaite clarté, et un
équilibre général qui redonne ses
lettres de noblesse à ce vénérable
mono.
● Note technique : 9/10
OBSESSION
Collector’s Edition
Genre : Drame.
Réalisateur :
Brian De PALMA.
Acteurs :
Cliff ROBERTSON,
Geneviève BUJOLD,
John LITHGOW.
Musique : Bernard
HERRMANN.
USA - 1975 Couleurs.
Un homme voit surgir
dans sa vie le sosie de sa femme
assassinée lors d’un kidnapping.
Notre avis : Chef-d’œuvre absolu de
romantisme et de virtuosité technique
(l’ultime travelling circulaire coupe
littéralement le souffle), Obsession
est un film tel que personne n’ose
plus en faire.
Note film
Dispo. en
le Paru
/10
9
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région A - 98’ Shout Factory - Import américain.
● Bonus : En HD et VO sauf
précision. Inédits : Commentaire
audio d’un spécialiste du réalisateur,
captivant de richesse technique et
Inédit :
Retrouvailles
très attendues
autour du film
entre le réalisateur et Rob
Reiner qui, en
l’absence incompréhensible
de Meg Ryan, le
revisitent avec
une vraie chaleur informative
et nostalgique
(45’).
Identiques au Blu-ray français : Deux
commentaires audio (le réalisateur/le
même accompagné de la scénariste et
de Billy Crystal) ; making-of (33’) ;
interview du réalisateur et de la scénariste (20’) ; 6 modules (43’) ; 7 scènes
coupées ; clip ; bande-annonce.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 1.85 - VO en 5.1
et stéréo DTS HD MA - Sous-titres
anglais pour malentendants.
8MM
Eight Millimeter
(8MM)
Genre : Thriller.
Réalisateur : Joel
SCHUMACHER.
Acteurs :
Nicolas CAGE,
Joaquin PHOENIX,
James
GANDOLFINI.
Musique :
Mychael DANNA.
USA - 1998 - Couleurs.
Interdit aux moins de 16 ans.
Un détective privé tente de remonter
à la source d’un snuff movie.
Notre avis : Une terrifiante descente
aux enfers, où l’accent est surtout mis
sur la psychologie du personnage
principal.
Dispo. en
le Paru
7
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région A - 96’ Shout Factory - Import américain.
● Bonus : En SD et VO sauf précision.
Avis technique
Note film
Note film
● Images : Un nouveau transfert
4K qui rehausse agréablement
l’esthétique chaleureuse du film.
● Son : Très centré, le 5.1
bénéficie marginalement à la
musique et à quelques ambiances.
● Note technique : 8/10
Dispo. en
le Paru
8
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région A - 123’ Shout Factory - Import américain.
● Bonus : En HD et VO. Identiques
au DVD français : Commentaire
103
analytique ;
excellente
interview
du monteur
fétiche du
cinéaste sur
onze films
(20’) ; entretien avec le
producteur
sur sa carrière et, avec
une franchise
parfois
critique, son
travail avec
Brian De
Palma (26’) ; galerie de photos ; spots
radio. Identiques au Blu-ray français :
Très riche documentaire rétrospectif
sur le film (SD, 37’) ; bande-annonce.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en
5.1 et 2.0 mono DTS HD MA Sous-titres anglais.
Avis technique
(Les Enchaînés)
documentaire
sur le film (VO
et VF ST-A
mêlées) ; analyse définitive
de quelques
scènes, dont
le mémorable
épilogue (30’) ;
entretien très
fouillé avec un
chef opérateur
sur la photo
du film (24’) ;
riche évocation
de sa genèse ;
adaptation radio du scénario ; brèves
archives d’actualités ; autres bandesannonces. Inclut un livret d’infos.
Note bonus : ★★★★★
● Infos techniques : 1.33 - VO en
mono 1.0 PCM - Sous-titres anglais
pour malentendants.
● Images : Grain d’origine
généreusement préservé, partis
pris lumineux respectés (certains
d’entre eux “floutent” volontairement la définition) et rendu
général très équilibré. Infimes
défauts résiduels de master.
● Son : L’ouverture multicanale
offre un écrin prodigieux aux
tempêtes de cordes déchaînées
par la BO.
● Note technique : 8/10
audio du réalisateur ; court
making-of promo
d’époque ; bandeannonce. Inédits :
Interview récente
du réalisateur, qui
nous régale de
souvenirs inédits
(il aurait préféré
Russell Crowe
pour incarner
le héros) et de
considérations
(personne à Hollywood n’aurait
aujourd’hui le cran de produire un
film aussi pessimiste et violent) avec
un rare franc-parler (21’) ; galerie de
photos et d’affiches ; spots TV.
Note bonus : ★★★
● Infos techniques : 2.35 - VO en 5.1
et stéréo DTS HD MA - Sous-titres
anglais pour malentendants.
Avis technique
NOTORIOUS
● Images : Une restauration assez
inégale, où des petits défauts de
master voisinent avec une définition argentique de moyenne à très
correcte.
● Son : Un lifting bien plus
convaincant, à l’activité surround
généreuse et bien localisée.
● Note technique : 7/10
N°260 FÉVRIER 19 -
IMPORTS
(Les Indestructibles)
Genre : Animation.
Réalisateur : Brad BIRD.
Musique : Michael GIACCHINO.
USA - 2004 - Couleurs.
Oscar du meilleur film d’animation.
Notre avis : Un miracle Pixar qui
repousse une des grandes limites
de l’animation en donnant vie à des
humains, presque réalistes dans leur
intimité.
/10
Note film
Dispo. en
le Paru
9
Paru
Avis technique
Forcée à la retraite, une famille de
super héros reprend du service.
Paru
π
● 1 Ultra HD Blu-ray + 2 Blu-ray
(film + bonus) Régions multiples 115’ - Disney - Import australien.
● Images : Un gain en piqué
marginal, mais des contours bien
mieux découpés vis à vis du Bluray techniquement daté. En
revanche, le HDR fait luire tous
les visages comme du plastique,
avec au final un aspect un peu
“prévisualisation”. Beau rouge
des costumes.
● Son : Un Dolby Atmos exclusif
à l’Australie, hélas pas des plus
inventifs, qui se repose trop sur
l’enceinte centrale. Canaux de
hauteur utilisés de manière bien
trop fugace, tel ce chat perché
sur son arbre. Dynamique
sensiblement compressée, qui
altère parfois l’intelligibilité.
● Note technique : 7/10 ■ GG
Genre : Horreur.
Réalisateur :
Luca GUADAGNINO.
Actrices : Dakota JOHNSON,
Tilda SWINTON, Doris HICK.
Musique :
Thom YORKE.
USA/Italie 2018 Couleurs.
Prix des effets
spéciaux et de
la meilleure
chanson originale au Festival
de Venise.
Interdit aux
moins de
16 ans.
Une jeune ballerine suisse
intègre une compagnie berlinoise dont
les locaux abritent de lourds secrets.
Notre avis : Virage à 180° pour le
réalisateur sensible de Call me by
your Name, qui se prend hélas les
pieds dans le tapis avec cette adaptation sinistre, interminable, absurdement cérébrale et confuse du classique
de Dario Argento. N’étaient quelques
séquences d’horreur assez “trash”, on
se croirait dans un film allemand des
années 70.
Dispo. en
le Paru
(4 Luni, 3 Saptamâni si
2 Zile/4 mois, 3 semaines
et 2 jours)
Genre : Drame.
Réalisateur : Cristian MUNGIU.
Acteurs : Anamaria MARINCA,
Laura VASILIU, Vlad IVANOV.
Musique : Divers.
Roumanie - 2007 - Couleurs.
Palme d’Or au Festival de Cannes.
Une jeune Roumaine met tout
en œuvre pour aider une amie à se
débarrasser d’une grossesse non
désirée.
- N°260 FÉVRIER 19
/10
Paru
π
● 1 Blu-ray - Région A - 113’ Criterion - Import américain.
● Bonus : En HD. Inédits, en VO
anglaise sauf précision : Interview
pointue d’un spécialiste américain sur
le film et le nouveau cinéma roumain
(25’) ; très bon entretien avec le réalisateur (38’) ; conférence de presse
multilingue à Cannes (45’, ST-A
quand nécessaire). Identiques au
DVD français, en VOST-A : Présentation itinérante du film en Roumanie ;
3 scènes inédites ; bande-annonce.
Inclut un livret d’analyses.
Note bonus : ★★★★
● Infos techniques : 2.35 - VO
en 5.1 DTS HD MA - Sous-titres
anglais.
Technique
4 MONTHS, 3 WEEKS
AND 2 DAYS
8
/10
Dispo. en
le 29.01 29.01
π
● 1 Blu-ray - Région A - 152’ Lionsgate - Import américain.
● Bonus : En HD et VO anglaise. Sujet bref mais argumenté sur cette version ; gros
plan correct sur le milieu de la
danse et les chorégraphies ;
module sur les effets de maquillages ; bandes-annonces.
Note bonus : ★★
● Infos techniques : 1.85 VO en Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby TrueHD Sous-titres anglais pour
malentendants.
● Images : Une esthétique argentique terne et dépressive à dessein,
mais excellemment retranscrite
jusqu’à l’apocalypse sanglante
de la dernière ligne droite.
● Son : Un mixage Atmos de
référence, entre pluie qui semble
se déverser en quasi-permanence
dans le salon, impacts des chorégraphies, séquences oniriques,
respirations menaçantes et
épilogue déchaîné. Activité
surround très soutenue.
● Note technique : 10/10
TUTTO DIGITALE
Nouvelles DVD et Blu-ray d’Italie
Au sommaire du n° 126 de Tutto Digitale : le test ultime
de l’appareil photo numérique Canon EOS R, nos premières
impressions sur le Nikon Z6, ainsi que les TV Sony AF9 et
Samsung Q900R au banc d’essai.
Notre avis : Palme d’Or majuscule,
presque 2 heures chauffées à blanc
d’apnée humaine, émotionnelle et
politique.
Note film
Note film
4
SUSPIRIA
Avis technique
THE INCREDIBLES
● Bonus : Repris des précédentes
éditions DVD et Blu-ray en HD, VF
ou VOST sauf précision. Deux commentaires audio (VO) ; making-of
(SD, 96’) ; anecdote ; rapporteurs
d’idées ; générique de fin expliqué ;
visite interactive ; fausses interviews ;
6 scènes coupées avec intro (HD/SD,
36’) ; table ronde (22’, VO) ; court
métrage, analysé et commenté (VO) ;
bandes-annonces.
Note bonus : ★★★★★
● Infos techniques : 2.35 - VF
québécoise en 5.1 DD (mais pas
sur le Blu-ray du film) ; VO en
Dolby Atmos compatible 7.1 Dolby
TrueHD - Sous-titres français et
anglais.
● Images : Un naturalisme
optimal.
● Son : Même remarque.
● Note technique : 10/10
LE FATE IGNORANTI (Tableau de famille)
Version restaurée pour le film de Ferzan Ozpetek, un des plus
aimés du réalisateur italo-turc, magnifique aventure humaine
baignée de mystère. Le Blu-ray siglé CG Entertainment
est le fruit d’un nouveau scan 4K et s’accompagne de
riches suppléments, dont des interviews du cinéaste et du
producteur, une masterclass sur la restauration, un
making-of et une bande-annonce.
• 1.66, VO italienne ST-italien en
5.1 DTS HD MA et stéréo DD.
DIVA !
Sous la caméra de Francesco Patierno, huit grandes actrices
retracent la vie de la comédienne Valentina Cortese en lisant
des extraits de sa biographie publiée à l’occasion de ses
90 ans. Un voyage à travers la mémoire et la carrière d’une
véritable icône à l’empreinte indélébile, édité en DVD par
01 Home Entertainment.
• 1.85, 16/9, VO italienne ST-italien en stéréo DD.
LA VOCE
Sous-titré “Le Talent peut tuer”, un drame mâtiné de thriller
noir signé Augusto Zucchi, où un imitateur est recruté par
les Services secrets pour imiter la voix d’un sénateur foudroyé par un infarctus. Un film original dont le DVD est
redevable à 01 Home Entertainment.
• 1.85, 16/9, VO italienne ST-italien en 5.1 DD.
Traduction : Bernard Achour
104
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Éditeur de la publication :
Les Années Laser : Le 15 du mois, SARL
au capital de 129.600 € - groupe TIQAP,
principaux associés Isabelle et Patrick
Ribemont. Dépôt légal à parution.
LES PARUTIONS
29 JANVIER
All the Colors of the Dark (Toutes les
couleurs du vice), Severin Films
All the Colors of Giallo
(documentaire), Severin Films
Hunter Killer, Blu-ray, Ultra HD Blu-ray,
Lionsgate
Indivisible (2018), Universal
The Nutcracker and the four Realms
(Casse-Noisette et les quatre
Royaumes), Blu-ray*/**,
Ultra HD Blu-ray, Disney
Suspiria (2018), Lionsgate
Tarzan goes to India (Tarzan aux
Indes), Warner
Tarzan’s three Challenges (Le Défi
de Tarzan), Warner
Willow, Lucasfilm/Disney
5 FÉVRIER
All the Devil’s Men (Elite Squad),
Lionsgate
Black ’47, Shout Factory
A Countess from Hong Kong (La
Comtesse de Hong Kong), Universal
Diamonds for Breakfast, Kino
Dr Seuss’ The Grinch (Le Grinch),
Blu-ray 2D/3D*/**, Ultra HD Blu-ray,
Universal
The Fifth Cord (Journée noire pour le
bélier), Arrow Video
The Girl in the Spider’s Web
(Millénium - Ce qui ne me tue pas),
Blu-ray*/**, Ultra HD Blu-ray, Sony
The Possessed (La Donna del Lago),
Arrow Video
A Private War**, Universal
Shadowlands (Les Ombres du cœur),
Universal
Widows (Les Veuves), Blu-ray,
Ultra HD Blu-ray, Fox
Ce n° comporte 2 encarts pour certains abonnés en INCARTO IMPRIMÉS :
le catalogue de la Boutique LAL et le Guide Blu-ray & UHD BD 2019.
* VF annoncée.
** ST-F annoncés
UK : Import anglais
Illustration de couverture :
© Sidonis/Universal/Sébastien Roussel/Les Années Laser.
Visuels utilisés à titre d’illustration du propos.
• Les Années Laser est imprimé sur du papier sans chlore.
• Reproduction et photocopie des textes et photos (sur papier, internet
ou tout autre support) interdites sans l’autorisation écrite des Années
Laser. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.
• La rédaction décline toute responsabilité concernant les
documents qui lui sont adressés. Les documents ne sont pas
retournés.
Service abonnement, reliures et anciens
nos : Uniquement le matin 9h30-13h du
lundi au vendredi : Isabelle Mettetal*.
Tél. : 01.55.25.8002
• Crédits photos : Emmanuel Vallée,
Claire Lalune, Isabelle Ribemont, Gilles Gerin.
Tarifs des abonnements papier : France DOM-TOM/Europe
1 an : 11 n° sans Guides
1 an avec Guides DVD & Blu-ray
2 ans : 22 n° sans Guides
2 ans avec Guides DVD & Blu-ray
59 €
69 €
107 €
127 €
65 €
79 €
119 €
147 €
AUX USA & GRANDE-BRETAGNE
Robin Hood (Robin des Bois) (2018),
Blu-ray, Ultra HD Blu-ray, Lionsgate
Skinner (1993)*, Severin Films
So dark the Night, Arrow Video
The Street Fighter Collection (3 films),
Shout Factory
Talk Radio (Conversations nocturnes),
Twilight Time
The Third Secret (Le Secret du
docteur Whitset), Indicator, UK
La Vérité (1960)*, Criterion
Will Success spoil Rock Hunter ?
(La Blonde explosive), Twilight Time
Youngblood, Kino
26 FÉVRIER
The Boys in the Band, Second Sight,
A Bill of Divorcement (1940), Kino
UK
Desert Fury (La Furie du désert), Kino Border, Universal
Dynasties, Blu-ray, Ultra HD Blu-ray,
Fright Night (Vampire, vous avez dit
BBC
vampire ?), Éd. Spéciale, Sony
Legally Blonde Collection (2 films),
The Front Runner, Sony
Shout Factory
Horror Express (Terreur dans le
The Little Mermaid (La Petite sirène),
Shanghaï Express), Arrow Video
Blu-ray*/**, Ultra HD Blu-ray,
Nobody’s Fool (2018), Paramount
Disney
The Poison Ivy Collection (4 films),
Mary Queen of Scots (Mary Stuart,
Shout Factory
reine d’Écosse), Blu-ray*/**,
Scream and scream again (Lâchez les
Ultra HD Blu-ray, Universal
monstres), Kino
Snake and Crane Arts of Shaolin,
88 Films, UK
Valentine (Mortelle St-Valentin),
Shout Factory
18 FÉVRIER
Johnny English strikes again (Johnny
English contre-attaque), Blu-ray,
Ultra HD Blu-ray, Universal, UK
19 FÉVRIER
The Admirable Crichton (L’Admirable
Ralph breaks the Internet (Ralph 2.0),
Crichton), Twilight Time
Blu-ray, Ultra HD Blu-ray, Disney
Backtrace, Lionsgate
The Rover (Peyrol le
Barb Wire, Mill Creek Ent.
boucanier), Kino
Death in Venice (Mort à
Showdown, MVD Visual
Venise), Criterion
Stranger in the House
My Name is Julia Ross
(Un Étranger dans la
(Le Calvaire de Julia
maison), BFI, UK
Roos), Arrow Video
To sleep with Anger,
Overlord, Blu-ray*/**, Ultra
Criterion
HD Blu-ray, Paramount
Used Cars (La Grosse
Psyche 59, Indicator, UK
magouille),
The Real McCoy (L’Affaire
Shout Factory
Karen McCoy), Kino
12 FÉVRIER
At Eternity’s Gate, Lionsgate
Bohemian Rhapsody, Blu-ray*/**,
Ultra HD Blu-ray, Fox
Infos Régions : Les Blu-ray US Warner et Universal ne sont pour le moment pas “régionalisés”
et peuvent donc être lus sur une platine française. La plupart des nouveautés Lionsgate et Sony sont régionalisées.
Les Ultra HD Blu-ray ne sont pas régionalisés.
SÉRIES TÉLÉ EN ● DVD & ● BLU-RAY
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
Damages Série complète, VO .........................19/02
Doctor Who - Resolution, VO .........................18/02
Doctor Who Saison 11, VO .............................29/01
Humans : 3.0 Saison 3, VO .............................29/01
Mystery Road Saison 1, VO ............................26/02
Nightflyers Saison 1, VO .................................12/02
Rick and Morty Saisons 1 à 3, VO ..................12/02
Envois par avion, nous consulter.
• Pour vous abonner aux versions papier ou
numérique (PDF du magazine compatible PC,
Mac, iPad et Android) : www.annees-laser.com
sur la Home Page, abonnement en 4 clics.
• Disponible également sur :
et
N° 261 : le samedi 2 mars
Guide Blu-ray & UHD BD 2019 : paru pour
les abonnés et en VPC • le 2 mars en kiosque
Ces calendriers sont une sélection
de titres. Les éditeurs étrangers se
réservent le droit de modifier ces
informations à tout moment,
ce qui est fréquent.
N’apparaissent pas ici les DVD, BD et
UHD BD étrangers identiques en contenu
et disponibilité aux sorties françaises.
DVD IMPORTS
29 JANVIER
Hunter Killer, VO
The Nutcracker and the four Realms (Casse-Noisette
et les quatre Royaumes), VOST-F, VF
Suspiria (2018), VO
5 FÉVRIER
Dr Seuss’ The Grinch (Le Grinch), VOST-F, VF
The Girl in the Spider’s Web (Millénium - Ce qui ne
me tue pas), VOST-F, VF
Widows (Les Veuves), VO
105
12 FÉVRIER
Bohemian Rhapsody, VOST-F, VF
The Front Runner, VO
19 FÉVRIER
Overlord, VOST-F, VF
Robin Hood (Robin des Bois) (2018), VO
26 FÉVRIER
Mary Queen of Scots (Mary Stuart, reine
d’Écosse), VOST-F, VF
N°260 FÉVRIER 19 -
Sébastien
ROUSSEL
Patrick
R. MARTEAU
Isabelle
RIBEMONT
Aurore
LACAL
Sophie
BIOUX
On vous recommande…
a La conversation entre Gaspar Noé et Jan Kounen : curieusement,
Climax n’y est évoqué que dans les 2 dernières minutes, mais leurs
échanges autour de leur cinéphilie, de la vidéo et des transferts
numériques de leurs films sont absolument passionnants.
Gaspar Noé
Jan Kounen
a Le retour collectif sur le film Starman (Import BD) sans langue de
bois. Celui de l'UHD de Schindler's List mérite également votre attention.
L'UHD fait couler l'encre !
Gersende
BOLLUT
Gilles
GERIN
Arnaud
ALIX
Bernard
ACHOUR
Vincent
CELATI
Ça tacle !
Au crédit
• "Je crois même que pas mal d'acteurs
Coup de projecteur sur deux génériques de films originaux :
celui d'Upgrade, le film de science-fiction australien à ne pas
manquer, dans lequel aucun nom n'apparaît à l'écrit puisque c'est
une voix artificielle féminine qui l'énonce ; et celui de Climax, qui
propose en guise d'ouverture le générique de fin à l'envers…
devraient s'abstenir de réaliser."
Gilles Lellouche, réalisateur du Grand bain
• "En tant que prestataire technique
audiovisuel, nous sommes un peu frustrés
de constater que nos amis éditeurs sont aussi
frileux sur l’UHD."
Stéphane Koenig, des laboratoires VDM
Matériel Home Cinéma
Impossible de passer à côté de l'ultime pour une salle 100 %
dédiée avec le couple infernal ampli + processeur de Yamaha.
Suppléments
Le format UHD en général peut être considéré originaux
comme le principal 'Top' de l’année.
• Le Blu-ray d'Equalizer 2 propose, comme
David Lamoine, directeur commercial vidéo de The Walt Disney
Company France (cf. enquête Tops & Flops 2018 page 18)
Petit rappel : il a fallu toute l'insistance du réalisateur des Gardiens de la galaxie
Vol. 2 pour que Disney édite son premier Ultra HD Blu-ray un an et demi
après le lancement du format…
Chaque nouveau support ou technologie
redynamise nos activités… Sauf l’Ultra HD
Blu-ray, pour lequel nous sommes prêts depuis
2 ans mais qui peine à décoller.
Stéphane Koenig, directeur des opérations du laboratoire VDM
qui poursuit à propos de Paddington 2 :
Un des premiers au monde avec Dolby Atmos
sur trois pistes : VO, VF et allemande. C’est donc
possible d’avoir plusieurs mix Atmos
sur un disque !
Une rencontre riche d'enseignements à découvrir dans le reportage en page 48.
sur le premier opus, un commentaire vidéo
complice entre le réalisateur et Denzel
Washington sur les séquences clés.
• Un bonus sur les nourrices du Morvan
accompagne judicieusement le drame La
Ravisseuse (DVD). On y découvre qu'elles
étaient très prisées au XIXè siècle de l’aristocratie, de la bourgeoisie et des classes
moyennes de la capitale.
Bienvenue en Atmos
Avec un mix à la fois subtil et offensif sur
First Man - Le Premier homme sur la Lune.
Entre l'explosion inaugurale à 4'40 et le décollage final à 103', vous pourrez notamment apprécier l’exercice vertigineux à 24’, le bruit de
la carlingue à 44’20, l’avarie majeure à 58’ ou
bien encore la tragique explosion du module
à 78’50. À moins que vous ne préfériez le
tic-tac de l'horloge, la cacophonie de jouets
déchaînés, les voix en surplomb et les envols
de musique de la bande-son de La Prophétie
de l'horloge. Certainement ce qu'il y a de
meilleur sur ce Blu-ray…
Top 3D
• Top démo profondeur de champ/jaillissement parmi tant
d'autres sur le BD 3D de Star Wars - Les Derniers Jedi : le
Faucon Millenium plongeant au cœur de la planète Crait pour
une folle course-poursuite avec les chasseurs TIE du Premier
Ordre de 122'32 à 123'10.
• Avengers - Infinity War pour l'ampleur de ses décors
(l'arrivée à Nivadellir à 74'30, la gigantesque profondeur de
ses ateliers à 81'20), ses affrontements titanesques (champ
de bataille du Wakanda à 100'), ou ses vertigineux effets de
hauteur (60'30) comme de projections multiples traversant
le spectateur (débris spatiaux et cadavres à 29')…
• Et pour vous réconcilier, si c'est possible, avec Justice
League, direction la zappette pour visualiser direct à 9'55 la
balle fonçant vers le spectateur, à 37'25 l'esquive du Batarang
ou bien à 98'15 le méchant au bout du lasso de Wonder Woman.
Meilleures interactivités
■ Equalizer 2 (BD)
Prochain n° des Années Laser n° 261 le 2 mars
- Guide Blu-ray & UHD BD 2019 : paru pour les
abonnés et en VPC ; le 2 mars en kiosque.
- Guide DVD 2019 : le 2 mars pour les abonnés et
en VPC ; le 30 mars en kiosque.
■ Les Fiancées en folie (BD + DVD)
■ Jason et les Argonautes (BD + DVD)
■ L'Ombre d'Emily (BD)
■ The Incredibles (UHD + 2 BD australie)
■ Massacre à la tronçonneuse 2 (BD + DVD)
MEILLEURES VENTES BLU-RAY US
Source : wwwmediaplaynews.com au 12 janvier
1 .........Venom
2 .........Night School
3 .........Bad Times at the
........El Royale
4 .........The Predator
5 .........The House with a
........Clock in its Walls
- N°260 FÉVRIER 19
HIT LOCATIF
VIDÉOSPHÈRE 18 janv.
1 .........BlacKkKlansman
2 .........Le Poirier sauvage
3 .........Woman at War
4 .........Le Monde est à toi
5 .........Première année
106
■ Notorious (BD US)
Tops son
■ 4 Months, 3 Weeks and
2 Days (BD US)
■ L'Amie prodigieuse (BD)
■ Capharnaüm (BD)
■ Climax (BD)
■ Donbass (DVD)
■ Equalizer 2 (BD)
■ Schindler's List
(UHD BD + BD US)
■ Searching - Portée disparue (BD)
■ Suspiria (BD US)
■ White boy Rick (BD US)
Gambit © 1967 Universal Pictures. All Rights Reserved - Madigan © 1968 Universal pictures. All Rights Reserved - Day Of The Jackal © 1973 Warwick film Productions Limited. All Rights Reserved - ffolks © 1980 by Universal City Studios Inc. All Rights Reserved.
Une merveille
de divertissement
portée par
Michael Caine et
Shirley MacLaine
Don Siegel propulse
Richard Widmark
et Henry Fonda au
cœur des bas-fonds
de New-York
Un thriller
au suspense
insoutenable
Un film d’action
explosif porté par
un Roger Moore
à contre-emploi !
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ingénieurs IMAX et DTS travaillant en partenariat avec les plus grands studios hollywoodiens pour labelliser ce
qui se fait de mieux en termes d'amplificateurs home-cinéma, de lecteurs Blu-ray et de téléviseurs.
www.son-video.com/amplis-hc
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Les Années Laser
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